FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du 1°'juillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1€ \   '\€·' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
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La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion scientifique
française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
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destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre en
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terrestres et fluviatiles volume 1 publié en 1930. Ce volume est actuellement épuisé et ne sera pas réédité.
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Montpellier, le 6 avril 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

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FEDERATIDN FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE
_ Directeur honoraire: P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPARD
 
MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
(première partie)
MB
Louts GERMAIN
SOUS•DlRECTEUR. on Lmsonatome AU Muséum Nnronm. '
n’H1s·r0mE NATURELLE
Avec 13 planches et 470 figures
PA R I S
PAUL LECHEVALIER, 12, RUE DE Tomwom (v1°)
1930
Collection honorée de subventions de l'Académle des Sciences de Paris
(fondations R. Bonaparte et Loutreull), de la Caisse des Recherches Scientifiques,
du Ministère de l'AgrIculture et du 1}/lirllstère de Plnstruction Publique.

_ PREFACE
Aucun livre d’ensemble n'a été publié sur les Mollusques terres-
tres et lluviatiles dela France, depuis Yapparition des ouvrages
classiques, mais anciens, de J. R. Dnnrarmnun, D. DUPUY,
A. MOQUIN—TANDON. Ces travaux, qui restent la base de la mala-
cologie française, ne sont plus au niveau de nos connaissances et il
en est de même des volumes édités par A. Locaan en 1893 et 1894
qui, s’ils signalent toutes les espèces, de valeur très inégale, décrites
dans de nombreuses publications éparses et souvent fort difïiciles à
consulter, laissent à désirer en ce qui touche la classification, car ils
ne tiennent nul compte des recherches anatomiques. D’autre part, la
multiplicité des prétendues espèces nouvelles, souvent indiscerna-
bles, rendait presque impossible toute détermination sérieuse, même
pour un spécialiste. Une Faune des Mollusques terrestres et fluvia-
tiles de la France, mettant en œuvre les documents accumulés par
les naturalistes et essayant de- classer les véritables espèces dans
un ordre rationnel devenait nécessaire. C’est un tel ouvrage que je
publie, après m’étre entouré d‘une vaste documentation et avoir uti-
lisé les observations que, depuis une vingtaine d’années, je poursuis
au laboratoire et dans la nature. J’ai été ainsi conduit à entreprendrel
une véritable révision critique de notre Faune, travail long et pénible,
qui aurait été plus difficile encore si je n’avais eu àma disposition les
riches matériaux réunis par A. Locann dont la collection, renfermant
des types ou cotypcs de la plupart des espèces litigieuses, est aujour-
d’hui conservée au Muséum national d’Hist0ire naturelle de Paris.
Aussi m’a·t-il été possible de placer en synonymie un grand nombre
d’espèces, qu’après un examen très attentif, je considère comme des
formes individuelles, jeunes ou anormales ou d`insignitiantes varia-
1

2 Monwsouizs rsmuasrmas sr sruvmrirss
tions dues au polymorphisme bien connu des Mollusques terrestres
et fluviatiles(‘). La Faune française s’en trouve allégée et j’espère
que les espèces que je signale sont sufiisamment caractérisées pour
que tout naturaliste puisse les reconnaître.
Quelques mots maintenant sur- la rédaction de ce livre.
Les clefs dichotomiques 'conduiront facilement, je l’espère du
moins,.aux genres et aux espèces. Je dois prévenir qu’elles ne dis-
pensent pas de recourir a~la description plus détaillée qui les suit.
Ces clefs· sont, en effet, d’une élaboration très délicate quand il
s’agit, comme c’est le cas bien souvent, d’espèces affines. .l’y ai
introduit parfois des caractères anatomiques (radula, appareil géni-
tal) faciles à saisir avec un peu d’habitude. J’ajouterai que, pour
rendre de telles clefs pratiques, il convient d’utiliser des caractères
qui s’opposent chez les espèces considérées. C’est là, trop fréquem-
ment, une condition d’une réalisation difficile et qui peut conduire à
e.ragér·er un peu la valeur relative de certains caractères. La lec-
ture attentive des diagnoses permettra de rétablir les faits dans toute
leur exactitude.
Dans toutes les descriptions, les dimensions sont exprimées en
millimètresilongueur ou hauteur et diamètre de la coquille); les
chiffres placés entre crochets [7-8 mm.] correspondent à des dimen-q
sions exceptionnelles.
La plupart des espèces sont représentées, les unes~sur les plan-
ches, les autres dans le texte. Les planches donnent la reproduc-
tion photographique de bons types des espèces; les figures dans le
texte représentent des détails (ouverture, sculpture du test".) ou
de très petites coquilles fortement agrandies; les unes sont origi-
nales, les autres reproduisent, parfois,avec des co1·rections, les figures
types publiées par les créateurs de Pespèce. Enfin j`ai tenu à donner
un croquis de l’appareil génital pour presque tous les genres et sous-
genres car les caractères du système reproducteur sont, et avec
juste raison, de plus en plus utilisés pour la distinction des genres,
des sous—genres et même des espèces et.îls fournissent quelquefois
le seul criterium permettant une détermination rigoureuse. _ '
Malgré les soins apportés à sahrédaction, je ne me dissimule pas
les imperfections de cette Faune. Je serais heureux de recevoir les
suggestions des naturalistes qui la liront et les documents nouveaux
L Je n’ai pu, etant donné le cadre relativement restreint de cette Faune, exposer les raisons
qàièrgâpltsguidé; on les trouvera exposées, pour la plupart, dans quelques-uns de mes travaux

rnâucn A 3
qu’ils pourraient me communiquer. Il me deviendrait ainsi possible
de publier, dans l’avenir, une nouvelle édition moins imparfaite. Dès
maintenant je serais récompensé de mon effort si ce livre pouvait
rendre quelques services et apporter un peu d’ordre et de clarté
dans un chapitre particulièrement compliqué de la Faune française.
LOU1s· GERMAIN.
Décom bre 1929.
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INTRODUCTION
CHAPITRE I
HISTOIRE DE LA MALACOLOGIE FRANCAISE
Si les auteurs de la Renaissance, comme Baron ou Mans, Rounnrnr,
U. ALDHOVANDE·.· et ceux du XVIII' siècle comme A. J. Dns.u.1.nza ¤’AncnN-
VILLE, ne M. na Favaxnnsu., ont cité incidemment quelques Mollusques
terrestres ou Iluviatiles français, c’est_à un médecin, Régent de la Faculté
de Médecine de Paris, Etienne Louis Gaorrner, que l’on doit le premier
traité consacré à la Malacologie de notre pays [1767]. Encore ce petit
ouvrage, parfois accompagné de trois planches dessinées et gravées par
Ducnasma en 1776, ne s’occupe-t-il que des environs de Paris. E. L. Geor-
rnov signale 46 espèces qu`il décrit avec assez de précision et accompagne
d'un nom français caractéristique. Malheureusement, il n’emploie pas la
nomenclature hinominale. Ce livre eut cependant un grand succès et une
traduction allemande, de Fr. Il. l\Ltu·rn~u, parut à Nuremberg en 1767.
En 1801, au mois d’avril, Jean Louis Marie Pomar publie un Prodrome
des Mollusques qu`il avait observés dans le département de l'Aisne et aux
environs de Paris et où sont décrites, trop brièvement, un certain nombre
d’espèces nouvelles. L‘impor.tancc de ce mémoire tient surtout au fait qu`il
parut un peu antérieurement au Tableau des Mollusques terrestres
et/l1wiazz'les de France [juillet 1801] de Jacques Philippe Raymond.Dna-
manson ('), ouvrage fondamental qui donne, pour la première fois, une
idée d‘ensemble de la faune française. L‘auteu1· y décrit 132 espèces répar-
ties en 18 genres. Cependant J. P. R. Dmtraanaun mourait le 12 pluviose
an XII, laissant en manuscrit sa célèbre Ilistoire des Mollusques qui,
gràce aux soins de sa veuve, Marie Anne Gabrielle Snmmx, de Jacques
Tueurs, alors directeur du Jardin des Plantes et du D' Cros, parut à
Paris, en 1805, en un volume in-4** accompagné de 13 planches exécutées
par Dncruznau et Gaarnnoor. L‘Histoire des· Mollusques devint rapide-
4. Né à Montpellier. le Sjuin 4772.

6 MoLLUsoi:Es rsnussrnns ET rnuvrxrinus
ment classique. Elle contient la description et la figuration souvent très
exacte de 173 espèces groupées en 19 genres. Beaucoup de ces espèces
et de ces genres sont établis pour la première fois et, s’il est un reproche
que l’on peut adresser à J. P. R. Dnxrxmvxun, c’est d’avoir trop souvent
négligé les travaux de ses devanciers, notamment ceux d’O. F. Mü1.1.Ea
[1774] (‘). L`œuvre du malacologiste de Montpellier fut complétée, en
1831, par André Louis Gaspard NlIC·HAUD qui fit connaître des espèces
nouvelles figurées sur 3 planches dessinées par A. P. Tsiivss.
Les ouvrages de J. P. H. Dnarsnmun et de G. Micaaun eurent un
retentissement considérableet, dans presque toutes les régions, des natu-
ralistes se spécialisèrent dans l’étude des Mollusques terrestres et d’eau
douce. On vit paraître des faunes locales, rédigées avec plus ou moins de
science et de soin, mais contenant souvent de précieuses observations. Il
ne peut être question d’énumérer tous ces Catalogues, d’ailleurs de valeur
très inégale. Quelques-uns cependant méritent une mention spéciale,
comme celui de P. A. M1L1.1;r ne LA Tuivrauniàan [1813] qui joint à la des-
cription de la coquille celle de l’animal, ou ceux de N. R. Boucusim-
Cnxrrrsnuaux [1837] et de E. Puroiv [1847] remarquables par leurs obserya-
tions biologiques.
Ces Catalogues locaux eurent pour principal résultat d’augmenter et de
préciser notre connaissance de la faune française et de permettre l’élabo-
ration de nouveaux travaux d’ensemble. Aussi, presque simultanément.
deux grands ouvrages sont-ils publiés. L’un est l’Hz'stoz'1·e des Mollusques
de l’abbé D. Duruv, paru de 1847 à 1852; l’autre est l’Hz'stoz'r·e des Mol-
lusques de A. Moouix-Taivooiv daté de 1855.
Le livre de l’abbé D. Duruv ne traite que des seuls Mollusques testacés
dont la classification est uniquement basée sur les caractères de la
coquille. On y trouve les descriptions et figuratious, en général exactes,
de 347 espèces dont 199 terrestres (parmi lesquelles 100 Helicidae).
L’ouvrage de A. MOQUIN-TANDON est conçu dans un esprit tout différent.
Il ne s’occupe plus uniquement de Penveloppe testacée; il y joint la
description minutieuse de l‘animal et souvent d‘intéressants détails ana-
tomiques. Jamais, avant lui, une telle masse de faits n’avait été accumulée
sur Porganisation des Mollusques de notre faune. On peut reprocher à ce
livre des erreurs de systématique, une tendance parfois fâcheuse à la
réunion d’espèces parfaitement distinctes; il est impossible de mécon-
naître la valeur et l`exactitude des observations qui y sont consignées.
Sans doute attendrons-nous, longtemps encore, un travail de cette valeur
sur la faune française (2).
Avec Jules~Hené Bouacuicmr 'et ses élèves, l’histoire de la Malaco-
l. La collection rassemblée par J. P. R. Dsaranmun, aujourd’hui conservée au Musée de Vienne
(Autriche) a été étudiée avec beaucoup de soin et de compétence par A. Locsim [/895].
2. Le livre de A. lllooum-Tmvnon contient la description et Piconographie de 267 espèces dont
193 terrestres. Pour la premiere fois les Mollusques français sont classés scientifiquement en
genre et en sous-genres établis sur des caractères tires a la fois de l'animal et de sa coquille.

_ uvrnonucrion 7
logie française entre dans une phase nouvelle. C’est vers 1860 que
J. R. Bonncurmurr commence la publication d’une longue série de
Mémoires sur la faune européenne. La méthode de l‘auteur, si souvent
critiquée, consiste essentiellement à considérer, comme espèces distinctes,
toutes les formes de coquilles que l'0n rencontre dans la nature, en
négligeant les intermédiaires. On conçoit les dangers d’un tel système;
aussi J. R. Bonncummr créa-t-il une quantité d’espèces sans toujours
appuyer ses descriptions d`une figuration indispensable.
Cet exemple fut malheureusement suivi par trop·de naturalistes qui, `
ne possédant que des connaissances insullisantes, décrivirent comme
espèces nouvelles, non seulement des formes individuelles ou d’autres
basées sur dïnsignifiants caractères, mais encore de nombreuses espèces
déjà connues de leurs devanciers. Aussi devint-il bientôt à peu près
impossible de se retrouver dans un chaos sans cesse accru.
C‘eSt alors que l'élève le plus remarquable de J. R. Bounourcimrr, le
malacologiste lyonnais A. Locann, entreprit la publication d’un Catalogue
des Mollusques de France [1882] suivi de deux volumes descriptifs : l‘un
sur les Coquilles /lzwz'atz'les [1893], l'autre sur les Coquilles terrestres
[189û]. Dans ces travaux qui ont rendu et rendront encore des services,
le nombre des espèces est porté à plus de 1850 (dont 950 tluviatiles) et
leur groupement, uniquement basé sur les caractères de la coquille, n‘est
pas toujours heureux.
Malheureusement, le progrès ainsi réalisé est beaucoup' plus apparent
que réel. Certes, J. R. Bounczurcuxr etA. Locsnn possédaient une grande
érudition et une connaissance approfondie'de notre faune; mais leur con-
ception part de fausses données et repose, en partie du moins, sur une
étude insuffisante du polymorphisme. ll en est résulté que ces auteurs
ont pris, pour des espèces distinctes, des formes locales ou des variations
individuelles, séparées par des caractères souvent si fugaces ou si faibles
qu’il est à peu près impossible de les saisir.
Cependant le labeur accompli par J. Ri Bounouremr et les naturalistes
de son école n’a,pas été inutile. ll a précisément montré toute l’impor-
tance du polymorphisme ·des Mollusques, attentivement étudié par
G. Couracnn [1895] ('); il a fait connaître une série de formes locales
souvent fort intéressantes et ignorées des auteurs plus anciens. En pré-
sence de ces matériaux considérables, il est devenu possible de tenter
une étude d’ensemble de la l'aune française; d’essayer de discerner les
véritables espèces et de grouper, autour d‘elles, celles qui sont unique-
ment des formes locales ou des variations individuelles.
Ce travail se trouve facilité par les recherches entreprises depuis une
1. G. Commons a. étudié, dans un esprit critique, le polymophisme d'un certain nombre de
Mollusques français (Helicella, Cochlicella, Anodonta, Pseudanodonta). Bien que parfois trop théo-
âlgèlâzülrlàlîl VUES (18 cet &l1I€\1|‘ SODI SOIIVCUI ll'l§'ÉlllB\1S€! Ci. SBB CO!lCl\lBl0DS SOIN Kélléfâlêmenl

8 Motmusonus rnnnnsrnns ·ET'FLUVIATILES _
cinquantaine d’années sur les Mollusques terrestres et·fluviatiles euro-
péens. L’impulsion a surtout été donnée par le livre de H. A. Prnsnnr
[1894], Guide to· the Study·`of Helices, rapidement devenu classique.
L’auteur a eu le grand mérite de fondre les travaux antérieurs et ses
propres recherches en combinant les caractères de la coquille et ceux de
l’anima1 en un tout harmonieux et rationnel.
En dehors de ce grand ouvrage, les études si importantes de P. Hnssn,
qui forment, outre une série de mémoire parus depuis 1918 ('), trois
volumes des suites à HossMKss1..nn [1907-1908; 1909-1911; 1919-1921]
apportent quantité de faits nouveaux. Et beaucoup d`autres naturalistes
ont ajouté leur contribution. Je me contenterai de signaler les travaux de
Ch. Asnronn [1885], BAKER [1911], E. W. Bownm. [1908 à 191â], A. E.
Bovcorr [1917], K. Bnaivcsix [1891], VV. COLLINGE [1893], H_. vox Innnnvc.
[1892], MÃ nu Lsnaiununc [1928], W. Potnvsxr [1924 à 1929], C. Pormoivnna
[1887, 1890, etc...], WV. Roszxowsm [191Q à 1929], J. VV. TAYLon[189Ã1...],
C. M. STEENBERG [1925], L. Soos [1909 à 1927], A. WAGNER [1920 à 1922],
Hugh Warsox [1919, 1920], F. Wincmaiviv [1876]...
C’est en m`appuyant à la fois sur tous ces travaux anatomiques et sure
les nombreux mémoires parus, depuis les ouvrages de A. Locnnn, sur la
faune malacologique des diverses régions françaises que j’ai essayé de
présenter un tableau rationnel des Mollusques terrestres et fluviatiles de
notre pays.
CHAPITRE Il
NOTIONS SUR L’ANATDMIE DES MOLLUSOUES TERRESTRES
' ET FLUVIATILES DE LA FAUNE FRANQAISE
Les Mollusques terrestres et fluviatiles de la Faune française appar-
tiennent aux deux grandes classes des Gastéropodes et des Pélécypodes.
Il est indispensable, avant d’entreprendre la description des genres et des
espèces, d’indiquer les traits essentiels de Porganisation de ces animaux.
Depuis une quarantaine d’années, en effet, la connaissance anatomique
des espèces s’est considérablement accrue, ce qui permet une plus saine
appréciation des rapports qui les unissent. Cependant, tous les caractères
anatomiques n`ont pas, du point de vue systématique, la même valeur:
ceux fournis par la morphologie externe, par l’appareil digestif [mâchoires
et radula) ct par le système génital, dont l'étude ne présente réellement
aucune difîiculté, sont de beaucoup les plus importants. Ce sont donc
surtout ces parties de Forganisation des Mollusques qui seront dévelop-
1. Voir, pour tous les auteurs cités, 1’Inde.z· bibliographique, à la tin du volume.

· ' — inrnonucriox 9
pées dans ce chapitre; d’ailleurs ces notions se rapportent aux espèces
françaises et sont d’ordre général; leur but est principalement de donner
une description d'ensemble et de préciser les termes employés. Le lecteur
trouvera, dans la partie descriptive de ce livre, les particularités ana-
tomiques caractérisant les familles, les genres et les sous-genres.
1. GASTÉROPODES
Les Gastéropodes non marins se divisent en deux grands groupes : les
Pulmonés, dont la respiration se fait au moyen d’une poche pulmonaire et
dont la coquille est dépourvue d’opercule; — les Prosobranches qui, en
général, respircnt par des branchics et dont l’ouverture de la coquille est
fermée par un opercule. . '
A] Morphologie externe.
La plupart des Gastéropodes ont une coquille, de forme très variable,
dans laquelle l’animal peut se retirer. Ce dernier comprend trois parties :
une tête, un pied et une masse viscérale spiralée épousant la forme de la
coquille et que l’on peut considérer comme le tronc.
_ La tête est nettement distincte, principalement en dessous, où elle est
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FIG. 1. — Arion, vue extérieure. b, bouche; 0, œil;pn, pneumostome; 1*, orifice rénal;
a, anus; ag, orifice génital; p, pied; sp, sillon pédieux; gc, glande caudale,
séparée du pied par un sillon. Plus ou moins rentlée, elle porte des ten- `
taculcs et montre, en avant et en bas, une ouverture qui est la bouche.
Les tentacules sont au nombre de la ou de 2. Chez les Pulmonés terrestres,
ils sont creu.r, rétractilcs et ùwaginables en entier dans l’intérieur de la
tête et presque toujours au nombre de li : une paire antérieure et une
paire de tentacules postérieurs plus longs, portant les yeux à leur extré-
mité : d’0ù le nom de Srvnommnoriionas que l’0n donne à ces animaux.
Les Pulmonés d‘eau douce n’ont que 2 tentacules pleins, triangulaires,
seulement rétractiles et montrant les yeux à leur base : on les nomme,
pour cette raison, Bnsonmuorxxonns. Les Prosobranches n‘ont également
que deux tentacules portant les yeux à leur base.
La partie de la tête comprise entre la base des tentacules et la bouche

10 Monwsouns rannasrnas ur rnuvwritas
se nomme le mufle; généralement court, aplati ou légèrement convexe
chez les Pulmonés terrestres, il est plus allongé, parfois cylindrique
(P/anorbis) chez les Pulmonés d’eau douce et devient proboscidiforme
ou constitue même une véritable trompe chez les Prosobranches. La
trompe peut être bilobée à son extrémité, s’allonger ou se raccourcir,
mais elle est incapable de se retirer complètement dans la cavité buccale.
Le pied est un disque ventral, charnu. fortement musculaire, géné-
ralement plat et plus ou moins oblong, sur lequel rampe l‘animal. ll est
toujours distinct du reste du corps dont il peut être séparé par un sillon
pérrpédieux l'} (ex. : Zom'tz'dae, fig. 2). Certaines familles (Ar·ionidae,
Zoniticlae) montrent, à l’extrémité postéro—supérieure du corps, une glande
muqueuse caudale s’ouvrant par un petit` orifice semi-circulaire (pere
mugueux) et secrélant un abondant mucus. Le pied est parfois divisé en _
deux par un sillon longitudinal (Cyclostoma) ou par un sillon transversal
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É \ É \·
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/0/ mm \ HI I ll-' l\\ \ §\
f \\ \ \ 1
Fm- 2- ·· Coupe schématique du pied, à gauche chez un Mollusque dépourvu de Sillon
péripédieux, à droite chez un Mollusque pourvu d’un sillon péripèdieux sp.
délimitant une région antérieure ct une région postérieure (illelampus,
Truncatella). Postérieurement, le pied se termine en pointe obtuse,
arrondie ou plus ou moins eflilée (queue). C’est sur cette partie posté-
rieure du pied qu’est fixé l‘ope1·eule des Prosobranches. L’opercule
existe aussi, mais très rarement, chez quelques Pulmonés adultes (Am-
phibola, non représenté en France); il se rencontre plus fréquemment
chez les embryons d’autres genres Pulmonés (Gadinia, Szphonaria, Aurzl
eulidae), ce qui semble montrer qu`il était, chez le type ancestral des
Mollusques, le complément de la coquille.
La masse viscérale est recouverte d’une sorte de tunique musculaire, le
manteau, limitant en avant une chambre respiratoire; son bord libre,
épaissi et glanduleux, est soudé au tégument dorsal, mais en ménageant
un orifice permettant à l’air de pénétrer dans la cavité respiratoire. Cet
orifice, le pneumostome, s’ouvre à droite (à gauche chez les espèces
senestres) ; il est parfois accompagné (Llmnaea et surtout Planorbis) d'un
petit appendice charnu, le lobe palléal-(voir, à ce sujet, C, Appareil
respiratoire).
I. H. A. Pxtsnmr en se basant sur ce caractère important, a divisé les Stylommatophores en
AULACOPODES qui ont un sillon peripédieux et en HOLOPODES qui en sont dépourvus.

· xisrnonucrioiv 11
Le bord du manteau correspondant à la base du cou de l'animal en
extension (c’est-à-dire à l‘entrée de la coquille quand l’animal y est
enfermé) s’épaissit et forme une sorte de bourrelet, le collier (ou limbe),
bien développé chez les Pulmonés terrestres, plus mince chez les Pul-
monés fluviatiles et les Prosobranches. Les variations du manteau sont
surtout intéressantes chez les Pulmonés à coquille rudimentaire ou nulle.
Le manteau des Vz'trim'dae déborde en avant de la coquille, recouvre une
partie du cou (denzi-cuirasse_» et fournit, à droite et en arrière, un lobe
spathuliforme, le balancier. Les Testacella ayant un sac viscéral très
réduit logé dans la·région dorsale du pied, le manteau reste rudimentaire;
il apparaît à la face postérieure du corps, recouvert par une étroite
coquille sous le rebord de laquelle s’ouvre le pneumostome. Chez tous les
Lîmaciens on observe une disposition analogue, seulement le manteau
est reporté en avant, derrière la tête, où il forme une plaque ovalaire,
charnue, bombée, à bords minces, que l‘on nomme bouclier ou wirasse.
Sous le bouclier se trouve une coquille rudimentaire interne (Limacidae),
parfois réduite à de simples granulations calcaires (Arz'om'a'ae). Enfin,
chez certains Pulmonés d’eau douce, le manteau peut recouvrir plus ou
moins largement la coquille (Amplzz]neplea) ou présenter sur ses bords
des di gitations assez nettes (Physa).
La place des orifices a souvent une grande importance systématique.
Typiquement ces orifices se situent de la manière suivante chez un Sty-
lommatophore : en avant et en bas de la tète, la bouche; en dessous et
en arrière du tentacule oculaire droit, l’orifice génital unique; puis, à la
base du cou, le pneumostome pourvu de muscles lui permettant de s‘ou-
vrir et de se fermer; l’orifice anal s’ouvre sur le bord externe du pneu-
mostome et l’orifice de l‘uretère tout à côté.`Tous ces orifices s’ouvrent à
droite; ils sont naturellement inverses chez les espèces senestres. Ce
schéma se retrouve à peu près identique chez les Basommatophores, i
mais les orifices génitaux sont séparés :lc mâle au voisinage du tentacule
droit, l’orifice femelle vers la base du cou, un peu en avant du lobe pal-
léal. Chez les Prosobranches unîsexués, l’oritice femelle s’ouvre à droite,
près du pneumostome (‘).
B] Appareil digestif.
Le tube digestif commence par un orifice buccal de forme variable `
limité par les lèvres .· une supérieure et une inférieure. Cette dernière est
divisée, par une fente verticale, en deux parties arrondies en dessous
portant le nom de lobes labiaux (oupaQJcs labiaux). A la bouche succède
un plzarynx musculeux ou masse buccale s‘ouvrant en arrière dans un
œsophage mince, un peu aplati, qui se dilate en un estomac dépourvu de
glandes digestives spéciales auquel fait suite un intestin contourne (il suit
4. La position des orifices, tout en restant conforme à ce schéma, peut montrer des variations
qui seront indiquées dans les dlagnoses des familles, genres et sous-genres.

12 Moxmusquns 'rnnnnsrnns ET Fwvwrxnns
les tours de spire), un peu élargi dans sa portion terminale (rectum) et
aboutissant à l'anus s’ouvrant contre le pneumostome.
Les glandes salivaires sont des organes pairs venant déboucher de
chaque côté de l‘origine de Poesophage. La glande digestive, impropre-
ment appelée foie, occupe la plus grande partie du tortillon et enrobe les
organes. Le foie est formé de lobules divisés en follicules très ramifiés
dont chaque canalicule _excréteur converge vers un canal collecteur com-
mun s’ouvrant dans l’intestin.
Le pharynx contient les organes les plus intéressants du point de vue
systématique : en avant les mâchoires, sur le plancher l’appareil lingual
(radula). ·
ce) Mâch0îres.— Les mâchoires sont des épaississements cornes de l'épi-
derme imprégnés de conchyoline et placés immédiatement derrière le bord
de l‘0rifice buccal. La mâchoire est unique chez les Pulmonés terrestres
où elle manque rarement (Agnat/ies, ex. : Testacella); elle peut être
simple (dite alors Holognathe, ex. : Helitr) ou surmontée d’un appendice
bien développé (dite alors Elasmognathe, ex. 1 Succinea). Chez les Pul-
monés aquatiques il y a souvent trois mâchoires ou mieux une mâchoire
formée- de trois segments, un supérieur et deux latéraux (Linznaea, Pla-
norbzs). La mâchoire des Prosobranches se compose ordinairement de
deux plaques latérales guillochées.
La mâchoire unique des Pulmonés terrestres est de forme plus ou moins
arquée; sa surface est généralement garnie de stries ou de côtes verticales
et son bord tranchant peut p0rte1· une saillie médiane ou rostre (Zonites,
Vitrine). Elle présente des caractères très différents qui ont été utilisés
en systématique et_il est nécessaire de préciser les divers types de
la mâchoire (fig. 3 à 8) qui est :
Polyplacogzathe quand elle est formée de nombreusesplagues seyzmrées
iles unes des autres, seulement réunies par une membrane mince (Ex. :
Punctum). ,
Stégognathe lorsqu’elle est formée de plaques verticales étroites par-
tiellement soudées entre elles mais libres sur leurs bords qui sont plus ou
moins imbriqués (Ex. : Flanzmulùza].
Goniognatlze lorsqu’e1le est formée de grandes plaques imbriquées à
peine soudées entre elles, les plaques médianes. t1·iangulai1·es, n’attei-
' gnant pas le bord libre (Ex. : Plectopylis. Ce type n’estpas réalisé dans
la faune française). '
· Aulacognathe lorsque les·plaques primitives sont complètement sou-
dées et la surface de la mâchoire verticalement striée (Ex. : Pymmidula).
Oxygnathe lorsque les plaques sont complètement soudées et la surface
de la mâchoire lisse (Ex. : Leucochroa), son bord inférieur pouvant être
muni d’un rostre (Ex. : Zonitidae).
Odontognathe lorsque les plaques sont complètement soudées, la sur-
face portant des côtes verticales très marquées dentieulant plus ou moins

INTRODUCTION 13
fortement les bords (Ex. : nombreux Helicidae comme le genre Ccpaca].
Elasmognathe lorsqu’elle est munie, au-dessus de son bord supérieur,
d’une large plaque triangulaire (Ex. : Succinea).
La mâchoire des Pulmonés peut, en effet, être considérée comme formée
de nombreuses plaques verticales plus ou moins intimement soudées.
Dans les types les plus primitifs, ces plaques restent libres, réunies seu-
lement entre elles par une mince membrane (Polyplacognathes). Ces.
.7 ‘
‘   fr ¤. v ` 0
É gl Q ` 4 
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Fu;. 3 à 8. - 3. Màchoire polyplacognathe (Pzmctum). -— 4. Màehoîre goniognathe.
- 5. Màchoire aulacognathe (Pymmîduta). — 6. Màchoire oxygnathe (Leucochroa).
— 7. Màchoire élasmognathe (Succifzea). — 8. Màchoire odontognathe (A1·c}wli.z:).
plaques se soudent partiellement chez les Stégognathes et les Gonio-
gnathes et complètement chez les Aulaeoguathes et les Odontognathes
qui ont une mâchoire striée ou costulée verticalement et chez les Oxy-
gnathes dont la mâchoire est lisse. Les Oxygnathes peuvent dériver, soit
des Stégognatlies —- et o'est vraisemblablement le cas de/ nombreux
genres exotiques, notamment de ceux de la famille des Helzboplzantidae,
— soit des Odontognathes par dégénérescence [disparition des costules)
et c‘est probablement le cas des Leucochroa.

14 onwsouas immnsrnizs ar rnuvmrinns
B] Radula. — Surle plancher de la cavité pharyngienne s’élève un bour-
relet longitudinal musculeux très puissant, la langue recouverte d’une
cuticule résistante, la membrane basale sur laquelle se dressent de nom-
breuses dents disposées en rangées transversales. L’ensemble de la mem-
~ brane basale et des dents constitue la radula.
L’extrémité antérieure de cet appareil est libre dans la cavité pharyn-
_ gienne mais, en arrière, la radula se continue dans l’intérieur d‘une
gaine [poche de la radula) qui peut être fort longue. C’est au fond de
cette gaine que se forment les dents destinées à remplacer celles de la
partie antérieure de la radula à mesure qu’elles s`usent. La radula est
mobile et, grâce'à des muscles puissants et compliqués, elle agit à la
manière d’une râpe, réduisant les aliments en fragments minuscules.
Cet organe est très variable quant_ à ses dimensions, à sa forme et au
nombre des dents. Celles-ci très dures, siliceuses, sont disposées en
rangées longitudinales et en rangées transversales(‘). Toutes les dents
d’une même rangée longitudinale sont identiques, mais celles d’une
même rangée transversale varient, si bien qu’il sufîit d’étudier une de ces
rangées pour préciser les caractères dela dentition, caractères dont l’im-
portance est grande pour la distinction des genres et parfois même des
espèces.
Le plus souvent on distingue, sur une même rangée transversale : une
dent centrale (appelée aussi médiane ou rachiale) et, de chaque côté,
une ou plusieurs dents latérales (ou pleurae} et des dents marginales (ou
uncùti) parfois très nombreuses.
. Chaque dent adhère à la plaque par une base de forme variable d’où se
détache une lame terminée par une ou plusieurs pointes ou cuspides. La
cuspide interne est la plus rapprochée de la dent centrale, la cuspide
externe la plus éloignée; entre ces deux cuspides peuvent s`en intercaler
d’autres, chacune pouvant, à son tour, se diviser en pointes secondaires;
d’où les noms de dents unicuspidées, bicuspidées, tricuspidées, multicas-
pidées qu’on leur attribue suivant le nombre de leurs pointes.
Le nombre des dents de la radula est extrêmement variable. ll peut y
avoir seulement une ou quelques dents par rangée transversale. mais on
peut aussi en compter des centaines. On exprime souvent ces caractères
au moyen d’une formule. '
Ainsi : 9 —|- 4 + 1 —|- 4 -|— 9 exprime que, dans chaque rangée trans-
versale, il y a une dent centrale de part et d’autre de laquelle sont 4 dents
latérales et 9 dents marginales.
C] Appareil respiratoire. '
Chez tous les Pulmonés la chambre palléale est transformée en poumon,
ou mieux en poche pulmonaire. Le toit de cette cavité est richement vas-
1. Les rangées transversales de dents peuvent être horizontales; généralement elles sont plus
ou moins obliques.

xurnonucriox 15
cularisé, surtout chez les Pulmonés terrestres, tandis que son plancher
reste parfaitement lisse. Le poumon communique avec l'extérieur par le
pneumostome qui s’ouvre et se ferme au moyen d’un double sphineter et
dont la position à droite du corps (à gauche chez les espèces senestres)
varie avec les genres. Chez,les.Pulmonés fluviatiles il existe générale-
ment, sous le bord inférieur du pneumostome, un petit appendice charnu,
courbé en arc, à concavité tournée vers le haut, et toujours en mouve-
ment, le lobe palléal [: lobe ou lobule respiratoire = appendice auri-
forme] bien développé chez les Limnées, les Physes et surtout les Pla-
norbes. Les Prosobranches terrestres à respiration pulmonée, comme les
Cyelostomes ont un poumon analogue. Ces poumons doivent être consi-
dérés comme des branchies modifiées. Ils sont, en effet, toujours constitués
par un repli du manteau dont la paroi porte un grand nombre de nervures
saillantes occupées par des vaisseaux sanguîps tenant la place des folioles
branehiales des Prosobranches.
. Chez les Prosobranches fluviatiles il existe une branclzzb appelée aussi
parfois cténidie. Située dans la chambre palléale, elle est un prolongement
cilié de la paroi du corps; elle reste très simple chez les Mollusques de
la faune française. Chez les Vivipares on observe, sur le plancher de la
cavité palléale, un peu à gauche, un grand nombre de petits filaments
aplatis soudés entre eux sur presque toute leur longueur et disposés sur
trois rangées comme les dents d’un peigne. C'est l`ensemble de ces
filaments qui constitue la branehie des Vivipares; celle des Bythinîes est
encore plus simple, mais du même type. Par contre, la branehie des
Theodoxies, fortement plissée et ondulée, également fixée à gauche du
plafond de la cavité palléale, libre dans toute son étendue mais ne pou-
vant faire saillie au dehors, est formée de très minces lamelles parallèles,
d’inégale grandeur, serrées les unes contre les autres. Le genre Valvata
diffère de tous les autres par sa branehie bzpectinée, complètement libre
dans la cavité palléaleet pouvant même faire saillie au dehors sous forme
d‘une sorte de panache ou de plumet fort élégant.
D] Appareil génital.
ll y a lieu de distinguer les Gastéropodes Pulmonés, qui sont herma-
phrodites, et les Gastéropodes Prosobranches qui, en général, sont uni-
sexués.
a] Pumxosés.
lfappareil génital des Pulmonés présente toujours une grande compli-
cation. Il est construit selon deux types : dans le premier, réalisé chez
les Stylommatophores, il n`y a qu‘un seul orifice génital (orifices mâle et
femelle confondus); dans le second, particulier aux Basommatopliores,
il existe un orifice mâle en avant de l’orifice femelle et plus ou moins
éloigné de lui.
1** Type. Stylommatophores. — Le meilleur type est fourni par les

15 Monnusouns rnnnnsrnns nr FLUVIATILES
véritables Helix dont on peut ainsi résumer les diverses parties de l‘ap-
pareil génital (fig. 9).
D’une glande hermaphrodite [:. ovaire des auteurs anciens comme
Cvvum, BLAINVILLE, vim BENE-
ag -  ,,,·_ V /,}¤·//¢ ’,f nE1v...; :: organe en grappe:
' ' ’ \_, Zwitterdrüse] logée dans le
' -*1* tortillon et plus ou moins en-
”’°l" robée dans les lobes du foie,
[L AU _ _   part un canal très fin, ordinai-
A.-- / ·_---:,«i rement très contourné sur lui-
- même, le canal hermaphrodile
î""" ' [:2 canal dêférent supérieur :
? C È ovisperm duct] qui reçoit le
` - È “”_*`”” ` produit d’une glande très volu-
’  mineuse au moment de la ma-
L , _ o
..(·  · turité sexuelle, la glande de
  l'aZbamz'ne('] [: organe de la
°"——·· ;»   t glaire: Eiweissdrüse].
- 'lh __; ..-}•·¢ A partir de ce moment, le
` · _ dv canal hermaphrodite se dilate
· É considérablement et se divise
e fl ·· - en deux parties : l’une très
pyî  · large, boursouilée, à parois
 fé  ______20,_ _ molles et plissées, par où les
â¢% ,» _ produits femelles peuvent seuls
2@ ” --c Ft . , , _
” 'É —·~  `_    K passer: c est l ovzducte [:. ma-
» `  l 3 trice, uterus de divers auteurs];
· et l’autre étroite où s’écoule le
F10. 9. ·- Schéma de Pappareil génital d’un Sty- sperme : c’est le canal défé-
lommatophore : a, atrium; p, pénis; e, épi- mm [Z: sperm duct : vas
pha1lus· f tlagellunr mr muscle rétracteur , ,
du pénis; ’pd, sac duidarii; d, dard; ax, ap- defemml quh dans cette Pufflëi
pendix; ap, appendicula; gm, glandes multi- n’eSt en réalité qu’i1ne gouttiere
ûdes; 01:, oviducte; pf', prostate; cd, canal creusée dans la Ctmcavüé de
déférent (partie libre); co, canal de la poche 1, .
copnlatrice; pc, poche copulatrice; d, diverti- 0VïduCt9· CBS deux Canaux
culum; ga, glendîl de11’a1(§>¤¤;lî¤e; vi}? cânal sont accoléssans être absolu-
hermaphrodit€· g gan e ermap ro ite. · · - · · _
Dans toutes les figures du texte, ces lettres mînt ,mçhv1duahSe_S   lol]
désignant les mêmes organes, la légende ne Puis l0V1du0i8 d€V1€¤î l1lJ1`€ [ll
Sera pas 1‘€P1`0du1œ· reçoit souvent dans cette partie
le nom de vagin [: oviducte
libre rs, Uterushals], s’élargit, se contourne et aboutit à un utérus s’ou-
vrant au dehors par Poriiice génital commun [:.— cloaque génital : ves-
tibule] ala base du tentacule oculaire droit. '
1. Arrivé dans la glande de Falbumine, le canal hermaphrodite forme un coude ou un pll,
avec souvent un petit cœcum, le talon. _

rzvruonucrroiv 17
Cette partie extrême du conduit femelle reçoit :
1° D'abord le canal séminal [: Blasencanal : spermateca duct] géné-.
ralement long, provenant d’une vésicule séminale [: poche copulatrice; '
. : spermatheca; : Samenblase]. Sur le parcours du canal existe
souvent un appendice creux plus ou moins long, le diverticulunz [: fouet;
: branche copulatrice; : Divertikel].
2° La poche ou sac du dard [: Dartsack; : Pfeilsack : stylophore]
organe ovoïde creux, très musculeux renfermant un stylet calcaire très
` dur et dont la forme variable constitue parfois un excellent caractère pour
la distinction des espèces (voir la partie descriptive). Ce stylet, appelé
dard [= Pfeil : darl] est·inséré sur une papille dela paroi interne du
sac, sa pointe très aiguë tournée vers le
cloaque génital; il fait saillie pendant   ~ ·..,,_,
l’accouplement. C’est probablement un _.> ` I N "«·t_
organe excitateur; après l`accouplement   "Pt
le sac du dard est vide et le dard géné·   ' OV *2:
. ralement implanté dans les tissus des- É ` `  
individus accouplés, au voisinage de l’ori- ig _}‘
fice génital (').   «·  
3° Deux glandes volumineuses à rami— ' ' " ‘ ,_ `
fications tubulaires ou digitiformes sou- _ ·. °·1l·  
vent très nombreuses, les glandes mal- · ' _ ·° `
tifdes [.—: vésicules dîgitiformes; = il- J h_ _ de
prostates vaginales; : vésicules vermi- Fiïiulàugïe ?O°vl;pâ ds; cînsâtâgëërent
formes; : vésicules ou glandes mu- (cd),
queuses] dont la sécrétion, remplie de _
corpuscules calcaires, contribue vraisemblablement à la formation de la
coque de l'oeuf.
Reprenons le canal déférent au moment où il est encore accolé à l’ovi-
ducte. Il est accompagné sur une partie de son parcours, d’un ruban glan-
duleux frange qui est la prostate [: prostate déférente]; puis, après un
trajet plus ou moins contourné sous forme de canal complet, il aboutit à
l’organe copulateur s’ouvrant dans le cloaque génital. Cet organe copula·
teur est un pénis [: verge ] exscrtile à parois charnues, prolongé
par une partie plus ou moins différenciée que l’0n nomme l’épz]z7haIlus.
Un muscle rétracteur s’insère, soit sur le pénis proprement dit, soit sur
l‘épiphallus. Au point où le canal déférent aboutit au pénis existe géné-
ralement un appendice creux plus ou moins long, le flagéllum.
L on distingue parfois,d’après la forme du dard : les Haplostyles dont le dard est simplement
snbulé et arrondi (Ex. : Vallonia pulchella Mutt.]; les Dispathostylcs dont le dard, egalement
subulé, plus ou moins reconrbé. montre deux arétes opposées à sa partie supérieure (Ex. : He-
liceNa);les Tetraspathoszyles qui ont un dard avec 6 arêtes saillantes disposées a angles droits
et une couronne bnsilalre (Ex. :Helî:1.· pomatia L.); et les Heterospalhostyles qui ont un dard
ppcrplrge dans le cas précèdent, mais avec les 4 arêtes saillantes biüdes (Ex. : Gepaéa hortensis
0

18 Motwsquss rnnnnsrnns ur FLUVIATILES
Au moment de Paccouplement, chaque individu agissantàla fois comme
_màle et comme femelle, le vestibule génital se renverse au dehors; le
pénis se déroule comme un doigt de gant et s’introduit dans le vagin jus-
` qu’à l’oriiice de la vésicule séminale de 1’autre individu. Ou constate alors
souvent que le sperme ne s’écoule pas liquide dans la vésicule séminale,
mais qu`il est entouré d’une capsule filiforme allongée, à. bords crénelés
ou découpés et pourvus d’arêtes saillantes. Cette capsule est Ie sperma-
tophore ou capreolus qui se dissocie dans la vésicule séminale. ll existe
chez les Arions, les Parmacelles, les lrlyalines et un grand nombre d’Hé-
licidés et se forme, soit dans le canal déférent (ex. 1 Zonüzblae), soit dans
le flagellum (ex. : Helicidae). ,
Cet appareil génital, tel qu’il vient d’être décrit, peut subir des com-
plications ou des réductions. Il existe parfois, sur le vagin, un appendice
servant peut-être de réceptacle au. spermatophore : c’est Pappendicula.
Un organe analogue peut se trouver sur le pénis : dest Pappendix.
Les réductions portent·sur Yabsence du flagellum, du diverticulum, le
nombre des digitations des glandes multifides qui elles-mêmes peuvent
manquera,. Ces détails, souvent caractéristiques, trouveront leur place à
la. description des genres et des sous-genres.
2** Type. Basommatophores. - Chez ces Pulmonés, les orifices male
et femelle sont nettement séparés. `
De la glande hermaphrodite, située dans le tortillon au milieu des
lobules du foie, part un canal ltermaplirodite se divisant en un conduit
mâle et un conduit femelle.
Le canal mâle s’élargit en une sorte de poche aplatie, puis en une vési-
cule piriforme et glanduleuse qui est la prostate. ll en sort un canal de-
férent proprement dit., très long, trèsentortillé, qui pénètre dans la
musculature du pied, puis redevient libre pour aboutir à l’appareil copu-
lateur malel Celui·ci est formé d’une première gaînc péniale [petit sac du
pénis) débouchant dans une gaine plus forte (grand sac du pénis) déva-
ginable lors de l’accouplement. Des muscles protracteurs sont fixés sur
la grande gaine et des muscles rétracteurs sur la petite.
A sa séparation du canal hermaphrodite, le conduit femelle reçoit le
produit d’une glande de l’allJumz'ne, puis forme un utérus plus ou moins .
plissé et contourne qui s’élargit en un corps pyriforme (appelé souvent
réservoir commun de la glaire et des œufs) aboutissant au vagin. Dans le
vagin s’insinue le canal excréteur de la vésicule séminale; une glande
annexe au moins, appelée glande nidamentaire, débouche entre Putérus
et le corps pyriforme. ' .
Q] Puososamcass.
Tous les Prosobranches de la Faune française, sauf les Valvées, sont
unisexués et leur appareil génital est toujours beaucoup plus simple que
celui qui vient d’être décrit chez les Pulmonés.
Les males ont une glande génitale plus ou moins volumineuse, appe-

mrnonucrxou 9
lée quelquefois testicule, cachée au milieu du foie. Il en part un canal
déférent généralement long, grêle et entortillé, se rendant à un volumi-
neux pénis parfois bilobé (Bytfainia), parfois extérieur et ressemblant
à un troisième tentacule (Acmaea) ou enfermé dans le tentacule droit
qui lui sert de fourreau ( Vivipara). Il peut exister une prostate.
Les femelles ont une glande génitale ou ovaire occupant une place
identique à la glande correspondante des mâles. Il en sort un oviducte
grêle ou très grêle à son origine qui, après avoir décrit plusieurs circon-
volutions, s’élargit et aboutit à la matrice (appelée aussi utérus) où les
oeufs s’entourent d'albumine et d’une coque. Une glande de 1`albumine
spéciale et une vésicule copulatrice débouchent parfois dans l’oviduete
(Vivipara). Il peut aussi exister, dans la région terminale de cet appareil,
une poche incubatrice dans laquelle se développent les œufs, si bien que
Panirnal donne naissance à des petits entièrement développés et munis
d’une coquille (Vz'vz}mra).
Les espèces du genre Valvata sont unisexuées. On trouvera, dans la
partie systématique, la description de leur appareil génital.
E] Appareil circulatoire.
Bien que les caractères de l‘appareil circulatoire (comme d’ailleurs ceux ·
du rein) ne puissent servir pratiquement à la détermination des espèces,
il est nécessaire d’en dire quelques mots parce que divers auteurs ont
basé sur eux une classification des Mollusques terrestres et notamment
des Stylommatophores.
Le cœur des Gastéropodes est situé dorsalement, au voisinage immé-
diat de Pappareil respiratoire. ll comprend toujours un ventricule ovoïde
ou pyriforme à parois très musculaires et une ou deux oreillettes presque '
constamment en avant du ventricule. `
a] Paosounaivcnas.
Le cœur, entouré d'nn péricarde communiquant avec le rein, est en
arrière de la branchie. Il comprend, chez tous les Prosobranches terres-
tres et d’eau douce de France (sauf les T/zeodoxia et les Smaragdia], un
ventricule et une seule oreillette placée_en avant du ventricule, d`où le
nom de Monotocardes donné à ces animaux. Le ventricule n’est pas tra-
versé par le rectum.
Les T lzeodoxia et les Smaragdzh sont des Dfotocardes, e’est-à-dire des
Prosobranches possédant deux oreillettes placées symétriquement par
rapport au ventricule, mais l`oreillette droite est en arrière et beaucoup
plus petite que la gauche située plus en avant par rapport au ventricule.
De plus, ce dernier est traversé par le rectum.
Du ventricule part une aorte qui se divisc·de suite en deux troncs :
1° l’a0rte ce]vhaIz'gue ou antérieure irriguant la tête, l'estomac, les orga-
nes copulateurs, le manteau et se divisant en nombreux vaisseaux (don-
nant, notamment, l’importante artère pédieuse trèsramifiée); 2** Paorte

20 Mottusouns rannnsrnas nr rnuvmrirns
viscérale ou postérieure desservant le foie, I’intestin, les glandes géni-
tales. Le sang tombe dans les lacunes; il est ensuite amené à la branchie
d`ou la veine branchiale le conduit au cœur.
ti] PuLMoNÉs.
Le cœur, entouré d’un péricarde communiquant avec le rein, est situé
sur le plafond de la cavité pulmonaire. Il comprend une seule oreillette et,
en arrière, un ventricule. Chez les Testacelles et les Onchidium l’oreil-
lette est située, exceptionnelle-
amd. __a |_ ment, en arrière du ventricule,
par suite du recul de l’anus ct de
i `···§ la cavité palléale rejetés à l’ex-
trémité postérieure du corps.
_ ,.L;___ Du ventricule part une aorte
d’où se détache toujours immé-
diatement une artère viscérale
ou hépatique. Puis l‘aorte [‘) se
‘··° 3 il U"` courbe fortement en passant
sous l’intestin ct se dirige en
_ avant où son extrémité anté-
rieure traverse les ganglions
sous-œsophagiens. ll s’en sépare
—-¤»¤ de nombreuses artères dont les
:·"·]*· principales sont : l`artère gas-
` ··° trique qui irrig ue tout l`appareil
··v digestif en émettant des rami-
· __Q__h_ O iications; l'artère utérine qui
FIG il —- Schéma du svstème artériel·d’un linge la prçstaœ en Suivant SGS
Stylonimatophore. ao, aorte;a/z, artère hépa— Clrconvohmons et d0mœ’ chez
thique; eu, artère utérine; ag, artère gas- les Heiicidae, desbranches pour
trique; rad- artère cèpëaîîque draw ee et- ies giamies maximes, le Sac du
tere du pénis; 0, oreillette; o, ventricule; . , . .
vp, veine pulmonaire; g, ganglions sous-œso- dardv le vagmi 1 arte'? "8Pha"
phagiens; ni, nerf intestinal. ligue droite qui émet, chez tous
. les Stylommatop/tores , une
branche importante, l’artère du pénis (fig. 11). Cette même artère cépha-
lique droite donne aussi naissance, mais seulement dans certaines familles
(Zonitidae, Pupiilidae sensu late, Clausiliidae) à l’artère du vagin qui,
chez les Heiicidae est une branche de l’artère utérine. Le sang artériel
tombe dans les lacunes du corps; il'est porté au plafond de la cavité pul-
monaire où il s‘hématose et ramené au cœur par la grande veine pul-
monaire qui, en longeant le rectum, aboutit à Poreillette.
Le système artériel des Pulmonés, tout en conservant ces traits géné-
raux, peut présenter des dispositions particulières, caractéristiques de
1. Cette aorte est toujours soudée au diaphragme sur un trajet plus ou moins long et ne s’en
écarte qu‘au point ou elle croise le conduit génital [W. Pomxsm, I929, p. 975].

nwrnonucrxoiv 21
familles ou de s0us·familles. Il est impossible d’entrer dans le détail et
l’étude, très délicate, des artères des Pulmonés ne peut fournir de carac-
tères pratiques de détermination. Il suffira de dire que les belles recher-
ches de VV. Pomxsxr [1924, p. 142-147 et 184-185; 1929, p. 962-979] ont
prouvé que la classification des Pulmonés [et, notamment, des sous-fa-
milles d’Helicidae) basée sur les caractères de l’appareil génital est con-
firmée par l‘étude du système artériel de ces animaux.
F] Rein.
m] Pnosomuiracxxss.
Chez tous les Prosobranches de la faune française (même chez les
Theodozia et les Snzaragdia qui sont Diotocardcs) il n‘existe qu’un seul
rein correspondant au rein droit des Gastéropodesipourvus de deux reins.
C’est un organe dorsal, situé contre le péricarde (avec lequel il commu-
nique par un orifice cilié) et s`ouvrant directement au dehors dans le voi-
sinage, mais en arrière, de l’anus. Chez les Vivzyaara et les Valvata il
existe un uretère assez développé et fixé au manteau.
[3] PULl\IONÉS·
Chez la plupart des Basommatophores et chez divers Stylommatopho-
3 uno   o
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TIL.
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Fm. 12. — Schéma du rein. A. Planorbis; B. Testacelle; C. Rein orthuréthrique (Pu-,
pilla); D. Rein sigmuréthrique (IIeli.z*);1·, rectum; rn, rein; 0, orifice rénal; u, ure-
tère; p, péricarde.
res (Pupillidae sensu lato, Enidae, Coe/zlicopidae) le rein est une poche
plus ou moins piriforme située en arrière du plafond de la cavité pulmo-
naire, entre le périearde et le rectum. Ce rein se continue antérieurement
par un canal allant en s’amincissant, Puretère primaire, dont l’extrémité
se recourbe légèrement en dedans, vers le rectum, de telle façon que
l’0rifice rénal soit tourné du côté columellaire. Ce rein est dit orthuré·
zhrigue. Chez quelques Basommatophores (Planorbis) il n’y a pas d’ure-
tère : la paroi antérieure du rein s’ouvre, sur une papille, directement
dans la cavité pulmonaire.
V Chez d’autres Stylommatophores [Clausz'Zz'z'a'ae, I[clz'cz'dae, Arionidae,
etc...) le rein est disposé sensiblement de la même manière, mais l’uretère
se replie sur lui-même pour longer le côté du rein jusqu’à la base de la

22 Monwsouns rnnnnsnns arr FLUVIATILES
cavité pulmonaire (uretère primaire), puis il se replié à nouveau et se
dirige antérieurement en longeant le rectum (uretère secondaire). Dure-
tère a ainsi la forme d’un S, d’0ù le nom de rein sigmuréthrigue donné à
Pensemble.
Ce type sigmuréthrique peut olïrir quelques modifications :
Chez les Testacelles, l’uretère se replie et s’app1ique le long du rein
pour s’ouvrir au fond de la cavité palléale. Il n’existe donc pas, en réalité,
d’uretère secondaire. ‘
Chez les Limax et quelques Daudebardia, l’extrémité de l’uretère se-
condaire et l’extrémité du rectum forment un cloaque s'ouvrant au voi-
sinage du pneumostome, mais en dehors de la chambre respiratoire.
Enfin, chez d’autres Stylommatophores (Succineîdae) le rein est placé
perpendiculairement entre le péricarde et le rectum, la pointe tournée
vers le rectum; l’uretère suit l’intestin et le rectum jusqu’au bord du
manteau. Le rein est alors dit hétérurëthrique.
C’est en se basant sur ces types de rein que H. A. Prrssnr [1895,
1898, p. 108, 142] a divisé les Stylommatophores en trois grands groupes :
Szgmurethra : Clausiliidae, Helz'cz'dae, Aohatinidae, Zonitidae, En- ·
dodontidae, Limacidae, Parmacellidae, Arionidae,
_ T estacellidae, Ferussacizliae.
Orthurethra : Enidae, Valloniidae, Pupillidae (sensu lato), Cochli-
copidae.
Heteruret/tra (: Elasmognatha) : Succineidae.
Cette classification est évidemment intéressante, mais elle a le tort .
d’éoarter les unes des autres des familles par ailleurs très voisines par
Pensemble de leur organisation comme, par exemple, les Ferussaciidae
(Sigmurethra) et les (,’ochZz'copùiae (Orthurethra) ou encore les Clanszl
Iiùlae et les Enidae.
2. PÉLÉCYPODES
Les Pélëcypodes [: Aoéphales : Lamellibranchesj sont les Mollus-
_ ques dont Vorganisation est la plus simple et, aussi, la plus homogène.
Comme leurs caractères anatomiques sont moins employés en systéma-
tique que ceux des Gastéropodes, nous nous oontenterons d`un très bref
résumé s’appiiquant aux genres de la Faune française.
A] Morphologie générale. — Le corps, enfermé à l’état de repos dans
une coquille formée de deux valves, est généralement ovalaire et com- .
primé latéralement. ll est entouré, immédiatement au-dessous de la
coquille, d’une enveloppe membraneuse, le manteau, constitué par deux

iwraonucriox 23
Iobes symétriques réunis sur le bord dorsal mais plus ou moins libres
sur leurs bords ventraux. En écartant les lobes du manteau on voit, au
centre, une masse viscérale volumineuse d’où fait saillie une grosse lame,
charnue qui est le pied; entre le manteau et la masse viscérale se inon-
‘trent des lamelles pectinées, les branclubs. Cette organisation, assez·
simple, est absolument symétrique, si bien que, sur une coupe trans-
versale, on voit, de droite à gauche, d‘abord une des valves de la coquille,
puis un lobe du manteau, une première, une  econde branchie, la masse
viscérale et à nouveau deux lames branchiales, le second lobe du man-
teau et l’autre valve de la coquille, le tout hr
rappelant la disposition des feuillets d’un w,, f ‘» l,  ` ° ` "L
livre (ng. 13). ·   ·
Deux g!‘0S muscles, traversant le corps  
de part en part, vont s’insérer sur les val-\  `    
ves : l'un antérieurement (muscle adduc- È: '=;j,*;;.qf:_$§y   bb
teur antérieur), l’autre postérieurement   i""l'·' \   "
(muscle adducteur postérieur). Au-dessous ' §   _bi
de l’adducteur antérieur s’ouvre.la bouche É \  
et au·dessous de l’adducteur postérieur    
l’anus. Il n’y a pas de tête distincte.    
B] Manteau, Siphons. — Chez les Unie-   I; ..-.m.
nidae les lobes du manteau sont libres    ;___;,
sur une grande partie de leurs bords ven-   ji?
traux qui sont épaissis et pourvus, en ar-     '
rière, de papilles coniques. Quand l‘ani—  
mal est contracté, les deux bourrelets s’ap— F,g_ ,3_ ___ Coupe schématique
plxquent l‘un contre l’autre, mais ne sont d'Anodonte. be, branchîe ex- .
jamais soudés. Ijanimal est ainsi comme ‘°”“°i bé branchle l“'·°"“°î "'~
. , manteau; 0, coquille; ch, char-
entoure dun fourreau et le manteau ne ,,,è,.e_ ·
présente que trois ouvertures : une en
avant pour le passage du pied et deux en arrière. La fente postérieure
sert ii l’cntrée de l'eau, c’est l'orijïce branclzial au-dessus duquel est un
orifice anal, plus petit, livrant passage au courant d’eau de sortie. Ces
deux orifices sont très légèrement saillants.
Les Splzaeriidae ont les bords ventraux des lobes du manteau soudés
et montrant trois ouvertures : une antérieure pour le passage du pied
et deux postérieures, l’orifice anal et, en dessous, Porifice branchial.
Mais ici ces orifices postérieurs sont reportés à Pextrémité de prolon-
gements tubulaires du manteau, ce sont les siphons. Ces siphons sont ·
accolés comme les canons d’un fusil chez les Sphaerium tandis que les
PzZsz`a'z'am, n’ont que le sipl1on.branchial normalement développé; le
siphon anal n’existe pas et il y a seulement un orifice anal en fente
étroite percé, au-dessus du siphon branchial, dans les bords du manteau.
Enfin, chez les Dreissensia, les deux siphons `sont nettement individua-

24 Monwsouizs rsnnnsrnns nr rnuvxxrxtns
lisés et le siphon branchial, plus gros et plus long, a son ouverture garnie
de nombreuses papilles.
C] Pied. —— Le pied des Pélécypodes est aplati latéralement. Il est très
grand chez les Um'0m'dae où il’a, pendant l’extension, la forme d’une
énorme langue ou d‘un soc de charrue; c’est un organe essentiellement
fouisseur. Les.Sp/zaeridae ont également un pied bien développé, sus-·
ceptible de s’al1onger beaucoup. Le pied des Dreissensia, très court à
l’état de repos, doué d’une extrême mobilité,` ondulant à la façon d’un
Ver, peut aussi s’all0nger dans de fortes proportions. Il porte, en arrière,
un byssus, organe iixateur formé d’un faisceau de fils chitineux, pro-
duction d’une glande spéciale du pied, la glande byssogène. Le byssus
n’existe, parmi les Pélécypodes d’eau douce d’Europe, que chez les
Drezssezzsiidae. `
D] Appareil digestif. — ljappareil digestif est toujours simple. La bou-
che est un·orifice en· fente ovalaire à grand axe transversal, s’ouvrant
' au—dessous du mùscleadducteur antérieur desvalves.Elle est accompagnée
I de quatre ·paQJes labiaux généralement bien développés, plus ou moins
triangulaires allongés et transversalement striés en éventail. ll n’existe
ni mâchoires, ni radula, ni glandes salivaires. L’oesophago, fort court,
débouche dans un estomac allongé ou ovalaire à parois très minces, où
viennent aboutir les canaux excréteurs du foie, organe volumineux occu-
pant une grande partie de la masse viscérale.
Les Unz'0m'dae seuls ont, faisant saillie dans l’estomac, un stylet cris-
tallin ou tige cristalline U} présentant un maximum de développement
en automne, diminuant d’importance en hiver pour disparaitre au prin-
temps. C’est. une·baguette transparente comme du verre, de structure
absolument_anhiste et montrant des couches concentriques sur une coupe
transversale.
A 1`estomac fit suite un long intestin à parois minces; deux fois replié
sur lui-même, il parcourt le foie, la glande génitale...; sa partie
terminale ou. rectum pénètre dans la cavité péricardique, traverse
obliquement le ventricule, passe derrière le muscle adducteur postérieur
des valves et·vient aboutir à 1`anus placé, sur une petite papille, en
dessous de ce même adducteur postérieur.
Les Drez'ssensz'z'dae ont un long cœcum stomocal naissant à l’origine
de l’intestin; il est dépourvu· de stylet cristallin.
I E] Branchies. —— Les Pélécypodes respirent par des branchies symé-
1. Le stylet cristallin existe chez de nombreux Pèlécypod es marins ou il est généralement
logé dans un cœcum qui s'ouvre à la sortie de Pestomac. Ce eœcum n’existe, pas chez les
Anodontes et les Unios; les recherches de BAnnors[I890] ont montre que la cavité intestinale
est alors divisee en deux par un étranglement: l'uue proprement digestive et l'autre, où il
n’entre jamais d’alimen.ts, contenant la tige cristalline. l

mrnonucïxox 25
triquement placées de part et d'autre de la masse viscérale. Elles ont'
l’aspect de lames minces, longues et larges, s'étendant d’avant en arrière.
Fixées par leur bord dorsal dans l'angle formé par le manteau et. la
masse viscérale, elles ont leur bord ventral libre. Il y a deux branchies de
chaque côté, une externe et une interne, chacune formée de deux feuillets
(un feuillet directet un feuillet réfléchi) soudés vers le bas et un peu écartés
vers le haut. Chaque feuillet est constitué par une série de baguettes
chitineuses longitudinales placées les unes contre les autres comme les
dents d‘un pcigne_et reliées tranversalcment par des faisceaux. Sur cette
sorte de squelette cliitineux se trouve le tissu conjonctif de la branchic,
mou et creusé de nombreux espaces lacunaires.De plus, entre les lamelles
d’une même branchie existent des cloisons de tissu conjonctif limitant'
un grand nombre de chambres interbranc/zialcs communiquant entre
elles et avec l’extérieur. Ce schéma subit, avec les genres, des modifi-
cations que l‘on trouvera décrites dans la partie systématique.
F] Appareil génital.
On a·cru longtemps que les Unionidac étaient hermaphroditcs. ll`
n’en est rien; ce sont des êtres nettement unisexués, bien qu’il existe,
exceptionnellement et chez la même espèce, des individus hermaphro-
dites. Les femelles sont beaucoup plus·abondamment répandues que les _
mâles; elles sont aussi plus ventrues et leur coquille est plus déve-
loppée cn épaisseur.
L‘appareil génital est des plus simples. Il n'existe jamais ni organes
d'accouplement, ni glandes génitales accessoires. Les glandes génitales
(testicule ou ovaire dont la distinction ne peut se faire qu’au micro-
scope) sont symétriques; il y en a une de chaque côté du corps, entou-
rant l‘intestin et le foie. Ce sont des glandes en grappe, très grosses
au printemps et en été, généralement ratatinées pendant l’automne et
l’hîver. Les spermatozoïdes, expulsés au dehors, pénètrent avec le cou-
rant d’eau respiratoire dans les individus femelles et y fécondent les
œufs. Ces derniers ne sont pas expulsés : ils s’accumulent dans les '
chambres interbranehiales qui servent de lieux d’incubation. n
Les Dr·eissensiz`dae sont unisexués comme les Unionzîiae. Les Sphae-
ridae sont l1ermaphrodites et vivipares : leurs glandes génitales sont
différenciées en une région antérieure male et une région p0stérieure~
femelle, mais ces portions ne sont pas séparées et le conduit excrétcur
est commun. °

26 Morwsouns rmnnsrnns ur rnuvmrinns
· CHAPITRE Ill
LA COBUILLE ET SES ANOMALIES
La coquille est. Penveloppe calcaire, sécrétée par les glandes du bord
du manteau, dans laquelle,l’animal peut s’enfoncer plus ou moins com-
plètement. Formée d’une seule pièce chez les Gastéropodes, elle est,
chez les Pélécypodes, constituée par deux valves réunies par un liga-
ment. ··
A] Coquille des Gastéropodes. .· · ,
La coquille des Gastéropodes est très généralement formée d’un cer-
· tain nombre de tours de spire s’enroulant autour d'un axe creux ou
. plein que l’on nomme la columelle. Il est nécessaire, po_ur suivre les
descriptions, de définir les diverses parties de la coquille et les nom-
breuses formes qu‘elle peut présenter en Forientant de telle sorte que
l’ouverture se trouve en bas et à droite.
L’ensemble des tours que fait la coquille en se repliant sur elle-même,
` est la spire .· cette spire est allongée, eftilée, haute".; courte, surbais-
sée..., suivant que les tours font plus ou moins saillie les uns sur les
autres; elle est scalariforme lorsque les tours sont plus ou moins dis-
joints, étagés un peu àla manière des marches d’11n escalier; elle est
dextre ou senestrc suivant que Penroulement se fait de gauche à droite
ou de droite à gauche; elle est tronquée lorsque les premiers tours sont
absents, soit naturellement (Rumirw, decollàla L.) soit, et c’est le cas
le plus fréquent, par érosion.
Chaque tour de spire peut être arrondi ou, méplan; il peut aussi pré-
senter un pli plus ou moins saillant, dirigé dans le sens spiral, auquel
` on donne le nom de carène. Les tours sont carénés lorsque la' carène
est aiguë flleliczgomz lapicida L.) ; ils sont subcarénés lorsque la carène
est émoussée (Chilostoma Fontenillei Mxcunun). Ordinairement placée
sur le milieu des tours, la carène peut être supérieure (Helicella expla- l
nam Mütmzu) ou basale (Planorbis planorbis L.);.elle n’existe géné-
ralement que sur le dernier tour, mais, chez quelques espèces, elle est
continuée sur les tours supérieurs (Helicella elegans Dmmunxun,
H. crenuIata·Mür,x.En). .
La suture est la ligne de jonction de deux tours de spire consécutifs;
elle peut être superficielle comme chez la plupart des Clausilies, ou pro-
fonde, détachant nettement les tours les uns des autres (Cyclostoma,
Vz'vz]mm) ; elle est crénelée si elle est ornée de stries saillantes (Helicella
crenulata Müx.Lnn); papilliforme lorsqu’elle est ornée de taches ou

urrnooucrron 27
papilles généralement blanches, (Ciausilio punctuta Mxcnwn); marginée
quand elle est bordée d’nne zonule claire (Ferussaciu, Hohenwartltia).
Le sommet est llextrémité de la spire; il est aigu ou obtns, lisse ou
garni de stries variables. .
La columelle est l’axe creux ou plein autour duquel s’enroulent les ·
tours de spire. Elle peut être droite (cas général) ou tordue (Limnaea
. stxzgnnlis L.); elle est tronquée lorsque sa base, au lieu de s’arr0ndir et
de se continuer avec le bord inférieur du péristome, s`arrête brusquement
comme chez les A zcca. ·
lfombilic est la cavité placée près du bord columellaire, cavité qui est
le débouché de l’axe columellaire (lorsqu’il
est creux). L'ombilie peut être très petit _ ______ _;
(Vitrea crystnllino Mütrnn) ou, au con- Ã E
traire, fortlarge, laissant voirl’enroulement ' '''' É
interne de plusieurs tours (Helicello crice- B " "'
torum MULLER, II. cespitum Dnaranivaun).
Dans le premier cas, la coquille est dite per- ---dl:
forée; elle est dite ombiliquée dans le se-
cond; enfin on la nomme ùnper/`orée quand \
Pombilic est entièrement recouvert par la   ·'  --b° '
patulescenee du bord columellaire. · om, ·°
Uouverture est l’orifice par lequel l‘ani— ty` ’l"
mal entre dans sa coquille ou en sort; on
y distingue : un bord supérieur correspon- Fm_ “_ _ Coquine de GaStém_
dant à la convexité dé l'avant-dernier tour; pode. s, sommet; st, suture; t,
un bord inferieur opposé au premier; un âïlëgrîisgàîâtbîfîaîîëîzî'èîlîllèîî
bord columellaire situé au voisinage de la mm; P, p,5,·iSmme; Bm, om-
columelle et un bord externe ou labre, opposé bîl
au bord columellaire. Le bord inférieur est '
quelquefois prolongé en un canal plus ou moins long. Cette disposition,
qui s’observe principalement chez les coquilles marines, se retrouve chez
un grand nombre de Mélaniens. On dit, dans ce cas, que la coquille est.
szphonostome; par opposition elle est lzolostonze lorsque l`ouverture est
entière, non prolongée par un canal ou sinus basal.
Le péristome est le pourtour de l’0uvcrture. Il est dit continu lorsqu’il
forme une ligne circulaire ininterrompue (Valvata, II. lapicida L.) et la
partie du péristome appliquée contre la eonvexité du dernier tour est la
callosizé ou callum. Le plus souvent, le péristome est discontinu ou dis-
joint, c‘est-à-dire réduit à un arc dont les extrémités sont séparées par
la convexité de l`avant-dernier tour [llelicella varinbilùs Dnarnnzmuo,
Tlzeba cart/zusiana Mü1.1.nn). Le péristome est réfléchi (on dit aussi épa-
noui) lorsqu’il est renversé ou replié au dehors (Cochlostomo); bordé ou
mzuginé lorsqu’il est intérieurement bordé d’un bourrelet; il est simple,
lorsqu’il n’est ni bordé, ni réfléchi. .

28 Monnusouns TERRESTRES ET r1.uv1A1·11.Es
Dans la majorité des cas, l’ouverture est arrondie; mais elle peut être
plus ou moins exactement circulaire (Vollonia, Vnlvata), ovalaire (Amphi-
peplea glutinosa Müim.), pyriforme (Ferussacia follieula, Gnonovws),
semi-lunaire (T heodoxinjn. L·’ouverture est souvent garnie de dents, de
lames ou de lamelles dont le rôle est protecteur, car elles sont disposées
de manière à garantir le Mollusque contre l’attaque de ses ennemis ou
Pintroduction de corps étrangers. On trouvera, après la diagnose des
genres dont l’ouverture est ainsi armée, les indications nécessaires concer-
nant la nomenclature des plis, dents et lamelles.
La longueur (ou hauteur) de la coquille est la distance séparant le bord
inférieur de l’ouverture du sommet; la largeur est la distance séparant
le bordexterne de l’ouverture de la convexité opposée du tour le plus
ventru.
La forme de la coquille est essentiellement variable. Les principales de
ees formes ont reçu les noms suivants, une coquille étant :
Globuleuse, lorsque la longueur dépasse sensiblement les deux tiers
de la largeur (o’est le cas le plus fréquent chez les HeZz'cidae); — dépri-
mée, lorsque la longueur est sensiblement inférieure aux deux tiers de
la largeur (nombreuses espèces de Zonilfdaei; -— discoïde, lorsqu’elle
' affecte la forme d`un disque; les Planches réalisent parfaitement cette
modalité; — ovoide, lorsqu’elle a, plus ou moins nettement, la forme d’un
œuf, comme l’Ena detrita Münnun et diverses espèces de Limnées; —
conoïde, lorsqu’elleala forme d’un cône (Helicella conica, DRAPARNAUD); —-
fusiforme, lorsque, amincie aux deux bouts, elle est rentlée vers le
milieu comme un fuseau (nombreuses espèces de Clausiliidae); -- tur-
riculée, lorsqu`elle est formée de tours nombreux, peu convexes, séparés
par des suture; peu profondes (Coehlicellal, - cylindmcée, lors-
qu’elle a assez nettement la forme d’un cylindre (Pupilla, Columellnj, —
auriforme, lorsque l’oi1verture est très grande et la spire très petite
(Testacella). Le plus souvent, dans la nature, on ne rencontre pas ees
formes absolument typiques. Delà des expressions comme subcylin·
·d1·ique, subdéprimée, ovoïde-allongée..., désignant des coquilles qui ne
sont ni tout à fait cylindriques, ni nettement déprimées ou qui sont plus
allongées que les véritables coquilles ovoïdes, etc.
Les coquilles sont blanches ou colorées, unieolores ou ornées de
bandes ou de taches. Le plus souvent, les coquilles unieolores sont bru-
nâtres comme la corne (cornéesl ou jaunàtres comme l’ambre (ambrèes).
Les autres sont maculées quand leur surface est couverte de taches plus
ou moins larges; flammulées lorsque ces taches sont disposées dans le
sens de la longueur; fasciées lorsqu’elles sont ornées de bandes ou fascies '
tournant avec la spire. Ces bandes peuvent être entières, interrompues,
réduites à des taches ou à des points, parfaitement distinctes les unes des
autres ou plus ou moins soudées entre elles; elles sont dites continues
lorsqu’elles s’étendent sur tous les tours de spire. D’autre part, la coquille

xnrnonocrion 29
peutposséder une ornementation sculpturale (stries, earènes, costules,.
etc...) fournissant d’excellents caractères de classification.
Quelquefois le test est lisse (diverses espèces de Zoniticlae); il est bien
plus généralement strié. Les stries sont longitudùzales lorsqu’elles des-
cendent du sommet vers la base; elles sont spirales (ouiransversalest
l0rsqu’elles s’enroulent dans le sens des tours de spire. Le test est treil-
lissé ou réticulé quand il existe à la fois des stries longitudinales et des
stries spirales qui se croisent (Cyclostonza elegans Müanna, Plazzorbzk
albus Müunan). Les stries longitudinales, parfois très fortes, prennent
Papparence de petites côtes; le test est alors costulé comme chez l‘Heli-
cella striata ltlüttim. Ces côtes peuvent être des productions épidermi—
ques lamelliformes saillantes qui, arrivées à la earène, se prolongent en
poils (Acant/zinula aculeata Münnen, Planorbis crista L.). La coquille
est hispide I0rsqu‘elle est recouverte de poils gréles, raides, souvent dis-
posés en quinconces, portés sur une petite dilatation ponctiforme du test
persistant après la chute des poils, ceux-ci étant généralement caducs
(Fruticicola lzispida L., F. villosa Swann). Quelques espèces ont un
test plus ou moins recouvert d’écailles, très petites lames arrondies ou
subtriangulaires, placées en quinconces (Ciliella ciliata Vauirrz). Enfin
il peut exister, au dernier tour, des bourrelets étroits, creux à l’intérieur,
connus sous le nom de varices (Belgrandia).
Les Gastéro oodes Pulmonés ferment parfois leur ouverture par une cloi-
son que l’on nomme épi}:/zragme. Cette cloison, membraneuse, papyracée,
beaucoup plus rarement calcaire, protège l’animal du froid ou de la séche-
resse. Uépiphragme d‘automne ou d’hiver est toujours plus épais que
celui d’été; d‘ailleurs; un même animal peut se secréter plusieurs épi-
pbragmes placés les uns derrière les autres, soit accolés, soit séparés par
une légère couche d’air. Uépipltragme ne peut être comparé à un oper-
eule; il n‘adhère jamais à l‘animal, étant seulement collé par son bord
soit au péristomc cn dedans, soit à la surface interne du dernier tour
de spire. _
L`0percale des Gastéropodes Prosobranches est une pièce calcaire
ou cornée attachée. par sa face interne, à la région postérieure du pied.
Il peut fermer hermétiquement la coquille en altleurant le bord du péri-
stome (Cyclostoma) ou en s`enfonçant plus ou moins profondément dans
le dernier tour (By:/zinella). Cet organe s‘applique simplement contre
l’ouverture, sans aucune articulation. Il présente, chez les Theodoxies,
une apop/iyse latérale assez complexe qui vient se placer contre la eolu·~
melle:
La face externe de l’opercule montre, en partant d’un point central ou
plus ou moins excentrique appelé nucléus, des stries concentriques ou
rayonnantes fournissant de bons caractères distinctifs. Lorsque Popercule
présente une ligne spirale partant du nuciéus, il est dit spirale. Il est
mulnispiré ou paucispiré suivant que les tours de la spirale sont nombreux

30 Monwsquns rnnnnsrrnns ur FLUVIATILES
ou peu nombreux, Quand Popercule est orné d’une série de lignes concent-
triques autour d.’un nucléus presque central, il est dit concentrigue; il.
est radié lorsque les stries concentriques, disposées autour d’un noyau
plus ou moins excentrique, sont coupées par des stries rayonnantes par-
tant du nucléus.
B] Coquille des Pélécypcdes.
Les Pélécypodes ont une coquille formée de deux pièces symétriques
ou valves, réunies par,un de leurs bords au moyen d’une charnière et.
d’un ligament.
Pour orienter un Pélécypode et. distinguer sa valve droite de sa valve
gauche, il faut le considérer dans la position qu’il occupe 1orsqu’il rampe
sur la, vase. Le bord supérieur ou dorsal est celui qui correspond à la
_ charnière et au ligament, c’est le plus solide et le plus épais; le bord infé-
rieur ou ventral, qui lui est opposé, est celui qui touche au sol lorsque
l’animal rampe, il est toujours beaucoup plus mince; le bord antérzeur
est celui qui est en avant lorsque l’animal est en marche, il correspond
à l’0rifice buccal; le bord poste'rz'eur, plus développé, lui est opposé et
correspond à. l’0rifice anal.
La coquille est dite : éguilatérale -lorsque les deux moitiés de chaque
valve sont semblables; subéguilatérale lorsqu’elles diiïèrent un peu et
inéquilatérale quand elles sont très dissemblables. Les deux valves s’ap·
pliquent plus ou moins exactement l‘une contre l’autre; lorsqu’elles lais«
sent un vide entre elles, on les dit baillantes.
Sur chaque valve sont des stries d’accroissement concentriques qui
entourent une partie proéminente voisine du bord supérieur et placée plus
A ou moins antérieurement. C’est le sommet (appelé aussi quelquefois
crochet, nates), un peu recourbé en forme de crochet en arrière vers le
plan de symétrie. C.’est la partie la plus vieille de la coquille. La région
du sommet correspond, en elïet, à la coquille embryonnaire se distin-
guant facilement chez beaucoup d’espèces : elle a une forme généra-
lement semi·circulaire et son ornementation scuipturale est différente de
celle du reste des valves. Un lui donne le nom de prodissocongug. L’es~
pace situé dorsalement en arrière des sommets est la lunule.
Les deux valves sont réunies dorsalement, en arrière des sommets, par
un ligament le plus souvent externe, rarement interne (Sphaerium cor-
zzeunz L.), La clzarnière est un épaississement interne du bord supérieur
portant ordinairement des dents et des lamelles. Les dents cardinales
sont placées directement sous les sommets; ce sont des protubérances
plus ou moins saillantes et de forme très variable avec les genres. ll en
existe, le plus souvent, une sur la valve droite qui vient s`engréner,
quand la coquille est fermée, entre deux dents cardinales de la valve
gauche. Les dents latérales sont ordinairement en forme de lamelles.
Chez les Unionidae elles n’existent qu’en arrière des sommets (latérales

nrrnonucriox 31
postérieures); chez les Sphaeridae il en est en avant (latérales anté- ‘
rieures) et en arrière des sommets (voir pour les détails, la description
des genres). ·
Uintérieur des valves est nacré. On. y distingue des dépressions qui
sont les traces des muscles adducteurs et rétracteurs des valves. En
avant se trouve I’impression de 1‘adçlucteur antérieur, la plus profonde;
en arrière l’impression de l'adducteur postérieur, toujours plus superfi-
cielle. En arrière de l'adducteur antérieur sont deux autres impressions :
une dorsale petite et profonde,·une ventrale plus large et moins marquée;
en avant de Padducteur postérieur est une troisième dépression allongée.
Ces trois impressions correspondent aux muscles rétracteurs des valves.
Enfin les bords du manteau déterminent une impression palléale, presque
*5 usant · ——·—·- 'P ‘
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Fm. 15. — Schéma de la coquille d’un Unio. s, sommet; Z, ligament; dc, dent cardi-
nale; dl, dent latérale; aa, impression du muscle adducteur antérieur; ap, impres-
sion du muscle adducteur postérieur; rp, impression du muscle rétracteur posté-
rieur; r, impression du muscle rétracteur antéro-supérieur; r’, impression du muscle
rétracteur antéro-inférieur; ip, impression palléale.
superficielle, s‘étendant, parallèlement au bord inférieur, des impressions
antérieures aux impressions postérieures (fig. 15). ·
La longueur de la coquille est la distance séparant le bord antérieur du
bord postérieur; la hauteur, la distance séparant le bord inférieur des
` sommets; l’e}mzZsseur, la disance séparant la partie la plus convexe de la
valve droite de la partie la plus convexe dela valve gauche. La coquille
est oàlongue lorsque la longueur dépasse sensiblement la hauteur (c’est i
le cas le plus général); elle est transverse quand la hauteur est plus
grande que la longueur. _
Un système de mensuration plus complet a été imaginé par J. R. Boun-
ouxcrwr [l881, p. 6 et sq.] et, comme il a été suivi par divers auteurs, il
est bon d’en donner un aperçu. Du sommet A (fig. 16), on abaisse une
perpendiculaire AB sur le bord palléal : toute la partie de la coquille à
droite de AB est la région postérieure et la partie à gauche la région
antérieure. La hauteur maximum sera A'B’ à une distance .z· de AB. Le'
pointC est l’anglc postéro—dorsal, le point D, le rostre postérieur et le

32 Motwsouns rsnnssrnns ET r1.uv1A·r11.Es
point F, le rostre antérieur. On mesure les distances AC, CD, DG, BC,
AD (nommée corde apico-rostrale), FE et ED parmi lesquelles FE et ED
représentent respectivement Les longueurs des régions antérieure et pos-
térieure et FD la longueur totale. Ce système, un peu compliqué, peut
être avantageusement utilisé pour l’étude du polymorphisme des Unio-
A A'
,. .... . ...·««a1rmI¢((M((((((l(((((m5
- 
 `Q
 A À-.. .
 Ã' D
B B7
Fic. 16. - Mode de mensuration des Pélécypodes. d’après J.-R. Bouacuiomr.
Voir, dans le texte, Pexplication des lettres.
nidae, mais il ne peut que diiïicilement être employé en systématique
parce qu’il fait la part trop large auxmodiiications individuelles
Cl Anomalies et monstruosités.
Les coquilles, principalement celles des Gastéropodes, sont assez fré-
quemment atteintes de déformations accidentelles. Des cas tératologiques
ont été constatés et décrits bien souvent, mais peu de travaux d’ensemble
ont été publiés. Le plus ancien et le plus complet est celui de Carlo Ponno
[1839] et des détails intéressants ont été donnés par C. Roumnccàmz [1858],
C. Picxmn [18&O], A. Moounv-TANnoN [1855, I, p. 313-326], A. Locnnn
[1881, II, pl. 1 à v] et surtout par P. Psnsnxman [1920, p. 25 et 59].
Lesanomalies les plus largement répandues sont celles de volume :
gzgantiszne ou nanisnze. La taille peut atteindre le double ou le triple de
ce qu’elle est habituellement, notamment chez les Helix aspersa Mütn.,
H. pomatia L., Cepaea. nemoralis L., Humimz decollata. L., les Pupil-
lidae, les Limnaea, etc... Par contre, elle peut être fortement réduite et
l’on peut citer, comme exemple typique, le cas des·colonies d’Heli.v

iurnonucrion 33
aspersa Mürn., de 1’île de Ré, dont la taille ne dépasse pas celle de
Cepàea nemoralis L.
Il est des espèces dontla coquille, normalement épaisse et solide,devient
très mince ou même pellueide (Ccpaea. nemomlis L., Arianta arbus-
torum L.); d’autre's dont le test s'épaissit dans de grandes proportions.
C’est le mode ponderosa. de beaucoup d`Helzcz'dae; pour une même taille
le poids de la coquille peut varier, selon les localités et les conditions de
milieu, dans la proportion de 1 à 8 (Ilelix aspersa Mürnnu) et même de
1 à 20 (Cepaea nemorafzs L.),
La sécrétion calcaire peut même devenir tout à fait irrégulière, notam-
ment au voisinage de l’ouverture où apparaissent de véritables amas de
_ matière testacée, ces irrégularités du test avec hyperséerétion localisée
étant surtout fréquentes dans les stations très sèches des régions calcaires.
Les Mollusques fluviatilies sont, plus encore que les terrestres, sujetsà
Fia. 1’f. — Lîmnara linwsa L., formes à. coq¤ille°anormale de Pétang d’0sség0r
(Basses·Pyrénées).
des anomalies de cette nature. Lorsqn’ils vivent dans de  eaux fortement
chargées de sels, leur test devient irrégulier, rugueux, sillonné de gros
plis saillants; des verrues se forment sur la eallosité aperturale et l’on
observe souvent une sorte dïêpanouissement du bord externe du péristome
(Pbyses et surtout Limnées). Ces anomalies peuvent affecter des colonies
entières, comme chez les Limnées et les Physes de l`étang d’©sseg0r,
près de Bayonne (Basses—Pyrénées} étudiées par le· marquis na Form
[1879] et qui présentent des déformations extrêmement curieuses du der-
nier tour et de l’ouverture (fig. 17]. G. Rsoa1.s1>EacEn [l885] a signalé
des anomalies de même ordre chez des individus de Physa ecute Dua-
raniv. vivant, aux environs de Rochefort-s.—Mer (Charente-Inférieure), dans
un bassin d‘eau ferrugineuse dont la température oscillait entre 27° et 32°.
Le test peut être plus ou moins fortement corrodé. Chez les Gastéro-
podes terrestres, le cas est surtout fréquent parmi les espèces alpines et
il est dû aux mauvaises conditions climatériques des hautes altitudes. Les
Cepaea nemoralis L., C. sylvatiea Dmiranxv., Arianta arbustorum L.,
F:·utz'cz'coIa hïspida L., diverses espèces de Clausilies ont souvent un test
érodé au sommet, plus rarement sur une grande partie de leur surface.
3

34 Monnusouns Tnnnusrnns ET FLUVIATILES
Les Limnées des lacs de montagnes présentent aussifréquemment ce
phénomène qui se retrouve chez les Mollusques tluviatiles des régions
basses, notamment chez les Vivipares, les Limnées et les Unios. Il pro-
voque parfois, chez les Gastéropodes, la chute des premiers tours de
_spire (Vz'vz]narn, Melanopsis). Les Unios les plus souvent corrodés sont
ceux dont le test est épais et solide (Um`0 Zz'lt0ralz's Cuvinn, U. ater
Partir.), L'érosion peut s’étendre sur toute la surface des valves mais
elle est toujours plus marquée près des sommets, où le test est parfois
réduit à l`épaisseur d’une feuille de papier. -
Les anomalies de coloration consistent, soit dans une très grande atté-
nuation des couleurs de la coquille qui peut devenir entièrement blanche
(albinisme), soit dans un développement exagéré de la coloration rendant
le test plus ou moins noir (mélanisme]. Ces faits sont dus à des causes
multiples : nourriture et conditions de milieu (lumière, chaleur, état hy-
grométrique) qui peuvent, d’ailleurs, agir séparément ou simultanément
et produire des effets complètement différents. Ainsi le mélanisme peut
être causé, et c’est le cas général, par une humidité excessive, mais aussi
par la sécheresse ou une insolation intense; de même l’albinisme, ordi-
nairement dû à une température sèche et chaude, peut être provoqué par
l’humidité. En réalité la question est très complexe et je ne puis songer
à la développer ici [cf. E. LAMY, 1928].
L’albinisme, qui atteint si fréquemment la coquille, est à peu près
inconnu chez l°animal Gt, pI'€SqLl6 t0\1j0UI‘S, une coquille an01·malement(‘}
blanche est habitée par un animal plus ou moins pigmenté. On connaît
des cas d’albinisme de la coquille s`appliquant, soit à des individus isolés,
soit bien plus rarement à des colonies entières, chez un grand nombre
d’espèces des genres Arion, Limax, Hyalinia, Succinea, Helix (sensu
lato), Ena, C!ausi!z'a... Ce phénomène, beaucoup moins commun chez les
Mollusques tluviatiles, a cependant été signalé chez le Plnnorbzk corneus
L., le Physa acute DnA1>...
C`est dans les stations sèches et chaudes que se rencontrent, en général,
les individus atteints d’albinisme; c`est un moyen de défense contre 1’éva·
poration, d’ailleurs normalement réalisé chez beaucoup de Mollusques
terrestres des régions désertiques qui ont une coquille naturellement
blanche et crétacée (Leùcochroidae, Helicidae du bassin méditerranéen,
des déserts de Maurétanie, de Syrie, d`Egyptc, de 1‘Asie centrale et occi-
dentale).
Par contre, le mélanisme est surtout fréquent dans les régions très
humides et chez les formes septentrionales ou alpines de certaines espèces
(Arion ater L., Arianta arbustorum L., Cepaea nemoralis L,). Les
formes montagnardes très pigmentées vivent d’ailleurs dans les parties
les plus humides de la- montagne. Des cas de mélanisme. ont aussi été
1. L’albinisme étant, en effet, une dépigmentation d’un test normalement coloré, il ne sau—
rait être question d'albinisme dans le cas de coquilles colorées par des pigments blancs.

I
iivrnonucwiox 35
signalés chez les Mollusques fluvîatiles, particulièrement chez les _Lim-
nées.
Les zuzonmlzbs de forme sont nombreuses. Des espèces, dont les tours
de spire sont normalement arrondis, peuvent devenir carénées (Euparyp/za
pisrma l\Iü1.L., Cepaea nemoralis L.] ou subcarénées (Limmzca smgnalis
L., L. limosa L,). ll peut se former, notamment chez les Ilelicidae et les
CIausi!z'z'dae, une seconde ouverture emboîtée dansla première. Cette anoï
malle, nommée Izypcrsécrétion aperiurale par Carlo Ponno, a été figuréo
par J. D. W`. llanrmarzx chez le Clausilia plicala Dnaraim. [18GO, pl. 60,
fig. 4-7] et signalée par divers auteurs chez les Clausilia Iaminata. Mon-
·rAoU, C. bide/zs L., C. solida DMP., C. Rolphii Laacu, C. nigricans
Puixrmvar et, plus rarement, chez des llelicidae (Cepaea nenzoralzk L.,
Ilcliczgona Iapicida L., Ilelix aspersa l\flllLLER). Le phénomène est sou- '
vent beaucoup plus simple : en dedans du bourrelet qui borde intérieure-
ment Pouverture, l‘animal secrète un second ou même un troisièmebour-
relet (EuparyphapzÃSanaMü1.L., (,'epaeane12z0r·a!z's L., T/zcba carthusiana
DnAr.). _
ll arrive, qu'à la suite d`un accident quelconque, la coquille se trouve
détériorée. lfanimal se met aussitôt à réparer son enveloppe, mais le test
nouvellement formé tranche toujours, par son irrégularité et sa coloration
plus pâle, avec le reste de la coquille. ll cn résulte les anomalies les plus
bizarres et les plus inattendues. D’autres fois, les tours de spire sont
étranglés, cc qui modifie singulièrement la forme générale de la coquille
(Iïumina decollata L., Clausüz'z'a'ae et Helicidae divers).
Sous l’influence de causes encore inconnues, la spire des Gastéropodes
s’allonge de telle manière que les tours s’étagent les uns sur les autres
en se détachant plus ou moins complètement. La coquille est alors sèala-
rzforma. ll existe plusieurs degrés de cette monstruosité. Le cas le plus
ordinaire est celui des coquilles subscalaires oii les tours de spire restent
contigus. Il a été observé chez la plupart des espèces françaises (notam-
ment: Leucoc/iron candz'dz`ssz'ma Müimsn, Helzlv ponzatia L., II. aspersa
Müntan, Arianta arbustorum L., Jlacularia m'cz'ensis na Fan., Eobania
vernzfculam Münn., Planorbis planorbis L., P. vortex L., P. albus
Mü1.x.an...). Dans les véritables coquilles scalaires, bien plus rares, les
tours ne sont plus contigus (llelix pomatia L., II. aspersa l\rll.lLL., Eu-
paryp/uz pisana Mür.1.., Planorbis planorbis L., P. vortex L.). Enfin,
exceptionnellement, la coquille, entièrement déroulée, affecte assez net-
tement la forme d’une corne d’abondance; elle est cérazoïdc (llelzlc po-
matia L., II. aspersa Müm..).
Les premiers tours (tours embryonnaires) des coquilles subscalaires,
scalaires ou cératoïdes ont montré, chaque fois qu'on l'a observé, un enrou-
lement normal, la scalarité commençant en un point assez facile à déceler.
Cependant L. Pmiâ [1871] et E. vw max Bnoacic [l872] ont observé, chez

36 Monnusonss Tnunnsrnss ET rruvixrinns
des Planorlzis plmzorbzîs L. sealaires, que les premiers tours de spire
étaient déjà un peu saillants les uns sur les autres.
Les exemplaires scalaires sont toujours isolés chez les espèces terres-
tres. Il en est parfois autrement chez les Mollusques îluviatiles et, dans
l certaines conditions, le pourcentage des individus d’une même colonie
aiïectés de scalarité ou de subscalarité peut être élevé, comme chez les
Planorbis plmzorbis L. de la mare de Magnée, près de Liége. Ce phéno~
mène a été attribuéà Pabondance de la végétation, notamment des Lcmna
formant un épais feutrage à la surface de l'eau [E. un nnn Bnoncx, 1872].
Cependant les Planorbes sealaires se rencontrent aussi, il est vrai plus
rarement, dans des eaux non encombrées de végétation,
Les anomalies de disposition ont été nommées hétériotaxxzes. L’in.ver.sz'on
' est la plus importante. La position inverse des organes et des orifices
extérieurs entraîne, très généralement, l`enroulement de la coquille en
sens contraire du sens normal. Les coquilles dextres s’enrouleront à
gauche et les senestres à droite. Aucune explication satisfaisante n’a pu
être donnée de ce phénomène(‘) toujours exceptionnel chez les Gastéro-
podes terrestres ou l’on ne trouve qu’un individu inversé sur 15.000 chez
les espèces présentant le moins rarement cette monstruosité (Helzlv po-
mrztia L., H. a.s·persa·MüLL., Eupa1·yphapz'sœna MGLL.] d‘ailleurs signalée
chez plus de 200 espèces [ef., pour une liste des espèces anormalement
inversées, Ph. Dxurznnnnno, 191Ãr, p. 50 ;' P. Pansnnnnu, 1920, p. 29-37].
Il est des localités où certains Mollusques sont moins rarement inversés .
qu’ailleurs : par exemple La Rochelle (Charente-Inférieure) pour l'[I€[ll’L`
aspcrsa Münnnn, les environs de Vienne (Autriche] pour 1’HeZi.vpcnmtz’a
L. De telles localités ont existé à des périodes géologiques antérieures
puisque E. Cousins [Journal of Conchology, XlV, 1913, p. t2l] dit qu’il a
été recueilli, dans le Quarternaire de Bundoran (Irlande], plus de 2.000 spé-
cimens senestres du Cepaea nemomlzie L. D’ailleurs la sinistrorsité peut,
exceptionnellement, chez les Limnées (surtout le L. peregm Mütn. et le
L. stagnalzls L.] habitant des mares de faible étendue, atteindre un pour-
centage élevé, puisqu’elle atlecte jusqu’à·\2O % et même dans certains cas
50 % des individus [Cottin, 1873, p. 83]. La sinistrorsité peut alors
' devenir partiellement et au moins temporairement héréditaire [P. Panse-
nnnn, 1920, p. 745]. '
L J. R. Bounccicnn [in Morrnssiizu, iSG8,·p. 90] attribue Pinversion à un coup de foudre (ayant
lieu dans une région dont le sul miueralisé, par suite bon conducteur de Yelectricite) coinci-
dant · avec le jour ou, chez le germe, se manifeste la première vitalité », explication tout à
fait fantaisiste.

_ uxvrnoeucwiox 37
CHAPITRE IV
LES ASSOCIATIONS MÀLACOLOGIQUES ET LES FAUNES
MALACOLOGIOUES DES RÉGIONS MONTAGNEUSES `
Les Mollusques fréquentent des stations variées ct leurs mœurs sont
très dillérentes suivant les genres considérés. On trouvera, à la suite de la
description de chaque espèce, un aperçu de son écologie et cette diver-
sité de mode de vic permet de grouper les espèces de la Faune française
en une série de faunules en étroite relation avec le milieu, la nature du
sol, le degré d‘humidité, la densité de la végétation, le climat. Ces grou-
pements auxquels j‘ai donné le nom d’ass0cz'atz'0ns faum'siz'gues [L. Gen-
Maix, 1923, p. 302] et que J. Favnn [1927, p. 315 et suiv.] appelle associa-
tions malacologiques se retrouvent partout où les conditions de milieu
et de climat sont identiques.
ll existe un parallélisme, ou mieux, une concordance manifeste entre
les associations végétales et les associations malacologiques, bien que
celles-ei soient beaucoup moins faciles à préciser que celles-là. Aussi n‘y
a~t-il guère avantage, dans l’état actuel de nos connaissances, à multi-
plier les subdivisions. le me contenterai de distinguer trois grandes asso-
ciations pouvant présenter chacune des modalités plus ou moins nettes.
` La première, l’assocz'atz`on hygrop/aile, groupe les Mollusques habitant
les endroits frais, humides, couverts et sombres, où ils se plaisent sous
les feuilles mortes, au milieu des détritus végétaux, entre les racines des
plantes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la faunule hygro·
phile n’est pas, à beaucoup près, la plus riche en espèces et en individus.
On peut d’ailleurs y discerner des groupements d’espèces correspondant
à des habitats particuliers. C`est ainsi que, parmi les Mollusques aimant
l’humidité, il en est qui sont hygrophiles à un très haut degré, ne quittant
jamais les bords des cours d’eau, des lacs, des marais. Ils vivent, soit
dans les prairies très humides et marécageuses, soit au bord même des
eaux parmi les plantes rivicoles (Carex, Joncs, Lysimaques, Polygonumm).
Tels sont notamment:
Szuscinea Pfczyfcri Rossnx., S. pulris L. et var. limnoidea Pic., S. sta-
gnalzls Gassxns; —— Zonitoides nüidus Mina., et var. parisiaca Mas., —
Vizrca crystallùza Mü1.1.., —- Punctum pygmaeum Dam., —— Fruticzbola
hàspida L. var. plebeia Dan., -— T lzeba carthusiana var. lanzalouensis
Boone., — Vertigo antiverzzgo Dan., V. pygmaea Dmr., V. angustior _ ,
Inrrn.; — Carychium minimum MüLL·, — Azeca tridens Pm.·r1nvm·..., et ·
souvent aussi, en plaine, 1’Arianta arbustorum L. qui se rencontre égale-
ment en bien d`autres stations. ` ·

38 Monwsouns 'rnnruzsrrnns nr FLUVIATILES
Les bords des ruisseaux ou des petites rivières, bords très humides
mais dépourvus de matières végétales en décomposition, abritent une
faunule comparable; mais avec la plupart des espèces précédentes, on y
rencontre d’autres Mollusques (comme les Goniodiscus rotundatus MULL.,
- Cepnea nemoralis L., — Orculn dolium DRAP., O. doliolum Banc.,
-— Caryclzium tridentatum Risso) qui s`accommodent d’un milieu très
humide sans pouvoir supporter le voisinage des eaux chargées de matières
putréfiées. ,
J e rattache encore è l‘association hygrophile les Mollusques habitant les
prairies très fraîches mais non marécageuses ayant un dense tapis végétal
formé de Graminées mêlées de nombreuses plantes (Daucus, Ranunculus
bulbosus, Plantage de' diverses espèces, Rumex, Inula...). C’est un
milieu mésophile toujours très pauvre où l’on trouve : Arion ruflzs L.
A. hortenszls nn Fna. (sur la bordure des prairies seulement), Agriolimax
agrestis L.; — O:vychz`lus`cellnrius l\lüLr.., Retinella hammonis S·raôM,——
Vitrea crystallfna MüLL.; ·— Phenacolinzrzx pellucidus MüLL.; — Val-
lonin excentrica STERKI ; - Cochlicopa llLbI`iC(L-NlüLL.§ Vertigo pygmaea
DRAP.
La coquille des espèces hygrophiles montre certains caractères particu-
liers que l’on peut reconnaître chez les formes fossiles. Elle est ordinaire;
ment mince, possède une spire déprimée s’enroulant lentement et un
dernier tour souvent comprimé à la périphérie. La coloration du test est
foncée, parfois presque noire et les cas de mélanisme ne sont pas très
rares.
Les Mollusques habitant les stations sèches forment l’assocz'alz'on .2·éro-
phile. Les milieux secs sont divers : talus exposés au soleil couverts d’une
maigre végétation, prairies maigres, stations pierreuses et arénaeées
presque dépourvues de végétaux, parois rocheuses et éboulis, garrigues
et, dans le Midi, formation si spéciale du maquis. C‘est dans ces milieux,
au moins dans quelques-uns, que vivent les espèces les plus nombreuses,
celles constituant les colonies les plus riches en individus. Il suffira de
rappeler, pour donner une idée de cette exubérance de vie, l’extraordi-
naire abondance des Euparyphapisnna, Münn. sur les plantes sèches du
littoral méditerranéen ou atlantique, des Cernuella dans les régions médi-
terranéennes.
Parmi les espèces caractéristiques de Passociation xérophile on peut
citer : .
Parmacella; - Leucochroa candidissima Dinar.; Euparypha pisana
Mürr.; - Helicella. uni/'ascz'ata· (et très nombreuses variétés); presque
toutes les espèces.d’Helz`cella des sous-genres Cernuella, Xeronzngna,
. ` Troc/zula, Jacosta; -— Cochlicelln acuta MüLL., C. barbara L.; —·T/zeba
rufîlabrzîs Jnrrn.; —- Pseudotnchea splendide DMP.; C/zondruln tri-
dens MüLL.; Ch. guadridens lVlür.L.; — Pyramidula rupestris Srunnn; —
Vallonia costata MüLL. ; — C/zondrina similis Banc.; — Pupilla trzplz'-

' INTRODUCTION 39
cata S·run.; -— Truncatellina claustralis Gnantnn; — Clausilla solida
DRAP.; C. bidons L.; — C`aecz'lioz'des acicula Mütn.; — Iîumina decol-
lata L.; — Cyclostoma elegans DRAP.
. Comme pour 1’assoeiation hygrophile, il est facile de faire des subdi-
visions correspondant à des milieux spéciaux: Les garrigues du Midi.de
la France et surtout la formation du maquis abritent des Mollusques qui
y sont exceptionnellement répandus, comme le Pseudotachea splendida
DnA1>. tout à fait caractéristique.
Les prairies steppiques, établies sur un sol sec, à tapis végétal assez
elairsemé avec Graminées et plantes épineuses (Cezztaurea calcitrapa L.
Ononis divers) et autres (Scabiosn, Thymus, Potentilla, Euphorbz'a...)
ont une population malacologique un peu différente où dominent : Heli-
cella erfcetorum Mütt. (généralement de faible taille), II. variabz'lz'.s·
DRAP. (et surtout formes à test porcelanisé du groupe de l’II. suberis
Bonne.), II. bollenensis Loc.; I]. pyramidata DRAP., H. .s·cz`tula Cmsr.
et JAN; — (foclzlicella aeula Mii1.L. ; ·- Theba ru]îlabrz`s JEr1=n.;- Vallo-
nia crlstata Miinn., V. excentrica STEItKI;—·- Abida variabilzis DRAP.; —
Coc/zllcopa exzgzza MENKE, etc...
` On pourrait aussi distinguer une association de rochers exposés au
soleil où vivent, souvent en colonies populeuses, des espèces très xéro- ,
philes à coquille solide, crétacée et de coloration généralement claire
comme les Leucoc/zroa ca1zdz'dissz'ma DRAP.; — C/zondrina Farinesi
nas MouL., (,'lzondrz`na .s·lmz'lz's Bauç.; — Clausilia solida DRAP.
C‘est encore à une forme assez spéciale de l‘associatîon xérophile qu`il
convient de rapporter les espèces vivant sur les dunes littorales [cf.
G. Asrna, 1920]. Ce milieu est caractérisé par sa sécheresse souvent con-
sidérable, l’activité du rayonnement solaire, la présence du chlorure
de sodium et autres sels apportés à la dune, en faible quantité (de 0 gr. 5
à 1 gramme environ par kilogramme de sable), par les embruns, la végé-
tation, peu développée. constituée d’éléments spéciaux (Salsola, Eryn-
glunz marz`timum L., Euphorbia paralias L., Statlce, Convolvulus solda-
nclla L...). La zone sableuse immédiatement voisine de la mer, est à peu
près toujours azoîque; mais, un peu plus loin, la dune avec sa végétation
caractéristique, abrite une association littorale comprenant des espèces
vivant souvent en colonies sur les tiges des plantes : Helieella du groupe
de l'II. varlabilis DRAP., II. earplanata Münn., II. scilula Cmsr. et JAN.,
II. crenulata Mütn.; — Coclzlicella acuta MiiLL., C. barbara L.; — Eu-
paryp/zapzisaiza i`IüLL..·
Ces Mollusques luttent contre la séche·resse,.à laquelle ils sont préa-
daptés (‘) en se retirant profondément dans leur coquille qu’ils ferment
par un ou plusieurs épiphragmes et en s'élevant au sommet des plantes où
l. Car ce ne sont pas, sur les dunes du littoral Nord par exemple, les especes du voisinage
1)q:1îrlîp;·)·du pays qui ont peuplé la dune, mais bien des espèces méridionales émigrées (voir

40 Monwsouas rnnnusrnns mr rnuvnvrinns
ils adhèrent fortement (‘), s‘é1oignant ainsi le plus possible du so1sur·
chauffé. Et, comme leur test est généralement très blanc, Péchauffement
par rayonnement se trouve très diminué. La coquille subit quelques modi-
fications secondaires peu importantes : costulation et désquammation du
test. Un autre milieu spécial qui n’est pas sans analogie avec celui des
dunes maritimes abrite également une association très nettement xéro—
phile : c’est le milieu rndéral bien développé autour des grandes villes et
dont il sera plus loin question.
Un grand nombre de Mollusques sont les hôtes des forêts, des bois, des
taillis épais, où ils vivent, soit au pied des arbres parmi les Mousses et
les débris végétaux, soit sur l’écorce des essences forestières. Leur
ensemble constitue une faunule ou essoczkztion sylvetigue dont les espèces
les plus caractéristiques sont :
Vitrine diephene DRAP., V. pellucide Münt.; -— Oxychilns cellerius
MÈLL., O. glebrus Srunnn; —— *EuconuIus fulvus Miîrm.; -- Goniodzlscus
rotundetes Milan., G. ruderetus Srunsu; —- Fruticicole hispide L.,
"F. villose Srunnn, 'Helicodonte ofwolute Münn.; —-Fruticicole edentule
Duur., *1s0gnomost0me isognomostome Gmanm; —— Ariente erbustorum
L., Cepeee nemorelzîs L., C. sylvetice DRAP.; ·—— Acenthinule eculeete '
Münn.; -—- Ene montene DRAP., E. obscure l\lüLL.; —- Acme lineate;
'Cleusilie leminate Mouracu, C. cruciate Srunnn, *C'. dubie DRAP., '
*C. ventricose Dnar., C. pervule Srun., "C. plicatule DMP. —— nom-
breux Limex et Arion (notamment ;·Lehmennie merginete l\/Iütn.; —-—-
Limex cinereo-niger Wonu, *L. erborum Bou1LLn1:, "L. tenellus N1r.ssoN,
Arion eter L,).
Les espèces marquées d‘un astéristique sont caractéristiques de la forêt;
les autres ne sontpas rares dans d’autres formations bien qu’elles aient une
préférence marquée pour les régions forestières. La faune des forêts de
Conifères est analogue quand il existe un sous·bois développé; mais quand
le sous-bois est absent et que le sol est couvert d‘aiguilles, les Mollusques
manquent presque complètement. De même les forêts très denses et très
» profondes où la fraîcheur reste constante etrou le soleil pénètre difficile-
ment ou même pas du toutjusqu’au sol, sont peu riches et les espèces y res-
tent de petite taille: Les bordures des forêts sont, d’ailleurs, beaucoup plus
riches que la forêt elle-même. Enfin les associations végétales buisson-
nantes abritent une faunule participant à la fois de celle de la forêt et de celle
de formations plus ouvertes. C’est cependant des groupements végétaux
buissonnants qu’affectionnent certaines espèces, principalement l0rsqu’ils
se trouvent à peu de distance des cours d’eau. Tels sont, par exemple :
Ariente erlzustorum L. (dans les pays de plaines); —-— Eulote fruticum
MllLL.; - Cepece nemorelis L.; C. hortensis Munro.; -·— Thebe carthu-
siene l`lllLL. `
Il est des`espèces sylvatiques qui s’élèvent à de grandes altitudes,
1. Les espèces folrmentlsouvent de longues grappes d’individus sur les tiges desséchées.

· _ nvrnonoerxoiv 41
notamment dans les Alpes, où elles sont répandues entre 1.500 et
2.000 mètres. Quelques-unes atteignent la zone alpine et vivent entre
2.000 et 3.000 mètres. Mais, comme nous le verrons, ces Mollusques per-
dent alors leur caractère sylvicole pour fréquenter les rocailles et les
pâturages ou ils trouvent un habitat quitn’est pas sans offrir de grandes
analogies avec celui des périodes glaciaires. `
ll serait possible de pousser plus loin cette analyse. C’est ainsi qu’il est '
des Mollusques vivant presque uniquement dans les jardins, les vergers,
les terrains cultivés (Testacclla, II€Ill2L‘ aspersa. Mü1.1.., H. melanostoma
Dmr., Il. apt-rta Bonn, diverses espèces de Zonitidac, etc...); d‘autres
habitant sous l`écorce ou dans les fentes des arbres (divers Ena. et Clau-
silies); se cachant sous les Mousses. et les Lichens (divers Zonitidae,
Euconulus fulvus l\lüLL., Acanlhùzula aculeata l\lüm....]. Mais ces der-
nières espèces, que l’on trouve dans les stations très fraîches ou l1umidcs,
peuvent être classées dans la-faunule hygrophile.'
On conçoit que les associations malacologiques qui viennent d’êtrc
esquissées s’appliquent aussi bien aux Mollusques vivant dans un.pays
· chaud qu’à ceux habitant une région froide. Cependant il est des espèces
qui ne peuvent résister dès que la température s'abaisse au-dessous d‘un
certain degre, d`autres qui meurent lorsque la température s‘élève. Ce '
sont des animaux réellement sténothermes caractérisant, soit une région ‘
chaude, soit une région froide.
Ainsi Passoeiation suivante ne peut se rencontrer que sous un climat
chaud, à hivers courts et pen rigoureux : ‘
' Testacelles et Parmacelles; —- Zonizes, Leucochroa; très nombreux _
Hclicidae des genres Xeronzagna, Xerocincta, Trochula, Arc/zelix,
Maczzlaria, Jlurella; (,'[ausz'Zia puzictata MICHAUD,·C· solida DMP.,
C. bidens L., C. crenulata Pusso...; — Rumina. decollata L.; Cyclo-
stonza sulcata Duur.; Ferussacia divers, etc...
Au contraire, une association comprenant, entre autres espèces : Vz'-
trina pellucida l\1iîi.L.,`Het1'/wlla harnnzonis Srnüsr; — Pgramidula
. rudcrata Sronnn; -— Helicella strùzta l\lüx.1..; ··— Vertigo pusilla Mü1.L.,
V. pygmaea Dnar., Pupilla muscorzzm L.; ete..., est caractéristique
d’un pays froid, aux hivers longs, humides, relativement rigoureux, aumr
étés courts et médiocrement ensoleillés. _
Ces groupements d'espèces ne sont jamais purs. Il s’y joint un nombre
plus ou moins grand de Mollusques eurythermiques, à large distribution
géographique, présentant souvent des variétés différentes en rapport avec
le climat. D’une manière d‘ailleurs très générale on peut dire que les
variétés soumises à un régime froid ont une coquille à test plus mince
avec une spire régulière et contractée, tandis que celles des régions
chaudes ont une coquille épaisse et une spire à enroulement rapide avec
un dernier tour proportionnellement plus développé. _

42 Monwsouns rnnnnsrnnsnr rnuvmrines
¥
` ·k vr
Les Mollusques fluviatiles se prêtent à des constatations analogues,
mais généralement moins précises, parce que les conditions de milieu
_ sont beaucoup plus homogènes. Il est cependant nécessaire de distinguer
la faune des eaux courantes (fleuves, rivières, ruisseaux, fontaines et
sources) de celle des eaux tranquilles ou stagnantes (mares, étangs,
marais, lacsl, la seconde toujours bien plus riche que la première.
Faunule des eaux courantes. —— Les fleuves et rivières à allure torren-
tielle sont à peu près entièrement privés de Mollusques; ceux à cours
plus régulier mais encore rapide donnent asile à des Vivipares, à des
Bythinies, à des Theodoxies, à de nombreux Unios ainsi qu’à des Dreis-
sensies, à quelques Limnées et Ancylus fixés sur les rochers ou les galets.
Les rivières au cours tranquille et les ruisseaux ont une faune beaucoup
plus riche, plus variée, ou abondent les Limnées, les Planorbes, les Vivi-
pares, les Bythinies, les Unios et de nombreux Pélécypodes de faiblei
taille (Sphaerium, Pisz'dz'um).
Les fontaines, les sources aux eaux claires et limpides, abritent une
association spéciale composée de petites espèces au test mince, trans-
parent ct fragile, vivant sur les plantes aquatiques ou rampant sur le
fond et sur les pierres. Les plus caractéristiques de ces Mollusques sont :
Planorbis f0mfanusL1GnFoo·r, P. contortus L., Segmentlzm nitida FLEM.,
Ancylus costulatus Küsrnn, Plzysu (Aplecta) hypnorunz L., et toute une
série d’Amnicoles, de Bythinelles et de Pisidies.
. Et c`est aussi dans les sources, souvent à leur point d’émergence, que
l’on rencontre ces intéressantes espèces de Belgrmm'[a, Lrzrtelia, Moi-
tessierz'a...,· qui sont peut-être les restes d’une faunule quaternaire
aujourd’hui très localisée mais dont la distribution géographique était
alors bien plus étendue.
La faunule des eaux tranquilles ou slagnrmtes est la plus riche, celle
renfermant le plus d’espèces formant parfois des colonies ou le nombre
des individus est réellement considérable (Vivipara. vz'vz}Jara L., Limnaea
palustris luüLL.). Dans les marais à fond vaseux, encomhrés de plantes
aquatiques et bordés d’une riche végétation (Carex, Jones, Typha, Phrag-
mites, Glyceria.") abondent les espèces suivantes, tout à fait caracté-
ristiques dc ce milieu : ‘
Limmzea stagnalis L., L. limoszz L., L. palustris Münn. (et ses varié-
tés), L. glalzra MULL.; — Planorbis planorbis L., P. carinalus l`lüLL., ,
P. vortex L., P. rotundatus Poinnr, P. albus Münn., P. crism L., —-
Ancylus laeuslris L., — Vivipara vivzlvara L., Bythinia Leachii SHEPP.,
B. tentaculata L.; —- Valmm crlsmta MüLL.; Splmeriunz corneum L.
(etvar. nucleum Srunnal; - Pisidizmz obtusale C. Praia., P. casertanum
Pom; — Anodontes diverses.

· ' uxrnonucrrox 43
Lost bords marécageux des rivières ou les marais en bordure des
rivières ont une faune à peu près identique qui est également celle vivant
dans les mares stagnantes alimentées par l`eau de ruissellement des
terres environnantes. On y trouve la plupart des espèces précédemment
· citées et surtout aussi les Linzmzea peregm MüLL., Piunorbis cristq L.,
Physn. hypnorunz L., Sp/zaerium lacustre Mü1.r.. (et ses var. Ilya/cholti
Neumann et Terveri Duruv), Pisidiwn obtusale.
Par contre, les mares, les étangs dont l‘eau se renouvelle facilement et
dont le fond n’est pas bourbeux ont une population bien différente, ana-
logue à celle des lacs ou à celle des rivières à courant tranquille.
La faunule des grands lacs présente des caractères particuliers; mal- _
heureusement les seuls lacs véritables de notre pays, ceux d’Annecy,
du Bourget qui sont d'une certaine étendue et ont quelque profondeur,
sont très mal connus du point de vue malacologiquo. Je rappelle que,
dans ces lacs, on distingue une faune littorale, une faune sublittorale et
une faune profonde. C’est dans le lac de Genève, qui touche notre fron-
tière, que les précisions les plus grandes ont été données et c’est·lui que
je prendrai comme exemple.
La faune littorale est semblable à celle des rivières à cours tranquille
et, comme celle des rivières, elle varie avec la nature des rives. Quandr
ees rives sont marécageuses, elles sont peuplées d’espèees de marais.
» La faune sublittorale commence vers 7-8 m._de profondeur et s`étend
jusqu’à\25-30 m. On y trouve des Limnées: Limnaea stagnalis L. à
spire plus etlilée que sur le littoral et ne dépassant pas 30 m. de profon-
deur, L. Iimosa L., très polymorphe montrant des formes littorales et
d‘autres rappelant déjà les variétés abyssales; L. palustris l\Iüt.L.; des
Planorbes peu abondants (P. carinatus Münnsn, P. albus Ã\Iüx.x..}; des
Valvées : Valvam crzktata Mûre. et surtout V. piscinalzk Münn. var. an-
tique tout à fait caractéristique de cette zone; des Sp/znerium et des Pisi-
dium : P. nmnicum Mütn. sous une forme rabougrie (var. (Jonttzgnei
Pmeirrj, P. casermnum Pom et P. conventus Cnsssnv, espèce abyssale
remontant jusque vers 15-20 m.
Dans la région profonde ou nbyssale, s`étendant au-dessous de 35-
lt0·m., les espèces deviennent très peu nombreuses. Quatre seulement
ont été signalées : le Limnaèa palustris MBLL. sous forme de la var.
abyssicoia Baer est très rare, mais le L. Iimosa L. est abondant 2 il reste
polymorphe et les espèces décrites sous les noms de L. Foreli Ccxassnv,
L. profunda Cmassxiv, L. rosslcowskyana Pxauer et L. Yungi l’1Acn·r doi-
vent, comme l‘a montré V. Hoszxowsxx [1912, p. 375; IUI3, p. 88] être
considérées comme des variétés du L. lunosa L. caractérisées par leur
spire allongée et leur petite ouverture. En dehors des Limnées, deux Pisî-
dies· habitent la zone profonde : le Pisidiunz personatum MALM, un
peu dégénéré et une espèce spéciale, le P. conventus Cttssrx.

44 Momusouas ·rmmusrnEs·n·r r1.UviA·r1LEs
 
Les recherches déjà anciennes de F. Dononr et G. Mowrxnmr [1837,
` 1857] et de Smerre [1864]; celles plus récentes de C3l"lOlPOLLONERA
[1885, 1886, 1889], de'G. Bornmcan [1909], de.): Piacur [1913,1·91!z,1916],
de J._ Favre [1927] et de G. Commons [1902, 1929] permettent dc préciser
les altitudes maxima auxquelles peuvent vivre un grand nombre d‘espèces
de Mollusques dans la région des Alpes. Les renseignements sont beau-
coup moins précis en ce qui concerne les Pyrénées [P. Fxscnan, 1876, et
notes éparses dans divers mémoires de faunistique]. On trouvera, dans
la partie descriptive de ce livre, les altitudes maxima atteintes par les
diverses espèces de notre faune; je n’y reviendrai pas, mais je donnerai
ici quelques indications générales sur la faune malacologique des régions
montagneuses. ·
Dans les Alpes, les hautes vallées ont une faune presque semblable à
celle des basses vallées et des plateaux avoisinants; on voit seulement
peu à peu disparaître certaines espèces à mesure que l’altitude augmente,
C’est ainsi que les Testacelles, les Helicr aspersa Mürn., H. aperta, Bonn,
· Eoôania vernziculata, Münn., C0c}Llz'cella..., Physa acuta. DMP ..... ne
dépassent guère une altitude de 500 m., tandis que les Oxychilus glabrus
Srunan, O. iucidus Dear., Zonitoides nitidus Münn., Colunzella eden-
tula DnA1>...; —Limmzea smgnaüs L., Planorbis contortus L., Bythinia
tenzaculata L., etc..., atteignent péniblement 1,200 m.
Dans la zone des forêts, s’étendant jusque vers 2.000 m., la faune est
encore très riche et on y rencontre, avec des espèces dominantes et carac-
téristiques de cette zone·(G0nz'0dzscus rudemtus Srunan, Helicodonta
lwloserica Sronan, Clausilia fïmlwrirzta Zxuonnn, C. cruciale Srunan,
Vertigo aâvestris ...), d‘autres'Mollusques à répartition hyposométrique
beaucoup plus vaste (Arion horlenszlsina Fiia., Euconulus fulvus lllünnua,
' .îlrz'zmta arbuslorum L. et sa var. aqofcola. ne Crmnr., Cepaea sylvatica
DMP., etc...].
Au-dessus des forêts s’étend la zone alpine d’aspect trèsdivers : ce sont
des pâturages élevés et des alpages, grandes étendues de prairies extrê-
mement maigres, généralement entrecoupées d’îlots de rocailles; des
gazons avec des îlots buissonnants et des Rhododendrons; des plateaux
rocailleux couverts d‘un gazon rare ou de touffes d‘herbes très localisées
et très dispersées; des rochers désagrégés par l`érosion, des masses
· d’eboulis formées de blocs plus ou moins gros offrant un abri à des
espèces y trouvant des conditions climatériques plus douces que sur les
crêtes ou les plateaux exposés aux vents. L’air est très sec et la moyenne
thermométrique très basse bien que, parfois, la chaleur puisse devenir
brusquement assez forte; mais cc n’est jamais pour longtemps et le froid
vif reprend rapidement.

rzvrnonvcrion 45
Les Mollusques de cette région sont souvent des espèces sylvicoles
(Arion subfncus DMP., A. hortensis on F tin.; Limax aler L.; Vitrina
diaphana DRAP.; Goniodiscus rudcratus Swann; Jrianta arbustorum
L.; Vertigo aqvesiris Ax.nEn... ), des formes hygrophiles (Vitrea ham-
monis Srnôn, Vilrina. diap/zana Dur ..... ) ou xérophiles (CIz0ndrina
arenacca Banc".], qui Siûbïliüflt \011teS SOUS les pierres plates, dans les
excavations du sol, au pied des plantes ou des buissons de Rh0doden—
drons. Dans les anfractuosités de rochers, de préférence calcaires, s’éta-
hlissent les Euconulus fulvus Mü1.1.., Vitrea crystallina Mü1.L., Punc-
Lum pggnzacum Dear., Fruticicola Sericca Dur., Cepaea sylvatica
Dur., Àrianta arbzistorum L., (,`iau.s·iIia dubia Dun., Columella colu-
melia Bnnz., C. inornata M1cm.¤n... Toutes ces espèces sont assez
indifférentes au substratum, bien que préférant de beaucoup le calcaire;
cependant le Chilostoma zonam Srunnn vit exclusivement parmi les blocs
granitiques. »
Près de 50 % des Mollusques de la zone alpine sont des espèces ubi-
quistes à très large distribution géographique paléarctique et à biologie
très souple, s‘accommodant de tous les milieux. Les autres sontdes espèces
septentrionales ou centro·alpines. Ces dernières (Vitrina annularzls
Vznmz, Oxyclzilus helveticus BLUM., Pupilla aqvicola on Crnnr., Colu-
nzelia inornata Mxcnwn) n’ont guère essaimé au delà du Tyrol et du
Jura.
La zone subnivale succède à la zone alpine à une altitude variant entre ·
2.300 et 2.500 m. Elle occupe les abords immédiats des glaciers ct des
neiges éternelles et son faciès est caractéristique : étendues pierreuses
avec îlots de très maigre végétation et larges étendues de neige, même
en été. Toutes les espèces ont le même mode de vie : elles sont réfugiées
sous les pierres, dans les touffes d`herbes (surtout parmi les racines) ou
dans les cavités laissées entre les blocs de roches, dans les anfractuosités,
souvent sous de petites pierres elles-mêmes recouvertes de pierres plates
de grande taille. Les espèces qui peuvent supporter ces dures conditions
climatériques sont peu nombreuses. La plus caractéristique est le Vitrina
nivalis nn Cmnr. vivant jusque vers 3.000 m. etmême en dessus. D’autrcs
atteignent aussi ces hautes altitudes: Arion subfizscus Dnar., 2.700 m., et
2.900 m. sur le versant italien;Pyramidula rupeszris Srunnn,2.900 m.,
Vitrine peilucida Münn., 2.800-2.900 m. Quelques autres Gastéropodes
fréquentent la zone subnivalc en restant constamment à une altitude in-
férieure : Vitrina annularis Vnnarz, Arion fzortensie ne Fan. et Enco-
nulus fulvus Münn., jusquià 2.560 m., Lima.: celiarius D`ÀRGENV. jus-
qu`à 2.550 m., Cepaea sylvatica Dur. jusqu’à 2.500 m. (au·dessus de
2.000 m., cette espèce est très petite et globuleuse avec, aux altitudes in-
férieures, tous les passages à la forme type).
Parmi les espèces fréquentant les hautes altitudes, il en est qui sont
réellement alpines en ce sens qu`elleS ne vivent pas au-dessous de cer-

_ A6 Mottusouss rnRREs1·REs ET rr.¤v1A·rir.Es
taines limites hyposométriques. C`est ainsi que.le' Vz't1·z'na nivahs ne
CRARP. disparait au-dessous de 2.300 m., le Chilostoma zozwta Srunnn
vers 1.500—1.800 m. ll), le Chilostoma aQm'na FAURE-Bxounr vers 1.800 m.
et sa var. Fontenillei Micnwn vers 800 m., le Vitrina annalaris Vnxirrz
vers 1.500-1.800 m., le CZaasz'lz'aj?12zbrz'ata Zxnorsn vers 1.200-1.30O m., le
Vertzlgo substriata JEPPR. vers 1.100 m. et le Pupilla Sterri von Vorrn
vers 800 m. D’autres espèces, bien que beaucoup plus éclectiques de ce
point de vue, sont toujours plus abondantes aux altitudes moyennes que `
dans les plaines. Tels sont les Arion subyütscus DRAP., Isognomostoma
isognonzostoma GMEL11v, Fra/icicola edentula DRAP., Cepaea sylvatica
DRAP., Claasilia dubia DRAP., C. plicatula DRAP., Orcula doliuzn
DRAP.
Les Mollusques fluviatiles sont encore moins nombreux que les Gas-
téropodes terrestres aux altitudes élevées, ce qui tient, en grande partie,
à la rareté des lacs et des marais, car ces animaux, protégés du contact
direct de Patmosphère par le milieu méme où ils vivent, trouveraient,
dans les montagnes, des conditions favorables à leur existence. En fait,
s`il est des Limnées (Limnaea staynalis L., L. palustrzls Müm.} ne s’éle-
vant pas au—dessus de 500-900 m. d'altitude, il en est d’autres qui atteignent
des cotes considérables: le L. trancatula Münn. vit encore à 2.200 m.,
_ de nombreuses variétés du L. lùrzosa L. à 1.900-2.000 m. et des formes
· du L. peregra l\¢ll.lLL. prospèreut jusqu`à 2.400 m.
Par contre, au moins dans notre pays, les Physes, les Planorbes, les
Bythinies disparaissent avant 1.000 m. Parmi les Pélécypodes, ce sont
les Pz'sz`a'z'am qui atteignent les altitudes les plus hautes (P. caserta-
num Pom, 2.200  
Dans les Pyrénées, il est des espèces qui ne dépassent pas 1.500 m.
d`altitude (Vl·ÉI'l.IZLZ pyrenaica ne FÉR., Hygromia limbata DRAP., Abida
pyrenaearia Boussu, Claasilia alzietina DUPUY ;; d’autrcs qui atteignent
2.000 m. (LiI72d.Z` nubzlgenus Bonne., Cepaea nemoralis L., Claasilia dubia
DRAP., Vertigo pygmaea DRAP., Cochlitonza Partiozi lvIOQ.·TAND., An-
· cylus ca_puloides.lAx.,Limnaea truncatula MüL1.ER, Pzlsidium caserlanum,
Pou) et quelques rares Mollusques vivant entre 2.000 et 3.000 m. dontr
les plus caractéristiques sont les Pyrenaearia carascalensis on FÉR. et
Helicella nubzîgena DE CHARP. et le Limnaea limosa L. var. glacialzls '
Boumân. G. Asrus [1922], qui a public des renseignements sur les Mollus-
ques iluviatiles des lacs pyrénéens, signale, comme vivant au—dessus de
2.000 m., seulement quatre espèces : Limnaea Zimosa L. var. glaciaire
Boumâs, Ancylus capuloides JAN., Pz'sz'a'z`um caserta/zum Pou (et quelques
variétés) et P. nitidum Jnxvns. _ .
1. Cette espèce descend parfois jusqu‘à 1.200 ni. .

_ · xnrnooucrxox ' 47
Variation des Mollusques avec Paltitude. ,
L‘altitude modifie notablement les caractères de la coquille. Le fait,
sensible à partir de 1.200-1.300 m., s’accentue très nettement vers 2.000m.
et au-dessus. Les facteurs provoquant ces modifications sont nombreux.
La température paraît le plus important, car l’on remarque que les varia-
tions sont toujours beaucoup moins profondes, à altitude égale, sur les
pentes bien exposées au midi que sur les versants orientés au nord. Le
voisinage des glaces, les chutes abondantes de pluie et de neige, les
sécheresses prolongées ont également une influence certaine.
La variation la plus répandue est une diminution de la taille, souvent i
accompagnée d’un affaiblissement de la coloration. On l`observe chez de
nombreuses espèces: Vin·z'mz pellucida l\It31.1.En, V. mnjornu Fan., Reti-
nella nitens Gnianm, Fruticicola hzispida L. var. montana Sruoan, Fru-
ticicola villosa Srunnu, Fruticicola edenmla Dna1>.,.lrianta arbustorum L.
Cependant cette tendance n’est pas générale; c’est ainsi que, dans les
Pyrénées, le Cepaea nenzoralis L. atteint parfois, vers 1.600-1.800 tn.,
de très grandes dimensions et que, dans les Alpes, l’IIcZzZz· ponmtin L. ne
varie pas sensiblement: en Tarentaise, où il vitjusqu’à 2.300 m. [G. Cou-
ucxa, 1929, p. 61] sa taille et sa forme sont les mêmes qu‘à des altitudes '
plus basses, le test étant légèrement décoloré à partir de 2.000 m. d’alti-
tude ('). Ces cas restent cependant exceptionnels et l’on peut dire qu’une
espèce diminue de taille à mesure qu'augmente l'altitude de la station
qu’elle habite. `
A cette tendance vers les formes minor se joint souvent une tendance
àl`a1longement de la spire. Très marquée chez les variétés anvicola ne
Cnanr. et troc/zoidalis Rormaax de l’Arz`anm m·bustor·um L. et chez la
var. nniicola on Féa. du Cepacn nemomlzs L., elle est moins sensible chez `
d'autres espèces comme Goniodiscus rolzmdalus hl.llLL., Fz·utz'cz'cola
edentula DMP., Cepaea sylwzüca. Dnarannnun. ll est cependant de ces
espèces qui accusent, au contraire, dans les hautes régions, une dépres-
sion de la spire. Tel est le cas des Cepaea sylvatica Dnar. var. montana
Sruoan, C/zilostonm zonata Srunan var. apica Pxaoar, et surtout Ariantn
arbustorum IJ. var. Repellini ne Cnanr. du haut Queyras au-dessus de
2.000 m. (2).
L‘exeoriation de l`épiderme et la corrosion du test sont des phénomènes
. bien connus et assez généraux observés chez beaucoup d’espèces : Retzë
nelln nitens GMa1.1N, Frutfcicola villosa Swann, .l1·ianta arbusiorum L.,
Cepaen sylvatica Dun. Chez ce dernier Mollusque, l`excoriation peut
affecter toute la surface de la coquille.
La décoloration de l’animal et de sa coquille est fréquente (Linzax
1.l D‘autre part, en de nombreuses localités des Alpes, l’1Iel£z· pomatia L. montre une forme
mgiicbré mème, dans la chaine des Pyrénées, l’A1·z'anta arbustorum L. a une forme monta-
gnarde à spire déprimée: c’est la var. Xatarti Fiumns (non Sanvain) vivantcntre L200 et 9.000 m.
d'altitude, aussi bien sur le versant français que sur le xersant espagnol.

48 moLLusQUEs rsnnssrnss ET rLuv1A'm.Es
cinereo-niger VVoLr et Agriolimax a_gr·estz's L. très pâles, presque blancs;
Goniodiscus rudemtus Srunnn), mais les individus atteints de mélanisme
(Arion ater L., A. hortenszls on FÉR., Limasc nubzigenus Bouno.,Arz`anta
arbustorum L., ...) ne sont pas rares dans les parties humides de la
montagne il).
Enfin. comme l’a fait justement remarquer .l. Favan [1927, p. 346], bien
des espèces hygrophiles ou mésophiles dans les régions basses s`adaptent·
à la vie xérophile aux altitudes élevées. ()n.peut citer: notamment des
Zonitzdae (Retinella nitens GMELIN, Retirzella pure Annan, Vzlrea
crysmllina Müx.L.). des Endodontidae [Goniodzlscus rotzmdatus MELL.),
des Helicidae (Fruticicola hispida L. forme montana Srunnn, F. villosa
Srunnng Cepaerz sylvatica DMP.], des Clausiliidae (C[ausilz'a plicatula
DMP., C. dubia Damn).
D’une manière générale on peut dire que les espèces fréquentant les
régions montagneuses et qui ne sont pas spéciales à ces régions, mon-
trent des variations particulières, faciles à distinguer et rappelant les
espèces ou formes correspondantes trouvées fossiles dans les formations
quaternaire de l’époque glaciaire.
' Les modifications des Mollusques iluviatiles sont moins nettes et la
taille n`est que rarement diminuée avec·l’altitude (Linmaea truncalula
Mem., var. pygmaea Pizlesr), la plupart des espèeesétant. au contraire,
plus grandes que dans les plaines environnantes (Bythz'm'a tentaculata.
L., Planorbis carimztus Müxm., P. alims MüL1.., Pzlridium casertrmum
Pom}. Par contre, il est fréquent d’observer un' amincissement et une
corrosion du test chez les Gzistéropodes (Limnaea limosa L., L. peregm
Mutt. et leurs variétés), un affaiblissement du plateau cardinal et des
' dents chez les Pélécypodes (Sp/uierium et Pz'sz`dz'um).
D’autre part, la faune malacologique des lacs de montagnes, pauvre
en espèces et en individus, est presque toujours une faune de pénétration
originaire des plaines voisines. Les espèces les moins résistantes ont été
_ peu à peu éliminées à mesure que croissait l’altitude et les autres se sont
adaptées, subissant quelques modifications dues au nouveau milieu ou
elles vivent. '
Températures supportées parles Mollusques.
La majorité des espèces alpines sont eurythermiques et peuvent sup?
porter des températures basses [-—— 10° à —- 14**) auxquelles la plupart
des Mollusques des pays de plaines ne peuvent résister H). Et `ces mêmes
espèces s`adaptent fort bien à des températures élevées. Le meilleur exem-
' 1. La coloration sombre du test est souvent un caractère général chez les Mollusques habitant
certaines régions de haute altitude.
2. Beaucoup d'especes terrestres méridionales supportent mal un froid de quelques degrés au-
dessous du zero; la plupart des especes terrestres des régions septentrionales et occidentales
de la France sont tuées vers - toe et,il en est de même de la grande majorité des especes tluvia-
tites. Dans la nature, presque tous les Gastéropodes se terrant ou s'abr1tsnt pendant les grands
froids n’ont que rarement à supporter des températures aussi basses. ·

xivrnonucrxou _ 49
ple est peutïêtre celui du Limna·ea· peragra Münnsa vivant à la fois dans
les eaux froides des lacs de montagnes et dans les eaux thermales à des
températures variables pouvant atteindre 45** comme dans la source d’Ax
(Ariège) (‘). D’autres espèces de Gastéropodes, une quinzaine environ,
appartenant aux genres Byt/zinella, T/zeodoxia, Physa, Plmzorbis et
Limnaea (surtout L. limosa L. et L. pere_gra Müun.) vivent dans des sour-
ces ou des bassins dont la température oscille entre 30° et !«6°. Ces Mol-
lusques sont également euryhalins et s’adaptent volontiers aux milieux
les plus différents. Le T/zeodoxia fluvàztilis L. prospère dans des eaux '
renfermant de 1 à 1,5 % de chlorure de sodium; le Linznaea pcregra
Muni,. habite le golfe de Bothnie (Baltique) et l’étang de Berre et le
Physa acuta. Dinar. a»été rencontré dans les eaux saumàtres.
CHAPITRE V
LES CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE LA FAUNE FRANCAISE
LES MIGRATIONS MALACOLOGIOUES ET LES PHÉNOMÈNES
ITACGLIMATEMENT
La population malacologique de la France comprend des représen-
tants de la plupart des genres européens, mais la répartition géographi-
que de ces genres et de leurs espèces permet de distinguer trois faunules
distinctes :
. Une tauuule méridionale; une faunule atlantique (ou lusitanienne) et
l une faunule septentrionale.
La première, la plus riche et la plus variée en Gastéropodes terrestres,
· s‘étend sur les départements du littoral méditerranéen (Provence, Bas
Languedoc, Roussillon); la seconde est localisée dans le Sud-Ouest et _
l’0uest,` presque uniquement dans les départements côtiers avec, cepen-
dant, quelques points de pénétration (notamment le Maine-et·Loire); la
troisième embrasse le reste de la France. Ces trois faunules ne sont pas
nettement délimitées en ce sens que divers éléments de chacune d’elles
` ont rayonné sur les territoires des autres. Par ailleurs, elles n'ont, ni la
même importance, ni la même origine.
A] Faunule méridionale.
Cette iaunule est essentiellement d’origine circaméditerranéenne et ne
dillère pas de la faune de cette région. Ses éléments principaux sont repré-
sentés par des genres et de nombreuses espèces ldont certaines (comme
t. Cf., au sujet des Mollusques de la sources d'Ax, Gmssrs, Bull. Soc. malacol. France, I,
iras, p. ws. ·
- 4

I 50 Motnusouizs rnnnaswnas nr rwviarinas
les Leucochroa candz'dzksz'ma DMP., Helicella cespitum DRAP.) sont
dominantes. Parmi les espèces les pluscaractéristiques, il faut citer :
Milax carùmtus Risso, M. oc/zrizceus BÉRENG. ; "Parmcu·elZa (l) ; "Zonzl
tes algirus L.; "Leucochroa ca1zdz`dissz'ma DRAP.; *HeZz'.z‘ melanostoma
Dnar., "`H. aperm Bonn; "E0bam`a vernziculzzta Münnnn; *Pseud0ta-
chea splendide Dnar.; Èllurella orgonensis Pain.; *il[acuIarz`a m'cz`ensz's
DE FÉR.; Euparypha pisamz lllünuan; "`CaracoZIina lezzticula. DE*FÉR.;
Ilelicella (sous-genres Cernuella, "Xer0ma,gna, *Xer0cz`ncm, Éïacosta,
*TI'OC}tl4ZCl); *fle!z'ce!Za apicimz nn LAM., H. conspurcattz Dnav., *CochZz'-
celia; *Chondrirza sz'mz'Zz's Bnuc.; A_gm·dhia bzydicam Micnaun; *CZausilz'a
solida DMP.; C. bidcns L., *C. crenulata Rxsso; 'Rumina decollata L.,
*Fer1·ussacz'a; ‘Hohenwa1·t/zz'a; "Cyclostoma sulcala Dnar.; *Smm·agdz2z
vz'rz`dz's L.
Cette faunule est certainement la mieux caractérisée de celles qu`on
peut distinguer en France. Elle a, en général, la même répartition que
l’Olivier et si elle déborde parfois ce domaine, c‘est dans la région de
l’Olivier qu’e1le offre toute sa richesse. Comme je Fexpliquerai plus loin,
divers éléments circaméditerranéens ont rayonné, soit vers le Nord par la
vallée du Rhône, soit et surtout, vers l’Ouest, en suivant la vallée de la
Garonne et en remontant‘le littoral de l’Océan Atlantique.
B] Faunule atlantique ou lusitanîenne.
Un certain nombre d’espèces de la faune française, localisées sur la
bordure Sud·0uest et Ouest de notre pays, sont les témoins d‘une
ancienne faune, témoins que l’on retrouve au Portugal, sur le versant
atlantique de l'Espagne, dans les Cornouailles, l’Ouest du pays de Galles
et l’Ouest de l’lrlande. Les vestiges de cette faune lusz`tam'e1me ont encore _
une certaine importance et la répartition fort discontinue des espèces
témoigne en faveur de leur ancienneté.
Les espèces lusitanienncs sont aujourd’hui cantonnécs sur la bordure °
atlantique ou dans son voisinage; il est probable qu`elles possédaient
autrefois une distribution beaucoup plus large, alors que le climat était
doux et humide. Mais, pendant le glaciaire, ces animaux ont disparu,
saut sur lo littoral atlantique qui jouissait' alors d'un climat relativement
clément comparé à celui que subissait l’intérieur du pays.
La faune lusitanienne comprend, non seulement des Mollusques, mais
aussi des animaux appartenant à presque tous les groupes zoologiques.
Elle est accompagnée de végétaux également remarquables par leur
répartition, comme l’E1·ica lusz'mnz'ca Run. (Espagne septentrionale,
Portugal, Landes, Gironde, Finistère), le Daboecia polzfolia Don. (Espa-
· gne, Portugal, Açores, Basses et Hautes-Pyrénées, Gironde, Landes de
l’Ouest, Maine-et-Loire, Irlande), le Czîstus hirsuzus nn LAM. (Espagne,
1. Les genres et espèces précédés d'un astérique sont spéciaux à la région méditerranéenne.

INTRODUCTION 51
Finistère), le Triclwnzanes radicans (Irlande, Pyrénées, Açores, Madère,
Canaries), cte...
Les Mollusques les plus caractéristiques de la faune lusitanienne sont
d'abord les Arion qui ont leur maximum de développement dans les
parties chaudes et tempérées du bassin atlantique (Portugal, France du
Sud·Ouest et de l`Ouest, Irlande, Sud-Ouest de l‘Angleterre) d’où cer-
taines espèces se sont avancées vers l’Est; les Geomalacus, genre essen-
tiellement lusitanien (la seule espèce vivant en France, le G. maculosus
ALLM. est localisée en Bretagne aux environs de Vannes; elle se retrouve
en Irlande (Sud-Ouest), en Espagne (Asturies, Galice) et au Portugal); les
Testacella, d’origine atlantique, ont essaimé dans le bassin occidental de
la mer Méditerranée et en divers points de Pintérieur de la France; une
espèce. le T. illaugei on Fiên. est spéciale à l’Oucst de notre pays (*).
Le Xllilax Sowcrbyi ne FÉn., uniquement occidental et maritime, habite
le littoral atlantique depuis le Portugal jusqu’à l'Irlande et l`Angleterre
(Sud-Ouest) (2). Le Monuc/La (Zenobiella) subvirescens BELLAMY [: [Ich'; .
ftsca Moivucu] a une répartition analogue, mais pénètre plus avant à
l’intérieur des terres (Sarthe) et vers le Nord (Pas-de-Calais, Nord). Les
Fr/rtz'cz'coIa du s0us—genre Ponentina sont encore d'origine lusitanienne:
ils sont répandus au Portugal, dans le Sud·Ouest et l’Ouest de la France,
en Irlande et dans le Sud·Ouest de l`Angleterre. L'HeIz'ce!Ia intersecla
Ponnrr est la forme lusitanienne des·Helicelles du groupe de I`]!. Gigaxi
nn Cmue. et de sa var. Izerz)aenszÉs Mae. L’Elona quz'mperz'ana ne F Én. a
une répartition tout à fait discontinue : il vit dansle Nord-Ouest de l’Es-
pagne et, en France, dans les départements des Basses-Pyrénées (Saint-
Jean-de-Luz, Ilendaye) et du Finistère (Quimper, rade de Brest ..... ) sans
s’éloigner beaucoup de la mer. le point le plus éloigné du littoral où cette
espèce ait été trouvée en France étant Huelgoat (30 kil. de la Manche, A5
kil. de l’Océan·Atlantique). ll est vraisemblable que l’E!ona quimpe-
rinna ne Fén. avait autrefois une distribution continue sur des terres
aujourd’l1ui recouvertes par l’Atlantique et dont les iles de Ré, d‘©léron,
de Noirmoutier..., sont les derniers vestiges. Le Lll·llI'l-(L anglica ne FÉR.
espèce du Portugal, de l’lrlande et de l`Angleterre, trouvé en France seu-
lement à l’île de Ré et le Succz'ne.,z longtkcala Mon. (l)OI‘lZUg`3l, France du
Sud·Ouest) forme occidentale du S. elegans Rxsso, sont encore d`origine
lusitanienne. Il en est sans doute de même du Iïctinclla ùzcerta DMP.,
mais ce Mollusque a émigré, vers l’Est, jusqu‘à Pampelune, au Sud
des Pyrénées. Enfin, parmi lesespèces les pluscaractéristiques de l`an-
cienne faune Iusitanienne, il convient de citer le Lamzëzifem Paul! MA-
n1u.aauj0urd’hui très localisé, en France dans les Basses·Pyrénées et en
1. Elle vtt également dans le S. W. de lütngleterre, le S. de l’Irlande, l‘Espagne, le Portugal,
les Açores. Madère, les Canaries. .
a. En France, ou cette espece ne s’élolgne jamais beaucoup des cotes; ellea été signalée du
departement de la Gironde à celui des Cotes-du-Nord. I

52 Monwsonns rnnnnsrnns ·E·1· rnuvixirrns L
Espagne sur le versant méridional des Pyrénées avoisinant l’©céan
Atlantique (Laminifera subarcuam Boum,).
Ces vestiges d`une grande faune lusitanienne sont des espèces aimant
la chaleur, mais de préférence la chaleur `humide. Elles forment un
ensemble >abs0lu>ment différent de la faune circaméditerranéenne etil con-
vient d’i·nsister sur ce fait, parce que certains éléments atlantiques, que
l’on retrouve à Madère. aux Açores, aux Canaries, ont rayonne vers l’Est
dans les contrées méridionales 1 tel estle cas, par exemple, de plusieurs
especes =d'Ari07zidae et de T estacella.
C1 Faunule septentrionale.
Cette faunnle est celle de presque toute la France : régions du Nord, du
Nord-Est, du Nord—©uest et·du Centre jusqu’aux Pyrénées. Elle diffère
peu de la faune de l”·Europe centrale et septentrionale dont les éléments .
ont des origines diverses. Le fond en est constitué par des espèces à très
vaste distribution géographique embrassant la plus grande partie de
l’Enropete*t, pour certaines, du système paléarctique. Ce sont des espèces
banales,·mésophiles ou hygrophiles, formant plus de la moitié de la faune.
Tels sont les : . _
Linmx matrimus ’L.; Zlfalacolimax tenellus NlLSS.§ Lehmannia margi-
nata l\lüLLE’R§ Agriolimax agrestis L.; Arion coter L., A. hortensis nn
FÉn..., Rebinella nitidula Dane.; Oxrychilus cellarius Münn.; Vitrea crys-
talhëza MüL1..·; Zomitoides nilidus MüLL.; Vitrincipeilucida Miitn.; Euro.
ztulus fulvus Münn.; Punctum pygmaeum Dinar.; Goniodilscus rotunda-
tus Müvn.; Frutieivola hzlspida L.; Heliczlgomi Zapicida L.; Balea per-
versa L.; JClausz`Zia Zamimzta Momr. ; Emi iolzscura l\lüx,1.,; Acmzthinula.
acuiecitti Miinn.; Vallonia (toutes les espèces); Columellrz edenlula.
Dmr.; Trunccitellîna eylindrica nn Fën.; Vertigo pusillci Münn.; V. an-
ti¢>ertz}g·o Dane.; V. pygmara DRAP.; Pzzpilla muscorum L.; Surcinea
i putris L.; S. Pfezferi Ptossmr.; Ca7=·yc/tizmz minimum Müun; Limmiea.
stagnalis L.; L. palustris Münm.; Physa h_t/pnorum L._; Planorbzls pla-
norëis L.; P. r·a1·inatus l\lüi.L.; P. rontorlus L., P. albus Müitn., P.
crista L., ctc...; Segnzentina nitida Nlünn.; Ancylus lcicustris L.; Bgthi-
nia tentaculata L., Vcilwzm piscimilis Miinn.; V. crislwta MHLL.; ;lnx0«
donm cygnaea L,. Unic batavus on LAM.; Sp/me7·z'um cornezmz L.; Pisi-
dium amnicum MÈLL.; P. caserlanum Pou, P. obtusalc C. PF".
[ Parmi ces espèces, il en est qui Sünt circumboréales arctiques aussi
bien en Europe qu‘en Asie et même en Amérique du Nord. C’est le cas
pour les Vitrz'na.dz`ap7za1za Dnar., Euconulus fulvus Mrünn., Pyramidula
ruderata Srunnn, Columella edentulzz Dinar., C. colzmzella Annan, Ver-
tigo pygmaea. DRAP., V. alpestris Annan, Clziusz'Zici duôia Dear., etc.,
D’autres espèces, probablement parvenues dans notre pays a une
époque plus récente, sont d’origine orientale. On peut ci_ter notamment :
Eulom fiulicum Münn., Euomphalia. strigella DMP., Cepaea zzemorvtlis

inrneoucrxon 53
L.,. C. `lz`e1·lensz's Münr., Heli.2: pomalia L., Clausilia vcntricosa Dimm., _
Clzondrula tridens Milan., Orcula doliolum Ènuc., O. dolium Dn.«r....
lflsognomostoma isognomostoma Gnnmx, rapproché à tort des espèces
de l’Amérique du Nord, est originaire de I’Asie où vivent des formes
aflines. [la plupart de ces Gastéropodes n‘bnt pas pénétré dans FOuest
de la France outy sont très rares.
En plus de ees deux grands courants, l’un septcntrional, l`autre orien-
tal, des intrusions de formes méridionales et d’es·pèces lusitaniennes se
sont produites et.elles· ont une importance très variable suivant, les con•-
trées. C`est ainsi que la région pyrénéennie se rattache à la faune septen-
trionale, malgréle grand nombre de Gastéropodcs. spéciaux à la chaîne,
comme les Jlasügvplmllus Iïangi on F és., T ri'sse.r0dnn conslririw Bou-
nxia, Elena pyrenaiea DMP., Pyrenaearia carascalensis ne FÉR., Ilcltï
cella nubzzgena on Cnanr., un grand nombre cle C/zo·ndri'm'dae (Abida,
Chondr·z'na) et de (,'0c/iloszonza L: Pomatias]. Mais, à part: de rares
exceptions, comme le T risscxodon ¢·on.strz'cta Boussu, ces espèces ne i _
sont pas isolées et ce qui caractérise le mieux: la région pyrénéenne, e‘est
le mélange des espèces de la faune septentrionale et de celles immigrées,
soit. de la faune eircaméditerranéene, soit de: la faune lusitanienne etài ce
mélange sajoutent encore des termes montagnardes.
En résumé, la faune malacologique de la France, formée d‘éléments
d`origines très diverses,. peut se subdiviscr en trois faunules c la faunule
méridionale (om mieux circamédzïerranécnne), la mieux caractérisée
actuellement. et la plus riche en genres. et en espèces spéciaux; lia faunwle
Iusz`tanz`enne (ou atlantique) habitant une bande relativement peut large
le long du littoral de l`0céan Atlantique et dela Bretagne Nord, pensé-
trant en Anjou, et. qui, avec des espèces d’oriine· septentrionale et
méridionale garde les restes d`u;ne ancienne faune; enfin la faunule sep-
tentrionale qui peuple la plus grande étendue de- notre pays.
Les migrations malacologiques et les phénomènes dacclimatement.
Ces faunules n'ont pas conservé partout leur individualité. Des migra-
tions, parlois massives, ont permis à divers. éléments de se compénétren
plus ou moins intimement. Parmi ces migrations, Tune des plus intéres-
santes est celle des espèces autochtones des contrées circamécliterranéenrtes
(Helicclla des sous-genres Cernuella et Xemmagna, Euparypha pzîmxua
Münc., (,'0c·/zlicella acuta L.) espèces dominanltes dans leur pays: où elles
vivent surtout au voisinage de la mer.
Leur origine n‘est, pas très ancienne, puisqu'e1les sont inconnues dans
les dépôts quaternaires même assez récents. Or, ces Mollusques sont
aujourd’l1ui fort abondants le long des côtes françaises de l’Océan
Atlantique et de la Manche. Les plus nombreux ont, émigramt de leur
pays d’origine vers le Nord, pénétré dans la vallée de la Garonne, tra-

54 Monnusouns rnnnusrnns ET rnuvmrinns
versé les estuaires de la Gironde et de la Loire. franchi le cap Finisterre
et essaimé sur le littoral de la Manche et de la mer du Nord. D`autres
ont fait le tour de la péninsule ibérique et beaucoup ont emprunté
concurremment ces deux voies.
Parmi les espèces ainsi émigrées et qui sont définitivement établies dans
leur nouvel habitat, les unes, comme l’HelicelIa (Xeromagna) cespitum
DMP., n’ont pas dépassé l’estuaire de la Loire; d’autres, de taille plus
faible et étroitement ombiliquées (comme les Helicella (Cernuella)va1·1a-
I2z'lzÃs Daar., H. (Cernuella} xalonica SEHVAINU., et aussi l‘Euparypha
pisana Mürn.), sans doute plus robustes, proli|'èrent jusque sur les côtes
plus froides de la mer du Nord. Le (loc/zlicella acuta Münn. s`est même
propagé beaucoup plus loin encore. Mais l'aire de ces déplacements n’est
pas illimitée : il existe une zone limite que ces Mollusques ne peuvent
franchir et, pour les Hélices méditerranéennes vivant près des côtes
françaises, cette zone limite est voisine du Pas-de-Calais.
Vers quelle époque se sont produites ees migrations? Il est fort difficile
de répondre. Si nous ne connaissons, dans les dépôts quaternaires, aucune
espèce des groupes émigrés, l’étude des formes subfossiles trouvées dans
les tourbières submergées peut aider à la solution du problème. Dans les
tourbières des côtes du Calvados, A. L. Lnmco (Bull. Soc. Linnéenne
Normandie, 5° sér., X, 1906, p. 5-6) a signalé l`HeliceIla varialzilis Dnar.,
et le Cochlicella acuta Mürt., à Luc et à Asnelles. Par contre, dans les
tourbières s’étendant entre Luc et Courseulles, L. l`/IERCIEH et R. Poisson
(Bull. Soc. Linn. Normandie, '7° série,.lII, 1920, p. 143) n’ont découvert
aucune forme émigrée. Ces faits sont d’une interprétation difiicile. On sait,
depuis les travaux de Brcor (C. R. Acad. Sc. Paris, 16 août 1897 et
Congrès Soc. savantes, Paris, 1898, p. 249-251) que les tourbières litto-
rales submergées du Calvados ont été formées avant le Néolithique et
recouvertes par la mer vers la fin du III° siècle après J.-C. Comme les
` formes émigrées existent en certains points de ces tourbières et non en
d’autres, d’ailleurs voisins, il est possible que ces formes aient été entraî-
nées dans la tourbière postérieurement à sa submersion. On peut aussi
admettre que si les Mollusques émigrés se trouvent dans une localité et
non dans une autre voisine, c’est peut-être simplement parce que la
colonie, alors d`introduction toute récente, n`avait pas encore eu le temps
d’envahir le littoral. Quoi qu’il en soit, il n’est pas impossible que 1`intro-
duction des especes méditerranéennes sur les côtes de la Manche ait eu
·_ lieu vers l’époque néolithique.
'I`outes les espèces émigrées ne s’écartent pas beaucoup du littoral, y
formant une bande de largeur variable qui, sauf des cas exceptionnels,
est d‘autant plus étroite que l’on s’avance davantage vers le Nord. La
l profondeur de cette bande vers l’intérieur du pays reste, d’ailleurs, cons-
tamment moins grande que dans les régions méditerranéennes, centre
d’origine de ces espèces.

iivrnonucrion 55
Les Cernuella se sont également propagés en suivant les vallées des
grands fleuves, notammenticelles de la Garonne et de la Loire et aussi
celle de la Seine où ils se sont avancés beaucoup moins loin. Dans le
cours inférieur de la Garonne et de la Loire, les (Iemuella remontent
sans s`écarter beaucoup des rives; ils y présentent une distribution
continue; ils se sont propagés et aeclimatés d’eux-mêmes en suivant
les vallées. Plus loin, on ne trouve plus que des colonies dispersées,
plus·ou moins éloignées les unes des autres et dont l’introduction est
due à l`hommc. Les transports par chemins de fer des denrées méridio-
nales sont la cause initiale de ces introductions involontaires qui, autour
de certaines grandes villes comme Paris [cl'. : A. Locaim et L. Germain,
1903], Lyon [cl'. A. Locann, 1878, 1882, Ph. Rim., 1918] ct Angers [cl`. L.
Germain, 1907, 191û, 1920] ont pris un développement considérable.
Le mécanisme de Pacelimatement est assez compliqué et nécessite que
certaines conditions primordiales soient remplies. Deux influences prin-
cipales sont nécessaires:
a) La température : les Ilélicelles vivent toujours dans des stations
exposées au Midi ct jouissant d`un climat relativement chaud par rapport
au milieu environnant.
[3} Le milieu maritime n'exiZrtant plus est remplacé par le milieu
rudéral et l’on sait qu`il existe d`étroits rapports entre les plantes mari-
times et les plantes rudérales, les secondes étant manifestement analogues
aux premières, appartenant aux mêmes genres, souvent aux mêmes
espèces. L`importance du milieu rudéral est très nette; elle a été mise en
évidence par le D" Ph. Rim. [1918, p. 36 et sq.] pour les Ilélicelles de
Lyon. Les observations de ce savant concordent avec celles quej‘ai pu
faire aux environs de Paris et d’Angers et l’on peut dire que les Ileiicidae
méridionaux, maritimes dans leur pays d‘origine, prospèrent admirable-
ment dans un milieu rudéral lorsqu'ils y sont brusquement transportés.
En un mot, le milieu rudéral se substitue au milieu maritime et le
remplace.
Ces deux facteurs n'ont pas la.même valeur relative. La temperature
peut avoir une influence prépondérante; c’est le cas des Ilelicella du
sous·genrc Xeromagna et c`est pourquoi elles ne s‘acelimatent pas au
nord de la Loire. Mais, presque toujours, c`est le milieu rudéral qui est
Iefacteur dominant et son rôle est beaucoup plus important que celui
de la température. \
7) Un troisième facteur, la complication et la perfection des organes
génitaux des espèces introduites, en leur permettant de se reproduire
avec une grande facilité, favorise également l'acclimatement. Cette obser-
vation a une portée plus générale et permet, peut-être, d’expliquer ·
pourquoi les Mollusques paléarctiques s’acclimatent si facilement dans
Thémisphère sud, alors que Pacclimatement des espèces de Phémisphère
sud en Europe est presque impossible. C`est que les Pulmonés terrestres

56 Monwsouss rnnnnsrnesnr rwvnvrinns
paléarctiques ont un appareil génital beaucoup plus perfectionné qui
facilite leur reproduction et leur dissémination.
Le mécanisme de Pacclimatement est assez complexe, et se fait en deux
temps (‘). Pendant une première période, les espèces introduites habitent
un milieu rudéml pur., Tel est le cas des colonies de Lyon, de Tours,
d’()rléans. Ici le rayonnement des individus est très lent et limité et
l’acclimatement n’est nullement définitif. Si les: causes qui ont présidé à
Pintroduction des espèces viennent à disparaître; les colonies d’Hélicelles
peuvent s’éteindre à leur tour. Mais, si les circonstances sont favorables,
Paire de dispersion des Mollusques peut s/étendre. Pendant cette seconde
période, les animaux int.roduits,_tout en préférant le milieu rudéral, s‘en
éloignent volontiers, se propagent et rayonnent largement, puis plus
lentement. Les Hélicelles ont alors une répartition rappelant celle de leur
pays d’originc. Ce processus est en voie de réalisation rapide aux
environs de Paris; il est un fait accompli à Beaulieu, au sud d`Angers.
Alors, mais alors seulement, l‘acclimatement est définitif et les espèces
introduites fout partie intégrante de la faune du pays.
CHAPITRE Vl
LE POLYMORPHISME DES MOLLUSOUES ·
ET LA CLASSIFICATION DES ESPÈCES DE LA FAUNE FRANCAISE
È
Il existe un certain nombreide Mollusques de la faune française qui
montrent, dans les caractères de leur coquille, des variations assez éten-
dues rendant leur détermination difficile. On dit de ces espèces qu’e11es
sont polymorphes : les Helicella (Cernuella] varia,bz'lis DRAP., Helicella
(Candidula) Gzgaxit DE Cnnnr., Llmnœa, (Radix) limosa L., en Sont
d’excellents exemples. Suivant les stations où elles sont récoltées, leurs
coquilles diffèrent parfois davantage que celles de deux espèces distinctes.
Mais ces variations s’efl`ectuent entre des limites qu’il est possible de
définir et, entre les formes extrêmes d’une même espèce, on trouve un
nombre considérable de formes intermédiaires passant insensiblement de
l’une à l’autre. Le polymorphisme est alors monotaxigue ou diffus
' · [G. COUTAGNE, 1895, p. 24] et c'est, de beaucoup, le cas le plus général.
On peut d’ailleurs trouver, comme il sera expliqué plus loin, des locali-
sations de caractères chez des individus (d’unc même espèce) cantonnés
étroitement dans de rares stations ou répandus dans une portion limitée
du domainegéographique de Pespèce. Bien plus rarement, du moins
chez les Mollusques, les diverses formes d’une même espèce sont dis-
1. Pour les détails du mécanisme de Paeclimatement, cf. :‘L. Gunmm, 1990, p. 24:1 29.

iwrnooucrxon 57
tinctes, sans intermédiaires les reliant entre elles. Le polymorphisme est
alors polym.2:z’que. ll n’existe, chez les Mollusques de notre pays, qu’un
polymorphisme polytaxique de coloration (variations des bandes cnloriées
des Ilelicidae, notamment des Cepaea). , . [
A] Polymorphisme diiïus.
Chez les Gastéropodes, toutes les parties de la coquille peuvent varier.
Avec G.,Cou1·Acxa, je nommerai modes ces diverses variations. La
taille montre des modes maxima, major, minor, minima chez la majo-
rité des espèces. La forme générale de la coquille offre des modes clatus,
obesus, globulus, dcpressus, suivant que le rapport de la longueur au
diamètre est plus ou moins grand. D’autres modes s`observent fréquem~
ment : les tours de spire sont plus nombreux (mode multzZspz'ralz`s) ou
UIOÃHS nombreux (mode paucis·pz`ralis) que dans la forme type; l6 d€I’¤l€l'
tour est tantôt arrondi (mode rotundus), avec un angulosité accentuée
[mod: angulatus) ou simplement indiquée (mode subangulatus); l‘ouver-
ture est arrondie, ovalaire, oblongue... (modes ci'r¢:ut`us, ovalis, oblon-
gus".) avec un bord supérieur descendant (modes de/Iezus et subde/lexus)
ou non (mode rectus); l’ombilic, très étroit (mode microporus) ou large
(mode macmporus) est en forme de puits ne laissant rien voir de 1’avant·
dernier tour (mode abruptus) ou en spirale régulière laissant voir
l'enroulcment interne totalement ou en partie (mode regularis}.
Tous ces modes peuvent se retrouver chez des individus d’une même
espèce, non pas isolés, mais groupés de manières fort différentes. Ainsi
dans une colonie d’une espèce A pourront vivre des individus a à.la fois
elatus, pauczëspüalis, mz°c1·nporus et minor et d'autres (3 à la fois a'epr·es·
sus, maltispiralis, macr·opor·u.s· et major, etc... De plus on observera,
en général, des échantillons intermédiaires entre a et (i. Le polymor-
phisme est nettement düfus : c‘est le cas, par exemple, pour les Ilelicella
(Candidula) Gzgaxi on CHARP.,i H. (Cernuella) variabz`Iz's~DnM>., les _
Limnaen. stagnalix L., L. (Radziz) limosa L.
Parfois certains de ces modes sont géographiquement localisés. Dans
une partie de l’aire de distribution d’une espèce donnée, ces modes
peuvent alïecter soit : t° seulement un nombre restreint d’individus;
2° la presque totalité des individus de l’espèce. Le premier cas est réalisé
par l’Heh’.r andorrica Bovnc., simple mode microporus, localisé dans les
Pyrénées, de l‘I16ll·Cl'gOIZü lapicida L. Un bon exemple du second cas est
fourni par l’IIelz'cella (Xeromagna) cespitum Dnar. Cette espèce·a, en
France, une répartition assez analogue ài celle de l’Olivie1·, mais, dans
une partie de ce domaine, entre Saint·Nazairc (Var) et Hyères dans les
massifs des Maures et de I‘Esterel, la grande majorité des individus
appartient au modo microporus. Ce sont ces formes qui ont reçu les noms
d’Heli.1· Terveri Micn., H. Luci Fwn., H. maristorum Fnow., etc. On
ne saurait les considérer comme espèces car,,en dehors de la zone peu

58 Momusoues Tsnnnsrans ET Fnuvmrims
étendue où elles sont dominantes, elles vivent, il est vrai bien plus rare-
ment, dans le reste du domaine de l’HeliceZla cespjtunz Dnar. avec toutes
les formes intermédiaires. Un autre exemple est celui de l’.~lr·z'anta Repel-
lini DE Crmne., mode depressus de l`.—lrz'amîa arbustorum L., localisé dans
une partie des Alpes Dauphinoises (région du Mont')/`iso).
Sous 1‘inHuence de conditions défavorables, notamment la chaleur, la
sécheresse, l'aridité, des coquilles jeunes peuvent présenter les caractères
de l‘adulte : leur test est solide, parfois épaissi, leur dernier tour plus ou
moins earéné, leur ouverture garnie d‘un bourrelét interne. Le cas est
assez fréquent et ces jeunes sont morphologiquement si diflérents des
adultes qu’ils ont été considérés comme spécifiquement distincts. Un
· excellent exemple est celui de l`Euparyp/za pisamz Münn. dont le jeune
a été décrit sous le nom d‘IIeZz'x cotocyphia Boone. Ces mêmes conditions
défavorables influent également sur des coquilles presque adultes dont le
développement est arrêté, mais qui gardent un ombilie plus étroit, un
nombre de tours plus faible que les individus normaux, bien que possé-
dant un test. plus épaissi et un bourrelet robuste. ce mode praemàturus
n`est pas rare chez de nombreuses espèces habitant les stations chaudes
et arides, et les individus qui en sont atteints sont nettement plus abon-
dants les années sèches que les autres.
Chez les Pélécypodes, notamment chez les Unionidae, le polymorphisme
est égalementtrès étendu, et l'on peut dire que chaque rivière, chaque lac,
chaque marais a, non seulement sa forme propre de Limnée, mais aussi ses
formes d’Anodontes et d’Unios. Ce polymorphisme est extrêmementdiffus.
ll porte principalement sur le contour de la coquille zrapport plus ou moins
grand entre la longueur et la hauteur (modes elongatus, curtus); forme
du bord supérieur, droit (horizontal), oblique ou arqué (modes pamlIeZu.s·,
obliquus, arcuatus); forme du bord inférieur, arqué ou plus ou moins
sinueux (modes lumztus, subsinuatus, sinuatus); convexité variable des
_ valves (modes conzplmmtus, corweavus) ; — et aussi sur l`épaisseur du test
(modes crassus, solidus, tennis) et la taille (modes nzqjor, minor). La
plupart de ces modes peuvent atfecter les divers individus d’une même
espèce, non seulement dans une seule localité, mais encore au sein d’une
même colonie. Il en résulte que les formes qu’une espèce peut présenter
sont pour ainsi dire innombrables et ceci explique qu’on ait pu décrire
plus de 250 espèces d’Anodontes et autant d`espèces d’Unios dans les eaux
douces de la France.
B] Polymorphisme polytaxique. .
Les Ilelicidae du genre Cepaea ont une coquille ornée de bandes ou
fascies colorées dont le nombre varie de 0 à 5. Typjquemeng les Cepaea
nemoralzls L., C. hortensis Mem,. et C. sylvatica DRAP. ont, en partant
de la suture, 5 bandes disposées en deux groupes séparés par un inter-
valle :3 bandes égales et équidistantes et 2 bandes plus larges que les

INTRODUCTION 59
trois premières, ce qu’on exprime souvent par la formule : 1.2.3. [ 4.5.
Ces bandes peuvent être totalement absentes ou manquer partiellement,
comme dans les formes répondant aux formules 1.0.3. [ 0.5., 0.0.3. | 4.5...
Toutes les combinaisons possibles (‘) ne se trouvent pas dans la nature.
C’est ainsi que chez les C. nemomlis L. et C. lzorzenszs Mütr., les com-
binaisons 1.2.3. [ 0.5.; 0.2.3. [ 0.5.; 100 [ 00... n`existent jamais; d‘autres
sont très rares (1.0.3. [4.0.; 1.0.0. [ 0.5...) et d’autres très fréquentes
' (1.2.3. [ 4.5.; 0.0.3 [ 4.5.; 0.0.3 | 0.0.). Le polymorphisme n'est plus dif-
fus car, quelle que soit la combinaison envisagée, les bandes colorées gar-
dent, sur la coquille, une place invariable. Enfin les Bandes peuvent être
plus ou moins confluentes (var. coalita Moo.-Taxe.), réduites à des taches
ou à des points. Les mêmes faits se retrouvent chez le Cepaea sylvatica
Dnar., mais avec bien moins d’amplitude et il n‘y a jamais été observé
que 4 combinaisons [0.0.3. | 4.5.; 0.0.3 | 4.0.; 1.0.0. [ 0.5.; 1.2.3 [ 4.5.].
Importance du polymorphisme.
Toutes les espèces ne sont pas également polymorphes, ll en est qui
varient très peu, bien que leur aire de distribution soit très étendue (Heli-
cigona lapicida L., Ilelicodonla obvolutu i`iüLL., Valvam cristala
MüL1....); d`uutres dont l’amplltude des modifications est considérable
(Ezzparyp/La pisana l\«lüL1.., llclicella varz'abz`Iz`.s· DMP., Limnées, Ano-
dontes). Il est à remarquer que, du moins pour les Pulmonés terrestres,
les espèces les moins polymorpl1es sont très généralement les plus
anciennes tandis que celles trés variables sont d‘origine récente. Ainsi
les Xeromagna et les Cernuella sont en pleine évolution et les carac-
tères de leurs espèces ne sont pas encore toujours nettement fixés. C’est `
ce qui explique que, dans les groupes polymorphes, un si grand nombre
de modalités, de formes de coquilles ont reçu un nom spécifique. De
plus, des auteurs ont décrit, comme espèces distinctes, les deux termes ,
`extrêmes d‘une série continue en négligeant les intermédiaires. Tel est le
cas de l’Ena detrita MüLLER et de son mode obesus, l’Ena Locardi Boone.
L’étude du polymorphisme a donc une importance primordiale pour la
connaissance et la saine appréciation des espèces et c’est pourquoi j’ai
insisté sur ce sujet. ll est indispensable, pour se faire une idée juste d'un
Mollusque, d’en recueillir, sans choix: préalable. de larges séries d’indi-
vidus dans beaucoup de stations et de localités diflérentes. Ce n’ost qu`en
comparant entre eux tous ces échantillons qu’il est possible de se rendre
· compte de leur polymorphisme.`Et les colonies habitant les limites de
l’aire de répartition d’une espèce ont un intérêt incontestable, car c`est
généralement aux frontières de leur domaine que les espèces sont les plus
variables. [
1. Par leur absence ou leur présence totale ou partielle, ces 5 bandes pement presenter '
îâxïpgjblnaisons :1 a 5 bandes, 5 a A bandes, IU a 3 bandes, l0 à :1 baudes,5à i bande, t sans

60 Moxmusones rannesrnas er rnovwrines
Classification et nomenclature des Mollusques de la Faune française.
La classification des genres de Gastéropodes — principalement des
Pulmonés —— et leur réunion en familles est délicate. Les recherches
récentes- ont montré la fragilité des anciennes classifications basées. sur
le seul examen de la coquille. Elles ont révélé des rapports insoupçomnés
entre des espèces- dont Penveloppe testacée est souvent fort différente (‘);
, montré, au contraire, que des coquilles très voisines abritent des animaux
dbrganisation très dissemblahle-:(2]. En un mot, oh est parvenu à saisir
les affinités réelles des espèces et il en est résulté de grands changements
dans la classification. Ces changements constituent un progrès incontes-
table,. puisqu’ils rapprochent des animaux de même organisation et per-
mettent d`établir· des conclusions phylogénétiques et zoogéographiques
sur des bases solides. .
La mâchoire, la radula, l`appareil génital fournissent les meilleurs
caractères, ceux d’ailleurs qui sont les plus faciles à observer sans dissec-
tions compliquées ou par trop délicates. La position des orifices extérieurs,
celle. des yeux, les particularités du pied donnent également des indica-
tions précieuses. Clcst en combinant toutes ces données que- l’on peut
établir un tableau des familles tenant compte des aflinités qn’elies· ont
entre elles. En utilisant les recherches les plus récentes —- et en faisant
abstraction des coupures basées sur des faits dc constatation diflicile ou
peu pratique (par exemple, les caractères du rein, ceux du système arté-
riel), on arrive à classer, de la manière suivante, les familles dela Faune
française :
. l. GASTÉROPf)DES" '
A] Gasrenoroons 1>UL.MoNÉs.
ej STYLOJIMA TOPHORES
Familles ; Arionidae, Limaeidae, Parmacellidaw, Testacellidae, Vitriniciae,
Zonitidae, Endodontidae, Enlotidae, Leucochroidae, Helicîdae, Stenogyridae,
Ferussaciidae, Cochlicopiclae, Clausiliidae, Enidae, Valloniidae, Chondrinîdae,
Orculidae, Pupillidae, Vertiginidae, Succineidae, Oncidîidae.
(5] BA SOMMATOPHORES . I
Familles- : Limnaeidae, Physidae, Bulliniidae, Planorhidae, Ancyliidae,
Siphonariidae, Gadiniidae, Auriculidac, Otinidae.
B] Gasrxânoromas Pnosonnaxcuns. '
ot] MONOTOCARDES
1. Monotocardes à respiration pulmonaire.
Familles : Cyclostomatidae, Cochlostomîdae, Acmeîdae, Assemaniïdae: `

nxrnooccriox 61
2. Monotocardcs à respz'ra.tion br·anc}u'ale.
Familles : Viviparîdae, Bythînellîdae, Micromelaniîdae, Truncatellidae.
Valvatidae. _
B] DIOTOCARDES l
Famille : Neritidae.
11. rxàtacrronas
Familles : Sphaerîidae, Unionidae, Dreissensîidae.
Le tableau dichotomique, placé à la suite de Plntroductîon, conduit
directement à ces familles.
Mais un des plus gros écueils de la zoologie descriptive est la nomen-
clature. J'ai adopté, pour les genres et les espèces, les noms les plus
anciens quand ces noms ne prêlent à aucune ambiguité. C’est·à-dire
que j‘ai suivi les lois de la nomenclature dans leur esprit, sinon tou-
jours dans leur rigueur. ll est bien évident que ces lois ont été élaborées,
discutées et finalement adoptées pour apporter quelque clarté dans une
· nomenclature par trop chaotique et non pour en accroître encore la
confusion.
Entête dc cette Faune, je tiens il répéter ce que je pense de conti-
nuels changements que je juge parfaitement inutiles et souvent nuisibles.
A mon avis, des noms connus de tous, employés depuis près d’un
siècle, ne devraient disparaître sous aucun prétexte. Il importe peu,
par exemple, que Bowen, qui n’était pas naturaliste, ait utilisé, dans
un Catalogue de vente introuvable, sans aucune valeur scientifique et
qu’aucun naturaliste ou à peu près n`est à même de parcourir dans
Pédition originale, un nom de genre d’ailleurs sans diagnose. Repren-
dre ce nom n‘apprend aucun fait nouveau intéressant mais risque, par
contre, d‘apporter une confusion souvent déplorable.
Il est facile de retrouver, dans les vieux auteurs, des appellations
génériques ou spécifiques pouvant s`appliquer, avec plus ou moins de
bonheur, à des genres ou à des espèces aujourd’hui connus sous des i
noms différents. Je ne vois pas l’in\érêt de ce faux perfectionnement,
d’autant plus que, généralement, le nom.ainsi exhumé pourrait aussi
bien s’appliquer à d’autres animaux plus ou moins voisins, tant les des-
criptions originales sur lesquelles on s‘appuie manquent de précision
ou même d`exactitude. Le résultat le plus clair de ces recherches est
d‘augmenter la confusion. Dernièrement le nom d'IIelicellcz Frînussac,
utilisé par tous les malacologistes pour désigner les Ilelicidae groupant
les sous-genres Candidula, Helicopsis, Cernuella, Xe1·0magna..., a été
· appliqué aux Zonitidae des genres Oxychilus, Retinella et Vitrea [ancien

62 Montusouns rnnuesrnns ET FLUVIATILES .
genre Ilyalinia). Cependant quatre mois ne s`étaient pas écoulés qu’un
autre auteur prouvait que le premier était dans l`erreur et que son rai-
sonnement était basé sur une niauvaise interprétation des textes. ll n’en
reste pas moins qu`au milieu de ces perpétuels et inutiles changements
les naturalistes —— même spécialistes — ne·savent plus de quels ani-
maux il est question dans les mémoires qu’1ls consultent. Il y a là un
abus évident, une perte de temps et un danger.
Il est temps de réagir. La zoologie n’est pas et ne saurait devenir _
une éternelle discussion sur les noms à attribuer aux animaux. ll y a
mieux à faire et, pour ce qui est des Mollusques de la France, l'étude
de leur biologie et de leur exacte répartition est d‘unc importance
autrement grande.
\

'l`ABLEAU DES FAMILLES
1. Animal nu ou muni d`une coquille formée d'une seule pièce
(GASTÉROPODESl ................ 2
— Animal muni d’une coquille formée de 2 valves articulées (PÉLÉ-
CYPODES) . `. ............... 42`
2. Animal nu ou avec une coquille dépourvue d’opercule .... 3
— Animal toujours enfermé dans une coquille close par un oper-
cule ..................... 33 ·
3. Yeux placés à l’extrémité des tentacules ........ 4
— Yeux placés à la base (externe ou interne) des tentacules. . . 25
4. Coquille nulle ou rudimentaire, ne pouvant reniermer complè-
tement l`animal.. I ................ 5
- Coquille bien développée, de forme variable, pouvant renfermer
complètement l`animal ............... 9
5. Animal nu, sans coquille extérieure .......... 6
— Animal avec une coquille rudimentaire placée postérieurement
sur le des ................... 8
6. Animal possédant 4 tentacules ............ 7
— Animal hermaphrodite ne possédant que 2 tentacules; manteau
très épais, verruqueux; orifices génitaux très écartés, l'0rifice
mâle un peu en arrière du tentacule droit, l’orifice femelle
médian, près de l‘anus; animal vivant sur les rochers mariti-
mes ................ F. Oncidiidae.
7. Une coquille rudimentaire (limaeellv) placée sous le bouclier;
mâchoire lisse à bord libre portant un saillie rostriforme; pas
de pom muqueux caudzzl ........ F. Lîmacidaê.
—- Limacelle presque toujours absente; machoire forte, arquée,
munie de côtes longitudinales saillantes; un porc nzuquezmr
caudal. . . ‘ ........... F. Al‘îOI1îd8.6.
8. Coquille presque complètement interne, placée sous le bouclier,
formée d’un nucléus spiral jaunâtre et d'une lame calcaire
blanche; nzdc/mz'rc lisse avec saillie rostriforme faible (coquille
externe pendant lc jeune âge) ...... F. Parmacellîdae.
—- Coquille externe subspiralée ou a·1riforme;pas de nuîchoire;

64 · Monwsouns rannssriias nr riuvnvritss
radula formée de séries obliques de dents très allongées, étroites,·
aiguës au sommet .......... F. Testacellidae.
9. Coquille variable, pas de balancier .......... 10
— Animal difficilement contenu dans sa coquille, protégé par une_
demi—cuirasse recouvrant une partie du cou et fournissant, à
droite et en arrière, un lobe spatuliforme (balancier}. Coquille
imperforée ou subperforée, très mince, pellucidc, ouverture très
grande, auriforme transverse ....... F. Vitrinidae.
10. Rein orthuréthrique ou sigmuréthrique; mâchoire sans pla-
que accessoire; coquille variable ...... . .... 11
— Rein hétéruréthrique; mâchoire avec une plaque accessoire qua-
drangulaire; coquille oblongue allongée. imperforée; ouverture
très grande, ovalaire-oblongue; test mince, transparent .....
....... . ........ F. Succineidae.
11. Coquille variable, non tronquée chez l’adultc. . '. _ .... 12
- Coquille subcylindrique, tronquée au sommet chez l’adulte;
columelle tronquée à la base; mâchoire mince, plissée verti-
calement; radula avec dents centrales extrêmement petites,
trieuspidées ............ F. Stenogyridae.
12. Coquille toujours dépourvue de elausilium; rein sigmuréthri- ‘
que ou orthuréthrique ........ _ ...... 13
-— Coquille turriculée très allongée, tozjours senestre, munie
d’im clausilium (sauf chez les Balea); ouverture petite garnie
de dents et lamelles; spermoviducte formé de 3 canaux sur
_ toute sa longueur; mâchoire finement striée, à bords non créne-
lés; rein sigmuréthrique ........ F. Clausiliidae.
13. Coquille ovalaire ou turriculée à ouverture très souvent
dentée .................... 14
— Coquille presque toujours globuleuse ou déprimée (très rare-
ment bulimiforme et, dans ce cas, à ouverture non dentée),
très souvent ornée de bandes colorées ......... 20
14 Coquille ovoïde plus ou moins allongée; columelle générale-
ment tronquée ou subtronquée à la base; ouverture dentée ou
non; test hyalin, lisse, brillant ........... 15
— Coquille ovoïde, allongée ou subcylindrique; columelle jamais
tronquée ou subtronquée à la base; test terne, strzë ou costulé. 16
15 Pied avec un sillon péripédieux; un pore muqueux caudal; toutes
les dents de la radula tricuspidées . . . . F. Ferussaciidae.
-— Pied sans sillon péripédieux; pas de pore muqueux caudal;
raclula avec dents médianes uni- ou tricuspidées toujours bien
plus petites que les dents latérales qui sont bi- ou tricuspidées;
dents marginales multicuspidées ..... F'. Gochlicopîdae.
16- Animal avec la tentacules, les inférieurs parfois très petits. . 17
-— Animal avec seulement 2 tenmcules; pénis long, mais t0u_jozn·.s·

TABLEAU ons r=Amr.r.ns 65
sans flagellum et sans appendice pénien; coquille très petite,
dextre ou senestre, ovalaire ou subcylindrique, perforée chez
les jeunes, imperforée chez les adultes. . . F. Vertiginidee.
17. Partie antérieure du canal hermaphrodite sans culs·de-sacs
glandulaircs; coquille toujours dextre ......... 18
- Partie antérieure du canal hermaprodite avec de nombreux
petits culs-de-sacs glandulaires; spermoviductc divisé en
, 3 conduits comme chez les Claasiliidae; coquille ovoïde allon-
gée ou cylindrique, dèxtre ou senestre; ouverture dentée ou .
non .................. F. Enidae. i
18. Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit indépendant de
l’appareil génital; dents médianes de la radula tricuspidées. . 19
— Muscle rétractenr du tentacule oculaire droit passant entre le
. pénis et le vagin; dents médianes de la ràdul unicuspidées;
coquille dextre, plus ou moins cylindrique allongée, le dernier
tour de même largeur ou plus étroit que l’avant-dernier . . .
. . . .............. F. Chondrinidae.
19. Pénis avec un ilagellum et un long appendice terminé cn
massue; utérus large; coquille petite, ovalaire ou subcylin-
drique, étroitement perforée; péristome avec ou non un bourrelet
extérieur .............. F. Pupillidae.
-— Pénis avec un appendice jamais terminé en massue; utérus
très développé et à forts replis; coquille cylindrique, courte, à
tours serrés .... . ......... F. Orculidae.
20. Un sillon péripédieux .... ·. .......... 21
-— Pas de sillon péripédienx .............. 22 _
21. Une glande muqueuse caudale; mâchoire lisse; appareil génital
sans glandes multilîdes; coquille très généralement déprimée,
mince et brillante; péristome mince, tranchant. . F. Zonitidae.
— Pas de glande muqueuse caudale; mâchoire lisse ou faiblement
striée, formée de plaques rhomboïdales plus ou moins imbri-
quées, soudées ou réunies par une fine membrane; appareil gé-
nital dépourvu de tous les organes accessoires; coquille petite
ou médiocre, généralement aplatie, à ombilic grand on très
grand .............. F. Endodontidae.
22. Orilice génital s’ouvrant à la bàse et en arrière du tentacule ·
oculaire droit; rein sigmuréthrique; coquille de taille variable. 23
— Orîfice génital s‘ouvrant très en arrière du tentacule oculaire
droit; muscle rétracteur du pénis formé de 2 branches; rein
orthuréthriquc; coquille très petite, hélieiforme, striée, costulée i
ou munie d‘épines épidermiques ...... F. Vallonîidae.
23. Glandes multifides insérées sur le vagin ..... t` . . 24
—- Une seule glande multifide (formée de un ou plusieurs lobes
5

66 Motwsoons mmmsrnns ET FLUVIATILES
globuleux) insérée sur la poche du dard-; coquille globuleuse.
.................. F. Eulotidae.
24-. Màchoire solide, lisse; sole distinctement tripartite; une seule
`glande multifide; pas de sac du dard, pénis avec un flagellum;
coquille globuleuse subdéprimée, solide, épaisse, porcelanisée.
................ F. Leucochroidae.
— Mâchoire striée ou costulée verticalement; 2 ou plusieurs
glandes multifides; coquille variable, souvent ornée de bandes
colorées ........... ' .... F. Helicidae.
` 25. Animal dépourvu de tentacules; tête en forme de disque oplati
simple ou divisé en 2, les yeux sessiles placés à la face supé-
rieure du disque ............... 26
' — Animal avec 2 tentacules; tête normale. . . _ ...... 27
26. Tête en forme de disque aplati simple; une poche pulmonaire et .
une branchie transverse formée de plis triangulaires; mâchoire
arquée à bord libre simple; coquille patellilorme plus ou moins
striée longitudinalement; animal amphibie vivant sur les rochers
au bord de la mer .......... F. Siphonarüdae.
- Tête large, aplatie, divisée en 2 expansions triangulaires; pas de
· branchies; pas de mâchoire; coquille patelliforme plus ou moins
réticulée; animal amphibie vivant sur les rochers au bord de la
mer ................ F. Gadinîîdae.
27. Animal terrestre ou vivant dans les eaux douces; coquille va-
riable, ovoïde, allongée, discoïde ou patelliforme ...... 28
——· Animal amphibie vivant sur les rochers maritimes au niveau du
balancement des marées; tentacules courts, coniques; orifice
· pulmonaire sur le côté droit du manteau; coquille en forme d’Ha-
liotide, mince et transparente ........ F. Otinidae.
28. Coquille variable; ouverture toujours dépourvue de dents sur
le bord columellaire; animaux fluviatiles .... i .... 29
— Coquille petite, ovoïde allongée; ouverture garnie de dents sur
le bord columellaire; une seule mâchoire formée de faisceaux
fibreux brusquement coudes, de chaque côté, pour suivre le
contour des lèvres inférieures; animaux terrestres .....
................ F. Auriculidae.
29. Coquille ovalaire plus ou moins allongée, dextre ou seuestre. . 30
-4- Coquille aplatie, discoïile ou patelliforme ........ 32
30. Coquille senestre ................ 31
- Coquille dextre; animal dépourvu de pseudobrauchie ii: lobe
. palléal) .............. F. Lîmnaeidae.
31. Animal pourvu d’unc pseudobranchie; coquille à sommets
obtus ........... ` ..... F. Bullînîdae.
·—- Animal sans pseudobranchie; coquille à sommet aigu ....
. , ....t........... F. Physidae:

·r.4m.nAu ons muiuns 67 ,
32. Animal pourvu d’une pseudobranchie; coquille absolument dis-
coïde, à tours de spire plus ou moins nombreux s’eu1·onlant sur
un même plan ............ F. Planorbidae.
·- Animal sans pseudobranchie; coquille patellilorme à spire nulle.
................. F. Ancylidae.
33. Cœur avec une seule oreillette ,_ coquille variable; opercule entier
(toujours'sans apophyse) ............. 34
— Cœur avec 2 oreillettes: branchie longue, triangulaire, libre à
son extrémité; coquille globuleuse, imperforée; opercule semi-
lunaire muni d‘une~apop/zyse latérale ..... F. Naritidae.
34. Animaux à respiration pulmonaire, terrestres ou aquatiques. . 35
- Animaux avec une brauchie, terrestres ou aquatiques .... 38
35. Animaux terrestres, pourvus de tentacules ........ 36
— Animaux vivant dans les eaux saumàtres, au voisinage immédiat
de la mer; pas de tentacules, mais des pédoncules oculaires
rétractiles assez longs; orifice pulmonaire du côté droit du man~
A _ teau; coquille petite, turrîeulée; péristome continu; opercule
cerné à nucléus excentrique . . .... F. Assemaniidae.
36. Coquille grande ou assez grande, ovoïde, globuleuse ou turri—
culée; pénis caché sous le manteau, dans la cavité pulmonaire. 37
——— Coquille très petite, mince, cylindrique; péristome épaissi et
continu, opercule paucispiré à nucléus excentrique; mâchoires
écailleuses; pénis externe, derrière le tentacule droit. ....
.................. F. Aemidae.
37. Pas de mâchoire; otocystes contenant un seulotolithe sphérique; .
pied divisé en 2 par un sillon longitudinal: coquille ovoïdc-ven-
true; opercule épais, calcaire, à nucléus excentrique ....
.............. . F. Cyclostomidae.
— Màchoire guillochée; otocystes avec otolithes multiples; pied
cntier; coquille conique ou turriculée; opercule mince, cm-né,
formé de 2 lames membraueuses, à nucléus central .....
. . . ........ . . . . F. Cochlostomidae.
38. Une branchie mozzopectiztée, non ezserlile; yeux à la base
externe des tentacules; système nerveux chiastoneure; coquille
plus haute que large ............... 39
—- Une branchie exsertile, à gauche, formant panache sur le cou et
dont les lames sont disposées de chaque côté d’un axe vertical;
un appendice liliforme long et saillant (fil branchial} à droite;
yeux sessiles à la base postéradnterne des tentaculesç système
nerveux orthoneure; coquille globuleuse ou déprimée plus large
que haute; ouverture circulaire à péristome continu ....
................. F. Valvatidae.
39. Animallluviatile; coquille entière, jamais tronquée à l’état
adulte .................... 40

68 Monnusquns rnnnnsrnns ET rwvininns
. - Animal terrestre, vivant au bord de la mer, au niveau du balan-
cement des marées; coquille subcylindrique, tronquée au sommet
à l’état adulte; tentacules courts, triangulaires et divergents;
branchie allongée, formée de lames triangulaires placées à la
suite les unes des autres; machoire cornée; opercule cerné à
nucléus excentrique. - ....... F. Truncatellidae.
40. Coquille variahle,.simplement striée longitudinalement. . . 41
— Coquille à test orné de nodosités, de carènes saillantes ou de
très petites malléations creuses, . . . F. Micromelaniidae.
41. Coquille de grande taille, globuleuse conoïde ventrue; tenta-
cules égaux chez la femelle, inégaux chez le·mâle, le pénis étant
enfermé dans le tentacule droit; yeux pédonculés, portés par de
courts renflements; plusieurs otolithes dans chaque otocysteg
animaux ovovivipares ......... F. Viviparidae.
-— Coquille petite ou très petite, de forme variable; tentacules tou-
jours égaux; pénis éloigné du tentacule droit; yeux sessiles; un
otolithe par otocyste, animaux ovipares. . . F. Bythinellidae.
42. Animal sans byssus; coquille variable .... . .... 43
—- Animal fixé par un byssus; bords du manteau soudés; 2 siphons
inégaux, le branchial plus gros que l’anal; coquille mytiliforme
à charnière non dentée; un septum apieal calcaire .....
..,............. F: Dreissensiidae.
43. Bords du manteau non soudés sur la face ventrale; pied grand,
linguiforme; pas de siphons; coquille grande, plus ou moins
, comprimée, ovalaire, oblongueg charnière dentée ou non dentée.
............,..... F. Unionidae.
—— Bords du manteau soudés, saut pour le passage du pied qui est
_ grand et très extensible; 1 ou 2 siphons partiellement soudés,
le siphon branchial toujours présent, le siphon anal développé
[Sp/merizmz) ou nul [Pz'sz'dium); coquille petite, plus ou moins
ventrue; charnière dentée ...... · . . F. Sphaeriidae.

DESCRIPTION IIES MOIJLUSQUES TERRESTRES
w 1
ET FLUVI.~\'l`lLES DE LA FRANCE
CASTEROPODES PULMONES
S'I`YL( )MMAT OPH() RES
Yeux situés au sommet des grands tentacules.
F. ARIONIDAE
Animal nu, allongé, plus ou moins cylindrique, à peau ordinairement très
rugueuse; bouclier grand, toujours granuleux, situé à la partie antérieure du
corps; pied à bords dilatés, séparés du corps par un profond sillon pérîpédieux;
un pore muqueux caudal;màchoire odontognathe, forte, arquée, munie de cotes
longitudinales saillantes; radnla analogue à celle des flélicidés; orifice respi-
ratoire (pneumostome) s‘ouvrant dans la moitié antérieure du bord droit du
bouclier; orifice génital débouchant près de l`0rifice respiratoire et en dessous
de lui; orifices rénal et anal s’ouvrant dans le pneumostome; appareil génital
simple, dépourvu de poche du dard, de flagellum et de branche copulatrice;
vésicule copulatrice fixée par un muscle rétracteur.
Coquille nulle, remplacée, sous le bouclier, par de petites granulations cal-
caires isolées ou réunies plus ou moins intimement; très rarement une lima-
celle torqfours lisse (Geomalacus).
Les Arionidés habitent les endroits frais et humides, souvent au bord des
eaux, dans les haies, les jardins, les champs, les bois. lls ont des habitudes
semi—nocturnes, ne sortant qu'après le coucher du soleil ou avant son lever,
sauf par les journées de pluies douces et chaudes du printemps et de l’été.
La plupart des espèces ne craignent pas beaucouple froid, mais lorsqu’il devient
rigoureux, elles s'enfoncent dans le sol, se cachent dans les v·ieux murs ou les
troncs d‘arbres pourris. Ainsi cachés, les Arions se contractent, prennent un
aspect presque hèmisphérique et restent en état complet de léthargie. ·
Les Arionidés sont d'une extrème voracité; ils sont herbivores, s’attaquent
indifféremment aux plantes les plus diverses, même aux Champignons les plus
vénéneux et commettent souvent de grands dégâts dans les jardins. Ils mangent
aussi des substances animales et de petits animaux qu'ils engluent dans 1’abon-
dant mucus qu‘ils secrètent. -

70 Monnusouus rnnnesrnns ET FLUVIATILES
La reproduction a lieu de mai à novembre, parfois décembre. Plusieurs l
accouplements ont toujours lieu avant la ponte chez les mêmes individus; ils
choisissent des endroits couverts et humides, y creusent de petites galeries et
s’y enfoncent entièrement. Pendant·toute la durée de la ponte, l’animal reste
immobile; son corps est. ramassé, son bouclier est rejeté en arrière, ses tenta-
cules sont rétractés, mais la partie antérieure de son corps est considérable-
ment allongée. Chaque œuf met de une à trois minutes pour sortir et Pinter-
valle entre Pexpulsion de chaque œuf est de àà 15 minutes. La ponte terminée,
l’animal quitte son trou qu’il recouvre de terre et abandonne ses oeufs à eux-
· mêmes. La durée totale de la ponte, qui peut se faire en deux ou trois reprises,
oscille entre 20 et 40 heures. Les œufs des Arions, presque toigours isolés et
opaques, peuvent résister, sans perdre leur pouvoir germinatif, à une séche-
resse prolongée. L’écl0sion a lieu plus ou moins longtemps après la ponte,
suivant les espèces, et varie également avec Ies«conditions atmosphériques.
Les petits, au sortir de l'œuf, ont les caractères des adultes et sont doués d’une
grande vivacité; ils sont adultes vers la fin de leur première année mais peu-
vent se reproduire de 6 a S mois aprés leur naissance, parfois même avant.
TABLEAU nus cannes. _
.
1. Orifice génital situé immédiatement au—dess0us de l’orifice respi-
ratoire; bouclier entier, granuleux; pore muqueux caudal bien
'visible; portion infraprostatique de l’oviducte avec un seul. ren-
ffemenz ou sans ren/lement ........ G. Arion, p. 70
— Oritice génital non contigu à l’orifice respiratoire, mais situé
en avant, sur le côté droit du cou. ' ......... ` . 2
2. Portion infraprostatîque de l’oviductc avec deux renflements
allongés; pore muqueux caudal bien visible; pas de lima-
celle .......... . . . G. Ariunculus, p. Slt
— Canal de la poche copulatricc débouchant dans le fourreau du
pénis, près de son extrémité postérieure; portion infraprostati-
que de1'oviducte sans 1·enfZe1nenz;porc muqueux caudal à peine
visible; corps maculé de largestaches pâles; une Iiznacel/e lisse.
........ . ...... z G. Geomalàcus, p. 85
G. ARION on FÉRUSSAC, 1821. -
Animal à bouclier entier, granuIcu.1r;'p0re muqueux caudal bien distinct;
ouverture génitale situee immédiatement au-dessous de l’oritice respiratoire situé
dans une position antémédiane,c’est-à-di1·e à droite, dans la moitié antérieure
du bouclier. Appareil génital : glande hermaphrodite ovalaire, assez grande;
glande de l’albumine grande; allongée; pénis long, généralement grêle; un
spermatophore bien développé; denté ou non à sa partie convexe; vésicule
copulatrice arrondie, à canalicourt, munie d’un muscle rétracteur; oviducte
libre, gros, avec ou sans rentlement terminal et avec un muscle rétractenr. ·

aniomnae. - Amor: ` 71
Les Arions sont surtout abondants dans les régions chaudes et tempérées du
bassin atlantique, leur maximum de développement se trouvant au Portugal, en
France et dans les Alpes du Piémont; ils ne sfapprochent guère de la mer
Méditerranée qu'en Provence. Ils ont été divisés en sous-genres d’après quel-
ques particularités de la radula et de l'appareil génital.
Taureau nas sous-nnxaas.
1. Animal à dos non caréné .............. 2.
- Animal à dos caréné depuis le bouclier jusqu`a son extrémité.
postérieure; partie libre de l‘oviducte relativement courte;
atrium aussi long que large .... S.-G. Carinarion, p. 81 '
' 2. Oviducte sans rentlement terminal bien marqué; animal de taille
moyenne ou petite, généralement orné de bandes ...... 2
—— Oviducte renilé à sa terminaison; rétracteur de l’oviducte placé
au-dessus du renflement et se réunissant au rétracteur de la vési-
cule copulatrice; spermatopbore avec denticules bien marqués;
dents marginales de la radula avec cuspide externe visible seu-
lement sur les dents les plus externes de chaque rangée; animal
grand, généralement unicolore. . . S.-G. Arion s. str., p. 71
3. Muscle rétracteur partant du canal de la vésicule copulatrice. . 4
- Muscle rétracteur partant directement de la vésicule copulatrice
et étroitement uni au rétracteur de Yoviducte; partie libre de
l‘oviducte relativement courte; dents marginales de la radula
avec cuspideexterne très petite, mais toujours visible; animal
de taille moyenne, très généralement orné de bandes ....
............... S.-G. Mesarionjp. 75
' 4. Partie libre de l’oviducte très longue, aussi longue que Fépzlnlzal- l
lus et le canal dé]%rent réunis; spermatopbore dépourvu dc
dentieulations; dents marginales de la radula nettement bicus-
pidées ........... · . . S.-G. Kobeltia, p. 77
— Partie libre de l’0viducte courte et d’égale largeur sur toute sa
longueur; dents marginales de la radula nettement bicuspidées.
.............. S.-G. Microarion, p. 80
S.-G. Arion sensu stricto
[Lochea Mooum-Taxvnox, 1855]. _
1. Renilement terminal de l‘oviducte (vagin) grêle, long, presque
cylindrique; pas de vestibule postérieur ......... 2
— lientlement terminal de l’oviducte gros et court; un vestibule
postérieur ................... 3
2. Pénis long, vésicule séminale assez grosse. . A. Brevieri, p. 74
-— Pénis très long; vésicule séminale plus petite .......
1 .............. A. aggericola, p. 74

72 iuonwsouns rnnansrnns ET FLUVIATILES
3. Vestibule postérieur très gros; vestibule antérieur large, court,
comme écrasé ............ A. rufus, p. 72
— Vestibule postérieur très petit; vestibule antérieur gros, renflé,
séparé par un étranglement ........ A ater, p. 73
1. A. rufus L11vxÉ (Fig. 18).
Liman: rufus L1NxÉ, 1758, p. 652, n° 2; L. albus L., 1767, p. 1081. —-
Arion enzpiricorum ne Fnnussac, ll, 1819, p. 60, pl. 1-111; A. glaucus
‘ COLBEAU,II,1867, p. x1,v111; A. virescens ll`*1ILLET, I, 1854, p. 259; A.
rufus NlOQUIN—TANDON, ll, 1855, p. 10, pl. 1, fig. 1-27; Lnssom et POLLU-
NERA, 1882, p. 6l; Gsimaiiv, ll, p. 34, fig. 16.
Animal grand, non caréné, rugueux, avec sillons séparant des tuber- .
cules saillants, allongés (3-4 mm. de long), fortement bombé en dessus,
pointu en arrière, arrondi en avant;
bouclier ovoïde, mince antérieurement,
—·—·= finement chagriné, plus clair que la
\ partie postérieure du corps: tcntacules
i' ·‘‘‘ §•~' écartés àla basé,d’un gris noiràtrc foncé,
'  ___, d opaques, les supérieurs longs de 15 mm.,
4 ,'---,t¤ les inférieurs longs de 3-4 mm.; pied
·   noirâtre sur les bords; orifice pulmo-
l` `````` M naire vers le tiers inférieur de la cui-
rasse, de 4-5 mm. de diamètre; corps
`'``'` °‘ variant du blanc jaunâtre au jaune, au
  rouge, au brun et au noir, sans bandes
` ' È ____ __r, ni taches à l’état adulte. — Limacelle
tit représentée par des grains calcaires iso-
` lés, inégaux, transparents, ovoïdés; les
  plus volumineux de 0,9 mm. de diamètre.
, ,(;;,, _____ 4,, · lj/Iucus abondant, assezfépais, un peu
/»gi§1r,pJJ\_ ____ ,;; jaunâtre. L. 100 à 120, souventjusqu’à
 »/W  K \ 160 mm.- D. 15-18 mm. ·
  2|ï____  CEul's oblongs de 4 mm. sur 3-3,5 mm.,
î à enveloppe membraneuse luisante, na-
me. is. - Appareil gémtai de 11Amm Crée. °P¤<t¤¤· au nombw de 15 à 60 agglo-
rufus L.; a, vestibule (atrium). mérés mais non attachés les uns aux au-
' tres. Ponte de mai à septembre, sous les
pierres et dans les trous; éclosion au bout de 25-40 jours; jeunes adultes à la
fin de la première année.
' _ Cette espèce est presque toujours unicolore, mais on peut rencontrer des indi-
vidus ornés de bandes plus ou moins visibles. Ce sont à peu près constam-
ment des jeunes, les bandes latérales ne persistant qu‘exceptionnellement chez
les adultes où elles restent toujours peu visibles.
Habite sous les haies, dans les bois, au bord des fossés où il pullule parfois;
se rencontre toute l’année, mais surtout au printemps et à l’aut0mne; presque `

Amomnnn. —- Amon 73
exclusivement végétarien; ne dépasse pas sensiblement 1.000 m. dans les mon-
tagnes étant remplacé, au-dessus de cette altitude, par l‘.1rion aler L. — Toute
la France, principalement le Nord et le Centre; très douteux en Corse où il a
été cité, par E. Rnouimv, aux environs de Bastia.
var. hibernicus Mamtta.
Arion hibernicus lili-\BlLLE, l8L‘8, p. 134; 1870, p. 109 et 1871, p. 11, pl. ir,
fig. 11-13; Gcnnmx, ll,  33; A. ru/`us var. ru/'ula Bnunox, 1884. p. 3.- Animal
petit, allongé, cylindrique, rouge pourpre; rugosités faibles; pied uniformément
pâle, d'un blanc légèrement teinté de rouge. - L. 50 mm.
Cette variété ne diffère du type que par sa plus faible taille, ses rugosités
moins accentuées et son pied entièrement clair. '
Vit sous les feuilles, la mousse, le bois mort, d`0ctobre à avril. Le bassin de
la Seine [A. Baunon, J, l\1AmLu:].
` 2. A. ster LixNÉ (Fig. 19).
Lima.: atcr L., 17û6, p. 365 et 1758, p. (352, n" 1. -—- A. ater l\lABlLI.E,
1870, p. 108; Pocmmam, 1800, p. 4; Ganmux, ll, 1013, p. 33. .1. ([.0-
chea) empz'rz'c0rum var. atrn. llnssa, 1920, p. 122.
Animal très fortement ridé, d‘un brun noiratre uniforme ou d'un noir
ai ct-- .
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- ---C d.- y A
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zz. A. 19
l·`1e. 19 et 22. —- 19. Appareil génital de l'.-1 rion aler L. -22. Appareil génital de l’A1~ion
(Kobeltia) alpinus Ponnom-zna.
foncé; tête et tentacules noirs; pied gris noirâtre avec, en son milieu,
une bande plus claire; bords du pied roux, jaunàtres, parfois d'un beau
rouge écarlate, ornés de linéoles transverses noiràtres très distinctes.
- L. 110-150 mm.
LZ1. uzcr L. diffère de l’.—1. ru/`us l.., en dehors de sa coloration, parl’ap—
pareil génital : le vestibule antérieur est gros, renflé, séparé par un étran-
glement (ilestcourt, large. chcz l’A. rufus L.); le vestibule postérieur est
très petit; le pénis — beaucoup plus long et plus grêle — et la vésicule
copulatrico débouchent ensemble près de létranglementdu vestibule anté-

74 Monnusouns Tnnnssrnss ET FLUVIATILES
rieur; de plus, l’orifice pulmonaire est moins antérieur chez l’A. nier L.
ll est d’ailleurs possible que l’A. ater L. de la faune française ne soit
'pas exactement l’espèce des pays scandinaves signalée par Noaoansxxow
et Nvnaxuan [1856, p. 3] et par A. W. l\lALI\I [1870, p. 31. pl. x, fig. 1].
Habite dans les bois, au bord des marais; paraît rare dans les régions de ‘
plaines; plus répandu dans les montagnes, surtout à partir de 800 m. d’alti-
tude; s'élève, dans les Pyrénées, jusque vers 1 800 m. et, dans les Alpes,jusque
vers 1.5001.700 m. I
3. A. Brevieri Pornonrzna. .
Arion /zibernicz/s Bnuvxianu, 1881, p. 1 [non l`dABlLLE, 1808]. A. Bre-
v1e1·z'P0LLoNEnA. 1887, p. 294 [p. 7), tav. ux, fig. 28, 36; et 1890, p. 7;
GE1iMA1x,ll, 1913, p. 34.
Animal allongé, assez grand, d’un pourpre couleur de rouille plus clair
au voisinage du pied avec, sur le dos et le bouclier, des bandes latérales
foncées invisibles sur l’anz'mal vivant, mais apparaissant dès qu‘on plonge
celui-ci dans l`aleool;,pied blanchâtre, unicolore. — L. 70-75 mm.
Cette espèce diffère de l‘A. rufîzs L. par sa taille plus faible, son pied
pâle et unicolore, ses bandes foncées et surtout par ses caractères anato-
` miques :l`apparei1 génital est dépourvu de vestibule postérieur, le pénis
ct la vésicule copulatrice débouchant directement dans le vestibule anté-
rieur; le renilement terminal du vaginest long, grêle, presque cylin-
drique. · .
Au bord des chemins, le long des haies; apparaît en octobre et tout l'hiver
où il rampe par les temps humides et peu froids. Rare. Le département de la
Nièvre, notamment aux environs de Saint- Saulge [L. Bnavxàng].
4. A. aggericola lwABILLE.
.1. a,;5g·en'coZn NIABILLE, 1870, p. 113, et 1871, p. 16, pl. ii, fig. 5 a 7;
GERMMN, ll, 1913, p. 34. _
Animal assez petit, cylindracé; dos fauve jaunâtre plus pâle sur les
bords avec, de chaque côté, une bande latérale d’un gris noirâtre; rago-
sités dorsales assez fortes, allongées, serrées, chagrinées; tête, cou et
tentaoules d’un violet pâle; bouclier arrondi—oblong, recouvrant presque
le cou, tronqué en arrière; pied blanc jaunâtre avec liné.oles_ grises sur
les bords. Sous la cuirasse, granulations calcaires lenticulaires atteignant
parfois près de 2 mm. —— L. 55-60 mm. I
Cette espèce, très voisine de l’A. Brcvieri PoLL., en dillère par sa taille
plus petite, sa coloration bien plus claire, sa vésicule copulatrice très
' petite avec un canal plus court et son pénis bien plus allongé. ,
. Les bois, le bord des chemins ombreux, sous les feuilles mortes, le bois mort;
apparaît au printemps; nocturne. — Aisne, Seine·et-Oise [J. BIABILLE], Nièvre
[L. Bnrwàaa]. . .

amoxumn. — Amon · 75
S.—G. Mesarion [lasse, 1926.
[Prolepis (pars} 1`(lOQUlN·TANDON, 1855].
il Pied orné de linéoles 1'oncées sur les bords .....·.. 2
— Pied sans linéoles sur les bords. . . _. . . A. flavus, p. 76
2. Pied blanc sale à bords jaunàtres avec quelques linéoles rous-
_ satres .... ' ...... . . _. .. A. ruhiginosus, p. 76
—— Pied blanchâtre bordé de gris clair avec linéoles noires .... 3
3. Mueus jaune plus ou moins vif. .. . .· . A. subfuscus, p. 75
-— Mucus incolore ....... . . . . A. Bavayi, p. 76
1. A. (MBSaI'i0n) subfuscus Dn.u=AnNAUo (Fig. 20).
Limax subfuscus DnArAnNAun,1805, p. 125, pl. xx, [ig. 8. —- Arion I
cinctus DuMoN·r et_l\1onrx1.1.a1·, 1852, p. 7 [non Müxman]. A. nzabillz'a}zus
Bouneuxcrnxr, 1806, p. 173, pl. xxxx, fig. `
1-4; A. eut/zymeanus Fnonnxcn, 1888, _ _" at
p. 225; Bémzncuxsn, 1902, p. 28 (1); .1. `
subfitscus MxcnAun,1831, p. 4; MOQUIN- _ ,,____ L.
TANnoN, ll, 1855, p. 13 (pars); Po1.Lo- ----0
Nana, 1800, p. 11; TAYL0n, ll, 1905, .-  ··--p¢.'
p. 193, pl. xx1v,,fig. (1-6; Gnnmm, ll, c,;___   ` .
1913, p. 35 ; Prolepis fuscus M.u.M, 1868, \2—\   ' . ·
X, p. 43, pl. 2, fig. 3-4. , .   il ····· ·""* . ,
Animal allongé, de forme presque· A . , —
cylindrique, marqué, en dessus, de rides _ _ ____ 0 _ '
anastomosées; dos brun roussàtre assez A, ‘
foncé, jaune, orangé ou châtain avec  ——Ã ···.. pu.
une bande noire de chaque côté: dessus (`
du cou et tentacules oculzfères (ces der-  
niers épais à la base et amincis vers le 1
sommet) d’un grzls noirdtre foncé; bou-  ·
olier convexe, un peu gibbeuxzen avant, 19%,1 1 s,  
plus clair que le dos et également avec  ((i(l((((((( L , "
doux bandes noires latérales; pied blan·· QD---  `iuüsk  · ---c.l1.·
châtre ou jaunacé bordé de gris clair et  È
orné de, linéoles noires. Limacelle [rc-. Fm. 20. _ Appareügénmlde1,;,,,,,,,,
présentee par des grains calcaires isolés, (,1;,,,,,,-;,,,,, wbfusws DRAp_mNAU¤_ '
très petits, inégaux et transparents;
mucus jaune plus ou moins vif. - L2 70-75 mm.; D. 12 mm. environ.
(Eufs transparents, ovoïdes, de 3-3 1/2 mm. sur 2 1/2 mm., au nombre de 20-
30; ponte de mai à octobre-novembre.
1. Differe seulement du type par son mucus plus ou molns blanchâtre.

76 MOLLUSQUES TERRESTRES ET rnuvwritns
Animal le11t, timide, vivant dans les lieux ombragés et humides, le long des
murs, sous les haies, dans les jardins. Commun, presque partout; s’élève très
haut dans les montagnes : dans les Alpes, il atteint 2.900 m. d'altifude sur le
versant italien [C. Pottoxrm], mais ne dépasse guère 2.300-2.500 m. en Suisse
[J. Pmcnr] ct 2.000 m. en France [G. Courson;].
L'Arion succineus Bouitter [1836, p. 14; Moouix-Tannoy, II, 1855, p. 16 (non
Limax saccineus l\IüLtEn)], par son aspect et sa coloratiop, ressemble à l`A+
jtavus N11.ssox;mais la présence delinéoles brunes sunle bord du pied, signalée
dans la courte description de J., H. Bouitter, ne permet pas cette assimilation
et fait incontestablement de cet Arion une variété de coloris de l‘A. subfuscus
DRAP. L'A. Gaude/'royi l\L\B1LLn [1870, p. 110; 1871, p. 12. : Lima.2: sub/'uscus
var. 1 rufo/uscus, Daamnxaun, 1805, p. 125] est également une variété de colora·
tion; animal uniformément jaunâtre, plus foncé sur le dos qui est grisâtre jau-
nacé; pied gris cendré avec linéoles noirâtres régulièrement espacées sur les
côtés.
var. BaVa.yi Pottoxum. ,
Arron Bavayi Pottoxenn, 1887, p._299 (p. 12), tav. m, fig. 15; et 1890, p. 13;
Gemnux, ll, 1913, p. 36. - Animal plus petit (L. 53 mm.), allongé, de colora-
tion générale plus pâle; zentacu/es ocu/ifères et dessus du cou bruns; mucus
incolore (non jaune COITIIUG chez l’A. sub/`uscus Dnnr) blanchissant dans l’al-
cool. - Rare. Les environs de Brest (Finistère) [A. Bavav].
2. A. (Mcsarîon) tlavus Nitssoiv.
Limax flavus NILSSON, 1822, p. 5. no 4; Arion flavus LEHMANN, 1862,
p. 170; Ponnoxem, 1890, p. 15; Gmmnxn, ll, 1913, p. 35.
Animal allongé, cylindrique, d‘un jaune orangé plus pâle vers la base,
sans taches ni bandes; rides dorsales médiocres; bouclier ovalaire, arrondi
aux deux extrémités, finement granuleux; tête et tcntacules d’un noir
bleuâtrc.plus ou moins foncé; pied blanc jaunâtre sale, sans trace de
linéoles, mais avec des points oranges visibles seulement à la loupe; mu-
cus jaune. —— L. 35-40 mm.
Vit sous les pierres, au pied des plantes basses, dans les endroits humides;
espèce printanière apparaissant en février. Peu commun, la région du Nord.
Cette espèce n’est peutêtre qu'une variété de l’A. subfuscus Dan., mais elle
. en diffère par sa coloration uniforme et son pied dépourvu de linéoles. L’A.
campestris Mnmtte [1868, p. 135; 1870, p. 109 et 1871, p. 10, pl. 1, fig. 9-11] est
rigoureusement synonyme. Il en est sans/doute de même de l’A. melanoce-
phalus FAURE-BIGUET [in ne Fénussisc, 1821, p. 18; MiOQUlN·TANDON, II, 1855,
p. 17], mais la description est tellement incomplète que Vassimilation certaine
.est impossible. L'auteur dit seulement: « Animal long de 42 mm., large de
4 mm., le plus souvent jaunâtre, même réticulé de gris, quelquefois d'un jaune
citron assez vil'. Sillons du corps peu profonds et s’anastomosant au loin. Cui·
rasse irrégulièrement chagrinée. Tête obscure. Tentacules si foncés qu'on ne
peut distinguer les yeux. Les montagnes sous-alpines du Dauphiné. »
3. A. (Mesarîon) rubiginosus Bnunoiv.
Arion rabzginosus Bnunoiv, in Dnouiir, 1868, p. 26; MAMLLE, 1870,

Amoxxnna. ··· Amex 77
p. 113; et 1871, p. 18; Bnunox, 1871, p. 4, pl. 1, fig. 1-3; Giznmxiv, ll,
1913, p. 35. _
. Animal étroitement allongé, un peu acuminé en arrière, rougeâtre, I
tirant sur le jaune vers le dos avec, de chaque côté, une bande violacée;·
rides dorsales faibles, à peine saillantes, de forme ovalairc; bouclier sub-
tronqué en avant et en arrière, a granulations fines, de même coloris et
avec les mêmes bandes que le corps; pied blanc sale à bords jaumîtres
avec quelques linéoles roussdtres; tentacules oculitères médiocres, cylin-
driques, roussàtres ou violacés: mucus jaune d'or foncé, épais,.le mucus
de la sole plus clair. -—·L. 50-55 mm.
Apparaît surtout fi partir d’octobre, très souvent sur.les Champignons.
— Rare, la Côte-d’Or [II; Dnooiir], la Nièvre [A. Bwnox], et çà et là dans les
départements du Centre et de l’Est. Une forme de coloration plus sombre (var. `
nigricans Baunox) vit avec le type. Espèce inconnue du point de vue anato-
mique. _
S.-G. Kobeltia Smnnnr, 1873.
[Prolepis (pars) l\1oounv-Tnxnoiv, 1855]. ` ·
1. Animal avec les bords du pied sans linéoles ....... 2-
— Animal avec les bords du pied garnis de linéoles ......
............... A. (K.) cslticus, p. 79
2. Animal de couleur variable ............. 3
— Animal entièrement noir brillant à reflets métalliques ....
.............. A. (K.) anthracius, p. 78
3. Animal de coloration uniforme, vert ou gris blanchâtre pàlc. . 4
— Animal orné de bandes et de points .......... 5
4. Animal vert glauque uniforme; mucus blanc .......
............... A. (K.) tenellus, p. 79
- Animal d'nn gris uniforme presque blanc. A. (K.) Soubieui, p. 80
5. Côtés du corps presque blancs ..... A. (K.) alpinus, p. 79 I
— Côtés du corps roussàtres assez foncés. . A. (K.) hortensis, p. 77
1. A. (Kobeltia) hortensis ma Fiinossac (Fig. 21.). `
Arion hortensis on FÉnoss.xc,lI,1819, p. 65, pl. ii, fig. 4-6; T.¤.vi.0n, II.
1905, p. 210, pl. xxiv, fig. 7-10; Gmmaxx, Il, 1913, p. 37, fig. 17. .1.
linealus Pusso, IV, 1826, p. 55; .1. fuscus IAIOQUIN-TANDON, II, 1855, p. Ur
(pars); .1. dz'slz'nc·Lus AIAUILLE, 1868, p. 137; et 1871, p. 119; .1. pelo-
philus IWABILLE, 1871, p. 117: .1. pyrenaicus Facor in Gounoox, 1881,
p. 82 [: .1. fiascus var. pyrcnaicus Moooiiv-Taivnoxv, II, 1855, p. S2];
A. occidenmlis Cocxsnzui, 1893, VII. p. 192; .1. elongatus Connxscn,
18%, (VI), XIII, p. G6, pl. v, A, fig. 1-4.
Animal allongé, cylindracé, à peine atténué en arrière, assez bombé en

78 Monnusouss Tnunnsruns ET rtuvmrxnss
dessus; dos gris bleuàtre ardoise,. quelquefois olivàtrc, plus rarement roux
noir ou noir foncé, parsemé de points obscurs jaunàtres et orné, de chaque
côté, d’une bande noirâtre toujours plus sombre que le reste de Fanimal
et surmontée d`une bande grise; rides dorsales allongées et bien marquées;
bouclier petit, oblong, élargi en arrière, très finement granuleux; tenta-
cules cylindro-coniques, noirà-
- -- ---.<t.¢·: tres, les oculifèrcs longs de 5-6
‘· ·"‘ ‘ / ‘;:l‘j_':f}';_ mm.; piedjaune vif avec bords
[,____ L jaunes ou orangés, sans trace
  . delineoles sombres. Vagin gros,
lu"` \\ ` élargi en haut; pénis volumi-
  Ã neux;vésicule copulatrice pres-
· m,L__   -—-· tm'- que sphérique avec canal mé-
- ......  - _ _a'· diocre; partie libre de Poviducte
M très allongée, allant en s’effilant,
É ' en forme de corne d’abondance.
LE",  -- --.0 Limacelle rudimentaire, formée
_   de grains subovalaires, demi-
'V --]w< transparents, longs de 1,5 mm.,
`E larges de 3/4 mm. Mucus jaune.
W! \ ___3_a6 — L. 30-â5 mm.; D. 4-6 mm.
c_},_______   CEufs ovoïdes de 2,5 mm. sur
2 mm.,· à enveloppe blanchâtre,
É; ______2_h_ au nombre de 50-70; ponte de mai
· à septembre; éclosion au bout de
Fin. 21. -Appareil génital de l’Ari0n (Kobeltia) 20.40 jours; jeunes adultes vers la
h°’"””·”i” L ' fin de la première année.
Cette espèce est assez variable
de coloris. La forme pelophilus MAsu.1.E est d’un noiràtre foncé et ornée de
bandes très foncèes avec la marge du pied rouge (environs de Paris et région
. du Nord); la forme pyrenaicus (l\tl0QUI"l·TANDON) Flicor est d’un gris foncé
· avec une bande noire de chaque côté (Pyrénées).
Vit dans les jardins, les prairies, les champs, sous les pierres, les feuilles;
` mortes ou au pied des murs dans les endroits humides; toute l’année, mais
_ surtout de juin à septembre; commun ou très commun, presque partout; plus
répandu dans les régions montagneuses; s'élève dans les Alpes jusqu‘à 2:500 m.
[C. Ponnoxnnaj, mais devient rare au-dessus de 1.600-1.800 m.
· var. anthracius Bouaeuxemr.
Arion anthracius Boone., 1866, p. 178, pl. xxix, fig. 8-10; GERMAIN, ll, 1913,
p. 37. A. hortensis var. anthmcius Pontoxsna, 1890, p. 21. —— Animal de même
forme que l’A. lmrtensis Fée., mais plus petit; coloration entièrement noire à_
reflets métalliques, sans bandes ni taches; pied blanchâtre, jaune sur les bords,
sans linéoles; tentacules oculifères plus longs, très noirs. —· L. 30-32 mm.
Sous les pierres. Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées). C`est peut-être l’Arion fuscus
var. limbatus Mootnv-Taxnoxv (II, 1855, p. 1Q).

· Anxomnnxz. —#- Anxort 79
2. A. (Kobeltin) celticus Potnonenn. _
Arion eellieus Pont., 1887, p. 306 (p. 19), pl. Ill, fig. 11; 22, 33 et 37; et
1890, p. 21; Gnnmuiv, 1913, ll, p. 38. .1. [Kobeltia] hortenszs var. celtica
P. llnssrz, 1926, p. 127.
Animal de même forme que l’.îl. hortensis, d’un noir olivâtre, ponctué
de jaune et zoné de noir; pied jaune pâle, orné, sur ses bords, de linéoles
griszîtres; téle et tentacules noirs; Mucus orangé. — L. 30 mm.
Rare. Les environs de Brest [A, Bnvnv]. t _
·Cette espèce n’est certainement qn’une·f0rme locale de l’A. hortensis Fén.,
dont elle diffère surtout par les linéoles grisàtres qui ornent la marge du pied
des individus bien adultes. Les différences anatomiques sont également peu
importantes : vésicule copulatrice plus grosse, en forme de poire, avec un canal
très court et très gros; pénis moins aminci vers le haut; portion infrapr0sta·
tique de l'oviducte moins longue, subcylindrique. ‘
3. A. (Kobeltla) alpinus Ponnomann (Fig. 22).
.lrz'on alpinus Penn., 1887, p. 305 (p. 9}, pl. ux, fig. 25-26, et 1890, p. 22.
rl. hortensis Lnssoxn et Ponnozvnnn, 1882, p. 63, tav. ux, fig. 11.
Animal de même forme que l’A. lzortenszs, de couleur jaunâtre avec
bandes ardoisées, ou de couleur gris jaunâtre avec bandes brunes, les côtés
du corps toujours blancs; bouclier plus petit; tête et tentacules noirs;
pied jaunâtre, dépourvu de linéoles. Une petite limacelle rudimentaire,
longue de 1 3/4 mm., allongée, à bords irréguliers. Mucus jaune; L’appa· I
reil génital diffère très sensiblement de celui de l`.l. lzorienszs : vestibule
antérieur plus grand; pénis de forme plus irrégulière, plusieurs fois
replié, fortement renflé à son extrémité antérieure, avec canal déférent —
plus court; portion infraprostatique de l’oviducte très courte et élargie
supérieurement. - L. 35 mm. · ' `
llabite les Alpes de la Lombardie et du Piémont et se retrouvera, très vrai-
` semblablement, dans les Alpes françaises où ne Cmmrnnrxan a signalé un Arion
—horzensis var. alpicolu Fénussnc (1823, pl. vm A, fig. 2-4, comme var. (5) qui est
peut-être cette espèce.
4. A. (Kobeltia) tenellus Mu.tnr. ,
A. tenellus Mxnmar, 1854, p. il; (non Limaw Lenellus l\Iii1.1.1zn]; Been-
cuicsxyr, 18HH, p. 175, pl. xxix, fig. 5-7; Buenos, 1871, p. 7, pl. 1, fig. 4-7;
Gnnxunm, ll, 1913, p. 36; A. oresioecus l\lAnu.1.n, 1870, p. 119.
Animal cylindrique, non atténué en arrière, délicat, presque transparent, .
d`un vert glauque ou vert pomme asse; pâle, uniforme; ridès peu appa-
rentes: bouclier de même couleur, mais plus pàle, arrondi à ses deux
extrémités, finement grauuleux; orifice respiratoire très petit, puncti-
forme; pied blanchâtre, gris très clair ou jaunacé à bords jaunàtres ou
d’un jaune citron très pale, sans trace de linéoles; tête et tcntacules d‘un
noir violaeé intense. Mucus blanc un peu épais, gluant. ·- L. 36-50 mm.

80 Monwsouns Tnnnnsrnns ET rLUv1AT11.as
Oeufs diaphanes, gros comme des grains de Pavoti ponte en mai.
I Cette espèce est bien distincte de l'A. lzortensis ne Fna. par sa coloration et
par son mode de vie. L`A. oresioecus lthmtrs correspond à une forme de colo-
ration très pâle, d’un blanc jaunacé verdâtre, qui est l`A. zenellus var. albida
Bacnon (1871, p. 7). _
Habite dans les stations fraîches, humides, sous les Mousses, les feuilles
mortes, dans les bois, les ·forêts; grimpe aux arbres et a une préférence 1nar-
quée pour les gros Champignons à l’intérieur desquels cet Arion se loge jusqu’à
leur complète décomposition. Presque toute l’année, maissurtout de septembre à
_ décembre et de février à mars. -— Peu commun, un peu partout, sauf dans le Midi.
var. Soubieui Faso?.
Arion Soubieui Fncor, 1884, p. 14; PoLLoxEnA, 1890, p. 18; GERMAIN, Il, 1913,
p. 36. — Animal de même forme, d’un gris presque blanc, uniforme; rides écar-
tées, peu saillantes et comme écrasées; bouclier subovalaire, de même couleur
que le corps; pied gris jaunâtre, sans linéoles; tête, cou et tentacules d'un noir
brillant. —- L. 30-40 mm.
` Forêt de Fanges, au-dessus de Quillan (Aude): fontaine de Fontestorbe, à
Belesta (Ariège) [P. Facor]. - Cet Arion est peut—être identique à la var.
albidus BAunoN de l’.Ari0u t€fl€llI.lS.ll1lLLET·
S.-G. Microarion Hnssn, 1926.
-— Pied jaune d’0r pâle sur les bords; mucus jaune ......
.............. A. (M.) întermedius, p.· 80
— Pied d’un blanc sale bordé de jaune très pâle sur les bords; mucus
incolore. ........... A. (M.) verrucosus, p. 81
1 A. (Mieroarion) intermedius Nonmnnl
A. internzedius Nonnmivo, 1852, p. 6; Ponroxnna, 1887, p. 309 (p. 22),
pl. 111, fig. 1-5; 1889, p. 18; et 1890, p. 23; Gnnnanv, Il, 1913, p. 38;
P. ·llEssE, 1926, p. 128; A. flavus CLESSIN, 2° éd., 1884, p. 116 [non,
Nxtssoiv]. A. minimus Smnorn, 1885, p. 289, pl. vu, fig. 14. .1. ma-
billianus Biwooiv, 1884, p. 200 (p. 8) [non Bouncmcivyrl. Limax Bour-
guignati Jousssnozun, 1876, p. 33, pl. xxx, lig, 9-10. — Geonzalacus interme-
dius et G. Bourguzgmzti Mnsinnn, 1867, p. 57-58; G. lzienmlis Dnovër,
1867, p. 27; G. 1l1abiZIeiBAunoN, 1868, p. 142; 1870, p. 122; et 1871, p.
39; G. vendeanus Lnroumvncx, 1869, p. 51 [: forme jeune].
Animal de taille médiocre, cylindrique, trapu, peu atténué postérieure-
ment, gris_jàumît1·e prîle avec les extrémités (surtout la postérieure) d’un·
berzujaune d’or; côtés blanchâlres avec, antérieurement, quelques points
noirs espacés et rangés sur le bord du pied; pied jaune d’0r pâle sur les
bords, blanchâtre en son milieu; bouclier très antérieur, ovalaire, arrondi
en avant et en arrière, granuleux, de même teinte que le reste du corps;
tentaeules oculifères gros, courts, gris foncé ou noiràtres comme la tête

AB·lDNIDÀBn ·*"" MHQM ' 81
et le cou. Limaeelle formée d’unagrégat de partieules ealseiazes opaqoesi
Mwms jaune. ——- L. 15-20 mm. ,
(Eulls subsphêriques ou un peu allongés, de 1,5 mm. sur 1,25 mm., avec en-
veloppe opaque d’un blanc jaunâtre, aw nombre de E0-50 (6-8 par ponte); ponte
de septembre à décembre; éclosion au bout de 25-4.6 jours; jeunes adultes à la
fin de la prenùèreaxmée. '
Cette, espèce, assez variable de coloration, vit dans les bois et Les prairies
humides; elle est assez commune dans l'Est, mais plus répandue dans le Nord
et l’0uest. ‘
var. verrucosus Bmzvièma.
Arion verrucosus Bnevnëns, 1881, p. 4, n° 9, pl. xm, fig. 1-2; Pottonena, 1887,
p. 307, pl. ni, fig. 21 ; et 1890, p. 21; Genusm, II, 1913, p. 39. -.· Geomalacuspa-
ladilhianus ltlsexnne, 1867, p. 60; et 1871, p. 31 [non Arion Paladil/lei MA-
nitte]. G. moizessicrianus NIABILLE, 1867, p. 61; et 1871, p. 41. — Animal
semblable au précèdent, plus grand, garni de rug·osités.re,ppr0chées, assez
saillantes, relevées çà et là de petites aspérités, d’un brun verdàtre quelquefois
jaunâtre ou verdàtre. plus rarement gris perle, sans bandes ou avec bandes à
peine visibles; pied d’un blanc sale bordé de jaune pâle très clair; tête et ten-
tacules noiràtres. Limacelle comme chez le type; mucus incolore. - L. 20-
35 mm.- (Eufs subsphériques de 2 mm. environ de diamètre, blanchàtres, à
reflets légèrement opalius, disposés par paquets de 5-6 ;`ponte en novembre. —
Cet Arion se distingue du type par sa taille plus grande et par son pied de
coloration plus pâle; 1’appareil génital ne présente que des différences insigni-
fiantes. Il vit sous les feuilles, dans les endroits frais, au bord des bois et
circule d’octobre à mai; peu commun, toute la France moyenne; s’élève jus-
qI.1`à 900 m. dans le Puy-de-Dôme. ·
S.-G. Carinarion P. Hesse,. 1926. ·
[Carinella J. MAnu.i.1~:,‘1870; non Carinella Sowsner, 1839].
1. Pied orné de linéoles grises sur toute sa longueur ...... .2
— Pied avec seulement .7-8 linéoles grises à sa partie postérieure;
animal verdàtrc ou vert jaunâtre. .· . . . A. Paladilhei, p. 83
2. Pied d’un blanc sale, carène dorsale bien saillante; mucœ trans. ·
parent ..... _ ....... A. cîrcumscriptus, p. 81
— Pied blanchâtre avec les bords d’un jaune très pâle; carène dor.
gale presque nulle; mucus incolore ..·· A. ambiguus, p, 83
1. A. (Carlnarîon) circumscriptus Jonnsrox (Fig. 24).
A. Cl·I’ClLmSCI’Lk7illS Jounsr., 1828, p. 76; Tauon, ll; 1900, p. 227, pl.
xxiv, fig'. 12-17; Kemrnnn et Wooovvsnu, 1926, p. 164; A. leucophwus
Nonmrzn, 1852, p. 5; Gsmuun, ll, 1013, p. 39; A. B0urguzjgrzatz'MAn1LLn,
1868, p. 138; et 1871, p. 19, pi. I, fig'. 5-6; BAUDON, 1871, p. 9, pl. m` fig,
5-9; A. nenszriecus Manxnm, 1868, p. 138; et 1871, p. 20; pl. r, iïg. 4; `
· 6

82 Monwsouns rnnnnstnas ET rnuvmritas
· À2 dupuyanus Bounenrcnxr, 1864; p. 30, pl. 1, fig. 1-4 [: forme jeune].
Geomalacus Bayani JOUSSEAUME, 1876, p. 94, pl. 1v, fig. 16-20 [: forme
jeune de A. cz'rcumsc1·z'ptus + limacelle de .1. z'ntermedz'us Nomwaivn].
Animal subcylindrique aussi large en avant qu’en arrière, comme écrasé
et épaté, avec une arête carénante allant du bouclier au pore caudal,
forte et proéminente chez les jeunes, plus effacée chez les vieux individus
mais restant visible et accentuée par une ligne blanche; corps gris blan-
châtre sale, noirâtre sur le dos avec, de chaque côté, une étroite bande
noirâtre; rides allongécs et délicates; bouclier subarrondi, granuleux, de
à · - .. - - - - .:1
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F10. 23 et 24.- 23. Appareil génital de l’A1·i0n (Microarion) Cintermedius Nonmzxn. -
24. Appareil génital de l’Ari0n (Carinarion)ci1*cums0riptusJonNsroN.
même teinte que le reste du corps; pied d’un blanc sale, orné dc petites
liuéoles grisâtres; vestibule antérieur très allongé; vésicule copulatrice
prolongée tn pointe à son extrémité libre. Mucus transparent. -— L. 30-
40 mm.
Ponte d’avril en août; œufs non observés; les jeunes, souvent colorés en
jaune, ont une carène dorsale très accentuée.
L’A. neustriacus Manxtte, qui vit dans le bassin de la Seine, est une variété
de coloris : l’animal est gris rougeâtre avec un pied d’un blanc sale où les
linéoles sont remplacées par des points jaunes à peine visibles.
Habite les bois, les jardins, les prés humides, sous les pierres, les détritus
végétaux; paraît en novembre-décembre et, surtout, de février à juin; assez
commun dans la France centrale et septentrionale; s’élève, dans les Alpes,
jusqu’à 1.800 ni. d’altitude environ.

_ Aniorumn. — Amon. 83.
2. A. (Carinarion) ambiguus Ponnoxmu.
.1. mzzbiguus Ponnoxena, 1889, p. 635·(p. 15), pl· xx, fig. 16-19; et
1890, p. 23; et var. arm0ricamz·PoLLoNE11A, 1889, p. 636 (p. 16), pl. xx,
fig. 20; .·l. mnbziguus var. armoricana GERMMN, II, 1913, p. 38.
Animal à carène dorsale presque nulle, de couleur grisâtre ou ardoîsée,
maculé et zoné de gris; bouclier de même couleur que le reste du corps ;
tête et tentaculcs d`un gris bleuâtre; pied blanchâtre avec bords d’un
jaune pâle ornés de linéoles grises. Mucus incolore. — L. 30 mm. ,
Cette espèce n’est guère qu’une variété de l‘A. circumscripzus J onxsrox dont
elle difïère par sa carène dorsale très atténuée, presque nulle; l'appareil génital
est identique.
La Bretagne, aux environs de Brest (forme armoricana Pom.,) [A. Bavav].
3. A. (Carin:-1rion)Paladilheîl\1Aim.i.1z. I
Arion paladil/zianus il)/IAB., 1870, p· 116; et 1871, p. 22, pl. i, fig. 8-10, ,
.lri0n Paladilhei GERMAIN, 1913, ll, p. 40.
Animal allongé, cylindracé, avec une carène dorsale peu marquée;
corps vert ou verzjaumître, plus jaune en arrière, présentant deux ordres
de rugosités : sur les flancs, rugosités obovales très apparentes; sur le
dos, tubercules et stries vcrmicellées, très fines, visibles seulement à la.
loupe; bouclier oblong, un peu dilaté, jaunâtre, finement granuleux; tête
_ ct tentacnlcs noirs; pied blanc jaunâtre ou-bleuàtrc, plus jaune vers lcs. , \
bords, et orné de 7—8 linéoles grisâtres, seulement visibles à la partie
postérieure. — L. 40-45 mm. -
Sous les feuilles, en avril. Le département de l‘Aisne, dans la forêt de Vil-
lers-Cotterets, vers Montgobert [J. l\IA1m.r.e].
Espèce mal connue et encore incertaine; on ne sait rien de son anatomie.
ESPÈGES DOUTEUSES RAPPORTÉES AU GENRE ARION
I Quelques autres espèces d’Ari0n ont été signalées en France, mais les des-
criptions qui en ont été données sont tellement incomplètes, qu'il est impossi-
ble de se faire une idée de leur valeur ou même de savoir près de quelles espè-
ces il convient de les classer. Voici quelques indications sur ces animaux.
Arion austenianus N avxu., 1880, p. 108.
L‘auteur ne donne aucune description et dit. seulement qu'il a trouvé quelques
exemplaires de cet Arionprès du village de Grimaldi (Alpes-Maritimes) vers
' 300 m. d'altitude. .
Arion fuscatus ne Fénussac, 1819, p. 65, pl. n, fig. 7; Moouuv-T.·moox, II,
1855, p. 17.
« Brunâtre en dessus, une ligne obscure de chaque côté de la cuirasse, dont
les bords sont roussàtres; côtés du corps grisâtres; bords du plan locomoteur
blanchâtres, ornés de petites lignes transversales noires. »
Da Fânussac ne donne pas de dimensions, mais la figure 7 montre un animal
long de 52 mm., bien qu'il ne soit pas dans toute son extension. Les quelques

8‘4" Monwsoons 'rE1\nES·rnBs‘ ET FLUv1A'r1LEs
détails ajoutés à la courte description originale (cuirasse [:.— bouclier`] finement
ehagrinee; peau peu ruguewse,. soiîea eendxzéegi semblent, montrer quer cet Arion
appartientz au groupe — de F.ÉlÈ‘d(J!L·&£l¢bftll·&&E9 Drum, mais sans qu‘il. soit possible
de préciser davantage., (fest. une; espàceà. recherchem. Du Fénnssnc indique,
comme»habitat,.«·les·hois des·environ.s¤ de E’aris.,.dans le mois} de mai »_,
Ãrio¤.rmpicola.Mr.m14.a, 1.858, p...136,. 1870,, p. 111 et. 1871, p. 14, pl. 1, fig. 1-3,
Animal. allongé, cylindrique, vendatre, devenant jaunâtre ou noirâtre sur le
milieu du corps,. avec rides dorsales prononcées; une bande noîrâtre de chaque
' côté du corps; bouclier ovalaire allongé, finement chagriné, avec une bande
noire de chaque coté, pied bleuâtlre avec linéoles transversales et nombreuses
pronctuations jaunes. -—· L. ¢E2·50·mm.. ·—« Habite: les lieux humides, sous les,
pierres, au pied des touffes de Graminées; apparaît au début du printemps.,
Billancourt; Gentilly·(Seino)·;·on¤vi1·ern;s de Corbeil (Seine-et-Oise). [J. ltlnnxnin]. i
Cette espèce n’est sans doutequ’une forme de l’Arion subfuscus DMP.
Arion Servainit MABILLE, 1870, p. 108 ; et 1.8771, p. 8..
_ La description de.}, MABl'I.LE, qui n’est. accompagnée dlaucune figuration, est
trop vague pour qu‘on puisse se faire une idée exacte de cette espèce. ll lui
donne de 90 à 100 mm. de longueur et·la compare à. l’Ari0n rufus L. « dont
elle diffère par sa queue atténuée et obtnse, et par ses rides allongées peu
saillantes, serrées pendant Fextension et de forme quadrangulaire pendant la
contraction ». Cette espèce vit « en avril-mai dans les grandes forêts du dé-
partement de l’Aisne » [Ji Mannzmz].
Enfin I. Marins a publié, en 1882 (1883, p. 14) trois espèces d‘Arion re-
cueillies par Poxs D’HAUTBRlVE aux environs d’Estaing (Aveyron) : A. Fagoti,
A. Ponseî et A. suhteneilus qu’il est impossible d‘identiiier, les descriptions
étant beaucoup trop incomplètes et trop vagues.
_ g G. ARIUNGULUS Lussom, 1881.
Animal ressemblant extérieurement à celui des Arion, mais avec l’orifice
génital situé en avant, sur le côté droit du cou, et non au-dessous de l’orifice
respiratoire: Appareil génital avec les particularités suivantes 2 portion infra-
plrostatique Je lbviducze avec Jeux renflements allongés, Sèparés par un étran-
glement correspondant à un coude de cet organe; pénis très petit, étroit, se
continuant insensiblement par un long canal déférent; vésicule séminale
petite, avec un court canabdébouchant dans le vagin. Glande muqueuse cau-
dale bien visible; pas .de limacelle, mais seulement des granulations calcaires
sous le bouclier.
Une seule espèce habite la France :
1. A. Mortilleti Lessom (Fig. 25).
Ariunculus il/Iortilleti Less., 1881, p. 12, pl. 1, iig. 8, 9, 14, 15, 16, 17,
22; Lnssoxn et Ponoivnnn, 1882, p. 67, tav. ux, fig. 17; Lnssoivn, 1890,
p. 31; Bénmveoinn, 1902, p. 31; Gnnrnmv, ll, 1913, p. 40.
· Animal jaune pale, unicolore, plus clair sur les flancs et en avant du
corps, orné de tubercules séparés par de larges rides; bouclier médiocre,

Anxoruvmn. - Aaxvmwnus, aaomatmus 85
non gi»lnbB1ix,»gx«•,nuleux; oriiioe rpulmonaire ssuhmédian ; tentacules .noirâ· ··
tres; bords du pied dépourvus de liné_oles. _ .
Limacelle remplacée par des granulations / .... - - -41. .
ealoaires=anguleu¤es, blanches, opaques, de
grandeur variable -— L. 45 mm. 4 · ___,_°_
‘(Eu‘is relativement gros [2,5 sur 2 mm.·), I ——-··-- -1]*
stibtransparents, attachés les uns aux autres ' \ `
par un mucus gluant [Pt. F. Seminar]. —·-- ——‘·a·
Espèce des Alpes piémontaises où elle s'èIève -----· 0L
jus·qu”à 2.900:m;; retrouvée dans le départe- '
ment du Var où elle est d’une grande rareté :
vallon de Fontfreye, sur la montagne de Notre-
Dame-des—Anges, près de Pignans (779 m.) __ ____ Q '
[Ftomanca]; les Mauresgau Clos-Oswald, sur le
versant ·nord du sommet de Saint-Martin (520 __ _
m.) [P. Béniznouian]. , -·····-·¤
I
G. GEOMÀLAUUS Annan, 1843.
Animal 'allongé, plus ou moins garni de ri- ,. I
des, mais toujours orné de larges taches pâles; \ li ____ _9_a.
orifice respiratoire 's’ouvrant sur la moitié an- »—_ _
térieure de la cuirasse; orifice génital entre le   ·¤l*·
bouclier et le tentacule inférieur droitrpore `”' ,\ SL ___, l'
muqueux caudal très petit, à peine visible. _  _  =‘ï '
Limacelle assez solide, aplatie. Appareil‘géni— ·
tal montrant les particularités suivantes; vési· Fia; 25_ _ Apparaii génital du
cule séminale déboyc/mnt dans le fourreau edu, l’A1·ium—ulus Jtlortilleti Lessons.
pénis, près de son extrémité 'postérieure; por- `·
tion infraprostatîque de l'oviducte un peu longue, mince, sans aucun renf1e·
ment; canal déférent.très.long.
· Les Geomalacus habitent leffortugal etle snd.de l'Irlande. Une seuleaespèoe
est »connue en France.
1. IG. maeulesus»Au.1~mv (Fig. 26). V `
G. maculosus Anuman, 18ü3, p. 851,-coll. 3;'et'1·8h6, `XiVll, p. 297:,
pl. ·rx, iig. 143; Dasiuans, 1873,·p. 8; Simnorix, 1886, ·p. 336, ‘pl. x,
fig. xxu—xxv; Pomomana, 1890,*p. 34; DTÀYLOR, 1906, Tl, p.'253, pl. xxiv,
fig. 24-27; GERMMN, Il, 1913, p. G1; G. Andrewsi MAMLLE, 1867,
p. 57.
Animal médiocrement.allongé,,,arrondi—atténué.en arrière, dos garni
dedubercules allongés, n0ir·ou.n·oin:âtre, parsemé de taches jaunes, dorées
omblanehes, un peu:all0ng~ées~et#plus·sovrées sur.les·côtés;.box1olier:très
développé, uecouvrantde tiers du corps, wenmiculé-granuleux, ,maoul·é·dae
taches jaunes arrondies dormant, nde rhequewôté, ·une `bande ·clai>re

:86 MoLLUsQUEs TERRESTAES ET FLUv1A1·1LEs
interrompue; orifice respiratoire assez antérieur; tentacules granuleux,
noirâtres, pointillés. de
. · -a,.. gris; tête plus, claire;
C-‘l·· ·· pied jaunâtre, vaguement
plus clairi au milieu, à
Op-- bords grisâtres dépour-
vus de lméoles; pore mu-
mr queux caudal à peine vi-
- ·;" ”" sible. Limacelle ovalaire
` , aplatie,assezso1ide,lisse,
· ·‘l‘*° sans stries · d’àccroisse-
_ O ment. — L. 55-60 mm.
\ (Eufs transparents, ex-
    trêmement grands, ovalai-
1 _ ilîiëiîl --3 res, de 5-7 mm. de long sur
il   -..c.lL 3 mm. de large.
~  \ _ Es ece du Portu al et
  --î·¤- du siiid de 1’Irlande, îigna-
  lée « sous les feuilles mor-
 î_,—>§
"’ tes dans l'avenue du Conlo
FIG.26. — Appareil génital de Geomalacus maculatus Près Vannes (Morbihan)
Au.1uAs. (M. TASLÉ, 6 février 1868) »
par J. Dasimxs (1873, p. 9)
et qui n’a pas été retrouvée en France où, cependant, elle peut vivre dans les
régions littorales de l’©uest. '
I D
F. LIMACIDAE
Animal nu, allongé, plus ou moins nettement caréné à sa partie p0stéro-dor-
sale; bouclier antérieur, libre en avant, chagriné ou orné de stries concentri-
ques; orifice respiratoire s'ouvrant sur le bord droit du bouclier, dans une
position postmédiane, c`est—à-dire sur la moitié postérieure du bouclier; orifice
génital débouchant derrière le tentacule oculaire droit; pas de pore muqueux
candal; mâchoire lisse, à bord libre avec une saillie rostriforme; tube digestif
très long, contou1·né, formant 4 ou 6 circonvolutions. Appareil génital assez
simple : glande hermaphrodite médiocre; glande de l’albumine généralement
petite; oviducte long à circonvolutions nombreuses médiocrement boursouilées,
sa partie libre mince et assez courte.
Le pénis est généralement très long, cylindrique, contourné, avec un long
canal déférent a son extrémité. Il est ordinairement dépourvu d’épiphallus (et
de spermatophore) mais,·dans le genre Milax, le pénis est muni d’un épi-
phallus produisant un spermatophore. Cet important caractère —- et la présence
d’u¤e glande vestibulaire — a conduit S1Mao'ra a rapprocher les Milan: des
Parmacella et à classer ces deux genres dans la même famille.

LIMACIDAE 87
P. Ilnssn, qui a étudié avec tant de succès l’anatomie des Mollusques euro-
péens, a suivi ce classement (1921, p. 6) en faisant remarquer (p. 1-15-146) tout
ce qu’il avait de provisoire. « On ne peut absolument, m’écrit-il, réunir les
Milax aux Limacidés et il faudrait créer une sous-famille des Milacinae. » C'est
à ce dernier parti que je m’arrèterai et je diviserai la famille des Limacidés en
deux sous-familles, celle des Limacinae et celle des Alilacinae P. Hassn, 1927.
Tous les Limacldés ont une coquille interne calcaire (limacelle) placée sous
le bouclier. Elle est aplatie ou à peine convexe, ornée de stries concentiques,
à nucléus latéral ou central.
Les Limaciens vivent dans les endroits frais, humides : au bord des eaux,
dans les bois, les forêts, les caves, les celliers, les murs des puits. Ils sont
nocturnes ou crépusculaires, se cachent le jour et s'enterrent pendant les
périodes sèches. Bien qu’omnivores, ils se nourrissent plus volontiers de végé-
taux mais ne dédaignent pas les substances animales. Leur mode de reproduc-
tion est le même que celui des Arions et je renvoie à ce que j’ai dit à propos
de ces derniers. Mais les œufs des Limaciens, parfois isolés, sontle plus géné-
ralement réunîs en chapelets par un fil mince.
Les Limacidac, qui ont des représentants dans tout le système paléarctique
comprennent les genres suivants : .
TABLEAU nas cannes.
1. Bouclier orné de stries concentriques; dents latérales de la
radula bieuspidées; pénis sans épiphallus, pas de spermatophore;
llmacelle à nucléus latéral [S.·F. Limacinae] ....... 2
— Bouclier granulcux; dents latérales de la radula trlcuspidées;
pénis avec un épiphallus produisant un spermatophore; lima-
celle à nucléus central [S.-F. Müacinae]. . . G. Milax, p. 107
2. Pénis sans flagellum; cuspides des dents de la radula aiguës. . _ 3
— Pénis avec un petit llagellum; rectum pourvu d‘un cœcum assez
long; cuspides des dents de la radulaobtuses, subarrondies. .
............ . . . G. Lehmannia, p. 88
3. Dents médianes de la radula tricuspidées ..... _ . . 4
—- Dents médianes dela radula unicuspidées. . . G. Limax, p. 90 ·
4. Canal digestif avec 4 clrconvolutions . . G. Agriolimax, p. 100
— Canal digcstlfavec Gcirconvolutions. . . G. Malacolimax, p. 99
S.·F. LIMACINAE
Animal plus ou moins caréné sur le dos entre le bouclier et la queue;
bouclier orné de stries concentriquesgorifice respiratoire postmédian,
c`est·à-dire s’ouvrant sur la partie postérieure du bouclier; radula zdents
médianes ayant 1, rarement 3 (Malacolinzax) cuspides; dents latérales
presque toujours bicuspidées; dents marginales unicuspidées, rarement
bifides; pénis sans épiphallus ou avec un épiphallus à peine indiqué, ne

88 Monrnsouns rnnnârswns 1t*r rnuviarxnns .
produisant pas de spermmophmteg pas de glande vestîimlaire; linracelle à
nueiëus latéral.
G. L’Elll|lIütlïiA Hzvnenimv, 1263.
[Simrmlzia =Gx»ns‘s«m, 1884, Jlalimlimax Potnomxne, 1891.,
Eztlimaev (pains) ·MOQUlN·TANDON, 1855].
Animal ùeeensismnœ molle, gtélzïtinièwse, subtranspareînt, vaguement naréne;
canal digestif avec 6 eirconvolntîeins, le reewtm muni d’un Jong appendice
tuîbuleêireg penis aveenn appendiee üateral arrondi au en zforme de corne qui
est pentsëtie un ïtagelium; detasmédianes dela radnia unricuspidées ou tricus——
pidees; dents latérales presque utnenspldëes, les euspides latérales (surtout
l’interne1 ·etanttx·es atrdphieeset Ulîtnses; dents marginales unieuspidees.
En·se1mantsuq• les caractères de la x·adnlaqden1s.médianes trinnspidëes) et
quelques particularités de l’appare‘iil gttnitafl (aptpemïioe arrondi du pénis),
Carlo Pôiitorvkna (1887, p. 3’)~a créé, pèïir le Lelimarmfa fulva Nonmxv, le sous-
genre Ambigolimax qu’il rapporte au genre Agrtôolimax. Gependant, par lien-
semble de ses caractères, l'espèce de N. Nonmnn appartient incontestablement
au genre Le/zmarmia.
- Corps parsemé ·de taches jaunâtre; allongwies; dents médianeside
la mainte-unieuspiüées ........ L. marginata, p. 88
-¤- Corps très finement p”nin<tillétd~emsf1r·; dents médienes de la radula
tricnspidées. . . . _. . . . . . . . . L. fulva, p. 90
1. ÈL. murghittta llîütnnn (Fig. 2% '[: Liman arbomm].
Linmx marginaux lliümnsn, ll, 1774, p. 10, non Daaranmnn. L.
arborzzm BO'UCHA`BD¤CHANTEREAUX, 1838, p. 28, ï1° 6; l\IOQUIN*TANDON, ll,
1855,'p. 24; Bwnon, 1871, jp. 19, pl. rv, fig. 10-12*; Tmzmn, I1, 1903,
p. 89, pl. x, fig. 10-17; L. salicium Bouinnnr, 1836, p. 18: L. limbaius
HELD, 1837, 1)..303; L. sylvà’£ië‘t¢S RAY, 1851, p. T6; GOLDl¤·Ues,_ 1856,
p. 6% [non ERAPARNAUD]; L. gZtmeus*Ci.iini<n,1853, p. 334, pl. it, fig. 4-1û;
L. sylvatïcus var. cœrulea BAUDON, 1862, `p. 10-11; L. helveïicus Bonn-
cvicnxr, 1862, p. 11. L. ma1·tz'nz'anus Bounouicwyr, 1869, p. 3; L. ne-
morosus BAUn0N, 1871, p. 19, pl. iv, fig. 10-12 [non]. MABILLE]; L. alti-
tz's Fxscnnn, 1877, p. 49. — Lehmmmia margùzata GERMAIN, ll, 1913,
p. 42.
` Animal mou, gluant, subtransparent, atténué postérieurement, subca-
rénëfde coloration cendrëe plus foncée sur le dos qui est marqué <l‘une
raie blzznvhe aüzmt du ïiouciier zi .l’e.z~t·rénzi'té yzoszérieme; côtés du corps
parsemée de taches 'd’un blanc fiaunatre plus ourmoîns allongées; bouelier
arrondi Bh avant, '1'I‘l'1 peu pointu ien arrière, orné de strles fines, vermi-
cnlëeset de deux bandes longîtndînales noiratres pouvant m'anq·uex··; ipieét
aune pâle, unicoiore, warrsparent. Dent médiane de la radnlla nnicu·s·

i Ltnxcrnah —- LIHNANIÀ 89
pidée. Pénis avec un flagellum en forme de corne; poche eopulatrîce
allongée avec canal asset: long. Limecelle irrégnlierement ovalaire, assez
épaisse, un peu fragile, blanche, inaerée, dilatée en avant, pointue en
arrière, subconvexe en dessus, à stries Waccroisscmest fines, la moitié
antérieure bien plus épaisse que la moitié postérieure (L. 4-6 mm., D.
..  _`“ ·'__a’ ux
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ML I   .
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  '   .. .... .p.n"
"  27   ' ze _
Fm. 27 et 28. — 27. Appareil génital de Lehmannia marginata ltlünnizn; ap, flagellum
_ en forme de corne. — 28. Appareil génital du L. fulva Xoniumo; ap, f'lage\lum,_a1··
rondi.
3-4 mm,). Mucus incolore, très limpide, ressemblent à,de l’eau. —
L. 50-70 mm. `
(Eufs isolés, ovalaires arrondis de 4~5 mm. sur 3-4 mm., très transparents, au _
nombre de 20-30 déposés en terre ou sous les écorces des vieux arbres: ponte en
sep‘tembre·octobro; éclosion au bout. de 30-35 jours; jeunes très actifs, d’un
violet rougeâtre ou vineux, transparents, avec une bande de chaque côté du
corps; adultes un an après la naissance.
Animal lourd et lent, mais actifïpar temps de pluie ou de brouillard, essen·
tiellement arboricole; vit dans les bois très ombragés, au voisinage des ruis-
seaux, sous les écorces crevassées, les vieux arbres couverts de Mousses et de
Lichens;principalement crépusculaire etnocturne; végétarien, mais prélèm les
débris de bois pourri, les Champignons, les Lichens. Assez commun, en
automne, un peu partout, mais plus répandu dans l'Est et le Noni. La Conso il
(peu commun).
var. Rëquîëni POLLONERA. ·
Lehmunnia murginaza var. Requieni Ponroxzna, 1896,.p. 1, fig. 1; Cnzuor,
1902, p. 56.--·Animal de taille plus petite, d‘un aspect moins transparent, de
couleur non cendrèe mais ocreuse; soleplantaire pâle, unicolore; bouclierocracé,
avec zones latérales noirâtres. Poche copulatrice plus grosse, arrondie,à.canal
court et gros; pénis moins développé. L. 50 mm. —-·- Habite la Corse, sous
les pierres granitiques, dans les bois de Vizzunona, vers 1.000 mètres dal-
titude [E. Cxzior]. · · .

90 Monwsonns rnnnnswnns ET FLUVIATILES '
2. L. fulva Nonmiivn (Fig. 28).
Limax fulvus Noniunn, 1852, p. 7, n° 4; Biiunoiv, 1871, p. 16, n° 5, pl.
iv, fig. 1~4; Agrz`0lz'ma.z‘ (Anzlzzzgolimax) fulvus Ponnoiviznii, 1887, p. 1 et 3,
pl. 1, fig. 5; Gnnmim, II, 1913, p. 49.
Animal cylindrique, etiilé, pointu en arrière, extrêmement mou, à rides
peu marquées, subtransparent; dos fauve ou olivâtre, très obscurément
marqué de petits points noirs; carène dorsale courte, peu élevée, jaunâtre
pâle, devenant plus aiguë en arrière; bouclier oblong, arrondi en arrière.
roux jaunâtre avec petits points noirs et stries très fines irrégulièrement
concentriques; pied pâle, blanchâtre, d’un brun vineux postérieurement,
transparent; tentacules oculil'ères'transparents, d’un brun rougeâtre. Poche `
copulatrice ovalaire oblongue à canal assez long; pénis gros, boursouflé,
avec flagellum arrondi; partie libre de l’oviducte (vagin) grosse, cylin-
drique. Dent centrale de la radula tricuspidée. Limacelle ovalaire, mince,
presque plane, garnie de stries à peine apparentes. (L. 6 mm.; D. :
4 mm.), Mucus du pied incolore, mucus du dos jaune gomme gutte. —~
L. 40-60 mm.
. Vit dans les bois, les forêts, sous la mousse; animal assez vif à marche
rapide se nourrissant volontiers de Champignons. Peu commun, dans le Nord
et l'Est.
G. LIMAX Lixivé, 1758.
[Limacella Bninn, 1815; Eulimax (pars) i\i0QUlN—TANDON, 1855].
Animal grand; bouclier à stries concentriques; orifice respiratoire postmé-
dîan, c’est-à—dire
‘ ' s’ouvrant dans la.
moitié postérieure
du bouclier; canal
digestif avec 6 cir-
convolutions;denls
médianes de la ra-
` dula unicuspidées;
dents latérales très
__¢y généralement tri-
cuspidées. Pénis
long, cylindrique,
le muscle rétracteur
à son extrémité;
muscle rétracteur .
du tentacule ocu-
laire droit croisé
` avec le pénis; canal
rie. 29 et so. — 29 (ii gauche). Tube digestif de Limee mm- dément l°Pg· ‘°"'
mus Lmnrê. — 30. Tube digestif de A griolimax agrestis maux? hmaœue
L1NNÉ. avec nucléus laté-

Lixncinxn. - Linrax. 91
ral. Ce genre renferme les plus grands Mollusques nus de l’Europe, certains at-
teignant près d’un demi-mètre de longueur (Lima.: Doriac, par ex. : 0 m. 45).
1 . Pied unicolore ....... · .......... 2
—- Pied avec une large bande médiane claire ........ 7
2. Tentaeules oculaires bruns ou noirs .......... 3
- Tentacules oculaires d’un bleu azuré ..... L. flavus, p. 98
— Tentaeules oculaires d’un bleu violacé ...... '. . ..
p ..... _ ....... L. flavus, var. eubalius, p. 99
3. Sole sans filet sur les bords ............. 4
-ï Sole avec un très étroit filet jaune sur les bords ......
.......... L. maximus, var. squamosus, p. 93
4. Corps et bouclier ornés de bandes ou de taches de forme irrégu-
_ lière; orzfice 1·espù~at0z'1·e très postmédian ........ 5 l
—- Corps et bouclier sans bandes, mais ornés de points parfaite-
ment ronds et assez rapprochés; orzfice respiratoire très peu
postmédfan .......... L. millepunctatus, p. 97
5. Limaeelle très épaisse, à stries concentriques fortes ..... 6
—— Limacellc assez mince, à bords pellucides . . L. lachensis, p. 94
6. Dos médiocrement rugueux ....... L. maximus, p; 91
- Dos fortement rugueux .......... L. atcr, p. 95
7. Dos faiblement rugueux; limacelle à stries d’accroissement peu
apparentes; œufs sphériques ............ 8
_—— Dos fortement rugueux; limacelle à stries d’accroissement très
fortes ct espacées; œufs ovoïdes .... L. cinereo-niger, p. 94
8. Carène dorsale blanche ou de couleur claire ....... 9
— Carène dorsale rouge sang vif ............ 10
92 Animal très grêle, entièrement 'noir, avec carène dorsale blanche;
pied noir avec bande médiane blanche. . . L. nubigenus, p. 95
— Animal jaunacé, carène dorsale claire; pied avec zones latérales
orangées ou couleur chair ....... L. corsicus, p. 96
10. Animal noir, unîeolore .... L. corsicus, var. Doriae, p. 96
— Animal jaune avec bandes noires ...... 4 .....
— .......... L. eorsicus, var. callichrous, p. 96
1. Ltmaximus Lnvivé (Fig. 31 et 33}.
Limax maximus L1N1vÉ, 1758, p. 652, n° 3; MOQUIN·TANDON,,II, 1855,
p. 28, pl. xv, fig. 1-8; L. cellarius Dns. n’1\ncnNv1L1.E, 1758, pl. xxvm,
fig. 31 ; Lnssom et Ponnoivsnx, 1882, p. 23; Tarnon, ll, 1902, p. 34, pl. vx;
Gsnmxxx, ll, 1913, p. 43; L. cinereus (pars) Miinnnn, ll, 1774, p. 5;
Dnarxnxxon, 1801, p. 102 et 1805, p. 124, pl. rx, fig. 11. — Limacella
parma Bnann, 1815, p. 110, pl. xv, fig. 1, 2, 9et 10. —— Limasv antiquo-
rum on Fénussac, ll, 1819, p. 68 (pars), pl. xv, fig. 2, 3, 7 et 8. — Kry-
mckillus maurelianus Bouncuicrurr, 1869, p. 4 [= forme jeune].

' 92 MOLLUSQUES *1*1=.‘lmE.’STnB.$ IT FLUVIATILES
Animal très grand, a«eumin·é, pointu en arrière, médiorremenz rugueux;
carène postérieure, courte et assez
‘ ______d, prononcée n’atteignant pas le milieu
du dos; dos gris foncé, cendré ou
l" ‘ ` ( B noirâtcre, avec taches ou bandes va--
""P ` ‘ri'ab’les; bouclier grand, dilaté, ar-
ronili en avant, terminé en arrière en
· _ ,j`  · pointe o’b’tuse, orné de stries concen-
(   "'v/   ‘ triques assez fines et de maculations
i m. É 0 noiràtres; orifice pulmonaire très
É "" postérieur, ovalaire allongé (4 mm.
` (W —··  de grand diamètre); tentacules bruns;
`fï pied unicolore, blanchâtre. Poche
' ` ` copulatric ovalaire allongée; pénis .
· , un peumoins long que la moitié de la
. ' longueur de Poviducte libre, tirebou—
O___ ` chonné et terminé en crosse grêle ;.
·_ ~» canal délérent assez long, peu fie-
lëê xueux; utérus grêle, très flexneux.
· i- Limacelle oblongue, très épaisse, à
  stries concentriques très fortes (L-
`°l°‘ * ‘ \,F  ap 17—T9 mm.; D. 7-9 mm.), Mucus
y`\\-J   ul ` incolore, tenacexgluant. ·—-— L. 90-
Q h fr/' 150 mm., parfois iusqu’à 170-180
"`“l' ` ·m*m. (").
rm. si. — Appma gêner de Lam €E¤fS¤v<>豈S (5-7 mmr Sur 4 mm-) à
memimts L. en`veloppe~mi¤ce, rmembraneuse, trans-
parente., jaunâtre, au nombre de .30-60 ;.
ponte de jtiîlletëi octobre; éclosion au bout de 25-30 jours; jeunes adultes vers
la fin de la première année.
Animal lent, nocturne et crépusculaire, circulant presque toute l‘année;
I habite les bois, les jardins, sous les haies, le long des murs, souvent au bord
· des eaux. —-· Toute la France; assez répandu en·C0rse; ne dépasse guère l'al·
titude de 1.200 m. `îbien ·que J. PIAGET fait signalé à 2.200 m. dans les Alpes du
Valais (Suisse) et M. Lnssomt à près de 1.500 m. dans le Piémont. '
P. Béaemcoirn a très bien décrit deux Limaces du département du Var qui
me semblentœle simples variations de coloris du L. maximus L. L'nne est le
E. granosus Béanwcuiew (1902, p. 49 et p. 440, .pl. xvt, fig. 14-15tet pl..xx1,
fig. 4-5), diflérant par son .dos_.granulé de noir et salimacelle plus régulièrement
ovalaire; Feutre est le L. Oswaldi Bénmzcutun (1902, p. 50, pl. xvu,` fig. 13—14
et pl. xxu, tig. 1).au corps brun clair, roussâtre sur le dos, jaune presque
blanc sur les flancs finement pîquetés de brun .noirâtre, n`ayant que 80 mm. de
1. Cette Limace est de coloration très variable et c’est souvent à des modalités de coloris.
qu’ont été attribués les noms relevés dans la synonymie.

LIMACIDAE. ····• Ll'MAX· 93
longumur et qui est penbêtre un jeune. Lïuppnreil génital de ces, deux Limacos
diüàm seulement par les dimensions relatives de ses diverses parties. ,
var. squamosus Bémmcuxmn (Fig. 341. · I
\ Lima.: squamosus Béximvcuunn, 1902, p. 47 et p. 440, pl. LH, fig. 9-11 et pl. xxx,
 
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49 5 0 5 1
D
46 47 48
F10. 32 à. 37 et 46 à. 51 — 32. Région antèrieurcdu corps du Limaw cînereomigcr W’0LP.
-33. Limacelle du Limaœ maximus L. ——· 34. Limacelle du L. maximus, var. squa-
mosus Bûnwoumn. — 35. Lîmacellc du L. cinerco-niger WOLF. — 36. Limacello du
L. llavus Lïmzâ. — 37. Limacelle du L. lachensîs Bénnnoumn. -—- 46. Limacelle du
Illilax gagatcs Dmrzmxnuo. —— 47. Limacolle du M. ochrawus Bxàmammzrc. —— 68. Li-
macelle du M. Sowerbyi de Fàxwssnc. -· 49. Lîmacclle du M. GuebI1a1‘diP0LL0NnnA.
—- 50. Lîmacelle du Liman: duplex POLLONERA. — 51. Lîmacelle du L. sub/`assilîs Por.-
LONERA. . .
fig. 6. - Coloration générale jaune de Naples; flancs ornés da 3 bandes for-
mées d‘nno suite de larges macules ovales dfnn noir foncé; carène élevée,

94 Motwsouss trnnnnsrnus Er rnuvnrrinns
flexueuse, jaunâtre; bouclier jaunacé avec larges taches ovales noires; pied
blanchâtre, bordé en dessous d’un léger filet jaunâtre; poche copulatrice ovale,
renflée; pénis cylindrique, puis courbé en crosse, fortement gibbeux à sa base;
canal déférent très long, peu flexueux; limacelle ovale oblongue, très épaisse.
— L. 150 mm. - Diffère de L. maximus L. par son·pied fileté de jaune et sa
limacelle très épaisse. — Forme des hauts plateaux de la région montagneuse
du département du Var, entre 1.000-1.30O m. [P. Biâmanooinn] ou il remplace le
L. maximus L. '
2. L. lachellsis Biinizncuisu (Fig. 37). `
Limnx lachensis BÉKENGUIER, 1902, p. 53, pl; xvn, fig. 9-10 et pl. xxx,
fig. 3. i
Animal allongé, efîilé en arrière; coloration générale roussâtre, pas-
sant au jaune pâle sur les flancs; dos orné de ponctuations noires, assez
serrées, arrondies, simulant 2 lignes latérales et 1 médiane; carène dor-
sale médiocre, subondulée; boucli'er arrondi en avant, cunéiforme en
arrière, orné de points noirs arrondis et de fines stries concentriques;
sole unicolore, blanc jaunâtre, les bords marginaux du pied rouge orange.
Poche copulatrice pyriforme à col très court; pénis long, robuste, massif,
recourbé sur lui-même en son milieu; canal déférent à peine flexueux.
Limacelle subtriangulaire, crétacée, brillante, à peine convexe dessus,
bien concave dessous, à stries concentriques bien marquées, à nucléus
postérieur un peu saillant, pellucide sur les bords (L. 12 mm.; D.
7 1/2 mm.). Mucus de la sole incolore, mucus du corps rouge orangé. ~—
L. 120-150 mm.
Espèce paraissant bien distincte : sa forme générale rappelle celle du
L. maximus L., mais la limacelle et l’apparei1 génital sont bien plus appa-
rentés à ceux du L. cfnereo-niger VVoLr.
Région subalpestre, dans les forêts de résineux entourant le sommet de la~
montagne de Lachens (Var), entre 1.300-1.600 m. [P. Béa:-zivomsn]; Bagnols
(Var), dans l’Esterel [J. Azur:].
3. L. cinereomiger Wotr (Fig. 32 et 35). '
L. cz'nereo—nige1· VVoL.r, in Sruim, 1803, VI, heft 1, p. 7; Lessons
et POLLONERA, 1882, p. 28; TAYLOR, ll, 1903, p. 53, pl. vu; GERMAIN, ll,
1913, p, 44; L. nntz'quorum'nE Fiânussnc, 1819, p. 68 (pars), pl. v11xD,
fig. 2; L. maurus Hum), 1836, col. 272; L. pyreneus Commmvo,
1837, p. 88 [nommé, par erreur, L. cyreneus); L. claravnllenszls Dnooiàr,
i 1855, p. 144. —— Limax (Arion) Zineatus Dumonr et Monrxnnur, 1857,
p. 12. -— L. bilobatus RAY et Dnouiir, zn Bouncuiomvr, 1861, p. 19
[non nn Fénussacj; L. erythrus Bouucomivivr, 1864, p. 33, pl. 11,
fig. 1-8. — Arion lineatus DUMoN'r, 1849, p. 64. -— Limacella cinereo-
niger, .l0ussEAUMn, 1876, p. 99, pl. xv, fig. 4-6.
Animal allongé, cylindracé, atténué en arrière où il se termine par une
queue triangulaire, comprimée et aiguë, très fortement rugueux; carènc

Linmciom. — i.1M1ix. 95
forte, élevée, d’un blanc jaunâtre, s’étendant du bouclier ii l'e.rLremz'té du
corps; corps gris noirâtre; avec, quelquefois, des zones et bandes varia-
bles;· bouclier grand, subgibbeux, anguleux postérieurement, à stries
concentriques grossières; pied noir ou noiràtre, avec large bande médiane
blanchâtre. Poche copulatrice pyriforme à col assez long; pénis grêle
· vers son attache; puis s’élargissant et se recourbant en crosse; canal
déférent peu flexueux, assez long. Limacelle ovale oblongue, assez mince,
fragile, transparente, pellucide sur les bords, à stries dbccroissement
très fortes, espacées et à nucléus latéral subpostérieur émoussé (L.
20 mm.; D. 10 mm.). Mucus épais, très gluant, blanchâtre. — L. 90-
200 mm. ·
CEufs et ponte comme chez le L. maximus L. · _
Dans les bois, les lieux ombragés ou rocheux frais, souvent au bord des eaux;
espèce nocturne, mais circulant le jour par temps de pluie, notamment dans
les régions montagneuses·où elle est plus commune que dans les. plaines.
Presque toute la France, mais semble manquer dans le Sud-Ouest. S'élève dans
les Alpes jusqu’à 2.200 m. Assez répandue en Corse : Bonifata (600 m.), Bocc-
gnano, Vizzavona (900 in.), etc., surtout dans les forêts.
4. L. nubigenus Bouncmcmr.
L. nulugenus Bonus., 1861; p. 20; GERMMN, ll, 1913, p. 45.
Animal grêle, extrêmement allongé, cylindrique, fortement ridé; carène
postérieure atteignant le tiers de la longueur, blanche, très aiguë; corps
entièrement noir; bouclier très grand, très dilaté `en avant, terminé en
arrière par un rostrc aigu, avec strics concentriques nettes; orifice res-
piratoire très postérieur, très large; palpes labiaux bien développés;
tentacules noirs; pied noir avec large bande médiane blanchâtre. Lima-
ccllc subtétragone, transparente, pellucide, ornée de stries concentriques.
— L. 240-250 mm.
Espèce représentant, dans les Pyrénées, le L. cùzereo-niger Wow dont
elle diffère par sa coloration entièrement noire et sa carène blanche.
Ilabite la région des Sapins, entre 1.700 et 2.000 m. : bois de Superbagnères,
au-dessus de Luchon (1.700 m,). Vit aussi en Espagne, sur la Maladetta, à la
base des neiges éternelles (2.000 m.).
5. L. ater Razotmowsxv.
L. ater Raz., 1789, p. 266 [non .LxNxÉ]; Lnssomi et Ponnoruzna,
1882,`p. 26; GERMMN, II, 1913, p. 44; L. lzneatus var. albzjoes DUMoNr
et M0u1‘11.1.E1·, 1853, p. 13; L. engadinenszls HEYNEMANN, 1862, p. 204;
L. Pironae Pim, 1876, p. 98, pl. B, fig. 5-6.
Animal grand, presque cylindrique, fortement rugueux, à earène
postérieure courte, aiguë; corps unicolore, noir bleuàtre ou grisâtre foncé;
bouclier médiocre, un peu gibbeux, vaguement obtus postérieurement;
pz'ed·anz'colore, blanc jaunâtre. — L. 80-100 mm.

96 MOLLUSQUB5, ·rgnm;s*rnns une PLUVIATILES
Cette Limace ressemble beaucoup au L. oinez·eo·-niger Wow et pré-
sente un appareil génital identique. Il est possible. qu’une étude plus
approfondie conduise àt 1’y réunir ou, du moins, à, la considérer comme
une variété.
Habite les régions montagneuses de l'Es·t, principalement dans les Alpes où
elle est assez commune et sfélève jusque vers 2.000 m. d‘altîtude. '
6. L. camions Mooum-Tauoon. ·
Limax corsieus bloc.-Tann., Il, 1855, p. 26, pl. ni, fig. 10-13; Lnssom
et Pottonnna, 1882, p. 37; Gaarmix, li, 1913, p. 45.
Animal de grande taille à dos faiblement rugueux et à carène dorsale
bien saillante, de couleur cla¢'re_, atteignant environ la moitié de lu 1011-
gueur du corps: corps unieolorc ou coniusémént mné, d’un., jaune roux,
marron clair ouocraeé; bouclier subgibbenx, ohtus postérieurement,
unicolore et plus pâle que le corps, orné de stries concentriques fines;
orifice pulmonaire bordé d’unc zone claire; pied avec zones latérales d`un
beau rouge orangé ou couleur chair.
Limacelle oblongue, subquadrangulaire, peu solide; mince, à bords
subsinueux et pellucides, et à stries concentriques peu apparentes
lL. 10 mm.; D. 5,5 mm,). -;— L. 141 à 400 mm. t `
(Eufs sphériques (5 mm. de diamètre), transparents, couleur de gomme ara-
bique, agglutinés par petits paquets mais non réunis par leurs pôles.
Habite les jardins, le bord des chemins, même les lieux arides et ne recherche
pas spécialement l‘humîdîté. Assez commun en Corse : Bastia, Biguglia,
Corte, Vezzani, Vizzavona [Brennan, E. Cazior].
Cette Limace, qui vit aussi en Sardaigne. en Toscane, en Ligurie et au
Piémont, est extrêmement variable et les auteurs italiens en ont distingué de
nombreuses formes. Parmi ces dernières, deux se rencontrent en France et ne
sont bien certainement que des variétés du L. corsicus Moo.
var. Doriae Bouncomimr.
Lima.: Doriae Boone., 1861, p. 23, pl. xv, fig. 1-11. —- Animal cylindrique,
terminé en pointe aiguë, unicolore, d’un beau noir foncé à rellets bleuâtres, ou
marron foncé-; corènc haute, aubplissiée, ohm rouge sang vif; bouclier très grand,
arrondi en avant, un peu pointu en arrière, à stries concentriques médiocres;
orifice pulmonaire ovale, bordé de noir; pied noir, avec une large bande mé-
diane jaunâtre. Limacelle médiocre, subovalaire, peu épaisse, à stries concen-
triques bien marquées.-—L. 360-400 m., parfois jusqu'à 450 mm. —— Le plus grand
des Limaciens. Vit dans les lieux frais et humides, ombragés, sous les pierres,
au fond des vallées. Rare en France : Menton (Alpes-Maritimes) ; plus fréquent
en italie : Gênes, Savone.
var. callichrous Bouncoxcnar.
Limux callic/trous Bounc., 1861, p. 21 [non Lnssoiva}. — Animal allongé,
jaune, orné, de chaque coté, de deux zones noires non interrompues; carène
élevée très aiguë, rouge sang, atteignant le tiers de la longueur et se prolon-
geant jusqu’au bouclier par une bande jaune; orifice pulmonaire bordé

· , Limacinmz. - Linux · 97
de noir; bouclier grand, ovalaire arrondi,f postérieurement rostré, brun
noiràtre orné de taches vineuses; pied brun avec, au centre, une large bande
jaunâtre. Limaeelle inconnue. ,·- L. 60 mm. - Habite les vallées fraîches.
Assez commun en Italie (Ligurie); beaucoup plus rare en France : environs
de Nice, Menton (Alpes-Maritimes). ·
7. L. millepunctatus Pim (Fig. 38 et 39).
Lima.; millcpunctqtus Pim, 188l; Poncomzna, 1888, p. 3, pl. I, fig. 3;
Cazior, 1910, p. 54.
Animal subcylindrique, atténué en arrière, à rides dorsales subovales,
peu accentuées; corps . ,
brun jaunâtre cendré E
maculé dc nombreux  
points noirs parfaite-  ZH  `
ment ronds; bouclier _ ï_•`_·,`._ —-——···· C"
arrondi en avant, à  (ji':  ll
Pêînc subaigu en M-  
mère, avec stries C0l1·  :,2  - - - · ···j1·QÈ
centrxques fines et tres   .
nom breux poùz ts noirs   \
irrégulièrement pla-   (
cés, peu espacés; ori- jlfïjièli   "CL _ _“0·_
tice pulmonaire très lé- il il il È
gèrem ent postm édian; 3 8 - · 
tentacules cylindri-
ques, granuleux, ponc- · la
tués de noir; pied uni- ( ··£m` j
colore, blanc jaunâtre. L
Pénis remarquable- `
ment développé, très 2°‘" ‘ rs,
long (au moins aussi dj
long que la partie libre s_},__ ____  
de l‘oviducte), hour- , `
soullé, contourné plu- ` » ¤ ·
sieurs fois sur lui- ‘àll‘· ···'' ' 
même; canal déférent W ______s, 39
trèslon g, mince; poche
copulatrice subpyri-
forms svcs sans] assez Fia. 38 à. 40. — 38. Limam mil£epunetatus·Pi:~u, région an-
térieure du corps. — 39. Appareil génital de la même
wu"- ·· L· 115*25 espèce. - 40. Tube digestif au Limax yzam Lim.
mm. -
Espèce voisine ou variété de coloris du Lima.: punctulatus Soamznu (1870,
p. 250), du Piémont, dont elle se distingue par son système très particulier de
grosses ponctuations noi_res et son pénis encore plus développé.
I

98 Momosonns wunausrnns ET”T·”LUVIATILES
' Sous les pierres, entre la Madone et Chateauneuf, àl’0uest de Contes (Alpes-
' Maritimes) [E. Cmor]. Espèce très rare en France, plus répandue en Italie :
Ligurie et Lombardie.
8. L. flavus Lmné (Fig. 36, 40 et 41).
Linzux fluvus L., 1758, p. 652, n° 5; Lussom et Ponnouuna, 1882, p. 43;
TAY1.on, II, 1903, p. 78, pl. x, fig. 5-9; Gunivmm, Il, 1913, p. 43; L.
wzriegutus Dnaranmno, 1801, p. 103 et 1805 p. 127. N1OQUlN·TANDON, ll,
‘ 1855, p. 25, pl. xii, fig. 3-9; L. virescens ou Fiânossac 1819, p. 71,pl. v,
- fig. 3 seulement;L. untiquorum Sownnnv, ll, 1828, p. 158 [non ne'
Fiânossao]; L. ·Des/zuyesi Bonneorcnar, 1861, p. 36, pl. 1, fig. 1-2;
L. Compcznyoi Boonenxcwlrr, 1863, p. 179; L. bœticus MAMLLE,
. 1868, p. 145. ——- Krynickiïlus
I macu Zatus KALENlCZENKO,1851,
  ······ " p. 226, pl. vx, fig. 2 [: Kry-
· ‘‘'‘ il ‘‘‘‘‘'‘‘ l° nz'ckz`a. maculata Fiscnun, 1856,
· lib p. 66]. — Limacella 1mguicu—
-.ëL ""'LL lus Bnann, 1815, p. 115, pl. xv,
  fig. 3, 4, 11, 12; Limacella vu-
  3 ` rie ata. Joussmnmn, 1876 . .
  ,/zu ````` L 103;; pl. m, fig. 11-13. ,  
Im--  " Animaljàune suceiné, maculë
de taches roussâtres et blan-
F ' chàtres, très peu rugueux, à
M ""”"  gdîîê carène dorsale blanchâtre attei-
dhw  s îàëî-je gnant la moitié de la longueur;
5..--gt , ' V -5 tentarules oculifères d’un ma-
`lx, î ` gni/1`guc·bZeu uzuré; bouclier
Fxo. 41. — Appareil génital du Limuœ fluvus arrondi en 3TmB¥.B’ maculc di
L,N,,É_ taches rondes tres pâles, orne
de stries concentriques ondu-
lées; orifice pulmonaire bordé d‘une zone claire; pied unicolore, jaune
pâle, blanc jaunâtre ou légèrement bleuâtre. Rectum pourvu d’un long
caecum tubulaire: Pénis recourbé en crosse;vésicule copulatrice allongée,
à col distinct; partie infraprostatique libre de l’oviducte assez longue.
Limacelle ovato-subquadrangnlaire à stries concentriques très marquées
(L. 3-S mm.; D. 2-5~mm.). Mucus jaune, abondant, tachant le linge. —-
L. 90-120 mm.
CEufs oblonge terminés à chaque pôle par une saillie de consistance molle
et élastique, 51 enveloppe très mince, lisse, luisante, succinée (5,5 mm. sur
4-4,5 mm.l, au nombre de 40-60; ponte en août-octobre, parfois novembre-
décembre; éclosion au bout d 40-60 jours; jeunes, au sortir de l’œuf, longs
de 10 mm., transparents, d’un jaune clair et tachetés; adultes un an après.
Animal agile, marchant vite, essentiellement,nocturne, vivant dans les lieux

LIMACIDAE. —- MALACOLIMAX 99
très humides, près des eaux, des fontaines, des puits, dans les serres;se cache'
le jour dans les trous de murailles ou en terre, souvent en groupes d’individns,
sort le soir par temps de pluie; uniquement végétarien, mais préfère avant tout
les Champignons et les Licliens. Commun partout, jusque dans les caves, les
celliers. — Toute la France.
var. eubalius Bouacniomr. ·
Limax enbalius Bounc., 1864, p. 35, pl: 1, fig 5-3.—Animal médiocre, élargi
ou avant, trèseffilé en arrière, d'un blanc légèrement jaunâtre maculé ide
nombreuses taches noires irrégulièrement espacées; carène aiguë, blanchâ-
'tre; bouclier rostré·en arrière, jaune sale, moucheté d‘une infinité de petites
taches noires; pied jaune pâle, unicolore. Limacelle assez petite (5 mm. sur
3,5 mm.), oblongue, blanche, nacrée; à stries concentriques peu marquées. —
L. 60 mm. - Sous les pierres, les rochers, dans les bois de la chaîne des Al-
pes : massif de la Grande Chartreuse (Isère). [J. R. Bounouicxar], coteaux du
département du Var [P. Bémzxcvisn].
Cette variété a la même structure anatomique que le type; elle en diffère
principalement par sa coloration claire et les maculations noires dont elle est
ornée. Il est possible que le Limax modestus Ftonnxce (188.9, p. 135; Bénexcuxea,
1902, p. 56, pl. nx, fig. 3-5), trouvé dans la chaîne des Maures (Var) soit iden-
tique. Cependant, si l’appareil génital n’offre pas de différences appréciables,
la description originale donne le pied comme bordé de gris bleuàtre, la carène
comme peu saillante et.le dos orné de 3 zonules (1 médiane, 2 latérales) plus
pales que le corps. Espèce douteuse, à rechercher.
G. MALACOLIMAX MALM, 1868. _
[: Microheynemannia Smnorn, 1891.]
Animal brièvement caréné à bouclier petit et concentriquement strié. Canal
digestif avec 6 circonvolutions, le rectum pourvu d'un ceecum rudimentaire:
radula avec dents médianes tricuspidées, les cuspides latérales très petites,
dents latérales bîcuspidées. Appareil génital simple 1 vésicule copulatrice lon-
guement ovalaire; pénis court, globuleux, en forme de massue avec une pro-
tuberance latérale à la base et une crête glanduleuse finement plissée à l`entrée
du canal déférent; muscle rétracteur du pénis situé latéralement; canal défé-
rent peu sinueuxg prostate accolée à l'oviducte sur toute sa longueur.
Limacclle avec nucléus latéral.
M. tenellus Nxtssox (Fig. 42). _ ·
Lz'mrt.r tenellus Nitssox, 182È, p. 10 [non Müntsn]; Smnoru, 1910;
p. 320. fig. 7; Tavton; ll. 1903, p. 71, pl. x, fig. 1-4; L`. cereus·[lELn,
. 18'19, p. 15; Couracxn, 1929, p. 18; L. collinus Noimmvn, 1852, p. 8.
L. sylwtticus Duamsr et Blonïxttnr, 1852, p. 176 [non Dnaramvaun];
L. cinctus llevmzimwx, 1862, p. 100; L. .mnthz'us Bouncummrr, 1866,
p. 20A, pl. xxxxi, fig. 11-15. — Arion tenellus [.1z·r0unNEux, 1869, p. 7.
— .l,gr·z'0lùntz.z· tenellus Lessoxa et Ponnomzna, 1882, p. 45, pl. x, fig. 7.
Animal de taille médiocre, mince, eflilé, gris jaunâtre ou verdàtre, sans

100 Montusouns Tnnnusrnes ET rnuviartrias I
maculations, de consistance molle et visqueuse; carène courte; dos
noiràtre, à rugosités régulières; bouclier petit, arrondi postérieurement,
jaune avec 2 bandes latérales brunes; ten-
G--- tacules noirs; pied unicolore jaune pâle.
` "`l"` Limacelle oblongue, vaguement subqua-
\] drangulaire, à bords presque parallèles,
ax ..-_m.r _ blanche, subtransparente, les bords minces,
————- ——t¤<«~ membraneux, avec nucléus latéral ct très
/ -——---- —¢·‘i·- antérieur. les stries daccroissement bien_
marquées (L. 3 1/2 mm.; D. 2 mm.), Mucus
peu abondant, très gluant, presque incolore
*0 ou très légèrement teinté de jaune. —-L. 18-
’ " ° "' ' 20 mm. `
lu"' CEut`s globuleux, transparents, de 2 mm. de
,i diamètre, au nombre de 30-40; ponte en octo-
 *__ bre-novembre dans les endroits abrités et un
  I" tt peu chauds; éclosion 2-3 semaines après; les
  limit" - jeunes ont une vie souterraine et se nourrissent
` 'jltH:l|l,l\l principalement de mycelium de Champignons;
g m gl ____â ¤,, ils sont presque incolores et deviennent adultes
llnnliil vers le dixième mois.
ch-- — 4"l|,t(W Espèce ressemblant beaucoup, extérieure
. Hlutltin, H ment, aux variétés peu colorées de l‘Agrioli-
max agrestis L., mais les caractères de la ra-
.11 dula permettent de la distinguer en toute sûreté.
` ` "`2 Animal assez actif, végétarien, marquant une
grande préférence pour les Champignons, ·
42 ·x é 1 1 du · · · ·"
F‘G· ·T' Apparel g pl 3 même tres venéneux; vit dans les bois, à la
Mzzltzcolzmaaz (enclins l\xLssoN. 1. .. . . .
istere des forets, surtout dans les bois de re-
sineux. ——- Peu commun et peu observé, mais
un peu partout, saut dans le Midi; s'élève, dans les Alpes jusqu'à 2.200 m.
G. AGRl0LlMAX Moncn, 1865.
[Krynic/villas (pars) Katnivtczntvko, 1851 (Krynickillus : Liman: + Agriolimax
+ Milax) — Krynickia, (pars) P. Fxscnan, 1856].
Animal de taille médiocre, brièvement caréné; bouclier plus ou moins grand,
orné de stries. Canal digestif à 4 circonvolutions, le rectum pourvu d’un caecum;
dents centrales de la radula tricuspidées, dents latérales bicuspidées, dents
marginales avec une cuspide rudimentaire: Muscle rétracteur du tentacule ocu-
laire droit sans rapport avec le pénis; pénis pourvu ou non de glandes acces-
soires. Limacelle à nucléus latéral.
Les espèces françaises de ce genre se groupent nettement en deux sous-
L genres d’après les caractères de leur appareil génital :

Limacxmn. — Acnrocmax 101 I
—— Pénis court, bulbeux, muni d’une houppe d’appendices flagelli-
formes, en nombre variable, à son extrémité; canal déférent non
terminal, mais s‘ouvrant au-dessus de Yextrémité du pénis; bou-
clier de grandeur médiocre. . . S.·G. Agrlolimax, s. str. p. 101
—— Pénis assez long, recourbé en crosse, sans trace d’appendices
i tlagelliformes à son extrémité; canal délérent à insertion termi-
nale; boucliertrès grand. ..... S.-G. Hydrolimax, p. 103
S.-G. Agriolimax sensu stricto.
1. Animal moucheté de taches noires ou brunes; mucus blanc
laiteux .... _ ................ 2
— Animal unicolore, cendré; mueus·incolore. . A. Cazieti, p. 103
2. Animal roux ou noiràtre, maculé.de taches sombres irrégu-
lières; bouclier avec taches irrégulières. . . A. agrestis, p. 101
— Animal jaunâtre ou feuille morte avec taches allongées disposées
‘ en réseau; bouclier avec ponctuations bien rondes .....
............... A. reticulatus, p. 103
1. A. agrestis Lnwià (Fig. 30 et 43).
’ LZ-/}l(7.Z` agrestfs L., 1758, p. 652, n° 4; Mooum-Txxnox, ll, 1855, p. 22,
pl. u, fig. 18-22.; L. bilobatus on Fiànessac, 1819, p. 74, pl. v, fig. 2
[non RAY et Dnoum]; L. saxorum Bnunon, 1862, p. 10; L. nemo-
rosus MA1m.¤.E, 1871, p. 53. —- Limacella obliqua Bannn, 1815, p. 118,
pl. xv, fig. 5, 6, 13, 14, 15. ——- Kryniclcillus minulus Kanmvxczanxo, 1851, .
p. 224, pl. v, fig. 3. —- L. (Krym'ckz'llus) menionicus Nnvim., 1880,
p. 103. — .1gri0linza.v agreslis llassorm et Po1.L0xEnA, 1882, p. 48;
TAYLOR, II, 1903, p. 104, pl. xv, fig. 1-4; Gamnux, II, 1913, p. 48, fig. 18-
19.
Animal étroit, allongé, atténué en avant, pointu en arrière; dos gris,
roux ou noiràtre, ordinairement maculé de points noirs; rides dorsales à
peine marquées; carène caudale courte mais élevée; bouclier assez grand,
allongé oblong, arrondi en avant, subtronqué en arrière, orné de stries
concentriques très fines et légèrement vermiculées dont le centre incline
vers l’0rifice respiratoire; tentacules noirâtres; orifice respiratoire bordé
de blanchâtre; pied gris pcîle avec zone médiane plus foncée. Pénis muni
d’une houppe d’appendices flagelliformes dentelés, très court, massif;
canal déférent peu sinueux, assez court, débouchant sur le côté du pénis;
oviducte libre gros et court; vésicule copulatrice pyriforme: Limacelle
ovalire allongée, mince, fragile, à stries d’accroissement très fines
(L. 1 1/2 mm.; D. 1,25 mm.), Mueus blanc de lait, filant, visqueux, abon-
dant. —· L. 30-70 mm.
(Eufs globuleux (2 mm. de diam.), diaphanes, incolores, au nombre de 25 à

102 ' MOLLUsQUEs TEn¤ns1·n»Es·n*r FLUVIATILES ·
À 70 parponze; ponte d’avril en novembre, chaque individu pondant, à diverses
reprises (5»6) de 300 à 400 et même 500 œufs; éclosion du 178 au 20e jour;
jeunes de couleur vineuse, adultes au bout de 45-90 jours suivant la saison,
pondant,à leur tour, 60 jours environ après leur naissance.
Vit dans les jardins, les cultures, les vignes, les ·champs; très vorace, s’atta-
quant indistinctement à presque toutes les plantes même très épineuses comme ·
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Fig. 43 à. 45. — 43 (à gauche) Appareil génital de l’Ag1‘i0lima.z‘ag1·esi£s Lizwrî; pa, houppe
dëxppendîces dentelés du pénis. —· il (au milieu la Appareil génital de l’A. Cazîoti
Pcnmoxnns; pe, appendices du pénis non dentelés. -45. Appareil génital de l’A. (Ily-
drolimaœ), Laevis MüL1.1~;n.
r· ' les Cactus et les Opunzia : très commun partout, toute 1’année, mais prin-
, cipalement au printemps et à l`automne. Assez commun en Corse jusqu'à
1.000 m.; szélève à 2.200 m. dans les Alpes.
Espèce de coloris variable. II existe une variété unicolore d‘un noir foncé plus
ou moins brillant. La variété iîlans HoY(1789,p.183)·a le corps gris cendré pâle
quelquefois rosé, un bouclier jaune- fauve, plus rarement jaune.viiÈ Elle a,
comme d’aille=urs le type, la propriété de se suspendre aux branches à l’extré-
mité d’un ül de mucus qtfetle sécrète. Le L·ma.1· vcrcmyanus Booncoicnm [1861,
pl,. 30, pl. xm, fig. 9] est une forme jeune appartenant, soit au L. agrrestis L.,
soit à une espèce indéterminée du groupe italien du L. punctzilams Sonnsnm.

LINACIDAE. ·-—- Acnionnuax. - 103
2. A. Cazioti Pontoivsna (Fig. 4-1).
Agriolimaz Cazioti POLL., ll, 1896, p. 3, Iig. 2;CAz1o·1·, 1902, p. G6. .
Animal allongé, étroit, d’un gris cendré uniforme, sans taches ni.
points, tête et côtés plus clairsque le dos; carène caudale brève; bou·
clier grand, allongé, atténué subtronqué en arrière, fauve cendré uniforme,
avec stries concentriques assez écartéeset plus marquées antérieurc»
ment; tentacules cendrés; pied gris jaunâtre, unicolore. Pénis subcylin-
drique, long, non gibbeux, avec 3-4 appendices flabelliformes terminaux
courts ni lobés ui ramifiés; muscle rétracteur du pénis bien écarté de
Pextrémité; vésicule copulatrice pyriforme avec canal long et étroit.
Mucus incolore,. —- L. 39 mm.
Sous les pierres, à Vizzavona (Corse) vers 985 m. d’altitude [E. Cazior].
3. A. reticulatus Müttsn.
' Lz'ma.z· retzculatus MüLLER, ll, 1774, p. 10; Smnorn, 1885, pl. vu,
fig. 14 (la figure supérieure seulement); L. agreslzls var. sylvaticus
l\1OQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 23, pl. ur, fig'. 2 [non L. sylvatfcus DnA~
ranxvaun]; Lima.2: (Krynickillus) niczensis Bonncnicrnrr ûz NEVILL, 1880,
p. 103. — .lgrz'oZz'ma.r a,grestz's var. fïorentznus Lsssom et Ponnonnna,
1882, p. 50. ` _
' Animal allongé, un peu ventru, atténué en arrière, à. carène dorsale
distincte; corps couleur feuille morte, brun jaunâtre, grisâtre ou lie de
vin, quelquefois jaune crème, parsemé de taches brunes bien allongées
formant, entre les rides, une sorte de réseau nettement dessiné; bouclier
grand, ovalaire, arrondi en avant, suballougé arrondi en arrière, parsemé
de gros points noirs bien ronds, irrégulièrement distribués, plus nom-
breux et plus serrés sur les bords; orifice respiratoire bien postérieur,
entouré d’une zone claire elle-même limitée par une ligne de points noirs
plus serrés que sur le reste du bouclier. Mucus blanc. — L. 35-70 mm.
Cette espèce peu connue diffère de l’A. agrestis L. par les taches
du corps beaucoup plus allongées, réticulées, et par les ponctuations du
bouclier beaucoup plus régulièrement arrondies.
Habite les bois, dans les régions montueuses ou montagneuses; s’élève,
dans les Alpes, jusqu‘à 2.200 m. d’altitude. Cette espèce de l’Europe centrale et `
de l’Italie septentrionale parait peu répandue en France : les Alpes; les environs y
de Menton et les montagnes voisines jusque vers 1.000 m. d’altitude.
S.—G. Hydrolimax Mam, 1868. . _
[Arctolimaz Wssrsntuivn, 1894].
A. (Hydrolimax) laevis Mütrim (Fig. 45).
Limax lacvis MULLER, ll, 1774, p. 1; L. brunneus Dnaranivaun, 1881, _
p. 104; 1805, p. 128; Moouizv-'llivnos, ll, 1855, p. 31; L. parvulus

104 MOLLUSQUES Tnannsrnns ET FLUVIATILES _
Nomrnivn, 1852, p. 8; L. arenarius Gxssxas, 1867, p. 117, pl. 1, fig. 1. —
Krynic/czllus brunneus et·K. Bourguignati l\1Anu.Ln, 1871, p. 45 et p. 48.
—— Limacelle brunneo JoussEAnME,1876, p. 110, pl. iv, fig. 21-24. Limax
(Krynickillusl mentonzbus Nnvrm., 1880, p. 103. ·- Agr·z'0lima.2: laevis
LESSONA et Po1.LoNEnA,1882,~p. 47; Tavnoa, 11,1905, p. 121, pl. xv,
fig. 5-8; GEnMAxN,l1, 1913, p. 47.
Animal très allongé, mince, grêle, étroit, gluant, subtransparent,
pointu en arrière, à rides peu marquées, brun noiràtre foncé, sans bandes
ni taches; carène courte et peu accentuéeybouclier très grand, à peu
près aussi long que le reste du corps, arrondi en arrière, maculé de
points noirs et orné de stries concentriques fines; orifice respiratoire très
postérieur, exigu; tête et tontacules noiràtres; cou extrêmement allongé
pendant la marche; pied jaunâtre, plus foncé sur lcs bords. Pénis assez
long, gros, recourbé en crosse, sans appendice; canal déférent s‘ouvrant
à la partie terminale du pénis, à peine sinueux; oviductelibre élargi à la
base; vésicule copulatrice subarrondie à canal un peu long. Limacelle
faiblement convexe en dessus, presque plane en dessous, ovalaire, mince,
cristalline, subtransparente, à bords parallèles. Mucus incolore. — L. 15-
20 mm., plus rarement 30 mm.
(Eufs globuleux (1,25 mm. sur 1 mm.), transparents, à enveloppe incolore,
au nombre de 12-18 réunis par 2-3, 4 au plus; ponte durant 6-8 jours; éclosion
au bout de 30-40 jours; jeunes rougeàtres et longs de 3 mm. à leur naissance,
adultes 90 jours après.
Espèce très hygrophile habitant les lieux très humides, au bord des eaux,
des marais, très souvent au milieu des plantes rivicoles, notamment au pied
des Jones et des Carex; peut même séjourner longtemps dans l’eau [cf. J. NV.
Txvnon, 1926, p. 114; L. Soos, 1927, p. 69, 112]. Espèce de plaine ne dépassant
guère 500 m. dans les Alpes françaises, mais atteignant 1.200 m. su1· le versant
italien; assez commune, surtout dans le Nord et l`Est.
ESPÈCES DOUTEUSES DE LIMACINAE.
Il existe un certain nombre d’espèces mal connues ou insuffisamment décrites
donf. plusieurs ne peuvent même pas être rapportées à un genre déterminé. Je
donne ci·dessous quelques indications sur ces animaux.
Limax alpînus na Fiâanssxc, 1822, p. 21; et pl. iv A, fig. 5-7: 1\1OQUI\—TANDON,
II, 1855, p. 27,pl. m, fig. 14; Mamans, 1870, p. 142. —— Animal subcylindrique
assez grêle, roussâtre ou gris violacé; dos fortement rugueux; queue à carène
roussâtre pâle nettement marquée; côtés du corps avec 3 rangées de taches
oblongues, brunes; cuirasse proportionnellement très petite, subaiguë anté-
rieurement, terminée en pointe mousse postérieurement, avec stries assez pro-
fondes et régulières, d’un brun grisâtre, sans taches; orifice respiratoire très
postérieur; pied tripartite, roussâtre avec bande médiane gris sale; limacelle
ovalaire, étroite, assez convexe dessous (L. 10 mm.; D. 5 mm.), — L. 100-
140 mm. — Hab. : les Alpes (Férussac).— La figuration donnée par ns Fancs-

1.tstAc1oAE. —— Acntotxntax 105
sac n'est pas heureuse : elle indique, sur la cuirasse, des stries en spirale qu'on
ne trouve chez aucun Limacien; d’autre part, elle rappelle assez celle du
K:-yniclli//us macnlazus Iiittenxczmito (1851, p. 226, pl. vt, fig. 2) qui corres- h
pond au Liman flavus L. L‘espèce inconnue de ne Fénussac décrite et figurée
d’après des notes envoyées par Stunsn avec comme unique provenance : les
Alpes, se rapporte peut-être à une forme alpestre du Liman: cinerco-niger
\¢VOLF. ·
Limax crispatus Bauoox, 1871, p. 11, pl. nt, fig. 1-5. - Animal allongé, brun
rougeâtre violacé sur le dos, avec 4 bandes sur le dos et les côtés; carène très
saillante, sbbonduleuse, crêpue â son extrémité, pâle; bouclier arrondi en avant,
légèrement aigu en arrière, brun ou lie de vin, sans taches ni points; tenta-
cules vineux, piquetés de noir; sole g·risâtre; limacelle mince, sublransparente,
ovalaire, irrégulièrement striée (L. 4-5 mm.; D. 3 mm.); mucus poisseux, inco-
lore. — L. 50 mm. - Forêt dc Ilez (Oise), en octobre-novembre, sur les Champi-
gnons [A. Bannox]. N’est vraisemblablement qu`une forme jeune du Limax
maximus L. ' -
Krynickillus cyrniacus ÃIABILLE, 1868, p, 142. -— Animal atténué, subélargi en
arrière, peu bombé dessus, roux noirâtre uniforme; dos â peu prés lisse cou-
ve1·t de tubercules arrondis peu élevés, assez saillants; tête, cou, plus foncés
que le corps; bouclier grand, subgibbeux, roux, subgranuleux (?); pied jau-
nâtre; lîmacelle ovale, bombée, épaisse, sans stries d’accroissement, mais â
granulations nombreuses. —L. 38-45 mm.- Environs de Bastia (Corse). ——- La
description de J. ltianitis, très incomplète et probablement erronée, ne permet
même pas de déterminer le genre auquel appartient cet animal(').
Limax Fagoti Mamtts, 1882 [1883], p. 14. -- Diagnose très incomplète d’une
Limace de 55-58 mm, de longueur trouvée, par Ports d’liAUTEIll\'E, près d’Estaing
(Aveyron) et qu’il est impossible de reconnaître et même de classer dans un
genre déterminé.
Limax sylvaticus Dmmnxwn, 1805, p. 126, pl. ix, fig. 10, non fig. 11, comme
indiqué par erreur sur Fexplicatîon des pl.; non Limax ngrcstis var. sylvazicus
l\t1(;QUlN·TAADON, ll, 1855, p. 23, qui est l’Agri0lr'ma.z· rcziculatus Mütten; non
L. sylvnticus Dumont et Moniittar. — Animal allongé, assez grêle; tentacules
supérieu1·s assez longs; de leur base partent 2 petites bandes brunes allant jus-
qu’au bouclier et, entre elles, une ligne noire surle milieu du cou; bouclier violet
rougeâtre à stries circulaires; corps violet bleuàtre; bord du pied étroit, marqué
par une bande rousse ou jaune; mucus très blanc et épais. llabite les bois. -
Il résulte de cette description peu précise et de la figuration assez médiocre
qui l’accompagne que cette espèce est une Limace d’une teinte uniforme d'tm
violet bleadtresans bandes ni taches avec un bouclier également unicolore, cor-
respondant à une variété de coloration de l’AgrioIima.z agreszis L. assez répan- __ /
due dans certains départements méridionaux : Aude, Hérault, Pyrénées-Oriem l
tales. _
Agriolimnx corsicus Snmorn, 1900, p. 102. - Cette Limace n’a jamais été
décrite.Elle a été établie pour l’Agriolima.z: agrestis L. signalé en Corse, à Bas-
tia, par C. Pottoxmm [1896, p. 2] dontla taille est assez grande et qui est forte-
1. J. llltnitta décrit le bouclier comme granuleux, ce qui est un caractère de Milaaz; mais il
est probable que la diagnose a été faite d’apres un animal conservé dans l'alcool. Dans ce cas,
le bouclier prend souvent une apparence granuleuse, ce qui expliquerait la phrase de ltliunttsz
~ Clype0... subgranosoa. •. Le reste dela description s’applique à nombre de Llmaciens.

106 Moimusouns Tsnnnsrnus ET FLUVXATILES
ment coloré de taches marron très serrées et très marquées, ce qui fait paraître
le bouclier presque noir.
Agriolimax sardus Sumorn, 1886, p. 319, ne 6, taf. vm A, B,nommé, par erreur,
à Yexpl. de la pl., p. 341, A. sardinus. -- Aspect de l'A. agrestis L. avec
corps marqué de taches et de points et appareil génital voisin de cette même
espèce. Le pénis, tel qu’il a été figuré par H. Snsmorn, aun muscle rétracteur
inséré latéralement et âpetits appendices terminauxcourts, ni lobés, ni ramifiés,
rappelantxàeux de l'A. Cazioti Pornoxem; la partie libre de Poviducte est
cylindrique avec un étranglement avant la région prostatiqne. Habite la Sicile
(Sassari, Teulada), mais n’a jamais été observé vivant. Le Dr H.’SIMROTH a
signalé deux exemplaires recueillis en Corse, près de la gare de Corte, sous.
les pierres granitiques. Ils ne sont pas adultes (17 mm. dans l’alcool); leur
corps, sans macules ni points, est d’une coloration uniformément noirâtre.
S’agit-il cïexemplaires de·1’A. Caziozi Pornoxrm? De nouvelles recherches
sont nécessaires pour fixer la valeur de cette espèce.
Limax pycnoblennius Bouacnieivxr, 1861, p. 31. — Animal petit, épais, ramassé,
à rides très espacées, à oarène postérieure, entièrement d’un blanc de lait;
bouclier oblong, très grand, arrondi antérieurement, vaguement bilobé posté-
rieurement, de même couleur que le corps; orifice respiratoire en fente; tête
petite, transparente, incolore; tentacules transparents; pied lactescent; lima-
celle inconnue; mucus abondant, lactescent. -· L. 30 mm. —- Vit sous les pier-
res, dans les endroits très humides des vallées pyrénéennes : vallée du Pic du
Gers, à 4 kil. des'Eaux-Bonnes; vallée de la Lys, près de Luchon [J. R.
Bouncuxoivarj. —- D’après ces caractères, quelque peu anormaux, ce Mollus-
que doit correspondre à un Agriolimax atteint d’albinisme. lie bouclier très
grand, la petitesse de l’orifice respiratoire feraient songer à l'A. laevis, mais
il est impossible d'apporter une certitude. Cette espèce n'a pas été figurée et n’a
jamais été retrouvée.
( Carlo Pontomznx a décrit deux Limax subl`ossile`s :
··)·· Limax subfossilis Pontownnn. in, Cazxor, 1904, p. 223 (Fig. 51). -- Limacelle
allongée, peu convexe, encrassée en dessous, auriculée près du sommet, à
stries d’accroissement régulières (L. 11 mm.; D. 5,5 mm.), rappelant la li-
macelle du Limax fossilis Saeco [Fauna alluv. plioc. cl. Piemonte, 1885, p. 18,·
tav. 1, fig. 15]. Dans.un tumulus de Saint-Christophe, près de Grasse (Alpes-
Maritimes) [D' A. Gmîeuannj.
·2— Limax (?) duplex Pornorvrm in CAzi0r,1904, p. 223, fig. àla p. 223 (Fig. 50).
·-— Limacelle formée de deux parties : une inférieure mince, ovoïde, presque
plate, à nucléus très latéral à gauche et à stries marquées; une supérieure
presque de même forme, mais légèrement convexe. Même localité.
S.-F. MILACINAE P. Hesse, in litt., 1927.
Animal très fortement caréné sur toute Ia longueur dorsale, depuis le bouclier
jusqu’à. Fextrémité caudale; bouclier granuleux. Radula avec dents médianés

¤.1MAc1n.u¤. —- Minx 107
et latérales triouspidées, dents marginales unicuspidées les plus internes avec '
une très petite cuspide externe; canal digestif montrant 4 circonvolutions. Ap-
pareil génital toujours pourvu d’une glande vestibulaire plus ou moins déve-
loppée; pénis avec un épiphallus produisant un spermatophore. Limacelle à
nucléus central. Un seul genre en France.
G. MILAX Gnu, 1855.
[: AnmliatlVIoQuiN~TANnoN, 1855; Palizzolia Bouncutsmr, 1877; Sansonia
Bouncuiczwrr, 1881]. , .
Les Milan: sont des animaux omnivores qui dévorent, non seulement des
végétaux, mais aussi des Insectes morts et qui s‘attaquent même à des proies
vivantes de taille relativement considérable : c’est ainsi qu’ils pourchassent
l'AgrioIima.:r agreszis L. et, dans le midi de la France, l‘Hcli.z· aperta Bonx.
Leur appareil génital montre, chez certaines espèces, un organe accessoire
particulier que M. Lrssoxn et C. Porroxrnn (1882, p. 12, pl. II, fig. 2) ont appelé
organe corniforme (Fig. 52 A). Il est situé à l'intérieur du vagin, à l‘opp0sé du
pénis. C’est un corps en forme de corne recourbée, conique, muni sur sa face
interne de deux rangées de tubercules conoïdes saillants, de la base duquel part
un faisceau de canaux très déliés aboutissant à la glande vestibulaire. Iforgane
fait saillie à l'extérieur au moment de Paccouplement.
Les Milax se divisent en deux sous-genres assez nets, basés sur la présence
· ou 1’absence de cet organe. _
—— Un organe corniforme à l’intérieur du vagin .......
...... _ ........ S.—G. Lallemantia, p. 107
—- Pas d'organe cornilorme à Pintérieur du vagin .......
............... S.—G. Tandonia, p. 109 ·
S.-G. lallemantîa MABILLE, 1868i
[Pirainea Lessons et Ponnomam, 1882, p. 57].
- Corps luisant, noir unilorme brillant; linacelle à nucléus posté-
· rieur médian ............ M. gagatos, p. 107
- Corps ocre jaune, unicolore; limacelle à nucléus central . . . '
........ , ....... M. ochraceus, p. 109 ·
1. M. (Lallomantia) gagates Dnaramvaun (Fig. 46 et 52).
Limax gagates Dnnramvaun, 1801, p. 100 et 1805, p. 122, pl. ix, fig. 1-2. .
]l1iIa.z··,«:aga!0.s· Gnu', avril 1855, l, p. 174; TAYL011, II, 1904, p. 139,
pl. xv, fig. 9-14; Gsnmnxiv, ll, 1913, p. 50, lig. 22. - Lz`ma.z'(11nzalz'a) ga-
gates l\Ioou1N-'l`.mno1v, II, septembre 1855, p. 19. pll 11, fig. 1-3. .L.
scaptobius Bouncuicmr, 1801, p. 43 [: jeune]; L. atratus Manxnuz,
1868, p. 144. A
Animal allongé, bien eliilé, à carène dorsale longue et saillante, au.
corps luisant, généralement d’un beau noir uniforme ou olivàtre, plus clair

108 Moi.LUsQUEs rsnnssïnxs ET i=LUv1A*riLEs
l inférieurement; bouclier ovalaire allongé, granuleux, également noir, rare-
ment orné de points plus sombres; orifice respiratoire vers le dernier tiers~
postérieur du bouclier; tête noirâtre; tentacules presque noirs, gros, sub-
cylindriques; pied grisâtre, marqué de lignes grises à peine indiquées.
Poche copulatrice pyriforme, à col assez long; glande vestibulaire courte,
massive. Pénis allongé, plus ou moins recourbé en crosse; canal déférent
assez long; un peu sinueux, partant .de Pextrémité du pénis. Limacelle
` ovalaire, solide, épaisse, avec nucléus postérieur médian un peu sillant
«,L. 31/2-4 1/2 mm.; D. 2 3jli-3 mm,). Mucus épais, gluant, d‘un blanc
légèrement doré. -— L. 60 à 90 mm.
CEufs sphériques, transparents, légèrement malléolés, atteignant 3 mm., au
:r - · .
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Fia. 52. - Milax gagates Dsnrnnxwn. Appareil génital et radula. A, organe corniforme
isolé; s, glande vestibulaire; M, dent médiane de la raclula.; L, une dentrlatérale;
Mm, une dent marginale.
nombre de 45-60: ponte en octobre; éclosion de 35 à 40 jours après; les jeunes,
qui ont environ 4 mm. de long â leur naissance, sont transparents; ils devien-
nent adultes au bout de 18-20 mois.
Vit au pied des murs, sous la mousse, dans les endroits boisés et couverts,
à peu prés uniquement dans les pays de plaines; une grande partie de la
\,» France, principalement le long des côtes océaniques et méditerranéennes, plus
commun dans le Midi. _
Cette espèce est de coloris assez variable. Il faut considérer comme des
variétés de coloration plus pâle avec le corps et le bouclier parfois ornés de
petits points noirs (M. Pacomei Fi.onr:NcE)· ou de linéoles peu apparentes
(111. henryana FLORENCE), les Mila.1; upermelaina BÉRENGUIER [1902, p. 33, pl. r,
fig. 8-9 et pl. xx, fig. 3 (Amalia upermelainal], Milaz leucop/raea Bénencutmx
[1902, p. 35, pl. I, fig'. 6-7,et pl. xx, fig. 4 (Amalia leuc0phaea):|§ lllilax henryana
Fi.oRENcE [1889, Vl, p. 330 (Krynic/ciilus lzenryanusl] et Alilax Pacomei Ftomsncs
[1889, VI, p. 326 (Amalia Pacomeil]. P. Béameuisn (1902, p. 33 et sq. et p, 430

_ LIMACIDAE. — Mrnaxi 109
et sq.) a donné d‘intéressants détails sur tous ces Mollusques, mais l’examen
attentif de ses descriptions et de ses dessins montre qu`il s‘agit uniquement
de variétés locales de l'espèce de DRAPARNAUD. Quelqucs·unes avaient déjà été
signalées par A. l`f0QUlN·TANDON' (1855, II, p. 19) : Linzaz gagales, fi plambeus,
1 olivaccas; cette dernière, des environs de Toulouse, a été retrouvée à Nice
(C. Ponnovnna) avec la var. Bedriagae Lessoxa et Pottoxana (1882, p. 59).
2. M. lLallemantia) ochraceus Biâmzxcunan (Fig. 47). ~
Amalia oclzracca Bémmcuxan, 1902, p._3G, pl. 1, fig. 10-11 et pl. xx,
fig. 5; Jllilax ochraceus Germain, 1913, ll, p. 51.
Animal eflilé, aigu postérieurement, de couleur ocrejawzc, transpa-
rent, unfcolore, jamais maculé: carène dorsale fortementproéminente,
jaune d’ocre; bouclier allongé, finement granuleux, jaune ocracé, légère-
ment ponctué de taches blanches; orifice respiratoire assez cn arrière,
bordé de clair; tête et tcntacules grisàtres; pied jaune pâle. Vésicule copu-
latrice pyriforme à col assez court; glande vestibulaire peu allongée; pénis
cylindriforme, assez court, recourbé en dcmi-cercle. Limacelle ovalaire,
subeonvexe cn dessus, assez épaisse, à nucléas central (L. 9 1/2 mm.,
larg. 2 mm.); mucus incolore, un peu brillant. — L. 50 mm. j`
Rare. Les clairières des foréts des Maures et de l‘Esterel, dans le départ. du
Var [P. Binencumnj.
S.-G. Tandonia Lessons et Pormoivsna, 1882.
— Animal à dos toujours clair, fortement caréné; limacelle ungui-
forme, plane en dessus; mucus incolore . . M. Sowerbyi, p. 110
·- Animal à dos plus foncé et à carène liliforme; limacelle ovalaîrc
à nueléus médian et saillant; mucus blanc laiteux .....
_ . . . ` ........... Z M. margînatus, p. 109
1. M. (Tandonia) margînatus Dnnanxaun.
Limax marginata.s· Dmranxwn, 1805, p. 124, pl. x1, fig. 7 [non Mümna];
Bouaouxcxn, 1864, p. 37, pl. ux, fig. 1-84 — Amalla marginata Lnssoiva
et Pomomzna, 1882, p. 54, pl. I, fig. 13, pl. 11, fig. 14; Jlilax pyrrichus '
MABILLE, 1870, p. 125; M. carinatus Larme, 1876, p. 65, taf. XII, fig. 19-
21 (non Russo; non Lmcn). M. I}l€ll‘g`l.IltZlllS Gnxmauv, ll, 1913, p. 49.
Animal subcylindrique, atténué en arrière, à carène dorsale marquée
mais non tranc/tante, filifbrmc, toujours plus pâle que le dos; corps d'un
blanc cendré ou jaunâtre, le dos jaunâtre ou roux vineux toafours clair,
maculé de petits points noirs; rides très peu marquées; bouclier ovalaire,
finement granuleux, également maculé de points noirs formant bandes et
dont la réunion, sur le bouclier, simule un fer à cheval; orifice respira-
toire assez petit, ovalaire, à bords jaunâtres; tentacules cylindro·coniques,
gros, bruns, assez pâles; pied grisâtre clair, unicolore. Glande vestibulaire
très développée, étalée en éventail; vésicule copulatrice arrondie à col

110 Mornusouns mnnnsrnns ET FLUVIATILES _
très long; pénis pourvu de nodosités, reoourbé en crosse à son extrémité;
canal déférent long et très sinueux. Lïmacelle ovalaire oblongue, mince,
subconvexe en dessus, concave en dessous, à stries concentriques et ia.
nucléus médian et saillant (L. 5-6 mm.; D. 3-3 1/2’mm.). Nlucus blanc,
laiteux, épais. — L. 50-60 mm. ' `
Mollusque lent, vivant dans les crevasses des vieux murs ou dans les rochers,
sous les ierres, armi les décombres. — Assez commun, dans le Centre et
l'Est; slélléve jusqïifà 1.500 m. dans les Alpes Piémontaises, mais ne dépasse
guère 1.000 m. en France ;· commun en Corse, notamment à Bastia, Ajaccio.
var. rustîcus MrL1.nr.
Lima.: rusticus Mn.i.E'r, 1843, p. 1; pl. LXIII, fig. 1. L. ajîînis Mn.L·e·r, 1844,
p. 122, pi. 1, fig. 1; et 1854, p. 12, n¤ 4. —- Afilan: margfnazus var. rustica
Ganmm, H, 1913, p. 49. — Animal d’=un gris cendré uniforme avec une carène
blanchâtre bordée de noir etdeux petites bandes longitudinales brunes sur les
bords du bouclier. — L. 50-60 mm. — Vit sous les éeorces, au pied des arbres;
rare; l’0uest de la France, principalement le nord de .l’Anjou [P. Mxtrnr, L. Gars
nam ' cette variété a été retrouvée ar C. Poiroivnnii [1885, ..679 dans les
L - , viillées des Alpes lombardgs et Iiiémontai-
·cî.- .._ ` ' ses où elle est répandue, çà et là, jusqu'a
` 1.500 m. d’altitnde.
. [ · · ···· I" ~
ai `   ' `M 2. M. (Tand0nia)SOWerbyi nn Fénnssac
J (Fig. 48}.
” · ···i"°‘ Liman: SowerbyinEFÉnussAc, 11,1823,
A ___c_J_ p. 96, pl. vm, fig. 5-6; L. carinatus
Pusso, lV, 1826, p.. 56 [non Lnvnic].
· [ Amelia [Tandoniczl carinata Lnssoiva
É · T et POLLONERA, 1882, p. 55, pl. I, fig. 10-
--_`-`itl 12, 30, 31; Milan: Zmrbarus Maninnn,
É 1860, p. 60; M. carinatus .l\•1ABILLE,1870,
p'   _ p. 126; Giamiaxiv, IL.1913, p. 50; JI. S0-
. ' ’ ”‘`" "O werbyi l\lAn1LLn, 1870, p. 127; Tarnon,
 ' , Il, 1904, p. 151, pl. xv, fig. 15-20.
É Animal allongé, subatténué en arrière,
,  L _ Q _ M A4 à carène dorsale aiguë, jaune de chrome
  9 ou blanc sale, partant dirbonclier et se
Q ` .·:.-c.h, relevant un peu à sa terminaison posté-
, L rieure; rides peu marquées; dos et côtés
 "É ` ·d'un gris cendré noirâtre uniforme, ou
' ocracé avec quelques linéolcs plus fon-
. F‘G· 53· "`,App““`“l gînlm du MMJÉ cées; bouclier grand, ovalaire subpenta-
(Tcmdomm Sowerbyt de Fraussaci . ..
dg: glande vES,;b,,[a,,.€_ gonal, arrondi en avant et en arriere,
· · granuleux, moins foncé que le corps,
maculé de brnn;_orificerespiratoire très en arrière; tête et tcntacules

PARMAC'BLLlDAE . ` 111
noiràtres ou violacész pied blanc sale ou jaune cendré pâle. Glande vesti-
bulaîre bien développée, comme crispée; vésicule copulatricc en forme de
sac allongé; pénis droit, assez long, pourvu de nodosités près du vagin;
canal déférent presque sans sinuosités; partie infraprostatique de l`ovi—
ducte longue et grêle. Limacelle unguiforme, presque plane en dessus,
très mince. Mucus épais, peu abondant., incolorea- L. 80 à 120 mm.
(Eufs ovalaires, de 5 mm. de grand diamètre, d'un·brun doré, à enveloppe
blanche, au nombre de 12-20. Développement inconnu.
Espèce des pays de plaine, ne s‘écartant pas beaucoup du littoral de l’océan
Atlantique et dela mer Méditerranée. Habite les lieux incultes, sous les pierres,
dans les vieux.murs, parmi·les racines, s'enfonce volontiers dans la terre et
ne sort guère qa‘au crépuscule. Les départements littoraux de la Manche et
de l’Atlantique depuis celui des Côtes-du—N0rd; les départements du Var et des
Alpes-Maritimes. Rare en Corse: environs de Bastia, sous les pierres [E. CA-
zxor]. _'
·}· Hilax Guebhardi Ponnpnnaa (Fig. 49]. —
Anzalia Guebhardi Ponnoxnna, 1909, p. 223, fig. p. 223.
Limacelle grande, ovoïde, élargie en avant, presque plate, à bords sub-
divergents, un peu mince antérieurement; sommet assez saillant; stries
d‘accroisscment irrégulières. ——- L. 9 mm.; D. 5 mm.
Espèce connue seulement par sa limacelie qui est la plus grande de toutes
celles jusqu‘ici décrites. Subfossile, dans un tumulus de Saint-Christophe, près
de Grasse (Alpes-Maritimes) [Dr A. Guènnnto]. '
_ F. PARMACELLIDAE `
Animal grand, allongé, limaciforme, à peau·rugueuse; bouclier granuleux,
sans lignes concentriques; pied aigu en arrière,sans glande mucîpare caudale;
orifice respiratoire au bord'droit de la cuirasse, relié au piedipar une petite
rainure: orifice génital derrière le grand tentacule droit; mâchoire arquée, le
bord libre avec une faible saillie rostriforme; radula avec dents marginales
étroites. bicuspidées (pas de cuspide interne).
Appareil génital muni d’une glande vestibulaire et de 1-2 glandes prostatiques
remplaçant les glandes multifides; pénis prolongé par un long épiphallus. i
Coquille interne, située sous la partie postérieure du bouclier, formée de
deux parties : un nucleas spiral jaunâtre, parfois extérieur, et une lamelle
calcaire oblongue, blanche, ressemblant à une limacelle. _
Par les caractères du bouclier et de Fappareil génital cette famille se rapproche
des Jlilaeinae (voir précédemment, p. 106).

112 xuottusouas Tennusrnns ET 1=1.uv1A'r|LEs
G. PARMAGELLA Cuvxsn, 1801.
Animal allongé à peau rugueuse; bouclier grand, finement granuleux, placé
vers le milieu du corps; pied pointu en arrière; orifice respiratoire vers la partie
postérieure du bord droit du bouclier; orifice génital derrière le grand tenticule
droit; mâchoire arquée sans costules, à bords non denticulés, avec une saillie·
rostril`orme médiane à peine marquée.
Appareil génital : pénis plus ou moins claviforme, prolongé par un long
épiphallus; muscle rétracteur du pénis assez fort; poche copulatrice très déve-
loppée; une grosse glande (glande weszibulaire) en forme de cornemuse ct
1-2 petits caecums coniques soudés ensemble (glandes prostatiquesl remplaçant
les glandes multifides. Chez les espèces françaises, la glande vestibulaire est
indépendante de l’atrium génital; elle entoure l’atrium chez les espèces asia-
tiques [cl`. L. Gamma, 1912, p. 9-10 et sq,].
Coquille rudimentaire composée de deux parties: l’une, spiralée, très petite,
dextre, colorée, interne ou externe; l’autre subovalaire (limacelle), presque
toujours blanche et constamment interne.
Les Parmacelles sont des animaux nocturnes et herbivores. Ils pondent des
œufs ovoïdes, isolés. A leur naissance, les jeunes sont entièrement renferméa
dans une petite coquille spiralée qui devient rapidement insuffisante 1 l`animal,
continuant à grandir, sécrète une lame calcaire analogue à celle des Limaciens,
lame que recouvre le manteau et qui se soude, par sa partie postérieure, à la
coquille embryonnaire. Ainsi ces animaux sont des Mollusques testacés pendant
leur jeune âge et des Mollusques nu; a l`état adulte.
Les Parmacelles habitent leswégions circaméditerranéenues : la péninsule
ibérique, le nord de« l’Afrique,_l’Asie antérieure jusqu"en Afghanistan; mais
elles manquent en Italie, en.Dalmatie, dans la péninsule des Balkans; elles
reparaissent aux îles Canaries. En France, elles sont limitées au petit désert de
La Crau. A l’état fossile on en connaît quelques espèces dans le Tertiaire et le
Quaternaire. Une espèce quaternaire française, probablement éteinte depuis peu ,
de temps, le Parmacella Paladilhei PENCHINAT [Annales de Malacol., I, 1870, p. 161],
trouvée dans la grotte_de Baillargues près de Castries (Hérault)(l) montre que
le genre avait, autrefois, dans notre pays, une répartition géographique beau-
coup plus étendue. · ·
— Animal roux fauve un peu brique; nucleus interne très mince,
limaeelle pellucide, 6 fois plus longue que le nueléus ....
.........,...... P. Moquini, p. 112
— Animal olivâtre; nucléus découvert, très dur; limacelle un peu
épaisse, 3 fois plus longue que le nucléus . . P. Gervaisi, p. 114
1. P. Moquini Bouncuxcxlvr (Fig. 54, 55 et 56}.
P. Valencz`ennz'z' l\looU1N·'l`Axnoiv, ll, 1855, p. 34, pl. xv, fig. 9 à 18 [non
VVEBB et var: Bnmsumv, 1836]; P. M0guz'ni·BoURcuxcNAT, ll, 1860, p. 139;
Locsnn, 1882, p. 17 et 1894, p; 17, fig. 3-4; WESTERLUND, l, 1886, p. 13.
(1) Cette Psrmaeelle a été tres insuffisamment décrite par Ch. PENCHINAT;6ll8 dîtîfrre du P. Gei-
vaisi Moo.—TAx¤. par son nucléus plus volumineux et par sa ltmacelle de forme oblongue, plus
allongée.

Panuscnnninnn. — PARMACELLA 113
Animal allongé, rétréci en avant, grêle, pointu et très fortement caréné
en arrière, très distinctement chagriné; bouclier mince, ovalaire arrondi,
plus étroit en avant, long de 40 mm., marqué de rugosités légèrement
vcrmiculées, de couleur rouge brique uniforme comme le reste du corps;
tentacules supérieurs gros, très écourtés à la base, courts (long. : 9 mm.);
tentacules inférieurs très gros, coniques, longs de 2 mm.; pied atténué, un
peu aigu en arrière; tout le corps d’un roux fauve ou brique uniforme en
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F10. 54 et 55. —— 54. Parmacclla Moquini Bouaouioxxr, vue extérieure; b, bouche; c,
tète très contractée; bm, bouclier; p, pied; og, orifice génital; oa, orifice anal; op, ori-
fice pulmonaire. — 55. Appareil génital de la même espèce; g, glande vestibulaire.
dessus, roux jaunâtre assez clair en dessous. Mucus très gluant, très
blanc. — L. 90 mm.; larg. 20 mm.
Coquille très déprimée, entièrement cachée sous le bouclier; le nuoléus
avec 1 1/4 tour de spire; bord columellaire assez large avec, parfois, une
petite saillie; limacelle elliptique, 6 fois aussi longue que le nucléus; test
très mince, fragile, le nucléus suhtransparent, peu luisant, d’un jaune
vcrdàtre; la limacelle extrêmement mince, à peine calcaire, comme mem-
braneusc, transparente, très fragile, garnie de stries concentriques mar-
quées seulement sur s partie postérieure. — L. 17 mm.; D. 10 mm.;
II. 2,5-3 mm.
Espèce essentiellement nocturne, se cachant dès le lever du jour et ne sortant
8

UÃ MOLLUSQUES; mmmnsrnns nr FLUVIAULES
guère, qifapres les pluies, principalement en mai; se terre pendant la séche-
resse.Yit parmi les touifes du Quereus cceeifcra La -—~= La Crau. p1*è$ d'APl<·=S et
aux environs dïstres (Bouches-du-Rhône) [Cl. Fnïssn]. ’
2- P. Gervaisi Moouw-Tnunon (Fig., 57).
· P._Gervaz'si MooU.·.'1Ã4Nn., Mém. Acad. Toulouse, lll, 1855, p. 47 et ll',
_ 1855,, p. 37,, pl, iv, fig;
19-20; Konnur, Icon.,
· V, 1877, p. 60,pl. 134,.
l —§//Q fig'. 1321; WEsTEn~
’:\&/// LUND, l, 1886, p. 13;
pyàêî., / ' Locnnn, 1882, p. 17 et.
\ g\,>§__î, ', 1894, p. 17.
x"}` \   Animal (Yun brun
S`.   olzeutre uniforme plus
_ \,\ \   _§ bl? I petit que lcprecoflënli;
`\~\`<\`·— —·-- " l Ag bouclier proportion--
Q.`\~ _ ` · _l— -"p nellement moins déve-
\:.\\>\ I; ‘ loppé, moins libre à
`,` \ `~—«- -/' sa partie antérieure-
    56) Mucus très luisant. —-
L. 11-1.2· mm.; larg.
7 mm.
_   Coquille non entiè-
))Dll l   l } l ren2entrec0uve1~tepar
~ · /· » · , . .
 p  / .   le bouclier', deprimeeç
./W nucleus decouvert, de
5 7 //’ 1 1/4 tour de spire, le
rm. 56 et :.7. - sa rwmaœzza Moquur n0U..GmN.., md Coîumelîaîra HS--
coquille,><3.—57.P.Geromîsihloounw-’1`ANnoN,coquille,><16. sez étroit, dépourvu
de saillie; limacelle
subarrondie, 3 fois aussi. Iongue,que.l,e,n11.¤z1éus;test dur, un peu épais
et solide, le nucléus très dur, opaque, brillant, d’un jaune .verdâtre, la
linnaoelle un peu épaisse, calcaire, dure, blanche,opaque, garnie de stries
concentriques. -— L. 2-2,25 mm.
Espèce nocturne vivant parmi les tas de cailloux roulés et au pied des touffes
de Chêne épineux. La Crau, dans la plaine des Coustures, aux environs d’Arles~
(Bouches-du-Rhône) [CI. Faïssn]'. C’est par erreur que J. Comnuwo [1863] a ‘
indiqué cette Parmacelle dans. le département des, Pyrénées-Orientales.

° rasrnennnimm -~ rnsrsuxnu M5
F. TESTACELLIDAE
Animal plus ou moins subcylindrique, très allongé, dépourvu de glande muci-
pare caudale; téguments de la région dorsale parcourus par 2·4 sillons partant
de la coquille et aboutissant aux tentacules; manteau petit, postérieur, entière- _
ment recouvert par la coquille; pas de machoire; radula avec dents toutes
semblables, pointues (dents médianes absentes).
Coquille très petite, auriforme ou spiralée, placée tout à fait en arrière du
corps et ne recouvrant qu’une faible partie de l’animal.
l TABLEAU nas cexnns,
— Coquille auriforme aplatie, non enroulée, solide; animal avec
2 sillons dorsaux ...... _ .... G. Testacella, p. 115 _
-·- Coquille enroulée, fragile; animal avec 4. sillons dorsaux. . . .
, ............. _ . G. Daudebardia, p. 123
G. TESTÀCELLA (Cuviizn) on LAMARCK, 1801. _
[Testacella Cuvisn, 1800 (nom. nud.); Hclicolimiu: on FÉRUSSAC, 1804 (pars);
Tesmcellus Denvs on Moxrronr, MMO].
I
Animal limaciforme, subcylindrique, pointu en avant,bien arrondi en arrière,
· pouvant s’étirer considérablement et prendre un aspect Vermiforine; téguments
couverts de petits tubercules, ceux de la région dorsale parcourus par 2 grands
sillons partant du bord antérieur de la coquille.et se rendant aux tentacules;
— manteau petit, postérieur, recouvert par la coquille; tentacules supérieurs ·
_ étroits, cylindriques; tentacules inférieurs coniques; pied limité parune bordure
saillante en feston s'étendent d’une extrémité à. l'autre des deux côtés du corps,
bordure doublée d’un sillon; orifices respiratoire et anal à la partie postérieure
droite du manteau, sous le pérîstome de la coquille;. orifice génital enpdessous
et très peu en arrière du tentacule oculaire droit. Poche linguale énorme, fixée
aux téguments par de forts muscles rétracteurs en nombre variable. Radula
avec dents toutes semblables, allongées, terminées par une pointe aiguë en
forme d'hameç0n, les dents extérieures plus grandes que les autres.
Appareil génital assez simple : glande hermapbrodite arrondie avec canal long
et tortueux; glande do Palbumine i allongée conique, très grosse; oviducte
festonné, très dilatablo (contenant juSqu’à une dizaine d`œufs); vésicule copu· l
latrice arrondie pourvue d’un long canal; pénis long, mince, muni d’un flagellum
et d’un muscle rétracteur bien développé (fig. 58).
Coquille rudimentaire, externe, placée à la partie postérieure du corps, sur la
manteau, aur1cula1re,,1¤1perforée, à columelle aplatie et à ouverture énorme,
Les·Testacel·les pondent des œufs isolés les uns des autres, entourés d’une

116 MOLLUSQUES.TElil\ESTl\ES,ET FLUVIATILES '
` enveloppe calcaire dure; ils sont déposés, au nombre de 10-15, dans des petites
galeries souterraines à 30-50 cen-
_ ¤ tim. dc Profondeur. Le dévelop-
_ pement est rapide; un mois après
d _ l'éclosion, les jeunes ont déja
P` , 9-10 mm.; ils deviennent adultes
p -15 mois après la ponte.
- -__p.e Les Testacelles sont des ani-
UL maux essentiellement noctur-
' -   nes; elles ne sortent qu’au prin-
j -—-- ·f lex  ` temps (de mars à mai) et en
À 'tapp  automne (de septembre à novem-
» -··-· "°l · lu" ````   bre), surtout par temps doux et
`  W pluvieux et regagnent leur re-
0 lill'- traite un peu avant le lever du
· i' soleil. Elles sont essentiellement
; V carnivores, ne s`attaquentqu’aux
  proies vivantes et se nourrissent
_ j y presque exclusivement de Lom-
g¤~-  /m» · br1cs (une Festaoelle met 1-5
%,» %% _ heures à dévorer un L0mbric)(*).
_  WWW _ On les trouve dans les bois. mais
SV" A   surtout dans les jardins et en
5 0%% , ’
ck Wy géneral, dans les terres souvent .
âgâàh W "" remuées. Ces animaux habitent
  _ L _ ___ j‘_ l’Europe occidento-méridionale,
`   ia principalement dans les régions
Fm. 58. — Appareil génital de Testacella euro- îoumjsjis aymüueqœ marmmm
pagajm R0]ggy_ lAlg`8P1C,' les (-.`\I‘Cll1p6lS de hrI3·
dère et des Canaries; on les
connaît fossiles depuis le Miocène (2).
1. Coquille grande (17-19 mm.) subelliptique très allongée. . . 2
— Coquille petite (au plus 10 mm.) de forme variable ..... 3
2. Coquille à peu près aussi large en bas qu’en haut, le sommet
dans Palignement du bordrcolumellaire qui est aplati ....
..... ' .......... T. haliotoides, p. 117
· -— Coquille plus étroite en bas qu’en haut, sommet rapproché du
bord columellaire qui est troncatulé dans le bas ......
............... T. Gompanyoi, p. 118
C 3. Coquille assez grande, exactement ovalaire élargie ..... 4
' -— Coquille plus petite, plus ou moins oblongue allongée .... 5
(1) Les Testacelles dévorent parfois, à défaut de Lombrics, d‘autres Mollusques, notamment des
Hélicidés (Euparypha pisana Mùnnsn et Helïcella variabilis Dmmnn., notamment).
(2) Un certain nombre des espèces dela faune française sont insuffisamment connues ; certaines
ont été décrites seulement d’après la coquille. Je les ai cependant admises dans cette faune.

rusracnnnxnan. - TESTACELLA 117
4. Coquille ovale; columelle large et arquée, non troncatulée à la
base .......... I. . i . . T. episcia, p. 120·
—— Coquille ovalaîre; columelle robuste, troncatulée à la base. .
........... ‘ ..... T. Pascali, p. 119
5. Sommet proéminent, saillant ou recourbé ........ 6
——- Sommet non proéminent, plus ouimoins confondu avec le bord' ·
columellaire .................. 7
6. Bord columellaire non sinué, non troncatulé à la base; test cos-
tulé ............... T. Pelleti, p. 121
—— Bord columellaire bien troncatulé à la base; test finement strié.
................ T. bisulcata, p. 119
7. Animal jaune ou fauve clair ............. 8
- Animal vert ou gris cendré verdàtre .......... 9
8. Animal jaune sale ou fauve clair; coquille convexe fortement
striée ............ ` . T. enropaea, p. 122
— Animal jaune parfois maculé de rouge brun; coquille peu convexe,
finement striée ........... T. scutula, p. 123
9. Animal vert foncé uniforme en dessus, jaune canari sur les
bords et en dessous; coquille auriforme à bord columellaire
subtronqué à la base. ..... T. Bourguignati, p.‘ 120
— Animal gris cendré verdâtrc, jaune clair sur les bords et en des-
. sous; coquille'unguif'orme, oblongue, à bord columellaire non
troncatuléà la base ....... . . . T. Servaini, p. 121
1. Testacella llaliûtoîdes [Teslacella lllaugei Flirt.] os LAMAncK.
Testacella lzalioioides on Lamancx, Syst. anim. s. vertèbre, 1801, p. 96.
-— Tesmccllus Maugei na Fânussac, Il, 1819, p. 94, pl. vm, fig. 10 et
12. -- Testacclla burdzigalensis, T. oceanica et T. canariensis DE Gna-
rnnour, 1855, p. 15; T. Jlfaugei Gassuas et Fxscmzm'1856, p. 36, pl, xr,
fig. 1 à 1 F; Wnsrsnnunn, I, 1886, p. 1; Locann, 1894, p. 18; Tavnon,
IL1902, p. 21, pl. 1, fig. 9 à 16.
Animal un peu acuminé en avant,. assez obtus en arrière, gris enfumé
avec une bande noire en dessus, les bords d’un blanc sale,parsemé de
points noiràtres ou, quelquefois, .d’un rouge orangé; manteau orné de
taches noiràtres foncées; tentacules supérieurs grêles non renflés au som-
met; tentacules inférieurs atteignant environ 1/3 de la longueur des
supérieurs; pied d’un jaune très pâle en dessous. Poche linguale peu
longue, maintenue seulement par deux forts et larges muscles rétrac- .
teurs. Mucus abondant, incolore, légèrement irise. — L. (en marche):
80-125 mm. ·
Coquille ovalaire très allongée, à peu près aussi rétrécie en bas qu'en·
· haut, convexeen dessus; spire de 1 1/2 tour; sommet très petit, dans l‘aZi-
gnement du bord columellaire; ouverture ovalaire oblongue à bords sub-
parallèles; bord columellaire simple, un peu.étroit, ealleux, , aplati,;

118 Montnsqmns mmnssmns sur mnuvwrimas
arqué; péristome rminoez; test éspais, rugueux emdehors (trice ¤d’.aee·rois-
sefment fines dzatnsle jeune âge, rugueuses à l’état adulte), lisse en dedans,
luisant, vert bronze ouïbrunâtren -—·- L. 13-19 mm.; D. [`7—}8-11 mm.
(Eufs ovalaîres (de’5,5 sur 4 mmf), à envelo,ppe'ca1caire, au nombre de 8-15
par ponte; pontes (jusqu’à 5 dans la même année) d’a0ût et septembre et
' même oetobre, par temps humide; éclosion du 20* au 35*, jour. ·—— Habite les
terres légères, fréquemment remuèes, de préférence celles exposées au Nord-
Ouest et à .l’Ouest, c`est—à—dine àlihumidité; wit parfois en petites colonies. —-
Le littoral océanique, de Brest à Bayonne (assez commun); signalé aussi aux
environs de Rouen; se retrouve en Espagnerau Portugal, aux archipels de
Madère et des Canaries.
i 2. T. C0mpany0iDU1>UY.
T. C0m_pa1zy0iz' DUPUY, 1850, p. 47, pl. 1,‘ fig. 3; T. hah'0tz'dea var.
C0mp¢my0m'z'.MoQU1N-TANnoN, ll, 1855, p. 39; T. ccmigouenszls DE Gua-
TELOUP, 1855, p. 15; T. C0m_pa1zyoz` Gassxns et Fiscrmn, 1856, p. 43,
pl. tx, fig. 4-4 B; XVESTERLUND, I, 1886, p. 1;_L0cAnn, 1894, p. 18.
Animal trèsrugueux, à rides irsrégulières, vertjaspé de points noirâ-
.‘\ \  
,  ,,
`\ \_¢Ã
‘ll\<~22;îi
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' `S 9 59 ¤· l 59 .8
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s` é \  
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55 62. 65 61
Fm. 59 à 63. ·-—— 59. Coquille de Testaoœlla Pascali (BoUneU1enAr)MAssor, X 3,5. —
60, 61 Coquille de T. episcia Bouasumsn, >¢. 4. — 62, 63. Coquille de T. europaea, _
on Roissy, >< 5.
tres devenant de plus en plus nombreux de manière à former sur les *

L rnsracnttrnxt. -·- rtsrnuutm 119
eôtés des lignes noires interrompues; tentaoules supérieurs verdâtres;
tentacules inférieurs courts; pied large, jaune vif surtout sur les bords.
—·-· L. (en marche) : 110-115 mm.
‘ Coquille ovulaire auriforme un peu allongée, plus étroite en haut qu‘en
bas, convexe en dessus; sommet mamelonné, obtus, rapproché du
bord columellaire; ouverture très ample, sensiblement retrécie antérieu-
rement; bord columellaire déprimé et sinué a'sa jonction avec le péri-
stome, légèrement troncatulé à la base; test gris nolràtre et grossière-
ment, irrégulièrement strié en dessus, blanc pur un peu nacré et lisse
en dedans.- L. 17 mm.; D. 8 mm. ·
Habite les stations humides du département des Py.-ènees·©nema1es : Salut-
Martin-de-Canigou, Rigarda (rare) [J.Conmwo]. ·
3. T. Pascali (Bounuumnm) MAsso·r (Fig. 59). .
T. Pascali Bounc. in lVIAss0'r, 187U, p. 147, pl. v, fig. 1·6; Wnsrnu-
nono, I; 1886, p. 2; Locann, 18%, p. 18.
Animal inconnu. —- Coquille auriforme, convexe en dessus; spire for-
mée de deux tours, lc premier très petit; sommet très saillant, exigu, lisse,
très distant du bord columellaire; ouverture régulièrement ovalaire avec,
à sa partie supérieure (à la jonction du bord columelluire et du bord
droit), un sillon en forme de gouttière; bord columellaire plan, robuste,
arqué (surtout vers le haut), bien épnlssi, faiblement troncatulé à la
base; péristome aigu, droit; impression musculaire en croissant, brus-
quement tronquée du côté externe; test solide, épais, cerné et sillonné
en dessus de costules larges ct saillantes, blanchâtre et nacré en dedans.
-—- L. 10 mm.; D. (imm.
Cette espèce se distingue du T'. Companyoi Duruv par sa coquille relati-
vement plus large, son sommet nettement détaché du bord columellaire, son
ouverture exactement ovalaire et son test plus fortement strié. Elle habite les
collines des environs du Puy en Velay (Haute·Loire) [L. Pnscxt]. ·
li. T. hisulcata Rxsso (Fig. 64-65).
Testacellus bisulcatus Hisso, IV, 1826, p. 58. -- Testacelm. lwliotidea.
var. bisulcata NlOQUlN•TANDON· Il, 1855, p. 39; T. gall0p1·ovincz'alz's DE
Gnrranoor, 1855, p. 15; T. bisulcata. Durov, 1850, p. 44, pl. ly fig. 2.
Gxssxns et Fiscnan, 1856, p. 44, pl. n, fig. 5-5 C; Boonoumnnr, 1862,
p. 60, pl. xm, fig..17··18; Wnsrnnnomn, I, 1886, p. 3; Locsnn; 18%,
p. 20. _
Animal bien allongé lanoéolé, rétréci en arrière, à peine rugueux à
sa partie supérieure (rides irrégulières, devenant presque invisibles sur
les flancs), d’un brun rougeâtre (ou mieux : fond blanc jaunâtre dansé-
ment maculé de. rouge brun); manteau grand, débordant légèrement la
coquille; tentacules grêles, cylindriques; pied couleur jaune d'œuf ou

120 Monwsouns rnannsrnns ET rnuvxivrxnns
jaune orangé vif. Poche linguale avec environ_ 20 muscles rétracteurs.
Mucus peu abondant, blanc, brillant. — L. (en marche) : 60-70 mm.
Coquille ovalaire auriforme très déprimée, aplatie en dessus, rétrécie
vers le haut; spire formée de 1 1/2 tour; suture un peu étroite; sommet'
bien aigu, élevé, lisse, infléchi à droite et nettement séparé par un sinus
l’is0lant du bord columellaire; ouverture arrondie en arrière, rétrécie en
avant; bord columellaire mince, troncatulé à la base; péristome mince
et tranchant; test ·rougeâtrc ou corné fcrrugincux, très finement ct
assez régulièrement strié, blanchâtre ou jaunacé et un peu nacré en
dedans. - L. 5-7 mm. ; ·D. 3-4 mm.
(Eufs exactement sphériques de 3,5 mm. de diam., à enveloppe calcaire
dure, au nombre de 5-6 par ponte; éclosion au bout de 20-36 jours.
Habite dans la terre meuble et ne sort que rarement. Assez commun, dans
tout le Midi; remonte le long du littoral Ouest en Vendée, en Anjou et en
Bretagne. Vit également en Italie et en Algérie.
5. T. Gpiscia Bouncnicnyr (Fig. 60-61.). .
T. episcia Bonne., 1861, p. 28, pl. 1, fig. 1 à 4et 1862, p. 63, pl. xm,
fig. 1 à 4; Wasrnnwxn, I, 1886, p. 2; Locaiw, 1894, p. 19, fig. 7;
CAZIOT, 1910, p. 26. ·
Animal inconnu. — Coquille auriforme, parfaitement ovale, convexe en
dessus; spire de 1 1/2 tour; sommet lisse, très exigu, bien détaché du
bord columellaire: ouverture ovalaire; bord columellaire large, arqué, à
peine renversé en dehors, non troncatulé à la base; péristome mince; test
épais, fauve, sillonné de stries grossières, blanc nacré intérieurement.
— L. 9 mm.; D. 6 mm.
Cette espèce semble très voisine du T. Izisuleuza Russo dont elle diffère
par sa forme mieux ovalaire, son bord columellaire épaissi et non troncatulé
à la base et son test plus épais. Elle vit sous les pierres, aux environs de
Nice [A. Rxsso, Ph. Game].
G. T. Bourguîgnati Massor [Fig. 66-67).
T. Bourguignati Masseur, 1870, p. 148,.pl. v, fig. 7-12; et 1872, p. 12;
WESTERLUND, I, 1886, p. 2; Locaim, 1894, p. 19.
Animal de forme spathulaire à région postérieure très développée;
sillons dorsaux bien marqués, presque noirs; tentacules supérieurs d`un
gris noirâtre, longs de 10 mm.; tentacules inférieurs longs de 3 mm.;
dos et flancs d‘un vert foncé uniforme; bords du pied jaune canari très
accentué; dessous du pied de même nuance. ——L. (en marche) : 75-80 mm.
Coquille auriforme allongée, relativement très petite par rapport à la
taille del’animal; spire 1 1/2 tour; sommet lisse, exigu, obtus, non proé-
minent, recourbé, assez distant du bord columellaire; ouverture oblon-
gue; bord columellaire arqué, plan, subtronqué à la base; péristbme

rssracsnninas. — ·rss·r.icm.r.A 121·
droit, aigu; test peu épais, strié, corné jaunâtre en dehors, blanchâtre
en dedans. —-— L. 7,5 mm.; D. 4,5 mm.
La Presto (Pyrénées-Orientales) [D' P. Massor].
7. T. Polleti MASSOT.
T. Pelloti Mass., 1872, p. 16, pl. 1, fig. 2-3; Loollnn, 1882, p. 19 et
1894, p. 20.
Animal grand, de conlczugjaune, le dos et les flancs tachetés de points
irréguliers d’un vert noi-
ràtre, plus nombreux et /?
plus serrés vers le centre
du dos; sillons dorsaux
peu marqués; dessous du _
pied jaune; bords du pied
d’un jaune plus foncé. —
L. (en marchel : 80 mm. l
Coquille petite, oblon— ‘
gue, auriforme, aplatie;
sommet recourbé, proémi·
nent et détaché; test sil- '
_l0nné de eostules saillan· (*4 65
tes.- L. 9 mm.; D. 5 mm,-
Cette espèce, très insufli- 4
samment décrite, est peut- F
être une forme jeune du T.
Companyoi Duruv. Elle a été
trouvée à Vernet-les-Bains
( Pyrénées - Orientales) [P.
PELLE?].
S. T. Servaini Massor.
T. Servaini Mass., 1870,
p. 154, pl. v, fig. 13-17 et
1872, p. 17; Wnsrnnnuuo, ,
1,1886, p. 4; Locann, 1894, 67 66
p. 20. ` · _ - A-
Ammi see; P€¤=·d&1at·r= "%.;‘.î.î’t. l"î.âîa.‘?°é‘$‘;îl?..‘.î°.£"‘¥?°.ëZ;’..’;î.ë‘,iî.‘Zâ
en son milieu, rétréci en MASSOT, X (;_
avant et en arrière; rides ·
dorsales très peu accentuées; tentacules supérieurs et inférieurs de colo-
ration claire, transparents; dos et flancs d’un gris cendré verdàtre; b0rds·
du pied jaunàtres; dessous du pied jaune clair.
Coquille auriforme oblongue, presque aplatie en dessus; spire de 1 1/2
tour; sommet lisse, très petit, recourbé, non proéminent, confondu avec

122 nronrnsomtes mmnusrnns nr rmrvxrrinns
le bm·d_columellaire; ouverture ovale; bord columellaire arqué, réfléchi
en dehors, très robuste à sa partie supérieure et allant en s’amincis—
sant vers la base qui n’est pas iroinguée; test mince, fragile, finement
strié, corné pâle en dehors, blanchâtre en dedans.——L. 4,5 mm.; D. 3 mm.
La Preste (Pyrénées-Orientales) [P. Massor].
9. T. europaea [: Testacella halfotidea DMP.] on Roxssr (Fig. 58,
62 et 63).
T. haliotidea Dnaramvnon, 1801, p. 99; et 1805, p. 121, pl. tx, fig. 12-
14 (non T. haliotoides on LAMAMLK]; MOQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 39,
pl. v (sauf fig. 20-21); Gassxns et Fxscnnn, 1856, p. 47, pl. xr, fig. 6-6 D;
Bounonrcnyr, 1862, p. 64; VVESTERLUND, l, 1886, p..2; L=®CARD·, 1894,
p. 19; T. europaea on Rorssr, Histoire Mollusques (Suites à Buffon,
édit. Sonim), 1805, V, p. 252; T. subterranea Laron nu CUJULA, Descr.
Moll. Let-et-Garonne, 1806, p. 143; T. Galliae Ouen; Lehrb. Naturg.,
II, 1810, p. 95 (fig. p. 94).
Animal lancéolé, presque pointu vers la tête, large et arrondi en
arrière, couvert de tubercules allongés, polyédriques, plus accentués
` sur la 'région postérieure; manteau petit, débordant à peine la coquille;
tentacules supérieurs très rapprochés à leur base, divergents, courts,
presque cylindriques, longs de 2-3 mm., d'un brun assei foncé; tenta-
cules inférieurs très petits, longs de 0,5-0,9 mm., de coloration plus
claire; corps jaune sale, fauve clair ou blond, uniforme; dessous du pied
blanc jaunâtre ou laiteux. Poche linguale très développée avec environ
30 muscles rétracteurs longs de 10-12 mm. Mucus incolore, gluant, à
peine irisé. —— L. (on marche) : 40-75 mm.
Coquille ovalaire auriforme conve>;e'en dessus; spiro formée de 1 1/2
tour; sommet luisant, submédian, non détaché du bord rolumellaire;
ouverture très ample, dilatée antérieurement; bord columellaire fortement
arqué, épais (chez les individus âgés), aminci mais non trongué à la base;
péristome subvertical faisant un angle marqué à sa réunion avec le bord
columellaire; impression musculaire superficielle, en forme de croissant,
arrondie à ses extrémités, se terminant vers la base columellaire; test
assez épais, un peu fortement strié, recouvert extérieurement d`ün épi-
derme mince, fauve, s’exl'0liant1acilement; intérieur de lîouverture blan-
châtre, peu brillant. — L. 6·S(-10} mm.; D. 4-6[7] mm.
(Eufs gros, ovalaires oblongs, renflés vers liéquateur, de 5-9 mm. de long, sur
3·4[-5] mm. de diam., légèrement pointus aux extrémités, à enveloppe calcaire
très dure, au nombre de 6-7 par ponte; ponte d`avril à septembre; les œufs,
déposés sans ordre dans de petites galeries souterraines, éclosent au bout de
25-30 jours. `
Animal nocturne, très lent pendant le jour où il reste caché sous les pierres
ou dans la terre, la partie antérieure de son corps contractée; se nourrit de
Lombrles quil poursuit jusque dans leurs trous en yètirant considérablement

TlBTACELLIDlI~«·••* monmanma .123
jusqu'ù dépasser 100 mm. de longueur. Assez commun dans les sols meubles
et souvent remués comme les jardins, les champs, les vergers, les vignes.
Presque toute la France, mais principalement l’0west., le Sud·Ouest et le Midi ;
la Corse à Bastia (J. Snurrruwomn), P0rto—Vocohio `et Bonifacio (Hevsuène).
10. T. scutula Sownunr.
Tcstacellns scutulum Sownnav, 1821, Test., tig. 3-6. -- Tesmvello
anglica on Gnivrnrour, 1855, p. 15; T. haliotidea var. scutulzzm Mo-
onxiv-Tnivooiv, ll, 1855, p. 39, pl. v, fig. 20-21; Gassies et Fxscman, 1856,
p. 49, pl. xi, fig. 6 F.; Wnsrennvwn, I, 1886, p. 2; T. scutula Bonneui-
oravr, 1862, p. 62; Locann, 18%, p. 19; TAvx.on; Il, 1902, p. 14, pl. r,
fig. 6-8. ` '
Animal semblable à celui du T. europaea Rois. .
Coquille assez petite, ovalaire, arrondie en haut, très acuminée en bas,
peu convexe en dessus; sommet peu saillant, dépassant à peine le bord
columellaire; ouverture ovalaire allongée; bord columellaire arqué vers
le haut; allongé en bas et non troncatulé; péristome mince, non anguleux;
test solide, garni de stries assez fines. - L. 7 mm.; 1); 4 mm.
Cette Testacellé, qui n‘est. guère qu'u11e variété du T. `europaca Rois.,
habite principalement les régions de l`Ouest. Elle a été aussi signalée dans les
départements de la Creuse et de l'Hérault et vit dans le sud-ouest·de l’Angle-
terre.
J. ltllnitta [1869, p. G2] a décrit incomplètement un Testncelln Simoni ltliairre.
C’est une coquille ovale trigone, aplatie en dessus, avec 1 seul tour de spire,
un sommet obtus, lisse, à peine séparé du bord columellaire qui est arqué et
subtronqué à la base; le test est pellucidc, corné jaunâtre, garni de stries
microscopiques et, vers le bord columellaire, de costules squamiformes régu-
lièrement espacées. L’animal est inconnu. Cette Testacelle, indiquée aux envi-
rons de Bastia [J. Minibar] n’a pas été retrouvée, malgré les minutîeuses
recherches de E. Cazior [1902, p. 72] dans la région. `
G. DÀUDEBARDIA Ilnnriiilraiv, 1821.
Animal allongé, limaciforme, beaucoup plus grand que sa coquille dans la-
quelle il ne peut être contenu; surface du corps à peine rugueuse, avec 4 sillons
(2 dorsaux rapprochés et 2 latéraux) partant des tentacules et allant se perdre
sous la petite coquille recouvrant la partie postérieure du corps; tentacules
supérieurs courts, épais, cylindracés; tentacules inférieurs très courts, obtus;
manteau petit, postérieur, sous la coquille; pied étroit; pas de mâchoire. Poche
linguale fixée par 2 muscles rétracteurs; radula avec dents toutes semblables,
terminées en pointe acérée. Orilices respiratoire et anal sous le bord droit de
la coquille; orifice génital à droite, entre la tète et la coquille, et, par suite,
très éloigné de la base du tentacule droit. Appareil génital : canal hermapliro-
dite à peine tortueux, glande de l’albumine peu développée, vésicule sémînale
presque scssîle, vagin médiocre; pénis court, tiliformc.

12h 1u0LLUsoUas Tnnnnsrnns ET 1=i.Uv1A·r1x.Es
Coquille petite. externe, perforée; spire à croissance très rapide;test mince,
transparent, strié.
Les Daudebardies vivent sous les pierres, les rochers, dans la mousse, parmi
les feuilles mortes ou se creusent des galeries souterraines; elles sortent
de terre au printemps, se sécrètent un mucus très gluant dont elles s’enduisent
et sont fort carnassières, dévorant d’autres Mollusques de petite taille (Vitrines,
Clausilies, Helicidés). Une espèce fossile a été décrite des brèches quaternaires
de Menton (Alpes-Maritimes), montrant que le genre avait alors une répartition
plus étendue qu'aujourd’hui. C’est le Daudebardia Isseli Navm. [: D. isselia-
na Nnvim., 1880, p. 102, pl. xm, fig, 2] voisin du D. ru/`a Dnar., mais avec trois
tours de spire moins convexes, le dernier bien développé et beaucoup plus
dilaté à son extrémité, une ouverture très ample, un ombilic plus élargi, un pé-
ristome légèrement sinueux et un test moins strié. — L. 2,9 mm.; D. 4,25 mm.
(fig. 69-70). ·
——- Coquille orbiculaire déprimée ; ouverture oblique, aussi large que
haute ...............   rufa, p. 124
— Coquille ovalaire déprimée: ouverture très oblique, plus large
que haute ............ D.’ bI‘eVipeS, p. 125
1. D. rufa Dnnimnunun (Fig. 71, 72 et 73).
Helùv rufa DRAPARNAUD, 1805, p. 118, pl. vm, fig. 26-29; DE Fiânussac,
1821, p. 25; RossMÃss1.En, lconogr., 1835, p. 85, pl. xi, fig. 39 (non fig. A0!).
— Helicophanta rufa HAMMANN, 1890-àà, p. 7, pl. nr, fig. 1 à 7.- Dau-
debardia rufa HARTMANN, 1821, p. 54; Wnsrnnwxn, l, 1886, p. 5; Locnnn,
189/1, p. 20, fig. 10-11; Konarxr, Syst. Conch.-Cab., 1906, p. 181, pl. 67,
fig. 1-7.
Animal très grand, brun violacé, atténué, arrondi en avant, pointu en
arrière; tentacules supérieurs grands, cylindre-coniques; tentacules
inférieurs petits. ·
Coquille orbiculaire déprimée; ombilic étroit, peu profond, subévasé;
spire sublatérale formée de 2-2 1/2[—3] tours, le premier très petit, aplati,
le dernier très grand, très dilaté à son extrémité; sutures distinctes;
ouverture très ample, subarrondie, aussi large que haute; péristome
simple, très mince, tranchant; bord columellaire très obliquement arqué,
réfléchi sur 1’ombilic; test mince, transparent, roux blanchâtre ou roux
fauve un peu brillant, presque lisse, étant garni de stries très fines, irré-
gulières, plus sensibles aux sutures, plus fortes et plus irrégulières vers
l’ouverture. — L. 1,5-2,5 mm.; D. 3-5[~5 1/2] mm.
Habite sous les pierres, les détritus, parmi les décombres, dans les stations
humides. — Rare en France : départements du Haut—Rhin et du Bas-Rhin, notam-
- ment aux environs de Sehlestadt, de Bouxviller [J. R. Bouncuicmr]; plus
répandu dans la vallée du Rhin, en Suisse, en Allemagne, jusqu’à Cologne
au nord]

· TESTACELLIDAE. —— nwnnsnnnm 125
2. D. hrevipes Dnamnmun (Fig. 68, 74, 75 et 7(il.
Ilelzîz 0I‘€Vl?7C’S Dun-., 1805, p. 119, pl. vm, fig. 30-33;FÉ1wssAc, 1821,
p. 25; Rossmissrmn, Icon , 1835, p. 85, pl. nx, fig. 40 (non fig. 39!]; Heli-
coplzanta brevipes Hanrmuxn, 1840-44, p. 10, pl. 1v, fig. 1 à 7; Daude-
bardia brevipes llMm\iANN, 1821, p. 54; Wnsrannumn, l, 1886, p. 5;
Locaxm, 1894, p. 21; Kosmxr, Syst. Conch.-Cab., 1906, p. 135, pl. 68,
fig. 2-3. ·
Animal très grand, brun violacé, sombre, arrondi en avant, pointu en
. - - - .-;t. ·
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Fm. 68 à. 76. - 68. Daudcbardia brevipes Dnavanmvn. Appareil génital. -· 69-70. D.
Isseli Nsviu., >< 5. — 71-72-73. D. rufa DMP., >< 6. -— 74-75-76. D. brcvipes DMP.
>< 6.
arrière; tentacules supérieurs subcylindriques, assez longs et grêles;
tentacules inférieurs très petits.
Coquille ovalaire déprimée, ombilie subauriformemn peu élargi, peu
profond; spire latérale formée de 2-2 1/2 tours, le premier très petit, le
dernier très grand, extrèmement dilaté; sutures superficielles; ouverture
très oblique, largement dilatée ovalaire, plus large que haute; péristome
très mince, tranchant; bord columellaire obliquement arqué, réfléchi sur
l‘ombilic;·test très mince, transparent, roux ou corné jaunâtre, garni de ·

125 Monwsounsv Tmtnnsïrnus ET 1=L.Uv1A'ru.Es
stries longitudinales extrêmement fines coupées. de stries spirales, micros-
copiques. -·-L. 1.,5-2 mm.; D. 3,5—4[—5} mm. ,
Cette espèce se distingue du D. rufa DBÃP. par son dernier tour propor~·
tionnellement plus grand et parsonzonverture plus oblique et plus élargie.
Même habitat que Fespèce précédente. Hare en France, dans les départe—
ments du Haut—Rh.in etdu Bas»Rlrin, notamment à Thann, Schlestadt, Mulhouse
[J. R. Bouncuioxivrj; vit également dans la vallée du Rhin jusqu’à Cologne au.
nord, et dans l’Italie septentrionale. ·
F. VITRINIDAE .
Animal grand, allongé, ne pouvant se retirer entièrement dans sa coquille
ou le faisant difficilement; tentacules supérieurs bien développés; tentacules
inférieurs très courts; une partie du cou recouverte par un demi~bouclier four-
nissantà droite et en arrière, un lobe particulier, plus ou moins spathuliformc,
appelé balancier, à Faide duquel Panimal polît sa coquille; pied assez étroit,
sans porc muqueux.; orifice respiratoire s`ouvrant à droite et en arrière, sur le
bord du demtbouclierz orifice génital à droite, vers le milieu du cout Mâchoire
arquée, dépourvue de côtes, présentant une saillie rostriforme à son bord infé-
rieur; radula avec nombreuses rangées de dents, les centrales tricuspidées,
les latérales bicuspidées ou; tricuspidées, les marginales bifides. Appareil
génital assezmariable suivant les genres : glande de Falbumine et oviduete
généralement volumineux; vésicule séminale assez grande ;, pénis avec ou sans
couche glanduleuse (Drüsenpolster) interne; vagin possédant ou non une glande
spéciale qu’on peut. appeler glande femelle (Lîebesdrüse) qui peut être, soit à
l’intérieur, soit àl’extérieur de cet organe. Cette glande joue sans doute un.
rôle, encore mal défini, dans l‘accouplement.
Coquille non ombiliquée ou à ombilic ponctiforme; ouverture très grande;
test pellucide, brillant, généralement lisse, parfois très finement strié.
Animaux herbivores vivant dans les endroits humides et ombragée, sous les
broussailles, parmi les Mousses, au pied des touffes de plantes basses, plus-
rarement sous les pierres. Ponte en automne; l’animal meurt peu après. Les
Vitrinidés. se divisent. en trois. genres d’après les caracteres de leur appareil.
génital. ·
TABLEAU nus eewnns. ·
1. Organes génitaux pourvus d’appendix (organe accessoire) et
d’une glande îêmelle bien développée. . .. ..·... 2*
-- OrganeS génitaux sans appendixz ni glande femelle. . . . .
...... . ....... G. Phenacolimax, p. 127
2. Glande femelle àllîintérieur du vagin. . . G. Vitrine, p. 132
—-·- Glande femelle externe, bien développée. G. Vitrinopugio, p. 134

\l'ITRlNIDÀÈ· ——· ¤i£ENAcoL.mAx 1.27
G. PHENACOLIMAX STABILE, 1859. `
Appareil génital si.mple,,san,s appendix; vagin sans glande femelle accessoire,
' pénis avec une couche glanduleuse. interne (Drüsenpolster); coquille variable.
Tascam ons sous-cnmuzs
1. Coquille ni striée, ni ombiliquée ........... 2
— Coquille striéerombilic ponctiforme. S.-G. Oligolimax, p. 131
2. Radula avec un nombre de dents marginales triple dœcelui des
' dents latérales; rétracteur du tentacule oculaire droit indépen- ·
dant de l’appareil génital. S.-G. Phenacolimax (s. str.), p. 127
— Radula avec un nombre de dents marginales double de celui des
dents latérales; rétraoteur du tentacule oculaire droit passant
entre le pénis et le vagin ..... S.-G. Semilimax, p. 128 ·
S.-Gu. Phenacolinax, sensu stricto. _
[Helic0lima.z· MOQUlN—TANDON, 1855 (pars)].
' Animal pouvant slenfermenentièrement dans sa coquille et la clore par un
èpiphragme vitreux; radula avec 8-9 dents latérales et à peu près un nombre
triple de dents marginales.
Coquille imperforée, lisse, à bord columellaire non. aplati.
Ph. pellucidus [: Vz`trz'na pcllucidal DRAPARNAUD (fig;. 77, 78, 'Z9 et
80; pl. 1, fig. 4-5}.
IIclzÀz· pellucida MüL1.En, Il, 1774, p. 15. —-— Vzïrzlroa. pellucêda. DM-
minnwn (pars), 1801, p. 98 et 1805, p. 119 [non Münmznj; V. lima- ·
coides Aurnx, 1812, p. 85,'pl. xx, fig. 20; V. beryllina. C. Pnnirrnn, I,
1821, p. 47, pl. uu, fig. 1; Durur, 1850, p. 60, pl. 1, fig. 6; V. pellucida
MOQUIN·TANDON, II, 1855, p. 52, pl. vx, fig. 33-36; Locano, 1894, p. 23,
fig. 18; Tavnon, III, 1906, p. 4-14, pl. xi, vi; V. macezma Bonneui-
civm in Locano, 1894, p. 24. —-PhenacoZz'ma.z· pellucidus Ilassn, 1923,
p. 84.
Animal grêle, gris ou rougeâtre; balancier de même couleur avec des
points noirs plus nombreux vers sa naissance; tentacules gris cendré;
pied jaunâtre en dessous.
Coquille subglobuleuse, à peine déprimée; spire formée de 3-4 tours,
le dernier médiocre; sutures assez marquées; sommet légèrement saillant, .
un peu proéminent; ouverture ovale arrondie, égalant, en largeur, un
peu plus de la moitié du grand diamètre de la coquille; bord. columel-

128 Motwsouns mmmsrnus nr rwvxminas
laire très mince, t_ranchant, assez arqué; test fragile, pellucide, jaune
verdàtre. —— L. 5-6 mm.; D. 4-5 mm.; H. 2,5-3,5 mm. ·
Habite sous les pierres,les touffes d’herbes, les feuilles mortes, souvent dans
" les stations humides et herbeuses, mais aussi
’ ' parfois dans les stations rocheuses un~peu
sèches, notamment à une certaine altitude;
_ s’élève, dans les Alpes, jusqu’à 2.500 m. et
P- -·····   même 2.900 m. [J. Pmcnr], sous une forme
légèrement différente (var. alpina Srsnzl.
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7 7 ·•9   32
Fxc.77.—Appa,reil génital de Phc- Fm. 92. —— Phenacolimax (wigolimax) annu-
nacolimax pellucidus DRAPAR- laris VENETZ. Appareil génital; g, corps
mano. pyriforme évaginable (d’après G. Msmiont.
S.-G.‘S8milimaX STAMLE, 1859.
[Hyalina MOQUIN·TANDON, 1855]. U
i Animal ne pouvant pas s`enfermer entièrement dans sa coquille; radula avec
11-13 dents latérales et environ un nombre double de dents marginales; muscle
rétracteur du tentacule oculaire droit passant entre le pénis et le vagin.
Coquille imperforée, lisse, à·bord columellaire aplati.
1. 1 1/2-2 tours de spire ............... 2
— 3 tours de spire ........ Ph. Bourguignati, p. 130

v1·rmNmAE. — runxacomuhx 129
` 2. Dépression ombilicale occupant le tiers de la base .....
.......... _ .... Ph. diaphanus p. 129
— Dépression ombilicale occupant la moitié de la base ....
............... Ph. glacialis, p. 129
1. Ph. (Semîlimax) diaphanus [: Vitrine diap/Lana] DnA1>AnNAUn (Fig.
81, 82 ct 83). J
Ilelzhs virescens Sruoan in Coxn, III, 1789, p. 432; H. limacùza ALTEN,
1812, p. 81, pl. x, fig. 19; II. Vl'[l'l.I2ü· STUnEn, 1820, p. 86. —- Helic0lz`ma.2r
vitrea DE Fiânussnc, 1821, p. 25; Vitrine. diap/zana DnA1>AnN.wn, 1805,
p. 120, pl. vnu, fig. 38-39; Duruv, 1850, p. 56, pl. t, fig. 5; l`IOQUIN·TAN•
noN, Il, 1855, p. 46, pl. vi, fig. 5-8; WESTERLUN0, I, 1886, p. 15; Locann,
1894, p. 21, fig. 12-13. — P/zemzcolimcms dùzphanus Ilnssa, 1883, p. 87.
Animal très grand, long de 10 mm., ovalaire allongé, pointu en arrière,
très finement chagriné en dessus, d’un gris clair légèrement violacé en
dessous; demi-bouclier très grand, long de 5 mm.; balancier bien déve-
loppé, arrondi, piqueté de noir; tentacules d’un gris violacé; pied très
étroit.
Coquille allongée transversalement; spire formée de 1 1/2-2 tours, le
dernier très grand; sutures· superficielles; sommet non saillant; ouver-
ture ovalaire allongée, _à grand axe presque horizontal; d`un diamètre
nkzzteignant pas les 3/4 du diamètre transversal de. la coquille; bord
columellaire un peu arqué, eplati, avec dépression étroite occupant le
tiers de la base; ombilic nul; test mince, fragile, transparent, brillant,
' jaune verdâtre, lisse. — L. 3-5 mm.; D. 6-7 mm.
Espèce assez hygrophile et parfois un peu sylvîoole, souvent commune dans
les prairies humides à haute végétation herbacée; se trouve aussi sous les
pierres, parmi les mousses, le bois mort; s’élève, dans le Jura, jusque vers
1.700 m. d‘altitude et jusqu’à 2.890 m. dans les Alpes [J. Pmoiar]; commun, ·.
surtout dans les régions montagneuses ou submontagneuses de l’Est.
2. Ph. (Semilimax) glacialis Fomms (Fig. 84, 85 et 86).
Vùîrina glacàzlis Fonnns, flfagaz. 0fZ00l., 1837, p. 17; Kocrx, Nac/un
malalroz. Gesellsch., Ill, 1871, p. 39, pl. 1, fig. G; Ponnomzna, 188Q,
p. 11, fig. 20-22; WEs·rem.¤Nn, I, 1886, p. 16; Locann, 18%, p. 22; V.
C/zarpentieri Locaun, 1882, p. 22 (pars}.
Coquille déprimée; spire formée de 1 1/2-2 1/2 tours à croissance rapide,
le dernier très grand; sutures peu profondes; sommet aplati; ouverture
largement ovalaire, à grand axe horizontal; bord columellaire aplati
avec dépression occupant la moitié de la base; test très mince, fragile,
transparent, brillant, légèrement ambré, lisse. —L. 3-4 mm. ;D. 4,5-6 mm.
Espèce certainement très voisine de la p1·écédente et que F. DuMoN·r et
G. ÃIORTILLET [1857, p. 15] considèrent comme synonyme; c’est aussi l’opini0n
‘ de J. Favns [1927, p. 191]. On doit la considérer com1ne la forme alpine du
0

130 Monmsouns Tnnunsums .11:1* FLUVIATILES
Ph, diap/zanus Dew.; elle s’élève, en effet, jusque vers 2.ÈOO m. d`altitude,
mais elle n’est pas localisée exclusivement sur les hauts sommets; on la trouve
aussi, quoique plus rarement, à des altitudes beaucoup plus basses, Peu ré-
pandue; les régions alpines.
` 78 79 80
/' ,
_ Sl 32 83
Sly S 5 86
/ E  
8] SB
Fm. 78à 88. ·- 78-79-80. Phemacolimmc peilucidus Dmmnsnun, ><4.—81-82-83. Ph._dia,· _
phanus DRAPARNAUD, >< 3,5. —- 84-85-86. Ph. glcicialis Foumzs, >< 5. -— 87-88. Vitrine-
pugio elongatus DE Fiâmussac, >< 10.
  Ph. (Semîlimax) Bourguiguati A. Mlxcé. v A
Vitrimz Bourguzlgnati MACÉ1•R Locaux), 189111 p. 2*2.; Clxzxow, 1910, p. 28;
GERMAIN, ll, 1913, p. 62.
Coquille très déprimée, très allongée tranverse, presque plane en des-

` vxrnimnuz. —.r1—xENAco1.1MAx 131
sus; spire formée de 3 tours, le.dernier ég~al.aut.les 3/4 du grand diamètre
de la coquille; ouverture étroitementovalaire transverse, très peu échan-
crée, pros de deux fois aussi large quexhaute; bord columellaire aplati;
ombilic nul; test très mince, très fragile, verdàtre, lisse. ·-·- L. 4mm.;
D. 8 mm. l
. Hare. Barcelonnette, clns de Saint-Auban (Alpes-Maritimes);Mo1it~d’Or lyon-
nais (Rhône) [A. MAcé;.A. Locxno]. Espèce connueseulement par.la descrip-
tion, d’ailleur8 trop sommaire, donnée par.A. LocAnn;elie n’a jamais été figurée.
. S.—G. Oligolimax P. Fiscnnn, 1878.
Animal pouvant rentrer dans sa coquille et s'y clôturer par un épiphragme;
demi-cuirasse très rudimentaire. Radulaavec dents centrales · tricuspidées, la
cuspide centrale trèsilongue, les cuspides latérales très petites, dents latérales
tricuspidées avec cuspide interne fort petite, dents marginales bicuspidées, la
cuspidemoyenne longue et inclinée vers la.ligne médiane. Appa1·eil génital
avec une glande de l’albumîne volumineuse; un oviducte très gros, contourné
en circonvolutions renflées; une vésicule séminale avec un canal court; un
vagin à l’intérieur duquel est « un corps pyriforme musculaire dont Fextréniité
libre, probablement évaginable, est percée.d'un canal circulaire entouré d’uu
sphincter ¤ [G. Msnnoo]; un pénis médiocre avec·muscle.rétracteurà son extré-
mité postérieure.
Coquille étroitement perforée, à bord·c0lumellaire non aplati·et il surface
finement striée. ·
— Dernier tour de spire très grandytestlavec strîes disposées en l
anneaux ............ Ph. aunularis, p. 131
— Dernier tour de spire grand; test avec stries non disposées en ·
anneaux] ........... Ph. Servaini, p. 132
1. Ph. (ûligolimax) annularis`Vnnnrz (Fig. 92, 93, 94 et 95). ‘
Hyalimz annularzîr VnNE·rz in Sroonn, 1820, p. 86. — Ilelicolimax
anrzularis nr; Fiànossac, 1821, p. 25 et 1822, pl. rx,,fig. 7. — Vitrine annu-
l(lI'l·S,..l`1OQUIN·TANDDN, II, 1855, p. 53, pl. vx, fig. 37 à 40; XVESTERLUND,
I, 1886,.p. 22; Locano, 1894, p. 29, fig. 19; V. subglobosa Micininn, 1831,
p. 10, pl. xv, fig. 18·20. — PlzenacoIz`:2za.2r·annu!arzÉs Hnssn, 1923, p. 95.
Coquille subglobulcuse à sommet mamclonné, un peu proéminent;
spire formée de 3 1/2-4 tours, le dernier grand; suture assez profonde;
· ombilic subperforé; ouverture ovalaire arrondie atteignant, en diamètre,
lc tiers du grand diamètre de la coquille; bordicolumellaire très mince,
tres arqué; test pellucide, très fragile, luisant, jaune verdàtreun peu
rougeâtre ou brun vers le sommet, orné de striesiongitudinales écartées,
subégales, disposées comme des anneaux. —L. 3-3 1/2 mm.; D. 4-5 mm.
Vit contre les rochers, sous les pierres, dans.le bois mort ou sous la mousse.

132 Monwsouus ·rEnnEsTnEs ET rnuvuvrxnus i ·
Assez rare, presque uniquement dans les régions montagneuses de l'E_st et
dans les Pyrénées; s`élèvejusqu’à 2.560 m. d’altitude dans 'les Alpes.
Le Vitrina striata Bounouiomr [1876, p. 37; Locano, 1894; p. 35], établi pour
une forme plus déprimée du massif de.la Sainte—Beaume (Var) est synonyme.
2. Ph. (0ligo1imax)Ser=vaini ou Sarxr-Sinon. · U
Vitrimi servainiana. DE Sarxr-Snuox, 1870. p. 20; Rossiuàssnun, Icon.,
fig. 1406-1li07; Wnsrnnnuno, I, 1886, p. 22; Locarno, 1893, p. 25.
Coquille subglobuleuse à sommet obtus, mamelonné,· assez proéminent;
spire formée de 3 1j2 tours, le dernier assez grand; suture accusée; ouver-
ture arrondie oblongue; bord columellaire presque droit, réfléchi sur
l’ombilic; test blanc verdâtre légèrement bleuté, orné de stries très fines,
surtout sensibles près de la suture et non disposées, en anneaux. —-
L. 3‘mm.; D. 5 mm. ~.
Vit sous les feuilles, dans les murs de pierre sèche, parmi les pierres, aux
environs de Cierp, près de Luchon (Hautes-Pyrénées). L'animal est d’un brun
violacé assez clair avec des tentacules de même couleur [on Sm1r·S1uo1v].
Espèce encore douteuse, inconnue du point·de vue anatomique, représentant
peut-être, dans les Pyrénées, le P/zenacolimtiz annularis Vnxsrz des Alpes.
2 bis. Ph. [0lig‘0limaX] Baudoui DELAUNAY.
Vitrina Baud0niDELAU1vAY, 1871, p. 363, pl. xr, fig. 5; Locann, 18%,
p. 25; GERMAIN, II, 1913, p. 63.
Coquille très globuleuse, convexe, subsphérique, à sommet mamelonné
un peu proéminent; spire formée de 3 1[2-li tours, le dernier grand,
arrondi, un peu déprimé; suture assez marquée; ouverture presque
arrondie, légèrement plus large que haute; péristome simple à bord
externe légèrement épaissi; test fragile, pellucide, transparent, très bril-
lant, jaune verdâtre pâle, orné de stries larges, effacées. - L. lr-5 mm. ;
D. 2-3 mm.
Fréquente les bords de la mer; disparaît complètement en été et revient
après les pluies d’automne; ne craint pas le froid. Rare, les environs de Cher-
bourg (Manche) [E. DELAUNAY]. '
Cette espèce reste tout a fait douteuse; elle n`a jamais été retrouvée et on la
connaît seulement par la description de E. DELMJNAY qui ajoute que l’animal
est violacé, plus sombre en avant qu’en arrière, « piqueté de points pulviformes
brunatres, disposés sans ordre, microscopiques », avec un pied blanc grisâtre
bordé· d’une ligne plus foncée et des tentacules effilés d’un roux vineux peu
intense. Cependant A. Blxvnr m’a dit l'avoir recueillie aux environs de Locma-
riaker (Morbihan). -
G. VITRINA DRAPARNALD, 1801.
[Helicolimaxms FÉnussAc, 1802; Cobresia. Hünivcu, 1810; Limacina llanrnnxxx,
1821; Pagana Gisrsr., 1848; Vitrina, Hesse, 1923].
Le genre Vizrina a été créé par J. R. Daaranxaoo [1801, p. 98] pour le Vizrina
pellucicla DRAPARN., qui est, en réalité, le V. major Fén. Dans la classification

virnmroaa. — vwanu 133
actuelle, ce nom de Vizrina doit seulement s’appliquer aux espèces de la série · ·
du V. major FÉR.
Animal pouvant s’enfermer complètement dans sa coquille et la clore par un
épiphragme vitreux, grand, très grêle, ellilé, brun jaunâtre maculé de petits
points noirs très serrés; demi-bouclier bien développé; pied très étroit. Radula
avec 80-90 rangées de dents, chacune avec 9-11 dents latérales et au moins
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    90 · p `* . . , ·
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l·`m. 89-90. - 89. Vitrina major on Fiânussnc; appareil génital. — 90. Vitrinopugie
clongatus Dmranmun, appareil génital; gf, glande femelle.
lo double de dents marginales. Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit
indépendant de Pappareilgénital; pénis gros et très long, recourbé en S,pourvu
d'un muscle rétracteur à son extrémité; vagin bien allongé avec une glande
femelle volumineuse à son intérieur.
Coquille subglobuleuse déprimée; région ombîlicale bien déprimée; ombilîc
nul; bord columellaire tranchant.
1. V. major on Fénussnc père (Fig. S9, 102, 103 et 104; pl. 1, fig. 1,.
2 et 6)..
Ilalicolimax major ne F1-îxwssAc,père, 1807, p. 43. — Helicolùnax

13!i' I Monnusouzslrnnnjzèraiâs 1;*1** FLUVIATILES
Audèbardi nn Fànussac; 1821, pî 25 et'1822, pl: rx; fig. 5;· Vitrina pe!-`
lucido DRAPARNAUD• 1801, p. 98 et 1805, p. 1.19, pl. VIII, fig. 34-37 [non
Mümen]; DUPUY,. 1850, p. 57, pl`. 1, fig, 7; V. Draparnaldi Cuvnsn,.
Règneëanimal, ll, 1817,.p. 405; V. Draparnaudi Locixnn,. 1882, p. 23;
V. major l`lOQUIN—TANDON; ll; 1855, p. 49, pl. v1, fig. 14-32 ;· VVESTERLUND,
1,1886, p. 19; POLLONERA, 1889, p. 56, tav. 11, fig. 11, 12, 13: Locann,
1894, p. 23,·fig. 16-17; Hesse, 1923, p. 97, pl. 1, fig. 6-10; V. aprem
Fnoor, 1892, p. 33; Locann, 1894, p. 23.
Coquille subglobuleuse déprimée; spire formée de 3 tours, le dernier
arrondi; sutures assez distinctes, mais peu profondes; sommet aplati;
ombilic nul mais avec une région ombilicalé fortement déprimée; ouver-
ture subarrondie, atteignant en largeur les 2/3 du grand diamètre de la
coquille; bord columellaire très mince, tranchant, arqué; test mince, ·
fragile, brillant, transparent, vertjaunâtretrès pâle, lisse. — L. 3-4 mm.;
D. 5-7 mm.
(Eufs globuleux de 0,3 mm. de diamètre, hyalins, au nombre de 8-15 réunis
en paquets et fixés aux pierres ou aux plantes; ponte de septembre ànovembre:
éclosion entre les 15** et 20e jours; jeunes adultes de 8 à 10 mois après l‘éclo-
sion.
Vit dans les haies, les bois, sous les pierres, parmi les mousses, les racines,
souvent au bord des eaux; s`élève, dans les Alpes, jusque vers 2.000 m. d’alti-
tude; commun, presque toute la France, mais principalement dans l’oues|· et
le Midi.
var. Stabilei LESSONA (Fig. 105, 106 et 107).
Vitrina major Sr.xs11.n, 1864, p. 24 (non nx-: Fiânussacj; V. major var. Stabilei
, Lrsso1vA,1880’, p. 24, iav. iv, fig. 5-7; V. Stabilei Po1.1.oNEaA, 1884, p. 335 (p. 16),
t. X, fig; 33·35 et 1889, p. 54, t. II, fig. 14-16; Hesse, 1923, p. 1022 — Coquille
subglôbuleuser déprimée; spire formée de 3 tours, le dernier déprimé allongé à
base presque plane; sommet assez proéminent; ouverture ovalaire allongée à
grand diamètre presque horizontal; test mince, pellueide, brillant, jaune très
I pâle, lisse. DE 6,5-8 mm; -— Cette l`orme_remplace, au Piémont, le Vitrina
major ne Fée.; elle s’en distingue par sa forme plus comprimée, son dernier
tour proportionnellement plus grand et son ouverture moins oblique, non des-
cenclnte: Ile _T/ïizrina major, vari. Y d•917!'ESSI:llSCLLf0»‘MOQUIN·TARDUN [II; 1855,
p. 50] du Ver11et’(Pyrénées-Orientales) est‘probablement·synonyme'. -—- La var.
Stabilei Less. vit dans les Alpes occidentales du Piémont jusque vers 2.800 m.
(col d’Ollèn, dans le val Sesia [C.ÃMe1mvo]]. Elle a été trouvée, en France, dans
le département des Alpes-Maritimes, sous les pierres « moussues et continuel-
lemenvhumides dela source du ravin de là Chîamià, sur les bords d"u1:raflluent
se jetant dans le Cians, à 1.800 m. d'altitude » [Murano].
r G. VITRINOPUGIO voN Iasnnvo, 1892.
Animal très grand, ne pouvant entrer entièrement dans sa coquille; radula
avoc‘100i127`rangées*de·dents, dents'*centralestricuspidëes, dents médianes,

vrrnmmu-:. -- v1·rnx1vo1>Uo1o~ 135
tricuspidées, la·cuspide interne très petite, dents marginales deux~ fois plus
nombreuses. les plus externes rudimentaires. Muscle rétracteur du tentacule
oculaire droit indépendant de l`appareil génital; pénis court, subcylindrique,
peu développé, avec ou sans muscle rétracteur; appendix grêle; vésicule sémi-
nale avec canal court; oviducte libre assez long et mince; à la base du vagin,
une grosse glande femelle externe, en forme d’appendice ovalaire allongé, ren-
fermant une pupille charnue terminée par une courte couronne chîtineuse
crénelée. La glande femelle et la papille sont analogues au sac du dard et au
dard des Ilélicidés, mais il n'y a pas homologie réelle.
Coquille pellucide, ni ombiliquée, ni striée, à bord columellai1·e aplati.
1 . Pénis sans muscle rétracteur; coquille plus de 2 fois aussi large
que haute ...............·... 2
—— Pénis avec muscle rétracteur; coquille moins de 2 fois aussi
large que haute ........... V. nivalis, p. 136
2. Ouverture Iransversalement plus longue que les 3/4 du diamètre
de la coquille ........... V. elongatus, p. 135
-· ()uverlure transversalement plus courte que les 3/4 du diamètre
de la coquille .......... V. pyrenaicus, p. 137
1. V. elongatus Dani-Amvnun (Fig. 87, SS et 90). A
Testacella Germaniae, Oicnx, Lehrb. Natur., III, 1815, p. 312; Vitrùza
elongata DnA1>AnNAUn, 1805, p. 120, pl. v1,lig. 40-42; DUPUY, 1850, p. 55,
pl. 1, fig. 4; Wesrnntumn, I, 1886, p. 17; Locann, 189û, p. 22;   semilz'-
max Mooum-Twnox, ll, 1855, p. 45, pl. vu, fig. 1-4. — IIelt`colz'ma.r
elongata ne FÉnUssAc, 1821, p. 25. — Vitrinopugio elongatus Hesse,
1923, p. 104, pl. n, lig. 11.
Animal considérablement plus grand que sa coquille, très long (12-
15 mm.), grêle, d’un gris un peu vineux en dessus, blanchâtre ailleurs;
balancier très développé, s’étendant jusqu’au sommet de la spire; pied
étroit, blanc sale en dessous. Pas de muscle rétracleur du pénis. _
Coquille très allongée, non ombiliquée, aplatie; spire composée de
1 1/2·2 tours, le dernier formant presque toute la·coquilIe; sommet forte-
ment déprimé; ouverture dont le grand diamètre est plus long que les
3/4 du diamètre transverse de la coquille; bord columellaire aplati avec
une brusque dépression très marquée occupant plus du tiers de la base;
test mince, fragile, pellucide, très brillant; transparent, jaune verdàtre à
peine. teinté, lisse. — L. 1,5-2 mm.; D. 4-5 mm,. ·
Habite les bois, les lieux couverts, au pied des arbres et des arbustes, dans
la mousse. Peu commun, principalement dans les régions montagneuses du
Sud-Est, du Sud et du Sud-Ouest; s’élève jusque vers 1.900-2.000 m, dans les
Alpes. Une variété sapînea Pncer [1913, p. 483, pl.14, fig. 6-7] à. spire encore
plus petite, avec une dépression ombilicale occupant lalmoitié de la base, à
test vitreux, transparent; de couleurs vert bleuultre, vit jusqu’ठ2.200 m. (Val de
Nendaz, sur le bord de la, vallée du Rhône; Valais; Suisse}. Cette variété rap-

136 MOL1.UsQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
pelle le Vitrinopugio brevis DE FÉRUssAc [: Helicolinzax brcvis DE FERUssAc,
 I  jè  
i 95 gt, . 95
. 98 .
96 · 97
99 · 100 1DI ·
· 101+
IO?. IO}
. Q @ (É
107
I 105 106 .
Fm. 93 à 107. —— 93-94-95. Phenacolimœx (ûligolimaœ) annularis VENETZ, >< 4. — 96-97-
98. Vitrinopugio nivalis DE CHARPENTIER, X 4,5. —- 99-100-101. V. pyremzicus DE FÉ-
RUSSAC, >< 3,5. —- 102-103-104. Vitrine major DE FÉRUssAc, X 3,5. ——— 105-106-107. V.
major, var. Stabilci Lnssom, >< 3,5.
1821, p. 25} de l'AlIemagne du Sud, du Tyrol et de l'Italîe boréale, espèce qui
ne vit pas en France.
2. V. I1lV3lîS DE CHARPENTIER (Fig. 96, 97 et 98).
Vitrina. nivalis (DE CHARPENTIER) DUMoN1· ct M0RT|r.LE·1·, 1852, p. 299,

vrrmnxoas. - vrrnmorucio 137
n° 2; et 1858, p. 16; Puonnoxrzm, 1884, p. 331 (12), tav. x, fig. 5-13;
Wesrnnmmn, I, 1886, p. 16; Loeaao, 1894, p. 22, fig. 14-15; Gamvmm, Il,
1913, p. 61; V. Clmrpentieri S*rAn11.n, 1859, p. 419, pl. x, fig. 1-5 [non
Konan}; V. alpcstris Cnnssix, 1881, p. 185; Vitrin0pu_gz`0 nivalis Hesse,
1923, p. 109, pl. 11, fig. 14-15.
Pénis avec un muscle rétracteur.
Coquille subdéprimée, convexe en dessus, moins dc deux fois aussi
large que haute; spire formée de 2 3/4 tours assez arrondis, à croissance
très rapide, le dernier très grand, allongé; sutures assez profondes,
vaguement submarginées; ouverture oblique, ovalaire allongée; bord
columellaire arqué, aplati, avec dépression occupant le quart de la base;
test mince, pellucide, verdàtre, brillant, lisse. — L. 3 mm.; D. 4,25-
4,75 mm.
Rappelle un peu, comme forme générale, le Phenacolinmx (Semilimaxl
diaplmnus Dan., mais en diffère essentiellement par son appareil génital.
Espèce des hautes altitudes, ses stations inférieures n'étant guère au-dessous
de 2.000 m. Elle vit sous les pierres, même au voisinage immédiat des glaciers
et des neiges éternelles, jusqu’à 3.000 m., mais toujours bien abritée sous des .
pierres elles-mêmes recouvertes de plus grandes pierres plates. — Assez rare.
La région alpine. P. MAsso1·, [1872, p. 50] l’indique·dans les Pyrénées-Oriem
tales, indication très douteuse. provenant vraisemblablement d‘une détermina-
tion erronée.
3. V. pyrenaicus on Fiênussac.
IIeIz°colùna.r pyrenaica on Fxânussac, 1821, p. 25 et 1822, pl. xx, fig. 3;
Vitrina. pyrenaica Mooum-'l`Axno1v, II, 1855, p. 48, pl. vr, fig. 9-13;
\VIlSTEI\LUND, I, 1886, p. 18; Locnnn, 1894, p. 22; V. Penchinati Boun-
euxoivxr, 1876, p. 38; Locann, 1894, p. 23; V. hibernicus '[`Auon, 1908,
couverture de la part XV, et 1914, part XX, p. 440, fig. 500 à 521.-
Vz`trin0pugi0 hibernieus Hesse, 1923, p. 106. .
Animal très grand, ne pouvant se retirer dans sa coquille, finement
chagriné, blanchâtre, légèrement brun ou violaeé en déssus; balancier
très développé, recouvrant la spire; pied' très long, étroit, tripartite,
presque blanc avec zone médiane blanchâtre, très pointu et caréné à son.
extrémité; pénis dépourvu de muscle rétracteur.
Coquille déprimée, à peine convexe en dessus; spire formée de 2 1/2
tours, le dernier très grand; sutures peu apparentes; sommet très aplati;
ouverture oblique, subelliptique, très allongée, plus de 2 fois aussi large
que haute; bord columellaire assez arqué avec dépression ombilicale fort
étroite à la base et un léger callus plan; ombilic nul; test mince, très
fragile, subtransparent, blanc vitreux un peu verdâtre, lisse. -·- L. 2,5-
3 mm.; D. 5-7,5 mm.
Vit dans les stations humides, sous les Mousses ou collé contre les rochers
ou sous les grandes pierres; préfère les régions boisées. Rare. Les Pyrénées.

138 MOL.L'UsQUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
—· A été signalé entre Laruns et le pic du Midi, à~500-600 m. au-dessus·des
Eaux-Bonnes [nn Fiînussac]; à Saint-Jean-de—Luz (Basses-Pyrénées) [J. l\«laen.Lr]:
" à, Cauterets, Saint-Sauveur [L. Panrior] et Rarèges [O. Dnarwx] dans les
· Hautes—Pyrénées. A. Locmm [1894, p. 23] l’indique également dans les dèpar·
· tements de l’Aude, de l'Ariège, de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales. Habite
' également l’Irlande [cf. J. VV. Tavcon, 1914, p. 453-454].
_ · F. ZONITIDAE
Animal pouvant être entièrement c0ntenu·dans—sa coquille: pied ovalaire
allongé, séparé du corps par un sillon péripédieux, la sole généralement tripar-
tite (divisée en trois régions distinctes par deux sillons longitndinaux); mais.
quelquefois uniforme, sans trace de sillons longitudinanx; glande muqueuse
caudale plus ou moins développée.
· Coquille variable, parfois trochoïde, mais très généralement déprimée, à
tours de spire assez nombreux. _
Très récemment; H. Bnnniwcrox Briana a appelé I’attention sur l`importance
des caractères de la sole dans la classification des Zanizidae et donné [1928,
p. 1—44] dintéressants détails sur l’anatomie d'un certain nombre d’espèces de
l'Europe et de l’Amérique du Nord. ll divise la famille en 5 sous-familles
basées sur des particularités de la radula et de l’appareil génital. J’adopte
_ seulement les 3 sous-familles suivantes qui semblentbien caractérisées.
· 'PABLEAU nus SOUS-FAMILLES.
1: Sole tripartite (l) ................ 2
— Sole uniforme, sans trace de sillons longitudinaux .....
........... S.—F. Gastrodontinae, p. /164.
2. Glande muqueuse caudale distincte; coquille petite, troeliiforme.
` .... \ ......... S.-F. Euconulinae, p. 138
. ——— Glande muqueuse caudale réduite à une fente linéaire; coquille
_ déprimée, de taille variable .... S.—F. Zonitinae, p. 141
` « I
S.-F. EUCONULINAE
Animal muni cl’un pied allongé limité pannn sillon péripédieux, la sole
tripartite à région médiane très étroite; mâchoire arqnée, lisse; radula avec
dents médianes et latérales internes tricuspidées, les marginales externes biens-
pirlées ou bifides.
1. Dans le genre Vitrea [= Vitrca + Crystallus] la sole parait bien tripartite encore que les
sillons longitudinaux soient très peu apparents. La ole est,. au contraire, uniforme chez les
genres américains voisins (Pseud0viW·ea, Pyc120gyfa,Ptzravitrea) que H. Bnmimcrox BXKER U892,
p. SM et sq.} classe dans ss se>uzs—fan1iHe·d*es Anophgzzainae.

zoN1·1·1nA1z. ——· nuconuws 139*
Orificevgénital peu éloigné de la base du tentacule oculaire· droit; muscle:
rétracteur du tentacule oculaire droit passant entre le pénis et le vagin; vési-
cule séminale avec canal court; pénis bien développé, muni d’un épiphallus.
et d'un.gros appendice digitiforme.
Coquille conoïde, plus ou moins striée iongitudinalement et avec des· stries
spirales très. fines.
Le seul genre Euconnlus représente cette sous-famille en Europe.Il a été
_ parfois classé, en ces dernières années, dansla famille des Jlacroc/llamydîdae `
(régions chaudes de l‘Asie, notamment les Indes), mais ce rapprochement ne
paraît pas satisfaisant. Il est possible que les Macrochlamydidés et les Enco- ,
nulinés aient une commune origine, mais les premiers diffèrent des· seconds
par la haute différenciation des appendices du pénis et par les caractères de la
· radula. Par l'ensemble de leur organisation, les Euconulinae sont certainement
voisins des autres groupes de la famille de Zonizidae et il est préférable de les
y placer. '_ .
G. EUGONULUS Rizxxmmirr, 1837.
[Conulus Fnzixcen, 1833 (non Conulus Lusxs, 1778); Petasia Beck (pars),
1837 (non S1‘srnuN, 1828); Petasina ICENNARD et \VooowAnn, 1921 (non Bncx,
1847); Trochztlus Wrzsrxznnuno, 1886 (non Hunrnanv, 1797); Arnouldia Bonneui-
nmr, 1890]. .
_ Animal relativement grand, grêle, acuminé en avant, tronqué en arrière;
tentacules supérieurs longs et liliformes; tentacules inférieurs gros et cylin-
driques, très développés; cou avec, dans un sillon dorsal assez. profond, une
ligne de tubercules allongés, serrés et saillants; pied très étroitement allongé;
pore muqueux caudal distinct. Mâchoire arquée, lisse, avec une projection
médiane obtuse; radula montrant de 80 à 100 rangées de dents, les dents
' médianes tricuspidées (la cuspide centrale très-longue), les dents latérales
asymétriques et bicnspidées (cuspide centrale très longue, cuspide externe
petite, pas de cnspide interne), les dents marginales bifides.
Glande hbrmaphrodite. formée de deux groupes de lobules; canal hermaphro-
dite très court, fortement enroulè; glande de l’albumine ovalaire; oviducte
contourné, la partie libre longue; vésicule séminale ovoïde, munie d’un court
canal; pénis large, bien développé, prolongé par un épiphallus assez court
et avec un gros appendice digitiforme; muscle rétracteur du pénis bien déve-
_ loppé, inséré à Fextrémité du pénis; une glande vaginale bien développée
entourant le vagin. .
Coquille petite, conique; ouverture très échancrée; ombilic nul; test
mince, garni de très fines stries longitudinales coupées de stries spirales encore
plus fines.
— Dernier tour de spîre bien arrondzî . E. callopisticus, p. 141 _
— Dernier tour devspire anguleuxà la périphérie. E. fulvus, p. 139·
11 E. fulvu·s' [: Hyalinia fulva). Mïxnnnn (Fig: 108; 1.09,·1iO etïpli tn;
fig·.·75,·82).· · · ·
Helix fulva M·üLLEI, 177û, ll;·p.' 56; Dnarnumtun, 1801, pa 72; 1805,

  MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
p. 81, pl. vu, fig. 12-13; H. M0rt0nz' Jiarrnnvs, Trans. Lian. Soc.,
XVI, 1830, p. 332. —— Zoniies fulvus Moomx-TANDON, ll, 1855, p. 67,
pl. vm, fig. 1-4. — Conulus fulvus et C. Moriani Locnnn, 1882, p. 50,
51; ‘VE5TERLUND, l, 1886, p. 26, 27. - Arnouldia fîzlva Bouncuxcnxr,
Bull. S0c.maZac. France, Vll, 1890, p. 331, pl. vm, fig. 1; LocAn0, 189Zi,
p. 71, fig. 72; A. M0rtoniBoUne. [·:: Arnoaldiagallica Bonne.], fa'., 1890,
·p. 335, pl. vm, fig. 14; Locnnn, 18%, p. 72. —-— Hyalinza fulva TAYLOR,
Ill, 1908, p. 118, pl. xv. — Euconulus fizlvus Gnnmun, ll, 1913, p. 77,
fig. 70-72 et E. Mortoni GERMAIN, id., p. 78.
Coquille globuleuse eonoïde un peu déprimée (en forme de toupie);
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F10. 108 à. 112. — 108. Euconulus fulvus Münuan. Appareil génital. —- 109. Coque de la. .
même espèce, >< 7. - 110. Coquille de la forme Moriani Jnrrenvs, .>< 7. -— 111. E. cal-
10Pi$É’iC7/«8 Bouneuiomr, >< 7. — 112, Forme vesperatis Bonneuimwr, >< 7.
ombilie à peu près complètement recouvert par la patulescence du bord
columellaire; spire formée de 5-6 tours faiblement convexes, le dernier
légèrement subcaréné en son milieu; sutures marquées mais non pro-
fondes; sommet obtus, lisse et corné; ouverture à peine oblique, ovalaire,
plus large que haute; péristome interrompu, mince, tranchant; bord
eolumellaire court, recouvrant l‘ombi1ie; test corné roux, brillant, garni
' de stries longitudinales très fines, régulières, serrées, presque effacées,

zoxirinaiz. -— xancoivunus 141
coupées dé stries spirales extrêmement fines. Épiphragmetrès mince,
transparent. —— L. 2,5 mm.; D. 3 mm.
Espèce ubiquiste, habitant aussi bien les stations très humides, au voisinage
immédiat des marais (notamment parmi les toufl'es de P/zragmizes) que les
milieux xérophiles; se rencontre surtout dans les bois, les forêts et·dans·les
pâturages des montagnes; s‘élève à une très haute altitude, jusque vers 2.â80 m.
et même, exceptionnellement 2.560 m. [J. Pmcsr] dans les Alpes (aux grandes
` altitudes vit presque exclusivement une forme depressa retrouvée, fossile, dans
le glaciaire suisse). Toute la France; rare en Corse, aux environs·de Bastia
. [E. Cazior]; fossile dans de nombreux dépôts quaternaires.
La var. praticola. Itsixixanur [Sit:. Ber. Ges. Berlin, 1883, p. 40] est un
peu plus grande, de couleur plus sombre; son test est·garni de stries longi-
tudinales plus écartées et de stries spirales mieuxraecentuées; elle fréquente
uniqmzmcnt les milieux très humides comme les bords des marais stagnants.
L‘IIeli.z· Moriani Jsrrnsrs [: Arnouldia gallica Bonne.] est un peu plus
déprimé avec, au dernier tour, une angulosité non pas médiane, mais supra-
médiane; ce n`est qu’une forme de coquille reliée au type par des intermé-
diaires nombreux et qui n'a pas même la valeur de variété.
2. E. callopisticus Bouncuicxxr (Fig. 111-112).
Zonites callopisticus et Z. vesperalis Bonne. in Snnvam, 1880, p. 30,
31. — Conulus callopisticus et C. vesperal1is· Locann, 1882, p. 50;
WEsTEnLuNo, I, 1880, p.26. — Arnouldia callopistica Bouao., Bull. Soc.
malacol. France, VII, 1890, p. 332, pl. vm, fig. 3; Locaao, 18%, p. 71,
fig. 73; A. vespemlis Bonne., id., 1890, p. 333, pl. vm, fig. 5; Locann,
189h, p. 72. —·- Eueonulus callopisticus GERMAIN, II, 1913; p. 77.
Coquille c0noïde_ globuleusc; ombilic nul; spire formée de 7 tours bien
convexes, serrés, à croissance lente, le dernier à peine plus grand, bien
arrondi, non~anguleux,· sommet gros et obtus; ouverture très étroite,
très écliancrée, en forme de croissant, arrondie à la base; test brillant,
corné roux, garni de stries longitudinalcs et de stries spirales extrême-
ment fines. - L. 3-3,15 mm.; D. 3-3,3 mm.
Rare; presque partout, mais principalement dans le Midi; s`élève jusque vers
800 m. d’altitude dans le département du Var [P. Béaaivcuina]; plus facile à
recueillir dans les alluvions des fleuves et des rivières.
S.-F. ZONITINAE
Animal pouvant être entièrement contenu dans sa coquille; téguments foncés,
de couleur bleuatro ardoisée; pied ovalaire allongé, séparé du corps par un
sillon péripédieux; sole tripa1·tite; pore muqueux caudal réduit à une fente li-
néaire; machoire avec rostre médian bien développé. Radula avec dents·mé-
dianes tricuspidées, dents latérales bîcuspidées (ou rarement tricuspidées, mais,

142 HIOLLUSQUES rnnnnsrnns ET rnuvxnrinns
dans ce cas, la euspide externe est très petite, presque rudimentaire),. dents
marginales unicuspidëes, aiguës, avec plaque basale étroite et allongée,
Orifice· génital a droite de l'extrémîté postérieure du cou, toujours très
éloigné zde la base du grand tentacule droit. Appareil génital variable suivant
les genres :.il n’existe pas de glandes multifides, mais il y a-souvent; entou-
rantale vagin; une glande vaginale qui les remplace; le pénis est,muni ou non
d’un tlagellum, et possède parfois, .à son intérieur, un organe seusitif érectile
garni d’épiI1eS (sarcobelzmz).
Coquille déprimée; spire à tours assez nombreux; péristometoujours mince; ‘
test rarement.épais, très généralement mince, fragile, luisant et plus ou moins
transparent;
Ces animaux recherchent presque toujours les stations sombres et humides;
ils.fuient la lumière et se cachent sousdes pierres, les détritus végétaux, dans
les grottes,1 les celliers,.les caves ou s'enl'oncent en terre; ils sont omnivores et
dévorent avec avidité les substances animales ourvégétales et parfois même de
petits minimaux (ils ·s’introduisent, notamment, dans la coquille des Hélicidés
etmangent le:corps.du Mollnsque); ils pondent des·œufs réunis en petits
paquets quïils déposent dans la terre.
. TABLEAU nes cmvnns. «
.1. Coquille mince ou très mince, "luisante, plus ou moins fragile;
épiphragme nul, rudimentaire .ou vitreux ........ 2
— Eoquillc très grande, épaisse, solide, striée longitudinalement
et.en.spirale, fortement carénée dans le jeune âge; épipbragme
`membraneux ............ G. Zonitcs, p. 142
2. Pénis sans organe sensitif érectile (sarcobelum) ; coquille
moyenne à ombilic large ou très large ......... `3
—— Pénis avec un organe sensitif érectile (sarcobelum); coquille
très petite, hyaline, à ombilic très étroit_ou nul. G. Vitrea, p. 158
3. Pas de glande vaginale; pénis sans tlagellum; coquille convexe
ou déprimée à ombilio large ...... G. Retinella, p.Ã 153`
— Une glande vaginale; pénis.avee un flagellum; coquille con-
vexe ou déprimée à ombilic variable. . . G. Oyxchilus, p. 144
G. .ZONITES Dsrws DE Monrronr, 1810. '
[Aegopis Frrzincen, 1833, Tragomma `Hntn, 1837;
· Vcrticillus MoQuin—'l`ANnow, 1848}.
Animal très grand, bien arrondi en avant, assez grêle et pointu en arrière;
glande muqueuse caudale réduite à un sillon; palpes labiaux très petits;
orifice génital très« éloigné du tentacule oculaire droit; orifice pulmonaire
grand, évasé; mâchoire arquée avec rostre médian bien développé. _ I
Appareil génital avec pénis muni d`un muscle rétraoteur très développé et
d’un ilagellum 1‘éduit¤à·une simple saillie oblongue; glande vaginale entourant
le vagin et remplaçant les glandes multitides ovoïde et très développée.

zom·rxnAr.. ·-— zoxxrns 143
Coquille orbiculaire déprimée, le dernier tour caréné chez les jouues,·angu·
leux chenles adultes; ombilic très large; test solide, guilloché.
Ce genre atteint son maximum de développement dans l'Europe centrale,
notamment en Autriche,
en Bosnie, en Herzégo- ·  
vine..., d'où il pénètre en p--Ã . Q
Asie Mineure. ll n‘est re- j ·—
présenté, en France, que ( ' ···(]“
par une seule espèce, ,|·  l
t`T\·T   -,
Z. algirus Lixmâ (Fig. ,‘  \ f _ _ _
113); pli i, fig. 53 et pl. ` I »
nx, fig. 84-85). M -——    ' ·» ‘ '°'
Ilclzb (llél'l'd L., 1758, ii
. p.769;DnAP.ÃnNAUD,1805, àà I
p. 115, pl. vm, fig. 38- vs,- àl  f
/i0;DUrU1‘,1819, p. 245, Ã l`~ .»
pl. x, fig. 1; H. œgoph- il ` '»
tlialmus Gueux, 1789, · p,,__  _,
p. 3614 ; II. 0culus·cap1·z' ,. --
Münnen, II, 177û, p. 32. «/`J ---~ °l‘   -
— Zonües algirus DE- JK  \_/ 
NYS ne Moivrronr, Il, I1 J\f‘/` ‘· 
1810, . 283; Moouxx- \\,:.;, ···9 a__` ,ï§ 
Tnivnoî, ll, 1855, pl:1x,   2  
fig. 33-37, pl. x, fig. 1; \" 
§YE;’;îRLÈïZ;Kï".   F10. 113. — Zoniles algirus Lmné. Appareil génital. ·
p. 38, fig. 35.
Coquille grande, convexe en dessus, un peu aplatie en dessous; ombi-
lie très large; spire formée de G-7 tours à croissance graduelle, presque
plans en dessus, le dernier grand, vaguement subcaréné chez l’adu1te,
nettement caréné chez le' jeune (carène supérieure assez aiguë); sutures
assez profondes; sommet obtus; ouverture échancrée, oblique, arrondie,
à bords marginaux écartés; péristome interrompu, à peine épaissi; test
solide, cerné roussâtre ou verdàtreen dessus, plus pâle et un peu blan-
châtre en dessous, garni de stries longitudinales fortement marquées,
inégales, coupées en dessus de stries spirales plus fines et plus réguliè-
res. Epiphragme d’été mince, peu transparent, blanchâtre, plissé; épi·‘
phragme d`hivcr plus.épais (souvent 2 assez rapprochés). —- L. 12-22-
25 mm.; D. 25-50 [exceptionnellement 60] mm. .
Habite les vignes, les bois, sous les haies, parfois au pied des Oliviers,
mais surtout dans les vieux murs de pierres sèches où- il reste caché, ne
sortant que le matin au lever du jour; se trouve souvent au voisinage des habi-
tations: très vorace, carnivore et coprophage: édule peu estimé (appelé vulgai-

144 Monnusoues Tnnnasrnns ET FLUVIATILES
rement Peson et Bertel à Montpellier). — Commun dans la 1·égi0n‘méditerra-
néenne : Gard, Hérault, Vaucluse [A. M0Quxx·TANnoN], Bouches-du-Rhône, Var
et Alpes-Maritimes; s’élève jusque vers 900 m. d’altitude dans le département
du Var [P. Bémaucunaia] et jusqu’à 1.150 m. (plateau de Caussols) dans celui
des Alpes-Maritimes [E. Cazxor]. Indiquée en Corse (environ de Bonifacio et
de Saint-Florent) par B. C. Pavawonau et E. Requiem, cette espèce ne vit pas
dans cette île.
G. OXYCHILUS Fxrzmcxan, 1833.
[Hyalinia Acassiz, 1837 (pars); P0litall12Lo;1837 (pars); Lucille Lown, 1855;
Aplostoma l\rIOQUIN—TANDON, 1855 (pars); Helicella Kizvmnn et \VOOD\\ARD, 1921
' (non nn Fénussac, 1821]].
Animal grand, un peu grêle, avec, sur le cou, une.ligne médiane dorsale
_ bien distincte. Dents médianes de la radula
M /7/ my tricuspidées, beaucoup plus petites que
4* ```` les dents latérales également tricuspidèes
È , _ __I,, mais avec cuspide externe très petite;
_     ' dents marginales seulement avec une lon-
g l·     ·—‘·d' gue pointe, de plus en plus petites vers
“  . le bord externe de la radule.
__ ______v$ Muscle rétracteur du tentaeule oculaire
droit passant entre le pénis et le vagin;
une glande entourant le vagin et rem-
\ plaçant les glandes multifides (cette glande
"l— \ "`0 forme seulement une couche très mince
l (U`- Q“ll`\ [1* rw chez l’().xychilus glaôrus STUDER, espèce
 ·· 3 "  qui en serait même dépourvue d’après
É- \ ’‘`' 5 5 XVAGNEP. qui a créé, pour elle, le sous-
‘ \ ch genre Morlina); pénis avec épiphallus et
* ` flagellum plus ou moins développé; mus-
cle rétraeteur du pénis très long, inséré
  ,  -94 à Yextrémité de cet organe.
“ "“ ·‘ Coquille plus ou moins convexe dépri-
  ' mée, mince, cornée, à ombilic variable
F10. M4. —— Oœychilus alliarius l\li11.i.En. î1’1£\îS I‘€l3tiVem€I1î. large.
Appareil génital; g, glande entourant
lâuïâëlàleslll lelllplwllll les glandes 1. Ombilic large ou très large. 2
_ -—— Ombilie assez étroit ouétroit. 6
2. Dernier tour arrondi ou légèrement comprimé ...... 4
—- Dernier tour subcaréué .............. 3
3. Ombilic large; barène du dernier tour peu accentuée ....
............... 0. ohscuratus, p. 151
` — Ombilie très large; carène du dernier tour bien accusée. . .
. .............. 0. tropidophorus, p. 151

zomrmuz. — oxvcnznus 145 .
4. Tours de spire à croissance assezœapide; dernier tour élargi;
ouverture oblique ................ 5
- 'Iïours de spire à croissance graduelle; dernier tour non élargi;
ouverture à peine oblique ....... 0. cellarius, p. 147
—— Coquille de même·forme·; dernier tour plus grand; ombilio
plus large ............. O. Villae, p. 148
5. Coquille convexe plus ou moins tectiforme; dernier tour suban-
guleux; ombilic très large ....... 0. lucîdus, p. 149
— Coquille~plus comprimée; ombilic encore plus large. . , . .
................ 0. Blauneri, p. 150
——· Coquille discoïde comprimée; dernier tour vaguement suban-
' guleux à son origine ......... tlpsaturus, p. 153
6. Coquille déprimée; dernier tour peu développé ...... 7
— Coquille subdéprimée; dernier tour grand. . O. glabrus, p. 147
7. Coquille subglobuleuse déprimée; sutures marginées de blanc;
stries accentuées aux sutures ..... 0. helveticus, p. 146
— Coquille déprimée; sutures médiocres; stries à peine mar-
quées ......... _ ..... 0. alliarius, p. 145
— Coquille plus déprimée; sutures marginées de blanc; stries
accentuées aux sutures ........ O. depressus, p. 146
1. 0. alliarius Mn.x.nn (Fig. 114, 115, 116 et 117); pl. i, fig. 3, 7.
IIclz'.rallz'arz'a M11.1.ER,Ann.Phïlos. nat. Sc., Ill, 1822, p.379; H. nitens
Snerrann, Trans. Limz. Soc. London, XIV, 1823, p. 160 (non GMELIN);
Zonz'te.s· al`lz'm·z'u.s· Mooum-Tanoox, Il, 1855, p. 83, pl. IX, fig. 9-11. -- Hya-
linia alliaria Locann, 1882, p. 42 et 1894, p. 48; \VEsrnnx.u1vn, I, 1886,
p. 53; 'l`Av1.on, Ill, 1908, p. 57, pl. VI; II. ambZy0pa.et·.]I. apothecia
Bounouicxxr in Locnno, 1894, p. 48, 49. '
' Coquille bien déprimée; ombilic petit, non évasé; spire formée de 5-6
tours peu convexes, le dernier médiocre, subarrondi·comprimé, non dé-
clive; sutures médiocres; sommet obtus; ouverture oblique, déclivc,
subovalairc·elliptique transverse à bords marginaux rapprochés; test
mince, pcu solide, corné verdàtre ou fauve très clair, blanchâtre en des-
sous, garni de stries très fines; à peine marquées, peu *visibles. — L. 4-
5 mm.; D. 10-12 mm. _
Espèce hygrophile vivant sous la mousse et les herbes, principalement au
bord des marécages. Assez commun, presque partout; fossile dans de nom-
breux dépôts quaternaires d’Allemagne, d’Angleterre et de France.
L’0. MBCBLBOURGUIGNAT [Zonizes maceanus Bounomcxar, Mém. Soc. Hist.
nat. Cannes, 1870, p. 48; Hyaliniœ maceana Locann, 1882, p. 43 et 1894,
p. 49] est une forme plus comprimée, à peu près plane en dessus, avec un der-
nier tour comprimé en son milieu qui vit, çà et là, avec le type, notamment
dans les départements des Alpes—Maritimcs, du Var, des Bouches-du-Rhône,
de la IIaute—Garonne, du Calvados, etc...
ll)

146 Mottusouns rnnnssrnns ET rtnvmrinns
2. 0. depressus·Srnmu·(Fig..132). ‘ ·
Hyalizzia. depressa STERKI, Nachrichtsbl. malakoz. Gesellsch., 1880,
p. 104; Konntr ùz Rossmlissrna, Iconogr., 2° sér.,.I, 1884, p. .14,. pl. iv,
fig. 35; \VEs1·EnLu1v¤, I, 1886, p. 53. .
Coquille bien déprimée, peu c0nvexe.en dessus; ombilic étroit;.spire
formée de 5 tours peu convexes à croissance lente et régulière, le dernier
médiocre, très peu descendant à l’extrémité;. sutures marquées, distinc-
· tementmarginées ; ouverture oblique-
ment ovalaire; test mince, brillant,
hyalin, blanc jaunâtre très clair,
garni de stries longitudinalestrès
fines, surtout accentuées près des su-
tures.—- L. 3 mm.; D. 7 1f2-8 mm.
Espèce très hygrophile, très monta-
gnarde, vivant jusque vers 2.250.m.
\ d’altitude dans les Alpes et descendant
' \ \\ \ très rarement au-dessous de 800-1000 m.
-î \\ ) ) Il Fest unî espèce dde l`E'urope ceptrale
r1nc1 a ement es regions a mes
. _/— ~`  /IM/y   oliientalles) s'étendantjusqu'aux Ballrans
g""_j§ · A'_/ ( mais n’atteignant pas, vers l’©uest, le
’ / / 7/ ,§` _*_ , » ' bassin de Genève où elle était, cepen-
/ //   ( \§\ ` I] dant très co1nmune au Quaternaîre jus-
/ / · \ \_- qu’à l‘époque Paléolithique. Elle a été
[ l \ \__ récoltée_ à Cluses (Haute-Savoie) [J.
• \ \ \ Faviin], où elle est très rare (1).
\\ \ ,
Fish   *'   d€p7'B8S'LLS' STERKL     BLUM (Flg-'  
Hyalinia helvctzba. BLUM, Nach-‘
richtsbl. malakoz. Gesellsch., 1881, p. 14; VVEsrnm.1mn, _I, 1886, p. 54
[: H. subglalara Gonur, BOLLINGE11, non BOURGUIGNAT]. .
Coquille subglobuleuse déprimée; ombilic petit (1/7 à 1/8 du diamètre
de la base); spire formée de 5-5 1/4 tours peu convexes, a croissancemégu-
lière, peu rapide, le dernier médiocre, non descendant; sutures mar-
quées, marginées de blanc; ouverture peu oblique, ovalaire arrondie,
subtransverse, à bords marginaux écartés; test mince, brillant, fauve
corné clair, blanchâtre en dessous, garni de stries longitudinales fines _
plus marquées près des sutures. — L. 4,75-5 mm.; D. 8,5-9,25 mm.
Espèce très hygrophile, vivant de préférence dans les forêts, sous les feuilles
en décomposition, mais aussi sous les pierres, le bois mort, dans les pâturages.
alpins. (Test un Mollusque de montagnes, très localisé dans le Jura et les
1. Si même elle y vit encore, car les échantillons recueillis dans cette localité sont peubêlre
subfossiles (cf. J. Faviir, l927, p. 187).

· , zoumnmzz —~ oxvcmws · J 147
.\lpes,· où on ne le trouve guère qu'aux hautes altitudes; il vit jusqu’à 1.610 mè- I
tres dans le Jura et atteint 2.500 mètres dans les Alpes du Valais (Suisse). ll
n'est.pas connu en France avec·certitude, mais il est relativement commun
dans tout le l1autJura suisse et habite la région de Genève.
Cette espèce est certainement très voisine de la précédente. C'est à tort
qu'elle a été signalée en Angleterre : l`espèce, désignée sous ce nom par'
L. E. Amus, .1. VV. Tnvnon, etc..., est l’0xychilus Rogersi B. B. \VooowAno (t),
plus voisine de l’0. alliarius i`.liLLER. D’ailleurs toutes ces espèces sont peut-être
des formes d’un même type spécifique : leurs coquilles sont peu distinctes et
leurs radules n'otl'rent que de légères différences dans le nombre des dents
marginales [37 rangées d'envir0n 29 dents (11 marginales de chaque côté) chez
l'O. alliarius; 40 rangées d’environ 29 dents (11 marginales de chaque côté)
chez l'O. Regcrsi et 15 rangées d’environ 35 dents (14 marginales de chaque
voté) chez l’(). lielvcticus]. L`O. Rogersi·\VooowAno n`est pas connu en France
avec certitude; il sera probablement retrouvé dans nos régions de l’Ouest.
4. 0. glabrus Srunan.
Iïelix lucide. Sruosn, Kurz. Veizs Concix., 1820, p. 86 [non Dnarnn-
NAUD]. —II. glabra. Sruoen ùz ne Fiânussnc, 1821, p. 45; DUPUY, 1850,
p. 228, pl. x, tig. 8. — Zonites glaber Moouuv-Tnivooiv, II, 1855, p. 80. —
Ifyalinia glabm Locano, 1882, p. 41 et 1804, p. 47, fig. 52-53; Wesrexi-
LUND, l, 1886, p, 51.
Coquille subdéprimée; ombilic petit, non évasé; spire formée de
5-6 tours peu convexes, le dernier grand, subarrondi, à peine dilaté, non
déclive; suturas peu profondes; sommet très obtus; ouverture oblique,
ovalaire-transverse, fortement échancrée, à bords marginaux écartés; test
mince, brillant, subtransparent, cerné roux, blanchâtre et plus opaque en
dessous, garni de stries très fines, inégales et presque effacées. ——
L. 4-9 mm.; D. 10-16 mm. ·
llabite dans.les fentes des vieux murs, les fissures de rochers, sous les
pierres, plus rarement sous les mousses et les plantes basses, souvent dans les
stations un peu chaudes, mais non très sèches; s‘élève jusqu’à 1.400 mètres
environ dans les Alpes. ·
Toute la France, mais plus répandu dansles régions centrale et méridionale; sa
la Co1·se (vieux port de Bastia; Bonifacio, près du phare de Pertusato), sans '
doute introduit [E. Cazior]; assez fréquent dans les formations quaternaires.
5. O. cellarius l`1l.iLLER (Fig. 122-123).
Ilelix ccllària BHÈLLER, 1774, ll, p. 38; DUx•Uv, 1850, p. 230, pl. x,
fig. 7; I/. Iucida Moxnou, 1803, p. 428, pl. xxm, [ig. 24 [non Dnaran-
NAUD, 1801, non Sruoiznl. — Zonites rellarius i`/1OQUIN·TANDON, Il, 1855,
p. 78, pl. xx, fig. 12. — llyalinia cellaria Locnnn, 1882, p. 35 et 1894,
1. Vitrca R0ge1·si\Voo¤\\.ino. Journal 0/` Conchalogy, X. 1903, p. 310, pl. ir, tig. 2, 5, 11 à 13
[ : Ilyatinm helvetica TAYLOR, I907, Ill, p. 45, pl. vr (non BLUM). : Helicella Rogersi Keumnn et
wwninwiinn. 192Iî, p. 116]. D'apres B. B. Woonwuin, ce serait aussi l’Helù: glabra de Drruv (non
S·rum.n).

148 Montusouns Tnnnxsruns usr rt.Uv1A'rxt.Es ·
p. 42, fig. 42-43; Wusrencunn, lg 1886, p. 104; H. ehcrsa Bouncmciun
in Locaim, 1882, p. 36 et·1894, p. 50.
Coquille convexe déprimée, à peineconvexe tectiforme en dessus
ombilic seulement médiocre, peu évasé; spire formée de 5 1/2-6 tours pet
convexes à croissance graduelle, le dernier un peu haut, non élargi
subdéclive; sutures assez marquées; sommet très obtus; ouverture pez
oblique, subcirculaire, à bords marginaux écartés; test mince, trans
parent,.peu solide, brillant, corné roux en dessus, lactescent et un pet
nacré en dessous, garni de stries longitudinales très fines, inégales, dem
effacées. Epiphragme très imparfait, réduit ai quelques minces fila
ments. ——L. 4-6 mm.; D: 10·13·mm.
Ponte dès février et au moins jusqu’en octobre. Gilufs au nombre de 30-4(
(rarement 50), subsphériques, de 1,5 mm. de diamètre, à enveloppe blanche ur
peu calcaire; éclosion au bout de 14-16 jours; les jeunes sont adultes au débul
de la seconde année. ·
Espèce ubiquiste à biologie très souple, mais surtout hvgrophile et obscuri-
cole, vivant sous les pierres, les vieux bois, sous la mousse, le long des fossés,
dans les forêts, sur les bords marécageux des ruisseaux et des étangs, dans
les celliers, les caves, pénétrant dans les habitations quelquefois jusqu`au
centre des grandes villes; s`élève jusqu’â 1.600 mètres dans le Jura, jusqu‘à
1.800 mètres dans les Alpes et les Pyrénées.
Toute la France, commun dans les régions septentrionale et moyenne, plus
rare·dans l'Ouest et le Midi. Signalé, en Corse, à Bastia et Saint-Florent
QB. C- Pxvnacni-zau, E. Requiem], mais n`y vit probablement pas, les individus
recueillis semblant se rapporter à l’Oxychilus Villae on Mou*rn.x.ET. introduit et
acclimaté en Australie, Tasmanie, Nouvelle-Zélande, Amérique du Nord, etc...
Commun dans les dépôts quaternaires récents. ‘
Cette espèce est certainement voisine de l’0. lacidus Dniranmuu. Elle s'en
distingue par sa taille plus petite, sa spire _moins convexe, son dernier tour
non élargi et, surtout, son ombilic bien plus étroit. Les animaux des deux
espèces sont·à peu près identiques.
6. 0. Villae on Monrittnr.
Helzlv Villae nn l`lORTILLET, Giorn. Malacolog., I; 1853, p. 110 [non,
Dnsnuns]; H. Jlortilleti STAMLE in Prnirrnn, Monogr. Heliceor.
vivent., lV, 1859, p. 101. —~ Zonites cellarius var. 8 eagyrus STABILE,l
Mollusclii terr. fluv. Lugano, 1859, p. 19. —Hyalinia Villae Konnxxr in
Rossixiisstnn, lconogr., N. F., VI, 1879, p. 28, pl. 158, fig. 1603-1605;
VVESTERLUND, l, 1886, p. 47: H. eugyra Locxun. 1894, p. 45.
Coquille subdiscoïde déprimée; ombilic médiocre (1/7 du diamètre de la
base), mais prolond; spire formée de G-6 1/2 tours subconvexes, à crois-
sance lente, le dernier relativement grand, non descendant; sutures
subcanaliculées; ouverture oblique, ovalaire comprimée; test mince, pel-
lucide, brillant, corné en dessus, plus pâle en dessous; garni de fines
stries longitudinales demi-effacées. — L. 5-7 mm.; D. 14-17,5 mm.

zomrxnaa. -— oxvcxxxws ' _ 149
Très hygrophile, fréquentant les stations sombres, trés·f'raîches,·les caves,
les celliers; se rencontre souvent sous les mousses, les broussailles.
Le département des Alpes·Maritimes jusque vers 900 mètres dhltitude;
commun en Corse à Bonifacio, Corte,,Vezzani,.le Monte <Padro [E..CAz1o1·];
fossile dans les brèches qnaternaires de Menton [G. NÈVILL].
Ge Mollusque*n’est que la variété méridionale de l’0. ccllarius Mlix.1.en dont
il se distingue par sa forme plus déprimée, swtaille plus grande et son ombilic
plus élargi. ·
7. O. lucidus Dnamnnaun (Pl. 1, fig. 9, 10, 15, 18, 19, 21, 22'et 32).
Helzlz lucida Dnaranmlnn, 1801, p. 96; Durnv, 1850, p. 252, pl. x,
fig. 1; H. nitida Dnaramvaun, 1805, p. 117, pl. vm, fig·.23—25 [non GMm,m.
non Müx.r.nn). — Helicella Dmpamaldi Bscx, 1837, p. 6; Kamuno et
Woonwvann, 1926, p. 173. — Zonites lzgcidus lV1.0QUlN•'1`A’NDON, ll, 1855,
p. 75, pl. vm, fig. 29-35 [non Gnu]. —- Z. subglabm Boononmnyr, 1860,
p. 47, pl. 1, fig. 14-16 ff); Z. stœchadicus Boone. in FAco·r, Mollusques
. Haute-Garonne, 1877, p. 38; Z. gyr0curtu.s· Bonne. in Senvam, 1880,
_p. 16; Z. Farinesi Bouno., Moll. litig., 1870, p. 11, pl. lII,.1lg« 1-3;
Z. blondianus Bounc.,.Mem. Soc.HiÉst. not. Cànnes, l, 1870, p. 47. —
II.Draparnald1Z VVss·r1·:nL.uNn, I, 1886, p. 59; II. lucide. Locann, 1882,
p. 37 et 1894, p. 39, fig. 38-39; Tavnon, 1908, III, p. 18, pl. rv; H. bar-
bozana Casrno in Locllnn, 1894, p. 40; H. gyrocurta.·et.II. farinesiana
Loc., 1894, p. 40, fig. 40-4/1; H. subfarinçsùzpa Boum;. in Locaux),
1894, p. 41; H. intermissa. Loc. et H. blondiama Loo.. 1894, p. 41;
II. fodereanw et H. magonenszls Bouao..in Loc., 1894,,p. 41.
. Coquille convexe tectiforme en dessus, subaplatie en dessous; ombilic
large, éwzsé au dernier tour; spire formée de 6-7 tours à. croissance gra-
duelle, le dernier rentlé, plus convexe en dessus qu’en dessous, élargi à
son extrémité, déclive; sutures assez marquées; sommet très obtus;
ouverture très oblique, ovalairœtransverse, abords marginaux écartés;
test mince, brillant, jaune roux en dessus, plus ou moins blanchâtre en
dessous, garni de stries longitudinalestrès fines, inégales. Epiphragmc
trèsmince, membraneux, transparent. —— L. 6-10 mm.; D. 12-18 mm. .
Ponte en mai-septembre; œul`s·au nombre- dei 30—40,.snhgzlobuxlsux, de 1,541
1,75 mm. de diamètre, à enveloppe membraneuse un peu nacrée; éclosionau
bout de 15jours; petits adultes dans le courant de la seconde année.
Habite les bosquets, les buissons, les jardins et autres terrains cultivés,
dans les lieux à. végétation abondante, sous les pierres, les décombres, dans
les trous de murailles et de rochers, au bord des fossés et des ruisseaux.
Presque. toute la France, mais plus commun dans l’Ouest, le Centre etle
Midi. La Corse (Bastia, Corte, Ajaccio), où vivent surtout les formes convenus-
culùs (Raqmsn) MOQUIN·TANDON et Iîequieni M0Qvm·TAnnoN (II, 1855,, p. 78) de
taille plus grande et à ombilic plus large.
1..Cette· espèce est œrtaiuemen¤·synonyme de 1'O:· luœidua ·DR1c·» comme lîonm constaté
J. Placer et J. Faim: en étudiant les types dela collection Bounouxcnim au Musee de Geneve.

150 _ Monnusouns Tnnncsrnns ETZFLUVIATILES
var.·septentrî0na,1is Bouncuicmr. · _
Zonitcs scptentrionalis Bonne,. Moll. Iitig., 1870, p. 8, pl. 111, fig. 4-6; Z. pic-
tonicus Bonne., id.; 1870, p. 7; pl. 111, fig. 7-9; Z. rateranusSE11vA1N, 1880, p. 17.
— Hyalinia·septcntrionaliset H. raterana LocAnn, 1894, p. 43-44; H. picto-
nica Loc., 1894, p. 44, fig. 46-47; II] Terveri L0cAnn,.l‘Ec/zange, 1893, p. 110
et 1894, p. 44. — Coquille à spire plus aplatie; dernier tour mieux arrondi
ventru; test a peine plus pâle en dessous. — Vit avec le type, mais surtout
dans les régions septentrionale et moyenne (Aube, Aisne, bassin parisien, Côte-
d’©r. etc...).. Les Hyalinia discuiina LocAnn (l’Ec/range, 1893, p. 110) (pl. I.
fig. 21-22), et H. recza Loc. (1894, p. 45)_sont des formes anormales aspire
particulièrement aplatie, presque planorbique.
var. navarricus Bonaouiomr. ’ .
Zonites navarr·icns.Boum;., Moll. lit., 1870, p. 12, pl..111, fig. 10-12. -— Ilya-
linia neglecta Faoor, Catal. Moll. Toulouse, 1886, p, 54; II. navarrica (fig. 56-
571, H. sabaudina Bonne., H. ollioulensis BoUno,, H. Servuini Bonne.,
H. dracica Bonne. et H. colliourensis Bonne. in Locann, 1894, pi. 50-52. —
Coquille de même forme, mais tours de spire à croissance lente et très régztlièrc,
le dernier à peine plus grand que l'avant-dernier. — Commun, çà et là, prin-
cipalement dans les contrées méridionales; très commun dans toute la région
pyrénéenne. — C.'est une forme contractée de l'O. lucidus DRAP., principale-
ment méridionale, et d’ailleurs reliée au type par tous les intermédiaires (ll.
8. 0. Blauneri Snurmnwoirrn.
Helix Blauneri SHUTTLEWORTH, Mill. Gesellsch. Bern, 1843, p. 13. -
Zonites Iuczaus var. BZazme·ril\’IoQu1N-TANnoN, ll, 1855, p. 76; Z. Kralüri
Laroumvcux ùz Snnvmiv, 1880, p. 18. ~—- Hyalinia obscurata PAULUCCI
Malac. Sard., 1882, p.17. pl. 11, fig. 2 [non Ponuo]; H. Blauneri Locnnn,
_ 1882, p. 37 et 1894,_p. 46; Wnsrcnnnnn, I, 1886, p. 60; H. Krali/si Loc.
1882, p. 39 et 1894, p. 45; Wnsrsat., I, 1886, p. 63; H. Mauriceti Boun-
ouionxr, Bull; Soc. malacol. France, 1884, p. 57; Locnnn, 1894, ps 46.
Coquille subdéprimée renflée, assez bombée en dessous; ombilic grand,
à peine évasé; spire formée de 6 tours assez convexes, le dernier relati-
vement gros, arrondi; non déclive; ouverture peu oblique, subarrondie
transverse; test mince, corné roux, plus clair en dessous, garni de stries
longitudinales fines mais un `peu sensibles. — L. 5 3/4-6 mm.; D. 11,75-
12,5 mm.
Mêmes mœurs et mêmes stations que l'O. lucidas DRAP. Habite surtout la
France méridionale et,, plus particulièrement, la région méditerranéenne (Vau-
Y cluse, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes où il s'élève jusque vers
I 1.200 m., Basses-Alpes...), mais se retrouve dans l`Ain, les Deux-Sèvres, le
Maine-et-Loire, etc... Assez commun en Corse, dans tous les endroits humides,
sous les pierres et au pied des arbres (Bonifacio, Vezzani, ravin du Fango à
Bastia, Saint·Florent, Monte Alto).
1. Les auteurs anglais adoptent, pour l'O. lucidus Dmr. le nom d’O. Draparnaldi (Bccx) parce
· qu’il existe un Helix lucide Puixrnmcr 1799, d’ailleurs indétermînable. J’ai conservé le nom, unl-
versellcment connu, d’O. lucidus.

` zou11*x1>111z.· —· OXYCHILUS 151
Cette espèce est évidemment très voisinede 1’O. lucidus Dan. et n’en paraît
guère spécifiquement séparable.·Elle s‘en disting·ue·cependant par·sa· forme
plus comprimée (le dernier tour est·gros et arrondi, 'mais-peu élargi), son.
ombilic plus large et son test plus sensiblement strié.
9. 0. obscuratus Ponno.
_ Ilelzk obscurata Ponno in VILLA, Dispos. system.,`1841, p. 56 [non
Bmvoîr]. — Ilyalinia. Porroi Psuwcex, Malacol. Sard., 1882, p. 20. —-
II. obscurata NVESTERLUND, I, 1886, p. 60.
Coquille comprimée, discoïde, presque plane en dessus; ombilic large
(1/5 du diamètre);spire plane, formée de 5 1/2-6 tours subplans, à crois-
' sance rapide, le dernier grand, déprimé, dilaté mais non descendant
à Pextrémité, nettement anguleux à la pérzjvhérie; ouverture un peu obli-
que, ovalaire arrondie; péristome simple, droit; test mince. fragile, corné
fauve, brun clair ou verdâtre, finement. strié. -—- L. 6-7 mm.; D. 14-
17[—20] mm. '
Vit sous les pierres, au pied des plantes basses, dans les anfractuosités des
rochers. La Corse à Ville di Paraso, à Pioggiola (Tartagine), sur les rochers
de la forêt de Melo près de Venaeo, à Rapale [E. CAZl0’l`j. ·
C'est une espèce de la Ligurie et de la Sardaigne, de forme assez variable.
L’0xychilus~ Antonii PAULUCCI [llyalinia Anzonii Panz., Malac. Sard., 1882,
p. 19, 27,pl. 11, fig. 3] est une forme moins déprimée (L. 10 mm.; D. 113 mm.)
qui a été trouvée à Bonifacio en compagnie de l’O. obscumzus var. Shuttle.
wortlli Pm. Ce dernier vit aussi à Corte [H. ROLLE] et à Vezzani, dans les
cultures maraîchères [E. Cszior].
10. 0. tropidophorus M1um.1.e (Pl. 1, fig. 8 et 14). ·
Zonites tropidophorus MA1m.1.s, Arch. Malacol., 1869, p. 65 ; IIyal1'nz'«z
_ obscurata Kossm in ROSSMÃSSLER, lconogr., Vl, 1879, p. 22, pl. CLVI,
fig. 1586 [non Ponno]. — II. tropidop/wm Pauwccr, Malac. Sard., 1882,
p. 21, pl. 11, fig. 5; Wesrsnnunn, I, 1886, p. 61.
Coquille déprimée, largement ombilîquée (ombilic égalant 1/4 du dia-
, mètre); spire presque plane, formée de 5-6 tours peu convexes àcroissanee
d’abord .un peu·lente, puis rapide; dernier tour très grand, subconvexe
'cn dessus, légèrement dilaté mais non déclive à Pextrémité, subcaréné à
sa périphérie (‘); ouverture oblique, ovalaire-arrondie; péristome droit,
aigu; test pellueide, brillant, corné fauve chez les jeunes, roussàtre chez
les adultes, un peu solide, garni de stries assez espacées plus accentuées
vers les sutures. — L. 5 1/2-7 1/2 mm.; D. 19-20 mm.
Habite les stations humides et.sombres,.sous les pierres, parmi les·feuilles
mortes.
·La Corse. C'est le plus commun»des Ozychilus de Corse : Bastia [P. et J. `
l`.lABlLLE:|, Bonifacio, Ajaccio, Aleria; Murato, etc..., jusque vers 1.500 m.`d’alti·
1: La carene est plus accentuée chez les jeunes.

152 MOLLUSQUES· TERBESTRES ET FLUv1AT1LEs
tude. (au-dessus de Saints Pierre ·de· Venano) [E., Cazior]; fossile dans les hnèches
quaternairemde Toga.[J..Mnn1i.1.s, 0.. Dsnnwx, A. Locnno].
Cette espècemvoisine de Iaprécédente, s'en distingue par sa taille générale-
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F10. 115 à. 127. -— 115-116-117. Oxychilus alliarius Mü1.LEn, >< 1,5. —- 118. Relinella para
Amun, >< 4. — 119-120-1211 Oœychilus helveticus BLUM, >< 2,5.- 122-123î Omychïëus cel-
larius Miirmzn, X 2. -- 124-125. Ralinella wàœns Gueux, X 2,25. —— 126-127. Retimlla
V mltidula Dnarumnnn [.= R. subnitens Bounouiomtl, >< 2,25.
ment plus forte, son. ombilio notablement plus ouvert et la carène du dernier
` tour plusaceentuée. L’0xychilus lathyri Msnitus [Zonizes lazhyrî Man, 1869,
p. 64] (l) est une forme plus petite (L. 5-5 1/2 mm; D. 15-17 mm.) à ombîlic
moins élargi, habitant les mêmes localités; elle se trouve egalement dans le Qua-
teruaîre de· Toga(2). L’0xycl1ilus · chia·trnemsis» Cszxorr [Hyalinia. chianmen-
' 1. Cet ·OxycMlzw lathyrf Msnuest évidemment. voisin de 1’O. obscumtus Pomxo et nia rien· de
commun avenla coquille désignée sous ce nom par A. Locsnn (I894, p. 47) qu’ill'aut. rapporterà
1*0. BIdIl’)’Lé7'1:SHUTTL· '
2. J. R.Bonncu1nm1· a décrit comme provenant de Corse, mais sans indiquer de localité, un
Zonïtes amblyopus (Bonne. in Mnninma, Arch,.Malac0l., I869, p., 63; Hyalioziq œmblyopw W¤s1·£n—

ZONlT|·DAE.. — nnrlnnnna. . 153
sis Ctszxor, l90i2, p..82] ne dif't`ère· de L'O.. tropidophorus Man. que par sa forme
plus cemlprimée et. son. darnientour plus convexe maiségalement suboarénè,
surtout à sa naissance. Il vit à Chiatra (Corse), sous les pierres. au pied des
Clnàtaigniers [E,. Csztor] (‘).
E. CAzxo·r· a signalé, aux. environs d'Ajaccio, l'0xynhilus plnnella Prsxrrm
[llclixplanclla PFEIFFER, Zeitschr.   Illalak., 1853, p. 1â6;‘Hyalinia planella
Konerxr in Itossluiissnsn, Ic0nogr.,VI, 1879,,p. 31,pl. eux, fig. 1618], espèce de
Sicile appartenant au même groupe. Coquille subdiscoïde; ombilic large
(1/5 du diamètre); spire formée de 5 tours peu· convexes, le dernier grand,
anguleux 21 la périphérie; ouverture subarrondie; test pellucide, corné olivàtre,
_ ·finement strié. - L. 3-Tmm.; D; 10 mm.
11. 0'·ps&illIt·tiS BOU1iGtJ|cNAT.
Zonites psaturus Bouncuicnar, 186Cr, l, p. 74, pli iv, figu 30-32. ——
Hyalùzia psazura Locann, 1882, p. 39 et 18%, p. 48, fig. 50·51;'VVns—
'rnnwwn, I, 1886, p. 56.
Coquille discoïde comprimée, un peu~ aplatie en dessus, légèrement
bombéc en dessous; ombilic grand, légèrement évasé en entonnoir; spire
forméedo 6 tours plans à croissancetrès lente; Ie· dernier subarrondi,
vaguement subanguleux à Yorigine, double en largeur de l‘avant·d'er·nier,
ni dilaté, ni déclive; sutures accusées; ouverture oblique, bien échancrée,
' ovalaire transverse; test brillant, corné roux en dessus; tm peu Iactes-
cent en dessous, garni de stries longitudinales lines et délicates: — L. 3-
4 mm.; DJ9-12 mmz
Espèce algérienne signalée, par A. LocAn¤,, dans le département des Basses-
Pyrénées (route d'Urugue à Béhobiel.
G. RETINELLA (Sliurrnewonrn) Ftsonzn, 1877. '
[Hyalinîa Acassiz, 1837 (pars); Aplaszoma MOQUIN·TANDON, 1855 (pars) ;:Aep0·
gina Konrur, 1878; Hellïcella Kenmnn et Woonwann, 1921 (non ns Fiiimsssc,
1821`; Perpolita Pusnnv, 1928].
Animal assez grand, allongé, le cou dépourvu de ligne médiane dorsale.
Radula avec dents médianes de la même grandeur que les dents llatéralesles
plus internes (2); dentsmargihales unicuspidêes. '
man, Suppl. l,, I890, p. 9) qui n’a jamais été retrouvé. D’après la description, ce pourrait être
une forme de l’Oz~yçhilua Blamzeri SHUTIIEVOKTIE
4.. ll a encore été signalé en Corse, aux environs de Bonilaclo [Capit. Fanrou ln. :.E. C.mo·r]. un
Oxychllus ischnusae Peuoumts [H yalinia. isclmusae Fantasme, Bull.S0c.malac0t. Fram·e,.l688,
p. ati; WEsrmm.u¤n« suppl. I, l890, p. 9;HJ ichnusaecizxon I902.”p. 8)], ne ditfèra11t· de l'O. Isaeli
Vll.l.A« que parues dimensions un peu plus grandes et s0rn·deœn·iler tonrmoins·développéen·lar=
gçur.Cel. 0.1s.se1i [Hyalinùx :`sscliana·P.\uLucct, l882,,Bla.lac. Sard., p.â3, pl. xx, lig. 13; Wnsrnm
Ltsn, I, l86’6§ p. 61], qui habite la Sardaigne, est d”nilleurs luilmeme tres voisin de l'O· obscu-
ralus Pouno el doit etre considéré commeune variété deoetle dernière espèce;
2. Les dents latérales sont généralement blcuspidées. Chez la Retinella hammunissrnon, elles
sont hicuspldées et c'est sunce caractère que s’esl..base’ H. A.Pu.snnv pour ctablir son sous-genre
Perpolita dont le typeest justement, le'R. hammams. Ce caractère ne scmblepaeavcirgrande
valeur [cf. ll. Bvnntnurou Hlnr:rt,l926,p·1b.etp•17].. ·

154 Motwsouns 'l`ERRESTRES`ET“ m.uv1A'r1LEs
Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit indépendant de 1`appareilgéni-
tal; pénis sans flagellum; pas de glande entourant le vagin et remplaçant les'
glandes multifides. `
Coquille de taille variable, convexe ou déprimée en dessus, avec un~ombilic
large ou assez large; test presque lisse ou plus ou moins strié.
1. Coquille de 7 mm. de diamètre au moins ......... 2
— Coquille de 4-5[-51/2] mm. de diamètre au plus. . .. . . . 4
2. Coquille assez grande, peu bcmbée en dessus ....... 3
- Coquille grande (15-20 mm.), très bombée en dessus. . .- . .
.......... . ...... R. incerta, p. 154 '
3. Dernier tour à peine dilaté .... , .. . . R. nitidula, p. 156
—— Dernier tour très dilaté. ........ R. nitens, p. 155
4. Test fortement striolé .......,....... 5
— Test lisse .............. R. pura, p. 158
5., Coquilledéprimée; test corné fauve foncé; stries très accusées.
.. .............. R. hammonis, p. 157
— Coquille subdéprimée; test corné clair verdàtre; stries assez
accusées. .........,.. R. petronella, p..157
1. R. incerta DRAPABNAUD (Pl..1, fig. 12-13]. ·
Helziz fncerta Dnnrnnranun, 1805, p. 109, pl. xm, fig. 8-9 [non dc FÉ-
nussnc); H. algim Dxnwviv, Descript, Catal. Shells, 1817, p. 892 [non
L11vxÉ]; H. olivetorum DUPUY, 1849, p. 224, pl. x, fig. 2 [non GMEMN]. —
Zonites olivetorum MOQUIN-TANDON, 1855, ll, p. 73, pl: vm, fig. 16-28.
Z. vasconicus Bouncmcnxr in Snnvnnv, 1880, p. 13. -—- Hyalinia. incerta
Locnnn, 1882, p. 35 et 1894, p. 38, fig. 36-37; WESTERL[lND, l, 1886,
p. 74; HÃ vasconica Loc., 1894, p. 39.
_ Coquille subdéprimée, très bombée en dessus, subconvexe en dessous;
ombilic large; spire formée de 5-7 tours convexes renflés, le dernier
grand; sutures assez profondes; sommet très obtus; ouverture subarron-
die, peu oblique, à bords marginaux assez écartés ;péristome mince; test
brillant, corné rougeâtre en dessus, blanchâtre légèrement bleuàtre ou
violatre en dessous, garni de stries fines, inégales, demi effacées. Epi-
' phragme très mince, à peine indiqué. — L. 9-12 mm.; D. 15-20 mm.
(Eufs au nombre de 30-40, ovoïdes, grands (3,5 mm. dediam. max. et 2,5 mm.
de diam. min.), blanchâtres ou laiteux, à enveloppe presque calcaire.
Habite sous les gazons, au pied des plantes et des arbres, parmi les brous-
sailles, dans les endroits humides et frais; s’enfonce sous les gazons ou dans
la terre plus·ou moinsprofondément suivanhla sécheresse. — Assez commun
dans la région occidento·méridionahlè· (départ. des Pyrénées-Orientales, de
l’Ariège, du Gers, della Haute-Garonne, du·Lot—et-Garonne,,des Hautes-Pyré-
nées, de la Gironde, des Landes_et·des Basses-Pyrénées).
C’est le Zonites olivezorum MOQUlN·TANDON, mais non le véritable Rezinella oli-
vetorum GMELIN [Helix olivetorum Gninznv, Syst. Nat., éd. Xlll, 1789/p. 3639:

;_ _· ZONlT1DAEs ?·RETINELLA ·_ 155
: Zonites leopoldiana (¤n.CnAm>EN1·n:n) ne MZORTILLEII', Étude.Zonites, 1862,
p. 3].espèce qui représente le R. incerta DMP. dans les Apennins centrales et
les contrelorls alpins de l’Italie boréale et qui ne vit plus en France. Elle exis-
tait, au Quaternaire, dans le département des Alpes-Maritimes, dans les brèches
de Menton où G. Nevim., a signalé,'à1vec` le type et les variétés macrobiozus
Nnvm. et subincerta Nnvm., une espèce un peu dilïérente, de taille plus petite
51 spîre plus. déprimée et à ombilic plus étroit, le Retinella likes Nnvm.
[IIyal£nia(Retinella) likes Nav., 1880, p. 105].
2. R. Ilitens Gmn.1x(Fig. 124, 125, 130 et 131).
· Helùv nilens GMELIN, Syst. Natur., éd., XIII, 1789, p. 3633; Micnnun,
1831, p. 44, pl. xv, fig. 1-5; Dupuy, 1850, p. 234, pl. xx, fig. 2. — Oxychi- .
tus pudiosus Joussmumn, Bull. Soc. zool. France, 1877, p.,412, pl. i,
I fig. 41-42. — Zonites nitens Mooum-Tmnox, II, 1855, p. 84, pl. xx,
fig. 14-18;' Z. epipednslomus Boum:. in. FAGOTQ Bull. Soc: IItls·t. nat.
Toulouse, 1879, p. 9; Z. dutaillyanus MAmm.n, Arch. Malacol., 1878,
p. 53; Z. .IourdheuiIi RAY in Sunvnm, 1880, p. 13. —— Ilyalùzia nztens
Locann, 1882, p. 39 et 1899, p. 53, fig. 58-59; II. stilpna, II. demi'-
randa, II. lenaploa, Ilicuzyensis, II. bourgetica et II. atonoleua Boun-
rauxcmr in Locann, 1894, p. 54-56. II. apronensis Cnzxor, 1910, p. 38.
Coquille subdéprimée, peu conveice en dessus, aplatie en dessous;
130 _
1z0·
131
Fm. 128 ix 131. —- 128-129. Retimzlta nitidula Dnnrnnrmun [= Rusubnitens.B0uRoU1oNAr,
X 3,5. — 130-131. R. miens Gnmnm, >< 4.
ombilic grand, bien évasé; spire formée de 4-5 tours.un peu convexes à I
enroulement rapide, le dernier grand, fortement et brusquement dilaté
·vers Pouverture; sutures assez marquées; sommet très obtus; ouverture

156 Monnusquns rnnnnsrnns mu rLuv1A'r1LEs/
obiique; ovalairetransversel, à horde marginaux peu écartés; test rniënce,
assez solide, roux en dessus, blanc verdâtre en dessous, garni de stries
longîtudinales peu apparentes, fines et inégales. Epiphragme presque
pellucide, membraneux, lisse et irisé. ·-L, 4-5 mm.; D. 8-10[-12 mm.]'.
Glufs au nombre d’er`30·50, subsphèrîques (1,5 à 1,6 mm. de diamètre), à
enveloppe blanchâtre; éclosion au bout de·14-18 jours; jeunes*ad‘ultes Ia seconde
année. .
. Habite les bois, les forêts, les lieux buissonnants, de préférence dans les
stations fraîches, mais aussi dans Les stations rocheuses plus sèches.. Toute la
France; mais bien caractérisé surtout. dans les régions montagneuses où- il
s’élève jusqufà 1..600 m.. dans le Jura et jusqu’à 2.200 m. au moins dans les
Alpes; 11'exishe pas en. Corse,. bien. qu’il aituété. signalé à Bastia et à Ajaccio
par E. Raouuuv; fossile dans de. nombreux dépôtsquaternaires.
Cette espèce varie quant à, la. grandeur relative de l’ombilic et à la dilatation
duxlernier tour, ce qui a conduit à la création. d’espèces nominales que fai
indiquées en synonymie. Elle n’est guère qu’une variété ou mieux une forme
praemazurus du Retinelîa nizidula DMP. plus commune que ce dernier dans les
régions montagneuses ou' moutueuses.
3. R. Ilitidula Dnnranuaun (Fig. 126, 127, 1.28' et 129).
Helix m`tz'du!u Daarnnuwn, 1805, p. 117; DUPUY, 1850, p. 226, pl. x,
fig. 5. -— Zonites nitidulus MOQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 83, pl. ix, fig. 12-
13; Z. subnitens Bonne. in MABILLE, 1871, [1.-116; Hyalinia nitidula.
Locann, 1882, p. 40 et 1894, p. 58; Wnsrnnnuun, I, 1886, p. 57; H.
subnitens Loct,. 1882, p. 40 et 1804, p. 53. H. oltisitma. Facor, Bull.
Soc. Hi.s·t..mzt. Toulouse, 1883, p. 219; Locann, 1894, p.—58.
Coquille subglobuleuse déprimée, assez convexe en dessus; ombilio
assez large, infundîbuliforme; spire formée de 4-5 tours assez oonvexes,
le dernier non ou à peine déclive,peu ou très peu dilaté vers l’ombilic;
ouverture oblique, arrondie, à bords marginaux écartés; test fauve ou
roux en dessus, blanc bleuàtre en dessous, finement strié. — L. 4-5 mm.;
D. 7-8-10 mm. ·
Espèce assez hygrophile; fréquentant le bord des eaux; les stations humides
et fraîches, mais aussi les bois`, les forêts, les collines boisées. —·-- Toute la
France; plus commune dans les pays de plaine que le R. nitens Gnatm, elle
atteint cependant l’altitude de 1.000 m. dans le Jura et celle de 1.800 m. dans
les Alpes. C’est certainement le Zonizes subnizens Bonucuicrrxr comme l'a
montré J. Fnvna en. étudiant les types de la collection BOURGUIGNAT.
Les relations du R, niziklula Dmxranxaun et du R. nitens Gnnmn ne sont
pas encore clairement élucidées. Typiquement, les deux espèces se séparent
facilement, la première étant subconvexe avec un damier tour à peine dilaté,
la seconde étant subdéprimée avec un dernier tour très fortement dilaté. Mais
de nombreux intermédiaires existent entre ces deux extrêmes et J. Fnvnu
(1997, p. T8‘3)’a montré que la~dilatatîon· du dernier tour était presquegé-
nérvaale chez les indiviidus visvanuâ une altitude supérieure a,1.0ü0» ru., tandis

Y zonrrnms. — nsrinstna 157
qu’elle n‘afl`ecte qu’une partie-des individus habitant les plaines. Chez ·ces.der-
niers,.la dilatationzdn dernier to.ur est due .à une aceélèration du développement
sous certaines influences favorables (mode proematurus dans le sens défini par
G. Couraoue, 1895). Ainsi le R. nitens, forme surtout montagnards, ne serait
que le mode pv-aemazurus du R. nitidula DMP., forme principalement répan-
due dans lesplaines. _ ·
4. R. hammonis S·rnoM (Fig. 133; pl. x, fig. 23, 25, 26).
Helix hammonis Srntm, Tr·ond_j. Sels]:. Skrzft., 1765, p. 435, taf. vx,
fig. 16; II. radiatula Annan, Trans. nat. IIz`st. Soc. Northumb., l, 1830,
p. 38; Dorur,.1850, p. 236, pl. xx, fig. 4; II. striatula GRAY, Lond. med.
`Iïepos., XV, 1821, p. 239 (nom. nud.);H. vz'rz'dula Messe, Syn. Mollusc.,
2° éd., 1830, p. 127. — Zonites strizztulus Moounx-Tampon, 1855, ll, p. 86,
pl. ix, fig. 19-21 ; Z. sztbradzotus Fauor, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
1879, p. 22; Ilyaünîa radîatuia Locanb, 1882, p. 44 et 1894, p. 60,
fig. 64, 65; H. vz`r·z'du[a et II. subradïalo Loc., 1894, p. 60-61; II. Imm-
nzonis irvnsrannonn, 1, 1886, p. 44; Gemmrx, ll, 1903, p. 67, fig. 66-67.
Coquille deprimée, subconvexe en dessus; ombilic grand, évasé; spire
formée de 4-5 tours subconvexes, le dernier un peu dilaté et subdéclive;
sutures médiocres; sommet très obtus; ouverture assez oblique, subova-
laire transverse, à bords marginaux` assez écartés; test très mince, très
brillant, corne fauve foncé, garni de stries longitudinales subégales, très
fortement accusées. - L. 1,5-2 mm.; D. 3-4 mm.
Espèce plus ou moins hygrophile, surtout fréquente dans les prairies humides
envahies par les mousses, sur les bords des marais, plus rare dans les forêts,
devenant un peu xérophile aux hautes altitudes; s’·èlève jusque vers 2.300 ni. `
d`altitude envi1·on. - Presque toute la France, principalement dans les régions
montagneuses de l`Est.
Le R. Dumonti Bouncuxcmr [Zonites rlumoritianus Bormc., 1864, p. 43, pl. ux,
fig. 9 à 14; Ilyalinia dumontiana Locmn, 1882, p. 46 et 1894, p. 61; \VE·s·rsn-
town, I, 1886, p. 45] est une forme à ombilic légèrement plus étroit avec le test
’ garni de stries longitudinales un peu plus /`or:es·etplus espacées entre lesquelles
sont des stries intermédiaires très fines. — Régions montagneuses de l'Est.
La Grande Chartreuse (Isère); alluvions du lac du Bourget (Savoie) [J. R. Boun-
omamr]; Ilaute-Savoie [A, Locann]. `
5. R. petrotlella ne Cuanrunrmn.
Ilelzizpetronella ns CIIAIll'*ENTIER‘iI3 Pri-zxrrsn, Monogr. Hel. viv., [Il,
1853, p: 95; II.pum MAu·rsxs,Malakol. Bldtter, 1856, p. 81 [non Annan].
— IIyaIz`nz'.z petronella Locann, 1882, p. 45 et 1894, p. 61; VVESTERLUND,
I, 18815, p.,45l
Coquille subdéprimée, subconvexe tectiforme en dessus, un peu bombée
en dessous; ombilic assez large, un peu dilaté; spire formée de 4—5 tours
subconvexes à croissance médiocrement rapide, le dernier arrondi, sub-
déclive et légèrement dilaté à1‘extrémit.é; ouverture peu oblique, ovalire

158 ' Motnusoues TEIKRESTRES ET FLUVIATILES
arrondie; test mince; brillant, cerné clair vercldtre, plus clair en dessous,
garni de stries· longitudinales 'assez fortes; rapprochées, irrégulières;
costulées près des sutures. — L. 2 1/2-3 mm. ; D. 4 1/2-5[-5 1/2] mm.
C’est une espèce montagnarde vivant sous les pierres, dans les hautes vallées
des Alpes (zone des gazons), au moins jusqu'à 2.000 m. d’altitude et souvent
au voisinage des glaciers. Régions alpestres de la Savoie et de la lIaute—Savoie.
Hare. '
J, ne Cnanrsxrxsn [1837] considère, sans doute avec raison, cette espèce
comme la forme alpine du R. hammonis Sraëm.
6. R. pura ALDER (Fig. 118; pl. 1, fig. 29, 30).
Helzlv nitidosa DE Fénossac, 1821, p. 45 (nom. nud.); DUPUY, 1850,
p. 238, pl. xx, fig. 3; H. nitidula var.' [3 Daarimxaun, 1805, p. 117,
pl. v111,fig. 21-22; H. pura. ALDE11, Trans: nat. Hist. Soc. Northumb., l,
1830, p. 35. - Zonites purus MOQUIN-TANDON, II, 1855, p. 87, pl. xx,
fig. 22-25; Z. pilaticus Bouncuicnar, 1862, p. 7, pl. 1, fig. 6-10. — Hya-
llnia nitielosa Locann, 1882, p. 44 et 1894, p. 58, fig. 62-63; H. lenar-
rosta et H. macralsobia Bouncumwar in Locano, 1894, p. 60; II. pure
Tavton, Ill, 1908, p. 81, pl. xv; VVEs·rnn1.uxn, I, 1886, p. 43.
Coquille déprimée, subtectiiorme en dessus; ombilio assez large,.évasé;
spire formée de 4-5 tours convexes à croissance assez rapide, le dernier
grand, arrondi, subdilaté à l’cxtrémité, non déclive; sutures peu mar-
quées; sommet obtus, très légèrement renflé; ouverture oblique, arrondie
subtransverse, à bords écartés; test très mince, corne clair, presque lisse
(stries longitudinales très fines difficilement visibles, même à la loupe).
-— L. 1-2 mm.; DÃ 2 1/2-lr mm. ‘
Habite les bois, les forêts olairsemées, les taillis, parmi les gazons, sous la
mousse; s'éléve jusqu’à 1.500-1.600 m. dans le Jura et 2.500-2.550 m. dans les
Alpes. _
Le R. udvarica SERVAIN [Zonites udvaricus Senvam, 1880, p. 62. ~— Hyalinfa
zzdvarica `NVESTERLUND, 1886, 1, p. 44; Locarno, 1894, p. 62. H. Alcleri Bonneui-
cvar in Locinn, 1894, p. 62] est une forme plus déprimée, cliscoïde, à ombilic
plus étroit.
G. VITREA F1TzxNcER, 1833.
[Hyalinia Acassxz in DE CHARPENTIER, 1837 (pars); Polita HELL), 1837 (pars);
Hyalina ALBERS, 1850, non Hyalina SCHUMACHER, 1817 (Marginellidae), non
Hyalina Sruotn, 1820 (Vitrinidae); Crysmllus Lowe, 1854; Aplostoma Moquiv-
Tmooiv, 1855 (pars); Discella GRAY, 1857].
Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit passant entre le pénis et le
vagin. Appareil génital offrant les particularités suivantes : vagin entouré ou
non d’une glande vaginale représentant les glandes multifides; pénis assez
grand, subcylindrique, avec, à son extrémité proximale, un gros muscle rétrac-

zoN1r1nAE..— vnnm . 159
teur s‘attacl1ant au muscle columellaire et, à son intérieur, un organe sensitif
érectile (sarcobelum) garni de fortes et nombreuses épines disposées soit sur
une seule rangée, `soit sur deux rangées subparallèles.
Coquille petite, transparente, cristalline, presque incolore, avec un ombilié
très petit ou entièrement recouvert. ` `
G. Mention a montré (1926, p. 561-567) que les espèces du genre Vitrea n'0nt
pas une organisation uniforme. Le Vizrea. dinphana Sruoizn est dépourvu de
glande vaginale et son sarcobelum a deux rangées d’épines, tandis que le
Vitren crystallina Mütmzn montre une grosse glande vaginale spongieuse et un
sarcobelum avec une seule rangée d’épines. Si ces différences, qui s`allient
avec les caractères de la coquille, sont constantes, il faudra diviser le genre
Vixrea en deux sous—genres.
— Pas de glande vaginale; sarcobelum avec 2 rangées d’épines
. subparallèles. Coquille à ombilio nul. S.-G. Vitrea (sensu stricto).
— Une forte glande vaginale comme chez les Oxychilns; sarcobe-
lum avec une seule rangée d’épines. Coquille étroitement om-
biliquée ............... S.-G. Crystallus.
Taumzau nes espaces. .
1. Coquille plus ou moins étroitement ombiliquée ...... 2
-— Coquille non ombiliquée ....... V. diaphana, p. 159
2. Tours de spire serrés, à croissance lente; ouverture resserrée,
somilunaire .................. 3
—— Tours de spire ii croissance rapide, le dernier_ grand, ouverture
élargie horizontalement .......... · .... 5
3. Ombilic petit, étroit ............. _ . . 4
—- Ombilic relativement grand, en entonnoir, laissant voir, à la I
loupe, tout l'enroulcment interne. .... V. contracte, p. 162
4. Coquille déprimée; ombilic petit, évasé seulement au dernier
tour. ............. V. crystallina, p. 161
— Coquille très déprimée; ornbilic très petit, non évasé .... '
. .............. V. narbonnensis, p. 161
5. Coquille déprimée; ombilic très petit, profond; test finement
striolé. ........... V. pseudohydatina, p. 162
— Coquille très déprimée; ombilic ponctiforme; test lisse ....
. ................ V. zanclea, p. 163
1. V. diaphana Srunnn (Fig. 134; pl. ix, fig. 56., 55).
Ilelzlz dinp/zann Sruona, 1820, p. 86. — Zonites diophmza Mooum-
Taivnon, 1855, Il, p. 90, p_l. ix, fig. 30-32. — Hg/¢zIz'nz'n diaphana Locnnn,
1882, p. 49 et 18.%, p. 71, fig. 70-71.
Coquille déprimée, presque plane en dessus, un peu convexe en des-
sous; ombilic nul; spire de 5 1/2 tours peu convexes, serrés, à croissance

”f6O Motwsouns TERRESTRES ‘ET'FLUVIATlLES
lente, rég·uli'è*re, le dernier déprimé arrondi; sutures superficielles; som-
met aplati; ouverture ovalaire-arrondie, peu oblique, ,très resserrée, à l
bords marginaux écartés; péristome légèrement épaissi et blanchâtre à
l’intérieur; test byalin, -très brillant; stries très lines, subégales. Epi-
phragme réduit à
él · quelques filaments
P__ L · transparents. —- L.
·° L 1 mm.; D. 2-2 1f2
.» ‘ mm.
·/' R
 T lui î i Espèce hygrophile
-pc A ( vivant parmi les
( Mousses humides, au
_ \/ bord des fossés et
OV   des fontaines, dans
à .-nr ’ les troncs pourris,
  I · ` parmi les éboulis;
134 i â},__ ré souventtrès commun
lîaëï dans les alluvions;
____(;64,   · s’élève jusqu’à 1.200
I à  m. dans le Jura et au
«§§\§&êl À I m0îngà2.000m.dans
?__ _ àw N ` " · _} les Alpes. — Assez
G; " Sl-  °°‘É‘“È“L. è’ÃÈÈÈ°Ã
  ° · ar ou . .
€»<i--\/ I Q L M   lêlastia [BLAUMIB].
` . ` ` ’ var, subrimata
I  E. . Remmuor.
    __p:·· Oil-- f Hyalinia. sabri-
-  ` E  * $9 mamRnxNx1Annr,.$it:.
  _ Ber. Naturf. Ge-
_ · ’P£‘ U`?    selsc/1, Berlin, 1871,
DV" ' /1     MÃ, p. 39; H. subrimata
 ,;·" Leclinn, 1882, p. 68
m  É- ” et189â, p. 70.- Di —
F10. 133 et 134. —- 133. Retinellaluzmmonis Smôn. Appareil gé- fèm du type uêlque-
nital; M, dent médiane [de la radnla; L, une dent latérale. ment par la presence
-— 134. Vitrea diaphamz S·rLnr:a..Appareil génital; A. Sarc0— dlun très petit ombi-
belum iso1é[d'après G. Mxaanon]. HC en fente, Vgrgulî-
forme seulement vi-,
sible à la loupe (le bord columellaire ne recouvrant pas complètement l’om-
bilic). — Forme sylvicole moins hygrophile que le type, vivant sur les écorces,
les hlocs de roches moussus, sous les pierres humides, parmi les feuilles mor-
tes.Commune en Suisse (l), notamment dans le Jura où elle vit jusqu'à 1.600 m.
et dans les Alpes où elle s’élève a 2.200 m. Signalée, par A. Leeuw, dans
4. Cette Variete est la seule vivant en Suisse où le type est absent.

zonrrmnn. —— vtrnnn 161 I
les alluvions du Rhône, au nord do Lyon. C`est peut-être cette variété qui a
été indiquée, ii lfouest de Pietranera (Cap Corse), par E. Caznor.
Le Vitrea pseudodiap/zana COUTAGAE [Zonitcs pseadodiap/zanus Courteau,
1881, p. 37. — Ilyalinia pseudodiap/1ana·LocAno, 1882, p. 9; 1894, p. 70; I!.
tarda Bounuuxonu in Locsnn, I894, p. 70] du vallon de Hognac.(Bouches-du-
Rhônel et des environs d‘Aix-les—Bains (Savoie) est une coquille presque in-
connue, vraisemblablement synonyme de la var. subrimam. ·
2. V. (Crystallus) crystallina Mürrsn [Fig. 135-136; pl. x, fig. 24,, 27, 23).
IIc·Zz'1.· crystalliaa Mürren, II, 187à, p. 23; Dnamnmun. 1805, p._l18,
pl. vux,fig·. 13·18.—Z0nites crystallinus i\l0QUlN-TANDON, ll, 185.7, p. S9;
pl. ix, fig. 26-29; Z. ]llH}ll·C0ld·l\IABlLLE, 1870, p. 128; HyaZz'1zz`a crystallina i
L0cAnn, 1882, p. 47 et 18%, p. G6, fig. 68-69; [I. hunqicola Locann,
1882, p. 47 et 189/i, p. 67. `
Coquille déprimée, convexe teotiforme en dessus; ombilic. plus ou moins
étroit s'évasaut seulement au dernier tour; spire de 5-ll tours à croissance
lente,_le dernier arrondi-comprimé, non déclive; sutures médiocres; som-
met presque aplati; ouverture oblique, arrondie transverse, à bords _
écartés; test mince, fragile, transparent, brillant, légèrement ambre ou
vcrdàtre, garni de très fines stries subégales à peine visibles à la loupe.
Epiphragmo réduit à quelquesfilaments. —- L. 1-1 1/2 mm.; D. 2-3 mm.
Espèce plus ou moins hygrophile, habitant les lieux frais, humides, souvent
abondante parmi la végétation bordant les marécages, dans les bois, les forêts,
sous les pierres et les mousses; s‘élève jusque vers 1.500 m. dans le Jura et
2.100 mètres dans les Alpes (une forme eburnea llanrmxx, plus xérophile que _
le type, est fréquente à partir de 1.400-1.500 m. d’altitude). —- Commun, toute
la France; souvent abondant dans les alluvions. Rare en Corse : Biguglia,
ravin de Furiani (E. C.Azior),'Monte—Cardo, entre 600-1.100 n1. [Dr llncnix-
MULLER]. Une forme de petite taille, plus largement ombiliquée et avec le péri-
stome légèrement bordé intérieurement [= Zonites subzcrraneus Bounouxcxar,
1856, I, p. 19â, pl. xx, fig. 13 à 18] vit aux environs de Troyes (Aube) et dans
l’es départements de la Haute-Garonne, de la Manche, du Rhône. `
3. V. (Crystallus) narbonnensis Cressm. .
IIyalz`nz'a nar·I>0nnensz`s Grnssm, Jfafa/r. Blzïtlcr, 1877, p. 129, pl. I,
fig. 6; LocAno, 1882, p. 48 et 18%, p. 68; H. secreta Locnnn, 1882,
p. 48 et 189û, p. 67; H. Botteri Locanu, [882, p. !x8 et 1894, p. 68
(non Pannnvss, 1833); H. mica VVESTERLUXD, 1886, ll, p. 35, Locimn,
1894, p. G8. —Z0m`les»s0c1·elus Bovncvioxar in SERVMN, 1880, p. 25.
Coquille très déprimée, presque plane en dessus; ombilic très petit, `
non évasé; spire de 5-6 tours à peine convexes à croissance lente, le der-
nier arrondi comprimé, non déclive ; ouverture à peine oblique, très échan-
crée: test mince, fragile, corné clair, très finement strié. ——L. 1-1 1/2 mm.;
D. 2 1/2-3 1/2 mm.
Se distingue de l'espèce précédente par sa forme plus déprimée, son ombilic
ll

162 Monnusouns rnnnnsrnns ET FLUVIATILES
plus étroit et son test~ plus délicat. Ce n’est, peut-être, qu'une variété vivant
principalement dans les départements méridionaux (Tarn-et-Garonne, Hérault,
Bouches-du-Rhône".),
ll. V. (Crystallus) contracte VVEs·rEnx.UNn (Fig. 137).
Zonites crystallinus var. contraetus WÉSTEllLUND, 1876, p. 56; Z. vi?
' t1·eola» BOURGUIGNAT in Snnvanv, 1880, p. 27. —- Hyalinia contracta
Wnsrsnnunn, I, 1886, p. 35; Locann, 1882, p. 48 et 1894, p. 69; H. Du-
breuili Cmzssuv, Malacoz. Bldtter, 1877, p. 128, pl. 1, fig. 4; Locann,
1882, p. 48 et 1894, p. 69; H. vitreola Locann, 1882, p. 49 et—1894, p. 69
(non Mawounn).
Coquille bien déprimée, subtectiforme en dessus; ombilic grand, très
pro/bnd, s’évasant régulièrement en entonnoir et laissant voir, à la loupe,
tout Fenroalement intérieur; 5-6 tours à peine convexes, à enroulement
lent, le dernier arrondi, non déclive; ouverture droite, très étroite, très
éohancrée; test mince, fragile, brillant, presque lisse. — L. 1-1,3 mm.;
D. 2-2,6 mm. ·
Espèce assez xérothermique, fréquentant les stations sèches, les rochers bien
exposés; vit dans le terreau fin de la base des végétaux herbacés, parmi les
plantes basses; s’élève au moins jusqu'a 1l200 m. d’altitude. çà et là, princi-
paiement dans le Midi : Alpes-Maritimes, Hérault, Haute-Garonne, etc...; Sa-
voie et Haute—Savoie (environs d’Aix-les-Bains et d’Annecy); plus commun
dans les alluvions. Vit en de nombreuses localités de la Suisse mais n`est
jamais très abondante.
5. V. (Crystallus) pseudohydatina Bouncuicnxr (Pl. xx, fig. 58, 59, 60).
Helix lzydatina. DUPUY, 1849, p. 240, pl. ru, fig. 5 [non RossMÃssLnn].
— Zoniies crystallinus var. (3. hydatinus Moouxiv-Taivnoiv, ll, 1855,
p. 89 ;_ Z. pseudohydatinus Bouncoxcnxr, I, 1856, p. 189; Zonites
illautus(*), Z. sedentarius et Z. noctualzundus Bouncuxcnm. in Sianvnnv,
1880, p. 22, 23, 25. — Hyalinia pseudohydatina Locann, 1882, p. 46 et`
1894, p. 63, fig. 66-67; H. hypogaea Bouncuiexlrr, Bull. Soc. malacolog.
_ France, 1884, p. 158 (forme subfossile, indiscernable); H. illauta, H.
sedentaria et H. noctuabunda Locann, 1882, p. 46 et 1894, p. 63-65.
Coquille déprimée; ombilic très petit, profond, non évasé; spire de
6 tours subconvexes à croissance rapide, le dernier grand, arrondi com-
primé; sutures un peu marquées; ouverture oblique, ovalaire-transverse;
test hyalin, mince, très brillant, garni de stries longitudinales très fines,
à peine visibles. — L. 3 mm.; D. 5-6 mm.
( Les régions montagneuses et submontagneuses, surtout dans le Midi. Les
alluvions du Rhône, à Vienne et à Lyon [J. R. Bouncuxeivxr], les alluvions de
la Garonne aux environs de Toulouse [D. Dcruv, Panrxor, A. lllooum-Tmnow],
ti. pllfere seulement par ses tours légèrement moins convexes et son ombillc un peu plus
G FOI ·

ZONITIDAE. — vrrnEA 163
les environs de Montpellier [H. Dnouür}, les alluvions du Gapeau à Hyères (Var)
[J. ll. Bouneuxorm·], le départ. des Alpes-Maritimes (Vence, coteaux de la
Pouîraque, alluvions du L0up...) jusque vers 700 m. d’altitude [E, Cazior]. Très
rare en Corse, aux environs de Bastia, dans la vallée du Fango [E. CAZIOTJ.
_ Lo Vitrea mentonica Nnviu. 1880 est une forme quaternaire voisine, com-
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F10. 135 à 137 et 140. —— 135. Vilrca (Cryslallus) cryslallina l,\lllLLER. Appareil génital;
g,, glande vaginale.——136. V. (Cryslallus) crystallimz MULLER, >< I4. — 137, V. (Crys-
taltus) conlmcta Wesrnnwxn, >< I4. —- 140. Goniodiscm rolundatus LICLLER. Appareil
génital. ·
mnne dans les brèches ossilères de Menton (Alpes·Maritimes) [llyalinia men-
tonica Nevm., 1880, p. 107, pl. xu, fig. 3].
6. V. (Crystallus)zanclea Bouncuiexn.
Zonites zancleus Bonncunoiwvr in Smxvam, 1880, p. 23; llyalinia
zunclca \Ves·renL¤Nn, I, 1886, p. 38, Locnn, 1894, p, 65; H. Anceyi
wESTEllLUND, 1886, I, p. 37, Locnnn, 1894, p. 64; H. cxaequata Locurn,
1894, p. 63; H. othonia Bonnomcsn in Locnnn, 1894, p. 66.

164 MOLLUSQUES TERRESTRES ET HLUVIATILES
Coquille très. déprimée, presque plane err dessus; ombilic poncti—
forme; spire formée de: 6 tours très faiblement convexes ès croissance ra-
pide, le- dernier grand, subconvexe et légèrement comprimé; sutures
médiocres; ouverture peu oblique; subarrondie transverse; test hyalin;
mince, très brillant, avec stries longitudinales à peine visibles à la loupe
et presque uniquement réparties en dessous. - L. 2 1/2-3 mm.; D1 6-
6 1 /2 mm. ·
Les départements méridionaux : Drôme, Vaucluse, Gard, Hérault, Haute-
Garonne, Bouches-du·Rhône, Var, Alpes-Maritimes; indiqué aussi dans le`dép.
de la Vendée pa1· A. Locsnn. _
A
S.-F. GASTRODONTINAE
Animal grêle, vermiforme, nettement tronqué en avant, pointu en arrière;
palpes labiaux petits; pied sulatronqué antérieurement, la sole uniforme, très
allongée, sans trace de sillons longitudinaux, glande muqueuse caudale en
fente longitudinale rudimentaire. Màchoire mèdiocrement arquée avec saillie
rostriforme marquée mais courte et subobtuse; radula avec les dents margi-
nales les plus internes souvent tricuspidées, les autres marginales unions-
pidées.
Orifice génital moins éloigné de la base dwtentacule oculaire droit que chez
· les Zonitinae; glande hermaphroditè formée de plusieurs lobes (généralement 4)
et pourvue u’un canal très contourne; vésicule séminale subsphérique, son
canal bifurqué on relations avec le pénis et avec le vagin [cf. H. Buaauxcrox
Burn, 1928, pl. vin, fig. 3]; une poche du dard avec un dard incurvé, long et
étroit, aplati en spatule ai son extrémité.
Cette sous-famille est représentée, dans la faune française, par le seul
genre Zoniwides classé, parfois, dans la famille asiatique des Ariop/ianzidae;
mais, par son organisation et par les caractères de sa coquille; ce genre ne
saurait être séparé de la famille des Ãonitidae. .
G. ZONITUTDES Lnntmnrx, 1862.
§Oryc/zilus FITZINGER, 1833 (pars) (non O.z·yc/zeila DEJEAY, 1825, Colé0pt.):
Hyalinia Acasstz, 1837 (pars); Polita Hem, 1837 (pars) ; Aplostoma Mooum-
Tsivnon, 1855 (pars)],, .:
Animal assez petit, vermiforme, bien tronqué en avant, de coloration ardoisée;
palpes labiaux très petits; cou avec ligne médium: dorsalemole uniforme sans
sillons longitudinauxg orifice respiratoire très grand, évasé en entonnoir.
Màchoire étroite, peu arquée avec saillie rostriforme obtuse; radula montrantw
environ 80 rangées de 51.-57 den.ts,,les médianes tricuspidées, les latérales bious-
pidées, les marginales en forme de crochets. _

zoxrrinan. —— zomrornas 165
Appareil génital avec une glande entourant le vagin (remplaçant les glandes
`multilidesl; pénis '
avec épiphallus un ’ ·
peu plus court que   --«m·
_ lui, mais sans llagcl- - `7 · · ·p«
lum et avecrun long \ __»,i,,
muscle relracleur · ` ~ —»\
terminal et un petit / 8 —l"i· · '
corps calcaire ana- A ···- ‘ ‘
logue à celui du Co-
chlicclla acuta MUL- _______r,d,
' ten; un sac du dard ·
avec dard long et _
încurvé, non cal-
'vaire et non homo- k` _ __¤v .
logue de celui des
Ilélicidés; sac du l
dard muni d’uumuS- `
cle rétracteur court H5   -
mais robuste (Fig. " " y A
138). i
Coquille mince, 1 '
transparente, plus _ ·*l}lll|li ((( (
ou moins déprimée, .Hllllil'l(l\\\ °‘ bl,
. assez largement om- “ll\lNÈNl\\\\\\\\\\\ __ _
llilîquée; test garni   (L ’ '·
· de très ·fines stries   "9   gu 
longitudinales.   ’ 4  
  sa   ·`
Z.. nitidus Müi.-  _ ‘
1.Eu(Fig‘. 138-139;  Ã
pl. I, fig. M, 16 Qt" Flo. 138. —— Zoniloides nitidus BIULLER. Appareil génital. A tri-
17% ple conduit du·cane.l de la. vésicule sèmînale; A, le dard
Ilelir nizïda isolé.
Mürman, Il, 1774,
p. 32; Durnv, 1850, p. 222, pl. x, fig. 4; H. lucide Dnaraumlun, 1805,
p. 103 [non Dnnmnmuo, 1801]. — Zonites nitàlus Moounv-Taivnoiv, II,
1855, p. 72, pl. vru, fig. 11-15. —-— Ilyalùzia nitida LocAnn,1882, _p. 43 et
1894, “p. 57, fig. 60-61; \VESTERLUND, l, 1886, p. 39 (pars). - Zonitoides
nitidus 'I`A¥1.ou, Ill, 1908, p. 141, pl. xv.
Coquille convexe déprimée, bombée en dessous; ombilic assez grand,
évasé; spire formée de 4-5 tours assez eonvexes à·croissanee rapide, ,le
_ dernier grand, arrondi, ni comprimé, ni déclive: sutures marquées; sommet
assez obtus; ouverture subarrondie transverse àbords marginaux écartés;
test solide, lbrillant, fauve brun, garni de stries fines et un peu inégales.
Epipliragme pellucide, transparent, plissé et irisé. —L. 3-5`mm. ; D. 5-7 mm. _

166 MoLLUsQuEs Tnnmzsrnns ET rnuvrmxnns
Espèce très hygrophile, commune partout dans les endroits humides ou très ·
frais, souvent au bord des eaux, sous les pierres, les feuilles mortes, parmi les
touffes de Carex et de Reseaux; s‘élève jusque vers 1.000 m. dans le Jura; rare,
dans les Alpes, au-dessus de 1.000-1.200 m., mais atteignant, exceptionnelle-
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Fm. 139. — Zonitoides nitidus ltlïtusa, X 3.
ment, 1.800-2.000 m. - Commun, toute la France; rare en Corse : Bonifacio
[C. B. Pavnwomo], Rogliano (Cap Corse), environs de Bastia [E. Cazxow]. .
var. parisîacus MABu.x.E.
Zonites parisiacus ltlaainms in LALL. ET Sunvauv, Mollusques Jaulgonne (Aisne),
1869, p. 15. ·- Hyalinia. parisiaca Locano, 1882, p. 43 et189â, p. 57; H. clzau-
veliana Bonnouicmr in Locmio, 1894, p. 57. —-— Coquille moins déprimée;
ombilic plus grand, mieux évasé; spire à tours plus convexes; test plus foncé,
plus brillant. —— Encore plus hygrophile que le type, cette variété se rencontre
à peu près exclusivement au bord immédiat des rivières et des étangs, souvent
sous les pierres partiellement ou même entièrement immergées ainsi que sous
les Jones, les Butomes, les Carex en décomposition reposant sur un sol très·
humide. -— Assez commun, presque partout, plus rare dans le Midi.
F. ENDODONTIDÀE
Animal dont les bords du pied sont séparés du corps par un sillon pé1·ipé·
dieux; pas de glande caudale chez les espèces de la faune française. Màchoire~
lisse ou faiblement striée verticalement, formée de plaques rhomboïdales plus
ou moins imbriquées, soudées entre elles ou seulement réunies par une fine
membrane; radula avec dents latérales et marginales peu hautes, plus grandes
que la dent médiane de chaque rangée. Appareil génital simple, dépourvu de
tous les organes accessoires (ni sac du dard, ni glandes multifides, ni flagellum,
ni diverticulum).
Coquille très petite ou de taille médiocre, à enroulement lent, lisse ou
costulée, à ombilic grand ou très grand.
Les Endodontidés, remarquables par leurs caractères archaïques, sont peut-
être les plus anciens Pulmonés terrestres et il n'est pas douteux qu‘on doive
rapporter à cette famille les petites coquilles du Carbonifère décrites comme
Zonites ou Helix. Ces animaux vivent aujourd’hui dans presque tout 1’hémi— ,
sphère nord, dans les parties méridionales de l`Amérique du Sud.et de l’Afrique
et dans les îles océaniques, ce qui semble indiquer une répartition géogra- ·
phique universelle aux époques géologiques antérieures. `

ENDODONTIDAE. -— ooivxonxscus 167
TABLEAU uns uxaxvnns ET sous-cnxvnxzs.
1. Coquille très petite, de 2-2,5 mm. de diamètre, non carénée. .
(G. Punctum) .................. 2
— Coquille d’au moins 5 mm. de diamètre, carénée; testeostulé
ou subcostulé .......... G. Goniodiscus, p. 167 ~
2. Coquille lisse ou presque lisse. ,S.—G. Punctum, s. str., p. 169
— Coquille ornée de petites lamelles épidermiques ...... ·
............. S.-G. Pleuropunctum, p. 171
G. GONIODISGUS Fxxzxxoxan, 1833.
[Discus (pars) Fxrzxxcnn, 1833; Dclomphalus (Acassiz) ne Cmnrmrxsn, 1837:
llloouxm-'l`AnnoN, 1855; Patula Hem, 1837 (pars); Euromphala Lewis, 1855: _
Pamlaria Cnessxx, 1876; Allerya Bouncuxcxxr, 1878 [non Môncxx, 1877]; Spelazo-
discus Bnusxxn, 1886]. _
Animal médiocre, arrondi en avant, pointu en ax·rière, gris ardoisé foncé.
Màchoire arquée garnie de fines strîes verticales; radula avec dents médianes
trieuspidées, la cuspide médiane longue, les cuspides latérales petites; dents
latérales et marginales semblables, bieuspidées (pas de cuspide interne) mais I
les marginales avec plaques hasales beaucoup plus larges. Appareil génital
simple: pénis court avec muscle rétracteur inséré au sommet, près du départ
du canal déférent; vésicule séminale petite, avec très long canal; oviduete peu
développé, en forme de simple tube coutourné; glande de l`a1bumine médiocre;
glande hermaphrodite petite avec long canal fortement contourné (fig. 140).
Coquille déprimée, à spire surbaissée, ombilie bien ouvert; tours embryon-
naires lisses, les autres fortement striés ou costulés.
1. Coquille avec le dernier_ tour nettement caréné; test orné de _
taches longitudinales brunes ............ 2
— Coquille avec le dernier_ tour subcaréné; test unieolore ....
................ G. rudcratus, p. 168
2. Ombilie très large ......... G. rotundatus, p. 167
—- Ombilie bien moins large. . G. rotundatus var. abietiua., p. 168
1. G. rotundatus Müx.x.nn (Pl. xx, fig. 33, 37 et 38).
IIeZ1'.z· rotundata l\/Iüx.x.en, 1774, Il, p. 29; Dnaraxuvaun, 1805, p. 114,
pl. vx1x, fig. 4-7; DUPUY, 1850, p. 254, pl. xxx, fig. 4; MOQUlN·TANDON, II,
1855, p. 107, pl. x, fig. 9-12; Locann, 1894, p. 135, fig'. 162-163; II. radiata
oa Cosn, 1778, p. 57, pl. xv, fig. 15-16. — Pyramidula. rotundata TAYLOR,
lll, 1909, p. 180, pl. xxx. -·- Goniodiscus rotundatus Gxznxwaxiv, 1929, p. 50.
Coquille déprimée, un peu conique en dessus, convexe en dessous;
ombilie très large; spire formée de 6-7 tours subconvexes à croissance
très lente et bien régulière, le dernier à peine plus grand que l’avant-

168 Mommsouns mnnusrnss ET FLUVIATILES
dernier, caréné en son milieu; sutures assez profondes; sommet très obtus,
lisse: ouverture oblique, ovalaire transverse, à bords marginaux peu
écartés; test mince, solide, corné roux, garni de taches ou flammules lon-
gitudinales brunes; tours embryonnaires (1 1//i) lisses, les autres garnis
de costules lamellilormes régulières, obliques, subarquées. Epiphragme
très mince, transparent. -- L. 2-4 mm. ; D. 5-8 mm. V
Oeufs globuleux de 0,6 a 1 mm. dc diamètre, à enveloppe nacrée assez solid e, au
nombre de 20-30 réunis par paquets de 5 à 10; ponte de mai a septembre; éclo-
sion au bout de 10-12 jours, Les jeunes sont adultes un an après leur naissance.
Vit au pied des arbres, parmi les feuilles mortes, sous les pierres ou dans les
trous des vieux murs. Commun ou très commun partout, principalement dans
le Centre et le Nord; s’élève, dans le Jura,jusqu%ï 1.100-1.500 m., dans les Alpes
à 1.400 m. (notamment en Savoie), plus rarement à 1.900 m. et, tout a fait excep-
tionnellement, à 2.550 m. [Val Ferret (Suisse) J. Pmcer, 1916, p. 5]; vit, dans
les Pyrénées, jusqu‘à 1.800-2.000 m. [O. Deemux]; assez répandu en Corse, aussi
bien sur les massifs calcaires que sur les massifs granitiques, dans les parties
basses et dans les montagnes jusque vers 1.100 m. (cold’Arusala) mais toujours
dans les stations humides [E. Reoumiv, E. Cnzror].
L’Heli.z: omalisma Bocncmcuar [in Fnuor, 1879, p. 12; Locnnu, 1894, p. 135] ·
est une variété plus déprimée avec un ombilic plus élargi que l’on trouve, çà
et là avec le type, surtout dans le Midi et la région pyrènéenne.
var. abietîzza Bouncmcmr.
Heliir abiezina Boone., I, 1864, p. 179, pl. xxx, fig. 17-20; Locxun, 1894, pi 136.
- Goniodiscus rotundatus var. abietina (}s1mA1r1,.1929, p. 53. —·— Coquille de même
forme; dernier tour plus grand, mieux convexe, avec une carène moins mar-
quée; ombilic bien plus étroit; ouverture plus ronde, même test; -— Rare- La
Normandie et la Bretagne. La Corse, dans la forêt de Hètres du ~co1 d’.Arusala,
au pied du Montellueio [E. Cazior]. ·
2. G. ruderatus Srunsn (P1. n, üg. 34, 36 et 39).
_ Helix rudemm S1·UnEn,1820, p. 86; DUPUY, 1850, p. 249, pl. xr, fig. 12;
Moocxiv-TANno1v, ll, 1855, p. 105, pl. x, fig. 7-8; Locnnn, 189â, p. 136. -- .
Pyramidula. ruderatc TAYLOR, Ill, 1909, p. 196. — Goniodiscus ruderatus
GE.nMAxN, 1929, p. 54.
Coquille déprimée: omlzilic très large, laissant voir toute la spire; spire
conique, un peu haute, formée de ll-5 tours convexes à croissance lente, le
dernier subarrondi, subcaréné seulementà sa naissance, puis plus ou
moins comprimé; sommet très obtus; ouverture oblique, subarrondie, à
bords marginaux un peu écartés; test mince, peu solide, cerné jaune ver-
dâtre, zmzbolore; tours embryonnaires lisses, lesautres garnis de costules
lamelliformes subégales, obliques, plus saillantes en dessus qu’en dessous.
Epiphragme, mince, transparent. -- L. 2-3,5 mm.; D. 4-6 mm.
Espèce alpine vivant dans les bois, sous les pierres, les feuilles mortes, les
écorces, presque toujours cantonnée dans les forêts deSapins et plus fréquente
sur les terrains schisteux ou cristallins ·que sur le calcaire.Elle s’élève jusqu'à

' uunonoivrxnau. — rumrruu 169
2.200-2.300 m. d’altitude et ne se trouve qdexceptionnellement dans les basses
vallées des montagnes, sa zone préférée étant entre [700]-1.000-1.700 [-2.000] mè-
tres; commune dans de nombreuses localités des départements de l'Est : Jura,
Ain, Savoie, llaute-Savoie. Basses—Alpes; fossile dans le Quaternaire ancien,
mais manquecomplètement dans le Quaternaire récent.
G. PUNCTUM Mouse, 1864.
[Discus Fxrzmcnu, 1833 (pars); Dclomphalus (Acassxz) nr: CHARPENTlEI\,'l837§
l\l0QUll\·TA\DON, 1855; Mioropûystz Bixsnx, 1885; Pullastrar Wnsruntuxvn, 1889].
Animal grêle, pointu en arrière; pied étroit antérieurement, élargi postérieu-
rement. Mâchoire très arquée, en forme de fer à cheval, composée de nom-
breuses plaques rectangulaires (13à 19) réunies seulement par·une très délicate
' membrane, les 3-4 plaques centrales indépendantes, les autres d'autant plus
imbriquécs quîelles sont plus voisines des extrémités; rndula avec dents·
médianes longues, étroites, tricuspidées (cuspides latérales très petites); dents
latérales bien plus larges, bicuspidées; _dents marginales comme les latérales,
mais avec cuspides très petites, souvent mal définies. Appareil génital simple,
la glande do l’albumine assez grande et élargie. '
Coquille trés petite, bien ombiliquée, mince,.transparente, plus ou moins
lisse ou ornée de lamelles épidermiques.
Les caractères des Puncmm, notamment ceux de la mâchoire et de la radula,
sont archaïques et il est certain que ces animaux sont d’0rigine très ancienne. .
Peut—être même remontent-ils au Paléozoïque comme leur parenté avec les
Laoma de la Nouvelle-Zélande et de la Tasmanie tendrait à le prouver.
1. Coquille lisse ou presque lisse ..........·. 2
—— Coquille ornée de lamelles épiclcrmiques. P. micropleurum, p. 171
3. Coquille déprimée; ombilic très grand; test cerné roux, fine-
ment strié ........... ° . P.'pygmaeum, p. 169 _
—l- Coquille très déprimée, presque plane en dessus; ombilic
grand; test corné jaune clair, lisse ..... P. Massoti, p. 170
S.—G. Punctum sensu stricto.
Coquille lisse ou finement striée. `
1.. P. pygmaeum Dmranmuo [Fig. 144-145i.
Helix pygmaea Duur., 1801, p. 93; 1805, p. 114, pl. vm, fig. 8·10;
MOQUIN•TANDON, II, 1855, p. 103, pl. x. fig. 2-G; Bouncuxcmsr, 1863,
p. 28, pl. v, fig. 4; Locxnn, 1894, p. 133, fig. 158-159. - Punctunz
pygmaeum TA¥1.on,lll, 1909, p. 157, pl. xxx; Gmmmx, 1929, p. 44.
Coquille déprimée, plus convexe en dessous qu’en dessus; ombilic
large, très ·ouvert, laissant voir tout Fenroulement intérieur; spire con-
vexe,formée de.3 1/2-41/2 tours peu comrexes à croissance bien régulière,

170 Monwsouns rnnansrnns ET rwvixritias '
le dernier arrondi; sutures bien marquées; sommet petit, lisse; ouverture
suboblique, arrondie, un peu plus large que haute; péristome simple,
aigu; test corné roux, orné de stries longitudinales et de stries spirales
d`une grande ténuité, visibles seulement à un assez fort grossissement
et plus sensibles aux environs de l’ombilic. Epiphragme très minee,
' transparent. — L. [0,75]-1-1,25 mm.; D. 1,25-2 mm.
Ponte de juillet à septembre; environ 20 œufs gèlatineuirqui éclosent au
bout de 15-20 jours [J. B. Gassiizs; 1819, p. 102]. Les petits sont.adultes au
début de l’année suivante. · ·
Habite les lieux frais, humides et ombragés, dans les bois, sous les haies, le
long des ruisseaux, sous les feuilles mortes, parmi les Mousses (Hypnum) et.
plus rarement, dans les Champignons des genres Bolezus et Polypoms; sort
principalementla nuit, après les pluies et se rencontre parfois abondant sur
les Graminées lmmectées de rosée. — Assez commun; signalé dans tous les
départements français, mais plus rare dans le Midi; s'élève, dans les Alpes, ·
]usqu‘à 2.480 m. et exceptionnellement, en Suisse, jusqu’à 2.560 m. [J. Pmcnr],.
mais reste généralement au·dess0us de 2.000 rn. d'altitude.
2. P. Mass0tiBouneu1oN,ir[1«`ig. 146-147).
Helzhr Massoti Bouneuicivxr, 1863, p. 30, pl. v, fig. 5-8; Locann, 1894,
p. 134. H. sùnozziana Boone., 1870, p. 17; H. saùzt-simoniana Locaan,
1894, p. 134. -· Punctum Massoti GEm1A1N, 1929, p. 46.
` 141
. 1*2 142
11,4, Q
1**6 147 1;,5
Fio. 141à 147. -— 141-142. Ptmctum (Pleuropzmctum) micropleumm Pamgr, >< .0, -·
143. Sculpture du test; 144-145. Punctum pygmaeum Dairaamnn, >< 12, ·· 546447_
Ptmctum Massoti Bounauiomr, '>< 16.
Coquille très déprimée, à peine convexe ou presque plane en dessus;
ombilic très ouvert, évasé en entonnoir, laissant voir tout Penroulement
intérieur: spire formée de 3 1/2-4 1/2 tours eonvexes à croissance très
lente et régulière,.obtuse, le dernier arrondi, à peine plus grand que

mvnonomunas. — Puivcrunx 171
1’avant·dernier; sutures prol`ondes, subcanaliculées ; sommet lisse, brillant;
ouverture suboblique, presque ronde; test corné, jaune clair, snbtrans-
parent, lisse ou· presque lisse, les stries longitudinales étant d’une
_ extrême ténuité, localisées vers les sutures et à peine sensibles, même à
un fort grossissement. — L. 0,75-1 mm.; D. 1-1,5 mm. _
Habite sous les pierres, les Mousses, les détritus. Le Sud—Ouest, dans les
départements de l'Ariège (vallée d'Aulus) [P. Facor]; de la Hautc—Garonne
(environs de Toulouse) [P. Facor]; des Pyrénées-Orientales (environs de Per-
pignan; Amélie-les-Bains) [P. Massor, J. Pt. Bonncuxcnxr].
Cette espèce se_distingue du Puncmm pygmaeumiD1m>. par sa spire sub-
aplatie, ses tours à croissance plus lente et plus régulière, ses sutures plus pro-
fondes, son ouverture plus étroite et son test plus lisse. —
S.—G. Pleurûptlllciium Gsnnmix, 1929.
Radula identique à celle des Punctum sensu stricto.
Coquille ornée de lamelles épidermiques saillantes rappelant celles garnis-
sant le test des espèces de Pazulastm du sous-genre Planogyra de l’Amérique
du Nord. ‘
Les Plenropunczum actuellement connus habitent la France et l'Alg·érie (P.
Poupillicri BOURGUIGYAT).
P. (Pleuropunctum) micropleurum PAGET (Fig. 141, 142 et 143).
Helix lïliCl`0P]€ll}'OS PAm·:·r, Arm. Magaz. nat. Hist., 1854, p. 454;
Bounouxomr, 1863, p. 32, pl. v, iig. 9-13; Locann, 1894, p. 134. ·- Punc-
tum (Pleuropunctum) nzz'cr·0pleurum Gsnnmix, 1929, p. ·47.
Coquille comprimée, bien plus convexe en dessous qu’en dessus; ombi-
lic grand, évasé, laissant voir l’enroulement intérieur; spire presque
plane, formée dc 4 tours faiblement convexes, à croissance régulière
mais. un peu rapide; sutures assez profondes; sommet lisse, corné
pàle;_ouverture oblique, arrondie oblongue; péristome mince; aigu; test
cerné clair ou succiné, brillant, transparent, orné de petites lamelles épi-
dermiques saillantes, obliques, égales et régulièrement espacées. Epi-
phragme très mince, vitracé. -— L. 1 mm.; D. 2 mm.
Vit sous les feuilles mortes, parmi les Mousses et les détritus végétaux. La
Moure, près de Montpellier (llérault) [John Pacsr, 1853] et‘les départements de
l'Aude, des Bouches—du-Rhône, du Gard et des Pyrénées-Orientales.
L'IIeli.z· Servnini Bouncuxcxrr [in LALLEMANT et Ssnvanv, 1869, p. 20; Loclmn,
1894, p. 133] a été établi sur les tours embryonnaires d'un individu `très jeune
d'Orcula doliolum DRAP. L'1Ielàz· elac/aid Bonneurcnxr [1863, p. 35, pl. v, lig. 14-
17; Locano, 1894, p. 134, lig. 160-161] correspond à un jeune Vallonia pul-
chclla Mür.r.sn à péristome non encore développé (1).
1. Ces équivalences ont été établies par MM. G. Msnuon et J. Favns aprés examen des types
de la collection J. lt. B0l`RGUlGN\1' conservés au Musée d’Hlst. natur. de Genève. Pour plus de
détails, cl.:Lou1s GERMAIN, 4929, p. 48-49.

172 nxonncsouas Tnnnesrnns BT FLUVIATILES `
F. EULOTIDAE
Animal assez grand. Mâchoire arquée garnie de 3-12 côtes subverticales
_ denticulant les bords ;:1·adula avec dents médianes tricuspidées; muscle rétrac-
teur du tentacule oculaire droit passant entre les branches de l`appareil génital.
Appareil génital : pénis avec épiphallus, pourvu ou non dll.lH ztlagellum;1.111
sac du dard avec un dard à section plus ou moins arrondie; une seule glande
mujtiiide insérée sur le sac du dard ou sur un sac accessoire communiquant
avec lui;,cette glande est, tantôt simple, tantôt divisée en lobe globuleux,
disposition tout à fait différente de celle des Helicidae qui ont des glandes
multiiides en tubes et insérées sur le vagin; vésicule séminale ovalaire avec
canal sans diverticulum. '
Coquille globuleuse ou déprimée, généralement ombiliquée; ouverture
arrondie; péristome épaissi et réfléchi; test variable, unicolore ou orné de
bandes colorées, de stries longitndinales et, parfois, de fines stries spirales.
Par leurs caractères anatomiques, les Eulotidés se rapprochent des genres
américains Epip/zragmop/lara et Ccpolis. Les Eulotidés sont très caractéristi-
ques de l'Asie Centrale etûrientale; ils vivent depuis I'Europe jusqu’au Japon,
mais ne sont représentés, en France, que par le seul genre Euloza.
. G. EULGTA }l.m1·m1v1¥ 1842.
[Fruticicola Hnno, 1837 (pars), Lxxnaonn, 1927, non auteurs; Bradybaena 'Brcn,
1837 (pars); llygramane (pars) Mooum-Tavoov, 1855 (pars)].
Mâchoire arquêe avec 4-11 costules longitudinales denticulânt iles bords;
radula avec dents médianes tricuspidées, les cuspides latérales obsolètesfët
dents marginales munies de 2 cuspides inégales, bifides. Appareil génital 1
pénis court, renflé, continué par nn long épiphallus subcylindrique, le muscle
rétracteur inséré ·à 1'extrémité; pas de flagellum; sac du dard globuleux avec
dard conique à section arrondie; un sac du dard accessoire sur lequel west
insérée la glande mulliûdeiormée de 2-4 poches glandulaires ·étroitement unies
dont les canaux excréteurs se réunissent en un seul conduit s'ouvrant dans le
sac accessoire du dard; vésicule séminale petite, ovalaire, avec canal inséré
très haut sur le vagin qui est cylindrique et très allongé (fig. 148).
`Coquille globuleusé conique plus ou moins déprimée, ombiliquée,à tours
' convexesvouverture arrondie, à péristome épaissi en dedans, réilécliiftest
subtransparent, unicolore ou avec une bande colorée supracarénale.
E. frutîctlm Miicnnn (Fig. 148; pl. v, fig. 136, 137}.
Helix fruticum MULLER, ll, 1774, p. 71; Dnnrnnivaun, 1805, p. 83,
pl. v, fig. 16-17; Durur, 1850, p. 199, pl. xx, fig. 4; hrîOQUïN·TANDON, ll,
1855, p. 196, pl. xvx, fig. 1-4; Locnun, 1894, p. 89, iig. 94-95 l: Helzh:

Eunorxnaa. —- EULOTA 173
nzoselliccz Bouncuiomvr, 1882 :. H. aub1'nz`ana,- Bouac., i882. : II. le-
monicz Bounu., 1882.: II. subflwticunz Lomme, 1893. : H. gra,tz2mensz's
Bonne., 1890, (‘)j, — Eulola /i'llZl·CltI7Z Gmmaiiv, 192.0, p. 58, pl. vm,
fig. 205, 208, 210, 211, 2142-1 226, 230, 231. ‘ '
Coquille globuleuse, bien convexe coaoîde· en dessus, bombée .en
dessous; ombilic assez grand, subévasé,
profond, laissant diflicilement voir les tours /1
intérieurs; spire subconique, formée de · i"""` W 5  re
5-7 tours convcxes, parfois légèrement éta- ( 2 _
gés, à croissance régulière, le dernier '”"‘ ' __,,»
arrondi, légèrement déclive à son cxtré- J
mité; sutures bien marquées, à peine obli- _ `  ' ·
ques; sommet peu saillant, lisse; ouverture \ ·
médiocre, oblique, subovalaire arrondie; _ `
bord columellaire arqué, évasé, blanc pur,
réfléchi sur Yombilic; péristome subréflé- ,,,_ _ Q
chi, bordé en dedans d’un épaississement ' ·   T
blanc plus ou moins marqué;test peu épais . _   il
mais solide, luisant, blanc laiteux, cerné, . W
i jaunâtre nnicolore ou avec une bande supra- I/`I fb" _
earénale marron ou lie de vin; stries longi- [ il
`tudinales obliques, fines; peu régulières,   U A du
coupées de stries spirales extrêmement Élwiû   Sit, a
délicates, plus sensibles vers le haut des  ·»·.  
tours. Epiphragme aplati, lisse, mince, `
membraneux. — L. 11-19 mm.; D..16-23 FIG-M8·——EW0(¤fTu'É€¤mï‘lCL*·E“·
mm. Appareil génital. ·
Espèce polymorphe offrant de nombreuses variétés de taille et de coloration,
ainsi que des variations dans l’allure de la spire (modes elam, globosa, de-
I prcssa.) et de l'0mbilic (modes microporus, nzacroporus).
Habite les jardins; les champs,. la lisière des bois, dans les herbes, sous les
buissons, quelquefois sur les tiges des arbrisseaux, généralement dans les
stations humides, au bord des rivières, bien plusmarement dans les lieux un
peu secs; redoute le vent et le soleil; se terre pendant l’été,, ne sortant que les
jours de pluie et le matin au lever du soleil. -Espèce commune dans la France f-
septentrionale et centrale; rare ou très rare d:ins#l'0uest et seulement a l'état ,
de colonies isolées souvent fort. éloignées les unes des autres; généralement
absente dans le Midi, sauf dans quelques départements du Sud-Ouest (Basses-
Pyrénées, Landes) où elle est peu abondante; - s'élève, dans le Jura, jusqu`;).
900-1.200 m. et, dans les Alpes, jusque vers 1.000 1u,; au·dessus'de cette alti-
tude et jusqu’à 1.700-m. environ, l'Eulota fruzicum Mür.x.., l1`€Sl plus la forme
. Ii. Ahn de ne pas rendre cette faune. trop volumineuse. je me contente de citer les espèces ·
pginoçràyjgqes, renvoyant pour le détail,   mon travail recent (1929; sur les Helicidae de la Faune

174 Momnxsouns Tnnnnsrnns ET FLUVIATILES
type, mais la var. Godeti Pmonr, de petite taille et à spire élevée (cette var.
est peu commune, l’E. fmzicunz Münt. étant avant tout une espèce de plaine,
pénétrant dans les vallées montagneuses mais toujours peu répandue au-dessus
de 600-800 m,). — Commune ou très commune dans les formations quater-
naires.
F. LEUCOCHRUIDAE
Animal assez grandià téguments grossièrement granuleux; pied petit, la
sole distinctement zz-ipartite. Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit indé-
_ pendantde l’appareil génital; mâchoirearquée, solide, entièrement lisse comme
chez les Zonitidés; radula d’Hélicidé (fig. 150). Appareil génital : pénis court,
continué par un épiphallus entortillé sur Iui—mêmc à sa base, muni d’un
flagellum; muscle rétracteur du pénis inséré à la base de l`épiphallus; canal dé-
férent long, cylindrique; une seule glande multifide en forme de sac à canal
très court; vésicule séminale arrondie oblongue avec un long canal pourvu
d`un` divcrticulum; pas de sac du dard (fig. 149).
Coquille globuleuse ou déprimée avec un ombilic large chez les jeunes, plus
ou moins recouvert chez les adultes; dernier tour de spire bien caréné chez les
jeunes, plus ou moins arrondi chez les adultes; test épais, solide, crétacé,
fortement opaque, blanc pur. ‘
Les Leucochroidés sont caractéristiques des contrées circaméditerranéennes
ou ils vivent depuis l'Espagne jusqu'à l’Asie Mineure, restant sensiblement
cantonnés dans la région de l’Olivier. i
‘ G. LEUCOGHROA Bxacx, 1837, '
[Calcarina l`l0Ql'l1N-TANDON, 18â8 (non D’©RBlGNY, 1826); Crenea Ananas, 1850
(pars); Albea PALLARY, 1910].
Animal brun ou roussâtre; tentacules assez longs, coniques, de teinte jaune
clair contrastant avec la couleur foncée de la tête et du cou; pied avec sole
tripartite. Mâchoirc solide, peu arquée, entièrement lisse, la saillie médiane
peu prononcée; radula avec dents médiancs unicuspidées munies d’une. plaque
basale large et quadrangulaire; dents latérales de même forme, unicuspidées,
. mais asymétriques; dents marginales avec plaques basales plus courtes, bicus-
pidées, les cuspides généralement bilides. Caractères de l’appareil génital
comme pour la famille.
L. candidiâsima DnA1>A1mAUn (Fi g. 149-150).
Helix candidzlssima,Dnnrnnxnun, 1801, p. 75; 1805, p. 35, pl. v. fig. 19;
DUPUY, 1850, p. 141, pl. vm, fig. 1; Locluw, 189Ãi, p. 72, fig. 74-75. —
i Zoniles cm1.dz'dLssz`172us MOOUIN·TANDON, Il, 1855, p. 69, pl. v111, fig. 5 à
10. — Leucoc/zroa c¢·mdz`dz'ssz`nza GERKIAIN, 1929, p. 65.

LEUCOCHROIDAE. ·—· LEUCOCHROA 1.75
Coquille subglobuleuse très bombée en dessus, convexe subaplatie en
dessous; ombilic recouvert ou subperforé; spire convexe conique, parfois
un peu tectiforme, formé de 5-G tours médioorement convexes, à crois-
sance régulière, peu rapide, lc dernier grand, arrondi, parfois comprimé
à sa naissance, très nettement déclive à son extrémité; sommet obtus,
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150
Fm. 149 et 150. —— 169. Lcucochroa candidissima Dmlranmun. Appareil génital;
.r, glande multiüde en forme de sac. — 150. Dent médiane, une dent latérale et une
dent marginale de la radula. `
lisse; ouverture très oblique, arrondie, fortement échancrée, à bords mar-
ginaux écartés et peu convergents; bord columellaire arqué, élargi et
réfléchi sur 1‘ombilic; péristome droit, subépaîssi; test très épais, très ,
solide, crétacé, porcelanisé, opaque, blanc pur ou légèrement bleuté,
garni do stries longitudinales très fines; intérieur de l'ouverture jaune
nankin pâle. Epiphragme presque plan, opaque, solide, finement granu-
lcux, d’un blanc éclatant. - L. 10-15 mm.; D. 12-22 mm. ·
Les jeunes ont une coquille aplatie avec une spire subconique à tours

176 nioumsouns-rnnnnsrnns ET FLTJVIATILES
peu convexes; le dernier fortement caréné et non déclive; Pouverture est
arrondie, bordée par un péristozne mince, non épaissi; 1`ombilic est assez
large pour laisser voir tout Penroulement intérieur.
Espèce assez variable, montrant des formes ztzin0r'(de 9-10 mm. de long.
. pour 12-14 mm. de diam.), conoiolea, tecta (L. 15-16 mm.; D, 16-17 mm.) ou
depressa cette dernière avec, souvdit, le dernier tour plus ou moins caréné.
Dans les stations particulièrement sèches on observe des individus avec un
petit tubercule calleux sur le bord columellaire
Espèce trèsxérophile habitant sur lès vieux murs, sur les rochers exposés
en plein soleil, plus rarement sur les plantes basses dans les stations sèches,
arides et chaudes; elle est toujours bien plus répandue sur les formations cal-
caires que sur les terrains cristallins ou scbisteux et se plaît dans les régions
maritimes où elle ne dépasse qnexceptionnellement les·limites de la végétation
de l’Olivier. En France, cette espèce vit presque uniquement en Provence : très
commune dans les départements des Alpes-Maritimes (jusqu'aux environs de
Grasse, au N`., et jusqu`à _999 m. d'altitude, au col de Braus [E. Cazior], mais
cesse d’étre commune au-dessus de 400-500 m.), du Var, des Bouches-du-Rhône;
abondante aussi dans le Vaucluse (au N. jusqu’à Bollène) mais ne s’écarte guère,
a 1’E. de la vallée du Rhône (on la retrouve, cependant, à Nyons, dans la
Drôme); sur la rive droite du Rhône, elle vit dans le Gardjusqu’aux e11virons de
x" Nimes. Elle a été introduite dans les départements de 1’Hérault et des Pyré-
/ nées-Orientales et a été signalée en Corse, aux environs de Bonifacio [J.-B. Pav-
mnomu] (sans doute introduite); n’existe pas dans les formations quaternaires
françaises antérieures à l’époque Hobenhausienne [Néolithique), mais apparaît
brusquement dans les dépôts de cet age etdans ceux plus récents.
n F. HE LICIDAE
Animal à tégnments rugueux; pied charnu à sole non divisée. Màchoire va-
riable, plus ou moins arquée et généralement munie,de côtes ou de stries
verticales; radula également variable. Appareil génital nettement caractérisé -—~
· sauf de très rares exceptions dues à un phénomène de dégénérescence -- par
un sac du dard renfermant un dard et par des glandes multifides (au moins 2)
en forme de tubes souvent ramifiés et toujours insérées directement sur le
vagin (jamais sur le sac du dard).
Coquille de forme très variable.
La famille des Helicidae renferme toutes les espèces de la faune européenne
et des'archipels atlantiques (Açores, `Madère, Canaries, îles du C.ap—Vert)
connues sous le nom général d`Helix et il faut, très vraisemblablement, lui
rapporter aussi la presque totalité des lle/ix des faunes tertiaires et quater-
naires de 11os pays. Il a été ainsi groupé un nombre considérable d’espèces,
tellement différentes par leur organisation que leur division en sous-familles et
en genres était indispensable.,J’ai adopté une classification comprenant 8 sous-
familles. Je renvoie, pour le détail, àmon mémoire de 1929 sur les Helièiaae de
la Faune française, où Yon trouvera également les raisons qui me font consi-

nsLxcmAn 177 ·
dérer, comme synonymes d'espèces déjà connues, un grand nombre d’Ilelix
décrits dans ces cinquante dernières années. Afin de ne pas surcharger cette
faune, je cite simplement ces espèces en priant le lecteur de se reporter aux
pages correspondantes de mon mémoire de 1929.
TABLEAU nns SOUS·FAMILLES.
1. Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit passant entre les
branches principales de Pappareil génital ........ 2
- Muscle rétracteur du tentacule oculaire droit indépendant de
l’appareil génital. ................ 7
2. Une poche du dard renfermant un dard à 4 arêtes tranchantes. 3
—— Une poche du dard (rarement absente) renfermant un dard à 0,1
ou2arètes ................ - · . . 5
3. Dard formé de deux pièces, la couronne basilaire se détachent _
et se résorbant au moment de l’émission; glandes multifides va- '
riables; radula avec dents médianes souvent tricuspidées. . . 4
— Dard formé d’une seule pièce, sans couronne basilaire; glandes
multifides simples ou bifides; radula avec dents médianes tou-
jours unicuspidées; coquille globuleuse ou subdéprimée non om-
biliquée, avec au plus 4bandes colorées. S.·F. Murellînae, p. 208
4.2 glandes multilides ramifiées (sauf dans les Euparypha); dard
avec 4 arêtes égales ou subégales; coquille variable avec ordi-
nairement 5 tours de spire; test typiquement orné de 5 bandes
colorées ............ S.-F. Helicinae, p. 178
— 4 glandes multifides de chaque côté, simples, très grêles; dard
grand avec 4 arêtes, 2 très saillantes et 2 émoussées; coquille
grande, bien déprimée à péristome réfléchi et à test mince,
glubre, hispide, orné de 3 bandes.·_ .........
........... S.-F. Tacheoeempylinae, p. 201
5. Canal de la vésicule séminale avec ou sans diverticulum, ce der-
nier _jamaz'.s· réuni à l’oviduote par une membrane ...... 6
T Canal de la vésicule séminalo avec long diverticulum toujours '
réuni à l’oviducte par une membrane traversée par les canaux
sanguins; dard à 2 arêtes; coquille aplatie ou subglobuleuse
déprimée, généralement ombiliquée, à test variable, incolore ou
avec 1-2 bandes ...... ; S.-F. Helicigoninae, p. 213
6. Canal de la vésicule séminale sans diverticulum; sac du dard sou-
vent double et accompagné de sacs accessoires; coquille déprimée
ou globuleuse à ombilic petit ou recouvert; ouverture avec rare-
ment 1-2 dents; test mince, généralement hispide. - .....
..... _ ........ S.-F. Fruticicolinae, p. 238
- Canal de la vésicule séminalo court, sans diverticulum; sac du .
dard absent ou très petit, avec dard très petit, court et conique;
12

’ 178 Morwsouus 'raunssrnas ET FLUVIATXLES
1-3 glandes multilides toujours simples, vermiformes; coquille
plus ou moins aplatie, à enroulement lent, à ouverture semi-lu- ·
naire dentée ou non; test brun, strié ou hispide ......
............ S.-F. Helicodontinae, p. 230
7. Pénis dépourvu de muscle rétracteur (sauf chez les As/zforditz);
pas de sac du dard, ni de dard, mais à sa place un appendice
bilobé; coquille subglobuleuse imperforée ou étroitement ombi-
liquée à péristome muni d’un bcurrelet interne; test mince, uni- '
` colore ou avec 1 bande blanche. . . . S.·F. Thebinae, p. 262
— Sac du dard simple ou double avec ou sans sacs accessoires;
dard recourbé avec quelquefois 2 arêtes mais seulement à-sa
partie supérieure; coquille variable à tours cylindriques ou caré-
nés, à test blanc, souvent crétacé, jamais hispide, généralement
orné de nombreuses bandes colorées. S.—F. Helicellînae, p. 269
` S.—F. HELICINAE
Animal grand, à téguments épais, fortement granuleux surtout en dessus où
existent deux sillons longitudinaux bien marqués; pied très charnu à sole non
divisée. Màchoire arquée munie d’un nombre variable de côtes très saillantes
denticulant les bords; radula avec nombreuses rangées de dents montrant, dans
chaque rangée, une dent médiane uni ou tricuspidée; des dents latérales uni ou
bicuspidées et des dents marginales avec souvent une longue cuspide interne
bitide.
Appareil génital très complexe : un pénis court avec un épiphallus sur
lequel est inséré le muscle rétracteur du pénis et un ilagellum très rarement
absent; sac du dard bien développé avec dard formé de 2 parties, une base ou
couronne plus ou moins cannelée U) et une partie allongée munie de 4 ar-étes
latérales saillanzes; 2 glandes nfultitides constamment formées de caecums en
forme de tubes; vésicule séminale munie d'un long canal sur lequel se greffe
ordinairement un divertioulum; utérus, oviducte, glande de l’albumine et glande
hermaphrodite normaux.
Coquille globuleuse ou déprimée, imperforée ou étroitement ombiliquée,
avec environ 5.tours de spire; test généralement épais, strié, costulé ou
malléé, orné de 0-5 bandes colorées indépendantes ou plus ou moins étroite-
ment soudées. _
. TABLEAU nus enunns ET nus sous-curmns.
1. Pénis muni d’un llagellum ...... , . ...... 2
—— Pénis sans llagellum ou avec flagellum très rudimentaire;
glandes multilides simples, tubulaires; coquillesubglobuleuse,
1. Cette couronne se détache au moment où Vanimal émet le dard: elle tombe dans le sac
ou elle est bientôt resorbée.

uumcxoau 179
étroitement ombiliquée à péristome épaissi en dedans, rose ainsi
que le bord columellaîre. ...... G. Euparypha, p. 180 `
2. Animal dépourvu de glande de Ilesse .......... 3
·—— Animal muni d‘une glande voisine de la partie antérieure du
manteau (glande de Hesse); partielibre de l‘oviducte excessives
ment longue; coquille grande, globuleuse, déprimée, solide,
avec bandes brunes variables; péristome et intérieur de l’ouver-
turedc coloration toujours très foncée. . . G. Archelix, p. 189
3. Diverticulum du canal séminal plus ou moins long ou rudimen-
taire ..................... 4
— Diverticulum du canal séminal excessivement long et frisé;
partie libre de l’oviductc médiocre; coquille comme chez les
Arclzeliz mais avec le péristome et l’intérieur de l’0uverture tou-
jours blancs ............ G. Eobania, p. 190
4. 2 vésicules multifides, chacune avec au moins 3 branches. . . 5
-- 2 vésicules multifides simples, longues, plus ou moins enroulées;_ . ·
ilagellum extrêmement long, filiforme; diverticulum du canal
séminal plus long que ce dernier; coquille déprimée avec ouver-
ture très oblique; péristome épaissi, lilas en dedans; test solide
de coloration claire avec 5 zones de taches plus ou moins inter-
rompues. ............ G. Macularia, p. 199
5. Dents latérales de la radula bi- ou unicuspidées ...... 6
- Dents latérales de la radula tricuspidées; epiphallus plus long
que lc pénis; coquille grande, globuleuse, imperforée, mince,
unicolore, avec très grande ouverture oblique; épiphragme cal-
caire très bombé. ........ S.-G. Cautareus, p. 187
6. Glandes multiiides très développées avec nombreuses branches. 7
- Glandes multifides avec, au plus, 10 branches ....... 9
7. Diverticulum du canal séminal absent ou court ...... 8
—- Diverticulum du canal séminal très long; pénis avec long ilagel-
. lum; coquille très grande, solide, globuleuse, imperforée; épi-
phragme mince; mcinbraneux. . . S.—G. Cryptomphalus, p. 184
8. Glandes multifides avec 13-70 branches; diverticulum du canal
séminal absent ou rudimentaire; coquille très grande, très
solide, globuleuse, avec ombilic obliquement perforé; épiphragme
solide, calcaire ........ S.-G. Helix, s. str. p. 182
—— Glandes multifides avec 0-20 branches; diverticulum du canal
séminal court; coquille très grande, solide, imperforéc, avec l’in·
térieur du péristome et la région columellaire colorés en pourpre
foncé presque noir ....... S.—G. Helicogena, p. 185 '
9. Glandes multifides avec 4-10 branches ......... 10
——— Glandes multifides avec 3-4 branches; ilagellum très grêle;
dard·avec 4 arêtes légèrement biildes; coquille subglobuleuse
déprimée, imperlorée; ouverture très oblique àpéristomc évasé

180 l Mo1.LUsoUEs Tnnnnsrnns ET FLUVIATILES
et épaissi en dedans; test assez solide avec 5 bandes brunes. .
........ . .. ...... G. Iberellus, p. 198
10. Radula avec dents médianes tricuspidées et dents latérales bious-
pidées .................... 1 1
— Radula avec dents médianes et latérales unicuspidées; canal
séminal extrêmement long avec diverticulum court ou rudimen-
taire; coquille globuleuse imperforée, à péristome évasé; test
solide, brillamment coloré, unicolore ou avec 1-5 bandes. . .
................ G. Cepaea, p. 192
11. Dard avec 4 arêtes tranchantes égales; pénis plus long que
Pépiphallus; diverticulum du canal séminal court et gros; co· '
quille grande, globuleuse, ventrne, non ombiliquée, mince,
foncée, avec 5 bandes peu distinctes . S.-G. Tyrrhenaria, p. 188
— Dard avec 4 arêtes inégales dont 2 très petites [coupe transver-
sale du dard en forme d’ancre); épiphallus plus long que le
· · pénis; tlagellum très long; coquille assez grande, subglobuleuse
déprimée, imperforée; test un peu mince, blanchâtre, avec typi-
quement 5 bandes ........ G. Pseudotachaea, p. 19Q
· G. EUPÀRYPHÃ HARTNIANN, 1842.
[Theba Rxsso, 1826 (pars); Lmnnom, 1927 gnou auteu1·s)].
Animal grand, allongé, très pointu en arrière, granuleux. Mâtchoire bien
· arquée à extrémités obtuses, avec 2 for-
', ____ _ tes côtes très saillantes presque médianes
M- * ___!,_, et souvent 1-2 côtes intermédiaires plus
  petites; radula avec dents médianes tri-
" qt. cuspidées, dents latérales bicuspidèes
L (pas de cuspide interne] et dents margi-
```` 0 nales bicuspidées (les cuspides souvent
' / ` bifid`es aux dents les plus externes qui
sont alors nettement quadricuspidées). ·
j Appareibgénital d’Helicizlae, mais plus
L   ml împëî : pâxçis qveqlépiphalîufsdmais sans
F age um ; an es mu ii es re re-
] I   · sentéles par 2 îongues glandâs tà1buàai)rî`q
·· E sim es mm mm: tees· sac u ar ei
[WG   aveé) dard dont lafcomionne est crénlélée
uw  ____ db et le corps longuement conique muni de
_ ` J2/QJLJ ,' M 4 arêtes saillantes et bifides; vesicule
' \ il  _, gh·..   1· Uabsence de üagellum est un phénomène de
"  degenérescence. Ill existe, en elïet. comme l`a
Fw- 151- — E11P“'°%11’h€‘  11îm- §’?§’EîÉ‘î«Éi'7,H,ï?îî,[É.'î.Éëîîë~îj%î";.‘f.‘l“.‘€;î",;2..É}.i;;
Appareil g€ml?al· piscma Mûtn. qui ont un rudiment de llagellum
et cet organe existe chez lcs Euparypha du
Maroc [E. Dehnei Rossmïussten, E. planata Cnx-zymnz].

anciennes. — eumnvrnn 181
séminale petite avec long canal et diverticulum bien développé (fig. 151).
Coquille subimperforée, globuleuse ou déprimée; dernier tour descendant;
péristome épaissi en dedans; test assez solide, strié, blanchâtre, généralement
décoré de nombreuses bandes ou lignes étroites.
Les Euparypha, d‘orîgine récente, sont essentiellement caractéristiques des
régions circaméditerranéennes.
E. pîsana Münnen (Fig. 151 à 154; pl. xv, fig. 89, 91 ct 93).
Ilehir pisana Münnen, II, 1774, p. 60 [non Cnnmivrrz, non ne Fénnssne,
non Dxnnwvx]; Dnruv, 1850, p. 298, pl. x1v, fig. 3 a-d.; Moounv-Tamnoiv,
II, 1855, p. 259, pl. xxx, fig. 9 à 20; Locann, 1893, p. 88, fig. 93; II. rho-
dostoma Dnarnnxaun, 1801, p. _74 et 1805, p. 56, pl. v, fig. 13-15
[: II. (»'OlL1lLI’I'(?I'l• Bonne., : II. byrsae Manizs; :. II. Chambardz, II. ti-
nophila, II. Cuttatz;
II. subpisana et II.
lenoleuca Bonne.; :
II. .’lI0m·0z`, II. pisa-
nella, II. salenzenszlc,
II. gergzisensis, II.
pisanopsis, II. car- 152,
piensis, II. hamada-
nica, II. djerbanica
et II. :z'tarzencz's LE-
rounxsnx et Bonne.;
: II. Domztii Ben- _ _
rmeu, II. Levesquei
Benrn.; : II. rade-
siarzcz Manns; : II. 155 15+
Agaroz', II. Olz`varcsz`
et II. DL,,,mO,• S,,,,_ Flo. 152 à. 154. — 152. Euparypha pisana. Mtfnnea, radula.
- 153. Forme très jeune [= Heliz catocyphia Bonneui-
vÀINl· " E”Pa"yPh“ een]. — 154. Forme jeune.
pisana Gnnmaxx, `
1020, p. 73, pl. vm, fig. 227 à 229, 232 à 244.
' a] Adulte. Coquille globuleuse plus ou moins ventrue, subconique en
dessus; ombilic très petit, arrondi; spîre subconique, formée de 5-6 tours
convexes parfois un peu étagés, à croissance régulière, le dernier grand,
arrondi, plus convexe en dessous qu`en dessus, un peu déclive à l’extré-
mité; sutures médiocres; sommet très convexe, lisse, brillant; ouverture
oblique, ovalaire arrondie à bords marginaux écartés et'convergents;
péristome droit, encrassé en dedans d’un léger bourrelet rosé ou lilas clair;
test mince, assez solide, brillant, blanc ou blanc jaunâtre, unicolore ou
orné de bandes, de lignes et parfois de flammules extrêmement variables;
tours embryonnaires lisses, les autres garnis de fines stries longitudinales
obliques coupées de très fines stries spirales plus serrées en haut des

182 Monwsouns Tnnnnsrnns nr FLUVIATILES
tours. Épiphragme d‘été mince, irisé, transparent; épiphragme d’l1iver
papyraeé et opaque. — L. 10-20 mm.; D. 12-25 mm.
(3] Jeunes. Coquille plane ou presque plane en dessus, bien bombée en
dessous; spire formée de 3-4 tours fortement carénés, séparés par une
suture linéaire, le dernier sensiblement enroulé, en dessus, sur le même
plan que les autres; ouverture subtétragone; péristome avec hourrelet
interne d’épaisseur variable; bord columellaire épaissi avec, parfois, une
denticulation en forme de tubercule; test solide, assez épais, blanc,
garni de'stries longitudinales très obliques et de très fines stries spi-
raies. Cette forme jeune correspond à l’HeIzÃrc catocyp/zia Bonne. (1860,
p. 13, pl: 1, fig. 1-3; : Tropidocochlis catocyphia Locnno, 1894, p. 237)
et 'à l’H. hyperplatae Snnvam (1880, p. 114). Le passage de la forme ·
jeune à Padulte commence à Fautomne (cf. L., Gnnnnnv, 1908, p. 200;
1929, p. 76-77). , .
(Eufs ovalaires, blancs ou un peu verdâtres, de 1,5 mm. de diamètre, au
nombre.de 60 environ, déposés sous les pierres, entre les racines ou à faible ,
profondeur dans le sol; ponte de juin a octobre, les jeunes au moment de
l’éclosi0n ont 2 mm. de diamètre.
Espèce très xérophile fréquentant les stations sèches, arides et chaudes,
plus spécialement celles où l’intluence maritime se fait sentir; dans les jardins,
les champs, surles talus, en plein soleil, souvent en grand nombre sur les tiges
sèches des grandes plantes herbacées (©1nbellifères, Chardons.,.); très com-
mune, tout le Midi; remonte sur le littoral de l’océan Atlantique et de la Man-
che sans s’écarter beaucoup des côtes; vit cependant dans quelques rares loca-
lités des départements de Maine-et·Loire et de la Vienne; ne dépasse que
rarement 500 m. d‘altitude (720 m. dans les Alpes—i\Iaritimes); vit également
en Corse où»elle est communejusque vers 500 m. d’altitude (ty.
G. HELIX Lmmâ, 1758. `
[Cochlea Gnorrnov, 1767; Pomatia Lmcn, 1831; Helicogena Pxnsnnv, 1894].
Ce genre comprend les espèces les plus évoluées de la famille. Il est, avant
tout, caractérisé par le perfectionnement de l’appareil génital dont les glandes
multifides, toujours ramifiées, montrent ordinairement un grand nombre de
branches et dont le sac du dard, très grand, renferme un long dard a 4 arêtes.
Les sous-genres ont été intercalés dans le tableau de la page 179.
_ `S.-G. Helix sensu stricto.
Animal très grand, à peau épaisse garnie de tubercules saillants; orifice
’ respiratoire ovalaire, très grand. Mâchoire assez arquée avec 4-7 côtes presque
verticales, parallèles. Appareil génital : 2 glandes multifides très ramifiées,
1. Pour le polymorphisme très étendu dc cette espèce, je renvoie à mes travaux anterieurs de `
l908, p. 182 et suiv. et 1929, p. 79 et suiv.

HELlClDAE..·—· naux 183
cl1acune avec 15-70 branches inégales (généralement 40·environ}; vésicule
séminale avec très long canal sans diverticulum ou avec diverticulum très
court; sac du dard avec dard grand a 4 arêtes tranchantes:
Coquille grande, globuleuse; ombilic étroit; 5-6 tours de spire convexes;
ouverture semi-lunaire; test épais, solide, strié, orné de bandes colorées en
nombre variable. Epiphragme calcaire, solide, épais et opaque. ·
Les espèces de ce sous-genre sont très nombreuses dans l'Europe Orientale
et l’Asie Antérieure.
— Coquille globuleuse ventrue, conique convexe en dessus; tours
de spire très convexes séparés par des sutures profondes. . .
...... ` .......... H. pomatia, p. 183
— Coquille globuleuse peu élevée; spire à tours convexes séparés
par des sutures peu profondes ...... H. lucorum, p. 184
1. H. (Helix) pomatia Lixruâ. Pl. m, [ig. 79, 80 et 81.
IIeIi.2r pomalia L., 1758, p. 771; DMPARNAUD, 1805, p. 87, pl. v, fig. 20-
22; DUPUY, 1850, p. 105, pl. xx, fig. 4; l`i1OQUIN•TANDON, ll, 1855, p. 179,
pl. xiv, fig. 1-9; Locann, 1894, p. 74, fig. 78; II. (Iesneri (HARTMANN)
Locann; II. pylgia et II. promaeca Bonne.; II. segalaunica SAYN.;
II. Edmondi Locann.; II. pomatùz Gamuam, 1929, p. 82.
Coquille globuleuse ventrue, conique convexe en dessus, bien bombée
en dessous dans une direction assez oblique; ombilic petit, en fente obli-
que plus ou moins recouverte; spire formée de 5-6 tours très convexes à
croissance rapide, le dernier très grand, ventru-arrondi; sutures pro-
fondes, à peine obliques; sommet élevé, lisse; ouverture oblique, arron-
die, à bords, marginaux assez rapprochés et très convergents; bord colu-
mellaire bien arqué, réfléchi sur l’ori1bilic; péristome subévasé, épaissi;
test·épais, très solide, opaque, roux jaunacé ou grisâtre, unicolore ou
avec 3-5 bandes fauves ordinairement peu distinctes, garni de stries lon-
gitudinales assez fortes, crispées et saillantes aux sutures. Epiphragme
épais, convexe, opaque, crétacé, gris blanchâtre. —- L. 30-50 mm.;
D. 32-48 [-50] mm.
LEufs globuleux, de 6 mm. de diam., à enveloppe calcaire, opaque, d’un blanc
verdatre, au nombre de 60-90; ponte de juin à septembre; éclosion au bout de
20-30 jours; petits adultes vers la fin de la première année.
Habite les bois, les haies, les jardins, les champs, mais principalement les
vignes, presque uniquement sur les formations calcaires. Commun ou très
commun dans la France septentrionale et centrale, rare dans l’Ouest où il
manque souvent, absent dans presque tout le Midi (ne dépasse guère la Garonne
au Sud·Ouest, atteint Orange au Sud-Est ainsi que les derniers contreforts des
Alpes dans la forêt d’Aiguines (Var]); s’élève à 1.500 m. dans le Massif Central
(J. B. BOUILLETH, 1.700 m. dans le Jura et 1.800 m. (exceptionnellement 2.000 m.)
dans lesrtlpes (J. Praear); fossile dans le Quartenaire d’Allemagne, n'existe en
France que dans les formations toutà fait récentes. Espèce édule faisant l`objet
d’un commerce assez actif.

184 Mo1.LUsoUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES.
2. H. (Hclîx) lucorum LINNÉ (Pl. 111, fig. 83). . _
Helix lucorunz L., 1758, p. 773 [non RAZOUDIO\VSKI]; ROSSMÃSSLER, Ico-
nogr., 1837, p. 3, pl. xxx, fig. 291.
Coquille globuleuse peu élevée; spire formée de 5 tours convexes, le
dernier volumineux, ventru-globuleux; sutures peu profondes; ouverture
obliquement ovalaire; péristome épaissi, réfléchi, brun intérieurement;
bord columellaire oblique, peu arqué, recouvrant presque complètement
Pombilic; test épais, solide, fortement et irrégulièrement strié, châtain ou
marron, orné de bandes généralement au nombre de 5 et de flammules
longitudinales d’un marron plus ou moins vil'. —-— L. 30-45 mm.;
D. 40-50 mm. ` '
Espèce de l’Italie centrale, de la Russie méridionale et de la Turquie d‘Asie,
introduite en 1883 autour de Lyon (jardins du Moulin à Vent) où elle s’est accli-
matée. Cet Helix est vendu fréquemment sur le marché de Paris.
' S.—G. Crypliûmphalus (Acsssiz, 1837) Mooum-TA1~1Doiv, 1855. .
[Caenatoria Hstn, 1837 (pars)]
Animal très grand, de coloration sombre, à tubercules serrés et saillants;
· mâchoire fortement
arquée avec 6-12 côtes
_ ___[·_ verticales saillantes;
» radula avec dents mé-
iui " ‘ //"m` dianes _ tricuspidées
mf id, (cuspides latérales pe-
É _,e tites) et dents margi-
/ nales les plus externes
· avec 4 cuspides sub-
  égalesetplaquebasale
'· très étroite (le nombre
0v_ ;· 1 des dents de chaque
._ rangée varie avec I’â-
; ge). Appareil génital :
·' F-- 2 glandes multifides
_ . V A ayantchacune 6—40(gé-
—§}‘· ·   ` néralement 20) bran-
    M ches; vésicule sémi-
" » ` ^ nale avec long canal
` --°h· % et très long diverticu-
 É/C lwîî; PÉIES aveâ UH-
’/ '  ve um ien éve-
l“”;é  î<>rpë· ·
  Coquille globuleu se,
Fm. 155. — Helix (Crypt072zphalus)aspersa MÈLLER. Appareil mm ombîlîquëez Ou'
génital. verture grande, obli-

_ nnucxnaa. — maux 185
que; péristome évasé, non réfléchi; test mince, opaque, strié, orné de bandes
et de taches variables; épîphragme mince, aplati, opaque, papyracé.
Les espèces habitent le sud de l'Eur0pe, le nord de l’Afrique et l’Asie anté-
rieure.
1. H. (üryptomphalus) aspersa l\Iüm.nn (Fig. 155).
Ilclix aspcrsa l`ll.lLLEK, ll, 1774, p. 59; Dnarannaun, 1805, p. 89, pl. v,
fig, 23; Duvur, 1850, p. 80, pl. ux; Moouix-Tmsoox, Il; 1855, p. 174,
pl. xxx, fig. 14 à 32; Locann, 1894, p. 74, fig. 77; Gsnluam, 1929, p. 88,
pl. iv, fig. 08 à 70 et pl. v, fig. 99-104.
Coquille conoïde globuleuse, ventrue, très convexe en dessus, bien
obliquement bombée en dessous; ombilic nul; spire un peu haute, formée
de 4-5 tours très convexesà croissance rapide, le dernier très grand,
arrondi-ventru dans une direction oblique; sutures profondes; sommet
assez élevé, presque lisse; ouverture ovalaîre oblique à bords marginaux
assez rapprocl1és,.très convergents et réunis par une légère callosité blan-
chàtre; péristome épaissi, réfléchi, blanc; bord columellaire bien arqué,
élargi, blanc;test un peu mince, solide, opaque, chagriné, fauve brun, jau-
nâtre ou grisâtre, orné deilammules en zigzags variables, plus claires que
le fond, sans bandes ou avec 1-4 bandes sombres, la supérieure continuée
en dessus; strics fines»et inégales. Epiphragme mince, aplati, membra-
neux, papyracé, blanchâtre ou grisâtre. - L. 20-40 mm.; D. 25-45 mm.
(Eufs globuleux (diam. : 4-4,5 mm.) à enveloppe brillante d’un blanc nacré,
opaque; au nombre de .50-110 (parfois jusqu‘à 190), agglomérés mais non adhé-
rents les uns aux autres, déposés en terre dans un trou assez profond; ponte
de mai ai fin octobre; éclosion en 15-30 jours; petits adultes au début de la
2° année.
Habite presque partout, dans les jardins, les lieux cultivés, les haies, les
bois, les vieux murs, de préférence dans les stations humides et couvertes où
la terre est meuble. - Toute la France, mais plus commun dans le Midi; s'élève,
dans les Alpes, jusqu'à près de 1.500 m.; ne dépasse pas 1.200 rn. dans~les
Pyrénées; vivait, au Quaternaire, en Allemagne, en Autriche..., mais son intro-
duction en France est plus récente. Édule, fait l’objet d’un élevage et d’un
commerce assez importants. -
S.-G. Helicogeua nn Fénussac, 1821.
[Coenatoria Histo, 1837 (pars), l`IOQUlN·TANDON, 1855 (pars)]. I
Animal très grand; téguments garnis de tubercules très serrés et assez sail-
lants; sillons du cou largement indiqués; mâchoire peu arquée avec 7 côtes
verticales subparallèles denticulant fortement les bords. Appareil génital :
2 glandes multifides de chacune 9-20 (généralement 15-20) branches fines,
presque capillaires; vésicule séminale avec canal assez long et diverticulum
court (fig. 156).
Coquille grande, globuleuse-ventrue; ombilic nul; ouverture oblique; péri-
stome d’un noir légèrement pourpré, cette coloration s’étendant sur le bord

186 MOLLUSQUES rmmnsriuis ET FLUVIATILES `_
columellaire; test épais, solide, opaque, strié, avec 1-3 bandes; épiphragme
peu bombé, blanc, crétacé, écailleux.
Les espèces sont spéciales aux
I î/ ’ `;F”M régions circainéditerranéennes.
, ) ti .. 7
,1 L V J H. (Helicogena)me1au0st0ma Dm-
-.0
I PARNAU11 (Pl. 111, Hg. 72).
I   \_ï ai H€ll'.ïIR6[üHOSZOmüDRAP.,1801,
·   ,‘,;   " p. 77; 1805, p. 91, pl. v, fig. 24;
f   \_, DUPUY, 1850, p. 101, pl. 11, fig. 2;
Eg" MOQUIN-r1*ANDON, II, 1855, p. 182,
  ,___ pl. XIX, fig. 10-13; Locano, 1894,
,   F p. 76, fig. 80; GERMAIN, 1920, p. 92,
1 · ··‘£   pl. 111, fig. 66, pl. IV, fig. 73 et pl.
I   I v, fig. 24; H. pac/zypleura Bounc.
  in Locann, 1882, p. 54 et 305;
‘ - it .1. ' 1804, p. 77. ‘
, \   l Coquille fortement globuleuse
C;__,,,_ ; i" ventrue, très convexe en dessus,
 AR bien bombée en dessous; ombilic
 Vlttitl nul; spire peu haute, formée de 4-4
xuwllblb  .- _,_,·\ _-¤l1» . · .
.  gum U X 1/2 tours a CFOISSHUCG rapide, les
 w s;. ` T   premiers peu convexcs, le (.lBI'Dl€I`
  Zi"  ` très grand, bien arrondi convexe;
’  sutures peu profondes, à peine
Fxe. 156. — Helix (Helicogemz) melamosloma oblique; Sommet Pou é1€Vé« HSSGJ
D1m>Ar»Nw1>· Appareil génital- ouverture oblongue, anguleuse en
haut, largement convexe en bas, à
bords marginaux écartés et convergents ; péristome droit, épaissi, pourpre
foncé intérieurement; bord columellaire arqué, aplati, noir pourpré; test
très solide, assez épais, opaque, brun jaunacé ou grisâtre avec, générale-
ment, une bande marron supra-oarénale; intérieur de l’ouverture violacé
ou lilas; tours embryonnaires lisses,.les autres garnis de stries obliques,
grossières, assez fortes; épiphragme à peine bombé, assez épais, opaque,
blanc, fragile, écailleux. —L. 25-30 mm.; D. 22-30 mm.
(Eufs nombreux, gros, globuleux, de 1 mm. de diam., à enveloppe luisante,
nacrée, subtransparente.
Habite les vignes, les plantations d’Oliviers, les champs, les terres cultivées;
s’enterre fréquemment. La répartition de cette espèce est, en France, assez
disjointe; elle vit dans le département des 1ilpes·Maritimes, mais surtout dans
· ceux du Var et des Bouches—du-Rhône, ainsi que dans quelques localités des
Basses-Alpes (Ie long de la Durance) ; elle se retrouve dans l’Hérault et le Gard
où elle est d'introduction récente; elle ne vit pas en Corse; fossile elle est`
uniquement connue, en France, des tufs quaternaires de Saint—Pons-Gémenos
(Bouches-du-Rhône) [Tunzox]. - Espèce edule, très estimée.

m;L1c1nA1;. — naux _ _ 187
SÃ-G. Cantareus Rrsso, 1826.
[Tapada (GRAY) Tunrox, 1840].
Animal très grand, àtubercules serrés et saillants, surtout en dessus; sillons
du cou profondément marqués. Màchoire fortement arquée avec 5-7 fortes côtes
subdivergentes denticulant fortement les bords; radula avec les dents latérales
zricuspidées, caractère tout à fait exceptionnel chez les espèces du genre Helix.
Appareil génital : 2 glandes multifides avec chacune 17-49 branches; vésicule
séminale pourvue d'un long canal et '
d'un long diverticulum; pénis plus court . p·· A
que Pépiphallus; flagellum plus eou1·t il " g  —l“‘
que le pénis et l’épiphallus réunis (fig. ,,_  /_/  
157). yîy (
Coquille globuleuse, împerforéo; ou- , --._
verturo très grande; péristome simple' p / l
et tranchant; test mince, unicolore, de ,  ix
couleursombre;épiphragmetrèsbombé, '  
solide, calcaire, opaque, placé à l’en· , I mu
trée de l’ouverture;  
Les espèces sont caractéristiques des  
régions circaméditerranéennes contra- L >  
les et orientales. f_,__ 
1. H. (Cantareus) aperta Bonn (P1. I  g g  · _,_, 
iv, fig. 100-101). ir    
_ Ilelix apcrta Bonn, 1778, p. 399;  t  lt lg?
DUPUY, 1850, p. 98, pl, rr, iig_ 1; GL- "" L_g,lÈ”—-gggaf ~
Moonnv-Tannox, II. 1855, p. 186,   A `5‘°`m'
pl. xxv, lign. 17-19 et pl. xv, (ig. 1-4; pq _ h
Locano, p. 73, fig. , 76; Gannmm,  nl
192% P· 95• PL W9 fig' ·72• 74* T7: 7S· Fm. 157. - Helio: (Ctmlareus) apcrla Bonn.
Ileli.1: mtlz'c0t°des Dnnrnnnaoo, 1801, Appareil génital.
, p. 78; 1805, p. 91, pl. v, fig. 26-27;
II. lcomcgaelia Boom;. in Locano, 1882, p. 52, 302; 1894, p. 74.
Coquille ovoïde globuleuse bien convexe en dessus, très obliquement
bombée et allongée en dessous; ombilic nul; spire courte, formée de
3 1/2-4 1/2 tours convexes à croissance d‘ab0rd rapide, puis très rapide,
le dernier énorme, très obliquement convexe; sutures bien marquées;
sommet convexe, lisse; ouverture très grande, obliquement ovalaire,
angulouse en haut, à bords marginaux rapprochés réunis par une callosité _
pellucide; péristome droit, à peine épaissi, blanchâtre; bord columellaire
arqué, aplati, blanc; test mince, peu solide, assez brillant, brun roux,
marron, olivàtre, unicolore, garni de stries longitudinales obliques, irré-
gulières, souvent onduleuses, parfois coupées, près des sutures, de fines

188 _. Mo1.LUsQuEs rennesrnes ET rnuvwrines _
stries spirales. Épiphragme d’été aplati, membraneux; épiphragme d`hiver
très bombé, lisse, épais, très opaque, crétacé, blanc pur extérieurement,
verdâtre intérieurement. ——L. 24-30 mm. ; I). 20-25 mm.
(Eufs ovoïdes (L. 4-5 mm.; D. 3 mm.} entourés d‘une enveloppe membra-
neuse très mince, peu transparente, blanchâtre ou jaunacée, agglomérés en
paquets et placés en terre dans des trous peu profonds.
Habite les vignes, les terres cultivées et souvent remuées, les haies; s`enfonce
volontiers dans le sol. -- Vit seulement dans les départements des Alpes-Mari-
times, du Var et des Bouches—du—Hhône; ne dépasse pas 500 m. d’altitude
(atteint 900 m. dans les Alpes-Maritimes); commun en Corse, aussi bien sur
les formations granitiques que sur le calcaire, mais recherchant les stations
humides; fossile ou subfossile dans le Quaternaire de Menton [G. Neviex.] et de
Nice [E. CAZIOT]. -· Edule, trés estimé.
S.-G. Tyrrhenaria P. Hesse, 1918. ,
Animal très grand, arrondi en avant, peu pointu en arrière. Mâchoire assez
arquée avec 7-8 cotes inégales, subparallèles, denticulant les bords; radula
avec dents médianes tricuspidées et dents latérales bicuspidées. Appareil
génital: 2 glandes multilides peu développées avec chacune 4-8 branches grêles;
canal de la vésicule séminale avec diverticulum court et gros; pénis plus long
que Pépiphallus; flagellum égalant, en longueur, celles du pénis et de l’épi-
phallus réunis: muscle rétracteur du pénis inséré à la limite postérieure du.
pénis; dard avec 4_ arêtes zranchantcs (fig. 158).
Coquille globuleuse, ventrue, non ombiliquée; ouverture grande, oblique;
péristome mince; test mince, foncé, avec 5 bandes peu distinctes; épiphragme
mince, subtransparent, membraneux, placé à l’entrée de l’ouverture. .
Ce sous-genre est étroitement localisé dans l`île de Corse.
H. (Tyrrhenarîa) tristis P1=e1rren(Fig. 158; pl. in, fig. ,77).
Helix É}’l.SÈiS Peeirren, Proceed. :00I0g. Soc. London, 1845, p. 66;
Moounv-Tannoy, Il, 1855, p. 184, pl. xiv, fig. 14-16; GERMAIN, 1929,
p. 97, pl. v, fig. 75-76.
Coquille globuleuse ventrue, fortement convexe en dessus, bien bombée
en dessous dans une direction oblique; ombilic nul; spire formée de 4-4 1/2
tours convexes à. croissance rapide, le dernier grand, ventru; sutures
assez marquées; sommet élevé, lisse; ouverture obliquement ovalaire, à
bords marginaux un peu écartés, assez convergents, réunis par une très
mince callosité blanchâtre; péristome droit, subépaissi, roussâtre intérieu-
rement; bord columellaire peu arqué, élargi; test très mince, peu solide,
brun foncé olivàtre avec 5 bandes plus foncées, peu apparentesçstries
longitudinales très fines, inégales, coupées à angle droit de stries spirales
encore plus fines. Epiphragme d’été mince, membraneux, lisse, parsemé
de ponctuations calcaires nombreuses; épiphragme d’hiver beaucoup plus
épais, opaque et bombé. — L. 20-25 mm.; D. 20-25 mm.

numcinss. — Ancixnmx ' 189
·Ilabite sous les touffes de Geuîstu; s’enterre dans les sables granîtiques
' pendant les chaleurs, jusqu‘à 50-60 cm. de profondeur; ne circule que la nuit
ou au moment des chutes de pluie; très localisé, à 5 kilom. d’Ajaccio, dans les
champs souvent inondés entre les embouchures des rivières Gravone et Pru-
nellli, à l‘ouest de la route conduisant à Propriano (E. Rsouieiv, R. J. Il. SllU'l.‘l'·
Lnwonrii, E. CAzi0T). '
G. ÀRCHELIX Ananas, 1850. _
[Otala Scnunacnsn, 1817 (pars); MoQuiN·TÃNooN, 1855 (pars) [non Bscn, 1837].
Macularia Muvrsxs, 1860 (non Anusns, 1850)].
Animal grand, à tubercules très petits, ovalaires arrondis. Màchoire assez
nrquée avec 4 côtes saillantes, larges, denticulant fortement les bords; radula
avec dents médianes tricuspidées. Appareil génital : 2 glandes multilides très
ramifiées, chacune formée de 15-35 tubes
peu longs, llexueux et grêles; dard à 4 aré- ·
tes vaguement bilides; partie libre de l’ovi~ -=· PT" M /
ducte extrêmement longue (lig. 159). ‘7)/ % _
Coquille globuleuse, déprimée; 5-6 tours 'î-/   t
de spire; ouverture très oblique, ovalaire î\    
transverse; péristoine épaissi, toujours plus in t' t `\;,
ou moins foncé, ainsi que lïntérieur de l'ou· <4 s, J,   __,· \
vcrture; test épais, solide, avec bandes bru-   _ '
nes variables. i-"\
Ce genre se distingue très nettement de ” i ,
tous les autres Ilelicinae par la longueur ( [ ,  _`
exceptionnelle de l`oviducte libre et par une 1 , _  
glande particulière (glande de Hesse) assez ,”  "‘L   ____,_·
grosse, voisine de la partie antérieure du  ,, / °“·· °
manteau, dont la fonction est encore incon- `
nue. Les espèces, abondantes au Maroc et È ·
en Algérie, sont moins nombreuses au Por- " )._,
tugal, en Espagne et aux Iles Baléares.    
` M.
A· Elpàlûleua [: Ilelic apalolcna,]   .,,,,§§'= 
Bounouicnn (Fig. 159; pl. iv, lig. 97- `» `
98)* V Fm. 159. — .-11·c/telix apalolemi
Ilelix lactea Miciiwn, 1831, p. 19, pl. Bounoummvr. Appareil génital.
xiv, lig. 5-6;Du1>ov, 1850, p. 117, pl. iv,
lig. 2; N10QUIN·r[`ANDON, ll, 185.], p. 155, pl. xii, fig. 23-24 [non Münmxm,
excl. synonymic]; ll. apalolena Bonncuicnn, 1867, p. 233, pl. xxxv, lig.
1·5; LOCARD, 18%, p. 78; Gsmmix, 1929, p. 99, pl. v, fig. 92-93, 105, 107.
Coquille globuleusc déprimée, assez convexe en dessus, hombée en
dessous; spire formée de 5-6 tours faiblement convexes à croissance assez
rapide mais très régulière, le dernier grand, arrondi, fortement descen-
dant à son extrémité; sutures peu marquées, sauf la dernière; ouverture

190 ` Moewsques 'rennesrnes er FLUVIATILES
très· oblique, transversalement oblongue, d’un beau marron brillantrà .
l’intérieur, à bords marginaux assez rapprochés réunis par une mince
callosité d’un marron très brillant; péristome épaissi, évasé, réfléchi,
brun clair ou jaunacé; bord cfolumellaire subrectiligne dans une direc-
tion oblique, marron, avec généralement une callosité très peu saillante en
son milieu; test relativement mince, solide, brillant, blanchâtre ou gris
marron, orné de 2-5 bandes fauves plus ou moins marquées et d’un grand
nombre de ponctuations blanches très visibles; stries longitudinales très
fines, serrées, obliques, coupées lle stries spirale encore plus fines. Épi-
phragme très mince, membraneux, ·transparent en été, subopaque en
hiver. — L. 20-24 mm.; D. 33-39 mm.
Habite sur les plantes sèches, les murailles, les rochers, dans les jardins
les champs; souvent très commun dans les Vignes; commun aux environs de
Perpignan, Castel-Roussillon, Salces(Pyrénées-Orientales) [J. R. Bouecuicimr,
L. Comrmvo, Pexvcamar]; plus rare aux environs de Leucate (Aude] [J. Pt. Boun-
cuicrnxr] et en Corse, a Rogliano (Cap Corse) [E. Cazior, Gurrroiv].
Cette espèce espagnole'qui, en France, est a Ia limite nord de son aire de
répartition, a presque toujours été confondue avec l’Helix faux nigra Caenivirz
[= Helix laczea auteurs, non MüL1.en] qui vit en Espagne et dans l'Afrique du
· Nord, mais non dans notre pays où les divers essais d’acclimatement tentés
dans les départements de l’Aude et des Pyrénées·©rientales ont toujours
échoué.
\ G. EOBANIA P. Hesse, 1915.
[Archelàr, Ozala, Macularia, auteurs (pars)].
Animal assez grand, un peu grêle, ii tubercules petits, inégaux et très serrés.
Màchoire assez arquée avec 3-7 côtes fortes, très saillantes. subparallèles, den-
· ticulant fortement les bords (le nombre des côtes varie avec Page). Appareil
génital : 2 glandes multifides a nombreuses branches (30-43 de chaque côté)
presque capillaires, flexueuses; vésicule séminale avec long canal et diver-
ziculum plissé, extrêmement. long, d'une longueur tout à fait inusitée; partie
libre de l'oviducte de longueur médiocre (fig. 160).
Coquille comme celle des Arc/zelix, mais avec le péristome·et l’intérieur de
l’ouverture blancs.
Les espèces habitent les contrées circaméditerranéennes (principalement les
régions occidentales).
E. vermiculata Müeeea (Fig. 160; pl. 11, fig. 56-57).
Helix vermiculata. Müeeee, ll, 1'/7h, p. 20; Dnareanaun, 1801, p.· 82;
1805, p. 97, pl. v1, fig. 7-8; Durnv, 1850, p. 114, pl..rv, fig. 1; Mooonv-
Titivnoiv, ll, 1855, p. 159, pl. x11, fig. 25-29; Locxnn, 189!1, p. 77, fig. 81; `
Gemvmxx, 1929, p. 101, pl. v, fig. 89 à 91, 98.
Coquille subdéprimée globuleuse, très convexe en dessus, bien bombée
en dessous; ombilic entièrement recouvert; spire un peu élevée, formée

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Fm. 158 et 160 à, 163. -— 158. IIehlz·(Ty1·rhenaria) tristis PFEm·nR. Appareil génital. -—
160. Eobania vermiwlata IlIüu.xan. Appareil génital. —- 161. Cepaca. nemoratis Lmsâ. Ap-
pareil génital. -— 162. C. hortcnsis l\Iüu.En, mâchoire. — 163. C. nemoralis Lmmâ, mà.-

192 Monwsouns Tuannsrnrs nr rnuvwrnnns
de 5-6 tours assez convexes à croissance progressive et régulière, le der-
nier grand, arrondi, descendant à l’extrémité; sutures médiocres, sauf la
dernière bien marquée; sommet subélevé, lisse; ouverture très oblique,
ovalaire transverse, blanche intérieurement; péristome réfléchi, épaissi,
blanc pur; bord columellaire élargi, blanc pur brillant; test épais,
solide, chagriné, opaque, blanc grisâtre ou jaunâtre, unicolore ou avec
4-5 bandes variables (libres, interrompues ou soudées) dont une infraca-
rénale; stries longitudinales fines, ohliquement arquées, inégales. Epi-
phragme d’l1iver peu bombé, lisse, mince, semi-crétacé; épiphragme
d’hiver beaucoup moins solide et souvent vitreux. - L. 16-27 mm.;
D. 22-30 mm.
Habite les champs, les jardins, les terres cultivées: se plaît beaucoup dans
les vignes où il passe l`hiver; fuit la trop grande lumière; s’élève jusqu‘à
800 m. d’altitude. —— Commun dans presque tout le Midi,. principalement dans la
région méditerranéenne (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Boucbes-du-
Rhône, Var, Alpes—Maritimes); vit aussi dans la Haute-Garonne et le Gard
(très commun à Nîmes, n'existe déjà plus à Alais) ; a, en Provence, sensiblement
la même distribution que le Zonizes algirus L, et le Leucoc/n·0a candidissima
DRAPARN., mais remonte plus au Nord [jusque vers Grignan (Drômel]; commun
en Corse, aussi bien dans les plaines que sur les hauteurs; fossile dans le
Quaternaire des Alpes-Maritimes. — Edule, très estimé dans tout le Midi.
, G. GEPAEA Hun, 1837.
(Tac/zea Lracu, 1831 (non Fmaniuo, 1822)§l)10QUlN·TAbDON, 1855).
Animal grand, oblong, à tubercules très petits, très serrés, arrondis et sail-
lants. Mâchoire avec 3-7 côtes écartées, très saillantes, groupées dans ia région
médiane; radula avec dents médianes et latérales unicuspidées. Appareil géni-
tal ; 2 glandes multiiides insérées sur les côtés opposés du vagin, immédiate-
ment au·dessus du sac du dard, chacune avec 3-8 branches grêles; vésicule
sémiuale avec canal extrêmement long et diverticulum court ou assez long; pénis
muni d’un épiphallus et—d’un Ilagellum long et filiformefmuscle ' rétracteur du
pénis inséré sur Pépîphallus; poche du dard musculeuse avec dard à 4 arêtes
tranchantcs ou bifides également saillantes (fig, 160, 164, 165).
Coquille globuleuse, imperforée; spire formée de 5-6 tours arrondis; ouver-
ture oblique, semi-lunaire; péristome évasé, épaissi en dedans; test lisse, bril-
lamment coloré, typiquement orné de 5 bandes.
Les Cepaea sont d’origine ancienne: on en connaît des représentants dès
le Miocène et ils sont très répandus dans la plupart des formations quaternaires
de l’Europe centrale et occidentale, bien que de nombreuses espèces fossiles
aient été rapportées à tort à ce genre [cl`. L. GERMAIN, 1929, p. 105] qui est,
aujourd’hui, un des plus caractéristiques de la faune européenne. Le C. nemo-
ralis L. a été introduit dans l’Amérique du Nord où il prospère; il en est de ·
même du C'. hortensis Miltn., mais ce dernier est d`introduction plus ancienne,
remontant probablement aux expéditions des Vikings (xe siècle).

mzmcioan — ceram. 193
1. Divcrticulum peu développé. Coquille globulcuse; ouverture ova-
laire à bords convergents, le bord columellaire non épaissi en
son milieu ................... 2
- Diverticulum assez long. Coquille globuleusc snbdéprimée;
ouverture presque ronde à bords non eonvergents, le bord colu-
mellaire épaissi en son milieu ...... 0. sylvatica, p. 195
2. Dard à 4 arêtes saillantes et tranchantes (fig. 164). Coquille glo-
buleuse; péristome très généralement noir ou foncé. . . _. .
............ ' .... C. nemoralis, p. 193
- Dard à 4 arêtes saillantes légèrement réfléchies (fig. 165). Co-
quille plus globuleuse; spire plus haute; test plus délicat; péri-
stome très généralement blanc ...... 6. hortensis, p. 194
1. (J. nemoralis Lnvxé (Fig. 161, 163 et 164; pl. xv, tig. 87, 88 et 90).
Ilelix nenzomlis L., 1758, p. 773; Dmrannaun, 1801, p. 80; 1805,
p. 94,pl. vi, fig. 3·5;Duruv, 1850, p. 135,pl. v, fig. 7 et pl. vx, fig. 1; Mo-
QUIN•TANDON, II, 1855, p. 162, pl. xm, fig. 1-6; Locann, 1804, p. 81,
fig. 85; Hehlr hybride et H. fizsca Pomnr, 1801, p. 71 ; H. libellula, H.
imperfecta et H. olivacea Risso, VI, 1826, p. 62, 63. — Cepaea nemo-
ralis Gnnmauv, 1020, p. 106, pl. vr, fig:110, 111, 120, 125, 132, 135 à 139,
141 et pl. vn, fig. 157. · _
Coquille globuleuse, convexe conique en dessus, bien convexe en
dessous, imperforée; spire subconique formée de 4-5 1/2 tours convexes
à croissance régulière et progressive, le dernier grand, légèrement déclive
à son extrémité; sutures assez marquées; sommet obtus, lisse, brillant;
ouverture très oblique, ovalaire arrondie, à bords marginaux un peu
écartés et médiocrement convergents; .péristome subréfléchi, épaissi en
dedans, fauve. pourpré, rarement violacé ou blanc; bord columellaire
presque droit, subépaissi, généralement d’un fauve brillant; test peu
épais, solide, brillant, unicolore ou orné de 1-5 bandes distinctes, parfois
coalescentes, plus rarement interrompues ou translucides; stries longi-
tudinales obliquement onduleuses, assez fines et serrées. Epiphragme
plan, lisse, assez mince, blanc ou jaunâtre. — L. 12-28 mm.; D. 18- ·
32 mm.
(Eufs 50-80, ovalaires arrondis (2,75-3 mm. de diam.), opaques, jaunàtres, à
enveloppe crétacée un peu nacrée; ponte de mai à octobre(·novembre dans
l‘Ouest); éclosion au bout de 15-20jours; jeunes adultes àla fin de la 1*** année.
Espèce de forme assez variable (formes major, minor, alsa, depressa) montrant
un polymorphisme de coloration très étendu, le test étant soit unicolore (jaune,
fauve, rosé, lilas, blanchâtre), soit orné de 1-5 bandes (très rarement 6-7) dis-
tinctes, soudées entre elles, interrompues (réduites à des taches ou àdes points)
ou transparentes. La combinaison de ces diverses modalités produit un nombre
considérable de formes (cf. A. Moquxn-Tmvoox, II, 1855, p.165-167; A. Locnnn,
I, 1881,p. 174-182; J. W. TAYLOR, 1911, p. 274-325].
Habite les jardins, les champs, les bosquets, les terres cultivées; recherche
13

19!i·· MoLLusouEs&·TE¤nEsTausi En FLUVIATILES
les endroits»habités..»—- Commun. dans! touteilaa France, mais plus ram dans le
Midi; ne vit pas en Corse; s’élève;.dans les Alpes, jusqyà»1.00®«1.300.in.,. mais
C9 1 '
mns- 1c5· ` 166- · _
F10. 164 à166.»—- (loupe du dard : 164. Cepaea nemomlës LmmL,·—-165. C. horlmsis lllüutsn.
—— 166. Pseudomchca splendide DRAPARXAUD.
peuirépandu au-dessus.de,800-900:m:; commun, fossile, dans.,le. Quaternaire
[cf..L. Gxan:»1Aw,. 1911,p..20 et sq.],
var, subaust1·îava*·Bonneu1cxAr. .
Helzlzx subausiriacœ Boune;,.1880;.p,.1·; Looano, 1894, pt 82,.1ign 87”§.Cepaem,
nemoralis van, subaustriaea. GERMAIN? 1929; [4..109, [il...v1, fig:. 114, 115, 126 à«·
131s—·Coquille de formesplus. globuleuse; dernier tour mieux arrondi et plus
fortement déclive; test plus fortement strié, - Cette variété, peu distincte, vit·
· mêlée au type dans les stations montagneuses des Alpes (Isère; Savoie;.Basses-
Alpes, Alpes-Maritimes).
_ L’Helîx· subnemoralis Béun¤roUmR·[1902,’ pi 103; pl. v; fig: 6]_‘ paraît' établi sur
un=hybride*Cepaea m2m0r·alz's· >< C.’ /z0r2emi$~·[cf. LJ. Ganmam; 1922} p. 109-»
H10}.
2. G. hortensis:l\1ü1.·nnna(Fig·r 162 etë165).,
IIÉll·.îlÃhU}‘Z8llSZ;9*.lV.lllLUE`K§ H, 177'êa; pi 52; Dn.u>Amum¤,1801,pa 81.; 1805,
p. 95,.plî vi, fig: 6; Duron 1850,·ps~138; plilvi, fig: 2; Moot*m-Tmmon,.
li; 1855, px 167, pl. xm; fige 7-9;·Loo1mn, 1894; p. 81;.fig.· S6. -—-G"epa,ea,,
hortensis Gnmzmmi, 1929, p. 110; pl:.vi, fig'. 112, 113; 119; pl. vu, iig:1£i8.
Coquille bien globuleuse; convexewouique>eu=dessus, bien b0mbée·en»
‘ · dèssous,.non. ombiliquée; spirecouvexe subconique; formée de li-5 toursr
' convexes à croissance régulière assez rapide, le dèrnier grand, très»
arrondi, faiblement déolive; sutures assezmarquées; sommet obtus, lisse,
brillant; ouverture très obliqueasubarrondie,. à bordsmarginaux. écartés
etpeuiconvergeiitsç péristomm réfléchi; épaissi en dedans, blanc, rare··»
mentrosé ou· brun; _bord1 columeilairer épaissiç. très: généralement blanc;
A test solide; subopaque, sublaeteseenübrillant; unioolore~ou¤avec:1-5 brandest
continueszinterrompues; colescentes ou·transparentes·, garni de fines stries—
longitudinales obliques Epiphragme aplàti; mince, une peu~ irisé: —
L. 10-18'mm.; D. 14220 mm.
(Eufs ronds. de 2 mm. de diam.,.à enveloppe:miuce;,blanchâtre;.uu.peuelui-·
santssawnombre. de 40·80;.ponte2¢cle,. maisâe octobrezlparfoisi novembrendans

HELIC·IDAK·· — carnet. , 193.
l’Ouest); éclosion au bout de 15·20 jours Z lfiunesiadulles à la fin. de la 1*** année.
Espècecertainement différente du·C'. nemoralz's.L. par' ses.caractères.anato—
miquesdglandos multifides, dard· à`4.arétes. légérement ré/Zéc/zies) et par sa,
répartitionugéogrfaphique plus: septentrionale., La. coquille est de. forme.plus
globulouse; à·— spîre plus l1aule,.avec un testplusrdélicat, plus brillant et.un '
péristomc g‘énéralement*.blanc,. mais ladistinctîon. des«deu1eesp,èees,. d’après
le seul examen de la coquille; est trèsdélicaterehparfois, impossible dans les
stations où elles cohabitent, les caractères conchyliologiques du C'. nemoralis L.
convergeant vers ceux du G. liortensis Mütt. et réciproquement. ,
Habite les bois, les cndroitswultivés; sur les arbustes; les talus, dans les
haies; presque toute la.Franee;.commun, ou très·commun dans le Nord, le Cen-
tre et l'Est, rare et localisé dans l’Ouest où il semble introduit et absent dans
le Midi; s‘éléve jusqu`à 1.680 m. dans le Jura et 1.800 m. dans les Alpes;
fossile dans de nombreux dépôts quaternaires.
3. CJ sylvatica Dnnmnmun (PIÃ ur, fig. GG, 73·et 78).
Ilelix sylvatica Dnarannaen,. 1801, p. 79; 1805, pi: 93, pl. vi, fig. 1-2;
Durmr, 1850, p. 130, pl. v,. fig. 5; lNlbQUIN·TANDON,, Il;-1855, p. 171,
plfxm, fig. 10·13;.LocAnn, 189G, P. 82, fig. 88. II. COIld0Zl•IPLl1BOURG. in
[1oc.um,.18!.lû, p. 82} -· Uèpaezr sylvalical Gizimam, 1029;.]). 113, pl. vx,
fig: 116·118, 121-124, 133; 13/i,.1!i0, 145-147, 149, 151 et 156.
Coquille·globuleusc· subdéprimée, bien convexe en dessus,assez bombée i
en dessous; ombilic nul; spire conique formée de:5-G tours assez convcxees
51'croissancc progressive et régulière, le dernier arrondi, un peu déclivc;
sutures assez·prof`cndes; sommet élevé, lisse,.ouvcrture très oblique,
subarrondie, à bords subparallèles non convergents et assez écartés;
bord columellaire subarqué, légèrement saillant cn. son milieu, aplati,
brun·violacé ou. lilas rosé;.test solide, opaque, jaunacé ou blanchâtre,
orné de 1-5 bandes brunes ou. fauves généralement interrompues; tours
embryonnaires très délicatement stries, les autrestours avec stries long·i· _
t}1dinales*essez·fortes,· inégales, coupées de trés fines stries spirales. —-
Epiphragmer plan; assezt mince, blanchâtre, membraneux. —- L. 12·
14 mmz; D: 18—25[-28] mm:
Cette.espèce, dont. le polymorphisme eshcomparable à celui des autres
Cepaea, mais moins étendu, se distingue facilement des C. borzensis Mütt. et
C'. nemoralis L. par sa forme plus déprimée, son péristome violacé et, sur- '
tout, son ouverture presque ronde dont le bord supérieur et le bord columel·
laire sont parallèles, non convergents, le bord eolumellaire étant, en outre
renflé en ·son milieu. '
Habite les forêts, les hois,les fourrés, parmi les· pierres, sur les troncs d’ar—
bres, souvent contre les rochers ou sur l`herbe des pelouses alpines; recherche
les stations fraîches abritées des vents; espèce montagnarde descendant dans
les vallées en suivantuuiquementle cours des rivières; le types’élève à 1.100 tn.
dans·le Jura età.1.500 m. dans les Alpes; la var. alpicola. DE·CHARP‘ENTfEK ·
(coquille plus.p_etite, forme plus=globuleuse, spire plushaute).halJitefles*fo1êts
élevées et surtout les prairies alpines, parmi les rocailles, entre 800-1.700 m.

196 ‘ Mox.x.usQuEs 'rEnnEs1nns nr FLUVIATILES
dans le Jura, entre 1.300-2.400[-2.500] rn. dans les Alpes. Cette espèce,spéciale
au Jura français et suisse et aux Alpes de la France, du Piémont et de la Suisse,
est commune partout où elle vit. En France, on la connaît des départements du
_ Jura, de la Côte-d’Or, de l’Ain, de la Loire, du Rhone, de l’Isère, de la Haute·
Savoie, de la Savoie, de la Drôme, des Basses—Alpes et des Alpes-Maritimes
(seulement entre 800 et 1.500 m. dans ce département). Fossile dans le Quater-
naire (tufs de la Baisse, loess du Lyonnais).
‘ G. PSEUDOTACHEA C. Bowrrcnn, 1909.
[Tac/zea (pars), Otala (pars), de divers auteurs].
_ Animal grand, rétréci, de coloration claire, à tubercules très serrés. Mâ-
choire très arquée avec 2-5 côtes assez grosses, parallèles, verticales, les côtes
externes moins saillantes; radula
ï,,__ __ ·· qui- avec dents médianes tricuspidées et
 î dents latéïales bicuspidées, îpipa-
2.- . roil énita 2 2 landes mu ti 1 es
§ g g I s
A   È chacune portée par un court pédicule
"ÈW et divisée en 5·11 (généralement 5-7)
,/ / » branches tlexueuses, presque lili-
' ai formes, souvent bifides; vésicule
/ séminale avec canal médiocre et
. Ã très long diverticulum; dard à 4 arê-
¢ tes très inégales ce qui donne à cet
ll/U,. :9 f organe,'sur une ,coupe transversale,
J l \ la forme d`une ancre (fig. 166); pé-
[1 OV' `: I nis moins long que l’épiphallus,
\ avec très long llagellum filiforme;
’  ( ‘\l _ muscle rétracteur du pénis s'insé—
· ' ·(w` I rant sur Pépiphallus (fig. 167).
· ‘ )  Coquille subglobuleuse, déprimée.
M 0 imperforée; ouverture très oblique;
J  /” Pc péristome légèrement évasé, épaissi
il  ·$°’ en dedans; test un peu mince, blan-
k bà __J. ‘ châtre, typiquement orné de 5 ban-
`··¢ ` .  , des
â  \ ·
lâ, r ` Les espèces de ce genre habitent
, "°àî‘É  --··· gli · le Maroc, l'ESpagne, les îles Baléa-
res et une partie de la France méri-
dionale; une espèce (P. Bec/reri Ko-
F,G_ 167. _ Psgudûtachqa 8,,),,,,,,,,,;,, Bert) est fOSSllB dans le Quaternaire
Dmranmnn. Appareil génital. recent de Valence (Espagne).
- Coquille subglobuleuse déprimée bombée en dessus; spire peu
. élevée. ............. P. splendida, p. 197
—— Coquille très déprimée; spire sur baissée, presque plane. . .
_ ........ · ..... . . P. Cossoni, p. 197‘

· xxmxcxoxuz. — rsEuno·rAcxxEA ~ 197
' 1. P. splendide Dxmrnnxauo (Fig. 166-167; pl. xv, fig. 106, 108).
[felix splendide Dnaxmnunun, 1801, p. 83; 1805, p. 98, pl. vx, fig. 9-11;
Durur, 1850, p. 128, pl. v,.fig. 2; Moouxx-Tmnon, ll, 1855, p. 149,
pl. xxx, fig. 8-10; Locanu, 1894, p. 78, fig. 82 [: [felix Cantae Boun-
<:uxcNA·r, 1880,' : H. calaeca Bounc., 1887]. — Pseudotachea splendida
Gamxaxiv, 1929, p. 118, pl. vu, fig. 161, 162, 167, 168,.170, 173, 176;
pl. vxxx, fig. 194, 195, 199, 200.
Coquille subdéprimée ou subglobuleuse déprimée, bombée en dessus,
convexe en dessous; ombilic nul; spire peu élevée, formée de 5 tours
eonvexes à croissance régulière, le dernier très grand, formant les 3/4
de la coquille, brusquement déclive à Pextrémité; sutures peu marquées;
sommet obtus, lisse; ouverture très oblique. ovalaire transverse, à
bords marginaux peu rapprochés, peu convergents; péx·istome sulié-
paissi, réfléchi, blanc ou rosé; bord columellaire subarqué, épaissi, blanc,
réfléchi sur l`ombilic; test un peu mince, solide, subopaque, luisant,
blanc.jaunàtre, unicolore ou, généralement, avec 5 bandes étroites,
brunes, entières, coalesccntes ou interrompues, garni de stries longi-
tudinales fines, serrées, obliques. Epiphragme à l’entrée de l’ouverture,
. celui d`été lisse, mince, membraneux; celui d’hiver plus terne, subo-
paque et plus épais. ——- L. 8-13 mm.; D. 15-24 mm.
Habite sur les collines, sous les pierres, les buissons,sur les plantes sèches,
dans les vieux murs et les trous de rochers; affectionne les endroits secs,
tout particulièrement les garrigues, mais se rencontre aussi dans les vignes.
Espèce des régions basses ne s`èlevant nulle part au-dessus de 500 m., com-
mune dans une grande partie de la région méditerranéenne : Pyrénées-()rien-
tales, Aude, llérault, Ardèche (jusqu'au Teil et Viviers, localités les plus
septentrionales), Gard, Vaucluse, Drôme (Donzères, environs de Grignon, limite
estde l’espèee), Bouches-du·Rlxône, Var, Alpes-Maritimes ; ne vit pas en Corse.
Fossile dans les tufs quaternaires de Saint-Pons-Géménos(Bouches·du·lthône)
[ll. Txxxsux].
2. P. Cossoni Lxzrounxvaux (Pl. xxx, fig. 67-68).
[felix Cossoni Lurounxnux, Rev. Mag. Zoologie, 1877, p. 34l; Lo-
cano,,1894, p. 78; Pseudotachea Cossoni Gnnyxnxxv, 1922, p. 120, pl. vxx,
fig. 150, 154, 155.
Coquilletrès déprimée, bien plus convexe en dessous qu’en dessus; ombi-
lie nul; spire très surbaissée, formée de 4-5 tours à peine convexes à crois-
sance régulière, rapide, le dernier très grand, très dilaté, presque plat en
dessus, déclive à Pextrémité sur une petite longueur; sutures médiocres;
sommet obtus, aplati, lisse; ouverture ovalaire transverse; péristome
subréfléchi, épaissi, blanc en dedans`; bord columellaire subreetiligne,
épaissi sur l’ombilie, rosé; même test que le P. splendida. Dxmr. mais
avec, généralement, une seule bande brune supracarénale. - L. 10 mm.;
D. 19-20 mm.

À198 MOLL"US.QT·I‘ESzTÈEiïEESTRESîET mzuviarxms , ~
Cetteuespèee seidistingue deêlaypiéécédente, dem elleintest. peutwêtrefquiune ·
rva.riété,;par sa. forme trèsxléprimée, 4sa»spire_presquegplane .avec.u11 dernier
«1lour_pr0portionnellement ·plus.développé en.largeur; elle est peurépandue.
danstles départements de l’Aude, de.l’Hérault et des' Pyrénées-Orientales; elle '
vit également en Espagne,,notamment aux environs`de Barcelone.
G. IBERELLUS P. lliassn, 1908.
[Otala l`ilOQUIN·TANDON, 1852 [pars)].
,Animal médiocre, garni de tubercules petits, très serrés. Mâehoire peu
arquée, avec 2-4,grosses côtes et 2 beaucpup moins marquées, denticulant
fortement les bords. Appareil génital : 2 glandes multifîdes, chacune avec 375
Branches; épiphallus plus long que le penis; flagellum assez long, très grêle;
vésicule séminaleavee long canal et diverticulum bien développé: poche du
dard ovalaire avec dard à 1 arêtes*1égèrement bifîdes.
Coquille subglobuleuse déprimée; omhîlic nul; ouverture très oblique,·ovz1-
Faire transverse; péristomewêvasé; test un peu»mince, assez solide, orné ide
' '5 bandesdarunes. ·
A Les.Iberellus.l1abitent le Nord-Estlde l’Espagne et·les îles (Baléares. .
l. Cûmpauyoi ALEaoN (Pl. iv, t`ig..105, 110).
Hélix Compmzyonii Ammox, Bull. Soc. philomat. Perpz;.gnmz,'lll,
1837, p..91, 98; DUPUY, 1850, p. 120, pl. xv, fig. 3; l`/lOQUlN;TANDON,
ll, 1855,,p. .155, pl..XlI,.llg. 17-20; `LOGARD, 18.%, p. 79. — Iberellus
.C0mpmzyoz'GE.uMAm,.1929, p..122. pl. .vxx;.fig. 158, .159, 164,.165, 174.
Coquille snbglobuleusc déprimée, peu ·convexe en dessus. assez
abombéc ·cn Jcssouspombilic nulpspirc peu élevée, formée de 14-5 ·1/2
rüoursiaplatis convexesià croissance,d’abord~lente,_ puis;·assez··rapide,-le
dernier grand, très déclive à son extrémité; sutures assezsmarquées;
, sommet un peu gros, obtus, presque lisse, brillant; ouverture oblique,
‘ ovalaire transverse, d’un brun très clair en dedans, à bords marginaux
très rapprochés et fi peine convergents; 'péristome élargi, réfléchi,
l>lanc·pur; bord cotumellairetsubrectiligneVdans.une direc.tion.oblique,
épaissi, élargi sur Fontxbilic, blanc pur: ·test:peu épais, solide, orné
de llammules brunes ou fauves plus ou moins marquées.sur.un fond
blanc jaunâtre, llammules l'ormant·5 bandesirès interrompues; stries lon-
gitudinales·assez·marquées;très·ohliquemenbarquéesz -—- L.·8412 mm. ; D.
A5-20 mm.
Espèce espagnole, vivant dans les·régi0ns montueuses du littoral, ’depuis
Ia frontière française jusqu’à Tarragjone. Elle zrétérsignalée, en 1818, sur les
pentes méridionales des #Albères (bois des Abeilles) près de·Banyuls—s.l~Mer
(=P_prénées-Orientales) [CourANvo,.M: CMM] mais n'a pas été ·1·etrouwie;*s0n
ezcistencc, ten~Franc·a,· est tont.a>f;1itid0ute11se.

ixnnictnmz. —-·MAcu¤AnrA "199
.G. JIACULARIA tànssns, 1850.
[Orale`1\IoQu:x·'I‘.«m>on,‘1855'(pms); iMuralla "VESTERLUND, 1880·(pars)].
Animal grancl,,grêle·et pointu·en arrière, à·tubercules petits, très serrés.
'Màchoire ·médi0crement'arquée·à·ext1‘émités obtuses, avec 3-6 g·r0sses:cùtes
un pou larges; verticales et parallèles. Appareibgénital :.2 glandesmultifides
simples, chacuneformée deflttubas ; pénis
étroit, avec ;épiphallus ·assez »l0ng·,,et« très ,,,__`/·')
long llagcllum grêle et sinueux; vésicule   up;
séminale avec long canal et diverticulum ‘·;* '
.mince, plus long que le canal; dard à aarê- .l "lw
tes tranchantes. ;· ''`' “`
Coquille subdéprimée 0u· déprimée, im-   _
_pcr(`0rée; ouverture ovalaire très oblique;   kç °
péristome réfléchi, épaissi; test assez îëî. }
mince, solide, de coloration claireravec   —
5 zones de taches plus ou moins interrom· __,· _ _ .· " \
lpues. '   2) l '\\
Les Maczalaria habitent surtout laîlji-   * /
_gurie d’où ils pénètrent, en‘France,'jusque   \ ,
dans le département du Var. ez'? K ¢-
1. Coquillesubconvexedéprimée;  , ·
spire de 5-6 tours, le dernier    ‘»ll`t'lill» qu
vaguement subang11le11x.à sa `  , î`~.`~  iliiiluul 
· "2g.·._ WW ”
naissance ......· 2  ··9'* rw! 
-— Coquille subdéprimée;spire dc   ga-· »ÉÉÃ?É.l
. M/M
4 ~1f2«t0urs le dernier engu- ag;/W
leuxqxirené ai la Pcmphémcî .FlG· 168. — Jlacularia nicicnsis nn
tes'- mmœw ll`anSPm`€m• corne Fénussac. Appareil génital.
rougeâtre. LM. Sainùyvesi, p. 201
'2. Péristome lilas ........... ·M.»niciensis,p.199
-— Péristome blanc ........... ·M. Clairi, p.i200
.1. M..niciensis,oe .l·‘éxwssac (Eig. .168; ,pl..n,..fîg. 45, 46,,47,.éQ, 50
et.5i).
[felix niciensis ou Fénussac, 1821; p. 36; Mrcuaun, 1831, _p. 20,
_pl. xxv, fig. 7-8; Duru¥,,1850, ’_p..126, pl. v, fig. 3; l\l0QUIN·TANDON,
.Il, 18.iJ,,p..1â7. pl. xii, fig. 4-7;`L0cAa¤,,189à, p. 80, fig. 83î[: `H._fau-
denszlr .Sum.:o1·rx, 1889,; :.II.,JVz'qpcei Locaan, 1893]. — _Macu.Im·z'a
Ill.Cl·€IlSlk Gmmam, 1929, p. 123, pl. vu, fig. 163, .180 à.190.
tC0qu.ille~;subconvexe,·ou tdéprimée. em dessus, assez. bomhée en dessous ;
ombilic 'l'1l1l’; ·spine xpsn iëlevée, tfnrmée de .,5-6 tours médioctrement
convexes, le dernier grand, arrondi ou vaguement ·subanguleux·»à1ea

_ ·20O MOLLUSQUES rsnaxsrnns ET rnuvmrines
naissance, brusquement déclive à son extrémité; sutures bien marquées;
sommet un peu mamelonné, lisse, violacé; ouverture très oblique,
subovalaire transverse, à bords assez rapprochés et convergents, d’un
lilas clair brillant intérieurement; péristome épaissi, subréfléchi, lilas
clair en dedans; bord columellaire arqué, épaissi, lilas ou fauve bril-
lant; test assez mince mais solide, blanc grisâtre ou blanc jaunâtre,
orné de taches anguleuses brunes formant 5 bandes plus ou moins inter-
rompues; tours embryonnaires très finement striés, les autres garnis de
stries longitudinales bien marquées, très obliques, inégales. Epiphragme
aplati, mince, membraneux, plissé, transparent. -— L. 10-15 mm.; D. 20-
27 mm. ·
Espèce polymorphe dont Fornementation-picturale et la forme générale
(modes subdepressa, deprcssa) varient dans d`assez larges proportions; il
existe aussi des formes dont l’ombilic est imparfaitement recouvert (var.
perforata Cxzxor, var. Gueb11az·di»CAz.).
Habite les champs, les rochers, les vieux murs; se plaît sur le tronc des
Oliviers, plus rarement sur ceux des Figuiers, des Caroubiers, des Orangers;
n'aime ni le froid, ni la grande chaleur et circule au printemps, mais surtout
a l’automne pendant les pluies; ne vit pas dans les régions siliceuses; ne
s’écarte pas sensiblement de la région de l'©livier, mais monte à·une bien
plus grande altitude, car c‘est une espèce subalpestre qui, si elle ne dépasse
pas 1.500 m. dans les Alpes-Maritimes, vit encore à 2.146 m. en Ligurie
[R. SULL1o1··ri]; se trouve dans quelques localités des Basses-Alpes (Castellane,
Entrevaux."), dans toute 1’étendue des Alpes-Maritimes et dans une partie du
département du Var (jusqu’à Châteaudouble vers l’Ouest); fossile dans le
Quaternaire le plus ancien des Alpes-Maritimes (forme type et variétés primi-
ziva Nnvxm., speluncarum Nnvim., Nevilli Cxzior et MAURY, peu distinctes).
2. M. Clairi Bouncuicivar.
Helzx Clairi BOURGUIGNAT, 1880, p. 4; Locxnn, 18%, p. 79; Ãllacularia
Clairi GERBIAIN, 1922, p. 126.
Coquille assez convexe en dessus et en dessous; ombilic nul; spirc
formée de 5 tours arrondis convexes à croissance rapide, régulière, le
dernier assez grand, convexe, déclive à Pextrémité; sutures bien accu-
sées; ouverture oblique, ovalaire transverse, à bords marginaux réunis
par une légère callosité; bord columellaire droit, épaissi et réfléchi;
péristome blanc; test blanc carnéolé avec 5 bandes subtransparentes
presque effacées et stries longitudinales assez fines. —— L. 15 mm.;
D. 25 mm.
Cette espèce se distingue du M niciensis ne Fiân. par sa forme plus haute.
en dessus; par sa spire plus conique à tours mieux convexes, le dernier bien
arrondi; par son test plus clair à ornementation picturale moins accusée et
par son péristome blanc.
C’est une forme alpine vivant à Saint-Martin-de-Vésubie [: Saint-Martin-
de-Lantosque] et dans la vallée de Cairos, près de Saorgio (Alpes-Maritimes) »
[J. R. Bounouicmr].

nimeinae. — Macunania ` 201
3. H. S&îIttyV8Si'(CAz1o·r) Konan?. ·
Helix Saintyvesi Cazior in Konexxr, lcon., 1906, pl.328, fig. 2057; Cazxor,
·191U, p· 70, pl. v, fig. 14; Jlacularia Saz`ntyvesiGEnr1A1N, 1929, p. 127.
Coquille subdéprimée, très peu haute en dessus; spire subconique
formée de 4 1/2 tours convexes à croissance rapide, le dernier très
grand, plus convexe en dessous qu`en dessus, nettement angulcuxr
wréné à la périphérie, très fortement déclive à Pextrémité; sutures .
bien marquées; ouverture très oblique, ovalaire transverse, à bords
marginaux convergents; péristome mince, à peine subépaissi; bord
columellaire arqué, subrétléclii; test mince, assez fragile, subtransparent,
cerné légèrement rougeâtre, orné de 3 bandes cornées, translucides et
garni de strics longitudinales assez fortes, obliquement. subonduleuses.
— L. 11 mm.; D. 21-22 mm. .
Espèce certainement très distincte, trouvée, dans les Alpes-Maritimes, « sur
les rochers silicatés constamment humides du Permien dans.les gorges de
Clans, plus près de Beuil que de Ptigaut, vivant en colonies peu nombreuses
([.200 m.) n [E. Cazxor]. ·
· S.-F. TACHEOCAMPYLINAE _
Animal très grand, trapu, oblong, garni de tubercules irréguliers très petits
et serrés; pied uniformément jaunâtre en dessous; orifice respiratoire très
grand, ovalaire. Màchoîre très arquée avec 3-4 cotes, celle du milieu aplatie,
les autres peu marquées, denticulant médiocrement les bords; muscle rétrac-
teur du tentacule oculaire droit passant entre les branches principales du sys-
tème reproducteur. Appareil génital : 4 glandes multifides de chaque côté,
simples, très grêles (ou, si l’on veut, 1 glande de chaque côté avec 4 (rare-
ment 5) branches; pénis avec épiphallus au moins aussi long que lui, muni
d’un très long llagellum; muscle rétracteur du pénis inséré vers le milieu de
l'épiphallus; vésicule séminale avec très long canal et diverticulum très long;
poche du dard grande, avec dard (d’au moins 10 mm.) recourbé en arc, forte-
ment élargi dans sa partie moyenne, muni de 4 arêtes tranchantes (2 opposées
beaucoup plus développées que les 2 autres); couronne du dard cannelée.
Coquille grande, déprimée; ombilic plus ou moins recouvert; ouverture très
oblique, ovalaire transverse; péristome épaissi et réfléchi; test mince, solide,
subtransparent, plus ou moins olivàtre, glabre ou hispide, avec 3 bandes
brunes. . ·
Ces animaux ont, actuellement, une répartitiondimitée au massif corso-
sarde.

’202 A nxonnusouns TERRESTKKS '~ET"FLUVlATILES.
«G. ÈEACHEOCAMPYLAEA .PFBIFFER, 1877.
[ûœmpjlaca :'BeeK, 1837~(pars), amateurs idivers; Omla .Moqnn»z-T.sr<enN, 1855
.(pars)].
' ‘Caraetères·de la sous-famille.
La plupart des espèces·de Taclzeocampylaeaavivent~cantonnés dans des
règions~1;_estreintes<de la Corse rfetsde la~Sardaigne), profondément enloncés
dans leseufractuosités des rochers owcachés sousles pierres,dans.les.endroits
sombres, humides et sauvages;,ils ne sortent que le soir o11.l;1,nuit etseule-
· mentaprès les pluies; ce sont des être frileux qui se terrent dès la fin d’octobre.
Quelques espèces se trouvent, fossiles, dans le Quaternaire de Toga; je ne
pense pas, cependant, que le genre.soit autochtone en Corse; il me paraît
originaire de 1’©rient—europèen et, parmi·les.espèces fossiles, ee sont très ,vrai·
·sembIablement*les Mesodonzopsis de la>série du M. C/1ai.zii·M1cuAun Q: Helix
C/mLz·iiiM1o1·1.],deS ~marnes plaisaneiemis d’Hauterives_ (Drôme) et.des·tufs
astiens de Meximieux, qui s’en rapprochent le plus.
1. Coquille ombiliquée à l’état'adulte .......... 2
-— Coquille nou ombiliquéeèà.l’étet.a(luLte ...... _ . . . 3
2. Ombilie large, profond, dilaté au dernier tour; sommet couvert
· de ponctuations serrées ....... , . T. Revelieri. p. 205
— Ombilie médiocre; sommet lisse. . ._ ........
......... .T. Brocardi var. omphalophora, _p. 205
3. ffest plus ou moins iÀorLement.sLrié,.11on hispidc: ..... 4
-- .Test 1'orlement.l1i§pîde,.cQmme.le1J11·é. . . .T..B.0magI10'li, p. 206
4. Coquille subd<àprimée.ou•déprimée .... , ...... 5
-·-- Coquille.subgl0buleuse owglobuleuse ......... .7
5. Test marron olivâtremrnéude Bhandestbrunes ..... . . «6
·-—’ll`est translucide, ·blancl1âtve, *1rès clair; œoquille mrhioulaire
déprimée ....... . ` ...... ‘1‘.iinsularis,~p. :*204
6. Coquille subdépriméc. .· ....... `T. Raspailî, p. 202
—- Coquille moins deprimée, tectîlorme en dessus ......
................ `T. `Brocartli. -p. 204
7. Coquille subglobuleuse U.VCC,.P.HI.‘1’O,l.S, une très élroite_perf0ra-
..tîon ombîlicale ;` test garni destries longitudinalesiines. . .
......... · ........ T. Carotii, p. .2.06
` ·-·- Coquille globuleuseioujours imperforeewtest;garni·de·s1ries
longitudinales assez fortes, grossières. . . T. venacensis,p. 20.7
' 1. T. Raspaili PAYRAUDEAU (Fig. 169-171; pl. 111, fig. 61, 76 et pl. XII,
fig. 365-366). ·
Helzlzr RaspaiZIz'z'PAYnAnnEAu, 1826, p. 102, pl. v, fig. 7-8 [: H. Pou-
zolzi PAYRAUDEAU; 1826, p. 102, non Dnsnnrns] ; H. Raspaili Mooum-

· ·+mmcm.u:. —- ucaaoomwaixma .‘—2(î3
Tannoy, Il, 1855, p. 152, pl. xii, fig. 11-16 [: II. acropac/zia NlAl}ILLB,
1880. : U. lenelaia. Man., 1880. ..-:H. `4'l1archz'i Cazior, 1902; : H. Gar-
c1'az' IIAGENMÈLLER, 1888]. - Tzzchevcampylaea. Raspaili Gammux, 1929,
p. 129. *
· Coquille subdéprimée, eonvexe peu élevée.en dessus; assez bombée en
dessous, non ombiliquée: spire subconique formée de 5 tours convexes à
croissance régulière, le dernier grand, tectiforme déprimé, bien dcscen- `
dant à Yextrémité; sutures bien mar-
quées; sommet à peine saillant, lisse, Q
brillant; ouverture oblique, ovalaire ll"" ' · i`
transverse, à bords marginaux assez '“ È _,,,,,
éloignés réunis par unewsallosité .0li- fi  
vatre brillante; péristome épaissi, A` ,j’l« 0. \
réfléchi, blanc;. bord columellaire g +·l `,"
subrectiligne, très épaissi, aplati et /   L r
élargi sur‘l’ombilic,jaunacé;-test·un ` iQ ‘& /· )·
peu épais, solide,,hrun jaunaeé oli- ï »' (Ã 
vàtre plus clair en dessous, orné de /  ,
3 bandes brunes supracarénales, la  rl ; 2  )_.,pJ‘
1.’°·plns étroite; tours embryonnaires   f_ 
lisses,les autres garnis de striesdon- C Ã'} Jv
gitudinales assez fines, oblîquement \   L ;~ ‘
onduleuses, inégales, parfois coupées 1 /,· ` _ ` .,' ·
de très fines ·stries spirales. Epi- ' l /  
pl1ragme,aplati, mince, subtranspa- g `J S î _
rent, membraneux, nonlbrillant. -·- . WF É.} L1`]  ‘ _
L. 13-·20rmm.; D. 28—33 mm.  }" l _ . ¢l»   
Les jeunes sont différents des adul·  · ~ -~jl#  Wa
tes·:‘leur dernier tour est snbcaréné on,  
au moins, bien comprimé ërsa naissance ' % ' '
etlllêjsont plus ou moins élroiœnmnt Fra. 169. -— Taclwncampylaeu Haspaili
ombiliquès. Uespéce est.assez variable Parnannaau. Appareil génital.
et un certain nombre de formes ont été,
à tort, élevées au rang spécifique [cf.`L. Ganmam, 1929, p. 131-132].
Habite au bord des ruisseaux, dans les vallées. plus rarement dans les
jardins, sous les pierres, dans les anfractuosiiés de rochers, principalement
dans les endroits écartés, sombres et humidesrne sort que la nuit ou·le soir
après`les pluies; les jeunes rampent quelquefoispendant le jour. Presque
toute la Corse : commun à Corte, Bastia, Aleria, Saint—Florent, Vezzani...;
plus fréquent dans le nord où il s’èlève parfois jusqu‘à 1.100-1.700 m.· (pentes
occidentales de l'lncudine) mais reste· généralemeut`·au—dessous ide '50(J m. .
d’altil.ude.

204 Monwsouus TERRESTRES ET rnuvxminas
w îlîilp
,   .
m' L L mr mr
Flu. 170 et 171. ———170. Tacheocampylaea RaspailiPAvaAunEAu, màchoire —— 171. Radula.:
m, dent médiane; Z, deux dents latérales; mr, deux dents marginales.
2. T. inSul3I‘îS Cuossn et DEBEAUX.
Helix insularis Crosse et Dannlwx, Journ. de Conv/zyl., 1869, p. 51,
_ pl. xx, fig. 3. —-— Ta,c/zeocampylaea z'n§uZczrzÉs· Gamnuiv, 1929, p. 133.
Coquille orbîculaire déprimée; ombilic entièrement recouvert; spire à
peine conique, déprimée, formée de fr-A 1/2 tours assez aplatis, le der-
nier arrondi, brusquement déelive à Fextrémité; sutures marquées;
sommet obtus; ouverture très oblique, subovalaire transverse, à bords
marginaux subbonvergents; péristome épaissi, un peu réfléchi; bord
columellaire très développé; test assez mince, translucide, d`un blanc
légèrement olivàtre ou jaunâtre, garni de stries longitudinales peu mar-
quées. ·— L. 12 mm.; D. 27 mm.
Cette espèce diffère de la précédente par sa forme plus déprimée, par sa
coloration très pâle et par quelques details dans les caractères de l’animal.
Habite sous les pierres, entre 1.2004.300 m. d’altitude, dans la forêt de Mello,
près de Corte [E. Rsvarxèna, H. Caossa, O. Daamux]; fossile dans les brèches
quaternaires de Toga [E. Cllzxor]. `
3.-T. Brocardi Donner (Pl. fig. 95, 99).
Helix brocardiamz DurAu.m·, Rev. Mag. Zoologie, XIX, 1867, p. 96;
H. domzm (MABILLE) HAcnNMür.1.1an, 1888, p. 42. —— Tacheocampylaea
BI’OCdVdl;,GERMAIN, 1929, p. 133.
Coquille subdéprimée tectiforme en dessus, bien convexe en dessous;

nnmcinan. — racneocantrvnaea 205
ombilic recouvert; spire surbaissée, un peu conique, formée de 5 tours un
peu convexes à croissance régulière, le dernier très grand, subcomprimé
dans le sens de la hauteur, déclive à Yoxtrémité; sutures bien marquées;
sommet obtus mimelonné; ouverture très oblique, transversalement
subarrondie; péristome épaissi, réfléchi, jaune marron clair; bord colu-
mellaire épaissi, largement étalé sur l‘ombilic qu’il recouvre entièrement;
test peu épais, assez solide, marron olivàtre, avec 3 bandes supracaré-
nales marron foncé, garni de stries longitudinales obliques accentuées
aux sutures. —— L. 17-18 mm.; D. 30-32 mm.
Très voisine du T. Raspaili Pavn., cette espèce s'en distingue par le plus
grand développement du pénis, du flagellum et du diverticulum ainsi que par
la machoire [cf. P. Hesse in Rossmissten, Iconogr., XIV, 1908, p. 131-134];
la coquille est, par contre, peu différente (moins déprimée avec une spire plus
convexe et une ouverture plus arrondie) et il existe d’évidentes formes de
passage.
Habite les endroits boisés du littoral, sous les pierres, dans les bois de Pins,
moins souvent dans les stations rocheuses, plus rare sur le calcaire; ne sort
que la nuit et pendant les pluies; assez commun : montagnes du Pigno, près
de Bastia [G. DUTAILLYZIQ environs de Corte, entre 700-1.200 m. [P. Ilacemxütmza,
E. Cazior]; Pioggiola, Prunelli, Vezzani, le Cap Corse, Bonifacio [E. Cazior];
fossile dans les brèches Quaternaires de Toga [G. DUTAILLY, A. Locann}.
var. omphalophora D¤·ran.1.v.
Helix omphalophora Dn·rAn.|.v, Rev. et Mag. Zoologie, 1867, p. 99; H. vit-
talacciaca l\lAnn.u·:, 1869, p. 61; II. sciaphi/a l·IAoe1xMü1.1.en, 1888, p. 36.-
Tacheocampylaea Brocardi var. omp/mlop/zora Gamma, 1929, p. 136.- C0-
quille de même forme ou un peu plus déprimée, avec un ombilic asse: ouvert;
même test. — L’. 1447 mm.; D. 30-32 mm. —- Environs de Corte; sommet du .
monte Rotondo, à 2.650 m., parmi les. pierres et vallée de la Rastonica à 1.950 m.
d’altitude (P. Hacerizsrütten).
4. T. Rcvelieri Deamoxf
[felix planospira Pavnwneau, 1826, p. 98 [non nn LAMA1icx]; H. Re-
velieri Danmux, Journ. de Conchyl., 12 mars 1867, p. 308, pl. vm, fig.
1; H. cyrniaca D¤1·lu1.m·, Rev. et Mag. Zoologie, XIX, 4 avril 1867,
p. 100; I1. montigena Hacamiünnan, 1888, p. 40 [? :· H. faucicola HA-
GENMüLLER, 1888, p. 44]; Tacheocampylaea Iïevelieri GERMAIN, 1929,
p. 137. `
· Coquille orbiculaire subdéprimée, peu convexe en dessus; ombilic
large, profond, dilaté au dernier tour; spire formée de 4-5 tours médio-
'crement convexes à croissanceassez rapide, le dernier grand, arrondi,
un peu dilaté en dessus, rapidement et fortement déclive à l‘extrémité;
sutures bien marquées; sommet corné, couvert de petites ponctuations
serrées bien visibles à la loupe; ouverture très oblique, transversalement
subovalaire arrondie, à bords marginaux très rapprochés et convergents;
péristome réfléchi, épaissi, couleur chair, rosé ou lilas; bord columel-·

206i Mornusounsrrnnnnswnss ET FLUVXATILES
lairezarqué, non élargi sur Yombilic; tcst.assez.solide,, roux. olivâtre.
ouljaune olair.verdâtr.e;·avec.3 bandes.marronssubégales, garni de, stries .
longitudinalest obliques asseufortes coupées de très. fines strios.spirales..
_ —··L..12»14,mm.·; D« 27-28 mm.,
Cette espèce seidistinguedacilementipar·somombilic large·etzprofond,.p<ari
sontpéri‘stome‘faiblen1‘ent réfléchi etsparl son sommet garni deponctuaz1'ons..
Habitedes endroits rocailleux, .sous les pierres, dans les fentes desrochers,.
souvent: profondément enfonce dans 1‘humus; peu commun : Caporalino, près
de Corte [E, Revniiiîna, O. DEBEAUXJL le monte.Renoso surtout entre. 2.000-
2.300 m., au voisinage des neiges [O. Dsnmux, P. Ilscemiürrnn].
5: TZ Romagnoli DIUTÀILLY.
Helm Haspœili var, hisigidulà Moouxn-'I"AnnoN, II, 1855, p. 152 (pars); ·
H. Romagnoli DUTAILLY, Rev. Mug. Z00Z0_gz'e, 1867, p. 97; HÃ des-
uhampsiana et H: milleniana HAGENMULLER, 1888, p. 30, 32. — Tàc/ico-
cazzipylaemH01nagn0Z1«Gnnn1axN, 1929,,.pI. 139. ·
Coquille comprimée, pewconvexo ent dessus,. convexe en dessous;
ombilic entièremen“t.:reoouvcrtl‘); spircrpeu élevée;.f0rmée. de.5 tours.
faiblernent‘convexcs‘ ouapresquev plans, à oroissancesrapide, le dernier
très' developpé; comprimé' arrondi, descendant: âr'1’extrémité;. sutures.
assez prononcées; sommet olitus; lisse, brillant;· ouverture tres oblique;
ovalaire arrondie transvcrsalement, à bordst marginauxz rapprochés;
péristome subréfléchi, peu épaissi, ohain·ou.jaune·ciair,· rougeâtre; bord
columellaire largement réfléchi; élargi et calleux sur l’ombilic; testsminoea
ou très mince, délicat; rouirolivàtre; avec 3 bandessd‘un1marron‘· assez
foncé, strié et recouvert, en dessus; de poils courts, subulês; arques;
assez raides, grossièremcntdisposés enquinconce (10`environ par mm2)-
et, en dessous, de poils réduits à des tubercules saillants. -— [J. 14-15'mmï ;
D. 30-33 mm.
Espèce bien distincte par son test mince, fortement hispide et comme feutré.
Elle est. rare;,au>e environs de·Corte (valléeszde l'©rtha, vallée. froide.de·la
Tartagine, forêt de Melo entre.1.200—1.600 rn., etc...) [G..Du1·A11.1.Y, P, Hanna-
\r1üLLEH, .E..CAzloTj«
. 6. T. Garotii PAc1,ucm.
Helzlv Car0tz`z` PAULIICCI, Bull. Soc. `mczlœcol. [tal., VIII, 1882, p. 203,
plà.m,.fig. 1.; Cazxoï, 1.902,.p, 141; Tacheocampylaea Carotii GERMAIN, _
1£l22~¢—P,· 140..
` Coquillesdéprimée globuleuse, convexe en dessus, bien convexe en-
dessous.; ombilictrecouvert.(rarenzent avec trace de perforation); spire
subconique formée de 4-4. 1/2 tours,,les premiers à croissance régulière,
les.autres.âncroissancezassez rapide,.le dernier. grand, plus convexe en
1. 1l"exlste une forme chez laquelle l’ombllic*est plus ou muinsrperfbrèr c’est'le~'1't Des·-· ·
ch.¤mps·L· Haccnmr.u.LEnl,reIl>é autype rpar des: iutermxzdialres nombreux. _

‘ nnnrcxoaea.- rmnnocamrvama. 207I
dessous qu‘en dessus, subdilaté et déelive à Pextrémité ; sutures marquées;
sommet lisse, obtus, un peu gros; ouverture très oblique, transversale-
ment ovalaîre arrondie, à bords marginaux eonvergcnts assez rapprochés;
péristome réfléchi, épaissi; c0rné>ou·roséÈ‘; bord·columellaire subarqué,
épissi, élargi sur l‘ombilic; test opaque, solide, marron olivatre, avec
3 bandes brunes étroites, garni de stries longitudinales assez fines, obli-
ques et serrées. - [5. 17î18.mm. ; DI 29132 `mm;
Espèce de Sardaigne, de forme relativement haute; elle vit en Corse, dans
les bois de Pins des environs immédiats de Vizzavona et au sud-ouest de Vez-
zani [E. Cazxor]. _
7. T. V8nac8IlSiS (C. Pornoivana) Cnzxor.
Uelix venaccnsis POLLONERA· in' CAZIOT, 1902; p. 142, pl. 1x,fig·.·2. ——
Taclzeocampylaea venacensis GERMAIN, 1922, p. 1412
Coquille globuleuse, aussi convexe en' dessus qn‘en dessous; ombilio
nul; spire subconique formée de 4 tours convexes à croissance assez
rapide, le dernier grand, arrondi, rapidement déclive à l‘extrémité;
sutures bien marquées; ouverture très grande, subovalaire transverse, à
bords marginaux assez rapprochés réunis par: une très faible callosité;
péristome peu épaissi, faiblement réfléchi; roussâtre; test assez mince,
fauve olivàtre, orné.de·3 fascies marron;.étroites, assez écartées et garni
de stries longitudinales un peu fortes. et` grossières.- L. 19 mm.; D.
29 mm.
Cette espèce diffère du T..CarotiiP,tU1.. par sa forme plus globuleuse, sa
spire plus haute, son ouverture plus ample, son péristome moins réfléchi, moins
épaissi et son test plus grossièrement strié. Ces différences sont peu impor-
tantes et il est possible que ces deux Mollusques soient synonymes.
Saint-Pierre-de-Veuaco (Corse) [E. C.xzxo·r]; fossile dans les. brèches quater-
naires de Toga [E. Cazior]. _ —
Le Tacheocampylaea arusalensis-IIAcaanüx.tnn [= Ilelix arusalensis Ilacmwûx.-
Lun, 1888, p. 17; Cazior, 1902, p. 137] est une espèce douteuse. Coquille dépri-
mée un peu convexe en dessus; ombilië étt·o*it~presquewecouvert; spire formée
de 4 U2 tours, le dernier très grand, gonflé vers l‘ombi1ic, très déclive; sutures ·
marquées; sommet obtus; ouverture très oblique, ovalaîre transverse; péri-
stome réfléchi, couleur chair; bord colixmellàire arqué, évasésur Pombilic, cons
leur chair:·test‘ mince', translucide, brillant; olivàtrejaunaeé, orné de·3<b¤andes·
marron et de stries longitudinalesr plus marquéesvers les sutures.·.····· L..16 mm.;
D, 31*mm. — Habite sous· les ècorces d’arbres et' sous¤ les- mousses; dans la
forêt‘ de Hêtres qnii eonvrele sol d1Art1sala«, aw pied¤du·Montelluci¤; prèsude
Corte [P: Ifaoszvnüttan]; n’a*pas été retrouvépar les natt1ralistes·recents;,

  MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES I
S.-F. MURELLINAE `
Animal semblable à celui des Heliz. Màchoire arquée, avec 3-6 côtes assez
aplaties, celle du centre plus large, dentîculant médiocrement les bords; radula
P, «
mil-  È: ` .
l Q-_o‘
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 'lzmm ·· J ·
\t\\\\\\\\  __ a, r _ · `
•  tw  3 J t
®%. tt-  .
` Fm. 172. -—Murella muralis ltlünree. Appareil génital. A, B, mâchoire (de deux individus
, de la même espèce). ·
avec dents médianes toujours uizicuspidées; muscle rétracteur du tentacule
oculaire droit passant entre les branches de l’appareil génital. Appareil génital :
2 glandes multifides simples ou bi/ides; vésicule séminale avec long canal et
très long diverticulum; pénis avec épiphallus et llagellum; dard à 4 arêtes
(chez les espèces françaises), formé d’une seulepièce avec parfois (Murella) un
rudiment de couronne qui, lorsqu’e1le existe, est solidement jointe au dard et
ne se détache jamais au moment de 1'émission.
Coquille subdéprîmée globnleuse, non ombiliquée; spire formée de 4-5 tours
convexes; ouverture très oblique, ovalaîre; test un peu mince, solide, orné de
maculatures disposées en 5-7 bandes. _
Ces animaux habitent les régions européennes bordant la mer Méditerranée
occidentale (Sicile, Italie, Sardaigne, Corse, Iles Baléares, Espagne).

mznicinan. —··MURELLA 209
TABLEAU nes onxnss.
- Dard à 4 arêtes longitudinales droites, égales entre elles et dis-
posées, sur une coupe transversale,.en.croix de Saint-André
(fig. 173); 2 glandes multifides simples. Coquille ornée de
0-4 bandes ............. G. Murella, p. 200
— Dard à 4 arêtes longitudinales recourbées (fig. 174); 2 glandes
multifides bifides. Coquille ornée de 0-Tbandes ......
........... ` . . . . G. Marmorana, p. 210
G. MURELLA «Prn1rrnn, 1877. '
. [0zaZa, Macularia, Ibm-us, auteurs divers].
Animal grand, sublancéolé, jaunâtre clair, à tubercules médiocres et peu
saillants; orifice respiratoire très petit. rond. Mâchoire peu arquée avec 3-5 côtes
_très apparentesfvertieales, serrées. Appareil génital : 2 glandesimultifides
simples, vermiformes, flexueuses; dard,à 4 arêtes longitudinales rectilignes
(fig. 173); vésicule séminale avec'l0ng canal et long diverticulum; pénis avec
épiphallus et Ilagellum (fig. 172).
Coquille subdéprimée, non ombiliquée; ·spîre-de 4-5 tours assez.con,vexes;
ouverture très oblique, fortement échancrée; test assez mince,. solide, ridé,
blanc jaunâtre avec taches variables et 0-4'bandes. _
Les espèces ont leur maximum de développement à l'îIe de Malte eten Sicile.
M. orgonensis Pm1.nEa·r (Pl. xv, fig. 102-103).
Ilelix undulata Micmun, 1831, p. 22, pl. xrv, fig. 9-10 [non DE FÉnUs··
sac]; II. mu1·alz`s DUPUY, 1850, p. 122, pl. v, fig. 1; Moouriv-'l`ANn01v, ll,
1855, p. 143, pl. xx, fig. 25-38(non1MüLL1zn]; H. orgonensis Pmnnnwr in
l\IoQ,·'l`ANnoN, II, 1855, p. 143;.LocAn¤, 1894, p. 80, fig. 84. —— Murella ·
orgorzenszls Germain, 1929, p. 144, pl. vin, fig. 191, 192, 197, 198.
Coquille subdéprimée, assez convexe·en dessus, bombée en dessous;
ombilic nul; spire subconique formée de 4-5 tours assez convexes, le der-
nier grand, plus convexe en dessous qu`en dessus, brusquement déclive à
'Pextrétnité; sutures assez marquées; sommet légèrement mamelonné,
lisse, brillant; ouverture oblique, ovalaire transverse,.fauve clair inté-
rieurement; péristome épaissi, réfléchi, blanc pur; bord columellaire
snbarqué, épaissi, peu élargi sur l’ombilic, blanc ou rosé; test assez
mince mais solide, blanc ou blanchâtre, parsemé de taches fauves plus
ou moins fonoées disposées ou non en bandes peu distinctes; tours
embryonnaires très finement striés, les autresgarnis de stries ou_de rides
longitudinales assez fortes, inégales, très obliquement arquées. Épi-
phragme aplatî, mince, opaque, rnembraneux, avec granulations 'çal-
caires. — L. 8-12 mm.; D. 15-20.mm.
I4

210 MoL1.UsQUEs 'l`ERRESTRES‘ET rLuvlA·r1Lns
Vit sur les vieux murs exposés au soleil; aime la chaleur; cantonné, en
rance, à Orgon (Bouches-du-Rhone) [E. Ptnonxnn, D. Duruv, A. l\loQuin-Tiin-
¤N, G. C0u1·AeMs...] (‘). Cette espèce ne se distingue du Jllurella nzuralis Mütten
e par son test moins fortement ridé; ce n’est qu’une variété géographique
»calisée à Orgon et on ne `retrouve plus de représentant de l’espèce avant`
Florence; ce cas de disjonotion indique une introduction ancienne suivie d’nc-
climatement.
G. MARMORANA HAMMANN, 1854.
Animal assez grand, àltubercules arrondis et très serrés, orifice respiratoire
grand; rond, évasé. Mâchoire peu arquée avec 3-5 côtes verticales platesdentî-
culant assez faiblement les bords. Appareil génital : 2 glandes multifides assez t
grêles et bifides; dard à 4 arêtes longuement recourbées (fig. 174l; pénis avec
' 171, 1 73 17 5 I
Frs. 173 à. 175. —- Coupe du dard. -—— 173. Murella mumlis Mtttnn, >< 80. —
174. illarmorana serpentina DE Frânussnc, >< 80. -— 175. .11. suburbanc Patttccx, >< 80.
épiphallus aussi long que lui et flagellum assez développé; muscle retracteur
du pénis inséré sur Pépiphallus; vésicule séminale avec long canal et diverti-
culum pluslong que le canal.
Coquille globuleuse, bombée en dessus; ombilic nul; ouverture très oblique,
· ovalaire; péristome subréiléchi, épaissi; test solide, clair, orné de macules
disposées en 0-7 bandes.
Les espèces de ce genre habitent la Corse, la Sardaigne ct les régions ita-
liennes voisines des côtes tyrrhéniennes. ·
1. Dard à 4 arêtes bien développées et recourhées en arc (fig. 174).
Coquille plus ou moins déprimée ...... ‘ ..... 2
—— Dard à 4 arêtes courtes, seulement subarquées (fig. 175). Coquille
globuleuse subconique. ..... . . . M. suburbana, p. 213
2. Coquille subglobuleuse déprimée, peu bombée en dessus; test
médioorement strié. ........ M. Serpentina, p. 211
—- Coquille assez bombée en dessus; test assez fortement strié. .
................ M. trica, p. 212
1. Quelques exemplaires de la collection A. Locaxm, au Muséum de Paris, sont étiquetés:
Sainbûhamas (Bouches-du-Rhone); e’est une localité à véritîer. A. Gum [l840. p. 28] cite cette
espèce aux environs de Gap, mais c’est par confusion avec le Marmoramz lrzca Pavttcox.

- 11E1.1c11>A1s. — rxsnaxoaaxn 211
. serpentina ne Fénussxc (Fig. 174, 176; pl., 11, fig. 44 et pl. v, fig.
107, 111). i
_ IIeI1'.r seryaentina ne Frîaussac, 1821, p. 35; l\IoQu11v-TA1vnoN, ll, 1855,
p. 144 (pars) ; H. 1l[llgIZ€(ÉiL·l\lABlLLE, 1867, p. 21 [non Cxmrnaxzvu, 1840];
ll. /tal/nyrz's NIABILLE, 1867, p. 71, 79; [lIarm01·anaserpentz`na GERMAIN,
1929, p. 146, pl. v11, fig. 177.
Coquille subglobulcuse déprimée, assez bombée en dessus, convexe cn
dessous; ombitic entièrement recouvert; spire subconique peu élevée,
formée de 4-5 tou1·s assez convexes à croissance régulière et progressive,
le dernier grand, développé dans le sens transversal, subarrondi ou va-
_ guement. caréné à la périphérie, déclive à sa partie terminale; sutures
assez marquées; sommet subsaillant, lisse, fauve clair; ouverture très
oblique, ovalaire transverse, à bords marginaux réunis par une tache café
au lait clair ou marron clair formant callosité pellucide; péristome sub-
réfléchi, épaissi en dedans, blanc ou rosé; bord columellaire subarqué,
épaissi, élargi, couleur café brûlé clair vers l’0mbilic; test épais, solide,
opaque, assez brillant, orné de taches brunes ou chocolat en zigzags dis-
posées en bandes interrompues généralement au nombre de 5, les 2 infé-
rieures mieux indiquées; tours embryonnaires avec stries très délicates,
serrées, les autres tours garnis de stries longitudinales bien marquées,
serrées, très obliques. Epipbragme aplati, épais, solide, granuleux, cré-
tacé, blanc pur. ——- L. 9~l0 mm.; D. 15-20 mm.
llabite les rochers, les vieux murs en pierres sèches, sous les grosses pier-
res; ne sort que la nuit partemps pluvieux; essentiellement nocturne, se tient
caché, le jour, sous les pierres ou les plantes. Espèce italienne (commune à
Pise, Livourne, Viareggon.) indiquée à tort à Nice, mais répandue en Corse,
notamment à Bastia et a Bonifacio [Pavmumzau, E. C.iz1o1·]`.
Cette espèce est très polymorphe et de nombreuses espèces ont été créées
qui ne sont que des variétés souvent à peine distinctes. Je renvoie à mon mé-
moire de 1929 (p. 148 et suiv.) pour l’étude de ce polymorphisme et j‘indique
sommairement ici les variétés les plus remarquables.
var. jaspidea. (AIOQUINJFAÀDON) i\lAl]ILLE. ‘
lleliz: serpcntina var. jaspiclca. MoQ.—TAxn., ll, 1855, p. 144; II. jaspidca
ÃIADILLE, 1867, p. 19; II. boni/'aciensis CAz1o1·, 1902, p. 221. — Marnzorana
serpentimz\'a1‘. jaspzdea Gnnmm, 1929, p. 148, pl. v11, fig. 169, 175. —-· Coquille
de grande taille, de forme plus globuleuse; test plus vivement coloré. - L. 9-
1;; mm_; 0, 19-21 mm. -— Itabîte généralement avec le type; Communeà 30,,;-
facio, la Trinité, Bastia, l’île Rousse, Rogliano (cap Corse); vit également en
Sardaigne .
var. CQHQSEIHGILSIS Cnosss et DEBEAUX.
lleliz ceneszinensis Cnosse et Disnaiwx, Journ. de Conchyl., 1869, p. 52, pl. v,
fig. 7; CAZIOT, 1902, p. 234. —— Jlarmorana jaspidea var. cenesiinensis Gian-
MAIN, 1929, p. 149. — Même forme; même taille; test faiblement strié, blan-
chàtre, orné de bandes larges, régulières, d'un brun uoiràtre, parsemées de
taches espacées blanchàtres. - Forêt de Mello et rochers de serpentine bor-

212 MOLLUSQUES=TERRESTRES1ET FLuvxA·r1LEs
dant le 'l`avignano, à.Corte, assez abondant vers 1.200.m. d’altitude: Bastia;
Bonifacio; vit aussi en Sardaigne, à Cagliari.
var. hospitans Boivumn. ·
Helix lzospimns Bowrtu in Rossniisstmx, Iconogr., IV, 1836, p. 9, pl. xvu,
fig. 240; H. Came Koaenr, lconogr., V, 1877, p112, pl. 123, fig. 1080 [non CAN-
rnmna]; H. boni/`aciensis var. pseudo/zospizans et lmspes CAZIOT, 1902, p. '224,
225_ - Jlarmoraim serpemina var. lIOSPildIlS'GERMAlN, 1929, p. 150, pl. vu,
fig. 171. - Ditfere du,type par sa forme plus globuleuse. sà spire un peu
moins déprimée, plus conique; sa taille plus grande (L. 10-12 mm.;.D. 21-
22 mm) et sa coloration plus claire`avec maculatures plus pâles. - Très
commune, à Bonifacio (sur le calcaire); à Capiociolo, sur le granit: à Porto-
Vecchio; vit aussi en Sardaigne aux environs de Cagliari, ·
var. velanica l\1Aau.La.
Helix velanica Manium, 1881, p. 7. - Marmorana serpentina var. velanica
Ganmm, 1929, p. 151. - Coquille plus globuleuse conique en dessus, mieux
aplatie en dessous; spire plus haute, conoïde, formée de 6 tours; test épais,
solide, orné de 6 bandes et garni de stries notablement plus fortes et plus
régulières. - D. 13 mm.; L. 24-25 mm. -— Bonifacio, Sassari [P. l\I4mm.n].
var. adjacieusis Piuwccx.
Heliz Came var. adjaciensis PAULUCCI, 1882, p. 86, pl. vi, fig. 3; H. adja~
ciensis CAz1o1·, 1902, p. 233. - Jlarmorana serpentina var. zzdjaciensis Gun-
Mim, 1929, p. 152. - Coquille un peu globuleuse; ouverture mieux arrondie;
test à fond jaune avec bandes interrompues mais toujours bien visibles. —
L. : 15,5 mm.; D. : 21 mm. - Cette variété rappelle la var. Came C.wrr.Ame
[: Heliav Came Cauraaxxa, 1840, p. 108, pl. v, fig. 7] maiscette dernière a la
paroi ombilicale constamment blanche tandis qu`elle est brune chez la var.
adjaciensis PAUL. Cetle dernière habite Vivario et Porto·Vecchio.
  ill. trice. PAULUCCI (Pl. 1v, fig. 104, 109).
Heliir serpentina Mxcaaun, 1831; p. 21, pl. xiv, fig. 14-15; Durnv,
1850, p. 124, pl. iv, fig. 4; l\10ouxN-Tannoy, ll, 1855, p. 144 (pars);
H. .llagnett¢'i NIABILLE, 1867, p. 21 [pars, non Caxranma]; H. serpentùza,
var. trica Pnuwcci, 1822, p. 71; H. trica. Locann, 1894, p. 80. — Alar-
' morcma. trica. Gmmnm, 1929, p. 152, pl. vu, fig. 160, 166.
Coquille un peu déprimée, mais bombée en dessus, convexe en dessous;
ombilic nul; spire subconique surbaissée de 4-5 tours assez convexes, le
dernier grand, à peu près aussi convexe dessus que dessous, peu déclive;
sommet subsaillant, presque lisse; ouverture très oblique, ovalaire trans.
verse. à bords marginaux réunis par une callosité pellucide brun marron
ou café brûlé; péristome subréfléchi, blanc; bord columellairo subarqué,
élargi, brun ou café brûlé; test épais, solide, opaque, blanchâtre, marron
jaunâtre ou brun clair, orné en dessus de flammules brunes ou fauves en
` zigzags et de taches irrégulières, .le tout constituant 5 bandes mal indi-
quées, les 2 inférieures mieux marquées; stries longitudinales très fines
' et très serrées sur les 2 premiers tours, bien plus fortes et très obliques

_HELIClDA.Ea -— Mnnmonamn 213É
sur. leszautres; épiphragme plan,.assez solide; _opaque,.blanc‘pur1 —
L. 9-12 mm.; D. 15-22 mm;.
IIabite principalement au pied des Oliviers, mais aussi contre les rochers, le
long des murs; monte parfois sur les troncs d'arbres; cantonné, dans le dépan
tement du Var, dans Ia régioxrconiprise entre le. massif de la Sainte-Baumeeta
la mer [M. Foxrsnnv, J. MAnn.1.E, P. Bénrzxxemsna.], notammenteux environs de
Draguignan, de Toulon et de Saint-Cyr. C`est la forme représentative, en:.
France, du Alarmorana serpentina os Fiên. ,
3. M. suburbana Pluruccx (Fig. 175).
Helz'.2: cenestinenczîs var. suburbana Pauwcci, 1882, p. 88, pl. vm,
fig. 5a-5b; H. halmyris var, suburbana et sardicat Cnzxor, 1902, p. 229,
230; II: pseudohalmyris Cszxor, 1902; pt 231; Illarnzorana suburbana
Gsmxiux, 1929, p. 153.
Coquille globuleuse subconique en dessus, bien convexe en dessous;
ombilic nul; spire·conoïde plus ou moins haute,`formée·de 5 tours à
croissance régulière, le dernier grand, arrondi, non caréné (quelquefois
subauguleux à la périphérie), brusquement déclive; sutures marquées;
sommet lisse, brun i ou violacé; ouverture très oblique, subovalaire
arrondie à bords marginaux réunis par une tache brune; péristome sub-
réfléchi, épaissi, blanc rosé; bord columellaire subarqué, élargi, épaissi,
couleur de café brûlé; test solide, opaque, gris jaunâtre, couvert en dessus
de taches brunes en zigzag formant 3 bandes interrompues et; en dessous,
de.2 bandes mieux marquées; stries longitudinales fortes, obliquement
sinueuses, assez régulières. -— L. 13-16 mm.; D. 16-20 mm.
Bonifacio, surle granit et sur le calcaire [E. Cazxor]; commun en Sardaigne.
Cette espèce est certainement voisine du M. serpentina nr Fén. par sa
coquille, mais P: Ilsssa [1920, p. 233] a montré que l’appareil génital présente
des difl'érences sensibles notamment dans la forme du dard dont les 4 arêtes
sont bien développées et recourbées en arc chez le M. serpentina os Fan.
(fig. 174), tandis qu‘elles sont beaucoup plus courtes et seulement subarquées
(fig. 175) chez le M. suburbana PAUL. .
S.-F. HELICIGONINAE
Animalmessembiant extérieurement à celui des·IIelix. Màchoire forte, avec ·
2-16 côtes denticulant les bords;,raduia d.'HelLr avec dents tantôt unicuspi-
dées, tantôt bi ou tricuspidées. Appareil génital avec d’importantes particula-
rités : muscle rétracteur du tentacule oculaire droit passant,entre le pénis et le
vagin; 2.glandes»multifides longues,.tubulaires, parfois bifides et insérées sur
le vagin près de la poche du dard; dard recourbé avec deux arétestà son extré-
mité; vésicule séminale petite, globuleuse, avec assez long canal, diverticulum
très long_et gros tozjours réuni à lbviducte par une membrane mince traversée

214 Monnusquns rnnnnsrans ET FLUVIATILES.
par les vaisseaux sanguins; pénis court avec ·épipl1allus sur lequel s'insère le
muscle rétracteur et flagellum bien développé, tordu en spirale à sa base.
Coquille variant de la forme globuleuse subturbinée à la forme aplatie, géné-
ralement ombiliquée, assez grande; ouverture semilunaire ou ovalaircg péri-
stome réfléchi en dessous; test lisse, costulé, hispide ou granuleux, corné ou
brun, unicolore ou tacheté, sans bande ou avec 1-3 bandes,
Les espèces vivent depuis le sud de l`Europe jusqu`en Suède avec maximum
de développement dans l’Europe méridionale et les Alpes.
TABLEAU nEs cnivnns.
1. Glandes multifides longues et en forme de tubes; coquille va-
riable ................... . . 2
— Glandes multifides en forme de sacs triangulaires; coquille pla-
norbique à spire concave et à tours arrondis; test corné. . .
................ G. Elena, p. 228
2. Ouverture ovalaire ou semi-lunaire,.sans dent ou avec 1 seule
dent ................. ° .' . . . 3
-— Ouverture trilobée, garnie de 3 dents: tlagellum court, parfois
rudimentaire ......... G. Isognomostoma. p. 224
3. Coquille non globuleuse ............ . . 4
—~ Coquille globuleuse à ombilic étroit ou recouvert et à péristome
seulement dilaté à Pinsertion columellaire; flagellum bien déve-
loppé; diverticulum plus long et plus gros que le canal séminal.
.... . ............ G. Arianta, p. 226
4.,Coquil1e lenticulaire, dernier tour avec carène médiane aiguë,
ouverture à péristome continu; diverticulum aussi long que le
canal séminal, flagellum long et grêle. . G. Helicigona, p. 222
—- Coquille déprimée, dernier tour non caréné, ouverture à péri-
stome non continu; diverticulum dela même longueur que le canal `
sémînal ............ G. Chilostoma, p. 214
I G. CHILOSTOMA FITZINGER, 1833.
[Campylaea BECK, 1837; Cingulifera HELD, 1837 (pars); Corneola HELD, 1837 -
(pars); Zonites HARTMNN, 1842 (non DENvs DE lMOl\TFORT)].
Animal grand, vermiforme, à tubercules très petits, serrés; orifice respira-
toire assez grand, rond. Mâchoire robuste avec 2-10 fortes côtes groupées dans
le milieu et denticulant bien les bords. Appareil génital : 2 glandes multifides
simples (C}:. cornea DRAP., C/z. fœtens Srnn.) ou divisées chacune en 2 branches
(Ch. alpina FAURE-BIGUET) (fig. 1.77); vésicule séminale arrondie, avec diverti-
culum aussi long que le canal séminal; pénis prolongé par un épiphallus et
muni d’un flagellum contourne en spirale à la base; muscle rétracteur du
pénis inséré sur Fépiphallus; da1·d mince à 2 arêtes; atrium génital souvent·
pourvu d’un organe excitateur (stimulus). _ · ·
/

· usmc1nAE. -—- cmr.0s1·oMA · 215
Coquillewléprimée, plus ou.moins largement ombiliquée; spîre convexe
zi tours arrondis, rarement
subcarénés ou.comprimés _ _ e
à la périphérie; ouverture p.- ., 1
subovalaire ou, semilu· m__  `
naire; péristome subcon-  ··°d'
tinu, dilaté à l’1nsertron co- /_/— y
lumellaire; test unicolore /
lisse ou costulé, avec 1-3  ··-f — _
bandes. , 1 IML q'
Ces Mollusques sont ca- f ,'  Em- i
ractéristiques du système  
alpin et s’avancent très loin _ , _
vers le sud en suivant les J* ··—-  ,5
chaînes montagneuses: en Q  __[,,·
_ltalie jusqu’en Sicile, dans ·  ·
la péninsule des Balkans cv, _ À  
jusqu'au sud dela Grèce. x AE
Cependant quelques espè- [M ` \ \i
ces habitent le Sud-Ouest  ¢_
de la France et le Nord de (JL _ î· `
l'Espagne, sur les contre-  I N" 
forts des Pyrénées. (Ã '\«"'  
  ··-.§i1« J/LW 
1. Coquille dépri- et · /W
. 55% ?°*·   
mee ou subdé- ,  M
primée; dernier  `
tour subcaréné. 2 Fm. 177. - Chilostoma alpqina Fnumz-Binner. Appereil
—— Coquille dépri- génmh
mée ou subdé·
primée; dernier tour non caréné .......... · . 6
2. Test très finement strié avec, parfois, des poils très caducs. . 3
- Test rugueux, fortement strié, souvent orné de marbrures opa-
ques ..................... 4
_ 3. Coquille subdéprimée; péristome interrompu; test corné roux
·- avec bande brune médiane au dernier tour., . Ch. cornea, p. 216
— Coquille lenticulaire comprimée; péristome continu; test corné
verdàtre garni de poils très caducs. . Ch. Desmoulinsi, p. 217
4. Spire assez haute, conique .... . .... . . . 5
- Spire bien déprimée; coquille aplatie cn dessus ......
. .............. Ch. Fontenillei, p. 219
5. Coquille globuleuse déprimée; spire assez haute formée de
5-6 tours convexcs. ._ ........ Ch. alpina, p. 218 '
—-· Coquille bien déprimée; spire convexe formée de 5 tours peu
corwexes ............ Ch. glacialis, p. 217
6. Coquille subdéprimée; spirc convexe peu élevée ..... 7

216* MoLLUsouEs·rE—uREsrnEs ET FLuv1Ar1LEs
— Coquille déprimée ouitrès«déprimée;.spire très peu saillante. 8
` 7. Ombilic médiocre, profond; spire convexe peu élevée ....
.... · . ........... Ch. zonatag p. 220*
— Ombilicétroit; spireconvexe très peu élevée. Ch: Millieri, p; 221
8. Coquilleldéprimée; oùvèrtïire assez large, laissant voir tout l’en—
roulèmentf ..... · ...... Ch. cîngulata, p. 221
— Coquille très déprimée, aplatie; ombilic moins large ....
· .· ............... Ch. nicatis, p. 222·
1*: Cha cornea DMPARNAUD (Pl. vx, fig. 186-187). _
Helisv c0rnea~DuA1>AnNAUn, 1801, p. 89 [non LINNÉ]; 1805, p. 110,
pl. vm, fig. 1-3; Durov, 1850, p. 155, pl. vx, fig. 5; Moounw-Tannou; ,11,*
1855, p. 134, pl. xi, figî 18-21; Locann, 1894, p. 141’, fig. 176-177;
Ii 0ltisz'amz Locaux), 1894, p. 142. ·— Chil0st0n2a`c01·nea GERMAIN, 1929,
p. 157.
Coquille subdéprlmée, à peine subconique en dessus, bien bombée en
dessous; ombilic profond, assez ouvert; spire très peu haute, formée de
5-6 tours légèrement aplatis à croissance régulière, le dernier médiocre,
vaguement subcaréné à la périphérie, assez fortement déelive à l’extré-
mité; sutures médiocres; sommet très obtus; ouverture très oblique, ré-
gulièrement ovalaire transverse à bords marginaux très rapprochés et
très convergents; péristome interrompu, réfléchi, avec bourrelet interne
blanc ou rosé; bord columellaire épaissi, réfléchi, blanc ou rosé; test
mince, solide, corné roux ou fauve clair, avec une bande médiane brune
au dernier tour, garni de stries longitudinales assez fines, serrées, obli-
ques et inégales. Epiphragme mince, non~brillant, transparentpsubcré-
tacé. — L. 6-8 mm.; D,. 12-15 mm.
Habite les interstices des pierres et des rochers, les trous des vieux murs,
les stations roeailleuses, fraîches et humides; ne sort qu’après les pluies et,
surtout, les pluies de printemps; principalement les régions basses et moyennes
de la chaîne pyrénéenne, aussi bien sur le versant français que sur le versant
espagnol (Pyrénées-Orientales, Aude, Ariège, Haute-Garonne, Hautes·Pyré-
nées, Basses·Pyrénées), d’où il a rayonné vers l’Est. (Hérault, plus rare dans
les Bouches-du-Rhône et le Var) et le Centre (Gers, Tarn, Gard, Vaucluse, `
Aveyron, Lozère, Lot—et-Garonne, Dordogne, Cantal, Puy·de-Dôme, Allier,
Vienne); remonte le long du littoral atlantique (Gironde, Charentelnférieure,
Deux-Sèvres, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Finistèren-); ne vit pas en
Corse.
L’Helix squammatina 1`IARCEL n¤‘SEnnss [in MOQUIN•TANDON, II, 1855, p. 134;
Massor, 1872, p. 41; nou Moqum-TA1v¤oN, II, 1855, p. 184; Locann, 1894, p. 142
(simple variété du C. cornea DRAP. au test plus solide et plus fonce) possède
un test dont les·stries forment des squammes régulièrement superposées.
Cette coquille qui habiterait les· régions un· peu«èlevées de l’Hérault et des
Pyrénées—Orientales; est inconnue.

nzr.1c1oMs.»~-—— CHILOSTOMLL 217ï ·
2s Chi Dosmoulinsî Fannves (Pl. vx, fig; 175,.180).
Uelix Dcsmoulinsi Fmumas, Act. Sc. namr., ll, 1834; p. 5,. pli 1,
fig 4-6; DUrU¥, 1850; p. 157, plîvi, fig. 6;.LbcAnn, 1894, p. 142, fig. 178·—
179;.II. acrozriclm. Fiscusn, ]0ur·n`.· Conv/zyl., 1877, p. 52. —·— C7¢z`l0·~~
stcma·DesmouZ¢'nsz' Grzxmnxiv, 1929, p. 159.
Coquille lenticulaire compriméeçaussi convexe en dessus qu’en dessous;
· ombilie assez large, évasé, laissant voir tout l'enroulement interne; spire
très· peu élevée, subeonique, formée de·5 1/2-6 toursepresque plans à
croissance lente, régulière, le dernier médiocre; avec carène médiane.
étroite, atténuée vers l’ouverture, très déclive à l‘extrémité; sutures peu
profondes; sommet petit, obtus, lisse; ouverture très oblique, subovu- ·
lairo'arrondie à bords marginaux très rapprochés et très convergcnts;
péristome continu ou subcontinu. mince,,avec bourrelet interne blanc;
bord colùmellaire arqué; test mince, assez fragile, corné verdâtrc unico-
lore, d’aspect soyeux,.finement strié et parsemé de poils très courts, gros
à leur base, aigus à leur sommet, serrés, disposés en quinconce presque
régulier, aussi visibles en dessous qu’en dessus; épiphragme très mince;
vitreux. — L. 5-6 mm.; D. 14-15 mm.
llabile sous les pierres, dans les anfractuesités des rochers; aime l’0bscu- `
rité; ne vit guère au-dessous 600 m. d’altitude, mais dépasse 2.800 m, (sommet
du Montarto des Arannis, 2.811 m.); espèce de la chaîne pyrénéenne : Pyré-
nées-Orientales; Ariège, Hautes-Pyrénées; vit aussi sur le versant espagnol. I
var. Crombezi flilitmèma) Bouncuxcxm.
IIeli.z Crombezi lilxntxèas in Bounooiorwr, 1880, p. 5; Locann, 1894, p. 143. -—
Chilosmma Desmoulinsi var. Crombezi Gemimm, 1922, p. 161. — Dillère du
type par sa spire ài enroulement un peu plus rapide. son ouverture un peu
plus oblique et son ombilic plus étroit; même taille, même test également re-
couvertde cils très caducs. -— Parmi les pierres, au col de Fenestre, au-dessus.
de Saint-Martin-de-Lantosque [: Saint-Martin-de-Vésubie], vers 2.500 m. d’al-
titude (Alpes-Maritimes, il la frontière italienne) [J. R. Bouncuicmr]. Cette
variété, qui n’a pas été retrouvée, doit être considérée comme la forme repré-
sentative alpine.de_l'espèce_ des Pyrenées.
3. Ch. glacialis TuoMAs» (Pl. iv, fig. 92, 96).
Helzbv glacialzs Tnomas in on Fxinnssnc, 1821, p. 42, n° 159; Moounw- ·
'lïmoox, Il, 1855, p. 250; Locnun, 1894,.p. 147, Iig. 192-193 [: II. chio-
phila, II. loutar·cl1`a1za. et II.pelv0uxz'ana Bounouioxxr, 1882; II. crymo-
phila Locmm, 1894, p. 148]. — C/zilostoma glacialis Germain, 1929,
p. 162. ' '
Coquille déprimée subconvexe en dessus, peu bombée en dessous;
ombilic assez large, un peu évasé, laissant“voir‘tout Penroulement interne;.
spire peu élevée, subconîque, formée de 5 tours médiocremeht convexcs
à croissance progressive, le dernier assez grand, subdilaté et légèrement
déelive à Pextrémité, comprimé et vaguement-caréné à sa naissance; su-

218 Monnusonns rennnsrnns ET.FLUVIATILES
tures assez profondes; sommet subconvexe, roux, brillant; ouverturetrès
oblique, subarrondie, à bords marginaux écartés très convergents; péri-
stome interrompu, subrétléchi, avec faible bourrelet interne blanc; bordl
columellaire arqué, un peu évasé vers l’ombilic; test mince, solide, sub-
transparent, blanc jaunâtre ou roussàtre clair, avec quelques flammules»
fauves irrégulières et une étroite bande brune supracarénale continuée en
dessus; tours embryonnaires très finement striés, les.autres avec stries·
longitudinales un peu fortes, élevées, inégales, coupées de stries spirales
peu sensibles. — L. 6-8 mm.; D. 12-16 mm.
Habite sur les pierres moussues, sur les buissons, dans les fentes des rochers;
espèce des Alpes de la Savoie et du Dauphiné (Savoie, Haute—Savoie, Isère,
plus rare dans les Hautes-Alpes, près de Briançon) s‘élevant jusqu'à 2.000 m.
au moins; vit également dans les Alpes Piémontaises jusqu’à 2.2701n. [M. Les-
soiva, C. POLLONERA] et même 2.500 m. d`altitude [A. Issu].
Espèce voisine du C'}:. alpine FAURE·BIGUET, mais plus déprimée, à spire
moins haute avec un dernier tour plus comprimé, subanguleux et un test plus
luisant.orné d’une bande supracarénale fauve.
4. Ch. alpina FAURB—BIGUET (Fig. 177; pl. v, fig. 129, 133). _
Helix aqui/uv FAURE-Binner in ns Fxânussac, 1821, p. 42, n° 160;
Duruv, 1850, p. 143, pl. vm, fig. 2; l\(l0QUIN··TANDON, Il, 1855, p. 248,
pl. xvm, fig. 22-26;iLocA1m, 1894, p. 146, fig. 190-191; H. peraltaia
` LOCARD, 1894, p. 146. - Chilostoma aqvirza GERMMN, 1929, p. 164.
Coquille globuleuse déprimée, bien convexe en dessus, un peu bombée
en dessous; ombilic assez large, laissant voir tout l’enroulement interne;
spire bien convexe formée de 5-6 tours assez convexes à croissance régu-
lière, le dernier assez grand, subarrondi, obtusément caréné à sa nais-
sance, légèrement dilaté et brusquement déclive à Pcxtrémité; sutures
bien marquées; sommet subconvexe, lisse, brillant; ouverture très obli-
que, subovalaire arrondie à bords marginaux très convergents; péristome
interrompu, subréfléchi, avec faible bourrelet’interne blanc; bord colu-
mellaire arqué, bien évasé sur l`ombilic; test un peu épais, solide, opa-
que, blanchâtre ou grisâtre, unicolore ou, rarement, maculé de taches
co1·nées, jaune près de l’ouverture et garni de 2-3 larges flammules longi-
' tudinales jaunâtres (au dernier tour); stries longitudinales un peu fortes,
inégales, coupées de très fines stries spirales. Epiphragme plat, très
mince, fragile, légèrement écailleux. -— L. 9-12 mm.; D. 16-20 mm.
Habite dans les prairies, les éboulis des montagnes, à la limite des forêts;
préfère les stations fraîches et humides, mais se trouve quelquefois dans les
lieux découverts et ensoleillés; vit uniquement sur le calcaire. — Espèce essen-
tiellement alpine, très commune dans les lieux où elle habite, dont la distribu-
tion géographique, restreinte aux Alpes de la Savoie et du Dauphiné, est encore
mal connue; elle*vit entre 1.700-1.800 m. (exceptionnellement 1.300-1.500 m.)
et 2.700-2.800 m.; plus bas elle est remplacée par le Ch. Fonzenillei Mxcn. On

l uzmcinau. ——· cmnosrom 219-
la eonnaît·des-départements suivants.: Savoie, commune en.de nombreuses
localités [F. DUMONT et G. ÃIDRTILLET, G. Covraone]; Haute-Savoie (bassin de
Chambéry entre 1.500-2.000 m.) [F, Duuorrr et G. ll«IORTlLLET]§ Isère, très com-
mune dans le massif dela Grande-Chartreuse entre 1.280 m. et 2.087 m.;
Drôme, sur le revers occidental du Devoluy près de Luz-la-Croix-Haute (2.000-
rd-- - ‘ ‘l‘ `
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179 %§§: 176 //1.*
Fm. 176 et 179. - 176. Marmorana. serpcnzimz ne Frinussac. Appareil génital.
. — 179. Chilosloma comm Dnaxmnmun. Appareil génital.
2.180 m.) [G. Couracxe]; Hautes-Alpes, au col du Lautaret [J. R. Bouncux-
GMT].
5. Ch. Fontenillei Mxcnauo (P]. v, fig. 141-142).
Helizv Fontenillei Micruwo, Bull. Soc. Lirm. Bordeaux, Ill,.1829,
p. 267, pl. r, fig. 13-14; 1831, p. 38, pl. xnv, fig. 18-19; Duruv, 1850,
p. 145, pl. vm, fig. 3; Mooum-Tnzvoox, ll, 1855, p. 246, pl. xvm, fig. 20-
21; Locano, 1894, p. 145, fig. 188-189. — Chilostoma F0ntenz'Ilez' Gian-
' MAIN, 1929, p. 166.
Coquille déprimée, à pcinc convexe ou·presque plate en dessus, bien
bombée en dessous; ombilic assez large, un peu évasé, laissant voir tout
Penroulement interne; spîre très peu élevée, formée de 5-6 tours médio-
crement convexes le dernier médiocre avec c ` 'd' obt ,
subdilaté et déclivé à Pextrémité; sutures profondegîîîînrîlît aîaliîti, lists; 
ouverture très oblique, transversalement ovalaire, à bords marginaux
très convergents; péristome discontinu, subréfléchi, avec faible bourrelet

220 MOLLUSQUES. rnnansrnns ET FLUVIATILES I
interneublanœou; rosé; bordeoolumellaire: un peu«a·rqué,.très'·évasé'vers
lîombilic; test*assez·mince'mais solide, subtransparent; corné roussâtre, `
orné de marbrures opaques jaunacées et dex taches cornées transparentes;
stries longitudinales assez fines, subégalés; coupées de stries spirales·
beaucoup plus fines. Épiphragme aplati, très mince, peu transparent;
membraneux. — L. 7-9[-10] mm.; D. 15-22 mm.
Cette espèce, directement dérivée du C. alpina Farine-Binner, n’est guère
qu`une variété de cette dernière (‘) qu’ellc remplace au—dessous de 1.300
[-1.700] m. d’altitude. Elle vit surles rochers, les vieux murs, dans les stations
humides ou.ombragées, et uniquement sur le calcaire; elle est spéciale aux
Alpes Dauphinoises (entre 800-1.300 m.) et surtout abondante sur le massif de
la Grande Chartreuse (Isère) depuis les portes de Fourvoirie et du Sapey
jusqu’à la chapelle Saint·Bruno; au-dessus, elle est remplacée par le C. alpina.
FAURE-Binner. ·
‘ 6. Ch. zonata Srunex (Pl. iv, fig. 94).
Heiix zonatd Srunsn, 1820, p. 87; DUPUY, 1850, p. 149, pl..1v, fig. 4;
Helix fa-lens Srumza, 1820, p. 87 [non Rossniissrsa, non Prnirrna], Mo-
ounv-TAN¤oN, Il, 1855, pl. 132, pl. xr, fig. 15-17; H.pIanospiral\l1caAun,
1831, p. 36, pl. xiv, fig. 3-4 [non on LAMAMK, 1822; non A. Gaas, 1840];
Helix gallica. Bouacuicnxr in Locaan, 1882, p. 92; Lociuw, 1894,p. 143,
fig. 180-181; GEnMA11v, ll, 1013, p. 143, fig. 161, 165. —~ C/zilostoma.
zozzam Gnmnuiv, 1029, p. 168.
Coquille déprimée, un peu convexe en dessus, bien bombée en dessous;
ombilic médiocre mais profond; spire convexe peu élevée, vaguement
tectiforme, formée de 5-6 tours assez convexes, le dernier grand, bien
arrondi, peu=et.lentement déclive à Pextrémité; sutures marquées mais
non profondes; sommet' obtus; lisse, brillant; ouverture·très oblique,
_ subovalaire transverse, à bords marginaux convergents un peu éloignés ;
péristome interrompu avec bourrelet. interne blanc pur; bord columellairo
régulièrement arqué, élargi vers l’ombilic; test mince, assez solide;
transparent, corné verdâtre avec une bande brune supracarénale conti-
l ·nuée en dessus; tours embryonnaires garnis de très ]î'nes· ponctuation.;
les autres avec stries longitudinales fines, obliquement arquées, coupées
de striessspirales extrêmement finest Epiphragme mince, membraneux;.
transparent; lisse, brillant. — L. 10-14 mm.; D. 18-25 mm. ,
(Eufs globuleux, de 3 mm. de diam., un peu transparents, blanchâtres légè-· -
rement nacrés. i
Habite les stations fraîches des hautes vallées des Alpes, sous les pierres,.
contre les rochers humides, généralemenffà l’exposition du nord; fréquente
aussi les·forêts de Mélèzes et la région' des prairies alpines; vit à peu près
exclusivementë sur les~terrains silicenx (tandisr que les C. alpirzaiii. Bic: etr
C/z. F'bnzenilZei·l\1fca.' sont: essentîeliementrcalcicoles); s’élève; dans·les' Alpes
4. Cf.,,àce sujet :D¤MON1·(F.) et Moxmm.m·(G.), I857,p.·67—68; Gnnnnm ([,.),./929, p; 467-MS`.

nemcxnruz. — carnosroxa .221
fran·çaises·jusqu`à 2.300 m. (2.600 m. sur le versant italien) et ne descend pas
au-dessous de 1.200 (exceptionnellement·'1.100 m.) d'altiti1de.·Commune1dans
le 'Fyrol, la Suisse ct·liltalie du Nord, cette espèce n'est pas très répandue en-
France où elle vit dans les départements de la Savoie et des Hautes-Alpes., Elle
a·été iindiquée à·Grasse ct·à Antibes, ce ·qui =est·erroné;1le—.seul point·des
Alpes-Maritimes où elle existe est Entraunes [E.·CAz1o·r].
'7· Ch. Milll8I‘i’BoUnGU1cxAT.
Helix Millieri Booncurcivxr, 1880, p. 5; Locann, 1894, p. 113; Cszror,
1910, p. 127. — C/'zilosloma lllz'll¢'eri Germain, 1920,·p. 170.
Coquille subdéprimée, presque plane en-dessus, assez bombée»en des-
sous;.ombilic .un peu étroit; spire peu saillante formée de 5-G tours peu
· convexes, le dernier subanguleux à sa naissance, plus arrondi bombé en
dessous qu’en dessus, bien déclive à l`extrérnité; sutures accusées; som-
met obtus; ouverture très oblique, ovalaire transverse, à bords marginaux
rapprochés; péristome subépaissi, blanc jaunâtre; bord columellaire
régulièrement arqué, élargi vers l’ombilic; test fragile, subpellueidc,
cerné olivàtre, orné d’une bande brune supramédiane, linement·et inéga-
lement strié longitudinalement. -—-·L. 9 mm.; D. 20 mm.
Espèce peu connue qui semble une variété du C/1. zonaza Srunen; elle habite
le col·de Fenestre, près de Saint-Martin-de-Lantosque [::: Saint-\Martin—de-
Vésubie], mais en Italie, d`ailleurs très près de la frontière française des Alpes-
Maritimes età 2.500 m. d’altitude [J. R. Bonneuxéxu; C. POLLONERÀ].
8..Ch. cingulata Srunnn (Pl. v, fig. 140,.143).
Ilclix cingulata Srunen, 1820, p. 87; L0cAno,.1894, p. 144, fig. 182-183;
Cazior, 1010,.p. 125, pl. v, fig. 2-5 et 8; H. anzat/zz'¢z.B0Un¤ur<;xA·r in
Locann, 1882, p. 94 et 322; 1894, p. 144; C/ziloslonzzz cingulata. Gnmuxx, '
1929; p. 171. _
Coquille déprimée, peu convexe en dessus, un peu bombée en dessous;
ombilie large, évasé, laissant voir tout l'enroulement intérieur; spire peu
élevée formée de 5 tours assez convexes, légèrement étagés, le dernier
grand, arrondi, subcomprimé, bien déclive à Pextrémité; sutures mar-
quées mais non profondes;`s0mmet obtus, lisse; ouverture très oblique,
arrondie transverse, à bords rapprochés très eonvergents; péristome sub-
réfléchi, peu épaissi, blanchâtre; bord columellaire arqué, largement
élargi vers l'ombilic; test un peu mince, assez solide, subopaque, blan-
châtre ou jaunâtre très clair, orné d’une étroite bande brune supramédiane
et garni de stries longitudinales serrées, inégales. — L. 10-11 mm._;
D. 20-25 mm. ‘
Espèce alpine habitant.les stations fraîches ·et ombragées, dans les fentes
des rochers, sous les amoncellements de pierres; vitprineipalement dans l’Italie ‘
septentrionale; rare en France: département des.Alpes-Maritimes aux envi-
' rons de Menton, à St-Agnès (936 m.) [G. Nnvxu.] et dans les gorges de Saorgio

222 xsionwsonns ·rn1znEsTnEs ET uLUv1A·r11.1·:s
[G: Nnvxtx., G. ne Monrinter, J. R. Bonncuicnyr, E. CAZIOTIIQ signalée aussi,
sans localité précisé, dans le département des Basses-Alpes [A. Locnnn] (').
Le Ghilostoma queyrasiana Locmm [Helix queymsiana. LocAnn,1894, p. 144;
C/1. queymsiana Gnnnnmr, 1929, p. 173, fig. 8-10], qui vit à Queyras (Hautes-
Alpes) est connu par lerseul échantillon type de la eollection~A. Locnnn.
C’est une coquille plus grande que—le C/1. cingulata Srunun (L. 14 mm.;
D. 25 mm.), à spire conique bien plus haute, à péristome fortement épaissi et
à test beaucoup plus épais. ll est impossible, tant que ce Mollusque n’aura
pas été étudié sur place, de savoir s'il s`agit d’une espèce distincte ou d’une
forme locale du C/1. cingulata Srcnna.
9. Ch. nicatis Cos·rA.
Helix nicatis Cos·rA, Fauna d. regno di Napoli, p. 16; Chilostoma
nicaiis GERMAIN, 1929, p. 174.
Cette espèce de l`ltalie méridionale ne vit pas en France, mais on y
· trouve une variété bredulensis Ponnonum [: Campylaea nicatis var.
bredulenszs PoL1.0N., 1899, p. 62, pl. 111, fig. 13-15. —- Helrlv m`catz's var.
bredulensis CAZIOT, 1910, p. 126, pl. v, fig. 12].
Coquille très aplatie à spire peu saillante, subconique, le dernier tour
grand, plus convexe en dessous qu`e1i dessus: ouverture arrondie; peri-
stome robuste; test assez solide, blanchâtre ou légèrement cendré avec,
au dernier tour, une bande brune de coloris assez intense. —- L. 11,5-
13 mm; D.· 23-25 mm. .
Sur les rochers, entre Touët et l’Escaréne; Saint-Laurent (Alpes-Maritimes)
' [E. Cazxor]; se retrouve à Port-Maurice et au-dessus de la grotte de Bossea,
dans la vallée de Corsaglia (Piémont) [C. Pornoxrnn]. Cette variété existe
depuis fort longtemps dans le département des Alpes-Maritimes, car E. Cazxor
, et E. l\IAunr ont signalé, dans un dépôt pleistocéne situé entre Monte-Carlo et
Cabbé-Roquebrune deux formes extrêmement voisines, sinon identiques [Helix
nirazis var. romaniana Caz. et MAURY; H. nicatis var. Baileti Caz. et Manny].
G. HELIGIGONA un Fiânnssnc, 1821.
[Carocolla. on Lamncxt, 1822; C/zilotrema. (Luca) Tonton, 1831; Latomus
` Firzincnn, 1837; Lenticula Histo, 1837 : Vortex Moqtrx-TANnoN, 1855 (non HUM-
rnnsr, 1797; non OKEN, 1815)]. '
Animal sublancéolé, brusquement rétréci en avant, pointu en arrière, à tuber-
cules très petits, très serrés, inégaux; orifice respiratoire assez grand, rond.
Màchoire peu arquée, garnie de stries longitudinales et de 1-5 côtes assez
fortes verticales, aplaties: radula avec dents médianes unicuspidées; dents
latérales les plus internes unicuspidées, les suivantes bicuspidées, les plus
1. Cette espece 11’est pas connue, en France. à l’état fossile, IIl8lS on trouve dans le Quater-
naire des Alpes-Maritimes. deux especes du même groupe : le C/zilostoma Maureli Bounscicimw
[Helio: maureliana Bouaccxonxr. I868] des dépôts de Vence [J. R. Bonneuxcnm] et de Menton
[G. N1:v11.1.]; et le Ch. 'mmoriniana Issnr. [Helïx mmorïniazza Issu, I869] des brèches fossiliféres
de Menton [G. hnvitt].

· HELICIDAE. — namcioonx · 223
externes tricuspidées; dents marginales nettement tricuspidées. Appareil géni-
tal:2 glandes multifides simples, en tubes assez larges; pénis prolongé par
un épiphallus plus·long que lui et muni d`un flagellnm long, grêle, contourné
à sa base en spirale à trois·t0urs; muscle
rétracteur du pénis inséré à la base de l’épî- -
phallus; vésicule séminale avec long canal ‘ ·
et diverticulum aussi long mais plus gros que ·-~-F `
le canal (fig. 178); dard long, mince, courbé w -=
en arc, terminé par une courte région fan-
céolée ii deux arêtes.   ""
Coquille déprimée en forme de lentille avec  
carène périphérique très aiguë, ombiliquée; ·_ M
ouverture très oblique; péristome continu, È _i \\
réfléchi; test solide, foncé, orné de flammu-   ·,
les obliques et garni de très fines granula- --4--   fr 1
tions.  `P,
QI. S (
H. lapicida laxmâ (Fig. 178; pl. xv, fig. /5
‘~’§f~î9l· . . -- , _ ·*‘ ‘  
clzz lapzczda L., 1158, p. 468, Dax- É  
ranmun, 1805, p. 111, pl. vii, fig. 35-37; p w ¢,,\  , *>—·
I)uruv,1850, p. 159, pl. v, fig. 7;i\Iooux1v-  S \  Ã J U
Tnivnon, ll, 1855, p. 137, pl. xi, fig. 22-  §j;··l9‘
27; Locann, 1891, p. 136, fig. 164-165;  E4':)
II. Lecoqi et II. lychnucha Locano, 180/4, p,,,_ 473, ... gmgcggoml iapicgda
· p. 137. — Ileliczgena lcipicida. 1020, LlNNÉ· APPaY€l1¥é"ïm1·
p. 177.
Coquille lenticulairc déprimée, assez bombée en dessus, un peu convexe
en dessous; ombilio assez large, laissant voir tout l’enroulement interne; ·
spire subconique tectiforme peu élevée, formée de .3-6 tours aplatis, le
dernier assez grand, à peine dilaté, bien déclive à l’extrémité, avec
carène médiane aiguë; sutures bien marquées; sommet obtus; ouverture
très oblique. ovalaire transverse, à bords marginaux convergents réunis
par une forte callosité blanche; péristome continu, réfléchi, blanc; bord
columellaire incurvé, épaissi, réfléchi; test assez solide, subopaque, cerné
brun, garni de flammules ou de taches longitudinales ferrugineuses; tours
embryonnaires avec de fines stries longitudinales, les autres avec stries
longitudinalcs inégales coupées de stries spirales fines et, à leur inter-
section, des ponctuations assez régulières. Épiphragme très mince,
transparent, membrancux. — L. 6-9 mm.; D. 11-20 mm.
(Eufs petits, blancs, au nombre de 30 environ; ponte en mai-juillet; les
jeunes ressemblent à l'IIelicella explanata Mtittizn.
Vit dans les murailles, sous l`écorce des vieux arbres, dans les trous de
rochers, très souvent sur-les formations gréseuses et·les rochesprimitivos,
mais aussi sur n`importe quel substratum; se tient caché assez profondément,
I

24 MoLLUsoUEs 1·unaEsTnEs·ET.·1=x.uv1AT11.Es
ne sortant.qu'après les pluies abondantes; hérbivore. .—- Présque~toute la '
France, commun·par endroits, surtout dans les régions submontagneuses;
généralemenbabsent de la région de l’©livier (onzne lîy trouve que dans les
localités bien abritées du soleil et de ‘300 à 600 m..d’altitude); s’élèvc dans le
Jura et les Alpes françaises jusqu’à 1.550 m. (toujours rare au dessus de
1.400 m.), maistatteint 1.700 m. sur le· versant italien [C. Potnomsna] et même
2.000»m.ren»Suisse [J. PIAGET]; ne dépassé pas 1.5).00-1.300 m. dans les.Pyré-
nées¤et,le «Massi£,Central; connu fossile dès le Pliocèné.(nota1nment .à IIaute·
rive, Drôme)'mais«commun seulement dans le Quaternaire. .
var.._a11d0M*ica 'Bouucuicrmr.
Heli.2: a«ndorrica;BouncuxcNaT, 1876, p. 38; Locann, 1894, p. 137. Helicigona
` lapicida»var.tandorrica Gnmmv, 1929, p. 180. -— Coquille de même forme,
mais avecwun 'ombitic relativement petit, étroit et profond; dernier tour muni
dfuué carène blanchâtre très aiguë et plus brusquement déclive à Yextrémité;
même taille·et même test. - Habite toute la chaîne pyrénéenne, aussi bien sur
le versant français que sur leversant espagnol.
G. ISOGNOMOSTOMA Frrznvcxaa, 1833.
[Plicœtoma Scnnürnn, 1838; Ulostoma ALBERS, 1850 (pars); Tricdopsis
l`IAR'l‘E)ZS, 1860_(pars)*[non Ilarxivnsouc]; Gonostoma \VEsrEnLuNn, 1889].
Animal relativement grand, très grêle, à tubercules petits, irréguliers, très
serrés; orifice respiratoire assez grand, rond, peu évasé. Mâchoire avec 5 fortes
côtes denticulanbles bords. Appareil génital : 2 glandes multifides longues,
simples et grêles; vésicule séminale avec long canal et très long diverticulum;
pénis prolongé par un épiphallus et muni d’un flagellum court et rudimentaire;
dard typique, arrondi, à 2 arêtes.
. Coquille déprimée, subglobuleuse; ombilic recouvert ou en étroite fente ·
oblique; ouverture auriformé, oblique; péristome horizontalement réfléchi,
épaissi en dedans, denté; test hirsute.
· Ce genre a été rapproché du genre américain Tricdopsis dont Yorganisatîon
anatomique est très différente; cependant les coquilles ont une ressemblance
évidente, due à un phénomène de convergence.
— Coquille globuleuse; ombilic en fente très étroite, ouverture tri-
lobée avec 2 dents et 1 lamellé et‘à bords marginaux réunis par
une forte lamellé très saillante. ., . I. isognomostoma, p. 224
— Coquille bien déprimée; ombilic médiocre; ouverture en forme
_ de trèfle ;péristomc fortement ondulé avec 2 petites dcnticulations
internes assez saillantes ...... I. holosericea, p. 225
1. I. iS0gn0m0St0m3 GBIELIN [Pl. vm, fig. 232 et 238).
âltlelix isognomostoma GMEMN, 1780,. p..3621 (pars); Locann, 1899,
p..138, fig.,168-169; H. personatcz ne Larnaca, Journal Hist. zmtur., ll,
1792,,p. 348, pl. x1.x1;fig..1; Dnamawaun, 1805, p. 98, pl. vu, fig. 26;
I

wnmmnnna -—···¤s0«cn*ex0m*e¤¢x· 223
Derur,. 1850; ps 168,.pl. vn, fig, 7; MOQUlN~TANDON, Il, 1855, p.» 118,
pll x; fig. 33-363 -—-Isognon¢03lt*1ma·isogn01ne.r£bnw·Giz*¤rMA1¤’, 1929} pf: 181l
Coquille gloi'mfeuse;· omb·i‘ll’c’ en`fënte· fort oblique et ti·ës~ étroit’e‘;‘ spire
surbaissëe trés le'gèrement°conïque·, formée de 5-6 tours, le dernier médio-
_ cro, bien plus bombé' en dessous qu’en dessus, arrondi comprimé en.
l1aut;suturcs médiocres; sommet peu· saillant, lisse;. ouverture oblique,
subtriangulaire trilobée, garnie de .2 dents. et. d‘une Iamelle,. à. bordsimar-
ginaux. très écartés réunis par une forte lamelle ineurvée trèssaillante,
d’un blanc pur, rétrécissant considérablement.lfouiverture; bord coiumels
laire . fortement épaissiablano,. réfléchi: mur l'ombili·c;z péristome· continu
muni dlunz fort. bourrelet: roux clair, élargi,. alvee Zfdentioulationstrinn-
gulaires petites mais eaillantes, une sur·Ie= bord` externe; l'àutre sur le
bordcorlùmellaire; test mince; solïde, sutïopaque; cerne? roux ou fauve; '
garnide stries Iongitudinales fines', obliques; et' de poils fauves, longs de.
près de 2 mm., serrés, disposés en quinconces, très cadùcs. Épiphragme
d’éte mince, fragile, membraneux, très irisé; épiphrgme d’hiver assez
solide, subopaque, blanchâtre.- L. 4-6 mm.; D. 7-10 mm.
Habite les bois, les forêts, sous les écorces, les pierres moussues, dans les
fentes des.rocl1ers,.dans les. stations«humi.des;, espèce- alpestre, rare ou. très
rare dans les régions basses, ne descendant qafexceptionnellement au-dessous. `
de, 300-400 m..,, surtout fréquente. entre. 9004.300-1.400. m., mais s'el.evant. jus-
qu'à. 1..600 in. dans le Jura et 1..700 ms dans les Alpes. Régions montagneuses .
del’Est,dans les départements des Vosges,. du Jura, de 1ÈAin, du»Donbs, dela
llautev-Savoie, de la Savoie, de l'Isère; se»trouve parfois dans. les alluvions,
notammentdans les laisses du Rhone,,aux environs. de Lyon.
2. I. holosericea Srumm (Pl. v,,tîg..112·113):
Helzix lzolosericca Srunnn, 1820, p. 87 [non·II. holesericea Guerra];
lVl1cnAun,1831, p. 41, pl. x1v,lig. 30·32;‘DUrUY, 1850, p. 166, pli vr, iig: 6;
Moouxiv-Tarmox; II, 1855, p. 117, pl. x, fig. 31-32; Bocann, 1894, p. 140.
—Isognonzostoma Izolosericea Giznmnm, 1929, p. 183.
Coquille déprimée mais assez haute, à peine convexe en dessus, sub-
convexe plane en dessous; ombilie médiocre; spire à peine saillante,
formée de 5-6 tours eonvexes à croissance lente,. le dernier médiocre,
sensiblement aussi haut que la. hauteur totale de la coquille; sutures mar·~
quées; sommet aplati; ouverture en forme de trèfle, fortement éehancrée;
péristomo épaissi, subrétléchi, fortement ondulé, avec 2 denticulations
internes assez saillantes; l’une vers le milieu du bord externe, llautre près
de l`insertion du bord externe et du bordcolumellaire; test assez solide,
fauve corné, mince, garni de stries longitudinales lines, subégales et
couvert Cle nombreux poils trèscourts,. serrés, 'lui· donnant un aspect
soyeux. Epiphragme très. mince, blanc, subopaque. —~ L. 5-6 mm. ;,
D. 9-10 mm. ·
Habite. les‘foréts·alpestres, vers Iawzâgioni supérieure des·bois=de sapins; au•
15

. 226 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
dessus de la zone des cultures, sous les pierres, les écorces et surtout sous le·
b_ois mort; recherche les endroits très frais et se rencontre presque toujours sur
_ les formations cristallines; descend rarement au—dessous de 1,000 m. (quelque-I
fois, cependant, à 280-350 m.) mais s`élève à 1.750-1.800 m. et, exceptionnelle-
ment, 2.000 m.- Hare en France : forêts élevées de l’Oisans (lsère) et des Hautes-
Alpes [F. Dumoivr et G. Monrmtnr, A. P. Tnnvsn]; plus fréquente dans les '
départements de la Haute—Savoie (voisinage du Mont—Blanc, entre 900-1.300 m.)
et de la Savoie (bassins de Moutiers et de Saint—Jean-de-Maurienne) [F. Dunoivr
et G. AIORTILLET, G. Commons]; signalée à tort dans le massif de la Grande-
Chartreuse [G, l\llCHAUD] et dans le Jura [H. Dnouiir].
.Cette espèce est incontestablement un Isognomoszoma par les caractères de
son appareil génital (long diverticulum, dard a 2 arêtes); par sa coquille, elle
ressemble aux Ilelicodonta augigyrœ Srunnn et H, obvoluta Mütnnn, mais s’en
. distingue : par sa spire non concave, mais très légèrement suhconvexe en
dessus; par son ombilic plus étroit et par les 2 denticulations proéminentes de
l’ouverture qui manquent chez les Helicodonza,
` G. ARIANTA Lmcn, 1831.
Animal ~très grand, oblong, noir luisant ou ardoisé en dessus, à tubercules
' arrondis; orifice respiratoire assez petit, arrondi, tres évasé. Mâchoire assez
arquée, avec 6-10 fortes côtes espacées, non réunies vers le milieu et denticulant
bien les bords; radula avec dents médianes tricuspidées, dents latérales bicus-
pidées et dents marginales tricuspidées, les plus externes parfois simplement
aciculées. Appareil génital :'2 glandes multifides simples, longues, subulées;
vésicule séminale ovalaire avec long canal et diverticulum plus long et plus
gros que le canal; pénis court, assez gros, prolongé par un épiphallus bien
développé et par un long flagellum contourné en spirale à sa base, muscle
rétracteur du pénis inséré sur le milieu de l’épipl1allus; dard recourbé; atrium
génital pourvu d’un organe excitateur—(szimulus). '
Coquille globuleuse ou globuleuse déprimée; ombilic étroit ou recouveit;
spire convexe conoïde; ouverture oblique, arrondie, non dentée; péristome
réfléchi, épaissi, blanc; test brillant, strié, ordinairement orné de maculatures
sombres et d’une bande supracarénale.
Ces animaux vivent depuis les Pyrénées et les Alpes jusqu’en Suède et pos-
sèdent unergrande resistance au froid; ils sont connus, fossiles, depuis le
Pliocène.
, A. arbustorum Lima (Pl. v, fig. 135). ·
H. arbustorum L., 1758, p. 771.;DRAPARNAUD, 1805,p. 88, pl. v, fig. 18;
Duruv, 1850, p. 139, pl. v1, fig. 3; Moounv-Tannow, Il, 1855, p. 123, pl. xi,
fig. 1-3; Locnnn, 1894, p.,83, fig. 89; [: H. tr0ch0z'a'aZz's Hors., H. aQnz'-
cola on FÉh., H. picea Zxncn., H. thamnivaga MAB., H. dravida Snnv.;
H. hypmbola MAH., H. canzg0uen.s·z's Boumân, H. albulamz Bonne., H. Fe-
roeli Boone., H. vibrayana Snav., H. Xatarti Sam?. (non Famivns),
H. musdorfensis Snnv., H. nazarz'rza· Bonne., H. ilmsana. Snnv., H. the-

unmcinan. —— Anrxmrx 227
mita. Man., II. styr·z'ac·a>F1xAuaAr·., II. .Ietschz'm' Uucxv, H. K/zz'tteIz`Bounc.,
Il. Iïepellini Cimnr., II. camprodunica Ken., II. corneoli/o1·mz's [LES-
som, II. Stentzi Bossu., II. tmclzia Boone., [I. lVz'ttnzamziZAwA1>zxY,
ll. Fagoti Bonne,]. — Arianta arbustoruin GERMMN, 1929, p. 186, pl. xx,
fig. 245 à 283.
Coquille globuleuse, conoïde convexe en dessus, très bombéc en dessous;
ombilic·très·0blique, étroit, plus ou moins recouvert; spire subconique
l'ormée de 5-6 tours convexes, le dernier grand, arrondi convexe, bien
descendant à Pextrémité; sutures profondes; sommet obtus; ouverture
très oblique, arrondie, à bords marginaux à peine convergents; péristome
interrompu, réfléchi, épaissi, blanc; bord columellaire arqué, un peu
élargi surl’ombilic; test solide, subopaque, luisant, brun, orné de petites
llammules longitudinales brunes ou jaunâtres, irrégulièrement disposées
en zigzag avec, le plus souvent, une étroite bande brune supracarénale;
stries longitudinales obliques, assez fines et irrégulières coupées, sur- ·
tout en dessous, do stries spirales très délicates. Epiphragme lisse, très
'mince, membraneux, blanchâtre. — L. 10-22 mm.; D. 14-28 mm.
_ (Eufs subsphériques (3 mm. de diam.), au nombre do 30-50[-60}, jaunàtres,
devenant opaques, déposés d'avrîl à septembre au milieu des racines des plantes
lierbacées; éclosion au bout de 15-20jours; jeunes adultes 1‘été suivant.
Habiteles campagnes, les forêts, sous les pierres,le bois mort, parmi les her-
bes, sur les arbustes; très résistante au froid et s’accommode des conditions de
vie les plus variées; hygrophile, préfère les endroits très humides, même maré-
cageux et inondés l'hiver; très géophile, uniquement herbivore. — Commune
dans la plus grande partie de la France, surtout dans le Centre et l’Est; rare
ou très rare et étroitement localisée dans l`Ouest; généralement absente dans
le Midi; la forme type ne dépasse pas 1.100-1.500 m. dans les Alpes et environ
[.000 m. dans les Pyrénées; il une altitude supérieure vit la var. alpicola nr:
l·`ÉnussAc (jusqu’à 2.600 m. environ dans les Alpes, 1.700 m. dans le Jura) rem-
placée, dans les·Pyrénées. entre 1.000-2.000 m., par la vnr.Xatarzi Fxmries.
Cette espèce est extrèmement polymorphe ce qui a conduità la création d'un
très grand nombre d`espèces soi-disant nouvelles, généralement établies sur
des formes de coquilles (voir, pour le détail, L. Gsnmm, 1929, p. 189-191). Les
deux seules variétés qui peuvent être retenues, non parce qu'elles sont abso-
lument constantes, mais parce qu'elles ont une répartition particulière et qu'elles
correspondent à des formes de montagnes sont les suivantes :
var. alpicola, ne Cuanrnivrinn (Pl. v, fig. 132).
Iletix alpicola ne Cuanr., 1837, p. 6; Arianta arbustorum var. alpicola Gen-
uam, 1929, p. 193. — Coquille plus petite, globuleuse élevée; spire formée de
5-6 tours convexes, le dernier grand, haut, mais peu développé en largeur;
ouverture petite, très oblique; test épais, solide, crétacé, opaque, ou mince et '
subtransparent; épiderme souvent corrodé. —- L. 10-11-12 mm.; D. 14-16-
I7 mm. — Forme alpine vivant au·dessus de 1.000-1.300 m. jusqu`51 2.700 m.; sur
les pentes gazonnées exposées au Nord, la coquille est mince et de coloration
foncée; elle est épaisse, solide~et de`col6ratibn claire sur.les talus rocàilleux

- 228Y MOLLUSQUE$',TBRKES‘[§\ES’î nr: rwvumnns
faisant.face~au,l\1.îdit;,cette· forme esfeommunœ d.aus>les· lœssl qxna.teruai1·es«diès.l
environs de.L..yon,.
Vars Repelîiiriünmlkarvrmrrent
Helix Rèpellini·(m«:%CnAm¤nNTls1r) Hnnvn; Glmcliï Icom, 1852} pl. cxrvr, li§J9îi5;
Locann, 1894, p. 87, Hg. 92; H.plan0spira Gras, 1840, p. 36, pl. nx; fig*,~1*I‘(·n0nc·
auteurs); Ari«z·ntazarbustorum·vaw.'Repelliwi Garmin, 1929;-9:. 19% —-· Coquille
dépmmée.; ombilic.relativement large’;.s.pire surbaissée formée de 6.toursz peut
convexes·à· croissance assez.rapide,llesdernier très: grand, comprimé. arrondi;
meme. test, souvent plus mince, parl`ois.l`oneé, parfois plus pâle, avec. stries
longitudinales mieux accusées. —- L. 14-1â7 mm.; D. 23-26 mm. — Forme alpestre.
qui vit vers 700-1.000 m.. dans le Jura·et jusque vers 2.270 m. dans les Alpes
(principalement, en France, dans.Ie département dé l'Isère). Elle est remplacée,
dans les Pyrénées, par une coquille*très voisine, la var. Xatarti FAnmns(*)
[:2 HS cumprodimica (Konrtr) Sn‘avA1N;: H. canigonica Floor, non'Hî Xàzarti
Smxvanr qui est l'Hf hypnicola Mariana], vivant entre 1.20052000 m. d`altitude;
' danstle dèpartemenlfdès Pyrénéeseûrientales (se·retronve sur le versant espa·-·
gnol). .
G. ELONÀ HÃ et'A. Anims, 1855.
[.S`zerna· Anims, 1850 (nomnpreoe.) ;. Cameola·Moo¤iN-Tanner, 1855}.
Animal assez grand, d‘un brun noirâtre ponctué de laiteux, à tubercules très
petits, saillants, arrondis, presquecontigus; orifice respiratoire grand, évasé.
Mâchoire médiocrement arquée avec 11-16'côtes très saillantes (E. quimperianœ
nz Fée.) ou 6 fortes côtes verticales et parallèles (E. pyrenaica DRAP,). Appareil
génital : glandes multifidcs en forme dc sacs zriangulaires courts, au nombre
de 3 de chaque côté. insérées sur le vagin au-dessus du sac du dard(2) ; vésicule
séminale ovoïde avec très long canal mince et grêle et diverticulum plus long
et plus gros que le canal; pénis subcylihdrique prolongé par un épiphallus plus
' long que li1i et par un llagellum long, mince, spirale à la base; poche du dard‘
ovoïde pyriforme, sa. base engaînèe: dans~ une sorte de calice; dard: pointu,
presque droit, avec 2 arêtes pewmarquées: '
Coquille planorhique, ombiliquée; spire concave en dessus· en son milieu.et·
à tours arrondis; ouverture semi-lunaire; péristome blanc; testl mince, cerné.
Genre à répartition très d.iscontinue·: Nord-Ouest de l‘Espagne, extrême·sud··
ouest de la France, Bretagne, Pyrnées·©rientales»
-— Coquille planorbique, aplatic et concave en son milieu en dessus;
ouverture peu oblique, ombilic large. '. E. quimperîaua, ps 229
, —~ Coquille déprimée, légèrement. convexe. en dessus; ouverture
très oblique; ombilic médiocre. 4. . .· E. pyrenaica,. p, 2301
1.« Spire très déprimée; ombilie relativement large; tesrmince; jaunelverdàtte*ou·noiràtre
assez fonce garni de stries fortes, parfois subcostulées:
2. Ces glandes multiûdes rappellent un peu celles des Ewlota mais je rappelle que, dans ce
¢Iernîer·genre·,les=g1andes ·m·ultitides'son€· insérées sw wsac du dardî

Jmuiclnnl. ·—·- znbom  
1. E. quimpariaua ms cF1ànuss.«c (Fig.;1&0; plant,·Iig.‘xî4ast~p1..x1r,—fig.
359-360). ·
1Iel¢lv.quz'mperahna na Eén., 182,·l,gp.A3,.n°·172;Durcx, 1850,.p.:153,
pl. vm,.lig‘. il ;tL0¤Ann,.189!1,.p..1!i0,.fig.Li72-*i73.;;H. Kerm0rvani.CoLnAnn ·
nes Cuemms,Bu1l. .S0c..Linn. .B0r:dea..u.z, ll/', ::LB.30,·p:98§·Mro1r~A·Un, n1831,
p, 37, pl. xwpilg. il-13; Moqum-TANnom,,lI,;1855, p.;t29,~pl. zu, îi·g·..·9-il:.
-— Elena QMÈMPEFIGNGAGERMAIN, 1929,,p..196.
Coquille planorbique,nplatie.et concaveen son milieueni dessus, convexe
en dessous; .ombilic large, laissant
voir tout llenroulcmcnt linternc ` ~
spire complètement plate, formée I,__ __,¤‘ _ ·
.de 5-6 tours mrronctis c0nvcxes,.hc. pp »” —
dernierigre.1id,plus;c0nvexe cn des-  7  ( ·  ·
sous.qulen:dcssus;.sutures sprofon- ( ` jt
des; sommet obtus, enfoncé, hlan— I ii,
châtre; ouverture un peu mblique, , · / `
ovalaire; péristome interrompu, f·· ·/' 4
réfléchi, avec bourreletinterne blanc  /
roux assez fort; bord columellaire ·  I
épaissi, élargi, régulièrement ar- /1
qué;.test très mince, fragile,.roux · I _  . il .
fauve jaunacé avec 2-3 bandes verti- î
cales d.'un jaune clair; «strjes slongi- (   ·
tudinalesmbliques;médiocresxnveo, J • È = ·
entre elles,>de trèsmombreuses pe- ' ‘ r
tites granulations arrondies et sail- du É "`P
lentes; épiphragme très mince et »
transparent. - L. 1.0-é12»m·m:;.l). , ··‘i— â '
20-30 mm. / · o
Habiteles taillisnleshoîs montueux, È "
sous lses.pieri·es`ve00uàrertes de mous-  ‘/lfj   _\ (
ses ou·de hroussailles, dans les vieulx \§*§§  J (  
murs couronnés de Lierre, rdans les %§ § _
ruines, parmislesûrtiesiet les tlïtou-  ~ —
Èèœsi aime `1’°mhœ'8l im ifraîcheurii 'Fic. t80.—-'Eiomz quimpcriamz na'Fx·5nussAc.
herbivore et coprophage. ·—- Espèce ·Apparcil~génitaI.· A droite, lewietail des
très localisée en.France, où·elle ne Sl8¤d€S·m¤lüü<ï¤S·
Bléfîllttü pas beaucoup de la mer,·dans' ·
les départements du·Rinistère (environs de Brest,`M0rlaix, Quimper; Quimperlé, `
Huelgoat là àà kil. au tN. de l’0céan), des¤Côtes—d.u·Nord (Moncontour,· forétrde
Lorges), des Basses·Pyrénées (entre Hendaye et'la Nive, environs de Saint-
Jean-de-Luz); vit également en Espagne, tout le long de`la côte septentrio-
nale. Ce Mollusque a eu sans doute, autrefois, une aire de dispersion continue
entre le Finistère et le Nord-Ouest de l’Espagne, sur des terres aujourd'l1ui
englouties dans l’Océan Atlantique.

230 MOLLUSQUES TERRESTRESJET FLUvm·r1LEs `
2. Ehpyrenaicâ. DnAPAnNAUn (Pl. v, fig. 130-131).
Helix pyrenaica Dmiranivaun, 1805, p'. 111, pl. xm. fig'. 7; DUPUY, 1850,
p. 151, pl. vu, fig. 2; MOQU[N·TANDON,.ll, 1855, p. 127, pl. xx, fig., 5-S;
Locann, 189â, p. 140, fig. 17!iî175 [:·H.'xrmZhelaea BoUnoU1·oNA·r; 1879:
H. subpyrenaica BoUnc.,189!i].- EZ01zapy1·enaz`czz GERMMN, 1929, p. 197.
Coquille déprimée, légèrement convexe en dessus, convexe subaplatio
en dessous; ombilic médiocre, peu évasé, profond; spire très peu élevée
formée de 5-6 tours peu convexes, le dernier médiocre, légèrement dcsce_n·
dant et un peu élargi à Pextrémité; sutures marquées mais non profondes;
sommet très obtus, lisse, jaune brillant; ouvertureztrès oblique, ovalaire
` transverse à bords marginaux très écartés; péristome discontinu, réfléchi;
avec bourrelet interne bien marqué, blanc rosé; bordscolumellaire peu
arqué, épaissi, blanc rosé; test assez mince,.un peu solide, subtransparent,
corné verdâtre, unicolore, rarement orné, au dernier tour, d’une bande
longitudinale jaune; stries longitudinales fines, obliques, irrégulières;
épiphragme transparent, brillant, membraneux, irisé. — L. 7-11 mmzx
D. 15-22 mm. ·
Habite les jardins, les fentes des murailles, au milieu des pierres brisées. —-
La région pyrénéenne orientale et, presque uniquement, le département des
Pyrénées-Orientales (Pratz·de-Mollo, localités diverses autour du Canigou); le
versant espagnol du même département; signalé aussi à Ax (Ariège) [collect.
A. Locfum, Muséum Paris].
La position systématique de cette espèce reste incertaine, son anatomie étant
mal connue; cependant le caractère si particulier de ses glandes niultifides m‘a
conduit à la classer, au moins provisoirement, dans le genre Elomz.
S.-F. HELICODONTINAE - ·
Animal bien allongé; pied longuement étroit à sole non divisée;~2 sillons
dorsaux longitudinaux; mâchoire mince, flexible, avec 6-16 côtes peu saillantes,
larges, aplaties; muscle rétracteur du tentacule oculaire droitpassant entre le
pénis et le vagin. Appareil génital simple~: pénis long, avec flagellum très
cou rt ou sans flagellum; muscle rétracteur du pénis médian ou terminal mmzché
au muscle columellaire (‘); sac du dard souvent absent ou petit renfermant un
dard minuscule, court et conique; vésicule séminale avec.court canal sans
diverticulum; 1-3 glandes multifides toujours simples et vermiformes.
Coquille plus ou moins aplatie; spire déprimée formée détours étroits à
croissance lente; ouverture étroite; semi-lunaire ou subtriangulaire, avec ou
sans denticulations; péristome réfléchi; test brun, unicolore, costulé ou hispide.
1. Ce remarquable caractere n‘a encore été constaté que chez l’Helzcod0nta obvoluta nlüttan.

` · HELICIDAEJ —- HELICODONTA 231
., . TABLEAU nus cnrmns.
1. Animal pourvu d’un sac du dard. .......... 2
- Animal dépourvu de sac du dard ........... 3
2. Pénis avec flagellum; ouverture dela coquille très étroite, forte-
ment sinueuse, à péristome discontinu. G. Mastigophallus, p. 236
-— Pénis sans flagellum; coquille uautiliforme .......
......... . . . . G. Drepanostoma, p. 233 '
3. Des glandes multifidesi ............. 4
- Pas de glandes multilides; coquille avec une ouverture en forme
de croissant et a péristome continu. . G. Trissexodon, p. 234
4. Coquille à spire presque plane mais un peu haute; ouverture
subtrigone avec 2 denticulations peu apparentes ..... I.
.............. G. Helicodonta, p. 231
— Coquille très déprimée, très peu haute; ouverte sans dents. .
........... `.   É . ÉG. Caracollina, p. 235
G. HELIGODONTA (ne FÉRUSSAC, 1821) llfsso, 1826.
[Chilodon et Ilelicodon Enaexmznc, 1831; 7`I`ig`0TlûSÉOiê/I Frrztrzcen, 1837 (non '
Onev, 1815; non on Bmmvxtte, 1825); Vortex Br-:ck,’;1837; Gonostoma lletn,
1837 (non HAFINESQUE, 1810); Euphemia (Leacu) Becx, 1847 (non Ronmmu-
_ DEsv0xnv)].
Animalgrand, étroit, vermîforme, brun clair ou roux, à tubercules oblongs,
serrés, ponctuée de blanchâtre; orifice respiratoire arrondi,`évasé;· machoire
cornée, peu arquée, avec 10-12 côtes plates peu saillantes, les crénelures des
bords faibles, émoussées; radula avec dents médianes et latérales unicuspidées.
Appareil génital : pénis grand, épais, son .muscle rétracteur se rattachant.au
muscle columellaire ; 2 glandes multifides, une assez grande, vermiforme, l`antre
très petite, très courte [et qui est, peut-étre, comme le pense P. Hesse, un rudi-
ment de sac du dard]; vésicule séminale oblongue avec assez long· canal dilaté
à sa base; pas de sac du dard (fig. 181).
Coquille subconcave en dessus, presque plane en dessous, ombiliquée; spire
à tours très-serrés; ouverture subtrîgone; péristome réfléchi, avec bourrelet
interne; test fauve roux, hispîde.
Les espèces de ce genre habitent presque toute l‘Europe, avec maximum de ·
développement dans l'Europe centrale;·elles vivent également en Chine et sont
représentées, fossiles, dès le Miocène, par des espèces voisines de celles d'au- ·
jourd'hui.
-— Spire formée de 5-6 tours à enroulementserré, le dernier,lente- ·3
ment déclive à l’extrémité .... . .. H. olivolutaf p. 232 "
- Spire formée de 6-7 tours à enroulementtrès serré, le dernier —
brusquement et fortement déclive à l’extrémité ....... -
...... . . sm.  . ~   .... H. angigyra, p. 232

232 Motnusouns Umnnnsmns ic! iruivinrinns i
1. H. obvoluta MULLER (Fig. 181; pl. v, fig. 120-121).
Helz'.2: obvoluta AIÉÃLLER, Tl, *1774, p. 27; DRAPARNAUD, 1805, p. 121,
pl. vu, fig. 27-29; DUPUY, 1850, p. 164, pl. vu, fig. 5;·MOQUIN·TANDON, II,
1855, p. 114, pl. x, fig. 26-30; Locaiin, 1894, p. 139, fig. 170-171. ——
Helièodonta obvoluta GERNIAIN, 1929, p. 201.
Coquille assez développée en hauteur, entièrement plane en dessus (et `
_ · un peu concave au centre), convexe plane
. ( en dessous; ombilic grand, ouvert, lais-
,.-. . sant voir tout Peuroulement interne;
  · spîre non saillante, formée de 5-6 [—7]tours
( . serrés à croissance lente, le dernier étroit,
l_ _,/J .arr0ndi.subcomprimé en haut,,lentement
=·*—  Ã.; déclive àlextrémité; sutures un peu pro-
_ w a   Je fondés; sommet enfoncé et obtus; ouver-
‘   _, ture oblique, subtrigone, étroite, à bords
È il' , écartés, convergents; bord columellaire
.. N, arqué; péristome interrompu, réfléchi,
' il-- l  tj; avec épais bourrelet interne rosé ou vio-
F ____   ”È_' let clair, plus fort vers le milieu du bord
 fil' externe et à Finsertion de ce dernier avec
 0 le bord« columellaire, formant ainsi 2
 Q: saillies obtuses à llintérieur de l’0uver-
A V x` ,
 LÈ ' ture; test un peu mince, assez solide, ·
`° , Ãêy i fauvero11xuniforme,terne, garnidestries
'   longitudinales .très fines, hérisséxle poils
  Longs de»0,6-0,75 mm., roides, disposés
en lignes presque régulières, caducs.
Fio. 1.81. —-— Helicodonta obvoluta. Epîphragmc Pl°°m¤ assez Solides cfémcés
Münrne. Appareil génital. tres blanc. —— L. 5-7 mm.; D. 12-15 mm.
Habite les bois, les.for·ê1as, au pied des arbres, dans les taillis, parmi Les
Mousses, dans les matières végétales en décomposition; recherche lombreezt
Fhumidité; sorttpar temps de pluie et rampe alors quelquefois sur les troncs
d’arbreS. —·- Toute la France, mais plus commundons le Nord ct.l’Est que.dans
le Midi; rare dans l`Ouest; s’élève, dans les Alpes, jusquià la limite ds forêts,
vers 1,.500 in., dans les stations bien exposées, mais devient de plus en plus
rare au-dessus de 1259-1.400 m.; vit également dans les grottes, notamment
dans celles des Basses-Pyrénées [E. Raoovirzr. et R. J rimer]; répandu dans A
un grand nombre de dépôts quaternaires de la France et de l’Europe centrale. I
2. Hsaugigyxa Zxncman (Pl. vn, fig, .21.5,.218 et 219).
HeZz'x.arzgzg;::,·Ju Zmcnnn ,z'n_R0ssMÃss1»En, Iuonogr. 1835, ap. 7+0, tpl. 1,
fig. 21; Locaiw, 18%, 9. 138; Gnnmmu, 11,,1913, p. 136. ··— Halâmdonta
angzlgyra GERRIMN, 1929, çi, .203. . -
Coquille assez haute, snbconcave en dessus, plane convexe en dessous;

unnxcznms. ·-- nneennosnmu ‘233 `
·om·bilic·1m peu grand., très nettement limité par une ~mngulosité.émoassée;
spire znon niillente, très ·Iégès:em.ent nuzbcmlcnwe ou plane, xiïoœmée mie ·@7
tours ·1rès serrés, le idernier étroit, .ang·nleux enihautjortement et brus-
quement décline à l’extnémi.té: sntnses rprofondses; sommet enfoncé,
obtus; ouverture ieubtrigone, étroite, sa   écartés ·et.nonvergents;
bord columellairc arqué, descendant, à peine réiléohî; péristome arqué,
réfléchi, très épaissi, surtout vers le milieu du bord externe où il forme
un renflement obtns, blanc ou rosé; test un peu mince, solide, terme,
fauve roux, garni de strics longîtudïnales lines, obliques et depoiks
roides, caducs. - L. 4,5 mm.; D. 9-10 mm.
Mêmes habitudes que I’II, obvoluta Münn.; très rare en France : Savoie,
dans Ie Faucîgny [ll. Bnanc]; vallée de la Doria Riparia entre 500-900 m., au
pied du Mont-Cenis (Piémont), pnès de Je Jrentière ·ti«a¤çnise [C. Pottonena];
plus répandue dans la région subalpine de la Lombardie et dans le Tyrol
italien.
Cette espèce est certainement voisine de 1’H. obvoluza ltlil1.i..,dont»eU«tttse·«dî6-
tingue : par sa spire moins concave en dessus, formée de 6-7 tours àsenroule-
ment plus serré; par son dernier tour plus étroit, plus nettementœorqpisimé en
liant et en bas et surtout, bienplus forlememtet plusbrusguemeziz déclieaà son
extrémité; par son ombilîc _plus'ét.roît.,
G. DREPANOSTOMA C. Ponno, 1836.
[C/zloritis Bncx, 1837 (pars) ; Contorta ‘(M.EGE1”tLE von ltlünnrnnol Vrnna, ‘l841]._
Animal assez petit, très grêle, allongé, à tubercules trèsqietits et arrondis;
orifice respiratoire très évasé, extérieurement oblong; mâchoire arquée, peu _
nobnste, avec 8 cotes verticales parallèles, peu saillantes. Appareil génital :
pénis gros, dépourvu de tlagellum; vésicule sëmeinale avec canal ·court et gros
sans dîverticnlum; sac du dard petit; 1 seule glande mntifide .c0urte ct
tloxueuse.
Coguille discoïdale, nautilitlorme, largement ombiliquée; ouverture .étroite-
mont semi-lunaire, non dentée ou avec une dent sur le bord externe dn _péri-
stome; test corné, velu. '
Régions submontagneuses ou montagneuses du nord de l`Italie (Lombardie,
Piémont);·fossîle dans ‘le Pliocènc du Piémont.
D. nautiliformis Porno.
Drepzznostoma. nautfli/'ormis Ponno, Rev. Mages. Zootogie, 1836,
pi. mcxx, iig. 1-4; et 1*838, p. 23, _pl. x,·fig. 3; Gnmuixx, 1929; p. 205.
Coquille très développée en hauteur, plate avec concavité centrale en
dessus, assez bomhée en dessous ; ombilîc large; spîre concave, en forme
de cône rentrant, composée de 5.t0urS nétroite, serrés, àcroissanae rapide
au denniertour qui .recou«v.ve ipeutîelilement z1’auan.t·dennier; sntucres bien
distinctes; eunenturc très étnoitemexitzailongçée, en forme ~de·fa·nx, ti fbords

` 234 MOLLUSQUES Tnnnnsrnss ET·FLUVIATILES
marginaux très écartés, à peine convergents; péristome réfléchi, avec
bourrelet interne brun~roux ou rosé; bord columellaire court, subrecti·
ligne, épaissi; test transparent, brun rougeâtre, garni de très fines stries
longitudinales visibles à la loupe et de poils d’un fauve clair, rares et très
caducs. Épiphragme membraneux, opaque, très profondément enfoncé.
——L. 3-4·mm.; D. 5-6,5 mm.
Habite sous les pierres et parmi les feuilles pourries, dans les stations om-
bragées; se rencontre surtout en automne. —- Versant italien des Alpes, dans
les régions montagneuses du Piémont et de la Lombardie,jusque vers 1.400 m.
A G. TRISSEXODON Pxnsnavi, 1894.
[Caracollina MoQUnv·TAunoN, 1855 (pars)].
Animal encore très mal connu dont l’appareil génital est très simple : vési-
cule séminale petite; pénis avec flagellum rudimentaire; ni glandes multifides,
ni sac du dardl
Coquille plate en dessus, très convexe en dessous, étroitement ombiliquée;
spire avec derniexntour muni d’une carène supérieure obtuse; ouverture en
forme de croissant étroit, à bords marginaux réunis par une étroite lamellé
saillants; test mince, finement costulé.
I Les espèces de ce genre habitent les Pyrénées et le sud de l’Espagne.
T. COI1StI‘iCta BoUBÉE (Pl. vu, fig. 198-199).
Helix constricta BoUnÉE, Écho du Wlonde savmzt, 1836, n° 50, p. 220
[non L. Prnirrnn, non Smirnn, non WESTERLUND]§‘DUPUY, 1850, p. 254,
pl. xii, fig. 2; hflOQUIN·TANDON, Il, 1855, p. 113. pl. x, fig. 22-25; Locann,
' 1894, p. 138, fig. 106-107; H. Pilorrzï DUPUY, 1850, p. 98. —- Trzlssexodon
constricta GERMAIN,.1g29, p. 207.
Coquille déprimée, presque plate en dessus, très convexe en dessous;
ombilic petit, profond; spire aplatie, à peine subsaillante e11 dessus,
formée de 5-6 tours'très peu convexes, serrés, comprimés vers le haut, le
dernier étroit, presque _plan en dessus, bombé'en dessous, comprimé
anguleux en haut; sutures marquées; sommet·très obtus; ouverture
suboblique,'en forme de croissant étroit, à bords marginaux écartés
réunis par une lamellé un peu saillante, avec, près de l`insertion supé-
rieure, un petit sinus; péristome continu, réfléchi, avec bourrelet interne
blanchâtre; bord columellaire arqué, légèrement élargi et réfléchi sur
l`ombilic; test mince, cerné, fragile, subtransparent, orné de costules
lamelleuses saillantes, serrées, subégales et obliques, sauf sur les tours
embryonnaires qui sont lisses. — L. 3-4 mm ; D. 7-8 mm.
Habite sous les pierres, les feuilles mortes, les détritus, dans les taillis
denses, parmi les Orties, les Bonces et les Fougères; fréquente seulement les
_ stations très ombragées. —— Vit uniquement dans le département des Basses-

ueucimiz. — CARACOLLlNA· 235
Pyrénées et peu répandu : Saint-Marlin-d’Albérou [l’n·01mE], Lourdes, les
Eaux—B0nnes [J. R. Bouncnxcmr], Saint-Jean-de·Luz [J. MAMLLE]; l»0rds·de
l’Ad0ur et du lac de la Négresse, Cambo près de Bayonne [ms Form et Binxnnox,
ne Nmsourv].
G. CARÀGOLLINA (Euasnseno) Becx, 1837.
[Dclomp/ialus MOQUIN·TANDON, 1855 (pars)].
Animal assez grand, grêle, subcylindrique, très ellilé en arrière, à tubercules
grands, assez écartés, étroits» et très allongés; orifice- respiratoire rond,
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Fxo. 182 et 18l. — 182. Camcoltimz lenticula ne Fnënussac. Appareil génital; sr, la glande
multiüde unique. — 184. Fruticicola hispida Linus. Appareil génital.
médiocre. Mâchoire peu arquèe avec 10-12 côtes verticales·fines, les créne-
lures des bords presque nulles; _radula avec dents médianes tricuspidées et
dents latérales unicuspidées. Appareil génital : pénis renflé à la base, grêle,
son ·muscle rétracteur inséré à Yextrémité; pas de ilagellum; 1 seule glande

· E36 n1oLLUsQ1Jns</e¤wn#esrnes ·e'1· ewvinriees ‘
· multitilileisimple, v~ermiforme,·llsxueuse, q*u·élquei`oi·s bilide;vésic·r1le~sé1riingale
nvâaire àmanalxmédienre,·sans diverüenlum;-pas de sac du dard (fig.·E182).
·G.uqullle‘Jtrès-déprimée, ombiiiquée; ·spîre à tours-serrés, le dernier ·r1runi
d’une carène aiguë; ouverture ovalaire transverse, non dentée; péîistome
muni d’un bourrelet interne; test corne, finement costulé.
Les espèces de ce. genre sam: essentiellement circaméditerranéennes et sur-
tout répandues dans les ·régions* orientales; elles apparaissent au Miocène.
C· lentîcula ne Fenussic (Pl. 111, fig. 69-71; pl. xii, fig. 355-356).
H>€l£·zv.lezzrieu.liz:ne FÉnUssAc,*1821,*p. @5, n°*15—1; Durur *1850,*p. 253,
_pl.1x1L,xfig·..3;·Moou»rn—TAN¤eN, îll, 1855, *p.·100,pl. x, fig. 1346; Locarno,
1894, p. 136. — Caracollina lenticula Geennm, 1929, p. 209.
Coquille très déprimée,.légèrement bombée en dessus, bien convexe en
dessous; ombilic ·assez ouvert, évasé, laissant voir Fenroulement interne;
spire très peu élevée, formée de l1·5 tours assez aplatis à croissance
lente, le dernier médiocre, mu=ni~d’unevcarène aiguë presque supérieure;
sutures peu marquées; sommetntrès obtus, garni de granulations minus-
cules; ouverture très oblique, ovalaire transverse; péristomc suhrélléchi
avec faible. bourrelet interne blanchâtre; bord columellaire arqué; non
réfléchi sur l’on1bilic; test assez solide, subopaque, corné fauve ou rous-
sâtre, unicolore, garni de stries longitudinales fortes ayant l’aspect' de
petites costules entre lesquellessont dc très»fines granulations. Epi-
pliragme crétacé, 0paque,.blanc de lait. —— L. 3—4.mm.; D. 7-8-9 mm.
Ilabite les endroits humides et chauds au pied des vieilles murailles, sous
les pierres, les feuilles sèches. -· Espèce commune dans certaines localités
des Pyrénées-Orientales (Port-Yendres, Collioures, Salsesn.), beaucoup plus
rare dans les départements de l’Hérault (Cette), des Bouches-de—Rl1ône (île du
Frioul, près de Marseille), du`Var (localisée, le long de la côte, entre Hyères
et Ollioules) et des Alpes-Maritimes (environ de~Grasse, de Nice, de Ville-
franche-s.-Mer); vit en Corse, à Calvi, Bonifacio, Aleria.
• .
. G. ,MASTIGOPl·lAL`LUS P. Hesse, 1918.
[Caracollina (pars) auteurs divers].
Animal très grêle, vermiforme, très effilé en arrière, brun clai1·, à tubercules
très serrés, très petits et arrondis ; orificerespiratoire grand, bien 1·ond et évase.
Mâchoire peu arguée à extrémités obtuses, avec 8-10 côtes assez marquées den-
ticdlant ne12teme11t’lesIborcls. Appareil génital :_pé1iis assez grêle prolongé
par un épiphallus liliforme et un llagellum mince à peu près de la longueur du
pénis; muscle rétracteur du pénis inséré sur Yépîphallus; 2-3 glandes multilides
très grandes, grêles, ·verniil`ormes, simples,'ilexueuses; vésicule séminale avec
canàl médiocrersans diverticulum (lig. 183); dard petit, recour‘bé. _
ïloguîlle déprimëeyombiiiguée; spire à‘tou1~s·aplatis, serrés, le dernier grand
aveccarène ·supé1iieure‘tx‘ès aiguë.; ouverture fortement sinueuse, très rëtrééie;

uuL.tcxmiu...-· )lASTlGOPHALLUiSv 2357î
péristomerréfléchitavec.une dent ohtuse< et·un· bourretehinterne; t5est:fauxve,..
striolé,
· M. Rangi (nu Fxânussac) Desuuns (Fig. 183; pl. vx1, fig. 216).
Helix: rangiana. ne Fiânussnc in Dusxnves, II, p. 257 [non Lussoxsx];
DUPUY, 1850, p. 256, pl. xxx, fig. 1.;·M0ouxxv·'lÈAriuox,,lI, 1855, p. 111, pl. x, ‘
fig. 17-22; Locaun, 18%, p. 138, fig. 166, 167. —— Mastzgophallus Rangi
Gnuxunxxv, 1929, p. 211. `
Coquille lenticulaire; sn·bconîliue· pr·esque·apiatie· cm dessus, assez”con-
vexe· err dessous: ombilîc ·
médiocre mais profond; “" 
spire conique 'surbaissée . il
formée de 7-8 tours aplatis mr' ·' , t 'i“°[’ ,, _
vers les. sutures,. c0nvexeS» .. ,  
en leur milieu, à.croissance·· ' ( •· _
très·lente,,le= dernier. lxien·   ·  ·—Q4‘**
plus convexe en dessous ,    (/dn _0#·   '
qu‘en dessus, muni d‘xmc~ t`
carène superieure très ai- / ` ` ’
guë'; sutîtres linéaires; · /’ D V`
sommet' obtus, subélevég . jm- , `· ~ ,.
ouverture presque droite, ,5*  C
en croissant irrégulier, très   ·0v'
z·étrécie,â bords marginaux.   \ '
très écartés et non conver- f,,.__ \#§
gouts; péristome discon- _,  Q p
tinu, subréfléchi, avec une  À
saillie rostriforme dans le  ‘
haut, se recourbant de haut /1 \  
en bas pour l'0rmex·· une   ka  U ii
gouttière.- assez profonde, ça "É l , .
une dent obtuse vers le mi- ,,,_ \ 
lieu du bord externe et un É i` .,
bourmlet [interne blanchâ" Fm. 183. —- Masligophallus Rangi ne Fànusssc.
tre ou rose; bord columel- Appareit génital. .
laire obliquement sinueux; _
test mince, peu solide, corné fauve, transparent, orné de fines costules
longitudinales. un peu. saillantespsubégales, moins·marq11ées en dess » us.
Epiphragme très mince, transparent, irisé, membraneux, ne fermanbpas
complètement Youverture. - L. 3-3,5 mm.; D. 7-10 mm.
Habite parmi les ruines; dans les vieux murs, dans la terre humide, le long `
des ruisseaux; préfère les terrains granitîques; s’enfonee profondément pour
fuir la chaleur et lu lumière, ne sortant. que·la·nuit par temps chaud etrhumiden
·— Distributiontrès discontinue.: départements des Pyrénées-Orientales(Col-

238 MOLLUSQUES runnssrnas ET Fnuvwrinns
lioure·[S. Rime, J. B. L. Conimwo, P.‘MAsso'r] et entre le Cap Cerbère, Ba-
nyuls-s.·Mer, Port—Vendres et le torrent Ravaner [Prsncnnvnr, P. Mnssor,
THIEUXD et du Var (très rare : Ollioules [A. MoQuiN·TA1vuoN, Tmnux]. ·
' S.-F. FRUTICICOLINAE.
Animal variable,rappelant celui des Helix. Mâchoire arquée, mince, munie de
costules verticales délicates ne denticulant pas les bords; muscle rétracteur du
tentacule oculaire droit passant entre le pénis et le vagin. Appareil génital :
glandes multilides toujours insérées sur le vagin en dessus du sac du dard et
formées d’un nombre variable du tubes indépendants groupés ou non (glandes
multifides parfois absentes); sac du dard souvent double, accompagné ou non de
sacs accessoires, pouvant être rudimentaire ou nul; vésicule séminale avec ·un-
assez long canal, toujours dépourvu de diverziculum; pénis continué par u11
épiphallus généralement très développé portant le muscle rétracteur et muni
d’un flagellum court.
Coquille globuleuse ou déprimée; ombilic variable; spire convexe ou sub- I
conoîde a tours arrondis ou anguleux à la périphérie; ouverture semi—lunaîre;
péristome plus ou moins épaissi, très généralement non denté (rarement 1-2
denticulations à la base), test mince, subtransparent, trés peu calcaire, de co-
loration foncée, très généralement unicolore etsouvent hispîde,
Les espèces sont répandues dans toute l’Europe, dans l’At`rique du Nord et
dans l’Asie occidentale et septentrionale; celles fossiles sont encore mal con-
nues bien que certaines soient abondantes dans le Quatcrnaire.
'l`.4nLEAu ens Gnnnns ET sous-cannes.
1. Au moins 1 sac du dard .............. 3
—;-Pasdesacdudard. . . . __ ........... 2
2. Des glandes multifides ...... G. Euomphalîa, p. 255
— Pas de glandes multiiides ....... G. Ciliella, p. 256
3. 4 ou 2 sacs du dard. . .' ............. 6
— 1 sac du dard simple ou bilobé avec 1 seul dard ...... . 4
4. Coquille subdéprimée globuleuse à ouverture non dentée; 1 sac
du dard simple ou bilobé .............. 5
4- Coquille subtrochoïde avec 2 denticulations basales à l’ouver-
ture; 1 sac du dard simple .... '. G. Perforatella, p. 249
5. 1 sac du dard simple . . . . S.-G. Mohacha, s. str. p. 251
— 1 sac du dard bilobé ....... S.-G. Zenohiella, p. 254
` 6. 4 sacs du dard [2 sacs avec chacun 1 dard -)- 2 sacs accessoires
· vides] .................. . 7
` — 2 sacs du dard .................· ·· 8`
7. Coquille plus ou moins globuleuse ou déprimée; ouverture non '
— dentée ...... . . . . S.-G. Fruticicola, s. str., p. 239;

asnxcinas. —— rnurxcxcona 239
—- Coquille subconique à spire haute;.ouverture avec 1 dent ou
une callosité _à la base . . .. . . . S.·G. Petasina, p. 247.
8. 2 sacs du dard;.glandes multilides développées ...... 9
— 2 sacs du dard; glandes multifidps rudimentaires. _ ....
.......... . . . S.-G. Ponentina, p. 245
9. 2 sacs du dard dont 1.vide; épiphallus au moins 5 fois aussi
long que le pénis ......... G. Hygromia, p. 258
— 2 sacs du dard accolés avec 1 seul dard; épîphallus normal. .
.............. G. Pyrenaearia, p. 261
G. FRU'l‘lClCOLA«Hst¤, 1837.
|_Tr0chulus Cnsimxirv, 1786 (nou Humrnnsv, 1797, non \VESTERLUND, 1886) ; Bra-
dybaena Bisex, 1837 (pars); Tric/zia IIARTMANN, 1840 (non H1u.Lnn, 1768, non ns
IIAAN, 1840); Ilispidella Lowe, 1840 (non Lowe, 1852); Zenolzia :MOQUlN·TANDON,
1855 (pars); Capillifvm llomcmnn, 1906].
Animal assez petit, tronqué antérieurement, à tubercules serrés, arrondis et
ponctués de laiteux; orilice pulmonaire arrondià bords foncés. Mûchoire mince,
avec 10-18 costules peu saillantes denticulant faiblement les bords. Appareil
génital : pénis avec iîpiphallus et· court tlagellum; 2-S glandes multilides sim-
ples, assez courtes rt épaisses; vésicule séminale avec long canal sans diver-
ticulum; 4 sacs du tlurvl représentant 2 véritables sacs du dard externes ct
2 sacs accessoires internes plus petits, vides, les poches externes renfermant
seules chacune un daril ronique; presque droit, très allongé, ou-2 sacs du `
dard.
Coquille plus ou moins déprimée ou subglobuleusc, ombiliquée; spire à tours
convexes, arrondis .a leur périphérie; ouverture ovalaire non·dentèe ou avec
une denliculation liasale; test généralement hispide.
S.-G. Fruticicola sensu stricto.
Appareil génital awr 1 sacs du dard (voir ci·dessus).
Coquille plus ou moins déprimée; spire à tours convexes arrondis; ouver-
ture non dentée; lest assez mince, roux ou brun, hispide. 1
1. Coquille subdépri1néc;ombilic assez grand . . ..... 2
—— Coquille subglolmlcuse; ombilic très petit ....... 4
2. Test hispide .................. 3
— Test non hispidc, garni de stries longitudinales bien\mar·
quécs ........... - . . . F. striolata, p. 243
3. Spire peu élevé de 3-6 tours; test garni dc poils raides et courts.
................ F. hispida, p. 240 ·
— Spire bien déprimée dc 6-6 1/2 tours; test d'aspect. feutré, garni
de poils très longs (1 mm.), flexibles et rapprochés. .. . . .
. . . _ ............. F. villosa, `p. 244

2ïOl MOLLUSQUE8‘TERlT'BS1'RES ET FÉUWÃÉILES.
4. Ombîliwétroit, mais nou ponetifbrrmax. . ». .. . .... 5
—~ Ombilicspioïietilorme égalant, en diamètre, lë»1/ 10 din diamètre de·
la coquille ...... . ·. · . . . F.· SBI*lGB&1,. pa 241-
52 Coquille déprimée; testgîarni dîe=poiIs rares et courts ....
· ., . .... . ...... F. serîeea var. plebeia, p. 242
—· Coquille subglobuvleusesdép1·1imée:;‘test` garni de poils¤ très raresa
souvenmabsents ...... F. sericea var. molitanag p. 242
1. F`. hispida FÃrxx1i‘('Fig·. 184, 187 à 191; pl. v, fig. 122, 12-4 et pl. vu,
iig. 206). '
Helix hz'spz'da L., 1758, p..771; DRAPAHNAUD, 1805, p. 103, pl. vu, fig. 20-
21; Durpr, 1850, p. 187, pl. vn, [ig. 10; Moounv-TAxoox, Il, 1855, p. 224,
pli xvir, fig. 14-10:) Locaiw, 18%, p. 123', fig. 1â6-147’[: H. rufescezzs
hlONTAGU·î H. cùwùmata Sirunmi : H. cancimm IEFFR. :H..c0e[ata
CHAR?. : If clandestiha GRAY : HQ vemleana et H. hispidosa Lmouniv.
:: H. gratianopolitana RAMBUR :: H. glypta. FAGOT : H. hypsellizza
Poxs 11’HAU1·. : H. lentiaca SAYN. : H. saporosa, H. bellovacjzza et
H. Goossensi MAE, -; H. eZaveramz,.H. steneligma, H. choanomphala,
II. micz·0gyra,, H. c1xla1·en.szÃs,~ H. hispidella, H. v0contian¢z,_H..rlZ1.2rae,,
IL Beamicruim', H. dunzasiana, H..Ia:£zÃscensis·, H. bœrcelomiîeltenszs,
Ht.m'verm2zca:,. H. pzïrmvica cii H. salinae BOURGUIGNAT ::: H. c0eZon=z—
phala., HÃ coelaetinag H. ch0an0r1zpfzaIz'na·e€ H. foeni LocAm> : H. subizi-
ver'nz'aca=e*t"I12 Ofzcszlëoi CAzxor]z -—~ Fruticicola lzzlvpida. GERNIAIN, 1920,
p. 215. ' I
Coquille déprimée ou subdéprimée, convexe ou subconique en dessus,
convexe bombée en dessous; ombilie assez grand, très évasé (: cn dia-
mètre 1/5-1/6 du diam. total de la. coquille); spire peu élevée, formée de
5-6 tours convexes, le dernier comprimé à sa naissance, puis arrondi, très
faiblement déelive à l’extrémité; sutures assez marquées; sommet obtus;
ouverture oblique, ovalaire transverse, à bords écartés subconvcrgents;
péristome subréfléchi à bourrelet interne roussâtre ou blanchâtre; bord
eolumellaire un.peu arqué, réfléchi; test mince, peu solide, brun ou.
fauve clair, unicolore, garni destries Iongitudinales iines,.inégales et de
poils grêles, raides, serrés, pointus et recourbés, très caducs. Épiphragmel
très mince, membraneux, transparent, irisé. —-L. 5-6 mm.; D. 9-12 mm:
Ponte en avril-septembre[-octobre]; 30-40 œufs globuleux (1,5 mm. de diam.),
subtransparents, nacrés; éclosion au bout de 20-25 jours; jeunes adultes un
an après. '
Habite principalement les endroits découvertsvfrais et humides (jardins,.
I haies, bord des ruisseaux, sous les Orties, les feuilles mortes); reste ra1·e dans
les stations couvertes (bois, forêts); se retire sous les pierres ou les amas végé-
taux pendant les chaleurs, ne s’ente·rrer que pendant les grands froids; s’élève
jusqu’à. 1.000·m. dans=.l=e·Jura·, T.700‘[G; Cburmmz] 4.900 m. da~ns·Ies Aipes
[F. Dnmowr et.G·.'Mon·rm.1a·r}, mais rare au-dessus de L200-1.300 nr.; jusgu’à

nnmcxnaul ·—— Fnurrcicom 211
- 2.000·m. dans les Pyrénées [P. Fiscnrzn]. ——— Toute la France, commun ou· très
commun partout; ne vit pas en Corse, mais existe en Sardaigne (rare); très
répandu dans toutes les formations quaternaires de l’Europe où il montre le
même polymorphisme qu’aujourd’hui (les formes fossiles décrites, par·P. F.Aco·1·,.
sous les noms d’lIcIiz· locardiana et d’1I. rreyronensis sont synonymes). .
181 î   188  
Fm. 185 à. 191. -—· 185-186. Fruticicola scricea Z\lfJL1.i:n, X 3,5. — 187. F. hispida Lmwî,
forme normale. -188. Forme surbaissée, >< 5. — 189. F. hispida Lmvé. forme nor-
male. — 190. Forme depressa. - 191. Forme alta, x 3.
` Cette espèce est une des plus polymorphes de France, mais ce polymor- `
phisme est di/fus, ce qui rend impossible la distinction même de variétés un
peu stables. Je renvoie, pour les détails,à mon mémoire de 192.9 (p. 217-219).
2. F. sericea (MüLLER) DMPARNAUD (Fig. 185-186; pl. vin, fig'. 224-225).
Helzh: sericea Mürrnn, Il, 177û, p. 62; ’DRAPAIlNAUD, 1801, p. 85; 1805,
p. 103, pl. vu, fig. 16-17; Mooum-Tannoy, ll, 1855, p. 219, pl. xvm,
' fig. 6-7; Locnnn, 1894, p. 114, fig. 138-139 [: II. concimza Duruv (non
Jnrrnnvs) : H. liberta WEs'1·1znw1·:¤ = H. urbana Coumcxn :2 H.· la-
tz'nz'acen.s·z's, H. sarinica, H. montzgena et H. segasfana L0cAno]. -—
Frutfcicola sericea GERMAIN, 1929, p. 219.
Coquille subglobuleuse un peu conique convexe en dessus, bombée cn
dessous; ombilic très petit, presque ponctzforme (: en diamètre, 1/10 en-
viron du diam. de la coquille); spire formée de 5-6 tours assez convexes,
légèrement étagés, le dernier grand, vaguement subanguleux à sa nais-
‘ ` 16

242 MOLLUSQUBS TE,RRESTBES§1E'l? FLU\§|ATn.Es
sance, nou. ou à peine déelive à Pextrémité; sujtnres bien marquées; som- ·
met petit, très Ohms, lisse; ouverture oblique., arrondie, à bords marginaux
écartés et, convergents; péristome simple avec bourrelet interne très
minee,.lilanc; bord colurnellaire arqué. subréüêchî; test mince, cerné
pâle ou· fauve, unicolore, fragile, ztranspareut, garni de fines stries longi-
tudiuales et de poils courts, subulés, jaunàtres, caducs, disposés cn lignes
obliques régulières. Epiphragme très mince, membraneux, transparent,
irisé. — L. 5-6 mm.; D. 8-9 mm.
· Ponte en juillebseptembre; 30-40 œufs globuleux (diam. : 1 mm.), à enve-
loppe blanche, opaque; éclosion du 20** au 25e jour; jeunes adultes 12-14 mois
après.
Espèce fortement hygrophile habitant les bois, les jardins, les stations trés'
humides ou même marécageuses, principalement dans les endroits découverts
(sous le gazon, les pierres, parmi les feuilles mortes, généralement au bord
des eaux, beaucoup plus rare dans les stations un peu sèches où elle perd une
partie de sa villosité et garde une taille plus faible : 6-7 mm. de diam.); s'élève
jusque vers 1.150 m. dans les Vosges, 1.600 m. dans le Jura et 2.000 m. dans
les Alpes (exceptionnellement 2.480 m. [J. PIAGE'r]); — presque toute la France,
mais surtout dans l’Est et le Sud-Est.
var. plebeîa DRAPARNAUD (Pl, V, fig, 114-115).
Helix plebejum Dnnrnnmun, 1805, p. 105, pl. vxn, fig. 5; ll. plebeia Durur,
1850, p. 184, pl. vni, fig. 10; Nl0QUIN—TAl\DON, II, 1855, p. 225, pl. xvn, fig 17-
18; Loctun, 1894, p. 116, fig. 140-141 [:: H. badiella Z1Eo.LER : H. malronica.
et H, axonana MABKLLE : H. ôourniana (: forme elata), H. vendoperanensis,
H. subbadiella et H. autumnalis Bonnonxenxr : H. duesmensis Loorinn]. ·—
Fruzicicola. lzispida. varjsericea Gnnmin, 192.9, p. 223. -- Coquille de forme un
peu plus déprimée; ombilic moins étroit, très petit mais non ponctiforme; der-
nier tour ordinairement muni d’une bande carénale blanche; ouverture moins
arrondie; péristome avec bourrelet interne plus développé; test garni de poils
rares, assez écartés, courts (long. : 0,2-0,25 mm.), disposés en quinconces peu
' réguliers. -— L. 6-7 mm.; D. 8-10’mm. — Habite les stations fraîches, parmi .
les Mousses, les feuilles, scus·les pierres, très rare dans les lieux découverts;
ne dépasse pas 1.200-1.300 'm. dans les Alpes et déjà rare au-dessus de 400-
500 m. ;`la France septentrionale et moyenne, mais surtout répandu dans l'Est;
très rare ou absent dans l'©uest.
var. montana Srnnsn. ·
· Heliz montana Swann, 1820, p. 86 (non Srunsu, 1790); Lacnsn, 1894, p. 129,
fig. 152453 [: Helix glabella Guts (non.DnA1>As¤mun) : H. Pnscali et 11. sub-
morttanu llîisxtrn : H, gratianopolizana. RLMBUR : H., dubisiana Commons
: H, 1`sarica et H. plebicola Locmin], — Fruticicola. sericea val: montana.
Gnnnsin, 1909, p. 224. — Coquille Subglobuleuse déprimée; ombilic petit, mais
un peu ouvert; spire légèrement plus haute, formée de 5-6 tours arrondis, le
dernier arrondi convexe; ouverture oblique, mieux arrondie; même test mais
garni de poils rares, très caducs et souvent absents; sommet parfois excorié. -—
L. 6-7 mm.; D. 10•·12 mm. ·— Forme montagnards du Fruticicolcr sericea. MULL.
que l’0n· rencontre surtout à partir de 600 m.¤d.’altitude (soin test est- alors glaôre

numerous; -—·— envricicons 243
et sa taille plus petite); assez hygruplrile, habitent sur les plantes dans les
boisetles forêts, plus rarement dans les stations découvertes ou un peu sèches;
s'élève, dans les Alpes, au moins jusqu’èz 1.700 m. Les régions montagneuses
de l’Est, notamment les départements du Jura, de l'Ain et del’lsère; vit aussi
au nord de Lyon [A. Locnno].
On trouve, dans la région pyrénéenne, deux variézés locales du Fruzicicola
sericca l`rlI.lLL. : — .
· .var. Martorelli Bouncniorur [Helix Martorelli Boone., 1870, p. 21, pl. n,
lign 12-16; Locarno, 1894, p. 113]. —·· Coquille déprimée, convexe en dessus,
assez bombée en dessous; ombilioélurgi, subévasé; spire de 1 1/2-5 tours, -le
dernier nettement subanguleux à sa naissance; test corné, translucide, finement
strié, garni de poils très courts, très eaducs. ·- L. 2,5-3-3,5 mm.; D. 4.75-5,25
[-6] mm. -—- Répandue dans la région de Barcelone (Espagne), cette forme a
été signalée comme très rare à Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales).
var. Botîllî FA<;o·r [IIeli.z: bofilliana Fmor. Annales de Malacologie, II;
p. 177; Locnno, 1894, p. 113]. — Coquille encore plus déprimée; ombilic un
peu élargi; spire presque aplatie formée de .5 tours comprimés, le dernier très
nettement anguleux; test corné roux ou verdàtne, nettement strié et garni de
poils très courts ettrès caducs. — L. 1,75-2,5 mm-; D. 5-6mm. —· Forme espa-
gnole (Montserrat et localités voisines) signalée, sans localité précise, dans. les
Pyrénées françaises par A. Locsno. ·
L'I·I0lix becasis RAMBU11 [loum. de Cont:/ryl., XVI, 1868, p. 267, XVII, 1869,
p. 261, pl. ix, fig. 3; Luciano, 1891, p. 114, fig. 136-137] est une forme incertaine
qui, d’après les figures publiées par Rnnvmun et‘A. Locaux; doit être rattachée,
soit au F. sericea Müx.1.., soit, plus probablement, au F. hislpida L. Elle u»été
· découvertedans les prairies fraîches de la base du Canigou, près du village de,
Casteill [Pyrénées-Orientales] mais n’a pas été retrouvée.
3L F. striolata C. Prsiri-En.
Ilelix striolata C.P1=n1r1=nn, 1828, lil, p. 28, pl. vi, fig. 8; Locano,
1899, p. 128, fig. 150-151. II. rufescens Domovaiv, 1803, V, pl. cr.v11,fig.1;
Durur, 1850, p. 194, pl. viii, fig. 11; Mooum-Tsmnou, II, 1855, p..20G
(pars], pl. XVI, Ãlg. 1.8-19 [I2 IIBZÃI Ctllëlltlïtl KLEBS "-Z H. Iilflannica, VVE5·
TERLUND : H. rufescentella Bouncuxexar : II. aôludens Locnun], ..
Fruticicola striolaza Grsnxam, 1929, p. 226.
Coquille subdéprimée, subconique convexe en dessus, assez bombée en
dessous; oinbilic assez grand, évasé, laissant? voir tout Fenroulèment
interne; spire conique peu élevée, formée de 6 tours convexes à croissance
lente; le dernier grand, avec une carène peu marquée et plus pâle quele
reste de la coquille vers le tiers supérieur de sa hauteur; sutures assez ·
profondes; sommet peu saillant, lisse; ouverture oblique, subovalaireàn
bords marginaux éloignés, convergents; péristome simple, droit, avec.
bourrelet interne blanchâtre ou violacé; bord columellaire arqué, sub-
rélléchi; test un peu mince, solide, corne pâle ou roux clair, souvent

244· Mo1.LUsoUns :rnnnEs·rnEs ET —FLUVIATlLES
flammulé de fauve, garni de stries longitudinales bien marquées, serrées, .
presque régulières, non hispidejsauf chez les jeunes qui montrent de rares ·
poils courts et très caducs). Epiphragme membraneux, très mince, blanc.
—— [.16,5-7,5 mm.; D. 11-14 mm.
Ponte d’août en octobre; 4050 œufs globuleux (1,5 mm. de diam.); éclosion
au bout de 20-25 jours; jeunes adultes 12-14 mois après.
Habite les champs, sur les gazons, les buissons, sous les haies, les pierres,
de préférence dans les stations humides; espèce des pays de plaines et de fai-
ble altitude; la région du Nord (départements du·Nord, du Pas-de-Calais, de -
la Seine—Inférieure) où il est assez commun; a été signalé dans les Ardennes,
le Jura et l’Ain, mais sa présence; dans l’Est,·est tout à fait douteuse.
4. F. villosa (S'1‘U1>ERj DRAPAItNAUD«(Pl. 11, fig. 46 et 52; pl. X11, fig. S50-
351).
He/ix villosa Srunnn, 1789, ill, p. 429 (nom. nud.); Dnnpanxann, 1805,
p. 104, pl. VII, fig. 17; DUPUY, 1850, p. 103, pl. VIII, fig. 1; lVlooU1N-'l`AN-
box, ll, 1855, p. 227, pl. XVI, fig. 19-23; Locann, 1894, p. 132, fig. 156-
157; H. phorochoetia. BOURGUQGNAT, 1864, p. 52,pl. VI, fig. 9 à 14; Locann,
1894, p. 133. - Fruticicola. villosa GEnMA1N, 1929, p. 227.
Coquille déprimée, peu convexe en dessus, un peu bombée en dessous;
ombilic assez large, évasé, laissant voir tout l‘enroulement interne;
spire bien déprimée, formée de 6-6 1/2 tours peu convexes, légèrement
étagés, le dernier grand, obtusément caréné à sa naissance; sutures mé-
diocres; sommet presque plat, lisse; ouverture très oblique,. ovalaire
transverse, à bords marginaux rapprochés et_ bien convergents; péristome
subréfléchi avec bourrelet interne-très mince, blanc; bord columellaire
très arqué, subréfléchi; test très mince, fragile, corné jaunâtre unictolore,
garni de stries longitudinales subégales et couvert de poils assez rappro-
chés, très longs (1 mm.), pointus, grêles, flexibles, donnant à la·coquîllc
un aspect feutré. Epiphragme membraneux, transparent; très mince,
irisé. -— L. 6-7 mm.; D.‘ 10-14 mm. ·
Espèce sylvicole et très hygrophile habitant les bois, les forêts au soi un peu
humide ayant un sous·bois bien développé; se trouve aussi sous les feuilles,
parmi les végétauxberbacés, dans les localités humides; beaucoup plus rare
dans les stations un peu sèches où elle s’enterre profondément; s`élève à une
assez grande altitude, dépassant notablementla limite supérieure de la végé-
tation arborescente, surtout sur les versants septentrionaux : 1.600 m. dans le
Jura, 2.000 m. dans les Alpes (ne descend que rarement au—dessous de 500 m,). `
— La France septentrionale et moyenne, mais seulement dans les régions
montagneuses :Alsace, Vosges, Jura, Doubs, Ain, Isère...; était, autrefois
' beaucoup plus répandue dans les pays de plaines comme le montre son abon-
dance dans le Quaternaire ancien de la Suisse [J. Favnnj; déjà plus rare dans
le Quaternaire récent:

· ueuctnnu. —·’ïRUTlClCOLA ~·245
. S.-G., Ponentina P. [lasse, *1921. '
, Animal grand, à tubercules serrés, médiocrement· saillants; orificerespira-i
toire rond,.très peu évaséybordè de
ponctuations laiteuses. Appareil gé- _ _ · .
nital : 1 glandes multifides rudimen- ’
taires réduites, de chaque côté, à
deux mamelons allongés; pénis gros P _ __
avec épiphallus sur lequel s'insère
Ie·muscle rétracteur et muni d'un l -9m-
court. (lagellum; vésicule séminale ¥ ---0 , . |\
avec long canal sans diverticulum; __,;,4l,
I 2 sacs du dard rudimenlaircs très A
petits et vaguement Bilobés (fig. 192). ' __,f ’ l
Coquille subglobuleuse étroite- ' ;
ment ombiliquée; spire à tours con-
vexes arrondis; ouverture oblique,  
presque ronde; péristome avec bour- ·; ` '
relet. interne blanc; test mince, fauve 5 "
verdâtre. hispide. «___ I, /,/ _-__Ov ï
Les espèces,peu nombreuses,s0nt A$.,‘i•", 3  
caractéristiques de la faune lusita- "   __L), .  . L
nienne; surtout répandues en Espa- w_·«·  \ l"‘·î'
gne et en Portugal, elles vivent éga-   \\-
lement dans les régions atlantiques   · .
‘ dela France, en Irlande et dans le ` A A
Sud-Ol1BSf.d8 l'AUg`l6l€I‘I‘B; elles $0Ul- [NHL 192_ ...Fru¢ig[cola(P071e71tina) mcmtivaga
inconnues à l’état réellement fossile. Wnsrnntuxo. Appareil génital.
‘ 1 . Coquille subglobuleuse ou déprimée; ombilic étroit ou très étroit;
test garni de poils nombreux et longs .......... 2
—· Coquille globuleuse; ombilic assez large, évasé; test garni de ·
poils rares et courts ........ F. montivaga, p. 246
2. Coquille subglobuleuse; ombilic étroit; test garni de poils irré-
` gulièrement distribués ...... F. subvirescens, p. 245
—- Coquille déprimée; ombilic ponctiforme; test garni de poils
i régulièrement distribués. . F. subvirescens var. ptilota, p. 246
1. F. (Ponentina) subvirescens Bnmnmv.
llelzlx revelam ne FÉnussAc, 1821, p. 48, n" 273 (nom. nud., non Mi-
cimun); Locnnn, 1894, p. 111, fig; 134-135; II. ponentùza Durux', 1850,
_ p. 189, pl. vx, fig. 9 (non Monnnml. II. 0ccz`a'enta[is Moouiiv-Taxnoiv, ll,
1855, p. 221, pl. xvu, fig. 10-13 (non Rncwz) ;` H. subvirescens Bnnnnniy,
Natur. [list. South- Devon, 1839, ps 420, pl.- xvm; [: H. nmrtz'gcn0psz's
SEnvA1x»: H. vencloru/n- et* H. villula BOURGUIGNATI. — Frulicicola .
su/wzrescens Genivmm, 1929, p: 230.

246 MOLLUSQUES TERRESTKES ET FLU·vtA·r1LEs
Coquille subglobuleuse, assez convexe en dessus, bien bombée èn des-
sous; ombilie étroit ne laissant voir quüme partiede ifenroulement interne;
spire assez convexe, formée de 4-5 tours arrondis à croissance rapide, le
dernier grand, iarrondi globulonx, déclive à· Pextrémité; sutures pro-
fondes; sommet obtus, lisse; ouvertures oblique, subarrondie, à bords
rapprochés très convergients; péristome aigu, suibréiléchi, avec bourrelet «
` interne blanc;'bord columellaire arqué, réfléchi sur Fombilic; test mince,
fragile, corné verdàtre peu brillant, transparent, garni de stries longi-
tudinales très obliquement onduleuses, couvert de poils coniques, grêles,
courbes à leur extrémité, longs de 0,75 mm., caducs et irrégulièrement
d'istribués. Epîplrragmo vitreux, tres mince, transparent, irisé. ·-L. 4,-
6 mm.; DJ 5-8 mm. `
Habite au pied des arbres et des arbustes, parmi lest racines, surlont dans
les terrains incultes et plus ou moins profondément enfoncé dansle soi; espèce
des plaines du littoral atlantique pénétrant assez. loin dans Fintérieur des terres
ou elle devient rare; répandue dans les départements. de l’llle-et·Vilaine, du
· Morbihan, de la Loire·lnférieure, de Maine-et·Loire, de la.,Vendée, de la Gi-
ronde et des Landes; plus localisée aux environs de Paris (où elle est rarelet
dans les départements de l'Iudre-et-Loire, des Deux-Sèvres, de la Haute-Ga-
roune.
var. jptilota. Bocuouicrmr,
Helix ptilota Bonne., 1860, p. 55, pl. i,fig. 5-8; LOCARD, 1894, p. 112. Frutici-
cola subvirescens varzpriloza. Gsmaam, 1929, p. 233. — Coquille plus déprimée;
spi re formée de 4-4 1/2 tours ârcroissance bien plus rapide,,Ie dernier grand, .
très dilaté à Fextrémité; ombilic très étroit, ponctiforme; ouverture à bords
marginaux moins·c01wergen·ts; test orné de poils plus nombreux, plus petits,
régulièrement dîszriüués. —- ll. 4 mm.; D. 5,5 mm. —— Le long des baies qui
bordent les chemins de la route d’Auray et auv environs de Vannes (Morhihanl
[J. R. BoUncU1cNAr]Ã
2. F. (Ponentinal montivaga WESTERLUND (Fig. 192).
Helix z·evelàta.M1cnAno, 1831, p. 37., pl. xv, fig. 5-8 (non ne. Fiânussacl.
H. salmurirm Sianvam, 1881, p. 54; Uocann, 1894, p. 112. H. mon-
tivaga.WEsrnnLi1Nn, 1876, p. 76. — Fruticicolcz montimga Gnnmnin,
1929, p. 233. '
Coquille globulcusc conoïde, bien bombée en dessus, ombilic assez
large, évasé, laissant voir une grande partie de Penroulemcnt interne;
spireassez. élevée, conoïde, formé de 5 tours eonvexes, subétagés, àerois-
sance rapide; le.dcmier.grand; ventru, nettement déelive ài. l.’extrémité,;
. susturcs profondes? sommet subobtus;- ouverture suboblique, presque.
exaotement.cirCulaire.,.à bords marginaux très-rapprochés et très convers
gients; péristome. aigu, très· mince., bordévdlun très faible bourrelet inté-
rieurblane; bord colnmellaire régulièrement arqué., réfléchi.; test un peu
` épais, assez solide, corné jaunâtre ou olirâtre, garni.de·stries longitudi-

_ HÉLIKI|·DAB?.· ·*··· FiUTICIë0^bX· . 2217
nalesmédioores et couverttds poile rares, courte, irrégulièrenïent distriî-
buée, trescaduos. -——·L. 5»6,5 mm.; D. 7·-8 mm. · `
llablte les coteaux, parmi les broussailles, les taillis, au milieu des racines,
souvent profondément enfoncé dansle sol; fréquente les stations bien exposées
et chaudes. L'Ouest de la France, principalement le Massif armoricain, dans
les régions littorales; est surtout abondant dans les départements du Morbihan
(Vannes), de la Loire-Inférieure (Le Croisic, Nantes), de Maine-et—Loire (envi-
rons d'Angers, de Saumur), de la Vendée et dc la Gironde.
S.-G. Petasina Bacs, 1847.
[Petasia Beck, 1837 (pars) (non Sïsrmsivs, 1828l; Conulus Amiens, 1850 (pars) ~
Ilimula Lowe, 1855 (non Lowe, 1852); Per]`01·atella Pitssnv, 1894 (non Sciinürsn,
1838); Pctasiellci Guns et Woomvann, 1921].
Animal allongé, très grêle, aminoi et pointu en arrière; tentacules grêles;
pied étroit, très ellilé. Appareil génital :6 glandes multilides insérées près de
la base du canal séminal, 3 de chaque côté, grêles et assez courtes (ou, peut-
ètre, une glande mullifide de chaque côté divisée en 3 branches); vésicule sémi·
nale avec canal gros, sans diverticulum; pénis assez gros. dilaté, avec épi-
phallus et tlagellum courts; 4 poches du dard dont 2avec dards et 2:-iccessoires
vides disposées symétriquement comme dans les espèces du genre F;-uzicicola
sensu stricto (fig. 193, 194). ·
Coquille subconique giobuleuse, étroitement ombiliquée; spire haute, coni-
que; ouverture arrondie avec uno callosité ou une dent basale; test fauve,
cerné, hispide.
Ces animaux habitent les forêts montagneuses de l‘Europo centrale, priueio
paiement celles des Alpes.
— Spire de 7-8 tours serrés, le dernier subcaréné·comprimé; ombi·
lic à peine visible; ouverturesans denticulation basale. . _ . .
. . · .............. F. edontula, p. 240
—- Spire de 6·-7 tours assez serrés, ls dernier arrondi; ombilie·très~
étroit; ouverture avec une dent' bassle blanche bien marquée.
.............. F. unidentata, p. 247
_ 1l. F. (Petasiua) unidentnta~Dnx1=.innaon (Fig. 193, 195; pl; vnr, fig. 226-
227). ‘
Helias unidenmm Dnvxnsxun', 1805, pa S1', pl. vm, fig'. 15; H. cobra-
siana Anniv, 1815, p. 79, pl. · rx, fig. 181 Durnr, 1850, p. 171, pi. vn,
fig. 9; Moouix-Txxnon, Il. 1855,,p. 122, pl. x,. fig. 42-43; Loana,. 18%,
p. 104. -— Frulicicola unidentata Gsnu.Mn,,1.È29,, p. 235.·
Coquille subconiquc globulouse, très convexe élevée- eu. dessus, sub··
aplatie en dessousptrès étroitement ombüiquée; spire subeonique, formée
de 6~7 tours assez serrés, convexos, légèrement étages, à Ci‘0lSS&HCB‘fégU·

` 248 Montcsouns rnmmsrmzs nr rruvmrinns ·
lière,·le .dernier médiocre, bien arrondi; sutures assez marquées; sommet
obtus, lisse; ouverture suboblique, semi-lunaire, avec une. dentrbasale
blanche bien développée, à bords marginaux écartés et très convergents;
péristome tranchant avec bourrelet interne peu développé, blanc ou rou-
geâtre clair; bord columellaire subarqué, un peu réfléchi; test mince,
solide, fauve corué ou rougeâtre, unicolore, garni de stries longitudinalcs
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· *154
Fm. 193 à 196. —— 193. Frutieicola (Pelasimz)z1nide7zlaia Dnaranmnn. Appareil génital. ——
194. F. (Pclasina) edentula Dmraamun. Région des poches du dard et des vésîcules
multifides. —-195. F. (Petasina) unidentala Dnaranmun. Ouverture, >< 5. —- 196. F.
(Pelasina) edentulœ DRAPARNAUD, >< 4.
fines, très obliques et de poils nombreux, raides, recourbés, pointus,
longs de 0,5 mm. disposés en lignes longitudinales obliques, très caclucs
[laissant après leur chute une trace sous forme de petits tubercules). Epi-
phragme vitreux, très mince, transparent. — L. 5-6 mm.; D. 6-8 mm.
Habite sous les Mousses, les feuilles mortes, dans les régions montagneuses
boisées; ne vit pas (ou très exceptionnellement) sur Ie calcaire. Rare en France:
la.Bresse [J. R. Dnarnnmxun], la Franche-Comté et le Jura [G. Mrcnaun, E. Pc-
1*021]; signalé dans le Massif de la Grande-Chartreuse [A. P. Travers], mais ne
vit très vraisemblablement pas dans cette région calcaire.

· 'HELICIDAE. - rnnsonxrnnna. ·— 249
2. F. (Petasina) edentula Dnaranivaun (Fig·.*194, 196; ·pl.« vm, .1ig. 222-
223).
[felix depilata. Dnaramvaun, 1801, p. 72 (non C. Pssxrsan); Duruv,
_ 1850, p. 173. pl. vn, fig. 10; Moounv-Taivnox, Il, 185.], p. 121, pl. x,
fig. 40-41; II. edentula Dnamnivaun, 1805, p. 80, pl, vn, fig. 14; Locanu,
1894, p. 104, fig. 116-117; II. Lorleli Locann, 1894, p. 104. —— Fruticicela
edentula. GERMAIN, 1909, p. 237. '
Coquille globuleuse conoïde, très convexe conique en dessus, subapla- _
tie en dessous; perforation ombilicale à peine visible; spirc hante, coni- ·
que, formée de 7-8 tours serrés, un peu convexes, à croissance lente, le
dernier médiocre, vaguement subcaréné, avec une bande blanchâtre peu
visible; sutures médiocres; sommet obtus; ouverture· suboblique, com··
primée transverse, à bords marginaux très écartés à peine convergents,
avec une callosité basale à la jonction du bord columellaire et du bord —
extérieur; péristomc réfléchi, avec épaississemcnt interne roux ou blan-
châtre; bord columellaire subrcctiligne, élargi, réfléchi sur l‘ombilic;
test cerné fauve, terne, subopaque, garni de stries longitudinales fines,
obliques, et de poils caducs, raides, très arqués, recourbés, pointus, dis-
posés cn lignes longitudinales obliques et laissant, une fois tombés, une
trace sur la coquille. Épiphragme vitrcux, subpellucide. — L. 4,5-
5,5 mm.; D. 7-8 mm.
IIabite—les forêts montagneuses, sous les pierres, les feuilles mortes, le bois
pourri, les écorees, presque toujours dans les endroits humides et couverts; ne
descend guère au-dessous de 400-500 m. dïaltitude; atteint 1.500 m. dans le Jura
et 1.950-1000 m. dans les Alpes où il dépasse·la limite ·supérieure·des forêts;
il vit alors principalement sur les versants exposés au nord, dans.la zone des
prairies alpines. Se trouve, en France, dans les Alpes(p1·incipalement les Alpes
de Savoie), le Jura et, plus rarement, les Vosges; il .a été signalé dans les dé-
partements suivants: Ain,Vosges, Loire (au mont Pilat), Savoie, Haute-Savoie,
Isère (très commun dans le massif de la Grande-Chartreuse); fossile dans le
Quaternaire de l’Allemagne et de la Suisse; il vivait alors dans la plaine; l'IIc—
li.z· lutetiana Bocneuxcrmr [1869, p. 5, pl. r, fig. 20-25], du Quaternaire des envi-
rons de Paris (Joinville·le-Pont), n‘est qu‘une forme de cette espèce.
G. PERFORÀTELLÀ Scmüren, 1838.
· [Trochiscus Ilnw, 1837 (non Ilsvnnx, 1826); Conulus Annans, 1850 (pars);
Dzbothrion Prmrran, 1855; Pelasia l`lOQUlN·TANDON, I855 (pars). ,
Animal noiràtre, finement chagriné; pied gris blanchâtre ou jaunacé. Appareil
génital : 3-4 glandes multifides (2 de chaque côté) simples, parfois bifides :1
leurextrémité; 1 seul sac du dard simple, assez grand, avec durd` muni de
4 arêtes saillantes à son e.z~zrémizé.· pénis avec 'long épiphallus et·flagellum
aussi long que le pénis et Fépiphallus réunisçvésicule séminale grosse; ova-
laire pyriforme avec canal assez·court, sans diverticulum (fig. 197).
Coquille subtrochoïde; ombilic trés étroit ou nul; spire snbconique atours

ÉÉÉ MOLLUSQUESJ TnRiit!STRES·3t’IY FL¤VLA'1·1LEs `
ntnnbreux, étroits et serrés; ouverture xetréoienwt ` "
sur le bord externe; péri
_ ·• stome. réfléehi; test. brun
_ ld" " _ · ”ll5 striolé, orné d`une étroite
i I , bande périphérique elaire.
Les espèces habitent. les
jm'- '   montagnes du centre et de
) [ od'- Fest de1’Eux~ope: lune pé-
; / metre même enS1ber1e~: elles
avaient, au Qeaternahe, une
~ · assez vaste extension, même
. g f-—  dans les pays de plaines;
. lt `Q elles se sont, depuis, ammon-
Ji , nées dans les régions à relief
_ r   accentué,
- F-   - e-
‘     P. bidens CnEMN11·z(Fig.
  .__ vgk     197; pl. vnr, iig. 228).
¥<`=î§î»=*` 5 , · T rocfius bmlcns Canar-
  ,É ·· "lw xrrz, Syst;. (lonely. Cabi,.
il   ·' ’ 1786, p. 50; pl. cxxu, fig.
` mf L 1052. —-- Helz`.t.bzdemIat(v
  Mienwn, 1831, p. 12, pl.
_  J,  ` . xxvmfig. 2(i;Do1>uv, 1850,.
Éêr i l , . p. 170, pl. ux, lig. 8;, II.
Frs. 197. —~— Frutteicam(Pm·;'o·ratella)·bidens Gumnuirz. bidensMoou1N-TANnoN,ll,.
· ' Appa.1,·eilgémii&l·· 1855,* T, 120r plv xi fige
_ 37-S9`? Locnnng 18%*, pt
103; H.·B'eL_«;r·a1za'i B‘onnsuxn:~wr. 1869, pv. 6} pl. 1, fig. 21 à 31; H'. Fal-
sanz'LocAnn, 1893, l’°Iî`ciiange, 1X, p. 86,, 189ïi, p. 103. -——` Pè:·forateZ!a·
bidens Gnnmuiv, 1929; p. 239. _ ‘
Coquille conique glolôuleuse, régulièrement conique en dessus, bien
convexe ventrue en dessous, très étroitement perforée; spire haute, ooni·.
que; formée de 7-8 tours eonvexes , serrés, très étroits. étages, à croissance
progressive, le dernier gros, vaguement subanguleux à sa naissance,
déolive à Pextrémité; sutures médiocres; sommet légèrement mainclonné,
lisse; ouverture triloiwéei, très étroite, oblique, à bords marginaux très `
écartésgaveo 2 dmtstriangulaires, saillantes, visibles à l’extêrieur, derrière
le péristome, sous forme de 2 petites fossettes creuses; péristome inter-
rompu, avec Bourrelet interne blanc ou roux; bord columellaire subarqué,
élargi surl'ombi1ic; test mince, solideproux ou corne fauve avec, au der···
nier tour, une (rarement 2} zone médiane blanche, garni de trèsiines stries «
obliques et degzranulaüons ova1aires,iserréss, disposées enséries obli-··
quement longitudinnles. (il n’existe jamais de poils). Épiphragme vitrenx,.
trèsimince; ——— L. 6-7 mm. ;,D. 6,5—-8 mm. ~

_ _·HBLICIDAE.--· rsaroaarnnm. 254
Habite les bois; sourles feuilles mortes; parmi. les Mousses, au· pied des
vieux troncs d’arbres. - Régions montagneuses de l’Est: Alsace [G. Mreruum,
E. Perou, D". Ilaommütten] et Alpes [G. Mxcuwn]; fossile dans le Pleistocène
inférieur d‘All`emagne, le- Pleistocène moyen d'Antriche et` aux environs de
Paris (Joinville-le-Pont) [Heliz Belgpa.ndirBo¤ncu1cNAr].
`G. MONACHA Firzmcsn, 1833. _
[lJygw0mv1ne·Ms0Quu~'l'ANn0:v, 1855 (pars); Monuc/œlla et; Mvnuchnzïles Gone et _
\VOOD\VAHD, 1921 (non Monacliclla Sanvaroax, 1875)]..
Animal grand, grêle, très allongé, garni de tubercules assez petits et très
serrés; orifice respiratoire arrondi, peu évasé; mâchoire très arquée avec 14-
20 côtes fines, serrées, dentieulant très faiblement les bords. Appareil génital :
4, 6 ou 8 glandes multifides (2, 3 ou 4 de chaque côté), médiocres, en forme de
tubes un peu gros; pénis long avec épîphallus normal et flagellum assêz long;
sac du dard bien développé, simple ou bilobé avec 1 seul dard. long, grêle,
pointu, avec 2 ou 4 arêtes saillantes.
Coquille subglobuleuse; ombilie petit ou très petit; spire à tours convexes;
ouverturrwsubarrondie; péristome simple ou subréfléchi; test mince, glabre,
corné, finement strié.
Les espèces de ce genre habitent presque toute 1’Europe; elles sont rares à `
l’état fossile et on ne les y trouve, en France, que dans les formations tout à
fait récentes. ' '
/
Tnnnesu ons sons-csunss. '
- Sac du dard simple; dard avec 2 arêtes saillantes .... . .
. . ...... · ...... S.-G.Monacha, p. 251 ·
— Sac du dard bilobé; dard avec 4 arêtes saillantes ..... ..
....... ` ....... S.·G. Zenohiella, p. 254
S.-G. Monacha, sensu stricto. `
Sac du dard bien développé, simple, renfermant un dard long, grêle, subulé, I
plus ou moins arqué vers la pointe et avec 2 arêtes saillantes (fig. 198).
Coquille subglobuleusc déprimée; ombilie petit; test minceou assez mince,
garni de stries longitudinales fines et de granulations ou d’éeailles visibles
seulement à un assez t`0rt grossissement.
1. Coquille subdéprimée globuleuse;. ombllic. petit. . .. .. .. .. 2
_ —— Coquille. conoïdre tectil`ox·me.en. dessus; ombzilicponctiforme. .
. .. ...... . .. .. ..,.. . M. juriniansa p.· 254.
.2.. Ombilic petit,, assez. évasé.; test mince, pou solide, cerné roux.
clair. _. .. .... . .. ...... KL. glabella,. pe 252.
—- Ombilic petit, àpeine. évasé; test: dur,. solide;,roug·eàtre.. .  
. . .. .. . .   ., ._ .. ..... _M:.inca1·nata, p. 253t

252 Mortusouns 1·nmu;s1·m2s· nr rwviarrxnrs
1. M. glabella DRAPARNAUD (Fig. 198; pl. v,`fig. 123, 128 et pl: vm, fig.
2201221). "
Helix glabella DRAP., 1801} p. S7 [non Guns, 18Li0;·non Pures, 18ê7];
DRAP., 1805, p. 102, pl. vu, fig. 6; iM.OQUIN-TANDON, ll, 1855, p. 209, pl.
xvi, fig. 27-32; Locnnn, 18911, p. 97 [: He/ix telonensis et Il. Mouloni _
ll/IITTRE : H. famzzdulac, H. d1·uentz'na, H. diargzz, H. gelida, H. con-
crete, H. crinzoda, H. acuarz’a_ct H. toarsa Bounooicxm. : H. suba-
rzha, H.·0re.s·p0la et II.«cLcr0phz'!a BÉnENeU1Ea_: H. .l1itreiLocAnn]. —
Zllonacha glabella. Gnmmnv. 1929, p. 242:
Coquille subdéprimée globuleuse, assez convexe subconique en dessus,
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Fm. 198 et 199. —- 198. Fruticicola (.l[0mw/ut) glabella DaArAnNAun. Appare1l génital. —
199.*F. (Zenobiella) subrufesrens BEi,1.AMv. Appareil génital. A, dard; avec 4 arêtes
saillantes.
bien bombée en dessous; ombilic petit, assez évasé; spire conique peu
élevée, formée de 5-6 tours assez convexes, le dernier obtusément subca-
réné, très légèrement élargi et lentement déclive à Fextrémité; sutures -
bien marquées; sommet petit, lisse; ouverture très oblique, subcirculaire,
à bords peu convergents, assez écartés; péristome droit, tranchant avec•
bourrelet interne blanc; bord columellaire arqué, subréiléehi; test corné
roux clair ou·fauve, mince, peu solide, avec, au dernier tour, une bande
claire médiane peu·visible, garni de stries longitudinales fines, oblique-

usucunan. ——-Moyncntt 253· ‘
ment subonduleuses et d`écailles épidermiques en forme de croissant; non
imbriquées,‘très caduques,et visiblesà ungrossissement de 100-150 (à.un
grossissement de 800, ces écaillessc montrent garnies de·5·6.sti·ies`très '
délicates). Epipl1ragme.d’été mince,.pz-ipyracé, blanc. pur;. épiphragme
d’hiver bien plus épais, subcrétacé..·-L. 5-6-8 mm.; D. 7-9-14 mm., _
Ilabitezles champs, les prairies, sur·les herbes- et`les· buissons, dans·lest .
haies, au pied des murs, souvent dans les ravins ombragés, mais de préférence:
dans·Ies stations chaudes; se plait au pied des. arbresvnotamment des Pinsiet
des·Chênes·lièges et grimpe sur les troncs à plus de·2 m. de hauteur;·s`éléve,. ‘
dans le Var, jusque vers 1.700 m. [P. Bénmcuncu]; commun ou très commun ·
sur les montagnes calcaires de la Provence et du Bas-Dauphiné, mais ne sem-
ble pas pénétrer en Maurienne [G. Conmcxs]; à l‘Est des Alpes, il remonte dans
lu vallée d'A0ste sur le versant italien (C. Porroxunn); signalé dans les Vosges _
par E. Perou et dans la Côte-d’Or par II. Dnouiàr, mais ces habitats semblent
erronés. _ ' '
Cette espèce est très polymorphe (L2 Giznmix, 1929, p. 244-245) et les formes
distinguées par divers auteurs etrelevées ci-dessus sont indiscernables.
2. M. incarnata Mür.1.1zn(Pl. v, fîg`.,118—119).
Ilelùc incarnata BIULLEIK, ll, 1758, p. G3; Dnnvnimnun, 1805, p. 100, .
pl. v1, fig. 30; DUPUY, 1850, p. 208, pl. xx, fig. 8; Moonnv-Tnivnoiv, ll,
1855, p. 109, pl. xvx, fig. 5-8; Locnnn, 1891, p. 101, fig. 110-111 [: II.
tecta'Zinc1.En*1848, non Zincman, 1854 : H. veprium,,II. silanica, II.
permira. et II. zholzforrms.Bouncuiczur : II. opùnata Locmm : II.
C0/wentae CAZIOTI. — J1[0IZdCI7.Ll incarnata Gnmmizv, 1929,.}). 246.
Coquille globuleuse subdéprimée, convexe en dessus, bombée en des- .
sous; ombilie petit, profond, à. peine évasé; spiro conique, assez haute,
formée de 5-G tours convexes à croissance progressive, le dernier médio-
cre avec une carène médiane tres obtuse [surtout à sa naissance), déclivc·
à Pextrémité; sutures médiocres; sommet peu obtus, lisse; ouverture
oblique, ovalaîre arrondie; péristomc réfléchi avec bourrelet interne rose,
ou r0ux.bien marqué; bord collumellaire peu arqué, subrétléchi, épaissi;
test assez mince, solide, dur, corné roussàtre ou rougeâtre avec une zone
blanchâtre peu distincte sur la carène du dernier tour, garni de très fines
stries longitudinales et de granulations losangiques (visibles à un grossis-
sement de 10,au moins) disposées en quineonces. Epiphragme très mince,
membrancux, peu transparent, irisé. — L. 9-11[-12] mm.; D. 13-15-16
[- 18]_mm.
Espèce essentiellement sylvatique, vivant dans les haies, sous les feuilles.
mortes, les écorces, dans les endroits humides, principalement au bord des
rivières au milieu de la haute végétation l1erbacée;.hien plus rare sur les
pentes gazonnées sèches; vit. surtout dans les plaines, mais s'élève jusqu`à
1.450 [J. Fnvas] - 1.600 m. [J. l’x.ice1·] dans les Alpes et à 1.500 m. dans-le
Jura. — Toute la France septentrionale et moyenne; beaucoup plus rare dans.
le Midi (Drôme,.Basses-Alpes, Alpes-Maritimes); fossile dans le Quaternaire.

° ~ 25ê Monnusoitns ·rEnunsrnns·1t·r rncviyrinns
3. M. juriniana BOU~l\’GUlGNA’|’.. —
Hèlix _jurz7zz`ana BOURGUIGNAT,‘186ü, p.~32, pl. 11, fig. 1$5; `Locnim,
1894, p. 102, fig. 112-113; Monacha·juriniana GERMAIN, 1929, rp. 2*49.
Coquille conoïde tectiforme en dessus, co·nvexe·=cn dessous; ombilic
très.petit, ·presque`ponctil'orme; ·spi1·e obtuse, élevée, formée de 6 112
tours à peine convexes à croissance régulièrewle dernier vaguement
subcaréné, bien convexe en dessous, lcnternentdéelive à Textrémité;
sutures profondes; péristome droit, aigu, avec bnurrelet interne; bord
colrumellaire réfléchi; test corne fauve, non brillant. ~—- L. 7 mm. ;1).'9 mm.
Cette espèce, qui n’est probablement qu‘nne variété de faible taille et à
ombilic étroit du M. incarnant Mür.1.. a été trouvée .aux environs d’Aix-les-
Bains (Savoie) EJ. R. Bouncurcnnr]. _ _
` S.-G. Z8l10l)i&lla`GU1>E et Vvoonwnnn, 1921.
[Zenobia Gum, 1821 (non Oum, 1815; non Bisso, 1826); MOQUIN·T.àNBON, 1855
(pars)]. `
Sac du dard bilobé, le lobe interne plus petit; un seul dard (placé dans le
lobe externe) grand, pointu, avec 4 arêtes saillantes comme chez les Helix (fig.
, 199 et A). -
M. (Zenobiel1a)·subrufescens Mxnmu (Fig. 199; pl: xx,«lîg·. 259 et 2*80).
Hclix fusca, Moivrnev, 1807, p. 42ïr, pl: xm, fig. 1 (non Poinnr, 1801);.
DUPUY, 1850, p. 180, pl. vu, fig. 11; Moourn-Tnivnon, ll, 1855, p. 212,
pl. xv, fig. 33-36; Locnnn, 1894, p. 96, fig. 102-103; H. revelam.Bou-
csannn-Cnnxrnunnvx, 1838, p. 44 [non DE FÉnussAc];· H. subru/`esrcens
M1LLnu,AmmZs 0/`Plzilosophy, Ill, 1822, p. 43. — fllozmc/za subrufescens
GERMAIN, 1929, p. 250.
’ Coquille subglobuleuse, convexe en dessus et en dessous; ombilie très-
petit; spire peu élevée, formée de A-5 tours assez convexes à croissance
cl’abord assez lente, puis ~un.peu rapide, le dernier grand, obtusémenîv
subcaréné à sa naissance; sutures bien marquées; sommet obtus; ouver-
ture oblique, subarrondie, à bords marginaux très écartés, peu conver-
gents; péristome droit, mince, avec léger épaississement interne blanc;
bord collumellaire très arqué, réfléchi; testïmince, assez fragile, très
luisant, couleur d’ambre ou fauve ambre, transparent, unicolore, garni de
stries longitudinales obliques assez fortes. Epiphragme très mince, trans-.
parent. -—L. 4-5 mm.; D. 6-10 mm.
Ponte en iaoût-octobre; 30-5G œufs globuleux·(1 mm. de diam.) à enveloppe
très mince, transparente; éclosion au bout dé 18=20 jours; jeunes adultes un
” an après. _ ‘
Habite sous les feuilles des petits arbustes, dans ·les oseraies, Ie long des
berges humides des ruisseaux, toujours à I'abri du soleil; le long des côtes de
' la Manche et de l”©céap, depuis Boulogne-sur-M«er jusqu'aux Pyrénées : c0m~·

_ HBLlClDAE«-*·'·' EUDDIPHÀLIA . 255
mnn dans certaines localités :. Boul0gne«s.·llIer; Dax, Ment—de-Marsan...; ne
s’éloigne pas des régions directement soumises à Viniluence maritime. `
·’i G. EUOMPHALIA Wnsrantumu, 1889.
' [Fruzicicola (pars) Manrsivs, 1860; auteurs divers].
Animal grand, vermiforme, bien arrondi antérieurement, très grêle et pointu
postérieurement, garni de tubercules très petits, très serrés, ponctués de n0irà— _
tre; orifice respiratoire grand, rond, médiocrement évasé, à bords noiràtres.
' Màchoire fortement arquée avec `
environs 15côtes peu saillantes. . ’
lines, serrées, les crénelures tt ..·.· · ·
des bords émoussées, Appareil - ma
génital : 4 glandes multifides €-· / ` nâ
divisées chacune en 2-3 bran- / AQ- "
ches; pénis assez gros, pro- A/
longé par un épîphallus et avec / » ' `
tlagellum assez·court; pas de nul
suc du dardmais, à sa place, ··¢¢i- Q ' .
2 appendices du vagin assez , 5, · '
longs, subtiles et vermiformes;   --
vésiculesémînaleovalaire avec _   »
canal un. peu long sans diver- rx? À; ·
ticulum (lig. 200) ii? ``'`  i ·. /
Coquille subdéprimée glo- ai _" . _ —-·)‘·°
` buleuse, médiocrement ombi-   ____ Ii. lt Q,]
liquée; spire à tours convexes,   n 9 ‘ ···°v
le dernier obscurément caréné   _, ~ hl 1 `~è
à sa naissance; ouveriureobli- `jl  `(' I. Q"
que, arrondie; péristome réflé- "  \ XÃ   `°
chi avec bourrelet interne; _ ~· /
test mince trans arent fine- aa'? >îÈ/
_ _ » P ~ __;,É+»
ment strxe. '
Les espèces habitent toute Fia. 200.. -—· Euomplmlia slrigella. Diursnxauo.
l'Europe et une partit-3 de l’Asie _ Appareil génital, gm, appendices du vagin.
Antérieure; quelques-unes , ·
très adaptées au froid, vivent dans les régions arctiques au moins jusqu‘au 61°
de lat. Nord. [ ' u
E. strigella DMPARNAUD (Fig. 200).
IIelzÃ1: szrzgella DRAPARNAUD, 1801, p..81; `1805, p. 84, pl. vn, fig. 1-2
[non Gunsr., non PANTENELLI] ; Duruv, 1850, p. 198, p. 1x,iig. 3; M0Qum·
'I`aunoN, II, 1855, p. 204, pl..xvr, fig. 15-1'Z; Locann, 1898, p. 91, fig. 96-
97. [: [Ich'; separica, II, vellavorum, II. lepidophora, H. colliniana,
II. buxetorum, II. nematuna, H. cussetenszis, II. russinica, et II. Ceys-
sorti Bounouxcmrr ZE H..Br·iandï, H. Gucretùni et,H. Dub1·euiliSE1wA11>z].
-—- Euomphalz'a,str·igella Gnnnmm, 1920, p.· 252. . . .

256· 'I\IOLLUSQUES“TERRESTRES'E’l" Ftuv·1AT11,ns
Coquillerglobuleuse subdéprimée; ombilic grandïêgalantg en largeur,
le tiers environ du diamètre de' la coquille, bien évasé~cn*cntonnoir;
spire conique formée de 5-6 tours convexes, légèrement étages, le dernier
' ,   . grand, un peu comprimé
_ , ,  ii. sa naissance, puis ar-
P· f- ' ` L rondi, brusquement dé-
. _ l _- -·<l— cliveàl’extrémité;suturcs
- E___ . bien marquées; sommet
· gw » obtus, presque lisse; ou—_
vcrturo lrcsobliquc,oblon—
Ay *,,9* É ' gue-arrondie, un peu«pe-
  À ____;,J, f tite, ha bords marginaux
, rapproches ct bien con-
  .    pc. . vergents; péristome réflé-
. Ã ' chi avec bourrelet interne
  PL ` bien marqué, blanc ou
à I` ` fg _\ . roux; bord columellaire
. NF4 Ã / ·É Jv orque, refléchig testun peu
` · . 201 · . VQ mince, solide, corné clair,
Ã, U- _ Sh] \\ fauve ou rougeâtre avec ou
‘,§··-4 mh 4,.  \3 non une zone·la1teuseme—
 _:; 1 diane; t0urs' embryon-
N " ' · _naires finement striés, les
  autres garnis de fortes .
Wax 20l strics serrees, tres obli-
§ë* ques, presquelamelleusesa
Fia. 201 et 201"". -— 201. Ciliella ciliata Ynvnrz. Appa· Épiphragme mince, mem-
reil génital. —201·>¤¤. Figure schématique des écailles bmneux peu u·aùSpaI·€m_
epidermiques de la coquille. ___L. 10-11; D- 12-18 mm.
Habite au pied des haies, sur les parois des rochers, sous les écorces, les
pierres, les feuilles mortes, à la lisière des forêts peu denses,.souvent sur les
coteaux buissonnants bien exposés et sur les pentes herbeuses sèches; évite
les stations fortement ombragées ou très humides; surtout fréquent dans les
régions submontagneuses; s`élèvejusqu’à 800 m. dans le Jura, 1.400-1.700 dans
les Alpes françaises, 2.000 m. au Piémont [C. Pottomzaal et même 2.200 m. en
Autriche [P. Hesse]. — Presque toute la France, mais principalement le Centre
et le Sud-Est; commun dans le Quaternaire français (tufs de Crémieu (Isère),
lœss du Lyonnais). -
G. GILIELLA Mousson, 1872.
[Lepinom XVESTERLUND, 1889].
Animal assez grand, très grêle,,à tubercules petits, serrés et peu saillants;
orifice respiratoire médiocre et arrondi. Màchoire arquée, transparente, avec

I mzttctmtn. — ctttetta 257
nombreuses costules fines peu marquées crénelant leS bords; radula avec dents
centrales tricuspidées, dents latérales bicuspidées et dents marginales avec
2 petites cuspides distinctes mais courtes. Appareil génital très simple, dépourvu
tleglondes multi/ides et de poche de dard; vésicule séminalc avec canal un peu
long sans diverticulum; pénis allongé, avec épipltallus et flagellum court,
pointu et recourbé; muscle rétracteur du pénis à insertion par-/bis bi/ide, au
départ de l`épiphallus (fig. 201) (‘), .
Coquille glohuleuse déprimée très étroitement ombiliquée; spire subconique
a tours aplatis, le dernier grand avec carène aiguë lzérissée de poils raides;
ouverture ovalaire transverse; péristome rosé; test mince, unicolore, garni d'é·
cailles plus ou moins piliformcs.
Les espèces, peu nombreuses, habitent les régions submontagneuses du sud
de l’Europe centrale: quelques·unes vivent aux [les Canaries.
C. Cili&t&,(VENe·rz) Srunan (Fig. 201; pl. tx, fig. 259 et 280). _
Ilelizi ciliata Vanarz in Srnnnn, 1820, p. 86; Mtcnaun, 1831, p. 23,
pl. xtv, fig. 27-29; Duruv, 1850, p. 21.4, pl. tx, fig. 2; Mooutn-Tannoy, ll,
1855, p. 217, pl. xvn, fig. 1-5; Locnnn, 1894, p. 107, fig. 126-127; II. gue-
varriana Bouncutcnrr, Mém. Soc. Sc. nutnr. Cannes, l, 1869, p. 49;
L0c.Ann,'1894. p. 107: — Ciliella ciliata Getttvtatn, 1929, p. 255.
Coquille globuleuse déprimée; ombilic très étroit; spire conique peu
élevée formée de 5-6 tours presque aplatis à croissance régulière, le der-
nier peu grand, subdéclive, avec une carène médiane aiguë, hérissée de
poils raides, caducs, en forme d’aîguillons rccourbés de 0,5-0,6 mm. de.
long., placés obliquement; sutures presque superficielles; sommet sub-
mamelonné, lisse; ouverture très oblique, ovalaire transverse, à bords
marginaux assez rapprochés, très convergents; péristome mince, réfléchi,
subépaissi, rosé ou couleur chair; bord columellaire arqué, réfléchi et
élargi; test mince, un peu solide, brun roux uniforme, garni de stries
longitudinales obliques, irrégulières et de petites écailles plais ou moins ·
piliformes disposées en rangées longitudinales obliques. Epiphragmer
mince, subopaque, blanchâtre. — L. 4-6 mm.; D. 9-12 mm.
llabite les endroits humides, dans les bois, les prairies, le long des ruis-
seaux, parfois sous les pierres ou dans les fentes des rochers; généralement
i rare et assez disséminé, les stations étant, le plus souvent, étroitement circons-
crites; s`élève, dans les Alpes, iusqne vers 1.700 mètres [F'. Dunoxr et G. Moa-
·rtt.t.t:1·]. Le long de la chaîne des Alpes, depuis la Savoie jusqu'à la mer Médi-
terranée; parfois assez commun dans quelques localités du Var et des Alpes-
Maritimes; fossile dans les brèches quaternaires de Menton (Alpes·Maritimes)
[G. NEVILLJ. i ` I
(l) A. Moottx-Tmnou (1835,Atlas, pl. Jtvtt, li;Ã 2), figure le muscle rétracteur du penis avec une
insertion blfide, tmractère que fai retrouvé chez le seul individu qu`il m’a été donné de disséquet'.
Cependant G. Menton, dans le bel ouvrage qu'il vient de faire paraître pendant Pimpresslon de
' celul·cl (1930), indique une insertion simple. Les animaux vus par A. MOQUIN-TANDON et par mol-
même étaient-ils anormaux? De nouvelles recherches seraient. nécessaires pour élucider ce détail.
-Note ajoutée pendant 1'impression.)
17

258 Morwsovxs Tnnnssrnns ET FLUVIÀTILES
G. HYGROMIA Risso, 1826.
[Hygmmanes Hennmarmsnx, 1847; Hygromanc Moqunv-Taunoiv, 1855 (pars) :
Sciaphila WESTERLUND, 1902; Fruticicola. Gum: et VVoonwAnn, 1921).
Animal grand, très étroit, vermiforme, très pointu en arrière, garni de tuber-
cules médiocrement serrés; orifice respiratoire médiocre, arrondi et èvasé;
mâchoire arquée, mince, avec 30-35 fines stries longitudinales obliques plus
sensibles vers les bords; radula avec dents médianes tricuspidées (les cuspides
latérales très petites); dents latérales avec cuspide interne rudimentaire, la
cuspide externe d`abord très petite sur les dents les plus internes devenant
plus développée sur les dents externes; dents marginales avec cuspide externe
bifide et cuspide interne développée seulement sur les dents les plus externes.
Appareil génital : 8 glandes multifides simples, allongees, inégales; 2 sacs du
dard dont 1 sac accessoire vide; dard mince, conique, pointu; snbarqué;
pénis étroit, subcylindrique, continué par un épiphallus extraordinairement .
long (près de 6 fois la long. du pénis) avec muscle rétracteur inséré sur son
premier quart inférieur et un très court flagellum effile, presque rudimentaire;
spermatophore très grand (près de 20 mm. chez l’H.^Zimba:a DRAP.), cylin-
drique, avec 10-15 arêtes longitudinales saillantes serrulées ou denticulées (à
l’exception de 1 ou 2 de ces arêtes); vésicule séminale allongée, à peine plus
large que le canal séminal qui est très long et sans diverticulum (fig. 202).
Coquille subglobuleuse déprimée, étroitement ombiliquée; dernier tour avec
carène médiane plus ou moins accentuée; ouverture très oblique; péristome
` mince; test très mince ou mince avec généralement une étroite bande blanche
sur la carène. `
Ce genre'est tout à fait distinct par les caractères de son appareil génital:
ses représentants sont confinés dans les régions méridionales de l’Europe
centrale avec extension vers l’0uest (France, Irlande, sud de l’Angleterre).
1. Dernier tour seulement subcaréné à sa naissance, puis arrondi;
test variable .................. 2
- Dernier tour avec carène médiane aiguë; test mince, très fragile
. ...............` . H. cinctella, p. 258
2. Sommet élevé; péristome avec bourrelet interne; test solide, avec
i très généralement une zone carénale blanche.   limbata, p. 259 ·
—- Sommet aplati; péristome non épaissi; test très mince, pellu-
c_ide, très fragile, unicolor. ....... H. Tassyi, p. 260
1..H. cinctella Daapanivaun (Pl. III, fig. 63, 65 et pl. XII, fig. 357-358).
' Helix cinctella Dnaranuaun, 1801, p. 87, 1805, p. 99, pl. vx, fig. 28;
Duruv, 1850, p. 213, pl. XI, fig. 10; Mooum-Taivnox, ll, 1855, p. 215,
pl. xvi, fig. 38-40; Locano, 18%, p. 107, fig. 124-125; Hygromia cinctella
GERMAIN, 1929, p. 258. .
Coquille subglobuleuse déprimée, suhconique en dessus, homhée en `
dessous, très étroitement ombiliquée; spire régulièrement conique, formée

_ HELICIDAIL — nvcuonxia 259
de 5-6 tours presque aplatis à croissance régulière, le dernier un peu
grand, avec carène médiane aiguë, sutures superficielles; sommet mame-
lonné, lisse; ouverture très oblique, ovalaire transverse, à bords margi-
naux écartés et médiocrement convergents; péristome droit, mince,
tranchant, ni épaissi, ni réfléchi; bord columellaire arqué, réfléchi et
I élargi sur l’ombilic; test très mince, très fragile, transparent, corné
clair, légèrement rougeâtre oujaune paille avec une étroite zonule blanche
sur la carène, garni de stries longitudinales fines, très obliques. Epi-
phragme vitrenx, transparent, très mince, presque pellucide. — L. 6· .
7 mm.;_D. 10-12 mm.
llabite sous les broussailles, dans les haies. les bois, au bord des ruisseaux,
souvent sur les Ronces et les Orties et assez fréquemment, dans la Provence
maritime, sur les Orangers. La France centrale et méridionale; plus répandu
dans le Midi où il est parfois assez commun (environs de Nice, de Cannes, de
Grasse; environs d’Avign0n...); rare en Corse, à Bastia [E. llaomsn; E. Caziorj;
signalé à tort dans la Vienne [L. Mierunuvr] et le Maine-et—L0ire [A. Moounv-
Tmnon]; très rare, fossile, dans les brèches quaternaires de Menton (Alpes-
Maritimes) [G. Nsvxtt]. _ '
2. H. limbata DRM-Amvann (Fig. 202; pl. ll, fig. 42-43}.
Ilclix limbata. DRAPARNAUD, 1805, p. 100, pl. vr, fig. 29 [non na Cosm,
non Knvmcici]; Duruv, 1850, p. 210, pl. rx, fig. 9; Mooum-Taivnon, ll,
185.7, p. 194, pl. xv, fig. 14 à 40; Locann, p. 105, fig. 122-123 [: IIelzZz·
bdeca, II. hylononzia, H. sublimbata Bouncuicivyr]. — Hygromia lim-
bata. Germain, 1929, p. 260. . '
Coquille globuleuse plus ou moins subdéprimée; ombilic` très étroit,
en fente légèrement oblique; spire conique tectiforme formée de 5-6 tours
assez convexes à croissance régulière, le dernier grand, obtusément
caréné (carène médiane) à sa naissance puis arrondi vers l’ouverture et
très brièvement déclive âr l’extrémîté; sutures marquées; sommet élevé,.
lisse; ouverture très oblique, ovalaire transverse, à bords marginaux
écartés et peu convergents; péristome subréfléchi garni d’un bourrelet
interne blanc _pur ou rosé; bord columellaire pou arqué, réfléchi sur l’om-
bilic; test assez mince mais solide, blanc jaunâtre, luisant, unicolore ou,
très généralement orné d’une étroite bande' carénale blanche, ga_rni de·
stries longitudinalcs obliques, assez fines,. subonduleuses. Épiphragme,
lisse, très mince, membraneux et transparent. — L. 10-11 mm.; D. 12-
17 mm. W
Ponte de juin in _septembre·octobre; 30-60 œufs (réunis en paquets} sphéri-
ques (1,75 mm. de diam.), transparents, luisants; presque nacrés; éclosion du
bout de 15-20 jours; jeunes adultes 12-15 mois après. ' I ` l "’
Habite les bois, les haies, principalement au bord des eaux, surles branches _
et*les feuilles des arbustes et des plantes_un peu hautes; montre une préféüî-
rence très marquée pour les Ronces (surtout le Rubzrs«f»uuk·asus·L.), les Aubè< `Ã

260 nontusouss rmmizswuias nr rnnviminizs
pines, les Epilobium; s‘élève jusqu`à 2.500 m. environ dans les Pyrénées, mais
rare au-dessus de 1.5004.800 m. Vit principalement dans le Sud-Ouest et une
partie du Centre de la France où il est parfois très commun (Pyrénées-Orien-
tales, Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées, Ariège, Aude, Gers, Haute—Garonpe,
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nm. 202 et203 —· 202- Hyarvmùalîmbaîa DwmA¤¤· Appareil génital; e, épiphallus.
très long; [Q ilagèlltlm r11dîm6l1l8»îI‘®· -· 203- Pyïïnfwarvia camscalensis nn F;;RUSgA.;_
Appareil génital; c, épiphallus contourne en spirale.
Gironde, Allier, Nièvre, Vendée, Deux—SèvreS); généralemeuttrès localisé dans
les départements de l`0uest (Loire-Inférieure, Maine—et·Loire, Sarthe, Mayenne,
Morbihan, Finistère); acclimaté dans les départements du Calvados, de la
Seine—Inférieure, de l’Eure et même de la Somme et aux environs de Paris `
(bois de Clamart).
3. H. Tassyi B0U11GUiG1vAT. ·
Heliœr Tassyi Bonne., Bull. Soc. malacol. France, [, 188li, p. 357; Lo-
cann, 189Q, p. 106. -— Hygromia Tassyi GERMAIN, 1929, p. 263.
Coquille subdéprimée globuleuse, arrondie convexe en dessus, assez
homhée en dessous; ombilie presque recouvert; spire globuleuse convexe
formée de 6 tours subeonvexes tectiformes à croissance lente, le dernier

unucinan. — PYRENAEARIA ' 261
médiocre, suhnnguleux à sa naissance, arrondi à Pextrémité, lentement
et légèrement déclive; sutures·linéaires.peu marquées; sommet plan;
ouverture suboblique, semi-ovalaire transverse; péristome fragile, non _
épaissi, blanchâtre, bord columellairey bien réfléchi sur l'ombilic; test
très mince, vitrinoïde, très fragile, transparent, olivàtre pâle, unicolore,
finement strié longitudinaleincnt. — L. 6 mm.; 1). 9 mm. .
Cette espèce, qui est bien distincte, habite les rochers humides de la vallée
de Viedessos, sur les contreforts du pic de Montcalm, au-dessus du village
d‘Auzat (Ariège) [V. Tassv].
G. PYRENAEÀRIA P. Hesse, 1921.
Animal grand, garni de tubercules oblongs, un peu grands, très serrés; ori-
fice respiratoire rond, peu évasé, bordé de noiràtre; mâchoire peu arquée, avec
6-8 cotes aplaties, serrées, les crénelures des bords émoussées. Appareil génital :
7-9 glandes multifides simples, épaisses, inégales et un peu disposées en ver-
ticille; pénis en forme de massue, prolongé par un long épiphallus enroulé sur
lui-même vers son extrémité et muni d`un flagellum grêle et flexueux; muscle
rétracteur du pénis inséré sur l’épiphallus; vésicule séminale ovoïde avec long
canal sans diverticulum; 2 sacs du dard accolés, très obtus (fig. 203).
Coquille déprimée, subconvexe en dessus, étroitement ombiliquée; spire à
tours peu convexes, le dernier avec carène médiane très obtnse; ouverture très
oblique, ovalaire; péristome mince; test peu solide, mince; strié et orné de
flammules blanches étroites. `
Ce genre est étroitement limité à la région pyrénéenne (versants français
et espagnol).
P. carascaldnsis nn Fiànussic (Fig. 203; p1..vr, fig. 176-177).
Hclfx carascalenszls ne Fénnssac, 1821, p. 42, n" 158; Mxcnaun, 1831,
p. 29, pl. xxv, fig. 23; Durnv, 1850, p. 147, pl. vm, fig. 4: Moomiv-TAN-
noiv, Il, 1855, p. 244, pl. xvm, fig. 13-14; Locano, 1894, p. 150, fig. 196-
197 [: Helziz: nansoulyana, H. csserana, H. subvclascoi et H. Esterlei
Bouncuxcivm : H. carascalopsis, II. Velascoi [non Hxnanco], H.
O/rpidi, H. trans/ùga et H. organiaca. Facor]. — Pyrenaearia cara.sca·
lensziv Gnnmaixv, 1929, p. 204.
Coquille subglobuleuse déprimée, étroitement ombiliquée; spire subco-
nique peu élevée, formée de 5-6 tours à peine convexes à croissance régu-
lière et progressive, le dernier grand. comprimé subcaréné à sa naissance,
subdilaté et faiblement déclive à 1’extrémité; sommet très obtus, lisse;
sutures assez marquées; ouverture très oblique, ovalaire, à bords margi-
naux rapprochés et très convergents; péristome droit, mince, très faible-
ment bordé. de blanc rosé ou de roux; bord columellaire subarqué,
légèrement élargi et réfléchi sur l'ombilic; test mince, un peu solide, géné-
ralement opaque, jaunâtre, roussâtre ou gris blanchâtre, uniforme'ou
i

262 MoLt.UsQUEs 'rnunusrnss ET FLUVMTILES
garni dc taches ou petites flammules longitudinales jaunâtres; stries lon-
gitudinales fortes, saillantes, grossières, inégales et fort irrégulières.
, Épiphragme vitreux, très mince, lisse, transparent, peu solide, plan. —
L. 6,5-10 mm.; D. 10-14-16 mm. _
Espèce montagnarde spéciale à la chaîne des Pyrénées où elle vit à peu près
indifféremment sur toutes especes de plantes (mais principalement sur les
Aconits, les petits Saules, les Pins de faible taille, les Genévriers."), dans les
endroits découverts (jamais dans les forêts) entre la zone des Rhododendrons
et les neiges éternelles; également fréquente dans les lieux stériles, pierreux
ou rocheux, presque toujours du côté exposé au Nord; se trouve normalement
à partir de 1.000 m. d’altitude (mais descend, exceptionnellement jusqu'à 750 et
même 500 m. dans les localités froides) et vit encore à 3.000 m. (dans la région
de Barèges [F. nn SAnr.cv]). — 'I`oute la chaîne des Pyrénées (commun, surtout
dans les départements des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées); se re-
trouve sur le versant espagnol.
S.-F. THEBINAE
Cette s0us·famille rappelle celle des Helicellinue, le muscle rétracteur du
tentacule oculaire droit étant indépendant de l’z-xppareil génital; mais, chez les
Tl1ebinae,l'appareil génital présente des caracteres spéciaux : pénis dépourvu
de muscle rétracteur (saufcliez les sous-genres As/1/ordia etPlatyt/2elJa);_]`amais
de sac du dard mais, à la place de cet organe, un appendice du vagin pouvant
d’ailleurs manquer. Le genre T/zelza représente seul cette sous-famille en
France.
G. THEBA Rxsso, 1826, `
[Helicella nr-: Fénussac, 1821 (pars); Zenobia Gnu, 1821 (pars) [non Oran, 1815];
MOQUlN·TANDON, 1855; Cart/zusiuna Kosnur, 1871; Latoniu Wnsrannnnn, 1889
(non Musa, 1843); Weszerlundia. Konan, 1904; Monacha Lmnuotix, 1927, non
auteurs].
Animal grand, vermiforme, très arrondi en avant, très eflilé en arrière,
garni de tubercules très serrés; orifice petit, arrondi, un peu évasé en enton-
noir; màchoire médiocrement arquée, à côtes nombreuses, peu accentuées;
denticulant faiblement les bords; radula avec dents médianes tricuspidées,
dents latérales hicuspidées (cnspide interne absente), dents marginales avec
2 cuspides bien marquées. Appareil génital : 2-3 paires de glandes multifides
peu développées (rarement absentes), parfois bifides (très rarement trifides) a
leur extrémité; pénis court, épais, généralement dépourvu de muscle rézraczeur,
avec court flagellum; pas de sac du dard mais, à sa place, un,appendice du
vagin soit simple (Thebu canziana A/[our.), soit bilobé (T/z. cart/zusiana Mütn.)
pourvu d'un flagellum (fig. 204-205).
Coquille subdéprimée globuleuse ou déprimée, étroitement ombiliquée ou

HBLICIDAE. — THEBA 263
imperforée ; dernier tour grand, descendant à l`extrémité; ouverture peu oblique,
semi·lunaire; péristome avec bourrelet interne; test toujours mince, translu··
cide, unicolore ou avec une étroite bande blanche, finement malléé, rarement
hispide. `
Les espèces sont répandues dans toute l’Europe moyenne et méridionale et
·\ dans l'Asie antérieure. _
TABLEAU ons SOUS•GENIlES. ·
1 . Pas de muscle rétracteur du pénis; coquille assez grande, àtest
mince, brillant, finement slrié ......... ` . . 2
— Un muscle rétracteur du pénis; coquille petite à test hispide.
.............. S.-G. Ashfordia, p. 269
2.` Des glandes multifides; pas de sac du dard .......
............. ' S.-G. Theba, s. str., p. 263
—— Ni glandes multifides, ni sac du dard. S.·G. Cyrnotheha, p. 267
S.-G. Theba sensu stricto. ·
Appareil génital avec des glandes multifides; pénis dépourvu de muscle
rétracteur; pas de sac du dard.
Coquille assez grande, globuleuse ou déprimée, à test mince finement strié
et délicatement malléé. ,
1. Coquille subdéprimée globuleuse ou globuleuse ...... 2
-—· Coquille déprimée ou subdéprimée .......... 5
2. Dernier tour arrondi ............... 3
— Dernier tour subanguleux à sa naissance. Th. cantiana. p. 263
3. Coquille assez grande (diam. : 12-17 mm.), subglobuleuse plus
ou· moins déprimée ................ 4
—- Coquille petite (au maximum 9 mm. de diam.), globuleuse; test
rougeâtre assez vil` près de l’ouverture. Th. lamalouensis, p. 267
4. Coquille subglobuleuse déprimée; spire peu haute ....
............... 'Th. cemenelea, p. 265
— Coquille plus globuleuse; spire plus conique, plus haute. . .
......... Th. cemenelea var. d’Anconae, p. 266
5. Animal blanchâtre ou jaunâtre clair; coquille déprimée ou sub- _
déprimée;test c0rnéd’unblond lactescent. Th. carthusiana, p. 266 `
— Animal noir ou noiràtre; coquille moins déprimée à spire plus
haute; test rougeâtre vers l’0uverture. . . _ ......
........ ; Th. carthusiana var. ruûlabris, p. 267
1. Th. cnntiana MONTAGU (Fig. 204; pl. ur, fig. 62).
Ilelix cantiana Mox~z·rAcu, 1803, p. 422 et Suppl.`pl. xxm, fig. 1; Monum-
'l`ANn0N, ll, 1855, p. 201, pli xvx, fig. 13 (pars); Locann, 1894, p. 94,

264 Moi.LUsoUis Tnnnnsrnzs ET Fnuvmritns
fig. 98-99; H. cnrthuszkwa Boucaann-CHANTEREAUX, 1838, p. 43 [non Dn.1-
PARNAUD]; H. cantianz]`01·mz's Bouncurcuyr in ANcEY, Bull. Soc. mal.
r France, I, 1884, p. 158; Lomno,1894. p. 94. - Theba cantiarza GERMAIN,
1929. p. 270.
Coquille subdéprimée globuleuse, convexe subconique en dessus, bom-
bée en dessous; ombilic petit et profond; spire conique, peu haute, formée l`
de 6-7 tours assez convexes, le dernier grand, subangulezm: à sa. nais-
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Fic. 204 et 205. -— 204; Theba centime llloxucu. Appareil génital; œ, appendice du vagin
simple. —- 205. Theba carthusiamz ÃICTLLER. Appareil génital; .10, pd, appendice bilobé
du vagin pourvu d’un flagellum.
sance, lentement et légèrement déclive à son extrémité, sutures bien
marquées; sommet mamelonné, lisse; ouverture oblique, sullovalaire
arrondie, à bords marginaux écartés et convergrents; péristome réfléchi
avec bourrelet interne blanc ou roussàtre, extérieurement bordé d`une
bande roussâtre ou jaunacée bien marquée; bord columellaire très arqué;
test mince, solide, subtransparent, corné fauve unicolore, d’aspect soyeux,
garni de stries longitudinales fortes et obliques. Epiphragme très mince,
' subtransparent, membraneux. —- L. 12-14 mm.; D. 16-20 mm.
Ponte de juin à septembre; 60-90 œufs de 1,5 mm: de diamètre, à enveloppe
mince, luisante, transparente; éclosion au bout de 14-15 jours; jeunes adultes

nnucions. — Tanna 2ti5
12 mois après, mais se reproduisent bien longtemps avant, alors même que
leur péristome n'est pas formé. · ·
Ilabite les bois, les buissons, les fourrés, dans les haies, sur les tiges et les
feuilles; fréquente les endroits frais mais se trouve aussi, plus rarement, sur
les gazons bordant les fossés; hiberne de novembre à février. —- La France
septentrionale, presque exclusivement dans les régions littorales, notamment
dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Uespèce signalée sous ce .
. nom, dans les départements méridionaux, se rapporte au Thcba œmenelca
RISSO. _
Th. cemenelea Rxsso (Fig. 206; pl. v, fig. 127 et 134).
[felix carllzusiana Dmtrnniuun. 1801, p. 86; 18(,`5, p. 102, pl. vr, fig. 33
seulement (non Mü1.1.na);}I. galloprovincialis Duruv, 1850, p. 204, pl. ux,
fig. 5 (non l\lA·rm;noN, 18!i2); H. canliana var. gal/op1·ow'ncz'alz`s blogora-
Tnnnou, ll, 1855, p. 202. pl. xvx, fig. 9 à 12; H. cemenclee Locnuo, 189û,
p. 95, fig. 100, 101 [: Helix Dclacourz', H. pnloniana, H. ouaterea,
H. monerebia, H. Gaude/royz', [I. isclznia, H. abebaia, H. enclastolena. et
H. sobara Maautnn; H. an/esa, [I. apuamca et H. cotinop/zila Bouaoui-
oivmr; H. Thomasfnae et H. bastitensis Cazior]. — Theba cemenelea,
T. rubella et T. Clmrpentieri Russo, IV, 1826; p. 75; T. cemenelea Gan-
MMN, 1929, p. 272. ` `
Coquille subglobuleuse déprimée, un peu convexe·en dessus, bombée
en dessous; ombilic petit, profond; spire conique, peu haute, formée de
6 tours bien convexes, le dernier grand, bien arrondi, faiblement déelive
. et très légèrement élargi à l’extrémité; sutures marquées, peu profondes; .
` sommet submamelonné, lisse; ouverture très oblique, subeirculaire, à
bords marginaux éloignés et`convergents; péristome réfléchi avec bour-
relet interne roux clair ou rosé, extérieurement bordé d'une bande jaune
très marquée; bord columellaire régulièrement arqué, subréfléehi; test
cerné clair ou rougeâtre, un peu mince, assez solide, transparent,
garni de stries longitudinales lines, obliquement onduleuses, parfois
délicatement mallée, surtout en dessous. Epiphragme mince, membre- · .
neux, transparent. — L. 8-10[-12] mm.; D. 12-14[-17] mm.
Habite les buissons, les taillis, au bord des chemins; sur les herbes, souvent
au pied des Oliviers; ne dépasse pas 800-900 m. d'altitude»dans le département .
du Var   Béaemeuisn] mais s'élève à 1.000 m. [E. CAzio·r] et même 1.300 m. .
[G. Nnvini.] dans celui des AIpes·Maritimes. — La France méridionale; ne
s‘écarte pas heaucoup_du littoral méditerranéen; commun ou assez commun
dans le département des Alpes-Maritimes, du Var, des Bouches—du·Rhône;
beaucoup plus rare dans ceux,des Pyrénées-Orientales, de l’lIérault (Nord et
Nord-Ouest) et du Vaucluse; assez rare en Corse 2 typique à Bastia, Bonifacio
[E. Cazior], un peu moins à Vezzani, Chiatra, Pioggiola, etc .., vit également
en Sardaigne [M., Pwtucci]; subfossile dans le Quaternaire très récent de Nice
[E. ltlaunv et E. CAZl0T]· _
Cette espèce représente, dans le Midi, le T/ieba canziana Morrucu des régions

266 MOLLUSQUBS Tnnnesrnns nr FLUVIÀTILES
septentrionales dont elle est très voisine, mais elle s'en distingue par sa forme
plus globuleuse avec un dernier tour mieux arrondi, son sommet moins salllant,
son ombilic plus étroit et son test plus délicat de coloration plus claire. Elle
est assez polymorphe, même en Corse, et de nombreuses formes de coquille ont
été décrites comme spécifiquementdistinctes [cf. : L. GERMAIN, 1929, p. 274-
276]. -
· var. d’AHCOH8.€ Issu,.
Helix d’Anc0nae Issm., Moll. Pisa, 1872, p. 8 [: H. Olivieri Issm., 1869, non
ne Fiâr.ussAc]; L0cAnn,_1894, p. 95: H. iadola BOURGUIGNAT, in LocAnn, 1882,
p. 64 et p. 312; LocAnn, 1894, p. 95; 7`heba cemenelea var. d’Anc0nae GERMAIN,
1929, p. 276. ·— Coquille de forme plus globuleuse élevée; spire plus nettement
l conique avec dernier tour proportionnellement plus grand; péristome généra-
lement bordé d’un bourrelet interne plus épais; même test, même taille. —
Région littorale de la,Provence : Var [P. Biânmncuinn] et Alpes-Maritimes jus-
qu'à 1.100 m. d’altitude (à Ascos) [E. CAz1o·r]; quelques localités des Basses-
Alpes et de l`Hérault (Béziers, Pont-du-Gard) [J. R. Bonncnicrmr]; la Corse
(Bonifacio) [E. CAzxoT], la Sardaigne [M. PAU1.Ucc1]; bien plus répandu dans les
régions littorales de la Ligurie.
3. Th. carthusiana Mümnm (Fig, 205; pl. xx, fig. 40-41).
Helix carthusùma Müimen, Il, 1774. p. 15 (non DRAPARNAUD); DUPUY,
1850, p. 204, pl. xx, fig. 6; MOQUIN•TANDON, ll, 1855, p. 207, pl. xvr,
fig. 20-26; LocAnn, ,1894, p. 108, fig. 128-129 [: He/ix carthusianel/a
DRAPAHNAUD : H. ·sarrz`en.sis MAnT0nELL :: H. episema, H. ventiensis,
H. diurne, H. imzoxia et H. stagnina BOURGUIGNAT. H: Guitt0ni—et H.
subsmriensis CAZIOT]. — Theba carthusiana GERMAIN, 1929. p. 278. ·
Coquille déprimée ou subdéprimëe, peu convexe en dessus, bombée en
dessous; ombilic petit ou très petit; spire peu haute, formée de 6-7 tours
légèrement convexes, le dernier grand, subcomprimé, déclive à l’extré-
mité; sutures marquées; sommet mamelonné, eorné blond; ouverture
oblique, ovalàire transverse, à bords très écartés et peu convergents;
péristome légèrement réfléchi, aiec bourrelet interne blanc ou roux clair
. bien marqué, visible extérieurement; bord columellaire arqué, réfléchi
sur l’ombilic; test solide, assez mince, eorné blond lactesoent, subtrans-
parent, très délicatement malléé, surtout en dessous, garni de très fines
stries longitudinales. Epiphragme un peu mince, solide, opaque, blanc
de lait, l’épiphragme d’été souvent très épais. — L. 6-9 mm.; D. 9-17 mm.
Ponte en mai-septembre; 60-80 œufs globuleux (1,25 mm de diam.), opalins,
à enveloppe membraneuse; éclosion du 13° au 15* jour; jeunes adultes environ
12 mois après. ·
Habite sur le bord des chemins, sur les talus, contre les murs, dans les haies,
les buissons, les jardins; fréquente les stations d’humidité moyenne et parfois
même les endroits secs; grimpe le long des tiges des plantes; ne craint pas
le soleil; espèce polymorphe (1 des pays de plaines ne pénétrant pas dansles
1. La spire est plus ou moins déprimée; les formes déprimées et de taille assez grande sont
les plus communes.

mzticxnan. — Tanna i 267
vallées alpines où elle ne dépasse pas 500 m. d`altitude (700 m. dans les Alpes-
Maritimes, 900 m. dans le Var) ; atteint à peine 1.000 m. dans les Pyrénées. —
Toute la France; la Corse. ` `
var ruiilabrîs Jarrnavs. ,
Ilclix Olivieri Micusun, 1831, p. 25, pl. vn, fig. 3-5 [non na FÉnUssAc]; 11. rufi·
labris Jizrrnnvs, Trans. Linn. Sac. Landon, xvx, 1833, p. 509; DUPUY, 1850, p. 207,
pl. ix, fig. 7; Locztnn, 1894, p. 110, fig. 132-133 [: Ilelix leptomp/mla et
II. Guerbnisi Bouncuiciwrr; II. avarice Locsnn] T/oeba carthusiana var. rufila- ‘
bris Gammiv, 1929, p. 280. - Animal noir ou noirâtre avec une ligne blanche
sur le cou et un manteau bleuâtre ou noiràtre maculé de blanc ou de jaune
(animal blanchâtre ou jaunâtre clair avec manteau de même couleur parsemé de
taches bleuàtres ou rousses irrégulièrement distribuées chez le Th. cart/zusiana
Mütp. type). -— Coquille plus globuleuse; spire plus élevée; ouverture mieux
arrondie; test solide, brillant, lactescent avec 2 bandes d’un blanc mat peu
marquées, généralement roux fauve ou rougeâtre assez vif au voisinage de
l'0uverture; taille constamment plus petite. - L. 6-8 mm.; D. 8-10 mm.-
Habite sur les talus, au pied des végétaux ou sur les tiges des plantes, notam-
ment sur les tiges sèches des Ombellifères, presque toujours dans les stations .
très sèches et arides. A peu près toute la France, mais surtout commun dans les
régions côtières de l’Atlantique et de la Méditerranée. .
3 bis. Th. lamalouensis Ravmzs. i
Helzà lamalouensis Bnvzsns, Ann. de Malacvl., I; 1870, p. 34; Locann,
18911, p. 110. `
Coquille globuleuse; spire conoïde un peu haute, formée de 6-6 1/2
tours, le dernier arrondi, plus convexe en dessous qu‘en dessus; sutures
bien marquées; ouverture arrondie, presque droite, à bords marginaux
réunis par une faible callosité; péristome avec bourrclet interne roux;
même test que celui de la var. ru/ilabrzs Jsrr., mais plus mince, avec le
bord de l‘ouverture d‘un brun rougeâtre; taille petite. - L. 6,5 mm.;
D. 9 inm.
Habite les stations humides, même marécageuses. Prairies de Lamalou-les-
Bains (Hérault); environs d'Avignon (Vaucluse), de Décines (isère); retrouvée
dans les prés marécageux du bassin de Genève [J. Fltvnn, 1927, p. 127]. Espèce
encore peu connue, qui est peut-être la forme hygrophile de la var. rufîlabris
Jsrr:
S.·G. Cyrnotheba Gnmuam, 1929.
Appareil génital dépourvu lle glandes multifides et de sac du dard; appen-
dice du vagin moins développé que chez les Thcba sensu stricto; pénis avec
assez long flagellum presque capillaire contourné sur lui-mème; vésicule sémi-
nale grande, sans diverticulum (fig. 207). `
Coquille comme chez les Theba du groupe du 7%. cemenelca Russo, mais
avec test très légèrement! hispide. -

268 nioimusouns 1·n1m1as:r1zns·a1· FLUVIATILES
—— Coquille subglobuleuse déprimée; spire subconique peu élevée.
le dernier tour subearéné à sa naissance. . Th. corsica, p. 268
—— Coquille globuleuse; spire conique un peu haute, le dernier
tour bien arrondi .......... Th. pcrlevis, p. 268
1. Th. (Cyrnotheba) corsica Snurrmzwoirrn (Fig. 207).
Helix corsica SnU'rTLE\v0a·r11, 1843, p. 15~et 1852} p. 294; lVloQUiN·
Tiivuon, ll, 1855, p. 214, pl. xvr, fig, 37; Theba. (Cyrnotheba) corsica Gna-
Mam, 1929,,p. 282.
Coquille subglobuleuse déprimée, convexe en dessus, assez bombée
en dessous, étroitement ombiliquée; spire subconique peu élevée, formée
x.--
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Frs. 206 et 207. — 206. Theba œmenelea Risso. Appareil génital; :0, appendice du vagin.
— 207. T/zeba tûymothcba) corsica Suurrrswouru. Appareil génital; rv, appendice du
VB·g1H· ·
de 5-6 tours subconvexes, à croissance progressive, le dernier assez grand,
subcarénélà sa naissance (très caréné chez les jeunes); sutures assez
marquées; sommet obtus; ouverture bien oblique, subarrondie, a bords
convergents et assez rapprochés; péristome simple, tranchant, avec
épaississement interne à peine indiqué; bord eolumellaire bien arqué,
élargi et réfléchi sur Pombilic; test. mince, subpellucide, très fragile, brun
fauve ou corné jaunâtre, unicolore, garni de très lines stries longitudinales
obliques et de rares poils très courts. —- L. 9,5 mm.; D. 15 mm.
Habite les talus, les fentes des vieux murs, sous les pierres, au bord des
chemins, souvent. sous les feuilles de Figuiers couvrant le sol; animal nocturne,
casanier, ne sortant que rarement de son repaire. Presque toute la Corse, mais
' rare partout : environs de Bastia [B. F. Bmnxsn]: Omessa, Vizzavona, San-
Martino (Cap Corse), Bonifacio, Ajaccio [E. Cizxor}; vit également en Sardaigne
[G. B. ADAMI, B. F. BLATJNERJ.
2. Th. (Cyrmtheba) perlevis Suurmnwowru.
Helix perlevis SHUTTLEWVORTH, 1852, p. 295; Tnvoiv, Ill, 1887, p. 181,
pl. XLI, fig. 4-6; T/zeba (Cy1·n0theba)pc1·Ievzs Gsnimmv, 1929, p. 283.
Coquille globuleuse, très étroitement ombiliquée; spire globuleuse
conique un peu haute, formée de 6 tours bien convexes à croissance

_ . nnnxcinan. — Tanna 269
régulière assez rapide, le dernier grand, bien arrondi; sutures assez mar-
. quées; ouverture arrondie à bords marginaux écartés et subconvergents;
péristome droit avec très léger bourrelet interne; bord columellaire arqué, ·
réfléchi sur l‘ombilic; test très mince, pellucide, eorné pàie, unicolore,
garni de stries longitudinales très fines et de poils petits, très caducs, '
rarement bien visibles. — L. 11 mm.; D. 14 mm.
llabite sous les pierres, sur les talus gazonnés; mêmes habitudes nocturnes
que le Th. corsica Suurrt. lle de Corse : col de Teghime et fontaine de Suerta
aux environs de Bastia; Vezzani, Pioggiola, San-Martino (Cap Corse)
[E. Caztor]; forêtde la Rcstonica [DP P. Haenmuüttsn]; vit aussi en Sardaigne
[B. F. Bmtmen].
S.·G. Allsfordia Tavnon, 1917.
Appareil génital très simple, dépourvu de glandes multifides, de sac du dard
et d`appendice du vagin; pénis avec un muscle rétracteur
Coquille petite. subglobuleuse, très étroitement ombiliquée; péristome
simple, sans bourrelet interne; test mince, fragile, hispîde.
Th. (Asl1fordia)granulata (Tumox) Atnsn.
Helix hispida Moxvncu, 1803, Suppl., p. 423, pl. xxm, fig. 3 [non
Ltmxé] H. granulala Tunroiv in Annan, Trans. nat. Hist. Nort/zum- .
berland, I, 1830, p. 39; H. psaluroc/zœta Bounenxenxr, 1860, p. 97,
fig. 1-4; Locann, 1894, p. 118. -·— T/zebagranulata Genmmv, 1029, p. 284.
Coquille subglobuleuse un peu élevée en dessus, bombée en dessous; ·
ombilic presque ponetiforme; spire conique_ formée de G tours assez con-
vexes à croissaneeregulière, le dernier médiocre, arrondi; sutures mar-
quées; ouverture oblique, assez arrondie, à bords marginaux écartés .
et médiocrement convergents; péristome simple, aigu, sans bourrelet
interne; bord columellaire arqué, réfléchi sur l‘ombi|ic; test très mince,
très fragile, transparent, jaune pâle (roux vineux près de l’ouverturr),
garni de stries longitudinales obliques un peu fortes; de malléations déli-
cates et couvert de poils cour_ts, blanchàtres, peu caducs. —,L.°6·7 mm.;
D. 9 mm. - ' `
Cette espèce, assez commune dans certaines localités des lies Britanniques,
a été signalée, par J.-R. Bouneoiemtr, à Morlaix, « sous les pierres, près du
mur de l‘hôpital, en descendant vers le ruisseau du Relec ».
S.·F. des·HELICELLINAE
Cette sous-famille constitue un groupement homogène réunissant les nom-
breuses espèces désignées souvent sous le nom de Xerop/nla; ses caractères
anatomiques peuvent étre ainsi résumés : ‘ _

270 Monnusouns rnnnnsrnns ET rnuvxmxnns
Muscle rétracteur du tentaicule oculaire droit passant à gauche de l’appareil
génital, comme chez les Thebznae et contrairement à ce que l’on observe chez _
. tous les autres Hélicidae de la faune paléarctique. Appareil génital rglandes
multifides en forme de tubes et en nombre variable, mais toujours insérées
individuellement sur le vagin; pénis gros et court, avec épiphallus et un fla-
gellum peu développé; canal de la vésicule séminale sans diverticulum; sac du
dard simple ou double accompagné ou non de sacs accessoires; dard droit ou
recourbé avec, rarement, 2 arêtes saillantes à sa région terminale (Cemuella);
quelquefois, sous la poche du dard, un organe particulier en forme deisac
(appendiculozo) inséré sur le vagin et de fonction inconnue (sous—genre Tro-
choidea).
Coquille de forme très variable, aplatie, turriculée ou, plus généralement,
globuleuse conique; spire ordinairement à tours arrondis. bien plus rarement
anguleux ou carénés; ouverture subovalaire; péristome avec bourrelet interne;
test blanc ou blanchâtre, parfois porcelanisé, unicolore ou orné de bandes colo-
rées., `
Ifhabitat de la sous·famille embrasse une grande partie de la région paléarc-~
tique avec maximum de développement dans les contrées circaméditerranéennes;
les sous-genres les plus caractéristiques (Xeromagna, Cemuella, Troc/midea)
sont d’origine récente et ne se montrent, à l’état fossile, que dans le Quator-
naire le plus voisin de nous.
_ TABLEAU nus cannes ET nus sous-cannes.
1—. Un seul sac du dard .............. _. 2
.. 2`ou 4 sacs du dard (Heficella pr. p,). .,...... ·. 4
2. Glandes multifides bien développées; coquille plus ou moins glo-
buleuse (Helicella pr; p.): _ ............. 3
— Glandes multifides peu développées ou nulles, un très long'
' appendiculata inséré sur l’atri1im génital; coquille turriculée,
bulimiforme ..... _ ..... G. Cochlicella, p. 315
3. Dard sans arêtes saillantes; coquille de taille relativement petite.
étroitement ombiliquée, déprimée ou subdéprimée. ." . . .
......... È .... S.-G. Caudidula, p. 271
. - Dard.avèc 2 arêtes saillantes à son ektrémité; coquille assez
grande, ombiliquée, globuleuse, plus ou moins conique en dessus.
. .   ........ ` . . . S.—G. .Cernuella, p. 301
4. 2 sacs du dard; coquille variable ..... _ ...... 5'
—- 4 sacs du dard dont 2 sacs accessoires vidés; coquille assez ·
petite, subdéprîmée en dessus, convexe en dessous, spire à tours
arrondis, test plus ou moins fortement strié .......
............. S.-G. Helicopsis, p. 279
5. Au moins un sac du dard avec dard, l’autre sac pouvant être-
vide. . .. ......  ,.   .' .... 6
L- Pas de dard; coquille trochoïde subaplatie en.Llessous, à spire
. conique et à tours arrondis ou orénés.· SÃ-G. Trochoidea. p. 310 ·

uzmcinan. —— 1xs1.icm.r.A. 271
6. 2 sacs du dard distincts .............. 7
— 2 sacs du dard plus ou moins réunis mais avec 2 dards; coquille
très.déprimée, plane en dessus, convexe en dessous, à tours
aplatis en dessus et fortement carénés à la périphérie ....
............... S.-G. Jacosta, p. 309
7. Coquille plus ou moins grande, jamais hispide ....... 8
-— Coquille petite, hispide; 6-8 glandes multifides .......
. . . _. . .......... S.-G. Xerotrîcha, p. 281
8. 2 sacs du dard placés d’un seul côté du vagin ....... 9
— 2 sacs du dard égaux placés symétriquement par rapport au
vagin·et contenant chacun un dard normal ........
............ S.-G. Helicella, s. str., p. 283
9. 2 sacs du dard inégaux, l’un rudimentaire avec ou sans dard, '
_ 1’autre normal avec un dard arqué; coquille largement ombili-
quéec ......... · . . S.-G. Xerocincta, p. 290
— 2 sacs du dard très petits, le plus grand avec un dard; coquille
grande, très largement ombiliquée. . S.—G. Xeromagna, p. 292
G. HELIGELLA na Fénussic, 1821.
[llclicelle nz LAMARCK, 1812; [Ieliceüa Risso (pars), 1826; Pitsaav, 1894 (non ·
Helicella Gum: et \V0onwAan, 1921)].
Les caractères généraux de ce genre correspondent sensiblement à ceux de
la sous-famille; les particularités seront précisées à propos de chacun des
sous-genres. .
La systématique des llelicella est difficile. Ce genre lui-méme, universelle-
ment adopté, a été rejeté par G. K. Gum: et B. B. \Vo0nw.mn sans raisons _
suffisantes et appliqué, par ces auteurs, aux llyalinia. (sensu stricto): ils ont
ainsi créé une confusion très regrettable. Heureusement, leur opinion ne peut
être lsuivie, même en observant strictement les lois de la nomenclature.
S.-G. Candidula Konaxxr, 1871.
[Xerophila IIELD, 1837 (pars); Theba Back, 1837 (pars) [non Rissol; Helicella
MOQUIN•TANDON, 1855 (pars); Szriatinella Cnassnv, 1876 (pars)].
Animal assez grand, vermiforme, garni de tubercules serrés, assez petits et
allongés; orifice respiratoire petit, subovalaire, à bords noirâtres. Màchoire
médiocrement arquée avec 8-12 cotes inégales, un peu écartées, denticulant
peu les bords. Appareil génital : 4-8 glandes multifides; un sac du dard uni-
que, de taille variable, renfermant un dard; pénis gros et court, prolongé par
un épip/zallus plus long que lui et par un llagellum très court; vésicule sémi-
nale assez grosse, irrégulièrement ovalaire, munie d’un canal relativement
court,,sans·diverticulum; vagin bien développé; partie libre de l'oviducte
relativement longue (fig. 209).

272 Monwsouizs Tsanusrnns ET rpuvxnines
Coquille subglobuleuse; ombilic médiocre; spire à tours convexes, le
dernier arrondi; ouverture obliquement arrondie; péristome avec_un bour-
relet interne; test solide. strié, ordinairement orné d‘une étroite bande supra-
médiane.
Les espèces habitent presque tout le système paléarctique. _
1. Test garni de stries fortes plus»ou moins costulées. .... 2
— Test garni de stries fines ou très fines ......... 6
2. Test orné de bandes, ou de bandes et de macules ..... ' 4
- Test blanc, unicolore (rarement avec traces de bandes presque '
effacées). .............. ‘ ..... 3
3. Ombilic étroit .......... H. (0.) Danîeli, p. 277 '
- Ombilic assez large, laissant voir presque tout Penroulemcnt
interne ............ H. (C.) Rümburi, p. 276
4. Coquille subdéprimée; dernier tour comprimé ou subcaréné;
périslome avec bourrelet interne. .......... 5
— Coquille subglobuleuse; dernier tour parfaitement arrondi; péri-
stome sans bourrelet interne ..... H. (C.) Geyeri, p. 278
5. Spire subconoïde déprimée; péristome avec bourrelet interne
bien marqué ......... H. (C.) rugosiuscula. p. 277
——— Spire plus déprimée; péristome avec bourrelet interne à peine
' marqué ............ H. (C.) oreina, p. 277
6. Bord columellaire arqué, assez long; test garni de stries fines. 7
—'Bord columellaire à peine arqué, très court, subcalleux;
coquille subconique en dessus, assez renflée en dessous, test
solide, à stries très fines ou presque effacées et avec le plus
souvent 1 fascie supracarénale brune bien colorée .....
.............. H. (G.) unifasciata, p. 272
7. Coquille subglobuleuse plus ou moins déprimée; ombilic assez
. large. .................... 8
—— Coquille globuleuse. sub*ecIiforme conique en dessus; ombilic _
étroit ............ H. (G.) intersecta, p. 274
8. Coquille subglobuleuse, ombilic assez ouvert .......
............... H. (C.) Gigaxii, p. 275
— Coquille subdéprimée; ombilic mieux ouvert; taille plus _forte.
........ H. (C.) Gigaxii var. heripensîs, p. 275
1. H. (Candidula) unifasciata Ponuzr (Fig. 208-209.; pl. vu, fig. 209-
210). ‘
Helix um}"uscz'ata Poxuur, 1801, p. 81 (non Prnxsren] ; Moeum-Taxnou,
ll, 1855, p. 234 (pars}, pl. xvu, fig. 36-41; Locann. 1899, p. 165, fig. 215-
216 [2 Helix bidentata. Dnarammun, 1801, non Gniumx; H. tlzymorum
Amun, H. cundzdulu Srunua, non KENDALL, H. cenisia un Cnanrenrmu
(pars); H. spz'r·z'lla Wusrunnusp, H. acmella Buarnmn; H. ilicelorum et
H. belloquadrica MABILLEQ H. aurzgeranzz et H. bad1gerensis·FAn;0·r;

nrnxcnnus. —— nsnxcanm 273
II. Mouqueroni, II. acoamùz, II. alcwana, II. ussatcnsis, II. micro-
p/iana et II. lanisconenszlr Bouncuxcuxrq II. arelatcnszk, II`. elimôc-
n'sz'amz et H. garocclûma Locann]. — Helicclla unz}"ascz'ata· Gnnuauv,
1929, p. 291.
Coquille subglobuleuse légèrement déprimée, mais un peu conique en
dessus, asse: ren/Iëc en. dessous; ombilic moyen, très profond, évasé,
laissant voir une
partie de l`enr0ulc-
mcnt intcrno de . _
Yavantderniertour; _.,a«-.
spiro subconique ‘@!'-En ` _
formée de 5-6 tours ‘f’T"'T““É“‘T""S.É`ÈÈi · À
assez convexes, le _ · `
dernier arrondi (va·  
gucment comprimé .2.02é 2,084,
à sa naissance chez f__
les jeunes) ; sutures ' en
bien marquées; I
sommet obtus, lis- p
se, foncé, brillant;
ouvcrturo oblique, — ____ od!
subelliptiqucarron-
die à bords margi- pd.
naux médiocrement ~ i 0--
rapprochés et con- Ã  ml .
vergents; péri- /  "'â «
stome 'droit avec   _
épais bourrelet in-
terne blanc ou b1an·   —
chàlre plus accen— T   pe- ~ -
tué sur le bord [L- îl '
inférieur; b0rd· co-   _ __ __O,, ,
lumellaire très È
wu"' a P(?m° al" rm. 208 et 209. —- 208. zmzœzm (candidate) unsrmmza
qué, Parfois Cal' Ponuzr. Coquille >< 3,5. —· 209. Appareil génital
ieux; test solide, `
épais, crétacé, blanc un peu grisâtre avec généralement une seule bande
supracarénale brunâtre ou fauve et un nombre variable de bandes infra-
carénales plus étroites continues, libres, soudées, flammulées ou réduites '
à des points; stries longitudinales obliques, fines, émoussées. Épiphragme ·
mince, transparent, membraneux, très lisse. ·—— L. 3-5 mm. ;, D. 5-7 [-8]
mm.
Espèce xérothermique habitant. les stations sèches et rocailleuses, les prai- s
ries maigres, sur les herbes, plus rarement sur ies tiges des plantes basses;
18

274 iuonwsoues Tnnnesrass mv rnuvmrinns
commune depuis les plaines basses jusqu’aux prairies alpines; elle.atteint
1.600 m. d’altitude dans le Jura, 1.750 m. dans les Alpes de la Tarentaise
[G. Commons] et 1.880 m. au Mont.-Cenis [F. Duuovr et G. l\lon1·m.m·] (C’est la
forme candidulw Srunea qui habite ces hautes altitudes). Commune, toute la
France, mais beaucoup plus rare dans le Nord; ne vit pas en Corse; répandu
dans les dépôts quaternaires de la vallée du Rhône, des environs de Nice, ete...
Cette espèce montre un polymorphisme di/fus extrèmement étendu qui a
conduit à la création de nombreuses espèces sans valeur; on en trouvera une
étude 1·ésumée dans mon travail de 1929 (p. 293 et suiv,).
var. gratîosa Srumsn.
Helix gratiosa Srrunsn, 1820, p, 87; Locnnn, 1891, p. 165, fig. 217-218 [: H.
candidula var. major ne Cnanreyrnzn; Hmanclidula DUrUY[pars),pl. xm, fig.3a,
3 b, 3 c] ;1[elicella uni/tzsciaza var; gratiosa Geaminx. 1929, p. 295. -— Coquille
de forme plus nettement conique en dessus; spire a tours un peu moins
convexes; ouverture mieux arrondie; péristome bordé d’un bourrelet parfai-
tementmégulier et uniforme: test plus brillant, garni de stries longitudinales
très fines, parfois presque effacées, obliques et serrées; taille plus forte. —-
L. 5-6 mm.; D.9-11 mm. - Régions suhmontagneuses et montagneuses; ne
dépasse cependant pas 1.200 m. dans les Alpes du Valais [J. Pxncrrr]. Bare en
France : région de Saint-Jean-de-Maurienne, jusqu’a 5î0 m. d’altitude [F. Denon
et G. Mon1·11.Lm·].
2. H. (Candidula) fnf;BI‘S6Cf3a P01RE'r [Pl. vu, fig. 217 et pl. xx, fig. 278].
_ Helix intersecta Pomnr, 1801, p. 80, 81; Micnnun, 1831, p. 30, pl. xiv,
fig. 33-34; NIOQUIN-TANDON, ll, 1855,]). 2!i1, pl. xvm, fig. 11-12; Locnnn,
18%, p.,182, fig. 231-232; [: H. striata. Dnnranmen [pars), non Münnnn;
HJ caperala. Moumcu [pars); H. ignota BIABILLEQ II. herbarum et
° H. oliszjypensis SERVAIN; H. subzhtersecta et H. pictoïzzmz Bouauuxoxnrl.
—— Helicella intersecta GERDIAIN, 1919, p. 295. i
Coquille globuleuse plus ou moins subdéprimée, légèrement subtecti-
forme conique en dessus; ombilic assez profond. étroit, ne laissant voir
qu’une faible partie de Penroulement interne de l’avant—derniertour; spire
formée de 5-6 1/2 tourssubconvexes, aplatis-déprimés contre les sutures,
le dernier grand, un peu subcaréné ou comprimé a sa naissance, puis
bien arrondi, lentement déelive; sutures assez marquées, un peu larges;
sommet subaigu, légèrement saillant, lisse; ouverture oblique, presque
ronde, à bords marginaux très convergcnts; péristome droit avec bour-
relct blanc ou roux mieux marqué au bord inférieur; bord columellaire
arqué, un peu· court, réfléchi sur l’ombilic; test mince ou assez mince,
solide, opaque, blanc grisâtre, orné de bandes fauves interrompues
' (formant des taches ou maculatures irrégulières}, garni de·sLries longi-
tudinales serrées, tiliformes,·bien marquées. Epiphragme très mince,
flexible, transparent, plt, irisé. -— L. 6-8[-9] mm.; D. 7-10 [11-13] mm.
· Ponte de mai en octobre-novembre; oeufs globuleux, de 1 mm. de diam.,
entourés d’une membrane nacrée à peine brillante.

‘ m~:x.ic1nAE. — HELICELLA 275
Espècexérothermique vivant sur les pelouses, sur les talus, au bord des
chemins, sur les coteaux secs, arides, exposés au soleil; se fixe fortement aux
plantes herbacées, aux murs, aux palissades; a une préférence marquée pour
certaines plantes (Sarothamnus scoparius L., Tanacetum vulgare L.), — Com-
mun, toute la France, mais particulièrement l`Ouest où il remplace l’IIeli-
cella Gigzmii ne Cnam-.; rare ou très rare·dans le Sud-Est; inconnu a l'état
fossile. I
3. H. [Candidula) Gigaxii nn Cimaraxwxnn (Pl. vn, fig. 211-212; pl. ix,
fig'. 277 et pl. XII, fig. 367).
Ifelix caperatcz var. ti (}¢Qqaxz'z' ne C11Ani>E1vTu·:n in l"FE1rFEn, I, 1848,
p..l67; [I. Gzl,ga.w'z' Prmrran, in Syst. Conchyl. Cab., 1848, n° 812,
pl. 128, fig. 23-28 [: Ilelùr derogata ROSS)lÃSSLER; [If dz'nz`e1zszÉs· RAM-
nun; II. Le Jlcslei l`1ABlLLE§ II. scrupea Bouncuxoxxr; II. scrupellina
Fnoor; II. idmziea, II`. arga, II. seitulosa et IL lauraguaisimza l.0cAnn].
—— Ilelicella (}z}_ra.zz`z`GnnMA1N, 1929, p. 297.
Coquille plus ou moins globuleuse déprimée, à peu près aussi convexe
en dessus qu'en dessous; oinbilic assez large, profond, évasé, laissant
voir de 1/4 à 2/3 environ de l’enroulement interne de l‘avant—dernier
tour;. spire formée de 4 1/2-5 1/2 tours convexes, le dernier tour subcom-
primé à sa naissance, puisarrondi; sutures assez profondes; sommet
subobtus, lisse; ouverture oblique, subcirculaire, à bords marginaux
rapprochés; péristome droit, tranchant, avec fort bourrelet interne
·l>lancht\tre; bord columellaire arqué, un peu réfléchi sur l’0mbilie; test
solide, épais, crétacé, jaune roux clair, avec bandes brunes, les supra-
carénales conlinuées en dessus (libres; soudées, continues, ponctuées
ou llammulées), les infracarénales généralement réduites à des taches
ou à des points; slries longitudinalcs assez fortes, obliques. —— L. 3,5-7
'[-7,5] mm.; D. 5,5-14 [-15] mm. ` .
Espèce xérothermiquc, habitant le long des chemins, les bords des champs,
sur les talus, de préférence dans les endroits secs; souvent fixée sur les tiges
des plantes herbacées, surtout lorsqu'elles sont sèches, sur les murs, les palis-
sades; ne s`élève pas, dans les Alpes, au-dessus de 8004.000 m. d`altitude.
Commun, presque toute la région méridionale; ne remonte pas, vers l`l£st,
au delà du département de la Saône·et·Loire (‘),
var. heripensis l\Inuu.1.e (Pl. vm, fig. 243-244).
llelim heripcnsis·l\lAi11LLa, Bull. Soc. zoolog, France, 1877, p. 304; Locauo,
1894, p. 175, fig. 225-226 [: II. solaciaca, II. loroglossieola, II. Thuillieri,
Il. Jousseaumci et II. lugdunica. MAMLLE; II. pouzouensis, II. crouziliana et
ll. margieriana Faoor, II. menelica SERVAIN; II. valcourtiana, II. accnlrophala,
II. gesocrilmtensis, II. Groboni, II. lièurancnsis, II. nomep/zila, lI._ Veranyi, `
II. ruida, II. mauriana, Il. Przuli, II. philora, II, velaviana, II. Coumgnei,
ll. ncentroriip/zala, 11:sg.mea, II. paephaga, II. Taillanderi et II. gavarnica
4. Encore ne s'aglt-il que de la seule forme idcmica Loc.tnn. on peut considerer l'Helicella
Giyaxii type comme une espèce franchement méridionale.

276 MOLLUSQUES 'rsnmzsrnes ET FLUVIATILES ·
Bouacnxcuu; H, xotosana COUTAGNEQH. pu lareacensis, H. Grinmlclii et H. num-
mulizim Citzxor}- Helicclla Gigaxii var. fzcripensis Gxnnsm, 1929, p. 300. ·-
Coqnilleaubdépniméc, iconveuce en dessus; nmbilic moyen, bien ouvert, laissant
voir environ les 2,f3de l`euroulement interne de l'avant—wlezmier toumspine sub-
convexe, formée de 5-6 tours légèrement convexes à croissance lente, le
dernier arrondi; suzures médiocres; sommet obtus, lisse; ouverture oblique,
ovalaire-arrondie; péristome droit, tranchant; avec bourrelet interne blanchâtre
ou blanc pur; bord columellaire arqué, nettement réfléchi sur l'ombilic; test
solide, crétacé, snbopaque, généralement avec plusieurs bandes brunes varia-
bles; stries fines, assez rapprochées. —- L. 5-8 mm.; D, 8-15 mm. - Même
habitat que le type Gigaxii, mais fréquentant volontiers des stations un peu `
plus humides. Presque toute la France, mais très rare ou absent dans l'Ouest;
existe dans le Quaternaire rcent de Nice (avec une forme peu différente,
l'Heliur Camaret Cizior et Mwnr).
L'étude du polymorphisme très étendu de cette variété (cf. L. Gnnuauv, 1929,
p. 302-303) conduit à distinguer :
at) Une forme de grande taille, atteignant parfois 15 mm. de diam., à ombilic
relativement ouvert et au test soit unicolore, soit orné de bandes peu colorées
[/1e7·z}Jensz`s —-(— Zugclunica —(- Thuillieri —]- Taillanderi -(— solaciaca .(· l0r0gl0s·
sioolo, etc,]. C'est la forme septentrionale à laquelle on peut conserver le nom
de var. Izeripensis lthnxtts.
' B) Une forme de taille plus petite, au test plus solide, plus crétacé, très sou-
vent orné de bandes continues relativement larges et vivement colorées [zolo-
sono-(-· Gr*obon1Ã~(-Jcenelica -1- Vera,nyi-(- Valcourti, etc...]. (Test la forme méri-
· dionaleà laquelle on peut attribuer le nom.de var. t010.sa11a. Couracuiz.
5. H. (Candidate) Ramburi Mlnxrtu.
Helzlr Hczmburi lllABILLE, 1867, p. 28; LocAnn, 18%, p. 156 [: Helix
ar·beut0p/zila, H. ycaunica, Hl carcusiaca. et H. philomiphila l`lABILLE;
H. llypaena, Bouneuicxyrl. — Helicella Hamburi Gunmam, 1929, p. 303.
Coquille subglobuleuse déprimée, peu convexe cn dessus, assez bombéc
en dessous; ombilic assez large, laissant voir presque tout Yenroulement
interne; spire assez déprimée, légèrement subconique, formée de 5-
5 1/2 tours subétagés à croissance un peu rapide aux 2 derniers tours;
dernier tour grand, arrondi; sutures bien marquées; sommet obtus; péri-
stome droitavec bourrelet. interne blanc; bord columellaire arqué, àpeine
réfléchi sur l‘ombilic; test solide, épais, blanc, subopaque (rarement
avec quelques bandes brunes presque effacées); tours embryonnaires avec
stries d'une grande ténuité, les autres garnis de stries Zongitudmoles cos-
tulées rendant la coquille rugueuse au toucher. — L. 3-4 mm.; D. 9-
10 mm.
Espèce xérothermïque habitant les prairies sèches, les talus, les collines
arides. Environs de Paris (Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne); les départe-
ments de la Haute-Loire, de l"Y0nne, du Rhône, du Var [J. l\1Anm.u, A. Locann];
château d'It' (rade de Marseille) [J. R, Bouaccicmrr]; Carcassonne (Aude)
[J. MAe11.1.u].

. nnnxcmw. -— mezrcssn 277
Les allinités de cette espèce ne sont pas claires; J . lthsxrw la compare à
lîlfrlicella apiaina ne Lnmsex., avec lequel elle n’a aucun rapport; elle
semble se rapprocher, par son test. costulé,.de l’Hel£cella coszulam Zxsoun; je
la crois cependant très voisine de l’H. Gigazii Csaxr.; seul Fexamen. de l'ap-
pareil génital permettra de lever ces incertitudes.
5. H. (Cslldidula) Danieli Bounourcnxr. `
[Ich'.; Danieli Boone., 1860, p. 101, pl. ï, fig. 9-11; Locsnn, 18%,
p. 157, fig. 204-205. — Helicella Danûzli Gsmmm, 1920, p. 305. _
Coquille globuleuse déprimée; ombilic étroit; spire formée de 6 tours
convexesà croissance très régulière; ouverture très oblique, bien arron-
die, peu échancrée, à bords marginaux assez rapprochés; péristome droit,
aigu, avec bourrelet interne blanc; test opaque, crétacé, entièrement
blanc, sauf le sommet qui est cerné; stries longitudinales fortes et sail-
lantes. —- La 7 mm.; D. 10 mm. ·
Habite les endroits secs, arides, exposés au soleil. Falaises de lla rade de
Brest [J. H. Bouscurcmr] ; Arcueil, près de Paris et Saint—Benoît. (Haute-Loire)
[A. Lucien]; route de Grasse, près. de Saint-Vallier (Alpes·Maritimes) ['llmrxsx,
E. Cszmrl. _ _
Cette espèce, très mal connue, est peut-être une forme de l’HeliceIZa Ran.-
bltflhMr\BlLLE.
61 H: (Candîdula) oreina F Acer; '
[felix oreùza. Fmor, (Iron. cientzf Barcelona, XT; 188â, p. 34 [= II.
nzontivaga (non Wnsrsnruun), HL suboreina, II. scz'rensz's, H. bradiigyra, _
II. campocnsis; II. subz'berz'ca·Facor ; H. submontiwzga. Locaux:]. —· Heli-
ccllzz orcina Gnnrmw, 1929,, p. 306.
Coquille subdépriméemonvexe déprimiéeen dessus, subcomprimée en
dessous; ombilic étroit, élargimr dernier tour; spire Ibrmée de 5-6 tours
peu convexes, aplntis c0ntrel·es·sutures, àt croissance régulière; le dernier
comprimé, un peu dilaté etlégèremeut déclive à l’extrémité; sutures assez
accusées; ouverture suboblique, ovalaire arrondie,. à bords marginaux
rapprochéset conxergentsg péristome aîgut, épaissiQ avec très léger bour-·
relat, interne blanc;. bord columellaire subrélléchisur Pombilic; best gri-
sâtre, garni de quelques maculatures cornées irrégulièrement distribuées,
dfune zonel fauve supraearénale et,. en dessous,. de bandes (jwsquià 5)
translucides variables. parfois absentes; stries lon gitudinalesn costuléos, .
rugueuses. -— L. 6-7,,5; mm.; D. 10%:2 mm- ,
Rare. Vallée de la Barousse et Gavarnie (Hautes·Pyrénéesl [P. Fscor]; vit
aussi sur le versan.t.espagnol : vallées des l‘Esseva et.dfA·stos [P. Fusnr, A·..Bo.
ru.1.,. F. Il/MQ.
7. H. ((lnnadrdùla)‘rug*09i¤@e¤là» Mxcxmuir (Pl. vur, fig. 229-2309*. I
Heltln ru_,g~os»'uscull¤a Mxenwn·183l*, pt 1’='i, pl. xv; fllg. 1'f-14 [non BUvx··

278 Monnusocsszrnnnssrnss nr rnnvryrxnss
cxnn, 1840]; DUPUY, 1850, p. 271, pl. xm,.fig. 2; Locmnn, 1894,p. 160,
fig. 210-211 [: Helix Paladillzei, H. vicianica, H. Jeanbernatz, H. frays-
siana, H. crema et H. deferiana Bouneuicnar; I1. callesta Biânsxcuxnir
H. idioplzya Fronnncn, H. Faleuccii et H. tourrettensis Cazior]. — Heli-
rella rugosiuscula GERMAIN, 1929, p. 308.
Coquille subdéprimée, subconoïde en dessus, un peu bombée en dessous; ·
ombilic étroit, profond, à peine évasé, laissant voir l`cnroulemcnt de
l’avant-dernier tour; spirc peu élevée, formée dc 4 1/2-5 1/2 [-0] tours peu
convexes. à croissance d‘abord lente, puis plus rapide, le dernier grand.
subanguleux ou subcaréné à sa naissance, puis arrondi vers l’ouverture,
légèrement déclive; sutures bien accusées mais peu profondes; sommet
subconvexe un peu saillant, garni de très fines stries (visibles à un gros-
sissement de 15 au moins); ouverture très oblique, subovalaire, à bords
marginaux écartés et subconvergents; péristome droit, aigu, avec bour-
rclet interne blanchâtre; bord columellairesubréfléchi; tesl; solide, cré-
tacé, blanc grisâtre, orné de bandes d’un brun foncé (ordinairement 1 ou
plusieurs très étroites en dessous et une plus large en dessus) et de·
maculatures irrégulières; stries longitudinales obliquement subondulées,
' _fortes, presque costulées, tozyburs mousses. -—— L. 4,5·5 mm. D. 5-8 mm.
Habite les stations sèches (plus rarement les endroits un peu humides
comme les berges des ruisseaux), sur les talus, dans les prairies maigres,
parmi les herbes des pelouses, souvent dans les jardins, les terrains maraî-
chers, toujours _à bonne exposition; s’élève'jusqu`à 1.052 m. dans les Alpes-
Maritimes, à l’est de Saint-Vallier [DP Gunsnann] et à 1.300 m. aux environs de
Lachens, dans le Var [P. Brîasiwuianj. —- Espèce essentiellement méridionale
ne dépassant pas, vers le Nord, le département de la Drome (départements des
Alpes-Maritimes, du Var, des Bouches-du-Rhône; de Vaucluse, de la Drôme;
du Gard, de l'Hérault, du Gers, de l’Ariège, de 1‘Aveyron, de la Haute-Garonne,
dela Gironde); très rare en Corse, à Olmetta, dans le Nebbio (E. Cazior]; l`0s-
silo dans le·Quaternaire récent de Nice [E. Cazior, E. Manny].
8. H. (Gandidula) Geyeri Soos.·
~ Xeroplzila Geyeri S_0os, Arch.   Mollzzskezzk., 1926, p. 96-106, pl. v;.
fig. 1-3; Ilelicella Geyeri Flxvan, 1927, p. 201, pl. xiv, fig. 1; Gnmimm,
1929, p. 310. - _
Coquille ayant les caractères de l’Hèlicella (Helicopsis) striata Münnrm,
mais de taille plus faible (L. 3,5-4,5 mm. ; D. 5—6 mm,). Appareil génital
\ semblable à celui du Candidula unzfasciata Poinnr, c’cst-à—dire avec
seulement un sac du dard.
Cette espèce est complètement indéterminable sans l’examen de Pappareil gé·_
nital, car elle ressemble absolument à 1’Helicella striaza Mürrnn. Elle vit en
Thuringe, au W'urtemberg, au Hanovre (Allemagne) ainsi qu’aux environs de
Vienne (Autriche) et en diverses localités du bassin de Genève (Suisse). J. Iüvni:
[1927,.p. 202] pense que « quelques exemplaires dela collection Bourguignat,

mzmcxnau. - mtmcenna 279
provenant de Metz, et étiquetés llelix coszulaza Zxecman, peuvent lui être rap-
portés », Il est probable, d'ailleurs, qu'on découvrira l’1IeliceZla Geyeri Soôs
dans Fest de nos départements de l’Ain et du Jura.
S.-G. Helîcopsis Fxrzmcsn, 1833.
[Xerap/iila Ilenn, 1837 (pars); Strialinella Ctsssm, 1876 (pars); Striatella \Vss-
·ran1.uxn. 1876 (pars); Martha Waexsn, 1914].
Animal assez grand, vermilorme, ressemblant à celui des espèces du sous-
genre Candidula. lllàchoire avec 5-6 côtes; radula avec dents médianes symé- '
triques et tricuspidées;
dents latérales et mar- ' ’_
ginales asymétriques
et tricuspidées. Appa- -—(*
reil génital : 4 glandes '/ ”''` ml
multilides disposées en --ë
verticille, cha ue glan- ` ; _
de divisée dèg sa base ia"   
en 2 tubes qui, à leur K '    
tour,peuventsedîviser r  ,3,,, l"' ' .
(il existe alors de 9 :3 (
11 tubes); 1 sacs du lm ·
dard dont,2 vides (2 É ··)”°
sacs du dard —(— 2 sacs -   ---0v
accessoires) placés sy-
métriquement de cha-
que côté du vagin, les
sacs accessoires en de-
dans, les 2 sacs exter-  
nes chacun avec 1 dard   ,·\1\^».
en forme de pointe ar- ,,£§.' L ( / 9;,
quéeàseclionovalaire:   ""l  ,
pénis court, prolongé   ia" 
par un épiphallus cy-  ~  A '
lindrique et un court K
llagellum; muscle ré- F1o.210.—IIelicella (Helicopsis) slriata l)lliLLER. var. costulata
tracteur dupénisinséré Zuzotsn. Appareil génital.
à la base de l’épiphal- · ‘
lus; vésicule séminale avec canal assez court, sans diverticulum (fig. 210).
Coquille globuleuse ou subglobuleuse; spire à tours convexes, arrondis;
ouverture oblique, arrondie; test solide, un peu épais, garni de stries longitu-
dinales accentuées.
Les espèces de ce`sous-genre sont surtout répandues dans 1’Europe centrale.·
— Coquille subglobuleuse; ombilic médiocre; test garni de costula·
tions saillantes ........... H. striata, p. 280
-—- Coquille subglobuleuse déprimée; ombilic petit; test avec costu-
lations plus fortes et plus serrées. H. striata var. costulata, p. 280

280 MOLLUSQUBS Tunnnsrnns ET FLUVIATILES
1. H. (Helicopsis) striata Müanan (Pl. vm, fig. 241·242l. · _
Helix stricte MULLER, II, 177Q, p. 38; Daaramvaun, 1805, p. 106 (pars),
pl. v, fig. 18-20 [non de la plupart des auteurs français]; Locaan, 189Q,
p. 155, fig. 202-203. —- Helicella striam Gnnnanv, 1929, p. 312.
Coquille subglobuleuse, subomzique en dessus, assez convexe en des-
sous; ombilic médiocre, très profond, laissant voir environ la moitié de
l`enroulement interne de l’av2mt—tlernier tour; spire formée de 4 1/2-5 tours
convexes à pro/il pmfeitemerzt m·rondz' et à croissance régulière, le der-
, nier bien arrondi sur tout son développement; sutures assez profondes;
' sommet aplati, lisse; ouverture suboblique, circulaire, à bords margi-
naux rapprochés et bien convergents; péristome presque droit, à peine
épaissi, sans bourrelet interne; bord columellaire légèrement réfléchi
sur l’ombiliG? test assez épais, solide, crétacé, opaque, blanc grisâtre,
unicolore ou orné de bandes brunes variables, garni de coslulations ,·îlt'··
formes relativement saiilmztes, obliques et irrégulières. Epîphragmc
mince, vitraux. ·-—- L. !i,5—6,5 mm.; D. 7-9 mm.
Espèce xérothermique habitant de préférence les endroits secs et rocailleux,
les pelouses, le bord des champs, les talus, parfois parmi les hautes herbes.
`Très rare en France. A. Locnan 1’indique dans le Nord et I’Est mais les seuls
exemplaires de sa collection paraissant s'y rapporter ont été recueillis a Pont-
en—Éoyans (Isère); il faudrait cependant, pour affirmer Pexistence de cette
espèce dans cette région des Alpes, étudier l’appareil génital d‘individus de
provenance authentique. Elle doit vivre dans l’Est, surtout cn Lorraine, peut-
être même en Alsace; fossile dans les dépôts néolithiques de Be\·aix(lac de I
Neuchâtel).
var. costulata Z1rcr.En(Fig. 210; Pl. v, fig. 233, 235).
Helir costulata ZIEGLER in C. Prnxrrna, Ill, 1828, p. 32, pl. VI, fig, 21~22;
DUPUY, 1850, p. 275, pl. xxx, fig. 7; Locaan, 1894. p. 155 ti: Helix deana et
H. pleuresta Tassv; H. rugosiuscula Buvrorzsn (non M 1cnAUn)l, -· I/elicella strizzm
var. cosmlam Gnauam, 1929, p. 314. -— Coquille globuleuse déprimée à peine
conique en dessus; ombilic étroit, profond, laissant voir 1/3 environ de l’enrou—
lement de l’avant·dernier tour; spire formée de 1 1/2-5 tours très convexes,
subétagés, très arrondis, le dernier sans trace de compression, même à sa
naissance; mêmes caractères de Pouverture et du péristome; même test solide
et crétacé, mais avec costnles plus fortes, plus serrées, grossieres et irrégu-
lières. -— L. 5-6 mm.; D. 7-8 mm. —— Habite les stations sèches (pelouses
maigres,talus, bord des chemins) parmi leS Graminées. Peu répandue en France:
Alsace, Lorraine, départements des Vosges, du Jura, de l`Yonne, de la Colc-
d'Or, de l’Ain, `du Rhône, de l`Isère, de la Drôme; fossile dans le loess du Lyoa~
nais, dans celui des environs de Toulouse et dans les dépôts quaternaires des
environs d’E1beuf (Seine—lnférieure). (Fest cette variété qui a généralement été
désignée, par les auteurs français, sous le nom d'Heli.z‘ striom.

_ I um.icwA¤.. —-· uunxcnnu 281
S.~G. Xerotriühn DE Momrnnosxro, 1892. .
Animal grand, trapu, subtronqué en avant, garni de tubercules à peine
saillants; orifice respiratoire médiocre, arrondi, non bordé. Mâchoire peu arquée,
avec 8·10_côtes as-
sez marquées, les · ,
3-5 médianes plus F __
grosses, crénelant
médiocrement les \ /·—.
bords. Appareil gé- ’ A ·-f"·l· ·
nital : 6-8 glandes. ï  
multifides (3-1 de / J ...._. gm,
chaque côté), gé- ·
néralemeni. 8, sim- ·f x
, ples et grèles; 2 ML" Ã
sacs du dard par- il
faitement soudés °`
en haut, formant N  " ' '
un seul corps cor- ov--..- _
diformeà lobes in- __ QL--  
férieurs un peu ' X 2 _
écartés; pénis cy- , '· ____ 5 i
lindrîque, peu ,, lu § uk.
épais, avec épi· , ___ / ` ""
phallus plus long M _, l\__ (A9] ·
ueluietfla elluui - "',_  _  yz .»
gen dévelopîé ; vé- ·  
sîculeséminale I  Ef
avec assez long Fm. 211. - Ifeliœlla (Xcrowicha) ccmspurcata DKAPARNAUD.
canal sans diverti- · APP¥*1‘€ü génital-
culum (fig. 211).
Coquille déprimée. médiocrement ombiliquée; spire peu élevée à tours peu
convoxes, le dernier suhcaréné à sa naissance, ouverture oblique, ovalairc
arrondie; test mince, strié et hispide.
Les espèces de ce sous-genre habitent l’Europe méridionale; elles vivent,
en France, uniquement dans lo Midi. ,
-—— Coquille assez déprimée; spireàtours convexos ; ombilic médiocre;
test mince, peu solide; D. 5-8 mm. . . H. conspurcata, p. 281
- Coquille bien déprimée; Spire à tours presque plans; ombilic
large; test solide; D. 11-15 mm. . . H. subcantabrîca, p. 282 .
1. H. (Xel‘0(·1‘l¤h&) 60nSp¤rC&t& DRÃPARNAUD (Fig. 211; pl. vill, iig.
234-235). '
Hch'.2: conspurcata Dun., 1801, p. 93 [non l\1oimx.nr, non Bnormm.]; '
1805, p. 105,pl. vn, fig. 23-25; Durur, 1850, p. 275, pl. xii, fig. 1i;Moounv-
Tzmuoiv, ll, 1855, p. 237 (pars), pl. xvux, fig. 1-4 (seulement); Locno,

282 Monnusoues Tsnnnsrnes ET Fnuvxnrinns
1894, p. 162, fig. 212-214 [: Helix aarbonnensis Rnouinx; H. moricola
_ PALADILHE; H. illuviosa Nnvim., H. Honarati et.H. psaropsis Bonneui-
_ GNAT, Hfconspersa et H. congentilis Lociuin]. - Helicella conspurcata
GERMMN, 1929, p. 316.
Coquille déprimée, très peu convexe en dessus, bombée convexe en
dessous; ombilic médiocre, à peine évasé mais profond; spire peu élevée,
formée de 5-6 tours convexes à croissance progressive, le dernier grand, ,
subcaréné à sa naissance; sutures assez marquées; sommet obtus, légère-
ment enfoncé, lisse; ouverture oblique, ovalaire arrondie, à bords margi-
naux convergents et un peu écartés; péristome mince, tranchant, sans
bour1·elet interne; bord columellaire arqué, subréfléchi; test mince, peu
solide, subtransparent, gris roux ou corné cendré, orné de petites mar-
brures d’un corné brun irrégulièrement distribuées avec parfois 2 étroites
bandes transparentes entourant l'ombilic; stries longitudinales obliques,
assez fortes, subcostulées, serrées; test garni, de poils courts, minces,
raides, irrégulièrement distribués, caducs. Epiphragme lisse, mince,
vitreux, irisé. — L. 3-5 mm.; D. 5-8 mm.
Habite sous les pierres, parmi les décombres, dans les troncs des vieux
arbres, les trous des murailles, les fentes des rochers; fréquent au pied des
. plantes et des petits arbres (surtout des Oliviers); recherche les stations un peu
humides; s’élève jusque vers 750 m. dans les Alpes-Maritimes et 1.300 m. dans
le Var, mais rare partout au-dessus de 600 m. d’altitude. —- Commun dans toute
la France méridionale, surtout dans la région méditerranéenne : Alpes~Mari-
times, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales,
Basses-Pyrénées; la Corse : Bastia, Saiut·Florent, Ostriconi, Ile Rousse, Calvi,
Ajaccio, Bonifacio.
2. H. (Xemtricha) suhcantabrica Faeor.
Hehix cantabrica Fnoor, 1882, p. 70 [non I·linALeo]; H. tratatiana et
` H. Renei Fneor, 1882, p. 71-72. H. subcantabrica Fixcor, Cron. Cient.
Barcelona, Xl, 1888, p. 33; Locann, 1894, p. 148, fig. 194-195. — Helicella
subcantabrica GERMAIN, 1929, p. 318.
Coquille déprimée, à peine convexe en dessus, légèrement bombée en
dessous; ombilic large, laissant voir à peu près tout l’enroulement interne;
spire subconique aplatie, formée de 5 tours presque plans, le dernier assez
grand, subconvexe, subméplan près de la suture, avec carène supramé-
diane obtuse, sutures peu accusées; sommet obtus, écrasé; ouverture
oblique, ovalaire transverse, à bords marginaux rapprochés et conver-
` gents, le supérieur presque droit; péristome mince avec bourrelet interne
peu épais; bord columellaire arqué, peu dilaté sur l’ombilic; test solide,
brun jaunacé ou fauve très clair, marbré en dessus de taches rousses irré-
` gulières, garni de ·stries longitudinales obliques un peu saillantes et de
poils courts, serrés, jaunàtres, caducs et plantésdans de petites alvéoles
visibles après la chute des poils. — L. 5-6 mm.; D. 11-15 mm.

- nzmcxnas. — HELICELLA 283
Cette espèce est très distincte; elle appartient certainement au sous-genre
Xerotricha pr les caractères de son appareil génital et de sa coquille.
, Pic du Gar (Haute-Garonne), jusqu'au sommet [P. Facor], seule·localité où
cette espèce soit actuellement connue. - ·
. S.-G. Helicella sensu stricto.
[Xerophila Hero, 1837 (pars); Planatella Ccsssm, 1876].
' Animal grand, oblong, arrondi en avant, très pointu en arrière, garni de
tubercules très serrés; orifice respiratoire assez grand, ovalaire, évasé. Màchoire
peu arquée, avec 6·t0 costules sail-=« ·
lantes assez grosses, verticales, den-  
ticulant nettement les bords; rndula ___ »
avec dents médiancs tricuspidées, lt ‘ —-··l‘d'
dents latérales et marginales bicus i-
dées, les dents marginales les pliés / ._/W
externes avec 3-Q pointes. Appareil % â
génital : glandes multilides nombreu· -_)’  "gml
ses (en général 8-10 de chaque côté)
en forme de tube assez court, insérées ·
très haut sur le vagin; pénis court,
prolongé par un très«l0ng épiphallus Lg ·
cylindrique et unteourt llagellum re-   ·
courbé; muscle rétracteur du pénis   __°v
inséré sur l'épiphallus;2sacs du dard É!
placés symétriquemcntpar rapport au l"' ‘ 
vagin, réunis par leurs bases, conte-  
nant chacun un dard arrondi, bien ' 5
arqué, pointu; vésicule séminale avec   -··- _‘ll‘·   lit'
canal peu allongé, sans diverticulum _··‘»«_J,·; si
(Fig. 212, 219). ‘ " ' \ 5 '
Coquille déprimée, presque plane a (/f,
en dessus, bombée en dessous, très  
largement ombiliquée; spire aplatie à " -— _ /
murs a"°"dlS= °¤"€”“"C Oblîqueménl rm. 212. ·- IIclicella·(Hclicclla) apicina
arrondie; péristome avec bourrelet de Lwancn. Appareil génital.
interne; test solide, blanchâtre, lon-
gitudinalement strié, généralement orné d'une ou plusieurs bandes brunes.
Ces animaux habitent l‘Europe moyenne et méridionale; quelques espèces se
trouvent, en France, dans les formations quaternaires, notamment dans les
tufs de Resson (Aube) et dans le lœss de Neyron (Ain).
1- Coquille globuleuse, très déprimée en dessus, d’au plus 9 mm.
de diamètre. · .............. · .. . Ã. 2
—-· Coquille dépriméeou subglobuleuse plus ou moins conique en
dessus, d‘au moins 10 mm. de diamètre .... . .. . .. .. .   3 _

284 Morwsooss rnnnxsraxs sr FLUVIATILES
2. Coquille globulonse très déprimée ; dernier tour bien développé en
largeur; ombilie assez large ...... H. apicîna, p. 28fi
·— Coquille globuleuse suhdéprimée; dernier tour moins élargi;
ombilic plus étroit ..... ,H. apicina var. Requîeni, p. 285
3. Coquille bien déprimée en dessus; ombilic très large; ouverture
_ à bords très rapprochés .............. 5
— Coquille subglobuleuse à spire conique; ouvertureà bords peu
rapprochés. ............,..... 4-
4. Spire conique ou subccniquc; ombilic assez étroit; test fortement -
strié;taille médiocre (10-14 monde diam.). H. bollenensis, p. 285 ·
-·— Spire subconique pèu élevée, subtectiforme; ombilie large; test
très finement strié; taille assez grande (20 mm. de diam.). . .
............... H. stiparum, p. 289
5. Coquille presque plane en dessus; ombilie large ou très large. 6
— Coquille subconvexe en dessus; ombilîc moins large ....
............... H. nubigena, p. 287
6. Test jaunâtre .· . . .. ...... H. ericetorum, p. 286
——- Test blanc de craie ......... H. olivia., p. 288
1. H. apicina un lnumncx .Fig. 212; pl. vn, Hg. 213-214).
Helzkr apz'cz'mz ne LAMAMK, Vl, 1822, p. 93; Mxc1·xaun,1831, p. 33, pl. xv,
fig. 9-10; Durur, 1850, p. 273, pl. xxx, fig. 10; Mooum-Tnxnoiv, ll, 1855,
p. 232, pl. xvu, fig. 29-35; Locaao; 18911, p. 159, fig. 206-207 [: Helir
lzzlspidula Pusso; H. cenisia DE CHARPENTIER, 1837, p. 12 (pars), pl. r,
fig. 21; H. marsiana et H. citharistenszis Bounouicwnrl. -— Helicella.
apicirm Germain, 1929, p. 320. _
Coquille globuleuse très deprimée, presque aplatîe en dessus, bien
_ bombée en dessous; ombilic assez élargi, laissant voir tout Penroulement
interne; spire à peine saillante, formée de A-5 tours convexes, un peu
étagés, à croissance progressive, le dernier grand, gibbeux, subdilaté à»
Pextrémité; sutures profondes; sommet très obtus, lisse; ouverture sub-
oblique; presque ronde, à bords marginaux. rapprochés et très convergents
réunis par un enduit pellucide; péristome droit, mince, à peine épaissi en
dedans; bord columellaire très arqué; test épais, blanc grisâtre, garni en
dessus, le long de la suture, de maculatures cornées, unicolore (rarement
avec 1-2[-3] lignes spirales transparentes en dessous); stries longitudinales
très obliques, irrégulières. fortes au dernier tour; quelques poils courts et
caducs. Epiphragme d’été mince. membraneux, transparent, lisse, irisé;
épiphragme d’hiver· blanc, opaque et suberétaeé. —— L. 3,5-5 mm.;
D. 6,5-8-9 mm.
Oeufs globuleux de 1,5 mm. de diamètre, à enveloppe résistante, membra-
neuse et nacrée. ‘
Habite les prairies, les champs, sous les feuilles mortes ou sous les pierres
_ entourées de gazon, dans les stations un.pen humides; recherche les terrains

' m·:1.1c1oAs. —-· l-IELICELLA 285
cultivés; bien plus rare. dans les bois; aime beaucoup le voisinage de la mer et
ne dépasse guère 600 m. d'altitude. —— Commun, presque tout le Midi, surtout
la région méditerran ienne: Alpesôlaritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Hérault,
Gard, Pyrénées-Orientales, IIaute·Garonne; commun en Corse: Bastia, Saint-
Florent, Bonifacio,. '
var. Requieni Moouxn-Tmoox.
Helix apicina var. Requieni i`l0QUlN·TANDON, II, 1855, p. 232; 11. Requieni
L0cAnn, 1894, p. 158. Ilelicella apicina var. Requieni Gnnmix, 1929, p. 322.-
Coquille globuleuse subdéprimée; ombilic assez étroit; spire formée de t-5 tours,
lo dernier grand, relativement peu développé en largeur, bien arrondi, gibbeux
en dessous; sutures profondes; mêmes caractères de Fouverture et du test. —
L. 4,5-5 mm.; D. 6-7,5 mm. -— Cette variété se distingue par·sa forme plus
globuleuse, son ombilic plus étroit, sa spiro un peu plus élevée avec un dernier
tour légèrement contracté et bien moins développé en largeur. Elle vit avec le
type; commune dans toute la Provence et les Alpes-Maritimes, vit également en
Corse, notamment aux environs de Bonifacio. ·
2. H. bollenensis Locaxm (Fig. 213-218; pl. vr, fig. 174, 181). '
· Helzir boZ[l}enensz`s Locanu, 1882, p. 96, 323; 1894, p. 152, fig. 198-199.
[: II. lauracina, H. vz'scmz'ca ct H. earpensoractezzsis l·'Aco1·; H. robi-
nizzmi Bouncurcrmr; H. Bolli Sreustorr; ::°` H. foliorunz Fmor}. -·
Helîcella bollenensis Gsnmmv, 1929, p. 323.
Coquille subglobuleuse, un peu conique en dessus, assez fortement
rentlée en dessous; omhilic assez petit, pou évasé, très profond; spire
conique ou subconiquecomposée de 5-6 tours convexes, régulièrement
étages, le dernier médiocre, bien arrondi; sutures profondes; sommet
obtus, lisse; ouverture oblique, subcirculaire, à bords marginaux conver-
gents et assez rapprochés: péristome mince avec bourrelet interne saillant,
blanc ou rosé; bord collumellairc arqué, élargi, rétléchi sur l'ombilic; test
solide, épais, crétacé, blanc jaunâtre isabelle, unicolore (exceptionnellement
bandes variables peu visibles), garni de strics long1'tudz'1mZes oblîquenzent
ondulêes, fortes ou asse:/ortes, serrées. — L. 6,5-11,3 mm. ; D. 8-14 mm.
Habite les stations arénacées et sèches, fixé sur les pierres ou les rochers
pendant la sécheresse et rampant sur les arbrisseaux et les Graminées par
temps de pluie; ne craint ni la chaleur ni le soleil. -— Espèce provençale, pres-
que uniquement cantonnée sur la rive gauche du Rhône depuis Valencejusqu'à
la mer, avec maximum de développement entre Bollène et Avignon (Drôme,
Vaucluse); rare dans le Var et les Alpes-Maritimes; introduite dans la Haute-
Garonne (Villefranche de Laurng·ais)et en Allemagne (Neubrandenbu1·g[Meck-
lenburg], Würzburg [Bavière]) [Hell: Bolli Sreustorr], I
var. prinohüa. l\iABILLE (Fig. 213).
Helzir prino/u`la AIABILLE, Bull. Soc. phflom. Paris, V, 1881, p. 122;
II.perroudz'ana Locnnn, 1881, p. 23, pl. 1, fig. 7-8; H. v1'sa.nz2·a Facor
in Loc., 188Q, p. 25; H. t1·z'castùz0rum FLORENCE in_ Loc., 1884, p. 27,
pl. 1, fig. 10-12. Helicella bollenensis var. prirwhila Gnmmx, 1929,

286 · Motnusours Tnnnnsrnns ET rnuvmrinns
p. 325. — Coquille subdéprimée, subconique en dessus, médiocremcnt
bombée· cn dessous; ombilic assez grand; spire peu élevée formée de
5-6'tours convexes arrondis à croissance assez rapide; même test. —
L. 7-8,5 mm.; D.· 10-12 mm. — Cette variété n’est qu’une forme dépri-
mée du type boilenensis présentant, le plus souvent, le mode macroporus
(ombilic élargil. Les deux formes vivent ensemble et les intermédiaires
sont nombreux. ‘
. 3. H. ericetorum Müntnn (Fig. 219; pl. v, Hg. 125-126).
· ?HeZix itaIa·L1NNÉ, 1758, p. 772; H. ericetorum l\rlCLLER, ll, 1774,
p. 33 (pars); DRAPARNAUD,1805, p. 107 (var. ji, Y), pl. vi, fig. 16-17, Dupuy,
1850, p. 288, pl. xm, fig. 5; MOQUIN'·TANDON, ll, 1855, p. 252, pl. xvm,
fig. 30-33 et pl. xxx, fig. 1-3; LocAnn,1894, p. 187, fig. 241-242 [: Helix
Küstèri HELD, H. Fagoti et H. lumpra Wvnsrnntuxn; H. ericetella Jous-
snauiun; H. subulivuga Mlxninnn; H. erieeticola Cuarnmnn; II. syrenosa
Snavanv; H. virgultorum, H. morbihuna et H. Tardyi Bouncuicivxr;
— H. noviodunensis et H. cwvernoraunz Loclsnn; H. subsyrenosu et H. pseu-
dosyrenosu CAZIOT; Xerophilu elusaticu Ponnoxnnlx [: H. cuslrensis
(Flxcoîr) CAZIOT   - Helicellu ericelorum GERMMA, 1929, p. 326.
Coquille très déprimée, presque plane en dessus, assez bombée en
dessous; onzbilic très ouvert atteignant, en diamètre, le tiers du diamètre
total, laissant voir tout l'enroulement interne; spire formée de 6-7 tours.
subconvexes, le dernier grand, parfaitement arrondi. plus ou moins dilaté
à Péxtrémité; sutures marquées mais peu profondes; sommet presque
aplati, lisse; ouvertureirès oblique, arrondie, à bords marginaux bien
rapprochés et très convergenzs; péristome mince, tranchant; avec léger
bourrelct interne blanc ou rosé; bord eolumellaire très obhquement
arqué, subrétléclii, blanc pur; test solide. luisant, jaunâtre, blanc jaunâtre
ou roussâtre, unicolore ou, plus généralement, orné de bandes brunes en
nombre variable (typiquement, au dernier tour. une bande supracarénale
assez large et 3-4 bandes étroites, infracarénales, entourant l’ombilicg;
stries longitudinales fines. très obliques. Épiphragme mince, transparent,
pareheminé, irisé. —— L. 6-10[-10-12] mm.; D. 10-19[-20-23-25] mm.
Ponte de juillet à novembre; 30·60 œufs globuleux (1,5 mm. de diam.), à enve-
loppe blanche et mate; éclosion du 189 au 20** jour; jeunes adultes vers le mi-
lieu de la seconde année.
Espèce xerothermique habitant le b0rd`des chemins, les talus, les landes
sèches, les collines, dans les stations chaudes, arides, rocailleuses; presque
toujours sur le calcaire; s‘élèvejusqu’à 1.610 m. dans le Jura [J. Pmcsr], 1.900-
1.950 m. dansles Alpes de la Tarentaise [G. Coumcmz] et 2.000 m. dans les Pyré-
nées [P. Fxscnnn] ; commune dans toute la France, mais plus rare dans le Sud-
Est; ne vit pas en Corse; très rare dans le Quaternaire ancien, mais fréquent
dans le Quaternaire récent.
Cette espèce est très.variable; une forme minor ne dépasse pas 9 mm. de
diam., tandis que des formes major atteignent 25 mm. de diam.; les individus

11n1.1c1nAE. — IIELICELLA 287
correspondant à un mode depressa [II, virgultorum + [1.. subsyrenosa -|— II.
Tardyi + l[.pscudosyrenosa -|- II, ericetella] sont beaucoup plus répandus
que ceux appartenant ii un mode alia [II. morbihana],
4. H. nubigena un C11An1>nx·r11zn 1Pl. v1. fig. 178-179).
IIe!1Éz··a1·cno.m Dupuy, 1850, p. 291, pl. XIII, fig. 9 [nou ZIEGLERI ; II.
suI2maritz'ma DUPUY, 1850, p. 293·(pars) [non DESMOULINSIQIL nubzlgena
on Ciianrmvrinn in DE Siiuncv, fourn. de Coizchyl., 1852, p. 438 et 1853,
p. 77, 267. pl. 111, fig. 7 [non Paunucci]; Locann, 1894, p. 186, fig. 237-
238 [: IIeIi.1: cn/zalia. et II. nzaladettae Bouncuionyr; II. arenaria un
FULIN et BÉ1¢11.1.oN mon ()L1v1); I]. salazmica ct II. nep/méca FM;o·r]. ——
Ilelicella. zzubâgena Geimaizv, 1929, p. 332.
Coquille subglobuleuse déprimée, convexe en dessus, bombée on des-
2*18 ' 21* % 2.1 s É
È Q?
16 217  
gg?  É
2 1 9 [\
, 220 i\ 2.21 A
Fm. 213 ii 218. Ileliccllzz (llelirella) b~lZencnsi·~= Loosnn et 219 à. 221. — 213. var prinohilw
3Isn11,1.n (forme tricastinçrwm Ftomzxcni, X 2. —- 214-215. Forme lauracina FAoo·r, X 2.
- 216-217. II. bollcnensis Locano, forme typique, >< 2. — 218. Forme plus déprimée,
>< 2, Bollène (Drome). —- 219. Helicella (Helicella) criœtomm ÃIÉLLER. Portion anté-
rieure de l’appareil génital montrant la position symétrique des sacs du dard. —
220. II. (.\’e1·or£nc1n) nvglecm Drmvumnun. Portion antérieure de l’appareil génital
montrant la position latérale des sacs du dard. — 221. II. (Xcrnmagna) ccspitum Dim-
mnnwn. Portion antérieure de l’appa1·eil génital montrant la position latérale des
sacs du dard qui sont très petits. .
sous; ombîlic bien ouvert, évasé en entonnoir, laissant voir tout 1'cnrou-
lement interne; spire convexe peu élevée formée de 5-5 1/2 tours à crois-

288 Motnvsouns tmxnnsrnss nr rwvxnrinns ·
sance régulière assez rapide, le dernier grand, vaguement subanguleux à
sa naissance, puis arrondi, dilaté et déclive às Pextrémité; sutures bien
marquées; sommet obtus, lisse; ouverture oblique, subcirculaire à bords
marginaux bien rapprochés ct très convergents; péristome droit, tran-
chant, avec bourrelet interne roux ou blanchâtre, peu saillant ; bord colu-
mellaire arqué, réfléchi, roux blanchâtre;. test un peu mince, assez solide.
subopaque, blanchâtre, grisâtre ou jaunâtre, unicolore ou orné de bandes
variables; stries longitudinales bien obliques, subonduleuses, très fines
sur les premiers tours, puis plus accentuées aux tours suivants. —-· L. 6-
7 mm.;l). 10-12 mm.
Cette espèce n‘est que la variété alpcstre de l’H”. ericezoranz Müttxtn dont
elle se distingue par sa taille plus petite. son ombilic notablement plus- étroit,
· son bourrelet apertural moins développé et son test plus mince et de coloris
· différent. Elle habite les montagnes pyrénéennes jusqu'à 3.000 m. d`altitude; se
cache, pour passer l’hiver, sous les toutfes de Poa alpine et de Junipcras nana
et sort dès la fonte des neiges. Région montagneuse des Pyrénées, aussi bien
sur le versant français que sur le versant espagnol : environs de Barège (Hau-
tes-Pyrénées) entre 1.780 et 2.800-3.000 m. [F. ne Sauter, O. Diam-mix]; pie du
Gers, à l’esl. des Eaux-Bonnes, pic du Midi jusqu'à 2.500-2.800 m, (Hautes-
Pyrénées) [J. R. Bouncnxcnar]; Port. de Salau, vers 2.000 m. (Haute- Garonne)
[P. Fiicor]; forêt d'Eu-Malo, au—dessus d’AXat (Aude), vers 1.000 m. [P. Faoor].
5, H. obvla (ZIEGLEKl HAMMANN. ,
Helicelfa obvia (Zxnctnnj l·lAnrMANx, 1844, p. 148, pl. xnv, fig. 1-6; Hclix
candzbans Zxncman, Wiegm. Arch., l, 1841, p. 220; Tnvon, Ill, 1887,
p. 244, pl.' 1.1x, fig. 74-75, 81 à 85, 91, 92; Helix obvia Konnrr, Icon., V,
1877, p. 97, pl. 143, fig. 1427-1428. ——- Helicclla obvia Hnssn, 1926,
p. 131; Gnvnn, 1927, p. 75, pl.1v, fig. 19; Germain, 1929, p. 330.
Coquille déprimée, à peine subconvexe en dessus; ombilic large, pro-
fond; spire à peu près plane, formée de 5 tours convexes, le dernier non
ou à peine descendant à l’ext.rémité; sutures marquées mais peu pro-
fondes; sommet fauve, lisse; ouverture très oblique subovalaire transverse,
à bords marginaux rapprochés et bien convergents ; péristome mince, tran-
chant, avec faible bourrelet interne blanc; bord columellaire court, réflé-
chi, blanc pu1·; test blanc de craie, brillant, unicolore ou avec 4-6 bandes
d’un marron rougeâtre foncé (1-2 supracarénales et. plusieurs entourant
Pombilic), garni de très fines stries longitudinales obliques- ——- L. 7-9
, [-10], mm.; D. [15-]16-18[—20] mm.
Cette espèce se distingue de l’H. cricetorum Mur.1.. par sa spire plus dépri-
mée, à peu près plane; par son dernier tour non descendant à Fextrémité; par
son ombilic moins large; par son ouverture plus ovalaire (elle est a peu près
ronde chez l’H. ericetoram Münn.) et par son test blanc crétacé pur. Elle
habite l’Europe centrale et orientale (Italie boréale, Allemagne,Bohême, Autri-
che, Croutie, Roumanie) et s’est acclimatée en Suisse où elle a été importée

_ ' untxcxnan. — HELICELLA 289
avec les fourrages. D’abord signalée, en 1909, à Prangins, près de Nyon [J. Pm-
urr] et aux environs d’Annemasse [A. Kmmeimm], elle est maintenant en voie
d'extension assez rapide dans le bassin de Genève [J. FAvmz]. Tout dernière- ·
ment G. Couracmz [1929, p. 64-65] l‘a trouvée abondamment en France, aux
environs d’Aime (Savoie), sur·les talus des routes et sentiers, dans les endroits
incultes et bien ensoleillés où elle forme, jusque vers 900-1.000 m. d'altitude,
une colonie très prospère introduite vers 1909.
L'l·l€licella &l‘8n0s& Zxrzouzn [: Theba arenosa ZIEGLER in BECK, 1837, p. 14;
= llelzlz arenosa Rossniisstrn, Icon., vu, 1838, p. 34, pl. 38, fig. 519; non
Durnv, 1850, non Locann, 1893] a toujours été considéré, jusqu‘à ces derniers
temps [cf. L. Gamuaxx, 1929, p. 331], comme une variété de l’H. obvia Zinotna,
mais P. [lasse ayant pu étudier son appareil génital aconstaté gu’il appartenait
au sous-genre llelicopsis et qu'il était synonyme de l’Heliz· dejecta Cmsrorom
et JAN 1832 nom qui, ayant la priorité, doit être accepté.
L’H. arcnosa Znzctrn a été indiqué comme vivant, en France, sur le littoral
de l’()céan Atlantique (Basses-Pyrénées [H. Dnouizr, ne Form], Morbihan et
Finistère [J. R. BOURGUIGNATD et même dela Manche, à Saint-Quentin (Somme)
[J. ltLtm1.1.s]. J'ai montré [1929, lp. 331] que les Mollusques désignés sous ce nom
n'étaient que des formes de l'1I. ericctorum l`Ãlül.L. C‘est donc une espèce à
supprimer dela faune française.
6. H. Stiparum R0ssMJiss1.nn (Pl. vt, fig. 148-149). .
Ilelix szzparurn Rossmlâssman, Ieonogr., Ill, 1854, p. 20, pl. Lxvi,
fig. 820-821; Ilinamo, 1875, p. 208, pl. xiv, fig. 136-139; Locann, 1894,
p. 202, fig. 261-262. —— Helicella. stz]na1·um GERMMN, 1929, p. 334.
Coquille déprimée subeonoïde peu élevée, subtectiforme en dessus, bien
bombée en dessous; ombîlic assez large, égalant, en diamètre, le 1/5 envi-
ron du diamètre total de la coquille; spire conoïdale peu élevée, formée de
6 tours peu convexes à croissance régulière, le dernier grand, arrondi
renflé, subcomprimé dans le sens de la hauteur; sutures bien marquées;
sommet petit, un peu proéminent, lisse, corné ; ouverture oblique, arrondie,
à bords marginaux assez rapprochés et convergents; péristome mince
avec bourrelet interne blanc; bord columellaire bien arqué, subréfléohi,
blanc; test solide, subcrétaeé, blanchâtre, brillant, unicolore ou, plus sou-
vent, moucheté de petites taches fauves et généralement orné de bandes
brunes inégales interrompues ou non; stries longitudinales très fines,
serrées, délicates. — L. 11 mm. ; D. 20 mm.
La coquille de cette' Helieelle ressemble beaucoup à celle de certaines espèces
du groupe de l`IIclicella cespitum DMP. (1), mais l'appareil génital est semblable
a celui de l’II. ericetorum l\Iüi.t. et sa place dans le sous-genre Helicella sensu
stricto est certaine.
Espèce d'Espagne et d’Algérie signalée, par A. Locann [1894, p. 202], dans les
1. Notamment à celle de l'IIeliccllaAdol/î Prmrrrn.
19

290 MOLLUSQUES TED·BES.TBES¤ Err FLHVIATILES ·
départements du Var, des B~€>ucheS«-dt1—Rhône, de l’l·lérault, du Vaucluse et de *
la Drôme., Il est douteux que ces indications soient eX.=1<:tes· et il est probable
· que ce Mollusque vit seulement dans le département du Var; notamment dans
le. menait de la Saixzrtealîveaume, où. il. s’élève iusqufà 1.0% rn. d’altitude environ,
mais sans s’écarter· sensiblement de la mer [P. Bémancmrn].
S.-G. Xerocincta DE Monïnaosnro, 1892. '
[Xerapliz`la·Ainens, 1854} (pars); Helicella. MoonxN·TAnooN, 1855(parsn].
Animal grand, oblongg, arrondi en avant, pointu en arrière, garni de tuber—
cnlaesarrondis et saillants; orifice,. respiratoire moyen, régulièrement arrondi et
ewasè en. entonnoir., Màchoire étroite, pren arquée, avec 8-9 côtes un peu écar-
tees denticulant assez fortement les bords.; radrula. avec dents médianes trieus-
pidées, dents latérales biscustpidéern et dents marginales dont la cuspide médiane
est souvent. bilide. Appareil génital : 1·t•—1!e glandes multifidies simples; tubu-
laines, assez l0D.g`\â65·; 2 SBQS du dard. accolés plœcés du même côté du vagin, le
plus interne petit. Presque rudimentaire, presque toujours dépourvu de dard;
les plus externe asser grand,. renâermantz un dard en forme d’ai;·uîlle arquee;
pénis subcylindnîquw prolongé 98:1* un très long épîpthallus cylindrique et un
tlagellum rudimentaire; muscle rétracteur du pénis inséré à. la. base de Pépi-
phallus; canal déférent très long, ,vésicule séminale avec canal médiocre, sans
diverticulum (fig. 220, 233).
Coquille globuleusen dépri~mée,, médiocrement om.biliquée;, Spire à tours. peu
conyexes, le dernier grand, arrondi; pérîstome avec bourrelet interne ; test assez
mince, solide, blanchâtre, 0rné_ou non de bandes fauves et longitudînalement
strié. `
Les Xerocincta habitent la France méridionale et l’ItalieÃ
I 1. Gmbilio large ................. 2
-—— Gmloilic médiocre; Spire strbeoniqne peu· élevée; test solide, cré-
taee ........... H. (X.) sulmeglecta, p. 292
2. Coquille, globuleuse déprimée; dernier tour arrondi; ombilio
assez large .......... K. (X.) neglecta, p. 290
-- Coquille bien déprimëelparfois subpltanorbique) en dessus; der-
nier tour comprimesubcarénë à sa naissance; ombilio large. .
.............. H. (X.) trepidula, pt 291
1. H. (Xerocincta) neglecta Dnarannnnn (Fig. 220, 233; pl. vi, fig. 146-
. 147).
Helix neglecta. Daernnnnun, 1805,, p. 108, pl. v1, fig. 12-13; Durur,
1850,, p. 290; N[0QUIN•TA·NDON” II, 1855,. p. 250, pl. xvm, fig. 27-29; Lo-
CARD, 1894,   184, fig. 233—23!r. [: Helrx acosmetw et H..agz`zmicat Bour.-
GUIGNAT; H. Iersiana et H. Cahuzaci Fnsor; H..erz'cet0reZZzz Snnvaix;
H. swlineglecm Bânnneurea, Castor (non Locarno); H. ultima. Cazior;
H. nerusia (PoLLoNEnA) CAZIOT]. — Helzbella neglecta Germain, 1929,
p. 336.

nnmcrnnn. ··- neuneu.; 291
coquille globuleuse un peu déprimée, snbconique conveàe en dessus,
bombée en dessous; ombilic assez grand, un peu évasé, laissant voir tout
Penroulement interne; spire formée de 5-6 tours convexes à croissance
progressive assez rapide, le dernier arrondi (comprimé ou subcaréné à sa
naissance seulement chez les jeunes], à peine subdéclive; sutures bien
marquées; sommet convexe, lisse; ouverture oblique, subovalaire ar-
rondie, à bords marginaux assez rapprochés et très convergents; péri-
stome droit, brun vineux, avec bourrelet interne rose ou roux, tozgours
plus pâle que le péristome; bord columellaîre arqué, évasé à la base,
subréfléchi; test mince, solide, brillant (‘), orné de bandes brunes variables,
les bandes supracarénales (1-2) bien marquées et continuées en dessus le
long des sutures, les bandes infracarénales toujours interrompues; stries
longitndinales obliques, un peu fines mais bien marquées. Epiphragme
assez mince, transparent, irisé. —- L. 6-9-10 mm.; D. 9-1!i—16[-20] mm.
Espèce xérothermique habitant les jardins, les bords des champs, les talus,
sur les tiges des Graminées et autres plantes, de préférence dans les stations
sèches. Commune, tout le Midi, notamment les départements des Alpes·Mari-
times, du ·Var, des Bouches-du·Rl1ô ne, du Vaucluse, de la Drôme, du Gard, de
l’Hérault, du Gers, dela Haute—Garonne, du Lot-et—Garonne; ne s'é1ève nulle
part à une altitude dépassant 800-900 m.; commune en Corse : Bastia, Saint·
Florent, Ajaccio, Bonifacio (E. Cazior), mais rare en Sardaigne. '
2. H.. (Xerocincta) trepidula Sxznvam (Pl. vx, figi 160-163).
Helix trepüluln Snnvam in Courncxs, 188I, p.· 12; LOCARD, 189Zl, h
p. 190 [= H. xera Hacsmiünnnn, II'. auscitanica Gonnnox, H. misarclla
Piâcmtun; I']; larôella et H. phila Bnivrnisn; Il. Izerbatica Fncor; H. la-
lepora, H. trip/zera, H. eupaloti/za et II. .~:ubI¢rsz`arza Bovnouionarg
[L luteolina et II. trepz'dulz°nn. Locsnn; Xerophila pzîstoriana Ponnonnnal.
- Helzbella trepidula Germain, 1929,, p. 338:
bûïjnobrgëigî (îëtëîlgbiilàulîîicîîprimîe. en dessus, parfois subplanorbique,
, ge, aissant voir tout! enroulement interne;
spire légèrement conique plus ou moins surbaissée, formée de 5-6 tours
à peine convexes, serrés, à croissance assez lente et régulière, le dernier
comprimé ou subcaréné à sa naissance, arrondi vers I’0uverture, subdé-
cliveçouvcrture suboblique, arrondie, à bords marginaux rapprochés et ·
assez convergents; péristome droit, brun rougeâtre, avec bourrelet interne
roux; bord columellaire arqné, légèrement évasé, réfléchi sur l'0mbilic;
même test que l’1I. neglecta Dur. —~ L. 8~10 mm.; l). 13—16'mm.
Cette espèce, très variable, n’est guère qu’une variété de FIL neglecza Dim-.
se distinguant par sa forme plus déprimée (quelquefois subplanorbique en
1. Les variations dans le coloris et la disposition des bandes sont semblables à celles ob-
servées chez des- especes du groupe de Flieliœllœ variabilis Dnir., maisl’1·I. ncgtecm Dnln.
se distingue facilement il son large ombilic rappelant celui de l'1I. erfeetorum Mûttuz. L'6B‘·
Zâpâeesààpsgeppàïiëgrphe et les noms cites en synonymie correspondent à des formes de eo- -

292 Monnusouizs Tsnnusraes ET rnnvimitus.
dessus), par son dernier tour subcaréné à sa naissance et, surtout, par son om-
bilic notablement plus élargi. .
Espèce xérothermique fréquentant les mêmes stations et ayant les mêmes
mœurs que l’H. neglecta DMP.; également commune dans tout le Midi; fré-
quente en Corsé : Bastia, Ajaccio, Corte, Piazza (Cap Corse) [E. Cazior].
` 3: H. tXerocincta?) subnegleeta Bounomcivt-r Pl. vn, Eg. 192-193).
Helix neglecta. var. ft Dmranuaun, 1805, p. 108; H. zzeglectu var. sub-
. neglecta Bouncuicuxr, 1860, p. 15; H. subneglectu Loéaun, 1899, p. 183.
— Helfcella subneglectu. Gmmimv, 1929, p. 340.
Coquille globuleuse subdéprimée en dessus, bien convexe en dessous:
ombilic médiocre; spire subconiquc peu élevée, formée de 5-0 tours
convexes à croissance régulière, le dernier assez grand, comprimé en
`haut à sa naissance, bien arrondi ensuite; sutures marquées; ouverture
obliquement arrondie à bords marginaux convergcnts et assez rappro-
chés; bord columellaire élargi, réfléchi sur Pombilio: péristome avec bour-
relet interne roux ou fauve bien marqué; test solide, subcrétacé, d’un
blanc sale uniforme ou garni de fascies brunes variables; stries longitu-
dinales obliques, serrées, irrégulières. -— L. 6-9 mm.; D. S-11 mm.
Tous les auteurs qui ont eu l’occasion de citer cette espèce la rapprochent de
l’H. neglecta DRAP. et, sous le nom d’HeIi.x subneglecta, P. Biânaivcumn et
E. CAZIOT, notamment, ont signalé de simples formes de l’espèce de Danan-
mun. Cependant les cotypes de la collection A. Lociuo et les nombreux échan-
· tillons de cette collection n’ont que de lointains rapports avec l’H. neglecta
Dinar. ll s`agit, soit d'une forme voisine de l’H. (Cernuella) Canovasi Ssa-
viinv, soit peut—être même, d'une forme aberrante de Cundidula. Seul l’examen
de l’appareil génital permettra de fixer définitivement la valeur de cette espèce.
_ Le type a été recueilli au château d’If (rade de Marseille) [J. R. Bouaouicivivr].
. L`espèce a été signalée dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du- ‘
Rhône, mais, dans la presque totalité des localités citées, il s’agit simplement
de formes de l’H. neglecta Dnar. ou de l’H. trepidula Senvam.
S.-G. Xerumagna DE l\1oN·ruuAsA·ro, 1892.
[Helicella, Xerophila, auteurs divers; Xeromagna + Xerolauta -l— Xerovera
+ Xerolissa on MONTEROSATO, 1892].
Animal grand, oblong, arrondi antérieurement, lentement pointu postérieu-
`rement, garni de tubercules arrondis médiocrement saillants; orifice pulmo-
naire grand, ovalaire, à bords noiràtres. Mâehoire peu arquée avec 5-6 côtes
plates, peu distinctes, ne crénelant qu’à peine les bords. Appareil génital : au
moins 20 glandes multifides insérées sur 2 rangs, simples, peu longues et très
grêles; 2 sacs du dard, très petits, uccolës et situés d’un seul côté du vagin, le
plus gros renfermant seul un dard; pénis court; prolongé par un long épiphallus
cylindrique et un flagellum relativement long; muscle rétracteur du pénis inséré
‘ à la base de Yépiphallus (fig. 221).

nEL1cxnAE. - rxEL1cEx.1.A ‘ ' ‘ 293
Coquille subdéprimée, bombée en dessous, très largement ombiliquée; spire
` formée de 5-6 tours convexes, le dernier grand, arrondi; ouverture obliquement
arrondie; péristome avec bourrelet interne variable; test un peu mince, solide,
blanchâtre ou jaunacé, longitudinalement strié et orné de _bandes brunes va-
riables. l i
Ce sous-genre est nettement caractérisé par la longueur du flagellum et,
surtout, par la peziœssa des sacs dwdanl, bien qu‘il renferme les plus grandes
espèces d’IIelicelles. ll est caractéristique des régions circaméditerranéennes
occidentales et son origine est récente; on n`en trouve des représentants fos-
siles que dans les formations quaternaires très peu anciennes.
Les Xeromagna sont, avec les‘Cernuella, les Hélicelles les plus polymorphes
et, pour cette raison, je crois nécessaire de donner d’abord la liste des seules
espèces et variétés que j‘admets pour la faune française. Je répète que je ren-
voie, pour les détails, à mon mémoire de 1929 (p. 341-365). `
1. llclicella (Xeromagna) ccspitum Dnsrmmwn.
a) var. arcnarum Bonncmexsr.
3) var. introdncta Zxecmsn.
2. llelicclla (Xeromagna) Arigoi Rossuitssrcn (variété géographique, Espa-
gne).
3. Ilclicella (Xeromagna] Adolf Prmrrsn.
1. Iielicella (Xeromagna) erratica M’AB|LLE (variété géographique, Corse).
5. llclicella (Xeromagna) 7'crveri Mxcmwn (: peut-être forme jeune).
7. llelicella (Xeromagna) Mariani Bouncuicrmr (variété de coloration avec
ombilic relativement petit). ·
7. llclicella (Xeromagna) sphaerita IlAr.1·MANx.
8. Ilelicella (Xeromagna?) augustinfana Bouncuxcmvr.
1. Dernier tour comprimé ou subcaréné sur une plus ou moins i
grande longueur ................ 2
· — Dernier tour bien arrondi .............. 3
2. Coquille bombéc en dôme; ombilic étroit; ouverture avec un
bourrelet interne ....... . . H. (X.) Terveri, p. 297
—— Coquille globuleuse· déprimée, parfois subdiscoïde en dessus;
ouverture avec un bourrelet interne roux ou lic.de vin ....
` ........... _ . . H. (X.) augustiniana, p. 300_
3. Test garni de strics très lines; péristome avec bourrelet tou-
' fours blanc .................. 4
`— Test garni de fortes stries costulées; péristome avec bourrelet
roux .... · .......... H.   Adoifi, p. 296
4. Coquille déprimée ou~ subdéprimée; ombilic très large, très
évasé ..... _ ............... 5
—— Coquille subconique déprimée; ombilic large ou assez large. . 7
5. Dernier tour peu dilaté à Pextrémité; test solide ou assez solide,
un peu brillant ............ _ ..... 6
— Dernier tour bien dilaté à Pextrémité; test très mince, fragile,
· très brillant, comme vernissé. ., . . H. (X.) erratica, p. 296'

294 nonwsouns rnnmzsrnns mr rnovmrxtns
6. Coquille subdéprimée; spsire subconique peu élevée; ouverture
ovalaire arrondie ........ H. (X.) cespitum, p. 294
··— Coquille plus glebulense convexe en dessus; test plus solide, un
peu pesant .... H. (X.) cespitum var. arenarum, p. 295
- Coquille très déprimée; spire aplatie; ouverture bien ronde. .
........ H. (X.) cespitum var. întroducta, p. 295
7. Test blanchâtre avec bandes rousses variables; spirc à tours peu
convexes. . j ...........,..... 8
·—- Test épais, solide, brillant, avec 12-14 bandes d’uu brun foncé
` presque noir; spire il tours convexes. · . H. (X.) Marioni, p. 299
8. Coquille globuleuse déprimée, spire conique très peu élevée;
ombilic médiocre; péristome avec bourrelet rosé ......
, ............... H. (X.) Arigoi, p. 295
— Coquille subdéprimée; spire bombée en dôme; ombilic large; ,
péristome avec bourrelet blanc .... H. (X.) Sphaerita, p. 299
. 1. H. (Xeromagna) Cespitllm Dimrannnun. (Fig. 221; pl. vx, fig. 171-172).
Helix ericetorum var. l\1üLLEu, IL1774, p. 33; H. cespitum Dnaranivnno,
1831, p. 92 [non C. Prnirrna, non Cancun], 1805, pi 109, pl. vx,fig. 14-15
(non fig. 16-17); Durcv, 1850,p. 286, pl. xm, fig. Ga, c, d, e (non fig. 6b);
Moounv-Tnnooiv, Il, 1855, p. 255, pl. xxx, fig. 4-6; Locann, 1899, p. 1.99,
fig. 255-256 [: Helix pisanorum, H. Chardoni, H. armoricana et H.
Dantei (pars) Boonouioivlvr; H. mauriciensis Ponnoivnun; H. dzlsmasthia
Nnvim., H. z'Zz'czZs·,_ H. Hanryi et H. bradypora Fnonnzvce; H. pampelo-
nensis [non Scnmor], H. sa1zar£cens1's, H. subpa1npcZ0nensz's, H. Adolf
’ [non Prnrrrnn} et H. glebala Locnnn; H. subpanescoisai CAZIOTl· -—-
Helice/.a cespizum Gnimauv, 1929, p. 343.
Coquille subdéprimée convexe en dessus, bombée en dessous; ombilic '
très largement évasé laissant voir tout Penroulcmcnt interne; spire sub-
conique peu élevée, formée de 5-6 tours convexes à croissance progres-
sive, le dernier grand, bien arrondi, peu dilaté et peu déclive à Yextrémité;
sutures bien marquées; sommet subconvexe, petit; ouverture oblique,
ovalairc arrondie, à bords marginaux peu écartés et bien convergents;
péristome droit avec bourrelet interne blanc plus ou moins épais; bord
columellaire longuement arqué, élargi et réfléchi sur l’ombilic; test
médiocrement épais, solide, brun roux, rarement unicolore, garni de
bandes brunes variables au nombre de 1-10 (quelquefois libres, mais
généralement interrompues, comme vermiculées, ou réduites à de fines
ponctuations); stries longitudinales obliques, fines et serrées. Epi-
phragme mince, vitrcux, peu transparent, irisé. -- L. 12-18 mm.; D. 20-
26[—28] mm.
Espèce très xérothermique habitant les lieux arides et secs (bords des champs,
talus des chemins, etc.), presque toujours au pied des plantes, rarement sur les
tigeurvivaut en colonies souvent très populeuses. -— Espèce de la région de

mmcmnn. —-· nmxcnml 205 _
llûlivier mais remontant beaucoup plus haut. i *t.'200~l.300 m. d’ultitude (tou-
jours rare au·dessus de 1.000 m,). Très commune dans toutes les régions du
littoral méditerranéen, Roussillon, Languedoc, Provence, Alpes-Maritimes; ne
vit pas en Corse où ilest remplacé par l'H. errzzzica Manitou; a été signaléepar
erreur [J. R. Bounsuxcxxr, 1860, p. 58] dansle Morbihan; fossile dans le Qua-
ternaire récent des brèches de Menton (où se trouve l'Heli1·subcespitumNEv|LL;
synonyme de l‘espèce de Dnnmnmuo) et dans les limons du Var près de son
embouchure [B. Cszxor et E. Mwnv].
var. 8.I’9118,I’llm BOURGUIGNAT.
Ilelix cesp/zum Duruv, 1850,pl. xm, fig. Bb (seulement); H. arenarum Bonn- ·
cuxcvn, I, 186â, p, 238, pl. xxvm, fig. 1 à".}; LncAno,1894,p. 201, fig. 257-258
[: II. globuïoidea Prem-·eu (non 'Tnnvsn), H. cespizum var. olgcriona Guns-
Loor]. Helicclla cespizum var. arenarzrm Gxanmxn, 1929, p. 3â7.
Coquille de forme plus globulouse convexe en dessus; spire formée de 7 tours,
le dernier plus grand, mieux dilaté vers l'ouverture; bourrelet apertural plus
mince; test plus solide, crétacé, un peu pesant, blanc brillant, souventunicolore
avec parfois, en dessous, des zonules d’·un fauve foncé, garni de stries longi-
tudinales plus grossières. — L. 15-16 mm.; D. 21-23 mm.
Variété signalée dans les départements des Pyrénées-Orientales, de I’Aude,
du Var (où elle préfère les rochers calcaires et.s'élève jusqu’à près de 1.200 rn.)
et des Alpes-Maritimes; a été indiquée dans le Morbihan où elle ne vit pas.
var. Introducta Ziecman (Pl. vx, üg. 152453).
Helix inzrodncm Ztecten in Rossmssnsn, Icon., V, 1877, pl. 132, Hg. 1292;
Locnnn, 1894, p. 200; H. cespitum var. olticolu Nnvm., 1880, p. 120; Helicella
cespitum var. introducm Gennux, .1929, p. 318. - Coquille très déprimée, à
peine convexe en dessus, bien bombée en dessous, très largement ombiliquée;
spire presque aplotie formée de 5-6 tours peu convexes, le dernier grand, plus
convexe en dessous qu’en dessus; ouverture peu oblique, presque ronde, péri-
stome épaissi avec bourrelet interne blanc roux; même test que le type. -·
L. 11·14_mm.; D. 20-26|’—27] mm. —— Habite, de préférence aux pays de plaine,
les stations de moyenne altitude. C'est la forme alpine de l’1l. cespizum
Da.u¤An.v, et celle qui est dominante dans les Apennins liguro-piémontais. En
l·`rancc, elle vit dans les départements du Var (régions submontagneuses et
montagneuses jusqu':) 1.530 m.) [P. Bénsivcuxen] ot des Alpes-Maritimes (entre
·500·1 150 m. et même 1.350 rn.) [E. Csztor].
2. H. (Xeromagna) Arigoi Rossmîssum (Pl. VI, fig. 1&4~1â5). _
Helio: Arzgonis Rossniissmzn, Ioonogr., III, 185ü, p. 21, pl. Lxvx, I
fig. 823-824; II. ArfgoiLocAno, 189îz, p. 204, fig. 263-264 [: II. cespitzzm
llmnnco (non Dnnrnnmun); II. Adolplzi Snnvnün (non Pmzirrnn); II.
subnrzîgoi Fnuor]. — Helicella Arzgoi Gsmwnrx, 1929, p. 349.
Coquille globuleuse déprimée, légèrement convexe en dessus, bien
bombèe en dessous; ombilic médiocre atteignant environ 1/6 du diam.
total; spîre subconique très peu élevée, formée de 6 tours subconvexes à
croissance assez rapide, le dernier gros, arrondi, élargi et subdéclive à
Yextrémitë; sutures peu profondes; sommet subobtus, lisse; ouverture

296 MOLLUSQUES Tsnnnsrnns ET rtuvxarinns
oblique, subovalaire transverse, à bords marginaux eonvergents; péri-
stome droit, avec 1-2 bourrelets internes bien marqués, blancs ou teintes
de rose; bord columellaire longuement et obliquement arqué, blanc ocracé,
réfléchi sur l’ombilic; test blanc grisâtre, brillant, subtransparent, orné
de bandes rousses variables souvent plus colorées et plus ou moins flam-
mulées en dessus; stries longitudinales obliques, serrées, fines ou très
fines. — L. 9·12[-14] mm.; D. 16-18[-24] mm.
Cette espèce n’est qu`une forme de petite taille et à étroit ombilic de l`H.
_ cespitum DRAP.; elle constitue une race géographique propre à l’Espagne (ou
le type cespitum n’existe pas), vivant en France à Vextrémité occidentale des
Pyrénées, sur le littoral du pays Basque. De la Navarre, elle remonte les côtes
de l’©céan Atlantique jusqu’à Saint-Jean—de-Luz [P. Facor]. Les Mollusques
signalés, sous le nom d‘H. Arigoi Bossu. dans le Sud-Est de la France, sont
des Helicella cespitum DRAP,
3. H. (Xeromagna) Adolfi Prmrraa.
Helix Adoljï Prnrrrnn, Malakoz. Blcïtter, 1854, p. 264; Locann, 1894,
p. 202; H. Tervcri ROSSMÃSSLER, Icon., V, 1854, p. 19, pl. Lxvi, fig. 816-
819 [non Mxcnann]. —— Helicella Adol/i Gnmuam, 1929, p. 351.
Coquille subglobuleuse déprimée, assez convexe et un peu tectiforme
en dessus, bien bombée e