FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 .‘ -1
4 E > ;0ciati0n régie par la loi du 1"juillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1926 \   `\€—' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature V  0 ‘
·7
La FEDERATION FRANCAISE DES SoC1ErES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et
reconnue d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but,
entièrement ou partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature,
de développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion
scientifique française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FEDERATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre,
95 volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique
spécialisés destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille
que l‘on rencontre en France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces
ouvrages s‘adressent tout autant aux professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages
de référence, rassemblant, notamment pour les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques
disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée
par une équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel
des ressources financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association,
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La FEDERATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur
Internet, le volume 67 de Wagner et Weber intitulé : Hétéroptères Miridae. Edité en 1964, ce volume ne
sera pas réédité sous forme papier.
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Montpellier, le 30 mars 2012
le Comité FAUNE DE FRANCE

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1=Én12nArxo1~x FRANCAISE mas socœras ma scmxcns NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE
67
HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
PAR
E. WAGNER et H. H. WEBER
Avec 295 Figures
PARIS
57, RUE CUVIER (Ve)
1964

AVANT-PROPOS
Les auteurs de ce volume prennent la liberté de dédier cette œuvre
ii M. le Professeur H. PunAU'r de Toulouse. ll nous paraît inutile de
vanter les mérites qu`il a acquis dans Vinvestigation sur la Faune
française des Hétéroptères ; ils sont assez connus pour qu’il ne soit pas
nécessaire de les honorer expressément dans cet avant-propos. Mais
il nous faut dire que son assistance dans la rédaction de ce travail
a été très importante et nous le constatons avec beaucoup de recon~
naissance. ll a fait bénéficier cette œuvre non seulement de ses émi-
nentes connaissances, mais encore de beaucoup de matériaux de sa
collection étendue et d’une bibliographie presque complète de la litté-
rature et des publications sur les faits écologiques. Ajoutons que M. le
Professeur RIBAUT s'est chargé de corriger les textes rédigés par nous
et d’en limer le style. Nous le remercions beaucoup de cette amabilité
qui lui a donné tant de travail.
Grâce à l'assistance si généreuse de toutes les autorités publiques,
nous avons pu fixer les caractères de plusieurs espèces restées douteuses
jusqu’à aujourd’hui. Parmi les personnes qui nous ont assistés, nous
avons l’honneur de mentionner, avant toutes, M. le Professeur E. Sécu?
du Muséum National d’Histoire naturelle de Paris, à'qui nous devons
d'avoir pu profiter des collections de PUTON, NOUAL}IIER et Fuanmn;
M. le Dr. J. CAnAYON du même institut, qui nous a permis de travailler
dans la collection de Psnmen et M. le Professeur A. Vmizr du Muséum
des Sciences naturelles à Lyon, qui nous a rendu accessible la collection
REY. Ces Messieurs et beaucoup d'autres que nous ne pouvons mention—
ner faute de place, nous ont rendu possible l'utilisation de la plupart
des grandes collections françaises, sauf celle de LIULSANT que, malheu-
reusement, nous n'avons pu retrouver. Avec ces collections, nous avons
utilisé un manuscrit encore inédit de M. A. Pannuzn, dont M. CAnAYoN
nous a procuré un microlilm et qui contient beaucoup de renseignements
très importants sur les captures françaises de différentes espèces et, plus
encore, de nombreuses observations sur leur manière de vivre.
M. le Dr. C. Durms du Muséum National de Paris nous a soutenus
d'une manière remarquable dans Yétablissement de la bibliographie
sur la faunistique des Mirides français. Un résumé des œuvres qui
Miridaa. 1

2 nÉTÉRoP·rÈnEs MIRIDAE
contiennent des renseignements sur cette famille, se trouve dans la
deuxième partie de l’index bibliographique.
M. le Dr. CAaAYoN (Paris), M. G. Aunrms (Écully) et M. CARUEL
(récemment décédé), ont mis à notre disposition une série de résultats
précieux, que sont venus compléter les captures de M. le Dr. H. Ecxsn-
LEIN (Coburg), M. le Dr. VV. H. GRAVESTEIN (Anvers), R. Connmz
(VVageningen) et R. RENIANE (Kiel).
Nous avons eu à quatre reprises l’occasion très utile de collectionner
en France et pendant ces voyages nous avons pu constater que toutes
les autorités s’empressaient de nous aider et assister. Nous devons,
à ce sujet, des remerciements particuliers, surtout à MM. les Professeurs
G. PEUT et M. DELAhIARE·DEBOUTEVILLE du Laboratoire Arago à
Banyuls-sur-Mer, à M. le Professeur R. ÉVEIL1. et à M. A. LUBET de la
Station Maritime d’Arcachon.
Nous nous réjouissons de remercier aussi la « Deutsche Forschungs-
gemeinschaft » de Godesberg, qui nous a donné la possibilité de réaliser
trois des voyages d’exploration mentionnés plus haut. En même temps,
nous sentons le besoin de remercier aussi M. le Professeur A. REMANE
de l’Université de Kiel, qui a fait beaucoup progresser notre travail
et M. le Professeur J. BRUNETEAU de Bordeaux, qui nous a très amica-
lement soutenus.

INTRODUCTION
MORPHOLOGIE
Les illiridae sont des punaises (lfemiptera-Heteroptera] dont la
taille est comprise entre l,5 mm et ll mm pour les espèces paléarctiques ;
leur forme varie beaucoup; elle est, par exemple, brièvement ovale
chez les Strongylocoris mais allongée et très étroite chez les Stenoilemu
et Dicyphus avec de nombreuses formes intermédiaires chez les autres
espèces. La cuticule tégumentaire des Mirides est mince et peu sclérifiée,
de sorte qu`il est dillicile de les conserver en bon état.
La coloration est variable. ll y a beaucoup d'espèces dont la couleur
foncière est verte; d'autres montrent une couleur brune, noire, rouge
ou jaune, tandis que d’autres sont munies de dessins obscurs ou pâles.
La coloration varie non seulement d’une espèce à une autre, mais souvent
on trouve aussi chez une seule espèce des spécimens d°une coloration
différente. Il y a des espèces qui changent encore de couleur à l’état
adulte. Ces changements ne correspondent pas à une variation véritable,
mais à des stades d’une suite de colorations que chaque individu par-
court (1). D’ur1 autre côté, il y a des variétés véritables chez beaucoup
d'espèces et l’observation exacte de ces variétés a donné en plusieurs
cas des résultats profitables à nos connaissances faunistiques et systé-
matiques   La pubescence montre aussi des formes différentes. Il y a
cinq sortes de poils chez les Mirides :
1. Soies articulées. — Elles sont très longues et robustes, toujours
érigées et insérées dans la cuticule par une articulation. En général,
elles prennent naissance dans des points piriformes. Leur section trans-
versale est circulaire, aussi ont-elles le même aspect sous tous les angles.
2. Poils sétiformes. — Ils sont très semblables aux soies, mais ils
ne montrent aucune articulation basale. En général, ils sont noirs
et courbés.
(1) Il est à regretter que plusieurs auteurs aient désigné ces stades comme variétés
ou formes et leur aient donné des noms. La description de spécimens immatures
comme variété ou forme est encore pire.
(2) C'est pourquoi nous avons donné dans les tableaux et descriptions suivants
la variation de chaque espèce.

4 HÉTÉROPTÈRES Mimosa
3. Poils simples. —- Ils sont insérés sans articulation basale, leur sec-
tion transversale est circulaire. Ils sont moins robustes et plus flexibles.
Leur couleur est variée, de même ils peuvent être tantôt couchés, tantôt
érigés ou semi-érigés.
4. Poils squamiformes. — Ils sont aplatis. Leur section est ovale ou
semi-circulaire. Ils paraissent plus larges vus d’en haut que de côté.
Ils sont couchés et sont appliqués contre le tégument toujours par leur
face la plus large. En général, ils sont blanchâtres et ont un éclat métal-
lique. Leur forme peut être courte et ovale, mais aussi allongée et étroite.
En ce dernier cas, il est très difficile de savoir s’ils sont squamiformes
ou non. Il y a des formes intermédiaires entre les poils simples et les
poils squamiformes.
5. Poils sinucux. — Ils ont la forme des poils simples, mais donnent
l’impression d’être ondulés ou tordus, ce qui n’est que la conséquence
d’un effet de lumière et ne se produit qu`avec un éclairage superficiel.
Ils sont toujours brillants et en général couchés.
La tête
La région dorsale de la tête comprend trois parties : le vertex
(fig. l-2, v) qui occupe la partie située en arrière des yeux en s’étendant
un peu entre eux; le front (fig. 1-2, f), qui comprend l’espace entre les
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Fix;. 1 à 3. — Tête. - 1, Miris striatus L., vue frontale (X 24). —— 2, Capsodes
gothicus L., vue latérale (X 27). — 3, Ãllonosynamma bohemani FALL., vue laté-
rale (X 39), l'angle facial est marqué par deux lignes : a, anneau apical du pro-
notum; b, pièces buccales; f, front; fa, fosse antennifère; j, joue; l, bride;
la, labre; le, lèvre; mm, mandibules et mâchoires; 0, œil; t, tylus; v, Vertex.
yeux (les deux parties ne sont pas séparées l’ une de Vautrel et la face,
située en avant des yeux et formée par quatre lobes. Le lobe médian ou
tylus (clypeus, fig. I-2, t} est souvent bien séparé du front par un sillon
transversal, mais il y a aussi beaucoup d’espèces où on ne voit pas cette

mraonucriom .5
limite. De part et d'autre du tylus, deux lobes latéraux constituent les
joues (germe, fig. l-2, j) qui portent la fosse antennifère (fossa anten-
narum, fig. l-2, fa}. La distance entre l’œil et cette fosse est importante
pour la détermination de certains genres de la sous-famille des Phylinae.
Au-dessous des joues se trouvent les brides (lame, fig. 1-2, l). La face
latérale de la tête se termine en bas par les lames génales (bucculae,
fig. 1-2, b) très réduites chez les Mirides et souvent à peine visibles.
Le rostre prend naissance à la partie antérieure de la face ventrale
de la tête. Il est essentiellement formé par le labium, très allongé et creusé
en gouttière dans toute sa longueur ; dans cette gouttière se trouvent les
longs stylets mandibulaires et maxillaires ; un labre (fig. 1-3, la) beau-
coup plus court recouvre partiellement la base du labium, Ce dernier est
divisé en quatre articles ou segments, désignés comme « articles du rostre »
par les chiffres I à IV (1). La partie postérieure de la face ventrale
de la tête est appelée la gorge (gula}. L'inclinais0n de la tête est très
variable et se mesure par l’ « angle facial » (fig. 3) formé par une parallèle
à l’axe longitudinal du corps et par la ligne joignant le bord postérieur
du vertex à Yextrémité du tvlus.
Les ocelles manquent chez les Nfirides, mais, chez certaines espèces,
on trouve sur le Vertex des fossettes plus ou moins distinctes qui prennent
leur place ; peut-être peut-on y voir l'indication que ces espèces sont plus
primitives. Chez les Isometopidae les ocelles sont toujours présents
et bien visibles.
Les antennes sont normalement constituées et se composent de
quatre articles ou segments indiqués dans les tableaux et descriptions
suivants par les chiffres I à IV. Les proportions relatives de ces articles
sont très importantes pour la détermination des espèces.
Le thorax
Comme chez les autres insectes, le thorax comprend trois segments :
prothorax, mésothorax et métathorax, qui sont nettement distincts
chez les Mirides. La partie tergale du prothorax est le pronotum (fig. 4-5).
Le bord antérieur est très souvent muni d'un col antérieur nommé
l’anneau apical (fig. 4, a) qui est parfois séparé du pronotum par un sillon
distinct, parfois déprimé. Cet anneau apical manque chez les Phylinae
et chez beaucoup de genres des Orthozylinae. 5ur la partie antérieure du
pronotum se trouvent deux callus ou « callosités » (fig. 4, c) dont la forme
est variable et qui manquent chez les lsometopidae. Seule la partie
médiane du mésonotum est visible, c`est l’écusson (scutellum, fig. 5, sc)
(‘) Une description détaillée de l’anatomîe du rostre se trouve dans l’excellent
travail de Kuttamanao (1944, p. 315-330).

6 HÉTÉROPTÈRES M1R1D.xE
de forme triangulaire et divisé en deux parties par un sillon transverse.
La partie antérieure ou base (bs) est très souvent partiellement couverte
par le bord postérieur du pronotum. Le mésonotum porte une paire
d’ailes qui sont à demi coriaces et à demi membraneuses, les hémé-
lytres (fig. 9-10). Le métanotum est caché sous les hémélytres et pourvu
d’une paire d’ailes membraneuses.
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F11,. 4 à 7. — Thorax. — 4, pronotum de Dicyphus pallidus H. S., vue
dorsale (X 17,6). — 5, pronotum et écusson d'Ort/zotylus marginalis REUT., vue
ilorspïle (><78,S).T—- 6,i thprax g'x%l0eüt01r@uS IÉBTHTÉIIIIZCLLÉ È.5;’)fcN., vue ventralî
( X l. ·*· UI`] ICO 0( OI'] lque B SU [LS Cpl US IEB· X È G, anneau EPIC?].
du pronotuni; bs, base de l’écuss0n; c, callosités du pronotum; ca., canal ostio—
laire; ep, epipleurc ale lhémélytre; fl fémur ;ha, hanche antérieure; hi, hanche
intermédiaire; hp, hanche postérieure; mp, mésopleure; ms mésosternum;
mtp, métapleure; mis, métasternum; 0, orifice odoriüque; pp; propleure; ps,
pI`DSt€I'I]llIY`1; SC, ÉCUSSOH; tr, trochantür; il`, xyphus du PFUSÈBTXIUIYI; II, SBg’
ment II de l'abdon·ien.
La face ventrale du thorax est formée ar les arties sternales et
P P
pleurales des segments thoraciques, de sorte que le prostethium, par
exemple, est formé d’une partie médiane, le prosternum, et deux parties
latérales, les propleures. La région pleurale de chaque segment est sub-
divisée en deux parties : une partie antérieure, l’épisterne et une partie
postérieure, l’épimère. lfépisterne du prothorax est assez grand et
bien développé (fig. 6). Il entoure les hanches antérieures en formant les
cavités coxales. Les épimères sont munis d’une paire de stigmates,
qui sont situés dans un sillon. La limite entre ces parties est en général
nette et bien visible (fig. 6). Sur la partie sternale de chaque segment
se trouve une paire de hanches (coxzze, fig. 6, ha, hi, hp). Le prosternum
(partie sternale du prostethium) est muni d’un lobe triangulaire qui
s’étend entre les hanches antérieures et qu’on appelle le xyphus (xyphus
prosternalis, fig. 6,   Le métastethium comprend les orifices odori-
fiques (ostioles, fig. 6, 0), dont la forme varie selon les espèces. Ce sont

xN·raooUcTxoN 7
des surfaces plus ou moins calleuses et munies de bourrelets et de
fossettes variés. Dans ces orifices odorifîques se termine le canal ostio-
laire (fig. 7, co) sous la forme d'un sillon qui prend naissance entre les
hanches postérieures et intermédiaires et qui vient des glandes odori·
fiques qui sont situées dans l'intérieur de l'abdomen.
Les élytrcs et les ailes
Les HÉMÉLYTRES. — Ils recouvrent les ailes quand l’insecte est
au repos. lls sont formés par deux régions différentes : la partie basale
coriace et la partie apicale membraneuse, appelée membrane (fig. S, m).
La partie basale est subdivisée en trois régions : la partie interne ou
clavus (fig. 8, cl) est plus ou moins triangulaire et bien séparée du reste
par la suture clavo-coriale. Au repos, le clavus gauche et le clavus droit
s`affrontent par leur bord interne en formant une commissure droite
en arrière‘de l’écusson (commissure du clavus). Le clavus est muni
d`une nervure anale, appelée aussi nervure clavale (fig. 9-10, nel).
A côté du clavus, se trouve la corie (corium} qui s°étend jusqu'au bord
externe de l’hémélytre et qui se compose de trois parties : endocorie
(corie proprement dite, fig. 8, col, exocorie (embnlium, fig. 8, ec) et épi-
pleure. Ce dernier est replié contre la face ventrale (fig. 6, ep). Une suture
sépare l’endocorie et l’exocorie. Cest la suture corio-emboliale. Elle
apparaît sous la forme d’un fin sillon, en général très abrégé en arrière
(mais bien développée chez les Bryocnrinae). La nervure costale (ms-
talis) se trouve au bord libre de l’épipleure et n`est pas visible en dessus.
La nervure subcostale (fig. 9-lf), ns) forme le bord externe apparent
de Vexocorie et s`étend jusqu`à la pointe du cunéus. La nervure radiale
(radius, fig. 9-10, nr) fait partie de l’exocorie et court le long de la suture
corio-emboliale dans la région basale, mais elle peut s’en éloigner ensuite.
La nervure médiane (fig. 9, nm) parcourt approximativement l’axe de
la corie et la nervure eubitale (l) (cubitus. fig. S)-lil, nc) se trouve près
de la suture clavo-coriale. De ces nervures. la médiane (2) est rarement
présente (lliris, rlctinnnotus, Bmchytropis), parfois elles sont eliacêes
ou indistinctes toutes les trois, sauf cependant la subcostale. La nervure
(1) Les anClCl'1S auteurs (REUTEH, IIORVATH, PUTON, Etc.) (int   cette HCYVUFC
« nervure brachiale » et ce nom a été conservé jusqu'à aujourd`hui. Mais nous cro) ons
qu`il est temps xl'uniformiser la nomenclature des nervurcs ainsi que celle des autres
parties du corps, chez tous les insectes et c'est pourquoi nous avons choisi les noms
donnés ci-dessus.
(’) La suture corio-emboliale est le plus souvent tuméfiée sur son bord externe.
Cet épaississement qui disparaît avec la suture, prend l’aspect ml’une nervure et
peut faire croire à Vexistence d'une nervure médiane, quand celle—ci est absente
ou très obsolète.

8 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
radiale est souvent bifurquée près de son extrémité. La partie posté-
rieure de la région coriacée est formée par le cunéus (cuneus, fig. S, cu)
qui est triangulaire et séparé de la corie au bord externe par une incisure
plus ou moins profonde, la fracture cunéale. La nervure subcostale
se continue sur le bord externe du cunéus, tandis que la radiale en
chevauche Vangle interne. Le repli (épipleure) manque au cunéus.
La membrane a une forme variable, son bord postérieur étant plus ou
moins arrondi. Les nervures radiale et cubitale de Ia corie se continuent
dans la membrane, en y formant généralement deux cellules (fig. 8, 9, 10),
La cellule interne est toujours plus grande que l’externe, de sorte qu’on
parle de la cellule majeure et de la cellule mineure. La bordure posté-
rieure des cellules s’appelle la nervure transverse (venu tmnsversalis,
fig. 9-10, nir}   La cellule mineure manque chez quelques genres
(xllonalocoris, Bryocoris, Camponotidea  Généralement, chez les M iridae
et Isometopidae, le développement des hémélytres est normal et ils
recouvrent complètement l’abdomen, mais chez plusieurs espèces,
ils sont réduits (brachyptérisme). Cette réduction ne peut jamais être
totale chez les Mirides (aptérisme). Au maximum de la réduction les
hémélytres sont uniformément coriacés sans membrane, ni cunéus,
ni clavus. C'est la forme brachyptère. Souvent on voit une subdivision
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FIG· S à 11. — Hémélytres et ailes. — 8, hémélytres d’Orih0tylus marginalis Rizur.
\»< 7,8). — 9, hémélytre gauche de Aliris striatus L. (/< 5,5)· —- 10, id. de Calo-
coris nemoralis F. (X 6,7). — 11, aile droite de Harpocera thoracica FALL. (X 10,5) :
cl, clavus ; co, corie (endocoriej ; cu, cunéus ; ec, exocorie; hm, hamus; m, mem-
brane; nc, nervure cubitale; ncl, nervure clavale; ni, nervure intervannale;
nm, I1€I‘VUI‘€ Ulédlüllë; nr, l'1BI‘VUI'€ radiale; HS, I1€I`Vl.lI‘€ S`l1bCOStHl8; ntr, Il€I‘VUI'6
iI'HIlSVBI'SB] SC, ÉCUSSOIL
(1) On peut la considérer comme la continuation dans la membrane de la nervure
cubitale.

INTRODUCTION 9
distincte en clavus, corie et cunéus avec une membrane qui est seulement
réduite, en ce cas on parle d’une forme pseudobrachyptère.
Les Aires. -·— [faile est plus large que l’l1émélytre. Dans la position
de repos, sa partie interne est repliée sur le reste de l'aile. Le pli ainsi
formé s°appelle d'après Rxnxur pli anal. Les ailes montrent les mêmes
nervures que les hémélytres, seule la disposition (nervation) est diffé-
rente. Le bord externe est accompagné par deux nervures quisontfusion-
nées dans la partie basale, la nervure subcostale (fig. 11, ns) et la nervure
radiale (nr). Dans la partie apicale de l’aile, la nervure radiale est
séparée de la nervure subcostale, mais seulement pour une partie assez
courte et en arrière de cette partie, elle est unie à la nervure médiane
(fig. 11, nr-|—nm), de sorte que ces nervures forment une cellule oblongue.
Dans cette cellule, on trouve souvent une nervure courte et un peu
courbée, le hamus (fig. 11, hm). Probablement, il faut considérer ce
hamus comme une partie de la nervure médiane (1). Au milieu des ailes,
se trouve la nervure cubitale (fig. 11, nc) et ensuite une nervure inter-
vannale (fig. 11, ni). La partie interne de l'aile est munie de deux (par-
fois une) nervures anales (fig. 11, nal, na2).
L'atropl1ie des ailes coïncide généralement avec celle des hémélytres,
elle peut même être plus avancée et parfois complète. Aussi emploie-t-on
couramment le terme de brachyptérisme dans les cas où celui de bra-
chélytrisme serait plus exact.
Les pattes
Chez les Mirides, les pattes sont construites très normalement. Les
tibias sont munis fréquemment d'épines plus ou moins fortes, sortant
souvent d’un point obscur.
Le tarse se compose toujours de trois articles, qui sont désignés
dans les tableaux et descriptions suivants par les numéros I à III (fig. 12).
Uextrémité du tarse (praetarsus, fig. 13-14) porte les ongles et les appen-
dices. La base de l’ongle est souvent munie d’une dent ou d’un tuber-
cule. Uempodium (fig. 13-14, em) est situé entre les ongles et porte
une paire d’appendices nommés arolia (fig. 13-14, ar); ceux-ci ont,
en général, la forme d’une vésicule et sont membraneux; parfois ils
sont remplacés par une paire de soies droites; ils manquent rarement
totalement. Les ongles aussi portent une paire de tels appendices,
les pseudarolia (fig. 13-14, pa), qui peuvent aussi avoir la forme d'une
(1) La plupart (ICS auteurs Ullt ]'1OIl'1[l'1é la I1CI‘VLlI‘G HlédfaIlB (( HCPVUTB connectanterr
(venu. wnncctcns} et la nervure cubitale « nervure décurrente n (venu decurrens),
tandis que la nervure intervannale a été appelée « nervure cubitale ».

ll) nÉTÉno1>TÈREs Mimosa
membrane ou être remplacés par deux soies. En général, les pseudarolia
naissent de la partie basale de la face ventrale de l’ongle, rarement de
celle de la face interne (Bryocorinae, Campyloneura). Souvent, ils sont
···;T c1 ar em og
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F10. I2 à I4. —Tarses. — 12, tarsc postérieur de Uanzptozygurn aequale VILL. (>< 63].
— 13, ongle de Phytocaris ulmi L., face externe ( >< 350). — 14, ongles de Phytocoris
ulmi L., face interne l>< 250} : ar, arolium; em, empodium; og, ongle; pa, pseu-
œlarolium; I, II, III, articles du tarse.
très petits et à peine visibles ou même manquent absolument. La cons-
truction des ongles et leur forme sont très importantes pour la déter-
mination des sous-familles et de quelques genres (Phylinae). On peut
mieux étudier les ongles à la lumière réfléchie.
L’abdomen
On peut distinguer dans Vabdomen les segments génitaux, ce sont les
segments VIII et IX chez la Ã', le IX chez le j`, et les segments pré-
génitaux, qui sont normalement constitués. Les segments X et XI
sont fortement réduits et, en général, on les regarde comme faisant
partie des segments génitaux. La partie dorsale des segments pré-
génitaux (le tergitel est subdivisée en une grande partie médiane gle
tergite proprement dit) et deux parties latérales qui forment le connexi-
vum. La limite entre le tergite et le connexivum est en général bien
marquée. Chez plusieurs espèces, le connexivum montre une coloration
différente de celle du tergite et du sternite. La marge latérale de l’abd0-
men est en général bien marquée par une carène, mais ce n’est pas la
limite entre le tergite et le sternite. Les tergites sont repliés et se conti-
nuent sur la face ventrale dont ils occupent les parties latérales. Par
conséquent, la limite entre tergum et sternum de chaque segment

mrnonocrxom 11
se trouve à la face ventrale. Mais cette limite est indistinctc. C'est
pourquoi nous parlons dans les tableaux et descriptions suivants seule-
ment d'une « face dorsale » et d'une « face ventrale ». Les segments Il
à Vlll sont munis de stigmates (orifices respiratoires) qui se trouvent
sur la face ventrale près de sa marge latérale. Selon Sivooormss (1931)
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I5¤ 15b 16a l6b
Fu:. 15 et 16. —- Abdomen de Pachyzyphus lineellus Mrs. (X 18). — 15, J. - 16, *2 :
a, vue ventrale; b, vue latérale; m, partie membraneuse des segments [ et [I;
av, ovipositeur; lh, partie apicale de la thèque; va, valves; vf, valvifer; [ à X,
segments.
ces stigmates appartiennent généralement au tergum. On peut supposer
que la limite entre le sternite et le tergite se trouve immédiatement
en dessous des stigmates. La partie ventrale des segments l et ll est
cachée dans le thorax, elle nlest pas sclérifiée, mais réduite à une mem-
brane (fig. 15-16, m). Le tergite de ces deux segments est sclêrilié,
mais celui du segment l est réduit aussi (fig. 15-16, I et ll).
Les genitalia du mâle
L'abdomen du 6 se termine par le pygopliore (fig. 17) formé par les
urites IX, X et X1. L°urite IX, qui a la forme d'une poupe de navire,
est le segment génital proprement dit et contient les segments X et XI,
dont le X se présente comme cône anal (fig. 15 b, X). Parfois le segment
génital montre d’autres formes comme par exemple celle d'un tube
qui se rétrécit progressivement (fig. 17 a), encore la forme d'une boule
(fig. 17 c) ou d’une quille (fig. 17 b). Sur la face dorsale du pygophore
se trouve l'0uverture génitale, qui est généralement dirigée vers la
gauche.
Les styles génitaux ou paramères (fig. 17, sd-sg) sont situés dans deux
anses du bord ventral de l’ouverture génitale. Ils se composent du corps

I2 nÉTÉRoPTÈREs MIRIDAE
du paramère (fig. 18-23, cp) et d’une partie basale appelée la base
(fig. 18-23, ba) qui n’a aucune importance taxonomique. Sur le corps du
paramère se trouvent deux bosses, l’apophyse (hypophysis, fig. 18-23, ap)
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Fu;. 17. — Segment génital du C? (pygophore). -—· 17, a, Conostethus frisicus E. VVGN.,
vue latérale (X 39). ·— 17, b, Calocoris norvegicus GMEL., vue dorsale (X 19,5).
—— 17, c, Dicyphus pallidus H. S., vue latérale (X 27) : ca, cône anal; p, pénis;
sd, style droit; sg, style gauche; th, partie apicale de la thèque.
et le lobe sensoriel (processus sensualis, fig. 18-23, ls). lfapophyse
est pointue et a généralement la forme d’un crochet. Sur le lobe sensoriel,
on voit souvent des dents ou des poils sensoriels, qui parfois se trouvent
aussi répandus sur le corps du paramère.
La forme des styles génitaux de chaque espèce est toujours très cons-
tante ; il y en a un grand nombre, de sorte que ces styles fournissent un
caractère excellent pour séparer les espèces. Parfois cependant des
espèces distinctes ont des styles très semblables (Halticini). Le style
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I,  ls·
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78 79 20 27 22 23
F10. 18 à 23. — Styles génitaux des ,5` (paramères). -— 18, style droit de Calocoris
alpestris M. D., vue dorsale (X 50). —— 19, id. d’Orth0lylus prasinus Finn. (X 208).
—— 20, id. de Plagiognathus albipennis FALL. (X 208). —— 21, style gauche de
Lygus gemellatus H. S., vue dorsale (X 50). — 22, id. de Plagiognathus albipennis
FALL., vue latérale droite (X 140). — 23, id., vue dorsale (X 140) : ap, apophyse;
ba, base; cp, corps du paramère; ls, lobe sensoriel.

mrnonucrron ll}
gauche a presque toujours une autre forme que le droit et en général
est plus grand que lui. Chez certains groupes de Mirides, le droit est
fortement réduit. Nous croyons que cette réduction est un symptôme
d'une évolution avancée.
Le pénis ou acdeagus (fig. 24-27) est situé au repos à l’intérieur du
segment génital. Sa paroi externe appelée thèque (theca, fig. 24-27, th)
est plus ou moins sclérifiée, surtout dans sa partie apicale. A l’extrémité
proximale du pénis se trouve la base (ba) qui a la forme d'un fer à
cheval et dans laquelle s’ouvre le gonopore primaire (gp). De celui-ci
part le ductus seminis (ds), tube membraneux qui mène en se courbant
à la base de l’ampoule (vesica, fig. 24-27, v), qui est appelée aussi le
pénis proprement dit (aedeagus s. str.). L'ampoule porte deux baguettes
chitineuses (fig. 26-27, bc) qui sont parfois ramifiées et denticulées
(fig. 26) ou bien elle est formée de deux lobes membraneux (fig. 24-25)
entre lesquels sont souvent différenciés des sclérites, les spicules (spicula,
fig. 24-25, sp). Dans l’ampoule, le ductus seminis aboutit au gonopore
secondaire (gs) dont le bord est un anneau plus ou moins sclérifié, par-
fois importante pour la détermination. La base du pénis porte de part
et d’aut1·e un processus, le processus basal (pb}. Ces processus s’épanouis-
sent en une plaque arrondie (processus capitati, pl) où sont insérés
les muscles qui font mouvoir le pénis (penis protractom). La
connexiva (cx) est une membrane mince qui unit la base de l’ampoule
à la partie médiane de la thèque.
Chez les Mirides on peut distinguer trois types de conformation de
l'organe copulateur. Le type Jllirinae (fig. 24-25) a un pénis en forme
de poire, court et peu courbé, tandis que l’ampoule possède des lobes
membraneux ; dans ce type, la base du pénis est bien unie à la thèque,
qui est partout sclérifiêe. Le type Phylinae (fig. 27) où le pénis est long
et grêle, fortement courbé, avec une ampoule pourvue de deux baguettes
chitineuses, les lobes membraneux manquent ou se trouvent seulement
dans la partie apicale, la base ne touche pas la thèque, dont la partie
basale est une peau mince ; seule la partie apicale est fortement sclérifiée
et unie à la paroi du segment génital (1). Entre ces deux types on peut
mettre le type Orthotylinae (fig. 26) avec une vésica composée seulement
(è) Canvatno et Sourxxwoon (f955) ont appelé cette partie de la thèque plaque
sous-génitale en supposant que c’est une partie du segment, comme cela est chez
d’autres sous-familles fûrthotylinae). Cette hypothèse peut être correcte mais d’un
autre côté, il est peu vraisemblable que la thèque n‘ait aucune partie apicale chez
les Phylinae, alors qu‘il y en a une chez toutes les autres sous·familles. Probablement
s'agit-il en ce cas d’une fusion de la plaque s0us—génitale et du sommet de la thèque.
Cette présomption s’aflirme par le fait, que chez le genre Camptotylus Finn. se trou-
vent deux pointes, l’une à côté de l’autre. Pour cette raison Fexpression •x partie api-
cale de la thèque n nous semble plus exacte.

14 HÉTÉno1>TÈREs Mxninaia
de deux baguettes chitineuses souvent ramifiées et denticulées ; la thèque
est fortement sclérifiée, sans attache au segment génital et la base
du pénis la touche étroitement; il n’y a pas de lobes membraneux.
Le type Mirinae se trouve chez les illirinae, les Deraeocorinae, les Cyla-
pinae, les Dicyphinae, les Bryocorinae, les Halticini et même chez les
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26 27
Fm. 24 à 27. — Pénis. — 24, Plesiocoris rugicollis F,·.LL., vue latérale gauche ( >< 50).
— 25, Orthocephalus sczltator HHN., vue dorsale (X 70). — 26, Orthotylus nassa-
tus F., vue latérale gauche (X 50). — 27, Psallus ambiguus FALL., vue latérale
gauche (X 70) : ba, base; bg, baguettes chitineuses; cx, connexiva; ds, ductus
St`iI1'Xll1iS; gp, gOll0p0I‘8 pTlIHHlI'€; g8, gOIl0pOI'B SBCOIld8lI'€§ pb, PTOCGSSIIS basal;
pl, plaque arrondie; sp, spicule; th, thèque; v, ampoule.
Isometopidae. Le type Phylinae se trouve chez les Phylinae, les Halloda-
pinae et les Pilophorini. On observe le type Orthotylinae seulement chez
les Orthotylini des Orthotylinae.
Les styles génitaux (paramères) du type Phylinae sont construits
presque uniformément et se distinguent peu les uns des autres chez les
espèces différentes. Le style droit (fig. 20) est foliacé, peu courbé et
l’ap0physe est toujours très petite et de forme simple. Le style gauche
(fig. 22-23) a la forme d’une pince, l’apophyse et le lobe sensoriel y
formant des pointes plus allongées, ménageant entre elles un sillon
qui conduit le pénis lorsqu’il est en action.Chez letype M irinae (fig. 18-21)
ainsi que chez le type Orthotylinae (fig. 19) les deux styles ont une forme
très variée, au point que certaines espèces des Orthotylini peuvent être
déterminées avec sûreté par la forme d’un seul style.

mïnonucriox 15
Les genitalia de la femelle
Chez la Q, la face ventrale des segments génitaux (VIII-IX) est
divisée en deux parties par les deuxièmes valvifères (fig. 16)   Ces
valvifères et les troisièmes valves (fig. 16 a, vf3) forment la gaine de
l’ovipositeur et couvrent l’ovipositeur lorsqu`il est au repos. La face
ventrale du segment VII est munie au milieu d’un lobe triangulaire,
la squame (fig. lfi a, sq et 28, sq) (’) qui couvre la base de l'ov0positeur.
Le segment X est constitué par un anneau chitineux qui n'est visible que
dans une vue dorsale ou latérale (fig. lfi h, X et 2.8, X). Le segment XI est
retiré dans cet anneau, ses parties sont réduites et ont la forme d’un arc.
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28 29a 29), 30 310 3Ib
Fm. 28 à 31. — Genitalia de la Q. —- 28, abdomen |l’.4SCI:0d€Iïl,(l fieberi D. Sc., vue
latérale gauche (X 7,8). - 29, u, valve I rl’()rth0lylus tliaphanus KB., vue latérale
gauche (X 27). —· 29, b, id., valve ll. -— 30, valves et rami de (`orwstelhus frisicus
E. VVGN., vue dorsale (X 20). — 31, a, id., valves et rami II (X 20). —— 31, b, id.,
valves et rami I (X 20) : bu, bourse copulatriee; uv, ovipositeur; plr, plaques
rainales ; ra, rami ; sq, squama ; va, valve ; vf, valvifère ; IV ii X, segments abdo-
IIllIlal.1X·
lfovipositeur (fig. 16 a, nv, 28, rw et 30, uv) prend naissance sous la
squame et s°étend jusqu°au sommet de l'abdomen, lorsqu’il est en repos.
Il se compose de deux paires de valves (fig. 31). La partie interne est
formée par les deuxièmes valves (fig. 31 a) qui sont réunies l’une à l’autre
à leur bord postérieur, sauf sur une petite partie apicale, tandis que la
base est renflêe, de sorte qu`elle forme un bulbe. De cette base sortent deux
rameaux, les rami fiv. 31 a, ra ui forment un arc et ui sont fixés
== . q . q .
par leur sommet aux deuxièmes valvifères. Ces parties appartiennent
(1) Dans beaucoup de travaux systématiques on trouve le nom « gonapophyses »
pour ces valvifères.
(2) Davis (1955) a nommé cette partie « plaque sous-génitale », mais ce nom n'est
pas applicable ici parce qu’il est déjà employé pour désigner une partie du segment IX
du C3`.

16 néréaorràaes maman
au segment IX. Dans la partie apicale de l’ovipositeur les faces latérales
des deuxièmes valves sont couvertes par les premières valves (fig. 31 b,
va I). La partie basale de ces dernières est plus étroite et couvre seule
ment le bord ventral des deuxièmes valves (fig. 30 a). Les valves I
(premières valvulae) sont aussi munies de rami (fig. 31 b, rami antérieurs
et rami médians). Les rami médians sont peu développés et souvent
à peine visibles. Les rami antérieurs sont fortement courbés et fixés
dans leur partie apicale au tergite IX, en formant ici deux plaques
arrondies, les plaques ramales (fig. 31 b, plr). Ces parties appartiennent
au segment VIII.
La partie apicale des valves I a les bords dentés. Ces dents sont d’une
dimension variée selon la manière dont l’espèce pond ses œufs. Les
valves II sont munies de dents seulement dans la partie apicale du bord
ventral. Les troisièmes valves (valvulae III, fig. 30, va III) sont fusion-
nées aux bords postérieurs des valvifères II et forment le bout de la gaine
de l’ovipositeur.
La bourse copulatrice (bursa copulatrix, fig. 30, bu) (1) est située à la base
de l’ovipositeur et est fixée aux rami. Son ouverture, la vulve, se trouve
sous la squame. Un passage étroit, le vestibule, mène de cette ouverture
à la bourse copulatrice. Ces parties appartiennent au segment VII.
Dans la bourse copulatrice, KULLENBERG (1947) distingue trois régions:
la paroi antérieure (Vorderwand, KULLENBERG, anterior Wall, SLATER),
la paroi postérieure (Hinterwand, KULLENBERG, posterior wall, SLATER)
et la paroi supérieure (Dach, KULLENBERG, superior wall, SLATER).
Cette dernière s’étend entre les rami des valves I (fig. 31 b) et porte deux
anneaux sclérifiés (Chitinschlinge, KULLENBERG, sclerotized rings,
Smvran (fig. 32 a, :10)) qui sont différents selon les espèces et fournissent
un bon caractère pour la séparation de celles-ci. Probablement cette paroi
appartient au segment VIII. La paroi postérieure (fig. 32 b, c) est fixée
aux rami des valves II et appartient probablement au segment IX.
Elle se compose de plusieurs parties plus ou moins sclérifiées. On peut
ici, comme pour les genitalia du 8, distinguer deux ou trois types de
conformation de ces parties. Chez le type 1`Wirinae (fig. 32 b) la paroi
montre dans sa partie médiane un épaississement, la structure B (sig-
moid process, Davis, Chitinknôpfchen, KULLENBERG). De cette partie
fait suite de part et d°autre une surface sclérifiée, la structure A (inter-
ramal sclerites, Davis). Chacune d’elles est munie au bord inférieur
de deux lobes qui sont pliés et couverts de très petits poils, les
structures E. En bas de ces structures, on voit deux lobes en forme
d’aile, les structures H, qui sont plus ou moins membraneuses. Ces
(1) Le nom de chambre génitale n’est pas applicable à cet organe, parce qu'on appelle
ainsi le segment IX du cf (Kurnnxnnnc, 1946).

INTRODUCTION ' 17
structures sont très variables dans leur forme et fournissent de bons
caractères pour la détermination des espèces.
Chez le type Orthotylinae (fig. 32 c) se trouve aussi un épaississement
médian, appelé structure L, qui peut-être est l'homologue de la struc-
ture B du type 1`Wirinae. Deux lobes plans, les structures l, se trouvent
de part et d’autre de cette structure. Elles sont liées à deux parties
plus fortement sclérifiées, les structures K, qui sont souvent bilobées
et portent toujours de petits poils ou dents. Surtout la structure K a
beaucoup d’importance taxonomique.
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320 32b 32c
Fm. 32. —— Parois de la bourse copulatrice : zz, paroi supérieure de Lygus Zimba-
tus FALL. (X 26,5); b, paroi postérieure de Liocoris tripmtulatus F. (X 72);
c, paroi postérieure d’Orlh0tylu.·1 cupressi Riztrr. (X 72); ac, anneau chitineux.
Chez les Phylinae, les Dicyphinae et les Bryocorinae la conformation
de la paroi postérieure est en général plus simple et moins différenciée,
de sorte qu'en ce cas nous ne parlerons pas d’un type Phylinaa. Mais les
recherches sur ce sujet ne sont pas achevées et peut·être trouvera-
t-on chez ces sous-familles aussi des caractères utiles pour la séparation
des espèces.
SLATER (l95U) a été le premier à reconnaître la grande valeur taxo-
nomique des parois de la bourse copulatrice. Les désignations employées
ici sont empruntées à son travail. Selon les travaux publiés jusqu’à
aujourd’hui les genitalia de la Q sont bien propres à séparer en beaucoup
de cas les sous-familles, les genres et les espèces. Mais dans ces cas en
général, les genitalia du 6‘ fournissent aussi de bons caractères et lorsque
les différences sont insuffisantes chez le 6, celles que l’0n peut constater
chez la Q ne donnent pas non plus des résultats satisfaisants. Ce fait est
bien à regretter pour nos connaissances, mais il ne nous surprend guère.
BIOLOGIE
Les Mirides se trouvent avant tout sur les plantes 2 sur le feuillage
des arbres et des arbustes, l’écorce des troncs et des rameaux ; d’autres
espèces fréquentent les plantes basses des endroits sablonneux ou humides
Miridnu. 2

18 mâriâaorràmas M1moAE
ou même vivent sur le sol. Le mode de vie diffère avec les espèces;
les unes sucent la sève des plantes, les autres attaquent d’autres insectes.
En outre, il y a un grand nombre d’espèces qui sont non seulement phyto-
phages, mais aussi zoophages. Mais il n'y a pas d’espèces qui vivent en
parasites, ni d’espèces qui sucent du sang. Plusieurs espèces sont nui-
sibles aux plantes cultivées. Celles de la tribu des Stenodemini s’attaquent
souvent au blé auquel elles causent des dégâts notables. D’autres sont
nuisibles aux arbres fruitiers, aux légumes et aux arbres des forêts.
En revanche, un grand nombre d’espèces carnassières attaquent les
insectes parasites des plantes cultivées et, pour cette raison, sont utiles.
Quelques espèces ont des plantes-hôtes exclusives (espèces mono-
phages) ; d’autres ont été signalées sur beaucoup d'espèces de plantes
(espèces polyphages), tandis qu’un autre groupe vit sur un petit nombre
de plantes très voisines l’une de l’autre (espèces oligophages). Entre ces
groupes on trouve quelquefois des passages. ll arrive aussi qu’une espèce
soit monophage sur une espèce de plante dans une région et sur une
autre espèce de plante dans une autre région. Cependant, il y a chez les
espèces polyphages des « préférences ». Les données actuelles sur ces
conditions de vie sont très fragmentaires. Ce qu'on sait de particulier
aux différentes espèces est mentionné dans leur description détaillée.
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33 34
Fm. 33. — Trois phases de la piqure (d'aprèS KULLENBERGI. — Fm. 34. — Pilo-
phorus cinnamopterus KB. 2 (X 10], en position de succion (d’après KULLEN-
BERG}.
lfinsecte prend sa nourriture en suçant. Elle doit donc être liquide.
La succion est effectuée par les stylets du rostre (rnandibules et maxilles).
Ceux—ci sont poussés au dehors à travers l’ouverture apicale du rostre.
Si dans leur plus grande extension, ils nlatteignent pas encore la nour-

INTRODUCTION 19*
riture, le labium s’éloigr1e d'eux en formant un angle (fig. 33 wc).
Probablement la salive des Mirides est très apte à dissoudre les aliments,
tandis que la partie apicale des stylets est munie de petites dents, qui
la broyent. Les victimes des espèces zoophages sont toujours plus faibles
et manquent d’armes. En beaucoup de cas, il s`agit des Aphidae, Psyl-
lidae et Psocidae. Les Mirides se servent très rarement des pattes anté-
rieures et intermédiaires pour capturer leur proie. Également chez les
espèces zoophages, il y en a de monophages, d’oligophages et de poly-
phages. Le cannibalisme a été signalé chez quelques espèces.
En général, l’hibernation a lieu au stade de l’œuf, mais chez quelques
espèces, les adultes ou les larves hibernent également. La plupart des
espèces n'ont qu`une seule génération annuelle, mais on en trouve
d’autres chez lesquelles il se produit deux générations annuelles. En outre,
il y a des espèces qui ont une génération dans une région, mais deux
dans une autre.
Les adultes récemment développés ne s°accouplent pas immédiate-
ment, ils ont besoin de prendre le temps de mûrir, pendant lequel leurs
genitalia deviennent fermes. Pendant cette période de maturation,
quelques espèces changent de coloration. La durée de cette période dépend
du temps et de l'alimentation. Après cette période, ils s'accouplent.
Les adultes de la génération estivale sont matures peu de jours après la
dernière mue, mais les espèces qui hibernent dans le stade d’imago
s'accouplent en général au printemps, quand ils ont pris la première
nourriture. Cependant, il y a des espèces chez lesquelles la femelle est
fécondée déjà en automne (N0t0stir·a} mais ne pond qu'au printemps.
La position d’accouplement est très différente selon les espèces et
GADEAU DE KERVILLE (1902) a déjà distingué les positions suivantes :
l. Accouplement par superposition (fig. 35 a).
2. Accouplement en angle aigu (fig. 35 b).
3. Accouplement en ligne droite ou ligne brisée (fig. 35 d).
Sans doute y a·t-il plus de trois positions chez les Mirides et des
passages entre elles (fig. 35 c). Pendant l’accouplement, le couple reste
au repos ou se meut avec plus ou moins de vivacité. En beaucoup de
cas, la femelle prend de la nourriture pendant Yaccouplement, tandis
que le mâle est presque toujours passif. Uaccouplement s'étend de
quelques minutes chez certaines espèces jusqu’à plusieurs heures
chez d’autres. ll peut être lâche ou ferme.
Les œufs des Mirides ont la forme d’une saucisse (fig. 36). Le bout
inférieur est plus ou moins arrondi. Leur coupe est circulaire ou ovale.
Le bout supérieur est muni d'un appendice, Yappareil micropylaire.
Cet appareil est en général bien séparé du reste de l’œuf. Entre ces deux
parties on trouve souvent une région semblable à un cou. Le corps de

20 1—1ÉTÉRor>TÈREs M1R1DAE
l’œuf est plus ou moins courbé, de telle sorte que la partie concave
soit située contre la face ventrale de l’embryon. Les dimensions des
œufs s’l1armonisent en général avec celles de la femelle ; leur coloration
est claire en général, d’un brun jaunâtre mat ou grisâtre, mais il y a
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Fm. 35. —- Position d’acc0uplement : a, en superposition (Trigonotylus ruficornis
Giaorrn.); b, en angle aigu (Notostira erratica L.); c, en ligne brisée (Psallus
betuleti FALL.); d, en angle obtus (Plagivgnathus arbustarum F.) (d’après Kun-
LENBERG).
aussi des espèces dont les œufs sont jaunes ou verts. Très souvent
Vappareil micropylaire est discolore. Le chorion est double et est constitué
par Yexochorion et Yendochorion. ll est plus ou moins transparent,
sa surface est lisse et brillante, rarement on voit une fine sculpture.
L'appareil micropylaire est composé de l’ouverture de l’œuf, du couvercle
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Q b C d Q É Q h Ã
Fu;. 36. —- (Eufs (X 22,5) : a, Lcptopterna dolobmta, L. ; b, Calocoris nemoralis Finn. ;
c, Itliridius quadrivirgatws COSTA; d, Orthacephalus coracinus PUT. ; e, Orthotylus
marairmlis REUT.; f, Harpocera thoracica FALL.; g, Bryocoris pteridis FALL.;
h, Psallus ancorifer Frise.; i, Jllegalocoleus molliculus FALL.

mraooucrion 21
et des canaux de Leuckart, dont la fonction est problématique, mais
qui très vraisemblablement servent à la respiration de Yembryon.
La ponte est effectuée par Vovipositeur (fig. ZS, ov) qui enfonce les
œufs dans les plantes (écorce, tige, œil ou bouton). Elle comprend un
ou plusieurs œufs.
Le développement larvaire se fait sans métamorphoses comme chez
tous les insectes hêtéromètaboles. Les jeunes larves montrent déjà
à l`éclosion, les caractères de l’adulte (fig. 37), mis à part l’absence
des ailes et des élytres, qui se développent graduellement avec les stades,
Tous les Mirides parcourent cinq stades larvaires dont la durée est variable
selon la température, mais en général l’insecte reste 5 à 6 jours dans
chaque stade, de sorte que le développement entier s`étend sur 25 à
31) jours. Plusieurs espèces ont des larves qui présentent un autre aspect
que les adultes (fig. 37 e) soit par leur coloration, soit par des particula-
rités de leur structure. lfalimentation des larves diffère à peine de
telle des adultes. Leur squelette cbitineux est plus mince.
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Fm. 37. — Larves (X 6,8) : a, Alloeotomus gcrmanicus E. WVGN.; b, Sterwdema
trispinosum REUT. ; c, llalticus luleicollis Pz. ;d, Urthotylus rubidus PUT. ;e, Demeu-
coris ruber L.
Les prédateurs des Mirides sont nombreux. On a signalé les Araignées,
les Ilémiptères rapaces et quelques Coléoptères. Comme les Mirides
manquent d’armes, ils s'enfuient volontiers. Quelques espèces, en ce
cas, ont la coutume de profiter des ailes, mais beaucoup d’autres se
sauvent en courant et encore d’autres en sautant. Très souvent, les
individus qui sont inquiétés, se laissent d'ab0rd tomber et ensuite

22 HÉTÉno1>TÈnEs MIRIDAE
continuent leur fuite par une des réactions susdites. La léthargie n’a
jamais été observée. L’odeur des Mirides est faible et variée. Nous ne
savons pas si sa production est un moyen d’effrayer l’ennemi.
Souvent on trouve des espèces qui sont myrmécomorphes (chez
quelques autres même les larves le sont), mais il est peu vraisemblable
qu’elles soient des prédateurs des fourmis, ou que ce mimétisme leur
procure une protection. Néanmoins, on trouve très souvent ces espèces
en compagnie des fourmis.
CHASSE, CONSERVATION ET PRÉPARATION
Les méthodes de chasse sont tout à- fait les mêmes chez les Mirides
que chez les Homoptères et beaucoup de Coléoptères. On les obtient
en fauchant les herbes, en battant les arbres et les arbustes et en cher-
chant sur le sol sous les touffes des plantes. Parce que beaucoup d’espèces
sont très fugitives et aussi assez petites et très fragiles, il sera bon de
se servir d’un aspirateur.
Pour tuer les Mirides, le mieux est d’e1nployer l’éther acétique.
Cette méthode a été éprouvée, mais elle est dangereuse dans le cas
des Mirides si ce liquide est en excès. Une ou deux gouttes déposées
sur le bouchon du « flacon à tuer >> sont suffisantes pour un temps assez
long. Si les insectes sont mouillés par l’éther, leurs extrémités et surtout
les hémélytres se collent. Il sera impossible même quelquefois de les
préparer car ils finissent par se mettre en bouillie. Il est aussi à recom-
mander de ne pas les laisser longtemps dans les vapeurs de l’éther acé-
tique parce que ce liquide peut faire changer les couleurs, spécialement
le vert qui deviendra jaune.
Si la préparation ne peut pas être faite dans un court délai, on conserve
les Mirides à l’état sec. Pour cela on les met comme les papillons dans
des papiers pliés en triangle. L0rsqu’ils sont desséchés, ils deviennent
très fragiles et il faut les manipuler avec précaution.
La préparation se fait en montant les insectes sur de petites pièces
de carton en les collant avec une colle soluble dans l'eau. Si l’0n a obtenu
un grand nombre de spécimens d’une espèce, il est recommandable
d’en coller quelques—uns dans une position inverse (le ventre en dessus).
C’est important parce qu’il y a des caractères utiles qui se trouvent
sur la face ventrale (longueur du rostre, forme du xyphus, etc.),
Pour l’examen des genitalia, nous avons appliqué la méthode sui-
vante : l’abdomen ou le segment génital ont été cuits dans une solution
de potasse (KOH) à 10 %, mais seulement pendant un court moment.
Après cela les objets ont été mis dans l’eau pour lavage pendant 1
ou 2 minutes et ensuite ils sont transférés dans la glycérine. Dans

mraooucriom 23
ce liquide, nous disséquons, au moyen de deux épingles, sous le microscope
binoculaire, les parties qui sont prêtes pour faire des dessins ou des
mensurations. La comparaison des genitalia des diflérentes espèces
n°est possible que dans une orientation identique des préparations
qu°il est souvent très diflicile d'obtenir dans un liquide. On obtiendra
facilement ce résultat en mettant les objets dans de la gélatine glycérinée,
préalablement liquéfiée par la chaleur. En contrôlant la position des
objets sous le microscope on laisse le milieu se solidifier et on obtient
ainsi la position désirée. ll est possible de colorer les objets par pyro-
gallole qui rend plus distinctes les parties sclérifiées.
MENSURATIONS
Pour la séparation exacte des espèces Vexamen des proportions
a beaucoup d’importance. La longueur de l’insecte est mesurée du som-
met de la tète jusqu'au bout de la membrane, si celle·ci dépasse le sommet
de Vabdomen, sinon on mesure jusqu`à l'apex de llabdomen.
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Fm. 38. — Mensurations. — a, largeur de la tête (1), du vertex (2) et de l’œil (3) ;
b, hauteur (4) et longueur (5) de la tête; c, largeur du pronotum (6) ; d, longueur
des articles du tarse (I, II, III) ; e, longueur du tibia (7) et du tarse (8).
La figure 38 a montre comment on mesure la largeur de la tête (1),
celle du vertex (2) et celle de l’œil (3). La figure 3Sbmontre comment
on peut obtenir la hauteur (4) et la longueur de la tête dans une vue
latérale. La largeur du pronotum est toujours mesurée à l’endroit
le plus large (fig. 38 c). En mesurant la longueur des articles des tarses,
il est nécessaire de prendre les bouts extrêmes des articles (fig. 38 d) ;
aussi est-il à remarquer qu’en mesurant deux articles réunis, on n’obtient
pas la somme des longueurs particulières (fig. 38 d). S’il s’agit de trouver
la relation entre la longueur du tibia et celle du tarse (fig. 38 e) on ne
mesurera pas les ongles parce qu’il est très difficile d’apprécier leur lon-
gueur quand ils forment un angle avec le tarse.

24 HÉTÉROPTÈRES Mimosa
Toutes les mesures mentionnées dans cet ouvrage ont été prises avec
l’oeulaire micromètre en prenant garde que l’axe optique du microscope
soit bien perpendiculaire à l’axe longitudinal de l’objet mesuré.
PLACE DES MIRIDAE DANS LA CLASSIFICATION
Le nom de Ãliridae HAHN vient de « l\1iPId€S))HAHN, 1831, VVanz.
[ns., l : 234. C’est le premier nom de groupe de cette famille; il a la
priorité sur Capsidae BURMEISTER, 1835, Handbuch Ent., ll z 263 et
sur Phytocoridae Fiaaian, 1851, Sep. act. K. Ges. Wiss. Pour cette raison
le genre type (genus typicus) de cette famille doit être Miris FAeaicxUs,
1794 (typ. gen. : ill. striatus LrNNÉ, 1758).
Les Zlliridae HAHN (2) appartiennent aux Geocorisae LATREILLE
(sensu Soornw., LEs·r. et PEND., 1954). Nous connaissons deux divisions
dans les Geocorisae :
1 (2) Face ventrale sans poils sensoriels (trichobothria), hémélytres
généralement avec une fracture cunéale.
P6 division Cimicomorpha Sourriw., LEs'r. et PEND.
2 (1) Face ventrale munie de poils sensoriels, surtout les sternites;
ces poils ont une disposition symétrique. Hémélytres sans fracture
cunéale.
2*2 division Pentatomorpha Soornw., Lesr. et Piano.
Les iwiridae HAHN (2) font partie des Cimicomorpha qui sont carac-
térisés par les nervures radiale et médiane des ailes fusionnées dans leur
région apicale, les genitalia du (É du type Réduvioïde (SiNGH·PRUTu1,
1925) et les spermathèques absentes ou sinon elles forment une paire.
Les Cimicomorpha se divisent en trois sections (2) :
1 (4) L’articulation basale (pleurale) des hanches est libre ou cachée
par un lobe qui est éloigné de l’articulation.
2 (3) Toutes les articulations basales des hanches sont libres. Genitalia
du 8 asymétriques, dirigés vers la gauche.
1re section Cimicoidea Bouvier:.
3 (2) lfarticulation basale des hanches intermédiaires et postérieures
est cachée par un lobe éloigné de la hanche, celle des hanches antérieures
est libre. 26 section Reduvioîdea Bormes.
(2) et les lsametopidae.
(2) Probablement les Joppeicidac forment une section distincte. Nous l`av0ns
omise parce qu’eIle est exotique. Les Saldoidea ne sont pas des Cimicomorplm,
mais probablement appartiennent aux Pentatomorpha,.

mrnooucrrom 25
4 (I) Articulation de toutes les hanches cachée par un lobe qui est
appliqué sur la hanche. 38 section Tingoidca Bônrma.
Les Jlliridae (1) appartiennent aux Cimicoidea, qui sont caractérisés
par les antennes composées de quatre articles, le rostre 3- ou 4·articulé,
les hémélytres munis d'un cunéus ou d’une région semblable à un cunéus,
les méso- et métasternum subdivisés en plusieurs régions bien limitées
et les genitalia du 8 asymétriques. Ils se composent de cinq familles:
[(10) Tylus non élargi au sommet, ses bords latéraux parallèles
ou convergeant vers le sommet.
2 (3) Ocelles absents. Rostre 4-articulé. Miridae H.\HN (p. 27).
3 (2) Ocelles présents.
4 (5) Rostre 4·articulé. Isometopîdae Fmn. (p. 5(il).
5 (4) Rostre 3~articulé.
6 (7) Tous les tarses 2-articulés. Mîcrophysidae D. Sc.
7 (6) Tarses 3-articulés, parfois les antérieurs 2-articulés.
8 (9) Orifices odorifiques bien visibles. Articles III et IV des antennes
sans longs poils leur donnant un aspect plumeux.
Anthocoridae AM. et Sanv.
9 (S) Orifices odorifiques invisibles. Articles III et IV des antennes
avec de longs poils leur donnant un aspect plumeux.
Dipsocoridae Doaurz (“)
10 (1) Tylus élargi au sommet, ses bords latéraux divergeant vers
le sommet. Cimîcidae Lara.
(I) et les Isometopidac.
(2) La position systématique des Dipsocoridae Doanxv (Cryptostemmatidac Bisson.)
est encore douteuse. Ils sont probablement très proches des Cimicomorpha.

FAMILLE DES MIRIDAE HAHN, 1831
(Cupsidae Bunmiaxsmn, 1835 ; Ph_yt0c0rz`dae Fuanen, 1851)
Les caractères généraux des Illiridae ont été donnés dans l'introduc·
tion. La classification interne a été changée plu sieurs fois et sa discussion
n`a pas encore pris iin. Le plus récent système est celui de CARVALH0
(1952). Sans doute est-il le meilleur que nous connaissions, car il tient
compte des recherches récentes sur la construction des genitalia des
deux sexes. Mais il ne nous paraît pas être ce qu'0n convient de nommer
une classification naturelle à cause de la position de la sous-famille
des Dicyphinae Riaurizn. Pour cette raison le système de CARVALH0
a été adopté pour ce travail avec un changement de la position de cette
sous-famille et un arrangement différent des autres s0us·familles. '
E. \VAcNEn (1955) a déjà discuté ce problème et ce n`est pas ici le lieu
de le faire encore une fois.
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g h i k
l·`1c.. 39. ——- Unglcs, face externe (X lâ?) : u, Lygux kahni L.; b, (lrlhoccplzalus sal-
lator Ilmm ; c, Pilaplwrus clavalus L. ; d, Urthotylus marginalis Rear.; e, .\Iegal0—
coleus exsanguis H. S. ; f, Systellmwlus lrigutiatus L, ; g, Dicyphus pallidus ll. S. ;
h, Deraeacoris lutesœns ScmL1..; i, Fulvius cuycarenoides REUT.; k, Bryocoris
pteridis FALL.

28 nxârénoprànas MIRIDAE
On a décrit environ 1 500 espèces de Nliridae de la région paléarctique, dont
environ 700 ont été trouvées en Europe ; 426 de celles-ci ont été rencontrées
en France, la présence d’environ 33 autres y est probable. Une douzaine d’es-
pèces ont été citées une seule fois dans les 80 années écoulées et n`ont jama1s
été retrouvées depuis. Probablement en ce cas s’agit~il de déterminations
erronées.
TABLEAU DES SOUS·FAMILLES
1 (4) Arolia très distincts, grands (fig. 39, ai-d), membraneux ou vési-
culiformes, prenant naissance entre les ongles.
2 (3) Arolia divergeant vers le sommet (fig. 39, a). Pronotum généra-
lement avec un anneau apical   4), qui est bien séparé du pronotum
par un sillon (ex. Stenodemini). 5. Mitinae (p. 76).
3 (2) Arolia parallèles ou convergeant vers le sommet (fig. 39, b-d).
Pronotum sans anneau apical (fig. 5), ou s’il y en a un, il n’est pas séparé
du pronotum par un sillon. 6. Otthotylinac (p. 249).
4 (1) Ongles sans arolia (fig. 39, e-/c) ; souvent les arolia sont remplacés
. par une paire de soies droites (fig. 39, e-i).
5 (12) Pseudarolia bien visibles (fig. 39, 0-g, k); s’ils ne sont pas
visibles, pronotum sans anneau apical.
0 (7) Pseudarolia prenant naissance sur la face interne des ongles
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Fm. 40. —— Tarse postérieur et membrane : a, tarse postérieur de Bryocoris pteridis
FALL. (X 67); b, id. de Hallodapus monlandzmi REUT. (>< 47,5); c, membrane
de Bryocaris pteridis FALL. F. macr. (X 22,5); d, id. de zïlonalocoris filicis L.
(X 22,5); 0, id. de Dicyphus pallidicornis FIEB. (>< 22,5).
(fig. 39, k). Anneau apical du pronotum très distinct. Article III des
tarses plus épais que les autres (fig. 40, ot). Membrane avec une seule
cellule (fig. 40, 0-d), la nervure brachiale manquant.
1. Bryocorinac (p. 29).
7 (6) Pseudarolia prenant naissance sur le bord inférieur des ongles
(fig. 39, e-g). Article III des tarses jamais plus épais que les autres
(fig. 40, b). Membrane avec deux cellules (fig. 40, e).

Bnvoconmae. —-— SIONALUCORIS 29
8 (9) Pronotum sans anneau apical. 8. Phylinae (p. 375).
9 (8) Anneau apical du pronotum bien visible.
10 (11) Hémélytres transparents, verdâtres ou grisâtres. Anneau
apical du pronotum convexe (fig. 33, c). 4. Dicyphinac (p. 54).
11 (10) Hémélytres pas transparents, noirs ou bruns, avec des taches
ou des bandes blanchâtres ou jaunâtres. Anneau apical du pronotum
plan (fig. 33, b). 7. Hallodapinae (p. 356).
12 (5) Ongles sans pseudarolia (fig. 39, h-i). Anneau apical du pro-
notum bien visible.
13 (14) Base des ongles avec une dent ou un tubercule (fig. 39, h).
3. Dctacocorinac (p. 33).
14 (13) Ongles étroits, leur base sans dent ni tubercule (fig. 39, i).
2. Cylapinac (p. 32).
Sous-famille BRYOCORINAE Doom., et SCOTT, 1865
De petite taille, plus ou moins ovale, brillant, avec une pubescence
très fine. Tête petite, front convexe, yeux ne touchant pas le bord
antérieur du pronotum. Hêmélytres sillonnés le long de la nervure
radiale. Style droit du J fortement réduit (fig. 41, c+g) ; pénis très petit,
du type Mirinae.
Les espèces vivent sur les fougères.
TABLEAU mas GENRES
1 (2) Longueur de l’article I des antennes moindre que la moitié de
la largeur de la tête les yeux compris (fig. 41, a). Le rostre s°étend
jusqu’aux hanches intermédiaires. 1. Monalocorîs (p. 29).
2 (1) Longueur de l’article I des antennes 0,6-0,7 fois la largeur de '
la tête (fig. 41, d-e). Le rostre dépasse à peine les hanches antérieures.
2. Bryocoris (p. 31).
1. Gen. MONALOCORIS DAHLBOHM
Illonalocoris DAnLaonM, 1851, K. Vet. Ak. Handl. : 209; Sthena-
raides Bxznonorn, 1922, Rev. Zool. Afr., X : 51 ; Sthenarusoides
DISTANT, 1913, Trans. Linn. Soc. London, XVI : 183.
(Typ. gen. : JW. filicis L.)
Ponctuation de la face dorsale distincte sur le pronotum, indistincte
sur les hémêlytres. Article III des antennes plus long que le IV. Toujours
macroptère.

30 HÉTÉRo1>TÈaEs MIRIDAE
Une seule espèce française :
Monalocoris filicis (L1N1~rÉ), 1758, Syst. Nat., éd. X : 443 ; var.
atlcmtica LINDBERG, 1941, Soc. Sci. Fenn. Comm. Biol., VIII (S) : 16.
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Fm. 41. — Bryocorinae 1 a-rs, Monalocoris filicis L.; d-g, Bryocoris pteridis FALL. :
a, 5‘ (X 9) ; b—|»f, style gauche du j`, vue dorsale I X 84) ; c«—g, style droit, vue
dorsale (X 84) ; d, 5` 1. brach. [>< 9) : 6, É f. macr. (X 9).
D°un brun foncé. Tête jaune rougeâtre, tylus noirâtre. Antennes
jaunâtres, le sommet de l’article ll, le Ill sauf la base et le IV entière-
ment noirs. Pattes jaunâtres, l’article lll des tarses d’un brun noirâtre.
Membrane d’un gris clair, les nervures brunâtres. Forme (fig. 41, a)
ovale. Tête courte, front vertical, vertex 2,5-3 fois aussi large que l’œil.
Article lll des antennes 1,3 fois plus long que le [V. Le sillon le long de
la nervure radiale des hémélytres s’étend jusqu’au sommet du clavus.
_ Segment génital du 5‘ très court et large. Style droit (fig. 41, 0) très petit
et courbé. Style gauche (fig. 41, b) avec deux processus courbes, aplatis
et minces.
Longueur : (É 2-2,5 mm; Q 2,4-3,1 mm.
VARIATION, —— La var. atlantica LLNDBG. ne se distingue du type que par
sa coloration plus claire et brun jaunâtre. Peut-être s’agit-il en ce cas d’exem-
plaires récemment développés. ,
B1oLoG1E. -— Cette espèce vit sur les fougères, principalement sur Dryopteris
filis-mas Swnnrz et Eupteris aquilina L. ; elle se nourrit de la sève des plantes
et s’attaque surtout aux sporanges. Fréquent dans les forêts humides. Une
seule génération annuelle. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre.
Les adultes hibernent.
DISTRIBUTION. —— Toute la France. Corse 'Ecxennem]. Espèce euro-
sibérienne, connue de toute l’Europe et de l’Asie centrale et septentrionale.

BRYOCORINAE. —- BRYOCORIS 31
_ 2. Gen. BRYOCORIS FALLÉN
Bryocoris FALLÉN, 1829, Hem. Suec. Cim. : 151.
(Typ. gen. : B. pteridis FALL.)
Ponctuation distincte, même sur le pronotum et sur les hémélytres.
Article III des antennes aussi long que le IV. Généralement brachyptère
(fig. 41, d), les hémélytres laissent à découvert l'extrémité de l'abdomen ;
rarement macroptère (fig. 41, e), les hémélytres surpassent alors l’abdo-
men visiblement. Membrane avec une seule cellule. .
Une seule espèce française :
Bryocoris pteridis (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 105; Capsus
pulcher SAHLBERG, 1848, Mon. Geoc. : 93 (f. macr.).
D'un jaune ocracé, à pubescence claire, fine et dense. Tête d’un jaune
rougeâtre, le tylus noirâtre. Antennes d'un jaune pâle, la partie apicale
de l’article II et les articles III et IV entièrement noirs. Anneau apical
du pronotum souvent noir, pronotum taché de noir. Chez la f. macr.
l°écusson et le clavus sont noirs aussi. Membrane brunâtre, la nervure
plus obscure. Pattes d’un jaune pâle, l’article III des tarses brun noi-
râtre. Forme (fig. 41, d-e) ovale (brach.) ou en ovale allongé (macr.).
Tête courte, front vertical, vertex3 fois plus large que l'œil. Article Ill
des antennes aussi long que le IV. Chez la f. brach. le clavus est séparé
très indistinctement du corium, les hémélytres laissent à découvert le
sommet de l'abdomen. Chez la f. macr. la suture clavo-coriale est très
distincte, l°exocorium est explané et séparé du corium par un sillon
distinct. Segment génital du 6* court et large. Style droit (fig. 41, g)
petit et droit. Style gauche (fig. 41,   avec Vapophyse longue et sinuée
et le lobe sensoriel court, courbé et aigu.
Longueur : 6* brach. 2-2,5 mm,'macr. 3-3,5 mm; Q brach. 2-3 mm,
macr. 3,2-4 mm.
BIOLOGIE. -· Cette espèce vit dans les mêmes endroits et sur les mêmes
plantes que la précédente. Une seule génération annuelle. Les adultes ont
été trouvés depuis juillet jusqu'en octobre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Nord [Lermsaav, 1874]; Vosges IBELLEVOYE, 1865;
REIBER et PU'1‘oN, 1876]; Saône-et-Loire [BIARCHAL, 1898]; Puy-de-Dôme,
Cantal [Fauvel., 1887]; Finistère [Emmmo, 19Hl] ; Rhône, Savoie [Annan] ;
Tarn, Landes [Pnaaxaa] ; Haute-Garonne [Braun] ; Basses-Alpes [Mus.
Vienne]. Connue de l’Europe centrale et septentrionale, des Alpes vt des
Carpathes.

32 nÉTÉuo1>'rÈREs Mm1DA1=;
Sous-famille CYLAPINAE KIRKALDY, 1903
Entomol., XXVI (6) : 293; Valdasinae DISTANT, 1883, Biol. Centr.
Am., Rhynch. Hem., I :242.
Cette sous-famille répandue surtout dans les régions tropicales ne
se trouve représentée dans la région paléarctique que par la tribu des
Fulviini UHL. Celle-ci se distingue de toutes les autres tribus des Miridae
par la conformation du pronotum, dont les côtés se trouvent explanés
et tranchants seulement dans la partie postérieure. Tête proéminente,
vertex immarginé, entre les yeux une impression longitudinale faible,
yeux grands. Pronotum muni d’un anneau apical bien visible. Callosités
du pronotum séparées l’une de l’autre par un sillon indistinct. Membrane
avec deux cellules dont la mineure souvent n’est guère visible. Tibias
élancés, sans épines, les ongles n’ont ni arolia, ni pseudarolia, les pre-
miers sont remplacés par une paire de soies droites (fig. 39, i). Rostre
extraordinairement long.
Tribu Fulviini UHLER, 1886, Check List : 19.
Termtodellaria REUTER, 1875, Gen. Cim. : 5.
Un seul genre en Europe.
i 3. Gen. FULVIUS STÃL
Fulvius STÃL, 1862, Stett. Ent. Zeit., XXIII : 322; Teratodella
REUTEB, 1875, Gen. Cim. : 7; Camelocapsus REUTEP., 1878, Ann. Soc.
ent. Fr., VIII : 105; Pamerocoris UHLER, 1878, Proc. Boston Soc.
nat. Hist., XIX : 414; Silcmus DISTANT, 1999, Ann. Mag. nat. Hist.,
VIII (4) : 519.
(Typ. gen. : F. cmthocoroides STÃ1.}
Une seule espèce européenne  
Fulvius oxycarcnoides (REUTER), 1879, Ann. Soc. ent. Fr., VIII :
195; Ciment: punctum-album Rossi, 1799, non Scopoli, Fn. Etr., II :
247 ; Amblytylus ornatulus JAKOWLEW, 1879, Trudy Russk. Ent., XII :
149; Teratodella. antlwcoroides REY, 1888, non STÃL, Rev. d’Ent.,
Caen : 198  
(1) La citation par REUTER en 1875 de la capture de F. cmthocoroides STÃL en
France était une erreur de détermination. F. brevicornis REUT., 1895, a été importé en
France du Sénégal (Gallia, Rouen, in, mzvi, forsitan zz Senegal importutaj.

nERAEoco11mAs. — nonxvxvoros 33
l)`un brun foncé, la partie apicale de l'article II des antennes et une
tache dans l’angle externe de la corie blanchâtres, la partie basale des
hémélytres et les pattes jaunes. Tête plus longue que le prono-
tum (fig. 42, a), vertex environ 2 lois plus large que l'œil. Article [I
des antennes 2 fois plus long que le [ et aussi long que les III et IV
réunis. Corie granuleuse. Membrane transparente. Styles du J très
petits. Pénis du type illirinae, mais très petit aussi, ampoule munie de
2 spicules.
J cz ` b
Fm. 42. ·- Cylapinac et Deraeocorinae : a, Fulvius oxycarenoides REUT.,
tête et pronotum (X 42) ; b, Bolhynotus pilosus Bou., pronotum et écusson [X 30).
Longueur : 5‘ 3-3,2 mm ; Q 3,6-3,7 mm.
Bxotocm. - Peu connue. L’espèc«— vit dans les forêts. Momxsmnom I’a
trouvée sous l'éc0rce d'un arbre abattu, PERRIER l’a trouvée sur le chêne
tauzin. Elle est très rare partout.
DISTRIBUTION. —— Rhône [REUTER, 1895]; Landes [PERRIER]; Var
(Saint-Maxime) [Aunmts]. _
Trouvé en Grèce, Roumanie, Yougoslavie, Italie, Espagne, Crimée et
Caucasie.
Sous-famille DERAEOCORINAE Doucx..4s-Sc0'r·r, 1865
Forme ovale, plus ou moins large. Brillant, à ponctuation distincte.
Tête petite, antennes plus courtes que le corps, les articles III et [V
plus étroits que le ll. Pronotum avec un anneau apical distinct.
Membrane avec deux cellules. Les ongles n’ont ni arolia ni pseudarolia,
Miridae. 3

34 nÉ·rÉP.oPTÈREs MIRIDAE
leur base est munie d’une dent ou tubercule, les arolia sont remplacés par
une paire de soies droites (fig. 39, h). Style droit petit, style gauche
falciforme. Pénis du type Jllirimze.
TABLEAU DES Tmaus
1 (2) Partie antérieure du pronotum avec un sillon qui renferme les
callosités (fig. 42, b). Membrane poilue. Clivenemini (p. 34).
2 (1) Pronotum sans sillon renfermant les callosités. Membrane sans
pubescence. Deraeocorini (p. 35).
Tribu Clivenemini REUTER, 1876, Caps. Amer. Bor. : 62.
Bothynotini REUTER, 1910, Act. Soc. Sci. Fenn., XXXVIII (3) : 127.
Taille petite, fortement poilu. Tête petite, yeux globuleux. Membrane
souvent réduite. Ongles avec une dent basale robuste, arolia remplacés
par une paire de soies.
Un seul genre européen.
4. Gen. BOTHYNOTUS FIEBER
Bothynotus FIEBER, 1864, VVien. ent. Mon., VIII : 76; Neobothy-
notus WIRTNER, 1917, Ent. News, XXVIII : 33 ; Trichymenus REUTER,
1875, Not. Fn. Fl. Fenn. Fôrh. : 7.
(Typ. gen. : B. pilosus Bon.)
, Pronotum à ponctuation très forte et grossière. Yeux proéminents.
Ecusson avec une fosse profonde dans sa partie antérieure (fig. 42, b).
Le C? ressemble beaucoup au genre Alloeotomus FIEB., mais s’en dis-
tingue facilement par la pubescence de la membrane.
Une seule espèce.
Bothynotus pilosus (BonEMAN), 1852, Oefv. Vet. Ak. Handi. : 64;
Capsus fairmairei S1GNoRE·r, 1852, Ann. Soc. ent. Fr. : 542; Capsus
horridus NIULSANT, 1852, Op. Ent., I : 151 (Q) ; Bothynotus minki
F1EEER, 1864, Wiien. ent. Mon., VIII : 77.
D’un brun foncé ou noir. Pattes d’un brun jaunâtre, parfois rou-
geâtre. Densément couvert de poils longs, grisâtres. Membrane d’un
gris obscur, les nervures brunes.
5* allongé, toujours macroptère; Q ovale, en général brachyptère,
rarement macroptère. Vertex avec une impression longitudinale indis-
tincte, 2,4 fois chez le C}, presque 3 fois chez la Q plus large que l’œil.
Antennes noires, article Il 2 fois plus long que le I et un peu plus court

oERAEocomNAE. — DERAEOCORIS 35
que les III et IV réunis. Chez la f. brach. (Q) le cunéus est plus large
que long, la membrane est réduite à une bordure étroite située au bord
interne du cunéus. Le rostre s’étend jusqu'aux hanches intermédiaires.
Longueur : 5‘ 5-5,5 mm ; Q brach. 3,6-3,8 mm ; Q macr. 5·5,8 mm.
Btotocm. — Cette espèce vit dans les marais et dans les landes et aussi
dans les bois, sur les pins, sur Calluna et autres plantes. Une seule génération
annuelle. Les adultes ont été trouvés de la Iin de mai jusqu`:) la fin de juillet.
Les œufs hibernent.
Drsrmnuriox. —- Somme [Sioivonsr, 1853] ; Vosges [Pinon, 1876] ;
Côte-d’Or [Pinon, 1880] ; Rhône ];l`1ULSANT, 1852, Rev, 1894] ; Seine-Mark
time ]l1UCAILLE, 1886] ; Normandie LBRUNETEAU, 1931]; Var ]RAMA¤E, 1963] ;
Nord [Lnzrmiznnv] ; Landes [LAMBERTIE]. Surtout dans le Nord et dans l’Est
dela France. Connue de l’Europe centrale et septentrionale, mais aussi des
Alpes, de l’Italie, et des îles de Sicile, Crète et Naxos.
Tribu Dcraeocorini D0uoLAs et Scorr, 1865.
TABLEAU mas Gammes
1 (2) Article I des tarses postérieurs presque aussi long que les II
et III réunis (fig. 43, a). Alloeotomus (p. 52).
2 (1) Article I des tarses postérieurs beaucoup plus court que les II
et III réunis (fig. 43, b-c). Deraeocoris (p. 35).
cr b c d e I 9 h
F10. 43. — Deraeocorini, tarses et ongles : a, Alloeotonms gathicus F.u.x.. ; b, Dcraeoco-
ris morio Bon. ; c, D. ribauli E. \Vc:~«·. ; d-|—f, D. flavilirwa Cosma ; e-;-g, D. annu.-
lipes Il. S.; Ii, .-1ll0e0t0mu,s germanicus E. VVGN. : a-c, tarse postérieur (X 25);
f-IL, ongle, face externe (X 132).
5. Gen. DERAEOCORIS 1<IRSCHBAUM
Deraeocoris KmscmsAuM, 1856, Caps. Umg. Wiesb.: 208; Callicap-
sus REUTER, 1876, Oefv. K. Vet. Ak. Fôrh., XXXII (9): 75; Campio-
brochis Fuseau, 1858, Wien. ent. Mon., II : 302 ; Chilocrates HORVATH,
1889, Termesz. Füzet., XII : 39; Cimatlan. D1sTAN1·, 1884, Biol. Centr.

36 HÉTÉRo1=>TÈnEs MIRIDAE
Amer., Rhynch. Het., I : 281; Lamprolygus Porrws, 1910, Sjôst.
Kilim. Exp., XII (4) : 46; Ãllacrocapsus REUTER, 1879, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XXI : 55; lllycterocoris UHLER, 1904, Proc. U. St. Nat.
Mus., XXVII : 358; Platycapsus REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XLVII (4) 2 11; Plexaris K11mAL1JY. 1902, Ent. 1 315; Sharm
KmxA1.DY, 1902, ib.; Euarmosus REUTER, 1876, Oefv. K. Vet. Ak.
Fôrh., XXXII (9) : 76.
(Typ. gen. : D. olivaceus  
Forme robuste, plus ou moins large. Face dorsale fortement ponc-
tuée, brillante. Tête petite. Anneau apical du pronotum étroit, mais
distinct.
TABLEAU mas sous-GENRES
1 (2) Article I des antennes 1,5 fois plus long que la largeur de l’œil
vu d’en haut, rarement plus court, en ce cas l’anneau apical du pro-
notum est mat. Taille plus grande, longueur en général supérieure à
5 mm. Deraeocoris s. str, (p. 36).
2 (1) Article I des antennes à peine plus long que la largeur de l’œil
vu d'en haut. Anneau apical du pronotum brillant. Longueur infé-
rieure à 5 mm.
3 (4) Écusson lisse, non ponctué. Knightocapsus (p. 49).
4 (3) Écusson ponctué. Camptobrochis (p. 50).
Sous-genre Deracocoris s. str.
(Typ. subgen. : D. oliwzceus KB.)
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F10. 44. — Demeocoris, écusson et ongle : a—|—e, D. scutellaris F. ; b+f, D. maria Boa. ;
c+g, D. ribauti E. WVGN.; d+h, D. ventralis REUT. ; a—d, écusson, vue latérale
(X 20) ;e—h, ongle, face externe (X 145).
TABLEAU Das Esràcias
1 (2) Anneau apical du pronotum brillant, non tome-nteux.
12. ruber.
2 (1) Anneau apical du pronotum mat, couvert de poils tornenteux.

¤EnAEoc<mmA1;. —— nmixugocoms 37
3(24) Prouotum et hémêlytres glabres.
4 (7) Longueur de 8,5 à 12 mm. Orilices odorifiques noirs ou d’un
brun noirâtre.
5 (6) Tête rougeâtre ou jaunâtre, rarement maculée de noir. Ponc-
tuation de l°écuss0n noire. Article II des antennes (fig. 46, d) l,5 fois
plus long que les III et IV réunis. 2. olivaceus.
6 (5) Tête en grande partie noire. Ponctuation de l’écusson concolore.
Article Il des antennes (fig. 46, a) 2 fois plus long que les Ill et lV
réunis. l. trifasciatus.
7 (4) Longueur moindre que 9 m111. Urifices odorifiques blanchâtres
ou jaunâtres, rarement en partie brunâtres ou noirâtres, en ce cas la
longueur est inférieure à 8 mm.
8 (ll) Anneau apical du pronotum clair (jaunâtre). Écusson ponctué.
9 (IO). Cunéus ponctué de noir. Ongles (fig. 43, g) sans dent basale
distincte, muni d’un tubercule seulement. Article l des tarses posté-
rieurs aussi long, mais visiblement plus épais que le Il (fig. 43, c).
ll. annulipes.
gl (T 9 , 9 [ «>"
Q 9 ( .
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u b c d e f
Fm. 45. —Derae0c0ris, article [I des antennes (X 30] : a, D. sculellaris F. ; b, D. mario
Bou.; c, D. ribauti E. WGN.; d, D. vcntralis Reut.; e, D. punctum Rum.;
f, D. cordiger Hum.

38 nÉTÉaoPTÈREs Mxmnan
10 (9) Cunéus sans points noirs. Ongles (fig. 43,   avec une dent basale
très distincte. Article I des tarses postérieurs plus long, mais à peine
plus épais que le II (fig. 43, d) (Italie). Havilînea Cosrii.
11 (8) Anneau apical du pronotum noir.
12 (21) Article II des antennes (fig. 45, a-b-c·d-f) à peine épaissi
vers le sommet, pas plus épais que le I. Clavus entièrement noir.
13 (20) Pronotum et hémélytres uniformément noirs, écusson rouge,
jaune ou noir.
14 (17) Orifices odorifiques blanchâtres ou jaunâtres. Écusson vu de
côté (fig. 44, c-d) graduellement déclive en arrière.
15 (16) Article Ill des tarses postérieurs presque aussi long que les I
et II réunis. Ressaut basal dentiforme des ongles plus de 2 fois aussi
long que haut (fig. 44, h). 10.VCI'1I1'2.liS·
16 (15) Article Ill des tarses postérieurs de 0,65 à 0,70 fois moins
long que les I et Il réunis (fig. 43, c). Ressaut basal dentiforme des
Ongles 1,6-1,7 fois plus long que haut (fig. 44, g). 9. rîbautî.
' 17 (14) Orifices odorifiques entièrement ou en grande partie noirs.
Ecusson vu de côté brusquement déclive en arrière (fig. 44, a-b).
18 (19) Taille grande, longueur du 5‘ 6,7-7,8 mm, de la Q 6,4-7 mm.
Longueur de l’article II des antennes 1,8 fois chez le 3, 1,7-1,75 fois
chez la Q plus grande que la largeur de la tête les yeux compris.
8. morio.
19 (18) Taille plus petite, longueur du 5‘ 6,3-6,7 mm, de l Q 5.2-
5,5 mm. Longueur de l’article II des antennes 1,6 fois chez le C3`, 1,32 fois
chez la Q plus grande que la largeur de la tête. 7. scutellaris.
20 (13) Du moins le bord externe de la corie est largement jaunâtre.
6. cordiger.
21 (12) Article II des antennes beaucoup plus épais vers le sommet
qu’à la base, sa partie apicale 1,5 fois plus épais que le I (fig. 45, e).
22 (23) Écusson en général rouge avec une tache noire à la
base (fig. 48, a). Longueur 5,5-6,2 mm. 4. punctum.
23 (22) Écusson en général noir (fig. 48, b). Longueur 6,7-8 mm.
5. rutilus.
24 (3) Pronotum et hémélytres densément couverts de poils érigés.
3. schach.
1. Deracocoris (s. str.) trifasciatus (L1NNÉ), 1767, Syst. Nat., éd. XII :
725; Cimex variegatus GEOFFROY, 1875, Ent. Par. : 200; Lygaeus
elatus FABRICIUS, 1794, Ent. Syst., IV : 176; Cimea: elatior TURTON,

mznxnaoconmxa. — m~:nAx;ocoms 39
1806, Syst. Nat., II : 671; vr. conviva et var. rubriceps Honvnn,
1907, Ann. Mus. Nat. Hung., V : 312; var. regalis Ilonvxrn, 1884,
Termeszetr. Füzet, VIII : 13; var. bipartita Hoavxrn, 1884, ib. : 13;
var. imitator Honvxrn, 1883, ib. : 30; var. armulata (}mxMAn, 1817,
Reise n. Dalm. : 285.
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F10. 46. — Dcraeocoris : a-c, D. trifasciatus L.; d-/, D. alivaceus F.; a+d,
(E   ; b-(-c, style droit du 5, vue dorsale (X 53) ; 0+], style gauche, vue dorsale
>< .
Assez grand et plus plan que les autres espèces. Brillant, avec une
ponctuation concolore. Rouge, tête, pronotum, écusson et hémélytres
tachés de noir. Face ventrale, pattes et antennes noires. Tibias avec
2 anneaux jaunâtres, membrane grisâtre. Style droit du 8 (fig. 46, b)
cannelé en spirale, rétréci vers le sommet. Style gauche (Iig. 46, c)
assez grand, l’apophyse dirigée vers le côté, lobe sensoriel très grand,
dirigé vers le haut.
Longueur : 8 10-12 mm ; Q 8,5-10,5 mm.
V Amxrxon
1 (2) Entièrement noir, var. annulata GERM.
2 (1) Face dorsale en partie rouge.
3 (4) Pronotum noir, sauf les côtés, qui sont rouges, var. typica.
4 (3) Pronotum rouge en plus grande partie.
5 (6) Pronotum rouge sauf Panneau apical, les callosités et une ligne
médiane, qui sont noirs, var. bipartita Honv.
(i (5) Seulement l’anneau apical et les callosités sont noirs.
7 (8) Corie rouge avec deux taches noires, l’une à la base, l’autre au bord
externe, var. regalis Hoav.
8 (7) (lorie rouge avec une tache noire au bord postérieur, var. imitator Ho RV·

40 RÉTÉRor>1·ÈREs MIRIDAE
I¥I0I.ooIE. — L`espèce vit sur les arbres à feuillage (Pirus, Crataegus, Sorbus,
Prunus) et se nourrit des Aphides, Psyllides et d’autres petits insectes. Une
seule génération annuelle. Les œufs hibernent. Les adultes ont été trouvés de
mai à juillet.
I)IsrRIBUr1oN. -— Nord [LETIMERRY, 1874(]; Vosges, Moselle [REIBER
et Purow, 1876]; Aube [D’ANTESSANTY, 189 ]; Somme [Dunois, 1888];
Oise [CARPENTIER et Dunois, 1889-1891]; Loire-Atlantique [DOMINIQUE,
1902]; Gironde [LAMBERTIE, 1909] ; Puy·de—DôIne [EUsEBIo]; Tarn [GALI-
BERT, PERRIER]; Gers [CLERMONT]; Bretagne [EnANNo]. Connue de l’Eu-
rope centrale et d’une grande partie de la région méditerranéenne.
2. Deraeocoris (s. str.) olivaceus (FABRICIUS), 1776, Gen. Ins.: 300;
Cimex trizmgularis GOEZE, 1778, Ent. Beitr., II : 278; Cimex rufipes
FABRICIUS, 1803, Syst. Rhyng. : 242; var. media KIRSCHBAUDI, 1856,
Caps. Umg. Wiesb. : 212 ; var. fallax HORVATH, 1884, Termesz. Füzet.,
VIII : 317 ; var. larvata I·IoRvATrI, 1884, ib. ; var. erythrostoma SCHRANK,
1801, Fn. Boic. : 86.
D’un brun rougeâtre pâle. Tête, pronotum, écusson et hémélytres
souvent en partie noirs. Antennes et pattes d’un rouge jaunâtre, par-
tie apicale de l'article II des antennes noire, les III et IV d'un brun
foncé. Anneau apical du pronotum parfois noir, parfois d'un brun
jaunâtre. Tibias avec 2 anneaux clairs. Face ventrale d’un brun noi-
râtre, même les orifices odorifiques. Ponctuation du pronotum, de l’écus-
son et des hémélytres noire ou brune. Article Il des antennes épaissi
vers le sommet. Style droit du Cî (fig. 46, e) épais, cannelé en spirale,
la partie apicale rétrécie tout à coup. Style gauche (fig. 46,   grand,
le lobe sensoriel lus etit ue chez l’es èce récédente et dirigé vers le
P P Cl P P
côté.
Longueur : 5` 9,5-10 mm ; Q 8,5·9,6 mm.
VARIATION
1 (4) Pronotum d`un brun jaunâtre unicolore.
2 (3) Hémélytres d’un jaune grisâtre ou rougeâtre, sommet du cunéus
noir (fig. 46, b), var. typîca.
3 (2) Hémélytres en partie rouges, cunéus d’un rouge foncé, son sommet
noir, var. media KB.
4 (1) Pronotum en partie ou entièrement noir.
5 (8) Les côtés et les callosités du pronotum clairs.
fi (7) Corie claire sauf une tache à la suture clavale et une bande au bord
postérieur, var. fallax Honv.
7 (6) Corie noire, var. larvata Honv.
8 (5) Uniformément noir sauf le sommet de la tête qui est rouge, var.
crythrostoma SCHRK.
BIOLOGIE. — Vit sur les arbres fruitiers (Pirus. Prunus) et se nourrit de
petits insectes. Les œufs hibernent. Une génération annuelle. Les adultes
ont été trouvés en juin et juillet.

narmaoconmiuz. — nermrzocoms 41
Dxs·rmnu1·x0N. — Trouvée seulement dans l`Est et dans le Nord de la
France : Moselle, Vosges, Aube [Ruinart et Purorz, 1876]; Loire-Atlantique
[Périianu, 1924] ·; Marne [CARUEL]. Comme de l'Eur0pe centrale et d’une grande
partie de la région méditerranéenne.
3. Deraeocoris (s. str.) schach (FABRICIUS), 1781, Spec. lns.: 371;
Capsus miniatus Hnamcii-ScuAaFFEa, 1839, VVanz. lns., [V : 34;
Capsus trifasciatus Cosma, 1852, non Linné, Cim. lïegn. Neap., Cent.
III : 45; var. novaki Honvxrn, 1885, Rev. d'Ent. Caen : 324; var.
cunealis REUTER, 1888, Rev. d'Ent. Caen : 227 ; var. rutiloides REUTER,
1902, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLIV: 168; var. nigrita Rsuran,
1902, ib. ; var. reuteri Sricum., 1930, Ill. Best. Tab. : 197.
Largement ovale, brillant, ponctué, face dorsale densément couverte
de poils érigés bruns ou gris. Tête rouge, très rarement noire. Prono-
tum toujours noir, écusson rouge, parfois noir, hémélytres rouges,
tachés de noir. Antennes et pattes noires, 1`émurs et tibias avec des
anneaux jaunes. Article ll des antennes épaissi dans sa partie apicale
et 1,5 fois plus long que les [II et lV réunis.
Longueur : 6 5,1-6,1 mm ; Q 6,2-6,8 mm.
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a b I c d e f
Fxc. 47. -— Deraeocaris schach F. (X 4,5) : zz, var. lypica; b, var. fuhpennis
Raur.; c, var. rutiloides Beur.; d, var. reuteri Srxcu. ; e, var. cunealzs Beur.;
f, var. novaki Honv.
Vuunxoxs. — Les variétés de cette espèce peuvent être déterminées d’après
la figure 47. Il y a en plus une forme entièrement noire, var. nigtita REUT.
Bxotocra. — Inconnue. L’espèce a été trouvée sur diverses plantes (Clama-
tis, Echium, Lavatera, Spartium, Juniperus et Quercus}. Les adultes ont eté
trouvés de mai à août. Les œufs hibernent.
Dxs·1·mBU·rx0N. — Trouvée seulement dans la région méridionale : Gironde
IÈLAMBERTIE, 1903 et 1909]; Bouches·du·Rhône [E.\VAcmzn, 1955; L. Harrison.
1960]; Var [Bnômzmam, Aumms, Panmaa, PAYIAN]; 'Alpes-Maritimes
[BRôr.EMAN]. Connue de presque toute la région médtterraneenne.

42 11ÉTÉRoPTÈREs MIRIDAE
4. Deraeocoris (s. str.) punctum (RANIBUR), 1842, Fn. Andal. : 164;
Capsus episcopalis Cosrs, 1860, Cim. Regn., Neap. Add. : 28; var.
corrusca GARBIGLIETTI, 1869, Boll. Soc. ent. Ital., l : 186; var. mimus
PUTON, 1887, Rev. d’Ent. Caen : 103 ; var. pseudoschach REUTER,
1896, Rev. d’Ent. Caen : 135 ; var. nigerrima Puron, 1886, Enum. Hem.
Tunis : 7; var. immaculaia STICHEL, 1930, Ill. Best. Tab. : 197; var.
ber/ranensis VvIDAL, 1936, Bull. Soc. Hist. nat. Air. Nord, XVII : 179-
Ovale, glabre, brillant, avec une ponctuation concolore. Rouge,
souvent taché de noir. Tête noire, bord postérieur du Vertex étroitement
jaunâtre. Antennes noires sauf la région médiane de l’article II et de
la base du Ill, qui sont d’un flave brunâtre. Anneau apical et callosités
du pronotum noirs. Corie avec une tache noire au bord postérieur qui
rarement manque. Pattes noires, tibias avec deux anneaux clairs.
Article II des antennes plus long que la largeur du pronotum.
Longueur : è` 5,8-6,2 mm ; Q 5.5-6,2 mm.
VARIATION
1 (6) Pronotum rouge, sauf les callosités qui sont noires.
2   Ecusson et élytres entièrement rouges, var. immaculata ST1cH.
3 (2) Ecusson avec une tache noire à la base (fig. 48, u).
4 (5) Corie entièrement rouge, var. Corrusca GARB.
5 (4) Corie avec une tache noire, var. typica.
6 (1) Pronotum en partie noir.
7 (8) Bords latéraux du pronotum rouges, var. mimus PUT.
8 (7) Pronotum entièrement noir.
9 (10) Ecusson, corie et cunéus tachés de rouge,var. pscudoschach REUT.
10 (9) Entièrement noir, var. nigerrimus REUT.
B10LoG1E. —— Cette espèce vit selon Firsmzn sur Carduus. Les œufs hiber-
nent. Les adultes ont été trouvés de mai à août.
DISTRIBUTION. -—- Connue d’Espagne, d’Italie, de la Sardaigne, de Sicile,
d’Algérie, de Tunisie, du Maroc et de Madère. La présence dans la France
méridionale est possible.
5.De1·ae0c01·is (s. str.) rutilus (HERRICH-SCHAEFFER), 1839, Wanz.
Ins., IV : 34; var. fasciata REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fürh.,
XLVI (14) : 5; var. bellicosa Hoavxrn, 1885, Rev. d’Ent. : 324; var.
quadrimaculata. (JAKowLEw), 1889, Horae Soc. Ent. Ross., XXIV :
345 ; var. nigra (FERRARI), 1888, Ann. Mus. Stor. Nat. Genova, XXVI :
560.
Cette espèce est très semblable à la précédente. Elle s’en distingue par
le pronotum et l’écusson, qui sont entièrement noirs et la tache discoïdale
des hémélytres qui est plus rapprochée du bord interne. Les formes
noires des deux espèces sont très difficiles à distinguer l’une de l'autre.
Elles se distinguent surtout par la taille un peu plus grande chez rutilus

DERAEUCORINAE. ···‘ DERAEUCOIIIS  
et la coloration de l’article III des antennes qui est noir et très étroite-
ment pâle à la base chez rutilus, tandis qu°il a la moitié basale pâle chez
le punclum.
Longueur : 5‘ 7-8 mm ; Q 6,7-7,3 mm.
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Fxc. 48. — Deraeocoris Q (X 6) :
a, D. punctum RME. ; b, D. rutilus H. S. ; c, D. annulipes H. S.
VARIATION
1 (2) Entièrement noir, var. nigra Faim.
2 (1) Rouge et noir.
3 (4) Cories avec 4 taches noires au bord postérieur, var. typica.
4 (3) Cories avec une Iascie transversale au bord postérieur.
5 (6) Clavus entièrement rouge, var. fasciata Beur.
6 (5) Partie apicale du clavus noire, var. bcllicosa REUT.
BIOLOGIE. '·' IIlCOI]Ill1E·
I)xsTmnU1·1oN. — Cette espèce est connue de la région méditerranéenne
orientale seulement, mais elle a été trouvée en Sardaigne. Peut-être se
trouve-t-elle en Corse aussi.
6. Dcraeocoris (s. str.) cordiger (Hum), 1834, Wanz. Ins., II : 85;
var. apicalis (Sicmomar), 1865, Ann. Soc. ent. Fr. : 125; var. lateralis
REUTER, 1896, H. G. E. V. : 21 ; var. fallaciosa REUTER, 1903, Ent. m.
Mag. : 119; var. aurantiaca STICHEL, 1930, Ill. Best. Tab. : 195; var.
flava Srxcmax., 1930, ib. : 195; var. beicri E. WVAGNER, 1953, Nachr.
Natw. Mus. Aschafïenburg, XXXIX : 55.

44 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Brillant, glabre, à ponctuation concolore. Jaune ocracé et noir.
Tête noire, le vertex étroitement ocracé. Anneau apical et callosités
du pronotum noirs. Ecusson jaune ocracé. Sommet du cunéus noir.
Antennes et pattes noires, fémur avec un, tibia avec deux anneaux
clairs. Article ll des antennes (fig. 45,   à peine épaissi vers le sommet
et 0,63 fois moins long que les III et IV réunis.
Longueur : 8 5,9-6,3 mm; Q 5,4-5,7 mm.
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Fu;. 49. — Deraeocoris cordiger Hurt., 5* (>< 6,1) : a, var. apicalis Sion.; b, var.
lateralis REUT.; c, var. flavus Srxcrx. ; d, var. typica; 0, var. falliaciosus REUT. ;
f, var. beieri E. VVGN.
VARIATION
1 (fi) Pronotum noir, en partie jaune.
2 (3) Seulement les côtés du pronotum jaunâtres (fig. 49, b), var. lateralis
REUT.
3 (2) La plus grande partie du pronotum jaunâtre (fig. 49, a).
4 (5) Couleur foncière jaune ocraoé, var. apicalis Sxcrx.
5 (4) Couleur foncière orangée, var. autantmca Srxcu.
0 (1) Pronotum entièrement noir (fig. 49, c-f).
7 (8) Clavus jaunâtre dans sa partie apicale (fig. 49, c), var. flava Sricu.
8 (7) Clavus unicolore noir (fig. 49, d-f). .
9 (10) Bord lateral de la c0r1e largement Have (fig. 49, d), var. ÈYPICZ.
10 (9) Bord latéral de la corie étroitement flave ou unicolore noir.
11 (12) Bord latéral étroitement clair, corie en partie orangée (fig. 49, e),
var. falliaciosa REUT.
12 (11) Corie presque unicolore (fig. 49, f), var. bcicti E. WAGNER.
B1oLoGm. -—-Cette espèce vit sur Sarothamnus scoparius L. et se nourrit
d’Aphides, de Psyllides et d’autres petits insectes. Les œufs hibernent. Les
adultes ont été trouvés de mai à août. Une génération annuelle.

DEnAEocomNAE. —— osnanocoms 45
Drsrmnuriow. ·- Toute la France. Plus commun dans les régions monta-
gneuses. Espèce atlantique, qui se trouve seulement dans l’Eur0pe occiden-
tale.
7. Deraeocoris (s. str.) scutellaxis (Funucius), 1794, Ent. Syst.,
lV : 180; var. alboscutellata REUTER, 1891, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXXIII : 192; var. deruber \VAema:n et \VEnER, 1955, Op. Ent.,
XX : 66.
Brillant, fortement et densément ponctué. Tête noire, vertex étroi-
tement brunâtre. Face dorsale noire sauf l'écusson, qui est parfois
rouge, parfois noir ou rarement blanc. Antennes noires. Pattes noires,
rarement d°un rouge foncé. Vertex 1,1-1,15 fois chez le 6, 1,6-1,65 fois
chez la Q plus large que l’oeil. Segment génital du 5‘ (fig. 50, a) petit,
apophyse du style gauche petite et étroite.
Longueur : C} 6,3-6,7 mm ; 9 5,2-5,45 mm.
VAnxAr1oN
1(È, 3) Écusson noir, var. dcruber VVoN. et VVsxs.
2 (1, 3) Écusson rouge, var. typicà
3 (1, 2) Écusson blanc, var. alboscutellata Rsur.
lhorocis. —- Cette espece vit sur Calluna et Erica tetmlix L. Les œufs
hibernent. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet.
Dxsrnxnoriou. -— Comme de l’Alle1nagne du Nord, de la Suède, du Danc-
mark, de la Hollande. Peut-être se trouvera-t-elle dans la France septen-
trionale. Les captures de cette espèce signalées de France se rapportent à
Yespèce suivante et à l). rifmuti E. WVAGN.
8. Deraeocoris (s. str.) morio (Boorman), 1852, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. :
68; Deraeocoris luctuosus Rxeaur, 1932, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
LXIV : 577; var. ossiannilssoni VVAGNER et VVEBER, 1955, Op. Ent.,
XX : 68.
Coloré comme l°espèce précédente. Taille plus grande. Vertex 1,2-
1,3 fois chez le 5*, 1,8-1,9 fois chez la Q plus large que l'œil. Article II
des antennes (fig. 45, b) beaucoup plus long. Segment génital
du J (fig. 50, b) plus grand, styles plus robustes.
Longueur : 6 6,9-7,8 mm ; Q 6-7 mm.
V.4mA1·1oN
1 (2) Écusson noir, var. typica.
2 (1) Écusson rouge, var. ossiannîlssonî Won. et Wea.
BIOLOGIE. —- Selon Semnnsrucxiaa (in litt.) l’espèce vit sur Thymus cha-
maedrys Fmss, les adultes ont été trouvés aussi sur Uriganum. Les œufs
hibernent. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet.

46 11ÉTÉRoPTÈnEs M1R1DAE
Drsrmaurxow. — Peut-être une espèce boréo-montagnarde. Connue
d’.\ngleterre, de Suède, d’Allemagne méridionale et de Suisse. En France
elle a été trouvée dans l’Ain (Cerdon, 800-1000 m) et le Jura (Morez,
1 000 m) par M. AUDRAS (Humor, 1932).
9. Dcracocoris (s. str.) ribauti E. \VAoNEn. 1943, Mitt. D. ent. Ges.,
XII (1) : 7; scutellaris RIBAUT, non Fabricius, 1932. Bull. Soc. Hist.
nat. Toulouse, LXIV : 578; var. nigroscutellata VVAGNER et VVEBER,
1955, Op. Ent., XX : 69 ; var. rufoscutellata \lV.\GNER et WIEBER, 1955,
ib. : 69; var. pictiventris VVAGNER et VVEBER, 1955. ib. : 69.
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Fw. 50. — Deraeocoris, genitalia du 5‘ : a, D. sculellaris F.; b, D. morio Bon. ;
c,D.ribauti E. VVGN.; d, D. ventralis REUT. : 1, segment génital, vue dorsale ( X 19,5);
2, style gauche, vue dorsale (X 52,5) ; 3, style droit, vue dorsale (>< 52,5).
Coloré comme les espèces précédentes, mais les pattes sont en général
d'un rouge clair et les parties latérales du ventre sont souvent rouges
ou d’un brun ocracé. 3 et Q presque de même taille. Vertex 1,55 fois
chez le 3‘, 1,76 fois chez la Q plus large que l’œil. Antennes visiblement
plus courtes (fig. 45, 0), article II 0,8-0,85 fois chez le 5`, 0,75 fois chez
la Q moins long que la largeur du pronotum. Segment génital
du 5‘ (fig. 50, c) court et large. Styles plus longs et plus minces. Article III
des tarses postérieurs 0,65 à 0,70 fois moins long que les I et II réunis
(fig. 43,01).
Longueur 2 5‘ 5,8-6,6 mm; Q 5,5-6,4 mm.
VARIATION
1 (4) Eace ventrale noire unicolore (6‘,  
2 (3) Ecusson rouge, var. typica.
3 (2) Écusson noir, var. nigroscutcllata Wen. et VVEB.
4 (1) Flancs du ventre rouges ou roux  
5 (6) Écusson rouge, var. rufoscutcllata VVGN. et VVEB.
6 (5) Écusson noir, var. pictivcnttis VVGN. et VVEB.

DERAEOCORINAE. — DERAEOCORIS 47
BIOLOGIE. — Cette espère vit sur fllarrubiurn, vulgare L. Les œufs hiber-
nent. Les adultes ont été trouvés de mai à août.
DISTRIBUTION. — Trouvé seulement dans le Sud de la France; mais très
commun dans les Pyrénées-Orientales, Hérault, Vaucluse, Aude, Tarn, Var,
Bouches-du·Rhône, Basses-Alpes, Gard [XVAGNER, 1955]. En dehors de la
France trouvé en Espagne.
10. Dcracocoris (s. str.) ventralis Rauran, 1904, ()efv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XLVI: 14; P marginiventris REY, 1894, Echange, X: 14; var. [la-
voscutellata STICHEL, 1930, Ill. Best. Tab. : 196 ; var. griepei E. WAGNER,
1953, Nachr. Natw. Mus. Aschaflcnbg., XXXIX : 47.
Coloration comme chez l’espèce précédente. Le 5` plus long et plus
étroit que la Q. Antennes très longues, article ll (fig. 45, d) 1 lois chez
le Q`, 0,8 fois chez la Q moins long que la largeur du pronotum. Vertex
1,5 fois chez le J, 1,75 fois chez la Q plus large que l'reil. Article Ill des
tarses postérieurs 0,9 fois moins long que le l et II réunis. Segment
génital du ô` (fig. 50, d) très robuste, styles grands et robustes.
Longueur : â 6,3-6,9 mm; Q 5,2-5,9 mm.
VARIATION
1 (2, 3) Écusson noir, var. typica.
2 (1, 3) Écusson rouge, var. griepi E. VVAGN.
3 (1, 2) Écusson jaune, var. flavoscutcllata Srxcn.
BIOLOGIE. — Inconnue. Les adultes ont été trouvés en juillet.
DISTRIBUTION. -— Trouvé en Allemagne orientale, Tchécoslovaquie,
Yougoslavie, Roumanie et Suisse. Peut-être cette espèce se trouve-t-elle dans
les Alpes françaises.
11. Deraeocoris (s. str.) annulipcs (llannxcn-Scuaarran), 1842,
Wanz. Ins., VI : 97.
Le 8 plus long et plus étroit que la Q. D’un brun grisâtre, avec des
dessins indistincts sombres. Tête jaunâtre, tachée de noir. Anneau api-
cal, une ligne longitudinale et le bord postérieur du pronotum jaunâtres’
Angles basaux de l’écusson avec deux taches claires. Sommet du cunêus
noir. Face dorsale densément ponctuée, les points sont noirs, même sur
le cunéus. Orifices odorifiques d’un jaune clair. Pattes d’un brun noi-
râtre, tibias munis de deux anneaux jaunâtres. Article ll des antennes
beaucoup plus long que les Ill et IV réunis.
Longueur : J 6,6-7,2 mm ; S? 6,4-7 mm.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur Larix et se nourrit d'Aphides et d’autres
petits insectes. Les œufs hibernent. Les adultes ont été trouvés en juin et
juillet.

48 HÉTÉROPTÈRES MIRIIJAE
DISTRIBUTION. ·-— Basses-.-Xlpes (Allos) KRAMADE 1963). Signalé de la
France aussi par PU·roN, FIEBER et REUTER, mais sans indication précise.
Se trouve surtout dans les régions montagneuses. Connu de Suisse, du Tyrol,
d’Allemagne, de Bohême et de Hongrie. Aussi en Sibérie et Mongolie sep-
tentrionale.
12. Deraeocoris (s. str.) ruber(L1NNÉ), 1758, Syst. Nat., éd. X :
446; Cimeœ gothicus SCOPOLI, non Linné, 1763, Ent. Carn. : 131;
Capsus laniarius LINNÉ, 1767, Syst. Nat., éd. XII : 726; Cimex capil-
laris FABRICIUS, 1775, Syst. Ent. : 725; Cimeœ cymbricus MUELLER,
1776, Zool. Dan. : 106; Cimex croceus Goizza, 1778, Ent. Beitr., I :
265; Cimex rubroacumimztus Gonzn, 1778, ib.; Cimex luteus Goaza,
1778, ib.; Cimex biguttatus Gonzn, 1778, ib.; Cimex rubens HARRIS,
1781, Expl. Engl. Ins. : 90; Cimex melinus HARRIS, 1781, ib.; Climëï
flammeus GEOFFROY, 1785, dans FOURCROY, Ent. Paris: 210; Cimex
rufescens GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII :2160; Cimex chrysoce-
p/mlus GMELIN, 1788, ib. : 2164; Cimex fuliginosus GMELIN, 1788,
ib. : 2164; Cimezv haematocephalus GMEMN, 1788, ib. : 2166; Cimeœ
haematostictus GMELIN, 1788, ib. : 2181 ; Cimex adustus GMELIN, 1788,
ib. : 2185; Cimecc bimaculatus SCHRANK, 1801, Fn. Boic. : 89; Cimex
olivaceus SCIIRANK, 1801, non FABRICIUS, ib. 2 81 ; Cimeœ daniae TURTON,
1806, Syst. Nat., II : 674; Cimex geniculatus TURTON, 1806, ib. : 687;
var. segusina MUELLER, 1766, Man. Ins. Taur. : 191 ; var. danica FABRI·
cws, 1794, Ent. Syst., IV : 181 ; var. tricolor FABRICIUS, 1787, Mant.
Ins. : 306; var. c0nc0l0r REUTER, 1896, H. G. E. V. 2 34; var. fieberi
Srrcnai., 1930, Ill. Best. Tab. : 199; var. dobsiki STEHLIK, 1948, Fol.
Ent. Prag., XI : 5.
Brillant, glabre, ponctué. Anneau apioal du pronotum brillant.
Antennes poilues, l’article II épaissi dans la partie apicale, plus long
que la largeur du pronotum. Pattes d’un brun noirâtre, la base des
fémurs et les tarses noirs. D’une coloration très variable. La Q en général
colorée comme la var. lypica (fig. 51, a) tandis que le C? appartient en
général à la var. segusina, l\1UEI.L. (fig. 51,   Les parties claires sont
rouges ou orangées.
Longueur : 8 6,5-7,5 mm ; S? 6,9-7,5 mm.
VARIATION
1 (2) Tête, pronotum et cories rouges (fig. 51, a), var. typica.
2 (1) Pronotum et eories en partie ou entièrement noirs.
3 (6) Parties antérieure et latérale du pronotum rouge.
4 (5) Corie rouge, en partie noire (fig. 51, I2), var. danica F.
5 (4) Corie noire (fig. 51, d), var. dobsiki STEIIL.
6 (3) Pronotum noir, unicolore.
7 (10) Corie en partie rouge.
8 (9) Corie en grande partie rouge (fig. 51, c), var. iîcbcti STICH.

nemeoconxnw. — nmmsoconxs 49·
9 (8) Seulement la partie basale du bord externe de la corie étroitement
rouge ou jaunâtre (fig. 51, e), var. gothica Scor.
10 (7) (lorie entièrement noire.
11 (12) Partie basale du cunéus d'un rouge foncé (fig. 51, f), Var. Scgusina.
Muxztn.
12 (11) Cunéus noir (llg. 51, g), var. concolot Beur.
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Fm. 51. —- Dcmeocoris ruber L. : a, var. typica Q ; b, var. danica F. 9; c, var. fieberi
Srxcn. Q ; rl, var. d0bsikiS1~1zm.. Q ; e, var. gothica Scor. J, f, var. segusina Mütt. J,
g, var. concolor REU'l‘· 6 (¢l+f (X 6). b·€· S (X @31)-
Bionocixa. - Cette espèce vit sur diverses plantes (Rubus, Urtica) et se
nourrit de petits insectes. Les oeufs hibernent. Les adultes ont été trouvés
de mai à octobre.
Dxs·rmBU'r1oN. — Toute la France. Connue des régions paléarctique,
néarctique et néotropicale. Plus commun au Sud de l’Europe qu’au Nord.
Sous-genre Knightocapsus
E. WAGNER, 1963, D. ent. Z., X. (1-2) : 23-24.
. su ven. : . utescens cnxr.1..
Typ bu D l S
Une seule espèce française :
13. D. (Knightocapsus) lutescens (SCHILLING), 1836, Verh. Scbles.
Ges. : 83 ; Capsus hyalinatus C0s'r.·., 1860, Cim. Regn. Neap. Add. :25;
Capsus nitens STM., 1855, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. : 186; Capsus punctu-
Mamma. 4

50 niârénorràans M1R1DAE
latus MEYER-Düa, 1843, non Fallen, Caps.: 103; var. dubia REY, 1890,
Rev. d’Ent. Caen, IX 2 29.
Largement ovale, brillant, glabre. D’un brun jaunâtre. Face dorsale
ponctuée sauf l’écuss011, la tête et les callosités du pronotum. Tête jaune.
Antennes d’un jaune clair, l'article II nettement plus long que les III
et IV réunis, le sommet du II et les III et IV obscurs. Sommet du cunéus
brun ou noir. Pattes jaunes, fémurs avec un anneau obscur près du sommet.
Tibias avec deux anneaux obscurs. Le rostre s’étend jusqu’aux hanches
intermédiaires.
Longueur : CT 3,8-4,2 mm; Q 4,4-4,6 mm.
BIOLOGIE. -—— Cette espèce vit sur divers arbres à feuillage, surtout sur les
tilleuls et les chênes et se nourrit d’Aphides et d’autres petits insectes. Les
adultes hibernent. Une seule génération annuelle. Les adultes apparaissent
vers le milieu de juillet et vivent jusqu’au printemps.
D1sTR1BU·r10N. ——— Toute la France. Espèce méditerranéenne qui se trouve
aussi dans l’Europe centrale et l’Asie occidentale. Elle manque en Finlande,
Suède, Norvège et dans le Nord des Iles Britanniques.
Sous-genre Camptobrochis
FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., II : 304; Callieapsus REUTE11, 1876,
Oefv. Kon. Vet. Ak. Fôrh., XXXII (9) : 75;Euarm0sus REUTER, 1876,
ib. : 76; Mycterocoris UHLER, 1904, Proc. Un. St. Nat. Mus., XXVII :
358; Plexaris K1m<ALnY, 1902, Ent. : 315.
(Typ. subgen. 2 D. punctulatus FALL.)
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Tête en général d’un jaune ferrugineux (fig. 52, b—}—d), rarement
noire, Vertex 1,5 fois chez le 5*, 1,75 fois chez la Q plus large que l’oeil.
14. serenus.
2 (1) Tête noire sauf le bord postérieur (fig. 52, a—]—c) et une ligne étroite
sur le tylus. Vertex 1,2 fois chez le @, 1,5 fois chez la Q plus large que l’œil.
15. punctulatus.
14. D. (Camptobrochis) serenus DOUGLAS et Scorr, 1868, Ent.
rn. Mag., V: 135 ; var. beckeri REUTER, 1900, ()efv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XLII : 265; var. extensus STICHEL, 1930, lll. Best. Tab. 2 194; var·
nigriceps E. NVAGNER, 1950, Boll. Ass. Rom. Ent., V : 18; var. haber-
landti STEHLIK, 1949, Fol. Ent., IX : 4; E. WVAGNER, 1949, l. c., IV : 9.
Un peu plus courte et plus large que la suivante (fig. 52, b), pronotum
plus convexe avec une ponctuation plus forte. D’un brun jaunâtre

DERAEOCORINAE. — ¤ERAEoCon[s 51
ou grisâtre, maculé de noir. Antennes tantôt noires, tantôt claires,
article II l,l2-I,i4 fois plus long que les III et IV réunis. Pattes d’un
brun jaunâtre ou orangé, tibias avec 2 anneaux obscurs. Article III des
tarses postérieurs (fig. 52, h) 1,2 fois plus long que le II. Bord inférieur
des ongles (fig. 52,   presque droit. Style droit du ô` (fig. 52, k) épais,
à peine rétréci vers le sommet. Style gauche (fig. 52, m) avec une apo-
physe courbée, les poils du lobe sensoriel très courts.
Longueur : § 3,4-3,65 mm; Q 3,5-i mm.
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F10. 52. — Camplobrochisz a, c, e, g, i, I, C. punclulatus FALL.; b, d, f, h, k, m, C. sere-
nus D. Sc. ; a—b, tf (X 9,7) ; r-d, tête, vue frontale (X 27) ; c-f, ongle, face externe
(X 145); g-h, tarse postérieur (X 52); i—k, style droit, vue dorsale (X 72);
l—m, style gauche, vue dorsale (>< 72).
VAmA'r1oN
l (6) Tête d’un jaune-orangé.
2 (5) Pronotum bicolore, jaune et noir.
3 (4) Corie avec de petites taches noirâtres, var. typica.
4   Les taches noires de la corie forment une fascie transversale, var.
cxtensa STIC]!.
5 (2) Pronotum noir unicolore, corie en grande partie noire, var. beckctî
Reer.
6 (I) Tête noire, sauf une ligne médiane et les bords des yeux, var. nigticeps
E. WAGN.
Biotoona. ——- Cette espèce vit dans les lieux secs et chauds sur les plantes
basses. Une seule génération annuelle. Les adultes hibernent. La génération
nouvelle apparaît déjà en mai ou juin.
Dxs·1·mBo1·1oN. — Très commun dans le Sud de la France (Basses-Alpes,
Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales,
Haute-Garonne, Tarn, Gironde, Corse), mais elle a été trouvée aussi dans la
France centrale (Isère, Seine-et-Marne, Seine-et-(lise). Espèce méditerra-
néenne.

52 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
15. D. (Camptobrochis) punctulatus (FALLÉN), 1807, Mon. Cim.
Suec. : 95; Phytocoris falleni HAHN, 1834, Wanz. Ins., II : 89; var·
poppiusi REUTER, 1905, Ann. Mus. Zoo]. St. Petersburg, X : 56; var.
pulchella REUTER, 1905, ib. : 50; var. pallidula STICHEL, 1930, Ill.
Best. Tab. : 194; E. WAGNER, 1949, Boll. Ass. Rom. Ent., IV : 9.
Coloration comme chez l’espèce précédente, mais les antennes et la
tête toujours noires (fig. 52, a-}-c), les pattes plus obscures. Taille plus
grande et forme plus allongée (fig. 52, a). Pronotum moins convexe,
sa ponctuation plus fine. Article Il des antennes 1,4-1,5 fois plus long que
les III et IV réunis. Article III des tarses postérieurs 1,4 fois plus long
que le II. Bord inférieur des ongles (fig. 52, e) courbé. Style droit du 3‘
(fig. 52, i) plus long et plus acuminé. Style gauche (fig. 52, l) avec l’apo·
physe à peine courbée et les poils du lobe sensoriel très longs.
Longueur : 5‘ 3,8-4,3 mm; Q 4-4,5 mm.
VAE1AT1oN
1(2) Pronotum bicolore, noir et jaune, var. typica.
2 (1) Pronotum unicolore.
3 (4) Pronotum jaune, var. pallidula Srrcn.
4 (3) Pronotum noir.
5 (6) La plus grande partie de la corie jaune, écusson avec 3 taches jaunes,
var. pulchclla REUT.
fi (5) La plus grande partie de la vorie noire. écusson noir, var. poppiusî
REUT.
B1oL0oxE. —- Cette espèce vit sur les plantes basses (Rumex, Artemisia, etc.),
Les adultes hibernent; on les trouve depuis juillet jusqu`au printemps.
DISTRIBUTION. -—— La plupart des captures signalées se rapportent à l'espèce
précédente. Peut-être les exemplaires trouvés par M. BRUNETEAU en Nor-
mandie sont-ils le vrai punctulatus FALL. Espèce euro-sibérienne. Se trouvera
peut-être dans le Nord de la France.
6. Gen. ALLOEOTOMUS FIEBER
Alloeotomus FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., II 2 303.
(Typ. gen. : A. gothicus FALL.)
Ovale-allongé (3*) ou ovale (Q), brillant, fortement ponctué. Tête
plus petite, yeux arrondis, Vertex avec une fosse transversale. Fémurs
plus courts. Le rostre atteint les hanches intermédiaires.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Vertex 1 fois chez le 3‘, 1.5 fois chez la Q plus large que l’œil
(fig. 53, zz). Pubescence de la face dorsale courte et couchée chez le C3`, la
Q presque glabre. 1. gcrmanicus.

DERAEOCORINAE. — ALLUEUTUMUS 53
2 (1] Vertex 1,5 fois chez le J, 2 fois chez la Q plus large que l’(eil
(lig. 53, b). Pubescence de la face dorsale longue, dense et érigée
chez les deux sexes. 2. gothicus.
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0 b C d 8 f
Fm. 53. — Alloeotomus: a, c, c, A. gerrnanictw E. Wes.; b, d, f, A. gathicus l·`Ax.L.;
a-b, tête, vue dorsale (X 31,5] ; c-d, article [I des antennes (X 31,5]; e-/, tibia
et tarse postérieur (X 31,5].
1. Alloeotomus germanicus E. \VAcNaa, 1939, Verh. Ver. Natw.
Heim. Hamburg, XXVII : I ; var. sticheli E. WAGNER, ib. : 1.
D’un brun rougeâtre ou grisâtre. Écusson avec 3 taches jaunes. Bord
externe de la corie taché alternativement de noir et de flave. Membrane
grisâtre avec des taches arrondies. Les poils de la face dorsale sont plus
courts que la largeur de l’article II des antennes. Article II des antennes
2 fois chez le J, 1,7 fois chez la Q plus long que les III et IV réunis.
Poils des tibias postérieurs à peine aussi longs que la largeur du tibia
(fig. 53, e).
Longueur : J 5,6-6,9 mm; Q 5,6-6,6 mm.
VARIATION. -— ()n trouve souvent des exemplaires chez lesquels la corie
est tachée de noir dans sa partie apicale (var. Sticheli. E. VVAcN.].
l31oLoG1E. -— Cette espèce vit sur les pins et se nourrit de petits insectes.
Une génération annuelle. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre.
Les œufs hibernent.
Dxsraxaurrois. — La distribution de cette espèce est peu connue, parce
qu`elle a été confondue avec la suivante. Nous l'avons vue de Seine-et-Marne
(Fontainebleau) [CAa.u·ois`] ; Marne [CARUEL]§ Hérault (Castellane] [Panama] ;
Isère (Bourg-d’Oisans) [Paaaxaal et Basses-Alpes (Thorame-Haute) (Paa-
auaa]. Connue de l’Europe centrale, de Suède et de la Péninsule balkanique.

54 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
2. Allocotomus gothicus (FALLEN), 1807, Mon. Cim. Suec. 2 76;
Capsus marginepunctatus HERRICH·SCHAEFFER, 1837, VVanz, Ins.,
III : 69; Capsus pilipes TRoMsoN, 1871, Op. Ent., IV : 249 ; var. fusca
Srxcnnr., 1930, Ill. Best. Tab. : 199.
Coloration comme chez Yespèce précédente. Les poils de la face dor-
sale en partie beaucoup plus long que la largeur de l’article Il des
antennes. Article Il des antennes 1,8 fois chez le 3‘, 1,6 fois chez la Q
plus long que les III et IV réunis. Poils des tibias postérieurs (fig. 53,  
presque 2 fois plus longs que la largeur du tibia.
Longueur : C? 5,2-6 mm; Q 5,1-6 mm.
VARIATION. — Chez la var. fusca Srxcn. la corie est tachéc de noir dans
S3 PHPÈIB apicale.
B1oL0c1E. — Comme chez la précédente.
Dxs1·R1EUT1oN. — Nord fLETH1ERRY, 1874], Vosges; Moselle [REIBER
et PUToN, 1876] ; Pyrénées—Orientales [XADIBEU, 1906] ; Haute-Garonne
[RIBAUT] ; Hérault [PERRIER] ; Puy-de-Dôme [PIONNEAU] ; Yonne ECAVRO] ;
Hautes-Alpes [PERRIER]. Connue de toute l'Eur0pe, plus commune au Nord
et à l’Est, très rare au Sud
Sous-famille DICYPHINAE REUTER, 1883
Espèces grèles, avec de longues antennes et pattes. Tête courte et
arrondie. Pronotum avec un anneau apical très distinct. Hémélytres
transparents, parfois raccourcis. Ongles avec une dent basale (fig. 39, g),
rarement avec une bordure (Campyhneura), arolia prenant naissance
à la dent de l’ongle ou à la face interne de Vongle. Genitalia du 5‘ du
type Jllirinae. Style droit fortement réduit. Pénis avec lobes membra-
neux, dans lesquels on trouve des spicules.
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Fm. 54. — Dicyphinae, tête et pronotum, vue dorsale : a, lllacrolophus nubilus H. S.
(X 28,5); b, Cyrtopeltis geniculam F1E1a. (X 20,5); c, Dicyphus hyalinipennis
BURM. (X 20,5); d, Campyloneura virgula H. S. (X 20,5); e, Stethoconus cyrto-
peltis FLOR. (X 20,5).

¤icYrmNAE. —— xxAcnoLo1>uus 55
TABLEAU nes comms
1 (2) Les yeux touchent le bord antérieur du pronotum (fig. 54, d).
Campyloncura (p. 74).
2 (1) Les yeux sont éloignés du bord antérieur du pronotum
(fig. 54, a-c).
3 (4) Forme ovale (fig. 67, c), moins de 2,5 fois plus longue que large.
Tête plus de 2 fois plus large que longue (fig. 54, e).
Stethoconus (p. 75).
4 (3) Forme allongée, plus de 3 fois plus longue que large. Tête
moins de 2 fois plus large que longue (fig. 54, a-c).
5 (G) Callosités du pronotum très distinctes, le sillon en arrière d'elles
atteint le bord latéral (fig. 54, c). Dicyphus (p. GO).
6 (5) Callosités du pronotum indistinctes, peu convexes, le sillon
transversal peu distinct (fig. 54, a-b).
7 (8) Côtés de la tête parallèles en arrière des yeux, avec une tache
noire très distincte (fig. 54, a). Macrolophus (p. 55).
8 (7) Côtés de la tête convergents en arrière des yeux, sans tache noire
distincte (fig. 54, b). Cyrtopcltis (p. 59).
7. Gen. MACROLOPHUS Fuseau
Jlacrolophus Fxumzn, 1858, \Vien. ent. Mon., ff : 326; Pandamu.
DISTANT, 1884, Biol. Centr. Amer., lïhynch. Het., l : 271.
i (Typ. gen. : JI. nubilus H.  
Espèces petites et grèles. Angle facial grand. La distance entre l'meil
et le bord antérieur du pronotum environ aussi grande que la largeur
de l’œil vu de côté (fig. 55). Tête vue d’en haut pentagonale, les côtés
en arrière des yeux presque parallèles. Callosités du pronotum indis-
tinctes. Toujours macroptère.
· Tas-.?·  
¤ o c d
Fm. 55. — Illacroluphus, tête, vue latérale (X 31,5) : a, Al. caliginasus E. WGN.;
b, M. nubilus H. S. ; c, JW. glaucescens Finn. ; d, M. costalis Fnac.

50 HÉTÉRoP·rÈREs MIPJDAE
TABLEAU mas Esràcns
1 (2) La tache noire en arrière des yeux est environ aussi haute
que l’œil (fig. 55, c). 1. glauccsccns.
2 (1) La tache noire en arrière des yeux est beaucoup plus basse
que l’œil (fig. 55, a·b-d).
3 (6) Sommet de l’écusson concolore, sommet du clavus souvent
étroitement noir.
4 (5) Article Il des antennes 0,37 fois chez le 8, 0,77 fois chez la Q
plus court que le tibia antérieur. Epaisseur de la tache noire à peu près
égale à la largeur de l’oeil (fig. 55, b). 3. nubilus.
g 5 (4) Article Il des antennes 0,95 fois plus court que le tibia antérieur.
Epaisseur de la tache noire environ moitié de la largeur de l’œil (fig. 55, a).
4. caliginosus.
6 (3) Sommet de l’écusson étroitement noir.
7 (S) Vertex 1,5-2 fois plus large que l’œil. 2. costalis.
8 (7) Vertex plus de 2 fois aussi large que l’œil.
9 (10) Taille plus grande, longueur 3,4-4,5 mm. Vertex 2,3 fois chez
le C3`, presque 3 fois chez la Q plus large que l’œil (Angleterre et Alle-
magne). M. rubi. VVoonR.
10 (9) Taille moindre, longueur 3-3,3 mm. Vertex 2,1-2,25 fois
plus large que l’œil (3‘ inconnu). 5. melanotoma.
1. Macrolophus glaucescens FIEBER, 1858. Wien. ent. Mon., II : 341.
D’un vert pâle, à pubescence fine et blanchâtre. Antennes d’un jaune
blanchâtre, l’article I noir sauf la base extrême, article Il 0,67 fois plus
court que les lll et IV réunis. Vertex environ 3 fois plus large que l’œil.
Membrane transparente, grisâtre, les nervures verdâtres. Pattes d’un
jaune ocracé ou verdâtre.
Longueur : 8, Q 3,2-3,5 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur Echinops. Les larves aussi se trouvent
dans les fleurs de cette plante. Les adultes ont été trouvés en juillet, FIEBER
les a signalés d’août et septembre. Les larves hibernent.
D1sTR1BUTxoN. ——— Trouvé une seule fois dans les Pyrénées-Orientales
(Vernet-les-Bains) par M. le Dr. GRAVESTEIN. Connue de Tchécoslovaquie,
de Hongrie et de Yougoslavie.
2. Macrolophus costalis Fxeeizn, 1858, Wien. ent. Mon., ll : 342.
Très semblable à la précédente, mais la tache latérale de la tête
_ plus petite (fig. 55, d) et le sommet de l’écusson avec un point noir.

¤1c\'x>n1NAe. — Mixcnonornus 57
Pubescence jaunâtre. Taille plus grande. Vertex 1,3-1,5 fois chez le 6,
2 fois chez la Q plus large que l'œil. Article II des antennes 0,88 fois plus
court que les III et IV réunis.
Longueur : 6` 3,2-3,7 mm ; Q 3,6-3,8 mm.
Bxotocxe. — Cette espèce vit sur diverses plantes (ciste de Montpellier,
ciste cotonneux, sarothamne et chardons). Les adultes ont été trouvés en
août et septembre. Une seule génération annuelle.
DISTRIBUTION. - Surtout dans la France méridionale. Vosges [Reisen
et Pu1·0N, 1880]; Yonne [Poputus, 1880]; Ilautes-Pyrénées [Lsmeenrie,
1909 ; Hérault [lloavlvru, 1897] ; Aude   Wsonen, 1955] ; Corse (Reuren,
1883 ; Alpes-Maritimes, Pyrénées-Orientales [Penmen] ; Var ]RlBAUT,
Peamen]; Haute-Garonne [Russo?]. Espèce méditerranéenne.
3. Macrolophus nubilus (Hemucir-ScuAeeFen), 1835, Fn. Germ. :
135; P Phytocoris pygmaeus Rmwnpn, 1842, Fn. Andal. : 163.
Coloration comme chez Il/I. glaucescens Free., mais la tache latérale
noire de la tête plus petite (fig. 55, b) et le sommet de l'écusson concolore.
Vertex 2,2 fois chez le J`, 2,45 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II
des antennes 1-1,2 fois plus long que la largeur du pronotum. Segment
génital du 5* (fig. 56, a) court et épais. Style droit (fig. 56, b) très petit,
avec une apophyse courte et mince. Style gauche (fig. 56, c-d) courbé,
avec de longues soies. Pénis (fig. 56, e) mince.
Longueur : 5‘ 3,1-3,3 mm ; S2 3,3-3,9 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit dans les forêts ombreuses sur Slachys silva-
tica L., plus rarement sur Cucubalus. Les larves hibernent. Les adultes ont
été trouvés d’avril à juin. Une seule génération annuelle.
l)is·1·mBur1oN. —- Nord [Lermenav, 1874] ; Bas-Rhin [Reisen et Purox,
1876]; Gironde [Permis, 1857]; IIaute·Garonne [Manouer, 1894]; Basses-
Alpes, Pyrénées·0rientales   WAGNER, 1955]; Normandie [BRUNETEAU,
1931] ; Tarn (Peamea].
Les autres citations de cette espèce sont douteuses et se rapportent peut-être
à l'espèce suivante. Connue de toute l`Èurope sauf le Nord. Plus commune
dans le Nord de la France, rare au Sud.
4. Macrolophus calîginosus E. WAGNER, 1951, Boll. Ass. Rom. Ent.,
V (4) : 29.
Coloration comme chez JW. nubilus H. S., la tache latérale de la tête
encore plus petite (fig. 55, a). Article I des antennes souvent un peu
éclairci dans sa partie médiane. Vertex 2,4 fois chez le C3`, 3,1 fois chez la Q
plus large que l’œil. Article II des antennes 1,7 fois chez le (î, 1,2 fois
chez la Q plus long que la largeur du pronotum. Segment génital du 5`
(fig. 56, a) comme chez l’espèce précédente. Style droit (fig. 56, b)
avec l’apophyse plus longue. Style gauche (fig. 56, c-d) moins courbé,
les soies plus courtes. Pénis (fig. 56, e) de même taille.

58 IIÉTÉnoPrÈREs MIRIDAE
Longueur : § 2,9-3,1 mm; Q 3-3,6 mm.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur Inula viscosa AIT. Les adultes ont été
trouvés de juin à août.
DISTRIBUTION. — Espèce méditerranéenne qui se trouve dans le Sud de
la France seulement. Elle habite surtout les côtes de la Méditerranée : Alpes-
Nlaritimes, Pyrénées-Orientales   WVAGNER, I955]; Corse ïECKERLEIN(;
Var, Pyrénées-Orientales `PERRIER]. Connue d’ltalie, de Dalmatie et de
Sicile.
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Fm. 56. — illacrolophus, genitalia du (j` : ligne supérieure : .`\I. caliginosus E. \VoN. ;
ligne iI1férieure:i'W. nubilus H. S. ; a, segment génital, vue latérale gauche (X 51) ;
b, style droit, vue dorsale (X 138) ; c, style gauche, vue latérale gauche (X 138) ;
d, id., vue dorsale (X 138) ; e, pénis, vue latérale gauche (X 138).
5. Macrolophus melanotoma (COSTA), 1852, Cim. Regn. Neap., Cent.
III : 209.
Coloration comme chez il/I. costalis FIEB., le sommet de l’écusson
muni d’un point noir. Vertex 2,3 fois plus large que l’oeil (Q). Article Il
des antennes 0,75-0,80 Fois plus court que le tibia antérieur et à peine
aussi long que la largeur du pronotum. Nous n’avons pas vu le 5` de
cette espèce.
Longueur : Q 3,2-3,6 mm.
BIoLoGIE. —- Inconnue.
DISTRIBUTION. — Cosra a décrit cette espèce de l’ltalie méridionale,
SINGER (1938) l’a signalée de Sardaigne et elle a été trouvée aussi dans l’Afrique
du Nord.

oxcrrxxman. -—— cynrovemxs 59
8. Gen. CYRTOPELTIS F mean
Cyrtopeltis Fmmsn, 1861, Eur. Hem. : 323; Nesidiocoris Kmxatnv,
1902, Trans. ent. Soc. London : 247; Gallobellicus D1s1·AN1·, 1904,
Fn. Brit. ind., II (1) : 477; Engytatus REUTER, 1876, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XXXII : 82.
(Typ. gen. : C. geniculata. Fran.)
Étroit, allongé (fig. 57, a), hémélytres à peine transparents, front
convexe, tylus proéminent. La distance entre l'œil et le bord antérieur
du pronotum est environ la moitié de la longueur d'un œil vu d’en haut.
Callosités du pronotum petites, indistinctes. Pattes et antennes très
longues.
Une seule espèce :
Cyrtopeltis geniculata Finnair, 1861, Eur. Hem. : 323.
Jaune, face dorsale à pubescence fine, couchée et obscure. Sommet
du tylus noir. Antennes flaves, un anneau au milieu de l'article l,
la base et le sommet du II noirs. Vertex 2 fois chez le 3, 2.5 fois chez la Q
plus large que l’«r·il. Base et sommet des tibias noirs, tarses noirs.
Uextrême sommet du cunéus noir. Segment génital du 3 (fig. 57, I1)
court, arrondi, sans processus. Style droit (fig. 57, c) très allongé. Style
\ 7 r  
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Fm. 57. —- Cyrtopcltis geniculata Finn. : a, 3 (X 9] ; b, segment génital, vue latérale
(X 31,5) ; c, style droit, vue latérale (X 84) ; d, style gauche, vue dorsale (X 84) ;
e, pénis, vue latérale droite (X 84).

60 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
gauche (fig. 57, d) avec le lobe sensoriel très distinct et pourvu de longues
soies, apophyse assez grande, explanée et aplatie. Pénis (fig. 57, e) grand,
ampoule avec un spicule et un lobe membraneux muni de petites dents.
Longueur : 6*, Q 4,7-5,6 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur Orwnis natrix L. Les adultes ont été trou-
vés en juillet et août. Les œufs hibernent. Une seule génération annuelle.
DISTRIBUTION. — Surtout dans le Sud de la France : Yonne LPUTON, 1876] ;
Vosges (BELLEVOYE, 1865] ; Aube (¤’AN·1·EssANTY, 1890] ; Hautes—Alpes
(REUTER, 1883] ; Basses-Alpes [AZAM, 1893; E. VVAGNER, 1955] ; lsère [PER-
nma]; Landes, Hautes-Pyrénées [LAMBERTIE]; Pyrénées-Orientales [GRA-
vEsTE1N, VVAGNER]. Connue d'Espagne, du Tyrol et d’ltalie. ll paraît peu
probable qu`on ait trouvé vette espèce en Bohême.
9. Gen. DICYPHUS Fuseau
Dicyphus FIEBEP., 1858, Wien. ent. Mon., II : 327.
(Typ. gen. : D. pallidus H. S.)
Espèces très minces et grêles, souvent en forme de moustique. Anten-
nes et pattes très longues. Tête courte, yeux éloignés du pronotum.
Callosités du pronotum distinctes, le sillon, en arrière d’elles, atteint le
bord latéral (fig. 58).
TABLEAU Das sous-GENRES
1(2) Face dorsale, pattes et antennes avec une pubescence fine,
courte et couchée, dont la longueur atteint à peine llépaisseur du tibia.
Idolocoris (p. 69).
2 (1) Pubescence des pattes et des antennes plus longue et érigée,
la longueur des poils surpasse visiblement l’épaisseur du tibia.
3 (4) Callosités du pronotum grandes, carrées, la gauche touche la
droite en formant une commissure droite (fig. 58, a). Tête claire, avec
deux bandes longitudinales obscures. Dicyphus s. str. (p. FSO).
4 (3) Callosités du pronotum petites, arrondies, nettement séparées
l’une de l’autre (fig. 58, c-d). Tête noire avec 2 ou 4 taches claires
(fig. 58, c-cl). Brachyceroea (p. 70).
Sous-genre Dîcyphus s. str.
(Typ. subgen. : D. pallidus H. S.)
Article Il des antennes cylindrique (fig. 58, i). Hémélytres transpa-
rents. Anneau apical du pronotum plus épais que l’article II des antennes.
Abdomen allongé, les segments génitaux plus épais que les autres
(fig. 63, c). Bords latéraux des cories parallèles.

¤1cY1>mNAE. —- mcvrrws G1
TABLEAU nas cnoopns er nas asvàcms
1 (4) Article II des antennes au moins 1,5 fois chez le (î, 1,25 fois
chez la Q plus long que le bord postérieur du pronotum.
2 (3) Callosités du pronotum grandes, environ 2 fois plus épaisses
que Panneau apical (fig. 58, e-f). Le sillon transverse se trouve en arrière
du milieu. a. Groupe de D. pallîdus.
3 (2) Callosités plus petites, environ 1,5 fois plus épaisses que l’anneau
apical (fig. 58, g-h). Le sillon transverse se trouve au milieu.
b. Groupe de D. errans.
4 (1) Article Il des antennes tout au plus 1,25 fois chez le 5‘, 1 fois
chez la Q plus long que la largeur du pronotum.
C. (iroupe de D. hyalinipcnnis.
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Fu:. 58. — Dicypkus ::2, D. hyalinipermi.9 Bumr. ; b-}-/r, D. pallidicornis Fine. ; c-»l,
D. annulatus Wrr. ; d, D. œruttii E. \Vm~z. ; e, D. pallidus II. S. ; /, D. canstrictus
Bon.; g—•—i, D. epilvbii Rxzur.; h, D. CTTGHA9 \Vr··i··.; a-d, tête et pronotum, vue
dorsale (X 18) ;e-h, pronotum, vue dorsale (>< 18) ; i—l, articles l et II des antennes
(x 18).
a. ——· Groupe de D. pallidus H. S.
1 (4) Face inférieure des fêmurs postérieurs avec des soies longues
et noires. Article ll des antennes entièrement pâle.
2 (3) Taille de 5 à 6 mm. Article III des antennes 2,2 fois plus long
que le IV. Le rostre dépasse la base des hanches postérieures.
1. pallîdus.
3 (2) Taille de 3,5 à 5 mm. Article Ill des antennes 1,7 fois plus long
que le IV. Le rostre n°atteint pas la base des hanches postérieures
(Italie). fiavoviridis TAM.

62 HÉTÉEOPTÈEES MIEIDAE
4 (1) Les poils de la face inférieure des fémurs postérieurs sont pâles.
Article Il des antennes noir à la base et au sommet.
2. constrictus.
1. Dicyphus (s. str.) pallidus (Henman-ScnAE1=rER), 1835, Wanz.
lns., lll : 51; var. nigricollis (GARBRIGLIETTI), 1869, Boll. Soc. ent.
ltal., l : 193.
D’un gris pâle verdâtre, avec une pubescence courte et obscure.
Antennes pâles, l’article I rembruni vers l’extrémité, article ll, 1,5 fois
chez la f. macr., 2 fois chez la f. brach. plus long que la largeur du pro-
notum et aussi long que les lll et lV réunis (fig. 60, wb). Bord postérieur
de la corie avec une tache obscure. Fémurs ponctués de brun. Style
gauche (fig. 59, b) assez grand, avec des soies longues et fortes, apophyse
arrondie au sommet. Style droit très petit, allongé, avec 3 à 5 soies. Spi-
cules de l’ampoule grands, droits et acuminés.
Longueur : 5‘ macr. 6-6,5 mm; J brach. 4,5-5,1 mm; Q macr. 5,7-
6.7 mm; Q brach. 5,1-6 mm.
VAE1AT1oN. —— La var. nigricollis GARE. est noirâtre, les hémélytres s011t
d’un brun obscur.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit dans les lieux ombreux sur Stachys silvatica L.
Les adultes se trouvent de juin à septembre. Les œufs hibernent. Zoophage
et phytophagc.
DISTRIBUTION. —— Toute la France, manque dans les régions méditerra-
néennes. Connue de l’Europe centrale et méridionale (Italie, Péninsule balka-
nique). La var. nîgricollis GARB. n’a été trouvée qu'en ltalie.
2. Dicyphus (s. str.) constrîctus (BoEEMAN), 1852, Oefv. Vet. Ak.
lfôrh. : 74; Capsus pallidus TEoMsoN, 1871, non Herrich-Schaeffer,
Op. Ent., IV : 435; P Capsus collaris ZETTEESTEDT, 1840, non Fallén,
lns. Lappon. : 279.
Coloration comme chez la précédente, mais les antennes et le cunéus
avec des taches noires. Plus petite. Vertex 0,83 fois moins large chez
le 8, 1,08 fois plus large chez la Q que l’oeil. Article ll des antennes
1,6-1,65 fois plus long que la largeur du pronotum, le lll 2 fois plus long
que le lV. Le rostre dépasse les hanches postérieures. Style gauche du (É
(fig. 59, a) avec une crête sur l’apophyse qui est longue et étroite. lobe
sensoriel peu distinct, avec 5 ou 6 soies. Style droit très petit.
Longueur : 5‘ macr. 4,4-4,8 mm ; 5‘ brach. 3,6-4,4 mm ; Q macr.
4,5-5 mm; Q brach. 3,6-4,5 mm.
Biorooxiz. —- Cette espèce vit sur Zllelcmdryum, Stachys et Salvia, elle est
zoophage et phytophage. Les œufs hihernent. Les adultes ont été trouvés
de juillet à septembre. Une génération annuelle.

oxcvvnmsis. — nxcvmws G3
[)1srmnu·r1oN. —— Vosges (Gérardmer)ÈR1BAo1·, 1932]; Haute-Loire (Mont-
Mézenne) [MAN1avAL]; Haute-Garonne (Luchon, 1500 m) [Rmsur]; Isère
(Saint-Laurent-du·P0nt) [Pizanienl. Connue du Nord de l’Europe, de Hol-
lande, d’.\llemagne, de Suisse, de Trliécoslovaquie et de Yougoslavie.
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Fm. 59. -— Dicyphu.9, style gauche du 6, vue latérale (X 112] : a, D. conslrictus
Bou. ; b, D. pallidus [I. S. ; c, D. flavoviridis TAM. ; d, D. crrans VVF:-·. ; c, D. epi-
lobii REUT.
b. — Groupe de D. errans \VFF.
1 (2) Vertex 1,4 lois chez le 6, 1,5 fois chez la Q plus large que l’«cil.
Article II des antennes pâle, le sommet seulement obscur. 3. cpilobii.
2 (1) Vertex 1 fois chez le 6, 1,2 fois chez la Q plus large que l'u;-il.
Article l1 des antennes obscur, souvent pâle dans sa partie médiane.
1. errans.
3. Dicyphus (s. str.) cpilobii REUTER, 1883. Ent. nn. Mag., XX :
52; Idolocoris pallidus DOUGLAS et ScoTT, 18li5, non Herrich-Schaeller,
Brit. Hem. : 380.
(Fig. 60, c). Pâle, d'un jaune grisâtre, avec une pubesccnce line
brunâtre. Base de 1°écusson souvent orangée. Bord postérieur de la corie
avec 2 taches brunes. Sommet du cunéus obscur. Fémurs ponctuês
de brun. Article II des antennes 1,75 fois chez le 6, 1,3-1,35 lois chez la Q
plus long que la largeur du pronotum, le 111 plus de21`0is aussi long que
le 1V. Toujours macroptère. Style gauche du 6 (lig. 59, e) étroit, la crête
de Vapophyse très longue mais étroite. Style droit petit.
Longueur : 6 4,2-5,1 mm ; Q 4,8-5,5 mm.

64 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur Epilobium hirsutum L., plus rarement sur
Cucubalus. Les adultes se trouvent de juillet à septembre. Les œufs hihernent.
Une génération annuelle.
D1sTR1BUT1oN. — Aube LDLÃNTESSANTY, 1890]; Gironde [LAMBERUE,
1909] ; Normandie [BRUNETEAU, 1931]; llle-et-Vilaine [EHANNO, 1961];
Somme l;SCHôNEICHj; Haute-Marne, Haute-Loire DlANEvALl: Cantal HIURAN:
Tarn[PERR1ERj ; Marne \(iARUELj. Connue de Vlîurope centrale, d’Espagne
et d'ltalie. Plus commune au Nord.
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F10. 60. — Dicyphus (X G) : a, D. pallidus H. S., 5 macr. ;
IJ, id., Q brach. ; c, D. epilobii REUT., 5; d, D. errans Wrr., 5.
4. Dicyphus (s. str.) errans <\¢VOLFF), 1804, Wlanz. 1. 2 155; Capsus
collaris FALLÉN, 1807, Mon. Cim. Suec. : 125 ; var. longicollis (FALLÉN),
1829, Hem. Suec. Cim. : 125.
Plus foncé que les précédentes, en partie d'un brun obscur. Tête
souvent brune avec une ligne médiane et deux lignes aux bords des
yeux pâles. Antennes brunes ou noires. Pronotum brun ou grisâtre.
Ecusson noir avec deux taches jaunes. Bord postérieur de la corie et
partie apicale du cunéus noirs ou d’un noir rougeâtre. Toujours macro-
ptère (fig. 60, d). Style gauche du 5 (fig. 59, d) plus robuste, la crète de
Vapophyse courte et plus large, lobe sensoriel distinct avec de courtes
soies. Style droit plus petit. Ampoule du pénis avec deux spicules
d’une longueur différente.
Longueur : 5, Q 4,8-5,1 mm.

Dxcvrmxsxs. —— oicvrnus 05 I
_ VARIATION. ·-— La var. longicollîs FALL. correspond aux exemplaires
plus obscurs.
BIOLOGIE. — Vit sur dillêrentes plantes (Geranium, Stachys, Salvia, Cucu-
balus, Ononis natrix LAM,). Les œufs hibernent. Les adultes ont été trouvés
de juin à octobre.
Disrnxnurxoxs. —- Toute la France et la Corse. Connue de presque toute
l`Europe.
c. — Groupe de D. hyalinipennis BURM.
Les espèces de ce groupe se ressemblent beaucoup et pour les déter-
n1iner on observe le style gauche.
1 (2) Vertex à peine plus large que l'œil chez les deux sexes. Article ll
des antennes 1,9 fois chez le 5*, 1,6 fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête. 5. cerastii.
2 (1) Vertex au moins 1,25 fois plus large que l'aeil, rarement il est
à peine plus large chez le J, en ce cas l'article ll des antennes est moins
de 1,4 fois plus long que la largeur de la tête.
3 (4) Article II des antennes 1,25 fois plus long que le III.
6. stachydîs.
4 (3) Article II des antennes au moins 1,4 fois plus long que le III.
5 (6) Vertex 1 fois chez le (Q`, 1,25 fois chez la Q plus large que l'œil
(Espagne et Italie). escalerai Lmmao.
6 (5) Vertex plus de 1,25 fois chez le 8, 1,4 fois chez la Q plus large
que l’œil.
7 (8) Article U des antennes 1,4 fois plus long que le Ill, le III 2 fois
plus long que le IV. Vertex 1,4 fois plus large que l’œil.
7. hyalinipennîs.
8 (7) Article II des antennes 1,55-2 fois plus long que le Ill, qui est
1,5-1,9 lois plus long que le 1V.
9 (10) Face dorsale couverte d'une pubescence noire très forte.
Vertex 1,23 fois chez le J, 1,35-1,4 fois chez la Q plus large que l'œil.
S. tamaninîî.
10 (9) Face dorsale avec une pubescence fine et brune, vertex
1,35-1,6 fois plus large que l’œil. 9. bolivari.
5. Dîcyphus (s. str.) ccrastii E. WVAGNER, 1951, Soc. Sci. Fenn. Comm.
Biol., XII (6) : 13.
Étroit, environ 4,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Face
dorsale couverte de poils longs, noirs. Antennes noires, l°article ll sou-
Mîridac. 5

66 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
vent plus clair dans sa partie médiane. Pronotum en général noirâtre
avec une ligne médiane pâle. Toujours macroptère. Partie apicale du
style gauche étroite, la crête de l’apophyse très étroite, un peu élargie
en arrière, le lobe sensoriel robuste avec des soies assez longues. Style
droit court et épais.
Longueur : 3 3,9-4,9 mm; Q 4,4-5,2 mm.
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Fxc. 61. — Dicyphus (X 5) : a, D. hyalinipennis BURM., Q macr. ; b, id., 3 brach. ;
c, D. stachydis REUT., Q macr. ; d, id., 3 brach. ; e, D. tamaninii E. Wax., 3 macr. ;
f, id., 3 brach. ; g, D. bolivari Luna., 3 macr.
BIOLOGIE. —'* Cëttë ESpè(‘EE vit SUI` Cerastium LITVCTLSB L. Les 3,dlIlt€S Ont
été trouvés en mai et en septembre.
Dxs1·R1BUT1oN. -— Trouvée une seule fois dans les Pyrénées-Orientales
(Vernet·les-Bains) (GRAVESTEIN]. Connue de la Péninsule balkanique et de
l’Asie Mineure.
6. Dicyphus (s. str.) stachydis REUTER, 1883, Ent. m. Mag., XX: 53 ;
Capsus collaris Fnoa, 1860 (solum f. brach.), Prhynch. Livl., [ 1 483;
Dicyphus errzms REUTER, 1875 (f. brach.), Rev. Crit. Caps., Il : 128;
sbsp. wagneri TALIANINI, 1956, Mem. Soc. ent. ltal., XXXV : 16.
D’un gris jaunâtre, avec une pubescence (ine et brune. Tête souvent
jaune, parfois noire. Article l des antennes noir sauf les bouts, le Il
noir à la base et au sommet, le lll 1,65-1,75 fois plus long que le IV,
les antennes plus courtes que le corps, minces. Vertex 1,25 fois chez le 3,
1,4 fois chez la Q plus large que l’œil. Pronotum d’une couleur variée.
Parties postérieures de la corie et du cunéus brunes ou noires. Macroptère
et brachyptère (fig. 61, c—(—d). Style gauche (fig. 62, a) petit, lobe
sensoriel saillant, avec 2 ou 3 soies, crête de l’apophyse très longue et
étroite. Style droit un peu allongé et courbé.
Longueur : 3 macr. 4,2-4,8 mm; Q macr. 4,4-4,9 mm; 3 brach.
3,4-3,8 mm; Q brach. 3,6-4,2 mm.

nrcvpumse. — nxcvpuus (57
VARIATION. — La sous-espèce wagncri TAM. se distingue de la sous-espèce
type par sa coloration plus obscure, la face dorsale d'un brun clair rougeâtre,
les yeux moins proéminents, les soies du style gauche plus nombreuses et
plus lOIlQ`U€S et'les HYlt€IlI\€S UI] POU plus IOHQUCS.
Btonocria. —- Cette espèce vit sur Stachys silvatica L., plus rarement sur
Circaea, Galeopsis et Digitalis. Les adultes ont été trouvés de juillet à sep-
tembre. Les œufs hibernent.
Drsrmnurxon. —-· Vosges [Hansen et Pinon, IS76] ; Haute-Garonne
(Rteaur, 1924] ; Ain [Auonss] ; Haute·Loire (Mamevar]. Espèce boréo·
montagnarde. La sous-espèce Wagncti TAM. au contraire se trouve dans la
France méridionale et en ltalie : lsère (Mens) ]ïTAl\1ANINI, 1956].
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Fm. 62. — Dicyphus, style gauche du ,§, vue latérale gauche (X 101) : a, D. sta-
chydis Rnur. ; b, D. tamaninii E. \Vo¤. ; c, D. bolivari Lons. ; d, D. hyalinipennis
Bumu. ; e, D. csculerai Lnac. ; f, D. pallidicornis Fran.
7. Dicyphus (s. str.) hyalinipennîs (Bumuersrnn), 1835, Handb.
Ent., lI:268; 1. bracl1. REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fürh., XLVl1 :
10; var. fumata Srxcnm., 1956, lll. Best. Tab., ll : 419; var. divisu
Srrcnm., 1950, ib.
De même couleur que la précédente, mais à pubescence noire. Vertex
1,4-1,5 fois plus large que l'œil. Article 11 des antennes aussi long
chez le J, 0,9 fois moins long chez la Q que la largeur du pronotum,
le III 2 fois plus long que le IV. Macroptère et brachyptère (fig. 61, a—]—b).
Style gauche du J (fig. 62, d) plus robuste, le lobe sensoriel muni d'environ
8 soies courtes, crête de l’apophyse plus large avec un angle basal
très distinct. Style droit plus robuste.
Longueur : 8 macr. 4,3-4,8 mm; 6 brach. 3,5-3,8 mm; Q macr.
4,5-4,9 mm; Q brach. 3,8-4,2 mm.

G8 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
VAR1A'r1oN. ——— Les var. fumata STICH. et divisa STICH. ne sont pas impor-
tantes.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur Atropa belladonna L., plus rarement sur
Senecio viscosa L., Ononis mztrix LAM. et Epilobium. Les adultes hibernent
et ont été trouvés de juillet à février. Une seule génération annuelle.
D1sTR1BUT1oN. —· Toute la France. Connue de l`Europe centrale et de
la région méditerranéenne.
8. Dicyphus (s. str.) tamaninii E. WAGNER, 1951, Soc. Sci. Fenn.
Comm. Biol., XII (6} : 16.
De la même couleur que les deux précédentes, mais la pubescence
plus forte et noire. Les poils des hémélytres prennent naissance dans de
petits points bruns très distincts. Callosités et bord postérieur du pro-
notum munis de taches brunes. Article II des antennes un peu épaissi
vers le sommet, 1,12 fois plus long chez le g`, 9,93 fois moins long chez la Q
que la largeur du pronotum. Macroptère et brachyptère (fig. 61, e+f).
Style gauche du 5` (fig. 62, la) assez grand, lobe sensoriel petit, ses soies
courtes et nombreuses, crête de l’apophyse munie de dents. Style droit
grand.
Longueur : 3‘ macr. 3,8-4,5 mm ; J brach. 3-3,2 mm ; Q macr.
4,4-4,8 mm; Q brach. 3,7-4,4 mm.
BIOLOGIE. — Peu connue. L’espèce a été signalée de Hyosciamus niger L.
Les adultes ont été trouvés de mai à août.
DISTRIBUTION. ——- Trouvé seulement dans la France méridionale 1 Bouches-
du-Rhône (Saintes-Maries-de-la-Mer) ; Pyrénées-Orientales (Banyuls-sur-Mer)
[E. WAGNER, I955]. Connue d’Italie, de Dalmatie et de Tunisie.
9. Dicyphus (s. str.) bolivari LINDBERG, 1934, Soc. Sci. Fenn. Comm.
Biol., IV (12) 2 11; E. WAGNER, 1951, ib., XII (6) : 29.
De même coloration que les espèces précédentes. Article II des
antennes aussi long que la largeur du pronotum et 1,55 fois plus long
que le III, celui-ci 1,5-1,7 fois plus long que le IV. Macroptère (fig. 61, g)
et brachyptère. Style gauche (fig. 62, c) du 3‘ grand, étroit, lobe sensoriel
petit, l’apophyse sans crête ni dents. Style droit petit.
Longueur : 5‘, Q macr. 4,4 mm; 5`, Q brach. 3,4 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur Epilobium hirsutum L. Les adultes ont
été trouvés en juillet.
DISTRIBUTION. — Trouvé à Albi (Tarn) par M. PERRIER, à Tournefeuille
(Haute-Garonne) par le Professeur RIBAUT et en Corse par M. PÉR1cAR1·.
Connue d’Espagne.

¤1cYPn1NAE. —— Drcvvnus 69
Sous-genre Idolocoris
DOUGLAS et Scorr, 1865, Brit. Hem. : 374.
(Typ. subgen. : D. pallidicornis Fran.)
Article [I des antennes presque cylindrique (fig. 58, k). Hémélytres
transparents. Article l des antennes plus étroit que l’anneau apical du
pronotum (fig. 58, b). Les segments génitaux pas plus épais que les
segments précédents (fig. 63, b). Bords latéraux des cories parallèles.
u b du c Q
· Fm. 63. -- Dicyphus, abdomen, vue ventrale (X 17,5] :
a, D. globulifer FALL. ; b, D. pallidicornis Finn. ; c, D. pallidus ll. S.
Une seule espèce :
10. D. (ldolocoris) pallîdîcornis (Fianna), 1861, Eur. Hem. : 324;
Dicyphus pallidicornis Bauran, 1883, Ent. m. Mag., XX : 53 ; Dicyphus
stotti CHINA, 1930, ib., XLIV : 111; var. viresœns STICHEL, 1933, lll.
Best. Tab. : 214; var. fusca STICHEL, 1933, ib. : 214; var. fieberi ST1-
cam., 1938, ib. : 461.
D'une coloration variée, parfois jaunâtre, parfois d’un brun obscur.
Brillant, avec une pubescence fine, courte et pâle. Antennes pâles, l’ar-
ticle l avec   anneaux foncés, l’article Il aussi long que la largeur du
pronotum. Ecusson avec une ligne longitudinale brune. Sommet du
cunéus brun ou noir. Vertex 1,12-1,2 fois chez le 5‘, 1,2-1,25 fois chez la Q
plus large que l’œil. Macroptère et brachyptère. Style gauche du 5‘
(fig. 62,   petit, bord supérieur de l'apophyse denté, soies du lobe
sensoriel courtes et fines. Ampoule avec plusieurs petits spicules.
Longueur : 3‘ macr. 3,5-3,9 mm; 5* brach. 2,6-2,9 mm; Q macr.
3,8-4,1 mm; Q brach. 2,7-4 mm.
Vsmniom. — Les exemplaires verdâtres (var. viresccns Srxcn.) sont récem-
ment développés. La var. Stotti CHINA (fuscus Srxcn.) est représentée par des

70 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
exemplaires presque entièrement d'un brun noirâtre (fig. 65, b). Les spécimens
qui sont colorés comme les autres espèces du genre (fig. 65, a) appartiennent
à la var. typica. La var. ficbcri Sricu. a le pronotum foncé, sauf le bord
antérieur et une tache médiane qui sont jaunes.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur Digitalis purpurea L. Elle se trouve. tou-
jours là où croît la digitale, même cultivée. Les adultes hibernent et vivent
jusqu’en juin, la génération nouvelle apparaît en juillet.
Disrmnuriou. — Toute l France et la Corse. Connue de presque toute
l’Europe et d’une grande partie de la région méditerranéenne.
Sous—genre Brachyccroea
FIEBER, 1858, \Vien. ent. Mon., ll : 327.
(Typ. subgen. : B. globulifer FALL.)
Espèces plus larges, les bords externes des cories sont arqués
en dehors. Article ll des antennes court, visiblement épaissi vers
le sommet (fig. 58, l). Hémélytres coriacés. Article l des antennes aussi
épais que Panneau apical du pronotum (fig. 58, c-d). Segments génitaux
moins larges que les segments précédents (fig. (J, a).
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Fm. 64. —- Dicyphus, tête du 3, vue dorsale (X 39) : a, D. (ldolocorisj pallidicomis
Finn.; b, D. (Brachycemea) ceruttii E. Won.; 0, D. (Brachyceroea) globulifer
FALL. ; d, D. (Brachyceroeaj geniculalus FIEB. ; e, D. (Brachyceroeaj albonasutus
E. VVGN. ; f, D. (Brachyceroea ononidis) E. VVGN.; g, D. (Brachycemea) annula-
tus WFF.
TABLEAU mas Espèces
1 (6) La tête n'a que 2 taches jaunes à côté des yeux (fig. 64, b-d).
2 (5) Taille supérieure à 3,5 mm. Article Il des antennes entièrement
noir.

Dxcvrnmaa. —- mcvruus 71
3 (4) Face dorsale avec une pubescence longue et noire. Vertex plus
de 1,5 fois aussi large que l’œil. Sommet du cunéus noir.
11. genîculatus.
4 (3) Face dorsale à pubescence line et brune. Vertex 1,25-1,33 fois
plus large que l'œil. Sommet du cunéus concolore.
12. globulifer.
5 (2) Taille inférieure à 2,5 mm. Article II des antennes souvent éclairei
dans sa partie médiane (Suisse et Italie). ceruttii E. Won.
6 (1) Tête avec 4 taches jaunes qui forment une croix (fig. 64, e-g).
7 (8) Taille plus grande. Tylus avec une strie longitudinale blanche
(fig. 64, e). Tibia postérieur 3 fois plus long que le tarse.
13. albonasutus.
8 (7) Taille moindre. Tylus unicolore noir (fig. 64, [-g). Tibia postérieur
plus de 3,2 fois plus long que le tarse.
9 (10) Tibia postérieur 1,3-1,4 fois plus long que la largeur du prono-
tum. Article II des antennes 0,50-0,55 fois moins long que la largeur
du pronotum. 14. annulatus.
10 (9) Tibia postérieur 1,9-2 fois plus long que la largeur du pronotum.
Article II des antennes 0,74-0,80 fois moins long que la largeur du pro-
notum. 15. ononidîs.
11. D. (Brachyceroea) geniculatus Fmnan, 1858, Wien. ent. Mon.,
ll : 343; var. disjuncta REUTE11, 1903, Ent. m. Mag., XX : 121.
Ovale allongé. D'un brun grisâtre, brillant. Antennes noires, base
et sommet de l’article I blanchâtres, le I,I plus court que les III et IV
réunis. Callosités du pronotum noires. Ecusson obscur avec 2 taches
claires. Sommet du cunéus largement noir. Pattes jaunes, fémurs tachés
de noir. Macroptère. Style gauche du 5‘ (fig. 66, b) petit, l’apophyse
longue et courbée, sa crête longue et étroite, le lobe sensoriel très haut.
Style droit (fig. 66, a) petit.
Longueur : 5‘ 3,8-4,1 mm; Q 4-4,3 mm.
VARIATION. — Chez la var. disjuncta Rev?. la coloration noire des callosités
du pronotum est divisée par une bande claire.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur la cucubale porte-baies et sur Salvia
glutinosa L. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre.
Dxsrmnurion. —— Trouvé seulement dans la France méridionale : Basses-
Alpes   WAGNER, 1955]; Corse [Riaurmz, 1883]; Aude (GAvoY]; Haute-
Garonne [RIBAUT] ; Pyrénées-Orientales (Viola.); Tarn, Gard, Landes
[Panama]. Connue de l’Europe méridionale, de Tchécoslovaquie et de l’As1e
Mineure.

72 HÉTÉRoPTÈREs MIMDAE
12. D. (Brachyceroea) globulifer (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. :
128; Capsus alienus HERRICH·SCHAEFFER, 1835, VVanz. Ins., [II : 53;
Capsus cyllocoroides SCHOLTZ, 1846, Arb. Ver. Schles. Ges. : 133 ; Capsus
scabricollis CosTA, 1860, Cim. Regn. Neap., Add. ; var. reuteri Sricnar.,
1933, Ill. Best. Tab. : 215.
Coloré comme l’espèce précédente, mais le cunéus généralement conco-
lore. Vertex 1,25-1,33 fois plus large que l’œil. Article ll des antennes
aussi long que les III et IV réunis. Macroptère. Style gauche du 5‘
(fig. 66, k) un peu plus grand, le lobe sensoriel plus large, l’apophyse
plus longue et moins courbée. Style droit (fig. 66, i) plus épais.
Longueur : 5‘ 3,6-3,9 mm; Q 3,7-4 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur Illelcmdryum, Lychnis et Ononis. Les
adultes hibernent. Les larves ont été trouvées en juin et juillet, les adultes
de juillet à mai. Une seule génération annuelle.
D1s·rR1BUT1oN. —- Régions élevées de la France, aussi en Seine-et-Oise,
Loire-Atlantique, Normandie. Connue de l'Europe centrale et boréale. Rare
au Sud.
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Fm. 65. — Idolocoris et Brachyceroeu, (X 7,2] :a,D. (Id0l0c0ris) pallidicornis Free.
5 macr. ; b, id., var. stotti Cnnu, Q brach. ; c, D. (Brachyceraea) annulatus War.,
Q ; d, D.   ononidis E. VVGN., Q ; e, D.   albonasutus E. VVGN., Cî ; f, D.  
ceruttii E. Wen., 9.
13. D. (Brachyceroea) albonasutus E. WVAGNER, 1951, Boll. Ass.
Rom. ent., V1 (1-2) : 7.
Forme plus allongée (fig. 65, e). D'un gris verdâtre, avec une pubes-
cence fine noire. Antennes- noires, l’article Il avec un anneau blanc
dans sa partie médiane. Ecusson obscur avec 4 taches et une ligne
médiane pâles. Sommet du cunéus noir. Pattes jaunes, fémurs et tibias
avec des points noirs. Vertex 1,5 fois •chez le C3`, 1,65 fois chez la Q plus
large que l'œil. Article II des antennes 0,75 fois chez le 5‘, 0,6 fois chez
la Q moins long que la largeur du pronotum. Macroptère. Style gauche
du ô` (fig. 66,   assez long et très étroit, le lobe sensoriel distinct, avec

nicvexxmae. - nxcvvnos 73
plusieurs soies. Style droit (fig. 66, e) allongé. L'ampoule contient un
spicule très grand (fig. 66, m) et plusieurs petits spicules.
Longueur : $ 3,3-3,8 mm ; Q 3,6-4 mm.
Bionootn. --— Inconnue. Panama a trouvé cette espèce sur Pulmonaria
o/fîcinalis L. au mois d'avril.
Dxsrmnorxow. — Trouvé seulement dans le Tarn (Albi) par M. Pannmn.
Connue d’Italie (Lazio), de la Péninsule balkanique et de l'.\sie Mineure.
14. D. (Brachyceroea) annulatus (\VOLFF), [804, Wanz. f. : 156;
E. WAGNER, 1951, Soc. Sci. Fenn., Comm. Biol., XII (6) : 27.
Coloré comme la précédente, mais le tylus noir unicolore (fig. 64,  
Vertex 1,35 fois chez le J, 1,45 fois chez la Q plus large que l'œil. Macro-
ptère. Style gauche du Cï (fig. 66, h) beaucoup plus petit, le lobe sensoriel
indistinct, avec 3 soies. Style droit (fig. 66, g) court et droit. Le grand
spicule de l’ampoule est court, épais et triangulaire (fig. 66, n,).
Longueur : J 2,9-3,3 mm; Q 3,3-3,6 mm.
lihoeoum. - Cette espèce vit sur Ommis spirwsa L. Les adultes hibernent.
Les larves ont été trouvées en juillet et août. Une seule génération annuelle.
Dxsrninurxow. —— Toute la France. Connue de l’Europe centrale et septen-
trionale, mais manque dans les régions orientales.
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Fm. 66. — Brachyceroca, genitalia du 5‘ (X 50) : a-b, D. geniculatus Finn. ; c, d-;-l,
D. ononidis E. Wcx.; e, [-l-m, D. albonasutus E. VVGN.; g, h+n, D. annulatus \N`1=F.;
i-k, D. globulifer FALL. ; a, c, e, g-Li, style droit, vue latérale; b, d, f, h—§~l··, style
gauche, vue Iatèrale; l, m-n, spicule de I'amp0ule.

74 nÉTERo1>TÈREs MIRIDAE
15. D. (Brachycetoea) ononidis E. \rVAGNER, 1951, Soc. Sci. Fenn.,
Comm. Biol., XII (6) :24 ;TAMANINI, 1956, l\Iem. Soc. ent. Ital., XXXV:
18  
Coloré comme l’espèce précédente. Taille plus courte et forme plus
étroite (fig. 65, cl). Vertex 1,3 fois chez le C3`, 1,37 fois chez la Q plus large
que l’œil. Article II des antennes un peu plus court que les III et IV
réunis. Macroptère. Style gauche du 3‘ (fig. 66, d) long et étroit, lobe
sensoriel indistinct, avec 4 soies. Le plus grand spicule de l’ampoule
est un peu allongé (fig. 66, l).
Longueur : 5` 3-3,2 mm ; Q 3,2-3,5 mm.
B1oLoG1E. — Cette espèce vit sur Ononis. Les adultes ont été trouvés en
juin, juillet et décembre, ils hibernent.
D1srR1BUr1oN. —— Basses-Alpes (Digne) [WAGNER et WEBER]. Trouvé
en Italie (Ligurie, Vénétie), dans l'île de Corfou et au Maroc.
10. Gen. CAMPYLONEURA F1EBER
Campyloneura F1EBER, 1861, Eur. Hem. : 209 ; Camptoneura F1EBER,
1858, VVien. ent. Mon., II : 309.
(Typ. gen. : C. virgula, H. S.)
Forme allongée, à côtés parallèles (fig. 67, a). Tête courte, yeux
convexes. Callosités du pronotum indistinctes. Antennes et pattes
longues.
Une seule espèce :
Campyloneura vîrgula (HERRICH·SCHAEFFER), 1835, VVanz. Ins.,
III : 51 (Q); Miris pulchellus Guiânm, 1843, Icon. Règne Anim., Il,
t. 56, III : 348; E. WAGNER, 1958, Nachr. bl. Bayr. Ent., VI  
D’un jaune pâle. Tête noire, Vertex avec deux taches brunes aux
bords internes des yeux. Partie apicale du pronotum avec une bande
transversale noirâtre chez le 5‘, rougeâtre chez la Q, qui couvre les calle-
sités. Base de l’écusson noirâtre (3`) ou rougeâtre   Clavus brun, corie
jaune, cunéus rouge, sa partie apicale plus foncée, sa partie basale
souvent jaunâtre. Membrane d’un brun grisâtre, les nervures rouges ou
brunes. Antennes noires, l’article I jaune, souvent avec 2 anneaux bru-
nâtres (Q), sommet du II éclairci. Pattes jaunes unicolores. Vertex
1,4 fois chez le 3‘, 1,67 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des
antennes 1,8-2 fois plus long que la largeur du pronotum et aussi long
nl] TAMAMM a trouvé des passages entre cette espèce et la précédente. Son maté-
riel de D. annulatus WFF. provenant des Basses-Alpes; il s'agit peut-être en ce cas
de spécimens de D. ononidis E. VVAGN.

nxcvrnrmia. —— srmrnocomus 75
que les III et IV réunis. Macroptère. Ongles courts et épais (fig. 67,1;),
les pseudarolia grands, arrondis et situés à la face interne des ongles.
Genitalia du ô` fortement atrophiés. Segment génital trapézoïdal, arrondi
au sommet. Les styles manquent tous les deux. Pénis assez petit et d’une
construction simple. Les muscles, qui feront mouvoir le pénis (penis
protractora) manquent.
Longueur : J 3,7 mm; Q 4,4-4,7 mm.
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Fu;. 67. —— Campyloncura et Stethuconus : a—b, (`ampyloneum virgula H. S.; c-],
Slclhoconus cyrtopeltis F1,. ; a-|-c, Q (X 8) ; b+d, ongles, face interne (X 297) F
c, tête, vue latérale (X 28) ; f, tarse postérieur (X 74).
lhotocxs. — Cette espèce vit sur les arbres à feuillage (Frascinus, Tilia,
Alnus, Fagus, etc,). Les adultes hibernent. Les larves ont été trouvées en
juin et juillet. Quoique cette espèce se trouve souvent en grand nombre sur les
arbres, je n'en connais qu`un seul 6 qui a été trouvé en Sicile (Taorrnina).
Ce fait et l’atrophie des génitalia nous font penser que cette espèce doit être
parthénogénétique.
DISTRIBUTION. — Toute la France et la Corse. Connue de toute l'Europe,
de l’Afrique du Nord, de l’Asie Mineure et du Turkestan.
11. Gen. STETHOCONUS FLOR
Stethoconus FLon, 1861, Rhynch. Livl., Il : 615; Acropelta. MELLA,
1869, Bull. Soc. ent. Ita]., I : 202.
(Typ. gen. : St. cyrtopeltis Fx,.)
Forme large (fig. 67, c). Tête très petite et courte. Anneau apical
du pronotum assez épais. Xyphus du prostethium proéminent en cône.
Ongles (fig. 67, d) courbés, dentês à leur base.

76 méréaoprànns MIRIDAE
Une seule espèce :
Stcthoconus cyrtopcltis (Fnon}, 1866, l. c. : 623; Acropelta pyri
l`r1ELLA, 1869, l. c. : 262 ; Stethoconus mamillosus FLOR, 1861, l. c. : 614.
D’un jaune pâle brunâtre avec une pubescence fine blanchâtre.
Tête maculée de brun. Antennes jaunes, le sommet de l’article let
base et sommetidu Il rembrunis. Pronotum et hémélytres tachés de brun,
écusson plus obscur avec deux taches jaunes; une ligne médiane pâle
parcourt le pronotum et l’écusson. Membrane blanchâtre, les nervures
brunes. Tête très petite, 6,4 fois moins large que le pronotum. Article ll
des antennes plus long que les Ill et [V réunis.
Longueur : 6* 3,8-4,6 mm; Q 4,2-4,8 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce a été trouvée par Fron dans les Graminées,
par NIELLA et REY sur les poiriers et par KORMILEV sur un pommier. Selon
l`1ELLA, elle chasse le Stephcmitis pyri F., selon GAUTIER (1927), les larves des
stades avancés de cet insecte.
D1srR1BUTxoN. ——— Espèce extrêmement rare. Basses-Alpes (Gréoulx)
|ïPUTON, 1883] ; Rhône «_Lyon) ïREY, 1894]. Signalé d’ltalie (Legnano),
Hongrie (Simonmrnya, Parno), Macédoine (Skoplje), Livonie Qlaodenhof),
Russie méridionale (Saratow) et du Caucase (Poti).
Sous-famille MIRINAE HAHN, 1831
Taille grande, plus ou moins robuste. Pronotum en général avec un
anneau apical distinct, sinon la tête avec un sillon longitudinal ou une
impression transverse. Genitalia du 5‘ et de la Q du type 1`Wirinae.
Fxc. 68. — Mirimw, tarse postérieur de la Q (X 38] : a, Jlyrneecoris grzzcilis Sauze. ;
b, Pithanus marshalli D. Sc. ; c, Yrigmwfylus pulchellus HHN. ; d, Liocoris tripustw
latus F. ; 6, Lygus gemellatus H. S. ; f, Carnptozyguzn aequale Vim., ; g, Camporw-
_ tidea saundersi PUT. —

Mmmmaz 77
TABLEAU DES TRIBUS
1 (4) Article l des tarses postérieurs aussi long ou plus long que les ll
et ill réunis (fig. 68, a-c). Parfois brachyptère.
2 (3) Aspect d’une fourmi (fig. 70, a ; 71, a). Chez la f. brach. les hémé·
lytres n°ont ni cunéus ni membrane; chez la f. macr. membrane avec
une seule cellule. Vertex sans sillon. Pithanini (p. 78).
3 (2) D’un autre aspect. Chez la f. brach. les hémélytres ont une mem-
brane bien visible, chez la f. macr. la membrane a 2 cellules.Vertex
avec un sillon. Stenodemîni (p. 81).
4 (1) Article I des tarses postérieurs visiblement plus court que les ll
et Ill réunis (fig. GS, d-g). En général macroptère.
5 (6) Aspect d'une four1ni (fig. 09, b). Les yeux sont situés presque
au milieu des côtés de la tête vue d'en haut (fig. 69, a).
Hcrdonîinî DISTANT, 1904 (‘).
6 (5) D'un autre aspect. Les yeux touchent le bord antérieur du pro-
notum. Mirini (p. 108).
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Fu:. 69. — Camponalidea saundcrsi Pur. :
a, tête, pronotum et hémélytres de la Q (X 13,5) ; b, Q (X 4).
(1) Le seul représentant européen de cette tribu Camponotidea saundcrsi (Pur.),
se trouve dans la Péninsule balkanîque et en Sicile.

78 nÉTÉRoP1·ÈREs MIRIDAE
Tribu Pithaninî DOUGLAS et Scorr, 1865
TABLEAU DES GENRES
1(2) Tête beaucoup plus longue que large dans une vue frontale
(fig. 70, c),fosses antennifères bien éloignées des yeux. Abdomen contracté
à la base (fig. 70, cz). Myrmccoris (p. 78).
2 (1) Tête plus courte que large dans une vue frontale (fig. 71, g),
fosses antennifères situées entre les angles inférieurs des yeux. Abdomen
non contracté à la base (fig. 71, a). Pithanus (p. 79).
12. Gen. MYRMECORIS Goksm
Xllyrmecoris Goasxi, 1852, Anal., I : 167.
(Typ. gen. : IV]. gracilis SAHLB.)
Tête très longue et aiguë, yeux touchant le bord antérieur du pro-
notum. Article II des antennes un peu renflé vers le sommet. Bord
antérieur du pronotum nettement plus long que le bord postérieur
(fig. 70, b), anneau apical indistinct, Segment I de l’abdomen fortement
rétréci.
Une seule espèce :
Myrmccoris gracilis (SAELBERG), 1848, Mon. Geoc. : 223 ; Myrmecoris
agilis Gonsm, 1852, Anal., I : 168; Myrmecoris lithuanicus Goasxi,
1852, ib.; var. rufuscula REUTER, 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXI : 174; var. fusca REUTEE, 1879, ib.
Ressemble beaucoup aux espèces du genre Formica L. D’un brun
noirâtre ou rougeâtre, mat, lisse, Tête plus large que le pronotum
(fig. 70, b), pronotum avec deux anneaux, l’un au bord antérieur, l’autre
au bord postérieur. Nlésonotum découvert, élargi en arrière. Hémélytres
d’un brun pâle, la base et le sommet blanchâtres, atteignant le segment I
de l’abdomen dans la f. brach.; sans cunéus ni membrane, longs et
parallèles chez la f. macr., cories avec des bandes transverses brunes,
cunéus indistinct, membrane avec une seule cellule. Pattes et antennes
très longues (fig. 70, cc). Segment génital du 5‘ (fig. 70, d) en forme de
coupole, court. Style gauche (fig. 70, e) falciforme, lobe sensoriel indis-
tinct. Style droit (fig. 70,   droit, élargi vers le sommet, l’apophyse
petite, courbée et aiguë.
Longueur : 5‘ 4-4,6 mm ; Q 4,7-5,1 mm.
VARIATION. —- La var. rufuscula REUT., d’un brun rougeâtre, ressemblant
à Formica rufibarbis F., la var. fusca REUT. d’un brun noirâtre avec des taches
blanches sur l’abdomen, ressemblant à Formica cinerea MAYR.

MxmNAE. —— PITHANUS 79
Br0Loo1E. — ZW. gracilis vit dans les terrains secs sur les graminées et sur
le sol. Elle a été trouvée souvent en compagnie des fourmis, mais elle se nourrit
de la sève des plantes et des Aphides et ne s`attaque jamais aux fourmis.
ll semble qu°il n`y ait aucune relation entre ces deux insectes. Les adultes
ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
Dtsrnxnurion. — Alsace (Purois, 1873], pris un exemplaire macroptère
en fauchant sur un chemin herbeux de la forêt de VValbourg [Ruinart et
Purorx, 1876]; Forêt de Gâvre (PÉNEAU, 1924]: Seine-et·Ã1arne (Forêt de
Fontainebleau) [E. VVAoxEa, 1955]; Bietagne (Rennes) [EnANNo]. (lonnue
de l’Europe centrale et boréale, dans les .\lpes elle monte jusqu’à 2 300 m.
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Fxe. 70. —- Myrmccoris gracilis Snnnc. : a, Q brach. (X 3,9) ; b, id., tête, pronotum
et hémélytres (X 13,5) ; c, tête de la Q, vue frontale (X 27) ; d, segment génital
du 5*, vue latérale (X 27) ; c, style gauche, vue dorsale (X 72,5) ; f, style droit,
vue dorsale (X 72,5).
13. Gen. PITHANUS Fuseau
Pithanus Fmeen, 1858, \rVien. ent. Mon., ll 2 303.
(Typ. gen. : P. maerkeli fi. S.)
Petit, allongé. Tête un peu plus courte que large (fig. 71, g). Yeux
globuleux, touchant à peine le bord antérieur du pronotum (fig. 71, b-c).
Pronotum à côtés immarginés, le plus large dans la partie médiane
chez la f. brach. (fig. 71, b), élargi en arrière chez la f. macr. (fig. 71, c),
avec un sillon transverse dans sa partie postérieure. Abdomen non rétréci `
à la base, le connexivum réfléchi (fig. 71, a).
TABLEAU nas Esràcas
1 (2) Seulement le bord latéral de la corie est blanchâtre, la moitié
interne du bord postérieur noir (fig. 71, i), rarement toute la corie
jaunâtre. Les articles ll à lV des antennes obscurs.
1. maerkeli.

80 aérénorrèaizs MIRIDAE
2 (1) Bord externe et bord postérieur de la corie blanchâtres, la base
est blanchâtre jusqu’au bord du clavus (fig. 71, h). Article II des antennes
en partie ou entièrement jaune ou d’un brun jaunâtre.
2. marshalli.
1. Pithanus maerkeli (Hennicu-SCHAEFFER), 1839, Wanz. Ins.,
IV : 78; Capsus flavolimbatus BOHEMAN, 1851, Kon. Vet. Ak. Handl. :
151 ; Cyllocoris vittatus DAHLBOM, 1851, ib. : 205 ; var. nigripes
DE SEABRA, 1925, Mem. Est. Mus. Zool. Univ. Coimbra, I (5) : 41;
REUTER, 1894, Rev. Crit. Caps., II : 128 (f. macr.); Lmneenc, 1934,
Soc. Sci. Fenn. Comm. Biol., VII (14) : 14; var. pallida REMANE,
1950, Bombus 61/62, Nr. 475.
D’un noir grisâtre. Tête fortement inclinée, vertex 1,3 fois chez le <$‘,
2 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes plus court
que les III et IV réunis. Hémélytres de la f. brach. atteignant le seg-
ment II de l’abdomen, bord externe de la corie d’un jaune blanchâtre.
Connexivum brunâtre, rarement noirâtre. Segment génital du J assez
allongé (fig. 71, d), presque cylindrique. Style gauche (Hg. 71, e) très
grand, lobe sensoriel muni de plusieurs soies longues. Style droit (fig. 71, 
petit, poilu sur sa face externe, apophyse très petite.
Longueur : 8 3,7-4,1 mm ; $2 4,4-5,3 mm. ·
VARIATION. — Chez la var. nigripcs nia SEBR. les fémurs antérieurs sont
noirs au sommet et les intermédiaires et postérieurs sont tachés de noir.
Chez la var. pallida REM., la corie est entièrement jaune et la couleur foncière
est d’un gris violacé.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur les graminées et sur les joncs. Elle se
nourrit de la sève des plantes. Les adultes ont été trouvés de juin à août,
mais les 5 se trouvent seulement au commencement de cette période. Les oeufs
hibernent.
DISTRIBUTION. — Toute la France. Connue de toute l’Europe, de l'Algérie
et de la Sibérie.
2. Pithanus marshalli DOUGLAS et SCOTT, 1868, Ent. m. Mag., V :
_ 114; Pithanus ragusai REUTER, 1890, Natur. Sicil., X : 1; var. gczllica
R1BAUT, 1921, Bull. Soc. Hist. nat., Toulouse, XLIX : 310.
Coloré comme l’espèce précédente, mais la couleur foncière noire
et la coloration jaune des hémélytres s’étend sur le bord postérieur
de la corie et atteint à la base la suture du clavus (fig. 71, h). Article II
des antennes d’un brun foncé. Tarses noirs. Forme plus étroite, Vertex
2 fois plus large que l’œil.
Longueur : 5‘ brach. 3,8-4,2 mm; S2 brach. 4,7-5,8 mm; Q macr.
5,5-5,8 mm.

Mimmuz. — rnnsmxs 81
VAmAT1oN
I (2) Article ll des antennes jaunâtre, var. typica.
2 (I) Article ll des antennes au moins en partie noir ou brunâtre.
3 (4) Article lI des antennes entièrement noir ou brun jaunâtre, tous les
tarses noirs, var. tagusaî REUT. ·
4 (3) Article II des antennes jaunâtre, le sixième basal noir, article I des
tarses brun jaunâtre, var. gallica Riu.
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G b C d h i
F10. 71. — Pithanus : a-g, É, P. maerkeli II. S. ; h, P. marshalli PUT. ; a, 9 (X 3,9) ;
b, tête, pronotum et hémélytres du ,3‘ brach. (X 19,5) ; c, tête et pronotum de
la Q macr. (X 19,5); d, segment génital du 5, vue latérale (X 19,5) ; e, style
gauche, vue dorsale (X 72,5) ; f, style droit, vue dorsale (X 72,5) ; g, tête du 5,
vue frontale (X 27) ; h-i, hémélytre de la f. brach. (X 27).
Bxonocxn. — Comme chez l’espèce précédente. Adultes de mai à juin.
Dxsrmnurxow. — Espèce méditerranéenne, qui a été trouvée dans le Sud
de la France : Pyrénées-Orientales (Banyuls) [RIBAUT, 1921; E. \VAcNen
1955); Aude (Leucate) [RIBAUT, 1921]; Var (Bormes) [RIBAUT, l921, var.
gallica RIB.) ; Bouches-du-Rhône (Montagnettes)   Wmzmsn, 1955]. Connue
du Portugal, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Sicile, de Grèce et de Syrie.
Tribu Stcnodemîni Cnms, 1924
Forme étroite, allongée. Pattes et antennes très longues. Pronotum
sans anneau apical, ses côtés margînés.
TABLEAU nes Grmmzs
1(2) Vertex avec une impression ovale transversale (fig. 72, a—b),
sans sillon longitudinal. Acetropis (p. 83).
2 (1) Vertex avec un sillon longitudinal, auquel souvent s’aj0ute
une impression transversale (fig. 72, c, d, g-h).
Miridae. 6

82 r1ÉTÉRoPTÈREs MIRIDAE
3 (6) Tête plus large que longue (fig. 72, d), yeux un peu distants
du bord antérieur du pronotum. `
4 (5) Article I des antennes aussi épais au sommet qu’à la base
(fig. 72,   Longueur supérieure à 7 mm. Lcptopterna (p. S4).
5 (4) Article I des antennes visiblement plus épais à la base qu’au
sommet (fig. 72, e). Longueur de 4 à 6,4 mm. Teratocoris (p. S7).
6 (3) Tête aussi longue ou plus longue que large (fig. 72, c, g, h).
Les yeux touchent le bord antérieur du pronotum.
7 (S) Écusson ponctué. Stenodema (p. 91).
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Fix;. 72. ——- Stenodemini : a-b, Acetropis carimzta H. S. ; c-|-i, Trigorwtylus ru/icornis
Gxzorrn., J ; d, Temtocoris antennatus Bon., J ; 0, Teratocoris saundersi D. Sc., J ;
f, Leptopternu ferrugata FALL., J; g-(—l, Notastira, elongata Gizorrn., J; h, Dali-
chomiris lineatus REUT., J ; k—|-m, Il/Iegaloceraea recticomis Gxaorrn., J ; a, c, d, g-h,
tête, vue dorsale (X 22,8) ; b, tête, vue latérale (X 22,8) ; e-f, article I des antennes
(X 22,8) ; i-k, fémur postérieur (X 10) ; l·m, partie du tibia postérieur (X 22,8].
S (7) Écusson sans ponctuation.
9 (12) Tibias postérieurs sans épines, mais avec des poils, qui sont,
au bord interne, plus longs que la largeur du tibia (fig. 72, l).
10 (11) Front prolongé en avant de sorte que le tylus n’est pas visible
d’en haut (fig. 72, g). Notostira (p. 98).
11 (10) Front à peine prolongé en avant, le tylus bien visible d’en
haut (fig. 72, h). Dolichomiris (p. 102).
12 (9) Tibias postérieurs épineux, les poils de la face interne sont net-
tement plus courts que la largeur du tibia (fig. 72, m).
13 (14) Fémurs presque cylindriques (fig. 72, k).
Megaloceroea (p. 102).
14 (13) Fémurs plus épais à la base qu’au sommet (fig. 72, i).
Trigonotylus (p. 103).

M1nxNAE. —— ACETROPIS 83
14. Gen. ACETROPIS Fmasn
Acetropis Fuanan, 1858, Wien. ent. Mon., II : 302.
(Typ. gen. : A. carinata H. S.)
Tête allongée, front prolongé en avant et y formant une langue
triangulaire (fig. 72, a-b). Article I des antennes visiblement plus épais
que les autres. Pronotum avec une carène longitudinale, les côtés expla-
nés et recourbés vers le haut. Les nervures des hémélytres caréniformes.
Le 5 toujours macroptère, la Q pseudobrachyptère et macroptère.
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Fm. 73. - Acelropis : a, b, c, e, i-k, A. carinata II. S. ; d, f, g-h, A. gimmerthali FLOR. ;
a, 5 (X 4) ; b, Q (X 4) ; c-d, pronotum, vue dorsale (X 17,6) ; e-f, articles I et II
des antennes (X 17,6) ; g-(-i, style gauche, vue dorsale (X 53) ; h-(—k, style droit,
vue dorsale (X 53).
Tannmu mas Espèces
1 (2) Bord antérieur du pronotum avec un bourrelet, qui a l’air d’être
un anneau apical (fig. 73, c). Article II des antennes et fémurs sans poils
longs (fig. 73, e). 1. carinata.
2 (1) Pronotum sans bourrelet transverse au bord antérieur (fig. 73, d).
Article II des antennes et fémurs hérissês de longues soies (fig. 73,  
2. gimmerthali.
1. Acettopis carinata (Henman-Scunarran), 1842, Wanz. Ins.,
VI : 49.
Dimorphe. Le J d'un noir grisâtre ou noir (fig. 73, a), 2 taches longi-
tudinales au Vertex, bords latéraux et carène médiane du pronotum,
une ligne médiane de l’écusson, Vexocorie, le cunéus et les nervures
de la corie jaunes. Pattes d’un gris jaunâtre, tarses noirs. La Q (fig. 73, b)
d'un jaune blanchâtre ou brunâtre. La tête avec 3, le pronotum et l°écus-

84 nÉTÉRo1>TÈREs MIRIDAE
son avec 2 bandes longitudinales brunes. Nervures des hémélytres
accompagnées par des lignes brunes. Antennes noires, les deux articles
basaux souvent jaunâtres. Style gauche du 8 (fig. 73, i) court et épais,
avec Vapophyse courbée. Style droit (fig. 73, lc) épaissi vers le sommet.
Carène longitudinale du pronotum longue et très distincte (fig. 73, c}.
Longueur : 3‘ macr. 6,4-6,9 mm ; Q macr. 6,6-7 mm ; Q pseudobrach.
5,6-5,9 mm.
B1oLoGxE. — Cette espèce vit sur les graminées dans les lieux secs. Les
adultes ont été trouvés de juin jusqu`à fin de juillet. Les œufs hibernent.
Une seule génération annuelle.
DISTRIBUTION. — Vosges [BELLEVOYE, 1865] ; Moselle [REIBER et PUTON,
1876] ; Aube [D,ÀNTESSANTY, 1902] ; Yonne (POPULUS, 1880] ;Saône-et-Loire
QMARCHAL, 1898]; Calvados [POISSON, 1927]; Gironde ]LAMBERr1E, 1969];
Tarn [RIBAUT, 1924] ; Basses-Alpes, Seine-et-Oise   VVAGNER, 1955] ;
Pyrénées-Orientales, Bouches-du·Rhône [PUTON]; Aude (Rxniwr]; Rhône
[AUDRAS]. Connue de l'Europe centrale et de la région méditerranéenne.
2. Acctropis gimmerthali (FLOR), 1860, Rhynch. Livl., I : 428;
Acetropis seticulosa FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 244.
Coloration comme chez l’espèce précédente, mais le 3` plus pâle et
souvent avec la même coloration que la Q. Article Il des antennes tou-
jours clair sauf le sommet. Pattes et antennes munies de poils noirs
bien visibles (fig. 73,   Carène médiane du pronotum visible seulement
dans la partie médiane (fig. 73, d). Dimorphe. Style gauche du3‘ (fig. 73,g)
allongé et courbé. Style droit (fig. 73, h) épais au sommet.
Longueur : 5‘ macr. 4,8-5,6 mm ; Q pseudobrach. 5,5-6,4 mm.
BIOLOGIE. ——— Comme la précédente.
DISTRIBUTION. —- Seine-et-Marne [Puronx, 1873; E. WAGNER, 1955];
Seine·Maritime EPUTON, 1873]; Seine-et-Oise   WAGNER, 1955]; Loire-
Atlantique [PÉNEAU, 1909]; Gironde KLANIBERTIE, 1969; E. WAGNER, 1955] ;
Haute-Garonne [RIBAUT, 1962 et 1921]; Bretagne [EHANNO]. Cette espèce
est connue de l’Ouest et du Nord de l’Europe.
15. Gen. LEPTOPTERNA FIEBER
Leptopterna, FiEBER, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 302; Zlliris auct.,
non Fabricius ; Lopomorphus DOUGLAS et Scorr, 1865, Brit. Hem. : 293.
(Typ. gen. : L. ferrugata FALL.)
Grand et robuste, fortement poilu. Front convexe, avec un sillon
longitudinal, le 3‘ toujours macroptère, la Q dimorphe.

Mmmm;. -·- LEPTOPTERNA 85
TABLEAU nas espèces
1 (4) 3* : vertex 2 fois plus large que l’œil. Q : article II des antennes
cylindrique, à peine plus épais à la base qu°au sommet (fig. 74, i).
2 (3) Poils des pattes d’un noir brunâtre ou brun jaunâtre. Taches
noires sur la tète et sur le pronotum très distinctes.
1. dolobrata.
3 (2) Poils des pattes très longs, blanchâtres. Taches noires de la tête
et du pronotum indistinctes (Espagne et Portugal). pilosa Rnur.
4 (1) 5* : vertex moins de 1,25 fois plus large que l’œil. Q : article II
des antennes plus épais à la base qu`au sommet (fig. 74, k-l).
5 (6) Article Il des antennes 2,5 fois chez le 6*, 2,9 fois chez la Q plus
long que la largeur de la tête. La f. pseudobrach. (Q) sans cellule dans la
membrane (fig. 74, c). 3* : 4,45 fois plus long que la largeur du pron0tum·
2. ferrugata.
6 (5) Article II des antennes 3 fois chez le 6, 3,5 fois chez la 9 plus
long que la largeur de la tête. La f. pseudobrach. (Q) avec une cellule
distincte dans la membrane (fig. 74, ea). â: 5,25 fois plus long que la
largeur du pronotum. 3. grîcsheimae.
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Fm. 74. — Lcptopterna z a, d, f, i, L. dalobrata L. ; b, c, g, l, L. fcrrugata FALL. ; e, h, k,
L. griesheimae E. VVerz. ; a-b, Q brach. (x 2,7) ; c—e, partie apicale des hémélytres
dela S2 (X 15,3) ;f-h, tête de la Q, vue dorsale (X 15,3) ; i-Z, article Il des antennes
de la Q (X 15,3).
1. Leptoptema dolobrata (Lmmâ), 1758, Syst. Nat., éd. X : 449;
PCimex frumentarius P0nA, 1761, Ins. Mus. Graec. : 60 ; Cimex riparius
Scovom, 1763, Ent. Carn. : 135; Cime.2: laevigatus DE Gman, 1773,
Mem., III 2 292; Cimex lateralis FAnmcws, 1776, Gen. Ins. : 300;
Cime.2: antenni-rectus Goazxz, 1778, Ent. Beitr., II : 267 ; Cimcx v-flavum

86 nérxânorrànns MIRIDAE
Gonzn, 1778, ib. : 279 ; Cimex porrectus Gnorraov, 1785, dans Fourcroy,
Ent. Paris : 206 ; Cimex recticornis GNIELIN, 1788, Syst. Nat., éd. [XIII :
2185 ; 1'Wiris abbreviatus VVoLFF, 1802 (Q}, Wanz. : 110; .” illiris pictipes
Cunrrs, 1838, Brit. Ent., XV : 701 ; Illiris belcmgeri Paoveivcnaa,
1890, Natur. Canad., IV : 78; var. aurantiaca REUTER, 1875, Rev.
Crit. Caps., II 1 16.
5‘ : Macroptère. D’un gris verdàtre ou brunâtre, plus tard la couleur
foncière devient orangée. Taché de noir. Antennes noires sauf la base
de l'article II qui est brun. Pronotum noir avec3bandes longitudinales
jaunes. Hémélytres clairs avec des bandes longitudinales noires. Pattes
de la même couleur que les hémélytres, tachées de noir.
Q : Dimorphe. D’un gris verdâtre ou jaune. Tête jaune, tachée de
noir. Les articles I et II des antennes en partie clairs. Pronotum et
écusson avec 2 bandes longitudinales noires (fig. 74, a). Hémélytres
et pattes comme chez le 5‘. La membrane de la f. pseudobrach. est
munie d’une cellule (fig. 74, d).
Longueur 2 ô` macr. 7,8-9,1 mm; Q pseudobrach. 7-8 mm; Q macr.
7,5-9,7 mm.
VAn1A·r1oN. — La var. aurantiaca REUTER a les hémélytres oranges. Elle
n’est qu’un stade de coloration. Vers la fin de la vie, les C} ont, en général,
atteint ce stade.
BIOLOGIE. —- L. dolobrata L. vit sur les graminées et se nourrit de la sève
des plantes (surtout Phleum et Alopecurus). Les adultes ont été trouvés de
juin à août. Les œufs hibernent. Parfois cette espèce cause des dégâts au blé.
DISTRIBUTION. — Toute la France. Espèce holarctique. Commun dans l`Eu-
rope centrale.
2. Leptoptema ferrugata (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 129;
Lopus discors COSTA, 1852, Cim. Regn. Neap., Cent. III : 57 ; Leptopterna
dolobrata Franck, 1861, prt., Eur. Hem. : 245; var. albescens REUTERg
1891, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXXIII : 188.
5` : D’un jaune brunâtre. Tête noire avec une tache jaune à côté des
yeux. Pronotum avec 3, écusson avec une ligne longitudinale jaunes
Hémélytres d'un brun rougeâtre. Antennes et pattes brunes. Macroptère.
Q : D’un vert blanchâtre ou grisâtre, taché de roux ou de brun rou-
geâtre. Antennes brunâtres, pattes d’un gris verdâtre (fig. 74, b).
Dimorphe. La membrane de la f. pseudobrach. sans cellule (fig. 74, c).
La var. albescens REUT. est représentée par des 6* dont la couleur fon-
cière est blanchâtre (immatures ?).
Longueur : Cî 8,1-8,5 mm; Q pseudobrach. 6,5-7,8 mm; Q macr.
6,8-7,8 mm.

MIRINAE. ——— TERATOCORIS 87
Bionoom. — Comme chez l’espèce précédente. Les adultes se trouvent de
juin à août. Les principales plantes-hôtes sont Festuca, Agrostis, Poa et
Deschampsia.
Dxsrnxnurxou. -- Toute la France. Espèce holarctique, commune dans ]`Eu-
PUPP centrale. i
3. Leptoptema griesheimae E. VVAGNER, 1952, Boll. Ass. Rom. Ent.,
VII (3-4) : 1.
Espèce intermédiaire entre les deux précédentes, se distingue des `
deux par la forme extrèmement longue et étroite. Article Il des antennes
très long (fig. 74, i), épaissi à la base chez la Q. Membrane de la f. pseudo-
brach. avec une cellule distincte (fig. 74, e). Vertex 1,18 fois chez le 5,
1,7 fois chez la Q plus large que l’u—:il, qui est extrêmement grand
(fig. 74, h).
Longueur : 6* 9,9-10,6 mm ; Q macr. 8,7-9,5 mm. (
Bxonocre. - Comme chez les précédentes. Les adultes ont été trouvés en
mai et juin.
Disrmeuriom. —— Puy-de-Dôme (Besse-en-Chandesse) [Csaavoiwl; Tarn
(Albi) [WAGNER et WEBER]. Connue de Sicile.
16. Gen. TERATOCORIS Fuzmsn
7`eratocoris Fienisn, 1858, V)/`ien. ent. Mon., Il : 302.
(Typ. gen. : T. paludum Bon.)
Plus petit, étroit, brillant. Verdâtre. Tête courte et large (fig. 75).
Vertex en général avec un sillon longitudinal et une impression transver-
sale. Yeux globuleux, ne touchant pas le bord antérieur du pronotum.
Article I des antennes nettement plus épais à la base qu°au sommet
(fig. 75). Pattes très longues. Dimorphe.
TABLEAU mas Espèces
1 (2) Bords latéraux du pronotum sinués (fig. 75, d). Vertex 1,5-1,7 fois
plus large que l’œil. 5. antennatus.
2 (1) Bords latéraux du pronotum droits (fig. 75, a-c). Vertex environ
2 fois plus large que l’œil.
3 (4) Article I des antennes assez long, au moins 1,3 fois chez le g`,
1,2 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum (fig. 75, cz).
1. paludum.
4 (3) Article I des antennes aussi long ou à peine plus long que la
largeur du pronotum (fig. 75, b-d).

88 uÉTÉ1=xo1>*rÈ1>.Es MIRIDAE
5 (6) Article II des antennes 1,2-1,3 fois plus long que la tête et le
pronotum réunis et 1,8 fois chez le 8, 1,5 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum. 2. viridis.
6 (5) Article II des antennes 1,5 fois plus long que la tête et le prono-
tum réunis et 2,1 fois chez le 8, 1,8 fois chez la Q plus long que la largeur
du pronotum.
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F11;. 75. ——· Terataccrisz a, T. paludum Snnnc.; b+e, T. lincatus E. WGN. ; 0-I-f,
T. saundersi D. Sc. ; d,T. antennatus Bon. ;g, T, viridis D. Sc. ; a~d, tête et prono-
tum, vue dorsale (X 16) ;e-g, segment génital du 8, vue latérale gauche [X 21,4).
7 (8) Tête et pronotum uniformément verdàtres. Vertex 2 fois chez
le 8, 2,1 fois chez la Q plus large que l’œil (fig. 75, c).
3. saundersi.
8 (7) Tête et pronotum en général avec une bande longitudinale
noire (8), vertex 1,67 fois chez le 8, 1,77 fois chez la Q plus large que
l’œil (fig. 75, b). 4. lineatus·
1. Teratocoris paludum SAHLBERG, 1870, Not. Soc. Fn. Fl. Fenn.
Fôrh., XI 2 291 ; var. mediolineata BIITTNER, 1957, Mitt. D. ent. Ges.,
XVI : 10.
Verdâtre, les articles I et Il des antennes, les tibias et les tarses d'un
rouge sang. Membrane blanchâtre, les nervures vertes. Article Il
des antennes à peu près 2 fois plus long que le I et aussi long que les lll
et IV réunis. La pubescence des tibias est longue et bien visible. 8 et Q
de même taille. Dimorphes.
Longueur : 8 4,4-4,8 mm ; S2 5,2-5,9 mm.

M1mNAE. — Tnxurocoms 89
Vanirrxom. — Chez la var. mediolineata Bürrm., la tête et le pronotum
sont parcourus par une ligne médiane noire.
Bionooua. — Cette espèce vit dans les lieux marécageux et au bord
des étangs. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hiber-
nent.
D1s·ra1¤u1·1oN. — Une seule capture en France: Isère (Grande-Chartreuse)
[REY, 1894]. Peut-être une espèce b0réo—montagnarde ; se trouve aussi en
Allemagne septentrionale. Plus commune dans l’Europe septentrionale.
2. Teratocoris viridîs Doocmxs et Scorr, 1867, Ent. m. Mag., IV : 46.
D’un vert foncé ou bleuâtre. La tête, le pronotum et l’écusson sont
souvent noirs chez le J, tandis que ces parties sont munies d'une ligne
longitudinale noire chez la Q. Bord gauche de l’ouverture génitale du J
(fig. 75, g) sans processus. Article I des antennes à peine plus long que
la largeur de la tête. La 9 plus grande et plus robuste que le J.
Longueur : J 4·4,5 mm ; Q 5,2-5,6 mm.
Bionocua. — Cette espèce vit dans les endroits marécageux sur les plantes
liasses. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
I)|s1‘nxBUT1oN. —— C°est une espèce boréale et la présence en France est
peu vraisemblable. Dunois (1888) a signalé la capture d°un exemplaire dans
une prairie dans la Somme. Peut-être cet exemplaire est·il T. lineatus
E. WAGN. il
3. Tcratocoris saundersi Dououts et Scorr, 1869, Ent. m. Mag.
V : 260 ; Miris longicornis SAHLBERG, 1848, non Fallén, Mon. Geoc. : 87 ;
Miris antennatus Fnon, 1860, non Boheman, Rhynch. Livl., I : 433;
Teratocoris flori Ssnnanac, 1870, Not. Sâllsk. Fn. Fl. Fenn. Fôrh.,
XI:290 ; Teratocoris longipcnnis Uanan, 1895, Prel. List Hem. Colo-
rado : 29.
D’un vert pâle, seulement le sommet de l'article II des antennes
parfois rougeâtre. Q plus grande et plus robuste que le J. Article II
des antennes 2,05-2,15 fois plus long que le I. Bord gauche de l'ouverture
génitale du J (fig. 75,   avec un processus long et mince. Style gauche
fortement courbé, style droit tourné en dehors dans sa partie apicale,
l’apophyse mince. J macroptère, Q brachyptère.
Longueur : J 4,2-4,5 mm; 9 5,3-6,4 mm.
Bi01.oG1E. —- Cette espèce vit sur Phragmites communis Tam. dans les marais
et au bord de la mer. Les adultes se trouvent depuis la mi-juillet jusqu`en
automne. Les œufs hibernent.
Disrnxeurxow. —— (Éonnue de l’Europe septentrionale et de la Sibérie.
Se trouve en Allemagne et en Hollande; sa présence en France est possible.

90 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
4. Teratocoris lineatus E. WVAGNER, 1952, Ent. Ber., 328 (XIV) : 158.
D’un vert pâle, le pronotum et la tête munis d’une ligne longitudinale
noire chez le 5‘ (fig. 75, b). Taille comme chez la précédente. Article Il
des antennes 2,1-2,2 fois plus long que le I. Bord gauche de l’ouverture
génitale du C? (fig. 75, e) avec un processus court et large. Style gauche
plus robuste, l’apophyse plus épaisse. Style droit à peine courbé, l’apo-
physe courte et épaisse.
Longueur : 3‘ 4,4-5,1 mm; Q 5,3-5,7 mm.
B1o1.oG1E. —— Cette espèce vit sur les jones et sur Festuca. Les adultes ont
été trouvés de la mi·juin à juillet. Les œufs hibernent. Une seule génération
annuelle. '
D1sTR1BUTxoN. —- Signalé jusqu'alors de l`.\llemagne septentrionale, de
Hollande, de la Suède septentrionale et de la Russie septentrionale. Peut-être
la capture de T. viridis D. Sc. dans la Somme par M. DUBOIS se rapporte-t-elle
à cette espèce.
5. Teratocoris antennatus (BonEMAN), 1852, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. : 76;
var. dorsalis FIEBER, 1864, VVien. ent. Mon., Vlll : 323; var. notam
BAEaENsr11Uxo, 1859, Berl. ent. Zeit. 2 336; var. /10/wmani Sricnsr.,
1930, lll. Best. Tab. : 82; var. reuteri, fieberi et hueberi STICHEL, 1930,
ib., var. dahli E. VVAGNER, 1952, Tierwelt Deutsch]., XLl : 82.
D’un vert pâle (surtout   ou d’un jaune ocracé (surtout $(3),
souvent avec des taches rouges. Q distinctement plus longue et plus
robuste que le 5‘ (fig. 76). Pronotum avec une impression transverse
en arrière des callosités. Vertex 1,5 fois chez le g`, 1,5-1,7 fois chez la Q
plus large que l’oeil. Antennes brunâtres, article Il 1,8 fois plus long
que le 1 et un peu plus court que les III et IV réunis. Macroptère et
brachyptère. Chez la f. brach. le cunéus est indistinct et la membrane
n’est qu'une bordure étroite au bord interne de Vhémélytre. Pattes
grêles.
Longueur : 5` 3,2-3,5 mm; Q 5,2-5,5 mm.
\·ARIATION
1 (2) Entièrement pâle verdâtre (fig. 76, a), var. Hcberi Sricu.
2 (1) Taché de noir.
3 (6) Hémélytres uniformément pâles.
4 (5) Tête et pronotum avec une ligne longitudinale noire, écusson unico-
lore (fig. 76, b), var. teuteri Sricu.
5 (4) En plus, 1'écuss0n avec une ligne noire (fig. 76, c), var. huebcri STICH.
6 (3) Hémélytres tachés de noir.
7 (10) Pronotum en partie pâle.
8 (9) Comme figure 76, d, var. dahli E. WAcN.
9 (8) Comme figure 76, e, var. bohemani Srxcn.
10 (7) Pronotum noir unicolore.

M1a1NAE. —- s·rENo¤r1MA 91
11 (12) Tête avec 2 taches jaunes au bord postérieur du vertex (fig. 76. fn
var. notata BAER.
12 (11) Tête noire (fig. 76, g), var. dorsalis Free.
Biotocuz. - Cette espèce vit dans les lieux marécageux et au bord des
étangs sur Phragmites, Glyceria, Scirpus, Carex, etc. Les adultes ont été trouvés
de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Moselle [Purox, 18801; Seine-et·()ise   WAoxaa,
1955] ; Loire-Atlantique [Dommroura, 1907; PÉNEAU, 19241 ;Landes[Pu1·oN,
1881); Pyrénées-Orientales FE. \vAGNER, 1955]; Aude (Étang de Bages)
'BIBAUT]; Marne [CARUEL]; Vendée, (iard, Landes [PÉNEAU]; Bretagne
1EuANNo]. (Éonnue de l'Europe centrale et boréale, du Turkestan et de la
Sibérie.
l
® ® W @
o b c ci e ' f g
Fm. 76. — Temtocoris antennatus Bon., variation (X 21) : a, var. fîebcri Srucu.;
b, var. reuteri Srxcu. ; c, var. hueberi Srxcu. ; d, var. dahli E. Won. ; c, var. balte-
mani Swim. ; f, var. notata BAER· ; g, var. dorsalis Fuzn. (a-c, Q; d-g, 5`).
17. Gen. STENODEMA LAPORTE
Stcnodema LAPORTE, 1832, Essay : 41); Lobostethus Fxamsn, 1858,
\Vien. ent. Mon., ll : 301; Brachystira Fuseau, 1858, ib.; Neomiris
D1s1·Am·, 1893, Trans. ent. Soc. London : 87.
(Typ. gen. : St. virens L.)
Étroit, allongé. Tête presque horizontale, triangulaire, tylus proémi-
nent. Vertex avec un sillon longitudinal. Yeux touchant le bord anté-
rieur du pronotum. Ecusson ponctué. Presque toujours macroptère.
TABLEAU DES SOUS·GENRES
1 (2) Fémurs postérieurs dentés à leur bord ventral (fig. 77, a-d).
Brachytropis (p. 92).
2 (1) Fémurs postérieurs sans dents (fig. 77, e-f).
Stcnodcma s. str. (p. 96).

92 HÉTÉBOPTÈRES M1r.x1;~AE
Sous-genre Brachyttopis
FIEBER, 1861, Eur. Hem. 2 62.
(Typ. subgen. : St. culcaratum FALL.)
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Fémurs postérieurs, près du sommet, avec une grande dent
plus ou moins courbée et un peu éloignée d’elle, avec une petite dent ou
un tubercule (fig. 77, ct). 1. calcaratum.
2 (1) Fémurs postérieurs près du sommet avec une grande dent
droite et, à côté d’elle, une petite dent ou un tubercule (fig. 77, b-d) ;
en plus, une troisième dent se trouve dans la distance du sommet d’er1-
viron un tiers de la longueur du fémur (fig. 77, b).
2. trispînosum.
1. St. (Brachytropis) calcaratum (FALLÉN),1807, Mon. Cim. Suec. :
131: Illiris dentatum HAHN, 1831, Wanz. lns., I : 15; var. vircscens
FIEEER, 1861, Eur. Hem. : 241; var. grisescens FIEBER, 1861, ib.;
var. rubricatus REY, 1894, l’Échange, X : 1; var. pallescens REUTER,
1904, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLVI (15) :8 ;var. fuscescens E. WAG-
NER, 1949, Entomon, l (2) : 35.
Les variétés de cette espèce ne sont que des stades d’une suite de
colorations que chaque individu parcourt. L’insecte récemment déve-
loppé est toujours d’un jaune blanchâtre (stade pallescens REUT.),
chez la génération estivale, pour être ensuite jaune ocracé (stade typica) ;
alors il acquiert des bandes longitudinales brunâtres ou noirâtres (stade
grisescens FxEB.). Après l’hibernation toutes les femelles deviennent
vertes (stade virescens F1EB.) tandis que les mâles se colorent en noir.
Les adultes récemment développés de la génération automnale se
colorent immédiatement en brun avec des bandes longitudinales nettes
noires (stade fuscescens E. VVGN.).
Vertex, 2 fois chez le 5, presque 3 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article Il des antennes 1,5 fois plus long que la largeur du pronotum.
Macroptère, très rarement brachyptère.
Longueur : 8 6,7-7,4 mm; Q 6,9-7,9 mm.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur les graminées et se trouve surtout dans les
lieux humides. Deux générations annuelles. La génération automnale apparaît
en septembre et vit jusqu’en mai ou juin. La génération estivale se trouve en
juillet et août. Pendant l’hibernation les insectes se cachent entre les feuilles
et les herbes sur le sol.

MIRINAE. — STENODEMA 93
D1s1·mBU1·1oN. —- Toute la France et la Corse. Connue de toute l`Europe,
de l’Afrique du Nord et de l'Asie occidentale.
2. St. (Brachyttopîs) trispinosum Ranma, 1904, Oefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XLVI (15) : 4 ; var. virescens Heures, 1904, l. c. ; var. grisescens
Rxaursn, 1904, l. c.; var. pallescens E. Waomsn, 1947, Bombus : 313;
var. reducta E. WAGNER, 1949, l. c. ; var. nigrescens E. \VAoNEa, 1949,
l. c.; var. quadrispinosa E. \VAoNEn, 1949, l. c. ; var. pulla Srxcnm.,
1951, lll. Best. Tab., II : 567.
Coloration comme chez Vespèce précédente. Les stades de coloration
sont : 1° stade pallescens Beur. (pulla Sricn.) ; 2° stade typica ;
3° stade grisesccns Reut.; 4° stade pallescens Reor. Les mâles ayant
hiberné sont du stade nigrescens E. WAGN.
Forme un peu plus courte et plus large. Vertex 2 fois chez le (E, 2,25 fois
chez la Q plus large que l'œil. Article II des antennes 1,25-1,33 fois plus
long que la largeur du pronotum. Bords latéraux du pronotum droits.
Parfois aux fémurs postérieurs manque la dent interne (fig. 77, c, var.
reducta E. WAGN.), parfois il y a en plus des 3 dents une 4° dent (fig. 77, d,
var. quadrispinosa E. WAGN.).
Longueur : 6* 7,1-8 mm; Q 7,0-8,8 mm.
Bxotoom. j- Cette espèce vit sur Alopecurus et Phalaris (f. gen. estivale)
et sur Phragmztes (f. gen. automnale). La génération automnale est plus grande
et a les antennes plus longues que la génération estivale.
DISTRIBUTION. — Espèce holarctique, habite seulement les régions boréales
des continents. La présence dans la France septentrionale est possible.
(fi C @1-;,. ,
C d _.
fg; . i .
Fm. 77. — Stenodema : a, St. calcaratum FALL. ; b, St. trispinosum Beur. ; c, id., var.
reducta E. WGN.; d, id., var. quadrispinasa E. Wax. ; e+l, St. laevigatum L.;
f-g, St. sericans Fran. ; h, St. algoviense K. Scnm. ; i, St. holsatum F. ; k, Sl. virens L. ;
a-/, partie apicale du fémur postérieur (X 20) ; g-i, article I des antennes du 6
(X 20); k-l, tête, vue latérale (X 20).

94 nÉTÉa01>TÈREs Miainae
Sous-genre Stenodema s. str.
(Typ. subgen. : St. virens L.)
TABLEAU DES Espiaces
1 (4) F éznurs postérieurs subitement rétrécis près du sommet
(fig. 77, e).
2 (3) Front prolongé en avant et dépassant le tylus, nettement séparé
de celui-ci à l'extrémité; en vue latérale (fig. 77, k).
3. virens.
3 (2) Front non prolongé en avant (fig. 77, l).
4. laevigatum.
4 (1) Fémurs postérieurs d’épaisseur égale jusqu’au sommet (fig. 77, f).
5 (6) Article I des antennes 1,5 fois chez le 5, 1,25 fois chez la Q plus
long que l largeur de la tête, 7 fois plus long que large (fig. 77, g).
5. scricans.
6 (5) Article I des antennes moins de 1,5 fois chez le 3‘, au plus 1,25 fois
chez la Q plus long que la largeur de la tête.
7 (8) Article I des antennes 1,33 fois chez le C3`, 1,25 fois chez la Q
plus long que la largeur de la tête, sa pubescence courte et fine (fig. 77, h).
6. algoviense.
8 (7) Article I des antennes à peine aussi long que la largeur de la
tête, sa pubescence longue et dense (fig. 77, i). 7. holsatum.
3. Stcnodcma (s. str.) vîrens (Lmniâ), 1767, Syst. Nat., éd. XII :
730 ; Miris laevigatum ZETTERSTEDT, 1828, non Linné, Ins. Lapp. : 501 ;
Àliris ruficornis HAHN, 1834, non Geoffroy, Wanz. Ins., II : 220; var.
virescens FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 242; var. testacea REUTER, 1875,
Rev. Crit. Caps., Il : 3 ; var. nigrofusca Foxxna, 1885, Tijdschr.
Ent., XXVIII : 54; var. fulva FIEBER, 1836, Weitenw. Beitr., I : 101.
Comme chez les espèces précédentes, les variétés ne sont que des
stades de coloration, mais chez cette espèce les mâles deviennent verts
aussi. Vertex environ 2 fois plus large que l’œil. Article II des antennes
un peu plus de 2 fois plus long que le I (fig. 78, a) et 1,5 fois plus long
que les III et IV réunis. Style droit (fig. 79, a) plus épais au sommet.
Lobe sensoriel du style gauche (fig. 79, a) très étroit.
Longueur : J 7,8-8,1 mm; Q 7,4-8,5 mm.
Bi0L0G1E. — Une génération annuelle. Les œufs sont déposés en mai.
Les adultes apparaissent dès juillet et hibernent. L’espèce vit sur les grami-

MmmA12:. — s1·ENo¤EMA 95
nées et sur les graines (Secale, etc.) et y causent souvent des dégâts. Les adultes
hibernent sur les Conifères.
Dxs1·m¤¤·r1oN. —— Surtout dans le Nord et dans les régions montagneuses :
Somme [Dvnoxs, 1888]; Vosges [Human et Puroxw, 1876]; Moselle [BELLE-
vovE, 1865] ; Seine-et·Marne   WAGNER, 1955] ; Gironde [LAMBERTIE,
1909]; Pyrénées-Orientales   WAGNER, 1955]; Normandie [BRUNETEAU,
1931]; IIautes·Pyrénées (Louderville) [RmAu1·]; Puy-de-Dôme [Eusenro];
Isère [Pmmmn] ; Hautes-Alpes [Aumus] ; Haute-Savoie [VILLIERS] ; Marne
[CARUEL]. Espèce holarctique.
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q b C U E
Fxc. 78. — Stcrwdcma, 5 (X 4,5] : a, St. virerw L. ; b, St. laevigatum L. ; c, St. sericans
Fmn.; d, St. algovicnsc K. Scmu.; e, St. Iwlsatum F.
4. Stenodema (s. str.) laevigatum (Lxumé), 1758, Syst. Nat., éd. X :
449; Cimex frumentarius PODA, 1761, Ins. Mus. Graec. : 60; .° Cimex
testaceus Scorou, 1763, Ent. Carn. : 135; ." Cimex albolineatus Goezn,
1778, Ent. Beitr. : 280; Cimeœ pallidus HAnms, 1776, Expl. Engl.
Ins. : 90; Cimex lateralis Georrnoy, 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris :
209 ; P Cimex leucogrammus GME1.1N, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 2194 ;
P Cimex pallescens Donovan, 1794, Brit. Ins., III : 101; Miris virens
l’1AHN, 1834, non Linné, VVanz. lns., Il : 79; var. virescens FALLÉN,
1829, Hem. Suec. Cim. : 130; var. pallescens FALLÉN, 1829, ib.; var.
grisescens FALLÉN, 1829, 16; var. melas REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLVI (15) : 16 ; var. sulphurea, \VEsrnorr, 1881,9. Jahresber.
Westf. Prov. Ver. Wiss. Kunst : 76; var. albicans Wnsrnorr, 1881, ib.
Coloration comme chez l’espèce précédente. Les stades de coloration
sont : 1. stade albicans VVESTH. ;_2. stade pallesœns FALL. ;3. stade sul-
phurea NVESTH. ; 4. [stade _typica ; 5. stade grisescens FALL. ; 6a. stade
virescens FALL.

96 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
(la Q seulement devient verte) ;6b. stade melas REUT. (noir,sauf le cunéus,
qui est brun). C’est le stade final de la coloration du 5*. Au printemps,
les antennes sont en grande partie rouges.
Forme (fig. 78, b) plus allongée et plus étroite, les antennes plus longues,
article II à peine plus long que les III et IV réunis. Style droit (fig. 79, b)
épaissi dans sa partie apicale. Lobe sensoriel du style gauche (fig. 79, b)
plus petit, l’apophyse plus courte et plus épaisse.
Longueur : 5* 7,8-8,5 mm; Q 8,5-9,1 mm.
BIOLOGIE. —-— Comme chez la précédente. Une génération annuelle. Les
adultes apparaissent vers la mi·juillet et hibernent dans les feuilles et sous les
mousses sur le sol. Les plantes-hôtes sont des graminées.
DISTRIBUTION. — Toute la France. Espèce holarctique.
5. Stenodema (s. str.) sericans (Fxnnnn), 1861, Eur. Hem. : 140.
D’un jaune ocracé ou brunâtre, avec des bandes longitudinales
foncées sur la tête, le pronotum, l’écusson et la partie interne des hémé-
lytres. Antennes brunes, article II 2,4 fois chez le 5*, 2 fois chez la Q
plus long que le I, article III 1,3 fois chez le 5, 1 fois chez la Q plus long
que la largeur du pronotum (fig. 78, c). Tête plus large que longue, vertex
2,25 fois plus large que l’œil. Fémurs tachés de brun. Style droit du 5*
(fig. 79,c) mince, rétréci au milieu. Style gauche (fig. 79, c) faible, lobe
sensoriel distinct, Yapophyse courbée.
Longueur : 5* 7,6-8 mm; Q 8,5-8,8 mm.
VARIATION. —- On n'a pas trouvé de variations de cette espèce.
Brotocuaz. —— Cette espèce vit dans les régions montagneuses sur les grami-
nées. Une génération annuelle. Les adultes ont été trouvés dès juin et hibernent
sur les Éricacées et les Conifères.
Dxsrnmurxoiv. -— Alpes-Maritimes [PU·roN. 1898] ; Basses-Alpes
[E. WAGNER, 1955]; Hautes-Alpes [Panama]: Haute-Savoie [VILLIERS];
Haute-Garonne (Luchon) [VIDAL] ; Pyrénées—()rientales (Mont-Canigou)
(WAGNER et WEBER]. Connue des Alpes, des Pyrénées, des Carpathes et des
montagnes de la Péninsule balkanique. Dans les Alpes, elle monte jusqu'à
2 100 m.
6. Stenodema (s. str.) algoviense K. Scnmmr, 1934, Mitt. D. ent.
Ges. : 34; var. schmidti E. WVAGNE11, 1949, Entomon, I (2) : 31.
Coloration comme chez l’espèce précédente, tête et pronotum souvent
noirs chez le 5* avec les côtés et une ligne longitudinale jaunes. Taille
(fig. 78, cl) plus petite. Vertex 2 fois chez le 5*, 2,3 fois chez la Q plus
large que l'œil. Antennes brunes, l’article I 1,25-1,33 fois plus long que
la largeur de la tête et 7 fois plus long qu’épais, article II 2,33 fois plus

Mxmmuz. —- sTENonEMA 97
long que le 1. Style droit (fig. 79, d) assez épais, rétréci dans la partie
médiane. Style gauche (fig. 79, d) très grand, le lobe sensoriel très grand,
l’apophyse très longue, avec une pointe fine et longue, à côté de la pointe
un petit tubercule.
Longueur 2 J 5,8-6,5 mm ; Q 7-7,3 mm.
VAnuvr1oN.—Chez les exemplaires ayant hiberné, les côtés des hémélyires
deviennent verts (stade schmidtî E. VVAGNER).
Bxonocm. — Cette espèce vit dans les montagnes à une hauteur d’environ
1 600 m sur les graminées. Une génération annuelle. Les adultes apparaissent
en juillet et hibernent.
Dzsrmaurxow. — Connue seulement des Alpes. Sa présence en France est
p()SSlble·
  ‘ " ·l· ’ m""`·—
(       ` 1
0 b C d 9
FIG. 79. -- Stenodema, styles génitaux du Q (>< 52) : a, St. virens L. ; b, Sl. laevi-
gatum L.; c, St. sericans Fxxsn.; d, St. zzlgvviense K. Scmu.; e, St. lwlsatum F.
A gauche : style droit. A droite : style gauche.
7. Stenodcma (s. str.) holsatum (Fanmcios), 1787, Mant. Ins. : 306;
var. viridilimbata REUTER, 1904, Uefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLVI (15) :
21; var. testacea HEUTER, 1904, ib.; var. dorsalis REUTER, 1904, ib.
Coloration comme chez les précédentes. Forme (fig. 78, e) un peu plus
courte et plus large. Vertex 2,2 fois plus large que l’reil. Article l des
antennes 5 fois plus long qu°épais (fig. 77, i), article II 2,3-2,5 fois plus
long que le [ et plus court que les III et IV réunis. Style droit (fig. 79, e)
un peu plus mince. Lobe sensoriel du style gauche (fig. 79, c) plus petit,
Papophyse plus robuste, sa pointe plus courte et le tubercule plus grand.
Dimorphe.
Longueur : 5* macr. 6,4-7,2 mm ; 5 pseudobrach. 5,5-5,6 mm ; 9 macr.
6,9-7,5 mm ; Q pseudobrach. 5,8-6,6 mm.
VARIATION. — La partie latérale des hémélytres est d’un jaune pâle chez
le stade typica, d’un brun rougeâtre chez le stade tcstacca Reut, et verte chez
Miridaa. 1

98 nxâréaoprànus Mrmrmn
le stade Viridilimbata REUT., tandis que chez la var. dotsalîs Rem'. la colo-
ration noire est plus étendue.
Bxonooxn. — Cette espèce vit sur les graminées, surtout dans les forêts.
Les adultes apparaissent dès max et hibernent. Une génération annuelle. ·
Dxsrmeurxorx. —-`Toute la France. Connue de toute l’Eur0pe, et de l'Asie
occidentale et septentrionale.
18. Gen. NOTOSTIRA FIEBER
Notostira Fxnnnn, 1858, VVien. ent. Mon., ll : 391 ; E. WAGNER, 1957,
Nachr. bl. Bayr. Ent., Vl (1) : 1-5.
(Typ. gen. : N. erratica, L.)
Très étroit et allongé, pattes et antennes extrêmement longues.
Tête plus large que le pronotum à son bord antérieur et presque aussi
large que celui-ci au bord postérieur. Vertex avec un sillon longitudinal
et une impression transversale. Antennes et pattes avec une pubescence
fine et dense. Ecusson sans ponctuation. Article l des tarses presque
aussi long que les ll et lll réunis. Dimorphe. Deux générations annuelles,
dont la différence est remarquable.
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C / D c ` , d
Fm. 80. —- Notostim, génération automnale (>< 4,5) :
a,-b, N. elongata Guerra.; c-d, N. ermtica, L.

Mmmxe. — NOTOSTIRA 99
TABLEAU mas espèces
Les deux espèces françaises de ce genre ne se distinguent que par la
structure des genitalia. Il est impossible de déterminer les mâles sans
examen des styles génitaux. La Q de la génération automnale seulement
montre des différences externes.
1 (2) Femelle de la gén. automnale courte, les bords externes des cories
arqués en dehors (fig. 80, b), la partie de la membrane qui dépasse le
cunéus est plus courte que le cunéus (fig. 81, d, en haut). Style gauche
du 3 (fig. 82, d) court, robuste, le lobe sensoriel grand. La structure A
de la paroi postérieure de la bourse copulatrice (fig. 81, e) prolongée
en haut, presque anguleuse. 1. elongata.
2 (1) Femelle de la génération automnale allongée, les bords externes
des cories droits et parallèles (fig. 80, d), la partie de la membrane qui
dépasse le sommet du cunéus est aussi longue ou plus longue que le
cunéus (fig. S1, cl). Style gauche du 5‘ (fig. S2,   assez long et étroit,
le lobe sensoriel petit. La structure A de la paroi postérieure de la bourse
copulatrice de la Q pas prolongée en haut, arrondie (fig. 81, e).
2. erratîca.
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Fm. 81. — Notoslira. : Ligne supérieure : N. elongala. Georra.; ligne inférieure :
N. erratica L.; a-d, partie apicale des hémélytres (>< 13); e, paroi postérieure
de la bourse copulatrice de la S2, vue frontale (X 53) ; a, génération estivale, tf;
b, id., Q; c, génération automnale, L5`; d, id., Q.

100 néréaorriaaes Mimosa
1. Notostira elongata (Giaorrnov), 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris:
208; E. WAGNER, 1957, Nachr. bl. Bayr. Ent., VI (1) : 1-5 (1).
a) Génération automnale. —-— Ocracé, après hibernation grisâtre.
Le 8 avec des bandes longitudinales noires (comme fig. 80, a), ces bandes
souvent confluentes laissant libre une ligne longitudinale médiane et les
bords latéraux du pronotum et des hémélytres. Cunéus toujours clair,
Chez la Q ces bandes sont grisâtres et souvent a peine visibles (fig. 80, b).
Les Q récemment développées ont des teintes rosâtres.
b) Génération estivale. —— Dfun jaune pâle (8) ou d’un vert jaunâtre  
Coloration du 8 comme chez la gén. aut. (fig. 80, a), les bandes obscures
de la Q plus nettes.
Tête plus longue que large. Article I des antennes nettement plus
long que la tête, le II presque 2 fois plus long que le I et plus court
que les III et IV réunis. Hémélytres à côtés parallèles chez le 8, à côtés
arqués en dehors chez la Q. La Q de la gén. est. est plus longue que celle
de la gén. aut. Segment génital du 8 (fig. 82, a) plus long que large.
Style droit (fig. 82, b) petit, l’apophyse avec 2 pointes. Style gauche
(fig. 82, c) falciforme, lobe sensoriel grand, muni de longs poils, le bras
qui porte l'ap0physe court et épais. Paroi postérieure de la bourse copu-
latrice (fig. 81, e, en haut) haute, la structure B plus courte et plus large,
la structure A nettement prolongée en haut et presque anguleuse.
Paroi supérieure de la bourse copulatrice avec 2 anneaux chitineux
qui sont faiblement développés.
Longueur : génération estivale : 8 6,2-7,6 mm; Q 7,7-8,7 mm; géné-
ration automnale : 8 6-7,5 mm; Q 7,2-8 mm.
BIOLOGIE. — Deux générations annuelles. La génération automnale appa-
raît en août ou septembre, la fécondation de la Q a lieu en automne. Les
adultes hibernent et les œufs sont pondus au printemps sur les graminées
(Àgropyrum repens L., Triticum, Secale}. Les larves vivent sur les graminées
x t sur le blé. Les adultes de la génération estivale se trouvent en juin et juillet.
Ils pondent en août les œufs de la génération automnale.
(1) Les synonymes suivants se rapportent au genre Notostira, mais sans examen
des types, il est impossible de dire à quelle espèce : Cimex fuscofasciatus GOEZE,
1778, Ent. Beitr., II : 267 ; Cimex pubicornis Scansxx, 1785, Verz. Ins. Berchtesg. :
340 ; Cimex viridiusculus GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 2185 ; Cimex quadri-
lineatus SCHRANK, 1801, Fn. Boic., II : 95 ; .11iris hortorum VVOLFF, 1804, VVanz. I.,
154; Àliris tritici Cunwis, 1839, Brit. Ent., XV : 701; flliris tricostatus COSTA,
1852, Cim. Regn. Neap., Cent. III : 58; var. ochracea F1EBEn, 1861, Eur. Hem.,
242; var. virescens Fimsna, 1861, ib. ; var. ancestralzs REUTER, 1911, Rev. Russe
Ent., XI : 327; var. autumnalis STICHEL, 1930, Ill. Best. Tab. : 206.

Mmmm;. — NOTOSTIRA 101
Dxsrnxaurxou. -—— Toute la France, mais surtout dans les plaines. Plus
commun que l°espèce suivante. Espèce holopaléarctique.
2. Notostira erratîca (Lmmâ), 1758, Syst. Nat., éd. X : 449 (‘);
E. Wscman, 1957, Nachr. bl. Bayr. Ent., VI (1) : 1-5.
Trés semblable à la précédente, la Q d'une forme plus longue et plus
étroite (fig. 80, d), bords latéraux des hémélytres droits et parallèles,
Article I des antennes un peu plus long. Segment génital du 3‘ (fig. 82, nl)
plus allongé. Style droit (fig. 82, e) plus étroit, l'apophyse est visiblement
plus petite et elle est portée par un cou long et mince. Style gauche
(fig. 82, f) plus long, plus étroit, fortement courbé, le lobe sensoriel
plus petit avec des poils courts et épars. Paroi postérieure de la bourse
copulatrice (fig. 81, e, en bas) plus bas, la structure B plus longue et
plus étroite, la structure A plus petite et arrondie. Paroi supérieure
comme chez la précédente. ~
Longueur : génération estivale et automnale : J 6,3-7,8 mm; Q 7,8-
8,9 mm. .
’ i
Q 1 @ Q 1 (
a b c d e  
F10. 82. — Notostira, genitalia du 6 : a-c, N. elongata Georrn. ; d-f, N. crratica L. ;
a-|-d, segment génital, vue dorsale (X 19,5); b+e, style droit, vue dorsale (X 52) ;
c+f, style gauche, vue dorsale (X 52).
Bxonooxe. — Exactement comme chez N. elongata Georrn.
Disrnrnurroxs. —- Les deux espèces de ce genre ont été confondues jusqu‘à
aujourd’hui. Pour cette raison, la distribution de N. erraticu L. est peu connue.
En France, elle se trouve seulement dans les montagnes. Elle a été signalée
du Tarn (Albi) [Panama, Waouen et WEBER) ; Pyrénées-Orientales (Le Per-
thus, La Preste) [WAGNER); Basses-Alpes (Digne) [WAGNER]; Alpes-Mark
times (Siagne); Bouches·du·Rhône (Aix-en-Provence) [REMANE]. En dehors
de la France elle se trouve dans les Alpes, dans les montagnes de l`Allemagne
du Sud (Jura), en Allemagne orientale, en Suède et en Finlande.
(l) V. page 100.

102 HÉ·rÉRoPTÈREs M1R1DAE
19. Gen. DOLICHOMIRIS REUTER
Dolichomiris REUTEP., 1882, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXV : 29;
Eioneus DISTANT, 1893, Biol. Centr. Amer., Rhynch. Het., I : 461;
Ommatomiris Porrms, 1910, Sjôst. Kilim. Exped., XII : 29.
(Typ. gen. : D. linearis REUT.)
Assez long, à côtés parallèles. Vertex avec un sillon longitudinal
(fig. 72, h). Front prolongé et acuminé. Antennes nettement plus longues
que le corps. Pronotum et écusson sans ponctuation. Ecusson, dans la
partie basale, avec deux fosses latérales, dont le bord antérieur est
caréné. Face interne des tibias antérieurs épineux. Fémurs postérieurs
cylindriques.
Une seule espèce européenne :
Dolichomiris lineatus REUTER, 1882, Oefv. Fin. Vet. Fôrh., XXV :
29; Notostim longula NOUALHIER, 1893, An. Soc. ent. Fr., LXII : 15;
Dolichomiris tibialis REUTER, 1892, ib., LXIII : 392.
D’un jaune pâle. Tête et écusson avec 2, pronotum avec 4 lignes
longitudinales rougeâtres. Face ventrale avec 2 bandes latérales rou-
geâtres. Tête très longue. Article I des antennes densément ponctué
de brun rougeâtre, article II d’un brun rougeâtre, le [Het IV rouges,
le II 1,75 fois plus long que le I, le III plus long que le II.
Longueur : 5` 8-9,5 mm ; S2 8,5·9,8 mm.
I)1srR1BU·1·1oN. —— Signalé par REUTER (1902) des Alpes·Maritimes. Non
retrouvé depuis cette époque. Peut-être une détermination erronée? Connu
des îles Canaries et de Madère. Signalé de plus des régions éthiopienne et
néotropicale.
20. Gen. MEGALOCEROEA FIEBER
Megaloceroea FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., II : 301.
(Typ. gen. : À!. recticornis GEOFFR.)
De la même forme que le genre précédent. Tête plus courte, à peine
plus longue que large. Vertex avec un sillon longitudinal. Ecusson lisse,
finement caréné. Pubescence des pattes très courte, tibias de plus avec
des dents courtes (fig. 72, m). Fémurs presque cylindriques (fig. 72, k).
Une seule espèce Z
Megaloceroea recticornis (Gnorraov), 1785, dans Fourcroy, Ent.
Par. : 209; Cimex linearis FÉÃSSLIN, 1775, non Fabricius, Verz. Schw.
Ins. : 26; Jwiris longicornis FALLÉN, 1807, Mon. Cim. Suec. : 129;

MIMNAE. — TRIGONOTYLUS 103
Miris megatoma MULSANT et REY, 1852, Ann. Soc. Linn. Lyon : 107;
CARVALHO, 1955, Beitr. z. Ent., V : 334.
D'un vert intense, membrane grisâtre ou blanchâtre. Le front ne
dépasse pas le sommet du tylus. Vertex 2,5-3 fois plus large que l’œil.
Article I des antennes presque aussi long que la tête et le pronotum
réunis, le II aussi long que le III et 3 fois plus long que le IV. Pronotum
ponctué, hémélytres ruguleux. Article III des tarses noir.
Longueur : 6 8-8,5 mm; Q 9- 10 n1m.
Bionocia. —— Cette espèce vit sur les graminées dans les montagnes, surtout
aux pentes et aux lisières des forêts. Les adultes ont été trouvés de juin à août.
Les œufs hibernent. Une génération annuelle.
Dxs·mxnurxoN. -— Toute la France, rare au Nord, plus commun dans les
régions montagneuses. Connue de l’Europe méridionale et orientale.
21. Gen. TRIGONOTYLUS Fmnxaa
Tiigonotylus Frmann, 1858, Wien. ent. Mon., II : 302; Callimiris
Rnurxzn, 1876, Oefv. Vet. Soc. Fôrh., XXIII (19) : 60; Oronomiris
Kxnxnnnv, 1902, Fauna Hawai, III (2) : 144.
(Typ. gen. : T. ruficornis Geosrn.)
Plus petit et un peu plus large que les genres précédents. Glabre ou
avec une pubescence très fine et courte. Tête triangulaire (fig. 83),
tylus proéminent. Yeux touchant le bord antérieur du pronotum.
Pronotum et écusson finement carênés. Tibias avec des épines fines et
courtes. Fémurs postérieurs (fig. 72, i) plus épais à la base qu'au sommet.
~1«  J
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—·-·fr- W/\
0 b C d
Fxc. 83. — Trigonolylus : a-4-d, T. pulchellus Him.; b, T. ruficornis G1=:or1=a.;c, T. pal-
Iidicornis REUT. ; a-c, tête et pronotum de la Q, vue dorsale (X 22,5) ; d,@ (X 5,5)
(fr, [ront).

104 nÉTÉRoPTÈREs MIRIDAE
TABLEAU mas Espàcxzs
1 (2) Antennes avec une pubescence très fine, mais bien visible,
article Il presque aussi long que les III et IV réunis. 1. elymi.
2 (1) Articles II à IV des antennes glabres, article II nettement plus
court que les III et IV réunis.
3 (4) Face ventrale avec des bandes longitudinales d’un rouge de sang.
Front, vu d’en haut, à sommet acuminé et dépassant les joues. Angles
postérieurs du pronotum aigus (fig. 83, a). 2. pulchellus.
4 (3) Face ventrale sans bandes longitudinales rouges. Front, vu
d'en haut (fig. 83, b) arrondi au sommet, ne dépassant pas les joues.Angles
postérieurs du pronotum plus arrondis.
5 (8) Tihia postérieur 2,5-2,65 fois plus long que la largeur du prono-
tum. Longueur totale des antennes égale a 87-94 % de celle de l’insecte.
6 (7) Article III des antennes 0,81-0,82 fois moins long que le II.
Ampoule du pénis avec un spicule (fig. 84, e). 3. rufîcornis,
7 (6) Article III des antennes 0,94-0,95 fois moins long que le II-
Ampoule du pénis sans spicule, mais avec une région couverte de petites
, dents à côté du gonopore secondaire (fig. 84,   4. coclestialium.
8 (5) Tibia postérieur 2-2,2 fois plus long que la largeur du pronotum.
Longueur totale des antennes égale à 70-80 % de celle de l’insecte.
5. pallidicornis.
1. Ttigonotylus elymi (Tno1vxsoN), 1871, Op. Ent., IV : 239 ; Trig0n0·
tylus ruficomis Gizorrnov var. psammaecolcr REUTER, 1885, Berl.
ent. Zeit. : 45 : Trigonotylus brevipes REUTER, 1893, non Jakovlev,
Ent. m. Mag. : 110; subspec. gallicus E. WAGNER, 1956, Cah. d. Nat.,
XII : 17; CAnvALuo et \VAcNER, 1957, Arq. Mus. Nac. Rio de Jan.,
XLIII : 139.
D'un vert pâle, souvent avec des bandes longitudinales noirâtres.
Antennes verdâtres, les articles II à IV souvent brunâtres. Tête presque
aussi longue que large. Vertex 2,3 fois chez le 5`, 2,5 fois chez la Q plus
large que l’œil. Article Il des antennes 2,6 fois plus long que la largeur
de la tête et aussi long que les III et IV réunis. Style gauche du$(fig. 84,a)
assez grand, robuste dans sa partie basale. Apophyse du style droit
(fig. 84, a) très courte. Ampoule du pénis sans spicule.
Longueur : 5‘ 5,3-5,8 mm; S? 5,5-7 mm.
VARIATION. —— La sous-espèce gallicus E. WAGN. se distingue de la sous-
espèce type par la pilosité des pattes et des antennes qui est beaucoup plus
courte, parle Vertex moins large et 1,9 fois chez le (j`, 2,2 fois chez la Q plus large
que l’œil, par l’article Il des antennes 3 fois plus long que la largeur de la tête.
Les styles du C? (fig. 84, b) diffèrent nettement aussi.

Mmmam. — 'rarcorxorvnus 105
Bxotocre. — Cette espèce vit sur Elymus arcnarius L. et a été trouvée
seulement sur le littoral de la mer. Elle se nourrit de la sève des plantes. Une
seule génération annuelle. La vie des adultes est très courte et ne comprend
que quelques journées, au plus une semaine. lls apparaissent en juin et juillet.
Les œufs hibernent.
Disrntnurxom. — La sous-espèce type a été trouvée à Arcachon (Gironde)
[C.mAv0N, 1949], la sous-espèce gallicus E. WAGN. dans la Camargue (Bou-
ches-du-Hhône)   WVAGNER, 1955]. Connue d’Angleterre, de liollande,
de l’Allemagne du Nord et de la Suède.
  2 1 1 R   l   2
Il i 1   4 ça s l 1 1 .,  
1 J J 3  
a b c d e f
Fm. 84. -— Trigonotylus, genitalia du J (X 60] za, T. clymi elymi Tmvrs.; b, T. clymi
gallicus E. Won.; c, T. pulchellus Hum. ; d, T. pallidicnrnis Rxaur. ; e, T. ruficor-
nis Geomm. ; f, T. cocleslialium Kmx. 1, style droit, vue dorsale; 2, style gau-
che, vue dorsale; 3, spicule de l’amp0ule, vue latérale; 4, gonopore secondaire.
2. Trigonotylus pulchellus (Hmm), 1834, Wanz. Ins., ll : 119 ;
var. pseudoruficomis Srxcuar., 1957, Ill. Best. Tab., Il : 575 ; var.
wagneri STICHEL, 1957, ib. ; E. WAGNER, 1953, Nachr. Natw. Mus.
Aschafïenbg., XL : 59.
D'un vert grisâtre, souvent teinté de rose. Face ventrale avec des
bandes rouges sur les flancs. Antennes d`un rouge sang, article [
souvent avec 2 traits longitudinaux jaunes ou verts. Face dorsale avec
2 bandes d’un brun rougeâtre. Vertex 2 fois chez le 5*, 2,5 fois chez la Q
plus large que l’œil. Article II des antennes 2,6-2,9 fois plus long que la
largeur de la tête. Tibia postérieur 2,5-2,65 fois plus long que la largeur'
du pronotum, Ampoule du pénis avec un spicule qui est fortement courbé
(fig. 84, c). Paroi postérieure de la bourse copulatrice de la 9 (Hg. 85, e)
très mince et aiguë.
Longueur : 5‘ 4,2-4,5 mm; Q 4,6-4,65 mm.
VARIATION. —— La var. wagncti Srxcn. a la face ventrale unicolore verte,
la var. pscudoruiîcomis Srrcrx. a l’article l des antennes muni de deux traits
jaunes ou verts.

106 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
B1oLoG1E. ——- T. pulchellus HHN. vit sur des graminées (Corynophorus)
et se trouve en général dans les lieux sablonneux. Les adultes ont été trouvés
en juillet et août. Les œufs hibernent. Une seule génération annuelle.
DISTRIBUTION. —— Bouches-du-Rhône, Pyrénées-Orientales, Gironde
[E. WAGNER, 1955); Var [BERNARD]; Tarn [PERRIER] ; Corse [Ec1<ERLE1N].
Espèce pannonique, connue de la Péninsule balkanique, de Hongrie,
de Pologne, d'Allemagne et de la Suède méridionale.
3. Ttigonotylus ruficomis (GEOFFROY), 1785, dans Fourcroy, Ent.
Paris : 209; var. viridicornis REUTER, 1901, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XLIII : 213; var. pseudopulchellus STICHEL, 1957, Ill. Best. Tab., II :
575; var. albescens SARLRERG, 1880, Christ. Ved. Sâllsk. Fôrh., IX : 4;
E. VVAGNER, 1953, l. c. : 59.
Vert ou d’un vert jaunâtre. Antennes rouges, article I souvent en
partie vert. Face dorsale avec des bandes longitudinales obscures,
face ventrale sans lignes rouges. Membrane grisâtre, les nervures vertes.
Vertex 2 fois chez le C3`, 2,5 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il
des antennes 2,7-2,9 fois plus long que la largeur de la tête ; longueurtotale
des antennes égale à 88-95 % de celle de l’insecte. Tibia postérieur
2,5-2,6 fois plus long que la largeur du pronotum. Spicule de l’ampoule
du pénis (fig. 84, e) très robuste et bien courbé dans sa partie médiane.
Paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 85, c) grande,
la structure A est prolongée en haut par 2 lames bien visibles.
Longueur : §` 4,75-5,25 mm ; Q 5,2-6,4 mm.
VARIATION. — La var. pseudopulchella S·1·1cR. a l’article I des antennes
en partie vert, la var. viridicornis REUT. a les antennes, les tibias et les tarses
d’un vert pâle. Elle a été trouvée seulement dans l’Afrique du Nord et il est
possible qu'il s'agisse d'une autre espèce. La var. albcsccns SRLBG. est basée
sur des exemplaires immatures.
B10LoG1E. — T. ruficornis GE01=1=R. vit sur les graminées et se nourrit de
la sève des plantes. Les adultes ont été trouvés de mai à août. Les œufs hiber-
nent.
DISTRIBUTION. —— Toute la France. Espèce holopaléarctique.
4. Trigonotylus coelestialium (KIRRALDY), 1902, Trans. ent. Soc.
London : 266; E. WAGNER, 1956, Schr. Natw. Ver. Schlesw.-Holstein,
XXVIII (1) : 69.
De même taille et même coloration que l’espèce précédente et très
difficile à séparer d’elle. Vertex 1,9 fois chez le C3`, 2,1 fois chez la Q plus
large que l’œil. Ampoule du pénis sans spicule, mais à côté du gonopore
secondaire, on voit un groupe de petites dents (fig. 84,   La paroi posté-

Minmiua. —— Tnxcouorvtus 107
rieure de la bourse copulatrice de la Q est plus haute (fig. 85, d), les struc-
tures A et E d’une grandeur presque égale et d’une forme semblable.
Longueur : 5‘ 4,8-5,3 mm ; Q 5,3-6,3 mm.
Bxotocm. —— Comme chez l’espèce précédente.
DISTRIBUTION. -— Cette espèce a été décrite par Kxnxumv de Chine cen-
trale. Elle a été signalée de l`Amérique du Nord (Alaska, Illinois) et de l'Eu-
rope (Carpathes, Allemagne du Nord). La présence en France est possible.
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Fm. 85. - Trigonotylus, paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q, vue
frontale (X 60) : a, T. elymi elymi Tmvxs. ; b, T. elymi gallicus E. WGN. ; c, T. rufi-
cornis Georrn.; d, T. coelestialium Kmx.; e, T. pulchellus Him.; f, T. pallidi-
cornis Reer. _
5. Trîgonotylus pallidicomis REUTER, 1899, Uefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XLII : 161; E. \vAGNER, 1953, Nachr. Natw. Mus. Aschbg.,
XL : 59.
D’un vert grisâtre ou jaunâtre, face dorsale souvent avec des bandes
longitudinales brunâtres, face ventrale sans bandes rouges. Antennes
pâles, jamais rouges, parfois brunâtres. Tarses souvent rougeâtres. Forme
étroite. Vertex 2,2-2,25 fois plus large que l’œil. Antennes plus courtes,
longueur totale égale à 78-81 % de celle de l’insecte, article II 2,3-2,5 fois
chez le 5‘, 2,5 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête. Tibia
postérieur 2,2 fois chez le C3`, 2 fois chez la Q plus long que la largeur du
pronotum. Ampoule du pénis avec un spicule, qui est très mince et bien
courbé (fig. 84, d). Paroi postérieure de la bourse copulatrice (fig. 85, f)
petite, la structure A beaucoup plus petite que la structure E.
Longueur : 3` 3,8-4,35 mm; S2 4,5-5,1 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur les graminées. Les adultes ont été trouvés
de juin à juillet. Les œufs hibernent.
Disrmnurxon. - Trouvé dans une seule localité en France : Camargue
(Bouches-du-Rhône) [Reuren, 1905 ; E. \VAuNen, 1955]. Connue de l’Égypte,
de l’Afrique du Nord et des îles Canaries.

108 HÉTÉROPTÈRES MxR1DAE
Tribu Mitini HAHN, 1831
TABLEAU DES soUs-rmuos
1 (2) Les callosités du pronotum sont réunies et forment un coussinet
transversal (fig. 86, a), dont le bord postérieur est délimité par un sillon
profond, qui atteint les bords latéraux du pronotum donnant Yimpression
que le pronotum est muni de deux anneaux situés l'un après l’autre.
Dionconotaria (p. 239).
2 (1) Pronotum en général sans sillon en arrière des callosités, souvent
il s’y trouve un sillon, mais il n'atteint jamais les bords latéraux.
3 (4) Joues aussi hautes que l’œil (fig. 86, c). Tête courte et haute,
yeux situés aux angles supérieurs de la tête, bien éloignés de la gorge.
Capsodarîa (p. 240).
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Fm. 86. ·— lllirini : a, Dionconotus neglectus F., 6 ; b, Capsodes mat Rossi, 5‘ ; c, Cap-
sodes gothicus L., 5‘ ; d, Phytocoris ulmi L., 6 ; a—b, tête et pronotum, vue dorsale
(X 11,5) ; c-d, tête, vue frontale (X 22,5).
4 (3) Joues bien plus basses que l’œil (fig. 86, d). Tête plus longue,
yeux situés au milieu des côtés de la tête, bien rapprochés de la gorge.
5 (G) Pronotum et hémélytres avec une ponctuation bien visible,
rarement indistincte, en ce cas le vertex est marginé nettement.
Capsaria (p. 194).
6 (5) Pronotum et hémélytres sans ponctuation distincte, parfois
ruguleux. Vertex immarginé, du moins dans sa partie médiane.
Miraria s. str. (p. 108).
Sous-tribu Miraria HAHN, 1831
TABLEAU DES GENRES
1 (2) Vertex marginé seulement à côté de l’œil, immarginé dans sa
partie médiane. Espèces vertes, souvent teintées de rouge.
Dichrooscytus (p. 190).

MXRINAE. - TRIGONOTYLUS 109
2 (1) Vertex immarginé dans toute sa longueur.
3 (8) Vertex avec un sillon longitudinal très profond et bien visible.
4 (5) Article II des antennes épais, beaucoup plus long que les III
et IV réunis (fig. S9, g). Pantilius (p. 111).
5 (4) Article II des antennes mince, plus court que les III et IV réunis.
6(7) Vertex et front horizontaux. Bords latéraux des hémélytres
arqués en dehors. Forme oblongue (8) ou ovale   Anneau apical du
pronotum plus épais que l'article Il des antennes.
Allorhinocoris (p. 113).
7   Front fortement incliné. Bords latéraux des hémélytresparallèles.
Forme allongée (fig. S9, a). Anneau apical du pronotum àpeine plus mince
que l’article Il des antennes. Creontiades (p. 113).
S (3) Vertex en général sans sillon longitudinal, parfois avec un sillon,
en ce cas les bords latéraux du pronotum sont immarginés et arrondis.
9 (12) Fémurs postérieurs très longs, aplatis, dépassant en général
le sommet de l'abdomen. La partie la plus épaisse se trouve au milieu
de leur longueur et ils se rétrécissent lentement vers le sommet (fig. 88, a).
10 (11) Bords latéraux du pronotum marginés dans leur partie basale.
Mitidius (p. 114).
11 (10) Bords latéraux du pronotum arrondis et immarginés.
Phytocoris (p. 116).
12 (9) Fémurs postérieurs plus courts, cylindriques, se rétrécissant
subitement au sommet (fig. 88, b).
13 (16) Article I des tarses postérieurs environ 2 fois plus long que
le II (fig. 88, c-d). Rostre dépassant en général les hanches postérieures.
14 (15) Article I des tarses postérieurs nettement plus épais que les
autres (fig. 88, d). Longueur supérieure à 7,5 mm. '
Pachyptema (p. 188).
15 (14) Article I des tarses postérieurs à peine plus épais que les autres
(fig. SS, c). Longueur inférieure à 7,5 mm. Stcnotus (p. 189).
16 (13) Article I des tarses postérieurs aussi long ou plus court que le Il
(fig. 88, e-f). Rostre atteignant au·plus le sommet des hanches inter-
médiaires.
17 (18) Le rostre ne dépasse jamais le milieu du mésostethium.
Front proéminent en cône obtus (fig. S7, e).
Brachycoleus (p. 186).
18 (17) Le rostre dépasse le milieu du mésostethium. Front d'une autre
forme.

110 nÉ1·ÉR01>·rÈREs MIRIDAE
19 (22) Entre les nervures cubitale et radiale de la corie se trouve
une troisième nervure (nervure médiane) bien visible (fig. 87, g).
20 (21) Les yeux touchent Panneau apical du pronotum (fig. 87, c).
Actînonotus (p. 184).
21 (20) Les yeux sont bien éloignés du pronotum (fig. 87, d).
Miris (p. 183).
22 (19) Pas de nervure entre les nervures eubitale et radiale.
23 (26) Antennes robustes, article II plus épais à la base que Panneau
apical du pronotum, les articles III et IV de même épaisseur que le ll.
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Fu;. 87. ——~ Miriaria : a, Dichrooscytus rufipennis FALL., 3 ; b, Pantilius tunicalus F.,
3; c+g, Actinonotus pulcher H. S., 3; d, Zlliris striatus L., 3 ; e, Brachycoleus
decolor REUT. 3 ; f, Hadrodemus m-flavum Gz., 3 ; h-)-k, Il/legacoelum bcckeri FIEB. ;
i-)—l, Adelphocoris lineolatus Gz. ; a-d, tête, vue dorsale (X 19,7) ;e, tête, vue laté-
rale (X 19,7) ; f, pronotum, vue dorsale (X 8,9) : g, hémélytre (X 4) ; h-i, mem-
brane (X 3,5) ; k-l, segment génital du 3, vue dorsale (X 8).
24 (25) La cellule majeure de la membrane est arrondie au sommet
(fig. 87, h). Segment génital du 3 avec une grosse dent (fig. 87, k) au
bord gauche de Pouverture génitale. Megacoelum (p. 151).
25 (24) La cellule majeure de la membrane est acuminée au sommet
(fig. 87, i). Segment génital du 3 avec une petite dent (fig. 87, l).
Adelphocoris (p. 153).
26 (23) Antennes grêles, Particle II nettement plus épais que le III,
anneau apical du pronotum plus épais que la base de l’article II des
antennes.
27 (30) Callosités du pronotum atteignant ses bords latéraux (fig. 87,  
28 (29) Article I des tarses postérieurs plus épais que les autres, le III
plus court que les I et II réunis (fig. 88, g). Hadrodemus (p. 181).

Miramas. - PANTILIUS 111
29 (28) Article l des tarses postérieurs aussi épais que les autres,
le [Il aussi long que les l et II réunis (fig. 88,  
Rhabdoscytus (p. 179).
30 (27) Callosités du pronotum plus petites, rfatteignant pas ses
bords latéraux.
31 (32) Article ll des tarses postérieurs environ 2 fois plus long que
le l (fig. 88, e). Alloeonotus (p. 177).
32 (31) Article II des tarses postérieurs aussi long ou à peine plus
long que le I (fig. 88, h-f).
b c d e f g h i I
Fm. 88. — M iraria, fémurs et tarses : a, Phytocoris ulmi L. ; b, Megacoelum beckeri
Firm.; c, Stenotus binotatus F.; d, Pachypterna. ficbcri FIEB.; e, Alloeorwtus ful-
vipea Scor. ; f, Rhabdoscytus costai Beur. ; g, Hadrodemus m-flavum Gz, ; h, Apha-
nosoma italicum Cos·r.«; i, Calocoris roseomaculatus Dec.; ], Grypocoris amoenus
D. Sc.; a-b, fémur postérieur, vue ventrale (X 18) ; c·f, tarse postérieur, vue
latérale (X 22,5).
33 (36) Yeux touchant le bord antérieur du pronotum, sinon la couleur
du corps est verte.
34 (35) Espèce brachyptère, la membrane manque. Yeux aplatis.
Aphanosoma (p. 182).
35 (34) Macroptère, membrane toujours présente. Yeux globuleux.
Calocoris (p. 159).
36 (33) Yeux éloignés du bord antérieur du pronotum. Couleur noire
et jaune. Grypocoris (p. 17f})_
22. Gen. PANTILIUS Cunrrs
Pantilius Cunris, 1833, Ent. m. Mag., l : 197; Conometopus Fmemz,
1858, Wien. ent. Mon., ll : 304.
(Typ. gen. : P. tunicatus F.)
Taille grande (fig. 89, d), à côtés parallèles. Front prolongé en avant
(fig. 89, f), joues 0,67 fois moins hautes que l’œil. Articles I et Il des
antennes épais, le II 2 fois plus long que le Ill et IV réunis (fig. 89, g).

112 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Une seule espèce z
Pantilius tunicatus (FABRICIUS), 1781, Spec. lns., Il : 396; Cimex
gothicus Georrrxov, 1785, dans Fourcroy Ent. Paris : 200 ; var. infuscata
SAHLBERG, 1920, Enum. Hem. Het. Faun. Fenn. : 112 ; var. pallidissima
SAHLBERG, 1920, ib. ;var. pulchra Srrcnm., 1957, Ill. Best. Tab., Il : 596.
Face ventrale d’un Have verdâtre. Face dorsale Have, rouge ou brune,
couverte de petits points noirs sauf le bord externe de la corie et du
cunéus. Articles I et Il des antennes rouges, le sommet de Il noir ; le Il
épaissi dans sa partie apicale, 1,2-1,25 fois plus long que la largeur du pro-
notum. Bord latéral du pronotum étroitement noir. Membrane grisâtre,
les nervures rouges. Vertex 1,25 fois chez le 5*, 1,75 fois chez la Q plus
large que l’œil. Pattes courtes, tibias et tarses souvent rouges.
Lon ueur 2 9,1-10,2 mm · 9 8,5-9,8 mm.
g 7
VARIATION. —-—· La var. infuscata SHLBG. a la face dorsale d’un rouge
noirâtre, la var. pallidissima SHLBG. l’a d’un Have verdâtre, tandis que la
var. pulchra Srxcn. l’a d’un vert pâle.
Bzotoous. —· Cette espèce vit surtout sur Alnus, plus rarement sur Corylus
et Betula. Une seule génération annuelle. Les œufs hibernent. Les adultes
apparaissent vers le début d’août ou en septembre, ils ont été trouvés jusqu’en
novembre. BUTLER a trouvé des adultes (blbernés P) au printemps.
DISTRIBUTION. —~— Toute la France. Connue de l’Europe centrale et septen-
trionale. Dans les Alpes jusqu’à une altitude de 1 600 m; très rare dans la
région méditerranéenne.
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Fia. 89. — Creontiades et Pantilius : zz-c, Creontiades pallidus RME.; d-g, Pan-
tzlius tunicatus F.; u+d, 5` (X 3,7); b—|—e, tête, xue frontale (X 18,5); c—(—f,
tête, vue latérale (X 18,5) ; g, antenne (X 18,5).

MIRINAE. -— ALLORHINOCORIS 113
23. Gen. CREONTIADES DISTANT
- Creontiades Dxs1·ANT, 1883, Biol. Centr. Amer., Bhynch. Het., I :
237; Pantiliodes Noonnnmn, 1893, Ann. Soc. ent. Fr., LXII : 15;
Tricholygus Porrws, 1910, Sjôst. Kilim. Exp., XII : 47 ; Cheilocapsidea.
Porpius, 1915, Ann. Mus. Nat. Hung., XIII : 13.
(Typ. gen. : C. rubrinervis STÃL)
Allongé, à côtés presque parallèles (fig. 89, a). Tête inclinée. Tylus
séparé du front par un sillon profond (fig. 89, c). Fémurs cylindriques.
Segment génital du 6* sans dent ni tubercule au bord gauche de l’ouver·
ture.
Une seule espèce européenne :
Creontiadc pallidus (RAMBUR), 1845, Fn. Andal. : 159; Phytocoris
punctum Pisursn, 1877, Spec. Phytoc. : 30 ; var. reuteriana FAIRMAIRE,
1885, Rev. d’Ent. Caen : 355.
D’un jaune ocracé, parfois blanchâtre. Tête avec des dessins rouges,
vertex 0,8 fois moins large chez le 6, 1,3 fois plus large chez la Q que l’œîI.
Pronotum avec des taches brunes, écusson avec 2 taches noires à la
base et un point noir au sommet. Article III des antennes à peine
plus court que le II. Fémurs bruns ou rouges, souvent ponctués de
noir.
Longueur : J 7,8-8,3 mm; Q 7,2-8 mm.
VARIATION. —— La var. tcutcriana FMRM. ale pronotum couvert de points
bruns et le bord postérieur de celui-ci avec 8-10 points noirs.
Bionocm. -—- Inconnue. Uespèce vit d'après Siunnnizncz sur des Compo-
sées.
DISTRIBUTION. — Pyrénées-Orientales (Banyuls) [Poisson, 1925] (Elne)
[E. WAGNER, 1955]. Habite toute la région méditerranéenne.
24. Gen. ALLORHINOCORIS REUTER
Allorhinocoris REu·rEn, 1876, Pet. Nouv. ent., II : 33; Calocoridea
Porrius, 1915, Ann. Mus. Nat. Hung., XIII : 39.
(Typ. gen. : A. flavus Snnno.)
Taille plus robuste, oblongue (CK`) ou ovale (Q). Lisse. Tête plus longue
que haute. Base de l’écusson découverte. Article II des tarses postérieurs
plus long que le I et à peine plus court que le III.
Afiridnv. 8

114 HÉTÉROPTÈRES MIMDAE
Une seule espèce :
Allorhînocoris flavus J. SAHLBERG, 1878, K. Sv, Ak. Hand].,
XVI : 24; A. prasinus REUTER, 1876, non Fieber, Pet. Nouv.
ent., II : 33.
Plus grand et plus robuste que Creontiades. Vert jaunâtre, mat, avec
une pubescence courte et noire. Vertex 2 fois (C?) ou plus de 2 fois (Q)
plus large que llœil. Article III des antennes 0,75 fois moins long que
le II. Fémurs tachés de brun au sommet.
Longueur : 5` 9,5-10,7 mm; Q 8,5-8,8 mm.
BIOLOGIE. — Inconnue.
DISTRIBUTION. -—- La citation de cette espèce par M. le Professeur Hor-
MÃNNER dela Suisse (Thurgau) nous semble très douteuse. L’espèce est connue
seulement de la Sibérie et de la Russie méridionale.
25. Gen. MIRIDIUS FIEBER
Miridius Fuseau, 1858, Wien. ent. Mon., II : 306.
(Typ. gen. : M. quadrivirgatus COSTA)
Ressemble aux espèces du genre Stenodema LAP. Avec une pubescence
line et claire. Tête allongée, aussi longue que large. Vertex plan, sans
sillon. Antennes presque aussi longues que l’insecte, article I aussi
long que la largeur du pronotum. Bords latéraux du pronotum carénés
dans leur partie antérieure. Fémurs postérieurs très longs, dépassant
le sommet de l’abdomen.
TABLEAU nas Esriacns
1 (2) Écusson avec 2 taches longitudinales brunes. Bord postérieur
des callosités du pronotum avec un sillon transverse, mais sans dépres-
sions courtes longitudinales.
1. quadrivirgatus.
2 (1) Écusson sans taches longitudinales brunes. Bord postérieur des
callosités du pronotum avec 4 dépressions longitudinales courtes et peu
profondes en plus du sillon transverse.
3 (4) Vertex 1,55 fois chez le 5‘, 2,3 fois chez la Q plus large que l’œil
(fig. 90, b-c). Article I des antennes 1,5-1,6 fois plus long que la largeur
de la tête. 2. longiceps.
4 (3) Vertex 1,2 fois chez le 8, 1,9 fois chez la Q plus large que l’œil
(fig. 90, d-e). Article I des antennes 1,7 fois plus long que la largeur de
la tête. 3. pallidus.

Mmxmis. ——- Mmmws 115
1. Mirîdîus quadrivîrgatus (Cos·1·A), 1852, Cim. Regn. Neap. Cent.,
III : 22; Miris lzedenborgi STÃL, 1855, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. : 186; Miridius
virgatus FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 258; var. albicans Rnurna, 1902,
Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLIV : 51.
D’un jaune ocracé, avec des bandes longitudinales dlun rouge brunâtre
(fig. 90, a). Vertex environ 2 fois plus large que l'œil. Articleldes antennes
0,8 fois moins long que la largeur du pronotum, article Il 1,55 fois plus
long que le I et très mince. Membrane transparente avec 2 bandes laté-
rales noires. Spicule de l’ampoule du 6* (fig. 90,   allongé, avec 13 à
14 dents longues et courbées.
Longueur : 8 8,8-9,2 mm; 9 9-9,6mm.
llxonocuz. —-·- .M. quadrivirgatus Cosra vit sur les graminées (Brachypodium,
Arrhenaterium, Hordeum, Secale), mais on n'a pas mentionné de dégâts
de cette espèce sur le blé. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs
hibernent. Une seule génération annuelle.
Dtsrnmurxou. — Toute la France. Connue de la région méditerranéenne
et de l'Europe occidentale.
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11.8. h. M· pallidus Honv.; a, 5 (X 3,7); b-e, tête, vue frontale (>< 18,7); [-h,
spicule de Yampoule, vue latérale (>< 50) ; b+d, J; c-)-a, Q.
2. Miridius longiceps E. WAGNER, 1955, Bull. Soc. ent. Fr., LX : 92.
llessemble à l’espèce précédente, mais en diflère par la forme plus
étroite, la coloration plus pâle, le Vertex plus étroit, les antennes un peu

116 nxàréaorràmss M1a11>AE
plus courtes, le spicule de l’ampoule du 3} (fig. 90, g) plus robuste et
muni de 10 à 11 dents robustes.
Longueur : @ 7,3-8,1 mm; S2 7,5-8,3 mm.
Brotoom. - Cette espèce vit sur les graminées dans les lieux secs. Les
adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent. Une seule géné-
ration annuelle.
Dxsrmnurxow. -— JW. longiceps est connue seulement de France. Elle est'
commune dans les départements méridionaux : Bouches-du-Rhône, Pyrénées-
Orientales, Basses-Alpes   WAGNER, 1955]; Var [RAMADE, 1963] ; Hautes-
Alpes [Aumms] ; Tarn, Haute-Garonne [Runner].
3. Miridius pallidus Honvrrru, 1887, Rev. d’Ent. Caen : 75. ’
Très voisin de l’espèce précédente et de même couleur et de même
forme, se distingue par les antennes plus longues, le vertex plus étroit,
le segment génital du 5‘ beaucoup plus long et le spicule de l’ampoule
(fig. 90, h) plus long et muni de 12 à 13 dents qu1 sont robustes et moins
acuminées.
Longueur : g` 8,1-8,5 mm; Q 8,4-8,8 mm.
Bxonocua. — Inconnue.
Drsrmaurxoxv. —- Connue de Dalmatie, de Grèce et d’Algérie. La présence
en France est peu vraisemblable. Les citations de Reuraa (1894), AzAM (1893)
et RIBAUT (1924) se rapportent en réalité à fl]. longiceps E. WAGN.
26. Gen. PHYTOCORIS FALLÉN
Phytocoris FALLÉN, 1814, Mon. Cim. Suec. : 83 ; Compsocerocoris
REUTER, 1876, Oefv. K. Vet. Soc. Fôrh., XXXII (9) : 70; Dionyza
DISTANT, 1893, Trans. ent. Soc. London : 88.
Forme oblongue ou ovale. Mat, face dorsale couverte d`une pubescence
frisée et couchée et en plus avec des poils érigés noirs. Couleur foncière
grisâtre, brunâtre, jaunâtre ou verdâtre, souvent avec un dessin obscur
qui se compose de taches indistinctes et irrégulières et qui laissent libre
une grande tache dans la partie postérieure des hémélytres ; devant cette
tache claire, se trouve souvent une tache obscure. Antennes et pattes
très longues. Article l des antennes muni de plusieurs soies érigées. Tibias
pâles, avec 1 à 3 anneaux obscurs. Les 8l en général macroptères, les Q
tantôt macroptères, tantôt pseudobrachyptères, rarement brachyptères.
Membrane très souvent maculée. Ampoule du pénis avec un spicule,
dont le bord ventral est muni de 1 ou 2 séries de dents, de sorte que
le spicule a l’aspect d’un peigne. Les bords de l'ouverture génitale
du 3* sont en général munis de dents ou de processus (fig. 100), surtout
les bords gauche et antérieur.

mmum. —— ravrocoms 117
TABLEAU mas sous-comms ,
1 (2) Hémélytres densément couverts de petits points arrondis
rouges, jaunes ou bruns. _ Stictophytocoris (p. 118).
2 (1) Hémêlytres avec des tachesirrégulières, plus ou moins confluentes
mais sans points arrondis.
3 (8) Article III des antennes noir, brun foncé ou brun grisâtre,
sauf un anneau basal qui est pâle.
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Fic. 91. — Phytocoris : a, Ph. rrwridionalis H. S., 5 (X 3,7) ; b, Ph. parvulus Beur.,
6 (X 3,7) ; c, Ph. minor Ka., 5 (X 3,7] ; d, Ph. populi L., J; e, Ph. fempralis
Fuan., 6 ; f, Ph. pini KB., 6* ; g, Ph. juniperi Fu.-Gssm., 3; d-c, tête, vue latérale
(X 18,5); f-g, tête, vue frontale (X 18,5).
4 (5) Article I des antennes aussi long ou plus court que la largeur
de la tête. Longueur de 3 à 5,8 mm. Tête, vue de côté, plus courte
que haute. Ribautomitis (p. 120).
5 (4) Article I des antennes plus long que la largeur de la tête. Lon-
gueur supérieure à 6 mm. Tête plus longue que haute.
6 (7) Front convexe, non séparé du tylus par une brusque déni-
vellation (fig. 91, d). Phytocorîs (p. 122).
7 6 Front lan dans sa artie ostérieure, subitement courbé
_P P P _ _
au bord antérieur et séparé du tylus par une brusque démvellation
(fig. 91, e). Compsoccrocoris (p. 131).
8 (3) Article Ill des antennes d’un jaune pâle, rarement un peu
rembruni à son sommet.
9 (10) Pronotum sans bande transversale près de son bord posté-
rieur. Lcptophytocoris (p. 134).

118 uÉTÉRoPrÈnEs MIRIDAE
10 (9) Pronotum avec, près du bord postérieur, une bande trans-
versale obscure, qui est parfois divisée en 4 à 6 taches transversales.
Ktcnocoris (p. 136).
Sous—genre Stictophytocoris
STICHEL, 1957, lll. Best. Tab., ll, vol. l : 598.
(Typ. subgen. : Ph. meridionalis H. S.)
Hémélytres blancs ou d’un jaune ou vert pâle, densément couverts
de petits points arrondis bruns, jaunes ou rouges. Ces points sont
d'une grandeur égale et souvent laissent libres quelques espaces. Antennes
et pattes entièrement pâles, parfois en partie rougeâtres.
TABLEAU nes ESPÈCES
1 (2) Hémélytres blanchâtres, les points rouges ou d’un jaune doré.
1. meridionalis.
2 (1) Hémélytres verdâtres.
3 (4) Nervures de la membrane vertes. Tibias unicolores pâles.
2. delîcatulus.
4 (3) Nervures de la membrane brunâtres. Tibias antérieurs avec
des anneaux brunâtres. 3. abeillei.
1. Ph. (Stictophytocoris) meridîonalis Henman-SCHAEFFER, 1835,
Nomencl. : 48; Phytocoris signoreti Permis, 1857, Ann. Soc. Linn.
Lyon, IV : 163; var. handlirschi REUTER, 1896, H. G. E. V. : 245
(fig. 91, :1).
Blanchâtre ou d’un jaune blanchâtre, couvert de points rouges
ou orangés. Tête et pronotum tachés de jaune, écusson sans points.
Bord postérieur de la corie avec une petite tache noire dans l’angle
interne. Vertex à peine aussi large chez le 5‘, 1,33 fois plus large chez
la 9 que l’œil. Article II des antennes 1,5 fois plus long que la largeur
du pronotum, le lll 0,75-0,80 fois moins long que le II. Fémurs pos-
térieurs tachés de rouge sauf la base qui est blanche. Tibias avec des
épines longues et pâles.
Longueur : C; 5,3-5,5 mm ; Q 5,6-5,9 mm.
VARIATION. — La Var. handlitschi REUT. a le pronotum aussi couvert
de points et muni de 4 traits orangés.
Bxonocuz. —— Cette espèce vit sur les chênes. Une seule génération annuelle.
Les œufs hibernent. Les adultes ont été trouvés en juillet et août.

mamna. — rnvrocoars 119
DISTRIBUTION. — Seulement dans le Sud de la France : Alpes-Maritimes
(Nice) [Rauraa); Haute-Garonne (Toulouse) [1\1Aaoua·r, 1894 ); Landes
[Paaaxs, 1857) ; B.-d.-Pt. (Marseille) [1`îMrAna,1!)63); Tarn (Albi) [Panama,
Wsonaa et Waaaa) ; Gard (Driolles) [Panama) ; lIautes·Pyrénées (Luz)
[Panama) ; Pyrénées-Orientales (Le Racou, Canigou) [Wsonaa et Wanan);
Basses·Alpes (Digne) [Wsoxan et Wanan); Gironde [Lnmaaarm). Connue
d'Autriche, de Hongrie, d’ltalie, de 1’s\ll€ll13gIl8 du Sud et de la Péninsule
balkanique.
2. Ph. (Stictophytocoris) delicatulus Bomvaa, 1881, Ann. Soc.
esp. Hist. nat., X : 364.
D’un vert blanchâtre, avec une pubescence fine blanche. Tête et
pronotum avec des taches orangées ou llaves. Hêmêlytres densément
ponctués. Bord postérieur de la corie avec une tache noire au bout de
la nervure radiale. Membrane tachetée de gris, les nervures vertes.
Vertex 1,1 fois chez le 3‘, 1,6 fois chez la Q plus large que l’œil. Article [I
des antennes 1,8 fois plus long que le 1. Article I des antennes, le som-
met des fémurs et la base des tibias postérieurs avec des petits points
gris noirâtres.
Longueur : 5*, Q 5,5 mm.
Bioaocm. —- Cette espèce vit sur Quercus ilex L.
Drsïamuïxon. —- Connue d’Espagne (Brunete, Tiana, Prépyrénées). Sa
présence dans la France méridionale est possible,
3. Ph. (Stîctophytocoris) abeillci Puron, 1884, Rev. d’Ent. Caen : 85.
D’un vert jaunâtre, tête et pronotum plus ou moins jaunes, tachés
de rouge, bord postérieur du pronotum avec une bande transversale
brune. Hémélytres ponctués de brun, cunéus taché de rouge à son bord
antérieur et au sommet, nervures de la membrane rouges. Vertex
1,5 fois chez le 6, 1,6 fois chez la S2 plus large que l’«eil. Article II des
antennes 2 fois plus long que le 1 et 1,37 fois plus long que la largeur
du pronotum, le 111 0,84 fois moins long que le ll et 2 fois plus long
que le IV.
Longueur : 3‘ 5 mm; Q 5,4 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les chênes. Les adultes ont été trouvés
de juillet à octobre. Les œufs hibernent. Une génération annuelle.
Dtsrnxnurion. — Basses-Alpes (Gréoulx) [Puronx, 1884) ; Pyrénées—Orien·
tales (Banyuls)   Wsoxaa, 1955); Gard (Driolles, Saint-Gilles, Saint-Hip-
polyte-du·F0rt) [Panama); Vaucluse (Vedennes) [VIDAL). Connue de la région
méditerranéenne occidentale (Espagne, Portugal, Algérie).

120 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Sous-genre Ribautomiris, nov. subgen.
Espèces petites, d’un brun rougeâtre ou brun jaunâtre. Article I
des antennes aussi long ou plus court que la largeur de la tête. Tête,
vue de côté, plus courte que haute. Longueur de 3 à 5,8 mm. Article III
des antennes noir ou brun foncé, muni d’un anneau clair à la base.
(Typ. subgen. : Ph. minor Ke.)
` TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Tous les tibias avec des anneaux obscurs. Tête sans taches
brunes ou rouges. Article II des antennes moins de 2 fois plus long
que le I. 4. buxi.
2 (1) Seulement les tibias antérieurs avec des anneaux obscurs.
Tête tachée de rouge ou de brun. Article Il des antennes 2-2,4 fois
plus long que le I.
3 (4) Vertex 1,5-1,6 fois chez le (Q`, 1,8 fois chez la Q plus large que
l’œil. Hémélytres avec une tache obscure très distincte dans la partie
apicale de la corie (fig. 91, b). 5. parvulus.
4 (3) Vertex moins que 1,1 fois chez le CQ`, moins que 1,33 fois chez
la Q plus large que l’œil. Hémélytres sans tache obscure dans la partie
postérieure de la corie.
5 (6) Hémélytres sans bande transversale blanche. Couleur foncière
grisâtre. Article Il des antennes noir, avec 2 anneaux blancs.
6. üeberi.
6 (5) Hémélytres avec 2 bandes blanches peu distinctes (fig. 91, c).
Couleur foncière d’un brun rougeâtre pâle. Article Il des antennes
d’un brun jaunâtre. 7. minor.
4. Ph. (Ribautomiris) buxi RIBAUT, 1928, Bull. Soc. Hist. nat.
Toulouse, LVII : 449.
D’un gris jaunâtre ou gris rougeâtre, avec une pubescence couchée
blanche et des poils érigés noirs. Antennes grisâtres, article I blanchâtre,
taché de brun, article Il avec 2 anneaux blancs qui sont d’une largeur
égale, base du IV blanchâtre. Partie postérieure du pronotum avec
une bande transversale d’un brun noirâtre près du bord postérieur,
aqui est souvent divisée en 8 taches. Hémélytres avec des taches
confluentes d’un brun noirâtre, sommet du cunéus noir. Nervures
de la membrane en grande partie noires. Tibias antérieurs et inter-
médiaires avec 3, tibias postérieurs avec 2 anneaux obscurs. Vertex
1,5-1,6 fois chez le C3`, 1,8-1,9 fois chez la Q plus large que l'œil. Article Il

Mmmm;. —— Pnvroconxs 121
des antennes 1,16-1,23 fois plus long que la largeur du pronotum. Ouver-
ture génitale du 6 avec une courte dent au bord gauche.
Longueur : J, Q 45,-5 mm.
Bxonocm. — Cette espèce vit sur le buis. Les adultes ont été trouvés en
juillet et août.
DISTRIBUTION. — Trouvée seulement dans la France méridionale :
llautes-Pyrénées (Saint·Sauveur) [Rxamrr, 1929]; Alpes-Maritimes (Nice)
E. WAGNER, 1955].
5. Ph. (Ribautomiris) parvulus Rxaurxzn, 1880, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XXII : 14.
D'un rouge jaunâtre ou gris jaunâtre, avec une pubescence couchée
jaunâtre et des poils érigés noirs. Tête tachée de rouge. Antennes
noirâtres, article I pâle, taché de rouge, article Il avec 2 anneaux
blancs, 1,15-1,18 fois plus long que la largeur du pronotum. Pronotum
avec une ligne transversale d’un brun noirâtre près de son bord posté-
rieur. Corie, dans sa partie apicale, avec une tache noirâtre très dis-
tincte (fig. 91, b). Nervures de la membrane blanchâtres. Tibias pâles.
Taille très petite. Vertex 1,6 fois chez le J, 1,8 fois chez la Q plus large
que l'œil.
Longueur : 5` 3,9-4,5 mm; Q 3,5·4 mm.
BIOLOGIE. - Cette espèce vit sur le genévrier. Les adultes ont été trouvés
en juillet et août. Les œufs hibernent. Une génération annuelle.
DISTRIBUTION. - Connue de la Péninsule balkanique, des environs de
Vienne, de l’ltalie et de la Sicile, sa présence en France est possible.
6. Ph. (Rîbautomi1·is)fieberi Bomvaa, 1881, An. Soc. esp. Hist.
nat., X : 360.
D’un gris blanchâtre, avec des taches irrégulières grises et noires,
avec une pubescence couchée blanchâtre et des poils érigés noirs.
Tête tachée de rouge. Bord postérieur du pronotum avec 4 taches
transversales noirâtres. Ecusson taché de rouge. Au bord postérieur
de la corie une tache pâle. Nervures de la membrane noires, en partie
blanches. Tibias antérieurs avec 3 anneaux obscurs, les autres sans
anneaux. Article Il des antennes 2 fois plus long que le l et 1,33 fois
plus long que le Ill. Vertex presque aussi large que l’œil.
Longueur : 5*, Q 4,5-5 mm.
Bionocm. — Cette espèce vit d'après Rnursa sur Quercus ilex L.
Disrmnurxow. ——· Connue d’Espagne (Brunete) et d’ltalie, sa présence
en France est possible.

122 HÉTÉROPTÈRES Minibar:
7. Ph. (Ribautomiris) minor Kmscanauxw, 1856, Caps. Wiesb. :
250 et 285; Phytocoris albofasciatus FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 259;
Phytocoris helveticus KIRKALDY, 1909, Canad, Ent. : 32; E. WVAGNER,
1939, Mitt. D. ent. ges., IX (4) : 63.
D’un brun rougeâtre pâle. Tête et article I des antennes tachés de
rouge, article II brunâtre avec 2 anneaux pâles peu distincts, III et IV
noirâtres, le III avec 2 anneaux pâles. Pronotum près du bord posté-
rieur avec 4-6 taches transversales noires. Hémélytres avec 2 bandes
blanches (fig. 91, c), l’une au milieu, l’autre au sommet. Nervures de la
membrane rougeâtres. Tibias tachés de brun. Vertex 0,67 fois moins
large chez le C3`, 1,12 fois plus large chez la Q que l'œil. Article II des
antennes 1,5 fois plus long que la largeur du pronotum.
Longueur : J 5,3-5,7 mm; Q 4,8-5,6 mm.
B1oLoG1E. —- Cette espèce vit sur les pins. Les adultes ont été trouvés de
juin à août. Les œufs hibernent. Une seule génération annuelle.
DlSTRIBUTION· —- Isère (Dccines) [PU·roN, 1888]; Alpes-Maritimes (Nice)
IREUTER, 1890]; Nord (Mont-Noir, Fives, Lambersart) ]L1a·ra1nmw, 1874] ;
Bouches-du-Rhône (Montagnettes)   WAGNER, 1955] ; (Allauch) ]ïRAMADE,
1963] ; (La Ciotat) ]PEnm1;n] ; Vaucluse (Vcdennes) [Vrnar.] ; Pyrénées-Uriem
tales (Canigou) [VVEBER]. Connue d’Espagnc, de Suisse, d’Allemagne occiden-
tale, d’Italie et de la Péninsule balkanique.
Sous-genre Phytocoris s. str.
(Typ. subgen. : Ph. populi L.)
Taille en général grande. Coloration d'un gris jaunâtre, brunâtre
ou verdâtre, avec des taches irrégulières et coniluentes d’un gris noi-
râtre ou brunâtre. Antennes noires avec des anneaux pâles. La déter-
      M M M M
¤ b C d e f g h
Fu;. 92. — Phytocoris s. str. : a, Ph. tiliac F., 5` (en haut ; var. denigmta E. VVGN.) ;
b, Ph. populi L.; c, Ph. dimidiatus Kb. ; d—l-/`, Ph. reuteriS«UN1>. ; e, Ph. obscurus
REUT. ; g, Ph. pseudopini E. VVGN., Cf ; h, Ph. pini KB., 8 ; a, tête et pronotum,
vue dorsale (X 16] ; b-d, article I des antennes (>< 20) ; e—h, tête et article I des
antennes (X 20).

MxmNAE. —- rnvrocoms 123
mination des espèces de ce sous-genre est très dillicile et pour une
exacte séparation, il est très utile d'êtablir les proportions entre la
largeur du vertex et celle de l’reil et de mesurer la longueur des articles
des antennes. Un tableau de ces mesures relatives aux différentes
espèces se trouve après le tableau suivant.
TABLEAU nas Esràcns
1(2) Côtés du pronotum avec une tache latérale noire bien dêli—
mitée (fig. 92, a), très rarement on trouve au lieu de ces taches un petit
nombre de points et stries qui laissent voir distinctement les limites
de ces taches (fig. 92, a, en haut). Les anneaux pâles des tibias inter-
médiaires sont plus larges que l’anneau brun situé entre eux.
S. tlllac.
2 (1) Côtés du pronotum concolores, parfois noirs, mais les limites
de ces taches noires sont très mal délimitées.
3 (4) Article I des antennes noirâtre, avec 3 lignes longitudinales
claires (fig. 92, b). 9. populi.
4(3) Article I des antennes avec des taches irrégulières claires,
du moins sur la face interne (fig. 92, c-d).
5 (B) Forme allongée, au moins 4 fois plus longue que la largeur du
pronotum (fig. 93, b). Les anneaux clairs des tibias intermédiaires
sont visiblement plus larges que l’anneau brun situé entre eux.
10. longipennis.
6 (5) Formé moins de 4 fois plus longue que la largeur aux épaules·
Les anneaux clairs des tibias intermédiaires sont plus étroits que les
anneaux bruns.
7 (8) Article l des antennes densément couvert de poils longs et
érigés. 11. hirsutulus.
8 (7) Article l des antennes muni de quelques soies noires.
9 (10) Article I des antennes très long, 0,9 fois moins long chez le gf,
aussi long chez la Q que la largeur du pronotum et aussi long que la
tête et le pronotum réunis. 12. confusus.
10 (9) Article I des antennes moins de 0,9 fois moins long que la
largeur du pronotum et nettement plus court que la tête et le pronotum
réunis.
11 (12) Article II des antennes 1,2-1,25 fois plus long que la largeur
du pronotum. 18. 0bscu1·us·

124 1~1ÉTÉP.0PTÈREs MIRIDAE
12 (11) Article Il des antennes au moins 1,35 fois plus long que
la largeur du prcnotum.
13 (16) Vertex plus étroit que l’œil chez le 5‘, tout au plus 1,25 fois
plus large que lui chez la Q.
14 (15) Article ll des antennes presque 1,5 fois plus long que la
largeur du pronotum. Tibia postérieur 0,75 fois moins long que l’in-
secte. ` 13. dimîdiatus.
15 (14) Article ll des antennes 1,84 fois plus long que la largeur
du pronotum. Tibia postérieur 0,88 fois moins long que l’insecte.
14. intricatus.
16 (13) Vertex plus large que l’œil chez le 3‘, 1,4-2 fois plus large
que lui chez la Q.
17 (18) Article l des antennes 1,3 fois chez le 5‘, 1,36 fois chez la Q
plus long que la largeur de la tête (fig. 92, f), article Il 1,8 fois plus long
que le l. 15. rcuteri.
18 (17) Article l des antennes tout au plus 1,22 fois plus long que
la largeur de la tête (fig. 92, g-h), article Il au moins 2 fois plus long
que le l.
19 (20) Article I des antennes 1,15 fois chez le 8, 1,22 fois chez la 2
plus long que la largeur de la tête (fig. 92, g). Spicule de l'amp0ule du 8
avec 9 dents (fig. 94, d). 16. pscudopini.
20 (19) Article l des antennes 1,01 fois chez le 5‘, 1,12 fois chez la Q
plus long que la largeur de la tête (fig. 92, h). Spicule du 3‘ avec plus
de 25 dents (fig. 94, e). · 17. pini·
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q b C d
Fxc. 93. ——— Phytacoris s. str. (X 3,2) : a, Ph. tiliae F., Q;
b, Ph. longipennis FL., 5; c, Ph. populi L., 5` ; cl, Ph. obscurus REUT., J.

MIRINAE. —- rnvrocoms 125
TABLEAU DES MENSURATIONS
Largeur ( Longgîïâîîîsèarticle
Lon-   ——————-—————-——
gueur
du
  ‘îë.L" ..3... ·-En 1 11 I 111 111
tum
Tiliae F. _ 5 659 170 105 31 37 1 133 244 186 103
Q 648 173 100,5 40,5 30 ; 149 250 185 105
Papuli L. 5 675 195 108 33 37,5 157 279 165 125
Q 676 195 108 40 34 167 274 172 123
Lvngipennis FL. 5 690 163 107 22 42,5 162 333 178 120
Q 735 177 104 38 33 I74 330 184 135
Hirsuzulus FL. 5 717 183 106 29 32,5 160 289 190 125
Q 658 175 102 39 31,5 153 260 171 120
Confusus REUT. 5 820 210 119 37 41 190 333 190 120
Q 740 195 110 44 33 195 314 210 —
Obscurus REUT· 5 517 169 101 31 35 95 206 136 88
Q 561 167 100 39 30,5 100 207 134 87
Dimidiazus Ka. 5 650 185 101,5 31,5 35 135 268 147 ' 112
Q 660 184 102 39 31,5 158 267 167,5 112
Intricatus FL. 5 675 170 99 25 37 121 310 165 115
Q 655 178 96,5 37,5 29,5 1 141 324 175 110
Reuteri SAUND. 5 650 183 101,5 33,5 33 131 248 173 113
Q 621 185 103,5 43,5 30 140 254 180 110
Pseudopini E. Wo. 5 612 171 98 34 32 115 231 161 100
Q 630 172 98 40 29 120 240 163 100 _
Pini Ku. 5 604 169 97 35 31 101 223 146 116
Q 610 172 99 I 41 29 ( 111 237 156 100
! u
Toutes les mesures ont été données en centièmes de millimètre et sont la moyenne
des spécimens contrôlés.
8. Phytocoris (s. str.) tiliac (Fmamcius), 1776, Gen. Ins. : 301;
Phytocoris populi MEYER-DUER, 1843, non Linné, Caps., t. 7, 1. 1;
var. cretacea HEUTER, 1875, Rev. Crit. Caps., II : 23; var. signata
REUTER, ib.; var. ferruginea \VESTHOFF, 1880, 9. Jahr. Ber. Westf.
Prov. Ver. Wiss. Kunst : 73; var. 'maculosa \VESTHOFF, 1880 : ib.;
var. marmorata DOUGLAS et Sc0·r1·, 1869, Ent. m. Mag., V : 261 ; var.
denigrata E. WAGNER, 1955, Boll. Soc. ent. Ital., LXXXV (3-4) : 144.
D’un gris verdâtre ou jaunâtre, les dessins obscurs sont très distincts
mais souvent réduits. Tête pâle, pronotum taché de noir (fig. 92, a).
Antennes noires, article I avec des taches blanches, 1,25 fois chez le 5,
1,5 fois chez la 9 plus long que la largeur de la tête ; le Il avec 2 anneaux

126 HÉTÉROPTÈRES Mmmae
pâles, presque 1,5 fois plus long que la largeur du pronotum; le III
avec un anneau pâle à la base. Vertex 0,84 fois moins large chez le Q`,
1,33 fois plus large chez la Qque l’œil. Écusson avec 2 lignes longitudi-
nales obscures. Hémêlytres avec des taches noires (fig. 93, a) ou brunes.
Style gauche du 3 (fig. 94, a) avec une apophyse ovale et un lobe sen-
soriel bien visible. Face ventrale du spicule de l'ampoule (fig. 94, a)
avec 20 à 24 dents.
Longueur : J 6,1-6,9 mm; Q 6,3-6,6 mm.
VARIATION. —— La var. Crctacca REUT. a la coloration obscure des hémélytres
brunâtre et indistincte. La var. sîgnata REUT. a les taches latérales noires
du pronotom réunies à la base (fig. 93, a). La var. matmorata D. Sc. a les
taches obscures des hémélytres réunies en formant des bandes transversales.
La var. denigtata E. WAGN. a les taches latérales du pronotum réduites
(fig. 92, a, en haut).
Biorocm. — Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (tilleul,
chêne, aubépine, peuplier) et se nourrit de la sève des plantes et de petits
insectes. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
Une seule génération annuelle.
Dxsrnxnurxon. —— Toute la France. Connue de toute l'Eur0pe sauf le Nord
et de l’Afrique du Nord (Algérie).`
9. Phytocoris (s. str.) populi (LINNÉ), 1758, Syst. Nat., éd. X : 449;
Phytocoris distinctus REUTER, 1875, non Douglas et Scott, Rev. Crit.
Caps., Il : 21; var. intermedia REUTER, 1877, Spec. Phytoc. : 14;
var. distincte DOUGLAS et Scorr, 1865, Brit. Hem. 1 302; var. super-
vacua Sricnm., 1930, Ill. Best. Tab. : 156.
Gris ou d’un gris brunâtre, taché de noir. Antennes noires, article I
avec 3 lignes longitudinales blanchâtres, environ 1,5 fois plus long que
la largeur de la tête, article Il avec la base blanchâtre, parfois en plus
avec un anneau pâle au milieu, moins de 1,5 fois plus long que la largeur
du pronotum, région basale du Ill pâle. Taille plus robuste (fig. 93, c).
Vertex 0,88 fois chez le 5‘, 1,16-1,2 fois chez la Q plus large que l’œil.
Pronotum avec une bande obscure dans la partie postérieure. Tibias
avec des anneaux obscurs qui sont aux tibias intermédiaires plus
larges que les anneaux pâles situés entre eux. Style gauche du Cî
(fig. 94, b) avec une apophyse rhomboïdale et un lobe sensoriel large
et aplati. Spicule de l’ampoule (fig. 94, 6) très long et étroit, avec 21 à
23 dents.
Longueur : 5` 6,5-7,2 mm; Q 6,3-7,2 mm.
VARIATION. ——- La var. distîncta D. Sc. a les hémélytres noirs sauf la grande
tache au bord postérieur de la corie. La var. intermedia Reer. a en plus
plusieurs petites taches pâles. La var. supcrvacua Srrcu. a en plus une grande
tache plus claire et indistincte dans la partie centrale de la corie (immature ?).

Mimxua. — PHYTOCORIS 127
lhotoom. —-- Cette espèce vit sur des arbres à feuillage (saule, peuplier)
et se nourrit de Psocides, Psyllides et Aphides. Les adultes ont été trouvés
de juillet à septembre. Les œufs hibernent. Une seule génération annuelle.
l`)1s1·muu·r10N. —- Toute la France. Connue de toute l’Eur0pe et de l'Afrique
du Nord. '
10. Phytocoris (s. str.) longipermis Fton, 1860, Rhynch. Livl.,
ll : 601 ; Phytocoris populi Kmscuzmum, 1856, non Linné, Caps.
Wiesb : 168 ; Phytocoris dimidiatus Fnanan, 1861, non Kirschbaum,
Eur. Hem. : 260 ; var. signata Ranma, 1875, Rev. Crit. Caps., Il : 24 ;
var. grisescens SAHLBERG, 1920, Enum. Hem. Het. Fn. Fenn. :113. ‘
Très pâle et en général moins taché que les espèces suivantes. Tête
pâle, rarement tachée de brun (var. griscscens Saunas,). Antennes
comme chez la précédente, mais l’article I 1,5-1,67 fois plus long que la
largeur de la tête et le II 2 fois plus long que la largeur du pronotum
(fig. 93, b). Les anneaux bruns des tibias intermédiaires sont plus étroits
que les anneaux pâles. Style gauche du 5‘ (fig. 94, c) avec une apophyse
très étroite, portant une pointe très fine. Spicule de l’ampoule (fig. 94, c)
très petit, muni de 3 à 4 grosses dents.
Longueur : dl 6,6-7,2 mm; Q 7,2-7,5 mm.
VARIATION. —— La var. sîgnata Rem'. a la base et les côtés du pronotum
brunâtres.
Bxonocua. — Cette espèce vit aussi sur des arbres à feuillage caduc (Acer,
Corylus, Quercus, Fagus) et se nourrit de petits insectes. Les adultes ont été
trouvés de juillet à octobre. Les œufs hibernent. Une seule génération annuelle.
[)is1·nmu1·1oN. — Toute la France. Connue surtout de l’Europe septentrio-
nale et centrale. Se trouve aussi dans les Alpes et dans les Pyrénées.
É.     ll. 0. . .
Fm. 94. —- Phytocoris s. str., genitalîa du 5 (>< 45) : a, Ph. Iiliae F.; b, Ph. populi L.;
c, Ph. longipcrmia FL. ; d, Ph. pscudopini E. VVGN. ; e, Ph. pini Ka. ; f, Ph. obscurus
Beur. ; g, Ph. reuteri SAUND.; à gauche : spicule, vue latérale; à droite : style
gauche, vue dorsale.

128 niâréaorrënias MIRIDAE
11. Phytocoris (s. str.) hirsutulus FLOR, 1860, Rhynch. Livl., Il : 597.
Coloration comme chez l'espèce précédente, mais les anneaux pâles
aux tibias intermédiaires sont plus étroits que les anneaux obscurs.
La pubescence est faite de très longs poils blanchâtres couchés et de
courts poils noirs semi-érigés. Article I des antennes 0,8 fois moins long
que la largeur du pronotum, blanchâtre avec des taches noires, le Il
avec la base et un anneau très large vers l’extrémité pâles, 1,5-1,6 fois
plus long que la largeur du pronotum. Pattes avec une pubescence
longue et dense.
Longueur : 5‘ 6,5-7,2 mm; Q 6,3-7,1 mm.
Bronocm. —· Cette espèce vit sur les chênes. Les œufs hibernent.
Drsramurxon. —- Connue de Russie, d’Autriche, d’Allemagne, de Suisse et
de Hollande. Sa présence en France est possible.
12. Phytocorîs (s. str.) confusus REUTER, 1896, H. G. E. V. : 263;
var. derosa Srxcner., 1957, Ill. Best. Tab., Il : 608.
Coloration comme chez Ph. populi L., mais l’article ldes antennes
sans lignes longitudinales et avec des taches blanchâtres. Taille très
grande. Vertex 0,9 fois moins large chez le 5‘, 1,33 fois plus large chez la Q2
que l’œil. Article I des antennes 0,9 fois moins long chez le J, aussi long
chez la Q que la largeur du pronotum, le ll 1.6 fois plus long que la
largeur du pronotum.
Longueur : 5‘ 8-8,4 mm; Q 7,4-8,1 mm.
Vsamrxow. — La var. derosa Sricn. a les bords latéraux du pronotum
étroitement noirs.
BIOLOGIE. — Inconnue.
D1sTR1eur10N. —·— Tarn (Montfa) [RUJAUT, 1881]. Connue du Portugal,
des Alpes, de la Hongrie, de la Yougoslavie et de l’Allemagne.
13. Phytocotîs (s. str.) dimidiatus Krnscumwm, 1856, Caps. Umg.
\Viesb. : 199; F'Cimex inquinatus Fxeaicms, 1787, Mant. Ins. : 304;
Phytocoris populi SAUNDERS, 1875, non Linné, Synops., II : 264;
var. cmtica SAHLBERG, 1920, Enum. Hem. Het. Fn. Fenn. : 114.
Coloration comme chez Ph. populi L., mais l’article l des antennes
avec des taches blanches (fig. 92, b). Pubescence courte et couchée,
mêlée de poils noirs semi-érigés. Vertex 0,9 fois moins large chez le 5‘,
1,2 fois plus large chez la Q que l’œil. Article I des antennes 1,33 fois
chez le (Z`, 1,5 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête et 0,8-

_ Mm1NAE. — PHYTOCORIS 129
0,85 fois moins long que la largeur du pronotum, le II 1,45 fois plus
long que celle—là.
Longueur : 5* 5,3-6,3 mm; Q 6-7 mm.
VARIATION. — Chez la var. antica Sansa. les hémélytres sont presque entiè-
rement noirs et munis d’une tache quadrangulaire claire dans la partie apicale.
B1oLoG1E. -— Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (chêne,
pommier), mais Panama l’a trouvée sur les pins. Elle se nourrit de petits
insectes. Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Toute la France. Connue de l’Eur0pe centrale et septen-
trionale.
14. Phytocoris (s. str.) intticatus F Lon, 1860, Rhynch. Livl., I I : 603.
Coloration comme chez l’espèce précédente, l’anneau apical pâle
de I’article Il des antennes peu distinct. Forme plus allongée, pattes
et antennes longues. Vertex 0,67 fois moins large chez le C3`, 1,22 fois
plus large chez la $,2 que l’œil. Article I des antennes 1,2 fois chez le 6*,
1,44 fois chez la Q plus long que la largeur de la tète, le II 1,8-1,9 fois
plus long que la largeur du pronotum et 1,5 fois plus long que les III
et IV réunis.
Longueur : 5* 6,4-7 mm; 9 6,5-6,9 mm.
B10Loc1n. -— Cette espèce vit sur les Conifères (Abies, Picea}. Les adultes
ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurroxv. — Loire (Mont-Pilat) [FALCOZ, 1928]. Connue de Russie,
de Scandinavie, d’Allemagne, d'Autriche, de Hollande et de Belgique.
15. Phytocoris (s. str.) rcutcrî Sixunnens, 1875, Synopsis, II : 265;
Phyzocoris crassipes Doucr.As et Sco1··r, 1865, non Flor, Brit. Hem. :
309; var. saundersi REUTER, 1896, H. G. E., V : 268; var. nigrofusca
Haurxzn, 1912, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., LIV (7) : 30; var. douglasi ST1-
cmazr., 1957, Ill. Best. Tab., II : 611.
Coloration comme chez les espèces précédentes. Vertex 1 fois chez
le 5*, 1,45 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes
1,3 fois chez le 3‘, 1,36 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête
(fig. 92, f), le II 1,35 fois plus long que la largeur du pronotum. Style
gauche du 5‘ (fig. 94, g) avec une apophyse ovale et acuminée, le lobe
sensoriel distinct. Spicule de l’ampoule (fig. 94, g) long, sa face ventrale
avec 22-25 dents.
Longueur : 6* 5,8-7 mm; Q 5,8-6,5 mm.
VAa1Ar1oN. — La var. saundersi Beur. a le pronotum entièrement noir
et les hémélytres noirs sauf la tache apicale dela corie, la var. nigrofusca Beur.
Miridae. 9

130 uÉTÉROPTÈnEs MIRIDAE .
a, en plus, des petites taches claires sur les hémélytres, la var. douglasi
Sricn. est semblable à la var. typica et sans importance.
Bxorocm. - Cette espèce vit sur des arbres à feuillage (pommier, aulne,
chêne) et se nourrit de petits insectes. Elle est utile en s'attaquant à Psylla.
mali. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
Une seule génération annuelle.
Dxsrmnurron. ——~ Nord (Lille) (Rnuraa, 1898]; Haute—Garonne (Saint-
Béat) [RIBAUTj. Connue de l’Europe septentrionale et centrale, signalée aussi
de la Roumanie et de la Sardaigne.
16. Phytocoris (S. str.) pseudopinî E. VVAGNER, 1952, Ber. Natf.
Ges. Augsbg., V : 101.
Coloré comme les espèces précédentes. Vertex 1,1 fois chez le 3‘,
1,27 fois chez la Q plus large que l’oeil. Article l des antennes 1,15 fois
chez le 3`, 1,22 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête (fig. 92, g),
le Il 1,35 fois chez le 5`, 1,4 fois chez la Q plus long que la largeur du
pronotum. Style gauche du 5‘ (fig. 94, d) avec une apophyse longue et
pointue et le lobe sensoriel petit mais distinct. Spicule de l'ampoule
(fig. 94, d) court, muni de 9 dents. ·
Longueur : (É 5,8-6,3 mm; Q 6-6,6 mm.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit aussi sur des arbres à feuillage. Les adultes
ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
DisTn1BU·r1oN. —- Connue d’.~\llemagne et d’Autriche. Sa présence en France
est possible.
17. Phytocoris (s. str.) pîni KIRSCHBAUBI, 1856, Caps. Umg. Wiesb. :
200 et 283 ; Phytocoris populi Znrrnnsrisnr, 1839, non Linné, Ins.
Lapp. : 273; Phytocoris crassipes FLoR, 1860, non Douglas et Scott,
Rhynch. Livl., ll : 606 ; Capsus minor TnoMs0N, 1871, non Kirschbaum,
Op. Ent., IV : 418.
Colorée comme les espèces précédentes, mais Panneau apical de l’ar-
ticle Il des antennes indistinct ou manquant. Taille plus petite. Vertex
1,13 fois chez le 5*, 1,4 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des
antennes 1,05 fois chez le 5‘, 1,12 fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête, le Il 1,33-1,38 fois plus long que la largeur du pronotum.
Style gauche du 3‘ (fig. 94, e) robuste, l’apophyse plus courte et le lobe
sensoriel plus grand. Spicule de l’ampoule (fig. 94, e) très long, muni
de plus de 25 dents.
Longueur : 3* 5,7-6,5 mm ; Q 5,6-6,6 mm.
B10LocxE. —·— Cette espèce vit sur les pins et se nourrit de petits insectes.
Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.

Mm1NAE. — rnvrocoms 131
Dtsrninurxon. — Toute la France. Connue de l`Europe centrale et septen-
trionale, se trouve aussi dans les Alpes, en Italie et dans la Péninsule bal-
kanique.
18. Phytocorîs (s. str.) obscurusl REUTER, 1875, Not. Soc. Fn. Fl-
Fenn. Fôrh., XIV : 331.
Coloré comme les espèces précédentes, mais le ventre est d'un brun
noirâtre, sauf la partie centrale qui est blanchâtre. Taille plus petite,
robuste. Vertex 0,9 fois moins large chez le 3‘, 1,3 fois plus large chez la Q
que l’œil. Article I des antennes 0,95 fois moins long chez le 6, aussi
long chez la Q que la largeur de la tête, le II 1,18 fois plus long que la
largeur du `pronotum et nettement plus court que les III et IV réunis.
Style gauche du 3 (fig. 94, f) petit, le lobe sensoriel peu distinct et
Vapophyse ovalaire. Spicule de l’ampoule (fig. 94, f) long et étroit,
muni de 11 à 12 dents.
Longueur : 5* 4,9-5,6 mm; Q 5-5,9 mm.
Bronocm. —— Cette espèce vit sur les pins. Les adultes ont été trouvés
en juin et juillet. Les œufs hibernent.
Dxsraxnorxon. — Landes [Heures, 1894]. Connue de l’Europe méridionale.
Sous-genre Compsocctocoris
Rxaursn, 1876, Oefv. K. Vet. Soc. Fôrh., XXXII (9) : 70.
(Typ. subgen. : Ph. annulicomis Reut.)
Ce sous-genre se distingue de Phytocoris s. str. par la forme de la tête
(fig. 91, d-l-e) dont le front est plan dans sa partie postérieure et subite-
ment courbé au sommet, formant ici une marche sur la base du tylus ; par
la construction des genitalia du <î, dont les styles sont munis de grosses
dents et la forme du spicule de l°ampoule (fig. 95, e-g) qui est conique
et muni de deux rangées de petites dents. La coloration est en général
tout à fait la même chez les deux sous-genres. Pour ce sous-genre
aussi nous donnons ci—après un tableau des mensurations qui peut faci-
liter la détermination des espèces.
TABLEAU ons Espèces
l (2) Longueur supérieure à 7 mm chez le 6, à 6,4 mm chez la Q.
Article I des antennes 3,5 fois chez le 5*, 3 fois chez la Q plus long que la
largeur du vertex. 19. femoralis.
2 (1) Longueur moindre que 6,2 mm. Article I des antennes tout au
plus 2,9 fois chez le 8, 2,6 fois chez la Q plus long que la largeur du Vertex.
3 (4) Vertex 1,6 fois chez le 5*, 2 fois chez la Q plus large que l’œiI

132 HÉTÉROPTÈRES Minibus
(fig. 95, b). Article l des antennes 2,4 fois chez le (3, 2,3 fois chez la Q
plus long que la largeur du vertex. 20. juniperi.
4 (3) Vertex 1,2 fois chez le 5*, 1,8 fois chez la Q plus large que l’œil
(fig. 95, a). Article I des antennes 2,9 fois chez le 3‘, 2,6 fois chez la Q
plus long que la largeur du Vertex. 21. catalanicus.
TABLEAU DES MENSURATIONS
L veut Longueur de l’arti:le
H ° ' antennaire
Lon- __
gueur É   I ·
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notum tête Vertex} l’œil I I H 1 IU IV
.î”l""—"'i‘° î "'*ï' ”"‘ î' i`
Femoralis Fran. 3 745 I 183 i 105 39 33 ( 140 283 186 115
Q 717 181 109 49 30 146 277 175 105
Juniperi Fu. G. 5 525 133 84 37 23,5 I 88 190 135 90
Q 483 » 128 84,5 42 21.3 96 194 143 95
L`atalanicusE.VV. J} 605 145 95 36 29,5 104 · 220 163 119
QI 526 I 140 89 42 23,5 106 î 222 160 115
Toutes les mensurations ont été données en centièmes de millimètre.
19. Ph. (Cornpsocerocoris) fcmoralis FIEBER, 1861, Eur. Hem. 2 260 ;
Phytocoris irroratus FIEBER, 1858, non Perris, \Vien. ent. Mon., Il : 330.
D’un gris jaunâtre ou gris brunâtre, avec des dessins confluents
noirâtres. Tête jaunâtre avec deux bandes latérales obscures. Antennes
d'un brun jaunâtre, article 1 taché de brun, article ll avec 2 anneaux
pâles, l’un large au sommet et l’autre étroit à la base, article Ill avec un
étroit anneau blanc à la base. Pronotum, près de la base, avec une bande
transversale noirâtre qui est souvent divisée en 6 stries transversales.
Ecusson et hémélytres colorés comme chez le sous-genre Phytocoris s. str.
Tibias annelés de brun, ces anneaux très étroits. Vertex 1,2 fois chez le 5‘,
1,65 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes 1,5 fois
plus long que la largeur du pronotum. Style gauche du C? (fig. 95, c)
robuste, l'apophyse aplatie, ovalaire, le bord du lobe sensoriel denté.
Spicule de l’ampoule (fig. 95, e) avec de nombreuses dents pointues.
Longueur : 5‘ 7,3-7,6 mm; Q 6,4-7,5 mm.
BxoLOG1E. — Inconnue. Pnnmnr. l’a trouvée sur le ciste à feuilles de sauge
dans les lieux boisés.

MIRINAE· —- PHYTOCORIS 133
Dtsrmuorxon. ·- Var (Hyères) flleorzn. 1894] (Bormes, Le Canadel)
[Rmaur] (Fréjus) [Psaumes] ; B0uches—du-Rhône (La Ciotat) [PAYAN] ;
Var (Toulon) [PINKER]. Connue d’Espagne, du Portugal, de Dalmatie et de
l`.\frique du Nord.
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c b d e f g
Fm. 95. — Compsocerocoris : a, c, g, Ph. catalanicus E. Wcr:. ; b, d, f, Ph. funi-
peri FR.-Gssm.; c, Ph. femoralis Fxma.; a-b, tête et article I des antennes du 5,
vue dorsale (X 19) ; c-d, tête, vue frontale (X 19) ;e-g, spicule (à gauche) et style
gauche (à droite) du J (X 51).
20. Ph. (Compsocerocoris) iuniperi Fnrzv-Gessmzn, 1865, Mitt. ·
Schw. Ent. Ges., I : 302; E. \VAcmzR, 1954, Vie et milieu, V (2) : 291.
Colorée comme la précédente, mais les anneaux clairs des articles
des antennes plus étroits et plus nets et les héxnélytres avec une tache
obscure bien visible dans la partie postérieure de la corie. Article ll
des antennes 1,4-1,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Style
gauche du Cî (fig. 95, f) petit, étroit, le lobe sensoriel muni de 6 grosses
dents, l'apophyse oblongue et arrondie au sommet. Spicule (fig. 95, f)
assez grand, ses dents longues et aiguës. Le front s`étend en bas jusqu°aux
fosses antennaires (fig. 95, d).
Longueur : C} 5,2-5,5 mm; Q 4,6-5 mm.
Bxonocm. — Cette espèce vit sur le genévrier. Les adultes ont été trouvés
de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
D1s·rmnU·r10N. — Presque toute la France : Var, Hérault, Tarn, Haute-
Garonne, Aude, Drôme, Pyrénées-Orientales, Hautes-Pyrénées, Seine-et-Oise,
Loire-Atlantique, Marne, Vosges. Connue d’Espagne, de Suisse, d°ltalie, d’Al—
lemagne et de la Péninsule balkanique.
21. Ph. (Compsocerocorîs) catalanicus E. \V.·\GNER, 1954, Vie et
milieu, V (2) : 291.
Colorée comme la précédente, mais les dessins obscurs moins distincts.
Article Il des antennes 1,5-1,6 fois plus long que la largeur du prono-
tum. Le front 11'atteint pas les fosses antennaires (fig. 95, c). Style gauche

134 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
i du Cf (fig. 95, g) plus épais, le lobe sensoriel muni de 10 dents robustes,
Spicule (fig. 95, g) plus petit, les dents plus nombreuses et plus courtes.
Longueur : CT 6-6,1 mm; Q 5,1-5,6 mm.
Bionocua. — Inconnue. L’espèce vit dans les garrigues des Pyrénées-
Orientales. Plusieurs fois, il n’y avait aucun genévrier dans les lieux où elle
a été récoltée. Récemment RAMADE lla trouvée sur Quercus pubescens VVILLD.
Les adultes ont été trouvés en juin, septembre et octobre.
Disrmnuriom. — Pyrénées-Orientales (Banyuls), Aude (Celra, Montagne
d’Alaric)   WAGNER, 1954] ; Bouches-du-Rhône (Allauch) (RAMADE, 1963) ;
Gard, (Saint-Gilles) IAUDRASQ. Connue aussi de l’Espagne du Nord.
Sous-genre Leptophytocoris
E. WVAGNER, 1961, Ent. Ber., XXI : 48-49.
(Typ. subgen. : Ph. citrinus Bon.)
TABLEAU DES Esriacias
1 (4) Couleur verdâtre, après la mort souvent jaunâtre. Fémurs
et article I des antennes munis de points rouges. Pronotum sans bandes
Iongitudinales obscures.
2 (3) Tête, pronotum et écusson tachés de blanc. Bord interne du
cunéus avec 2 points noirs ou verts. 22. citrinus·
3 (2) Sans taches blanches. Bord interne du cunéus rouge.
23. ustulatus.
4 (1) Couleur jaune ocracé ou jaune grisâtre. Pronotum avec 5 bandes
longitudinales rouges ou brunes (Hg. 96, c). 24. miridioidcs.
22. Ph. (Leptophytocoris) citrinus Bouvrm, 1881, An. Soc. Hist.
nat., X : 363 (Q) ; E. VVAGNER, 1961, Ent. Ber., XXI : 49-50  
Vert ou d’un vert blanchâtre, muni de poils couchés blancs. Tête,
pronotum et écusson avec une ligne médiane blanchâtre qui est souvent
limitée par deux bandes longitudinales d’un brun pâle. Sommet du
clavus et 2 points au bord interne du cunéus noirs ou d’un vert sombre.
Pattes jaunâtres, partie apicale des fémurs et article I des antennes
taches de rouge kermès ou de brun. Tibias antérieurs avec2anneaux
rouges ou bruns, la base des tibias postérieurs de même couleur. Forme
allongée. Tête plus large que longue. Vertex 1,5 fois chez le (E`, 2 fois chez
la Q plus large que l’œil. Article I des antennes épais, 1,15 fois plus long
que la largeur de la tête, article II 1,8-1,9 fois plus long que la largeur
du pronotum et 1,2 fois plus long que le III. Tibia postérieur 0,6 fois
moins long que l’insecte.
Longueur : (É 5,7-5,9 mm; Q 5,5-5,8 mm.

M11m~1AE. — rxxvrocoms 135
Bxonooua. —— Inconnue. Dr. Ecicmntnm a pris cette espèce à la lumière.
l)1sTmBU1·xoN. —- Basses-Alpes (Digne)   \VAGNEa, 1955] ; Var (Plan-de-
Canjuers) [RAMMJE]. En dehors de la France, trouvé seulement en Espagne.
23. Ph. (Leptophytocoris) ustulatus Hnnnxcn-Scnnnrrnn, 1835,
Nomencl. Ent. : 47.
D’un vert pâlle, après la mort souvent jaunâtre. Antennes vertes,
les articles I et II en général avec des points d’un rouge carminé. De
la même couleur sont le bord postérieur de la corie, le bord interne et
le sommet du cunéus. Fémurs postérieurs d’un rouge carminé sauf la
base qui est verte. Forme allongée, le ô` plus étroit que la Q. Vertex 2 fois
chez le 6*, 2,6 fois chez la Q plus large que l°u:il. Article I des antennes
1,5 fois plus long que la largeur de la tète, le II presque2 fois plus long
que la largeur du pronotum et 1,5 fois plus long que le III.
Longueur : J 6,2-6,6 mm; Q 5,0-5,4 mm.`
BIOLOGIE. —— Ph. ustulalus vit sur Anthyllis vulneruria L. Les adultes ont
été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. - Dans le Musée de Vienne se trouve une Q de cette espèce
avec Yindication : Basses-Alpes (Scnmmnexmacnr leg.), déterminée par
Rnuren. Connue de l’Autriche, de la Hongrie, de la Péninsule balkanique
et de la région méditerranéenne orientale.
24. Ph. (Leptophytocorîs) miridîoîdes Leîuieaav, 1877, Ann. Soc.
ent. Belg., XX : 38 (6*); Ilnurnn, 1897, Wiien. ent. Zeit. : 200 (Q);
PIORVATH, 1898, Rev. d'Ent. Caen : 150 (Q).
D’un jaune ocracé, avec des dessins rougeâtres. Tête, pronotum et
écusson avec des bandes longitudinales rougeâtres qui ne s°interr0mpent
pas au bord postérieur du pronotum. Bord interne du cunéus avec une
strie rouge. Fémurs d°un brun rougeâtre sauf la base qui est pâle.
Épines des tibias brunes. 6* allongé et macroptère, Q ovale et brachyptère.
Vertex 1,6 fois chez le 6*, 2,2 fois chez la Q plus large que l°œil. Antennes
très longues, article I presque aussi long chez le C}, nettement plus long
chez la Q que la largeur du pronotum, le II 1,7 fois chez le 5*, 2 fois chez
la Q plus long que la largeur du pronotum et plus court que les III et IV
réunis. Cunéus de la f. brach. (Q) très court, la membrane réduite et
située au bord interne de celui-ci. Segment génital du 5‘ avec une dent
aiguë au bord gauche de l’ouverture.
Longueur 2 6* 7,2-8,2 mm; Q 5,5-6,6 mm. '
Bxonoorz. - Inconnue.
Disrmnurioiv. —- Connue de l’Espagne, du Portugal, de l‘Algérie et de la
Grèce. Peut—être se trouve-t-elle dans la Francelméridionale ou en Corse.

l36 nÉTÉRoi>TÈREs MIRIDAE
Sous-genre Ktenocoris
E. WVAGNER, 1954, Nachr. Natw. Mus. Aschaffenburg, XLII : 1.
(Typ. subgen. : Ph. varipes Box-1.)
Couleur foncière brunâtre, rougeâtre ou jaunâtre. Article III des anten-
nes pâlc. Anneaux obscurs des tibias très étroits, souvent manquants.
J toujours macroptère, Q souvent pseudobrachyptère, rarement brachy-
ptère. Tête plus longue que haute, rarement (Ph. salsolae PUT.) plus
haute que longue. Spicule de l’ampoule ayant la forme d’un peigne.
Tableau des mensurations après le tableau suivant.
 
 ~ C ' ·  
/ \
b d e ( 9 h
Fm. 96. — Ktenocorisz a, Ph. salsolae Pur., Q; b, Ph. insignis Beur., Q; 0-)-}, Ph. miri-
dioides Lizrn., J ; d, Ph. varipes Bou., <3‘ ; e, Ph. obliquus Cosr.4, 5 ; g, Ph. ulmi L.,
· 5*; h, Ph. singeri E. VVGN., 5‘; a—b, tête, vue latérale (X 17,5) ; c-d, pronotum,
vue dorsale (X 12) ; e-h, tête et article I des antennes (X 17,5).
· TABLEAU mas ESPÈCES
1 (2) Tête très courte (fig. 96, a), environ 0,75 fois moins longue que
haute, gorge oblique. 25. salsolae.
2 (1) Tête aussi longue que haute, souvent plus longue (fig. 96, b).
Gorge horizontale.
3 (6) Article I des antennes 0,4-0,5 fois moins épais que la largeur
du vertex (fig. 96, e), obscur et muni de petites taches blanchâtres
très régulières (fig. 98, c).
4 (5) Tibias antérieurs et intermédiaires avec 2 anneaux obscurs.
Tête, pronotum et écusson avec une ligne longitudinale blanchâtre
(fig. 98, 0). Tête et pronotum sans points. 27. obliquus.
5 (4) Tous les tibias sans anneaux obscurs. Tête et pronotum sans ligne
longitudinale blanche, mais munies de petits points obscurs.
· 28. chicotei.

Mmmaa. — Piivrocoars 137
6 (3) Article I des antennes moins de 0,3 fois moins épais que la lar-
geur du vertex (fig. 96, f-/i), rarement obscur, en ce cas avec des taches
blanches inégales et assez grandes.
7 (8) Tous les tibias sans anneaux obscurs. 26. vittiger.
8 (7) Tibias munis d'anneaux obscurs.
9 (12) Article I des antennes très long (fig. 96, g-h), les soies dont il
est muni sont visiblement plus longues que l’épaisseur de l’article.
Ouverture génitale du 5` sans dent ni processus au bord gauche
(fig. 99, a-b) (‘).
10 (11) Article I des antennes visiblement plus court que la largeur
du pronotum et 12-14 fois plus long qu’épais (fig. 96, g).
29. ulmi.
11 (10) Article I des antennes aussi long (5) ou plus long (S2) que la
largeur du pronotum et 17-19 fois plus long qu‘épais (fig. 96, h).
30. singeri·
12 (9) Article I des antennes plus court, les soies sont aussi longues
ou plus courtes que l’épaisseur de l’article (fig. 97). Ouverture génitale
du 3‘ (fig. 100) munie au bord gauche d’une dent ou processus.
13 (16) Les épines des tibias naissent de petits points obscurs; rare-
ment ces points sont indistincts, en ce cas la tête et la partie antérieure
du pronotum sont vertes.
14 (15) Les poils clairs de la face dorsale sont mêlés de poils noirs.
Vertex du 6* 1,33 fois plus large que l’œil. 31. itallcus.
15 (14) Sans poils noirs. Vertex du 6 1,4-1,5 lois plus large que l’œil.
32. flammula.
16 (13) Tibias sans points obscurs. Tête et pronotum jamais ver-
dâtres.
17 (20) Face dorsale sans poils noirs semi·érigés. Vertex au moins
2,1 fois chez le 6, 2,25 fois chez la Q plus large que l’œil.
18 (19) Article I des antennes 1,47 fois chez le CZ`, 1,45 fois chez la Q
plus long que la largeur de la tête. 33. cxolctus
19 (18) Article l des antennes 1,6-1,7 fois chez le 5‘, 1,8-1,85 fois
chez la Q plus long que la largeur de la tête. 34. albicans.
(I) La détermination des espèces suivantes est très diflicile et pour une exacte
séparation il est utile d'examiner les genitalia du C} ou d’établir les proportions
qui sont données dans le tableau. `

138 nÉTÉno1>TÈREs M1mDAE
29 (17) Face dorsale munie d’une pubescence blanchâtre couchée
mêlée de poils noirs semi·érigés.
21 (22) Article I des antennes 1,67 fois chez le 5`, 1,9-1,95 fois chez la
Q plus long que la largeur de la tête (fig. 97, e). 35. austriacus·
22 (21) Article I des antennes moins de 1,5 fois plus long que la largeur
de la tête (fig. 97, b-d).
23 (26) Bord antérieur de l’ouverture génitale du 5` avec une pointe
simple (fig. 100) ou sans processus.
0 b c d e
FIG. 97. — Ktenocoris, tête et article I des antennes du 6 (X 20) : a, Ph. flammula
REUT. ; b, Ph. jordani E. WGN. ; c, Ph. exoletus CosTA ; d, Ph. varipes
Bon. ; c, Ph. austriacus E. Wow.
24 (25) Vertex 1,95 fois chez le 3‘, 2,3 fois chez la Q plus large que
l’œil (fig. 97, b). Tibia postérieur de la Q aussi long que Yinsecte.
36. jordani.
25 (24) Vertex 1,75-1,89 fois chez le 5‘, 2,2 fois chez la Q plus large
que l’œi] (fig. 97, d). Tibia postérieur de la Q plus court que l’insecte.
37. varipes.
26 (23) Bord antérieur de l’ouverture génitale du 5‘ avec un processus
biramifié (fig. 194, a-b).
27 (28) Vertex 1,7-1,8 fois chez le Q, 2,1-2,2 fois chez la Q plus large
que l’œil (fig. 103, a-b). Article II des antennes 2,1 fois plus long que le I.
38. însignis.
28 (27) Vertex 1,5-1,6 fois chez le 5‘, 2-2,1 fois chez la Q plus large
que l’oeil (fig. 193, c-d). Article II des antennes 2,3 fois plus long que le I.
39. furcifer.

Mimnma. —- ruvrocoms 139
TABLEAU DES MENSURATIONS
1   L I I Longueur de l'article
I I argent antennaire
' I Lon-   _________________.
1 gueur I [
du pro- de la du ' de
l notum 1 tête I vertex1 l’œil I [I UI IV
l
./lliridioides Lmu. 5*I 746 1 177 1 101,5 45,5 28 162 277 194 155
Q 600 152 106 55 25,5 171 300 202 120
Obliquus Coen 5 667 155 97 35 31 135 245 195 111
9 636 161 93 43 25 135 245 184 114
Ulmi L. 5I 730 186 101 42 29,5 146 301 185 113
QI 695 175 104 47 28,5 161 315 193 111
Singeri E. WAGN. @1 561 145 89 36 26,5 141 258 203 136
QI 570 I 137 91 43 24 155 277 204 110
Flammula Raur. g' 548 , 130 87 34 25 108 205 153 90
QI 500 1 130 I 87 44 21,5 110 196 138 91
Ezoletus Cosrn 6* 623 I 146 85 45 20 125 261 189 94
Q 612 I 155 90 I 51 19,5 132 267 170 99
Aus¢riacusE.1VAGN. 8 670 165 90,5 45,5 22,5 159 284 200 107
Q 518 147 85 46 1 19,5 165 298 205 105
Albicans Rxwr. 5* 670 156 87 45 I 21 150 280 200 102
Q 627 152 84 46 ' 19 155 280 200 98
Varipes Bou. 5I 661 159 94 44 25 128 268 190 117
S2 619 155 96 50 23 138 272 199 115
Jardani E. WAGN. 5*1 614 148 85 42 21,5 112 234 170 101
Q. 430 125 79 43 18 114 238 164 109
ltalicus E. WVAGN. $1 677 163 93 37 28 120 255 189 113
I Q, 655 150 86 44 ’ 21 120 143 188 130
Insxgnis REUT. JI 649 1 149 1 86 40 1 23 111 233 170 104
QI 555 1 138 87 45 I 21 112 235 166 102
Furcifer E. WAGN. ô‘I 651 1 151.5 92 40 26 110 256 190 107
QI 512 I 135 87,5 44,5 1 21,5I 118 I 256 186I 118
a 1 ,
Toutes les mesures ont été données en centièmes de millimètre.
25. Ph. (Ktenocoris) salsolae Puron, 1874, Pet. Nouv. Ent., l : 436.
D’un jaune ocracé ou jaune rougeâtre, avec des taches indistinctes
brunes, couvert de poils couchés blanchâtres mêlés de poils noirs érigés.
Antennes jaunâtres, article I ponctué de brun. Pattes jaunâtres, fémurs
densément tachés de brun vers l°extrémité. Vertex 1,4-1,5 fois chez le Q`,
2 fois chez la Q plus large que l'œil. Article l des antennes aussi long
que la largeur de la tête, le II 1,2 fois plus long que la largeur du pronotum.
5 toujours macroptère, Q en général brachyptère avec le cunéus très
court et la membrane réduite à une petite plaque située au bord interne

140 nÉTÉRo1>TÈaEs MIRIDAE
du cunéus, le sommet des hémélytres atteignant le segment Vl de l’ab-
domen.
Longueur : 5* 5,5-6,2 mm; Q 4,4-5 mm.
Bxonocm. —- Cette espèce vit sur Salsola et Suaeda. Les adultes ont été
trouvés en juillet. Les œufs hibernent. '
Dxsrnxsorxox. —- Loire-Atlantique (La Bernerie) [MARMoTTAN et Mon-
TAN1;>oN] ; Charente-Maritime (île de Ré), Vendée (île de Noirmoutier)
[NOUALHIER et PUTON] ; Gironde (Cap·Ferret) [Panama]. Connue de l'Espagne,
du Portugal, de l’ltalie, de la Péninsule balkanique et de l’Afrique du Nord.
26. Ph. (Ktenocoris) vittiger REUTER, 1896, H. G. E. V. ; 293 ;
var. pallidior STICHEL, 1957, Ill. Best. Tab., ll : 639.
D’un jaune blanchâtre ou d’un gris blanchâtre, avec une pubescence
couchée blanchâtre, sans poils semi-érigés noirs. Pronotum avec une
bande transversale noire ou brunâtre près de la base, parfois 4lignes
discoïdales et 2 taches latérales obscures. Sommet de l'écusson avec
2 taches obscures. Hémélytres avec 2 taches obscures longitudinales,
l’une dans la mésocorie, l’autre le long de la partie apicale du clavus,
les deux sont réunies au bord postérieur de la corie. Partie apicale des
fémurs brunâtre. Dimorphe, çî macroptère, Q brachyptère, ovale avec
le cunéus court et la membrane réduite et dépassant le cunéus par moins
que sa moitié. Le C? 4,2 fois, la Q 3,8 fois plus longues que larges. Tête
un peu plus longue que large, Vertex 1,9 fois chez le C3`, 2,15-2,2 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article Il des antennes 1,67 fois chez le 5‘,
1,9-1,95 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum. Segment
génital du 5‘ grand, arrondi. Bords antérieur et droit de l’ouverture
génitale épaissis, bord gauche avec un processus assez long et aigu-
Longueur : 3 5,8-6,2 m'n; Q 4-4,9 mm.
Vaamrxon. —— Chez la var, pallidiot Srxcu. les dessins obscurs de l’écusson
et des hémélytres manquent ainsi que les taches longitudinales du pronotum.
BxoL0GiE. — Cette espèce se trouve sur les plantes basses. Les adultes ont
été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
F DISTRIBUTION. — Var «Mazaugues;, Bouches-du-Rhône tLa Trévenesse)
LRAMADE]. Trouvé aussi en Espagne (Espinar, Valencia, Barcelona).
27. Ph. (Ktenocoris) obliquus COSTA, 1864, Cim. Begn. Neap.,
Cent. Ill : 35 ; Phytocoris artemisiae FERRARI, 1874, Hem. Ligur. : 241.
D'un jaune ocracé ou d’un gris jaunâtre, densément couvert de poils
noirs dirigés en arrière et sous ceux-ci avec une pubescence couchée

Mimxma. — ruvrocoms 141
blanchâtre. Avec un dessin brun noirâtre qui est montré par les
figures 98, a-c. Antennes jaunâtres, article I noirâtre avec des petits
points blanchâtres, très épais, 1,4 fois plus long que la largeur de la
tête; article Il 1,5-1,6 fois plus long que la largeur du pronotum;
les articles III et IV plus foncés, le III 0,75 fois moins long que
le ll. Tête plus large que longue (fig. 98, c), vertex 1,1 fois chez
le 6*, 1,7 fois chez la Q plus large que l’œil. Hémélytres avec une tache
oblique d’un brun noirâtre dans la partie postérieure de la corie, mem-
brane tachée de brun. Tibias jaunes, avec deux anneaux obscurs, les tibias
postérieurs largement bruns·à la base et tous les tibias noirs au sommet.
Segment génital du 6 (fig. 98, d·c) avec une dent aiguë au bord gauche
de l'ouverture (1), le bord gauche calleux, blanchâtre. Style gauche
du J (fig. 98, g) court et assez courbé, l’apophyse très large, le lobe
sensoriel indistinct. Style droit (fig. 98,   épais, droit. Spicule de l’am-
poule (fig. 98, h) petit, muni de nombreuses dents courtes et mousses.
Longueur : C? 6,1-6,9 mm; Q 6-6,7 mm.
\       7:} lïlïzîvi-j   `
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  b   I . . 1  .
Q         * f g
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~ allllllll   l  ·.€» h
Fia. 98. —- Ktenocoris obliquus Cosra, 6 : a, tête, vue latérale (X 22,5) ; b, tête, vue
frontale (X 22,5);c, tête, pronotum et écusson (X 11) ; d, segment génital du J,
vue latérale (X 22,5); e, id., vue dorsale (X 22,5); f, style droit, vue dorsale
]>>§   ; g, style gauche, vue dorsale (X 60) ; h, spicule de l'ampoule, vue latérale
Bxpnocii:. T- Cette- espèce vit sur Artcmisia cainpestris L. Les adultes
ont ete trouves de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurxorx. — Gironde (Landes) [Parmis, 1876]; Aude (Carcassonne)
[Gavov, 1891] ; Haute-Garonne (Toulouse) [blaaouar, 1894] ; Rhône (Lyon),
Drôme [REUTER, 1894]; Alpes-Maritimes (La Siagne), Pyrénées-Orientales
(Banyuls), Pyrénées Centrales (Andorra)  WAGNER, 1955]; lsère (Bourg-
d’()isans) [Panama]. Connue d’Espagne, d’ltalie et de la Sardaigne.

142 nÉTÉRoPTÈREs MIRIDAE
28. Ph. (Ktenocoris) chîcotei BOLIVAR, 1881, An. Soc. esp. Hist.
nat., X: 362 ; E. WAGNER, 1956, Nlitt. d. D. ent. Ges., XV (2) : 25  
D’un blanc grisâtre, avec des dessins d’un gris noirâtre, pubescence
comme chez la précédente. Pronotum et écusson densément tachetés,
celui-ci avec une bande noirâtre près de la base. Hémélytres densément
ponctués. Fémurs variés de blanc et de grisâtre, tibias sans anneaux
obscurs, seulement la base et le sommet obscurs, munis d’épines obscures
qui émanent de petits points noirs. Vertex 1,4-1,5 fois plus large que
l’œil. Article l des antennes 0,4 fois moins épais que la largeur du ver-
tex et 1,25 fois plus long que la largeur de la tête, le Il presque 2fois
plus long que le l, 2,2 fois plus long que la largeur du pronotum et aussi
long que les [II et IV réunis. Tête presque aussi longue que large.
Longueur : él 6,75 mm; Q 6,5-6,6 mm.
BIOLOGIE. -— Nous avons trouvé cette espèce dans une garrigue ouverte
en battant les cistes en juin. PERRxER l’a trouvée sur Lavandula stoechas L.
DISTRIBUTION. ——— Pyrénées-Orientales (Ria) (REUTER, 1894]; 1Banyuls-
sur-Mer) [RIBAUT, E. WAGNER 1955] ; (Codalet) [PERRIER]; (Vernet-les-Bains]
]GRAvEsTE1N]. Connue de l’Espagne (Escorial, Granada].
29. Ph. (Ktenocoris) ulmi (LINNÉ>, 1758, Syst. Nat., éd. X : 449;
Cimex floralis FAER1c1Us, 1787, Mant. Ins., Il : 303; Coreus purgator
FABRICIUS, 1798, Ent. Syst., Suppl. : 537; Lygaeus vividus FABRICIUS,
1893, Syst. Rhyng. : 237 ; Nliris longicornis \VoLEF, 1804, Wanz. f.
149; Phytocoris divergens l\fIEYER·DUER, 1843, Caps. : 44.
D’un jaune rougeâtre ou jaune brunâtre, couvert de poils couchés
blanchâtres et, en plus, de poils semi-érigés noirs. Bord postérieur du
pronotum pâle, près du bord une bande transversale noirâtre. Hémé-
lytres avec des taches irrégulières obscures, partie basale du cunéus
rougeâtre, partie apicale noirâtre. Fémurs densément tachés d’un brun
foncé sauf la base. Tibias intermédiaires et antérieurs avec 3 anneaux
obscurs, tibias postérieurs obscurs seulement à la base. Assez grand,
le Q} allongé, la Q plus large et plus courte. Vertex 1,4 fois chez le J,
1,67 fois chez la Q plus large que l’œil. Article l des antennes 1,4-1,5 fois
plus long que la largeur de la tête, article ll 2 fois plus long que le l
et 1,6-1,8 fois plus long que la largeur du pronotum. Segment génital
du 5‘ (fig. 99,a-b, en haut) assez grand, les bords de l’ouverture sans dents
ni processus. Style droit (fig. 99, c) grand, acuminé au sommet. Style
gauche (fig. 99, d) courbé, l’apophyse allongée et aiguë, le lobe sensoriel
bien distinct. Spicule de l’ampoule (fig. 99, e) court et large, avec 12 dents
à la face apicale.
Longueur : 3‘ 6,4-8 mm; Q 6,5-7,2 mm.

MIMNAE. - ruvrocoms 143
Bionome. -- Cette espèce vit sur les arbres ou arbustes à feuillage vauluc
(Ulmus, Acer, Prunus, Fagus, Cnrylus, Sulix, Cistus). Les adultes ont été
trouvés de juillet à octobre. Les œufs hibernent.
Disrmaurxow. — Toute la France. Connue de toute l’Europe, de l’.\frique
du Nord, de l’;\sie Mineure et du Caucase.
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Fm. 99. - Ktenocoris singeri E. Won. et K. ulmi L.: ligne supérieure : Ph. ulmi L. ;
ligne inféri.eure:Ph. singeri E. VVGN. ; a, segment génitaldu J, vue latérale (X 18) ;
b, id., vue dorsale (X 18); c, style droit, vue latérale (X 60) ; d, style gauche,
vue dorsale (X 60) ; e, spicule de l’ampoule, vue latérale (X 60) ; f, pénis, vue
latérale (X 18).
30. Ph. (Ktenocoris) sîngeri E. \VAoNEa, 1954, Nachr. Natw.
Mus. Aschaffenbg., XLII : 1.
D’un brun jaunâtre ou rougeâtre, avec des dessins d’un brun foncé,
pubescence blanchâtre et couchée, entre celle-ci des poils semi-érigés
noirs. Antennes jaunâtres. Article I taché de brun. Pronotum avec une
bande transversale noirâtre près de la base. Ecusson avec 2 taches rouges.
Sommet des fémurs taché de brun. Tibias antérieurs et intermédiaires
avec 3 anneaux obscurs. Taille plus petite. Vertex 1,3 fois chez le 5,
1,7-1,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes très étroit
(fig. 96, h) et 1,6 fois chez le 5‘, 1,8 fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête, article II 1,8 fois chez le 5*, 2 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum. Segment génital du 5` (fig. 99, a-b, en bas) sans dent
ni processus au bord de l°ouverture, mais au bord gauche se trouve
une bosse arrondie. Style droit (fig. 99, c) petit et mince, Yapophyse
grosse. Style gauche (fig. 99, d) courbé en angle droit, l’ap0physe large

144 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
et arrondie, le lobe sensoriel bien visible. Spicule de l’ampoule (fig. 99, e)
petit, muni de 15-16 dents petites.
Longueur : 5‘ 5,4-5,75 mm; S2 5-6,1 mm.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit dans les lieux humides sur Rumex conglo-
meratus MUBRAY. Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs
hibernent.
DISTRIBUTION. —- Seine-et-Oise (Bris-sous-Forges, Arpajon)   WAGNER,
1955]. Connue d’Allemagne et de Hollande.
31. Ph. (Ktenocoris) flammula REUTER, 1875, Nat. Sâllsk. Fn. Fl.
Fenn. Fôrh., XIV : 332 ; E. WAGNER, 1954, Nachr. Natw. Mus. Aschaf-
fenbg., XLII : 17.
Tête et partie antérieure du pronotum verdâtres, partie postérieure
de celui-ci d’un rosé brunâtre. Hémélytres d’un rosé blanchâtre, les
dessins bruns. Antennes et pattes rosées. Pubescence blanchâtre, sans
poils noirs. Tête courte (fig. 97, cz), Vertex 1,4-1,5 fois chez le (Z`, 1,9-
2,1 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes 1,3 fois
chez le C3`, 1,24-1,27 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête,
article II 1,4-1,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Jet Qtou-
jours macroptères. Segment génital du @ (fig. 100, 0,) allongé, bord
supérieur de l’ouverture génitale avec un tubercule peu distinct et son
bord gauche avec un processus long et presque horizontal. Style droit
(fig. 101, b) épais au milieu, acuminé vers le sommet, l’apophyse étroite.
Style gauche (fig. 101, b) petit, Yapophyse large et le lobe sensoriel court.
Spicule de l’ampoule petit, court et robuste, muni de 7-8 dents.
Longueur : 5* 5-5,7 mm; Q 4,5-5,4 mm.
B1oLoG1E. -j Cette espèce vit sur Thymus vulgaris L. Les adultes ont été
trouvés de mai à juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —— Bouches-du-Rhône, Basses-Alpes, Pyrénées-Orientales
[E. WAGNER, 1955] ; Tarn [PERRIER]. Cette espèce a été confondue très souvent
avec Ph. exoletus COSTA. C’est pourquoi les indications dans la littérature sont
douteuses. Connue de la région méditerranéenne occidentale.
32. Ph. (Ktenocoris) italicus E. WAGNER, 1954, Nachr. Natw. Mus.
Aschaffenburg, XLII : 21.
D’un rouge jaunâtre ou d’un jaune brunâtre, les dessins bruns. La
pubescence est faite de poils couchés blanchâtres et de poils semi-
érigés noirs. Pronotum avec une bande noirâtre près de la base, qui est
souvent interrompue au milieu. Les épines des tibias portent de petits
points noirs. Tibias antérieurs avec 2 anneaux obscurs, les tihias inter-
médiaires souvent sans anneau. Tête courte et large, Vertex 1,33 fois

Mxmumaz. — Pnvrocoms 145
chez le 6, 2-2,1 fois chez la Q plus large que l°œil. Article 1 des antennes
1,3 fois plus long que la largeur de la tête, article 11 1,56 fois chez le 6,
1,67 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum. 6 macro-
ptère, Q pseudobrachyptère. Style droit du 6 (fig. 101, a) plus grand.
Style gauche plus robuste, l'apophyse allongée et aiguë. Spicule de l’am·
poule muni de 10-11 grosses dents.
Longueur : 6 6,6-6,8 mm; Q 5,5-5,8 mm. '
Brotoom. -- Inconnue.
Dxsrmnurxox. — Connue d’ltalie, de Sicile et de la région méridionale
des Alpes. Sa présence en France est possible.
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Fm. 100. — Kterwcoris, segment génital du 6 (X 16) : a, Ph. flammula Reut.;
b, Ph. fordani E. VVGN. ; 0, Ph. ezoletua Costa ; d, Ph. varipes Bon. ; e, Ph. austria-
cus E. WGN. ; ligne supérieure : vue latérale ; ligne inférieure : vue dorsale.
33. Ph. (Ktenocoris) exoletus Cos·rA, 1852, Cim. Regn. Neap.,
Cent. III : 35; Phytocoris unicolor REUTER, 1880, Oefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XXII : 15; Phytocoris riparium FERRARI, 1892, Ann. Mus.
Civ. Stor. Nat. Genova : 562; E. WAGNER, 1954, Nachr. Natw. Mus.
Aschaffenburg, XLII : 29.
D`un jaune ocracé ou brunâtre, les dessins d°un brun obscur.
Pubescence blanchâtre, sans poils noirs. Tibias antérieurs avec 2 anneaux
obscurs, les autres sans anneau. Tête courte (fig. 97, c), vertex 2,25-
2,35 fois chez le 6, 2,5-2,6 fois chez la Q plus large que l’œil. Article [
des antennes 1,35-1,47 fois plus long que la largeur de la tête, article 11
1,8 fois chez le 6, 1,7 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum.
6 toujours macroptère, Q tantôt macroptère, tantôt pseudobracbyptère.
Segment génital du 6 (fig. 100, c) grand, l’ouvc-rture génitale munie d’un
processus long et aigu au bord gauche. Style droit (fig. 101, c) assez
' Miridue. 10

146 HÉTÉRoP·1·ÈREs MIRIDAE
épais. Style gauche grand, le lobe sensoriel robuste et distinct, l’apophyse
courte et large. Spicule de l’ampoule très long, muni de 13-15 dents.
Longueur : 8 6-7 mm ; Q macr. 6,8-7,8 mm ; 9 Pâêudobrach. 5,8-6 mm.
BIOLOGIE. — Ph. easoletus Cosrn vit sur Anthyllis, les adultes ont été trouvés
en juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —- Var (Fréjus) [Hoavarn]; Vaucluse (Avignon) [NoUA-
LHIER] ; Basses-Alpes (Saint-Martin) [AzAM, 1893] ; Bouches-du-Rhône (Mar-
seille) [PU'r0N). Connue de l’Italie et de la Sicile.
34. Ph. (Ktenocoris) albicans REUTER, 1877, Ann. Soc. ent. Fr. : 29 ;
E. WAGNER, 1954, Nachr. Natw. Mus. Aschaffenburg, XLV : 41.
Se distingue de la précédente par l’article I des antennes qui est très
long et 1,6 fois chez le 8, 1,8-1,85 fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête, par le vertex qui est 2,1 fois chez le 8, 2,25-2,4 fois chez la Q
plus large que l’oeil, par le spicule de l’ampoule du 8 (fig. 101, d) qui est
dente seulement dans la partie apieale et n`a que 8-9 dents et par la
forme des styles.
Longueur : 8 6,7 mm; Q 5,4-6,3 mm.
BIOLOGIE. -— Inconnue.
D1s1·mBuT1oN. - Bouches-du-Rhône (Marseille) (REUTE11, 1894). Trouvé
dans la Péninsule balkanique (Dalmatie, Grèce) et en Italie (Avez-
zano)
35. Ph. (Ktenocorîs) austrîacus E. WAGNER, 1954, Nachr. Natw.
Mus. Aschaffenburg, XLII : 30.
Se distingue des espèces précédentes par la pubescence de la face
dorsale qui est mêlée de poils noirs. Forme allongée. Tête courte (fig. 97,.-:),
vertex 2 fois chez le 8, 2,35-2,40 fois chez la Q plus large que l'œil. Article I
des antennes 1,67 fois chez le 8, 1,94 fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête, article II 1,8 fois chez le 8, 2 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum. 8 et Q macroptères. Segment génital du 8
(fig. 100, e) très grand, bord supérieur de l'ouverture génitale muni
d’un processus long et étroit (2), son bord gauche d’un processus large
et aplati (1). Style droit (fig. 101, e) long et acuminé, ]’apophyse aiguë.
Style gauche petit, l'apophyse assez petite, le lobe sensoriel petit aussi,
mais distinct. Spicule long, muni de 9 dents.
Longueur : 8 6,6-7,2 mm; Q 5-5,6 mm.
/
BIOLOGIE. ——- Cette espèce vit dans les forêts éclairées sur et sous
Nlelampyrum pratense L. Les adultes ont été trouvés en août. Les œufs
hibernent.

M1R1NAE. — Pnvroconis 147
Dxsrmaurrom. —— Gironde (Arcachon) [WAGNER et NVEBER]; Pyrénées-
Orientales (Vernet-les-Bains) [Vivat.], Trouvée aussi en Autriche, Allemagne
et Italie.
36. Ph. (Ktcnocoris) jordanî E. WVAGNER, 1954, Nachr. Natw.
Mus. Aschaflenburg, XLII : 34.
Coloré comme les espèces précédentes. Tibias antérieurs avec
2 anneaux obscurs souvent indistincts. Taille petite et forme allongée.
Tête courte (fig. 97, b), vertex 1,95 fois chez le C3`, 2,3 fois chez la Qplus
large que l’œil. Article I des antennes 1,3 fois chez le $, 1,4 fois chez la Q
plus long que la largeur de la tête, article Il 1,6 fois chez le 5*, 1,9 lois
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Fm. 101. -— Ktenocoris, genilalia du 5* (X45): az, Ph. italicus E. VVGN.;b, Ph. [Zam-
mula Beur.; c, Ph. exoletus (losra; d, Ph. albicans Beur.; e, Ph. austriacus
E. VVGN.; 1, style droit, vue dorsale; 2, style gauche, vue dorsale; 3, spicule
de l’ampoule, vue latérale.
chez la Q plus long que la largeur du pronotum. Tibia postérieur très
long, aussi long que l’insecte chez la Q. 5‘ macroptère, Q pseudobrachy-
ptère. Segment génital du 8 (fig. 100, b) étroit, bord supérieur de l'ou-
VCPÈUFB HVEC UI] petit tUb€I'CUlC, bOI‘d g3UCllC HVCC [III PPOCBSSUS oblique
et linguiforme. Style gauche (fig. 102, d) petit, le lobe sensoriel épais
et acuminé, l°apophyse petite et aiguë. Style droit large, élargi en son
milieu. Spicule de l’ampoule court, muni de 5-6 dents qui sont situées
au bord apical.
Longueur : C? 5,3-6,5 mm; Q 3,9-4,6 mm.
B1oLOG1E. —— Ifespèce a été trouvée sur Teucrium et Sarothamnus; les
adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
D1s'rmso1·1oN. - Alpes-Maritimes (La Siagne), Bouches-du—Rhône (Mon-
tagnettes), Basses-Alpes (Digne), Pyrénées-Orientales (Banyuls, Canigou),
Pyrénées Centrales·(Andorra), Gironde (Arcachon) [E. WAGNER, 1955];
Haute-Garonne (Saint-Béat) [Riaaur] ; Tarn (Albi, Arthes) [PERRIER).
Connue de l‘Allemagne.

148 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
37. Ph. (Ktcnocoris) varipes BOHEMAN, 1852, Vet. Ak. Handl. : 107 ;
Phytocoris ulmi I·IERn1cn·ScnAEFrER, 1835, non Linné, Wanz. Ins.,
III : 9 ; Phytocoris irroratus PERRIS, 1857, Ann. Soc. Linn. Lyon,
IV : 162 ; var. leptocera. REUTEB, 1896, H. G. E., V : 286 ; E. VVAGNER,
1954, Nachr. Natw. Mus. Aschaflenburg, XLII : 10.
Coloré comme l’espèce précédente (fig. 102, zz-b). Tête un peu plus longue
(fig. 97, d), Vertex 1,76 fois chez le 5`, 2,6 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article I des antennes 1,35-1,4 fois chez le 5‘, 1,45-1,5 fois chez la Q
plus long que la largeur de la tête, article II 1,7 fois chez le 6, 1,75 fois
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Fia. 102. —- Ktenocoris varipes Bou. et K. jordani E. VVGN. : a—c, Ph. varipes Bou.;
d. Ph·1`0rd«miE· W¤N· ;a, 9 (>< 4) ; b, 5 ( >< 4); c-d, genitalia du 3 (comme üg. 101) ,
chez la Q plus long que la largeur du pronotum. Ã macroptère, Q pseudo-
brachyptère. Segment génital du 5‘ (fig. 100, cl) grand et large, les pro-
cessus de l’ouVerture génitale comme chez Ph. austriacus E. WAGN.
Style droit (fig. 102, 0) grand, mais étroit. Style gauche aussi grand,
le lobe sensoriel distinct, Yapophyse presque rhomboïdale, aiguë. Spicule
de l’ampoule muni de 9-10 dents.
Longueur : 8 6-7,5 mm; Q 5,8-6,8 mm.
VARIATION. -— Chez la var, leptocera Reut. l’article I des antennes est
plus long, soit 1,55-1,65 fois plus long que la largeur de la tête.
Bionocua. - Cette espèce vit dans le Callunetum sur diverses herbes.
Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ——·· Toute la France. Connue de toute l’Europe, de l’Algérie,
du Caucase et du Turkestan.

M1R1NAE. —- Pnvrocoms [49
38. Ph. (Ktenocoris) însignis REUTER, [876, Pet. Nouv. Ent., ll :
33; E. WAGNER, [94[, Bombus [8, nr. [46.
' Coloré comme les espèces précédentes. Tête presque aussi longue que
large (fig. [U3, a·b). J macroptère, Q souvent pseudobrachyptère. ·
Vertex [,54 fois chez le J, 2,07 fois chez la Q plus large que l’œil. Article l
îz îl î/ lî
¤ b c d
FlG· ID3. — Ktenocoris, tête et article I des antennes (X 22,5) 1
a, Ph. insignis Rrwr., J ; b, id., Q; c, Ph. [urci/er E. VVGN., J; d, id., Q.
des antennes court, [,3 fois (J, Q) plus long que la largeur de la tête,
le ll [,57-[,7 fois plus long que la largeur du pronotum. Segment génital
du J (fig. [04, a·b, en haut) court et large, bord supérieur de l'0uverture
gênitale avec un processus biramifié, bord gauche de celle·ci avec un
processus long et large. Style droit (fig. 104, c) avec une apophyse longue
et étroite. Style gauche (fig. [O4, d) robuste, l’apophyse courte, épaisse
et aiguë. Spicule de l’ampoule (fig. [O4, e) allongé, muni de [2-[3 dents.
Longueur : J 5,8-6,6 mm; Q 4,7-5,7 mm.
Bxotocuz. - Cette espèce vit dans le Callunetum sur Calluna et sur d’autres
plantes basses. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs
hibernent.
Drs·ra1nu·r1oN. —· Tarn, IIaute·Garonne, Prénées-Orientales [Rxaaur,
[931] ; Seine-et-Marne   WAGNER, [955] ; Isère [Muséum, Vienne].
Se trouve aussi en Allemagne, Angleterre, Autriche, Fmlande et Caucase.
39. Ph. (Ktcnocoris) furcîfer E. WAGNER, [954, Nachr. Natw. Mus.
Aschafienburg, XLII : [4.
Coloré comme les espèces précédentes, en général un peu plus pâle.
Tête presque aussi longue que large (fig. [03, c-d), vertex [,5-[,6 fois

150 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
chez le 8, 2-2,1 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes
1,2 fois chez _le 5‘, 1,3-1,4 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête,
le II 1,7 fois chez le 5*, 1,9 fois chez la Q plus long que la largeur du pro-
notum. 8 et Q en général macroptères. Segment génital du (3 (fig. 104, a-b,
en bas) plus grand, bord supérieur de l’ouverture génitale avec un pro-
cessus biramifié, les 2 branches fortement divergentes et arrondies
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F10. 104. — Ktenocoris, genitalia du 5` : ligne supérieure : Ph. insignis Reor.;
ligne inférieure : Ph. furcifer E. VVGN.; a, segment génital, vue latérale (X 20) ;
b, id., vue dorsale (X 20) ; c, style droit, vue dorsale (X 53); d, style gauche,
vue dorsale (X 53) ; e, spicule de l’ampoule, vue latérale (X 53) ; f, pénis, vue laté-
rale (X 20) ; g, processus du bord supérieur de l’ouverture génitale (X 50).
au sommet (fig. 104, g), le bord gauche avec un processus large et tronqué
au sommet. Pénis petit et étroit. Style droit (fig. 104, c) plus épais.
Style gauche (fig. 104, d) fortement courbé, l'apophyse allongée. Spicule
de l’ampoule (fig. 104, e) court, sa face dorsale munie de 8 dents.
Longueur : 3‘ 6,1-7,1 mm; Q 6,9-7,3 mm.
Bxorocxe. —— Ph. furcifer vit dans les lieux secs sur les graminées. Les
adultes ont été trouvés de juin à octobre. Les œufs hibernent.
Disrruaurxou. —- Pyrénées-Orientales (Banyuls, Argelès, Collioure),
Tarn (Albi, Arthlès), Gironde (Arcachon), Alpes-Maritimes (Agay), Bouches-
du-Rhône (Arles), Basses-Alpes (Digne)   WAGNER, 1955). Trouvé aussi
en Allemagne du Sud.

M1n1N.». —-— nxxzcscosnuxx 151
27. Gen. MEGACOELUM Fmnnn
Nlegacoelum Fmaan, 1858, Wien. ent. Mon., II : 305.
(Typ. gen. : Il/I. infusum H. S.)
Forme ovale allongée. Face dorsale couverte de longs poils noirs.
Vertex avec un sillon longitudinal indistinct. Article I des tarses posté-
rieurs plus court que le II. Bord gauche de l’ouverture génitale du 6
avec une dent robuste (fig. 87, k). Fêmurs postérieurs cylindriques
(fig. 88, b). La cellule majeure de la membrane arrondie au sommet
(fig. 87, h). Articles III et IV des antennes à peine plus étroits que le II.
TABLEAU nas Espèces
1 (2) Article III des antennes à peine plus court que la largeur du
pronotum (Espagne). pulchricomc Reer.
2 (1) Article III des antennes moins de 0,75 fois plus court que la
largeur du pronotum.
3 (4) Tibia postérieur muni sur la face interne de très longs poils,
qui sont beaucoup plus longs que llépaisseur du tibia (fig. 105, b).
1. beckeri.
4 (3) Tibia postérieur avec des poils courts, dont la longueur est
inférieure à l°épaisseur du tibia (fig. 105, c). 2. înfusum.
1. Mcgacoelum beckeri (Fxmmn), 1870, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien :
259; ?Cal0c0ris rubidus GARBIGLIETTI, 1869, Bull. Soc. ent. Ital., I :
185; var. strigipes REUTER, 1877, D. ent. Ztsch. : 31; var. lethierryf
Fmaan, 1870, l. c. : 260 ; var. fasciata JAKOVVLEW, 1875, Bull. Soc. Nat.
Mosc. : 167; var. rufîreps REUTER, 1880, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXII : 17; var. fusca Srxcnm., 1930, Ill. Best. Tab. : 161 ; var. rufo~
testacea STICHEL, 1930, ib.
D’un jaune brunâtre, avec des dessins rouges et noirs. Tête souvent
rouge. Antennes d°un rouge brunâtre, la base des articles plus pâle.
Bord postérieur du pronotum étroitement jaunâtre, en avant de cette
bordure plus ou moins obscur. La partie apicale de la corie en général.
obscure, le cunêus rouge. Pattes d’un jaune rougeâtre ou noir. Tête
courte, vertex à peine aussi large chez le 8, 1,2-1,3 fois plus large chez
la Q que l’œil. Antennes longues, article II plus long et article III presque
aussi long que la largeur du pronotum. Face dorsale couverte de très
longs poils noirs érigés. Style droit (fig. 105, d) long et étroit, l'apophyse
surpasse à peine le corps du paramère. Style gauche (fig. 105, e) falci-
forme, apophyse avec une pointe très mince. Spicule de l’ampoule
(fig. 105, f) fortement courbé dans sa partie médiane, aigu au sommet.
Longueur : 3‘ 6,6-7 mm; Q 6,3-7,2 mm.

152 nÉTÉn01>TÈnEs MIRIDAE
VARIATION
1 (2) Sans dessins noirs, var. sttigipes Reer.
2 (1) Avec des signatures noires.
3 (4) La partie basale du pronotum seulement est noirâtre, var. lethicttyi
F 11213.
4 (3) En plus les héxnélytres avec des dessins noirs.
5 (6) Seulement la partie apicale du clavus et de la corie est noire, var.
typica (var. rufotestacea S1·1cu.).
6 (5) En plus la partie médiane de l’écusson noire.
7 (S) Jaunâtre, les dessins noirs, var. fusca Sricu.
8 (7) D’un brun rougeâtre.
9 (10) Pronotum, hémélytres et écusson en partie bruns, var. fasciata JAK.
10 (9) Entièrement noir sauf la tête, qui est d’un rouge brunâtre, var.
ruiiceps REUT.
Biorocm. — Cette espèce vit sur les pins et se nourrit surtout de petits
insectes. Les adultes Ont été trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
Disrnmcrion. —— Toute la France et la Corse. Connue de l’Eur0pe centrale.
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Fu;. 105. — Àwlegacoelum : 11, b, d, e-f, ill. beckeri F1EB. ; 0, g, h—i, IH. infusum H. S. ;
11, 5 (X 4) ; b-c, partie du tibia postérieur (X 20,7) ; d—(—g, style droit, vue dorsale
(X 55); e—(—h, style gauche, vue dorsale (X 55) ; f—(-i, spicule de l’ampoule, vue laté-
rale (X 55).
2. Megacoclum înfusum (HERRICH·SCHAEFFER), 1839, \Vanz. lus.,
[V : 30; Phytocoris validicomis Bonmmiv, 1852, Oefv. Vet. Ali. Fôrh. :
14 ; var. reuteri ST1c1·IEL, 1930, lll. Best. Tab. : 14 ; var. ruficeps Srxcum.,
1930, ib. ; var. infuscata Sricnnr., 1957, Ill. Best. Tab., II : 643.
Coloré comme AJ. beckeri FIEB. Taille un peu plus petite, s'en distingue
par les poils très courts des tibias postérieurs, la face dorsale glabre

Mm1NAE. — Aoanvnocoms 153
et la conformation des genitalia du (3. Style droit (fig. 105, g) court et
épais, l’apophyse surpasse le corps du paramère nettement. Style
gauche (fig. 105, h) très grand, l'apophyse oblique. Spicule de l’ampoule
(fig. 105, i) courbé plus mollement, plus étroit dans sa partie apicale.
Longueur : 8 5,8-6,5 mm ; Q 6,2-7 mm.
VAmA1·xoN
1 (2) D'un brun jaunâtre unicolore, var. typica.
2 (1) Avec des dessins noirs.
3 (4) Pronotum, clavus et corie en grande partie clairs, var. rcutcri Sri-
cam.,
4 (3) Pronotum, clavus et corie en grande partie noirs, var. infuscata
Srxcn. (ruficeps Sricxmt).
Bxonociia. — Il/I. infusum H. S. vit sur les arbres à feuillage caduc (Quercus,
Alnus) et se nourrit surtout de petits insectes. Les adultes ont été trouvés
de juillet à octobre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Vosges [Reisen et Purow, 1876]; Normandie [Bau-
NETEAU, 1931]; Pyrénées-Orientales (Banyuls, Eine)   Wuzsven, 1955]
(Banyuls) [Poisson]; Tarn (Albi) [Panama]; Bretagne (Rennes) [Exumno].
Comme de l’Europe centrale, de l’Angleterre, de la Suède centrale et de la
Russie centrale.
28. Gen. ADELPHOCORIS REUTER
Adelphocoris REUTER, 1896, Act. Soc. Soient. Fenn., XXIII (2) : 209.
(Typ. gen. : .-1. seticornis F.)
Taille grande et forme allongée. Antennes et pattes très longues.
Articles III et IV des antennes aussi épais que la base du Il. Anneau
apical du pronotum plus étroit que l’article II des antennes. La cellule
majeure de la membrane en angle arrondi au sommet (fig. 87, i). Segment
génital du 5‘ avec une petite dent à l’angle antérieur gauche de l’ouver·
ture (fig. 87, l). Le spicule de l’ampoule a la forme d’un peigne ; à côté
de ce spicule on en voit un deuxième, qui est mince, courbé et pointu
(fig. 107, g).
TABLEAU nes Espèces
1 (12) Face dorsale couverte de poils courts et pâles, sans poils noirs.
2 (5) Écusson noir. Pronotum en grande partie noir.
3 (4) Article I des antennes 0,67 fois moins long que la largeur de
la tête (fig. 106, c), articles I et [I noirs. 1. seticomis.
4 (3) Article I des antennes aussi long que la largeur de la tête
(fig. 106, d), articles I et Il en général clairs. 2. reichcli.

154 uÉTÉRoPrÈREs Mm1DAE
5 (2) Écusson clair, rarement noir, en ce cas les hémélytres sont uni-
colores et l’article II des antennes est rouge.
6 (7) Article II des antennes épaissi au sommet, la partie épaissie est
noire comme les articles III et IV. 3. vandalicus.
7 (6) Article II des antennes à peine épaissi vers le sommet, les III
et IV rouges.
8 (11) Longueur de l’article I des antennes inférieure à 0,67 fois la
largeur de la tête (fig. 106, e-g). Couleur de Vinsecte rarement verdâtre.
9 (10) Base de l`article III des antennes étroitement pâle. Fémurs
postérieurs environ 2 fois plus épais que le tibia. 4. detritus.
10 (9) Article III des antennes unicolore brun rougeâtre. Fémurs
postérieurs 3 fois plus épais que le tibia. 5. ticincnsîs
11 (8) Longueur de l’article I des antennes égale à 0,83 fois la largeur
de la tête (fig. 106, h). Fémurs postérieurs tachés de brun. Couleur
foncière verdâtre ou grisâtre. 6. lineolatus.
12 (1) Face dorsale avec une pubescence fine noire, mélangée en général
de poils pâles et brillants. 7. annulicomis.
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F10. 106. ——Adelph0c0ris : a—b, gf (X 3) ; c—h, tête et article I des antennes dug ( >< 10) ;
a—§—d, A. rcicheli Fran. ; b-zx, A. seticornis F. ; e, A. vandalicus Rossi ;f, A. detritus
Fina. ; g, A. ticinensis M. D.; h, A. lineolatus Gz.
1. Adelphocoris seticornis (FABRICIUS), 1775, Syst. Ent. : 725 ;
Cimex bimaculatus SULzER, 1761, non Linné, Kennz. d. Ins. : 28;
Cimea: exoletus GMELIN, 1758, Syst. Nat., éd. XIII : 2165 ; Cimex
hirtus SCHRANK, 1801, Fn. Boic. : 81; illiris tibialis \VOLFF, 1802,
Wanz., f. 111 ;Phyt0c0ris lateralis FALLÉN, 1829, Hem. Suec., Cim. : 88 ;
Phytocoris apicalis HAuN, 1831, W`anz. Ins., I : 220 ; var. nigm REUTER,

MIRINAE. — ADELPHOCORIS 155
1896, H. G. E., V : 211; var. plagifer Pinnren, 1896, ib.; var. palfidi-
pennis Pinuran, 1896, ib.; var. femoralis E. \VAGNER, 1947, Bombus,
35, nr. 278.
D'un noir brunâtre. Anneau apical du pronotum (fig. 106, b) ainsi
que les bords postérieur et latéraux et une ligne médiane jaunâtres.
Articles III et IV des antennes d'un brun rougeâtre. Hémélytres en
général en partie flaves, cunêus rouge, son sommet noir. Pattes rou-
geâtres, les fêmurs parfois noirs. Tête presque aussi longue que haute,
vertex à peine aussi large chez le J, 1,4 fois plus large chez la Q que l’œiI.
Article I des antennes 0,67 fois moins long que la largeur de la tête
(fig. 106, 0), le II un peu plus long que la largeur du pronotum, le III
0,67 fois moins long que le II et 1,5 fois plus long que le IV.
Longueur : J 8-8,4 mm; Q 6,7-7,5 mm.
Vsmsrxon. — La var. fcmoralis E. WAGN. a les fémurs noirâtres. La var.
pallidipennis Rnur. a la corie entièrement Have, la var. nîgra Rxaur. a les
hémélytres noirs sauf la partie basale du cunéus qui est rouge, la var. latcralis
REUT. a en plus une bande très étroite longitudinale flave dans la partie
basale de la corie.
Bxotoom. ·-— L'espèce vit sur les Papilionacées, surtout sur Vicia. Les
adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent. Une seule géné-
ration annuelle.
Dtsrninurion. —— Toute la France. Connue de toute l'Eur0pe et de l’Asie
septentrionale.
2. Adelphocoris reicheli (Fiaxmn), 1836, Weitenw. Beitr. : 103;
var. kellneri Sricnni., 1957, [ll. Best. Tab., II : 646; var. breddtm
S1·xcnE1., 1957, ib.
D°un brun noirâtre. Tête tantôt jaune, tantôt noire. Anneau apical
du pronotum et bord postérieur jaunes. Les bords du clavus et de la corie
largement jaunes (fig. 106, zz), cunéus jaune, son sommet noir. Pattes
jaunes, rarement brunâtres. D’une forme très longue, presque parallèle.
Vertex aussi large chez le J, 1,5 fois plus large chez la Qquel'œil. Antennes
plus longues que l'insecte, article I aussi long que la largeur de la tête
(fig. 106, d), le II 1,5 fois chez le J, 1,75 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum, le III presque aussi long que le II et 2 fois plus
long que le IV.
Longueur : J 8-8,8 mm; Q 8,4-9,1 mm.
VARIATION. —- La var. breddini Srica. a la tête d'un rouge brunâtre, la
var. kcllneri. Srxcn. est sans importance.
B1oLoo1E. —— Cette espèce vit sur les Papilionacées (Coronilla, I/(cia,
Genista, Trifoliumj et sur Melzmzpyrum. Les adultes ont été trouvés en juillet
et août. Les œufs hibernent.

156 uÉ'rÉa01>TÈnEs MIRIDAE
DISTRIBUTION. — Yonne (Val-de-Mercy) [Popntns, 1880] ; Hautes-Pyrénées
[LAMBERTIE, 1909]; Alsace, Vosges [REIBER et PUroN, 1876]; Pyrénées-
Orientales (Vernet-les-Bains) [GnAvEs·rE1N]. Connue de l’Allemagne centrale,
des Alpes, de la Hongrie, de la Russie méridionale et de la Sibérie.
3. Adelphocoris vandalicus (Rossi), 1790, Fn. Etr., Il : 249 ;
.° Lygaeus fraxini Fxenrcws, 1794, Ent. Syst., lV : 172; Phytocoris
Laeniotoma CosTA, 1852, Cim. Regn. Neap., Cent. Ill : 36; var. humuli
Scr1UMMEL, 1846, Arb. Ver. Schles. Ges. : 126; var. levis Srrcnnr.,
1930, lll. Best. Tab. : 162; var. denigratus Srica., 1930, ib.
D’un jaune ocracé. Près du bord postérieur du pronotum une bande
transversale noirâtre (fig. 107, a). Les bords du cunéus souvent rougeâ-
tres, le sommet rougeâtre ou noirâtre. Pattes brunâtres, souvent rouges.
Taille plus robuste. Vertex aussi large chez le C3`, 1,65 fois plus large
chez la Q que l’œil. Article l des antennes (fig. 106, e) 0,75 fois moins
long que la largeur de la tête, le ll 1,2 fois chez le 5‘, 1,1 fois chez la Q
plus long que la largeur du pronotum, le III 0,75 fois moins long que le ll.
les parties basales de II et lll pâles.
Longueur : 5` 7,5-8,5 mm; Q 7,3-8,1 mm.
\rTARIATION. -——- La var. levis Sïicn. a les hémélytres d’un jaune brunâtre
(exemplaires âgés), la var. humuli ScnuMM. a la bande transversale du pro-
notum fortement réduite (fig. 107, d), la var. denigtata Sricn. a le pronotum
noir sauf les callosités et la partie en avant d’elles (fig. 107, c).
Biotocm. -—- Cette espèce vit dans les lieux secs sur Verbascum, Echinops,
Centaurea et Tanacetum. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre.
Les œufs hibernent.
D1s·rR1Bu1·1oN. — Toute la France méridionale et la Corse; Espèce médi-
terranéenne.
4. Adelphocoris detritus (Franaa), 1861, Eur. Hem. : 257; P Phyto-
coris salviae HAHN, 1834, VVanz. lns., ll : 133 ; var. cumulata Srrcmax.,
1957, lll. Best. Tab., ll : 648.
D’un jaune ocracé ou jaune grisâtre. Tête brune, antennes rougeâtres,
la base des articles III et IV pâle. Cunéus toujours un peu plus pâle
que la corie, son sommet brun. Pattes brunes. Taille un peu plus petite.
Vertex 1 fois chez le C3`, 1,67 fois chez la Q plus large que l'œil. Article l des
antennes (fig. 106,   0,67 fois moins long que la largeur de la tête,
le Il 1,1 fois plus long que la largeur du pronotum.
Longueur 2 3‘ 7-7,7 mm; Q 6,8-7,5 mm.
VARIATION. -—— La var. Cumulata Srrcu. a le sommet du cunéus d’un brun
foncé.

Minmsia. —-— ADELPHOCORIS 157
Bxorooxe. — Cette espèce vit sur Epilobium et Centaurea. Les adultes
ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
D1s1·mnUT1oN. — Dans les régions montagneuses, surtout dans les Alpes.
Gironde [REUTER, 1894) ; Hautes·Pyrénées, Landes [Lsnxnenrie, 1909).
Comme de l’Europe centrale, de la Hongrie et de la Sibérie.
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Fm. 107. — Adelphocoris : a-;-e, @ (X 3,7) ; b, c-d, tête et pronotum (X 7,4) ; /—g,
spicule de l'ampoule du pénis (X 49,5) ;a-b, A. wmdalicus Rossi ;c, id., var. denigrata
Srxcn.; d, id., var. humuli ScuuMM.; c—f, A. annulicornis innolatus Rizur.;
g, A. annulicornis hercynicus E. VVGN.
5. Adelphocoris ticinensîs (l\1EvEn-Dunn), 1843, Caps. : 100; Phyto-
coris haemorrhous COSTA, 1852, Cim. Regn. Neap., Cent. [Il : 37 ;
Calocoris henkei Jsxowmsw, 1875, Bull. Soc. Nat. Mosc., lll : 165;
var. capitata Jiixowniaw, 1875, ib.; var. teslacea Srrcmsr., 1957, Ill.
Best. Tab., II.: 650; var. virescens Sricner., 1957, ib.
D’un rouge brunâtre obscur, en général unicolore, rarement verdâtre
avec dessins rouges. Antennes rouges, unicolores. Taille plus robuste.
Vertex 1,4 fois chez le J, 1,7 fois chez la Q plus large que l’œil. Article [
des antennes (fig. 106, g) 0,6 fois moins long que la largeur de la tête,
le Il 1,1 fois plus long que la largeur du pronotum, cylindrique, le III
0,8 fois moins long que le II et 1,5 fois plus long que le IV. Fémurs épais.
Longueur : J 7,2-7,6 mm; Q 6,9-7,5 mm.
Vsnrxrrou
1 (2, 3, 4) Hémélytres d'un rouge brunâtre, var. typica.
2 (1, 3, 4) Hémélytres d’un noir brunâtre, var. capitata JAK·
3 (1,2, 4) Hémélytres d’un jaune brunâtre, var. tcstacca Srxcu.
4 (1, 2, 3) Hémélytres d’un vert brunâtre ou gris, var. vitcsccns Sricn.

158 nÉTÉRo1>TÈREs M1R11:•AE
B1oLoG1E. —— Cette espèce vit surtout sur les herbes des lieux marécageux
(Lythrum, Achillea}. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs
hibernent.
DISTRIBUTION. —- Gironde [LAMBEBTIE, 1909] ; Aube I¤’ANTEssANrY,
1890] ; Somme [Dunois, 1888] ; Alpes—Maritimes, Pyrénées-Orientales
[E. WAGNER, 1955] ; Corse [REUTER, 1894] ; Marne [CARUEL] ; Ain LÃUDRAS].
Comme de presque toute l’Eur0pe, trouvée aussi en Chine, Japon et Sibérie.
6. Adelphocoris lineolatus (GoEzE), 1778, Ent. Beitr., Il : 267 ;
(`imex albicans GEoEFRoY, 1785,_dans Fourcroy, Ent. Paris : 208;
1`Wiris laevigatus WOLFF, 1800, non Linné, Wanz. f. : 36; Lygaeus
chenopodii FALLÉN, 1807, Mon. Cim. : 74 ; Phytocoris bipunctatus
BURMEISTEB, 1835, Handb. Ent., Il z 27; .° Capsus brevicollis lVIEYER‘
DUER, 1843, Caps. : 47 ; var. binotata HAHN, 1831, Wanz. Ins., I : 202 ;
var. implagiata. \VEsTnoFF, 1881, 9. Jahr. Ber. VVestf. Ges. Wiss. Kunst. :
74 ; var. baltrumensis SCHUMACHER, 1911, Ent. Rundsch., XXVII : 169.
D’un gris verdâtre ou jaunâtre, pâle, sans poils noirs. Pronotum
souvent avec 2 taches noires. Ecusson avec 2 traits longitudinaux bruns,
corie avec une tache longitudinale brune triangulaire dans sa partie
médiane. Le sommet du cunéus parfois brunâtre. Fémurs tachés de brun.
Taille grande, forme allongée. Vertex 0,89 fois moins large chez le 3‘,
1,5 fois plus large chez la Q que l’œil. Article I des antennes (fig. 106, h)
0,83-0,84 fois moins long que la largeur de la tête, article II 1,25 fois
chez le @‘, 1,1 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum.
Longueur : ô` 8,3·9,5 mm; Q 7,6-8,3 mm.
\/VARIATION. — La var. binotata HAHN a 2 points noirs sur le pronotum,
la var. implagiata Wssrn. est unicolore pâle, la var. baltrumcnsis Scauimxcu.
est plus petite (longueur : 6-7 mm) et unicolore pâle.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les Papilionacées et les Composées.
Les adultes ont été trouvés de mai à septembre. Les œufs hibernent.
l)1s'rRxBUT1oN. — Toute la France. Espèce holopaléarctique.
7. Adelphocoris annulicornis (SAHLBERG), 1848, Mon. Geoc. : 100;
Lygaeus quadripunctatus FABRICIUS, 1794, non Villers, Ent. Syst.,
IV : 172; subspec. innotatus REUTER, 1906, Ann. Mus. Zool. St. Peters-
burg, X : 20; subspec. hercynicus E. WAGNER, 1937, Verh. Ver. Natw.
Heim. Hamburg, XXXVI : 16; subspec. uniannulatus E. WAGNER,
1937, ib.; var. communis STICHEL, 1957, Ill. Best. Tab., Il : 653; ·
var. despoliata S1·1cnE1., 1957, ib.
Coloré comme l’espèce précédente, mais le pronotum en général avec
4 taches noires (fig. 107, e), la pubescence noire et le sommet des articles
des antennes foncé, tandis que la base de ceux-ci est dlun jaune clair.

M1mN.».E. ——— cxnocoms 159
Vertex 1~1,33 fois chez le 8, 1,5-1,67 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article l des antennes un peu plus court que la largeur de la tête, le II
1,2-1,25 fois plus long que la largeur du pronotum. Spicule de l°ampoule
du 8 (fig. 107,   muni de 10 dents grosses et robustes.
Longueur : 8 8,1-10,4 mm; Q 7,4-9,8 mm.
VARIATIQN. -—- La sous-espèce type a le vertex 1,33 fois chez le 8, 1,67 fois
chez la Q plus large que l’rcil; les anneaux pâles des articles Ill et IV des
antennes sont 2 fois plus longs que l'épaisseur de l’article. Elle se trouve
seulement dans l’Europe boréale et dans la Sibérie.
La sous-espèce irmotatus Beur. a le vertex aussi large chez le 8, 1,5-1,6 fois
plus large chez la Q que l’u=il; les anneaux pâles des articles III et IV des
antennes sont aussi longs que Vépaisseur de l’article. Chez la sous-espèce
uniarmulatus E. WAGN. les anneaux pâles des articles lll et lV manquent.
Elle se trouve en Espagne. _
La sous-espèce hctcynîcus E. WAGN. a le vertex 1,33 fois chez le 8, 1,67 fois
chez la Q plus large que l’xeil, les anneaux jaunes des articles antennaires Ill
et IV sont plus longs que Yépaisseur de l’article.
Chez la subspec. irmotatus REUT. on trouve 3 formes de coloration : 1. pro-
notum sans taches noires : var. typica, 2. pronotum avec 4 taches noires :
var. communis Srxcn., 3. pronotum avec 2 taches noires : var. dcspoliata
Sricu.
lhotooia. — Cette espèce vit sur Urtica. Les adultes ont été trouvés de
juillet à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ——— Toute la France. Espèce euro-asiatique. Seule la subspec.
innotatus REUT. a été trouvée en France.
29. Gen. CALOCORIS Fxmxen
Calocoris Fmaea, 1858, Wien. ent. Mon., II : 305; Lophyrus Koua-
NATI, 1845, Melet. Ent., II : 106; Closterotomus Fuseau, 1858, l. c. :
306; Trichocalocoris E. Waomzn, 1952, Tierw. Deutschl., XLII : 47.
(Typ. gen. : C. a/finis H.  
Espèces grandes, de coloration variable. Les yeux touchent le bord
antérieur du pronotum. Anneau apical aussi épais que l’article·II des
antennes dans sa partie basale. Article ll des tarses postérieures plus
long que le l.
TABLEAU mas sous-cannes
1 (2) Face dorsale couverte de poils semi-érigés qui sont aussi longs
ou plus longs que Yêpaisseur du tibia. Pattes munies de poils longs.
Ttichocalocoris (p. 160).
2 (1) Pubescence de la face dorsale courte, les poils sont couchés
et plus courts que l’épaisseur du tibia. Pattes avec une pubescence courte
et couchée.

160 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
3 (4) Face dorsale avec des poils noirs, rarement avec quelques poils
clairs, en ce cas la partie apicale de l’article II des antennes n`est pas
noire. Calocoris s. str. (p. 170).
4 (3) Face dorsale avec une pubescence claire, parfois brillante,
en plus souvent des poils noirs ; en ce cas, la partie apicale de l’article Il
des antennes est largement noire.
5 (6) Tibias avec une pubescence claire et des épines brunâtres.
Lophyromiris (p. 162).
6 (5) Tibias avec une pubescence fine noire ou brune.
Closterotomus (p. 164).
Sous-genre Ttichocalocorîs
E. VVAGNER, 1952, Tierw. Deutschl., XLII : 47.
(Typ. subgen. : C. pilicornis Pz.)
Article II des antennes aussi long ou plus long que la largeur du
pronotum, cylindrique. Tête, pronotum et écusson presque toujours
avec des dessins noirs.
TABLEAU ons Esrîsciss
1 (2) Pubescence de la face dorsale claire (jaunâtre ou rougeâtre),
aux bords latéraux des hémélytres se trouvent parfois quelques poils
obscurs. 1. pilicomis.
2 (1) Pubescence du pronotum et des hémélytres obscure.
3 (4) Anneau apical du pronotum noir. Tête et partie antérieure du
pronotum noires (fig. 108, b). 2. lineolatus.
4 (3) Anneau apical du pronotum vert. Tête et partie antérieure du
pronotum vertes, vertex avec une tache noire ayant la forme d'un U
(fig. 108, c). 3. schmidti,
1. C. (Trichocalocoris) pîlicomis (PANzEn), 1806, Fn. Germ. : 99,
f. 22; Capsus anticus NIULSANT, 1852, Ann. Soc. Linn. Lyon: 116;
Brachyccleus aurantiacus JAKOWLEW, 1902, Rev. Russe d’Ent., Il : 69 ;
var. alemannicus HoRvATn, 1907, Ann. Mus. Nat. Hung., V: 312;
var. nigricans HUEBER, 1903, Syn. Dtsch. Blindwz., I :205 ; var. hueberi
HORVATH, 1907, Ann. Mus. Nat. Hung., V : 312; var. bipunctata ST1-
cum., 1957, Ill. Best. Tab., II : 655.
D’un jaune ocracé ou orangé. Tête en partie noire. Antennes noires,
article I jaune, le Il noir chez le E, jaune avec le sommet noir chez la Q.
Callosités du pronotum noires, écusson avec une ligne médiane et la

MIMNAE. — cM.ocoms 161
base noires (fig. 108, ci). Membrane grisâtre, les nervures jaunes.
Article I des antennes plus court que la largeur de la tète, article II un
peu plus long que la largeur du pronotum. Le rostre dépasse à peine
les hanches intermédiaires.
Longueur : J 6,7-7 mm; Q 5,7-6,4 n1m.
VARIATION. — La var. nigricans Hum;. (alemarmicus H0Rv.)a le prono-
tum et Vécusson en grande partie noirs, la var. hueberi Hoav. a le pronotum
noir sauf Panneau apical et les bords qui sont jaunes (J), la var. bipunctata
S'r1cn. al`écuss0n muni de 2 taches noires.
lhonooxe. -—· Cette espèce vit sur Euphorbia. Les adultes ont été trouvés
de mai à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Rhône (Juliénas) [E. \VAuNEa, 1955] ; Bouches-du-Rhône
(Venelle), Vaucluse (mont de Lubéron), Var (Saint-Zacharie) [RAMADE, 1963] ;
Ardennes [GRAVESTEIN] ; Gironde, Haute-Garonne, Tarn, Pyrénées-Orientales,
Rhône, Ain, Saône—et·Loire, Yonne, Aube [Runner]. Connue de l’.\llemagne
centrale, des Alpes, dela Hongrie et de la Pologne.
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5 b C d
l·`xu. 108. —— Trichocalocoris et Lophyrvmiris (X3,7) : 0., C. (T.) pilicornis Pz., J ;
12, C. (T.) lineolatus Cosma, J; ¢·, (I. (T.}nchmidtiF1Ee., J; d, C. (L.} sexguttatus F., J.
2. C. (Trichocalocorîs) lincolatus (Cosma), 1852, Cim. Regn. Neap.,
Cent. [II : Z1; Pycnoptema palmeni Heures, 1875, Gen. Cim. : 14;
i Calocoris rhaeticus REUTER, 1888, Wien. ent. Zeit. : 99.
D’un jaune brunâtre, avec des dessins noirs (lig. 107, b). Pubescence
noire. Vertex avec deux taches jaunes à côté des yeux, aussi large
chez le J, 1,4 fois plus large chez la Q que l’œil. Antennes noires, article ll
1,33 lois ,chez le J, 1,16 fois chez la Q plus long que la largeur du pro-
notum. Ecusson noir. Hémélytres avec des lignes longitudinales brunes
Miridae. il

162 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
le long des nervures. Côtés du pronotum et 3 bandes longitudinales,
qui n’atteignent pas le bord postérieur noirs. Face ventrale noire. Pattes
d’un brun obscur ou noires.
Longueur : J 7,5-7,9 mm; Q 7,0-7,7 mm.
B1oL0G1E. — Cette espèce se trouve sur les Conifères. Les adultes ont été
trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
DxsTmBU·r10N. —- Espèce alpine, trouvée dans les Hautes-Alpes (Fenestrelle)
[FAIRMAIRE, 1880] et Basses-Alpes (Beauvezer) (AzAM, 1893].
3. C. (Ttichocalocoris) schmîdti (FIEBER), 1836, Weitenw. Beitr.,
I : 102 ; Capsus bimaculatus Hnnmcn-SCHAEFFER, 1835, non Fabricius,
Nomencl. : 51; Calocoris tetraphlyctis GARBIGLIETTI, 1869, Boll. Soc.
Ent. Ital., I : 184.
Verdâtre ou jaunâtre, pubescence de la face dorsale noire. Sommet
de l’article II des antennes, le III sauf la base et le IV entièrement
noirs. Pronotum avec 2 taches discoïdales et 2 stries aux bords latéraux
noires. Nervures des hémélytres accompagnées par des lignes brunes,
Sommet du cunéus brun. Forme allongée (fig. 108, 0). Vertex aussi
large chez le 5‘, 1,4 fois plus large chez la Q que l’œil. Article II des
antennes 1,16 fois plus long chez le Cf, aussi long chez la Q que la largeur
du pronotum, le I aussi long que la largeur de la tête.
Longueur : Cî 7,5-8 mm ; Q 7,3-7,6 mm.
Bxonocm. —· Cette espèce vit sur des arbres et arbustes à feuillage (Rham-
nus, Fraxinus, Ulmus, Corylus). Les adultes ont été trouvés de mai à juillet.
Les œufs hibernent.
D1sTmBU1·1oN. — Alsace KPUTON, 1876]; Aube [DIANTESSANTY, 1890];
Saône-et-Loire [MARcnAL, 1898]; Somme [Scrxômaxcn]; Marne [CARUEL].
Signalé de l’Europe centrale et méridionale, de 1'Asie Mineure et de la
Perse.
~ Sous-genre Lophyromîris
E. WAGNER, 1958, Dtsch. Ent. Z., V : 89; Lophyrus KOLENATI,
1845, Meletem. Ent., II : 106.
(Typ. subgen. : C. sexguttatus F.)
Se distingue des autres sous-genres par la pubescence des tibias qui
est claire tandis que les épines sont brunes ou jaunâtres, par la colora-
tion des hémélytres qui sont noirs et munis de grandes taches jaunes
(fig. 108, d) et par la construction des genitalia du 5‘ dont l’amp0ule
n`a aucune baguette chitineuse.

maman. — cxtoconxs 163
TABLEAU nes Esviscas
1 (2) Bord externe de la corie noir, au moins dans sa partie apicale.
Vertex 1,7-1,9 fois chez le C3`, 1,9-2,1 fois chez la Q plus large que l'œil.
4. sexguttatus.
2   Bord externe de la corie jaunâtre dans toute sa longueur.
Vertex 1,3-1,4 fois chez le 5*, 1,45-1,5 fois chez la Q plus large que l'œil.
5. sexnotatus.
4. C. (Lophytomîtis) sexguttatus (Fmanxcws), 1776, Gen. Ins. :
299; P Cimex secmaculatus MUELLER, 1776, Zool. Dan. : 108; P Cimex
termaculatus Goma, 1778, Ent. Beitr., II : 267; P Cimex tematus
Gaorrnov, 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris : 206; var. vittifera REUTER,
1896, H. G. E., V : 167; var. reducta REUTER, 1909, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLVI : 2; var. kolenatii Fxeman, 1864, VVien. Ent. Mon.,
VIII 2 219; var. extensa Sreamx, 1952, Act. Mus. Morav., XXXVII :
190; var. notuta Srantm, 1952, ib.; Srvs, 1951, Act. Soc. Ent. Cech.,
LIV (1) : 1; E. \VM;NEn, 1958, Dtsch. ent. Z. (N. F.), V (1) :87.
Noir avec des taches jaunes (fig. 108, d). Anneau apical du pronotum
jaune, pronotum avec une tache discoïdale guttiforme et 2 taches
latérales jaunes (fig. 108A, a). Ecusson avec une grande tache en forme
de cœur jaune. L'extension des taches jaunes des hémélytres varie.
Cunéus toujours jaune, son sommet noir. Fémurs noirs, tibias jaunes.
Antennes noires, article II 1,1-1,2 fois plus long que la largeur du pro-
notum. Vertex 1,7-1,9 fois chez le C3`, 1,9-2,1 fois chez la Q plus large que
l’œil. Le rostre s`étend jusqu`au sommet des hanches postérieures.
Style droit du 6 (fig. 108A, e) petite et étroite, Yapophyse petite et
épaisse. Style gauche (fig. 108A, f), falciforme, le bras qui porte Vapo-
physe rétréci vers le sommet.
Longueur : 5‘ 6,6-8,3 mm; Q 7-8 mm.
VARIATION. —·- La var. vittifcra Rxzur. a les hémélytres presque entière-
ment jaunes; la var. tcducta. Raur. (notam Sweat.) a en plus le clavus
jaune sauf les bords internes, tandis que chez la var. kolcnatii Free. le
pronotum est jaune aussi sauf son bord postérieur.
Bxonoous. —- Cette espèce vit sur Aconitum, Galeopsis, Conium. et iWelam·
pyrum. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurxon. —— Espèce boréo-montagnarde : Nord (Forêt de Mormal)
[LETIIIERRY, 1854] ; Vosges (Remiremont, Gérardmer, Schlucht, Soulzbach)
[Reisen et PuToN, 1876]; Moselle (Montvaux) [Bentavova, 1866]; Puy-
de-Dôme (Mont-Dore) LFAUVEL, 1887] ; Servières [Eosxzmo]; Fontanas
[Nxcoo]; Haute-Savoie (Samoens) [Vxnmxans]; Gironde, Landes [LAMnEn-
ris]. Connue de l'Europe du Nord, de l’Allemagne septentrionale, des monta-
gnes allemandes centrales, des Alpes, des Carpathes et des montagnes de la
Péninsule balkanique. Manque en Angleterre.

164 uÉ'rÉa0r·TÈREs M11=«1DAE
5. C. (Lophyromiris) sexnotatus ('l`UR·roN), 1866, Gen. Syst. Nat.,
III; Calocoris sexguttatus F. var. insularis REUTER, 1896, H. G. E.,
V : 167; STYS, 1957, l. c. ; E. WVAGNER, 1958, l. c.
Coloration très semblable à celle de l’espèce précédente, mais les
taches longitudinales du pronotum (fig. 108A, b) plus longues, le bord
externe de la eorie toujours jaune et le cunéus d’un jaune orangé.
u D  
   
C d E f g h
Fia. 108 A. -—· Lophyromiris : a, c, e-f, L. sezguttatus F., (Q ; b, d, g-h, L. sexnotatus
Tour., 5*; a,-b, tête et pronotum, vue dorsale (X 13,5); c-d, tarse postérieur
(X 27) ; e—g, style droit, vue dorsale (X 72) ; f-(-h, style gauche, vue dorsale
(>< 72).
Taille plus svelte. Article ll des antennes 1,3-1,4 fois chez le g`, 1,25-
1,35 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum. Vertex 1,3-
1,4 fois chez le CZ`, 1,45-1,5 fois chez la Q plus large que l’oeil. Pattes et
antennes plus minces. Style droit du C? (fig. 168A, g) plus long et plus
robuste, l’apophyse plus grande et courbée. Style gauche (fig. 108A, h)
plus robuste, le lobe sensoriel plus grand, le bras qui porte l°apophyse
plus fortement courbé.
Longueur : Q 7,6-8,1 mm; Q 7,5-8 mm.
D1s’x·RxBUTxoN. —· Bretagne (Rennes) [EHANN0). Connue de l'Angleterre,
de l°Écosse et de l’Espagne septentrionale et occidentale. C. sexnotatus TURT.
a été confondue avec C. sexguttatus F. jusqu’à aujourd’hui.
Sous-genre Closterotomus
FIEBER, 1858, WVien. ent. Mon., ll : 306.
(Typ. subgen. : C. biclavatus H. S.)
Pubescence de la face dorsale fine et courte, les poils sont clairs
et plus courts que llépaisseur du tibia; parfois, ils sont mélangés de
poils noirs, en ce cas la partie apicale de l’article ll des antennes est
largement noire. Couleur foncière jamais unicolore verte.

:~11mNAE. ·—- œzsnouoms 165
TABLEAU mas Esrèzcas
1 (2) Les nervures des hémêlytres sont accompagnées par des lignes
obscures (fig. 110, a). 6. quadrîpunctatus.
2 (1) Pas de lignes obscures le long des nervures des hémêlytres.
3 (6) Article II des antennes visiblement épaissi au sommet `
(fig. 109, a-b).
4 (5) Pronotum obscur unicolore. Sommet de l’article ll des antennes
fusiforme (fig. 109, a). 7. biclavatus.
5 (4) Pronotum brunâtre ou jaune, avec 4 taches noires en arrière
des callosités (Espagne). venustus Fran.
6 (3) Article Il 'des antennes cylindrique ou à peine plus épais au
sommet qu'à la base (fig. 109, c).
7 (14) Article II des antennes 1,25-1,5 fois plus long que la largeur
du pronotum.
8 (9) Article ll des antennes entièrement flave ou flave brunâtre·
Corps unicolore jaune (Espagne et Portugal). sulphuteus REUT,
9 (8) Au moins le sommet de l’article II des antennes est noir.
10 (11) Face ventrale verdâtre ou jaunâtre unicolore. Le rostre ne
dépasse pas les hanches intermédiaires. 8. trivialis.
11 (10) Face ventrale noire, d'un noir brunâtre ou d'un brun rougeâtre.
12 (13) Rostre brunâtre pâle, sauf le sommet qui est noir.
Articles l et Il des antennes pâles, le I très rarement noir chez le J.
9. fulvomaculatus.
13 (12) Au moins l'article l du rostre et l’article l des antennes sont
noirs. 10. ventralîs.
14 (7) Article ll des antennes aussi long ou à peine plus long que la
largeur du pronotum.
15 (16) Tête dans une vue frontale plus haute que large (fig. 109, d).
Article II des antennes noir. Fémurs noirs sauf un anneau jaune près
du sommet. 11. cinctipes.
16 (15) Tête dans une vue frontale plus large que haute (fig. 109, e).
Article II des antennes jaune. Pattes brunâtres, fémurs sans anneau
distinct. 12. annulus.
6. C. (Closterotomus) quadripunctatus (Vxnums), 1789, Ent. auct. :
535; Cimex ochromelas Givxxanm, 1788, n. pr., Syst. Nat., éd. XIII :
2180; Cimex variegatus Münmzn, 1776, non Poda, Zool. Dan. : 108;
.° Cimex pulligo Hmmxs, 1781, Expl. Engl. lns. : 89; Lygaeus strialellus
Faamcxus, 1794, Ent. Syst., IV : 173; Cimex cordiger Scammx, 1801,

166 111LTÉRo1¤TÈREs Mimosa
non Goeze. Fn. Boic., II : 91 ; Cimex luteus 'l`UR1·oN, 1806, Syst. Nat.,
Il : 682; var. fornicutu FIEBER, 1864, VVien. ent. Mon., VIII : 218;
var. obscuralu E. \VAGNER. 1942, Bombus, 23, nr. 182; CARvALHo,
1955, Beitr. Z. Ent., V QS-4) : 335.
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Fia. 109. — Closterotomus : a, C. bicluvatus II. S., 6; b, C. histrio REUT., Q; c—|—e.
C. cumulus BRULLÉ, C3`; d, C'. cinctipes Cosma, 5; u-c, article II des antennes
(X 21,5) ; d-e, tête, vue frontale (X 21,5).
D’un jaune ocracé avec des dessins noirs ou bruns (comme fig. 110, a).
Antennes jaunâtres, noirâtres dans la partie apicale. Fémurs rougeâtres,
épines des tibias brunes. Forme allongée, antennes longues, l’article II
1.33 fois chez le Q`, 1,25 fois chez la Q plus long quelalargeurdu pronotum.
Le rostre s’étend jusqu’aux hanches intermédiaires.
Longueur : 5‘ 7-8,1 mm; Q 7.3-7,9 mm.
VAnxAT1oN. — La var. fotnicata FIEB. a les hémélytres presque entière-
ment pâles, la var. Obscurata E. VVGN. les a presque entièrement noirs.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les chênes. Zoophzae et phytophage.
Les adultes ont été trouvés de mai à juillet. Les œufs hihernent.
DISTRIBUIION. - Toute la France. Connue de toute l’Europe.
7. C. (Closterotomus) biclavatus (Henman-SCHAEFFER), 1835,
Nomencl. : 48 ; P Ciment quadriguttutus GoEzE, 1778, Ent. Beitr., II :275 ;
Phytocoris bifasciatus HAHN, 1835, \Vanz. Ins., III : 7; Calocoris varie-
gutus HEUTER, 1875, non Costa, Gen. Cim. : 12 ; var. inducens S·r1cuE1.,
1930, Ill. Best. Tab. : 167: var. schillingi Scnoixrz, 1846, Arb. Ver.
Schles. Ges. : 182.
Noir, noir brunâtre ou brun, face dorsale couverte de poils brillants
comme l'or. Antennes jaunâtres, l°article I noir, le sommet de II noir
(fig. 109, a), III et IV obscurs. Bord postérieur du pronotum et sommet
de l’écusson jaunes. Cunéus jaune, son sommet noir. Pattes d’un brun
rougeâtre, les épines des tibias noires. Vertex 1,8-1.9 fois chez le Q`,
2,1-2,2 fois chez la Q plus large que l’œil. Le rostre s’étend jusqu’aux
hanches postérieures.
Longueur 2 3` 5,6-7 mm ; Q 6,5-7,6 mm.

MIRINAE. —— CALOCORIS 167
VARIATION. —- La var. induccns Sricu. a Varticle l des antennes brun
(irnmatures), la var. Schillingi Sz. a l°écusson et les hémélytres entièrement
noirs.
Bxonooia. -— Cette espèce vit sur Vaccinium et autres plantes basses. Les
adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
Drsrnmurxom. — Basses-Alpes [Azxm, 1893], (Digne)   WAGNER, 1955],
(Allos) [Roxane, 1963] ; Puy-de-Dôme [Humor, 1924] ; Aube [D,ANTESSANTY,
1890] ; Moselle [Reisen et l’u·roN, 1876 ; Bxantevovxa, 1865] ; Saône-et-Loire
[MARCHAL, 1898] ; Loire [F.4r.coz, 1928] ; Pyrénées·Urientales [XAMBEU] ;
Marne [CARUEL]. Connue de toute l'Eur0pe sauf l’Espagne.
8. C. (Closterotomus) trivialis (Cos1·A), 1852, Cim. Regn. Neap.,
Cent. III : 41 ; var. limbicollis [lauren, 1877, D. ent. Ztschr. : 27.
Face ventrale verdâtre ou jaunâtre. Tête noire ou jaune. Fémurs
postérieurs bruns, épines des tibias noires, émanant de petits points
noirs. Forme allongée (Iig. 110, b). Vertex 1,3 fois chez le J, 1,67 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes plus court que la
largeur de la tête, le II 1,33 lois plus long que la largeur du pronotum
et plus long que les III et IV réunis. Le rostre dépasse à peine les hanches
intermédiaires.
Longueur : J 6,6-7,8 mm; Q 7,3-7,9 mm.
VARIATION. —- La var. Iimbîcollîs Fleur. a la face dorsale verdâtre, 2 taches
sur la tête, llanneau apical et 2 taches disroïdales du pronotum, la base et
2 taches latérales de llécusson, les bords externes du clavus et de la corie et
le sommet du cunéus noirs.
Bxonoom. -· Inconnue.
Dtsrmauïxom. -— Espèce méditerranéenne, qui n`a été trouvée qu°en Corse
(Ajaccio) [Heures, 1894].
9. C. (Closterotomus) fulvomaculatus (DEGEER), 1773, Mém., Ill :
294 ; f' Cimex bimaculatus Lmmâ, 1758, Syst. Nat., éd. X : 449; Cimex:
rolandri Rnrzrus, 1783, Gen. et Spec. : 88; Cimex genisme Scunxmc,
1801, non Scopoli, Fn. Boic. : 87 ; Cimex seticornis SCHRANK, 1801, ib. ;
Lygaeus saltatorius Fmmxcius, 1803, Syst. Rhyng. : 239; Phytocoris
femoralis Lucas, 1849, Expl. Alg., Hem. :82; Calocoris distinguendus
GARBIGLIETTI, 1869, Boll. Soc. ent. ltal., I : 184 ; Calocoris simplicicornis
Srnoni., 1900, Mitt. Natw. Ver. Steierm., XXXVI : 189; var. isabellirw
Wasrxxorr, 1886, 9. Jahr. ber. V)/`estf. Ver. VViss. Kunst:80;var. versicolor
Srxcunx., 1930, lll. Best. Tab. : 168 ; var. biplagiata, STICHEL, 1930, ib. ;
var. fulva Swxcnm., 1930, ib. ; var. deliquata. Srxcaax., 1930, ib.
Coloration variable, dlun gris noir, brun ou brun rougeâtre clair,
couvert de poils brillants mêlés de poils noirs. Tête noire avec 2 taches

168 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
jaunes, ou jaune avec une tache médiane noire. Antennes brunes,
l’article I parfois noir, le ll largement noir au sommet (fig. 109, c).
Pronotum noir ou brun. De même couleur sont l'écusson et les hén1é-
lytres. Cunéus jaune ou blanchâtre, le sommet noir. Tibias jaunes,
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Fm. 1].0. — Closierotomus et Calocoris s. str. (X 3,3) : a, C. quadripuctatus V1Lx.., g` G
b, C. trivialis CoSTA, (É; c, C. cinctipes Cos·rA, Q; d, C. nemoralis F., 52
les épines noires, sortant de petits points noirs. La Q visiblement plus
grande et plus large que le ;§‘. Vertex 1,3-1,5 fois plus large que l’œil.
Article l des antennes plus court que la largeur de la tête, le ll 1,5 fois
chez le 5`, 1,33 fois chez la S2 plus long que la largeur du pronotum.
Le rostre s’étend jusqu’aux hanches postérieures.
Longueur 1 3‘ 5,8-6,5 mm; Q 6,2-7 mm.
VARIATION. —— Cette espèce varie beaucoup dans la coloration. ll y a 2 types,
l’un à couleur foncière brun rougeâtre avec le cunéus jaune, l’autre à couleur
foncière grisâtre avec le cunéus blanchâtre. Les variétés décrites ne sont pas
importantes. `
BIOLOGIE. —— Zoophage et phytophage. Vit sur les arbres à feuillage (Prunus,
Sorbus, Pirus, Salim, etc.), Les adultes ont été trouvés en juin et juillet.
Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —- Toute la France. Espèce holarctique.
10. C. (Closterotomus) vcntralis REUTER, 1879, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XXXI : 32; Phytocoris fulvomaculatus CosTA, 1852, non
Degeer, Cim. Regn. Neap., Cent. Ill : 41.
D’un noir grisâtre ou noir brunâtre, couvert de poils brillants. Antennes
noires, l’article Il jaune, largement noir au sommet, le lll avec un anneau

_ mamxa. ——- csnocoms 169
pâle à la base. Anneau apical, le bord postérieur et une ligne médiane
du pronotum jaunâtres. Sommet de l’écusson et partie basale du cunéus
jaunes. Face ventrale noirâtre, la partie centrale du ventre largement
blanchâtre. Taille grande et robuste, allongée. Vertex environ 1,5 fois
plus large que I’œîl. Article I des antennes aussi long que la largeur de
la tête, le II 1,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Le rostre
s°étend jusqu°aux hanches postérieures.
Longueur : 6 6,9·7,2 mm: Q 7-7,8 mm.
Bxonoom. — Cette espèce vit sur des arbustes à feuillage caduc (Clematis,
Ifubus, Ligustrum). Les adultes ont été trouvés en juillet.
Drsramurion. -— Var (Hyères), Rhône (Lyon), Isère (Grenoble), Aude
(Ilcnnes-les-Bains), Indre-et-Loire (Tours) [REUTER, 1894]; Corse ÃREUTER,
1894]; Pyrénées-Orientales (Arles-sur-Tech) [Pionmzxu]. Connue e l’Italie
et de Ia Hongrie méridionale.
11. C. (Closterotomus) cinctipes (Cosne), 1852, Cim. Hegn. Neap.,
Cent. III : 41.
Noir, couvert de poils clairs, brillants. Le bord postérieur et 2 taches
à côté des yeux sur le vertex brun. Bord postérieur du pronotum et som-
met de l°écusson d’un brun jaunâtre. Corie avec une tache brune, cunéus
jaune ou d’un jaune rougeâtre, son sommet noir. Fémurs avec 1 ou
2 anneaux jaunes. Forme large et robuste (fig. 110, c). Vertex à peine
2 fois plus large que l'œil. Article I des antennes 0,84 fois moins long que
la largeur de la tête, le II 1,16 fois plus long chez le 8. aussi long chez la Q
que la largeur du pronotum. Le rostre dépasse à peine les hanches inter·
médiaires.
Longueur : 5` 7,1-7,8 mm; Q 6,2-6,8 mm.
Bxonocna. - Inconnue.
DISTRIBUTION. — Espèce méditerranéenne, connue d‘Italie, de Yougoslavie
et de Grèce. Sa présence en Corse est possible.
12. C. (Clostetotomus) annulus (BRULLÉ), 1832, Exped. Nlorée,
III : 78; Calocoris fuscescens Rauran, 1877, D. ent. Ztschr., XXI :
27 ; Calocoris collaris Fxansn, 1870, Verh. Zool. Bot. Ges. \Vien : 259;
Calocoris fuliginosus Rauraa, 1877, I. c. : 29.
Tête d’un brun jaunâtre, tachée de brun obscur. Antennes jaunâtres,
l’article I noir ou d’un brun foncé, le sommet du II largement noir.
Pronotum, écusson et hémélytres de couleur variable : brun jaunâtre,
grisâtre ou noirâtre. Cunéus jaune ou rouge, son sommet noir. Forme
ovale allongée. Vertex moins de 2 fois plus large que l°œil. Article I

170 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
des antennes 0.83 fois moins long que la largeur de la tête, le II 1,15 fois
plus long chez le J, aussi long chez la Q que la largeur du pronotum.
Le rostre atteint le sommet des hanches postérieures.
Longueur : 3 6,7-7,7 mm; Q 7,4-8 mm.
VARIATION. — Très variable dans la couleur.
BIOLOGIE. —~ Cette espèce a été trouvée sur les arbres à feuillage (Quercus)
et sur les herbes (Salvia,). Les adultes ont été trouvés de mai à août.
DISTRIBUTION. — Comme d’Italie, de la Sardaigne, de Hongrie, dela Pénin-
sule balkanique et de l’Asie Mineure. La présence en Corse et aussi dans la
France méridionale est possible.
Sous-genre Calocorîs s. str.
'T . sub en. : C. ai nis H. S.
K YP g
Face dorsale avec des poils noirs, rarement avec quelques poils clairs,
en ce cas la partie apicale de l’article II des antennes n'est pas noire.
Les poils sont plus courts que l’épaisseur du tibia. Article II des
antennes plus long que la largeur du pronotum, jamais épaissi au sommet.
Couleur souvent d’un vert unicolore.
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0 b c d e f g h
Fm. 111. -—— Calocoris s. str.: a, C. affinis H. S.; b, C. alpestris ScmLL.; c-}-g, C. norve-
gicus GMEL. ; d, C. instabilis F1EB.;e, C. angularis FIEB.; f—|—h, C. roseomaculatus
DEG. ; a-], tête et article I des antennes (X 9,7} ; g-h, tarse postérieur (X 19,4].
TABLEAU Das Espèces
1 (2) Tête noire, rarement jaune ou grise. Nervures de la membrane
noires. 13. nemoralis.
2 (1) Tête verte ou jaune, parfois tachée de noir. Nervures de la mem-
brane claires.
3 (6) Article I des antennes long et mince (fig. 111, zz-b}, environ aussi
épais que Panneau apieal du pronotum et aussi long ou plus long que
la largeur de la tête.

M1mNAE. —- cA1.ox:on1s 171
4 (5) Pubescence de l’écusson couchée. Membrane noirâtre, ses
nervures jaunes ou vertes. Article I des antennes unicolore pâle.
14. affînis.
5 (4) Pubescence de l’écusson érigée. Membrane d°un gris blanchâtre,
les nervures plus obscures. Article I des antennes souvent obscur dans
sa partie basale. 15. alpestris·
6 (3) Article I des antennes toujours plus épais que l’anneau apical
du pronotum (fig. 111,   et moins de 0,8 fois moins long que la largeur
de la tête.
7 (10) Article I des tarses postérieurs 0,67 fois moins long que le II
(fig. 111, g). Article I des antennes un peu plus épais que l’anneau apical
du pronotum.
8 (9) Vertex 0,9 fois moins large chez le C5`, aussi large chez la Q que
l’«eil. Tête plus courte que large chez le 5* (fig. 111, d), anneau apical
du pronotum aussi large que la base de l’article II des antennes (Espagne).
instabilis Fine.
9 (8) Vertex 1,33 fois chez le 6*, presque 1,5 fois chez la Q plus large
que l’œil. Tête presque aussi longue que large (fig. 111, e). Anneau apical
du pronotum visiblement plus large que l’article II des antennes.
16. notvegîcus.
10 (7) Article I des tarses postérieurs environ aussi long que le II
(fig. 111, h). Article I des antennes environ 2 fois plus épais que l’anneau
apical du pronotum.
11 (12) Taille plus grande, longueur de 6,5 à 8 mm. Hémélytres avec
des taches rouges. 17. toseomaculatus.
12 (11) Longueur de 5,8-6,9 mm. Hémélytres avec des taches rousses.
18. angularis.
13. Calocoris (s. str.) ncmoralis (FA¤1uciU§l» 1787, Mant. Ins.,
II : 303; Cimex hispxmicus GME1.1N, 1788, Syst. Nat., éd. XII : 2174;
Cimex sexpunctatus FAnmcws, 1787, non Linné, l. c. : 300; Miris
carceli LE PELETIER et SERVILLE, 1825, Enc. Méth., X: 325; var. pallida
REUTER, 1896, H. G. E., V : 195; var. hexastigma REUTER, 1896, ib.;
var. con/luens REUTER, 1896, ib.; var. nankinea Duvoun, 1831, Rech.
Anat. : 179 ; var. erythrzmotum Rxaoran, 1902, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XLIV : 53; var. quadripunctata REUTER, 1902, non Villers, ib.; var.
coccinea Duroun, 1831, l. c. : 179; var. bimaculata REUTER, 1894,
Rev. d’Ent. Caen : 133; var. bisignata REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLVI (14) : 2; var. vitlata REUTER, 1904, ib. ; var. connec-
tens REUTE11, 1905, Festschr. Palmén, II : 11; var. quadrimaculata

172 uÉTÉRo1>TÈREs MIRIDAE
REUTER, 1905, ib.; var. nigridorsum Cos1·A, 1860, Cim. Regn. Neap.,
Add. : 38; var. rufipes REUTER, 1902,1. c. : 54; var. aterrima GARBI-
GLIETTI, 1869, Boll. Soc. ent. Ital., I : 185; PCimex piceus Cvmrto,
1792, Ent. Neap., t. 12, Y. 5; var. rubromarginata LUCAS, 1842, Expl.
Alg., Hem. : 81 ; Calocoris zelleri Scorr, 1876. Ent. m. Mag., XIII : 1042
var. rufifemur Honvyru, 1911, Ann. Mus. Nat. Hung., IX : 593; var.
kervillei HORW'ATH, 1911, ib. ; var. nigrovittata Cos·rA, 1838, Cim. Regn.
Neap., Cent. I : 51 ; var. limbata REUTER, 1896, H. G. E., V: 196; var.
cuneata PU·roN, 1887, Rev. d’Ent. Caen : 102; var. thoracica PUToN,
1884, ib. :148 ; var. punica FERRARI, Ann. Mus. Stor. Nat. Genova,
II (1} : 476; var. crythrocephala NIANCINI, 1952, Boll. Soc. ent. Ital.,
LXXXII (5-6) : 58; var. grisea R1BAUT, 1937, dans Vidal, Bull. Soc.
Hist. nat. Afr. Nord, XXVIII : 204; Cuxvaruo, 1955, Beitr. z. Ent.,
V (3-4) 2 335; var. oculata STICHEL, 1957, Ill. Best. Tab., II : 658.
Couleur foncière rouge, jaune d’or ou gris blanchâtre, muni de taches
noires. Face dorsale couverte de poils noirs très denses et fins. Tête en
général noire, très rarement claire. Membrane toujours noire. Pattes
noires, les Iémurs et les tibias souvent en partie rouges ou jaunes.
Taille extrèmement grande et robuste. Vertex à peine plus large que
lïril. Article I des antennes 0,83 fois moins long que la largeur de la
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Fm. 112. — Calocoris nemoralis F., variation.

Mxamaa. — CALOCORIS 173
tête, le Il plus épais que l’anneau apical du pronotum. Le rostre dépasse
à peine les hanches intermédiaires.
Longueur : ô` 8,5-9 mm ; Q 8,2-9,5 mm.
VAmA·rioN. — Très variable. Les variétés peuvent être déterminées d’après
la figure 112 avec le tableau suivant :
Fig. 112 Couleur foncière Nom de la variété
a jaune ocracé ou blanchâtre, var. ctythtocephala MAM:.
b dito, var. pallîda Rem".
b jaune d’or clair, var. typical (nemoralis F`.)
b gris blanchâtre, var. gtisca Ris.
b gms jaunâtre, le pronotum rouge var. crythtonotum Reut.
jaunâtre,
b rouge sang, var. coccinea Dur,
c jaune grisâtre, var. bimaculata Reut.
(ncculm STICIL).
c rouge sang, var. bisignata Rem'.
d rouge sang, var. quadrimaculata Rama
e jaune blanchâtre-grisâtre, var. hcxastîgma Rao?.
e rouge sang, var. hispanica (imm,.
f jaune d’or, var. connectens Raur.
f rouge sang, var. confluens Reur.
g rouge sang, var. Vîttnta REUT.
h rouge sang, var. nigridotsum Cos·r»..
i rouge sang, var. cuneata Por.
j les pattes noires, var. picea Cva.
j fémurs rouges, base des tibias var. tuâpcs Reut,
noire,
[ pattes d’un rouge jaunâtre, var. rufîfcmut Honv.
lr signatures grxsâtres, var. nigrovittata Cos·rA.
l signatures orangées, var. rubromarginata Luc.
m signatures d’un jaune rougeâtre var. kervilleî Honv.
ou blanchâtre,
n signatures d'un jaune grisâtre, var. limbnta Fleur.
0 pronotum rouge sang, var. thotacîca Pur.
BIOLOGIE.···C. nemoralis GMEL. vit sur des cliardons (Cirsium, Carduus,
Stlybum}. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -- Espèce méditerranéenne qui se trouve en France dans
les départements suivants : Gironde, Haute-Garonne, Tarn, Aude, Pyrénées-
Orientales, Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique, Basses-Alpes, Yonne, Haute-
Vienne, Lot, Vosges [Rxnaurj ; Marne [CARUEL] ; et en Corse [Reuren, 1894].
14. Calocoris (s. str.) affmis (Hanaicu-Scixaerraa), 1835, Nomencl.
Ent. : 49; Capsus pabulinus Scuaamx, 1785, non Linné, Verz. Ins.
Berchtesg. : 340; Calocoris salviae REUTER, 1888, Rev. Syn., nr. 229.
D°un vert vif, après la mort jaune ou vert jaunâtre, couvert dense-
ment de poils [ins noirs. Sommet de l’article Il des antennes noir,

174 nÉTÉP.01>TÈREs MIRIDAE
les lll et IV d'un brun noirâtre. Membrane d`un gris noirâtre, les nervures
jaunes ou vertes. Forme ovale-allongée. Vertex presque 2 fois plus large
que l'œil. Article ll des antennes 1,33 fois plus long que la largeur du
pronotum. Le rostre dépasse les hanches postérieures. Style gauche du 5‘
(fig. 113, ct) falciforme, l’apophyse aplatie et élargie, le lobe sensoriel
petit.
Longueur 2 8 6,6-7,1 mm; Q 6,9-8,3 mm.
B10Loc1E. — Cette espèce vit sur les herbes des lieux ombragés (Urtica,
Salvia). Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
D1sTR1Bu·r1oN. -—— Toute la France. Connue de l'Europe centrale et méri-
dionale.
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2
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4 1 4
0 b c d e
Fia. 113. —- Calocaris s. str., styles génitaux du 6 (X 53) : zz, C. zz/finis H. S. ;
b, C. alpestris M. D. ; c, C'. norvegicus GMEL.; d, C. roseomaculatus Disc.; e, C. angu-
laris Finn; 1, style droit, vue dorsale ; 2, style gauche, vue dorsale.
15. Calocoris (s. str.) alpestris (MEYER-l)uER), 1843, Caps. : 49 ;
Capsus pabulinus var. major Scnoixrz, 1847, Arb. Ver. Schles. Ges. :
126; Calocoris major CARVALHO, 1955, Beitr. z. Ent., V (3-4) : 336 (l).
Coloré comme l’espèce précédente, mais la membrane plus claire,
transparente avec les nervures vertes. La base de l’artiele I des antennes
souvent tachée de noir ou de brun. Forme très longue, à côtés presque
parallèles. Vertex 1,5 fois chez le C3`, 1,67 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article l des antennes à peine plus épais que l’anneau apical du pro-
notum et 1,1 fois plus long que la largeur de la tête, le II 1,2-1,33 fois
plus long que la largeur du pronotum. Le rostre s’étend jusqu’aux hanches
(11 Le DOH1 Capsus pdbLLlIiTLU«$ Val'. IIL|1jOI'l'1’3. PKS   L10I1I1é par SCHILLING COIHUIB
indiqué par CARVALHO (1955) mais par Scuorxrz en 1847. C.'est pourquoi le nom
alpestris M. D. est valide.

Mmimta. — cstocoms 175
intermédiaires. Style droit du 6 (fig. 113, b) très long, l’apophyse courbée.
Style gauche muni à la face externe de petites dents piliières, l`apo-
physe oblique.
Broroom. — Cette espèce vit sur les herbes (Urtica, Stachys, Cacalia).
Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
D1s·rmau1·1oN. — Puy-de-Dôme (Mont-Dore), Cantal (Le Lioran) [F.wver.,
1887]; Vosges [Barman et Purou, 1876]; Alsace, Isère [Heurna, 1894];
Loire (Mont-Pilat) IFALCOZ, 1928] ; Aude (Forêt de Fanges) [Rxtmur, 1924] ;
Hautes-Pyrénées[LAMaa1=xT1E, 1909] Alpesdlaritinxes (Saint-Martin-Vésubie)
IRAMADE, 1963] ; Haute-Garonne (Saint-Béat, Luchon) [Braun] ; Ariège
(Quérigut) [Rmavr] ; Haute-Savoie (Samoens) [Vxtueas]. Comme des Alpes,
des montagnes de l’Allemagne centrale, d`.\ngleterre, de Scandinavie et du
Caucase. Espèce boréo·alpine.
16. Calocoris (s. str.) norvcgicus (GMEMN), 1788, Syst. Nat., éd. XIII :
2176; Cimcœ pabulinus SCOPOLI, 1763, non Linné, Ent. Carn. : 132;
Cimex bipunctatus Fsamcius, 1779, non Linné, Reise n. Norw. : 346;
P Cimea: biguttatus SCHRANK, 1801, Fn. Boic. : 94 ; Phytocoris bimaculatus
CosTA, 1852, Cim. Begn. Neap., Cent. III : 260; Capsus contiguus VVAL·
xaa, 1872, Cat. Hem. Brit. Mus., VI : 95 ; Capsus stramineus WALKER,
1872, ib. : 96; subsp. vittiger REUTER, 1896, H. G. E., V : 205; var.
atava REUTER, 1896, ib. ; var. immaculata S·r1cuE1., 1930, Ill. Best.
Tab. : 173 ; var. picticollis Hoavxrn, 1909, Ann. Mus. Nat. Hung., VII:
293.
Vert ou d’un vert jaunâtre, couvert de poils Iins noirs. Antennes
brunâtres, le sommet de l’article II souvent noir. Pronotum en général
avec 2 taches discoïdales noires. Membrane grisâtre, les nervures vertes
ou jaunes. Forme ovale·allongée. Article II des antennes 1,2 fois chez le 6,
1,1 Iois chez la Q plus long que la largeur du pronotum. Le rostre atteint
les hanches postérieures. Style droit du 6 (fig. 113, c) long et étroit,
l'apophyse distincte. Style gauche courbé, l'apophyse aplatie et élargie.
Spicule de l’amp0ule robuste, aiguë au sommet.
Longueur : 6 6,1-7 mm; Q 7,5-8 mm.
VARIATION. — Les 2 taches discoïdales du pronotum manquent chez la var.
immaculata Sïicu., la var. atava REUT. a un grande tache discoïdale rouge
brunâtre dans la corie, la sous-espèce vîttigcr Beur. est plus grande, longueur
du 6 : 7,6-8,4 mm, de la Q 7,4-8,6 mm, le pronotum a en plus 2 taches obscures
aux angles postérieurs et la corie est munie de 2 taches longitudinales brunâtres
chez le 6 (fig. 114, b).
Bronocxa. -— Cette espèce vit sur les herbes. Les adultes ont été trouvés
de juin à octobre. Les œufs hibernent.
Drsrnxaurxou. - Toute la France. La sous-espèce vittiger Beur. est méditer-
ranéenne et ne se trouve que dans la France méridionale. Connue de toute l`Eu-
rope, de l'Asie Mineure et de la Syrie. Signalée aussi de l'Amérique du Nord.

176 uÉTÉ1ao1>TÈREs MIRIDAE
17. Calocoris (s. str.) roseomaculatus (DEGEER), 1773, Mém., III :
293 ; Cimex bistriatus Goeze, 1778, Ent. Beitr., ll : 278 ; Cimex cruentatus
GEoF1=ROY, 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris :208; Ciment diagrammus
GMEMN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 2181: Cimex sauciatus GMEMN,
1788, ib. : 2191 ; Lygaeus ferrugatus FABRICIUS, 1794, Ent. Syst., IV: 173;
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FIC. 114. -— Calocoris s. str. : a, C. norvegicus norvegicus GMEL·, 6 (X 4,5) ; b, C. nor-
vegicu.9 vittiger REUT., 6 (X4,5) ; c, C. roseomaculatus DEG., 6 (X4,5) ; d, id., tête
du 6, vue frontale (X 22,5).
Cimex rosatus SCHRANK, 1796, dans Hoppe, Ent. Taschb. : 95 ; Lygaeus
campestris PANZEH, 1804, Schâiî`. : 19 ; Cimex succinctus Tunrom,
1806, Syst. Nat., Il : 694 ; var. decolor REUTER, 1902, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLIV : 53 ; var. fuscosignata, STICHEL, 1930, Ill. Best. Tab. :
173; var. supervacua STICHEL, 1930, ib.; var. nigroinducta STICHEL,
1930, ib.
D’un vert grisâtre ou jaunâtre, couvert de poils noirs. Tête maculée
de noir (fig. 114, d). Antennes d’un brun clair ou noires. Pronotum sou-
vent avec 2 taches noires en arrière des callosités (fig. 114, c). Ecusson
avec une ligne noire médiane. Clavus et corie avec des taches longitudi-
nales rouges entre les nervures. Fémurs d'un brun rougeâtre avec des
petits points noirs. Epines des tibias noires. La Q est en général plus
claire que le 6 et a les dessins obscurs plus réduits. Taille comme chez
la précédente. Vertex 1,5 fois chez le 6, 1,67 fois chez la Q plus large
que l’œil. Article I des antennes (fig. 111,   plus épais. Pronotum avec
un sillon transverse en arrière des callosités. Apophyse du style gauche

M1mNAE. — Annoeonoîus 177
du J (fig. 113, d) robuste, le lobe sensoriel plus arrondi. Style droit long
et étroit, son apophyse robuste.
Longueur : J 6,5-7,8 mm; Q 6,7-8 mm.
Vuuuiow. — La var. supervacua Srrcu. a le bord postérieur des rallo-
sités du pronotum noir, la var. dccolot Raor. a les hémélytres unicolores,
sans taches, la var. fuscosignata Sricn. a la tête jaune rougeâtre sauf 2 lignes
sur le front et la base du tylus qui sont noirs, la var. nigtoinducta Srxcu.
a la tête, les callosités du pronotum et les antennes noires.
Bxonocia. —- C. roseomaculatus Deo. vit sur les graminées des prairies
sèches. Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
Dtsrainurron. —- Toute la France. Connue de toute l’Europe et de la région
méditerranéenne.
18. Calocoris (s. str.) angularis (FIEBER), 1864, VVien. ent. Mon.,
VIII : 325 ; Calocoris melanocephalus Rauran, 1877, D. ent. Ztschr. : 30;
var. biplagiata Rauran, 1877, ib.
De même couleur que l’espèce précédente, mais les taches des hé1nè·
lytres ne sont jamais rougeâtres, mais brunes ou rousses, souvent elles
manquent. Taille un peu plus petite. En outre très semblable à celle-ci,
même les genitalia du J ne difïèrent pas beaucoup (fig. 113, e). Nous
croyons que ce n°est qu°une sous·espèce de C. roseomaculatus DEG.
Longueur : J 5,8-6,7 mm ; Q 6,5-6,9 mm.
Vnnxuion. —-· La var. biplagîata REu·r. a la tête brunâtre avec les joues
claires, les taches du pronotum réduites et les hémélytres unicolores clairs.
Biotooxa. -— Inconnue.
DISTRIBUTION. — Trouvée seulement en Corse. Connue de la Hongrie,
de la Péninsule balkanique, de l’.’\sie Mineure et de la Russie méridionale.
30. Gen. ALLOEONOTUS Fxanmi
Alloeonotus F1EBEn, 1858, \Vien. ent. Mon., Il : 307.
(Typ. gen: z`.-1. fulvipes Scor.)
J toujours macroptère, allongé, à côtés parallèles; Q brachyptère,
ovale. Vertex immarginé. Hémélytres tachés de jaune ou de rouge.
Article II des tarses postérieurs plus long que le I.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Bord postérieur du pronotum largement jaune (fig. 115, b). Corie
avec une bande longitudinale noire au bord interne. 1. egtcgius.
2 (1) Bord postérieur du pronotum noir (fig. 115, 11). Corie dans la
partie apicale avec une bande transversale noire. 2. fulvîpes.
Illiridoe, I2

178 HÉTÉRo1>·rÈ1=zEs MIRIDAE
1. Alloeonotus egregius FIEBER, 1864, VVien. ent. Mon., Vlll : 326.
Brillant, glabre. Tête, pronotum, écusson et clavus noirs, sauf le bord
postérieur du pronotum et une petite tache au bord externe du clavus.
Corie jaune ou d’un jaune rougeâtre, le bord externe étroitement et
une bande longitudinale au bord interne noirs, cunéus d’un jaune
rougeâtre, son sommet noir. Face ventrale noire. Article ll des antennes
1,5 fois chez le Q`, 2 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum.
Hémélytres de la Q (f. brach.) sans cunéus, mais avec une petite mem-
brane triangulaire atteignant le segment IV ou V de Fabdoxnen.
Longueur 2 8 8,7-9 mm; Q 6,4-6,8 mm.
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G b
Fm. 115. — Alloeonotus (X 4,5) :
a, A. fulvipes Scor.; b, A. egregius FIEB.
Brotocm. — A. egregius Finn. vit sur les chênes et autres arbres à
feuillage caduc. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -— Connue des Alpes, des montagnes de la Péninsule bal-
kanique et de l,ASlB Mineure. La présence en France est possible.
2. Alloconotus fulvipes (Scorom), 1763, Ent. Carn. : 134; Cimex
avellcmae GMELIN, 1788. Syst. Nat., éd. Xlll : 2183; Capsus distin-
guendus HERRICH-ScHAEFFER, 1839, \Vanz. lns., IV: 33.
Noir, brillant, glabre. Corie jaune ou d’un jaune rougeâtre avec
une bande noire transversale dans la partie apicale, sommet du cunéus
noir. Taille plus courte chez le 3‘, plus étroite chez la Q que la précédente

MIRINAE. -—~ mxxeooscvrus 179
(fig. 115, a). Vertex 1,25 lois chez le (Z`, 2 fois chez la Q plus large que l°œil.
Article ll des antennes 1,6 fois chez le @, plus de 2 fois chez la 9 plus
long que la largeur du pronotum.
Longueur : i5` 7,7-8,5 mm; Q 6,2-6,9 mm.
Bionoom. ·— Cette espèce vit sur Corylus et Quercus. Les adultes ont été
trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Connue du Sud-Est de l'Europe. Se trouve dans les Alpes
et en Allemagne. La présence en France est possible.
31. Gen. GRYPOCORIS Doucnxs et Scorr
(irypocoris DOUGLAS et Scorr, 1868, Ent. m. Mag., V : 116.
(Typ. gen. : G. fieberi D. Sc.)
Forme oblongue. Sans poils squamiformes. Tylus proéminent, joues
très hautes. Article ll des antennes très long, beaucoup plus long que la
largeur du pronotum. Anneau apical du pronotum plus large que l’ar-
ticle ll des antennes. Nervures de la corie normales.
Une seule espèce française :
Grypocoris noualhîeri REUTER, 1896, Wien. ent. Zeit. : 250.
Noir, un peu brillant. Front avec 2 taches aux bords des yeux, Panneau
apical du pronotum et 3 taches en arrière des callosités, le bord externe
et la commissure de la corie et le cunéus jaunes. Fémurs d’un brun noi-
râtre, tibias d’un jaune grisâtre, sommet des tibias et tarses noirs.
Le rostre s°éter1d jusqu'aux hanches intermédiaires.
Longueur : çî 8 mm; Q 8-9 mm.
Bxonocua. —— Inconnue.
Disrmnorrom. —- Isère (Grenoble) [GUÉMN, 1904]. Se trouve en dehors
de la France seulement en Espagne.
32. Gen. RHABDOSCYTUS Honv.
Rhabdoscytus Hoavsrrx, 1923, Fol. Ent. Hung., I : 8.
(Typ. gen. : R. guldei Honv.)
Tête inclinée, vertex immarginé, joues assez hautes. Yeux visiblement
distants du bord antérieur du pronotum. Article Il des antennes cylin-
drique. Les callosités du pronotum sont prolongées jusqu°au bord
latéral. Nervures de la corie normales. Article Ill des tarses postérieurs
presque aussi long que les I et II réunis.

180 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
TABLEAU mas ESPÈCES
1 (2) Pronotum dans la partie basale avec une carène longitudinale
distincte. Tête, vue d'en avant, 1,25 fois plus haute que large.
1. guldci.
2 (1) Pronotum sans carène distincte. Tête, vue d’en avant, O,9 fois
moins haute que large. 2. costai.
1. Rhabdoscytus guldei HoRvATn, 1923, Fol. Ent. Hung., I : 8.
D’un flave blanchâtre, avec des dessins noirs. Tête flave, le tylus,
les brides, le Vertex avec exception d’une tache basale et plusieurs
stries transverses sur le front noirs. Antennes d’un flave brunâtre,
les articles III et IV brunâtres. Callosités, une grande tache discoïdale
et le bord postérieur du pronotum noirs. Ecusson avec une tache triangu-
laire de chaque côté noire. Hémélytres avec des bandes longitudinales
noires ou brunes. Fémurs ponctués de noir, épines des tibias noires,
tarses noirs. Forme oblongue, allongée. Vertex environ 1,5 fois plus
large que l’œil. Article I des antennes un peu plus long que la largeur de
la tête, le Il visiblement plus long que la largeur du pronotum.
Longueur : 6 6-6,5 mm; Q 6,3-7 mm.
Bronoom. —- Inconnue.
DISTRIBUTION. —- Trouvée une seule fois en Corse (Vizzavona) [Gonna].
2. Rhabdoscytus costai (REUTEP.), 1902, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XLIV : 163 (Q); E. VVAGNEB, 1956, Boll. Soc. ent. Ital., LXXXVI
(5-6) : 67.
Noir. Tête, pronotum et écusson tachés de jaune (fig. 116, az). Hémé-
lytres d’un brun orangé, avec des taches longitudinales obscures. Fémurs
d’un brun rougeâtre, ponctués de noir. Antennes noires sauf l’article I
. qui est brun. Forme allongée (fig. 116, 41), la Q un peu plus longue et
plus large que le 5‘. Tête inclinée, 1,1-1,4 fois plus large que haute dans
une vue frontale, vertex 1,13 fois chez le C3`, 1,26 fois chez la Q plus large
que l’oeil. Antennes presque aussi longues que le corps, l’article I 2 fois
(Q) à 2,2 fois (C3`) plus long que la largeur du vertex, le II 1,8 fois chez
le 5`, 1,6 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum, le III presque
aussi long que la largeur du pronotum. Style droit du <3‘ (fig. 117, a)
étroit, au-dessous de Yapopbyse se trouve une bosse en forme d’une
épaule, Yapophyse petite, mais aiguë. Style gauche (fig. 117, b) courbé
en angle, le lobe sensoriel petit, saillant.
Longueur : J 8,6-9,1 mm; Q 9-9,8 mm.

M1mNAE. — uannonxamus 181
Bxonocm. — Inconnue.
DISTRIBUTION. — Connue de l’ltalie, REUTER a décrit cette espèce d’après
une Q du Muséum National de Paris. Ce spécimen ne purte aucune indication
de localité de capture. Il est possible qu’il vienne dela France méridionale.
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F10. 116. —— Mirini (>< 4) : a, Rhabdoscytus costai Beur., (È;
b, Iladrodemus M~flavum. Gz., 5‘ ; c, Aphanosoma italicum Cosra, 3*.
33. Gen. HADRODEMUS Fixaman
Hadrodcmus Frmmn, 1858, VVien. ent. Mon., Il : 305; Homodemus
Fmmm, 1861, Eur. Hem. : G4.
(Typ. gen. : H. 411-flrwum Gz.)
Tête plus longue que large. Callosités du pronotum prolongées jus-
qu'au bord latéral. Nervures de la corie normales. Pattes longues,
article I des tarses postérieurs plus épais que les autres (fig. 88, g) et
à peine plus long que le II.
Une seule espèce :
Hadrodemus M—Havum (Goma), 1778, Ent. Beitr., II : 279; Ciment
marginellus Fanmcws, 1781, Spec. Ins., Il : 374 ; Cimex striatus Gnor-
Fnov, 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris : 207; Lygaeus scriptus Fanar-
cxus, 1794, Ent. Syst., IV : 182; var. gredleri STICHEL, 1930, Ill. Best.

182 r1ÉTÉR0PTÈRr·;s MIMDAE
Tab. : 175; Calocoris strigicollis Lmnaaac. 1933, Konowia, XII :27;
E. WAGNER, 1958, D. ent. Zeit. (N. F.), V (1).
Noir, avec des dessins jaunes ou oranges, face dorsale munie d’une
pubescence fine et claire. Vertex et joues avec des taches jaunes. Anneau
apical et 3 taches longitudinales du pronotum (fig. 116, b) jaunes. Hémé-
lytres avec des bandes longitudinales jaunes, exocorie jaune, cunéus
orangé. Pattes brunes. Forme allongée. Article II des antennes 1,5 fois
chez le J, 1,2 fois chez la S? plus long que la largeur du pronotum. Style
droit du 3‘ (fig. 117, c) long et étroit, divisé par une ligne transversale
en deux parties : l’u11e apicale noire, l’autre basale jaunâtre. Style gauche
(fig. 117, d) falciforme et anguleux, le lobe sensoriel petit, mais distinct,
base et sommet jaunâtres, la partie médiane noire. Ampoule du pénis
sans spicule.
Longueur : 3‘ 7-7,8 mm ; Q 6,6-8 mm.
VAmA'r10N. — Chez la var. grcdleri Srxcn. l’anneau apical du pronotum
est noir, chez la var. sttigîcollîs Lons. les dessins jaunes de la corie et du
clavus sont réduits et se forment par des lignes étroites.
Bxonocxiz. — Cette espèce vit sur les herbes (Salvia) des lieux secs et chauds.
Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
Dis·1·mBu1·roN. — Toute la France, plus commune dans le Sud. Connue de
l'Europe méridionale et occidentale.
34. Gen. APHANOSOMA C0sTA
Aphanosoma. Cos·rA, 1841, Cim. Regn. Neap., Cent. III : 29; Gryll0·
coris BAERENSPRUNG, 1859, Berl. ent. Zeit. : 334.
(Typ. gen. : A. italicum COSTA)
D’une forme étroite, toujours brachyptère. Tête allongée, yeux
aplatis. Article III des tarses postérieurs plus long que le II, le I plus
court que le II.
Une seule espèce :
Aphanosoma italicum Cos·rA, 1841, Cim. Regn. Neap., Cent. III : 29;
var. angusticollis BAERENSPRUNG, 1859, Berl. ent. Zeit. : 334.
Noir, les pattes et les hémélytres flaves ou d’un Have brunâtre
(fig. 116, 0). Bord postérieur du pronotum aussi long que le bord anté-
rieur. Hémélytres sans cunéus ni membrane. Vertex à peine 2 fois
plus large que l’œil, article II des antennes épaissi dans sa partie api-
cale, 2 fois plus long que le III. Epines des tibias longues et robustes.
Longueur : Ju? 7,1-8 mm.

Mmmsn. —- mais 183
VARIATION. —-— Cl1ez la var. angusticollîs Brien. les hémélytres sont noi-
ràtres sauf le sommet qui est jaunâtre.
Brotocm. - Cette espèce vit sur Cerinthe. Les adultes ont été trouvés en
mai et juin. Les œufs hibernent.
Disrmnurioxv. ·-— .*1. italicum Cosma a été trouvé en ltalie, dans la Pénin-
sule balkanique, dans l'Asie Mineure, dans la Russie méridionale et en Sibérie.
La présence en Corse est possible.
  Ti"
0 b c d e f g h
Fm. 117. - Ãllirini, styles génitaux du j` (X 56,5) : a-lv, Rhabdoscylus cosmi-
Rnuw.; c-d, Hadrodemus M-flavum Gz.; e-f, Aliris striatus L.; g-h, Actimmotus pul-
cher H. S.; a, c, e, g, style droit, vue dorsale ; b, d, f, h, style gauche, vue dorsale.
35. Gen. MIRIS Fsnmcius
Miris Fmamcws, 1794, Syst. Rhyng., IV : 183 ; Pycnopterna Fuseau,
1858, Wien. ent. Mon., II : 307 ; Jlyrisus Rssxnssouxz, 1815, Anal. : 119.
(Typ. gen. : M. striatus L.)
Tête plus longue que large (fig. 1), antennes presque aussi longues
que l’insecte. Corie avec une nervure médiane entre les nervures radiale
et cubitale. Article l des tarses postérieurs un peu plus long que le II
et presque 2 fois plus épais que celui-ci.
Une seule espèce :
Mîris strîatus (Lrrmé), 1758, Syst. Nat., éd. X : 449 ; Cimex evonymf
GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 2183: var. collaris HonvA1·n,
1907, Ann. Mus. Nat. Hung., V : 312; var. bipunctata Srrcum., 1922,.
Zschr. wiss. Ins. Biol. : 65; var. unipustulata Srxcner., 1922, ib.; var.
obscura. Srxcaex., 1922, ib.; var. fusca STICHEL, 1922, ib.
Noir. Front avec 2 taches brunes, une tache discoïdale et 2 taches
latérales du pronotum, 2 taches en forme de coin de l'écusson et les
nervures des hémélytres jaunes. Cunéus orangé ou rougeâtre, son sommet

184 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
noir. Article I des antennes et pattes d’un rouge brunâtre. Taille grande,
forme allongée (fig, 118, a). Style droit du 3 (fig. 117, e) très épais,
jaunâtre dans la partie basale, noir dans la partie apicale, l’apophyse
jaunâtre, courte et épaisse. Style gauche (fig. 117,   robuste, le lobe
sensoriel grand, l’apophyse jaunâtre comme la partie basale.
Longueur : J 10,2-11,6 mm ; Q 9,2-11,8 mm.
VARIATION. — Var. Obscura Sricn. : pronotum avec une tache arrondie
jaune, écusson noir. Var. C0lla1‘iS Hokv. : les taches jaunes du pronotum
sont réunies et forment une bande transversale jaune (fig. 118, lv). Var. uni-
pustulata Srxcn. : pronotum avec une tache petite et écusson avec deux stries
jaunes (fig. 118, d). Var. bipunctata Srxcn. : dans la tache discoïdale du prono-
tum se trouvent deux petits points noirs (fig. 118, c).
Bxonocm. — Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Corylus,
Alnus, Salim, Pirus, Rhamnus}. Les adultes ont été trouvés de mai à juillet.
Les œufs hibernent.
Dxs·raxBo·r10N. —- Nord ILETHIERRY, 1874]; Somme [Dunois, 1888];
Oise [CARPENTIER et Dunois, 1889-1891] ; Moselle ]ïBELLEVOYE, 1865;
Buena et PUToN, 1880]; Yonne IPOPULUS, 1880]; Saône-et-Loire [MAR-
cuiu., 1898] ; Loire-Atlantique [Dommioma, 1902] ; Normandie [BRUNETEAU,
1931] ; Seine-Maritime [BRUNETEAU, 1929] ; Tarn [GALIBERT] ; Haute-
Garonne [Braun]; Marne [CARUEL]; Aisne [Scnômaxcn]. Connue de toute
l’Europe et de l’Asie occidentale, plus rare dans la région méditerranéenne.
36. Gen. ACTINONOTUS REUTER
Actinonotus REu1·ER,1896,()efv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXXVIII: 164.
(Typ. gen. : A. pulcher H. S.)
Taille grande, forme plus large, presque ovale (fig. 118, e). Tête courte
et large, yeux touchant le bord antérieur du pronotum. Callosités du
pronotum petites. Corie avec une nervure médiane entre les nervures
cubitale et radiale. Article I des tarses postérieurs plus épais que les
autres et environ aussi long que le II.
Une seule espèce :
Actinonotus pulcher (Hnnmcn-ScnAEFx=En), 1835, Wanz. Ins., III :
75 ; var. bivittata REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLIV : 3;
var. reducta REUTER, 1904, ib. ; var. ruber REUTER, 1897, VVien.
ent. Zeit., XVI (7) : 197 ; var. lineata STICHEL, 1930, Ill. Best·
Tab. : 177.
D’une coloration variable, avec une pubesoence fine et obscure. Tête,
côtés du pronotum et base de l’écusson en général noirs, souvent le

Minibar:. — Acîmomorus 185
pronotum est muni 'de six bandes longitudinales noires (lig. 118, e).
Hémélytres avec des traits obscurs le long des nervures, membrane gri-
sâtre. Vertex 1,5 fois plus large que l’œil. Tylus proéminent. Style droit
du § (fig. 117, g) très grand, bicolore, l'apophyse fortement courbée.
Style gauche (fig. 117, h) courbé mollement, l’apophyse oblique, le lobe
sensoriel petit.
Longueur : 5‘ 9,5-11 mm ; Q 8,5-10 mm.
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F11:. 118. — Miris et Actinonotus : a-d, Nliris striatus L. : e, Actinonotus pulcher H. S. ;
a-Lc, 6* (>< 4,5); b-d, pronotum et écusson [X 11,2); b, var. collaris H0Rv.; c, var.
bipunctata. Shun.; d, var. unipustulata Srxcn.
Vsnxnxon. — Var. rubra Reut. : couleur foncière rouge. Var. reducta
Reut. : pronotum clair sauf les côtés, écusson clair sauf la base. Var. lineata
STICI1. : écusson avec une ligne médiane noire.
BIOLOGIE. —-· A. pulcher H. S. vit sur les chênes, plus rarement sur d’autres
arbres à feuillage caduc. Les adultes ont été trouvés en mai et juin. Les œufs
hibernent.
DISTRIBUTION. —— Vosges (Remiremont) [Rmmsn et PU1·0N, 1876]; Loire
(Mont Pilat) [Rnvrnn, 189Q ; Saône-et-Loire (Le Creusot) UÃIARCHAL, 1898).
Espèce pannonique. Connue de l’Allemagne, de l'Autriche, de la Hongrie,
de la Roumanie et de la Grèce.

186 r1ÉTÉRoPTÈaEs MIRIDAE
37. Gen. BRACHYCOLEUS Fuseau
Brachycoleus Fxmann, 1858, VVien. ent. Mon., II : 305.
(Typ. gen. : B. decolor REUT.)
Taille grande, forme allongée ou ovale (fig. 119). Tête petite, le front
surpasse le tylus en formant une bosse (fig. 87, e). Anneau apical du pro-
notum épais. Article I des tarses postérieurs plus court que le II, qui
est aussi long quele III. Rostre ne dépassant guère les hanches antérieures_
'FABLEAU mas ESPÈCES
1 (2) Pattes noires. Face dorsale rouge, avec des dessins noirs.
1. triangularis.
2 (1) Pattes claires. Face dorsale jaune avec des dessins noirs.
3 (4) Écusson noir, avec 3 taches jaunes, une au sommet et les autres
aux bords latéraux (fig. 119, e). 2. sexvittatus.
4 (3) Écusson avec une seule tache jaune, parfois assez grande.
5 (6) Les poils des tibias postérieurs sont nettement plus courts
que les épines. Cunéus flave concolore (fig. 119, c—d). 3. dccolor.
6 (5) Les poils des tibias postérieurs sont presque aussi longs que les
épines. Cunéus orangé, son sommet noir (fig. 119, b).
4. steîni.
1. Brachycoleus triangularis (Gonzn), 1778, Ent. Beitr., II : 264;
.9 Cimex eryngii GEoFFRoY, 1785, dans Fourcroy, Ent. Par. : 197 ;
P Cimex trigonus GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 2184; Phytocoris
bimaculatus RABIBUR, 1842, Fn. Andal. : 160; Capsus maculiceps
STAL, 1855, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. : 186; Phytocoriscruentatus Parmis,
1857, Ann. Soc. Linn. Lyon : 168.
Noir et rouge, avec une pubescence fine noire ou grise. Tête noire,
2 taches sur le vertex jaunâtres. Pronotum rouge, les callosités noires,
anneau apical jaunâtre, le bord postérieur parfois taché de noir. Hémé-
lytres avec des taches noires (fig. 119, a) qui sont en général plus grandes
chez le 6*. Antennes très courtes, article II plus court que la largeur du
pronotum.
Longueur 2 3` 8-8,6 mm; Q 7,1-8,4 mm.
·BIOLOGIE· —— Cette espèce vit sur les chardons (Carduus, Cirsium et Eryn·
gzum}. Les adultes ont été trouvés de mai à juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —- Toute la France, plus rare au Nord. Connue de la région
méditerranéenne occidentale.

Mxamma. — imncnvcotaus 187
2. Brachycoleus sexvittatus Rnurxzn, 1877, D. ent. Ztschr. : 32.
Noir. Tête avec 2 taches brunes sur le Vertex. Pronotum avec Panneau
apical, les bords latéraux et 4 taches longitudinales jaunes. Une ligne
longitudinale au clavus, l’exocorie, une tache à l’angle interne de la corie
et le cunéus jaunes (fig. 119, 0). Fémurs avec un anneau antéapical
obscur. Vertex environ 2 fois plus large que l'<Pil. Article ll des antennes
1,3 fois plus long que la largeur du pronotum.
Longueur : 3` 7,5-8,3 mm; Q 6-6,9 mm.
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Fm. 119. —- Brachycoleus (X 3) : a, B. triangularis Gz., 5‘ ;
b, B. ateini REu·r.,3‘ ; 0, B. dccolor Beur., 3 ; d, id., 2 ; e, B. sexvittatus Beur., J.
Bxorocm. - Inconnue.
Dxsrnxnurxou. —— Trouvée en Espagne, Sardaigne et en Algérie. La pré-
sence en France (Corse) est possible.
3. Brachycoleus decolor Heures, 1887, dans Fedschenko, Reise n. Tur-
kestan, ll, Zool. Erg., V : 7; Lygaeus scriptus F.um1c1us, 1803, Syst.
Rhyng. : 234 (n. pr.); var. marginata Sricniar., 1930, Ill. Best. Tab. : 178 ;
var. bipunctata Sucnm., 1930, ib. ; var. flava S1·xcm·:L, 1930, ib. ; var.
0rnataS1·1cnaL, 1957, ib., ll: 701;CARVALHO, 1955, Beitr. z. Ent., V: 334.
Jaune ou vert, avec des dessins noirs (fig. 119, c-d), avec une pubescence
fine et jaune. Tylus et 2 taches sur le front noirs. Quatre bandes longitu-
dinales du pronotum et l'écusson noirs, anneau apical du pronotum et
une tache en forme du cœur sur l’écusson jaunes. Bord interne du clavus
et la corie avec exception d’une tache plus ou moins grande dans l’angle
interne noirs, exocorie et cunéus jaunes. Pattes jaunes ou rougeâtres,
tarses noirs. 5‘ allongé, Q ovale. Article II des antennes environ aussi long
que la largeur du pronotum. Vertex environ 2 fois plus large que l’œil.
Longueur : 3‘ 8,3-9,1 mm; Q 6,5-7,6 mm.

188 nÉ1·Éno1>TÈn1zs M1R1DAE
XTARIATION
1 (2) Face dorsale jaune unicolore, var. typica.
2 (1) Avec des dessins noirs ou bruns.
3 (4) Tache jaune de l’angle interne de la corie très petite, taches du pro-
notum réunies alternativement, var. ornata Srxcn. (margmata S’I`lCH.).
4 (3) En plus, un trait le long de la nervure cubitale jaune, taches noires
du pronotum libres.
5 (6) Les dessins obscurs sont noirs, var. bipunctata Suce.
6 (5) Les dessins obscurs sont bruns (immature), var. Hava Srrcn.
Brotocua. —-— Cette espèce vit sur les Ombellifères (Pastinaca, Petr0.se(i-
num, Eryngium, Falcaria} et sur Euphorbia. Les adultes ont été trouvés en juin
et juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Aube (Bar·sur·Seine, Gyé-sur-Seine, Les Riceys) [DiAN·
TESSANTY, 1890]; Hautes-Alpes (La Grave) [Aunims], (Gap) [WAGNER et
WEBER]. Connue de l’Europe centrale et orientale et de l’Asie.
4. Brachycoleus steini Rnurnn, 1877, D. ent. Ztschr. : 31 ; Phytocoris
scriptus K0LENA·1·1, 1845, non Fabricius, Melet. Ent., sp. 92.
Colorée comme l’espèce précédente, mais les dessins noirs plus déve-
loppés, le cunéus orangé à sommet noir et la pubescence des parties
noires noirâtre. Taille plus grande (fig. 119, b).
Longueur : 6 9,5-9,9 mm; S2 8,3-9,1 mm.
Biorocm. —- Inconnue.
DISTRIBUTION. —— Espèce méditerranéenne, trouvée en Espagne, en Italie,
en Sicile, dans la Péninsule balkanique, en Hongrie et dans l’As1e Mineure. La
présence en France est possible.
38. Gen. PACHYPTERNA FIEBER
Pachyptermz FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., Il : 304.
(Typ. gen. : P. fieberi Finn.)
Ovale allongé. Tête longue. Anneau apical du pronotum aussi épais
que l’article Il des antennes. Nervures de la corie normales. Article l
des tarses postérieurs 2 fois plus long que le II et beaucoup plus épais
que celui-ci (fig. 88, d).
Une seule espèce :
Pachyptema ûeberi Fmnnn, 1858, VVien. ent. Mon., II z 304.
D’un jaune brunâtre. Tête d’un brun noirâtre, les joues et 2 taches
sur le vertex jaunâtres. Anneau apical du pronotum jaunâtre, les callo-
sités et le, bord postérieur noirs. Hémélytres jaunâtres avec des taches
brunes. Ecusson d’un brun noirâtre avec une tache médiane claire.

Mmmnn. —- s1·EN0TUs 180
Tête plus haute que large dans une vue frontale. Antennes longues,
article II 1,2 fois plus long que la largeur du pronotum. Angles basaux
du pronotum aigus.
Longueur : @, Q 7,5-8,3 mm.
Brotocxz. — Cette espèce vit. sur Pinus cembra L. dans les montagnes.
Les adultes ont été trouvés en juillet.
Dxsrmaurxom. —- Espèce alpine, trouvée seulement dans les Alpes : Hautes-
Alpes (col d’Izoard) [Puroxv, 1873]. Connue d’Autriche, de Yougoslavie
et de l`Asie Mineure.
39. Gen. STENOTUS Jmcowmaw `
Stenotus Jnxownnw, 1877, Bull. Soc. Nat. Mosc., II : 288; Once-
gnalhus Fmnen, 1858, V)/ien. ent. Mon., Il : 303 ; Umslopogas Kimcsnov,
1902, Trans. ent. Soc. London : 256; Koraciocapsus KIRKALDY, 1902,
ib. : 260.
(Typ. gen. : St. binotatus F.)
Taille plus petite, forme allongée. Tête aussi haute que large. Antennes
longues. Callosités du pronotum bien séparées. Article l des tarses
postérieurs à peine plus épais que les autres et environ 2 fois plus long
que le Il.
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Fu:. 120. — Stenotus bimatatus F. : a, 6 (X 4,5) ; b, 9 (X 4,5) ;
c, style droit du C3`, vue dorsale (X 60) ; d, style gauche, vue dorsale (X 60).

190 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Une seule espèce :
Stenotus binotatus (FABRICIUS), 1794, Ent. Syst., IV : 172; Cime.2:
paykulli TuaToN, 1806, Syst. Nat., Il : 609 ; Stenotus sareptcmus .IAKow-
Law, 1877, l. c. : 289.
J d’un jaune orangé ou brunâtre, avec des dessins noirs (fig. 120, a) ;
Q d’un gris verdâtre ou vertjaunàtre, avec des dessins moins développés
(fig. 120, b). Tête et pronotum tachés de noir. Côtés de l’écusson avec
des taches noires. Les taches noires des hémélytres très grandes et nettes
chez le J, petites et peu distinctes chez la Q. Cunéus jaune, épines des
tibias noires. Longueur égaleà4 fois la largeur du pronotum. Face dorsale
avec une pubescence fine. Article II des antennes 1,2 fois plus long que
la largeur du pronotum. Style droit du J (fig. 120, c) mince, l'apophyse
longue et grêle. Style gauche (fig. 120, d) faleiforme, l’apophyse grêle,
le lobe sensoriel grand, explané.
Longueur : J 5,7-6,5 mm; Q 6,3-7,2 mm.
B1oLoG1E. -— St. binotatus F. vit sur les graminées des lieux ombreux et
humides. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Toute la France. Espèce holarctique.
40. Gen. DICHROOSCYTUS Fmmzn
Dichrooscytus FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 309.
(Typ. gen. : D. rufipennis FALL.)
Taille petite, forme allongée. Vertex marginé seulement sur les côtés,
immarginé dans sa partie médiane (fig. 87, a). Antennes grêles, l’article II
très long. Article III des tarses postérieurs aussi long que les I et II
réunis. Le rostre dépasse les hanches postérieures.
TABLEAU nas Espèces
1 (2) Vertex 1,16 fois chez le J, 1,33 fois chez la Q plus large que
l’oeil. Article Il des antennes 1,33-1,5 fois plus long que la largeur du
pronotum. Longueur de 5,5 à 6,2 mm. 1. ruüpennis.
2 (1) Vertex 1,57-1,75 fois chez le J, 1,7-2 fois chez la S? plus large
que l’œil. Article II des antennes à peine plus long que la largeur du
pronotum. Longueur inférieure à 5 mm.
3 (4) Vertex environ 2 fois plus large que l’œil. Écusson rouge. Tibia
postérieur tout au plus 3 fois plus long que le tarse.
2. intermedius.

Mimmie. -— nxcnnooscvros 191
4 (3) Vertex 1,5-1,8 fois plus large que l’œil. Écusson verdâtre.
Tibia postérieur plus de 3 fois plus long que le tarse.
5 (6) Hémélytres d’un brun rougeâtre, sans taches obscures (fig. 121, a),
sommet du cunéus rouge. Vertex 1,75 fois chez le J, 1,8 fois chez la Q
plus large que l’œil. Pubescence des tibias pâle. 3. vallesianus.
(S (5) Hémélytres avec 2 bandes transversales d’un brun noirâtre
(fig. 121, b), sommet du cunéus noir. Vertex 1,5-1,6 fois chez le J,
1,7-1,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Pubescence des tibias posté-
rieurs brunâtre. 4. nanae.
1. Dichrooscytus rufipennis(F.u.L1âN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 84 ;
P Cimex apparitor Vtrmsns, 1789, Ent. auct. : 535.
_ D'un vert clair, à pubescence fine claire, mêlée de quelques poils noirs.
Ecusson et hémélytres en partie ou entièrement rougeâtres. Membrane
grisâtre, les nervures rouges. Epines des tibias brunâtres. Ecusson et
hémélytres ruguleux. Article III des tarses postérieurs aussi long que
les I et II réunis, tibia postérieur 4 fois plus long que le tarse. Le rostre
atteint le segment III abdominal. Style droit (fig. 122, a) petit, l’apophyse
aiguë. Style gauche (fig. 122, b) moins courbé, lobe sensoriel grand,
arrondi, l°apophyse large. Spicule de l’ampoule (fig. 122, c) long, la pointe
munie de 2 dents.
Longueur : J 5,5-6,2 mm ; Q 5,7-6,3 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur les pins. Les adultes ont été trouvés en
juin et juillet, rarement en août. Les œufs hibernent.
Disrmnurion. - Toute la France sauf la région méditerranéenne. Connue
de l’Europe centrale. _
2. Dichrooscytus intermedius Raurian, 1885, Ann. Soc. ent. Belg.,
XLII : 29; Dichrooscytus handlirschi REUTER, 1902, Uefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLIV : 105.
Coloré comme l’espèce précédente, l’écusson toujours rougeâtre.
Taille plus petite. Article II des antennes aussi long que les III et IV
réunis. Ecusson lisse, les hémélytres ruguleux. Article III des tarses
postérieurs un peu plus long que les I et II réunis, le tibia 3 fois plus
long que le tarse. Style droit (fig. 122, d) court et large, l’apophyse
robuste. Style gauche (fig. 122, e) presque droit, le lobe sensoriel petit,
l'apophyse courbée. Spicule de l'ampoule (fig. 122,   plus fortement
courbé.
Longueur : J 4,6-5,05 mm; Q 4,6-4,85 mm.

192 HÉTÉR01>TÈREs MIRIDAE
B10LoG1E. —- Cette espèce vit sur les Conifères (Abies, Picea). Les adultes
ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Marne (Villers~Allerand) [CARUEL]. Espèce pannonique,
connue d’Allemagne, d’Autriche, de Hongrie, de Bohême, de Yougoslavie
et de Roumanie.
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Fra. 121. —- Dichraoscytus, 5‘ (>< 11) :
zz, D. vallesianus Free. ; b, D. mmae E. VVGN.
3. Dichtooscytus vallesianus FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 270; P var.
fasciata S*r1cnEL, 1958, Ill. Best. Tab., ll : 707 ; ?var. virgata STICHEL,
1958, ib:
Coloré comme les espèces précédentes, mais l’écusson toujours entiè-
FCITICHL Bt les héIl'lélytI‘€S CH pâlïtlû VCTÈS. SOTHIHCL du CUI1éLlS I'OLlg€, IIl€Iïl·
brane hyaline, ses nervures rouges. Pattes couvertes d’une pubescence
fine et claire. Article Ill des antennes 0,6 fois moins long que le ll.
Tibia postérieur 3,1-3,3 fois plus long que le tarse, article lll des tarses
aussi long que les deux autres réunis. Style droit du 3* (fig. 122, g) court,
peu courbé, Yapophyse aiguë. Style gauche (fig. 122, h) falciforme,
le lobe sensoriel globuleux. Spicule de l’ampoule (fig. 122, i) fortement
courbé dans sa partie apicale, avec une dent aiguë.
Longueur : 8, 9 3,7-4,4 mm.
Vnmxrxou. —— Sans doute les var. fasciatâ Srrcn. et virgata Smcri. ne se
I`HppOI‘tBl'1t PRS à CEÈÈC espèce, mais à URB des â1IltI‘€S espèces dll g€l'1I‘E.

Mmmae. — mcnaooscvros 193
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur Juniperus communis L. Les adultes ont
été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
Dxsrmeurxon. —- Vosges [Purozv, 1876); Seine-et-Oise   \VAcNen,
1955] ; Haute-Vienne [Rsorna, 1894] ; 'l`arn—et-Garonne [Puron, 1873] ;
Landes [Parmis, 1877]; Gironde et Hautes-Pyrénées [LAMBERTIE, 1909];
Var [Haurex, 1894]; Gard [Panama]; Tarn [GALIBERT, Panama]; Aude
[GAvov]; llaute-Garonne [Hisaur]; Isère [Aumus]. Connue de l'Europe
centrale et de la région méditerranéenne occidentale.
ITI
b I
h i
a c d 9 f g k
Fxo. 122. —- Dichrooscytus, genitalia du cï (>< 60) : a-c, D. rufipennis FALL.; il-f,
D. inlermediua Beur. ;g-i, D. vallesianus Fuas.; k-m, D. nanae E. Wen.; a, d, g, k,
style droit, vue dorsale; b, e, h, l, style gauche, vue dorsale; c, f, i, m, spicule de
l’amp0ule du pénis, vue latérale.
4. Dichrooscytus nanae E. \NAGNER, 1957, Rev. Fr. Ent., XXIV(1) :88.
Taille moindre. D’un vert jaunâtre, maculê de rouge et de brun noi-
râtre (fig. 121, b). Face dorsale couverte de poils très fins noirâtres.
Article [I des antennes à peu près aussi long que la largeur de la tête.
Ecusson vert. Membrane d'un gris foncé avec des taches hyalines dans
les deux cellules et en arrière d’elles, nervures rouges. Style gauche
du 6 (fig. 122, l) falciforme, le lobe sensoriel triangulaire, muni de quel-
ques poils courts, Papophyse courbée vers le côté. Style droit (fig. 122, k)
plus mince, l’apophyse obtuse. Spicule de l°ampoule (fig. 122, m) for-
tement courbé dans sa partie apicale, mais sans dent aiguë et avec une
bosse obtuse.
Longueur : J 3,4-4,15 mm ; Q 3,8-4,5 mm.
Bxotocm. -—- Cette espèce vit sur le Juniperus nana WxLLo. Les adultes
ont été trouvés en mai et août.
Disrnxeuriois. —— Pyrénées-Orientales (lac des Bouillouses, 2 000 m)
[\V.4GNEn et Wanna] (mont Canigou) [Dr. Gaavesrzm] ; Tarn (Albi) [Pian-
aien]. Trouvé aussi en Espagne (Sierra Nevada) [Frmrzz].
Miridae. 13

194 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Sous-tribu Capsaria BURM.
TABLEAU DES GENRES
1 (4) Bord postérieur du Vertex immarginé. L’insecte n°est jamais
vert unicolore.
2 (3) Largeur de la tête nettement plus grande que la moitié de celle
du pronotum (fig. 123, oo). Hémélytres noirs unicolores.
Capsus (p. 236).
3 (2) Largeur de la tête 0,5 fois moins grande que la moitié de celle
du pronotum (fig. 123, b). Hémélytres avec des dessins jaunâtres.
Lîocoris (p. 221).
4 (1) Bord postérieur du vertex marginé dans toute sa longueur,
rarement immarginé dans sa partie médiane, en ce cas llinsecte est
vert unicolore.
5 (8) Faces dorsale et ventrale couvertes de poils squamiformes clairs
et brillants.
6 (7) Article I des tarses postérieurs aussi long que le Il (fig. 123, g).
Anneau apical du pronotum environ 2 fois plus épais que l°article Il des
antennes (fig. 123, c). Charagochilus (p. 234).
7   Article l des tarses postérieurs plus court que le II (fig. 123, h).
Anneau apical du pronotum pas plus épais que l’article ll des antennes
(fig. 123, d). Polymerus (p. 226).
8 (5) Sans poils squamiformes clairs.
É É  ’”  1 l 1 É
G C É g
  h ,· k 1
b f m
F10. 123. —- Capsaria : a, Capsus atcr L. ; b, Liocoris tripuslulatus F. ; c-(-g, Charaga-
chilus gyllenhali FALL.; d-(-I1, Polymerus unifasciatus L.; e—|—l, Plesiocoris rugicollis
FALL. ;f-|—k, Camptozygum aequale VILL.; i, Esvolygus pratensis L. ; m, Lygus pabu-
linus L. ; a-e, tête et pronotum du Cf (X 11) ; f, pronotum (X 22,5) ; g-l, tarse pos-
térieur (X 22,5) ; m, tête (X 22,5).

M1a1N.».1~:. — cAx·sAmA 195
9 (18) Article III des tarses postérieurs aussi long ou plus court que
le II (fig. 123, i)  
10 (11) Article II des antennes aussi long ou plus court que la lar-
geur de la tête (fig. 135, a-b). Agnocoris (p. 219).
11 (10) Article II des antennes nettement plus long que la largeur de
la tête.
12 (13) Pubescence de l’écusson érigée et dense (semi-érigée dans la
partie apicale). Longueur de l’insecte inférieure à 5,5 mm.
Orthops (p. 211).
13 (12) Pubescence de l’écusson couchée. Longueur supérieure à
5,5 mm.
14 (15) Article I des antennes aussi long ou plus court que la hauteur
de l'œil. Le rostre dépasse les hanches postérieures.
Taylorilygus (p. 204).
15 (14) Article I des antennes nettement plus long que la hauteur
de I’œil. Le rostre ne dépasse pas les hanches postérieures.
16 (17) Base des tibias tachée de brun. Pronotum et hémélytres
avec une ponctuation dense et profonde. Exolygus (p. 205).
17 (16) Base des tibias concolore. Ponctuation des hémêlytres super-
ficielle et plus espacée. Lygus (p. 197).
18 (9) Article III des tarses postérieurs nettement plus long que le II
(fig. 123, k-l).
19 (20) Fémurs postérieurs beaucoup plus longs et plus épais que
les autres, aussi épais que la largeur du vertex (fig. 137, b-c).·
Cyphodema (p. 222).
20 (19) Fémurs postérieurs au plus la moitié moins épais que la
largeur du vertex.
21 (22) Callosités du pronotum séparées l°une de l'autre par une
surface fortement ponctuée (fig. 123, f). Espèces brunes, jaunes ou
noires. Camptozygum (p. 224).
22 (21) Callosités du pronotum bien rapprochées l’une de I’autre
(fig. 123, e), la surface entre elles sans points. Espèces vertes.
Plesiocoris (p. 196).
(I) Les genres 42 à 46 (Lygus à Agnocoris} ont été compris jusqu'à auj0urd'hui
dans l’ancien genre Lygus IIAHN. Récemment des hémiptérologistes américains
(par exemple KELTON, 1955) en ont fait des genres. Nous avons accepté ce change·
ment parce que nous croyons qu`il sera adopté par tous les hémiptérologistes.

196 uÉ'1‘ÉR01>TÈ1=<Es MIRIDAE
41. Gen. PLESIOCORIS FIEBER
Plesiocoris FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 272; Tylonotus FIEBER,
1858, VVien. Ent. Mon., II : 310 (n. pr.),
(Typ. gen. : P. rugicollis FALL.)
Allongé, lisse, mat. Yeux petits. Pronotum fortement ruguleux,
callosités rapprochées l’une de l’autre. Ongles très épais.
TABLEAU mais Esr>ÈCEs
1 (2) Article II des antennes 1,17 fois chez le Q`, 1,1 fois chez la Q
plus long que la largeur du pronotum. Vertex 1,7 fois chez le 8, 2 fois
chez la Q plus large que l’œil. 1. rugicollis.
2 (1) Article Il des antennes aussi long chez le 5, 0,95 fois moins
long chez la Q que la largeur du pronotum. Vertex 1,64 lois chez le 8,
1,75 fois chez la Q plus large que l’œil. 2. minor.
1. Plesiocoris rugicollis (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 76;
Phytocoris marginatus ZETTERSTEDT, 1839, Ins. Lappon. : 272.
D’un beau vert, les côtés des hémélytres parfois jaunes. Article III
des tarses foncé. Article III des antennes 0,96 fois chez le C3`, 0,90 fois
chez la Q moins long que la largeur de la tète. Le rostre atteint le som-
met des hanches intermédiaires. Segment génital du (É (fig. 124, d)
grand, plus long que large. Style droit (fig. 124, a) rectiligne, poilu,
l’apophyse un peu courbée. Style gauche (fig. 124, b) falciforme, l’apo-
[I
\\ ·
d i
a b e I g k
Fm. 124. — Plesiocoris, genitalia du 5` : a-e, P. rugicollis FALL.; f-k, P. minor
E. WGN.; a+f, style droit, vue dorsale (X 46) ; b—*-g, style gauche, vue dorsale
(X 53) ; c+h, apophyse du style gauche (X 106) ; d+i, segment génital, vue dor-
sale (X 19,5); 9-}-k, spicule de l'ampoule, vue latérale (X 53).

Mrnmms. - crous 197
physe (fig. 124, c) longue et aiguë. Spicule de l’ampoule (fig. 124, e)
grêle, courbé.
Longueur : 3* 5,5-6,8 mm; Q 5,9-6,4 mm.
Bxonocm. —- Cette espèce vit sur Salim et Pirus. Elle se nourrit de la sève
des arbres et a causé des dégâts sur les pommiers. Les adultes ont été trouvés
en mai et juin. En Angleterre, on a constaté une seconde génération [BUTLER].
Les œufs hibernent.
Disrnrnurron. - Loire·Atlantique [Fiwvizr., 1885] ; Puy·de-Dôme [FAUVEL,
1887] ; Somme [Duaoxs, 1888] ; Moselle [Betmavove, 1865 ; Vosges [Reisen
et P¤·roN, 1880]; Nièvre (Danis]; Hautes-Pyrénées [Rim. ; Pyrénées·Orien-
tales [Rxmiur] ; Hautes·A pes [Aumus]. Comme de toute l’Europe, plus rare
au Sud.
2. Plesiocoris minor E. NVAGNER, 1950, Op. Ent., XV : 125.
D'un vert pâle, hémélytres transparents, leurs bords parfois jau-
nâtres. Article [Il des antennes 0,83 fois chez le 3*, 0,80 fois chez la S?
moins long que la largeur de la tête. Le rostre s'étend jusqu°au milieu
des hanches intermédiaires. Segment génital du 5 (fig. 124, i) plus
large que long. Style droit (fig. 124, f) courbé, lisse, l’apophyse forte·
ment courbée. Style gauche (fig. 124, g) plus robuste, Vapophyse plus
courte et plus épaisse. Spicule de l°ampoule (fig. 124, lr) plus épais
et moins courbé.
Longueur : C? 5,4-6,1 mm; Q 5,3-6 mm.
Bronocm. -— Cette espèce se trouve sur les saules des dunes au bord de la
mer. Les adultes ont été trouvés en juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION·*'P. minor E. WAGN. a été trouvé sur les bords de la mer
du Nord. Peut·être se trouve·t-il aussi sur les bords de la Manche.
42. Gen. LYGUS HAHN
Lygus HAHN, 1833, Wanz. lns., l : 147; Lygocoris REUTER, 1875,
Bih. K. Sv. Vet. Ak. Handl., III (1) : 16.
. (Typ. gen. : L. pabulinus L. (‘)
Ovale allongé. Pronotum et hémélytres faiblement, mais distincte•
ment ponctués. Tête courte. Tibias épineux.
(l) Un groupe rfhémiptérologistes a soumis à la Commission permanente du Congrès
international la proposition de faire de Lygus (Exolygus) pratensis L. le typ. gen.
de Lyguà Hmm, 1833. En cas de consentement ce genre doit être nommé Lygocoris
Reurnn, tandis que le genre Exolygua E. Wiioxan doit être nommé Lygus Hum.

198 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
TABLEAU DES SOUS·GENRES
1   Bord postérieur du vertex immarginé au milieu, marginé
seulement à côté de l’œil. Lygus (p. 198).
2 (1) Bord postérieur du vertex marginé dans toute sa longueur.
3 (4) Épines des tibias noires. Apolygus (p. 201).
4 (3) Épines des tibias pâles. Neolygus (p. 199).
Sous—genre Lygus s. str.
Lygocoris REUTER, l. c.
(Typ. subgen. : L. pabulinus L.)
Une seule espèce :
1. Lygus (s. str.) pabulînus (LINNÉ), 1761, Fn. Suec. : 253; Cimea:
microphthalmus DEGEER, 1783, Gen. et Spec. : 87; P Cimea: aerugineus
Gsommov, 1785, dans Fourcroy, Ent. Par. : 208; Cimecv hortorum
Txcmv, 1813, Hist. Nat. Ins., IV : 287; Capsus ajîînis A/1EYER·DUER,
1843, Caps. : 48; var. chloris F1EBE12, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 331 ;
var. flavovirens FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 27.
D’un vert unicolore. Sommet de l’article II des antennes largement
brunâtre, les III et IV obscurs, ainsi que le sommet des tibias et des
tarses. La Q sensiblement plus grande que le 8. Vertex plus de 1 fois
chez le 8, 1,5 fois chez la Q plus large que l’œil. Antennes longues,
article II 1,2 fois plus long chez le 8, aussi long chez la Q que la largeur
du pronotum, le III 0,75 fois moins long que le Il. Le rostre atteint le
Sommet des hanches postérieures. Style droit du 8 (fig. 125, a,) long
et étroit, son apophyse dépasse à peine en haut le sommet du corps
du paramère. Style gauche (fig. 125, b) falciforme, l’apophyse acuminée,
le lobe sensoriel grand et élargi. Spicule de l’ampoule (fig. 125, c) large,
courbé, dans sa partie médiane se trouve une bosse qui est munie
de petites dents. Paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q
(fig. 127, a) avec une structure E très petite.
Longueur : 8 5,1-5,6 mm; Q 5,8-6,6 mm.
VARIATION. — La var. chloris FIEB. a la membrane unicolore claire, la var.
Havovirens F1EB. a celle-ci grisâtre et munie d’une petite tache noirâtre en
arrière des cellules, tandis que chez la var. typica se trouvent deux grandes
taches noirâtres.
B1oLoc·1E. —- L’espèce vit sur diverses herbes (Urtica, Atripleœ, Chene-
podium) et sur quelques arbres. Deux générations annuelles. Les œufs de la
génération automnale sont déposés sur les arbres et hibernent, tandis que les
œufs de la génération estivale sont déposés sur les herbes. L’espèce se nourrit

MIRINAE. — LYGUS 199
de la sève des plantes et on a déjà constaté des dégâts importants aux
légumes et aux fleurs cultivés. La piqûre des insectes est empoisonnée et a
comme conséquence le dépérissement des feuilles.
Disrmnuriou. - Toute la France. Espèce holarctique.
Sous·genre Ncolygus
Kmonï, 1917, Cornell Exp. Sta. Bull., 391 : 561.
(Typ. subgen. : L. communis KN.)
Longueur supérieure à 5,5 mm. Antennes longues. Couleur verte
ou verdâtre. Style droit du 6 avec une apophyse épaisse et droite
(fig. 125, d-l-g), formant avec le corps du paramère un angle distinct.
Style gauche (fig. 125, e—|-h) falciforme, l’apophyse avec une petite
pointe. Structure E de la paroi postérieure de la bourse copulatrice
de la Q (fig. 127, b) petite, dépassant le bord latéral de la paroi.
'l`.xnL1;Au ons Espèces
1 (4) D’un vert plus ou moins jaunâtre. Yeux grands, vertex moins
de 1,1 fois chez le Cï, moins de 1,25 fois chez la Q plus large que l’œil.
2 (3) Sommet de l'article ll des antennes concolore ou presque conco-
lore. Clavus vert. Vertex 0,67 fois moins large chez le 6*, 1,1 fois plus
large chez la Q que l’œil. 2. contamînatus.
3 (2) Sommet de l’article II des antennes largement (un quart de
sa longueur) brun ou brun noirâtre, Clavus rembruni. Vertex aussi
large chez le 5‘, 1,2 fois plus large chez la S? que l’œil.
3. vîridis.
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Fm. 125. — Lygus, Neolygus et Taylorilygus, genitalia du J (X 57) : a.-c, Lygus
pabulinus L.; d-f, Neolygus czmtaminatus FALL.; g—i, Neolygus viridi.9 FALL.;
k-m, Taylorilygus apicalis Finn. ; a, d, g, k, style droit, vue dorsale ; b, c, h, l, style
gauche, vue dorsale; c, f,_i, rn, spicule de l’ampoule, vue latérale.

200 uÉ·rÉR01>TÈnEs MIMDAE
4 (1) D'un vert bleuâtre pâle. Yeux petits, vertex 1,15-1,25 fois
chez le 5‘, 1,40-1,45 fois chez la Q plus large que l’oeil (Angleterre} (‘).
populi Lesr.
2. L. (Neolygus) contaminatus (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. :
97; Capsus viridis FLOR, 1860, non Fallén, Rhynch. Livl., l : 531;
Capsus sulcifrons KIRSCHBAUM, 1856, Caps. Umg. Wiesb. : 290 et 343;
Lygus irmotatus REUTER, 1870, Not. Sàllsk. Fn. Fl. Fenn. Fürh., Xl : 322.
D’un vert pâle ou jaunâtre, brillant, avec une pubescence fine et
claire. Les 2 articles apicaux des antennes rembrunis, le ll pâle ou
rembruni dans une partie apicale très étroite. Partie apicale interne
de la oorie souvent brune. Épines des tibias émanant de petits points
obscurs. Forme allongée. Tête courte, front avec un sillon longitudinal (g`).
Article Il des antennes 1,3 fois chez le C3`, 1,1 fois chez la Q plus long
que la largeur du pronotum et 0,75 fois moins long que les Ill et IV
réunis. Le rostre s’étend jusqu'au sommet des hanches postérieures.
Style droit du 5* (fig. 125, d] court et épais, surtout au sommet, l’apo-
physe est dirigée vers le côté. Style gauche (Hg. 125, e} courbé en angle
droit, le lobe sensoriel distinct, l’apophyse élargie. Spicule de l’am-
poule (fig. 125,   assez grand, courbé.
Longueur : 5‘ 6,2-6,9 mm; Q 5,6-6,5 mm.
Bxonoois. — Cette espèce est phytophage et vit sur des arbres à feuillage
caduc (Betula, Alnus, Salix). Les adultes ont été trouvés de juin à septembre.
Les œufs hibernent.
D1sTmBU·ri0N. — Nord [LETHIERRY, 1876] ; Vosges [PU·roN, 1883]; Bas-
Rhin [Barman et Pinon, 1876]; Somme [Dunois, 1888] ;Auhe [D’ANTESSANTY,
1890] ; Yonne [Porotos, 1880] ; Hautes-Pyrénées [LAM1aER·r1E, 1909];
Nièvre [Danis] ; Haute-Savoie ]ïV’ILLIERS] ; Marne [CARUEL] ; Corse [Ecxaiv
LEIN]. Connue de toute l’Europe et de l'Asie septentrionale, plus commune
au Nord.
3. L. (Neolygus) viridis (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. : 85; P Cimex
obfuscatus GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. Xlll : 2185; .9 Cimex fusco-
maculatus GoEzE, 1778, Ent. Beitr., ll : 267 ; :°Cimex viridescens
Georrnov, 1785, dans Fourcroy, Ent. Par. : 207; Lygus commutatus
Fuseau, 1861, Eur. Hem. : 27; Lygus contaminatus DOUGLAS et Scorr,
1865, non Fallén, Brit. Hem. : 461 ; Capsus sulcifrans Tr1oMsoN, 1871,
Op. Ent., IV : 425.
D'un vert plus foncé, à pubescence fine et claire, brillant. Clavus
et angle interne de la corie bruns. Les épines des tibias sont pâles et
(1) Cette espèce récemment; décrite par LEs·roN d’Angleterre vit sur les peupliers.
La présence dans la France septentrionale est possible.

Miamarz. —- Lvous 201
prennent naissance sur de petits points obscurs. Taille comme la pré
cédente. Style droit du 8 (fig. 125, g) plus petit et plus étroit, l'apophyse
plus longue. Style gauche (fig. 125, h) plus court, son apophyse plus
longue, le lobe sensoriel plus épais. Spicule de l’ampoule (fig. 125, i)
très petit, droit et grêle.
Longueur : C? 5,5-6,3 mm; Q 5,9-6,5 mm.
Bionoom. -— Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Tilia,
Alnus, Rhamnus, etc,). Les adultes ont été trouvés en juin et août. Les œufs
hibernent.
DISTRIBUTION. —— Alsace Rx-nana et Purorx, 1876]; Haute-Garonne
[RIBAUT, 1924] ; Basses-Alpes E. WAGNER, 1955] ; Côtes-du-Nord [Enmmo,
1961] ; Alpes·Maritimes [Panama] ; Hautes-Pyrénées [Panama] ; Marne
[CARUEL]. Connue de presque toute l’Europe, plus commun dans la région
septentrionale, signalé aussi de l’.\mérique du Nord.
Sous-genre Apolygus ·
Cn1NA, 1941, Proc. Boy. ent. Soc. London, X : 60.
(Typ. subgen. : L. limbatus FALL.)
Longueur de 4,8 à 6 mm. Antennes plus courtes. Couleur verdâtre
ou olivâtre. Genitalia construits comme chez Neolygus KN.
TABLEAU nas nsràcas
1 (4) Les épines des tibias prennent naissance sur de petits points
noirs.
2 (3) Vertex 1,5 fois plus large que l°œil. Fémurs postérieurs d'un
beau rouge clair. 4. limbatus.
3 (2) Vertex moins de 1,33 fois plus large que l’œil. Fémurs d'un
jaune brunâtre, tachés de brun. 5. rhamnicola.
4 (1) Tibias sans points noirs.
5 (6) Sommet du cunéus étroitement noir. 6. spinolai.
6 (5) Cunéus vert unicolore ou brunâtre à sa base. 7. lucorum.
4. L. (Apolygus) limbatus (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. : 92;
var. aberrata STICHEL, 1958, Ill. Best. Tab., II : 740; var. progressiva
STICHEL, 1958, ib.; var. terminata S·1·tcma:L, 1958, ib.
D'un vert jaunâtre ou vert pâle. Écusson obscur chez le 5‘, pâle ou
en partie obscur chez la Q. Parties internes de la corie et du clavus
noirâtres. Partie apicale des fémurs postérieurs rouge. Brillant, à
pubescence claire. Forme ovale·allongée. Article II des antennes 1,1 fois

202 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
chez le 8, presque 1 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum.
Le rostre slétend jusqu°au sommet des hanches intermédiaires. Style
droit du g` (fig. 126, a) étroit, l’ap0physe courte et épaisse, dirigée
Vers le côté. Style gauche (fig. 126, b) courbé anguleusement, le lobe
sensoriel distinct, l°apophyse étroite. Spicule de l’ampoule (fig. 126, c)
court, épais, courbé.
Longueur : J 5-5,6 mm ; Q 4,9-5.5 mm.
VARIATION. — Chez la var. terminata Sricn. ]Q) le tylus, les angles internes
de la corie et du cunéus et la eommissure du clavus sont obscurs. la var. pro-
gtcssiva Srxcn. a en plus les bords latéraux de l°écusson etle bord postérieur du
pronotum obscurs, tandis que la var. abcrtata ne se distingue de la var. typica
que par les bords latéraux de l’écuss0n qui sont d’un brun rougeâtre.
B1oLoG1E. ——~ Cette espèce vit sur Salim et Populus. Les adultes ont été trou-
vés de juin à août. Les œufs hibernent.
D1sTR1BUT1oN. ——· Hautes-Pyrénées LLAMBERTIE, 1909]; Landes [PUTON,
1881]; Moselle [BELLEv0YE, 1865]; Ille-et-Vilaine [EHANN0, 1961] ; Rhône
[AUDRAS]; Tarn [PERRIER]; Haute-Garonne [RIBAUT]; Marne [CARUEL].
Connue de l’Europe centrale et septentrionale, plus rare au Sud.
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Fu;. 126. -— Apolygus, genitalia du 5 (X 58,5) : a-c, A. limbatus FALL. ; d-f, A. rhum-
nicola REUT· ; g-i, A. spinolai M. D. ; lr-m, A. lucorum M. D.; a, d, g, k, style droit,
vue dorsale; b, e, h, l, style gauche, vue dorsale; c, f, i, m, spicule de l’ampoule,
vue latérale.
5. L. (Apolygus) rhamnicola REUTER, 1885, Medd. Soc. Fn. Fl.
Fenn., XI : 164.
D’un jaune olive, jamais vert, avec une pubescence très fine et claire.
Partie interne de la corie rembrunie. Nervures de la membrane jau-
nâtres. Tylus noir. Taille un peu plus grande. Vertex 1,15-1,20 fois
chez le 8, 1,33 fois chez la Q plus large que l’œil. Le rostre s’étend
jusqu’au sommet des hanches intermédiaires. Styles du 5‘ (fig. 126, d—e)

Mimrute. - Lycos 203
comme chez Yespèce précédente, mais style gauche sans lobe sensoriel
distinct. Spicule de l'ampoule plus large et plus fortement courbé.
Longueur : 8 5,4·6 mm; Q 5-5,9 mm.
Brotocie. — Cette espèce vit exclusivement sur Rhamnus frangula. L.
Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -— Nord (Forêt de Raismes) [Purou, 1890] ; Finistère
‘&:EIIANNO, 1961]. Connue d’Allemagne, de Hollande, de Bohême et de
inlande.
6. L. (Apolygus) spînolai (Meyer:-Dunn), 1841, Stett. ent. Zeit. :
86; PCapsus humuli STAMMBACH, Allgem. Hopfenzeitung.
Diun vert unicolore, brillant, à pubescence fine et claire. Un petit
point noir au sommet du cunéus. Membrane grisâtre avec des taches
peu distinctes plus foncées. D'une forme ovale. Tête courte, vertex
1,25-1,33 fois plus large que l'œil. Article ll des antennes plus court
que la largeur du pronotum et plus court que les III et IV réunis.
Le rostre atteint le sommet des hanches intermédiaires. Style droit du 6*
(fig. 126, g) avec une apophyse très épaisse. Style gauche (fig. 126, h)
plus petit, large au sommet, le lobe sensoriel distinct. Spicule de l’am- ·
poule (fig. 126, i) long, assez courbé.
Longueur : 6* 5,3-5,8 mm ; 9 5,5-6 mm.
B1oLoGxe. —- Cette espèce vit sur les herbes (Urtica, Artemisia, Filipen-
dula, Rubus, Tanacetum}. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les
œufs hibernent.
Dtsrninurron. — Moselle, Bas-Rhin [Reisen et Perou, 1876]; Finistère
(fleuren, 1896]; Hautes-Pyrénées [Lameearxe, 1909]; Basses-Alpes, Alpes-
Maritimes, Pyrénées-Orientales   WAcNen, 1955]; Landes [Penmen].
Espèce euro·sibérienne.
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Fm. 1.27. — Paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q (X 76) : a, Lygus
pabulinus L. ; b, Ncolygus viridis FALL. ; c, Apolygus limbatu.9 FALL. ; d, Tayluri·
lygus apicalis Free.

204 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
7. L. (Apolygus) lucorum (MEYER-Dunn), 1843, Caps. : 46 ; P Capsus
declivis Scnorxrz, 1846, Arb. Ver. Schles. Ges. : 69; Capsus bipunctatus
SArxx.BEaG, 1848, Mon. Geoc. : 101 ; Capsus contaminatus KIRSCHBAUM,
1856, non Fallén, Caps. Wiesb. : 125; var. maculata REUTER, 1896,
H. G. E., V : 108; var. volgensis BECKER, 1864, Bull. Soc. Nat. Mosc. :
488; var. concolor Sricnar., 1930, Ill. Best. Tab. : 184.
Coloré comme l'espèce précédente, mais le sommet du cunéus uni-
colore vert, sa base souvent brunâtre. Style droit du 5` (fig. 126, lc) ·
plus étroit. Style gauche (fig. 126, Z) plus petit, le lobe sensoriel moins
développé, l°apophyse plus large. Spicule de l’ampoule (fig. 126, m)
très long et extrêmement grêle.
Longueur: 5‘ 5-5,5 mm ; É25,1-5,9 mm.
\7ARIATI0N. — La var. maculata REUTER a le clavus et la corie avec des
taches indistinctes brunes, la var. Volgcnsis Back. a le cunéus vert unicolore.
Les var. typica et concolot Srxcn. sont des formes de transition.)
B1oLoG1E. -— Cette espèce vit sur des herbes (Urtica, Eupatorium, Arte-
misia, Tanacetum}. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs
bibernent.
Dxsrmaurxou. — Toute la France. Espèce holarctique.
43. Gen. TAYLORILYGUS LEsToN
Taylorilygus LESTON, 1952, Ent. Gaz., III : 213.
(Typ. gen. : T. simonyi REUT.)
Article I des antennes 0,5 fois moins long que la hauteur de l’œil.
Style droit du ô` (fig. 125, Zc) très petit. Style gauche (fig. 125, Z) avec
un processus à côté du lobe sensoriel qui est assez long et denté au
sommet. Structure E de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de
la Q (fig. 127, d) large et basse, s’étendant jusqu’au bord latéral de la paroi.
Une seule espèce européenne :
Taylorilygus apicalis (Fuseau), 1861, Eur. Hem. : 275; Lygus
putoni MEYER-Dunn, 1870, Mitt. Schw. ent. Ges., [ll : 207; var.
prasina REUT., 1875, Oefv. Vet. Ak. Fôrh.: 72; var. inops REUTER,
1894, Rev. d’Ent. Caen : 190; var. imwtata Po1>1>1Us, 1912, Ac. Soc.
Sci. Fenn., XLI (3) : 101; var. rufoviridis Poprws, 1912, ib.; var.
roseotincta. LINDBERG, 1956, Not. Ent., XXXVI : 53,
D’un jaune blanchâtre ou verdâtre ou vert, couvert de poils fins et
clairs. Hémélytres avec des taches brunes, surtout dans la partie api-
cale. Sommet du cunéus étroitement noir. Membrane claire, tacbée
de brun. Forme plus étroite. Vertex un peu moins large chez le C3`, 1,33 fois

M1RxNAE. —— EXOLYGUS 205
plus large chez la 9 que l’œil. Article Il des antennes 1,15-1,20 fois plus
long que la largeur du pronotum et plus long que les Ill et lV réunis.
Anneau apical du pronotum très étroit. Le rostre dépasse les hanches
postérieures nettement.
Longueur : 3‘ 5-5,3 mm; Q 4,8-5,6 mm.
VARIATION .
1 (2) Face dorsale avec des dessins bruns ou noirs, var. typica.
2 (1) Face dorsale sans dessins obscurs.
3 (4, 5) Verte, angle apical du cunéus foncé, var. prasina REu·r. (inops.
REu1·.).
4 (3, 5) Unicolore verte, var. innotata Pox>1>.
5 (3, 4) Face dorsale verte, munie de teintes rouges ou rosâtres, var. rufo-
viridis Porr. (roseotincta, Lone,).
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur Tamarix, Pulicaria et Matricaria. Les
adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
Drs·1·meur1oN. - Aude, Bouches-du-Rhône, Var, Corse [REu1·Ea, 1896];
Alpes·Maritimes, Pyrénées-Orientales, Tarn   WAGNER, 1955] ; llle-et-
Vilaine ]EHANNO, 1961] : Tarn [PERRIER]. Espèce méditerranéenne; qui se
trouve seulement dans la France méridionale.
44. Gen. EXOLYGUS WAGNER
Exolygus E. WAGNER, 1949, Verh. Ver. Natw. Heim. Hambg.,
XXX : 26.
(Typ. gen. : E. pratensis L.)
Longueur de 4,7 à 7,5 mm. Vertex marginê. Épines des tibias noires.
Base des tibias avec une tache brune à la face externe, sommet des
fémurs avec des anneaux bruns. Le rostre atteint les hanches posté-
rieures. Style gauche du 6 (fig-130) grand, le lobe sensoriel saillant,
muni de dents. Apophyse du style gauche plus petite, courbêe et aiguë.
La longueur du pénis représente 16-18 % de celle de l°insecte. Spicule
de l’ampoule (fig. 129, h-0) extrêmement petit. Structure E de la paroi
postérieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 136, a) large et plus
ou moins haute.
Les espèces de ce genre ont deux générations annuelles dans quelques
régions (Angleterre, Allemagne), tandis que dans d’autres régions (Suède)
on n°en trouve qu°une seule.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (6) La ponctuation des hémélytres est uniforme, les points sont
serrés et leur espacement est partout le même.
2 (3) Pubescence de la face dorsale fine et dense, de sorte que l’in-
secte prend un aspect mat. Longueur 4,6-5,7 mm. 1. rugulipennis.

_ 296 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
3 (2) Pubescence de la face dorsale plus fine et plus courte, de sorte
que l’insecte prend un aspect brillant.
4 (5) Écusson avec un dessin noir ou rouge en forme d’un W
(fig. 129, c). Sommet du cunéus sans point noir distinct.
2. wagneri.
5 (4) Écusson avec une tache noire à la base (fig. 129, a). Sommet
du cunéus avec une tache noire très nette. 3. pratcnsis.
6 (1) La ponctuation des hémélytres est inégale, surtout dans la
partie apicale où se trouvent des espaces lisses.
      I    Q I 
  W % W W W M 
     `      7  
Fm. 128. — Ezolygus, 3‘ (>< 7,4] : a, E. rugulipennis Porv.; b, E. pmtensis L.;
c, E. punctatus ZETT. ; d, E. wagneri REM. ; e, E. gemellatus H. S. ; f, E. maritimus
var. gravesteini E. \Vcx. ; g, E. italicus E. \«Vcx.
7 (8) Écusson avec un dessin en forme d’un \V (fig. 129, b). Couleur
foncière d’un rouge brunâtre, noirâtre ou rarement grisâtre.
4. punctatus.
S (7) Écusson avec une ou deux taches noires au milieu de sa base,
rarement en plus deux taches latérales (fig. 129, d, f, g). Couleur fon-
cière d’un gris verdâtre, jaunâtre ou jaune clair, souvent en plus des
taches rouges.
9 (19) Partie apicale de l’article Il des antennes largement noire.
Pronotum en général avec 2 taches discoïdales noires (fig. 128, c)·
5. gcmellatus.
10 (9) Partie apicale de l'article II des antennes claire ou étroite-
ment noire.
11 (12) Sommet du tylus concolore, rarement rembruni. Mem·
brane avec une tache noirâtre dans la cellule majeure (fig. 128,  
6. maritimus.
12 (11) Sommet du tylus largement noir. Membrane sans tache
distincte dans la cellule majeure (fig. 128, g). 7. italicus.

MIRINAE. —' EXOLYGUS  
1. Exolygus rugulîpcnnis (Poppms), 1911, Medd. Slsk. Fn. Fl.
Fenn. Fôrh., XXXVII : 96; Lygus pubescens REUTER, 1912, Oefv.
Fin. Vet. Soc. Fôrh., LIV : 36; Lygus campcstris FALLÉN, 1807, non
Linnê, Mon. Cim. 2 83; E. NVAGNER, 1940, Verh. Ver. Natw. [Ieim.
Hambg., XXVIII : 1 ; LINNAVUORI, 1951, Ann. ent. Fenn., XVII : 57 ;
var. immaculata E. YVAGNER, 1947, Mitt. Natw. Ver. Steierm., LXXVII :
76; var. obscura E. \VAuNEn, 1947, ib.
V /
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d - h 1 k
`e I. 7 Q 7 Q 7   V
9 î. 7         m n 0
Fm. 129. -— Exalygus : a-(-i, E. pratensis L. ; b-(-k, E'. punctatus ZETT.; c+h,
E. wagncri REM. ; d-(-l, E. gemellatus II. S. ; e-|-m, E. rugulipennis Por?. ; f—|-n,,
E. italicus E. WoN.;g+u, E. maritimus E. Wax.; a-g, variation de l’écusson
(X 11] ; h-0, spicule de l’ampoule du pénis (X 84).
D’une couleur variable : brun grisâtre, gris, gris rougeâtre, gris
verdâtre ou noirâtre. Ecusson avec 2 taches aiguës au milieu de sa
base, qui forment rarement un VV. Ventre avec une grande tache noire
dans sa partie centrale. Hêmélytres souvent avec de petites taches
noires (fig. 128, a). Sommet du cunéus presque toujours concolore.
Vertex 1,3 fois chez le ,3, 1,4 fois chez la Q plus large que l'œil. Pro-
notum 1,3 fois chez le 5‘, 1,4 fois chez la Q plus large que la longueur
de l'article II des antennes. Style gauche du 5* (fig. 130, c) robuste,

208 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
lobe sensoriel court et robuste. Spicule de l’ampoule (fig. 129, m) assez
petit, non élargi au sommet.
Longueur : g 4,7-5,4 mm; S2 5,2-5,7 mm.
VAmA'r1oN. — Cette espèce est très variable. L’extrême le plus pâle (var.
immaculata E. Wacm.) est unicolore clair, la var. obscura E. WAGN. est
presque entièrement noire (seulement gg).
B10r.0c1E. — Cette espèce vit sur des herbes (plantes rudérales). Les adultes
hibernent. Deux générations annuelles. On a constaté des dégâts de cette
espèce sur les plantes cultivées.
DISTRIBUTION. - Toute la France. Espèce holopaléarctique.
2. Exolygus wagncri REMANE, 1955, Zoo]. Anz., CLV : 115.
Couleur d’un jaune grisâtre, souvent rougeâtre, avec des dessins
noirs (fig. 128, d). Antennes en partie noires. Les taches de l’écusson
(fig. 129, c) sont parfois noires, parfois rouges. Bord interne du cunéus
souvent rouge. Taille comme chez la précédente, mais un peu plus
grande. Vertex environ 1,25 fois plus large que l’œil. Pronotum 1,5 fois
plus large que la longueur de l’article II des antennes. Style gauche
du g (fig. 130, a) assez grand, le lobe sensoriel presque triangulaire.
Spicule de l’ampoule (fig. 129, h) assez long, mais grêle, élargi au sommet.
Longueur 2 C3`, Q 5,4-7 mm.
B1oL0c1E. — Cette espèce vit sur les herbes (S0lidag0, Hieracium, Rumex,
llrtica). Les adultes hibernent. Deux générations annuelles.
DISTRIBUTION. -—- Pyrénées-Orientales (Eyne, Font·Romeu, 1800 m)
(E. WAGNER, 1955]; Vosges (La Schlucht) [PERRIER]; Jura, Ain (Cerdon)
(AUDRAS]; Haute-Loire (mont Mézenc) [MANEVAL]; Haute-Garonne (Fos,
1 049 m) [RIRAUT]; Seine·et-Oise (Lardy)   WAGNER]; Tarn (Albi) (PER·
HIER]. Espèce boréo-montagnarde. Connue des Alpes, des montagnes de l’Al-
Iemagne centrale, de l’Autriche, de l’Italie, de la Bohême et de la Finlande.
3. Exolygus pratensis (L1NNE), 1758, Syst. Nat., éd. X : 448 ;
E. WAGNER, 1940, Verh. Ver. Natw. Heimatf. Hamburg, XXVIII : 1,
Couleur foncière variable, les taches noires plus nettes (fig. 128, b)
se trouvent sur le pronotum, à la base de l’écusson et dans la partie
apicale des hémélytres. Sommet du cunéus toujours noir. La Q en géné-
ral plus claire et plus grisâtre. Vertex 1,1 fois chez le g, 1,3 fois chez la Q
plus large que l’œil. Pronotum 1,3 fois chez le g, 1,5 fois chez la Q plus
large que la longueur de l’article II des antennes. Style gauche du g
(fig. 130, d) plus petit, le lobe sensoriel arrondi. Spicule de l’ampoule
(fig. 129, i) grand, robuste, fortement élargi au sommet et ici muni
de petites dents.
Longueur : g 6,1-7,3 mm; Q 5,8-6,7 mm.

M1n1NAE. -— Exonvous 209
Bxorocxs. — Cette espèce vit sur des herbes et aussi sur des arbres et sur
Calluna. Deux générations annuelles. Les adultes hibernent.
Disrnxnuwron. — Toute la France et la Corse. Espèce holopaléarctique.
4. Exolygus punctatus (ZETTERSTEDT), 1839, lns. Lapp. : 273;
Lygus rutilans Honvzrm, 1888, Rev. d'Ent. Caen : 181; Lygus pra-
tensis var. fuscoruber Srnom., 1900, Mitt. Natw. Ver. Steierm., XXXVI :
193; var. franzi E. VVAGNER, 1947, ib., LXXVI : 76; E. \VAGNER,
1955, Act. Ent. Mus. Nat. Prag., XXIX : 152.
D'un rouge brunâtre, plus rarement grisâtre ou noiràtre. Pronotum
taché de noir dans sa partie apicale, écusson avec une tache noire en
forme d’un W. Hêmélytres tachés comme chez E. rugulipennis Porr.,
mais le sommet du cunéus toujours noir (fig. 128, c). Grand et robuste.
Vertex 1,2 fois chez le 6, 1,36 fois chez la Q plus large que l’œil. Pro-
notum 1,4 fois chez le 5*, 1,5 fois chez la Q plus large que la longueur de
l'article [I des antennes. Style gauche du J (fig. 130, b) grand, le lobe
sensoriel saillant, ses dents grosses. Spicule de l’ampoule (fig. 129, k)
plus droit et moins élargi au sommet.
Longueur : J 5,8-6,6 mm; Q 5,7-6,6 mm.
VARIATION. — La var. ftanzi E. WAGNER est presque entièrement noire.
BIOLOGIE. — Inconnue.
Dxsrnxnuïxom. — Haute-Savoie (Châtel) [ÀUDRAS; E. WAGNER, 1955];
Basses-Alpes (Digne) (Ec1<En1.1zxN] ; Pyrénées centrales (Andorra) [GBA'
vEs·rx·;1N]. Connue des Alpes, de la Suède et de la Finlande. Espèce boréo·
montagnarde.
a   b   c d  e f g
Fm. 130. - Exolygus, style gauche du $ (X 44) : a, E. wagneri REM. ; b, E. punctatus
Zmrr. ; c, E. rugulipennis Porr. ; d, E. pratensis L.; e, E. gemellatus H. S. ; f, E. mari·
limus E. WGN.; g, E. italicus E. VVGN.
5. Exolygus gemellatus (HERRICH°SCHAEFFER), 1835, Wanz. Ins.,
III : 81; Phytocoris adspersus Scmrmno, 1836, Arb. Verând. Schles.
Ges. : 82; Capsus artemisiae SCHILLING, 1846, ib. : 32; var. autumnalis
Nlirzdue. 14

210 HÉ1·ÉaovTÈP·Es Mxainais
E. \VA<;NER, 1947, Bombus 1 42; E. XVAGNER, 1940, Verh. Ver. Natw_
Heim. Hambg., XXVIII : 1; var. innotata PoLENTz, 1954, Abh. Mus.
Kult. gesch. Nlagdebg., [X (2) : 88.
D’un gris verdâtre pâle, les dessins noirs très distincts. 2 points
discoïdaux et les angles postérieurs du pronotum presque toujours
noirs. Écusson avec 2 taches noires au milieu de sa base (fig. 129, d).
Hémélytres avec des taches noires le long des nervures et au bord
postérieur (fig. 128, e). Sommet du cunéus noir. Forme plus courte
et plus large. Vertex 1.3 fois chez le Q`, 1,5 fois chez la Q plus large
que l'œil. Pronotum 1,4 fois chez le 3, 1,5 fois chez la Q plus large
que la longueur de l’article ll des antennes. Style gauche du 5` (fig. 130, e)
plus étroit, le lobe sensoriel long et saillant. Spicule de l’ampoule
(fig. 129, l) petit, grêle, à peine élargi au sommet.
Longueur : 8 5,5-6 mm: 9 5,4-5,7 mm.
\lARIATION. — La var. autumnalîs E. VVAGN. est en grande partie rougeâtre,
la var. unîcolor Por. est unicolore claire, même les points noirs du pronotum
manquent.
B1oLoG1E. — E. gemellatus H.-S. vit sur Artemisia campestris L., plus
rarement sur d’autres herbes. Deux générations annuelles, dont l’une apparait
en juin et juillet, l’autre en août et septembre. Les adultes hibernent.
D1sT1>.1Bu1·1oN. — Toute la France, plus commun dans la région méridio-
nale. Espèce ponto-méditerranéenne, manque dans l’Europe septentrionale.
6. Exolygus maritîmus E. VVAGNER, 1949, Verh. Ver. Nat. Heim.
Hambg., XXX : 26; var. gmvesteini E. VVAGNER, 1950, Ent. Ber.,
XIII : 89.
D’un vert jaunâtre ou vert pâle, souvent en partie rouge ou vert
foncé. Dessins noirs distincts, mais en général réduits. Membrane
avec des taches noirâtres, surtout dans les cellules et en arrière d’elles.
Vertex 1,18 fois chez le 3`, 1,28 fois chez la Q plus large que l`œil. Pro-
notum 1,5 fois plus large que la longueur de l’article II des antennes.
Style gauche du Cf (fig. 130,   petit, le lobe sensoriel très petit et aigu.
Spicule de l’ampoule (fig. 129, n) petit et courbé.
Longueur : <§` 5,5-6 mm; Q 5,4-5,7 mm.
VAmArxoi~¤. — La var. gravesteinî E. WAGN. a la partie médiane du clavus
et une tache rhomboïdale au bord postérieur de la corie noires.
Bionocxe. —-—— Cette espèce vit sur des herbes (Artemisia, Rumex, Suaeda,
Atriplex) et se trouve surtout sur le littoral de la mer. Les adultes hibernent.
Deux générations annuelles.
D1s1·mBuTxoN. — Gironde (La Teste). Bouches-du-Rhône (Camargue,
Arles), Pyrénées-Orientales (Banyuls)   WVAGNER, 1955] ; Aude (La Nouvelle)
[Panama]. Connue des bords de la mer (Allemagne, Hollande, Angleterre).

M1n1NAE. —— onrnors 211
7. Exolygus italicus E. YVAGNER, 1951, Boll. Ass. Rom. Ent., VI
(3) : 13.
Coloré comme E. maritimus E. VVAGN., mais le sommet du tylus
noir et les cellules de la membrane sans taches noirâtres. Vertex 1,15 fois
chez le J, 1,34 fois chez la Q plus large que l’œil. Pronotum 1,5 fois
chez le J, 1,6 fois chez la Q plus large que la longueur de l'article II
des antennes. Style gauche du J (fig. 130, g) petit, le lobe sensoriel
long et aigu. Style droit avec une apophyse longue et grêle. Spicule
de l'amp0ule (fig. 129, 0) assez grand et grêle.
Longueur : J, Q 5,6-7 mm.
BIOLOGIE. -—- inconnue.
DxsTmnu'1·xoN. —- Var (Sainte-Baume) (E. WAGNER, 1955). Cmnue de
l`ltalie (Naples) et de la Dalmatie (Split).
45. Gen. ORTHOPS Fxaaan
Orthops Fmnizn, 1858, VVien. ent. Mon., ll : 311; E. WAGNER, 1949,
Verh. Ver. Natw. Heim. Hamburg, XXX : 26.
(Typ. gen. : O. kalmi L.)
Longueur de 3 à 6 mm. Vertex marginé. Genitalia du J et de la Q
nettement plus petites. La longueur du pénis égale 9-12 % de la longueur
totale de l’insecte. Couleur foncière variable, mais très rarement verte,
en ce cas le rostre ne dépasse pas les hanches intermédiaires.
TABLEAU mas esràcas
1 (2) Épines de tous les tibias noires. 1. atomarius.
2 (1) Au moins les épines des tibias antérieurs sont pâles.
3 (8) Épines des tibias postérieurs noires ou d’un brun noirâtre.
4 (5) Bord latéral de la corie pâle, concolore. Apophyse du style
droit (fig. 133, a) en forme d’un poinçon. 2. campestris.
5 (4) Bord latéral de la corie étroitement noir   Apophyse du style
droit (fig. 133, e-i) en forme d’un crochet.
6 (7) Vertex à peu près aussi large chez le J, 1,4 fois plus large chez
la Q que l'œil (fig. 131, b). Forme ·allongée. 3. basalîs.
7 (6) Vertex environ'1,3 fois chez le J, 1,5 fois chez la Q plus large
que l'œil (fig. 131, a). Ecusson en général avec une tache basale trian-
gulaire noire (fig. 132, c). Forme ovale, allongée. 4. kalmî.
(1) Il est plus facile de constater la couleur du bord externe de la corie si on le
regarde par la face ventrale.

212 nériêaorrànns Mxmnîxn
8 (3) Épines de tous les tibias pâles.
9 (14) Le rostre atteint ou dépasse les hanches postérieures.
10 (13) Le rostre dépasse nettement les hanches postérieures. Article Ill
des antennes aussi long que la largeur de la tête. `
11 (12) Article ll des antennes 1,1 fois plus long que la largeur
du pronotum. Vertex plus de 1,25 fois chez le 3`, plus de 1,6 fois chez la Q
plus large que l’œil. 5. rubrîcatus.
12 (11) Article Il des antennes aussi long que la largeur du pronotum.
Vertex aussi large chez le §, 1,25 fois plus large chez la Q que l’oeil.
6. rufinctvis.
13 (10) Le rostre s'étend jusqu`au sommet des hanches postérieures.
Sommet du cunéus noir ou d’un brun rougeâtre. 7. ccrvinus.
14 (9) Le rostre ne dépasse pas les hanches intermédiaires.
15 (18) Article ll des antennes 0,9-1 fois aussi long que la largeur
du pronotum.
16 (17) Vertex aussi large chez le 3‘, 1,33 fois plus large chez la Q
que l’œil (fig. 131, e). Longueur de 3,4 à 4,6 mm. Le rostre atteint le
sommet des hanches intermédiaires. 8. viscicola.
17 (16) Vertex 0,67 fois moins large chez le ô`, aussi large chez la Q
que l’œil (fig. 131, d). Longueur de 2,7 à 3,3 mm. Le rostre atteint le
milieu du mésosternum (Espagne). conspurcatus REUT.
18 (15) Article ll des antennes à peine 0,7 fois moins long que la
largeur du pronotum.
19 (20) Article ll des antennes plus long que les Ill et lV réunis,
le Ill 0,4-0,5 fois moins long que le ll. Longueur 4,1-4,4 mm.
9. foreli.
20 (19) Article ll des antennes aussi long ou presque aussi long
que les Ill et IV réunis, le Ill 0,7 fois moins long que le ll. Longueur
5-5,8 mm. 10. montanus.
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Fm. 131. —-— Orthops, tête, vue dorsale (X 18) : 0., O. lmlmi L. ; b, O. basalis COSTA;
c, O. campestris L.; d, O. conspumcatus REUT. ; e, O. viscicola PUT. En haut :
5‘, en bas : Q.

Mxmmaa. —— oaruors 213
1. Orthops atomarius (MEYER-Duran), 1843, Caps. : 43 ; var. maculosa
Srxcnax., 1930, lll. Best. Tab. : 182; var. martini Srxcmsi., 1930, ib.;
var. schmidti Srxcuai., 1930, ib. ; var. negata STICHEL, 1958, ib., ll : 719.
D'un rouge brunâtre ou brun foncé, parfois avec des taches obscures,
muni d’une pubescence fine et claire. Tête noire chez le 6, rouge chez
la 9. Antennes jaunes. Pattes jaunes, fémurs rougeâtres ou brunâtres.
Forme ovale allongée. Vertex presque 1,1 fois chez le J, 1,33 fois chez la Q
plus large que l'œil. Article II des antennes aussi long chez le 8, 0,75 fois
moins long chez la Q que la largeur du pronotum. Le rostre dépasse
les hanches postérieures.
Longueur : (J 4,5-5,2 mm; Q 4-4,5 mm.
VAmA1‘1oN. — La tête, l’écusson et les hémélytres sont souvent tachés de
brun. Les variétés décrites ont peu d`importance.
Biorocna. —- Cette espèce vit sur des Conifères [Pinus, Abies). Les adultes
ont été trouvés en août et septembre, ils liibernent.
Dtsraxnurion. - Nord [Liarmamxv, 1874]; Vosges, Moselle, Bas-Rhin
[Barman et Porou, 1876]; Somme [Dunois, 880]; Hautes-Pyrénées [LAM-
aaarxa, 1909]; Haute-Garonne [Braun, 1900].Connue del'Europe occidentale
et septentrionale, plus commun dans les Alpes.
2. Otthops campestris (Lmmâ), 1758, Syst. Nat., éd. X : 448; Cimea:
tmnsversalis Fnamcws, 1787, Mant. [ns. : 304 ; Capsus lucidus Kmscw
BAUM, 1856, Caps. Umg. VViesb. : 228; Capsus transversus TnoMsoN,
1871, Op. Ent., IV : 427; Lygaeus pastinacae FALLÉN, 1807, Mon.
Cim. : 86; var. viridipallens Srxcxxan, 1930, lll. Best. Tab. : 186; var.
prasina. Sricum., 1930, ib.; var. lrimaculuta TAMAMN1, 1951, Ann.
lnst. Mus. Zool. Univ. Napoli, III (4) : 10; var. reuteri TAMAMN1,
1951, ib.; Rranur, 1924, Bull. Soc. Hist. Nat. Toulouse, LII : 8;
var. herbacca Sricnar., 1958, lll. Best. Tab., ll : 726; var. imperfecta
Srxcmax., 1958, ib.; var. stillata Srrcmax., 1958, ib. : 727.
D'un jaune pâle ou verdâtre, rarement vert, avec des dessins bru-
nâtres ou noirs, muni d’une pubescence fine et claire. Antennes variables
en couleur, en général noires, avec l’article 1 jaune. Pattes jaunes,
fémurs avec 2 anneaux bruns dans la partie apicale. Forme ovale
allongée (fig. 132, e-f). Tête courte (fig. 131, c), vertex 1,45 fois chez le J,
1,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes à peine
aussi épais que le 1. Style droit du 6* petit, l’apophyse en forme d’un
poinçon (fig. 133, a). Style gauche (fig. 133, b) falciforme, le lobe sensoriel
très grand, presque quadrangulaire, l’apophyse aiguë, munie d°une petite
pointe, qui est dirigée vers l’arrière. Spicule de l’ampoule (fig. 133, d)
mince, courbé.
Longueur : (É 3,6-4,6 mm; Q 3,85-4,7 mm.

214 nxârénorrànes Mimosa
\7ARIATI0N. -— L`étendue des dessins obscurs de la face dorsale est très
variable. La plus claire est la var.l’1€1‘baCCa ST1cH. (fig. 132, e), la plus obscure
la var. typica (fig. 132, f), les autres ne sont pas importantes.
   
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Fm. 132. -— Orthops, 5‘ (X 8) : a, O. basalis Cosra, var. testacea, TAM. ; b, O. basalis
Cos·rA var. typica; c, O. kalmi L. var. paupemta H. S. ; d, O. kalmi L. var. picea
REUT.; e, O. campestris L. var. herbacea Srxcn.; f, 0. campestris L. var. typica.
Bionocxa. — Cette espèce vit sur des Ombellifères. Les adultes hibernent
et se colorent en vert après l’hibernation. Une seule génération annuelle,
qui apparaît en juillet.
D1sTmBUTr0N. —— Toute la France. Espèce holopaléarctique.
3. Orthops basalis (Cosra), 1852, Cim. Regn. Neap., Cent. lll : 38;
var. intermedia TAMANINI, 1951, Ann. lnst. Zoo]. Univ. Napoli, Ill (4) :6 ;
var. testacea TAMAMNI, 1951, ib.
Colorè comme O. campestris L., mais en général plus obscur, le bord
externe de la corie très étroitement noir, front en général avec 2 taches
noires. Forme plus longue et plus étroite (fig. 132, a-b). Vertex 1,2 fois
chez le C3`, 1,7 fois chez la Q plus large que l’œil. Style droit du 5` (fig. 133, i)
plus étroit, Yapophyse en forme de crochet. Style gauche (fig. 133, k)
petit, le lobe sensoriel arrondi, muni de petites dents, Fapophyse courbée,
très large dans sa partie apicale (fig. 133, l). Spicule de l'ampoule
(fig. 133, m) grêle, courbé.
Longueur 1 8 4,1-5,2 mm; Q 4,2-5,3 mm.
\rARIATION. — Comme chez l’espèce précédente. La forme la plus pâle
est la var. tcstacea TAM. (fig. 132, a), la plus obscure la var. typîca(fig. 132, b).
B10L0c1E. —- Comme chez O. campestris L.
D1sTR1BU·rxoN. —— Pyrénées-Orientales (La Preste)   VVAGNER, 1955];
Tarn (La Salvetat) [GALIBERT); Haut e-Garonne (Saint-Béat,Luchon)[R1BAUT,
VIDAL] ; Bretagne (Rennes) [EHANN0]. Connue de l’Italie, 1

M1mNAE. — mvruovs 215
4. Orthops kalmi (lnmwà), 1758, Syst. Nat., éd. X : 448; var. picea
REUTER, 1894, Rev. d'Ent. Caen : 134; var. flavovaria Fmsnicius,
1794, Ent. Syst., IV 1 178; var. thoracica \VESTH()FF, 1881, 9. Jahr.
ber. V1/estf. Ver. V1/`iss. Kunst : 68; var. fieberi \VEs·rnom~·, 1881, ib. : 69;
Capsus pauperatus Hiaxmtcn-ScnA1sFF1sn, 1839, \Vanz. Ins., IV : 31;
Orthops pellucidus Fmnizn, 1858, \Vien. ent. Mon., 11 : 332; var. orien-
talis REUTER, 1896, H. G. E., V : 78; var. frenata Hoavrirn, 1894,
flev. d'Ent. Caen : 182; var. ferruginea REUTER, 1906, Ann. Mus. Zool.
St. Petersbg., X : 46; var. vitticeps REUTER, 1906, ib.; var. westho/fi
STICHEL, 1930, lll. Best. Tab. : 186; var. quadrimaculata Srxcnex.,
1958, ib., ll : 730; var. tenais Srrcnm., 1958, ib. ; var. conspicua ST1-
cnex., 1958, ib. ; var. nigrovaria Srxcnm., 1958, ib. : 731 ; var. bipartita
STICIIEL, 1958, ib.; var. triplex Sricmsx., 1958, ib. : 732; RIBAUT,
1924, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, Lll : 8.
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F10. 133. -— Orthops, genitalia du 5‘ et tête : a-d, (). campestris L. ; e-h-(-n, O. kalmi L.;
i-m+0, O. basalis Cosma ; a, e, i, style droit, vue dorsale (>< 49) ; b, f} k, style gau-
che, vue dorsale (X 49) ; c, g, l, id., partie apicale (>< 98) ; d, h, m, spieule de
1'amp0u1e (X 491 ; n-0, tête, vue frontale (>< 18,5). En haut : 2, en bas : J.
Coloré comme les espèces précédentes. Bord latéral de la corie étroite-
ment noir. Les dessins de la face dorsale plus nettes (fig. 132, c-d).
Taille plus petite. Vertex 0,9 fois moins large chez le 3*, 1,45 fois plus
large chez la Q que l’œil. Style droit du 5‘ (fig. 133, e) plus grand, son
apophyse plus courte. Style gauche (fig. 133,   plus robuste, le lobe
sensoriel arrondi, muni de petites dents, Vapophyse plus petite (fig. 133,g).
Spicule de l’ampoule (fig. 133, h) presque droit.
Longueur : 6 4,1-4,7 mm ; Q 3,9-4,6 mm.
Vsmxrxom. — Comme chez les espèces précédentes. La forme la plus pâle
est la var. pauperata II. S. (fig. 132, c), la plus obscure la var. picca Reer.
(fig. 132, d).
Brotocua. —— Comme chez O. campestris L.
Dxsrmncrxou. — Toute la France. Espèce holopaléarctique.

216 uÉTÉR0PTÈREs M1R1DAE
5. Orthops rubricatus (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. : 100; Capsus
rubicundus MEYER-DUER, 1843, non Fallén, Caps. : 72 ; var. loewi
REUTER, 1905, Ann. Mus. Zool. St. Petersbg., X : 27; var. picea ST1-
CHEL, 1930, lll. Best. Tab. : 182; var. testacea S'1·1c1~1EL, 1930, ib.;
var. [leva STICHEL, 1930, ib. ; var. spadisc STICHEL, 1958, ib., Il : 720;
subspec. tyrolensis E. WAGNER, 1955, Act. Ent. Mus. Nat. Prag., XXIX :
155.
D°un brun rougeâtre ou d’un jaune brunâtre, rarement rouge; la
pubescence fine et claire. Antennes jaunâtres. Sommet du cunéus rouge.
Membrane d’un gris foncé, les nervures rougeâtres. Épines des tibias
pâles. Forme allongée, environ 3,4 fois chez le 6, 2,9 fois chez la Q plus
long que la largeur du pronotum. Vertex 1,27 fois chez le 6, 1,7 fois
chez la Q plus large que l’œil. Le rostre atteint le segment ll de l’abdo-
men. Style gauche du 6 (fig. 134, c) grand, le lobe sensoriel très volu-
mineux. Style droit (fig. 134, cz) robuste, peu courbé, l’apophyse grêle.
Spicule de l’ampoule (fig. 134, b) courbé en forme de spirale.
Longueur : 6 4,6-4,9 mm ; Q 4,1-4,8 mm.
VARIATION. ·— La sous-espèce tyrolensis E. WAGN. est plus longue et plus
étroite, le 6* 4 fois, la Q 3,25 fois plus long que la largeur du prcnotum, les
antennes sont plus longues, l’article II 2 fois chez le 6, 1,78 fois chez la Q plus
long que la largeur de la tête, le style droit (fig. 134, d) plus court et plus épais,
son apophyse très épaisse, le style gauche (fig. 134, f) plus grêle, le lobe senso-
riel nettement plus petit; le spicule de l’amp0ule (fig. 134, e) très mince et
moins courbé. La var. locwi REUT. est entièrement rouge, la var. Spadix
Sricn. (picea Srxcu.) d’un brun noirâtre, la var. Hava Sricn. est d’un jaune
ocrace.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur des Conifères (Picea, Pinus, Abies).
Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —— Toute la France. Espèce holopaléarctique.
G. Orthops rufmervis (REUTER>, 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXI : 34; E. WAGNER, 1955, Act. Ent. Mus. Nat. Prag, XXIX : 150.
D’un rouge jaunâtre ou rouge pâle, la pubescence blanchâtre. Antennes
d'un jaune brunâtre. Forme ovale-allongée. Vertex aussi large chez le 6,
un peu plus large chez la Q que l’œil. Article II des antennes environ
aussi long que la largeur du pronotum. Le rostre dépasse les hanches
postérieures. Style droit du 6 (fig. 134, g) court et épais. Style gauche
(fig. 134, i) avec un lobe sensoriel large et arrondi. Spicule de l'amp0ule
petit et presque droit (fig. 134, h).
Longueur : 6, Q 3,75-4,1 mm.
BIOLOGIE. — Inconnue.
DISTRIBUTION. —- Signalée de la France méridionale par PU·1·0N, mais sans
indication précise. Connue de l’Algérie.

MIRINAE. — onrnors 217
7. Otthops cervînus (Henman-SCHAEFFER), 1842, Wanz. Ins., VI: 57;
Phytocoris lucorum BouEMAN, 1852, non È\1eyer·Duer, Oefv. Vet. Ak.
Fôrh. : 67; var. coccinea (Honvnru), 1898, Termeszetr. Füzet., XXI :
502 ; var. fucumia Fmnmx, 1861, Eur. Hem. : 279; var. signata (Srxcum.),
1930, Ill. Best. Tab. : 181 ; var. clarior (Stream.), 1930, ib.
D’un brun jaunâtre, grisâtre ou rougeâtre, à pubescence fine et claire.
Antennes jaunes, la partie apicale de l’article II ainsi que les III et IV
d’un brun noirâtre. Bord postérieur du pronotum brun ou noir. Sommet
du cunéus rouge brunâtre ou noir. Forme ovale·allongée, 2,5 à 3 fois plus
long que la largeur du pronotum. Article II des antennes aussi long
ou à peine plus court que la largeur du pronotum, le III 0,67-0,75 fois
moins long que la largeur de la tête. Style droit du 8 (fig. 134, k) droit,
l’apophyse en forme d'un poinçon. Style gauche (fig. 134, m) petit, le
lobe sensoriel très petit. Spicule de l'amp0ule (fig. 134, l) presque droit,
pointu.
Longueur : 8 3,8-4,2 mm; S? 3,9-4,4 mm.
VARIATION. — Il y a deux types de coloration : l’un a la couleur foncière
grisâtre ou d’un brun grisâtre et la face ventrale verdâtre, l'autre a la face
dorsale d'un brun jaunâtre ou rougeâtre et la face ventrale jaunâtre. La var.
coccinea Honv. est d’un rouge sang, la var. jucunda Finn. a le bord
postérieur du pronotum voncolore, la var. signata Srxcn. a la partie posté-
rieure des hêmélytres tachés de brun et les callosités du pronotum noirâtres,
la var. clatiot Sricu. est basée sur des exemplaires immatures.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur des arbres à feuillage (Tilia, Fraxinus,
Sorbus). Les adultes hibernent. Une seule génération annuelle, qui apparaît
en juillet.
Dtsrmnurxom. -~ Nord (herxixannv, 1874] ; Somme (Dunois, 1888];
Aube [¤°ANrnssANTY, 1890]; Loire-Atlantique [Dommoue, 1902]; Gard,
Ilérault [flouvrrn, 1892]; Gironde, Hautes-Pyrénées LLAMBEKTIE, 1909];
Puy-de·Dôme [EUSEBIO] ; Tarn [GALIBERT, 1"Enmen] ; Haute-Garonne
(Humor]; Corse [Ecxantem]. Connue de toute l’Europe et de l’Afrique du
Nord, se trouve aussi en Chine.
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Fm. 134. — Orthaps, genitalia du 3 (X 55) ; a—c, 0. rubricatus rubricatus F.u.1..;
d-f, O. rubricatus tyralensis E. Wen.; g-i, 0. rufincrvis Reer.; k-m, O. cervinus
H. S. ; n-p, O. viscicola PUT.; 41, d, g, k, n, style droit, vue dorsale; b, 8, h, 1, 0,
spicule de Vampoule, vue latérale; c, f, i, rn., p, style gauche, vue dorsale.

218 nÉTÉRoPTÈREs M1R11)AE
8. Orthops viscicola (Purom), 1888, Rev. d'Ent. Caen : 365.
Jaune et brun. Tête jaune, antennes jaunâtres, rembrunies vers le
sommet. Partie postérieure du pronotum brune. Hémélytres d’un brun
foncé en partie jaunes, souvent avec une bande transversale jaune,
base du cunéus jaune. Nervures de la membrane rougeâtres. Fémurs
annelés de brun. Yeux très grands (fig. 131, e), Vertex 1,1 fois chez le C3`,
1,33 fois chez la Q plus large que l’œil. Article ll des antennes 1,33-
1,5 fois plus long que les III et IV réunis. Style droit du 5‘ (fig. 134, n.)
mince. Style gauche (fig. 134, p) grêle, l’apophyse longue, le lobe sensoriel
aplati. Spicule de l’ampoule (fig. 134, 0) long, courbé dans sa partie
médiane, très grêle au sommet.
Longueur : ô` 3,4-4 mm; Q 4-4,6 mm.
BIOLOGIE· — Cette espèce vit exclusivement sur le gui (Viscum album  
Les adultes ont été trouvés en juillet et août.
DISTRIBUTION. —- Seine-et-Oise [Purou, 1888 ; E. WAGNER, 1955]; Vosges
IPUTON, 1889] ; Aube [DIÀNTESSANTY, 1890] ; Loire-Atlantique [DOMINIQUE,
1902; EHANN0, 1961] ; Haute-Garonne [RIBAUT, 1900] ; Normandie [BRU-
NETEAU, 1931] ; Aude [Gixvov] ; Tarn [PERRIER] ; Var (RIBAUT]. Connue
d’Allemagne, d'Angleterre, de Suisse et de la Russie méridionale.
9. Orthops foreli FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., II : 332.
D’un jaune brunâtre, taché de brun ferrugineux. Tête jaune, front
avec des taches brunes, tylus brun. Anneau apical du pronotum jaune,
les callosités et le bord postérieur bruns. Bord interne du clavus et
partie apicale de la corie bruns. Fémurs avec un anneau antéapical brun.
Lisse, brillant, la ponctuation forte. Vertex un peu plus large que l’oeil.
Article II des antennes 0,67 fois moins long que la largeur du pronotum.
Longueur : 5‘ 4,2-4,4 mm; Q 4,1-4,3 mm.
B10LoG1E. —— Cette espèce vit sur le pin.
D1s·rR1BU·rxoN. — Ain (Cerdon) IRIBAUT, 1932]. Connue de Suisse, d’Au-
triche, d'Allemagne, de Hongrie, de Yougoslavie et de Caucasie.
10. Otthops montanus (ScmLL1NG), 1836, Arb. Ver. Schles. Ges. : 83 ;
Capsus fasciatus IWEYER, 1841, Stett. ent. Zeit. : 86; Capsus cervinus
'I`1ioMsoN, 1871, non Herrich-Schaeffer, Op. Ent., IV : 426.
D’un jaune brunâtre, avec des dessins rouges. Tylus noir. Antennes
d’un brun rougeâtre, base et sommet de l’article II noirs. Base de l’écus-
son, bord interne du clavus et partie apicale de la corie rougeâtres.
Sommet du cunéus rougeâtre. Fémurs avec un anneau antéapical incom-
plet noirâtre. Forme ovale-allongée. Pubescence fine et claire. Article Il
des antennes 0,58 fois moins long que la largeur du pronotum. Style droit

Minmxe. — xoxoconxs 219
du 5` assez grand, convexe sur le côté interne, l'apophyse en forme de
crochet. Style gauche grand, le lobe sensoriel saillant et denticulé. Spi-
cule de l'ampoule très long, très grêle et droit.
Longueur : Cî 5-5,5 mm; Q 5,1-5,8 mm.
Biotooxiz. — Cette espèce vit sur Rumecc et Pinus dans les lieux humides
des montagnes. Les adultes ont été trouvés en juillet et août.
Dxsrnmuwxou. —— Puy-de·Dôme [Fauvm., 1887] ; Allier, Hautes-Pyrénées
Rnvrnn, 1896]; Loire (F'.«Lcoz, 1928]; Vosges [PIONNEAU]; Haute-Savoie
Lnosrn]; Savoie [Aunnxs]; Basses-Pyrénées [TEM1>Èm;]; Haute-Garonne
[RIBAUT]; Pyrénées-Orientales, Gard [Psaumes]. Connue d’Espagne, du
Portugal, de Hongrie, d’Allemagne, de Dalmatie et de Sicile.
46. Gen. AGNOCORIS Rnuran
.·1gn0c0ris REUTER, 1875, Gen. Cim. : 19.
(Typ. gen. : A. rubicundus FALL.)
Article ll des antennes environ aussi long que la largeur de la tête.
Style gauche du 5* (fig. 135, f-|-i) assez robuste. Structure E de la paroi
postérieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 136, c) très large et
très basse.
Taureau Das Espàcss
1 (2) Article ll des antennes (1,8-(1,9 fois moins long que la largeur de
la tête. Vertex 1,15 fois chez le 5, 1,4 fois chez la Q plus large que l’œil.
1. rubicundus.
2 (1) Article II des antennes aussi long que la largeur de la tête.
Vertex 1,3 fois chez le (Q`, 1,5 fois chez la Q plus large que l'œil.
2. rcclaitei.
1. Agnocoris rubîcundus (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. : 92;
Lygus rubricatus HAHN, 1831, VVanz. lns., 1 : 156; var. minor REUTER,
1896, H. G. E., V : 73; var. collaris E. \2/AGNER, 1949, Verh. Ver.
Natw. Heim. Hamburg, XXX : 36; var. schmidti Kxnxrsnmzxo, 1926,
Ann. Mus. Zool. Ac. Sci. URSS; var. /usco-angulata STICHEL, 1958,
Ill. Best. Tab., II : 718; var. variegata STICHEL, 1958, ib.
D'un jaune ocracé ou rougeâtre, densément couvert de poils fins et
clairs. Tête jaune. Antennes d’un jaune brunâtre, brunes vers le sommet.
Ecusson brun, sa pointe jaune. Sommet du cunéus rouge ou brun.
Pattes jaunâtres, fémurs avec 2 anneaux antéapicaux bruns. Forme
ovale-allongée, 2,1 fois (Q) à 2,15 fois (C3`) plus long que la largeur du
pronotum (fig. 135, a). Article ll des antennes (fig. 135, c) épaissi vers
le sommet, le III à peine plus long que la largeur du vertex. Style droit

220 uÉ·rÉRo1>TÈREs MIRIDAE
du C? (fig. 135, 6) petit, l’apophyse saillante. Style gauche (fig. 135,  
grand, le lobe sensoriel plus haut que large. Spicule de l’ampoule
(fig. 135, g) grand, épais dans sa partie médiane.
Longueur : 5` 4,3-5 mm ; Q 4,6-5,3 mm.
\fARIATION. —— La var. collaris E. WAGN. a le pronotum d’un brun foncé
sauf l’anneau apical, les callosités, une ligne médiane et le bord postérieur
qui sont jaunes. La var. minor REUT. est plus petite (longues: 3,5 mm). Les
var. fusco-angulata Sricn., varîegata Srxcn. et schmidti Km. sont des
formes de transition entre la var. typica et la var. collaris E. VVAGN.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les saules, plus rarement sur les peupliers.
Les adultes hibernent. Une seule génération annuelle, qui apparaît en juillet.
D1sTm1aUTxoN. — Toute la France. Connue de toute l’Eur0pe et de l’Asie
septentrionale.
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FlG· 135. — Agnocoris : a, c, e, f-g : A. rubicundus FALL. ; b, d, h, i-k, A. reclzzirei
E. WGN. ; a-IJ, 6 (X 5,5) ; c-d, article Il des antennes (X 15,5) ;:c—§—h, style droit,
vue dorsale (X 48) ; f—l—i, style gauche, vue dorsale (X 48) ; g-Hr, spicule de l'am-
pmile du pénis, vue latérale (X 48).
2. Agnocoris reclairei (E. WVAGNER), 1949, Verh. Ver. Natw. Heim.
Hamburg, XXX : 34.
Coloré comme l’espèce précédente. S`en distingue par la forme plus
allongée (fig. 135, b), le Cî 2,3 fois, la Q 2,1 fois plus longue que la largeur
du pronotum, l’article ll des antennes plus long et plus mince (fig. 135, d),
le III plus long que la largeur du Vertex. Style droit du 3` (fig. 135, h)
plus grand, mais l’apophyse plus petite et plus mince. Style gauche
(fig. 135, i) très grand, le lobe sensoriel beaucoup plus large que haut.
Spicule de l’ampoule (fig. 135, k) nettement plus petit et plus grêle.
Longueur : @ 4,7-5,4 mm ; Q 5-5,5 mm.
B10LoG1E. — Comme chez A. rubicundus FALL.

M1RxNAE. —— Lxoconxs 221
DISTRIBUTION. - Peu connue. Bouches-du-Rhône (Arles) [E. WAGNER,
1955]; Tarn (Albi) (PERRIER}; Basses-Alpes (Digne) [WAGNER et WEBER].
Connue d’Allemagne, de Ho lande, d’Italie, des Alpes et de la Péninsule
balkanique.
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Fm. 136. ·-· Paroi postérieure ale la bourse copulatrice de la Q (X 76) : a, Ezolygus
gemellatus H. S.; b, Orthops kalmi L. ; c, Agnocoris rubicundus FALL. ; d, Liocoris
tripustulatus F.; e, Camptozygum aequalo Vu.1..
47. Gen. LIOCORIS FIEBER
Liocoris F1ERER, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 309 (‘); E. WAGNER,
1957, D. ent. Zeit. (N. F.), IV (1-2) : 91.
(Typ. gen. : L. lripustulatus F.)
Ovale (fig. 137, a), face dorsale lisse, face ventrale pubescente. Tête
petite, courte, 0,5 fois moins large que le pronotum. Vertex immarginé.
Antennes aussi longues que l’insecte. Le rostre atteint les hanches
postérieures. Genitalia du 5* semblables à ceux du genre Exolygus
E. WAGN., mais plus petits, structure E de la paroi postérieure de la
bourse copulatrice de la Q (fig. 136, d) large, mais rfatteignant pas le
milieu de la paroi.
Une seule espèce :
Liocoris ttipustulatus (FABRICIUS), 1781, Spec. lns. : 2; ?Cimex
bifasciatus 9(IUELLER, 1764, Fn. lns. Friedr. : 29; var. autumnalis
REUTER, 1875, Rev. Crit. Caps., II : 71; var. picta (HAHN), Wanz.
Ins., I : 215; var. nepeticola REUTER, 1896, H. G. E., V : 47; var.
pallens NouA1.1·xxER, 1895, Rev. d'Ent., XVI : 176; var. imzequalis
STICHEL, 1930, Ill. Best. Tab. : 193; var. bimaculata S1·1cnEL, 1930,
ib.; var. mutata STIC]-[EL, 1930, ib.; var. quadrimaculata Srxcnnn,
1930, ib. ; var. similis STIGREL, 1930, ib. ; var. sordida S1·1cnE1., 1930, ib.
D’une coloration très variable, jaune et noire, rouge-orangé et noire
ou d’un brun jaunâtre et noire. Tête jaune. Antennes jaunes, un anneau
(é) KEL·roN (1955) a réuni ce genre avec le genre Ezolygus E. VVAGN. Nous ne le
suivons pas en ce cas parce que ces deux genres sont assez diiïérents dans la
structure de la tête, des antennes, de la pubescence et aussi dans la forme des
dessins.

222 HÈTÉROPTÈRES MIRIDAE
antéapical de l’article I, base et sommet de II et les III,et IV entière-
ment d’un brun noiràtre. Pronotum noir, taché de jaune. Ecusson jaune.
Hémélytres noirs sauf une bande transversale et le cunéus qui sont jaunes,
sommet du cunéus noir. Pattes jaunes, fémurs tachés de brun, tibias
avec un anneau brun près de la base. Forme ovale acuminée. Brillant.
Vertex 1,26 fois chez le (É, 1,5 fois chez la Qplus large que l’œil. Article II
des antennes 1,4 fois plus long que la largeur du pronotum et un peu plus
court que les III et IV réunis. Article I du rostre très épais.
Longueur : 5` 3,8-4,4 mm ; Q 4,1-5 mm.
VAR1AT10N. — Les variétés décrites ne sont en général que des stades
d`un changement de coloration que chaque individu parcourt.
B1oLoG1E. —— Cette espèce vit sur des herbes, surtout sur Urtica. Les adultes
hibernent. Une seule génération annuelle qui apparaît en juillet.
I)1sTmBUT1oN. —— Toute la France. Espèce euro-sibérienne.
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Fm. 137. — Liocoris et Cyphodcma, 5‘ (X 6] : a, Liocoris tripustulatu.9 F. ;
b, Cyphodema, instabile Luc. ; c, Cyphodema mendosum Honv.
48. Gen. CYPHODEMA FIEBER
Cyphodema FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., II : 310.
(Typ. gen. : C. instabile Loc.)
Large, ovale, convexe. Tête courte, joues hautes, Vertex marginé.
Article II des antennes légèrement épaissi vers le sommet. Fémurs
postérieurs aussi épais que la largeur du Vertex.

Mmmse. -— cvpnonemx 223
TABLEAU mas Espiacxzs
1 (2) Longueur de 4 à 5,5 mm. Clavus unicolore noir (Iig. 137, b). Marge
du vertex très fine. Le rostre s’étend presque jusqu’au segment III de
l’abdomen. 1. instabile.
2 (1) Longueur de 3,4 à 3,6 mm. Partie apicale du clavus jaune
(fig. 137, c). Marge du vertex épaisse. Le rostre ne dépasse pas les hanches
postérieures. 2. mendosum.
1. Cyphodcma instabîle (Lucas), 1849, Expl. Alg., Hem. : 84 ;
Phytocoris tritaenia COSTA, 1852, Cim. Piegn. Neap., Cent. III : 260;
Cyphodema. meyerdüri Fxnaan, 1858, VVien. ent. Mon., II : 310.
Noir et jaune, avec une pubescence couchée line et jaune. Sommet
de la tête noir. Antennes jaunes, articles III et IV et le sommet de II
noirs. Pronotum noir sauf une ligne médianehles bords latéraux et
l°anneau apical qui sont jaunes (fig. 137, b). Ecusson et hémélytres
noirs, une tache médiane de l’écusson, une bande transversale médiane de
la corie et la partie basale du cunéus jaunes. Fémurs tachés de brun
noirâtre. Antennes très longues, article II aussi long que la largeur du
pronotum et plus long que les III et IV réunis. Vertex 1,1 fois chez le 6,
1,25 lois.ehez la Q plus large que l’œil.
Longueur : 6 4-4,6 mm; S2 4,3-5,5 mm.
VARIATION. — Cette espèce montre une variation dans les dimensions des
plaques noires. Mais nous avons constaté que les exemplaires récemment
    wïw _ "l1L·j/W"
Qi, `.   fg,
. ~ 4/ /7 ,
0 b c d
Fxc. 137 A. — Cyplwdemxz irwlabile Luc., variation (X 10,8) :
a, exemplaire clair; b, var. typica; c—d, exemplaires obscurs.

224 nÉTÉR0PTÈaEs Mrmnaa
développés montraient. des plaques noires moins étendues (fig. 137 A, a),
tandis que les exemplaires hibernés avaient ces plaques bien étendues (1).
Bxotocrxz. — Cette espèce vit sur Helianthemum. Les adultes hibernent.
Une seule génération annuelle qui apparaît en juin.
Dxsrmnurxon. ——- Toute la France méridionale, manque dans la France
septentrionale. Espèce méditerranéenne.
2. Cyphodema mendosum MONTANDON, 1887, Rev. d’Ent. Caen : 66.
Tête noire, les bords des yeux et le bord postérieur flaves (fig. 137, c)·
Antennes d'un brun foncé sauf l’article I et la partie basale de ll.
Pronoturn noir, les bords latéraux et une ligne médiane flaves. Hémé-
lytres comme chez C. instabile Luc., mais la partie apicale du clavus
jaune. Taille plus petite. Antennes plus longues que l’insecte, l’article Il
plus long que la largeur du pronotum. Vertex 1,3 fois chez le C3`, 1,5 fois
chez la Q plus large que l’œil.
Longueur : ;§‘ 3,2-3,6 mm; Q 3,4-3,6 mm.
Brotocm. —— Inconnue.
Drsraraurxon. — Pyrénées-Orientales (XAMBEU : dans nos jardins sur les
fleurs de Sarriette]. Cette espèce est connue seulement avec certitude de la
Péninsule balkanique (Herzégovine) et de la Cr1mée. Il est peu vraisemblable
qu’elle se trouve en France. La citation de M. XAMBEU est peut-être basée
sur une détermination erronée.
49. Gen. CAMPTOZYGUM REUTER
Camptozygum REUTER, 1896, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXXVIII :
160; Hadrodema FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., ll : 311.
(Typ. gen. : C. aequale VILL.)
. Pubescence de la face dorsale fine et claire. Tête assez grande, 0,67 fois
moins large que le pronotum. Vertex marginé. Brides eonvexes. Pattes
courtes, l’article Il des tarses postérieurs plus court que le Ill.
TABLEAU nes Espèces
1 (2) Écusson nettement ponctué. Tête, antennes et pattes jaunes.
1. aequale.
2 (1) Écusson fortement ruguleux, sa ponctuation à peine visible. Tête,
antennes et pattes d’un brun rougeâtre ou noirâtre. 2. pumilio.
(1) Srxcmzr. (1958, Ill. Best. Tab., II : 754-755) a décrit 10 (1) formes de variation.
Mais, en France, nous n’avons trouvé aucune de ces variétés. Même la var. typica
donne un tout autre aspect (fig. 137 A, b). Ce fait nous fait penser que les variétés
de S1·1c:1-rm. ne font pas partie de la faune française.

MIMNAE. — c.xMP1·ozvoUM 225
1. Camptozygum aequale (VILLARS), 1789, Ent. auct. : 589; Lygaeus
pinastri FALLÉN, 1807, Mon. Cim. Suec. : 95; Capsus melanaspis Mur.-
SANT, 1852, Ann. Soc. Linn. Lyon : 144; var. maculicollis MULSANT,
1852, ib.; var. fieberi Sricum., 1930, Ill. Best. Tab. : 189.
D°une coloration très variable de jaune ocracé à noir. Tête jaunâtre,
parfois tachêe de brun. Hémélytres sans bandes. Pattes jaunes, férnurs
tachés de brun, tibias avec 2 anneaux obscurs. Forme ovale·all0ngée.
Article II des antennes à peine épaissi vers le sommet, plus long que les
III et IV réunis. Côté externe du style droit du 5‘ (fig. 138, b) non courbé,
le côté interne anguleux. Lobe sensoriel du style gauche (fig. 138, c)
saillant, muni de grosses dents, l’apophyse épaisse. Spicule de l’ampoule
(fig. 138, d) droit, court et large, muni de grosses dents.
Longueur : (Q 4,3-4,7 mm; Q 4,5-4,8 mm.
Vsmxrxou i
1 (4) Pronotum noir sauf l'anneau apieal.
2 (3) Hémélytres noirs unicolores, var. typica.
3 (2) Partie basale de la corie brune, var. pinastri FALL.
4 (1) Pronotum en partie jaune. '
5 (6) Partie apicale du pronotum noire, var. flCbCl'i`STICH·
6 (5) Pronotum jaune sauf les callosités, var. maculicollis MuLs.
Bionocxiz. —— Cette espèce vit sur les pins et se nourrit dela sève des plantes
et de petits insectes. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre.
Les œufs hibernent. Une génération annuelle.
I)is1·n1Bu1·1oN. — Toute la France. Connue de toute l’Europe, plus rare
au Sud.
2. Camptozygum pumilio REUTER, 1902, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XLIV : 166; var. nigropicea Sricmax., 1930, Ill. Best. Tab. : 189; var.
reuteri Sricmai., 1930, ib.; var. handlirschi Sricmax., 1930, ib.; var.
elsabeae Sricnm., 1930, ib. ; var. elforae Sricnm., 1930, ib.
Plus mat et plus foncé que l’espèce précédente. De même taille. Forme
du style droit du 6* (fig. 138,   rhomboïdale. Style gauche moins courbé,
plus grêle, le lobe sensoriel plus large, triangulaire. Spicule de l'amp0ule
(fig. 138, e) plus grêle, fortement courbé, ses dents plus minces.
Longueur : 5^ 3,5-4 mm; Q 4-4,5 mm.
VARIATION
1 (2) D’un brun noirâtre, var. piceo-nigra Sricn.
2 (1) En partie plus clair.
3 (4) Seulement la tête en partie claire, var. teutcrî Srxcn.
4 (3) Les hémélytres aussi en partie clairs.
Miridae. l5

226 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
5 (6) Pronotum noir, var. handlirschi Sricu.
G (5) Pronotum en partie brun ou rougeâtre.
7 (8) D’un rouge brunâtre, taché de noir, var. clsabeae Sricn.
8 (7) D’un brun clair, seulement les callosités du pronotum sont noires,
var. eljorac Sricn.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur Pinus pumilio TIAENKE et elle a été trou-
vée seulement dans les montagnes. Les adultes se trouvent en juillet et août.
Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —- Connue des Alpes et de la Forêt-Noire, vit vers une alti-
tude de 1 500-2 000 m. Peut-être aussi dans les Alpes françaises.
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Fm. 138. — Camptozygum : a-d, C. aequale V1x.L. ; e-h, C. pumilia REUT. ; a-&—h, Q
(X 5,4) ; b-|—f, style droit, vue dorsale (>< 58) ; c-(-g, style gauche, vue dorsale
(X 58) ;d—|—e, spicule de l’ampoule du pénis (X 58).
50. Gen. POLYMERUS VVESTW.
Polymerus VVESTWOOD, 1839, Syn. Brit. lns. : 241 ; Systratiotus
D0UcLAs et Scorr, 1865, Brit. Hem. : 442.
(Typ. gen. : P. holosericeus HAHN)
Taille grande. Anneau apical du pronotum aussi épais que l'article Il
des antennes. Article l des tarses postérieurs plus court que le ll.
TABLEAU ons sous-GENRES
1 (2) Tylus à peine saillant (fig. 139, b). Écusson, pronotum et hémé·
lytres noirs sauf le cunéus qui est souvent en partie jaunâtre.
Polymerus s. str. (p. 227).
2 (1) Le tylus dépasse le front nettement (fig. 139, a). Sommet de
l’écusson, bord postérieur du pronotum et hémélytres en partie jaunes,
cunéus souvent en partie rouge. Pocciloscytus (p. 228).

MIRINAE. — Ponvmaznus 227
Sous-genre Polymcrus s. str.
(Typ. subgen. : P. holosericeus HAHN)
Forme ovalaire, le @ à peine plus allongé que la Q. Antennes presque
aussi longues que l’insecte. Hémélytres plus larges en arrière du milieu
qu`à la base.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Cunêus, antennes et pattes noirs. 1. carpathicus.
2 (1) Base et sommet du cunéus jaunâtres.
3 (4) Antennes noires. 2. nîgritus.
4 (3) Antennes d’un brun jaunâtre, sommet des articles noirâtre.
3. h0loserîceus·
(-·‘
I @  
" J
èa É . . . 2 4 .
0 b c d 2.
Fm. 139. -· Polymerus : cz, P. unifasciatus F. ; b-c, P. carpathicus Hoav. ; d, P. nigri·
tua FALL. ; e, P. holosericeus Hun. ; a-b, tête, vue latérale (X 22,5) ; c, d-e, styles
du @, vue dorsale (X 60); 1, style droit; 2, style gauche.
1. Polymcrus (s. str.) carpathicus Honvwrn, 1882, Termesz. Füzet.,
V: 224; Polymerus nigritus FIEBER, 1861 (5‘), non Fallén, Eur. Hem. : 391 ;
Systratiotus aterrimus Jucownnw, 1881, Horae Soc. Ent. Ross., XIII : 69.
Noir, sauf une tache brunâtre à côté des yeux, une strie à l'angle
interne et une autre au bord postérieur de la corie et une tache claire
dans la membrane en arrière du cunéus. Forme ovale-allongée (3‘) ou
ovale   Couvert de poils squamiformes argentés. Style droit du 5‘
(fig. 139, c) à côtés parallèles et avec une apophyse courte. Style gauche
(fig. 139, c) robuste, l’apophyse large.
Longueur : 5* 4,4-5,1 mm; Q 4,4-5,2 mm.
B10LoG1E. — Cette espèce vit sur Galium boreale L. dans les lieux humides.
Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
D-ISIFRIBUTION. — Connue de l'Europe centrale (Allemagne, Hongrie, Russie
méridionale) et de la Sibérie. La présence en France est possible.

228 eereeopreaes MIRIDAE
2. Polymcrus (s. str.) nigrîtus (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. : 97 ;
Poeciloscytus niger l\lICHALK, 1938, Sitz. Ber. Natf. Ges. Leipzig, LXII :
121.
Coloré comme l’espèce précédente, mais la base et le sommet du cunéus
étroitement jaunâtres et les tibias annelés de jaunâtre. Style droit du 6
(fig. 139, d) plus court et plus épais. Style gauche plus grêle.
Longueur : 8 4,3-4,7 mm; Q 4,2-4,9 mm. '
Biotocie. — Cette espèce vit sur Galium dans les lieux humides. Les
adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
D1srn1BU'r10N. — Haute-Garonne (Luchon, à 1 600 m) IRIBAUT, 1928];
Normandie IBRUNETEAU, 1931]; Seine-et-Oise (val de Chevreuse)   WAGNER,
1955] ; Ain (Cerdon) [AUDRAS] ; Somme (Roisel, Cartigny) |ïSCHôNElCH].
Connue de l’Europe centrale et septentrionale et de l`Asie septentrionale.
3. Polymerus (s. str.) holosericcus (HARN), 1831, VVanz. Ins., Il : 27 ;
Capsus variabilis Heanicn-SCHAEFFER, 1842, non Fallén, VVanz. Ins.,
VI : 44.
Noir. Tête avec 2 taches jaunes aux bords des yeux. Antennes d'un
jaune brunâtre, sommet des articles Il et III et le IV entièrement jaunes.
Angle interne et sommet de la corie, base et sommet du cunéus jaunâtres.
Le sommet des fémurs et les tibias jaunâtres, ceux-ci avec 2 anneaux
bruns. Les poils squamiformes sont blancs. Forme comme chez les espèces
précédentes, mais plus grande et plus brillante. Style droit du 5‘
(fig. 139, ez) plus grêle, l’apophyse très longue. Style gauche semblable
à celui de P. nigritus FALL.
Longueur : 5` 4,2-5 mm; Q 4,5-5,2 mm.
Bxotocre. — Comme chez l’espèce précédente.
Disrmeuriom. —— Vosges, Moselle, Bas-Rhin [Reisen et Purom, 1876];
Yonne (POPULUS, 1880] ; Aube ]îD,ANTESSANTY, 1890] ; Loire-Atlantique
[DOMINIQUE, 1902] ; Gironde ILAMBEHTIE, 1909] ; Basses-Alpes [AzAM, 1893];
Normandie [BRUNETEAU, 1931]; Tarn [peamen]; Ain [AUDRAS]; Haute-
Savoie (Vu.Ltens]. Connue de l’Europe centrale et méridionale, plus commun
dans l’Est. Espèce pontique.
Sous-genre Pocciloscytus
Fieeen, 1858, Wien. ent. Mon., II : 311.
(Typ. subgen. : P. unifasciatus  
Le J nettement plus long et plus étroit que la Q, muni de poils squami-
formes brillants dorés. Cunéus en général rouge. Pénis court et épais,
avec un processus à la face droite (fig. 142), les styles comme chez Poly-
merus s. str.

Mmmse. —- Poi.vMr;nos 229
Taureau mas Espèces
1 (4) Bord latéral de la corie étroitement noir dans toute sa longueur.
2 (3) Angles antérieurs du pronotum avec une tache noire veloutée,
glabre. 4. cognatus.
3   Angles antérieurs du pronotum jaunes, pubescents.
5. vulnctatus.
4 (1) Bord latéral de la corie jaune, du moins dans la partie basale.
5 (6) Article ll des antennes 0,9 fois chez le J, 0,84 fois chez la Q
moins long que la largeur du pronotum. Cunéus sans teintes rouges.
6. brevîcomis.
6 (5) Article II des antennes plus long chez le 5‘, au moins 0,9 fois
moins long chez la Q que la largeur du pronotum. Cunéus taché de rouge.
7 (8) Vertex 1,6 fois chez le 3‘, 2,2 fois chez la Q plus large que l'œi1
(fig. 140, a). Tête, dans une vue frontale, à peine plus large que haute.
7. mîcrophthalmus.
8 (7) Vertex 1-1,3 fois chez le 5*, 1,5-1,7 fois chez la Q plus large que
l’œil (fig. 140, b-d). Tête, dans une vue frontale, 1,2-1,3 fois plus large
que haute.
9 (10) Vertex aussi large chez le 3`, 1,5 fois plus large que l’œil chez la Q
(fig. 140, d). Ecusson, pattes et antennes en partie d'un rouge de pourpre.
8. asperulae.
10 (9) Vertex 1,2-1,3 fois chez le 5, 1,6-1,7 fois chez la Q plus large
que l°œil (fig. 140, b-c). Pattes et antennes sans teinte rouge.
11 (12) Article IV des antennes 1,2-1,3 fois plus long que le III.
Corie noire sauf la base et le sommet. 9. palustris.
12 (11) Article IV des antennes à peine plus long que le III. Bord
externe de la corie en général jaune. 10. unifasciatus.
° °   °     °  
\'/ '/ \'/
‘ 0 b ` ¢; d 9
Fm. 140. - Poeciloscytus, tête du 5* (X 20) 2 a, P. microphthalmus E. Won.;
b, P. paluslris Reut.; c, P. uni/asciatu.9 F.; d, P. asperulae Finn.; e, P. brevi-
cornia Rein. En haut : vue frontale ; en bas : vue dorsale.

230 nÉ·rÉao1>TÈaEs MIRIDAE
4. P. (Poeciloscytus) cognatus (FIEBER), 1858, Wien. ent. Mon., ll :
331.
Noir ou d’un noir brunâtre, les poils squamiformes sont blancs. Bord
postérieur du pronotum étroitement jaune. Sommet de l’écusson,
base et sommet du clavus jaunâtres. Corie jaunâtre avec une bande
plus ou moins large noire dans la partie apicale. Cunéus d’un rouge
foncé, base et sommet clairs. Vertex 1,4 fois chez le C3`, 1,6 fois chez la Q
plus large que l’œil. Article Il des antennes très long et épais chez le 5`,
plus court et plus mince chez la Q.
Longueur : 6* 3,5-4,5 mm; Q 4,2-5 mm.
BIOLOGIE. —-— Cette espèce vit sur Salsola kali L. et d’autres espèces de
salsolacées. Les adultes ont été trouvés de juillet à octobre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Loire-Atlantique [DONIINIQUE, 1902]; Vaucluse [REY,
1894]; Aude [MARQUET, 1894]; Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Pyré-
nées-Orientales   \VAGNER, 1955]; Gironde ]CAaAYoN, 1949; Wnaxaa,
1953]; Hérault [Panama]; Marne [CARUEL]; Corse ]ECKERLEIN]. Espèce
holopaléarctique.
5. P. (Poeciloscytus} vulneratus (PA1~zzEa), 1806, Fn. Germ. : 100;
Phytocoris dalmani FALLÉN, 1829, Hem. Suec. Cim. : 87 ; var. intermedia
Jisxovvrnw, 1876, Trudy Piussk. Ent., lll (9) : 126; var. tmicolor
ST1cuEL, 1930, lll. Best. Tab. : 191; var. media Sricnan, 1930, ib.
D’un vert jaunâtre ou grisâtre, les poils squamiformes sont argentés:
muni en plus de poils noirs. Callosités et angles postérieurs du pronotum
et la base de l’écusson noirs. Cunéus rouge, base et sommet jaunes.
Fémurs bruns, épines des tibias noires. Vertex 1,1 fois chez le 8, 1,55 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article ll des antennes cylindrique,
épais, 1,25 fois plus long que la largeur du pronotum chez le 3, plus
étroit et aussi long que la largeur du pronotum chez la Q, le IV 0,8 fois
moins long que le Ill.
Longueur : §‘ 4,2-5 mm ; Q 3,8-4,3 mm.
VARIATION. — La var. unicolor Srica. a la tête, le pronotum, le clavus
et la corie unicolores clairs,la var. media STICH. a seulement les angles basaux
du pronotum tachés de noir, la var. intetmedia JAK. a en plus des taches
noires sur la tête, le pronotum, l’écusson, le clavus et la partie apicale de la
corie.
Bionocin. —— Cette espèce vit sur des herbes (Galium, Corispermum,
Salsolaj. Les adultes ont été trouvés de juin à octobre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —— Nord [LETHIERRY, 1874]; Somme [Dunois, 1888];
Moselle Q./TEIBER et PU1·oN, 1876] ; Yonne [POPULUS, 1880]; Sarthe [POIS-
son et o1~¤cu11.LoN, 1930]; Loire-Atlantique [Domimoun, 1902]; Alpes-
Maritimes   VVAGNER, 1955] ; Landes [Praaauaa] ; Var [GRAVESTEIN]·
Espèce euro-sibérienne, plus commun dans l’Europe orientale.

_ zsrtarxmxs. —- ronvmznos 231
6. P. (Poeciloscytus) brevicomis Raoran, 1878, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XXI : 201; var. pallidirwta K1a11*scx~1ENKo,1952, Trudy
Zool. Inst. Ac. SSSR, X: 186; var. junctaST1cuEL, 1958, Ill. Best. Tab.,
II : 757.
D°un noir brillant, couvert de poils squamiformes brillants, dorés. Tête
avec 2 taches brunâtres à côté des yeux. Bord postérieur du pronotum
ainsi que les sommets de l’écusson et du clavus étroitement jaunâtres.
Corie jaune, sa partie apicale avec une bande transverse noire, cunéus
brun ou noirâtre, base et sommet jaunes (fig. 141, a). Epines des tibias
antérieurs jaunes. Antennes jaunâtres. Vertex 1,3 fois chez le 8, 1,65 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes très court, le IV
à peine plus long que le III. Style droit du @ (fig. 142, b) petit et mince.
Style gauche (fig. 142, c) presque droit dans sa partie basale, bien courbé
vers le sommet. Ampoule du pénis (fig. 142, 0.) avec un processus robuste
qui est situé au sommet.
Longueur : @ 4,2·4,9 mm; Q 4-4,5 mm.
VARIATION
1 (2) Tête noire, avec 2 taches jaunes, var. typica.
2 (1) Tête noire, front jaune.
3 (4) Pronotum noir, son bord postérieur étroitement jaune, var. juncta
Srxcu.
4 (3) Prunotum jaune, souvent rembruni (immature), var. Pallidinota
S·r1cn.
Bronocuz. —- Cette espèce vit dans les lieux secs et chauds sur Galium
verum L. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —- Ilautes-Alpes (Gap) (XVAGNER et \’1/antan]. Espèce pon-
tique.
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F10. 141. — Poeciloscytus (X 8) : a, P. brevicornis Rmrr., 3 ; b, P. unifasciatus F., J ;
6, id., var. lalcralis Him., Q ; d, id., var. disjuncta E. VVGN., dl ; e, id., var. transzta
S·r1cu., 5*.

232 nÉrÉRoP·rÈREs M1R1nAE
7. P. (Pocciloscytus) microphthalmus E. W.àGNER, 1951, Act. Ent.
Mus. Nat. Prag., XXVI : 1.
Coloré comme l’espèce précédente, mais les plages jaunes des hémé-
lytres plus réduites. Yeux très petits, Vertex 1,6 fois chez le 5‘, 2,2 fois
chez la Q plus large que l'œil. Tête (fig. 140, a) aussi large que haute.
Article Il des antennes 1,1 fois plus long chez le 5‘, 0,9 fois moins long
chez la Q que la largeur du pronotum, le lV 1 fois (5`) à 1,1 fois (Q)
plus long que le lll. Style droit du 5` (fig. 142, h) grêle. Style gauche
(fig. 142, i) légèrement courbé. Processus de l’amp0ule (fig. 142, g)
très long, atteignant son sommet.
Longueur : 3‘ 5,3-6,8 mm; Q 5-6 mm. .
Bionocm. -— Cette espèce vit sur Galium verum L. Les adultes ont été trou-
vés de juin à octobre. Les œufs hibernent.
D1s·rRxBoT1oN. — Bouches~du-Rhône (Valdonne) [AUDRAS, E. WAGNER,
1955] ; Hautes·Alpes (Gap) [WAGNER et WEBER]; Alpes-Maritimes (Le Rouret)
[BOITENS]. Connue de l’Allemagne, de la Hollande, de l'Autriche, de la Hon-
grie et de l’Italie.
8. P. (Poeciloscytus) asperulae FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 277;
var. nigrocallosa Srrcnsr., 1958, Ill. Best. Tab., II : 759 ; var. pervulgata
STICHEL, 1958, ib.
Coloré comme les espèces précédentes, mais les antennes, l'écusson
et les pattes en partie d’un rouge sang. Article II des antennes 1,1 fois
plus long chez le 5‘, 0,85 fois moins long chez la Q que la largeur du pro-
notum, le IV 0,85-0,90 fois moins long que le lll. Style droit
du 5‘ (fig. 142, e) allongé, l'apophyse longue. Style gauche (fig. 142, 
fortement courbé. Processus de l'ampoule (fig. 142, d} très court, n’attei-
gnant pas son sommet.
Longueur : 5‘ 5,2-6 mm; Q 4,1-4,5 mm.
Bxorocm. —— Cette espèce vit sur Asperula cynanchica L. dans les lieux
secs et chauds. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ——— Marne (Épernay) [Rsurnn, 1896] ; Basses·Alpes (Digne)
(E. WAGNER, 1955]; Corse [REUTER, 1896]; Tarn (Castres) [GAMBERT];
Pyrénées·Orientales (Vernet·les·Bains) [VIDAL] ; Alpes-Maritimes (Le Rouret)
[Box1·nNs]. Espèce méditerranéenne. ·
9. P. (Poeciloscytus) palustris Heures, 1905, F estschr. Palmén,
II : 18; var. centralis E. WAGNER, 1951, Act. Ent. Mus. Nat. Prag.,
XXXVI : 4.
Noir, le bord postérieur du pronotum, bases de la corie et du cunéus
jaunâtres. Taille plus grande. Vertex 1,2 fois chez le Q`, 1,7 fois chez la Q

:~1m1NAE. — ronvmmxus 233
plus large que l’œil (fig. 140, b). Article [I des antennes 1,3 fois plus long
chez le g`, 0,97 fois moins long chez la Q que la largeur du pronotuin,
le lV nettement plus long que le III. Style droit du g` (fig. 142, l) très
long et peu courbé. Style gauche (fig. 142, m) plus robuste, mais de la
même forme que chez les autres espèces. Processus de l’an1poule
(fig. 142, lr) long et étroit, ifatteignant pas son sommet.
Longueur : J 5,5-6 mm; 9 4,8-5,3 mm.
Vsmnxon. — La var. ccntralis E. Wscm. a la partie basale et l'angle
interne de la corie jaunâtres; elle est colorée comme P. unifasciatus F. var.
latemlis Hum, mais s’en distingue par l'article IV des antennes plus long
que le III.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les (Ialium. (G. palustre L., (F. aparine L.,
G. boréale L.) des lieux humides, marécageux et boisés. Les adultes ont été
trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
D1s1·nmu1·1oN. — Somme (Le (frotoy, Cartigny) (Scnômucu]; Landes
(Dax), Seine (bois de Boulogne) [Panama] ; Marne [CARUELÉ. Connue de l'Eu-
rope centrale et septentrionale.
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Fra. 142. — Poeciloscylus, genitalia du 5* (X 53) : a.-c, P. brevicornis Beur.; d-],
P. aspcrulae Finn.; g-i, P. microphthalmus E. WGN.; k·m, P. paluatris Raur.;
n-p, P. uni/asciatus F. ; a, d, g, k, n, pénis, vue latérale droite; b, e, h, l, 0, style
droit, vue latérale; c, f, i, m, p, style gauche, vue dorsale.
10. P. (Poeciloscytus) unifasciatus (Fsnnxcws), 1794, Ent. Syst.,
IV : 178; Miris semiflavus Wotrr, 1804, Wanz. : 148; P Cimex temen-
tosus Vinmans, 1789, Ent. auct. : 528; Phytocoris marginatus HAMN,

234 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
1834, Wanz. Ins., II : 85 ; var. lateralis (HAHN), 1834, ib. ; var. tromsita
(STICHEL), 1930, Ill. Best. Tab. : 191; var. disjuncta   VVAGNER),
1951, Act. Ent. Mus. Nat. Prag., XXVI 1 5.
Coloré comme P. breqicornis REUT. (fig. 141, b·e), mais le eunéus
rouge, son bord externe noir. Taille grande. Vertex 1,2 fois chez le C3`,
1,6 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des antennes 1,13 fois
plus long chez le (E`, 0,93 fois moins long chez la Q que la largeur du pro-
notum, le IV 0,75 fois à 0,8 fois moins long que le III. Tête plus large
que haute (fig. 140, c). Style droit du g` (fig. 142, 0) court et épais, l’apo-
physe très courte. Processus de l’ampoule (fig. 142, n) long et courbé,
atteignant à peine le sommet de l’ampoule. Style gauche (fig. 142, p)
grand, semblable à celui de P. palustris REUT.
Longueur : 5` 5,3-6,8 mm; Q 5-6 mm.
VARIATION
1   Corie en grande partie noire (fig. 141, c), var. latctalis IIHN.
2 (1) Corie en grande partie jaune.
3 (4) Corie, dans la partie apicale, seulement avec une tache dans l'angle
interne (fig. 141, e), var. transita Srxcn.
4 (3) En plus une tache dans Ia partie externe de la corie.
5 (6) Ces 2 taches réunies et formant une bande transverse (fig. 141, b),
var. typica.
6 (5) Ces taches séparées l’une de l’autre (fig. 141, d), var. disjuncta
E. VVAGN.
B1oLoGxE. — Cette espèce vit sur les Galium (G. mollugo L., G. verum L., etc.),
Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurxon. — Toute la France. Espèce holopaléarctique.
51. Gen. CHARAGOCHILUS FIEBER
Charagochilus FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., II : 309.
(Typ. gen. : Ch. gyllenhali FALL.)
Taille petite, forme ovale, convexe. Anneau apical du pronotum
épais. L’article I des antennes ne dépasse pas le sommet de la tête.
Pattes courtes. Bord externe de la corie courbé en dehors.
TABLEAU mas ESPÈCES
1 (2) Vertex 1,9 fois chez le C3`, 2-2,2 fois chez la Q plus large que l’œil
(fig. 143, c-d). Article Il des antennes (fig. 143, g-h) 1,18 fois plus long
chez le ô`, 0,94 fois moins long chez la Q que la largeur de la tête.
1. gyllenhalî.
2 (1) Vertex 1,35 fois chez le 3`, 1,87 fois chez la Q plus large que l’œil

MIRINAE. ··*‘ CHARAGOCHILUS  
(fig. 143, a-b). Article II des antennes (fig. 143, e-/) 1,3 fois chez le 5`,
1,03 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête.
2. webcri.
1. Charagochîlus gyllenhali (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 97;
K. ScnM11:•1·, 1937, Mitt. D. ent. Ges., VIII : 43 (f. macr.).
Noir, mat, avec une pubescence noire mêlée de poils squamiformes
blancs. Antennes d’un jaune brunâtre. Le cunéus rouge, son sommet
plus clair. Pattes d°un brun jaunâtre, fémurs avec des taches obscures.
Article I des antennes très court et épais, article II épaissi vers le sommet,
à peine plus grêle que le I, un peu plus long que les III et IV réunis
et 2,6 fois chez le C3`, 2 fois chez la Q plus long que le III. L'incisure entre
la corie et le cunêus (fig. 143, k) est peu profonde et occupe un quart
de la largeur du cunéus. Segment génital du 3 (fig. 143, m) très court
et très large. Style droit (fig. 143, q) étroit, Yapophyse mince. Style
gauche (fig. 143, 0) plus épais dans sa partie basale, Yapophyse élargie
et arrondie. Pseudobrachyptère, rarement macroptère.
Longueur : J 3,2-3,7 mm ; Q 3,2-3,9 mm.
Bnonocm. — Cette espèce vit aussi sur Galium. Les adultes hibernent.
Une seule génération annuelle qui apparaît en juillet.
Disrmnurxon. — Toute la France. Espèce holopaléarctique.
/ —/ ,22
s (
a b `
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Q4. Q.   Q
1 m e r g n . k p q
Fw. 143. ·-— Charagochilus : a, b, e, f, i, l, n, p, Ch. wcberi E. YVGN. ; c, d, g, h, k, m, 0, q,
(Jh. gyllenhali FALL-; a+c, tête du 5‘, vue dorsale (X 20) ; b+d, id., 9 ; 6+8,
antenne du 5 (X 20) ; f-(-h, id., Q; i-k, cunèus (X 20) ; l-m, segment génital du â`,
vue dorsale (X 11) ; n-v, style gauche, vue ventrale (X 53) ; p-q, style droit, Vue
ventrale (X 53).

236 HÉTÉno1>TÈnEs MIRIDAE
2. Charagochilus weberi E. YVAGNER, 1953 : Rev. Fr. Ent., XX : 84.
Coloré comme l’espèce précédente. Taille un peu plus grande. Article I
des antennes un peu plus long (fig. 143, 2-f), article Il à peine épaissi
vers le sommet, nettement plus mince que le I, aussi long que les III
et IV réunis et 2,2 fois chez le 5`, 1,8 fois chez la Q plus long que le III.
Ifincisure entre corie et cunéus (fig. 143, i) très profonde, occupant la
moitié de la largeur du cunéus. Segment génital du 5‘ (fig. 143, l) un
peu plus long. Style droit (fig. 143, p) plus épais, l’apophyse plus robuste.
Style gauche (fig. 143, n) plus grêle, Yapophyse courbée et acuminée.
Longueur : C? 4-4,8 mm; Q 3,6-4 mm.
B1oLoG1E. ——— Cette espèce vit sur.Od0ntites lutea Rene. Les adultes ont été
trouvés en juin et de septembre à novembre. Il semble que les adultes en ce cas
aussi hibernent.
D1sTmnUT1oN. — Bouches-du-Rhône (Bouchaud), Pyrénées-Orientales
(Banyuls, Le Perthus), Pyrénées centrales (Andorra), Aude (Quillan)   WA-
GNER, 1953] ; Basse Provence [RAMADE, 1963] ; Pyrénées-Orientales (Vernet-
les-Bains) [VIDAL]. Trouvée aussi en Allemagne, Autriche, Espagne et Italie,
52. Gen. CAPSUS F.
Capsus Fanmcws, 1803, Syst. Rhyng. : 241 ; Rhopalotomus Fimmn,
1858, Wien. ent. Mon., Il : 307; Cupsocerus RA1=1NEsoU1·:, 1815, Anal.
119.
(Typ. gen. : C. ater L.)
Grand et robuste, ovale, noir. Tête grande (fig. 144, cz), 0,67 fois
moins large que le pronotum. Vertex près de l’œil avec une petite fosse
ocelliforme, son bord postérieur immarginé. Pattes courtes et robustes.
rlflv ;ll1l~
·' îîiî`?  
= Il s
G b c d G f
Fm. 144. —- Capsus : a+d, C. ater L. ; b+f, C. pilifcr REM. ; c+e, C. wagneri REM. ;
u,5‘ (X 4,5) ;b-c, tibia intermédiaire (X 22,5) ;d—f, article II des antennes (>< 22,5] ;
à gauche : 3 ; à droite : Q.

MIRINAE. —— csrsos 237
TABLEAU nas Espèces
1 (2) Article II des antennes épaissi en massue dans sa partie apicale
(fig. 144, d), qui est environ 2 fois plus épais que l’article I. 1. ater.
2 (1) Article II des antennes épaissi graduellement vers le sommet
(fig. 144, c-f) qui est 1,5 fois plus épais que le I.
3 (4) Tibias avec un anneau clair en arrière du milieu (fig. 144, c).
Pubescence du pronotum couchée. 2. wagneri.
4 (3) Tibias avec un anneau clair près de la base (fig. 144, b). Pubes-
cence du pronotum semi-érigée. 3. pilifct.
1. Capsus ate: (Lnwné), 1758, Syst. Nat., éd. X : 447; P Cimea:
sordeus GMEMN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 2166; Capsus nigricomis
Hzinn, 1826, Icon. Cim., f. 20; var. semi/lava Lxnmà, 1767, Syst. Nat.,
éd. XII : 725; var. tyrarmus Fiiamcius, 1781, Ent. Syst., IV: 177;
var. nigripes Srnonr., 1900, Mitt. Natw. Ver. Steierm., XXXVI: 191;
var. rutila Srxcnm., 1930, Ill. Best. Tab. : 199.
Noir, la tête, le pronotum et les pattes parfois jaunes ou d'un jaune
rougeâtre. Base de l’article III des antennes blanchâtre. Sommet des
tibias et tarses toujours noirs. Forme ovale (fig. 144, a), le 6* un peu plus
allongé que la Q. Face dorsale avec une ponctuation dense et forte.
Écusson ruguleux. Vertex 2 fois chez le 5*, plus de 2 fois chez la Q plus
large que l’œil. Style droit du 5‘ (fig. 145, d) 3 fois plus long qu'épais.
Style gauche (fig. 145, e) falciforme, l’apophyse allongée et épaisse.
Spicule de l’ampoule (fig. 145, a) fortement courbé dans sa partie basale,
épaissi en massue vers le sommet.
Longueur : 8 5,4-6,5 mm; Q 5,1-6,1 mm.
VARIATION
1(2) Entièrement noir, var. typica.
2 (1) Tête, pronotum ou pattes en partie jaunes.
3 (4) Tête, pronotum, pattes et article I des antennes jaunes (Q), var.
semiflava L.
4 (3) Pronotum noir.
5 (6) Tête et pattes jaunâtres, var. rutila Sricn.
6 (5) Tête noire.
7 (8) Pattes d°un jaune brunâtre ou rougeâtre, fémurs avec 2 anneaux
obscurs, var. tyrarmus F.
8 (7) Fémurs noirs, tibias bruns, var. nigripes Srnont.
Bxonocua. — Cette espèce vit sur des graminées dans les prairies sèches.
Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
Dxsrnxnuriom. —- Toute la France. Espèce holarctique.

238 nÉTÉno1>TÈREs MIMDAE
2. Capsus wagneri REMANE, 1950, Schr. Natw. Ver. Schlesw.-Holst.,
XXIV (2) : 66; var. rufescens REMANE, 1950, ib. : 67.
Noir, les pattes parfois d’un rouge-orangé. Base de l'article III des
antennes clair. Forme comme chez C. ater L., mais l’article II des
antennes (fig. 144, e) graduellement épaissi vers le sommet. Style droit
du 6* (fig. 145,   plus court, 2,2-2,5 fois plus long qu'épais. Style gauche
(fig. 145, g) robuste, l’apophyse courte et aiguë. Spicule de l’ampoule
(fig. 145, b) courbé dans toute sa longueur, épaissi graduellement vers
le sommet.
Longueur : 5‘ 5,5-6,5 mm; Q 5,1-5,5 mm.
Vsnmrion. —— La var. rufescens REM. a les pattes rouges sauf le sommet
des tibias et les tarses.
B1ox.oGxE. —-—- Cette espèce vit sur Calamagrostis lanceolatum Rorn. dans
les lieux humides et marécageux. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet.
Les œufs hibernent.
Disrmnurxox. —— Connue de l’Allemagne septentrionale et centrale, de
l Hollande et de la Tchécoslovaquie. La présence en France est possible.
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Fm. 145. —- Capsus, genitalia du 5‘ : a, d-e, C. ater L.; b, f-g, C. wagneri REM.;
c, h—i, C. pilifer REM. ; a-c, spicule de l’ampoule, vue latérale (>< 45) ;d, f, h, style
droit, vue dorsale (X 43) ; c, g, i, style gauche, vue dorsale (X 43].
3. Capsus pilifcr REMANE, 1950, Schr. Natw. Ver. Schlesw.-Holst.,
XXIV : 69.
Coloré comme les espèces précédentes, mais les tibias avec un anneau
clair près de la base. Forme comme chez C. wzzgneri REM. Style droit
du 3‘ (fig. 145, h) court et épais, son corps à peine 2 fois plus long qu'épais.
Apophyse du style gauche (fig. 145, i) nettement plus longue et dirigée

MxR1NAE. ——- nxowcomorus 239
vers le bas. Spicule de l’ampoule (fig. 145, c) courbé dans toutesalongueur,
la partie apicale courbée en dehors, peu élargie.
Longueur : 5‘ 5-5,5 mm; Q 5,1-5,5 mm.
Bionocua. —— Cette espèce vit sur Il/Iolinia coerulea L. dans les lieux humides
Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Connue seulement de l'Allemagne septentrionale et
centrale et de la Hollande. La présence en France est possible.
Sous-tribu Dionconotaria
REUTER, 1910, Act. Soc. Sci. Fenn., XXXVII (3) : 131.
Allongé, avec une pubescence dense. Pronotum avec un anneau
apical très épais et les callositês réunies, en arrière de celles·ci se trouve
un sillon profond, de manière qu’il semble que le pronotum ait 2 anneaux
apicaux situés l’un après l’autre.
Un seul genre  
53. Gen. DIONCONOTUS REUTER
Dionconotus REUTER, 1894, Rev. d’Ent. Caen : 129 ; Dioncus Fmmzn,
1858, Wien. ent. Mon., II 2 308.
(Typ. gen. : D. neglectus F.)
Rouge et noir. Tête verticale, joues hautes, vertex large. Article I
des antennes très court.
TABLEAU nas Espèces
1 (2) Pronotum noir unicolore, brillant (de la région méditerranéenne
orientale). neglcctus F.
2 (1) Partie latérale du pronotum rouge, pronotum mat (fig. 146, cu).
cruentatus.
Dîonconotus cruentatus (BHULLÉ), 1832, Expéd. Morée : 78; Capsus
montivagus Cos·rA, 1860, Cim. Regn. Neap., Addit. : 20; Dioncus late-
ralis FERRARI, 1874, Hem. Lig. : 67 ; var. moesta REUTER, 1896, H. G. E.,
V : 321 ; var. sellata Lmnnanc, 1930, Konowia, IX : 191.
Noir. Côtés du pronotum et hêmêlytres rouges; angle interne de la
corie et le sommet du cunéus noirs. Mat, la pubescence claire. Forme
ovale-allongée (fig. 146, a). Vertex 3 fois plus large que l’œil. Article II
des antennes plus court que la largeur du pronotum et aussi long queles III
et IV réunis. Anneau apical du pronotum 2 fois plus épais que l'article Il

240 HÉTÉROPTÈRES M1n1DAE
des antennes. Se ment énital du fi . 146, b coni ue, les bords de
E E g _ (l _
l’ouverture énitale sans rocessus. Stvle dro1t fig. 146, c long et étroit,
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l’a 0 h se etite. St le auche fî . 146,d robuste dans sa artie basale,
P P Y P Y g _g _ _P _
l’ap0physe aiguë, le lobe sensoriel muni de quelques poils, mais sans
dent ni tubercule. Pénis (fig. 146, e) très long, le gonopore secondaire
grand, l’amp0ule`sans spicule.
Longueur : 3‘ 6-7,8 mm; Q 6,3·8 mm.
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Fm. 146. —- Dionconotus cruentatus BHULLÉ ra, 5* (X 4,5) ; b, segment génital du 3,
vue dorsale (X 22,5) ; c, style droit, vue dorsale (X 60) ; d, style gauche, vue dor-
sale (X 60); e, pénis, vue latérale gauche (X 60).
VARIATION
1 (2) Hémélytres entièrement noirs, var. moesta REUT.
2 (1) Hémélytres en partie rouges.
3 4 Seulement l’an le interne de la corie noir, var. t îca.
. g . . YP
4 (3) La tache noire de la corie s'étend presque ]usqu’au bord externe
(fig. 146, a), var. sellata Lmnnc,
Bronooua. -- Inconnue.
Drsrmnurxorz. —-·- Alpes-Maritimes (Saint·Martin-Lantosque) [Puron,
1892]. Espèce méditerranéenne.
Sous-tribu Capsodaria
E. WAGNER, 1952, Tierw. Deutsch]., XLI : 174.
Allongé ou ovale-allongé. Tête inclinée. Joues aussi hautes que l’œil.
Les yeux sont situés aux angles supérieurs de la tête. Anneau apical

Mmmaa. - uonvnum i 241
du pronotum épais. Segment génital du 6 avec un processus de chaque
côté de l’0uverture gênitale (fig. 150, c-d). Orifices odorifiques grands et
bien visibles.
TABLEAU nas cannes
1 (2) Brides très convexes (fig. 147, b-c). Antennes très longues, l'ar—
ticle I aussi long ou presque aussi long que la largeur de la tète.
Horvathia (p. 241).
2 (1) Brides normales (fig. 147, g-h). Antennes moins longues, l°ar-
ticle I nettement moins long (0,8 fois) que la largeur de la tête.
Capsodes (p. 242).
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Fm. 147. — Capsodini : a-c, Horvathia hieroglyphica MLs. ; [~g, Capsodes mat Rossi ;
h, Capaodes flavomarginatus Dom. ; a+f, tête et pronotum, vue dorsale (X 8,5) ;
b-|—g, tête, vue frontale (X 17) gc-l-h, tête, vue latérale (X 17) ; d, Q brach. (X 3,4) ;
e, 5` macr. (X 3,4) ; l, brides.
54. Gen. HORVATHIA REUTER ,
Horvathiu. Ranma, 1881, Berl. ent. Zeit. : 174.
(Typ. gen. 1 H. hieroglyphica M. R.)
Noir, mat, avec une pubescence très fine et noire. Lisse. Tête aussi
haute que large (fig. 147, b). Vertex assez large. La distance de l’œil
à la gorge aussi grande que la hauteur de l’œil (fig. 147, c). Article I des
tarses postérieurs aussi long que le ll.
Une seule espèce :
Horvathîa hietoglyphica (i`IULSANT et REY), 1852, Ann. Soc. Linn.
Lyon : 107; Horvathia vitlata REUTER, 1876, Berl. ent. Zeit. : 174.
Noir. Vertex avec 2 taches latérales jaunâtres. Pronotum d’un iaune
Awffiddë. 16

242 HÉTÉROPTÈRES M1mDAE
grisâtre, les callosités et 4 bandes longitudinales noires. Écusson noir.
Hémélytres d’un jaune grisâtre, le bord interne du clavus et une bande
longitudinale de la corie noirs (fig. 147, cl-e). Cunéus unicolore brunâtre
ou jaunâtre. Nervures de la membrane jaunâtres. Article II des antennes
épaissi vers le sommet, un peu plus long que les III et IV réunis. Le
rostre dépasse les hanches intermédiaires. Les hémélytres sont parfois
un peu raccourcies chez la Q (pseudobrach.).
Longueur : 5‘ 7-7,5 mm ; Q macr. 6-7 mm ; Q pseudobrach. 5,2-6 mm.
B10LOG1. —— Peu connue. PuBAU1· indique : « 13-7-1936 pris en grand nombre
en fauchant une prairie humide et ombragée en bordure de la forêt ».
DISTRIBUTION. —— Pyrénées [NIULSANT, 1852]; Haute-Garonne (Bagnères-
de·Luchon) [RIBAUT] ; Hautes-Pyrénées (col de Peyresourde, 1 600 m)
[WAGNER et WEBER]. Trouvée seulement dans les Pyrénées et dans les
Carpathes.
55. Gen. CAPSOÉES DAHLBOHBI
Capsodcs DAHLBOHM, 1850, Kon. Vet. Ak. Hand]. : 214; Lopus
SPINOLA, 1827, Ess. Hem. : 188; Lopistus KIRKALDY, 1905, Wien.
ent. Zeit., XXIV : 268.
(Typ. gen. : C. gothicus L.)
Tête, dans une vue dorsale, plus large que longue (fig. 147, f), rétrécie
en arrière des yeux. Bords latéraux du pronotum nettement marginés.
Fémurs cylindriques, grêles.
TABLEAU DES soUs-GENRES
1 (2) Bord postérieur du pronotum droit ou faiblement sinué
(fig. 148, a). Article III des antennes jamais plus long que le IV.
Capsodes s. str. (p. 242).
2 (1) Bord postérieur du pronotum fortement sinué dans sa partie
médine (fig. 148, b). Article III des antennes plus long que le IV.
Horistus F1EB. (p. 247).
Sous·genre Capsodcs s. str.
(Typ. subgen. : C. gothicus L.)
TABLEAU DEs Esx>ÈcEs
1 (6) Face dorsale avec une pubescence fine, couchée et de couleur
claire. Membrane jamais raccourcie chez la Q.
2 (3) Écusson d'un rouge sang, unicolore (fig. 148, c). Article I des
antennes 0,75-0,80 fois moins long que la largeur de la tête. 1. mat.

MIRINAE. —— csvsonxas 243
3 (2) Partie latérale de l’écusson noire (fig. 148, d). Article I des
antennes 0,67 fois moins long que la largeur de la tête.
4 (5) Vertex 2 fois plus large que l’œil. Longueur 7-7,8 mm. Bord
latéral du pronotum en général clair (jaune ou rouge) dans toute sa lon-
gueur (fig. 149, b). 2. fiavomargînatus.
5 (4) Vertex 1,75 fois plus large que l’œil (5*). Longueur 6 mm. Bord
latéral du pronotum clair dans sa partie antérieure, noir du milieu
jusqu°à l’angle postérieur. 3. insignîs.
6 (1) Face dorsale couverte de poils longs, érigés et noirs. Q souvent
pseudobrachyptère.
7 (8) Anneau apical du pronotum à peine plus épais que l’article l
des antennes (fig. 148, e). Joues aussi hautes que l’u:il.
4. sulcatus.
8 (7) Anneau apical du pronotum nettement plus épais que l’ar-
ticle l des antennes (fig. 148,   Joues plus hautes que l’œil.
5. g0thicus·
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Fw. 148. -- Capsodes : a-i-/, (J. gothicus L. ; b, C. cingulatus F. ; c, C. mat Rossi;
d, (J. flavornarginatus Don. ; e, (J. sulcatus Fuzz. ; a-b, pronotum (X 9), vue dor-
sale ; c-d, écusson (X 18) ; e—f, tête et anneau apical du pronotum (x 18).
1. Capsodcs (s. str.) mat(Ross1), 1790, Fn. Etr., II : 250; Phytocoris
erythromelas HERRICH·SCHAEFFER, 1835, VVanz. fns., ll : 75; Calocoris
°rubric0sus GARBRIGLIETTI, 1869, Boll. Soc. ent. ltal., I : 184; var.
pulchra Srxcx-1EL, 1930, lll. Best. Tab. :200; var. sanguinea STICHEL.
1930, ib.
Noir, mat. La partie centrale du front, 3 bandes longitudinales du
pronotum, l’êcusson sauf les angles basaux et le cunéus sauf le sommet
d'un rouge sang (fig. 149, a). Vertex avec 2 taches latérales jaunes.

244 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Fémurs et tibias avec un anneau jaune. Bord latéral de la corie parfois
jaune. Vertex plus de 2 fois plus large que l’œil. Pronotum 2 fois plus
large que la tête.
Longueur : 5` 7,9-8,1 mm; Q 6,8-7,3 mm.
VA1uATxoN
1 (2) Pronotum rouge, 2 taches noires au bord postérieur, var. sanguinca
Srxca.
2 (1) Pronotum noir, avec 3 bandes longitudinales rouges.
3 (4) La bande médiane rouge atteint les bords antérieur et postérieur,
var. pulchta Srxca.
4 (3) La bande médiane est plus courte, var. typica.
Biorooxis. ——- Peu connue. Uespèce a été trouvée sur Rubus et 1'Walva.
DISTRIBUTION. -— Nord [LETHIERRY, 1874]; Yonne [POPULUS, 1880];
Somme [Dunois, 1888]; Gironde [LAMBERTIE, 1909]; Basses·Alpes [AzAM,
1893] ; Haute-Garonne (l\r1ARQUET, 1894] ; Pyrénées-Orientales [XAMBEU,
1906]; Hautes-Pyrénées [LAMBERTIE, 1909] ; Tarn [Gauamvr]. D’après
Pizmmzn, ces captures sont douteuses et il s'agit en ce cas de l'espèce suivante.
Espèce méditerranéenne orientale.
2. Capsodes (s. str.) Havomarginatus (DoNovAN), 1798, Brit. Ins.,
VII : 79; Lopus miles DOUGLAS et Scorr, 1865, Brit. Hem. : 476;
Lopus mat SAUNDERS, 1875, non Rossi, Synopse, Il : 263; var. simplex
Sricnm., 1930, lll. Best. Tab. : 200; var. Lmicolor Srxcnni., 1930, ib.;
var. esparïoli E. WAGNER, 1949, Eos, XXV : 189 ; var. limbata Srrcnai.,
1958, lll. Best. Tab., Il : 769.
Noir ou brun, parfois d'un brun jaunâtre, sub-brillant. Bords latéraux
du pronotum, souvent en plus une ligne médiane, partie médiane de
Panneau apical, l’écusson sauf une partie latérale, le bord externe de
la corie et le cunéus sauf le sommet rouges ou jaunes (fig. 149, b). Fémurs
et tibias avec des anneaux jaunes. Vertex 2 fois plus large que l’œil.
Article II des antennes plus long que la largeur du pronotum. Ecusson
lisse. Pronotum 1,5-1,6 fois plus large que la tête. Hémélytres ruguleux.
Longueur : J 7-7,7 mm; Q 6,9-7,5 mm.
VARIATION
1 (2) Couleur foncière d’un brun jaunâtre, var. cspanoli E. WAGN.
2 (1) Couleur foncière noire ou d’un brun noirâtre.
3 (4) Corie noire unicolore, pronotum sans ligne longitudinale médiane •
claire, var. unicolot Srxcrx.
4 (3) En plus, le bord latéral de la corie clair.
5 (6) Pronotum sans bande médiane, var. simplcx Srrcn.
6 (5) Pronotum avec une bande médiane claire.
7 (8) Partie apicale des fémurs antérieurs et intermédiaires blanchâtre,
var. Iimbata Srxcn.
8 (7) Partie apicale des fémurs concolore, var. typîca.

Mxamxs. —-—— cxrsones 245
Llxorooua. —— Cette espèce vit sur Sarothamnus. Les adultes ont été trouvés
de juin à août. Les œufs hibernent.
Dxsrmnorion. — Toute la France. Espèce atlantwméditerranéenne.
3. Capsodes (s. str.) insîgnis (Ptauran), 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XXI : 31.
C'est une espèce douteuse. Rauraa a décrit seulement le 6. Nous ne
la connaissons pas. Description d’après HEUTER : _
Noir, brillant, couvert de poils courts, fins et clairs. Tête avec deux
taches jaunâtres à côté des yeux et du tylus. Bords latéraux du prono-
tum blanchâtres dans la partie apicale. Ecusson avec une tache médiane
brunâtre. Cunéus blanchâtre, son sommet noir. Fémurs et tibias annelés
de jaune blanchâtre. Ponctuation du pronotum serrée et forte. Les yeux
dépassent les angles antérieurs du pronotum par toute leur largeur.
Le rostre s°étend jusqu'aux hanches intermédiaires.
Longueur : 6 6 mm; Q inconnue.
BIOLOGIE. -— Inconnue.
Dxs1·mau1·10N. — La citation de cette espèce des « Pyrénées » par Rsurxan
et Pvrom se rapporte à la capture des spécimens typiques dans les Pyrénées
espagnoles. Peut•être s`agit-il en ce cas d'exemplaires de l°espèce suivante.
Pas retrouvée depuis cette époque:
4. Capsodcs (s. str.) sulcatus (Finnair), 1861, Eur. Hem. : 268 ;
var. luctuosa PUTON, 1892, Rev. d’Ent. Caen : 29.
Noir; 2 taches latérales du vertex, les bords latéraux du pronotum
dans la partie apicale, une bande médiane de l’écusson, le bord externe
de la corie et le cunéus en grande partie orangés ou d'un jaune blanchâtre.
Tibias avec un anneau clair large et indistinct. Vertex 2 fois chez le 6*,
2,5 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des antennes plus long
que la largeur du pronotum.
Longueur : 6* 6,3-7,1 mm; Q 6-6,6 mm.
Vamyrxon. —·· La var. luctuosa Pur. est noire sauf 2 taches sur le vertex,
une strie à l'angle antérieur du pronotum, le bord postérieur des propleures
et un anneau étroit des tibias qui sont jaunâtres.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les plantes basses des prairies sèches.
Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
Drsrmnurxois. -— Aube |ïD’ANTESSANTY, 1890]; Yonne Porunos, 1880];
Seine [Bouaoaoxs, 1886]; Seine-et-Oise   WAGNER, 1955 ;Seine·Maritime
[BUCAILLE, 1886]; Loire-Atlantique [Dormmoon, 1902]; Vendée [Fxovm.,
1885]; Saône-et-Loire [Mxncmu., 1898]; Isère [Gorâmrr, 1904]; Gironde
[PERRIER] ; Marne (CARUEL] ; Bretagne [Erunmo]. Connue de l'Europe occi-
dentale (Angleterre, Espagne, Portugal, Sardaigne).

246 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
5. Capsodcs (s. str.) gothicus (Lnvmâ), 1758, Syst. Nat., éd. X :
447 ; (`imex sanguineovittatus GoEzE, 1778, Ent. Beitr., II : 275; Cimex
albamarginatus PREYSSLER, 1793, dans Meyer, Sammlung Phys. Aufs.,
III : 219 ; Cimex lychnitidis SCHRANK, 1801, Fn. Boic. : 94 ; var. margi-
nalis REY, 1890, Rev. d'Ent. Caen, IX : 29: var. elegams REUTER,
1896, H. G. E., V : 315; var. superciliosa LINNÉ, 1767, Syst. Nat.,
éd. XII : 180; Lopus affinis JAKO\VLEW, 1876, Bull. Soc. Nat. Mosc.,
III : 115; var. crocea Sricner., 1930, Ill. Best. Tab. : 201.
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Fm. 149. -— Capsodes : a, C. mat Rossi, 6; b, C. flavomarginatus Dox., 3;
c, C. sulcatus FIEB., 3 ; d, C. golhicus L., 8 ; e, id., var. superciliosus L.
Coloré comme C. sulcatus FIEB., l’écusson et le cunéus en général
d’un rouge vermillon (fig. 149, ai-e). Taille un peu plus grande, la Q
nettement plus robuste. Vertex 2,25 fois chez le 5‘, 2,5 fois chez la Q
plus large que l’œil. Antennes courtes, l’artiele II plus long que la largeur
du pronotum et plus court que les III et IV réunis. Tibias plus épais que
l’article I des antennes. Le rostre atteint les hanches postérieures.
Longueur : 8 6,3-7 mm; S2 5,8-6,5 mm.
VARIATION
1 (2) Cunéus noir, var. superciliosa L.
2 (1) Cunèus rouge ou orangé.
3 (4) Bord latéral du pronotum noir dans sa partie postérieure, var. crocta
S·rxcH.
4 (3) Bord latéral du pronotum jaune dans toute sa longueur.
5 (6) Partie externe de la corie claire jusqu’à la nervure cubitale, var.
elegans Rama
6 (5) Corie obscure, seulement l’ex0corie est claire.
7 (8) Marge latérale de la corie orangée dans toute sa longueur, valumargi-
nalîs REY.

Minima};. — carsonas 247
8 (7) Marge latérale de la corie d’un jaune blanchâtre, la partie apicale
noirâtre, var. typica.
Bxonoom. -- Cette espèce vit sur les herbes (Galium, Hypericum, Epi-
lobium}. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurxou. — Toute la France. Espèce euro-sibérienne.
Sous-genre Horistus
Fxsman, 1861, Eur. Hem. : 66 et 268.
(Typ. subgen. : C. infuscatus BRULLÉ)
TABLEAU mas espèces
1 (2) Pronotum 1,75 fois plus large que la tête. Pubescence des
antennes et des pattes obscure. Article Il des antennes aussi épais que
le tibia antérieur. Longueur de 7,5 à 8,9 mm (Péninsule balkanique et
Asie Mineure). infuscatus BRULLÉ.
2 (1) Pronotum 1,67 fois plus large que la tête. Pubescence des
antennes et des pattes claire. Base de l’article II des antennes 0,5 fois
moins épaisse que le tibia antérieur. Longueur moindre.
3 (4) Vertex 2,7 fois chez le ô`, 3,1 fois chez la 9 plus large que l’mil.
Les deux processus de l’ouverture génitale du 3` sont dirigés vers l'arrière
et ils sont d°une longueur égale. 6. cingulatus.
1 (3) Vertex 3-3,3 fois chez le 6*, 3,5 fois chez la Q plus large que l'œil.
Le processus gauche de l’0uverture génitale du 5 est dirigé vers le côté
et plus court que le processus droit (fig. 150, c). 7. lineolatus.
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Fm. 150. —— Capsudes (Horistus) : a, d, f, It, C. cingulatus F. ; b, c, e, g, C. lineolalus
BRULLÉ; a-b, J (X 4,3) ; c-d, segment génital du 6*, vue dorsale (X 21,5) ; e-],
style droit, vue dorsale (X 45) ; g-h, style gauche, vue dorsale (X 15).

248 HÉTÉHOPTÈRES M1RmAE
6. C. (H0ristus)ci11gulatus (Fixemcxus), 1787, Mant. Ins. : 307;
PCimex leucogrammus GMEMN, 1780, Syst. Nat., éd. XIII : 2165;
Cimex marginellus SCHRANK, 1801, Fn. boic. : 94 ; Lopus albomarginatus
HAHN, 1831, non Fabricius, Wanz. Ins., I : 140 ; Phytocoris albostriatus
Bunmsisrxaa, 1835, Handb., II : 271.
D°un jaune ocracé ou grisâtre, avec des bandes longitudinales blan-
châtres, rougeâtres ou brunâtres (fig. 150, a). Antennes noires. Écusson
d’un jaune rougeâtre. La surface entre les nervures cubitale et radiale
—de la corie blanchâtre. Pattes brunes. Joues très hautes. Article II des
antennes plus long que la largeur du pronotum et 1,4-1,5 fois plus long
que les III et IV réunis. Style droit du (É (fig. 150,   large, avec une bosse
au-dessous de l’apophyse, qui est arrondie. Style gauche (fig. 150, h)
robuste dans sa partie apicale, le lobe sensoriel petit, arrondi.
Longueur : 8 6-6,5 mm ; Q 5,4-6,9 mm.
Bxotocus. —-— Cette espèce vit sur les herbes (Verbascum, Galium, Achillea,
Senecio). Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -- Vosges [BELLEvoYE, 1865] ; Saône-et-Loire [MAR-
CHAL, 1897]; Loire [FALCOZ, 1928]; Loire-Atlantique [DOMINIQUE, 1902];
Seine·et-Oise, Seine-et—Marne   XVAGNER, 1955]; Gironde [LAMBERTIE,
1909]; Haute-Garonne UIIARQUET, 1894] ; Ille-et-Vilaine [Eammo, 1961] ;
Basses-Alpes IRAMADE, 1963] ; Puy-de-Dôme [Eusmaw]. Espèce méditerra-
néenne, qui se trouve aussi dans la région méridionale de l’Europe centrale.
7. C. (Horistus) lineolatus (BRULLÉ), 1832, Expéd. Morée : 76;
Lopus rubrostriatus Hnnaicn-SCHAEFFER, 1835, Wanz. Ins., III : 45;
('apsus consanguineus CosTA, 1860, Add. Cent. Cim. Neap. : 22.
Coloré comme l’espèce précédente, mais plus foncé et plus rougeâtre.
Les hémélytres dépassent nettement le sommet de l’abdomen dans les
deux sexes. Style droit du 5` (fig. 150, 0) avec une apophyse très petite
et, au-dessous de celle-ci une bosse presque triangulaire et dont les
dents sont plus robustes. Style gauche (fig. 150, g) plus robuste dans
—-f Q il
 g bg
a b c d e f
FIG. 151. - Tête du 5, vue latérale gauche (X 17) : a, Pilophorus cinnamopterus KB. ;
b, Globiccps sphegiformis Rossi ; c, Heteroaordylus tibialis Him. ; d, Orthocephalu
saltator Hum.; 2, Strongylocoris leucocephaltw L.; f, Halticus luteicullis Pz.; 1,
hauteur dc l'œil; 2, distance entre ]'œil et le sommet du tylus.
(

URTHOTYLINAE 249
sa partie basale, le lobe sensoriel triangulaire et l’apophyse plus grêle.
Longueur : J 6,5-7,2 mm; Q 6,7-7,7 mm.
Bionooua. - Cette espèce vit sur les Liliacées. Les adultes ont été trouvés
en juin et juillet. Les œufs hibernent.
Dtsrnmurxon. — Toute la France. Espèce méditerranéenne. Rare dans
l'Europe centrale. .
Sous-famille ORTHOTYLINAE
Orthotylinae VAN Duzms, 1916, Univ. Calif. Publ. Ent., l : 199-216;
Helerotominae Rrsuran, 1910, Act. Soc. Sci. Fenn., XXXVII (3) : 114;
Cyllocorinae ()s1—1AN1N, 1912, Kat. Pal. Hem. : 72.
Forme étroite, à côtés plus ou moins parallèles. Pronotum en général
sans anneau apical distinct, parfois avec un anneau apical qui n°est
pas séparé du pronotum par un sillon. Pattes grêles. Tibias sans épines
ou avec des épines très minces. Arolia des ongles courbés, leurs sommets
convergents (fig. 39, b·d), pseudarolia petits, d’une forme variable.
TABLEAU mas Tmnus
1(2) Tête concave en arrière, son bord postérieur couvre le bord
antérieur du pronotum (fig. 151, a). Tibias antérieurs un peu courbés
et aplatis vers le sommet. Pénis du type Phylinae (fig. 152, a), sommet
de l’ampoule réuni avec la paroi du segment génital. Pronotum sans sillon
transverse. Les pseudarolia manquent ou sont sétiformes.
Pilophorini (p. 350).
2 (1) Tête rarement concave en arrière. Tibias antérieurs droits, non
aplatis vers le sommet. Pénis arrondi (fig. 152, b·c), sommet de l'ampoule
jamais réuni avec la paroi du segment génital.
3 (4) Tête à peine inclinée; dans une vue latérale la distance entre
l'œil et le sommet du tylus est plus courte ou aussi longue que la hauteur
de l’œil (fig. 151, b-c), celui~ci plus haut que large. Article l du rostre
moins de 2 fois plus épais que l’article I des antennes. Pénis muni seule-
ment de 2 baguettes chitineuses, qui sont en général ramifiées et dentées
(fig. 152, b). Orthotylini (p. 286).
4 (3) Tête fortement inclinée ; dans une vue latérale la distance entre
l’œil et le sommet du tylus est nettement plus longue que la hauteur de
l’œil (fig. 151, d·f) ; œil arrondi. Joues hautes. Article l du rostre plus
de 2 fois plus épais que l’article l des antennes. Ampoule du pénis avec
des attaches membraneuses (fig. 152, c), pénis du type Mirinae.
Halticini (p. 250).

250 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Tribu Halticini
KIRKALDY, 1902, Fn. Hawai : 139 ; Labopini REUTER, 1883, H. G. E.,
lll : 567.
Tête courte et large, vertex en général marginé, joues au moins aussi
hautes que l'œil. Pronotum sans sillon transverse. Style droit du 5‘
plus grand que le style gauche, la partie basale des deux styles très longue.
Pénis du type 1`Wirinae, avec des lobes membraneux (Hg. 152, c).
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Fm. 152. —- Orthotylinae, pénis du C? (X 72) : cz, Pilophorus confusus KB. ;
b, lleterocordylus tibialis Hum. ; c, Orthocephalus coriaceus F.
TABLEAU mas cannes
1 (2) Antennes très longues et très grêles, nettement plus longues
que l’insecte, l’article IV plus long que le lll, article ll 4 fois plus long
que le l. Yeux couvrant les angles antérieurs du pronotum (fig. 151, 
Halticus (p. 252).
2 (1) Antennes plus épaisses et plus courtes, l'article lll au moins
aussi long que le IV. Yeux couvrant rarement les angles antérieurs du
pronotum, en ce cas l’article Il des antennes moins de 3,5 fois plus long
que le 1.

onrnorvtmaa 251
3 (4) Article ll des tarses postérieurs à peine plus long que le I
(fig. 153, a). Bord postérieur du pronotum largement arrondi, couvrant
la partie basale de l'écusson. Forme ovale. Yeux plus hauts que larges
dans une vue latérale (fig. 151, e). Sttongylocoris (p. 258).
4 (3) Article ll des tarses postérieurs 1,5-2 fois plus long que lc [
(fig. 153, b-c). Bord postérieur du pronotum droit ou sinué, base de
l’écusson en général en partie découverte.
5 (8) Tête, dans une vue frontale, plus large que haute (fig. 153, Ir-rn).
Front sans taches brunes à côté de l’œil. Article Il des antennes de la Q
plus court que la largeur de la tête.
6 (7) Vertex à peine 3 lois chez le 6, 3,5-4 fois chez la Q plus large que
l’œil (fig. 153, h-i), avec une carène aiguë dans sa partie postérieure
chez le 6 (fig. 153, i), Vertex et front avec une impression large et pro-
fonde chez le 6, ui occu e toute la lar eur du front. Tête du 60,67 fois
_ (I P 2 _
moins large que le pronotum. Corps de la Q 2,1 fois plus large que la
tête (fig. 160, e). Piezocranum (p. 264).
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¤ b 'c· d e f g n k m
Fm. 153. — Ilalticini : a, Slrongylocoris erythroleptus Cosra ; b+e, Dimorphocoris
schmidti Fran. ; c, Orthacephalus proserpinac Mns. et R. ; d, Euryopicoris nitidus
M. D. ; f, Orthocephalus saftator [Inu. ; g, Dinwrphacoris puloni Rarrr. ; i-lr, Piezo-
cranum simulans Honv., 6; h, id., Q; l-m, Pachytomella passerini COSTA, 6;
n, Orthocephalus bivittatu.9 Fran., 6 ; a-c, tarse postérieur (X 38,5) ; d-e, tibia anté-
rieur (X 27) ; f~g, article II des antennes (X 17) ; h-n, tête (X 17] ; h, i, l, vue
dorsale; n, k, m, vue frontale.
7 (6) Vertex 2-2,5 fois chez le 6, 3 fois chez la Q plus large que l’œil
(fig. 153, l-m). Front sans impression chez le 6, seulement le vertex
muni d'une petite impression à côté de l’œil. Tête du 6 environ aussi
large que le pronotum. Corps de la Q 1,3-1,5 fois plus large que la tête
(fig. 160, c). Pachytomella (p. 265).
8 (5) Tête, dans une vue frontale, presque aussi haute ou plus haute
que large (fig. 153, n), rarement un peu plus large que haute, en ce cas

252 nériânorrànas M1R1DAE
une tache brune ou jaune se trouve au bord interne de l’œil (Dimm--
phocoris, Schoenocoris). Article II des antennes de la Q au moins aussi
long que la largeur de la tête, rarement plus court (Sch0en0c0ris).
Fémurs postérieurs souvent épaissis.
9 (12) Tibias antérieurs vus de côté fortement élargis au sommet
(fig. 153, d), environ 2 fois plus épais au sommet qu’à la base. 6‘ et Q en
général brachyptères. Noir.
10 (11) Article I des antennes et fémurs avec quelques soies semi-
érigées. Antennes noires unicolores. Euryopicoris (p. 274).
11 (10) Article I des antennes et fémurs munis d’épines. Article II
des antennes en partie d’un jaune brunâtre (Espagne et Europe orientale).
Anapus STÃL.
12 (9) Tibias antérieurs droits, cylindriques (fig. 153, e), rarement
un peu élargis, en ce cas hémélytres en partie jaunes. 3‘ en général macro-
ptère, Q souvent brachyptère.
13 (16) Article II des antennes plus ou moins épaissi vers le sommet
(fig. 153, f), le I muni de soies rigides. Tête noire.
14 (15) Article I des antennes muni de 2-3 soies rigides. Yeux dirigés
vers le côté. Orthocephalus (p. 267).
15 (14) Article I des antennes densément couvert de soies rigides.
Yeux dirigés en arrière. Schoenocoris (p. 275).
16 (13) Article II des antennes cylindrique (fig. 153, g). Tête très sou-
vent en partie claire.
17 (18) Hémélytres noirs. Orthocephalus (p. 267).
18 (17) Hémélytres pâles ou verts, au moins leur bord latéral jau-
nâtre.
19 (20) Pronotum très court, aussi long ou plus court que l’article I
des antennes. Bord postérieur du vertex presque droit.
Dimorphocoris (p. 276).
20 (19) Pronotum nettement plus long que l’article I des antennes.
Bord postérieur du vertexi légèrement arrondi. Vert.
Plagiotylus (p. 285).
56. Gen. HALTICUS Hum
Halticus HAHN, 1832, Wanz. Ins., I : 133; Astemma LATREILLE,
1829, dans Cuvier, Regn. anim., éd. II (5) : 199; Eurycephala. Lapoare,
1832, Ess. Hem. Mag. Zool., II : 36; Halticocoris Doucnns et Scorr,

ORTHOTYLINAE. ——— HALTICUS 253
1865, Brit. Hem. : 478 ; Microtechnitcs Basic, 1884, Add. Emend. Hem.
Arg. : 39; Miris LAi>0n·rE, 1831, Ess. Class. Hem.: 39 ; Jlisilla Honvarn, ·
1898, Rev. d'Ent. Caen, XVII : 154.
(Typ. gen. : H. apterus L.)
Court et ovale, convexe, souvent brachyptère. Tête presque verticale
(fig. 154), vue de côté, environ 2 fois plus haute que large. Bord posté-
rieur du vertex aigu, œil plus haut que large, brides carénées. F émurs
postérieurs épaissis.
a i   c d e f
Fm. 154. — Halticus, tête du 6 (X 22) : a, H. lutcicollis Pz. ; b, H. saltator Gaorra. ;
c, H. pusillus H. S. ; d, II. major E. Wen.; e, II. apterus L. ; f, H. macrocephalue
Fins. Ligne supérieure : vue latérale; ligne inférieure : vue frontale.
TABLEAU mas Esràcias
1 (2) Tylus, vu de côté, triangulaire, plus large au sommet que les
brides; tête, dans une vue frontale, plus haute que large (fig. 154, a).
1. luteicollis.
2 (1) Tylus pas plus large que les brides ; tête aussi large que haute
ou plus large que haute (fig. 154, b-f).
3 (4) Tête d’un brun rougeâtre, joues et vertex en partie noirs. Tête
aussi haute que large (fig. 154, b). 2. saltator.
4 (3) Tête noire, sauf quelquefois une tache jaunâtre à côté de l’œil.
5 (8) Tête, vue d’en avant, 1,25-1,33 fois plus large que haute
(fig. 154, c-d), noire unicolore.
6 (7) Vertex 3,6 fois chez le 5`, 3,67 fois chez la Q plus large que l’ceil.
Fémurs postérieurs assez longs, leur sommet jaunâtre jusqu’à un quart
de la longueur (fig. 155, b). 3. major.

254 nÉ1·Én01>TÈREs MIRIDAE
7 (6) Vertex 4,3 fois chez le J, presque 5 fois chez la Q plus large
· que l’œil. Fémurs courts et épais, leur sommetjaunâtre jusqu’à un tiers
de la longueur (fig. 155, c). 4. pusillus.
8 (5) Tête, vue d’en avant, aussi haute que large (fig. 154, e-f), vertex
avec une tache jaunâtre plus ou moins nette à côté de l'œil.
9 (10) Tous les fémurs noirs, sauf leur sommet qui est jaune (fig. 155, e).
Corps 1,7-2 fois plus large que la tête. 5. apterus.
10 (9) Fémurs antérieurs et intermédiaires jaunes unicolores, fémurs
postérieurs noirs sauf le sommet. Corps 1,5 fois plus large que la tête.
6. mactocephalus.
(
1 1 2 -1 1
u c cl e f g
Fxc. 155. -—— Halticus, fémurs et styles du 5‘ : a, H. luteicollis Pz. ; b-)-g, H. major
E. Won.; c-}—f, H. pusillus H. S. ; d, H. macrocephalus Fnzn. ; e, H. apterus L. ;
a-e, fémur postérieur, vue ventrale [X 26); f-g, styles (>< 109); 1, style droit,
vue dorsale; 2, style gauche, vue dorsale.
1. Halticus luteicollis (PANzER), 1805, F11. Germ. : 93, 18; Illiris
bicolor GERMAR, 1822, Fn. Eur., V : 22 ; Halticus ochrocephalus F1EBEa,
1836, Weitenw. Beitr., I 2 105; var. propinqua (HERRICH·SCHAEFFER),
1842, VVanz. Ins., l : 47; var. vitticeps REUTER, 1902, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLIV : 56.
Hémélytres noirs, à reflets bronzés, densément couverts de poils
courts brillants et dorés. Tête, antennes et pattes en général jaunes.
Bord postérieur du vertex, sommet du tylus et brides bruns. Sommet
de l’article Il des antennes obscur ainsi que les III et IV, dont la base
est claire. Fémurs rembrunis dans leur partie basale (fig. 155, a). Epines
des tibias jaunes. Forme d’un losange (fig. 156, a). Clypéus très grand
et saillant (fig. 154, a). Vertex 2,5 fois plus large que l’œil. Article II
des antennes 1,8 fois plus long que la largeur de la tête, le III 0,75 fois
moins long que le II. Pronotum trapézoïdal. Toujours macroptère.
Longueur : C? 2,7-3 mm ; Q 3,4-3,7 mm.

ORTHOTYLINAE. - HALTICUS 255
VARIATION
1(2) Pronotum jaunâtre, var. typica.
2 (1) Pronotum noir.
3 (4) Tête jaunâtre, partie apicale des fémurs jaune, var. ptopînqua H. S.
4 (3) Tête avec une tache médiane percurrente noire. Partie apicale des
fémurs postérieurs noire, var. Vitticeps REUT.
Bxotocua. -— Cette espèce vit sur Clematis vimlba L. Les piqûres des insectes
causent des taches blanches sur les feuilles de la plante. Les adultes ont été
trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
DlSTRIBU'l`ION· —- Toute la France. La var. propinqua H. S. est signalée
de Loire-Atlantique (Vallée de Gens) (PÉNEAU, 1909]; Haute-Garonne (Saint-
Béat) (Braun, 1924]; Tarn (Albi) [Pianmranl. Connue de l°Europe centrale
et méridionale, de l'Afrique du Nord et de l'Asie Mineure.
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Fm. 156. — Ilaltictw, L; (X 8) : a, II. lutcicallis Pz. ;
b, II. aplerus L. ; c, II. macrocephalus Fran. ; d, H. pusillus H. S.
2. Halticus saltator (Gaorrnov), 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris :
208 ; Cimex leucocephalus Goaza, 1778, non Linné, Ent. Beitr., II : 205 ;
Astemma mercurialis Guxâmm, 1834, Icon. Rêgn. Anim., II : 348;
Capsus erythrocephalus Henman-Scnnarrnn, 1833, Nomencl. : 53;
var. virgata STICHEL, 1957, lll. Best. Tab., II : 482.
Noir, brillant, couvert de poils très fins. Tête jaune ou d'un jaune
brunâtre. Antennes jaunes, un peu rembrunies dans la partie apicale.
Pattes jaunes, fémurs postérieurs noirs sauf le sommet. Epines des
tibias jaunes. Vertex 2,5 fois chez le ô^, 2,67 lois chez la Q plus large que
l’œil. Article Il des antennes 1,33 fois plus long que la largeur de la tête
et 1,67 fois plus long que le Ill. Pronotum ruguleux. Souvent brachy-
ptère, rarement rnacroptère.
Longueur : 8 macr. 2,5 mm; ô` brach. 2-2,2 mm; Q macr. 2,7 mm;
Q braeh. 2,4-2,6 mm.

256 nÉ·rÉR0prÈREs maman
VARIATION. —— La var. virgata Srxcn. a en plus une tache noirâtre au milieu
du front.
B1oLoGxE. -— Cette espèce vit sur diverses herbes. Elle a été nuisible sur
Cucumis sativa L., Calendula 0/fîcinalis L. et Althea. rossa CAV. Les piqûres
des insectes atrophient les feuilles de la plante-hôte. Les adultes ont été trou-
vés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Nord [LETHIERRY, 1874]; Moselle [REIBER et PUTON1
1876]; Somme [Dunois, 1888]; Oise [CARPENTIER et Dunois, 1889-1891];
Gironde [LAMBERTIE, 1909]; Normandie [BRUNETEAU, 1931] ; Marne ]:CARUEL]·
Connue de l’Europe centrale et méridionale.
3. Halticus major E. WVAGNER, 1951, Nachr. Natw. Mus. Aschafienbg.,
XXXIII : 69.
Noir, brillant, couvert de poils fins et clairs. Tête noire. Antennes
d’un jaune rougeâtre. Pattes jaunes, tous les fémurs noirs sauf leur som-
met (fig. 155, b). Article ll des antennes 1,8 fois plus long chez le 3‘,
aussi long chez la Q que la largeur de la tête, le lV 1,25 fois plus long
que le lll. Segment génital du ;î court et large. Styles très grands.
Le style droit (fig. 155, g) allongé, à peine élargi au sommet. Style gauche
avec une partie basale très longue, l’apophyse grêle et courbée.
Longueur : çî 2,3-2,8 mm; Q 2,5-3,1 mm.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur le sol des lieux secs et chauds. Les adultes
ont été trouvés de mai à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION.—· Basses-.-\lpes (Digne}, Puy-de-Dôme (Besse-en-Chandesse)
[E. WAGNER, 1955]. Connue de l`Allemagne, cle l’ltalie et de la Finlande.
4. Halticus pusillus (HERRICH-SCHAEFFER), 1835, Nomencl. Ent. :
53; Attus aremzrius HAHN, 1835, VVanz. lns., [ll :34; Halticus intri-
catus FIEBER, 1864, VVien. ent. Mon., Vlll : 220.
Coloré comme l’espèce précédente (fig. 156, cl), mais la coloration
claire des fémurs postérieurs s’étend jusqu’à un tiers de leur longueur
(fig. 155, c). Article Il des antennes aussi long chez le C3`, 0,9 fois moins
long chez la S2 que la largeur de la tête, le lV 1,33 fois plus long que le lll.
Pronotum ruguleux. Toujours macroptère. Segment génital du <§‘ court
et large. Style droit (fig. 155, f) assez fortement élargi au sommet. Style
gauche plus court, l’apophyse droit et épaisse.
Longueur : 6* 1,9-2,2 mm; Q 2,4-3 mm.
BIOLOGIE. - Cette espèce Vit sur Galium et sur le sol des lieux secs et chauds.
Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Moselle FREIBER et PU·roN, 1876]; Charente, Rhône
EREUTER, 1891]; Tarn, Gard ERIBAUT, 1924]; Basses-Alpes [AzAz~1, 1893;
E. WAGNER, 1955] ; Pyrénées-Orientales [RIEAUT] ; Ariège [RIBAUT]. Connue
d’Allemagne, de Hongrie et de la Péninsule balkanique.

ORTHOTYLINAE. — HALTICUS 257
5. Halticus apterus (Lmmâ), 1761, Fn. Suec. spec. : 894; Acanthia
pallicomis Faemcws, 1794, Ent. Syst., IV : 69; Capsus pallidicornia
Fnon, 1860, Rhynch. Livl., I : 583.
Coloré comme les espèces précédentes (fig. 156, I2}, mais le vertex
avec une petite tache brunâtre au bord de l’œil et la partie jaune des
fémurs très petite (fig. 155, e). Vertex 3 fois chez le C3`, 3,2 fois chez la Q
plus large que l'œil. Article I des antennes plus court que la largeur du
vertex, le II environ 1,2 fois plus long que la largeur de la tête et 1,8 fois
plus long que le III. Pronotum presque lisse. En général brachyptère,
les hémélytres s'étendent jusqu’au segment IV ou V de l’abd0men
avec un cunéus très indistinct et une membrane à peine visible. Rarement
macroptère.
Longueur: 6 macr. 3-3,2 mm ;@ brach. 2-2,2 mm ; Q macr. 2,6-3,3 mm ;
Q brach. 2,2-2,6 mm.
Bronocxe. — Cette espèce vit sur les herbes (Ononis, Vicia} et sur le sol
des terrains sablonneux et secs. Les adultes ont été trouvés de juin à août.
Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -—- Toute la France. Connue de toute l'Europe.
6. Halticus macroccphalus Fxnnan, 1858, Wien. ent. Mon., II : 332;
var. pseudosaltator Srxcnm., 1957, Ill. Best. Tab., II : 481.
Coloré comme l’espèce précédente, s'en distingue par les fémurs
antérieurs et intermédiaires entièrement Ilaves. Taille plus petite
(Iig. 156, c). Vertex 2,5-2,6 fois chez le C3`, 2,67 fois chez la Q plus large
que l’œil (Iig. 154,   Article I des antennes 6,5 fois moins long que la
largeur du vertex, le II un peu plus long que la largeur de la tête et
1,67 fois plus long que le III. Pronotum et écusson ruguleux. La mem-
brane des hémélytres raccourcie et située au bord interne, laissant à
découvert les 2 ou 3 derniers segments de l’abd0men. Très rarement
macroptère.
Longueur : J brach. 1,6-2 mm ; Q brach. 2-2,3 mm ; Q macr. 3-3,1 min-
VARIATION. — Chez la var. pscudosaltatot Srxcn. la tête est d’un jaune
obscur sauf la région basale qui est noire (immature l).
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur Clematis et Carduncellus mitissimus I). C.
Les adultes ont été trouvés de mai à août. Les œufs hibernent.
I)xs1·mBUTx0N. — Charente, Bouches-du·Rhône, Corse (REUTER, 1891];
Haute-Garonne [ÃIAHQUET, 1894] ; Hautes-Pyrénées (LAMBERTIE, 1909];
Bouches-du-Ilhône,·Basses-Alpes, Tarn, Pyrénées-(lrientales (E. \VAGNEI\,
1955] ; Finistère IE}IANN(), 1961] ; Gard [Panama]. Espèce méditerranéenne
qui a été trouvée aussi en Allemagne.
Il/Iiridae. 17

258 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
57. Gen. STRONGYLOCORIS BLANCHARD
Strongylocoris BLANCHARD, 1840, Hist. Nat. lns., [[1 : 140 ; Stiphroso-
mus FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., ll : 312; Stiphrosoma FIEBER,
1861, Eur. Hem. : 69.
(Typ. gen. : S. leucocephalus L.)
Taille large et robuste, forme ovale, rarement oblongue (CE`), en général
convexe. Tête verticale, courte et large (fig. 158). Yeux couvrant les
angles antérieurs du pronotum, plus hauts que larges. Antennes envi-
ron 0,5 fois moins longues que l°insecte, l’article IV plus court que le lll.
Ecusson plus long que la largeur des fémurs postérieurs. Toujours
macroptère. Pattes courtes et robustes, tibias épineux, article Il des
T.3I‘S€S p()StéI'l6l.1I`S à PETIIB pll1S lOl'1g (IUC le  
 
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Fm. 157. —- Strongylocorisz a-)-c, S. atrccoerulcus l·`11~:B.; b+d, S. niger H. S. ;e+k,
S. oberthuri Beur. ; f+l, S. obscurus RMB. ; g, S. cicadifrons Cos·rA ; h, S. leucoœ-
phalus L. ; i, S. luridu.8 FALL. ; a-b, tête, vue dorsale et frontale (X 20) ; c-d, antenne
(>< 20) ; e-f, tête, vue dorsale (>< 20) ; g-Z, tête et pronotum, vue dorsale (>< 10).
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (4) Pattes, face dorsale et antennes noires, unicolores.
2 (3) Vertex 3,3 fois chez le ô`, 4 fois chez la Q plus large que l’œil

oRTno1·YL1NAE. —— srnoncvtocoms 259
(fig. 157, b). Article ll des antennes 0,96 fois chez le 3‘, 0,64 fois chez la Q
moins long que la largeur du vertex. 1. niger.
3 (2) Vertex 2,4 fois chez le 3, 3,8 fois chez la Q plus large que l'œil
(fig. 157, a.), Article ll des antennes 1,4 fois plus long chez le çî, 0,8 fois
moins long chez la S? que la largeur du Vertex. 2. attococruleus.
4 (1) Pattes en partie ou entièrement jaunes ou rougeâtres. Souvent
la tête et les hémélytres aussi en partie ou entièrement clairs.
5 (6) Tête presque aussi large que le pronotum dans sa partie posté-
rieure (fig. 157, g). Front avec des lignes transversales noirâtres.
3. cicadîfrons.
6 (5)‘Pronotum plus large que la tête (fig. 157, h-I). Front sans lignes
transversales obscures.
7 (8) Pronotum et hémélytres noirs, unicolores. Face ventrale noire.
4. leucocephalus.
8 (7) Pronotum et hémélytres en partie ou entièrement bruns, rouges
ou jaunes.
9 (10) Pubescence des hémélytres érigée, les poils sont au moins aussi
longs que la largeur du tibia. Parties claires du pronotum et des hémé-
lytres rougeâtres. Face ventrale noire. 5. erythroleptus.
10 (9) Pubescence des hémélytres nettement plus courte que l’épais~
seur du tibia. Face ventrale en général brunâtre.
11 (12) Pronotum petit (fig. 157, i), plus court que la largeur de la
tête. Article l des tarses clair. 6. lutidus.
12 (11) Pronotum plus long que la largeur de la tête (fig. 157, fr-l).
Article l des tarses noir ou d’un brun noirâtre.
13 (14) Tête plus étroite (fig. 157, lc). Pronotum noir sauf les bords
latéraux qui sont d'un jaune brunâtre (fig. 158, d), tête en grande partie
noire. Vertex 2,4-2,6 fois chez le J, 2,8-3 fois chez la 9 plus large que
l’œil (fig. 157, e). Cunéus toujours clair. 7. oberthuri.
14 (13) Tête plus large (fig. 157, l). Pronotum brun ou ocracé, parfois
avec une tache longitudinale obscure près du bord latéral (fig. 158, c).
Vertex 3 fois chez le 5, 3,3-3,5 fois chez la S2 plus large que l‘oeil
(fig. 157, f). Cunéus obscur. 8. obscurus.
1. Strongylocoris niger (Henman-Scnxerran), 1835, Nomencl., l :
33; Capsus nigerrimus HERRICH·SCHAEFFER, 1835, Wanz. fns., lll :
87; E. WAGNER, 1951 Mitt. Münchn. ent. Ges. : 241; Euryopicoris
reuteriJAxow1.ew, 1879, Bull. Soc. Nat. Mosc., LVI : 134.
Noir, brillant, souvent avec un reflet bléuâtre, couvert de poils fins,
courts et noirs, ponctué. 6 et S2 de même forme. Tête lisse, courte et

260 nÉTÉao1>TÈnEs MIRIDAE
large (fig. 157, b). Article I des antennes court, 0,25 fois moins long que
la largeur du Vertex, article II plus court que les III et IV réunis
(fig. 157, d). Ecusson ruguleux. Le rostre s’étend jusqulau sommet
des hanches intermédiaires. Style droit du (É ufig. 159, b) étroit, acuminé
vers le sommet. Style gauche muni dlune série de petites dents sur le
bord externe de Yapophyse, qui est en forme de bouton.
Longueur : 5` 3,4-3,7 mm; Q 3,5-3,9 mm.
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0 b c d
Fm. 158. — Stmngylocoris, 6 (X 6,5) : a, S. cicadifmns Cosm ;
b, S. luridus FALL. ; c, S. obscurus RME. ; d, S. oberthuri Beur.
B10L0<;1E. — Cette espèce vit sur les Peucedanum (P. oreoselinum L.,
P. palustre L.) des prairies humides. Les adultes ont été trouvés en juin et
juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Connue de l’Europe orientale et de l’Asie occidentale.
La présence en France est peu vraisemblable; les captures signalées par
plusieurs auteurs se rapportent à l’espèce suivante.
2. Strongylocoris atrococruleus (Fmean), 1864, VVien. ent. Mon.,
VIII : 329; E. VVAGNER, 1951, Mitt. Münchn. ent. Ges., XLI : 241.
Coloré comme l’espèce précédente. 5‘ nettement plus long et plus étroit
que la Q. Tête lisse. Article I des antennes 0,33 fois chez le â`, 0,25 fois
chez la Q moins long que la largeur du vertex, article II aussi long chez
le C}, moins long chez la Q que les III et IV réunis. Le rostre atteint à peine
les hanches intermédiaires. Style droit du 5` (fig. 159, a) largement arrondi
au sommet. Style gauche (fig. 159, 0.) avec une bosse distincte à la face
externe, l'apophyse longue, grêle et courbée.
Longueur : 3‘ 4,1-5 mm; Q 3,5-4,2 mm.
BIOLOGIE. ——- Cette espèce vit sur Peucedanum ojïicinale L. des lieux secs
dans les régions montagneuses. Les adultes ont été trouvés de juin à août.
Les œufs hibernent.

ORTHOTYLINAE. — sTnoNGYLoc0ms 261
DISTRIBUTION. -- Basses-Alpes, Pyrénées-Orientales   WAGNER, 1955] ;
Vosges [RE1RER et Purorx, 1876]; Vaucluse [REUTE11, 1891]; Puy-de-Dôme
[Ruxnur, 1924] ; Tarn [PERRIER] ; Haute-Loire [l`1ANEVAL]. Comme de l’Alle·
magne occidentale et de l'Espagne.
3. Strongylocotis cicadifrons Cosrn, 1852, Cim. Regn. Neap., Cent.
III : 263; Pliygaeus leucocephalus CoooEEEn1·, 1801, Ill. leon. lns.,
il : 83 ; var. c0quebertiS1·1cnE1., 1933, lll. Best. Tab. : 243 ; var. testacea
Stream., 1933, ib.
Face dorsale d’un noir brunâtre ou noire, avec une pubescence
courte, fine et claire. Tête jaunâtre, front avec 6 stries obliques brunâtres
de chaque côté (lig. 157, g), sommet du tylus et brides obscurs. Antennes
noirâtres sauf la base de l'article l qui est jaune. Pronotum noir, avec
les bords postérieur et latéraux bruns. Ecusson noirâtre. Hémélytres
d’une couleur variable. Pattes d’un jaune rougeâtre ou brun rougeâtre.
Epines des tibias et tarses noirs. 6 plus long et plus étroit que la 9
(fig, 158, cz). Vertex 2,5 fois chez le J, 3 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article II des antennes environ aussi long que la largeur du vertex
et plus court que les III et IV réunis. Pronotum (fig. 157, g) très court,
un peu plus large que la tête. Ecusson ruguleux.
Longueur : 3* 4,3-4,8 mm; Q 3,1-4 mm.
VARIATION. — La var. typica a les hémélytres brun foncé , chez la var.
coqueberti Srxcn. ils sont munis de taches jaunes et chez la var. testacca
Srxcu. ils sont d'un rouge jaunâtre unicolore.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit d'après PERRIER sur Cistus, d'après.R¤Y
sur Asphodelus. Les adultes ont été trouvés en mai et juin. Les œufs hibernent.
Disrninurxonx. —- Vaucluse [PU1·0N, 1873]; Var [REUTER, 1891]; Aude
[Gsvov, 1891] ; Hérault [Honvaru, 1892] ; Gard [Aumms] ; Tarn [PERRIER] ;
llaute·Garonne [Rmaur]. Espèce méditerranéenne.
l  
Q b C d 9
Fm. 159. — Slrongylocoris, styles génitaux du Cf (X 50) : zz, S. utrocoeruleus F1En. ;,
b, S. niger H. S. ; c, S. leucocephalus L. ; d, S. oberthuri REu1·. ; e, S. obscurus RME. ;
l, style droit, vue dorsale; 2, style gauche, vue dorsale.

262 uÉTÉRoP·rÈREs MIRIDAE
4. Strongylocoris leucocephalus (LINNÉ), 1758, Syst. Nat., éd. X :
446; Cimex decrepitus FABRICIUS, 1794, Ent. Syst., IV : 125; subspec.
steganoides (J. SAHLBERG), 1875, Nat. Soc. Fn. Fl. Fenn. Fôrh., XIV :
396 ; var. sibirica HEUTER, 1891, H. G. E., IV : 28; var. alpine Srnom.,
1899, Mitt. Natw. Ver. Steierm. : 192.
Noir, brillant, avec une pubescence fine, courte et obscure. Tête jaune,
brune ou rarement noire. Antennes noires, llarticle l d’un brun jaunâtre.
Pattes jaunâtres, épines des tibias noires. Forme ovale chez les deux
sexes. Vertex 3,25 fois chez le 5‘, 3,4 fois chez la 9 plus large que l’œil.
Article Il des antennes plus long que la largeur du Vertex. Ecusson forte-
ment ruguleux. Style droit du (É (fig. 159, c) petit, son apophyse arrondie,
munie d'une petite pointe. Style gauche long et grêle, l’apophyse courbée,
avec une dent dirigée vers l’arrière.
Longueur : J 3-4 mm; Q 3,2-4,7 mm.
VAn1AT1oN. — La sous-espèce Steganoides SAHLBG. est plus petite, le @
2,8-3,5 mm, la Q 3-3,6 mm de longueur. La tête est d’un brun foncé. La var.
alpina Srnom. a les fémurs noirs dans leur partie basale. La var. sibitica
REUT. a la tête noire.
Bronocua. —— Cette espèce vit sur Campanula et d'autres Carnpanulacées.
Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs bibernent.
D1s1·R1BuT1oN. — Toute la France. La var. typica se trouve surtout dans
les plaines, tandis que la sous-espèce stegcmoides SAHLBG. habite le Nord
et les montagnes. La var. sibirica REUT. a été trouvée dans les Pyrénées-
Orientales (Mont·Louis) [RIBAUT]. Espèce holopaléarctique.
5. Strongylocorîs erythroleptus CosrA, 1852, Cim. Regn. Neap., Cent.
Ill : 274.
Noir ou d’un brun noirâtre, en partie rouge ou d’un jaune rougeâtre,
avec une pubescence claire, longue et érigée. Tête d’un brun rougeâtre,
noir dans sa partie médiane. Antennes noires, l’article I rouge. Ecusson
rouge, ses parties médiane et apicale noires. Hémélytres noirs, l’exocorie
et le cunéus rouges. Membrane noirâtre. Pattes rouges ou d’un rouge
jaunâtre, épines des tibias et tarses noirs. Forme largement ovale. Face
dorsale avec une ponctuation fine et dense, écusson ruguleux.
Longueur : 8 4-4,6 mm; Q 4,2-5 mm.
Bronocm. — Cette espèce vit sur des herbes (Nepeta calamintha CLAIRV.)
des lieux secs et arides, surtout dans les montagnes. Les adultes ont été
trouvés en juin et juillet.
Disrmnurxon. —-— Basses-Alpes (Digne)   VVAGNER, 1955] ; Bouches-du-
Rhône (Auriol) [RAMADE, 1960] ; Gard (Driolles) (Pisnrunn]. Espèce méditer-
ranéenne.

ORTHOTYLINAE. -— STRUNGYLOCORIS 203
0. Sttongylocoris lutidus (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 112.
D'un ocracé jaunâtre ou brunâtre, parfois rougeâtre (Q`), à peine
brillant, avec une pubescence courte et dense jaunâtre. Antennes noires,
le sommet de l'article I et un anneau médian du II souvent jaunâtres.
Corie souvent avec une tache médiane obscure entre les nervures cubi-
tale et radiale. Membrane grisâtre. Pattes jaunâtres, épines des tibias
noires. Tarses jaunâtres, au moins l'articIe I. Forme ovale (Cï, Q), avec
une ponctuation fine et dense. Vertex 3 fois chez le 3`, 3,4 fois chez· la Q
plus large que l’œil. Article II des antennes plus court que la largeur du
vertex et plus court que les III et IV réunis. Ecusson ruguleux.
Longueur : 8 3,2-3,5 mm; Q 3,7-4,1 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur Jasione montana L., surtout dans les lieux
sablonneux. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
D1s1·R1nuT1oN. — Toute la France. Connue de toute l’Europe sauf le Nord
et le Sud-Est.
7. Strongylocoris obcrthuri REUTER, 1905, Bull. Soc. ent. Fr. : 8;
E. WAGNER, 1956, Vie et milieu, VII (1) : 101.
Face dorsale d'un brun obscur ou noirâtre, avec une pubescence
fine, courte et claire. Tête noire sauf les bords du vertex qui sont ocracés.
Pronotum noir, les bords postérieur et latéraux ocracés. Ecusson ocracé
avec une tache noire au milieu de la base. Cories noires, les bords externes,
l’angIe basal et le cunéus ocracés (fig. 158, d). Pattes brunâtres, la base
des fémurs et les tarses noirs. Forme un peu plus oblongue. Tête plus
petite. Le bord postérieur est muni d’une fossette au milieu et de deux
tubercules à côté d’elles et, en plus, de deux fossettes au bord interne
des yeux. Style droit du 5* (fig. 159, d) en forme de cuiller avec un appen-
dice apical arrondi. Style gauche petit, l’apophyse courbée en forme de
crochet.
Longueur : J 4,9-5,1 mm; Q 5,3-5,7 mm.
Bxonocm. — Cette espèce vit sur Jasione montana L. Les adultes ont été
trouvés en juillet et août.
Disrmnurxon. ——· Cette espèce n’a été trouvée que dans les Pyrénées-
Orientales (Vernet-les·Bains, mont Canigou) [REUTER, 1905; Gnxvnsreiu,
WAGNER et Wanna]. Peut-être est-elle un endémique du massif du Canigou.
8. Strongylocorîs obscurus (HAMBUR), 1842, Fn. Andal. : 163;
Capsus obcsus Panms, 1857, Ann. Soc. Linn. Lyon : 165; Stiphrosoma
livida Fmmzn, 1858, VVien. ent. Mon., II : 332.
D'un ocracé jaunâtre ou brunâtre, avec une pubescence fine dense
et claire. Antennes noires, les articles I et II souvent en partie jaunâtres.

264 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Pronotum parfois avec une tache longitudinale brune près du bord
latéral (fig. 158, c). Cunéus parfois obscur. Pattes jaunes ou brunes,
épines des tibias noires, tarses noirs. Forme plus large. Le bord postérieur
du vertex tient seulement une dépression transverse. Style droit du 5
(fig. 159, e) très long, sa partie apicale presque carrée portant un aiguillon
large en forme de hache. Style gauche grand, son apophyse munie de
2 bosses, l’une dirigée en bas, l’autre en haut, le lobe sensoriel convexe.
Longueur : 5‘ 5,1-5,4 mm; Q 5,5-6 mm.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit d’après Panama sur Jasione montana L.
Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
D1sTaxau·r1oN. —— Toute la France méridionale, très rare dans le Nord.
Espèce méditerranéenne occidentale.
58. Gen. PIEZOCRANUM HoavA·rH
Piezocranam HoavA·rH, 1877, Termeszetr. Füzet., 1:93; Lamprella
REUTER, 1891, H. G. E., IV : 36.
(Typ. gen. : P. simulans Hoav.)
5‘ d'une forme allongée, à côtés parallèles, macroptère. Q ovale, large,
brachyptère (fig. 160, d-e). Front et Vertex avec une impression large
et profonde chez le C3`.
TABLEAU nes Espèces
1 (2) Vertex 3 fois chez le 5‘, 3,5-4 fois chez la Q plus large que l’«eil.
1. simulans.
2 (1) Vertex 3 fois chez la Q plus large que l’œil (C? inconnu) (Espagne
et Algérie). scminulum Beur.
1. Piczocranum simulans H0avA'rn, 1877, Termesz. Füzet., I : 93;
Lamprella punctatipennis REUTER, 1881 (Q), Berl. ent. Zeit., 159.
Noir, ou d’un brun noirâtre, unicolore, CT couvert de poils fins et jau-
nâtres, Q presque glabre. 3‘ bord postérieur du vertex aigu. Article lI
des antennes plus long que la largeur de la tète et aussi long que les III
et IV réunis. Pronotum trapézoïdal (fig. 160, d), 1,5 fois plus large que
la tête.
Q article II des antennes 0,67 fois moins long que la largeur de la
tête. Pronotum à peine plus large que la tête (fig. 160, c). Les hémélytres
réunis sont 2,1 fois plus larges que la tête; ils sont réduits, sans cunéus
ni membrane et atteignant le segment V de Pabdomen.
Longueur 2 5‘ macr. 4,5—4,9 mm; Q brach. 2,4-2,8 mm.

onruorytxmxn. — mcuvrometnx 265
Bxoroum. — Inconnue.
Drsrnxnurxon. — Pyrénées-Orientales (Mont-Louis) [Rxnnur, 1937]. Espèce
pontiquc.
  A “  -4. (
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( 4 Q ( nl /
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a b c d e
Fm. 160. — Pachytomella et Piezocranum (X 6,75) : a, Pachytomella pas-
serinii Cosrx, 5; b, P. parallela M. D., 5; c, id., Q; d, Piezocranum
simulana Honv., 5*; c, id., Q. ·
59. Gen. PACHYTOMELLA REUTER
Pachytomella REUTER, 1890, Rev. d'Ent. Caen, IX : 253; Pachytoma
C0sTA, 1841 (n. pr.), Ann. Soc. ent. Fr., X : 208.
T . en.: P. asseriniiCos1·A
YP E P
J en général macroptère, à côtés parallèles, Q toujours brachyptère,
ovale, moins de 1,5 fois plus large que la tète (fig. 160, c). Tête, en vue
frontale, beaucoup plus large que haute (fig. 153, m), les yeux sont dirigés
en arrière et touchent les angles antérieurs du pronotum. Article [I
des tarses postérieurs 2 fois plus long que le I.
'_ . Tnntmu nes Espèces
1 (2) Hémélytres d’un jaune brunâtre ou grisâtre (Espagne).
alutacea Pur.
2 (1) Hémélytres noirs.
3 (4) Longueur inférieure à 1,9 mm. 3` et Q brachyptères (Espâgne).
cursitans Eur.
4 (3) Longueur supérieure à 2,2 mm. 6 toujours macroptère.
5 (6) Vertex marginé latéralement, immarginé dans sa partie médiane
(Espagne). doriai Beur.

266 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
6 (5) Vertex immarginé dans toute sa largeur.
7 (8) Article III des antennes 0,55-0,60 fois chez le 5‘, 0,85-0,90 fois
chez la Q moins long que le ll. Pattes noires, souvent l’extrême sommet
des fémurs jaunâtre. Longueur du 5` 2,7-3,1 mm. 1. passeriniî.
8 (7) Article Ill des antennes 0,8-0,9 fois moins long chez le J,
1 fois aussi long chez la Q que le Il. Pattes noires, sommet des fémurs
largement jaunâtre, chez la Q en plus les tibias jaunâtres. Longueur du 5`
3,2 à 3,8 mm. 2. parallela.
P. frontosa Honv. est identique à Dasyscytus sordidus Finn. Ce genre
se distingue de Pachytomella REUT. par la membrane, qui est densément
couverte de poils courts et semi-érigés. Connue de l’Espagne, de l’Afrique
du Nord et de l’Asie Mineure.
1. Pachytomclla passerinii (CosTA), 1841, Ann. Soc. ent. Fr., X 2 288 ;
Pachytoma minor CosTA, 1841, ib. : 289; Capsus minutus LUcAs, 1849,
Expl. Alg., Hém. : 85.
Noir, brillant, avec une pubescence brune, fine et couchée. Vertex
2 fois chez le 3‘, 2,5 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des
antennes aussi long chez le C3`, moitié moins long chez la Q que la largeur
du vertex. Pronotum moins large chez la Q, à peine plus large chez le 3‘
que la tête (fig. 160, a). Fémurs postérieurs un peu renflés chez la Q.
Longueur : J macr. 2,7-3,1 mm; Q hrach. 2,2-2,6 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit dans les lieux secs sur Thapsia gargcmica L.
et d’autres herbes. Les adultes ont été trouvés de mai à août. Les
œufs hibernent.
D1sTmBu·r10N. — Toute la France méridionale; manque dans la France
septentrionale. Espèce méditerranéenne, qui a été signalée aussi de la Hol-
lande.
2. Pachytomella parallela (MEYER-Dunn), 1843, Caps. : 57.
Coloré comme l’espèce précédente, mais les genoux sont plus large-
ment clairs. J nettement plus grand (fig. 160, b). Vertex plus de 2 fois
chez le J, presque 3 fois chez la Q plus large que llœil. Article Il des
antennes épaissi vers le sommet, 1,1 fois plus long chez le 5‘, 0,5 fois moins
long chez la Q que la largeur de la tête. Pronotum aussi large (L3`) ou plus
étroit (Q) que la tête (fig. 160, b-c). Fémurs postérieurs de la Q renflés.
Longueur : 5` macr. 3,2-3,8 mm; Q brach. 2,2-2,4 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit dans les prairies sur Potentilla, surtout en
montagne. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.

ORTIIOTYLINAE. — om·nocE1>aA1.us 267
DISTRIBUTION. — Vosges, Pyrénées (Purom, 1876]; Puy-de-Dôme [FAU-
vxai., 1897; E. WVAGNER, 1955]; Cantal ÃFAUVEL, 1887]; Hautes-Pyrénées
[BERNARD, 1936]; Pyrénées-Orientales   XVAGNER, 1955]; Haute-Garonne
(liIBAUT]§ Ariège [Manor]. Connue de l’Europe centrale et méridionale et
de l'Afrique du Nord.
60. Gen. ORTHOCEPHALUS Fmmzn
Orthocephalus Fmnxza, 1858, VVien. ent. Mon., II : 316.
(Typ. gen. : O. brevis Pz.)
6* allongé, macroptère, en général à côtés parallèles. Q en général bra-
chyptère et ovale, rarement macroptère et allongée-ovale, mais plus
large que le 8. Tête verticale, dans une vue frontale, plus haute que large
(fig. 153, n,). Bord du vertex toujours noir avec une petite tache brune
à côté de l’œil. Article II des antennes épaissi vers le s0mmet(fig. 161,a-e),
sauf O. proserpinae MLS., qui a cet article cylindrique, article l muni
de quelques soies érigées, le IV plus court que le lll. Article I des
tarses postérieurs environ 0,5 fois moins long que le ll.
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Fxc. ISI. —- Urthoccphalus : a, O. coriaceus F. ; b, O. prascrpinac Mns. et R. ; c, U. bre-
vîs Pz. ; d-|-f, 0. bivittatus Finn. ; e-1-g, O. vittipennis H. S. ; a-e, antenne (X 11) ;
f·g. ô` (>< 4.5)-
TABLEAU mas Espèces
1 (6) Pattes noires, unicolores.
2 (3) Article III des antennes 0,75 fois moins long que le II.·Face
dorsale avec une pubescence noire, forte et érigée, mêlée de poils squa-
miformes brillants, à reflets dorés. Bord antérieur des fémurs postérieurs

268 rxÉ·rÉRoPTÈREs Muunas
avec des soies longues et érigées. Hémélytres avec un trait clair le long
de la suture clavo-coriale. 3. coriaceus.
3 (2) Article Ill des antennes environ 0,5 fois moins long que le II.
Puhescence de la face dorsale fine et courte, rarement mêlée de poils
squamiformes. Bord antérieur des fémurs postérieurs sans soies. Hémé-
lytres noirs, unicolores.
4 (5) Article Il des antennes fortement épaissi vers le sommet
(fig. 162, a-b). Tête du (3 assez petite (fig. 162, a). Hémélytres de la
f. brach.   avec une incisure très distincte entre la corie et le cunéus.
Pubescence grise. 1. brevis.
5 (4) Article II des antennes non épaissi (fig. 161, b) vers le sommet.
Tête du 5` 0,67 fois moins large que le pronotum (fig. 162, 0). Hémélytres
de la f. brach. (Q) sans incisure. Pubescence noire. 2. proserpinae.
6 (1) Pattes en partie (surtout les tihias) d'un brun jaunâtre ou
rougeâtre.
7 (8) Tibias postérieurs noirs, les antérieurs et les intermédiaires
d'un jaune brunâtre. Vertex 1,67 fois chez le ô`, 2,1-2,2 fois chez la Q
plus large que l’œil. Tihia postérieur 3,8-4,2 fois chez le 3`, 4,2-4,5 fois
chez la Q plus long que le tarse. 4. ferrarii.
8 (7) Tous les tibias brunâtres, du moins dans la partie médiane.
9 (18) Mâles. Toujours macroptères.
10 (13) Hémélytres noirs, unicolores sauf un trait jaune à la base
du bord interne de la corie.
11 (12) Article l des antennes et base du II jaunâtres. Forme plus
large, 4,5 fois plus long que la largeur de la tête. 6. tcnuîcornis.
12 (11) Antennes noires, unicolores. Forme moins large, 5-5,5 fois
plus long que la largeur de la tête. 5. saltator.
13 (10) Hémélytres avec une bande jaunâtre le long de la suture
clavo-coriale et une seconde dans la corie (fig. 161, f-g).
14 (15) Sommet de l’article ll des antennes à peine plus épais que
l’article I (fig. 161, d). Vertex 2,33 fois plus large que l’œil. Taille plus
petite. 7. bivittatus.
15 (14) Sommet de l’article Il des antennes plus épais que l'article l
(fig. 161, e). Vertex 1,6-2 fois plus large que l’œil.
16 (17) Taille plus petite, longueur 4,5 mm. Article II des antennes
d’un jaune ferrugineux. 8. championi.
17 (16) Taille plus grande, longueur plus de 6 mm. Article Il des
antennes noir. 9. vîttipexmis.

onrnorvtman. -· ORTIIOCEPHALUS 269
18 (9) Femelles. En général brachyptères, rarement macroptères.
19 (22) Article II des antennes presque aussi long que les III et IV
réunis. Fémurs noirs, rarement bruns (O. tenuicornis Mns. var. fulvipes
REu'r.). llémélytres noirs, unicolores. Vertex moins de 2,35 fois plus
large que l’œil.
20 (21) Article I des antennes et la partie basale de II jaunâtres.
6. tenuicomis.
21 (20) Articles I et II des antennes noirs, unicolores. 5. saltat0r_
22 (19) Article Il des antennes beaucoup plus court que les III et IV
réunis. Fémurs d’un brun jaunâtre, rarement noirs. Vertex plus de 2,5 fois
plus large que l’œil. La f. macr. avec un trait jaunâtre le long de la suture
clavo-coriale.
23 (26) Vertex 2,5 fois plus large que l’œil. Sommet de l’article II
des antennes environ aussi épais que le tibia antérieur.
24 (25) Article Il des antennes noir. Longueur plus de 4 mm.
9. vittipennis.
25 (24) Partie basale de l’article Il des antennes d'un jaune ferru-
gineux. Longueur 4 mm. 8. championi,
26 (23) Vertex 3 fois plusilarge que l’œil. Sommet de l’article ll des
antennes nettement moins épais que le tibia antérieur.
7. bivittatus.
1. Orthocephalus brcvis (Pnxzan), 1798, Fn. Germ. : 59/8 (Q) ;
P Cimex cinereo-nigricans Gonzn, 1778, Ent. Beitr., Il : 276; Ortho-
cephalus panzeri FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 294; Orthocephalus confinis
REUTER, 1878, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXI : 35.
Noir, unicolore. Face dorsale avec une pubescence fine, grise et cou-
chée. Tibias rarement d’un brun noirâtre. Tête du 5* à peine 0,5 fois moins
large que le pronotum, vertex 2,2 fois chez le J, 2,5 fois chez la Q plus
large que l’œil. Article II des antennes presque aussi long que la largeur
du pronotum (fig. 162, a-b).
Longueur : 5` macr. 6,7-7,8 mm; Q brach. 4,2-4,8 mm.
Bxonocm. - Cette espèce vit sur Campanula, rapunculoides L., surtout dans
les montagnes. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hiber-
nent.
Dts'rn1Bu1·1oN. — Vosges [Reisen et Pu1·oN, 1876]; Loire-Atlantique
IPÉNEAU, 1909]; Aude ]ÃlARQUET, 1894]; lIautes·Pyrénées [LAMaem·m,
1909]. Connue de l`Europe et de l’.·\sie Mineure.

276 nÉTÉn0PTÈnEs MIRIDAE
2. Orthocephalus proserpinac (l\1ULSANT et REY), 1852, Op. Ent., l 2
140 (C3`) ; Orthocephalus coracinus PUToN, 1874, Ann. Soc. ent. Fr. : 217 ;
REUTER, 1891, H. G. E., IV : 47.
Noir, brillant, face dorsale avec une pubescence noire, fine et courte.
Vertex 2 fois chez le Q`, 2,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Pronotum
et hémélytres ruguleux. CT beaucoup plus étroit que la Q (fig. 162, c—d).
Hémélytres de la Q sans membrane rudimentaire.
Longueur : 5" macr. 4,2-5,4 mm; Q brach. 3,3-4,2 mm.
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FIG. 162. — Orthocephalus (>< 5) :
az, O. brevis Pz., 3; b, id., Q; c, O. proserpinae MLS. et R., 5‘ ; d, id., Q.
B10LoG1E. —— Cette espèce vit sur les chardons (Carduus, Silybum, Scaly-
mus). Les adultes ont été trouvés de mai à juillet. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurxou. — Tout le littoral méditerranéen. Espèce méditerranéenne.
3. Orthocephalus coriaceus (FABRICIUS), 1776, Gen. Ins. : 299 (Q);
Cimez grylloides GOEzE, 1778, non Linné, Ent. Beitr., II : 187 ; Capsus
mutabilis FALLÉN, 1807, Mon. Cim. : 118; Capsus pilosus HAHN, 1831,
Wanz. Ins., II : 96 ; P Capsus stygialis l\1ux.sANr, 1852, Op. Ent., l : 151 ;
CARVALHO, 1955, Beitr. z. Ent., V : 336.
Noir, brillant, la f. macr. avec un trait jaunâtre le long de la suture
clavo-coriale. Vertex plus de 2 fois chez le 5‘, 2,3-2,5 fois chez la Q plus
large que l'œil. Sommet de l’article Il des antennes épaissi (fig. 161, zz),
aussi épais que le tibia antérieur. Hémélytres de la f. brach. avec une
incisure entre la corie et le cunéus.
Longueur : 8 macr. 4,9-5,5 mm; Q macr. 5-5,5 mm; Q brach. 4,1-
4,8 mm.

ORTHOTYLINAE. — on1·nocm>uA1.us 271
Bxorooxe. —- Cette espèce vit sur Tmuzcetum et d’autres (Èomposées (Achillw,
Centaurea). Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent. '
Drsrnreorxon. — Toute la France. Connue de toute l`Europe sauf le Nord
et de l'Afrique du Nord.
4. Orthocephalus ferrarii Reuren, 1891, H. G. E., [V : 50.
Noir, brillant, avec une pubescence noire, forte et érigée, mêlée de
poils squamiformes argentés. Tibias antérieurs jaunâtres avec le sommet
largement noir, tibias intermédiaires jaunâtres avec le sommet étroite-
ment noir, tibias postérieurs noirs, parfois la partie apicale d°un noir
brunâtre. 6* allongé, à côtés parallèles, Q ovale-allongée. Article ll des
antennes un peu épaissi vers le sommet, aussi long chez le 3, 1,25 fois
plus long chez la Q que la largeur du pronotum, ce dernier lisse. Hêmé·
lytres de la f. brach. avec une incisure distincte entre la corie et le cunéus.
Longueur: 6 macr. 5-6 mm ; Q brach. 4,1-4,7 mm ; Q macr. 4,5-5,1 mm.
Bxonocua. — Cette espèce vit dans les lieux incultes sur les plantes basses
(Centaurea). Les adultes ont été trouvés de mai à août.
DISTRIBUTION· — Hérault [Reurraa, 1891]; Bouches-du-Rhône, Basses-
Alpes, Var, Pyrénées-Orientales, Gironde   WAGNER, 1955] ; Haute-Garonne
[Vivat.], Connue de l’Allemagne, de l°Autriche, de l’Italie et de l'Espagne.
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Fu:. 163. -— Orthoccphalus saltator Hmm (X 9] :
a, 5 macroptère; b, Q brachyptère ; c, Q macroptère.

272 nÉTÉno1>TÈREs Mimnaa
5. Orthocephalus saltator (HAHN), 1835, VVanz. Ins., III : 11 ; Capsus
I mutabilis BUaME1sTEn, 1835, Handb. Ent., II : 277; Capsus hirtus
Cunrrs, 1838, Brit. Ent., XV, t. 693; Pachytoma major COSTA, 1852,
Cim. Regn. Neap., Cent. III : 278; Globiceps infuscatus GARBIGLIETTI,
1869, Boll. Soc. ent. Ital., I : 190.
Coloré comme l'espèce précédente, mais les tihias postérieurs jau-
nâtres sauf la base. Poils squamiformes brillants, dorés. Vertex 1,67-
1,75 fois chez le (E`, environ 2 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II
des antennes 0,8 fois moins long chez le 3‘, aussi long chez la Q, que les
III et IV réunis. Pronotum presque lisse. Hémélytres de la f. brach. (Q)
avec une incisure entre la corie et le cunéus.
Longueur : 5 macr.' 4,5-5,5 mm; Q brach. 3,5-4,4 mm; Q macr.
4,1-5 mm.
Vnnxurxon. — Chez la var. infuscata GARE. les deux taches jaunâtres
à côté des yeux manquent.
B1oL0c1E. -—— Cette espèce vit sur Hieracium pilosella L., plus rarement
sur d'autres Composées (Achillea}. Les adultes ont été trouvés de juin à août.
Les œufs hibernent. ·
DISTRIBUTION. -—— Toute la France. Espèce holarctique.
6. Orthoccphalus tenuicomis (MULSANT et Rav), 1852, Op. Ent.,
I:152 ;var. fulvipes REUTEP., 1904, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLVII
(4) : 14.
Noir, brillant, face dorsale couverte d’une pubescence longue, semi-
érigée, noire, mêlée de poils squamiformes jaunâtres ou blanchâtres.
Antennes noires, article I entièrement let la partie basale de II jaunes.
Fémurs noirs (var. typica.) ou rougeâtres (var. fulvipes REUT.), tous les
tibias d’un jaune brunâtre avec le sommet noir. Vertex 2 fois chez le 3`,
2,3-2,4 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes presque
cylindrique, 1,52 fois chez le 6*, 1,14 fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête et environ aussi long que les III et IV réunis, le III 0,6 fois
moins long que le II. Hémélytres de la f. brach. (Q) avec une petite
membrane bien visible.
Longueur :·5‘ macr. 4,7-5,4 mm; Q brach. 4,1-4,5 mm; Q macr.
4,6-4,8 mm.
Biotocra. — Inconnue.
D1sTR1BUTxoN. —- Lyon et le Midi de la France [MULsANT, 1852] ; France
[Pinon} ; aucune indication précise. Connue d’Espagne, du Portugal, cl’Afrique
du Nord, de Grèce, de la Russie méridionale et de l’Asie Mineure.

0aTnoTYx.1NAe. — omnocarixsnus 273
7. Orthocephalus bîvittatus Fmman, 1864, Wien. ent. Mon., VIII :
221.
Noir, à peine brillant, à pubescence noire mêlée de poils squamiformes
couchés, à reflets dorés. Article I des antennes souvent en partie jau-
nâtre. Hêmêlytres de la f. macr. d'un brun jaunâtre avec une bande
longitudinale noirâtre (fig. 161,   Pattes d'un brun jaunâtre ou d'un
brun foncé, sommet des tarses noir. Vertex 2-2,33 fois chez le J,
2,5-2,75 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes 1,5 fois i
plus long chez le ô`, aussi long chez la Q que la largeur de la tête, à peine
épaissi vers le sommet (fig. 161, d) et nettement plus court que les III
et IV réunis. Pronotum un peu plus large que la tête.
Longueur : 3 macr. 4,6-5,5 mm; Q brach. 3,3-3,7 mm; Q macr.
4-4,5 mm.
Bionocm. —÷ Cette espèce vit dans les lieux secs sur les graminées. Les
adultes ont été trouvés en mai et juin. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Gard (Montfaucon) [Pu1·oN, 1880]; Vaucluse (Carpen-
tras) [Panama]. Connue du Sud-Est de l’Europe (Autriche, Hongrie, Macé-
doine, Russie méridionale, Asie Mineure et Turkestan).
8. Orthocephalus championi Sauwnens, 1894, Trans. ent. Soc.
London : 247.
Nous n'avons pas d’opinion personnelle sur cette espèce. Description
d'après SAUNDERS (l. c.).
D'un noir de poix, brillant, lisse, à pubesccnce noire et en plus avec
des poils squamiformes blanchâtres. Antennes noires, l'article I entière-
ment, le II sauf le sommet et la base du III d’un jaune ferrugineux.
Cories jaunâtres dans la partie interne chez le 3*, avec une strie jaunâtre
à la base interne chez la Q. Pattes d’un jaune ferrugineux, tibias ponctués
de noir. Vertex presque 2 fois chez le 5, 2,5 fois chez la Q plus large que
l’<eil. Article II des antennes (Q`) plus long que les III et IV réunis.
3‘ macroptère, Q brachyptère.
Longueur : C? 4,5 mm; Q 4 mm.
Biowcm. -— Trouvé sur une plante aromatique (Saunneas).
Dtsrmnurxoxv. —- Corse (Bocognano) [âauwmzns, 1894]. Endémique P
9. Orthoccphalus vittîpcnnis (ffeamcn-Scixanrrnn), 1835, Wanz.
Ins., III : 83; .° Cime.1: hirtus AIUELLER, 177G, Zool. Dan. : 198; var.
decipiens E. \VAGNER, 1942, Mitt. D. ent. Ges., XI : 74.
Coloré comme O. bivittatus Free. (fig. 161, g). Chez la Q macroptère,
les hémélytres sont entièrement noirs sauf un trait jaune dans la partie
.Wiridae· 18

274 aiârénorrànas MIRIDAE
basale de la corie. Taille plus grande. La Q brachyptère 1,75 fois plus long
que large. Vertex 1,63-1,85 fois chez le 5‘, 2,4-2,6 fois chez la Q plus
large que l’œil. Article Il des antennes plus de 1,5 fois chez le ô`, 1,25 fois
chez la Q plus long que la largeur de la tête, fortement épaissi vers le
sommet (fig. 161, ez} et plus épais que le I, article III 0,85-0,9 fois chez
le 3, 0,7 fois chez la Q moins long que le II, les III et IV réunis sont
1,25 fois chez le Ci`, 1,2 fois chez la Q plus long que le II. Pronotum 1,33 fois
' plus large que la tête.
Longueur : C? macr. 6,2-7 mm ; Q brach. 4-4,4 mm ; Q macr. 5,7-6,7 mm.
VARIATION. -—- La var. dccipîcns E. WAGN. sont des mâles chez lesquels
les hémélytres sont noirs sauf un petit trait jaunâtre à la suture clavo-coriale.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur Chrysanthemum leucanthemum L. Les
adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
D1sTmBUTxoN. —— Présence en France douteuse, aucune indication précise.
Connue de l’Europe orientale et septentrionale et de la région orientale de
l’Europe centrale (Allemagne}.
61. Gen. EURYOPICORIS REUTER
Euryopicoris REUTER, 1875, Gen. Cim. : 24; Euryopocoris REUTER,
1875, Bib. K. Vet. Ak. Handl., III 2 24 (err. typogr.).
(Typ. gen. : E. nitidus M. D.)
6 et Q brachyptères, très rarement macroptères. Ovale, brillant,
glabre. Tête, dans une vue frontale, aussi haute que large. Front muni
de sillons qui rayonnent vers l’avant. Yeux petits, arrondis. Antennes
longues, munies de quelques soies érigées, article II cylindrique. Fémurs
postérieurs renflés, munis de quelques épines. Tibias épais, le tibia
antérieur légèrement courbé et aplati vers le sommet (fig. 153, d),
avec quelques épines. Article II des tarses postérieurs 2 fois plus long
que le I.
Une seule espèce française 2
Euryopicoris nitidus (MEYEn—DUER), 1843, Caps. : 113 ; Halticus
albonotatus Cosnx, 1860, Cim. Regn. Neap., Add. : 32.
Noir, brillant, sommet des fémurs souvent brunâtre, brides jaunâtres.
Forme largement ovale (fig. 164, a). Vertex 2,8 fois chez le 3`, 2,9 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes 0,8-0,9 fois chez le 3,
0,7-0,8 fois chez la Q moins long que la largeur de la tête, article III
des antennes 0,5 fois moins long que le II et 0,67 fois moins long que le IV.
Pronotum un peu plus large que la tête. Hémélytres (f. brach.) sans

ORTHOTYLINAE. —- SCHOENOCORIS 275
cunéus ni membrane. Article II du rostre beaucoup plus long que le III.
Longueur : 3 macr. 4,5 mm; 3 brach. 3-3,8 mm; Q brach. 3,5-
4,5 mm.
Biowoie. —— Cette espèce vit surtout dans les montagnes, sur les graminées
des pâturages. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
Disrmauîiou. ~— Hautes-Alpes [Fammaxaa, 1880] ; Jura, Pyrénées
[Raoran, 1891] ; Haute-Garonne (Luchon), Pyrénées·Orientales (Formi-
guères) [Rmaur] ; Tarn (Albi), Jura (Les Rousses) [Penmxan] ; Hautes-
Alpes (col du Lautaret) [Aucuns]. Connue d’Allemagne, de Hongrie, d’ltalie,
de Grèce, de Tchécoslovaquie, de Roumanie, dela Russie méridionale et de ia
Caucasie.
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b
(5 O i
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c d E
Fm. 164. — Euryopicoris et Schaerwcoris : a, Ewjyopicoris nitidus M. D., 3 (X 8,7) ;
b, id., tête de la 2, vue frontale (X 18,6) ; 0, id., tête du 3 (X 18,6) ; d, Sch0cnu—
caris flavomarginatus C0s·rA, 3 (X 7,5); c, id., S! (X 7,5).
62. Gen. SCHOENOCORIS REUTER
Schoenocoris Rauîan, 1891, H. G. E., IV : 64.
(Typ. gen. : S. flcwomarginatus Costa)
3 allongé, à côtés parallèles, macroptère (fig. 164, d), Q brachyptère,
ovale-allongée (fig. 164, c). Tête plus large que le pronotum. Vertex.
avec une tache jaune de chaque côté au bord interne de l’œil. Yeux
proêminents, touchant les angles antérieurs du pronotum. Article I
des antennes muni de soies érigées, le II légèrement êpaissi vers le som-
met. Tibia antérieur droit. Article ll des tarses postérieurs 1,5 fois plus
long que le I. Le rostre s°étend jusqu’aux hanches postérieures.

276 HÉTÉn0PTÈnEs MIRIDAE
i Une seule espèce :
Schocnocoris Havomatginatus (CosTA), 1841, Ann. Soc. ent. Fr.,
X : 286.
Noir, mat, face dorsale muni de soies noires. Bord externe des hémé·
lytres largement jaune. Tibias brunâtres, les épines noires, tarses
noirs. Vertex 2,3 fois chez le 5*, 2,65-3 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article Il des antennes un peu plus long que la largeur du pronotum
chez le 3`, épais et plus court que la largeur du vertex chez la Q. Pronotum
2 fois plus large cpe long.
Longueur : E 3-3,4 mm; Q 2,4-2,8 mm.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit d’après REUTER sur les joncs des pâturages
dans les montagnes. Les adultes ont été trouvés en juillet.
D1sTn1BU1·1oN. — Vosges (Hohneck) [PUTON, 1876]; ?Hautes~Pyrénées
[LAMBERTIE, 1909). Connue d’Espagne, d'Italie, de Yougoslavie et de Rou-
manie.
63. Gen. DIMORPHOCORIS REUTER
Dimorphocoris REUTER, 1891, H. G. E., IV : 83; Homoecocoris
FUENTE, 1918, Bol. Soc. Arag. Ci. Nat., XVII : 236; E. NVAGNER,
1955, D. ent. Ztsch., Il (5) : 241.
(Typ. gen. : D. gmcilis RME.)
Les 6 en général macroptères, allongés, à côtés parallèles, chez cer-
taines espèces toujours brachyptères, en ovale allongé. Les Q toujours
brachyptères en ovale allongé. Face dorsale munie de soies noires érigées,
mêlées de poils couchés blanchâtres. Yeux petits, parfois pédonculés.
La fosse antennifère est située plus bas que l’oeil. Article I des antennes
muni de quelques soies, article Il cylindrique, le IV plus court que le III.
Tête souvent plus large que le pronotum. Pattes et antennes plus longues
chez le (É que chez la Q. Article II des tarses postérieurs en général
plus long que le I (1,3-2 fois).
. TABLEAU DES Esràces
A. —-— Jldles (macroptère ou brachyptère)
1 (20) Macroptère.
2 (3) D’un brun jaunâtre, avec peu de dessins obscurs. 3. debilis.
3 (2) Corps en grande partie noir.
4 (9) Yeux pédonculés, nettement distants du pronotum (fig. 165,  
5 (6) Pronotum noir, unicolore. Vertex 2 fois plus large que l’ceil.
4. putoni.

ORTHOTYLINAE. —— nimoarnoconis 277
6 (5) Pronotum avec une ligne longitudinale jaunâtre, ou au moins
une tache jaunâtre au milieu du bord postérieur.
i 7 (8) Écusson noir, unicolore. Tibias ponctués de noir (Espagne).
satyriscus Scorr.
8 (7) Écusson clair, en général avec 1 taches noires. Tibias sans
points obscurs (Espagne). lividîpennis Rnor.
°Q' 'W’ D
«A»
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C U C d e [
Fu:. 165. — Dimorplwcoris, partie antérieure du lî (X 17) : u, D. schmidti Finn. n
b, D. ribauti E. VVGN. ; c, D. pygmaeus E. Wow. ; d, D. lurenais E. WGN. ; e, D. r0bus·
tus E. WGN.; f, D. satyriscus Puzur.; cn bas : vue dorsale, en haut (seulement
c-d) : vue frontale.
9 (4) Yeux non pédonculés, rapprochés des angles antérieurs du pro-
notum (fig. 165, a-c).
10 (13) Tête plus large que le pronotum (fig. 165, c-d).
11 (12) Tête, en vue frontale, 0,7 fois moins haute que large (fig. 165, c).
Article II des antennes environ aussi long que la largeur de la tête.
Pronotum noir, 5. Pygmàêuâ.
12 (11) Tête, en vue frontale (fig. 165, d) O,8 fois moins haute que large.
Article ll des antennes 1,25-1,3 fois plus long que la largeur de la tête.
Pronotum avec une ligne médiane jaunâtre. 6. lurensis.
13 (10) Tête moins large que le pronotum (fig. 165, b—l-e), rarement
aussi large que celui·ci (fig. 165, a).
14 (17) Pronotum noir, unicolore.
15 (16) Vertex 3,4-3,5 fois plus large que l’œil (fig. 165, e). Article ll
des antennes 1,35-1,38 fois plus long que la largeur clu pronotum.
8. robustus
16 (15) Vertex 2,6-2,7 fois plus large que l'œil (fig. 165, b). Article II des
antennes 1,55-1,58 fois plus long que la largeur du pronotum. 7. ribauti.

278 uÉTÉRo1>TÈREs MIRIDAE
17 (14) Pronotum avec une bande longitudinale jaunâtre, du moins
avec une tache jaunâtre au milieu du bord postérieur.
18 (19) Longueur de 5 à 5,6 mm. Tête aussi large que le pronotum
(fig. 165, a). Front avec une tache médiane jaunâtre. 1. schmidti.
19 (18) Longueur de 4,3 à 5 mm. Tête plus étroite que le pronotum
(fig. 165, b). Front sans tache jaunâtre. 2. gracilis.
20 (1) Brachyptère, hémélytres sans cunéus niimembrane. Fémurs
bruns. 9. ttistis
B. —— Femelle.; (toujours brachyptères) (1)
1 (4) Les hémélytres s’étendent jusqu’au bord postérieur du segment I
ou jusqu’au milieu du segment ll de Yabdomen (fig. 166, 0-d).
2 (3) Bord postérieur des hémélytres en grande partie droit (fig. 166, c).
. Forme plus ovale, 3 fois plus lo11g que la largeur du pronotum.
9. tristis.
3 (2) Bord postérieur des hémélytres arrondi (fig. 166, d). Forme plus
allongée, 4 fois plus long que la largeur du pronotum. 7. ribauti.
QQ sa
cr b c d e f
Fm. 166. -— Dimorphocoris, 2 (X 10,5) : a, D. schmidti FIEB. ; /7, D. gracilis RME. ;
c, D. tristis Fuzz.; d, D, ribauti E. VVGN.; e, D. pygmaeus E. Wow.;
f, D. debili.9 REUT.
4 (1) Les hémélytres s’étendent jusqu’au segment IV de l’abdomen
(fig. 166, a, b, e,  
5 (6) Bord postérieur des hémêlytres arrondi (fig. 166,   Couleur
foncière d’un jaune brunâtre. 3. debilis.
(1) Les femelles de D. lividipennis Raur. et D. satyriscus Scorr sont inconnues
et manquent dans le tableau suivant.

ORTHOTYLINAE. — nmonrnocoms 279
6 (5) Bord postérieur des liémélytres droit (fig. 166, a, e) ou sinué
(fig. 166, b).
7 (8) Bord postérieur des hémélytres fortement sinué (fig. 166, b).
Pronotum environ aussi large que la tête. 2. gracilis.
S (7) Bord postérieur des hémélytres droit ou à peine sinué
(fig. 166, 0,+e). Pronotum moins large que la tête.
9 (10) Hémélytres noirâtres, seulement le bord externe plus clair.
Taille petite, longueur de 2,7 à 3 mm. Article II des tarses postérieurs
1,33 fois plus long que le I et aussi long que le III (fig. 167,  
5. pygmaeus.
10 (9) Hémélytres brunàtres, plus ou moins unicolores. Longueur
supérieure à 3 mm. Article II des tarses postérieurs plus de 1,6 fois
plus long que le I (fig. 167, g).
11 (14) Les yeux dépassent la partie antérieure du pronotum par
toute leur largeur (comme fig. 167, a).
12 (13) Abdomen aussi large que les hémélytres (fig. 166, a). Article III
des antennes aussi long que le II. 1. schmidti·
13 (12) Abdomen plus large que les hémélytres (comme fig. 166, e).
Article III des antennes moins long que le II. 4. putonî.
14 (11) Les yeux ne dépassent pas la partie antérieure du pronotum
par toute leur largeur (fig. 167, b-c).
15 (16) Article I des antennes 0,67 fois moins long que Ia largeur du
vertex, le II jaunâtre. Tibias sans points obscurs. 6. lurensis.
16 (15) Article I des antennes 0,8 fois moins long que la largeur du
vertex, le II largement noir dans sa partie apicale. Les épines des tibias
naissent de petits points obscurs. 8. robustus.
U Qi Q U
C C
® @
x r
a b c 9  f g"
Fm. 167. —— Dimorphocoris, Q : a, D. schmidti Finn. ; b, e, g, D. gracili.9 RMn. ; c-d,
D. robustus E. Wen.; f, D. pygmacus E. Wax.; a-c, tête, pronotum et écusson,
vue dorsale (X 20) ; d-c, tête, vue frontale (X 20) ; f—g, tarse postérieur (X 40).

280 nÉTÉRo1>TÈaEs Miamae
1. Dîmorphocoris schmidtî (Fuseau), 1858, Wien. ent. Mon., Il :
333 (ti`); PUToN, 1894, Rev. d'Ent. Caen : 115  
J : Noir. Une ligne longitudinale sur la tête élargie vers le sommet,
les bords des yeux, une bande longitudinale sur le pronotum, les angles
basaux de l’éeusson, la corie et le cunéus d’un jaune brunâtre ou blan-
châtre. Sommet des fémurs et les tibias d’un brun jaunâtre, sommet
des tibias noir. Taille grande. Vertex 2,8-2,9 fois plus large que l’œil.
Article II des antennes 1,5 fois plus long que la largeur du pronotum
et aussi long que le Ill. Segment génital conique, relativement étroit.
Style droit (fig. 168, a1) grand, la partie apicale élargie et arrondie,
2 fois plus longue que large. Style gauche (fig. 168, a2) allongé, presque
droit, au côté externe avec un lobe sensoriel arrondi.
Q : D’un jaune brunâtre ou grisâtre.Tête jaunâtre, vertex avec 2 taches
brunes. Antennes d’un brun foncé, l’article ll plus clair. Pronotum et
écusson avec une bande longitudinale jaunâtre. Dos de l'abdomen
noirâtre, le connexivum brun. Forme ovale (fig. 166,a). Vertex 3,5-3,7 fois
plus large que l’œil. Article Il des antennes 0,5 fois moins long que la
largeur du pronotum, Ce dernier trapézoïdal (fig. 167, zz), ses côtés
sinués.
Longueur : C? macr. 5-5,4 mm; Q brach. 3-3,8 mm.
Bronocuz. —— Cette espèce vit dans les pelouses des Alpes sur les graminées.
Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ——- Basses-Alpes [AzAM, 1893]; Hautes-Alpes (PUTON,
1894] ; Haute-Garonne (pelouses à 2 000 m) [Rxeaurj. Peut-être les captures
de cette espèce signalées des Pyrénées se rapportent-elles à D. robustus
E. WAGN. Connue seulement des Alpes.
2. Dimorphocoris gracilis (RAMBUR), 1842, Fn. Andal., II : 162;
Orthocephalus signatus Fmeen, 1861, Eur. Hem. : 292 (Q) ; Orthocephalus
nebulosus Fiizeen, 1861, ib. : 293 (5‘);La.b0ps flavomarginatus REUTER,
1881, non Costa, Berl. ent. Zeit., XXV : 180.
8 : Noir, les bords internes des yeux, le sommet du front, une tache
au bord postérieur du vertex, la partie distale de la tête, une tache au
bord postérieur du pronotum, la corie, le cunéus et les tibias avec excep-
tion de la base et du sommet jaunâtres. Allongé, étroit. Vertex 2,5 fois
plus large que l’œil. Article ll des antennes 1,25 fois plus long que la
largeur du pronotum, Pronotum trapézoïdal. Segment génital du 5`
large, coupé en arrière. Style droit (fig. 168, b1) petit, élargi dans la
partie apieale, sommet muni d’un petit tubercule. Style gauche
(fig. 168, b2) robuste et petit, l’apophyse courte et épaisse, le lobe senso-
riel arrondi.

onTn01·YLxNAE. ——— DIMOHPHOCORIS 281
Q : D’un brun jaunâtre ou grisâtre. Pronotum foncé, les callositês,
une ligne médiane et les bords latéraux jaunâtres. Dos de l’abdomen,
d’un brun noirâtre. Sommet des tibias et tarses noirs. Forme ovale.
Vertex 3,3 fois plus large que l’œil. Article Il des antennes environ aussi
long que la largeur du pronotum et plus long que le III.
Longueur : 8 macr. 4,3-5 mm; Q brach. 3-3,75 mm.
BIOLOGIE. —-· Comme chez l’espèce précédente. Panama a trouvé une Q
en octobre.
DISTRIBUTION. — Pyrénées-Urientales (dunes de Canet) [PERRIER] ; Gard
(Montpellier) [Pmxmen]. Connue d’Espagne, de l'Afrique du Nord et de la
Sicile.
·1E(¤â%( 13biE 1ii ciii   âgé qiê 2ii1(    
d ~ Q I I
`Frc. 168. - Dimorphacoris, styles génitaux du 6 (X 40) : a, D. schmidli Fran.;
b, D. gracilis Ptxvxn. ; c, D. pygmueus E. Were. ; d, D. lurensis E. Ware. ; e, D. ribauti
E. Wan.; f, D. robustus E. Wow.; 1, style droit, vue dorsale; 2, style gauche,
vue dorsale.
3. Dimorphocoris dcbilis (Heures), 1880, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXII : 20.
5 : Allongé, macroptère. Vertex 1,65-1,67 fois plus large que l’œil.
Pronotum trapézoïdal, un peu plus large que la tête. Hémélytres très
longs.
Q : Vertex 2 fois plus large que l’œil. Article II des antennes aussi
long que la largeur du pronotum. Fémurs postérieurs longs, légèrement
épaissis.
5* et Q d’un jaune grisâtre ou ocracé, couverts de taches brun rougeâtre.
Face dorsale couverte de longues soies noires et en plus de poils blancs.
Longueur : 3‘ macr. 4,3-4,5 mm; Q brach. 2,4-2,9 mm.
liuorocm. —- Cette espèce vit sur les graminées des pâturages dans les
régions littorales.
Disrninurxorx. —·— Var (Saint-Raphaël) [Purou, 1881] ; Pyrénées·Orientales
(Collioure,·Canet) [Pu·r0N, 1882). Espèce méditerranéenne.

282 nÉTÉnoPTÈREs MIRIDAE
4. Dimorphocoris putonî (REUTER), 1882, Rev. d’Ent. Caen, I : 277
(5‘); E. YVAGNER, 1943, Mitt. D. ent. Ges., XII (1) : 15  
3` : Tête noire, la partie distale et les bords des yeux jaunâtres. Pro-
notum et écusson noirs, unicolores. Hémélytres d'un brun clair, le clavus
et la partie interne de la corie plus foncés. Tibias jaunâtres, tarses noirs.
Vertex 2,2 fois plus large que l'œil. Article Il des antennes 1,33 fois plus
long que la largeur du pronotum et à peine plus long que le III. Hémé-
lytres très longs et parallèles. Segment génital court, rétréci vers le
sommet. Style droit petit et étroit, la partie apicale 3 fois plus longue
que large. Style gauche plus grêle, courbé dans sa partie apicale.
Q : Tête brunâtre, vertex avec 4 taches obscures. Antennes jaunâtres,
le sommet de l’article II noir. Pronotum noir, les bords latéraux et
une ligne médiane jaunâtres. Hémélytres d’un jaune grisâtre, tachés
de brun. Dos de l’abdomen noir, le connexivum brun. Pattes d'unjaune
brunâtre.
Longueur : 5‘ maer. 4-5,3 mm; Q brach. 2,7-2,8 mm.
Bronoom. — Inconnue.
Disrmnurxou. —- Vosges (Hohneck) [REUTER, 1882) ; Hérault (Saint~Gély)
[RIBAUT]. Connue d’Italie, d’Algérie, du Maroc et de l’île de Malte.
5. Dimorphocoris pygmaeus E. IVAGNER, 1955, Beitr. z. Ent., V : 338.
5‘ : Noir (fig. 169, d). Vertex avec une tache jaune au bord interne-
de l’œil. Les bords latéraux des hémélytres largement jaunes. Sommet
des fémurs et les tibias jaunâtres. Vertex souvent avec une petite tache
calleuse au milieu de son bord postérieur. Macroptère. Tête plus large
que haute (fig. 165, 0), vertex 2,8 fois plus large que l’œil. Article II des
antennes à peine plus long que la largeur de la tête. Pronotum moins
large que la tête (fig. 165, 0). Segment génital court et large. Style droit
(fig. 168, c1) court et large, la partie apicale très grande, anguleuse
au sommet. Style gauche (fig. 168, 02) petit. étroit, anguleux, le lobe
sensoriel petit et aigu.
Q : Coloré comme le C3`, mais les dessins jaunes moins nets et l’article II
des antennes souvent brunâtre. Brachyptère, ovale (fig. 166, e). Tête
plus longue que chez le 3, 1,15 fois plus large que le pronotum, vertex
3,45 fois plus large que l’œil. Article II des antennes 1,1 fois plus long
que la largeur du vertex et à peine plus long que le III. Pattes nette-
ment plus courtes que chez le 6, article II des tarses postérieurs 1,33 fois
plus long que le I.
Longueur : 3‘ macr. 3,55-3,9 mm; Q brach. 2,7-3 mm.
Bronooxn. — Cette espèce vit dans les montagnes sur les pelouses sèches.
Les adultes ont été trouvés en juin.

onraorvnrmua. —· nmoxwaocoms 283
Dxs1·mnu‘r10N. — Pyrénées-Orientales (tour de la Massane, 600 m)
[E. WAGNER, 1955]. Non trouvée en dehors de la France. Peut·être une espèce
endémique.
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Fit;. 169. -- Dimorphocoris : a, D. schmidti Fran., 6;
b, id., Q (X 6) ; c, D. gracilis Rmn., Q (>< 7,2) ; d, D. pygmacus E. Wan., 5‘ (X 7,2).
6, Dimorphocoris lurensis E. IVAGNER, 1957, D. Ent. Zeit., IV
(3-4) : 223.
6 : Coloré comme le J de l’espèce précédente, mais le front et le vertex
en grande partie jaunâtres. Base de l’article II des antennes jaunâtre.
Forme allongée, 5 fois plus long que la largeur du pronotum. Tête courte
et large (fig. 165, d), vertex 2,9 fois plus large que l'œiI. Article II des
antennes 1,25-1,30 fois plus long que la largeur de la tête, le III 0,9 fois
moins long que le II. Segment génital petit, arrondi au sommet. Style
droit (fig. 168, d1) grand, la partie basale longue, la partie apicale très
large, presque rhomboïdale. Style gauche (fig. 168, d2) très grêle, courbé
en angle dans sa partie médiane, Papopbyse mince, le lobe sensoriel
arrondi. Macroptère.
Q : D’un brun noirâtre, muni de soies noires. Dos de l’abdomen noi-
râtre, le connexivum brun. Antennes jaunâtres. Forme ovale. Brachy-
ptère. Tête 0,8 fois moins haute que large, vertex 3,5-3,6 fois plus large
que l'œil. Article II des antennes 0,8 fois moins long que la largeur de
la tête, le III 0,93 fois moins long que le II. Pronotum presque rectangu-
laire (comme fig. 166, e).
Longueur : 3‘ macr. 4,5-4,7 mm; Q brach. 2,75-2,95 mm.
Bxonocrn. ——- Peu connue. Uespèce vit dans les pelouses des montagnes
et les adultes ont été trouvés en août.

284 nÉ'1·ÉP·0PTÈnEs Mimosa
DISTRIBUTION. —— Basses-Alpes (montagne de Lure) [Ecxnarnm], Lac
d’Allos (RAhIADEl ; Alpes-Maritimes (La Cayolle) [Aunnlxs) ; Pyrénées-
Orientales (mont Canigou)   VVAGNER]. Non trouvé en dehors de la France.
7. Dimorphocoris ribauti E. WVAGNER, 1954, Rev. Fr. Ent., XXI (3) :
219.
J : Noir, tête avec des dessins jaunes, pronotum rarement avec une
ligne étroite jaune entre les callosités. Hémélytres jaunâtres, clavus en
partie brun. Sommet des fémurs et tibias d’un brun clair. Macroptère.
Forme allongée. Article III des antennes 0,6 fois moins long que le II.
Segment génital trapézoïdal. Style droit (fig. 168, el) grand, sa partie
basale très longue, sa partie apicale oblongue et arrondie. Style gauche
(fig. 168, e2) assez petit, le lobe sensoriel proéminent et arrondi, l’apo-
physe mince.
Q : D’un jaune grisâtre, antennes d’un jaune brunâtre. Les hémélytres
sont très souvent munis d’une bande longitudinale brune près du bord
externe. Épines des tibias noires. Brachyptère. Forme ovale-allongée
(fig. 166, d). Vertex 3,2 fois plus large que l’œil. Article II des antennes
1,3 fois plus long que la largeur du pronotum et 1,1 fois plus long que
le III. Pronotum 0,85 fois moins large que la tête. Hémélytres très courts,
leur bord postérieur arrondi-acuminé.
Longueur : 5` macr. 5,4-5,5 mm; Q brach. 3,7-3,75 mm.
Bxotocnz. — Inconnue.
Dxsrmnurron. —— Hautes-Pyrénées (Aragnouet, Les Laquets au-dessus
du lac d’Orédon) [RIBAUT, E. WAGNER, 1955]. Non trouvé en dehors de la
France.
8. Dimorphocoris robustus E. WAGNER, 1957, D. ent. Zeit., IV (3-4) :
225.
§‘ : Très semblable au 5‘ de D. schmidti Fran., mais le pronotum noir
unicolore, les épines des tibias implantées sur de petits points obscurs.
Forme plus robuste, 4,6 fois plus long que la largeur du pronotum.
Tête nettement moins large que le pronotum (fig. 165, e). Vertex 3,4-
3,5 fois plus large que l’œil. Article I des antennes 1,05 fois plus long
que la largeur du vertex, article II 1,5 fois plus long que la largeur de
la tête et nettement plus long que le III. Segment génital court et épais.
Style droit (fig. 168, f1) extraordinairement grand, la partie apicale
fortement élargie et 1,3-1,4 fois plus long que large. Style gauche
(fig. 168, f2) grand, anguleux dans sa partie médiane, le lobe sensoriel
petit, l’apophyse épaisse dans la partie basale, grêle au sommet.
Q : D’un brun obscur, face dorsale tachée de brun noirâtre, une ligne

0m·n0TYL1NAE. — PLAGIOTYLUS 285
pâle parcourt la tête, le pronotum et l’écusson. Les épines des tibias
implantées sur de petits points bruns. Brachyptère. Forme ovale.
Partie apicale de l°article Il des antennes noire. Pattes épaisses. Les
hémélytres atteignent le segment IV de l’abdomen, leur bord postérieur
est droit, mais oblique, l'abdomen est à peine plus large que les hémé-
lytres.
Longueur : Cf macr. 5,3-6 mm ; Q braeh. 3,6-4 mm.
Biotoexe. — Peu connue. Nous avons trouvé cette espèce dans les pelouses
des montagnes sur les graminées à une altitude de 1 600 à 1 700 m, en août.
DISTRIBUTION. -— Haute-Garonne (Melles, 2000 m) [llmaur]; llautes-
Pyrénées (col de Peyresourdel [XVAGMER et Wanna], Loudervieille [Runner].
Non trouvé en dehors de la France.
9. Dimorphocoris tristis (Fuseau), 1861, Eur. Hem. : 292 (Q) 3 Hon-
vxru, 1898, Termesz. Füzet, XXI : 502 (3}).
g`, Q : D’un brun jaunâtre ou d'un gris rougeâtre. Épines des tibias
noires. Tarses noirs. <§, Q brachyptères, ovales, le 6* 3,2 fois, la Q
(fig. 166, c) 3,4-3,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Vertex
2 fois chez le C3`, 2,25 fois chez la Q plus large que l’œil. Article ll des
antennes 1,4-1,5 fois chez le 3‘, 1,3_ fois chez la Q plus long que la largeur
de la tête. Les hémélytres s’étendent jusqu°au milieu du segment ll de
l'abdomen. Pattes très longues et grêles, article ll des tarses postérieurs
3 fois chez le (Z`, 2,6 fois chez la S? plus long que le l et 1,5-1,6 fois plus
long que le lll.
Longueur : 5‘ braeh. 2,3-2,5 mm; Q braeh. 2,8-3,1 mm.
Brotocuz. — Cette espèce vit dans les lieux secs et chauds sur et sous
Thymus.
DISTRIBUTION. — Connue d’Espagne, du Maroc, d’Algérie et de Grève.
La présence en France est possible.
64. Gen. PLAGIOTYLUS Sc0TT
Plagiotylus Sco·r·r, 1874, Ent. m. Mag., X : 272.
(Typ. gen. : P. maculatus Scorï)
Brillant, le 6 macroptère et allongé, la Q brachyptère et ovale. Muni
d'une pubescence longue, forte et noire. Tête verticale, brides très dis-
tinctes. Bord postérieur du vertex aigu et courbé. Article ldes antennes
beaucoup plus court que le pronotum, article II cylindrique. Base de
l'éeusson libre. Tibias munis d'épines longues et fortes. Article Il des
tarses postérieurs plus de 2 fois plus long que le l et plus long que le Ill.

286 nÉ·rÉno1>1·ÈREs MIRIDAE
TABLEAU nes Espèces
1 (2) D’un vert pâle, sans dessins noirs. 1. maculatus.
2 (1) D’un rouge grisâtre, avec des dessins noirs très nets (Espagne).
bolivari REUT.
1. Plagiotylus maculatus SCOTT, 1874, Ent. m. Mag., X : 273.
D’un vert pâle, unicolore, couvert de poils noirs et forts mêlés de
poils couchés blancs. Membrane de la f. macr. (C3`) grisâtre avec des
taches arrondies brunâtres. Article Il des antennes un peu plus long
que la largeur du pronotum et nettement plus court que les Ill et IV
réunis. Pronotum trapézoïdal. Le rostre s’étend jusqu’aux hanches
intermédiaires. Les articles Ill et IV sont épaissis vers leur point de
réunion. Segment génital du g` aussi long que les autres segments
réunis.
Longueur : 5 macr. 5-5,4 mm; S? brach. 3,3-3,6 mm.
Bionocua. — Cette espèce vit dans les lieux secs et chauds sur Teucrium
chmnaedrys L. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -—- Hautes-Alpes (Briançon), Basses-Alpes (Sisteron, Digne)
IPUTON, 1874 et 1890; E. WAGNER, 1955) ; Tarn (Albi)   WAGNER, 1955).
Connue de l°ltalie. _
Tribu Orthotylîni VAN Dozen, 1916
Taille et couleur variables. Tête inclinée, mais rarement verticale.
Tibias sans points obscurs. Arolia membraneux (fig. 39, d), pseudarolia
, C g
c b d f h
Fm. 170. — Orthotylini : a-b, Helerotoma meriopterum, Scor.; c-d, Zllalacocoris
chlorizans Pz. ; e, Brachynotocoris puncticornis REUT. ; /, Pachylops bicolor SCOTT. ;
g, Fieberocapsus fluweolus Beur.; h, Platycrzmus metriorrhynchus Beur.; gz,
antenne du â`, vue latérale (>< 16,2) ; b, id., vue dorsale (X 16,2) ; c, tête du 6,
vue dorsale (>< 40); d-h, id., vue latérale (X 31,5).

om‘u0T¥x.1NAE. —- om·noTY1.1N1 287
petits, jamais sétiformes. Styles du 5` très variables dans leur forme,
mais assez caractéristique chez chaque espèce, de sorte qu’il est possible
de reconnaître les espèces par la forme d’un seul style.
TABLEAU ons cannes
1 (4) Article ll des antennes fortement épaissi et aplati (fig. 170, a-b).
2 (3) Tête, vue d’en haut, plus large que longue (fig. 171, b). Pattes
claires. Pronotum aussi long ou plus court que sa largeur antérieure.
Heterotoma (p. 305).
3 (2) Tête au moins aussi longue que large (fig. 171, a). Pattes noires.
Pronotum plus long que large au bord antérieur.
Excentricus (p. 305).
4 (1) Article II des antennes rarement épaissi, en ce cas complètement
rond, pas aplati.
5 (G) Yeux éloignés du bord antérieur du pronotum (fig. 170, c·d).
Couleur foncière verte ou blanche avec des dessins verts.
· Malacocoris (p. 298).
0 b c d e ·
Fxc. 171. — Urlhotylini, tête et pronotum de la Q (X 16,5) : a, Excentricus plani-
cornis H. S.; b, Ileterotoma meriapterum Scor.; c, Brachyrwtocoris puncticornis
Rizur.; d, Platycranus erberi Finn. ; e, Rcuteria marqucti Pur.
6 (5) Yeux touchant le bord antérieur du pronotum (fig. 171).
' 7 (12) Article III du rostre ainsi que le IV beaucoup plus courts
que le Il, 0,4-0,6 fois moins long que celui-ci, en général épaissis vers
leur lieu de réunion (fig. 170, e-f).
8 (9) Base de l'écusson libre, écusson plus long que le pronotum
(fig. 171, c), bord postérieur du pronotum sinuê.
Brachynotocoris (p. 295).

288 HÉTÉROPTÈRES M1R1DAE
9 (8) Écusson couvert par le pronotum dans sa partie basale
(fig. 171, d-e), écusson plus court ou aussi long que le pronotum. Bord
postérieur du pronotum presque droit.
10 (11) Tête à peine inclinée, plus longue que haute dans une vue
latérale (fig. 170, h). Tylus fortement courbé dans sa partie basale.
Platycranus (p. 290).
11 (10) Tête fortement inclinée (fig. 170, f), plus courte que haute.
Vertex, front et tylus courbés également. Pachylops (p. 308).
12 (7) Article III du rostre ainsi que le IV presque aussi longs que le ll,
non épaissis (fig. 170, g).
13 (14) Pronotum très petit, les épaules des hémélytres dépassent
nettement vers le côté les angles basaux du pronotum (fig. 171, e).
Reuteria (p. 297).
14 (13) Pronotum au moins aussi large que la base des hémélytres
(comme fig. 171, d), rarement plus étroit, en ce cas l’article III des
antennes est presque aussi long que le ll.
15 (22) Pronotum avec un sillon très distinct en arrière des callosités,
qui atteint le bord latéral (fig. 172, a-c).
16 (17) Article Ill des antennes environ aussi long que le II. Les
callosités du pronotum se touchent au milieu et forment un bourrelet
transverse (fig. 172, b). Blepharidoptcrus (p. 347).
17 (16) Article Ill des antennes nettement plus court que le ll. Face
ventrale en général noire.
18 (21) Les hanches postérieures sont bien séparées l’une de l’autre.
5` et S2 macroptères. Tête et pronotum jaunes, rarement noirs, en ce
cas, le bord postérieur du Vertex avec un trait transverse jaune.
19 (20) Tête à peine plus large que la partie antérieure du pronotum.
Callosités du pronotum très grandes, fortement convexes, arrondies,
séparées l'uue de l’autre (fig. 172, a). Dryophilocoris (p. 349).
20 (19) Tête environ 1,33 fois plus large que la partie antérieure
du pronotum, callosités du pronotum oblongues. transverses, moins
distinctes et plus petites (fig. 172, c). Cyllocoris (p. 348).
21 (18) Les hanches postérieures se touchent. QQ en général brachy-.
ptères. Tête et pronotum noirs unicolores. Globiceps (p. 339).
22 (15) Pronotum sans sillon transverse distinct, rarement avec un
sillon peu distinct, qui n`atteint jamais le bord latéral. Callosités rare-
ment convexes.
` 23 (32) Tête, pronotum et écusson noirs.

onmorv1.mA1a. —— onrnorvnxm 289
24 (25) Callosités du pronotum fortement convexes. Article II des
antennes beaucoup plus long que les III et IV réunis.
Globîceps (p. 339).
25 (24) Callosités du pronotum peu convexes. Article II des antennes
plus court ou à peine plus long que les III et IV réunis.
26 (27) Vertex à côté de l’œil avec une fossette ovale transversale
(fig. 172, cl). Rarement cette fossette est indistincte, en ce cas le corps
est entièrement noir, sauf les tibias qui sont jaunâtres ou rougeâtres.
Hémélytres noirs. Hetcrocordylus (p. 299).
E5 .
G
A
É; êl
b d e f
Fia. 172. —- Ortholylini : a, pronotum de Dryophilacoris flavnquadrimaculatus Dac., C?
[>< 20) ; b, id. de Blepharidopterus angulatus FALL., 3` (X 20) ; c, id. de Cyllocoris
histricnicus L., 6* (X 20) ; d, tête de Ileterocordyltw genistae Scor., 3‘ (X 31,5) ;
e, tarse postérieur de Jfecomma ambulans FALL., 6 (X 31,5); /, id. de Fiebero-
capsus flaveolus Beur., Q (X 31,5).
27 (26) Vertex sans fossette à côté de l’œiI.
28 (29) Article III des antennes moins de 0,67 fois moins long que le II.
Orthotylus (p. 310).
29 (28) Article III des antennes environ aussi long que le II.
30 (31) Article II des tarses postérieurs plus long que le III (fig. 172, e).
Côtés du pronotum marginés dans leur partie antérieure.
Mecomma (p. 338).
31 (30) Article II des tarses postérieurs environ aussi long que le III
(fig. 172,   Partie antérieure des côtés du pronotum immarginée.
Cyrtorrhinus (p. 335).
32 (23) Tête, pronotum et écusson clairs.
33 (34) Brides distinctes. Bord postérieur du vertex ixnmarginé.
Couleur jamais verte uniforme. Fiebetocapsus (p. 337).
.\hridue. 19

290 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
34 (33) Brides indistinctes. Bord postérieur du vertex marginé,
rarement immarginé, en ce cas l’insecte est vert unicolore.
35 (36) Les articles Ill et IV des antennes réunis sont plus longs
ou à peine plus courts que le ll. Couleur foncière rarement rougeâtre,
en ce cas la tête est au moins 0,65 fois moins large que le pronotum.
Orthotylus (p. 310).
36 (35) Articles III et IV des antennes réunis 0,57 fois moins longs
que le ll. Tête environ 0,5 fois moins large que le pronotum. Couleur
foncière rouge ou d’un rouge jaunâtre. Pscudoloxops (p. 307).
65. Gen. PLATYCRANUS FIEBER
Platycmnus FIEBER, 1870, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien., XX : 252.
(Typ. gen. : P. erbcri FIEB.)
5‘ allongé, à côtés parallèles, étroit. Q en général un peu plus ovalaire.
Tête environ aussi large que le pronotum, horizontale, vue de côté,
son bord supérieur plus long que le bord inférieur (fig. 170, h). Tylus
fortement courbé, sa partie apicale dirigée en arrière. Yeux très grands,
globuleux. Antennes plus longues que le corps. Rostre court. Tête et
pronotum souvent munis de poils squamiformes argentés. Articles Il
et Ill des tarses postérieurs d'une longueur égale.
TABLEAU nas sous-GENRES
1 (2) Le rostre dépasse à peine les hanches antérieures. Vertex 1-1,8 fois
chez le 3, 2,2-2,5 fois chez la Q plus large que l’œil.
Platycranus (p. 290).
2 (1) Le rostre s’étend jusqu’aux hanches intermédiaires. Vertex
2,2-2,6 fois chez le C3`, plus de 3 fois chez la Q plus large que l’œil.
Genistocapsus (p. 291).
Sous-genre Platycranus s. str.
(Typ. subgen. : P. erberi Finn.)
Article I des antennes aussi long (Q) ou plus long (5‘, Q) que la largeur
du vertex. Forme de la Q allongée, à côtés parallèles, semblable à celle
du 8.
TABLEAU mas Esràcns
1 (2) Tête nettement plus large que le pronotum. Vertex 1,4 fois
chez le 3, 2,2 fois chez la Q plus large que l’œil. Écusson clair (Italie).
michalki E. \VA<;N.

ORTHOTYLINAE. — PLATYCRANUS 291
2 (1) Tête environ aussi large que le propotum. Vertex 1,9 fois chez.
le CZ`, 2,4 fois chez la Q plus large que l’œil. Ecusson en général brunâtre.
1. erberi.
1. Platycranus (s. str.) erberi Finn., 1870, Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien., XX : 252; E. \VAGNEn, 1951, Ent. Berichten, XIII : 363.
D'un vert blanchâtre, mat, les hémélytres plus ou moins brillants.
Tête brune, articles III et IV des antennes noirs. Pronotum et écusson
en général d'un brun foncé. Membrane grisâtre, les nervures brunes.
Pattes d’un jaune brunâtre, épines des tibias pâles, tarses noirs. Allongé,
à côtés parallèles. Yeux globuleux. Article II des antennes 1,9 fois plus
long que la largeur de la tête, le III 0,9 fois chez le cf, 0,83 fois chez la Q
moins long que le [I. Le rostre dépasse un peu les hanches antérieures.
Longueur : d` 4,5-5,4 mm; Q 5,5 mm.
Biotocxe. — Cette espèce vit sur Spartium junœum L. et Genista radiatœ
Scor. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurrou. — Hérault (Puroiv, 1873 ; MARQUET, 1894] ; Aude [GAVOY,
1891] ; Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Pyrénées-Orientales   WAGNER,
1955]; Var (AunaAs]; Tarn [PERRIER]; Haute-Garonne [RIBAUT]. Espèce
méditerranéenne.
Sous-genre Genistocapsus
E. WAGNER, 1957, dans Gulde, \Vanzen Mitteleuropas, XI : 424.
(Typ. subgen. : P. metriorrhynchus REUT.)
Taille plus petite, le 5‘ extrèmement étroit, la Q ovale-allongée (fig. 174)-
Article I des antennes plus court que la largeur du vertex. Le rostre
atteint ou dépasse les hanches intermédiaires.
TABLEAU nas Espèces
1 (2) Jaune ocracé, tête, pronotum et écusson en grande partie noirs.
5. pîctus.
2 (1) Couleur verdâtre, grisâtre ou jaunâtre, sans dessins noirs.
3 (6) Antennes longues, article I 0,9-0,98 fois chez le CS`, 0,7-0,9 fois
chez la Q moins long que la largeur du vertex (fig. 173, a-I2).
4 (5) Article II des antennes 1,7 fois chez le 8, 1,56 fois chez la Q
plus long que la largeur du pronotum, article I à peine aussi long chez
le §, 0,85 fois moins long chez la Q que la largeur du vertex (fig. 173, b).
2. longîcornis.
5 (4) Article Il des antennes 1,35 fois chez le 5‘, 1,17 fois chez la Q

292 nÉTÉRo1>'rÈnEs Mx1=i1DAE
plus long que la largeur du pronotum, article I 0,9 fois chez le 5`, 0,73 fois
chez la Q moins long que la largeur du vertex (fig. 173, a).
3. metriorrhynchus.
6 (3) Antennes plus courtes, article I 0,60-0,75 fois chez le C3`, 0,50-
0,65 fois chez la Q moins long que la largeur du vertex (fig. 173, c-d).
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0 b c d
Fm. 173. —— Platycranus, tête et pronotum (>< 20) : a, P. metriorrhynchus
REUT.; b, P. longicornis E. WGN. c, P. remanei E. Wow.; d, P. minutus
E. WGN.; en haut : ô`; en bas : S?.
7 (8) Antennes en grande partie obscures, article I 0,6-0,65 fois
chez le C3`, 0,5·0,55 fois chez la S2 moins long que la largeur du vertex
(fig. 173, c). Longueur : 5‘ 4,1-4,6 mm ; Q 3,3-4 mm. 4. remanei.
8 (7) Antennes claires, article I 0,7-0,75 fois chez le 5‘, 0,6-0,65 fois
chez la Q moins long que la largeur du vertex (fig. 173, d). Longueur :
5* 3,8-4,2 mm; Q 3,5-4,1 mm (Espagne). minutus E. VVAGN.
2. Pl. (Genistocapsus) longicornis E. VVAGNER, 1955, Rev. Fr.
Em., XXII (2) . 127.
D'un vert olivâtre obscur. Face dorsale avec des poils longs noirs
et, en plus, des poils squamiformes argentés. Tête en partie brune.
Membrane noirâtre. Le (É allongé et 5,2 fois, la Q ovale-allongée et
4,2 fois plus long que la largeur du pronotum (fig. 174, c-cl). Vertex
2,4 fois chez le CZ`, 3,15 fois chez la Q plus large que l’œil. Article III des
antennes aussi long chez le (3, 0,9 fois moins long chez la Q que le II.

ORTHOTYLINAE. — PLATYCRANUS 293
Pronotum 1,1 fois chez le 5‘, 1-1,05 fois chez la Q plus large que la tète.
Segment génital du 6 (fig. 175, l) assez grand, conique. Style droit
(fig. 175, b) élargi dans sa partie basale, courbé dans la partie apicale.
Style gauche (fig. 175, e) robuste, l'ap0physe aiguë et fortement courbée.
Baguette chitineuse de l’ampoule (fig. 175, h) grande, avec une pointe
fine.
Longueur : 6 5,5-6 n11n ; Q 4,4-5,1 mm.
É
il
. 1/ V
0 b c d e f
Fm. 174. — Platycranus (X 10) : a, P. melriorrhynchus REUT., Q ;
b, id., J ; c, P. longicornis E. Wow., Q ; d, id., _§ ; e, P. remanei E. VVGN., Q ; /, id., 5‘.
BIOLOGIE. - Cette espèce vit dans les Pyrénées sur Genista purgans G. G.
à une altitude de 1 600 à 2 200 m. Les adultes ont été trouvés d’août à sep-
tembre. Les œufs hibernent. '
Diswmnurxoxs. —- Pyrénées-Orientales (Font-Romeu, vallon d’Eyne)
[E. WAGNER, 1955], (lac des Bouillouses, mont Canigou) [REMANE, WAGNER
et WVEBER]; Corrèze (Bort) [Panama). Non trouvé en dehors de la France.
3. Pl. (Genistocapsus) metriorthynchus REUTER, 1883, Rev. d'Ent.
Caen : 252 (Q) ; Rnuran, 1902, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLIV :
179 (cî); E. WAGNER, 1955, l. c. : 127.
Coloré comme l’espèce précédente, mais un peu plus clair, membrane
grisâtre. Le J allongé et 3,8-4,1 fois, la Q oblongue et 3,5-3,6 fois plus
long que la largeur du pronotum (fig. 174, :1.). Vertex 2,6 fois chez le 6, '
3,4 fois chez la Q plus large que l’œil (fig. 173, a). Article III des antennes
0,75-0,8 fois moins long que le II. Pronotum un peu plus large chez le 5,

294 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
aussi large chez la Q que la tête. Segment génital du 5‘ (fig. 175, k)
plus petit, style droit (fig. 175, cz) étroit, non élargi dans sa partie basale.
Style gauche (fig. 175, d) fortement courbé, l’ap0physe très courte, diri-
gée vers le haut. Baguette de l’amp0ule (fig. 175, g) courte, avec une pointe
fine et presque droite.
Longueur : 3‘ 5,1-5,3 mm ; Q 4,2-4,5 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur Genista mdiata Scor. et sur Sarothamnus.
Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les oeufs hibernent.
DISTRIBUTION. —- Vaucluse IREUTER, 1883]; Basses-Alpes [AZAM, 1893;
E. WAGNER, 1955] ; Lozère (PUr0N, 1884] ; Gard (Saint-Romans) [PERRIER].
Connue des Alpes orientales et de la Péninsule balkanique.
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0 b c d I f
g h i ` k I m
Fu;. 175. ——— Platycranus, genitalia du 5‘ : a, d, g, k, P. metriorrhynchus REUT.;
b, e, h, l, P. longicornis E. VVGN. ; c, f, i, m, P. remanei E. VVGR. ; a-c, style droit,
vue dorsale (X 60] ; d-f, style gauche, vue dorsale (X 60) ; g—i, spicule de l’am-
poule du pénis, vue latérale (X 60) ; k-m, segment génital, vue dorsale (>< 22,5).
4. Pl. (Genistocapsus) remanei E. WAGNER, 1955, Rev. Fr. Ent.,
XXII : 128.
Coloré comme l’espèce précédente, mais plus courte, le J 4,2-4,3 fois,
la Q 3,9 fois plus long que la largeur du pronotum (fig. 174, e·f). Vertex
2,2 fois chez le 6, 3,1 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des
' antennes 1,2-1,25 fois chez le 6*, 1,15-1,2 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum, le III 0,8-0,9 fois moins long que le II. Pronotum
1,1 fois chez le 5‘, 1,2 fois chez la Q plus large que la tête. Segment génital

ORTHOTYLINAE. — Bnacnvxorocoms 295
du 5 (fig. 175, m) petit, conique. Style droit (fig. 175, c) petit, aigu,
presque droit. Style gauche (fig. 175, f) court et large, fortement courbé.
Baguette de l’ampoule (fig. 175, i) avec une pointe mince et presque
droite.
Longueur : 5 4,1-4,6 mm; Q 3,3-4 mm.
B1ox.oG1E. — Cette espèce vit sur Genista. Les adultes ont été trouvés de
juillet à septembre.
Disrnnuurxom. — Signalé seulement de la Provence : Bouches-du-Rhône
(Montagnettes) [E. WAGNER, 1955] ; Gard (Driolles) (Panama]. Connue aussi
de l'Espagne septentrionale.
5. Pl. (Genistocapsus) pictus E. WVAGNER, 1963, Boll. Soc. Ent.
Ita]., XCIII: 128.
D’un jaune ocracé pâle, l’article I des antennes, la tête en grande
partie, le pronotum sauf une bande longitudinale de chaque côté,
l’écusson, le clavus, l’angle interne de la corie et la membrane sauf une
tache en arrière des cellules noirs. Les dessins noirs sont plus étendus
chez le 5*. Taille petite, le 5* plus long que la Q, qui est ovale. Vertex
2,4 fois chez le 5, 2,85 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II des
antennes étroit, 1,2-1,25 fois chez le 5, 1,1 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum, le III 0,8-0,9 fois moins long que le II. Face
ventrale uniformément jaune pâle. Pronotum plus large que la tête.
Le rostre atteint les hanches postérieures. Tibias avec des épines
pâles.
Longueur : 5* 4,3-4,35 mm; Q 4,15-4,25 mm.
Bionocuz. -- Cette espèce vit sur Calycotome viscose, les adultes ont été
trouvés en juin.
DISTRIBUTION. -- Trouvé seulement en Corse : Trinccia [PÉa1cAn1·].
\
66. Gen. BRACHYNOTOCORIS REUTER
Brachynotocoris REUTER, 1880, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXII :22.
(Typ. gen. : B. puncticornis REUT.)
Allongé, étroit, a côtés parallèles. Tête courte, inclinée. Yeux pro-
éminents. Pronotum plus court que l’écusson. La base des hémélytres
très large (fig. 171, c), beaucoup plus large que le pronotum. Pattes
longues, article II des tarses postérieurs aussi long que le [II. Rostre
très court, les articles III et IV plus court que le II, souvent épaissis
vers le lieu de leur réunion.

296 nÉTÉn0r>TÈnEs MIRIDAE
TABLEAU ous Es1=•ÈcEs
1 (2) Vertex 1,25 fois chez le 3‘, 1,77 fois chez la Q plus large que l’œil.
Bords latéraux du pronotum fortement convergents.
1. puncticornis
2 (1) Vertex 1,4 fois chez le 5`, 2,05 fois chez la Q plus large que l’œil.
Bords latéraux du pronotum moins convergents. 2. parvinotum.
1. Btachynotocoris punctîcornîs REUTER, 1880, l. c. : 23.
D’un vert vif, avec une pubescence fine et claire. Article I des antennes
avec un point noir près du sommet de la face ventrale. Bord externe
des hémélytres souvent jaunâtre. Membrane transparente, les nervures
vertes. Epines des tibias pâles. Vertex 1,25 fois chez le <3‘, 1,75-1,8 fois
chez Ia Q plus large que l’œil. Antennes assez longues, article Il plus
épais chez le 5‘ que chez la Q, 1,25 fois plus long que la largeur du pro
notum, le III plus long que le II. Style droit (fig. 176, a1) élargi vers
le sommet, bord externe muni d’une dent robuste. Style gauche
(fig. 176, a2) fortement courbé, l’apophyse courte et épaisse, le bord
externe muni d’un processus court et épais. Baguette de l’ampoule
ramifiée, ses bords dentés.
Longueur : 5‘ 4,8-5,4 mm ; Q 4,6-4,8 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les frênes. Les adultes ont été trouvés de
juillet à septembre. Les œufs hibernent.
Drsrmnurrom. ——-Haute-Vienne (Limoges) [Purorz, 1888]; Haute·Garonne
(Saint-Béat) [RIBAUT, 1921]; Tarn (Albi) [PERPJEP.]; Var (Siagne) [WAGNER
et ‘VEBER;l§ Hautes-Alpes (Gap) [WAGNER et WEBER]; Pyrénées-Orientales
(Banyuls-sur-Mer) [VVAGNER et WEBER]. Espèce méditerranéenne occiden-
tale.
2. Bmchynotocoris parvinotum Lmnnaac, 1940, Soc. Sci. F enn.Comm.
Biol., VII 2 40; Smnawsrücxan, 1954, Beitr. z. Ent., IV (1) : 78-84.
D’un vert clair, avec une pubescence fine et claire. Article I des'
antennes avec une tache noire sur la face ventrale. Membrane grisâtre,
les nervures vertes. Vertex 1,4 fois chez le 8, 2,05 fois chez la Q plus
large que l'œil. Antennes longues, article II 1,2-1, fois plus long que la
largeur du pronotum, le III plus long que le II. Articles III et IV du
rostre non élargis vers le lieu de leur réunion. Style gauche du 5` sans
processus au bord externe.
Longueur : 5‘ 3,8-4,3 mm ; Q 4-4,2 mm.
Bxonooua. —— Lmnmzno a trouvé cette espèce sur Fraxinus ozyphylla,
mais nous l’avons prise sur les chênes. Les adultes ont été trouvés de juin à
septembre. Les œufs hibernent.

URTHOTYLINAE. —- REUTERIA 297
Disrmaurrow. —— Cette espèce a été trouvée au Maroc et en Espagne
(environs de Barcelone). Peut-être se trouve-t-elle aussi dans la France méri-
dionale.
"
J;
1 1     " 2
-1 b C
C
Fm. 1.76. — Styles génitaux du C} (X 53) : u, Braclzynotocoris puncticurnis Rxzur g
b, Malococoris chlorizana Pz. ; c, Rcuteria marqueli Pur. ; 1, style droit, vue dor-
sale; 2, style gauche, vue dorsale.
67. Gen. REUTERIA Pu1·oN
Reuteria Purorx, 1875, Pet. Nouv. Ent., l : 519.
(Typ. gen. : R. marqueti Pur.)
Allongé. Yeux touchant le bord antérieur du pronotum. Antennes
longues, article lll beaucoup plus court que le ll. Pronotum petit
(fig. 171, e). Base des hémêlytres plus large que le pronotum. Rostre
grêle, les articles lll et IV non épaissis.
Une seule espèce française :
Reuterîa marqucti PUTON, 1875, Pet. Nouv. Ent., l : 519 (1).
Blanchâtre, avec des dessins verts et à une pubescence blanche
crépue. Tête d'un jaune blanchâtre. Les bords externe et interne de l’ar-
ticle I des antennes avec une strie noire longitudinale, le ll avec un
anneau basal noir. Hémélytres munis de taches arrondies d’un vert
émeraude, membrane blanchâtre, les nervures vertes, une tache grise
en arrière des cellules et une strie noirâtre en dehors de la cellule majeure
à côté de la nervure cubitale. Fémurs souvent tachés de vert. Bord
postérieur du vertex immarginé, le vertex 2 fois chez le J, 2,33 fois chez
(1) Jusqu'à aujourd’hui, on a regardé cette espèce comme étant identique à R. irm-
rata, SAV, 1832, espèce néarctique. Mais les figures des styles du 5 de cette dernière
espèce données par KNIGIIT (1941) montrent que, sans doute, il s`agit de deux espèces
différentes.

298 IIÉTERoPTEREs MIRIDAE
la Q plus large que l’œil. Article II des antennes presque 1,5 fois plus
long que la largeur du pronotum, le III 0,55-0,60 fois moinslongquele II.
Le rostre atteint les hanches intermédiaires. Style droit du 5‘ (fig. 176, c 1)
long et étroit, non courbé, sur sa partie médiane prend naissance un
processus long, élargi au sommet et denté. Style gauche (fig.176, c2)
grêle, Yapophyse très longue, le corps du paramère est muni d°un pro-
cessus aigu, qui est dirigé vers le haut.
Longueur : 6 4-4,2 mm ; Q 4,2-4,4 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les arbres à feuillage caduc (Tilia, Quercus,
Ulmus). Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Haute-Garonne (Toulouse) [INIARQUET, 1894] ; Aude
(Carcassonne) [Gavov, 1891] ; Hautes-Pyrénées [LAMBERTIE, 1909] ; Bouches-
du-Rhône (Marseille) [RAMADF, 1963] ; Gironde [PÉNEAU] ; Landes [PERRIER] ;
Pyrénées-Orientales (Argelès, Le Racou) [RIBAUT, WAGNER et VVERER] ; Gard
(Saint-Romans) [PERRIER] ; Var (Draguignan) [PERRIER] ; Tarn (Albi)
[XVAGNER et WEBER]; Rhône (Écully) [AUDRAS]. Connue d’Allemagne, de
Suisse, de Hongrie, de l’Italie septentrionale, de Grèce et de l’Asie mineure.
68. Gen. MALACOCORIS FIEBER
Zllalacocoris FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., II : 326.
(Typ. gen. : IV. chlorizans Pz.)
Allongé, grêle. Tête très petite, yeux éloignés du bord antérieur du pro-
notum par au moins leur largeur (fig. 170, c-d). Antennes longues et
grêles. Écusson grand, sa partie basale libre. Rostre étroit, les articles III
et IV non épaissis.
Une seule espèce :
Malacocoris chlorizans (PANzER), 1794, F n. Germ. : 18, 21; var.
smaragdina FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., II z 342; var. sulphurei-
permis \/VESTHOFF, 1881, 9. Jahr. Ber. \Vestf. Prov. Ver. Wiss. Kunst : 79.
Blanchâtre, avec une pubescence fine et blanchâtre. Hémélytres
transparents, tachés de vert émeraude. Article I des antennes avec une
ligne longitudinale noire à la face interne. Membrane transparente,
les nervures en partie et la partie apicale des cellules vertes. Epines
des tibias pâles. Tête petite, globuleuse, vertex 2 fois chez le 5‘, 2,5 fois
chez la Q plus large que l’œil. Pronotum 1,5-1,6 fois plus large que la
tête. Ecusson plus long que le pronotum. Le rostre dépasse les hanches
postérieures. Style droit du 3‘ (fig. 176, b1) petit, fortement épaissi
au sommet, avec deux processus, qui sont dirigés vers la gauche. Style
gauche (fig. 176, b 2) fortement courbé, épaissi au sommet, Vapophyse
courbée et grêle.
Longueur : 5" 3,8-4,2 mm; Q 3,9-4,3 mm.

ORTHOTYLINAE. — unnanoconnvnus 299
VAn1A1·1oN. —- Chez la var. Smaragdixl Finn. les hémélytres sont entière-
ment vert unicolore, chez la var. sulphureipctmis Wasrn. les dessins sont
d’un Have pâle.
Biotoom. -—— Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Corylus,
Salix, Alnus, Malus}. Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre.
Les œufs hibernent. Uespèce se nourrit de petits insectes et aussi de la sève
des plantes.
D1s1·mBU·r1oN. ——- Toute la France. Connue de toute l'Europe et de l°Afrique
du Nord.
69. Gen. HETEROCORDYLUS Fmaaa
Heterocordylus Fxemak, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 316.
(Typ. gen. : H. tumidicornis H. S.)
Forme robuste, ovale chez la Q, ovale-allongée chez le C3`. Noir ou noir
grisâtre, en général couvert de poils squamiformes blanchâtres. Tête I
courte et large, bord postérieur du vertex distinctement caréné, des
deux côtés près du bord de l’œil se trouve une fossette ovale (fig. 172, d).
Article Il des antennes souvent épaissi. Pattes courtes et robustes.
Bord externe de la corie courbé en dehors.
TABLEAU nas sous-oamuas
1 (2) Pattes et article I des antennes d'un rouge jaunâtre. Face
dorsale brillante. Bothrocranum (p. 290).
2 (1) Pattes au moins en partie noires. Article 1 des antennes noir,
rarement d’un brun obscur chez la 9. Face dorsale mate ou à peine
brillante. Heterocordylus s. str. (p. 300).
Sous-genre Bothrocranum
REUTER, 1876, Pet. Nouv. Ent., Il : 54.
(Typ. subgen. : H. erythrophthalmus TIAHN)
Forme plus allongée. Antennes grêles. Segment génital du 6 tra-
pézoïdal, plus large que long. Partie basale des deux styles génitaux
munie d'une épine assez longue et forte (fig. 177, f-g). Baguettes chiti·
neuses de l’ampoule du pénis courtes, robustes et ramifiées.
Une seule espèce française :
1. H. (Bothrocranum) erythrophthalmus (Hum), 1831, Wanz. Ins.,
1 : 207; Bothrocranum freyi REUTER, 1876, Pet. Nouv. Ent., II : 54.
Noir, brillant, avec une pubescence fine et claire et, en plus, avec
des poils squamiformes blancs. Antennes noires, sauf l’article I, qui est

300 HÉTÉRo1>TÈaEs M1R1D.~.E
d’un rouge jaunâtre, souvent aussi la région basale du ll de même cou-
leur (Q), Membrane d’un gris obscur. Rostre et pattes d’un brun jau-
nâtre, l’article III des tarses noir. (j` allongé, Q ovale-allongée. Vertex
2,3 fois chez le C3`, 2,6-2,8 fois chez la Q plus large que l'œil. Article ll
\ , ` , « · · ·
* des antennes legerement epaissi vers le sommet, 0,8-0,83 fois mo1ns
long que la largeur du pronotum et 1,25-1,4 fois plus long que les Ill
et IV réunis. Pronotum et hémélytres ruguleux. Le rostre s’étend jusqu’au
bord postérieur du mésostethium. Segment génital du 3` court et large,
trapézoïdal. Style droit (fig. 177,   avec une forte dent dans la partie
basale et avec 2 ou 3 dents petites au bord apical. Style gauche (fig. 177, g)
sécuriforme, l’apophyse courte et courbée, partie apicale du style avec
plusieurs dents petites et partie basale avec une dent longue et aiguë.
Baguettes de l’ampoule ramifiées et dentées.
Longueur : 3‘ 4,9-5,9 mm; Q -4,5-5 mm.
i B101.oG1E. —— Cette espèce vit sur Rhamnus cathartica L. Les adultes ont été
trouvés de mai à juillet. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Landes (Dax) [PUTON, 1881]. Connue d’Allemagne,
de Suisse, d’Autriche, de Hongrie, de Grèce et de l’Asie Mineure.
Sous-genre Heterocordylus s. str.
(Typ. subgen. : H. tumidicornis H. S.)
D’une forme moins longue. Antennes souvent épaissies. Segment
génital du 3 conique. Partie basale des styles sans dents ou épines fortes
(fig. 178). Baguettes de l’an1p0ule plus grêles et moins fortementramifiées.
l \"
Q ô` 9 a \
9 c>"
b C d e f Q
Fxc. 177. -— Heterocordylus : a, H. tumidicornis H. S. ; b, H. tibialis Han. ; c, H. par-
vulus REUT. ; d, H. genistae Scor. ; e, H. leptocerus KB. ; f—g, H. erythrophthalmus
Han.; a-b, pronotum, vue dorsale (X 22,5) ; c-0, articles I et II des antennes
(X 22,5) ;f, style droit, vue dorsale ( X 47,5) ;g, style gauche, vue dorsale (X 47,5).

URTHOTYLINAB. —- msriaaocoanvnus 301
TABLEAU mas Espèces
1 (2) Pronotum environ 1,5 fois plus large que long (fig. 177, a),
les bords latéraux sînués. 2. tumidîcornis.
2 (1) Pronotum presque 2 fois plus large ique long (fig. 177, b), les
bords latéraux droits ou arrondis.
3 (8) Tibias en partie ou entièrement d'un brun rougeâtre ou jaunâtre.
4 (5) Tibias entièrement jaunâtres. 4. benardî.
5 (4) Base et sommet des tibias noirs.
6 (7) Article ll des antennes 1-1,1 fois plus long chez le 6, 0,88 fois
moins long chez la Q que la largeur du pronotum, cylindrique. Longueur
supérieure à 4,5 mm. 3. tîbialls.
7 (6) Article Il des antennes 0,75 fois moins long que la largeur du pro-
notum, légèrement épaissi vers le sommet chez le 8, fortement épaissi
chez la Q. Longueur 4 mm (Espagne). montanus Lmnnc.
8 (3) Tous les tibias entièrement noirs.
9 (10) Article II des antennes à peine épaissi vers le sommet, au moins
18 fois plus long qu’épais (fig. 177, e). 5. leptocerus.
10 (9) Article Il des antennes fusiforme chez la Q, légèrement épaissi
chez le J, mais moins de 13 fois plus long qu'êpais (fig. 177, c·d).
11 (12) Longueur 4-5 mm. Article Il des antennes claviforme chez
la Q, 7 fois plus long qu'épais, le maximum d’épaisseur est situé près du
sommet, graduellement épaissi chez le J (fig. 177, d). 6. genîstae.
12 (11) Longueur 3,2-3,5 mm. Article Il des antennes fusiforme
chez la Q, moins de 5 fois plus long qu'épais, le maximum d’épaisseur
se trouve au milieu de l’article, cylindrique chez le 5* (fig. 177, c).
7. parvulus.
2. Heterocordylus (s. str.) tumidicomis (Hanmcn-ScuAErrEn),
1835, Nomencl. Ent., I : 52 ; P Cimex nigrita Scmumx, 1801, Fn. Boic. :
114; Heterotoma, pulverulentus Kotawni, 1845, Melet. Ent., Il sp. z
111; Capsus malt BOIIEMAN, 1852, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. : 72; Capsus
unicolor Tn0Ms0N, 1871, non Hahn, Op. Ent., IV : 440.
Noir, opaque, couvert de poils squamiformes gris et, en plus, avec
des poils clairs. Article lll des antennes brun dans sa partie médiane.
Une petite tache brunâtre se trouve à la base de la corie. Sommet des
lémurs brun. Forme ovale-oblongue. Tête plus large que longue, vertex
2 fois chez le 8, 2,4 fois chez la Q plus large que l’oeil. Article Il des
antennes fortement épaissi, un peu plus court que la largeur du pronotum
et beaucoup plus long que les Ill et IV réunis. Pronotum 1,43-1,54 fois

302 HÉrÉaoPTÈaEs MIRIDAE
chez le 5*, 1,25-1,35 fois chez la S2 plus large que la tête. Le rostre s’étend
jusqu’aux hanches intermédiaires. Segment génital du Cî très court.
Partie apicale du style droit (fig. 178, a1) quadrangulaire. Apophyse
du style gauche (fig. 178, a2) assez long et grêle.
Longueur : 5` 4,3-4,5 mm; Q 4,2-4,8 mm.
Bxonocuz. — Cette espèce se nourrit de petits insectes (Aphides) et de la
sève des plantes. Elle vit sur Primus spinosa L. Les adultes ont été trouvés
en juillet et août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ~— Toute la France, plus rare dans le Sud. Connue de l’Europe
centrale et d’une partie de la région méditerranéenne.
\
/ ( 52
1
' 2 4 2 ., 4
0 b c d
F10. 178. — Heterocordylus, styles génitaux du 5‘ (>< 49) : a, H. tumidicornis H. S. ;
b, H. tibialis HHN. ; c, H. leptocerus KB. ; d, H. genistae Scor. ; 1, style droit, vue
dorsale; 2, style gauche, vue dorsale.
3. Heterocordylus (s. str.) tibialis (HAHN), [831, VVanz. Ins., l : 128.
Noir, mat, couvert de poils squamiformes blanchâtres. Bord externe
de la corie étroitement brunâtre dans sa partie basale. Membrane d’un
gris obscur. Tibias brunâtres, la base et le sommet étroitement noirs.
Ovale., le 5‘ plus oblong que la Q. Vertex un peu plus de 2 fois chez le (it,
2,5 fois chez la Q plus large que l'œ1l. Article ll des antennes non ÉPHISSI,
1,05 fois plus long chez le 5‘, 0,88 fois moins long chez la Q que la largeur
du pronotum et 1,6 fois plus long que les lll et IV réunis. Pronotum
très large (fig.177,b). Le rostre s’étend jusqu'aux hanches intermédiaires.
Style droit du 5` (fig. 178, b1) claviforme, l’apophyse très petite. Style
gauche (fig. 178, b2) fortement ÉPBISSI au sommet, avec deux processus
aigus. Baguettes de l’amp0ule robustes, ramifiées et dentées.
Longueur : ô` 4,8-5,2 mm; E2 4,6-4,9 mm.

ORTHOTYLINAE. — nirreuoconovtos 303
B1o1.ooxE. ·— Cette espèce vit sur Sarothamnus scoparius L. et se nourrit
de petits insectes (Aphides, Psyllides) et de la sève des plantes. Les adultes
ont été trouvés de mai à septembre. Les œufs hibernent.
Disrnxnurxon. - Toute la France. Connue de toute l’Europe.
4. Hcterocordylus (s. str.) benardi Honvxrn, 1914, Bull. Soc. ent.
Fr. : 89.
Nous n'avons aucune opinion personnelle sur cette espèce. Description
selon Honvsrn :
Noir, mat, couvert de poils squamiformes argentés. Antennes de la Q
d’un brun obscur, noires chez le 6. Tibias jaunes. Membrane d’un gris
pâle. Forme oblongue (6) ou oblongue-ovale (Q). Vertex 2 fois plus large
que l’œil, qui est saillant. Article II des antennes plus long que les III
et IV réunis, presque cylindrique. Le rostre s’êtend jusqu'au sommet
des hanches intermédiaires. Bord postérieur du pronotum 1,75 fois plus
long que le bord antérieur, bord latéral droit.
Longueur : 6, Q 3,75-4 mm.
Bionocxn. — Inconnue.
Drsrntnurxon. -— Corse [llonvxrn, 1914]. Pas retrouvé depuis cette époque.
5. Heterocordylus (s. str.) leptocerus (Ktnscnrmum), 1856, Caps.
Umg. Wiesb. : 245; Capsus mutabilis Hmm, 1834, non Fallén, Wanz.
Ins., Il : 95 ; Phytocoris spartii BOHEMAN, 1852, Vet. Ak. Handl. : 108 ;
Heterocordylus tibialis Ranma, 1875, non Hahn, Rev. Critic. Caps.,
Il : 83.
Noir, mat, couvert de poils squamiformes blanchâtres. Membrane
noirâtre. 6 oblong, Q oblongue-ovale. Vertex 2,25 fois chez le 6, plus
de 2,5 fois chez la Q plus large que l’oeil. Article ll des antennes cylin-
drique chez les deux sexes (fig. 177, e), environ aussi long que la largeur
du pronotum et 1,6 fois plus long que les Ill et IV réunis. Style droit
du 6 (fig. 178, c1) en forme de cuiller, à peine épaissi vers le sommet,
le bord apical muni de 3 pointes courtes. Style gauche (fig. 178, c2)
fortement élargi vers le sommet, muni de deux pointes dentées.
Longueur : 6 4,2-4,8 mm; 9 4-4,3 mm.
Bronoom. — Cette espèce vit sur Genista et Sarothamnus. Les adultes
ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Landes [Permis, 1857) ; Puy-de-Dôme [RIBAUT, 1924) ;
Loire-Atlantique [PÉNEAU, 1909); llle·et-Vilaine (En.mNo, 19Ii1;. Connue de
l’Europe centrale, de l'Italie et de la Péninsule balkanique.

304 niâriâaorrànns Mmmm;
6. Heterocordylus (s. str.) genistae (Scorom), 1763, Ent. Carn. : 134;
Cimex ater Scunixwx, 1801, Fn. Boic. : 86; Capsus unicolor HAHN,
1834, non Thomson, VVanz. Ins., II : 94; Heterotoma pulverulenta
BURMEISTER, 1835, Handb. Ent., Il : 276; Heterocordylus leptocerus
Douotas et Scorr, 1863, non Kirschbaum, Brit. Hem. : 433.
Coloré comme H. leptocerus KB. et de la même taille. Vertex 2 fois
chez le 5*, 2,33 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des antennes
graduellement épaissi vers le sommet, moins grêle que chez l’espèce pré-
cédente chez le Q`, claviforme chez la Q (fig. 177, cl), un peu plus court
que la largeur du pronotum et 1,5 fois plus long que les III et IV réunis.
Pronotum environ 2 fois plus large que long, ruguleux dans sa partie
postérieure. Partie apicale du style droit (fig. 178, d1) renfl_ée, munie de
deux processus qui sont fortement dentés. Style gauche (Hg. 178, d2)
biramifié, partie basale avec un processus long et robuste. Baguettes
de l’ampoule fortement ramifiées et dentées.
Longueur : g` 4,5-4,7 mm ; Q 3,8-4,3 mm.
Bionocm. —— Cette espèce vit sur Genista (G. tinctoria L., G. anglica L.),
rarement sur Sarothamnus aussi. Les adultes ont été trouvés de juin à août.
Elle se nourrit d’Aphides. Les œufs hibernent.
Dxsrnmuriow. — Toute la France. Connue de l’Europe centrale et méridio-
nale.
7. Hcterocordylus (s. str.) parvulus REUTER, 1881, Berl. ent. Zeit.,
XXV : 158.
Coloré comme les espèces précédentes. Forme un peu plus ovale.
Vertex à peine 2 fois chez le 5‘, 2,5 fois chez la Q plus large que l’œil.
Article II des antennes épaissi chez le 5‘ (fig. 177, c), mais presque cylin-
drique, fusiforme chez la Q, aussi long chez le Q`, 0,8 fois moins long
chez la Q que la largeur du pronotum et beaucoup plus long que les III
et IV réunis. Pronotum ruguleux, 2,33 fois plus large que long.
Longueur : CT 3,4-3,6 mm; Q 3,2-3,5 mm.
Brorocm. —— Cette espèce vit sur Ulezz; europaeus L., rarement sur Saro-
thamnus. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet. Les œufs hiber-
nent.
D1sTR1BUTI0N. —- Finistère, Seine-Maritime, Landes [REUTER, 1883], Loire-
Atlantique [FAUVEL, 1885; Doiumxoue, 1902] ; Somme [Dunois, 1888]; Oise
[Canraxrxaa et Dunois, 1889-1891]; Normandie HBRUNETEAU, 1931]; Haute-
Garonne [Rxnaur, 1921]: Pyrénées-Orientales   WAGNER, 1955] ; llle-et-
Vilaine, Côtes-du-Nord, Finistère lE11ANN0, 1961]. Connue d’Espagne, du
Portugal, d’Italie et de l’Afrique du Nord.

onraorvnimsa. — nmEno·roMA 305
70. Gen. EXCENTRICUS REUTER
Excentricus Reurxsn, 1878, Act. Soc. Sci. Fenn., XIII (1) : 89;
Platytomatocoris REUTER, 1884, H. G. E., III : 334; Platytomocoris
auct.
(Typ. gen. : E. plzmicornis H. S.)
5* oblong·ovalè, Q ovale. Face dorsale couverte de poils squami·
formes blancs. Tête subhorizontale, aussi longue que large, les yeux
touchent le bord antérieur du pronotum. Les deux articles basaux
des antennes munis de soies noires, article I conique (fig. 171, a), le Il
aplati et élargi. Pronotum presque 1,5 fois plus long que son bord anté-
rieur. Ilémélytres élargis en arrière, plus larges au sommet que dans la
partie médiane.
Une seule espèce :
Excentricus planicornîs (IIERRICH·SCHAEFFER), 1835, Wanz. Ins.,
III : 84.
Noir, brillant. Membrane d’un gris obscur, les nervures blanchâtres.
Tête triangulaire (fig. 171, a), vertex plus de 2 fois plus large que l’œil.
Article II des antennes presque 2 fois plus long que la largeur de la tête
et 1,5 fois plus long que les III et IV réunis. Fémurs postérieurs un peu
épaissis. Style droit du 5* (fig. 179, 0.1) étroit et non courbé, la partie
médiane un peu épaissie, la face interne munie de dents. Style gauche
(fig. 179, a2) long et étroit, dans sa partie médiane se trouve un processus
court et large, dont le sommet est denté.
Longueur : 6 4,6-4,8 mm; Q 4,4-4,7 mm.
B1o1.ocn=:. — Cette espèce vit sur Cytisus radiatus Scor., C1~:nu·r·rr l’a trouvée
sur Rosa pomifcra Humm. Les adultes ont été trouvés en juillet.
Dxsrnxnurion. — Landes [Permis, 1857]; Basses-Alpes [AMM, 1893] ;
Gironde [Lnmnnmun, 1909]. Connue d’Allemagne, de Suisse, de Hongrie,
de Finlande et du Caucase.
71. Gen. HETEROTOMA LEP. et Snnv.
Heterotoma. LEPEx.1.E1·rEn et SERVILLE, 1825, Enc. Méth., X : 326;
Heterotome IJATREILLE, 1825, Fam. Nat. : 422 ; Heterotomus Wnsrwoon,
1840, Intr. Mod. Class. Ins., XXII : 479.
(Typ. gen. : H. meriopterum Scor.)
Allongé, fusiforme. Tête environ 1,5 fois plus large que longue.
Les deux articles basaux des antennes munis de soies noires, l’article I
(fig. 171, b) épais, cylindrique, le II (fig. 170, a-b) aplati et élargi. Pro-
noturn trapézoïdal.
n1i»m««. zu

306 HÉTÉROPTÈRES M1E1DAE
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Hémélytres d’un flave testacé, les nervures noires. Pronotum
avec 3 lignes blanchâtres qui forment un angle (ltalie méridionale).
acinaciforme Cosrs.
2 (1) Hémélytres noirs, unicolores.
3 (6) Tibias entièrement clairs. `
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U b c
Fu;. 179. — Styles génitaux du Cf (X GO) : a, Ezcentrrrus planimrnis H. S. ; b, Hetcro-
toma meriopterum Scor. ; c, Pseudoloxops coccinea \1. D. ; 1, style droit, vue dor-
sale; 2, style gauche, vue dorsale.
4 (5) Article Il des antennes S fois plus long que large et 1,67 fois
plus long que les lll et lV réunis. 1. meriopterum  
5 (4) Article Il des antennes 3,5-4 fois plus long que large et 2,2-2,3 fois
plus long que les III et IV réunis (Péninsule balkanique).
dalmatina E. VVAGN.
6 (3) Tibias jaunâtres, la partie basale largement noire.
2. diversipes.
(1) TAMANINI (1962, Atti Accad. Roveret. Ag., II: 135) a changé les noms de
cette espèce et de la suivante. Il a donné à H. meriopterum Scor. le nom plunicor-
nis PALL. et à H. dalmatina E. \VcN. le nom meriopterum Scor. Mais, c'est incor-
rect. Le type de H. meriopterum Scor. 11’existe plus et il est impossible de savoir
laquelle des deux espèces SCOPOLI a décrite. Le premier auteur qui a revisé le genre
(E. WVAGNER, 1950) a donné le nom meriopterum SCOP. à l’espèce nommée ainsi
dans le texte. Cet arrangement est valable.

onrnorvmmaiz. — 1>sEU¤o1.oxo1=s 307
1. Heterotoma meriopterum (Scorom), 1763, Ent. Carn. : 131 ;
Cime.2: planicomis PAL1.As, 1772, non Herrich-Schaefier, Spicil. Zool.,
IX : 23; Cime.1: spissicornis Fxnmcws, 1776, Gen. Ins. : 148; Cimex
atrum Gsorrnov,. 1785, dans Fourcroy, Ent. Paris. : 211.
Noir, brillant, couvert de poils semi-érigés noirs et, en plus, de poils
sguamiformes argentés. Pattes d’un jaune blanchâtre ou verdâtre.
Epines des tibias concolores. Base des articles III et IV des antennes
jaune, souvent, en plus, le sommet de IV. Vertex 1,4 fois chez le 3‘,
1,6 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes aussi long
que la tête, le Il 2 fois plus long que la largeur de la tête. Membrane
acuminée vers le sommet. Le rostre s`étend jusqu°aux hanches inter-
médiaires. Style droit du 6 (fig. 179, bl) légèrement courbé, face interne
munie d’un processus court et large qui est situé dans la partie apicale
du style. Style gauche (fig. 179, b2) semblable à celui de H. dulmatina
E. VVGN., mais le processus médian plus long et portant une petite
pointe courbée.
Longueur : 5` 4,6-5,3 mm; Q 4,9-5,5 mm.
BIOLOGIE. —- Zoophage, se nourrit de petits insectes, rarement aussi
de la sève des plantes. Vit sur les plantes rudérales. Les adultes ont été
trouvés de juillet à octobre. Les œufs hibernent.
Disrmnurxox. - Toute la France. Connue de presque toute l'Europe
et de l'Afrique du Nord, manque dans la partie boréale de l’Europe.
2. Heterotoma divetsipes Purorx, 1876, Ann. Soc. ent. Fr. : 39.
Coloré comme Vespèce précédente, mais la base des tibias largement
obscure et les iémurs souvent plus foncés. Article II des antennes 2 fois
chez le 6*, 1,8-1,9 fois chez la Q plus long que la largeur de la tête et 1,5 fois
plus long que les III et IV réunis. Pronotum 0,8 fois moins long que large.
Style droit du 5` courbé.
Longueur : J, Q 4,67 mm.
Bionocis. — Inconnue.
Disrmnurion. - Corse [Piston, 1876]. Trouvés- aussi en Àlgérie.
72. Gen. PSEUDOLOXOPS Kmxannv
Pseudolozops KIRKALDY, 1905, VVien. ent. Zeit., XXIV : 268 ; Loxops
Fmnen, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 314; Arctas Dxsrmvr, 1909, Ann.
Mag. nat. Hist., IV : 450.
(Typ. gen. : P. coccmeus M. D.)
Forme allongée. Tête petite, environ 0,5 fois moins large que le pro-
notum, yeux touchant le bord antérieur du pronotum. Article II des

308 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
antennes 1,8 fois plus long que les III et IV réunis. Rostre étroit. Seg-
ment génital du 3‘ très grand. Baguettes de l’ampoule peu ramifiées,
leurs bords dentés.
Une seule espèce :
Pseudoloxops coccincus (MEYER-DUER), 1843, Caps. : 75; Pseudo-
loxops coccinatus KIRKALDY, 1905, Wien. ent. Zeit., XXIV : 268.
D’un jaune ocracé ou rougeâtre avec des taches rouges; brillant,
à pubescence fine et claire. Antennes jaunâtres, l’article I en partie ou
entièrement rouge. Pronotum souvent avec des bandes longitudinales
rouges. Ecusson avec 3 taches jaunes. Cunéus jaunâtre, son sommet
rouge. Pattes jaunes, sommet des fémurs largement rouge. Bord posté-
rieur du vertex marginê, Vertex environ 2 fois plus large que l’œil.
Article Il des antennes beaucoup plus long que la largeur du pronotum,
plus épais chez le 8 que chez la Q. Pronotum ruguleux, les callosités
indistinctes. Le rostre s’étend jusqu’aux hanches intermédiaires. Style
droit du 3‘ (fig. 179, 01) sécuriforme, la partie apicale munie d’un liteau
denté. Style gauche (fig. 179, c2) assez grêle, courbé et un peu épaissi
dans la partie médiane, sans dents ni processus.
Longueur : 5‘ 4,2-4,5 mm; Q 4,3-4,6 mm.
Bxorocre. -—- Cette espèce vit sur les frênes. Les adultes ont été trouvés
en juillet et août. Les œufs hibernent.
Dxsrnxnurxox. — Toute la France. Connue de l’Europe centrale et méri-
dionale.
73. Gen. PACHYLOPS FIEBER
Pachylops Fuseau, 1858, Wien. ent. Mon., II : 314; Hypsitylus
Fuseau, 1861, Eur. Hem. : 286.
(Typ. gen. : P. bicolor D. Sc.)
Oblong, la Q plus courte que le C3`. Tête, vue de côté, plus haute que
longue (fig. 170, f), front et Vertex courbés, yeux touchant le bord
antérieur du pronotum. Antennes plus courtes que l’insecte. Le rostre
s’étend jusqu’au mésostethium, ses articles III et IV sont épaissis vers
leur lieu d’union et le Il environ aussi long que les III et IV réunis.
Les genitalia du 5‘ sont très semblables à ceux des espèces du sous-
genre Neopachylops E. WAGN. du genre Orthotylus Frise. (O. concolor KB.),
Avec une pubescence double : poils courts, courhés et couchés et, en plus,
poils plus longs, droits et semi—érigés.

onrnorvtmne. -——- PACHYLOPS 309
'FABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Les poils longs, semi-érigés sont jaunâtres, rarement brunâtres,
les poils couchés sont blanchâtres. Pronotum 1,6 fois chez le CZ`, 1,5 lois
chez la Q plus large que la tête (lig. 180, a). 1. prasinus.
2 (1) Les poils semi-érigés sont noirs, les poils couchés blanchâtres.
Pronotum 1,3-1,35 fois chez le J, 1,25-1,3 fois chez la Q plus large que
la tête (lig. 180, b). 2. bîcolor.
x o . `
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Fm. 180. -—-· Pachylops : a, c, d, e, P. pmsinus Fuzn.; b, f, g, h, P. bicolor D. Sc.;
a-b, tête et pronotum, vue dorsale (X 20) ; c+f, style droit, vue dorsale (X 73,5) ;
d+g, style gauche, vue dorsale (X 73,5) ; e+h, pénis, vue latérale gauche (X 73,5).
1. Pachylops prasinus (Fimmn), 1861, Eur. Hem. : 286.
D’un vert pâle ou vif, brillant, à pubescence dense jaunâtre. Tête
souvent jaunâtre ainsi que les callosités du pronotum. Antennes plus
obscures vers leur sommet. Membrane grisâtre, les nervures vertes.
Pattes verdàtres ou jaunàtres. Vertex 2 fois chez le 6, presque 3 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article [des antennes 0,4-0,45 fois moins
long que la largeur de la tête, le ll beaucoup plus long chez le 8, un peu
plus court chez la Q que la largeur du pronotum, le III à peine plus
court que le II. Le rostre atteint à peine le bord postérieur du mêsoste-
thium. Le style droit est large et muni à la face externe d’une petite
dent (fig. 180, c). Le style gauche (fig. 180, cl) est courbé, son apophyse
longue et grêle. Les baguettes de l°amp0ule (fig. 180, c) sont courtes,
larges et à peine ramifiées.
Longueur : 5‘ 4,7-4,8 mm; Q 4,3-4,7 mm.

310 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur Daphne gniclium L., d’après REUTER
sur Corylus aussi; elle a été signalée sur Sarothamnus et Tamarix, mais ces
indications sont très douteuses. Les adultes ont été trouvés en août.
DISTRIBUTION. -— Gard (Aigues-Mortes) [PUTON, 1873]; Var (Fréjus)
[REUTER, 1883] ; Hérault (Montpellier) [lh/IARQUET, 1894] ;île de Ré [PÉNEAU,
1921] ; Puy-de-Dôme (Besse-en-Chandesse)   VVAGNER, 1955] ; Hérault
(Clapiers) [PERRIER] ; Pyrénées-Orientales (Le Hacou) [WVAGNER et \VEBER].
Connue de la région méditerranéenne occidentale.
2. Pachylops bicolot (Doucnss et Scorr), 1877, Ent. m. Mag.,
XIV z 131; Pachylops chloropterus FIEBER. 1861, non Kirschbaum,
Eur. Hem. : 285.
D’u11 vert grisâtre ou olivâtre, à poils semi-érigés noirs. Antennes
plus obscures vers le sommet. Partie médiane des hémélytres souvent
brunâtre. Membrane noirâtre, les nervures brunes ou grises. 8 allongé,
Q plus ovale. Vertex un peu plus de 2 fois chez le 5‘, 2,3-2,5 fois chez la Q
plus large que l’œil. Article I des antennes 0.35 fois moins long·que la
largeur de la tête, le II un peu plus long chez le 5‘, un peu plus court
chez la E2 que la largeur du pronotum et à peine plus long que le III.
Tibia postérieur 4,6-4,7 fois plus long que le tarse. Le rostre s’étend
jusqu'aux hanches intermédiaires. Style droit du g` (fig. 180, f) assez
petit, muni d’une dent près du sommet. Style gauche (fig. 180, g) for-
tement courbé, l’apophyse longue et grêle. Baguettes de l’ampoule larges,
courtes, peu ramifiées.
Longueur : 8 4,2-4,4 mm; S2 3,5-3,8 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur le genêt épineux et sur l’ajonc. Les adultes
ont été trouvés de juillet à octobre. Les œufs hihernent.
Drs'rRxBuTx0N. — Nord [LETRXERRY, 1874] ; Loire-Atlantique [DODIINIQUEy
1902]; Haute-Garonne, Aude [REUTER, 1883]; Basses-Alpes   WAGNER,
1955]; Bretagne [EHANNO, 1961]; Gard (Saint-Romans) [PERRIER] ; Tarn
(Albi) [PERRIER] ; Gironde (Arcachon) [WAGNER et WEBER]. En dehors de
la France trouvée seulement en Angleterre.
74. Gen. ORTHOTYLUS FIEBER
Orthotylus F1EBER, 1858, W`ien. ent. Mon., II : 315; Tichorhinus
FIEBER, 1858, ib. : 314 ; Litosoma DOUGLAS et ScoTT, 1865, Brit. Hem. :
334; Allocotus PUToN, 1874, Ann. Soc. ent. Fr. 1 219; Diommatus UHLER,
1887, Ent. Amer. : 32; Chlorosomella. REUTER, 1904, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLVI (10) : 6.
(Typ. gen. : O. nassatus F.)
Forme oblongue, rarement ovale. Tête inclinée, dans une vue frontale

ORTHOTYLINAE. î ORTHOTYLUS  
plus large que haute. Bord postérieur du vertex marginé (exc. O. erice-
torum FALL.). Yeux grands, touchant le bord antérieur du pronotum.
Antennes longues et grêles. Callosités du pronotum indistinctes. Pattes
longues. Styles du 6* très caractéristiques et très propres à la séparation
des espèces. Ampoule du pénis avec 2 baguettes chitineuses, qui sont en
général ramifiées et dont les bords sont dentés. Pubescence de la face
dorsale double : poils semi-érigés plus ou moins droits et poils couchés
et courbés, plus ou moins squamiformes.
La classification interne de ce genre est très diflicile. Plusieurs auteurs
l’ont démembré en deux ou plusieurs genres, mais ils n’ont pas réussi d’une
manière satisfaisante, parce qu’on trouve toujours des passages entre les
dillérents groupes. Même la division faite par Kmcnr (1927) en Ortlwtylus
Fuzu. et Ãllelanotrichus fleur. n'est pas applicable aux espèces paléarctiques.
Nous suivons ici Souruwoon (1953) qui regarde toutes les espèces comme
faisant partie d'un seul genre.
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Fm. 181. - Orthotylus, pubescence de la face dorsale (X 250] : a, O. [lavinervis KB. ;
b, O. tenellus FALL. ; c, U. bilineatus FALL. ; d, 0. ericelorum FALL. ; e, 0. diaphanus
Ka. ; f, O. fusccsccns KB. ; g, O. virescens D. Sc. ; h, O. beicri E. Won. ; i, 0. fl¢w0·
sparsus Sumo.; k, O. rubidus Pur.; l, U. salsolae REUT.

312 l niêrénorràmas Mimnnn
TABLEAU nas sous·GENREs ET mas Gnoupes D,ESPÈCES
1 (8) Tous les poils semi-érigés de la face dorsale sont blanchâtres
ou jaunâtres (fig. 181, a-c). Les poils couchés sont parfois brunâtres
(fig. 181, e) ou manquent.
2 (5) Hémélytres d’un brun foncé ou rougeâtre, au moins dans leur
partie médiane, en ce cas les bords latéraux sont verdâtres.
3 (4) Article II des antennes au moins 1,33 fois plus long que la largeur
du pronotum. Hémélytres bicolores, la partie médiane d’un brun obscur,
les bords externes verdâtres. Neomccomma (p. 313).
4 (3) Article Il des antennes aussi long ou à peine plus long que la
largeur du pronotum. Hémélytres obscurs, unicolores.
O. obscurus REUT. (p. 315).
5 (2) Hémélytres verts ou d’un vert blanchâtre ou d’un jaune blan-
châtre. Le bord externe parfois jaune.
6 (7) Forme ovale, 2,7-3 fois plus long que la largeur du pronotum.
O. salsolae REUT. (p. 330).
7 (6) Forme oblongue, plus de 4 fois plus long que la largeur du pro-
notum. Otthotylus s. str. (p. 315).
8 (1) Les poils semi-érigés sont noirs ou bruns (fig. 181, d, f, g, i, k),
au moins la plupart d’entre eux.
9 (10) Bord postérieur du vertex immarginé. Le rostre dépasse les
hanches postérieures nettement. Litocoris (p. 332).
10 (9) Bord postérieur du Vertex marginé.
11 (12) Poils semi-érigés bruns (fig. 181,   Épines des tibias grises.
Couleur foncière d'un gris brunâtre ou jaunâtre.
Pinocapsus (p. 313).
12 (11) Poils semi-érigés noirs (fig. 181, d, g, i, lc). Épines des tibias
pâles. Couleur foncière verdâtre ou rarement rougeâtre.
13 (14) Le rostre atteint ou dépasse les hanches postérieures.
Melanotrichus (p. 328).
14 (13) Le rostre dépasse à peine les hanches intermédiaires.
15 (16) Tibia postérieur 3 fois plus long que le tarse.
Melanotrichus (p. 328).
16 (15) Tibia postérieur beaucoup plus de 3 fois plus long que le tarse.
17 (18) Cellules de la membrane vertes. Article II des antennes plus
court que les III et IV réunis. Style droit du 5‘ (fig. 186, l) très petit
et de forme simple. O. fiavosparsus SAHLBG. (p. 329).
18 (17) Cellules de la membrane grises ou noirâtres. Style droit
(Hg. 185) muni de dents et de processus. Ncopachylops (p. 325).

ORTHOTYLINAE. — omnorvtos 313
Sous-genre Pinocapsus
Sournwoon, 1953, Trans. ent. Soc. London, CIV (11) : 443.
(Typ. subgen. : O. fuscescens KB.)
Face dorsale couverte de poils semi-érigés bruns et de poils couchés
blancs (fig. 181,   Baguettes de l’ampoule sans dents. Segment génital
du 3 petit, plus court que les autres segments réunis.
Une seule espèce :
1. O. (Pinocapsus) fuscescens (Kxascnnmm), 1856, Caps. Wiesb. :
327 ; Orthotylus luridus Rsurnn, 1875, Rev. Crit. Caps., II: 137; Tini-
cephalus obsoletus Raoren, 1874, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. : 48.
Antennes grisâtres. Base de l'écusson souvent orangée. Membrane
grisâtre, les nervures d’un jaune grisâtre. 5 oblong, Q oblongue-ovale.
Assez brillant. Tête courte, vertex 1,67 fois chez le .5‘, plus de 2 fois
chez la Q plus large que l’œil. Article II des antennes environ aussi long
que la largeur du pronotum et un peu plus long que les III_et IV réunis.
Tibia postérieur 4 fois plus long que le tarse. Style gauche du 3‘ (fig. 182, g)
ayant la forme d’un T, style droit (fig. 182, f) triangulaire, denté au bord
externe. Baguettes de l’ampoule sans branches ni dents.
Longueur : ô` 4,7-4,9 mm ; Q 4,3-4,7 mm.
Bronocis. —— Cette espèce vit sur les pins. Les adultes ont été trouvés de
juin à août. Les œufs hibernent.
Dxs1·mnU1·1oN. — Alsace (Soultzbach) [Puron, 1876] ; Seine-et-Marne
(Fontainebleau), Seine-et-Oise (Saclas), Basses-Alpes (Digne)   \V.«om;n,
1955] ; Rhône (Lentilly)« Bas•Rhin (Schippsheim) [Aunmis]; Isère (Bourg-
d’()isans) [Panama]. Connue de presque toute liEurope.
Sous-genre Neomecomma
Soornwoon, 1953, Trans. ent. Soc. London, CIV (11) : 443.
(Typ. subgen. : O. bilineatus FALL.)
Face dorsale couverte de poils semi-érigés blanchâtres, sans poils
couchés (fig. 181, c). Segment génital du 5` 0,5 fois moins long que les
autres réunis. Styles génitaux très petits. Baguettes de l’ampoule sans
dents ni branches.
Une seule espèce :
2. O. (Neomecomma) bilineatus (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. :
122; Capsus kirschbaumi FLon, 1860, Rhynch. Livl., I : 614.
D'un gris jaunâtre pâle ou verdâtre, avec des dessins bruns. Une
tache longitudinale de la tête, les angles postérieurs et souvent les bords

314 HÉTÉRoi>TÈREs MIRIDAE
latéraux du pronotum, une ligne longitudinale de l’écusson, les parties
internes du clavus et de la corie, les nervures de la membrane et llar-
ticle l des antennes d’un brun foncé. Vertex aussi large que l’oeil chez le Q`,
1,64 fois plus large chez la Q. Article 1 des antennes 1,75 fois chez le 5‘,
1,25 fois chez la Qplus long que la largeur du vertex, le ll 1,3-1,4 fois
plus long que la largeur du pronotum, le lll U,7 fois moins long que le ll.
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Fu;. 182. —— Urthotylus : a.-e, O. bilineatus FALL. ; f-i, O. fuscescens KB. ; lc, O. margi-
nalis REUT. ; l, O. interpositus K. SCHLI. ; a, 5‘ ¢ >< 8.6) ; b+f, style droit, vue dor-
sale (X 57,5) ; c—1—g, style gauche, vue dorsale (X 57,5) ; d——h, pénis, vue latérale
droite (X 57,5) ; e—(—i, structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice
de la Q (>< 80) ; k-l, hémêlytres (>< 7,2).
Style droit du 5` (fig. 182, b) courbé, épaissi au sommet et muni d’une
dent au bord externe. Style gauche (fig. 182, c) falciforme, étroit, le lobe
sensoriel petit, mais convexe. Structure K de la paroi postérieure de la
bourse copulatrice de la Q (Hg. 182, e) petite, acuminée.
Longueur : 3` 4,6-5,3 mm; Q 4,8-5,4 mm.
BxoLoG1E. —— Cette espèce vit sur Populus tremula L. Les adultes ont été
trouvés de juillet à septembre. Les œufs hibernent.
DISTMBUTION. — Nord [LETHIERRY, 1874] ; Moselle (Purow, 1883] ;
Hautes-Pyrénées (Luz) (PERMER]. Connue de l’Europe septentrionale et occi-
dentale; signalée aussi de l’Algérie et de la Crimée.

onTnoT¥LrNAE. -— onrnorvnus 315
Sous·genre Orthotylus s. str.
(Typ. subgen. : O. nassatus F.)
Les poils semi—érigés de la face dorsale sont blanchâtres, pas de poils
couchés. Forme oblongue, 3,5-4,3 fois plus long que la largeur du pro-
notum. Segment génital du 8 grand, plus long ou aussi long que les
autres segments réunis. Baguettes de l’amp0ule fortement ramifiées
et dentées. Les espèces vivent sur les arbres ou les arbustes à feuillage.
TABLEAU nas cnoures
1 (2) Hémélytres unicolores obscurs, bruns ou rougeâtres.
a. Groupe de O. obscurus (p. 315).
2 (1) Hémélytres verts ou jaunes.
3 (4) Hémélytres non transparents, verts, le bord externe parfois
jaune. Style gauche du 5` biramifié (fig. 183, a2, b2, c2, d2, e2). Article II
des antennes plus long que les lll et IV réunis.
b. Groupe de 0. virens (p. 310).
4 (3) Hémélytres transparents, d’un vert blanchâtre ou jaunâtre. ·
Style gauche du 5* d’une autre forme (fig. 184, a2, b2, c2, d2, e2, f2).
5 (6) Face dorsale verdâtre, après la mort parfois jaunâtre. Nervures
de la membrane vertes. Article II des antennes moins de 2 fois plus long
que le III. d. Groupe de O. nassatus (p. 320).
6 (5) Face dorsale d’un jaune ocracé ou blanchâtre. Nervures de la
membrane jaunes. Article II des antennes 2,67 fois chez le CZ`, 2 fois
chez la Q plus long que le III. c. Groupe de O. tenc1lus(p. 320).
a. — Groupe de O. obscurus BEUTER
Une seule espèce française :
3. Orthotylus (s. str.) obscurus REUTER, 1875, Pet. Nouv. Ent., l :
551; PPhytocoris mutabilis HAuN, 1835, non Fallén, Wanz. Ins., Il :
137; Brachyarthrum pinetellum Fmmm, 1861, non Fallén, Eur. Hem. :
301; Orthotylus fuscescens REUTER, 1875, non Kirschbaum, Gen. Cim.: 33.
D’un brun rougeâtre ou noirâtre, unicolore, brillant. Antennes d’un
jaune blanchâtre. Sommet du cunéus souvent avec une petite tache
claire. Membrane d’un gris foncé. Pattes et rostre d'un jaune clair.
E allongé, Qoblongue-ovale. Vertex 1,75 fois chez le J, presque 2 fois
chez la Q plus large que l’ceil. Article I des antennes plus court que la
largeur du vertex, le II environ aussi,long que la largeur du pronotum
et aussi long que les III et .IV réunis. Epines des tibias longues. Le rostre

316 HÉTÉROPTÈRES Mimosa
s°étend jusqu’aux hanches postérieures. Segment génital du (E aussi long
que les autres segments réunis. Style droit de forme simple, style gauche
court et épais.
Longueur : 8 4-4,5 mm ; Q 3,5-3,6 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les sapins et sur les pins dans les mon-
tagnes. Les adultes ont été trouvés en juillet.
D1srn1BUT1oN. — Vosges (Remiremont) (Buena et PUToN, 1876, 1880];
Ariège (Quérigut) [Humor); Haute-Garonne (Boutx à 14(JO m) [RIBAUT).
En dehors de la France, trouvé en Croatie (Brece) et en Roumanie (Buceci).
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Fm. 183. — Orthotylus, genitalia : a, f, p, O. cupressi REUT. ; b, g, n, O. virens FALL. ;
c, h, 0, O. flzwinervis KB. ; d, i, l, O. marginalis REUT. ; e, k, m, O. interpositus
K. SCHM. ; a—c, styles du Cî, vue dorsale ; 1, style droit; 2, style gauche (X 52) ;
g-lr, Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q (X 72) ;
l—p, baguettes chitineuses de l’ampoule du pénis (X 52).
b. —- Groupe de O. virens FALL.
TABEAU DES ESPÈCES
1 (4) Longueur de l'insecte inférieure à 4 mm. Article II des antennes
moins de 1,7 fois plus long que la largeur de la tête.

on'ruo·rY1.xNAE. — onrnorïtus 317
2 (3) Vertex 2,3 fois chez le $, 2,6 fois chez la E2 plus large que l'œil.
Article II des antennes plus long que la largeur du pronotum (sous-
genre Neopachylops E. W.«oN.). Sur Sarothamnus.
18. beieri (p. 327).
3 (2) Vertex 1,5-1,6 fois chez le 5*, 2,3 fois chez la Q plus large que
l'œil. Article II des antennes plus court que la largeur du pronotum.
Sur conifères. 4. cupressi.
4 (1) Longueur de l’inseete supérieure à 4,5 mm. Article II des
antennes au moins 2 fois plus long que la largeur de la tête.
5 (8) Nervures de la membrane jaunes, orangées ou rougeâtres.
Bord externe de la corie vert.
6 (7) Longueur de l’insecte 4,9-5,3 mm. Vertex 1,67 fois chez le J,
plus de 2 fois chez la Q plus large que l’œil. Style droit du 3‘ triangulaire
(fig. 183, b1), la face interne munie d’une forte dent.
5. virens.
7 (6) Longueur de l’insecte 5,5-6,6 mm. Vertex 1,5 fois chez le 8,
1,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Style droit (fig. 183,cl) avec 3 pro-
cessus dentês. 6. flavinervis.
8 (5) Nervures de la membrane vertes. Bord externe de la corie sou-
vent jaune.
9 (10) Antennes d'un vert jaunâtre, base de l'article I brun chez le 6.
Forme plus large (fig. 182, Ir). Membrane largement arrondie au sommet.
Style droit du 5* (fig. 183, d1) triangulaire. 7. margînalis.
10 (9) Antennes noires ou d’un noir brunâtre chez le C3`, la partie basale
de l’article I d’un rouge brunâtre ; base et sommet de l'article I obscurs
chez la Q, le sommet du II obscur aussi, les III et IV noirs. Forme plus
étroite (fig. 182, l), le sommet de la membrane acuminé~arrondi.
Style droit du 5* (fig. 183, e1) ayant la forme d’une cuiller.
8. interpositus.
4. Orthotylus (s. str.) cupressi Rmyran, 1883, Rev. d’Ent. Caen : 253.
Vert, brillant, à pubescence longue jaunâtre. Antennes vertes.
Membrane grisâtre, les nervures d’un vert pâle, parfois les cellules
vertes aussi. Article I des antennes 0,33 fois moins long que la largeur
de la tête, le II un peu plus long que les III et IV réunis. Segment génital
du 6* aussi long que les autres segments réunis. Style gauche du 5
ayant la forme d’un T (fig. 183, a2), la partie basale avec un processus.
Partie apicale du style droit (fig. 183, a1) convexe, dentée. Baguettes de
l’ampoule (fig. 183, p) sans branches et à peine dentées. Structure K de
la paroi postérieure de la bourse copulatrice petite, bilobée (fig. 183, f).
Longueur : C3`, Q 3,3-3,9 mm.

318 HÉ'rÉr.o1>TÈREs Mimizan
Biorooia. — Cette espèce vit sur Cupressus dans la France méridionale,
sur Juniperus dans l’lle-de-France. Les adultes ont été trouvés en mai et juin.
Les œufs hibernent.
Drsrnmurxow. —— Vaucluse (Avignon) (REUTER, 1883] ; Bouches-du-Rhône
(Arles, Tarascon), Seine-et-Oise (Saclas)   \VAGNEH, 1955]; Tarn (Albi)
(PERRIER]; Pyrénées-Orientales (Elne)   VVAGNER]. Pas de citations en
dehors de la France.
5. Orthotylus (s. str.) virens (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. :
122 ; Lygus chloris SAHLBERG, 1866, Not. Saellsk. Fn. Fl. Fenn. Fôrh. :
175 ; var. fuscescens Srrcnnt, 1933, Ill. Best. Tab. : 228 ; var. nigrescens
Srxcxmx., 1933, ib. ; var. lutescens Srrcam., 1933, ib. ; var. austera ST1-
cnat, 1957, ib., ll : 508.
5` : Face ventrale noire, ainsi que la tête, le pronotum, l’écusson et
les antennes entièrement ou en partie. Q : Verte, tête jaune, écusson jaune
ou vert, pattes et antennes jaunes, nervures de la membrane jaunes
ou orangées. Allongé, le (Q un peu plus étroit que la Q. Vertex 1,67 fois
chez le 5`, plus de 2 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des
antennes 1,33-1,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Style droit
du 5‘ (fig. 183, b1) long et étroit, muni d’une bosse dentée au milieu de sa
face interne. Style gauche (fig. 183, b2) biramifié, les rameaux d’une lon-
gueur très différente. Baguettes de l’ampoule (fig. 183, n) dentées seule-
ment dans leur partie apicale.
Longueur : 5‘ 4,7-5,3 mm; Q 4,8-5,4 mm.
Vamarrow. —— Var. austera Srrca. (fuscescens Srrca.) : tête, pronotum
et écusson noirs   ; var. nîgrescens Srxcn.: tête, callosités du pronotum et
base de l’écusson noires : var. lutcscons STICH. : tête, pronotum et écusson
entièrement verts  
B1ox.oo1E. ——- Cette espèce vit sur les saules à feuilles étroites. Les adultes
ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
D1srR1BUr1oN. — Bas-Rhin (Strasbourg) (REIBER et PUroN, 1876] ;
Puy-de—Dôme (Mont-Dore) TFAUVEL, 1887]. Connue de l`Europe centrale et
septentrionale.
6. Orthotylus (s. str.) flavinervis (Kmscneaun), 1856, Caps. Wiesb. :
239; P Phytocoris icterocephalus HAHN, 1831, \Vanz. Ins., l : 153.
Vert, brillant. Tête jaune. Antennes d’un jaune brunâtre, l’article I
noir chez le 5‘. Base de l’écusson souvent jaune. Membrane grisâtre,
les nervures jaunes. Pattes vertes. Taille grande, forme allongée. Vertex
1,5 fois chez le 5‘, 1,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des
antennes environ 1,25 fois plus long que le bord postérieur du pronotum
et un peu plus long que les III et lV réunis. Style droit du 5‘ (fig. 183, c1)

ORTHOTYLINAE. — ORTHOTYLUS 319
à 3 processus, qui sont courts, épais et dentés. Style gauche (fig. 183, c2)
biramifié, les rameaux longs. Baguettes de l’ampoule (fig. 183, 0) dentées,
mais à peine ramifiées. Structure K de la paroi postérieure de la bourse
copulatrice de la S2 (fig. 183, h) grande, plus haute que large, munie de
deux lobes, dont l'un est plus long que l’autre.
Longueur : 5" 5,5-6 mm; Q 5,2-5,8 mm.
BIOLOGIE. — O. flavinervis Ka. vit sur les aulnes. Les adultes ont été trouvés
de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Vosges, Moselle [REIBER et Purou, 1876] ; Puy-de-Dôme
(Mont-Dore) IFAUVEL, 1887]; Basses-Alpes [AMM, 1893]; Loire-Atlantique
(Saint-Aignan) [Pxonmaau] ; Gironde (La Teste), Tarn (Albi) [Panama] ;
Gers (Espaon), Haute-Garonne (Saint-Béat) lRxBAu1·]. (ionnue de l’Europe
centrale et septentrionale.
7. Orthotylus (s. str.) marginalis Ptnuïan, 1884, H. G. E., III : 330 ;
Phytocoris nassatus FALLÉN, 1829, non Fabricius, Hem. Suec. Cim. : 80.
Vert, brillant. Antennes claires, la base de l’article I brunâtre. Les
nervures de la membrane vertes. Bord externe de la corie souvent jaune.
Taille grande, forme allongée (fig. 182, k), 4-4,3 fois plus long que la~
largeur du pronotum. Style droit du Cf (fig. 183, d1) assez grand, triangu-
laire, muni de dents aux angles. Style gauche (fig. 183, d2) biramifié,.
le rameau interne très long. Baguettes de l'ampoule (fig. 183, l) forte-
ment ramifiées et dentées. Structure K de la paroi postérieure de la bourse
copulatrice de la Q (fig. 183, i) grande et bilobée.
Longueur : 6* G-6,9 mm; Q 5,8-7 mm.
Bionocm. — Zoophage et phytophage, vit sur les saules, les pommiers,
les aulnes, les ormes et d’autres arbres à feuillage caduc. Les adultes ont été
trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent. Peut-être deux générations
annuelles.
DISTRIBUTION. - Toute la France. Espèce eurosibérienne.
8. Orthotylus (s. str.) intcrpositus K. Scumnr, 1938, dans Stichel,
Ill. Best. Tab. : 468; 1941, Mitt. D. ent. Ges., X : 10.
Coloré comme l’espèce précédente, mais les antennes noires chez le 8,
base de l'article l et sommet de II noiràtres chez la S2. Taille comme chez
0. marginalis Raur., forme plus étroite (fig. 182, l). Article II des
antennes 1,33-1,5 fois plus long que la largeur du pronotum et 1,2 fois
plus long que les Ill et IV réunis. Style droit du g` (fig. 183, el) plus petit
et plus étroit, le sommet plus large que la partie médiane. Style gauche
(fig. 183, 22) biramifié, les rameaux plus étroits. Baguettes de l’ampoule
plus minces et moins fortement dentées (fig. 183, m). Structure K de la

320 HÉTÉR01>TÈREs M1R1DAE
paroi postérieure de la bourse oopulatrice de la Q (fig. 183, lc) plus large,
le lobe interne plus court et arrondi. —
Longueur : 8, Q 5,7-6 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur Salim purpurea L. et autres espèces de
Saliz. Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Elle se trouve surtout
dans les montagnes.
D1s1·n1BUT1oN. —- Bouches~du-Rhône (Saintes-Maries-de~la-Mer)   WAG-
NER, 1955]. Comme d’Allemagne, des Alpes et de la Péninsule balkanique.
c. — Groupe de O. tenellus FALL.
Une seule espèce :
9. Orthotylus (s. str.) tenellus (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. : 103 ;
Capsus angustus HERRICH-SCHAEFFER, 1835, Nomencl. Ent. : 49.
D’un jaune blanchâtre ou jaune (L5`) ou d’un vert blanchâtre (Q). Yeux
noirs. Hémélytres transparents, nervures de la membrane jaunâtres.
Oblong. Tête courte, vertex 1,3 fois chez le (X`, plus de 2 fois chez la Q
plus large que l’œil. Segment génital du 5` très petit, aussi long que les
4 segments précédents réunis. Style droit (fig. 184, f1) sécuriforme, denté
au sommet. Style gauche (fig. 184, f2) grêle, courbé au sommet. Baguettes
de l’ampoule (fig. 184, g) courtes et larges, fortement dentées. Structure K
de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 184, f3) petite,
fortement dentée, bilobée.
Longueur : 6* 4,6-4,9 mm; S? 4,1-4,6 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur les frênes, rarement sur les chênes. Les
adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Alsace [REIBER et PUTON, 1876]; Yonne [POPULUS,
1880] ; Seine-et-Marne, Seine-et-Oise   WAGNER, 1955] ; Gironde [LAMBER-
·rxE, 1909] ; Pyrénées-Orientales   WAGNER, 1955]. Connue de presque toute
l’Europe, manque dans sa région orientale.
d. — Groupe de O. nassatus F.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Face ventrale de l’article I des antennes avec une strie noire.
10. nassatus.
2 (1) Article I des antennes sans strie noire.
3 (4) Article I des antennes 0,67 fois moins long que la largeur de la
` tête et plus long que la tête, vue d’en haut, muni de 6 soies, la base de
l’article II munie de soies aussi. 11. viridinervis.

ORTHOTYLINAE. - onrnorvtus 321
4 (3) Article I des antennes 0,5-0,55 fois moins long que la largeur
de la tête et plus court que la tête, vue d’en haut, l’article ll sans soies
longues.
5 (8) Le rostre dépasse à peine les hanches intermédiaires. Bord posté-
rieur du vertex caréné.
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Fxc. 184.- Orthotylus, genitalia: ¤.+h, O. nassatua F.; b, O. viridinervis Ke.; c, O. pra-
ainus FALL. ; d, 0. vchrotrichus Finn. ; e, O. diaphanm Kia. ; [-g, O. tenellus Fam,. ;
1, style droit (X 49,5) ; 2, style gauche (X 49,5) ; 3, structure K de la paroi posté-
rieure de la bourse copulatrice de la Q (X 69] ; g-h, baguettes chitineuses de l’am-
poule du pénis, vue latérale (X 49,5).
6 (7) Vertex aussi large chez le 3, moins de 2 fois plus large chez la S2
que l'œil. Article ll des antennes plus court que les III et IV réunis.
Les poils couchés des hémélytres sont bruns, au moins sur le cunéus
(fig. 181, e). 14. diaphanus.
7 (6) Vertex 1,6 fois chez le 3‘, 2,33 fois chez la Q plus large que l'œil.
Article II des antennes plus long que les Ill et IV réunis. Tous les poils
de la face dorsale blancs. 10. nassatus.
S (5) Le rostre atteint les hanches postérieures.
Miridae. 21

322 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
9 (10) Style droit du § (fig. 184, d1) petit et de forme simple, style
gauche (fig. 184, d2) large, l’apophyse assez petite. Bord postérieur du
Vertex parfois caréné ou presque caréné. 13. ochrotrichus.
10 (9) Style droit du 3 (fig. 184, c1) avec une lisière dentée, style
gauche avec une apophyse très longue. Bord postérieur du vertex non
caréné. 12. prasinus.
10. Orthotylus (s. str.) nassatus (FABRICIUS), 1787, Mant. Ins., II :
304; Illiris flcwicornis LATREILLE, 1804, Hist. Nat. Ins., XII :224 ;
Capsus striicornis KIRSCHBAUBI, 1856, Caps. VViesb. : 238; var. striola
(KIIISCIIBAUM), 1856, ib. : 237.
D’un vert blanchâtre, à pubescence semi·érigée blanchâtre. Brillant.
Antennes d’un jaune verdâtre. Hémélytres transparents. Epines des
tibias brunâtres. Oblong. Vertex marginé, 1,6 fois chez le 5‘, 2,2 fois
chez la Q plus large que l'œil. Article I des antennes aussi long (5`)
ou un peu plus long (Q) que la largeur du vertex, le II 1,2-1,3 fois plus
long que la largeur du pronotum et un peu plus long que les III et IV
réunis. Le rostre s`étend jusqu’au milieu des hanches intermédiaires.
Segment génital du5` presque aussi long que les autres segments réunis.
Style droit (fig. 184, 11.1) assez long, la partie médiane munie d’une bosse
dentée. Style gauche (fig. 184, a2) triangulaire, d’une longueur de 0,95 mm,
aigu au sommet, muni dans sa partie médiane de deux processus qui
forment une pince. Baguettes de l’ampoule (fig. 184, h) ramifiées et
dentées. Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice
de la Q (fig. 184, a3) courte et large, bilobée, le lobe interne plus court et
aigu.
Longueur : 5‘ 4,6-5 mm ; Q 4,6-5,1 mm.
VARIATION. -—— La var. Strîùla. KB. a été décrite d’après une seule Q, qui ne
se distingue du type que par sa coloration d’un brun grisâtre. Elle n’a pas été
retrouvée depuis cette époque.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Quercus,
Tilia, Frazinus, Salim, etc.). Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre.
Les œufs hibernent.
Disrnxanrxois. — Toute la France. Connue de toute l’Europe et de l’Amé-
rique du Nord.
11. Orthotylus (s. str.) vitidinervîs (KIRSCHBAUM), 1856, Caps.
Umg. \Viesb. : 238.
Coloré comme l'espèce précédente, mais l’aI·ticle I des antennes
entièrement clair. Vertex 1,9-2,1 fois chez le C3`, 2,1-2,3 fois chez la Q

oR1‘noTYL1NAE. —— on'rno'rYLUs 323
plus large que l’œil. Article I des antennes plus long que la tête, le II
1,4 fois plus long que la largeur du pronotum, sa partie basale munie
de soies longues. Le rostre s’étend jusqu'aux hanches intermédiaires.
Segment génital du 5‘ aussi long que les 5 segments précédents réunis.
Style droit (fig. 184, b1) d’une longueur de 0,9 mm, son côté interne
sinué et denté. Style gauche (fig. 184, b2) plus petit et plus simple,
l’apophyse courbée. Baguettes de l’ampoule ramifiées et dentées.
Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q
(fig. 184, b3) large, le lobe interne plus de 2 fois plus large que le lobe
externe.
Longueur : 5‘ 4,9-5,6 mm; Q 5-5,5 mm.
B1oLoG1E. — Cette espèce vit sur les ormes, rarement sur d’autres arbres
à feuillage caduc. Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs
hibernent.
DISTRIBUTION. -— Loire·Atlantique [REUTER, 1879; DOMINIQUE, 1902];
Yonne [Porunus, 1880]; Basses-Alpes [AzAM, 1893; E. WAGNER, 1955];
Seine-et-Oise   WAGNER, 1955]; Finistère [E11ANNo, 1961] ; Ain (Cordon)
[AU¤RAs]; Marne [CARUEL]. Connue de toute l’Europe sauf les régions
boréales.
12. Orthotylus (s. str.) prasînus (FALLÉN), 1829, Hem. Suec. Cim. :
81 ; Orthotylus scotti Ravrnn, 1877, Ent. m. Mag., XIV : 62; Litosoma
viridinervis DOUGLAS et Scorr, 1865, non Kirschbaum, Brit. Hem. :
335; Soornwoon, 1953, Trans. ent. Soc. London, CIV (11} : 428.
Coloré comme l’espèce précédente. Article I des antennes plus court
que la tête. Le rostre atteint les hanches postérieures. Style gauche
du 5* (fig. 184, c1) de forme simple, bilobê, la partie apicale munie d'une
lisière dentée. Style gauche (fig. 184, c2) en forme de crochet. Baguettes
de l’ampoule fortement ramifiées et dentées. Structure K de la paroi
postérieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 184, c3) trilobée.
Longueur : 3‘, Q 4,4-5,4 mm.
B101.oG1E. —- Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Ulmus,
Corylus, Prunus}. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs
hibernent.
D1srmau1·xoN. —- Nord [LETHIERRY, 1874] ; Aube [D‘ANTESSANTY, 1890] ;
Somme [Dunois, 1888]; Vosges et Bas·Rhin [Reisen et Pu1·oN, 1876 ;
Oise [CARPENTIER et Dueoxs, 1889-1891] ; Seine·Maritime [BUCAILLE,
1886]; Loire-Atlantique [DOMINIQUE, 1902] ; Landes [REUTER, 1883]; Ain
[E. WAGNER, 1955]; Seine-et-Oise (bois de Vincennes) [LnosrE]; Haute-
Garonne (Saint-Béat) [RIBAUT] ; Marne [CARUEL]. Connue de toute l'Europe
sauf la région boréale.

324 nÉ·rÉa0P·rÈans Mxainixn
13. Orthotylus (s. str.) ochrotrîchus Finnna, 1864, Ent. m. Mag. :
328; DOUGLAS et Scorr, 1865, Brit. Hem. : 342.
De même taille et même couleur que O. prasinus FALL., s'en distingue
par le vertex plus fortement caréné, l’article ll des antennes 1,4-1,5 fois
plus long que la largeur du pronotum. Segment génital du 5‘ aussi long
que les 6 segments précédents réunis. Style droit (fig. 184, d1) de forme
simple, élargi vers le sommet, l’apophyse courte et épaisse. Style gauche
(fig. 184, d2) assez large, presque quadrangulaire, l’apophyse très petite.
Baguettes de l’a1npoule ramifiées et dentées. Structure K de la paroi
postérieure de la bourse copulatrice de la Q bilobée, le lobe interne
assez petit (fig. 184, J3).
Longueur : J 4,4-4,6 mm; Q 5,2-5,3 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Quercus,
Ulmus). Les adultes ont été trouvés de juillet à septembre.
Disramurxou. — llle-et-Vilaine, Côtes-du-Nord [Enarmo, 1961] ; (Jersey)
(Ln Qunsnn, 1953]. Connue d’Angleterre et d’Espagne.
14. Orthotylus (s. str.) diaphanus (KIRSCHBAUM), 1856, Caps. Wiesb. :
238 ; Orthotylus viridinervis TnoMsoN, 1871, non Kirschbaum, Op. Ent. :
456.
Coloré comme les espèces précédentes, mais avec des poils couchés
brunâtres (fig. 181, e). Nervures de la membrane vertes. Forme oblongue,
le 3‘ 4,3 fois, la Q 3,5 fois plus long que la largeur du pronotum. Yeux
assez grands, globuleux chez le 6*, Vertex aussi large chez le C3`, 1,9 fois
plus large chez la Q que l’œil. Antennes nettement épaissies chez le 5‘,
l'article I à peine moitié moins long que la largeur de la tête, le ll 1,5 fois
chez le 3`, 1,2 fois chez la Q plus long que la largeur du pronotum et
un peu plus court que les deux derniers réunis. Le rostre atteint les
hanches intermédiaires. Segment génital du 8 très petit. Styles assez
petits, d’une longueur d’envir0n 0,3 mm. Style droit (fig, 184, c1) grêle
et allongé, courbé au sommet. Style gauche (fig. 184, c2) petit, clavi-
forme, Yapophyse grande. Baguettes de l’ampoule ni ramifiées ni dentées.
Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q
(fig. 184, e3) petite, presque quadrangulaire.
Longueur : 3` 4-4,6 mm; Q 4,2-4,8 mm.
BIOLOGIE. —— O. diaphanus Kn. vit sur les saules. Les adultes ont été trouvés
de juillet à octobre. Les œufs hibernent.
D1s·ra1BU1·1oN. — Nord fLn·rmnaav, 1874]; Vosges [Bnxnnn et PUToN,
1876]; Yonne ]POPULUS, 1880] ; Loire-Atlantique [Dommioun, 1902]; Gironde,
Landes ]LAMBERTIE, 1909]; Bouches-du-Rhône   WAGNER, 1955]; Aube,
Basses-Alpes, Hérault [Pnaaina] ; Pyrénées-Orientales [WAGNER et Wnnna] ;
Gers [Rinaur]. Connue de l’Europe centrale et méridionale.

onrnorvnxum. -— onrnorvtus 325
Sous-genre Neopachylops
E. WAGNER, 1957, dans Gulde, Wanz. Mitt. Eur., XI : 394.
(Typ. subgen. : O. concolor KB.)
Bord postérieur du vertex immarginé. Face dorsale couverte de poils
semi-érigés noirs et en plus de poils squamiformes argentés (fig. 181, g·k),
rarement les poils semi-érigés sont clairs aussi. Le rostre ne dépasse
jamais les hanches intermédiaires. Tibia postérieur 4-5 fois plus long
que le tarse. Baguettes de l’ampoule courtes et larges, fortement dentées.
Les espèces de ce sous-genre vivent sur Sarothamnus, Genista et Spartium.
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Fxc. 185. - Neopachylopsz a+c, O. adenocarpi Pmm. ; b-I-/, 0. beicri E. Wars. ;
c, O. virescens D. Sc.; d, O. concolor KB.; au-b, Q (X 8); c-f, genitalia; 1, style droit,
vue dorsale (X 53); 2, style gauche, vue dorsale (X 53); 3, structure K de la paroi
postérieure de la bourse copulatrice de la Q (X 74).
TABLEAU mas Esrizcns i
1 (2) Le rostre dépasse à peine les hanches antérieures. Vertex
1,58 fois chez le J, 2,3 fois chez la Q plus large que l'œil.
15. virescens.
2 (1) Le rostre atteint les hanches intermédiaires. Vertex 2 fois chez
le (Z`, 2,5 fois chez la Q plus large que l'œil.
3 (4) Article Ill des antennes 0,67-0,75 fois moins long que le ll,
le IV 0,33 fois moins long que le III. 16. concolor.
4 (3) Article Ill des antennes environ 0,5 fois moins long que le ll,
le IV 0,5-0,55 fois moins long que le Ill.

326 rrÉ·rÉr.o1>1·ÈnEs Mminxia
5 (6) Taille plus grande, longueur de 4,4-5 mm chez le C3`, 4-4,3 chez
la Q. Vertex 2 fois chez le 5*, 2,5 fois chez la Q plus large que l’œil. Tibia
postérieur 5 fois plus long que le tarse. Poils semi-érigés de la face dor-
sale noirs ou bruns. 17. adenocarpi.
6 (5) Longueur de 3,5-3,9 mm chez le 3‘, de 3,1-3,6 mm chez la Q.
Vertex 2,33 fois chez le 5`, 2,63 fois chez la Q plus large que l’œil. Tibia
postérieur 4,3 fois plus long que le tarse. Poils semi-érigés de la face
dorsale en général blanchâtres. 18. beieri.
15. O. (Neopachylops) vircscens (DOUGLAS et Scorr), 1865, Brit.
Hem. : 339 ; Capsus chloropterus KIRSCHBAUM, 1856, Caps. Wiesb.: 249;
Litosoma. concolor DOUGLAS et Scorr, 1865, non Kirschbaurn, Brit.
Hem. : 340. ·
D’un vert foncé, tête du 5` noire ou brune. Article l des antennes
parfois brun, le Il d’un jaune rougeâtre. Membrane d’un gris obscur,
les nervures brunes. Épines des tibias noires. Article ll des antennes
1,2 fois plus long que la largeur du pronotum, le lll 0,9 fois moins long
que le II et 3 fois plus long que le IV. Segment génital du 5`petit. Style
droit (fig. 185, c1) petit, avec 2 pointes d°une longueur égale. Style
gauche (fig. 185, c2) grêle, muni d’une apophyse très longue qui prend
naissance de la partie médiane du style. Baguettes de l’ampoule à peine
ramifiées et sans dents. Structure K de la paroi postérieure de la bourse
copulatrice de la Q (fig. 185, c3) petite, ovale.
Longueur : 5* 4,4-4,9 mm; Q 3,8-4,5 mm.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur Saruthamnus scoparius L. Les adultes
ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ——— Toute la France. Connue de toute l’Europe, de l’Afrique
du Nord et de l’Asie Mineure.
16.0. (Neopachylops) concolor (KIRSCHBAUl1),1856,C3pS. VViesb. :89.
De même couleur et de même taille que O. virescens D. Sc. S’en dis-
tingue par le rostre atteignant les hanches intermédiaires, l’article ll
des antennes 1,25-1,33 fois plus long que la largeur du pronotum et par
la forme des genitalia. Style droit du 5* (fig. 185, d1) claviforme. Style
gauche (fig. 185, d2) plus large, courbé, Fapophyse plus courte, prenant
naissance de la partie apicale du style. Baguettes de l’ampoule larges,
fortement dentées. Structure K de la paroi postérieure de la bourse
copulatrice de la Q (fig. 185, d3) petite, triangulaire.
Longueur : 5‘ 4,6-5 mm; Q 3,6-4,3 mm.
Bxonocua. ——· O. concolor KB. vit sur Sarothamnus scoparius L. Les adultes
qràt été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
T DISTRIBUTION. ——- Toute la France. Connue de toute l’Europe et de l’Algérie.

ORTHOTYLINAE. — ORTHOTYLUS 327
17. O. (Neopachylops) adenocarpi (PERRIS), 1857, Ann. Soc. Linn.
Lyon : 167; Orthotylus douglasi SAUNDERS, 1875, Synopse, 11:293;
Orthotylus obsoletus F1EBER, 1861, Eur. Hem. : 289; subsp. purgantis
E. WAGNER, 1957, Rev. Fr. d’Ent., XXIV (3) : 288.
De même couleur et de même taille que les espèces précédentes. Le
rostre atteint les hanches intermédiaires. L’article III des antennes
0,5 fois moins long que le ll et presque 2 fois plus long que le IV. Style
droit du 5‘ (fig. 185, el) robuste, son sommet denté, avec une apophyse
longue et fortement courbée. Style gauche (fig. 185, e2) petit, élargi
vers le sommet, l’apophyse longue et fortement courbée. Baguettes de
l’ampoule plus longues et fortement dentées. Structure K de la paroi
postérieure de la bourse copulatrice de le Q (fig. 185, c3) grande, bilobée.
Longueur : 3 4,2-4,5 mm; Q 3,7-4,3 mm.
VAR1A1·1oN. —- La sous-espèce purgantis E. WAGN. se distingue de la
sous-espèce type par sa couleur vert grisâtre et par la structure des geni-
talia du Q`, dont le style gauche est plus long et plus étroit, la dent apicale
du style droit est dirigée vers le côté et les dents de la face externe sont plus
petites.
BIOLOGIE. -— Cette espèce vit sur Sarothamnus scoparius L., la sous-espèce
purgantis E. WAGN. se trouve exclusivement sur Gcnista. purgans G. G.
Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. -—- Landes [PERRxs, 1877] ; Finistère [Pu1·oN, 1881] ;
Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Gironde   WAGNER, 1955]; Haute-Garonne
(Saint·Béat) [R1nAu·r]. La sous-espèce purgantis est trouvée seulement dans
les Pyrénées-Orientales (lac des Bouillouses) [WAGNER et WEBER]. Connue
de l'Europe centrale et méridionale et du Maroc.
18. O. (Neopachylops) beîcri E. WAGNER, 1942, Mitt. D. ent. Ges.,
Xl : 75.
Coloré comme les espèces précédentes, mais les poils semi-érigés de la
face dorsale sont en général clairs. Taille plus petite. Vertex 2,3 fois
chez le 6, 2,6 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes
0,38 fois moins long que la largeur de la tête. Tibia postérieur 4,3-4,4 fois
plus long que le tarse. Style droit du 6 (fig. 185, f1) muni de 3 pointes,
qui forment une croix. Style gauche (fig. 185, f2) plus étroit au sommet,
l’apophyse plus longue. Baguettes de l’ampoule plus larges et fortement
dentées. Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice
de la Q (fig. 185, f3) plus étroite, le lobe interne très petit.
BIOLOGIE. -— O. beieri E. WAGN. vit sur Genista et Sarothamnus. Les adultes
ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent. Cette espèce se trouve
surtout dans les montagnes.

328 HÉTÉROPTÈRES Mmxnmz
Dxs·rmBu·r1oN. ——- Basses·Alpes (Digne), Var (Saint-Baume)   WAGNER,
1955] ; Corse (Ajaccio) [EcKERLE1N]. Se trouve en dehors de la France seule-
ment dans les Alpes orientales.
Sous-genre Mclanotrîchus
REUTER, 1865, Gen. Cim. Eur. : 35; Halocapsus PU·1·oN, 1878, Bull.
Soc. ent. Fr., VIII (15) : 33 ; Allocotus PUroN, 1874, Ann. Soc. ent. Fr.,
V (4) : 218 ; E. WAGNER, 1957, dans Gulde, Wanz. Mitt.-Eur., XI : 397.
(Typ. subgen. : O. flavosparsus SHLBG.)
Pubescence double 2 poils semi-érigés en général noirs et poils squami-
formes couchés argentés. Bord postérieur du Vertex marginé. Segment
génital du 5‘ assez petit. Style gauche triangulaire, de forme simple.
Pénis très simple. Baguettes de l’ampoule ni ramifiées ni dentées. Les
espèces de ce sous-genre vivent sur les plantes basses (Chénopodiacées,
Salsolacées).
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Beur. ; c+i, O. rubidus Pur. ; d, O. contrarius E. WGN.; e, O. salsolae BEUT.;
f, O. moncreaffi D. Sc. ; g, O. schoberiae Beur. ; h, O. minutus JAK. ; 1, style droit,
vue dorsale; 2, style gauche, vue dorsale; 3, structure K de la paroi postérieure
de la bourse copulatriee de la Q; i, pénis, vue latérale gauche.
TAa1.EAU mas especes
1 (8) Le rostre ne dépasse jamais les hanches intermédiaires.
2 (5) Tibia postérieur 4 fois plus long que le tarse.
3 (4) Vert, membrane grise, les cellules vertes. Poils semi·érigés de la
face dorsale noirs. 19. flavosparsus.

onrxxorvtimae. —-— ORTHOTYLUS 329
4 (3) D’un rouge jaunâtre, cellules de la membrane grises comme
elle. Pubescence claire (Espagne). contrarîus E. WAGN.
5 (2) Tibia postérieur 3 fois plus long que le tarse.
6 (7) Vertex 1,4-1,5 fois chez le 6, 2-2,1 fois chez la Q plus large
que l'œil. Article III des tarses postérieurs nettement plus long que le II
(Europe occidentale). schoberiae Beur.
7 (6) Vertex 2,3 fois chez le 6, 2,6 fois chez la Q plus large que l'œil.
Article HI des tarses postérieurs à peine plus long que le fl.
20. minutus.
8 (1) Le rostre atteint les hanches postérieures.
9 (10) Poils semi—êrigés de la face dorsale blancs. 21. salsolae.
10 (9) Poils semi-érigés noirs.
11 (12) Couleur foncière, rougeâtre. Vertex 2 fois chez le 6, moins
de 2,5 fois chez la Q plus large que l’œil. 22. rubidus.
12 (11) Couleur foncière verte ou verdâtre. Vertex plus de 2,25 fois
chez le 8, plus de 2,67 fois chez la Q plus large que l’œil.
13 (14) Mat, les poils couchés de la face dorsale sont blanchâtres,
les poils semi-érigés sont noirs. Le rostre dépasse les hanches posté-
rieures. 23. moncreaffi.
14 (13) Brillant, les poils couchés sont jaunâtres, les poils semi-érigés
sont bruns. Le rostre atteint à peine le sommet des hanches postérieures.
24. palustris.
19. O. (Melanotrichus) flavosparsus (Sxrineeuo), 1842, Act. Soc.
Sci. Fenn., I : 411; Phytocoris viridipennis D.m1.noM, 1850, Vet. Ak.
Handl. : 212; Litosoma prasina Doucmis et Scorr, 1865, non Fallén,
Brit. Hem. : 341 ; Orthotylus chlorionis Hoavxrn, 1908, non Say, Ann.
Mus. Nat. Hung., VI : 565; SLATER et WAGNER, 1956, Proc. Ent. Soc.
Wash., LIV (6) : 273 ; var. de/Zzwa. Sricnnr., 1957, lll. Best. Tab., ll : 517.
D’un vert pâle, poils semi·érigés noirs, les poils squamiformes argentés
sont disposés en petits amas. Hémélytres souvent tachés d’unjaune pâle,
leur bord externe d’un vert foncé. Membrane grise, les nervures ainsi
que les cellules en général vertes. Tarses bruns. Vertex 1,55 fois chez le (S`,
2,4 fois chez la Q plus large que l’œil. Article ll des antennes un peu plus
long que la largeur du pronotum, le Ill 0,8-0,85 fois moins long que le II
et 2 fois plus long que le IV. Segment génital du 5 très petit, aussi long
que les 3 segments précédents. Style droit (fig. 186, 0,1) de 0,12 mm de
longueur, en forme d’une cuiller. Style gauche (fig. 186, :1,2) triangulaire,
l’apophyse courte, courbée en dedans. Baguettes de l'ampoule simples.

330 mâriêrxorràans Mirunxe
Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q
(fig. 186, a3) petite, ovale, munie de dents fines.
Longueur : C? 3,7-4,2 mm; Q 3,5-3,8 mm.
VAmA1·10N. -— Chez la var. dcfiava Sricn. les hémélytres sont entièrement
verts.
BIOLOGIE. — Cette espèce est phytophage et vit sur les Chénopodiacées.
Deux générations annuelles. Les adultes ont été trouvés en juin et juillet
(génération estivale) et en août et septembre (génération automnale). Les œufs
hibernent.
Dxsrrxieurxoxv. — Toute la France. Espèce holarctique.
20. O. (Melanotrichus) minutus Jixxovrarr, 1877, Bull. Soc. Nat.
Mosc., ll : 296. ,
Vert. Brillant. Antennes d’un vert jaunâtre, plus obscures vers le
sommet. Membrane grise, les nervures vertes, du moins la nervure cubi-
tale d’un vert foncé. Pattes d’un vert jaunâtre. Taille assez petite.
Forme allongée chez le 5*, ovale chez la Q. Vertex 2,1 fois chez le C3`,
2,6-2,7 fois chez la Q plus large que l’œil. Article I des antennes 0,33 fois
moins long que la largeur de la tête, le ll 1,2 fois chez le 3*, 1,1 fois chez
la Q plus long que la largeur du pronotum et aussi long que les III et IV
réunis. Segment génital du C5" assez petit, aussi long que les 3 segments
précédents réunis. Styles du 3‘ (fig. 186, h) très simples, le style droit
muni de deux processus qui forment une pince. Pénis très simple.
Longueur : 3‘ 2,9-3,4 mm; Q 2,6-3 mm.
Bxotocm. — Cette espèce vit sur les Chénopodiacées. Les adultes ont été
trouvés de juin à août.
DISTRIBUTION. —— Cette espèce a été citée de France par Pur0N, OSHANIN
et Sricmar., mais sans indication précise. Elle est connue de la Péninsule balka-
nique, de la Russie méridionale, de l’Algérie et du Turkestan. Nous ne croyons
pas qu’elle fasse partie de la faune française.
21. O. (Mclanotrichus) salsolae REUTER, 1875, Gen. Cim. 2 37 ;
E. WVAGNER, 1953, Ent. Berichten, XIV : 267.
Vert ou d’un vert jaunâtre, tous les poils de la face dorsale clairs.
5` 3 fois, Q 2,3 fois plus long que la largeur du pronotum. Tête 0,75 fois (Q)
à 0,88 fois (C3`) moins large que le pronotum. Vertex 2,25-2,4 fois chez le 6*,
2,6-2,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Article l des antennes 0,5 fois
moins long que la largeur de la tête, article ll 1,26 fois chez le 5`, 1,1 fois
chez la Q plus long que la largeur du pronotum, le III 0,75-0,8 fois moins
long que le ll. Genitalia du 5`très semblables à ceux des autres espèces,

ORTHOTYLINAE. ——— onrnorvrus 331
l'apophyse du style gauche (fig. 186, c2) environ 0,5 fois moins longue
que la largeur du style.
Longueur : 8 2,2-2,5 mm; 9 2,3-2,6 mm.
BIOLOGIE. - Cette espèce vit sur les terrains salés. Les adultes ont été trou-
vés en septembre.
Drs·rmBU·r1oN. — Aude, Hérault (REUTER, 1875]; Loire·Atlantique (PUTON,
1880]; Alpes-Maritimes (îles de Lérins)   WAGNER, 1955]; Hérault [PER-
HIER]. Connue de l’Afrique du Nord et de la Sicile.
22. O. (Melanotrichus) rubidus (PUTON), 1874, Ann. Soc. ent. Fr. :
219; Psallus rubricatus JAKOWLEW, 1875, Bull. Soc. Nat. Mosc., III :
171 ; var. fusc0·nigra STICHEL, 1933, lll. Best. Tab. : 231; E. WAGNER,
1942, Mitt. D. ent. Ges., XI (5-6) : 68.
D'un rouge jaunâtre pâle, rouge brunâtre ou rougeâtre. Poils semi-
érigés noirs. Antennes d’un rouge brunâtre, leur sommet plus obscur.
Cunéus d’un rouge foncé, rarement brun. Membrane grisâtre, les nervures
rouges ou brunes. Vertex 2 fois chez le 3‘, 2,4 fois chez la Q plus large
que l’œil. Article II des antennes 1,2 fois chez le 3, 1,05 fois chez la Q
plus long que la largeur du pronotum, article III 0,75 fois moins long
que le Il et 2 fois plus long que le IV. Genitalia du $ très
simples (fig. 186, c-l-i), l’ap0physe du style gauche 0,33 fois moins long
que la largeur du style. Structure K de la paroi postérieure de la bourse
copulatrice de la Q petite, oblongue et acuminée.
Longueur : 6 2,7-3 mm; $2 3-3,6 mm.
VARIATION. —— La var. fusc0·nîgra Srxcu. est d’un brun foncé unicolore.
BIOLOGIE. -·-· O. rubidus PUT. vit sur Salsola, au bord de la mer et aussi sur
les terrains salés dans l’intérieur. Les adultes ont été trouvés de juin à
août. Les larves sont rouges comme les adultes.
DISTRIBUTION. —- Moselle (PUTON, 1874]; Loire-Atlantique [DOMINIQUE,
1902]; Charente-Maritime (île de Ré) (PÉNEAU, 1921]; Hérault (Cette)
[STICHEL, 1936] ; Gironde (Arcachon) [WVAGNER et WEBER]. Connue d'Angle-
terre, d’Allemagne, de Hollande, de Hongrie et de la Russie méridionale.
23. O. (Melanotrichus) moncreafü (DOUGLAS et Scorr), 1874,
Ent. m. Mag., XI : 147 ; var. fusconigra S·r1cnEr., 1933, (Ill. Best. Tab.:
231; var. bicolor Srxcxxm., 1957, ib., II : 521; E. WAGNER, 1942, Mitt.
D. ent. Ges., XI (5-6) : 68.
Vert, rarement la tête et la partie antérieure du pronotum jaunâtres.
Pattes jaunâtres ou verdâtres. Nervures de la membrane vertes. Ver-
tex 2,3-2,4 fois chez le 5‘, 2,9 fois chez la Q plus large que l’œil. Article II
des antennes aussi long que la largeur du pronotum. Apophyse du

332 nÉ·1·ÉR01>·1·ÈEEs MIRIDAE
style gauche (fig. 186, f2) environ 0,5 fois moins long que la largeur
du style. Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice
de la Q (Hg. 186, f3) large et arrondie.
Longueur : C? 2,6-3,1 mm ; Q 2,7-3,3 mm.
VARIATION. —— La var. fusconîgra STICH. est d'un brun noirâtre, la var.
bicolor Sricu. a la tête et la partie antérieure du pronotum d’un brun foncé.
B1oLoG1E. -— Cette espèce vit sur Salsola et Salicornia. Les adultes ont
été trouvés de juillet à août et de septembre à octobre. Deux générations.
Les larves sont vertes comme les adultes.
DISTRIBUTION. - Aude, Hérault, Var [REUTER, 1883]; Charente-Maritime
(île de Hé) [PENEAU, 1921] ; Gironde (Arcachon) [CARAYON, 1949 ; E. WAGNER,
1955]; Pyrénées—Orientales   WAGNER, 1955] ; Côtes·du-Nord [EnANNo,
1961]. Connue de l`Europe centrale et septentrionale.
24. O. (Melanotrichus) palustris REUTER, 1888, Rev. d'Ent. Caen :
59; E. WAGNER, 1942, Mitt. D. ent. Ges., Xl (5-6) : 68.
Coloré comme O. moncreafi D. Sc., mais la pubescence couchée est
jaunâtre. Nervures de la membrane jaunâtres. Taille un peu plus grande-
Vertex 2,3 fois chez le 8, 2,75 fois chez la S? plus large que l’œil. Article Il
des antennes un peu plus long que la largeur du pronotum. Apophyse
du style gauche (fig. 186, b2) 0,67 fois moins long que la largeur du style.
Structure K de la paroi postérieure de la bourse copulatrice dela Q
(fig. 186, b3) oblongue et acuminée.
Longueur : 3‘ 3,1-3,4 mm; Q 3,2-3,6 mm.
B101.oG1E. — Cette espèce vit sur Salicornia. Les adultes ont été trouvés
en mai, juin et juillet.
DISTRIBUTION. — Bouches-du-Rhône (Saintes-Mariesde—la-Mer), Pyré-
nées-Orientales (Salses)   WAGNER, 1955] ; Corse (Saint-Florent)
[ECKERLEIN]. Connue de l’Illyrie et de la Sicile.
Sous- genre Litocoris
FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 70; Tichorhinus FIEBER, 1858, )1Vien.
ent. Mon., II : 314.
(Typ. subgen. : O. ericetorum FALL.)
Vertex immarginé. La face dorsale est muni de poils semi-érigés
seulement, sans poils couchés; ces poils semi-érigés sont en général
noirs, parfois blanchâtres, surtout sur les bords des hémélytres. Poils
de la face ventrale blanchâtres. Le rostre dépasse les hanches postérieures
nettement. Tibia postérieur 4,3-5 fois plus long que le tarse. Style droit

om·no1·vx.1NAE. - onrnorvnus 333
du 3 (fig. 188) triangulaire, moins fortement sclérifié. Style gauche
(fig. 188) allongé et courbé. Baguettes de l'ampoule fortement ramifiées
et dentées.
Ce sous-genre ne comprend qu`une espèce dont les sous·espèces vivent sur
les Éricacées :
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FrG. 187. —- Lilocoris ericelorum FALL. (>< 6) : a, subspec. ericetorum s. str., 3;
b, id., Q; e, suhspec. carncae E. WGN., 3; d, id., Q; e, subspec. cinereae
E. WGN., 3; f, id., Q.
25. O. (Litocoris) cricctorum (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 91 ;
P Phytocoris prasinus Hum, non Fallén, 1835, Wanz. Ins., III : 8;
Capsus limbatus Pmmrs, 1837, Ann. Soc. Lînn. Lyon : 165; Orthotylus
croceus SAHLBERG, 1889, Medd. Sâllsk. Fn. Fl. Fenn., XV : 189; subspec.
carneae E. WAGNER, 1946, Act. Ent. Mus. Nat. Prag., XXIV : 27;
subspec. corsicensis E. WAGNER, 1956, Boll. Soc. ent. Ital., LXXXVI :
18; subspec. cinereae E. WAGNER, 1956, ib. : 20.
_ A. -- Sous·espèce typicu.
Vert, brillant. Base de la corie, sommet du cunéus et nervures de
la membrane en général orangés. Tête souvent jaunâtre. Pubescence
de la face dorsale noire, celle de la face ventrale blanchâtre. 3 allongé,
S2 oblongue~ovale (fig. 187, a-b). Tête au moins 0,75 fois moins large que
le pronotum, vertex 2,6 fois chez le 3, 2,9-3 fois chez la 9 plus large que
l’œil. Article Il des antennes 1,3 fois chez le 3, 1,4 fois chez la E2 plus
long que la largeur du pronotum, le III 0,65 fois moins long que le II
et 1,5 fois plus long que le lV. Tibia postérieur 4,75-5 fois plus long que le
tarse. Segment génital du 3 aussi long que les autres segments réunis.
Style droit (fig. 188, a1) grand et de forme simple. Style gauche
(fig. 188, a2) assez fortement courbé, l'apophyse longue et robuste.

334 uÉrÉRor·rÈREs M1R11:•AE
Baguettes de Yampoule à peine dentées. Structure K de la paroi posté-
rieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 188, a4) bilobée.
Longueur : (É 3,2-3,8 mm; Q 2,6-3,5 mm.
Bxorocm. -—· La sous-espèce type vit sur Calluna vulgaris L. et sur `Erica
tetralix L. Les adultes ont été trouvés de juilletàseptembre. Les œufs hibernent.
Dxsrmsurxou. — Toute la France. Connue de toute l’Europe, de l’Afrique
du Nord et de la Sicile.
B. —- Sous-espèce cameae E. WAGNER
Plus petite, la Q nettement plus courte et plus large que le 5‘
(fig. 187, c-cl), ce dernier 3,8-3.85 fois plus long, la Q 3,45-3,5 fois plus
longue que la largeur du pronotum. Vertex 3 fois chez le 5‘, 3,1 fois
chez la Q plus large que l’œil. Apophyse du style gauche (fig. 188, b2)
très longue et presque droite. Les dents des baguettes de l’ampoule
sont plus petites et plus serrées. Structure K de la paroi postérieure de la
bourse copulatrice de la Q (fig. 188, 54) avec une incisure entre les deux
lobes petite et arrondie. Tibia postérieur 4,33 fois plus long que le tarse.
Cunéus unicolore vert.
Longueur : 8 3,2-3,6 mm ; Q 2,4-3,2 mm.
Brorocm. —·- Cette sous·espèce vit sur Erica. camca L. Les adultes ont été
trouvés en juillet et août. _
DISTRIBUTION. ——- Connue seulement des Alpes.
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Fu;. 188. —- Litocoris, genitalia : a, O. ericetorum ericetorum FALL. ; b, O. ericetorum.
carneae E. WGN. ; c, O. ericetorum corsicensis E. VVGN. ; d, O. ericetorum cinereae
E. Wan. ; 1, style droit, vue dorsale (X 50) ; 2, style gauche, vue dorsale (X 50) ;
3, baguettes chîtineuses de l':-xmpoule, vue latérale (X 50) ; 4, structure K de la
paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q (X 79).

on1·rrorrL1NAE. - cyaronnumos 335
C. -— Sous·espèce corsiccnsis E. WAGNER
Forme plus allongée, le 6* 4,5 fois, la Q 4 fois plus long que la largeur
du pronotum. Tous les poils de la face dorsale sont blanchâtres. Vertex
2,6 fois chez le 8, 3 fois chez la S2 plus large que l’œil. Pronotum 1,2 fois
chez le 5‘, 1,28 fois chez la 9 plus large que la tête. Tibia postérieur
4,2 fois plus long que le tarse. Style droit du CT (fig. 188, cl) assez petit
et arrondi. Style gauche (fig. 188, c2) grand, courbé dans la partie
basale, Fapophyse petite et courbée. Baguettes de l’ampoule (fig. 188, c3)
peu ramifiées mais fortement dentées. Structure K de la paroi posté-
rieure de la bourse copulatrice de la E2 (fig. 188, e4) petite, le lobe interne
court, l’incisure large et anguleuse.
Longueur : 3 3,15-3,4 mm ; Q 2,8-3,1 mm.
BIOLOGIE. —- Sur Éricacées.
DISTRIBUTION. - Trouvé seulement en Corse (col de Vizzavona) [Ecmzn-
mam).
` D. -—- Sous-espèce cinereae E. WAGNER
Taille grande, forme allongée (fig. 187, e·f), le J 4 fois, la Q 3,7 fois
plus long que la largeur du pronotum. Pubescence de la face dorsale
noire dans la partie médiane, blanchâtre sur les bords. Vertex 3,3 fois
chez le 6, 3,6 fois chez la Q plus large que l’œil. Pronotum 1,4 fois chez
le A`, 1,27 fois chez la 9 plus large que la tête. Tibia postérieur environ
5 fois plus long que le tarse. Bord apical du style droit (fig. 188, d1)
muni de quelques tubercules. Style gauche (fig. 188, d2) petit, fortement
courbé, l'apophyse très longue. Baguettes de l’ampoule fortement
dentées, les pointes aiguës et droites. Les deux lobes de la structure K
de la paroi postérieure de la bourse copulatrice de la Q (fig. 188, d4)
larges, à peine courbés, l’incisure entre eux étroite et profonde.
Longueur : 5* 3,6-3,9 mm; S2 3,1·3,25 mm.
BIOLOGIE. -— Cette sous-espèce vit sur Erica cinerea L. Les adultes ont été
trouvés de juillet à octobre.
Drsrnxnurxou. - Tarn (Albi), Seine-et-Marne (Fontainebleau)   WAGNER,
1956].
75. Gen. CYRTORRHINUS FIEBER
Cyrtorrhinus Fmnxan, 1858, Wien. ent. Mon., II : 313 ; Sphyracephalus
DOUGLAS et ScorT, 1865 (pro parte), Brit. Hem. : 348; Periscopus
Bmznniu, 1896, D. ent. Zeit. : 106; Aristobolus Drsramr, 1910, Ann.
Mag. nat. Hist., V (8) : 16; Breddiniessa KIRKALDY, 1903, Wien. ent.

336 nÉT1âRoPTÈmas Mmmaxa
Zeit. : 13 ; Cylloceps UHLER, 1893, Proc. Zool. Soc. London : 711 ;
Nycticapsus P01>1>1Us, 1914, Act. Soc. Sci. Fenn., LXIV (3) : 74.
— (Typ. gen. : C. caricis FALL.)
3‘ et Q de même forme, macroptères. Tête courte, convexe, inclinée,
brides distinctes, bord postérieur du vertex immarginé. Antennes très
longues, l’article II plus court que les III et IV réunis. Pronotum tra-
pézoïdal, sans sillon transverse. Pattes courtes, article II des tarses -
postérieurs aussi long que le III (fig. 189, h).
Une seule espèce française (1) :
Cyttorrhînus caricîs (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 123; Capsus
elegantulus MEYER-DUER, 1843, Caps. : 69 ; Capsus chloropterus Hsnmcn-
SCHAEFFER, 1853, Wanz. Ins., IX : 34.
Brillant. Tête noire, 2 taches aux bords internes des yeux jaunâtres.
Antennes, pronotum et écusson noirs. Hémélytres bicolores, une bande
longitudinale médiane d’un brun obscur, le reste d’un jaune verdâtre ou
brunâtre. Pattes verdâtres ou jaunàtres. Membrane grisâtre, les nervures
brunes. Forme oblongue. Vertex 1,65-1,75 fois plus large que l’œil.
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Fu;. 189. —— Fieberocapsus et Cyrtorrhinus : a-d, Fieberoczzpsus flaveolus REUT.;
e—h, Cyrtorrhinus caricis FALL.; a-|-h, Q (X 9); b+e, style droit, vue dorsale (X 60);
c—|—f, style gauche, vue dorsale (X 60) ; d+g, baguettes de l’ampoule (X 60).
(1) CARVALH0 et Sournwoon (1955) ont divisé le genre Cyrtorrhinus F1EB. en
Fieberocapsus, Cyrtorrhinus et Tytthus. Ce dernier genre appartient à la sous—i`amille
des Phyliruw avec les espèces pygmaeus ZETT. et geminus FL.

onruorvtman. —— rxnnenocarsus 337
Antennes longues, l’article II 1,16 fois plus long que la largeur du pro-
notum, le lll 0,75 fois moins long que le II. Bords latéraux du pronotum
sinués. Hémélytres dépassant le sommet de l’abdomen chez le 5*, un peu
plus courtes que lui chez la Q. Style droit du 5 (fig. 189, e)
petit, claviforme, son sommet denté. Style gauche (fig. 189,   falciforme,
l’apophyse longue et grêle, courbée. Baguette de l'ampoule simple,
élargie et dentée au sommet (fig. 189, g).
Longueur : 5* 3,5-4 mm; Q 3,3-3,8 mm.
BIOLOGIE. — C. caricis FALL. vit dans les marais et les prairies humides,
sur et sous des Juncacées et Cypéracées; se nourrit de la sève des plantes.
Les adultes ont été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
Disrmnurron. —- Nord [Lernxenar, 1874]; Basses-Alpes (Sisteron)
[AzAM, 1893] ; Normandie (Cottévrard) [Bnunsreau, 1931]. Connue de
l’Europe centrale et septentrionale.
76. Gen. FIEBEROCAPSUS Canv. et Sournw.
Fieberocapsus Cnavatuo et Sournwoon, 1955, Bol. Mus. Paraënse
Em. Goeldi, XI (1) : 33.
(Typ. gen. : F. flaveolus Rnur.)
Tête courte. Pronotum trapézoïdal, ses côtés presque droits, le bord
postérieur à peine plus long que l’antérieur. Cunéus plus large que long.
Face dorsale couverte de poils semi-érigés clairs. Le rostre atteint les
hanches postérieures. Genitalia du 5* relativement grands (fig. 189, b-d).
Une seule espèce :
Fieberocapsus flaveolus (Reuren), 1870, Not. Soc. Fn. Fl. Fenn.
Fôrh., XI : 323; Cyrtorrhinus insignis Rnurrza, 1875, Gen. Cim. : 31.
D'un jaune pâle, à peine brillant. Les yeux et le sommet du tylus
noirs. Antennes noires, base et sommet de l’article I d’un jaune blan-
châtre. En général brachyptère, parfois macroptère. Vertex 1,5 fois plus
large que l’œil. Article II des antennes cylindrique, environ aussi long
que la largeur du pronotum. La f. brach. sans cunéus ni membrane.
Style droit du 5* (fig. 189, b) en forme d'une cuiller, large au sommet.
Style gauche (fig. 189, c) triangulaire, l’apophyse petite et aiguë.
Baguettes de l’ampoule non ramifiées, leurs bords dentés (fig. 189, d).
Longueur : 5* macr. 3,6 mm; 5* brach. 2,4-2,8 mm; 9 macr. 3,3-
3,6 mm; Q brach. 2,8-3,4 mm.
Aliridaa. 22

338 nÉ·rÉn01>·rÈnEs MIRIDAE
Biorocua. —— Cette espèce vit sous les joncs des prairies humides. Les
adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs hibernent.
Dxsramurion. — Comme de l’Europe centrale et septentrionale. Elle a
été trouvée en Allemagne, en Angleterre et en Hollande. Peut-être se
trouve-t-elle dans la France septentrionale.
77. Gen. MECOMMA Fuseau
Mecomma Fieean, 1858, Wien. ent. Mon., ll : 313; Sphyracephalus
DOUGLAS et Scorr, 1865, Brit. Hem.:348; Sphyrops DOUGLAS et Scorr,
1866, Ent. m. Mag., Ill : 16 (pro parte); Antiphilus DISTANT, 1909,
' Ann. Mag. nat. Hist., IV (8) : 521; CARVALHo et Sournwoon, 1955,
Bol. Mus. Paraense Em. Goeldi, Xl (1) : 33.
(Typ. gen. : ZW. ambulans FALL.)
5* et Q dimorphes, le 3‘ (fig. 190, a) allongé, macroptère, la Q en général
brachyptère (fig. 190, b), ovale, rarement macroptère et plus large que le 5*
(fig. 190, c). Tête plus large que longue, Vertex convexe. Antennes très
longues et minces. Pronotum sans sillon transverse, les callosités indis-
tinctes. Article Il des tarses postérieurs plus long que le lll.
Une seule espèce :
Mecomma ambulans (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 126 ; Chlamy-
datus ochripes Cuarxs, 1838, Brit. Ent., XV : 693; Capsus nigritulus
ZETTERSTEDT, 1839, Ins. Lappon. : 279 (Q, f. macr.); Capsus dubius
ZErrEns·rED·r, 1839, ib. (Q, immature).
6* : Noir, brillant. Base de l'article Ill des antennes blanchâtre.
Hémélytres d’un jaune brunâtre, transparentes, les bords, les nervures
et le sommet du cunéus d’un brun foncé. Pattes d’unjaune blanchâtre.
Vertex 1,33 fois plus large que l’œil, qui est globuleux. Article II des
antennes beaucoup plus court que les lll et IV réunis. Les hémélytres
dépassent le sommet de l’abdomen. Style droit épaissi vers le sommet,
muni de deux processus qui forment une pince. Style gauche falciforme.
Baguettes de Yampoule ramifiées seulement dans la partie apicale, à peine
dentées.
Q : Noire, opaque, mais la f. macr. brillante. Base de l’article Ill des
antennes blanchâtre. Pattes d’un jaune blanchâtre. Hémélytres de la
f. macr. unicolores noirs ou colorés comme chez le 8. Bord postérieur du
Vertex caréné, le Vertex 1,5 fois plus large que l’œil. Article ll des antennes
légèrement épaissi vers le sommet, 1,25 fois plus long que le lll. Hémé-
lytres de la f. brach. sans cunéus ni membrane. Abdomen ovalaire.
Longueur: C? macr. 4,4-4,7 mm ; Q macr. 4-4,4 mm ; Q brach. 2,3-3 mm.

_ on'ru0·rY1.mA1z. — Gtomcxars 339
Biotocua. — Cette espèce est phytophage ; elle vit dans les lieux ombreux
et humides sur les herbes (Melampyrum, Viola, Galeopsis) et se trouve très
souvent à terre sous ces plantes. Les adultes ont été trouvés de juin à sep-
tembre. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Nord [Lxzrmmmv, 1874]; Vosges [Reisen et Puroxs,
1876]; Hautes-Pyrénées [LAMBERTIE, 1909]; Seine-et-Marne   WAGNER,
1955] ; Cantal [Panama] ; Haute·Savoie [AUDBAS] ; Haute-Loire [MANEVAL] ;
Savoie [Aumms]; Pyrénées·Orientales [RmAu1‘]; Ariège, Haute-Garonne
[HmAu1·]. Espèce holarctique.
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Fm. 190. -- Àîecommu. ambulans FALL. (X 9] :
a, C? macroptère ; b, Q brachyptère ; c, Q maeroptère.
78. Gen. GLOBICEPS AM. et Sxzav.
Globiceps AMY0T et SERVILLE, 1825, Enc. Méth., X : 326.
(Typ. gen. : G. sphegiformis Rossi)
Allongé, étroit, la Q plus ovalaire, en général braehyptère. Hémé·
lytres avec des bandes transverses. Tête grande, convexe, environ aussi
large que le pronotum. Yeux éloignés du bord antérieur du pronotum,
globuleux. Article Il des antennes épaissi vers le sommet. Callosités
du pronotum saillantes, séparées l’une de l’autre, en arrière d'elles se
trouve un sillon transverse, qui atteint le bord latéral. Pattes longues,
tibias épineux. Article II des tarses postérieurs aussi long que le Ill.

340 nÉ1·ÉRorTÈnEs MIRIDAE
TABLEAU mas sous-mamans
1 (4) Bandes transversales des hémélytres jaunes ou brunes, très
larges (fig. 192, b·e). Base du cunéus jaune. Callosités du pronotum
convexes, parfois indistinctes.
2 (3) Taille petite. Face dorsale sans poils squamiformes argentés.
Hémélytres de la f. brach. (Q2) sans membrane rudimentaire. Bord
postérieur du Vertex du 5‘ immarginé. Article Il des antennes à peine
épaissi vers le sommet. Globicellus (p. 341)  
3 (2) Taille plus grande. Face dorsale au moins en partie munie
de poils squamiformes argentés. Hémélytres de la f. brach. munis d’une
membrane rudimentaire, rarement sans celle-ci, en ce cas le bord posté-
rieur du Vertex est marginé. Vertex du 3‘ toujours marginé. Article Il
des antennes nettement épaissi Vers le sommet.
Paraglobiceps (p. 341).
4 (1) Les bandes transversales des hémélytres sont très étroites et
faites de petits poils squamiformes argentés (fig. 192, a). Callosités
du pronotum prolongées en forme de cône (fig. 191, a~b).
Globiceps s. str. (p. 346).
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FIG. 191. — Globiceps : a, G. sphegiformis Rossi 5‘; b, id. Q; c—}—g, G. flavomaculatus F.;
d, i-]—l, G. fulvicullis cruciatus Rxwr. ; c, G. picteti F1EB.;k, G.juniperi REUT. ;f,h+m,
G. sordidus REUT.; a-b, tête et pronotum, vue dorsale (X 22,5); c-f, tête du
3, vue dorsale et frontale (>< 20) ; g—k, tête de la 9,., vue latérale (X 20); l-m,
partie apicale de l’hémélytre de la Q, f. brach. (X 20).
(1) Sournwoon et Woonnorrs, 1957 (Proc. Roy. ent. Soc. London, XXVI (1-2) :
29) ont placé ce sous-genre dans le genre Illecomma FIEB. Nous ne les suivons pas
ici; il s’en distingue par la forme des antennes, des hémélytres et du pronotum.

onruorvniman. —— oroexcxars 341
Sous-genre Globicellus
K1m1·snENx<0, 1951, Hém. Hêt. Russ. : 175.
(Typ. subgen. : G. dispar Boa.)
Hémélytres avec des taches blanchâtres plus ou moins distinctes.
Article Il des antennes légèrement épaissi vers le sommet. Callosités
du pronotum assez convexes, ses bords latéraux sinués. Genitalia du 6
petits, simples. `
1. G. (Globîcellus) dispar (Bomaman), 1852, Oefv. Vet. Ak. Fôrh. :
72 ; Globiceps subalpinus Srnonr., 1906, Mitt. Natw. Ver. Steierm.,
XXXVI : 193 ; var. atm Dououls et Scorr, 1866, Ent. m. Mag., II :248.
Noir, les hémélytres blanchâtres, avec une tache peu distincte bru-
nâtre qui couvre le clavus, la partie apicale de la corie et le sommet
du cunéus. Antennes noires chez le 5`, sauf la base des articles I et III,
jaunes chez la Q sauf l’article II qui est noir. Pattes d’un rouge jaunâtre.
Article Il des antennes 1,83 fois chez le C5`, 2 fois chez la Q plus long que la
largeur du pronotum, fortement épaissi chez la Q. Le rostre atteint les
hanches postérieures. Style droit du 5‘ (fig. 193, g) petit, épaissi vers le
sommet, avec deux processus qui forment une pince. Style gauche
(fig. 193, h) courbé en angle, le lobe sensoriel convexe, l'apophyse cour-
bée. Baguettes de l’ampoule (fig. 193, i) petites, simples, à peine rami-
fiées et dentées.
Longueur : 3* macr. 4-4,2 mm ; Q macr. 4,1-4,4 mm ; Q brach.
2,9-3,1 mm.
Vaainrorx. - La var. atta D. Sc. a été décrite d’après une seule Q, qui a été
trouvée en Angleterre (Leicester). Elle se distingue du type par les antennes
noires sauf la partie basale de l’article Ill, le clavus entièrement noir et le
cunéus noir à l’excepticn d’une petite tache basale.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur le sol dans les endroits marécageux et
aussi sur les pelouses. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs
hibernent.
Dxsraxauriorz. -- Vosges (Remiremont) [Rammz et Purox, 1876]; Puy-
de-Dôme (Besse-en-Chandesse)   WAGNER, 1955]; Haute-Loire (mont
Mézenc) [MANEVAL]. Connue de l’Eur0pe septentrionale et des montagnes
de l’Europe centrale (Allemagne, Alpes). Dans les Alpes, elle vit àune altitude
de 950 à 1 600 m. Peut-être une espèce boréo-montagnarde.
Sous-genre Paraglobiceps
E. WAGNER, 1957, dans Gulde, Wanz. Mitt. Eur., XI : 359.
(Typ. subgen. : G. flavomaculatus F.)
Bandes transversales des hémélytres larges, jaunes ou d’un jaune

342 niârxànorràaas Mimizan
brunâtre, partie basale du cunéus jaunâtre. Face dorsale avec des
poils squamiformes argentés, surtout le sillon transverse du pronotum.
Callosités du pronotum convexes, souvent indistinctes, jamais coniques.
Genitalia du C? (fig. 193, a·d, lc) grands.
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Fu;. 192. — Globiceps (>< 9] : a, G. sphcgi/ormis Rossi, 5‘; b, G. dispar Bou., 5‘;
c, G. flavomaculatus F., 6* ; d, G. fulvicollis cruciatus REUT., Ci`; e, G. picteti F1EB.,
(Q; f, id., Q brach.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (12) Mâles : toujours macroptères.
2 (3) Bord postérieur du Vertex droit, atteignant les yeux et formant
une ligne droite avec le bord postérieur de l’œil (fig. 191, f).
2. sordidus.
3 (2) Bord postérieur du vertex courbé, formant un angle distinct
avec le bord postérieur de l’œil (fig. 191, c-d).
4 (5) Forme robuste. La bande obscure apicale de la corie n’atteint
pas le bord externe (fig. 192, e·f). Vertex en avant de la carène du bord
postérieur, muni d’une fossette arrondie, à côté de chaque œil (fig. 191, e)
(Espagne). picteti FxEB.
5 (4) La bande obscure apicale de la corie atteint le bord externe
(fig. 192, c-cl).
6 (7) Article ll des antennes 1,7 à 1,8 fois plus long que la largeur du
pronotum. Vertex nettement convexe (fig. 191, c). Forme étroite
(fig. 192, c), environ 5 fois plus long que la largeur du pronotum.
5. Havomaculatus.

owrnorvnxman. -— onomcers 34
7 (6) Article II des antennes 1,5 à 1,6 fois plus long que la largeur du
pronotum. Forme plus large.
8 (9) Pronotum 1,2-1,25 fois plus large que la tête. Vertex plan.
4. fulvicollis.
9 (8) Pronotum plus de 1,5 fois plus large que la tète.
10 (11) Rostre atteignant le sommet des hanches postérieures.
3. iunîpcri.
11 (10) Le rostre ne dépasse pas les hanches intermédiaires (Europe
septentrionale et centrale). woodxoffei E. WAGN·
12 (1) Femelles : en général brachyptères, rarement macroptères.
13 (14) Longueur moins que 3,8 mm. Membrane très étroite
(fig. 191, m). 2. sordidus.
14 (13) Longueur plus de 4 mm. Membrane semi-circulaire ou triangu-
laire (fig. 191, l). `
15 (16) Bord postérieur du vertex caréné, souvent jaunâtre (Espagne).
pictcti Fme.
16 (15) Bord du vertex arrondi, toujours noir.
17 (18) Vertex convexe, vu de côté (fig. 191, g) dépassant le bord
supérieur de l’œil par la moitié de la largeur de l’œil.
5. Havomaculatus.
18 (17) Vertex presque plan (fig. 191, h-Ir), vu de côté, il dépasse
à peine le bord supérieur de l’œil.
19 (20) Article II des antennes graduellement épaissi vers le sommet.
Rostre atteignant le sommet des hanches postérieures.
3. juniperi.
20 (19) Partie basale de l'article II des antennes mince, partie apicale
épaissie, fusiforme. Le rostre ne dépasse pas les hanches intermédiaires
21 (22) Pronotum nettement plus large que la tête (Europe septen-
trionale et centrale). woodroffei E. \VAcN.
22 (21) Pronotum à peine plus large que la tête (f. brach.).
~ 4. fulvicollis.
2. G. (Paraglobiccps) sordidus REUTER, 1876, Pet. Nouv. Ent.,
II : 21; var. immunda Srrcuzr., 1957, Ill. Best. Tab., Il : 533; var.
notanda. Srxcnzr., 1957, ib.
Noir, presque mat. Partie basale de l’article II des antennes souvent
claire. Clavus parfois jaunâtre, parfois obscur (var. immunda S1·1cn.).
Corie jaune, une bande étroite basale et une autre très large apicale

344 HÉrÉn01>·rÈnEs MIRIDAE
d’un brun xioirâtre. Cunéus d’un jaune blanchâtre, parfois la moitié
apicale d’un brun noirâtre (var. notanda. Sricn.), parfois les hémélytres
de la Q sont entièrement pâles. Pattes d’un brun noirâtre. Article II des
antennes épaissi vers le sommet. Bords latéraux du pronotum sinués,
les callosités planes, indistinctes. Hémélytres de la f. brach. (Q) atteignant
à peu près le milieu de l°abdomen.
Longueur : 3 macr. 4,4 mm; Q brach. 3,5-4 mm.
Vmuarron. —- Les var. notanda Srxcu. et immunda Srica. ne sont pas
importantes. Le G. albipennis JAK. n’est pas une sous-espèce de cette espèce,
mais une espèce distincte.
Biorocuz. — Trouvé sur Calycotome spinosa Lmx. par Gsvov.
DISTRIBUTION. ~— Aude (mont Alaric) [Gixvov, 1891]. Connue de l’Autriche
(Vienne), de la Hongrie et de la Grèce.
3. G. (Paraglobîceps) juniperi HEUTER, 1902, Oefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XLIV : 175.
5‘ : Noir ou brunâtre. Article I des antennes d’un brun foncé. Corie
noirâtre avec une tache indistincte brunâtre à la base, la moitié basale
du cunéus brunâtre. Pattes rougeâtres, les tarses noirs. Taille plus grande,
forme allongée. Vertex 1,67 fois plus large que l’œil. Bords latéraux
du pronotum droits. Le rostre atteintle sommet des hanches postérieures.
Q : Colorée comme le C3`, mais la partie apicale du cunéus obscure.
Vertex marginé, presque plan. Bords latéraux du pronotum sinués.
Membrane environ 0,5 fois moins large que longue.
Longueur : 5‘ macr. 6,4-6,7 mm; Q brach. 4,6-5,4 mm.
B1oLoc;1E. — G. juniperi REUT.VlÈ sur les Conifères (Juniperus nana \V1L1.D.
et Pinus pumilio HAENKE) dans les montagnes. Les adultes ont été trouvés
en août.
Dxsrnmurxoiv. — Connue des Alpes, des montagnes de l’Allemagne centrale
et du Nord de l’Europe. La présence dans les Alpes françaises est possible.
4. G. (Paraglobiceps) fulvicollis crucîatus REUTER, 1879, Oefv.
Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXI : 36 ; P Polymerus fluvomaculatus KOLENATI,
1845, non Fabricius, Melet. Ent., sp. 75 ; Globiceps fulvipcs Sxunnaas,
1892, non Scopoli, Synopse, Il : 279; var. sutumlis REUTER, 1879,
l. c.; var. obscuripes LINDBERG, 1940, Soc. Sci. Fenn. Comm. Biol.,
VII (14) : 38.
Noir ou d’un brun noirâtre. Article l des antennes jaunâtre. La partie
basale de la corie et du cunéus jaunâtres (fig. 192, d). Pattes d’un brun
rougeâtre, tarses obscurs. Vertex 2 fois plus large que l’oeil. Article Il

onrnorvrimxe. —- cnomcnrs 345
des antennes 1,33 fois chez le 8, 1,4 fois chez la Q plus long que la largeur
du pronotum. Bords latéraux du pronotum sinués, faiblement chez le 6,
nettement chez la S2. Membrane de la f. brach. (Q) 0,5 fois moins large
que longue (fig. 191, L). Style droit du 3 (fig. 193, c) presque triangulaire,
son bord apical muni de dents et avec une incisure au milieu. Style
gauche (fig. 193,d) en forme de crochet, son bord externe avec deux bosses,
qui sont fortement dentêes. Baguettes de l°ampou]e du pénis (fig. 193, lc)
à peine ramifiêes, leur sommet denté.
Longueur : J macr. 5,2-6,1 mm ; Q macr. 5,2-5,6 mm ; Q brach.
4,/i·5,5 mm.
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Fxc. 193. — Globiceps, genitalia du 5* (X 51,4) : a-b, G. flavomaculatus F. ; c, d, k,
G. fulvicollis cruciatus Beur. ; e, f, l, G. sphegi/ormis Rossi ; g, h, i, G. dispar Bon. ;
a, c, e, g, style droit, vue dorsale ; b, d, f, h, style gauche, vue dorsale ; i, lr, l,
baguettes de l’ampoule du pénis, vue latérale gauche.
Vsnmrxon. — La var. suturalis Riaur. (seulement Q brach.) a les hémé-
lytres blancs, le clavus, l’angle interne et la base de la corie noirâtres. La
var. obscuripcs Lmnnc. a les fémurs d’un brun noirâtre. Elle a été trouvée
en Afrique du Nord.
Chez la sous-espèce type, le pronotum et l’écusson sont d’un brun rougeâtre.
Elle se trouve seulement dans l’Eur0pe orientale.
Bxonocxe. — Cette espèce vit sur des arbustes (Sarothamnus, Salim} et
est à la fois phytophage et zoophage. Les adultes ont été trouvés de juin
à août. Les œufs hibernent.
Dxsrnxnurxon. - Toute la France, mais plus rare que l'espèce suivante.
Espèce euro-sibérienne, manque dans l'Europe septentrionale.

346 uÉTÉRoPTÈREs MIRIDAE
5. G. (Paraglobiceps) Havomaculatus (F Aiamcxus), 1794, Ent.
Syst., IV : 182; Globiceps selectus Fmizen, 1858, Wien. ent. Mon., Il :
333 ; Capsus distinguendus SNELLEN VAN VOLLENHOVEN, 1878, Tijdschr.
v. Ent., XVIII, t. 19.
Coloré comme l’espèce précédente. Forme du 5‘ plus allongée
(fig. 192, c). Vertex 2 fois chez le 5‘, 2,75 fois chez la Q plus large que
l’œil. Article II des antennes plus de 1,5 fois plus long que la largeur
du pronotum. Callosités du pronotum peu convexes. Style droit du 5*
(fig. 193, a) triangulaire, mais plus étroit, bord apieal sans incisure.
Style gauche (fig. 193, b) denté au sommet, Yapophyse courbée,le bord
externe avec deux dents. Baguettes de l’ampoule comme chez G. cru.-
ciatus REUT.
Longueur : 8 macr. 5,9-6,7 mm ; Q macr. 6-6,1 mm ; Q brach. 5-5,9 mm.
Biotoom. —— G. flavomaculatus F. est phytophage et vit sur diverses
herbes (Papilionacées). Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs
hibernent.
D1s·rmBU1·xoN. — Toute la France. Connue de toute l'Europe, de la Sibérie
et de la Caucasie.
Sous-genre Globiceps s. str.
(Typ. subgen. : G. sphegiformis Rossi)
Bandes transverses des hémélytres étroites, composées de petits
poils squamiformes argentés. Cunéus noir. Callosités du pronotum
allongées, coniques (fig. 191, a-b). Genitalia du 5` assez grands.
Une seule espèce française :
6. Globiceps (s. str.) sphegiformis (Rossi), 1790, Fn. Etrur., Il : 250 ;
Globiceps capito LEPELLETIER et SERVILLE, 1825, Enc. Méth., X : 326;
Capsus bifasciatus Henman-SCHAEFFER, 1835, Nomencl. Ent. : 48 ;
Capsus decoratus MEYER-DUER, 1843, Caps. : 88.
Noir ou d’un brun noirâtre, mat. Sillon transverse du pronotum
couvert de poils argentés. Cories avec 3 lignes transverses argentées,
dont la médiane se continue sur le clavus, où elle est située un peu vers
l’arrière. Pattes d’un jaune brunâtre ou rougeâtre. Tête courte et large,
plus globuleuse chez la Q (fig. 191, b} que chez le çî (fig. 191, a). Vertex
2,2 fois chez le 5‘, 2,95·fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des
antennes 1,73 fois chez le 5‘, 1,44 fois chez la Q plus long que la largeur
du pronotum et 1,5 fois plus long que les Ill et IV réunis. C? et Q macro-
ptères, les hémélytres dépassent l’abdomen beaucoup chez le 5‘, un peu
chez la Q. Style droit du § (fig. 193, e) en forme d'un T, le processus
interne plus large. Style gauche (fig. 193,   fortement anguleux, l’apo·

on·rno1‘Yx.mAE. -—· BLEPHARIDOPTERUS 347
physe très longue, le bord externe muni de deux processus étroits.
Baguettes de l’ampoule (fig. 193, l) peu ramifiées et à peine dentées.
Longueur : 3‘ 5,8-6,2 mm; Q 4,9-5,5 mm.
Bxonocus. — Cette espèce vit sur les arbustes et les arbres à feuillage caduc,
surtout sur les chênes, à la lisière des forêts. Les adultes ont été trouvés de
mai à août. Les œufs hibernent.
Dusrnmurxox. —- Toute la France. Connue de l’Europe centrale et méridio-
nale, manque dans l’Europe orientale.
79. Gen. BLEPHARIDOPTERUS Kor.ENA·r1
Blepharidopterus KoLENA'rr, 1845, Bull. Soc. Nat. Mosc., ll : 107;
Aethorinus Fxmmn, 1861, Eur. Hem. : 285 ; Haetorhinus Fmmzn,
1858, Wien. ent. Mon., II : 313.
(Typ. gen. : B. angulatus FALL.)
Allongé, antennes et pattes extrêmement longues et grèles. Couleur
verte, brillante. Tête courte. Article III des antennes presque aussi
long que le II. Pronotum avec un sillon distinct en arrière des callosités,
qui atteint le bord latéral, les callosités réunies, formant un bourrelet.
Tibias épineux. Toujours macroptère.
Une seule espèce :
Blepharidopterus angulatus (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 80;
ssp. brevicornis (E.WAGNEn), 1948, Verh. Ver. Natw. Heim. Hamburg,
XXIX : 90; 1957, dans Gulde, Wanz. Mitt.·Eur., Xl : 356.
D’un vert vif clair, couvert de poils semi-érigés noirs. Article l des
antennes avec 2 anneaux noirs, base et sommet de l’article Il obscurs.
Angles basaux du pronotum ainsi que la base et le sommet des tibias
obscurs. Membrane avec 2 taches obscures, l’une en dedans de la cellule
majeure, l’autre en dehors d’elle. Forme rappelant celle d’un moustique.
Tête (fig. 194, a-b) plus large que longue, vertex 0,94 fois moins large
chez le 5*, 1,67 fois plus large chez la Q que l’œil. Article I des antennes
1,12 fois plus long chez le 5*, 0,95 fois moins long chez la Q que la largeur
de la tête, le II 2 fois chez le 5‘, 1,7 fois chez la $2 plus long que la largeur
du pronotum et 1,1 fois plus long que le [ll. Le rostre s’étend jusqu'aux
hanches postérieures. Style droit du 5* allongé, élargi au sommet. Style
gauche en forme de crochet, presque rectangulaire, étroit. Baguettes
de l’ampoule simples.
Longueur : 5* 5,1-5,9 mm; Q 5,2-5,6 mm.
Vsnmrxou. — La sous-espèce brevicornis E. WAGN. se distingue de la
sous-espèce type par le vertex qui est 1,4 fois chez le 8 (fig. 194, a, en haut),

348 1~1ÉTÉRo1>TÈ1=aEs MIRIDAE
1,74 fois chez la Q (fig. 194, b, en haut) plus large que l’œil; par l’article I
des antennes, qui est 0,85 fois chez le §, 0,76 fois chez la Qmoins long que la
largeur de la tête tandis que le Il est 1,67 fois chez le Q`, 1,3 fois chez la Q plus
long que la largeur du pronotum, le rostre atteint les hanches intermédiaires
et les pattes sont nettement plus courtes.
BIOLOGIE. ——-— Cette espèce vit sur les arbres à feuillage caduc (Alnus,
Betula, Corylus), la sous-espèce brevicornis E. WAGN. se trouve surtout sur
Ulmus. Phytophage. Les adultes ont été trouvés de juin à octobre. Une seule
génération annuelle. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. ——- Toute la France et la Corse. Espèce euro-sibérienne qui
se trouve dans une grande partie de la sous-région méditerranéenne.
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Fm. 194. —— Blepharidopterus, Cyllocoris et Dryophilocoris : a—b, Blepharidopterus
angulatus FALL. (en haut : B. angulatus brevicornis E. VVGN. ; en bas : B. angulatus
angulatus FALL.); c, Dryophilocoris flavoquadrimaculatzts Disc.; d-g, Cyllocoris
histrionicus L.; a, tête et article I des antennes du CT (X 21,5); b, id. de
` la Q (X 21,5) ;c-d, 8 (X 5) ; e-g, pronotum (X 15) ; e, var. d0uglasiST1cu. ; f, var.
ctmealis REUT. ; g, var. typica.
80. Gen. CYLLOCORIS HAHN
Cyllocoris HAHN, 1834, Wanz. Ins., II 2 97; Camarocyphus REUTEP.,
1880, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXII : 21; Kelidocoris KoLENAT1,
1845, Melet. Ent., Il : 102; Perideris FIEBER, 1870, Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, XX : 249; Illimoperideris KIRKALDY, 1906, Trans. Amer.
ent. Soc., XXXII (2) : 129.
(Typ. gen. : C. histrionicus L.)
Allongé, étroit (fig. 194, ci), à côtés parallèles, antennes et pattes
très longues. Tête courte, environ 1,33 fois plus large que la partie anté-

oa·rnor¥x.1N.u.=:. — nnvormtocoms 349
rieure du pronotum (fig. 172, c), callosités du pronotum petites, peu
convexes, touchant l’une l’autre, en arrière d'elles un sillon transverse.
Partie basale de l'écuss0n libre.
_ TABLEAU mas Espèces
1 (2) Article I des antennes épaissi, aussi épais que les fémurs anté-
rieurs, noir, plus de 1,4 fois plus long que la largeur de la tête (Suisse
et Grèce). marginatus Fran.
2 (1) Article I des antennes nettement plus étroit que les fémurs
antérieurs et aussi long que la largeur de la tête. 1. histrionicus.
1. Cyllocoris histrionicus (Lmzvé), 1767, Syst. Nat., éd. XII : 728;
Cime.2: cantharinus INIUELLER, 1776, Zool. Dan. : 108; Lygaeus agilis
Fnnmcws, 1781, Ent. Syst., IV : 182; Cimex cordiger Gonzn, 1778,
Ent. Beitr., II : 266; Cimex cordatus Graorrnov, 1785, dans Fourcroy,
Ent. Paris : 206 ; Cimecc leucozonius GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII :
2164; Cimex fulvipes Scnnamc, 1801, Fn. Boic. : 93; var. bicolar Fmmzn,
1861, Eur. Hem. : 282; var. cunealis Rrwran, 1902, Oefv. Fin. Vet.
Soc. Fôrh., XLIV: 175 ; var. d0uglasiS'1·1cr1EL, 1933, Ill. Best. Tab. :223.
Tête noire, brillante. Antennes noires, l’article I d’un rouge brunâtre,
rarement noir (var. bicolor Fmn.). Bord antérieur du pronotum étroite-
ment blanchâtre, coloration du pronotum variable. Hémélytres cl’un
rouge brunâtre ou noirâtre, partie basale de la corie jaunâtre; l’angle
interne et la partie apicale souvent noirâtres; cunéus jaunâtre, le tiers
apical d’un noir brunâtre; membrane d’un gris foncé, une tache claire
en arrière des cellules. Pattes jaunâtres ou brunâtres. Article II des
antennes épaissi vers le sommet, 2,5 fois plus long que le let presque
2 fois plus long que le III.
Longueur : 5* 5,7-7,5 mm; Q 6,2·8 mm.
Vnnmrxon. —- Les variations sont données par les ligures 194, e-g.
Bxotocxrz. — C. histrionicus L. vit sur des arbres à feuillage caduc, surtout
sur les chênes, il est à la fois phytophage et zoophage. Les adultes ont été trou-
vés de mai à juillet. Les œufs hibernent.
D1s1·maU'r10N. -·- Toute la France. Connue de toute l’Europe.
81. Gen. DRYOPHILOCORIS REUTER
Dryophilocoris Rsurran, 1875, Gen. Cim. : 30.
(Typ. gen. : D. flavocjuadrimaculalus DE G.)
Allongé, à côtés parallèles (fig. 194, c). Tête courte et large, à peine
plus large que la partie antérieure du pronotum (fig. 172, b). Callo-

350 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
sités du pronotum grandes, assez convexes, arrondies, séparées l’une
de l’autre par un sillon profond.
Une seule espèce française :
Dryophilocoris Havoquadrimaculatus (DE GEER), 1773, Mém., III :
295; Ciment: tricolor GMELIN, 1788, Syst. Nat., éd. XIII : 122; Cimcz
quadrimaculatus ScnRANx, 1801, Fn. Boic., II : 92 ; Cimex tricoloratus
TUn·roN, 1806, Syst. Nat., Il : 676; Lygaeus flcwomaculatus \VoL1¤·E,
1802, Wanz. f. 108; Cyllocoris flcwonotatus BOHEMAN, 1852, Oefv.
Vet. Ak. Fôrh. 1 71.
Noir, tête brillante, le bord postérieur du vertex avec une tache
étroite jaune. Antennes noires, article I d’un rouge brunâtre, sa base
noire. Pronotum, écusson et clavus noirs. La moitié basale de la corie
et du cunéus jaunes. Membrane noirâtre, la nervure transverse jaune.
Fémurs d’un brun rougeâtre, tibias jaunes, tarses noirs. Face ventrale
noire. Article I des antennes 1,2 fois plus long que la largeur du vertex,
le Il environ 3 fois plus long que le I et 2 fois plus long que le III,
Longueur : 8 6-6,6 mm; Q 6,2-6,6 mm.
BxoL0c1E. — Cette espèce vit sur les chênes, elle est à la fois zoophage et
phytophage. Les adultes ont été trouvés en mai et juin. Les œufs hibernent.
Dxsrmnurionr. — Toute la France. Connue de toute l’Eur0pe, de l’Afrique
du Nord et de la Caucasie.
Tribu Pilophorini REUTER, 1883, H. G. E., III : 566.
Noir ou d’un brun noirâtre. Face dorsale munie de poils squami-
formes argentés, qui forment très souvent des bandes transverses sur
les hémélytres. Tête inclinée, concave en arrière, couvrant le bord
antérieur du pronotum. Bord postérieur du vertex aigu, souvent caréné.
Genitalia du 3‘ uniformes, pénis très long et grêle (fig. 195,   Style gauche
muni de 2 pointes, l’une dirigée vers le haut, l’autre vers le bas
(fig. 195, h—|—l). Partie apicale de la thèque unie à la paroi du segment
génital (fig. 152, a).
TABLEAU DES GENRES
1 (2) Forme largement ovale (fig. 196, c). Bord postérieur du vertex,
vu d’en haut, droit (fig. 195, a,). Article II des antennes moins épais
que le I (fig. 195, d-e) et à peine plus épais que le III. Tibias ponctués
de noir. Hypseloccus (p. 351).
2 (1) Forme allongée (fig. 196, d-i). Bord postérieur du vertex

on·rnoTYx.1NAE. -— uvrsiatoacus 351
(fig. 195, b) concave. Article Il des antennes au moins aussi épais que
le l (fig. 195, c) et nettement plus épais que le lll. Tibias sans points
noirs. Pilophorus (p. 352).
0* d‘
sa
â W W
a \
I
\
c d e g k
Fm. 195. - Pilophorini : a., d, e, i, k-l, Ilypseloecus visci Pur. ; b, c, /, g-h, Pilophorus
cinnamopterwz KB. ; a-b, tête et pronotum, vue dorsale (X 13) ; c—e, articles I et II
des antennes (X 18,5) ; /+i, pénis, vue latérale gauche (X 50); g-|—-lr, style
droit, vue dorsale (X 50) ; h-|—l, style gauche, vue dorsale (X 50).
82. Gen. HYPSELOECUS REUTER
Ilypseloecus REUTER, 1891, Wien. ent. Zeit., X : 49.
(Typ. gen. : H. visci Pur.)
Ovale. Tête courte et large. Jones aussi hautes que l’œil. Hémélytres
sans bandes transverses. Pronotum environ 2 fois plus large que long.
Bord externe des hémélytres avec une incisure distincte à la base du
cunéus. Ailes avec un hamus distinct. Article ll des tarses postérieurs
2 fois plus long que le III.
UDC S€lll€ espèce Z
.· Hypseloccus visci(PU1·oN), 1888, Rev. d'Ent. Caen : 366.
D’un brun de poix ou noir. Face ventrale densément couverte de
poils squamiformes argentés. Les articles l et Il des antennes souvent
d’un brun jaunâtre. Sommet de l’écusson, ainsi que la base et l°angle
interne de la corie, jaunâtres, partie postérieure de la corie rougeâtre.
Membrane d'un gris brunâtre, les nervures jaunâtres. Tibias pâles,
ponctuês de noir. Vertex environ 2 fois plus large que l’œil. Article Il
des antennes plus long et plus épais chez le Cî que chez la Q (fig. 195, d-e),
le Ill 0,6 fois moins long que le ll. Styles génitaux du 5‘ (fig. 195, Ic·l)
fortement poilus. Pénis (fig. 195, i) long et grêle, la partie basale très
grande, le sommet de l’ampoule étroit, son côtéînterne muni de 6 à 7 dents.
Longueur : 6* 3,2-3,5 mm; Q 3-3,6 mm.

352 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
BIOLOGIE. — H. visci PUT. vit sur le gui. Les adultes ont été trouvés en
juillet et août. Les œufs hibernent.
' DISTRIBUTION. —— Seine-et-Oise (Marly) [Purorz, 1888] ; Basses-Alpes
(Sisteron), Haute—Vienne [PUTON, 1890] ; Aube KDITÃNTESSANTY, 1890] ;
Loire-Atlantique [DOMINIQUE, 1902] ; Haute-Garonne (Saint-Béat) [RIBAUT,
1921] ; Tarn (Tanus) £PERRIER] ; Marne (Villers-Allerand) (CARUEL]. Trouvé,
en dehors de la France, seulement en Allemagne.
83. Gen. PILOPHORUS \VESTW.
Pilophorus WESTWOOD, 1876, Introd. Mod. Class. Ins. : 121 ; Cama-
rorwtus FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., Il : 322; Thaumaturgus Dis-
TANT, 1909, Ann. Mag.Tnat. Hist. (8), IV : 518.
( yp. gen. : P. clavatus L.)
. Z
U Z _ ~= É-A _,, \ 4 \
b d e ( 9 h î
Fm. 196. -— Pilophorini, 5`:a—1—e, Pilophorus perplexus D. Sc.;b+f,P. pusillus Rama;
c, Hypseloecus visci Pur. ; d, Pilophorus clawatus L. ; g, P. confusus KB. ; h, P. gal-
licus REM. ; i, P. angustulus REUT. ; a-b, tête et pronotum, vue dorsale (X 15) ;
c-i, hémélytres (X 13,5). .
Taille petite, forme oblongue, myrmécomorphe. Tête et yeux concaves
en arrière. Antennes robustes (Hg. 195, 0), article Il long et épais,
plus épais que les autres articles et plus long que les III et IV réunis.
Pronotum sans sillon transverse, les callosités indistinctes.
Bxorocns. — Les espèces de ce genre sont zoophages et se nourrissent
d’Aphides et d’autres petits insectes. C’est pourquoi elles sont utiles. On les
trouve souvent en compagnie des fourmis.
TABLEAU mas Esràcns
1 (6) Hémélytres couverts de poils érigés, même dans leur partie
basale qui sont environ 0,5 fois moins longs que l’article Ides antennes.
2 (5) Corie mate en arrière de la bande postérieure blanche, sauf
l’exocorie qui est brillante.

ORTHOTYLINAE. —— PILOPHORUS 353
3 (4) Hémêlytres raccourcis, élargis graduellement de la base jusqu’au
cunéus, nullement sinués. Article [V des antennes plus long que le Ill.
5. confusus.
4 (3) llémélytres bien développés, leur bord externe concave dans sa
partie médiane (fig. 196, h). Article [V des antennes plus court que le Ill.
6. gallicus.
5 (2) Hémélytres brillants en arrière de la bande postérieure blanche.
7. angustulus.
6 (1) Pubescence des hémélytres courte et couchée, souvent man-
quante, seulement dans la partie apicale de la corie se trouvent parfois
quelques poils longs.
7 (8) Corie brillante en arrière de la bande postérieure blanche.
Article IV des antennes clair, sauf le sommet qui est brunâtre.
1. cinnamoptcrus
8 (7) Corie mate en arrière de la bande postérieure, l’exocorie brillante.
9 (10) La bande transverse postérieure de la corie est située un peu
en arrière de celle du clavus (fig. 196, d). Article Il des antennes 1,5-
1,7 fois plus long que la largeur de la tête. 2. clavatus.
10 (9) La bande postérieure blanche de la corie se continue direc-
tement sur le clavus (fig. 196, e, f-i), formant une seule ligne droite.
Article Il des antennes 1,25-1,33 fois plus long que la largeur de la tête.
11 (12) Taille plus grande, longueur de 4,5-5 mm. Bord postérieur
de la corie muni d’une seule rangée de poils érigés. Pronotum au moins
1,2 fois plus large que la tête (fig. 196, o), ses bords latéraux droits ou
à peine sinués. 3. petplexus.
12 (11) Taille plus petite (fig. 196, f), longueur de 3,3-3,9 mm. Les
poils érigés de la partie apicale de la corie sont répartis sur toute la
région en arrière de la bande postérieure. Pronotum 1,1-1,12 fois plus
large que la tête (fig. 196, b), ses bords latéraux fortement sinués.
42 pusillus.
1. Pilophorus cinnamoptetus (Kxnscmnom), 1856, Caps. Wiesb. :
232; Capsus bifasciatus Fxnaicws, 1775, non Linné, Syst. Ent. : 725;
Capsus confusus Trxoiuson, 1871, non Kirschbaum, Op. Ent. : 442.
D’un brun noirâtre, mat, glabre. Sommet de l°article Il des antennes
noir, base des articles III et IV jaune. Hémélytres d’un brun cinnamomé,
la partie apicale plus obscure. Base du cunéus munie d°une ligne trans-
verse argentée. Vertex à peine 2 fois plus large que l’œil. Article ll
des antennes 1,5 fois plus long que la largeur de la tête. Le rostre s’étend
jusqu'aux hanches intermédiaires.
Longueur : J 4,1-5,2 mm; Q 4,4-4,8 mm.
Illzridue, 23

354 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Bxonocm. — Cette espèce vit sur les pins. Les adultes ont été trouvés de
juin à septembre. Les œufs hibernent.
Drsraxnurrou. — Toute la France. Espèce holarctique.
2. Pilophotus clavatus (L1NNÉ), 1767, Syst. Nat., éd., Xll : 729;
.3 Cimeœ trilineatus MUELLER, 1776, Fn. Dan. : 106; Cimex bifasciatus
SCHRANK, 1801, non Fabricius, Fn. Boic. : 86.
Noir ou d’un brun noirâtre, la partie basale des hémélytres souvent
brune. La partie jaune de l’article Ill des antennes plus large que celle
de IV. Vertex 1,67 fois plus large que l’œil. Macroptère (fig. 197, b).
Longueur : 5‘ 3,9-5 mm; Q 4-4,6 mm.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Salim,
Tilia, Quercus, Populus}. Elle ressemble beaucoup à la fourmi Formica cinerea
MAYR et se trouve souvent en sa compagnie. Les adultes ont été trouvés de
juin à septembre. Les œufs bibernent.
DISTRIBUTION. — Toute la France. Connue de toute l’Europe et de l'Amé-
rique du Nord.
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Fm. 197. — Pilophorus, 3‘ (>< 9) :
a, P. cinnamopterus KB. ; b, P. clavatus L. ; c, P. pusillus REUT.
3. Pilophorus perplexus (DOUGLAS et Sc0TT), 1875, Ent. M. Mag.,
II : 101; Phytocoris clavatus BURMEISTER, 1835, non Linné, Handb.
Ent., II : 266 ; Phytocoris var. frondicola, \VEsTHoF1=, 1880, Verz. Westf.
Ins. : 64.

()RTHO`I`YLINAE· —· prtopaonus 355
Coloré comme P. clavatus L., mais un peu plus brunâtre. Vertex
presque 2 fois plus large que l’oeil. Article II des antennes 1,3-1,4 fois
plus long que la largeur de la tête. Le rostre atteint les hanches posté-
rieures. Macroptère (fig. 195, e).
Longueur : 6* 4-4,9 mm; Q 4,2-4,5 mm.
Bxorocxrz. - Cette espèce vit aussi sur des arbres à feuillage caduc (Frami-
nus, Àlnus, Tilia, Acer, Quercus, Pirus, Salim). Les adultes ont été trouvés
de juillet à octobre. Les œufs hibernent.
Dzsrmnurxom. —·· Toute la France. Connue de l’Europe centrale et septen-
trionale, plus rare dans l’Europe méridionale et en Afrique du Nord.
4. Pilophorus pusillus Reurma, 1878, Ent. m. Mag., XIV : 245;
P Glabzceps clavatus Cosra, 1852, non Linné, Cim. Regn. Neap., Cent.
Ill : 47; Rrnlwr, 1920, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse : 70.
Coloré comme les espèces précédentes. Taille plus petite. Vertex
2 fois plus large que l’œil. Article II des antennes 1,25-1,33 fois plus
long que la largeur dela tète et 1,5 fois plus long que les III et IV réunis.
Le rostre dépasse les hanches postérieures.
Longueur : 3‘ 3,2-3,5 mm; Q 3,1-3,9 mm.
llxotocim. - Cette espèce vit sur des arbres à feuillage caduc (Quercw,
Ulmus) et des arbustes (Sarothamnus), en général en compagnie des fourmis.
Les adultes ont été trouvés en août et septembre. Les œufs hibernent.
Dxsrnmurxow. —— Vosges, Landes, Hérault, Basses-Alpes, Bouches-
du-Rhône, Var, Aude, Corse [Haurex, 1891]; Gironde [Lameaarxn, 1909];
Loire-Atlantique [PÉNEAU, 1924] ; Haute-Garonne [RmAu·r, 1900]; Pyrénées-
Orientales [E. VVAGNER, 1955]. Espèce méditerranéenne.
5. Pilophorus confusus (Krnscnnlwm), 1856, Caps. Umg. Wiesb. :
252; Capsus clavatus Hanarcrx-SCHAEFFER, 1835, non Linné, VVanz.
Ins., III : 47; var. nitidicollis Purom, 1887, Rev. d’Ent. Caen : 103.
Coloré comme les espèces précédentes. Marge de la membrane large-
ment blanchâtre. Vertex2f0is plus large que l’œil. Article II des antennes
1,25-1,33 fois plus long que la largeur de la tête. Pronotumàpeine plus
large que la tête. Membrane dépassant à peine le cunéus en arrière
chez la Q, d’un quart de sa longueur chez le J. Le rostre dépasse un peu
les hanches intermédiaires.
Longueur : 5 3,5-4,5 mm; Q 3,5-3,9 mm.
Vanmrxox. -- Chez la var. nitidicollis PUT. le pronotum est brillant dans
sa partie postérieure.
BIOLOGIE, — P. crmfusus Ku. vit sur des arbres et arbustes à feuillage caduc,
surtout sur les saules. Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs
hibernent.

356 uÈ'rÉaoPTÈaEs MIRIDAE
D1sTa1BUr1oN. —-— Nord [LETHIERRY, 1874]; Loire-Atlantique [PÉNEAU,
1909]; Charente-Maritime (île de Ré) [PÉNEAU, 1924]; Hautes-Pyrénées
(LAMBERTIE, 1909]; Pyrénées-Orientales   WVAGNER, 1955]; Normandie
[BRUNETEAU, 1931]; Haute-Garonne [Saint-Béat) [Riaiwr]; Tarn (Castres)
[GALIBERT]; Gers (Espaon) [RIBAUT]; Ain (Lent) (AUDRAS] ; Landes (Dax)
[Pnaaiaa]. Espèce euro-sibérienne.
6. Pilophotus gallicus REMANE, 1954, Vie et Milieu, V (1) : 164.
Très semblable à l’espèce précédente, s’en distingue en plus des
caractères du tableau par sa taille plus longue (fig. 196, h), le vertex
1,63-1,83 fois chez le 5‘, 1,9 fois chez la Q plus large que l’œil. Pronotum
plus mat, avec un reflet métallique, 1,14-1,25 fois chez le 6, 1,05 fois
chez la Q plus large que la tête. La membrane dépasse le cunéus par un
tiers de sa longueur chez l 9, parla moitié chez le 3‘. Le rostre ne dépasse
pas les hanches intermédiaires.
Longueur 1 8, Q 3,8-3,9 mm.
Brorooxn. — Cette espèce vit sur Populus alba L., plus rarement sur Salim.
Les adultes ont été trouvés de juin à septembre.
DISTRIBUTION. —— Trouvé seulement dans la France méridionale : Pyrénées-
Orientales (Le Racou, Elne, Banyuls-sur-Mer, gorges du Lavall) (IREMANE,
1954; E. WAGNER, 1955]; Var (Hyères) [Panama]; Pyrénées-Orientales
(Vernet-les-Bains) [V11:•AL]. ·
7. Pilophorus angustulus REUTER, 1888, Rev. d’Ent. Caen : 227.
Coloré_ comme P. cinnamopterus Ka. La bande transversale posté-
rieure de la corie se continue directement sur le clavus. Antennes d'un
rouge brunâtre, les articles III et IV plus clairs sauf le sommet du III
qui est obscur. La pubescence de la face dorsale assez fine. Toujours
macroptère. Vertex 1,6-1,7 fois plus large que l’oeil. Article Il des
antennes 1,25 fois plus long que la largeur de la tête. Le rostre atteint
les hanches postérieures.
BIOLOGIE. —— Cette espèce vit sur les chênes. Les adultes ont été trouvés
de juillet à septembre, Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. —— Pyrénées-Orientales (Vernet·les-Bains) [PÉRICART].
Connue de la Péninsule balkanique et de la Syrie.
Sous-famille des HALLODAPINAE VAN Dnzén, 1916
VAN Duziâa, 1916, Univ. Calif. Ent. Publ., I : 199; Cremnocephalini
REUTER, 1909, Bem. Nearkt. Caps. : 64 ; Systellonotini Srrcam., 1933,
Ill. Best. Tab., I : 216.
Espèces étroites, souvent myrmécomorphes. D’une couleur noire

uA1.1.0nAPxNAE 357
ou brune. Héxnêlytres en général munis de bandes transversales blan-
châtres. Pronotum avec un anneau apical plus ou moins plan. Hémé-
lytres souvent raccourcis, surtout chez la Q. Pattes et antennes longues.
Article II des tarses postérieurs aussi long que le III. Ongles grêles
et courbés graduellement, pseudarolia très petits (fig. 39,   Les geni-
talia du J sont constitués comme chez les Phylinae (type Phylinae).
¤ b c d a f g .
Fm. 198. — Hallodapinae : a, Crcmnocephaluas alpestris E. VVcra., Q ; b-c, Jllimocoris
rugicollis Cos1·A, Q; d, Laemocoris remanci E. Won., Q; c, llallodapus rufesccns
BURM., Q ; f, Omphalonotus quadrigullatus Kia., Q ; g, Systellonotus triguttatus L., Q ;.
a-b, tarse postérieur (X 38,5) ; c-g, tête et pronotum, vue dorsale (X 23).
TABLEAU ons caisses
1 (4) Article I des tarses postérieurs plus long que le II (fig. 198, 0.).
2 (3) Les yeux touchent le bord antérieur du pronotum. Clavus
avec des lignes longitudinales jaunes. Cremnocephalus (p. 359).
3 (2) Yeux éloignés du pronotum. Clavus avec une,bande transver-
sale blanche (Italie). Myrmccomîmus Rain.,
4 (1) Article I des tarses postérieurs plus court que le II (fig. 198, b).
5 (12) Les articles III et IV des antennes réunis sont beaucoup plus-
longs que le II, le III plus long ou presque aussi long que le II, rarement
plus court, en ce cas, les yeux sont éloignés du pronotum.
6 (7) Callosités du pronotum convexes, distinctes (fig. 198, f), bords
latéraux du pronotum concaves en arrière des callosités.
Omphalonotus (p. 368).
7 (6) Callosités du pronotum indistinctes (fig. 198, g).
8 (9) Hémêlytres blanchâtres, le clavus, l’angle interne de la corie et
le cunéus d°un rouge brunâtre (fig. 207, e).
Plagiorrhamma (p. 374).
9 (8) Hémélytres foncés, munis de bandes transverses blanchâtres.
10 (11) C? : Hêmélytres avec 2 bandes transverses blanches. Q : Hémé•

358 HÉTÉRoPTÈm;s MIRIDAE
lytres fortement raccourcis, atteignant le segment I de l’abdomen,
sans cunéus ni membrane. Abdomen globuleux.
Systcllonotus (p. 364).
11 (10) C? : Hémélytres avec une seule bande blanche. Q : Hémélytres
raccourcis, atteignant le segment IV de l’abdomen. Abdomen ovalaire.
Alloeomimus (p. 363).
12 (5) Les deux derniers articles des antennes réunis sont aussi longs
ou à peine plus longs que le ll, le III moins de 0,8 fois moins long que
le II. Yeux touchant le pronotum.
13 (14) Article Il des antennes fusiforme chez la Q. Bandes transverses
des hémélytres très étroites (fig. 202, e-f). Pronotum de la f. brach.
aussi large en avant qu’en arrière (fig. 198, c), les hémélytres courts,
s’étendant jusqu’au segment II de l’abdomen.
Mimocoris (p. 361).
14 (13) Article Il des antennes cylindrique, même chez la Q. Bandes
transverses des hémélytres larges, souvent triangulaires. Hémélytres
de la f. brach. atteignant le segment IV ou V de Vabdomen. Pronotum
de la f. brach. plus large en arrière qu’en avant (fig. 198, cl-e).
15 (16) Bord postérieur du Vertex faiblement caréné. Brides normales
(fig. 206, i—k). Fosse antennifère plus basse que le bord inférieur de l’œil.
Laemocoris (p. 371).
16 (15) Bord postérieur du Vertex immarginé.
17 (18) Brides fortement convexes (fig. 206, c·d). Couleur foncière
d'un brun foncé ou noirâtre, les bandes blanches très nettes.
Ribautocapsus (p. 370).
18 (17) Brides normales. Couleur foncière d’un rouge brunâtre clair.
Bandes blanches des hémélytres peu distinctes.
Hallodapus (p. 372).
3 Q   È iii.     \ on Q     i'r·z L
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0 b CJ UD e f
Frc. 199. — Cremnocephalus : a—c, C. albolineatus Beur.; d-f, C. alpestris
E. WGN. ; a—|—d, articles I et II des antennes (X 11) ; b——e, cunéus (X 22,5) ;
0+/, clavus (X 22,5).

uALLoDArxNAE. —- canxsrnocupanzus 359
84. Gen. CREMNOCEPHALUS Fmmzn
Cremnocephalus FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 246; Cremnodes Fuseau,
1858 (n. pr.), Wien. ent. Mon., II : 303.
(Typ. gen. : C. albolineatus Beur.)
Taille grande, forme un peu allongée. Pubescence fine et éparse.
Hémélytres avec des lignes longitudinales jaunâtres. Yeux touchant
le bord antérieur du pronotum. Article 11 des antennes épaissi vers le
sommet chez la Q (fig. 199, a+d). Pattes longues, tibias épineux, article I
des tarses postérieurs plus long que le ll (fig. 198, a).
TABLEAU mas Esràcns
1(2) L’angle formé par les lignes longitudinales jaunes du clavus
s’étend presque jusqu'au sommet de celui-ci (fig. 199, c). Vertex environ
aussi large chez le 6*, 1,3 fois plus large chez la Q que l°œil.
1. albolîneatus.
2 (1) L’angle formé par les lignes jaunes du clavus ne dépasse qu’à
peine le milieu de celui-ci (fig. 199,   Vertex 1,25 fois chez le 5, 1,4 fois
chez la Q plus large que l’«.eil. 2. alpestris.
1. Cremnocephalus albolincatus Rnurnn, 1875, Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien : 87 ; Cimex umbratilis Fmsmcxus, 1787, non Linné, Syst. Hhyng.:
243; var. vittata Srxcnnx., 1933, lll. Best. Tab. : 219; var. obscura
Stream., 1933, ib.
D’un brun obscur, parfois noirâtre. Anneau apical du pronotum
blanc. Article 1 des antennes clair, souvent aussi la partie basale de 11.
Clavus et corie munis de lignes longitudinales jaunâtres, base du cunéus
avec une bande transversale blanche, qui s’étend jusqu’au bord interne
(fig. 199, b), membrane d’un gris brunâtre obscur, les nervures noires.
Pattes d’un brun rougeâtre ou obscur. Face ventrale noire, les orifices
odorifiques blancs. Article Il des antennes 0,07 fois chez le 8, 0,08 fois
chez la Q moins épais que long (fig. 199, a). Bord externe de la corie
presque droit, même chez la Q. Style droit du 8 (fig. 200, b) épais dans
sa partie basale, Vapophyse étroite. Style gauche (fig. 200, c) aigu au
sommet, le lobe sensoriel obtus, l'apophyse longue et grêle. Sommet de
l’ampoule (fig. 200, e) très long et grêle.
Longueur : 3 6,25-6,85 mm; Q 5,6-6,25 mm.
Vanxnxon. ——— Chez la var. umbratilis Free. le pronotum·est muni de
2 taches d’un brun jaunâtre, chez la var. vittata Srxcu.celui·ci porte une bande
transverse d’un brun rougeâtre, tandis que chez la var. obscuta Srxcu. la
corie est d’un brun foncé unicolore.

360 x1ÉTÉRo1>TÈREs Mimosa
Bronoous. — Cette espèce vit sur les pins, elle est phytophage, mais parfois
elle suce des Aphides. Les adultes ont été trouvés en juillet et août. Les œufs
hibernent.
DISTRIBUTION. — Vosges KBELLEVOYE, 1865]; Jura ?, Isère [Rauran,
1891] ; Loire [FALCOZ, 1928] ; Hautes-Pyrénées [LAMBERTIE, 1909]; Pyrénées-
Orientales [XAMBEU, 1906]; Ain (Cerdon) [Auoaiis]; Hautes-Alpes (Gap)
[WVAGNER et WVEBER]; Haute-Loire (Saint-Bonnet—le-Froid) [RANIADE]. Comme
de l’Europe centrale et septentrionale.
Z,/Mmi
· f
¤ b c d e f
Fm. 200. — Cremnocephalus, genitalia du ,3‘ : ligne supérieure : C. albolineatus
REUT.; ligne inférieure : C. alpeslris E. WGN; a, segment génital, vue dorsale
(X 20,5) ; b, style droit, vue dorsale (X 55) ; c, style gauche, vue dorsale 1X 55) ;
d, pénis, vue latérale (X 20,5) ; e, partie apicale de Fampoule (X 55) ; f, partie
apicale de la thèque, vue ventrale (X 55).
2. Cremnocephalus alpestris E. WAGNER, 1941, Mitt. D. ent. Ges.,
X (9-10) : 99.
Coloré comme l’espèce précédente, le bord postérieur du vertex
souvent jaunâtre. Ecusson avec des taches jaunes. La bande basale
du cunéus n’atteint pas le bord interne (fig. 199, e). Article II des
antennes (fig. 199, d) 0,08 fois chez le 3*, 0,11 fois chez la $,2 moins épais
que long, 3,5 fois plus long que le l. Bord externe de la corie courbé
en dehors chez la Q. Style droit du ô` (fig. 200, I2) étroit, son apophyse
plus épaisse. Lobe sensoriel du style gauche (fig. 200, c) avec une dent
aiguë, l’apophyse plus courte. Sommet de l’amp0ule (fig. 200, e) moins
grêle.
Longueur : 3 4,5-6 mm; Q 4,8-5,8 mm.

HALLUDAPINAE. —·• MIMOCORIS  
Biorocm. — Cette espèce vit sur Picea dans les montagnes. Phytophage
et zoophage. Les adultes ont été trouvés en juillet et août.
DISTRIBUTION. -— Commune dans les Alpes, où elle se trouve à une altitude
de 1 000-1 700 m ; connue aussi des montagnes allemandes et de la Tchéco-
slovaquie. La présence en France est possible.
85. Gen. MIMOCORIS Scorr
Mimocoris Scorr, 1872, Ent. m. Mag., VIII : 195.
(Typ. gen. : M. rugicollis Cos·rA)
3 toujours macroptère, aspect d’un Pilophorus, Q toujours brachy-
ptère, myrmécomorphe. Tête triangulaire, yeux touchant le pronotum.
Article III des antennes à peine 0,5 fois moins long que le lI(fig.201,g-h).
Bandes transverses des hémélytres étroites (fig. 202, e-f). Article l des
tarses postérieurs plus court que le Il.
2
I) il È
fx
ÉC? W
0 tg c d e f 9 h
Fm. 201. -— Mimocoris : a·f, ligne supérieure et g : M. CUGFCÈGÉLLS Mrs. ; a-f, ligne infé-
rieure et h, ZW. rugicollis Cosra; a, tète et pronotum du 5, vue dorsale (X 20) ;
b, id. de la Q (X 20) ; c, segment génital du 6*, vue dorsale (X 28) ; d, style droit,
vue dorsale (X 53) ; e, style gauche, vue dorsale (X 53) ; ], partie apicale de la
thèque, vue dorsale (X 75) ; g-h., antenne (X 20).
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) 5` : Vertex 1,3-1,33 fois plus large que l’ueil (fig. 201, a). Article II
des antennes plus épais au sommet (fig. 201, h) et 5,4 fois plus long que
le I. Q : Vertex presque 2 fois plus large que l’œil (fig. 201, b). Article II
des antennes fusiforme (fig. 201, h), 1,5 fois plus long que la largeur de
la tête. Pronotum à peine aussi long que large. 2. rugicollis.
2 (1) 5‘ : Vertex 1,5 fois plus large que l’œil (fig. 201, a). Article Il
des antennes à peine épaissi vers le sommet (fig. 201, g) et 4 fois plus

362 HÉTÉROPTÈRES MxR1DAE
long que le l. Q : Vertex 2,25 fois plus large que l’œil (fig. 201, b). Article Il
des antennes plus grêle (fig. 201, g), 1,25 fois plus long que la largeur de
la tête. Pronotum 1,1 fois plus long que large. 1. coarctatus.
1. Mimocoris coarctatus (NIULSANT), 1852, Op. Ent., l : 147 ; M. cmgus-
ticollis E. VVAGNER, 1948, Ent. m. Mag., LXXXIV : 5; E. WAGNER,
1955, Vie et Milieu, VI (2) : 276.
(î d’un brun noirâtre, Q d'un jaune brunâtre. Brillant. Angles posté-
rieurs du pronotum clairs. Hémélytres de la Q avec une bande blanche
courte et oblique (fig. 202,   à la base et une autre plus courte au sommet.
Sommet de l’abdomen noir. Hémélytres du 5* avec une bande transverse
à la base et une autre plus étroite au sommet de la corie. Pattes brunes
ou d’un brun rougeâtre, sommet des fémurs, le tiers apical des tibias
et les tarses blanchâtres. La Q ressemble beaucoup à la fourmi Messor
barbarus L. Article l des antennes 0,6 fois moins long que la largeur du
vertex. Hémélytres de la Q à peine plus longs que le pronotum. Le rostre
atteint les hanches intermédiaires.
Longueur : 5‘ 3,6-3,8 mm; Q 3,3-3,8 mm.
B1oL0o1E. — Cette espèce vit sur des arbustes (Buxus, Sarothamnus,
Juniperus} et se trouve en général en compagnie de fourmis. Les adultes
ont été trouvés en juillet et août.
D1sTR1RU·r1oN. —-— Rhône (Lyon) [BIULSANT, 1852]; Loire-Atlantique (Nantes)
[DOMINIQUE, 1902]; Var (Hyères), Bouches-du-Rhône (Marseille), Basses-
Alpes (Gréoulx) [REUTER, 1891] ; Tarn (Albi)   WVAGNER, 1955] ; Bouches-
du-Rhône (Salon-en-Provence) [RAMADE, 1963] ; Morbihan (Vannes)
YEHANNO, 1960]; Basses-Alpes (Digne) [VVAGNER et WEBER]. Connue de
l’Espagne.
2. Mimocoris rugicollis (Cos·rA), 1852, Cim, Begn. Neap., Cent. III;
Illimocoris courctatus REUTER, 1891, non Mulsant, H. G. E., lV : 120;
Il/Iimocoris camaronotoides Scorr, 1872, Ent. m. Mag., Vlll : 195 ;
M imocoris paedaroides Cosrp., 1884, Att. Ac. fis. mathém. Napoli : 59;
Mimocoris formosus HOHVATH, 1923, Bull. Soc. ent. Fr. : 64 ; E. WAGNER,
1955, Vie et Milieu, Vl (2) : 276.
De même couleur que l‘espèce précédente, abdomen et hémélytres
de la Q noirâtres. Les bandes blanches des hémélytres plus étroites
(fig. 202, e). Hémélytres de la f. brach. nettement plus longs que le pro-
notum. Pronotum du 3 2 fois plus large que son anneau apical.
Longueur : (É 3,6-4,3 mm; Q 3,6-4,1 mm.
Biorocra. — Cette espèce vit aussi bien sur le sol, que sur les arbustes
'Quercus ile.1: L.). Elle a été trouvée souvent en compagnie de fourmis.
D1s·rR1BU·r1oN.—— Corse ]-HORVATH, 1923]. Espèce méditerranéenne orientale.

uALL0DAP1NAE. —— ALLOEOMIMUS 363
86. Gen. ALLOEOMIMUS Ranma
Alloeomimus Rnurnn, 1910, Horae Soc. Ent. Ross., XXXIX : 81.
(Typ. gen. : A. unifctsciatus REUT.)
Tête très rande vertex convexe fi . 202 c ; en vue dorsale, les
_ g s . g n _
yeux sont situés au milieu des côtés de la tête (fig. 202, a·b). Article [II
des antennes presque aussi long que le Il. Ecusson muni dlune bosse
forte (fig. 202, d). Hémélytres munis dlune seule bande blanche, chez
la Q s'étendant jusqu'au segment Vl de Yabdomen et munis d’un cunêus
distinct et cl’une membrane bien visible. Abdomen de la S2 ovale. Article I
des tarses postérieurs plus court que le ll.
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Fm. 202. — Alloeomimus et Jllimocoris : a-d, Alloeomimus uni/ascialus REUT.;
e, Mimocoris rugicollis Cosrn; f, M. coarctatus Mns.; a, 5‘ (X 7,4); b, e—f, Q
(X 7,4) ; 6, tête, vue frontale, Q (X 16,5) ; d, écusson de la Q, vue latérale (X 16,5).
Une seule espèce :
Allocomimus unifasciatus (REUTER), 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc.
Fôrh., XXI : 482; Systellonotus venustissimus Cos·rA, 1887, Rendic.
Ac. Napoli : 244.
Noir, mat, glabre. Antennes d’un brun noiràtre, article 1 plus clair. ·
Hémélytres avec une tache triangulaire blanche au milieu de la corie, qui
se continue sur le clavus, mais n'atteint pas le bord interne (fig. 202, a-b),
membrane grisâtre, les nervures brunes. Pattes noirâtres, le sommet
des fêmurs et la moitié apicale des tibias clairs. Vertex 1,67 fois

364 uÉTÉRor-TÈRES MIRIDAE
chez le 5‘, 2 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il des antennes
1,33 fois plus long que la largeur du pronotum, le [ll 0,83 fois moins
long que le ll. Pronotum de la S2 plus long que large.
Longueur : 5` 4-4,4 mm ; Q 4,2-4,6 mm.
BIOLOGIE. — lnconnue. Les adultes ont été trouvés sur le sol dans un endroit
sablonneux, en juillet et septembre.
Drsrmeurxox. —— Bouches-du-Rhône (Saintes-Maries-de·la-Mer), Alpes-
Maritimes (Estuaire de la Siagne)   WAGNER, 1955]; Corse (Novacaccia)
KECKERLEIN]. Connue d’Italie, de l’Afrique du Nord, de la Russie méridionale
et du Turkestan.
87. Gen. SYSTELLONOTUS F IEBER
Systellonotus FIEBER, 1858, VVien. ent. Mon., Il : 326.
(Typ. gen. : S. trigwttatus L.)
5‘ macroptère, allongé, Q brachyptère, myrmécomorphe, l’abdo1nen
rétréci dans sa partie basale. Tête petite, triangulaire chez le 5‘, grande,
globuleuse chez la Q. Yeux éloignés du bord antérieur du pronotum
(fig. 198, g et 204). Antennes très longues, les trois derniers articles
dlune épaisseur égale, le lll presque aussi long que le ll. Anneau apical
du pronotum épais. Hémélytres avec 2 bandes blanches. Article I
des tarses postérieurs plus court que le ll.
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Fzc. 203. ——- Systellonotus, hémélytre du (É (X 13,7) : I1, S. lriguttatus L. ; b,[S.`insu-
laris E. WGN. ; c, S. weberi E. VVGN. ; d, S. alpinus Fa.-Gsszx. ; 2, S. thymiiS1cN.
var. putoni REUT. ; f, S. thymi Smr:.

HALLODAPINAE. -—- SYSTELLUNOTUS 365
TABLEAU Das Esràcas
1 (10) Macroptère (seulement mâles).
2 (7) Face dorsale munie d’une pubescence longue et érigée.
3 (4) A la suture clavo-coriale les bandes blanches de la corie et du
clavus sont de même largeur (fig. 203, b). Couleur foncière d’un brun
rougeâtre pâle. Vertex 1,5 fois plus large que l’œil. 2. insularis.
4 (3) A la suture clavo-coriale la bande blanche du clavus est nette-
ment plus étroite que celle de la corie (fig. 203, a, c, d). Hémélytres en
partie d’un brun obscur ou noirâtre.
5 (6) Tache blanche du clavus en forme de lunule (lig. 203, a). Vertex
au moins 2 fois plus large que l’œil. 1. triguttatus.
6 (5) La tache blanche du clavus droite, partout large (fig. 203, c).
Vertex 1,5-1,6 fois plus large que l'œil. 3. weberî.
7 (2) Pubescence de la face dorsale courte et éparse.
8 (9) Tête beaucoup plus longue que large, avec un cou en arrière
des yeux. Hémélytres extrêmement longs. Longueur totale 6,2-6,6 mm.
4. alpinus.
9 (8) Tête à peine plus longue que large, courte en arrière des yeux.
Hémélytres normaux. Longueur totale 3,1-4,2 mm. 5. thymi.
10(1) Brachyptère, myrmêcomorphe (seulement femelles).
11 (16) Pubescence de la face dorsale longue et érigée.
12 (13) Vertex 3,5 fois plus large que l’œil. Tête et pronotum d’un
brun rougeâtre ou noirâtre. 1. triguttatus.
13 (12) Vertex 2,6 fois plus large que l°œil.
14 (15) Article III des antennes plus court que le II. Couleur foncière
d’un rouge brunâtre pâle. Longueur 3,4-3,8 mm. 2. insulatis.
15 (14) Article III des antennes aussi long que le Il. Couleur foncière
d’un brun noirâtre. Longueur 3,9-4,1 mm. 3. weberi.
16 (11) Pubescence de la face dorsale courte et éparse.·
17 (18) D’un noir brunâtre. Article III des antennes 0,6·0,7 fois
moins long que le ll. Tête presque 2 fois plus longue que large. Lon-
gueur 5 mm. 4. alpinus.
18 (17) Noir, brillant. Article Ill des antennes 0,8-0,85 fois moins
long que le II. Tête 1,1 fois plus longue que large. Longueur : 2,7-
3,6 mm. 5. thymi.
1. Systellonotus triguttatus (Lmmâ), 1767, Syst. Nat., éd. XII : 729.
5* (fig. 204, a) : D’un brun noirâtre. Antennes noires, l’article I et
la base de ll d’un brun clair. Hémélytres d’un brun clair, les bandes

366 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
blanches en général bordées de noir, cunéus d’un brun foncé. Pattes
d’un brun jaunâtre ou foncé, le sommet des tibias plus clair. Article II
des antennes 1,3 fois plus long que la largeur du pronotum.
Q (fig. 204, b) : Très semblable à la fourmi Lasius niger L. Colorée
comme le C3`. Article II des antennes 1,3 fois plus long que la largeur du
pronotum, qui est environ aussi large que la tête (fig. 198, g). Abdomen
globuleux.
Longueur : 5‘ 4,3-4,7 mm ; Q 3,3-3,7 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur le sol des terrains secs et sablonneux,
très souvent en compagnie de fourmis, mais il est douteux qu’il y ait une
relation entre ces deux insectes. Les adultes ont été trouvés de maiàseptembre.
Les œufs hibernent.
D1sTa1BUT1oN. —- Moselle [Banana et PUToN, 1876]; Somme [DUBOIS,
1888]; Aube [D’ANT1assANTY, 1890]; Oise KCARPENTIER et Dunois, 1889-
1891]; Saône-et-Loire [MARCHAL, 1898] ; Gironde LLAMBERTIE, 1909] ;
Pyrénées-Orientales ÉXAMBEU, 1906] ; Normandie LBRUNETEAU, 1929, 1931] ;
Bouches-du-Rhône [HAMADE, 1963]. Connue de toute l’Europe.
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Fu;. 204. — Systellonotus (X 11,3] :
a, S. lriguttatus L., 3 ; b, id., Q; c, S. insularis E. VVGN., 5 ; d, id., Q.
2. Systellonotus insularis E. WVAGNER, 1948, Ent. m. Mag.,
LXXXIV : 3.
Cî (fig. 204, c) : D’un rouge brunâtre clair, même les antennes, les
pattes et les hémélytres. La bande blanche du clavus n’atteint pas le

nALLonA1>1NAi2. — SYSTELLONOTUS 367
bord interne. Membrane d’un gris clair, les nervures jaunâtres. Vertex
1,5 fois plus large que l’œil. Taille plus grande. Style gauche du L; conique,
l’apophyse aiguë. Style droit, large. Sommet de l’ampoule aigu.
Q (fig. 204, d) : De même couleur que le 6, semblable à la fourmi
Lasius emarginatus Lun. Vertex 2,6 fois plus large que l’œil. Article II
des antennes 1,67 fois plus long que la largeur dupronotum, le IlIO,86f0is
moins long que le II. Le rostre dépasse les hanches intermédiaires.
Longueur : J 4,6-5 mm; Q 3,4-3,8 mm.
BIOLOGIE. -— Peu connue. Ifespèce a été trouvée en compagnie de Lasius
emarginatus Lyra.
Dxsrrixnuriors. —Tr0uvée seulement en Corse (Bocagnano)[Go1.nE, E.WAo-
NER, 1948].
3. Systellonotus weberi E. \VAoNan, 1955, Mitt. D. ent. Ges., XIV
(1) : 6.
CE : D’un brun noirâtre, brillant, presque glabre. La bande blanche
antérieure assez large mais n’atteignant pas le bord interne du clavus.
Nervures de la membrane noirâtres. Sommet des fémurs éclairci.
Tête à peine plus longue que large, vertex 1,5 fois plus large que l’œil,
Article II des antennes 1,25 fois plus long que la largeur du pronotum,
le III 0,8 fois moins long que le II.
Q : Coloré comme le (E`. Tête aussi longue que large, vertex presque
3 fois plus large que l’œil. Article I des antennes 0,84 fois moins long
que la largeur du Vertex, le II 1,7 fois plus long que la largeur du pro-
notum, le III aussi long que le ll.
Longueur : J 3,1-4 mm ; Q 2,6-2,8 mm.
Bxonocuz. -- Cette espèce vit sur le sol des lieux secs et chauds, surtout
sous Thymus vulgaris L. Les adultes ont été trouvés en juillet et août.
Drsrmnurtow. - Trouvée seulement dans les Basses-Alpes (Digne)
[E. WAGNER, 1955]. Connue de l’Espagne.
4. Systellonotus alpinus FREY-GESSNER, 1873, Mitt. Schw. ent.
Ces., IV (1) : 21 (3‘) ; REUTER, 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXI : 179 
5‘ : Coloré comme l’espèce précédente, mais la tache blanche du clavus
en forme de lunule, la corie plus foncée et seulement une petite surface
entre les deux bandes blanches est brunâtre. Taille très grande, forme
allongée. Tête 1,25 fois plus longue que large, vertex environ 1,5 fois plus
large que l’œil. Antennes très longues, article II 1,33 fois plus long que
la largeur du pronotum, le III aussi long que le II et 2 fois plus long que
le IV.

368 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
Q : Colorée comme le 3‘, mais la tache blanche des hémélytres cunéi-
forme. Tête oblongue, vue de face, 2 fois plus haute que large. Article ll
des antennes 3,67 fois plus long que le l, le Ill 0,7 fois moins long que
le ll. Abdomen environ 2 fois plus large que le pronotum, globuleux.
Longueur : 5‘ 6,2-6,6 mm; Q 5-5,1 mm.
Bronocm. — Inconnue.
DISTRIBUTION. — Hautes-Alpes (col du Mont-Genèvre) [PUToN, 1874];
Pyrénées-Orientales (Mont-Louis) [PUToN, 1888] ; Hautes-Pyrénées [LAM-
BERTIE, 1909] ; Aude (Moux) [RIBAUT, 1924] ; lsère (Huez), Savoie (Bonne-
val) [Aunims]. En dehors de la France trouvée seulement dans les Alpes et
en Espagne.
5. Systellonotus thymi S1GNoRET, 1859, Nouv. Guide Amat. Ins. :
49; var. putoni REUTER, 1890, Rev. d'Ent. Caen : 256 (C3`) ; id., 1902,
Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XLIV : 54 (Q); E. WAGNER, 1958, Vie et
Milieu, 8 (3) : 332.
Noir ou d’un noir brunâtre, brillant, presque glabre. Hémélytres
opaques, le clavus en général sans tache blanche (fig. 203, f), le plus
souvent avec une tache blanche qui n’atteint pas le bord interne
(fig. 203, e). Sommet des fémurs plus clair. 3 allongé, Q myrmécomorphe.
Tête à peine plus longue que large chez le @, 1,1 fois plus haute que large
chez la Q, vertex 1,5 fois chez le 5‘, 2,2 fois chez la Q plus large que llœil.
Article ll des antennes 1,25 fois chez le 5‘, 2 fois chez la Qplus long que
la largeur du pronotum, le Ill 0,8-0,82 fois moins long que le ll. Abdo
men de la Q ovale.
Longueur : 5‘ 3,1-4 mm; Q 2,6-2,8 mm.
BIOLOGIE. — Cette espèce vit sur le sol des terrains secs et sablonneux et
se trouve surtout sous les touffes d’herbes. Les adultes ont été trouvés de mai
à août.
VARIATION. — La var. putoni REUT. se distingue de la var. typica, par la
tache blanche du clavus, qui manque chez la dernière; elle présente seule-
ment des mâles, les femelles des deux formes ne montrent aucune différence.
DrsTRIBUT1oN. -— Moselle [REIBER et PuToN, 1876] ; Seine-et-Oise, Hérault
[REUTER, 1891] ; Aude (mont Alaric) [GAvoY, 1891] ; Tarn (Montfa) [RIBAUT,
1924] ; Pyrénées-Orientales (Le Perthus)   \rVAGNER, 1955]; Pyrénées-
Orientales (Argelès) [RIBAUT] (mont Canigou) [VVAGNER et WEBER]; Gard
(Saint-Hippolyte-du·Fort) [PERRIER]. Connue de presque toute la région médi-
terranéenne.
88. Gen. OMPHALONOTUS REUTER
Omphalonotus REUTER, 1876, Pet. Nouv. Ent., Il : 27.
(Typ. gen. : O. quadriguttatus KB.)
Allongé, noir, avec deux bandes blanches sur les hémélytres. 5* et Q

HA1.1.o1:•A1>1N.xE. ——· OMPHALONOTUS 369
en général brachyptères, rarement macroptères. Yeux touchant le
bord antérieur du pronotum (fig. 205, a,-h), vertex immarginé, brides
saillantes (fig. 205, c-e). Antennes longues, l'article III aussi long ou
plus long que le II. Article l des tarses postérieurs plus court que le II.
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Flo. 205.--Omphalomztus quadriguttatus KB. : :1,6 brach. (X 11) ; b, Q macr. (X 11) ;
c, tête du J, vue frontale (X 27) ; d, id. de la Q (X 27) ; e, tête, pronotum et écusson
du cf, vue latérale (X 27).
UI18 seule espèce I
Omphalonotus quadriguttatus (Kxnscumwm), 1856, Caps. \Viesb. I
205 et 286; Systellonotus matelayi LAMBERTIE, 1906, Act. Soc. Linn.
Bordeaux, LXI : 27.
Noir, presque mat. Articles [ et [I des antennes jaunâtres, sommet
du II ainsi que les III et IV noirs ou bruns. Corie munie de 2 taches
blanches, l’une basale, large et se continuant sur le clavus, mais sans
atteindre le bord interne; l'autre apicale et plus étroite. Pattes noires,
base et sommet des fémurs, les tibias et les tarses entièrement d`unjaune
blanchâtre. Front convexe, séparé du tylus par un sillon profond.
Brides (fig. 205, c-e) saillantes, presque caréniformes. Yeux grands.
Callosités du pronotum assez convexes (fig. 205, e). Hémélytres de la
f. brach. sans cunéus ni membrane. Segment génital du 6 étroit. Style
Mindae. 24

370 uÉTÉR0PTÈnEs MIRIDAE
gauche robuste, l’apophyse courte. Style droit très petit. Pénis extrême-
ment long et grêle.
Longueur : 8 macr. 3,6 mm ; 3‘ brach. 2,6-2,8 mm ; Q macr. 3,8 mm;
Q brach. 2,7-3 mm.
BxoLoGxE. — Cette espèce vit sur le sol des terrains secs et sablonneux.
Les adultes ont été trouvés de juin à août. Les œufs hibernent.
DISTRIBUTION. — Bas-Bhin (Strasbourg) IPUTON, 1878] ; Gironde (Cazeaux)
[LAMBERTIE, 1909 et 1912]; Seine-et-Marne (Fontainebleau)   WAGNER,
1955]; Aude (Carcassonne) IGAVOY]; Rhône (Lyon) (REY]. Connue d’Alle-
magne, de Suisse, de Tchécoslovaquie, de Hongrie, de l’Illyrie et du Tur-
kestan.
89. Gen. RIBAUTOCAPSUS \rVAGNER
Ribautocapsus E. \/VAGNER, 1962, Notul. Ent., XLII : 83; Laemo-
coridea, E. WAGNER, 1957 (n. pr.), Act. Ent. Mus. Nat. Prag., XXXI :
121; Ribautia STICHEL, 1956, Ill. Best. Tab., II : 396.
(Typ. gen. : L. brucki BEUT.)
6 et Q macroptères, le 3‘ plus allongé. Vertex immarginé. Tylus non
séparé du front par un sillon (fig. 206, c), les yeux touchent le bord
antérieur du pronotum (fig. 206, b-c). Fosses antennifères situées plus
haut que le bord inférieur de l’œil. Brides assez convexes (fig. 206, d).
Hémélytres munis de 2 bandes blanches (fig. 206, a). Callosités du pro-
notum indistinctes. Partie apicale de l’écusson assez convexe. Article I
des tarses postérieurs 0,67 fois moins long que le II.
Une seule espèce :
Ribautocapsus brucki (BEUTEP.), 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh.,
XXI : 181 (5‘); E. WAGNER, 1957, l. c. : 121  
D’un brun noirâtre. Article I des antennes blanchâtre dans sa partie
basale, brun dans la partie apicale. Hémélytres d’un brun cinnamomé.
La bande antérieure blanche de la corie se continue sur le clavus, où
elle est subitement rétrécie mais atteint le bord interne. La bande posté-
rieure n’atteint pas le bord interne. Cunéus d’un brun noirâtre. Pattes
d’un brun obscur. Vertex 2 fois (Q) plus large que l’œil. Article II des
antennes plus long chez le 5‘, aussi long chez la Q que la largeur du pro-
notum, le III 0,8 fois moins long que le ll. Pronotum 1,4 fois plus large
que la tête.
Longueur : 5‘, Q 3,3·3,4 mm.
BIOLOGIE. — PERMER donne l’indication suivante : une Q le 2 juin dans
un lieu sec inculte, sur une plante basse (molène ou vipérine).

HALLODAPINAE. —— Lasmocoms 371
Dxsrmaurrorx. — Une seule capture : Hérault (Castelneau près Mont-
pellier) (Rinaur, 1928]. La citation de cette espèce par E. Wscmaa, 1955,
de France était basée sur une détermination erronée. Il s’agissait de l’espèce
suivante. Connue de l’Espagne et de l’AIgérie.
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F 1o. 206. — Ribautocapsus et Laemocarissa-f, Ribzzutocapsus brucki REUT. ; g-m,,Laem0-
coris remanei E. WGN. ; a+m, Q (X 8,3) ; b—(—l, tête et pronotum de la Q, vue dor-
sale (X 16,5); c+k‘, tête, pronotum et écusson de la Q, vue latérale (X 16,5);
d+ i, tête, vue frontale (X 16,5) ; e-(-h, tarse postérieur dela 2 (>< 44) ;f-g, ongle
(>< 176).
90. Gen. LAEMOCORIS [lauren
Laemocoris [lauren, 1879, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXI : 183.
(Typ. gen. : L. reuteri JAK.)
6* macroptère et brachyptère, 9 brachyptère. Vertex finement caréné.
Tylus séparé du front par un sillon distinct (fig. 206, i-k), brides normales,
fosses antennifères situées plus bas que le bord inférieur de l`œil. Les
yeux touchent le bord antérieur du pronotum (fig. 206, k·l). Hémélytres
en général avec une bande blanche, atteignant le segment V de l’ab-
domen chez la f. brach. (fig. 206, m). Callosités du pronotum indis-
tinctes. Partie apicale de l’écusson avec une tubercule (fig. 206, lc).
Article l des tarses postérieurs 0,75 fois moins long que le ll.
Une seule espèce française :
Laemocoris remancî E. \VAGNER, 1960, Vie et Milieu, XI (1) : 129.
@ et 2 : Noirâtre, mat, antennes et hémélytres d’un brun noirâtre,
les articles l et II des antennes d’un brun jaunâtre, la base du l et le
sommet du ll souvent rembrunis. Corie avec une tache blanche près
de la base (fig. 206, rn), cette tache est cunéiforme et n°atteint pas le bord

372 HÉTÉao1¤TÈREs MIRIDAE
interne. Partie apicale des tibias grisâtre. Pubescence d’un grisâtre clair.
Vertex 1,8 fois chez le (Z`, 2,35 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Il
des antennes 1,4 fois plus long que la largeur du pronotum et 1,33-1,4 fois
plus long que le III. Pronotum 0,93 fois moins large chez le 3‘, aussi
large chez la Q que la tête. Brachyptère. Hémélytres sans cunéus ni
membrane, leur bord postérieur oblique et anguleux.
Longueur : 5‘ 2,9 mm; Q 3,2-3,4 mm.
BIOLOGIE. —- Inconnue. M. REMANE a trouvé l’espèce en septembre au pied
des arbustes de Lavendula. stoechas L.
D1srnxBUT1oN. ——· Pyrénées-Orientales (Banyuls-sur-Mer), Bouches-
du-Rhône (Montagnettes)   WAGNER, 1955) (1). Trouvée seulement en
France et en Espagne. °
91. Gen. HALLODAPUS FIEBER
i Hallodapus FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., II : 307; Allodapus
FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 262; Eroticoris D0ucLAs et Scorr, 1865,
Brit. Hem. : 471; Rodriguaria Cn1NA, 1925, Ann. Mag. nat. Hist.
(9), XV : 165; Screbaeus Dxs·rAN'r, 1910, ib. (8), V : 11; Tyraquellus
DxsrANT, 1904, Fn. Brit. Ind., Hhynch. Het., Il : 471.
(Typ. gen. : H. rufescens BURM.)
Taille grande, forme plus large. Les bandes transverses des hémé-
lytres très larges et parfois peu distinctes. Tête inclinée, yeux touchant le
pronotum. Antennes longues, article III moins de 0,7 fois moins long
que le II. Pronotum trapézoïdal, même chez la f. brach. Hémélytres
en général réduits, atteignant le segment VI ou VII de l’abdomen.
Article l des tarses postérieurs plus court que le ll.
TABLEAU DES ESPÈCES
1 (2) Hémélytres partout brillants. Vertex 1,5 fois chez le C3`, 2 fois
chez la Q plus large que l’œil. Tête en général plus foncée que le pronotum
et l’écusson. Bandes blanches des hémélytres presque indistinctes.
1. rufescens.
2 (1) Hémélytres mats dans la partie antérieure, brillants dans la
partie apicale. Vertex 1,8 fois chez le 5‘, 2,4 fois chez la Q plus large que
l’oeil. Tête jamais plus foncée que le pronotum. Bandes blanches des
hémélytres nettes. 2. montandoni.
(1) Citée sous le nom Laemocoris brucki REUT.

usttonsrxwm. —- usttonuns 373
1. Hallodapus rufescens (Bunmmsïnn), 1835, Handb. Ent., Il :
278 ; Capsus coryzoides Hmmicu-SCHAEFFER, 1839, Wanz. lns., IV : 45 ;
Capsus brachypterus Bomamim, 1857, Vet. Ak. Handl. : 254.
D'un rouge brunâtre pâle, brillant, avec une pubescence claire,
semi·érigée. Tête d’un brun foncé. Sommet de l’article I et base de
l’article II des antennes blanchâtres, de la même couleur est la partie
apicale des tibias. La bande blanche basale des hémélytres se continue
sur le clavus, mais n’atteint pas le bord interne. Article I des antennes
environ aussi long que la largeur du Vertex, le II environ 2 fois plus
long que la largeur de la tête, le III 0,5 fois chez le J, 0,6 fois chez la Q
moins long que le II. En général brachyptère (fig. 207, b), rarement
macroptère (fig. 207, 0.).
Longueur : 5‘ macr. 4,8-5 mm ; 3‘ brach. 2,5-3,5 mm ; Q macr. 5 mm;
Q brach. 3,5-4 mm.
BIOLOGIE. ··· (.:6ttE espèce Vit à t.CI‘I`8, SOUVBIIL CI] COHlp3gI`llC de fOl.lI`IIliS,
dans les lieux secs et chauds et se trouve surtout sous les toulles d’herbes.
Les adultes ont été trouvés de juin à octobre. Les œufs hibernent.
Dxsrninurxox. —- Marne (Marais de Saint-Gond) [DLÃNTESSANTY, 1890 ;
Yonne (Val de Mercy) [Popunus, 1880]; Gironde (La Teste) [Panms, 1857 ;
Seine-et-()ise (Saclas) [Be¤m.,192-4]; Hautes-Pyrénées(L0uderville)(RxnAuT];
Charente (Montignac) [BERNARD] ; Marne [Cannat]. Connue de l’Europe cen-
trale et septentrionale.
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Fm. 207. —- Ilallodaptw et Plagiorrhamma : a-b, Hallodapus rufescemr Bumvr.;
c, II. montandoni Beur. ; d-e, Plagiorrhamma suturalis H. S. ; a, 3 macr. (X 4,5) ;
b-d, Q brach. (X 4,5) ; e, hémélytre du 5‘ macr. (X 14).
2. Hallodapus montandoni Raurma, 1895, Wien. ent. Zeit. : 215.
Coloré comme H. rufescens Bumvr., mais les bandes blanches des
hémélytres assez nettes (fig. 207, c) et la tête moins obscure. Article I

374 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
des antennes aussi long chez le C3`, 0,83 fois moins long chez la Q que la
largeur du vertex, le II 1,7 fois plus long que la largeur de la tête, le III
0,63 fois moins long que le II.
Longueur : J macr. 4,8-5,1 mm ; 5* brach. 3-3,2 mm ; Q macr. 5,1 mm ;
Q brach. 3,3-3,8 mm.
BIOLOGIE. — Comme chez l’espèce précédente, mais plus commun dans les
montagnes et dans la région méridionale.
DISTRIBUTION. — Seine-et-Oise (Lardy)   WAGNER, 1955] ; Gard (Saint-
Romans) [PERRIER]; Tarn (Castres) [R1EAUT]; Pyrénées-Orientales (mont
Canigou) [WAGNER et WEBER]; Basses-Alpes (montagne de Lure) [ECKER·
LEIN]. Connue de l’Europe centrale et orientale.
92. Gen. PLAGIORRHAMMA FIEEER
Plagiorrhamma FIEBER, 1870, Verh. Zool. Bot. Ges. VVien : 250.
(Typ. gen. : P. suturalis H. S.)
Petite et grêle, la f. brach. (Q) ovale, la f. macr. (CE`) allongée. Tête,
vue de côté, aussi haute que large, vertex marginé. Yeux distants du
bord antérieur du pronotum. Antennes assez longues, article III 0,8 fois
moins long que le II, les III et IV réunis sont 1,17 fois plus long que le II.
Bords latéraux du pronotum sinués en arrière des callosités. Article I
des tarses postérieurs plus court que le II.
Une seule espèce française 2
Plagiorrhamma suturalis (HERR1cn-SCHAEEEER), 1839, Wanz. Ins.,
IV : 32; Phytocoris saxicola COSTA, 1852, Cim. Regn. Neap., Cent.
III : 284.
D'un rouge brunâtre clair ou d’un brun obscur, mat. Antennes et
pattes d’un jaune pâle, base de l’article I des antennes plus obscure.
Hémélytres en grande partie d’un blanc jaunâtre (fig. 207, d-e). Mem-
brane grisâtre. Pubescence fine, claire et éparse. Tête triangulaire, vertex
environ 2 fois plus large que l’œil. Hémélytres de la f. brach. sans cunéus
ni membrane, atteignant le segment VI de l’abdomen.
Longueur : C3` macr. 2,9-3,1 mm; Q brach. 2,4-2,5 mm.
BIOLOGIE. —- Cette espèce vit dans les lieux secs et incultes au pied de
diverses plantes. Les adultes ont été trouvés de juin à septembre.
DISTRIBUTION. — Vaucluse (Avignon) [PUTON, 1876]; Basses-Alpes
(Gréoulx) [PUr0N, 1883]; Tarn (Castres) [RIBAUT, 1924] ; Basses-Alpes
(Digne), Bouches-du-Rhône (Montagnettes)   WAGNER, 1955]; Tarn (Albi)
[PERRxER]; Gard (Saint-Romans) [PERRIER]. Connue de presque toute la
sous-région méditerranéenne.

PHYLINAE 375
Sous-famille PIIYLINAE Doucnxs et Sco·r1·, i865
Brit. Hem., I : 30; Oncotylinae Doucnas et Scorr, ISG5, I. c. : 32;
Plagiognathinae ()sc1·tAN1N, 1912, Kat. Pal. Hem. : 77.
Espèces petites ou médiocres. Tête en général courte, brides étroites,
et indistinctes, joues en général basses. Pronotum sans anneau apical
distinct. Partie basale de l’écusson libre. Nervure cubitale des hémé-
lytres sans bifurcation. Article Ill des tarses grêle et plus long que le I.
Arolia remplacés par une paire de soies droites (fig. 39, e), pseudarolia
membraneux, variés dans leur longueur. Segment génital du (3 petit,
conique. Partie apicale de l thèque unie à la paroi du segment génital,
située en dehors du segment. Style gauche (fig. 22) muni de deux pro-
cessus, qui forment une pincette. Style droit (fig. 20) petit, mince, foliacé,
souvent sans pointe ni processus. Ampoule du pénis (fig. 27) assez longue,
en forme d’un S, courbée, avec deux baguettes chitineuses, mais sans
lobes membraneux. Gonopore secondaire près du sommet.
Fm. 208. -—- Phylinae, ongles, face externe (X l75) : a, Tupzmia hippophaes Frise. ;
b, lladrophycs sulphurella. PUT.; c, Cremnorrhinus basalis BEU1.; d, Oncolylus
punctipes REUT.; e, Macrotylus horvathi REUT. ; f, Pachyscyphus lineellus Mns.;
g, Conoslethm hungaricus E. Won.
TABLEAU nas ·rmBUs
l (4) Pseudarolia invisibles (fig. 208, a.-b) ou à peine visibles, ongles
très longs et grêles, courbés faiblement mais régulièrement.
2 (3) Une tache noire arrondie très distincte et attirant le regard se
trouve au bord apical de la corie à côté de la nervure cubitale (fig. 209, a,).
Articles Ill et IV du rostre épaissis vers leur point de réunion (fig.209, b),
le II plus long que les Ill et IV réunis. Exaeretini (p. 376).
3 (2) Bord postérieur de la corie sans tache noire distincte. Rostre
graduellement rétréci vers le sommet, l’article ll plus court que les [II
et lV réunis. Tuponiini (p. 547).

376 HÉTÉROPTÈRES Mxmnxn
4 (1) Pseudarolia bien visibles (fig, 208, c-g), rarement indistincts,
en ce cas les ongles sont courbés plus fortement dans leur partie apicale
ou ils le sont en angle.
5 (6) Ailes sans hamus dans la cellule. Ongles courbés en forme d’un S
(fig. 208, c) presque droits vers leur sommet. Couleur foncière noire.
Crcmnorrhinini PUT.  
6 (5) Ailes munies dlun hamus. Ongles distinctement courbés dans
leur partie apicale ou à peine courbés, en ce cas l’insecte n’est pas
noir. Phylini (p. 378).
Tribu Exaeretini Pnroiv, 1875, Cat. Hem. Pal. : 54
Camptotylini Rnnrnn, 1891, Hem. Gymn. Eur., IV : 7.
Espèces petites et grêles. D’un vert blanchâtre, antennes avec des
anneaux noirs. Tête presque verticale. Segment génital du C} presque
aussi long que les autres segments de l’abdomen réunis. lfampoule
du pénis comprend deux parties bien séparées (fig. 209, i) l’une de l’autre.
Les épines des tibias prennent naissance dans des points noirs très dis-
tincts.
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Fu;. 209. —- Camptotylus yersini Mns. : az, 3‘ (X 8,5) ; b, tête et rostre du 5‘, vue laté-
rale (>< 27) ;c, tête et pronotum du 5‘, vue dorsale (X 27) ; d, article II des antennes
(X 27); e, ongle, face externe (X 170); f, segment génital du 3‘, vue dorsale
(X 27) ; g, style gauche, vue latérale droite (X 72); h, style droit, vue dorsale
(X 72) ; i, ampoule du pénis, vue latérale (X 72) ; k, partie apicale de la thèque
et processus du segment génital, vue latérale (X 72).
(1) Le seul représentant de cette tribu, Cremnorrhinus basalis Rnur. est une espèce
méditerranéenne et se trouve dans la Péninsule balkanique et dans l`Asie Mineure.

PHYLINAE· — cAMr1·oTY1.Us 377
TABLEAU ¤Es GENRES
1 (2) Article I des antennes blanc, taehé de noir, 0,75 fois moins long
que la largeur du vertex. Face dorsale couverte de poils blancs, mêlés
de quelques poils noirs. Front sans lignes transverses ocracées.
Camptotylus (p. 377).
2 (1) Article I des antennes noir, 0,5 fois moins long que la largeur du
vertex. Face dorsale couverte de poils squamiformes noirs. Front muni
de lignes transverses ocracées. Exaeretus F1EB.  
93. Gen. CAMPTOTYLUS FIEBER
Camptotylus FIEBER, 1861, Eur. Hem. : 70; Lllegalobasis REUTER,
1879, Oefv. Fin. Vet. Soc. Fôrh., XXI : 205.
(Typ. gen. : C. yersini Mns.)
Une seule espèce française :
Camptotylus yersinî (Mutssxvr), 1856, Op. Ent., VII : 129.
Tête jaunâtre, yeux noirs, antennes blanchâtres, face interne de l’ar-
ticle I avec un point noir sétifère (fig. 209, c), le II avec 3 ou 4 anneaux
noirs, sa partie apicale grisâtre ou brunâtre (fig. 209, d), les III et IV
grisâtres. Pronotum, écusson et hémêlytres verts,souvent avec des taches
blanchâtres, Membrane blanchâtre, les cellules verdâtres, une tache
noirâtre s`étend du sommet des cellules jusqu’au bord postéro-externe.
Fémurs d’un jaune ocracé, tibias blanchâtres, munis d'épines blanches
qui prennent naissance dans des points noirs, tarses grisâtres. Vertex
2,5-2,6 fois chez le C}, 2,8 fois chez la Q plus large que l’œil. Antennes
très longues, article II 1,7-1,8 fois chez le 6, 1,6-1,7 fois chez la Q plus
long que la largeur du pronotum, le III 0,6-0,7 fois moins long que
le II. Tarses longs. Ongles (fig. 209, e) sans pseudarolia. Segment génital
du 6* conique (fig. 209,   Style droit (fig. 209, h) long, étroit, ses côtés
sinués, l'apophyse petite et aiguë. Style gauche (fig. 209, g) avec 3 pointes.
Ampoule du pénis (fig. 209, i) composée de deux parties. L’une basale,
est courte, épaisse et fortement courbée; l’autre, apicale est longue,
plus étroite, moins fortement courbée, son bord externe muni de dents ;
le gonopore secondaire est situé dans la partie basale. La partie apicale
(1) La seule espèce de ce genre, E. mayri Fn. (issu. a été signalée de la Suisse par
M. le Prof. IIOFMAENNER (1928, Illitt. Thurg. Gex., XXVII : 63). Mais d'après lui-
même c'est une indication douteuse. E. mayri Fa. Gssm. est connue de la Russie
méridionale et du Turkestan.

378 nÉTÉRo1>TÈnEs MIMDAE
de la thèque (fig. 209, Ir) est courbée, coupée obliquement au sommet
et à côté d’elle se trouve un processus long et grêle qui appartientàla
paroi du segment.
Longueur : ô` 2,5-2,8 mm; Q 2,6-3 mm.
BIOLOGIE. - Cette espèce vit exclusivement sur Tamariz, Les adultes ont
été trouvés de juin à septembre. Les œufs hibernent.
D1sTR1BUT1oN. — Bouches-du-Rhône (PU'roN, 1876]; Hérault (MARQUET,
1894]; Bouches·du-Rhône, Pyrénées-Orientales   WAGNER, 1955]. Espèce
méditerranéenne, connue d’Espagne, d’Algérie et du Turkestan.
Tribu Phylîni DoUoLAs et Scorr, 1865
Une subdivision de cette tribu sera très difficile, car les genres sont
très voisins l’un de l’autre. Nous avons composé des « groupes de genres »
pour faciliter la détermination des genres. Mais, sans doute, ces groupes
ne représentent pas des groupes naturels et, c’est pourquoi nous ne les
considérons pas comme des sous-tribus.
TABLEAU mas GROUPES DE GENRES
1 (2) Le rostre ne dépasse pas les hanches antérieures. Face interne
de l'article ll des antennes du 5‘ munie d’une bosse poilue (fig. 210, cv),
plus court que le III et à peine plus long que le I ; chez la Q cet article
est d’une forme normale, mais il n’est pas plus long que le Ill.
1. Groupe de Harpocera (p. 379).
2 (1) Le rostre dépasse les hanches antérieures nettement. Article Il
des antennes plus long que le Ill et jamais avec une bosse antéapicale.
3 (4) Pseudarolia longs et acuminés, libres, unis aux ongles seulement
dans la partie basale. 2. Groupe de Oncotylus (p. 381).
4 (3) Pseudarolia unis aux ongles sur presque toute leur longueur,
rarement en partie libres, en ce cas ils ne dépassent pas le milieu des
ongles.
5 (6) Fémurs clairs, les épines des tibias ne prennent pas naissance
dans des points noirs bien visibles.
4. Groupe de Phylus (p. 493).
6 (5) Fémurs obscurs, rarement clairs, en ce cas les épines des tibias
prennent naissance dans des points noirâtres bien visibles où les tibias
sont en partie noirs. 3. Groupe de Plagiognathus (p. 397).

1-nvLmAs. — HARPOCERA 379
Gnou:-E ma Harpoccra
Harpoceraria D0ucLAs et Scorr, 1865, Brit. llem., 1 : 33.
Un seul genre:
94. Gen. HARPOCERA Cuarrs
Harpocera. Cunrxs, 1838, Brit. Hem. : 709.
(Typ. gen. : H. thoracica FALL.)
6 et Q de forme difïérente. Brillant, lisse. Tête plus large que longue,
tylus saillant, yeux grands, plus hauts que les joues, front convexe.
Antennes épaisses, article Il avec une bosse latérale près du sommet
chez le 6 (fig. 210, cz), article lll courbé. Bord postérieur du pronotum
sinuè, les callosités bien visibles. Macroptère, les hémélytres toujours
plus longs que l'abd0men. Ailes munies d'un hamus dans la cellule.
Pattes longues. Tibias antérieurs et postérieurs du 6 courbés. Rostre
très court.
1 1 /   /\
A  
l
1
L/'X Q I) g
G\) b C 9 f
Fie. 210. ·-· llarpocera tharacica FALL. : a, articles I et II des antennes du 6 (X 20] ;
b, id. de la Q (X 20) ; c, ongle, face externe (X 200) ; d, style droit, vue dorsale
(X 54); e, style gauche, vue dorsale (X 54) ; /, ampoule du pénis, vue latérale
(X 54) ; g, partie apicale de la thèque, vue ventrale (X 54].
Une seule espèce lrançaise :
Harpoccra thoracica (FALLÉN), 1807, Mon. Cim. Suec. : 111 ; P Cimex
prothyris VILLERS, 1789, Ent. auct. : 529; Ilarpocera burmeisteri
Cmvrxs, 1838, Brit. Hem., XV, f. 704; Capsus curvipes MEYER-Dunn,
18-43, Caps. : 98 (6); Acinocera. dispar Srnpnnnson, 1829, Syst. Cat.
Brit. lns., II : 347; Phytocoris circumflexus COSTA, 1852, Cim. Regn.
Neap., Cent. Ill : 36; Capsus picticornis MULSANT, 1852, Op. Ent.,

380 HÉTÉHOPTÈRES Mraimua
I 1 149 (Q) ; var. confuse Sricnm., 1933, lll. Best. Tab. : 257 ; var. nigra
Sricnm., 1933, ib.; var. grisescens Srrcnm., 1933, ib.; var. ruficollis
Wzsrnorr, 1881, 9. Jahr. Ber. Westf. Prov. Ver. Wiss. Kunst 2 61.
Couleur variée d’un jaune ocracé à noir, à pubescence fine et claire.
Tête noire, une ligne médiane et le bord postérieur jaunâtres. Antennes
d’un jaune grisâtre, les articles Ill et IV noirâtres. Pronotum souvent
avec une ligne médiane claire. Sommet de l’écusson jaune, celui du
cunéus noir. Pattes d’un jaune rougeâtre, partie apicale des fémurs
postérieurs noire. Épines des tibias noirs, prenant naissance dans des
points noirs. Nervures de la membrane jaunâtres. Taille grande. Vertex
2 fois chez le 8, 2,5 fois chez la Q plus large que l’œil. Article Ides antennes
épais et 0,75 fois chez le 3, plus grêle et 0,4 fois chez la Q (fig. 210, (J)
moins long que la largeur de la tête, le Il aussi épais et à peine plus
long que le I chez le 5, grêle et 2 fois plus long que le lchez la Q, article III
courbé et 1,75 fois chez le 5`, 1,1 fois chez la Q plus long que le ll. Article II
des tarses postérieurs aussi long que le Ill, ongles robustes (fig. 210,c),
courbés seulement dans leur partie apicale, le sommet avec une petite
pointe appliquée. Style droit du 5‘ (fig. 210, d) petit, courbé, l'apophyse
très petite. Style gauche (fig. 210, e) robuste, l’apophyse large et arrondie
au sommet, le lobe sensoriel acuminé et aigu. Ampoule du pénis
(fig. 210,   en forme d’un S, le gonopore secondaire situé près du sommet.
Partie apicale de la thèque (fig. 210, g) à peine courbée, aeuminée dans
sa partie apicale.
Longueur : 3 6-6,4 mm; Q 6,4-6,8 mm.
VARIATION
1 (7) Pronotum jaunâtre ou brunâtre, sauf les callosités, qui sont tachées
de noir (Q).
2 (3, 4) Pronotum et écusson d’un jaune brunâtre, var. typica.
3 (2, 4) Pronotum et écusson d’un gris brunâtre, var. grisescens Sricx-1.
4 (2, 3) Pronotum et écusson d’un rouge brunâtre.
5 (6) Hémélytres d’un gris brunâtre, var. Confusa S·r1cH.
6 (5) Hémélytres d’un rouge jaunâtre, var. ruiicollis YVESTH.
7 (1) Pronotum noir (C3`, Q).
8 (9) Pronotum sans ligne médiane jaunâtre, var. nigta Sricn.
9 (8) Pronotum avec une ligne médiane jaunâtre.
10 (11) Hémélytres noirâtres, à lignes jaunâtres, var. typica (C3`).
11 (10) Hémélytres d’un gris brunâtre, var. confusa Sricn.
Brorocm. — Cette espèce vit sur les chênes. Les adultes ont été trouvés
dans un intervalle de temps très court, en mai ou juin. Parfois on les trouve déjà
en avril. Les œufs hibernent. L’espèce se nourrit de petits insectes.
Dxsrmnuriom. — Toute la France. Connuc de l’Europe centrale, de la
sous-région méditerranéenne et de la Perse ; manque dans l’Europe septentrio-
nale et orientale.

PirvL1NAE. — MAcno·rvLus 381
Gnoura ¤°Oncotylus F|EEEa
TABLEAU DES GENRES
1 (2) Ongles petits, fortement courbés dans toute leur longueur
(fig. 208, e), avec une dent basale bien visible, pseudarolia très longs,
atteignant l’extrémité de l’ongle, l'empodium en grande partie caché.
Macrotylus (p. 381).
2 (1) Ongles moins courbés, plus grands, sans dent basale distincte
(fig. 208, d), l'empodium libre, bien visible.
3 (4) Les épines des tibias prennent naissance dans des points noirs.
Le rostre ne dépasse pas les hanches intermédiaires.
Oncotylus (p. 393).
4 (3) Tibias sans points noirâtres. Le rostre atteint ou dépasse les
hanches postérieures.
5 (6) Tête allongée, horizontale (fig. 263, a). Tylus proéminent,
sa base est située au-dessus du milieu de l’œil, vue de côté son bord
antérieur est en demi-cercle. Amblytylus (p. 508).
6 (5) Tête inclinée, tylus, vue de côté, plus étroit dans sa partie
médiane qu'au sommet, sa base est située au-dessous du milieu de l’œil.
Acrotclus REUT. (1).
95. Gen. MACROTYLUS F1EEr—:a
.'Wacr0tylus FIEBER, 1858, Wien. ent. Mon., Il : 325; Mermimerus
J. SAHLBERG, 1870, Not. Sâllsk. Fn. Fl. Fenn. Fôrh. : 293.
(Typ. gen. : M. quadrilineatus Scam:.)
Taille variée, forme oblongue ou oblongue·ovale. Pubescence de la
face dorsale noire. Tylus saillant, bien séparé du front. Bords latéraux
du pronotum immarginés. Membrane avec des taches noirâtres, en
général un point ou une strie se trouve en arrière des cellules. Pattes
assez longues. Épines des tibias courtes et fines. Article II des tarses
postérieurs plus long que le Ill, ongles en général à peine plus longs
que l’épaisseur du tarse, avec une dent basale bien visible. Le rostre
dépasse rarement les hanches postérieures.
TABLEAU oEs EsrÈcES
1 (2) Noir unicolore, sauf le cunéus et la membrane qui sont tachés
de blanc. l. quadrilineatus.
2 (1) Face dorsale en partie claire.
(1) A. loewi REUT. (= caspicus REUT.) se trouve dans l'Europe orientale et dans
l'Asie occidentale. A. canariensis E. \VAcx. est connue des îles Canaries..

382 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
3 (4) Noir, clavus et corie verts. 2. bicolor.
4 (3) Pronotum, écusson ou cunéus en partie ou entièrement clairs.
5 (6) Face dorsale d’un jaune ocracé, doré ou rougeâtre, rarement en
' partie obscure. Antennes noires. Pronotum et écusson avec des dessins
obscurs. 3. nigricomis (1).
6 (5) Face dorsale verte, grise ou d’un vert jaunâtre.
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0 b c d E
FIG. 211. — Ilrlacrotylus, tête de la Ã? (X 20,5) : a, Nl. quadrilineatus Scnax.;
b, JW. herrichi REUT. ; c, .11. horvathi REUT.; d, JW. soliiarius M. D.;
e, LW. mayri Rizurr.
7 (S) Pronotum avec 3 bandes longitudinales obscures (fig. 215, a-b).
Face dorsale d’un gris verdâtre. 4. elevatus.
S (7) Pronotum sans bandes longitudinales.
. 9 (1U) Tête noire ou brune avec des taches noires (fig. 211, b). Face
dorsale d’un gris blanchâtre ou grise. Antennes noires. 5. hetrichi.
10 (9) Tête verte ou jaunâtre, rarement en partie ou entièrement
noire, en ce cas les hémélytres sont verts ou d'un vert jaunâtre et les
antennes en partie claires.
11 (18) Articles I et ll des antennes clairs, sans dessins noirs.
12 (17) Partie apicale des fémurs sans ponctuation obscure. Le point
noirâtre en arrière des cellules de la membrane est oblong (fig. 212, c).
13 (14) Le rostre dépasse le milieu de l’abdomen. Callosités du pro-
notum orangées ou ocracées. Taille petite, longueur de 3,5 à 4 mm
(Espagne). colon Reer.
14 (13) Le rostre dépasse à peine les hanches postérieures. Callosités
du pronotum coneolores. Taille plus grande, longueur supérieure à
4 mm.
(1) JW. nigricornis F1EB. et Ill. lutescensl FIEB. sont identiques. Le nom correct
pour cette espèce est Ill. nigricornis FIEB. Les deux espèces susnommées ne se dis-
tinguent que par la coloration.

vnuman. - Macnorvws 383
15 (16) Longueur de 5,1-5,5 mm. Tête presque aussi longue que large
(fig. 211, d), vertex 2 fois chez le 5*, 2,6 fois chez la Q plus large que l’œil.
6. solitarius.
16 (15) Longueur de 4,2-5,3 mm. Tête 1,25-1,4 fois plus large que
longue (fig. 211, e), vertex 1,7 fois chez le 5*, 2,3 fois chez la S? plus large
que l’œil. 7. mayri.
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cz b c d e
Fm. 212. -- Àfacratylits, membrane (X 19) : a, AI. quadrilineatus Scumc. ;
b, M. Iwrvathi REu1·.; c, JI. mayri Puzur.; d, M. paykulli FALL.; c, IM. bipunc-
talus REUT.
17 (12) l2artie apicale des fémurs densément couverte de points
fins bruns ou noirs. Le point noir en arrière des cellules de l membrane
est rond (fig. 212, b). 8. horvathi.
18 (11) Articles 1 et II des antennes avec des dessins noirs.
19 (20) Membrane grisâtre unicolore, sauf un point noir en arrière
des cellules (fig. 212, e). 12. bipunctatus.
20 (19) Membrane avec des taches irrégulières noirâtres (fig. 212, d).
21 (22) Tibias unicolores clairs, sans dessins noirs. Forme très étroite.
11. atricapillus.
22 (21) Base des tibias, souvent. en plus Vextrémité, noires. Taille
plus large.
5 23É24) Vertex 2,2 fois chez le 5*, 2,6 fois chez la Q plus large quclïœil.
`ur nonis. . pay ullî.
24 (23) Vertex 1,9 fois chez le 6*, 2,4 fois chez la Q plus large que
l°œil. Sur Lotus et Ononis natrix LAM. 10. interpositus.

384 HÉTÉROPTÈRES MIRIDAE
1. Macrotylus quadrilineatus (SCHRANK), 1785, Verz. Ins. Berchtesg. :
339; Il/Iacrotylus luniger FxEBEa, 1858, Wien. ent. Mon., II: 340; 1`Wala-
cocoris albopunctatus Gaaaxoninrri, 1869, Boll. Soc. ent. Ital., I: 194.
Noir, unicolore, sauf le vertex qui est muni de 2 taches brunes
(fig. 211, a.), le cunéus, dont la base et le sommet sont blanchâtre;
(fig. 212, a) et une tache blanche en arrière des cellules de la membrane.
Pubescence de la face dorsale noire et courte, celle de la face ventrale
longue et grisâtre. Forme oblongue, à côtés presque parallèles
(fig. 214, a-b). Vertex 2,1 fois chez le L3`, 2,2 fois chez la S2 plus large que
l’œil. Article I des antennes 1-1,1 fois plus long que la largeur du vertex,
le Il 3,5 fois plus long que le I et 1,