FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 .‘ -1
4 la } sociation regie par la loi du lüjuillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1926 \   `\€—' 1
~· Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature V  0 ‘
·•7
La FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et
reconnue d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but,
entièrement ou partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FEDERATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature,
de développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion
scientifique française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FEDERATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre,
90 volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique
spécialisés destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille
que l‘on rencontre en France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces
ouvrages s‘adressent tout autant aux professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages
de référence, rassemblant, notamment pour les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques
disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée
par une équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel
des ressources financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association,
consultez notre site (www.faunedefrance.org), et soutenez nos publications en achetant les ouvrages!
La FEDERATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur
Internet, à la disposition de la communauté naturaliste l‘intégralité du texte, du volume 40 de René
IEANNEL consacré aux Coléoptères Carabiques. En effet, ce volume est actuellement épuisé et il ne sera
pas réédité. Il s‘agit de la seconde partie (d‘une série de 2) éditée en 1942.
Cet ouvrage est sous une licence Creative Commons pour vous permettre légalement de dupliquer,
le diffuser et de modifier cette création .....
Montpellier, le 15 février 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

Creative Commons
®Cf6aiiV9
C 0 lil ill U TC 5+ l) I-1 l·Z I)
Paternité - Pas d'UtiIisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales
à l'Identique 2.0 France
Vous êtes libres :
•de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
•de modifier cette création
Selon les conditions suivantes:
  Paternité. Vous devez citer le nom de |'auteur original.
.·="`
Pas d'Utilisation Commerciale. Vous n'avez pas le droit
.= d'uti|iser cette création à des fins commerciales.
Partage des Conditions Initiales à l'ldentique. Si vous
modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n'avez
le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un
»··”' contrat identique à ce|ui—ci.
•A chaque réutilisation ou distribution, vous devez faire apparaître
clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à
disposition de cette création.
•Chacune de ces conditions peut être levée si vous obtenez |'autorisation
du titulaire des droits.
Ce qui précède n'affecte en rien vos droits en tant qu'utilisateur
(exceptions au droit d'auteur : copies réservées à l'usage privé du copiste,
courtes citations, parodie...)
Ceci est le Résumé Explicatif du Code luridique (la version intégrale du contrat).
Avertissement El
Découvrez comment diffuser votre création en utilisant ce contrat

FÉDÉRATION FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE `
Directeur honoraire : P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPARD
COLÉOPTÈRES CARABIQUES
¤Eux|ÈME PARTIE
mm
R . I EA N N EL
PROFESSEUR AU MUsEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
(Avec I I I8 figures)
P A RI S
PAUL LECHEVALIER ET FILS, 12, RUE DE Toumou (VIE)
1942
Collection honorée de subventions de l’Académie des Sciences de Paris
(fondation R. Bonaparte et Loutreuil), de la Caisse des'Recherches Scientifiques,
du Ministère de l’Ag1·iculture et du Ministère de l’Education nationale.

FAUNE DE FRANCE

FÉDÉRATION FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE `
Directeur honoraire : P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPARD
COLÉOPTÈRES CARABIQUES
¤Eux|ÈME PARTIE
mm
R . I EA N N EL
PROFESSEUR AU MUsEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
(Avec I I I8 figures)
P A RI S
PAUL LECHEVALIER ET FILS, 12, RUE DE Toumou (VIE)
1942
Collection honorée de subventions de l’Académie des Sciences de Paris
(fondation R. Bonaparte et Loutreuil), de la Caisse des'Recherches Scientifiques,
du Ministère de l’Ag1·iculture et du Ministère de l’Education nationale.

Cinquième groupei CONCHIFEBÀ
Ce cinquieme groupe s’oppose à tous les autres Caraboidea Limbaia ~
(c’est—à—dire pourvus de lobes métépimériques visibles), par la structure de _
son organe copulateur. Chez les familles qui le composent, le style gauche
perd sa partie apicale et ses soies, tandis que sa partie basale s’éI:(rgit, se
chitinise fortement et prend un aspect « conchoïde », en coquille. .
Cette évolution conchoïde du style gauche, style qui se trouve au—dessus
de l’organe copulateur couché sur le côté au repos et le recouvre, réalisée
par les Conchifera, se trouve d’ailleurs parfois à l’état d’ébauche chez
d’autres groupes. Parmi les Simplicia, les Migadopidae sudaméricains et
surtout les Siagonidae en fournissent des exemples. Plus près des C0nchi—
fera, les Pairobidac montrent un début d’évolution conchoïde du style
gauche, mais on a vu que l’ensemble des caractères de cette famille indique
qu’il s’agit d’un rameau divergent des Slylifera, dont plusieurs organes
ont évolué dans le même sens que ceux des Pierosiichidae.
Le groupe des Conchifera est immense, aussi nombreux à lui seul que
tout le reste des Caraboidea. Il renferme naturellement des types archaï-
ques, tels que les Pierosiichidae australiens, chez lesquels l’évolutio‘n con-
choîde du style est encore à un stade primitif; mais il est très remarquable
combien l’organe copulateur est d’un type uniforme et fixé dans tout le
groupe. Chez les autres Caraboidea, particulièrement chez les Siylifera
(Broscidae, Trechidae, Psydridae), la structure de la partie basale du pénis
est variable, caractérisant les subdivisions des familles. Rien de semblable
chez les Conchifera dont la structure de la base du pénis est immuable-
ment fixée. Tout au plus si les Lebiomorphi se distinguent par la diminu-
tion ou l’absence de la courbure basale de l’organe, toujours accusée dans
les autres groupes de familles. Mais toujours le bulbe basal est clos, l’ori—
fice basal nettement circonscrit et faisant face du côté ventral, sans dépla-
cement à droite ; ses bords sont toujours plus ou moins échancrés.
L’asymétrie de l’organe copulateur est toujours considérable chez les
Conchifera, étant en rapport avec l’évolution conchoïde du style gauche.
Il n’est pas rare de rencontrer chez divers groupes des cas d'inversion de
l’organe : au lieu de reposer dans l’abdomen sur sa face droite et d’avoir
le style gauche conchoïde, chez les groupes invertis l’organe repose sur sa
face gauche et c’est le style droit qui est hypertrophié et conchoïde, tan-
dis que le gauche s’atrophie. Des cas d’inversion s’observent dans des
groupes entiers, ou parfois seulement dans un genre, comme Paralae-
moslenopsis dans le groupe Sphodrini. L’inversion se présente aussi par- `
· JEANNEL  

574 coLÉo1=·TÈnEs CARABIQUES
fois comme variation individuelle, par exemple Ophonus (Pseudophonus)
rufipes DE G., en Bretagne, et il serait intéressant de savoir s’il s’agit
alors de mutation héréditaire.
En règle générale, il n’y a jamais de soies au sommet des styles des
Conchifera. Elles ont cependant persisté chez les Agra sudaméricains, aussi
chez les Agonodromius, genre des Anchomenini représenté dans la faune
française. En règle générale, la moitié apicale, sétifère, des styles s’atrophie
et tombe, ne laissant même que rarement un vestige sous forme d’une
petite expansion lamelleuse de l’angle apical du style en coquille (Sphoe
drini). Quant au style non conchoîde, le style placé sous l’organe copula-
teur au repos et qui est généralement le style droit, il entre en régression
selon des modes très divers qui pourront fournir d’excellents caractères
de filiation.
Une différence dans la direction du style conchoîde isolera nettement
les Brachinidae ; chez eux le style gauche prend la forme d’une large ban-
delette qui croise en sautoir la face gauche du pénis. La même disposition
s’observe chez les Pseudomorphidae qui formeront ainsi avec les Brachi-
nidae le sixième groupe de familles : Balieifera. `
Ajnsidéfinis par les caracteres de l’organe copulateur, les Conchifera
présentent un bon nombre de caractères communs, qui les opposent encore
aux Slylifera : les mandibules n’ont jamais de soie sur la face externe
(Carabidae impilae de Fr. VAN EMDEN) ; les protarses mâles n’ont jamais
la dilatation unilatérale des premiers articles, qui est la règle chez les Siyli—
fera. _, `
Les diverses familles formant le groupe des Conchifera, dans la faune
de la France, ont été classées (p. 81) de la façon suivante :
Cinquième groupe : L1MBArA CONCHIFERA
1. Cavités coxales antérieures uniperforées ................... 2.
— Gavités coxales antérieures biperforées ...................... 3.
2. Organe copulateur mâle fortement coudé, le bulbe basal tres
développé et renflé ; styles inégaux, mais le droit jamais très
atrophié. (Superfam. Harpalomorphi) ....................... 5.
— Organe copulateur fusiforme, allongé, non coudé, le bulbe basal
très réduit (1) ; style droit tres atrophié. (Superfam. Odacanih0—
morphi) ................................................ 9.
3. Métatibias très épineux, armés d’un éperon interne serrulé très
long, dépassant le milieu du premier articledu tarse.Organe co-
pulateur peu arqué, à bulbe basal bien développé, le style droit
non atrophié. (Superfam. Masoreomorphi). .................. 10.
1. L’0rgane est de même type que chez les Lebiidae, à cavités coxales`antérieu1·es
biperforées. p

— coNcmFERA 575
—— Métatibias non épineux, à éperon interne lisse, court, ne dépas-
sant_pas le milieu du premier article tarsal ....... , ........... 4.
4 . Organe copulateur toujours très arqué, à bulbe basal bien indivi— »
dualisé, renflé ; style droit non atrophié, Protarse-mâle à articles
’ dilatés toujours densément feutrés en dessous. Insectes de grande
taille, le plus souvent pubescents. (Superfam. Callislomorphi). . 7.
+— Organe copulateur fusiforme, non arqué, à bulbe basal réduit, le
plus souvent atrophié ; style droit très atrophié, Protarse mâleà
revêtement variable, le plus souvent avec des doubles rangées de
phanères adhésives. (Superfam; Lebiomorphi) ................ 11.
Superfam. Harpalomorphi
5. Champ radial de l’élytre prolongé en arrière sur le bord apical
jusqu’à l’angle sutural. Styles peu différents l’un de 1’autre,
comme chez les Harpales ....... (p. 577). XV. Fam. Perigonidüe.
— Champ radial de l’élytre cessant en arrière à l’angle apical
externe, le bord apical aminci et plus ou moins sinué ........... 6.
6. Une seule soie frontale. Antennes pubescentes à partir du 36 ar-
ticle (sauf rares `exceptions). Épipleures toujours simples, non
tordus. Protarses mâles à revêtement variable. Stylespéu 'diffé—
rents l’un de l’autre, presque de même longueur, le droit de
même forme que le gauche, mais un peu plus court ...........
............................ (p. 584). XVI. Fam. Harpalidûe.
— Deux soies frontales. Antennes pubescentes à partir du 49 article
(sauf rares exceptions). Épipleures tordus— ou simples. Protarses
mâles avec les articles dilatés toujours munis de deux rangs de
grandes phanères adhésives. Styles toujours très différents, le ·
droit variable mais grêle ; inversions de l’organe copulateur assez
fréquentes ................ (p. 730). XVII. Fam. Pte1‘0SIïî0l1îd3B.
· Superfam. Callisiomorphi
7. Épistome très échancré, membraneux dans l’échancrure ; le labre
plus ou moins divisé, les mandibules difformes. Palpes labiaux
dichètes. Champ radial de l’élytre cessant à l’angle apical externe,
le bord apical échancré. Style droit non atrophié, de même forme
que le gauche, mais plus petit, comme chez les Harpales ......
......... ' ..................... (p. 986),. xx. Fam. Licinidaè.
— Épistome et labre normaux. Champ radial de l’élytre prolongé
jusqu’à l’angle sutural, le bord apical de l’élytre continu, sans
échancrure. Insectes plus ou moins pubescents .............. . 8.
8 . Palpes maxillaires et labiaux à dernier article glabre, non, sécurii I
forme _sauf parfois le labial, inséré `normalement, dans l’aXe du.
précédent. Tête de forme normale ; élytres à. déclivité sapicale   _.~~

576 COLÉOPTÈRES cARAB1QUEs ,
—peu prononcée, sans pincement latéral. Palpes labiaux polychètes
ou dichètes. .................. (p. 958). XVIII. Fam. Callistidae.
—— Palpes maxillaires et labiaux pubescents, à dernier article sécuri-
forme et désaxé, inséré de travers sur le sommet de l’avant—der—
nier article. Tête petite, déliée, avec une constriction annulaire
en arrière des yeux, le front plat et sillonné. Élytres à déclivité
apicale brusque, les côtés plus ou moins pincés longitudinale-
ment. Palpes labiaux polychètes. (p. 982). XIX. Fam. Panagaeidae.
Superfam. Odacanihomorphi
9. Tête pédonculée, le pronotum très allongé, subcylindrique en
avant, sans gouttière marginale. Tibias pubescents, sans rangées
d’épines sur la face externe. Insectes de petite taille, grêles, à cou-
leurs vives ................ (p. 1007). XXI. Fam. Odacanthidae.
Superfam. Masoreomorphi
10 . Protarses mâles à articles dilatés garnis en dessous de deux rangs
~· de phanères à large pavillon adhésif. ...........   ..........
....... . .... . .............. (p. 1011). XXII. Fam. Masoreidae.
Superfam. Lebiomorphi (1)
11 . Ongles pectinés. Antennes à premier article de longueur normale,
pubescentes à partir du 3e article. Palpes labiaux variables. Pro-
notum cordiforme ou transversal, la gouttière marginale bien
développée .................. (p. 1017). XXIII. Fam. Lebiidae.
— Ongles lisses. Antennes à premier article scapiforme, en forme de
longue tige au moins égale aux trois articles suivants réunis, les
articles tous pubescents, même les deux premiers. Palpes la-
biaux dichètes .......................................... 12.
12. Pronotum et élytres à rebords latéraux nets et tranchants, l’é-
Iytre avec un épipleure replié normal. Quatrième article des
tarses non bilobé. Protarses mâles avec les trois premiers articles
non dilatés (Z uphium), mais munis de doubles rangées longitudi-
nales de phanères adhésives. Insectes très déprimés, sans colo-
rations vives. ............... (p. 1091). XXIV. Fam. Zuphiidae.
— Pronotum et élytres sans rebord latéral, l’élytre sans trace de re-
pli de l’épipleure, avec les 88 et 99 stries semblables aux autres.
l.·Cette superfamille réunira un assez grand nombre de familles d’aspect très divers
dont la plupart sont spéciales aux faunes tropicales. Il n’est donc pas possible d’entrer
ici dans le détail de leur systématique, qui sera présentée ailleurs. Le tableau qui va
suivre, et les caractères qui y sont utilisés, ne valent que pour les espèces françaises
des trois familles entrant dans le cadre de cet ouvrage.

_ PERIGONIDAE 577 (
Quatrième article des tarses bilobé. Protarses mâles avec les ar- ,
- ticles dilatés densément feutrésen dessous. Insectes convexes,
· à avant—corps très atténué, élytres amples ; coloration vive ....
........................... (p. 1098). XXV. Fam. Dryptidae.
Superfam. HARPALOMORPHI J EANNEL
XV. Fam. PERIGONIDÀE, sensu lalo
Perigonae G.—H. HoRN, 1881, Trans. Am. ent. Soc., IX, 143 —(— Anch0n0—
derini G.-H. Homv, 1881, l. c., 144, —|— Omphrcus DEJEAN. —Perig0—
nidae JEANNEL, 1941, Rev,. Fr. ent., VIII, 136.
Dans cette famille, prise au sens large (1), il faudra réunir toute une série
de Conchifera à cavités coxales uniperforées, dont le champ radial de l’é—
lytre se continue sur le bord apical jusqu’à l’angle sutural, tels que Peri-
gona CAsT., Anchonoderus REICHE, Lachnaphorus DEJ., Omphreus DEJ.,
qui seront les types d’autant de sous-familles. Palpes labiaux dichètes.
TABLEAU DES soUs-FAM1LLEs
l . Palpes non renflés, le dernier article fusiforme, aussi long ou plus
long que l’avant-dernier; celui-ci le plus souvent avec quelques
soies apicales. ................................,............ 2. —
—- Palpes pubescents, à dernier article renflé ou sécuriforme ....... 3. —
2. Au moins l’avant-corps glabre, les élytres ordinairement glabres,
avec le champ radial seul pubescent ; la 8° strie confondue avec la `
gouttière marginale en avant, écartée et représentée par un pro-
fond sillon dans toute la moitié apicale. Protarses mâles à doubles
rangées ventrales de phanères adhésives. Faciès des Tréchides.
........................... . . . (p. 578). Subfam. Perigonitae.
—- Pubescents ; la 89 strie écartée de la gouttière dans toute sa lon-
gueur, non approfondie en sillon dans la moitié apicale. Protarse
mâle feutré en dessous. Faciès des Chléniens. ........... , .......
. . ........ ; ........ , .......... (p. 582). Subfam. Anchûnoileriliàc.
3. Dernier article des palpes sécuriforme. Insectes de grande taille,
glabres et dèprimés, à faciès de Sphodrides. Premier article des
V antennes long et épais. (Péninsule Balkanique) (“) ............
. ...................................... [Subfam. Omphxeitae].
` — Dernier article des palpes maxillaires très renflé, ovoîde et pubes— .
cent, terminé par un petit style apical ; avant-dernier article très
l. Les caractères indiqués dans le tableau donné dans la première partie de cet ou«
vrage (p. 83) concernent les Perigonitae, c’est-à-dire une partie seulement de la famille.
2. Un seul genre, Omphreus DEJEAN, sur les restes des Égéides.

5*78 coLÉoP1*ÈREs cARAB1QUEs
grêle. Insectes de petite taille, à pronotum très délié (Amérique
du Sud et Afrique tropicale) (1) ....... [Subfam. Lachnophoritae] .
I A Subfam. PÈRIGONITAE, s. str.
Petites espèces ayant un peu l’aspect des Trechus. Il en existe cepen-
dant de grande taille, atteignant près de 12 mm.
Deux soies frontales ; pas de soie mandibulaire. Dernier article des
palpes allongé, pourvu de quelques soies très courtes et peu nombreuses
(fig. 215 b, c), le palpe labial dichète (fig. 215 c). Élytres incomplètement
rebordés à la base, les épipleures simples, sans repli radial interne ; le
champ radial forme une dépression parallèle au bord marginal et prolon-
gée jusqu’à l’angle sutural (fig. 215 e) ; alors que tout le disque de 1’élytre
est·[glabre, tout le champ radial est pubescent et cette opposition est
caractéristique de la sous—fami]le.
g  
( \ I ·  _‘*—**-`
· ` ·' 1   ( I
`  1 \ `îv É [ · ii 1 . Ji" ( il 
(  ‘« ! (  \ .  -T  —· 
 i"   I. iv"     | . 
I \t I·/1. I} `i  ~ · (  i 1 r- I
V  `I ai/’ · ‘  ‘· l'    l
\.\ I  I I'I \`I   / I 4   _. ·  
   _  «, .1--I     ·l  z   ~( &·
· ‘ d A  _ `\· y  I   I,.
·'!(· ··· IA  `·\· z '<  » .] G. .  A
Il"- » ~l¤·‘ 2 ‘I · * ll) ~ — ` *  ~
I,  l ff:-ll I   I   ' I_â_*_,
IIIII     ( I ul" \ I a I"   I ~n~5_··.
" \\· IIII ,|, `III II ,,¤l,·I(’I‘?I·Il] D  
  ‘  " -'  * / *"  A 1 / `
II_ëeÃT ûI I_    ,/ /    È
1* - I _ ‘ ' . `  l ——r  ' (  J
(I._I'Él I,  I )I IIIIIIMI  sg I  I./I;] \t  \   _
`\\“`:-  [un (Iii l' ¤ ·| -.l I' lm" l i      'r/ ' Q
 (—-=,·  À ~  aa .. si
' . \ \ ";
     
a/.
Fig. 214. Caractères larvaires des Perigonidae : Perigona (Xcnogona) lermitis J EANNEL,
de Danané, Côte d’lvoire. — a., avant-corps ( >< 80). — b., nasal. —- c., maxille gauche
et prémentum, face ventrale. — d., patte intermédiaire gauche. — e., derniers seg-
ments abdominaux et urogomphes. — f. crochets des vésicules anales exsertiles.
1. Lachnophori de G.—H. HoRN (1881), lignée inabrésienne, représentée dans 1’Amé-
rique du Sud tropicale par les genres Lachnophorus DEJ., Galybe GAs·r.,Ega CAs·r. et
d’aut1·e part dans 1’Afrique australe, Madagascar et l’lnde par Selina Morscn.

‘ PER1GoN1DAE 579
Cavités coxales. antérieures uniperforées. Pattes grêles, les protibias
non dilatés. Protarses mâles peu dilatés, les 2** et 36 articles symétriques,
avec deux rangs de quelques phanères à pavillon adhésif, sur la face ven-
trale. ·
Organe copulateu_r court et peu arqué, le bulbe basal clos mais peu
renflé, les deux styles subégaux. ..
Caractères larvaires (fig. 214). —— La larve d’un Perigona termitophile
du Cameroun, P. îermitis JEANNEL (1941, Rev. fr. Ent., VIII, 144), a été
récemment décrite et permet de se faire idée des caractères larvaires de la
famille.
Cette larve a l’aspect général des larves des Trechidae, mais a les tarses
formés de deux ongles dactyliens inégaux, comme chez les Harpalidac.
Tête sans cou rétréci; les antennes insérées au côté dorsal dela mandibule,
'à peu près de même longueur que celle—ci. Sillons frontaux à branches ondu-
leuses, la côte tentoriale très oblique. Nasal arrondi et régulièrement cré-
nelé (fig. 214 b). Mandibules longues, le rétinacle vers le milieu du bord
interne qui est simple, non denticulé ; une seule soie à la place du pénicille.
Maxilles allongées, avec une soie à la place du lobe interne ; lobe externe
sans soie sur l’articIe basal ; palpe triarticulé, porté sur un petit palpigère,
le dernier article du palpe très allongé, presque divisé en deuxarticles. Pré-
mentum (fig. 214 0) trapézoïdal, avec deux soies latérales seulement, la
ligula bisétulée, masquée dorsalement par une lèvre membraneuse ciliée (1).
Tergites peu chitinisés, non rebordés, les soies tergales peu nombreuses.
Pattes courtes, le trochanter presque aussi long que le fémur, le tibia sans
autres épines que les deux épitarsales ; deux ongles inégaux (fig. 214 d).
Urogomphes grêles, immobiles, non segmentés, avec 7 à 8 grandes soies
(fig. 214 e). Uropode allongé, l’anus avec deux vésicules exsertiles et gar-
nies de nombreux crochets (fig. 214 f), comme chez les Lebiidae.
La forme de ses ongles, doubles et inégaux, rapproche ce type larvaire
des Harpalidae ; ce rapprochement était d’ailleurs déjà indiqué par la struc-
ture des cavités coxales des imagos, ainsi que parla forme des styles de l’or-
gane copulateur. Les vésicules exsertiles et armées de crochets de l’uro-
pode rappellent les Lebiidae. Mais on les rencontre aussi dans d’autres fa-
milles (1), .
La sous—famille groupe quelques genres se trouvant dans les diverses
parties du monde (GnAssÉ et JEANNEL,l94l, Rev. fr. Ent., VIII, 136, mais
surtout dans les régions chaudes (3). _
- Le régime alimentaire des espèces n’est pas connu. Beaucoup vivent
sous les écorces, ou sous terre ; certaines sont parasites.
l. Le développement de cette lèvre labiale est sans doute en rapport avec la termi-
tophilie de cette larve, qui est, d’autre part, presque aveugle, n’ayant qu’un seul amas
pigmentaire, llantérieur. r
2. Il en existe chez certains Trechides (Merizodus solcdadinus GUÉR.), chez les Sta-
phylinides, ches les Lampyrides. On a vu les larves de Lampyris replier leur abdomen
et se servir des vésicules de l’uropode comme de brosses pour nettoyer la surface de leur
corps. _
3. Le P. (s. str.) c0ng0anaJEANNE1. (1941, Rev. fr. Enf., VIII, 150), répandu dans les
forêts de toute l’Afrique occidentale, a été trouvé sous lesécorces des billes de bois d’0-
ko umé, sur le quai de la Rapée. à Paris, par COLAS et VILLIERS.

580 coLEoPTÈREs cA1=:AB1gUEs
78. Gen. PERIGONA CASTELNAU
Pcrigona L. DE CAsTELNAU, 1834, ·Ét. ent., 151 ; type : pallida CAST. —
GRASSÉ et JEANNEL, 1941, Rev. fr. Ent., VIII, 139.
Suhgen. Trechicus LE CoNTE, 1853, Trans. Am. phil. Soc., X, 386 ;
type : umbripennis LE CoNTE, = nigriceps DEJEAN.
Fig. 214, 215. — Ce genre groupe une cinquantaine d’espèces, le plus
Souvent de petite taille, dans toutes les contrées chaudes du globe. Récem-
ment revisé, il a été subdivisé en sous-genres.
.«ë \
  J
      I Ã '— · ' _ ' -\
$9} ! · S · · .
r ‘ , . · - L 2 .
l [gag G é     
e- E ‘ 9 c` Ã Ã · É _ · ‘
 —  - . / ` l...L...j
[  A   il  ,,` i  . ,   I' ‘ . ' ' ‘ ' I
  \=`!.( / l··.1'··ï
` ; ' :;       ·\`/     I '   r,
    fé î— .î·»w
  A l .       ·\ '   4 '. 1,  
    ._ ' ·
a/.     6-
Fig. 215. Gen. Perigona CAST. :P. (Trechicus) nigriceps DEJ., de Bordeaux. — a., mâle
(>< 17). — b., palpe maxillaire droit. —~ c., palpe labial. ——- d., dent labiale. — 6.,
élytre gauche. — f., organe copulateur mâle, >< 35.
Forme variable ; les Perigona s. str. sont allongés, parallèles, souvent
très déprimés et vivent sous les écorces ; les espèces du sous—genre Trechi-
cus sont courtes, à élytres amples, et vivent sous terre. Tête à gros yeux
saillants, sans tempes distinctes ; des sillons 0culo—frontaux généralement
très nets. Antennes courtes et épaisses, moniliformes. Pièces buccales
très saillantes, le labre allongé, les mandibules aigues, le dernier article
des palpes fusiforme, renflé à la base et effilé en pointe, toujours plus long
que l’avant—dernier. Dent labiale simple et aiguë, ou nulle.
Pronotum plus ou moins transverse, à base large et angles postérieurs
g obtus ; côtés peu ou pas sinués en arrière ; la gouttière marginale fine, le
disque uni, sans dépression basale bien accusée. Élytres incomplètement

· PERIGONA 581
rebordés à la base ; les stries toujours très effacées ; pas de striole basale.
Deux soies discales sur le 38 interstrie et une soie apicale. Un fouet basal
à l’origine de la 28 strie. Série ombiliquée : groupe huméral de 6 fouets, V
le 68 écarté du 58 ; groupe moyen de 3 fouets, bien séparé du groupe posté-
rieur, lui—même de 5 fouets (fig. 215 e).
Protarses mâles non dilatés, les trois premiers articles avec.deux rangs
de phanères adhésives. (
Organe copulateur court, peu arqué, le bulbe basal non renflé. Partie
membraneuse dorsale du pénis non déversée à gauche, longue, étendue
jusque près de la base. Styles subégaux. Sac interne avec une pièce copu-
latrice recourbée en arc, située près de l’apex (fig. 215 f).
Les Perigona s. str. sont des espèces de forme allongée et parallèle, dont
les trois fouets du groupe moyen sont alignés dans la gouttière marginale.
Ils occupent l’Amérique du Sud, l’Afrique tropicale, la région orientale et
. la région malaise.
Les deux P. nigriceps et P. obscuraia ALL. (Madagascar) forment le
sous—genre Trechicus LE CONTE, de forme courte et large, avec le fouet
médian du groupe moyen nettement reporté en dedans (fig. 215 e).
1. P. (Trechicus) nigrieeps DEJEAN, 1831, Spec. V, 44 ; type : Amérique
du Nord (importé). —— GANGLBAUER, 1892, K. M., I., 228. — CLER-
MONT, 1925,Bull. Fr., 249. ———JEANNEL, 1941,·Rev.fr. Ent., VIII, 141.
Fig. 215. — Long. 2 à 2,5 mm. Testacé, la tête noire, les élytres plus
ou moins rembrunis dans la région suturale ; antennes et pattes testacées.
Tête lisse, à sillons oculo—frontaux allongés et profonds ; antennes courtes,
à premier article aussi long que les deux suivants. Pas de dent labiale.
Pronotum trapézoîde, très transverse, peu rétréci à la base, les côtés non
sinués, les angles postérieurs arrondis. Élytres ovales et courts, amples,
les stries obsolètes, les trois premières seules visibles dans la partie basale.
Organe copulateur (fig. 215 f) assez grêle, peu arqué, l’apex infléchi et
court, obtus.
Espèce endémique sur tout le pourtour de l’océan Indien, où elle est com-
mune, vivant sous les débris végétaux décomposés ou sous terre dans les
fruits souterrains (arachides) ou les racines. Fréquemment transporté par
les navires, le P. nigriceps a été trouvé sporadiquement dans le monde en-
tier, surtout aux environs de ports, et a naturellement été redécrit maintes
fois sous des noms différents. On l’a fait connaître ainsi de l’Afrique occiden-
tale, des îles du Cap-Vert, de Madère,des Açores, de Corfou (PAGANETTI), de
France, de l’Amérique du Nord, de la Guadeloupe. A
En France, il a été trouvé à Bordeaux (V.MAYET) et à Marseille (ABE1LLE).
Mais on l’a rencontré aussi dans les marais de la côte méditerranéenne :
étang de Lattes, près Montpellier (LAPOUGE) ; Camargue (PUEL) ; marais
de Cannes (DES Gozxs). On l’a encore signalé du bois de Boulogne, à Paris
(CLERMONT) et de la forêt de Fontainebleau. Il a été pris récemment dans

582 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
la Marne, dans une étable à moutons, .à Villers-aux—Nœuds, et sous des
détritus ligneux à Braisne, dans l’Aisne (BETTINGER).
Au vol pendant le jour, ou plus souvent le soir, attiré par la lumière.
Subfam. ANGHONODEHITAE G.—H. HORN
Anchonodcrini (pars), G.—H. HoRN, 1881, Trans. Am. ent. Soc., IX, 145.
A cause de leur pubescence et de leur aspect général, les genres de cette
sous—famille ont été souvent placés parmi les Callisiidae ; mais les cavi-
tés coxales antérieures sont uniperforées et les épipleures sont simples.
Protarses mâles densément feutrés en dessous.
G.-H. HoRN (1881) réunissait les Lachnophorus aux Anchonoderiiae,
tels qu’ils sont compris ici. Les caractères très remarquables des palpes
des premiers et le fait qu’ils forment aujourd’hui un groupe à distribution
nettement inabrésienne, rend nécessaire leur isolement comme sous-famille
distincte.
La sous—famille Anchonoderiiae renferme quelques genres de ,l’Amérique
centrale : Anchonoderus REICHE, Euphorlicus G.-H. I—IonN, le genre Alranus
LE C.,_(Amérique du Nord et Europe méditerranéenne occidentale), et
enfin Chlaeniomimus A. SEMENDN, du '1`urkest-an. Pe'ut—être faudra-t-il
encore y ajouter Enoicus PER., de 1’Afrique Australe.
79. Gen. ATRANUS LE CONTE
Airanus LE CoNTE, 1848, Ann. Lyc. nat. Hist. N. Y., IV, 438 ; type :
pubescens DEJ. —— GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 231.
Fig. 216 f à lc. — Aspect général de l’Anchus ruficornis GOEZE, mais
pubescent. Tête allongée, à grands yeux ovales et peu saillants, l’épistome
séparé du front par une suture, finement rebordé en avant ; partie posté-
rieure de la tête rétrécie. Antennes grêles, pubescentes à partir du 38 ar-
ticle (fig. 216 h). Mandibules saillantes, à pointe crochue. Palpes grêles,
à dernier article fusiforme, couvert de quelques petits poils (fig. 216 f, g) ;
palpes labiaux dichètes. Dent labiale courte et bifide ; la languette bisé-
tulée, les paraglosses grêles.
Pronotum cordiforme, étroit, la soie marginale antérieure vers le milieu
des côtés, la postérieure un peu avant l’angle. Élytres oblongs, le bord api-
cal nullement sinué, le champ radial continu jusqu’à l’angle sutural (fig.
216   Base de l’élytre rebordée ; les stries nettes ct ponctuées, les inter-
stries pubescents. Apophyse prosternale comprimée dans sa partie abrupte
comme chez les Sphodrini.
Pattes grêles, les tarses pubescents, les ongles simples. Protarses mâles
_ avec les trois premiers articles dilatés, un peu aymétriques (fig. 216 i),
longuement ciliés sur les bords et garnis en dessous de poils adhésifs très
nombreux.

ATRANUS 583
Qrgane copulateur coudé, le bulbe basal allongé', la partie apicale du
penis droite, avec l,OI'lf1CC apical trèsétendu, déversé légèrement du côté
gauche. Stylesinegaux, le gauche en coquille, subcarré, levdroit réduit,
bien plus étroit que le gauche (fig. 216 lc).
- ,<·¢>\
A K- `\ K  
' L a î \ ·T· vf", _(—'/
4 Q   `   **1 xi  
xr ,· c \ ; · II, ,»ï5?îëî· ·;É:»ri;>?‘î,eè\
  , _ ·i |/ ‘ i _ Éiîîi ·' ïi e'? 
· ( .« · ê I! ,)/ ·.._‘:-;iIï:F~·»;<;»;>>
9 ' _ ' "· ·- =·—-a-=='·`î;°¢‘ ' ,*
W ,   , t
( *1 / à. C·
Mil   ,.1
,     Qïëîf-ir `;'ï?ï`>x
I`. '-·.._'·:—;·.`·—"‘
/ . f  ;.1_/ç.·¤\
. l   ._ _'_—;· __1./-·\
\_` ...i _<. ·" '; ?J·!··
\.?     ·-\É·g . P.__G_;P,.0 ,îi}.;_,i/}
0   _/i I
  , ·:i K- "\  
[L 6-   Ã \ \\~ \ - \
tx / · l \
.   F  / î `\
 É ·   ZT - / !  [
.§:  ,»· % \.\_  L. /2  : É
» '  ' hu g " -‘_\, · (· ry ' ·
Fig. 216:a. à c. Gen. Anchonoderus REICHE : A. concinnus Rmcan, de l’Équat.eur. —a.,
organe copulateur (X ~40). —- b., partie apicale du même, face dorsale. -— c., partie
apicale de 1’élytre droit. — d., palpe maxillaire droit. —· e., palpe lahial.
Fig. 216 f. à k. Gen. AtfdHllS_ LE C. 1 A. collaris MÉN., de Pont—Saint-Esprit. — f.,
palpe maxillaire droit. — g., palpe labial. — h., base de l’antenne droite. —- i., pro-
tarse droit du mâle. —— j., sommet de l’élytre droit. —- k., organe copulateur (X 30).
1. Atranus collaris MÉNÉTRIÉS, 1832, Cat. rais., 117 ; type 2 Caucase. —
GANGLBAUER, 1892, K. M., l. 231. —- ruficollis GAUTIER Das C.oT·1*Es,
1857, Ann. Fr., Bull., 135 ; type : Béziers.
Fig. 216 f à lc. — Long. 6,5 à 7 mm. Brun rougeâtre, les antennes, les
palpes et les pattes testacés, la tête rembrunie. Tête allongée, avec deux
sillons entre les antennes, un peu rétrécie 'en arrière au niveau du cou.
Pronotum plus long que large, cordiforme, rétréci à la base, ses côtés si-
nués en arrière ; angles antérieurs très effacés, les postérieurs droits. Sur-
face basale déprimée et ponctuée june seule impression basale allongée et
ponctuée, infléchie en dehors et en avant. Élytres à stries ponctuées, les
stries externes plus fines que les stries internes ; les interstries ponctués et
pubescents. Série ombiliquée nombreuse (fig. 216 _i). Abdomen ponctué
et pubescent.

584 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Organe copulateur (fig. 216 lc) à. bulbe basal bien séparé par un étran-
glement. Orifice apical sans ligule, ses parties molles très étendues sur les
deux tiers de la face dorsale. Apex atténué,droit,terminé par une dilata-
tion transverse, en T, avec la branche droite plus saillante que la gauche.
Midi de la France : vallée de la Garonne et région pyrénéenne, à basse alti-
tude ; Albi ; Castres ; plaine méditerranéenne,de Carcassonne jusqu’à An-
tibes. Corse. Toujours rare, dans les endroits marécageux.
Aussi dans le nord de l’Italie, en Slovénie et en Transcaucasie.
XVI. Fam. HARPALIDAE LE CONTE, 1861
Harpalini LE CONTE, 1861, Class. Col. N. Am., 31. — G.—H. Ho1>.N, 1881,
Trans. Am. ent. Soc., IX, 174.
On a jusqu’ici groupé sous le nom de <<Harpalinae» tous les Carabiques
ayant les cavités coxales intermédiaires non disjointes (G.—H. Hoaiv,
1881, l. c., 103). La famille dont il est question ici correspond à la section
VII de LACORDAIRE ou à la tribu Harpalini de LE CONTE et de HoP.N.
Grande famille mondiale, présentant des caractères assez constants.
Une seule `l`l soie frontale ; pas de soie mandiblulaire. Palpes toujours pu-
bescents. Antennes pubescentes à partir du 38 article, très rarement du 46.
Pas de soie postérieure au pronotum, sauf de rares exceptions. Élytres à
épipleurés simples, sans torsion de l’extrémité ; le champ radial cessant
à ]’angle apical externe, le bord apical de l’élytre aminci et plus ou moins
sinué. Striole basale présente, située entre la 26 et la lm strie. Cavités
coxales antérieures uniperforées.
Organe copulateur à bulbe basal toujours bien développé, peu coudé ;
orifice apical peu déversé, le plus souvent symétrique. Styles peu diffé-
rents l’un de l’autre, le gauche large et conchoïde, le droit presque aussi
long et un peu moins large que le gauche.
Les cas d’inversion de l’organe copulateur sont très rares dans cette
famille. Il en a été observé un chez l’Ophonus rufipes, en Bretagne (voir
p. 653).
Caractères lsrvaires (fig. 217). — Les caractères des larves connues de
Harpalidae sont très particuliers, tenant d’ailleurs pour la plupart au régime
alimentaire phytophage de ces Carabiques.
Larves peu chitinisées, à sclérites réduits, les tergites abdominaux ne re-
couvrant pas complètement la face dorsale du corps, les épipleurites visibles
de haut.
Tête courte et transverse, arrondie, sans rétrécissement collaire marqué,
les côtes du tentorium librement visibles. Nasal toujours très peu saillant.
Suture frontale à branches sinueuses, la suture coronale toujours très courte,
souvent nulle. Stemmates ronds. Mandibules courtes et larges, à peine plus
longues que larges à la base, le rétinacle situé vers le milieu du bord masti-
cateur. Antennes insérées latéralement, leur premier article long, le 36 peu
renflé. Maxilles à stipe large et court (fig. 217 c), densément cilié sur son bord

1~1AR1>A1.1DAE 585
interne et sa face dorsale ; le lobe interne présent et articulé ; palpes à der-
niers articles réduits. Prémentum cilié sur les côtés, la ligula bisétulée ( '
(fig. 217 c).
Pattes courtes (fig. 217 f), les hanches très grosses, le trochanter aussi
long que le fémur, tous deux avec des rangées ventrales d’épines très
` ‘ ' I ` ! 'ûrr î j""'ï ..
M   — *‘ [ Q (· '¤¥'l‘·‘ 'l p
Jv; · I , ( )
» I /  ··     1  · T.:    ·
 1  \ J /'|:' V ‘ I .··   ' G   _ .11/
 Ã; . \   Z4!/'!' "‘ 'u   .   [ À,.
\\\` ~ 4 ,'/2, % 6. \  '  · « ‘
\  —®    1 j   
'T—-—`< .. ` 1   C. .'·' · 
 nWmr·,",, I   ‘“·,·,·,·,·\·v\"’}";`î(;r‘·'ë (î ‘
' a*(i;:.TW;I\`Ãn, f~-  i ·
M r "«··"·« Li" m""'M  I
 _  ····a,& ¢1··n|1l,U·« hum i 
  I, J'   
·' . ‘ ‘—"" rê '— 
Ill "  ' I"' j ' Inlf:      È (   6.
  !·1 —"
,  -‘ —"' "·.Ã  ` ai
 i' ¤ '. ""\ ul ·. ··:IÃf:¢¤‘  » \/ ·
"· /··—' ·l·'   ‘?`l'···'·` 'M"  (  l —— .
 làüzlllîàiüt JH11,1 '   rg \  ( / à y'
_.m·lw1m,L nrmumix  " · (
f/>¢·   , w J?
\ I L/";;"l‘·’.' HI:   )l 
~_··*·t;·‘î. ; 
Fig. 217. Caractères larvaires des Harpalidae : Anisodactylus binoîaîus F. (d’après
A. Bôvmc). —— a., avant-corps d’une larve au 29 âge. — b., nasal. — c., maxille
gauche, face ventrale. — d., lobe interne de la maxille. —— e., prémentum, face ven-
trale. — f., patte intermédiaire gauche. — g., ongles. —— h., urogomphes.
développées. Médius et tibia très courts, sans rangées longitudinales, mais
avec des épines apicales. Tarse représenté par deux ongles dactyliens iné-
gaux (üg. 217 g). -
Urogomphes (fig. 217 h) immobiles, non articulés ni segmentés, mais
avec quelques nodosités sétifères.
On connaît les types larvaires d’un certain nombre de genres, et Fr. vim
Erwan les distingue de la façon suivante :
. Tvrns 1.AnvA1nEs
1 . Tête de couleur noire en dessus et en dessous, le pronotum brun, les
autres segments pâles. Nasal avec deux dents, chacune munie d’un
denticule externe (A. picipes OL.) .................. Gen. Acinop us.

586 COLÉOPTÈRES CARABIQUES ,
— Tête de coloration rougeâtre clair ............................. 2-
2. Trochanters et fémurs avec une double rangée ventrale d’épines nom-
breuses. Face ventrale de la tête sillonnée de chaque côté de la ligne
médiane ........ . ......... . ............ _ .......... V ........ · .... 3 .
-— Trochanters et le plus souvent aussi les fémurs avec une rangée ven-
trale unique d’épines. Tête sans sillons sur la face ventrale ........ 4.
3. Lobe interne de la maxille avec sa soie insérée sur la face latérale.
Abdomen parallèle, les derniers segments larges ................
.................................. Gen. 0phonus,—Gen. Harpalus-
—— Lobe interne de la maxille avec sa soie insérée à l’extrémité (fig. 217
, d). Abdomen peu à peu atténué, les derniers segments plus étroits,.
........................................... Gen. Anisodactyluss
4. Bord interne de la mandîbule, entre la pointe et le rétinacle, et bord
interne du rétinacle denticulés, le bord externe fortement caréné.
Lobe interne de la maxille avec sa soie insérée latéralement (D. pu-
· bescens PAYK.) .............................. Gen. Dichirotrichus.
—— Bord interne de la mandibule et rétinacle non denticulés ......... 5.
5. Rétinacle au milieu du bord interne de la mandibule. Lobe interne
de la maxille réduit a un petit tubercule portant une longue soie à
son sommet. —— Nasal avec une double rangée de denticules : 8 en
dessus, 16 en dessous, les dents supérieures réparties en deux grou-
pes entre,.1esque1s,.apparaissent les .d.ent.s,ventrale,s,..   .Gen.. Irichocçllus .
—— Rétinacle plus près de la base que de la pointe de la mandibule. Lobe
interne de la maxille grand, conique et pointu, la soie insérée laté-
ralement et crochue. -— Les tergites abdominaux portent des rangs
transverses de soies tres nombreuses sur les deux bords antérieur et
postérieur ................................... Gen. Sienolophus.
On connaît la larve d’un Amblystomzzs de 1’Inde (GARDNER, Ind. For-
Rec. Ent., II, 189, pl. 11) ; elle a les caractères habituels des Harpalidac, mais
avec le nasal très profondément échancré, denticulé dans l’échancrure.
Iîimmense majorité des espèces des Harpalidae sont phytophages, se
nourrissant de toutes sortes de graines à l’état adulte. Les larves sont phy-
tophages ou carnivores ; sans doute le régime carnassier est-ilune adapta-
tion secondaire. j
· TABLEAU DÈS soUs-FAM1LLEs
1. Élytres sans rebord basal ou à rebord basal incomplet. Languette
plurisétulée. Tégumcnts toujours lisses, sans microsculpture.
Palpes labiaux polychètes. Protarse et mésotarse du mâle simples,
rarement (Carierus) avec un revêtement feutré ventral .......
.» ............................... (p..587). Subfam. Ditomitae.
— Élytres avec un rebord basal entier. Languette oridinairement
bisétulée. Téguments plus ou moins 'alutacés ................. 2.
2. Épistome à bord antérieur échancré, labase du labre membraneuse
dans Péchancrure. Tête large, difforme, à mandibules obtuses. (
Palpes labiaux polychètes.4 lïfrotarseu et mésotarse des mâles sim-

, D1ToM1TAE 587
ples ou dilatés, munis en dessous de doubles rangéesde phanères l
adhésives ................... . (p. 726). Subfam. Amblystomitùc.
— Épistomeà bord antérieur rectiligne, la base du labre chitinisée.
Tête de forme normale ..................................... 3.
3. Palpes labiaux polychètes ............ . ...................... 4.
— Palpes labiaux dichètes. .................................... 5 .
4. Protarse et mésotarse des mâles avec les articles Il et III large-
ment dilatés, les articles II à IV densément feutrés en dessous. . .
............................ . (p. 600). Subfam. Anisodactylitàe.
——- Protarse et mésotarse des mâles avec les quatre premiers articles
i dilatés et munis en dessous de doubles rangées de phanères à ,
large pavillon adhésif, parfois simples, jamais feutrés .........
............................... (p. 614). Subfam. Hatpàlitae.
5. Protarse et mésotarse des mâles dilatés et feutrés en dessous,
comme chez les Anisodactylites. (Australie, Nouvelle—Zélande,
Amérique centrale) ................... [Subfam. Pelmatellitae].
— Protarse et mésotarse des mâles plus ou moins dilatés et munis
en dessous de doubles rangées de phanères ; parfois simples. Tête
avec un sillon oculo—frontal toujours bien développé (fig. 229 a).
.............................. (p. 691). Subfam. Stenolophitae.
Subfam. DI TOMI TAE BoNELL1
Diiomici BoNELL1, 1810, Obs. ent. I., tab. sy11.— Difomides, LACORDAIRE,
1854, Gen. I, 165. — LA B1>.ûLER1E, 1877, L’Ab., XV, 33. —- A. SE-
MENOV, 1890, Hor. Soc. ent. R., XXV, 284. — STICHEL, 1923, Zs.
Wiss. Ins., XVIII, 41. —Diiomi —|— Mazocheli —(— Pachycari, CSIKI,
193,2, Col. Cat., pars 121.
Groupe très homogène, localisé dans la région méditerranéenne et d’ori—
gine incertaine. W. STICHEL (1923), dans une étude soi—disant‘ phylogé-
nique, mais totalement dénuée de bases taxonomiques, voudrait ratta-
cher les Ditomites aux Ophonus, ce qui est tout à fait inadmissible : les
Ditomites descendent de souches à protarses feutrés chez les mâles et sont
par conséquent plus proches des Anisodactylites que des Harpalites.
STICHEL a divisé le groupé en sous-tribus (Pachycarina et Diiomina), mais
s n’en a donné aucune diagnose. Il est en réalité impossible d’établir des
coupes systématiques dans cette sous-famille, qui est très homogène.
Aspect général très variable. Généralement pubescents et ponctués, '
les téguments lisses entre les points, sans réseau alutacé.
Tête parfois très grosse (Dilomus) ou cornue chez les mâles (Carierus).
I Mandibules fortes, épaisses, crochues, à mola robuste et bord interne peu
tranchant ; la face externe fortement sillonnée. Palpes à dernier article
ovale, renflé, très pubescent, son sommet mousse ; palpes. lahiaux p.oly—

588 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
chètes (fig. 218 d). Labium à dent médiane simple. Languette saillante,
à bord transversalement tronqué et plurisétulé, les paraglosses étroits et
glabres.
Pronotum le plus souvent pédonculé à la base, le rebord marginal très
fin ; disque bombé, sans dépression ni fossettes basales. Élytres à stries
entières, sans rebord basal. Striole basale présente, dans le 26 interstrie ;
89 strie écartée de la gouttière marginale dès l’angle huméral.
Pattes pubescentes, les tarses pubescents en dessus. Protarse et méso-
tarse des mâles généralement simples, sans dilatation nette. Il existe ce-
pendant chez certains Carierus (p. ex. fulvipes LATR.)un revêtement feutré
bien développé sur les quatre premiers articles du protarse des mâles, ce
qui indique que la souche des Ditomites a dû présenter les mêmes carac-
tères tarsaux que les Anisodactylites.
Organe copulateur très petit, très arqué ; l’orifice apical du pénis ré-
duit, étroit, nullement déversé, l’apex obtus. ‘
Caractères chétotaxiques habituels de la famille.
Il faut incorporer aux Ditomites les Mazocheius CHAUD. (Diocies auct.),
remarquables par leurs téguments glabres et leur faciès de Scarites. Par
contr'e,"il' faut en `éliminerlles genres âlrebord basal de l’élytre entier Car-
ierophonus GANGLB., Penlhus CHAUD., Bronislavia A. SEM., qui sont des
Harpalites : leur languette est bisétulée et les protarses mâles du premier
' de ces trois genres porte des doubles rangées de phanères squameuses très
nettes. Leur organe copulateur est très différent de celui des Ditomites.
Ainsi définie, la sous-famille est strictement méditerranéenne, occupant
une vaste aire géographique depuis les îles Canaries jusque dans la Mand-
chourie (carte de distribution des Ditomites, par STMJHEL, 1923, Zs. wiss.
Ins., XVIII, 242).
Les Ditomites sont à la fois fouisseurs et granivores. Ils se tiennent dans
des terriers creusés dans le sol argileux et ferme. Ils grimpent, par les jour-
nées chaudes, sur les plantes, Graminées, Ombellifères, dont ils arrachent
les graines et les anthères, qu’ils emportent et accumulent dans leurs ter-
riers en quantités souvent considérables. Les larves sont inconnues.
TABLEAU DES GENnEs
1. Angles antérieurs du pronotum non saillants, largement arrondis.
Tête de dimension variable, mais toujours avec un rétrécissement
collaire prononcé, limitant des tempes plus ou moins bombées et
pubescentes en arrière des yeux ..... (p. 589). 80. Gen. Carterus.
—- Angles antérieurs du pronotum saillants et aigus, embrassant les
côtés de la tête en arrière des yeux. Tête très grosse, surtout chez
les mâles, sans trace de rétrécissement collaire ...............
.................................. (p. 596). 81. Gen. Ditomus.

CARTERU3 589
80. Gen. CARTERUS DEJEAN
C arlerus DEJEAN, in DEJEAN et BOISDUVAL, 1829, Ic. Col. Eur. I, 232 ;type:
inlerceplus DEJEAN. — BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr., I, 114.
Subgen. Carlerus, s. str. — Odogenius SOLIER, 1834, Ann. Fr.,
660 ; type : fulvipes LATR.
Subgen. Sabienus Gozis, 1882, Mitt. Schw., VI, 290 : type ; caly- ‘
donius Rossi. — Diiomus auct. (nec BONELLI).
Subgen. Odolntocarus SOLIER, 1834, Ann. Fr., 663 ; type : robusius
DEJ. — Macrocarlerus STICHEL, 1923, Zs. wiss. Ins., XVIII, 49 (nom.
nud.) ; type : cephalolcs DEJ. — Tschilscherinellus CSIKI (nom. nud.) ;
PUEL, 1925, Misc. ent., XXIX, Car. fr.—rhén., II, 46 ; type : cordaius
DEJ.
L’étude phylogénétique des Ditomites par W. STICHEL (1923) a dis- —
tribué des noms de genres et de sous-genres sans aucun essai systématique
autre qu’un catalogue. Tous ces noms sont des nomina nada ; ils ne mé-
· ritent d’ailleurs nullement d’être repris et il faut s’en tenir pour le groupe
à l’excellente sytématique de LA BRÈLERIE (1877, L'Ab., XV), d'ailleurs
suivie ultérieurement par BEDEL. Elle seule exprime la véritable phylogé-
nie des espèces du genre Carlerus.
Fig. 218, 219. — Taille très variable. Téguments ponctués et pubes-
cents, lisses entre les points, sans réseau alutacé. Espèces d’un noir de
poix, ailées ou aptères.T outes les espèces françaises sont ailées.
Tête de grosseur variable, très petite ou au contraire très grosse chez
certaines espèces du sous—genre Odonlocarus ; le crâne est toujours nette-
ment rétréci en arrière des yeux, le cou séparé du bord postérieur de l’œil
par des tempes plus ou moins saillantes, hérissées de longs poils. Yeux
petits, non saillants ; le front large, ponctué ; l’épistome et les mandi-
bules parfois munis de saillies ou de cornes chez les mâles. Labre saillant
et bilobé. Antennes pubescentes à partir du 3*9 article. Dernier article des
palpes ovalaire, allongé. Labium avec une dent médiane aiguë ; languette
épaisse et cornée.
· Pronotum rétréci en arrière, toujours pédonculé à la base, sesangles
antérieurs très arrondis. Élytres allongés, sans rebord basal entier, par-
fois soudés par leur bord sutural chez les grandes espèces aptères. Bord
antérieur du prosternum arrondi, très peu saillant en avant.
Pattes robustes. Protibias plus_ ou moins élargis au sommet, avec une
forte dent à l’angle apical externe, simulant un éperon et manquant rare-
ment (gracilis RAMB.). Protarses des mâles tantôt simples, tantôt dilatés
et feutrés en dessous.
Organe copulateur toujours très arqué ou coudé, la partie apicale du
pénis avec ses parois latérales enveloppant toujours la face dorsale (fig.
218 f). Styles assez courts. '
JEANNEL 38

590 coLÉo1>TÈREs CARABIQUES
Les espèces de ce genre sont remarquables par le très grand développe-
ment des caractères sexuels des mâles. Les mâles sont toujours plus grands
que les femelles et présentent des conformations particulières du prono-
tum, du front, de l’épistome, des mandibules, plus ou moins développées
et différentes selon les groupes. C’est d’ailleurs surtout la distinction de
types particuliers de variation sexuelle qui permet de se rendre compte de
la valeur phylogénétique des coupes sous—génériques proposées.
Dans le sous-genre Carierus s. str., les mâles n’ont jamais de corne mé-
diane sur l’épistome ; le pronotum est parfois dilaté, Fépistome bituber—
culé et les mandibules rameuses (dama Rossi).
,21:7   l · H·f.::·.·. · î -
   i   v * `  
  i.·· ’ ='    3* . ~ \ Ã
·ç. ~ ·z Na. ·." «s4 1 C «
·#‘    ~.7# ·Y,,,.=? » /’ `
      R [ s` \ %/ \
l ï §?l`«"f':;.îÉxî.  ' I ` i l I
M · $ îë)>~·i‘··t`·ÃÉï`7`—*:    " · "
      W I
*‘  " C ` f
li É "` À .·»,,- .1.. '
. , ,, .îèj;ÉÀE».;xÀ< it);  \
  ? tf · si · ri  '
  .* -<.—,-   . %
 v`·:,·'·,. s `  
a,. L ° 7/ ”’ .
. Ã / ‘ ' / ,  
_, ai  ' 
  V _1<,· yy?  y z _
.1 ,·f·;- r · ~  / .»·*"' '·’ , /
É Y   îâgîii l Ãîcfff "//  É/É ?
· _ \P . . ¤    :"·«| \·`,· , , ’ /' ·'/   g
 ` \      '\">;ë 4% Q  ’ %
'  .  · EDF" ': · · ·« .-" · ., ,4:,..-» / Z
=?$"-..ï‘ k·qg·...." ca K ,//_ , ..;·'”' ·' éî gz ·
, 1 f e   , ,   air _ ê,;,,g.;,,.:î.É?,,§É_·.;=··_;·;;·;-—··, mé;
iaaànv ~.,  , /5)))*,,),)*;,,3î : _; ;_. 5/  1,.; -î_;··:?~·\
A I/À \ //)/0]/7 L    ·
_ `L`àà  6
îaf / 6.
Fig. 218. Gen. Carïerus DEJEAN. —— a., tête du C. (Sabienus) calydonius Rossi, de 1’Aude.
- b., la même, de profil.- c., palpe maxillaire droit. -— d., pa1pe1abia1.—e., sommet
de 1’é1ytre du C'. (Sabienus) tricuspidaîus F., —f., organe copulateur du même ( >< 20).
Le sous-genre Sabienus, au contraire, a des mâles avec une forte corne
médiane sur l’épistome ; les mandibules sont aussi parfois cornues.
Le sous—genre Odoniocarus enfin présente des caractères sexuels mâles
qui rappellent un peu ceux des Diiomus. Pas de cornes sur l’épistome ni
sur les mandibules, mais une œdimérie prononcée de la tête, qui atteint
chez certaines espèces orientales (robusius DEJ.) les mêmes proportions
que chez les plus gros Ditomus.
Les Carierus sont granivores. L. BEDEL (Cat. Col. N. Afr. I, 114) a fait
remarquer que la présence de cornes céphaliques spéciales aux mâles ne

CARTERUS 591 ·
s’observe que chez les animaux phytophages ou chez les insectes copro-
phages se nourrissant des déjections des herbivores.
TABLEAU DES EsPÈcEs
1 . Élytres aplanis.·Espèces de taille médiocre ou petite, à protarses V
mâles dilatés et feutrés en dessous. Les mâles sans corne impaire sur
l’épistome, mais parfois avec deux tubercules pairs et des cornes
mandibulaires ............................... Subgen. Cl}IÈÉ81'US.
— Élytres convexes. Espèces généralement de grande taille, à pro-
tarses simples chez les mâles ............................... 2.
2. Forme allongée, subcylindrique ; la tête petite, l’épistome des
mâles pourvu d’une grande corne impaire et médiane .........
........................................... Subgen. Sabienus,
— Forme robuste, coloration brunâtre. Tête plus grosse, surtout chez
les mâles ; le bord libre de l’épistome échancré ou multidenté. Pas
de cornes sur l’épistome ni sur les mandibules chez les mâles ....
....................................... . Subgen. 0dontoca.1·us·
Subgen. Carierus, s. str. (1)
1 . Élytres séparément arrondis à l’extrémité. Tête petite, non élargie
en avant, le front déprimé. Premier article des antennes robuste,
faiblement en massue. 3‘Front avec deux petits tubercules ; pro-
~ notum très dilaté. Long. 6 à 10 mm .............. 1. rotlmdioollis.
— Élytres conjointement arrondis à l’extrémité. Tête plus grosse et
plus évasée en avant. Premier article des antennes en longue mas-
sue, assez délié à la base ................................... 2.
2. Mandibules à bord dorsal assez longuement rectiligne. Bord anté-
rieur de l’épistome légèrement échancré. Front aplani, un peu
concave. Pronotum à ponctuation forte, plus serrée, assez égale.
3 Mandibules et front sans différences sexuelles. Long. 6 à 10 mm.
................................................ 2. fulvipes.
— Mandibules à bord dorsal curviligne ou surmonté d’un·e corne
rameuse (chez les grands 6). Bord antérieur de l’épistome rectiligne.
Front convexe. Pronotum à ponctuation inégale et moins serrée.
3‘ Front avec deux tubercules arrondis, très saillants et lisses (2).
Long. 6 à 10 mm ................................... 3. Gama. `
1 . Chez les espèces françaises les interstries sont ponctués sur deux rangs au moins et
les protibias ont une saillie digitiforme à l’ang1e apical externe, Les C. microcephalus
BAMB. et C. gracilis RAMB.,très petites espèces_de la péninsule ibérique qui ne présen-
tent pas ces deux caractères, n’existent pas en France.
2. Il existe dans la région méditerranéenne orientale une race à mâles théléomor-
phes (gilvipes LA BRûL.), sans cornes mandibulaires, et ressemblant par conséquent
beaucoup au fulvipes LATR.

592 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Subgen. Sabienus Gozis
1. Élytres à angle sutural obtus et arrondi, les interstries tous assez
densément et assez régulièrement ponctués. 3‘ Épistome avec une
corne impaire et médiane incurvée en avant et terminée en fourche.
Q Épistome avec une dent médiane ; bord postérieur du dernier
segment ventral en angle aigu sur la ligne médiane. Long. 12 à
19 mm. ........................................ 4. calydonius.
— Élytres à angle sutural aigu, les interstries impairs subunisériale-
ment ponctués, les interstries pairs presque lisses. 6 Épistome
` avec une corne impaire et médiane, incurvée en avant et terminée
en fer de lance. 2 Épistome avec une dent médiane ; bord postérieur
du dernier segment ventral avec un calus arrondi rugueux sur la
ligne médiane. Long. 11 à 15 mm ................. 5. tricuspidatlls.
. Subgen. Odonlocarus SoL1E1=1
1. Tempes joufflues ou anguleuses, bien détachées du cou. Fémurs
d’un.brun-noir. Ponctuation des interstries peu apparente. 3‘ Tête
plus grosse, saillie des tempes plus anguleuse ; grande taille. Long
L 14 à 20 mm. (1) .................................... 6. cordatus.
Subgen. Carterlls, s. str.
l. Carterus (s. str.) rotundicollis RAMBUR, 1842, Fne Andal., 54 ; type :
Malaga. —— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr., 1, 118. — affinis RAM-
BUP., 1842, 1. c. (Q). —— dilaiicollis LUcAs, 1846, Expl. Alg., 32 ; type z
Constantine (5*).
Fig. 219 h. —- Long. 6 à 10 mm. Tête petite dans les deux sexes, le front
déprimé, fortement ponctué sauf sur le vertex.Premier article des antennes
épais à la base. Labre faiblement bilobé. Bord dorsal des mandibules
nettement anguleux à la base. Pronotum ample, plus large que long, les
parties latérales bombées, le bord latéral aussi régulièrement arqué en
arrière qu’en avant, le pédoncule basal étroit, net, à côtés parallèles. Ély-
tres à stries fortes et interstries finement et densément ponctués ; l’angle
sutural arrondi, l’apex un peu déhiscent.
Chez le mâle, la partie antérieure du front porte une vague callosité
médiane et surtout le pronotum est largement dilaté. Protarses mâles
dilatés et feutrés en dessous.
l. ll n’existe aucune raison valable pour séparer dans des sous-genres particuliers les
C. robusïus DEJ., C. oxygonus CHAUD., C. cephalotes DEJ., C. cordatus DEJ., et sans
îitpriîseêolîsi toutes les autres espèces placées par LA BRITILERIE dans la coupe Odonto-

cmzrnnus 593
Organe copulateur (fig. 219 h) proportionnellement très petit, régulière-
ment arqué, l’apex aigu ; styles en forme de lames ovales.
Hérault : Le Caylar, nombreux exemplaires (TnÉnoNn).
Afrique du Nord ; péninsule Ibériquc ; Sicile, Sardaigne ; Corfou et Tur-
quie.
/\ IF
W `
% _,( _ \ X &
'   .l( , ‘ ·§ T @ `
. c. 'r '
az- (   (I = )
pq ·:   (Q
ll 1 U1 î
·1| ` _  
© · · ·,l y' .
ai ~—" &' (
( "~`  _  V
x
’/  l  lx
Q  « J  
_ (   ‘l 
L. J (  ,3
f * (  il
Fig. 219. Gen. Carlcrus DEJEAN, organes copulateurs de profil et sommets des pénis,
face dorsale (X 28). —- a., C. (s. str.) interceptus DEJ., de La Kessera. — b. et c.,
C. (s. str.) fulvipes LATR., de Marseille. — d. et E., C. (s.str.) dama Rossi, de Corse.
— f. et g., C. (ûdonîocarus) cordaîus DEJ., de Gênes. — h., C. (s. str.) roiundicollis
RAMB., du Caylar. — i. et j., C'. (Sabienus) calydonius Rossi, des Basses-Alpes.
2. c3I'lS8I’lIS (s. str.) fulvipes LATREILLE, 1817, Nouv. Diet. Hist. nat., IX,
511 ;type : env. de Paris. ———BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 118. —
pilosus DEJEAN, 1825, Spec. I, 443 ; type : Espagne. ·
Fig. 219 b, c. —— Long. 6 à 10 mm. Tête robuste, le front déprimé en
avant, inégal, rugueusement ponctué. Premier article des antennes en
massue, assez grand, mais plus court que les deux articles suivants en-
semble. Mandibules à bord dorsal rectiligne, anguleux près de la base.
Pronotum un peu transverse, son bord antérieur peu échancré, les côtés
bien arrondis en arrière, les angles postérieurs vifs et saillants en dehors.

594 COLÉOPTÈRES cA.RAB1QUEs
Élytres courts, à interstries régulièrement ponctués, les deux élytres con-
jointement arrondis au sommet.
Le bord dorsal de la mandibule est plus saillant, plus anguleux chez le
mâle ; la tête un peu plus grosse. Protarse mâle dilaté et feutré en des-
sous.
Organe copulateur (fig. 219 b) petit, de même type que chez le précé-
dent, mais plus arqué, la partie apicale du pénis pliée au niveau de l’ex-
trémité apicale du style gauche. Apex obtus et très court (fig. 219 c), les
faces latérales du pénis enveloppant entièrement la surface dorsale. Style
gauche presque rectangulaire.
Endroits chauds et découverts, sous les pierres, ou grimpant sur les plantes
en graines, souvent sur les Ombellifères.
Majeure partie de la France à basse altitude ; au nord jusque dans la
Somme. Corse.
Europe méridionale et Afrique du Nord ; Chypre. Signalé de l’Angleterre
(Leachi Srnrir.) ; mais sa présence dans les îles Britanniques n’a jamais été
confirmée.
3. Carterusts. str.) dama Rossi, 1792, Fna Etr. I, 92 ; type 2 Toscane.
— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 118. — barbarus SOLIER, 1835
(Algerie). — gilvipes LA BRûLER1E, 1873, L’Ab., XV, 34 ; type : lac
de Tibériade. _
Fig. 129 d, e. — Long. 6 à 10 mm. Tête à ponctuation forte et rugueuse
sur la partie antérieure et les côtés du front, plus fine et moins serrée sur
le Vertex. Antennes longues, dépassant le milieu du corps, leur premier
article en massue, épais, allongé, plus long que les deux suivants réunis.
Pronotum très transverse, presque deux fois aussi large que long, ses
côtés bien arrondis, les angles postérieurs émoussés ; disque convexe, à
ponctuation forte et peu serrée. Élytres assez courts, les interstries den-
sèment ponctués, les deux sommets conjointement arrondis.
Chez le mâle de la forme typique, le front porte deux tubercules sail-
lants et arrondis, à sommet lisse, et le bord dorsal des deux mandibules
est armé d’une grande corne en ramure. Ces caractères du mâle sont
d’ailleurs plus ou moins développés, en corrélation avec un accroissement
de la taille. Protarse mâle dilaté et feutré en dessous.
La race gilvipes LA BR., de Syrie et de l’Afrique du (Nord, diffère par
l’absence presque complète des caractères sexuels secondaires du front
et des mandibules.
Organe copulateur (fig. 219 d) de forme caractéristique. La partie api-
cale du pénis est peu incurvée dans sa région moyenne, épaissie dans sa
région distale, avec l’apex très infléchi et très aigu (fig. 219 e).
Corse : env. d’Ajacci0 (BÉNARD) ; Aleria (CARAFFA).
Afrique du Nord ; péninsule Ibérique ; Sicile et Toscane ; péninsule Bal-
kanique, Crète ; Transcaucasie et Syrie.

CARTERUS 595
Subgen. Sübienlls Gozis
4. C. (Sabienus) calytlonius Rossi, 1790, Fna Etr. I Q 228 ; type 2 Toscane.
— GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 338.
Fig. 218 a-d, 219 i, j. — Long. 12 à 19 mm. Tête médiocre, la ponctua-
I tion du front forte, rugueuse sur les côtés, plus fine sur le vertex. Yeux
saillants. Antennes longues et robustes, dépassant le milieu du corps, leur
premier article plus court que les deux suivants réunis. Pronotum environ
une fois et un tiers aussi large que long, ses côtés bien arrondis, le disque
convexe, à ponctuation forte et serrée, plus dense au—devant de la base.
Élytres allongés, convexes, subparallèles, les interstries tous ponctués,
avec une série médiane irrégulière de points pilifères plus groseau milieu
d’une ponctuation diffuse plus fine ; apex de l’élytre obtusément arrondi.
Le mâle porte sur l’épistome une corne impaire, dressée puis incurvée
en avant et terminée en fourche à deux branches courtes et aplaties(fig.
218 cz) ; les mandibules ont leur bord dorsal très saillant, mais non cornu ;
rebords sus—antennaires très saillants. Protarses mâles simples. .
La femelle porte une petite épine médiane sur l’épistome.
Organe copulateur (fig. 219 i, j), très grand, coudé, la partie apicale du
pénis droite, l'apex non infléchi, très efîilé en pointe (fig. 219 j).
Midi de la France 1 Languedoc et Gascogne ; Provence ; régions chaudes
des Basses·Alpes et des Hautes·A1pes.
Toute l’Europe méditerranéenne. ‘
5. C. (Sabienlls) tricuspidatus FABRICIUS, 1792, Ent. Syst. I, 144 ; type :
Barbarie. — BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 117.
Fig. 218 e, f. — Long. 11 à 15 mm. Voisin du précédent, mais distinct
par sa taille plus faible, sa tête plus rétrécie en arrière, son pronotum
moins fortement et plus densément ponctué sur le disque, ses élytres plus
étroits, à interstries pairs à peu près lisses tandis que les impairs portent
une rangée irrégulière de gros points pilifères ; apex des élytres en angle
aigu.
Mêmes caractères sexuels, sauf que la corne de l’épistome du mâle se
termine par une dilatation triangulaire, en fer de lance.
Organe c0pulateur(fig. 218 f) de même forme, mais avec l’apex du pénis
un peu infléchi,
Corse : Bonifacio (LAREYNIE). D’après BARTHE, l’espèce aurait été trou-
vée dans les Bouches—du-Rhône, à Aix-en-Provence.
Afrique du Nord ; péninsule Ibérique, Italie, péninsule Balkanique; Asie
Mineure et Transcaucasie.

596 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Subgen. Odontocarus SOLIER
6. C. (ûdontocarus) cordatus DEJEAN, 1825, Spec. I, 441 ;type : Espagne.
— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 116. — disiinclus DEJEAN, in
DEJEAN et Bo1sDUvAL, 1829, lc. Col. Eur. I, 242 ; type : Espagne.
Fig. 219 f, g. — Long. 17 à 20 mm. Brun de poix assez brillant, les
antennes et les pattes rousses. Tête plus grosse chez les mâles que chez les
femelles, le front convexe, assez densément ponctué, sauf sur leivertex ;
épistome échancré en arc de cercle. Antennes atteignant le milieu du corps.
Tempes gibbeuses, saillantes, formant un angle presque droit, carrément
coupé, surtout chez les mâles. Pronotum transverse, les côtés du pédoncule
non parallèles, les angles postérieurs émoussés ; ponctuation du disque irré-
gulière, rugueuse. Élytres allongés, à stries fortement ponctuées, les
interstries à peine ponctués, les points très petits, aciculés, très superfi-
ciels; de plus, les interstries impairs l, 3 et 5 portent quelques gros points
pilifères peu nombreux.
Pas de cornes ni de saillies mandibulaires chez les mâles ; la tête est
.cepe1;1.dant plusgrosse, avec les tempes plus anguleuses, Protarse des mâles
simple. K C K
Organe copulateur (fig, 219 f) très grand, la partie apicale du pénis ar-
quée, l’apex infléchi et court, son extrémité réduite et arrondie (fig. 219 g).
Dans les montagnes, endroits frais et ombragés, sous les grosses pierres.
Les mœurs de cette espèce sont donc bien différentes de celles des autres du
meme genre.
Aude : un individu pris à quelques mètres de l’entrée de la grott-
près de Belcaire [Biosp. 421] (PUEL). — Corse (LAREYNIE).
Afrique du Nord ; sud de la péninsule Ibérique ; Sicile, Sardaigne ; Crète.
81. Gen. DITOMUS BONELLI
Diiomus BONELLI, 1810, Obs. ent. I, tab, syn. ; type : clypeaius Rossi
(Sr1cHEL, 1923, Zs. wiss. Ins., XVIII, 93). — BEDEL, 1897, Cat. Col.
N. Afr. I, 110. — Arislus LATREILLE, 1817, Nouv. Diet. Hist. nat.,
IX, 510 ; type : clypeaius Rossi. — Gonoxyarisius Sr1cHEL, 1923, l. c.,
50 ;type : capiio SERV.
Fig. 220. — Robuste ; rarement glabre, le plus souvent pubescent sur
les côtés du pronotum et des élytres. Tête très grosse, transverse, sans
rétrécissement collaire, les yeux petits et peu saillants. Front large, con-
vexe, densément ponctué, avec une callosité médiane lisse plus ou moins
développée et flanquée souvent de deux larges fossettes. Bords latéraux
du front saillants au-dessus de l’insertion des antennes. Épistome trapé-
zoïde, très court et très large. Antennes robustes, pubescentes à partir de
la partie apicale du 39 article. Labre à bord libre arrondi. Palpes maxillaires

DITOMUS 597
à dernier article un peu plus long que l’avant-dernier. Dent labiale aiguë,
aussi saillante que les lobes.
Pronotum très large et pédonculé à la base, en forme de demi-lune (1).
Angles antérieurs aigus et très saillants en avant ; côtés finement rebor-
dés, arqués en arrière et brusquement redressés à angle droit pour former
le pédoncule basal, toujours étroit. Bord antérieur du prosternum angu-
  P
.?’ ,   * _
      > »`  
 ix     E 6- ' , }
* 1 :.1} J ·· !·"e?~t·¤" ·.¤  È ll `
 at? · * ··   ·;· _ _- ·‘  È ' J l` \.
 `ZÈ._ -'   -•’   Q ’ v ·
  ·:·."·.r · '.'·"_   · I I Ill .
 Fifi , ·"_ _ ;':;·—·.‘¤··_.._:ls '  \ I \ 1 A I} '
`—  —· — ‘ '·   -.· ;i°  \ ‘· ' »¤ =— ly
·  ·§·§—}?.·.f.' ',_;_,’É.·`.:ç_··‘· ‘ ` , ` \,___,  
l   1; ;;:`:';_ '   / |\ · I | ê
if"   Vlil iîl '·   / 1 ·) jr' I? I' t
  5iE· l=i,)l) ïiii  •\. '·_; ~-J- _y ai
  )j;:·-.1i!·1îï.f)·lÉ "‘ " ..
  ,_:’l'«‘—«7`.   ·  " C
`l` `·   fI·l !.·` `.‘;';;·   · i `
  É`YfQîZ·I·il 1,  ¥z.,·':·_ ¥  ’ )",  ..__
;f. ·E x'-'_`E—iï·;.É   "1 "`°‘\_`
;.;·.`Ã ¤ gl-_i,.-Li', z_·"` .;  · ) '.) \
  ¢l.· r·‘·‘·[,·l l' ‘: ° il il · '
  ··Q·= «î,:; »5§·:;   §‘ _3’  , I fl  .
\ï` zh. <l;__£:,ié `_   1 I ,
-~:.sa;,J\j,_ ¤..»..—,`.- .·#—‘ · ‘ ,/ L .
 In · ' Il; ` " —
a/. _ — -
.9 f
Fig. 220. Gen. Ditomus Bow. — zz., D. clypeatus Rossi, de Saint—Raphaël. —b. et e.
organe copulateur du même (X 30). —- c., face dorsale du pénis du D. capilo SERv. —
d., face dorsale du pénis du D. sphacroccphalus 01.., de Biskra. — f. et g., organe copu-
lateur ( X 30) et face dorsale du pénis de D. opacus ER., de Figuig.
leusement saillant en avant sur la ligne médiane. Élytres assez courts,
parallèles, à sommet obtusément arrondi et base transverse, la gouttière
humérale en crosse arrondie et prolongée en dedans jusqu’à la racine de
la 49 strie, parfois de la 39.
i Pattes courtes et robustes, pubescentes, les tarses pubescents. Protarses
simples dans les deux sexes. I
Organe copulateur très petit, arqué régulièrement, court et épais. Apex
1. « Thorax iransversus lunalus », dit BoNELL1 dans sa diagnose. Il n’est donc pas dou-
teux que Ditomus Bor:. s’applique au genre ici décrit et non aux Carlerus, comme l’ont
cru bien des auteurs.

598 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
du pénis obtus, l’orifîce apical relativement large, mais non déversé.
Styles grands, le gauche dépasse le milieu de la longueur du pénis (fig.
220 f).
Les espèces varient beaucoup de taille et de grosseur de la tête. Ces varia-
tions œdimères se produisent dans les deux sexes. Chez les Dilomus, elles ne
s’acc0mpagnent pas d’asymétrie céphalique comme il en a été signalé chez
les Scoiodipnus et comme les Amblystomites et les Licinides en fourniront
d’autres exemples.
Le sous-genre Gonozcyarisius proposé par STICHEL pour le D. capiio, parce
que ses angles postérieurs du pronotum sont un peu différents de forme,
n’a vraiment aucune raison d’être.
· TABLEAU Des Es1>ÈcEs
. 1. Pronotum sétulé sur toute la longueur des côtés et de la base.
Élytres d’un noir de poix, légèrement luisants et plus ou moins
ponctués sur les interstries ................................. 2.
— Pronotum et élytres glabres, d’un noir mat et profond, les inter-
stries sans ponctuation. Long. 1.0 à 11 mm. .· ......... 4. ODZCIIS.
2. Tête, pronotum et élytres très_densément ponctués et pileux ; in-
terstries des élytres à ponctuation dense, forte, non alignée longi-
tudinalement. Tibias noirs. Long. 11 à 13 mm. ........... 1. . capito-
—— Tête et pronotum à ponctuation moins serrée sur le disque que sur
les côtés, la tête avec deux larges fossettes frontales. Interstries des
élytres moins densément ponctués. Tibias roussâtres ..........  
3. Rebord latéral du pronotum oblitéré en arrière. lnterstries des
élytres à ponctuation éparse et superficielle, les points plus gros sur
les interstries impairs 3, 5 et 7. Long. 8 à 11 mm. ...... 2. clypeàlills.
— Rebord latéral du pronotum prolongé jusqu’à la base. Interstries
des élytres à ponctuation fine, aciculée, régulière. Long. 5 à 8 mm.
........... l .............................. 3 . sphaerocephalus.
1. Ditomus capito SERVILLE, 1821, Fne fr. Ins., 21 ;type : midi de la
France. —BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 120. —— Var. Haagi HEY-
DEN, 1870, Reis. Span., 59 ; type: Espagne.
Fig. 220 c. — Long. 11 à 13 mm. Noir luisant, très ponctué. La tête
densément et régulièrement ponctuée, sans surface frontale lisse ni fos-
settes frontales ; la ponctuation alignée en long sur l’épistome. Pronotum
densément et uniformément ponctué, ses angles antérieurs très saillants,
tout le bord marginal et basal pubescent, angles postérieurs droits, ni
saillants en dehors, ni soulevés. Interstries des élytres à ponctuation forte,
diffuse, égale. Tibias noirs.
Segments ventraux, de chaque côté, avec un point sétigère unique dans
les deux sexes.

I>IToMUs 599
Organe copulateur de même forme générale que chez clypeafus (fig.
220 b), court et arqué, épais ; la partie apicale du pénis largement mem-
braneuse sur sa face dorsale,· l’apex ogiva], large (fig. 220 c).
Midi de la France, au sud de la Garonne, dans le Languedoc et la Pro-
vence. Dans les endroits chauds, parfois dans les bois secs.
Tout le pourtour de la Méditerranée occidentale : péninsule Ibériquc, sud
de la France, Italie, Sicile et Afrique du Nord.
2. Ditomus clypeùtlls Rossi, 1790, Fna Etr. I, 228 ; type : Toscane. —-
BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 120. — bucephalus OLIVIER, 1795,
V Ent. III, 12. — sulcafus FABRICIUS, 1792, Ent. Syst. I, 93 ; type :
midi de la France. ·
Fig. 220 a, b, e. - Long. 8 à 11 mm. Différent du D. capifo par la ponc-
tuation bien plus irrégulière et moins dense sur la tête, le pronotum et les
élytres. Même forme générale, même gros développement de la tête. Le
front porte régulièrement deux grandes fossettes longitudinalement plis-
sées sur la partie médiane. Pronotum semblable, mais moins densément
ponctué au milieu, les côtés ciliés, les angles postérieurs saillants en dehors,
aigus. Élytres avec les interstries 3, 5 et 7 plus fortement ponctués. Tibias
roussâtres. (
Segments ventraux avec un ou deux points sétigères de chaque côté,
dans les deux sexes.
Organe copulateur (fig. 220 b) court et épais, coudé, la partie apicale
du pénis droite, l’apex obtus, asymétrique ; face dorsale de la partie api-
cale du pénis largement membraneuse (fig. 220 e). _
Presque toute la France, au sud de la Marne, à basse altitude. Il manque
dans le Nord, la Normandie et la Bretagne, ainsi que dans les montagnes.
Commun en Corse.
Sous les pierres dans des terriers, ou, par temps chaud, sur les Graminées
ou les Ombellifères en graines ; dans les friches arides.
Toute l’Europe méridionale jusqu’en Grèce ; Afrique du Nord.
3. Ditomus sphaerocephalus OLIVIER, 1795, Ent. III, 13 ; type : midi de
la France. —— BEDEL, 1897, Cat. Col. N., Afr. I, 120.
Fig. 220 d. —— Long. 5 à 8 mm. Plus petit que les précédents, plus
étroit et plus allongé. Tête densément ponctuée, mais avec une large
étendue lisse et brillante au bord antérieur du front, les fossettes frontales
peu accusées ou nulles, la ponctuation alignée en long sur l’épistome.
Côtés du pronotum distinctement rebordés jusqu’aux angles postérieurs,
tout le bord marginal et basal cilié. Élytres étroits, parallèles, les inter-
stries aplanis et couverts d’une fine ponctuation aciculée assez régulière.
Segments ventraux avec une grande soie de chaque côté dans les deux '

600 coLÉo1>TÈaEs cA1=<AB1gUEs
sexes; de plus les mâles portent une sorte de houppe transverse de poils
dorés très serrés, immédiatement en avant de chaque soie ventrale,
Organe copulateur régulièrement arqué, mais très court, avec l’apex
terminé en pointe aiguë ; les côtés de la partie apicale du pénis enveloppent
la face dorsale en grande partie (fig. 220 d).
Sur les terrains argilo-sableux, enterré sous les pierres.
Zone méditerranéenne, surtout dans le Languedoc et le Roussillon. Corse.
Aussi dans la péninsule Ibérique, l’ltalie, la Dalmatie, la Sicile et 1’Afri-
que du Nord.
» 4. Dît0m\1S Opaclls ERICHSON, 1841, in WAGNER, Reis. Reg. Alg. Ill, 168 ;
type : Algérie. — BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 121. — subopacus
WOLLASTON, 1864, Cat. Can. Col., 53 ; type : Fuerteventura. —
? inierrupius FABRICIUS, 1775 (« Orient »).
Fig. 220 f, g. -—~ Long. 10 à 11 mm. Bien distinct des précédents par
l’absence totale de pubescence sur les côtés et le bord basal du pronotum,
ainsi que sur les élytres. Tête densément et uniformément ponctuée.
Côtés du pronotum rebordés jusqu’aux angles postérieurs ; ceux-ci sail-
lants en dehors. Élytres à stries très fines et superficielles, les interstries
plans, sans ponctuation. L
Segments ventraux avec une soie de chaque côté de la ligne médiane
dans les deux sexes.
Organe copulateur (fig. 220 f) relativement grand, régulièrement arqué,
la partie apicale du pénis aplatie sur sa face ventrale, les côtés envelop-
pant en grande partie la surface dorsale (fig. 220 f) ; apex très arrondi.
Style gauche plus étroit et plus allongé que chez les autres espèces.
Ons. — La supposition faite par MOTSCHOULSKY (1855, Ét. ent., VI, 41)
que le Carabus inlerrupius F. (un exemplaire de l’Arabie) qu’il a pu voir
dans la collection de Kiel, serait « probablement identique avec Dii.
opacus Er. », n’a jamais été contrôlée à ma connaissance. Un nouvel exa-
men du type de FABRICIUS serait nécessaire.
Bouches-du-Rhône : Mazargues, pres de Marseille (Loivxisano, d’après
CAILLOL) ; camp de Carpiagne, un individu vu par SAINTE-CLAIRE. DEv11.r.1a
(Cuwawriitn). Ces indications mériteraient d’être confirmées.
Espèce répandue dans l’Afrique du Nord, depuis les Canaries orientales
(Fuerteventura) jusqu’en Tunisie, en Sicile, en Sardaigne et dans l’ile Lam-
pedusa.
Subfam. ANISODAGTYLITAE LAcoRr>A11>.E
Anisodactylides LACORDAIRE, 1854, Gen. Col., I, 268. —- Anisedaciyli
G.—H. HORN, 1881, Trans. Am. ent. Soc., IX, 184.
Les Anisodaciyliiae forment un groupe nombreux et distribué sur toute
la Terre. Il renferme des genres manifestement d’origine gondwanienne ;

AN1soDAcrYL1rAE 601
et ce critère biogéographique renforce l’opinion que la différence d’arma—
ture sexuelle des tarses, qui les distingue des vrais Harpales, est un carac-
tère très ancien, définissant une grande lignée isolée depuis très longtemps.
Palpes pubescents, à dernier article fusiforme. Labium denté ou non,
la languette étroite, dichète, les paraglosses connés, courts et larges. Pas
de sillon oculo—frontal, mais une large fossette sur Pinsertion de la côte du
tentorium. Pronotum ordinairement sans soie postérieuref Élytresoblongs
à bord apical plus ou moins sinué ; une striole basale sur le 28 interstrie.
Pattes normales. Protarse et mésotarse des mâles avec les 2e et 39 ar-
ticles largement dilatés, symétriques et feutres en dessous ; le 1%* article
non dilaté ni feutré, le 49 un peu bilobé (fig. 221 c).
Organe copulateur peu coudé ; le bulbe basal du pénis plus ou moins
allongé.
Les Anisodaclylilae seront ici séparés des Pelmqlellitae américains et des
Nemaioglossa australiens, que leurs sillons oculo-frontaux et leurs palpes
labiaux dichètes doivent faire placer près des Sienolophilae. Ainsi réduit
le groupe des Anisodaciyliiae est très homogène et on se demande pour-
quoi Cs1K1, dans son Catalogue, en répartit les genres dans plusieurs
tribus ;il n’y a vraiment aucune différence entre les Anisolarsi et les Ani-
sodaciyli de Csixi.
Les Anisodaciyliiae forment une grande lignée originaire du Gondwana.
Elle comprend des genres australiens et malais (Gnaihaphanus M.—L.,
Diaphoromerus CHAUD., Hypharpaœ M.-L.), des genres africains (Craso-
daclylus GUÉR. Craiognaihus DEJ.) et d'autres sudaméricains.
Anisoiarsus CHAUD., avec de nombreuses espèces, occupe les deux Amé-
riques, de la Patagonie au Canada. C’est un genre très voisin d'Aniso-
daciylus, car tous les passages existent entre le labium denté d’un Aniso-
iarsus et celui sans dent des Anisodaciylus européens. Ceux—ci semblent
donc bien provenir de souches américaines,sans doute même de souches
originaires de l’Antarctide sudaméricaine.
D’autres genres existent d’aiIleurs encore dans les deux Amériques :
Spongopus LE C., Amphasia NEWM. (voisin de Diachromus), et surtout
Noiobia PERTY, du nord de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale.
TABLEAU DES GENRES
1 . Série ombiliquée non agrégée, les fouets nombreux et épars sur toute
la longueur du 9** interstrie. Pas de soie prothoracique postérieure. 2.
4 Série ombiliquée agrégée, divisée en deux groupes : 6 à 7 fouets
buméraux, 7 à 8 apicaux, tout le tiers médian du 98 interstrie sans «
fouets. Insectes bicolores, pubescents ....................... 3.
2. Noir, la tête avec une double tache flave arrondie sur le milieu du
front. Labium sans dent, son bord concave entre les saillies des
deux lobes. Téguments glabres ou presque glabres ......... . . .
.......................... . . . (p. 602). 82. Gen. Anisodactylus.

602 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
—— Brun de poix clair uniforme, étroit et grêle, les antennes très lon-
gues. Labium denté. Téguments ponctués et pubescents .......
........................... . .... (p. 609). 83. Gen. Scybalicus.
3. Pas de soie sur l’angle postérieur du pronotum; un gros fouet sur
l’origine de la 26 strie. Éperon des protibias tricuspide ........
.......................... (p. 611). 84. Gen. Gynandromorphus.
—- Une soie sur l’angle postérieur du pronotum ; pas de fouet à l’ori—
gine de la 26 strie. Éperon des protibias en cuilleron, flanqué d’un
deuxième plus petit ............. (p. 612). 85. Gen. Diachromus.
82. Gen. ANISODACTYLUS DEJEAN
Anisodaciylus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 132 ; type : binoiaius F. (WEST-
wooD, 1840, Gen. Syn., 4). — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 334. —
PUEL, 1931, Ann. Fr., 61. ——— Pseudodichiras LUTSHNIK, 1921, Act.
Agr. Staur., I, 3 ; type : iniermedius DEJ.
Subgen. Hexairichus TscmTsoHÉ1—uNE, 1898, Bull. Fr., 138 ; type :
poeciloides STEPH. — Dichirus SEIDLITZ, 1888, Fna Trans., Gatt.,
1`4 ;`type : poecitoeides STEPH; (nec MANN`ERHE`IM)'.` ‘
Fig. 217, 221, 222. ———Long. 7 à 14 mm. Tête de dimensions normales,
avec deux taches dépigmentées arrondies sur le milieu du front. Mandibules
simples ; palpes à dernier article fusiforme, peu renflé et tronqué au som-
met, les labiaux polychètes (fig. 221 b). Labium sans dent médiane;
languette a 2 soies et paraglosses membraneux, courts et larges. Pronotum
subcarré, les fossettes basales très superficielles. Élytres à rebord basal
entier, la striation normale, l gouttière marginale arrondie à l’épaule
chez la plupart des espèces (fig. 221 a), anguleuse cependant chez memori-
· vagus.
Protibias normaux, sans apophyse externe, l’éperon interne dilaté,
lancéolé ou tricuspide (fig. 221 d et h). Pro- et mésotarses mâles largement
dilatés et feutrés en dessous, le premier article toujours petit, bien plus
étroit que le 26 (fig. 221 c). _
Organe copulateur à orifice apical peu déversé à gauche, en général cn
position dorsale primitive.
Ghétotaxie. — Pas de soie Pronotale angulaire. Une soie discale, en
général, au tiers apical du 36 interstrie; une à trois soies apicales sur la
terminaison du 76. Série ombiliquée toujours non agrégée, les grands fouets
au nombre d’une vingtaine, avec des petits fouets épars sur le 96 interstrie
(fig. 221 a).
Ainsi défini, le genre Anisodaciylus est réparti dans la région holarc-
tique, l’Afrique et la région indo-malaise. Dans l’Amérique du Nord se
trouvent de véritables Anisodaciylus, sans dent labiale, quelques-uns à
gouttière humérale arrondie comme chez les espèces paléarctiques, la plu-

ANISODACTYLUS 603
part à gouttière anguleuse, comme celle de l’A. nemorivagus, qui paraît
donc appartenir à une lignée nord-américaine. ° . ·
Le genre a,été subdivisé en quelques sous-genres de valeur inégale,
Sans doute faudra-t-il lui annexer Pseudognalhaphanus ScHAUB., seule-
ment caractérisé par la multiplicité des soies discales, pour recevoir les
espèces indo-malaises et africaines.
/
V .
,£ ;_ J · =i\J, É W R
MMI \·._i az. . gull
ll , 1. ‘1 1l é. '
J 4 · 1 l l- ,/
U··«f~11*ï1· 7
« , I 1* ` 1 [ _
l   1 ll I % ‘
1* ‘ 1 z 1 * . ~ V
È · ·;   . J 1 '
\
I, " 1 \ Ill Il 1*: V ,
\s\1` \ î l 1 .
R1; ',¤ 1 il i ji  
‘\\‘\` I 11 l " .
\x\11 ·'1 ·I * . É
‘.·Q ` 1 pl ·
‘¤) 1 Il A ~ ie. È \ `
\\\§ f \
` \ »j· . I 67/ c_  
Fig. 221. Gen. Anisodactglus DEJ. : A. (s. str.), binotatus F., des Landes. -11., élytre
gauche. - b., palpe labial droit. — c., protarse droit du mâle. - d., éperon du pro-
tibia droit. — e.,organe copulateur ( X 16).- f., style droit. —- g., organe copulateur,
face dorsale. -h., éperon du protibia üroit de l’A. (Hexatrichus) poeciloides STEPH.
Les mœurs des Anisodaciylus paraissent différentes de celles des Har-
palus. D’après RUPERTSBERGER, l’A. binolalus serait carnivore à l’état
d’imago comme à celui de larve. Ce fait serait intéressant à vérifier chez
d’autres espèces.
Les Anisodaclylus vivent principalement dans les endroits secs et sa-
blonneux, à végétation rare, soit au bord des cours d’eau, soit dans les
mares desséchées. Une espèce, poeciloides, est nettement halophile.
TABLEAU nas ESPÈCES
1 . Épistome avec plusieurs soies de chaque côté. Éperons des pro-
tibias tricuspides. Base des protibias tordue et carénée chez les
mâles ; le profémur des mâles denté sur l’arête postérieure ventrale.

604 _ COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Insectes plus ou moins métalliques. Organe copulateur court et
trapu ................................... Subgen. Hexatrichus.
— Épistome avec une seule soie de chaque côté. Éperons des pro-
tibias variables. Profémurs et protibias simples chez les mâles. In-
sectes noirs ............................. Subgen. Anîsotlactylus.
Subgen. Heœairichus TSCHITSCHÉRINE
1 . Pronotum subcarré, ses côtés non sinués en arrière. Organe copu-
lateur robuste, brusquement coudé, l’apex arrondi (fig. 222 a).
Long. 10 à 12 mm. ............................. 1. poeciloides.
—— Pronotum plus étroit, ses côtés plus ou moins sinués en arrière.
Plus étroit et parallèle, aspect lisse et brillant. Organe copulateur
moins brusquement coudé, l’apex anguleux (fig. 222 c). Long. 10 à
12 mm. ........................................... 2. virens.
Subgen. Anisodaclylus, s. str.
1. Gouttière marginale de l’élyLre arrondie à l’épaule .............. 2.
— Gouttière marginale de I’élyt`re anguleuse à l’épaule ........... 4.
2. Interstries externes et sommet de l’élytre glabres (1). Éperon des
protibias tricuspide. Large et peu convexe, le pronotum sans ponc-
tuation basale; les angles postérieurs arrondis. Une soie au tiers
apical du 39 interstrie (2). Long. 12 à 14 mm ........ 4. intermedius.
— Interstries externes et partie apicale de l’élytre pubescents, cou-
verts de petits poils dorés bien visibles de profil. Éperon des pro-
tibias lancéolé ............................................. 3 .
3 . Huitième strie sinueuse, brusquement écartée du bord externe dès le
premier tiers. Pas de soie sur le 38 interstrie. Noir, large et peu con-
vexe ; antennes brunes, concolores. Organe copulateur (fig. 222 e)
épais, régulièrement arqué, sa paroi dorsale membraneuse sur une
grande longueur, l’apex atténué, aigu. Long. 11-14 mm. 3. sîgnatus.
—— Huitième strie droite, sensiblement parallèleà la gouttière margi-
nale. Antennes à base testacée. Une soie au tiers apical du 38 inter-
strie. Organe copulateur plus long et plus grêle (fig.221 e), sa partie
apicale peu arquée, la base tordue ; apex anguleux, peu atténué.
Long. 9 à 12 mm. ................................ 5. binotatus.
4. Petite espèce (7 à 9 mm.), à pronotum subcarré, avec la gouttière
marginale plus étroite en avant. Antennes à base testacée. Élytres
à 88 strie droite, non sinueuse, le 3€i11terstrie avec une soie au tiers
1. Sans tenir compte du 9** interstrie qui porte la série ombiliquée et une fine pubes-
cence.
I 2è Ces derniers caractères le distinguent du signatus avec lequel on pourrait le con-
on re.

ANISODACTYLUS 605
apical. Organe copulateur semblable à celui du binoialus, mais
sans torsion basale. ............................ 6. nemorivagus.
L’A. heros F., bicolore, a été signalé comme pris à Nice, mais la cap-
ture en France de cette espèce n’a jamais été confirmée. Elle occupe le
Nord de l’Afrique, la Sardaigne et la péninsule Ibérique. (
Subgen. Hexatrichus Tsci-11TscnÉR1NE
1. A. (Hexatrichus) poeciloides STEPHENS, 1828., Ill. Brit. Ent. I, 154 ;
type : Angleterre. îBEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 147. ——- PUEL,
1931, Ann. Fr., 69. I
D Var. coeruleus SCHILSKY, 1888, D. ent. Zs., 183 ; type : lacs salés
allemands. — Var. coeruleoiinclus Sci-IAUBERGER, 1926, Col. Centr.,
I, 50 ; type : Europe centrale. —— Var. Mazeiieri PUEL, 1931, Ann.
Fr., 63 ; type : Harfleur.
Fig. 222 a, b. — Long. 10 à 12 mm. Forme large et déprimée, l’aspect
mat. Coloration variable, le plus souvent verte. Pronotum large, à côtés
non sinués. Élytres à interstries peu convexes, la pubescence limitée aux
deux interstries externes (8** et 99) et au quart apical des interstries 3 à 7.
La 86 strie non sinueuse. Pattes noires.
Organe copulateur court (fig. 222 a), coudé en angle obtus, près du mi-
lieu, l’apex droit, son bord terminal arrondi (fig. 222 b). Toute la partie
apicale sensiblement symétrique.
Dans les terrains salés, sous les pierres.
Littoral de la mer du Nord, de la Manche et de 1’Océan ; salines de Lor-
rame.
Angleterre, Europe centrale et péninsule Balkanique.
VARIATION. —— La forme typique est d’un vert bronzé. On trouve dans les
salines de l’Europe centrale des variétés bleues (coeruleus SCHILSKY) ou vio-
lettes (coerulcotinctus SCHAUB.) qui doivent se rencontrer en Lorraine.
La var. Alazelieri PUEL, de la Seine-Inférieure, est une variété noire, avec
des traces bronzées sur la tête et les côtés du pronotum, l’apex des élytres
Verdâtre.
Ons. — L’A. pseudoaeneus DEJ., avec ses races orientales, est une espèce
distincte par l’étendue de sa pubescence élytrale. Elle occupe la région
pontique.
2. A. (Hexatrichus) virens DEJEAN, 1829, Spec. IV, 135 ; type : midi de la
France. — PuEL, 1931, Ann. Fr., 70.
Var. disiincius DEJEAN, 1831, Spec. V, 830 ; type : midi de la
France. — subcyaneus REY, 1886, L’Éch., 20; type: midi de la France.
— coerulescens ScH1LsKY, 1888, D. ent. Zs., 183; type : Aranjuez.
— chaleenlus PUEL, 1931, Ann. Fr., 64 ; type : Camargue. — irisiis-
JEANNEL 39

606 COLÉOPTÈRES cARAB1gUEs
simus PUEL, 1931, 1. c., 64 ; type : Camargue. —Var. pulchripes
SCHAUBERGER, 1929, Col. Centr., III, 195 ; type : Espagne.
Fig. 222 c, d.- Long. 10 à 12 mm. Voisin du précédent, mais plus étroit,
le pronotum moins carré, l’aspect lisse et brillant. Côtés du pronotum plus
ou moins sinués en arrière. Élytres à pubescence limitée au 98 interstrie.
Pattes généralement noires.
Organe copulateur (fig. 222 c) différent de celui du poèciloides par sa
coudure un peu moins accentuée et la forme de l’apex, un peu asymétrique
et aigu (fig. 222 d).
( ( /\(-À)!  
. ( ( ( ( ,  
(`l( i  ·\
. /
. 6L_ ( / C. \  
) ,( é `
l I· '   5,
\ I L` /
>\\`\i/// /\ \_'· r
n \¤
\l \(    
( ‘ '
( ix (
( , ` , (
( /( (
/ `
Fig. 222. Gen. Anisodactylus DEJ., organes copulateurs de profil et face dorsale du
L sommet des pénis (X 16). —a. et b., A. (Hexatrichus) p0ecil0idesSrE1>n., de Styrie. —
c. et d., A. (Heœatrichus) virens DEJ., de Carthagène. — e. et f., A. (s. str.) signatus
PANz., des Landes. — g., A. (s. str.) iniermedius DEJ., de Syrie. — h., A. (s. str.)
nemorivagus Durrs., de Boissy-Saint—Léger.
Pyrénées-Orientales, Bas Languedoc et Provence. Corse.
Péninsule Ibériquc ; îles Baléares ; Afrique du Nord.
L’A. virens n’est pas strictement halopliile, comme le poeciloides. On le
prend, dans le midi de la France, aussi bien au bord des rivières, dans le
Gard, l’Hérault,` le Vaucluse, que sur les terrains salés de la Camargue. Par
contre la subsp. Winihemi DEJ., du Nord de l’Afrique, paraît spéciale aux
chotts des régions désertiques.
Des variétés de coloration se rencontrent un peu partout et particulière-
ment en Camargue. La forme typique est d’un vert bronzé. 11 faut ranger
sous le nom de var. distincius DEJ. les individus noirs, à peine teintes de vert,

AN1soDAcrYLUs 607
parfois violacés (subcyaneus REY), ou bleuâtres (coerulcsccns Scmtzxv), ou E
tout noirs (lrisîissimus PUEL) ; ces petites variations sont d’ai1leurs peu dis-
tinctes. La var. chalcentus PUE1., « d’un bronzé clair ou couleur de laiton »,
n’est sans doute qu’un état immature. Quant à la mutation pulchripes
Somme., à pattes rouges, elle est décrite d’Espagne, mais se rencontre aussi
en Camargue : 2 5* et 2 Q (PUEL).
Subgen. Anisodactylus, s. str.
3. Anisodactylus (s. str.) signatus PANzEa, 1797, Fna Germ. I, 38 ; type :
Allemagne. — FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 118.-
— PUEL, 1931, Ann. Fr., 65.
Var. Tschiischérinei PUEL, 1931, l. c., 65. — Var. brunneipennis
PUEL, 1931,1. c., 65. `
Fig. 222 e, f. — Long. 11 à 14 mm. Large et déprimé, noir brillant, plus
ou moins bronzé sur les élytres, les femelles mates. Antennes noires. Pro-
notum ample, ses angles postérieurs droits mais émoussés, la surface ba-
·sale ponctuée, le bord basal entièrement rebordé. Élytres sans soie dis-
cale sur le 39 interstrie, les côtés et l’apex distinctement pubescents, la
série ombiliquée souvent séparée en deux groupes. Éperon des protibias
simple. `
Organe copulateur (fig. 222 e) épais et régulièrement arqué, non coudé,
la paroi dorsale membraneuse sur une très grande longueur ; apex infléchi,
symétrique et pointu (fig. 222 f).
Facile à reconnaître à l’absence de soie sur le 39 interstrie.
Ca et la dans toute la France, sauf la région méditerranéenne. Toutefois,
d’après PUEL, il se trouverait dans les montagnes des Alpes-Maritimes et
des Pyrénées-Orientales, tandis que 1’inler·medius le remplacerait a basse
altitude.
Toute la région paléarctique, depuis le Portugal jusqu’à Vladivostok.
` Iles Britanniques.
' La forme typique a les épipleures des élytres toujours plus ou moins roué
geâtres. Des variétés dépigmentées se rencontrent parfois avec elle : var.
Tschitchérinei PUEL, à bordure et suture de 1’élytre rougeâtre, var. brunnei-
pennis PUEL, à disque de 1’élytre presque en entier rougeâtre.
4. Anisodactylus (s. str.) intermedius DEJEAN, 1829, Spec. IV, 139; type:
Perpignan. —— PUEL, 1931, Ann. Fr., 73.
Var. marginellus PUEL, 1931, I. c., 64 ; type : Montélimar.
Fig. 222 g. —— Long. 12 à 14 mm. Aspect extérieur de l’A. signalus, mais
avec les angles postérieurs du pronotum plus arrondis, la surface basale
à peine ponctuée. Élytres à interstries lisses, sans autre pubescence que
celle du 99 interstrie; soie discale présente, au tiers apical du 3€ interstrie.
Éperon des protibias tricuspide.
Organe copulateur de même type que chez signalus, incurvé, avec la

608 COLÉOPTÈBES clxrmsiouns
paroi dorsale membraneuse aussi étendue. La partie apicale du pénis est
largement aplatie, dissymétrique, avec sa pointe déjetée à droite (fig.
222 g).
Il n’y a vraiment aucune raison pour vouloir séparer cette espèce dans
un sous—genre spécial, Pseudodichirus, comme l’a proposé Lursnmx.
Région méditerranéenne, des Pyrénées a la Provence, et vallée du Rhône
jusqu’à Lyon ; toujours rare.
Tout le pourtour de la Méditerranée : Espagne, sud de l’Europe, Syrie,
Afrique du Nord.
La forme typique a les élytres noirs, 51 épipleures noirs. La var. marginellus
Pom., de la Drôme, a les épipleures rougeâtres, comme chez signatus.
5. Anisodactylus (s. str.) binotatus Fxiamcius, 1787, Ent. Syst. I, 151 ;
type: Kiel. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 147. —- PUEL, 1931,
Ann. Fr., 76. — calceaius STEPHENS (nec DUFTSCHMID). - rufifarsis
STEPHENS (nec DUFTscHM1D).
Var. spurcalicornis DEJEAN, 1829, Spec. IV, 142 ; type : France.
— Mallwyi PUEL, 1931, l. c., 67; type : Axat. -7 Espinassei PUEL,
1931, l. c., 67 ; type 2 Val d’Aran.
Fig. 221 a-g. — Long. 9 à 12 mm. Subparallèle, peu convexe, noir avec
les élytres un peu bronzés. Pronotum à côtés bien arrondis, la gouttière
. marginale aussi large en avant qu’en arrière, les angles postérieurs obtus
et émoussés. Élytres avec une soie sur le tiers apical du 36 interstrie, deux
ou trois au sommet de la 78 strie ; la partie apicale des élytres pubes—
cente. A
Organe copulateur (fig. 221 0) grêle et allongé, peu arqué ; la partie ba-
sale du pénis sinueuse, la paroi dorsale partiellement chitinisée, de sorte
qu’il existe encore une sorte de fenêtre membraneuse vers le milieu (fig.
221 g). Apex symétrique, court, ogival et aigu, sa pointe un peu tronquée.
Au bord des eaux douces, sous les pierres. La larve se nourrit de vers et de
mollusques (BLUNCK, Syll., 26).
Toute la France et la Corse.
Répandu dans l’Europe moyenne et méditerranéenne, ainsi que dans
l’Afrique du Nord. Cité des îles Britanniques, de Madère, des Açores. Aussi
dans l’Asie mineure et la Sibérie.
VARIATION. — La forme typique a les pattes noires, mais on trouve fré-
quemment avec elle, en France, une mutation   pattes fauves (var. spar-
caticomis DEJ.), qui ne semble pas se produire dans l’Afrique du Nord.
Dans les montagnes, à Axat dans les Pyrénées, à Nidau en Suisse, se ren-
contre une var. Jllatheyi PUEL, à fémurs fauves et tibias noirs. Quant à la
var. Espinassei PUEL, du Val d’Aran, chez laquelle « les 39, 59 et ve inter-
stries des élytres sont sans points vers leur extrémité », elle doit être le fait
d’une erreur de détermination, car l’A. binotaius n’a jamais que deux ou
trois soies apicales sur le 78 interstrie (fig. 221 zz).

SCYBALICUS ' 609
6. Anisodactylus (s. str.) nemorivagus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II,
I 72 ; type : Wien. — PUEL, 1931, Ann. Fr., 78. — gilvipes DEJEAN,
1829, Spec. IV, 143 ; type 2 France. —-porosus PUEL, 1931, Ann.
Fr., 67 ; type : Ardèche.
Var. airicornis STEPHENS, 1835, Ill. Brit. Ent. V, 379 ; type : Angle-
terre. — Crouzeii PUEL, 1904, Bull. Fr., 160 ; type : Gard.
Fig. 222 h. — Long. 7 à 9 mm. Cfest la seule des espèces francaises à
présenter une gouttière humérale anguleuse. Par ce caractère elle se rat-
tache à un groupe d’espèces américaines qu’il conviendra sans doute d’i-
soler dans un sous-genre.
Petite taille. Subparallèle, comme le binoialus, mais les élytres propor-
tionnellement plus courts, à bord apical plus profondément sinué. Gout-
tière marginale du pronotum plus étroite en avant qu’en arrière. Élytres
à interstries subplans, le 38 avec une soie au tiers apical, la 76 strie avec
une ou deux soies apicales, près de l’extrémité.
Organe copulateur (fig. 222 h) long et grêle, peu arqué, le bulbe basal
renflé, la partie apicale du pénis aplatie et droite, la paroi dorsale mem-
braneuse. Apex symétrique, a bord arrondi.
Presque toute la France; ·
. Europe moyenne, depuis le nord de l’Espagne jusqu’au Caucase. Iles
Britanniques.
\/ARIATION. — La forme typique, largement répandue, a les pattes rouges,
ain si que les deux premiers articles des antennes. La prétendue var. porosus
PUEL (« 7'= interstrie avec une courte rangée de points à son extrémité »)
n’est pas séparable du nemoriuagus, forme typique.
La var. atricornis Srnru., à pattes et antennes en entier noires, se trouve
en Angleterre ; mais il existe dans le sud de la France une var. Crouzcti PUEL,
En pattes noires et base des antennes rougeâtre. Ce sont là encore des muta-
tions, comme il en existe chez les autres espèces du genre.
83. Gen. SCYBALICUS SCHAUM
Scybalicus ScHAUM, 1862, Cat. Col. Eur., 118 ; type : oblongiusculus DEJ.
— GANGLBAUER, 1892, K. M., I. 334.
Fig. 223 a-c. — Allongé et étroit, subparallèle ; brun de poix clair uni-
forme et entièrement couvert de gros points pilifères.
Tête petite, de forme normale, le front avec deux vastes fossettes sur
la côte du tentorium. Mandibules simples. Palpes à dernier article fusiforme
allongé, les labiaux polychètes. Labium avec une dent médiane saillante,
portant deux soies; languette étroite et dichète; paraglosses larges et
membraneux.
Pronotum pubescent, rétréci à la base, sa surface presque plane, à peine
déprimée en arrière, la gouttière marginale obsolète. Élytres subparal-

610 ‘ coLÉo1¤TÈREs CARABIQUES
lèles, à striation normale, rebord basal entier mais moins saillant dans
sa moitié interne ; crosse de la gouttière humérale arrondie.
Pattes comme chez les Anisodaciylus, l’éperon des protibias épais et
lanoéolé, obtus. Tarses pubesoents en dessus. Protarse et mésotarse des
/2 A;/—\, U _
/ >\ ' / '\
/     Je
(  C-  
.: dl! / O
/   \ ( 1
I 2
‘”· 1, ‘ m  
é. \ ai ) ¢·
U l il f Y
  j
\"—.(_./ h` ‘//
Fig. 223 a. à c. — Gen. Scgbalicus Scimmi : S. oblongiusculus DEJ., de La Rochelle,
organe copulateur (>< 16) de profil, et sommet du pénis, face dorsale.
Fm. 223 d. à g. Gen. Gynandromorphzzs DEJ.: G. etruscus QUENS., de Bourges, organe
copulateur (X 16) de profil, et sommet du pénis, face dorsale ; g., style droit.
mâles dilatés et densément feutres en dessous, le premier article du pro-
tarse presque aussi large que le QG.
Organe copulateur robuste, peu arqué (fig. 223 a), l’orifice apical res-
treint et non déversé (fig. 223 b).
Mêmes caractères chétotaxiques que chez Anisodaciylus. Série ombi-
liquée formée de fouets nombreux, les grands fouets en rangée continue,
les petits fouets épars. Un gros fouet sur la striole basale.
Ce genre a le même aspect que Carierophonus, sauf que la tête est plus
large, transverse, le pronotum sans angles postérieurs accusés. A côté de
lui se place Crasodaciylus GUÉR., dont l’unique espèce, pzznclalus GUÉR.,
occupe le nord de l’Afrique. Crasodaciylus se distingue par une forme plus
trapue, le labium sans dent, la série ombiliquée nettement agrégée en deux
groupes.
1. Scybalicus oblongiusculus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 198 ; type: Lyon.
—— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. 1, 145.
Fig. 223 a-c. — Long. 10 à 13 mm. Étroit et parallèle, déprimé, les
antennes et les pattes très longues. Brun de poix uniforme, la pubescence
longue. Tête large, les yeux petits, mais saillants. Pronotum à disque den-

GYNANDBOMORPHUS 611
sément ponctué, ses côtés arrondis, rétrécis à la base, non sinués, les angles
postérieurs tout .à fait arrondis. Dessous. ponctué.
Organe copulateur épais, arqué dans la moitié basale, la partie apicale
du pénis droite, élargie, son bord ventral muni d’une sorte de carène lamel-
lcuse longitudinale (fig. 223 a). Apex assez long, infléchi à droite, son bord
terminal épaissi en bourrelet transverse (fig. 223 c). Styles relativement
petits. .
Presque toute la France, sauf Pextrême nord et la Provence.
Dans les Pyrénées, en forêt de Lestelas, dans 1’Ariege (J EANNEL). Inconnu
en Corse, mais signalé de la Sardaigne.
Nord de l’Afrique, Malte, Sardaigne, péninsule Ibérique, France occi-
dentale et Angleterre. » I
Une espèce voisine, kabylianus Rnicmz, plus petite, à angles postérieurs
du pronotum presque droits, occupe aussi l’Afrique du Nord. ·
84. Gen. GYNANDROMORPHUS DEJEAN
Gynandromorphus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 186 ;type : eiruscus QUENS. —
GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 364.
Fig. 223 d-g. —— Genre voisin du précédent ;même forme générale, mais
plus courte ; même pubescence généralisée, mais différemment colorée :
noir brillant, avec les palpes et les pattes fauves, les antennes brunes, les
élytres fauves avec un reflet violacé et la partie apicale plus ou moins
rembrunie.
Pronotum et élytres de même structure, les angles postérieurs du pro-
notum très arrondis, le rebord basal des élytres bien saillant. Pattes
comme chez Scybalicus, sauf que l'éperon des protibias est largement
tricuspide.
Protarses et mésotarses des mâles semblables. Le protarse des femelles
a son premier article largement dilaté, les suivants grêles.
Organe copulateur avec les mêmes caractères.
Ghétotaxie. — Même répartition des soies. La série ombiliquée est par
contre agrégée, séparée en deux groupes de fouets : 6 huméraux dont le 69
est un peu écarté du 5** ; 8 apicaux le long de la 8** strie. Un fouet bien
développé sur la striole basale. Par l’agrégation de sa série ombiliquée le
genre Gynandromorphus se rapproche davantage de Crasodaciylus GUÉB.,
du Nord de l’Afrique.
Le genre groupe deux espèces : Peyroni CARR., de l’Asie occidentale
(plus petit, très brillant, à pronotum presque lisse au milieu) et la sui-
vante 2
1 . Gynandromorphlls eliruscus QUENSEL, 1806, in Scuômmnn, Syn. 1,212 ;
type : Italie. —— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 68. — Rossii
PONZA, 1805, Mem. Acc. Torino, 86 ; type : Italie.

la
6172 COLÉOPTÈBES cmmexgues
Fig. 223 d-g. - Long. 10 à 11 mm. Peu brillant, le pronotum unifor-
mément et densément ponctué.
Organe oopulateur peu différent de celui du S. oblongiusculus, comme
lui aplati dans sa partie apicale et muni d’une carène lamelleuse longitu-
dinale et ventrale (fig. 223 d). Orifiee apical du pénis plus étendu ; l’apex
plus court et plus large, à bord terminal transverse et rebordé, mais le
rebord moins accusé.
Région méditerranéenne et sud-ouest de la France jusqu’à la Loire et
même au dela par captures isolées : Seine·et—()ise, Yonne. Aussi en Corse.
Largement répandu dans le sud de 1’Europe, depuis l’Espagne jusqu’au
Caucase et a l’Asie Mineure. Il n’existe pas dans l’Afrique du Nord.
85. Gen. DIACHROMUS ERICHSON
Diachromus ERICHSON, 1837, Kâf. M. Brand. I, 43 ; type : germanus L. -—
GANG1.12AUER, 1892, K. M., 1, 333.
Fig. 224. —— Genre caractérisé surtout par la présence de la soie posté-
rieure Nvuur du pronotum   manque généralement cliez les Harpqlidaeg p g
Pubescent. Bicolore. Tête petite, sans fossettes frontales. Mandibules
simples; le dernier article des palpes fusiforme et allongé, les palpes labiaux
polychètes. Labium denté ; paraglosses membraneux et larges, ne dépas-
sant pas la languette ; celle-ci bisétulée. .
mmf 5
uw . l 1  
i§l·l ·   «. .
1;.; il 1 1 · .··-gw #1
hfjî   lï. Z1.  
fig ·. sl 1 E 1 1; ll
.1  Vi Koï L jv
li. ··~   1; .2 È ·· l
l;,`  îî &    ` '
iv-   f,. ir ~·; · ,. ix
`î' *· 1 °"`  I l Ml
l· · ‘! .
. R ‘   « \
lî\`§’·   " Q V à  
\~`\À ·` _ ll '
1 1. l . · I '
;¤\ _ l ·  
;x.   1 1 1 ·l ·
\\• ` l/I /
 
Fig. 224. Gen. Diachromus ER. :D. gcrmanus L. — a., élytre gauche. — b.,organe copu-
lateur, de profil , >< 28. — c., face dorsale du sommet du pénis.

DIACHROMUS 613
Pronotum subcarré, sans fossettes basales, les côtés sinués et rétrécis en
arrière, les angles postérieurs droits et vifs. Élytres à gouttière humérale
en crosse arrondie ; le rebord basal entier. Une soie discale vers le tiers
apical du 3e interstrie ; une seule soie apicale à la terminaison du 7**. Série
ombiliquée séparée en deux groupes : groupe huméral de 7 fouets, dont le
36, à l’origine de la 89 strie, est le plus gros; groupe apical de 7 fouets, le
39 et le dernier plus gros que les autres (fig. 224 a) ;pas de fouet basal sur
la striole.
Pattes comme chez les précédents. Sommet des protibias avec une saillie
anguleuse aiguë en dedans de l’éperon ; celui—ci en large cuilleron con-
cave.
Protarse et mésotarse des mâles avec les 26 et 39 articles dilatés et feu-
trés en dessous. Le ler article du protarse presque aussi large que le 2**
mais non feutré ; mésotarse peu dilaté, mais avec le feutragebien déve-
loppé.
Organe copulateur (fig. 224 b) de même type que chez les précédents.
La paroi dorsale du pénis est membraneuse sur une grande longueur, l’apex
symétrique. Style gauche assez grand, le droit à peine moins développé.
1. Diachromus germanus Lxumê, 1758, Syst. Nat., 10€ éd., 41.5. ·—BEDEL,
1881, Fne Col. Bass. Seine, l, 67.
Var. Joukli REITTER, 1908, Fna Germ. I, 170 ; type : Bohême. —
bimaculaius Jouxr., 1905, W. ent. Ztg., XXIV, 317 ; type : Bohême.
Fig. 224. — Long. 8 à 10 mm. Tête rouge, pronotum bleu ou verdâtre,
à fin liséré testacé, écusson noir, élytres jaune orangé avec la moitié api-
cale d’un noir bleuâtre; antennes brunes, pattes orangées.
Organe copulateur peu arqué (fig. 224 b), la partie apicale droite et
fortement étranglée, de sorte que la partie moyenne du pénis est renflée.
Apex court, anguleux, symétrique, terminé par un petit bouton. Côtés
du pénis fortement ridés longitudinalement dans la partie apicale.
Presque toute la France et la Corse, dans les endroits sablonneux, sous
les pierres, dans les mousses, sous les débris végétaux, souvent au pied des
Verbascum ; parfois tres abondant. dans les détritus d’inondation.
Europe moyenne et méditerranéenne ; îles Britanniques ; nord de l’Afrique.
Vers l’est jusqu’en Perse.
XFARIATION. ——— La coloration est assez constante. On peut cependant
rencontrer en France deux variétés décrites de Bohême : var. Jcukli RE1T'r.
à suture fauve jusqu’au sommet. ; var. bimaculatus Joum., avec deux taches
noires supplémentaires sur la partie antérieure des élytres.
En Asie mineure, la coloration noire tend à envahir tout l’é1ytre : var.
cwquisiius MULs., ai coloration noire dépassant en avant le milieu, var. cya-
neipennis Roma.,   élytres presque entiérement d’un noir bleuté.

614 c0LÉo1>rÈREs c.».RAB1QUEs
Subfam. HARPALITAE H. VV. Barras A
Harpalinae H. W. BATES, 1884, Biol.centr.—am.,Col.1,36.-—Harpalini +
Dapiini -|— Trichopselaphini -1- Sienomorphini,TscHïTsoHÉRiNE, 1900,
Hor. Soc. ent. R., XXXIV, 341.
Tous les genres qui forment cette sous-famille ont les palpes labiaux
polychètes, le protarse et le mésotarse des mâles sans feutrage a la face
ventrale.
Antennes ordinairement pubescentes à partir du 36 article, rarement du
49. Palpes pubescents, à dernier article fusiforme. Languette bisétulée,
parfois multisétulée, mais alors avec les paraglosses sétulés. ll existe par-
fois des sillons oculo-frontaux (Trichoiichnini) ; sinon les côtés du front
sont convexes en dedans du bord antérieur de l’oeil ; une fossette occupe
Pemplacement de l’insertion de la côte du tentorium.
Pronotum sans soie postérieure, sauf quelques exceptions. Élytres re-
bordés à la base sur toute leur largeur, le bord apical écliancré, les épi-
pleures simples ; striole basale présente dans le 26 interstrie.
Pattes de forme variable, parfois fouisseuses (Daplini). Protarse et
mésotarse des mâles parfois simples, mais le plus souvent dilatés, avec les
quatre premiers articles dilatés et garnis en dessous de deux rangs de pha-
nères à large pavillon adhésif.
Organe copulateur peu coude, l’orifice apical ordinairement non déversé,
mais déversé a gauche chez les Harpalini s. str. de la région paléarctique.
La seule différence fondamentale entre les Harpaliiae et les Anisodac-
. iyliiae réside donc dans le revêtement ventral des quatre articles dilatés
du protarse et du mésotarse des mâles. Dans toutes les familles de Cambrai-
dea, ce caractère se montre très constant et résulte toujours d’une diver-
gence évolutive très ancienne, datant certainement du Secondaire, comme
le prouve la distribution actuelle des lignées. Aussi ne faut—il pas hésiter
à en faire état pour séparer ici des sous-familles.
La sous-famille Harpaliiae est encore bien plus vaste que les Aniso-
daciyliiae. Elle est représentée dans le monde entier et devra être subdi-
visée en tribus. Mais une revision générale sera nécessaire pour établir
solidement ces subdivisions. Dans l’état actuel, les très nombreux genres se
trouvent dispersés par le Caialogus de CSIKI, dans une quantité de sous-tri-
bus de composition hétéroclite et pour la plupart desquelles aucune dia-
gnose n’a jamais été proposée (1).
Les Harpaliiae sont surtout abondants dans les faunes tropicales et
subtropicales. Les quelques genres paléarctiques dérivent de souches di-.
verses, les unes venues des Ameriques, les autres du Gondwana oriental.
1. Dapii, Geopini Trichopselaphi, Sien0m0rphi,Euryderi, Pachytrachcli, Hcieracanïhi,
Acinopi, Harpali, Bradybaeni, Diorgchi. ·

HARPALITAE 615
. Il ne sera possible de se fâire une idée précise de la phylogénie du groupe
que lorsque toutes ces grandes lignées de la sous-famille auront été soi-
gneusement définies en se servant des caractères fournis par les organes
copulateurs.
Pour l’instant les espèces des Harpaliiae de l faune de France seront
réparties d’après l’absence ou la présence de sillons oculo—frontaux. Il n’est
pas possible d’affirmer que ce caractère ait une valeur absolue ; les sillons
oculo—frontaux existent certainement dans des lignées indépendantes. En
tout cas ils permettront d’écarter des Harpalini s. str. le groupe des Tri- ·
choiichnini, que tous les auteurs s’accordent à isoler.
TABLEAU DEs TRIBUS
1. Palpes à dernier article ovoîde et renflé, bérissé de longues soies.
Forme plus ou moins allongée, les fémurs et tibias avec des diffé-
rences sexuelles (1) (Amérique centrale). . . [Trib. Trichopselaphinî].
— Palpes à dernier article fusiforme, allongé, finement pubescent. . 2.
2. Côtés du front saillants en avant des yeux, formant un lobe denti-
forme au-dessus de Finsertion des antennes. Insectes fouisseurs à
antennes courtes et protibias dilatés et dentés. Organe copulateur
non déversé ............................ (p. 615). Trib. Daptini.
——— Côtés du front sans lobe dentiforme au-dessus de l’insertion des
antennes ........................................,........ 3.
3. Front avec des sillons oculo-frontaux, obliquement dirigés de la su-
ture de l’épistome vers le bord antérieur de l’œil (fig. 229 a).
Organe copulateur non déversé .... (p. 624). Trib. Trichotichnini.
·— Front sans sillons oculo—frontaux ............................ -1. V
4 . Tête avec des gouttières obliques en avant de l’œil, recevant le pre-
mier article de l’antenne. Tête grosse ou très grosse (fig. 226 b), non
ou faiblement rétrécie an arrière. Organe copulateur non déversé., (
................................... (p. 618). Trib. Acinopini.
— Tête sans gouttières antennaires en avant de l’0eil. .............. 5.
5. Organe copulateur non déversé. — Insecte pubescent, ayant le
faciès des Ophonus, mais avec la tête allongée, subparallèle .....
_ ............................... (p. 621). Trib. Selenophorîni.
— Organe copulateur avec la partie apicale fortement déversée du
côté gauche (fig. 230) ................ (p. 631). Trib. Harpalîni.
Trib. DAPTINI LE CONTE p
Dapii LE CONTE, 1861, Class. Col. N. Ann. I, 31. — Daplini Tscm·rscHÉ—
· BINE, 1899, Hor. Soc. ent. R., XXXIV, 339. — J. MGLLER, 1930,
Col. Centr. V, 14.
1. Trichopselaphini Tscnirscn. -]— Stenomorphini Tscmrscn. Les seconds ne dif-
fèrent que par Pextrême allongement du corps.

616 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Cette tribu ne doit recevoir que le seul genre Dapius, genre paléarctique,
sans doute dérivé de souche nord-américaine.
Palpes labiaux polychètes. Languette à partie distale largement dilatée,
ai bord libre transversalement tronqué et bisétulé, les paraglosses indis-
tincts, très courts et glabres, cachés derrière la languette (fig. 225 d). Pro-
tibias dilatés et épineux sur leur bord externe (fig. 225 e), les protarses
des mâles simples. Antennes très courtes. Insectes épais, robustes, à grosse
tête. .
Organe copulateur de type normal, l’orifice apical symétrique, non dé-
versé à gauche, sa paroi dorsale membraneuse très longue, occupant plus
des deux tiers de la longueur.
86. Gen. DAPTUS Fiscman
Dapius Fiscunn, 1824, Ent. Pt., II, 35 ; type : piclus F1scuER. —A. SEME-
Nov, 1893, Hor. Soc. ent. R., XXVII, 434.- BEDEL, 1897, Cat. Col.
N. Afr., 1, 121. ·
Fig.   —- Épais et parallèle, glabre, dépigmenté.   Tête très
grosse, à mandibules très saillantes, plissées sur leur face dorsale, le crâne
rétréci en arrière des yeux. Côtés du front formant une saillie anguleuse
au-dessus de l’insertion des antennes (1). Bord antérieur del’épistome trans-
verse. Antennes très courtes, moniliformes, pubescentes a partir du 36 ar-
ticle, le 16T article grand, peu à peu épaissi au sommet, plus long que les
deux suivants réunis. Labre court et transverse.
Dernier article des palpes fusiforme, allongé, pubescent. Labium sans
dent médiane. Languette cornée, son bord libre transverse, très large et
bisétulé.
Pronotum trapézoïde, rétréci à la base, nullement pédonculé ; les angles
antérieurs très saillants, les côtés non sinués en arrière, peu arqués, les
angles postérieurs obtus ; une soie marginale avant le milieu. Élytres pa-
rallèles, peu convexes, à sommet obtus, le bord apical un peu sinué ; base
avec un rebord basal cessant en dedans il l’origine de la 26 strie, l’angle
huméral très saillant. Striole basale présente dans le 26 interstrie.
Pattes courtes et robustes, épineuses, les protibias et mésotibias dilatés
et dentés au bord externe, les métatibias très épineux. Protarses mâles
un peu dilatés, mais sans aucun revêtement, ventral.
Pas de différences sexuelles apparentes autres que la faible dilatation
du protarse des mâles.
Organe copulateur court et très large, peu arqué, la partie apicale du
1. Cette saillie sus-antennaire des cotés du front n’est pas spéciale aux Daptus et ne
peut suffire à caractériser la tribu, comme le fait J. MULLER (1930, Col. Ccntr. V, 14).
On la retrouve aussi développée chez les Carlerus.

DAPTUS 617
pénis aplatie, sa surface dorsale très largement membraneuse, parfaite-
ment symétrique, sans déversement.
Gomme les Geopinus américains, les Daplus vivent sur les terrains salés.
Une seule espèce en France.
1. Daptus vittatus Fisornan, 1824, Ent. R., II, 38 ; type : Sibérie. —- BEDEL,
1897, Cat. Col. N. Afr. I, 121. —— viiiiger GERMAR, 1824; FAIRMAIRE
et LABOULBÈNE, 1854,Fne ent. fr. I, 117.
Var. flaviventris, dorsaius, flavipennis RE1*r'1·1a:R, 1900, Verh. nat.
Ver. Brünn, XXXVIII, 40. — Kominecki B1ELz, 1851, Verh. Sieb.
Ver., II, 150 ; type : Transylvanie.
  ‘   ‘ ,
  ·’ «    J 
  '· c. ;·-
. . ’ Ã I
/ 1 é. ~ `  i T '
ef   \\  \ ·  ' ai
. ·\ \` pj 
  l ·~ çi ~ ,
" ,- / ``v` lx« l l (
 É-) .    ir`; ‘   la
xff         I >;î- \ l
s 1 / ~. , .9
ll ""   `i
~\__,_l;_, Nl, la/. ©  
Fig. 225. Gen. Dapius Fiscrma : D. vittatus Fxsci-1ER, de Palavas. —— a., mâle, X 11. —
b., palpe rnaxillaire gauche. —c., palpe lahial. —— d., languette. — e., protibia
gauche du mâle. — f., organe copulateur de profil (X 29). -— g., sommet du pénis,
face dorsale.
Fig. 225. — Long. 6 à 10 mm. Très variable de coloration. Pronotum
à peine transverse, rétréci à la base, ses côtés régulièrement rebordés
ainsi que la base. Élytres à stries profondes mais presque lisses, les inter-
stries a peine convexes, lisses. Dessous lisse.
VARIATION. -— Des variétés de coloration sont décrites de Grèce ou de
Transylvanie, mais se retrouvent identiques en France.
a. Tête, pronotum et élytres testacés, sauf une tache discale foncée sur
chaque élytre ; dessous noir ........................ forme typique.

618 coLÉo1>TÈREs cARAB1oUEs
b. Même coloration, mais dessous testacé ........... var. flaviventris,
0. Front et bord antérieur du pronotum rembrunis, ce dernier souvent ”
rembruni sur la ligne médiane .................... var. dorsaius.
d. Tête noire, pronotum rembruni, élytres testacés sans tache dis-
cale, poitrine et abdomen noirs ................... var. flavipcnnis.
e. Presque tout noir, sauf les palpes, une macule frontale, les bordures
du pronotum et la suture ...... — ................... var. Kominecki.
Terrains salés du littoral méditerranéen, de l’Aude à Hyeres. Se tient
dans une galerie verticale et profonde s’ouvrant sous une pierre. Vole parfois
le soir, attiré par les lumières.
Europe méridionale ; Afrique du Nord. Non cité des iles tyrrhéniennes,
· Trib. ACINOPINI Csixi
Acinopi Csixi, 1932, Cat., pars 121, 1086.
On range ici une série de genres de Harpalites paléarctiques ou néarc-
tiques, qui présentent en avant de l’œil un large sillon oblique recevant le
premier article des antennes au repos (fig. 226 b). A côté d’Acin0pus,
seront ainsi rangés des genres sahariens : Bleusea BEDEL, Heieracaniha
BRULLÉ, ou asiatiques : Osimus Morscn., et le genre nord—américain Cra-
tacanîhus DEJEAN.
87. Gen. ACINOPUS LA'rRE1LLE
Acinopus LAT1>«E1LLE, 1829, Règne anim. IV, 389 ; type : megacephalus
DEJEAN, = picipes OL. — LA BnûLEmE, 187, Ann. Fr., 255.
Subgen. Oedemaiicus BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Air. I, 123 ; type :
megacephalus Rossi.
Fig. 226. — Espèces aptères, de mœurs fouisseuses, remarquables par
la grosseur de leur tête, le sillon préoculaire où se loge le premier article
des antennes et une asymétrie mandibulaire toujours prononcée. Glabres
et lisses. Coloration noire.
Antennes pubescentes a partir de la 26 moitié du 39 article. Yeux petits,
la partie postérieure de la tête non rétrécie. Bord antérieur de l’épistome
anguleusement écbancré. Mandibules robustes, la droite rétractile sous
[ le labre, le plus souvent avec une échanerure de sa carène dorsale. Labium
a dent très peu saillante ou nulle. Languette étroite et bisétulée, les pa-
raglosses larges et ciliés (fig. 226 a). I
V Pronotum quadrangulaire, transverse, ses angles postérieurs obtus et
arrondis, les côtés et la base finement rebordés. Arrière—corps un peu pé-
donculé, séparé du pronotum ; élytres subcylindriques, rebordés à la base,
le bord apical faiblement sinué. Striole basale présente. Stries fortes, en-
tières ; la 8C strie écartée de la 99 dans sa partie moyenne, entre les deux
groupes de la série ombiliquée.
Pattes courtes et robustes, les protibias épineux. Protarse et mésotarse

Acmoeus 619
avec les quatre premiers articles dilatés dans les deux sexes, plus fortement
chez les mâles et chez eux avec des doubles rangs de grandes phanères
adhésives. »
Organe copulateur très grand, très arqué, le bulbe basal volumineux, la
partie apicale du pénis longue, atténuée, l’apex assez long. La surface dor-
sale membraneuse est longue et large, nullement déversée vers la gauche.
Caractères chétotaxiques habituels. Une soie discale contre la île strie,
sur la moitié postérieure du 3** interstrie. Série ombiliquée séparée en
.1;/  
l   /’ - h '¢;i
A N   f i"‘““`   —»» ,
9   n _ —— · l ' _ `
É  4
'l'» I '\<` `
 fl ` . } ‘
il
` , ll ( .
e. , )
( ‘£· J. ,
Fig. 226. Gen. Acinopus LATR. — a., languette de l’A. (s. str.) picipes OL. ——- b., profil
de 1’A. (ûedematicus) megacephalus Rossi, montrant le goitre prosternal. — c., organe
copulateur de l’A. (s. str.) picipes OL., de La Rochelle (>< 22).- d. et e., de 1’A.
(Oedematiczzs) megacephalus Rossi, de 1’Algérie (>< 22).
deux groupes, le groupe huméral de 6 fouets serrés à l’épaule, le groupe
postérieur de 8 fouets. Quelques petits fouets accessoires épars sur le
99 interstrie.
Le genre groupe une douzaine d’espèces dans la région méditerranéenne.-
Deux se trouvent en France.
_ TABLEAU DES ESPÈCES
1 . Métépisternes courts, aussi larges que longs. Prosternum du mâle
sans goitre ................................. Subgen. Acinopus.
- Métépisternes longs, plus longs que larges. Prosternum du mâle for-
mant goitre en avant (fig. 226 b) ............ Subgen. Oedematiclls.

620 COLÉOPTÈRES cA1>.AB1oUEs
Subgen. Acinopus, s. str.
1 . Angles de l’épistome avec deux soies. Prosternum rugueux. Prono-
tum trapézoïde, transverse, non rétréci à la base. Mandibule droite
avec une profonde échancrure anguleuse près de la base de la ca-
rène dorsale. Long. 12 à 17 mm ....................... 1. picipes.
Subgen. Oedemaiicus BEDEL y
1. Angles de l’épistome avec une seule soie. Prosternum fortement
ponctué, formant chez le mâle une tubérosité médiane hérissée de
soies. Mandibule droite sans échancrure. Long. 12 à 17 mm. ....
........................................... 2. megacephalus.
Subgen. Acinopus, s. str.
1. Aciuopus (s. str.) picipes OLIVIER, 1795, Ent. III, 12 ; type ; Europe. —
GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 336. —- megacephalus DEJEAN, 1829,
Spec. IV, 33 (nec Rossi). — ienebrioidcs DUFTscHM1D, 1812, Fna
Austr. II, 126 ; type 2 Trieste.
Fig. 226 ci, c.   Long. 12 à 17 mm. Noir de poix, les antennes et les palpcs
rougeâtres ; pattes noirâtres à tarses rougeâtres. Tête plus étroite que le
pronotum dans les deux sexes. Deux soies sur chaque angle de l’épistome.
Mandibule droite avec une profonde échancrure de la carène dorsale. Pro-
notum à angles postérieurs émoussés, le disque très convexe. Élytres
cylindriques, guère plus larges que le pronotum, les stries fortes, les inter-
stries un peu convexes. Prosternum sans goitre chez le mâle, très rugueuse—
ment ponctué. Abdomen ponctué, plus fortement à la base.
Organe copulateur (fig. 226 c) à partie apicale droite, allongée, 1’apex
un peu infléchi du côté dorsal, lorsqu’on l’examine de profil.
France méridionale et moyenne ;vers1e Nord jusque dans la région pari-
sienne et le camp de Châlons. —- Corse.
Très commun dans les terrains argilo-sableux, aux endroits chauds et
découverts, secs, où il se tient dans un terrier sous les pierres. Il se nourrit
de graines ; on l’a vu s’attaquer aussi à des chenilles d’Agr·0îis.
Europe méditerranéenne.
Subgen. Oedematiclls BEDEL
2. A. (Oedematiclls) II18g&0€Dh3.1llS Rossi, 1794, Mant. Ins., II, 102 ; type :
Toscane. —GANGLBAUEa, 1892, K. M., I, 337. - bucephalus DEJEAN,
1829, Spec. IV, 36 ; type : midi de la France.
Fig. 226 b, d, e. ——- Long. 11 à 17 mm. Même coloration. Tête des mâles
très grosse, souvent plus large que le pronotum. Antennes plus longues et
plus épaisses que chez picipes ; épistome plus échancré, ses angles avec
une seule soie. Mandibule sans échancrure du bord dorsal. Pronotum plus

Ac1No1>Us 621
rétréci à la base, ses côtés plus arqués, les angles postérieurs plus obtus
et plus arrondis. Élytres plus longs que chez picipes, à stries fortes et inter-
stries convexes. Prosternum rugueusement ponctué, formant goitre chez
le mâle (fig. 226 b). Dernier segment ventral de la femelle avec un bandeau
médian saillant.
Organe copulateur (fig. 226 d) à partie apicale arquée, fortement inflé-
chie, l’apex très atténué, aigu (fig. 226 e).
Littoral méditerranéen, rare et localisé. Corse. Se tient dans un terrier
sous les pierres, dans les endroits secs et ensoleillés.
Toute la région méditerranéenne ; Afrique du Nord.
Trib. SELENOPHORINI, sensu novo
Selenaphorini TH. CASEY, 1914, Mem. Col. V, 48. —— Diorychi Csixi, 1932,
Col. Cat., pars 121, 1193 (pars). ·
Th. CAsEY a le premier créé une tribu Selenophorini pour le genre amé-
ricain Selenophorus DEJ.,à cause de ses séries discales de soies sur les
élytres (1). D’autre part CSIKI a changé ce nom en Diorychi, sans aucun
droit, et placé auprès de Selenophorus une quantité de genres du monde
entier, très divers et qui appartiennent en réalité à tous les groupes de
Harpalidae. Les Diorychi sont un mélange d’Anis0daciyliiae, d’Amblysl0- _
milae et de diverses tribus des Harpalifae.
On range ici dans la tribu Selenophorini (sensu novo) tous les Harpalifae
à languette étroite, dont le front n’a pas de sillons oculo-frontaux (fig. 227 a)
ni de scrobes antennaires, et dont l’organe copulateur a sa partie apicale
symétrique, nullement déversée à gauche (fig. 227 g).
La tribu est formée par la survivance d’une grande lignée inabrésienne.
Elle comprend en effet deux séries de genres, les uns sudaméricains, les
autres sudafricains. Arlhrosiicius BATES, abondamment représenté au
Brésil, et d’autre part les Hyparpalus ALL. (2) (Hypoliihus DEJ., type:
lomeniosus DEJ.), très nombreux dans l’Afrique tropicale et australe,
Madagascar et l’Inde, sont deux genres vicariants dont l’origine remonte à
la formation de l’océan Atlantique. La lignée américaine a donné les genres
il Megapangus CAS., Euryderus LE C. (= Nolhopus LE C.), Selenophorus
DEJ. (dans les deux Amériques). A la lignée africaine se rattachent les
Bradybaenus DEJ. (Afrique et Inde) et Ooidius CHAUD. (Afrique, Inde et
Madagascar) et d’autre part les Penihus CHAUD. et Carferophonus
GANGLB., de la région méditerranéenne. W
1. Il y fait d’ailleurs entrer une série de genres qui ne présentent nullement ce
caractère.
2. Ce genre devra être dédoublé. Un grand nombre de ses espèces entreront sans
doute dans legenre Coleolissus BATES (Trichotichnini).
JEANNEL 40

622 coLÉo1=·TÈaEs CARABIQUES
88. Gen. CARTEROPHONUS GANGLBAUER
Carierophonus GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 341 ; type : cordicollis SERV.
— TSCHITSCHÈRINE, 1900, Hor. Soc. ent. R., XXXIV, 361.
Fig. 227. —— Genre distinct d’Oph0nus, que ScnAUBERGEn et J. MULLER
placent à tort parmi les Ditomites, avec Penihus CHAUD., alors que son
rebord basal de l’élytre entier et ses protarses mâles garnis de rangées de
phanères squamulées, l’en écartent très nettement.
Étroit et allongé, dépigmenté, les téguments ponctués et pubescents,
lisses entre les points, sans réseau alutacé. Ailé. Antennes et pattes lon-
ues.
g Tête petite et allongée, étroite, les yeux petits et saillants, le front sans
sillons oculo-frontaux, mais avec une fossette arrondie sur l’insertion des
côtes tentoriales, les côtés du front bienconvexes entre la fossette et le bord
antérieur de l’œil. Épistome à bord libre échancré, le labre entier. Antennes
très longues, dépassant le milieu du corps, pubescentes depuis la base,
` mais la pubescence doublée à partir du 3e article. Dernier article des
palpes maxillaires fusiforme, allongé, finement pubescent ; palpe labial
polychète. Labium denté, la dent simple et obtuse. Languette courte,
. tronquée,Mbisétulée ; paraglosses" courts et glabres (Hg.`22‘7"2î)"'.
Pronotum subcordiforme, non transverse, ses côtés bien arrondis en
avant, très rétrécis à la base, le disque densément ponctué ; pas de dépres-
sion ni de fossettes basales. Élytres longs et étroits, à bord apical à peine
sinué ; stries fortes, la striole basale présente ; interstries densément ponc-
tués et pubescents. Pattes longues et grêles, les protibias avec un gros
éperon interne, court et obtus, arrondi.
Protarses mâles légèrement dilatés et garnis en dessous de doubles
rangées de phanères à large pavillon ; mésotarses mâles simples. Bord anal
du dernier segment ventral de la femelle saillant en arrière et portant une
troncature ovalaire transverse et rebordée (fig. 227 e).
Organe copulateur (fig. 227 f) peu arqué, la partie apicale du pénis symé-
trique, large et aplatie, sa surface dorsale très largement membraneuse ;
apex simple. Styles courts et subégaux.
Chétotaxie. — Une soie frontale; pas de soie postérieure du pronotum;
pas de soies discales. Une soie apicale sur la terminaison de la 7€ strie.
Série ombiliquée séparée en deux groupes : 6 fouets huméraux, 8 apicaux,
mais avec 2 ou 3 fouets intermédiaires espacés sur le 96 interstrie, entre les
deux groupes. `
Carlerophomzs est très étroitement apparenté au genre Penihus CHAUD.,
genre comprenant deux espèces dans la région méditerranéenne orientale,
et qui ne diffère guère de Carterophonus que parce que les protarses mâles
sont simples. Les deux genres se rattachent à la grande lignée africaine

‘ cAm~EnorHo1ws 623
constituée par les Hyparpalus ALL. du type iomenlosus DEJ., c’est-à-dire
par les espèces de forme large etpdéprimée, mates, à ponctuation et pu-
bescence bien développée.
Éeüïirsë  
vl    . ~ .   rr  
\ 1   _ '
  L   \ , . "‘
  V ` °‘ '
  l.l« « 1  EF ‘‘‘o '
/, ' ?  _`}';J’iî_\`   _ _` · A ~ X il - -? N
 7/ [5 fm §E[\\\\\\     / ,;
ll ;3;lql./,   \ ‘« .
  i¤î<\·}·} M lw ,  .·»
' » _ l E l r h, `, au
i‘i ëlllîl lille  / 
· | . 1 = Ã. · ,
, `“~—*.ll,î ? gl l_ L- Je- f
Fig. 227. Gen. Carterophonus GANGLB. : C. cordicollis Snnv., du Gers.- a., avant-corps
, (X 10). — b., palpe labial gauche. — c., palpe maxillaire. —— d., languette. — e.,
bord anal du dernier segment ventral de la femelle. — f. et g., organe copulateur
4 mâle( X 30).
1. Carterophonus cordicollis SERVILLE, 1821, F ne fr., 27 ; type : Pyrénées.
— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 141. — diiomoides DEJEAN, 1829,
Spec. IV, 199 ;type :Aude. — dermaiodes FAIRMAIRE, 1868, Ann. Fr.,
474 ; type : Maroc.- promissus BEICHE, 1869, Mem. Norm., XV, 13 ;
type : Kabylie.
Fig. 227. — Long. 11 à 14 mm. Brun roussâtre uniforme. Têteoblongue,
étroite par rapport au prothorax ; les tempes bien plus longues que les
yeux. Élytres étroits, convexes, à pubescence perpendiculairement dres-
sée.
Organe copulateur (fig. 227 f) peu coudé, la partie apicale du pénis régu-
lièrement incurvée, large et aplatie, symétrique ; surface membraneuse
dorsale très vaste, prolongée jusque sur la moitié basale, nullement déver-
sée. Styles subcarrés, sensiblement égaux.

624 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Midi de la France : région comprise entre la Garonne et les Pyrénées ; tout
le Languedoc ; Provence.
Sur les collines et les plateaux argileux, enterré dans le sol. Il vole par les
soirées chaudes, attiré par les lumieres ; souvent dans les détritus d’inon-
dation (L. BEDEL).
Aussi en Espagne, en Toscane et en Sicile, dans l’Afrique du Nord, à Cor-
fou et dans la Russie méridionnale.
Trib. TRICHOTICHNINI, nov.
Mêmes caractères que chez les Selcnophorini; mais il existe des sillons
oculo—frontaux aussi nettement tracés que chez les Sienolophiiae. Palpes
labiaux polychètes ; languette étroite et bisétulée, les paraglosses membra-
neux et sétulés. Comme chez les autres Harpaliiae, le bord inférieur de
l’œil n’atteint pas Péchancrure maxillaire et ce caractère, comme l’arma-
ture sétale des palpes labiaux, écarte les Trichoiichnini des Slenolophilae.
Organe copulateur de type normal, non déversé du côté gauche. A
· De nombreux genres africains formeront cette nouvelle tribu. (le seront
tout d’abord les très nombreuses espèces lisses et glabres, de l’Afrique,
de Madagascar etude l’Inde, qui sont actuellement rangées dans le genre
Hyparpalus ALL. Ces espèces n’ont aucune affinité avec les véritables
Hyparpalus ALL. (type : iomeniosus DEJ.), espèces pubescentes, sans sil-
lons oculo—frontaux, placées dans la tribu précédente. Une revision de ces
espèces glabres sera nécessaire ; elles seules doivent être rapprochées des
Tricholichnus ; elles se placeront dans les genres Coleolissus BATES,
Siopelus MURE. et d’autres sans doute.
Je ne crois pas qu’il existe des Trichoiichnini dans 1’Amérique tropicale.
Tandis que les Selerwphorini sont une lignée inabrésienne, les Trichoiich-
nini paraissent localisés sur le Gondwana oriental. Ils n’ont que peu de
représentants dans la région paléarctique, particulièrement les deux genres
suivants : A
TABLEAU nas Gnwnss
l . Tarses pubescents sur leur face dorsale. Insectes ponctués et pu-
bescents, ayant l’aspect des Ophonus. Face dorsale membraneuse
du pénis réduite, très rétrécie par l’enveloppement des faces laté-
rales, repliées sur la face dorsale (fig. 228 e). .................
................................ (p. 625) 89. Gen. Parophonus.
-—— Tarses glabres en dessus. Insectes glabres et lisses, ayant l’aspect
des Harpalus. Face dorsale membraneuse du pénis très longue et
largement étendue (fig. 229 2). . (p. 628). 90. Gen. Trichotichmxs.

PABOPHONUS 625
89. Gen. PAROPHONUS GANGLBAUER
Parophonus GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 340 ; type : maculicomis DUFTS.
— J. MÉILLER, 1931, Col. Gentr., V, 17. —— Tachyophonus TscH1T—
SCHÉRINE, 1901, Hor. Soc. ent. R., XXXV, 235; type: planicollis
DEJ. '
Subgen. Ophonomimus SCHAUBERGER, 1923, Ent. Anz., III, 72 ;
type : hirsufulus DEJ.
Fig. 228. — Aspect général des Ophonus du sous—genre Melophonus,
mais distinct par la présencede sillons oculo-frontaux nettement tracés
(fig. 228 a).
Tête de dimension normale. Espèces ailées, ponctuées et pubescentes,
alutacées, le réseau étiré en travers. Antennes pubescentes à partir du
3** article. Palpes à dernier article allongé, peu renflé, pubescent ; palpes
labiaux polychètes (fig. 228 c). Labium denté (Parophonus s. str.) ou sans
dent (Ophonomimus) ; languette bisétulée.
Pronotum plus ou moins complètement rebordé à- la base, ses côtés
arqués, non sinués en arrière. Élytres allongés, à épaulesarrondies, le
bord apical normalement sinué. Dessous ponctué. Pattes grêles, les méta-
tarses très grêles et allongés, leur premier article presque aussi long que
les deux suivants réunis, sans rangées d’épines latérales.
Protarses et mésotarses des mâles avec quatre articles dilatés et garnis
en dessous de doubles rangées de phanères à large pavillon adhésif.
Organe copulateur bien différent de celui des Ophonus et des Harpalus,
et rappelant plutôt celui des Diiomiiae. Le pénis est très arqué, sa partie
apicale n’est pas déversée vers la gauche et la paroi membraneuse dor-
sale se trouve très rétrécie par l’enveloppement des parois latérales en-
roulées sur la face dorsale. L’orifice apical est le plus souvent fermé par
deux ligules, dissemblables et très développés (fig. 228 e, i, lc). Styles
courts, le gauche large, le droit plus étroit.
Le genre est surtout méditerranéen.
TABLEAU DEs ESPÈCES
1. Labium denté. Espèces de forme grêle, à pronotum rétréci à la
base, avec les angles postérieurs très émoussés. Base du prono- D
tum entièrement rebordée. ............... Subgen. P8I0ph0I1l1S.
——— Labium sans dent. Espèces larges et épaisses, le pronotum trans-
verse, à base très large et angles postérieurs presque droits, vifs.
Base du pronotum incomplètement rebordée. Subgen. Ophonomimlls.
V Subgen. Parophonus, s. str.
1. Angles postérieurs du pronotum accusés mais émoussés, obtus.
Noir, les palpes, les pattes et les antennes rougeâtres, les antennes A

626 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
plus ou moins rembrunies dans leur partie moyenne. Pronotum
très densément ponctué sur les côtés et la surface basale. Long.
6 à 7 mm .................................... ·. 1. maculicomis.
— Angles postérieurs du pronotum très arrondis et effacés ....... 2.
2. Noir, avec les élytres brun rougeâtre, les antennes en entier et
les pattes rougeâtres. Pronotum subcarré, sa base aussi large que
le bord antérieur ; la ponctuation très espacée sur le disque. Long.
7 à 8 mm. .............. . ......................... 2. mendax.
— Brun noirâtre, les élytres concolores, les antennes et les pattes
rougeâtres, les articles moyens des antennes le plus souvent
rembrunis ; pubescence plus longue. Pronotum très rétréci à la
base qui est bien plus étroit.e que le bord antérieur ;p0nctuati0n
très fine et espacée sur le disque. Long. 6 à 10 mm., . . 8. planicollis.
Subgen. Ophonomimus SCHAUBERGER
1. Noir, la marge du pronotum roussâtre, les antennes et les pattes
rougeâtres. Pronotum transverse, ses côtés très peu arqués,
presque parallèles dans la moitié postérieure; disqueà ponctuation
I très effacée. Élytres larges, aplanis, à stries très fines et interstries
plans, leur ponctuation excessivement fine et serrée. Long. 8 à
9 mm ....................................... 4. hirsutlllus.
Suhgen. Parophonus, s. str.
1. P8.1‘0ph011US (s. str.) ma.cIJ.lic01‘I1iS DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II,
90 ; type : Wien. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 173.
Fig. 228 7, g. — Long. 6 à 7 mm. Noir de poix, la marge du pronotum
finement roussâtre, les antennes, palpes et pattes rougeâtres, les ar-
ticles moyens des antennes ordinairement brunâtres. Pronotum plus
large que long, peu rétréci à la base, les angles postérieurs accusés, obtus
et emoussés, les impressions basales larges et superficielles, rugueusement
ponctuées. Élytres assez courts, finement ponctués, les interstries impairs
avec quelques points plus gros.
Organe copulateur (fig. 228 f) à partie apicale infléchie et atténuée,
l’apex comprimé en lame étroite. Orifice apical sans ligules (fig. 228 g).
Distinct du complanalus DEJ. de l’Europe centrale, espèce de taille
plus grande, à antennes en entier rougeâtres et disque du pronotum plus
densément ponctué.
Terrains sablonneux et collines calcaires, sous les pierres ou les troncs d’ar-
hres, les détritus végétaux.
Presque toute la France, sauf sur les hautes montagnes. - Corse.
Europe moyenne et méditerranéenne. Caucase ; Asie mineure ; Syrie. _

PAROPHONUS 627
2. Parophonus (s. str.) mendax Rossi, 1790, Fna Etr. I, 223 ; type : Ita-
lie. —— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 172. — fulvipcnnis SER-
v1LLE, 1821, Fne fr., 30 ; type :Bordeaux.
Fig. 228a- e. ·— Long. 7 à 8 mm. Bien reconnaissable à sa coloration.
Noir de poix, la marge du pronotum roussâtre, les élytres d’un brun rou-
geâtre uniforme ; antennes et pattes rougeâtres. Pronotum un peu trans-
/¢üis\`; \ \ ,
ly î .,, I ·|· ·:
~- , z — , 2
    \ à *5 -
    .QAÉ;~.  \ ` _` E) J 6. ‘£ /\\
,à iQ     É -_ÈL§;?È  \ IY-»'   `)
    `l‘l` x V
- T-; -y.·:    
È'·_ï  I-  - ,.
  .,·)·1.—il·; ,: _,··12 \ » _ . .
( (ll- ,-Lil-!-ïifïiz 3_)iii,`:i§`.`Z'lx~`i)§$  tf. ûd A i I  
· j'_;;ï ji_·‘·I.·g§*f_`·;ê_;L.§,êS= . — , " _/-
if];-’·_Zi·'j]1-1ï.j15}.):2%; 1;.:,  ' _   ,9-
#'î£ i'SC·l}`iÃiLQl.‘.U`·` Ã;}
¢7» \ -
 » \È-î\ - ~ `
\ '/IBN V
y ¢ .
. pk :/
- ‘ (   _ É J
A_ À J. K`! ./ É.
Fig. 228. Gen. Parophonus GANGLB. -— a., avant-corps du P. (s str.) mendaa: Rossi, de
Castres. —- b., palpe maxillaire gauche. --0., palpe labial. — d. et e., organe copulateur
du même (>< 30). — f. et g., organe copulateur du P. (s. str.) maculicornis Dums.,
des Basses-Pyrénées. — h. et i., du P. (Ophorwmimus) hirsutulus DEJ., de Corse. ——
j. et k., du P. (s. str.) planicollis DEJ., de Sardaigne (X 30).
verse, à base aussi large que le bord antérieur et côtés régulièrement ar-
qués, les angles postérieurs très arrondis. Élytres courts et peu convexes,
la ponctuation très dense, la pubescence dorée, fine et couchée, régulière. _
Organe copulateur (fig. 228 d) très arqué, la partie apicale du pénis
infléchie et renflée, l’apex large et court, anguleux et pointu. Orifice api-
cal évasé, fermé par deux larges ligules à extrémité tronquée (fig. 228 e).
Prairies et bois humides, parfoisen nombre dans les débris d’inondation.
Midi de la France : plaines d’alluvions et vallées principales de la France
moyenne et méridionale. Au nord jusqu’en Alsace et au cours de l’Yonne et
de la Seine. Manque dans la Normandie et la Bretagne. — Corse.
Europe méridionale.

628 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
3. Parophonus (s. str.) planicollîs DEJEAN, 1829, Spec. IV, 227 ; type :
Dalmatie. ——— BEDEL, 1899, Cat. Col. N._ Afr. I, 144. —- Var. his-
panus RAMBUR, 1838, Fne Andal., 121 ; type : Andalousie.
Fig. 228 j, k. — Long. 6 à 10 mm. Noir de poix, la marge du pronotum
roussâtre, les antennes et les pattes rougeâtres, les articles moyens des
antennes très souvent rembrunis. Tête petite, le pronotum non transverse,
très rétréci à la base, ses angles postérieurs très obtus et effacés; disque
finement et éparsement ponctué. Élytres allongés, convexes, élargis après
le milieu, la ponctuation forte et serrée.
Organe copulateur (fig. 228 j) volumineux, la partie apicale du pénis
allongée et droite, fusiforme et renflée, l’apex court, triangulaire à sommet
émoussé et un peu infléchi. Orifice apical très restreint et fermé par
deux ligules (228 k).
Espèce très variable de taille. Les petits exemplaires ont les antennes en
entier rougeâtres et la ponctuation des élytres assez fine (forme typique).
La var. hispanus est de grande taille, avec les antennes généralement rem-
brunies, la ponctuation plus fine. Les deux races sont d’ai1leurs peu tranchées.
Alpes-Maritimes : embouchure de la Siagne, un individu (A. GROUVELLE).
· Espèce connue du Nordrde L’Af4·ique, d’Espagne, de Sicile, dîltalie et de Sar-
daigne ; mais non signalée de la Corse.
Subgen. Ophonomimlls Sci-IAUBERGER
4. P. (Ophonomimus) hirsutulus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 226 ; type 1
Caucase. —— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 144.
Fig. 228 h, i. — Long. 8 à 9 mm. Facile à reconnaître 51 sa forme large
et épaisse, son pronotum transverse et large, à angles postérieurs droits.
Noir de poix, la marge du pronotum roussâtre, les antennes et les pattes
rougeâtres. Tête presque lisse. Pronotum très large à la base, ses côtés
subparallèles en arrière, à peine arqués, la base aussi large que celle des
élytres ; sommet des angles postérieurs un peu saillant en dehors. Élytres
courts et larges, aplanis, les stries très superficielles, la ponctuation des
interstries extrêmement fine et serrée ; pubescence très fine.
Organe copulateur (fig. 228 h) peu arqué, l’apex assez long, atténué,
infléchi et dévié vers la droite, sa surface dorsale excavée. Orifice apical
avec deux ligules (fig. 228 i).
Midi de la France : au sud de la Garonne et dans la zone méditerranéenne.
Europe méditerranéenne et Afrique du Nord ; Palestine ; Caucase.
90. Gen. TBICHOTICHNUS MoaAw1Tz
Trichoiichnus MORAwxTz, 1863, Mém. Ac. St-Pétersb. (7) VI, 63 ; type :
longilarsis MoR. -— J. MOLLER, 1930, Col. Centr., V, 17. —— Asmerinx
TscHrrscHÉR1NE, 1898, Ann. Fr., 183 ; type : laevicollis DUFTs.

·rn1cHoT1cHNUs . 629
Fig. 229. — Glabre, lisse et brillant. Faciès de certains Harpalus, mais
avec des sillons oculo—frontaux bien tracés (fig. 229 a).
Tête petite et transverse, lisse, les sillons oculo-frontaux bien visibles
surtout dans la partie interne, plus ou moins effacés en dehors. Antennes
pubescentes à partir du 39 article. Palpes comme chez les Parophonus.
Labium denté, languette bisétulée.
Pronotum transverse, plus ou moins rétréci à la base, les côtés bien
arrondis en avant, sinués dans leur partie postérieure, les angles postérieurs
vifs. Surface basale explanée, ponctuée latéralement autour des fossettes
basales, qui sont larges et superficielles ; bord basal rectiligne, rebordé.
Élytres assez courts, subparallèles, à sommet obtus, le bord apical plus ou
moins sinué; stries lisses, interstries glabres. Une soie discale sur la moitié
postérieure du 39 interstrie. Série ombiliquée: 6 + 1 —i— 6. Pattes grêles.
Métafémurs avec quelques soies seulement ; les articles du métatarse avec
une rangée d’épines sur chaque bord de la face ventrale.Abdomen glabre.
' Protarse et mésotarse des mâles avec les quatre premiers articles dilatés
et garnis en dessous de deux rangs de phanères à large pavillon adhésif.
Organe copulateur volumineux, allongé. Partie apicale du pénis longue,
non déversée vers la gauche, la face dorsale membraneuse sur près des
trois quarts de la longueur ; les faces latérales du pénis non enveloppantes.
Genre paléarctique occupant l’ensemble des régions montagneuses de
l’Europe centrale. On y rattache de nombreuses espèces asiatiques et ma-
laises dont la revision serait nécessaire.
Quatre espèces occupent la région des Alpes et des Carpathes.
TABLEAU DES EsPÈcEs
1 . Apex du pénis à extrémité tronquée et retroussée, avec deux angles
latéraux saillants (fig. 229 e). Pronotum à côtés brièvement si-
nués avant les angles postérieurs qui sont droits et vifs. Antennes
et pattes ordinairement sombres. Long. 7 à 9 mm ........ 1. nitélls.
— Apex du pénis simple, l’extrémité non retroussée et arrondie
(fig. 229 c). Antennes et pattes toujours rougeâtres concolores. . 2.
2. Bord apical de l’élytre profondément sinué. Côtés du pronotum
longuement et profondément sinué, les angles postérieurs aigus
et saillants en dehors. (Alpes méridionales) (1) ........ [Knallthi] .
— Bord apical de l’élytre faiblement sinué ..................... 3.
3. Côtés du pronotum à peine sinués, presque parallèles avant les
angles postérieurs qui sont droits. Long. 6 à 8 mm., . . ‘2. laevicollîs.
— Côtés du pronotum profondément et longuement sinués avant les
1. T. Knauihi GANGLBAUER, 1900, Verh. z.·b. Ges. Wien, L, 577 ; type : Tyrol.

630 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
angles postérieurs, qui sont aigus et saillants en dehors. Long. 8 à
9 mm. (Carpathes et monts Bihar) (1) ............... [montanus] .
1. Trichotichnus nitens HEER. 1838, K. Schw. Il, 44 ; 1841, Col. Helv. I,. I
110 ; type : Suisse. ——— SCHATZMAYR, 1926, Boll. Ital., LVIII, 36.
Subsp. provincialis, nov. ; type : forêt de Boscodon.
Fig. 229 d, e. —— Long. 7 à 9 mm. Aile ; mais les individus vivant dans
les montagnes au—dessus de 1.500 m. sont parfois aptères (forêt de Turini).
`/
, ~-   »
 V." (ly ill   /
  \ · H I
\; Az V I : (
ai (W, .
' ` 1 l il
ee ( ( ( I. ,, .
· l
‘ 4
/ ( ) `*—.,;;__;/
.   , I I c·
I
" M
6Ã e
_1 ·4'
Fig. 229. Gen. Trichotichnus Moa. — a., tête du T. laevicollis Durrs., de Saint-Cha-
mond. — b. et c., organe copulateur du même, X 28. — d. et e., organe copulateur
du T. nitens HEER ( >< 30).
Noir brillant, la marge du pronotum finement roussâtre. Pattes ordinaire-
ment noires, les antennes brunâtres. Pronotum transverse, à côtés briè-
vement sinués au-devant des angles postérieurs ; ceux-ei aigus, vifs,
saillants en dehors ; base rectiligne. Élytres amples, un peu élargis après
le milieu, la sinuosité du bord apical très faible.
Organe copulateur (fig. 229 d) très long, la partie apicale du pénis ren-
flée, son bord ventral convexe, l’apex peu à peu atténué, long, en forme de
lame subparallèle, dont l’extrémité transversalement tronquée est forte-
ment retroussée, avec ses angles saillants (fig. 229 0).
Difficile à distinguer du suivant autrement que par l’examen de la
1. T. monianus STURM, 1818, D. Ins. IV, 95 ; type : Silésie.—C·’est le laevicollis cité
des monts Bescides, des Carpathes orientales et méridionales, des monts Bihar et
aussi de la péninsule Balkanique et de 1’1talie méridionale.

TRICHOTICHNUS 631
pointe pénienne, d’ailleurs souvent visible. La forme typique, largement
répandue, est de grande taille (8 à49 mm.), large, avec les antennes bru-
nâtres et les pattes noires. Dans le sud des Alpes francaises les individus
sont plus petits (7 mm.), brunâtres, avec les antennes et les pattes rou-
geâtres, le pronotum moins transverse et plus rétréci à la base : subsp.
provincialis, nov. L’organe copulateur est semblable.
h1î‘rance orientale, dans les Vosges, le Jura, les Alpes de la Savoie et du Dau-
mé.
p La subsp. provincialis dans les Basses-Alpescforêt de Boscodon (JOFFRE,
SIETTI) et dans les Alpes-Maritimes : Saint-Étienne de Tinée ; 1’Authi0n ;
Peîra—Cava et forêt de Turini (STE-CL. DEVILLE).
2. Trîchotichnus laevicollis DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 163 ; type : (
Linz. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 177. — SCHATZMAYR,
1826, Boll. Ital., LVIII, 35. — flavolimbaius HEER, 1838, K. Schw.
( II, 43 ; type : Suisse. — alpesiris HEER, 1838, 1. c., 43 ; type : Suisse.
Fig. 229 a, b, c. — Long. 6 à 8 mm. Plus petit que le précédent, avec
les antennes et les pattes toujours rougeâtre clair, les côtés du prono-
tum très peu sinués en arrière, presque parallèles avant les angles posté-
rieurs, qui sont droits, non saillants en dehors ; base rectiligne. Élytres
courts et subparallèles, le bord apical à peine sinué.
Organe copulateur (fig. 229 b) bien différent. La partie apicale du pénis
est aplatie, longue, arquée, avec sa face ventrale concave ; l’apex droit,
atténué, en lame peu à peu amincie, simple ai son extrémité (fig. 229 c),
Alpes ; Jura ; Vosges ; Cévennes et Massif Central : Mont Dore ; env. de
Clermont-Ferrand (MAINDRON). Aussi dans le nord de la France, dans la
Haute-Marne, l’Aisne zforêt de Villers-Cotterets (SÉDILLOT), le Calvados 2
forêt de Cerisy (FAUVEL), la Seine-Inférieure : forêt de la Londe (MOCQUE—
Rvs . »
Eiirope centrale, dans les Alpes et l’A11emagne méridionale, ainsi que
dans le nord de l’ltalie.
· L’alpestris HEER, considéré comme sous-espèce orophile par SCHAUBER-
GER (1936, Kal. R., XXII, 6), n’est pas suffisamment caractérisé.
Trib. HARPALINI, s. str.
Ce groupe est essentiellement caractérisé par la structure de l’organe
copulateur, dont la partie apicale est déversée à gauche. La partie mem- .
braneuse dorsale est réduite à moins de la moitié de la longueur du pénis
et cette partie membraneuse est en entier déplacée sur la face gauche de
l’organe (fig. 230).
Palpes labiaux toujours polychètes. Pas de sillons ocu1o—frontaux ; le
bord inférieur de l’œil n’atteint pas Féchancrure maxillaire.

632 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Les Harpalini ainsi compris sont nombreux dans la région paléarctique,
mais représentés aussi dans l’Amérique du Nord. Sans doute descendent-
ils de souches américaines. On peut concevoir que le déversement à gauche
de l’organe copulateur s’est produit chez une lignée de Harpalides améri-
cains et que cette lignée, ayant accompli cette orthogénèse, s’est propagée
vers l’Europe et a colonisé la région paléarctique au cours du Tertiaire.
On verra que, par une évolution très analogue, des Pierosiichini paléarc-
tiques ont aussi leur organe copulateur déversé vers la gauche. Dans les
deux cas, il s’agit de véritables « réussites évolutives » chez des lignées en
période de variation active et de migration.
TABLEAU DES GENRES
1. Tarses pubescents sur leur face dorsale, la pubescence parfois ré-
duite à quelques poils sur la partie apicale des articles du méta-
tarse, mais toujours bien visible aux deux paires antérieures. Insec·
tes plus ou moins ponctués et pubescents (p. 632). 91. Gen. Ophonus.
— Tarses glahres sur leur face dorsale ......................... 2.
2. Soie pronotale postérieure présente. Pas de striole basaleàjlîvél
lytre. Pas de soies discales'. ........   690). 95. Gen. IiiCiI10de1'11S.
— Pas de soie pronotale postérieure. Striole hasale toujours bien
r développée, entre la UE et la 2*1 strie ....................... 3.
3 . Insectes ponctués et pubescents comme les Ophonus. Organe copu-
lateur très peu arqué, l’apex simple. (p. 655). 92. Gen. Semiollhomls.
— Insectes lisses et glabres, au moins sur la plus grande partie de
la face dorsale ............................................ 4 .
4. Côtés du pronotum avec des soies nombreuses alignées le long de
la moitié antérieure de la gouttière marginale. Organe copulateur
à partie membraneuse apicale très réduite (fig. 225) ...........
................................... (p. 656). 93. Gen. Artabas.
— Côtés du pronotum avec une seule soie sur la moitié antérieure.
Organe copulateur à partie membraneuse apicale occupant plus
du tiers et moins de la moitié de la longueur du pénis ............ _
. ............... · .................. (p. 658). 94. Gen. Harpalus.
91. Gen. UPHONUS STEPHENS
Ophonus STEPHENS, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 67 ; type : obscurus F. (AN-
DREWES, 1935, Ann. Mag. nat. Hist., (10) XVI, 19).- GANGLBAUER,
1892, K. M., I, 340.
Subgen. Cephalophonus GANGLBAUER, 1892, 1. c., 340 ; type :
cephaloles FA1RM.
Subgen. Meiophonus BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 111 ; type :
syriacus DEJ.

oPHoNus 633
Subgen. Harpalophomzs GANGLBAUER, 1892, l. c., 341 ; type :
hospcs ST.
Subgen. Pseudophonus MOTSCHOULSKY, 1844, Ins. Sib., 196; type:
ruficornis F. (= rufipes DE G,).
Subgen. Pardileus Gozls, 1882, Mitt. Schw., VI, 289 ; type :
calceaius DU1·*rs.
Fig. 230-234.- Tête de dimension normale. Espèces ailées, générale-
ment pubescentes, au moins sur les élytres ; la face dorsale des tarses tou-
jours pubescente. La pubescence des élytres est très réduite, représentée
par quelques très petits poils sur les côtés chez Pardileus calcealus ; mais ·
les tarses sont pubescents chez cette espèce. Les téguments sont en même
temps ponctués, alutacés et mats entre les points. Coloration variable,
souvent métallique chez les grandes espèces, brunâtre chez V les petites.
Antennes, palpes et pattes rougeâtres ; les fémurs très rarement rembru-
nis (cribricollis).
Front sans sillons oculo—frontaux ; antennes pubescentes à partir du .
39 article. Mandibules simples et courtes. Palpes à dernier article fusiforme,
allongé, les labiaux polychètes. Labium dente, la dent obtuse ; languette
étroite, non dilatée au sommet, bisétulée, les paraglosses larges et glabres.
Pronotum de forme variable, mais peu convexe, sans dépression ni
fossettes basales bien accusées, le bord basal simple ou finement rebordé.
Élytres oblongs, à épaules arrondies, parfois anguleuses et dentées, le
bord apical plus ou moins sinué. Striole basale présente, dans le 29 inter-
strie ; le rebord basal toujours entier. Stries égales, fortes, le plus souvent
lisses ; interstries densément ponctués, rarement lisses. Dessous du corps
ponctué et pubescent ; métépisternes longs et étroits.
Protarse et mésotarse des mâles avec les quatre premiers articles dila-
tés et garnis en dessous de deux rangs de phanères.
Organe copulateur grêle, plus ou moins coudé au tiers basal, le bulbe
basal renflé. Partie apicale du pénis très effilée, l’apex très souvent ter-
miné par un renflement bien visible de profil. Le sac interne porte des
dents et épines évaginahles dont l’étude permettra sans doute de mieux
définir les lignées, dans le groupe très difficile des Melophonus.
L’orifice apical est déversé du côté gauche et ce déversement est carac-
téristique des Ophonus et Harpalus qui forment deux grandes lignées très
voisines. Il est facile de constater que cette évolution comporte : 19 la
réduction de la surface membraneuse dorsale, qui n’occupe plus que la
moitié, à peine, de la longueur du pénis;2° son déversement vers la gauche.
Le déversement s’est fait, chez l’O. incisus (fig. 231 a), avant l’accoi11plis-
sement du premier temps, sans que la surface membraneuse soit réduite.
Il en est résulté une distorsion de la partie apicale du pénis, qui est ac-
compagnée d’hypertrophies de l’apex, indiquant une réaction dysharmo-
nique d’un organe engagé dans une mauvaise voie évolutive. Par com-

634 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
paraison de cet organe de l’O. incisus avec celui de tous les autres Ophonus,
on se rend compte aisément que ces derniers représentent une réussite
évolutive.
L’O. (Pseudophonus) rufipes DE G. présente parfois des cas d’inversion
de 1’orga11e copulateur. Un individu inversé a été pris à Fouesnant, en Bre-
tagne.
Les auteurs récents, SCHAUBERGER, J . MüLLER, réunissent les deux
genres Ophonus et Harpalus. Il me semble préférable de les conserver, la
pubescence des tarses permettant de caractériser les Ophonus d’une facon
suffisante.
Cette pubescence est toujours visible chez les Ophonus, même chez les
espèces du groupe Melophonus, comme syriacus DEJ., qui l’ont très clair-
semée : quelques longs poils se trouvent toujours sur la partie médiane
et distalc des articles. Par contre l’O. signalicornis DEJ., à tarses complè-
tement glabres, sera placé dans un genre à part. Son organe copulateur
(fig. 232 m) est d’ailleurs assez différent de celui de tous les Ophonus
connus.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Tempes pubescentes. Pronotum entièrement ponctué ......... 2.
—- Tempes glabres. Pronotum lisse sur le disque, la surface basale
ponctuée, le bord basal toujours rebordé ..................... 4.
2. Pubescence des élytres longue et couchée, soyeuse. Tête robuste.
Pronotum à côtés non sinués en arrière, les angles postérieurs
rondis, le bord basal non rebordé. Apex du pénis simple ‘
(fig. 230 b). .................. (p. 638). Subgen. Cephalophonus.
— Pubescence des élytres courte et dressée, très fine. Tête normale. 3.
3. Pronotum à côtés non sinués en arrière, les angles postérieurs très
obtus et arrondis. Apex du pénis le plus souvent avec un renfle-
ment terminal bien visible de profil. Espèces généralement métal-
liques, ............................. (p. 639). Subgen. Ophonus.
—— Pronotum à côtés sinués dans la moitié postérieure, les angles
postérieurs à peu près droits, bien accusés. Espèces presque tou-
jours brunâtres, non métalliques., . . (p. 644). Subgen. Metophonus.
4. Angles postérieurs du pronotum très arrondis. Coloration métal-
lique. Apex du pénis très court et épais (fig. 234 i). Sommet de
l’élytre des femelles profondément échancré, l’angle apical externe
denté ........................ (p. 652). Subgen. Harpalophonus.
— Angles postérieurs du pronotum droits, bien accusés. Apex du
pénis effilé. Sommet de I’élytre des femelles légèrement sinué. 5.
5. Élytres densément ponctués et pubescents. Coloration brune. .
............................. (p. 653). Subgen. Pseudophonus.
— Élytres lisses et glabres. Coloration noire. (p. 654). Subgen. Pardileus.

ornoivus e 635 ,
A Subgen. Ccphalophonus GANGLBAUER _
1 . Étroit et allongé, parallèle, déprimé. Brunâtre, les élytres souvent
avec un reflet métallique. Long. 12 à 15 mm,. ..... 1. cephalotes.
Subgen. Ophonus, s. slr.
1. Base du pronotum non rebordée ............................ 2.
— Base du pronotum finement rebordée ...................... 6.
2. Angles postérieurs du pronotum arrondis mais cependant indi-
qués. Yeux relativement petits, le pronotum court et transverse ;
ponctuation forte et serrée. Bleu métallique, rarement verdâtre ou
presque noir. Long. 13 à 17 mm. ................... 2. Sablllicola.
·— Angles postérieurs du pronotum tout à fait effacés. Yeux plus
gros, le pronotum moins transverse ........................ 3.
3. Élytres séparément arrondis au sommet et un peu déhiscents.
Plus grand et plus large, le pronotum large à la base ; tête et pro-
notum bleuâtres, élytres verdâtres plus ou moins bronzés. Lon-
gueur 13 à 17 mm ............................... 3. obscurus.
— Élytres conjointement arrondis au sommet, non déhiscents .... 4.
4 . Pronotum à côtés peu arqués, aussi rétréci en arrière qu’en avant.
Ponctuation du pronotum irrégulière, assez espacée sur le disque ;
celle des élytres fine et peu serrée (environ trois points sur la
largeur des premiers interstries). Vert bronzé ou bleuâtre, rare-
ment bleu. Long. 9 à 14 mm .................. ` ...... 4. diiünis.
— Pronotum à côtés bien arrondis, plus étroit à la base qu’en avant.
Ponctuation du pronotum plus régulière et plus dense, celle des
élytres fine et plus serrée (environ quatre points sur la largeur
des premiers interstries) ................................... 5.
5. Plus large, les élytres amples et peu convexes, aplanis ; pubes-
cence plus longue. Brun noir assez brillant, parfois avec un léger
reflet verdâtre. Long. 12 à 14 mm ........... · .... . .... 5. opacus.
— Plus étroit, les élytres plus parallèles et plus convexes ; pubes-
cence très courte. Bleu métallique, parfois verdâtre. Long. 10 à
13 mm .................................... 6. rotundicollis (1).
6. Fémurs noirâtres ; tibias et tarses brunâtres ou rougeâtres. Des-
sus noir bleuâtre ou verdâtre. Élytres mats, densément ponctués.
Apex du pénis sans renflement terminal (fig. 232 a, b). Long. 7
à 9 mm. ........................ . ............. 7. cribricollis.
. — Pattes en entier rougeâtres ................................. 7.
7. Élytres de coloration métallique, bleus ou verts. Apex du pénis
. 1. L’0. quadraticollis DEJ., dont PUEL dit avoir vu un exemplaire de 1’Allier(GAvov),
n’existe vraisemblablement pas en France. Il occupe l’A!rique du Nord.

636 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
avec un renflement terminal bien visible de profil. . ._ .......... S.
— Élytres noirs ou brunâtres, sans reflet métallique. Apex du pénis
simple ................................................... 9.
8. Angles postérieurs du pronotum plus accusés. Élytres parallèles,
avec une petite dent humérale saillante, la ponctuation des in-
terstries plus forte. Long. 7,5 à 9 mm. .................. 8. Similis.
—— Angles postérieurs du pronotum très arrondis. Élytres plus ovales,
sans dent humérale, la ponctuation plus fine. Long. 7 à 9 mm,.
................................................. 9. azureus.
9. Pronotum à angles postérieurs accusés, quoique arrondis. Grêle
et allongé, le pronotum non transverse, la ponctuation des élytres
forte. Métatarses nettement pubescents. Long. 6,5 à 8,5 mm,. .
........................................... 10. subquadratus.
—— Pronotum à angles postérieurs tout à fait effacés. Même forme
grêle et allongée, le pronotum non transverse. Ponctuation des
élytres plus forte. Métatarses à pubescence très rare. Long. 7 à
8 mm ........................................ 11. rotundatus.
V Subgen. Mclophonus BEDEI.
1 . Base du pronotum non rebordée, rarement avec une fine trace de
rebord sur les parties latérales (subpunciaius) ............... 2.
— Base du pronotum nettement rebordée. Coloration brune ..... 8.
2 . Angle huméral denté. Dessus métallique, verdàtre ou bleu. Large
et épais, le pronotum ample, à base large, sa ponctuation espacée
sur le disque. Long. 9 à 11 mm .................. 12. plmctalîlllus.
——— Angle huméral arrondi et sans dent. Espèces brun de poix, non
métalliques. ............................................. 3 .
3 . Grande taille (11 à 13 mm,). Tête et pronotum allongés, ce der-
nier cordiforme, bien plus étroit que les élytres, aussi long que
large, sa ponctuation forte et égale. Bord apical des élytres pro-
fondément sinué. Pénis difforme, son apex spatule (fig. 231 a, b).
................................................ 13. incisus.
-— Petite taille (6 à 10 mm,). Pénis de forme normale ............ 4.
4. Côtés du pronotum avec une seule grande soie un peu avant le
milieu, sur la gouttière marginale ......................... 5.
—- Côtés du pronotum avec trois ou quatre grandes soies sur la
gouttière marginale avant le milieu ....................... 7.
5 . Forme étroite et allongée, le pronotum cordiforme, aussi long que
large, bien rétréci à la base. Élytres à pubescence longue et dres-
sée, allongés, les épaules très arrondies. Apex du pénis épais et un
peu infléchi (fig. 233 a, b). Long. 7 à 9 mm ......... 14. 1·\1pic0la..
— Forme courte, le pronotum transverse, à base aussi large que le
bord antérieur. Élytres courts, à épaules anguleuses, la pubes-
cence courte ............................................ 6.

oruoiws 637
6 . Côtés du pronotum à sinuosité postérieure longue, occupant tout
le tiers postérieur. Apex du pénis allongé, son renflement ter-
minal arrondi, vu de profil, la partie apicale du pénis arquée du
côté dorsal (fig. 233 c, d). Long. 6 à 8 mm ........ 15. brevioollis.
— Côtés du pronotum à sinuosité postérieure très courte. Long. 6
à,8 mm ........... ( ..... ,.,. ...............   16. Sllbâillllûtus. . . . .
7. Disque du pronotum densément et fortement ponctué. Allongé,
convexe, le pronotum un peu transverse, rétréci à la base, ses
côtés bien arqués en avant. Apex du, pénis robuste, parallèle, le
renflement terminal vu de profil en forme de sabot, sa face ter-
minale oblique et regardant du côté ventral (fig. 233 i, f  Long.
8 à 10 mm ............................. 17. schaubergerianus.
— Disque du pronotum à ponctuation éparse. Plus court que le pré-
cédent, le pronotum très transverse, à côtés peu arqués en avant.
Apex du pénis semblable à celui du précédent, mais bien plus
effilé (fig. 233 m, n). Long. 7 à 9 mm ....... 18. Sübpunctatus.
8. Angle huméral de l’élytre tout à fait arrondi, sans denticule.
Grêle et allongé, le pronotum cordiforme, à côtés très arrondis
en avant, très sinués et rétréeis à la base, le disque densément
et fortement ponctué. Stries nettement ponctuées. Apex du pénis `
long, aplati, sans renflement terminal, son extrémité largement
arrondie (fig. 233 lc, l). Long. 9 à 10 mm. .......... 19. oordatus.
— Angle huméral de l’élytre accuséet denté. Apex du pénis terminé
par un renflement transverse ............................. 9.
9. Pronotum subcordiforme, ses côtés très arrondis en avant, pro-
fondément sinués en arrière. Forme générale plus allongée ; une
ou deux soies latérales au pronotum ....................... 1.0.
— Pronotum court et transverse, ses côtés peu arqués en avant, `
peu sinués en arrière. Forme plus courte. Une seule soie latérale
au pronotum .............. , .............................. 11 .
10. Pronotum a base plus large et disque plus densément ponctué. ~ _
Apex du pénis très long, très effilé, le renflement terminal ar-
rondi et très petit. Long. 6 à 9 mm ............. 20. mmcticcps.
— Pronotum plus rétréci à la base qui est plus étroite que le bord
antérieur ; ponctuation du disque plus éparse. Apex du pénis
très effilé, le renflement terminal présentant sa face apicale tour-
née du côté dorsal (fig. 232 lc, l). Long. 7 à 9 mm. . . 21. punctioollis.
11. Pronotum plus grand, plus large ; élytres plus larges. Apex du
pénis droit, subparallèle, allongé, le renflement terminal ar-·
rondi (fig. 233 e, f). Long. 6,5 à 8 mm .............. 23. Mèlleti.
— Pronotum plus étroit, plus allongé, les élytres moins larges. Apex
du pénis de même forme que chez le précédent, mais bien plus
long et plus effilé ; même renflement terminal arrondi. Long. 6,5
à 8 mm ............................ . ......... 22. parallelus.
JEANNE1. 41

638 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Subgen. Harpalophonus GANGLBAUER
1. Large et peu convexe. Élytres à ponctuation irrégulière, les pre-
miers interstries presque lisses, la ponctuation dense et serrée sur
les interstries pairs 4 et 6, rare et formée de gros points pilifères
épars sur les interstries impairs. Dessus plus ou moins bleuâtre,
les pattes rouges. Long. 10 à 14 mm. ................ 24. italus.
· Subgen. Pseudophonus MoTscHoULsKY
1. Côtés du pronotum longuement sinués dans la moitié postérieure,
les angles postérieurs droits. Segments ventraux lisses et glabres
au milieu, ponctués et pubescents latéralement. Long. 11 à 16 mm.
............................. .. ................... 25. rufipes.
— Côtés du pronotum rectilignes en arrière, les angles postérieurs ob-
tus et très arrondis. Segments ventraux finement ponctués et pu-
bescents au milieu, lisses latéralement. Long. 9 à 11 mm. 26. griseus.
Subgen. Pardileus Gozis
1. Segmentsventraux uniformément ponctués et pubescents, comme
les pièces sternales. Noir brillant, les antennes et les pattes rouges.
Long. 10 à 14 mm ............................. 27. calceahls.
Subgen. C€phB10Dh0Ill1S GANGLBAUER
1. O. (cephùlophonus) cephûlotes FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, F ne
ent. fr. I, 126 ; type : Dordogne. — J. MiiLLEn, 1931, Col. Centr.,
V, 45. —— Rayei Lmnan, 1864, Ann. Fr., 250 ; type :Bude (Hongrie).
— planiusculus KnAATz, 1873, Berl. ent. Zs., XVII, 197 ; type : Thu-
ringe.
Fig. 230 a, b. - Long. 12 à 15 mm. Grosse tête ; brun de poix, l’avant-
corps souvent rougeâtre, les antennes et les pattes rougeâtres. Pronotum
transverse, à angles postérieurs obtus et émoussés, le disque éparsément
ponctué. Élytres assez larges, parallèles et déprimés; la pubescence longue
et couchée, dorée, soyeuse. _
Organe copulateur (fig. 230 a) arqué plutôt que coudé, la partie apicale
du pénis droite, l’apex aplati, atténué, à sommet large et arrondi, sans
renflement terminal. Parmi les grands Ophonus, c’est la seule espèce
sans renflement terminal de l’apex. Styles ovales.
çà et la en France, toujours rare ; souvent sur les terrains salés, mais sans
être strictement halophile. A Vic, dans la Moselle, il se trouve cependant en-
terré dans le sol très salé, au pied des Salicornes (BRUNIER et ScHULEn).
Moselle : plaine salée de Burthecourt (STE-CL. DEv1LLE); Haute-Marne :
Nogent-en-Bassigny (GAULLE) ; Dordogne (LAREYNIE) ; Aveyron : Rodez

oPn0NUs 639
(MATHAN). -— Littoral de l’Atlantique : Morbihan, Vendée, La Rochelle, Bor-
deaux, et de la Méditerranée : étang de Vendres (SÉGUY).
Europe centrale, sur les terrains salés. «
Subgen. Ophonlls, s. str. ·
2. Ophonus (s. str.) sabtllicola PANZER, 1796, Fna Germ., 30, n° 4   type :
Europe centrale. — GANGLBAUEB, 1892, K. M., I, 342. — azureus
OLIVIER, 1795 (nec FABRICIUS). — obscurus DUFTSCHMID, 1812 (nec
FABRICIUS).
Subsp. hispanicus Scrmunnncna, 1926, Col. Centr., I, 157 ; type :
Albaracin. -— hispanus PUEL, 1934, Rev. fr. Ent., I, 226. — Subsp.
columbinus GERMAR, 1817, Reis. Dalm., 197 ; type : Dalmatie.
Fig. 230 c, d. — Long. 13 à 17 mm. Tête et pronotum noir de poix, les
élytres bleu métallique, rarement verdâtres ; dessous rougeâtre. Prono-
tum transverse, à angles postérieurs obtus et très émoussés, le disque à
, ponctuation forte et espacée, le bord basal non rebordé. Interstries im-
/ //
tu  $
1 É "‘
œ- rp \
J É c`  
\ È 3   + ··‘-=—î
a_ \_\ f   \\`__,_ -\
\ W 6. `§`\ -
~·•
4 A A
Fig. 230. Gen. Ophonus STEPH., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis
(X 20). ——a. et b., O. (ûephalophanus) cephalotes FA1RM.etLAB.,dela Loire-Inférieure.
—- c. et d., O. (s. str.) sabulicola PANz., de Montbard. —— e. et f., O. (s. str.) opacus DEJ.,
de Saint—Raphaël. — g. et h., O. (s. str.) obscurus F., de Gudmont. — i. et f., 0. (s.
str.) rotundicollis Flximu. et LAB., de Gudmont. -_k. et l., O. (s. str.) diffinis DEJ.,
de Cannes. · '

640 coLÉoP1·ÈnEs CARABIQUES
pairs des élytres avec quelques gros points pilifères en plus de la ponctua-
tion diffuse.
Organe copulateur à partie apicale droite, l’apex court et un peu inflé-
chi, la dilatation terminale anguleuse (fig. 230 d).
VARIATION. -— La race hispanicus ScuAUB. diffère par les côtés du prono-
tum qui sont arqués en arrière jusqu’aux angles postérieurs, tandis qu’ils
sont presque rectilignes chez la forme typique. La subsp. colombinus GERM.
a la ponctuation des interstries bien moins serrée que les sabulicola s. str. et
hispanicus Scnixun.
Majeure partie de la France, surtout sur les plateaux calcaires, juras-
siques et crétacés ; souvent sur les inflorescences des Ombellifères, où il
dévore les jeunes graines. Inconnu de la Bretagne ; mais cité de la Corse :
Bastia (CARAFFA).
La race hispanicus se trouve en Espagne et dans toute la France méridio-
nale et centrale, jusque dans l’Isère, les Cévennes, la Côte-d’0r, le Loiret et
le Calvados. La race colombinus, largement répandue dans 1’Europe moyen-
ne, atteint la Suisse et sans doute le Jura.
Europe méditerranéenne et moyenne ; Asie Mineure et Syrie.
3. Ophonus (s. str.) obscurus FABRICIUS, 1792, Ent. Syst. I, 151 ; type :
1 Halle':   PUm;;·~·1:·934,—~Rev.-- fr. Ent-., --·— I,-— 232. -- monlicola. DEJEAN,
, 1829, Spec. IV, 195 ; type : France orientale. — siiclus STEPHENS,
1828, Ill. Brit. Ent., I, 159 ; type : Hackney, près de Londres.
Fig. 230 g, h. —- Long. 13 à 17 mm. Brun verdâtre, ou vert bronzé
métallique ; dessous rougeâtre. Tête plus fortement ponctuée que chez le
sabulicola. Pronotum non transverse, à angles postérieurs très arrondis,
disque densément ponctué. Élytres étroits, parallèles, à bord apical plus
profondément sinué que chez sabulicola, la ponctuation des interstries
plus fine.
Organe copulateur à partie apicale du pénis plus longue, l’apeX bien
plus effilé, infléchi, terminé par un renflement arrondi (fig. 230 h).
Une variété à pattes noires est signalée par PATER (var. melanipes PAT.)
du col des Champs, dans les Alpes-Maritimes.
Surtout dans les régions montagneuses, à sol calcaire·et chaud, où on le
trouve fréquemment sur les ombelles des Daucus.
Haut bassin de la Seine ; Vosges ; Jura ; Lyonnais ; Forez ; Alpes; Py-
rénées. V
Europe méditerranéenne et occidentale ; Grande-Bretagne ; Transcau-
casie ; Turkestan.
4. Ophonus (s. str.) difîinis DEJEAN, 1829, Spec. IV, 196 ; type : Basses-
Alpes. — PUEL, 1934, Rev. fr. Ent., I, 238.- Var. pseudopacus PUEL,
1934, l. c., 229 ; type : Camargue.
Fig. 230 lc, l. — Long. 9 à 14 mm. Tête et pronotum noirâtres à reflets
. bleus, élytres d’un bleu métallique, parfois un peu verdâtre ; la var. pseu-
dopacus PUEL est d’un brun-noir à peine bleuâtre sur les élytres. Prono-

I ornorws 641
tum à angles postérieurs encore plus arrondis que chez obscurus. Élytres
à bord apical à peine sinué, la ponctuation des interstries plus forte et
moins serrée.
Organe copulateur de même type, mais avec l’apex du pénis plus court,
moins efïilé, non infléchi (fig. 230 l).
Toute la France, dans les champs en jachère des plaines d’al1uvions. Sur
les ombelles des Daucus carola.
Meurthe-et—Moselle ; Seine ; Loire—Inférieure ; Vendée ; Gironde ; Gers ;
Saône-et-Loire ; Ain ; Provence. -—- Corse.
Europe méridionale et occidentale ; sud de l’Angleterre.
5. Ophomls (s. str.) 0D8C\1S DEJEAN, 1829, Spec. IV, 198 ; type : Hongrie. ,
- PUEL, 1934, Rev. fr. Ent., I, 234. —- pullus DELHERM DE LAR-
CENNE, 1891, Feuille j. Nat., 250, 218 ; type : Gers. — silicicola AN-
TOINE, 1925, Bull. Maroc, 34 ; type 1 Maroc.
Fig. 230 e, f. ·— Long. 12 à 14 mm. Brun—n0ir assez brillant, parfois
avec un très léger reflet verdâtre ; la pubescence assez longue. Aspect du
Scybalicus oblongiusculus, les élytres aussi aplanis, mais moins longs, à
côtés moins parallèles.
Organe copulateur (fig. 230 e) peu arqué, la partie apicale du pénis régu-
lièrement incurvée, l’apex très court.
Espèce souvent méconnue, peu distincte d’ai1leurs de la suivante.
Alluvions littorales du Calvados ; île de Ré ; Gascogne ; Languedoc et
Provence. -— Corse.
Aussi en Sardaigne et dans l’At'rique du Nord et le sud de 1’Espagne.
6. Ophonus (s. str.) rotlmdicollis FAIRMAIBE et LABoULBÈNE, 1854, Fne
ent. fr. I, 121 ; type :-France méridionale. — obscurus DEJEAN, 1829
(nec FABn1c1Us). — ardosianus LUTSHNIK, 1922, Act. Staur., I, 54 ;
PUEL, 1934; Rev. fr. Ent., I, 237.
Subsp. pseudoquadricollis SCHAUBERGER, 1932, Kol. R., XVIII,
62 ; type : Sardaigne.
Fig. 230 i, j. — Long. 10 à 13 mm. Tête et pronotum noir de poix à
reflets bleuâtres, élytres d’un bleu métallique souvent assez sombre ;
dessous rougeâtre. Angles postérieurs du pronotum très largement ar-
rondis, les côtés plus arqués que chez diffinis, le disque plus bombé, la
ponctuation plus éparse et plus fine sur le disque. Bord apical des élytres
plus profondément sinué. (
Organe copulateur (fig. 230 i) à peu près identique à celui de l'0pacus.
Malgré toute la peine que SCHAUBERGER, PUEL, J. MûLLEn paraissent
s’être donnée pour distinguer cette espèce (1) de l’0pacus DEJ., il ne semble
1. Son nom a été changé en ardosianus par Lursnmx ; mais bien inutilement, car la
réunion des deux genres Ophonus et H arpalus ne s’impose pas. Il ne peut y avoir aucune
confusion entre l’Oph0nus rotlmdicollis FAmM. et le Harpalus rotundicollis Koi.,

642 COLÉOPTÈRES CARABIOUES
pas prouvé qu’elle en soit bien distincte. On pourrait bien être amené
un jour à les réunir.
VARIATION. —— La coloration est assez variable chez la forme typique,
allant du bleu métallique brillant au brun—noir et au noir verdâtre. La race
pscudoquadricollis ScHAUB., de la Corse et de la Sardaigne, a la ponctuation
du pronotum et des élytres bien plus fine et plus espacée, qui la fait ressem-
. bler au quadralicollis DEJ., de l’Afrique du Nord.
Majeure partie de la France, surtout sur les plateaux calcaires, dans les
jachères chaudes, où on le trouve dans les ombelles des Daucus. La forme
pseudoquadricollis en Corse.
Iles Britanniques. Europe occidentale et méditerranéenne. Afrique du
Nord. Iles Madère, Salvages et Açores. Syrie.
7. Ophonus (s. str.)·crib1·ic01lis DEJEAN, 1829, Spec. IV, 208 ; type : Cau-
case. — RE1rrER, 1900, Verh. Brünn., XXXVIII, 67. — cr·assius—
culus FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 126 ; type :
Dordogne. —— Fauveli l`lATHAN, 1862, Ann. Fr., 244 ; type : Millau.
Fig. 232 a, b. — Long. 7 à 9 mm. Bien reconnaissable parmi les espèces
frangaises à la coloration des pattes dont les fémurs sont rembrunis.—Noir
avec un faible reflet métallique bleu ou verdâtre ; dessous brun. Prono-
tum à angles postérieurs arrondis, le bord basal nettement rebordé.
Élytres mats, densément ponctués.
Organe copulateur grêle (fig. 232 a), l’apex très effilé, un peu infléchi,
son extrémité simple, sans renflement terminal, un peu arquée vers la
gauche.
Alpes de la Savoie, jusqu’en Provence ; Dordogne ; Aveyron.
Aussi dans le Caucase, le Turkestan, l’Asie Mineure, et en [ c l; < 1
8. Ophonus (s. str.) Similis DEJEAN, 1829,Spec. IV, 204 ; type : Dalmatie.
— PATER, 1938, Rev. fr. Ent., V, 129. — violaceus REICHE et SAULCY,
1855, Ann. Fr., 628 ; type : Beyrouth. — cpiscopalis Riaici-1E, 1863,
in MARSEUL, Cat. Col. Eur., 2** éd., 9 (1).
Long. 7,5 à 9 mm. Toujours ailé. Bleu métallique, parfois verdâtre ;
dessous brunâtre ; pattes rouges. Pronotum peu rétréci à l base, les angles
postérieurs accusés, mais très émoussés, les côtés non sinués avant les
angles postérieurs ; bord basal rebordé. Élytres étroits, l’angle huméral
denté. Interstries des élytres densément ponctués.
Organe copulateur avec l’apex épais et parallèle, comme celui de l’azu—
reus (fig. 232 c), mais nettement plus long, deux fois aussi long que large,
vu de dessus.
1. Rarci-1E avait changé le nom de violaceus Rnicnnet SAULcY,à cause des Harpalus
violaccus PERTY (1830) et H. violaceus CHAUDo1R (1848).

o1>H0NUs 643
Midi de la France, jusqu’à Bordeaux.
Europe méditerranéenne ; Asie Mineure et Syrie.
9. Ophonus (s. str.) azureus Fxnmcius, 1775, Syst. Ent., 244 ; type z _
Leipzig. ——— J. MÉLLER, 1931, Col. Centr., V, 49.- PATER, 1938, Rev.
fr. Ent., V, 130; 1939,l. c., 41. -— chlorophanus PANzER, 1801, Fna
Germ., n° 3. J .— ·
Subsp. suprcmus ScHAUBEP.GEn, 1927, Col. Gentr., Il, 14 ; type :
Italie .—— Subsp. gallicus PATER, 1939, Misc. ent., XL, 44 ; type : '
France. `
Fig. 232 c, d. —— Long. 7 à 9 mm. Bleu métallique ou verdàtre, parfois
violacé. Pronotum à côtés arqués en arrière jusqu’aux angles postérieurs
qui sont très arrondis. Élytres plus courts que chez similis, sans denticule
huméral, les interstries plus finement ponctués. Insectes souvent aptères
ou brachyptères. I
Organe copulateur grêle et arqué, la partie apicale du pénis peu atté-
nuée, l’apex court, épais, parallèle, pas plus long que large (fig. 232 d),
le renflement terminal bien développé, arrondi.
VARIATION. —— Variable de taille. PATER (1939, l. c., 41) s’est livré à une
analyse très minutieuse des variations de cette espèce largement répandue. ,
Il distingue des races nombreuses dont deux seulement en France. La forme
typique est de l’Europe centrale. La subsp. gallicus, qui occupe le nord et
le centre de la France, est de petite taille et a les côtés du pronotum sans
trace de sinuosité postérieure. La subsp. supremus SCHAUB. est de grande
taille, à côtés du pronotum très arqués et interstries des élytres plus forte-
ment et éparsement ponctués (les points sur deux rangs dans les interstries
internes). `·
Presque toute la France, dans les jachères, sur les ombelles des Daucus,
surtout en terrain calcaire.
La subsp. suprcmus, répandue dans le nord de l’Italie, se trouve dans le
sud—est de la France jusqu’en Vaucluse, et en Corse. `
Toute l’Europe moyenne et méditerranéenne, l’Afrique du Nord et l’Asie
occidentale et centrale.
10. Ophonus (s. str.) Subquàdratlls DEJEÀN, 1829, Spec. IV, 210 ; type :
midi de la France. — J. MüLLEa, 1.931, Col. Centr., V, 50. -— PATER,
_ 1938, Misc. ent., XXXIX, 113. -— meridionalis DEJEAN, 1829,
Spec. IV, 210 ; type : midi de la France. —— GANGLBAUER, 1892, K.
M., I, 344. . ..
- Fig. 232 c, f. -— Long. 6,5 à 8,5 mm. Noirâtre, le dessous brunâtre, les
antennes et les pattes rougeâtres, la marge du pronotum roussâtre. Plus
étroit que l’azur·eus, le pronotum plus rétréci à la base, à angles postérieurs
obtus et arrondis, les côtés bien arqués en arrière, leur gouttière marginale
large et régulière ; bord basal rebordé. Ponctuation du disque du prono-
tum forte et éparse, plus fine et serrée sur les parties latérales de la base,

644 coLÉo1=>TÈ1>.Es CARABIQUES
qui sont largement déprimées. Élytres plus larges que le pronotum, leur
bord apical nettement sinué.
Organe copulateur (fig. 232 e) arqué, la partie basale du pénis renflée,
fusiforme, son bord ventral convexe ; apex court et infléchi, droit, assez
épais et arrondi à Pextrémité, sans renflement terminal.
SCHAUBERGER et J. MüLLE1=1 considèrent le meridionalis comme une race
occidentale du subquadraius, la forme typique étant la race méditerra-
néenne orientale. En réalité il n’y a pas de limites géographiques entre les
meridionalis à côtés du pronotum arqués dans toute leur longueur et les
subquadratus à côtés rectilignes dans leur partie postérieure. Les deux
formes se trouvent ensemble dans le midi de la France.
D’après XAMBEU, il se trouve surtout au pied des oliviers, dans la zone
méditerranéenne.
Tout le sud de la France, de Bordeaux aux Alpes de Provence. Aussi, çà
et là, dans le centre : Châteauroux, Moulins, Gargilesse. -— Corse.
Europe méditerranéenne, de l’Espagne jusqu’en Transcaucasie.
11. Ophonus (s. str.) rotundatlls DEJEAN, 1829, Spec. IV, 212 ; type : Dal-
matie. -— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. l, 143.
Fig,232 i, j. —..Long, 7 à·8 mm. Voisin-du précédent, mais bien diffé-
rent par sa forme plus allongée et plus étroite, son pronotum plus déprimé,
plus densément ponctué, avec les côtés plus rectilignes dans leur partie
postérieure, la ponctuation plus fine et plus serrée sur les interstries de
l’élytre (environ quatre points sur la largeur d’un interstrie interne). Enfin
les tarses postérieurs sont presque glabres, munis de quelques poils seule-
ment sur leur face dorsale ; protarses et mésotarses pubescents.
Organe copulateur (fig. 232 i) très voisin de celui de subquadralus, ,
arqué, la partie apicale du pénis moins renflée, son bord ventral non con-
vexe ; apex semblable mais plus grêle et un peu incurvé vers la gauche.
Midi de la France. Lot-et—Garonne : Sos ; Languedoc et Provence.
Europe méditerranéenne occidentale.
Subgen. Metophonus BEDEL
12. O. (Metophonus) punctatulus DU1~·TscnM1D, 1812, Fna Austr. 11, 89 ;
type : coll. Sellmann. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 342. — J.
Mû1.1.E1=«, 1931, Col. Centr., V, 46. — nitidulus STEPHENS, 1828, Ill.
Brit. Ent., I, 161 ; type : Angleterre.
Fig. 231 c, d. Long. 9 à 11 mm. Verdâtre métallique, dessous rou-
geâtre. Large et épais ; ailé. Tête fortement ponctuée ; pronotum trans-
verse, à base large, les angles postérieurs droits et vifs, les côtés longue-
ment sinués, le bord basal non rebordé ; disque à ponctuation forte et
éparse. Élytres relativement courts, les épaules anguleuses et dentées, le
bord apical faiblement sinué, les stries finement ponctuées, les interstries

oPr1oNUs 645
impairs avec quelques points pilifères plus gros que ceux de la ponctuation
générale.
Organe copulateur (fig. 2310) peu arqué, la partie apicale du pénis droite,
très atténuée, l’apex long et effilé, avec un renflement terminal oblique
(fig. 231 d). _
V J g I
( —» I [ se 1
a,. ', `
àu . c. ¢ I
\`·;’, · \____z'
Fig. 231. Gen. Ophonus Sramx., organes copulateurs, de profil, et sommets des
pénis (>< 20). —- a. et b., O. (Metophonus) incisus DEJ., d’Antibes. - c. et d.,
0. (Mclophonus) punctalulus DUFTS., de Comptain.
Terrains boisés, sous les pierres ; toujours rare.
France septentrionale et moyenne ; environs de Paris. Vers le sud, jusqu’à
Niort, 1’Allier et le Lyonnais.   et là dans le sud-est: Hautes-Alpes ; Lozère;
Montpellier (V. MAYET)r.r L
Europe septentrionale et centrale ; îles Britanniques ; Scandinavie ;
Sibérie.
13. 0. (Metophonus) 1I1G1SllS DEJEAN, 1829, Spec. IV, 201 ; type : Es-
pagne. —-BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 140. — J. MûL1.EP., 1931,
Col. Centr., V, 46. — longicollis Cniwoom, 1843, Bull. Mosc., IV,
784.
Fig. 231 a, b. —- Long. 11 à 13 mm. Facile à reconnaître à sa taille, à la
forme étroite de son pronotum et à sa coloration. Noirâtre, sans reflet mé-
tallique ; dessous brunâtre. Pronotum cordiforme, bien plus étroit que les
élytres, rétréci à la base, les angles postérieurs droits et vifs, le bord basal
non rebordé ; ponctuation forte et dense sur le disque, plus fine et serrée ·
à la base. Élytres assez longs, amples, à épaules arrondies et sans dent,
le bord apical profondément sinué ; interstries impairs avec quelques points
pilifères plus gros que ceux de la ponctuation générale. L
Organe copulateur (fig. 23111, b) très différent de celui des autres espèces.
La partie membraneuse dorsale du pénis s’étend bien plus loin vers la base
et il semble que le manque de résistance ainsi causé ait déterminé la tor-
sion et la déformation de toute la partie apicale de l’organe. L’apex a

646 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
réagi en s’hypertrophiant et prenant une forme en spatule bien différente
du renflement terminal habituel chez les autres espèces, dont l’évoluti0n
est, pour ainsi dire, normale.
France méditerranéenne ; Gers. —'Corse.
Sur les terrains calcaires, dans les endroits chauds, sur les ombelles des
Peucédanées (BEDEL).
Aussi en Espagne, en Italie, dans la péninsule Balkanique, l’Algérie et la
Tunisie.
14. O. (Metophonus) rupicola, Srmm, 1818, D. Ins., IV, 105 ; type :
’ Leipzig. — BEDEL, 1897, Cat. Col.   Afr. I, 144. ——J. MüLLER, 1931,
Col. Centr., V, 47. — szzbcordaius DEJEAN, 1829, Spec. IV, 215 ; type :
France.
Var. Gruardeii PATER, 1938, Misc. ent., XXXIX, 106 ; type :
Côte—d’Or. -—- Var. subferrugaius PATER’ 1938, I. c., 106 ; type :
Somme.
( 
. x » 1
\\ Y  
\ É`? _ /
l f E `\\ A
e ' ll < t ï,`î/
, \ « .
< ` `— A J.
. \;R \,` J \
  V \ (àl
‘\_,r   J l7Z». H/I à
Fig. 232. — a.à l. Gen. Ophonus STE_PH., organes copulateurs, de profil, et sommets des
pénis, face dorsale (X 30).— a. et b., O. (s. str.) cribricollis DEJ., de Cannes. — c. et
d., O. (s. str.) azureus F., de Mareuil. —e. et f., 0. (s. str.) subquadratus DEJ., de Mar-
seille. — g. et h., O. (Metophonus) puncticeps STEPH., de Cannes. — i. etj., O. (s. str.)
rotzzndatus DEJ., de Cannes. — k. et Z., O. (Metophonus) pzmcticallis PAYE., de Coligny.
Fig. 232 m et n. —— Gen. Semiophonus Scurwn., organe copulateur (X 30). — m. et n.,
' S. signaticornis DUFTS., du Jura.
Fig. 233 a, b. ——— Long. 7 à 9 mm. Brun de poix, la tête et le pronotum
plus clairs, un peu rougeâtres. Étroit et allongé, fortement ponctué. An-

OPHONUSI 647
tenues grêles ; pronotum cordiforme, étroit, bien rétréci à la base, ses
angles postérieurs presque droits, émoussés, le bord basal non rebordé. ,
Élytres allongés, les épaules très arrondies, sans dentieule. Dernier seg-
ment ventral de la femelle avec un renflement saillant sur le milieu du bord
anal.
Organe copulateur (fig. 233 a) volumineux, peu arqué, la partie apicale
du pénis atténuée, fortement infléchie, l'apex large, subparallèle, très 1
court, terminé par un rebord transverse un peu relevé. Orifice apical
laissant voir une dent chitinisée saillante du sac interne.
VARIATION. -— Les deux formes décrites par PATER ne sont que des va-
riétés individuelles se trouvant mêlées à la forme typique. La var. Gruar-
dcîi est une forme de petite taille, allongée et étroite, et de coloration foncée.
La var. subferrugafus est de grande taille, avec les côtés du pronotum fai-
blement sinués, les angles postérieurs non saillants en dehors. *
Presque toute la France et assez commun. Surtout sur les plateaux cal-
caires. D’après SAINTE-CLAIRE DEv1LLE, il manquerait dans les Pyrénées.
Europe tempérée et méridionale ; îles Britanniques. Afrique du Nord.
15. O. (lietophonus) brevicollis SERv1LLE, 1821, Fne fr., 28 ; type : Paris.
— PUEL, 1937, Misc. ent., XXXVIII, 91. — PATER, 1938, Misc. ent., ·
XXXIX, 110. » ,
Fig. 233 c, d. — Long. 6 à 8 mm. Court et trapu, coloration constam-
ment rougeâtre. Pronotum court et transverse, à base large et disque den-
sément ponctué, le bord basal non rebordé ; une ou deux soies sur la moitié
antérieure des côtés. Élytres courts et épais, les épaules anguleuses et
dentées.
Organe copulateur (fig. 233 c) assez grêle, coudé plutôt qu’arqué, la
partie apicale du pénis incurvée du côté dorsal, l’apex allongé, subpa-
rallèle, avec un renflement terminal transverse, de profil arrondi.
France, assez fréquent aux environs de Paris, rare ailleurs. PATER le cite
de la Seine, dela Seine-et-Oise, de la Seine-et-Marne, du Loiret, de la Loire-
Inférieure, de l’Allier, du Gard et de la Camargue. Aussi dans le Var, à
Saint-Raphaël (STE—C·L. DEVILLE).
Peut—être aussi en Espagne. Il ne paraît pas exister dans les îles Britan-
niques, d’après Jov (Handb. Brit. Beetles, 1932). (
Les indications fournies par HORION (Faunistik, 1941, 208) au sujetdu
brevicollis Snnv. se rapportent sans doute au subpunctatus SrE1>n. (= sala-
don SCHAUB.)
16. Ol (`Metophonus ) subsinuatus REY, 1886, L’Éch., II, n° 20 ; type :
` Languedoc. — Pom., 1937, Misc; ent., XXXVIII, 100}- Parnn,
` 1938, Misc. ent., XXXIX, 107.-- fcamarguensis PATER, 1938,1. c.,
` 107 ; Camargue. _
` Long. 6 à 8 mm. ——Très insuffisamment décrit. PUEL, qui a vu les types
de REY, le dit identique à une forme qu’il connaît de la Camargue et qui

648 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
doit être le brevicollis SERV. PATER (1938), ne semble pas avoir vu autre
chose que les exemplaires de la Camargue de la collection PUEL ; le carac-
tère qu’il indique pour séparer subsinuaius REY de brevicollis SERV. (côtés
du pronotum plus brièvement sinués en arrière) est bien vague et semble
indiquer que subsinuaius REY pourrait bien n’être pas autre chose que le
brevicollis SERV.
Midi de la France.
\_ É. \
. \` ,/——x . k ‘
6,/ é X ,, * ai
" C- \` N1.
/ .
/ e` )\
  V J. \^ I
9 .1 L
/ r . / / (
’@ (R     y 
À [ 5 ) np 77/- I I
\~ — ./
Fig. 283. Gen. Ophonus STEPH., organes copulateurs, de proül, et sommets des pénis,
face dorsale (X 30). — a. et b., O. (Melophonus) rupicola ST., de Châteauroux. ——
c. et d., O. (Metophonus) brevicollis Snnv., de Saint-Raphaël. —- e. et f., 0. (Meto-
phonus) Melleti Hmm, de Francheville. —- g. et h., O.(Met0ph0m1s) parallelus DEJ.,
de Sospel. — i. et j., 0. (Metophonus) schaubergerianus PUEL,de Saint·Dizier.— k. et
l., O. (Metophonus) cordatus DUFTS., de Saint-Colomban. —— m. et n., 0. (Metophonus)
subpuncîatus STEPH., de Saint·Martin-Vésubie.
17. 0. (Metophonus) schaubergerianus Pom., 1937, Misc. ent., XXXVIII,
91. ——— brevicollis DEJEAN, 1829, Spec. IV, 218 ; type : Finlande ;
SCHAUBERGER, 1926, Col. Gentr., I, 155 ; J. MÉILLER, 1931, Col. Centr.
V, 47 (nec SERv1LLE). — rufibarbis REDTENBMHER, 1858, Fna Austr.
II, 56 (nec FAB1>.1c1Us). — BEDEL, 1880, Fne Bass. Seine, I, 71. —
Championi SHARP, 1912, Ent. m. Mag., XLVIII, 209 ; type : Guild-
ford.

o1>HoNUs 649
Fig. 233 i, j. — Long. 8 à 10 mm. Assez épais, brun de poix, avec l’a-
vant-corps parfois rougeâtre. Pronotum transverse, à disque densément
ponctué et bord basal non rebordé ; côtés plus arrondis en avant, plus
nettement sinués en arrière que chez brevicollis SERV. Différent surtout
par la multiplicité des soies marginales, au nombre de trois à quatre sur
la moitié antérieure de la gouttière. Élytres à interstries densément ponc-
tués, les épaules anguleuses et dentées. Bord anal du dernier segment
ventral des femelles simple.
Organe copulateur (fig. 233 i) moins coudé que celui du brevicollis, la
partie apicale du pénis droite, non incurvée, l’apex plus large et plus court,
le renflement terminal oblique, sa face terminale tournée du côté ventral.
Presque toute la France, sur les terrains calcaires.
D’après PATER, presque toute l’Europe et l’Asie Mineure   Iles Britan-
niques (d’après SHARP et Jov).
18. O. (Metophomls) sllbpunctatus STEPHENS, 1828, Ill. Brit. Ent., I
163 ; type : Douvres. —— parcepuncfaius REITTER, 1902, W. ent. Ztg.,
XXI, 192 ; type : Tyrol. — PATER, 1938, Misc. ent., XXXlX, 14. —
seladon SCHAUBERGER, 1926, Col. Centr., I, 181 ; type : Linz.
Fig. 233 m, n. — Long. 7 à 9 mm. Aspect du précédent, mais plus petit
et proportionnellement plus court; même coloration. Pronotum court et
transverse, à base large, la ponctuation toujours éparse sur le disque,qui est
même parfois lisse sur un assez grand esp ace. Côtés du pronotum bien ar-
qués en avant, sinués en arrière en courbe assez longue ;trois à quatre soies
dressées sur la moitié antérieure de la gouttière marginale ; base généra- `
lement sans trace de rebord, parfois très finement rebordée sur les parties
latérales du bord basal. Élytres courts, la ponctuation des interstries tou-
jours peu serrée.
Organe copulateur (fig. 233 m) de même type que chez schaubergerianus,
mais plus grêle, l’apex droit, bien plus effilé, le renflement terminal de
même forme mais plus saillant, imitant de profil la silhouette d’un sabot.
Facile à reconnaître à la ponctuation clairsemée du disque du pronotum.
PATER a justement reconnu l’identité du seladon SCHAUB. avec le parce-
punciaius REITT. La diagnose de STEPHENS prouve que son subpzmclalus
est encore la même `espèce. Il n’y a certainement pas lieu de garder les
noms de parcepunciaius et de seladon, comme le fait PA'1·R, pour distin-
guer les variations individuelles de la ponctuation prothoracique.
1. Contrairement àl’assertion de PATER (1938, l. c., 111), l’O. schaubzrgerianus est
abondamment représenté dans la collection SA1N·rE·CLA1nE Drsvn.LE et n’existe par
contre pas dans celle de Ch. Dmmmsonx, parmi les exemplaires de l’Asie mineure étiquetés
« parallelus ». Les exemplaires de la collection Snrmria-CLMRE DEVILLE, rangés sous le
nom de parallelus, sont bien des vrais schaubergcrianus PUEL, c’est-à-dire des brcvi-
collis DEJ. (sensu Scnaunxancnn, J. Münnma, Pom., etc,).

650 COLÉOPTÈRES cARAB1oUEs
Répandu dans toute la France, plus fréquent dans l’est, le sud-est et la
région pyrénéenne. (Carte de sa distribution en France : PATER, Misc.,
XXXIX, 15).
19. 0. (Metophonus) cordatus Durrscnmm, 1812, Fna Austr. II, 169 ;
type : Wien. — BEDE1., 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 143. — J. MIJLLER,
1931, C0l._Centr., V, 47. — PATER, 1938, Misc. ent., XXXIX, 107.
Fig. 233 lc, l. —- Long. 9 à 10 mm. Allongé, brun de poix brillant, les
élytres souvent avec la bordure rougeâtre, parfois en entier rougeâtres.
Pronotum cordiforme, sa base plus étroite que le bord antérieur, les côtés
très arrondis en avant, profondément sinués en arrière, les angles posté-
rieurs grands et vifs, droits. Disque densément ponctué ; bord basal nette-
( ment rebordé ; une ou deux soies marginales. Élytres longs, à épaules
très arrondies et sans dent ; les stries ponctuées.
Organe copulateur (fig. 233 lc) arqué, la partie basale du pénis longue,
droite, très atténuée, l’apex avec l’extrémité un peu recourbée, mais sans
renflement, le bord terminal convexe. Style droit anguleux.
çà et la dans toute la France, sauf la basse Normandie etlabasse Bretagne.
Toute 1îEurope moyenne et méditerranéenne et la Sibérie. Iles.Britan-
niques. Afrique du Nord. Il manque dans le nord de 1’Allemagne.
20. 0. (Metophonus) puncticeps Srnrnmzs, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 173 ;
type : Angleterre. —-— reclangulus C.,-G. THoMsoN, 1870, Op. ent. III,
323 ; type :Scandinavie. -— PATER, 1938, Misc. ent., XXXIX, 111.
anguslicollis J. MiiLLER, 1921, W. ent. Ztg., XXXVIII, 137 ; type :
Bohême. ——— 1931. Col. Centr., V, 50. — Maiheyi PATER, 1938, Misc.
ent., XXXIX, 108 ; type :Bienne.
Fig. 232 g, h. — Long. 6 à 9 mm. Assez variable de taille, de colora-
tion et de ponctuation. Allongé et subparallèle. Pronotum subcarré, à côtés
peu arqués en avant, faiblement sinués en arrière, la base large, aussi
large que le bord antérieur ; angles postérieurs vifs. Disque densément
ponctué ; côtés avec une ou deux soies marginales ; base rebordée, le re-
bord parfois très fin et difficile à voir. Élytres subparallèles, à épaules
anguleuses et dentées. Stries lisses.
Organe copulateur (fig. 232g) à partie apicale atténuée et droite, l’apex
très effilé et comprimé latéralement, son extrémité à peine renflée.
Toute la France, très commun sur les ornbelles des Dazzczzs carota, dont
il dévore les graines. C’est de beaucoup l’espèce la plus fréquente en France.
Europe tempérée et méditerranéenne. Iles Britanniques.
21. 0. (Metophonus) puncticollis PAYKULL, 1798, Fna Suec. I, 120 ; type :
Westrogothie. —— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 143. — /0mminu—
losus IYIARSHAM, 1802, Ent. Brit., 457 ; type : Angleterre. — fasci-
cornis REY, 1886, L’Écl1., II, 2 ; type : Grande Chartreuse.

OPHONUS 651 ' -
Fig. 232 lc, l. —— Long. 7 à 9 mm. Même forme générale, mais le pro-
notum subcordiforme, à côtés plus arrondis en avant, plus profondément
sinués en arrière, la base aussi large que le bord antérieur. Disque à ponc-
tuation forte mais peu serrée; côtés avec une ou deux soies marginales ;
base nettement rebordée. Élytres à épaules anguleuses et dentées. Stries
lisses.
Organe copulateur (fig. 232 lc) à partie apicale du pénis longue, atté-
nuée, un peu infléchie du côté ventral ; l’apex relativement court, sub-
parallèle, assez large vu de haut, son extrémité avec une petite dilatation
transverse. dont la face apicale regarde du côté dorsal et non du côté ventral.
Assez répandu, mais rare, souvent par individus isolés dans le NE et
l’E de la France. Un individu remarquable par sa ponctuation anormale-
ment éparse et superficielle a été pris à Buré-d’Orval (M.-et-M.), dans un
nid de taupe (HEIM DE BALZAC).
Europe moyenne ; Caucase ; Sibérie.
22. 0. (Metophonus) parallelus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 219 ; type : Es-
pagne. — PATER, 1938, Misc. ent., XXXIX, 113. — Xaxarsi SCHAU-
Bnncnn, 1928, Col. Gentr., III, 65 ; type : Catalogne. .
Fig. 233 g, h. —- Long. 6,5 à 8 mm. Étroit, subparallèle, brun de poix.
Pronotum à peine transverse, ses côtés longuement sinués en arrière, la
base aussi large que le bord antérieur, les angles postérieurs droits et~
émoussés, le bord basal nettement rebordé. Une seule soie latérale un peu
avant lemilieu des côtés du pronotum ; disque à ponctuation régulière
et serrée. Élytres relativement longs et étroits, les épaules anguleuses et
dentées.
Organe copulateur de même forme générale que chez Melleii (fig. 233 e).
Partie apicale du pénis droite, l’apex effilé, terminé par un renflement
oblique qui paraît de profil arrondi du côté dorsal, aigu du côté ventral
(fig. 233 g).
Midi de la France. Alpes Maritimes : Sospel (STELCL. DEVILLE). Un exem-
plaire de cette espèce est généralement cité du Puy-de-Dôme (Homoiv,
Faun., 1941, 209) ; sa détermination mériterait confirmation.
Espagne 2 Catalogne.
23. O. (Metophonus) Melleti HEER, 1837, K. Schw. Il, 11 ; type : Vallorbe.
-— J. MüLLEn, 1931, Col. Centr., V, 49. — parallclus auct. (nec DE-
JEAN). — Var. zigzag Costrrx, 1882, Att. Ac. Nap., (6) (IX, 33.; type :
Calabre. _
Fig. 233 e, f. —— Long. 6,5 à 8 mm.(Plus large et robuste que le précé-
dent ; brun de poix. Pronotum transverse, un peu plus large, ses côtés
longuement sinués en arrière, la base nettement rebordée ; côtés avec une
seule grande soie marginale ; disque densément et fortement ponctué.
Élytres courts et épais, à épaules anguleuses et dentées. .

652 · COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Organe copulateur (fig. 233 e) arqué, la partie apicale du pénis droite,
atténuée, l’apex allongé, parallèle, terminé par un très petit épaississe—
ment arrondi   _ ·
Espèce facile à reconnaître à sa forme ramassée et à l’apex pénien,
parmi celles dont la base du pronotum est rebordée. Elle est très voisine
du parallelus DEJ., mais distincte ; elle semble d’ailleurs le remplacer,
parallelus occupant le sud de la France, Mellefi le reste du pays.
PATE?. (1938,1. c., 114) rattache le zigzag COSTA au parallelus DEJ. En
réalité il n’existe aucune différence autre que la taille entre les Jllelleii et
zigzag, qu’il a déterminés dans la collection SAINTE—CLAIRE DEVILLE ;
leurs organes copulateurs sont semblables. Tout au plus peut—on admettre
avec J. MÉLLER (1931, 1. c., 49)que Mellefi typique soit la forme répandue
dans l’Europe centrale (côtés du pronotum plus profondément sinués), le
zigzag Cosrix (à pronotum plus rétréci à la base et côtés moins sinués)
étant la forme occidentale, d’ailleurs seule représentée en France.
Toute la France, sur les plateaux calcaires, où on le trouve sur les om-
belles des Daucus.
Europe occidentale et moyenne; îles Britanniques (rupicoloides SHARP).
Subgen. Harpalophonus GANGLBAUER
24. O. (Harpnlophomls) italus SCHAUM, 1860, Nat. Ins. D., I, 583 ; type :
Italie. — circumpzzncfaizzs CHAUDOIR, var. ifalus J. MCLLER, 1931,
Col. Centr., V, 52.
Fig. 234 h, i. — Long. 10 à 14 mm. Noir plus ou moins bleuâtre, les
mâles brillants, les femelles mates. Forme large et peu convexe. Front.
lisse ; l’épistome avec plusieurs grandes soies sur les angles antérieurs, les
tempes pubescentes. Pronotum transverse, à angles postérieurs très arron-
dis et côtés non sinués en arrière, la base rebordée. Surface du pronotum
lisse, sauf la base. Élytres amples, la ponctuation irrégulière et différente
dans les deux sexes : Chez le mâle, les interstriesl et 3 lisses et brillants,
avec une rangée irrégulière de gros points pilifères, surtout sur la moitié
apicale, les 5 et 7 à gros points pilifères en avant, mais densément ponctués
en arrière, les interstries pairs densément ponctués, le 2 seulement en ar-
rière. Chez la femelle, le 16* interstrie seul est lisse et brillant, avec quel-
ques gros points, tous les autres sont densément ponctués, mais les im-
pairs, 3, 5 et 7, un peu saillants, portent de gros points en plus de la ponc-
tuation diffuse. Bord apical de l’élytre des femelles très profondément
échancré, l’angle apical externe longuement denté.
Organe copulateur (fig. 234 I1) robuste, coudé, la partie apicale du pénis
1. Les trois figures données par PATER (1938, Misc., XXXIX, 115) de 1’apex pénien
des O. Mellcfi HEER, O Xaxarsi Scrmun. et O. zigzag COSTA, sont manifestement incor-
rectes.

o1>HoNUs 653
épaisse, non atténuée, l`apex très court et large, avec un épaississement
terminal bien développé. ·
 
’ .
40 r  
. \ Ã I e. VI, \
. I J
Q, 6- I I   D" C    
r' 1 t' _i.
  K
f · ' A · il
«   · 1 V ly. ` un  
t' / [‘)"UI/
Fig. 234-. Gen. Ophonus STEPH., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (>< 20). — a et b., O. (Pseudophonus) rufipes DE G., de Saint-Martin—
Vésubie. — c., sommet du pénis d’un individu inversé de Fouesnant (Finistère). ——
d. et e., O. (Pseudophonus) griseus PANz., de Saint-Tropez. — f. et g., O. (Pardileus)
calceatzzs Dnrrs., de Sac1as.—- h. et i., O. (Harpalophonus) ilalus SCHAUM., du Muy.
Voisin du circumpunctatus CHAUD. de l’Asie occidentale, dont il diffère
nettement par la ponctuation de ses élytres.
Var : Le Muy, mâle et femelle (Bûrrs, coll. Sirzrril.
Nord et centre de 1’Ita1ie.
Subgen. Pseudophonus ltlorscnoutsxv
25. 0. (Pseud0ph0nus) ruîipes DE GEER, 1774, Mem. Ins., IV, 96. — mfi-
cornis FABRICIUS, 1775, Syst. Ent., 241 ; type : in sylvis E1zr0pae.—
Flx1RMA1RE et LAB0U1.BÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 127. ——· pubescens
O. F. MüLLER, 1776, Zool. Dan. Prodr., 77 ; type : Danemark. —
BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 141. — sericeus FOURCROY, 1795,
Ent. paris., I, 54.
Fig. 234 a—c. ——— Long. 11 à 16 mm. Épais et convexe ; brun de poix, les
antennes et les pattes rougeâtres. Aile. Tête et partie antérieure du pro-
notum lisse, la base du pronotum et les élytres ponctués et pubescents ;
pubescence des élytres dorée, dense et dressée. Pronotum à côtés longue-
ment sinués en arrière, la base large, les angles postérieurs accusés ; bord
JEANNEL 42

654 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
basal rebordé. Élytres à ponctuation fine et serrée, le bord apical sinué.
Abdomen lisse et glabre au milieu, ponctué et pubescent sur les côtés.
Organe copulateur (fig. 234 a) longuement arqué, la partie apicale du
pénis longue, peu a peu atténuée, l’apeX un peu effilé, avec une dilatation
terminale oblongue, saillante seulement du côté dorsal. _
L’organe copulateur est très constant chez les individus de toutes les
régions de l’Europe et de l’Asie. Cependant un mâle de Fouesnant (Finis-
tère) a l’organe inversé et plus allongé que chez les individus normaux
(fig. 234 0).
Toute la France et la Corse, très commun dans les terrains vagues, près
des lieux habités, sous les pierres ou les pièces de bois. Tres souvent attiré
au vol, le soir, par les lumieres.
Carnassier, attaquant les Mollusques ou les Vers, mais aussi phytophage.
On l’a signalé comme tres nuisible aux fraisiers (MARCHAL), aux céréales,
dont il dévore les grains dans les épis (CURTIS), et aussi aux forêts de Coni-
feres (Pinus, Picea, Lariœ), où il dévasté les reboisements en s’attaquant
aux graines (SAALAS). On l’a vu encore s’attaquer aux stocks de farine.
Région paléarctique, depuis les Açores jusqu’au Japon.
Une empreinte fossile du Miocène supérieur, dans les cinérites de la Bour-
boule, a été décrite par PITON (1937, Nlisc. ent., XXXVIII, p. 5, fig.) comme
celle d’un Ophonus Sainfeldi Pir., qui serait voisin du rufipes.
26. 0. (Pseudophonus) griseus Pxnzsn, 1797, Fna Germ., 38, HO 1 : type :
Brunswick. —— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. 1, 145. — bicolor
MARsnAM, 1802, Ent. Brit., 436 ; type : Angleterre. — Reichei DES-
Bnocnnns, 1866, Not. Ent. Bourb., 42,
Fig. 234 d, e. -— Long. 9 à 11 mm. Voisin du précédent, mais plus petit,
le pronotum à côtés non sinués en arrière et angles postérieurs arrondis.
Élytres finement et densément ponctués. Abdomen finement ponctué
et pubescent au milieu, lisse sur les côtés.
Grgane copulateur (fig. 234   de même type, l’apeX plus court, a dilate- ·
tion terminale bien moins épaisse. c/»»— -   ce c ‘   
Toute la France et la Corse. Sous les pierres et les pièces de bois, surtout
en terrain sablonneux. D’après XAMBEU, la larve attaquerait celles, radici-
coles, des Curculionides et des Lamellicornes ; en tout cas elle se nourrit
aussi de racines (EMDEN).
Région paléarctique, très commun partout, jusqu’au Japon.
Subgen. Pardileus Gozis
27. O. (Pardileus} Caleeatus DUFTscHMiD, 1812, Fna Austr. ll, 81 ; type :
Linz. —— BEDE1., 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 72.
Fig. 234 f, g. —— Long. 10 à 14 mm. Noir, les antennes et les pattes
rougeâtres, dessous brun. Ailé. Large et peu convexe : tout le dessus lisse

sEM1o1>HoNUs 655
et glabre. Pronotum transverse, à base large, les côtés peu arqués en
avant, à peine sinués en arrière, les angles postérieurs droits, mais émous-
sés ; base du pronotum rugueusement ponctuée, le bord basal rebordé ;
impressions basales accusées. Élytres un peu plus larges que le prono-
tum, leur bord apical faiblement sinué, les stries fortes et lisses, les inter-
stries lisses, sauf le 99 et la partie postérieure du 86 qui sont finement pu-
bescents. Dessous du corps ponctué et pubescent. Face dorsale des tarses
pubescente.
Organe copulateur (fig. 234 f) peu différent de celui des deux espèces
précédentes, l’apex un peu comme chez l’O. griscus.
Par places dans presque toute la France. Terrains sablonneux et décou-
verts, sous les pierres, souvent en nombre, mais cependant assez rare.
Europe continentale et Asie centrale.
92. Gen. SEMIOPHONUS SCH.-XUBERGER
Scmiophonus Sci-IAUBERGER, 1933, Kol. R., XIX, 131 ;type : signaiicor-
nis DUFTs.
Fig. 232 m, n. — Distinct des Ophonus vrais par ses tarses absolument
glabres en dessus, et par les caractères de son organe copulateur.
Ailé. Téguments ponctués et pubescents. Tête petite, non ponctuée,
le front sans sillons oculo-frontaux, mais avec une profonde fossette sur A
l’insertion des côtes du tentorium. Antennes pubescentes à partir du
3** article ; mêmes caractères des pièces buccales que chez Ophonus.
Pronotum transverse, à base large et in ttemcnt rebordée, son disque
ponctué. Élytres oblongs, le bord apical faiblement sinué ; rebord basal
entier ; striole basale présente ; les interstries ponctués et pubescents.
Protarse et mésotarse du mâle dilatés et garnis en dessous de doubles
rangées de grandes phanères adhésives sur les quatre premiers articles.
Organe copulateur à partie apicale déversée vers la gauche, comme chez
les Ophonus et Harpalus, mais avec la partie basale à peine coudée
(fig. 232 m). Apex droit, atténué, son extrémité simple, sans renflement.
La très faible coudure du pénis écarte le S. signalicomis de tous les Meie-
phonus connus.
Une seule espèce.
1. Semiophonus signaticomis Du1···rscHM1D, 1812, Fna Austr. II, 91 ;type :
Wien. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 70. —— jamzs FMR-
MAIRE, 1856, Ann. Fr., 524 ; type : Pyrénées.——impuncticcps REITTER,
1900, Verh. Brünn., XXXVIII, 68.
Fig. 223 m, n. — Long. 6 à 7 mm. Aspect des Melophunus, mais avec la
tête lisse. Brun de poix, antennes, palpes et pattes rougeâtres, les an-

656 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
tennes avec les articles moyens brunâtres ; fémurs rembrunis. Pronotum
transverse, ses côtés peu arqués en avant, la base aussi large que le bord
antérieur, les angles postérieurs émoussés ; base très densément ponc-
tuée, avec double ponctuation : gros points entre lesquels la surface est
couverte de points plus petits.
Organe copulateur (fig. 232 m, n.)
Majeure partie de la France, sauf la région méditerranéenne, la Bretagne
et la basse Normandie.
Europe moyenne ; toujours rare.
93. Gen, ARTABAS Gozis
Arlabas M. DES Gozls, 1883, Mitt. Schw., VI, 287 ;type : punclaiosiriaizzs
DEJEAN.
Fig. 235. — Décrit comme sous-genre de Harpalus. Le type très parti-
culier d’organe copulateur des deux espèces qui y sont placées oblige a le
considérer comme un genre.
Aspect des Harpalus métalliques, tels que l’affinis ou le disiinguendus,
mais avec plusieurs grandes soies dressées sur la moitié antérieure de la
gouttière marginale du pronotum. Ailes ; téguments lisses et glabres sur
le dessus du corps. Tête petite, sans sillons oculo-frontaux, mais avec
une fossette sur l’insertion de la côte du tentorium. Antennes et pièces
buccales comme chez les Harpalus.
Pronotum subcarré, un peu rétréci à la base, les côtés non sinués en ar-
rière, les angles postérieurs accusés mais émoussés ; base nettement rebor-
dée. Surface lisse ou presque lisse, sauf la surface basale qui est largement
et densément ponctuée ; fossettes basales obsolètes. Élytres étroits, sub-
parallèles, à épaules arrondies et sans dent, la base rebordée ; striole ba-
sale présente ; bord apical faiblement sinué. Stries fines et nettement ponc-
tuées. Dessous du corps ponctué : les métépisternes très allongés ; segments
ventraux pubescents. Pattes épineuses.
Protarse et mésotarse des mâles avec les quatre premiers articles dilatés
et garnis en dessous de deux rangs de grandes phanères adhésives.
Organe copulateur volumineux (fig. 235), fortement coude, la partie
apicale du pénis fusiforme, l’apex très court et obtus ; partie membra-
neuse dorsale du pénis déversée a gauche, mais très courte, de moitié
plus courte que chez les Ophonus ou les Harpalus.
Les espèces vivent sur les terrains salés.
TABLEAU nEs EsPÈcEs
1. Interstries externes des élytres ponctués et pubescents. Prono-
tum à angles postérieurs plus arrondis. Mâles métalliques, vert ou
bleu brillant, avec la ponctuation élytrale restreinte; femelles

An·rABAs 657
mates, à ponctuationélytrale plus étendue et angle sutural denté.
Apex du pénis plus long (fig. 235 c). Long. 9 à 11 mm. . . 1. dispar.
-—— Interstries externes des élytres lisseset glabres. Pronotum à angles
postérieurs plus accusés quoique obtus. Noir bleuâtre ou violacé,
les pattes sombres. Apex du pénis plus court et plus anguleux
(fig. 235 d). Long. 8 ii 12 mm. ............... 2. punctatostriatus.
l. Artabas dîsllar DEJEAN, 1829, Spec. IV, 267; type : midi de la France.
—- GANGLBAUEB, 1892, K. M., l, 350. — Var. Chobauii REITTER,
1900, Verh. Brünn, XXXVIII, 78 ; type :Camargue. —- Alfredi PUEL,
1934, Misc. ent., XXXV, 117 ; type : Camargue.
. I > \
. J / /
ee à c.   ai L"
Fig. 235. Gen. Artabus Gozxs, organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis
face dorsale ( >< 30). — a. et c., A. dispar DEJ., de la Camargue. ~— b. et d., A. punc-
tatostriatus DEJ., de Saint-Tropez.
Fig. 235 a, c. — Long. 9 à 11 mm. Coloration variable, noir bleuâtre ou
franchement. vert métallique ou cuivreux, les élytres mats chez les fe-
melles. Assez large, parallèle, peu convexe. Pronotum avec la bordure ex-
terne du disque pubescente ; les angles postérieurs bien arrondis. Élytres
avec les épaules très arrondies, les interstries externes ponctués et pu-
bescents.
Organe copulateur (fig. 235 a) à partie apicale du pénis droite, son bord
ventral rectiligne. Apex en lame courte, peu à peu rétrécie, à bord termi-
nal arrondi.
Femelles avec les élytres mats et la ponctuation externe plus ou moins
étendue sur les interstries internes, couvrant parfois tout l’élytre.
VARIATION. —— Chez la forme typique, les antennes, les palpes et les pattes
sont entièrement rougeâtres. Le nom de var. Chobauîi REITT. doit s’appli·
quer aux individus foncés dont le premier article des antennes seul est rou-
geâtre, le reste de l’ntenne noirâtre, et les pattes nettement rembrunies
(mutation assez fréquente, mêlée à la forme typique).
Littoral de la Méditerranée depuis le bas Languedoc jusqu’à Hyères.
Commun en Camargue.
Europe méditerranéenne occidentale.

658 ( COLÉOPTÈRES cixnxniguns
2. Artabas punctatostriatus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 319 : type : midi
de la France. — BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 129.
Fig. 235 b, d. — Long. 8 à 12 mm. Plus étroit et parallèle, les angles
, postérieurs du pronotum moins arrondis,   peine émoussés. Noir de poix,
les élytres d’un bleuâtre ou verdâtre métallique sombre, brillants chez les
mâles, mats chez les femelles ; la marge du pronotum et des élytres rous-
sâtre. Antennes, sauf le premier article, et fémurs brunâtres. Élytres avec
les interstries externes glabres et lisses; le 79 interstrie avec quelques points
sur la partie apicale.
Organe copulateur (fig. 235 b) de même forme générale, mais avec la
. partie apicale du pénis renflée, son bord ventral convexe, l’apex bien
plus court et anguleux.
Femelles plus grandes, mates, à angle sutural fortement denté.
Littoral de la Méditerranée, depuis le bas Languedoc jusqu’à Fréjus.
—— Corse.
Tout le bassin méditerranéen, depuis le littoral ibérique et le Nord de
l’Afrique, jusqu’en Syrie. Terrains argileux et humides, prairies. Plus abon-
dant en Algérie, sur le Tell et les Hauts Plateaux.
9-1. Gén. HARPALUS LATREILLE
Harpalus I.ATaE1LLE, 1802, Hist,. nat. Crust. Ins. III, 92 ; type : affinis
SCHRANK (fixé par ANDREWES). — J. l\rlüLLER, 1931, Col. Centr., V,
41. — Haploharpalus SCHAUBEBGER, 1926, Col. Centr., I, 44.
Subgen. Acardysius REiTTER, 1908, Fna Germ. I, 172 ; type :
rufus BRÈGG. (nec Acardysius SCHAUBERGER, 1926).
Subgen. Aciephilus STEPHENS, 1839, Man. Brit. Col., 46 ; type :
vernalis DUFTS.
Subgen. Jllicroderes FALDERMANN, 1835, Fna Transc. I, 80 ; type :
scrzriiides ST. —— Pangus MoTscHoULsxY, l8î,O, Kâf. Russl., 23 ; type:
scarilides ST.
Fig. 236-24].. —-Genre voisin d’Oph0nus, de même origine, mais cons-
titué par une lignée ayant subi une évolution bien différente. Les auteurs
récents (Sci-MUBERGER, J. MûLLEn) ont voulu tout réunir dans un genre
unique, ce qui est certainement une mauvaise méthode, en présence d’un
groupe aussi nombreux. ll est préférable de garder Findépendance géné-
rique des Ophonus et des Harpalus, comme l’ont fait GANGLBAUER et
BEDEL, étant bien entendu qu’il s’agit la de deux lignées divergentes, dé-
rivées d’une souche commune. Des types intermédiaires existent encore à
la frontière des deux lignées ; il suffira, pour éclaircir la systématique,
de les avoir isolés dans les deux petits genres Semiophonus et Artabus.
Ceci fait, il sera facile de caractériser les Ophonus et Harpalus par la
pubescence ou l’absence de pubescence de la face dorsale des tarses. On

HARPALUS 659
verra que l’évolution de l’organe copulateur diffère chez les Harpalus
de celle qui a-été décrite chez les Ophonus. La comparaison des figures
accompagnant les deux genres dans cet ouvrage, montre que chez les Har-
palus, le renflement terminal de l’apex pénien prend une inclinaison parti-
culière qui lui donne, l0rsqu’on l’examine par le côté dorsal, l'aspect d’une
tête de serpent. Chez les Ophonus, au contraire, le renflement terminal se
présente comme transversalement tronqué. Cette différence n’est pas
absolue ; il y a des Ophonus et des4Har·palus sans renflement apical, des
Harpalus sans la « tête de serpent » ; mais la fréquence de cette dernière
dans le genre Harpalus indique bien, tout de même, qu’il s’agit d’une
lignée particulière.
Tête de dimension normale (sauf chez lllicroderes). Espèces ailées, très
rarement aptères, glabres ou à pubescence très limitée sur la partie externe
des élytres. Des traces de la pubescence ancestrale existent souvent sur
la partie apicale de l’élytre, représentées par les séries de points sétigères
persistant parfois sur la partie apicale des 78 et 58 interstries et signalées
chez beaucoup d’espèces au titre d’« aberrations ». Coloration variable,
noire ou métallique ; quelques espèces dépigmentées (rufus).
Pas de sillons oculo—frontaux, mais une fossette arrondie sur l’insertion
de la côte du tentorium. Antennes pubescentes à partir du 38 article. Man-
dibules simples, courtes. Palpes à dernier article fusiforme et puhescent,
les labiaux polychètes. Labium avec une dent large et obtuse, ou sans dent;
languette étroite, peu saillante, bisétulée ; paraglosses larges et ciliés.
Pronotum subcarré, rarement subcordiforme, sans dépression basale
accusée ; une seule fossette basale de chaque côté, le plus souvent très
superficielle ; bord basal toujours rebordé. Élytres oblongs, convexes,
. à striation complète et égale, les épaules arrondies ou dentées, le bord api-
cal plus ou moins sinué. Striole basale présente. Dessous du corpsponctué,
l’abdomen plus ou moins puhescent, au moins sur les parties latérales du
18* segment ventral ; deux grandes soies dressées sur chacun des segments
ventraux.
Protarse et mésotarse des mâles avec les quatre premiers articles dé-
liés, dilatés et garnis en dessous de deux rangs de grandes phanères adhé-
sives. ,
Femelles généralement foncées et d’aspect mat, souvent de taille plus
grande que les mâles, l’angle sutural des élytres parfois denté chez cer-
taines espèces.
Organe copulateur mâle de même type que chez les Ophonus, la partie
apicale déversée ·à gauche, la partie membraneuse dorsale du pénis
étendue presque sur la moitié apicale. L'apex est variable selon les es-
s pèces. Le renflement terminal manque dans la petite lignée du liligiosus-
mclancholicus, mais existe chez les autres espèces; son inclinaison lui
donne l’aspect d’une « tête de serpent >>, lorsqu’on l’examine par/sa face
dorsale. .

660 COLÉOPTÈRES cARAB1gUEs
Chétotaxie. — Une seule frontale, une seule pronotale, généralement
vers le tiers antérieur des côtés. Élytres avec une soie discale, rarement.
deux ou trois, sur la moitié postérieure du 36 interstrie, contre la 2E strie.
Quelques espèces ont une pubescence localisée sur les interstries externes
des élytres ; mais cette pubescence disparaît, ne laissant parfois que quel-
ques points sétigères sur la partie apicale du 79 ou du 8° interstrie. Série
ombiliquée de 6 + 6 gros fouets, avec de nombreux petits fouets intermé-
diaires qui ne manquent que chez pygmaeus. Fouet basal ordinairement
présent sur l’origine de la 26 strie. ‘
Ainsi réduit aux seules espèces glabres, à tarses glabres en dessus, le
genre Harpalus est encore immense et groupe des centaines d’espèces dans
la région holarctique. Les espèces nord-américaines ont le même type
d’organe copulateur que les paléarctiques. Mais la plupart des Harpalus
décrits des régions tropicales n’ont pas la partie apicale du pénis déversée
à gauche et devront être rangées dans de tout autres genres.
TABLEAU DES EsPEcEs
1 . Prosternummavec de longues soiessur La_pa.rtiejxntérie11re...Tête
  W grosse, sans cou étroit, labium sans dent médiane. Angles pos-
térieurs du pronotum très arrondis. Élytres sans soie discale sur
le Se interstrie. Tarses très courts. . (p. 689). Subgen. Microderes.
— Prosternum sans longues soies sur la partie antérieure. Tête de
grosseur normale, le cou très rétréci. Labium denté ou non ..... 2.
2. Pas de fouet basal sur l’origine de la 26 strie. Pas de soie sur le
36 interstrie, sauf rares exceptions individuelles. Petites espèces
subparallèles et convexes, obtusément arrondies en avant et en
arrière .......................... (p. 688). Subgen.Actephill1S.
— Fouet basal présent. Généralement une soie sur la moitié posté-
rieure du 36 interstrie (manque chez quelques espèces, comme
zabroides, hiriipes) . ...................................... 3.
3. Entièrement dépigmenté, testacé rougeâtre. Espèce de grande
taille, épaisse, à pronotum cordiforme, très rétréci à la base, av ec
les côtés profondément sinués, la base finement ponctuée. Pattes
épineuses ....................... (p. 687). Subgen. Acardystus.
—— Pigmentés (espèces françaises), noirs ou métalliques, les élytres
parfois rougeâtres chez quelques espèces. Pronotum non cordi-
forme ........................... (p. 667). Subgen. Harpalus.
Subgen. Harpalus, s. str.
1. Interstries externes des élytres densément ponctués et pubes-
cents .................................................. 2.
—— Interstries externes des elytres glabres et lisses .............. 3.
2. Élytres à épaules anguleuses et dentées. Pronotum à angles pos-

A HARPALUS 661
térieurs vifs, les côtés sinués, la surface basale largement ponc-
tuée. Les deux avant-derniers segments ventraux pubescents.
Noir, les pattes sombres. Apex du pénis longuement effilé (fig.
236 e, f). Long. 11 à 13 mm. .................... 1. punctipennis.
— Élytres à épaules arrondies, sans dent. Pronotum à angles posté-
rieurs émoussés, côtés non sinués, la surface basale superficielle-
ment ponctuée. Les deux avant-derniers segments ventraux pu-
bescents. Métallique, les pattes rouges. Apex du pénis très court
(fig. 236 a, b). Long. 9 à 12 mm .................... 2. aîîillis.
3 . Le 89 interstrie avec une rangée de quelques points sur son extré-
mité apicale. Apex du pénis lancéolé, sans renflement terminal.
Segments ventraux glabres ................................ 4.
—— Le 88 interstrie sans points sur la partie apicale ..............  
4. Presque toute la base du pronotum densément ponctuée. Mété-
pisternes très allongés  comme chez ienebrosus). Métafémurs
avec 7 à 8 soies le long du bord ventral. Noir, parfois à reflets
bleuâtres. Long. 9 à 10 mm ...................... ·7. litîgiosus.
—- Base du pronotum en partie et éparsement ponctuée. Métépi-
sternes courts. Métafémurs avec des soies nombreuses (12 à 20).
Noir, les élytres des femelles mats. Long. 7 à 11 mm ..........
.......................................... 9. melancholicus.
  Base du pronotum ponctuée sur toute sa largeur ........... 6.
-— Base du pronotum ponctuée seulement autour des impressions
latérales ................................................ 18.
6. Les deux avant-derniers segments ventraux pubescents de part
et d’autre de la ligne médiane ............................. 7.
-— Les deux avant-derniers segments ventraux glabres, ne portant
que les deux soies dressées normales ....................... 11 .
7. Le 79 interstrie avec une série de quelques points sur son extré-
mité apicale (1). Déprimé; noir, le plus souvent avec l'avant—
corps bleu ou verdâtre foncé métallique ; pattes sombres, rare- '
ment rougeâtres. Apex du pénis à dilatation terminale obtuse
(fig. 236 k, l). Long. 10 à 15 mm. ............. 11. dimidiatus.
-— Le 76 interstrie sans points sur son extrémité apicale. Espèces
métalliques .............................................. S .
8. Élytres à épaules arrondies et non dentées. Pronotum sans fos-
settes basales nettement creusées, les angles postérieurs arron-
dis. Bord apical des élytres profondément échancré, surtout chez
les femelles dont l’angle apical externe est denté. Coloration va-
riable, les antennes brunâtres, les pattes ordinairement brunes.
1. Voir aussi tenebrosus DEJ., dont la var. Solicri DEJ. porte quelques points sur
la terminaison des 5e et 7e interstries. Mais chez cette espèce Pabdomen est glabre.

662 coLÉoPTÈREs CARABIQUES À
Apex du pénis court et large (fig. 237 0, d). Long. 10 à 11 mm.
........................................ . ........ 4. oblitus.
— Élytres à épaules anguleuses et dentées, le bord apical bien moins
profondément sinué, non denté en dehors chez les femelles .... 9.
9. Fossettes basales du pronotum très superficielles 1 la surface
bombée près des angles postérieurs ; côtés légèrement sinués
avant les angles. Métallique, de teinte variable, les pattes et les
antennes brunâtres. Yeux très saillants. Apex du pénis court et
incliné à droite (fig. 236 c, d). Long. 9 à 11 mm. . . 3. distingllendlls.
. ——- Fossettes basales du pronotum accusées; la surface déprimée
au-devant des angles postérieurs ; les côtés non sinués ...... 10.
10. Antennes etpattes rouges. Mâles brillants, verts ou viol.ets, les
femelles à élytres mats. Angles postérieurs du pronotum presque K
droits. Apex du pénis extrêmement. court et obtus ; le pénis avec
des plis longitudinaux (fig. 237 e, f). Long. 9 à 10 mm. ......... V
.................................... . .......   smaragdinus.
— Antennes et pattes brunâtres. Dessus métallique, vert ou cui-
vreux. Angles postérieurs du pronotum obtus et arrondis. Apex
du pénis plus saillant quoique court (fig. 237 g, h). Long. 12 à
14 mm ...... ; ....... . .... . ...................... 6. cupreus.
11 . Métépisternes très longs, plus de deux fois aussi longs que larges,
_ très amincis en arrière .................................... 12.
i — Métépisternes courts, moins de deux fois aussi longs que larges. 13.
12. Petite espèce allongée, brunâtre, avec l’avant—corps noirâtre, les
fémurs noirs, les tibias rougeâtres. Pronotum à angles posté-
rieurs vifs. Élytres a intcrstries plans, la série ombiliquée fixée à
6 —(- 1 -(- 6 fouets, sans petits fouets supplémentaires sur le 96 in-
terstrie. Apex du pénis court et arrondi, bulbe basal très renflé `
(fig. 237, lc, I). Long. 5,5   7 mm ................. 10. Dygmaeus.
— Taille moyenne. Noir, avec les pattes sombres, les antennes rem-
brunies. Angles postérieurs du pronotum émoussés. Élytres il in-
terstries convexes; série ombiliquée avec de petits fouets supplé-
mentaires épars sur la région moyenne du 96 interstrie (comme
chez les autres espèces). Apex du pénis très long, lancéolé, sans
épaississement terminal (fig. 237 i, j). Long. 8 à 11 mm. .......
. ............................................ 8. tenebrosus.
13. Le 76 interstrie avec une série de quelques points sur son extré-
mité apicale. Coloration variable, le mâle brillant, bleu, verdâtre
ou violet, la femelle noire, à élytres mats ; pattes rouges. Élytres
à épaules anguleuses et dentées. Apex du pénis très long et droit,
l’extrémité tronquée (fig. 236 g, h). Long. S à 10 mm. 12. rubript-BS.
— Le 76 interstrie sans points sur son extrémité apicale. Coloration
noire ou brune . .......................................... 14 .
14 . Élytres avec deux ou trois gros points sétigères sur le 36 interstrie

HARPALUS 663
après le milieu, le long de l 2** strie. Noir, rarement bleuâtre:
pattes rouges, parfois brunâtres. Angles postérieurs du pronotum
arrondis. Apex du pénis très long et sinueux, la dilatation ter-
minale tordue (fig. 238 a, b). Long. 10 à 11 mm. 13. quatlripllnctalills.
—- Élytres avec un seul point sétigère sur le 3** interstrie, après le
milieu, contre la 2E strie ................................ 15. L
15. Plus grand (11 à 14 mm,). Pronotum subcordiforme, rétréci à la
base, ses côtés sinués en arrière, les angles postérieurs droits.
Noir brillant, les pattes noirâtres ou rouges ; élytres mats chez les
femelles. Apex du pénis long et robuste, son extrémité dilatée et '
obtuse (fig. 238, c, d). ................... . ....... 14. atratlls.
— Plus petit (moins de 11 mm.). Pronotum transverse, à côtés non
sinués en arrière et angles postérieurs plus ou moins émoussés. 16.
16 . Pronotum plus large, à côtés arqués jusqu’aux angles postérieurs,
qui sont très arrondis ; le bord antérieur profondément échancré.
Interstries des élytres plans. Noir, les fémurs noirâtres, rarement
rougeâtres. Apex du pénis robuste, sa dilatation terminale obtuse,
arrondie (fig. 237 m, n,) Long. 10 à 11 mm. ..... 16. îl1ligîI10S\1S.
—— Pronotum moins large, à côtés rectilignes avant les angles posté-
rieurs qui sont moins arrondis. Interstries des élytres un peu
convexes, Noir, les antennes et les pattes rouges. Épipleures
_ noirs ................................................... 17.
17. Pronotum rétréci à la base, les angles postérieurs obtus et
émoussés. Élytres des mâles peu brillants, alutacés. Noir, la bor— ·
dure et le bord basal du pronotum rougeâtres. Apex peu allongé
(fig. 238 g, h). Long. 6 à 7,5 mm. ............... 15. luteicomis.
— Pronotum non rétréci à la base, les angles postérieurs plus arron-
dis. Élytres des mâles très brillants, sans microsculpture. Pro-
tarses des mâles fortement dilatés. Apex du pénis plus large,
aplati, peu à peu rétréci, sa dilatation terminale_ très petite et
transverse (fig. 238 e, f). Long. 8 à 11 mm ............ 17. latus.
18. Les deux avant—derniers segments ventraux pubescents de part
et d’autre de la ligne médiane ............................. 19.
— Les deux avant—derniers segments ventraux glabres, en dehors
des deux grandes soies normales . .......................... 23.
19. Pronotum nettement rétréci a la base qui est plus étroite que
celle des élytres ; les côtés du pronotum non parallèles en arrière ;
, disque plus bombé ..................................· · · - . 20.
— Pronotum rectangulaire, très transverse, non rétréci à la base qui
est à peu près aussi large que celle des élytres ; côtés subparallèles
dans leur partie postérieure, le disque aplani ................ 21 .
20. Plus petit, le pronotum plus rétréci à la base, ses angles posté-
rieurs plus arrondis, les fossettes basales linéaires et obliques.
Élytres ovales et convexes, à stries profondes. Noir, brillant

664 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
chez le mâle, mat chez la femelle, antennes noirâtres à partir du
36 article, pattes noirâtres, les palpes roux. Apex du pénis long et
grêle, infléchi à gauche, l’extrémité dilatée et saillante (fig. 240
a, b). Long. 6 à 8 mm. .......................... 18. neglectus.
—— Plus grand, le pronotum moins rétréci, ses angles postérieurs
moins arrondis, les fossettes basales allongées et parallèles.
Élytres à stries plus superficielles. Noir ou brunâtre à reflet
bleuâtre, les antennes noirâtres à partir du 38 article, les pattes
noires, les palpes foncés. Apex du pénis plus court, plus large et
obtus (fig. 239 lc, I). Long. 7 à 9 mm ........... 19. fuscipalpîs.
21. Antennes rouges. Petite espèce assez convexe, noir de poix, avec
la marge du pronotum roussâtre. Fossettes basales du pronotum
profondes et ponctuées; élytres épais, convexes, subparallèles,
les interstries convexes. Long. 7,5 à 9 mm. ........ 33. Frôlichi.
— Antennes noirâtres, le premier article rembruni ou noir. Grande
taille (12 à 15 mm.).. ..................................... 22.
22. Protibias transversalement tronqués au sommet. Plus convexe,
les côtés du pronotum rectilignes ou même sinués dans leur partie
pos`té`riê'üre § fossettes basales obsolètes. `Élytresà" stries" plus
fortes. Noir de poix. Apex du pénis plus robuste, plus long et un
peu sinué (fig. 241 e) ........................... 34. Z3.b1‘01(18S.
— Protibias obliquement tronqués au sommet. Moins convexe, les
côtés du pronotum arqués jusqu’aux angles postérieurs, leur
rebord plus large ; fossettes basales indiquées mais lisses. Élytres
plus finement striés. Noir de poix. Apex du pénis plus grêle,
plus court et droit (fig. 241 f, g). .................. 35. hi1'I;ipBS.
23. Pronotum nettement rétréci à la base, celle-ci plus étroite que
celle des élytres ; les angles postérieurs ne cachent pas l’angle
huméral . ............................................... 24.
— Pronotum non rétréci à la base qui est aussi large que celle des
élytres, les angles postérieurs du pronotum cachant l’angle hu-
méral ................................................... 30.
24. Antennes et tibias en entier rougeâtres. Pronotum plus rétréci
à la base, ses côtés plus nettement sinués, les angles postérieurs
plus obtus ............................................... 25.
—— Antennes au moins avec les 26 et 36 articles noirâtres ; tibias noi-
râtres à l’extrémité. Pronotum moins rétréci à la base, les angles
postérieurs moins obtus ................................... 27.
25. Fossettes basales du pronotum arrondies, larges, très profondes
et ponctuées. Angle sutural des élytres simple chez la femelle.
Noir, les pattes rougeâtres, à fémurs noirâtres. Apex du pénis
long, parallèle, son extrémité obtuse (fig. 238 i, j.).·Long. 7 à
9 mm. ...................................... :20. attenuatus.

HARPALUS 665
—— Fossettes basales du pronotum linéaires, étroites et peu pro—
fondes, lisses. Angle sutural denté chez la femelle ........... 26.
26. Noir, à reflets bleuâtres ou verdâtres, les fémurs noirâtres ; ély-
. tres des femelles mats. Apex du pénis relativement court et épais,
droit (fig. 238 m, n). Long. 6 à 8,5 mm ......... 21. sulphuripes.
—— Noir brillant, les pattes en entier rouges. Apex du pénis plus
grêle et infléchi vers la gauche (fig. 238 lc, l). Long. 6 à 7 mm., .
........... ` .................................... 22. Goudoti.
27. Dessus métallique, vert, bleu ou violacé, rarement noir; antennes (
rembrunies jusqu’au sommet. Angle sutural des femelles denté.
Apex du pénis droit et grêle (fig. 239 a, b). Long. 7 à 10 mm., .
.............................................. 23. honestus.
-— Dessus noir de poix. Antennes rougeâtres, à 26 et 36 articles
rembrunis. Angle sutural des femelles simple ou denté. ....... 28.
28 . Plus étroit et déprimé. Côtés du pronotum nettement sinués en
arrière, les fossettes basales linéaires et lisses. Métépisternes très
allongés, deux fois aussi longs que larges. Apex du pénis très
long, grêle et incurvé (fig. 239 g, h). Long. 7 à 10 mm. . 26. Bellieti.
—— i Plus épais et convexe. Côtés du pronotum à peu près rectilignes,
les fossettes basales allongées, plus larges et nettement ponctuées . 29.
29. Élytres plus courts, à sommet plus obtus, l’angle sutural denté
chez les femelles. Noir, parfois avec reflet verdâtre ou violacé des
élytres. Apex du pénis plus long, plus grêle et incurvé, non incliné
vers la gauche (fig. 239 e, f). Long. 7 à 9 mm ...... 24. ruîitarsis.
—— Élytres plus longs, à sommet moins obtus, l’angle sutural simple
chez les femelles. Noir, à reflets bleuâtres ou verts, les femelles
mates. Apex du pénis plus grêle, un peu incurvé et incliné vers la
gauche (fig. 239 0, d) ; tout l’organe proportionnellement plus
petit que chez rufilarsis. Long. 8 à 10 mm. ........ 25. decipicns.
30. Pattes rougeâtres. Pronotum à côtés plus ou moins sinués avant
les angles postérieurs qui sont droits et vifs. Élytres avec deux ou
trois soies discales sur la moitié postérieure du 36 interstrie. Brun
de poix, brillant chez le mâle, mat chez la femelle, la marge du
pronotum et les épipleures rougeâtres. Apex du pénis court et
épais, droit (fig. 239 i, j). Long. 7 à 9 mm. ...... 27. autumnalis.
—— Pattes rembrunies, les fémurs noirâtres. Côtés du pronotum
non sinués en arrière. Une seule soie discale sur le 36 interstrie. 31.
31. Plus grand et plus épais, très convexe, les antennes avec les 26
et 36 articles rembrunis, les autres rougeàtres. Côtés du prono-
tum régulièrement arqués, la base subrectiligne. Noir, rarement
bleuâtre, les pattes noirâtres. Apex du pénis très court et large
(fig. 240 e, f). Long. 10 à 12 mm. ................. 28. S81'1‘iD€S.
— Plus petit et plus étroit, les antennes entièrement rougeâtres. 32.
32. Pronotum présentant sa plus grande largeur aux angles posté-

666 coLÉoPTÈREs cARAB1gUEs `
rieurs, la base largement échancrée en arc, les angles postérieurs
presque aigus. Brun de poix, la marge du pronotum et des élytres
rougeâtre ; pattes pâles ; élytres des femelles mats. Apex du
pénis long, atténué, droit (fig. 240 n, 0). Long. 7,5 à 8,5 mm,. .
................................................ 32. servus.
— Pronotum présentant sa plus grande largeur avant les angles pos-
térieurs ; ceux—ci droits ou obtus, la base non échancrée ..... 33.
33. Plus petit et surtout proportionnellement plus court ; la soie
marginale du pronotum au milieu des côtés. Noir de poix, la marge
du pronotum rougeâtre. Pronotum très transverse, à côtés peu
arqués. Apex du pénis assez court (fig. 240 i, j). Long. 6 à 7 mm.
...... · .......................... ` .............. 30. modestus.
— Plus grand et plus allongé. Soie marginale du pronotum nette-
ment avant le milieu des côtés ............................ 34.
34. Plus épais et convexe. Côtés du pronotum parallèles, peu arqués,
la base large. Brun de poix, le dessous et les pattes brunàtres.
Apex du pénis plus allongé (fig. 240 g, h). Long. 9 à 10 mm. . .
................................................ 29. tardus.
— Plus étroit et parallèlexmoins convexe. Côtés dupronotum plus
arqués, non parallèles. Brun de poix, la marge du pronotum rous-
sâtre ; pattes brunatres. Apex du pénis plus court (fig. 240 c, d).
Long. 7 à S mm .................................. 31. anxius.
Subgen. Acardysius REITTER
1. Testacé rougeâtre, épais et peu convexe. Base du pronotum bien
plus étroite que celle des élytres. Métafémurs hérissés de longues
soies très nombreuses ; protibias a bord apical obliquement
tronqué, l’angle apical externe et le bord apical et ventral for-
mant deux apophyses très saillantes (1). Apex du pénis court et
épais (fig. 241 a, b). Long. 11 à 13 mm ............ 36. flavescens.
Subgen. Aciephilus STEPHENS
1. Un peu plus grand, le pronotum à angles postérieurs presque
droits, a peine émoussés. Antennes fines, rougeâtres. Élytres a
épaules anguleuses. Brun de poix, les fémurs rembrunis, les ti-
bias rougeâtres ; élytres des femelles mats. Long. 8 à 9 mm,. .
.............................................. 39. albanicus.
——— Un peu plus petit, les angles postérieurs du pronotum tout à fait
arrondis. Antennes moniliformes, rougeâtres. Forme plus courte. 2.
2. Fossettes basales du pronotum ponctuées, le pronotum plus
1. Même disposition chez H. hirtipes. Les rangées d’épines dont parle SCHAUBERGER
existent chez tous les Harpalus, plus ou moins développées.

HABPALUS 3 667
large. Épaules des élytres accusées quoique obtuses, Tarses très
courts. Brun de poix, mat, nettement alutacé, les tibias noirâtres.
Apex du pénis relativement court et épais (fig. 240 lc, I). Long.
6 à 7 mm. .................................. 38. picipennis.
— Fossettes basales du pronotum non ponctuées, le pronotum
moins transverse. Épaules tout à fait arrondies. Tarses plus
longs. Brun de poixbrillant, très peu alutaeé ; tibias plus ou moins
rougeâtres. Apex du pénis relativement grêle et allongé, son extré-
mité renflée (fig. 240 m). Long. 4,5 à 6,5 mm. ......... 37. vemalis.
Subgen. Microderes FALDERMANN
1 . Noir, allongé et peu convexe, ayant un peu l’aspect des Acinopus;
antennes rougeâtres, tibias brun rougeâtre. Apex du pénis
aplati, incurvé, sans renflement terminal, son extrémité arron-
die (fig. 241 h, i). Long. 8 à 10 mm ............... 40. Scatîtides.
Subgen. Harpalus, s. str. `
1. Harpalus (s. str.) punctipennis MULSANT, 1852, Op. ent., I, 185; type :
Faillefeu. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 351. —— anihracinus FMR-
MAIRE et LABoULBÈNE, 1854, Fne ent. fr., I, 128 (nec DEJEAN). —
Mulsanli MARsEUL, 1880, L’Ab., XIX, 231 ; type 1 Faillefeu.
Fig. 236 e, f. — Long. 11 à 13 mm. Noir brillant, la base du premier
article des antennes rougeâtre, le reste et les pattes noirâtres. Pronotum
peu transverse, ses côtés faiblement sinués, toute sa- surface basale ponc-
tuée. Élytres oblongs, à bord apical à peine sinué ; interstries plans, les
trois ou quatre interstries externes densément ponetués et pubescents,
ainsi que toute la partie apieale de l’élytre.
Organe copulateur long et grêle, peu eoudé (fig. 236 e), l’apex très allongé, ·
robuste, droit, terminé par un renflement en tête de serpent. [
Basses—A1pes : Alpes de la Bléone et de 1’Ubaye ; Alpes-Maritimes : massifs
de la haute Tinée et du haut Var. Sous les pierres en montagne ; très loca-
lisé.
2. Harpalus (s. str.) aîfinis SCHRANK, 1781, Enjlns. Austr., 212 ; type :
Autriche. — proleus PAYKULL, 1790, Mon. Car., 115. — confusus
DEJEAN, 1829, Spec. IV, 271 ; type 1 Suède. — Var. viridulus FoUR-
cRoY, 1785, Ent. paris. I, 52 ; type : France. — aeneus FABmc1Us,
1792, Ent. Syst., I, 201. — Var. semipunclaius DEJEAN, 1829, l. c.,
268 ; type : Espagne.
Fig. 236 a, b. ——— Long. 9 à 12 mm. Coloration métallique variable, les
antennes et les pattes rougeâtres ou noirâtres. Pronotum transverse, peu

668 COLÉOPTÈRES cARAB1QUEs
' rétréci à la base, ses côtés à peine sinués ; surface basale ponctuée autour
des impressions et sur les parties latérales. Élytres à épaules arrondies,
non dentées, parallèles, le bord apical sinué, surtout chez les femelles ;
stries fines, interstries plans, les interstries externes plus ou moins ponc-
tués et pubescents. Femelles mates.
R (
îig \
J ° w ll
an   & ( / . C. li d`
.,,.. / . \..  
Q  ( l   c
e.   .9 /J.  
x
x
lib `
b· t/·   A A
Fig. 236. Gen. Harpalus LATR., organes cop ulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (>< 20). — a. et b., H. (s. str.)affinis SCHRANK, de l’Aveyron. — c. et d.,
H. (s. str.) disiinguendus Durrs., de Paris. — e. et f., H. (s. str.) punctipemzis Murs., A
du Cheval-Blanc. -— g. et h., H. (s. str.) rubripes DUFTS.,V3I'. sobrinus DÉJ·, de Lan-
tosque. — i. et j., H. (s. str.) litigiosus DEJ., d’Arles-sur-Tech. — k. et l., H. (s. str.)
dimidialus Rossi, de Bourges.
Organe copulateur fortement coudé (fig. 236 a), la partie apicale épaisse,
non atténuée, l’apex très court et large.
lv./XRIATION. — Les variations individuelles sont fréquentes et portent
sur la ponctuation et la couleur.
Chez la var. semipunctaius DEJ. (limbopunctaius Fuss), la ponctuation
élytrale s’étend plus ou moins sur les interstries internes, alors qu’elle n’0c-
cupe que les 88, 79 et un peu le 6€ interstrie chez la forme typique. La var.
intersîiiialis GREDLER a les interstries impairs ponctués, les pairs lisses.
D’autre part, on a donné des noms à diverses variétés de coloration. La

HARPALUS 669
forme a/iïnis typique est de coloration métallique variable, mais avec les
antennes, sauf le premier article, noirâtres, les fémurs noirs, les tibias et
tarses roussâtres. La var. viridulus Founcn. (aencus F.) est d’un vert bronzé
avec les antennes rougeâtres, les fémurs foncés,`les tibias rougeâtres. On a
distingué encore des individus bleus (coerulcscens SCHILSKY), ou noirs (var.
melas D.—TonnE).
Toute la France, sauf la zone de l’olivier~ oùillest rare en dehors des val- (
lées inférieures du Rhône et de ses affluents cévenols. Montagnes de la Corse.
Très commun toute l’année en France, sous les pierres et dans le sable,
jusque dans les forêts résineuses des montagnes ; très rare en Corse. Il
paraît se nourrir de graines d’arbres.
Toute la région paléarctique. Le Catalogue Csixr lui rattache des formes
américaines qui appartiennent sans doute à une autre espèce.
3. Hütpalus (s. str.) distîligïlendus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II,
76 ; type : Linz. —BEnEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 133. — ? psiiia·
ceus FOURCROY, 1785, Ent. paris., 55 ; type : env. de Paris . — Varia-
tion : PUEL, 1935, Misc. ent. XXXVI, hors texte, p. 56.
Fig. 236 c, d. -— Long. 9 à 11 mm. Aspect de l’affinis, mais moins con-
vexe, les antennes rougeâtres, les angles postérieurs du pronotum plus
droits, moins émoussés, les côtés encore moins sinués, les élytres sans ponc-
tuation des interstries externes.
Coloration variable. Pronotum à surface basale sans impressions, mais
ponctuée plus densément sur ses parties latérales. Élytres déprimés, à
angles huméraux accusés et dentés. Segments ventraux ponctués et pu-
bescents.
Organe copulateur (fig. 236 c) de même forme que celui de Paffinis,
mais bien moins coudé, avec l’apex aussi court, mais plus grêle et nette-
ment incliné vers la droite.
VARIATION. — PUEL a distingué des variétés, d’ailleurs peu distinctes:
1, Côtés du pronotum suhsinués en arrière ........................ 2.
— Côtés du pronotum non sinués mais arqués jusqu’aux angles posté-
rieurs ................................................... . . . 3.
2 . Bord huméral des élytres crénelé avant la dent. var. distinguendus, s. str.
—— Bord huméral des élytres lisse. ........... var. contcmptulus PUEL.
3. Bord huméral des élytres crénelé ........ var. subconiempius PUEL.
— Bord huméral des élytres lisse (Espagne, Maroc). [var. contemptus DEJ. ].
D’autre part, les variétés de coloration ont reçu des noms : coerulcus
SCHILSKY (dessus bleu), mclanesccns D.-Tonnrs (dessus noir), bicoloratus
PUEL (bicolore, l’avant—corps doré, les élytres verts), nigripes PUEL (pattes
noires);‘
Rare dans le nord de la France, très commun dans le centre et le midi,
où il remplace l’a/finis dans la zone de l’olivier. Corse. Les var. contemptulus
et subcontemplus dans la région méditerranéenne et la Corse. Dans les champs
et sur les chemins.
i Toute l’Europe méditerranéenne et 1’Afrique du Nord, depuis les Açores et
JEANNEL 43

670 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Madère jusque dans le Caucase, la Syrie et l’Asie Mineure. Bien plus rare
en Afrique qu’en Europe.
4. Harpalus (s. str.) oblitus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 273 ; type : Dalma-
tie. -BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 133. -— incerius DEJEAN, 1829,
1.c., 318 ;type : Dalmatie. (
Subsp. pairuelis DEJEAN, 1829, l. c., 275 ; type : Espagne. —— fas-
iidifus DEJEAN, 1829, l. c., 276 ; type 2 Espagne -— Variation : PU·EL,
1935, Misc. ent., XXXVI, 54.
c ~ l.,
Q  (   ,· ,
/
o ( 4 ° J ( i
.9 _ e f Q,
(K · c. \
· /
i ê jl ·0 A "
.?· A
il . 7,,, . /
A W
Ã.
Fig. 237. Gen. Harpalus LATR., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
' face dorsale (X 20). —— a. et b., H., (s. str.) melancholicus DEJ., de Fouesnant. -— 0.
et d., H. (s. str.) oblitus DEJ. subsp. patruelis DEJ., de Capestang. —- e. et f., H. (s. str.)
smaragdinus Dons.-, du Creusot. -— g. et h., H. (s. str.) cupreus DEJ., de Lyon. — i.
etj., H. (s. str.) tenebrosus DEJ., de Nice. — lc. et l., H. (s. str.) pygmaeus DEJ., des
Landes. - m. et n., H. (s. str.) fuliginosus DoE1·s., de Saint-Étienne-de-Tinée.
Fig. 237 c, d. — Long. 10 à 11 mm. Different du précédent par sa forme
plus convexe, les angles postérieurs du pronotum plus arrondis, les fossettes
basales plus accusées. Élytres à épaules arrondies, non dentees, le bord api-
cal plus profondément sinué.
Organe copulateur assez différent de ceux des affinis et distinguendus,
mais présentant cependant comme eux un apex très court et large. Le penis
est plus grêle, plus fortement coude vers le milieu (fig. 237 c).

HARPALUS 671
VAn1A·r1oN. — PUEL a nommé un certain nombre de formes ibériques assez
peu caractérisées. En fait, on peut distinguer deux sous·espèces :
1 . Ponctuation basale du pronotum remontant en avant sur les côtés
du disque (Europe orientale) ............... [subsp. oblitus, s. str.]
— Ponctuation basale du pronotum limitée à la surface basale, ne dé-
passant jamais la moitié postérieure des côtés. . . subsp. pairuclis DEJ.
La subsp. patruelis seule se trouve en France. Typique, elle est d’un vert
métallique parfois bleuté ou bronzé, avec les fémurs noirâtres, les tibias
plus clairs. Une variété individuelle chalcochlorus PUEL est d’un bronzé
clair avec la tête foncée (Loire-Inférieure, Gironde). Une var. pseudococru-
leus PUEL est bleu métallique à tête noire (Hérault, Gard, Bouches-du- `
Rhône). Une variété mélanisante, noire, à élytres d’un noir verdâtre (var.
pernigritus PUEL) se trouve aussi dans la région méditerranéenne (Hérault, I
Gard, Bouches-du—Rhône).
Plaines littorales de l’Océan et de la Méditerranéejçà et la dans le centre
et le sud—ouest.
Calvados ; Morbihan ; Loire-Inférieure ; Gironde et Landes ; vallée de la
Loire; Haute·Loire : Le Puy (Scnursn) ; bas Languedoc ; Camargue; Corse.
Europe méditerranéenne et Afrique du Nord.
5. Harpalus (s. str.) smaragdînus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. I1, 78 ;
type : Wien. — perplexus GYLLENHAL, 1827, Ins. Suec. I, 434 ; type :
I Suède.
Fig. 237 e, f. — Long. 9 à 10 mm. Noir de poix, la marge du pronotum
roussàtre, les élytres d’un vert bleuàtre ou violet métallique foncé et brillant
chez les mâles, brun de poix et mat chez les femelles ; antennes, palpes
et pattes rougeâtres. Pronotum très transverse, à peine rétréci à la base,
I les angles postérieurs droits et un peu émoussés ; surface basale ponctuée
densément sur les côtés, plus finement au milieu, les fossettes très superfi-
cielles. Élytres a angles huméraux saillants et dentés, le bord apical peu
sinué, très oblique, le sommet atténué. Stries fines, interstries plans, lisses.
Segments ventraux pubescents.
Organe copulateur (fig. 237 e) grêle, coudé vers le milieu, la partie apicale
du pénis renflée puis très atténuée, ses flancs longitudinalement plissés.
Apex très court, retroussé, ne simulant pas une tête de serpent.
Terrains sablonneux dans presque toute la France ; n’existerait pas en
Normandie ni en Bretagne (d’après FAUvEL), trouvé cependant dans le
Morbihan (J. Das ABBAYES) ; rare dans la région méditerranéenne.
Commun dans toute l’Europe septentrionale et moyenne. Iles Britan-
niques (d’après Jov).
6. Harpalus (s. str.) cupreus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 281 ; type : Lyon.
— Bedel, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 75.
Fig. 237 g h. — Long. 12 à 14 mm. Plus grand, plus large et déprimé que
les précédents. Vert métallique ou cuivreux, les antennes rougeâtres, à
premier article plus clair, les 2** et 39 articles parfois rembrunis ; pattes

672 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
rougeâtres ou brunes. Pronotum à base large, plus étroit en avant qu’à la
base, les angles postérieurs droits et émoussés ; surface basale aplanie laté-
ralement et ponctuée. Élytres larges, à épaules anguleuses, le bord apical à
peine sinué, le sommet atténué. Segments ventraux pubescents.
Organe copulateur (fig. 237 g) épais, très peu arqué, la partie apicale
du pénis fusiforme, atténuée, un peu tordue à droite, l’apex très court et
subparallèle.
VARIATION. **PUEL (1935, Misc. XXXVI, no 8, hors texte, 21) a nommé
des variations individuelles sans importance : coeruleatus PUEL (bleu, sans
teinte cuivreuse) ; rhodopus SCHAUB. (pattes rouges) ; stigmatophorus PUEL
(des points à la base du 18* interstrie) ; tclradicus PUEL (soie discale double) ;
Ragusae J. MüLL. (ponctuation du pronotum effacée).
France moyenne et méridionale, en dehors des hautes montagnes. ca et
là dans le N, notamment à Metz (BRUMER), dans l’Yonne, aux environs de
Paris, dans la Sarthe ou le Calvados. -- Corse.
Toute l’Europe méridionale et occidentale ; îles Britanniques.
7. Harpalus (s. str.) litigiosus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 361 ; type 2 midi de
la France -— BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 135.
Fig. 236 i, f. -— Long. 9 à 10 mm. Bien différent des espèces qui précèdent
et formant avec les deux suivantes, melancholicus et ienebrosus, un petit
groupe bien caractérisé par la forme de l’organe copulateur.
Noir, les antennes rougeàtres et les pattes brunâtres, les articles moyens
des antennes rembrunis. Pronotum transverse, non rétréci à la base, les
côtés subparallèles, arqués en arrière jusqu’aux angles postérieurs qui sont
droits mais très arrondis ; fossettes basales à peine indiquées ;surface basale
ponctuée sur les côtés, lisse au milieu. Élytres peu convexes, à épaules
anguleuses, le bord apical sinué. Métépisternes très longs, deux fois aussi
longs que larges en avant. Segments ventraux glabres. Quelques points
alignés sur la terminaison du 86 interstrie.
Organe copulateur (fig. 236 i, j) grêle et régulièrement arqué dans toute
sa longueur, la partie apicale infléchie vers la droite ; apex long, très effilé,
sans renflement terminal, son extrémité un peu lancéolée et tordue, le bord
gauche soulevé.
Pyrénées—Orientales ; Languedoc et Camargue. —— Corse.
Région méditerranéenne jusqu’en Palestine ; Afrique du Nord.
8. Harpalus (s. str.) teneb1·osusDEJEAN, 1829, Spec. IV,358;type : Fran-
ce. ——BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 135. —Var. Solieri DEJEAN,
` 1831, Spec. V, 841 ;type zmidi dela France. °
Fig. 237 i, j. — Long. 8 à 11 mm. Très voisin du précédent, dont il a
l’aspect général. Noir avec un reflet bleuâtre, les antennes souvent rem-
brunies dans leur partie médiane ; pattes brunàtres. Pronotum un peu

HAm>ALUs 673
rétréci à la base, ses côtés rectilignes en arrière, les angles postérieurs
moins émoussés ; surface basale entièrement ponctuée. Élytres à sommet
atténué. Pas de points apicaux sur le 8° interstrie, mais parfois des points
alignés sur Pextrémité des 58 ou 79 interstries (var. Solicri DEJ.), Métépi-
sternes très allongés, comme chez le précédent. Segments ventraux glabres. ,
Organe copulateur (fig. 237 i) semblable à celui du précédent, mais avec
l’apex encore plus long et plus robuste.
VARIATION. —— La forme typique ne porte aucun autre point sétigère
apical que celui qui se trouve normalement sur la 7** strie et le point discal
du 3** interstrie. Chez la var. Solieri DEJ., il existe quelques points alignés
avant le sommet du 7** interstrie. La var. reductepunctaius SCHAUB. est une
anomalie sans soie discale.
Presque toute la France et la Corse, terrains sablonneux et coteaux cal-
caires ; très commun.
Toute la région méditerranéenne, depuis les îles Canaries et Madère jus-
qu’en Palestine.
La var. Solieri se prend un peu partout : Charente, Haute-Marne, Alpes-
Maritimes (coll. SAINTE-CLAIRE DEvrLx.E). A Mortemart, dans la Charente,
B. DE Bnuman trouve mêlées les deux formes, les mâles étant typiques, les
femelles de la forme Solieri. Mais on trouve aussi des mâles Solieri, à points
sur le 7€ interstrie, à Nice et dans la Haute-Marne.
9. Ha1'palus(s. str.) melancholicus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 359 ; type 2
env. de Paris. —— inediius DEJEAN, 1829, 1. c., 362 ; type : Fontaine-
bleau. — decolor FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I,
138 ; type : Arcachon.
Subsp. Reichei IAKOBSON, 1907, Zsuki Ross., 382. ——0valis REICHE,
1861, Ann. Fr., 201 ; type : Corse.
Fig. 237 a. b, — Long. 7 à 11 mm. Très voisin du liiigiosus dont il diffère
surtout par la brièveté des métépisternes. Même coloration. Forme géné-
rale plus large et peu convexe. Pronotum de même forme, la ponctuation
basale plus réduite autour des fossettes basales, linéaires et superficielles.
Élytres avec quelques points sur l’extrémité apicale du 89 interstrie. Mété-
pisternes courts, une fois et demie aussi longs que larges. Segments ven-
traux pubescents.
Organe copulateur (fig. 237 a) de même type que chez liiigiosus, très
arqué dans toute sa longueur, la partie apicale du pénis un peu sinueuse,
l'apex très long, tordu sur son axe, sans renflement terminal, mais lancéolé.
VARIATION. — Le decolor FMRM., dont PATER (1939, Misc., XL, 21) a
voulu faire une aberration valable, correspond à des individus peu pigmentés,
ne différant pas autrement des melancholicus typiques. Par contre la forme
Reichei, de Corse, est une sous-espèce de grande taille, de forme bien plus
large, avec le pronotum plus élargi en arriere, à côtés parallèles et angles
postérieurs plus vifs ; l’organe copulateur est identique.
Dunes du littoral de la Manche et de 1’Océan ; littoral de la Corse. Aussi
par places dans les régions sablonneuses de l’intérieur.

6741 - coLÉOPTÈREs CARABIQUES
Il est remarquable qu’il ne se trouve pas sur le littoral français de la
Méditerranée.
Répandu dans les plaines littorales de la mer du Nord et dans celles du
Brandenburg. La race Reichei se trouve en Espagne, en Corse et en Calabre.
. 10. Harpalus (s. str.) pygmaeus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 303 ; type : Es-
pagne. —-BEDEL, 1881, Fr. Col. Bass.-Seine I, 74.
Fig. 237 lc, l. -— Long. 5,5 à 7 mm. Brun de poix, la marge du pronotum
roussâtre, les antennes brunes à premier article rougeâtre, les pattes rou-
geâtres, à fémurs rembrunis. Tête assez grosse ; pronotum transverse, bom-
bé, â base plus étroite que celle des élytres, surface basale rugueusement
ponctuée, surtout latéralement. Élytres parallèles, â bord apical faiblement
sinué ; stries fines, interstries plans. Métépisternes très allongés. Segments
ventraux glabres.
Seule du genre, cette espèce a sa série ombiliquée fixée à 6 —)— 1 -1- 6
fouets, sans petits fouets épars dans le 98 interstrie.
Organe copulateur (fig. 237 lc) court et épais, arqué, le bulbe basal volu-
mineux, l’apex très court, obtus, avec une petite dilatation terminale apla-
tie et peu apparente.
Espèce très isolée par sa petite taille et ses caractères sexuels et chéto— i
taxiques.
Environs de Paris, Sarthe, et presque toute la France au sud de la Loire,
en dehors des régions montagneuses. — Corse.
Europe méridionale et moyenne.
11. Harpalus (s. str.) dimidiatus Rossi, 1790, Fna Etr. I, 214 ; type : Italie.
— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 74. —— semiviolaceus DEJEAN,
1829, Spec. IV, 346 ; type : France. — Ihoracicus STEPHENS, 1828,
Ill.Brit. Ent. I, 145 ;type: Angleterre. —— hypocriia DEJEAN, 1829,
l. c.,349 ; type : Espagne. —-— grandicollis REICHE, 1861, Ann. Fr.,
367 ; type : Constantinople.
Fig. 236 k, l. — Long. IO à 15 mm. Noir, le pronotum ordinairement bleu
sombre ou violacé, rarement aussi les élytres ; antennes généralement som-
bres, à premier article rougeâtre, pattes brunes, parfois rouges. Pronotum
aussi large ou même un peu plus large que les élytres, sa base large, toute la
, surface basale densément et finement ponctuée ; fossettes superficielles.
Élytres larges, le bord apical peu sinué ; stries ponctuées. Le 79 interstrie et
le plus souvent aussi le 59 avec quelques points alignés sur leur extrémité
apicale. Métépisternes courts ; segment ventraux pubescents latéralement.
Organe copulateur (fig. 236 k) très grand, coudé au tiers basal, la partie
apicale du pénis allongée, fusiforme ; apex assez court, droit, sa dilata-
tion terminale très développée et obtuse.
VARIATION. -— Espèce très variable. Il n’y a certainement pas lieu de dis-
tinguer une sous-espèce hypocrita DEJ., comme le fait PUEL (Misc. XXXVI,

HARPALUS ' 675
n¤ 8, hors-texte, 26). Sans doute aussi la subsp. qsturiac Somme. n’est-elle
pas séparable. 4
Parmi les variétés de coloration se trouvant en France, on peut retenir ': '
var. vicinuls DEJ. (1829, Spec. IV, 349; = Bcffai LU·rs.), à pattes rouges;
var. dcpressus Durrs., noire, sans coloration bleue ou verte. Tous les autres
noms donnés par Durrscmvun et attribués par PUEL à de petites variations
de 1’espèce ne méritent pas d’être retenus ; pas plus d’ailleurs que la var.
bipunctatus PUE1., qui aurait une soie discale d’un côté, deux de l’autre
(mont Ventoux).
Commun sur les terrains calcaires dans presque toute la France.
Europe moyenne et méditerranéenne.
l2. Harpalus (s. str.) mbripes DUFscr1M1D, 1812, Fna Austr. II, 77 ; type :
Linz. -—— BEDEL, 1881, Fne Bass. Seine, I, 75. — amoenus HEER, 1838,
Fna Helv. I, 108 ; type : Suisse. —— Var. sobrinus DEJEAN, 1829,
Spec, IV, 341 ; type : Pyrénées—Orientales.
Fig. 236 g, h. —— Long. 8 à 11 mm. Noir à reflets bleuâtres, la marge du
pronotum roussâtre, les élytres d’un bleu ou bleu verdâtre, métalliques et
brillants chez les mâles, noir mat chez les femelles ; dessous brun. Prono-
tum de moitié plus large que long, non rétréci à la base, les angles posté-
rieurs droits et émoussés, toute la surface basale ponctuée, mais plus forte-
ment autour des impressions qui sont superficielles et larges. Élytres à _
épaules anguleuses et dentées ; stries lisses ; le 79 interstrie et souvent aussi
le 59 avec quelques points alignés sur leur extrémité apicale. Métépisternes
assez longs ; segments ventraux 4 et 5 glabres, le 38 pubescent.
Organe copulateur (fig. 236 g) moins allongé que chez .le précédent,
coudé près du milieu. Apex atténué, grêle, sa dilatation apicale aplatie,
le bord terminal tronqué.
VARIATION. —- Chez la forme typique les antennes, palpes et pattes sont
entièrement rougeâtres. La var. sobrinus DEJ. a les fémurs noirâtres, les
tibias brun rougeâtre.
Commun dans toute la France. La var. sobrinus DEJ. remplace la forme
typique dans la région méditerranéenne et en Corse.
Toute l’Europe et la Sibérie.
13. Harpahls (s. str.) quadripunctahls DEJEAN, 1829, Spec. IV, 326 ; type :
Suède. — FA1RMA111E et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 136. —
Var. moniivagus REITTER, 1900, Verh. Brünn., XXXVIII, 99 ;type:
Alpes·Maritimes. ~
Fig. 238 a, b. -— Long. 10 à ll mm. Noir, la marge du pronotum noire,
les élytres brillants chez les mâles, mats chez les femelles. ll ressemble au
laius L., mais est reconnaissable, de prime abord, à la présence de 2 soies
discales au lieu d’une, sur la moitié postérieure du 3** interstrie. Tête ro-
buste. Pronotum à base large, avec toute la surface basale ponctuée, plus
fortement autour des impressions latérales ; angles postérieurs plus

676 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
émoussés que chez rubripes. Élytres longs, peu convexes, sans rangées de
points apicales sur les 5** et 7e interstries. Métépisternes courts ; segments
ventraux glabres.
Organe oopulateur (fig. 238 a) à partie apicale du pénis renflée, puis
très atténuée, l’apex très long, grêle, sinueux; renflement terminal tordu,
sa face tournée à droite.
VARIATION. — La forme typique a les antennes et les pattes rouges ; la
var. moniivagus REITT. a les pattes noires.
Dans les montagnes : Vosges, Jura, Alpes, Cévennes et Pyrénées. La var.
moniivagus REITT., dans les Alpes-Maritimes.
Europe septentrionale et moyenne, sous les latitudes arctiques et dans les
montagnes ; toujours rare. Aussi en Sibérie
I É/>
d Ti
I / /  
¤_ / E ' Q ‘ L
œ_ É. \ C_   \ ai
i
. 1 ">l" L
, ,, ix
, i
i J,./ \ ·
J ~   * /»
\ ,9 .
A
i` i - i
/ i [ i`
, ,   xx )
z. J ze. x» 4 ne 'L
Fig. 288. Gen. Harpalus LATR., organes copulateurs, de profll, et sommets des pénis,
face dorsale (>< 20). — a. et b. (s. str.) quadripunciatus DEJ., de Turini. — c. et d.,
H. (s. str.) alralus LATR., de Gudmont. — e. et f., H. (s. str.) lalus L., de Châteauroux.
— g. et h., H. (s. str.) lutcicornis DUETS., de Mâcon. — i. et j., H. (s. str.) aitenuatus
STEPH., de Brest. — lc. et l., H. (s. str.) Goudoii DEJ., de Teniet-el-Had. — m. et 11.,
H. (s. str.) sulphuripes GERM., de Tourettes.
14. Harpallls (s. str.) a.t1‘3.tl1S LATREILLE, 1804, Hist. nat. Crust. Ins.,
VIII, 360 ; type : env. de Paris. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass.
Seinel, 76. —h0iieni0ia DUFTSCHMID, 1812, FnaAustr. II, 80 ; type :
Linz. — Var. subsinuaius DUETscHM1n, 1812, 1. c., 80 ; type : Linz.

11.xm·,\1.us 677
Fig. 238 c, cl.- Long. 11 à I4 mm. Noir brillant chez le mâle, les élytres
mats chez la femelle. Pronotum une fois et un tiers aussi large que long,
les côtés arqués en avant, nettement sinués en arrière, la surface basale
ponctuée, densément sur les côtés, plus finement au milieu, la base un
peu plus étroite que celle des élytres. Élytres à bord apical fortement si-
nué; stries fortes, lisses. Segments ventraux glabres. Métépisternes courts.
Organe copulateur (fig; 238 c) à partie apicale du pénis modérément
renflée, l’apex très atténué, un peu infléchi, Yextrémité dilatée et obtuse.
VAR1ArioN. — La forme typique a les fémurs noirâtres, les antennes et
les tibias rougeatres ; chez la var. subsinuaius Durrs., les pattes sont entiè-
1·ement rougeâtres.
Presque toute la France, sauf la Bretagne, la Normandie et les hautes
montagnes. — Corse.
Largement répandu dans l’Europe moyenne. Dans les endroits frais, sous
les décombres autour des endroits habités ; parfois dans les bois. Assez rare.
15. I-Iarpalus (s. str.) luteicomis Durrscmvim, 1812, Fna Austr. II, 86 ;
type : Linz. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 76.
Fig. 238 g, h. — Long. 6 ai 7,5 mm. Noir, la marge du prothorax large-
ment roussâtre, surtout en arrière ; pattes rougeâtres. Tête petite, le la-
bium presque sans dent médiane ; antennes courtes. Pronotum rétréci à
la base, les angles postérieurs obtus et émoussés surtout chez les femelles;
fossettes basales profondes, la ponctuation basale superficielle. Élytres
peu brillants, à stries fines. Métépisternes courts ; segments ventraux
glabres.
Organe copulateur (fig. 238 g) grêle, l’apex droit, atténué, le renflement
terminal peu dilaté.
France septentrionale et çà et la dans le centre et le Massif Central. Toutes
les régions montagneuses de l’Est, depuis le Luxembourgjusqwaux Alpes-
Maritimes. Sous les pierres ou les mousses des arbres.
liurope septentrionale et centrale ; îles Britanniques. Sibérie.
16. Harpalus (sfstr.) îuliginosus Durrscnmm, 1812, Fna Austr. II, 83 ;
type : Linz.- G.~.N<;1.B»xUEn, 1892, K. M., I, 355. ——— solilaris DEJEAN
1829, Spec. IV, 337 ; type : Suède. — Chevrieri HEER, 1837, K. Schw,
ll, 45 ; type : Suisse.- Var. germanicus REI'1"1‘ER, 1900, Verl'1.Brünn,
XXXVIII, 99 ; type : Brandenburg.
Fig. 23'7 m, n.——Long. 10 à Il mm. Noir, la marge du pronotum noire,
les élytrcs des femelles mats. Tête grosse. Pronotum très transverse, les
côtés non sinues, arqués jusqu’aux angles postérieurs qui sont arrondis ;
toute la surface basale ponctuée, rugueusement sur les parties latérales,
les impressions faibles. Élytres larges, le bord apical très peu sinué ; stries
lisses et profondes. Métépisternes assez allongés ;> segments ventraux
glabres.

678 COLÉOPTÈRES cARAB1gUEs
Organe copulateur (fig. 237 m) arqué, la partie apicale du pénis droite,
l’apex assez court, son renflement terminal retroussé.
Hautes régions des Alpes, surtout dans leur partie méridionale. Mont
Ventoux ; Haute-Loire.
Europe septentrionale et Sibérie jusqu’au Kamtchatka et au Japon.
Toute la chaîne des Alpes.
17. Harpalus (s. str.) latus LINNÉ, 1758, Syst. Nat., 10** éd., 415. ——BEDEL
1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 76. — fulvipes FABRICIUS, 1801, Syst.
El. 1, 180. — limbaius DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 84 ; type :
Linz. — laiitibia REY, 1886, L’Éch., II, 2 ; type: Grande Chartreuse.
Fig. 238 0, f. —— Long. 8 à ll mm. Noir, la marge du pronotum roussâtre,
les antennes et les pattes rougeâtres. Pronotum transverse, à base large,
côtés non sinués, presque rectilignes, la surface basale entièrement ponc-
tuée, rugueusement sur les parties latérales, dans les impressions, qui sont
I superficielles ; angles postérieurs à som_met arrondi. Élytres assez étroits,
aussi larges à la base que le pronotum, le bord apical peu sinué. Métépi-
sternes courts ; segments ventraux glabres.
Organe copulateur (fig. 238 e) allongé, la partie apicale du pénis dilatée
vers la gauche, l’apex assez long, peu à peu rétréci, son extrémité à peine
épaissie et transverse.
VARIATION. —Une var. metallescens BYE, décrite d’Angleterre, a un léger '
reflet verdâtre métallique. Le latitibia REY est un mâle monstrueux à
tibias aplatis en lames de sabre, trouvé à la Grande-Chartreuse.
France septentrionale et centrale et régions montagneuses du midi. Dans
les bois, sous les feuilles mortes, surtout en terrain sablonneux.
Assez commun dans toute 1’Europe centrale, le Caucase et la Sibérie.
Angleterre.
18. Ha.1‘pa.l11S (s. str.) negleclills SERVILLE, 1821, Fne fr. I, 26 ; type : env.
de Paris. e BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr., I, 136.
Fig. 240 a, b. — Long. 6a 8 mm. Petite espèce noire, caractérisée par
son pronotum rétréci à la base, la surface basale incomplètement ponc· ·
tuée, les avant-derniers segments ventraux pubescents. Antennes brunes
à premier article rougeâtre et articles 2 à 4 noirâtres ; pattes foncées. Pro-
notum a base plus étroite que celle des élytres, les angles postérieurs obtus
et arrondis ; impressions basales profondes. Élytres assez convexes, à
stries profondes, mats et avec l’angle sutural denté chez la femelle. Mé-
tépisternes courts.
Organe copulateur (fig. 240 a) peu arqué, l’apex infléchi et dévié à
gauche, long et grêle, sa dilatation terminale simulant une tête de serpent.
VARIATION. — Il existe une var. Galiberti PUEL avec quelques points ali-
gnés sur 1’extrémité apicale du 79 interstrie, vivant avec la forme typique.

HARPALUS 679
ANTOINE d’autre part a décrit une var. fU]¢ith0Pü$`ANT., à pronotum dépig—
' menté, se trouvant sur la plage de Berck.
Répandu surtout dans les dunes du littoral de la mer du Nord, de la
Manche et de l’Océan ; rare dans les régions sablonneuses de l’intérieur des
terres ; îles anglo-normandes : Jersey.
Europe moyenne et septentrionale. Angleterre ; Afrique du Nord.
19. Harpalus (s. str.) fuscipalpis STURM, 1818, D. Ins. IV, 66 ; type:Au—
triche. — BEDEL 1898, Cat. Col. N. Afr., I, 135.
Fig. 239 Ic, l. —L0ng. 7 à 9 mm. Voisin du précédent, mais plus grand,
le pronotum moins rétréci à la base, ses angles postérieurs moins arron-
dis. Surface basale en grande partie lisse ; segments ventraux pubescents. »
Noir, souvent à reflets verdâtres, les épipleures noirs, les antennes rem-
brunies ; pattes sombres. Impressions basales du pronotum allongées et
parallèles. Élytres assez convexes, fortement striés. Métépisternes courts.
Organe copulateur allongé (fig. 239 Ic), l’apex du pénis droit, aplati,
assez court et large.
Isère : Vienne (FALCOZ) ; Basses-Alpes : env. de Digne (PEYERIMHOFF) ;
Bouches-du-Rhône : Sainte-Baume (M. de Boxssv).
Europe centrale et orientale ; Sibérie et Mongolie ; Afrique du Nord.
20. Harpalus (s. str.) attenuatlls STEPHENs, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 152 ;
type : Tunisie. — BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 134. — consen-
iancus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 302 ; type: Espagne. — mazvillosus
DEJEAN, 1829, l. c., 329 ; type : Caucase. 9
Fig. 238 i, f. ·—— Long. 7 à 9 mm. Noir, la marge du pronotum plus ou
moins roussâtre, les antennes en entier rougeâtres. Pronotum ample,
rétréci a la base, mais avec les côtés un peu sinués, les angles postérieurs
droits, peu émoussés ; surface basale en grande partie lisse, les fossettes
basales arrondies, larges et profondes, ponctuées. Élytres à stries pro-
fondes et ponctuées, mats, avec l’angle sutural non denté chez la femelle.
Métépisternes courts ; segments ventraux glabres.
Organe copulateur à partie apicale droite, l’apex assez long, parallèle,
à sommet obtus (fig. 238 i).
Presque toute la France et la Corse, sur les coteaux calcaires ou les ter-
rains sablonneux ; plus fréquent dans les dunes maritimes.
Europe occidentale et région méditerranéenne, depuis les îles Madère et
l’Afrique du Nord jusque dans la Syrie et le Caucase.
21. Harpalus (s. str.) Sulphuripes GERMAR, 1824,1ns. Sp. nov., 24 ; type :
Autriche. —BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 136.
Fig. 238 m, n. -— Long. 6 :1.8,5 mm. Noir à reflets bleuâtres ou verdâtres,
les antennes entièrement rougeâtres, les fémurs noirâtres. Étroit et allon-

680 coLÉo1>rÈnEs cARAB1QUEs
gé, le pronotum très rétréci à la base, sa surface basale non ponctuée, sauf
dans les fossettes qui sont allongées et profondes. Élytres à épaules angu-
leuses et dentées, le disque aplani ; stries fortes ; bord apical nettement
sinué ; élytres mats, un peu verdâtres, avec l’angle sutural non dente chez
les femelles. Métépisternes courts ; segments ventraux glabres.
Organe copulateur régulièrement arqué (fig. 238 m), l’apex infléchi, assez
épais.
çà et là dans presque toute la France, surtout dans l’ouest et le midi.
Corse. Terrains calcaires.
Europe méditerranéenne occidentale ; Afrique du Nord.
22. Harpalus (s. str.) Golldoti DEJEAN, 1829, Spec. IV, 304 ; type 2 Tanger.
— BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I, 136.
Fig. 238 lc, I. —— Long. 6 à 7 mm. Très voisin du précédent dont il diffère
par sa forme moins parallèle, sa coloration noire sans reflet métallique,
enfin par ses pattes entièrement rougeâtres.
Organe copulateur (fig. 238 Ir) plus grêle et allongé, l’apex bien plus effilé
et un peu arqué vers la gauche.
Basses-Alpes (DEJEAN).
L’espèce n’a jamais été retrouvée en France, mais elle est bien connue de
l’Afrique du Nord. Sans doute faudra-t-il la rayer de la faune française.
23. Harpalus (s. str.) honestus DU1=rscHM1D, 1812, Fna Austr. ll, 85 ; type :
Wien.- BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 177. —— ignavus DUFT—
SCHMID, 1812, l. c., 85 ; type : Linz.
Fig. 239 a, b. — Long. 7 à 10 mm. Violacé brillant, les élytres d’un bleu
ou vert métallique, les antennes rougeâtres avec les articles plus ou moins
rembrunis. Pronotum rétréci à la base, ses côtés subsinués, les angles pos-
térieurs un peu obtus et émoussés ; surface basale sans ponctuation, sauf
dans les impressions qui sont allongées et profondes. Élytres ovales, dépri-
més, a stries fortes et bord apical peu sinué. Angle sutural denté chez les
femelles. Métépistcrnes courts. Segments ventraux glabres.
Organe copulateur (fig. 239 a) nettement coudé vers le milieu, la partie
apicale du pénis atténuée, droite, l’apex long et grêle, parallèle, son renfle-
ment terminal obtus.
VARIATION. — On trouve parfois des individus avec quelques points ali-
gnés sur l’extrémité apicale du 76 interstrie : var. honestoides Riairr. Quant
a la var. pallidipes Bisirr., elle concerne simplement des individus imma-
tures (J. MÉLLER, 1931, Col. Centr. V, 64).
Toute la France et la Corse, sur les collines calcaires, dans les friches,
sous les pierres. Aussi dans les montagnes, mais aussi commun dans la Nor-
mandie.
Europe centrale et méridionale, surtout da11s les régions montagneuses.

HARPALUS 681
24. HBIDSIUS (s. str.) 1'ufitarsis DUFTscHM1D, 1812, Fne Austr. II, 82 ;
type : Autriche. —— BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Air. I, 136. ——-rufipalpis
STURM, 1818, D. Ins., IV, 70.
_Fig. 239 e, f. — Long. 7 à 9 mm. Très voisin du précédent, dont il ne se
distingue guère extérieurement que par sa coloration noire et la présence
I  
!  a.     
.a» C
^ î
  J · Q eoé J I
6-   ll y à z.,
l i   1 @1 (  1
[Q \J Ji É. "·" Ã
Fig. 239. -— Gen. Harpalus LATR., organes copulateurs, deprofil, et sommets des pénis,
face dorsale ( >< 20). — a. et b., H. (s. str.) honestus Durrs., de Saint-Dizier. —— c. et
d., H. (s. str.) decipiens DEJ., du mont Lozère.- e. et f., H. (s. str.) ru/itarsis DUF·rs.,
de Marly.- g. et h., H. (s. str.) BcllieriRE1cHE, de Corse. — i. et j., H. (s. str.) autum-
nalis Durrs., des Loges. — k. et l., H. (sistr.) fzzscipalpis ST., des Basses-Alpes.
de deux ou trois points au lieu d’un sur la terminaison de la 7° strie. Angle
sutural des femelles plus ou moins denté.
Organe copulateur (fig. 239 e) caractérisé par l’inflexi0n de l’apex qui
est plus allongé, plus aminci dans son milieu, ce qui fait paraître la dilata-
tion terminale plus accusée.
La var. purpurascens ScHAUB., décrite des Alpes autrichiennes, a un reflet
métallique violacé ou verdâtre ; elle ressemble davantage à 1’h0ncstus.
France septentrionale et moyenne ; Provence et Alpes méridionales.
Europe moyenne et méditerranéenne ; Afrique du Nord. (
25. Harpalus (s. str.) decipiens DEJEAN, 1928, Spec. IV, 313 ;type : midi
de la France. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 357.
Fig. 239 c, d. — Long. 8 à 10 mm. Généralement tenu pour une race

682 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
géographique du rufiiarsis, mais bien différent par son organe copulateur.
Même coloration noire, les femelles mates, parfois verdâtres. Forme plus
large, le pronotum plus ample, les élytres proportionnellement plus longs,
à sommet plus atténué. Angle sutural non denté chez les femelles.
Organe copulateur (fig. 239 c) à partie apicale du pénis droite, son bord
ventral plan, rectiligne et non convexe ; apex plus court que chez les pré-
cédents, grêle, incliné vers la gauche, l’extrémité plus obtuse.
Sud-ouest de la France : sud du Plateau Central ; Cévennes et Pyrénées.
Péninsule ibérique.
26. Harpalus (s. str.) Bel1ie1·iRE1cnia,1861, Ann. Fr., 201 ; type : Corse.-
angularis Riav, 1886, L’Éch., II, 2 ; type : Corse.
Fig. 239 g, h. - Long. 7 à 10 mm. Plus étroit et déprimé que les précé-
dents, les côtés du pronotum nettement sinués, les fossettes basales presque
sans trace de ponctuation. Métépisternes longs, alors qu’ils sont courts chez
les précédents. Élytres subparallèles.
Organe copulateur (fig. 239 g) de même type que chez les précédents,
mais avec l’apex bien plus allongé, tordu en S, grêle et terminé par un ren-
flement bien développé.
Chez la forme typique il existe plusieurs points alignés sur Fextrémité
apicale du 78 interstrie ; cette série manque et on ne trouve que le seul point
sétigere apical normal de la 76 strie chez la var. adaequans ScHAUB.
Toute la Corse, commun dans les montagnes.
Aussi en Sardaigne.
27. Harpalus (s. str.) auhlmualis DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 100 ;
type : Linz. —- BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine l, 179. — impiger
DUFTSCHMID, 1812, l. c., 103 ; type : Wien.
Fig. 239 i, j. —— Long. 6 à 7 mm. Petite espèce bien reconnaissable à la
multiplicité de ses soies discales. Brun de poix, la marge du pronotum et les
épipleures roussàtres, les antennes et les pattes entierement rougeâtres.
Pronotum non rétréci à la base, ses côtés plus ou moins sinués, les angles
postérieurs droits et vifs; ponctuation de la surface basale limitée à quel-
ques points sur les fossettes, qui sont allongées, linéaires. Élytres convexes,
le bord apical peu sinué, les stries faiblement ponctuées, les interstries
plans. De deux à cinq soies discales sur la moitié postérieure du 38 in-
terstrie ; quelques points alignés sur la partie apicale du 7°. Élytres mats
chez les femelles. Segments ventraux glabres.
Organe copulateur (fig. 339 i) à partie apicale du pénis fusiforme, sa
face ventrale convexe ; apex court et large, droit, très aplati, son extré-
mité obtuse.

HAR1>ALUs 683
Alluvions sablonneuses des grands cours d’eau : Rhin, Moselle, Seine,
Loire, Allier, etc. ; sables tertiaires du bassin de Paris. Très rare ailleurs.
Europe moyenne.
28. Harpalus (s. str.) Serripes QUENsEL, 1806, in ScHôNHE1=xR, Syn. Ins. I,
199 ; type : Russie méridionale. — BEDEL, 1898, Cat. Col. N. Afr. I,
136.
Q  » il
` / ,. /' A v C· .
    ( ç  
l 1}
il « * We. V
. 1 ' ’
f ty,
e. A \
M · 
ài ` L   1
.. V
\\   \ . \ 17,. 0.
L J' [_ la 4 nz.
Fig. 240. Gen. Harpalus Lyra., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (X 20). — a. et b., H. (s. str.) neglectus SERV., de Jersey. — c. et d., H.
(s. str.) anxius Durrs., de Paris. — e. et f.,H. (s. str.) serripes QUENS., de Ria. —
— g. et h., H. (s. str.) iardus PANz., de Paris. — i. et j., H. (s. str.) modestus DEJ.,
d’Épinal. — k. et l., H. (Actephilus) pieipennis Durrs., de la Sarthe. —— m.,
H. (Actephilus) vernalis F., d’Étrechy. — n. et 0., H. (s. str,) servus Dorrs., de
Saclas.
Fig. 240 e, f. — Long. 10 à 12 mm. Court et épais, convexe. Brun de poix,
la marge du pronotum roussâtre, le dessous noirâtre ; antennes rembrunies ;
pattes noirâtres. Pronotum transverse, à base large, côtés non sinués, an-
gles postérieurs très arrondis ; surface basale sans ponctuation, les impres-
sions allongées, très superficielles et bien limitées, couvertes de quelques
_ points. Élytres épais, à épaules anguleuses et dentées, le bord apical sinué.
Chez les femelles les élytres sont à peine moins brillants que chez les
mâles, sans dent suturale. Métépisternes assez courts. Segments ventraux
glabres. L’éperon des protibias est relativement large. ·

684 coLÉo1>TÈREs cARAB1guEs
Organe copulateur (fig. 240 e) coudé vers le milieu, la partie apicale du
pénis épaisse, fusiforme, peu atténuée, l’apex très court et large.
Toute la France et la Corse, sur les terrains calcaires ou sablonneux. Iles
anglo-normandes : Jersey.
Commun dans toute l’Europe moyenne et méditerranéenne ; Angleterre,
Afrique du Nord.
VARIATION. -— Dans l région des Causses, on trouve, plus fréquemment
que la forme typique, une var. Pateri PUEL (1937, Misc., XXXVIII, 92),
avec un reflet bleu, verdâtre ou violacé, et les pattes et antennes entière-
ment rougeâtres. Il se pourrait que cette forme soit la même que celle décrite
de 1’Europe centrale par REITTER, sous le nom de subchalybaeus REITT.
(1900).
29. Harpalus (s. str.) tardus PANzER, 1797, Fne Ins. Germ. 37, 24 ; type :
Allemagne. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 359. — rufimanus
M./XRSHAM, 1802, Ent. Brit., 441 ; BEDEL, 1881, Fne Bass. Seine I, 180.
Fig. 240 g, h. ——- Long. 9 à 10 mm. Très voisin du précédent, même forme
et coloration brune, mais toujours avec un léger reflet bleuâtre, les élytres
mats chez les femelles. Pronotum semblable, mais avec les impressions
basales plus allongées, plus profondes, moins nettement circonscrites.
Élytres à sommet plus atténué, l’angle sutural non denté chez les femelles.
Métépisternes courts ; segments ventraux glabres. Éperon des protibias
plus étroit.
Organe copulateur très analogue, aussi coudé (fig. 240 g), mais avec
la partie apicale du pénis plus grêle et l’apex plus allongé.
La var. Pueli ANTorNE (1920, .Misc., XXV, 10) diffère du type par la
présence de quelques points alignés sur 1’extrémité apicale du 7** interstrie.
Toute la France et la Corse ; très commun.
Presque toute la région paléarctique.
30. Harpalus (s. str.) modestus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 367; type : Sty-
rie. —— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 179. - flavitarsis DE-
JEAN, 1829, l. c., 378 ; type : Allemagne.
Fig. 240 i, j. -— Long. 6 à 7 mm. Petite espèce de coloration brunâtre,
de forme courte et convexe, à pronotum transverse et base large et non
ponctuée ; facile à reconnaître à la position de la soie marginale du pro-
notum qui se trouve au milieu des côtés et non avant le milieu. Antennes
rougeâtres, fémurs noirâtres.
Organe copulateur (fig. 240 i) peu arqué, l’apex grêle, infléchi, peu
allongé.
çà et la dans le nord, l’est et le centre de la France ; signalé aussi des envi-
rons d’Avign0n et de Camargue. Terrains sablonneux, toujours très rare.
J Europe moyenne et septentrionale ; Caucase ; toute la Sibérie, jusqu’au
apon.

HARPALUS 685
31. Harpalus (s. str.) anxius DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 102 ;
type : Wien. -— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 137.
Subsp. subcylindricus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 374 ; type : Es-
pagne. — pumilus DEJEAN, 1829, l. c., 305 (nec STURM). — avarus
SCHAUBERGER, 1930, Kol. R., XV, 200.
Fig. 240 c, d. »— Long. 7 à 8 mm. Très voisin du modeslus, même aspect
général, mais plus grand, plus allongé, la soie marginale du pronotum insé-
rée nettement avant le milieu des côtés. Pronotum à côtés peu qarqués,
non parallèles. Élytres près de deux fois aussi longs que le pronotum, les
stries fines. Segments ventraux glabres. (
Organe copulateur (fig. 240 c) relativement peu arqué, la partie apicale
du pénis atténuée, l’apex assez long, droit.
Presque toute la France, peu commun, sur les terrains sablonneux et
découverts ; îles anglo-normandes.
Grande partie de la région paléarctique.
VARIATION. - Comme chez les espèces voisines, on trouve des individus
ayant 3 à 4 points alignés sur la partie apicale du 7c interstrie : var. Lerali
ANTOINE (Berck-plage). ·
32. Harpalus (s. str.) servus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. ll, 101 ;
type : Wien. —- BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 179. .
Fig. 240 rx, 0. —- Long. 7,5 à 8,5 mm. Très caractérisé par sa forme large,
son pronotum très large à la base et sa coloration, qui lui donnent un peu
l’aspect de petit Calaihus. Brun de poix, la marge du pronotum et les
angles postérieurs, souvent aussi les élytres roussâtres ; antennes rou-
geâtres, fémurs rembrunis. Pronotum avec sa plus grande largeur à la
base, le bord basal largement échancré en arc, les angles postérieurs
presque aigus et vifs. Élytres courts, peu convexes, à stries fines, mats
chez les femelles. Métépisternes courts. Segments ventraux glabres.
Organe copulateur (fig. 240 n) peu arqué, la partie apicale du pénis .
droite, très atténuée, l’apex court et parallèle.
Dunes du littoral de la mer du Nord et de la Manche, jusqu’à la Seine ;
aussi par places dans les régions sablonneuses du nord de la France :
bassin de Paris ; Mulhouse ; Allier.
Europe septentrionale et moyenne ; Angleterre. Sibérie ; Chine.
VAmAT1oN. -— On trouve assez souvent des individus dépigmentés, comme
cela est de regle chez les espèces vivant au bord de la mer. La var. marifimus
ScnNE1DEn, décrite de l’île de Borkum, a les élytres entièrement roussâtres
et se trouve fréquemment dans la Somme et le Pas-de—Calais. AN·ro11~1E a
donné le nom de berckcnsis ANT. à une variété chez laquelle la dépigmenta-
tion de l’élytre est partielle et laisse une large bande suturale noire.
JEANNEL 44

` 686 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
33. Harpalus (s. str.) F1·01ichiSr¤nM, 1818, D. Ins. IV, 117 ; type : Alle-
magne. —— GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 358. -— segnis DEJEAN,
1829, Spec. IV, 365 ; type 2 Autriche. -— iardus BEDEL, 1881, Fne
Col. Bass. Seine, I, 180 (nec PANZER).
Fig. 241 c, d. -— Long. 7,5 à 9 mm. Aspect extérieur du iardus PANZ.,
mais distinct par sa forme plus convexe et surtout par la pubescence des
- ' ~ cl A ` îfî)
>\`_, .
. // ( ' Q
Q , JE .
/— [___ (Y X`.
` î· :;—Z" ‘
 \ ‘ - ‘î>-
—-/   \
\ ‘    l/’
I Z . .
A 6 . ®\\
\ (
\ /
Q l `Y
/,, I L.
Fig. 241. Gen. Harpalus Lara., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (X 20). -— a. et b.,H.(Acardysius) flavescens Pi1..r..,de Fontainebleau. —
c. et d., H. (s. str.) Frôlichi ST., de Soissons.- 2., H. (s. str.) zabroides DEJ., de Wien.
— f. et g., H. (s. str.) hirîipes PANZ., de Prusse. — h. et i., H. (Microderes) scariîides
ST., de Constantine.
deux avant-derniers segments ventraux. Noir de poix, la marge du prono-
tum roussâtre ; antennes rougeâtres, pattes noires. Pronotum rétréci en
avant, sa base large, les fossettes basales profondes et ponctuées, le reste
de la surface basale lisse`. Élytres très convexes. Métafémurs à soies très
nombreuses.
Organe copulateur (fig. 241 c) peu arqué, la partie apicale atténuée,
1’apex long et droit.

· HAHPALUS ·687
Nord de la France., Alsace ; sables tertiaires du bassin parisien ; Manche :
dunes de Gouville (MONNOT) ; çà et là dans le bassin de la.Loire.
Europe septentrionale et moyenne. V
34. Harpûlus (s. str.) zabroides DEJEAN, 1829, Spec. IV, 343 ; type : Mos-
cou. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 358. — Lycaon LINDER, 1860,
Ann. Fr., 612 ; type : Ariège.
Fig. 241 e. —- Long. 12 à 15 mm. Espèce de grande taille, épaisse et
convexe, noir de poix avec les antennes rembrunies, les pattes noirâtres.
Pronotum à côtés rectilignes ou même sinués en arrière, les fossettes ba-
sales à peu près nulles, la surface basale lisse. Élytres à stries fortes. Som-
met des protibias transversalement tronqué, l’a11gle apical externe peu
saillant. Segments ventraux pubescents.
Organe copulateur (fig.,241 e) très volumineux, peu arqué, la partie
apicale du pénis dilatée, un peu cambrée, sa face ventrale bombée ; apex
long, droit et robuste.
Sporadique et très rare en France. Oise : Thury (VUILLEFROY) ; Yonne ;
Ariège.
Europe orientale et méridionale. Sibérie occidentale.
35. Harpalus (s. str.) hîrtipes P.·xNzER, 1797, Fna Ins. Germ., 38, n° 5 ;
type : Allemagne. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 78, 174.
Fig. 241 f, g. — Long. 12 à 15 mm. Aspect et taille du précédent, même
coloration, mais moins convexe et plus large. Pronotum à côtés arqués
en arrière jusqu’aux angles postérieurs, qui sont plus émoussés ;le re-
bord marginal plus large ; fossettes basales plus accusées, mais petites et
superficielles, lisses comme toute la surface basale. Stries des élytres
plus fines. Sommet des protibias obliquement tronqué, l’angle apical
externe formant une apophyse saillante. Segments ventraux pubescents.
, Organe copulateur (fig. 241 f) semblable, mais avec la partie apicale du
pénis droite, non cambrée, l’apex plus grêle. _
Nord de la France : çà et la dans le bassin de la Seine : Evreux, Paris,
Fontainebleau, Laon ; Haguenau ; La Flèche.
Europe septentrionale et moyenne, toujours rare. Caucase ; Sibérie.
Subgen. Acardystus HEITTER
36. H. (Acardystïls) Havescens PILLER et MITTERPACHER, 1783, lter per
Poseg., 98 ;type : Hongrie.- ferrugineus FABRICIUS, 1775, Syst. Ent.,
246 (nec LINNÉ). —— rufus BRUGGEMANN, 1873, Abh. Brem., III, 459.
— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 174.
Fig. 241 a, b. — Long. 11 à 13 mm. Très reconnaissable à sa coloration

688 c0LÉ01>TÈREs CARABIQUES
testacée rougeâtre uniforme, brillante chez les mâles, les élytres mats chez
les femelles. Forme épaisse et convexe. Pronotum cordiforme, très rétréci
à la base, avec les côtés longuement et profondément sinués dans la moitié
postérieure, les angles postérieurs droits et vifs ; surface basale finement
ponctuée sur toute sa largeur, surtout sur les côtés ; base du pronotum
bien plus étroite que celle des élytres. Ceux-ci atténués au sommet, le
bord apical sinué, les stries fortes et ponctuées. Les deux avant-derniers
segments ventraux pubescents.
Organe copulateur (fig. 241 cz) peu arqué, la partie apicale du pénis un
peu cambrée, l’apex court et robuste.
Nord de la France, dans les régions sablonneuses. Sables tertiaires du
bassin de Paris : Fontainebleau (GRUARDET) (1), Compiègne, Laon ; bassin
de la Loire et de l’Al1ier ; Saône-et-Loire : La Seille (Prcimo) ; Bresse et
région lyonnaise ; Alsace : Haguenau. Hautes-Pyrénées.
Europe septentrionale et moyenne ; Caucase.
Subgen. Actephilus STEPHENS
37. H. (Aoliephilusl vemalis FABmc1Us, 1801, Syst. El. I, 207. - J. MüL-
LER, 1931, Col. Centr., V, 76. — picipennis BEDEL, 1881, Fne Col.
Bass. Seine, I, 180. — funesius SE1>.v1LLE, 1821, Fne fr., 26 ; type :
Paris.
Fig. 240 m.—Long. 4,5 à 6,5 mm. Brun de poix brillant, très peu alutacé;
pattes sombres avec les tibias rougeâtres, les antennes rougeâtres, Étroit
et très convexe, obtusément arrondi en avant et en arrière, ayant ainsi
un peu la forme d’un Aphodius. Antennes courtes, à articles ovales, non
aplatis, à peu près deux fois aussi longs que larges. Pronotum court, très
convexe, avec les angles postérieurs très largement arrondis ; fossettes
_ basales non ponctuées. Élytres très convexes, à stries profondes, le bord
apical peu sinué.
Organe copulateur peu arqué, l’apex droit, très grêle, avec le renfle—
ment terminal en forme de bouton (fig. 240 m).
Majeure partie de la France ; manque dans les hautes montagnes. Très
rare dans la région méditerranéenne : Montpellier (V. MAYET) ; Avignon
(CHOBAUT).
Europe septentrionale et moyenne. Turkestan ; Sibérie.
VARIATION. —— Les espèces du sous—genre Actephilus n’ont normalement
pas de soie discale sur le se interstrie. Mais quelques individus ont parfois
conservé cette soie. Cette variation chez le H. vernalis a été nommée
Barîhei ANT. D’autre part, la var. flavofemoratus ScHAUB. a les tibias fran-
- chement rougeâtres,
1. Autrefois commun sur le champ de manoeuvre de la route d’Orléans et sur le
Cllàlïlp de COUPSCS.

HARPALU s 689
38. H. (Actephilus) picipennis DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 102 ;
type : Silésie. -— J. MûLLER, 1931, Col. Centr., V, 69. — muliiselosus
C. G. THOMSON, 1884, Ann. Fr., Bull., 121 ;`type :.Europe moyenne.
Fig. 240 lc, l. —- Long. 6 à 7 mm. Un peu plus grand, même aspect géné-
ral, même coloration, sauf que les tibias sont généralement noirâtres, plus
foncés que chez vernalis. Plus large et moins convexe. Antennes à articles
aplatis, ovales, dilatés, moins de deux fois aussi longs que larges. Pro-
notum plus transverse, ses angles postérieurs moins arrondis, plus accu-
sés. Épaules plus saillantes.
Organe copulateur (fig. 240 Ic, l) de même forme, mais avec l’apex plus
court et plus épais, son renflement terminal non en forme de bouton,
mais un peu saillant du côté dorsal.
Beaucoup plus rare en France que le vernalis avec lequel il a été longtemps
confondu. Sarthe : Saint·Mars-les-Bruyères(STE-CL. DEVILLE); cours de la
Loire : Briare (GRUARDET) ; Gien (MÉgU1GNoN) ; Tours (PUEL).
Europe septentrionale et centrale.
39. H. (Actephilus)a.1ba.nicus RE1'r'rER, 1900, Verh. Brünn, XXXVIII,
114 ;type : Scutari. — J. MÉLLER, 1931, Col. Centr., V, 69.
Long. 8 à 9 mm. Un peu plus grand que les deux précédents dont il
diffère surtout par les angles postérieurs du pronotum presque droits,
émoussés, mais non arrondis. Antennes rougeâtres, courtes et fines. Élytres
à épaules anguleuses, mats chez les femelles.
Cette espèce n’est placée ici qu’avec doute. Elle n’a pas de fouet basal
à l’élytre, ni normalement de soie diseale sur le 39 interstrie ; ces deux
caractères chétotaxiques la rapprochent des Aciephilus.
La soie discale du 39 interstrie existe parfois Z var. pseudoanmius SCHAUB.
(Dobroudja).
Vaucluse : La Motte—d’Aigues (FAGNIEZ) ; Bouches-du—Rhône : Camargue
(PUEL) ; Gard : Grau-du-Roi (PUEL) ; Hérault : étang de Lattes (LAVAGNE).
Péninsule balkanique ; Crimée.
Subgen. Microderes FALDERMANN `
40. H. (Microderes) scaritides STURM, 1818, D. Ins. IV, 81 ;type :Autriche.
—— GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 361.
Fig. 241 h, i. — Long. 8 a 10 mm. Noir, les antennes et les palpes rou-
geâtres, les pattes noires. Allongé, parallèle et peu convexe. Tête grosse,
guère plus étroite que le pronotum, le front avec deux profondes fosséttes
sur l’insertion des côtes tentoriales. Pronotum très transverse, sa plus
grande largeur avant le milieu, la base rétrécie, les angles postérieurs
arrondis, tout à fait effacés ; impressions basales allongées, profondes et
ponctuées, la surface basale lisse. Élytres longs et peu convexes, à épaules

690 coLÉoP'rÈREs cARAB1QUEs
arrondies, les stries fortes et lisses, le bord apical à peine sinué, le som-
4 met obtus ; fouet basale très petit ou rudimentaire ; _pas de soie discale
sur le 36 interstrie. Métépisternes courts et fortement ponctués. Toute
la face ventrale et les métafémurs hérissés de longues soies clairsemées.
· Organe copulateur (fig. 241 h) assez grêle, l’apex infléchi, sans renfle-
ment terminal, sa pointe en lame obtusément arrondie.
Midi de la France. Env. de Marseille ; Pont-du-Gard ; Vendres ; Carcas-
sonne; Narbonne; Béziers; Toulouse; Pyrénées—Orienta1es. Aussi dans
1’ouest en Vendée et dans la Loire-Inférieure. — Corse.
Europe moyenne et méditerranéenne ; Crimée; Caucase. Aussi dans
1’Afrique du Nord, à Constantine.
95. Gen. LICINODERUS SA1NrE—CLA1RE DEVILLE
Licinoderus SAINTE-CLAIRE DEVILLE, 1905, Bull. Fr., 114 ; type : Chobauii
DEV.
Fig. 241 bis. —- Genre voisin de Harpalus, mais distinct en raison de
caractères chétotaxiques très importants.
Tête de dimension normale, comme chez les Harpales. Téguments
ponctués et puhescents sur les élytres ; tête lisse, tempes glabres, face
dorsale des tarses labres.
\ — g
gt"., Deux soies sur les côtés du
 —   pronotum, l’une un peu avant
. ‘ ._ ‘ le milieu, l’autre avant les
~ il ag` angles postérieurs.
i ii? \ Labre tronqué droit. Front
_ ,   sans sillons oculo-frontaux.
/ \‘·.  Labium douté. Palpes labiaux
/ ` / \  È polychètes. Pronotum trans-
' i   verse, à côtés non sinués et
\ _·  \ angles postérieurs effacés, le
 gl ,_`“\,,_____^_,,},I·      \ bord basal échancré large-
'W  É  ""/' \ ment en arc.Élytres a rebord
 Il     I-}"\` ’,·`·   T, 3  bagal entier, Sans Strîole
  ·   basale, mais avec la base de
,._' I  fl      la lm strie déviée en dehors,
  `_'`  li li 1`·]|Ã.§iÃi_llï     de sorte que la striole se trou-
l,î?Ã;É l;.§[·îi    w verait en dedans d’elle, si
  elle existait ; bord apical lé-
' LES;   pli};.   gèrement sinué. Pas de soie
  ,·f;‘;jî:;.fï--'÷ÃflÃQ}-~j\;,_î·Ã`§, discale sur le 36 interstrie.
  ,,·,·"_lZ:  A Protibias arrondis à l’angle
' ` ** ` ·‘·*" ap1cal externe, les éperons
Fig. 241 bis. Gen. Licin0derusDEv. ; L. Chobauîi Sim les
DEV., femelle, du cirque de Gavarnie. P ‘

STENOLOPHITAE 691
Par ces caractères, Licinoderus se rapproche sans aucun doute des Har-
palus, mais il présente un certain nombre de caractères aberrants qui l’en
distinguent. L’absence de striole basale et la_ conformation de la base·de la
lm strie, de même que la présence de la soie pronotale postérieure sont tout
à fait insolites. L’absence de soie discale sur le 3€interstrie, par contre,
s’observe chez les Harpalus des sous—genres Microderes et Actephilus.
1. Licinoderlls Chobauti SA1NTE—CLA1RE DEv1LLE, 1905, Bull. Fr., 114 ;
type : Gavarnie.
Fig. 241 bis. -— Long. 10 mm. Allongé, subparallèle, assez déprimé,
d’un noir assez brillant, avec un léger reflet bleu violacé ; antennes rou-
geâtres. Tête lisse, assez grosse, rétrécie derrière les yeux. Pronotum sub-
transverse, ses côtés non sinués,rétrécis vers la base jusqu’aux angles
postérieurs qui sont obtus et arrondis ; surface basale finement ponc-
tuée. Élytres assez longs, subdéprimés, fortement striés et alutacés, le
bord apical faiblement sinué ; ponctuation des interstries médiocre, peu
serrée, vaguement alignée.
Chez la femelle les élytres sont mats et plus densément ponctués sur les
interstries internes. ·
Pyrénées : cirque de Gavarnie, une femelle (type), juillet 1904 (CnoBAUr),
un mâle, mai 1931 (Grrmun et TEMPÈRE).
Subfam. STENOLOPHITAE HoPE
Slenolophidae HOPE, 1838, Col. Man. ll, 89. —— Sienolophinae BArEs, 1882,
Biol. centr-am., Col. I, 70. - Acupalpini TSCHITSCHÉRINE, 1901,
Hor. Soc. ent. R., XXXV, 243.
Groupe caractérisé par ses palpes dichètes, le revêtement tarsal des
mâles non feutré, et enfin par la présence de sillons oculo-frontaux nette-
ment tracés chez tous les genres. Il renferme un très grand nombre de
Harpalides de petite taille, répandus dans le monde entier. Ce sont pour
la plupart des grandes lignées gondwaniennes, abondamment représen-
tées dans les régions chaudes, mais avec des genres différenciés sur l’hémi—
sphère nord.
Une seule soie frontale ; antennes pubescentes à partir du 36 article, or-
dinairement pas de soie pronotale postérieure(sauf Dichirolrichus et Tri-
choccllus). Dernier article des palpes toujours fusiforme, assez renflé, plus
ou moins acuminé, pubescent ; les labiaux dichètes. Languette bisétulée,
les paraglosses toujours glabres.
Pronotum comme chez les Harpaliiae. Élytres à bord apical toujours
très peu sinué. Pattes grêles, les tarses dilatés ou non chez les mâles ; lors-

692 coLÉo1>TÈREs CARABIQUES
qu’ils portent un revêtement spécialventral, ce sont des grandes phanères a
large pavillon, peu nombreuses, alignées sur deux rangs (sauf chez Di-
chiroirichus dont les articles du protarse mâle portent une vingtaine de
grandes phanères disposées sans ordre).
Organe copulateurjamais déversé vers la gauche; le bulbe basal du
pénis volumineux, la partie membraneuse dorsale très allongée, l’apex
toujours simple, peu différencié. Chez les Acupalpus, l’organe copulateur
est très réduit, faiblement chitinisé, avec des styles hyalins, allongés, le
gauche tourné contre la face ventrale du pénis. Les styles sont au contraire
courts, subcarrés, cornés et de couleur noirâtre chez les Sienolophus. Le
sac interne, généralement inerme, porte parfois des pièces copulatrices
sous forme de grosses dents éparses le long des parois du sac (Dichiro-
lrichus, Acupalpus).
Comme chez les Harpales proprement dits, il existe des genres pubescents
(Dichiroirichus, Trichocellus), et ces genres ont conservé leur soie pronotale
postérieure. La pubescence a disparu chez les autres genres.
La sous—famille se trouve d’ailleurs a un degré d’évolution chétotaxique
assez avancé : les palpes labiaux sont dichètes et la série ombiliquée se
trouve à un stade d’agrégation plus prononcé que chez les Harpalilae. Elle
est divisée en deux groupes bien séparés par un long espace moyen dé-
pourvu de fouets, et les deux groupes 2 6 + 8 (ou 6), ont leurs fouets
répartis dans des positions fixées, qui permettront de caractériser les
tribus.
Les auteurs récents, SCHAUBERGER, PUEL et autres, ont voulu réunir les
Sienolophus et les Acupalpus dans un genre unique et, d’autre part, enlever
les Dichirolrichus de ce groupe pour les rapprocher des Anisodactylites.
C’est là méconnaître les véritables affinités de ces divers genres. En réalité,
les Dichirolrichus doivent être maintenus près des Bmdycellus en raison
de leurs palpes labiaux dichètes et de la structure de leur organe copula-
teur. Et, loin d’être réunis dans un même genre, les Sienolophus et les
Acupalpus seront séparés dans deux grandes tribus.
TABLEAU mas TRIBUS ·
1 . Groupe postérieur de la série ombiliquée formé par S fouets répar-
tis en deux séries de 4 fouets, séparées par un espace égal à l’une
des deux séries. Groupe antérieur avec le 69 fouet très écarté du
58. Organe copulateur robuste, les styles subcarrés, très chitini—
ses et colorés, tronqués, avec un liséré membraneux sur la tronca—
ture apicale ...................... (p. 693). Trib. Stenolophini.
— Groupe postérieur de la série ombiliquée formé par 6 à 8 fouets en
série continue. Organe copulateur petit, peu chitinisé, les styles
allongés, ovales, hvyalins ..................................... 2.
2. Groupe postérieur de la série ombiliquée formé de 8 fouets. Groupe

STENOLOPHUS 693
antérieur avec le 69 fouet peu écarté du 58. Style gauche en posi-
tion normale ...................... (p. 700). Trib. Bradycellini.
— Groupe postérieur formé de 6 fouets, rarement 7 ; groupe antérieur
avec le 6** fouet plus ou moins écarté du 59. Style gauche appliqué
sous la face ventrale du pénis, se présentant de champ lorsque l’or-
gane est vu de profil ............... (p. 711). Trib. Acupalpini.
Trib. STENOLOPHINI, s. str.
Bien caractérisée par la division du groupe postérieur de la série ombi-
liquée en deux séries de quatre fouets chacune.
Espèces de taille relativement grande, glabres, souvent bicolores. La-
bium non denté. Pronotum à angles postérieurs très effacés et côtés ar-
rondis, non sinués. Élytres amples, à stries lisses, bord apical faiblement
sinué. Tarses glabres sur leur face dorsale.
Protarses et mésotarses des mâles simples ou dilatés. Pas de fossette mé-
diane sur le premier segment ventral chez les mâles.
Organe copulateur robuste, bien développé, souvent de grande taille.
Styles courts, subcarrés, très chitinisés et de coloration foncée, souvent
noirâtre, le bord apical transverse, avec un liséré membraneux.
Groupe originaire de la région gondwanienne orientale, où il est repré-
senté par de nombreuses espèces. Il faut y placer les Anoplogenius CHAUD.,
à élytres sans striole basale et segments ventraux glabres (Afrique, Mada-
gascar et région orientale), les Hemiaulax BATEs (Asie occidentale) et les
deux suivants : ,
TABLEAU Des GENREs
1 . Tarses postérieurs avec le premier article court et sillonné sur le
côté externe. Partie apicale et dorsale membraneuse du pénis ré-
trécie par les parois latérales péniennes enveloppant la face dor-
sale. .......................... (p. 693). 96. Gen. Stenolophus.
— Tarses postérieurs avec le premier article grêle, non sillonné sur
sa face externe. Partie apicale et dorsale du pénis largement mem-
braneuse, non enveloppée par les bords latéraux., ...........
..... . ......................... (p. 699). 97. Gen. Egadroma.
96. Gen. STENOLOPHUS STEPHENS
Sienolophus STEPHENS, 1827, Ill. Brit. Ent., I, 67 ; 1828, l. c., 165 ; type:
vaporariorum FABRICIUS (nec L1NNÉ), = ieutomzs SCHRANK (désigné
par HoPE, 1838, Col. Man., 2, 89). — GANGLBAUER, 1892, K. M., I,
370.
Fig. 242 a-j, m—n. — Ailés. Téguments glabres et lisses, souvent à colo-

694 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
ration vive, les mailles du réseau alutacé fortement étirées en travers.
Tête médiocre, avec un sillon oculo—frontal bien tracé ; yeux glabres. An-
tennes pubescentes à partir du 36 article. Labium sans dent médiane. Der-
nier article des palpes fusiforme, acuminé, pubescent ; les palpes labiaux
dichètes. Languette bisétulée, les paraglosses membraneux, ciliés.
Pronotum transverse, à angles postérieurs très arrondis et gouttière
marginale prolongée sur les parties latérales du bord basal. Élytres
oblongs, convexes, à épaules arrondies et bord apical sinué. Striole basale
présente. Prosternum à bord antérieur rebordé, au moins latéralement.
Abdomen pubescent. `
Pattes grêles, les tarses glabres sur leur face dorsale, le premier article
du métatarse sillonné sur sa face externe.
Premier segment abdominal sans fossette médiane chez les mâles. Pro-
tarse et le plus souvent aussi mésotarse avec les quatre premiers articles
' dilatés et garnis en dessous de deux rangées de phanères adhésives ; le
46 article des protarses plus ou moins bilobé.
Organe copulateur assez grand, chitinisé, les deux styles cornés et colo-
rés, toujours noirâtres. Ils sont courts, subcarrés, avec leur bord apical
transversalement tronqué et frangé d’un liséré membraneux blanchâtre.
Cette structure des styles est caractéristique. Apex atténué, plus ou moins
développé.
Série ombiliquée agrégée, bien séparée en deux groupes de fouets, Le
groupe huméral comprend 6 fouets, les quatre premiers le long de la gout-
tière humérale, le cinquième à l’origine de la 86 strie, le sixième sur la
89 strie, très écarté du cinquième. Groupe postérieur formé par deux séries
de 4 fouets chacune, les deux séries séparées par un espace égal à l’une
d’elles.
La larve du S. icuionus est décrite et ügurée par J.-C. ScH1ôD·1* (Met. El.,
III, 1867, tab. xxir). Elle est caractérisée par ses mandibules à bord interne
non denticulé et rétinaele situé près de la base, ainsi que par le grand nombre
des soies alignées sur le bord des tergites abdominaux.
Grand genre représenté dans toute la région gondwanienne orientale,
y compris l’Australie, ainsi que dans les deux régions paléarctique et
néarctique.
TABLEAU mas EsPÈcEs
l . Pronotum transverse, ample, à base aussi large que le bord anté-
rieur, côtés bien arqués dans toute leur longueur, angles posté-
A rieurs très arrondis, fossettes basales non ponetuées ......... 2.
— Pronotum étroit, à base plus ou moins rétrécie, les côtés peu ar-
qués, les fossettes basales ponctuées. Base non rebordée. ..... 4.
2. Gouttière marginale du pronotum prolongée sur le tiers externe
de la base. Yeux plus grands, les tempes plus courtes. Hougeâtre

STENOLOPHUS 695
brillant, la tête noire, l’abdomen noir. Long. 5 à 6,5 mm. .......
....................................... . . . . 1. skrimshiranus.
·— Gouttière marginale du pronotum ne dépassant guère l’angle pos-
térieur, presque tout le bord basal non rebordé. Yeux moins gros, '
les tempes plus grandes. Rougeâtre brillant, tête noire ........ 3.
3. Angles postérieurs du pronotum plus accusés quoique très arron-
dis. Abdomen noir. Suture de l’élytre normale, non en toit dans la
partie apicale. Organe copulateur de dimensions normales (fig. 242
a, b). Long. 5,5 à 6 mm ............................ 2. tellîëûnus.
——— Angles postérieurs du pronotum plus arrondis. Abdomen rouge.
Suture de l’élytre soulevée en toit dans la partie apicale. Organe
copulateur très grand et très renflé (fig. 242 e). Long. 5,5 à 6 mm.
............................................. 3. abdoniinalis. ·
4. Côtés du pronotum nettement sinués dans la partie postérieure,
Ia base étroite, les angles postérieurs accusés. Stries des élytres
profondes, les interstries convexes. Tête noire, pronotum et élytres
rougeâtre brillant, les élytres avec une tache discale noire; abdo-
men noir. Long. 5,5 à 7 mm. ................... 4. dISCODh01’l'lS.;
-— Côtés du pronotum non sinués, arqués jusqu’auxangles postérieurs
qui sont très arrondis. Stries fines, interstries plans. Noir de poix,
la marge et les angles postérieurs du pronotum ainsi que la bordure
des élytres testacés ........................... , ............ 5.
5. Angles postérieurs du pronotum tout à fait arrondis, les fossettes
basales peu ponctuées; élytres plus courts. Antennes à IGI article
jaune, les suivants foncés ; élytres généralement en grande partie
roussâtres. Long. 5,5 à 6 mm. ......................... 5. mîxtlls.
·- Angles postérieurs du pronotum plus accusés, les fossettes plus
fortement ponctuées; élytres plus longs. Coloration des antennes
moins tranchée, la base pâle avec les articles tous plus ou moins
rembrunis, même le ler ; élytres presque noirs. Long. 6 à 7 mm..
................................................ 6. proximus.
1 . Stenolophus skrimshiranus Srnpnnms, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 166,;
type : Norfolk. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 154. —— melan.0-
cephalus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 409 ; type : Banat.
Fig. 242 c, d. — Long. 5 à 6,5 mm. Caractérisé par son pronotum trans-
verse, à base aussi large que le bord antérieur, avec la gouttière marginale
prolongée sur les côtés de la base et les fossettes basales superficielles, très
petites et lisses. La coloration est variable. , _
Organe copulateur (fig. 242 0) allongé, le bulbe basal très renflé, l’apeX
un peu infléchi, très effilé, avec un petit renflement terminal visible
seulement de profil. (

696 ' COLÉOPTÈRES cARAB1gUEs
Presque toute la France et la Corse. Dans les endroits humides et les maré-
cages ; sous les pierres ou les détritus, souvent grimpant sur les végétaux.
Presque toute l’Europe, l’Afrique du Nord et la Palestine.
VARIATION. —- Les principales variétés de coloration sont les suivantes :
Forme typique : rougeâtre, la tête et l’abdomen noirs, les élytres conco-
lores, rouge testacé, à reflet irisé bleuâtre ; antennes brunes avec les deux
premiers articles testacés.
Var. a/finis Blxcn : élytres à tache discale d’un noir bleuté, interrompue
par la suture.
Var. Pateri PUEL (Misc. XXXVIII, 1937, 97) 2 pronotum noir à marge
rougeâtre (Paris ; Basses-Pyrénées).
Var. Pueli PATER (Misc. XXXIX, 1938, 26) ; comme le type, mais abdo-
men rouge.
Var. œanihochrous FUENTE : entièrement testacé rougeâtre, même l’ab-
domen et la tête (Camargue ; Hyères ; Toulon ; Versailles (PUEL).
À ll
      / (\
  I uk - .. xl- / X`) &
,7 [l   //1 [ `II
/ ,/ 2`ÃE y, )  
» .~ =; "-l · / »  
œ A C. `-   E". J
. ‘\
/ `Ã:.:_ · \  » l
/ [YZ"- __, I / . A ii 1
, 4 Ãij / ‘ / V
., gg ( _ /.7 &/  
(   ,, /9
e. (J lg ""' ' [  
l
( l,. f \ ,
-_ , ' . ai 1,-
/ `ïg , I
p 21.   JT
.   J J gl; 
I" g   `
A 2 ' \
D  ~ . ”” l
À - ( J. 77/
Fig. 242 a.-j., m.-n. Gen. Slenolophus STEPH., organes copulateurs, de profil, et sommets
des pénis, face dorsale (X 35). — a. et b., S. ieutonus Scrximmx de Sarrebruck. ——
c. et d., S. skrimshiranus STEPH., des Landes. —- e. et f., S. abdominalis GENÉ, d’Al—
ger. — g. et h., S. discophorus Ftscrx., de Castres. — i. et j., S. miœlus HERBST’ de
Castres. — m. et n., S. proximus DEJ., d’Hyères.
Fig. 242 k.-l. Gen. Egadroma Morscn., organe copulateur(>< 35) de l’E. marginatum
DEJ., d’Hyères.

STENOLOPHUS 697
2. Stenolophus teutomls SCHRANK, 1781, En. Ins. Austr., 214; type:
Linz. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 154. — vaporariorum
FABRICIUS, 1787, Mant. Ins. I, 205 (nec LINNÉ).
Fig. 242 a, b. — Long. 5,5 à 6 mm. Différent du précédent par les
angles postérieurs de son pronotum plus accusés quoique arrondis, et la
gouttière marginale ne dépassant guère les angles postérieurs, de sorte
que presque toute la base est sans rebord. Même coloration, mais avec
la partie apicale des élytres toujours noire. Interstries des élytres plus
rétrécis et plus convexes dans leur partie apicale.
Organe copulateur semblable (fig. 242 a, b), mais le bulbe basal moins
renflé, l’apex droit, moins effilé, sans dilatation terminale visible de pro-
fil.
Toute la France et la Corse ; comme le précédent, dans les endroits hu-
mides et les marécages.
Presque toute la région paléarctique, depuis les îles Canaries, Madère et les
Açores jusqu’en Égypte et en Sibérie.
VARIATION. —- Chez la forme typique les élytres sont noirs sur près des
deux tiers apicaux de leur longueur, l’abdomen est noir.
La var. hirticornis Knvmcm a la couleur noire qui envahit presque tout
l’élytre, atteignant la base le long de la suture.
La var. pseudoabdominalis SCHAUBERGER, par contre, a l’abdomen rouge.
3. Stenolophus abdominalis GENÉ, 1836, Mem. Acc. Torino, XXXIX,
170 ; type : Sardaigne.
Fig. 242 e, f. —— Long. 5, 5 à 6 mm. Confondu longtemps avec le ieuionus,
mais bien différent par la structure de son organe copulateur. Le prono-
tum a ses angles postérieurs très arrondis, plus effacés que chez ieuionus.
Suture de l’élytre relevée en toit dans la moitié apicale. Même coloration,
sauf que l’abdomen est toujours rouge, les élytres à peine rembrunis.
Organe copulateur (fig. 242 e, f) très grand et très épais, l’apex large,
obtus, recourbé du côté ventral et sinué à Fextrémité. ~
Pyrénées-Orientales et Corse.
On le cite de l’Afrique du Nord, de la Corse et de la Sardaigne, de l’Es-
pagne, du midi de la France et aussi de la région méditerranéenne orien-
tale. Je n’ai pu voir que des exemplaires algériens.
4. Stenolophus discophoms Fiscrrnn von WALDHE1M, 1823, Ent. R., ll,
141.- GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 371. _
Fig. 242 g, h. —— Long. 5 à 7 mm. Bien différent des précédents par la
forme de son pronotum, non transverse, à côtés longuement sinués avant
les angles postérieurs qui sont très arrondis. Tête, méso— et métasternum, (
abdomen noirs ; pronotum et élytres testacés rougeâtres, les élytres ordi-

698 co1.Éoi>·rÈREs cAmB1QUEs
nairement avec une tache suturale et médiane noire ; base des antennes
et pattes testacées. Surface basale du pronotum largement ponctuée.
Organe copulateur robuste (fig. 242 g, h), la partie apicale du pénis
droite, l’apex en lame triangulaire bien individualisée.
Midi de la France : cours inférieur de la Loire ; bassin de la Garonne ;
Languedoc ; cours du Rhône, de Lyon à la mer.
Europe méridionale et orientale.
VARIATION. —— La forme typique porte une tache commune sur le milieu
des deux élytres, ne dépassant pas en dehors le 56 interstrie. La var. bipar-
titus PUEL (1937, Misc. XXXVIII, 97) a le ler interstrie clair et la tache
élytrale par conséquent divisée en deux parties (Camargue). La var. /Zavius—
culus Morscu. a les élytres concolores ; on la trouve mêlée à la forme typique
en Camargue.
La var. irinotatus PUE1. enfin a la tête tachée de rouge.
5. Stenolophus mixtlls HERBsT, 1784, Arch. Ins., 143 ; type : Berlin. -——
BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 155. —— vespertinus PANzE11, 1787,
Fna Germ., 37, 21 ; type : Allemagne (É?) — humeraius MULSANT et
Gonaizr, 1860, Op. ent., XI, 181 ; type : Hyères.
Fig. 242 i, f. —— Long. 5,5 à 6 mm. Noir de poix brillant et irisé, la marge
du pronotum et les épipleures roussâtres, les élytres rougeâtres, plus ou
moins rembrunis sur le disque et la partie apicale ; premier article des
. antennes testacé pâle, les suivants noirâtres ; pattes pâles. Pronotum très
peu rétréci en arrière, les angles postérieurs très arrondis, la base non re-
bordée, les fossettes basales faiblement ponctuées. Interstries un peu con-
vexes dans la partie apicale.
Organe copulateur très petit (fig. 242 i), l’apex brusquement rétréci,
infléchi, à sommet obtus.
Toute la France et la Corse. Endroits marécageux.
Toute l’Europe et la Sibérie ; Afrique du Nord.
VARiAr1oN. — Chez la forme typique, les élytres sont rougeâtres avec
une grande tache discale noire interrompue par la suture. La var. Zieglerï
PANZER, décrite de l’Europe centrale, se trouve aussi en France : les élytres
sont entierement noir irisé, avec la marge et la suture roussâtres. Par contre,
la var. Suzannae PUEL, de la Camargue, est entièrement testacée, mais avec
les antennes brunes sauf le 19* article testacé. La var. noiatifrons PUE1.
porte deux macules flaves sur le front : Camargue, Béziers, Bordeaux.
6. Stenolophus proximus DEJEAN, 1829, Spec. VI, 420 ; type : Russie
méridionale. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 155.
Fig. 242 m, n. -— Long. 6 à 7 mm. Noir de poix brillant et irisé, la bor- _
dure du pronotum et des élytres, les épipleures et la suture roussâtres ;
antennes à base pâle, mais avec tous les articles rembrunis, même le pre-
mier;pattes pâles. Pronotum à angles postérieurs plus accusés que chez

EGADROMA 699
mixlus, la base plus rétrécie, non rebordée ; fossettes basales plus distinc-
tement ponctuées. Interstries plus convexes dans la partie apicale.
Organe copulateur (fig. 242 m), très différent de celui de mixius, plus
grand, plus arqué, la partie apicale du pénis très comprimée latéralement,
son extrémité large et arrondie, vue de profil.
Littoral de la Méditerranée ; Corse. Sur les terrains marécageux salés.
Europe méditerranéenne, depuis le sud de l’Espagne jusque dans la Russie
méridionale et la Palestine. N’existe pas dans l’Afrique du Nord, sauf à Tan-
ger.
VAnrA·r1oN. — La forme typique est pigmentée, mais on rencontre par-
fois des individus non pigmentés, de couleur pâle : var castaneus PUEL,
entièrement châtain clair ; var. Juliettac PUEL, entièrement testacé. Toutes
deux de la Camargue.
97. Gen. EGADROMA MOTSCHOULSKY
Egadroma MorscHoULsKY, 1855, Ét. ent. IV, 43 ; type : smaragdulum F.
—— TscHrrscHÉmNE, 1910, Hor. Soc. ent. R., XXXV, 246.
Fig. 242 k, l. -— Généralement réuni comme sous—genre soit à Siena-
lophus, soit encore à Acupalpus (BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr., I, 156).
Il représente cependant une très vaste lignée gondwanienne, voisine mais
bien distincte de celle des Sienolophus.
Mêmes caractères généraux que chez Slenolophus, sauf que la micro-
sculpture est formée de mailles non étirées en travers, isodiamétrales, et
que le premier article du métatarse est allongé, sans sillon ni carène sur
sa face externe.
Prosternum glabre, l’apophyse intercoxale avec quelques soies. Seg-
ments ventraux glabres. Mésotarses du mâle largement dilatés et garnis
en dessous de deux rangs de phanères.
Organe copulateur bien différent de celui des Sienolophus par la struc-
ture de la partie apicale du pénis qui rappelle davantage celle des Brady- ·
cellus. La partie membraneuse dorsale s’étend jusque sur le bulbe basal
et est large, non rétrécie par Fenveloppement des faces latérales (fig.
242 lc).
Mêmes caractères chétotaxiques que chez Sfenolophus.
Le genre comprend un certain nombre d’espèces distribuées en Afrique,
à Madagascar et dans la région orientale. Une seule espèce dans la région
méditerranéenne.
1. Egadroma. marginatum DEJEAN, 1829, Spec. IV, 427 ; type : Espagne.
—— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 156.-
Fig. 242 k, l. -— Long. 6 à 7 mm. Noir verdâtre, la marge du pronotum
et des élytres, les épipleures et la suture roussâtres, le dessous noirâtre,

700 co1.ÉoPTÈREs CARABIQUES
les deux premiers articles des antennes et les pattes pâles. Pronotum
transverse, à base large et côtés régulièrement arqués, les angles posté-
rieurs très arrondis ; fossettes basales ponctuées. Interstries plans. Aspect
général du S. proximus, mais différent par la forme de son pronotum.
Organe copulateur (fig. 242 lc) allongé, l’apex droit, en lame triangu-
laire allongée et bien individualisé.
Littoral de la Méditerranée ; Corse. Au bord des eaux douces, particuliè-
rement des canaux d’irrigation et dans les marécages chauds.
Europe moyenne et méditerranéenne ; îles Canaries et Madère, Afrique du
Nord jusqu’en Égypte. Asie occidentale.
Espèce assez voisine de smaragdulum F., largement répandu dans l’Inde,
la Chine et le Japon, les Philippines et même le nord de 1’Austra1ie.
Trib. BHADYCELLINI, nov.
BradycclliCs1x1, 1932, Cat., pars l2l, 1222 (nom. nudum) -}— Dichirolrichus
J .-DUVAL.
Groupe bien différent des Sienolophini par la disposition des fouets de
la série ombiliquée.
Espèces pubescentes ou glabres, à labium denté. Pronotum de forme
variable, parfois avec la soie postérieure (Dichirofrichus, Trichocellus) ;
mais cette soie caduque. Premier article du métatarse pas plus long que
le 2e, sans sillon sur la face externe.
Mâles avec une fossette ovale et feutrée sur le milieu du premier segment
ventral. Protarses des mâles dilatés et garnis en dessous de quelques pha-
nères, les mésotarses non dilatés.
Organe copulateur très petit, toujours très peu chitinisé, le bulbe basal
volumineux, la partie apicale du pénis aplanie, avec une très vaste sur-
face dorsale membraneuse, étendue jusque sur le bulbe basal et non rétré-
cie latéralement par Penveloppement des bords latéraux. Styles hyalins,
non colorés, ovales et très allongés.
Série ombiliquée agrégée en deux groupes très séparés 1’un de l’autre.
Dans le groupe huméral, les 6 fouets sont à peu près équidistants, le 69
situé sur la 86 strie et un peu plus écarté du 59 que celui-ci du 4e. Groupe
postérieur formé de 8 fouets en série continue.
Quelques genres paléarctiques et néarctiques forment cette tribu. Il
faut sans doute aussi y rattacher de petits genres localisés sur les hautes
montagnes de l’Afrique orientale, tels que Kenyacus ALLUAUD et Tropi-
coriius ALLUAUD.
TABLEAU DES GENREs
1 . Pas de soie sur l’angle postérieur du pronotum; tarses glabres sur
leur face dorsale ................. (p. 706). 100. Gen. B1'à.dyCe].l\1S.
- Angle postérieur du pronotum avec une soie ;tarses pubescents sur
leur face dorsale .......................................... 2.

‘ Dicmaormcuus 701 '
2. Angles postérieurs du pronotum droits et vifs, les côtés distincte-
ment sinués dans leur partie postérieure. . ..... . ...............
............................. (p. 701). 98. Gen. Dichîrotrichus.
— Angles postérieurs du pronotum arrondis, les côtés arqués en ar-
rière jusqu’aux angles postérieurs, non sinués ................
.............................. (p. 704). 99. Gen. Trichocellus.
98. Gen DICHIROTRICHUS J .·DUVAL
Dichiroirichus J.—DUvAL, 1857, Gen. Col. I, 35 ; type : obsolelus DEJ. —
GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 365. — TSCHITSCHÉRINE, 1901, Hor.
Soc. ent. H., XXXV, 250.
Fig. 243. — Ailés. Téguments ponctués et pubescents ; la soie prono-
tale postérieure présente. Tête médiocre, avec un sillon oculo—frontal net,
les yeux pubescents. Antennes pubescentes à partir du 3** article. Labium
dente. Dernier article des palpes fusiforme et renflé, pubescent, avec l’ex-
trémité pointue ; palpes labiaux dichètes (fig. 243 c).
Pronotum à côtés sinués et angles postérieurs droits ou aigus, vifs ; le
disque ponctué, la surface basale avec de profondes fossettes basales.
Bord basal plus ou moins saillant, non rebordé. Élytres oblongs, con-
vexes, à épaules arrondies et bord apical non ou à peine sinué. Pas de striole
basale. Stries fortes et régulières. Dessous du corps ponctué ; métépi—
sternes triangulaires, larges en avant, très rétrécis en arrière. Pattes grêles,
les tarses pubescents sur leur face dorsale. ,
Mâles avec une fossette ovale feutrée sur le milieu du ler segment ven-
tral. Protarses mâles avec les quatre premiers articles très dilatés, fran-
gés de longs poils et revêtus en dessous de phanères à pavillon adhésif, au
nombre d’une vingtaine au plus par article et disposées sans ordre. Méso-
tarse simple (obsolelus) ou avec deux rangs de phanères (Guslavii).
Organe copulateur petit, peu chitinisé, peu arqué. Le pénis avec un
bulbe basal très renflé, la partie membraneuse dorsale non déversée, très
longue, étendue depuis l’apex jusque sur le bulbe basal. Apex très réduit
à Ia face dorsale. Styles allongés, peu chitinisés, subégaux, le droit aussi
long que le gauche mais plus étroit.
On rapproche parfois les Dichiroirichus des Anisodactylites en raison
du revêtement ventral des protarses du mâle. En réalité, les phanères
adhésives peu nombreuses des premiers n’ont rien de commun avec le
feutrage dense des tarses d’1mAnis0daclylus. D’ailleurs, si le mésotarse
est généralement simple, non dilaté chez les Dichirolrichus, on trouve
chez certaines espèces, comme Gustavii, deux rangées bien alignées de
phanères à la face ventrale des articles.
J.-C. Scuiôrrrn (1867, Met. El., tab. xxu) a décrit et figuré la larve du
D. pubescens. Elle présente les caractères habituels des Harpalidae mais
JEANNEL 45

702 coLÉoPTÈREs cA1=xAB1ouEs
se distingue par ses mandibules a bord masticateur denticulé, la soie du
lobe interne de la maxille insérée latéralement, les trochanters avec un seul
rang d’épines.
Le genre est répandu dans les deux régions paléarctique et néarctique.
Les espèces sont surtout halophiles.
TABLEAU Das EsPÈcEs
1. Ponctuation des élytres forte, les points gros et peu nombreux:
on compte une cinquantaine de points plus ou moins alignés sur
un seul rang dans le 18* interstrie. Pubescence longue et dressée.
Brun rougeâtre, taché de noir sur le front et le pronotum. Long.
5,5 à 7,5 mm ............................ . ........ 1. Gl1St3.vii.
— Ponctuation des élytres fine, les points petits et nombreux ; on
compte une centaine de points disposés sur plusieurs rangs dans
le 18* interstrie. Puhescence fine et couchée, plus courte ........ 2.
2. Pronotum non transverse, subcordiforme, ses côtés profondément
sinués, la base étroite, les angles postérieurs aigus et saillants en
i dehors. Testacé, avec une tache discale brune sur l’élytre. Long.
6 à 7 mm .................................. . ..... 2. pallidus.
-— Pronotum transverse, à base large, ses côtés faiblement sinués en
arrière, les angles postérieurs droits, non saillants en dehors. Même
coloration. Long. 6 à 7 mm ................. . ..... 3. ObSO1€tUS.
1. Dichirotriohus Gustavii CRoTcH, 1870, Liste Col., ll ; pubescens PAY-
KULL, 1798, Fna, Suec. l, 124 ; type : Suède (nec O.·F. MüLLER). —
BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 181.
Fig. 243 a — e. —- Long. 5,5 à 7,5 mm. Étroit et convexe, la ponctuation
très grosse et peu serrée. Testacé rougeâtre brillant, avec une tache fron·
tale, une bande médiane sur le pronotum et une longue tache longitudinale
mal délimitée sur chaque élytre noirâtres. Pronotum peu transverse, ses
côtés profondément sinués en arrière, la base étroite, les angles postérieurs
aigus et saillants en dehors. Élytres oblongs, le bord apical non sinué.
Mésotarse des mâles non dilaté, mais les quatre premiers articles avec
deux rangs de phanères à pavillon adhésif.
Organe copulateur (fig. 243 d, e) à partie apicale du pénis droite et
étroite, atténuée, l’apex un peu bifide.
Terrains salés du littoral de la mer du Nord, de la Manche et de l’©céan.
Aussi sur les côtes des îles Britanniques et de la Scandinavie, ainsi que sur
les bords des lacs salés de l’Europe centrale.
VAR1Ar1oN. - La coloration est variable. On trouve des individus entiè-
rement noirs en dessus et en dessous, à l’exception des antennes, des palpes

nxcninornxcnus 703
et des pattes, qui sont testacées ou légèrement rembrunies : ab. Bcuthini
GEBJEN (1899, Ent. N., XXV, 97). Mais il existe aussi des individus entiè-
rement dépigmentés : ab. uniformis PUEL (1925, Misc., XXVII, 24) (Gran-
ville ; Irlande). ,
  w,.\
 Ã -  ` \ 1 `
I  <";:l~   ` Fig /
  ~, ._ / / (
  ;j_  \ à. _ [ ‘
  \ -   "
·ÈJ·‘ '_ .,\È' [J! È
g!ç¤* —·§e; ç_ el. Ms ti
;. jiÉ.1· ‘·  _ 5 - ·  .\,\ bs 6·
·’e1':;î'!·:îë‘.—)¤i1ii=l‘«)—ë`  \ .
  L) §:¤§lï_\§,‘·;a\:    X
 5,.)) js; ;)r   p
·w .'··"'.'  :
«`··7 t «‘<»l`     JJ·‘>· ' i
 È; *_·'-l·,ï'l·Z1i·l`·;·—1"  
 7|,|'|« ·I~|"|•:y\·’}" · `,`l"_
 l//\:|,|:i|I£'c·:j_",|÷": y ,
 '“·i‘\1~î( rl Y%,(a?rJ~*   
 ` \·.[`l `, ::_ .- A- ' K
 \"—l ' i·w‘;i  ® I]
` ‘ ‘ 1., L] V _
1,.
Fig. 248. Gen.Dichirotrichus J.-Duv. -—-a.,D. Gustavii Cnorcn, dela Vendée (X 10). -—
b., palpe maxillaire gauche. —— c., palpe labial. — d. et e., organe copulateur, de pro-
fil, et sommet du pénis, face dorsale (>< 30) du D. Gustavii Cnorcu, de Honfleur. —-
f. et g., du D. obsoletus DEJ., de la Camargue. — h. et i., du D. pallidus DEJ., de
Batna.
2. Dichirotrichlls pallidus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 234; type : Espagne.
— GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 366. — cordicollis FAIRMAIRE, 1868,
Ann. Fr., 476 ; type : Batna.
Fig. 243 h, i. — Long. 6 à 7 mm. Testacé rougeâtre uniforme, souvent
avec une tache allongée noirâtre sur chaque élytre ; pubescence fine, courte
et couchée ; ponctuation très fine et serrée. Pronotum de même forme que
chez le précédent, encore moins transverse, plus cordiforme, avec les angles
postérieurs plus aigus et plus saillants en dehors. Élytres peu convexes,
plus larges, à bord apical légèrement sinué.
Mésotarse des mâles simple, sans phanères adhésives.
Organe copulateur (fig. 243 h, i) moins arqué que chez Gusiavii, l’apeX
un peu infléchi, dévié à droite, plus brusquement rétréci.
Terrains salés du littoral de la Méditerranée, depuis la Camargue jusque
dans les Pyrénées-Orientales. '
Littoral de l’Espagne méditerranéenne et de l’Afrique du Nord ; lacs
salés de l’A1gérie.

704 coLEor>TEREs CARABIQUES
3. Dichirotrichus obsoletus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 232 ; type : midi de
la France. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 150. — dorsalis DE-
JEAN, 1829, l. c., 233 ; type : Amiens.
Fig. 243 f, g. — Long. 6 à 7 mm.Testacé rougeâtre, le plus souvent avec
une longue tache mal limitée noirâtre sur le disque de chaque élytre ;
pubescence fine, courte et couchée;ponctuation fine et serrée. Different
du pallidus par la forme du pronotum, qui est transverse, a base large,
à côtés peu sinués en arrière et angles postérieurs droits, non saillants en
dehors. Élytres amples et peu convexes, a bord apical faiblement sinué.
Mésotarse du mâle simple, sans phanères adhésives.
Organe copulateur (fig. 243 f, g) a partie apicale du pénis arquée, large,
droite et peu à peu atténuée, bien plus large que chez les deux espèces pré—
cédentes.
Terrains salés du littoral de la Manche, depuis l’embouchure de la Somme ;
littoral de l’Océan et de la Méditerranée ; Corse.
Toute la région méditerranéenne ; aussi sur les bords des lacs salés de
l’Europe centrale : var. lacustris REDT. (Neusiedlersee).
VAR1ATroN. — Le dorsalis DEJ. est certainement synonyme de l’0bs0-
letus DEJ. et a d’ailleurs la même coloration. En Camargue se prennent des
exemplaires entièrement testacés, sans trace de pigmentation zvar. Cho-
bauli PUEL (1925, Misc. XXVIII, 21).
99. Gen. TRICHOCELLUS GANGLBAUER
Trichocellus GANGLBAUER, 1892, K. M., 1, 366 ; type : placidus GYLL.
(désigné par ANDREWES, 1934, Ent. m. Mag., LXX, 201).
Fig. 244 a—d. — Genre voisin de Dichiroirichus, dont il diffère surtout
par la forme du pronotum, identique à celle des Bradycellus.
Ailés. Forme oblongue, allongée et convexe, les téguments ponctués et
pubescents chez certaines espèces, glabres chez d’autres (placidus), mais
avec des restes de la pubcscencc persistant sur les parties latérales de
l’élytre.
Sillons oculo-frontaux nets ; yeux pubescents. Antennes et pièces buc-
cales comme chez les Dichirolrichus. Pronotum petit, à côtés non sinués
en arrière et angles postérieurs très arrondis et effacés ; le rebord marginal,
régulier, se continue sur le tiers externe de la base. Fossettes basales larges
et ponctuées. Élytres oblongs, à stries fortes et lisses, les épaules arron-
dies, le bord apical non sinué. Striolebasale absente. Pattes grêles, les tarses
pubescents en dessus.
Premier segment ventral avec une fossette ovale, ponctuée et pubes-
cente, sur la ligne médiane,chez les mâles. Protarse mâle faiblement dilaté,
mésotarse simple, tous deux avec double rangée ventrale de phanères
adhésives.

TRICHOCELLUS 705
Organe copulateur de même type que chez les Dichirolrichus, le bulbe
basal volumineux, la partie apicale du pénis aplatie, transversalement
comprimée avant l’apex qui paraît de ce fait comme lancéolé, vu par sa
face dorsale.
La larve du T. placidus, décrite par KEMMER (Ark. Zool., CIII, 1914,
pl. 1), diffère de celles des Dichirolrichus par ses mandibules non denticulées.
Cette différence confirme Pindépendance des deux genres.
Le genre Trichocellus comprend divers sous-genres asiatiques (TSCHIT—
scHÉR1NE, 1899, Her. R., XXXV, 249). Les espèces françaises appar-
tiennent au sous-genre Trichocellus, s. str., à protarses très peu dilatés
chez les mâles.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Dessus du corps ponctué et pubescent. Pronotum petit, subcarré,
aussi large à la base qu’au bord antérieur. Long. 3,5 à 4 m ......
................................ . ................. 1. Godarti.
—- Dessus du corps lisse et glabre, la pubescence limitée aux deux ou
trois interstries externes des élytres. Pronotum un peu transverse,
rétréci a la base. Long. 4,5 mm ...................... 2. plaeidus.
1. Trichocellus Godarti JACQUET, 1882, Rev. Ent., I, 262 ; type : Lyon. —
GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 367.
Fig. 244 a, b. — Long. 3,5 à 4 mm. Testacé rougeâtre brillant, le mi-
lieu du front et du pronotum, ainsi qu’une bande juxtasuturalè sur les
élytres noirâtres, la base des antennes et les pattes testacées. Allongé et
convexe, ponctué et pubescent, la ponctuation forte et peu serrée; le disque
du pronotum presque lisse. Pronotum à peine plus large que long, subcarré,
ses côtés peu arqués, non sinués, les angles postérieurs arrondis ; surface
basale fortement ponctuée. Élytres oblongs et convexes, allongés.
Organe copulateur très petit (fig. 244 a, b), très peu arqué, l’apex un
peu infléchi vers la droite.
Sud-est de la France. Cours du Rhône, depuis Lyon jusqu’à la mer. Ain :
Gévrieux (GU1L1.EBEAU). Hautes-Alpes : forêt de Boscodon, près d’Embrun
(SIETTI).
2. Trichocellus placidus GYLLENHAL, 1827, Ins. Suec. I, 453 ; type 2 Suède.
—— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 181.
Fig. 244 c, d. — Long. 4,5 mm. Tête à milieu du front noirâtre, le pro-
notum rougeâtre, souvent avec une tache discale noire ; élytres testacés
rougeâtres avec une bande juxtasuturale noirâtre ; dessous du corps (sauf
l’extrémité de l’abdomen), base des antennes et pattes testacés. Pro-

706 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
notum ponctué sur la base et 1’aire antérieure ; sa base plus étroite que le
bord antérieur, les angles postérieurs arrondis. Élytres à stries profondes,
très finement pubescents au sommet et sur les deux ou trois interstries
externes, mais à peine visiblement ponctués ; les interstries dorsaux lisses
et glabres.
. il
I .` P , (
  ,,,   \, ,,
5 \_   / 7 \
\," ' M`,
( z
,9 il
- W'.
  ¢· ,11 f
Fig. 244 a.—d. Gen. Trichocellus Glmotn., organes copulateurs, de profil, et sommets des
pénis, face dorsale (>< 50). — a. et b., T. Godarii JACQUET, de Lyon. — c. et d.,
T. placidus GYLL., d’Ang1eterre.
Fig. 244 e.- f. Gen. Bradycellus En., organe copulateur et sommet du pénis du B. (Tetra-
platypus) rzzficellis STEPH., de Clamart.
Organe copulateur (fig. 244 c, d) plus allongé que chez Godarii, la partie
apicale du pénis un peu incurvée du côté dorsal.
(ja et la dans le nord de la France et les Cévennes : Calais (STE·CL. DE-
VILLE) ; Somme : marais de Fouencamps (OBERT) ; environs d’Épernay ;
Noyon (BRUMER) ; Nancy ; Metz; Strasbourg; Tarn z Lacaune (G.-XLIBERT).
Europe septentrionale ; îles Britanniques ; Scandinavie, Finlande ; Cau-
case ; Sibérie.
100. Gen. BRADYCELLUS Enicnsoiv
Bradycellus ER1cHsoN, 1837, Kâf. M. Brand., I, 64 : type : collaris P.&Y—
KULL (désigné par ANDREwEs, 1935, Ann. Mag.nat. Hist. (10), XVI,
20). — GANGLBAUER, 1892, K. M., 1, 368. ~—— TscH1TscHÉR1NE, 1901,
Hor. Soc. ent. R., XXXV, 248.
Subgen. Teiraplaiypus TSCHITSCHÉRINE, 1897, L’Ab., XXIX, 62 ;
type : similis DEJ. — Tachycellus GANGLBAUER, 1892, K. M., 1,
369 (nec MonAw1Tz).
Fig. 244 e, f, 245. — Ailés ou aptères. Courts et convexes, élargis en
arrière, les téguments lisses et glabres, le dessus des tarses glabre.
Tête médiocre, avec des sillons oculo-frontaux bien tracés ; yeux glabres.
Antennes pubescentcs a partir du 36 article. Labium denté. Dernier ar-

BRADYCELLUS 707
ticle des palpes fusiforme et pubescent, le palpe 'labial dichète. Avant-
dernier article des maxillaires bien plus court que le dernier.
Pronotum transverse, peu rétréci à la base, les côtés non ou très faible-
ment sinués en arrière, les angles postérieurs obtus, très émoussés ou arron-
dis ; pas de soie pronotale postérieure ; la gouttière marginale très régu-
lière et prolongée au del des angles postérieurs sur le quart ou le tiers
externe de la base. Élytres à épaules arrondies, élargis dans la partie
apicale, le bord apical faiblement sinué. Striole basale présente, parfois
rudimentaire.
Bord antérieur du prosternum rebordé. Pièces sternales lisses, les mété-
pisternes très étroits en arrière. Pattes grêles, les més0— et métatarses non
sillonnés latéralement. '
Premier segment ventral des mâles avec une fossette ovale, ponctuée
et pubescente, sur la ligne médiane. Protarse mâle avec les quatre premiers
articles dilatés et munis en dessous de deux rangées de phanères adhésives;
mésotarses simples ou munis de phanères.
Organe copulateur de même type que chez Dichirotrichus.
Au bord des eaux douces, sous les pierres, ou dans les mousses et les
amas de feuilles mortes en forêt. Souvent au pied des Bouillons-blancs ou
autres plantes à rosettes. Certaines espèces de préférence au pied des
Bruyères.
TABLEAU ons EsPÈc1=:s
1 . Mésotarse des mâles simple. ................. Subgen. Bradycellus.
—— Mésotarse des mâles faiblement dilaté, avec deux rangs de pha-
nères adhésives sur la face ventrale des articles dilatés .........
...........................,.... . ..... Subgen. Tetraplatypus.
Subgen. Bradycellus, s. str.
‘ l . Côtés du pronotum légèrement sinués avant les angles postérieurs,
qui sont obtus et émoussés, mais accusés ................... 2.
— Côtés du pronotum non sinués, les angles postérieurs tout à fait
arrondis .................................................. 4.
2. Pronotum à forte ponctuation sur la surface basale et sur la partie
antérieure. Pas de soie discale surla moitié postérieure du 38 inter-
strie. Très convexe ; d’un roux brillant. Aile. Long. 4 à 4,5 mm. .
................................. . ............... 1 . distinctus.
— Pronotum sans ponctuation sur la partie antérieure, la surface
basale ponctuée. Soie discale présente vers le tiers apical du 36
interstrie. Moins convexes.. ................................. 3.
3. Ailé. Base du pronotum très saillante, les angles postérieurs plus
obtus, la gouttière marginale prolongée sur le quart externe du
bord basal. Roux plus ou moins foncé. Long. 3.3 Sx 4 mm . . 2. verbasci.
— Aptère. Base du pronotum moins saillante, les angles postérieurs

` 708 COLÉOPTÈRES c.4RAB1gUEs
moins obtus, la gouttière marginale cessant en arrière au sommet
de l’angle postérieur. Yeux moins saillants. Brun de poix brillant
plus foncé. Long. 4 a 4,5 mm ......................... 3. Sharpi.
4 . Ailé. Pronotum proportionnellement plus petit, moins transverse,
à gouttière marginale plus large et fossettes basales très profondes
et fortement ponctuées. Striole basale bien développée. Brun de
poix brillant. Long. 3,5 a 4 mm ................... 4. harpalinlls.
— Aptère. Pronotum plus grand, transverse, à gouttière marginale
très fine et fossettes basales superficielles et peu ponctuées.
Striole basale très réduite. Coloration rougeâtre. Long. 3 à 3,5 mm.
.................................................. 5. collaris.
Subgen. Teimplaiypus TSCHITSCHÉRINE `
1 . Aptère. Pronotum transverse, à angles postérieurs très arrondis,
côtés nettement sinués et finement rebordés, les fossettes basales
larges, très profondes et fortement ponctuées. Élytres ovoïdes,
a striole basale réduite, la soie discale présente. Noir de poix
brillant. Long. 2,5 à 3 mm ....................... 6. ruîicollis.
Subgen. Bradyœlllls, s. str.
1. Bradycellus (s. str.) distinctus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 470 ; type :
midi de la France. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 152. — cordi-
collis WEsM.xEL, 1835, Ann. Ac. Brux., 48. —- azoricus CRoTcH, 1867.
Fig. 245 e, f. — Long. 4 à 4,5 mm. Ailé, très convexe. Roux testacé
très brillant. Pronotum peu transverse, sa base aussi large que le bord
antérieur, les côtés fortement sinués, les angles postérieurs très émous-
sés ; gouttière marginale simple. Fossettes basales superficielles ; toute la
surface basale et l’aire antérieure fortement et éparsément ponctuées.
Élytres très convexes, stries lisses et profondes, la striole basale bien
développée ; pas de soie discale sur le 39 interstrie.
Organe copulateur (fig. 245 e, f) relativement petit, peu arqué, la par-
tie apicale du pénis droite, l’apex comprimé et atténué, mince.
Régions sablonneuses du littoral de la Manche, a partir de la côte nord du
Cotentin ; littoral de 1’©céan et de la Méditerranée ; Corse.
Psammophile, mais non halophile.
Région méditerranéenne occidentale ; côtes de l’Océan; îles Britanniques;
îles Açores.
  Bradycellus (s. str.) vcrbasci DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 186 ;
type 2 Wien. — BEDEI., 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 152. — collaris
STURM, 1825 (Trechus). —— pallipes STEPHENS, 1828, Ill. Brit. Ent. I,
168 ; type : Devonshire (Trechus). — rufulus DEJEAN, 1829, Spec.
IV, 470 ; type : midi de la France (Acupalpus).

BRADYCELLUS 709
Fig. 245 g, h. -—— Long. 3,5 à 4 mm. Ailé. Testacé rougeâtre pâle, la suture
des élytres et leur bord externe pâles, les antennes et les pattes testacées.
Convexe. Pronotum transverse, à base aussi large que le bord antérieur,
ses côtés non sinués en arrière, les angles postérieurs très obtus et la base
très saillante. Fossettes basales profondes, la surface basale ponctuée,
l’aire antérieure lisse. Élytres convexes, peu élargis en arrière, la striole
basale bien développée ; soie discale présente.
ai fu
,«£`°">·" \ 9
if M %¢3_ 'P ¢
 ..i î î. x . /
  ée ( »
\ 6 C. I fi
g" ` ` _'i
' x  ~ H
( \ -7
 ,, ( H-  \ \` · \
,lfi·ll|‘l   É ` JM
,· 1 `l"‘i· d  
/«ii¤ll2}â*\~`\·  '·
)!,} ‘§_;l¤\\ f"¤"___.-
  / · ·‘'iè * f
4e.;~ .» ai.  Q
·&¤=4lÈ!¤âl*;¤î  @ (
\·îi;:,:1;;l;î'  ·1 
 1ï:(\.(§1i,·,·  ,9 _
—\·;¤.i.si1,—·   ~·
\_  M ,   0 lt.
É ‘   A   ··J
J.
Fig. 24-5. Gen. Bradycellus Er., — a., B. (s. str.) Sharpi Jov, de l’Eure (>< 10). ——
b., palpe labial gauche. —— c. et d., organe copulateur, de profil, et sommet du pénis,
face dorsale (>< 50) du B. (s. str.) Sharpi Joy, de l’Eure. —- e. et f., du B. (s.st1·.) dis-
tinctzzs DEJ., de Fouesnant. —— g. et h., du B. (s. str.) verbasci Dons., de Brest. —
i. et j., du B. (s. str.) harpalinus Siznv., de Quimper. —— k. et l., du B. (s. str.) collaris
PAYK., de l’Authion.
Organe copulateur (fig. 245 g, h) petit, arqué, la partie apicale du pénis
droite, peu à peu atténuée, l’apex aigu.
Presque toute la France et la Corse. Surtout dans les bois, sur les terrains ·
sablonneux.
Europe moyenne et méditerranéenne ; îles Britanniques. Plus rare dans
l’Afrique du Nord.
Une var. atraîus PUEL (1914, Misc., XXII, 36) de coloration noire, se
prend aux environs d’Orléans.

710 coLÉoPTÈREs cARAB1QuEs
3. Bradycellus (s. str.) Sha1·piJoY, 1912, Ent. m. Mag., XLVlll, 257 ;
type2Angleterre.-—SA1NTE—CLA1RE DEv1LLE,1912,Bull. Fr., 97,228.
Fig. 245 a, d. -— Long. 4 à 4,5 mm. Voisin du précédent, mais aptère,
moins convexe, de coloration brun de poix brillant, avec la bordure et
la suture des élytres, la marge du pronotum, les antennes et les pattes
testacées. Pronotum à base plus étroite que le bord antérieur, les côtés
sinués faiblement en arrière, les angles postérieurs moins obtus, la base
peu saillante. La gouttière marginale s’arrête au sommet des angles pos-
térieurs, les côtés de la base non rebordés. Fossettes basales profondes,
la surface basale ponctuée, l’aire antérieure lisse. Élytres nettement élar-
gis en arrière, la striole basale bien développée , soie discale présente.
Organe copulateur (fig. 245 c, d) plus allongé que chcz les deux précé-
dents, la partie apicale du pénis droite, brusquement comprimée latérale-
ment, l’apex court et obtus,
Nord de la France. çà et la le long du littoral de la Manche et de 1’©céan,
depuis Boulogne jusque dans la Loire·Inférieure.
Iles Britanniques : Grande-Bretagne et Irlande.
4. Bradycellus (s. str.) harpalinus SERVILLE, 1821, Fne fr., 84 ; type :
env. de Paris. -— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 153. — fulvus
FAIRMAIRE et LABoU1.BÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 143.
- Fig. 245 i, j. -— Long. 3,5 à 4 mm. Ailé. Brun de poix brillant, avec la
bordure du pronotumet celle des èlytres testacées, les antennes et les pattes
pâles. Pronotum peu rétréci en arrière, ses angles totalement arrondis, les
côtés non sinués. Fossettes basales larges et profondes, la ponctuation
limitée aux fossettes. Élytres allongés et convexes, à stries fortes et striole
basale bien développée ; soie discale présente.
Organe copulateur (fig. 245 i, j) très petit, arqué, la partie apicale du
pénis infléchie, très atténuée et aiguë.
Toute la France et la Corse. Clairieres des bois et fossés humides, sous les
feuilles mortes pourries. Grimpe le soir sur les Bruyères ou les Graminées.
Europe moyenne et occidentale; Afrique du Nord; île Madere ; Caucase.
5. Bradycellus (s. str.) collaris PAYKUL1., 1798, Fna Suec. I, 1-46 ; type :
Suède. —· BEDE1., 1881,Fne Col. Bass. Seine I, 182.
Fig. 245 lc, l. — Long. 3 :1:;,5 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, les élytres
ordinairement plus foncés. Pronotum proportionnellement plus grand
que chez le précédent, plus transverse et plus convexe, la gouttière margi-
nale très fine, prolongée sur les côtés de la base, les fossettes basales très
superficielles et peu ponctuées. Élytres courts, les interstries un peu con-
vexes L striole basale très réduite, parfois nulle.
Organe copulateur (fig. 245 lc, I) moins arqué et moins effilé à l’apex que
chez le précédent.

AcU1>A1.P1N1 711
Tous les massifs montagneux de la France ; çà et là dans les plaines, sauf
dans l’ouest et le midi. Sous les pierres et les touffes de Bruyères, dans le
· terreau.
Europe septentrionale et moyenne. Caucase ; Sibérie.
Subgen. Tetraplatypus TscH1TscHÉn1NE -
6. B. (TBÉIBDIBÈYDUS) ruficollis STEPHENS, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 168 ;
type : London. — ANDREwEs, 1939, Gen. Names Brit. Ins. 6, 183.
—- similis DEJEAN, 1829, Spec. IV, 474 ; type : Allemagne. — BEDEL,
1899, Cat. Col. N. Afr. 1, 152.
Fig. 244 c, f. — Long. 2,5 à 3 mm. Reconnaissable à sa petite taille, sa
coloration noire et ses mésotarses dilatés chez les mâles. Aptère. Noir de
poix, la suture et le bord des élytres roussâtres, les antennes et les pattes
pâles. Yeux peu saillants. Pronotum transverse, ses côtés peu élargis en
avant, longuement sinués en arrière, les angles postérieurs très arrondis ;
fossettes basales profondes, larges, éparsement ponctuées. Élytres plus
étroits que chez collaris ; stries profondes, la striole basale bien développée.
Organe copulateur (fig. 244 e, f) très petit et peu chitinisé ; l’apex obtus.
Toute la France, surtout dans les régions de landes et de Bruyères. Manque
dans le midi en dehors des montagnes. Surtout en automne.
Europe septentrionale et moyenne. Iles Britanniques.
_ VARIATION. — La var. lilioreus JACQUET, de l’embouchure de l’©rb à
Valréas (Hérault), aurait les fossettes basales moins profondes et la ponctua— I
tion du pronotum plus largement étendue en dehors des fossettes basales
(lllisc., XXXVII, 1936, 23).
Trib. ACUPALPINI, sensu novo
Groupe voisin des Bradycellini dont il diffère surtout par la structure
de —son organe copulateur et la réduction du nombre des fouets.
Espèces glabres, la tête de forme normale, le bord antérieur de l’épi-
stome rectiligne, la base du labre chitinisée. Mandibules saillantes ;
labium 11on denté, alors qu’il existe toujours une dent médiane chez les
Bradycellini. Pronotum de forme variable, sans soie postérieure. Tarses
glabres, le premier article du métatarse toujours long, plus long que le
28, sans sillon ni carène sur sa face externe. Dernier segment ventral plus
ou moins pubescent.
Mâles sans fossette ovale sur le milieu du ler segment ventral. Protarse
et mésotarse non dilatés ou à peine dilatés, mais avec deux rangées de
quelques phanères adhésives sur la face ventrale.
Organe copulateur très petit, très court et très peu chitinisé, les styles
hyalins, allongés et ovales ; le style gauche appliqué sur la face ventrale
du pénis, de sorte qu’il présente sa tranche lorsqu’on examine l’organe
de profil. Le sac interne est généralement inerme, tapissé de petites écailles

712 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
hyalines chez la plupart des espèces ; mais il existe de grandes dents ven-
trales évaginables chez les Acupalpus elegans et dorsalis.
Série ornbiliquée comme chez les Bradycellini, mais avec le 68 fouet du .
groupe huméral plus écarté du 58, le long de la 88 strie, et le groupe pos-
térieur réduit a 7, le plus souvent à 6 fouets seulement. Les fouets posté-
rieurs bien alignés le long de la 88 strie.
La tribu réunira des genres localisés dans la région gondwanienne orien-
tale, soit en Australie ou en Nouvelle-Zélande, soit dans l’Afrique et la
région orientale.
Les Anlhracus et Acupalpus, souvent confondus dans un seul groupe-
ment générique, doivent, au contraire, être tenus pour deux genres dis-
tincts, ayant d’ailleurs tous deux une vaste distribution.
TABLEAU 0Es GENREs
1. Pronotum à angles postérieurs arrondis et côtés non sinués en
arrière avant les angles postérieurs. Prosternum généralement lisse
et glabre en avant. Antennes courtes. (p. 712). 101. Gen. Acupalpus.
— Pronotum subcordiforme, à angles postérieurs droits ou presque
droits, les côtés profondément sinués en arriere. Prosternum avec
quelques poils dressés sur la partie antérieure. Antennes longues
et épaisses, à articles apicaux cylindriques ...................
............................... (p. 722), 102. Gen. Anthraeus.
101. Gen. ACUPALPUS LATRE1LLE
Acupalpus LATREILLE, 1829, in CUVIER, Règne an., 28 éd., IV, 391 ; type:
meridianus L. (désigné par ÀNDREWES, 1934, Ent. m. Mag., LXX,
200). — TscH1TscHÉR1NE, 1901, Hor. Soc. ent. R., XXXV, 246. —
Manicellus MOTSCHOULSKY, 1864, Bull. Mosc., XXXVII, 207 ; type :
elegans DEJEAN.
Fig. 246, 247. — Ailés. Téguments glabres, le plus souvent alutacés
sur la tête et le pronotum. Coloration variable, souvent bicolore ; mais la
pigmentation toujours très variable selon les individus.
Tête petite, avec des sillons oculo-frontaux nets ; yeux glabres. Antennes
pubescentes à partir du 38 article, de longueur normale, les articles
apicaux ovalaires. Labium sans dent médiane. Palpes et languette comme
chez les genres précédents.
Pronotum toujours un peu transverse, subcarré, avec les côtés régu-
lièrement arqués jusqu’aux angles postérieurs, ceux-ci très arrondis et
effacés ; base saillante. Disque plan, la surface basale non déprimée, les
fossettes basales larges, superficielles, éparsement ponctuées ou lisses.
Élytres oblongs, convexes, rebordés à la base, la striole basale présente,`
les épaules arrondies, le bord apical largement sinué (fig. 246 a).

AcUPA1.PUs 713
Dessous du corps glabre, sauf les segments ventraux qui portent sou-
vent des poils dorés très fins et peu nombreux. Pattes grêles, les tarses
glabres en dessus.
Pas de fossette médiane sur le premier segment ventral des mâles. Pro-
tarse très peu dilaté chez les mâles, le 46 article parfois bilobé (elegans) ;
mésotarse simple ; les quatre premiers articles du protarse et du méso-
tarse avec doubles rangées de phanères adhésives chez les mâles.
Organe copulateur très petit, très peu chitinisé, hyalin; le pénis court
et épais, à peine arqué, avec le bulbe basal toujours très renflé, I partie
apicale courte et large, sa surface dorsale membraneuse très étendue, large,
nullement déversée. Styles très particuliers, de forme ovale, longs, et
très peu chitinisés. Le style gauche est déplacé, appliqué sur la face ven-
trale du pénis, de façon qu’il se présente de champ, l’organe étant vu de
profil (fig. 246 d).
Chétotaxie. —- Soie pronotale postérieure toujours absente. Soie discale
du 36 interstrie généralement présente, mais pouvant manquer chez cer-
taines espèces (flavicollis, brunneipes).Série ombiliquée agrégée, le groupe
huméral de 6 fouets, dont le 66 est très écarté du 56, le groupe postérieur
de 6 fouets en série continue.
Le genre renferme une série d’espèces réparties dans les régions palé-
arctique et néarctique. On lui rattache encore une quantité d’espèces afri-
caines, malgaches, australiennes et orientales. Mais une revision de ces
espèces gondwaniennes sera certainement nécessaire. Beaucoup d’entre
elles devront être écartées de la lignée des Acupalpus.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Deuxième et troisième interstries élargis dans la partie apicale,
la 36 strie formant une crosse apicale prolongée par une striole
récurrente analogue à celle des Tréchides (fig. 247 i). .........
....................................... Subgen. Ancylostria.
— Deuxième et troisième interstries non élargis dans la partie api-
cale, les stries se réunissant au sommet, la 36 avec la 46, la 56
avec la 66 ............................... Subgen. Acupalpus.
Subgen. Ancylosiria SCHAUBERGER
1 . Noir brillant, la suture et la marge des élytres, ainsi qu’une tache
subhumérale peu distincte, d’un roux brunâtre, les antennes
brunes, leur premier article et les pattes plus clairs. Pronotum
rétréci à la base, les fossettes basales ponctuées. Soie discale pré-
sente ; prosternum pubescent. Long. 3 à 3,5 mm. 1. interstitialis.

714 coLÉo1>TÈnEs CARABIQUES
Subgen. Acupalpus, s. str.
1 . Troisième interstrie avec une soie discale insérée contre la 2*3 strie,
dans la moitié postérieure. . . ............................... 2.
—- Troisième interstrie sans soie discale ....,................... 10.
2. Stries distinctement ponctuées. Téguments dorsaux non alutacés,
lisses. Noir brillant, le pronotum brun de poix, les élytres avec
la suture et le bord externe largement roussâtres. Base du pro-
notum rétrécie, sa surface fortement ponctuée; Prosternum et
abdomen finement pubescents. Long. 3,5 à 4 mm. . 2. II101'idi3Ill1S.
—— Stries lisses, les téguments finement alutacés, le front soit avec
un fin réseau, soit avec de fines strioles transverses ......... 3.
3. Le deuxième interstrie parallèle jusqu’à son extrémité apicale.
Microsculpture limitée à la tête et aux angles postérieurs du pro-
notum, le disque de ce dernier lisse et brillant. Noir brillant, avec
la suture pâle, de coloration très tranchée. Base du pronotum ré-
trécie et ponctuée. Prosternum pubescent. Long. 3 à 3,5 mm.,
............................................... , 3. suturalis.
-— Le deuxième interstrie rétréci peu à peu au sommet. Microsculp—
ture étendue à toute la tête et tout le pronotum ............ 4.
4. Élytres normalement bicolores, exceptionnellement testacés. . 5.
— Élytres noirs, tout au plus avec la marge et la suture finement,
roussâtres ............................................... 8 .
5. Plus grand. Protarses mâles nettement dilatés, les mésotarses
( légèrement. Antennes avec le 2e article franchement jaune,
- comme le premier, les suivants brunâtres. Bord antérieur du pro-
notum bien échancré. Sac interne armé d’une quinzaine de gros-
ses dents évaginables. Long. 3,4 à 4,5 mm ............. 4. elegans.
—- Plus petits, moins de 3,5 mm. Protarses mâles à peine dilatés,
les mésota_rses simples. Deuxième article des antennes rem-
bruni, comme les suivants. Bord antérieur du pronotum presque
rectiligne ...................... ( .......................... 6.
6. Sac interne avec sept à huit très grosses dents évaginables, vi-
sibles par transparence (fig. 246 f). Pronotum subcarré, un peu
plus transverse, à base à peine plus étroite que le bord antérieur
et fossettes basales lisses et profondes. Prosternum pubescent.
Long. 3 à 3,5 mm ............................... 5. dorsalis.
-— Sac interne sans grosses dents évaginables. Pronotum moins
transverse, à fossettes basales moins profondes,. ..... ` ...... 7.
7. Prosternum glabre. Base du pronotum à peine plus étroite que
le bord antérieur, les fossettes basales à peu près lisses. Élytres à
large tache dorsale foncée s’avangant vers les épaules et réser-
vant ainsi une macule basale de teinte pâle. Organe copulateur
allongé (fig. 247 d). Long. 3 à3,5 mm ............ 6. maculatus.

ACUPALPUS 715
— Prosternum pubescent. Base du pronotum nettement rétrécie,
les angles postérieurs plus accusés ; fossettes basales ponctuées.
Élytres pâles avec une large tache dorsale foncée ovale. Organe
copulateur court et épais (fig. 247 b). Long. 3 à 3,5 mm. 7. notahls.
8. Pronotumà angles postérieurs tout à fait effacés et explanés.
Élytres déprimés sur la suture. Tête brune, pronotum pâle,
élytres bruns à bordure pâle, un peu irisés. Yeux peu saillants.
Long. 2,8 à 3 mm. .· ............................... 8. dubills. ·
—- Pronotum à angles postérieurs arrondis mais accusés. Élytres
plus convexes. Coloration plus uniforme ; pronotum concolore. . 9.
9 . Tête plus grande, aussi large que le pronotum ; celui-ci peu trans-
verse, les élytres proportionnellement courts, peu élargis en
arrière. Coloration plus claire, la suture roussâtre ; base des an-
tennes et pattes testacées. Long. 2,2 à 2,8 mm. ....... 9. lufeatlls.
— Tête plus petite, plus étroite que le pronotum, qui est plus court
et plus transverse ; élytres plus longs, élargis en arrière. Plus
foncé, la base des antennes et les pattes plus ou moins rembru-
nies. Long. 2,2 à 2,5 mm ........................ 10. exiguus.
10 . Pronotum à angles postérieurs arrondis mais accusés, les fossettes
basales peu profondes. Tête noire, pronotum pâle, élytres roux,
rembrunis dans la moitié apicale ; suture pâle, pattes testacées.
Long. 3 à 3,4 mm,. ; ............................ 11. ilavicollis.
- Pronotum à angles postérieurs tout à fait effacés, les fossettes
basales très profondes et ponctuées. Noir de poix brillant, la
marge du pronotum et celle des élytres, les épipleures et la su-
ture roussâtres ; antennes foncées à base pâle, pattes rembru-
nies. Long. 3 à 3,5 mm ...................... . . 12. bmnneipes.
Subgen. Ancylostria. SCHAUBERGER
1. A. (Ancylostria) interstitialis BEITTER, 1884, W. ent. Ztg., 74; type :
Banat. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 373. —— SCHAUBERGER,
1930, Col. Centr., IV, 217. ·—- flavicornis FIORI, 1903, Riv. It., I, 11.
Fig. 247 h, i. — Long. 3 à 3,5 mm. Facile à reconnaître, parmi les
espèces francaises, à la forme des 29 et 3** interstries dans la partie api-
cale de l’élytre (fig. 247 i). Il est plus petit que le piceus Borr. de l’Afrique
du Nord, et différemment coloré.
Organe copulateur (fig. 247 m) court et épais, peu arqué.
Cà et là en France. Meurthe-et—Mosel1e : Novéant—aux-Prés (BRIEL) ;
Indre-et-Loire : forêt de Loches (MÉQUIGNON) ; Gironde : Bordeaux (E. de
l’Is1.E) ; Aude : Narbonne (Anson).
Europe méditerranéenne : Istrie, péninsule Balkanique ; Caucase ; Asie
mineure.
VARIATION. -— La var. exsîinctus ScHAUBEnGEn (Col. C., V, 1930, 247)
n’a pas de tache subhumérale pâle aux élytres ;rare en France.

716 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Subgen. Acupalpus, s. str.
2. Acupalpus (s. str.) meridianus L1NNÉ, 1767, Syst. Nat., 12E éd., 673 ;
type : Europe septentrionale. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine,
I, 184. — cruciger FABRICIUS, 1801 (Trechus). — cognaius STEPHENS,
1828 (Angleterre).
Fig. 246 h, i, 247 j. — Long. 3,5 à 4 mm. Distinct des autres espèces
  rl \
‘ "*"`~ A2 »` l /
f l` ll ` c
`  . ai È 6_
  ‘ \ F E si- ai e-
_' l f gl à I (   '-1:rY::l;i;:î/(V ' `&-·
    É
     
-`; . 1 * ‘:··; -  
Qailiïilliî)  f y'
llzlyi   #9
- n. la 1 `: ,  '
  si ;.’!··
~\ (É I`! ‘ / ,
g,. A ,_ 
Fig. 246. Gen. Acupalpus LATR. —a.,A. (s. str.) elegans DEJ., d’Hyè1·es(X 13). — b.,
palpe maxillaire gauche. — c., palpe labial gauche. —— d. et e., organe copulateur,
de profil, et sommet du pénis, face dorsale (>< 60), de l’A. (s. str.) elegans DEJ.,
d’Hyè1·es.——f., del’A. (s.str.)d0rsalis F., de la forêt de Coucy. — g., de l’A.
(s. str.) ffavicollis Sr., de Beauvais. —— h. et i., de l’A. (s. str.) meridianus L., de
Clamart.
françaises du genre par ses stries plus profondes et distinctement ponc-
tuées. Noir, les élytres avec une large tache basale, la marge et la suture
roussâtres, la base des antennes et les pattes testacées. Pronotum ordi-
nairement brunâtre, parfois clair. Tête petite, le pronotum à peine trans-
verse, rétréci à la base, les fossettes basales profondes et ponctuées ; sillon
médian net, atteignant le bord antérieur et la base. Élytres oblongs,
étroits, avec une soie discale.
Organe copulateur (fig. 246 h) assez grand, très épais, non arqué, le
sac interne couvert d’écailles nombreuses et non différenciées.
Toute la France et la Corse, très commun dans les endroits humides.
Dans les nids de Raltus norvegicus ou de Campagnols, en Meurthe-et-Mo-
selle (HEIM DE BALzAc).
Largement répandu dans l’Europe septentrionale et moyenne.

ACUPALPUS 717
VARIATION. — La var. marginellus D.-Tonniz (îhoracicus SCHILSKY) a le
pronotum plus ou moins largement testacé sur ses bords. La var. clarissimus
ROUBAL est une forme entièrement dépigmentée du mcridianus, d’après
PUEL (Misc. XXXV, 66), et se prend dans la Haute-Vienne.
3. Acupalpus (s. str.) luturalis DEJEAN, 1829, Spec. IV, 448 ; type : Dal- '
matie. —- J. MÉLLER, 1926, Stud. ent. I, 192.
Fig. 247 a, lc. — Long. 3 à 3,5 mm. Coloration du meridianus, mais plus
étroit et plus parallèle, plus sombre, les élytres sans tache basale pâle,
la suture testacée. Pronotum moins rétréci à la base, ses angles postérieurs
moins effacés. Élytres à stries lisses, peu profondes ; une soie discale sur
le 3** interstrie. Deuxième interstrie non atténué dans sa partie api-
cale (fig. 247 k).
Organe copulateur (fig. 247 a) court et épais ; sac interne tapissé de
petites dents écailleuses non différenciées.
Orne : Juvigny (Ancsv).
Espèce halophile, connue du sud-est de l’Europe, signalée une seule fois de
la France.
4. Acupalpus (s. str.) elegans DEJEAN, 1829, Spec. IV, 412 ; type : midi de
la France. — BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 157. — J. MüLLER,
1926, Stud. ent., I, 191.
Fig. 246 a-e. -— Long. 3,5 à 4,5 mm. Tête et face ventrale de tout l’ar-
rière—corps noirs ; pronotum et élytres testacés brillants, chaque élytre avec
une grande tache d’un noir bleuâtre, qui n’atteint pas la suture et s’étend
davantage en arrière qu’en avant (forme typique). Les deux premiers
articles des antennes et les pattes testacés. Tête petite ; pronotum trans-
verse, peu rétréci à la base, les angles postérieurs très arrondis ; fossettes
basales ponctuées. Élytres à stries lisses, profondes, le 2** interstrie atté-
nué au sommet ; soie diseale présente.
Organe _copulateur (fig. 246 d, e) arqué, la partie apicale du pénis apla—
tie, très atténuée, l’apex obtus. Sac interne avec une quinzaine de grosses
dents évaginables.
Espèce halophile, Pontorson. Littoral de l’Océan, depuis le Morbihan jus-
que dans les Landes. Littoral de la Méditerranée. Corse. Aussi dans les sa-
lines de la Lorraine. `
Europe moyenne et méditerranéenne, terrains salés du bord de la mer et
de 1’intérieur. Iles Baléares : Majorque, à Arta (SIETT1). Afrique du Nord.
Bassin de la Caspienne.
VARIATION. — On peut rencontrer çà et là les deux aberrations sui-
vantes : var. spoliaius IAKOBSON, 1907, dépigmentée (décrite de Hongrie),
et var. ephippium DEJEAN (Spec. IV, 445 ; type : Russie mér.), à prono-
tum noir bordé de roux, qui est plus fréquente dans la région méditer-
ranéenne.
JEANNEL 46

718 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
5. Acupalpus (s. str.) dorsalis FABRICIUS,l787, Mant. Ins. I, 205 ;type :
Kiel. -— J. Mü1.LER, 1926, Stud. ent. I, 192. —-— discus REITTER,
1894, W. ent. Ztg., XIII, 81. — noialus auct. (nec MULSANT).
Fig. 246 ]‘. — Long. 3 à 3,5 mm. Caractérisé surtout par l’armature
du sac interne formée de 7 à 8 très grosses dents évaginables, insérées sur
la paroi ventrale (fig. 244 f) ; ces dents sont deux fois plus nombreuses
A chez clegans, mais manquent chez toutes les autres espèces du même
groupe.
L’A. dorsalis est toujours de coloration foncée ; le pronotum est sub-
carré, à peine rétréci à la base, avec les angles postérieurs très effacés ;
prosternum pubescent. Soie discale présente.
Organe copulateur (fig. 246 f) particulièrement grand et arqué.
Nord de la France zrégion parisienne, Manche, Finistere, Loire-Inférieure.
ça et là dans le midi :Gironde, Gers, Hérault, Gard, Bouches·du-Rhône.
D’après J. Mü1.LER, 1’espèce est surtout nordique ; mais elle a été prise
en Vénétie julienne. On la connaît aussi de Madère et des Canaries.
VARIATION. — Les aberrations décrites par SCHAUBERGER (Col. C.,
IV, 1930, 212) sont les suivantes :
var. xanihochromus Scnnua., entièrement dépigmenté ;
var. atrocephalus ScnAUB., testacé avec la tête noire ;
var. confusus J. MOLLER, pigmenté, mais avec le pronotum pâle ;
var. compar ScHAUB., pigmenté, le pronotum entièrement noir, à fin li-
séré roussâtre, la tache discale de l’élytre atteignant l’écusson.
vanmelancholicus Scr1AUB., très pigmenté, la coloration noire des élytres
réserve seulement deux taches subhumérales et deux apicales, d’ailleurs peu
distinctes.
' Variations individuelles, se produisant un peu partout.
6. Acupalpus (s. str.) maculatus SGHAUM, 1860, Nat. Ins. D., Col. I, 619 ;
type : Europe méridionale (‘?). —— J. MüLLER, 1926, Stud. ent., I,
193. —— salinus BAUD1, 1864. — submaculaius From, 1903.
Fig. 247 d. — Long. 3 à 3,5 mm. Peu différent extérieurement du dor-
salis, même coloration générale sombre, mais presque toujours avec une
large tache pâleà la base de chaque élytre. Pronotum subcarré, peu rétréci
à la base, les fossettes basales presque lisses. Prosternum glabre.
Organe copulateur (fig. 247 d) de même forme générale que celui du
d0rsalis,mais plus petit, sans grosses dents différenciées; le sac interne est
tapissé d’écailles.
Paraît assez répandu dans toute la France et la Corse. En France connu
de diverses localités des départements de Seine-et-Marne, Loire·1nférieure,
Basses-Pyrénées, Hérault, Aude, Gard, Bouches-du—Rhône, Var.
Europe méditerranéenne et moyenne, jusqu’à Wien.
VAn1AT1oN. -— Les diverses variétés de coloration ont été définies par
Scrmuasnona (Col. C., IV, 1940, 215) de la façon suivante :
var. immundus RE1r·rER, dépigmenté ; (
Var. Jllülleri SCHAUB., dépigmenté, à tête noire ;

ACUPALPUS 719
var. plagifer Sermon., la tache discale de l’élytre atteint l’écuss0n ;
lvar. ephippiger SCHAUB., la tache discale de l’élytre, assez petite, n’at-
teint pas le tiers antérieur le long de la suture ; pronotum à disque largement
rembruni.
var. obscuratus HALBHERR (= melanotus PUEL), plus pigmenté que la
forme typique, les élytres foncés, avec seulement le bord externe et la su-
ture pâles dans leur partie apicale.
7. Acupalpus (s. str.) notatus MULSANT et REY, 1861, Op. ent., XII, 50 ;
type : Hyères. —— J. MüLLER, 1926, Stud. ent. I, 193. —— sardous Fiom,
1903. —— subnolaius BREIT, 1911. -— Mayeri Sci-IA·1·zMAYR, 1909.
Fig. 247 b. — Long. 3 à 3,5 mm. Distinct des précédents par la forme
de son pronotum, plus rétréci à la base, avec les angles postérieurs moins,
arrondis, les fossettes basales plus distinctement ponctuées. Élytres géné-
ralement pâles, avec une tache dorsale commune noire ; pronotum pâle
à disque plus ou moins rembruni. Prosternum pubescent.
Organe copulateur (fig. 247 b) bien plus court et épais que chez les
deux précédents, le sac interne inerme.
Midi de la France. Basses-Pyrénées : Cambo (MAscARAUx) ; Languedoc
@>\ %
. ai e
\
\
.,/ ` ( (   ’ ,` ( «-/[Ai l`\`g\
X ‘\ Il   ‘ i` l? lt wa
xy I; \  «   1,,]
Ry ; .\». \\.l ‘» «.¢»/(
.   À 2 ( · wi] \° `~ U
],_ ~«`.¢   À,
Fig. 247. Gen. Acupalpus Lina., organes copulateurs, de profil ( X 60),et sommet des
élytres gauches. — a., A. (s. str.) suturalis DEJ., de l’Herzégovine. — b., A. (s. str.)
nolalus M. et R., de Cambo. — c., A. (s. str.) eziguus DEJ., de Châteauroux. —— d.,
A. (s. str.) maculatus SCHAUM, de Nice. —- e., A. (s. str.) dubius Scmnsxx, de Suisse.
— f., A. (s. str.) brunneipes ST., de Châteauroux. —g., A. (s. str.) luteaius DUFTS.,
d’Hyères.—h., A. (Ancylostria) inlerstiîialis REITT., d’Italie. —- i., sommet de
l’élytre gauche du même. ._ j., de l’A. (s. str.) meridianus L., —- lc., de 1’A. (s. str.)
suturalis Dej. `

72O COLÉOPTÈRES CARABIQUES
et Pyrénées—0rientales ; Provence; Corse. Assez commun dans les maré-
cages d’eau douce.
Europe méditerranéenne.
VARIATION. —— Les mêmes aberrations de couleur que chez les espèces
précédentes se produisent chez notaius ; elles portent les noms suivants,
d’après SCHAUBERGER (Col. C., IV, 1930, 209) :
var. juvenilis From, dépigmenté, testacé.
var. subimmundus PUEL, dépigmenté avec la tête noire.
var. Mayeri ScnAirzM.,dépigmenté, avec la tête noire et une petite tache
discale noire sur chaque élytre. ·
La forme typique a le disque du pronotum rembruni et la tache élytrale
plus grande.
var. sublusitanus From, plus pigmenté que la forme typique, le pronotum
noir à liséré roussâtre, la tache apicale atteignant l’écusson.
var. quadrimaculaius From: la pigmentation de l’élytre ne réserve que deux
taches humérales et deux apicales peu distinctes.
8. Acupalpus (s. str.) dubius Scmtsxv, 1888, D. ent. Zs., 189 ; type :
Allemagne. —— SCHAUBERGER, 1930, Col. Centr., IV, 207. — luridus
Rmrren, 1900, Best.—Tab., 139 (nec DEJEAN). _
Fig. 247 e. — Long. 2,8 a 3 mm. Coloration toujours pâle, le pronotum
au plus rembruni sur le disque, les élytres brunâtres concolores. Pronotum
un peu transverse, à base peu rétrécie, les angles postérieurs tout à fait
arrondis et effacés, et surtout largement explanés. Élytres convexes, ir
épaules très arrondies, la région suturale aplanie. Soie discale présente.
Organe copulateur (fig. 247 e) bien plus arqué que chez les autres es-
pèces, l’apex infléchi et atténué ; sac interne inerme.
Ql
Ca et là en France. Lorraine ; Bourges ; Landes (MAscARAUx) ; Aude
(REITTER).
Europe septentrionale et occidentale ; îles Britanniques ;sud de la Scan-
dinavie.
VARIATION. — La var. Barthei PUEL (= flavicollis PUEL) a le pronotum
entierement testacé, les élytres à peine rembrunis dans la partie postérieure.
9. Acupalpus (s. str.) luteatus Dorrscnmo, 1812, Fna Austr. ll, 152 ;
type : Wien. —— J. MüLLER, 1926, Stud. ent. I, 193.
Fig. 247 g. — Long. 2,2 à 2,8 mm. Different du précédent par son pro-
notum à anglespostérieurs moins effacés, arrondis mais accusés, non ex-
planés, et par ses élytres plus convexes, très courts, non aplanis dans la
région suturale. Coloration pâle, les élytres brunâtres à suture pâle, la
base des antennes et les pattes testacées. Soie discale présente.
Organe copulateur (fig. 247 g) très petit, brusquement coudé dans sa
partie moyenne, l’apex atténué ; sac interne inerme.
Presque toute la France, sauf les hautes montagnes. Corse. Au bord des
eaux, dans les marais.
Europe et Sibérie ; Nord de l’Al`rique ; îles Canaries, Madère et Açores.

ACUPALPUS 721
VARIATION. -—— Chez la forme typique les élytres sont brunâtres, avec la
suture et la bordure externe finement roussâtres. Sur la côte méditerra-
néenne, aux étangs de Vendres, à Aigues—Mortes et en Camargue, on trouve
parfois des formes dépigmentées :
var. Marthae PUEL, entierement dépigmenté.
var. airiceps PUEL, dépigmenté, mais avec la tête noire.
10. ACIIDBIDHS (s. str.) 8X1g'lll1S DEJEAN, 1829, Spec. IV, 456 ; type : Sibé-
rie. ——— J. MIILLER, 1926, Stud. ent. I, 194.
Fig. 247 c. —— Long. 2 à 2,5 mm. Voisin du précédent, mais avec la tête
proportionnellement plus petite, les yeux moins saillants, le pronotum
plus court et plus transverse, les élytres plus longs et élargis après le mi-
lieu. Coloration plus foncée, la base des antennes et les pattes plus ou moins
rembrunies. Soie discale présente.
Organe copulateur (fig. 247 0) particulièrement court et épais ; sac in-
terne inerme.
Presque toute la France, sauf les hautes montagnes. Corse. Dans les maré-
cages d’eau douce.
Europe moyenne et Sibérie.
11. Acupalpus (s. str.) îlavicollis STURM, 1825, D. Ins. V1, 87 ; type :
Allemagne. —— J. MüLLER, 1926, Stud. ent. I, 191. —— nigriceps DE-
JEAN, 1829, Spec. IV, 453 ; type : Suède. —~ luridus DEJEAN, 1929,
Spec. IV, 454 ; type : France.
Fig. 246 g. —— Long. 3 à 3,4 mm. Pas de soie discale sur le 3° interstrie,
dans sa moitié postérieure. Tête noire ou brunâtre, le pronotum pâle, les
élytres d’un brun rougeâtre, irisés, avec la base et la suture plus claires;
la poitrine et l’abdomen noirâtres ; pattes testacées. Pronotum à angles .
postérieurs arrondis mais accusés, les fossettes basales peu profondes.
Organe copulateur (fig. 246 g) petit et arqué ; sac interne inerme.
Surtout dans le nord et le centre de la France. Paraît manquer en Bre-
tagne, dans le sud-ouest et dans la zone méditerranéenne.
Europe septentrionale et moyenne ; Iles Açores; Caucase ; Asie mineure.
12. Acupalpus (s. str.) brunneipes Sruaivi, 1825, D. Ins. VI, 88 ; type :
Bavière. ~—— J. MÉILLER, 1926, Stud. ent., I, 190.
Subsp. airalus DEJEAN, 1829, Spec. IV, 449 ; type : Espagne. —-
SCHAUBERGER, 1930, Col. Centr. IV, 211.
Fig. 247 f. — Long. 3 à 3,5 mm. Pas de soie discale sur le 36 inter-
stric. Différent du précédent pa1· la forme de son pronotum, à angles pos-
térieurs tout à fait effacés et fossettes basales plus profondes. Entière-
ment noir de poix brillant, sauf la marge du pronotum, les épipleures et

722 COLÉOPTÈRES cARAB1ouEs
la suture des élytres roussâtres. Premier article des antennes flave, les
pattes plus ou moins rembrunies.
Organe copulateur (fig. 247 f) semblable à celui de flavicollis, mais
avec la partie apicale du pénis plus arquée, infléchie ; sac interne inerme.
Toute la France et la, Corse. Au bord des eaux stagnantes.
· Répandu dans toute l’Europe moyenne et méditerranéenne et dans 1’A—
frique du Nord. Iles Açores.
VARIATION. —- L’espèce est représentée par deux races géographiques :
1. Fossettes basales presque lisses ;gouttière marginale des côtés ces-
sant aux angles postérieurs. Réseau alutacé à mailles peu étirées en
travers ...................................... subsp. brunncipes.
-— Fossettes basales du pronotum plus distinctement ponctuées ; gout-
tière marginale des côtés prolongée sur le bord basal au delà des angles
postérieurs. Réseau alutacé à mailles très étirées en travers ......
................................................ subsp. airalus.
La forme typique occupe 1’Europe centrale et la majeure partie de la
France. La forme alratus DEJ., répandue dans la région méditerranéenne,
se trouve en Corse et dans le midi de la France, jusque dans la Loire·Infé-
rieure.
102. Gen. ANTHRACUS Morscnoursxv
Anihracus MOTSCHOULSKY, 1850, Kaf. Russl., tab. vu ; type : conspuius
DUrrscHM1D (ANDREWES, 1939, Gen. Names, etc., 6, 183). ——-
TSCHITSCHÉRINE, 1901, Hor. Soc. ent. R., XXXV, 247. — Balius
SCHIôDTE, 1861, Nat. Tidskr., l, 184.
Fig. 248. — Genre voisin d’/lcupalpus, mais bien distinct par le faciès
particulier des espèces.
Ailés. Glabres, les téguments brillants, de coloration généralement pâle.
Forme allongée, étroite, la tête robuste, les élytres parallèles, les antennes
toujours très longues, atteignant le milieu des élytres, avec les articles
apicaux cylindriques et épais. '
Mêmes caractères généraux des pièces céphaliques et buccales que chez
les Acupalpus, sauf que les mandibules sont bien plus allongées, plus
saillantes. Pronotum toujours cordiforme, avec ses côtés longuement si-
nués en arrière, les angles postérieurs droits ou presque droits, la'base non
rebordée. Fossettes basales toujours profondes et lisses.
Élytres longs, subparallèles, très peu convexes, les épaules arrondies
mais saillantes, la base rebordée ; striole basale présente. Bord apical
faiblement sinué. Dessous plus ou moins pubescent. Pattes longues et
robustes.
Pas de fossette médiane sur le premier segment ventral des mâles.
Protarse et mésotarse à peine dilaté chez les mâles, mais avec deux ran-

ANrnaAcus 723
gées de quelques phanères adhésives sur la face ventrale des quatre pre-
miers articles. _
Organe copulateur de même type que chez les Acupalpus, aussi peu chi-
tinisé, mais plus grand, plus allongé. Style gauche en position ventrale.
Sac interne inerme.
Mêmes caractères chétotaxiques. ·
Genre réparti dans la région méditerranéenne. L’A. annamensis BA'rr·:s
n’est pas un Anfhracus, mais paraît plutôt devoir être placé parmi les
Acupalpus.
TABLEAU mas Esr>ÈcEs l
1. Pronotum très petit, à peine transverse, bien cordiforme, pas plus
large que la tête au niveau des yeux ; ses côtés profondément sinués
dans le tiers postérieur, le bord basal arrondi latéralement, les
angles postérieurs obtus mais bien marqués, fossettes basales ar-
rondies et très profondes. Petite taille ..................... 2.
—- Pronotum plus grand, transverse, plus large que la tête au niveau
des yeux, ses côtés largement arrondis en avant, longuement si- ·
nués en arrière, les angles postérieurs droits et vifs ........... 4.
2. Tempes brusquement rétrécies derrière les yeux, transverses,
tombant presque perpendiculairement sur les côtés du cou. Sinuo-
sité des côtés du pronotum plus forte, les côtés presque parallèles
avant les angles postérieurs. Une seule soie discale. Organe copu-
lateur très grand (fig. 248 c). Long. 3,5 à 4 mm. ...... 3. flavipennis.
-— Tempes obliquement rétrécies derrière les yeux. Sinuosité des côtés
du pronotum moins profonde, les côtés non parallèles avant les
angles postérieurs. Coloration plus pâle . ..................... 3.
3. Trois ou quatre soies discales sur la moitié postérieure du 3€inter— .
strie. Organe copulateur très court(fig.248h). Long. 3,5 à 4 mm.
.............................................. 1. quamerensis.
- Une seule soie discale sur la moitié postérieure du 3° interstrie. Or-
gane copulateur allongé (fig. 248 g). Long. 3,5 à 4 mm. . 2. longicomîs.
4 . Pronotum transverse, à côtés modérément sinués dans le tiers pos-
térieur, les angles postérieurs droits, les antérieurs peu saillants,
la base un peu saillante ; fossettes basales profondes et arron-
dies. Forme plus robuste. Long. 4 à 5,2 mm. ......... 4. 00I1SDUÉ'US..
—— Pronotum très grand, allongé, non transverse, ses côtés longuement
sinués, parallèles avant les angles postérieurs qui sont très grands,
droits et vifs; base rectiligne; angles antérieurs saillants. Fossettes
basales très profondes, en forme de pli longitudinal et fortement
incurvé en avant et en dehors. Plus grêle et allongé. Long,. 4,5
à 5,2 mm ................................. 5. f1‘811SVeIS3li8.

724 cotiàorrènias cARAB1QUEs
1. Anthracus quamerensis Riairrnn, 1884, W. ent. Ztg., III, 78 ; type :
île Veglia. —-J. MüLLE1=<, 1926, Stud. ent., I, 194.
Fig. 248 h. —- Long. 3,5 à 4 mm. Coloration pâle, la tête et le disque des
élytres rcmbrunis, les antennes et les pattes pâles. Yeux très saillants,
les tempes obliques. Pronotum petit, ses côtés peu arrondis en avant,
fortement sinués en arrière, mais non parallèles avant les angles posté-
rieurs qui sont obtus et émoussés. Fossettes basales très profondes et
arrondies. Élytres étroits, à stries lisses et profondes, les interstries con-
` aie .
i' \` \ I
  ai
É? ` ci è É
É/lJÃ\`\> .       1,  X '~.,
1, '   I ï ` S  x
[ 1 l ' ly , i,   Z. .
JÃ   j `
  itu. V 1.
i r l `I ‘ 1 7
Wwsil  â
. · ` È ~ A [ ; ~ ,
li M Mr", 
’ À, · 1 Ã i i I F ’ l f
\‘i`liiÉV»  _
\ ,y,il   ”~/
ts @
9 xt.
Fig. 248. Gen. Anlhracus Morsca. — a., A. conspulus DU1=1·s., de Cannes ( X I3). — b.,
palpe maxillaire gauche. -0., palpe Iabial gauche.- d., organe copu1ateur(_>< 60) de
l’A. consputus Dnrrs., de Cannes. — e., de FA. flavipennis Loc., de la Corse. - f.,
de l’A. iransversalis SCHAUM, de Limoges. —- g., de l’A. longicornis ScnAUM, de Rome.
—— h., de PA. quamerensis REITT., du Beausset.
vexes. Trois ou quatre soies discales sur la partie postérieure du 3e inter—
strie.
Organe copulateur (fig. 248 h) remarquable par sa petite taille, sa forme
courte, peu arquée ; l’apex obtus.
Littoral méditerranéen, au bord des eaux douces et stagnantes, depuis
Collioure jusqu’à Cannes.
Europe méditerranéenne : Dalmatie ; Istrie.
2. Anthracus longicomis SCHAUM, 1857, Berl. ent. Zs., 145 ; type : Nau-
plie. — J. Müttaa, 1926, Stud. ent. I, 194.

ANTHRACUS 725
Fig. 248 g. — Long. 3,5 à 4 mm. Très voisin du précédent, dont il dif-
fère par la présence d’une seule soie discale et par la forme de l’organe co-
pulateur. Coloration plus foncée, les élytres brunâtres avec la suture et
la marge pâles. Même forme des tempes et du pronotum. Élytresà stries
moins profondes et interstries moins convexes.
Organe copulateur (fig. 248 g) allongé, arqué, l’apex atténué.
Provence : Toulon ; Le Beausset (SIETTI).
Europe méditerranéenne et orientale ; dans l’Europe centrale jusqu’à
Wien ; Caucase.
3. ÀIIÉIIISCIIS flavipennis LUcAs, 1846, Expl. Alg., 11, 74 ; type : La Calle.
— BEDEL, 1899, Cat. Col. N. Afr. I, 159. -— corsicus Primus, 1866,
Ann. Fr., 183 ; type : Corse.
Fig. 248 e. —- Long. 3,5 à 4 mm. Différent des deux précédents par ses
tempes transverses et les côtés du pronotum plus profondément sinués,
subparallèles avant les angles postérieurs ; ceux—ci obtus et émoussés.
Tête et pronotum brun luisant, les élytres brun rougeâtre, plus clair dans la
région humérale et le long de la suture ; antennes, palpes et pattes tes-
tacées. i
Organe copulateur (fig. 248 e) beaucoup plus grand que celui des deux
espèces précédentes, pourtant de même taille ; le bulbe basal renflé, le
pénis arqué, l’apex atténué.
Corse, dans les marécages.
Aussi en Sicile et en Algérie, dans les départements d’Alger et de Cons—
tantine.
4. Anthricus consputus DUFTSCHMIDT, 1812, Fna Austr. ll, 148 ; type :
Linz. — BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine, I, 184. — meridianus
CLAIRVILLE, 1806, Ent. Helv., II, 24 (Trechus) (nec L1NNÉ). —— dor-
salis C. G. THoMsoN, 1859 (nec FABRICIUS). — Wimmeli REITTER,
1893, W. ent. Ztg., X11, 44 ; type : Hamburg.
Fig. 248 a-d. — Long. 4 à 5,2 mm. Bien différent des précédents par sa
forme robuste, son pronotum transverse, plus large que la tête, à angles
postérieurs droits et vifs. Testacé, avec la tête noirâtre, le pronotum
plus ou moins brunâtre, les élytres avec toute la partie postérieure noi-
râtre, mais la suture, le bord externe et la base pâles. Base des antennes
testacée, les articles 3 à ll rembrunis ; pattes testacées. Pronotum à
côtés longuement sinués, rétrécis peu à peu jusqu’aux angles postérieurs ;
la base un peu saillante ; fossettes basales arrondies et très profondes.
Élytres amples, parallèles, à stries fortes. Une seule soie discale.
Organe copulateur (fig. 248 d) assez petit, coudé au tiers basal, l’apex
droit, non infléchi.

726 coLÉoPrÈREs CARABIQUES
Toute la France et la Corse. Endroits marécageux ; fossés humides, sous
les détritus. Assez rare.
Europe septentrionale et moyenne; Caucase ; Sibérie.
VARIATION. —— D’après sa description, l’A. Wimmeli REITT. serait un
consputus à pronotum plus étroit, à peine transverse,pas plus large que la
tête. Il s’agit certainement d’une variation individuelle extrême. PUEL.
l’aurait trouvée en Camargue.
5. Anthracus transversalis ScriAUM, 1862, Berl. ent. Zs. VI, lll ; type 1
nord de la Grèce. — J. MÉÈLLER, 1926, Stud. ent. I, 194. — lemovi-
censis BLEUsE, 1882, Rev. Ent., I, 44 ; type : Limoges.
Fig. 248 f. —— Long. 4,5 à 5,2 mm. Bien différent de toutes les autres
espèces du genre par la forme de son pronotum, Allongé et parallèle, dé-
primé ; coloration pâle, testacée rougeâtre, les élytres rembrunis, les an-
tennes, les palpes et les pattes concolores. Tête allongée, les yeux peu
saillants, les tempes très obliques. Pronotum à peine plus large que long,.
ses côtés longuement sinués, parallèles dans tout le tiers postérieur ; an-
gles postérieurs très grands, droits, vifs; base rectiligne. Fossettes basales.
» en forme de pli arqué en dehors et en avant. Élytres aplanis, à stries pro-.
fondes ; une seule soie discale.
Organe·copulateur (fig. 248 f) arqué, à bulbe basal bien isolé par une
constriction de la partie moyenne du pénis, l’apex atténué.
çà et là en France. Orne : Domfront(LEB1s) ; Nantes (E. DE L’IsLE) ;Ven·
dôme (MÉQU1GNoN) ; Orléans (CROISSANDEAU) ; Limoges (BLEUsE) ; Castres
(GAMBERT). Parfois dans les détritus d’inondation de la Marne, à Saint-
Dizier (SAINTE-CL. DEv1LLE), de la Garonne, à Bordeaux (TEMPÈRE).
Espèce a mœurs souterraines, rappelant assez par son aspect et son genre
de vie les Thalassophilus ou le Trechoblcmus micros.
Europe méridionale.
' Subfam. AMBLYSTOMITAE TSCHITSCHÉRINE
Amblystomini TSCHITSCHÉRINE, 1900, Hor. Soc. ent. R., XXXIV, 348-
Les Harpalides de ce groupe sont remarquables par la forme de l’épi-
stome, dont l’échancrure rappelle les Licinides et en particulier les Badisier,
Mais tous les caractères des Amblystomites les rapprochent des Harpa-
lides.
Tête toujours large, difforme, à partie antérieure obtuse, l’épistome
profondément échancré, la base du labre membraneuse dans l’échancrure.
Pas de sillons oculo-frontaux. Mandibules courtes et obtuses. Palpes à der-
nier article fusiforme, acuminé, pubescent ; les palpes labiaux polychètes.
Labium largement échancré, sans dent médiane. Antennes courtes, pu-
bescentes à partir du 38 article.
Pronotum plus ou moins transverse. Élytres peu convexes, rebordés à_

AMB1.Ys·roMus , 727
la base, le bord apical large et sinué, le 99 interstrie large dans sa partie
apicale, le plus souvent pubescent. Pattes grêles.
Protarse et mésotarse des mâles simples ou faiblement dilatés zles
articles dilatés avec deux rangées de phanères à large pavillon adhésif.
Organe copulateur à partie apicale non déversée, les styles ovales, longs,
peu chitinisés. Sac interne ordinairement armé de grosses dents évagi-
nables (Amblysiomus).
Caractères chétotaxique des Harpalides : une seule soie frontale, pas de
pronotale postérieure, une soie discale sur la moitié postérieure du 3e in-
terstrie. Série ombiliquée agrégée, comme chez les Slenolophiiae. Le
groupe huméral de 6 fouets, dont le 69 est écarté du 58, sur la 89 strie ;
groupe postérieur de 6 à 8 fouets en série continue.
La larve de l’Amblyst0mus quadriguttaîus Morscu., de 1’lnde, est décrite
et figurée par GARDNER (Ind. For. Rec., Ent. II, 1936, pl. II). Elle a les
caractères généraux des larves des Harpalidac, en particulier des mandibules
courtes, les ongles doubles et inégaux. Le lobe interne de la maxille est ter-
miné par une soie apicale renflée. Le nasal est profondément échancré, denti-
culé dans l’échancrure. Antennes longues et grêles.
On rapproche ordinairement des Amblyslomus le petit genre africain
Anomostomus LAFERTÉ (Csixi, Cat., pars 115, 926). Mais il faudra encore
placer près d’eux, dans le même groupement, les Plaiymeiopus DEJ. et
Dioryche M.-L., genres à nombreuses espèces dans l’Afrique, la région
orientale et l’Australie, et aussi le genre Bargsomus DEJ.,de l’Arnérique
centrale.
Ainsi comprise, la sous-famille correspond à une vaste lignée gondwa—
nienne orientale, avec des représentants nombreux dans la région méditer-
ranéenne (Amblyslomus) et d’autres ayant atteint l’Amérique centrale
au début du Tertiaire (Burysomus).
103. Gen. AMBLYSTOMUS EmcHsoN
Amblyslomus EB1cHsoN, 1837, Kâf. M. Brand, I, 59 ; type : vulneraius ,
DEJEAN. —— REITTER, 1883, W. ent. Ztg., Il, 139.
Fig. 249. —— Espèces ailées, de petite taille, glabres, de coloration noi-
râtre à reflets métalliques et pattes sombres. Tête assez grosse, large en
avant. Épistome échancré, souvent d’une fagon plus ou moins asymé~
trique ; le labre asymétrique, sa base membraneuse dans l’échancrure de
l’épistome. Pas de sillons oculo-frontaux. Mandibules courtes et obtuses.
Antennes pubescentes à partir du 3e article. Palpes labiaux polychètes
(et non dichètes, comme il est dit généralement).Labiumtrès largement
échancré, sans dent médiane. V
Pronotum petit, subcarré, ou plutôt trapézoïde, à base rétrécie, côtés
nullement sinués et angles postérieurs très arrondis. Côtés très finement

728 COLÉOPTÈRES cxaxarguas
rebordés ; disque convexe, pas de fossettes basales. Élytres oblongs, élar-
gis en arrière, le bord apical largement tronqué ; 88 et 96 interstries plus
ou moins pubescents, le reste de l’élytre glabre. Stries fines et superfi-
cielles, la surface alutacée, mate. Pattes courtes.
Protarses des mâles avec les trois premiers articles faiblement dilatés
et munis de deux rangées ventrales de phanères adhésives, les mésotarses
simples,
Organe copulateur peu chitinisé, non déversé vers la gauche,peu arqué.
Bulhe basal renflé ; l’apex simple. Style gauche en position ventrale,
comme chez les Acupalpus. Sac interne armé de grosses dents évaginables
(fig. 249 6).
Le genre renferme un grand nombre d’espèces réparties sur les restes
du Gondwana oriental : Afrique, Madagascar, Inde, Malaisie et Australie.
Une quinzaine d’espèces occupent la région méditerranéenne ; trois sont
représentées en France.
TABLEAU DEs Es1>ÈcEs
1 . Angles postérieurs du pronotum accusés, obtus et émoussés, la base
saillante. Élytres presque sans traces de stries. Long. 2 mm ....
............................................... 3. Raymondi.
-— Angles postérieurs du pronotum tout à fait effacés,les côtés et la
base arrondis en courbe continue. Élytres distinctement striés.. 2.
2. Pronotum transverse, peu rétréci à la base. Élytresàstries plus
fortes, toutes bien visibles, les interstries convexes. Plus grand.
Long. 3,3 à 3,8 mm. ........................... 1. metallescens.
— Pronotum non transverse, nettement rétréci a la base. Élytres à
stries internes nettes, les externes effacées ; interstries internes
plans. Plus petit. Long. 2,5 à 3 mm ..................... 2. niger.
1. Amblystomus metallescens DEJEAN, 1829, Spec. IV, 482 ; type : midi
de la France. —— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr. I, 105.
Fig. 249 a-e. —- Long. 3,3 à 3,8 mm. Noir à reflet métallique verdâtre,
les palpes et les tibias brun testacé ; téguments très finement alutacés.
Échancrure de l’épistome un peu asymétrique, l’angle droit un peu plus
saillant que le gauche. Pronotum transverse, à base large. Interstries des
élytres avec une rangée de très petits points sétifères.
Organe copulateur assez épais (fig. 249 d), l’apex atténué et infléchi.
Sac interne avec un rang oblique de cinq à six grosses dents dans la par-
tie moyenne, le cul—de-sac basal tapissé d’écailles et armé de deux autres
dents et de baguettes chitineuses, la partie apicale avec une dent ventrale
(fig. 249 e).

AMBLYSTOMUS 729
Littoral de la Méditerranée ; Corse. Terrains argileux, dans les fissures
du sol.
Toute la région méditerranéenne ; Afrique du Nord.
gg;-3 \   __ • —
lfgâ  èîî \·`”».
.1 EN C * . " F7 ` <;
    s`   '   `—
\ . \ é. ~ / " - Mx
1 V X, C' ai.  
·   `·`='=" ' 6.
’ f' }(‘\ "fl`* V ‘· 2   QQ e`·=»
 ¤'«· `   p` ·~     _
,*15;] [V mi   ’ ` ê~?;*fëEf/ ` "  
··-;_Q_i ,· r r i I Ã . `iii    
-   __ ..... - _g.
1.
Fig. 249. Gen. Amblystomus Er. - a., A. melallescens DEJ., de la Camargue ( >< 22). —
b.,palpe labial gauche. - c.,palpemaxillaire gauche. -—d., organe copulateur (X 60).
- e., sac interne, de profil. -— f., organe copulateur ( X 60)del’A. Raymondi GAUT.,
d’Espagne. —— g., de 1’A. niger HEER, de Châteauroux.
2. Amblystomus niger HEER, 1838, Fna Col. Helv. I, 563 ; type : Genève.
— BEDEL, 1897, Cat. Col. N. Afr., I, 106. ,
Fig. 249 g. —— Long. 2,5 à 3 mm. Voisin du précédent, mais plus petit,
avec le pronotum moins transverse, plus rétréci à la base. Élytres à stries
externes effacées.
Organe copulateur (fig. 249 g) plus court, moins coudé dans sa partie
m0yenne,l’apex non infléchi. Sac interne avec une seule grosse dent mé-
diane et une dent apicale bien plus développée que chez meiallescens ; pas
de dents dans le cul—de-sac basal.
. Presque toute la France, remontant vers le nord jusqu’au cours de la
Seine et à Nancy. Corse. Dans les terrains argileux.
Europe moyenne et toute la région méditerranéenne.
3. Amblystomus Raymondi GAUTIER DES Corrns, 1861, Ann. Fr., 193 ;
type 1 Saint-Raphaël. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 376.
Fig. 249 f. — Long. 2 mm. Bien plus petit que les deux précédents,
différent par la forme du pronotum, à angles postérieurs accusés, obtus et
émoussés, et bord basal nettement limité. Élytres à stries très effacées.
Organe copulateur (fig. 249 f) à partie médiane déprimée et bulbe basal
bien séparé, l’apex atténué. Une seule grosse dent dans le sac interne.

730 coLÉorTÈREs cARAB1QUEs
Littoral méditerranéen : Hyères, Saint-Raphaël; Corse. Terrains. argi-
leux.
Aussi en Sardaigne.
XVII. Fam. PTEROSTICHIDÀE, sensu nova
Cette famille correspond à peu près aux Féroniens de DEJEAN (18225),
aux Féronides de LACORDAIRE (1854), ou encore aux Plalysmalini de
1
x   I r Wa -.;.. .
LQ   · l·,. (I .
fr w . 1 ( 
  \ L Q oœ E · .
  ·«· ‘ C É \ ‘ 'j;I IÃ(<
*1 î   "`  ·‘ Ii   "Ã
_· I NI .   ®¤ » « ~ /.   
, J . I , (
,1.% I . III ai I (     I
III I   '   I y! l  
`X   à _;~  I  fi " l `É   Il \I\  X7
I [J], \-. (, lu (LW    1  I
" .I’ \ .·  QA — ` / —-»
 (Q- M ·,(I gem »/ .j
  H I·I I ·  ¤îf$·_·__I` I .
 FIJII I (   A j-
I'~·:u·_  I I I f 7'1;§1_Z! ,
 ‘¤·ï IÉIII.·.I`·î«<ï·  &·
 « ,IIII¤ %· 1*1 "—I·¤~·i I   1
J2-  " ‘ -:¤~:·"1~
  1. 1 I' n  
  I ·(î('¤I M III     > ._ I
`j  ¤I·m¤  I-mi` }  »~ I
 THIIHII wp.; wwugyl  `  
 ' I"-vw MI Il F  I I    
ïiîâëi ï_| I l __ Èlml     V]
 assez- I \;\l¢=1I* J
."  www  ~.   ¤·«— f I
~ i·#mH·, y]n(  Ihài 
"- .
Fig. 250. Caractères Iarvaires des Pferosfichidae, trib. Pferosfichini : Oreophilus multi-
puncfafus DEJ., des Alpes. — a., larve âgée. —— b., stemmates du côté gauche. —
c., maxille.—d.,prémentum. — e.,nasa1. — f., patte intermédiaire gauche.-
g., urogomphes.
T ' 1899 H S t R XXXIV 108 l
SCHITSCHERINE , or. oc. en . ., , ` , qui eur a con-
sacré un grand nombre de mémoires importants (1). Mais ces mémoires
1. TscH1TscuÉR1NE a voulu donner la priorité il Plafysmu B©NELLi sur Pferosfichus
BoNEL1.1, tous deux décrits dans la « fabula syrzoptica », parce que Plafysma y est cité
le premier. Mais depuis BA·rEs (1882, Biol. centr.-am., Col. I, 80), on avait adopté
Pferosfichus, que d’ailleurs B01~xE1.L1 lui—même avait pris pour type de son « 16 a,
sfirps Pfcrosfichii », de la fabula synopficu.

PTEROSTICHIDAE 731
sont des études fragmentaires ; aucune étude d’ensemble de la famille
n’a jamais été faite. Aussi les derniers catalogues, en particulier celui de
Csixi (1929, pars 112, 478) présentent-ils, sous la rubrique générale
«Pler·0siichini », un amas hétérogène de groupes dont beaucoup n’ont rien
de commun avec la famille dont il s’agit ici.
Seuls appartiennent aux Plerosiichidae, sensu laio, les genres de Con-
chifera dont les cavités coxales antérieures sont uniperforées, l’organe
copulateur coudé, à bulbe basal globuleux, avec l’orifice basal reporté en
arrière sur la face ventrale, les styles très inégaux, le droit étant toujours
étroit, très court ou très long, styloîde, jamais élargi ni de même forme
que le gauche.
Chez les Pierostichidae, il existe deux soies frontales ; les antennes sont
\
l ‘ *l`i` ilii  ·•
  \   .4 \ ta' ·
  1 l  x i   .   · ,
  Q J  È} I y _ `li l i/
"À.. N.- · ' ~ l
 -1;* È .  . 1 ( ) ‘ I
_; \  \ :  :· · i
 , / i je   ia, 1 »   ·€
  `« _,.* ' y (  ai .. "7
`*· .^ • j. I x «·` ·
\ \ .·-A.,, / i 0    
 _ 1 , " 1 L î
‘ ( \\ 4/) I 7     ry
/ _ l ·i  ·~
`   ap. `— ’/ —. C ”_    .
·;, l` , "   il
(F F. 6 ,(     , (gu
 L  #7.
a
Fig. 251. Caractères larvaires des Ptcrostichidae, trih. Molopini. -— a., tête de la larve
âgée de l’Abaa: ater Vim., — b., nasal. —~ c., mandibule gauche d’une larve au premier
âge. — d., sommet de la maxille gauche d’une larve âgée.- e., patte intermédiaire
gauche.- f., urogomphes d’une larve âgée. —- g. urogomphe gauche d’une larve âgée
de Percus Dejeani DEJ. [d’après J.-C. Scmônria, et S. BEER et G. BINAGHI, 1936,
Bol. Lab. Z00l. agr. Mil., XIV 
Tout récemment, H. E. ANDREWES (1937, Proc. R. ent. Soc. Land., VI, 1) a tenté
de réhabiliter le genre désuet Feronia LA1·aE11.1.E (1817), en lui désignant pour type
l’espèce cupreus L. Je crois avoir démontré qu’ANonEwEs n’est aucunement en
droit de rejeter, comme non publiée, la fabula synoptica de BONELLI (voir cette
Faune, 39, 1ntroduction);i1 s’ensuit que Feronia LATREILLE, 1817 (type : cupreus L.)
ne pourra plus dans aucun cas être valable, car il doit être tenu pour synonyme
de Poecilus BONELLI, 1810 (type : cupreus L.),

732 COLÉOPTÈRES cARAB1gUEs
pubescentes à partir du 4e article (sauf rares exceptions). Le pronotum
a normalement deux fossettes basales de chaque côté et une soie sur l’angle
postérieur. La striole basale de l’élytre, lorsqu’elle existe, se trouve entre
la l" strie et l’écusson. Épipleures tantôt tordus à l’extrémité, tantôt
simples. Protarscs des mâles avec les trois premiers articles dilatés et mu-
nis de deux rangées ventrales de grandes phanères à large pavillon adhésif,
les mésotarses toujours simples.
Cette diagnose élimine des Pierosiichidae un très grand nombre de grou-
pes énumérés par le Catalogue de Csixt. Par contre, elle fait entrer dans la
famille des groupes qui en sont généralement écartés à tort, tels que les
Amarini, Zabrini, Anchomenini.
Caractères larvaires (fig. 250, 251, 252 et 253). — Larves à sclérites peu
chitinisés, la tête généralement allongée, au moins chez les types carnivores,
sans rétrécissement collaire prononcé.
Tête de forme variable, la suture coronale plus ou moins longue, parfois
absente (Zabrus). Articulation dorsale de la mandibule libre, la côte du ten-
=, il » "‘#+i#l—î1î 
à l ' / ° " ‘
  Mg i-  2 Ã@@l
  É lg É L N 1‘    5
W     *-·   __ -  ` ii)  F—~'î»» 
" · i l./ . . l J Z,
· ‘   »/ri I   ;/   · il
,/ e. 4 ai 1/  `
 ul "·._
É;  il  / ` .
` M . 1 \   \ ©O@°  i i 4 
 )g,‘!l· A ,|l  .  __', É `, i
  'ii L  i Q 4 
~ / j i / /\/~“”"—'\_,\ i
 \  L · 7 c_
/ F V *_ ·2‘ 
"4 , J ) J At ‘  
 p ar W _ H, W? 
“  ···· W V
É-F ,"| \*_ I - Il I N
 ia}, ‘ ‘ " < (HQ  .
w m". ll  " L '<·l·· ~ f \  L `
ly -1 ..E \i).·"/ î g `  
        J    
iii   ,'·**¤.T;iah·"=· "*·
Fig. 252. Caractères larvaires des Pterosiichidae, trib. Sphodrini : S. leucophîhalmus L.,
de Crémone (élevage de L. Borooni). — a., larve jeune. — b., stemmates du côté
gauche. — 0., nasal. — d., maxille gauche. — e., prémentum, face ventrale. — f.,
patte intermédiaire gauche. -—- g., urogomphes.

PTEROSTICHIDAE 733
torium et le condyle articulaire bien visibles sur le bord antérieur du crâne,
entre l’épistome et le sclérite antennaire. Antennes Pas plus larges que les
mandibules, insérées en dehors des mandibules, leur 3** article non dilaté,
muni d’un accessoire. Mandibules plus ou moins longues, le rétinacle bien
développé. Maxîlles à stipe long ; le palpe triarticulé. Prémentum avec quel-
ques soies latérales, la ligula bisétulée. Stemmates de forme arrondie, au
nombre de six (1).
Tergites thoraciques et abdominaux peu chitinisés, ne recouvrant pas
entièrement la face dorsale des segments, surtout sur l’abdomen ; les rangées
de soies peu nombreuses.
Pattes courtes, peu épineuses, les trochanters, fémurs et médius souvent
avec des rangées longitudinales et ventrales d’épines, les tibias toujours
inermes, sans autres épines que les deux épitarsales. Tarse de deux ongles
égaux, tous deux dactyliens.
Urogomphes longs et grêles, immobiles, non articulés, généralement non
segmentés, sauf cependant chez les Abazc et les Pcrcus (fig. 241 f, g). Uro-
pode allongé, sans vésicules exsertiles.
1 u
l   3 n ,   :4;
= 4 }       È (  
“' mêg E7 " \,    , ,1 ' A :.,:"
i I K I (   Z o : l ' H'j·# ~·‘
gi" ·l· 1/, ry" (  ‘ \‘ `    ·` ·
. . ( if.   & ‘\   J 
1 \. 7   (  ';(i'» 
9E?î’;’· ·!,  F .;, / ·*
` ’ é. A d   -'  
R . ~··»· I  ·,·   
,,, 9 , \ /.,·r~`·\_\ I \
 *1) . ¤  ” ‘.  ‘ ~·"  7 X
 U,    ('  fis, gu · Ã
 Y··'·|(· M)  'I '   Ni ( ( ·/'
*1 .Z. '·|. · ·'··(%’
,;.,4 ·u·· _'» ·g(_. L·‘ v,
 li  ·  Ã?   , 1 . A
. ‘l:_‘ I` I·· 'I  , _  ` .
. __ __     _,   s` ao \   .
,.;  F,.   _    
4,, ···'·~ ·( *h\l\·]|·· '⧷\î l
^*  «··. .··(n... ··:¤·' ' " ( I Y
2 ,딣&·· ·rn(· (Ill". ·¤¤` ( à   ·  
u.. _,,,,_,',,.   ,_,,_   '  · " 3 ' ' .  ’i_    
·,\·———· —- ,. _, ,_..
fl u- [tw (Ill" .I|l" °   ·  . ·\
'· ,.... .~,,,_ .·.. \··   I A  ‘ '   " '.,\/.’ `_  
E h?/1«·v#1L·)',«)¢(ls'·(ny! Ã dj.   I/· `     A
Fig. 253. Caractères larvaires des Pierostichidae, trib. Anchomenini: Agonum sp., de
Compiègne. —- a., larve âgée. —~ b., stemmates du côté gauche. — c., nasa]. -— d.,
maxille gauche, face ventrale. — e., lobe interne de la maxille. -—f., prémentum, face
ventrale -— g., face ventrale du crâne et du prosternum. —— h., patte intermédiaire
gauche. —— i., premiers segments ventraux. — j. urogomphes.
1. D’après GARDNER (Ind. For. Res., Ent. II, 1936, 183), il y aurait « moins de six
ocelles » chez les genres Coelosîomus et Diceromerus, appartenant a la tribu des Drimo-
stomaîini.
JEANNEL 47

734 coLÉoPTÈREs cARAB1gUEs
En somme, les larves des Pterosiichidae different de celles des Harpalidae
et Perigonidae par leurs deux ongles tarsaux égaux. Tous les autres carac-
tères sont inconstants. On ne connaît d’ailleurs pas encore assez de types
larvaires de la famille pour qu’i1 soit possible d’en établir un tableau de dé-
termination. Seules, les larves des Zabritae se distinguent aisément par des
caracteres en rapport avec leur régime phytophage.
A titre d’indication, et sans qu’il soit possible d’afürmer que les carac-
tères indiqués soient parfaitement constants, les larves connues seront pro-
visoirement réparties de la façon suivante :
1. Tête plus longue que large, les mandibules longues et greles, plus
longues que larges a la base, leur rétinacle vers le milieu (types
carnivores) ............................... Subfam. Pterostichitae.
a. Maxilles a lobe interne représenté par un tubercule sétifère.. .. b.
— Maxilles a lobe interne représenté par une simple soie (Sphe-
drzzs, fig. 252, Laemosîhenes, Synuchus, Calathus). . Trib. Sphodrini.
b. Soie du lobe interne de la maxille insérée au sommet et dans
l’axe du tubercule (Anchomcmzs, Agonum, fig. 253), Odonlo-
nyac) ................................... Trib. Anchomenini.
— Soie du lobe interne insérée latéralement sur le tubercule ..... 0.
c. Urogomphes entiers(Ore0phiIus, fig. 250). ..... Trib. Pterosiic/zini.
— Urogomphes multiarticulés (Abam, fig. 251, Percus, fig. 251).
..................................... . ...... Trib. Jlolopini.
— Tête plus large que longue, les mandibules courtes, àpeu pres aussi
larges que longues, le rétinacle pres de la base (types phytophages).
Lobe interne de la maxille représenté par un tubercule sétifcre, la
soie insérée au sommet et dans l’axe ............. Subfam. Zabritae.
a. Suture coronale présente mais courte. Nasal pluridenté (Cyr-
ionolus, fig. 303) ......................_...... Trib. Amarini.
— Suture coronale absente. Nasal bituberculé (Zabrus, fig. 303)
............................................. Trib. Zabrini.
Les Pierosiichidae seront subdivisés en six sous—faniilles, dont deux
seulement sont représentées dans la faune européenne :
TABLEAU DES SOUS·FAMILLES
l . Palpes labiaux dichètes. .................................... 2 .
— Palpes labiaux polychètes ................................. 5.
2. Palpes à dernier article plus ou moins pubescent, souvent très
différent de forme aux deux paires ........................... 3.
— Palpes à dernier article glabre, fusifor1ne,souvcnt tronqué au som-
met, toujours semblable aux deux paires ..................... 4.
3. Striole basale présente. Apex du pénis normal. Repli interne du
rhamp radial très peu saillant, la torsion des épipleures très peu
indiquée, souvent nulle. (Amérique du Sud) ..................
...........................,.....,. [Subfam. Antarctütae] (1).
l. Antarctiides, Lacoansras, 1854. — Espèces de petite taille, ayant l`aspeet de
petits Harpales.

PTEROSTICHITAE 735
-— Pas de striolc basale. Apex du pénis en lame horizontale, large
et plane, tranchante sur son bord gauche. Insectes de grande taille,
très spécialisés, la torsion des épipleures toujours très accusée.
(Amérique tropicale) ................... [Subfam. Euchroitae] (*).
4 . Protibias non dilatés au sommet, l’angle apic al externe effacé. Pas de
scrobes antennaires en avant des yeux (p. 735). Subfam. Pterostiehitae.
-— Protibias dilatés au sommet, l’angle apical externe denté. Premier
article de l’antenne logé au repos dans un sillon (scrobe), en avant
des yeux. Insectes de faciès particulier, à antennes courtes et
noueuses, les tarses courts et épais. Élytres sans striole basalé; la
torsion de l’épipleure très accusée ...... [Subfam. Morionitael (2).
  Palpes labiaux sécuriformes ; tous les palpes très pubescents.
Style droit en lame losangique incurvée. (Madagascar). ........
................................ [Subfam. Chaetodactylitae] (*).
—— Palpes labiaux simples, la pubescence des palpes à peine discer-
nable ou nulle. Style droit très long, effilé et terminé le plus souvent
par un crochet ...................... (p.899). Subfam. Zabritae.
Subfam. PTEROSTICHITAE ER1cHsoN
Pierosiichini ERICHSON, 1837, Kâf. M. Brand. I, 66. —— Plalysmaiini
TSCHITSCHÉRINE, 1899, Hor. Soc. ent. Pt., XXXIV, 108.
Le groupement correspond aux « Siirpes » : Poecilii, Anchomenii, Molo-
pides, Pterosiichii et Plaiynii du tableau synoptique de BONELLI (1810). -
Tel qu’il est défini ici, il est encore un groupe immense, représenté par
de nombreuses espèces dans toutes les régions du globe. En l’absence d’une
revision générale de la sous-famille, il est actuellement impossible de
fixer les caractères de toutes les tribus qui la composent. On s’en tiendra
simplement ici aux six tribus suivantes qui sont représentées dans la faune
de la France.
Chez toutes, le dernier article des palpes est glabre, fusiforme, semblable
aux deux paires, les palpes labiaux sont dichètes. Les antennes sont fili-
formes ; leur premier article n’est pas logé au repos dans un scrobe pré-
oculaire.
_ 1. Euchroini TSCHITSCHÉRINE, 1900. — Groupe néotropical, constitué par les Eu-
chroa BRULLÉ, Dyschromus CHAUD., Lobobrachus CHAUD., Bothynoprocîus TSCHITS.
2. Groupe remarquable par le faciès des espèces, répandu dans toutes les contrées
chaudes du globe. Le genre Morion est presque cosmopolite et a une espèce en Grèce.
Près de lui se placeront de nombreux genres de l’Australie (Hyperion C.As1·.) et des
restes du Gondwana. Plusieurs occupent l’Afrique : Alegamorio CHAUD., Platynodes
Wnsrw., Buderes MURR., et aussi les Stereosioma MURR., Adorionidius CHAUD., Sfrigia
BRULLÉ, Brachidius CHAUD. et autres.
3. Chaetodactylini TSCHITSCHÉHINE, 1903. —Tribu créée pour trois genres malgaches,
Chactodactyla TSCHITS., Androyna TscH1'rs., Tschitscherinella A. SEM. Les larves des
Andrnyna sont parasites des nymphes de certains Cétonides.

736 COLÉOPTÈRES cAnAB1oUEs
‘ TABLEAU DEs TR1BUs
1. Partie apicale de l’organe copulateur non déversée et symétrique,
ou déversée du côté droit .,............................,.... 2.
—- Partie apicale de l’organe copulateur entièrement déversée du côté
gauche. Labium normalement échancré, à épilobes saillants (1).
Antennes pubescentes a partir du 46 article ....................
................................... (p. 779) Trib. Pt€1'0StîchîI1i.
2. Labium très peu échancré, ladent médiane au même niveau quela
partie saillante des épilobcs   Petite taille ; pas de striole basale,
le fouet basal sur la racine de la 26 strie. Epipleures toujours forte-
ment tordus. Métépisterneslisses. Antennes à 26 article désaxé sur
le premier (fig. 254 c). Organe copulateur non inversé .........
.................................... (p. 737). Trib. Abacetini.
-— Labium profondément échancré, les épilobes saillants .......... 3.
3. Épipleures nettement tordus à leur terminaison, qui est soulevée
par la carène radiale interne venant former le bord apical de l’é-
lytre. ................................................... 4 .
— Épipleures simples, peu à peu effacés a leur terminaison. Il existe
parfois une carène radiale interne peu élevée, mais elle s’efface
avant d’atteindre le bord apical de l’élytre ................. 5.
4. Élytres avec la partie basale des 66 et 76 interstries ni élargie ni
soulevée. Des soies discales sur le 36 interstrie. Métépisternes plus
longs que larges, lisses ou ponctués (6). . . (p. 738). Trib. Poecilini.
— Élytres avec la partie basale du '76i11terstrie, rarement du 66, no-
tablement élargie ou soulevée en côte, à partir de l’angle huméral
du rebord basal. Tête grosse, à sillons frontaux profonds ; sauf
rares exceptions, pas de soies discales ........................
. .................................... (p. 764). Trib. Molopini.
  Saillie intercoxale du prosternum comprimée et tranchante dans
sa partie abrupte .................... (p. 837). 5. Trib. Sphodrini.
1. En Australie et Malaisie, la trib. Caiadromini groupe des espèces géantes, a organe
copulateur déversé aussi du coté gauche. Leurs antennes sont puhescentes à partir du
56 article. Il existe aussi un léger déversement à gauche de l’orifice apical du pénis chez
certains Arzchomenini (Cardiomera, Plaiynidius), mais nullement comparable au déver-
sement total des Pterostichirzi.
2. Deux autres tribus présentent la même forme du labium. Ce sont:lesDrim0st0matini,
à organe copulateur inversé et fouet basal sur la racine dela 36 strie (STRANEO), etles
Trigonolomaiini, a palpes pubescents, avec leur dernier article dilaté ; la striole basale
existe, le fouet basal se trouve sur la racine de la 26 strie ; l’organe copulateur n’est
pas inversé. Tous deux sont des groupes gondwaniens.
Les Drimosiomaiini sont nombreux en Afrique, a Madagascar, dans la région orientale
et l’Austra1ie. La trib. Trigonoiomaiirzi groupe des genres orientaux et le genre Cy-
pholobus Horn, de l’Australie.
3. De nombreux genres de l’Australie et de l’Amérique se placeront sans doute dans
les tribus voisines :Dar0lini, Abacomorphini, Sphodrosomini.

ABACETUS 737
—-- Saillie intercoxale du prosternum non comprimée, épaisse et mousse
dans sa partie abrupte. Orifice basal du pénis atteignant le fond
du bulbe basal ................... (p. 867). Trib. Anchomenini.
Trib. ABACETINI TSCHITSCHÉRINE, 1898
Le grand genre Abaceius DEJ. et quelques petits autres forment cette
tribu, qui groupe des centaines d’espèces dans toute l’Afrique, Madagas-
car, l’Australie et l’Indo-Malaisie. Abaceius est le principal représentant
des Pieroslichidae en Afrique; une dizaine d’espèces seulement atteignent
la région méditerranéenne.
104. Gen. ABACETUS DEJEAN
Abacetus DEJEAN, 1828, Spec. III, 195 ; type : gagales DEJEAN (Guinée),
—— Distrigus DEJEAN, 1828, Spec. III, 191 (1) ; type : impressicollis
DEJEAN (Inde). —— Asiigis RAMBUR, 1838.
Fig. 254. — Bien caractérisé par la forme du labium, très court, à peine
échancré. Le deuxième article des antennes ne s’insère pas exactement
dans l’axe du premier, mais un peu en dehors (fig. 254 c). Pas de striole
basale ;épipleures nettement tordus à l’extrémité. Onychium sétulé.
Le genre est formé par les nombreux survivants d’une grande lignée
gondwanienne, qui a dû atteindre la région méditerranéenne à la fin du
Crétacé.
 il
( /
( ¤
f , .
. gz,. &_ ai (-1 _ c.
Fig. 254. Gen. Abacetus DEJ. : A. Salzmanni GERM., de Pau. — a., organe copulateur
(>< 55). — b., sommet du penis, face dorsale. —— c., base de 1’antenne droite.
1. Abacetus Salzmanni GERMAR, 1824, Ins.Sp. nov., 2ï>.— rubripes DE-
JEAN, 1828, Spec. III, 248 ; type : midi de la France.
Fig. 254. —Long.5,5 à 6,5 mm. D’un bleu verdâtre métallique en dessus.
1. La priorité appartiendrait assurément à Distrigus DEJ. Il faut cependant conser-
ver Abacetus DEJ., qui est passé dans l`usage pour dénommer ce genre groupant plus
de 300 espèces.

738 COLÈOPTÈRES cARAB1gL'Es
noir en dessous; les antennes, les palpes et les pattes testacés rougeâtres.
Tête avec des sillons frontaux profonds ; yeux saillants. Pronotum étroit,
a côtés longuement sinués, les angles postérieurs droits. Élytres à stries
profondes et lisses, la base rebordée. Pas de soies discales, une apicale.
Série ombiliquée 2 6 -(— (3-)-3). Ailé.
Organe copulateur petit, assez grêle, peu arqué, la partie apicale dé-
versée vers la droite, l’apex obtusément arrondi (fig. 254 b). Style gauche
losangique, le droit un peu plus court, digitiforme.
Sud-ouest de la France et bordure du plateau central, jusque dans le Bour-
bonnais ; lisière des Pyrénées ; Languedoc et zone méditerranéenne jusqu’au
Var. — Corse.
Répandu dans la région méditerranéenne occidentale : Espagne et Ba-
léares, Nord de l’Afrique, Sicile et Sardaigne. L’espece est manifestement
d’origine tyrrhénienne.
Trib. POEClLlNl BoNELL1, sensu nova.
La division « Sl. 10¤ : Poecilii >> du tableau synoptique de BoNELL1
(1810) rapproche des Poecillzs les genres Plaigsma, Chlaenius, Calaihus,
Sphodrus, etc. Il est nécessaire toutefois de garder pour cette tribu le
nom de Poecilini BoN. en en fixant de nouveau les limites.
Dans cette tribu, je place les genres a épipleures nettement tordusà
i leur extrémité, à lobes du labium saillants, et avec la partie apicale de
l’organe copulateur non déversée du côté gauche.
Un bon nombre des Ptérostichides australiens entreront dans cette
tribu, ainsi que certains genres sudafricains et sudaméricains (1). ll y
aura certainement lieu de distinguer, dans la tribu, des lignées gondwa—
niennes, restes des faunes du Secondaire, et une série d’autres lignées
laurasiennes, venues dans l’hémisphère nord a la fin du Crétacé.
TABLEAU DEs GENREs `
l. Pas de ·striole basale. Métépisternes ponctués. Espèces de petite
taille ............................ (p. 739). 105. Gen. Stomis.
—— Striole basale présente, toujours longue et placée dans le 26 inter-
` strie ..................................................... 2.
2. Segments ventraux 4 a 6 avec une strie marginale transverse. Pro-
notum trapézoïde, ai base très large, de sorte que le contour du corps
est à peu près continu. Angles huméraux des élytres droits, les
stries externes parallèles et perpendiculaires au rebord basal. Ony-
1. Mais non les Eucampiognaihzzs et Eudromus malgaches qui doivent former une
famille spéciale, sans doute voisine des Callistidae.

STOMIS 739
chium sétulé sur sa face ventrale. Partie apicale du pénis très
longue, très grêle et effilée, le style droit très réduit, en olive. .
..............................,.. (p. 743). 106. Gen. Orthomlls.
- Segments ventraux 4 à 6 sans strie transverse. Pronotum subcordi-
forme, à base plus ou moins rétrécie. Angles huméraux des ely-
tres arrondis ou obtus, les stries externes non perpendiculaires au
rebord basal ............................................... 3.
3. Les premiers articles des antennes, ou au moins le premier, ou en-
core le 29 et le 39, comprimés sur leur bord supérieur en carène
tranchante. Métépisternes ponctués. Espèces de taille moyenne,
subparallèles, le plus souvent métalliques. Organe copulateur géné-
ralement peu arqué, le style droit très réduit,plus ou moins spa-
tulé ............................ (p. 745). 107. Gen. Poecilus.
— Les premiers articles des antennes sans carènes. Métépisternes lisses
ou ponctués. Espèces noires, de taille variable, le pronotum avec
une seule fossette de chaque côté de la base. Organe copulateur
très arqué, la partie apicale du pénis symétrique, peu allongée, le
style droit très réduit et digitiforme. (p. 755). 108. Gen. Argutor.
O
105. Gen. STOMIS CLAIRVILLE
Slomis CLAIRVILLE, 1806, Ent. Helv., Il, 46 ; type : pumicaius PANZ. -——
GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 308.
Subgen. Pedius MoTscHoULsKY, 1850, Kâf. Bussl., tab. ix; type :
inaequalis MARsH.
Subgen. Lagarus Cuixonoin, 1838, Bull. Mosc., XI, 10 ; type 2 ver-
nalis PANZ.
Subgen. Oriies SCHAUM, 1850, Naturg. I, 442 ; type : negligens ST.
Subgen. Haploiapinus REITTER, 1886,W. ent. Ztg., V, 170; type :
E crassiusculus CHAUD.  
Fig. 255. ~— Petites espèces à pronotum en général allongé, non trans-
verse. Élytres rebordés à la base, les stries profondes, toujours fortement
ponctuées. Ordinairement pas de soies discales (sauf chez Lagarus) ; série
ombiliquée assez spécialisée : 6 fouets huméraux, de 6 à 8 apicaux.
Organe copulateur modérément arqué, la partie basale peu coudée,
le bulbe basal toujours un peu oblique. Partie apicale déversée vers la
droite, l’apex court et obtus. Style droit réduit, court.
1. Une revision des très nombreux sous-genres créés par TCHITSCHÉRINE pour de
petites espèces de l’Asie occidentale conduira certainement à en réunir quelques-uns
au genre êiomis (sensu laîo).

740 coLÉoPrEREs CARABIQUES
TABLEAU DES Es1>EcEs
1. Pas de soies diseales sur le 38 interstrie ...................... 2.
——— Des soies discales sur le 36 interstrie, au moins surla partie apicale. 3 .
2. Onychium non sétulé sur sa face ventrale ...................
............................ [Subgen. Orites et Haptotapinus].
— Onychium sétulé sur la face ventrale. Mandibules très longues,
droites et robustes ; premier article des antennes long et cylin-
drique. Pronotum cordiforme, allongé, très rétréci à la base, la
gouttière marginale très fine et régulière; élytres longs et ovales.
............................................ Subgen. Stomis.
3 . Tarses non sillonnés en dessus. Segments ventraux 4 à 6 avec une
strie transverse le long du bord postérieur ..... Subgen. Pedius.
—— Tarses sillonnés en dessus. Segments ventraux sans strie transverse.
......................................... Subgen. L&gâ.1‘llS.
Subgen. Siomis, s. str.
l. Tête peu rétrécie en arrière des yeux, sans constriction affectant
la face dorsale. Noir brillant, les pattes et les antennes testacées
rougeâtre. Tarses glabres. Long. 6 à 7,5 mm ....... l. pumîcatlls.
— Tête avec une constriction eollaire plus forte et affectant la face
dorsale. Pronotum plus allongé; élytres plus ovales et plus con-
vexes. Tarses avec quelques poils dressés surla face dorsale. Long.
8 à 9 mm ........................ 2. rosirafus, subsp. elegans.
Subgen. Pedius iMOTSCHOULSKY
1 . Tête petite, le pronotum large, aussi long que large, sa base large _
et ses côtés longuement sinués en arrière, la surface basale ponc— `
tuée, les angles postérieurs droits. Élytres subparallèles et peu
convexes. Une soie sur le quart apical du 36 interstrie. Long. 5 à
_ 6mm. ......................................... 3. inaequalis.
Subgen. Lagarus CHAUDo1R
l . Pronotum plus étroit, plus rétrécià la base et en avant ; les élytres
non aplanis sur le disque,plus convexes en arrière, les points dis-
caux du 3B interstrie plus fins. Pattes et antennes pâles. Long.
6 à 6,5 mm. ..................................... 6. Leonisi.
— Pronotum plus large, moins rétréci à la base, ses côtés plus régu-
lièrement arqués; élytres largement déprimés sur le disque, les
points discaux plus gros. Antennes et pattes sombres ......... 2.
· 2. Marge du pronotum noire; la surface basale densément ponctuée
sur toute la largeur. Pénis à partie basale non renflée en fuseau
(fig. 255 d, e,). Long. 6 à 8 mm. ..................... 4. vemalis.

STOMIS 741
— Marge du pronotum roussâtre; la surface basale moins densément
ponctuée. Pénis plus grand, sa partie apicale renflée, fusiforme
(fig. 255, f, g). Long. 9 mm ........................... 5. cursor.
Subgen. Stomis, S. str.
1. Stomis (s. str.) pumicatus Plmznn, 1796, Faun. Gerin., no 10. —-
GANGLBAUEP., 1892, K. M., I, 309. -— ienuis MARsHAM, 1802.
, . /`\ ga F`
  \ Ii /    
, a ’T\ L ` · 1* r~.
_   I u / _. .` \ —,__ .
),il•·‘É((,/ \   " `T  
 `· —« ` ‘ , F g' al. 6. ‘·  
» ·_·|} %·\"l · ` \ 
l   ) ^ li`) . ' f
\_ Q. ),/
 ll   xy:  " A
, .7_·;`· · ;_’“* =:s'îA ·,\ . l \.
 x: 5; ? ï ë E è .~. — ~‘ »·  
~=‘,~‘? 5 ëî É Éâîêëëï   
Fgflfîîlîlïkît .`“\`
· y 2 : · . t L · · `
,if<}li§ liiizii 
';a?m§lxg;2=¢  f f
._¤:l3!f·ît—·§Z °·,. ¢
·`_ _._____1 i__,_/¤_L_,   , É
ai . c. `
Fig. 255. Gen. Siomis Cramv. —- a., S. (s. str.) pumicatus Pmvz., des Hautes-Alpes
( >< 12). ~— b. et 0., organe copulateur de profil et sommet du pénis,face dorsale ( >< 30)
, du S. (s,. str.) pumicatus PANZ., de Toul. — d. et e., du S. (Lagarus) vcrnalis PANz.,
de Cannes. — f. et g., du S. (Lagarus) cursor DEJ., de la Gironde. -— h. et i., du S.
(Pedim) inacqualis Mimsn., de Stockerau.
Fig. 255 a—c. — Long. 6 à 7,5 mm. Dernier segment ventral avec 2 soies
chez le mâle, 4 chez la femelle.
Organe copulateur peu arqué, la partie apicale déversée à droite et
infléchie du même côté (fig. 255 b, c), l’apex pointu, sans lame terminale.
Style gauche large et tronqué, le droit très petit, comprimé en lame
droite et mousse.
Toute la France ; sous les pierres dans les endroits frais et humides. Assez ‘
régulièrement dans les nids de Taupes en Meurthe—et-Moselle, au prin- .
temps (HEIM DE BALZAC).
Europe septentrionale et moyenne; Caucase ; Asie mineure.

742 coLÉoPrÈREs CARABIQUES
2. Stomis (s. str.)1‘0Stra,t11s, subsp. elegans CHAUDOIR, 1861 Bull. Mosc., 8.
— GANGLBAUE12, 1892, K.M., 1,309.
Long. 8 à 9 mm. Bien différent du précédent par la forte constricfion
collaire et ses tarses pubescents en dessus. La subsp. elegans est de plus
grande taille que la forme typique, moins convexe, avec les antennes plus
longues.
Alpes françaises. Hautes-Alpes : col de la Ponsonnière, près de Briançon
(LA BRISJLERIE). Basses—Alpes : col de Larche (MARIÉ).
La forme typique habite les Alpes orientales : Syrie, Carinthie, Slovénie.
La race elegans se prend sur les deux versants des Alpes Cottiennes et Mari-
times.
Subgen. Pedius MoTscHoULsKY
3. S. (Pedius) inaequalis MARSHABI, 1802, Ent. Brit., 465 ; type : Angle-
terre. —— longicollis DUFrscHM1D, 1812, Faun. Austr. II, 180 ; type :
Linz.
Fig. 255 h, i. —— Long. 5 à 6 mm. Brun de poix, les antennes brunâtres,
les pattes rougeâtres. Plus petit que Vinguinaius ST. de la région méditer-
ranéenne orientale, les côtés du pronotum m_oins arrondis.
Organe copulateur très petit, la partie apicale tordue vers la droite
à son extrémité seulement ; bord apical obtus et asymétrique (fig. 255 h, i).
Style droit court, en forme de bouton allongé.
Majeure partie de la France, sauf dans les montagnes. Signalé du Langue-
doc, mais non de la Provence.
Europe moyenne. Crimée et Caucase. Sud de 1’Ang1eterre.
Subgen. Lagarus CHAUDOIR
4. S. (Lagarus) vemalis PANZER, 1796, Faun. Germ., 17. — sedulus DE-
JEAN, 1828, Spec. III, 243. —- Degorsi CROISSANDEAU, 1893, Misc.
ent., I, 133 ; type :Briançon.
Fig. 255 cl, e. -— Long. 6 à 8 mm. Organe copulateur à partie apicale
aplatie, largement évasée, déversée à droite, le bord apical très court,
large et un peu saillant à droite (fig. 255 e). Style gauche un peu losangique,
le droit en lame comprimée et pointue.
Presque toute la France. Rare dans le midi en dehors des montagnes.
Toute 1’Europe, la Sibérie et l’Asie occidentale ; Maroc et Algérie ; îles
Açores.
5. S. (Lagarus) CU.1‘S01' DEJEAN, 1828, Spec. III, 243 ; type : Bordeaux. ——
mariiimus GAUBIL, 1844, Rev. Zool., 340.
Fig. 255 f, g.—Long. 9 mm. Different à peine du précédent par sa

onruomus 743
grande taille et la coloration roussâtre de la marge du pronotum. On l’a
longtemps pris pour une race du vernalis. Les caractères de son organe
copulateur confirment bien son indépendance spécifique (fig. 255 f, g).
La partie apicale du pénis est renflée en fuseau, épaisse, déversée vers
la droite, le bord apical très largement arrondi. Style gauche bien plus
large et tronqué, le droit en lame comprimée à sommet arrondi  
Nlarécages à Arundo, non salés, de la côte méditerranéenne et de la côte
atlantique, de Bayonne a Bordeaux. —- Corse.
Aussi, par places, en Algérie.
6. S. (Lagarus) Leonisi APFELBECK, 1904, Kâf. Balk. l, 257 ; type :
Herzégovine. -— PUEL, 1914, Misc. ent., XXII, 57.
Long. 6 à 6,5 mm. Plus petit et plus étroit que le vernalis, plus convexe.
D’après APFELBECK, les trois premiers articles des antennes et les pattes,
sauf les fémurs, sont rouges, et le pénis est différent. L’apex serait plus
largement rebordé, avec un épaississement ventral visible de profil.
Vosges : Aydoilles (PUEL) ; Val d’Aran.
Décrit de la péninsule balkanique : Herzégovine, Monténégro, Grèce,
Constantinople (APFELBECK).
©Bs. -— Je n’ai pas vu cette espece dont SA1Nr1a-CLMRE DEVILLE mettait
en doute la validité.
106. Gen. ORTHOMUS Cmiuooin
Orihomus CHAUDOIR, 1838, Bull. Mosc., XI, 8 ; type : barbarus DEJ. -—
BEDÉL, 1899, Cat. rais. Col. N. Afr. I, 181.
Fig. 259 g—j. —- Espèces de taille médiocre (9 à 172 mm.) et de colora-
tion brun de poix ou noir brillant,les pattes brunâtres. Tête petite, à ver-
tex lisse. Antennes ai articles basilaires sans carènes, pubescentes à partir
du 4B article. Pronotum trapézoïde, à base plus large que le bord antérieur,
les côtés non sinués en arrière, les angles postérieurs droits ; une seule
fossette basale. Élytres déprimés, larges à la base, les stries externes paral-
lèles entre elles et perpendiculaires au rebord basal ; angle huméral rigou-
reusement droit. Des soies discales sur le 39 interstrie ; une seule apicale.
Série ombiliquée de 6 —l— 8 fouets. Métépisternes longs et lisses.
Organe copulateur très grêle, la partie apicale du pénis très longue,
aplatie et effilée, l’apex long et pointu, souvent dissymétrique. Style
gauche un peu anguleux et bossu sur le disque ; style droit en olive, très
court.
Les Orfhomus forment une lignée particulière, originaire de la Tyrrhé-
1. Le style droit des Lagarus est semblablerâ celui des Sîomis,

744 coLÉorTÈREs CARABIQUES
nide et peuplant tout le pourtour de la Méditerranée occidentale. Les Ne-
sorihomus des îles Madère et Ténérife (JEANNEL, 1938, Arch. Z00l., Stockh.
XXX, n° 10, 11) ne diffèrent des Orihomus que par leurs métépisternes
courts et ponctués. i
TABLEAU_ DEs EsPÈcEs
1. Pronotum à côtés non arqués dans la partie postérieure, les fos—
settes basales très peu ponctuées. Stries des élytres fines, lisses;
les interstries plans. Métasternum avec une forte strie le long du
bord externe, brusquement interrompue en arrière, sans se réflé-
chir sur le bord postérieur. Long. 9 a 11 mm. ......... 1. baI'b3.1‘\1S·
— Pronotum à côtés arqués en arrière, rétrécis avant les angles
postérieurs ; fossettes basales fortement ponctuées. Stries pro-
fondes, finement ponctuées,les interstries convexes. Métasternum
avec une strie marginale qui se continue en arrière le long du
bord postérieur. Long. 9 à ll mm. ................ 2. planidorsis.
1. Orthomus barbarus DEJEAN, 1828, Spec. III, 261 ; type : île du Château
d’1f. — FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr, I, 91.
Fig. 259 i, j. —— Long. 9 a 11 mm. Brun de poix brillant, les pattes
brunes à tibias pâles, les antennes rougeâtrcs. Déprimé, les angles posté-
rieurs du pronotum droits. Stries des élytres fines, les interstries plans.
Organe copulateur coudé en angle obtus, la partie apicale droite, large,
aplatie, non déversée ; la lame apicale droite, très mince et atténuée,
tranchante sur le bord gauche. Style gauche arrondi, très large ; le droit
réduit, sa partie apicale en bouton ovalaire.
Marseille : îlot du Château d’If et autres îlots avoisinants.
Largement répandu sur tout le pourtour de la Méditerranée. De nom-
breuses races africaines et orientales ont été décrites ; leur revision s’impo-
serait, avec étude des organes copulateurs.
2. Orthomus planidorsis FAIRMAIRE, 1871, Ann. Fr., 420 ; type : Pyré-
nées—Orientales. _
Fig. 259 g, h. — Long. 9 à ll mm. Different du précédent par s colo-
ration d’un noir brillant, sa forme plus convexe, les angles du pronotum
un peu obtus, les stries plus fortes et les interstries convexes.
Organe copulateur de même type que chez barbarus, mais différent par
sa coudure à angle droit et la forme du style droit, sorte de cuilleron ovale,
à concavité interne.
Aude : mont Alaric ; Carcassonne ; Limoux. Pyrénées-Orientales : Amélie-
1es—Bains (LAISNEY) ; env. de Ria ,(XAMBEu).

roEc11,Us 745
107. Gen. POECILUS BoNELL1
Poecilus BoNELL1, 1810, Obs., tab. syn. ;type : cupreus L. —— CHAUDom,
1876, L’Ab. XIV, 1 — 54. —— Feronia LATREILLE, 1817, in CUVIER,
Règne animal, III, 191; type : cupreus L. (désigné par ANnnEwEs,
1937, Proc. R. ent. Soc. Lond., (B) VI, 1).
Subgen. Parapoecilus, nov. (1) ; type : dimidiaius OL.
Subgen. Sogines STEPHENS, 1828,111. Br. Ent., Mand. I, 67; type :
punciulaius SCHALL.
Subgen. Carenoslylus CHAUDOIR, 1838, Bull. Mosc., XI, 8 ; type 2
infuscaius DEJ., = purpurascens DEJ.
Subg. Ancholeus MOTSCHOULSKY, 1850, Kâf. Russl., tab. IX ; type :
punciicollis DEJ.
Fig. 256, 257. —— Espèces de taille moyenne et de faciès très particulier:
allongées, subparallèles, le pronotum large, peu rétréci à la base, la colo-
ration le plus souvent métallique. Antennes avec les articles de la base
plus ou moins comprimés et carénés sur leur bord supérieur : générale- 1
ment les trois premiers articles, parfois seulement le 26 et le 36 ou encore
le 16* seul (Carenoslylus). Tête petite, sillons frontaux superficiels. Fos-
settes basales du pronotum doubles, ponctuées. Élytres rebordés à la
base, les épipleures tordus ; strie basale longue et nette, dans le 26 inter-
strie. Des soies discales sur le 36 interstrie ; une seule apicale sur la 76 strie.
Série ombiliquée variable : toujours 6 fouets huniéraux plus ou moins
serrés ; le groupe apical constitué par une quinzaine de fouets échelon-
nés sur toute la longueur de la 86 strie chez les Poccilus s. str. et Parapole-
cilus, réduit à 2 -)— 6 fouets chez les Sogines, Ancholeus et Carenosiylus.
Métépisternes longs et ponctués.
Organe copulateur très caractéristique par sa forme grêle et allongée,
souvent très peu arqué. Le style droit toujours réduit. La forme du style
gauche des Poecilus s. str. rappelle curieusement celle des Brachynides
(Balieifera). -
Le genre est répandu dans les deux régions holarctique et néarctique.
Les mêmes sous—genres Poecilus et Parapoecilus se retrouvent dans
l’Amérique du Nord, avec les mêmes caractères particuliers de l’orga11e
copulateur.
1. Sept noms nouveaux ont été proposés par Lursumrc (1914, Rev. Russ. Ent., XIV,
412) pour divers sous-genres de Poecilus. Mais dans ce travail, entièrement en langue
russe, aucune diagnose n’a été donnée dans une des langues admises par les Règles de
1a Nomenclature. Les noms proposés par Lursrmm sont donc des nomina nuda. Ses
. Jvlacropoecilzzs (type : lepidus LEsKE) et Praveius (type: sîriatopuncîatus Durrs.) doi-
vent correspondre à Parapoecilus.

746 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
TABLEAU DEs ESPÈCES
1. Les trois premiers articles des antennes, ou au moins le 2€ et le3€
à bord supérieur comprimé en lame tranchante .............. 2.
— Le premier article des antennes abord supérieur un peu comprimé
en arête mousse. Onychium sétulé. Le style gauche anguleux, le
droit réduit, subcylindrique. .............. Subgen. Carenostylus.
2. Onychium glabre. Organe copulateur très petit, le style gauche
ovale, le droit en ogive ...................... Subgen. Ancholeus.
— Onychium avec deux rangs de quelques soies sur la face ventrale. 3.
3. Noir, les élytres presque lisses, le premier article du métatarse seul
sillonné su1· sa face externe. Pénis très long et arqué; style gauche
large et tronqué, le droit en spatule arrondie.. Subgen. S0gin6S.
—— Brillant, les élytres nettement striés. Au moins les deux premiers
articles du métatarse sillonnés sur la face externe ............. 4.
4. Base des antennes jaune. Pénis évasé a l’apex, le style gauche en
lame spirale, le droit en spatule courte ....... Subgen. Poecilus.
' — Base des antennes concolore, au moins en dessus. Pénis non évasé
a l’apex ; le style gauche ovale, le droit en palette ou en olive.
............._.......................... Subgen. Parapoecilus.
Subgen. Sogines STEPHENS.
1 . Noir mat. Cou peu rétréci. Pronotum à gouttière marginale élargie
dans la moitié postérieure, les fossettes basales larges, superficielles,
rugueuses; la base aussi large que le bord antérieur. Élytres plus
courts. Organe copulateur grêle et arqué (fig. 256 a, b),Long. 12
à 14 mm ......... ; ........................... 1. punctulatus.
— Noir brillant. Cou plus rétréci. Pronotum à base plus étroite que le
· bord antérieur, la gouttière marginale fine et régulière, les fossettes
basales doubles, linéaires. Élytres plus longs. Organe eopulateur
bien plus allongé (fig. 256 0, d). Long. 15 a 16 mm .... 2. laevigatus.
Suubgen. Peccilus, s. str.
1 . Gouttière marginale du pronotum non explanée en arrière, étroite
et régulière. Pronotum à côtés régulièrement arqués, sa base dé-
primée, les fossettesbasales nettes. Noir à reflets métalliques. Pé-
nis non arqué, sa partie apicale tordue en vrille (fig. 257 b, c) ; style
droit en petite palette arrondie. Long. 8 à 11 mm. .... 5. cursorius.
— Gouttière marginale du pronotum largement explanée en arrière. 2 .
2. Large et déprimé. Pronotum nettement plus étroit que les élytres,
ses côtés un peu anguleux, la surface basale rugueuse sur toute sa

i>oEc1LUs 747
largeur. Apex du pénis retroussé; le style droit assez long, falci-
forme. Long. 10 ,à 12 mm ......................... 3. cuprells.
— Allongé et plus étroit. Pronotum aussi large que les élytres, à côtés
régulièrement arrondis, la surface basale lisse sur la ligne nié-
diane. Apex du pénis droit, le style droit court et tronqué ·
(fig. 257 a).' Long. 9 à 11 mm .................... 4. 00e1'\lleS0enS.
‘ Subgen. Parapoecilus, nov.
1 . Côtés du pronotum régulièrement arqués jusqu’aux angles posté-
rieurs ; la base large ...................................... 2.
—— Côtés du pronotum plus ou moins sinués dans la partie postérieure,
la base rétrécie. Les épines tibiales roussâtres ................. 3 .
2. Les deux premiers articles des antennes noirs, mais plus ou moins
rougeâtres en dessous ; les rangées d’épines des tibias noires. Base
du pronotum lisse au milieu. Organe copulateur coudé a angle
droit, la partie apicale avec une dent- sur sa face ventrale ; style
gauche large et tronqué, le droit en palette assez large (fig. 257
f, g). Long. 12 à 14 mm. ......................... 6. Kugelanni.
·- Les deux premiers articles des antennes noirs; les rangées d’épines
des tibias roussàtres. Base du pronotum ponctuée, les fossettes ba-
sales plus profondes. Organe copulateur plus largement coudé, en
angle obtus, la partie apicale sans dent ventrale, mais fortement
tordue à droite (fig. 257 j, lc) ; style gauche ovale, le droit très
petit, en olive (fig. 257 i). Long. 12 a 14 mm. ........... 7. Sericeus.
3. Pronotum nettement plus étroit que les élytres, ses côtés fortement
sinués, les fossettes basales confuses, fortement ponctuées. Élytres
amples et peu convexes, à stries fortement ponctuées. Organe copu-
lateur petit, peu arqué, l’apex atténué (fig. 257 d, h); style gauche
ovale, le droit relativement grand, en palette.Long. 8 à 10 mm.
......................................... 9. striatopunctatus.
— Pronotum aussi large que les élytres, ses côtés moins fortement si-
nués, les deux fossettes de chaque côté nettes et profondes, bien
séparées. Élytres subpara1lèles,à stries lisses. Organe copulateur
plus grand, coudé, la partie apicale du pénis droite, l’apex court et
obtus (fig. 257 0) ; style gauche ovale, le droit en olive (fig. 257 e).
Long. 10 a 13 mm ................................. S. lepidus.
Subgen. Ancholeus Morscnoutsxv
1. Tête et pronotum ponctués. Pronotumà gouttière marginale très
étroite, les côtés très rétrécis et sinués en arrière, les angles posté-
rieurs obtus et émoussés ; fossette basale externe obsolète. Élytres
subparallèles, a épaules très arrondies, les stries superficielles et
ponctuées. Noir, les antennes noires, a base noire. Organe copula-
teur très petit (fig. 256 e, f). Long. 9 à 10 min .... 10. plmcticollis.

748 VCOLÉOPTÈRES eAnAB1QUEs
Subgen. Carenosiylus CHAUDOIR
1. Lisse et brillant. Pronotum à gouttière marginale régulière, les
côtés sinués en arrière, les angles postérieurs droits et vifs, la fos-
sette basale externe obsolète. Élytres subparallèles, déprimés, à
stries profondes et lisses. Antennes noires, à base noire. Organe
eopulateur court, arqué, l’apex atténué (fig. 256 g, h). Long. 9 à
11 mm,. . ................................. 11. purpurascens.
Subgen. Sogines STEPHENS
1 . P. (Sogines) plmctulatus SCHALLER, 1783, Abh. Hall. Ges., I, 318 ; type:
Europe moyenne. ~— GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 267.
Fig. 256 a, b. -—- Long. 12 à 14 mm. Entièrement noir mat. Pronotum
transverse, à côtés arrondis et gouttière marginale nettement élargie dans
la moitié postérieure, la base large ; fossettes nettes, l’externe carinulée.
Élytres presque lisses, courts ; 3 soies discales.
Organe copulateur (fig. 256 a) grêle etlong; arqué presque en demi-cercle,
l’apex retroussé, largement arrondi (fig. 256 b) et incliné vers la droite.
Style gauche à sommet tronqué.
Plaine d’Alsace. France septentrionale, surtout dans les sables du bassin
de Paris ; vallée de la Loire et de l’Allier. Très rare ailleurs.
Europe moyenne et Sibérie, dans les endroits secs et ensoleillés.
2. P. (Sogines) laevigatus L. Duronn, 1820, Ann. Sc. phys. Brux., VI,
328 ; type : Catalogne. ——— ibericus TscH1TscHÉR1NE, 1893, Hor. Soc.
ent. Ross., XXVII, 423 ; type : Catalogne.
Fig. 256 c, d. —- Long. 15 à 16mm. Bien différent du précédent par sa
coloration d’un noir brillant uniforme ; le cou plus étroit. Pronotum à
gouttière marginale fine et régulière, non élargie en arrière, la base nette-
ment rétrécie. Élytres plus allongés, presque sans trace de stries. Trois
soies discales.
Organe copulateur (fig. 256 0) bien plus long que celui du punciulaius.
L’apeX est élargi, dissymétrique, un peu ogival et incliné vers la droite.
Style gauche arrondi.
Hérault : route de Béziers à Vendres (V. MAYET). —— Aude : mont Alaric.——
Pyrénées-Orientales : Opoul (JEANNEL) ; Espira-de-l’Agly (P. JOFFRE) ;
col de Banyuls (G. COLAS).
Catalogne : environs de Lérida (JEANNEL).
Subgen. Pocoilus, s. str.
3. Poecilus (s. str.) cupreus Lmiwn, 17:38, Syst. Nat., 106 éd., 416. —— punc-
liceps THOMSON, 1867. — caniabricus CHAUDOIR, 1876. —— reciicollis
CHAUDOIR, 1876.

POECILUS 749
Long. 10 à 12 mm. Dessus cuivreux, vert ou noir bleuté métallique, le
dessous noir ; les deux premiers articles des antennes jaune rougeâtre,
les pattes noires (forme typique), ou à fémurs rouges (var. affinis STUEM)
ou entièrement rouges (var. eryfhropus FA1.D.).
Tête ponctuée, le pronotum transverse, plus étroit que les élytres,
gouttière marginale largement explanée en arrière; côtés un peu anguleux;
la surface basale rugueuse sur toute sa largeur. Élytres amples, peu con- ,
vexes ; stries ponctuées et interstries peu convexes. Pièces sternales ponc-
tuées.
Organe copulateur semblable à celui du P. coerulescens ( fig. 257 a), mais
avec l’apex du pénis retroussé ; style gauche semblable, le droit plus long
et un peu falciforme, en sautoir.
Toute la France et la Corse.
Répandu dans toute l’Europe, sauf l’extrême sud; aussi dans le Caucase,
l’Asie Mineure, le Turkestan et la Sibérie occidentale.
l f` `
\( L 7 / l
J \ ,
. » 6- ( /  
ce lx ce (
· \»  — ...
·__-/ , \ / C- `
l l ‘ . / ,
r x | le.
/
,/  
Fig. 256. Gen. Poecilus BoN., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (>< 16). —— a. et b.,P. (Sogines) punctulatus SCHALL., de Villejuif. — 0. et
d., P. (Sogines) laevigatus L.—DUF., d’0poul. — e. et f., P. (Ancholeus) puncîicollis
DEJ., d’Hyères. -—- g. et h., P. (Carerwsîylus) purpurascens DEJ., du midi de la France.
VARIATION. —— L’espèce est variable, et LETZNER (1852, Zs. Ent., Bresl.,
VI, p. 194) s’est acharné à mettre des noms sur toutes les plus petites
variations dans la forme des fossettes pronotales ou la position des soies
discales des élytres. Il n’y a pas lieu de retenir ces noms inutiles. Voici seu-
lement ceux qui désignent les principales variations de la coloration :
a. Dessus vert ou bronze peu brillant ; pattes noires. forme cupreus,   str.
b. Fémurs rouges ............................. ab. amnis STURM.
c. Pattes entierement rouges ................ ab. erythropus FALD.
d. Dessus cuivreux, rouge feu ....,.._....,....... ab. cuprinus LE'rzN.
c. Vert doré à reflets cuivreux ............... ab. cupreo-viridis LETZN.
JEANNE!. 43

750 coLEoPrEREs cARAB1QUEs
f. Vert émeraude .............................. ab. viridis LETZN.
g. Vert à reflets bleus .................. ab. coeruleo-viridis LETZN.
h. Bleu pur .................................. ab. cocruleus LETZN.
i. Noir a reflets bleutés ..................... ab. pruinosus LErzN.
j. Vert foncé, les bords des élytres bleuâtres ..... ab. nigro-vircns LETZN.
k. Noir profond, le dessous vert métallique .......... _ ab. niger LETZN.
l. Verdâtre, le pronotum rouge cuivreux ............ ab. bicolor LETZN.
4. Poecilus (s. str.) ooerulescens LiNNE, 1758, Syst. Nat., 106 éd., 416. —
versicolor STURM, 1824. — punciaiosirialus STEPHENS, 1828. —— cu-
preoidcs HEER, 1841.
Fig. 257 a. — Long; 9 a 11 mm. Aussi variable de coloration que le
précédent, mais les pattes toujours noires. Pronotum a gouttière Inargi—
nale explanée en arrière. Forme plus parallèle et convexe, le pronotum
large, à surface basale lisse au milieu.
Organe copulateur (fig. 257 11) à peine évasé à l’apex, style gauche al—
longé, pointu, appliqué sur la face gauche et la face dorsale. Orifice apical
dorsal, l’apex non retroussé.
Régions fraîches et accidentées de toute la France ; Corse, dans les mon-
tagnes.
Toute l’Europe, le Caucase et le nord de l’Asie ; Japon.
VARIATION. — La coloration est variable, comme chez le précédent ;
mais les pattes sont toujours noires.
a. Bleu violet. Petite taille,pronotum peu ponctué. forme coerulesccns, s. str.
b. Dessus vert ................................ ab. viridicolor LETZN.
c. Vert, bleu, violet et cuivreux par places et changeant d’apres l’in-
clinaison .................................... ab. tricolor LETZN.
d. Bronzé noirâtre .......................... ab. terzebricosus WEsTH.
5. Poecilus (s. str.) cursorius DEJEAN, 1828, Spec. III, 210 ; type 2 midi de
la France. —— obscurus FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent.
fr. I, 83 ; type : Nîmes. — GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 269.
Fig. 257 b, c. —— Long. 8 à 11 mm. Même coloration jaune rougeâtre
des deux premiers articles des antennes que chez les deux espèces précé-
dentes. Aspect du cupreus, mais avec la gouttière marginale non élargie
en arrière, régulière et étroite dans toute sa longueur. Tête plus ponctuée ;
stries des élytres plus profondes. Coloration plus brillante, ordinairement
bleue ou violacée.
Organe copulateur (fig. 257 b) de même type, avec la partie apicale du
pénis évasée, mais de plus fortement tordue sur elle—même (fig. 257 c),
. l’apex anguleux et mousse. Style gauche appliqué en sautoir sur la face
dorsale, le style droit très court et arrondi.
Midi de la France : alluvions littorales de la Méditerranée, depuis Fréjus
jusqu’au cap Cerbere.
Aussi en Hongrie et en Bosnie ; Europe méditerranéenne ; Asie Mineure.

POECILUS 751
VARIATION. — La coloration varie peu : noir à reflets bleus ou violacés.
Le P. obscurus FAIRM. et LAB. n’est sans doute qu”une forme sombre de
cette espèce.
Subgen. Parapoecilus, nov.
6. P. (Parapoecillls) Kugelalmi PAMER, 1797, Fna Ins. Germ., 39, no 8 ;
type : Europe moyenne. — dimidialus OLIVIER, 1795, Ent. III, n° 35,
72 (nec Rossi). — lricolor FABRICIUS, 1798. -— crenatosiriaius
· S'rErr1ENs, 1828.
Fig. 257 f, g. - Long. 12 à 14 mm. Coloration variable ; les deux pre- _
miers articles des antennes noirs en dessus, mais plus ou moins rougeâtres
en dessous. Tête à peu près lisse. Pronotum transverse, à côtés non sinués
en arrière, la base large, lisse au milieu, fortement ponctuée latéralement.
Élytres à stries ponctuées, les interstries peu convexes ; 3 ou 4 soies dis-
cales ; l’angle huméral denté. Épines des tibias noires.
Organe copulateur (fig. 257 f) long, coudé à angle droit vers le milieu,
la partie apicale avec une forte dent ventrale ; apex arrondi (fig. 257 g).
Toute la France, commun dans les endroits secs.
Répandu dans l’Eur0pe centrale et occidentale ; aussi dans le sud-est de
l’Ang1eterre.
VAR1AT1oN. —- Encore une espèce très variable dans sa coloration :
a. Tête et pronotum dorés cuivreux, élytres d’un vert pré, moins
brillant chez la femelle ................. forme Kugelanni, s. str.
b. Tout le dessus vert ........................... ab. viridis LETZN.
c . Élytres verts, tête et pronotum bronzés ......... ab. cupratus LETZN.
d. Élytres verts, tête et pronotum noirs .,........ ab. nigrcscens LErzN.
e. Dessus noir avec des traces de vert ............ ab. obscurus LETZN.
f. Dessus noir .................................... ab. niger LETZN.
g. Tout le dessus bronzé ........................... ab. aencus DEJ.
h. Tout le dessus violet. .................... ab. subviolaceus LAUFF.
i. Comme le type, mais la moitié basale des élytres d’un rouge cui-
vreux ................... . ............... ab. semicupreus Füorx.
7. P. (Parapoecilus) Se1‘i0e\1s'F1scHEB, 1823, Ent. Russ. II, 138 ; type :
Russie. — marginalis DEJEAN, 1828, Spec. III, 218 ; type : Hongrie.
—- GANGLBAUER, 1892, K. M., I, 268. - Var. Koyi GERMAR, 1824,
Ins. Spec. nov., 16 ; type : Dalmatie. ~— viaiicus DEJEAN, 1828, Spec.
III, 216 ; type : Italie.~—Var. Desbrochersi, nom. nov.; luciuosus DEs-
BROCHERS, 1906, Le Frel., XIV, 91 (nec DEJEAN).
Fig. 25'7 i—k. —— Long. 12 à 14 mm. Ordinairement bleu foncé brillant,
ou vert, ou violacé, ou encore noir, avec les bords du pronotum et des
élytres d’un bleu foncé brillant, parfois violacés ou verts. Les individus

752 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
entièrement noirs, sans couleur métallique, se rapportent a la var. Des-
bmchersi.
Antennes entièrement noires chez la forme typique, les deux premiers
articles souvent rougeâtres en dessous chez le Koyi. Parfois difficile à sé-
parer des Kugelanni ; la base du pronotum est toujours plus densément
ponctuée, les côtés plus régulièrement arrondis chez sericeus.
/
- É D 6.
C- 4 'V _`
‘ ,·-' `\,
kr I
Q ¢ [  
F oi
i (À   "
. . ( . l x
. A l
(   (Q Ã i
I `
( f ,, ` / , __ .1 / I
if L··,,'
Fig. 257. Gen. Poecilus BoN., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis, face
dorsale (X 16). — zz., P. (s. str.) coerulescens L., de Gabas. —— b. et c., P. (s. str.) curse-
rius DEJ., des Landes. — d. et h., P. (Parapoecilus) siriaiopuncialus DUFTS., de Turin.
— c., P. (Parapoecilus) lepidus LEsKE, de Barèges. —]‘. et g., P. (Par·ap0ecil11s)Kug€-
lanni PANz., de Quincy. — i. et j., P. (Parapoecilus) sericeus Frscx-1., de Bouray. —
lc., var. Koyi GERM., du cap Cerbère.
Organe copulateur très grêle et très long(fig. 257 i), arqué à angle droit,
la partie apicale du pénis un peu dilatée, surtout chez le sericeus ty-
pique (fig. 257 j). Apex retroussé. Style gauche très largement arrondi.
VARIATION. — Deux formes se trouvent ça et là et ne paraissent pas
isolées ; on les rencontre parfois dans les mêmes localités. Elles ont pour-
tant été tenues pour des espèces distinctes.
1 . Stries des élytres à peu près lisses, la ponctuation très fine. var. sericeus.
-— Stries des élytres à forte ponctuation ................... var. Koyi.

1>oEc1LUs 753
L’organe copulateur ne diffère guère dans les deux formes (fig. 257 j, lc).
Majeure partie de la France, sauf dans les parties maritimes du nord-
ouest. La forme Koyi plus fréquente dans le midi.
Europe moyenne et méditerranéenne ; Asie occidentale.
8. P. (Parapoecilus) lepidus LEsKE, 1785, Reise Sachs. I, 17 ; type : Saxe.
—— BEDEL, 1881, Fne Col. Bass. Seine I, 200. — virens O.-F. MÉLLER,
1776. — vulgaris Sco1>oL1, 1763 (nec L1NNÉ).
Subsp. gressorius DEJEAN, 1828, Spec. III, 220 ; type : Basses-
Alpes.
Fig. 25'7e.-—Long. 10 à 13 mm. Vert métallique,ou bleuâtre, ou bronzé,
rarement noir ; brillant chez le mâle, mat chez la femelle. Antennes et
pattes noires ; les épines des tibias rougeâtres.
Généralement aptère. Des individus ailés existent cependant dans la
forme gressorius. Tête lisse ; pronotum à côtés sinués en arrière, la base
rétrécie, les angles postérieurs saillants; surface basale fortement ponc-
tuée tout autour des fossettes. Élytres subparallèles, à peu près aussi
larges que le pronotum, les stries profondes et lisses. Angles huméraux
à peine dentés.
Organe copulateur (fig. 257 e) coudé à angle obtus, la partie apicale du
pénis épaissie; l’apex retroussé. Bulbe basal avec un aileron obliquement
inséré sur sa face dorsale. Style gauche allongé ; le style droit en olive.
Majeure partie de la France, commun. L’espèce manque dans le Calvados
et la Manche (d’après FAUVEL) ; elle existe en Bretagne.
Europe septentrionale et moyenne ; îles Britanniques ; Asie occidentale.
VARIATION. — Il existe en France deux races géographiques :
l. Plus petit (11 à 13 mm.), les impressions basales du pronotum plus
finement ponctuées ; élytres étroits et convexes ..... subsp. lepidus.
~ Plus grand (13 à 14 mm.), les impressions basales du pronotum den-
sement ponctuées, plus profondes ; élytres relativement amples et
déprimés ...................................... subsp. gressorius.
La race gressorius DEJ. remplace le type dans la zone axiale des Alpes,
de la Haute-Maurienneà la Roya (1) ; elle varie de couleur, toujours bril-
lante, verte, bleue, cuivreuse, ou noire.
La race lepidus s. str., largement répandue, a subi l’assaut des fabricants
de variétés : les ab. similis LETzN. et rujïvenler Lnrziv. ne sont que des
individus immatures; les ab. punctatostriaius LETZN. et quadripuncîatus
LErzN., des variations individuelles de ponctuation sans intérêt. Les formes
diversement colorées ont recu toujours les mêmes noms :
a. Bronzé ; pattes et antennes noires ............. forme lepidus, s. str.
b. Cuivreux, rouge feu ........................... ab. cuprcus LErzN.
c. Vert émeraude .............................. ab. viridis LETzN.
` 1. ll est curieux que ce soit chez cette race des hautes montagnes que se rencontrent
des individus macroptères.

754 coLÉorTÈaEs cximeiguas
d. Bleu, à reflets verdâtres ou violacés ............ ab. cyaneus LETzN.
e. Violet flamboyant ...,....................... ab. violaceus LErzN.
f. Noir à reflets bleutés ....................... ab. coerulescens Lnrziv.
g. Noir profond ................................. ab. niger LErzN.
h. Pluricolore ...... . .............. ab. bicolor LETzN., lricolor LETzN.
9. P. (Parapoeeilus) striatopunctatiis Durrscniurn, 1812, Faun. Austr. ll,
160 ; type : Linz. —- subcoeruleus ScHAUM, 1858.
Fig. 25'7 d, h. — Long. 8 à 10 mm. Facile à reconnaître à son pronotum
plus étroit que les élytres, à côtés sinués en arrière et gouttière margi-
nale non explanée. Stries des élytres fortement ponctuées. Coloration
peu variable, généralement bleue. `
Organe copulateur (fig. 257 d) particulièrement petit et peu arqué ;
le style droit est exceptionnellement développé, large et ovale.
Alsace, vallée du Rhin ; vallée du Rhône, de Lyon à la mer ; vallée de la
Durance et de la Garonne : Toulouse, Agen.
Europe moyenne et occidentale.
VARIATION.
a. Dessus d’un vert bleuâtre (viridis LE·rzN., coeruleovirens Sr,). ....
................................... ab. viridiœoerzzlescens DUF·rs.
b. Dessus noirâtre .......................... ab. nigro·aeneus DUFTs.
Subgen. Ancholeus Morscnoursxy
10. P. (Ancholeus) puncticollis DEJEAN, 1828, Spec. Ill, 228 ; type : midi
de la France.
Fig. 256 e, f. —— Long. 9 a 10 mm. Noir, à reflets bleuâtres ou bronzés.
Ponctuation forte ; le pronotum subcordiforme, à angles postérieurs
obtus. Élytres déprimés et étroits.
Organe copulateur (fig. 256 e) très petit, coudé à angle droit, la partie
apicale déprimée et fortement déversée du côté droit : l’orifice apical est
très large, presque quadrangulaire, l’apex mousse et difforme (fig. 256 f).
Style droit très réduit, en olive. _
Sud—est de la France : littoral de la Méditerranée.
Europe méditerranéenne : Italie ; Grece.
Subgen. Carenostylus Cnxunoin
11. P. (üarenostylus) purpurascens DEJEAN, 1828, Spec. Ill, 224 ; type :
Tanger. —— infuscaius DEJEAN, 1828, Spec. III, 224 ; type : Portugal.
-— numidicus LUcAs, 1842 ; type 1 Oran.
Fig. 256 g, h. —Long. 9 à 11 mm. Coloration généralement d’un vert ·
bronzé brillant chez les exemplaires de France, plus variable dans le nord

Ancuron 755
de l’Afrique. Les stries des élytres nettement ponctuées. Forme grêle, le
pronotum rétréci à la base. _
Organe copulateur (fig. 256 g) petit et très arqué, la partie apicale
épaissie. Orifice apical avec un long ligule formé par une expansion du
bord gauche (fig. 256 h). Style droit très réduit. ·
Midi de la France : Provence et Languedoc ; bassin de la Garonne et de la
Loire.
Péninsule ibérique, sud de la France, Italie et Sicile ; Afrique du Nord.
108. Gen. ARGUTOB STEPm=:Ns
Arguior STE1>riENs, 1828, Ill. Brit. Ent., I, 102 ; type : sirenuus PANZ.
(Cnixunom, 1838). — Phonias Gozrs, 1886. .
Subgen. : Boihriopierus Crmuiaom, 1838, Bull. Mosc., XI, 9 ; type :
oblongopunciafus F.
Subgen. Omaseus STEPHENS, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 113 ; type :
aierrimus F. (Wnsrwoon, 1840). — Lyperus CHAUDo1R, 1838, l. c., 12 ;
type : aterrimus HERBST. -— Lyperosomus Mo'rscHoULsKY, 1850,
Kâf. Russl., p. ix ; type : aferrimus Hiamasr (1). _ ‘
Fig. 258, 259. — Espèces de taille petite ou moyenne (de 5 à 15 mm.)
et de colorationnoire. Tête petite, à vertex lisse. Antennes à articles de
la base sans carènes, pubescentes à partir du 46 article. Pronotum de forme
variable, mais avec la base peu déprimée et généralement une seule fos-
sette de chaque côté. Élytres rebordésà la base, la striole basale toujours
longue, dans le 26 interstrie, les épipleures nettement tordus. Des soies dis-
cales `sur le 39 interstrie, une seule apicale, sur la 78 strie. Série ombili-
quée : 6 fouets huméraux agrégés, deôà 9 fouets apicaux espacés dans la
moitié apicale. Métépisternes longs et lisses.
Organe copulateur petit, coudé, la partie apicale droite, non déversée
ou à peine déversée du côté droit ; l’apex en lame amincie, droite et hori-
zontale. Style gauche largement arrondi, le droit bien plus court, étroit.
Il faut grouper sous le nom d’Ar·gul0r plusieurs sous-genres. Les Ar-
gulor s. str. sont répandus dans tout le nord de la région paléarctique
depuis le Japon jusqu’en France ; sans doute aussi dans l’Amérique du
N ord, car certains sous-genres établis par Th. CAsEY sont certainement
synonymes d'Argul0r·. Les Boihrioplerus sont assez nombreux dans l’Amé-
1. Curxunoin (1838, Bull. Mosc., XI, 10) a désigné comme type du genre Omaseus;
STEPH. le melas Cimurznrx (1799) ; mais cette désignation est inacceptable, car melas CR.
ne figure pas dans la liste des espèces énumérées par STEPHENS dans sa diagnose du
genre. 11 faut donc adopter le type fixé par Wnsrwoon (1840, Intr. mod. Class., Il,
Gen. Syn., 3), C’est-à-dire« aterrimus F. n (HEHBST, 1784), espèce d’ail1eurs citée la pre-
mière par STEPHENS. Le nom d’Omaseus Srnrrr. doit donc remplacer Lyperosomus
Morscn. —

756 COLÉOPTÈRES cAaAB1gUEs
rique du Nord et toute la région paléarctique. Enfin Omaseus STEPH. (=
Lyperosomus Morscn.), seulement caractérisé par l’effaeement des angles
postérieurs du pronotum, est très voisin de Boihriopierus.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Petite taille (de 5 a 8 mm.), Forme allongée, subparallèle et con-
vexe. Soies disoales du 36 interstrie insérées dans des points très
petits et peu visibles. Onychium sétulé ou non. . . Subgen. Arglltor.
— Grande taille (de 9 à 15 mm,). Soies diseales insérées dans de larges
fovéoles. Onyehium glabre en. dessous. ....................... 2.
2. Métépisternes ponctués. Angles postérieurs du pronotum vifs, les
côtés sinués dans la partie postérieure. Élytres courts, à apex atté-
nué ............. . ...................... Subgen. Bothriopterus.
— Métépisternes lisses. Angles postérieurs du pronotum arrondis, les
côtés non sinués en arrière. Élytres longs, subparalleles, l’apex ob-
tus ....................................... Subgen. Omaseus.
Subgen. Arguior, s. str.
1 . Onychium sétulé sur sa face ventrale ......................... 2.
—— Onychium non sétulé, glabre sur sa face ventrale. .............. 6.
2. Proépisternes, méso- et métasternum lisses, comme les métépi—
sternes. Yeux peu saillants. Pronotum à côtés plus fortement ar-
rondis vers le milieu, brusquement sinués en arrière, avec les angles
postérieurs saillants en dehors ; surface basale à ponctuation
grosse et éparse. Élytres assez convexes, a stries fortes et interstries
convexes. Antennes et pattes rouges ; noir brillant. Pénis très peu ar-
qué, l’apex asymétrique (fig. 258 h, i).Long. 6 mm. 5. Convexiusûlllus.
-—— Proépisternes, méso- et métasternum fortement ponetués, les mé-
tépisternes seuls lisses. Yeux saillants. Surface basale du pronotum
à ponctuation moins grosse et plus serrée, les côtés moins arqués
au milieu. Élytres moins convexes .......................... 3 .
3. Côtés du pronotum peu sinués en arrière,_convergents jusqu’aux
angles postérieurs qui sont obtus, la base presque rectiligne ; surface
basale moins ponctuée. Élytres plus étroits et plus eonvexes, les
stries à peine ponctuées. Noir de poix peu brillant, les antennes et
les pattes brunâtres. Long. 5 à 6 mm ................ 1. diligens.
— Côtés du pronotum à sinuosité basale forte, la partie basale rétrécie V
formant au moins le huitième de la longueur du prothorax, la base
toujours saillante, la surface basale densément ponctuée. Noir
brillant, les pattes plus ou moins rougeâtres .................. 4.
4. Partie basale rétréeie du pronotum courte, formant envi1·on la hui-
tième partie dela longueur du prothorax ; ses côtés parallèles sur
une faible longueur avant les angles postérieurs qui sont obtus.

Ancuroa 757
Forme générale robuste, les elytres plus amples. Pénis comme chez
sirenuus, mais sa pointe fortement tordue vers la droite (fig. 258 c).
Long. 6,5 mm .................................. 3. maritimus.
—— Partie basale rétrécie du pronotum plus allongée, formant près du
sixième de la longueur du pronotum. Forme générale plus allon-
gée, ies élytres plus étroits .............. ( ................... 5.
5. Angles postérieurs du pronotum presque droits, nullement sail-
lant en dehors, les côtés du pronotum parallèles dans la partie pos-
térieure rétrécie. Antennes brunâtres, les trois premiers articles un
peu rougeâtres. Long. 6 à 6,5 mm. .................. 2. Strenuus.
-— Angles postérieurs du pronotum droits et nettement saillants en
dehors, les côtés courbes dans la partie rétrécie, divergents en ar-
rière immédiatement avant les angles postérieurs. Stries plus pro-
fondes. Premiers articles des antennes d’un rouge franc, pattes
rouges. Pénis à partie apicale proportionnellement plus courte
(fig. 258f), l’apex plus atténué (fig. 258 g). Long. 6 à 6,5 mm. ..
................................................ 4. pyrenaeus.
6. Sinuosité basale brusque et profonde, les côtés divergents en ar-
rière dans leur partie basale rétrécie, les angles postérieurs aigus et
saillants en dehors, la base saillante ; surface basale un peu déprimée,
presque lisse au milieu, éparsement ponctuée dans les fossettes; la
fossette externe présente, mais très petite. Élytres ovales, assez
larges, à stries profondes et ponctuées. Noir brillant, les antennes et
les pattes rougeâtres. Long. 7 à 8 mm ............... 6. 0V0ide\1S.
— Sinuosité basale des côtés du pronotum faible, les côtés convergents
en arrière jusqu’aux angles postérieurs qui sont obtus, mais vifs;
base presque rectiligne: surface basale non déprimée, rugueuse, la
fossette externe obsolète. Élytres plus étroits, plus parallèles, à
stries moins profondes, à peine ponctuées. Noir mat, les antennes
et les pattes brunâtres. Long. 7 à 8 mm ............ 7 tarsalis (1) .
Subgen. Boihriopierizs CHAUDo1R
1 . Métépisternes finement ponctués et plus courts. Plus robuste,
d’un noir bronzé. Pronotum plus long, moins transverse, les côtés
longuement sinués en arrière, les angles postérieurs droits et vifs.
Élytres plus longs, à épaules plus saillantes, les stries plus fortes.
Long. 9 à 12 mm ......................... 8. oblongopunctatus.
1. Aucune des espèces d’Argut0r s. str. de ce tableau ne peut correspondre à l’A.
Champenoisi CROISSANDEAU (1893, Misc. enf., I, 133; type : Pyrénées-Orientales).
L’espèce de Cnorssarzniaau n’est pas identifiable ; les dessins que l’auteur en donne ne
sont qu’étranges caricatures ; la taille assignée à l’espèce, tant dans la description
(5 à 5,5 mm.) que sur les dessins est trop petite pour qu’il puisse s’agir d’un Argutor
connu.

758 COLÉOPTÈRES caiueigues
—— Métépisternes plus longs et plus fortement ponctués. Plus étroit,
d’un noir uniforme, sans reflet bronzé. Pronotum plus transverse,
les côtés moins longuement sinués dans la partie postérieure, les
angles postérieurs légèrement obtus. Élytres à épaules plus arron-
dies, stries plus superficielles. Long. 7,5 a 10,5 mm. 9. angustatlls.
Subgen. Omascus SrEPHENs
1 . Noir brillant, les antennes et les pattes noires. Pronotum transverse,
non rétréci à la base, les côtés non sinués avant les angles posté-
rieurs qui sont très arrondis; fossettes basales larges et profondes,
arrondies,rugueuses.Élytres subparallèles, déprimés, les stries fines
et les interstries larges et plans ; trois profondes fovéoles sur le
39 interstrie ; épaules saillantes. Long. 12 a 15 mm.. . 10. atérrimus.
— Même coloration. Pronotum transverse, mais fortement rétréci à
la base, les côtés sinués avant les angles postérieurs qui sont obtus
et très émoussés; fossettes basales plus petites, profondes, arron-
p dies et rugueuses. Élytres plus étroits et plus convexes, parallèles,
les stries profondes, les interstries convexes ; trois fovéoles sur le
38 interstrie. Métépisternes très finement ponctués. Long. 12 à
15 mm. ....................................... 11. elongatus.
Subgen. Argutor, s. str.
1. AI'g1lt01' (s. str.) diligens STURM, 1824, D. 1ns. V, 81 ; type: Allemagne.
— GANGLBAUER, 1892, 276. — Heyeri STURM, 1824, 1. c., 86. — sire-
nuus FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854 (nec PANZER).
Fig. 258 d, e.- Long. 5 a 6 mm. Facile a reconnaître à sa petite taille,
sa forme étroite et parallèle, sa coloration peu brillante, avec les antennes
et les pattes brunâtres, enfin à la forme particulière de son pronotum dont
les côtés convergent en arrière jusqu’aux angles postérieurs.
Organe oopulateur peu coude, a partie apicale épaisse, lame apicale
courte, obtuse, largement arrondie et peu asymétrique (fig. 258 e). Le
bord gauche de la partie apicale du pénis est haut et. enveloppant (fig.
258 d). Style gauche très arrondi, le droit très court. ‘
Presque toute la France, sauf la zone méditerranéenne. Massif central :
monts Dore. Pyrénées orientales, jusqu’a haute altitude: lac Lanoux,2.400 m.
dans le massif du Carlitte (G. COLAS).
Tout le nord de l’Europe et la Sibérie. Iles Britanniques.
2. Argutor (s. str.) Strenulls PANzER, 1797, Faun.1ns. Gerrn., 38, 6; type :
Allemagne. — erythropus LIARSHAM, 1802, Ent. Brit. I, 461 ; type :
Angleterre, —— FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854. — gagaies Diner-
CHMID, 1812. — pygmaeus STURM, 1818.

.·xRGU·1·01=i 759
Fig. 258 a, b. — Long. 5 à 6,5 mm.—Bien différent du précédent par la
forme de la base du pronotum, et par sa coloration d’un noir brillant avec les
pattes rouges, les antennes brunâtres, un peu rougeâtres à la base. La par- A
tie basale rétrécie du pronotum est longue, avec ses côtés parallèles et les
angles postérieurs non saillants en dehors. Pièces sternales ponctuées.
._ f\ A
\qx ·\ P     ‘ \
VM) ll`). 'M
à  l5/ / f ( `lf. \
. «__-1 _z __, 6_ kol
ô `/C- '¤"l L
, î` - ·,. .,
"\. "\ f"
\ l (
  \ l I l |
' ` I l
l %/1 I ( ” É A
\ ( l
‘ 2 ( .
~ (
[ Ã i (   / % m ï
( 1 A. ’ `· ' · ` .l
./   I, |\ W  
Fig. 258. Gen. Argutor STEPH., organes copulateurs, de profil, et sommets des penis:
face dorsale (X 35). —— a. et b., A. (s. str.) sîrenuus Plmz., de Gudmont. —— c., A.
(s. str.) maritimus, n. sp., de Thorenc.- d. et e., A. (s. str.) diligcns ST., de Pontarlier.
-— f. et g., A. (s. str.) pyrenaeus, n. sp., du port de Vénasque. — h. et i., A. (s. str.)
conueaziusculus APF., des Alpes-Maritimes. -—j. et k., A. (s. str.) ovoideus Sr., de Béna-
ménil. — l. et m., A. (s. str.) tarsalis A1>1=., de Saint-Julien.
Organe copulateur fortement coudé, presque à angle droit, la partie
apicale très aplatie, le bord gauche presque tranchant, la lame apicale
rétrécie, peu déviée à droite (fig. 258 b). Style gauche large et tronqué,
le droit allongé.
Toute la France, sauf la région méditerranéenne. Il est remplacé en Pro-
vence par l’espèce suivante.
Europe, y compris les îles Britanniques ; Sibérie.
3. A1‘gl1l;01‘ (s. str.) maritimus, 11. sp. ; type : Thorenc (Mus. Paris).
Fig. 258 c. — Long. 6,5 mm. Plus grand que le sirenuus, les élytres

750 COLÉOPTÈRES cAnAB1gUEs
généralement plus larges, surtout chez lez femelles. Pièces sternales ponc-
tuées. Même coloration, les antennes brunâtres. Pronotum à partie basale
rétrécie courte, mais les côtés sont cependant plus sinués que chez dili-
gens, avec une partie parallèle immédiatement avant les angles postérieurs.
Organe copulateur de même forme que chez sirenuus, fortement coudé,
le bord gauche de la partie apicale tranchant ; mais la partie apicale est
fortement asymétrique, saillante du côté gauche, puis infléchie à droite
(fig. 258 c).
Provence. A1pes—Maritimes : Thorenc (NORMAND). Var : Saint-Raphaël
(MAINDRON).
4. Argutor (s. str.) pyrenaeus, n. sp. ; type : port de Vénasque (Mus. Pa-
ris).
Fig. 258 f, g. — Long. 6 à 6,5 mm. Taille des grands exemplaires de
sirenuus ; forme générale allongée, suhparallèle. Noir brillant, les pattes
rouges, les antennes brunes avec les trois premiers articles rouges. Différent
du sirenuus par ses stries plus profondes et plus ponctuées et surtout
par la forme de la partie basale rétrécie du pronotum, longue, à côtés
sinués, courbes, divergents en arrière avant les angles postérieurs qui sont
très saillants en dehors, mais droits du fait de l’obliquité des parties laté-
rales de la base.
Organe copulateur (fig. 258 f) moins coudé que chez strenuus, la partie
apicale proportionnellement plus courte, ce qui fait paraître le style
gauche plus grand ; bord gauche de la partie apicale tranchant, la lame
apicale en ogive, presque symétrique (fig. 258 g). Style gauche large et
tronqué, le droit allongé.
Pyrénées. Pyrénées-Orientales 1 lac Lanoux, 2.400 m., dans le massif du
Carlitte (avec le diligens) (G. CoLAs). Haute-Garonne : port de Vénasque
(JEANNEL). Hautes—Pyrénées : Arreau (JEANNEL). Basses-Pyrénées : Be-
dous (JEANNEL) ; Ahusquy, dans les Arbailles (JEANNEL, A. VILLIERS). Aussi
dans le Guadarrama (LA Baûnianin).
5. Argutor (s. str.) Convexillsclllus APFELBEcK, 1904, Kâf. Balk. I, 261 ;
type 1 Albanie. — Apfelbecki CSIKI, 1930, Col. Cat., 112. 640 (1).
Fig. 258 h, i. — Long. 6 mm. Cette espèce se reconnaît au premier coup
d’œil a ses pièces sternales entièrement lisses. Taille et coloration du sire-
mzus; même forme du pronotum, à partie basale rétrécie allongée; les côtés
sont plus fortement arqués et arrondis dans les trois quarts antérieurs.
Surface basale à ponctuation plus grosse et plus éparse.
1. Csixrachangé le nom de cette espèce parce qu’il y a une var. convcxiusczzlus
LETZNER, 1852, du Melanius anlhracinus. Mais les noms de variétés accumulés par
LErzNER sont sans valeur. D’ailleurs les Argutor et les Melanius appartiennent à
deux genres différents.

Ancoroa 761
Organe copulateur plus voisin de celui de diligens plutôt que de sircnuus
(fig. 258 h). Peu arqué, le bord gauche de la partie apicale haut et enve-
loppant,nullement tranchant ; l’apex très obtus et asymétrique (fig.258 i).
Style gauche large et arrondi, le droit réduit et pointu.
Alpes—Maritimes : La Ceva, haute vallée de la Roya (SAINTE—CLAIRE DE- ,
VILLE).
Décrit de l’Albanie où il se trouve en compagnie de 1’A. strenzzus (d’après
APFELBECK).
6. Arglltor (s. str.) ovoideus STURM, 1824, D. Ins., V, 59 ; type : Alpes
d’Autriche. -— FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, Fne ent., fr. I, 90.
—— inlersiincius STURM, 1824, D. Ins., V, 77 ; type : Wien. —— erudilus
_ DEJEAN, 1828, Spec. III, 252 ; type : France.
Fig. 258 j, k. -— Long. 7 à 8 mm. Bien caractérisé par sa grande taille, sa
coloration noir brillant avec les pattes rouges, la longue sinuosité des '
côtés du pronotum, l’onychium glabre sur la face ventrale.
Organe copulateur très grand, coudé presque à angle droit ; le bord
gauche de la partie apicale tranchant ; lame apicale parallèle, à bord ter-
minal anguleux (fig. 258 k). Style gauche large et tronqué, le droit avec
une saillie anguleuse du bord dorsal (fig. 258 j).
Moitié septentrionale de la France, à l’exclusion de la région armoricaine ;
bordure des Pyrénées : Saint-Christau (Virmans) ; montagne Noire.
Europe septentrionale et Sibérie ; Caucase.
7. AIg\lt01' (s. str.) tarsalis APFELPECK, 1904, Kâf. Balk. I, 262 ; type :
Pakraé. -— PUEL, 1914, Misc. ent., XXII, 31. —— Taksonyis Gsixi
1940, Col. Cat. ,112, 644.
Fig. 258 l, m. -— Long. 7 à 8 mm. Plus large et moins convexe que le
précédent, d’un noirmoins brillant (1), les antennes et les pattes brunâtres ;
les côtés du pronotum sont sinués en arrière comme chez negligens. Ony-
cliium glabre.
Organe copulateur très grand, coudé à angle droit, le bord gauche de ·
la partie apicale non tranchant, enveloppant comme chez negligens ;
apex infléchi du côté ventral, son bord asymétrique (fig. 258 m). Style
gauche arrondi, le droit comme chez ovoideus, mais mousse.
Loire-Inférieure : Nantes (E. DE L’IsLE) ; Le Croisic. Vendée : Saint-Jean-
OCS-MOHÈS(SIRGUEY). Indre-et-Loire: Tours (MÉoU1oNoN). Orne: Saint-
Léger-sur-Sarthe (DAL1BEnr). Seine-et·©ise: étang de Trappes et marais de
Ballancourt (Jannicn) ; Coignières (LoUvET) ; Rambouillet (LESUEUR).
Connu de Slavonie et de Bosnie (Ar1=ELBEcK).
1. Le réseau alutacé des élytres est formé de mailles étirées en travers chez tarsalis.
Elles sont isodiamétrales et effacées chez strenuus, longitudinalement allongées chez
cliligens (JABLo1<ov).

762 coLÉo1>TÈREs CARABIQUES
Subgen. Bothriopiierus CHAUDo1R
8. A. (Bothriopterus) oblongopunctahls Fixnnrcius, 1787, Mant. Ins. I,
202. — FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, Fne ent fr. I, 95.
Fig. 259 a, b. — Long. 9 a 12mm. Noir bronzé, avec les pattes noirâtres.
Plus convexe, la base du pronotum rectiligne. Fovéoles discales de l’élytre
au nombre de 4 à 6.
Organe copulateur robuste, coude a angle droit vers son milieu, la partie
apicale droite et symétrique, sa face ventrale aplanie, l’apex ogival,
large (fig. 259 b). Style gauche arrondi et tronqué ; le droit court et obtus.
Dans les bois, sous les amas de feuilles mortes et dans les mousses. France
septentrionale et moyenne ; aussi dans les vallées des massifs montagneux,
sauf les Pyrénées orientales et les Alpes maritimes. _
Europe septentrionale et moyenne ; îles Britanniques. Sibérie et Japon.
9. A. (Bothriopterus) angustatus Durrscmvnn, 1812, Faun. Austr. II,
162 ; type : Autriche. — FAIRMAIRE et LABouLBÈNE, 1854, Fne ent.
fr. I, 95. — Var. igmanensis CSIKI, 1905, Mag. Bog. I, 381. — 0ci0—
punclalus APFELBECK, 1904, Kâf. Balk. I, 259 ; type : Igman planina.
( Fig. 259 c, d. — Long. 7,5 à 10,5 mm. Noir uniforme, les pattes noires.
Base du pronotum un peu saillante. Chez la forme typique, seulement
3 fovéoles sur le 38 interstrie. La var. igmanensis Cs., à 4 fovéoles, décrite
de Bosnie, se trouve aussi en France, d’après BARTHE.
Organe copulateur (fig. 259 c, d) plus petit et à coudure plus anguleuse
que chez le précédent. Partie apicale arquée,l’apex brusquement aminci,
bien plus étroit (fig. 259 d). Styles semblables.
Dans les bois, mais presque exclusivement dans les endroits récemment
incendies ; aires des charbonniers.
ça et la dans tout le nord de la France, de Rennes à la frontière du Rhin ;
bordure du Massif Central.
Europe septentrionale et moyenne : îles Britanniques ; Sibérie.
Subgen. Omaseus Srnprinus
10. A. (0maseus) aterrimus Hnnnsr, 1784, Fuessly Arch. lns. V,
140. — FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 85.
Subsp. nigerrimus DEJ., 1828, Spec. III, 291 ; type : Espagne. —
aiienualus CHEvRoLAT, 1940, Rev. zool., 13 ; type : Galice.
Fig. 259 e, f. —- Long. 12 à 15 mm. Noir tres brillant, les antennes et
les pattes noires. Pronotum transverse, a côtés arrondis, les angles arron-
dis, la gouttière marginale large, les fossettes basales grandes et profondes.
Élytres subparallèles, à sommet très obtus ; stries très fines, les inter-
stries larges et lisses, presque plans ; trois fovéoles discales sur le 39 inter-
strie.

Ancuron 763
Organe copulateur robuste, coudé à angle droit vers le milieu. La partie
apicale, élargie, est plane entre deux earènes sur la face ventrale, déprimée
même dans la partie distale ; apex droit, à bord arrondi et asymétrique.
Style gauche épais et large, tronqué, le droit terminé par—un bouton ar-
rondi (fig. 259 e).
(
‘ 1 ` \\`\
an c. A en &  
2
ai   · \ · —,,, 
I
F\ \
si `A “
,i\l·‘   · si
I " [
/ j i i I
é. g. i Q
F A   J i J ·— .,
Fig. 259 a.-f. Gen. Argutor STEPIL, organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (>< 20). —-— a. et b., A. (Bothriopierus) oblongopunctatus F., de Remire~
mont.— c. et d., A. (Boihriopterus) angusialus Durrs., de Fontainebleau. —— e. et f.,
A. (Omaseus) aterrimus HERBST, de Roscoff.
Fig. 259 g.-j. Gen. Orthomus CHAUD., organes copulateurs de profil et sommets des
pénis ( >< 20).- g. et h., O. planidorsis FMRM., du mont Alaric.—— i. et j., O barbarus
DEJ., d’0ran.
Il existe deux races bien tranchées, ayant le même organe copulateur :
l . Pronotum à base aussi large que le bord antérieur. Élytres plus
courts, les stries plus fines, les stries externes obsolètes ............
.............................. . .............. subsp. aterrimus.
——- Pronotum nettement rétréci à la base. Élytres plus longs, les stries
plus fortes, les externes visibles. .............. subsp. rzigerrimus.
Forma iypica. — France septentrionale et moyenne, dans les grands maré-
cages ; Auvergne ; Nantes; Tarn : Durfort (PÉcoUn) ; lac d’Annecy.
Subsp. nigerrimus DEJ. -— Marécages de la plaine méditerranéenne. Lan-
guedoc ; Pyrénées-Orientales ; bordures des Pyrénées jusque dans les Landes ;
Toulouse ; Carcassonne.

754 coLÉoPTÈR12s CARABIQUES
Europe septentrionale et moyenne, surtout dans les tourbières; îles Bri-
tanniques. La race nigerrimus est répandue dans la péninsule Ibérique et se
retrouve aux Açores : Terceira (Cnorcn et PERSSON).
11. A. (Omaseus) elongatus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 128 ; type :
Autriche. — GANGLBAUER, 1892, 273. — meridionalis DEJEAN,
1828, Spec. III, 289 ; type : midi de la France.
Long. 12 à 15 mm. Plus étroit, plus allongé et plus convexe que le pré-
cédent, le pronotum nettement rétréci à la base, la striation des élytres
profonde.
Organe copulateur de même forme que celui d’aier·rimus, mais plus
fortement coudé ; l’apex plus largement arrondi. Style droit semblable.
France méridionale : marécages littoraux de la zone méditerranéenne.
Corse.
Europe méridionale. Afrique du Nord, de Tanger aux marais de Mabtou-
ha, en Tunisie. Syrie (LA BRûLER1E).
Trib. MOLOPINI BONELLI
La division «Si. 15** Molopides >> du tableau synoptique de BONELLI (1810)
groupe les trois genres Abaœ, Pelor et Molops, d’après des caractères qui
s’accordent assez bien avec ceux de la tribu actuelle ipas de soies discales,
pas de caractères sexuels secondaires sur le dernier segment ventral des
mâles.
TABLEAU nas GENREs
1. Une soie discale peu visible sur la moitié apicale du 39 interstrie.
Sixième interstrie de l’élytre prenant naissanceàl’angle huméral, ‘
étroit mais soulevé en carène convexe dans sa partie basale. Mété-
pisternes courts et lisses. Angles antérieurs du pronotum spini-
formes. Antennes pubescentes à partir du 48 article; tarses glabres
en dessus. Espèce microphthalme et dépigmentée, ayant l’aspect
des Molops. Long. 12 mm ........ (p. 768). 110. Gen. Molopidius.
—- Pas de soies discales sur le3€interstrie. Septième interstrie prenant
naissance à l’angle huméral, toujours élargi ou caréné dans sa par-
tie basale ................................ . ................ 2.
2. Antennes pubescentes à partir du 36 article. Tarses pubescents en
dessus. Septième interstrie très élargi dans sa partie basale. In-
sectes très convexes, à tête grosse ; 96 strie toujours bien séparée
de la gouttière marginale au niveau du groupe apical de la série
. ombiliquée. ..................... .. . (p. 765). 109. Gen. Molops.
— Antennes pubescentes à partir du 46 article. Tarses glabres en des-
sus. Septième interstrie caréné dans sa partie basale .......... 3.
3. Hanches postérieures avecleurs deux soies coxales normales. Ély-

MOLOPS 765
tres rebordés à la base; la huitième strie entière, la 99 strie bien tra-
cée et séparée de la gouttière marginale le long de tout le groupe
apical de la série ombiliquée. Lame apicale du pénis particuliè-
rement grande (fig. 264), le style droit très réduit. Long. 12 à
22 mm .... . ....................... (p. 774). 112. Gen. Abàx.
— Hanches postérieures sans soies. Élytres non rebordés à la base, la
huitième strie le plus souvent écourtée en avant, réduite à un sillon
renfermant le groupe apicalde la série ombiliquée. Pas de 99 strie.
Lame apicale du pénis courte, comme chez les Molops, le style droit
réduit. Long. 18 à 35 mm ........... (p. 769). 111. Gen. Perclls.
109. Gen. MOLOPS BONELLI
Molops BONELLI, 1810, Obs., tab. syn. ; type zpiceus PANZ. (1). —¥ GANGL—
BAUER, 1892, K. M. I, 301. — Diorychoderus CHAUDOIR, 1938, Bull.
Mosc., XI, 11 ; type 2 alpesiris DEJ.
Taille de 10 à 15 mm. (espèces francaises). Brun de poix brillant, les 9
antennes et les pattes rougeâtres. Épais et très convexe. Tête médiocre,
le front avec de profonds sillons frontaux, le rebord sus-antennaire en bour-
relet plus ou moins saillant. Antennes pubescentes à partir du 39 article.
Pronotum cordiforme, rétréci à la base. Élytres rebordés à la base ; striole
basale présente ; épipleures nettement tordus ; bord apical en bourrelet,
échancré surtout chez le mâle, l’angle sutural saillant. Base du 79 inter-
strie large et convexe, en rapport direct avec l’angle huméral du rebord
basal ;cette bosse, formée par le 79 interstrie, correspond à la carène des
Abax et des Percus. Pas de soies discales sur le 39 interstrie ; une soie api-
cale sur la 79 strie ; série ombiliquée d’environ 16 fouets dont trois sont
serrés à l’épaule, les suivants espacés. Saillie prosternale non rebordée.
Métépisternes courts et lisses. Tarses pubescents en dessus, les posté-
rieurs non sillonnés sur la face externe.
Organe copulateur (fig. 260) peu arqué, non coudé, l’apex en lame
· horizontale atténuée, l’orifice apical non déversé. Style gauche en quadri-
latère allongé, le droit réduit à un petit bouton arrondi.
Le genre est formé par de nombreuses espèces,isolées sur les divers mas-
sifs montagneux de la péninsule balkanique (APFELBECK, 1904, Kâf. Balk.
1, 216). Trois espèces ont gagné les Alpes et se trouvent en France.
Les Jilolops vivent dans les endroits humides et frais ; ils sont très sou-
vent souterrains et se prennent sous les grosses pierres enfoncées dans
le sol.
1. Crnxonom (1838, 12) avait désigné, comme espèce-type, robustus DEJ.; mais
cette espèce, décrite en 1828, était inconnue de BoNEL1.1 en 1810.
JEANNEL 49

766 COLÉOPTÈRES canaeiouns
Dans les monts Bihar, en Transylvanie, où le M. piceus est très abon-
dant dans les forêts, on trouve souvent, au printemps, en cherchant des
Duvalius endogés, des femelles de Molops blotties dans une logette creu-
sée dans l’argile, sous les très grosses pierres enfoncées. Autour d’elles
se trouvent de jeunes larves au nombre de cinq à six. Manifestement la
femelle reste sur sa ponte et couve ses jeunes larves. (
Les espèces sont sans doute phytophages. Fr. vAN EMDEN a remarqué
que le M. elaius est avide de bouillie d’avoine, en captivité.
TAB1.1aAU nEs Esr>ÈcEs
1 . Côtés du pronotum arrondis jusqu’auX angles postérieurs, qui sont
courts et peu saillants. Élytres à rebord basal fortement sinué.
Long. 13 à 18 mm. ................................. 3. elatus.
— Côtés du pronotum longuement sinués avant les angles posté-
rieurs qui sont grands, plus saillants. Élytres à rebord basal pres-
que droit ..... . .......................................... 2.
2. Bord sus-antennaire du front arqué et peu saillant. Côtés du pro-
notum peu arrondis. 86 interstrie de l’élytre large dans sa moitié
postérieure, rétréci et représenté par un pli étroit. dans sa partie
apicale. Long. 12 à 15 mm ........................... 1. piceus.
— Bord sus-antennaire du front anguleux et saillant. Côtés du pro-
notum moins arrondis, surtout en avant, les angles antérieurs plus
grands et plus saillants. 89 interstrie de l’élytre étroit dans toute
sa longueur. Long. 12 à 15 mm ....................... 2. medius.
1. Molops Diccus PANZER, 1893, Faun. Germ. 11, n° 2 (Scariies) ; type :
Allemagne. — lerricola FABR1c1Us, 1892, Ent. Syst. I, 135 (nec
HERBsT). — cephalaeus DESCOURTILZ, 1826, Mem. Soc. Linn. Paris,
159 ; type : France. -— subirwzcalus CHAUDOIR, 1843, Bull. Mosc.,
XVl,’777(9). (
Subsp. salyensis, nov. ; type : forêt de Boscodon.
Fig. 260 a, b. — Noir brillant en dessus, brunâtre en dessous. Pronotum
grand, les côtés très arrondis, rétrécis en avant et en arrière en courbe
continue, brusquement sinués au sixième postérieur, parallèles avant les
angles postérieurs. qui sont droits ; gouttière marginale fine ; fossettes
basales larges et peu profondes;une soie marginale au tiers antérieur, une
autre sur l’angle postérieur. Élytres courts et épais, ovalaires, les stries
fines et lisses, les interstries très peu convexes.
Organe copulateur (fig. 260 a) à partie apicale très aplatie, arquée du
côté ventral ; la lame apicale longue, atténuée en pointe tordue du côté
droit (fig. 260 b). Style gauche a sommet tronqué.

MOLOPS 767
France septentrionale et moyenne; Massif Central; Jura ; Alpes de la Sa-
voie et du Dauphiné. `
Europe moyenne et péninsule Balkanique ; Asie Mineure.
VARIATION. — L’ab. nigripes D.-ToRRE (à pattes noires) se prend avec
le type.
La var. montanas HEER (1838, K. Schw. II, 35), de grande taille et de
forme large, occupe le Jura.
Subsp. salyensis, nov. -—- Taille et aspect général de la forme typique,
coloration noire peu brillante, les antennes et les pattes rougeâtres. Partie
basale rétrécie du pronotum bien plus courte, n’occupant pas plus du hui-
tième de la longueur du segment, les angles postérieurs petits et obtus.
Hautes-Alpes : forêt de Boscodon (H. SIETTI).
\ ""'—%""  I
\ À
C9 A \`
É f\‘ \ ·
/
Z, ( "— /
* l 5. ` «/ ai
· ` ~  
Fig. 260. Gen. Molops BoN., organes copulateurs, de profil et sommets des pénis,
face dorsale (X 20). —- a. et b., M. piceus PANZ·, d’Épe1‘nay. —— c. et d., M. medias
CHAUD., de Turini.
2. Molops medius CHAUDOIR, 1868, L’Ab., V, 257; type: Piémont. ——- ovi-
pennis var. medias GANGLBAUER, 1892, 307.
Fig. 260 c, d. — Même coloration et aspect que le précédent. Le prono-
tum a la même forme, saufque les côtés, bien moins arqués, ne sont pas
rétrécis en avant, de sorte que le bord antérieur est très large et les angles
antérieurs très saillants. D’autre part la disposition particulière de la 86
strie, étroite dans toute sa longueur, le fait facilement reconnaître.
Organe copulateur (fig. 260 c, d), à partie apicale plus courte, non apla—
tie, dilatée et tordue à droite, infléchie du côté ventral ; lame apicale pe-
tite et courte, étroite et arrondie.
©Bs. —— On considère généralement ce Molops comme une race de
Povipennis CHAUD., qui occupe le nord de lapéninsule Balkanique, les
Carpathes et les Alpes orientales.
Alpes-Maritimes : massif de l’Authion, forêt de Turini.

768 COLÉOPTÈRES cAR.aB1gUEs
3. M010pS elatüs FABR1c1Us, 1801, Syst. El. I, 189 ; type : Europe cen-
trale. — GANGLBAUEB, 1892, K. M., I, 303.- C0ileliiDU1=TscHM1D,
1812, Fna Austr. II, 59 ; type : Silésie.
Long. 13 à 18 mm. Plus grand que les précédents. Noir brillant, avec
les palpes et les pattes rougâtres. Pronotum convexe, très transverse, avec
sa plus grande largeur au milieu, ses côtés arrondis en courbe régulière
dans toute leur longueur, les angles postérieurs petits mais droits, souvent
un peu saillants en dehors ; l’impression basale externe très profonde.
Élytres ovoîdes, eonvexes, les stries fortes, le 86 interstrie semblable au 7 8,
non rétréci.
Organe copulateur à partie apicale droite et effilée.
Vosges : côte de l’Elsberg, ballon de Guebwiller et Hohneck (SCHERDLIN).
Haute—Marne : forêt du Val (Rover:). Cité du Jura aux environs de Bâle, par
FAIRMAIRE et LABoULBÈNE.
Allemagne du Sud et versant septentrional et oriental des Alpes ; Croatie
et Bosnie.
110. Gen. MOLOPIDIUS, nov.
Type : Zllolops spinicollis DEJEAN.
Aspect des Molops, mais plus allongé, subcylindrique. Aptère. Tête
\ robuste, à sillons frontaux profonds et rebord
  sus-antennaire en bourrelet très saillant. An-
 `  àà tennes pubescentes à partir du 4*% article.
 J5    z ”i}? ` Pronotum plus long que large, du type ]VI0l0ps,
   I,  àà les angles antérieurs spiniformes ; gouttière
I    ”  » x g marginale fine, fossettes basales superficielles ;
"`·" [  X deux soies marginales régulières. Élytres à
\\ /  \% rebord basal et striole basale développés ; épi-
\,` Il.  *\ pleures nettement tordus, le bord apical lar-
’,  xv; `J  gement arrondi. Le 78 interstrie étroit et dé-
        primé 51 la base ; le 69 au contraire est large et
    soulevé, aboutissant à l’angle huméral du
 ·,  rebord basal. Une soie discale sur le S6 inter-
flâiljii    strie, au tiers apical ; une soie apicale sur la
      76 strie. Série ombiliquée divisée en deux
    groupes ramassés aux deux extrémités de la
      8*3 strie: 6 + 1 à Yépaule, 7 apicaux. Us in-
  Èi  · terstrie séparé de la gouttière et large dans
A A \ la moitié apicale. Saillie prosternale non re-
Fig. 261.Gen. Jlolopidius, bordée; métépisternes très courts et lisses.
“°"· " M· Spinitwis Métatrochanters très longs, fusiformes et
DEJ., de Montesquiu.

Monopr mus 769
pointus. Tarses glabres en dessus ; métatarse sans sillon à la face externe.
Organe copulateur(fig.262) absolument de même type que chez les Molops.
La présence d’une soie discale, l’absence de pubescence sur le 38 ar-
ticle des antennes et la face dorsale des tarses oblige à séparer générique-
ment le M. spinicollis DEJ. Son habitat dans les Pyrénées-Orientales
]’isole d’ailleurs de tous les Molops connus : Molops, Tanylhrixc, Siena-
choromus, Typhlochoromus, sont les formes égéidiennes de la lignée qui
est représentée en Catalogne par les genres tyrrhéniens Molopidius et
Zariquieyia.
. /
ln
· § '(`
. a/. É.
\ -
Fig. 262. Gen. Molopidius, nov. — a., organe copulateur, de profil, du M. spinicollis
DEJ. de Montesquiù. »- b., sommet du pénis, face dorsale.
1. Molopidius spinicollis DEJEAN, 1828, Spec. III, 418 ; type : Tour de
Mir (coll. B. OBERTHUR). ———JEANNEL, 1936, Livre jub. E.—L. Bouvier,
213.
Fig. 261, 262. —— Espèce endogée, dépigmentée, à yeux très réduits,
les antennes courtes et noueuses.
Organe copulateur peu arqué, l’apex infléchi du côté ventral ; lame
apicale longue et atténuée, presque droite (fig. 262 b). Style gauche long,
subparallèle, arrondi au sommet, le droit très petit et lamelleux (fig. 262 a).
Pyrénées—©rientales sun exemplaire pris par DEJEAN, près dela Tour—de-
Mir, au—dessus de Prats-de-Mollo. — Deux exemplaires, male et femelle,
pris par M. ÀGUILAR aux environs de Montesquiù, à l’est du rio Ter, entre
Ripoll et San Quirico de Besora, c’est—à-dire sur les confins des deux pro-
vinces de Gérone et de Barcelone.
111. Gen. PERCUS BONELLI
Percus BoNELL1, 1810, Obs, 1, tab. syn. ; type : Paykulli Rossi (1). -—
GANGLBAUER, 1909, D. ent. Zs., 102. ,
Subgen. Pseudopercus MoTscHoULsKY, 1865, Bull. Mosc., XXVIII,
240 ; type : siulius L.—DUFoUB.
1. Le type désigné par Crmnoorn (1838, Bull. Mosc., XI, 11) est lacertosus DEJEAN
(1828), donc une espèce inconnue de BoNE1.Lr (1810). La seule espèce du genre anté-
rieure à 1810 est le P. Paykzzlli Rossi (1790), qu’il faut prendre comme type.

770 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
Fig. 263. — Taille de 15 à 35 mm. Noirs, les antennes et les pattes noires.
Forme toujours allongée. Tête robuste, le front avec de profonds sillons
frontaux, comme chez les Molops, le bourrelet sus-antennaire bien saillant.
Antennes robustes, pubescentes à partir du 4*% article. Pronotum de forme
variable, peu rétréci à la base chez les Percus s. str. ; une seule impression
basale, très superficielle, souvent nulle ; plusieurs soies sur la moitié anté-
rieure de la gouttière marginale. Élytres allongés, convexes ou plans, sans
rebord basal, l’apex obtus, la striation très variable selon les espèces. Pas
de soies discales. La série ombiliquée est continue chez les Pseudopercus ;
chez les Percus s. str., elle est par contre agrégée en deux groupes de
fouets (env. 8 —(— 8), dont le groupe apical est généralement enfermé dans
un sillon plus ou moins profond selon les espèces. Pas de 98 strie. Saillie
prosternale épaisse et mousse, non rebordée. Métépisternes courts et lisses.
Tarses glabres à la face dorsale.
Organe copulateur de même type que chez les Molops, arqué plutôt que
coudé, la partie apicale du pénis longue, grêle, non déversée, presque symé-
trique ; apex relativement court (fi_g. 263). Style droit excessivement réduit.
Le genre est strictement tyrrhénien. Il renferme un grand nombre d’es-
pèces dans les îles tyrrhéniennes, une seule dans le nord de l’Afrique, quel-
ques-unes dans l’Italie centrale et l’Espagne ; les espèces ibériqucs for-
ment d’ailleurs un sous—genre bien isolé.
TABLEAU DEs ESPÈCES
1 . Carène basale du 79 interstrieà peine indiquée par un bombement
de la surface humérale de l’élytre; série ombiliquée formée par
une série presque continue de fouets (6 —l— 8 —(— 6), les fouets apicaux
non isolés dans un sillon. Pronotum rétréci à la base, sans fossettes
basales. Élytres ovales, lisses et convexes, les rebords marginaux
du pronotum et des élytres très fins ....... Subgen. Pseudoperclls.
-— Carène basale du 76 interstrie très saillante, formant avec le rebord
basal un cadre ogival autour du groupe huméral de la série ombili-
quée. Pronotum moins rétréci à la base; élytres subparallèles; les
rebords marginaux du pronotum et des élytres plus larges, les fos-
settes basales du pronotum accusées ........... Subgen. Percus.
Subgen. Pseudopercus MOTSCHOULSKY
1 . Pronotum aussi large que long, les côtés brièvement sinués avant
les angles postérieurs qui sont droits, non émoussés. Élytres
ovales, sans trace de stries. Long. 17 à 20 mm ......... 1 . navaricus.
Subgen. Percus, s. str.
1. Groupe apical de la série ombiliquée non enfermé dans un sillon.
Tempes avec de gros plis transverses ....................... 2.

Pnacus 771
— Groupe apical de la série ombiliquée enfermé dans un profond
sillon occupant le tiers apical de l’élytre et cessant brusquement en
avant .................................................... 3.
2. Élytres subparallèles, peu convexes. Long. 19 à 23 mm. Apex du
pénis horizontal, droit, son bord libre arrondi (fig. 263 i—n) ; style
droit à sommet mousse. ............................. 2. SÉTÃCÉIIS.
——- Élytres ovales, plus convexes surtout en arrière. Long. 20 à 34 mm.
Apex du pénis nettement retroussé, son bord libre anguleux (fig.
263 d) ; style droit pointu ....................... 3. grandicollis.
3. Tempes avec de gros plis transverses. Forme plus ou moins dé-
primée. Élytres mats, très aplanis, avec de fines stries ponctuées
et les interstries légèrement convexes ; dent humérale très saillante.
Long. 16 à 18 mm. Organe copulateur très long (fig. 263 e). 4. eorsicus.
-— Tempes sans plis transverses,brusquement et fortement rétrécies.
Élytres sans rugosités sur les interstries ..................... 4.
4. Pronotum très déprimé sur le disque ; élytres très courts, très fine-
ment striés, presque lisses et brillants. Tête relativement petite.
Long. 14 à 17 mm. ................................ 5. Reîchei.
—' Pronotum à disque convexe; élytres allongés, subparallèles, mats,
les stries imperceptibles, les interstries soulevés en leur milieu par
une fine côte lisse. Tête robuste.Pas de dent humérale. Long. 19 à
23 mm. ............................................ 6. Villai.
Subgen. Pseudopercus MOTSCHOULSKY
1. P. (PS9\1d0D01'C\lS) navaricus DEJEAN, 1828, Spec. III, 408 ; type ;
Pyrénées-Orientales (1). -— pairuelis FAIRMAIRE et LABOULBÈNE,
1854, 101 (nec L.—DUFoUn).
Fig. 263 o, p. — Nettement séparable des autres espèces ibériques voi-
sines (palruelis L.—DUF., polilus DEJ.) par la forme des angles postérieurs,
droits chez navaricus, obtus et émoussés chez les autres espèces. A
Organe copulateur relativement épais et peu arqué, 1’apex du pénis
court et épais, en bourrelet arrondi (fig. 263 p) ; l’orifice apical avec un
ligule anguleux. Style droit très petit et pointu.
Pyrénées·Orientales : massif des Albères, de 0 à 500 m. Abondant sous
les pierres du maquis autour de P0rt—Vendres,àBanyu1s et au cap Cerbere.
Aussi dans le nord de la province de Lérida.
1. DEJEAN le dit « assez commun en Navarre, Aragon, en Catalogne et dans le dépar-
tement des Pyrénées-Orientales » ; ce qui est faux en ce qui concerne la Navarre et l’A-
x-agen.

772 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
Subgen. PGICIIS, s. str.
2. Percus (s. str.) Strictus DEJEAN, 1828, Spec. III, 402 ;type : loc. incert.
— GANGLBAUER, 1909, D. ent. Zs., 103.
Subsp. lavezzianus, nov.; type : îles Lavezzi.—Subsp. mucronalus,
p nov. ; type : îles Cavallo. D
/  .
> hi \` Ã il r\`v
a/ ) ~ É. , _u( W 1  
` ‘ ( \ (
\\ · p
M" x `\,_¤. _./ ` lî
` · \i‘ Il
\,  
e.   ( É"
/ ` (g `  
J f l L
l ,1
li  
fï M
r` [DE" ii l \·î’.l
\ ‘ `\ ‘ l ,` K 0. p /  
%` l \\ |\ \ N Ii Illl pb
I x \ \_ `   W
L· `/' x` · l \ I L \ j ,71/_
··`|`· A —.\ ` x\_ ,
Fig. 263. Gen. Percus Bon., organes copulateurs, de profil, styles droits et sommets des
pénis, face dorsale ( >< 13). — a. et b., P. (s. str.) Villai KR., de Montboron. ——- c. et
d., P. (s. str.) grandicollis SERV., d’Ajaccio. — e. et f., P. (s. str.) corsicus SERV., du
mont d’0ro. — g. et h., P. (s. str.) Rcichei KR., de Vizzavona. — i et j., P. (s. str.)
slrictus DEJ. subsp. lavezzianus, nov., des îles Lavezzi. — k. et l., P. (s. str.) slrictus
subsp. mucronalus, nov., de 1’î1e Cavallo. — m. et n., P. (s. str.) sîricius DEJ., forme
typique, de la Sardaigne. —— 0. et p., P. (Pseudopercus) navaricus DEJ., de Banyuls-
sur-Mer.
Fig. 263 i-n. — Remarquable par sa forme allongée et très étroite,
parallèle. Lisse et brillant. Tête robuste, les tempes avec de grosses rides
transverses en arrière des yeux. Pronotum non rétréci à la base, le disque
convexe, les fossettes basales peu profondes, les côtés longuement sinués
en arrière, les angles postérieurs à peu près droits. Élytres peu convexes,
lisses, la dent humérale plus ou moins saillante.

PERCUS 773
Organe copulateur à partie apicale du pénis droite, non infléchie, l’apex
aminci en lame horizontale dont le bord libre est arrondi. Style gauche
ovale, le droit très petit.
Sardaigne et îlots aux environs de Bonifacio.
Quoique la provenance exacte du type de DEJEAN soit inconnue, on est en
droit de présumer que ce devait être la Sardaigne, où l’espèce est largement
répandue. Mais les petites colonies occupant les îles Lavezzi et Cavallo, sur
le littoral corse des Bouches de Bonifacio, représentent des races locales
bien isolées.
1 . Forme plus robuste, plus large, les élytres plus convexes. Apex du pé-
nis étroit et infléchi vers la droite (fig. 263 m); style droit pointu
(fig. 263 n) (Sardaigne) ....... . .................. subsp. striclus.
-— Forme plus étroite, les élytres moins convexes en arrière. Apex du pénis
droit, non infléchi vers la droite ................................ 2.
2. Côtés du pronotum plus profondément sinués, les angles postérieurs
saillants en dehors ; dent humérale peu saillante. Apex du pénis étroit
(fig. 263 j) ; style droit obtus (fig. 263 i). (Iles Lavezzi). ............
. .......................................... subsp. lavezzianus.
—- Côtés du pronotum normalement sinués, les angles postérieurs
non saillants ; dent humérale très saillante et crochue. Apex du pénis
largement arrondi (fig. 263 lc) ; style droit pointu (fig. 263 l). (Iles
Cavallo) ....... . ........................... subsp. mucronaîus.
Le P. strictus, forme typique, occupe le massif Gallura, dans le nordeest
de la Sardaigne, et est représenté dans l’île d’Asinara (cap nord-ouest de
l’île) par une race Folchinii CAPRA (1928, Arm. Gerzov. LII, 188), à sculpture
rappelant celle du P. plicatus des Baléares. La distribution de 1’espèce se su-
perpose donc à celle des Bembidiides endogés du genre Microtyphlus (1).
3. PCICIJS (S. str.) grandicollis SERVILLE, 1820, Fne fr., Col., 39; type :
Corse. — loricalus DEJEAN, 1828, Spec. Ill, 403 ; type : Corse. ——
Ramburi CASTELNAU, 1832, Ann. Fr., 394 ; type : Corse.
Fig. 263 c, d. — Voisin du sfricius, mais bien plus robuste; la taille varie
de 15 à 35 mm. Ternpes avec des plis transverses bien plus développés.
Bords du pronotum profondément dentelés. Élytres avec des vagues traces
de striation peu apparentes.
Organe copulateur de même forme que celui de siriclus, mais avec l’apex
retroussé et son bord anguleux (fig. 263 d). Style droit très court et pointu.
Corse, assez répandu sous les pierres du maquis, de 0 a 1.500 m. L’espèce
est représentée en Sardaigne sur le mont Limbara, qui fait partie du massif
Gallura (voir ci—dessus, P. sîrictus).
4. Percus (s. str.) corsicus SEnv1LLE, 1820, Fne fr., Col., 42 ; type : Bastia.
— oblongus MOTSCHOULSKY, 1865, Bull. Mosc., XXXVIII, 237 ;
type : Corse.- depressus MoTscHoULsKY,l865,Lc.,238;type:Corse.
1. Voir R. JEANNEL, Les Bembidiides endogés (Rev. fr. d’Eni., III, 1937, p. 367 et
carte, fig. 231).

774 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Fig. 263 e, f. — Très reconnaissable à ses élytres mats et très plans. Les
tempes portent de grosses rides transverses comme chez les deux espèces
précédentes, mais le groupe apical de la série ombiliquée est enfermé dans
un profond sillon.
O_rgane copulateur (fig. 263 e, f) grêle, long et peu arqué, l’apex en forme
de bourrelet assez épais et arrondi. Style gauche tronqué, le droit ovoïde
et pointu, un peu difforme.
Corse, sous les pierres, surtout dans les montagnes jusqu’à 1.500 m.
5. Perclls (s. str.) Reichei KRAA'rz, 1858, W. ent. Mon., II, 163 ;type: Corse.
Fig. 263 g, h. — Espèce de petite taille (14 à 17 mm.), large et dépri-
mée, les élytres courts, lisses et brillants. Tête à tempes lisses, sans rides
transverses. Pronotum grand, à côtés longuement et profondément si-
nués, les angles postérieurs vifs. Dent humérale des élytres très saillante.
Organe copulateur arqué, l’apex large, bordé par un bourrelet arrondi.
L’orifice apical avec un ligule anguleux. Style gauche ovale, le droit très
petit et pointu.
La forme de l’apex du pénis, la présence d’un ligule et même la forme
générale de l’organe copulateur rappellent curieusement le Pscudopercus
navaricus. On peut se demander, en comparant les fig. 263 g, h et 263
0, p, si ces ressemblances n’indiquent pas en réalité une parenté entre le
P. Rcichei corse et les Pseudopercus ibériques.
Corse, commun surtout dans les forêts des montagnes, entre 800 et 1.600 m.
6. Perclls (s. str.) Villai KRAATZ, 1858,W.ent.Mon.,II, 164 ;typc:Piémont.
Fig. 263 a, b. —— Aspect du P. corsicus, plus large et moins déprimé.
Tête sans rides transverses sur les tempes. Élytres mats, les stries obso-
lètes, les interstries avec de fines côtes luisantes.
Organe copulateur très grand, peu arqué, la partie apicale du pénis
infléchie, atténuée, l’apex droit et symétrique, terminé en pointe obtuse
(fig. 263 b). Style gauche tronqué, le droit très réduit et obtus.
Alpes-Maritimes: Montboron, à Nice; Menton; forêt de Turini et l’Au-
thion ; col de la Sine, sur le plateau de Caussol. Aussi dans les Alpes-Mari-
times italiennes et la Ligurie.
Toujours très rare. J. Ocns le prend dans des pièges placés aux alentours
des parois rocheuses, en terrains calcaires.
112. Gen. ABAX BoNELL1
Abaœ BoNELL1, 1810, Obs. ent., tab. syn. ; type : slriola F. = aler VILL.
(Wiasrwoon, 1840) (1). t
1. En 1838, CHAUDOIR avait désigné comme type ovalis Durrs. (1812), qui est
inacceptable, étant postérieur au travail de BoNEL1.1 (1810).

ABAX 775
Fig. 264. — Espèces de grande taille, ayant quelques ressemblances
avec les Percus. Les deux genres Abaœ et Percus sont cependant bien dif-
férents, les seconds étant beaucoup plus près des Molops que les premiers.
Tête médiocre, avec de profonds sillons frontaux, les bourrelets sus-
oculaires très saillants. Pronotum grand, large à la base, ses côtés non ou
à peine sinués en arrière, les angles postérieurs droits, les fossettes basales
larges et superficielles, avec les deux impressions, interne et externe, li-
néaires et bien marquées ; base rectiligne. Élytres larges, à stries profondes
et régulières, les interstries convexes ; rebord basal de l’élytre entier chez
les Abaa: s. str., effacé chez les Abacopercus de 1’Europe orientale. Striole
basale dans le 1er interstrie ou absente (parallelus). L’angle huméral saillant
et denté. Septième interstrie caréné dans sa partie basale, comme chez les
Percus. Pas de soies discales ; série ombiliquée formée de fouets très nom-
breux en série continue. La 98 strie nette et bien isolée de la gouttière
dans toute la moitié postérieure. Saillie prosternale mousse, non rebor-
dée. Métépisternes très courts et lisses.
Organe copulateur présentant les caractères généraux de celui des
Molops et des Percus, c’est-à-dire non déversé, avec le style droit très ré-
duit, mais bien caractérisé par le développement considérable de 1’apex
(fig. 264). Un large ligule ovalaire s’observe chez certaines espèces.
TABLEAU Des EsPÈcEs
1. Onychium de tous les tarses sétulé en dessous. Espèce de grande
taille, à pronotum ample, ses deux impressions basales bien dis-
tinctes, linéaires et lisses. Élytres subparallèles, allongés, à stries
profondes, l’angle huméral denté. Noir, lespalpes roux, les élytres
brillants chez le mâle, mats chez la femelle. Apex du pénis très
long, sans crochet apical (fig. 264 i-l). Long. 16 à 22 mm. ......
........................................ . ............ 1. ater.
— Onychium glabre en dessous, celui des tarses postérieurs parfois
avec quelques soies(car·inaius).Une seule fossette, large et arron-
die, de chaque côté de la base du pronotum ..................  
2. Fossettes basales du pronotum très larges et ponctuées. Court et
parallèle,les élytres avec la côte du 76 interstrie très saillante. Noir
peu luisant, surtout chez les femelles. Apex du pénis assez long,
avec un crochet saillant du côté droit à son extrémité (fig. 264 d).
Long. 13 à 18 mm. ............................... 2. carinàtils.
— Fossettes (basales du pronotum arrondies et lisses ............ 3.
3. Pas de striole basale juxtascutellaire. Allongé, étroit et parallèle,
le pronotum à peine transverse, les élytres parallèles ; la carène
du 7€interstrie mousse et peu saillante. Noir luisant dans les deux
sexes. Apex du pénis relativement court, à bord anguleux
(fig. 264 f). Long. 14 à 18 mm. ................... 3. Darallelus.

776 coLÉoPrÈnEs CARABIQUES
—- Striole basale bien développée à la base du 16* interstrie ....... 4.
4. Allongé, subparallèle, le pronotum à peine transverse, très faible-
ment rétrécià la base. Élytres à carène du 78 interstrie peu saillante,
brillants chez le mâle, mats chez lafemelle. Apex du pénis relative-
ment court, son extrémité dentée du côté droit (fig. 264 h).
Long. 16 à 20 mm. .............................. 4. pyrenaeus.
— Ovale court et large, le pronotum très large à la base, son bour-
relet marginal très épais. Élytres courts, luisants dans les deux
sexes. Apex du pénis long et large, à bord arrondi (fig. 264 b).
Long. 12 à 15 mm .................................. 5. ovalis.
1. Abax ate! VILLERS, 1789, Linn. Ent. I, 364; type : France méridio-
nale. —— parallelcpipedzzs PILLER et NIITTERPACHER, 1783, Iter per
Poseg., 105, pl. v111, fig. 15 ; type : Slavonie. — siriola F.»xBR1c1Us,
1792, Ent. Syst. 1, 146. — depressus OL1v1ER, 1795, Ent. III, 54.
Subsp. coniraclus HEER, 1841, Fna Col. Helv., 561 g type : monte
Generoso.
Subsp. Audouini L. DUFOUR, 1851, Soc. L1nn. Bord., XVII, 315 ;
type : Le Vernet. — grandicollis auct. (nec FAIRMAIBE).
Fig. 264 i-I. — Grande espèce, robuste, allongée et parallèle, d’un noir
brillant chez le mâle, les élytres mats chez la femelle, les palpes roux. Elle
est reconnaissable au premier coup d’oeil à ses fossettes basales du pro-
notum lisses et formées chacune de deux impressions linéaires bien dis-
tinctes. Onychium sétulé.
Organe copulateur très grand, peu arqué, 13 laine apicale très longue,
étroite et déviée du côté gauche (fig. 264 j, I), son extrémité anguleuse,
sans crochet latéral.
La même forme des fossettes et l’onychium sétulé se retrouvent chez
l’A. exaraius DEJ., des Alpes Pennines ; mais chez cette espèce l’apex du
pénis porte un crochet apical très développé, comparable à celui de l’A.
carinaius (fig. 264 d), ,
Toute la France, dans les bois et les forêts, dans les mousses ou sous les
accumulations de feuilles mortes. Commun.
Répandu dans toute l’Europe moyenne et septentrionale. Iles Britanni-
ques.
L’espèce est représentée par des races particulières dans les Alpes orien-
tales et méridionales. En France se trouvent les suivantes :
1. Pronotum nettement rétréci a la base, sa plus grande largeur dans
la moitié antérieure. Élytres plus étroits a la base qu’au milieu. Or-
1. L’applicati0n dela loide priorité obligerait à donner à cette espèce le nom de pa-
rallelepipedus PILL et M11·1·. On hésite cependant a faire ce changement. D’une part
l’espèce est bien connue sous son nom d’aierV1LL. ; d’autre part le nom de parallelcpi-
pedusDEJ. est généralement employé pour un autre Alma; de l’Em·ope centrale,
race de l’ea:araiz1s DE1.

ABAX 777
gane copulateur semblable à celui de la forme typique (fig. 264 k, l.)
Long. 16 à 17 mm ........................... subsp. conîractus.
·— Pronotum non rétréci à la base, sa plus grande largeur dans sa
moitié postérieure. Élytres aussi larges à la base qu’au milieu ....... 2.
2. Taille moyenne (16 à 18 mm.), Pronotum à côtés subparallèles en
arrière, les impressions basales lisses ................. subsp. aler.
—- Grande taille (20à 22 mm.), large et robuste. Pronotum à côtés élargis
en arrière, arqués avant les angles postérieurs, les impressions ba-
sales transversalement ridées. Élytreslarges et longs . subsp. Audouini.
I \ E
| c.
à tt N È:
6. ( ( ;   \\ I 4 (_
a/— 1 Y ld 7* x
af.
j   ai — ' x.
. ~x
@· r   Ã} tg Qt X h
\_ W M'-? '
\ É
.4  . ej ~
 ._ .    . ·   4
·/·   /j/L -\;:" JJ  
Fig. 264. Gen. Abax BoN., organes copulateurs, de profil, et sommets des penis, face
dorsale ( >< 13). -:1. et b., A. ovalis DUFTs., de RenI1es.——c. et d., A. carinaiusDUFTs.,
de Transylvanie. —— e. et f., A. parallelus DUF'rs., de Haute-Savoie. — g. et h., A.
Pyrenaeus DEJ., du Vernet. — i. et j., A. aterVxLL., du Vernet. — k. et l., A. subsp.
corziracius HEER, du monte Rosa.
La forme typique est celle qui est répandue dans toute la France, ainsi
que sur la bordure des Pyrénées ; elle se retrouve dans les îles Britanniques.
La race contracîus HEER occupe la chaîne des Alpes, jusque dans les Alpes-
Maritimes. Hautes—Alpes : forêt de Boscodon, près d’Embrun. Alpes—l\Iari—
times : Saint—Martin-Vésubie ; l’Authion. Aussi dans l’Apennin, jusqu’auX
Alpi Apuane.

778 COLÉOPTÈRES c.aa.aB1gUEs
Les exemplaires des Alpes-Maritimes, toujours de très petite taille, pour-
raient constituer une sous—race.
La race Audouini L.-DUF. enfin est généralement confondue avec le gran-
dicollis FAIRM. C’est une race de forte taille qui peuple d’une part la partie
orientale des Pyrénées, jusqu’au Val d’Aran (SIRGUEY), d’autre part les
montagnes de la Provence. Bouches-du—Rhône : montagne de la Sainte-
Baume (CnoBAUr).
2. Abax cariliahls DUFTscnMID, 1812, Fna Austr, Il, 66 ; type : Wien.
— porcaius DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 66 ; type : Autriche.
Fig. 264 c, d. —— Court et large, remarquable par ses larges fossettes
basales très densément. ponctuées. Élytres courts, semblables dans les
deux sexes. Onychium des tarses postérieurs avec quelques soies.
Organe copulateur petit, peu arqué, la lame apicale tordue en hélice,
sa partie apicale crochue du côté droit (fig. 264 0). Style gauche un peu
triangulaire. L’orifice apical est fermé par un large ligule ovalaire (fig.
264 d) qui manque chez les autres espèces, sauf chez l’0valis.
Moselle : forêt de Burtoncourt, près de Saint—Hubert (SCHULER, B. DE
BRUNIER). Alsace : Haguenau ; Munster (SAINTE-CL. DEVILLE).
Répandu dans l’Eu1·ope centrale. Abondant dans les forêts de la Transyl-
vanie ; s’avance vers l’ouest jusqu’en Belgique. '
3. Abax parallelus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 64 ; type : env. de
Linz.
Fig. 264 e, f. -— Espèce de forme étroite et parallèle, allongée, d’un noir
brillant dans les deux sexes, remarquable par l’absence totale de la striole
basale. L’onychium est glabre, la fossette basale du pronotum large et
lisse. Carène du 76 interstrie peu saillante.
Organe copulateur très allongé et pen arqué, la lame apicale courte,
large, à bord anguleux (fig. 264 f) ; pas de ligule. Style gauche transver-
salement tronqué.
France septentrionale et moyenne, sauf le Cotentin et la Bretagne ; nord
du massif Central jusqu’au mont Pilat. N’existe pas plus au sud.
Europe moyenne. L’espèce n’existe pas dans les îles Britanniques, sauf
dans les îles Scilly, a l’extrémité de la presqu’ile de Cornouailles (N. H. Joy).
Cette localisation est d’autant plus curieuse que l’A. parallclus n’a jamais
été pris en Bretagne ; il est cité seulement de l’1lle—et—Vilaine (PASQUET).
4. Abax pyrenaeus DEJEAN, 1828, Spec. 111, 380; type: Pyrénées—©rien-
tales. — grandicollis FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr.
I, 93 ; type : Le Vernet. — magnicollis Csixi, 1930.
Fig. 264 g, h. ——— Espèce de même aspect que l’aier, mais de taille
moindre. 1./onychium est glabre, la fossette basale du pronotum large et
lisse. Élytres brillants chez les mâles, mats chez les femelles.

PTEROSTICHINI 779
Organe copulateur de même forme que celui du pamllelus ; la lame api-
cale est courte, mais avec une dent crochue saillante du côté droit ; la
partie apicale du pénis est bien plus renflée (fig. 264 h). Pas de ligule. Le
style gauche sans troncature apicale (fig. 264 g).
Pyrénées-Orientales : chaîne des Alberes ; Canigou; Montlouis. Aussi dans
1’Ariège. Pas rare dans les forêts de moyenne altitude.
5. Abax ovalis DuETscHM1n, 1812, Fna Austr. II, 64 ; type : env. de Linz.
Fig. 264 a, b. —· Remarquable par sa forme courte, large et ovale ; noir
brillant dans les deux sexes. Pronotum très transverse, très large à la base
son rebord marginal en bourrelet très épais. Élytres à striation profonde,
la carène du 7E interstrie mousse.
Organe copulateur grêle et peu arqué, l’apex long et droit, non dévié,
à pointe largement arrondie. Orifice apical avec un grand ligule ovale
(fig. 264 b). Style gauche anguleux.
France septentrionale et moyenne ; bordure nord du Massif Central ; Au-
vergne ; Forez ; Préalpes de la Savoie et du Dauphiné, jusque dans les Basses-
Alpes. Manque dans tout le sud—ouest et les Pyrénées.
Commun dans les forêts des montagnes de l’Europe moyenne. N’existe
pas dans les îles Britanniques.
Trib. PTEROSTICHINI, s. str.
Le principal caractère de la tribu est. d’avoir la partie apicale de l’or—
gane copulateur déversée du côté gauche, alors qu’elle est en position
normale, symétrique, ou déversée du côté droit chez tous les autres groupes
de la sous—famille. Les grands Caigzdromus australiens et malais sont les
seuls Ptérostiichides présentant le même déversement à gauche. Sans
doute sont.—ils les descendants d’une même souche gondwanienne.
Les Pierosiichini sont tous localisés dans la zone holarctique, abondants
surtout dans les montagnes du système alpin. Ils sont très comparables
aux Trechini et représentent sans doute, comme ces derniers, l’épanouis-
sement de lignées réfugiées sur l’asile del’Angara au Crétacé et dont l’évo—
lution s’est déroulée au cours du Tertiaire.
TABLEAU DES GENRES
1. Métépisternes plus longs que larges. Épipleures toujours nette-
ment tordus, le repli radial visible, le bord apical de l’élytre sinué
après la terminaison de l’épipleure. Onychium sétulé ou non. Es-
pèces toujours noires. ............. (p. 780). 113. Gen. Platysma.
— Métépisternes courts, pas plus longs que larges. ..............  
2. Dernier article des palpes fusiforme, renflé au milieu, atténué
au sommet. Striole basalc nulle ou très réduite. ............... 3.

780 c0LÉo1>TÈREs cARAB1QUEs
— Dernier article des palpes non renflé au milieu, large et tronqué
au sommet. Striole basale de l’élytre bien développée .......... 4.
3. Saillie prosternale peu saillante, arrondie. Onychium sétulé en des-
sous. Espèces de petite taille, à pronotum non cordiforme, large
à la base. Style droit très réduit, en olive. Espèces noires ou
dépigmentées ................... (p. 789). 114. Gen. Haptoderus.
— Saillie prosternale très volumineuse, cordiforme. Onychium non
sétulé. Espèces de taille moyenne, aveugles et dépigmentées, à pro-
notum cordiforme. Style droit en bouton ovalaire. ............
............................... (p. 802). 115. Gen. T1‘0gl01‘iteS.
4. Épipleures nettement. tordus à leur extrémité, le repli radial in-
terne visible et prolongé jusqu’au bord apical ; celui—ci sinué après
la terminaison de l’épipleure. Lame apicale du pénis non déversée,
placée dans le plan horizontal. Onychium sétulé. .............
............................... (p. 804). 116. Gen. Steropus.
— Épipleures simples, le bord apical régulier, nullement sinué après
la terminaison de l’épipleure ; repli radial interne parfois visible,
mais n’atteignant pas le bord apical de l’élytre ............... 5.
5. Onychium sétulé en dessous. Lame apicale du pénis déversée du
côté gauche, placée dans le plan sagittal. Style droit très variable.
............................ (p. 808). 117. Gen. Pterostichus.
— Onychium non sétulé, sauf parfois au tarse postérieur (muliipumv
laius). Lame apicale du pénis non déversée, placée dans le plan
horizontal. Style droit plus réduit,. (p. 827). 118. Gen. Oreophîlus.
113. Gen. PLATYSMA BoNELL1
Plaiysma BONELLI, 1810, Obs. e11t., tab. syn. ; type : nigrum SCHALL.
(Wssrwoon, 1840, Gen. Syn., 3) (1). —- GANGLBAUER, 1892, 264.
Subgen. Omaseidius, nov. ; type : vulgaris L. -— Omaseus auct.
(nec STEPHENS).
Subgen. Melanius BoN1;1.1.1, 1810, Obs. ent., tab. syn. ; type :
nigrila F. —— Pseudomaseus CHAUDo11>., 1838, Bull. Mosc., X1, 10 ;
type : nigrila F. — .Micr0maseus Dnsenocnisns, 1906, Frelon, XIV,
141. — Omasezzs LE CoNTE, 1873 (nec STEPHENS) (espèces américaines).
Subgen. Ade/osia STEP111zNs 1835, Ill. Brit. Ent. Y,378 ; type :
nzacra Mansrx. (XVESTWOOD, 1840, Gen. Syn., 4). —- Agonodemzzs
Crrxtnoin, 1837. Bull. Mosc., X1, 9 ; type : picimanus Dtrrs.
1. Awnnnwiss (1935), qui rejette le tableau synoptique de B0x1aL1.1, attribue le genre
à SAn1ot'1s1.LE (1819) et par suite prend pour espèce type nigriia F., seule espèce citée
par SAMOUELLE. En réalité le genre appartient et BONRLLI ; la citation de SA11o1îEL1.E
n’a aucunexnent la valeur d’une désignation de type et il faut s’en tenir ai celle dûment
faite par \\'1as1·\voon.
(2) Le type de Mclmzius Boxsru 11,2:1 jamais été désigné à ma connaissance.

PLATYSMA 781 ·
( Fig. 265, 266. — Espèces de taille variable, de 7 à 22 mm. Coloration
toujours noire, avec les antennes et les pattes noires. Tête petite, le ver-
tex aplani et fossulé ; rebord sus-antennaire peu saillant. Pronotum plus
ou moins rétréci à la base, les angles postérieurs vifs, droits ou obtus, les -
fossettes basales larges, englobant les deux impressions interne et externe,
dont on ne trouve généralement plus trace. Élytres allongés, modérément
convexes, rebordés à la base ; striation nette et profonde ; striole basale
bien développée. Bord apical de l’élytre sinué après la terminaison des
épipleures, qui est tordue, laissant apparaître une carène radiale interne
bien saillante. Des soies discales sur le 36 interstrie ; une seule apicale sur
la terminaison de la 79 strie. Série ombiliquée variable, formée de 6 fouets
huméraux, 6 apicaux et un nombre variable (3 à 6) de fouets intermé-
diaires. Métépisternes très longs et finement ponctués. Onychium sétulé
ou non. `
Organe eopulateur avec la partie apicale du pénis nettement déversée
vers la gauche ; mais la lame apicale reste en position normale ; l'orifice
apical et ses parties molles empiètent sur toute la face gauche du pénis,
mais la lame apicale reste horizontale et sa forme doit être examinée par
la face dorsale de l’organe. Style gauche conchoïde, arrondi. Style droit
très variable de forme selon les sous—genres.
TABLEAU DEs EsPÈcEs
1. Saillie prosternale rebordée dans sa partie apicale. Ailé. Prono-
tum cordiforme, très rétréci à la base, ses fossettes basales ru-
gueuses, sans traces distinctes des deux impressions externe et
interne. Onychium non sétulé. Style droit très court, en forme
de petite palette sessile (fig. 265 g). ......... Subgen. Adelosia.
—- Saillie prosternale non rebordée. Pronotum peu rétréci à la base,
non cordiforme, ses fossettes basales avec des traces distinctes des
deux impressions linéaires, interne et externe ................ 2.
2 . Onychium sétulé en dessous. Espèces de grande taille (13 à 18 mm.),
convexes et subparallèles, brillantes. Gouttière marginale du pro-
notum très élargie et mate. Style droit plus ou moins long, en forme
de tige arquée, épaisse à la base, peu à peu atténuée jusqu’à la
pointe (fig. 265 c). ....................... Subgen. Omaseidîlls.
— Onychium non sétulé en dessous Espèces ailées .............. 3.
3. Grande taille (16 à 22 mm.), Fossettes basales du pronotum lisses.
Élytres mats, larges, à gouttière marginale large. Style droit en
forme de petit bouton ovoïde et pédonculé (fig. 265 a). .........
.................................... . ...... Subgen. Platysma.
JEANNEL 50

782 coLÉoP1·ÈREs CARABIQUES
—— Petite taille (7 à 11 mm.). Fossettes basales larges et densément
ponctuées. Élytres brillants, étroits, à gouttière marginale étroite.
, Style droit long, coudé a angle droit et de forme très variable (fig.
266) ................................. . ..... Subgen. Melanius.
Subgen. Adelosia STEPHENS
1. Brun de poix brillant. Étroit et parallèle, peu convexe. Pronotum
aussi long que large, ses côtés profondément sinués en arrière, les
angles postérieurs droits. Élytres déprimés, les stries fines, les
interstries plans. Long. 12 à 15 mm. ................ 1. ma.C1'l1m.
Subgen. Omaseidius, , nov.
1. Pronotum rétrécià la base, ses côtés brièvement sinués avant les
angles postérieurs qui sont nettement saillants en dehors; les côtés
moins arqués dansla moitié postérieure. Apex du pénis plus large
et plus obtus (fig. 265 d) ; le style droit aussi long que le gauche
(fig. 265 c). Long. 15 à 18 mm .................... 2. vulgare,
— Pronotum non rétréci à la base, celle-ci aussi large que le bord an-
térieur, les côtés régulièrement arqués, à peine sinués avant les
angles postérieurs qui sont à peine saillants. Apex du pénis bien
plus effilé, la lame apicale très réduite (fig. 265 f) ; style droit bien
plus court que le gauche (fig. 265 e). Long. 12 a 15 mm. 3. brevistylis.
'Subgen. Plaiysma, s. str.
1. Noir, les élytres mats. Antennes longues et grêles. Pronotum à
peine transverse, peu rétréci à la base, les côtés très faiblement et
longuement sinués dans la moitié basale ; gouttière marginale large
en arrière, les angles postérieurs obtus, les fossettes basales larges,
arrondies et ponctuées. Élytres très amples, ovales, élargis après le
milieu, les stries profondes et les interstries convexes. Long. 17 à
21 mm. ......................................... 4. nigrum.
Subgen. Melanius BoNELL1 (1)
1. Segments ventraux de l’abdomen ponctués comme les pièces ster-
nales. Côtés du pronotum longuement sinués en arrière, les angles
postérieurs presque droits ; fossettes basales larges et limitées en
1. La diagnose de BoNE1.L1 : « Anus [mas] foveola impressa, vel puncio elevaîo ». Ces
deux caractères se rapportent, sans aucun doute, le premier à Fzmthracinus, le second
au nigriia. `

PLATYSMA _ 783
dehors par un gros pli saillant. Dernier segment ventral du mâle
avec une large fossette médiane. Lame apicale du pénis très déve-
loppée, longue et subcarrée (fig. 266 f) ; style droit très long, sty-
loïde, coudé à angle droit·,son extrémité distale obtuse(fig. 266 e).
Long. 10 à 11 mm ............................. 5. anthxaciuum.
— Segments ventraux de l’abdomen sans ponctuation distincte, mais
rugueux et coriacés ........................................ 2.
2. Côtés du pronotum arqués dans la moitié postérieure, jusqu’aux
angles postérieurs qui sont très obtus et émoussés ; fossettes basales
très profondes. Dernier segment ventral du mâle avec un petit
tubercule arrondi. Apex du pénis anguleux, la lame apicale très
réduite (fig. 266 h) ; style droit avec sa partie distale coudée dilatée
en une lame triangulaire en forme d'éventail (fig. 266 g); style
gauche largement tronqué. Long. 8 à 10 mm. .......... 6. llîgfîtà.
—-- Côtés du pronotum longuement sinués dans leur moitié posté-
rieure, les angles postérieurs obtus, mais presque droits; fossettes
basales larges et superficielles ............................... 3.
3. Fossettes basales limitées en dehors par un pli saillant très net.
Dernier segment ventral du mâle sans saillie ni fossette. Apex du
pénis comme chez nigriia, mais plus saillant (fig.266 b) ;style droit
plus long, sa partie distale coudée taillée en biseau (fig. 266 a).
Long. 9 mm ....................................... 7. gracile.
——— Fossettes basales non limitées en dehors par un pli saillant. Der-
nier segment ventral du mâle avec une forte carène longitudinale.
Apex du pénis bien plus court et obtus (fig. 266 d) ; style droit à
partie distale coudée non taillée en biseau, mais terminée en lame
obtuse, à bord tronqué (fig. 266 0). Long. 8 mm ......... 8. minus.
Subgen. Adelosia STEPHENS
1. P. (Adelosîa) macrum MARsHAM, 1802, Ent. Brit. I, 466 ; type : Angle-
terre. — picimanum DUFTSCHMID, 1812, Fna A‘ustr. II, 159 ; type :
Autriche. — FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 9:5.
Fig. 265 g, h. — Long. 12 à 15 mm. Ailé. Brun de poix luisant ;
allongé et parallèle, déprimé. Pronotum cordiforme, élytres aplnis, à
stries fines et interstries plans.
Organe copulateur à partie apicale du pénis fortement infléchic, l’apex
long et effilé, terminé en pointe crochue du côté droit. Style droit très
petit, en palette arrondie.
Presque dans toute la France ; rare. Manque dans les Pyrénées et le Lan-
guedoc.
Dans les plaines, sur les sols compacts, en surface dans les endroits chauds
et humides, ou profondément enterré en terrain froid (HORION, 1941, 282).
Süîurope moyenne et septentrionale. Très rare dans les îles Britanniques.
erie.

784 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Subgen. OIIIGSBÃIÃIUS, nov.
2. P. (Omaseidius) vulgare Lxmnâ, 1758, Syst. Nat., 10** éde, 415. — mela-
narium lLL1GER, 1798, Kâf. Preuss., 163. —— FAIRMAIRE et LABOUL—
BÈNE, 1854, 87. — leucophlhalmum Rossi, 1790. -— lyperoides GAUT.,
1869, Mitt. Sohw. ent. Ges., III, 142 ; type: Vichy.
Subsp. arvernum S1BGUEY, 1924, Misc. ent., XXVIII, 33 ; type 2
mont Dore. —nivale SA1NT1s—CLA1RE DEVILLE, 1935, L’Ab., XXXVI,
50 (nec APFELBECK).
x \_- % /-
é~.Z`¥/-\A \ /' i  
z' —·`* `\     \    
1   \_> ' k` C L
? ,_·. I '   C
(* , .
\ ( J (À k / i i
\ ` \`) , x  
. Ã ,¤· · ·. , 1 ,
, C_ 6,; .\ /1,
* w a. \~ xl \\.·ex/
P - ‘··.     F
  ` t- r  
\` _ ~— È _/;_ \·\
#\ 4;: .,   "  
\ ii N)
I 1 »)
! >‘\\ ’:   Ã ii )i
    i   1*11  
lg, lt. Ã,)/))i / 6   )   il,.)
3% ml tw
Fig. 265. Gen. Plaîysma B0N., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis, ·
face dorsale ( >< 16). — a. et b., P. (s. str.) nigrum SCHALL., de Gistain (Pyrenées).
-— c. et d., P. (Omaseidius)vulgare L., des Hautes-Bruyères. -— e. et f., P. (Omasei-
dias) brevisîylis, n. sp., d’Év0lène. -—— g. et h., P. (Adelosia) macrum NIARsH., de la
Haute-Marne.
Fig. 265 c, d. — Ordinairement aptère, parfois ailé (var. alaium LETZN.).
Très variable de taille. Noir brillant ; allongé, les élytres plus ou moins
larges et convexes. Pronotum à gouttière marginale large et finement
rugueuse, d’aspect mat. Élytres de forme variable (var. breve LETZN.,
angusiaium LETZN., ovale LETZN., planaium LETZN.), tenant à de simples
modalités individuelles. Les soies discales du 36 interstrie en nombre
variable, ce qui a, une fois de plus, excité la verve des variétistes (ab.
iripunciaium LETZN., qaadripunciaium SIRGUEY, unipunciaium LETZN.,

PLATYSMA 785
punclulaium LETZN., punctalosirialum LETZN., etc,). Dernier segment
ventral du mâle avec une plage ovalaire coriacée entre deux rugosités
longitudinales.
Organe copulateur coudé à angle droit, l’apex du pénis relativement
grand, large et arrondi (fig. 265 d). Style gauche tronqué ; style droit aussi
long que le gauche, large à la base, arqué et peu à peu atténué en pointe
(fig. 265 c).
Presque toute la France, sauf dans le Langudoc. Plaines et cultures,
commun. Aussi dans les prairies des régions montagneuses.
Toute l’Europe moyenne et septentrionale ; Sibérie. Iles Britanniques.
L’espèce est très variable. La forme typique, de grande taille, occupe les
plaines. La forme arvernum SIRGUEY est une race de petite taille (12 à 14
mm.), de forme étroite, à pronotum bien rétréci à la base et organe copula-
teur identique à celui de la forme de plaine. Décrite du mont Dore, cette
forme de petite taille se trouve également dans les régions montagneuses
des Vosges, du Jura et des Alpes : Haut-Rhin : Murbach. Jura : Pontarlier.
Hautes-Alpes : col du Lautaret ; forêt de Boscodon.
Cette race est citée sous le nom de nivale Arr. dans le Catalogue SAINTE-
CLAIRE DEvII.LE ; mais il est probable que le nivale véritable (type : Bul-
garie) est spécifiquement distinct.
3. P. (Omaseidius) brevistylis, n. sp. ; type : Évolène (Mus. Paris).
Fig. 265 e, f. — Aspect de la forme arvernum de l’espèce précédente,
sauf que le pronotum n’est pas rétréci à la base et a ses côtés plus arqués
dans la moitié postérieure. Mêmes caractères sexuels secondaires.
Organe copulateur avec la partie basale coudée plus courte, la lame
apicale bien plus effilée et moins développée (fig. 265 f). Le style droit a
la même forme atténuée que chez vulgaris, mais il est bien plus court, plus
court que le style gauche.
Suisse : Évolène, dans les Alpes du Valais, un male (coll. SAINTE-CLAIRE
DEVILLE).
Sans doute cette espèce se trouvera-t-elle en France, dans la Haute—Savoie.
· Subgen. Platysma, s. str.
4.Platysma. (s. str.)nig1·l1m SCIIALLER, 1783, Abh. Ges. Halle, 1,315; type :
Allemagne. — FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, 96. —- siriaium
Rossi, 1792, Mant. Ins. I, 76. -— disiingucndum HEER, 1838, Kâf.
Schw. II, 34 ; type : forêts de la Suisse.
Subsp. scolum, nov. ; type : Pitloohry (Mus. Paris).
Fig. 265 a, b. — Taille variable, de 16 à 22 mm., les individus de plaine
toujours de grande taille, ceux des montagnes plus petits. Brachyptère.
Noir brillant, les élytres mats. Allongé, peu convexe, les élytres toujours
amples, plus ou moins dilatés en arrière, leurs stries profondes, les inter-

786 COLÉOPTÈRES c.xRAB1QUEs
stries convexes. Pronotum assez variable, subcarré, les côtés peu arqués
en avant, non ou faiblement sinués avant les angles postérieurs qui sont
à peu près droits ;gouttière marginale élargie en arrière, les impressions
basales confondues dans une vaste fossette basale, profonde et rugueuse,
de forme carrée.
Organe copulateur coudé à angle droit, l’apex atténué et mousse, droit,
non dévié. Style gauche arrondi, très grand ; style droit très court, en
forme de bouton ovoîde porté sur un pédoncule très court (fig. 265 b).
Toute la France et la Corse, dans les grandes forêts des plaines et dans les
montagnes jusqu’à 3.000 m.
Europe moyenne et îles Britanniques. Guadarrama.
Le P. subcordaium CHAUD., du Caucase, généralement considéré comme
une race locale du nigrum, est, en réalité, une espèce bien différente, caracté-
risée par la forme bien plus courte et convexe des élytres.
P. ni grum varie beaucoup individuellement, mais ilne semble guère possible
de définir des races localesbien tranchées, saufcellequi peuple les montagnes
de 1’Écosse, dont il sera question ci-dessous. Dans les plaines et les monta-
gnes de basse altitude, dans les Pyrénées, les exemplaires sont de grande
taille et leur pronotum est carré, aussi long que large, à base large et côtés
non sinués en arrière. La race corse a le pronotum un peu transverse. Celle
des Alpes, depuis la Suisse jusqu’à Saint-Martin—\/'ésubie, est plus petite
(16 à 18 mm.), avec le pronotum légèrement rétréci en arrière, les côtés par-
fois sinués dans leur moitié postérieure. C’est la forme distinguendum
HEER, qui manque en réalité de constance. En Ecosse, le P. nigrum est
représenté par une race de petite taille, subsp. scotum, nov. (l).
Subgen. Melanius BONELLI
5. P. (Melanius) anthracinum ILLIGER, 1798, Kâf. Preuss, 181 ; type :
Allemagne. — maurum FABR1c1Us, 1798.
Fig. 266 e, f. -— Bien distinct par sa grande taille (10 à 11 mm.), la ponc-
tuation des premiers segments ventraux de l’abdomen, enfin par le dernier
segment ventral du mâle muni d’une large fossette médiane.
Organe copulateur très caractéristique. La laine apicale du pénis
(fig. 266 f) est longue, parallèle, carrément tronquée, horizontale mais
déviée vers la droite. Style droit très long, grêle, coudé presque à angle
aigu ; son extrémité distale légèrement renflée et mousse.
Par sa ponctuation et les caractères de son organe copulateur, cette
espèce s’écarte des autres Melanius et mériterait d’ê-tre isolée dans un sous-
genre à part.
1. P. nigrum, subsp. scotum, nov. — Long. 16 à 18 mm. Forme grêle, les élytres peu
élargis. Pronotum plus long que large, ses côtés arqués en avant, légèrement sinués
et rétrécis en arrière. Fossettes basales différentes de celles du nigrum typique : les
deux impressions sont distinctes et séparées l’une de 1’autre par un pli saillant du fond
de la fossette ;celle-ci par conséquent peu profonde. Écosse : Pitlochry, comté de Perth.
lle de Skye, à l’W de l’Écosse (coll. Ch. DE3I.A1SON, Mus. Paris). ·

PLATYSMA 787
Toute la France, sauf la plaine méditerranéenne.
Commun dans toute l’Europe et la Sibérie. Iles Britanniques, y compris
1’Irlande.
6. P. (Melanius) nigrita. Fmaaicius, 1792, Ent.Syst. 1, 158 ;type : ? Kiel.
—— FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 87.
Var. eœcavaium BoUD1En, 1844, Mag. Zool., pl. 152 ; type : forêt
de Montmorency (coll. DEJEAN).
Subsp. rhaeiicum HEER, 1838, Kâf. Schw. II, 34 ; type : Suisse.
Fig. 266 g, h. — Taille du précédent, mais bien facile à distinguer par
ses côtés du pronotum régulièrement arrondis jusqu’aux angles posté-
’\ i É" <\
  / . X- .  
m _ · I \ \ î >`_J` : \‘\
Q   Ii gi w
  J É
ai
W É.
/ ~ È _ , _ É
* là `*\ P ‘~ fr D
"~? e —`/. 1 r' È   /\
rj \ , \_,_ g__,_r/ `/  
z-. \
._ É H 3, ( g }_
. I. . ,.1 \ g \_ \
_   \ 1 \ \' l
;'î" \ /   J)
é `— ) -~~-.
e- f ge i x.,
Fig. 266. Gen. Platysma Bon., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis
face dorsale ( >< 24). —— a. et b., P. (Mclanius) gracile DEJ., de Châteauroux. —— c. et
d., P (Melanius) minus GYLL., de Rambouillet. —- e. et f., P. (Melanius) anîhracinum
ILL., de Remiremont.- g. et h., P. (Melanius) nigrita F., du Vernet.
rieurs, qui sont très obtus et émoussés. Segments ventraux de l’abdomen
coriacés, mats, sans ponctuation distincte. Dernier segment ventral du
mâle avec un petit tubercule arrondi.
Organe copulateur à partie apicale très renflée et courte, droite ; l’apex
court et mousse. Style gauche largement tronqué, le droit avec sa partie

788 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
distale coudée étalée en une lame triangulaire en forme d’éventail
(fig. 266 g).
On rattache à cette espèce une var. excavaium Boon., dont la région
périscutellaire des élytres serait profondément déprimée. Il n’est pas cer-
tain qu’il s’agisse vraiment du P. nigrifa. La figure donnée par l’auteur
(pl. 152) ne correspond aucunement à cette espèce, et le dernier segment
ventral du mâle est donné comme ayant une carène longitudinale, carac-
tère qui se rapporterait plutôt au minus. L. GANGLBAUER (1892, 275) croit
cependant qu’il peut s’agir d’une variation produite par la vie dans un
marécage.
Toute la France et la Corse, tres commun.
Répandu en Europe et en Sibérie. Iles Britanniques.
La race rhaeticum HEER, de tres petite taille (7 mm.), se prend dans les
les Alpes Bernoîses et le Valais. Elle se rencontrera certainement dans la
Haute—Savoie.
7. P. (Melanills) gracile DEJEAN, 1828, Spec. III, 287 ; type : France. —
FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 88.
Fig. 266 a, b. — Forme de Panihracinum, mais bien plus petit. Même
forme du pronotum ; les fossettes basales avec un pli saillant au côté
externe. Segments ventraux de l’abdomen coriacés. Dernier segment
ventral du mâle sans caractères sexuels.
Organe copulateur de même type que celui de nigriia, l’apex du pénis
plus allongé et plus atténué. Style droit avec sa partie distale coudée
brusquement amincie en biseau, l’extrémité aplatie, mince et infléchie.
, Toute la France, mais plus rare dans le midi. Marécages, surtout en forêt.
Corse, sur la côte orientale.
Europe septentrionale et moyenne. Iles Britanniques.
8. P. (Melanius) minus GYLLENHAL, 1827, Ins. Suec. I, 426 ; type :Scandi-
navie. — FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 88.
Fig. 266 c, d. — Voisin du précédent, dont il diffère par sa taille plus
petite, l’absence de pli au côté externe des fossettes basales du pronotum,
le dernier segment ventral du mâle avec une carène longitudinale et mé-
diane saillante.
Organe copulateur de même type, mais avec l’apex très court et très
obtus. Style droit avec sa partie distale coudée aplatie et transversale-
ment tronquée au bout;la terminaison du style un peu excavée en forme
de gouge (fig. 266 d).
Toute la France, dans les bois marécageux ; plus rare dans le midi. Côte
orientale de la Corse.
. Europe septentrionale et moyenne. Iles Britanniques.

HAPTODERUS 789
114. Gen. HAPTODERUS CHAUDOIR
Hapioderus CHAUDOIR, 1838, Bull. Mosc. I, 10; type : spadiceus DEJ., =
pumilio DEJ.—PseudorthomlusCnAUno1n,1838 ;type:amar·0idcs DEJ.
Subgen. Pyreneoriies JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 11 ; type :
pusillus DEJ.
Fig. 267-271. — Espèces aptères, de taille inférieure à 12 mm. Prono-
tum trapézoîde ou subcordiforme, Métépisternes toujours courts, pas plus
longs que larges, ponctués ou lisses. Striole basale rudimentaire ou
absente, parfois représentée par un petit trait dans le 29 interstrie.
Palpes à dernier article fusiforme, les labiaux dichètes. Onychium glabre
en dessus, avec deux rangs de 3 à 4 soies sur la face ventrale.
Organe copulateur (fig. 267 a) à bulbe basal renflé en crosse de pistolet,
le style gauche conchoîde, le droit rudimentaire, très court, en forme de
petit bouton sessile. Orifice apical déversé du côté gauche.
Le genre groupe de très nombreuses espèces dont beaucoup habitent
` la région paléarctique, surtout dans les montagnes. A ces lignées orophiles
des montagnes de l’Europe et de l’Asie centrale, s’oppose la grande lignée
formée par le sous-genre Cryobius, comprenant de nombreuses espèces
arctiques peuplant le nord de l’Amérique et celui de l’Ancien Monde, et
une espèce orophile (blandulus M1LL.) dans la Tatra.
Il faut enfin rapprocher des Pyreneoriies le sous—genre Pseudorilcs
GANGLB., ne différant guère que par sa grande taille et l’intégrité de
la striole basale. L’unique espèce, nicaeensis VILLA, occupe les Alpes-
Maritimes italiennes. E
_ TABLEAU DES ESPÈCES
1. Pronotum trapézoïde, à base large. Élytres à stries externes aussi
profondes que les internes; striole basale rudimentaire, entre les
origines des PB et 26 stries. Métépisternes à grosse ponctuation.
Forme large et convexe ..................... Subgen. Haptodems.
—— Pronotum subcordiforme, rétrécià la base. Élytres à stries externes
aussi profondes que les internes ; striole basale absente. Métépi—
sternes lisses (1). Forme grêle et allongée ..... Subgen.Py1·eneotites.
Subgen. Hapioderus, s. str.
1. Angle huméral de l’élytre avec un denticule saillant. Fossette ba-
sale externe du pronotum obsolète .......................... 2.
— Angle huméral de l’élytre sans denticule .................... 3.
1. Chez les Cryobius, très voisins des Pyreneorites, les métépisternes sont ponctués
et les stries externes plus ou moins effacées.

790 coLÉo1>TÈ1=nEs c.»xRAB1guEs
2. Fossette basale externe du pronotum distincte; partie basale des
côtés du pronotum longuement sinuée. Élytres plus étroits, plus
allongés. Protarses mâles peu dilatés, plus étroits que le sommet
du tibia. Long. 7 à 7,5 mm ...................... 2. apenninus.
— Fossette basale externe absente; partie basale des côtés du prono-
tum presque rectiligne, à peine sinuée. Élytres plus courts. Pro-
tarses mâles aussi larges que le sommet du tibia. Long. 7 à 8 mm.
.............................................. 1. unctulatus.
3. Fossette basale externe du pronotum à peine indiquée. Petite es-
pèce relativement allongée, à pronotum un peu plus long que large,
sa base large, ses côtés à peine sinués dans la moitié postérieure.
Élytres assez convexes, à stries ponctuées, l’apex très atténué.
Organe copulateur court et épais, l’apeX simple et très infléchi.
Long. 5 à 6 mm. .................................. 3. pumilio.
— Fossette basale externe du pronotum nette, profonde, limitée en
dehors par un pli saillant. Espèces plus robustes, de plus de 7 mm.
Pronotum toujours plus ou moins transverse ................ 4.
4. Fossette basale externe allongée, atteignant en arrière le bord ba-
sal. Base du pronotum plus large que le bord antérieur, les côtés
subparallèles dans la partie basale.Élytres à stries fines et inter-
stries plans, la striole basale rudimentaire. Long. 7 à 8 mm ....
................................................ 4. Lesourdi.
— Fossette basale externe courte, arrondie, bien séparée du bord ba-
sal par une surface convexe. Espèces de grande taille (7 à 12 mm,). 3.
5. Plus grand (de 9 à 12 mm,). Pronotum à côtés nettement sinués
dans la partie postérieure ; angles antérieurs très saillants, fossettes
basales très superficielles. Striole basale bien développée. Pénis
long et grêle, à lame apicale asymétrique, dentée du côté gauche.
........................................ . ....... 5. abacoides.
— Plus petit (de S à 10 mm,). Pronotum à côtés sensiblement rec-
tilignes en arrière, les angles antérieurs peu saillants, les fossettes
basales_ nettes et profondes ................................ 6.
6. Striole basale très développée, u11issantl’originede la 26 strie à la
lm strie. Pronotum transverse, à côtés peu arqués, subparallèles
en arrière, la surface basale ponctuée. Élytres peu convexes, à côtés
peu arqués, Pénis allongé, avec une forte tubérosité anguleuse
du bord ventral (fig. 267 0). Long.S à 10 mm .......... 6. Colasi.
——— Striole basale rudimentaire. Pénis sans tubérosité ventrale ..... 7.
7. Surface basale du pronotum presque lisse, ponctuée seulement
dans les fossettes. Pronotum fortement transverse, à côtés très
arqués en avant. Élytres épais et convexes. Long. 8,5 à 10 mm.
............................................... 7. amaroides.
——— Surface basale du pronotum ponctuée jusque sur la ligne médiane.
Pronotum peu transverse, ses côtés peu arqués, Elytres plus étroits, '

HA1='ronEP.us 791 .
plus parallèles, à stries moins profondes. Long. 7 à 9 mm ....... ,
................................................ 8. larvemus.
Subgen. Pyreneoriies J EANNEL
  Sommet des élytres obtusément arrondi, le bord, externe brusque- (
ment arrondi à l’angle apical externe, au niveau de la terminaison
de l’épipleure qui se trouve de ce fait fortement infléchi. Étroit et
allongé; noir brillant. Pronotum subcordiforme, à base étroite et
côtés sinués en arrière, la gouttière marginale étroite, les angles
postérieurs obtus; fossette basale externe obsolète. Élytres longs
et étroits, avec 2 ou 3 soies discales. Apex du pénis en volute
(fig. 270 a). Long. 6 à 7 mm. ....................... 13. p3.1'vl1l\1s.
-— Sommet des élytres régulièrement atténué, le bord externe peu a
peu arqué, la terminaison de l’épipleure en courbe régulière .... 2.
2. Allongés et convexes, toujours pigmentés, d’un noir brillant, par-
fois bronzé. Élytres convexes, l’apex déclive; 3ou4 soies discales.
Antennes relativement courtes, atteignant à peine la région humé-
rale, les articles moyens moins de deux fois aussi longs que larges. 3 .
~— Allongés et déprimés,itoujours dépigmentés, souvent même testa-
cés. Élytres déprimés, l’apex aplani ; 2 soies discales. Antennes
plus longues, les articles moyens deux fois aussi longs que larges.
Surface basale du pronotum ponctuée ....................... 6.
3. Surface basale du pronotum nettement ponctuée, les côtés peu
sinués, la base étroite, les angles postérieurs obtus et émoussés.
Fossettes basales larges et courtes, rugueuses. ................ 4.
— Surface basale du pronotum à peu près lisse, les côtés plus sinués
en arrière, les angles postérieurs presque droits. Fossettes basales
linéaires, lisses ............................................ 5.
4. Fossettes basales externes obsolètes, la surface bombée entre la
fossette interne et l’angle postérieur ; ponctuation basale du pro-
notum plus étendue. Apex du pénis non infléchi (fig. 269 a, b).
Long. 6 à 6,5 mm. ................................ 9.  
—- Fossettes basales externes visibles, représentées par une petite
dépression rugueuse entre la fossette interne et l’angle posté-
rieur. Apex du pénis très infléchi (fig. 269 c, d). Long. 5,5 à
6 mm. ..................................... 10. hustacheianus.
5. Fossettes basales du pronotum allongées, linéaires, superficielles.
Pénis sans aileron latéral droit, mais avec une dent ventrale sur la
partie basale coudée; apex grêle(fig. 269 e, f). Long. 6 à 6,5 mm
.................... . ............................ 11. pusillus.
— Fossettes basales du pronotum plus courtes, arrondies, très pro-
fondes. Pénis plus robuste, avec un fort aileron latéral droit et sans

792 COLÉOPTÈRÈS CARABIQUES
dent basale; apex gros et tordu (fig. 269 h, i). Long. 6 à 6,5 mm.
............................................... 12. sagittalis.
6. Pronotum cordiforme, plus long que large, ses côtés très arrondis en
avant, brusquement sinués au tiers postérieur, subparallèles dans la
partie basale ; base étroite, angles postérieurs droits et vifs. Al-
longé, testacé rougeâtre brillant. Partie apicale du pénis longue,
droite, régulière, l’apex court, son bourrelet terminal tordu
(fig. 271 e). Long. 6 à 6,5 mm ..................... 17. glacialis.
— Pronotum non cordiforme, pas plus long que large, ses côtés peu
arqués en avant, longuement et faiblement sinués en arrière, les
angles postérieurs un peu obtus ............................. 7.
7. Pronotum transverse, ample, ses côtés presque rectilignes en ar- _
rière, à peine Sinués. Élytres moins déprimés, les stries profondes
et fortement ponctuées. Partie apicale du pénis un peu comme
chez le précédent, mais l’apex plus grand et plus épaissi (fig.
270 c). Long. 6 à 6,5 mm ....................... 14. amoenus.
—-— Pronotum aussi long que large, ses côtés nettement sinués en
arrière. Élytres très déprimés. Très dépigmentés, testacés bru-
nâtres ...... Q ................... V .......................... 8.
8. Base du pronotum aussi large que le bord antérieur. Apex du
pénis court et droit, épaissi, non infléchi (fig. 271 c). Long. 6 à
6,5 mm ..................................... 15. arbizonensis. ,
— Base du pronotum plus étroite que le bord antérieur. Apex du pénis
atténué en lame mince et infléchie (fig. 27]. zz). Long.6 à 6,5 mm.
............................................... 16. Bemardi.
Subgen. Haptoderus, s. str.
l. Haptoderus (s. str.) tlnctlllatus DUFTscHM1D, 1812, Fna Austr., 11,104;
type : Wien. — JEANNE1., 1937, Rev. fr. Ent., IV, 20. — alpesiris
HEER, 1838 (Suisse).
Fig. 267 a, b. — Long. 7 à 8 mm. Facile à reconnaître à son pronotum
large, sans fossette basale externe, à côtés non sinués en arrière. Élytres
courts et larges, avec un denticule saillant à l’angle huméral. Protarses
mâles très dilatés.
Organe copulateur coudé à angle droit (267 a), la partie apicale du pénis
à peine arquée, l’apex droit, simple, aminci. Style droit pointu.
Alpes de la Haute—Savoie et de la Savoie.
Largement répandu dans les Alpes, depuis la Suisse jusqu’à Wien. Mon-
tagnes de l’Allemagne du Sud ; Carpathes et mont Bihar.

HAPTODERUS 793
2. Hapizodems (s. str.) apemiinus DEJEAN, 1831, Spec. V, 760 ; type :
Apennin. —— JEANNE1., 1937, Rev. fr. Ent., IV, 20. -— sinualus LETZ—
NER, 1881.
Long. 7 à 7,5 mm. Voisin du précédent, mais plus grêle, les élytres plus
étroits et plus allongés. Pronotum à côtés longuement sinués en arrière,
la fossette basale externe effacéepmais visible. Protarses mâles moins dilatés.
r"·
. _   \
f 1\ , _ /. .
; I ,’ \
F ( ‘ (W ‘
`      IIVLÉ ‘\'
. ‘ ,  . · (
  .·/   I \ I, ·j `\\
6,/ | c l _ l
a ’ ' ( 
\_ ./’ - \_ / ·/
  ai
/ V   &`_-*2%.
,—- . ..-&
( __   · ,;- ,»/
I . C) /, ‘ , \\
1 ‘ i . 7 `_ `
l (  y ( ,  , ( ,
` \\\_ \\. _ .
" `  A 1 ' /
6 · ` . (9 ,&
2 I' .|‘.J/  
K` ·1   Q ·"'
Fig. 267. Gen Haptoderus CHAUD., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (X 42).- a. et b.. H. (s. str.) LlIZCtUl(1îUSDUFTS., du Valais.-c. et d.,
H. (s. str.) Lcsourdi JEANN., de Gabas.— c. et f., H. (s. str.) Colasi JEANN·, du Val
d’Aran. — g. et h., H. (s. str.) abacoides DEJ., de Gavarnie.
Organe copulateur semblable à celui de Punciulatus, l’apex droit, diffé- ·
rent en cela de celui de l’H. pascuorum J. DANIEL, se trouvant aussi dans
les Alpes italiennes. V
Alpes occidentales : Macugnaga, versant occidental du mont Rose ; Al-
pes maritimes et tout l’Apennin. On le rencontrera vraisemblablement en
France, sans doute dans le massif du mont Viso.
3. Haptoderus (s. str.) pumilio DEJEAN, 1828, Spec. III, 256 ; type : Py-
rénées. —— JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 20. — spadiceus DEJEAN,
1828, Spec. III, 263 ; type : Lyon. — nanas HEER, 1838 ; type :
Suisse.

794 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Fig. 268 e, f. — Long. 5 à 6 mm. Petite espèce très répandue, de forme
allongée, à pronotum ample, un peu plus long que large. Base du prono-
tum large, les côtés à peine sinués en arrière, les fossettes basales externes
obsolètes. Élytres assez convexes, à stries ponctuées, l’apex très atténué.
Angle huméral non denté.
Organe copulateur (fig. 268 e) très petit, court et épais, l’apex simple et
infléchi. Style droit exceptionnellement long, en tige coudée.
Commun dans les régions montagneuses, à base altitude, sous les débris
végétaux. Vosges; Lorraine ; Morvan ; haut bassin de la Seine ; Massif Cen-
tral ; Pyrénées et bordure des Alpes. Il s’élève dans les Pyrénées jusque dans
la zone alpine.
Largement répandu dans l’Europe centrale et occidentale, depuis les monts
Cantabriques jusque dans les Tatra. Une race peu différenciée occupe la
Sierra Nevada (Mus. Paris).
4. Haptoderus (s. str.) L8S0'll1'diJEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 14 ;
type : Gabas. ·
Fig. 267 c, d. — Long. 7 à 8 mm. Espèce de même groupe que les H.
Ehlersi HEYDEN, procerulus HEYDEN et nemoralis GRAELLS, des monts
Cantabriques.‘Pronot1Im transverse, à côtés peu sinués, mais avec les fos-
settes basales externes nettes et profondes, limitées en dehors par une
carinule. Élytres à stries fines et interstries plans, sans denticule à
l’angle huméral.
Organe copulateur (fig. 267 c) renflé, l’apex du pénis atténué en longue
lame droite et amincie, fine et symétrique, non déjetée à droite (asy-
métrique chez Ehlersi). Le style droit forme un bouton arrondi, avec une
facette externe ; le même type de style droit se retrouve chez les espèces
ibériques (nemoralis, Ehlersi, procerulus, etc.),
Pyrénées occidentales, dans les forêts. Basses-Pyrénées : découvert par
LE Sounn a Bious-Artigues, repris à Gabas (STE—CL. DEVILLE), puis dans la
forêt d’Iraty (G. COLAS).
5. Haptoderus (s. str.) abacoidcs DEJEAN, 1828, Spec. III, 267 ; type 1
Hautes—Pyrénées. — JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 21.
Subsp. bigerricus JEANNEL, 1937, l. c., 21 ; type : lac Bleu. —
Subsp. andorranus JEANNEL, 1937, l. c., 21 ; type : col d’Ambalire.
Fig. 267 g, h. — Long. 9 à 12 mm. Espèce de grande taille, à pronotum
ample, avec les côtés nettement sinués en arrière, les angles antérieurs
très saillants; fossettes basales superficielles, les externes courtes· et arron-
dies, sans carinule entre elles et le bord externe. Élytres amples, sans den- W
ticule a l’angle huméral ; la striole basale bien développée.
Organe copulateur long et grêle. L’apex du pénis est asymétrique,
avec une dent plus ou moins saillante sur le côté gauche. Style droit en
olive, pointu.

narronnnus 795
l . Plus petit (9a 10 mm.),les côtés du pronotum peu arqués en avant, la
base large, les angles postérieurs droits ........ subsp. bigerricus.
- Plus grand (10 à12 mm.), les côtés du pronotum très arqués en avant. 2 .
2 . Base du pronotum peu rétrécie, les angles postérieurs droits, le prono-
tum très transverse ........................... subsp. abacoides.
— Base du pronotum tres rétrécie, les angles postérieurs aigus et sail-
lants, le pronotum plus allongé. .............. subsp. andorranus.
Pyrénées centrales, depuis le massif du Carlitte jusqu’au mont Perdu ;
commun sous les pierres, dans les prairies, au-dessus de 2.000 m.
La race andorranus JEANNEL est connue du lac Lanoux, massif du
Carlitte, et du col d’Ambalire, dans le Val d’Andorre (G. COLAS).
La forme typique occupe la haute montagne, de Luchon à Cauterets;
elle est commune à Gavarnie (FAGN1Ez) ; aussi au Plan de Trypals, sur le
versant espagnol du mont Perdu (J EANNEL).
La race bigcrricus J EANNE1. est particulière au massif du Pic du Midi de
Bigorre : environs du lac Bleu (FAGNIEZ).
6. Hüptûderus (S. str.) Colasi JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 16 ; type :
Ax—les-Thermes.
Fig. 267 e, f. —— Long. 8 à 10 mm. Voisin de Pamaroides, avec la même
forme du pronotum, mais les côtés moins arqués en avant et la surface
basale ponctuée. Élytres courts, peu convexes, à striole basale bien déve-
loppée, unissant l’origine de la 26 strie à la lm strie. —
Organe copulateur (fig. 267 e) très caractérisé par la bosse anguleuse
~de la face ventrale du pénis ; l’apeX est fortement tordu et dissymétrique
(fig. 267 f).
Pyrénées centrales, au-dessus de 2.000 m. Val d’Aran : Ariès (Sinoonv).
Ariège : environs d’Ax-les-Thermes (G. COLAS). Pyrénées-Orientales : lac
Lanoux, massif du Carlitte (G. CoLAs).
7. Hàptoderlls (s. str.) amaroîdes DEJEAN, 1828, Spec. III, 266 ; type :
Pyrénées-Orientales. — J EANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 21.
Fig. 268 a, b. — Long. 8,5 à 10 mm. Pronotum transverse, à côtés bien
arrondis en avant, sensiblement rectilignes en arrière, les angles antérieurs
peu saillants, les fossettes basales nettes et profondes ; surface basale
presque lisse. Élytres courts, assez convexes, à striole basale rudimentaire.
Organe copulateur (fig. 268 a) bien différent par l’absence totale de tu-
bérosité sur la face ventrale du pénis ; partie apicale du pénis rétrécie et
inclinée à droite, l’apex petit et carré, échancré à droite (fig. 268 b).
Pyrénées-Orientales : mont Canigou, très abondant vers 2.000 m. ; forêt
de Font-Romeu, 2.000 m. (JEANNEL) ;lac Lanoux, dans le massif du Carlitte
(G. COLAS). - Andorre : col d’Embalire, 2.400 m. (G. COLAS).

796 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
8. Haptoderlls (s. str.) arvemus JEANNE1., 1937, Rev. fr. Ent., IV, 16 ;
type :· mont Dore. — amaroides auct. (pars).
Subsp. ruienus, nov. ;type : Rodez.
Fig. 2680, d. — Long. 7 à 9 mm. Aspect del’amar0ides, avec lequel il a
été longtemps confondu. Le pronotum est bien moins transverse, avec les
  »·
/ à `— I/W`) [
r ——-\ B, \ :‘ \ g_ x
jt (W r ï*;* —.
" ’  ’ «/” l   \
, »’ l > l
x \ , , ( ` VJ'
W  È; , " 'I ,1 l` A
(L M , (/ \(   ^ . ’· ’,.‘
' , ._¢/ É.  i I i;
7 (exé / /·/
,, c' (   ¢
& ` [-:4
` ` —·> . /
.· ;¢ [ ' '/
x . V 6 I 1%
. `—·.Z.v
Fig. 268. Gen. Haptodcrzzs CHAUD., organes copulateurs, de profil et sommets des pénis,
face dorsale (>< 48). — a. et b., H. (s. str.) amaroides Dm., de Font—R0meu. — c.
et d., H. (s. str.) arvernus JEANN., du Lioran. -— e. et f., H. (s. str.) pumilio DEJ.,
de Giromagny.
côtés peu arqués, la surface basale est ponctuée jusque sur la ligne médiane.
Élytres plus étroits, plus parallèles, à stries moins profondes.
Organe copulateur (fig. 2680) plus court que celui del’amar·0ides, la partie
apicale du pénis plus courte et plus droite, l’apex plus petit et plus grêle.
France centrale, à bien moins haute altitude que l’amaroides dans les Py-
rénées. Mont Dore, vers 1.500 m. Plomb du Cantal, à la même altitude, au-
dessus du Lioran (MIGNEAUX). Puy de Sancy (F.·xc.N1Ez). Monts du Forez
(STE-CL. DEv1LLE). Mont Mézenc (SCHULER) (î).
Une race de petite taille particulièrement étroite, avec les côtés du prono-
tum plus fortement sinués (subsp. rulenus, nov.) se prend dans l’Aveyron,
aux environs de Rodez (VAULOGER).
1. A cette espèce se rapporte sans doute 1’H. amaroides pris par HARDOUINÈ Montri-
chard (Loir—et-Cher), sur les bords du Cher, exemplaire « probablement charrié parles
eaux de la rivière descendant du plateau des Combrailles, constitué par un des contre-
forts septentrionaux des monts d’Auvergne ».

1-mPTonERUs 797
· Subgen. Pyreneorites J EANNEL
9. H. (Pyteneorîtes) infimlls CHAUDOIR, 1868,L’Ab., V, 253 ; type : Pyré-
nées-Orientales. — J EANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 22.
Subsp. caniguensis JEANNEL, 1937, l. c., 17 ; type : Canigou.
Fig. 269 a, b. — Long. 6 à 6,5 mm. Étroit et allongé, convexe ; les an-
tennes courtes, atteignant à peine le lquart basal des élytres. Pronotum
à base rétrécie, les côtés peu sinués, les angles postérieurs obtus et émous-
.  
.' _\ ;
\ \ I ’ _
. \ f,
I x
X dy à A /
V  I I I  I '1'[ i É É
a/` l '   ' / ./ 6.
· , /
’ . ’ 6· 1 , ¢ rf
\/ /
‘· 7/
r` ` · \`
`~ ix . , "  . I )»}
i   I i ' I I}:
_ \ . » z., · M
C- · t` ‘ ' i k , · ¢b
._· ¤ I. ' , ’ ·
L`_ A ,»— y \ 4
Fig. 269. Gen. Hapioderus Cimon., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale ( >< 42). ——— a. et b., H. (Pyreneoriies) in/imus CHAUD., du Cambredaze. —
c. et d., H. (Pyreneorites) hustacheianus PUEL, du col d’Embalire. — e. et f., H.
(Pgrencorites) pusillus DEJ., du lac d’Orédon. ——— g., H. (Pyrcncoriîes) pusillus subsp.
aragonicus, nov., du Plan de Trypals. — h. et i., H. (Pyrencoritcs) sagittalis JEANN.,
du port de Vénasque.
sés ; surface basale rugueusement ponctuée, les fossettes basales internes
courtes et larges, les externes obsolètes. Élytres convexes, à apex déclive
et atténué ; 3 ou 4 soies discales.
Organe copulateur(fig. 269 a) à partie apicale du pénis allongée, l’apex
long et simple, brusquement infléchi; plus long chez la race caniguensis.
Les bords de la lame apicale ne présentent pas d’épaississement. Style
droit très pointu.
1. Stries des élytres presques lisses, les interstries peu convexes. ......
............................. . ................. subsp. infimus.
—— Stries des élytres fortement ponctuées, les interstries convexes. Apex
du pénis plus long .......................... subsp. canigucnsis.
JEANNEL 51

798 c0].Eo1>TÈREs CARABIQUES
Pyrénées-Orientales, au-dessus de 1.800 m., du Canigou jusqu’au Cam-
bredaze.
10. H. (Pyreneorites) hustacheianus PUEL, 1936, Misc. ent., hors texte,
n° 7, p. 82. — JEANNE]., 1937, Rev. fr. Ent., IV, 22.
Fig. 269 c, d. — Long. 5,5 à 6 mm. Voisin du précédent, mais plus court.
Pronotum à base moins rétrécie, côtés plus longuement sinués, les angles
postérieurs droits et vifs, les fosscttes basales internes allongées, les ex-
ternes distinctes. Élytres à stries profondes ; 3 ou 4 soies discales ; l’apex
atténué.
Organe copulateur particulièrement court, la partie apicale du pénis
très arquée, la lame apicale droite et mince, avec un épaississement mar-
ginal. Style droit court et obtus.
Pyrénées centrales : lac Lanoux, 2.100 rn. (G. COLAS), dans le massif du
Carlitte. Val d’Andorre : col d’Emba1ire, 2.400 m. (G. COLAS) ; sources de
l’Ariège (PUEL).
11. H. (Pyreneorîtes) pusillus DEJEAN, 1828, Spec. III, 254 ; type :
` Hautes-Pyrénées. — JEANNE]., 1937, Rev. fr. Ent., IV, 22.
Subsp. aragonicus, nov. ; type : Plan de Trypals.
Fig. 269 e-g. — Long.6à 6,5 mm.Voisin de Pinfimus,commeluiconvexe,
les élytres non aplanis sur le disque, mais avec la surface basale du pro-
notum à peu près lisse, les fosscttes allongées, linéaires, lisses ; pas trace
de fossettes externes.
Organe copulateur (fig. 269 c) grand, allongé, fortement coudé, presque
à angle aigu. La partie basale du pénis porte une dent sur le milieu de sa
face ventrale ; la partie apicale présente une bosse sur son bord gauche,
et l’apex est constitué par une lame assez longue, étroite(fig.269f) et for-
tement incurvée du côté dorsal.
1 . Base du pronotum tout à fait lisse. Apex du pénis non incliné vers la
droite (fig. 269 f) ............ . ............... subsp. pusillus.
-— Base du pronotum avec quelques points contre le bord basal, sur les
parties latérales. Apex du pénis nettement incliné vers la droite (fig.
269 g). .......... _ .................. · ......... subsp. aragonicus.
Pyrénées centrales, toujours à haute altitude, depuis l’Ariège jusqu’au
massif du mont Perdu ; toujours assez commun.
Subsp. pusillus, s. str. ·— Ariège : pic de Bentaillou (S·rE—C].. DEVILLE).
Val d’Aran : Viella (coll. FA1RMA1RE). Hautes-Pyrénées : cirque d’Estarra-
gne (2.200 m.), col de Tracens (2.500 m.), lac d’Oredon, forêt de Baranette
(1.700 m.) (F. BERNARD). ,
Subsp. aragoniczzs, nov. -— Hautes-Pyrénées: lac d’Artouste (Le SoUR];~).
Aragon : Plan de Trypals (2.000 m.), à peu de distance au SW du mont Perdu,
entre les deux hautes vallées d’Arrasas et de Pinède (JEANNEL).
12. H (Pyrcnéorites) Sügittalis JEANNE]., 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 18 ;
type : val d’Espingo. ·

· HAPTODERUS 7991
Fig. 269 h, i. - Long. 6 à 6,5 mm. Voisin du pusillus, dont il diffère
extérieurement par la forme des fossettes basales du pronotum, bien plus
profondes et plus larges, plus courtes. Pour le reste identique ; la partie P
_ basale du pronotum sans ponctuation.
Organe copulateur (fig. 269 h) bien plus robuste. Pas de dent ventrale
sur la partie basale ycoudée du pénis. Lapartie apicale, très renflée, porte
une lame saillante et arrondie, prolongeant la face latérale de l’organe sur
son bord droit, parallèlement au plan sagittal. Apex bien plus large que
chez pusillus, tordu et incliné vers la droite (fig. 269 i).·
Pyrénées centrales. Haute-Garonne : val d’Espingo, pic Quairat, au des-
sus du lac d’Oo (JEANNEL) ; port de Vénasque (JEANNEL). Au—dessus de
· 2.000 m.
13. H. (Pyreneorites) parvulus Cnxnnom, 1868, L’Ab., V, 243 ; type :
Pyrénées. —-— JEANNEL 1937, Rev. fr. Ent., IV, 22. — amblypterus
CHAUDOIR, 1868, l. c., 253 ; type : lac Bleu.
Fig. 270 a, b. — Long. 6 à 7 mm. Bien distinct des autres Pyreneoriies
par la forme des élytres ; leur sommet est obtus, le bord externe brus-
quement arrondi à l’angle apical externe, au niveau de Pextrémité de
,' ï i · `  
/’ \ \ _ aaî . '
( t \
‘ Z  I _ / _ V/' }.
x · x ,  l
' ` ac , il  c. I 
· I , .  , / .  d
1% f' \ , "
\ \
Fig. 270. Gen. Hapioderus CHAUD., organes copulateurs, de profil, et sommets des
pénis, face dorsale (X 42). —- a. et b., H. (Pyrencorîlcs) parvulus CHAUD., du pic du
Midi de Bigorre. —— c. et d., H.`(Pgrcne0riie.9) amoenus DEJ., de Gavarnie.
tl’épipleure qui se trouve de ce fait fortement infléchi. Pronotum subcor-
diforme, à base étroite, côtés sinués, angles postérieurs obtus; fossettes
basales externes obsolètes. Deux ou trois soies discales.
Organe copulateur très grand, allongé, l’apex fortement asymétrique
(fig. 270 b), épais et recourbé en crosse, avec l’extrémité crochue ; le style
gauche anguleux au sommet, le droit en petit lobe triangulaire. ,

800 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Pyrénées centrales, toujours a haute altitude. Val d’Aran : Viella. Hautes-
Pyrénées : Gavarnie ; vallée d’Ossau ;pic du Midi de Bigorre, abondant au
lac Bleu et au lac d’Oncet.
14. H. (Pyreneorites) amoenus DEJEAN, 1828, Spec. 111,255; type: Hautes-
Pyrénées. — JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 23. — Escalerai
TSCHITSCHÉRINE, 1898 (Panticosa).—ambigenus DEsBRocRERs,1906.
Subsp. navaricus JEANNEL, 1937, l. c., 23 ; type : peûa Collerada.
Fig. 270 c, d. — Long. 6 à 6, 5 mm. Bien différent du précédent par ses
élytres à sommet peu à peu atténué, de forme normale. Pronotum trans-
verse, ample, à côtés à peine sinués. Élytres convexes ; deux soies dis-
cales.
Organe copulateur à partie apicale allongée, fusiforme, la lame apicale
droite, atténuée et terminée par une dilatation transverse un peu tordue
et plus saillante à droite (fig. 270 d).
1. Plus robuste, plus large, généralement pigmenté, parfois brunâtre.
Partie apicale du pénis sans haute lame sagittale au bord droit; l’apex
droit_ etn relativement _r_obirste;L_,_,i  .   ., .7  .   . subsp. amoenus.
-— Plus grêle, plus allongé, dépigmenté, souvent testacé. Partie apicale
du pénis avec une lame sagittale tranchante, tendue le long du bord
droit, l’apex tres grêle et un peu retroussé. (Pyrénées aragonaises :
peüa Collerada) ............................. subsp. navaricus.
Pyrénées centrales et occidentales, à haute altitude, autour de 2.000 In.
Hautes-Pyrénées : Gavarnie ; Sède de Pan et pic Montagnoü, vallée d’©ssau ;
pic du Midi de Bigorre. Basses-Pyrénées : pic d’Orhy (F. BERNAR10).
15. H. (Pyreneorites) arbizonensis Pom., 1936, Misc. ent., hors texte,
no 7, p. 83 ; type : pic d’Arbizon. -— JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent.,
IV, 19.
Fig. 271 0, d. —Long. 6 à 6,5 mm. Dépigmenté, testacé rougeâtre. Pro-
notum aussi long que large, à côtés nettement sinués en arrière, la base
aussi large que le bord antérieur. Élytres très déprime., deux soies dis-
cales ; le sommet des élytres comme chez amoenus.
Organe copulateur relativement court, la partie apicale droite, son
bord ventral un peu sinué, l’apcx en lame épaisse et mousse, non retrous-
sée, inclinée vers la droite (fig. 271 d).
Pyrénées centrales. Hautes-Pyrénées, environs du lac d’Oredon ; cirque
d'Estarragne, 2.200 m. (F. BERNARD).
16. H. (Pyïêneorîtes) Be1·nardiJEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 19 ;
type : Viella, —- JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 19.
Fig. 271 a, b. — Long. 6 à 6,5 mm. Très voisin du précédent, dont il ne

HAPToDEnUs 801 V
diffère guère extérieurement que par la base du pronotum plus étroite
que le bord antérieur. Egalement dépigmenté. -
L’organe copulateur est très différent ; il ressemble à celui de l’H. in-
fimus de profil (fig. 271 a), mais l’apex est long,parallèle, droit, tronqué
à son extrémité. _
Pyrénées centrales. Val d’Aran : Viella (coll. FAIRMAIRE).
( r \
\ ‘·§ \ / \
i \ .
‘ ?···* \ I
ê=e1=/ I `
.   l Ri? ~ -
  I # J; [ I '
// - ~  /
. a' \ ' 6 c. ;/ d,
, p A V I
./-
fr/ N
I I
k I. \
· ii  C cy J
a. jf ’
¢/ f .
\\ 7 ,
Fig. 271. Gen. Haptoderus CHAUD., organes copulateurs, de proül, et sommets des pé-
nis, face dorsale ( >< 42). 4 a. et b., H. (Pyreneoriies) Bernardi JEANN., de Viella. —
c. et d., H. (Pyreneorites) arbizonensis PUEL, du cirque d’Estarragne. ·— e et f.,
H. (Pyreneorites) glacialis CH. Bars., de Montlouis.
17. H. (Pyreneoiites) glacialis CH. Bmsour, 1863, Ann. Fr., Bull., 35 ;
type : Cambredaze. — JEANNEL, 1937, Rev. fr. Ent., IV, 19. -—- ni-
valis CH. Bmsour, 1863 (nom préocc.). _
Fig. 2'71 e, f. —— Long. 6 à 6,5 mm. Espèce dépigmentée, testacée, voi- _
sine du pusillus, mais avec le pronotum plus long que large, à côtés brus-
quement sinués en arrière et angles postérieurs droits et vifs. Elytres
longs et déprimés ; deux soies diseales. ' H
Organe copulateur de même type que celui de l’am0enus, mais bien plus
effilé, l’apeX droit et grêle, très incliné à droite et terminé par une petite
dilatation transverse (fig. 271 f).
Pyrénées Orientales, du Canigou au Camhredaze, à haute altitude près
de la neige. .

802 coLE.oPTÈnEs CARABIQUES
115. Gen. TROGLORITES JEANNEL.
Trogloriies JEANNEL, 1919, Bull. Fr. 1918, 273 ; type : Breuili JEANN.
Fig. 272, 273. — Genre cavernicole. Espèces de taille moyenne (9 à
12 mm.), allongées et déprimées, à membres longs et robustes. Entièrement
dépigmentées, d’un testacé rougeâtre très brillant, les yeux réduits à l’état
` de cicatricule blanchâtre.
 M   Antennes pubescentes à partir du
f i   l 48 article. Palpes à derni= r article
 \——(  fusiforme, lrs labiaux dichètes. Prono-
gû  l i   tum cordiforme, plus long que large,
É les angles antérieurs très saillants, les
  T?   angles postérieurs aigus, les fossettes
 t _\_ /,  vr  \ basales profondes et linéaires, simples,
ir l   \ Sans impression externe. Soies du pro-
, ,___À }   notum bien développées. Elytres re-
  \ bordés à la base, sans striole basale,
...W i ‘  V  ou parfois, chez certains individus,
  É É     \ avec un rudiment de striole dans le
/5 ' 'lnl \l, "li     26 interstrie. Epipleures tordus ou
" Itilil       non Stries rofondes les int rt `
·=l»q1siI~··=;·z=    ‘ P · ”f t .‘”"‘ÈS
5,* il! Iiîîqt  ,,,« gonvexes, Des soies discales sur le oe
[fl I È,]     et le 5e interstrie ; une soie apicale
      I (.î   · g sur la 79.. Série oimlîiliquee âomplosée
U;     , il É dune qulnzame e ouets. nyc ium
·..· ,,,,¤, setule.
Il     tj m/ Saillie prosternale très saillante, an-
  i WH "" guleuse, à sommet aigu, sa face ven-
`  ‘_gi\ :l'\'[ trale cordiforme, non rebordée ; bord
`° ·` postérieur épais et mousse dans sa
. . partie abrupte. Métépirternes très
Fig. 272. Gen. Troglorztes J EANN. : T. · ·
Breuili JEANN. subsp., Mendizabali Courts et hSS€S·
·lEANN.,d6l3 cueva de Hernialde. Dernier Segment vent;-3] du mâle
avec une fossette médiane.
Organe copulateur à partie apicale déversée à gauche, la lame apieale
dans le plan horizontal. Style droit très réduit, très court, en forme de
petit bouton ovalaire sessile.
Le genre présente quelques rapports avec les Haploderus : forme des
palpes, disparition de la striole basale, organe copulateur. Mais la forme
de la saillie prosternale est très particulière. Sans aucun doute, les Troglo-
riies sont les survivants cavernicoles d’une lignée ancienne qui a dû vivre
dans les forêts de la chaîne pyrénéo—provençale, pendant le Nummuli—
ti ue.
qLes deux espèces connue sont assez différentes l’une de l’autre :

TROGLORITES 803
TABLEAU mas Esi>ÈcEs
1 . Grosse tête, la base du pronotum et celle des élytres profondément
déprimées, excavées. Élytres subparallèles,àépipleures tordus, le
repli radial interne visible. Soie antérieure du pronotum double.
Six à huit soies discales sur le 3** interstrie, deux ou trois sur le 5**.
Organe copulateur à lame apicale très développée (fig. 273 c, d).
Long. 9 à 12 mm. (Prov. basques espagnoles) .......... [Brellîli].
—— Tête médiocre, la base du pronotum et celle des élytres non dépri-
mées. Élytres ovales, à striole basale parfois rudimentaire, les épi-
pleures simples, sans repli radial interne visible. Soie antérieure du
pronotum simple. Trois soies discales sur le 3** interstrie, parfois
quatre ; aucune soie sur le 5°. Organe copulateur à lame apicale
courte (fig. 273 a, b). Long. 9 à 10 mm. .................. 1. Ochsi.
1. Trogloritas Ochsi FAGN1Ez, 1921, Bull. Fr., 172 ; type grotte d’Eynési.
Fig. 273 a, b. — Antennes longues et grêles, atteignant le milieu des
  \ 'ïîë g,
\.~ ·—   ’ [È Q, \.>
r ”
» /\ A .·
xy l
\ l / \` 2 ' \\
  ( ‘ ` \ i
a/_ 6. Mlm C- si )·im`\
\. L.) l \ ‘)`~`
__- » JJ!
Fig. 273. Gen. Trogloriles JEANN., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (X 28). — a. et b., T. Ochsi FAGN., dela grotte d’Eynési.- c. et d., T.
Breuili JEANN., da la cueva Akelar. A _
élytres. Pronotum plus long que large, ses côtés longuement sinués en
arrière, la gouttière marginale bien plus fine et régulière que chez Breuili.
Soies antérieure et postérieure très développées. Élytres ovales, deux fois
aussi longs que larges, les épaules arrondies ; stries nettes.
Organe copulateur à partie basale coudée très grêle, la partie apicale
renflée et fusiforme ; apex petit, atténué, droit (fig. 273 b). Style gauche
tronqué ; style droit petit (fig. 273 a).
Alpes-Maritimes : massifs calcaires entre Vence et Coursegoules ; grotte
d’Eynési. Aux pièges dans les fentes des rochers, les avens et les grottes.
Toujours très rare.

 
804 coLEoP·rEREs cARAB1gUEs
116. Gen. STEROPUS STEPHENS
Sieropus STEPHENS, 1828, Ill. Brit. Ent. I, 116 ; type : aeihiops PANZ.
(CHAUDo11>., 1838, Bull. Mosc., XI, 9). — Corax PUTZEYS, 1846, Mém.
Liége, II, 406 — Sferoderus MOTSCHOULSKY, 1850, Kâf. Russl., 9.
Subgen. Cophosus DEJEAN, 1828, Spec. III, 204 ; type : magnus
DEJ. (= cylindricus HERBST).
Subgen. Feronidius, nov. ; type : melas CREUTZER. —— Omaseus
CHAUDo112, 1838, Bull. Mosc. XI, 11 (nec STE1>HENs). —— Pierosiichus
auct. (nec BONELLI) (1).
Subgen. Peirophilus CHAUDOIB, 1838, Bull. Mosc., XI, 9 ; type :
F indeli DEJ.
Fig. 274. — Le genre Sieropus ainsi compris groupe des espèces de
grande taille, à métépisternes courts et lisses et épipleures nettement tor-
dus à leur extrémité : la terminaison du pli radial interne est librement
visible, elle atteint le bord apical et y détermine une sinuosité. Striole
basale grande, bien développée, tantôt dans le 26, tantôt dans le IFT inter-
strie. Palpes à dernier article épais et tronqué au sommet, les labiaux
dichètes.
Élytres avec des soies discales sur le 36 interstrie ; une apicale sur la
terminaison de la 7** strie. Série ombiliquée formée de fouets nombreux,
en série à peu près continue. Onychium sétulé à sa face ventrale.
Organe copulateur à partie apicale déverséeà gauche, mais la lame api-
cale restée horizontale, non déversée. Style droit plus ou moins réduit.
Le genre groupera un certain nombre de lignées dans la faune palé-
arctique.
TABLEAU DES EsPÈcEs
1. Angles postérieurs du pronotum effacés, obtus et arrondis .... 2.
—— Angles postérieurs du pronotum droits et vifs. .............. 3 .
2. Élytres ovales, convexes. Style droit allongé, en forme de tige
aplatie et comprimée, grêle, à peine incurvée, au moins aussi lon-
gue que le style gauche ..................... Subgen. SI5e1‘0pus.
— Élytres longs et cylindriques ; forme générale très allongée. Style
1. On a vu ci-dessus que le type d’Omaseus STEPH. est en réalité aterrimus HERBST·
L’espèce melas CREUTZER a été généralement considérée comme type de Pierostichus
Borz., sans aucune raison valable, car il n’est pas douteux que la désignation de fascia-
lopunclatus CREUTZ. comme type de Pteroslichus Borz., faite par WESTWOOD (1840),
est parfaitement valable. Il en résulte qu’un nouveau nom est nécessaire pour désigner
le sous~gen1·e dont 1’espèce melas est le chef de file.

srnnorus 805
droit très réduit,en forme de bouton ovoïde sessile. (Europe orien-
tale) ..................................... [Subgen. Gophosusl .
3. Forme convexe, les élytres courts et convexes. Septième interstrie
de l’élytre élargi et saillant dans sa partie basale. Style droit très `
court, en forme de gousse de haricot. ........ Subgen. Feronidills.
— Forme déprimée, les élytres courtset plans, le septième interstrie ,
simple; Gouttière marginale du pronotum élargie en arrière. Style
droit semblable à celui du précédent. (Europe centrale et orien-
tale) .................................. [Subgen. Petrophilus] .
Subgen. Sieropus, s. str.
1. Fossettes basales du pronotum sans repli saillant externe les sépa-
rant de la gouttière marginale,celle—ci paraissant de ce fait expla-
née. Partie apicale du pénis tordue, l’apex replié du côté droit
(fig. 274 d). Style droit plus court que le gauche. Long. 12 à 14 mm.
.............................. . ................ 3. aethiops.
- Fossettes basales du pronotum séparées de la gouttière marginale
par un repli saillant. Partie apicale du pénis droite, l’apex droit
et effilé (fig. 274 b). Style droit très long, en forme de lame étroite,
peu arquée, plus longue que le style gauche. ................. 2.
2. Angles postérieurs du pronotum saillants quoique arrondis, la base
du pronotum large et presque rectiligne. Apex du pénis plus court
et plus épais. Long. 13 à 16 mm ..................... 2. gallega.
— Angles postérieurs du pronotum effacés, la base plus ou moins ré-
trécie, saillante en arrière. Apex du pénis plus effilé. Long. 13 à
20 mm .......................................... 1. madidus.
Subgen. Feronidius, nov.
1. Pronotum ample, transverse, ses côtés arqués jusqu’à la base, les
angles postérieurs petits mais vifs et saillants en dehors, la~gout-
tière marginale fine et régulière. Élytres oblongs, convexes, à stries
profondes et finement ponctuées, le 36 interstrie avec deux points
sétigères, petits et accolés à la 2** strie. Long. 14 à 18 mm. 4. melas.
Subgen. SÈGIODUS, s. str.
1 . Steropus (s. str.) madidlls FABRICIUS, 1775, Syst. Ent., 241. —— FMR-
MAJRE et LABOULBÈNE, 1854, 84. — arrogans STEPHENS, 1832, Ill.
Brit. Ent. V, 376; type : Angleterre. — rufipes LETzNEa,1852. —ru—
bripes D.-Tonrus, 1877.
Var. concinnus STURM, 1818, D. Ins. IV, 175 ;type : Allemagne. —
picipes LETZNER, 1852. —— nigripes D.-Tomm, 1877.

806 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Var. validus DEJEAN, 1828, Spec. III, 294 ; type : Aveyron. —-
amplicollis FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, Fne. ent. fr. I, 85 ;
type : Lozère.
Var. aquiianicus BARTHE, 1920, Tabl. an. ill., 207;type:Aquitaine.
Fig. 274 a, b. — Espèce aptère, facile à reconnaître aux angles posté-
rieurs de son pronotum toujours très arrondis et effacés. La taille et la
forme du pronotum sont très variables. Élytres ovales et convexes, a stries
K " _ . `: î * .
    __`€ É
g" --/ />Q/_ _'\`—·\ ,
\ , \
 gp % 
V
D  
e· l\
_   \ : li
. < ~— »
\   A   Y \ ,\ \   ‘
`~ —·\ï A (M  ( !· ny!
\/ . x É W , I F
[ '( i `/ u\   /
\·` É 1 "  
' /
'\ , I ` I
C-. (4 / V \
~ A `· f
Fig. 274. Gen. Stempus STEPH., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale ( >< 16). — a. et b., S. (s. str.) madidus F. var. concinnus Sr., de Dinard.
— c. et d., S. (s. str.) aelhiops PANZ., de Remiremont, — e. et f., S. (Feronidius) mclas
Ca. subsp. ilalicus DEJ., des Abruzzes.
fortes, légèrement ponctuées ou lisses, les interstries peu convexes, le 36
avec un point sétigère peu visible dans la moitié postérieure. Dernier seg-
ment ventral du mâle avec une haute crête transversale anguleuse, en ar-
rière de laquelle s’étend une large fossette.
Organe copulateur robuste, coudé à angle droit, la partie apicale du
pénis épaisse, mais peu à peu atténuée jusqu’à l’apex ; lame apicale étroite,
effilée, droite (fig. 2'74 b). Style gauchelargement tronqué, le droit constitué A
par une lame étroite, allongée, à peine arquée, plus longue que le style
gauche, terminée par une petite palette arrondie. · —

STEROPUS 807
Toute la France, très commun, surtout dans les plaines et à basse altitude.
Europe occidentale ; îles Britanniques. Remplacé dans la péninsule ibé-
rique et le Nord de l’Afrique par d’autres espèces voisines.
VARIATION.   La forme typique, de petite taille, à reflets bronzés et fé-
murs rouges, est surtout répandue dans l’ouest de la France et les îles Bri- .,
tanniques. La mutation concirmus, à pattes noires, se produit un peu par-
tout et forme des colonies isolées. (
Dans le midide la France, des races de grande taille, de forme large, sans
reflet bronzé, sont fréquentes dans les basses régions : var. validus DEJ., à
pattes noires, dans le sud-est ; var. aquztanus BARTHE, à pattes rouges, dans
le bassin de la Garonne.
Dans les Pyrénées et en gér éral sur les montagnes, Massif Central et Alpes,
la forme concinnus est la règle, elle est représentée dans 1’Aude et l’Ariège
par des individus de taille particulièrement réduite, grêles et étroits, à pro-
notum à peine transverse et angles postérieurs très effacés.
2. SÈGIODIIS (s. str.) gallega FAIRMAIRE, 18i39, Ann. Fr., Bull., 150 ; type :
Galice. — Lacordairei PUTZEYS, 1846, Mém. Liege, II, 406 (nec DE-
JEAN). — Louveli PUEL, 1924, Misc. ent., XXVIII, 33 ; pic de Nère. A
Distinct du précédent par la forme de son pronotum, à base large et rec- `
tiligne, angles postérieurs saillants quoique arrondis. Noir, avec les pattes
noires. Taille moyenne.
Organe copulateur semblable à celui de madidus, sauf que l’apex du
pénis est bien moins eifilé et plus épais. Même forme du style droit.
Pyrénées, depuis les Hautes-Pyrénées : pic de Nère (PUEL) ; pic de Ger
(Cu. FAGNIEZ), jusqu’à l’extrémité occidentale de la chaîne cantabrique. Il
paraît n’occuper que les hautes altitudes dans les Pyrénées françaises, alors
que le madidus concinnus se trouv-.: dans les basses vallées.
3. Steropus (s. str.) aethiops PANZER, 1797, Fna Ins. Germ., 37,   ; type :
Allemagne. —— FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 85.
— cognaius STE;-HENs, 1832 lll. Brit., Ent. V, 377 ; type 2 Angleterre.
Fig. 274 c, d. — Distinct des petits concinnus par la forme des fossettes
basales du pronotum, sans pli saillant au côté externe. Dernier segment ven-
tral du mâle avec une impression transverse, l’avant-dernier avec une
saillie quadrilatère transverse aussi haute que large, dressée contre le bord (
postérieur.
Organe copulateur peu arqué, la partie apicale du pénis épaisse et tordue
vers la droite, la lame apicale repliée en haut et à droite. Style gauche tron-
qué, le droit court, triangulaire, atténué à l’apex.
Les variétés glaber VERBR. (sans points sétigèrcs sur le 3** interstrie), qua-
dripunctatus LETzN. (avec 4 points), picipes LETzN. (à pattes brunes) n’ont
. aucun intérêt.
Vosges ; Jura ; Alpes de la Haute-Savoie. Signalé du centre de la France

808 ` COLÉOPTÈRES cAR.~xe1gUEs
dans l’Allier : chaîne du Montancel. (OLIVIER) et le Puy—de—Dôme : Ran-
d_anne (BAYLE).
Europe septentrionale et montagnes de l’Europe centrale. Sibérie.—
Grande—Bretagne, dans les montagnes.
Subgen. Feronidius, nov.
4. S. (Feronidills) melas CREUTzER, 1799, Ent. Vers. I, 114. —— FAIHMAIRE
et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 87.
Subsp. iialicus DEJEAN, 1828, Spec. III, 274 2 type : Italie.
Fig. 274 e, f. — Aptère. Noir brillant, les palpes roux, les pattes noires.
Pronotum plus large que long, les côtés non sinués, sauf immédiatement
avant les angles postérieurs qui sont très petits et saillants en dehors 2
base rectiligne. Fossettes basales larges, avec les deux impressions longitu-
dinales bien distinctes. Elytres ovales et convexes. Dernier segment ven-
tral du mâle avec une profonde fossette médiane.
Organe copulateur du même type que chez les Sieropus s. str. ; la partie
apicale du pénis renflée, atténuée en pointe droite, l’apex effilé. Style
gauche non tronqué, le droit très petit, ayant la forme d’une courte gousse
de haricot'. ' '
Est dela France.Vallée supérieure dela Marne, de la Saulx et de la Moselle.
Haute-Alsace et région de Belfort. Jura. Allier et Haute·L0ire.
La race italicus DEJ., de grande taille, à impression basale du pronotum
et stries plus fortement ponctuées, se prend dans les Basses—Alpes, les Alpes-
Maritimes et la Provence, jusqu’à Marseille.
Espèce répandue dans le sud de l’Europe centrale, le nord de 1’Italie et
la Dalmatie. Toujours rare.
117. Gen. PTEROSTICHUS BoN1sLL1
Plerosiichus BoNELL1, 1810, Obs. ent., tab. syn. ; type : fasciaiopunciaius
Cnnurzisn (1). —— Arachnoidius C.HAUDo1P~, 1838, Bull. Mosc., XI, 9 ;
type 2 fasciaiopuncialus CREUTZER. ·
Subgen. Cheporus LATREILLE, 1825, Règne An., 2** éd., IV, 296 2
type 2 meiallicus F. (= Burmeisteri HEEB). — Cheropus Mo'rscHoUL-
sKY, 1850.
Subgen. Plaiypicms CHAUDOIR, 1838, Bull. Mosc., XI, 11 ; type :
Panzeri PANZ.
1. Cnzugnoin (1838) a désigné comme type de Pterosiichus BoN.,1’espèce parumpunc-
iaius GERM. Mais cette espèce a été décrite en 1824 et ne peut par conséquent pas servir
de type à un genre décrit en 1810. Après CHAUDOIR, on trouve une désignation du type
de Pterostichus, par Wnsrwoon (1840, Gen., Syn. 3), a savoir : fasciatopunctatus F.
Cette désignation est correcte et doit évidemment faire foi. On sait que, sans aucune
raison valable, les Catalogues récents ont pris le melas Cnnvrznn pour type du genre
Pterosiichus.

1>TERosT1cHUs 809
Subgen. Adelopierus Rnrrrnn, 1886, W. ent. Ztg., V, 174 ; type :
ambiguus FAIRMAIRE.
Subgen. Alecto HEYDEN, 1883, D. ent. Zs., 73 ; type : grajus DEJ. 1 A
— Pàrapierosiichus HEYDEN, 1906, Frel. XIV, 162 ; type : nodicornis
FAmM._
Subgen. Lianoe Gozrs, 1882, Mitt. Schw. Ges., VI, 298.; type : 1 I
Boisgiraudi L.—DUr. i
Fig. 275-281. -— Genre principalement caractérisé par le déversement
à gauche de la lame apicale du pénis qui se trouve non plus dans le plan
horizontal, mais dans le plan sagittal. Chez les autres genres de la tribu,
le déversement à gauche n’affecte que l’orifice apical et la lame apicale
reste en position normale. '
D’autre part les épipleures sont simples chez les Pieroslichus, non tor-
dus. Le contour de l’élytre ne montre aucune sinuosité rentrante après la
fin de l’épipleure, mais porte parfois des dents ou des angles saillants. Le
repli radial interne manque le plus souvent ; quand il existe, il n’atteint
pas le bord apical de l’élytre, sauf cependant chez l’Adel0plerus ambiguus
de la Corse.
Espèces plus ou moins déprimées, jamais convexes. Palpes à dernier
article plus ou moins tronqué au sommet, le labial dichète. Pronotum de
forme variable, le plus souvent cordiforme et bien rétréci à la base. Élytres
à striole basale bien développée, toujours dans le 26 interstrie. Des soies
discales sur le 3*% et souvent aussi le 5** interstrie ; une apicale à la termi-
naison de la 7€ strie, Série ombiliquée formée de fouets nombreux, éche—
lonnés le long de la 86 strie, en nombre variable. Onychium de tous les
tarses sétulé à la face ventrale, glabre chez les P. Sudrei et P. microph-
ihalmus. Métépisternes courts et lisses.
, Le genre groupe une grande quantité d’espèces aptères et orophiles,
habitant les Alpes et les Pyrénées, les Carpathes et le Caucase. On y rat-
tache aussi des espèces asiatiques dont la position devrait être confirmée.
. TABLEAU DES ESPÈCES
1 . Forme générale courte et ovale, les élytres courts et presque lisses.
Pronotum transverse, à base large;les angles postérieurs avec une
dépression oblique et deux dépressions subégales, très profondes.
Dernier segment ventral ogival chez le mâle, arrondi en arc chez
la femelle. Partie apicale du pénis déversée vers la gauche au point
d ’être retournée, la face ventrale devenue dorsale(fig.275 a) ; style
droit court, en palette aplatie .......... (p. 810). Subgen. Cheporlls.
—— Forme générale allongée, svelte, lepronotum subcordiforme, les
stries des élytres profondes. Dernier segment ventral arrondi en

810 coLÉoPTÈaEs CARABIQUES
arc chez le mâle, tronqué chez la femelle. Partie apicale du pénis
simplement déversée, non retournée ........................ 2.
2. Marge latérale du pronotum très développée, s’élargissant en ar-
rière, les angles postérieurs explanés. Style droit de l’organe copu—
lateur court, arqué, terminé en pointe (fig. 275 c, e, g). .........
................................ (p. 810). Subgen. Platypterus.
— Marge latérale du pronotum étroite fine, régulière, séparant un fin
. bourrelet marginal ......................................... 3.
3. Épipleures légèrement tordus à leur extrémité, laissant voir un
repli radial interne bien développé. Style gauche avec un tuber-
cule central; style droit court, en palette lancéolée, à pointe repliée
(fig. 27*7 c) ....................... (p. 812). Subgen.Adel0pter\1S.
-— Épipleures simples ; pas de repli radial interne visible .......... 4.
4. Moitié antérieure des côtés du pronotum avec un rang de 4 a 5
soies. Dernier segment ventral du mâle avec un gros tubercule
médian triangulaire, en arrière duquel se trouve une fossette. Style
droit très court, à sommet tronqué. ..... (p. 812). Subgen. Alecto.
— Moitié antérieure des côtés du pronotum avec une seule soie, (deux
chez Boisgifaudi) .................. . ................ . ...... 5.
5. Style droit plus court que la moitié de la longueur du pénis, son
sommet en palette ou en gouge ..... (p. 810). Subgen. Pterostichus.
— Style droit plus long que la moitié de la longueur du pénis, son
extrémité mousse .................... (p. 812). Subgen. Lianoe.
Subgen. Cheporus LATRMLLE
1 . Dessus métallique. Stries des élytres très fines et superficielles. Der-
nier segment ventral du mâle avec un gros tubercule à profil trian-
gulaire. Partie apicale du pénis longue et effilée, l’apex atténué,
Long. 12 à 14 mm ............................ 1. Bllrmeisteri.
Subgen. Plaiypierus Crnxunoin
1. Tête de grosseur normale, les deux sexes semblables. Élytres légè-
rement déhiscents à l’angle sutural, non tronqués chez la femelle.
Dernier segment ventral du mâle avec une carène longitudinale
irrégulière. Long. 13 à 15 mm. .................... 2. Panzeri.
—- Tête très grosse ; les femelles avec le bord apical des élytres tron-
qué et plus ou moins sinué. Dernier segment ventral du mâle
avec un relief transversal. Long. 14 à 16 mm. ......... 3. trlmcatus.
Subgen. Pierosiichus, s. str.
1. Points sétigères du 38 interstrie petits, occupant au plus la moitié
de la largeur de l’interstrie ................................ 2.

PTEROSTICHUS 811
— Points sétigères du`3€ interstrie très gros, fovéolés, occupant toute
la largeur de l’interstrie. Impression basale externe du pronotum
bien marquée · ...........................   ....... . ...... ( 6. .
" 2;   (Tête peu allongée, les tempes pas plus longues que les yeux.- Bour-
relet marginal des côtés du pronotum bien formé jusque près du
sommet des angles antérieurs. Élytres moins étroits. Dernier seg— (
1 »ment ventral du mâleavec une saillie longitudinale haute et
régulière. Organe copulateur plus grand ....... , ............... 3.
— Tête allongée, les tempes plus longues que les yeux. Bourrelet
marginal des côtés du pronotum effacé en avant, laissant le bord
tranchant. Élytres longs, étroits, subparallèles. Garène du dernier
segment ventral du mâle irrégulière, souvent déviée. Organe co-
pulateur plus petit .............................. · ........... 4.
3 . Impression basale interne du pronotum rectiligne. Élytres à 5** in-
terstrie portant le plus souvent quelques soies. Dernier segment
ventral du mâle avec une saillie triangulaire dont la face posté-
rieure borde une large fossette médiane. Style droit court et coudé,
sa partie distaleincurvée, courte et très large(fig. 276f). Long. 12
· à 14 mm. ....... D ....... . ., ....................... 5. canlialiclls.
— Impression basale interne du pronotum nettement arquée en de-
hors. Pas de soies sur le 59 interstrie. Dernier segment ventral du
mâle avec une carène longitudinale régulière, atteignant presque
le bord apical. Style droit plus long, mais variable; Long. 12 à
( 18 mm ....................................... _ .... 4. cristahls.
4. Base du pronotum coupée obliquement vers les angles postérieurs;
l’impression basale externe nulle. Palpes ferrugineux. Style droit
coudé à angle aigu, sa partie terminale dilatée en large gouge.
Long.14 à 17 mm ............................... 8. Honnorati.
—— Base du pronotum rectiligne, à peine échancrée au milieu ; Pim-
pression basale externe nette. Palpes noirâtres ............... 5.
5 . Côtés du pronotum peu arqués en avant. Élytres plans, à stries pro-
fondes et interstries convexes. Pattes noires, les fémurs parfois
roux. Style droit comme chez le précédent (fig. 276 h). Long. 13
à 17 mm .................. . ............... . .... 6. Hagenbachi.
— Côtés du pronotum bien plus arrondis en avant. Élytres très
plans, à stries peu profondes et interstries moins convexes. Pattes
rouges. Style droit coudé à angle obtus, sa partie terminale peu
dilatée. Long. 16 à 18 mm .......................... 7. Devillei.
6. Dessus métallique, rouge cuivreux ou vert, parfois bicolore. Des
points sétigèrès" sur Ie`3€ interstrie seulement ; stries fines, inter-' .
stries peu convexes. Pénis bossu au niveau de la coudure basale
(fig. 276 i) ;style droit coudé à angle droit, grêle et terminé par
_ une palette arrondie. Long. 12 à 15 mm. .............. 9. rutilans.
— Dessus entièrement d’un noir luisant. Stries profondes, des points

812 . coLÉoPTÈREs CARABIQUES
sétigères sur le 36 et parfois aussi le 56 interstrie (forme typique),
les stries souvent anastomosées. Organe copulateur semblable à ,,
celui du ruiilans, le style droit de même forme, mais coudé à
angle obtus. Long. 13 à 16 mm ............... 10. vagepunctatus.
Subgen. Adelopicrus REITTER
1. Forme grêle et déprimée, étroite. Pronotum plus long que large,
à côtés profondément sinués en arrière, angles postérieurs aigus et
saillants en dehors. Élytres subparallèles, à stries fines et interstries
peu eonvexes. Dernier segment ventral du mâle avec une fine ca-
rène longitudinale peu saillante. Organe copulateur (fig. 277 c) de
même type que chez crisialus ; style droit lancéolé, à pointe re-
pliée(1). Long. 13 à 15 mm ........................ 11. àmbiglllls.
Subgen. Alecio HEYDEN
1 . Déprime, d’un noir luisant, les antennes presque moniliformes.
Tête très grosse. Pronotum cordiforme, à côtés profondément
— sinués en arrière, les deux impressions basales nettes, les angles
postérieurs aigus et saillants. Élytres subparallèles, très plans, les K
épaules saillantes, l’apex obtus, les points sétifères du 36 interstrie
fovéolés, très gros. Organe copulateur (fig. 277 a) coudé à angle
droit, le style droit très petit, mais terminé par une gouge (6).
Long. 12 a 13 mm ............................ 12. nodicomis.
Subgen. Lianoe Gozis (*)
l . Extrémité postérieure des épipleures non atténuée, large, finis-
sant brusquement par un bord arrondi, le rebord marginal de l’é-
lytre se trouvant soulevé ; pas trace de repli radial interne. Espèce
de petite taille, courte, déprimée, la tête grosse, le pronotum cordi-
forme, les deux impressions basales nettes, les angles postérieurs
droits et vifs. Élytres plans, les points sétigères discaux du36 et du
1. Par la forme de son style droit, l’espèce corse se rattache nettement au P. cris-
iafus L.-Dur., des Pyrénées. Le seul caractère important qui l’isole, la torsion des épi-
pleures, exceptionnelle dans le genre, se trouve d’ailleurs ébauchée chez crisfatus qui
possède un repli radial interne, peu développé mais cependant visible.
2. Certainement voisin du P. grajus DEJ. (fig. 277 b), malgré une notable différence
d’aspect extérieur. Les mêmes soies prothoraciques nombreuses et le même tubercule
triangulaire du dernier segment ventral des mâles se retrouvent chez les P. Juslusi
Renr. (Alpes orientales) et P. Schaschli Ciuun. (Alpes méridionales), dont les styles
droits (fig. 277 e, f) présentent des formes caractéristiques. Toutes ces espèces doivent
être réunies dans le sous·genre Alecto HEYDEN.
3. Sous-genre exclusivement pyrênéen, groupant des espèces de faciès assez divers,
mais toutes remarquables par la longueur du style droit.

PTEROSTICHUS 813
56 interstrie fovéolés. Onychium glabre. Dernier segment ven-
tral du mâle avec un tubercule prolongé en arrière par une carène
longitudinale entre deux dépressions symétriques. Style droit grêle, (
arrondi plutôt que coudé (fig. 278 c). Long. 11 à 13 mm. 13. Sudrei.
—— Extrémité postérieure des épipleures peu à peu atténuée, de forme
normale, le repli radial interne visible .......... . ............. 2. A
2. Espèces oculées, pigmentées. Dernier segment ventral du mâle
avec une large saillie arrondie, déclive en arrière, abrupte en avant.
Apex du pénis court et obtus (fig. 278 ez) .... ; ................ 3.
- Espèces anophthalmes, dépigmentées. Tarses très courts ; fouets
de la série ombiliquée en nombre réduit. Dernier segment ventral
du mâle avec une haute carène longitudinale courte et anguleuse,
lamelleuse,flanquée de deux larges dépressions. Apex du pénis
long et très effilé (fig. 278 d, e) . ............................. 4 .
3. Une seule soie au tiers antérieur des côtés du pronotum. Som-
met des élytres tronqué, formant un angle rentrant chez les fe-
melles, arrondi ou faiblement tronqué chez le mâle, mais sans
dent saillante à l’angle apical et externe. Points sétigères discaux
sur le 36 interstrie seulement, au nombre de trois ou quatre, tou-
jours petits. Organe copulateur (fig. 278 a) coudé à angle aigu au
tiers basal, la partie apicale très longue, l’apex obtus ; style droit
coudé à angle droit. Long. 14 à 17 mm. .............. 14. Dufouri.
——- Deux soies au tiers antérieur des côtés du pronotum. Sommet des
élytres généralement tronqué dans les deux sexes, le bord apical
- formant un angle rentrant ; le mâle avec une dent erochue à
l’angle apical et externe. Des soies discales plus nombreuses sur
le 36 et parfois aussi le 56 interstrie, les points sétigères grands.
Organe copulateur comme chez le précédent. Long. 14 à 18 mm.,
................................ . ............. 15. Boisgiraudi.
4 . Tête plus petite, à tempes moins convexes. Côtés du pronotum peu
arrondis en avant, brièvement sinués en arrière. Bord apical des
élytres non tronqué, la 26 strie infléehie en dehors à l’apex. Deux
soies discales seulement, sur le 36 interstrie. Proépisternes ponc-
tués. Onychium sétulé en dessous. Organe copulateur (fig. 2'78 e)
coudé en angle aigu à la base, la partie apicale droite ; style droit
faiblement arqué. Long. 4 mm ............... . ...... 16. Nadari.
— Tête plus grosse, à tempes très convexes. Côtés du pronotum bien
arrondis en avant, longuement sinués en arriére. Bord apical des
élytres largement tronqué, la 26 strie non infléchie en dehors à
l’apex. Trois soies discales sur le 36 interstrie. Proépisternes non
ponctués ............ . . . . ...... . . ......................... 5 .
5. Angles postérieurs du pronotum nettement saillants en dehors et
aigus. Stries profondes, les interstries convexes. Série ombiliquée
JEANNEL 52 _

814 coLÉo1>TÈP.Es cARAB1QUEs
avec un fouet vers le milieu de l’élytre. Onychium sétulé en
dessous. Mâle inconnu. Long. 12 mm. ............. 17. Mascarauxi.
— Angles postérieurs du pronotum non saillants en dehors, droits.
Stries superficielles et fines, les interstries plans. Pas de fouet mé- (
dian. Onychium glabre en dessous. Style droit replié en angle
aigu (fig. 278 d). Long. 14 à 16 mm. ........... 18. microphthalmus.
Subgen. Cheporus LATREILLE
1. P. (Chep0r11S) Burmeisteri HEEB, 1841, Faun. Col. Helv., 79 ; type :
Suisse. —— meiallicus FABBICIUS, 1792, Ent. Syst., 146 (nec Scorou,
1763) (1), —- SA1N·rE-CLMRE DEVILLE, 1902, 601.
Fig. 275 a, b. —— Remarquable par l’ultraévolution de son organe copu-
lateur 1 le déversement à gauche de la partie apicale a abouti à un retour-
nement complet.
La forme générale ovalaire et large, la finesse des stries sont caractéris-
tiques. Coloration métallique.
‘   ._ .
\ ’
- , \·«  ";—.,“.,
\ i`“' ,   \_v ïÃ`°\`\
`Ã   /·”' .\ " \  
@ .  1 j , ut.
. / l' (   / //i v .
x V / c. i
au `“ ·_ _ 6- P ai
\` î · \
F · e \ , ·  )  
. ) . (   , Y
. / > ) . " / ,//,‘
/ / î i w ll V
Cf / (   _/ \ \
\ J /
·¢· , 1 . h.
i     ia dv /
Fig. 275. G-en. Picrostichus BON., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale ( >< 16). — a. et b., P. (Cheporus) Burmeisîeri HEER, du Dévoluy. —— c. et
d., P. (Platypîerus) Panzcri Pimz. subsp. carihusianus Dnv., de la Grande-Chan
treuse. —— e. et f., P. (Plaiyplerus) îruncaîus DEJ., du mont Clapier. —-— g. et h., P.
(Plaiypierus) îruncaius subsp. dilatalus VILLA, du col de Raus. · _
1. Carabus metallicus FABR. (1792) est homonyme de Carabus metallicus Scopom
(1763), : Poecilus aoerulescens L. (1758).

` PTEROSTICHUS 815
Vosges;Jura ; Alpes de la Savoie et du Dauphiné (surtout dans les pré-
alpes calcaires), au sud jusqu’au Gapençais.
Répandu dans presque toute la bordure externe et orientale de la chaîne .
des Alpes etles montagnes de l’Allemagne du Sud, de la Bohême jusqu’aux
Vosges. Aussi dans le nord de la péninsule Balkanique.
VARIATION. — La forme Burmeisteri HEER est une race de petite taille,à
dessus bronzé ou noir, décrite de la forêt de la Tête-Noire, dans le Valais 1 T
(Suisse).
La forme répandue en France correspond à la var. purpureocupreus LETZ-
`NER, d’un beau rouge cuivreux.
L’ab. viridinilidus Pic (1893, Feuille j. Nat., XXIV, 14; type : Brides-
les·Bains ; syn. virens SCHILSKY, 1888, D. ent. Zs., 182, nec 0.-F. MüLLEn) .
est de couleur vert métallique.
Subgen. Platyptems CHAUDOIR I
2. P. (Platypte1'us)Panze1·i PANZER, 1805, Faun. Germ;, 89, 8 ; type: Alpes.
*SAINTE—CLAIRE DEVILLE, 1902, 602. — rugulosus HEER, 1838.
Var. Heeri HEER, 1838, Kâf. Schw. ll, 30 ; type : Suisse. — Var.
irzlermedius HEER, 1838, l. c., 29 ; type 2 Suisse septentrionale.
Subsp. carlhusianus SAINTE·CLAIRE DEVILLE, 1902, Ann. Fr., 592 ;
type : Grande—Chartreuse. (
Fig. 275 c, d. — Tête de grosseur normale, les deux sexes de faciès iden-
tique. Coloration noir brillant. Élytres relativement courts, légèrement u
déhiscents à l’angle sutural, jamais tronqués chez la femelle. .
Organe copulateur assez court (fig. 275 c), coudé à angle droit, sa partie
apicale courte et renflée, l’apex nettement infléchi. Style droit grêle et
recourbé, sa pointe mousse.
Espèce alpine n’existant en France que dans le sud du Jura et dans le mas-
sif de la Grande-Chartreuse.
Répandu dans tout le revers extérieur de la chaîne des Alpes, depuis la
Basse—Autriche jusqu’à l’Isère ; aussi dans la Forêt—Noire.
1. Côtés du pronotum régulièrement arqués jusqu'aux angles posté-
rieurs ; gouttière marginale plus dilatée. (Massif de la Grande-Char-
treuse) .................................... subsp. carlhusianus.
—— Côtés du pronotum sinués avant les angles postérieurs ............. 2.
2. Taille de 13 à 14 mm. Pronotum plus étroit; les élytres plus paral-
lèles (Ain : chaîne du Reculet) ................. subsp. Panzeri. `
— Taille plus grande: 14 à 15 mm. Pronotum plus large; élytres plus ova-
les et plus aplanis. ............................................ 3 .
3. Pattes noires (Jura suisse : mont (lhasseral) ..... var. intermedius.
—— Pattes rouges (Suisse) ............................ var. Heeri.
La forme typique est la plus largement répandue dans le nord de la Suisse
et les Alpes autrichiennes; elle est représentée en Suisse par des variétés
degrande taille, intermedius et Heeri.
D’autre part, le massif de la Grande-Chartreuse est peuplé par une sous-
espèce bien individualisée.

816 COLÉOPTÈRES clmaniguns
3. P. (Pla·ty1Jlic1'11S) truncahls DEJEAN, 1828, Spec. III, 347 ; type : Alpes
du Piémont (BoNELL1). -— SA1N'rE—CLA1RE DEVILLE, 1902, Ann. Fr.,
` 602.
Subsp. imiialor SAINTE—C«LAIRE DEv1LLE, 1902, Ann. Fr., 602 ;
type : vallon du Lauzanier.
Subsp. dilataius VILLA, 1835, Col. Eur., Suppl., 47 ; type : col de
Tende.
Fig. 275 e-h. —- Tête robuste; dimorphisme sexuel accusé, portant sur
la forme des élytres, bien plus larges et tronqués chez les femelles, avec le
bord apical plus ou moins sinué. Le dernier segment ventral du mâle porte
un relief transversal et non longitudinal. Espèce de grande taille, allongée
et déprimée, d’un brun de poix peu brillant, les pattes noirâtres.
Organe copulateur avec la partie apicale droite, l’apex droit chez la
forme typique, crochu chez la race dilaialus. Style droit court et crochu, sa
partie apicale en pointe mousse.
Chaîne principale des Alpes, depuis le mont Blanc jusque dans les Alpes
maritimes, dans la zone alpine et les forêts supérieures. Surtout sur le ver-
sant italien gp par places sur le versant français, où il s’écarte peu de la ligne
de partage des eaux qu"il semble n"`avoir franchie que dans les grandes de-
pressions.
1 . Élytres subovales, alutacés et rnats, a côtés arrondis, les stries peu pro-
fondes, les interstries plans; les points sétifères du 3e interstrie petits,
ceux du 78 plus nets. Pronotum a côtés largement arrondis. Apex du
pénis crochu (fig. 275 g, h), le style droit bien plus gros (Hg. 275 g). .
.' ........................................... subsp. dilaiaîus.
- Elytres subparalleles, à base brillante, les stries profondes, les inter-
stries convexes, les points sétifères plus gros. Apex du pénis droit
(fig. 275 e, f), le style droit plus petit (fig. 275 e) .............. 2.
2. Côtés du pronotum très arrondis. Pas de soies sur le 7*% interstries.
Bord apical de l’élytre non sinué ................ . subsp. iruncaius.
—-— Côtés du pronotum moins arqués. Des soies sur le 78 interstrie. Bord
apical de l’élytre sinué en dehors ................ subsp. imitator.
La forme typique se trouve en Savoie: Alpes de la Vanoise, mont Cenis,
et dans les Hautes-Alpes : forêt de Boscodon, près d’Embrun. La race imi-
iator occupe les Basses-Alpes : vallon du Lauzanier, vallon deChamouze, et
les Alpes-Maritimes, dans le nord du département : Saint-Étienne-de
Tinée. Quant a la race dilatatus, qu’on pourrait presque considérer comme
une espece distincte, elle est spéciale aux Alpes-Maritimes : vallées du Bor-
réon et de Fenestre, cime de la Valette, col de Raus, L’Authion, mont
Scandail. ——- Aussi sur le versant piémontais.
Subgcn. Pterostichus, s. str.
4. Pterostichus (s. str.) cristatus L.-Duroun, 1820, Ann. Sc. phys. Brux.,
VI, 328 ; type : « in umbrosis Navarrae ». _
» Subsp. parumpunciaius GERMAR, 1824, Ins. Spec. nov., 19 ; type :
« Gallia ».

Prnnosricmrs 817
Subsp. femoraius DEJEAN, 1828, Spec. III, 345 ; type : mont Dore.
— Var. rufipes DEJEAN, 1828 , l. c., 345 ; type : Lozère. — Galiberii
' _ PUEL, 1924, Misc. ent., XXVII, hors-texte, 36 ; type : Montagne
~ Noire. —~ Var. pseudocanialicus MÉQUIGNON, 1914, Ann. Fr., 80 ;
type : mont Aigoual. A
Subsp. Lasserrei DEJEAN, 1828, Spec. III, 343; type : Provence. —
FAIHMAIRE et LABOULBÈNE,·I854, Fne ent. fr. I, 96. — fairmaireanus (
CSIKI, 1930, Col. Cat., 112, 687. — Var. funeslcs Csrxi, 1930, l. c.,
687 ; moeslus REY, 1887, L’Éch. III, 1 (nec SAY, 1825). '
Subsp. crisiaius, s. str. — pyrenaeus CHAUDOIR, 1837, Bull. Mosc.,
X, 34 ; type : Pyrénées. — plalypferus FAIRMAIRE, et LABoULBÈNE,
1854, Fne ent. fr. I, 98 ; type 2 Le Vernet. -— Chobauli PUEL, 1924,
l. c., 35 ; type : Montlouis.
Fig. 276 a-e.- On a souvent cherché à classer les formes diverses de
cette espèce (1). Par l’étude de l’organe copulateur, on est amené facile-
ment à distinguer quelques races principales, avec des sous—races plus ou
moins localisées. .
1. Côtés du pronotum brusquement sinués au quart basal, subparallèles
en arrière. Partie apicale du pénis infléchie; style droit coudé en angle
° aigu, grêle dans sa partie coudée, terminé par mme grande palette ova-
laire (fig. 276 d). (Pyrénées) .................... subsp. cristatus.
-— Côtés du pronotum longuement sinués en arriere jusqu’aux angles
postérieurs. Style droit plus ou moins coudé, épais dans sa partie
coudée ...................................................... 2.
2. Extrémité distale du style droit en forme de palette arrondie, plane
(fig. 276 a). Taille moyenne; noir à reflets irisés, les pattes noires. Im-
pression basale externe du pronotum obsolète. (Nord de la France).
..............................,........ subsp. parumpunctaîus.
—- Extrémité distale du style droit obliquement tronquée et peu incurvée
(fig. 276 c). Taille moyenne ; noir avec les fémurs ordinairement rou-
ges. Impression basale externe faiblement indiquée. (Massif Central).
. ........................................... subsp. femoratus.
—— Extrémité distale du style d1·oit transversalement tronquée et profon-
dément incurvée en forme de gouge. Forme générale variable (fig. 276
b). (Alpes) ...........,....,.................. subsp. Lasserrei.
Toute la France, dans les endroits frais, sous les pierres ou les amas de
feuilles mortes dans les bois. Depuis le bord de la mer jusqu’à haute alti-
tude.
Subsp. parumpunciatus GERM. —— Largement répandu dans toute l’Eu·
rope moyenne. En France, tout le nord, l’ouest et le nord—est ; Vosges et
Jura.
Subsp. femoratus DEJ.-—Massif Central, depuis le Beaujolais et,le Limou-
1. J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, 1902, Ann. Fr., 604 ; A. MÉQUIGNON, 1914, Ann. Fr.,
75. —— Par contre l’essai de PUEL (1924, Misc. ent., XXVII, hors texte, 43) n’a fait
qu’apporter la plus grande confusion. Sans aucune étude expérimentale, PUEL a donné
des noms a de prétendus hybrides qui ne sont en réalité que des fluctuations indivi-
duelles sans importance.

818 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
sin jusqu’a la Montagne Noire. La forme typique, à fémurs rouges et tibias
noirs, se trouve dans le Limousin (Limoges, Saint—Sulpice—Lauriere), au Puy-
· de-Dôme, au Lioran et dans les Cévennes, largement répandue. La var.r·u[i·
pes DEJ., à tibias rouges comme les fémurs, se prend au mont Aigoual et dans
la Montagne Noire. La var. pseudocantalicus MÉQU., de forme étroite, à
pattes noires, paraît localisée dans le massif de l’Aigoual : col de Jalcreste
(Lozère). Aucun femoratus n’a jamais été pris, à ma connaissance, ni dans les
Alpes, ni dans les Pyrénées—©rienta1es. .
Subsp. Lasserrei DEJ. — La forme Lasserrei, grande et robuste, à impres-
sions basales externes nulles, occupe les massifs des Basses-Alpes et de la
Provence, depuis le Rhône jusqu’au Var. La var. funesies, de taille plus
petite, avec les impressions basales externes nettes, remplace le Lasserrei
a l’est du Var, dans les Alpes-Maritimes, et s’étend dans toute la chaîne
des Alpes et les Apennins. La var. phaeopus CHAUD., des Abruzzes, en est
· peu différente.
Subsp. crisiatus,   str. — Spéciale aux Pyrénées, sur les deux versants. Les
individus des Pyrénées—Orientales sont de grande taille et robustes; mais on
trouve dans les Pyrénées centrales et occidentales tous les passages vers la
forme cantabcr CHAUD. (cantabricus SCHAUF.) qui ne diffère que par sa petite
taille. L’organe copulateur est à peu pres semblable chez les cantaber de Pa-
jares et les cristalus du Canigou.
1   T
R ` `
(g   .__ É , b,,« \
_  `f  r\=` H \. sx <`\
  f 1 '
aj à_ c. .7 É
§__`—   1
i \ `Y xx \\
z ' .
i l
. ` y ,’
Q È  1    
ai · e. 9 le ./'
Fig. 276. Gen. Plerostichzzs BoN., organes copulateurs, de profil, sommets du penis,
face dorsale, et styles droits, face droite (>< 16). —— a., P. (s. str.) crisiaius L.-DUE.
subsp. parumpuncfaius GERM., de Haute—Silésie. — b., subsp. Lasserrei DEJ. var.
fzmesles Cs., de l’Authion.—c., subsp. femoraius DEJ., du Mont-Dore. -« d. et e.,
P. (s. str.) cristatus L.-DUF., forme typique, de Sare. —- f., P. (s. str.) cantalicus
CHAUD.. du Lioran. —— g., P. (s. str.) Devillei PUEL, du col d’Allos. —- h., P. (s.
str.) Hagenbachi ST., de l’Isère. — i., P. (s. str.) rulilans DEJ., de la Maurienne. —-
j., P. (s. str.) vagepunciaius HEER d’Abriès.

PTERosT1cr1Us ` K 819 _
5. Pterostichlls (s. str). cantalicüs CHAUDOIR, 1868, L’Ab., V, 230 ; type:
Le Lioran.
Fig. 276 f. — Il ressemble beaucoup à la forme pseudocariialicus du
P. crisiafus race femoratus. Mais la différence très nette dans la forme de
la saillie du dernier segment ventral du mâle et celle du style droit indi-
quent qu’il s’git d"u'ne espèce distincte. D’ailleurs, canlalicus et`fèm0i*àlus
cohabitent.
Massif central. Plomb du Cantal : Le Lioran, dans les mousses. _
6. Pterostichus (s. str.) Hagenbachi STURM, 1824, D. Ins. V, 9 ; type :
Muttenzerberg, près de Bâle. — SAINTE-CLAIRE DEv1LLE, 1902, Ann.
Fr., 606. —— Jacqueli Pic, 1903, L’Éch., XIX, 153 ; type : Jura.
Subsp. alpicola MULSANT et REY, 1853, Op. ent. II, 95 ; type :
Faillefeu. -— Ab. Carreli SAINTE·CLAIRE DEVILLE, 1902, l. c., 607 ;
type : col des Charmettes. 1
Fig. 276 h. — Forme générale grêle et allongée, déprimée, les pattes
longues. Noir de poix, Base du pronotum rectiligne, le disque très plan.
Organe copulateur bien plus court que celui des deux espèces précéden-
tes, semblable à celui du P. Devillei (fig. 276g) ; l’apex en bouton arrondi.
Style droit coude à angle aigu, sa partie apicale largement incurvée et
tronquée en forme de gouge (fig. 276 h).
Toute la chaîne du Jura ; massifs calcaires de la bordure des Alpes.
La forme typique, jurassienne, a les fémurs rouges. Celle des Alpes a les
pattes noirâtres (alpicola Mons. et BEY). L’ab. Carreti DEV., à angles posté-
rieurs du pronotum émoussés, occupe le massif de la Grande-Chartreuse.
Espèce subalpine.
7. Pterostichus (s. str.) Devillei PUEL, 1924, Misc. ent., XXVII, hors—texte,
40 ; type 2 col d’Allos.
Fig. 276 g. — Pronotum de même forme que chez Hagenbachi, mais
plus long, ses côtés plus arrondis, plus rétrécis en avant. Élytres plans,
étroits et allongés. Brun de poix, les fémurs d’un rouge vif.
Organe copulateur (fig. 276 g) semblable à celui d’Hagenbachi, sauf `
que le style droit est bien moins incurvé.
Basses-Alpes et Alpes—Maritimes : massif de l’Enchastraye et des Trois-
Évêchés ; col d·’Allos.
8. Pterostichus (s. str.) Honnorati DEJEAN, 1828, Spec. III, 343 ; type :
Basses-Alpes. —— Huslachei FAGNIEZ, 1927, Misc. ent., XXX, 11 ;
type : col des Tourettes.

V 820 coLÉoPTÈaEs cARAB1gUEs
Subsp. Sellai ST1EnL1N, 1881, Mitt. Schw. ent. Ges., VI, 142; type :
Valle di Pesio.
Très voisin, de l’Hagenbachi par son aspect général. La base du prono-
tum, obliquement coupée latéralement, l’impression basale externe effacée
et les angles postérieurs toujours obtus permettent cependant de le
reconnaître facilement. Coloration toujours brunâtre. L’organe copula—
teur est identique.
1 . Côtés du pronotum nettement sinués avant les angles postérieurs qui
sont plus accusés, légèrement obtus. Taille plus grande ...........
.,,,....................................... subsp. Honnoraii.
~— Côtés du pronotum a peine sinués avant les angles postérieurs qui
sont franchement obtus ...........,...,......... subsp. Sellai.
Toutes les Alpes occidentales, depuis le Vaudois jusqu’en Ligurie, sans
distinction de terrain. Exclusivement alpin dans les Alpes méridionales,
alors qu’il descend à des altitudes basses dans le Vercors et sur la montagne
de Lans. Il cohabite sur la montagne de Lans et dans d’autres stations de
l’Isère avec l’Hagenbachi, ce qui confirme l’indépendance des deux espèces.
La forme typique est répandue dans presque toutes les Alpes françaises,
depuis le lac de Genève jusqu’au mont Ventoux et à litibaye. Lajrace iâellqi
se"trouv`ë dans le massif dé`"l’Enchas`t`râye, région commune des sources de
la Tinée, du Var, du Verdon et de l’Ubayette.
9. Pterostichus (s. str.) rutilans DEJEAN, 1828, Spec. III, 356 ; type :
Simplon (d’après HEER). —— SAINTE—CLAIRE DEVILLE, 1902, Ann.
Fr., 609.
Subsp. auralus HEER, 1838, K. Schw. II, 32 ; type : Valais. —
ampliaiipennis CARRET, 1904, L’Éch., XX, 59 ; type : mont Cenis. ·
Subsp. obiusus, nov. ; type : Bonneval.
Subsp. coiiianus, nov. ; type : Coazze.
Fig. 276 i. ——— Coloration métallique, rouge cuivreux ou vert, souvent
bicolore, le pronotum cuivreux, les élytres verts. Forme générale svelte,
étroite et déprimée. Stries fines. Dernier segment ventral du mâle avec
une saillie triangulaire, dont la face postérieure forme le rebord d’une
fossette toujours asymétrique.
Organe copulateur à partie basale coudée courte et bossue. Partie api-
cale du pénis allongée et infléchie, l’apex obtus. Style droit coudé à angle
droit, terminé par une palette (fig. 2'76 i).
Alpes principales, du Simplon au mont Thabor; plus répandu sur le ver-
sant italien qu’en France. Zone supérieure des forêts et prairies alpines.
1 . Côtés du pronotum nullement sinués en arrière, rétrécis peu à peu en
ligne droite jusqu’aux angles postérieurs qui sont obtus. Cuivreux,
de petite taille. (Haute-Maurienne),. .............. subsp. obtusus.
— Côtés du pronotum nettement sinués en arrière avant les angles posté-
rieurs qui sont droits .......................................... 2.

1>'rERosT1cHUs 821
2. Sinuosité basale des côtés du pronotumlongue et régulière, en courbe
continue, le pronotum aussi long que large. Cuivreux; petite taille.
(Simplon, Suisse)., ............... . ............... subsp. rutilans.
—- Sinuosité basale des côtés du pronotum brusque vers le quart basal, le
pronotum nettement plus large que long, peu rétréci à la base. Forme
plus large, grande taille. (Massif du mont Cenis). .. subsp. auratus.
— Pronotumplus long que large, ses côtés très arrondis en avant, très
rétrécis à la base, la sinuosité des côtés brusque, les côtés parallèles
avant les angles postérieurs qui sont droits. Élytres allongés, les
points du 3€ interstrie moins gros que chez les précédents. Forme
générale longue; coloration entièrement verte; très grande taille :
15 mm. (Alpes Cottiennes) ..................... subsp. coîiianus.
La forme typique ne paraît pas exister en France, sauf peut-être au col de
l’Iseran.
La race obtusus se prend autour de Bonneval, dans la Haute·Maurienne
(A. (BARRET).
La race auralus est représentée par les individus a pronotum transverse
des environs de Modane et du mont Cenis. L’ab. ampliaiipennis CARRET
désigne des auralus de coloration terne.
Enfin,il se trouve sur le versant italien des Alpes Cottiennes, à Coazze,
une race de grande taille, à pronotum allongé, coltianus, nov., qui pour-
rait se retrouver un jour en France, au sud du mont Cenis. ` .
10. Pterostichus (s. str.) vagepunctatus Hmm, 1838, K. Schw., II, 31 ;
type : mont Gries (err,). —— SA1NTE—CLA11=sE DEVILLE, 1902, 608.
Subsp. impressicollis FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent.
fr. I, 98 ; type : Lozère (err,).
Fig. 276 j. -— Espèce d’un noir luisant, avec les antennes, les palpes et
les pattes noires. Pronotum cordiforme, les côtés longuement sinués et
rétrécis en arrière, les angles postérieurs droits et vifs. Élytres oblongs,
ovalaires, aplanis ; les stries profondes et les interstries convexes.
Organe copulateur de même forme que chez rulilans ; le style droit
semblable, mais bien moins coudé (fig. 276 j).
Espèce subalpine et hygrophile, vivant avec les Nebria au bord des petits
torrents, presque dans l’eau.
Chaîne principale des Alpes, au sud du mont Thabor, surtout sur le ver- '
sant italien. Dans l’Apennin jusqu’en Toscane.
1. Des points fovéolés (soies discales) sur les 3** et 5e interstries, les
stries irrégulières, anastomosées. ........... subsp. vagepunctalus.
—— Des points fovéolés sur _le 3* interstrie seulement, les stries régu-
lières ........... . ........................ subsp. imprcssicollis.
La forme typique dans les Hautes-Alpeszvallée du Gui], à Abriès, et les
Basses-Alpes : col de Larche.
La race impressicollis est commune dans les Alpes de Tende et de Lantos-
que, c’est—à-dire dans les Alpes-Maritimes, à l’est de la Tinée.

822 COLÉOPTÈRES canaaiouias
Subgen. Adel0Dt€I'11S P\EITTER E
11. P. (Adelopterus) ambîgïlus FAIRMAIRE, 1858, Rev. Zool.,   ; type :
monte Renoso.
Fig. 277 c, d. —— Noir de poix peu brillant. Forme grêle et allongée,
étroite, comme Dufouri, mais de bien plus petite taille. Pronotum cordi-
forme, ai côtés rétrécis et longuement sinues en arrière, les angles posté-
"" _ \
sa Q p `
ac 1
à ,
  ( , \
\
1 ¤ l
  I
x` (
g,_     I \\.
C- `·~.__,.·
Fig. 277. Gen. Plerostichus Box., organes copulateurs, de profil, sommets des pénis,
face dorsale, et styles droits, face droite (X 16). — u.,P. (Alecio) nodiwrnis FAIRM.
et LAB., de la chartreuse de Portes. —- b., P. (Alecio) grafus DEJ., de Ceresole Reale.
- c. et d., P. (Adelopierus) ambiguus FMRM., de la Corse. —— e., P. (Alecîo) Jusiusi
REDT., du K0ralpe.—-· f., P, (Alecto) Schaschli Mans., du Rolle Pass.
rieurs droits, l’impression basale externe nulle. Élytres ovales ; trois points
sétigères très petits sur le 3*3 interstrie. Épipleures nettement tordus,
comme chez un Poecilus ; ce caractère est tout a fait exceptionnel dans le
genre 1 ierosiichus.
Organe copulateur de même type que chez les Plerosiichus s. str. Par-
tie apieale du pénis allongée, l’apex obtus. Style droit court et non courbé,
sa partie distale dilatée en une palette lancéolée dont la pointe est repliée
(fig. 277 c).
Corse : forêts de la région montagneuse, de 800 à 1.700 m.
Subgen. Alecto 1112*1/DE};
12. P. (Alecto) nodicomis F.x1RMA1aE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr.,
I, 95 ; type : Chartreuse de Portes.
Fig. 277 a. —~ Subparallèle, d’un noir brillant, avec les antennes et les

PTEROSTICHUS 823
pattes brunâtres, Tête volumineuse, les antennes noueuses à la base, les
yeux petits, peu convexes, bien plus courts que les tempes. Pronotum
cordiforme, peu rétréci à la base, les côtés longuement. sinués en arrière, (
les angles postérieurs droits et vifs, l’impression basale externe effacée.
Élytres subparallèles, plans, à stries profondes, l’apex très obtus ; points
sétifères sur le 38 et le 79 interstrie, gros et fovéolés.
Organe copulateur de même type que chez les Pierosiichus s. str., l’a-
pex du pénis atténué. Style droit court, arqué, terminé en gouge (fig. 277a).
Par la présence de 4 à 5 soies sur la moitié antérieure des côtés du pro-
notum, le P. nodicornis se place auprès de P. (Alecto) grajus DEJ., dont
l’0rgane copulateur est assez différent (fig. 277 b), mais présente un style
droit de même type. Les P. Jusiusi REDT. et P. Schaschli MARS. se
placent dans le même sous-genre, mais avec des formes du style droit ca-
ractéristiques (fig. 277 e, f).
Jura méridional, dans le Bugey. Ain : Chartreuse de Portes, très localisé
dans les bois autour de la Chartreuse, au printemps ; pris aussi à Ladange
(AUDRAS).
Subgen. Lianoe Gozxs
13. P._(Lian0é) Sudrei SAINTE·CLAIRE DEVILLE, 1922, Bull. Fr., 210 ;
type : col de Port.
Subsp. Gaudini, nov. ; type : pic de Jambré (Mus. Paris). i
Fig. 278 b, c. —-Noir luisant, très brillant. Forme subparallèle. Tête
médiocre, le front aplani, les mandibules très saillantes ; yeux gros et con-
vexes, bien plus longs que les tempes. Pronotum cordiforme, les côtés lon-
guement sinués, lesangles postérieurs un peu aigus et saillants en dehors,
l’impression basale externe courte. Élytres assez courts, déprimés, à striés
profondes et points sétigères fovéolés sur les 3** et 5** interstries. Sommet
des élytres semblable dans les deux sexes, largement tronqué, l’angle su-
tural saillant, l’angle apical externe obtus ; épipleures larges au sommet,
brusquement terminés par un bord arrondi. Onychium exceptionnelle-
ment glabre.
Organe copulateur, (fig. 278 b), coudé a angle droit, la partie apicale
du pénis renflée, l’apex mousse. Style droit très long, grêle, coudé ou
plutôt arqué en son milieu formant un angle droit. u
L’organe copulateur confirme l’opinion de SAINTE·CLAIBE DEv1LLE,
comme quoi cette espèce se place auprès des Lianoe, quoique son ony-
chium soit nu. On verra d’ailleurs que le P. microphfhalmus aussi pré-
sente un onychium nu ; la position systématique de cette espèce souter-
raine ne peut cependant pas être mise en doute.
Pyrénées ariégeoises, très localisé dans quelques stations où on le trouve
au bord des torrents, presque dans l’eau, vivant avec les Ncbria.

824 coLÉoPTÈ1=1Es cARAB1QuEs
1 . Forme plus large, le pronotum aussi long que large, à côtés peu pro-
fondément sinués ; élytres plus larges à la base. Antennes noires, tro-
ohanters et fémurs, sauf le genou, d’un rouge orangé vif, le reste des
pattes noir ........... . .......................... subsp. Sudrei.
——- Forme plus étroite, le pronotum nettement plus long que large, ses
côtés plus profondément sinués, les angles postérieurs plus saillants
en dehors. Élytres plus ovales, plus étroits en avant, les points fovéo-
les très gros. Antennes, palpes et pattes d’un noir luisant uniforme.
Organe copulateur identique ................... . subsp. Gaudini.
La forme typique se trouve dans l’Ariège, au-dessus du col de Port, entre
Aulus et Massat, et au col de la Tour Lafond. La race Gaudini a été décou-
verte par M. A. GAUDIN, sur le pic de Jambré, au-dessus du col du Portet
d’Aspet, Haute-Garonne.
14. P. (Lîanoe) Dufouri DEJEAN, 1828, Spec. III, 346; type : Hautes-
Pyrénées. — FAx1>.MA1nE et LABOULBÈNE, 1854, 98.
Fig. 278 a. -- Grande taille, allongé et déprimé ; noir, avec les pattes
   
\ ··· É
K  -. À   .
a,. "" i
À ai
( @ ) ç@  . J
5, c. 6-
Fig. 278. Gen. Ptcrostichus BoN., organes copulateurs, de proûl, et sommets des pénis:
s face dorsale (>< 16). —— a., P. (Lianoe) Dufouri DEJ., de Biella. —- b. et c., P·
(Lianoe) Sudrei DEv., du col de Port. — d., P. (Lianoc) microphihalmus DEL., de la
grotte de Bétharram. —- e., P. (Lianoe) Nadari VU11.1.., de la grotte d’1staürdy.
noirâtres, les mâles plus luisants que les femelles. Tête médiocre. Prono-
tum cordiforme, très rétréci à la base, les côtés très arrondis en avant,
très profondément sinués au tiers basal, les angles postérieurs droits ;
impression basale externe courte. Élytres très longs et étroits, aplanis,

· 1>TEn0s'r1cHUs 825 V
les stries peu profondes;des soies discales sur le 39 interstrie seulement, les
points petits. Extrémité apicale des élytres arrondie chez le mâle, plus
oumoins obtuse. Onychium sétulé. ( (
Organe copulateur très grand (fig. 278 a), coudé à angle aigu au tiers
basal, la partie apicale du pénis allongée et tordue, l’apex très court. Style
droit coudé à angle droit. A A
Toute la chaîne pyrénécnne, à haute altitude, depuis le Canigou jusque
dans le Guipuzcoa : cueva de San Andrian (R. JEANNEL). _
La race aragonensis G. COLAS (1935, Rev. fr. Ent., II, 108), décrite de l
peüa Collerada, en Aragon, diffère du type par ses élytresà bord apical bien
plus largement arrondi, l’angle sutural denté et le style droit plus fortement
coudé. Elle se trouve dans la vallée d’Arrasas (R. JEANNEL) et doit vraisem-
blablement occuper tout le massif du mont Perdu.
15. P. (Lianoe) Boisgiraudi L.—DUFoun, 1843, Exc. Vall. 0ssau,22 ; type :
pic du Midi de Bigorre.
Subsp. andorranus PUEL, 1924, Misc. ent., XXVII, hors—texte,
42 ; type : Val d’Andorre.
Subsp. Noui, nov. ; type 2 Canigou.
Aspect général, taille et coloration du précédent, avec lequel il est
souvent confondu. On le considère parfois comme une sous—espèce, mais
» sa validité spécifique est prouvée par le fait qu’il cohabite avec le Dufouri
dans presque toute la chaîne pyrénéenne.
Pronotum avec la partie basale rétrécie bien plus courte ; deux ou trois
soies au quart antérieur des côtés. Élytres longs et parallèles, déprimés ;
des soies discales nombreuses (6 à 10) sur le 39 interstrie, quelques soies
aussi, parfois, sur le 58 ; les points sétigères, assez gros. Apex des élytres
variable, ordinairement tronqué dans les deux sexes, le bord apical con-
vexe entre les deux angles, apical externe et sutural, tous deux plus
ou moins dentés. Mais chez la race Nozii l’apex est simple, semblable à
celui du Dufouri typique.
Organe copulateur semblable à celui du Dufouri ; le style droit est
plus- fortement coudé.
Toute la chaîne pyrénéenne, depuis le Canigou jusqu’à la vallée d’0ssau.
Trois races : ,
1 . Pronotum à côtés très faiblement sinués avant les angles postérieurs.
Élytres à points sétigères du 3° interstrie plus nombreux, le bord api-
cal normalement arrondi, nullement tronqué, l’angle suturalà peine
denté. Forme générale grêle. Long. 14à 16 mm. (Canigou) . subsp. Noui.
-· Pronotum à côtés plus nettement sinués en arrière. Élytres à points
sétigères moins nombreux et plus petits, le bord apical largement
tronqué dans les deux sexes. ..................................
2. Forme de grande taille (17 à 18 mm.), le pronotum peu rétréci à la
base ;élytres larges, les angles apicaux externes accusés, mais sans
dent crochue (Andorre). ..................... subsp. andorranus.

826 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
-— Forme plus grêle (long. 15à 18 mm.), le pronotum plus étroit à la
base. Angles apicaux externes de l’élytre avec une dent crochue bien
saillante .................................. subsp. Boigiraudi.
La race Noui paraît spéciale au Canigou, où le guide Nou l’a capturée
jadis en nombre, pour le compte de F. de SAULCY. Elle est généralement
confondue avec le Dufouri, dont elle a l’aspect ; mais les soies pronotales
multiples, la forme de la base du pronotum et les soies discales nombreuses
le distinguent aisément.
La subsp. andorranus, forme large, de grande taille, se trouve dans le
massif du Carlittezlac Lanoux (G. COLAS), lac Fourcat (FAGNIEZ) et dans
l’Andorre : pic Caramanya (BRE115 G. COLAS).
La forme typique enfin se trouve un peu partout, à haute altitude, dans la
· Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées.
16. P. (Lianûe) Nadari VUILLEFROY, 1893, Ann. Fr., Bull., 212 ; type :
grotte d’Istaürdy. —— JEANNEL, 1927, Bull. Fr., 301.
Fig. 278 e, 281. — Espèce endogée, dépigmentée, de forme générale
  -'
1 (   "*ë»>,; ÃQ5 É 1
    4 g" ép Ag., .
,,0*1:;, A ' E ,
'<~ 5.;\    
Il ' V 1 21 
c,   1 1   ft
; ', \_   ·   \ \,
` · 1 - li   _/L `\ 1   \,
 I   ·,` X   ,, ,\ /,,.   x" \` -   "
  11îÈ  1 1 `· 1  E ‘ 1 *1 `
 ,11; 11,1   1 1  1  1 1·1*1g 
    .11111x     
**1* 1*111      1*1**  11 11*11 
1 1 : 1. ‘ - 1 ·  . ‘ 1 1 \
1111*1  1 · ai- *·11··1
3 1 ·1‘11ë  1 . r   1 11.1111.1
  1‘ 11       1:1111111111"1 
ist; , ,1,l;·    tip 1, |1,.·`   \1111}[11«2;,1*’
‘- ·»*~ · ** »   ,11111 1,, 1* Mg   1  
Fig. l 279. Pterostichus Fig. 280. Pterosiichus Fig. 281. Ptcrostichus
(Lzanoe) Mascarauxi (Lianoe) microphial- (Lianoe)NadariVU1LL.,
JEANN., femelle, du mus DEL.,feme1le, de femelle, de la grotte
Sède de Pan. _ la grotte de Béthar- d’Ista,ûrdy.
I‘3,IXl.
particulièrement étroite et parallèle. Yeux très petits, plans, mais pig-
mentés. Côtés du pronotum très peu arqués en avant. Élytres à bord api-
cal convexe, l’angle suturl déhiscent ; les deux derniers segments abdo- ,
rnmaux dépassant le bord apical de l’élytre. Série ombiliquée formée de
fouets nombreux, en série continue. Onychium sétulé.

onEo1>n1LUs 827
Organe copulateur coudé à angle aigu, la partie apicale du pénis courte,
l’apex long et effilé. Style droit très peu arqué.
Basses-Pyrénées, massif des Arbailles:grotte d’Istaürdy [Biosp. 509] ,près
d’Ahusquy, deux femelles (types);un mâle, le 7 août 1938(LE1>EsME, PAU-
LIAN et VILLIERS).
17. P. (Lianoe) Mascàrauxi JEANNEL, 1927, Bull. Fr., 298 ; type : Sède de
Pan.
Fig. 279. — Espèce endogée, les téguments dépigmentés ; long. 12 mm.
Tête grosse et arrondie, à tempes convexes, les yeux un peu plus grands
que chez le précédent. Côtés du pronotum plus arrondis en avant, les
angles postérieurs saillants en dehors. Élytres à bord apical obtusément
arrondi, presque tronqué, laissant une partie du pygidium seule à dé-
couvert. Série ombiliquée divisée en deux groupes bien séparés, mais avec
un fouet isolé vers le milieu de l’élytre. Onychium sétulé. '
Mâle inconnu.
Basses—Pyrénées, vallée d’Ossau: pic Montagnoü, et Sède-de-Pan, alt.
1.800 m., sous de très grosses pierres enfoncées; forêt d’Aspeigt, 1.200 m.
Découvert par F. MAscAnAUx en août 1914 ; l’espèce a été reprise par
A. et L. GAUMN.
_ 18. P. (Linnoo) mîctophthalmus DELARoUzÉE, l857,—Ann. Fr., Bull., 94 ;
type : grotte de Bétharram. — JEANNEL, 1927, Bull. Fr., 301.
Fig. 278 d, 280. — Espèce endogée, dépigmentée, de forme étroite et
subparallèle; long. 14 à 16 mm. Grosse tête, à tempes très convexes, les
yeux très petits, plans, presque dépigmentés. Côtés du pronotum peu
arqués, les angles postérieurs droits, non saillants en dehors. Élytres sub-
parallèles, peu convexes, à striation fine, le bord apical très obtusément
arrondi. Les deux groupes de fouets de la série ombiliquée bien agrégés;
les points des soies discales très petits. Onychium glabre à la face ventrale. I
Organe copulateur (fig. 278 d) très arqué dans la partie basale ; la partie
apicale renflée du pénis se continue vers la base presque jusqu’au bulbe
basal, sans être limité par une coudure ; lame apicale longue et effilée,
comme chez Nadari. Un type particulier de lame apicale effilée paraît
donc commun aux espèces endogées. Style droit coudé à angle aigu.
Basses-Pyrénées : grotte de Bétharram. L’espèce se prenait régulièrement
aux pièges dans les premieres salles de la grotte, mais ne se retrouve plus
depuis que la caverne est aménagée et éclairée pour les touristes.
118. Gen. OREOPHILUS CHAUDOIR
i Oreophilus Cnauoom, 1838, Bull. Mosc., XI, 9 ; type : muliipunciaius
DEJ. — Psychobius CHAUno1R, 1838, l. c., 9 ; type : Spinolai DEJ. -—-

828 COLÉOPTÈRES cARAB1QUEs
Bryobius CHAUDo1R, 1838, 1. c., 10 ; type : Jurinei PANz. — Gosci-
niopierus CHAU1:·o1R, 1838,1.c., 11 ; type : Welcnsi DEJ. (= variolaius
DEJ,). —- Dasalus MOTCHOULSKY, 1850, Kâf. Russl., 9 ; type : fossu·
laius GERM..(= variolaius DEJ,).
Subsp. Caloplerus CHAUDOIR, 1838, Bull. Mosc., XI, 11 ; type :
Duvali DEJ. (= SelmanniDU1-·rs.). - Acllo Gozis, 1882, Mitt. Schw.
Ges., VI, 298 ; type : Prevosii DEJ.
Fig. 282, 283. -— Distinct des Pierosiichus BoN. par l’onychium non sé-
tulé et le déversement à gauche de la partie apicale de l’organe copula-
teur qui n’intéresse pas la lame apicale.
Espèces aptères et orophiles, souvent de petite taille, de coloration
noire ou métallique. Palpes a dernier article tronqué au sommet, les la-
biaux dichètes. Pronotum peu cordiforme, peu rétréci à la base. Élytres
à striole basale bien développée, les épipleures simples, sans repli radial
interne, le bord de l’élytre continu, sans sinuosité après la terminaison des
épipleures. Des soies discales sur les 36, 59 et 76 interstries ; une apicale.
Série onibiliquée formée de fouets échelonnés, en nombre variable. Ony-
chium non sétulé, Il existe cependant quelques soies sur l’onychium des
tarses postérieurs, chez certains individus de P6. muliripunciaius.
Métépisternes courts et lisses.
Organe copulateur de même type que chez Pierosiichus, sauf quela lame
apicale n’est pas déversée, toujours à peu près orientée dans le plan hori-
zontal.
Les Orcophilus peuplent exclusivement les Alpes et les Carpathes,
l’Apennin et les Pyrénées. Ce sont des espèces de même lignée qui se trou-
vent à la fois dans les Pyrénées et les Alpes occidentales, et cette dis-
tribution paraît bien dater de l’époque où existait une chaîne pyrénéo-
provencale (Nummulitique).
Les espèces des Alpes sont généralement distribuées dans une série de
sous-genres (Bryobius, Cosciniopierus, etc.), qui ne reposent vraiment sur
aucun caractère valable. Seuls les Calopierus, sans rebord basal aux
élytres, méritent d’être isolés.
TABLEAU DES Es1>ÈcEs
1. Élytres rebordés à la base ........ (p. 831). Subgen. Oreophilus.
— Élytres non rebordés à la base .... (p. 836). Subgen. Cülopterlls.
Subgen. Oreophilus s. str.
1. Impressions basales du pronotum bien distinctes, l’externe plus
courte que l’interne, toutes deux bien isolées et séparées l’une
de l’autre par une bosse lisse ............................. 2.

OREOPHILUS 829
— Impressions basales du pronotum confondues dans une profonde
fossette commune rugueuse ............................... 9.
2. Gouttière marginale du pronotum étroite, mais distincte en
dedans du bourrelet formant le bord du pronotum ........... 3.
—— Gouttière marginale nulle, représentée par un simple trait le long
du bourrelet marginal .....................,.... . .......... 4.
3. Dessus métallique, diun rouge cuivreux, parfois obscurci, rare-
ment vert ; élytres alutacés. Des soies discales peu nombreuses ·
sur les 39, 59 et 79 interstries. Dernier segment ventral du mâle .
avec une carène longitudinale. Partie apicale du pénis allongée,
l’apex pointu ; style droit plus long que le gauche, digitiforme,
arqué (fig. 282 a). Long. 12 à 15 mm ........... 1. II1I1lüDU11€lî3tuS_
—- Dessus noir, lisse et brillant, parfois les pattes rouges (var. vale-
siacus). Des soies discales sur le 39, rarement aussi sur le 59
interstrie. Dernier segment ventral du mâle avec une bosse arron-
die sur la ligne médiane. Style droit bien plus court. Forme
générale plus trapue. Long. I2 à 14 mm. (Alpes Pennines). [Spîn0lai]_
4. Élytres avec quelques points sétigères sur le 39 et le 59 interstrie
et une série plus serrée sur le 79. Dessus métallique, ordinaire- _
ment rouge cuivreux. Tête de grosseur normale ; pronotum à
côtés non sinués en arrière, les angles postérieurs très obtus. Der-
nier segment ventral du mâle avec une carène longitudinale.
Apex du pénis droit et pointu (fig. 283 a, b), le style droit en ·
olive, très petit. Long. 14 à 16 mm .......... 2. extemepunctalïus.
—— Élytres sans série de points sétigères plus nombreux sur le 79 `
interstrie, Dernier segment ventral du mâle toujours avec une
carène longitudinale. .......... Q ........................... 5.
5. Tête de grosseur normale ; taille inférieure à 15 mm ......... 2. 6.
—- Tête volumineuse, les mandibules très saillantes ; pronotum
transverse quoique cordiforme ;élytres avec quelques points seti-
gères sur les 39, 59 et 79 interstries ........................... 8.
6. Pronotum cordiforme, à côtés nettement sinués et rétrécis en
arrière. Élytres sans soies discales sur le 79 interstrie, les fouets de
la série ombiliquée au nombre de 16. Dernier segment ventral du
mâle avec une carène longitudinale anguleuse. Long. 11 à 13 mm.
(Alpes centrales, jusque dans le Valais) ............. [Jurinei].
—— Pronotum non cordiforme, non rétréci à la base, les côtés très
faiblement sinués en arrière. Élytres sans soies discales sur le
79 interstrie, les fouets au nombre d’une trentaine. Dernier seg-
ment ventral du mâle avec unecarène longitudinale brusquement
terminée en avant par un tubercule arrondi. Pénis à partie api- '
cale courte ; le style droit assez long, terminé par une spatule
arrondie. Long. 13 à 15 mm ................................ 7.
7. Apex des élytres très obtus. Noir avec les élytres d’un rouge cui-
JEANNEL 53

830 COLÉOPTÈRES caaixniouns
vreux très brillant. Apex du pénis grêle( fig. 283 d), le style droit
peu coudé (fig. 283 c) .............................. 3. bioolor.
—— Apex des élytres atténué. Noir avec les élytres verdâtres métal-
. liques, mais peu brillants. Apex du pénis plus épais (fig. 283 g), le
style droit très coudé (fig. 283 f) ................... 4. Xatatti.
8. Points sétigères très gros et nombreux. Élytres relativement
courts. Dessus noir bronzé. Organe eopulateur très grand, assez
régulièrement arqué, l’apex grêle et tordu à droite (fig. 283 h, i).
Style gauche avec un tubercule médian, le droit court, à sommet
ovalaire. Long. 16 à 19 mm. ...................... 5. impressus.
—- Points sétigères plus petits et moins nombreux. Élytres plus al-
longés. Noir avec les élytres rouge cuivreux ou vert métallique
l très brillant. (Alpes maritimes italiennes) ........... [Durazzoi] .
9. Dernier segment ventral du mâle avec une carène longitudinale
saillante. Noir à reflets bronzés. Côtés du pronotum faiblement
sinués en arrière. Élytres brillants chez le mâle, mats chez la fe-
melle; des points sétigères sur les 36 et 56 interstries. Style droit
_ digitiforme, arqué (fig. 282 b). . ...................... 6. Yvani.
-— Dernier segment ventral du mâle avec une fossette médian-e large
et peu profonde . ......................................... 10.
10. Gouttière marginale du pronotum largement explanée. Court et
large, les élytres avec des points sétigères sur les 36, 56 et 76 inter-
stries. Noir ou métallique. (Alpes Pennines) ........ [pa.1'11&SSi11S].
—— Gouttière marginale du pronotum étroite. Noir ; pas de points
sétigères sur le 76 interstrie . ............................... 11 .
11. Côtés du pronotum avec 2 ou3 soies avant le milieu. Pronotum
fortement rétréci à la base, les côtés non sinués, les angles pos-
térieurs très obtus. Pas de points sétigères sur le 56 interstrie.
Apex du pénis ohtus et tordu à droite. Style droit en olive, très
petit (fig. 282 g) Long. 12 à 13 mm ............. 7. planiusculus.
— Côtés du pronotum avec une seule soie avant le milieu. Prono-
tum peu rétréci à la base, les côtés longuement sinués, les angles
postérieurs droits et vifs ................................... 12.
12. Bourrelet marginal du pronotum bien sajllant dans toute sa lon-
gueur ; les impressions basales peu distinctes ou totalement fu-
sionnées dans le fond de la fossette. Forme générale moins dépri-
mée, les élytres plus ovales, plus étroits. Partie apicale du pénis
plus allongée, l’apex_plus grêle ; style droit très court, en olive.
Long. 10 à 14 mm. ................................ 8. m01'i0.
—- Bourrelet marginal du pronotum très effacé en avant, laissant
le bord tranchant ; impressions basales bien distinctes l’une de
l’autre dons la fossette basale. Forme plus déprimée, les élytres
plus larges et plus parallèles. Noir brillant, les pattes rouges, les

onnovmnus 831
antennes rougeâtres. Partie apicale du pénis plus courte, l’apex .
_ plus obtus ; style droit semblable. Long. 13 mm. ....... 9. Albetti. i
` Subgen. Calopterus C.nAux>om
l . Côtés du pronotum avec 2 ou 4 soies avant le milieu. Insecte mé-
tallique mais decoloration variable; des points sétigères sur les
( 39, 59 et 79 interstries. Dernier segment ventral du mâle avec une
carène longitudinale. Organe copulateur très arqué, Papex grêle.
Style droit court et épais, ovoîde. Long. 14 à 18 mm,. . 10. Selmanni
I Subgen. Oreophilus Cuaunom
1. Oreophilus (s. str.) multipunctatus DEJEAN, 1828, Spec. III, 370; type : ·
Grand Saint—Bernard (1). — SAINTEPCLAIRE DEvi1.Ln, 1902, 609.
Fig. 282 a et f. —— Dessus métallique. Déprimé, le pronotuin large à la
base, ses deux impressions basales bien distinctes et séparées par une
bosse lisse. Stries profondes et régulières, avec deux à quatre points séti-
gères sur le 39 interstrie, parfois aussi quelques—uns sur le 59 et le 79 inter-
strie. La gouttière marginale du pronoturn est très étroite et régulière.
L’onychium du tarse postérieur porte le plus souvent quelques soies dres-
sées à la face ventrale.
Organe copulateur à partie apicale effilée, l’apex très pointu. Style
droit exceptionnellement long, digitiforme.
Zone alpine des Alpes principales, depuis le Tyrol jusqu’en Haute-Mau-
rienne. Commun en Suisse. Limité en France aux Alpes du Mont Blanc et de
la Vanoise.
. Des races géographiques particulières occupent les Alpes Bergamasques
et du Trentin (porphyrophilus J. DAN). En France se trouve la forme ty-
pique avec ses variétés :
a. Rouge cuivreux. Les 29, 59 et 79 interstries avec des points sétigères
(Grand Saint—Bernard) ............ L . . . forme mullipunctaius s. str.
b. Pas de points sur les 59 et 79 interstries (mont Buet, mont Joli) .....
..................................... var. intersiiîialis SCHILS.
c. Pattes rougeâtres (avec le type) ......... ab. ergthropus VILLA.
d . Vert à reflets cuivreux, les points nombreux (Petit Saint—Bernard). .
........................................ ab. scmiviridis Pic.
e. Noir` hleuâtre ............................. ab. purpuratus LAss.
f. N oirâtre (Savoie) .,...................... ab. obscuricolor Pic.
2. Oreophilus (s. str.) extemepunctatus DEJEAN, 1828, Spec. III, 369 ;
type : Suisse ? —— SAINTE—CLAIRE DEVILLE, 1902, 615.
1. DEJEAN, qui fut comte et général de l’Empire, précise : « J’en ai pris un individu
sur le Grand—Saint—Bernard, lors du célèbre passage de Farmée française, en 1800. »

832 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Fig. 283 a, b. —— Facile à reconnaîre à I forme de son pronotum bien
rétréci à la base et à angles postérieurs obtus ; la surface basale profondé-
ment déprimée. Le 76 interstrie porte une rangée de points sétigères nom-
breux et serrés.
· Organe copulateur coudé à angle droit, la partie apicale du pénis droite,
à bord ventral presque droit, l’apeX droit et grêle, non infléchi à droite
(fig. 283 b). Style droit en olive, très petit.
Espèce sylvatique et subalpine, commune dans les Alpes occidentales de-
puis le mont Blanc jusqu’au cours du Var et de la Tinée. Plus répandue dans
la chaîne principale que dans les massifs avancés.
Aussi sur le versant italien.
L’ab. glesianus VITURAT (1901, l’Ech. XVII, 75) est noire, avec le pro-
sternum et les épipleures verts, ainsi que l’intérieur des fossettes du pro-
notum. Isère : mont Glésin, près d’A1levard.
`\ È
 
` A /
\_     " § > .  
6.
1 . \
\ ` l   .\\
I.!   2 \\ * É (\  
. \ · 1 I ·
' )l \\ U ‘ 1
, ·   (1 (K bt   \ I) \. , I1
\\_;’   \\,   \_¤` I .`
Fig. 282. Gen. Oreophilus CHAUD., organes copulateurs, de profil, sommets des pénis,
face dorsale, et styles droits, face droite ( >< 16).- a. et f., O. (s. str.) mullipuncîatus
DEJ., du col d’lsère.— b., O. (s. str.) Yvani DEJ., de Bonneval.——c. et d., O. (s. str.)
morio DUFTS. subsp. Baudii CHAUD., du mont Genèvre. —- e., subsp. validiusculus
CHAUD. var. vesubianus J. DAN., de l’Authion. —- g. et h., O. (s. str ) planiusculus
CHAUD., d’Abrîès. -— i. et j., O. (s. str.) Alberti, 11. sp., du pic Lafond.
3. Oreophilus (s. str.) bicolor ARAGONA, 1830, De quib. lns., 7 ; SA1NrE—
CLAIRE DEv1LLE, 1902, 615.
Fig. 283 c, d. —— Noir, avec les élytres d’un rouge cuivreux très brillant
ou vert métallique. Tête petite. Pronotum non rétréci à la base, les im-
pressions basales bien individualisées. Élytres à sommet très obtus, avec
des soies discales sur le 3** interstrie seulement. Antennes et pattes noires.
Organe copulateur à partie apicale courte et droite, l’apex très grêle,

onEo1>n1LUs 833
à peine infléchi vers la droite. Style droit relativement long, coudé et
terminé par une spatule arrondie (fig. 283 0). 1
Espèce sylvatique et subalpine, occupant les Alpes principales et l’Apen-
nin, depuis l’Enchastraye jusqu’en Toscane.
Les formes décrites de Suisse (ab. dubius HEER) se rapportent sans doute à
1’O. Jurinci. · . -
4. Oreophilus (s. str.) Xatarti DEJEAN, 18728, _Spec. III, 366 ; type : val-
lée d’Eyne. —— FAum.x1RE et LABJULBÈNE, 1864, 99.
'ïî · · A
  ` »-—
S È si- / s` r ‘ R
  -_*· · */` \\ €`_`\,
\ ` Z \
  @  92  
C- \ \
g `
» 5. l V ( · /.
0/- ( ll? f d   I
-~*" \/f.Q\ I,/`lw.
( ,.î A I * ’ `^//
—— É - `-\\ .?·
\\ ï Ã  
\ / â \ .
V »J x `
— w
\
A   \ ‘— \
. · · · A '
À. L· . / =/` / i  
M _;.»»’
Fig. 283. Gen. Orcophilus CHAUD., organes copulateurs, de profil, sommets des pénis,
face dorsale, et“styles droits, face droite ( >< 16). — a. et b., O. (s. str.) ezternepuncfatus
DEJ., de Lanslebourg. — c. et d., O. (s. str.) bicolor An., de l’Authion. ——e,, f. et g.,
O. (s. str.) Xatarli DEJ., de Barèges.- h. et i., O. (s. str.) impressus FAIRM. et LAB.,
de Saint-Ma1·tin·Vésubie. — j. et lc., O. (ûdloplerus) Selmanni DUFTS. subsp. Prcvosîi
DEJ., de la Grande—Chartreuse.
Fig. 283 c, f, g. — Très voisin du bicolor, dont il diffère surtout par sa
coloration toujours moins brillante, plus verdâtre que cuivreuse, et par le
sommet des élytres atténué et non largement obtus. Mêmes caractères
chétotaxiques. La carène longitudinale du dernier segment ventral du
mâle se termine en avant par un tubercule arrondi, comme chez bicolor.

834 COLÉOPTÈRES cAnAB1gUEs
Organe copulateur de même forme; l’apex est plus épais, un peu crochu
et infléchi vers la droite. Style droit semblable, mais plus coudé.
V Pyrénées, depuis les Albères, dans la forêt de la Massane, jusqu’à la vallée
d’Ossau : pic de Jaout (L. et A. GAUDIN).
La forme typique est noire avec les élytres verts peu brillants. ll existe
parfois des variétés de coloration.
a. Entièrement cuivreux, même sur la tête et le pronotum (Prats·de-
Mollo) ................ . ................ ab. cuprimzs BARTHE,
b . Entièrement noir (Aude : forêt de Niave, près de Belcaire ; Hautes-Py- `
rénées : Barèges) .......................... ab. Nicolasi HEYD.
5. Oreophilus (s. str.) impressus FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne
ent. fr., I, 99 ; type : « Fenestrelle >>. — SMNTE-CLA1RE DEv1LLE,
1902, 616.
Fig. 283 h, i. — Remarquable par sa forme large et déprimée, sa très
_ grosse tête et sa coloration d’un noir verdâtre bronzé. Antennes longues et
robustes. Pronotum cordiforme mais transverse. Élytres à sommet obtus,
larges et courts, déprimés, avec de gros points sétîgères sur les 3**, 5° `et,
76 interstries.
Organe copulateur grand et arqué, l’apex grêle et tordu vers la droite.
Le style gauche, largement arrondi, porte une dent saillante sur la ca-
rène médiane du disque ; style droit court et épais, à sommet ovoîde.
Espèce sylvatique et subalpine, localisée dans les Alpes méridionales, de-
puis la mont Viso jusqu’au col de Tende. Presque toujours sur le versant
italien, sauf en un seul point : vallée du Borréon et vallon de Fenestre, au-
dessus de Saint-Martin-Vésubie.
6. Ore0phi1us,(s. str.) Yvani DEJEAN, 1828, Spec. III, 372 ; type : Basses-
Alpes. —— SAINTE—CLA.IRE DEVILLE, 1902, 610. _
Fig. 282 b. — Espèce toujours noire, à élytres brillants chez le mâle,
mats chez la femelle. La gouttière marginale du pronotum est fine, les
deux impressions basales sont fondues dans une profonde fossette rugueuse,
le dernier segment ventral du mâle porte une carène longitudinale. Prono-
tum non rétréci à la base, les angles postérieurs vifs, dentés. Élytres avec
quelques points sétigères sur le 3'3 et le 59 interstrie. Pattes noires. L’ab.
iransversus CHAUD., à fémurs rouges, ne se trouve pas en France.
Organe copulateur à partie apicale droite, l’apex obtus, le style droit
digitiforme et arqué, un peu comme chez muliipunciaius, mais plus court
et moins épais.
Forêts supérieures et zone alpine des Alpes principales, depuis la Vanoise
jusqu’aux sources de la Tinée.

oneormtus 835
7. Omophilus (s. str.) planiuscnlus CHAUDOIR, 1859, Stett. ent. Ztg., XX,
122. — Pcirolerii SAINTE·C«LAIRE Dnvinrn, 1902, 614 (nec HEER).
Fig. 282 g, h. —— Facile à reconnaître à son pronotum très rétréci à la
base, avec les angles postérieurs très obtus et plusieurs soies sur la moitié
antérieure du bord marginal. Très déprimé ; noir avec les pattes noirâ·
tres ou rougeâtres. A A
Organe copulateur de même type que chez Yvani, mais l’apex est tordu
vers la droite, le style droit extrêmement réduit.
Zone alpine, jusqu'à 2.800 m., dans toute la région axiale des Alpes Graies
et Cottiennes, sur les deux versants.
La var. sturcnsis J. DAN. (1903, M. k. Zs., I, 214), à pattes rousses, se
prend dans les Alpes Graies.
8. Oreophilus (s. str.) morio Durrscnmm, 1812, Fna Austr., II, 161 ;
type : Schneeberg. —— maurus DUETSCHMID, 1812, l. c., 160 ; type :
Wien (nec FABn1c1Us). ——— J. DANIEL, 1903, M. k. Zs., I, 197.
Subsp. Baudii CHAUDOIR, 1868, L'Ab., V, 225 ;type: Alpes Graies.
— parallelipennis CHAUDo1R, 1868, L c., 226.
Subsp. validiusculus C1rAU1>o11=x, 1868, l. c., 225 ; type : Alpes-Mari-
times. -— Ab. vesubianus J. DAN., 1903, M. k. Zs., I, 205 ; type : Vé-
subie. — Var. maritimes J. DAN., 1903, l. c., 206 ; type : Passo delle
`Fenestrelle. — Var. frigidus J. DAN., 1903, l. c., 206; type : mont
Clapier.
Subsp. Gucdcli SAINTE~CLAIRE Dnvimnz, 1902, Ann. Fr., 598 ;
type : Grande—Chartreuse. '
Fig. 282 c, d. —— Noir, parfois à reflet bronzé, les pattes noirâtres ou
rougeâtres. Pronotum peu rétréci à la base, les côtés faiblement sinués en
arrière, les angles postérieurs droits, vifs, souvent dentés. Dernier seg-
ment ventral du mâle avec une fossette médiane, large et peu profonde.
` Organe copulateur de même forme générale que chez les précédents, le
style droit très réduit. Apex variable de forme et d’inclinaison suivant les _
races géographiques nombreuses qui ont été décrites et dont les suivantes
seules se trouvent en France (J. DANIEL, 1903, l. c., 197). `
1. Élytres avec des points sétigères sur le 3€ et le 5* interstrie. Prono-
tum de forme variable. Style droit plus dilaté (fig. 282 c) ...........
......................................... subsp. validiusculus.
-— Élytres avec des points sétigères sur le 3** irrterstrie seulement. Style
droit ovoîde .............................. . .................. 2.
2. Pronotum à peine rétrécià1abase,1es deuximpressions distinctes dans
la fossette basale. Élytres peu allongés. Pattes noires. subsp. Baudii.
— Pronotum plus rétréci à la base, les deux impressions complètement
fondues dans la fossette basale. Élytres plus allongés et parallèles. .
.............................................. , subsp. Guedeli.

836 COLÉOPTÈRES cARABrgUEs
L’espèce est répandue dans toute la chaîne des Alpes et les Carpathes et
d’autre part dans l’Apennir1 jusque dans les Abruzzes. La forme typique,
- morio Durrs. (= maurus auct.) occupe les Carpathes et les Alpes jusqu’en
Suisse ; les races liguricus J. DAN. et samniiicus From se trouvent dans les
Apennins.
, Subsp. Baudii CHAUD. 4- Alpes principales du Dauphiné, Alpes Graies
et Cottiennes ; dans la zone alpine et la zone supérieure des forêts.
Subsp. Guedcli Dev. -— Avant-chaîne calcaire du Dauphiné, au-dessus des
forêts. Grande-Chartreuse, montagne du Lans, etc.
Subsp. validiusculus CHAUD. -Alpes Cottiennes et Maritimes. L’ab. ve-
subianus J. DAN., à pattes rouges, avec le type. La var. mariiimus J. DAN.,
de petite taille, à reflets métalliques et apex du pénis très effîlé, se prend à la
Madone de Fenestre, au-dessus de Saint-Martin-Vésubie. La var. frigidus
J. DAN., au contraire de grande taille, noire sans reflet métallique, avec
l’apex pénien efîilé comme chez maritimus, est spéciale aux pentes du mont
Clapier. A
9. Oreophilus (s. str.) Alberti, s. sp. ; type : col de la Tour Lafond (Mus.
Paris). (
Fig. 282 i, j. — Espèce de la lignée de l’O. morio, mais cependant bien
différente par l’efface`ment du bourrelet marginal du pronotum et surtout
la conformation des fossettes basales où les deux impressions sont par-
ticulièrement distinctes, quoique enfoncées dans les fossettes. Forme plus
large, plus déprimée, les élytres plus parallèles, les stries peu profondes, les
38 et 59 interstries avec des pointes sétigères. Noir brillant, les pattes d’un
rouge vif, les antennes et les palpes rougeâtres.
A Dernier segment ventral du mâle avec une large fossette, comme chez
mario. Organe copulateur de même type; l’apex plus court (fig. 282 i),
le style droit très réduit.
Pyrénées. Ariège : col de la Tour Lafond, non loin du col de Port ; dans
les cascades des ruisseaux, avec le P. Sudrei DEV., un seul mâle (A. GAUDIN).
( Subgen. Calollterus CHAUDo1R
10. 0. (ûalopterus) Selmanni Durrscrmrn, 1812, Fna Austr., Il, 154 ;
type i Haute-Autriche.
Subsp. Prevosii DEJEAN, 1828, Spec. III, 364 ; type : Suisse. -—
SAINTE-CLA1RE DEVILLE, 1902, 616.-Ab. Duvali DEJEAN, 1828, l. c.,
365}- Ab. cupreoniiens VITURAT, 1901, L’Éch., XVII, 75.
Subsp. Mayeii SAINTE—CLAIRE DEviLLE, 1935, L’Ab., XXXV, 53 ;
. type : pic d’©urthizet.
Fig. 283 j, h. — Facile à reconnaître à l’absence de rebord basal aux
élytres et aux soies multiples du bord marginal du pronotum, Forme gé-
nérale étroite et allongée, la tête robuste, les élytres subparallèles, assez E
eonvexes, à sommet obtus.

SPHODRINI 837
Les sous—espèces se distinguent surtout par la chétotaxie de l’élytre.
1 ., Pronotum plus étroit en avant, les angles postérieurs plus émoussés et J
arrondis. Élytres à stries très fines, les points sétigères très petits,
manquant sur le 58 interstrie. . ................. subsp. Mayeti.
-— Pronotum à côtés moins arqués en avant, les angles postérieurs vifs, _
_   non émoussés. Élytres à stries plus nettes et points sétigères plus 2 · '
ros ..,.................................................... .
2. tlâoints sétigères plus nombreux sur les 3°, 5° et 7°iI1terstrieS. Tibias
souvent roussâtres .......................... subsp. Selmanni.
-— Points sétigères moins nombreux. Tibias noirs. . . subsp. Prevosli.
La forme typique occupe les Alpes orientales : Haute et Basse- Autriche,
St ie. · , . .
}SIubspà Prevosii DEJ. -—- Forme sylvatique et subalpine, répandue dans le
Jura, les avant-chaînes des Alpes de la Savoie du Diois et du Gapençais;
aussi dans les massifs de Belledone et de l’0isans.
La forme normale est vert bronzé. La var. cupreonitens Vrr. est cuivreuse,
l’ab. Duvali DEJ. noire. '
Subsp. M ayeli DEV. -— Aude : pic d’Ourthizet et forêt de Niave, près de
Belcaire.
Trib. SPHODBINI CASTELNAU L
Sphodridae CASTELNAU, 1834, Ét. ent., 78. —— Sphodrini BEDEL, 1881,
Fne Col. Bass. Seine, I, 102. —- JEANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV,
73. »
Différant des tribus précédentes surtout par les caractères de l’organe
copulateur, non déversé du côté gauche et, sauf chez Synuchus et Plaly-
derus, toujours muni d’un style droit très long, en forme de tige grêle aussi
longue que le pénis. Le style gauche porte un appendice membraneux.
Labium profondément échancré. Épipleures toujours simples, non
tordus, sans carène interne du champ radial visible de profil à leur extré-
mité apicale. Apophyse prosternale à partie abrupte comprimée et tran-
chante en arrière, entre les hanches antérieures.
Les Sphodrides vrais (Sphodrus, Laemoslhenes, Prisionychus, etc.) ont
un ligule membraneux dans l’orifice apical du pénis ; ce ligule manque
chez les Calaihus.
Les Sphodrini sont tous répartis dans les deux régions paléarctique
et néarctique. Il semble qu’il sera possible de les rattacher à certains
Ptérostichides de la région australienne, lorsque ceux-ci auront été revi-
sés.
TABLEAU DES GENRES
1. Pronotum large, transverse, à angles postérieurs toujours très,
. émoussés. Élytres avec des soies discales sur le 3°iI1terstrie. Tarsès ‘
glabres en dessus, très grêles, les quatre postérieurs avec le pre-
mier article sillonné sur les faces interne et externe ........... 2.

838 coLÉoPrÈnEs CARABIQUES
— Pronotum subcarré ou cordiforme, à angles postérieurs vifs, les
côtés sinués dans la moitié postérieure. Élytres sans soies discales. 5.
2. Ongles simples. Dent labiale simple. Bord antérieur du prono-
tum saillant. Saillie prosternale rebordée. Style droit très court,
en forme de petite palette sessile. Petite taille. ...............
............................... (p. 839). 119. Gen. Platyderus.
— Ongles fortement pectinés ................................ 3.
3. Saillie prosternale non rebordée. Dernier article des palpes la-
biaux très renflé, ovoîde et pubescent. Dent labiale bifide. Style
droit très court. Petite taille ........ (p. 840). 120. Gen. Synuchus.
— Saillie prosternale rebordée. Dernier article des palpes labiaux
simple, semblable à celui des palpes maxillaires. Style droit très
long, en forme de tige grêle, plus ou moins arquée, aussi longue
· que le pénis ............................................. 4.
4. Forme générale . oblongue, le pronotum relativement étroit.
Dent labiale simple. Espèces ailées, à métépisternes très allon-
gés .............................. (p. S50). 122. Gen. Dolichus-
—— Forme large et déprimée, le pronotum trapézoîde, à base large.
Dent labiale le plus souvent bifide'. . (p. 841). 121. Gen. Ualâithlls.
5. Tarses glabres en dessus, au plus avec quelques poils sur la par-
tie basale ou le milieu du premier article du métatarse ......... 6.
—— Tarses entièrement pubescents sur la face dorsale ............. 7.
6. Métatrochanters longuement acuminés. Tarses non strigueux en
dessus. Mésosternum avec une dent saillante au-devant des han-
ches intermédiaires. Espèce ailée, de très grande taille (20 à
40 mm.) ..................... (p. 852). 123. Gen. Sphodrus.
—- Métatrochanters à sommet mousse et obtus. Tarses strigueux
en dessus. Mésosternum sans dent au-devant des hanches inter-
médiaires. Métatibias sans brosses. Espèce aptère, dépigmentée
(long. 15 à 17 mm.) .......... (p. 853). 124. Gen. Sphodropsîs.
7. Métatibias sans brosse de poils sur la partie distale de la face in-
terne . ................................................... 8.
— Métatibias avec une brosse de poils courts et serrés (1), plus
ou moins étendue sur la partie distale de la face interne ..... 10.
8. Premier article du métatarse glabre en dessous, entre les deux
rangées d’épines ventrales ; les tarses robustes, à articles courts,
les 3e et 4% articles des postérieurs dilatés et bicornes. Mésoster-
num avec une dent saillante au-devant des hanches postérieures.
Ongles pectinés ............... (p. 856). 126. Gen. Cryptotrichus.
-— Premier article du métatarse pubescent en dessous, entre les deux
1. Très développée chez les Pristonychus, la brosse est réduite chez les Ceutiiospho-
drus, représentée alors par une pubescence plus dense de la partie apicale de la face
interne du métatibia.

PLATYDERUS 839,
rangées d’épines ventrales ; les tarses grêles, à articles allongés,
peu dilatés au sommet ................................... 9.
9 . Mésostemum avec une dent saillante au-devant des hanches inter- 9 9 9
médiaires .................. (p. 858). 127. Gen. Antisphodrlls.
— Mésosternum sans dent au-devant des hanches intermédiaires (1).
  ................... 1 (p. 854). 125.   Inomuwes.
10. Profémurs avec deux arêtes bordant la face ventraie, qui est
aplanie ; ces arêtes tranchantes ou crénelées, Pantérieure parfois
dentée, lapostérieure le plus souvent garnie d’une rangée de
soies ........................ (p. 865). 129. Gen. Ptîstollîvhüs.
——. Profémurs sans arêtes saillantes, la surface ventrale mal délimi-
tée et convexe. Pas de rangées de soies sur la partie postérieure
de la surface ventrale ....... (p. 859) 128. Gen. Ceuthosphodrus.
119. Gen. PLATYDERUS Srnrnnns
Plalyderus STEPHENs, 1828, Ill. Brit. Ent., I, 101; type : ruficollis MAR-
sHAM (Wnsrwooo, 1840, Gen. Syn., 2). — Lissotarsus Cnlxuoom,
1838, Bull. Mosc., XI, 10 ; type 1 depressus SEnv. (= ruficollis
MARSH.).
Fig. 284 c, d. — Faciès des Calaihus, mais les ongles simples, non pec-
tinés. Antennes grêles, pubescentes à partir du 49 article. Palpes à der-
nier article acuminé ; les labiaux dichètes. Dent du menton simple. Pro-
notum transverse, trapézoîde ; le bord antérieur saillant au miiieu, sinué
de chaque côté. Élytres un peu plus larges que le pronotum, la base re-
bordée, la striole basale courte, les épipleures simples. Stries fines, le -
39 interstrie avec trois soies discales ; une apicale à la terminaison de la
79 strie. Série ombiliquée : 6 + 11. Saillie prosternale rebordée. Mété-
pisternes un peu plus longs que larges. Tarses glabres, les ongles lisses.
Brachyptère ou aptère.
Organe copulateur avec le style droit très réduit, en forme de petite
palette arrondie sessile. _
Le genre comprend une quinzaine d’espèces dans la région méditerra-
néenne. l
1. Platyderus rllîicollis MARsHAM, 1802, Ent. Brit., 1., 456; type 5 Angle-
terre. — depressus SERVÃLLE, 1821, Fne fr., 37 ; type ; France. —
jugiccla FMRMMRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr.,I, 89 ; type :
Canigou. — dilaialus CHAUoo1n, 1866, Ann. Fr., 111 ; type : midi de
la France. _
1. 11 existe cependant une dent mésosternale, peu saillante, il est vrai, chez le L. ve- `
nustus, bien reconnaissable à ses stries élytrales crénelées.

840 coLÉoP·rÈREs cARAB1QUEs
Fig. 284 c, d. —— Long. 5,5 à 8 mm. Brun de poix, la bordure et la base
du pronotum rougeâtres, les antennes et les pattes testacé rougeâtre.
Tête·petite et lisse. Impressions basales du pronotum peu profondes,
linéaires, éparsement ponctuées. Élytres ovales, aplanis, les stries fines,
les externes plus superficielles ; interstries presque plans. e
Organe copulateur court et épais, l’apex obtus, très court (fig. 284 d).
Style gauche avec un lobe membraneux apical, le droit très petit.
Presque toute la France ; manque en Bretagne et au nord d’une ligne al-
lant d’Abbevi1le a Saint-Claude. Jura et Vosges. Corse. .
Europe occidentale. Grande-Bretagne et Irlande. Dans les forêts, sous les
pierres et les amas végétaux, surtout dans les montagnes.
BIOLOGIE. -— D’après Dumcn (1921, Ent. Bl., 145) un appareil stridula-
toire existe entre le Vertex et le bord antérieur du pronotum.
· /   ly
_ I, \ I /
ah 6.   aw ai- `\l_\ V
Fig. 284 a et b. Gen. Synuchus GYLL., organe copulateur et sommet du pénis du S.
nivalis PANZ., du port de Vénasque. ~
Fig. 285 c. et d. Gen. Platyderus STEPH., organe copulateur et sommet du penis du
P. ruficollis 1V[ARsn., de Lyon. _
120. Gen. SYNUCHUS GYLLENHAL
Synuchus GYLLENHAL, 1810, Ins. Suec. I, 77 ; type : nivalis PANZ. (WEsr—
wooo, 1840, Gen. Syn., 2). — Taphria DEJEAN, 1828, Spec. III, 84 ;
type : vivalis ILL. (= nivalis PANZ.).
Fig. 284 a, b. — Faciès des Calaihus, mais la saillie prosternale sans
rebord, les palpes labiaux de forme particulière.
Antennes fines, pubescentes à partir du 46 article. Dernier article du
palpe labial ovoïde, très renflé, à sommet mousse, sa surface pubescente ;
le palpe labial dichète. Dent du menton bifide. Pronotum un peu trans-
verse, avec une impression basale de chaque côté ; la soie postérieure avant
l’angle postérieur. Élytres ovales, assez convexes, les stries fines, les in-
terstries plans ; deux soies discales sur le 3** interstrie, la première près de
la base ; une apicale. Série ombiliquée : 6 -1- 1 + 6. Saillie prosternale
non rebordée. Métépisternes un peu plus longs que larges. Brachyptères.
Ongles pectinés. .
Organe copulateur peu arqué, l’apex très allongé. Style gauche sans

, cALATHUs 841
lobe membraneux,mais avec un fin liséré membraneux apical ; style droit
court, en forme de lame étroite à sommet arrondi (fig. 284 a).
Le genre renferme quelques espèces, la plupart localisées dansll'Asie
orientale, et la suivante :
l. Synuchllsnivnlis PANZER, 1797, Faun.*Germ., 37, n° 19 ; type t Alle- —
magne. — FAIRMAIRE et L.»xBoULBÈNE, 1854, Fne ent. fr., I, 73. —e
alpinus HEER, 1838, Fna Helv.,I,57 ; type : Suisse. — vivalis ILL1—
GER, 1798, Kâf. Preuss. 197 ; type: Allemagne. —— silvalis Mor-
SCHOULSKY, 1864.
Fig. 284 a, b. — Long. 6 à 8 mm. Brun de poix brillant, la bordure du
pronotum rougeâtre, les antennes et les pattes testacé rougeâtre. Pro-
notum plus large que long, un peu rétréci à la base, les côtés régulièrement
arqués. Élytres ovales, à épaules arrondies.
Organe copulateur peu arqué, le bulbe basal bien développé, l’apex
du pénis long, subparallèle, plus long que large, à sommet ovale et re-
troussé. Style droit plus court que le gauche. '
Toute la France, sauf la plaine méditerranéenne. Corse, dans les monta-
vnes.
U Surtout dans les forêts des régions montagneuses de l’Europe septentrio-
nale et moyenne, jusqu’à 1.300 m. ; Sibérie. Portugal ; îles Britanniques.
BIOLOGIE. —— Cette espèce est parasite des Balaninus (Col. Curculionides).
Les œufs sont déposés sur la ponte des Balaninus, dans les glands de chêne
tombés à terre ; un œuf dans chaque gland. La larve du Synuchus dévore les
excréments et exuvies de celle du charançon, puis la larve du charançon elle-
même ; nymphose dans le gland (BLUNcK, Syll. I, 34).
* 121. Gen. CALATHUS BONNELI V
Calalhus BoNELL1, 1801, Obs. ent., tab. syn. ; type : melanocephalus L.
(WESTWOOD, 1840, Gen. Syn., 2). — Amphigynus HAL1nAY, 1841,
Ent. 175 ; type : piceus Mlxnsn.
Subgen. Bedelinus RAGUSA, 1885, Nat. Sicil. IV, 125 ; type :cir·cum·
seplus GERM. — Bedelius GANGLBAUER, 1892. .
Fig. 285, 286. — Insectes de forme ovalaire, larges, déprimés. Antennes
pubescentes à partir du 48 article. Palpes plus grêles, leur dernier article
effilé mais tronqué à l’apex ; palpes labiaux dichètes. Pronotum trapé-
zoîde, non ou peu rétréci à la base ; deux soies, l’une avant le milieu des
côtés, l’autre sur l’angle postérieur. Élytres rebordés à la base, la striole
basale courte, les épipleures simples, le bord apical faiblement sinué. Des
soies discales sur le 3** interstrie, parfois aussi sur le 5** ;-une apicale au som-
met de la 78 strie. Série ombiliquée formée de nombreux fouets échelon-
nés le long de la 8** strie. Saillie prosternale rebordée. Métépisternes va-

842 coLÉoi>TÈREs CARABIQUES
riables, ponctués ou lisses, allongés ou courts, sans qu’il y ait unecorrélation
absolue entre leur allongement et la présence d’ailes. Des espèces ailées ont
les métépisternes courts et vice versa. Tarses glabres en dessus, les ongles
pectinés.
Protarse mâle avec les trois premiers articles dilatés, triangulaires et
déliés, avec double rangée ventrale de phanères adhésives. Par exception
les protarses mâles simples chez piceus MARsH.
Organe copulateur allongé, très peu arqué, à gros bulbe basal et partie
apicale du pénis longuement effilée. Orifiee apical très grand, symétrique,
non déversé ; lame apicale toujours très longue et étroite. Style gauche de
_ forme ovale, plus long que large, avec un petit lobe membraneux apical.
Style droit très long, effilé, presque aussi long que le pénis et terminé par
un crochet dorsal en hameçon, généralement aigu, parfois émoussé.
Le genre groupe près d’une centaine d’espèces dans les deux régions
paléarctique et néarctique. Les espèces européennes ont été récemment re-
visées par SCHATZMAYR (1937, Publ. Mus. enf. Pietro Rossi, 2, 1).
Les espèces se trouvent les unes dans les endroits secs, les autres en forêt ;
` elles sont occasionnellement phytophages à l’état d’imago, mais les larves
sont carnassières.
TABLEAU mas Esriacns
1 . Dent labiale simple ....................... Subgen. Bedelinus.
—- Dent labiale bifide .......................... Subgen. Calathlls.
Subgen. Bedelinus RAGUSA
1 . Brun de poix, avec une large bordure des quatre côtés du pronotum,
les antennes, les pattes et les palpes flaves. Pronotum peu trans-
verse, un peu rétréci à la base, plus étroit que les élytres. Métépis-
ternes plus longs que larges, lisses. Ailé. Long. 11 à 13 mm. ......
...........................,............. 1. circumseptus.
Subgen. Calaihus, s. str.
1 . Métépisternes plus ou moins longs et lisses. Surface basale du prono-
tum lisse, Pimpression interne linéaire, superficielle et lisse. Élytres
avec 2 ou 3 soies discales sur le 3¤ interstrie. Espèces souvent
ailées. Brun de poix ....................................... 2.
— Métépisternes courts etponctués. Surface basale du pronotum ponc-
tuée, les impressions confuses. Angles postérieurs du pronotum
droits, un peu émoussés. Élytres avec 10 à 15 soies discales contre
la 3€ strie. Espèces aptères, noires, de taille supérieure à 10 mm. S.
2. Angles postérieurs du pronotum droits ....................... 3.
— Angles postérieurs du pronotum arrondis, très émoussés. Angles
huméraux des élytres non dentés .................... , ....... 5.

canxrnus 843
3 . Pronotum transverse, ses côtés divergents et arqués en arrière, la
. base large. Angles huméraux des élytres non dentés. Assez con-
vexe. Ailé. Long. 8 à 12 mm.... ................. 1 - 6. umbiglllls. i
—— Pronotum subcarré, ses côtés subparallèles dans l·a moitié posté-
rieure, la base guère plus large que le bord antérieur. Angles humé—
raux dentés. Métépisternes un peu plus larges que longs, peu ré-
trécis en arrière ........................................... 4 . W
4. Côtés du pronotum longuement sinués dans la moitié postérieure.
Élytres plus étroits, à disque plan. Antennes et pattes rougeâtres.
Ailé. Long. 8 à 12 mm ............................ 7. erratns.
·—— Côtés du pronotum non sinués en arrière. Élytres plus larges, leurs
côtés plus arqués, le disque plus convexe. Antennes rougeâtres,
pattes brunes. Aptère. Long. 8 à 12 mm. ....... 8. asturiensis.
5. Pronotum petit, à côtés très arqués et angles postérieurs tout à
fait effacés. Élytres amples. Protarse mâle simple, semblable à
celui des femelles. Brun de poix uniforme, peu brillant. Aptère ;
les métépisternes courts, pas plus longs que larges. Long. 9 à
12 mm ...............,............................ 5. pieeus.
—- Pronotum à côtés peu arqués, les angles postérieurs marqués
quoique arrondis. Protarse mâle avec ses trois premiers articles
dilatés .................................................... 6.
6. Pronotum étroit, pas plus large que long, ses côtés subparllèles ;
fossettes basales larges, les angles postérieurs explanés et soulevés.
Métépisternes courts, à peine plus longs que larges, peu rétrécis
en arrière. Brun de poix uniforme. Aptère. Long. 7 à 8 mm ......
............................................ . 4. micropterus.
-—-Pronotum transverse, ses côtés plus arrondis en arrière, les fos-
settes basales réduites, les parties latérales de la base convexes
devant les angles postérieurs ................................ 7.
7. Métépisternes très allongés, presque deux fois aussi, longs que
larges en avant, très rétrécis en arrière. Brun de poix brillant,
les pattes pâles. Ailé. Long. 6 à 9 mm .............. 2. mollis.
—— Métépisternes courts, à peine plus longs que larges, peu rétrécis
en arrière. Brun de poix, ordinairement avec le pronotum rou- .
geâtre, la tête noire ; pattes pâles. Ailé. Long. 6 à S mm. .........
.......................................... 3. melanoeephalus.
8. Pronotum aussi long que large, ses côtés nullement arqués dans
la moitié postérieure. Élytres ovales, à disqueplan ; des soies
discales (10 à 15) le long de la 3*3 strie ;,3l.lCl1B6 soie sur la 7*. Mété-
pisternes très courts, plus larges que longs. Noir, souvent à reflets
verdâtres, les élytres des femelles mats ; antennes rougeâtres,
I pattes brunes. Aptère. Long. 10 à 14 mm. ..... . .. . 9. lllctlloslls.
-— Pronotum un peu plus large que long, ses côtés arqués dans la
partie postérieure. Élytres ovales, plus larges, très plans ; des soies

844 co1.ÉoPrÈaEs CARABIQUES
discales sur la 5° et la 7** strie. Métépisternes moins courts, un peu
plus longs que larges. Noir, la base des antennes rougeâtre, les
pattes noires, parfois rougeâtres. Aptère. Long. 10 à 15 mm ....
............................................... 10. îuscipes.
Subgen. Bedelinus RAGUSA
l . C. (Bedelinus) circumseptlls GERMAR, 1824, Ins. Spec. nov., 15; type :
France méridionale. — FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, 71. —— lim-
baius DEJEAN, 1828, Spec. III, 72 ; type : Espagne.
Fig. 285 a, b. —— Brun de poix, le pronotum bordé de flave, les pattes
pâles. Pronotum subcarré, ses angles postérieurs arrondis. Élytres sans
dent saillante à l’épaule, les interstries plans, le 3** avec deux soies discales.
Organe copulateur peu arqué, la partie apicale du pénis peu à peu atté-
nuée et infléchie, l’apex symétrique, assez court, large et arrondi (fig. 285 b).
Style gauche atténué au sommet dont toute la largeur est occupée par le
lobe membraneux. Chez les Calaihus s. str., ce lobe s’insère sur la moitié
ventrale du bord apical du style. Style droit large à la base, effilé dans sa
partie apicale et terminé par un fort crochet à pointe, aiguë.
Plaine méditerranéenne et bordure des Pyrénées. Corse.
Péninsule Ibérique ; Corse et Sardaigne ; Sicile ; île de Pantellaria ; Dal-
matie. Tout le nord de l’Afrique, du Maroc à la Tunisie.
Subgen. Calathus, s. str.
2. Calathus (s. str.) mollis MA1>isHAM, 1802, Ent. Brit. I, 456 ; type : An-
gleterre. — FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, 72. — SCHATZMAYR,
1937, Publ. Mus. P. Rossi, 2, 37. (
Var. eryihroderus GAUTIER mas COTTES, 1869, Mitt. Schw. Ges., III,
131 ; type : Sicile. — ruficollis GAUUER mas CoTrEs, 1868, l. c., II,
323 (nec DEJEAN). — Pécoudi SIRGUEY, 1928, Misc. ent., XXXI, 70 ;
type : Saint-Jean-de—Monts.
Fig. 286 c, d. —— Bien distinct du melanocephalus par la longueur des
métépisternes, deux fois aussi longs que larges en avant, et très rétrécis.
Le pronotum est plus étroit. Ailé.
Organe copulateur court, peu arqué, l’apex du pénis sinué, vu de profil
(fig. 286 0}, la lame apicale étroite, allongée, avec l’extrémité dilatée,
arrondie et un peu saillante du côté droit lorsqu’on l’examine par sa face
dorsale (fig. 286 d). Style droit très atténué dans sa partie apicale, le
crochet aigu.
La forme typique est brune, avec le pronotum concolore, les élytres bril-
lants chez le mâle, mats chez les femelles. La forme eryîhroderus a le pro-
notum rouge, comme le melanocephalus typique.
Espèce commune dans les sables maritimes et sur les rives sablonneuses

cALArHUs 845
des fleuves côtiers du Languedoc. Corse. Rare dans 1’intérieur des terres.
La var. eryihrodcrus est commune à Saint-Jean—de—M0nts, en Vendée (Sia-
Grrv). ( (
1 ~M‘aje1n·e partie de l'Europe; îles Britanniques. Région méditerranéenne ;
Syrie et Asie occidentale. Remplacé aux Açores par d’autres espèces.
, · _ ·   \
, 7 A
( // / ( î I
 ce  
à' §T._`.- , 4 ' . l Mah]
?\ ` ` * (
à f -9  /  \ ·.
6.    [ ·  
n
` 1 ;,_ è `\.,.1_/
Fig. 285. Gen. Calaihus BoN., organes copulateurs, de profil, avec le style droit lvu par
la face droite, et sommets des pénis, face dorsale ( ><28). — ci. et b., C'. (Bcdelinus)
circumscpius GERM., de Rognac. — c. et d., C. (s. str.) fuscipes GOEZE, de Gudmont.
— e et f., C. (s. str.) luctuosus LATR., de Ria. — g., h. et ‘i., C. (s. str.) erratus
SAHLB., de Briançon.
3. Calathus (s. str.) melanocephalus LINNÉ, 1758, Syst. Nat., 10** éd.,
415. ——— FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, 72. — S<:HA·rzMAYR,
1937, 40. —par·isiensis GAUTIER DES COTTES, 1867, Mitt. Schw. Ges.,
II, 191 ; type : Saint—©uen. —ar·m0r·icus HOULBERT, 1909, Fne ent. '
armor. I, 234 ; type : Loire—Inférieure.
Var. ochropierus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 124 ; type :
Schneeberg (Wien). — obscuricollis CHAUDOIR, 1837, Bull. Mosc. X,
22; type : Piémont. — pa isiensis 6 GAUTIER DES C·0T·1·Es, 1867, l. c.
191. — Barlhei PUEL, 1939, Notes Carab., Misc., XXXIX, 230 ;
type :Camargue. —— camarguensis PUEL, 1939, 1. c., 231 ; type:
Camargue.
Subsp. larsalis J. SAHLBERG, 1874, Not. F. Fl. Fenn. XIV, 114 ;
type : Laponie.
Subsp. alpinus DEJEAN, 1828, Spec. III, 82 ; type C Judenburg. —~
noricus K. et J. DANIEL, 1891, Col. St. I, 60 ; type : Carinthie.
JEANNEL 54

846 COLÉOPTÈRES cARAB1QUEs
Fig. 286 a, b. -— Plus large que le précédent, les côtés du pronotum plus
arrondis, les métépisternes plus courts et moins rétrécis en arrière. Ailé.
Organe copulateur peu différent de celui de mollis ; le pénis est plus
arqué, la lame apicale plus courte et symétriquement dilatée (fig. 286 b).
Style droit un peu arqué.
Espèce généralement confondue avec le C. mollis, par exemple par PUEL
dans son étude récente sur les Calafhus de France (Misc. XXXIX, 1938,
hors-texte du no 12).
1. Tête noire ; pronotum et mésoépimeres rouges, les pattes pâles; ély-
tres bruns, brillants chez le mâle, mats chez la femelle. Stries plus
profondes ...................................... Forma lypica.
—— Tête noire, pronotum brunâtre, comme les élytres ; pattes pâles, avec
les tarses rembrunis ........................................  
2. Stries fortes, comme chez la forme typique ...... var. ochropterus.
-— Stries très fines, petite taille .................,............... 3.
3. Élytres brillants chez le mâle, mats chez la femelle. . . subsp. tarsalis.
— Élytres brillants dans les deux sexes ............. subsp. alpinus.
Toute la France et la Corse. Commun partout dans toute l’Europe et la
région méditerranéenne ; fréquent au pied des Vcrbascum.
0n'l’a observé dans les aspergières ou les melonn·ieres(P. LESNE), se nour-
rissant de matières végétales. _
La forme typique est la plus répandue ; la var. ochroptcrus est une muta-
tion qui se produit un peu partout et areçu sans raison des noms divers.
La subsp. tarsalis, d’après SCHATZMAYR, serait une forme boréo-alpine,
répandue en Laponie, mais avec une colonie isolée sur le Petit Saint-Bernard,
en Savoie.
La forme alpinus enfin est une race de montagne, qui occupe les Alpes
et les Carpathes, les monts de l’Auvergne et les Pyrénées.
4. Calathus (s. str.) micropterus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. ll, 123 ;
type : Autriche. — FMRMMRE et LABOULBÈNE, 1854, 72. —— SCHATZ-
MAYR, 1937, 36. ——— glabripennis STURM, 1824, D. Ins. V, 118 ; type I
Allemagne. — clongaius DEJEAN, 1828, Spec. III, 76 ; type 2 Carls-
ruhe. — microcephalus DEJEAN, 1828, l. c., 78.
Fig. 286 e, f. --— Brun de poix, la bordure du pronotum et les épipleures
roussâtres ; antennes et pattes flaves. Distinct des précédents par son
pronotum rétréci à la base, ses élytres plus arrondis et ses métépisternes
plus courts. Aptère.
Organe copulateur proportionnellement plus grand, l’apex très effilé,
en tige longue et étroite, terminée par un renflement arrondi, un peu
asymétrique (fig. 286 f). Style droit très atténué au sommet, son crochet
émoussé et arrondi.
Vosges ; Jura ; toutes les Alpes ; Cévennes z mont Pilat.
Europe septentrionale et moyenne, surtout dans les · montagnes. Iles
Britanniques.

cALA*rHUs ' 847
5. Calathus (s. str.) pioeus MARSHAM, 1802, Ent. Brit. I, 444 ; type : Angle- .
terre. — FMRMMRE et LAB0ULBÈNE, 1854, 72. —— roiundicollis DE-
JEAN, 1828, Spec. III, 75 ; type : France. -—— unguslalus RAMBUR,
` 1838 ; type : Andalousie. — roiundaius J. DUVAL, 1857 ; type : Por-
tugal.
 
_ Il
‘   ( ‘ i \ \
. lt ;   Il"   l [I"
_ ` 4 ·~`_u__. 0 l ·
· \ "·— - ài Il \ (l
.. \ ç Iii A
` ~   .·.r' â
' 9**** , ` .
' J4; /__.i..l. _? _>
\ , .1 ` ’
8* ’     ,9
‘n_ rif 
¤> .
& È   i _ Y.
A \ I ( "
L. · ( W li (  
'-/_ (,( _|`, A Il |·.
· 1 ~l J. · » i
ij,. _ ,:l*· *·*J·‘·· 
Fig. 286. Gen. Calathus BoN., organes copulateurs, de profil, avec le style droit vu
par la face droite, et sommets des pénis, face dorsale ( >< 28). —- a. et b., C. (s. str.)
melunocephalus L., de Champignolles. — c. et d., C. (s. str.) mollis Mansn., de Vendée.
— e. et f., C. (s. str.) micropterus Dunrs., de la Forêt Noire. -— g. et h., C. (s. str.)
· ` ambiguus PAYK., de Paris. — i. et j., C. (s. str.) asiuriensisVU1LL., du col de Barce-
leco. — k. et l., C. (s. str.) piceus Mnnsn., de Mortain. ,
Fig. 286 k, l. — Espèce bien tranchée par son pronotum étroit, petit,
à angles très arrondis, et l’absence de différences sexuelles aux protarses.
On a voulu en faire le type d’un sous-genre particulier, ce qui ne me semble
pas justifié. ' ` _'
Organe copulateur peu arqué, le bulbe. basal, volumineux,_1’apex du
pénis très aplati et atténué, un peu infléchi; lame apicale longue et étroite,
dilatée et arrondie à l’extrémité. Style droit très effilé', à crochet aigu.
Espèce atlantique, répandue dans l’ouest de la France. Ellevnianque à

848 i coLÉo1>TÈREs CARABIQUES
A l’est de Paris, à partir de la Champagne crétacée, à 1’est de la Saône et du
Rhône, ainsi que dans toute la plaine méditerranéenne.
Péninsule Ibérique ; îles Britanniques. Sporadique dans l’Eu1·ope centrale.
6. Calathus (s. str.)ambiguus PAYKULL, 1790, Mon. Car. Suec., 130; type:
Suède. — FAIRMAIRE et LABoUx.BÈNE, 1854, 71. — ruîipes FABR1-
c1Us, 1792 Ent. Syst., I, 138. ...fuscus FABRICIUS, 1792, Syst. Ent.,
1, 158. —~ fardus FABRICIUS, 1801, Syst. El., I, 194. -— rufangulus
MARsHAM, 1802, Ent. Brit. I, 441. `
Fig. 286 g, h. —— Large et convexe ; brun de poix, la bordure du prono-
tum roussâtre, les pattes et les antennes pâles. Pronotum a base large,
les angles postérieurs vifs ; fossettes basales obsolètes. Ailé.
Organe copulateur très allongé, peu arqué, l’apex sinué, vu de profil ;
lame apicale de même forme que chez picews, mais plus courte, l’extrémité
plus ovale. Style droit en lame régulière, peu rétrécie dans sa partie api-
cale, le crochet apical émoussé et arrondi (fig. 286 g). La forme du style
droit isole cette espèce de toutes les autres.
' Presque toute la France, mais surtoutcommun dans les dunesdu littoral de V
l’Atlantique. On trouve à Saint-Jean-de-Monts (Vendée) une var. rufus
SIRGUEY remarquable par sa coloration : la bordure du pronotum et les ély-
tres sont dépigmentés, d’un testacé rougeâtre uniforme.
Europe méditerranéenne et occidentale ; Grande-Bretagne. Toujours com-
mun, dans les terrains incultes et sablonneux.
7. Calathus (s. str. ) erratus C. H. SAHLBERG, 1827, Diss. Fenn. I, 240. —
( flavipes DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. ll, 122 (nec Founcnov). —-
crocopus STEPHENS, 1828. —— Lasserrei HEER, 1838, Fna Helv. I, 55.
Fig. 285 g, h, i. —~ Différent du précédent par la forme de son prono-
tum, rétréci à la base, avec les côtés nettement sinués dans la partie pos-
térieure. Espèce ailée, noire, les élytres brillants chez les mâles, mats chez
les femelles.
Organe copulateur à partie apicale atténuée, droite, non infléchie.
L’apex brusquement rétréci puis dilaté et lancéolé, et parfaitement symé-
trique (fig. 285 i). Style droit étroit à la base, dilaté puis atténué au
sommet, son crochet peu courbé et mousse (fig. 285 h).
Toute la France, sous les pierres ou les troncs d’arbre abattus, en ter-
rains sableux.
Assez commun dans toute l’Europe et la Sibérie.
8. Calathus (s. str.) asturiensis Vurnteaov, 1866, Ann. Fr., 347; type :
Reinosa. ——~ bipunclaius GAUTIER mas Corrias, 1867, Mitt. Schw.
Ges., ll, 188 ; type : Galice.
Fig. 286 i, j. —-— Voisin de l’erralus, dont il n’est peut-être qu’une race

camxrnus 849 A,
géographique. Le pronotum a ses côtés rectilignes en arrière, non sinués. .
Même coloration. Métépisternes un peu plus courts. Aptère. '
Organe copulateur de même type, mais différent par plusieurs carac- 1
tères : l’apex est infléchi et plus allongé (fig. 286 i, j) ; le style droit est
large à la base, peu à peu atténué et terminé par une dilatation triangu-
laire à pointe aiguë et dent rétrograde émoussée.
Pyrénées occidentales. Basses-Pyrénées : col de Barceleco (MASCARAUX).
Répandu dans toute la chaîne cantabrique.
9. Calalihus (s. str.) luctuoslls LATREILLE, 1804, Hist. Nat. Ins. VIII,
363. — gallicus FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr., I, 71 ;
type 2 Fontainebleau.
Subsp. pyrenaeus SCHATZMAYR, 1937, Publ. Mus. P. Rossi, 2, ll ;
type : Andorre. —— Colasi PUEL, 1938, Notes sur les Carab., Misc.
XXXIX, hors-texte, 223 ; type : forêt d’Iraty.
Fig. 285 e, f. —— Noir profond, les élytres souvent avec un léger reflet
verdâtre, mats chez les femelles ; premier article des antennes rougeâtre,
le reste de l’antenne et les pattes brunâtres. Facile à reconnaître à sa taille ,
(10 à 13 mm.), à la ponctuation de la surface basale du pronotum et à la
rangée de 10 à 15 soies discales le long de la 3** strie. Métépisternes très
courts, plus larges que longs.
Organe copulateur volumineux, peu arqué, un peu bossu ; l’apex du
pénis atténué et infléchi (fig. 285 e), long et étroit, terminé en pointe
mousse. Deux ligules chitinisés à l’orifice apical. Style droit très large à
la base, lamelleux, atténué au sommet, le crochet apical très émoussé
(fig. 285 e).
Sporadique dans le nord de la France : Alsace ; Fontainebleau ; forêts de
l’Oise ; Granville; Massif Central et plaines du centre ; sud—ouest et chaîne
pyrénéenne. Il paraît manquer dans l’extrême nord, en Bretagne, ainsi que
dans les Alpes et la Provence. Il recherche les bois de pins.
Aussi dans la péninsule 'Ibérique.
La subsp. pyrcnaeus ScnA·rzM., caractérisée surtout par sa petite taille et
ses fossettes basales peu accusées, occupe les Pyrénées centrales et les Basses-
Pyrénées : col de Barceleco (MASCARAUX).
10. Ualathus (s. str.) fllscipes GOEzE, 1777, Ent. Beytr. I, 666. ——— cisle-
loides PANzEa, 1793, Fauna Germ. II, 12. — leponinus Founcaox,
1785, Ent. Paris., 55. — frigidus FABRICIUS, 1801, Syst. El., I, 189.
— lalus BRULLÉ, 1834, Hist. nat. Ins. IV, 304. —- FAIRMMRE et LA-
BoU1.BÈNE, 1854, 70.
Var. imilalor SCHATZMAYR, 1937, Publ. Mus. P. Rossi, 2, 25 ;
type : Bourg·Madame.
Subsp. laius SERVILLE, 1821, Fne fr., 35 ; type : midi de la France.

850 coLÉoPTÈ1=xEs CARABIQUES
. ··· punciipermis GERMAR, 1824, Ins. Spec. nov., 13 ; type : midi de
la France. ~— signaiicornis CHAUDo11>., 1863.
Fig. 285 c, d. -— Bien distinct du précédent par la présence de soies dis-
_ cales sur le 58 interstrie; le 38 porte aussi une rangée de soies nombreuses,
. alignées contre la 38 strie. Aptère. Métépisternes un peu plus longs que
larges.
Organe copulateur de même type que celui de lupiuosus, mais avec
l’apex bien plus effilé, le style droit très atténué dans sa partie apicale,
son crochet très petit. ·
Toute la France et la Corse. Très commun.
Dans les Pyrénées,àBourg-Madame, se trouvent des individus sans soies
sur le 58 interstrie (var. imitator ScnA'rzM.).
La subsp. latus est une race de grande taille (14 à 15 mm.), à pronotum
plus élargi à la base et plus fortement ponctué sur la surface basale ; les stries
des élytres sont plus nettement ponctuées. Ijorgane copulateur est semblable
à celui de la forme typique. La race latus remplace le type dans lesrégions
chaudes du midi de _la France et la Corse.
Toute 1’Europe et la région méditerranéenne.
Signalé plusieurs fois comme phytophage, dévorant des céréales, des
semences d*arbres.r Lnsms lavumangrer des côtes de melons; on l’a trouvé à
l’état de nymphe dans ungland de chêne où s’était développé un Balaniizus
(Bwwcx, Syll. I, 33.)
122. Gen. DOLIGHUS BONELLI
Dolichus BONELLI, 1810, Obs. ent., tab. syn. ; type : halensis SCHALL.
— JEANNEL, 1937, Rev.· fr. Ent., IV, 75.
Distinct de Calaihus par ses métépisternes très allongés, la présence
d’ailes et la forme des articles du protarse des mâles. L’apex du pénis est
d’un autre type. ,
Fig. 287. -— Antennes grêles, pubescentes à partir du 48 article. Dernier
article des palpes non acuminé, tronqué à son sommet. Dent labiale simple.
Pronotum un peu plus long que large, subcarré, à côtés arqués et rétréciS
a la base, les angles très arrondis ; une seule impression basale, très large
et rugueusement ponctuée. Élytres oblongs, peu convexes, rebordés à la
base ; épaules effacées ; stries fines, les interstries plans. Bord apical pro-
fondément sinué, les épipleures simples. Deux soies discales sur le 38 inter-
strie, près de la 28 strie ; une soie apicale sur la 78. Série ombiliquée for-
mée de fouets nombreux échelonnés le long de la 88 strie ; les trois pre-
miers serrés à l’épaule. Saillie prosternale à surface ogivale, nettement
rebordée. Métépisternes deux fois aussi longs que larges, fortement ponc-
tués.
Protarse mâle avec le premier article triangulaire, très allongé, les deux
. suivants plus courts et carrés.

` nomciws 851
Organe copulateur épais, peu arqué, le bulbe basal bien développé, la
partie apicale du pénis atténuée et crochue; l’apex bifide, montrant la
trace de deux lobes entrecroisés. Styletdroit en forme de tige comprimée,
étroite, arquée, aussi longue que le pénis, à sommet mousse.
Genre représenté en Asie par plusieurs espèces dont l’une s’étend vers
l’ouest dans toute l’Europe. U L
l
, \
/ } r) l
W   J;   6-
Fig. 287. Gen. Dolichus Boiv. —— a., organe copulateur du D. halensis SCHALL., de
Transylvanie. — b., sommet du pénis, face dorsale.
· 1. Dolichus halensis SCHALLER,1783,N3t. Ges. Halle,I, 317; type: Alle-
magne. —— FAIRMAIBE et LABOULBÈNE, 1854, 73. — eryihronoius
D.—TonRE, 1877. '
Var. flavicornis FABRICIUS, 1787, Mant. Ins. 1, 199. —— nigripennis
GISTL, 1857. — dispar Pic, 1895, L’Éch., XI, 106 ; type : Lyon. ~
Fig. 287. — Long. 18 à 20 mm. Brun de poix brillant, mat sur les élytres
qui sont très fortement alutacés ; bords du pronotum et le plus souvent
une large tache suturale sur la moitié antérieure des élytres d’un rouge tes-
tacé ; le front avec une double macule flave sur l’aire cérébrale ; antennes,
palpes et pattes flaves. Pronotum plus long que large, rétréci à la base, les
fossettes basales très larges et rugueuses. Élytres déprimés, longs et ova 'es.
Pattes longues.
Coloration variable. Des variétés à pronotum rouge et élytres bruns se
trouvent en Asie. En France se trouve surtout la forme typique, bien plus
rarement la mutation flavicornis, à élytres bruns, sans tache suturale
rouge.
Organe copulateur : fig. 287.
Sporadique en France, où il aété signalé d’A1sace, des Vosges, des environs
de Lyon et de Grenoble, de la Lozère, des plaines du Languedoc : Toulouse,
et des Pyrénées-Orientales. . -
Toute la région paléarctique dans la zone moyenne. N’existe pas dans les
îles Britanniques. Beaucoup plus abondant au Japon et dans la Chine, où sa
distribution est continue, il paraît bien s’être propagé de l’Asie vers l’ouest,
dans la zone des steppes.

8,52 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
123. Gen. SPHODRUS CLAIRVILLE
Sphodrus CLAIRVILLE, 1806, Ent. Helv. I1, p. 86; type : planus F., = leu-
cophihalmus L. — JEANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 81.
Antennes pubescentes à partir du 46 article. Dernier article des palpes
tronqué au sommet, celui des maxillaires plus court que l’avant-dernier ;
palpes labiaux dichètes. Dent du menton bifide. Pronotum cordiforme,
ses deux soies, antérieure et postérieure, présentes. Élytres rebordés à la
base, les stries fines, la striole basale présente, les épipleures simples. Série
ombiliquée nombreuse. Métatrochanters longuement acuminés. Les tarses
glabres en dessus, sauf le premier article du métatarse qui porte quelques
poils sur sa partie basale ;les méso— et métatarses sillonnés sur la face
externe. Protarse avec trois articles dilatés et garnis en dessous de doubles
rangées de phanères adhésives.
Organe copulateur peu arqué, l’apex du pénis atténué, droit. Style
gauche oblong, avec un large lobe membraneux apical. Style droit en
lame étroite, comprimée, presque aussi longue que le pénis, à sommet
mousse.
BDVING et CRAIGHEAD (1931, Ill. Syn., p. 22) assignent à la larve du Spho-
drzzs des caractères étranges ne répondant pas à la réalité. La véritable larve
du S. lcucophthalmus a été décrite par BOLDORI (1934, Bull. Ii. LXVI, 102);
elle_a bien deux ongles et est du même type que celles des autres Sphodrini
connus (voir ci—dessus, p. 732, fig. 252).
Le genre a été fondé pour le leucophihalmus d’Europe. Les S. indus
CHAUD. (Inde) et puncialus LAP. (Guinée) en sont peu distincts.
1. Sphodrus leucophthalmus Lmmâ, 1758, Syst. Nat., 10e éd., 413. —
FMBMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 68. ——— JEANNEL, 1937, 84. —
planus Fabricius, 1792, Ent. Syst. I, 133.
Très grande espèce (20 à 40 mm.) d’un brun de poix peu brillant. Pro-
notum à peine plus large que long, ses côtés sinués en arrière, les angles
postérieurs droits et vifs ; gouttière large, l’impression basale peu pro-
' fonde. Élytres oblongs, élargis en arrière, l’apex atténué ; stries finement
ponctuées, les interstries plans. Mésosternum avec un tubercule au-de-
vant des hanches intermédiaires.
Toute la France et la Corse, principalement dans les lieux habités, les ca-
ves et les celliers. `
Répandu dans toute l’Europe et la région méditerranéenne. Iles Britan-
niques. Iles Canaries et Salvages.

svuonaorsrs 853
V 124. Gen. SPHODROPSIS Snmnrrz
Sphodropsis SEIDLITZ, 1887, Fauna Balt., 2° éd., Art., 33 ; type : Ghilianii
I SCHAUM. — JIEANNEL, 1937, Rev. fr. d'Ent., IV, 82.
_ _ ~ q Fig. 288 b, c. — Diffère de Spho-
drug par la taille moindre des es-
I pèces et leur aspect général plus
‘ svelte et délié. Le 3** article des
antennes est plus court que les 4e
et 56 ensemble, au lieu d’être plus
    long. Métépisternes courts, les es-
  ,_,    pèces aptères. Trochanters à som-
   4 <.r.   met mousse. Tarses glabres en
J i 5},, dessus, les articles strigueux,
'   c’est—à-dire sculptés de sillons
5   longitudinaux. Premier article du
2 _,   métatarse pubescent en dessous,
I   ' pg. entre les deux rangées marginales
      ( de soies épineuses.
  »   Organe copulateur de même
  Ã  j' 4 type que celui des Sphodrus,
  L  , — 4 l’apex du pénis atténué et termi-
fl 4 c. M A né par un épaississement plus ou '
    moins prononcé. Style droit sem-
`," / " blable à celui des Sphodrus, sa
w _ _. p pointe mousse.
W 4 Une description de la larve du S.
V4 I fg Ghilianii aété donnée par XAMBEU
de  " 5_   (1907, Ann. Gen., XLIII, 324).
  ' V Le genre groupe une série d’es-
_   » ,'§ , pèces lucicoles de l’Asie centrale
à   et occidentale et une espèce ca-
;`   vernicole des Alpes occidentales.
, ,/'$
/_,__  , . 1. Sphodropsis Ghilizmii Scrnwm,
    4 1858,Naturg. Ins. D., Col. I,
A 4 ' 383 ;type:Certosa di Pesio.-—
Fig. 288 a. Métatibia muni d’une brosse BINAGHI, 1939, MBm· It"
et métatarse pubescent d.’un Pristony- XVIII, 177. — glyplomerus
"h"s· ”” bu métamfia droit °t sans . Crnxunorn 1859 Stett. ent.
brosse, métatarse stugueux en dessus ’ ’
_ du Sphodroides Ghilianii SCHAUM.·—6., Zllgï, 127·
premier article du métatarse du Spho- Van düaiafus SCHAUpUS5’
"’°"‘”· 1865, isis, 136 ; type ; « Alpi
mer ».

· 854 COLÉOPTÈRES CAHABIQUES
Subsp. Bucheii Ocns, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 62 ; type : Peïra-
Cava. ——— JEANNEL, 1937, 83.
Fig. 288 b, c. #- Long. 15 à 18 mm. Aptère, dépigmenté, testacé rou-
geâtre brillant. Yeux réduits, mais pigmentés, non saillants. Pronotum
cordiforme et plus long que large, ses côtés profondément sinués, les
angles postérieurs plus ou moins aigus. Élytres oblongs, assez convexes,
élargis après le milieu ;stries fines.
L’espèce est très variable. La base du pronotum est aussi large que le
bord antérieur chez les individus typiques ; le pronotum est au contraire
plus cordiforme, avec ses côtés plus arrondis en avant, plus rétrécis en
arrière chez les exemplaires répondant à la var. dilaiaius SCHAUF., toujours
· de grande taille et à élytres amples.
Alpes occidentales. La forme typique occupe les grottes des Alpes mariti-
mes italiennes, a l’est de la vallée de la Roya, et le versant italien du mont
Viso. Elle doit sans doute se trouver aussi en France. .
La race Bucheli Ocus est une forme de grande taille, a angles postérieurs
du pronotum non saillants en dehors et élytres plus parallèles ; elle se trouve
dans la forêt de Peira—Cava, dans les grottes et sous les grosses pierres en
forêt.
D’autre part, le S. Ghilianii est représenté en Italie par deux autres races
bien individualisées et présentant des différences dans la forme de l’apex
du pénis ; ce sont les races grajus JEANN. (Alpes Graies) et Caprai Bm.
(Alpes Pennines) (BINAGHI, 1939, 1. c. 182).‘
125. Gen. LAEMOSTHENES SCHAUFUSS (1)
Laemosthenes Scriauruss, 1865, Isis, 121 ; type : complanalus DEJ. ——
Laemosienus BoNELL1, 1810, Obs. ent., tab. syn. (nom. nudum). ——
JEANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 84. _
1. Laemoslenus Bowntu doit être abandonné comme nomen nudum, parce qu’il a été
fonde sur une espèce restée in liitcris jusqu’en 1828, donc sans valeur pour le tableau
synoptique de Boi~u~2L1.1.
DEJEAN (1828, Spec. 111, 60) indique formellement que BONELLI avait fondé son
genre Laemosîenus sur le coeruleus BONELLI (in litt.), synonyme du Sphodrus venusîus
C1.Amv1Lr.E. Tous les auteurs, jusqu’a Vépoque actuelle, ont toujours attribué cette
espèce venusïus a CLAIRVILLE (1806, Ent. Helv. 11), précisant même qu’elle est dé-
crite à la page 87 ; venustus pouvait ainsi être tenu pour le type du genre Laemoslenus
BoNEr.Lr, qui se trouvait donc valable.
Malheureusement, on cherchera en vain la moindre allusion à un Sphodrus venusius
a la page 87 du tome Il de l’ « Entomologie Helvétique », ainsi d’ailleurs que dans n’im-
porte quelle autre partie de l’ouvrage. L’attribution du venusius à CLAIRVILLE a été
reproduite sans contrôle par tous les catalogues, mais en réalité l’espèce doit appartenir
à DEJEAN (1828, p. 60). Il s’ensuit que Laemostenus est un nomen nudum, comme Fem-
nia Lyra., car il n‘a pas de génotype. Il faut Pabandonner et prendre à sa place Laemo-
sihenes Scrmuruss, dont la diagnose s’applique exactement à l’espèce eomplanaîus
DEJ., citée en deuxième ligne et considérée depuis longtemps comme type de ce genre.

LAEMos'1·HENEs 855
Fig. 289. — Genre caractérisé par la pubescence de la face dorsale des
tarses et de la face ventrale du premier article du métatarse, l’absence
de brosses à la face interne des métatibias et généralement I’absence de ( (
dent saillante sur le mésosternum, au—devant des hanches intermédiaires.
Profémurs à face ventrale convexe, sans arêtes saillantes ni rangées de
soies. Antennes pubescentes à partir du 49 article. Espèces ailées, à mé—
tépisternes très allongés (espèces françaises).
Organe copulateur assez court, arqué, l’apex atténué mais court. Style
droit à_sommet mousse,. I
Le genre renferme une série d’espèces dans la région méditerranéenne,
et paraît issu de souches originaires de l’Égéide méridionale (JEANNEL,
1937, l. c., 100). Les deux espèces qui se trouvent en France appartiennent
au groupe des Laemoslhenes s. str. (segments ventraux non vermieulés ;
hanches antérieures unisétulées ; deuxième article du métatarse glabre en
dessous).
TABLEAU DES EsPÈcEs
1. Tête et poitrine ponctuées, les stries des élytres profondes et
ponctuées, crénelées, les interstries convexes. Élytres bleutés,
mats. Long. 15 à 17 mm. ....................... 1. VOHUSWS.
— Tête et poitrine lisses, les stries moins profondes, finement ponc-
tuées, les interstries plans. Pronotum transverse, à marge rous-
_ sâtre ; élytres brillants, d’un noir bleuâtre ....... 2. complanafus.
I. Lüemosthenes venushls (1) DEJEAN, 1828, Spec. III, 60 ; type : midi de
la France. — JEANNEL, 1937, 84. A
. N
l nê   (
  » ‘ ' ____ mÃ;  `\
I [A  _g (L ,«  ,,— ·\
z ," on  —   V · '
1·` / , · [ . .’ .].
4 . ·*l  ` ) ,
gl/, l, le ' III
É" \// V;  ` c` ¢ " /·· 
R /,-¢ à, ., »/L
Fig. 289. Gen. Laemosthenes SCHAUF., organes copulateurs, de profil, et sommets des `
pénis, face dorsale ( X 24). ——-a. et b., L. complanaîus DEJ., de Jemmapes. ——c. et d.,
L. venustus DEJ., d’Asie Mineure.
1. Espèce généralement attribuée à CLAIRVILLE (1806), mais dont cet auteur ne
fait pas mention.

856 COLÉOPTÈRES cA1>.AB1gUEs
Fig. 289 c, d. —— Long. 15 à 17 mm. Aile. Bleu foncé, les élytres mats.
Facile à reconnaître à la forte ponctuation de sa tête et à ses stries cré-
nelées. Pronotum à gouttière marginale plus large et angles postérieurs
plus émoussés que chez complanaius. Le mésosternum porte une dent en
avant des hanches postérieures, plus petite que chez les Aniisphodrus,
mais cependant bien visible.
Organe copulateur court et arqué (fig. 289 c, d), l’apex du pénis très
` effilé, simple ; style gauche ovale, avec un lobe membraneux apical court ;
le style droit élargi au sommet (fig. 289 c).
France méridionale : depuis le massif des Maures jusqu’à Carcassonne.
Corse.
Europe méditerranéenne ; Asie Mineure et Syrie.
2. Laemosthenes complanatus DEJEAN, 1828, Spec. III, 58 ; type : midi
de la France. — SCHAUFUSS, 1865, Isis, 115 (1). — JEANNEL, 1937,
‘ 84.
Fig. 289 a, b. —— Long. 13 à 16 mm. Ailé. Noir avec les élytres bleuâtres.
Tête lisse ; striesdes élytres finementponctuées. Ongles lisses, ou avec
quelques petites denticulations à la base. Très voisin du blarbürus LUC.,
du nord de l’Afrique, dont il diffère parce que, chez complanaius, les côtés
du pronotum sont finement marginés de roussâtre.
Organe copulateur moins arqué, la partie apicale du pénis très bom-
` bée, fusiforme, infléchie du côté droit ; l’apex très court. Style droit à
sommet atténué et mousse.
Par places dans les régions littorales, surtout au voisinage des ports. Corse.
Dans les lieux habités, les docks, les caves.
Espèce originaire du Nord de 1’Afrique où elle se trouve dans les régions
subdésertiques. Elle s’est répandue dans le monde entier, d’abord dans toute
la région méditerranéenne, puis aux Canaries, à Madère et aux Açores, au
Canada, à Sainte-Hélène, au Chili, en Australie, etc. Elle a été redécrite de
tous ces pays sous des noms divers (JEANNEL, 1937, 84).
126. Gen. CRYPTOTRIGHUS Scrmoruss
Crypioirichus ScHAUFuss, 1865, Isis, 110 ; type : alpinus DEJ. — JEAN-
NEL, 1937, 86. — Laemosienus auct. (pars).
Fig. 290. —~ Dans ce genre sont rangées des espèces de coloration bleue
ou verdâtre toujours assez marquée, dont les métatibias sont droits et
1. L’espèce complanaîus SCHAUF., type du genre Laemosîhenes ScnAU1=., est bien la
même espèce que le complanatus DEJ. Csixr (Cat. Col., 115, 809) la place en synonymie
de janthinus var. coeruleus DEJ., sans doute parce que la diagnose de Scmwross lui
donne des ongles denticulés. Mais tout le reste de la description, ainsi d’ai1leurs que l’in-
dication de provenance des nombreux matériaux utilisés, prouvent qu’i1 s’agit de
l’espèce de DEJEAN. ` ,

cnvrrormcnus 857
sans brosses, les tarses pubescents en dessus, avec le premier article du
métatarse glabre en dessous, entre les deux rangées ventrales de soies
épineuses. Tarses toujours robust€S, à articles moyens courts. Mésosternuin
avec une petite dent en avant des hanches intermédiaires (fig. 291). Es-
pèces aptères, à métépisternes courts.
Organe copulateur peu arqué, de même type que chez les Lacmoslhenes.
Le genre ne renferme que quelques espèces des Alpes et de l’Apennin,
dont les souches sont originaires des Égéides. Chez les deux espèces fran-
caises, le dessus de la tête et les métépisternes sont lisses.
‘ TABLEAU mas EsPÈcEs
1 . Grande taille (19 à 23 mm.), les côtés du pronotum bien arrondis en
avant, fortement sinués en arrière, les angles postérieurs très sail-
lants en dehors ; surface basale fortement ponctuée. Élytres amples,
peu convexes, à stries profondes. Noir bleuâtre, souvent violacé.. .
............... s .............................. ·. .   1. alpinus.
— Taille de 15 à 20 mm. Côtés du pronotum peu arqués en avant, fai-
blement sinués en arrière, la surface basale faiblement ponctuée.
Élytres allongés, en ovale régulier, les stries plus fines. Noir bleu
ou bleu violet, souvent très brillant ................. 2. janthinus.
1. Cryptotrichus alpinus DEJEAN, 1828, Spec. _III, 56 ; type : Basses-
Alpes. — JEANNEL, 1937, 87. — chalybaeus DEJEAN, 1828, Spec. III,
57 ; type : Basses—Alpes.
Bien distinct par sa grande taille ; le pronotum est un peu plus large
que long, à large gouttière marginale assez fortement ponctuée. Stries
finement ponctuées.
Montagnes calcaires de la Provence et des Alpes méridiqnales ; au nord
jusque dans le Queyras ; forêts subalpines.
Aussi sur le versant italien.
2. Cryptotrichus jimthinus DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 177 ;
type : Carinthie —— JEANNEL, 1937, 87.
Subsp. amelhysiinus DEJEAN, 1828, Spec. III, 54 ; type : Italie.
Subsp. coerulcus DEJEAN, 1828, Spec. III, 53 ; type : Piémont.
i Fig. 290 a, b. — Long. 15 à 20 mm. Espèce assez variable dans sa colo-
ration. Le pronotum est aussi long ou plus—long que large. Stries fines et
finement ponctuées.
Organe copulateur assez volumineux, l’apex atténué et long. Style
droit atténué dans sa partie apicale, l’extrémité mousse.

858 COLÉOPTÈRES cARAB1QUEs
1 . Angles postérieurs du pronotum aigus et saillants en dehors. Élytres
en ovale plus régulier. Taille moyenne, coloration métallique brillante
(Alpes, depuis le Mont Rose jnsqu’en Basse-Autriche) ............
..................... . ..................... A subsp. janihinus.
-—— Angles postérieurs du pronotum droits, non saillants en dehors. Ély-
tres plus rétrécis en avant. Races d’un beau violet métallique brillant . 2.
2. Sinuosité basale des côtés du pronotum presque nulle. Taille de
15 à 17 mm. .............................. subsp. ameihystinus.
— Sinuosité basale des côtés du pronotum accusée. Grande taille :
18 à 20 mm .................................. subsp. cocruleus.
, 2 ' // `ïi > «
· rf / ,` '/·/  
' ‘ / ( ‘~./ ' ' I ·
L r-·
,   i' ’ e.
Q.
Fig. 290. Gen. Cryptoirichus ScuAu1=., organes copulateurs, de profil (>< 18). — a., C.
janîhinus Durrs. subsp. baldensis JEANN., du monte Baldo. — b., C. janîhinus
subsp. amethystinus DEJ., de Saint-Martin-Vésubie.
Alpes occidentales, toujours à haute altitude. La race amcihgsiinus dans le
massif de Belledone et la·zone axiale des Alpes, depuis la Haute—Maurienne
jusqu’aux Alpes de Lantosque; la race coeruleus dans les Alpes de Lantosque.
L’espèce occupe aussi toute la bordure intérieure des Alpes (JEANNEL,
1937, 87).
127. Gen. ANTISPHODRUS ScHAUrUss
Aniisphodrus SCHAUFUSS, 1865, Isis, 126 ;type : Schreibersi Küsr. (J EAN-
NEL, 1914, 239). — JEANNE]., 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 88 (sensu
novo).
Fig. 291. —— Le genre a été créé pour les formes cavernicoles balka-
niques, mais doit être étendu à toute une série d’espèces plus ou moins
lucifuges, peuplant la région méditerranéenne. . A
Les tarses sont pubescents, avec le premier article du métatarse pubes-
cent en dessous ; ilslsont grêles, _avec les articles 'moyens allongés, peu
dilatés au sommet ; métatibias sans brosses. Mésosternum denté au—de-
vant des hanches antérieures. Profémurs sans arêtes ni rangs de soies.
· Le genre est formé de lignées originaires des Égéides. Les unes viennent

Y cEU·rHos1=·HoDRUs 859 (
de l’Égéid·e méridionale et ont atteint le nord de l’Afrique (A. Mairei
PEYEPM). La plupart dérivent de souches originaires de l’Égéide septen-
trionale ; ce sont les espèces cavernicoles dinariques, celles des Alpes méri-
dionales et l’espèce corso-sarde. , 1
1. Antisphodms earinatus CHAUDOIB, 1859, Stett. ent. Ztg., XX, 128 ;_ »_
type : Corse. —— JEANNEL, 1937, 89. — parviceps FAIRMAIBE, 1859, (
Ann. Fr., 270 ; type: Corse.- ·
carinulalusScHAUFUss,1862,Isis, 4. (_
67 ; type : Corse. li /1 
(Long. 12 à 15 mm. Espèce aptère,  
de forme grêle et déliée, les membres / ,
longs. Brun de poix. Tête relative- · `
ment petite, à cou étroit et yeux ( `    
saillants, le front lisse. Élytres ovales iâ \  
et aplanis. Métatibias avec un pro- W \  
fond sillon sur la face externe. Ongles \ %\
denticulés. Abdomenglabre. s i-  àà  
Corse; région mont3gH€¤S€: de 600  
à 1.300 m., sous les pierres et les  E;
vieilles souches. 7
Aussi en Sardaigne, dans les grottes
dçs qnvimns de Sassarh de Seulo et Fig. 291. Facesternaled’unAntisph0drus,
d ATIÈZO. vue de trois quarts, pour` montrer la
dent saillante au-devant des hanches
intermédiaires.
128. Gen. CEUTHOSPHODRUS JEANNEL `
Ceuihosphodrus JEANNEL, 1914, Bull. Fr., 239 ; type : navaricus VU11.1..
—— JEANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 90 (sensu novo). ,
Subgen. Acienipus JEANNEL, 1937, 79 et 90 ; type : oblongus DEJ.
— Laemosienus auct. (pars).
Fig. 292. — Le genre groupe une série d’espèces cavernicoles et épigées,
dont les tarses sont pubescents, avec le premier article du métatarse pu-
bescent en dessous,.les ongles plus ou moins pectinés, le mésosternum
denté ; mais les métatibias portent une brosse plus ou moins développée
sur la partie apicale de leur bord interne. Face ventrale du profémur sans
arêtes saillantes ni rangées de soies. Antennes pubescentes à partir du
46 article. _
Organe copulateur plus ou moins grand mais toujours de même type,
peu arqué, avec la partie apicale du pénis bombée. Style droit à sommet
mousse. «

860 coLÉo1=•'rE1=<Es CARABIQUES
Le genre est tyrrhénien. Les souches sont originaires du vieux massif
nummulitique ibéro—mauritanien.
~ TABLEAU DES ESPÈCES
1. Sommet des protibias lisse et glabre sur la face antérieure. Espè-
ces lucifuges, mais pigmentées ................ Subgen. Actenipus_
— Sommet des protibias pubescent sur la face antérieure, au moins
sur l’extrémité distale. Espèces dépigmentées, cavernicoles ....
..................................... Subgen. Ceuthosphodrus.
Subgenu. Acfenipus JEANNEL L
1. Mésotibias arqués, surtout chez le mâle. Sommet des métatibias
pubescent sur la face externe. Ongles pectinés ou non. Long. 8
à 15 mm ......... e ............................... 1. oblongus.
— Mésotibias droits. Ongles toujours pectinés ................... 2.
2. Sommet des métatibias rugueux et pubescent sur la face externe.
Long. 16 à 18 mm ............................... 2. 8·I1gIlSÉ3t|1S.
— Sommet des métatibias lisse et glabre sur la face externe. Long.
8 à 15 mm ...................................... 3. obtusus.
Subgen. Ceuihosphodrus, s. str.
1. Pubescence des protibias bien développée sur toute la surface
apicale de la face antérieure. Tête grosse et subsphérique, à
tempes renflées. Pronotum pas plus long que large. Long. 10 à
15 mm. ........................................ 4. navaricus.
— Pubescence des protibias réduite à quelques poils sur l’extrémité
apicale de la face antérieure. Tête allongée, plus longue que large,
le cou étroit et pédonculé. Pronotum plus long que large. Long.
12 mm ........................................ 5. vasconicus.
Subgen. Actenipus J EANNEL
1. C. (Actenipus) oblonglls DEJEAN, 1828, Spec. III, 50 ; type : Pyrénées
centrales (P. DE LA BROLERIE, 1872, Ann. Fr., 455). — JEANNEL,
1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 91. —
Subsp. pyrenaeus L. DUFoUR, 1843, Exc. Vall. Oss., 19 ; type: Hau-
tes-Pyrénées. —— hypogaeus FAIRMAIRE, 1856, Ann. Fr., 517 ; type :
grotte d’Isturitz. — laius SCHAUFUSS, 1862, Isis, 67 ; type : Bagnères-
de-Bigorre.
Subsp. ursuius JEANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 91 ; type :
mont Ursuîa.

CEUTHOSPHODRUS 861 `
Subsp. aragonicus JEANNE]., 1937, 1. c., 91 ; type : cova fosca del
S. Gervasi.
Subsp., lalebricola FAIRMAIRE, 1859, Ann. Fr., 23 ; type Lgrotte de- .
Sorèze.
` Subsp. orienlalis JEANNEL, 1937, 1.c., 91 ; type : forêt de Sorède. `
Subsp, Jacquelini Bo1ELD1EU, 1859, Ann. Fr., 461 ; type : grotte
de Villefranche. A
Subsp. balmae DELARoUzÉE, 1860, Ann. Fr., Bull., 26 ; type 1
grotte des Demoiselles.
Subsp. cebennicus JEANNEL, 1837, l. c., 92 ; type : grotte de la
Poujade.
Fig. 292 a, b. — Long. 8 à 15 mm. Espèce très variable, caractérisée
surtout par la forme arquée de ses mésotibias. Les ongles sont pectinés,
mais les denticules s’effacent chez les races cavernicoles, surtout chez
celles des Cévennes.
Organe copulateur court et épais, 1’apex du pénis en lame élargie, à
bord libre transverse, les côtés formant des angles saillants et un peu
relevés.
Les races se distinguent de la facon suivante :
1.. Côtés du pronotum divergents en arrière dans leur quart basal,
les angles postérieurs saillants en dehors et plus ou moins aigus. Pig-
mentés, noir de poix ; robustes, les élytres larges, pas deux fois aussi
longs que larges ............ . ................................. 2.
— Côtés du pronotum non divergents en arrière, les angles postérieurs
droits ou obtus, non saillants en dehors .......................... 5.
2. Côtés du pronotum très profondément sinués dans le tiers basal, les
A angles postérieurs très grands .................. - .............. 3.
——- Côtés du pronotum faiblement sinués en arrière, les angles postérieurs
plus petits ................................................... 4 .
3. Plus robuste, le pronotum plus court, à côtés plus arrondis en avant ;
élytres amples, l’apex peu déclive .......... . . . . subsp. pyrcnaeus.
-— Robuste, toujours très pigmenté, le pronotum plus long que large, à
côtés peu arrondis en avant, mais très profondément sinués en ar-
rière. Élytres étroits aux épaules, convexes, l’apex déclive. (Monts
Cantabriques) .............................. [subsp. ellipticus] .
— Très petit (8 à 10 mm.), peu pigmenté, les côtés du pronotum peu ar-
rondis en avant, les angles postérieurs très grands et très saillants. . ·
.............................................. subsp. ursuius.
4. Côtés du pronotum très arrondis en avant. Élytres amples. Peu pig-
menté ....................................... subsp. oblongus.
— Côtés du pronotum peu arrondis en avant ; le pronotum allongé, sa
base aussi large que le bord antérieur. Élytres plus convexes. Très
pigmenté ................................. [subsp. aragonicus] .
5 . Pronotum bien cordiforme, presque aussi large que long, ses côtés très
arrondis en avant, très sinués et rétrécis en arrière, subparallèles avant
les angles postérieurs qui sont droits ; base étroite. Élytres ovales, dé-
JEANNE1. 55

862 coLÉoPrÈnEs CARABIQUES
primés, deux fois aussi longs que larges, 'à stries profondes et lisses.
Dépigmenté, les pattes longues. Long. 15 à 16 mm. . subsp. lalebricola.
-— Pronotum peu cordiforme, toujours plus long que large, non rétréci à
la base qui est à peu près aussi large que le bord antérieur .......... 6.
6. La plus grande largeur du pronotum au tiers antérieur .......r...... 7 .
—— La plus grande largeur du pronotum au quart antérieur. Forme très
grêle. Entièrement dépigmentés ................................ 8;
7. Robuste et pigmenté, le pronotum relativement petit, à côtés nor-
malement arrondis en avant ; élytres amples et peu convexes, moins
de deux fois aussi longs que larges. ............. subsp. orientalis.
-— Grêle, allongé et dépigmenté, le pronotum plus allongé en raison de
l’effacement de l’arcuature des côtés. Élytres oblongs, déprimés,
deux fois aussi longs que larges ............... subsp. Jacquelini.
8. Élytres aplanis, ovales, allongés, deux fois aussi longs que larges, les
stries fortes et ponctuées, l’aspect comme granité. Pronotum allongé.
Ongles pectinés ................................ subsp. balmaej
— Élytres un peu convexes, étroits en avant et élargis en arrière, deux
fois aussi longs que larges, les stries lisses et d’aspect brillant. Pro-
notum long et étroit. Ongles à pectination effacée. subsp. cebennicus.
Pyrénées et bordure méridionale du Massif Central. Presque toujours ca-
v ole et guanobie ; on le trouve, l’abd0men distendu par la nourriture,
courant sur les tas de guano dans l’obscurité complète, ou encore sous les
pierres dans la pénombre, près des entrées. Très rarement en forêt hors des
grottes.
La race cllipticus Scrmur. occupe les montsCantabriques et le Guipuzcoa ;
la race aragonicus J EANN. les sierras aragonaises et la vallée d’Arrasas ; toutes
deux s’approchent de quelques km. de l frontière française.
Dans les Pyrénées françaises, la race pyrenaeus L. DUF. se prend dans les
grottes des Basses-Pyrénées et des Hautes-Pyrénées, la race oblongus s. str.
dans la Haute-Garonne et l’Ariège, la race orientalis enfin, dans les Albères.
L’ursuius est une race naine propre au mont Ursuîa, dans les Basses-Pyrénées ;
le Jacquelini BOIELD. une forme cavernicole des environs de Villefranche-de-
Conflens, dans les Pyrénées-Orientales.
Quant aux autres races, non pyrénéennes, elles sont connues des grottes
suivantes :
Subsp. lalcbricola FAIRM. Tarn : Trou du Calel, à Sorèze.
Subsp. balmae DELAR. Hérault : grotte des Demoiselles ; grotte de Saint-
Jean-de-Buèges ; grottes de Matelle.
Subsp. cebennicus JEANN. Aveyron : grotte de la Poujade [Biosp. 480], à
Millau. Lozère : grotte de N abrigas, à Meyrueix.
2. C. (Acteniplls) 8·I1gI1St8tUS DEJEAN, 1828, Spec. III, 50 ; type : Basses-
Alpes. — JEANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 92.
Var. Ochsi PUEL, 1925, Misc. ent., XXVIII, 63 ; type : Madone
. de Fenestre. e ·
Fig. 292 c, d. — Long. 16 à 18 min. Grande espèce allongée, déprimée,
à pronotum bien plus long que large, ses côtés à peine sinués en arrière,
ses angles postérieurs non saillants, très émoussés. Élytres aplanis,
longs, régulièrement ovales, plus de deux fois aussi longs que larges, le
sommet non déclive.

cmrrnosrnonnos 1 V 863
Organe copulateur très grand, bien plus volumineux que celui d’0blon-
gus, large et épais, l’apex aplati et simple. '
. La var. Ochsi PUEL est fondée surun exemplaire à angles postérieurs du
pronotum particulièrement émoussés.
Basses—Alpes et Alpes—Maritimes, toujours à haute altitude, dans les terriers
de marmottes. ·
W \ lia
/ / / l 1 1 ··\ i
/ / · 1I* i ¤ 1 .
I '   I · * I x
  w _\\.;1 ;,_ t. \ 1,.
·; _ / ·
. ,9*
gg ir
" F · Z A " i
. rx /( 1 / â
 , / 1 T" J · .,4 ·
1 " '
1 .1
. 1 .
1 i @.   i, ·
c. I   I   A  ,/I A
ai ·. I I '1 `\.··1,;'
Fig. 292. Gen. Ceuthosphodrus J EANN., organes copulateurs, de Profil, et sommets des
pénis, face dorsale ( X 18). -— a. et b., C. (Acicnipus) oblongus DEJ., de Ria. — c. et
d., C. (Acfcnipus) angustatus DEJ., de Monestier, Basses-Alpes. ——- e. et f., C. (Acte-
nipus) obîusus CHAUD., du Piémont. — g., subsp. caussolensis Ocns, du plateau de
' Caussol, Alpes·Maritimes.—h. et i., C. (s. str.) navaricus VU1LL., de la grotte d’Oxiba1·.
3. U. (Acteniplls) Obhlslls CHAUDOIR, 1861, Bull. Mosc., XXXIV, 11; type :
Alpes piémontaises. —— J EANNEL, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 92.
_ Subsp. caussolensis Ocns, 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, 63 ; type :
grotte de la Statue.
Fig. 292 e, f, g. — Long. 8 à 15 mm. Petite taille ; forme oblongue, le
pronotum à côtés nettement sinués en arrière, ses angles postérieurs vifs.
Élytres étroits en avant, élargis après le milieu, la surface apicale déclive.
Sommet des métatibias glabre.
Organe copulateur (fig. 292 e) court, rappelant celui d’0blongus, mais
‘plus arqué, l’apex du pénis en lame épaisse, élargie et retroussée, avec des
angles latéraux saillants et relevés.

864 coLÈo1>'rÈREs CARABIQUES
1. Forme relativement épaisse et convexe. Pronotum à peine plus long
que large, élargi en avant, étroit à la base qui est un peu plus étroite
que le bord antérieur. Élytres larges. Taille variable (8 à 15 mm,).
.............................................. subsp. obtusus.
-— Forme grêle et allongée ; toujours très dépigmenté. Pronotum une fois
et quart aussi long que large, allongé, subparallèle, ses côtés peu
arrondis en avant, la base aussi large que le bord antérieur. Élytres
étroits, surtout aux épaules. Petite taille (10 à 12 mm.) ............
........ . . . .. .............................. subsp. caussolensis.
Alpes—Maritimes, à basse altitude, de 1.000 à 1.500 m., à l’entrée des
grottes. Environs de Beuil, de Peîra-Cava, de Sospel.
La race caussolensis le remplace sur le plateau de Caussol : grotte de la
Statue ; grotte de Bevest (©cHs).
Subgen. Ceuthosphodrus, s. str.
4. Ceuthosphodrus (s. str.) navaricus VU11.1.ErRoY, 1893, Ann. Fr., Bull.,
212 ; type : grotte d’Oxibar, à Camou-Cihigue. — JEANNEL, 1908,
Arch. Zool. exp., (4) VIII, 280. — 1937, 95.
Subsp. Jeanneli GARRET, 1907, Ann. Fr., 103; type : grotte d’Is-
taü¤î<iy— . ..... , , . . C . . .
Subsp. Fagniezi JEANNE]., 1937, Rev. fr. d’Ent., IV, ,95 ; type :
grotte de Château—Pignon.
Fig. 292 h, i. —- Long. 10 à 15 mm. Espèce cavernicole, dépigmentée,
d’un testacé rougeâtre brillant ; les yeux réduits mais pigmentés, les an-
tennes et les pattes très longues.
Organe copulateur (fig. 292 h, i), peu arqué, l’apex allongé et aminci,.
à bords arrondis. Style droit très long ; style gauche avec le lobe mem-
braneux apical reporté sur le bord ventral.
1. Pronotum nettement rétréci a la base, ses côtés longuement sinués
dans la moitié postérieure, les angles postérieurs droits, la base plus
étroite que le bord antérieur. Angles huméraux des élytres tres effa-
cés .......................................... subsp. Fagniezi-
— Pronotum non rétréci à la base qui est aussi large que le bord anté-
rieur ....... . ................................................ 2.
2. Côtés du pronotum nettement arrondis et élargis dans le tiers anté-
rieur ........................................ . subsp. navaricus,
-— Côtés du pronotum trés peu élargis en avant, le pronotum plus
allongé ..................................... . . . subsp. Jeanneli.
Basses-Pyrénées : massifs des Arbailles et d’Orion. Le navaricus s. str. dans
les grottes du versant oriental des Arbailles, la race Jeanneli sur le versant
occidental : grotte d’Istaürdy [Biosp. 550]. La sous-espèce Fagniezi
peuple les cavernes des environs de Saint-Jean-Pied-de-Port : grotte de
Château·Pignon [Biosp. 490.]
Z>. Ceuthosphodrus (s. str.) vasconicus JEANNE1., 1937, Rev. fr. d’Ent.,
IV, 92 ; type : grotte de Landarbaso.

PRISTONYCHUS · 865
Plus grêle et plus allongé que le navaricus, la tête plus longue que large,
plus étroite que lepronotum, le cou allongé et grêle. Pronotum très allongé,
ses angles antérieurs obtus, les côtés peu arqués en avant, profondément
sinués en arrière, les angles postérieurs très saillants en dehors, la base
presque aussi large que le bord antérieur. Élytres oblongs, à angles hu-
méraux très effacés. Pubescence apicale des protibias très réduite.
Organe copulateur plus court, mais peu épais, l’apex allongé.
Guipuzcoa : grotte de Landarbaso, à Renteria [Biosp. 705] (B1=1EU1L).
Non signalé de France, mais la grotte de Landarbaso se trouve à peu de
distance à l’0uest du massif de la Rhune, où il est fort probable que l’espèce
sera retrouvée un jour.
129. Gen. PRISTONYCHUS DEJEAN
Prisionychus DEJEAN, 1828, Spec. III, 43 ; type : lcrricola HERBs'r. —
JEANNEL, 1937, 96. —— Eulrichomerus CARRET, 1907, Ann. Fr., 95 ;
type : icrricola HE1=1BsT.
·  
\\
Fig. 293. Gen. Prisfonychus DEJ. — Profémur gauche, vu par sa face antérieure, du
P. conspicuus WALTL.: carène antérieure lisse, carène postérieure crénelée et
sétulée.
Fig. 293, 294. — Distinct des Ceulhosphodrus (sensu lafo) par les pro-
fémurs munis de deux arêtes bordant la face ventrale aplanie, ces arêtes
tranchantes ou crénelées, Pantérieure parfois dentée, la postérieure
presque toujours garnie d’une rangée de soies (fig. 293)._Les tarses sont
puhescents en dessus, les métatibias munis d’une brosse ; le mésoster-
num non denté.
Organe copulateur de même type que chez les genres précédents.
Le genre se subdivise en divers sous-genres, constituant autant de
lignées, toutes originaires de l’Égéide. Les deux espèces francaises appar-
tiennent au sous-genre Prisionychus s. str., a protarse dilaté chez les mâles,
métatrochanters mousses et profémurs sans dent sur l’arête antérieure
ou avec une dent médiane (J EANNE1., 1937, 79). Toutes deux sont noires,
à élytres bleuâtres ; pronotum a base lisse, stries lisses. Les espèces sont
troglophiles et guanobies.

866 COLÉOPTÈRES cARAB1goEs
TABLEAU DES ESPÈCES
1 . Profémur sans tubercule au milieu de l’arête antérieure ; une ran-
gée de 5 à 6 soies sur l’arête postérieure. Pronotum non transverse.
Long. 10 à 18 mm ............................... 1. terricola.
— Profémur avec untubercule ou une petite dent au milieu de l’arête
antérieure; une rangée de 10 à 12 soies sur l’arête postérieure. Pro-
notum transverse, à côtés très arrondis en avant, très brièvement
sinués en arrière. Ongles pectinés .................... 2. algerinus.
1. Pristonychus terrîcola HERBST, 1783, Fuessly Arch., 140 ; type z
France. — JEANNEL, 1937, 99. —— inaequalis PANzER, 1796, Faun.
Germ., n° 18. —- subcyancusILL1GER, 1801, Mag. Ins., 1, 57. — episco-
pus DRAP1Ez, 1819, Ann. Sc. phys. Brux., I, 130. — marginaius DEs-
coUn·r1Lz, 1825, Mém. Soc. Linn. Paris, V, 159. — subierraneus DE-
JEAN, 1831, Spec. V, 707.
Subsp. Reichenbachi ScHAUEUss, 1861, Stett. ent. Ztg., XXII,
243 ; type : Espagne.
Fig. 294 a, b. — Noir, à élytres bleuâtres, les antennes et les pattes
brunes. Yeux peu saillants. Pronotum subcordiforme, aussi long que large,
,· ( ·' - / \
,g   ,· r
  · \_ ,
_;'  c.  
W a.J»%:  dg ,}/
~ " , MW
Fig. 294. Gen. Prislonychus DEJ., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale (X 18). —— a. et b., P. ÉCPTÉCOZGHERBST, de Troyes. — c. et d., P. algerinus
Gomr, de Corse.
ses côtés longuement sinués en arrière, les angles postérieurs assez grands,
droits, un peu saillants en dehors. Élytres oblongs, peu convexes, à stries
fines, distinctement ponctuées.
Organe eopulateur (fig. 294 zz) court et large, peu arqué, la partie apicale
du pénis très élargie, l’apeX court et quadrangulaire. Partie membra-
neuse dorsale du pénis relativement réduite, de dimension normale. Style
droit court. V
Chez la forme typique, les ongles sont nettement pectinés ; ils sont lisses
chez la race espagnole Reichenbachi.

PRISTONYCHUS 867 '
Toute l’Europe moyenne et la péninsule Ibérique, dans les caves, les en-
droits sombres, aux entrées des grottes, souvent abondant sur le guano.
En France, la forme typique se trouve partout, dans les caves et dans les
grottes. Elle est remplacée dans les Basses-Pyrénées et sur Ie littoral atlan-
tique par la forme ibérique à ongles lisses Reichenbachi SCHAUF.
Le P. terricola n’existe pas dans le nord de l’Afrique. On le trouve dans les
îles Britanniques et il a été importé dans l’Amérique du Nord.
U 2. Pristonychus algerinus Goav, 1833, Ann. Fr., 232 ; type : Algérie. —
JEANNEL, 1937, 99.
Fig. 294 c, d. — Noir bleuté. Pronotum nettement transverse, ses côtés
très brièvement sinués en arrière, de sorte que les angles postérieurs sont
petits, émoussés, mais saillants en dehors. Élytres toujours plus larges,
à stries fines, plus finement ponctuées que chez ierricola. Profémurs avec
une dent sur l’arête antérieure et des soies postérieures plus nombreuses.
Organe copulateur (fig. 294 c, d) à partie apicale plus aplatie que chez
le précédent ; la partie membraneuse dorsale du pénis Ébeaucoup plus
étendue, le ligule plus grand ; apex plus court. Style droit plus long et plus
atténué au sommet.
Espèce répandue dans toute la région méditerranéenne occidentale. En
France dans le sud-est et en Corse. Surtout dans les grottes, sur le guano.
Trib. ANCHOMENINI BoNE1.L1
Anchomenini BONELLI, 1810, Obs., tab. syn.——Anch0menidae CASTELNAU,
1834, Ét. ent., 79. — Plaiyni LE CoNTE, 1861, Class. Col, N. Am. I, 25.
— Agoni Csixi, 1931, Col. Cat., 115, 739.
Tribu voisine de celle des Sphodrini, dont elle diffère cependant par la
g forme non comprimée de la carène prosternale et l’atrophie toujours
prononcée du style droit de 1’organe copulateur.
Mêmes caractères généraux, sauf que les espèces sont toujours de petite
taille. Épipleures simples.
Organe copulateur à orifice apical non déversé à gauche ; la région mem-
braneuse apicale et dorsale du pénis s’étend loin vers la base, jusqu’au
bulbe basal.
Cette tribu est certainement un des groupes les plus confus de tous les
(Tarabiques. Une multitude immense d’espèces, habitant toutes les régions
chaudes du globe, sont réunies sous le nom de Colpodes, mais appartiennent
assurément à des lignées diverses. D’autre part de nombreux genres placés
dans les Anchomenini devront en être retirés  
1. Par contre, l’Agelaea fulva GENÉ, de la Sicile, généralement placé près des Slomis
(Poecilini), est un Anchoménide.

868 coLÉorTÈREs cARAB1QuEs
. Le tableau suivant propose une distribution des espèces francaises
dans des cadres génériques nouveaux.
TABLEAU DEs EsPÈcEs
1 . Labium sans dent médiane. Dernier article des palpes pointu. Pro-
notum discoïde. Insectes bronzés. Organe copulateur grêle, le
pénis effilé, l’apex avec un épaississement terminal bien visible de
profil .......................... (p. 869); 130. Gen. Odontonyx.
—- Labium avec une dent médiane. Dernier article des palpes plus
ou moins tronqué ou pointu. . ............................... 2.
2. Antennes pubescentes a partir du 38 article inclus ....,....... 3.
-— Antennes pubescentes à partir du 48 article seulement .......... 5.
3. Quatrième article des tarses bilobé, l’onychium entièrement
glabre en dessous . ............. (p. 895). 136. Gen. Cardiomera.
— Quatrième article des tarses non bilobé,1’onychium avec deux ran-
gées de soies sur la face ventrale ........................... 4.
4. Pronotum subcordiforme, a côtés sinués en arrière, angles posté-
rieurs obtus mais saillants, sans soie postérieure. Bicolore, la tête et
le pronotum vert métallique, les élytres jaunes avec une tache dis-
cale postérieure d’un vert bleuâtre. (p. 894). 135. Gen. Anchomenus.
-—- Pronotum petit, non transverse, à côtés arqués, non sinués en
arrière, les angles postérieurs arrondis, la soie postérieure pré-
sente. Noir ou métallique ...... (p. 890). 134. Gen. El11‘0ph11US.
5. Espèces aptéres, à métépisternes courts. Élytres amples et dépri-
més, à gouttière marginale large et stries profondes; les épaules
effacées. Orifice basal du pénis prolongé sur le fond du bulbe basal
qui ne présente pas, de ce fait, un cul—de-sac basal (fig. 302) ......
............................. (p. 896). 137. Gen. Platynidius.
- Espèces ailées, à métépisternes longs et très rétrécis en arrière. _
Élytres à gouttière marginale fine et régulière, les épaules arron-
dies mais saillantes. Le bulbe basal avec un cul-de-sac profond
en avant (proximal) de l’orifice basal ....................... 6.
6. Styles de l’organe copulateur avec de longues soies apicales. Ély-
tres amples, déprimés et subcarrés, les épaules très saillantes, les
côtés parallèles .............. (p. 872). 131. Gen. Agonodromius.
— Styles de l’organe copulateur sans soies. Élytres amples mais
ovales, les côtés bien arqués ................................ 7.
7. Convexes. Pronotum cordiforme, plus long que large, ses côtés
longuement sinués, les angles postérieurs vifs, la gouttière mar-
ginale fine et étroite. Elytres ovoïdes, atténués au sommet, le
bord apical à peine sinué ........... (p. 874). 132 Gen. Auchlls.
—- Déprimés. Pronotum de forme variable, mais avec la gouttière
marginale élargie dans sa partie postérieure. Elytres amples, peu

oDoN·ro1~1Yx 869
convexes, avec le bord apical largement sinué .,.......... ' .....
............ ‘ ...................... — (p. 876). 133. Gen. Agonum.
130. Gen. ODONTONYX STEPHENS
Odonionyœ STEPHENS, 1827,111. Brit. Ent., I, 67 ;type: roiundicollis MARSH.,
Q= roiundaius PAYK. ——— Olisihopus DEJEAN, 1828, Spec. III, 176;
type : roiundalus PAYK. (Wnsrwoon, 1840, Gen. Syn.,2). — PUEL,
1935, Misc. ent., XXXVI, 49 (espèces francaises).
Fig. 295. — Distinct par l’absence de la dent labiale. Espèces de petite
taille, plus ou moins bronzées. Antennes fines, pubescentes à partir du 4**
article. Dernier article des palpes fusiforme et pointu ; palpes labiaux di-
chètes. Pronotum transverse, discoïde, à côtés et angles postérieurs très
arrondis, les soies bien développées. Élytres ovales, à stries fines, la striole
basale présente ; épipleures simples, le bord apical plus ou moins sinué.
Trois soies discales sur le 3** interstrie ; une apicale sur la 79 strie, à sa
terminaison contre le bord apical. Série ombiliquée : 6 —(— 8. Pattes grêles,
les ongles lisses. Insectes ailés ;métépisternes plus longs que larges, lisses.
Organe copulateur toujours grêle et long ; l’apex du pénis très atténué,
avec un épaississement apical bien visible de profil. Lame apicale longue,
bien développée. Style gauche plus ou moins ovale, plus long que large,
sa surface unie. Style droit plus court que le gauche, mais toujours lamel- 'V
leux et large.
Le genre groupe une vingtaine d’espèces dans les deux régions paléarc—
tique et néarctique. Les espèces vivent sous les pierres, sous les feuilles
mortes, au pied des arbres.
TABLEAU DEs ESPÈCBS
1 . Assez convexe, la gouttière marginale du pronotum fine et régu-
lière, le disque convexe, la surface basale sansponctuation. Élytres
à bord apical non sinué. Apex du pénis obtus et tordu vers la
droite. Long. 5 à5,5 mm. .......................... 1. Stllrmi.
— Plus ou moins déprimé, la gouttière marginale large, explanée en
arrière, la surface basale ponctuée, au moins latéralement, le
disque aplani. Élytres à bord apical sinué. .................. 2.
2. Interstries lisses, sans ponctuation. Points pilifères du 39 interstrie
fins, non fovéolés. Ponctuation basale du pronotum réduite. Ély-
tres un peu convexes, à épaules peu saillantes. Long. 6 à 7 mm., . .
............................................. 2. rotundatus.
— Interstries des élytres uniformément couverts de points aeieulés
peu serrés; points pilifères du 39 interstrie fovéolés. Élytres très
déprimés, à épaules très saillantes ........................... 3.

S70 coLÉo1>'rÈREs CARABIQUES
3. Ponctuation des interstries forte et bien visible. Ponctuation ba-
sale du pronotum réduite, peu étendue vers le disque qui est lisse
et brillant. Forme large, les élytres amples. Apex du pénis sans
épaississement terminal visible de profil (fig. 295 c), la lame apicale
courte et tronquée. Long. 6 à 7 mm ............ 3. glabriûollis.
— Ponctuation des interstries très fine. Ponctuation basale du prono-
tum rugueuse, étendue vers le disque. Apex du pénis avec un épais-
sissement terminal bien saillant (fig. 295 g) .................. 4.
4 . Plus large, les élytres amples, une fois et demie aussi longs que lar-
ges, les côtés arqués. Apex du pénis bien plus long (fig. 295 g), à
sommet obtusément tronqué. Long. 5 à 6 mm ...... 4. fuscatlls.
- Plus étroit et allongé, les élytres subparallèles, presque deux fois
aussi longs que larges. Apex du pénis plus court, plus atténué, en
pointe mousse (fig. 295 i). Long. 5 à 6 mm. .......... 5 . elongatlls.
1 . Odontonyx Sturmi DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. Il, 143 ; type : Au-
. triche. — roizmdicollis FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent.
fr. I, 73 (Taphria).
Fig. 295 e, f. — Brun de poix, à reflet bronzé, la base des antennes et les
pattes testacées. Pronotum un peu plus large que long, à peine ponctué
près des angles postérieurs. Élytres courts et convexes, les stries pro-
fondes, les interstries lisses ; points pilifères du 3*3 interstrie non fovéolés.
Apex du pénis un peu retroussé, obtus et dévié à droite, l’extrémité
mousse (fig. 295 f). Style droit en palette triangulaire, large à la base, ar-
rondie à l’apex.
Haute-Alsace : ;Westhalten, près :de Rouffach (SCHERDLIN). Pyrénées-
Orientales : Montlouis (LE Sounn).
Europe moyenne.
2. Odontonyx rohlndatus PAYKULL, 1798, Fauna Suec. I, 136 ; type :
Suède. — vafer DUFTSCHMID, 1812, Fna Austr. II, 140 ; type : Krems.
— roiundicollis MARsHAM, 1802 ; Angleterre,
Fig. 295 a, b. — Brun de poix bronzé, les épipleures et souvent tout le
dessous roussâtre, la base des antennes, les palpes et les pattes testacées.
Pronotum deux fois aussi large que long, la base ponctuée sur les partie-
latérales, le disque lisse. Élytres ovales, assez convexes, le bord apical sis
nué ; stries finement ponctuées, interstries lisses ; les trois points du 3** non
fovéolés.
Apex du pénis droit, symétrique, a sommet tronqué (fig. 295 b). Style
droit semblable a celui de Siurmz'.
Toute la France, sauf la plaine méditerranéenne.
Europe septentrionale et moyenne; Caucase. Iles Britanniques. Signalé
d’Espagne par FUENTE, ce qui est douteux.

onoNToNYx 871
3. Odontonyx glabrieollis GERMAR, 1817, Reise Dalm., 198; type :Za1·a. —
punclulaius DEJEAN, 1828, Spec. III, 179 ; type : midi de la France.
. ' Fig. 295 c, d. — Brun bronzé brillant, avec la bordure du pronotum et
des élytres `roussâtre, les antennes et les pattes testacées. Forme large,
les élytres amples, à interstries très plans et fortement ponctués.
Qï X
- `~·  
œ. 7 / 6-
. a . l.— î
\
L\\ \'\
‘ A î I] .
l ·· ;’
_ I 6- V C- -
f
Q   P I
[ ‘  i' g" `  
·?·¥j  '  »— 'îl ,,  i
I 1 . '  
I i u     ‘ I
I   1 M
Fig. 295. Gen. Odonîonyz STEPH., organes copulateurs, de profil, et sommets des penis-,
face dorsale ( >< 28). — a. et b., 0. rotundatus PAYK., de Suisse. —— c. et d., O. glabri—
collis GERM., de Corse. — e. et f., O. Sturmi Durrs., du Wienerwald. — g. et h.,
O. fuscaizzs DEJ., du Beausset. — i. et f., 0. elongaius WoLi.., de Bonifacio.
Organe copulateur plus court que chez les autres espèces, la partie api-
cale comprimée, infléchie du côté ventral, l’apex sans épaississement ter-
minal, mais atténué et transversalement tronqué. Style droit large à la
base comme chez les deux précédents, mais anguleux au sommet. ·
France méridionale, dans le bassin de la Garonne et la région méditerra-
néenne. Corse. Vers le nord jusqu’à l’île de Ré.
Toute la région méditerranéenne. Représenté par une race particulière,
hispanicus DEJ., dans la péninsule Ibérique et une autre, puncïicollis Luc.,
dans le Nord de l’Afrique. La forme typique se trouve en France, dans le sud
de l’Europe et en Orient.
4. Odontonyx fuscatus DEJEAN, 1828, Spec. III, 180 ; type : midi de la
France.
Fig. 295 g, h. — Brun bronzé assez clair, avec la bordure du pronotum

872 C coLÉo1=*rÈnEs CARABIQUES
et des élytres, le dessous du corps, les antennes et les pattes testacées. Dif-
férent du précédent par l’extension de la ponctuation rugueuse sur toute
la base du pronotum et par la finesse de la ponctuation des interstries.
Par contre, les trois points sétifères du 3** interstrie sont fovéolés.
Organe copulateur très effilé, l’apex long et obtusément tronqué à son
sommet. Le style droit est étroit à la base, peu à peu élargi et tronqué au
sommet.
France méridionale : bassin de la Garonne et zone méditerranéenne. Corse.
Sur le littoral atlantique jusqu’à la Rochelle.,
Commun dans l’Europe méditerranéenne et les îles tyrrhéniennes, ainsi
qu’à Majorque ; aussi dans le nord de l’Afrique : Margueritte (Sriarrr).
5. Odontonyx 81OHg3tuS'WOLLASTON, 1854, Ins. Mad., 38 ; type : Madère.
— inierstiiialis CooUEnEL, 1858, Ann. Fr., 781 ; type : Ain—el—Turk.
Fig. 295 i, j. — Très voisin du fuscaius auquel il est souvent rattaché
comme race géographique. C’est en réalité une espèce, différant par sa
forme bien plus étroite et allongée et par les caractères de l’organe copu-
lateur. A ,
Rens 19l¤S¤§¥¤Pî2. moins effilé ;1’er¢>< plus wurt plus aüénué en Pom
mousse. Style droit de même type, mais encore plus dilaté et largement
tronqué.
Dans les terrains incultes, salés ou non ; il hiverne dans les racines des
_ plantes et sous les débris végétaux. ,
Midi de la France. Hérault : Le Caylar (THÉROND) ; Lattes (LAVAGNE).
Bouches—du·Rhône: Camargue, Plan d’Aren (PUEL). —— Corse, aux environs
de Bonifacio.
L’espèce occupe tout le Nord de l’Afrique, les îles Baléares, Madère, Porto-
Santo et les îles Canaries orientales : Lanzarote et Fuerteventura.
O. elongalus cohabite donc avec fuscaius en France, en Corse, a Majorque,
en Algérie. Ce fait confirme encore son indépendance spécifique.
131. Gen. AGONODROMIUS REITTER
Agonodromius REITTER, 1908, Fna Germ. I, 139 ; type : quadripunciaius
DE GEER.
Fig. 298 a, b. — Très remarquable par la présence de grandes soies au
sommet des styles ; parmi les Conchifera, je ne connais que les Agonodro-
· mius et les A gra avec des styles sétifères.
Noir profond, les antennes et les pattes noires. Tête à cou délié, les yeux
très grands et très saillants, l’aspect général rappelant les Dromius. Ailés.
Antennes courtes et épaisses, pubescentes à partir du 46 article. Palpes
maxillaires à dernier article fusiforme, renflé et pointu, l’avant-dernier
plus court et plus étroit que le dernier ; palpes labiaux dichètes. Prono-
tum-plus ou moins court, à côtés sinués avant les angles postérieurs qui

AcoNo1>noMrUs· 873
sont très obtus mais accusés ;.base obliquemuent tronquée latéralement ;
A gouttière large, explanée en arrière ; le disque déprimé. Élytres subcarrés
et déprimés, plustoufmoins longs, les épaules saillantes mais très arrondies.
Bord apical sinué. Stries fines ; trois à cinq points sétigères sur le 39 in-
terstrie ; deux soies apicales tout près du bord apical. Série ombiliquée:
( 6 + 1 -(- 7. Métépisternes plus longs que larges et lisses.   .
Organe copulateur de même type que chez les Agonum, sauf qu’il est
proportionnellement bien plus petit et qu’il existe un aileron sagittal sur
le bulbe basal. Styles sétifères, le gauche très allongé, le droit fusiforme,
un peu plus court que le gauche ; tous deux avec de fortes soies apicales
bien développées (fig. 298 a).
Le genre est surtout arctique, mais avec distribution boréo-alpine. Les
deux espèces setrouvent dans l’Eur0pe moyenne ou méditerranéenne,
dans des stations-refuges où elles ont survécu depuis le Glaciaire.
L. GANGLBAUER et J. SAlNTE—CLAIRE DEVILLE (Cat. Col. Corse, 1914, 500)
remarquent que, dans ces stations méridionales, on les trouve généra-
lement sur le sol carbonisé de forêts de sapins récemment incendiées.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Pronotum court et très transverse, la gouttière marginale et les
fossettes basales larges et rugueuses, mates. Antennes atteignant
le milieu du corps. Élytres subcarrés, peu allongés, le 39 interstrie
avec trois ou quatre, parfois cinq, très gros points fovéolés. Noir
brillant. Long. 5 à 5,5 mm. ................. 1. quadripunctatüs.
- Pronotum petit, pas plus large que long, subcordiforme, la gouttière
marginale réduite. Élytres deux fois aussi larges ensemble que
le pronotum, amples et allongés, rectangulaires, déprimés, les
épaules arrondies; surface mate; le 39 interstrie avec trois points
pilifères non fovéolés. Long. 6,5 à 8 mm ........... 2. Bogemanni.
1. Agonodromius quadripunctatus DE GEER, 1774, Mem. Ins. IV, 102 ;
type : Europe septentrionale. — foveolalus ILLIGÉR, 1801. —- cu-
praius STURM, 1824. ' ` ( _
Fig. 298, a, b. — Entièrement noir brillant, un peu bronzé. Prono-
tum une fois et demie aussi large que long, déprimé, les fossettes basales ~
très larges et rugueuses. Élytres une fois et quart aussi longs que larges,
les épaules arrondies, les fovéoles du 39 interstrie très larges, .empiétant
sur les stries limitrophes.
Organe copulateur peu allongé et peu arqué, le bulbe avec un grand aile-
ron sagittal, la partie apicale du pénis infléchie du côté ventral ; lame api-
cale réduite, anguleuse (fig. 298 b). Style gauche muni de deux soies, le
gauche avec une seule soie très grande., . _

874 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Haute-Alsace (FAUvEL). Seine-et-Marne : forêt de Fontainebleau, dans
les régions incendiées (GRUARDET). Hautes-Pyrénées: Barousse (PANDELLÉ,
coll. PUTON). ,
Europe septentrionale, jusque dans la zone arctique ; Grande-Bretagne ;
nord de l’Amérique. Dans l’Europe centrale signalé de Rhénanie, de l’Au-
triche et de Silésie.
VARIATION. — La var. cupraius STURM a les élytres nettement bronzés.
D’autre part, il existe parfois cinq soies discales au lieu de quatre sur
chaque élytre (var. quinquepunctatus LETZNER).
2. Agonodromius Bogemanni GYLLENHAL, 1813, Ins. Suec. I, 697 ; type :
Suède. — obsoleius SAY, 1823 (Amérique du Nord).
Bien plus grand que le précédent (7 à 8 mm.), plus allongé, avec le pro-
notum bien plus petit, les élytres plus amples et plus longs. Antennes ex-
ceptionnellement courtes. Points discaux des élytres non fovéolés. Noir
mat, les élytres alutacés.
Organe copulatèur semblable à celui du quadripunciaius, mais avec
l’aileron sagittal plus court et l’apeX retroussé au lieu d’être infléchi ;
même forme que la lame apicale. Style gauche avec une seule soie, le
droit semblable.
Corse, pris une seule fois, en 1907, à Vizzavona, sous des débris de bois
carbonisé dans un canton forestier récemment incendié (BUDTz) (1).
Toujours très rare : Scandinavie, Finlande, Sibérie, Amérique du Nord. En
Europe centrale, cité de Bosnie (Arrnnaacx) et de la Haute-Autriche (Omo).
132. Gen. ANCHUS LE CoNtrE
Anchus LE CONTE, 1854, Proc. Ac. Philad., VII, 38 ; type : pusillus LE
C., = obscurus HE1>.BsT (*). — Anchonus Dasnnocrnans, 1905.
Fig. 296. — Insectes plus ou moins convexes, à pronotum cordiforme,
plus long que large, ses côtés longuement sinués, les angles postérieurs vifs,
la gouttière marginale fine et étroite.
Antennes pubescentes à partir du 46 article. Palpes maxillaires à der-
nier article fusiforme, renflé et pointu, l’avant-dernier plus court et plus
étroit que le dernier. Dent labiale simple ;palpes labiaux dichètes. Prono-
tum à base droite, les soies bien développées. Élytres ovoîdes, convexes,
atténués au sommet, la striole basale nette, le bord apical à peine sinué.
Deux ou trois soies discales ; une apicale. Série ombiliquée 2 6, -1- 6 (obscu-
rus), ou : 6 -|— 1 -1- 8 (ruficornis). Ailés. Métépisternes allongés et lisses.
1. Cet exemplaire ne se trouve pas dans la collectionde J . SAINTE·CLAIRE DEv11.LE.
J’ai pu cependant examiner un mâle étiqueté « Autriche », de la coll. Ch. DEMAISON.
2. Le Catalogue Csrm (pars 115, 865) met Anchus LE C. (1854) en synonymie de
Ozypselaphus Crmunom (1843, type : pallidzzlus CHAUD,). D’après sa description, le
genre de C1-xAUD01R n’a aucun rapport avec les Anchus : « ihoraz 0rbic1zlat1zs... angulis
haud prominulis, roiundatis ». Cela ne peut s’app1iquer qu’à un Agonum.

ANCHUS 875
Organe copulateur allongé, peu arqué, le bulbe basal avec un cul—de—
sac terminal, comme chez les Agonum, Anchomcnus, Plalynus, etc. Apex
réduit. Style gauche allongé, le droit en palette plus courte et plus étroite.
Le genre ne comprend que deux espèces en E1.u·ope. Mais il est repré-
senté dans· les îles Canaries (N icholsi WOLL.) et surtout dans l’Amérique
du Nord par de nombreuses espèces actuellement rangées comme Ancho-
menus. _ 1
TABLEAU ons ESPÈCES
1 . Tarses sillonnés à la face dorsale. Angles postérieurs du pronotum
obtus. Élytres convexes, à stries lisses; deux points discaux très
petits. Brun de poix, une tache sur l’aire cérébrale, les épipleures
roussâtres, les antennes et les pattes testacées pâles. Long. 7 à
9 mm ........................................... 1. mficomis.
——— Tarses non sillonnés en dessus. Pronotum plus allongé, à angles
postérieurs droits. Élytres très convexes, à stries fortement ponc-
tuées ; trois points discaux. Brun de poix brillant, les élytres plus
clairs, les antennes et les pattes testacées pâles. Long. 5 à 6 mm.
................................................. 2. obscurus.
1. Anchus ruficornis GoEzE, 1777, Ent. Beytr. I, 663. — BEDE1., 1881,
Fne Bass. Seine, I, 109. — pallipes FABRICIUS, 1801, Syst. El.,
187. — FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 74. — albipes F.».BR1ciUs,
1796.
- X
\ l
’î> 1 1 1 T Q il
Z, ' ll—   J. ll,}
5 1 ,.1 ' G ai ‘ 1];
. "È Q] la
Fig. 296. Gen. Anchus LE C., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
face dorsale. — a. et b., A. obscurus HERBs·r, de Rambouillet. — c. et d., A. rufi·
cornis G0EzE, d’A1gérie.
Fig. 296 c, d. — Pronotum à peu près aussi long que large, rétréci à la
base, les angles postérieurs obtus mais vifs et saillants en dehors, la surface
basale ponctuée. Élytres oblongs, convexes, les stries lisses et fines.
Organe copulateur arqué, l’apex non infléchi, droit, en lame arrondie
très courte (fig. 296 d). Style droit longuement ovale.
Toute la France et la Corse. Très commun partout, souvent dans les sou-
terrains et aux entrées des grottes. K

876 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
Europe et région méditerranéenne. Iles Britanniques. Aussi aux Canaries,
à Madere, aux Açores et dans certains points de la côte orientale des États-
Unis, où il est sans doute importé (Maine).
2. Anchus obscllrus HERBST, 1784, Fuessly Arch. IV, 139. —- pusillus
LE CONTE, 1854 (Amérique du Nord). -— oblongus FAIRMAIRE et
LABoULBÈNE, 1854, 74.
Fig. 296 a, b. — Bien distinct par la forme allongée et étroite de son pro-
notum, à angles postérieurs droits et vifs et surface basale fortement ponc-
tuée, par ses élytres ovoïdes, très convexes, à stries très fortement ponc-
tuées.
Organe copulateur de même type que celui du ruficornis, l’apex très
court mais plus étroit. Style droit acuminé.
Toute la France, sauf la région méditerranéenne.
Répandu dans presque toute la zone holarctique : Amérique du Nord,
Europe septentrionale et moyenne, Sibérie.
133. Gen. AGONUM BoNELL1
Agonum BoNELL1, 1810, Obs. ent., tab. syn. ; type 2 sexpunciaium LINNÉ
(WEsTwooD, 1840, Gen. Syn., 3). - REITTER, 1907, W. ent. Ztg.,
XXVI, 63.
Subgen. Plaiynus BoNELL1, 1810, l. c. ; type 2 angusiicollis FABR1-
cius, = assimilis PAYK. (Wnsrwooo, 1840, Gen. Syn., 3). — Limo-
dromus MoTscHoULsKY, 1864, Bull. Mosc., XXXVII, 316 ; type :
assimilis PAYK.
Subgen. Baienus MOTSCHOULSKY, 1864, 1. c., 317; type : livens
GYLL.
Subgen. Anchodemus MOTSCHOULSKY, 1864, l. c., 317 ; type : cya-
neus DEJ.
Fig. 297, 298, 299 et 300 l. — Genre groupant des espèces ailées, à an-
tennes pubescentes à partir du 4** article seulement (sauf chez anienna-
rium), et de forme ample et peu convexe.
Palpes maxillaires à dernier article fusiforme, tronqué ou obtus au som-
met, à peu près de même longueur que l’avant—dernier. Dent labiale
simple, les palpes labiaux dichètes.
Pronotum variable, mais aplani, avec la gouttière marginale toujours
élargie en arrière, les fossettes basales très larges. Élytres amples, dépri-
més, à épaules saillantes et bord apical largement sinué. Des soies dis-
cales sur le 39 interstrie; une seule apicale sur la terminaison de la 76 strie.
Série ombiliquée : 6 -1- 1 -1- 7 (ou 8) fouets. Métépisternes allongés, très
rétrécis en arrière. Tarses grêles, non sillonnés et simples.
Organe copulateur peu arqué, le bulbe basal du pénis toujours avec

C AGONUM 877
un cul-de-sac terminal au delà de l’orifice basal. Lame apicale toujours
réduite, anguleuse, parfois effilée. Styles sans soies, le gauche ovale, très
ample, le droit lamelleux mais très petit, de forme variable, toujours
étroit à la base et dilaté dans s partie apicale.
Chez les Plaiynus la partie apicale du pénis est tordue en hélice de
façon que l’apex se trouve seul déversé du côté gauche (fig. 297).
Les Agonum sont nombreux dans toute la région holarctique.
TABLEAU DES EsPÈcEs
1 . Tête à cou étroit, la constriction étendue sur la face dorsale. Pro-
notum simple, à gouttière marginale très large, la soie posté-
rieure présente ............................................ 2.
— Tête à cou étroit, mais sans constriction intéressant la face dor-
sale ....................................................... 3.
2. Angles postérieurs du pronotum vifs ........ Subgen. Platynus.
— Angles postérieurs du pronotum très arrondis,. Subgen. Batenus.
3. Pronotum très petit, à angles postérieurs droits et vifs, sans soie
postérieure .... . .......................... Subgen. Anehodemus.
—- Pronotum plus ou moins transverse, à angles postérieurs obtus et
très effacés, la soie postérieure présente ......... Subgen. Agonum. I
Subgen. Plaiynus, s. str.
1. Côtés du pronotum profondément sinués avant les angles pos-
térieurs qui sont droits ; gouttière marginale et impressions ba-
sales rugueuses. Élytres amples, élargis après le milieu, les stries
finement ponctuées, les interstries convexes. Noir brillant, les
antennes et les pattes brunâtres. Long. 10 à 13 mm. . 1. assimile.
-— Côtés du pronotum à peine sinués, presque rectilignes avant les
angles postérieurs qui sont obtus mais vifs, denticulés ; gouttière
et impressions basales rugueuses. Élytres plus parallèles, à stries
plus profondes et interstries plus convexes. Long. 11 à 15 mm. . .
. .............. · ............................... 2. Krynickii.
Subgen. Baienus Morscnoursxv
1 . Allongé et subparallèle. Brun de poix brillant, le front avec deux
taches pâles sur l’aire cérébrale, le dessous roux, les antennes et
les pattes testacées. Pronotum un peu plus large que long, les
impressions basales larges et profondes, lisses, les angles posté-
rieurs effacés, la base très arrondie latéralement. Élytres étroits,
déprimés sur le disque, les stries fines, les interstries très peu
convexes. Long. 8 à 11 mm ......................... 3. livens.
JEANNEL 56

878 COLÉOPTÈRES CARABIQUES
Subgen. Anchodemus MOTSCHOULSKY
1 . Bleu métallique, parfois verdâtre ; antennes et pattes noires. Pro-
notum aussi long que large, à côtés peu arqués en avant, sinués en
arrière, les angles postérieurs saillants, les côtés de la base arron-
dis ; impressions basales rugueuses. Élytres amples, deux fois
· aussi larges que le pronotum, élargis en arrière, déprimés ; stries
profondes et lisses, interstries convexes, le 36 avec quatre points
discaux. Long. 9 à 11 mm ........................ 4. cyanellm.
Subgen. Agonum si str.
1. Insectes de coloration métallique plus ou moins vive ......... 2.
— Insectes d’un noir brillant. Fossettes basales du pronotum tou-
jours lisses et superficielles ............................... 9.
2. Fossettes basales du pronotum profondes et rugueusement ponc-
tuées . ................................................... 3 .
— Fossettes basales du pronotum peu profondes, lisses ......,... 7.
3. Troisième interstrie avec cinq à sept grosses fovéolés sétigères `
qui occupent toutela largeur de Pinterstrieet dévient les stries
limitrophes. Bronzé cuivreux, la tête,le disque du pronotum et la
bordure des élytres verdâtres. Pronotum transverse ; élytres am-
ples. Long. 8 à 9,5 mm. ......................... 5. impressum.
—— Troisième interstrie avec des points sétigères non fovéolés ...... 4.
4 . Points sétigères du 39 interstrie très petits. Tête et pronotum d’un
rouge doré ou bronzé, les élytres vert pré mat. Pronotum trans-
verse, à gouttière étroite. Élytres allongés et déprimés. Long. 8
à 10 mm .................................. 6. viridicupreum.
— Points sétigères du 36 interstrie bien visibles .................. 5.
5. Gouttière marginale du pronotum large, largement explanée en
arrière et très rugueusement ponctuée. Tête et pronotum d’un
vert métallique brillant, les élytres rouge cuivreux, à. bordure verte
(parfois le dessus vert, ou bleu, ou bronzé métallique uniforme).
Pronotum ample, transverse, ses côtés très arrondis ; élytres
oblongs, les points sétigères du 3€ interstrie au nombre de six à
sept, rarement quatre ou huit. Long. 7 à 9 mm. 7. Sexpllnctatum.
— Gouttière marginale du pronotum étroite, peu explanée en ar-
rière, sa ponctuation réduite, les fossettes basales rugueuses.. 6.
6. Pronotum transverse, à côtés bien arqués. Bronzé uniforme, par-
fois verdâtre. Élytres oblongs, à bord apicalpfaiblement sinué.
Points sétigères du 36 interstrie au nombre de trois à sept. Long.
6 à 7 mm ....................................... 8. ericeti.
—— Pronotum petit, non transverse, la base aussi large que le bord
antérieur, les angles postérieurs mieux marqués. Bronzé brillant,
les pattes brun rougeâtre, le premier article des antennes rou-

AcoNUM ' 879
geâtre. Élytres oblongs, allongés, à bord apical peu sinué; quatre
à six points sétigères sur le 39 interstrie. Long. 7 à 9 mm .......
l ........................ . ....................... .9. gracilipes.
7. Pronotum très petit, subcarré, à côtés peu arqués et gouttière
marginale très étroite, les fossettes basales très superficielles ;
angles postérieurs très effacés. ,Vert` métallique clair et brillant,
avec le liséré marginal du pronotum et une large bande marginale
des élytres testacés, le dessous vert métallique, le premier article
des antennes pâle, le reste de l’antenne, lespalp es et les pattes bru-
nâtres. Élytres amples ; trois points sétigères sur le 3** interstrie.
Long. 8,5 à 10 mm ....................... Q. . 10. marginatllm.
— Pronotum transverse, ample, à côtés bien arrondis ; fossettes pro-
fondes, avec une impression linéaire ........................ 8.
8. Angles postérieurs du pronotum bien marqués ; la gouttière
marginale assez large. Bronzé brillant, verdâtre sur la tête et le
pronotum ; antennes brunes, à premier article pâle ; pattes
brunes. Élytres à stries très fines ; trois points sétigères sur le 39
interstrie. Long. 6 à 9 mm,. ..................... 11 . Mülleti.
-— Angles postérieurs du pronotum effacés, la gouttière marginale
très étroite. Bronzé métallique ordinairement violacé, les pattes
testacées, les antennes brunes à premier article pâle. Élytres plus
convexes, plus ovales, à stries plus fortes. Long. 6 à 8 mm ....
............................................ 12. numidicum.
9. Gouttière du pronotum large dans sa moitié antérieure, explanée
en arrière, le pronotum toujours transverse. Trois points sétigères
non fovéolés sur le 36 interstrie ............................ 10.
— Gouttière marginale du pronotum très fine en avant, un peu plus
large en arrière, mais non explanée. Trois points sétigères sur le
3€ interstrie ............................................ 13 .
10. Fossettes basales mates. Tarses postérieurs sillonnés en dessus et
mats ; élytres mats. Premier article des antennes rougeâtre, les
pattes brunes. Pronotum à côtés bien arqués, les angles posté- l
rieursbien accusés. Élytres amples, atténués au sommet, déprimés
sur le disque, les stries fines, les interstries plans. Pattes longues. ‘
Long. 7 à 10 mm ................................ 13. lugens.
— Fossettes basales brillantes. Tarses postérieurs non sillonnés,
brillants. .................................. . .... , ........ 11 .
11. Stries fines, interstries plans. Noir bronzé, le premier article des
antennes rougeâtre, les pattes brunes. Angles postérieurs du pro-
notum effacés. Élytres courts et larges, un peu convexes. Long. 7
à 8 mm. ....................................... 14. VGISUÈUIFI.
—- Stries fortes, les interstries convexes ...................... 12.
12. Pronotum non rétréci à la base qui est aussi large que le bord _

880 coLÉoPTÈREs CARABIQUES
antérieur. Noir bronzé, les pattes brunes. Élytres oblongs, dé-
primés sur le disque. Long. 7 à 9 mm ........... . .... 15. viduum.
— Pronotum rétréci à la base. Noir profond uni. Élytres oblongs et
déprimés, sur le disque. Long. 7 à 9 mm .......... 16. moestum.
13. Troisième article des antennes, par exception, pubescent à son
extrémité apicale. Pronotum transverse, à angles postérieurs
effacés. Noir bleuâtre ou verdâtre, les pattes brunes, les tibias
souvent testacés. Élytres assez courts, amples et un peu con-
vexes, les stries profondes. Long. 6 à 8 mm ..... 20. antennarium.
—- Troisième article des antennes entièrement glabre ............ 14.
I4. Pronotum transverse, à marge roussàtre, les angles postérieurs
effacés. Noir de poix, les pattes brunes. Assez convexe, les ély-
tres atténués au sommet, à stries profondes. Long. 7 à 8 mm,. . .
............................................ 19. longicorne.
— Pronotum non transverse, sans bordure roussâtre ........... 15.
15. Pronotum allongé, un peu plus long que large, les côtés peu ar-
qués, ses angles postérieurs obtus mais indiqués. Noir, souvent
bronzé, les pattes souvent rougeâtres. Élytres oblongs,_an1ples, ,
déprimés, à stries fines et interstries plans, le 39 interstrie avec
trois ou quatre points sétigères très gros, presque fovéolés. Long.
8 à 9 mm .................................. . .... 17. atratum.
—— Pronotum à peine plus large que long, à côtés arrondis et angles
postérieurs tout à fait effacés. Noir, les pattes brunes. Élytres
plus courts, déprimés, à stries fortes et interstries un peu con-
vexes, le 3e avec deux ou trois points sétigères très petits. Long.
8 à 9 mm ....................................... 18. nigrum.
Subgen. Platynlls, s. str.
1. A. (Platynus) assimile PAYKULL, 1790, Mon. Car. Suec., 53 ; type:
Suède. — FA1RMA1RE et LABoU1.BÈNE, 1854, 74. — angusiicolle
FABRICIUS, 1801, Syst. El., I, 182. — DEJEAN, 1828, 104. — disiinc-
iam CHAUDOIR, 1843, Bull. Mosc. XVI, 762 ; type z Tessin. —— Ab.
sanguinipes REUTER, 1908, Fna Germ. I, 143 (rufipes LETZNER>.
Fig. 297 a, b. — Noir brillant, les pattes brunes (forme typique), ou
rarement testacé rougeâtre (ab. sanguinipes RE1rT.).
Organe copulateur arqué, la partie apicale du pénis atténuée, tordue
en spirale vers la gauche (fig. 297 a), l’apex styloïde et long (fig. 297 b).
Style gauche allongé, ovale, le droit en lame arrondie.
Toute la France, très commun dans les forêts sous les accumulations de
feuilles mortes, dans les mousses, au pied des arbres.
Europe septentrionale et moyenne ; Sibérie. Iles Britanniques.

A<;oNUM 881
2. A. (Platynus) Krynickii SPERK, 1835, Bull. Mosc., VIII, 151 ; — ali-
ginosum ~ERICHSON, 1837, —- nigerrimum CHAUDOIR, 1837. —,,c0r·si-
cum TOURNIER, 1860, Berl. ent. Zs., IV, 317 ; type : Corse.
Fig. 297 c, d. — Plus grand que l’assimile et bien distinct par les côtés
du pronotum à peine sinués immédiatement avant les angles postérieurs,
qui sont représentés par un denticule saillant en dehors. Élytres moins
élargis en arrière.
’ ‘f ·
&=<É ‘ ÃÈ ··\
/ JJ \ ( ,» C ai >)
A É- x ` ` ._ L I
  —
 x '/__` +.
lK·\  \ ·
i >   7 y h M! .
. ' J .9 ' \* ‘)
6. If \\L L J ju
Fig. 297. Gen. Agonum BoN., organes copulateurs, de profil, et sommets des pénis,
ïace dorsale. —- a. et b., A. (Platgnus) assimile PAYK., de Saint-Martin-Vésubie. —·
c. et d., A. (Platynus) Krynickii SPERK, de Corse. —— e. et f., A (Batenus) livens GYLL.,
de France. — g. et h., A. (Anchodemus) cyaneum DEJ., de Saint-Gaudens.
Organe copulateur semblable, l’apex tordu de la même manière. Style
droit largement tronqué au sommet.
Corse : régions marécageuses de la côte orientale.
Russie et Sibérie ; Allemagne orientale ; Italie centrale et Corse. Cette
distribution discontinue est assez étrange.
Subgen. Batenlls MOTSCHOULSKY
3. A. (Batenlls) livens GYLLENHA1., 1810, Ins. Suec. I, 149; type:Suède.——
FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, 80. —— memnonium N1coLAï, 1822.
—— bipunciaium STURM, 1824. — mundum GERMAR, 1837.
Fig. 297 e, f. — Coloration brun brillant, les pattes et les antennes tes-
tacées rougeâtres. Allongé et étroit, délié, le pronotum bien rétréci à la
base, à gouttière étroite en avant, élargie en arrière. Élytres subparal-
lèles, les trois points discaux assez forts.

882 coLÉo1>TÈREs CARABIQUES
Organe copulateur à partie apicale non tordue, l’apex très fin, com-
primé et étroit (fig. 297 f). Style gauche ovale, le droit ample, largement
arrondi.
Toute la France, sauf dans les Alpes et dans la plaine méditerranéenne.
Europe septentrionale et moyenne ; Sibérie. Sud et est de l’Angleterre.
Subgen. Anchodemus MOTSCHOULSKY
4. A. (Anchodemus) Cyaneum DEJEAN, 1828, Spec. III, 106 ; type : Saint-
Jean—Pied-de—Port. — FAIRMAIRE et LABoULBÈNE, 1854, 74.
Fig. 297 g, h. — Très distinct par sa coloration d’un bleu ou vert métal-
lique en dessus, ses antennes, palpes et pattes noires. Pronotum à peine
plus large que la tête, élytres subcarrés, deux fois aussi larges que le pro-
notum.
Organe copulateur grêle et peu arqué, l’apeX réduit comme chez le
Europhilus (fig. 297 h). Style gauche allongé, à sommet anguleux ; style
droit de mêmeforme, mais plus court et plus étroit. D `
Py1·énées occidentales et centrales, de la Nive jusqu’à l’Ariège, au bord
des torrents, sous les pierres.
Encore cité par PORTA de la Vénétie Tridentine, du monte Rosa et des en-
virons du lac de Côme, du Lazio.
Subgen. Agonllm, s. str.
5. Agonum (s. str.) impressum PBNZER, 1797, Fna Germ., 37, 17 ; type:
Allemagne. — FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854, Fne ent. fr. I, 75.
Fig. 298 g, h. — Grande espèce remarquable par la série de fovéoles du
39 interstrie.
- Organe copulateur assez grand, peu arqué, l’apex infléchi, la lame api-
cale courte et arrondie (fig. 298 h). Style gauche très grand et arrondi, le
droit un peu anguleux.
L’espèce est variable dans sa coloration ; on peut retenir les variations sui-
vantes, qui peuvent se rencontrer avec le type.
a. Tout le dessus vert émeraude .......... ab. subsmaragdinum REITT.
b. Cuivreux, presque sans teinte verte .......... ab. cupreatum. LE·rzN.
c. Dessus violacé foncé, à reflets verts ..... ab. cupreoviolaceum LETZN.
d. Dessus noir violacé ........................ ab. obscurum LETZN.
c. Des fovéoles sur le 1*11 et le 58 interstrie. .... ab. irrcgulare Liarzn.
Alsace : Strasbourg (Puroiv). Vosges : Remiremont (PUroN).
Europe septentrionale et moyenne : Sibérie.

Aeomrm ' 883
6. Agomlm (s. str.) viridicupreum GoEzE, 1777, Ent. Beytr. I, 664. ——
fhoracicum Founcnov, 1785, Ent. par. I, 45. — nigricorne P.·s.NzEn,
1793. - modesium STURM, 1824 ; FAIRMAIRE et LABOULBÈNE, 1854,
75. 1 11`1
V A
· · \— .' , ( ,
Qin ( yi M î
'( ( _ ' ’ î .
W 5 • . ·\\( ai  
· ~.1,· ~··   6- \ », L
' ’ C. "
A )
/ _; / J, /
 I él \© . _.
Q?   À. ol \J /
5 A 1
  A (· (1
’ î >\` `\ 1 ‘“ (
4. ...5 }_ r `1 (
Z · ) > I 0.  
` · /4/ ·. ., /77/·
Fig. 298 a. et b. Gen. Agonodromius RE11··r., organe copulateur, de profil, et sommet du
pénis, face dorsale (X 32) de l’A. quadripunctalus DE G., d’Autriche.
Fig. 298 c. à p. Gen. Agonum BoN., organes copulateurs de profil, et sommets des pénis,
[ace dorsale (X 28). — c., A. (s. str.) viridicupreum Goazn, de Châteauroux. — d. et e.,
A. (s. str.) gracilipes DU1=·1·s., de Norvège. -— f., A. (s. str.) ericcti PANz., de Pontar-
lier. — g. et h., A. (s.str.) impressum PANZ., de Suisse. —— i. et j.,A. (s. str.) sexpuncia-
Zum L., de Transylvanie. ——— k. et l., A. (s. str.) marginatum L., de Bénaménil.— m.,
L4. (s. str.) numidicum Luc., d’Ajaccio. ——— n. et 0., A. (s. str.) Mülleri Hnnasr, de
Bénaménil. — p., A. (s. str.) lugens Durrs. du Djurjura.
Fig. 298 c. — Bien reconnaissable à sa coloration ; les élytres sont tou-
jours mats, avec les stries très fines et les interstries très plans ; points du
38 interstrie imperceptibles.
Organe copulateur de même forme générale que celui de seœpuncialum
(fig. 298 i), le style droit ovale et atténué. L’apex du pénis est tronqué
à son extrémité (fig. 298 c).
Toute la France, assez commun.
Europe moyenne et méditerranéenne ; Sibérie.

884 ' COL&Eacut