FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du 1°'juillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1€ \   '\€·' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SoC1ETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion scientifique
française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique spécialisés
destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre en
France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces ouvrages s‘adressent tout autant aux
professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages de référence, rassemblant, notamment pour
les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée par une
équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel des ressources
financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association, consultez notre site
(www.faunedefrance.org), et soutenez nos publications en achetant les ouvrages!
La FÉDÉRATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur Internet, à la
disposition de la communauté naturaliste l‘intégralité du texte de Lucien CHOPARD consacré aux Insectes
Orthoptéroïdes publié en 1951. Ce volume est actuellement épuisé et ne sera pas réédité.
Cet ouvrage est sous une licence Creative Commons pour vous permettre légalement de le dupliquer, le
diffuser et de le modifier .....
Montpellier, le 10 avril 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

Creative Commons
®Cf6aiiV9
C 0 hl hl U TC 5+ U I-1 li I)
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à
l'Identique 2.0 France
Vous êtes libres :
•de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
•de modifier cette création
Selon les conditions suivantes:
BYE Paternité. Vous devez citer le nom de |'auteur original.
.·—r'
Pas d'Utilisation Commerciale. Vous n'avez pas le droit
.= d'uti|iser cette création à des fins commerciales.
Partage des Conditions Initiales à l'ldentique. Si vous
modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n'avez
le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un
·-”' contrat identique à ce|ui—ci.
•A chaque réutilisation ou distribution, vous devez faire apparaître clairement aux
autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création.
•Chacune de ces conditions peut être levée si vous obtenez |'autorisation du
titulaire des droits.
Ce qui précède n'affecte en rien vos droits en tant qu'utilisateur (exceptions au
droit d'auteur : copies réservées à |'usage privé du copiste, courtes citations,
parodie...)
Ceci est le Résumé Explicatif du Code luridique (la version intégrale du contrat).
Avertissement El
Découvrez comment diffuser votre création en utilisant ce contrat

mé:nl<:nA1·1oN FRANCAISE mas socxmcs ne scmucss NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE·
Directeur honoraire: P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPARD
56
ORTHOPTÉROïDES
PAR
Lucien CHOPARD
Professeur au Muséum National d'Histolre naturelle
Avec 53 l Figures
P A RIS
PAUL LECHEVALIER, I2, RU1-: DE Toumou (vn')
l95l

AVANT-PR OPOS
Cette nouvelle édition des Orthoptères de la Faune de France est complè-
tement différente de la première. (lelle-ci était un des premiers volumes
parus dans la collection, le troisième exactement, et les plans initiaux
ont été bien transformés depuis ce début. (ln a abandonné, en particulier,
la conception d'une série de volumes aussi courts que possible, réduits
à un texte strictement indispensable à la détermination des espèces.
Par suite, j’ai pu traiter le groupe des Orthoptéroïdes d’une façon beau-
coup plus large, séparant les différents ordres qui le composent et aban-
donnant ces tableaux de détermination menant directement à l’cSpèce
pour des tableaux plus rationnels conduisant au genre d’abord. On
verra que j’ai introduit dans cette Faune les 'l`ermites et les Embio-
ptères. De cette façon, tous les Urthoptéroïdcs à larves terrestres se
trouvent traités dans le volume ;seuls restent en dehors les Plécoptères,
à larves aquatiques, qui ont fait l’objet du tome LV quivient de paraître
et qui est dû à notre regretté collègue R. Dmsmx.
Pour répondre à une critique qui m’avait été faite, j’ai introduit dans
cette nouvelle édition de nombreuses figures d’ensemble, une par genre au
moins. Presque toutes ces figures sont dues à ma collaboratrice habituelle
Mlle G. Boex, sauf certains dessins de larves qu’avait exécutés pour moi
N. Konsaxorr. Nous avions envisagé, avec ce naturaliste, d’étendre le
plus possible l’étude des jeunes Orthoptères ; sa mort prématurée a
malheureusement interrompu cette étude. On verra que la recherche ·
des Ortlioptéres a été trés active dans ees dernières années et a abouti ·
ii la découverte en France d’espéccs qui n’y avaient pas encore été signalées
· ou même d’espèccs nouvelles. Cette constatation est d’autant plus remar-
quable qu’il s’agit presque toujours d’Insectes de grande taille qui n’au~
i raient pas dû rester si longtemps ignorés. Ces recherches sont dues prin-
cipalement à MM. P. P. Gnassiâ, L. BERLAND, G. DE VICHET, R. DELMAs,
L. A. Lurnoox, A. Ramexaa, R. Sanmxaa, R. LIENHART, P. REMY,
G. Posmsooxîzmz et R. Pasoonan; je suis heureux de les remercier ici
des renseignements qu’ils m’ont fournis.
ll ne faudrait pas en déduire que la systématique des Orthoptères
français est très avancée, car tout un chapitre reste absolument inexploré,
o’est l’étude des sous-espèces. Pour prendre un exemple, je citerai l’Éphip-
’ pigére des vignes qu’on baptise Ephippiger ephippiger, quelle qu’en soit
; la provenance et malgré des différences manifestes de taille, de coloration
· et d’écologie ; plusieurs sous-espèces très nettes sont probablement réunies
1

2 oRTHoPTÉRo1DEs
dans ce complexe. De même, les Teirix, les Oedipoda, les Plafycleis,
les Acridiens du groupe des Chorihippi présentent certainement des formes
dont la valeur du point de vue génétique reste à fixer, et dont les recher-
ches de RUBTZOV sur certains C/iorlhippus donnent une idée. L’étude de
ces formes serait des plus intéressantes, mais on ne doit pas en dissimiler
la difficulté. La conservation en collection de la plupart des Orthoptères
est imparfaite et l’étude de la variation ne peut se faire que sur des Insectes
vivants; c’est d’ailleurs la seule façon de reconnaître de manière satis-
faisante les limites d’extension des différentes sous—espèces.
La rédaction de ce travail reste fidèle au plan des ouvrages de la Faune
de France, avec des tableaux de détermination aussi précis que possible,
et des descriptions assez courtes. servant surtout à vérifier le résultat
obtenu avec les tableaux. J’ai accordé une certaine place aux observa-
tions biologiques. Toutefois, ces indications restent tres courtes et surtout
comprises dans le sens qui peut aider le systématicien. Aller plus loin
entraînerait une augmentation excessive du volume et trahirait trop la
conception des fondateurs de la Faune. En vue de répondre par avance
à certaines critiques, qui ont été faites à un ouvrage du même genre,
je crois devoir dire encore une fois qu’1ine faune n’est pas un ouvrage
de biologie ; son but, plus modeste, est de permettre à ceux qui en ont
besoin de déterminer aussi facilement que possible les animaux qui se
trouvent sur un territoire donné.
Enfin, pour terminer, je dirai quelques mots de la nomenclature.
Le lecteur va sans doute trouver que j’ai introduit beaucoup de noms
de genres nouveaux. Il y a certainement actuellement une tendance
a multiplier les genres et à considérer comme génériques des caractères
relativement peu importants. Ceci est affaire d’appréciation personnelle
et je n’ai pas toujours suivi certains auteurs dans cette voie. Mais il
· faut aussi admettre qu’une faune comme celle de la France ne doit pas
' être considérée isolément, mais en rapport avec la faune mondiale. Dans
un groupe mal représenté dans la faune paléarctique, comme les Ortho-
ptères, il est inévitable que quelques espèces seulement se rencontrent
dans des genres qui peuvent être riches dans leur pays d’origine.
Enfin, il y a toujours l’irritante question des priorités ; j’ai suivi en général
la loi de priorité, sans toutefois accepter certains changements qui boule-
versent par trop les notions admises depuis toujours. Je sais que je n’évi—
terai pas les critiques de ceux qui craignent le changement et de ceux
qui voudraient exiger l’application stricte de la priorité.

OBTHOPTEROIDES ;
On réunit actuellement dans le groupe des Urthoptéroïdes tous les
Insectes à pièces buccales du type broyeur, à métamorphoses incomplètes,
présentant aux ailes inférieures un gratui champ jugal qui se replie au
repos en éventail. Les deux paires «l’ailes sont indépendantes et les ailes
supérieures sont en général plus épaisses que les inférieures, leur formant
un étui protecteur qui les fait assimiler aux élytres de Coléoptères; la
nervation est assez primitive, permettant de reconnaître toutes les
Anervures.principales..Sauf chez les Pléroptères, les larves mènent le
même genre de vie`que les'adultes.'.\u` point de vue de l'anatomie
interne, on peut signaler seulement que les tubes de Malpighi sont tou-
jours nombreux.
Cette définition permet d’isoler assez nettement ce groupe d’Insectes
parmi les autres Ptérygotes. D’une part la présence d’un champ jugal aux
ailes inférieures et la tendance à la transformation des supérieures en
élytres les éloignent des Paléoptères qui comprennent dans la faune
actuelle les Éphéméroptères et les Udonates. La conformation des pièces
burcales les sépare d'autre part des autres Insectes à métamorphoses
incomplètes (Thysanoptères, Hémiptéroïdes), sauf des Psocoptères,
dont la nervation alaire est bien plus spécialisée par simplification et
qui n’ont qu’un petit nombre de tubes de Malpighi. Quant aux Insectes
supérieurs, c’est des (Ãoléoptères qu’ils se rapprochent le plus, surtout par
les Dermaptères qui présentent, par convergence, un certain nombre '
de caractères eoléoptéroïdes; l’absence des métamorphoses montre que
les deux groupes ont évolué tout à fait indépendamment.
Tel qu'il est ainsi compris, le groupe des Urthoptéroïdes comprend les
ordres suivants: Dietyoptères, Isoptères, (lhéleutoptères, Orthoptères,
Dermaptères, Embioptères et eniin les Plécoptères. Ces derniers diffèrent
par leurs larves aquatiques et par de nombreux caractères dans la dispo-
sition et la conformation des ailes qui sont entièrement membraneuses,
repliées à plat sur le dos au repos, à nervures peu nombreuses, formant
des cellules bien distinctes. L’ordre est d’ailleurs très spécial, comme
` morphologie et comme biologie, on en trouvera l’étude détaillée dans le
volume LV de la Faune de France.

ORDRE DES DICTYOPTÈRES
3 S _O4JuJ ôlyaf/îgcïza, · 7n li
xlfdwfô de :2./ *   *34
Les Dictyoptères comprennent deux sous-ordres tellement dilïérents,
tant par les formes que par les mœurs, qu’il est préférable de les étudier
séparément. Nous nous contenterons «i’indiquer ici les caractères qui
permettent de les réunir: pièces buccales du type broyeur; tarses de
5 articles; antennes fines, à articles nombreux; cerques multiarticulés;
styles présents à la plaque sous-génitale dans les deux sexes à la nais-
sance, persistant chez le mâle seulement à l’état adulte. Organe copulateur
asymétrique et formé de pièces compliquées. Oviscapte peu développé,
ne dépassant pas la plaque sous-génitale.
$oUs—onna1z BLATTOHEA _ _
J&&*·F2 *6Qod  
MORPHOLOGIE B Q,/1% 4 ¢,_3 0
La forme générale des Blattes est aplatie avec les élytres croisés à plat
sur le dos.
‘....-. ...... . ...... ---- ........... -.-.1/È .
.>· ....................
.... . .......... 0.
I  ,  ea ée   
oc.-···' ,  
.     °'
X § ······ ‘ ‘‘''''`'` CL
  ..·-   v _______ __ ___.............. z.
FIG. 1. —— Tête de Blatte, vue de face :cl, clypéus ; f, front ; j, joues ; l,lab1·e ;
m, mandibule; 0, œil; oc, ocelle ; 8, suture épicraniale; v, vertex.
Tête (fig. 1). —— Tête petite, triangulaire, comprenant les parties habi-
tuelles: occiput et Vertex pour le crâne, front, elypéus et labre pour la
face. Les pièces buccales sont du type broyeur le plus caractérisé; elles

DICTYOPTÈRES 5
comprennent donc: une paire de mandibules très fortes, articulées par
deux condyles; une paire de maxilles composées d’un cardo, un stipe,
lobe interne ou lacinia, lobe externe ou galea ; la maxille porte un palpe
de 5 articles ; enfin, la lèvre inférieure ou labium, formée de pièces paires
en partie soudées qui sont le submentum, le mentum, les lobes internes
'ou glosses, les lobes externes ou paraglosses ; le labium porte deux palpes
de 3 articles. Les pièces masticatrices forment les côtés de la cavité buc-
  e.i__r,rrece  l
¢,· ,......................  `
r _ '_ /
_   /af/Efâ
/' " '°°''
F10. 2. —-Patte du Blalte : f, Iémur ; h, hanche ;l, tibia. ;ta, tamso ;tr, trochantcr.
cale, dont le plafond est formé par le labre, le plancher par un organe assez
épais, la langue ou hypopharynx.
Antennes longues, fines, composées d’articles nombreux.
Yeux composés grands, latéraux, réniformes ; les ocelles sont en général
peu développés, les latéraux à peine indiqués, l’antérieur tout à fait nul.
Thorax. —- Le pronotum est toujours très développé, en forme de bou-
clier couvrant en partie la tête; il ne comporte pas de lobes latéraux.
Le méso et le métanotum sont à peine visibles chez les espèces ailées;
dans les formes aptères, ils ressemblent aux tergites abdominaux. Les
pièces de la face inférieure du thorax sont peu développées et ne sont pas
utilisées en systématique.
Pattes des trois paires de même forme (pattes homonomes), disposées
pour la course (fig:. 2). Hanches tres grandes, eontiguês sur la ligne médiane.
O

G URTHOPTÉBOIDES
Fémurs longs, un peu comprimés ; tibias armés de longues épines. Tarses
longs, de 5 articles, dont le premier ou métatarse‘ est plus long que les
autres; dernier article portant deux griffes avec un arolium entre elles.
Ailes. —-— Les ailes existent chez la plupart des Blattes, mais on ne doit
pas cependant oublier qu’il existe aussi beaucoup de formes qui. à l'etat
adulte, sont complètement dépourvues d’ailes, surtout chez les femelles.
Ailes superieures ayant le caractere <l’«'·lytres, appliquées au repos sur
le dos et couvrant les ailes 1nfer1eures. La nervation (fig. 3) comprend
ç Cu/P. R ` CLL I M;
Am ii F \  
/e"“‘ï=¤` _   
*»"'\§î—É
VU · 
Sc `F//fi n CH Ri 4%
· 4Z*r '
I  
rx \î
È `
- _ ` ;
._ ,'
`_ "T l'
FIG. 3. -—- Schéma. dela nervation a,la.·ire d’une Blatte : An, veine anale ; .10, axillaires ;
Cu, cubitale; Cup, cubitale postérieure ; M', médiane; R. radiale; Sc. sous-costale.
la costale, la sous-costale portant quelques branches, la radiale portant
un grand nombre de branches, dites costales, dirigées vers le bord anté·
rieur, la mediane ordinairement bifurquée pres de la base, la cubitale
tres ramifiee. La disposition du champ anal des élytres est tres carac-
téristique chez les Blattes, rar il est limite par un profond sillon dans
lequel se loge la veine anale.
A l’aile postérieure. on distingue un champ antérieur et un champ pos-
térieur; le premier renferme les nervures sous-costale, radiale, médiane
et cnbitale, le second de nombreuses nervures disposeesïlen éventail ;
entre les deux se trouve un sillon au fond duquel court la venu dividens ;
à l’eXtrèmité de celle-cise trouve un espace triangulaire plus ou moins
developpé. dépourvu de nervures, le triangle intercalé.
Dans les anciens ouvrages, ceux de BRUNNER von WVATTENWYL et
DE Slxnssimiz en particulier. on trouve une nomenclature des nervures
O

D1u'1·Yo1·1·È1ms 7
différente de celle que j’adopte ici, dont la correspondance est indiquée
ci-dessous :
Nolnlion nz0¢[e1·ne Brzumer Saussure
sous-costale (Sc) médiastine médiastine
radiale (R) radiale humérale
médiane (M) spuria médiane
cubitale (Cu) ulnaîre discoïdale
· anale (An) dividens anale ou dividens
axillaires (.1w) axillaires
Abdomen. - Sur le dessus, l’abdomen comporte 10 tergites dont le
dernier est plus ou moins prolongé en forme de plaque suranale ;en dessous,
les sternites visibles sont au nombre de 0 chez le mâle, 7 chez la femelle ;
le premier est toujours très réduit. (lhez le mâle, le 08 sternite forme
la plaque sous-génitale qui porte un ou deux petits appendices articulés,
les styles; chez la femelle, la plaque sous-génitale est formée par le 79
sternite. L’organe copulateur est asymétrique et très compliqué ; jusqu’à
présent, il n'a été employé que très peu en systématique. Chez la femelle,
il existe sous la plaque sous-génitale un petit oviscapte composé de 6 valves
paires ; l'oviscapte ne faisant jamais saillie au delà de Pextrémité abdo-
minale, n’est pas employé cn systématique bien que sa forme soit très
variable. · '
Le 108 tcrgito porte deux ccrqucs qui sont composés d'articlcs bien
distincts dont le nombre varie de 10 à 20 environs
Chez beaucoup de mâles de Blattes, il existe sur l’abdomen une fossette -
glandulaire plus ou moins volumineuse qui fournit de très bons caractères
spécifiques.
ANATOMIE ·
Le tube digestif comprend un jabot volumineux, un gésier armé de
dents et un intestin court. ·
. Le co=·ur s’étend sur toute la longueur de l’abdomen et la partie pos- .
térieure du thorax ; il est composé de 13 chambres, dont 3 dans le thorax.
· ll existe des organes pulsatiles à la base des antennes.
L’appareil respiratoire comporte 10 paires de stigmates dont 2 thora-
ciques. Il y a deux troncs principaux longitudinaux, réunis dans chaque
segment par une trachée verticale.
Les tubes de Malpighi sont nombreux, 80 à, 100 en moyenne.
Le système nerveux comprend, outre le cerveau, une chaîne ventrale i
formée de 3 ganglions thoraciques et 6 abdominaux. Le système sym- '
pathique et les glandes endocrines (corpora cardiaca et corpora allata)
Sont bien développés. '
Les testicules sont formés de nombreux petits follicules et d’un long
canal déférent; glandes accessoires nombreuses et disposées en deux

8 onruorriânoioas
groupes. Ovaires volumneux. composés d’ovarioles réunis en avant par
un filament terminal ; les deux oviductes se réunissent. en un utérus qui
débouche entre le 7** et le 88 sternites ; les glandes collatérales s’ouvrent
dans l’utérus. Il existe une spermathèque.
BIOLOGIE
Les Blattes recherchent en général les endroits humides ou tout au
moins abrités de la sécheresse; cependant certaines espèces se trouvent
dans les bois secs du Midi, sous les feuilles, à terre.
Nos espèces indigènes sont peu nombreuses ; elles vivent toutes dans les
4‘· 5. 6_
L la   ( · ,
ü""`~—`-  ti ï, 3 I I »
. [fx   è ’ _ \\
  \ ;  » `
FIG. 4 à. 6. —- Oothèqucs de Blattes : 4. Blaiia orientalzle. ——- 5. Blattvlla gcrmrmiea.
6. Éviohîvm Zivîrlus.
bois, sous les débris végétaux ou sur les herbes et les buissons. Plusieurs
espèces importées vivent dans les maisons et sur les navires.
· Les mouvements des Blattes consistent en général en une course rapide ;
bien que les pattes ne présentent aucune spécialisation, le saut n’est pas
complètement impossible quand, par exemple, la Blatte arrive au bord
d’un vide qui interrompt sa course. Le vol est faible et toujours rare.
Les Blattes se nourrissent de toutes matières animales ou végétales ;
les espèceslibres vivent d’insectes morts, de végétaux, mais les espèces
domestiques s’attaquent à toutes les denrées comestibles et peuvent deve-
nir nuisibles. On a signalé à plusieurs reprises des dégâts dans les biblio-
thèques où les Blattes peuvent attaquer les reliures des livres.
L’accouplement n’a été observé que chez quelques espèces domestiques ;
le mâle se glisse sous la femelle, en relevant les ailes, et les deux insectes
peuvent rester unis pendant un temps très variable suivant les espèces.
La ponte constitue un des caractères les plus remarquables des Blattes.

DICTYOPTÈRES 9
· Les oeufs sont réunis dans une sorte de capsule de consistance cornée
appelée oothèque (fig. 4 à 6) ;eette capsule est divisée par une cloison
longitudinale de chaque côté de laquelle se trouvent des petites loges
verticales contenant chacune un teuf ; le dessus est occupé par une crétc
denticulée le long de laquelle se fera l’éelosion des larves. L’0othèque
reste généralement engagée entre les derniers segments abdominaux de
la femelle, qui la porte pendant un certain temps ; il n’est pas rare de
` rencontrer des Blattes ainsi chargées de leur oothèque. La forme de
l’oothèque est variable suivant les espèces et on peut les distinguer assez '
facilement.
A. B.
Fm. 7. — Aspect d'une Blatte mîcroptère adulte (A) et d'une larve
âgée d'une espèce ailée (R).
I)«`·s l’éelosion, les jeunes Blattes ell`ertucnt une mue, le plus souvent sur
l’oothèque même; leur forme avant cette mue est bien différente de la
forme adulte, elles sont blanchâtres avec les membres enveloppés; e’est
la larve primaire ou larve vermilorme. Par la suite, elles ne diffèrent guère ·
des adultes que par l’absence des ailes et par le développement de l’extré-
mité abdominale; le nombre des mues 11'est connu que pour quelques
espèces, il semble en général eleve, une dizaine environ. Les jeunes Blattes ’
mènent exactement la même vie que les adultes.
Comme il existe un'assez grand nombre de Blattes aptères ou subap-
tères, il peut être difficile de distinguer une larve âgée d’un individu adulte.
Deux cas peuvent se presenter : ou bien on a affaire à une espèce dont les
organes du vol sont rudimentaires, réduits à des élytres lobiformes,
latéraux, ou il s’agit d'une espèce complètement aptère. On reconnaîtra
un adulte dans le premier cas à ce que les élytres latéraux sont nettement
séparés du mésonotum par une suture longitudinale; chez les larves,
· les ébauches élytrales ne sont que des prolongements du mesonoium,

10 oncruoerâaoibns
situés dans le même plan et non séparés de lui (fig. 7). Dans le second
cas, il est parfois difficile d’etre sûr qu’on a affaire à un insecte adulte.
Le seul moyen certain est de soulever la plaque sous-génitale et d’exami—
ner les organes génitaux externes ; chez le mâle. l’organe copulateur d’un
adulte est toujours en partie sclérifié et bien reconnaissable; chez la
femelle, on trouve un petit oviscapte dont les valves bien formées sont
appliquées l’une contre l’autre. tandis que chez la larve. elles sont mem-
braneuses. en doigt de gant.
ENNEIVIIS ET PARASITES
Les Blattes sont capturées par un certain nombre de Sphégides qui
les paralysent et en alimentent leurs larves wlrnpulem fasciaia JURINE,
Dolichurus, Tachyspheœ laiivalvis); elles sont aussi parasitées par une
famille spéciale d’Hyménoptères, les Evaniidac, et par certains Coléop-
teres du genre Rhipidius. Leur tube digestif est souvent bourré de para-
sites, en particulier d’-\mibes, de (îrégarines et de Nématodes Oxyurides
(cf. B. G. Currwooo, Zlschr. Pamsiienlc., V, 1933, p. 14).
CHASSE ET PRÉPARATION
Si l’on excepte les quelques espèces domestiques. les Blattes doivent
être recherchées dans les bois Z les mâles d’Eclol»ius volent assez facilement
et peuvent être capturés au filet ou au fauchoir ; ils se tiennent trés sou-
vent sur les grandes herbes des clairières ou le long des chemins de forêts.
Les femelles se trouvent plutôt dans les feuilles mortes où elles courent
rapidement; on les capture aussi très souvent en battant les buissons.
Certaines espèces, comme les Lobolampm et Loboplera. se trouvent plutôt
sous les pierres.
On peut tuer les Blattes au cyanure ou à l`éther acétique; il est bon
de garder quelques exemplaires mâles dans l’alcool pour l’étude de la
fossette glandulaire qui se déforme par la dessiccation. ,
ll n’y a pas de précautions spéciales à prendre pour la conservation ;
les Blattes sèchent facilement et leurs couleurs s’altèrent peu. En voyage,
on peut les disposer sur des couches de coton comme les (loléoptercs.
Les grosses espèces se piquent au milieu du pronotum ; mais il est préfé-
rable de coller les petites qui sont assez fragiles. Si l’on veut étudier la
nervation alaire, je recommande le procédé suivant 1 après avoir ramolli
l’insecte, on détache l’aile avec un ciseau fin; on la dispose sur un petit
carton au milieu d’une goutte d’eau. Il est alors facile de l'étaler avec
deux épingles, avant que l’eau soit complètement évaporée ; on melange
alors à celle-ci une gouttelette de colle qui fixe l’aile et la maintient
étalée. Pour l’étude des styles des Eclobius. un assez fort grossissement
est nécessaire et il faut les examiner au microscope, entre lame et lamellé,
suivant les procédés les plus simples, sans même colorer.

DICTYUPTÈRES ll
ORIGINE DES BLATTES FRANQAISES ·
Dans la faune des Blattides français, il faut éliminer d’abord un nombre
relativement élevé d’espèees eosmopolites appartenant aux genres Blai-
lella, Supella, Blalla, Periplanela; res especes synanthropes ne vivent
que dans des conditions de·milieu spéciales et leur origine est toujours
incertaine. Du point de vue de la biogèographie, elles n’ont donc aucun
intérêt.
Parmi les autres Blattes françaises, le genre Eclobius est, de beaucoup,
le plus richement représenté, avec 8 espèces. Les Eplobius sont actuellement
surtout abondants en Afrique, mais les espèces françaises semblent appar-
tenir à deux groupes d’origine différente ou tout au moins séparés depuis
longtemps. Les espèces qui se groupent autour de lapponicus et de lividus
semblent avoir évolué en Europe centrale ; ces deux espèces ont pu attein-
· dre les [les Britanniques avant la formation définitive du Pas-de—Calais ;
l’Ecl0I1ius Panzeri, qui se trouve également dans le sud de l'.\ngleterre,
est plutôt une forme lusitanienne, car elle est représentée aux Açores
par une forme vieariante très voisine de la forme typique. Les Eclobius
nicaeensis et E. corsorum sont certainement d’0rigine toute différente et
semblent venir de la Méditerranée orientale. Telle 'doit être également '
l’origine des Ilnlnlampm, Lnbelnmpra et Leboplera decipicns.
La faune française ue enmpte que deux espéees de Blattcs endémiques ;
ce sont Eclohius nimeensis Buisour et Eclnbius cnrsnrum RAMME.
TABLEAU ¤Es GENRES
l. Plaque sous-génitale du mâle symétrique, portant deux
styles égaux (fig. 8) ; plaque sous-génitale de la femelle 51
partie apicale séparée de la partie basale par un sillon et
divisée en deux valvules (fig. 9). Insectes d'assez grande
taille (20-30 mm.) ..................... 2.
-—- Plaque sous-génitale du mâle asymétrique, En styles iné-
gaux, ou un seul style bien développé, ou sans style (fig. 13-
14)i plaque sous-génitale de la femelle ii bord postérieur
eouvexe ou un peu sinué. Insectes de moins de 14 mm. ..... 3.
2. Élylres et ailes bien développés dans les deux sexes . . .
......... . . . . ........ (p. 31) Poriplaneta.
·--- Élytres un peu plus courts que l’abdomen chez le mâle,
lobiformes et latéraux chez la femelle ....... (p. 30) Blatta.
il. Plaque suranale plus ou moins longuement prolongée en
triangle (fig. 10-11) ; fémurs postérieurs à armature assez
forte et régulière. Ailes, quand elles sont bien développées,
à champ apical triangulaire peu marqué ou nul ......... 4.
—— Plaque suranale transverse, étroite (fig. 12) ; fémurs posté-

12 onrnovriâaoimzs
rieurs à armature très faible, composée de l à 3 épines
irrégulières. Ailes, quand elles sont bien développées, à
champ apical triangulaire bien marqué ............ 6.
4. Organes du vol bien développés dans les deux sexes ; plaque
sous-génitale du mâle à 1 ou 2 styles ............. 5.
— Organes du vol réduits aux élytres squamiformes, latéraux ;
plaque sous-génitale du mâle sans styles .... (p. 29) Lobcptera.
6. 9. /0.
" · .
M ' . .   /4*-
(   ( È
~ \
Fm. 8 à. 14. ——— 8. Plaque sous-génîtale de Pcriplameia rmu·rica·na J. ——- 9. Id. Q. —·
10. Plaque Surauale de Blattella germaniva (jl. — 11. ld. Q.—12. Id., Ectobius livialmz.
—— 13. Plaque sous-génitale de Blaflcllœ gcrmanivn (Y . —14. ld., Supella supcllvetilivlm gf' .
5. Élytres également développés dans les deux sexes. avec
6 secteurs longitudinaux Si la oubitale ; plaque suranale du
mâle longue (fig. 10) ; plaque sous-génitale il un seul style
(iîg. 13) .................. (p. 26) Blattella.
—— Élytres plus courts chez la femelle que chez le mâle, avec
9-11 secteurs à la cubitale ; plaque suranale du mâle trian-
gulaire, courte ; plaque sous·génitale à deux styles (fig. 14)
....................... (p. 28) Supella.
G. Elytres et ailes du mâle bien développés ; femelle à élytres
variables, longs ou tronqués, jamais rudimentaires et
latéraux ......................... 7.
—— Élytres rudimentaircs. latéraux dans les deux sexes . . .
................... . (p. 25) Lobolampra.

oicrvorrùass. - ECTUBIUS 13
7. Élytres membraneux, ai nervures bien nettes; ailes bien
développées ................. (p. 13) Ectobius.
— Élytres subcorués, ai nervur«·s moins nettes; ailes très
rnurtes ................. (p. 24) Hololampra.
Famille des ECTOBIIDAE
Espèces de taille petite ou moyenne, ai pattes gréles; bords inférieurs
des fémurs munis d’épines, mais l’armature souvent assez faible. Élytres
atteignant en général l.,t5XtI'ÉIIllté de l’abdomen, parfois raccourcis ou
même lobiformes, chez les femelles surtout. Mâles présentant souvent
des fossettes glandulaires sur l’abdomen ; leur plaque sous-génitale
asymétrique, à un seul style ou deux styles très inégaux.
Subfam. ECTOBIINAE
Élytres membraneux ou eoriacés, bien développés on abrégés; ailes
avec un grand triangle intercalé; veine eubitale de l’élytre simple ou
bifide. Pattes gréles. Plaque suranale transverse et étroite.
Gen. ECTOBIUS Srnrnnns 1835
S
Élytres inembraneux, à nervation bien nette, atteignant Pextrémité
de l’abdo1nen chez les mâles, souvent abrégés chez les femelles. Ailes
il triangle intercalé bien visible. Abdomen présentant chez le mâle une
fossette glandulaire sur le 7° tergite; plaque sous-génitale portant un
seul style. Ongles des tarses inégaux. ·
I Éth0l0gi0. -—— Les Ecto bius vivent dans les bois ; on les trouve â terre, sous
les feuilles sèches, sur les herbes et les buissons. [ls sont généralement adultes
uu printemps ou en été, passant l’l1iver à l’état larvaire. Ijoothèque est courte
ct large, cornée, striée longitudinalement, à suture dentienlée assez forte;
elle se présente verticalement à la sortie de l'abdomen.
Les Ectobius sont chassés par lespetits Evaniides du genre Iîmchygustcr -
et par plusieurs Spliégides (Ampulcx) ; le rare Coléoptère lîltipidius purisiensis
LEsNE est probablement parasite d°une espèce de ce genre.
Distribution. ·- Genre paléarctique et africain.
TABLEAU DES ESPÈCES
Mâles
1. Élytres longs et étroits, subaigus à l’apex ...... · ..... 2
— Él tres lus lar res et lus arrondis à. l’a ex .......... 3
Y P b P P
2. Fossette glandulaire petite, à faible tubercule divisé au
sommet (fig. 15) ................ 8. panzeri.
—·— Fossette glandulaire à peine marquée, lisse (iig. 16) . . 7. corsorum .
' C

14 oaTnoPTÉno1DEs
3. Couleur foncière presque noire, les nervures des élytres se
détachant en blanc; style très petit, arrondi .... 9. nicaeensis.
— Couleur jaunâtre ou roussâtre, le pronotum souvent plus
foncé que les élytres ; nervures plus foncées que le fond ..... 4.
4. Fossette glandulaire à fond lisse (fig. 17-18) .......... 5.
— Fossette glandulaire à fond portant un tubercule ou une
crête (fig. 19-20) ...................... 8.
5. Pronotum à disque noir ou brun ; style piriforme, ne por-
tant que des poils isolés ................... 6.
—— Pronotum unicolore, jaune; élytres jaunes, plus ou moins
taehetés de points bruns .................. 7.
].5. Z6'. [.9
=.
È      fl i 
ZZ [C55 20.
ER _   6%. ‘· 2
FIG. 15 à, 20. -— Fossette glandulaire du 7• tergite abdominal de mâles d’Ect0bius :
15. panzeri. —— 16. corsomm. — 17. lividus. -—- 18. sylvestris. - 19. lapponims. ——
20. niger.
6. Pronotum à disque noir, nettement bordé de blanchâtre
........................ 3. sylvestris.
—— Pronotum à disque brun, plus ou moins varié, à bordure
moins nette .................... 4. lucidus.
7. Élytres tachetés de brun, de moins de 10 mm. ; dessous de
l'abdomen sans bandes brunes ou avec deux bandes (var.
· chopardi) ................ i .... 5. lividus.
—— Élytres sans aucune tache, dépassant 10 min.; dessous de
l’abdomen à 3 bandes brunes longitudinales . . . 6. vîttîventris.
8. F ossette glandulaire présentant un tubercule arrondi
` (fig. 19) .................... 1. lapponicus.
— Fossette glandulaire divisée en deux par une carène longi-
tudinale (fig. 20) .................. 2. niger.
F emelles ,
l. Élytres courts, tronqués droit ............ 8. panzeri.

D1C.rYoPTÈREs:. — Ec'roB1Us l5
’
.... Élytres plus ou moins longs, mais non tronqués ......... 2.
2. Élytres à nervuros blanchûtres; pattes jaunes tachées de
noir ...................... 9. nicaeonsis.
·— Élytres à nervures ne se détachent pas en blanchâtre sur le
fond ........................... 3.
3. Couleur; jaunâtre uniforme ................. 4.
— Couleur plus ou moins variée de brun ............. 5.
4. Élytres marqués de petits points bruns sur les nervures 5. livîdus.
— Élytres jaunes, sans aucune tache ....... 6. vittivontris.
  Pronotum à disque trapézoïde, noir (fig. 23) .... 3. sylvestrîs.
— Pronotum il disque pas franchement noir ........... 6.
fi. Disque du pronotum jaunâtre tacheté de brun ou brun
tacheté de jaune ................ 7. corsorum.
— Disque du pronotum à coloration plus uniforme ..... . . . 7.
.· 2]- 22. 2_3_
     ‘î . ..   D .. .,;_;.?‘· ·  
 ji`},  'rî.·_ ·— "«·" —,      
'll A elf` .' ' 'gî-f'\ :_` _,, ' il ( _ ,` ii':
    ~.î·             ‘î
*   ·_,jj¤i;·»  _’ _ _ _   g·· · » ·
 à:·¢"li   il · .·      É f
Flo. 21 à 23. - Pronotum d’Ect0biuu : 21. lappomkus. — 22. lucidus. —— 23. sylvcstris.
7. Disque du pronotum trapéziforme, jaunâtre ou brun rou-
geâtre, souvent avec des dessins bruns ou noirâtres, liseré
extérieurement d’ambré (fig. 22) ............... 8.
—— Disque du pronotum arrondi, jaunâtre sale ou brun
(fig. 21); élytres fortement tachetés, atteignant l’extré-
mité de l’abdomen ............... 1. lapponicus.
_ 8. Dessous de l’abdomen noir avec des dessins rlairs sur les
côtés ................ 3. syïveslris discrepans.
4 Dessous de l’abdomen plus clair vers l’apex ..... 4. lucîdus.
La détermination des mâles d’Ecl0bius est rendue assez facile par l’étude
de la forme de la fossette glandulaire qui se trouve sur le 76 tergite abdo-
minal et par celle du style unique que porte la plaque sous-génitale.
ll n’en est pas de même des femelles pour lesquelles on ne trouve guère ·
d’autres caracteres que veux fournis par la coloration du pronotum et
du dessous de l’abdomen. Comme cette coloration est tres variable,
on se trouve souvent en présence d’individus fort difficiles à nommer.
et il s'en faut de beaucoup que la question des races locales soit réglée
chez ces insectes. Cependant, un excellent travail de \V. RAMME, paru
\
· \

16 <m'rno1>trÉno1nEs
en 1923 (1), a 1nis quelque ordre dans ce chaos. Plusieurs espèces, surtout
parmi celles du groupe lividus, qui n’ont pas été signalées en France,
pourraient peut-être se trouver dans le Midi   puncialissimus RAMME,
E. viireus RAMME, E. kmussianus RAMME, E. albicinclus BR.), Les quelques
notes ci-dessous permettront de reconnaître les mâles de ces espèces :
puncialissimus. —— Assez grande espèce brun jaunâtre, finement ponctuée
sur les élytres. Fossette glandulaire très petile, à peine 1/5 de la largeur
de l’abd0men, portant au fond une petite saillie sétigère, EJ. bord postérieur
anguleux, prolongé jusqu'au bord postérieur du segment.
vilreus. —— Élytres plus longs et plus étroits que lividus. Fossette glan-
dulaire très grande, atteignant le bord postérieur du segment, à longs
cils; bord postérieur du tergite précédent fortement concave.
lcraussianus. ——— Plus petit que lividus, sans taches. Fossette glandulaire
très petite- avec une petite saillie au fond, à bords anguleux, réunis en
arrière et prolongés en une carène qui atteint le bord postérieur du tergite.
albicincius. — Fossette glandulaire assez petite, à bord postérieur
anguleux, bords jaunâlres sur fond noir, présentant un petit tubercule
saillant. A
1. Ectobius lapponicus (L,). — Blalla lappunica LINNÉ, 1758, Syst.
Nat,. éd. X, p. 425.'-— Eciobia lap-
l_ 1 punira F1No'r, 1890, p. 76, pl. 2,
 , _   ng, 42-43; — Azam, 1901, p. 15 ; —
  HDULBERT, 1927. p. 13, pl. 1, Hg. 6. —
    Eclobius lapponieus Cuormno, 1922,
`,     p. 24, fig. 36-41 ; — Llnomno, 1947,
 · z   rt  . .
,   ~   p. 37, pl. 11, fig. 25-2b; —— RAMME.
 rf)       1925, —p. 114, pl. I, ·fig. 2--1,.pl. 11,
    iq fig. 1-2, lîâ,   Eclobzus perîspzczllarzs
É     1 5;) ( llnnnsr, 118b, Fuessly .hI‘('1llV, p. 186,
lg,  "«       pl. -19, fig. 11. — Eciobzus lappomcus
 («Q ,. l’~`i"   var. perspirillaris (lnornxnn, 1922, p.25.
' »   gf (fig, 24), D1- taille relativement
,«f   KQÉL W    assez grande et de couleur assez fon-
È 7     cée. Tête brun foncé à bande plus
Ii   if, j claire, très peu marquée, entre les
· , yeux. Disque du pronotum brun foncé
‘ I ' à bords peu nets, un peu liseré d’am-
· _ _ bré en avant, côtés largement trans-
FIG'24'—Eë,Obiï2îapp0nwuS L" lucides. Abdomen noirâtre dessous ;
' i style gros. presque sphérique, à garni-
ture de poils serrés, à l’apex seulement, axec quelques denticulations
1. W. RAMME, Vorarbeite zu einer hfonogrztphie des Blattiden-Genus Ectobius STEPH.
(Arch. f. Naturg., XC, 1923, p. 97-145, pl. 1-2).
it

D1c'1‘Yo1·'1‘Ènes. -—— ECTUBIUS 17
(fig. 26). Pattes, antennes et palpes bruns. Élytrcs bruns dans la moitié
interne avec les nervures un peu plus claires ct quelques taches brunes,
assez grandes mais peu marquées, irrégulières ; champ antérieur translu-
cide, présentant quelques petites taches brunes sur les ncrvures costalcs.
Fossette glandulaire assez grande, vaguement triangulaire, avec un petit
tubercule saillant 1111 milieu.
Q. De couleur plus claire que le mâle. '1`éle roussâlrc passant au brun
sur la face. Disque du pronotum d’un brun roussâtre clair 011 trés clair,
un peu bordé d’ambré, côtés translucides. Dessous de l’abdomen brun
foncé avec une bordure claire latérale et quelques taches plus ou moins
‘ grandes vers l’apex. Élytres atteignant l’extrémité abdominale, présen-
tant des petits points roux sur les nervures et quelques taches plus grandes '
sur la radiale et dans lc champ radio—cubital. Pattes jaunâtres.
Long. (T 8-11 mm., Q 8-10 mm.; élytre (3* 8—11 mm., Q 8,5 mm.
La coloration de cette espèce varie un peu, surtout chez les mâles dont le
pronotum peut devenir très pâle dans la forme pallellS STEPII., qui peut être
reconnue facilement â la forme de la fossette glandulaire. Cette forme se
rapproche très nettement d’une espèce (E. erythronetrw Bona) du S. E. de
l’Europe, d’1talie, du Sud de la Suisse, mais qui n`a pas été trouvée 811 France.
Commun dans les bois ; adulte de fin mai à fin août; après les heures les
plus chaudes de la journée, les deux sexes grimpent sur les grandes herbes
où ils s°accouple11t. Ifoothèque, longue de 4 mm., est brune, un peu incurvée,
presque lisse. Les larves éclosent dès le mois de juin, mais n’arrivent pas â
l’état adulte avant l’hiver; les larves âgées hivernent done dans les feuilles
sèches et accomplissent leur dernière mue au printemps. Elles sont de couleur
très foncée avec les côtés des segments thoraciques plùs`0ù moins largement
bordés de jaunâtre; dans les premiers stades, le thorax entièrement jaunâtre
contraste vivement avec l’abd0men noirâtre. ' ·
Doit se trouver dans toute la France, mais moins.eomminudans le Midi
que dans le Nord. Je connais cette espèce des régions suivantes: environs
de Paris (forêts de Carnelle, Chantilly, Montmorency, Saint-Germain, Fontai-
nebleau); Eure; Massif Central (Puy·de-Dôme: Royat, La Bourboule);
Jura, Côte-d’()r, Sarthe.
La forme pallens se rencontre avec le type, mais moixis. communément:
Compiègne, Montmorency, Saint-Germain; Savoie; Lot; Alsace; Yonne;
Card: Àigoual.
'l`oute 1’Eur0pe, de la Laponie ai la Grèce.
2. Ectobius niger EBNER. —- Eclobfa lapponica ssp. nigraEBNEn, 1915,
Deustche ent. Zeit., p. 565. —- Eclobius niger RAMME, 1923, p. 121,
pl. Il, fig. 4.
Espèce trés voisine de la précédente. Le mâle est facile à reconnaître
par la forme de la fossette glandulaire, qui occupe presque toute la largeur
du 79 tergite, est de couleur claire avec une crête longitudinale qui la
divise en deux ;`la couleur générale est un peu plus foncée que celle de
. Iupponicus. La femelle n'a pas été décrite.
Long. 7,5·8 mm.; élytre 7-9,5 mm.
2

18 Uli’1llUP'1É.R(JlDl£S
Espèce de montagne, décrite des Abruzzes, dont un exemplaire mâle a été
capturé par A. VILLIERS, à Samoëns (Haute-Savoie), en juillet 1943.
3. Ectobius sylvestris (Poozx). — Blaiia sylvesfris Pons, 1761. [ns.
Mus. Graecensis. — Eciobius sylvesiris RAMME, 1923, p. 122. pl. I, fig. 1.
10, 14, 15, pl. II, fig. 3 et 19. — Ecfobia lapponica Fmor, 1890, p. 76,
1.2, fie. 44 . — Eciobius la onicus
  .., ...,, ., forma hemipiem CHOPARD 1922 p 24
/  ,ï·`r` _F _ 1 I ' '
a   fig. 46.
    p.Ã,.ÃaîÉÉ.ÈÈ Éîîît ÉÉÔ”€°"S°”S‘Têt”
H,    gw, an e jaune
gi  étroite, mais bien nette, entre les yeux.
    ‘,·_    Pronotum à disque presque noir, à bords
        . bien nets, liserés d’ambré. Abdomen noir;
/   J 1 fossette glandulaire grande, arrondie, a
, X     . _` fond lisse, à bords un peu épaissis (fig. 18).
 .   _·''-â   1,1 i Style petit, subconique, arrondi au som-
      met, à pubeseence éparse, sans plage à
_ W `   poils serrés (fig. 27).
«~ ï Q (fig. 25). Couleur un peu plus claire
.· que le mâle ; tête rousse, plus foncée sur
FIG_ 25_ __ Embms Sylwsms Sc0p_ la fiace. Pronotum comme le mâle, mais
Q, >< 4. e isque moins foncé. Dessous de l’ab~
· domen comme lapponicus. Élvtres n’at-
teignant que le milieu de l’ahd0men, à champ anal occupant presque
la moitié de la longueur totale, apex arrondi; couleur un peu foncée avec
quelques grandes taches brunes sur la nervure radiale et dans le champ
radio-cubital. Ailes plus courtes que les élytres.
Long. ©" 10 mm., Q 8-10 mm. ; élytre (3* 9,5-10 mm,. Q 4,8-6,2 mm.
f. discrepans Anetczwo, 1916, Ann. Mus. zoo]. Ac. Sc., XXI, p. 259. —— Tête
de couleur jaune testacé avec une grande tache châtain foncé brillant sur le
front; pronotum à 'disque roux testacé, un peu Plus foncé en avant et aux
angles postérieurs. Elytres de la femelle testacés avec quelques taches brunes
et une bande de même couleur ai la base de la nervure radiale.
Cette forme se trouve rarement chez le mâle ; il existe de nombreuses formes
de passage avec le type.
Cette espèce se trouve dans les mêmes conditions que lepponicus avec
laquelle elle a été confondue. L’oothèque est fortement striée longitudinale-
ment.
Existe probablement dans presque toute la France, mais les localités d’où
' elle est connue avec certitude sont les suivantes:
Environs de Paris: forêts de Chantilly, Montmorency, Marly; Fontai-
nebleau; Versailles, Beaucham , Bondy; Eure: Loiret· forêt d’Armain·
. . . P . >
villiers : Côte-d’()r ; Bas-Rhin ; Haute·Savo1e : Chamonix ; Hautes-Alpes : ·
Àilefroide; Lozère: Barre (Coirrxiil; Corrèze: Davignac (Coiriuii);
àl

l)lCTYOP'1`È1`1ES. ·· ECTUBIUS 111
lndre : Châteauroux ; Sarthe ;Var : Callian (Baaiomn) ;Pyrénées-Orientales;
Dordogne (Gxmssiz).
La forme discrepans se trouve dans les mêmes localités ; en plus Mont-Louis
(VANDEL) ; Var: La Sainte-Baume, Cagnes; Hautes-Alpes: Ailefroide:
lsère : St-Martin d’Uriage. Le type provient de l’Eure : Vernon.
Europe centrale jusqu'en Serbie; Belgique; Hollande.
4. Ectobius lucidus (Haus,). — Blalla lucida l1AGENBACH,· 1822, Symb.
Faunae Ins. Helv., p. 18, fig. 9. — Eclobius lucidus RAMME, 1923, p. 125,
pl. 1, Hg. 6-9, 24, 31,32 (1) ;—CuoPAao, 1947, p. 37. pl. I1, lig. 27. —— Ecla-
bius lapponicus var. picla ADELUNG, 1916, Ann. Mus. zool. Ac. Sc., XXI.
p. 261, fig. -1. _ '
tj'. Un peu plus grand que le précédent, mais de même forme. Couleur
générale brun testacé clair; tète brun pâle à bande jaune entre les yeux.
Disque du pronotum d’un testacé roux très pâle avec une bordure ambrée
très nette et une ligne médiane jaune divisée en arrière ; les angles sont plus
ou moins rembrunis et les côtés assez étroitement transparents. Dessous
de l’abdomen noir à bande jaune étroite sur les côtés et quelques taches
vers l’apex. Fossette glandulaire et style comme sylveslris (fig. 28).
Élytres testacé pâle, sans taches, ài champ antérieur presque transparent.
Q. Couleur un peu plus foncée dans l'ensemble; face rousse. Disque
du pronotum trapéziforme, brunâtre à bords peu nets, avec une bande
jaune médiane. Abdomen noir dessus avec une étroite bordure claire · _
et une tache de chaque côté près du bord antérieur de chaque tcrgite ;
dessous noir, éclairci vers l'apex, les côtés à bande jaunâtre tachée de brun.
Élytres n'atteignant pas l’apex du 6° tergite abdominal, testacés généra-
lement sans taches, avec une ligne brune à la base de la nervure médiane ;
apex assez aigu.
Long. dl 11,5-13,4 mm., Q 9-10 mm. ;élytre 0* 9-11,5 mm., Q 5,7-
6,2 nini.
Cette espécc est très voisine de sylveslris, le mâle à teinte plus claire, la
femelle ressemblant surtout à la forme discrepuns, mais les élytres plus
longs, presque sans taches, plus aigus à l’apex, le dessous de l’abdomen
à taches plus nettes, plaque sous·génitale foncée. _ '
_ D’après RAMME, certains mâles de lucidus ont le pronotum marqué de
deux bandes brunes, ce qui a pu donner naissance à la légende de l’exis-
tence en plein air de Blallella germanica. En général les mâles ressemblent
beaucoup à lapponicus pallens. mais sont faciles à reconnaître parla forme
, de la fossette glandulaire et du style.
Adulte au début de juin dans les bois, comme les espèces précédentes.
Oothèque striée longitudinalement.
Environs de Paris : forêts de Saint-Germain, Montmorency, Fontainebleau ;
Bouray ; Sarthe : Grand-Lucé ; Aveyron : Le Rozier ; Lozère: Barre (Coirmrr) ;
1. Dans un travail qui vient de paraitre (1951), RAMME considère cette espèce comme
une forme de xylveslrïe.

` `
20 oRTr1o1·TÉR01DEs
Côte-d’Or: Nuits; Bas-Rhin: maison forestière du Nideck (Gouin); Haut-
Rhin: Ste-Marie-aux-Mines; Hautes—Alpes: La Grave; Haute-Savoie:
Chamonix, Thorens; Basses·Alpes : Argens ; Var : Callian, L1 Mole, Cagnes,
La Sainte·Baume.
Europe centrale et occidentale.
5. Ectobius lividus (F,). — Blalla livida FABRICIUB, 1793. Ent. Syst.,
II, p. IO. —— Èciobia livida F1NoT, 1890, p. 78 ; — AMM, 1901, p. 16 ; ——
IIOULBERT, 1927, p. 14, pl. I, fig. 7. ~—- Eclobius lividus (jnornno, 1922,
_ 50. 2.9. 2;
/ A`  
ptlitlx.
  » 28.
É M
.3].
.32. É
\`\«~¤\i\
. et e
FIG. 26 à. 32. — Styles de mâles d’Ect0bius : 26. lapponicus. — 27. sylvestris (de Chan-
tilly). ——— 28. luvùlus. — 29. lividus (de Fontainebleau). - 30. corsomm. —- 31. panzeri
(de Dunkerque). ·— 32. nicacansis.
p. 27, Hg. 17, 24, 26 B, 33, 37, 42, 44 ; ——·C4HOPARD, 1923, p. 275 ;—— RAMME,
i 1923, p. 127, pl. I, fig. 18, 28, pl. II, fig. Ba, Bb (1).
Espèce de taille un peu plus petite que les pré<·édenl«·s, de vouleur ·
jaune pâle, à élytres ne dépassant pas Vextrémité abdominale. Tête
présentant une bande ferrugineuse entre les yeux. Disque du pronotum
testacé, les côtés transparents ; dessous du corps et pattes jaunes. Élytres
jaunes avec le champ antérieur presque transparent ; ils présentent de très ·
petits points roux, plus ou moins marqués, sur les nervures, visibles
surtout dans le champ antérieur.
Fossette glandulaire assez petite, :1 fond lisse, bord postérieur arrondi
1. Dans les tout récents travaux de PRJNCIS et de RAMME, on trouvera cette espèce
sous le nom d’Eci0bius livens (TURTON); Blaiia. livida F., 1793, étant préoccupé par
Blatta ltvida, DE GEER, 1773, il paraît que c’est le nom de liuens qui doit être appliqué.
  Mr. , . du

oicrvorrfamts. ~— Ecromus 21
sur 1’insecte vivant, anguleux après dessiccation (fig:. 17).Sty1e grand, à
bord interne un peu concave, moitié apicale garnie d’une épaisse pubes-
cencc couchée (fig. 29). `
La femelle est presque semblable au mâle, ii petits points roux un peu
plus marqués sur les élytrcs ct, parfois aussi, sur le disque du pronotum.
Long. G 8-9,5 mm., Q 10 mm. ; élytre G 8,5-10 mm., Q 6,5-7,5 mm.
Trés commun dans les bois et sur les buissons, le long des chemins ; adulte
au début de juin. Oothèque roux ferrugineux, de 4 mm. de long en moyenne,
striée. Jeunes entièrement jaune pâle, tout piquetés de petits points bruns;
ils passent l’hiver sous les feuilles sèches. Parasité par un Evaniide (Brachy-
gasterminutus UL.) et chassé par le Sphégide Ampulezv fasciatus Juame
(Picasa, Bull. Soc. ent. Fr., 1911, p. 113).
Toute la France; île d’Olér0n; Corse.
Europe moyenne et bassin de la Méditerranée; sud de l’Angleterre.
var. 0h0p8·1'd1 Amex., — Ectobius vittiventris var. chopardi ADELUNG, 1916,
Ann. Mus. zool. Ac. Sc., XX1, p. 204. —- Ectoliius lividus choparrli RAMME,
1923, p. 129, pl. 1, fig. 19, 29, pl. Il, lip;. 22. — Dillôrc du type parla ponctua-
tion rousse du pronotum et des élytrcs plus marquée, surtout chez la femelle,
qui présente même des petites taches brun roux ; l’abdomen est orné dessus
et dessous d’une bande brune longitudinale sur chaque côté. "
Probablement partout avec le type: environs de Paris: Saint-Germain,
Sénart, Beauchamp, Fontainebleau, Bouray, Compiègne, Meudon; Savoie;
Eure; Alsace; Var; Alpes-Maritimes.
La var. Q brvviperinix lin. ne se rapporte pas En livùlus; d’après RAMME,
elle serait la femelle d'Ect0bius ulhicirwtus lia., espèce du Sud de l’Europe
qui ne se trouve pas en France. Les individus cités sous ce nom par Fmor,
qui se trouvent encore dans sa collection, ne sont que des lucirlus  
0. Ectobius vittivontris ((1os·rA). —— Blalla villivenlris (1os'rA, 1847,
Ann. Accad. Asp. Natur., 1, p. 111 ; - -(luo1·.xuD, 1922, p. 20. —- Eclobius
villivcnlris RAMME, 1923, p. 130, pl. 1, fig. 16 ct 25, pl. 11, fig:. (i et 20. -—
Eclobîa villivenlris Fmor, 1890, p. 79.
(Iette espèce, très voisine de la précédente, a le disque du pronotum
jaune rougeâtre, les élytrcs sans aucune tache brune, dépassant beaucoup
Vextrémité abdominale ; dessous de l’abdomen orné de trois larges bandes
brunes longitudinales; chez la femelle, ees bandes sont souvent divisées
en taches séparées. Fossette glandulaire grande, à bord postérieur arrondi,
garni de poils fins. _
Long. G 12,5-14,5 mm., Q 10,5-12,5 mm. ; élytre G 11-12,3 mm.,
Q 9-10 mm. °
Oothèque de 4 à 5 mm., noire, striée longitudinalement.
La présence en France de cette espèce est possible et même probable, mais
on ne peut citer aucune localité certaine. L'individu cité sous ce nom par
AZAM est un mâle de Supella supcllectilium. _
Italie, Sud de la Suisse, lstrio, Grèce;

22 onrnorrnnoinss
7. Ectobius corsorum RAMME. — Eciobius corsorum RAMME, 1923.
Arch. f. Naturg., p. 130. pl. 11, fig. 10; --— flnoeann, 1923, p. 260, fig.
1-15: — tliiornno, 1947. p. 37, pl. II. fig. 29.
C". Espèce d’assez petite taille, de forme allongée, couleur jaunâtre
avec des taches brunes irrégulières sur les élytres. Front et face bruns
avec une bande jaunâtre nette entre les yeux. Pronotum à côtés largement
translucides, disque orné d’une grande tache brune très variable, le plus
souvent formant deux bandes irrégulières, mais parfois réduite à des
petites taches dans les angles postérieurs. Abdomen orné de chaque côté
d'une bande brune dessus et dessous. Fossette glandulaire petite, trian-
gulaire, avec une trace de tubercule au fond, près du bord antérieur.
Style petit, à tiers apical couvert de poils serrés avec une rangée oblique
de spinules (fig. 30).
Q. Abdomen presque entierement noirâtre en dessus; dessous brun
roussâtre avec deux bandes brunes longitudinales. Élytres ne dépassant
pas Vextrémité abdominale, un peu plus larges que chez le mâle.
Certains individus perdent presque toutes les taches brunes et sont
d’un jaune testacé presque uniforme, à élytres ponctués de petits points
un peu plus foncés.
Long. (3* 8-8,8 mm., Q 6.5-7,5 mm. ; élytre 61 8 mm., Q 6.5 mm.
Espèce ne se trouvant qu’en Corse, commune sur les buissons et au pied
des arbres, surtout dans les montagnes, entre 500 et 800 mètres, plus rare
au bord de la mer et dans la haute montagne. Adulte en août-septembre.
Oothèque brun clair, longue de 3 mm. environ, incurvée, la suture présentant
une vingtaine de denticulations assez faibles, les côtés lisses avec 8 lignes
transversales correspondant aux divisions internes. Jeunes présentant le
même système de coloration que les adultes, le méso et le métanotum tachés
ct ponctués de brun comme le pronotum, d’une facon tres variable.
Corse: La Foce de Vizzavona, Evisa, Piana, Zicavo, Porto, Sartene, mont
lncudine.
8. Ectobius panzerî STEPH. —~ Eelobius panzeri Sraeuans. 1835, Ill.
Brit. Ent,. p. 47; W Cuoeaan, 1922, p. 26. fig. 34, 35. 39, 40, 43; —
Rtxwvtn, 1023, p. 138, pl. II, fig. 16, — Eclobirz Prmzeri .\zAM, 1901,
p. 25; -— f1ouLBEnT. 1027. p. I5. * Erlobia er·icr·l0rum Fnvor, 1890.
p. 77, pl. 2. fig. 45. _
©1. Petite taille. forme très allongée, couleur générale grisâtre, Tête
brune avec une ba11de jaune trés nette entre les yeux. Pronotum à bords
trés largement translucides. disque brun roussât re avec une ligne médiane
jaune. Corps et pattes bruns ; sternites abdominaux à bord postérieur
étroitement blanchâtre. Fossette glandulaire petite, ovale. transversale,
avec un tubercule faiblement divisé au bord postérieur. Style court,
arrondi, à dense pubescence dans la moitié apicale, avec une rangée de
spinules (fig. 31). Élytres finement piquetés de brun sur les nervures.
Ailes enfumées.

Dxcrvoerùmzs. — ecroexus 23
Q (fig. 33). Disque du pronotum jaunâtre plus ou moins tacheté de
brun, les taches réunies parfois en deux bandes longitudinales. Abdomen
à taches brunes formant des
bandes longihulinnles dessus. lt- - '   ww,  ,
bord po<1ni1·icu1· des Iergzilcs `\ -  dâ?  /»"
bleuâtre; dessous jaune bleuté, D  , 33t,f‘ §Ã , ·
tacheté de brun. Élytres courts, `· 'ïl i ''`i'  
tronqués droit, piquetcis de brun,  
. ‘ vi f' js Q-.
.\1les nulles.       _
Long. fi-8 mm. ; élytre 0* 6,5- /   \
7,5 mm., Q 2,5-3 mm. JI       xy
Le mâle de Cette espèce res-         ..-.,,,,*   *· lt,
semble assez à celui de corsorum, I ' l A  ,. ,9 `·
mais il est plus petit, de couleur \ ,    f
plus grise, dessous et pattes à   i É, _
plus foncées; la femelle diffère [ i
de toutes les autres par la formé i —i
des élytres. · l I
Les individus à disque du pro—
notum foncé et pattes presque Fm. 33. -·Eetobius panzeri Steph., Q, x 7-
noires constituent la var. IllgI’lD6S
Srnviuzms. La Blanc concnlor de Serville semble se rapporter à cette espèce .
PM SP1 Peiitë taille, mais je [WNS? quiil n°y a pas lieu dc la conserver comme
variété, ainsi que l’ont fait certains auteurs. •
Dans les clairières des bois secs, sur les buissons, les grandes herbes, les
bruyères; aussi dans les dunes, au bord de la mer. Adulte dc juillet à sep-
tembre. Oothèque striée. Jeunes avec deux bandes brunes longitudinalcs.
Toute la France, assez commun dans le Nord, plus rare dans le Midi.
Presque toute l’Europo; Sud do l'Angleterrc.
9. Ectobîus nlcneemsis (Bms.). —·— Blalla nicaeensis Bnisour, 1852, Ann.
Soc. ent. Fr., XX, Bull., p. Lxvm. —· Eclobia nicaeensis Fmor, 1890,
p. 77; ——— Ifontmsnr, 1927, p. 14; ~ - .\zAM, 1901, p. 26. — Eclobius
nicaeensis (luomnn, 1922, p. 20, fig. 218 et 45 ;—RAMM1z, 1923, p. 136,
pl. II, fig. 12; -— Cnormm, 1947, p. 38, pl. II, fig. 30. _
Espèce de petite taille, forme assez courte, les élytres dépassant très
peu Pextrémité abdominale chez le mâle, pas du tout chez la femelle. '
Tête brune, le front à bande jaune piquetée de points bruns. Pronotum
à disque brun, côtés largement blanchâtres avec des petits points bruns.
Dessous de l’abdomen noir avec une étroite ligne claire au bord postérieur
de chaque segment. Fossette glandulaire assez petite, anguleuse en arrière
avec un petit tubercule ; bord du tergitc précédant la fossette fortement
echancré. Style très petit, allongé, un peu rétréci au milieu, à moitié
apicale couverte d'une épaisse pubescence (fig. 32). Élytres à fond brun

24 oR'r1roPTÉRoIDEs
avec les nervures se détacbant en clair. formant, un réseau serre. Pattes
brun très fonce, sauf les tarses jaunes.
Chez la femelle, la couleur est souvent beaucoup plus claire ; le disque
du pronoturn, au lieu d’etre d’un brun uniforme, a un dessin complexe
varié de brun et jaunâtre; dessous de l’abdomen et pattes brun plus ·
clair.
Lone. 6,5-7 mm. ; élvtre dl 5 mm. 5-5.5 mm.
I'} V 1
Sur les buissons et au pied des arbres dans les endroits chauds et secs :
adulte de mai à juillet. Oothèque lisse, brun foncé, longue de 3,2 mm., haute
de 2 mm., épaisse de 1,4 mm., présentant 17 crénelures sur la suture.
Cette espèce n’est connue que dc Provence où elle est rare et localisée : '
Alpes-Maritimes: Nice; Var: Callian (BERLAND); Basses-Alpes: environs
de Digne; Chabrières (AZAM).
Gen. HOLOLAMPRA SAUSSURE, 1864
A hlebia BRUNNER, 1865 ; Phi llorlromira REHN. 1903\
p J I
(
Les petites Blattes de ce genre ne different des E'¢·l0bius· que par la
consistance des él res ui sont cornes. il nervures à eine visibles. et
(I P
les ailes très courtes.
Distribution. — Surtout région méditerranéenne orientale; Açores,
Canaries. i
_ TABLEAU DE`s Es1>ÈcEs
—— Élytres bien développés dans les deux sexes, noir brillant,
liserés de blanc . . . 1. marginata.
, j — Élytres bien développés chez
`·.\ /·' le mâle, ne dépassant pas le
,,   X jj, · milieu de 1’abdomen chez la
      femelle, gris testacé, tachetés
/,_ Q     _,, de brun, à nervures distinctes
,, gl     il, »,,__ rh n, . .... . ...... . sardea
j 4.;  rl, ,,,·. gj,5__ï" ¤, j, 1. Hololampra margmata (Saunas,). — _
_! j  ,. ?fîÃ`ïÉi?'   X, Blaiia marginala SCHREBER, 1781, Naturf.,
'   ‘,  WV XV, p. 88, pl. 3, fig. 16. — Aphlebia mar-
/2     ginaia Fmor, 1890, p. 79, pl. 2, fig. 46 ; —
,'       1, 5 AzAM, 1901, p. 27. —— Hololampra marginaia
`— l / Crioimnn, 1922, p. 27, fig. 47 ; — CHOPARD, _.
Fm. 34. —H0l0la'm·pm margi- 1923% P- 276 i — HOUT-BERT, 1927, P· 19,
mm Schreba ci'. >< 6· pl. I, fig. 8 ; —— Cnomnn, 1947, p. 38, pl. II,
fig. 33.
Noir brillant ; pronotnm à disque noir avec les bords étroitement liseres
de blanc (fit;. 34). Élytres atteignant l’e~<tremité abdominale dans les

DICTYOPTÈRES. — LonoL.\MPRA 25
deux sexes, noirs, luisants, avec le bord anterieur sur toute sa longueur,
le bord interne dans les deux premiers tiers, blancs. Pattes noires chez
le mâle, testacées chez·la femelle. ·
Long. 0-9 mm. ; elytre 4.5-3 mm.
_ Cette espèce, à coloration très caractéristique, a été signalée de Corse par
Fxscman, puis par T. A. AIARSHALL (Ent. m. illag., VII (1871), p. 225), sous
les pierres, au bord de la mer, sans localité précise ; mais on n'en a cité aucune
capture récente et certaine. -—- Elle est commune en Dalmatie, Italie, Grece,
Crimée. _
2. Hololampra. sardoa (Sanv.). —- Blalla sardea Saavxnte, 1839, Ins.
7 Orth., p. 112. -— Hololampra sardea Ciromnn, 1922, p. 27 ; —- Hounniznr,
1927, p. 22.
Cette espèce ressemble beaucoup comme aspect à Eclobius nicaeensis,
mais en diffère par ses élytres·épais, plats, rigides, et par ses ailes presque
nulles, Couleur brun brillant, varié de testacé ; tête brune avec une ligne
claire sur le Vertex ; pronotum   disque brun brillant chez le mâle, ferru-
gineux chez la femelle, bords assez largement translucides. Élytres gris
testacé, à nervurcs bien apparentes, claires, Lachctées de petits points
bruns, plus courts chez la femelle que chez le mâle. Pattes brunes ou
testacées. Fossette glandulaire occupant un tiers de la largeur du tergite, `
lisse, à bord postérieur un peu épaissi en forme de bourrelet anguleux. ·
Long. dl 0,5 mm., Q 7-7.5 mm.; élytrc 6* 5.5 mm., Q 4.5 mm.
i Rare ; signalé seulement des Pyrénées-Orientales: col de Montet (P. Lasne) ;
Canigou, juillet (Vannm.); forêt de Palou,2.()()() m.,oct0bre(II. Coiwmr).
Sardaigne, Algérie, Baléares.
(len. LOBOLAMPRA Hounaizar, 1927
Chez les especes de ce genre, les élytres sont réduits ai des petits lobes
latéraux, dans les deux sexes; ailes nulles. p '
Distribution. — Péninsule ibérique, .\frique du Nord ; une seule espèce
en France. i ` '
- Lobolampra subaptera (RAMe.). — Blalla subaplera Raivieun, 1838,
Faune Andal., II, p. 14. — .1phlebia subaplera FINOT, 1890, ip. 80 ; ——
’_ AzAM, 1901, p. 27. — llalolampra subaplera (lnoeaan, 1922, p. 28,
fig. 25, 28 et 48; —- Ciiomno, 1923, p. 276. -— Lobolampra subaplera
llouumnr, 1927, p. 24. _ ·`
·. Très petite espèce, noire annelée de gris, ou grise tachetée de brun
(fig. 35) ; pronotum noir ou gris testacé, tacheté de brun ; méso, métano-
turn et tergites abdominaux noirâtres bordés de brun ou gris ponctués de
brun. Pattes testacées. (lerques du mâle noirs, ceux de la femelle testacés
avec la base et l’apex bruns.
Long. d' —1,5-5 mm., Q 5-7 mm.; élytres O' 0,7 mm., Q 1 mm.

26 URTHOPTÉROIDES
Cette petite Blatte peut être très facilement prise pour une larve
rr · d’Eci0biusi on reconnaîtra les indi-
AA,· ·‘ g C `···»._ ng vidus adultes 'aux petits élytres laté-
r,v' i`~\   p , raux, lobiforxues ; la ('U11lt‘1|l' s-·«I. assez
A I i '       caractéristique,
  W S 1 [ ,11 _ d d b
:·`  ‘» ous es eui es, au pie es ar res
  _ et sous les pierres; en général, assez
`   È rare: de juin à septembre; Seven a
/4/   _._'`   \\ même trouvé des adultes dès le mois
      d’aVril.O0thèque rousse, lisse, de 2,5 mm,
:’ tg " É, de long avec 11 denticulations à la
,   jé suture. Jeunes noirs avec une bande
' L   / transversale blanche.
'· É; · Connu seulement de quelques loca-}
; lités du.Midi :
ll Environs de Digne et de Draguignan
î' (AzAM) ; Nice; Var: Sainte-Baume,
  assez ,c0mmun sur les buissons de chêne
(Crxoiuan); Hérault : assez commun
FIG.35.-L0b0lamp'ra subaptem dans 1% garrjgueg (G_ DE VICHET);
Ramb·· @· >< 7- Ardèche: Mayres; B0uches—du-Rhône;
· commun vers 700 m. dans les bruyères
de la chaîne de l’Estaque(S0YER); Aude: Fontfroide(ctCxnrnNr1xzn) ; Pyré-
nées-Orientales ; Banyuls-sur-Mer (L. BERLAND) ; Corse.
Espagne, Dalmatie, Sicile.
Subfam. PSEUDOMOPINAE
Extrêmement voisine de la précédente, cette sous-famille en diffère ·
par des caractères souvent en défaut, dont les meilleurs sont l’armature
des pattes souvent plus faible, la plaque suranale souvent prolongée et
la nervation des ailes indiquée au tableau des genres.
_ Gen. BLATTELLA CAUD-ELL. 1903
Élytres semblables dans les deux sexes, plus longs que l’abdon1en;
champ anal très allongé; secteurs du champ antérieur très nombreux;
R et Rs trifurqués. Plaque suranale bien prolongée, surtout chez le mâle ;
plaque sous-génitale du mâle très asymétrique, avec un seul style bien
développé ; 76 tergite abdominal présentant une grande fossette glandu-
laire. '
Distribution. —— llosmopolite.
Blattella. germanica (L,). -— Blaila yermanim LxNNÉ, 1767, Syst. Nat.,
éd. XII, p. 688 ;— Azixww, 1901, p. 27. — Phyllodromia germanica F1NOT,
1890, p. 81, pl. 2. fig. 47 ;—- HMILBERT, 1927, p. 26, pl. I, fig. 4, —— Blai-

¤1c·r¥o1>TÈmss, —- BLATTELLA 27
fella germanica Urromno, 1922, p. 29, fig. 14, 18, 26A, 21, 22, 49 ;— (1110-
rano, 1923, p. 276; — Cnorsno, 1947, p. 38, pl. II, lie. 35, _
Biologie. —— VVILLE, 1920, Ztsrhr. l'. amgew. Ent., n° 5 ; · - \Voonn1_11=r·, U
· 1938, J. exp. Zool., LXXIX, p. 145:
—— Seswsns et Woonrwrr, 1939. .1. ,  
Kans. ent. Soi'., XII, p, 73 ; ~-    
(}11AUvIN, 19/17, Bull. biol. Fr. Bela., La   A _;
LXXXI, p. 92 ; ——- Limoux, 1945. È,     l"\  J1
Ann. Sc. nat., Zool., (11} VII, p, 75 ; i `l"     ( 'l "
·-Lawson, 1951, Ann. ent. S()C.ÀIll.,   `  
xmv, p. 211- ,      
Testacé roussâtre avec deux bandes  ; Y ,       (,_
brunes longitudinales sur le pronoturn   __  il    _  
(lig. 36) ; pattes testacées. Élytres           ii},
lancéolés, jaunâtres, unicolores. Fe- J         El tu
murs antérieurs armés au bord interne ‘ "l·,_   i»QlÃ"é;;i   J
dc 3 longues épines basales, puis d’un<* · -i§=,    
série d’une dizaine de petites épines, 0    
terminée par une plus longue. Plaque   ïf  ·
suranale du mâle longue, subpentago- viii  
11ale ;_ celle de la femelle triangulaire ; li (
plaque sous-génitale du mâle allongée, ii
asymétrique, portant à l'angle droit Fm. 36. -—· Blattella. gmnanice L.,
deux styles, dont un très petit. O" V S'
Long. 11-12mm.; élytre 11-12 Iïllïl.
La lllatte germanique se rencontre uniquement à l'état domestique en
France ; les captures qui ont été signalées autrefois dans les forêts des environs
de Paris doivent résulter d'une confusion avec des Ectobius à livrée claire.
Elle est commune, dans beaucoup de villes, surtout dans les hôtels et les
restaurants ; elle se tient de préférence dans les pièces chaullées, comme les
cuisines, et 11'est active que la nuit; pendant le jour, elle se réfugie dans les
fentes des murs et, en général, dans les endroits où elle peut`satisfaire son
besoin de sentir une surface de contact (thigmotactisme). On la connaît
dans lc Nord sous lc nom de papin. ll semble qu`1·lle fasse mauvais ménage
avec les autres lllattes domestiques et qu°elle réussisse. en particulier, à
chasser la lîlatte orientale, beaucoup plus grande qu°elle; le contraire a
cependant été signalé en Allemagne où les deux espèces cohabitent dans
certaines villes. Par son abondance, la Blatte germanique peut causer des
` dégâts assez sérieux, car elle s°attaque à tous les produits alimentaires, Elle
est également très commune dans les ports et sur les navires.
La biolome de cette espèce est bien connue, surtout grâce il l’excellent tra-
vail de \V11.1.1t, paru en 1920. Par ailleurs, elle est devenue un insecte de labo-
ratoire et de nombreux travaux concernant sa physiologie ont été publiés.
(ln la_trouve adulte pendant une grande partie de l’annéc, mais, le plus
souvent, les sociétés comprennent des jeunes de divers âges. Uaccouplement
_ n’a lieu qu'à une température assez élevée, de 20 degrés environ ;_la ponte a
lieu une dizaine de jours après. L’oothèque varie de 5 à 9 millimètres de

28 onrnorrâaomns
longueur; elle est assez mince et est portée par la femelle presque jusqu’à
Yéclosion des œufs. lfevolution larvaire demande environ six mois, mais
. dépend de la température et peut être réduite il Il mois et demi ; le nombre
des mues est de six. Les larves sont de couleur testacée avec deux bandes
brunes longitudinales.
Cette Blatte est parasitee par un Evaniide, Iîrachyguster mmutus UL. et
par le Rhipiclius pectinieurnis THUNB. (STAMM, 1935, Ent. illeddel., XIX,
p. 296; BARBIER, 1947, L`Ent0mologiste, 111, p. 163).
Sans doute dans toute la l*`rance, dans les villes seulement. Nord, Reims,
Paris, Metz, Lyon, Sens, Le Mans, Nantes ; Midi. Corse.
Cosmopolite; on ignore son origine reelle.
Gen. SUPELLA SnELFoaD, 1911
Differe du précedent par le dimorphisme sexuel, les élytres etant beau-
coup plus longs chez le mâle que chez la femelle. La forme de l’extrémité
abdominale est aussi très différente, surtout chez le mâle. Fémurs anté-
rieurs armés, au bord inferieur interne, de petites épines assez regrulières.
Distribution. (losmopolile dans les pays chauds.
Supella supellectilium (Bmw,). ~— Blalla supelleclilium SERVILLE,
· - ( 1839, Ins. Orth., p. 124. — Supella
x__  W _.» '''C supelleclilium CHoPAaD, 1922, p. 28,
  fïg· 27 ; ——- H0UL12Ear. 1927, p_ 25;
  — — ('norxno 1947 p 39
«   ¤» J , W . ` i i .
  ».  ©". Fcstaee roux; pronotum il
1     X; disque testace, côtés largement
.   __ ` translucides; abdomcnjaune. Sep- ·
    —?'  J tième tergzite abdominal présentant
.     'i— ?‘    ·
l  É     une fossettc glandulaire ; plaque
  suranalo petite, triangulaire; plaque
« ;,'·   1}, . · ·
 *1 ~J  _;j,,i·;;.%» F sous-gcmlale allongee, un peu asv-
1 ~î `É·:èi"sÉ`:*·';,*[`ÉÉ·'/· JL  Y · · · . U
 \     ‘·   mctriquc, les deux stvles bien deve-
= · · il—:<=,*jÉilim«i,É;= ~ , · · . ” .
;  ·     j' 4(îil loppes, I1"lZ)lS inegaux, l’un grele,
 S:. ' 'wà ` ·'· . 1 .
  \       l’autre un peu aplati. lîulytres depas-
,  R, i .,Z.g~ sant beaucoup Vextremite abdomi-
\   / nale, testacé roussâtre, avec'deux
`, 4,, taches plus ou moins marquées près
l \ de la base ; certains individus pres-
\ que entièrement testacé pâle.
FIG. 37. — Supgllu supelleciilium Serv., Q   BBHUCPUIP plus coïlrte
Q, .< 4_ que le male et, en general, de teinte
plus foncee. Plaque sous-génitale
très large, arrondie. Élytre n’atteigrnant pas tout à fait Fextrernite de
l’abdemen.'¥~
Long. ©" 11-12 m1n.. Q) I2 mm.: élytre cf 12-13 mm,. Q 8 mm.

u1e1‘\'o|·'ri;n1ss. —— LUBUl"I`El\A 29
Les individus trés pâles peuvent être confondus avec la Blatte germa-
nique, mais ils n’ont jamais de bandes brunes sur le pronotum et l’e*<tré-
mité abdominale est très différente.
Cette espèce, très répandue dans les pays tropicapx, semble avoir été
introduite récemment en France et avoir tendance à s`y aeclimater. .\zAM
en avait trouvé autrefois un individu à Draguignan; mais, depuis, on l’a
signalée en quantité dans un immeuble parisien (Cnormo, f933, Ann. Soc.
, ent. Fr., (III, p. t72) et on Illitill a apporté tout récemment un certain nombre
provenant d’un 1noulm aux environs de Troyes.
La Blatte des meubles Vlt, connue la Blatte germanique, en sociétés assez
nombreuses où sont mêlés des individus de tous les âges. La ponte est ren-
l·€l`[I1éU dans UIIB Ulltilèlluc 110 CUllt.Cllîlllt· PZIS l)lUS de   u-nfs, ll'lalS la Inêlllü
femelle peut déposer 5 à l2 oothèqucs, d’après (.i()'l`l'AM (Ent. m. Zlfag., 1922,
p. l5(i). Larves Jaunzitres avec le disque du pronotum brunâtre ; mésonotum
au contraire presque entièrement clair avec une bande brune le long du bord
postérieur, S,él3l‘glSS3l1tZ sur les lobes alaires quand ceux-ei commencent à se
développer; abdomen jaunâtre avec une grande tache brune vers la base. .
Gen. LOBOPTERA Bmmnen, 1865
llonnne chez les I.ubuIumpl·a, les élytres sont, dans les especes de ce
genre, réduits à des petits lobes latéraux; la plaque suranale est trian-
gulaire, chez les femelles au moins ; plaque sous-génitale des mâles trans-
verse, à styles tout al fait nuls. Pas de fossette glandulaire sur l’abdomen.
Distribution. —— .\friqne, Australie, Amérique du Sud, région méditer-
ranéenne. Une seule espèce en France.
  —· v.
 ·'   •· '· \
• ‘ • . ~   ·* __ \,`
Loboptora daeipiens ((·¤·.nM.) (hg.38).   · J J, _` 5,
—·-· lilalla zlcczpwns (i|·:Inu.xn, l8l'7, ;, ’     L   ¢, · .
lteise in l)alm., p. 249. - Lobeplem     ,
dwipivpis F1N()'l', l89(l, p. 82, pl, 2, « · ·     `·~ ·
. , JV?   _ ‘
lag. 48 ; ~· .\z.xM, 19Ul, p. 27 ; -· ,   ,çgg,_i,;·,·:—; s L ,
flIlUl‘.'\l\D, 1922, p. 29, fig. 23 ; —- (lno-    ;_g,;     '`‘·` `A I »· "
man, 1923, p. 276 ; —- lloutnumg _, A   """'”`”" ‘ l
. ` ` ·   `l;'1»·v\,·,,,,. ·j·,`l·î_-3,··z·1 "
l927, p.27, pl. I, ng;. Fx; (.noi·Ann,   pif      I
l9f'7, p. 39, pl. ll, fig. lili. ’   __v` ,____ ..,,,,'‘ ' N
tj '- i`.' Fw, , ,,1 , M!
Biologie. —- Benmnn, 1929, Bull.     _    
Soc. ent. Fr., p. l72. _ ’l    
— Noir, brillant avec une bordure . ;
blanchatre plus ou HIUIHS nette tout FKL38. __ [,0,,0,),,,,,, dwipmw Germl,
autour du corps ou sur le thorax seu- Q, x 5.
lement, parfois complètement nulle.
Pattes et cerques brun roux. Élytres étroits, à apex arrondi, parcourus
par la bande blanche quand elle existe. dl. Plaque suranale triangulaire,
à bord postérieur un peu concave au milieu, lléCl1i.lIlCI`Lll`U remplie par

30 owriioeiénoines
une membrane; plaque sous-génitale un peu asymétrique, sans styles.
Q. Plaque suranale triangulaire, à apex un peu arrondi, ornée parfois
d’une tache jaune médiane ; plaque sous-génilale large. à bord postérieur
très légèrement échancré au milieu.
Long. 8-10 mm.; élytre 1.5 mm.
Commun à terre, sous les pierres et les débris, pendant presque toute
1’année; adulte à partir du mois de mai. Ootheque lisse, longue de-5 milli-
mètres; BERLAND a observé que la femelle peut introduire cette oothèque
dans la terre. Cette espèce peut être chassée par Dolichums haemorrhous Cosrs
(FEnT0N, 1894, Act. Soc. Lirm. Bordeaux) et parasitée par Zeumemnia splen-
didula Cos·rA (Picann, 1913, Bull. Soc. ent. Fr., p. 113).
Tout le littoral méditerranéen et dans le sud-est jusqu’à la Drôme et l’Ar-
dèche. Corse. — Europe méridionale, Asie Mineure, Madère.
Famille des BLATTIDAE
Insectes en général de grande taille, à organes du vol variables. Plaque
sous-génitale du mâle symétrique, à deux styles égaux, longs, cylin-
· driques; celle ,de la femelle divisée à l’apex en deux valvules un peu
mobiles qui s’écartent' pour le passage de Voothèque.
Gen. BLATTA LINNÉ, 1738
Dans ce genre, les élytres et ailes du mâle so11t bien développés quoique
xfatteignant pas 1’extrémité de l’abd0men; rhez la femelle, les élytres
sont latéraux lobiformes, les ailes nulles.
Blatta. orîentalîs LINNÉ, 1758, Syst. Nat., éd. X, I, p. 424 ; ~(jHor·Aan.
1922, p. 30, fig. 50; — Cnorann, 1923, p. 276; ·— Houtanar. 1927,
p. 28, pl. I, fig. 1-2 ; — (J1-1oPARD, 1947, p. 39, pl. II, fig. 37-38. —— Peri-
planeia orienialis FINOT, 1890, p. 85, pl. 2, fig. 19. — Slylopgya orienfalis
AZAM, 1901, p. 28. . .
Biologie.- S. VV. ÀDAIR, 1924, Bull. Soc. ent. Égypte. XVI, p. 18; —~
P. RAU, 1924, Trans. Ac. Sc. St-Louis, XXV, p. 57; — ZABINSKI, 1933,
(LR. Soc. Biol., CXII, p. 596; — Qrmnai, 1938, Bull. ent. Res., XXIX.
p. 263; —- GUNN, 1940, J. exp. Biol., XVII, p. 267 ; » RAU, 1943, Ann.
ent. Soc. Am., XXXVI, p. 221 ; ——3IEL1.ANBY, 1940, J. exp. Biol., XVII,
p. 278; -— Leooux, 1945, Ann. Sc. nat., Zoo]., (11) VII, p. 75,
Brun foncé avec les pattes rousses; pronotum unicolore. d' (fig. 39).
Élytres bruns avec les nervures ferrugineuses, tronqués à l’apex ; plaque
suranale transverse, à bord postérieur sinué. Q (fig. 40). Élytres lobi—
formes, concolores; plaque suranale prolongée en triangle et échancrée
à l’apex. Pas d’aro1ia entre les grilles.
Long. 20-25 mm.; élytre dl 12-16 mm., Q 5-5,5 mm.
Très commun dans la plupart des villes, surtout dans les hôtels, les boulan-
geries, les magasins de denrées alimentaires, les caves. Connu partout sous
, _ A

l I>Iu:TYoP'ri·:mss. -··- l‘ERlI‘L·\NE'l`\ 31
le nom de cafard ; dans le Midi, on l’appelle aussi barbarote. Strictement
nocturne ; se cache pendant le Jour dans les fentes des murs, dans les placards ;
on est surpris, si l’0n vient le soir dans une maison envahie par les Blattes,
de constater leur nombre énorme dans des endroits où il est impossible d'en
voir une seule pendant le jour. Un trouve ensemble jeunes et adu tes pendant
presque toute l°année; cependant les femelles portant leur oothèque sont
surtout nombreuses en été. Uoothèque est déposée dans un endroit conve-
nable, mais sans préparation préalable; elle mesure 7 à 10 millimètres de
longueur, de forme assez large, la carène portant 18 à 20 denticulations;
elle contient 16 œufs en moyenne. Après 7 ii 10 semaines d`incubation a lieu
l’éclos1on ; le développement des larves demande 6 à S mois, avec 6 ou 7 mues.
  É
Eu. , QS
ia, ,v.(_   1] _ l.
1 I   T}. " È l ·Ã·
Y  I îëüjvi  ‘ ée .· 5 W F  `  
“·~L_, -5 X     Ã . ai '   l
l· ‘陋é—;.;·î"’ g` ' ` 1 «.§g·ë;li‘,i¤.°>;’t¤;  
= »·`    .l,\ .«·    is 3  —i'i'   —·”"
_,/_` If ‘     I rl ng"   u,
II   ‘L xi, l`   .,`,.v ¢ Àïfrjfgi  
i     ·, ·  ,,» ;~s=w·.    ..‘‘—<— » L ''`·~i »
,4 . ` :  ,·%.;.·`.1:aë=_5_' ··.·; §;@s··`·  "'~ "‘~ s _ ·êj~7 ···· _· vis;.  
à L?     ti    g 7·s· · -   ’v~r , î` * `
l         4     s..ï     z
f1 `É   a;..":’?·¤··’·‘   ‘ A lpî F  ' [ $4 `·
A *2 `   i..— 4 ···»··' = ·i   \l   iii =-· age; 1· 1   ç
      —     i·-'.   `·,'#    
[   ` Ati ll; bl   Ã! `i,, *'<;%¤ N
le " É :
\ .
Fm. 39. —- Bluztta orientalis L., Q', q< 2,5. Fm. 40. — Blatta orientalis L., Q, x 2.
Les Blattes sont assez nuisibles dans les magasins de denrées; comme la i
Blatte germanique, elles s’attaquent à tous les produits comestibles. On les
a aussi accusées de déprédations dans les bibliothèques ; elles sont, en ellet,
friandes de la colle des reliures et peuvent causer des dégâts très graves à
celles·ci. De très nombreux travaux ont été faits sur la physiologie de la Blatte
orientale ;’ on a aussi étudié ses facultés d°or1entat1on.
Les oothèques sont assez souvent parasitées par Evania punctatu. Bautné.
Toute la France; Corse. -— Cosmopolite.
Gen. PERIPLANETA Buamexsrsa, 1838
Chez les Periplanela, les élytres et les ailes sont bien développés dans les
deux sexes, dépassant un peu Pextrémité abdominale ; griffes des tarses
pourvues d’arolia, les autres caractères sont les mêmes que dans le genre
Blalla.
Distribution. ~-- (Zosmopolite.

32 om HoPTÉRo1DEs
T.x1sLEAu Das Esrùras
— Pronotuni brun ferrugineux avec une tache plus claire,
vague, vers le bord postérieur; élytres voncolores, bien
i arrondis il l’apex; plaque suranale triangulaire, profondé-
ment échancrée En l’apex. dans les deux sexes (fig. 41-42)
........................ 1. americana.
- · Pronotum brun très foncé avec une bande jaunâtre demi-
circulaire, élargie en arriere et divisant plus ou moins le
disque en deux taches arrondies; élytres avec le champ
marginal jaune; plaque suranale du mâle quadrangulaire
(fig. 43), celle de la femelle triangulaire, moins profondé-
ment échancrée à l’apex. ........... 2. australasiae.
( 4-]. 4%.5. 42.
FIG. 41 St 43. —· 41. Plaque .su1~a.na.le de Periplwneta anwricuma, dl .
42. Id. P. amwicawa, Q. ——- 43. P. australasiae, Cf.
1. Perîplaneta amerîcana. (L.). —- Blalla amerirana LINNÉ, 1758, Syst.
Nat., éd. X, 1, p. 424. —- Periplaneia americuna FINoT, 1890, p. 83 ; ——-
.\z.xM, 1901, p. 28; ——— (lnomnn, 1922, p. 30, fig. 15, 16, 19, 29, 30; —
HOULBERT,‘ 1927, p. 29, pl. 1, fig. 3; ·—‘CHOPARD, 1947, p. 39, pl. II,
_ fig. 39.
Biologie. — ÀDAIR, 1923, Bull. Soc. R. ent. Égypte, p. 18 ; ¢ l<LEIN,
· 1933, Ztschr. wiss. Zool., CXLIV, p. 102; — Gmrrxrn et TAUBER, 1942,
J.N.Y. ent. Soc., L, p. 263 ; — RAU, 1943, Ann. ent. Soc. Am., XXXV1,
p. 221 ; -— BUGNION, 1921, Bull. Soc. ent. Égypte, p. 56 ; — HABER,
1920, Ent. News, XXXI, p. 190. l
Couleur brun ferrugineux uniforme, la tache claire du pronotum peu
marquée. Élytres et ailes brun roux, un peu plus longs chez le mâle que
chez la femelle. La plaque suranale est de forme presque semblable dans
les deux sexes ; la face dorsale de l’abdomen ne montre aucune spéciali-
sation chez le mâle. •
Long. 23-32 inm.; élytre df 28-32 mm., Q 26-28 mm.
Cette espèce, connue sous le nom de cancrelat, abonde sur les bateaux;
elle se trouve transportée dans les ports où elle slétablit souvent dans les
magasins; on l’a trouvée aussi dans quelques villes de l'intérieur, dans des

D1u'1‘YoPrÈnEs. —— PE1uP1..xNr;1‘A 33
rallineries en particulier, mais elle semble s`acclimater difficilement. Les
mu-urs sont les mêmes que celles de la Blatte orientale et elle se montre
sérieusement nuisible dans les endroits où elle abonde. La femelle porte
_ son oothéque pendant quelques jours et la dépose généralement dans une
pctile Iogette préparée avec les mandibules, puis la couvre de débris qui
la dissimulent ;.elle est longue de E) à 12 millimètres, un peu aplatie, la suture
portant une vingtaine de denticulations assez fortes. Les larves sont d’un
brun roux uniforme avec les taches claires du pronotum à peine marquées;
le nombre des mues est de 7 et la durée du développement varie beaucoup
. suivant la température.
Les oothèques sont assez souvent parasitées par des Evania (E. appendi-
gestcr et E. punctata).
Signaléc de Nantes (Pim. DE Ciiunciravxnus) et surtout des ports de la
Méditerranée: Cette, Marseille, Toulon; Nîmes, Muséum (Bâaiarmuisn);
Sarthe: Le Mans, Manutention militaire, probablement importée pendant
la guerre 1914-1918 (M0Nc¤u.1.oN). Quelques autres localités indiquées pour
cette Blattc se rapportent à des captures purement accidentelles.
2. Poriplaneta australasîae (F.) J; ,\ _
(fig. 44). —— Blalla auslralosîae FA-   (   M _   _
mucws, 1775, Syst. Ent., p. 271. —-  "    
PeriplaneiaauslralasiaeAzAM,1901, ,’Q·(i'°ÉÈi" ·`'` I ;_ Tl ii);
p. ,38 ; — Cnowinp, 1922, p. àl, fig. ,.(;¤ _`j_ =_ ,»*
Bl-32 ; - IIOULBERT, 1927, p, 29 ;   f,(«î_\
` 1- Z., * .;, 1 si
— flnorano, 1947,'p. 39, pl. II,   QQ ,,., ·    
Hg- ‘“’· f     ¤  /9
De même forme et presque aussi ig   _ ‘—'-À pf
· « . ~.     I '
grande que la precedente, cette ». `.€_,p,_,*'._i__.,É,;_,,.·.g;_   _,;
espèce en diffère par sa teinte moins gf   A l,
. ·, , ;g,è ··, îf«€?.:~·‘1,;, ·v,·,, \
uniforme sur le pronotum et par g¢f;.;.;,?5  1‘  Qt
· · _ ~ M "     ·.”  
la bande Jaune du champ marginal ,~   ‘       j` (
dc l’élytre. Plaque suranalc diffé- ’*·;L        
rente dans les deux sexes, quadran— ¤  A Ã?    
· . · 2 · ww- if   “·,·%2· t
gulairc chez le male, analogue a      
celle de l’«·spèce précédente chez la    .  
femelle; dessus de l’abdo1nen pré-     `°'°"' A
sentant, chez le mâle, un sillon    
médian garni d’une touffe de soies.   f
Long. 23-30 mm. ; élytre 23-   ;' ·
26 mm.    
En France! lieu'? espèccrnîest COI}- Fw. 4-4-.- Periplmwla azistrulaslue F.,
nue que de Paris ou elle a cte trouvee dl, X 2_
abondamment dans les serres du
Muséum (1); elle recherche surtout les surfaces chauffées, en particulier les
l. Pycrwxrelus surinarmsrwis L., que j‘~w.iis cité dans la. première édition de la Faune .
de France, ne s’est pas maintenu dans les serres du Muséum; il n’u. jamais eté retrouvé
depuis la. capture de GIARD, en 1900. Avec le mauvais chauffage des dernières années,
il est possible que la Periplaneta ait également disparu des serres.
‘ 3

34 om*11o1>'1‘Éuo1D1¤:s
caniveaux où courent les tuyaux de chauffage. Ses mœurs sont les mêmes
que celles de l’espèce précédente ; les jeunes sont brun roux avec des taches
jaunes latérales sur chaque segment thoracique et sur les premiers tergites
abdominaux.
Ytl)«,¤;,|,·ii.,,qL4,€•;al¢»-[ji N5
Sous-mman MANTODEA Àiïqm . _
HMJ/udw 4,.40
MORPHOLOGIE En aw. 4`·'L‘2
Forme générale presque toujours allongée.
Tête. —— Petite, triangulaire, très mobile, présentant les mêmes parties
que chez les Blattes. Pièces buccales également semblables à celles des
Blattes. Trois ocelles volumineux et rapprochés chez les mâles, plus petits
chez les femelles. Antennes relativement courtes, en général très fines,
pectinées chez les mâles d’Empuses.
Thorax. — Le prothorax est la partie la plus caractéristique du thorax
des Mantes ; il est presque toujours trèsallongé. étroit, ne couvrant jamais
R
. J , ‘V'·. `·
5lL · " \
C"' `· ` `— î "
An .   .
·  
» 
    ` An.
.2:.e;-··-  S¢· R- »lÃC". ;'
.  
` ` ` IL;
FIG. 45. — Schéma. de la, nervation alaire d’1.me Mante : An, nervure anale ; Cu., cubitale ;
' M , médiane ; R, radiale ; Sc, sous-costale ; s, stigma. ; sv. axillaires.
la tête. Le pronotum présente un sillon transversal délimitant une prozone
et une métazone, cette dernière généralement la plus longue. Le méso
et le métathorax ne présentent pas de caractères particuliers. Les pattes
intermédiaires et postérieures sont longues et grêles, semblables entre
. elles et assez semblables aussi à celles des Blattes. Par contre, les pattes
de la première paire présentent une transformation très remarquable
en pattes ravisseuses propres à la capture des proies. La hanche est trés

D1cTYoP'rÈ:nEs. - MANTooE.~. 35
allongée, atteignant à peu près le bord postérieur du prothorax ; le fémur
est triangulaire, également long et étroit, armé à la face inférieure de
nombreuses épines disposées sur trois rangs, les unes sur le bord interne,
les secondes sur le bord externe, et enfin une rangée médiane à. la base,
composée de 3 ou 4 épines, appelées les épines discoîdales ; la disposition
des épines de la patte antérieure est un caractère très employé en systé-
matique. Tous les tarses sont composés de 5 articles, comme chez les
Blattes.
Ailes. —— La plupart des Mantes sont ailées, mais, de même que chez les
' Blattes, il existe des espèces où les ailes sont réduites, parfois dans les
deux sexes, le plus souvent chez les femelles seulement ; une seule espèce
française est même complètement aptère. Les ailes supérieures sont presque
toujours assez fortement coriacées et colorées ; les ailes inférieures, mem-
braneuses, sont le plus souvent transparentes, plissées en éventail. On se
` sert peu des nervures dans la classification ; elles sont comparables à celles
des Blattes; en outre, il existe aux ailes antérieures une tache calleuse
oblique, le stigma (fig. 45).
Abdomen. -— Bien plus allongé que celui des Blattes, mais présentant
- le même nombre de segments, c’est·à—dire 10 tergites dans les deux sexes,
7 stcrnites chez la femelle, 9 chez le mâle. Chez ce dernier, le neuvième
sternite ou plaque sous-génitale porte deux styles ; l’organe copulateur est
· asymétrique. Chez la femelle, la plaque sous·génitalè est grande, divisée
à l’apex en deux valvules un peu mobiles ; oviscapte faisant à peine saillie,
formé de 6 valves en forme de lames.
ANATOMIE
_ Tube digestif relativement court ; jabot volumineux ; gésier présentant
6 bourrelets longitudinaux ; intestin moyen très court, portant 8 caecums. `
Cœur occupant presque toute la longueur du corps. Tubes de Malpighi
au nombre d’une centaine. Dix paires de stigmates, dont 2 thoraciques.
_ Système nerveux comprenant, outre le cerveau, 3 ganglions·thoraciques
et 7 abdominaux. Testicules assez volumineux ; canal éjaculateur avec
glandes annexes et vésicule séminale. Uvaires composés de nombreuses
ovarioles; spermathèque ovoïde ou piriforme.
BIOLOGIE
Les Mantes sont en général des insectes thermophiles qui recherchent
les endroits bien ensoleillés. Elles sont toutes carnassièrea, s’attaquant
à tous les insectes qui passent à leur portée, souvent même al des proies
relativement très volumineuses. Dans ce cas, elles prennent! parfois une
pose spéciale, relevant les ailes et Vabdornen et présentant lesipattes anté-

36 oRT11or~TÉno1DEs
rieures largement ouvertes; elles produisent souvent, en même temps,
un bruit distinct en frottant l’abd0men contre les ailes. Avec plus ou
moins de vraisemblance. on a interprété cette pose « spectrale » comme une
posture d’intimidation. Les Mantes n’hésitent pas à s’attaquer entre elles
lorsque le hasard les rapproche et les mâles, toujours bien plus faibles que
leurs compagnes, en sont souvent les victimes.
La ponte est, comme celle des Blattes, réunie dans une oothèque, mais
celle-ei n’est jamais transportée par la femelle. Elle est produite au
moment de la ponte, appliquée sur une branche ou sur to11t autre support.
A cet effet, l’insecte émet, en même temps que ses œufs, une substance
visqueuse qui durcit à l’air et prend une consistance parcheminée; les
valves de l'oviscapte battent continuellement cette substance, ne s’arré-
tant que pour déposer les oeufs dans une zone déterminée.
Les oothèques de Mantes sont de formes extrêmement variables ;
souvent, les œufs sont déposés au milieu et il existe une zone de protection
de chaque côté de la zone ovifére ; il peut aussi y avoir une bande de sortie
au-dessus de cette dernière, formée de lamelles imbriquées.
A l’éclosion, la jeune Mante se présente sous forme de larve primaire
qui effectue une mue immédiatement après être dégagée. sur l’oothèque
même. Aussitôt après, la petite Mante a une forme rappelant celle de
l’adulte, sauf naturellement le développement des ailes. Elle est dès ce
moment insectivore, s’attaquant à de très petites proies, pucerons ou
moucherons, en rapport avec sa propre taille.
ENNEMIS ET PARASITES
Quelques Sphégides des genres Slizus et Tm·IzyspI1e.e capturent et para-
lysent des jeunes Mantes pour la nourriture de leurs larves. Malgré la
protection de l’oothèque, leurs œufs sont fréquemment parasités par des
Hyménoptères Chalcidiens et Scélionides. Enfin, on voit souvent sortir
I du corps des Mantes des vers Nématodes du genre Jtlermis.
CHASSE ET PREPARATION
Étant donné leurs habitudes, les Mantes se capturent surtout dans les
endroits découverts ; le plus souvent, on les découvre à l’œil et ni fauchoir,
ni parapluie ne rendent de grands services pour leur chasse; les mâles
de quelques espèces viennent aux lumières. Les petites espèces du genre
Ameles se prennent souvent sur les buissons, tandis que les Geomaniis
courent rapidement à terre et sont assez difüciles à voir.
On peut tuer les l\Iantes et les préparer comme les Blattes ; cependant
leur dessiccation est moins facile et leur coloration se ternit plus facilement.
Les grosses espèces vertes sont particulièrement fragiles; il est bon de
les exposer à la chaleur, comme il est indiqué plus loin pour les Orthop-
tèrcs, mais, en principe, Fempaillage n'est pas nécessaire. .

DICTYOPTÈRES. ——— MANTODEA 37
On est souvent très embarrassé pour piquer les Mantes ; les femelles,
surtout, avec leur volumineux abdomen, ont une fâcheuse tendance à
tourner sur l’épingle quand on les pique dans le grêle pronotum ; le mieux
me paraît être de piquer 21 travers l’éeusson, entre la base des élytres.
ORIGINE DES MANTES FRANCAISES
Dans l’ensen1ble, les Mantides sont des Insectes d’origine tropicale;
` cependant, la plupart de nos espèces appartiennent à des groupes médi-
terranéens: Ameles, Yersinia, Geomanlîs, Iris. Le petit Amorphoscélide
Perlamanlis alliberli est le seul représentant en Europe d'une famille
essentiellement africaine, de même que l’Empuse. Quant à Illaniis reli-
_ giosa, on la considère généralement comme une relicte de faune chaude,
ayant persisté en certains points bien exposés de la région parisienne,
d’Alsace, du Nord de la France et de Belgique. Cependant, la constata-
tion de l’extension de son habitat dans ces dernières années permet tout
aussi bien de considérer cet insecte comme une espèce en voie de propa-
gation vers le nord, sans doute par suite de conditions elimatériques '
plus favorables.
TABLEAU nes GENRES
l. Fémurs antérieurs présentant 1 seule épine discoïdale et
3 épines internes ; tibias à bords inférieurs inermcs, armés
seulement d’une griffe plate, peu aiguë (fig. 46). (p. 39) Perlamantis.
—- Fémurs antérieurs présentant 4 épines discoîdales, leur
bord inférieur interne armé de nombreuses épines ; tibias
` armés d’épines sur les deux bords inférieurs et d’une griffe
apicale longue et aiguë (fig. 47) ............... 2.
’2. Fémurs antérieurs armés, au bord interne, d’épines tres
irrégulières, 4-5 grandes entre lesquelles se trouvent des
groupes de 3 ou 4 petites (fig. 48) ; vertex prolongé en un
appendice bifide (fig. 49); antennes du mâle pectinées.
....................... (p. 48) Empusa.
—— Fémurs antérieurs armés au bord interne d’épines régu-
lièrement alternées, une grande et une petite (fig. 50);
vertex arrondi .......... . .... È ...... 3.
3. Prothorax plus de trois fois aussi long que large, à dilatation
située vers le tiers antérieur ................. 4.
— Prothorax environ deux fois aussi long que large, àdilata·
tion située presque au milieu ................ 5.
4. Première épine diseoïdale placée sur le bord interne du
fémur, éloignée de la ligne formée par les trois autres
(fig. 51) ; plaque suranale plus longue que large (fig. 52) ;
ailes à tache basale bleu violacé . . . » ..··.· (p. 45) Iris.

38 0RT1101>'rLRo1DEs
—- Première épine discoïdale non écartée de la ligne formée _
par les suivantes (fig. 53); plaque suranale transversale
(fig. 54); ailes transparentes .......... (p. 44) Mantis.
  Premier article des tarses postérieurs et intermédiaires à
peine plus long que le sevrmd (fig. 55) ;pronotum arrondi
dessus ........,................. 6.
( g3' .6 0.
5 4. 5 J. 5 2· .
` È
l iii Ã
, - 5 5. L2 9
L ii I
l
`·"" \ Ã \ `
` ° ~l .  
_ 47. R \
: r
\\ . I . __
Fm. 46 à 54. —- 46. Fémur, tibia et tarse antérieurs de Pvrlawumtis alliberti. — 47. Patte
antérieure de Mantis religiosa. —- 4-8. Armature du bord interne du fémur antérieur '
d’E'mpuSu· —- 49. Vertex de la femelle du même. -— 50. Armature du bord interne du
fémur antérieur de Mantis. — 51. Épines discoidales du fémur antérieur d’I'ris. —
52. Plaque suranale d,I7"Ã8. — 53. Épines discoidales de Jllantis. — 54. Plaque suranale
de Mantis.
— Premier article des tarses postérieurs et intermédiaires
plus long que les autres articles réunis (fig. 56) ; pronotum
caréné dans la métazone (fig. 57) ....... (p. 47) Geomantis.
6. Élytres du mâle bien développés, ceux de la femelle abrégés.
Yeux arrondis ou voniques (fig. 58-59) ..... (p. 40) Ameies.
ea. » Élytres dépassant à peine le métanotum dans les deux sexes.
Yeux terminés ar une ointe ai uë fi .60 . . 43 Pseudo ersinia.
P P S S P Y

_ oxcrvorrùmzs. —-— PEl`lL.\MANTIS 39
Famille des AMORPHOSCELIDAE
Fernilïe bien C3T=·1¤têrîSé€= par la faible armature des pattes antérieures,
FUIFSI hlûll que [IRP l'aSpect des petites espèces qui la composent, ressem-
blant un peu à des Perlides. Un scul genre en Europe, appartgnantlà la
sous-famille des Perlanzanlfnae.
50. ' .5;;. 59- ji
/l il \ ` • : : l \\
“—J\ V il V \ L . l
” J   l S :
O
· 55. .5 6-
Fru. 55 à. 60. — 55. Tarse postérieur d’Amz>le.s·. —- 56. Tarse postérieur de Geomantle. ——
57. Tête et pronotum de Geamimtis. —- 58. Id., Amelcs derolor   —- 59. Id., Amelea
ahjawfu, Q. —— 60. Id., Yerninia. brevipenmîs.
i Gen. PERLAMANTIS GUÉRIN·l`lÉNEV1L'LE, 1843
Sexes semblables. Tête plus large que le pronotum ; yeux proérninents,
arrondis g occîput avec un tubercule près de chaque œil. Pronotum à peine
plus long que large, non dilate au milieu. Élytres et ailes bien développés,
transparents. Plaque suranale transverse, arrondie, cerques assez longs,
le dernier article un peu aplati, suborbiculaire. ·
Distribution. -— Europe méridionale, Afrique du Nord.
Perlamantîs allîberti GUÉRIN-MÈNEv1r.LE, 1843, Rev. Mag. Zool.,
p. 42; —— Cnomne, 1922, p. 36, fig. 52; — Hounnenr, 1927, p. 37,
llg. W]  
Petite Gspèce. gris jaunâtre, xnuuchetè de brun (llg. 61). Tête brune avec
<l¤S ligncs 2rîS jaunâtre; yeux gros, glebuleux; ocelles gros et saillants
chez les mâles, bien plus petits chez les femelles. Abdomen à côtés presque
parallèles; plaque suranale courte, arrondie. Élytres atteignant Yextré-
mité abdominale, presque transparents avec les nervures brunes.
Long. 14-15 mm.; pronol., 1,7-2 mm.; élytre 14-15 mm.

40 onrnorrâaoines _
Jusqu’à l’annêe dernière, la présence de cette espèce en France restait dou-
teuse, bien que la description de GUÉRIN·MÉNE\'ILLE semblât s’y rapporter
sans doute possible et que cet auteur indiquât que son type provenait de
Puimoissons (Basses-Alpes). Mais A. DE B0nMANs indiqua (Ann. Soc. ent.
Belg., XXV, 1880, p. 28) avoir vu les types et que ceux—ci étaient des Ameles
decolbr. Il semble y avoir eu confusion de plusieurs espèces de petites Mantes
dans la collection Guérin-Méneville. B. Sovnn a capturé un individu de cette
espèce près d’Allauche, à quelques kilomètres de Marseille, en juillet 1947,
puis Cl. Domi: en a pris une dizaine de mâles à la lumière en août 1950,  
·/  ·· ‘·‘  ¤È: ·‘·—`: ···— — —~—-.
  s      
 
· v  1 j·   r Y
:*51    see r
y .;.z’ ._
·   1
F11}. 61. —- Pewilamawtis alliberti Gruér., (j' , X 3.
Saint-Michel l’ Observatoire, localité située à moins de 50 km. de Puimoissons
(cf. Bull. Soc. ent. Fr., 1950, p. 150). '
Espagne. Afrique du Nord.
i Famille des MANTEIDAE
Subfam. AMELINAE ‘
Petites espèces à pronotum plus court que les hanches antérieures;
fémurs antérieurs à 4 épines discoïdales ; tibias antérieurs avec 4 épines
externes, 6-11 internes. Élytres presque toujours bien développés chez les
mâles, abrégés chez les femelles.
Gen. AMELES BURMEISTER, 1838
Yeux arrondis, coniques ou faiblement acuminés à l’apex; antennes
fîliformes, longues chez les mâles, courtes chez les femelles. Pronotum à
peine deux fois aussi long que large. Abdomen cylindrique chez les mâles,
plus ou moins élargi chez les femelles ; plaque suranale triangulaire,
longue ; cerques très courts. Élytres et ailes bien développés chez les mâles,
courts chez les femelles.
l Distributîonr — Région méditerranéennei

¤1c·rvo1~TimEs. — AMEx.Es 4l
TABLEAU DES EQPÈCES
— Pronotuin deux fois aussi long que large, in dilatation assez
faible; yeux bien arrondis; abdomen de la femelle très
peu élargi au milieu ............... 1. docolor.
-— Pronotum moins de deux fois aussi long que large, à dilata-
tion très accentuée; yeux subcnniques; abdomen de la
femelle très élargi au milieu, presque rhomboïdal . . 2. aljoeta.
1. Amelos decolor ((lHARP.). —- Manlis decolor CHARPENTIER, 1825, Ilor.
Ent., p. 90. —- .1meles rlemlor Fmor. 1890, p. 89 ;—AzAM, 1901, p. 30 ;—-
"  ij}.; yz fil l   ji ` x
·  ._     *  iix È, E      \
. i ` ‘· ~   la . î.-A     ·
ll   " ,;t   1   J, r    
· si ·ï · . za ,1 ~-—~·
i i —'   MPT ,l ·   l;
‘ lx l§?i§'¥?Ñ, ' , ()""*·-·~    ' W
l`  71:}   .> ~ lïr ' A
` si  l Qi 'Z]     9
;·l€€;=§.‘ëQÈ,§';_ ,~     Y   I, fl,
?   ‘     I   ·'li
È/É      
F     il ,«   fi ,,
`   I / J ¤ ·. `\*
.¤·_ l _, ,1
  1 lx
FIG. 62. -—-· Jmelex abjecla Cyr., (È et Q, X 3.
Ciioman, 1922, p. 36, fig. 63-G5 ;-—-tlnoi-Ano, 1923, p. 276 ;-—— HoU1.uEnT,
1927, p. 45; —— Cuomnn, 1947, p. 40, pl. III, fig. 41-42.
Biologie. —— BEm~zAan, 1936, Bull. Soc. ent. Fr., XLI, p. 42 ; — Gma-
n1NA, 1902, Giorn. Soc. Sc. nat. econ. Palermo, XXII, p. 286 ;-—FABRE,
1897, Souvenirs entomologiques, 5** série, p. 324; -· BUuN10N, 1922.
Bull. Soc. zool. Fr., XLVII, p. 172.
Grêle; testacé ou brun; yeux bien arrondis. Mâle à élytres et ailes
enfumés avec une bande blanchâtre au bord antérieur de l’élytre ; abdo-
‘ men très grêle. Femelle à ôlytres bruns, très courts ; ailes ne dépassant
pas les élytres, à champ antérieur brun testaeé, champ anal violacé;
abdomen un peu dilaté au milieu.
Long. dl 20-25 mm., Q 20-27 mm. ; pronot. 4,5-5,5 mm. ; larg. pronot.
2,4-2,8 mm. ; élytre d' 17-23 mm., Q 5-6 mm.
Cette petite Mante se trouve à terre ou sur les buissons, dans les endroits
secs et chauds; le mâle vole très facilement. Adulte de juillet Si septembre;

42 oernorriiaoioes
Oothèque de 8 a 10 millimètres de long environ, présentant en coupe une
forme triangulaire à côtés bombés, terminée par une sorte d’éperon; elle
contient de 10 à 48 œufs. L’éclosi0n a lieu au printemps : les larves sortent
par un seul orifice à Yextrémité antérieure de l’oothêqm—. Parasité par .Inn.¢-
lrrtcs ¢1m;·lc«»p/zagus et ,1. Pfcardi (Br;nNAnn, Bull. Soc, rnt. Fr., lfïifi, p. fifi).
Assez commun dans tous les départements qui bordent la Ãiéditerranéez
auss1 dans les Basses-Alpes, la Drôme, le Vaucluse; monte jusqu`à près de
1.000 U1. (Comps, Azur) ; Corse. Toute la région méditerranéenne.
2. Amales abjecta. (Cru.) (fig. 62). — Maniis abjecia tlvmttus, 1787,
U Ent. Neap., p. 4, pl. 5, fig. 4. ——
‘\ x' Ameles abjecia AzAM, 1901, p. 30 ; —-
/
x` ,’ CHOPARD, 1922, p. 36, fig. 66 ; —-CHo-
`.` I,' PARD. 1923, p. 276 ; — HoU1.BE1iT,
*_ j 1927, p. 45. fig. 51 A, B ;— CuoPARn,
I K 1947, p. 41, pl. III, fig. 43.- Ameles
  spallanziana FINOT, 1890, p. 90, pl. 3.
  I fie. 52.
Ilm ,¤  L" ii, N . .
gjwz  gu  '« Biologie. —— BERNARD, 1936, Bull.
  \ , . . 4 ` Soc. ent. Fr., p. 42; -— GIARDINA,
__ ?,/ `   L ', , 1902, Giorn. Soc. Sc. nat. econ.
1.... .  '~» F ’  _ Palermo, XXII, p. 28B.
*2   _·-7;;- É Le mâle de cette espèce diffère du
· précédent par les yeux moins arrondis.
Fm 63_ ___ Jeune larve d·Ame,6_, le pronotum plus rnurt ; la couleur.
abjecta Cyr., x 6. Ie plus souvent testacée ou brunâtre,
est quelquefois aussi verdâtre ; élytres
de la couleur du corps avec le bord antérieur blanc opaque. La femelle
varie du vert au brun; souvent la tête et le pronotum sont brun tes-
tacé et le reste du corps verdâtre ; elle est remarquable par l’abdonu·n
très élargi au milieu ; élytres et ailes très raccourcis. les premiers de la
couleur du corps, les secondes à champ antérieur roux, champ posté-
rieur violacé, un peu métallique.
Long. 61 22-23 mm., Q 17-28 mm. ; pronot. (51 4,5-5 mm., Q 5-8 mm. ;
larg. pronot. d' 2,6-3 mm., Q 3,5 mm. ; élytre df 18-25 mm., Q 5 mm.
Se trouve dans les mêmes conditions que la précédente, mais elle est plus
rare et moins répandue. On la rencontre adulte de juin à fin octobre.
Uoothèque, grisâtre, est longue de 8 à 10 millimètres, large de 5 ; le nombre
des œufs qui y sont contenus peut varier de 46 à SO, suivant BERNARD ; la
crête supérieure porte une haute et mince carène formée de lamelles imbriquées
par lesquelles sortent les larves. La principale différence avec l’espèce précé-
dente consiste donc dans le mode e sortie des larves qui, ici, rappelle ce
qu’0n observe chez Mantis religiosa (1). Les jeunes larves sont bariolées de
 'îbans la description que donne BUGNION de 1’0othèque d’Ameles spallanzicma (Bull.
Soc. zool. Fr., 1922, p. 172), il semble que cet auteur ne soit pas d’accord avec BERNARD

DlCTY()P'I`È.RES. —— PBEUDUYERSINIA -13
mouçhetures noires et vertes, avec les antennes annelées de noir et blanc
(fig. 63). BERNARD pense que le cycle des deux Ameles frança1s est le même ;
cependant, je suis certain qu`on trouve des larves d’A. ubjecta cn plein
hiver (1); ces larves se tiennent habituellement avec l’abd0meu releve et
elles sautent avec facilite.
Moins répandu que decolor. Connu des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-
llhône, du Var. 1 erault: entre Montpellier et Sète; Aude: massif de la
Clape (nn Vicnnr). Corse. Europe méridionale ; Afrique du Nord, Sudzûuest
de l’As1e.
Gen. PSEUDOYERSINIA Kuuaï, 1904
Ce genre dillère des Ameles par les yeux coniques, terminés en pointe,
ainsi que par les elytrcs et les ailes abrégés dans les deux sexes.
Distribution. -— France méridionale, Espagne, Maroc.
Pseudoyersinia brevipennis (YERSIN). —— Manlis brevipcnnis Ysnsm,
l8(î0, Ann. Soc. ent. Fr., Ii? serie, Vlll, p. 511, pl. 10, fig. 36-40. -—— Amcles
brevipennis F1No·r, 1890, p. 90. *· Ycrsînîa brcvipcnnis AMM, 1901,
. 30 · — (iuommn 1922 . 37 il . G4. —— Pseudo: ersinia brevizennis
P 7 I l P I g J [
IIOULBERT, 1927, p. 50, fig. 51 U. _
Testaee ou brun elair. Yeux terminés par une pointe aiguë. Pronotum
un peu ·111st«= anterieurement, près du milieu, plus étroit en arrière 'qu'en
avant. Élylres atteignant, dans les deux sexes, l’apex du metanotum,
l»runâ1r¢·s avee IIIIU elroite bande blanc: opaque au bord antérieur; ailes
transparentes ehez le mâle, brun jaunâtre rhez la femelle. Abdomen En
bords parallèles dans les deux sexes ; plaque suranale petite, triangulaire.
(lerques depassant la plaque sous-genitale, très velus. Pattes médianes
et posterieures tres pubeseentes, surtout chez la femelle (d’apres Ynnsm).
Long. 21-25 mm.; pronot. dl 5,2 mm., Q 5,8 mm. ; elylre -1 mm;
C(‘Lt(‘ rclllürquüblü (‘SPè('(' n·(‘St ('IIIUIUC (IUC par l(‘S Lypl'S, 1111 Hlûlll et IIIIU
lvmelle, trouvés à Yères (Var), en août, par M. liavmmn; elle nl;} jamais
été retrouvée depuis.
Subfam. MANTEINAE
Espèces en genéral plus grandes que les Amelinae, à pronotum au moins
aussi long que les hanches antérieures. Femurs anterieurs armes de
. 4 epines diseoïdales et -1 externes.
sur ce dernier point. Mais il parait hors de doute que, par une inexplicable erreur, car il
connaissait bien les deux espèces, Bvomort ait décrit Poothèque et la sortie des larves
d’.·lmelea deeofor et non d’abieeta. Une femelle dkimelea qui se trouve dans sa collection
sous le nom. de spallanzianq pst, en effet, une femelle de decolorg elle est accompagnée
de son oothèque et est très probablement celle qui n. servi à ses observations,
1. Observation récemment confirmée par B. SOYER, _

44 onrnorrnaornns I
Gen. MANTIS Lmmà, 1738 _
Tête grosse, à yeux arrondis. Pronotum peu dilaté au-dessus des hanches
antérieures, lesquelles sont maculées ou calleuse à la face interne ; sillon
du fémur antérieur situé au milieu ; fémurs intermédiaires et postérieurs
inermes à l’apex. Plaque suranale triangulaire, transversale.
Distribution. - Genre surtout répandu en Afrique tropicale ; une seule
' espèce remonte jusqu’en Europe et a été introduite aux États-Unis.
Mantis roligîosa L. (fig. 64). — Gryllus A/Ianlis religiosus LINNÉ, 1758,
Syst. Nat., éd. X, I, p. 426. —— Mîanlis religiosa FINoT, 1890, p. 87,
4 \·_  ~ ,
` zgkù   lia-,  *  aa
  1 ‘i ‘il~    
Jr 1.—• '—’_7,',.· \\`— 
,/I
Fm. 64. —· Man/tis religiosa, L., Q, gr. nat.
pl. 3, fig. 50 ; —— .\zAM, 1901, p. 30 ; —- Cnor-Ano, 1922, p. 38.
fig. 53, 59, 60 ; —C1IOPARD, 1923, p. 276; —- Houtmznr, 1927, p. 42,
fig. 48 A, 49, pl. III, fig. 2 ; — Cuormxn, 1947, p. 41, pl. III, fig. 44-45.
Biologie. — FABRE, 1897, Souvenirs entomologiques, 5% série, p. 287 ; —
PRZIBRAM, 1907, Arch. f. Entwickl. Mech. Org., XXVIII, p. 562; —
R.~.nAUn, 1913, C. R. Soc. Biol., XCIV, p. 36;—R0LL1NAr, 1926, Rev.
Hist. nat. appl., p. 242; — BUGN1oN, 1923, Mém. Soc. Vaud. Sc. nat.,
n° 5, p. 180; — GU1oNoN, 1922, Rev. Hist. nat. appl., III, p. 114; ———
Cnomno, 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 100 ; —BINE'1`, 1931, La Vie de la
Mante religieuse ;— Roennn, 1935, Biol. Bull. VVoods Hole, LXIX, p. 203,
2 pl.; —— Courunnzn, 1941, P.V. Soc. Linn. Bordeaux, p. 46.
Espèce de grande taille, verte, brune ou jaunâtre. Hanches antérieures
présentant à la face interne, près de la base, une tache noire ou un ocelle
blanc et noir. Abdomen grêle chez le mâle, large chez la femelle ; plaque
suranale courte, transverse. Élytres dépassant un peu l’extrémité abdo-
minalv, de la couleur du corps. En bord antérieur plus ou moins roux;

u1o·1·YoPTÈnEs. —— luis 45
· chez les mâles, disque en partie transparent. Ailes un peu plus courtes
· que les élytres, transparentes avec le bord antérieur de la couleur des
élytres. '
Long. cf 42-(il mm., Q 48-75 mm. ;pronot. d' ll-18 mm., Q 14-23 mm.,
élyfre dl 28-35 mm., Q Bl-48 mm.
La Mantc religieuse se rencontre surtout dans les endroits découverts et
ensoleillés : talus, collines, clairii-res des forêts ; elle so tient sur les herbes ou
sur les buissons. Adulte vers le milieu d’août, on rencontre encore des femelles
à la fin de novembre et même en décembre, dans le Midi ; les mâles disparais-
sent plus tôt et sont souvent mangés par les femelles dont la voracité est bien
connue. L'oothèque mesure environ 4 centimètres de long sur 2 de large;
elle est de couleur brun jaunâtre, contenant 200 à 300 œufs qui sont déposés
dans la partie médiane seulement, les côtés constituant des zones de pro-
tection. Au milieu de la face supérieure, on voit une bande formée par des
lamelles imbriquécs sous lesquelles les jeunes larves passeront pour éclore.
Uoothéque est formée en septembre ou octobre, elle passe l`hivcr et l'éelosion
a lieu au mois de juin ; d°après lloL1.m,vr, les o·ufs contenus dans l’oothèque
peuvent résister à une température de——l8° C. La première mue des larves a
lieu sur l’ootl1èque même; par la suite, les Mantes accomplissent six mues
pour parvenir En l'état adulte. A l’éelosion, les jeunes Mantes sont toutes de
couleur verte et ce n’est que plus tard que certaines prennent la couleur brune.
On a indiqué que les formes vertes se trouvent de préférence sur les feuillages,
tandis que les brunes seraient plus communes sur les herbes fanées ; en réalité,
les deux formes semblent répandues dans les mêmes habitats et la couleur
est probablement due à la teinte du substrat sur lequel s’est effectuée la der-
niere mue.
La Mante religieuse est capturée par certains Spliégides du genre Tachy-
splmz; en outre, ses ootlièques sont fréquemment parasitées par un Chalci-
dieu (Pafmon p1u·hym¢·rum) et par un Seélionidc (lllrmtibnrfa mxmticirla)
(Cnotmnn, llumun, llmumum, Coirriinlnn).
Cette espèce se trouve dans presque toute la France, mais elle est beaucoup
plus commune dans le Midi; dans l°Est, elle remonte jusqu’au Haut-Rhin,
dans les vignobles (Gouin), les Vosges (Remy) et la Moselle (Lirannnnr) ; '
on l`a signalée dans l’Aisne et le Pas-de-Calais. Aux environs de Paris, il
existe deux localités classiques de la Mante, Si Fontainebleau et ’dans la
région tl‘EtHlll()CS§ dans vos derniers étés, eluunls et secs, on l'a rencontrée
fréquemment à Montlhéry, Antony, Verrières et jusqu’à Choisy-le-Roi
(v. Dupuis, l9-48, F. Nat., lll, p. 53). Corse. '
_ Europe centrale et méridionale, Afrique du Nord, Asie; importée aux
Etats·Unis.
Gen. IRIS Slwssuruz, 1869
Yeux arrondis; écusson facial transverse, rebordé, présentant deux
petits tubercules ; pronotum à dilatation peu marquée, sans carène, à
bords lisses chez les mâles, denticulés chez les femelles. Abdomen un peu
élargi chez la femelle; plaque suranalelonguc. Hanehes antérieures ii
bord supérieur garni de denticules ; fémurs armés de 5 épines externes et
4 discoïdales disposées en ligne courbe; fémurs intermédiaires ct· pos-

46 oaruorriîaoinns
térieurs armés d’une très petite épine apicale. Élytres et ailes atteignant
Vextrémité de l’abd0men chez le mâle, un peu plus courts chez la femelle ;
ailes ornées de couleurs assez vives.
Distribution. —— Région méditerranéenne; Sénégal; S. W. de l’Asie.
Iris oratoria. (L.) (fig. 65). — Gryllus Maniis oraioria LINNÉ, 1758, Syst.
Nat., éd. X, I, p. 426. ——- Iris oraioria FINoT, 1890, p. 88, pl. 3, fig. 5] ;
*' ,
  ‘ r' Ãîx
  ..., · e ¢î    -
¢ `_ 
a¤ "·¤ —? ‘É‘ # "‘Y£""f«.. F? .`?““"’”""*"""
  [EN 
  1 .  
 st "  .··«   -        .  “
,·/ *·  i 0 Y'?  
> \ï ,1 .
X   f
s.   ./
‘ l_  
. \
FIG. 65. ——· Iris omioriaz L., Q X 1,5.
— AzAM,‘l901, p. 31 ; —~ Guopnno, 1922, p. 38, fig. 57-58; ——— Hour.-
BERT, 1927, p. 51, fig. 53 ;— Cnommo, 1947, p. 41, pl. III, fig. 46.
Taille moyenne; vert ou brun, parfois un peu rosé. Élytres du mâle
de la couleur du corps dans le champ antérieur, presque transparents
_ _ dans le champ postérieur ; ceux de la femelle ne dépassant pas le 5° ter-
çzite abdominal, entièrement opaques, verts ou bruns suivant la couleur
de l’inseete. Ailes à champ antérieur rougeâtre avec des taches hyalines,
champ postérieur jaune avec une grande tache noir violacé sur le disque
et des taches concentriques de même coule11r jusqu’au bord externe.
Long. dl 28-37 mm., Q 34-47 mm. ;pron0t. dl 8-11,5 mm., Q 11-16 mm.;
' élytre dl 22-30 mm., Q 15-22 mm.
Assez commun, en août—sep1;embre sur les arbustes, dans les endroits chauds ;
le mâle vole la nuit et vient aux lumières. Oothèque petite, allongée, presque
triangulaire en coupe, d’un brun foncé sur les côtés, avec une bande médiane

onvrvorritruzs.   •:1zoMANr1s 47 i
plus claire. Les larves éclosent au mois de mai et sortent par deux séries de'
trous ronds, sur la ligne médiane.
parasite par Iridnphaga Lichtensteini (Pxcsnn, 1933, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. Ã.5), Cal imomc iridis (Prcaiw, 1939, Bull. Soc. ent. Fr., p. 87), .*1n.astatus·
ameleoplmgus (Bemunn, 1936, Bull. Soc. ent. Fr., p. 42). P. PIERVÉ (1)/fisc. cnt.,
1944, p. 49) l’a fait accepter expérimentalement comme hôte à Itfantibaria
manticida.
Tous les départements méditerranéens; Drôme, Lozère. -— Région médi-
terranéenne.
Gen. GEOMANTIS PANTEL, 1896
.\ptère. Yeux arrondis; écusson facial transverse. Pronotum relati-
vement court, granuleux. finement caréné au milieu. Hanches antérieures
armées de petites épines au bord supérieur; fémurs armés de 4 épines
discoïdales et 4 externes ; fémurs intermédiaires et postérieurs munis d’une
- _série de très petites épines ài la face inférieure et armés d’une épine géni-
culaire; tarses à 1%* article très long. Abdomen à bords parallèles ; cer-
ques courts. '
Distribution. — Région méditerranéenne. ‘
Gaomantis Iarvoides PANTEL, 1896, .\n. àoc. esp. Hist. nat., XXV,
p. 109, pl. 1, fig. 3 A-H ; -— .\zAM, 1901, p. 29 ; —- (Inox-Ann, 1922,
p. 39, fig. 61-62; —— Ilonitnnnr, 1927, p. 39,
· lig. 52 A; -— Citorman, 1947, p, 12, pl, III, fi}, «mp..,· "I·u,`
fig. 47. gi      
Petite espèce, brun grisâtre ou roussâtre, —    
tachetée de·brun (fig. 66). Mâle grêle, presque   .
lisse, les côtés plus clairs que le dessus; plaque gw ,
` suranale assez allongée, triangulaire. Femelle  
plus épaisse, rugueuse, la bande foncée dorsale  
généralement divisée; plaque suranale courte, ·~   "·
· transverse, arrondie à l’apex. ·    
Long. d' 18-21 mm., Q 20-25 mm. ; pronot. aff;  
d' 4-4,3 mm., Q 5-fi mm. ~: ~    
· ly. ‘ 5,;' ·ï.·
Cette petite Mante ne se rencontre qu’en Pro- · ¤* A ·
vence où elle est assez rare ; elle court rapidement  
à terre dans les endroits chauds et ensoleillés. 1;
Elle peut facilement être prise pour une larve , . .
d’Amelcs, mais la forme du prothorax et la lon- ,;_î,î;;;'I;;nï Q ing
gueur du métatarse postérieur permettront de " ' '
l’en distinguer. Adulte en juillebseptembre.
Var r Fréjus, Bagnols; Signes, en face des sources du Gapeau (Azur);
Cavalaire ; Callian (BERLAND) ; Hyères, Toulon (Cnomnn) ; .\lpes·MaritimeS :
Nice, Théoule, Grasse (Cuorano); Bouches~du-Rhône : · Pas-des—Lanciers,
lîognac (Anerttn on Psaum) ; Garigues à Cistes des environs de la Ciotat
(Sovrzn). Corse (Name). — Espagne, Algérie.

48 oRTuoP'1‘ÉR01DEs
Famille des EMPUSIDAE
Cette famille est caractérisée surtout par la disposition des épines de
la face interne des fémurs antérieurs ; en outre, le vertex est prolongé en
un appendice conique, les antennes des mâles sont bipectinées, le dessous
de l'abdomen et les pattes sont fréquemment lobés.
(len. EMPUSA ILL1cEn, 1798
Vertex prolongé en cône aeuminé, plus ou moins lobe à l’apex ; écusson
facial caréne et terminé en une dent aiguë. Yeux ovales. Pronotum long
et grêle, à dilatation élargie, à bords un peu foliacés. Abdomen lobe en
dessous. Fémurs intermédiaires et postérieurs lobés à l’apex. Élytres et
ailes bien développés dans les deux sexes.
Distribution. « Sud de l’Europe, Afrique, Asie.
Empusa. pennata (THUNB.) (Hg. 67). —- Gongylus pennalus Tnumxanc,
1815, Mém.· Ac. Pétersb., V, p. 194. — Empusa egena FINOT, 1890,
p. 91, pl. 3, fig. 53; — AzAM, 1901, p. 31 ; --
V i. , . (luoraxnn, 1922, p. 39, fig. 54-55 '; — CHoPAnD,
~f _ Q 1923, p. 277; — Houtmznr, 1927, p. 56, üg. 56 ;
      ` \ -— Cnorixnn, 1947, p. 42, pl. 111, fig. 48.
  li a_     TI Biologie. -— FABRE, 1897, Souvenirs entomolo-
` "LQ ll? A çsiques, 58 série, p. 342 ; -— BUGNION, 1919, Bull.
gé Soc. zool. Fr., XIV, p. 214 ; —— ÀDAIR, 1914,
    ,. Bull. Ser. ent. Égypte, p. 76; — BUGNION, 1920,
'   Bull. Soc. ent. Égypte, p. 56 ; — BUGN10N, 1923,
î.-..   A Ã; Mem. Soc. Vaud. Sc. nat. n° 5 p. 217.
ÀEQT ` .·· · 7 7
\(‘  Vert ou testacé un peu rougeâtre ; pattes mar-
  ` brées de brun et de vert. Élytres presque trans-
  parents avec le bord antérieur verdâtre ou rosé
  chez le mâle, un wu ilus teintes de ces memes
lù],y·«;_, 1 l
_   couleurs chez la femelle.
  i Long. dl 47-60 mm., Q 54-67 mm. ; pronot.
  df 20-24 mm., Q 23-26 mm. ; élytre dl 35-44 mm.,
  o 34-39 mm.
Fm- 67- ·— Emîmw L’Empuse est assez commune dans tout le Midi; _
penmta Chmpa C, · adulte de maià juillet, on en a trouvé même jusqu’à
gt'mt' fin août (Callian, L. BERLAND). Bien moins batail-
leuse que la Mante, elle se nourrit de petites proies et
la femelle ne dévore jamais le mâle. Le vol est facile, surtout chez le mâle, _
qui v1ent aux lumières la nuit. [Éoothêque est petite, ne dépassant guère la
taille de celle d’un Ameles, et presque de même forme, mais terminée par un
long filament ; elle contient 25 à 42 œufs (Bucmorz). L’éel0si0n des larves a
  `

DICTYOPTÈHES. ·—· EMPUSA  
lieu à partir de juillet; la sortie s’ell`ectue le long de la ligne médiane, par
une série de trous ronds. Les larves passent l’hiver, restant toujours actives ;
elles se tiennent toujours avec l’abdomen relevé, ce qui leur. donne un aspect
très particulier et leura fait donner le nom de « diab1otm» ; elles effec-
tuent 4 ou 5 mues. ' `
Parasité par Ammtatus Picardi (Baumann, 1938, Bull. Soc. ent. Fr., p. 42),
par Podagrion pachymerum et, probablement, par Mantibaria mcmticida.
Tout le Midi; remonte jusqu’au Rhône, Aveyron, Lot, Lozère, Charente;
île d`Oléron; pas rare sur les coteaux calcaires aux environs de Périgueux
(P. P. Grmssù). Ille-et-Vilaine, landes de Paimpont (SELLIER). Corse. Tout
le bassin méditerranéen.
4

ORDRE DES ISOPTÈRES
Les Isoptères ou Termites ont été longtemps rapprochés des Psoques ;
mais les recherches récentes ont montré que leurs affinités réelles sont
avec les Dictyoptères du groupe des Blattoïdes. Si la grande masse des
Termites diffèrent des Blattes par leurs ailes semblables, d’où leur nom,
la famille primitive des Jtlasloiermilidae a des ailes inférieures à nervation
rappelant tout à fait les Blattides; en outre. ces Insectes pondent leurs
œufs réunis par une substance gélatineuse qui n’est pas sans rapport avec
l’oothèque caractéristique des Blattes. Le développement post-embryon-
naire rappelle celui des Blattes et les ébauches alaires restent, comme chez
ces dernières, à plat sur le dos. Il existe par contre des différences considé-
rables dans les mœurs, la constitution des sociétés et la différenciation
des castes.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Tête. -— Tête arrondie. Yeux proéminents, petits; en général deux
ocelles seulement. Antennes courtes, moniliformes, à articles assez nom—
breux, mais très distincts. En arrière des ocelles, on trouve, dans les formes
supérieures, l’orifice d'une glande appelé la fontanelle. Appendices buc-
caux comparables à ceux des Blattes, comprenant les mêmes pièces;
palpes maxillaires de 5 articles; palpes labiaux de 3 articles.
Thorax déprimé; les trois segments bien distincts, mais de forme peu
différente. Pattes toutes semblables; hanches longues et rapprochées;
tibias grêles, munis d’épines ; tarses de 4 articles (sauf chez les rllaslo-
lermidae qui en sont 5 comme les Blattes).
Ailes grandes, molles, croisées à plat sur le dos au repos, et dépassant
beaucoup l’abdomen; sauf chez les Masioiermidae, champ anal nul; il
existe une ligne de fracture suivant laquelle les ailes se détachent après
le vol nuptial, pour ne laisser qu’une écaille triangulaire. La réticulation
est fine et irrégulière ; nervure Sc manquant presque toujours ; radiale
ramifiée chez les Calolermes, simple chez les Termiiidae ; médiane et cubi-
tale variables et plus faibles que les autres nervures.
Abdomen. ~— Abdomen large à la base, composé de 10 urites ; 10 ter-
gites visibles, 9 sternites chez le mâle, 7 chez la femelle, le premier atro-
phié; le 78 sternite de la femelle forme une grande plaque sous-génitale
qui recouvre les sternites suivants. (jerques de 1 à 8 articles. Styles sur

Isorràruss 51
le 9° sternite chez les larves des deux sexes, persistant'chez les ouvriers,
les soldats et chez les mâles des formes les moins évoluées.
ANATOMIE
Tube digestif de longueur moyenne, comprenant un jabot, un gésier
armé de denticules chitineux, l’estomac tubulaire ; l’intestin grêle court,
le gros intestin dilaté en une large poche, puis rétréci, terminé par un
rectum renflé en ampoule ; les caecums gastriques n’existent que chez les
formes primitives. Chez les formes qui se nourrissent de bois, l’intestin
postérieur contient toujours une grande quantité de Flagellés qui y
vivent en commensaux et jouent probablement un rôle dans l’assimi-
lation de la cellulose.
Les tubes de Malpighi sont au nombre de 8 chez les formes inférieures,
4 ou 2 chez les Termites supérieurs.
Le système nerveux compte, outre les ganglions cérébroïdes, trois gan-
glions thoraciques et six abdominaux.
La glande frontale est un organe très caractéristique des Termites, '
formé par la différenciation de cellules hypodermiques, sur la ligne mé-
diane du front ; elle s’ouvre dans la fontanelle et est développée surtout
chez les soldats.
Les organes reproducteurs sont bien développés chez les sexués seu-
lement; dans les autres castes, ils sont plus ou moins complètement
atrophiés. Chez les mâles, les testicules sont simples, formés d’un nombre
variable de lobes courts; l’organe copulateur est très réduit ou même
nul. Les ovaires comprennent un nombre très variable d’ovarioles; il
existe une spermathèque et des glandes collatérales.
· CASTES
- Le caractère principal des sociétés de Termites est la complication des
formes différentes qui s’y rencontrent. Ces formes se divisent en deux
grands groupes : les sexués et les individus stériles.
_ Sexmës
1° Les soxués ailés perdent leurs ailes peu après l’éclosion, comme les
fourmis; ils sont désignés comme le roi et la reine; chez cette dernière,
l’abdomen prend un développement considérable et, _dans certaines
espèces, il devient un énorme sac plein d’œufs. Il n’existe qu'un couple
royal dans la termitière, au moins dans les formes supérieures.
2° Les reproducteurs aptôros qui sont des individus néoténiques, c’est-
à·dire des larves dont les organes reproducteurs ont devancé le dévelop-
' pement des caractères morphologiques. Ils peuvent remplacer le roi et
la reine, en cas de disparition de <·eux·ci ou dans des portions de colonies

52 · ORTHOPTÉROIDES
isolées. Mais les femelles de remplacement n’arrivent jamais au déve-
loppement des ailées ; aussi sont-elles nombreuses dans la termitière.
Ces formes sont beaucoup plus fréquentes chez les Termites inférieurs.
IND1v1DUs STÉRILES
Les individus stériles sont en réalité des sexués à organes génitaux
précocement arrêtés dans leur développement. Contrairement aux neutres
de sociétés de fourmis et d’abeilles, ils sont des deux sexes.
30 Les ouvriers ont gardé l’apparence générale des larves ; ils conservent
des styles au 99 sternite, sont dépourvus d’yeux et n’ont pas trace de
caractères sexuels externes. Dans certaines termitières, il y a deux ou trois
catégories d’ouvriers, différant surtout par leur taille.
40 Les soldats ont les mêmes caractères généraux que les ouvriers, mais
ils en diffèrent par le grand développement de la tête qui devient énorme,
fortement sclérifiée, dirigée en avant (prognathe) ; en outre, les mandi-
I bules sont très grandes et présentent souvent des formes et une asymé-
trie extraordinaires. Comme chez les ouvriers, il existe des grands et des
petits soldats ; c’est aussi chez eux qu’on trouve, dans certaines espèces,
le type curieux des nasuti.
On trouve en outre dans la colonie des jeunes de tout âge avec les adultes.
Mais toutes les sociétés ne comportent pas la totalité des types ; certaines
sont. moins compliquées et les espèces françaises sont assez simples à ce
point de vue. _
BIOLOGIE
Les Termites vivent en colonies plus ou moins nombreuses et cons-
truisent des nids oultermitières de formes extrêmement variées, parfois
de dimensions extraordinaires chez les espèces des pays tropicaux ;
les grands bâtisseurs appartiennent à la famille la plus évoluée, celle des
Àlelalerrniiidae. Nos_ quelques formes françaises sont bien plus modestes
et il n’y a pas à insister ici sur la diversité des termitières.
Un des actes les plus importants de la vie des Termites est l’essai—
mage ; il consiste dans la sortie en masse des jeunes sexués ailés. La durée
du développement varie suivant les espèces, mais elle est en général plus
longue chez les sexués que chez les neutres, atteignant deux ans chez les
premiers ; la durée de la vie des ouvriers peut atteindre cinq ans. Les larves `
diffèrent des adultes, outre la taille, par les articles moins nombreux des
antennes. Au premier stade, elles sont toutes semblables ; elles peuvent
évoluer en ouvriers, soldats ou en sexués. Après la première mue, on dis-
tingue des larves à petite tête (sexués) et à grosse tête (ouvriers et soldats) ;
après la deuxième mue, on distingue déjà les quatre formes : sexués pourvus
ou non de moignons alaires, ouvriers, soldats. Après la quatrième mue,

rsoPTÈmzs 53
ouvriers et soldats sont parvenus au terme de leur développement;
les sexués ont encore une mue à effectuer ; parmi ceux—ci, les individus qui
possèdent des lobes alaires sont très développés et portent le nom peu
justifié de nymphes ; ils deviennent complètement ailés après la dernière
mue; les autres sont des néoténiques.
Les Termites de France vivent dans les souches d’arbres et dans les bois ‘
ouvrés; quand, au cours de leurs travaux, ils rencontrent des espaces
. 7L I 70  6'8· I
1_ : ` ' I \_ ;
au ! l 9 `¤ ;
‘·. i' — %  ‘ I
  Y '§` * ,· · · ê. È g É
    T /   li   ‘a__/ \_’l_,·
  I Fl Ã'   x
’ ’ É *î “ il
i @9/ )     l—l
`  dif Z; ` \ W
i., Y ,, ïî pe     JM ,
v Mill   si  s   Mimi
·' ,       i U
v;« \\É fi  i _ _ .
’ " ’ l`     I`   '\
  `*‘· ‘·-·._
\` ",—· .\,r`..~—----""··-
-0     -_ ._ ’ïI. ```` ·   ·
  gg ‘· —·._ — ·.__   _.  
F10. 68 à. 73. — 88. Tête et thorax de la. Q de Calotcrmes flavicollis. — 69. Ailes de C.
flavicollia. - 70. Mandibules du soldat de Calotermca fluvicollis. —- 71. Tête et thorax
de ln. Q de Retieuliiermes lucifugus. —- 72. Ailes de R. lucifugua. ·— 73. Mandibules du
_ soldat de Rcticulitcrmea lucifugua.
découverts ou des parties impénétrables qu’il leur faut contourner, ils
ne le font jamais à l’air libre ; ils construisent des galeries couvertes sem-
blables à des bourrelets ou à des tubes. Dans le bois, les galeries ont la
- même direction que les fibres.
Les Termites, qui sont un des fléaux des pays tropicaux, ne jouent
qu’un rôle assez secondaire parmi les Insectes nuisibles de France; ils
ont cependant causé des dégâts très sérieux dans le Sud-Ouest.
· La faune française ne vomptc que trois espèces dont l'une est très
probablement importée. ·

54 ORTHOPTÉROIDES
TABLEAU mas ESPÈCES
l. Pronotum rectangulaire, presque aussi large en arrière
qu’en avant, à angles peu arrondis (fig. 68) ; ailes à radiale `
ramifiée (fig. 69). Soldats à mandibules dentées (fig. 70)
..................... Calotermes flavîcollis.
—- Pronotum fort ement rétrêei en arriere, à angles très arron-
dis (fig. 71); nervure radiale simple (fig. 72). Soldats à
mandibules non dentées (fig. 73) (gen. Reiiculiiermes). ...... 2,
·· ii- 9    (LN  
‘•l_.l # __. "`T ` —";.'=" ‘ î·’I, ·`\`
I ‘   @/
u\ ff \I·. \ \
Q  ( \_ I
É? \ «
 pjq \ / Jv.
~ è 1  %` / .
\ ‘ ··,
( )« à\  K" il
P l 'Y
\‘ '~·(   ( \
.74. Z6'. _·z5_
FIG. 74 à. 76. -— 74. Soldat de Calotermes flavieollis. ——— 75. Ouvrier de Retivulitermes
lucifugus. —— 76. Soldat de R. lucifugua. _
2. Pattes noires à tarses jaunes; ailes légèrement enfumées
............ . ........... . 1. lucifugus. _
— Pattes jaunes à partir de Vextrémité des fémurs ;ailes plus
blanehes; pronotum à bords moins arrondis . 2. Reticulitermes sp.
Famille des CALCTERMITIDAE '
Ailes presque semblables, le lobe anal des inférieures presque nul;
· nervure radiale ramifiée. Pas de fontanelle. Tarses présentant un arolium.
Reine à abdomen non hypertrophié; aptères reproducteurs nombreux;
soldats presque toujours aveugles, à mandibules dentées ; pas d’ouvriers,
leur fonction étant remplie par les larves âgées,

isorrizams. — eixtorenmas 55
Gen. CALOTERMES HAGEN, 1853
.\iles antérieures à très grandes écailles recouvrant plus ou moins les
ailes postérieures; écaille des ailes postérieures petite et mal indivi-
dualisée; nervure Sc absente. Yeux grands et arrondis chez les ailés.
Soldats à tête rectangulaire, les côtes droits, parallèles; mandibules
courtes et épaisses; yeux reduits ou même rudimentaires; antennes
courtes, de 12 à 20 articles.
Distribution. —- Région méditerranéenne ; tous les pays à climat
tropical ou subtropical.
Calotermas flavicollis (F.) (fig. 74). — Termes flavicollis Famucius,
1793, Ent. Syst., II, p. 91. — Calolermes flavicollis BERLAND, 1926,
F. Nat., XLVII, p. 72 ; —— FEYTAUD, 1946, p. 31, fig. 13 et p. 162; -·
(]no1··AnD, 1947, p. 98, pl. XII, fig. 169.
Biologie. ——— Grmssi et SANoiAs, 1897, Atti Ac. Sc. nat. Catania ;
Nmzrs, 1932, Bull. Soc. zoo]. Fr., LV[I, p. 409 ;—— Gmxssnîz et Nomor,
1947, (1. R. Ac. Sc., CCXXIV, p. 219 ; —— Ricimnn, 1949, La Feuille .
Nat., n. s., V, p. 13. —- R1cnAuD,1950, Ann.Sc. nat. Zool., XII, p. 508,
Ailes de couleur brun noir avec le prothorax jaune.
Long;. soldat 5 mm. ; aile li mm. ; long. de l'aile 10 mm.
Le Calotermes vit dans les tissus des plantes malades, mais encore vivantes ;
on le trouve surtout dans lespartics profondes du bois pourri, près des parties
saines, mais pas dans le bois sec. Ces Termites ne construisent pas, mais se
contentent de galeries forées dans ·le bois ; on trouve généralement le couple
royal dans une de ces galeries élargies, sans vraie chambre royale. Les colonies
sont peu nombreuses, comptant rarement plus .d’un millier d'individus.
Uessaimage se produit par petits groupes, dans la journée, de 9 à 12 heures ;
on peut l’observcr de juillet à octobre, parfois même en janvier et février. La
dillcrcnciation des castes a ete soigneusement etudier par Gimssû et N(IlItO'l`·
Assez commun en Provence et dans le Roussillon; Var: llyères, dans le
Chêne·liège pourri, ailés en janvier (Fxuor) ; Callian, dans un vieux Poirier,
ailes en sep tembre (Bmniemix) ; Bouches-du·Rhône : Château d’lf (FAGNIEZ) ;
Vaucluse: La Bonde, ailés en janvier; ·Morières-lès·Avign,on (Fixomnz);
Pyrénées-(lrientalesz Banyuls-sur-Mer dans les souches de Mieoeoulicr,
s’attaquant même au bois vert (Neers).
Famille cles RHINOTERMITIDAE
Antennes comprenant rarement plus de 211 articles; epistome distinct
du front et plus ou moins proeminent; lontanelle presque toujours
présente. 'l`arses de 4 articles. Écaille des ailes antérieures ne recouvrant
que rarement une partie des postérieures ;Sr manquant presque toujours ;
R réduite à une seule nervure, rapprochée de la côte. Méso et metanotum
plus ou moins rétrécis en arriere, leur bord postérieur fréquemment

56 0R*rHoP'rÉa01DEs
concve ou échancré. Femelle fécondée à abdomen très volumineux,
en général incapable de se mouvoir. Soldats complètement aveugles, à ,
mandibules rarement dentées. Ouvrier formant une caste spéciale.
Gen. RETICULITERMES HOLMGREN, 1913
Imago à tête ovale ou oblongue, peu bombée ; de couleur sombre,
fontanelle indistincte ; ocelles petits; épistome peu ou point proéminent.
Antennes de 17 a 15 articles. Pronotum
plus étroit que la tête, rétréci en arrière.
`\` ,// Ailes fortement réticulées, à pubescence
`\_ I,/I pauvre; écaille des antérieures atteignant
  la base des postérieures. Styles présents
      chez le mâle. Soldat à tête allongée, rectan-
\ ] gulaire; mandibules peu courbées, plus
  courtes que la tête, à bord interne non
; ` denté ; labre ovale ou lancéolé, pouvant
,/\ ¢ atteindre la moitié des mandibules. Anten-
` [   \ nes de 17 à 13 articles. Pronotum assez
_,.« p ` ~._ grand, plan, rétréci en arrière, échancré en
[ \ ` avant. Styles distincts.
  © ··` Distribution. -— Ce genre a une distribu-
tion géographique relativement plus sep-
Éj tentrionale que les autres Termites : région
méditerranéenne, Japon, États—Unis.
© 1. Retîculîtermes lucifugus (Rossi). -—
Termes lucifugus Rossi, 1792, Marit. Ins.
1 © Etr., I, p. 107; — FEYTAUD, 1946, p. 19,
fig. 6, 10, 12, 14, 26. 29, 30, 32, 33 ; —-—
Cuoimao, 1947, p. 98, pl. X11, fig. 167-
QQ 168 ; -— PERRIS, 1876, Ann. Soc. ent. Fr.,
p.`201 ; —— FEY'1AUD, 1910, (1.R. Soc. Biol., ~
© p. 842; —- FEYTAUD, 1915, Revue Zool.
~ agr., p. 64. _
`_, Bi0l0gîe.—FEY'r.xu1), 1912, Arch. Anat.
micr., XII, p. 481 ; — FEYTAUD, 1920, C.
F1G·77·-—Rei¤e de Refiwlîtermw R. Ac. Sc., p. 203 ; — FEYTAUD, 1920, l. c., '
‘"°”“g“8R°“‘· X 7- P. 1287 ; — FEYTAUD, 1920, P. v. sec.
Linn. Bordeaux, p. 160; —— Juccr, 1926,
Boll. Soc. ent. it., LVII. p. 98; — Gnromr, 1938, Mem,. Soc. ent. it.,
LXX, p. 25;—BATHELLIER, 1941, C. R. Avi Sc., p. 664.
Aile noir brunâtre; tête noire. Antennes de 17-18 articles. Pronotum
` _•~ï

ISOPTÈRES. — RETICULITERMES 57
subcordiforme, aplati, plus large en avant qu’en arrière, le bord antérieur
un peu échancré au milieu. Ailes longues, élargies en arrière, légèrement
enfumées. Pattes noires à la base ; tarses de 4 articles, jaunâtres. Abdomen
à plaques sclérifiées noires; cerques de 3 articles.
' Long. 6-8 mm. ; aile 9 mm. ; reine féconde 10-12 mm.
Ouvrier (fig. 75) blanchâtre. Tête grosse, régulièrement arrondie ;
yeux nuls; antennes de 15-16 articles. Pronotum trapéziforme, à angles
arrondis. Pattes comme chez les ailés. Abdomen ovalaire, un peu aplati,
laissant voir par transparence le tube digestif. — Long. 5-6 mm.
Soldats (fig. 76) d’une seule catégorie, tous sensiblement de même taille.
Tête très volumineuse, occupant presque la moitié de la longueur totale,
aplatie, rectangulaire, à angles arrondis; pas trace d’yeux; mandibulcs
trés grandes, en forme de pince puissante. — Long. 5-5,5 mm.
Cette espèce forme des colonies nombreuses dans les souches de Pins. Chaque
colonie peut posséder un couple royal qui réside dans une galerie, sans chambre
royale, ct a été longtemps méconnu ; la femelle féconde (fig. 77) n'cst pas très
volumineuse et reste capable de se déplacer. Il existe très fréquemment des
soxués de remplacement; on peut aussi trouver un roi de substitution avec
une reine vraie ou le contraire. Quand la reine est remplacée, 1l y,a toujours
plusieurs femelles de substitution. L’essaimage se produit le mat1n, généra-
ement vers 8 ou 9 heures, et dure jusqu’au début de l’après-midi ;1l est d’a1l·
leurs fortement influencé par la température et peut être mterrompu S1 le
temps se couvre ; on peut 1'observer d’avril à juin. Uaccouplemcnt n’a l1eu
qu’après la chute des ailes. Le couple peut être adopté par une_colon1e orphe-
line ou par un groupe d’ouvriers émigrés, ou encore il peut fonder une nouvelle
colonie. Le nombre des mues est de 4 chez les neutres, 5 chez les scxués ; le
nombre d’articles des antennes est de 11-12 seulement à la naissance. Le
Termite lucifuge, quoique moins nuisible que le suivant, a causé des dégâts
importants à Bordeaux et dans la région vers 1850 et Fnrraun estime que `
ces dégâts sont plus fréquents et plus étendus qu'on ne le suppose.
La présence du Termite lucifuge a été signalée plusieurs fois à Paris; en
.1923 (C. R. Ac. Sc., 22 mai 1923, p. 1567), P. Lnsruz l’a trouvé dans une serre
du Muséum, dans une tige de Strclitzia, et en 1945 (Bull. Soc. ent. Fr., p. 49),
P. l)omm1.Ar;nE a indiqué qu°une petite colonie de cette espèce s°est mainte-
· nue au moins deux ans dans un jardin du quartier de La Muette.
Commun dans la région méditerranéenne et le Sud·Est: Pyrénées-Orien•
tales: Banyuls; Aude (FEFTAUD); Tarn-et·Garonne (M. Gmane) ;Lot-et-
Garonne: Agen, dans un vieil Amandier (Lanontnàrzn) ; Basses-Pyrénées
(II. Bouvnn); Gironde: Bordeaux, Birac (Gixsstes, Lnsrfzs) ;Charente-
Inférieure: forêt de la Coubre, dans les souches de Pin (FEYTAUD) ; Landes,
Lot.
Toute la région méditerranéenne.
2. Roticulitermes sp. ——- Iïeliculilermes [lavipes FEYTAUD, 1924, P. V.
. Soc. Linn. Bordeaux, XXVI, p. 69 ; —-— FEYTAUD, 1946, p. 19 ; —— Cuo-
PARD, 1947, p. 98 ; — FlSY1`\llD, 1950, tl.. B. 88 Congrès. lnt. Ent.,
Stockholm, 1948, p. 380.

58 ORTHOPTÉROIDES
Biologie. — THOMSON (miss G.), 1917, J. of Morphol., XXX, p. S3 (1).
Plus petit que le précédent. Ailes plus blanches; pronotum à bords
moins arrondis. Pattes jaunes à partir de Vextrémité des fémurs. La reine
féconde peut atteindre 14,5 mm. et les reines de remplacementjusquïi
12 mm. Cette espèce a été considérée par FEYTAUD comme une espèce
américaine introduite (Termes flavipes KoL1,Aa, 1837); mais les termi- -··
` tologues acluels estiment qu’il s’agit d’une forme dilïérente, très proba-
blement non décrite.
n Cette espèce semble bien plus importante que le R. lucifugus du oint de
vue économique et tous les graves dégâts qui ont été constatés dans les villes
des Charentes doivent, d’après FEYTAUD, lui être rapportés.
Charente-Maritime : La Rochelle, Rochefort, Tonnay-Charente; Ile d’Olé-
ron (P0mm·); La Roche-sur-Yon; Dordogne (Gimssxâ).
1. Il n’est pas certain que ce travail se rapporte à. cette espèce.
i

oaoaa DES oHELEU'roPrEREs
MORPHOLOGIE
Sauf quelques exceptions, les Phyllies en particulier, les Phasmes sont
de forme très allongée, parfois extraordinairement grêle.
Tête petite, arrondie, légèrement prognathe; face très courte. Pièces
buccales fortes, comprenant les mêmes parties que chez les Dictyoptères. ,
Antennes fines, composées d’un nombre d’articles très variable. Yeux
plutot petits, arrondis ; ocelles en général présents, surtout chez les mâles.
Thorax. — Prothorax toujours court, même chez les espèces les plus
allongées comme forme générale ; mèsothorax au contraire toujours plus
long que les deux autres segments; métathorax étroitement soudé en
arrière au premier segment abdominal ou segment médiaire. Pièces ster-
nales grandes et bien sclériliécs. Pattes des trois paires de forme semblable,
souvent tres longues `et grôles, conformées pour la marche ; tarses de
5 articles, comme ceux des Dictyoplères.
Ailes. - Quand les organes du vol existent, les élytres sont toujours
beaucoup plus courts que les ailes. Les espèces françaises sont toutes
aptèrcs.
Abdomen. — Abdomen allongé et grêle, composé de 10 urites, y compris
le segment médiaire. Dans les deux sexes, les 10 tergites sont visibles;
l’anus est entouré de trois petites valves ; les sternites visibles sont au
nombre de 8 chez le mâle, 7 chez la femelle, le premier étant résorbé dans
les deux sexes. Le dernier sternite forme la plaque sous-génitale ; en arrière
de celle-ci, on peut distinguer un 108 sternite faisant corps à son extrémité
avec les valves anales inférieures. Chez le mâle, le 10** sternite peut porter
un organe plus ou moins volumineux, jouant un rôle pendant l’âCC01l·
plement, le vomer sous-anal. Le 10** tergite porte des oerques d’un seul
article, courts, cylindriques on parfois foliacés. Il n’existe pas de styles
51 la plaque sous-génitale, même chez les jeunes individus. L’organe copu-
lateur est fortement asymétrique, rappelant un peu celui des Blattides.
ljoviscapte est, en général, bien développé, mais il dépasse rarement
l’extrémité abdominale; il est composé de six valves qui sont en partie
soudées à la base, formant une sorte de chambre dans laquelle l’œuf
se trouve retenu un certain temps avant d’être expulsé.

60 orvruorriànoiniss
ANATOMIE
L’anatomie des Phasrnes porte dans tous les organes la marque de
l’allongement extrême de la forme générale. Le tube digestif forme un
tube allongé, presque sans étranglements ; l’intestin moyen ne présente
pas de cœcums; les glandes salivaires sont assez volumineuses.
Le cœur est très allongé et 1’aorte courte. Tubes de Malpighi nombreux.
Stigmates au nombre de 10 paires, 2 thoraciques, 8 abdominales ; de
chaque stigmate partent des troncs trachéens qui se divisent et s`anas-
iomosent. ·
Chaîne nerveuse comprenant, outre les ganglions thoraciques, 5 à
7 paires de ganglions abdominaux.
Organes reproducteurs du mâle formés d’une paire de testicules très
allongés ; canaux déférents unis en un canal éjaculateur très court. Chez
les femelles, les gaines ovigères, espacées et libres, sont en nombre très
variable ; les oviductes s’unissent en un utérus qui porte à sa face dorsale
la bourse copulatrice. Il existe des glandes annexes assez volumineuses.
BIOLOGIE
Tous les Phasmes sont des Insectes phytophages; ils sont pour la
plupart nocturnes, vivant cachés dans les branchages pendant le jour.
Leurs mouvements sont assez lents et ils se laissent tomber facilement,
sous l’action d’un léger choc, restant en état d’immobilisation réflexe.
L’autotomie est aussi très facile et le membre régénère, pour peu que l‘in—
' secte ait encore quelques mues à subir. .
Uaccouplement a été très rarement observé chez les espèces françaises,
car plusieurs de celles-ci se reproduisent par parthénogenèse. Les œufs,
Si chorion épais et souvent trés curieusement orné, sont pendus isolément
ou par petits groupes réguliers ; le plus souvent, ils sont projetés a terre,
au hasard, mais, chez quelques espèces, ils sont collés par du mucus sécrété
par les voies génitales. L’éclosion a lieu après une incubation durant
parfois plus d’un an; le jeune Phasmide détache, pour sortir de l’oeuf,
un opercule toujours très marqué. Les larves diffèrent peu des adultes;
elles effectuent 5 à 8 mues.
CHASSE ET PRÉPARATION
Par suite de leur forme baeillaire, de leur coloration et leur immobilité,
les Phasmes sont difficiles à voir sur les buissons et on les obtient surtout
en battant ceux—ci dans le parapluie. Rappelons que G. DE VICHET a
obtenu de bons résultats dans la chasse des Phasmides avec un enfumoir
d’apiculteur; par cette méthode, les Insectes, habituellement immobiles,
s`agitent et décèlent leur présence.
La préparation des Phasmes ne présente pas de difficultés particulières ;

cnÉ1.r:u1·01>rÈnEs 61
comme pour tous les Orthoptères, il est nécessaire de les faire sécher i
rapidement pour tenter de conserver leurs couleurs qui s’altèrent beau-
coup par la dessiccation. Un les pique sur le mésonotum.
Lg, 79· 32. 86. lg;
È il U
lt  
l Q i ,-;~. H
\ l ¤ Ã    
\ A :\` . É  
l   »»?‘= , et 4 `
5 i   D (
u ·‘
 
Il
(J5 · l
.20. ·'>’«9· .
-4a
g_;_ · 84.  
Fm. 78 à. 88. — 78. Apex du tibia postérieur de Leptynùz Il/ispamîca. —·- 79. Extrémité
abdominale du (j' de L. hùxpanica. — 80. Cerque gauche du mème. —- 81. Extrémité
abdominale de la Q de L. hispaniva. - 82. Apex du tibia. postérieur de Bacillus rossii.
-— 83. Extrémité abdominale du Q" de B. rassii. —— 84-. La même, vue de profil.
—— 85. Extrémité abdominale de la Q de B. rossii. —- 86. Dixième sternite et vomer
sous-anal de Clonopsis gallica. — 87. id. de Bacillus roasü. — 88. Antenne de Clonop-
sin gallica, Q.
Les Phasniides, qui comptent environ 2.000 especes dans le inonde
entier, ne sont représentés que par trois formes dans la faune française.

62 onTHoPTÉRo1DEs
i TABLEAU DES oENREs
1. Tihias intermédiaires et postérieurs à carène médiane
inférieure continuée jusqu’à l’apex (fig. 78). Cerques du
mâle élargis et dentés ài la base (fig. 79-80); femelle à
abdomen fortement comprimé vers l’apex, le 108 tergite
terminé en pointe   81) ........... (p. 66) Lcptynia.
—— Tibias intermédiaires et postérieurs à carène médiane
inférieure bifurquée près de l’apex, formant une petite aire
triangulaire (fig. 82). Cerques du mâle courbés seulement
près de l’apex, non dentés àla base (fig. 83-84) ; abdomen
de la femelle faiblement comprimé, à 106 tergite arrondi
(Hg. 85) ......................... 2.
2. Antennes du mâle de la longueur du mésonotum, de 20 ar-
ticles, celles de la femelle de 20 à 25 articles (fig. 89);
106 sternite du mâle portant un grand vomer sous-anal
en forme de griffe (fig. 87) ........... (p. 62) Bacillus.
—— Antennes du mâle plus courtes que le mésonotum, de
12 articles; celles de la femelle de 13 articles (fig. 88);
vomer sous-anal très petit,'placé au fond d’une gouttière
longitudinale (fig. 86) ............ (p. 64) Clonopsis.
Famille des BACILLIDAE
Corps aptère, grêle, cylindrique. Antennes courtes; ocelles nuls. Seg-
ment médiaire beaucoup plus court que le métanotum. Pattes longues,
grêles; tous les fémurs carénés. ê
C.
Gen. BACILLUS‘LArRÉ:ii;nnE, 1825 '
l Corps lisse ou faiblement granuleux, grélé chez les femelles, presque
filiforme chez les mâles. Antennes plus courtes que le fémur antérieur
chez les mâles, très courtes chez les femelles. Tous les fémurs à carènes
inférieures latérales armées de quelques petites dents. Dixième tergite
I abdominal du mâle ouvert en dessous ; 10e sternite présentant un vomer
volumineux, terminé en pointe cornée.
Distribution. ~— Région méditerranéenne.
Bacillus rossii (F,). -— Jlaniis rossia FABHICIUS, 1793, Ent. syst., II,
p. 13. —~ Bacillus r0ssiiF1Nor, 1890, p. 93, pl. 5, fig. 54-56 ; — AzAM,
1901, p. 13 ; — GHOPARD, 1922, p. 112, fig. 294, 297; — CHOPARD, 1923,
p. 268 et 281 ; — HOULBERT, 1927, p. 62, fig. 57 ; — CHOPARD, 1947,
p. 43.
` Biologie. —~ CAPPE DE BA1LLoN, FAVRELLE et DE Vicmar, 1937, Bull.

I 2 ’l
cuâuzurorrànes. —— BACILLUS 63
biol. Fr. Belg., LXXI, p.  ~— Bâaanomxzn, 1910, Bull. Sc. nat.
Nimes, p. 86 ; —·— FAVRELLE et na VICHET, 1937, C. R. Ac. Sc., CCIV,
p. 1899 ; —·—B01ss0N, 1942, Bull. Soc. Sc. nat. Maroc, XXII, p. 103 ; ——
DE Vicnar, 1944, Bull. Soc. Linn. Lyon, XIII, p. 92.
d' : Brun ou verdâtre avec une bande latérale obscure, lisse ; antennes de
.94. .95. .9L .90. 8.9.
rwfat  
‘I QE
ev î§?ê
. \ ;·=;.·
Je ·   w' Q ?l·Ã·Ã
92. ‘ QQ-:
·——————· T ii? `
9.2. ·'“  .' i 
  f
, _________ A I .
· l
I l
FIG. 89 à. 95. —— 89. Anterme de Bacillus rossii,   —— 90. Partie antérieure du corps
de Bacillus ronsii. - 91. id., de la. forme lobipes. -—- 92. Extrémité du fémur postérieur
de Bacillus rossii. -— 98. id., de Ia. forme lnbipcs. ·-— 94. Apex de 1’a.bdomen du Q' de
Clouopsis gallica. -· 95. La. même vue de profil.
· 20 articles, dépassant la moitié des fémurs antérieurs. Q . Verte ou brune ;
les individus verts sont lisses, les bruns sont granuleux (fig. 90) ; antennes
de 20 à 25 articles ; tous les fémurs à carènes inférieures armées, près de
l’apex, de quelques petites dents ; parfois segments thoraciques présentant
des petits tubercules et fémurs intermédiaires et postérieurs lobés près de
l’apex (fig. 91, 93) (forme lobipès LUc.xs). '

64 oarnorraaoroas
Long. df 58-62 mm., Q 80-105 mm.; mésonot. (T 10-12 mm., Q 15-
1.6 mm. ; métanot. (51 13-1-1 mm., Q 16-20 mm.; antenne 61 12 mm.,
Q 5-9 mm.
En Provence, sur les buissons, dans les endroits secs et chauds; adulte '
de juin à décembre. La femelle est assez commune, le mâle était considéré
jusqu’à ces derniers temps comme très rare. ll avait été décrit assez exacte- ;
ment par A. VAYSSIÈRE et E. Discaocn (Bull. Soc. ent. Fr., 1918, p. 188) sur
un individu capturé aux Aygalades près de Marseille ; puis, on en a signalé
quelques captures sporadiques dans les B1)1l(Èll('ï·(lll'liliôüë et le Var, à Ba-
gnols, et aux environs de Montpellier ; une douzaine d’individus ont été pris
par G. on VICHET ii la Ciotat, en plusieurs années. Mais des élevages de la
descendance de femelles provenant de cette localité lui ont donné 58 mâles
contre 54 femelles. D’autre part, le même auteur a constaté qu’une femelle
non fécondée, capturée à Nefliès (Hérault), ne lui a donné que des femelles ;
après accouplement, cette même femelle a donné 25 % de mâles et 75 %
de femelles. Il en conclut qu’une race bisexuée doit se trouver à la Ciotat. _
D’après Sovan, le mâle de Bacille n’est pas rare aux environs de Marseille.
La ponte a lieu à partir du mois d’août; les oeufs sont pendus isolément et
projetés avec une certaine force ; ils ont la forme d’un petit ovoïde brun avec
un opercule arrondi.
Comme le suivant, ce Pbasme peut être parasité par le Thrixion, halidaya-
num. ,
Hérault: Nelliès (D1: Vrcnar) ; Aude: environs de Carcassonne (Jaxow-
Lear) ; Var; Bouches·du—Rhône ; Corse. Il se pourrait que la forme de Corse
fût une race spéciale, car elle semble vivre uniquement sur la Bruyère.
Toute la région méditerranéenne, jusqu`en Syrie; Algérie.
forme l0bîpeS-Lucas. - Bacillus lobipes Lucas, 1849, Explor. sc. Algérie,
p. 12, pl. l, fig. 5. -- Epibacillus lobipes Cnorimo, 1922, p. 112, fig. 290-291 ;
— Houtenar, 1927, p. 64. —— Cette forme diffère suffisamment du Bacillus
rossii pour que REDTENBAcnEn ait cru devoir créer pour elle le genre Epi-
bacillus. Cependant, une femelle capturée par G. DE Vrcnnr à Neffiès et mise
en élevage donna, en trois générations, des centaines de descendants parthé·
nogénétiques, dont aucun ne reproduisait le caractère le plus important de
la forme' lobipesz la lobulation des fémurs intermédiaires et postérieurs;
ils se rapprocliaient complètement des deux formes, verte et brune, de Bacillus
rossii. Il faut donc conclure que la forme lobipes n’est qu’une variation ins-
table et non héréditaire du Bacillus rossii.
Pyrénées-Orientales: Banyuls (Cnopann) ; Hérault : Nelliès (DE Vicnar).
— Algérie, Italie.
Gen. CLONOPSIS PANTEL, 1915
Ce genre diffère du précédent surtout par la forme de Pextrémité abdo-
minale du mâle qui présente un 108 tergite un peu fermé, à bords apicaux
dentieulés, et un 106 sternite sillonné au milieu, à vomer très petit. l
Distribution. — Région méditerranéenne ; une seule espèce cn France.
Clonopsis gallica (Llmxar.) (fig. 96). -— Plzusmu yallicum (iHAHl—'EN'l`I]:]l&,
1825, Hor. Ent., p. 94. —— Bacillus yallicus FINOT, 1890, p. 94, pl. 3,

CHÉLEUTOPTÈRES. — (ELONOPSIS (35
fig. 58; — AzAM, 1901, p. 35. — (llonopsis yallica (lnomno, 1922,
p. 113, fig. 298-301; — IIOULBERT, 1927, p. 63 ; —- (lnomnn, 1947,
p. 44, pl. III, fig. 49.
Biologie. — BÉRENGUIER, 1909, Bull. Soc. Sc. nat. Nîmes, p. 18 ; —
BÈRENGUIER, 1910, l. c., p. 76; — Azrxm, 1914,
(I. Pt. (longrès Soc. sav., 1913, p. 177; ——— LIENIIART, t .
192% C. R. Soc. Biol., LXXXVIII, p. 89; — ·'  
(}.xrrE DE BAILLON et DE VICIIET, 1926, Ann. " / 
Soc. cnt. Fr., (IIV, p. 259. *5   ··  ,
Outre les caractères indiqués pour le mâle, "  ii,
cette espèce diffère de la précédente par la taille É;  \
plus petite et les antennes plus courtes, de I2     . ,
ou 13 articles. Chez la femelle, la couleur varie du ‘}    
vert au brun avec une ligne latérale blanche ou   fr  if
rosée ; pronotum granuleux avec un petit tuber-   p     '
rule au milieu du bord postérieur ; méso et méta- ‘   `
notum très granuleux, le mésonotum avec un   É
tubercule conique au milieu du bord antérieur,  
plus ou moins marqué ; les individus verts sont   `     Mi
généralement plus lisses que les gris. Fémurs ’_ \   A H
antérieurs mutiques; fémurs intermédiaires et —` rg?  .
postérieurs armés de 1 ou 2 dentieulations de É; · pi
chaque côté, en dessous, près de l’apex.  il l
LOIIQ. _Gl_ 57 mm., Q 62-70 mm. ; mésonot. (S'   '  /// ,
10 mm., Q 12-14 mm.; antenne d' 6 mm., Q   jl ·,
3-3,5 mm. _ , "
Cette espèce, plus répandue que le Bacillus rossii, È?   
se trouve dans les mêmes conditions. La femelle est r i É
commune, mais le mâle est très rare puisqu’on n’en _  Z
_ peut citer que 7 captures. Encore faut·il observer É; l
que, d’après CAPPE DE Button et DE Vrcmzr, tous , I
ces mâles ne seraient que des gynandromorphes à
caractères masculins dominants, gardant néanmoins
toujours quelques caractères de femelle. De fait, Fm- 96- * Cl°”°P*";°
l’accouplement n’a jamais été observé. Malgré la vallee ChÈ""p·· Q·g"·
différence de taille des insectes, les œufs sont un 'àîl;;;1I;`ï)î;_1)d° M‘N'
peu plus gros que ceux du Bacillus rossii, mais ii '
peu près de même forme ; la‘ponte est moins nom-
breuse que chez ce dernier, 79 œufs en moyenne contre 398 (Biînnxconzni.
lfincubation des œufs est longue, six mois au moins, elle peut même durer
deux ans. Ce Phasme est assez fréquemment parasite par un Diptère Tachi-
naire, le Thrizion halidayanum PANT., dont la larve fait saillie à l’extérieur
par ses stxgmates postérieurs.
Tout le Midi de la France et le Centre ; remonte jusqu’au Loiret, l’Inclre-et-
Loire, la Seine-et·Marne: Fontainebleau (Fmor), la Sarthe, I’Orne, le Loir-
5

lili oarnorrûaoines
et·(Ãhcr, lr- Finistère : Plouin-lès-Morlaix (Laisotniiaa) ; Ãlorbihan (Sentier:) :
Manche (.loL1vET} ; toute la côte atlantique jusqu`à la Loire-lnférieure. Signalé
de Corse: Ajaccio, par MARsnALL (Ent. m. rllag., VII, 1871, p. 249).
Toute la région méditerranéenne.
. Famille des LONCHODIDAE
Corps aptère. Antennes assez courtes, dépassant rarement chez le
mâle 1’apex des fémurs antérieurs, un peu plus courts chez la femelle.
Segment médiaire plus court que le métanotum. Carène médiane des tibias
intermédiaires et postérieurs continue jusqu’a l’apex.
Cette famille est représentée en France par le genre Leptyriiu, apparte-
nant à la sous-famille des Clitummimze. C`est il la sous-famille voisine des
Lcmchodinae qu’appartient le Phasme des laboratoires connu de tout le monde,
le Carausius morosus BR. (1). On peut même être suripris que cette espèce n’ait
pas été acclimatée dans le Midi de la France dont e climat lui conviendrait
parfaitement. Une espèce voisine (Accmthoxylu prasina, VVESTW.) a été récem-
ment trouvée établie dans le Sud de l’Angleterre depuis plusieurs années
(Proc. R. ent. Soc. London, B. Xlll, p. 94).
Gen. LEPTYNIA PANTEL, 1890
(Iorps grêle, lisse. Antennes atteignant à peine le quart de la longueur
des fémurs antérieurs, à 2** article moniliforme; 10€ tergite abdominal
de la femelle comprimé, acuminé.
C
Distribution. — Genre africain qui ne compte que deux espèces dans
la région méditerranéenne, dont une seule en France.
Leptynia. hispanica (BOL.), — Bacillus hispanicus BOLIVAR, 1878, An.
Soc. esp. Hist. nat., Vll, p. 423, pl. 14, fig. 2, 2a. —— Leplyhiu hispanica
_ .\z.xM, 1901, p. 35; — Crtorzlen. 1922, p. 114, fig. 285-288 ; — (lao-
PARD, 1947, p. 44. — Phlhoa hispanica HOULBERT, 1927, p. 65.
Biologie. Beennorien, 1910, Bull. Soc. Sr. nat. Nîmes, p. 88.
Vert ou jaunâtre. Mâle à antennes de 15 ii 17 articles; fémurs inter-
médiaires et postérieurs inermes; 108 tergite de la longueur du 9**. lai-
blement caréné au milieu, émarginé à 1’apex ; cerques dilatés et tubercules
ai la base. Antennes de la femelle de 11 articles; mèso et métanotum
légèrement granuleux; 106 tergite comprimé, terminé en pointe aiguë.
Long. Q1 42 mm., Q 58 mm.; féml ant. dl 19 mm., Q 16,5 IDH].;
fem. post. 0* 13 mm,. Q 11 mm.
Cette espèce, assez rare, se trouve, comme les autres Phasmes français, sur
les buissons ; elle est adulte de juillet à octobre. Bien que les mâles soient assez
communs, on suppose que la parthénogenèse est fréquente. La ponte compte
1. Le nom de Diceippus, que certains auteurs s’obstinent à. attribuer à. cette espèce,
sïtppliqiie à tm genre un peu différent.

<:11ÉLEUTOPTÈnEs. —— LEPTYNIA ($7
une cinquantaine d’œufs en moyenne; ceux-ci sont allongés, oblongs, non
·coxnpri1nés, lînexnent rugueux, plus de trois fois aussi longs que larges ; leur
bord ventral est droit, le bord dorsal convexe; opercule cbliquement tronqué.
A la ponte, cet œuf est enduit d’une sécrétion visqueuse et, au lieu d`être pro-
jeté sur le sol comme celui des Bacilles, il glisse sur la plaque sous-génitale,
bascule à l’extrémité de celle-ci et reste collé sur le premier objet qui Parrête
dans sa chute.
Cette espèce est assez souvent parasitée par le Thrixicm halidayanum et
c`est sur elle que PANTEL a découvert ce parasite.
Ca et là dans le Midi. Var: Draguignan, Fîganières, Roquebrune, La Bas-
tide (AMM) ; Bouches-du-Rhône: Vaufrèges, Cassis, La Ciotat (ms: Vxcnrzr},
Plan d’Aups (Sovan) ; Basses-Alpes: Digne (Azmu) ; St-Michel-l’Observa—
toire (Demy) ; Gard: Saint-Geniès de Malgoirès (A. Huooxas) ; bois de Vac-
queprolles (Bâaerrcuma) ; Drôme: Douzère (P. BLAINE) ; Vaucluse : harmas
e *abre (Marcel RoLAN¤) ; Aude: Narbonne (P. CAPELLE] ; Pyrénées-
Orientales : pentes du Canigou (Bàaemouxmn) ; Hérault: env. de Montpellier
(ne Vtcmzr). — Espagne.

ORDRE DES ORTHOPTERES
L’ordre des Orthoptères, tel que je le comprends, correspond à l’ancien
groupe des Saliaioria. Il comprend des formes dont les pattes postérieures
sont conformées pour le saut ; les tarses ne comptent plus que 3 ou 4 ar-
ticles. Le 'pronotum présente des lobes latéraux bien séparés du disque
par une insertion anguleuse ou arrondie. Abdomen formé de 10 seg-
ments; cerques d’un seul article; anus entouré de trois petites pièces
ou valves, une supérieure (épiprocie) et deux inférieures (paraprocles);
organe copulateur du mâle symétrique ; oviscapte bien développé. Il existe
chez les adultes des organes stridulants et des tympans auditifs. Larves
menant le même genre de vie que les adultes, à lobes alaires se retour-
nant à la 3** ou 4e mue, de sorte que les ailes couvrent les élytres; la
situation normale est rétablie à la dernière mue (fig. 97).
L’ordre comprend deux sous—ordres, les Ensifères et les Caelifères,
différents par de nombreux caractères, tant morphologiques qu’étholo-
giques et physiologiques.
TABLEAU DES SUPERFAMILLES
1. Antennes longues et fines, composées de nombreux articles.
Organe stridulant occupant une partie—plus ou moins
importante du champ dorsal de l’élytre; oviscapte en
général très saillant (Ensifères) ............... 2.
— Antennes courtes, composées d’articles bien distincts, peu
nombreux; organe stridulant formé par la combinaison
d’une crête stridulante du fémur postérieur, frottant sur
une nervure élytrale ; oviscapte court (Caelifères) ....... 4.
2. Tarses de trois articles ; organe stridulant occupant toute
la partie dorsale de l’élytre ; oviscapte composé de 4 valves,
les valves internes étant avortées ...... (p. 176) Grylloîdeaî
— Tarses de quatre articles; organe stridulant n’occupant
que l’aire cubito-anale de l’élytre ; oviscapte composé
de G valves ........................  
3. Tarses longs et grêles, comprimés ;cerques longs et flexibles. i
Formes françaises aptères, à pattes très longues ; pas de
tympans auditifs ........... (p. 170) Gryllacrîdoidea.
- Tarses déprimés, moins allongés ; cerques rigides. Insectes
normalement ailés, à tympans auditifs présents ....
.................... (p. 77) Tettîgonîoîdeq.

l)ll'1`HUl"l`Èl\E:  
4. Tibias postérieurs armés de lamelles en plavv «l’épiues;
abdomen terminé par 4 appvnelicvs : les vvrques, d'un ou
deux articles, et des prolongements des paraprootes ; ovis- al
capte nul; pronotum voûté ....... (p. 202) Trîdactyl0îdea..·4·(02; \§`
- Tibias postérieurs armés d’épines; pas d’appendices aux ·
paraprortes ; oviscapte présent; pronotum non voûté É
................. . . . . (P. 203) A¤»1a«>i·1«m.,}\.·2s% g
,49/   l     
f ·‘ /c/I     " · lx lil '
  ·/ vi] /î" '    lill? lit   É,
I , _,, . . Ã r   _,  
’··   ¢î’>" '     » =\‘?w—·—+" r sa
,   gn M < ' ‘~ /   45*,;/ ,
,»`\g·»~ ·»,«f* s- ~>~, L, ·   4 . ‘  ,9*
T?    r ;·wf¤*°·%2·3 »/   s.¢·‘· »’ lâ
4 E '    5 ·g,§»'
[ I" age \\\ ,*
  " 2e dye \__" _
É,  
[1;/ AK   Ã · .
/    
. \·
: K zig   R, ;   
/,\ J;“?/   ,·   ‘ }· 5 ,_ i ··`,`*¥~jà,
( ·,A\  ,;<·Y7;Y   ;  sa
wg ii'‘   *-alla; _ gjwî?*-     , 1 ·»  
/     \ v · ` " s
"( "’l· J": zîïye ··~ l W4 4" aîge
FIG. 97. —— Mode de développement des ailes chez les Orthoptères (Tylopsis liliifolia)
(dessin de M. N. KORsAKOFF).
Sous·oRDRE ENSIFERA
MORPI-IOLOG1E
_ Insectes de forme générale allongée, un peu comprimée, typiquement
ailés ; chez le mâle, une partie de l’èlytre est transformée en organe stri-
dulant.

70 ORTHOPTÉROIDES
é
,~«\ ss. >:_, Ilklx ·`;£,r,£, ' \\` 
· »   "¢¢° . . `
, I .      
”‘·        
"·~·- ‘ " [     ‘=`
J ;
f J /"\ _
c .... J: \
0.-- Ã.
'° "?7.L. "
p_____ e. `
··Z72« JU-
. P'
l.’· . .· -pCL·
Q `»
   et  \
6 ¤
.·"” ,
' 2
N ‘ -,0 I'.
-· P7?}
e7?1»1._ C `
, —-ed. · di
·=P2·~— \—s··  ...4.
€"?’2" ·-,   ·  
  J//I ,0
·@>  JM. · Q :·. 
ëp5.·· ·..   \
’-> «  
\ ' " ·d`.
en,]/3__· " *777 5,
° \ ·-· -c.
.¢.
FIG, 98. ——- Tête d‘Orthoptère vue de profil (Deciiws vewucivorus). c., clypéus ; e., épis-
tome ou écusson facial ; f., front ; l., labre ; m., mandibule ; mx,. maxille ; 0., occiput ;
1., fastigium verticis; v., vertex; p., palpe maxillaire ; ji., joue.
FIG. 99. — Pièces buccales d’un Orthoptère (Dectolcus vmucivome). — I. Mandibules
et labre vus du dessous: e., épipharynx; Z., labre; m.,ma.ndibules. —— II. Labium
vu du dessous: b., basilaire; c., lobes externes; ·i., lobes internes; m.,me11tum; p.,
palpe ; pa., palpigère. - III. Maxille et langue, vues du dessous : c., cardo ; g., galéa. ;
l., lacinia.; la., langue; 71., palpe; 8., stipe. '
FIG. 100. — Thorax d’un Ensifère (Deciicus vwrucivorus). — cl., carène latérale du pro-
notumg cm., carène médiane; d., disque du pronotum; em. 1, em. 2, em. 3, épimères
pro, méso et métathoraciques; ep. 1, ep. 2, ep. 3, épisternes pro, méso et métothorm
ciques ; l., lobe 13.téI‘B»l du pronotum a ms., mésonotum g mt., métam otum ; pr., pronotum ;
t., premier tergite abdominal.

onriiowisnus. — ¤Ns11··1znA 71
Tête (fig. 98). —- Tête assez grosse, orthognathe ; vertex prolongé entre
les yeux en une saillie (fasligium verlicis ou rostre frontal) ; le plus souvent
la rencontre de ce rostre et de la face est très nettement limitée. La face
comprend, de haut en bas, l'écusson facial, lc clypéus et le labre. Pièces
buccales (fig. 99) puissantes, présentant les mêmes parties que chez les
Dictyoptères, soit: mandihules, maxilles, Iahium, palpes maxillaires de
5 articles, palpes labiaux de 3 articles. Antennes lonmes et fines, compo-
sées d’articles nombreux. Yeux arrondis, plus ou moins saillants ;ocelles
présents. ·
Thorax. -— Pronotum très grand, présentant une surface dorsale, le ’
disque et les lobes latéraux ; il
s’avance souvent au-dessus du
mésonotum, le couvrant plus ou ‘/Q
. moins (fig. 100). Méso et métano- f
tum moins développés et plus ou  
moins unis entre eux. Les pièces 4,,,..- I i
sternales sont en général bien sclé- É ,,_,·' y
rifiées et donnent souvent des `
caractères utiles dans la classifi- - '’'‘’ Z -
cation. _
Pattes (fig. 101) antérieures et
intermédiaires de forme semblable ;  
hanclfes courtes et écartées ; fémurs A  ta
faiblement épaissis et comprimés ;  
tibias grêles, arrondis ou carénés,  "
souvent armés d’épines; les tibias J
antérieurs portent presque toujours
• vers la base un Organe auditif de Fw. 101. — .Pa.tte d’un Ensëfîre (lïeeâi-
forme variable. Fémurs postérieurs î,i;î,cK§n(îïigg;,1;,8Z',_É,b§; :ïîî1ï,;,,S,,';
fortement renilés à la base ; tibias tr., trochanter.
longs et grêles, armés d’épines dont
les dernières, entourant l’apex, sont pll1S grandes et portent le nom
d’éperons; la disposition des épines et surtout des éperons est très
importante en systématique. Tous les tarses sont composés de 3 arti-
cles chez les Gryllides, 4 chez les Sténopelmatides et les Tettigoniides.
Ailes. — Les élytres et les ailes sont bien développés dans les formes
primitives, mais il existe beaucoup de formes plus évoluées, brachyptères
ou aptères. Ailes antérieures ou élytres assez fortement srlériiîés et
portant chez les mâles un organe stridulant très différent dans les deux
grandes familles du groupe. La nervation est également différente et sera
indiquée on traitant ces familles. Ailes inférieures plissées en éventail
dans le champ postérieur, le champ antérieur étroit.

72 oarnorreaoinns
Abdomen (fig. 102). —— Il y a toujours 10 tergites visibles ; les sternites
sont au nombre de 9 chez les mâles, 7 chez les femelles ; en outre, chez ces
dernières, la base de l’oviscapte est recouverte par une petite plaque sous-
génitale qu’on prend quelquefois pour le 86 sternite. Le 108 tergite porte
toujours des cerques qui sont composés d’un seul article, mais de longueur
très variable suivant les groupes. Les styles existent à la plaque sous-
génitale des mâles des Tettigoniides et 'Sténopelmatides, mais pas chez
les Gryllides. L’organe ropulateur est symétrique, formé de valves mem-
braneuses et d’une pièce selérifiée (titillateur ou épiphalle) ou de valves
i A.
IGI. l' 7
VL l VM. \- Z,
• Z
V./L \ 6. LK P 5, ‘
À ' G ’
` _9_ r IO.
P ep, !0'  `•«a/
G. f `·œ. '
0.
J'. /
B. ·
0.
`\   ,\u 
M \~  n,·a
7 \\ IM':
  I " c'l'·|`
l\ af:
F10. 102. —— Extrémité abdominale d’u:u Tettigoniide : A, dl et Q, vue latérale gauche ;
B, derniers tergites de la Q, vus du dessus : 7 à. 10, 79 à 10** tergites ; VI à. IX, 6° à
9** sternites; a., valves anales; c., cerques; 0., oviscaptegp., plaque sous-génitale;
s., styles.
en partie sclérifiées (pseudépiphalle des Gryllides). Ces pièces sclérifiées
n’ont pas encore été très employées en systématique ; elles fournissent
cependant souvent de très bons caractères spécifiques.
L’ovisca te est un or ane articulièrement caractéristi ue des Ensi-
P g P CI
fères. Il est en général très long, formé de 6 valves chez les Tettigoniides
et les Sténopelmatides, 4 chez les Gryllides.
ANATOIVIIE
Le tube digestif comprend Poesophage, un volumineux jabot, le gésier
V ou proventrieule, armé de dents internes, l’intestin moyen avec deux
caecums et l’intestin postérieur.
Le vaisseau dorsal s’étend sur presque toute la longueur du corps, pro-
longé en avant par une courte aorte. Tubes de Malpighi nombreux.

on'ruo1>·rÈn1ss. — ENSIFERA 73
Appareil respiratoire ouvrant in l’cxtcricur par IH paires de stigmates ;
le premier stigmate thoracique est un stigmate double, respiratoire et
acoustique. Ensemble du système trachécn très compliqué, comprenant
des trachées principales longitudinales réunies par de nombreuses anas-
tomoses. ·
Système nerveux comprenant, outre le cerveau et les ganglions thora-
ciqucs, une cluiînc abdominale formée «lc 5 ou li ganglions. Parmi Ics
organes des scns, une place spéciale doit être a1·«·or1léi· au rcmarquablc
organe auditif dont la constitution compliquée a été bien étudiée. L'élé-
ment essentiel est une cellule ganglionnaire prolongée par un filament
aboutissant à une cellule contenant un petit corps pointu, le clou scolopal ;
l’ensemble est appelé scolopidium; l’organe auditif ou organe tympanal
comprend deux groupes de ccs formations.
Les organes reproducteurs comprennent, chez le mâle, des testicules
pairs, de forme très variable; les canaux déférents s’unissent après un
parcours plus ou moins long en un court canal éjaculateur, auquel sont
annexées des glandes accessoires. Chez la femelle, les ovaires sont formés
de nombreuses gaines disposées en touffes ; les oviductes s’unissent en un
utérus commun s’ouvrant entre les 7** et 88 sternites ; il existe toujours
une spermathèque ou réceptacle séminal.
BIOLOGIE
Du point de vue,des mœurs, le groupe des Ensifères est assez hété-
rogène ; alors que beaucoup de Tettigoniides sont arboricoles ou dendri-
coles, la plupart des Gryllides vivent à terre et les Sténopelmatides ne
comprennent en France que des espèces cavernicoles. Le régime est assez
variable, composé à la fois de plantes et de débris animaux; quelques
espèces sont insectivores et beaucoup d’entre elles s’attaquent volontiers
aux individus blessés de leur propre espèce. Les uns sont diurnes, d'autres,
surtout parmi les Gryllides, nocturnes et plus hygrophiles que les premiers.
La marche est le mode de déplacement normal chez les Ensifères;
comme l’indique la forme spéciale des pattes postérieures, il s’y ajoute
fréquemment le saut. Ces pattes postérieures s’autotomisent avec la plus
grande facilité et elles ne régénèrent que dans des cas tout à fait exception-
nels.
Lorsqu’on saisit _un Ensifère sans précaution, on déclenche un réflexe
de dégorgement, l’insecte rejetant une grosse goutte de liquide brunâtre
venant du jabot. ‘
La stridulation est un des caractères les plus remarquables du groupe
et n‘est en général produite que par les mâles. Bien que l'appareil stridu-
lant soit assez différent chez les Tettigoniides et les Gryllides, il est cons-
truit sur le même type et la stridulation est produite par les mêmes mou-
vements. Une nervure de l’élytre est épaissie et garnie en dessous de fortes _ ·

2-1 L1R'1`H()P'1`ÉP¤L)IDEb
denticulations ; c’est le frottement de cette forte nervure sur le bord de
l’autre élytre qui met celui-ci en vibration et produit le son ; pour cela,
l’insecte soulève ses deux élytres et, par des mouvements rapides de va-
et-vient, obtient la stridulation. Le chant ainsi produit est très variable
_ suivant les espèces, mais au contraire bien caractérisé pour une espèce
donnée. ll faut toutefois noter que ce chant caractéristique peut subir
· certaines variations, indiquant les réactions de l’insecte, surtout en pré-
sence d’nne femelle ou d’autres mâles de son espèce.
Ijaccouplement a été observé chez un assez grand nombre d’espèces
et il est UII peu différent chez les Tettigoniides et chez les Gryllides ; chez
ces derniers, le mâle se glisse à reculons sous le femelle ; chez les Tetti-
goniides à oviscapte long, il se cramponne à cet organe, la tête regardant
l’extrémité. Le fait le plus marquant de la vie sexuelle des Ensifères
consiste dans la présence d’un spermatophere plus ou moins volumineux ;
simple et d’assez petite taille chez les Gryllides, cette formation devient,
chez les Tettîgoniides, très compliquée et d’un volume extraordinaire,
` pouvant atteindre le tiers du volume de l’abdomen du mâle qui l’a émis.
La ponte est presque toujours isolée ou par petits groupes d’oeufs,
sans aucune disposition comparable à une oothèque ; elle se fait dans la
terre ou dans les tissus végétaux. Les œufs des espèces françaises se déve-
loppent plus ou moins rapidement, le cycle étant généralement différent
chez les Gryllides et les Tettigoniides. Comme chez les Dictyoptères, il
existe une larve primaire qui n’effeetue sa mue qu’après s’être dégagée
du sol ou des tissus de la plante dans laquelle était pondu l’œuf. Le nombre
des mues que comporte ensuite le développement postembryonnaire est
assez variable; elles sont surtout nombreuses chez les Grillons.
PRÉDATEURS ET PARASITES
Certains Sphégides des genres Tachysphea: et Nologonia approvi-
sionnent leurs nids avec des jeunes Tettigoniides et des Gryllides ; Larra
anaihema capture de la même façon des Grylloialpa. Trés souvent, les
Tettigoniides sont parasités par des vers du genre Zllermis et par des
larves de Sarcophagides. Enfin, les neufs de certaines espèces sont para-
sités par des Scélionides. ·
CHASSE ET PRÉPARATION
Beaucoup de Tettigoniides sont faciles à découvrir par leur grande taille
ct leur manière de sauter devant le chasseur; certains sont difficiles à
capturer comme les Anlaxius qui ont l’habitude de plonger au milieu des
buissons à la moindre alerte. Les espèces arboricoles comme il/Ieconema,
Cyriaspis ne peuvent guère être capturées qu’en battant les arbustes sur
lesquels elles sont cachées. Les Grillons se prennent souvent sous les
_ pierres ou sous les débris. Mais il est un genre de chasse qui donne tout

0n'r1xoPTÈnEs. —- ENSIFERA 75
son rendement avec les Ensifères, c`est la chasse au chant. Il est nécessaire,
et d’ailleurs très intéressant, de s’habituer au chant des Urthopteres;
on arrive   découvrir ainsi des espèces qui passeraient complètement
inaperçues ou dont on ne devrait la capture qu’à un heureux hasard.
La préparation des Tettigoniides demande un peu de soins ; il est indis-
pensable de les empailler si l’on veut conserver tant soit peu leurs couleurs.
(ln peut employer deux procédés. Dans le premier, avec des ciseaux fins
on pratique une incision sur le côté de l’abdomen, en prenant bien garde
de ne pas endommager l'extrémité dont l’étude est toujours très utile;
on retire ensuite les viscères avec une pince fine et on les remplace par des ·
boulettes de coton hydrophile ; il suffit de rapprocher les bords de l’ou-
verture pour terminer l’opération. Dans le deuxième procédé, on pratique
avec les ciseaux une incision_ dans la membrane unissant la tête au pro-
notum ; on abaisse ensuite la tête, sans la détacher complètement; par
Pouverture ainsi dégagée, on fait saillir les viscères, en pressant sur les
côtés de l’abd0men, on les extrait avec la pince et on les remplace par
les boulettes de coton. Il suffit ensuite de remettre la tête en place, sans
même avoir besoin de la recoller, le sang coagulé suffisant à la maintenir ·
dans sa position. A mon avis, les deux procédés peuvent donner de bons
résultats; mais le second est certainement préférable pour les petites
espèces.
Avec un peu d’habitude, l’empaillage se fait rapidement et sans abîmer
l’insecte ; la couche pigmentée étant placée sous la cuticule, il faut éviter
de frotter l'intérieur, sous peine d’enlever toute la couleur et de garder
une cuticule transparente. Uempaillage n’est pas nécessaire pour les
Grillons, qui sèchent beaucoup mieux et ont moins tendance à se putré-
fier. De même que les Tettigoniides, ils doivent être piqués sur le pronotum,
les pattes et les 'antennes repliées le long du corps pour éviter leur rup-
ture, malheureusement trop facile. Naturellement, il faut ensuite faire
sécher ces insectes aussi rapidement que possible. Au laboratoire, on
obtient de bons résultats dans une étuve à 300 environ ; en voyage, on
peut se contenter du soleil ou préparer une petite lampe chauffante, ou
profiter de tout autre moyen de chauffage doux ; mais il faut se méfier
des attaques des insectes, fourmis et guêpes surtout. Il faut toujours penser
que de la rapide dessiccation dépend la bonne conservation des couleurs
. des Orthoptères. Signalons enfin, en ce qui concerne les Rhaphidopho-
rides cavernicoles, que Vextrême fragilité de ces Insectes rend leur conser-
vation dans l’alcool à 700 préférable à tout autre procédé.
La préparation des pièces sclérifiées de l’arm=¤\Lure génitale peut être
nécessaire pour vérifier certaines déterminatioI1S· Il est en général facile
d’cxtraire cette armure; après avoir ramolli l’insccte, on pratique une
petite incision sur le côté de la plaque sous-génitale, de façon Si pouvoir
é<'ë1I‘ter largement celle-ci; avec une fine aiguille ou un petit crochet,
on attire au dehors l’cnsemble des pièces génitales qu’on finit de détacher
N

7(3 •lli'1'H(}P'l`ÉR()IDES
avec des ciseaux à. dissection. lfarmure ainsi obtenue doit être éclaircie ·
ii la potasse, $1 froid ou Si chaud, puis examinée dans l’alcool ou dans une
goutte de glycérine. Il n’est pas nécessaire, pour la conservation, de faire
un montage entre lame et lamelle ; il suffit de coller la pièce sur un petit
carton piqué sur l’épingle même de l’insecte. Si un examen ultérieur se
montre nécessaire, on n’aura qu’£1 hydrater à nouveau l’armure dont les
pi«·«·«~-· —«l«'-riIi¤'·¤·>· n'~mf pas subi da- déformanlion.
ORIGINE DES ENSIFÈRES FRANCAIS
Les Ensifères forment un enseinble si complexe qu’il est bien difficile
de traiter le groupe dans son entier. Envisageons d'abord séparément les
Tettigoniides et les Gryllides.
Parmi les Tettigoniides sensu [aie, une famille se détache comme étant
un des rares groupes d’Orthoptères spécifiquement paléarctiques ; il
s’agit des Ephippigcridae, dont le centre de dispersion est sans aucun doute
la péninsule ibérique. Ils se sont répandus vers l’Afrique du Nord et vers
la bordure septentrionale de la Méditerranée, une seule espèce pénétrant
jusqu’en Europe centrale et jusqu’au nord de la France. On en trouve une
dizaine d’espèces dans la région méditerranéenne, dont deux ou trois
semblent endémiques ; une étude plus poussée des sous-espèces montre-
rait probablement un endémisme plus marqué. Un autre groupe à distri-
bution très remarquable est celui des Saginae, originaire sans doute de
l’Afrique australe, mais dont une branche s’est développée en Asie Mineure
et nous a envoyé la Saga serrala de Provence.
Des deux autres sous-familles de Teiiigoniidae, les Teiiigoniinae SBIII-
blent constituer un groupe lusitanien avec des formes particulièrement
variées au Maroc et aux Canaries. Les Deciicinae sont presque tous d’ori-
aine angarienne (Deciicus verrucivorus, Plaiyrleis, Plwfidopiera griseo-
apiera, Itleiriopiera roeseli et JI. bicolor) ou pontique (Rhacocleis, Yersinella,
Gampsocleis, Thyreonoius, la plupart des Pholidepiera et Mïeiriopiera);
les Anlaœius sont plutôt d’origine ibérique et les Anonconaius, localisés
dans les montagnes de la région méditerranéenne, probablement des
Égéides.
Les Méconémides sont une très petite et ancienne famille, dont la répar-
tition est dispersée en Europe, Asie et Afrique ; nos deux espèces de Mecc-
nema sont certainement d’origine très différente, M. ihalassina proba-
blement angarien, ill. meridionalis méditerranéen; quant à Cyriaspis,
c’est une forme lusitanienne. Les Phanéroptères et Conocéphalides sont
probablement tous d’origine africaine ; cependant, les Phanéroptères
à ailes courtes sont presque localisés dans la région méditerranéenne et
Lepiophyes punclafissima est une espèce purement européenne tertiaire.
Enfin, les Dolichopodes des grottes forment un groupe très ancien,
à affinités asiatiques, absolument isolé dans la faune européenne.

onriiorrîsmzs. —- TETTIGUNIOIDEA 77
En ce qui concerne les Gryllides, ce sont en grande majorité des types
à affinités tropicales; plusieurs espèces françaises sont cependant plutôt
méditerranéennes, tels les Gryllomorpha, Eugryllodes, Mogoplisles. Le
genre Nemobius est considéré comme une relicte tertiaire et il est inté-
ressant de rapprocher la distribution du Nemobius sylveslris de celle
d’Ecl0bius panzeri ; dans les deux cas, la distribution de l’espèce comprend
le sud de l'Ang:leterre d’une part, les Açores d’autre part, ces deux points
indiquant les extrêmes de l’habitat au nord et à l’ouest. '
Les Tettigzoniides ne comptent pas moins d’une douzaine d’espcces
A endémiques dans la faune française ; parmi les Gryllides, on ne peut citer `
que le Myrmecophilus aequispina C110?. Les Tettigoniides endémiques
sont surtout des Declicinae (Anlaxius snrrezensis MARQUET, A. chopardi
Mormnias, A. bouvieri (lnor., Parnassiana vicheli DELMAS et PLAMBIER,
Melriopelra buyssoni SAULCY, M. ozami FINOT), des Ephippigaridae
(Ephippiger cruciger FIEB., E. provincialis YERSIN, Callicrania moniicola
SERVILLE, Sleropleurus chopordi Enmzn) et, enfin, des Dolichopodes
(Dolichopoda bormansi Bn., D. eyrncnsis Cnor., D. linderi Duroun);
quatre de ces espèces, dont deux Dolichopodes, sont spéciales à la (lorse.
Superfamille des TETTlG()NI()IDEA
Antennes longues et fines, composées d’articles nombreux. Tarses de
4 articles. Cerques d'un seul article, généralement assez courts, formant
, ' R. RJ.
qi  """"—
4h- d \
A"   AL K;
3 É `~
  ··   An - $“
· » C"` «-··"· ..R· KE"!
\ 7.-.M· Cu`- -_  
 "°i"` W
tar
.... .A/1. ‘
~—·-J1.z:. '
l<'1•·. IOS. —·- Hrluima. de Ia, ne-|·vu.li(m il;-S 'lfuttxgounidesz .•. gaiuhe elytre et aile É : Ã:
¢l1·o1te.·l•asc de l’élyt.re ga,uche`«1u 0*, ,11;,., nervure u·na.le ; (J, costallez Cu, cubiîmle ;
JI-- m•¢•ï¤¤ ; R., radiale; Sc,. sous-eostale ; Rs., secteur radial ; Ax., axillaires. -
Dans l’élyfre d' : Am. anale ; n., speeulum ou miroir.
tri-s souvent, chez le mâle, une pince jouant un rôle dans Faeeouplement.
Plaque sous-génitale du mâle portant des petits styles symétriques. ()vi-

78 oRT11oPTÉ1>.01DEs
scapte presque toujours bien dével0ppé._ Tibias antérieurs munis de tym-
pans auditifs. Organes du vol bien développés ou abrégés, rarement nuls.
- Nervation des élytres à peu près semblable dans les deux sexes, sauf dans
le champ anal (fig. 103). La sous-costale est longue, envoyant quelques
branches vers le bord antérieur ; la radiale est divisée et son rameau porte
souvent lui-même quelques branches; cubitale généralement divisée. La
_ correspondance de la notation moderne avec celle des anciens auteurs,
BRUNNER vou VVATTENWYL en particulier, s’établit ainsi:
sous-costale (Sc.) radiale antérieure
radiale (R) radiale postérieure
secteur radial (Rs) rameau de la radiale postérieure
médiane (JW) ulnaire antérieure
cubitale (Cu) ulnaire postérieure »
anale (An) vena dividens
axillaires (Ax) vena plicata
Chez le mâle, le champ anal et une partie du champ cubital sont trans- f
formés en organe stridulant; l’élytre gauche recouvre toujours le droit,
, la veine anale est épaissie, formant la nervure stridulante (archet) garnie
en dessous d’une rangée de lamelles saillantes; la nervure cubitale défi- '
mite le champ vibrant ou tympan ; à l’élytre droit, il n’y a pas d’archet
épaissi et le tympan est mince et transparent. Par suite, c’est toujours
l’élytre gauche qui frotte sur l’élytre droit.
TABLEAU DEs FAMILLES ~ '
1. Tarses à articles 1 et 2 lisses sur les côtés (fig. 108) . . .
................... (p. 80) Phaneropteridae.
· — Tarses à articles 1 et 2 sillonnés sur les côtés (fig. 109) ...... 2.
2. Tibias postérieurs sans épine apicale au bord supéro—externe
(fig. 104) ......................... 3.
— Tibias postérieurs munis d’une épine apicale au bord
supéro-externe (fig. 105) .................. 4.
3. Tibias antérieurs armés d’une épine apicale supéro-externe.
Tête globuleuse ; antennes insérées près de l’angle inférieur
_ des yeux, plus près du clypéus que du sommet de la tête
' (fig. 106). Corps épais et lourd. Fémurs antérieurs inermes
· ................. . . (p. 157) Ephippigeridae.
—— Tibias antérieurs sans épine apicale supéro—externe. Tête
allongée; antennes insérées entre les yeux. plus près du
sommet de la tête que du clypéus (fig. 107). Corps très
allongé. Fémurs antérieurs et intermédiaires armés de
fortes épines ................. (p. 156) Sagidae.
4. Tympans des tibias antérieurs ouverts, ovales (fig. 110)
..................... (p. 98) Meconemîdae.

oRTHoeTÈm2s. - — TETTlG(;Nl0lDEA 70
-— Tympans des tibias antérieurs referxnés en forme de fente
longitudinale (fig. 111) ...................  
5. Tibias antérieurs armés ii'une épine apieale supéro-externe
(fig. 112) ................... Tettigcmiidàc.
a. Premier article des tarses postérieurs aven- deux plàntules
libres en dessous (fig. 114) ......... (p. 110) Declicinae.
/04. /06.
~ I/0. 111.
Q
. · /
I()5_ °
`·<.
  ·
I2
/08 I
/0; [ ,
, B
/U9· 11;.
 V   115. 114, ' _
.l
FIG. 104 à 115. —— 104. Apex du tibia. postérieur d’Ur0menua, face externe. — 105.
id. de Deelieus. — 106. Profil de la. tête d’UT07H.B'I|.u8. -— 107. Profil de la tête de Saga.
' - 108. Tarse intermédiaire de Phaneroptera. —- 109. id., de Decticus. -- 110. Tympan
auditif de Mecommuz. — 111. id. de Decticus. --112. Apex du tibia. antérieur de Decticux.
—— 113. id. de Homorocoryphus. - 114. Premiers articles du tarse postérieur de Dcciimw.
— 115. id. de Tettigonia.
b. Premier article des tarses postérieurs sans plantules
libres (fig:. 115) . ........... (p. l0'7) Telligoniinae.
- Tibias antérieurs sans épine apieale supéro-externe (fig. 113)
....... ` ............. . . . Conocephalidae. i"
a. Fémurs inermes en dessous ou les postérieurs armés `l§~ .
* seulement de quelques très petites épines ; rostre frontal
trés étroit, comprimé (fig. 116) .... (p. 102) Cvrwcéphalinae.
b. Fémurs armés d’epines en dessous ; rostre frontal large,
pmlnngé entre les antennes (fig. 117) . . (p. 105) Cupiphorinaef

80 ORTHOPTÉROIDES
- Famille des PHANEROPTERIDAE
Les tarses à articles non sillonnés sur les cotés fournissent le meilleur
caractère permettant de reconnaître les Insectes de cette famille qui, par
ailleurs, présentent des formes très diverses.
TABLEAU Des ueunes
1. Tympans des tibias antérieurs en forme de fente ........ 2.
—— Tympans des tibias antérieurs ouverts, ovales ......... 3.
, \
I2.}, À
I1.9·
1.20. I2?.
x/ __
g l
/21.
/22
\ I \
i l J l'î‘·· l
/26- /25 ,'·I'· È.
r jîx Il ll"
i '\ I I | \
’  il VÈ ·:·:—.
ix   '«   \`\`\
\\ \\ J I \ ` `
I 4 \> \<î ‘  —.
` x` `· ..' _
Fw. 116 à, 126. ——— 116. Sommet du vertex de Conocephalus. — 117. id. de Homorocory-
phus. — 118. Hanche antérieure de Phaneropiera. — 119. id. d’Ia0phya.. — 120. Sommet
du vortex dc Barbitistcs. — 121. Oviseapte de Barbitistes. — 122. Extrémité du même.
;:i·nssi<-. — 123. Oviscapte de Lvptoplzyes. — 124. Extrémité du même, grossio. -— 125.
Elytru gauche du malle de Barbitixtes. —- 126. id. de lxoplzya.
2. Hanches antérieures armées d’une épine ; ailes dépassant
les élytres ................ ° . (p. 81) Tylopsis.
— Hanehes antérieures inermes ; ailes ne dépassant pas les
élytres .................. (p. 87) Acrometopa. ’
‘ :
 

on·rnorTÈnEs. — 1‘YLorsxs 51
3. Hanches antérieures armées d’une épine (fig. 118) ; organes
du vol bien développés ; bord postérieur des lobes latéraux
_ du pronotum formant un sinus huméral. . . (p. 83) Phaneroptera.
— Hanches antérieures inermes (fig. 119); organes du vol
abrégés; bord postérieur des lobes latéraux du pronotum
ne formant pas de sinus huméral ............... -1.
~l. Rostre frontal beaucoup plus large que le l" article des
` antennes ; méso et métasternum lobés en arrière, couvrant
les fovéoles ; pronotum à sillon en avant du milieu. (p. 95) Orphania.
— Rostre frontal plus étroit, sillonné (fig. 120) ; méso et méta-
sternum tronqués en arrière, découvrant les fovéoles ; pro-
notum à sillon peu visible, situé en arrière du milieu ....... 5.
5. Oviscapte à bord inférieur droit ou faiblement convexe,
bord supérieur convexe, partie apicale très fortement dentée
(fig. 121-122); plaque sous-génitale du mâle courte ou
faiblement prolongée et à peine rétrécie à l’apex ........ 6.
—— Oviseapte court etlarge, à bord supérieur droit, apex très
finement serrulé (fig. 123-124) ........ (p. 88) Leptophyes.
6. Élytre gauche du mâle à nervure anale à peine marquée
(fig. 125); oviseapte à bord inférieur droit sur presque
toute sa longueur ..................... 7.
—— Élytre gauche du mâle à nervure anale bien nette
(fig. 126); cerques rerourbés seulement vers l’apex et
croisés sur la plaque sous-génitale; oviscapte En bord
inférieur courbé sur toute sa longueur ...... (p. 90) Isophya.
7. (Jerques du mâle longs, bien courbés, terminés en pointe
fine; plaque sous-génitale courte; oviscapte une fois et
demie aussi long que le pronotum ....... (p. 91) Barbitistes.
— Cerques du mâle bien plus courts, faiblement courbes, à
peine amineis à l’extrémité et terminés par une courte
dent; plaque sous-génitale longue, terminée par une
carène denticulée; oviscapte dépassant peu la longueur
du pronotum ............... (p. 94) Nletaplastes.
. Gen. TYLOPSIS Fmrmn, 1853
Pronotum à lobes latéraux plus longs que hauts, insérés anguleusement
· sur le disque. Organes du vol bien développés; élytres très étroits, en
général dépassés par les ailes. llanches antérieures armées d’une épine.
Fémurs postérieurs dépassant les élytres, trés gréles. Tergites abdominaux
présentant une crête médiane et dentés postérieurement. Antennes très
longues, fragiles, composées d’arlicles allongés.
Distribution. — Afrique; une seule espèce dans la région méditerra-
neenne.
e

53 cmT1101•TÉ1101D12s
Tylopsîs lîlîîfolîa (F.) (fig. 127). —L0cusla liliifolia FABRICIUS, 1793,
Ent. Syst., II, p. 76. —— Tylopsis liliifolia F1NOT, 1890, p. 184, pl. 9,
[ig. 125 ; —— .\zAM, 1001, p. 147 ; -——(lH()PARD. 1947, p. 47, pl. IV. Hg. 50.
""» lr/4   ·  
 ··‘   I X7
61/>    ,<· / .
  %" '  ` - . ..
`/ / - Lv;_.û·Z4 4]*5* I
 // \ . [ ·  
FIG. 127. -— Tylopsùs liliifolia F.. Q, X 3.
—— Tylapsis ihymifolia UHOPARD, 1922,.p. 67 ;—CHOPARD, 1923, p.277;
— II0ULBERr, 1927, p. 288, pl. XIII, fig. 96. ·
Biologie. —BOLDYREV, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., XLI, p. 96 ;—
UAPPE DE BA1LLON, 1920, La Cellule, XXXI, p. 126 ; — GRASSÉ, 1924,
Bull. biol. Fr. Belg., LVIII, p. 454. '
" 7 \
1/   "    `\`
#2, ,   .f   . '  \ \\_f_.r‘
.‘*’   âüvy » «\
    ,  ,, î'=   `\
  .··r`,/ ‘ ‘
1 ,4ç / Ã
üwfô
/  
e*"" »·
vv-=1
Fm. 128. -— Très jeune larve de Tylopsis, X 8 (dessin de M. N. K0x¤sAKOm«*).
Vert ou testcé marbré de brun ; élytres présentant souvent des taches
triangulaires jaunâtres (var. margine-guilaia SERV.). Cerques du mâle
longs, à mucren apieal long, ondulé. Plaque sous-génîtale de la femelle

o1iT11o1··1‘isn1ss. —· i·uANEnor'rEn.\ H3
acuminéc, émarginée de chaque côté, paraissant ainsi tridentée ; oviscapte
à peine plus long que le pronotum.
Long. OX 13-22 mm., Q l6-23 mm. ; pronot. CT 3,4-5 mm., Q 6-8 mm. ;
élytre 16-24 mm.; fém. post. 21-27 mm.; oviscapte 4-6 mm.
Commun dans les endroits incultes et sur les buissons; adulte de juillet ii '
fin septembre. Chant très faible, irrégulier, formé d’une seule note répétée
trois ou quatre fois ; se fait entendre surtout dans la soirée et la nuit. Ponte au
crépuscule, entre les gaines des feuilles et la tige des Graminées (Capra ne `
BA1LLoN) ou dans les tiges de jonc, d’œillet et de la Graminée Cçtaria verti- `
cifolia (Gaassiê). (Euf très comprimé, de 3,8 mm. sur 1,7 mm. Eclosion en
mai. La larve (fig. 128) présente une crête abdominale très marquée, le bord
postérieur de chaque tergite prolongé en une saillie anguleuse; bord posté-
rieur du pronotum très anguleux et prolongé, le bord antérieur avec une petite
pointe médiane ; couleur variée de testacé et de blanc, antennes blaiichâtres.
Toute la côte méditerranéenne ; remonte dans les Basses-Alpes, le Vaucluse,
la Drôme ; dans le Tarn, la Haute-Garonne, le Lot-et-Garonne, jusqu°au Lot :
Cabrerets (Caoi-Ano); Landes; Dordogne: Les Eyzies, Tursac (Gaassé).
A été signalé autrefois du Haut·Rhin: forêt de la Harth, par Pmaayr, mais
cette localité est peu vraisemblable. Corse.
Europe méridionale, Afrique du Nord, S. W. de l’Asie.
Gen. PHANEROPTERA SEav11.1.E, 1831 ·
Fastigium verticis déprimé, subsillonné. Pronotum plan ; lobes latéraux
ài insertion arrondie, moins longs que chez le précédent. Hanchcs anté-
rieures armées d’une épine gitympans des tibias antérieurs ovales ; tous
les fémurs inermes en dessous ; lobes géniculaires bidentés. Tcrgitcs abdo-
minaux arrondis. Organes du vol bien développés ; élytres étroits, arrondis
ii l’apex; ailes dépassant les élytres. ' ~
Distribution. — Europe centrale et méridionale, Afrique, Asie.
TABLEAU mas Esràcas
l. Lobes latéraux du pronotum un peu plus longs que hauts.
Plaque sous-génitale du mâle élargie dans sa partie apicale
(fig. 129) ; cerqués un peu épaissis et comprimés 'dans la
moitié apicale (fig. 130); oviscapte   courbure subangu-
leuse (fig. 131) ........ ` .......... l. falcata.
—— Lobes latéraux du pronotum aussi longs ou un peu moins
longs que hauts. Plaque sous·génitale du mâle étroite à
• l’apex (fig. 132) ;cerques grêles, non épaissis dans la moitié
ap1cale (fig. 133). Oviscapte à courbure plus régulière ·
(fig. 134) ......................... 2.
2. Lobes latéraux du pronotum un peu plus hauts que longs ;
élytres dépassant l’apex des iémurs postérieurs ; valve
anale supérieure du mâle subtriangulaire. Oviscapte à bords
fortement dentelés ......... . .... 2. quadripunctata,

—   OHTHOPTÈRUIDES
— Lobes latéraux du pronotum aussi hauts que longs ; élytres
atteignant à peine l’extrémité des fémurs postérieurs ;
valve anale supérieure du mâle oblongue. Oviscapte à
bords très finement denticulés .... Z ........ 3. nana,.
IJ!/.
]2.9. /32.
/.36. I
”\
X1 W la   ”
l.3'5· /37. /.3/ /.30
/·=i,,. . · ‘ · ,·,l,,   _
      ;///  
FIG. 129 à. 137. —· 129. Plaque sous-génitale du (3* de Phaneroptem falcaia. -- 130. Cerque
gauche du même. — 131. Oviscapte de la Q. — 132. Plaque sous-génitale du @1 de
Ph. qu.adripumtaia.—133. Cerque gauche du même. — 134-. Oviscapte de la Q. —
135. Plaque sous-génitale et cerques du @' de Leptophyes laticauda. — 136. Oviscapte
de la Q. — 137. Plaque sous-génitale du mâle de Leptophyes punctatùsaima.
1. Phaneroptera. falcata (PODA) (fig. 138). ——— Gryllus falcalus PODA,
1761, Mus. Graec., p. 52. —-— Phaner·0piera·/alcaia FINOT, 1890, p. 182,
pl. 9, fig. 124; — AzAM, 1901, p. 147 ;— C1-xoPAP.n, 1922, p. 68, fig. 89,
90, 93, 94, 95; —— HOULBERT, 1927, p. 287, pl. XIII, fig. 95 ; ——— CHo-
1·ArxD, 1947, p. 47, pl. IV, fig. 51.
Biologie. — GERHARDT, 1913, Zool. Jahrb., XXXV, p. 476, pl. 17, fig. 8 ;
——CAPPE DE BAILLON, 1919, La Cellule, XXXI, p. 126,144;- Grmssxk
et DE VICHET, 1924, Bull. Soc. ent. Fr., p. 186 ; ——— GRASSE, 1924, Bull.
biol. Fr. Belg., LVIII, p. 4.34 ; -- CHAUVIN, 1943, Bull. Soc. ent. Fr,.
p. 69. _
D’u11 beau vert opaque, le pronotum un peu tacheté de roux ; élytres
entièrement verts chez la femelle, un peu rembrunis à l’apex chez le mâle.
Espèce de forme assez délicate, facile à reconnaître à la forme des élytres
dépassés par les ailes; partie des ailes visible au delà des élytres verte.
Long. CT 12-15 mm., Q 16-18 mm. ; pronot. 3-4 mm. ; fém. post. 18-
22 mm.; élytre 20-23 mm.; oviscapte 5,5 mm. '

ORTIIOPTÈRES. —·· I’IIANEl`tUPTEl`lA 85
Espèce commune sur les buissons, dans les friches et les çlairières des bois.
Éclosion en juin; les jeunes sont vrrdâtrvs (fig. 139] tout tachetôs de petits `
points pourpres ; antennes unnellées de bruxnet de.jau11e: Après six mucs, lcs
larves deviennent adultes au mois d`août et vivent jusqu il la fin de l’automne.
 '·-M-à-•· I
Z ,
2/ /
/ ""'-- '
4 "·' '    î ¤<îÉÈ;‘:";<;  ·'i
.   = `   «’  ,9 g—· ’.'
 ,·. LJ `îg u I/' ’
  , y J,/ i ·, • ,1*
¢·""  .y. , )· — · . 1 .
\ `y;_§\,__%1  »· ,5  , \ Iv I,
eg œ »;    ·\ , ’,
" ~ \ .— / rl
\\ A Il · ’·
\_vW I, xl
s X .·
I I
FlG.138.—Phaner0ptera lalvala P0da.,Q, x 2, I" ’«'
/ 1
, 1
/ / ·
' \l`\     .
j "s\     a'
J   (5 ;. ·
. a V •
il ·  ,   \_\
2   " / \T`%` · Nui"
  ' A-  [ « A R
":"q'j `/J V —  
,..r"' '
Fw. 139. — Très jeune larve dePha11ero7>frrafalcala. x 8 (dessin de M.N. I(0RSAKOFF`)·
Les Phanéroptères se nourrissent de feuilles de toutes sortes d’arbres, et aussi
de fleurs d’ajoncs (Gaassiê). Le chant, qui se fait entendre surtout la nuit,
est très faible ; c'est un cliquetis à peine audible, répété 20 à 25 fois par minute.
` D’après Gnassé, Vaccouplement a lieu surtout le soir; le mâle se glisse sous
la femelle, couché sur le dos, et enserre avec ses cerques la plaque sous-
gémtale de celle-ci; il se redresse ensuite en exécutant un rétablissement.

86 URTHOPTÉROIDES
Le spermatophore est volumineux, comprenant deux petits renflements
sphériques et une masse muqueuse, le spermatophylax. La ponte, très remar-
quable, a été décrite en détail par P. Gnixssé. La femelle ronge légèrement
le bord du limbe d’une feuille, elle replie ensuite l`abdomen dont Pextrémité
arrive au contact de la région buccale ; Poviscapte, pris entre les mandibules
qui serrent les valves inférieures, s’enf0nce dans l’épaisseur de la feuille, entre
les deux épidermes. Les œufs, plats, ovales, sont ainsi distribués tout autour
de la feuille. La ponte a lieu en septembre-octobre; en élevage, Gaassiâ l’a
obtenue sur Poirier, Pêcher, Châtaignier, Chêne blanc.
· Très répandu dans une grande partie de la France, mais rare dans le Midi.
Commun dans les forêts de Sénart, Fontainebleau, région d’Etampes, aux
environs de Paris ; remonte au Nord jusqu’à l’Oise, les Ardennes ; dans l’Est,
jusqu’à la Moselle (LIENHABT).
Europe centrale et orientale. Asie paléarctique.
2. Phaneroptera, quadripunctata BRUNNER. 1878, Monogr. Phanér..
p. 212; — FINOT, 1890, p. 183 ; — .\zAM, 1901, p. 147 ; — GHOPARD,
1922, p. 68, fig. 79, 96-100; — Cnoman, 1923, p. 277 ; —- HouLBEP.T.
1927, p. 287; — CHOPARD, 1947, p. 48.
Biologie. —— CAPPE DE BA1LL0N, 1919, La Cellule, XXX1, p. 200; —
BOLDYREV, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., XLI, p. 102; ——-GEAssE et DE
VICHET, 1924, Bull. Soc. ent. Fr., p. 186 ; — GOIDANICH, 1938, Boll.
lst. Bologna, XI, p. 94.
Espèce de même taille et même aspect que la précédente. Outre les
caractères donnés au tableau, elle en diffère par une coloration un peu
plus jaunâtre et par la présence sur l’élytre du mâle de deux petits points
noirs à la base du miroir et un à l’apex.
Mêmes mœurs et même habitat que P. falcata, mais bien plus méridional.
La ponte, qui a été observée dès 1912 par G. DE Vicmar, s’effectue dans des
conditions analogues. GOIDANICH l’a signalée sur feuilles de Cerisier.
Provence, Isère, Hérault, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées; Dordogne;
Deux-Sèvres (GÉLIN); Allier; Maine-et-Loire (R. DU BUYSSON); lndre-et-
Èoire : Richelieu (Dupuis) ; Yonne: Avallon (Lernoux) ; île d’Oléron;
orse.
Europe méridionale; Syrie.
3. Phaneropta nana FIEBER, 1853, Lotos, III, p. 173 ; — AMM, 1901.
p. 147; — CHOPARD, 1922, p. 69; — HOULBERT, p. 288.
Très voisin des espèces précédentes ; en diffère surtout par les élytres
plus courts, les lobes latéraux du pronptum aussi longs que hauts, à bord
postérieur moins arrondi ; oviscapte rétréci vers l‘apex, à bords à peine
dentés. `
Long. 12-13 mm.; fém. post. 16-17 mm.; élytre 15.5-18 mm. ; ovis-
capte 4,5 mm.
Espèce très commune en Afrique, signalée au Portugal; depuis AzAu,
on a supposé sa présence en France possible, mais clle n’a jamais été confirmée.

onrnorràmas. —- .\CROMETOPA 87
Gen. ACROMETOPA FIEBER, 1853
Fastigium du vertex ïléprimé, triangulaire, sillonné. Antennes très . i
longues, un peu épaisses, fragiles. Pronotum arrondi, avec un sillon longi-
tudinal au milieu, oblitéré chez la femelle ; lobes latéraux à bord antérieur
émarginé, angle antérieur aigu, bord inférieur descendant jusqu':111 milieu,
arrondi ensuite. Mésosternum sublobé, laissant libre un foramen trian-
gulaire ; métasternum à bord postérieur presque droit, libérant un foramen
en forme de fente. Hanches antérieures sns épine. Pattes très longues;
WM M'- ..,3§;?;â§Ã;@4¢··•
   rà .// WâZî'  '«~··’
  ww] ·ü¤‘é¤=s=·*··'
  zi   · Q!
it V ' ï
  É   =:7:
.;,...»f•="'\ :_` _
. 4¢¢:Vy.—
lo
,/
FIG. 14-0. — Acrometopa macropoda ifalica Hamme, (jl, X 1.5.
tous les fémurs spinuleux dessous sur les deux bords ; lobes géniculaires
portant deux petites épines; tibias antérieurs à tympans conchiformes ;
fémurs postérieurs à peine épaissis à la base. Cerques du mâle longs,
arrondis, un peu incurvés dans le tiers apical, à apex bimucroné. Oviscapte
brusquement incurvé à la base, assez grand, acuminé, les valves supé-
rieures à bords serrulés. Élytres longs, étroits; champ marginal irréguliè-
rement réticulé, veines radiale et médiane presque contiguës à la base,
divergeant à partir du milieu. Ailes dépassant à peine les élytres chez le
mâle, plus courtes chez la femelle.
Distribution. -— Région méditerranéenne. ~
Acrometopa. macropoda ssp. italîca RAMME, 1927, Eos, III, p. 121,
fig. Ba, Ga, 7a, 8a (fig. 140).
Vert pâle. Antennes jaunes avec la base verte. Lobes latéraux du pro-

88 oarnorrânoions
notum à bord postérieur arrondi. Élytres du mâle à tympan rembruni;
· cerques arrondis, incurvés dans le quart apical, excavés à l'apex, le bord
portant une petite épine; plaque sous-génitale plus longue que les cer-
ques, divisée depuis le quart basal;lobes écartés à la base, contigus à
l’apex, arrondis. Oviscapte à bord supérieur subarrondi.
Long. (51 22 mm., Q 30 mm. ; pronot. 7 mm.; fém. post. 38 mm.;
élytre (3* 36 mm,. Q 26-28 mm.; oviscapte 8,5 mm.
Corse: environs de Bastia, un exemplaire dans la collection du Muséum:
déjà cité par T. A. l\IAnsnAL1. (Ent. m. Alag., VII, 1871, p. 249) ; Ponte Leccia,
juillet (Pasouian); basse vallée de l’©striconi, juin (Boiwits). —— Italie;
Sicile.
Gen. LEPTOPHYES FIEBER, 1852
Sommet du Vertex très court, sillonné à la base._Pronotum court.
Élytres très courts, surtout chez la femelle. Plaque sous—génitale du mâle
longue, atténuée à l’apex; cerquescourts, courbes à l’apex. Oviscapte
trés comprimé, court, à bords très finement denticulés ; plaque sous-géni-
tale triangulaire.
Distribution. -— Europe; Cashmir; Ghoa.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Taille plus grande (17-20 mm.) ; abdomen avec une bande
médiane brun rougeâtre ; cerques du mâle obtus à l’apex ;
plaque sous-génitale courte, très large à la base, à bord
apical étroit, subémarginé (fig. 135). Oviscapte trois fois
aussi long que le pronotum (fig. 136). ....... 2. laticauda,.
— Taille plus petite (12-16 mm.) ; cerques du mâle aigus à
l’apex; plaque sous—génitale longue, à bord apical droit
(fig. 137). Oviscapte à peine deux fois aussi long que
le pronotum ................. 1. punctatissîma.
1. Leptophyes punctatissima (Bosc) (fig. 141). — Lacusia puncfalissima
Bosc, 1792, Actes Soc. Hist. nat. Paris, I, p. 44, pl. 10, fig. 5-6. -——
Leplophyes puncfaiissima Fmor, 1890, p. 180, pl. 9, fig. 123 ; — AzAM,
1901, p. 146; —— Cnomnn, 1922, p. 69, fig. 71, 111-112. 121 ; — Cuo-
PARD, 1923, p. 277; — HoULnER·r, 1927, p. 284, pl. XIII, fig. 93 ; —
lluomno, 1947, p. 48, pl. IV, fig. 52-53.
Biologie. —— GERHARDT, 1913, Zool. Jahrb., XXXV, p. 469, pl. 17, fig. 7 ;
—(I¤APPE nu BAILLON, 1925, La Cellule, XXXIX, p. 71; —— 1919, La
Cellule, XXXI, p. 145, fig. IV, p. 191 ; — 1932, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 177.
Petit· Vert tout piqueté de points noirs; pronotum avec des lignes

. ·mrmw·ri·:nns. — tm-·rm>uYes sir
latérales jaunes plus ou moins marquées. Il existe une variété brune assez
rare. Élytres du mâle courts, tronqués ;' veux de la femelle très petits,
en forme d’écaille verte. Oviscapte court et courbé.
Long. (T 10-12 mm., Q 10-16 mm.; fém. post. 15-16 mm.; élytre Q'
3 mm., Q 1,5 mm.; oviscapte 7 mm.
Cette petite espèce est assez commune sur les arbres et les arbustes. Elle
` éclôt en juin et se trouve adulte d’août à octobre, après cinq mues. Le chant
est extrêmement faible, consistant en une note sourde, sorte de petit grince-
ment répété assez régulièrement toutes les 5 secondes. Ponte dans les lissures
des écorces ; la femelle prend, pour pondre, la même position que les Pl1ané· .
 
`   ii.
   il l
lv V ..·.wi£'/   " 'I'; ‘_
r.·•“"' îî/M?   Q Ti`,
  je —
. \§2/1 ¤~ ‘È~. ï '   .
i ——__ ' .  
`, \.
. <" l
i Fm.141.- Leptophyœ punctatalsaima Bosc, Q, x 4.
roptères. De' remarquables gynandromorphes ont été décrits par Carre on
‘ BAILLON (1925, 1932). I
· Habite presque toute la France, mais semble plus rare dans le Midi. Ile
d’Oléron (MABILLE); Jersey (ZEUNER).
Europe centrale et méridionale. Palestine. _
2. Leptophyes laticauda (Fmv.), -~ Odonlura lalicauda Fn1vAL1)sr<Y,
1868, Mon. Orth. Hung., p. 102, pl. IV, fig. 1. — Leplophyes lalicauda
AzAM, 1901, p. 146; ——Cno1=AR¤, 1922, p. 69, fig. 117, 120 ; — Hont-
nmrr, 1927, p. 284.
Vert ou vert jaunâtre tacheté de petits points bruns, avec une ligne
médiane roussâtre, partant des élytres jusqu’à. Pextrémité de l’abdomen ;
antennes rougeâtres avec quelques anneaux blancs. Bord postérieur du _
` pronotum élevé, arrondi chez le mâle, tronqué chez la femelle. Ovisrapte
ayant au milieu une largeur égale à la longueur du pronotum.
,- Long. d' 17 mm., Q 20 mm. ; fém. post. 18 mm. ; oviscapte 10-13 mm.
/ . .
Espèce très rare en France qui n`a été signalée que du Var : montagne de
Lachens, sur les grandes herbes, en septembre (Azmvx); forêt de la Sainte-
Baume (Rlzmaunxèmz). — Suisse, Italie, côte Dalmate«

90 ORTHUP'FÉRUIDEi~
Gen. ISOPHYA BHUNNFDR, 1878
Corps épais et lourd; élytres abrégés. Fastigium du vertex sillonné
dessus. Bord postérieur du pronotum droit, subélevé chez le mâle, libérant
les élytres, ceux de la femelle à demi couverts. Fémurs antérieurs ayant
au plus une fois et demie la longueur du pronotum. Élytre gauche du
mâle à nervure axillaire bien marquée ; cerques courbés vers l’apex seu-
lement et croisés sur la plaque sous-génitalc. Élytres de la femelle très
courts, lobiformes ; oviscapte bien courbé, fortement denté à l’apex
(fig. 142). _
,Distributi0n. — Europe méridionale ; Asie Mineure. Il existe aussi en
Amérique du Sud quelques espèces qui ont été rapportées à ce genre.
Isophya pyrenaea (SEnv.). —— Barbilisies pyrenaea SERVILLE, 1839,
Ins. Orth., p. 481. —— Isophya pyrenaea FINOT, 1890, p. 180. pl. 9,
fig. 122; — AzAM, 1901, p. 145 ; — CHOPARD, 1922. p. 70, fig. 91, 92,
110, 116, 118 ; —— Houtnanr. 1927, p. 281, pl. XIII, fig. 90 ; —— Cuo-
r·A1>.n,1947, p. 48.
Biologie. —- BÉRENGUIER, 1907, Bull. Soc. Et. Sc. nat. Nîmes, XXXV,
p. 1. ·
D’un vert mat plus ou moins ponctué de roux; antennes vertes. Pro-
notum un peu relevé en arrière chez le mâle, plan et tronqué chez la
femelle. Élytres du mâle un peu plus longs que le pronotum, plus ou moins
taehés de blanc dans le champ marginal, disque rembruni ; élytres de la
femelle ne dépassant pas le tiers du pronotum, verts à bord antérieur pâle.
Cerques du mâle courbés dans le tiers apical, obtus, brièvement mucronés
à 1’apex (fig. 143) ; plaque sous-génitale un peu atténuée à. l’apex, carénée
longitudinalemént, à bord postérieur profondément émarginé. Oviscapte
ne dépassant pas deux fois la longueur du pronotum, sensiblement incurvé
depuis la base.
Long. d' 16-22 mm., Q.20-25 mm. ; pronot. (51 4-5 mm., Q 5-6 mm. ;
fém. post. 18-20 mm. ; élytre (j' 5 mm., Q 3 mm. ; oviscapte 9 mm.
Cette espèce se trouve, assez rarement, à terre ou sur les herbes, le plus
souvent dans les prairies de montagne; elle a été cependant trouvée aussi
dans quelques localités de plaine où elle se présente à l’état de relicte. Dans
les environs de Nîmes, où BÉRENGUIER a élevé ce Phanéroptéride, l’éclosion
est très précoce, dès la deuxième quinzaine de février, et on obtient des adultes
vers le 15 mai ; en montagne, par contre, on rencontre cet insecte adulte de
juin à octobre. Le nombre des mues est de 6, en comptant la première qui a
lieu dès le dégagement de la larve sortant de l’œuf. Les mâles stridulent surtout '
le soir ; cette stridulation, très faible, est comparée par BÉRENGUIER au glis-
sement d’un cuir sur une selle. lfaccouplement a également lieu dans la soirée ;
le mâle se glisse à reculons sous la femelle ; le spermatophore est volumineux,
formé de 4 vésicules. La ponte se fait en terre ; comme chez les autres Phané-
roptérides, la femelle se courbe en boucle et saisit la base de l’oviscapte entre
les mandibules ; particularité remarquable, les œufs, longs de 4,5 millimètres,

onT11oPTÈnEs. — BARB1'r1sTEs ill
de forme ellipsoïde, assez aplatis, sont agglutinês par du mucus en petits
groupes de 5 ou 6 œufs.
var. I10m3.llS6IlS1S BÉRENGUIEH, 1900, Bull. Soc. Et. Sc. nat. Nîmes, XXXIV,
p. lil. -—-· Plus trapu que le type ; coloration gris bleuâtre cendré ; ponctuation
‘ brune très visible ; fastigium du vertex un peu plus court et un peu plus large
ii l’apex. C'est la forme étudiée par Biâmanouxsa aux environs de Nîmes qui
doit peut-être être considérée comme une sous-espèce.
Hautes-Pyrénées: Bagnères-de-Luchon (Ssnvrtms, ÃIARQUET, H. ou
Buvssorx) ; Cauterets (Fmor) ; Haute-Garonne: environs de Toulouse
(MARQUET); Vosges: plateau de Garbamont_ (Pmaairr); Puy-de-Dôme:
env. de Clermont-Ferrand, entre 600 et 1.300 m.; Royat (D' BRUYANT,
CIIOPAHD); Lot: Montfaucon, causse (C. Pou11.Lo1·); Yonne: vallée de la
Vanne, près de Mâlay-le-Roi (Houtnmvr).
var. nemausensis : Gard : environs de Nîmes, garigues bordant la route de
Sauve (BÉRENGUIEH) ; Saint-Geniès·de·Malgoirès (Hucues) ; Bagnols-sun
Cèze; environs de Saint-Gilles, commun en 1947 (DELMAS et RAMMER);
Hérault: env. de Montpellier (oe Vrcner). - Europe centrale et méridionale.
Gen. BARBITISTES Cnsarewriea, 1825 `
Très voisin d’Is0phya ; en diffère par la nervation de l’élytre gauche du
mâle dont la nervure anale est peu marquée ; les cerques sont courbes
depuis la base et sinués, croisés en arrière de la plaque sous-génitale.
Élytres de la femelle très courts, lobiformes; oviseapte à bord inférieur
courbé seulement à partir du tiers apical, fortement dente près de l’apex. _
Distribution. ~—— Europe méridionale; .\sie Mineure.
TABLEAU DES eseàcxzs
1. Plaque sous-génitale du mâle à carene faible (fig. 144) ...... P,.
— Plaque sous·génitale du mâle avec une crête longitudinale
très saillante (fig. 14-5) ......... _ ...... 3. fischeri.
È. (lerques du mâle pointus à l’apex ......... l. serricauda.
— (lerques du mâle obtus à l’apex .......... 2. obtusus.
1. Barbitîstes serricauda (F.), — Locusla serricauda FABRICIUS, 1794,
Ent. Syst., IV, p. 455. -- Barbilisles serricauda FiNoT, 1890, p. 177 ; ·—~
.\zAM, 1901, p. 112; ——— Cnoesno. 1922, p. 70, fig. 119 ; —— Houtnenr,
1927, p. 277, pl. XIII, fig. 89.
Vert ou brunâtre avec deux bandes longitudinales jaunes commençant
derrière les yeux, s’ëtendant sur les côtes du pronotum et plus ou moins
nettes sur Vabdomen; pronotum plus ou moins tacheté de brun et pre-
sentant unc très fine ligne jaune médiane ; pattes vertes ou un peu rou-
geâtres. Élytres du mâle rougeâtres, le champ antérieur jaune ; ceux de
la femelle verts plus ou moins tachés de rougeâtre dessus, les côtés jaunes.
llerques du mâle longs, sinués, très aigus à l’apex; plaque sous-génitale
large, ù bord postérieur émarginè, présentant sur toute sa longueur une

gg oaTHorrÉao1DEs
carène médiane peu élevée. Ovisrapte à bord supérieur légèrement courbé
depuis la base, bord inférieur droit, courbé seulement à partir du tiers
apical, l’un et l’autre armés d’une dizaine de fortes dents.
Long. 15-17 mm. ;pronot. (T 4 mm., Q 4,5 mm. ;fém, post. 15-17 mm. ;
ovisoapte 10-11 mm.
14.5. 14 4- ,.42
 
\ /
«?
/
6. ..
” 14.).
\·«  /
  147.
(*8 · 14 9. r   ~
1    
  . A   `‘’° 1    
     
\ / ‘~*-#.i.i / / 
Flo. 142 à. 149. — 142. Oviscapte d’Isophya, pyremzea. — 143. Plaque sous-génitale et
cerques du dl d’I.·;0phya pyrenaea. — 144. Plaque sous-géuitale et cerques du mâle
de Barbitistes scwicauda. L- 145. Plaque sous-génitale et cerques du (j' de B. fis- '
cheri. -— 146. Sonumet du vertex d’Orph¢mia denticauda. — 147. Plaque sous-génitale
et cerques du (j' du même. -— 148. Somxnet du Vertex d’O. scutata. -— 149. Plaque sous-
génitale et cerques du Q' du même.
Cette espèce est assez rare; elle vit sur les buissons, en août-septembre.
Ponte dans la terre.
Distribution très dispersée, plutôt dans les montagnes. Basses-Alpes :
environs de Digne (AzAM); Larches (Bmsour); Alpes-Maritimes: Théoule
(Cnorlmn) ; Drôme: Grands Goulets, sur la route de La Chapelle-en-Vercors
à Pont-en-Royans (AzAM) ; Haute-Savoie : PCISGY, 1.200 m. ( P. Vavssnëmz) ;
Puy-de-Dôme : Mont-Dore (R. nu Buvssom) ; Vosges (Pxanaxr) ; Jura :
env. de Morez (P. LESNE) ; Meurthe-et-Moselle : forêt de Haye, env, de
Nancy (Linmianr); Hautes-Pyrénées: Barèges (Cnoraan) (1). — Europe
plutôt méridionale, mais signalé aussi en Belgique (SÉLYS-LoN<;caAMr).
1. Cette forme pyrénéenne, dont je n’ai pris qu’une femelle, serait à. rechercher et à.
comparer à Yespèce décrite par NAVAS sous le nom de B. virgineus (Bol. Sac. arag
Cienc. nat., VI1, 1908, p. 104) de l’A1·agon.

onrirovriznes. -— mnnirisres 93
2. Barbitistes obtusus TARGIONPTOZZETTI, 1881, Bull. Soc. ent. it.,
XIII, p. 183 ;-AzAM, 1901, p. 112 ;—— Cnomno, 1922, p. 71. — Barbi-
lisles serricauda var. oblusus HOULBERT, 1927, p. 277.
Cette espèce est très voisine de la précédente dont elle diffère surtout
par les cerques du mâle obtus à l’apex, au lieu d’être terminés en pointe
aiguë. Elle présente les mêmes variétés de coloration,auxque11es Framis-
ronren a cru devoir donner les noms de var. viridescens pour la forme
verte et var. picla pour la forme sombre à bandes jaunes.
Signalé seulement de deux localités de France: Basses-Alpes: Chabrières,
au pied de la montagne de Beyne (AzAM) ; Alpes-Maritimes: col de la Cine
(ct Canrnnrxen) ; fin juillet à septembre. —- Italie, Tyrol, Tessin.
3. Barbitistos fischori (Yuns.) (lig. 150). —-()d0nlur·a fîscheri YERSIN,
1854, Bull. Soc. Vaud. Sr. nat., IV, p. 66, pl. 2, fig:. 1-5. — Barbilisles
 
  _ , 1; `I,   ‘  
  ""@ 
-  ‘*·   
.1 V
F10. 150. — Barbitiuten fisrlwri Yorsin, Q, >« 2.
fisrheri Fmor, 1890, p. 178, pl. 9, fig. 120-121 ; — .\z.xM, 1901, p. 145 ;
———li11OPARD, 1922, p. 71, fig. 103, 109, 113, 115 ; —— II()ULl.115I\'l`, 1927,
p. 278; — Cnomma, 1947, p. 48, pl. IV, fig. 54.
Biologie. — .\zAM, 1895,.\nn. Sou. ent. Fr., LXIV, Bull., p. XLIXQ
KonsA1<oF1=, 1945, Bull. Soin ent. Fr., p. 75.
Espèce ayant à peu près le même aspvvt que SPI'I'i(`(Ill(l(l, mais de taille
nettement plus grande. Chez le mâle, la plaque sous-génitale presente,
dès la base, une crête médiane saillante qui se termine à l’apex en un
lobe arrondi à bords finement denticulés ; le bord postérieur de la plaque ·
sous-génitale est assez profondément ineisé, formant deux lobes arrondis ;
eerques longs, incurvés, un peu sinués, rroisés à l’apex qui est légèrement
aplali et terminé par une ronrte dent. Femelle semblable à serricmula,

ill onrnorrénoines i
mais beaucoup plus grosse, a fastigium du vertex un peu tronqué a l’apex
et plus profondément sillonné ; élytres à réticulation très régulière, angle
externe arrondi; oviscapte un peu moins brusquement courbé à l’apex.
La couleur de cette espèce est extrêmement variable; on trouve des
individus entièrement verts, sauf les élytres jaune roux et les pattes
rougeâtres; d’autres sont vert foncé avec deux bandes jaunes, plus ou
moins nettes, derrière les yeux, sur les côtés du disque du pronotum et
sur l’abdomen; d‘autres enfin sont presque noirs. Il est à noter que la
coloration d’un même individu varie au cours de sa vie imaginale ; alors
que beaucoup de jeunes adultes sont d’un beau vert, presque tous les vieux
individus deviennent très foncés, plus ou moins complètement envahis
· par le pigment noir; en même temps, leurs téguments deviennent très
luisants. D’autre part, il semble, d’après quelques expériences de Kon-
bAKOFF, que les individus élevés en milieu confiné deviennent plus foncés
que ceux qui sont isolés. Il s’ensuit que la forme berenguieri VALERY
l\r1AYET doit être considérée comme une forme sombre extrême, se mani-
festant dans les années ou Yespèce est particulièrement abondante.
Long. (T 20-22 mm., Q 17-30 mm. ;pronot. d' 4-5 mm., Q 5-6 mm.;
fem. post. 20-22 mm. ; élytre dl 4-4,5 mm., Q 1,6 mm. ; oviseapte 8-11 mm,
Très commun sur les buissons, surtout sur les Chênes; devenant, en cer-
taines années, tellement abondant qu’il cause de_sérieux dégâts dans les
cultures, en particulier aux Vignes et aux Pêchers. Eclosion très précoce, dès
le mois de mars ; les jeunes sont toujours verts, tachetés de petits points noirs ;
ils effectuent cinq mues et deviennent adultes au début du mois de juin.
Ces insectes sont très héliophiles; cependant les adultes stridulent surtout
dans la soirée; la stridulation est très faible, irrégulière, comme un grince-
ment, répétée 20 à 40 fois, à la vitesse de 120 à la minute zles périodes durent
10 à 20 secondes et sont séparées par des repos de 5 à 20 secondes. Ponte en
terre, suivant le mode indiqué pour Isophya. (Enf en forme de navette com-
primée, de couleur rosâtre.
Commun ou très commun, suivant les années, en Provence ; Var, Bouches-
du-Rhône; aussi dans le Vaucluse, au mont Ventoux (CHOBAUT) ; Drôme,
Gard, Hérault: Pyrénées-Orientales : environs de Py (LESNE). A été signalé
comme très nuisible dans les Maures, pour la première fois en 1888, et ciest
à la suite de cette invasion qu’a été décrit le B. berenguieri ; à nouveau très
nuisible en 1935 aux Pêchers dans le Var (Facmnz, Bull. Sue. cnt. l*`r., XL,
p. 100) et en 1947-1948 (DELIVIAS et RAMMER).
Espagne, Portugal.
Gen. METAPLASTES RAMME, 1939
_ Très voisin du genre précédent. Tête assez petite ; fastigium du vertex
étroit, subaigu. Pronotum du mâle assez étroit, un peu ensellé dans le
tiers postérieur; sillon transverse oblique. Élytres du mâle carrés ou
oblongs, à angles arrondis, ceux de la femelle moitié plus courts ;nervation
faible. Fémurs postérieurs relativement courts. Segment anal du mâle

Ul\'I`1lUI"l`ÈI\ES. ~— UIKPIIANIA UB
faiblement écbancré au bord postérieur; épiprocte dirigé obliqucment
vers le bas, armé à la base de deux assez fortes dents mousses. (lerques
rourbés en dedans, plus ou moins élargis vers l’apex ; plaque sous-génitale
longue et étroite, profondément sillonnée, le sillon limité par deux bandes
saillantes qui se terminent en un processus plus ou moins marqué, le
milieu armé de deux petites dents. Oviscapte à peine plus long que le
pronotum. ¤
Distribution. —- Région méditerranéenne.
Motaplastos pulchripennis ((]os·rA). — Odonlura pulchripennis (1os'1‘A,
1863, Atti .\ec. Napoli, I (2), p. 25, pl. 1, fig. 6-7.
Vert pâle orné de deux bandes brun rougeâtre plus ou moins visibles.
Fastigium du vertex court, obtus, faiblement sillonné. Antennes unicolores.
Tête ornée d’une bande brune médiane, plus ou moins nette, et de trois
lignes blanchâtres sur l’oeriput. Pronotum assez long, à bord postérieur
s’étendant, dans les deux sexes, jusqu’au bord postérieur des mésopleures.
Élytres du mâle un peu rugueux, à bord externe blanc, avec une bande
noirâtre sur l’arête; élytres de la femelle verts. Plaque sous-génitale du
mâle très large à la base, fortement rétrécie vers l’apex,`à bords sinués,
les côtés élevés en bourrelets, l’apex subaigu, comprimé en crête finement _
denticulée. (lerques incurvés et sinués, relativement assez courts, mucronés
à l’apex, non croisés. Oviscapte court, à bord inférieur presque droit,
bord supérieur incurvé depuis la base, tous deux fortement denticulés
vers l’apex.
Long. dl 17 mm., Q l8 mm.; pronot. di 5 mm., Q 6-7 mm.; fém.
post. G 17 mm., Q 18 mm. ; élytre d' 3,2 mm., Q 2 mm. ; oviscapte
8 mm.
. Cette espèce a l’aspect d’un Barbilisles, mais est très distincte par le
pronotum plus allongé, les cerques du mâle non croisés et surtout la • I
plaque sous-génitale longue, subaiguë à l’apex.
Ne semble pas rare en Corse, en juin-juillet; d’après Pasoumn se trouve
toujours sur Cistus monspeliensis. °
Ponte-Leeeia (Pixsoumn) ; Trinité de Porto-Vecchio(BON1¤1Ls et Conommx) ; `
Poggialu de Figari (Bonmts). i
Gen. ORPHANIA Fxscman, 1853
Gros insectes, de forme très lourde. Sommet du vertex large ; antennes
relativement courtes. Pronotum En sillon transverse situé bien avant le
milieu; méso et métasternum pourvus de lobes arrondis, couvrant les
trous basilaires. Élytres très courts, libres en arrière de la veine axillaire
chez le mâle, presque entièrement cachés chez la femelle. Hanches anté-
rieures sans épine. Cerques du mâle courbés ;plaque sous-génitale pro-

96 ORTHOPTÉROIDES
longée, à bord postérieur émarginé. Oviscapte plus long que le pronotum,
courbé seulement à l’apex et denticulé.
Distribution. —— Europe méridionale.
TABLEAU mas EsPÈcEs
—— Fastigium du vertex trois fois aussi large que le premier '
article des antennes, faiblement impressionné dessus`
(fig. 146) ; antennes unicolores ; bord postérieur du prono-
tum droit. Plaque sous-génitale du mâle longuement pro-
longée en une lame étroite, dépassant les cerques (fig. 147)
qui sont cylindriques, assez régulièrement courbés depuis
la base. Plaque sous-génitale de la femelle arrondie au
sommet; oviscapte à peine rétréci après le milieu. . l. denticauda.
—— Fastigium du vertex à peine deux fois aussi large que le
premier article des antennes, bien rétréci en arrière, sillonné
dessus (fig. 148) ; antennes annelées de noir. Pronotum du
mâle à bord postérieur bien arrondi ; plaque sous-génitale
courte, dépassée par les cerques (fig. 149) qui sont aplatis,
faiblement courbés. Plaque sous-génitale de la femelle
subaiguë à l'apex; oviscapte plus grêle, bien rétréci après
le milieu .................... 2. scutata.
1. Orphania denticauda (GHARP.) (fig. 151). — Barbiiisies deniicauda
(ÃHARPENTIER, 1825, Hor. Ent., p. 99, pl. II, fig. 3, 6. — Orphania
deniicauda F1No·r, 1890, p. 176, pl. 9, fig. 118-119 ; — AMM, 1901,
p. 111; — (lnorxao, 1922, p. 71, fig. 102, 104, 105 ; — HOULBERT;
1927, p. 268, fig. 82, pl. XII, fig. 86; — CHOPARD, 1947, p. 48, pl. IV,
lig. 55.
Biologie. -— MANEVAL, 1926, Bull. Soc. Linn. Lyon, V, p. 20 ;—DELLA
U BEFFA, 1948, Ann. Sper. agr., II, p. 567.
D’un beau vert, parfois plus ou moins tacheté de brun. Sommet du
vortex trois fois aussi large que le ler article antennaire, convexe dessus.
' Antennes vertes. Pronotum souvent avec des lignes brunes dessus et des
points bruns sur les lobes latéraux. Élytres jaunes avec les nervures
brunâtres. Fémurs postérieurs armés, en dessous, de chaque côté, de quel-
ques très petites épines, en nombre variable; tibias antérieurs armés
dessus de 6-8 épines externes, 4-8 internes. Valve anale supérieure du
mâle arrondie ; cerques allongés, croisés derrière- la plaque sous-génitalc,
reeourbés à l’apex; plaque sous-génitale longue et atténuée. Plaque
sous—génitale de la femelle arrondie au sommet; oviscapte de longueur
. assez variable.
Long. 32-38 mm. 1 pronot. 10-13 mm. ; fém. post. 20-32 mm. ; oviscapte
18-27 mm.

ORTHOPTÈRES. ···· ORPHANIA  
Ce gros insecte vit dans les prairies de montagne, vers 1.000 mètres, où
il se traîne lentement ; il est adulte de fin juillet à septembre ; le mâle stridule
au soleil. La ponte a lieu dans la terre au mois d`août. Cette espèce est assez
commune; rarement, elle se montre extrêmement abondante, ainsi que l'a
signalé MANEVAL en 1926 et, dans ce cas, elle se présente sous une forme très
foncée, comparable à la forme berenguieri du Barbitistes fischeri (des inva-
sions analogues sont signalées par DELMAS et RAMBIER dans le Jura et
en llaute-Loire). Une très forte invasion en a été observée au Piémont, en
1067, par I)Er.1.A llnirm ; rel: auteur constate que ees individus des années de
multiplication excessive dillèrent non seulement par leur coloration très foncée,
mais aussi par des pattes un peu plus longues, l’oviscapte un peu plus court,
et  
/` lÃ,    
.,,/ ·' *1 ~*~·  
_. ,x*¤ \
jr  
 
\·
Fm. 151. — Orphania demticauda. Charp., (j', >< 1,5.
et aussi parla date de la ponte qui est plus précoce, se situant vers la première
quinzaine de juillet. DELLA BEFFA n’hésite pas à comparer ces formes aux
phases des Acridiens grégaires.
Alpes: Alpes·Maritimes ; Hautes;Alpes : T. C. dans les prés autour de
St-Véran, en 1907 (AzAM), belvédère du mt Viso ; Drôme : pâturages de la
Chirone (Bémzncuxnn), mt Cla1ret (G. REY). _
Pyrénées : Bagnères·de-Luchon (type de lixonenszs SAULCY).
Vosges: Hohneck, Rotabac; Jura. _
Massif central: Mont·Dore; Cantal; Haute-Lo1re : Mazet-St-Voy (MANE-
· vu,).
Cévennes : mt Mézenc (l3ALAzUc et DE Mmé) ; mont Lozère (DE VxcnE·1·).
Très répandu dans les montagnes du Sud et du Centre de l'Europe.
2. Orpha,nis.scutataBxauN1~xER, 1882, Prodr. eur. ()rth., p. 256 ; — Gno-
PARD, 1922, p. 72, fig. 106-108; — HOULBERT, 1927, p. 269.
Biologie; — PUSSARD, 1942, Cahiers Pathol. vég. et Ent. agr., p. 16.
  .

98 oaraorréaoioes
Espèce très voisine de la précédente et facile à distinguer par la forme
du vertex bien plus étroit et par les caractères de l’extrémité abdominale
indiqués ci-dessus.
Long. d1 33 mm., Q 37 mm. ; pronot. d1 12,5 mm., Q 10,5 mm. ;
fém. post. df 23 mm., Q oviscapte 22 mm.
Se rencontre, comme le précédent, dans les prairies de montagne, mais
beaucoup plus rare et surtout plus localisé. Adulte au début de juillet; les
mâles font entendre une stridulation courte, saccadée, métallique ou prolon-
gée, monotone et légère (PUSSARD). Pour s°accoupler, le mâle glisse son
abdomen sous celui de la femelle, saisit la base de l’oviscapte avec ses cerques,
puis se laisse traîner sur le dos par son conjoint ; le spermatophore, très volu-
mineux (8 à 9 mm.), est pluriloculaire. Ponte dans le sol. Il existe, comme ,
chez les espèces précédentes, une forme très foncée que PUssAax:• anommée
var. 3.Z&ml.
Basses-Alpes 2 col de Valgelage (AzAM) ; Alpes-Maritimes : Seranon
(11. PUSSARD) ; Gard : Aigoual (CHOPARD, DE \YICHET) ;l’Esper0u (CABANÈs).
Espèce décrite de Serbie, se trouvant aussi en Espagne.
Famille des MECONEMIDAE
Cette famille ne comprend que deux genres paléarctiques, composés
d'espèces arboricoles, de forme plutôt grêle, à tibias antérieurs sans épines
apicales, perforés de deux tympans ovales. Élytres bien développés ou
courts, mais à organe stridulant très réduit.
TABLEAU DES GENRES
—- Pronotum court, ne dépassant pas le mésonotum (fig. 152) ;
hanches antérieures armées d’une très courte épine
(fig. 153); élytres bien développés ou abrégés, mais non
cachés par le pronotum. Oviscapte à bords lisses (fig. 154)
...................... (p. 98) Meconema.
—— Pronotum prolongé par dessus le mésonotum (fig. 155)
et les élytres, qui sont entièrement cachés ; hanches anté·
rieures armées d’une forte épine (fig. 156). Oviscapte
denté à l’apex (fig. 157) ........... (p. 101) Cyrtaspis.
Gen. MECONEMA SEavu.LE, 1831
Taille petite. Fastigium du Vertex en forme de tubercule obtus. An-
tennes très longues, fragiles, présentant des points noduleux de place en
place. Yeux globuleux. Pronotum cylindrique, à bord postérieur convexe
mais peu saillant. Tibias antérieurs armés en dessous de 4 épines sur chaque
bord. Cerques du mâle longs, courbés ; plaque sous-génitale courte, tron-
quée ; styles très petits. Oviscapte de la longueur de l’abdomen, un peu
courbé, lisse à l'apex. '
_ Distribution. — Europe, Asie paléarctique. `

on·moprÈmzs. — xuzcoxwmi 99
TABLEAU mas especes
.. Élytres et ailes atteignant l’apex de l’abdomen ; pronotum `
caréné dans sa partie postérieure ; plaque sous·génitale
de la femelle triangulaire, prolongée en une petite lame
à l’apex (fig. 158) ............... 1. thalassina. ~
—— Élytres lobiformes (fig. 159) ; ailes nulles ; pronotum lisse ;
plaque sous-génitale de la femelle demi-circulaire, arrondie Q
à l’apex .................... 2. meridionale.
/5 3 · I5 Z ‘
1,54. /5.5.
il
l ©
/56. /52.
ZC) 2233
/53 /58. _
ê 7  
FIG. 152 à. 159. — 152. Profi] du pronotum de M econema thalassinu. — 153. Hauchc anté-
rieure du même. — 154-. Oviscepte de la. Q. - 155. Profil du pronotum de Cyrtaspis
variopicta. -- 156. Hsmche antérieure du mème. - 157. Oviscapto de Ia. femelle. ·-·
158. Plaque sous-génîtale de la. Q de M. thalaseina. ·— 159. Prolll du pronotum et
élytro de Mcccmema meridicmalc.
1. Maconema thalassina (DE GEER) (lig. 160). -— Locusla lhalassina DE
Gisun, 1771, Mém. Ins., III, p. 433. —- .1/Iecanema lhalassina tlniomiin,
1922, p. 72, fig. 81, 122, 124, 128; ———.I1ou1.nEn·r, 1927, p. 263, pl. XII,
fig. 84 (err. sub M. brevipcnne) ; ·—(ll1UI’ARD, 1947, p. 49, pl. IV, fig. 56.
— Jlleconema varium Fmor, 1890, p..185, pl. 9, fig. 126 ; -— .\zAM, 1900,
p. 148.
Biologie. É Jacquelin DUVAL, 1850, Ann. Soe. ent. Fr., Bull.', p. XLIX ;
·—— abbé PIERRE, 1905, Marcellia, IV, p. 167; — CAPPE DE B.·uLL0N,
1922; Ann. Soc. ent. Fr., 1921, p. 69.
Petite espèce, d'un beau vert pâle avec une bande médiane jaune sur
le pronotum. Élytres bien développés, verts, élargis à. 1’apex, sans appa-
reil stridulant chez les mâles; ailes transparentes. Dixième tergite du

100 oaraorràaoinns
mâle court, tronqué; plaque sous-génitale grande, tronquée à l’apex;
_ styles très courts, un peu aplatis. Plaque sous-gzénitale de la femelle aiguë
à 1’apex ; oviscapte assez long, faiblement courbé, aigu et lisse à l’apex.
Long. 12-15 mm. ; pronot. 2,8-3,2 mm.; élytre 10,5-12,5 mm. ; fém.
post. 8-10 mm.; oviscapte 9 mm.
Cette espèce vit sur les arbres, en particulier sur les espèces à écorce ru-
gueuse comme les Qrmes et les Chênes ; elle est nocturne et semble se nourrir
surtout de pet1ts.1nsect·es. Malgré ·l’absence d’organe différencié, les mâles
produisent une stmdulation assez faible et surtout sourde que Carre nn Ban.-
Lon compare au bruit obtenu en promenant la pointe émoussée d’un crayon
ou d’une allumette sur une toile métallique. D’après Fixenn, les mâles pro-
 7};-î*""
_ a €=%·R)_»§$§·_',m:¤¤î4;,« ·' ,
  ]#}aV`;=OLÀ} ·¥1·e   ·
,ïJ I.
\ »‘ ,.
\(})·:-¢=.'= ·
FIG. 160. —- M com/wma. thalassina De Geer, Q « X 3.
duisent aussi une sorte de tambourinement en frappant sur une feuille avec
llextrémité de l’abdomen. La ponte se fait dans les fentes des écorces ; l’œuf
est collé à l’écorce et dissimulé entre les lobes des thalles des lichens; elle
a été signalée aussi dans les galles des Cynips (Frrscn, The Entomol., 1880,
p. 252). L’éclosion a lieu vers la mi-mai. Aussitôt après la première mue, les
larves montent rapidement au sommet des arbres où elles se dispersent ; les
jeunes sont d’un vert pâle uniforme ; l’insecte est adulte en août-septembre.
Commun dans presque toute la France, mais plutôt dans le Nord, et
naturellement dans les endroits boisés. Jersey (ZEUNER).
Toute l’Europe.
2. Meconema merîdionale COSTA, 1860, Fauna Nap., Orth., p. 14,
pl. 10, fig. 2-3; ~— CuoPARD, 1922, p. 73, fig. 129. - Zlleconema brevi-
pennis Fmor, 1890, p. 186 ; —— HoULBEaT, 1927, p. 264. — Meconema
brevipennc AZAM, 1901, p. 148.
Vert avec une bande médiane jaune sur la tête et le pronotum. Élytres
rudimentaires. atteignant à peine la base de l’abdomeI1. Plaque sous-

|)1\'1`lI()P'I`È11ES. -— «:vn'1·Asrxs 101
génitale de la femelle arrondie au sommet; ovisvapte un peu plus long
que l’abdomen, courbé, brun En l’apex.
Long. d' 13 mm., Q 17 mm. ; pronot. 3-4 mm. ; élytre 2-2,5 mm.;
fém. post. 10 mm.; oviscapte 7-8 mm.
Les mœurs de cette espèce semblent être les mêmes que celles du M. tha-
lassinq.; elle est strictement nocturne. Elle semble très rare en France et a
été signalée par Yxsnsm d’Hyères et par DE Bomuus de Nice; Fmor et
AzAM, qui l'ont recherchée avec soin, ne l'ont jamais retrouvée. Toutefois,
LAN1·z la signalée du Rhône, où elle ne serait pas rare à Jassans,.sur les
arbustes (Bull. Soc. Linn. Lyon, 1024, p. 20), et G. un Vrcmzr l’a prxse dans
l'lsère, à Seyminet-les- lles. -—- Italie, Tyrol.
Gen. CYRTASPIS Frscuen, 1853
Rostre frontal acuminé; yeux assez saillants, subconiques. Pronotum
ample, élargi en arrière et prolongé au-dessus du mésonotum, lisse ; ély-
  .   sa ` .
 ..    _•`··} 1x ‘  
  sswwvxf /  
s/’ """î #1 ·Q` ”' "
\   %—,:.'_, J \
4/i \\‘
r' i `\
Fm. 161. ——- Cyrtaspis varioyricta Costa, O', x 2,5.
tres entièrement cachés. Hanches antérieures armées d’une épine ; tibîas
antérieurs munis d’un tympan ovale, armés en dessous de deux épines
sur chaque bord. Cerques du mâle longs, déprimés, aigus à l’apex ; styles
` longs. Oviscapte incurvé, denticulé à l’apex.
Distribution. — Région méditerranéenne occidentale.
` Cyrtasiiîs vnrîdpicta C0s'rA, 1860, Faune N ap., Orth., p. 17, pl. 10, fig. 2 ;
—— AzAM, 1901, p. 148 ; ——Cn0PAa¤, 1922, p. 73, fig. 125-127; —— Gno-
umno, 1923, p. 277;- Hounmznr, 1927, p. 265 ; — CHOPARD, 1947,
p. 49, pl. IV, fig. 57 (fig. 161).

102 oarnorrêaoxoss
Biologie, —— CuÉNoT, 1915. Arch. Zoo]. exp., LIV, p. 75 ; — 1918,
LVII, p. 12 ;— GÉLIN, 1908, Bull. Soc. ent. Fr., p. 293 ; — KRAuss.
1888, Verh. z. b. Ges. VVien, p. 574.
Vert pâle ou gris rosâtre finement tacheté de blanc. Fémurs postérieurs
courts et épais. Antennes brunes à l'apex.
Long. di 13-15 mm., Q 16-20 mm. ;pronot. 6* 6-8 mm., Q 5.5 mm.;
fém. post. 7,5-9 mm. ; oviscapte 0* 8 mm.
_ Espèce assez rare en France, vivant sur les arbustes et les arbres : Chêne,
Erable,Noisetier, F usain; elle est adulte en septembre et persiste très tard dans
l’arrière-saison; GÉLIN l’a trouvée à Niort en janvier, par des températures
de —— 7 et même — 90 ; elle peut même traverser les hivers doux et survivre
jusqu’en avril. Stridulation très faible que L1nNnAaT compare au tic tac
d’une montre. Ponte inconnue.
Var; Pyrénées-Orientales: Banyuls; Gironde: Arcachon, commun sur
les Troènes et les Fusains (CUÉN013 L1ENnAa·r) ; Vendée : Charente-Maritime :
Deux-Sèvres.
Portugal, Galice, Açores, Italie, Dalmatie, Algérie.
Famille des CONOCEPHALIDAE
Subfam. CONOCEPHALINAE
Taille toujours petite. Sommet du vertex horizontal, court, ne dépassant
pas le premier article antennaire, arrondi à l’apex, parfois comprimé.
Tous les fémurs inermes en dessous ou les postérieurs seulement avec
quelques petites épines au bord externe ; tibias postérieurs avec 4 éperons
apicaux.
Cette sous-famille comprend un assez grand nombre d’espèces très
homogènes; un seul genre en France.
Gen. CONOCEPHALUS THUNBERG, 1815
Caractères de la sous-famille. Élytres de longueur variable, atteignant
l’extrémité de l’abdomen ou raccourcis. Cerques du mâle coniques, armés
au bord interne d’une ou deux dents. Oviscapte de longueur variable.
TABLEAU Des Espèces
1. Prosternum inerme (subgen. Conocephalus s. str.) à bord
postérieur presque droit, lobes latéraux à callosité étroite,
à peine visible (fig. 162) ; cerques du mâle dentés à la face
interne près de la base (fig. 163) ; oviscapte très droit, à
bords entièrement lisses (fig. 164) ....... l. conocephalus. ·
— Prosternum armé de deux épines (subgen. Xiphidium);
lobes latéraux du pronotum avec le bord postérieur arrondi
et précédé d'une callosité convexe, ovale (fig. 165) ; cerques

oR'1‘11o1>'1‘Ènr;s. —- o0Noc12P1iALUS 103
du mâle dentés à la face interne vers le tiers apical (fig. 166);
oviscapte à valves très finement dentieulées ......... -. 2.
2. Élytres et ailes plus longs que l’abdome11 ; dixième tergite
du mâle échancré très légèrement au sommet, cerques à
dent peu épaisse, plus courte que la partie apicale (fig. 166) ;
ovisvapte presque droit (fig. 167) ............ 2. fuscus.
·/68 [gg I [GL?.
_ I6'7· ‘ (   /04.
·""··°· 160.
È )   lili
FIG. 182 à. 169. — 162. Conocephalus canocephaliw, profil du pronotum. —- 163. 10¤ ter-
gite abdominal et cerques du G'. -— 164-. Oviscapte de la. Q. - 1.65. Cûnocephalus
[mous, profil du pronotum. — 166. 10• tergite et cerques du O'. — 167. Oviscapte de
la Q. --168. 10•te1·g1te et cerques du O' de C. doraalis. --169. Oviscepte de ln. Q.
— Élytres et ailes plus eourts` que l’abdomen ; dixième tergite
du mâle très étroitement éehancré, formant deux petites
pointes; cerques à dent épaisse, égalant la partie apicale
(fig. 168); oviscapte bien courbé (fig. 169) ..... 3. dorsalîs.
1. Conocephalus (s. str.) conocephalus (L.), — Gryllus Telligonia conn-
cephalus LINNÉ, 1767, Syst. Nat., éd. XII, 1, 2, p. 696. —— Conocephalus
conocephalus Cnopauo, 1922, p. 74, fig. 132-134. -— Anisoplera comme-
phala Hounizizxvr, 1927, p. 261. —·Xiphidium aelhiopicum AzAM, 1901,
p. 149.
Vert clair avec une bande médiane brun ferrugineux.,
Long. 0*12-15 mm., Q 12-19 mm.; pronot. 3-4 mm.; fém. post.
11-12 mm. ; élytres CT 18 mm., Q 15-20 mm. ; oviscapte 10 mm.
Cette espere, qui habite presque toute l’1\friq11e et l’Est de l'Espagne,

104 ournorriznoions
n’a été trouvée en France que par AzAM, en septembre, sur les herbes d’u11
marais à Fréjus, non loin de la mer. C’est par erreur que L. A. LA1~:rzl’avait
signalée des bords de la Saône (Bull. Soc. Linn. Lyon, 1924, p. 20).
2. C. (Xiphidion) fusous (F.) (fig. 170). — Locusia fusca Fsmncius,
l793, Ent. fysh. II. p. 43. —— Xiphidfum fusrum Fmor, 1890. p. 187.
_A> .
 
·« ·«\ vr? È
  Allâëà
FIG. 170. —~ Conocephalua fuscus F., Q, X 2.
pl. 9, fig. 127; — AZAM, 1901, p. 149.- Anisopiera fusca HOULBERT,
1927, p. 260, pl. XII, fig. 82. — Conocephalus fuscus Cnomnn, 1922,
p. 73, fig. 130, 131, 135 ; -CnoPAnD, 1923, p. 277 ; — CHOPARD, 1947,
p. 49, pl. IV, fig. 58.
Biologie. — Permis, 1876, Ann. Soc. ent. Fr., p. 228 ;—— KARNY, 1915,
Ztschr. wiss. Insektenbiol., p. 344; — BoLnYREv, 1915, Hor. Soc. ent.
Ross., XLI, p. 118, fig. 19-20.'
Vert avec une bande brune assez large s’étendant du sommet du vertex
jusqu’aux élytres. ceux—ci à peine teintés de verdâtre. Fémurs postérieurs
a-   ,,,,,, V (
_X—&__ _ ,//  
"ï ` N ...-——\ »:w-—-»—  '·\— »··. `
·—‘ -·\_ .   __,;,,__\ \ W É
Fm. 171. — Czmocephalu.9 fuscus, jeune mâle, >< 2,5 (dessin de M. N. KORSAKOFF)·
armés en dessous de 2 très petites épines près de l’apex. Cerques du mâle
granuleux, à dent interne peu épaisse. Oviscapte presque droit.
Long. (T I2-15 mm., Q 12-19 mm. ; fém. post. 11-12 mm. ; oviscapte
10-17 mm. ; élytre 13-23 mm.
Espèce commune dans les endroits humides: prairies, marais, grandes
herbes de certaines forêts. L’éclosion a lieu en juin; les jeunes (fig. 171)
· .â.

URTHOPTÈRES. — «:oNoi:EPHALUs 105
sont vert pâle avec une large bande noire luisante, allant du Vertex à l'extré- `
mité de l’abdomen; antennes presque noires; pattes ponctuées de brun.
On trouve les adultes du mois d°août à lin octobre ; leur régime est en grande
partie composé de petits insectes. Le chant du mâle est assez grave, vibrant,
discontinu, présentant 4 à 6 périodes par minute, avec 260 vibrations environ ;
il est diurne. Le spermatophore comprend un flacon biloculaire avec deux
volumineuses masses latérales constituant le spermatophylax (Bonnvnrzvi.
La ponte se fait probablement dans les jones et autres plantes, mais elle ne
semble pas avoir été observée avec précision; d`après Primus, cet insecte
pondrait entre les feuilles des galles produites au sommet de certains roseaux
par un Diptère. "
Parasité par un Chalcidien Aphéliniide, le Centrodera lvcustarum Gin.
·Toute la France ; île d’()léron ; Corse. Jersey (ZEUNER). — Europe, Afrique
du Nord, Asie paléarctique.
3. C. (Xiphîdion) dorsalis (LATa.). — Locusla dorsalis LATREILLE, 1804 ;
Hist. nat. Crust. Ins., XII, p. 133. — Xiphidian dorsale Fmor, 1890,
. p. 189 ; -— AzAM, 1901, p. 149. —— Conocephalus dorsalis C11oPAno,
1922, p. 174, fig. 136-137; —- Cuorann, 1947, p. 50. — Anisoplerrz
dorsale Houmaanr, 1927, p. 261, pl. XII, llg. 83.
Biologie. —CA1>PE DE BA1LLoN, 1919, La Cellule, XXXI, p. 127, 132,
· 142, fig. III, VII ; -— R. B. SIMS, 1945, J. Soc. Br. Ent., II, p. 264.
Même forme et aspect que le précédent dont il diffère par les caractères
indiqués au tableau.
Long. 12-18 mm. ;fém. post. 11-12 mm. ; élytre dl 6,5-8 mm., Q 5-7 mm.;
oviscapte 8,5-9 mm. ‘
Encore plus hygrophile que le C. fuscus, ct insecte se trouve dans les prairies
humides et les marais. Il se tient sur les Carex et les joncs, souvent appliqué,
la tête en bas, sur les tiges avec lesquelles il est très homochrome, d’autant
plus que l’oviscapte brun ressemble à certaines tiges desséchées ; il se dissi-
mule aussi en tournant autour des tiges. Adulte de juillet à fin septembre;
régime composé d’herbes, mais aussi de petits Homoptères et de Diptères;
d`après Carre on BAILLON, très avide d'eau. Ponte dans les joncs. (Eufs
parasités par un Chalcidien, probablement Centrmlnra lncustarum (Brun,
1948, Ent. m. Mag., p. 276).
Bien plus localisé que le C. fuscus; commun surtout dans le Nord, l’Est
et l’Ouest. — Environs de Paris : Trappes, Saclas, marais d’Episy, étang de
St-Gratien, étang des Fonceaux à Meudon; Eure; Bretagne; Charente-
Maritime; Drôme: prairies très humides près de Valence; Var: Hyères,
étang de Villefrey à St·Aigulf (Azsm).
Il existe une forme à élytres et ailes dépassant l’extrémité abdominale i
(var. bllttl Enru2n,.1910, Mit!. Naturw. Ver. Un. IVien, VIII, p. 140) ; connue
d’Angleterre et de Hollande, elle n’a jamais été trouvée en France.
Subfam. COPIPHORINAE '
Bien que très voisine de la précédente, cette sous-famille montre des
espèces de taille plus grande, à vertex souvent prolongé en un rostre aigu,
généralement plus large à la base que le 19* article des antennes. Fémurs

106 ()R'1`1l0PTÉRUlDl:lS
postérieurs armés en dessous de petites épines. Cerques des mâles dentés
à la face interne. Oviscapte droit.
Un seul genre en France.
Gen. HOMOROCORYPHUS Kr\RNY, 1907
Rostre frontal large, obtus. Pronotum' plan dessus, à lobes latéraux
insérés à angle arrondi ; élytres bien développés, étroits ; ailes de la lon-
gueur des élytres, acuminées à l’apex. Hanches antérieures armées d’une
` ` épine ; fémurs antérieurs inermes ; fémurs postérieurs épineux en dessous,
de chaque côté. Cerques du mâle épais, cylindriques, courbés et dentés
à l’apex. Oviscapte plus long que l’abdomen. ‘
Distribution. — Genre cosmopolite, à espèces nombreuses dans les
pays tropicaux, une seule habitant la France.
Homorocoryphus nitidulus (Scor.) (fig, 172). - Gryllus niiidulus Sco-
1>oLx, 1786, Del. Flor. Faun. Insubr., 1, p. 62, pl. 24 B. -—— Conocephalus
lis    ,   ef"  ,' 
  » **··"+”  *1
’;?*·%(·¢@ _ ,21  //
(I / I1
7**/ -
FIG. 172. —- Homorocoryphus mltidulus Scop., Q, >< 2.
niiidulus AZAM. 1901. p. 150; — HOULBERT, 1927, p. 259. -— Homo-
rocaryphus nilidulus CHo1>ARD, 1922, p. 75, fig. 84-88; -— GHoPARD,
1923, p. 277 ; ·—CHOPARD, 1947, p. 50, pl. IV, fig. 59. —-— Conocephalus
mandibula ris, FINOT, 1890, p. 190, pl. 9, fig. 128.
Biologie. —- BOLDYREV, Hor. Soc. ent. Ross., p. 114, fig. 18 ; —— CAPPE
DE BAILLON, 1919, La Cellule, XXXI, p. 109, 130 ; —- GaAssÉ. 1929,
‘ Bull. biol. Fr. Belg., LXIII, p. 498.
Le plus souvent vert, mais parfois aussi brun, testacé ou jaunâtre,
toujours unicolore. Pattes velues; fémurs postérieurs armés en dessous
de   petites épines internes et 4 externes. Gerques du mâle courts, un peu
renflésà l’apex, granuleux et velus, courbés brusquement et bidentés à
I l’apex ; plaque sous-génitale à, 2 carènes, bord postérieur légèrement émar-
giné. Oviscapte droit, comprimé, un peu élargi au milieu, aigu et lisse
à l'apex ; plaque sous-génitale de la femelle émarginée.

UR'1`IIOI"1`Èl\}:JS, -— 'L‘ETT1GoN1A 107
Long. l8-33 mm. ; pronot. (1-7.5 mm. ; fém. post. 17-18 Iïllll. ; élytre (j'
26-38 mm., Q 30-46 mm.; oviscapte 17-26 mm.
Cette espèce est commune surtout dans les prairies humides et les maré-
cages; elle est nocturne et le mâle produit un chant très prolongé et très
strident, formant une vibration continue, assez aiguë. Ponte dans la terre; '
éclosion en juin; adulte de juillet à lin septembre. Les jeunes sont verts
avec des lignes orangéés sur le pronotum. Le régime est composé, d’après
Gnassâ, de graines de Graminées et de petits insectes.
Presque toute la France, mais plus commun dans le Midi ; signalé au Nord
jusque dans la Somme. Aux environs de Paris : bords de la Seine et du Loing,
Fontainebleau, Épisy. Ile d'()léron; île de Ré; Corse.
Europe, Afrique, Asie.
Famille des TETTIGONIIDAE
V Subfam. TETTIGONHNAE
Prosternum armé de deux épines. Tibias postérieurs armés de 4 éperons
apicaux ;tibias antérieurs portant dessus une épine apicale externe. Tym-
pan auditif en forme de fente.
Gen. TETTIGONIA LxNNÉ, 1758
(= Phasgonum Srizrneus, 1835)
Rostre front-al obtus, pas plus large que le l" article des antennes.
Pronotum lisse, à lobes latéraux insérés à angle arrondi. Élytres et ailes
bien développés. Prosternum portant 2 longues épines ; méso ét méta-
sternum à lobes triangulaires. Fémurs antérieurs et intermédiaires épi-
neux en dessous au bord interne ; fémurs postérieurs épineux de chaque
côté. Cerques du mâle longs, dentés à la face interne près de la base;
styles longs. Oviscapte un peu courbé, lisse.
Distribution. —~ Europe, Afrique du Nord, Asie paléarctique.
TABLEAU mas Espèces ,
· — Élytres et ailes beaucoup plus longs que les fémurs posté-
rieurs; tympan élytral occupant à peine le sixième de
l’élytre du mâle. Oviscapte légèrement courbé vers le bas,
atteignant l’apex des élytres .......... 1. viridissima.
—-— Élytres et ailes dépassant à peine les fémurs postérieurs;
· tympan élytral occupant plus du quart basal de l’élytre.
Uviscapte droit, dépassant l'apex des élytres dc presque
toute sa longueur ................. 2. cantans.
1. Tettîgonin viridissima L. (fig. 173). — Gryllus Telligcmia viridissima
Linné, 1758, Syst. Nat., éd. X, I, p. 430. ——- Lovusla viridissima FINOT,

108 on'rnor>·rÉaoinEs
1890, p. 191, pl. 10, fig. 129 à 133 bis, pl. 13, fig. 167-168 ; ~— AZAM,
1901, p. 150. — Phasgonura viridissima UHOPARD, ·1922, p. 76 ; —·
HoULBERT, 1927, p. 251, pl. XII, fig. 77. —- Telligonia viridissima
CHoPARD, 1923, p. 277 ; -— CHoPARD, 1947, p. 50, pl. IV, fig. 60.
_ Biologie.-BoL1vAR, 1887, Aict. Soc. esp. Hist. nat., p. 70 ; —- BÉREN—
amsn, 1908, Bull. Soc. Et. Sc. nat. Nîmes, XXXV1, p. 4 ; — FABRE,
1899, Souv. ent., VI, p. 196 ;—- RAMME, 1925, Arch. Naturg., LXXXVI.
p. 164; — Botnvruzv, 1915. Hor. Soc. ent. Ross., XL1, p. 141, fig. 24-
.-” il I '
r ''ffl I   -
mg      
   
%î'i’   .  
xy WL t "`  "È*"'î'î‘   ,._ ,
.»_ . `~ \
*•-ëîî B .
I 7.\\ \,
//4  
i FIG. 173. — Tettigomla viridissima L., Q, >< 1,5.
25;—N1E1.sEN, 1938, Ent. Medd., XX, p. 121 ; — R. B. Sms, 1945,
.1. Soc. Br. Ent., II, p. 257. _
D’un beau vert, taché de brun dessus, rarement jaunâtre (ab flaua
NEm.rALKov) ; pronotum avec une large bande brune médiane ; fémurs
postérieurs à épines noires. Cerques du mâle longs, dépassant les styles.
Oviscapte atteignant à peine Pextrémité des élytres. I
Long. dl 28-36 mm., Q 32-42 mm.; pronot. 7-9 mm.; fém. post.
26-28 mm.; élytre dl 34-50 mm., Q 49-55 mm. ; oviscapte 26-32 mm.
Cette espèce, très commune, vit à 1’état adulte principalement dans les
arbres ; elle est très carnassière et s’attaque à toutes sortes d’insectes : Mou-
ches, Acridiens, Papillons, Chenilles; PEYEn1MnoFF a autrefois (1874)
signalé ses déprédations dans un élevage de Samia cynthia ; d’après XAMBEU,
elle s’attaquerait particulièrement à l’Antazius hispanicus et en détruirait
beaucoup. Toutefois, les substances végétales font aussi partie du régime de la
Grande Sauterelle verte et elle cause parfois des dégâts aux arbres fruitiers ·
et aux cultures de Pois; elle semble avoir été particulièrement abondante
depuis quelques années dans nos départements méridionaux. FABRE indique
que cette espèce s'attaque même à la Cigale et au Hanneton, mais qu’elle

U
oamorrîzaas. — TETTIGONIA 109
mange volontiers aussi des fruits. Lnéclosion se produit en mai-juin ; les jeunes
vivent dans lesherbes et les champs ]usqu'à la dernière mue, qui est la sixième ;
malgre lesihabitudes carnassières de l’espèce, Béaxaxcuuan dit qu'on peut les
elever entierement avec de la laitue. La couleur des larves est vert brillant,
assez fonce, avec une large bande dorsale d’un brun ferrugineux sur toute
la longueur (fig. 174).
lee chant du mâle commence à_la’tornbée du jour let dure presque toute la
nuit, a moins que_la temperature s abaisse aux environs de 129. Le rythme
de ce- chant, etudxé par Nmtsizn à l'aide du microphone et d’un appareil
eriregistreur, est semblable à celui de l’activité générale par rapport à la
lumiere îavant tout, c`est l’obscurité qui déclenche le chant nocturne. Quand
la temperature baisse, Ie Temgonm chante jusqu’u moment où apparaît
" . . A
.»   4/   ~ ` ·
‘ Ã · . ', . w  .
— / . , »»%¢·*?%i»v· »»·~'  
· Qgxrbaw pg' * vl  r   `
» ‘(l°   ,«;;?#":5'// , · "
~ · ·· ,1 ·· ees? e ·.
‘ .4 —» ` · ·=·¤a==·,
, ,·  
Fm. 174-. - Jeune Teltigcminz viridiaaima, Q. >< 5 (dessin de ML N- Konsmovv).
la torpeur; tard dans la nuit, on entend ces insectes dans les arbres où la
température est restée plus élevée que dans les herbes, près du sol, où ils
ont déjà cessé de chanter. La stridulation est forte et assez aiguë, composée
de périodes variables, au nombre de 6 à 24 environ par minute, soit 200 à
240 vibrations; les périodes sont séparées par des intervalles très courts.
Uaccouplement a été décrit dès 1887 par Bouvan; le mâle s’aceroche à
l’oviscapte. Le spermatophore est volumineux, à spermatophylax composé
de plusieurs sphérules. Ponte dans la terre ; les femelles qmttent à ce moment
les arbres ou les arbustes et montrent un géotropisme positif. Un cas de gynan-
dromorphisme a été signalé par RAMME (1925) et Bnnnusxz a décrit une femelle
à oviscapte double (Hedia, lll, 1905, p. 305).
Toute la France; Corse, île d'()léron; Jersey (ZEUNER). —- Europe, Afri- `
que du Nord, Asie.
2. Tettigoniacantans(FL1EssLY). - Gryllus canlans Fuussnv, 1775,
Verz. schweiz. Ins., p.·23, pl. 1, fig. 5a, b. —- Locusla conlans Fmor,
1890, p. 192;- AzAM, 1901, p. 150. -— Phasgonura canlans Cuomno,
1922; p. 76 ; - Houteear, 1927, p. 254, pl. XII, fig. 78 ; —-— Cuomao,
1947, p. 50. "

l1() on·rno1>·rÉ1ao1nEs
Biologie.-- Botm/nav, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., XLI, p. 149, fig. 26 ;
—— NIELSEN, 1938, Ent. Medd., XX, p. 121.
Vert, le pronotum brun dessus ou entièrement brun jaunâtre, cette
dernière coloration plus fréquente chez les mâles. Élytres larges, courts,
ne dépassant pas l’apex des fémurs postérieurs; d’après LIENHART, les
individus provenant de stations élevées ont les élytres plus courts que ceux
des localités basses. Gerques du mâle dépassant à peine les styles. Ovi-
scapte droit, dépassant bien l’apex des élytres.
Long. 23-33 mm.; pronot. 7-9 mm.; fém. post. 19-21 mm.; élytre
25-31 mm. ; oviscapte 22-31 mm.
Espèce qui se trouve dans les mêmes conditions que la précédente, mais
seulement dans les montagnes d’altitude moyenne, entre 800 et 1.500 mètres
environ; les deux espèces coexistent dans les Hautes-Alpes, à 1.200 m.
(Pelvoux); commune et adulte en août-septembre. Chant strident, un peu
moins aigu que celui de l’espèce précédente, mais moins uniforme et variable
suivant l’heure ; dans la journée, il est court, à stridulations rapides, incomp-
tables ; le soir, ou par temps couvert, il est formé de périodes variant de 10 se-
condes à 1 minute, composées de stridulations moins rapides, au nombre de
240 environ à la minute.
Jura ; Vosges ; Massif central : Puy-de-Dôme, Mont-Dore, Cantal ;-— Alpes :
Hautes-Alpes ; Alpes-Maritimes : St-Martin-Vésubie (BELLECROIX) ; Drôme ;
îèâe; — Pyrénées : Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales,
. u e.
Meurthe-et-Moselle : forêt d’Haye près de Nancy, alt. 300 m. (LIENHART).
Haut-Rhin. —— Europe septentrionale et centrale ; Ouest de l’Asie.
` Subfam. DECTICINAE
Antennes insérées entre les yeux ; tibias antérieurs à tympans en forme
de fente et pourvus d’une épine apicale externe dessus ; hanches antérieures
armées d’une épine ; tarses plus ou moins déprimés, les postérieurs pré-
sentant en dessous deux plantules libres basales. Ce dernier caractère
permet de reconnaître facilement les Decticines.
TABLEAU DES cENREs
· 1. Prosternum armé de deux épines (fig. 175). parfois réduites
à des tubercules à peine saillants ............... 2.
—- Prosternum inerme (fig. 176) ................. 6.
2. Tibias postérieurs armés en dessous de deux éperons api-
caux (fig. 177) ...................... 3.
-— Tibias postérieurs armés en dessous de 4 éperons apicaux
dont les deux médiane très courts (fig. 178) .......... 5.
3. Plantule libre des tarses postérieurs égale au métatarse
(fig. 179). dl: cerques coniques, courbés en dedans vers
l’apex (fig. 180), élytres atteignant l’apex du premier '
tergite abdominal; Q : plaque sous-génitale triangulaire,

Ul\TlIUl"1`ÈI\ES.' — DECTICINAE lll
très légèrement érhancrée à l’apex (fig. 181) ; élytres
dépassant à peine le pronotum ........ (p. 113) Rhacocleis.
— Plantules libres des tarses postérieurs bien plus courtes
que le métatarse (fig. 182) ; rerques du mâle déprimés, en
fornîe de lame dentée; plaque sous-génitale de la femelle
nettement échancrée à l’apex ................ 4.
-1. Pronotum fortement prolongé errarrière, cachant complè-
tement les élytres dans les deux sexes; rerques du mâle
51 bords presque parallèlesjusquïi la dent interne (fig. 183) ;
  /.-6..    
· É ~   Ã
") <
/7.9.  
1:5. /82-
. /
I `·*À€;“‘¥"
Fm. 175 à 182. — 175. Prosternum de Thyreonotus corsicua. —— 178. Prosternum de
Melrioptera sepium. — 177. Extrémité du tibia. postérieur d’Antaa:ius. — 178. ld.
d’.1n0nc0n0tus. - 179. Premiers articles du torse postérieur de Rhacocleis yvrmaniea.
--· 180. Extremité abdominale du Q" du même. ~— 181. Plaque sous-génitalc de lu. Q.
— 182. Premiers articles du tnrse postérieur d’An0nconvlus alpines.
plaque sous—génitale de la femelle à échancrure apicale ar-
rondie et présentant deux petites carènes ondulées (fig. 184)
.................... . (p. 119) Thyreonotus.
— Pronotum un peu tronqué et moins fortement prolongé
en arrière, laissant dépasser plus ou moins les élytres;
rerques du mâle à bords non parallèles ; plaque sous-;:éni- .
tale dela femelle à échanerure apicale triangulaire. (p. 114) Antaxius.
  Élytres et ailes bien développés; épines du prosternum
très longues; plantules libres des tarses postérieurs plus
longues que la moitié du métatarse ; cerques du mâle trian-
gulaires, dentés à la face interne très près de la base ‘

112 owmorrânoxnns
(fig. 185) ; oviscapte un peu incurvé vers le bas, tronqué
obliquement à l’apex (fig. 186, 187) .... (p. 122) Gampsoeleis.
—— Élytres courts, ailes nulles ; épines du prosternum très
courtes ; plantules libres des tarses postérieurs n’atteignant
pas la moitié du métatarse ; cerques du mâle cîlindriques,
recourbés en dedans, aigus à l’apex (fig. 188) ; ovisrapte
courbé vrrs le haut (fig. 189). . · ...... (p. 123) Anonconotus.
/ »-
18* /60- 190. 1.79.
I   l I
18.3.
I86'.
\l
/ · IS]. ‘
188.
191.  
, ¤ r I \
F10. 183 à. 191. — 183. Thyreanotus corsicus, 106 tergite et cerques du O'. — 184. Plaquü
sous-génitale de la Q. — 185. Gampsocleis glabra, 108 tergite et cerques du mâle. —-
186. Oviscapte de Gampsocleis. - 187. Extrémité du même grossie. —— 188. Extrémité
abdominale du mâle d’A·n0nc0n0tua alpinus. — 189. (lvîscapte de la. Q. — 190. Yersi-
nella 'raymemdi, extrémité abdominale du (j' . - 191. Plaque sous-génitale de la. Q.
6 T b p t d d d p p
. i ias os érieurs armés en essous e eux é erons a i-
caux_; plantules libres des tarses postérieurs aussi longues
que le métatarse ; élytres squamiformes, presque semblables
dans les deux sexes ; cerques du mâle assez longs, cylin-
driques (fig. 190) ; plaque sous-génitale de la femelle grande,
triangulaire, éehancrée à l’apex (fig. 191). . . (p. 120) Yersinella.
· — Tibias postérieurs armés en dessous de 4 éperons apicaux .... 7.

()RTlI()P'l`Èl\ES. - 1111.xcocLE1s _ 113
7. Pronotum arrondi (Ill 1111 peu déprimé sur le 11isque, sans
1·ar(—ne longitudinale bien nette ....... (p. 125) Pholidoptera.
— Pronotum aplati sur le disque avec 11ne carène médiane
bien marquée, au moins dans la métazone ........... 8.
8. Pronotum à earène longitudinale médiane marquée dans la
métazone seulement; tibias antérieurs armés de 3 épines
au bord supérieur externe ................. 9.
~—— l)l‘()Il()1.1Hll à earène longitmlinale médiane bien marquée
' Slll' l()l1l(‘ la longueur; tibias antérieurs armés 111- 4 épines
au bord supérieur externe ..... . ..... (p. 152) Decticus.
9. Élytres et ailes bien développés ; plaque sous—génitale de la '
femelle sillonnée .............. (p. 132) Platycleis.
—-· Élytres et ailes typiquement abrégés (il existe de rares
individus maeroptères) ; plaque sous-génitale de la femelle
carénée ou lisse ........... , ........... 1(J.
10.()viseapte presque droit, rembruni il l’apex seulement;
fémurs postérieurs courts ......... (p. 131) Parnassîana.
—· ()viscapte courbé, noirâtre; lémurs postérieurs trois fois
aussi longs que le pronotum ......... (p. 142) Metrioptera
- Gen. RHACOCLEIS Fmnan, 1853
Vertex large et convexe ; pronotum arrondi dessus, fortement prolongé
en arrière. Pattes longues; tibias postérieurs avec 2 éperons apicaux
seulement (Ill dessous; plantules libres égalant le métatarse. Élytres
dépassant peu le pro11ot11111 dans les deux sexes. (Ierques du 111âle coniques, '
acuminés, armés il la base d’une dent interne; 10** tergite largement I
émarginé, à angles dentieulés. Femelles à plaque sous-génitale transverse
011 triangulaire; oviscapte peu courbé.
Distribution. -—~ Sud de l’Europe, .\sie Mineure; u11e seule espece en
France.
Rhacocleis gefmanîcn (II. S.) (fig. 192). —— Declicus gjermanicus llERRICII•
Sciixxnrrizn, 1840, Nomencl. Ent., II, Orth., p. 13. — Rhacacleis ger-
mcmica CHOPARD, 1922, p. 78, fig. 142-144 ; —- CIIOPARD, 1923, p. 277 ;——~
lIouL1:1;nT, 1927, p. 220, pl. X, fig. 64 ; —-Cnomnn, 1947, p. 51, pl. V,
fig. 61. —— Ilhacoclcis discrcpans FINOT, 1890, p. 195, pl. 10, fig. 130 ; —
.\zAM, 1901, p. 153.
Brun varié de gris, de jaune et de ferrugineux ; pronotum avec une tache
pâle sur la ligne médiane, lobes latéraux bruns, bordés de pâle. Fémurs
l)()S1(1[`l('1lI'S ar1nés en dessous de 4 21 G épines internes. (lerques du mâle
forts, coniques, à longue dent interne. Plaque sous·génita1e de la femelle
triangulaire, échanerée à l’apex; oviseapte presque droit.
s

114 iiiirnorrâaoroes
Long. 15-26 mm. ; pronot. 5-8,5 mm. ; fém. post. 17-25 mm. ; élytre (T
1,5-2 mm., Q 0,5 mm.; oviscapte 14-19 mm.
Insecte rare et localisé, se trouvant dans les endroits secs et bien ensoleillés,
d’août à octobre. Crépusculaire, d’après AMM; reste caché pendant le jour
dans les buissons et sort vers le soir pour chercher sa nourriture et s’accoupler.
,  `
/ ,7
  -pv-~ . ¤""` i  
i" ‘=¥·*'* ·’   "';;c .- ·
AW;)/»®î  «* *€Èf0··  '/
`ïiü . V
`*1Ǥ\ "U`
É ,.3
,/" 'i?`\ \ .
Fm. 192. -Rhac0cleoLs· germawica H. S., Q, >< 2.
i Var : Bagnols, La Foux, au bord des buissons entourant les prés voisins de
la gare (Azur) ; Gard. Corse, assez commun dans la zone de 1’Olivie1·; en
montagne, jusqu’à 700-800 rn., dans les endroits bien exposés.
Italie, Balkans, Asie-Mineure.
i Gen. ANTAXIUS BRUNNEP., 1882
' Vertex arrondi; pronotum avec ou sans rarène médiane, tronqué en
arrière ; lobes latéraux à bord inférieur un peu sinué; prosternum armé
de 2 épines. Pattes longues, les fémurs postérieurs environ trois fois aussi
longs que le pronotum ; tibias postérieurs armés de 2 éperons inférieurs ;
plantules libres plus courtes que le métatarse. Élytres très courts,
entièrement cachés sous le pronotum chez la femelle. Cerques du mâle
aplatis, dentés à la face interne. Plaque sous-génitale de la femelle échan-
crée à l’apex; oviscapte long, acuminé.
Presque toutes les espèces de ce genre ont la même taille et le même
aspect général ; elles sont assez difficiles à déterminer.
Distribution. —— Région méditerranéenne.

' oP.Ti1oP'rÈRES. — ANTAXIUS 115
TABLEAU ous EsPÈcEs
l. Fastigium du vertex sillonné; épines prosternales réduites
à 2 tubercules à peine visibles ; pronotum présentant deux
petites taches vert clair. Cerques du mâle assez courts,
subtriangulaires, à bord interne offrant une dilatation `
lamellaire peu marquée (fig. 193) (Subg. Cyrnanlaxius). 5. bouvieri.
/.9 7. ./.95 · 1.98 . /.9/;.
l
( . .
/ ' ) É A
\/j \~»•
,1.9.9. 200. 1.95 . 1.94.
Q
ix È '
il l  
n' .
3 ~ r
F10. 198 à. 200. -193. Antaxciua bouvieri, 10° tergite et cerques du (5* . — 194. Cerque gau-
che du d' d'Anùwiua pedestrie. —-— 195. id. A. hispanicua. - 196. id. A. sûrrezensia.
— 197. Plaque sous-génitule de ln. Q d'A. pedestris. — 198. id. A. hispanieua. -
199. id. A. aorrezmwia. - 200. id. A. chopardi.
-— Fastigium du vertex arrondi dessus; épines prosternales
courtes, mais bien visibles ; pas de taches verdâtres surle
pronotum ........................ 2.
2. Mâles .......................... 3.
— Femelles ......................... 5.
3. Cerques à partie apicale cylindrique ; bord interne formant
une grande lame triangulaire avant la dent (fig. 194) . . 1. pedestris.
——· Cerques à bord interne légèrement concave (fig. 195-196) ..... 4. ·
4. Fémurs postérieurs inermes en dessous; cerques à bord
interne droit, partie apicale large, cylindrique (1ig. 195);
styles cylindriques, grêlcs ........... 2. hispanicus.
—- Fémurs postérieurs armés en dessous de petites épines en
nombre variable (2 à 8) ; verques à partie apicale triangu-

116 · ORTIIOPTÉROIDES
laire comme la dent, bord interne concave (fig. 196) ; styles
très courts, subglobuleux .· .......... 3. sorrezensîs.
5. Bords de l’éehanerure de la plaque S011S·géIl1È3i€ 110n
épaissis ; earène assez peu marquée .............. 6,
—— Bords de Péchancrure de la plaque sous—énitale épaissis ;
carène très marquée .................... 7.
6. Plaque sous-génitale earénée. à échancrure triangulaire,
profonde, lobes larges, arrondis (fig. 197) ..... 1. pedestrîs,
— Plaque sous-génitale non earénée, à écha11rrur<· tres peu
profonde (fig. 198) .............. 2. hispanieus.
7.iBords de l’échancrure de la plaque sous-génitale droits
(fig. 199) ; fémurs postérieurs armés en dessous de quelques
petites épines. ................. 3. sorrezensîs.
—— Bords de l’échancrure de la plaque sous—génitale concaves
(fig. 200) ; fémurs postérieurs inermes ......... 4. chopardi.
1. Antaxius (s. str.) pedestris (F  (fig. 201). — Lurusla pedcslris FA11111-
' c1Us._1787, Mant. Ins., I, p. 235.
f “;_ -— Anlaasius pedcslris F1No'1‘,
à  1890, p. 197, pl. 10, fig. 138;
,· T N "î·,, —- AzAM, 1901, p. 153 ; — C110-
  PAR0, 1922, p. 78, üg. 140, 147,
É'   -     150, 156; — HOULBERT, 1927,
· av     if' . 224 l. X fi . 67 · — C110-
. IJ; ;-«; ^_.,» ;/ P 1 P 1 gi 1
  J     11.11111, 1947, p. 51, pl. V, fig. 62.
4   "jjç  Brun jaunâtre plus ou moins
"   ·»‘~   ` · \ marbré de brun plus foncé; face
(É   jaune avec, généralement, 4
    petits points bruns; une ligne
        brune luisante derrière l’oeil.
fr']  ii,'`   ¢·   Pronotum 1111 peu rétréri au
_ s,    4;. 1 milieu ;métazone 11n peu aplatie
    ·'  dessus, légérement relevée chez
.1   le mâle; lobes latéraux plus ou
i ,/     \ moins largement noiratres dans
  / 4 (ll la· partie supérieure. Pattes
    ( tachetées de brun, les fémurs
”"5?T`   _` antérieurs et intermédiaires avec
u" ”"i Il t 11 1' · 1 1
ne ac e an eapica e p us
FIG. 201. —— Antarvius pedestris F., O', >< 3. grande ; fémurg postérieurs à
bords inférieurs armés de 1 à 6
petites épines,- très rarement inermes. Élytres du mâle largement noi-
râtres à la base et sur les côtés, la moitié apicale blanc jaunâtre; ceux de

OHTIIOPTÈRES. —·- ANTAXIUS 117
la 1'emelle dépassant très peu le pronotum. Oviscapte droit, à apex lisse,
les valves supérieures un peu tronquées obliquement.
Long. dl 17-20 mm., Q 18-23 mm. ; pronot. OI 5,2-(i mm., Q 6-6,2
llllll.; Iém. post. 17-26 HUI}.; élytre 0* 4 mm., Q 1,5 mm. ; oviscapte
13-18,5 mm.
Assez commun dans les broussailles et sur les arbustes, en août et septembre.
Comme tous les Antaxius, cette espèce a l’habitude, quand on la dérange, de
plonger au milieu des buissons où elle devient presque impossible à capturer.
Provence; Basses-Alpes; Hautes-Alpes; Drôme, Isère, Savoie. Également
dans les Pyrénées: Hautes-Pyrénées, Ilaute-Garonxie.
Italie, Espagne, Suisse, Tyrol, Caucase.
FIG. 202 à. 204. — Ti1>i1In.teu1·s «1’A1uta,a:iua: 202. pedrstrix. `
203. Imîwpaniewa. — 204. xnwczvmis. '
2. Antaxîus (s. str.) hîspanîcus BOLIVAIX, 1887, Ann. Soc. ent. Belg.,
XXVIII, p. CIV ; — Fmor, 1899, p. 197;- .\zAM, 1901, p. 153 ; ——
(luoinmo, 1922, p. 78, fig. 151, 152, 155 ; —-- Iloutmmr, 1927, p. 224.
Espèce très voisine de la précédente mais présentant, outre les carac-
téres de Pextrémité abdominale, des dillérences assez nettes: pattes
plus courtes, surtout les fémurs postérieurs qui présentent une bande
longitudinale brun noirâtre, luisante ; pronotum un peu plus court ;
élytres du mâle entièrement jaunâtres ; bord inférieur des fémurs posté-
rieurs presque toujours complétement inermes; métatarses postérieurs
S1 peine plus longs que le 2** article du tarse, ii plantule libre n’atteignant
pas le milieu ; élytres de la femelle un peu plus épais, à nervules formant
un réseau élevé de petites cellules irrégulières.
Long. ©' 16 mm., Q 19-23 mm. ; pronot. d' 5,5 mm., Q (1 mm. ; fém.
post. 113-24 mm. ; élytre OI 3,5 mm., Q 1,3 mm.; oviscapte 17-21 mm.
Espèce ne se trouvant que dans les Pyrénées où elle est habituellement assez
rare. Pyrénées-()ricntales: Canigou, Prats de Mello, Val` d'Eyne, commun

118 oarrrorrâaoions
sur les haies qui bordent les prés et dans la vallée, sur les rochers bien exposés
au soleil, de 1.600 à 2.300 mètres (Azmvi) ; Hautes-Pyrénées: Pic de Carlitte,
Gavarnie (REY) ; Cauterets (Bnizwum). ——- Espagne.
3. Antaxius (s. str.) sorrezensis (IWARQUET). — Thamnolrizon sorrezensis
MARQUET, 1877, Bull. Soc. Toulouse, X, p. 153, pl. 1, fig. 3-3 b. — Aniaxius
sorrezensis FINO'1', 1890, p. 198; —- .\zAM, 1901, p. 153 ; —- Cuomno,
1922, p. 78, iig. 148, 153; —— Houmsear, 1927, p. 225.
Vert assez vif ou brun clair; lobes latéraux du pronotum jaunes dans
toute la partie inférieure, présentant souvent une tache brun noirâtre
dans la partie postérieure; fémurs postérieurs armés en dessous de quel-
ques petites épines; plantules libres très courtes.
Long. 20-23 mm. ; pronot. 5-6 mm. ; fem, post. 15-17 mm. ; élytre (jl
3 mm., Q 1,5 mm.; oviscapte 16-18 mm.
· ljorgane copulateur peut servir à différencier les trois espèces ci-dessus ;
il est très remarquable, car, outre les titillateurs, il présente un épiphalle
central allongé ; chez pedesiris, la tête de cette pièce est arrondie, échancrée,
à épines fines et l’eXtrémité des titillateurs présente aussi quelques petites
· dents (fig. 202); chez hispanicus et sorrezensis, l’épipha1le est fortement
denté à l’apex et les titillateurs sont crochus et armés seulement de
quelques dents en dessous (fig. 203, 204). I
_ Cette espèce semble très rare et n`est connue que par quelques individus.
Montagne Noire; chemin de Revel aux Camazes (type de MARQUET).
Aveyron : Le Rozier, Montpellier-le-Vieux (Cnoimnn) ; — Hérault : mont
Caroux, gorges d’IIeric (G. DE Vrrnnr).
4. Antaxius (s. str.) chopardi MoRALEs, 1936, Bol. Soc. esp. Hist. nat.,
XXXVI, p. 49. '
Espèce très voisine d’Izispanir·us dont elle dillère par la forme de la
plaque sous-génitale de la femelle, par le pronotum un peu plus long,
les élytres à nervures plus fines. Mâle inconnu. Couleur générale verte
ou brun jaunâtre avec des taches plus fonrees sur le pronotum et l’abdo-
· men; pattes unicolores; élytres jaunes; lobes latéraux du pronotum
largement jaunes.
Long. 19 mm. ; pronot. 5,8 mm. ; fém. post. 17.6 mm. ; élytre 0,5 mm. ;
oviscapte 15 mm.
Pyrénées-Orientales: Canigou (type de 1V1ORALES); Albères, pic de Néon-
lens, 1.250 m. (F. BERNARD).
Subg. Cyrnantaxius, nov.
5. A. (Cymantaxius) bouvieri (luoimrm. 1923, -\nn. Soc. ent. Fr., XCII,
p. 263, fig. 4-5; EBNER. 1946, Eos, XXII, p. 21, fig. 2.
Outre l’absence presque complète des épines prosternales, cette espèce
diffère beaucoup des autres Aniamius français par la forme du fastiëzium

oR'rn0PTÈnEs. —· 'r1iYaEoNo·rus 119
du vortex qui est tronqué au sommet, étroit, un peu sillonné dessus;
pronotum fortement tronqué en arriére, dégageant complètement les
élytres chez le mâle, dont le miroir est mieux formé que dans les autres
espèces; 108 tcrgite abdoininal à bord postérieur échuncré au milieu;
cerques du mâle assez courts, subtriangulaircs, leur bord interne offrant
une dilatation lamellaire peu marquée, noirâtre, un peu épaissie et arron-
die vers la base. Plaque sous-génitale de la femelle allongée, étroite,
faiblement carénée au milieu, profondément échancrée au sommet, à
lobes étroits, épaissis jusqu’à la base en forme de bourrelet ; élytres un peu
séparés sur la ligne médiane, arrondis â l’apex, champ dorsal ne laissant
voir que la cubitale bifurquée, peu nette au milieu d’une réticulation
irrégulière, saillante ; champ latéral peu élevé à une seule ncrvure saillante.
Oviscapte légèrement courbé. Coloration très caractéristique, bien plus .
variée que chez les autres espèces; gris noirâtre varié de brun jaunâtre
avec deux petites taches d’un beau vert clair (visibles surtout sur le
vivant) sur le pronotum; tête brun noirâtre avec 5 étroites lignes jau-
nâtres ; pattes variées de brun noirâtre et de jaune.
Long. dl 16,5 mm., Q *18 mm. ; pronot. dl 4 mm., Q 4,5 mm. ; fém.
post. dl 14,5 mm,. Q 18 mm. ; élytre dl 4 mm., dl 2 mm. ; oviscapte
14.5 mm .
Corse: forêt d’Aïtor1c, près du col de Vergio, septembre (type); monte
Rotondo, 2.500 m., août (Earxan, Bomsus), col de Sorba (BONFILS); monte
d’()ro (Name).
Gen. THYREONOTUS SERVILLE, 1839
Fastigium du vertex étroit au sommet. Pronotum convexe, tres pro-
longé en arriére par dessus les élytres; lobes latéraux concolores; pro-
sternum armé de 2 longues épines; méso et métasternum à lobes aigus.
Fémurs antérieurs et intermédiaires avec 2 ou 3 épines inférieures
externes; fémurs postérieurs très longs, bien renflés à la base, portant
quelques petites épines au bord inférieur interne ; tibias armés de deux
épines inférieures ; plantules libres un peu plus courtes que le métatarse.
(lerques du mâle dilatés en lame. Oviscapte presque droit.
Distribution. — Espagne, Portugal, France méridionale, Corse, Maroc.
Thyrnonotus corsious (RAMB.) (fig. 205). ——Pler0lepis eorsicus RAMBU11,
1839, Faune Andal., II, p. 60, note. —— Thyreonolus corsicus FxNOT,
1890, p. 196, pl. 10, fig. 137 ; —— Az.~.M, 1901, p. 153 ;···- Caomno,
1922, p. 79, fig. 138, 146, 149, 154 ; —— Cuovsno, 1923, p. 278 ; —
1IoULBEnT,· 1927, p. 222, pl. X, fig. 66 ;- Cnorixan, 1947, p. 52, pl. V,
fig. 63.
Grande espèce d’un gris plus ou moins rougeâtre, assez uniforme;
élytres dépassant un peu le pronotum chez le mâle et présentant une bande

120 oRTHoP'rÉeo1DEs
brune latérale à peine xisible chez la femelle. Plaque sous-génitale de la
femelle émarginée à l’apex, présentant deux carènes longitudinales. La
forme du pronotum, très prolongé en arrière, est très caractéristique et
permet de reconnaître facilement cette espèce.
6,% .
, \\
  .   .·—· *3 `
¢     q_`q`
     
?¤ .’   P , ls.  
  \._ _`_`-
(U `  s, ' `  ·»·r¢‘\\
FIG. 205. — Thyreomztus corsficus Remb., g' , >< 2.
Long. 20-29 mm. ; pronot. 8-13 mm. ; fém. post. 28-30 mm. ; oviscapte
17-23 mm. ·
Assez rare, d’août à octobre et même jusqu°en novembre, sur les buissons ;
d’après PANTEL, ii Uclès, de préférence sur Quercus cnccifem.
Toute la Provence; Gard: Saint-Geniès-de-Malgoirès (A. Hucuiasl : He-
rault : Montpellier (DELMAS et RAMBIER) ; commun dans la zone de l’Olivier
(G. DE Vicnisr) ; Aude : Narbonne (PANTEL) : Pyrenées-Orientales: Amélie-
les-Bains(F1N0T), La.Coste (XAMBEU) ; Corse : Bastia (Dismmm). —— Espagne.
var. ]n0ntana«‘Bi9LIVAR, 1900, Ann. Sc. nat. Porto, VI, p. 10. —— De taille
plus petite que le type ; élytres du mâle dépassant bien le pronotum. —L0ng.
61 21 mm., Q 26 mm. ; pronot. S-9 mm. ; fém. post. 21-23 mm. ; oviseapte
19 mm. ——- Aude: Narbonne (P. C\PELLE). —— Nord de l’Espa,gne.
Gen. YERSINELLA RAMME, 1933
Petit, très luisant. Pronotum allongé, arrondi dessus, sans carénes,
à sillons transversaux à peine visibles ; prosternum inerme. Pattes longues,
les fémurs postérieurs trois fois aussi longs que le pronotum ; tibias pos-
térieurs armés de 2 éperons inférieurs ; plantules libres un peu plus courtes
que le métatarse. Cerques du mâle sans dent, épaissis en arrière, cylin-
driques. Oviscapte bien courbé, assez large.
Distribution. ——— Genre ne comprenant qu’une espèce du sud de l’Eu-
rope.

onrixorrùmzs, — YERSINELLA 121
Yersînolla ra.ymondi(YEns1N) (fig. 206). -Plcrulepis raynzundi YERSIN,
1860, Ann. Ser. ent. Fr., Il, VIII, p. 524, pl. 10, Hg. 17-20. -— Anic-
/ ’ 
(1%,  r'i.ï»   "  É ,-vîl/Af i "— À- Y'-
FIG. 206.- Yersinella raymondi Yers., Q. X 2,5.
rasles Ii'aym0ndiF1N0T, 1890, p. 199, pl. 11, fig. 139 ; — AMM, 1901,
p. 154; —- C.norArm, 1922, p.
81, fig. 161-162; — CIIOPARD, I, V,
1923, p. 278; — IIOULBERT, If \ .
1927, p. 226, pl. XI, fig. 68. ' dim", /
—- Ycrsinella Raymondi (lao- Il \ i"ISïl ,   \\‘
mao, 1947, p..53, pl. V, fig, G6, [   Q,   •
Espèce de forme grêle; rolo- I __ ,-[ y , L - E
ration brun un peu rosé avec   '    
deux bandes plus Ioneées late-   ·        
rales, allant de la tête à Pextré- I        
mité du corps; bords inferieur   i __!§!:   É
et postérieur des lobcs latéraux X V      
du pronotum clairs. Antennes la  Ã i, É:
très longues. Élytres dépassant la f .    
très peu le bord postérieur du \   · ,? ‘
pronotum, dépourvus de miroir     / ,·'
chez le mâle. Dixième tergite     If-  
abdominal du mâle évhaneré ;   .    
cerques un peu aplatis au milieu, É `_ .(  
un peu épaissis, obtus à l’apex ;   —, · I i '
plaque sous-génitale à bord ` -
postérieur échancré; styles longs Fm_ 201 __ Jeune ym,,,,,,,, ,,,,,,,,,,,,d,'
et grélcs. Plaque sous-génitale >< 4 (dessin de M. N. Koussxow).
de la femelle grande, rétrérie à
l’apex, à bords sinués, l’apex assez profondément érhancré, à lobes
aigus. Oviscaptc régulièrement courbé, lisse.

122 . omiuovrûnoioes
Long. 12-17 mm.; pronot. 4-5 mm.; fem. post. 14-15 mm.; élytre
1-1,5 mm. ; oviscapte 9-10 mm.
Espèce assez rare, ne se trouvant que dans le Midi: dans les broussailles,
en lisière_des bois, le long des torrents ; adulte de juillet à fin octobre. Jeune
testacé rosâtre avec deux bandes brunes (fig. 207).
Provence: Gard; Bouches-du-Rhône; Hérault, Aude, Haute·Garonne,
Lot-et-Garonne; Gers: Aveyron: Ãlontpellier—le-Vieux. Corse. — Europe
méridionale.
(âcn. GAMPSOCLEIS Fusxsuu, 1852
Vertex convexe; antennes très longues. Pronotum caréné dans la
métazone; prosternum armé de 2 longues épines. Fémurs postérieurs
 G    aff   »-~- ( _
  Q   f'  
ç   I "   _'    
·   wi     Q É)
— ' \
`*-ev
Flo. 208. -— (lampsoclcis glalyra Herbst, Q, >< 3.
plus de deux fois aussi longs que le pronotum, fortement renflés à la base ;
tibias antérieurs armés de 3 épines supérieures externes ; tibias postérieurs
avec 4 éperons inférieurs; plantules libres un peu plus courtes que le
métatarse. Cerques du mâle coniques, déprimés, armés d’une dent basale
au bord interne. Oviscapte droit, lisse, tronqué obliquement à l’apex.
Distribution. —— Toute la région paléarctique tempérée.
Gampsocleis glabra. (Heausr) (fig. 208). —— Locusia glabra HERBST,
1786, Fuessly Arch., Ins., V111, p. 193. —— Gampsocleis glabra F1NOT,
1890, p. 194, pl. 10, fig. 135 ; —— AzAM, 1901, p. 152 ; —— CuoPARo,
1922, p. 79, fig. 157-158 ; ·— EIOULBERT, 1927, p. 217, pl. X, fig. 62 ; ——
CHo1>ARD. 1947, p. 52, pl. V, fig. 64.
Biologie. -—— AzAM, 1899, Bull. Soc. Et. sc. arch. Draguignan, p. 10.
Vert ou parfois testaré ; dessus du pronotum brun ou roux, lobes laté-

onruorrfznas. — Anmmcomorus 123
raux bordés de jaunâtre; fémurs postérieurs ornés de deux taches noi-
râtres longitudinales. Élytres et ailes bien développés, les élytres vert clair,
tachés de brun ; ailes transparentes.
Long. 20-26 mm.; pronot. 3-7 mm.; fém. post. 22-30 mm.; élytre
20-28 mm. ; oviscapte 15-22 mm.
·Espèee rare, dans les herbes un peu humides; aussi dans les cultures;
adulte de juillet à lin Septembre. Stridulation continue comme celle des
Platyclezs, mais plus faible et d'un caractère particulier. Cette espèce se nourrit
surtout d’herbes, mais attaque auss1 souvent d’autres insectes, surtout des
Sauterelles, et les dévore. En captivité, AzAM a observé une autotomie spon-
tanée des pattes postémeures.
Distribué en France de façon très dispcrsée. Var, (iard, Charente-Maritime,
Deux-Sèvres, Vendée, Loire-inférieure ; Gironde : Arcachon (Lxemmnr) ;
Cher: Dun-sur·Auron (Lasne); Maine-et·Loire: Montreuil—Bellay et Doué
(Mitter on 1.A Toumuumàma) ;Vaueluse : contreforts N. du Lubéron (Dex.-
MAs et Rmvumzn) ; Pyrénées-Orientales : prairies humides de Contezet (XAM-
neu) ; Gard : prairies fraîches de l’A1g0ual (Bémancuxiaa) ; Hérault : plateau
de Larzac; Aveyron : Causse Noir, commun en 1945-1947 (DELMAS et RAM-
uma) ; Seine-et·Marne : Episy (LIENHART) ; Vosges : Gerbaumont, prés élevés
de la région montagneuse (PuannA·r). —— Europe centrale et méridionale;
remonte jusqu°à la Campme belge (\V1LLEMsE).
Les individus provenant du Maine-et·Loire sont de petite taille (18 mm.)
et de couleur claire ; ils ne sont connus que par la description qu’en a donnée
MILLET ou LA TOURTAUDIÈRE, sous le nom de Decticus gratiasus (Faune Invert.
Maine-et-Loire, 1828, i, p. 307). Fmor a recherché sans succès l'espèce dans
cette localité. _
Gen. ANONCONOTUS CAMERANO, 1878
Forme assez courte. Antennes à peine plus longues que le corps. Pro-
notum à disque rugueux, présentant des carénes latérales et médiane dans
la partie postérieure ; lobes latéraux lisses. Prosternum à épines obtuses
ou nulles. Pattes courtes ; tibias postérieurs armés de 4 éperons apicaux ;
tous les fémurs inermes ; plantules libres des tarses postérieurs très courtes.
Mâle à 10*% tergite abdominal échaneré en arrondi ; valve anale supérieure .
triangulaire; cerques courts, coniques, arrondis ou tronqués à l’apex,
mucronés au bord interne. Plaque sous-génitale de la femelle transverse,
subémarginée ; oviscapte incurvé, acuminé. Élytres squamiformes dans les
deux sexes.
Distribution. — Montagnes de l’Europe centrale ct méridionale.
TABLEAU DES ESPÈCES
—— Prosternum armé d’épines très courtes, obtuses ; tibias
antérieurs armés dessus de 3 épines ........ l. nlpinus.
` —- Prostcrnum tout à fait inerme; tibias antérieurs armés ,
dessus de 1 ou 2 épines ............ 2. apennînigonus.

124 ORTHOPTÉROIDES U
1. Anonconotus alpinus (YERSIN) (fig. 209). —-Plerolepisalpina YERSIN,
1858, Ann. Soc. ent. Fr., 3, VI, p. 111, pl. 4 (I), fig. 1-9. — Analaia
alpina FINOT, 1890, p. 193, pl. 10, fig. 134. ——- glnonconolus alpinus
.\zAM, 1901, p. 152 ; —— Cuoman, 1922, p. 80, fig. 159-160 ; ——— HooLRERr,
1927, p. 216, pl. X, fig. 61 ; ——— CHOPARD, 1947, p. 52, pl. V, fig. 65.
Biologie. —- YERSIN, 1858, Ann. Soc. ent. Fr., 3, VI, p. 116 ; —~
FABRE, 1899, Souvenirs ent., 68 série, p. 166.
Dessus tantôt noir olivâtre, tantôt vert ou marron clair ; dessous blan-
châtre ; lobes latéraux du pronotum bruns avec le bord jaunâtre. Élytres
du mâle réduits à deux petites écailles concaves, jaunâtres, ceux de la
femelle très petits, latéraux.
« ws <" ~ » i eg Aa »· '
 )$B5?e@ _ ·   . ,2
i Ji" -ev ·
E'! JI} '·_;=¢·§
F10. 209; — Anonconotus alpinus Yers., Q,_ X 2.
Long. ©" 14-18 min., Q 20-22 mm.; pronot. 6-7 mm. ; fem. post. 11-
13 mm. ; élytre 0* 2 mm., Q 1 mm.; oviscapte 11-15 mm. i
Assez commun dans les montagnes, en août et septembre. llégime mixte
d’après YERSIN et FABRE ; boit avidement. Stridulation au soleil, composée
d’une seule note fortement trillée, très faible (YERSIN). Uaccouplement se
fait brusquement, sans préludes, le mâle cramponné après l`oviscapte de la
femelle par les pattes antérieures et même souvent par les mandibules: le
spermatophore est peu volumineux, de la grosseur d’un pépin de raisin. Larves
de même coloration que les adultes, à pronotum plus lisse, marqué de points
enfoncés épars.
` Alpes-Maritimes: Saint- Martin—Vésubie ; liasses-Alpes : au-dessus de
2.000 m. (Azixiu); Hautes-Alpes; Drôme: montagne de Cretz (l`IARQUE'I`);
Isère : Chanterousse (BONNET) ; Ain : dans le Jura, depuis la zone des rhodo-
dendrons jusqu’au sommet (FREY Gusswmz). —~ Suisse, Piémont.
var. ghîlî2\I1iîCAMERANo, 1878, Atti Ac. Torino, XIII, p. ll9l. —- Toujours
brun avec les élytres un peu plus courts que chez le type et blancs au lieu de _
jaunâtres. Basses-Alpes: lac 1l’1\llos <AZAM); vol de Iiarche (Lr:enoUx);
Vaucluse: mont Ventoux (F.wRi:). -— Piémont.

()l\'1`ll0P'I`ÈRES. —·— rnoL1DoPTEnA 125
2. Anonèonotus apenniniganus ('I`Am;.). -— Omalula apenninigena TAR-
GIUNI-TOZZETTI, 1881, Boll. Soc. cnt. ital., XIII, p. 184. —— Arwncmwlus
openninîgenus AMM, 1901, p. 152 ; -— (IIIGPARD, 1922, p. 89; —— [Iouc-
narrr, 1927, p. 216.
Vert ou brun ferrugineux, varié de brun; tète présentant une bande
noire derrière chaque œil, prolongée sur le pronotum et les deux premiers
tergites abdominaux. Pronotum à earène médiane distincte. Tibias anté-
rieurs inermes ou armés dessus d'une ou deux épines ; lémurs postérieurs
laehés de noir :1 l’apex. Proslernum inerme. (lerques du mâle obliqucment
tronqués fr l'apex, l'an;gle interne mucroné. Segment anal de la fexnelle
taché de noir de chaque côté, ainsi que la base de l'0viscapte.
Long. dl 14 mm., Q 18-22 mm. ; pronot. 5-(i mm. ;fém. post. 1(1-13 mm. ;
oviscapte 12-15 mm.
Assez rare en France. Basses-Alpes: col de Valgelage, 2.391) rn. (AMM) ;
Combe-Brémont, sur le chemin du Plan de Parouart (2.()1() m.), dans les
toulles xlhlstrrzgalus uristatus L’I1ÉRIT· (DELMAS et RAMBIER) ; Hautes-Alpes :
plateau de (iomlran, pres de Briançon (BL,\Nx:uAun) ; Mont-(ienèvre; Néva-
clic (Amin).
Décrit de la région de Florence. · .
Gen. PHOLIDOPTERA \V|C>·M.'\|üI., 1838
(Thamnolrizon Frsomau; 1853.)
Vertex large. Pronotum plus ou moins prolongé en arrière, sans raréne
médiane; prosternum inerme. Élytres et ailes courts. Pattes médiocres,
les fémurs postérieurs fortement renilés à la base ; tibias antérieurs armés
de 3 épines sur le bord supéro-externe ; tibias postérieurs armés de 4 épines
inférieures En I’apex; plantules libres moins longues que le métatarse.
(Ierques du mâle un peu courbés à l’apex, dentés En la base de la face ·
interne ; plaque sous—génitale incisée à l'apex ; titillateurs soudés en une
seule pièce. (lviscapte faiblement courbé, aigu et lisse à l’apex.
Distribution. — Europe centrale et méridionale ; Asie Mineure ;
Turkestau.
'l`.x1sLE.MJ nes usrùeus '
1. Pronotum à bord postérieur bien arrondi et prolongé dans
les deux sexes. Couleur vive, variée de vert et de brun;
élytres du mâle dépassant le pronotum de 2 mm. à peine ;
plaque sous-génitale profondément échancrée, dentée près
de chaque style (fig. 210) ; élytres de la femelle complète- '
ment cachés ; plaque sous—génita1e très étroitement échan-
crée à l’apex (fig. 211). Fémurs postérieurs armés dessous
de quelques petites épines ............ 1. chabrieri.
-— Couleur brun testacé, moins vive ; pronotum tronqué chez
le mâle, moins prolongé chez la femelle ; fémurs postérieurs
I

126 uuT110PTÉR0xDEs
inermes. Plaque sous-génitale du mâle non dentée, celle'
de la femelle faiblement échancrée, à lobes arrondis ....... 2.
· IO. ,     .
  r ` ' e'  
' M; M ` ' . \   `
 èlxg  
214.   È; 5 21:. ` ~i`'
î:' 220.
212.
    2/6. 2].9
222. 2].5.  
22].
2]].
®   «»».  
FIG. 210 à. 222. -——· 210. Plaque sous-génitale du Cf de Plwlidoptem chabrieri. —- 211.
Plaque sous-génitale de la Q du même. — 212. Pholidoptem griseoaptera, 10* tergîte
et cerques du Cî'. ·-—- 213. Ovîscapte de la. Q. — 214-. Pholidopiem apisra, profil du pro-
notum. ·— 215. 10** tergite et cerques du ©". -· 216. Oviscapte de la. Q. —- 217. Pholi-
doptem famomla, profil du pronotum. —- 218. Plaque s0us—géniba.1e de la Q. —
219. Pholidoptem jallaz, 10* bergîte et cerques du d' . —— 220. Oviseapte de la. Q. —-
221. Phnlidoptem femomta, 10* bergite et cerquea du dl . ·-— 222. Oviscapte de 12. Q.
2. Pronotum à lobes latéraux uniformément grisâtres. Cerques
du mâle subtriangulaires, dentés à la face interne très _
près de la base (fig. 212). Oviscapte une fois et demie aussi

ermioi-rismzs. -— prrrmxnovraax 127
long que le pronotum, un peu élargi au milieu (lig. 213) . .
· .......................   griseosptera,.
-— Pronotum à lobes latéraux plus ou moins largement bordés
de blanc ou jaune ; cerques du mâle grêles, cylindriques;
oviscapte étroit, au moins deux fois aussi long que le pr0n0·
tum ........................... 3.
3. Bande claire des lobes latéraux du pronotums’étendantle ·
long du bord postérieur (fig. 214) ; Cf : 10* tergite un peu
.;]/7 ^ ·
. ,.,, P2! ···l - / ·
aa àv   M?  
(ÃW (gv tm ·¢=«'a¢¤¤qï’Y§à..«/ · '
/   ' le
\ '°‘ `\
,1:. À Nwïi
.· s
l
FIG. 228. —— Plmlidoplera. chabrieri Chnrp., Q, X 2.
échancré au sommet, cerques épaissis à la base jusqu’à la
dent qui est située vers le quart proximal (fig. 215) ; Q :
élytres visibles latéralement; plaque sous-génitale sans
carène longitudinale nette ; oviscapte presque droit
(fig. 216) ..................... 2. aptem.
— Bande claire des lobes latéraux du pronotum s’étendantjus-
qu’à l’angle antérieur (fig. 217) ; dl : cerques grêles,'dentés
vers le tiers proximal ; Q : élytres entièrement cachés sous
le pronotum ; plaque sous-génitale avec deux rides élevées,
se réunissant en`une carène longitudinale nette (lig. 218) ;
oviscapte incurvé ..................... 4.
4. Taille plus faible (14-20 mm.); Ol: dixième tergite fendu
à l’apex; cerques dentés près du milieu (fig. 219); Q :
7e segment ventral sans tubercule, ovisrapte court et bien
courbé (tig. 220) ................. 4. fallax.
-—- Taille plus forte (2l—30 mm.) ; Q' : dixième tergite arrondi,
sans fente apieale ; cerques dentés plus loin du milieu

128 oRT1ioP'1‘ÉP.01DEs
(fig. 221) ; Q : 7e segment ventral avec un Lubercule basal ;
oviscapte long, faiblement courbé (fig. 222) ..... 3. femorata.
1.Ph0lid0ptcra chabrieri (CHAR?.) (fig. 223). » Lucusla Chabrieri
CHARPEN'IIER, 1825, Hor. Ent., p. 119. —— Thamnoirizon chabrieri Fmorr,
1890, p. 200 ; — HoULBEnT, 1927. p. 232. — Olynihoscelis chabrieriAzAM,
1901, p. 154.- Pholidoplera chabrieri CHUPARD, 1922, p. 81, fig:. 163-164.
- - Pholidoplera schmîdli Cuoimim, 1947, p. 53, pl. V, fig;. 67.
Espèce facile Si reconnaître ai sa coloration Irés vixc qui_cn fait le plus
beau '1`ettigoniide de la faune francaise. VV. RAMME a récemment (1951)
créé pour elle et quelques formes voisines le genre Eupholidoptcra. .
Long. dl 19-26 mm,. Q 21-30 mm.; pronot. 9-12 mm. ; fém. post.
21-27 mm.; élytre dl 1-1,5 mm.; oviscapte 18-24 mm.
Généralement assez rare, de mi-juillet à lin septembre; a été cependant
remarquablement commun dans l’11érault pendant 1’été 1946 (DELMAS
et RAMBIER). Se trouve dans les buissons, à la lisière des bois, de préférence
ii une certaine allitudc.
Toute la Provence; Basses-Alpes; Drôme; lsérez vallée de la Bourne
(BAYAMJ); Vaucluse : Apt, mt Ventoux; Pyrénées-Orientales:Banyuls-sur-Mer;
Lozère; Hérault; Ardèche: St·Montant (l3A1.Azux: et DE LIIRÉ). —— Corse:
Poretta (Pasouinn) ; Porto-Vecchio (BoNr1Ls et CoLoNNA).
Depuis la Grèce, le long du littoral dalmate jusqulau Sud de la France;
Tyrol; Suisse méridionale.
2. Pholidoptera aptera (F.), ·— Locusia aplera F.~.nn1c1Us, 1793, Ent.
Syst., I1, p. 45. — Thamnoirizon apierus Fmor, 1890, p. 201. - Olyn-
lhoscclis aplerus AzAM, 1901, p. 155. — Pholirlopfera aplem Cnornan,
1922, p. 81, fig:. 167. 109, 170. '
Biologie. -— REGEN, 1914, S.B. Ak. V1/`iss. Wien. CXXIII, p. 853 ; —
1925, l. cit., CXXXV, p. 329 ; --— REGEN. Zool. -\nz., LXXXI11, p. 313.
Brun roussâtre dessus. Bord postérieur du pronotum tronqué, subé-
marginé, présentant une trés petite carène médiane dans la métazone;
lobes latéraux noirs chez. le mâle, concolores chez la femelle, avec une
bande jaune le long du bord postérieur. Fémurs postérieurs noirs 51 la face
interne. Cerques du mâle déprimés à la base. dentés vers le quart basal,
cylindriques ensuite ; élytres bien découverts, jaunes, étroitement bordés
de noir. Élytres de la femelle dépassant un peu le pronotum sur les côtés ;
plaque sous-génitale peu profondément incisée, à lobes arrondis; ovis-
capte faiblement courbé] dépassant l’apex des fémurs postérieurs.
Long. Q1 20-22 mm., Q 22-25 mm.; pronot. 8-9 mm.; fem. post.
22-23 mm. ; élytre dl 6 mm.. Q 1,5-2 mm. ; oviscapte 19-21 mm.
Espèce semblant très rare en France ; elle sc trouve en août-septembre,
dans les clairières des bois. Chant formé de périodes dei} $1 20 vibrations;
il peut être continu durant 3 à 4 secondes, ou divisé en deux périodes, la
première rapide, la seconde plus lente. La stridulation est alternée avec celle

oRT1ioPTÈ1iEs. — 1>11oL1DoPTEnA 129
des autres mâles (REGEN). Uaccouplenient a lieu en fin juillet-aoiit ; la ponte ·
commence 5 à 10 jours après et dure, avec des interruptions, jusqu en octobre ;
elle se fait dans la terre. Le développement embryonnaire demande un an
et demi, les œufs hivernant deux fois (REGEN).
Var: Hyères (Ymxsm); Alpes-Maritimes (ct Caarnnrinn) ;. Lozère.
Sud-Est de 1’Europe ; Autriche ; vallées chaudes des Alpes suisses. .
2}. Pholidoptera femorata. (Finn,). — Pla:-ulepis fenwralus Fmnnn, 1853,
Lotos, 111, p. 153. ——~ Thamnolrizon femoralus FINOT, 1890, p. 202 ; ——
I ‘ '
1
i
E  
E
I` `."`
.' . "«-
' 1   `~.__
    ., eff
—=·~·* " "    h
va';  " ’¢î··'?2|'
, .—.  5 _
vwffj ` ·
Fm. 224. -— Très jeune Pholidoptera femorata (>< 4) (dessin de M. N. Konsaxomr).
llounnnnr, 1927, p. 234. — Olynlhoscelis femoralus AzAM, 1901, p. l5§.
——- Plzolidoplera fcmorala Cnomnn, 1922, p. 82, fig. 171, 174, 175;-
ll11or.xn1:•, 1947, p. 53.
Brun châtain ou testacè; lobes latéraux du pronotum presque noirs
avec une large bande claire s’étendant le long des bords inférieur et pos-
térieur.- Élytres du mâle dépassant un peu le pronotum, jaunâtres, rem-
brunis latéralement; ceux de la femelle entièrement cachés.
Long. 21-30 mm. ; pronot. 9-11 mm. ; fém. post. 24-28 mm. ;·élytre 0*
3 min.; oviscapte 18-20 mm.
Espèce assez rare qui se trouve en été et en automne dans les buissons,
sur les herbes, sur les roseaux des marais. Eclosion en mars; adulte de juin
à septembre. Ponte dans la terre. Les jeunes sont bruns avec une large bande
rosâtre au milieu du corps ; les lobes latéraux du pronotum sont bordés comme
chez 1’adulte (fig. 224).
Var: Yères (Ymzsm, Fmor); Bagnols, Montauroux; bords du Rayran;
Sainte-Maxime, exceptionnellement abondant et même nuisible en 1888
(Azam) ; Alpes-Maritimes ; Gard : Saint·Gcniès-de-Malgoirès (Huomzs);
‘ 9

130 on·r11or·rE1io1DEs
Bouches-du-Rhône; Hérault : près du barrage de La Paillade (Gimssià) ;
° Commun en Languedoc en 1945 (DELMAS et RAMBIER) ; Aigoual, mt
Caroux (DE VICHET) ; Lot-et-Garonne : Mailloc (Dizscoiurs) ; Gers ; Lot : ·
Rocamadour (D’ANTEssANrY) ; Aveyron : causse de Larzac   MAn1oN) ;
Charente (DUPUY). ——Europe méridionale.
4. Pholîdoptera fallax (FISCH.). — Thamnoirizon fallax FISCHER. 1835,
Orth. Eur., p. 265, pl. 13, fig. 15, 15a ;——FINOT, 1890, p. 201 ; — Hom.-
BERT, 1927, p. 234. —— Olynihoscelis fallam AZAM, 1901, p. 155. —— Pholi-
doplem fallax CHOPARD, 1922, p. 82, fig. 168, 173.
Vertex large, bien arrondi; bord postérieur du pronotum tronqué.
Couleur du dessus châtain; lobes latéraux du pronotum noirs à bande
pâle, entourant une bande brune fondue; élytres du mâle bruns à ner-
vures pâles. Cerques du mâle presque droits, armés d’une dent obtuse au
tiers basilaire; plaque sous—génitale émarginée en angle ohtus. Plaque
sous-génitale de la femelle comprimée, munie au milieu d’un pli trian-
gulaire, à bord postérieur à peine émarginé; oviscapte bien courbé.
Espèce trèslvoisine de la précédente ; plus petite et en différant surtout
par les caractères indiqués au tableau.
Long. CT 14-17 mm., Q 17-21 mm. ; pronot. 5-8 mm. ;élytre (51 3-
4,5 mm., Q 0,5 mm.; fém. post. 15-23 mm.; oviscapte 12-13 mm.
Espèce rare en France, se trouvant dans les endroits un peu élevés, dans les
buissons et les clairières des bois. ·
Provence ; Drôme : montagne de Cretz ; Gard ; Hautes·Pyrénées : Lourdes ;
Aveyron: Millau (ll/IARQUET). _
Centre et Sud-Est de l’Europe : Serbie, Hongrie, Autriche, Carinthie, Istrie,
Tessin.
5. Pholidoptera. grîseoaptera. (DE GEER). —L0cusla griscoapiem DE
GEER, 1773, Mem. Ins., III, p. 436. — Pholidopiem griseoaplera Gno-
' PARD, 1922, p. 82, fig. 165-166 ;— CHOPARD, 1947, p. 53, pl. V, fig. 68.
— Thamnoirizan cinereus Fmor, 1890, p. 202, pl. 11, fig. 140 ;— Hom.-
BERT, 1927, p. 235, pl. XI, fig. 71. — Olynihoscelis cinereus AZAM,
1901, p. 155. .
Biologie. —— RAMME, 1913, S. B. Ges. naturf. Fr., p. 83 ; — CAPPE DE
BAILLON,_ 1920, La Cellule, XXXI, p. 144 ; — RAMME, 1927, S. B.
Ak. Wiss. Wien. GXXXV. p. 329; - BEIER. 1930, Zool. Jahrb., allg.
Zool., XLVII, p. 189.
Gris cendré, taché de noir. Sommet du Vertex plus étroit que le premier
article antennaire. Pronotum élargi en arrière, à bord postérieur tronqué ;
dessus plat chez le mâle, un peu convexe chez la femelle, à petite carène
médiane dans la métazone; lobes latéraux noirâtres à bords très étroi-
tement pâles. Élytres du mâle bien découverts, cendres à bord latéral
noir, ceux de la femelle latéraux. Fémurs postérieurs marqués de noir
dessus et sur la face externe, qui présente une large bande. Cerques du

ônrnorràmzs. —- PARNASSIANA 131
mâle coniques, droits, dentés à la base; plaque sous-génitale jaune, à ,
bord postérieur émarginé. Plaque sous-génitale de la femelle courte, trans-
versale, sillonnée au milieu; oviscapte bien courbé.
Long. di 13-17 mm., Q 15-19 mm. ; pronot. 5-6 mm. ; fém. post.
15-18 mm.; élytre d' 3-4 mm., Q 0,5 mm.; oviscapte 9-10 mm.
Commun, surtout dans le Nord, dans les bois, au bord des routes, sur les
grandes herbes, dans les ronces. Chant régulier, d’une seule note répétée
toutes les 4 secondes environ. Ponte dans le bois pourri ; en captivité dans la
moelle de Sureau (Carre DE Button). Jeunes testacé rosâtre dessus, avec
une large bande latérale très foncée ; fémurs postérieurs brun foncé avec un
anneau clair avant l’apex. Éclosion au début de juin ; adulte d’août à fin
octobre.
Commun dans toutes les forêts des environs de Paris. Probablement dans
toute la France, mais, dans le Midi, plus rare et plutôt en montagne. Alpes-
Maritimes : Saint-Martin-Vésubie (Bnttscaoix) ; col de la Cine ; col de Valge-
lage (AzAM); Hérault : La Salvetat (Gtulssâ). Jersey (Zisunan).
Toute l’Europe. ,
Gen. PARNASSIANA Zeuzmn, 1941
Taille assez petite. Élytres au plus aussi longs que le pronotum, arrondis
à l’apex. Pronotum arrondi dessus ou un peu déprimé; carène médiane
présente dans la métazone. Fémurs postérieurs dépassant peu le double
de la longueur du pronotum, très dilatés dans la moitié basale. Dixième
tergite abdominal du mâle largement déprimé au milieu et profondément
incisé à l’apex; lobes longs, de forme variable, généralement croisés chez
les individus secs. Plaque sous-génitale de la femelle lisse, échancrée à
l’apex, à lobes arrondis ; oviscapte de couleur pâle, presque droit, environ
deux fois aussi long que le pronotum.
Distribution. -—- Grèce, Cyclades; une espèce française.
Parnassiana vicheti DELMAS et RAMMER, 1950, Bull. Soc. ent. Fr.,
LV, p. 8, fig. l (fig. 225).
Grisâtre ou varié de vert clair sur la tète, le disque du pronotum et la
partie supérieure des fémurs postérieurs. Fastigium du vertex large.'
Pronotum plat dessus, un peu arrondi en avant, avec une carène longi-
tudinale obtuse dans le tiers postérieur; lobes latéraux présentant len
arrière une assez large bande jaune clair bien limitée par une zone plus
foncée en haut et en avant, se continuant plus indistinctement le long
du bord inférieur. Prosternum inerme. Abdomen varié de brun plus ou
moins foncé. Élytres dépassant à peine le 4** tergite abdominal, rétrécis
et arrondis à l'apex, variés de brun et de gris, à nervures rembrunies.
Tibias antérieurs armés dc 3 épines au bord supéro-externe. Fémurs
postérieurs fortement dilatés à la base ; tibias armés de 4 éperons apicaux ;
plantules libres nettement plus courtes que le métatarse.

132 _ oRTHoPTÉno1DEs '
• G'. Dixième tergite abdominai échancré à l’apex, les deux lobes conver-
gents et_ arrondis à l’apex. Cerques assez grèles, environ cinq fois aussi
longs que larges, arrondis ài l’apex, armés d’une épine subterminale très
foncée, à pointe recourbée vers l’avant, insérée à une distance du sommet
du cerque à peu près égale à l’épaisseur de celui-ci. Titillateurs en forme
d’équerre, la partie libre assez grêle, un peu recourbée et pointue à l’extré—
mité, la moitié distale de la partie basale portant de fortes épines espacées.
Q. Plaque sous-génitale fortement bombée, légèrement carénée à, la
base, très faiblement échancrée à l’apex, les angles arrondis, précédés de
  ;...»;·
' K —   r;,î§?’~*’ ;
,     ’l' · ‘·‘ My '/ -
· ‘ » ,_»s‘*'*` H ·· M
iris  "  /
K ` [ ‘¢
6 ' ` ‘\
FIG. 225. — Pamassiana vicheli Delmas et Rambîer, X 2 .
fortes callosités où aboutissent des carènes épaisses. Oviscapte assez court,
de couleur claire, épais à la base, à courbure modérée, bord inférieur
très finement denficulé vers l’apex.
Long. d‘ 21 mm., Q 23 mm. ; pronot. d' 7 mm., Q 7,5 mm. ; fém.
post. Ox 16 mm., Q 17,5 mm.; élytre 61 7 mm., Q 5,5 mm. ; oviscapte
9 mm.
I Cette remarquable espèce a été trouvée en juillet et août dans l’Aude,
communes dela Cave, la Clappe, Monlaur, Tournissan, puis dans l’Hérault,
commune de Cesseras (DELMAS, RAMBIER, DE VICHET). On la trouve enfouie
sous divers petits arbrisseaux ou buissons denses ; elle semble être nocturne.
Gen. PLATYCLEIS FIEBER, 1852
Genre bien caractérisé par la forme générale. Pronotum plat dessus, à
carènes latérales arrondies, mais assez marquées, convergentes en avant ;
carène médiane bien marquée dans la métazone. Élytres dépassant l’extré—
mité abdominale, dans les deux sexes, toujours grisâtres, à dessin plus
ou moins marqué entre la radiale et la médiane. Plaque sous·génitale

orrrHoP·rÈREs. — PLATYCLEIS 133
de la femelle sillonnée au milieu, à lobes arrondis ou faiblement anguleux.
Oviscapte régulièrement courbé, toujours d’un brun foncé, presque noir,
sauf ii la base.
Distribution. —-· Europe, Asie paléarctique.
Si l’on excepte Plafycleis lessellala, bien caractérisé et dont ZEUNE12
fait un genre spécial, tous les Plalyclcis français forment un complexe
«l’espèces extrèmement voisines. Les mâles sont presque impossibles à
déterminer par les caractères externes tels que la forme des cerques ou
du 108 tergitc ; l’étude des titillateurs ne donne pas non plus entière satis-
' 2.31.
“ W
2.30. _,:
F10. 226 à. 231. — 226. Titîllateur de Plfolidoptera aptera. —- 227. id. de Ph. fcmcvrala.
·- 228. id. de Ph. fallax. —- 229. id. de·Ph. cincrca. — 230. Platycleia tesscllata, titille.-
teur. —- 231. 7• sternite et plaque sous·génitn.1e de la. Q.
faction, car ce caractère est sujet à variation, tout comme les autres. Les
femelles semblent à première vue bien plus faciles à caractériser, tant par
la forme de la plaque sous-génitale et du 7*3 sternite abdominal que par
celle de l’oviscapte. Toutefois, quand on considère un grand nombre
d’individus, provenant de localités différentes, on constate l’existence
de nombreuses races plus ou moins bien caractérisées; qui plus est, à
la limite de l’habitat des différentes formes, on trouve fréquemment des
individus intermédiaires, difficiles à classer. ZEUNER, qui a donné` en
1941 (Trans. R. cnl. Soc. London, XCI, p. 1-50) une excellente revision du
groupe, tend à considérer qu'il existe chez les Plalycleis des superspecies
dans lesquelles les caractères spécifiques réels ne seraient pas encore'
complètement spécialisés. '

134 ()R'[`IlUl"l`ÉROIDES
T.xm.EAu ons Esrùems
l. Élytres présentant des taehes brunes très marquées entre
R et M.; titillateur_du mâle presque triangulaire. a partie
basilaire arrondie, garnie d’épines (fig. 230). Plaque sous-
génitale de la femelle S1 sillon assez large, 78 stermte presen-
tant une carène comprimée vers l’apex (fig. 231). Oviscapte
' \ Éd
///
. _ _/ y;
  w   ts
( lé ` s,. ll
‘ 236.
255. 23%.
' / l
,7 . /`gl
i " 250. l il 258 C)
FIG. 232 à. 239. — 232. Titillateur de Platycleis denticulata (de Fontainebleau). —-— 233.
id. de P. denticulata (du Var). ——- 234. Cerque du (jl de P. aiîimls. — 235. id. de P. salau-
losa. — 236. Titillateur de P. grisea mzmticola. — 237. id. de P. iniermerlia. —- 238. id.
de P. sabulom. ——- 239. id. de P. sylvestris.
courbé brusquement à la base (fig. 245) (subgen. Tessellana
· ZEUNER) .......,............ 7. tessellata.
—— Élytres à taches brunes très faibles; titillateurs du mâle
plus grêles. Oviscapte régulièrement courbé; 7e sternite
abdominal de la femelle plan ou tuberculé (subgen. Plaiy-
cleis s. str.) ................ , ........ 2.
‘2. Titillateurs du mâle déprimés, larges à la base (fig. 232-
233) ; IOB tergite abdominal à lobes très aigus. Femelle
à 7° sternite abdominal plan, plaque sous-génitale à sillon
étroit, lobes étroits, arrondis ou un peu anguleux ........ 3.
—- Titillateurs du mâle grêles et allongés ; 106 tergite à lobes
moins longs et moins aigus. Femelle à 78 sfernite abdominal

` om·n0r·TÈnEs. —— PLATYCLEIS IRQ
présentant u11 tubercule ou une vote transversale ; plaque
sous-génitale à lobes larzres ................. 4.
3. Lobes de la plaque sous-génitale de la femelle arrondis . . l. grisea.
—· Lobes de la plaque sous-génitale de la femelle subanguleux
·` · · · .................... 2. denticulata.
4. Lerques du mâle assez régulièrement coniques depuis la
base; 7** sternite abdominal de la femelle présentant un
gros tubercule arrondi ................... 5.
L']? (). 24]. 22 .?. .Z’—f¢.î.
  (TJ )\p `§;;~./l ) 'wjî r`  i
As?   V, V Jïijh  _R/  
·_         ';· (I É     .
* [it;   .   B i «   Y _ .  `L   " jr`:
l ' l      d I (W
¤·' \ [
n ( ( *
Fm. 240 à. 248. — Derniers sternîtes et plaque sous-génitale de Platycleis Q : 240. denti-
culata. — 241. subulosa. —— 242. aûïnia. -— 243. laticauda.
— (jerques du mâle à partie basale large, assez bruquement -
amincis après la dent; 7** sternite abdominal de la femelle
· présentant une côte transversale saillante ........... 6.
5. Dixième tergite du mâle à lobes aigus. Oviseapte faiblement
eourbé et assez étroit (fig. 249); plaque sous-génitale à '
sillon étroit (fig. 242) ............... 5. affinis.
— Dixième tergite du mâle à lobes presque arrondis. Oviscapte
fortement courbé et très large (fig. 250); plaque sous-
génitale à sillon large (fig. 243) ............. 6. falx.
6. Titillateurs du mâle à partie libre un peu dilatée à la base
(fig. 237); 7** sternite abdominal de la femelle présentant
une petite saillie anguleuse près de l’apex. Oviseapte l
ayant une fois et demie la longueur du pronotum (fig. 247)
........................ 3. intermedia.
·— Titillateurs du mâle à partie libre entièrement grêle
(fig. 239) ; 7** sternite abdominal de la femelle sans saillie _

. 136 oaruorréaoxnes
apicale. Oviscapte ayant deux fois la longueur du pronotum
(Hg. 248) .................... 4. sabulosa.
1. Platycleîs (s. str.) grîsea. (F,). — Locusla grisea Frxenicius, 1781,
Spec. Inss, p. 350. — Plaiycleis grisea ZEUNER, 1941, p. 26, fig. 17.
Biologie. —— SARRA, 1935, Boll. Lab, Zool. Portici, XXVIII. p. 197.
Espèce de taille moyenne, d’une coloration brun grisâtre assez uniforme,
rarement dessus un peu verdâtre; fémurs postérieurs ornés d’une bande
longitudinale brune à la face externe ; champ discoïdal des élytres non
élargi, à taches brunes peu nettes. Septième sternite abdominal de la
femelle plan ; plaque sous-génitle à sillon étroit, mais bien net sur toute
la longueur, à lobes larges, arrondis. Dixième tergite du mâle à échan-
crure arrondie, lobes acuminés; cerques coniques, dentés vers le milieu.
Oviscapte bien courbé depuis la base, légèrement denticulé vers l’apex.
Cette espèce habite toute l’Europe orientale jusqu’à l’Est de l’Allemagne ;
· dans le Sud, on la trouve dans les vallées des Alpes méridionales et dans une
grande partie de l’ltalie.
Le type italien éclôt en avril et les larves subissent 5 mues, se nourrissant
d’ab0rd de feuilles de Légumineuses et de Graminées, puis plus tard d’épis.
Les mâles stridulent jour et nuit, produisant un chant rythmique et peu
vibrant, répété pendant des heures. Ponte d’août à mi-octobre dans les
tiges de dilférentes plantes de l’année précédente (Asphodèle, Férule, Eryn-
gium) à demi décomposées sur la terre. En Italie méridionale, l’espèce est
nuisible dans les champs de céréales, non pas tant par la consommation des
grains que par ceux qu’elle fait tomber à terre. Parasité par un Scélionide,
Apegus kerteszi Kxnrn., et un Chalcidien, Eupclmella. platycleidis SARRA.
Le P. grisea typique ne se trouve pas en France continentale, mais il
est représente en Corse par deux formes 2
P. grîsea monticola. fluor. »— iVeiriopler·a allmprmclnla monlicvla Cuo-
rxnn, 1923, Ann. Soc. cnl. Fr., XCIT, p. 265, fig. G. — Plalycleis
grisea moniicola ZEUNER. l94l, p. 27. I
Cette sous-espece de montagne est surtout caractérisée par sa petite
taille et par sa coloration foncée avec les nervures des élytrcs se détachant
bien en blanc.
Long. G 13-15 mm., Q Hi-18 mm.; fém. post. (T 17 mm., Q 20,5
mm. ;élytrc Q" 16,5 mm., Q 21,5 mm. goviscapte   mm.
Corse : La Foce de Vizzavona ; pentes de la pointe Cappo (1.400-1.600 m.) ;
col de Vergio (1.400 m.) ; mont [ncudine (1.800 m.), — Surtout dans les
touffes de Juniperus nana VVILLD., dans la zone subalpine.
' P. grisea transiens ZEUNER, 1941. Trans. R. ent. Soc., XCI, p. 27, fig. 18.
Sernblable au type, mais le dernier sternite abdominal de la femelle
un peu gibbeux, à bord postérieur relevé comme chez iniermedia. mais
_ moins prononcé. `

on·ruom·àmzs. -—— PLATYCLEIS 137
Long. Q 18.5 mm. ; élytre Q 23 mm. ; oviscapte 8,6 mm.
Corse: Vizzavona (Zuumm).
Montagnes du Sud de l’Eur0pe ; Grèce, Piémont, Serbie, Apennins, Trentin.
2. Platycleis (s. str.) denticulata (P.xNz.) (fig. 244-).——L0cuslader1iiculala
P,xNz1sn, 1796, Fauna Ins. Germ.. 33, pl. 5. — Plafycleis denliculafa
ÀNDER, 1948, Kungl. Fysiogr. Sallsk. i Lund Fôrhandl., XIX, p. l,
_ fig. 2. —— Plaiyclcis grisea occidenlalis ZEUNER, 1931, Mitt. zool. Mus.
Berlin, XVII, p. 426, fig. lb. —— Plalyclcis occidenlalis ZEUNER, 1941,
p. 23, fig. ll. —· Plalgcleis grîsca FINOT, 1890, p. 205, pl. ll, fig. 141 ;—
.\zAM, 1901, p. 158; —— Houmnnr, 1927, p. 239, pl. IX, fig. 72 ; ———
 
($5.
y \
 au  ES'? 5/ \
W "  '     ·  ·.
lx "2     V2,
• #@5 · · #/7%,*77  . ·  
'—·, ?' \\  
F10. 244. -— Plaiycleis denticulata Pmiz., Q, x 2.
Cuorzmn, 1947, p. 56, pl. V1, fig. 75. —— rllelrioplera albopunciala
Cuorann, 1922, p. 82. .
Biologie. — PEssoN, 1940, Bull. Soc. zool. Fr., LXV, p. 159. ·
Espèce très voisine de la précedente avec laquelle elle était confondue *
jusqu’à l’ctude de ZEUNER. La femelle est habituellement facile à dis-
tinguer par la forme de la plaque souS·génitale dont le sillon est moins
profond, les lobes subtriangulaires et non largement arrondis. Le mâle
est bien plus difïicile à reconnaître; cependant, d’après ANDER (Opusc.
En}., 1948, p. 41, fig. 13), le titillateur serait beaucoup plus large à la
base chez deniîculala. Enfin, dans les régions limites avec les espèces voi-
sines, on trouve des individus intermédiaires semblant indiquer la fré-
quence des hybridations. `
Long. G 18-22 mm., Q 22-26 mm. ; pronot. G 5-5,6 mm., Q 5,5-
6,5 mm. ; fem. post. G 18,5-21,5 mm., Q 19,5-24,5 mm. ; êlytre G 20-
25,5 mm., Q 22.5-29,5 mm.; ovisçapte 8-11 mm. l
Espèce très commune dans les friches, les endroits incultes, secs, dans les

138 oRTHoPrÉno1DEs
herbes. Adulte de juillet à octobre ; chant continu, long, de 200 stridulations
environ à la minute. D’après Piassoiv, les œufs sont déposés dans des touffes
de mousse du genre Barbula. lls sont souvent parasités par un Hyménoptère
Scélionide du genre Sparasion.
Ce Plalyrleis, localisé en Europe occidentale jusqu’au Maroc, présente
plusieurs races. `
P. dentîclllata dentîcu1ata(PANz.). — Toute la France; île d’Oléron.
P. delïticlllûtû hîSp&D1C3. ZEUNER. —— Platycleis occiclentalis hispanica
Zauman, 1941, Trans. R. ent. Soc. London, XCI, p. 24. —-— Differe de la
forme typique par la plaque sous-génitale de la femelle plus grande et l’ovis-
cnple plus long et plus droil. (long. 11,2. mm,). Sud-ouest dc la l*`rauc«·;
Arcachon. —— Espagne centrale, Moyen Atlas marocain.
P. dentîclllatû j0I’S9ya112. ZEUNER. —— Platycleis orientalis jerseyana ZEUNER,
1940, Proc. R. ent. Soc. London, B, IX, p. 105, pl. l, fig. 1-2. —— Plus petit
que les individus du continent; élytres plus étroits, tendant à devenir plus
courts, le plus souvent n’atteignant pas les genoux postérieurs. Oviscapte
plus droit et plus grêle que chez le type, presque droit dans sa moitié basale.
— Long. él. 17,6-18,4 mm. ; fém. post. 17,3-17,8 mm. ; oviscapte 9,2-10,1 mm.
— Localisé dans l’île de Jersey (ZEUNER>.
3.Platycleis (s. str.) întermedia. (SEnv.). — Declicus iniermedius SER-
VILLE, 1839, Ins. Orth., p. 486. —— Plaiyclcis iniermedia Fmor, 1890, p. 205 ;
—AzAM, 1901, P. 157; -— IIOULBERT, 1927, p. 240; — ZEUNE12, 1941,
p. 28, fig. 19.- Meirioplem iniermedia Cnovxnn, 1922, p. 83. fig. 211,
214; —— CuoPAnD, 1923, p. 278.
Même aspect que les deux espèces précédentes, mais plus grand, de
coloration en général plus claire, élytres plus longs, dépassant bien l’extré-
mité des fémurs postérieurs. ©" : titillateurs à partie libre un peu dilatée
à la base ; Q :76 sternite abdominal présentant au milieu une côte trans-
versale saillante, arrondie. et. près de l’apeX, une petite saillie anguleuse ;
plaque sous-génitale à sillon étroit à la base, élargi vers l'apeX, à bords
épais, lobes arrondis ; oviscapte ayant une fois et demie la longueur du
pronotum, assez large et régulièrement incurvé.
Long. 21-28 mm. ; pronot. 6-7,5 mm. ; fem. post. 23-24 mm. ; élytre
26-38 mm. ; oviscapte 9-13 mm.
Cette espèce tend à remplacer denticulata dans le Midi; elle est commune
dans les endroits incultes: elle devient même certaines années très abon-
dante et peut faire quelques dégâts dans les cultures; toutefois, comme la
plupart des Decticinae, elle s’attaque plutôt aux graines et aux fruits qu’aux
plantes herbacées ; elle est en outre partiellement insectivore. Adulte de juillet
à novembre. Chant discontinu, formé de stridulations courtes, rapides, régu-
lières, rappelant un peu le chant des Ephippigères, mais plus faible et plus
rapide (160 environ à la minute). _
Tout le Midi, des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales; Landes;
Vendée: Olenne (LACROIX in litt.), Corse.
Europe méridionale, Maroc, Asie Mineure, Turkestan, Altaï, Chine.

onrimrrismss, —— PLATYCLEIS 139
ssp. SylV6SÈI‘lS AMM. —· Platycleis fntermedîa var. sylvestris Azjxivt, 1901,
Misc. Ent., IX, p. 155 ; ——- Hounnnnr, 1927, p. 241. -——. Plotyclezs mtcrmczhrz
sylvestris ZEUNER, 1941, p. 2S. —— Ãlvtriuptera intermedia Var. .s·ylvestrL.r
Cnovann, 1922, p. 83, fig. 213. — La femelle dillère du type par le (ie sternite
abdominal un peu gibbeux, le 79 à côte plus saillante, les lobes de la plaque
sous-génitele moins largement arrondis ; le mâle est très dillicile à distinguer
par des cerqucs un peu plus épais et dentés plus près de la base ; les t1t1lla·
teurs ne sont pas du tout renllés à la base. — Var: Bagnols (AzAM)   Alpes-
Maritimes: Boulouris-sur-Mer (G. Rey) ; Aude : Villeneuve-la·L.omptal
(ct CAm>ENT1sn).
24¤5. 24.9.
4 lt
JÈM "" `
O ,/
, 24   .2*5/1.
"\ /
l X »
gl?]
FIG. 245 à. 250. —· Oviscaptes de Plalycleiaz 245. tesaellozla. — 246. denticulala.
247. imtermedia. — 24-8. aabuloaa. —— 249. afïimîa. —- 250. fala:.
4. Platycleis (s. str.) sabulosa AzAM, 1901, Misc. ent., IX, p. 157 ;—
ZEUNE11, 1941, p. 29. ——— Plalycleis a/jïnis var. sabulosa Hounnenr,
1927, p. 241. — Melriopiera sabulosa (lnomno, 1922, p. 83, fig. 212,
215, 216.
Également très voisin du précédent, à élytres longs et étroits. Cf:
lobes du 10e tergite triangulaires, mais un peu arrondis ; cerques épais ;
titillateurs non dilatés à la base. Q : 6** sternite plan, 7** présentant une
côte très saillante vers le tiers apical, cette côte marquéesurtout sur les·
rôtés, atténuee au milieu ; près de l’apex se voit une petite ride transverse,
étendue, tout à fait diiïérente de la saillie anguleuse de l’espèce précé-
dente ; plaque sous-génitale à sillon étroit, peu profond, élargi mais
très faible vers l’apex, à bords. non épaissis (fig. 241) ; échancrure régu-
lièrement arrondie, lobes courts, arrondis, mais un peu rétrécis vers
l’apex; ovisrapte relativement long, assez étroit et peu courbé.

140 ORTHOPTÉROIDES
Long. 23-26 mm. ; pronot. 5,5-6.5 mm. ; féni. post. 22-24 mm. ; élytre
29-33 mm.; oviscapte 11-12 mm.
Cette espèce semble surlout localisée dans les terrains sableux, au lsord de la
Méditerranée. Var: Fréjus (types d’AzAM); Alpes-Maritimes: Le Trayas
(G. REY) ;Boucl1es-du-Rhône : Fos-sur-Mer (DELMAS et RAMBIER) ;Hérault :
dunes de Carnon et de Palavas (GRAssÉ) ; Les Onglous(REMAUn1ÈRE) ;
Aude : Carcassonne, La Nouvelle (ct CARPENTIER) ; Pyrénées-Orientales:
Prades ; Aveyron : Millau (DELMAS et RANIBIERI.
Espagne, Canaries, Algérie, Palestine, Maroc.
5, Platycleis (s. str.) affinis FIEBER, 1853, Lotos, III, p. 150 ;— Fmor,
1890, p. 206;- AzAM, 1901, p. 157; —- HOULBERT, 1927, p. 241 ; —
ZEUNER, 1941, p. 32, fig. 21. — .1/Ielriopiera affinis CROPARD, 1922,
p. 83, fig. 217-218.
Biologie. -— BOLDYREV, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., p. 163, fig. 31. ·
Espèce ayant tout à fait l’aspect dïnlermedia; le mâle en diffère par
les cerques plus grêles, les lobes du 10e tcrgitc abdominal un peu arrondis.
Quant à la femelle, elle est très différente, appartenant à un autre groupe
d’espèces caractérisé par la présence d’un très gros tubercule au milieu
du 78 sternite abdominal; le 68 sternite est un peu gibbeux, la plaque
sous-génitale à sillon très large en arrière, lobes·arrondis.
Long. dl 19-25 mm., Q 21-29 mm. ; pronot. cf 5-7 mm., Q 6-8 mm. ;
. fém. post. 22-27 mm. ; élytresd' 19-30 mm., Q 26-32 mm. ; oviscapte
13-16 mm.
Dans les mêmes localités quïntermedia et aussi commun ; adulte de juillet
à octobre.
Tous les départements méridionaux jusqu’au Vaucluse, Gard, Aveyron;
remonte le long des côtes de l’()céan jusqu’ù la Loire-Inférieure: île d’Yeu
(P.u1L1A1~z), Corse (Pasomnn).
Toute l’Europe méridionale; Maroc; Asie Mineure.
6. Platycleis (s. str.) falx (F,). ———Lacusla falœ FABRICIUS, 1775, Syst.
Ent., p. 286. ——- Plaiycleis falar: ZEUNER, 1941, p. 31. ——Plaiycleis lali-
cauda DE VICHET, 1944, Bull. Soc. ent. Fr., XLIX, p. 46.
Espèce très voisine de la précédente, à peu près de la même taille et
même coloration.·Lobes du 10% tergitc abdominal du mâle courts et peu
. aigus. Chez la femelle, le 69 sternite est à peine gibbeux, le 78 présente
un tubercule plus volumineux, mais moins saillant que celui d’af]înis;
plaque sous-génitale à sillon très large, peu profond en arrière, les bords
formant par contre, en avant, une saillie subanguleuse près du bord anté-
rieur du sternite ; lobes arrondis. Oviscapte court ct très large, assez for-
tement courbé.
` Long. dl 25 mm., Q 27 mm. ;pron0t. 8-8,2 mm. ;fém. post. (T 24,5 mm.,
Q 29,5 mm. ; élytre (5* 33 mm,. Q 34,5 mm. ; oviscapte 10 mm.

ormiorrianes. —— PLATYCLEIS 141
Iîe type de l’espèee a été décrit de Madère où se rencontre une forme plus
petite que celle de la région méditerranéenne, laquelle constitue sans doute
11IlC I'8CB SpéC18l8·
Ce·Platyclcis a été découvert en France par G. DE Vrcmzr en 1939. Les seules
localités actuellement connues sont dans l’Hérault : montagne d’Agde, versant
ouest du Saint-Loup (G. ne Vicum) ;Bessan, Palavas, commun, Maguelonne ;
Gard: station de la Marine, près de Bellegarde (DELMAS et RAMMER).
Tout le pourtour de la Méditerranée ; Madère, Açores.
7. Platycleis (Tessellana.) tessellata (tlnmur.) (llgl 251). -— Locusla lcsscl-
· lala Gmmremriun, 1825, 11or. Ent., p. 121, pl. 3, fig. 4. - Plalycleis
Ã\ `
/&§7 .' c' . . t
..       J "‘ ë~ \
     ' \
,»!assi‘¢~ee;,, \   , \\.
    "‘\§   i ·a·- 
. F10. 251. —- Platgcleia leaaellala Charpentier, Q, >< 2. . i
lcssellala F1No'r, 1890, p. 200; ——- AMM, 1901, p; 157 ; —- 1IooLms1r1·,
1927, p. 242, pl. X1, fig. 74 ;—-Cxxomnn, 1947, p. 50, pl. VI, fig. 74. -
Jtlelriopiem lessellala Cnomno, 1922, p. 83, fig. 207-208 ;-— (liromnn,
1923, p. 278. -— Tessellana lcsscllala ZEUNER, 1941, p. 36, fig. 30.
Petite espèce très caractérisée par la forme de la plaque sous-génitale et
l’0viscapl.e de la femelle, ainsi que par sa coloration brun jaunâtre clair, ou
un peu verdâtre, avec le champ discoïdal de l’é1ytre élargi, d’un brun très
foncé, présentant des nervules transverses pâles qui coupent ve champ
en 6 ou 7 taches séparées. Le 10° tergite abdominal du mâle est creuse
anguleusement, à lobes acuminés ; cerques longs, à dent interne au delà
du milieu.
Long. 13-19 mm.; pronot. 3-5 mm.; fém. post. 14-17 mm. ; élytre
13-20 mm. ; oviscapte 4-5,5 mm.
Dans les prairies sèches et à la lisière des bois, de juillet à octobre. Chant
très faible, plutôt un bruissexnent qu'une stridulation, commençant par 2 ou
3 notes assez espacées; puis 3 ou 4 notes préeipitées, à nouveau 2 ‘ou 3 notes

142 ` oRrHo1>'rÉRo1nEs
lentes, etc...; périodes irrégulières de quelques secondes à une minute ou
plus; chante pendant le jour.
Commun dans presque toute la France; toutefois non signalé au nord de
la Seine-Inférieure et de l’Oise. Corse; île d’Oléron. ——— Europe ; Afrique du
Nord.
Gen. METRIOPTERA WVESMAEL, 1838
Les Àlelriopiera diffèrent des Plaigcleis par le développement des élytres
et des ailes qui sont typiquement raccourcis, ne dépassant guère le milieu
de l’abdomen, et surtout par la forme de la plaque sous·génitale de la
femelle, qui est variable, mais jamais sillonnée. Il existe dans plusieurs
espèces des individus macroptères, généralement rares.
Le genre Meiriopiera, qui contient près de 80 espèces, a été divisé par
ZEUNER (1941) en non moins de 14 genres qui semblent représenter plutôt
des groupes d’espèces que des genres; il est impossible d’en dresser un
tableau et les mâles sont tout à fait impossibles à caractériser. En ce qui .
concerne les formes francaises, je ne vois pas la nécessité de conserver
ves genres que j’indiquerai simplement comme sous-genres.
Distribution. —— Région paléarctique, surtout dans la zone méditerra-
néenne.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Uerques du mâle dentés très près de l’apex (fig. 252-253).
· Oviscapte court et anguleux (fig. 280-281) près de la base
au bord supérieur (subgen. Bicolomna ZEUNER) ......... 2.
-—— Cerques du mâle dentés vers le milieu ou le tiers apical.
Oviscapte variable, plus régulièrement courbé ......... 3.
2. Taille grande (20-26 mm.) ; 109 tergite abdominal du mâle
largement échancré, à lobes peu allongés (fig. 254) ; titil-
lateurs courbés à l’apex à angle droit, épineux au bord
externe (fig. 255). Oviscapte très court; plaque sous-géni-
tale de la femelle à échancrure profonde, lobes tronqués,
partie basale carénée longitudinalement (fig. 256) .... .7. azami.
—- Taille plus petite (16-17 mm.) ; 10e tergite abdominal du
mâle à échancrure plus étroite, lobes prolongés en forme
de dent (fig. 257); titillateurs incurvés, lisses (fig. 258).
Oviscapte relativement moins court ; plaque sous—génitale
de la femelle étroite, triangulaire, faiblement échancrée
à l’apex (fig. 259) ................. 6. bicolor.
3. Disque du pronotum arrondi, sans carènes latérales ; pattes
très longues. Titillateurs présentant une partie basale
dilatée et garnie de fortes épines (fig. 260). Plaque sous-
génitale de la femelle transverse, à échancrure apicale

onrnorràmss. —-· METRIOPTERA 143
large et peu profonde, lobes courts (fig. 261) ;7° sternite
présentant un petit tubercule bifide, (is avec une gibbosité
portant deux petits tubercules (subgen. Sepiam1ZEUNER) 1. sepium.
— Disque du pronotum plat, carènes latérales présentes . . . _. . . 4.
4. Cerques du mâle courts et très élargis à la base, avec une
2.52.
258.
;“._’_ 261.
. il 200. W! '
".6 ‘. _
259. ‘ " Sas.
FIG. 252 il 261. -252. Cerque du Q" de Meiriopteru Mami. —- 253. id. de M. bicolor. -—
254. 10* tergite du g' de Ill. azami. — 255. Titillateur du même. —·- 256. Plaque sous-
géuitele de ln. Q. —- 257. 10* tergite du (j' de Ill. bicol0r.·—- 258. Titillateur du même.
-259. Plaque sous-génitale de la. Q. — 260. Titillateur de M. aepium. — 261. Plaque
sous-génîtale de la. Q. ·
très forte dent interne ; titillateurs épais et droits ; plaque
sous-génitale de la femelle à lobes très longs et aigus ....... 5.
—— Cerques du mâle plus longs, moins élargis ii la base, ài dent
interne moins forte ; titillateurs variables ; plaque sous-
génitale de la femelle à lobes arrondis ou triangulaires,
mais courts ........................ 6.
5. Dixième tergite abdominal du mâle à échancrure triangu-
laire, à peine plus large que les lobes ; cerques extrêmement
courts, cachés en partie sous le 106 tergite, rentlés à·Ia base,
avec une grande dent au-dessous du milieu (fig. 262) ;

144 ORTHOPTÉROIDES
titillateurs grands, armés seulement de deux petites dents
près de l’apex (fig. 263) ; plaque sous-génitale de la femelle
  . 2ZJ. 26% wa.
_ ,, .... l E  
<% ' ,
\
gb'? 26;*.
 
265 · 7 27.5.. `
7
' 2.72.
268.
265.
2.70.
"6`.9
274. “ '
2.7.5. 1
l l   lt)
Q j
FIG. 262 à. 275. — 262. Cerque du @' de Metrioptera abbreviata. —- 263. Titillateur du
même. -— 264-. Cerque de M. buysazmé. — 265. Tîtillateur du môme. — 266. Cerquc
du (j' de M. Toeseli. —- 267. 10° tergite du même. ·— 268. Titillateur. — 269. Plaque
sous-génîtale de la.   -—- 270. Cerque du (j' de M. sausswriana. —- 271. 10** tergite du
même. — 272. Titillateur. ——- 273. Plaque sous-génitale de la.   —- 274. Titîllateur de
JI!. brachyptera. - 275. Plaque sous-génitale de la. Q.
tricarénée à la base. très largement éehancrée, ses lobes
montant vers le bord supérieur de l’oviseapte . . . 5. abbreviata.
-- Dixième tergite abdominal du mâle à éclxnerure très
large, lobes dentiformes ; eerques plus longs, à dent placée

ORTHOPTÈRES. -—· METRIOPTERA 145
vers le milieu, très longue et un peu courbée (fig. 264);
titillateurs plus petits, armés de fi a 7 épines recourbées au
bord externe (fig. 265) ; plaque sous·génitale de la femelle
finement carénée au milieu, à échancrure assez étroite,
les lobes dirigés vers l’apex de l’oviscapte ..... ·f. buyssoni.
6. (lerques du mâle grêles, dentés vers le tiers apical (fig.266) ;
108 tergite à échancrure étroite, lobes rapprochés; titilla-
teurs droits, bidentés à l’apex (fig. 268) ; plaque sous-géni-
tale de la femelle à échancrure très profonde, lobes étroits,
subaigus à'l’apex, partie basale carénée (fig. 269); ovi-
scapte court faiblement courbé (fig. 282) (subgen. Roese-
liana ZEUNEP.) .................. 8. roeseli.
— Cerques du mâle plus épais, dentés au milieu ; 10*% tergite
large, lobes écartés; plaque sous—génitale de la femelle à
échancrure moins profonde ................. 7.
7. Élytres subaigusàl’apex, bordés de vert; cerques du mâle
· dentés un peu avant le milieu; titillateurs très courts,
droits, un peu courbés à l’apex (fig. 274); plaque sous-
génitale de la femelle à échancrure très peu profonde,
partie basale non carénée (fig. 275) ........ 2. brachyptera.
. — Élytres arrondisà l’apex, sans bordure verte ; cerques du
mâle dentés au milieu (fig. 270) ; plaque sous-génitale de la
femelle à échancrure plus profonde, partie basale varénée
(fig. 273) ; titillateurs longs, terminés par une petite boule
garnie d’épines (fig. 272) ........... 3. saussuriana.
1. M. (Sepiana) sepium (Y1cns1N)(fig. 276). ——Declicus sepium Ysnsm,
185-1, Bull. Soc. Vaud., IV, p. 68, pl. II, fig. 6-12. — Plalycleis sepium
Fmor, 1890, p. 207; — .\zAM, 1901, p. 159; —II0uLuEm·, 1927, p. 243;
-— Melrioplera sepium Cnowino, 1922, p. 86, fig. 193-198; — Cuo-
1'ARD, 1923, p. 278 ; — GHo1>ARo, 1947, p. 55, pl. V1, fig. 73. —
Sepiana sepium ZEUNER, 1941, p. 35, fig. 6. i
Biologie. — BOLDYREV, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., p. 165, fig. 32-33.
Grande espèce remarquable par la longueur des pattes postérieures.
llrun ou un peu roussâtre, ou même parfois pourpré ; tête ornée de bandes
noires sur le vertex et d’une ligne jaune derrière les yeux. Pronotum
faiblement arrondi dessus, sans carènes latérales, finement raréné au
milieu dans la métazone ; lobes latéraux bruns, bordés d’une bande jaune
assez étroite mais bien nette, leur bord postérieur sans sinus huméral.
Élytres plus courts que l’abd0men dans les deux sexes, rétréeis à l’apex,
brunâtres avec le champ dorsal jaunâtre. Pattes de la couleur du corps. .
Dixième tergite abdominal du mâle très peu échancré à l’apex; cerques
longs, un peu aléprimés avanl la dent qui est «·ourl«- el pla«·«'·«· peu ill)1`l"S
10

146 oaruorriînoinss
le milieu; plaque sous~génitale anguleusement échancrée, à styles longs
et grêles. Plaque sous-génitale de 1 femelle de forme unique parmi les
espèces françaises ; oviscapte assez court et large, régulièrement incurvé.
Long. 20-25 mm.; pronot. 7-8 mm.; fem. post. 25-31 mm.; élytre
7-11 mm.; oviseapte 11-15 mm.
Espèce assez commune dans le Midi, dans les grandes herbes et les buissons,
dans les endroits un peu humides. Adulte de juillet à septembre. Le chant
rappelle celui de Tettigonia virirlissimu, mais moins fort; il consiste en une
note stridante répétée très rapidement (240 à la minute) pendant de longues
périodes de 3 ou 4 minutes, sans arrêt, suivies d’un repos très court de quelques
 
1
x  Ã [
M  ,  M,   ,,,,,, . a.  
le ..x`  Ã'!   ""   ·.    »   '
  'ð*"‘@   il °`7N/
\ ··<‘·"\  )`;<;¢·#êî`
FLG. 276. — Zlletriopiera sepium Yers., Q, x 2.
secondes. Ce chant se fait entendre surtout la nuit ; d’après Yaasm, le chant
diurne serait différent, formé d’une note courte répétée à intervalles plus
ou moins longs, rappelant celui de Pholidoptem griseoapzera.
Var; Alpes—Maritimes; Bouches-du-Rhône; Lot-et-Garonne : Lavardac
(DESCABIPS)§ Hérault : dans la zone des basses montagnes et env, de Mont-
pellier: Gard : Pont-d’Hérault, Le Vigan (G. ne Vicmzr); Corse. ——· Italie,
Balkans, Asie Mineure, Caucase.
2. Metrioptora (S. str.) brachyptem (L,). — Gryllus brachyplcrus
LINNÉ, 1761, Fauna Suec., p. 237.—Plalycleis brachypiem F1N0T, 1890,
p. 208; —— AzAM, 1901, p. 158; —— Houteenr, 1927. p. 243, pl. X1,
fig. 73. — Mciriopiera bmchyplera CHOPARD, 1922, p. 84, fig. 201, 204,
206; — ZEUNEP., 1941, p. 40, fig. 7.
Biologie. —— BOLDYREV, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., p. 167.
Brun avec des bandes vertes ; dessus de la tête et disque du pronotum
verts ; derrière chaque oeil se trouve une large bande brun foncé coupée par
_ une fine lignejaune ; lobes latéraux du pronotum marbrés de brun avec les
bords pâles ; abdomen brunâtre dessus avec deux bandes latérales foneées.
dessous vert ; pattes brunes, les fémurs postérieurs présentant une bande

URTIIOPTÈRES. —— METn1oP'rEnA 147
longitudinale foncée. Élytres plus courts que l’abdomer1, étroits à l’apex.
subaeuminés, bruns avec les bords antérieur et postérieur d’un beau vert.
Dixième tergite abdominal du mâle présentant une échancrure assez
large, les deux angles prolongés en pointe ; plaque sous-génitale échancrée,
styles assez longs ; eerque à partie basale élargie, dent forte, située au
milieu. Plaque sous—génitale de la femelle lisse, rétrécie à l'apex, avec une
échancrure étroite et peu profonde; oviscapte assez long, faiblement et
régulièrement courbé.
Long. 12-16 mm. ; pronot. 4-4,5 mm. ; fém. post. 14-17 mm. ; élytre ©‘
7-9,5 mm., Q 4,5-8 mm. ; oviscapte 8-10 mm.
Espèce assez peu commune, habitant plutôt le Nord et les montagnes, dans
les localités un peu humides; clairières des bois, bruyères. Adulte en août-
septembre. Chant‘faible, composé d’une seule note répétée régulièrement.
Répartition très dispersée en France: çà et là, dans des localités très di-
verses. Alpes : col de la Croix-Haute (BEY) ; Pyrénées: Barèges; Hérault;
Ardèche (Gnassiê) ; Vosges: commun sur les coteaux et les bruyères (Pren-
nAT); Seine-Inférieure: Les Petites Dalles (GADEAU on KEnvu.LE); Loire-
Inférieure: forêt de Toulfou (Pim. DE Cuoncnizviuxa); Mayenne; Deux-
Sèvres ; Orne : Bagnols-de-l’Orne (Bonn) ; environs de Paris : Herblay (Bm-
soor) ; forêt d’Ermenonville ; signalé autrefois de la forêt de Bondy ; Somme ;
Oise : Mortefontaine, dans les endroits marécàgeux(MAB1LLE) ; Loi1·e:Crest
de l'()eillon, 1.100 m. (linmsooiàne).
Espèce répandue dans toute l'Europe septentrionale et'l’Asie jusqu'au
Kamchatka; remonte jusqu'en Laponie.
forme màrglllata Tuonn. — Locusta marginata Tnommne, 1815, Mém.
Ac. Sc. St-Pétersbourg, V, p. 283. — Forme macroptère, à élytres dépassant
l'extrémité abdominale, se trouvant dans les mêmes localités que le type,
mais très rare. —~ Bagnols-de-l’Orne (Bonn).
3. Motrioptora (s. str.) saussuriana. (Fn. G,). — Plalycleis saussuriana
Fmzv-Gnssmzn, 1872, Mitt. schweiz. ent. Ges., IV, p. 8, pl.' I, fig. la·b.
— Plalycleis saussureana FINOT, 1890, p. 209; - AzAM, 1901, p. 158.
— Jlelrioplera saussuriana ZEUNER, 1941, p. 41. — Jlléirioplera abbreuiala
Lluorxno, 1922, p. 84, fig. 197, 200, 203, 205. — Plalycleis abbreviala
HOULBERT, 1927, p. 244.
Un peu plus grand que le précédent, brunâtre. Tête avec une bande
brune derrière les yeux, divisée par une ligne jaune qui se prolonge un
peu sur le pronotum ; lobes latéraux de celui-ei bruns, à bordure jaune
trés étroite, partie supérieure un peu plus foncée. Pattes brunes. Élytres
atteignant l’apex du 7° tergite abdominal chez le mâle, du 4** chez la
femelle, assez largement arrondis   l’apcx, brunâtres. Dixième tergite du
mâle à échancrure arrondie, les angles prolongés en pointe ; plaque sous-
génitale faiblement échancrée ; styles longs; ccrques courts, très larges
à la base, avec une dent forte ct recourbée au milieu. Plaque sous-génitale
de la femelle large, presque plate, lisse ou un peu ridée, à échancrure
apieale triangulaire, assez profonde, mais variable ; partie basale à carène

148 0nrnoP·rÉn01¤Es
nette ; lobes parfois un peu reeourbés en dedans à l‘extrémiLé. Uviseapte
faiblement et régulièrement courbé.
Long. 17-22 mm. ; pronot. 5-6 mm. ; fém. post. 17-19 mm. ; élytre (31
8-10 mm., Q 7-8 mm. ; oviscapte 10-11 mm.
Cette espèce ressemble assez à la précédente ; elle est plus petite, sans
parties vertes, à élytres plus arrondis à l’apex ; chez le mâle, le 108 tergite
est plus largement éehancré, les titillateurs différents ;'chez la femelle,
2:7  0.
ji  
28/.
.?.”«S'.
»-r.
\\
  "
 
FIG. 277 à. 282. — Oviscaptes de Metrioptera : 277. braehyptera. —— 278. buyssoni.
279. abbreviata. — 280. bicolor. — 281. azamî. — 282. roeseli.
l’oviscapte est semblable, mais la plaque sous-génitale à éehancrure plus
profonde, base carénée.
Plutôt dans le Nord et dans les régions montagneuses ; dans les clairières
des bois, de préférence dans les endroits assez humides. Adulte en août-
septembre. Le chant ressemble à celui de Pholidoptera griseoaptem : il est plus
sourd et plus fréquent, très rapide (220 environ à la minute).
Vosges (PIEHRAT); Jura; Aube: entre Bucey et Chennegy (llot;Ln1:n1‘) :
Mont-I)ore (Fnvor) ; Cantal ; Drôme ; Ardèche ; Lozère ; Gard : Aigoual
((iIlU1*ARl)) ; Pyrénées : versants du Canigou (var. nuui SM*1.«:v1 ; Bagnères-
de-Luehon (SERVILLE); Haute-(Jaronne; Urne : l3agn0ls~dc-l’()rne (Bonn).
Suisse, ltalie, Nord de l’Espagne. .
4. Metrîoptera (s. str.) buyssoni (SAULGY). —- Plalycleis buyssoni SAULCY,
1887, Bull. Ser. Hist. nat. Metz, 2, XVII, p. 81 ; - FINOT. 1890,

on'ruoP'rÈn12s. —· ME'1’111()P'1`E1lA 119
p. 211, pl. 11, fig. 143-143 bis; -—· AzAM, 1901, p. 159 ; —— Houraenr.
1927, p. 247. — Melr·iuple1·u Buyssoni llll(J1’.\l1D, 1922, p. S5, fig. 188,
190, 192; — Zaumsu, 1914, p. 41 ; — (luoeaao, 1947, p. 55.
Espèce de taille moyenne ; teinte brunâtre ou brun verdâtre uniforme.
Fastigium du vertex très large, arrondi. Lobes latéraux du pronotum
sans aucune bordure claire. Élytres un peu plus courts que l’abdomen
dans les deux sexes, très arrondis ii l’apex, translucides-, brun clair ou
verdâtres. Dixième tergite du mâle largement échancré à l'apex, les lobes
écartés, triangulaires, aigus; plaque sous·génitale anguleusement échan-
erée ; styles longs ; cerques assez courts, tres larges à la base, à dent forte,
située au milieu,. Plaque sous-génitale de la femelle à écbancrure assez
étroite, en général profonde, attcignamt le milieu, cependant assez va-
riable, partie basale carénée ; oviscapte court et large, faiblement courbé.
Long. 18-24 mm. ; pronot. 5,5-6,5 mm. ; fém. post. 18-20 mm. ; élytrc
S-9 mm.; oviscaptc 7-8 mm.
Assez rare et localisé dans les prairies de montagne marécageuses; août- _
septembre.
Pyrénées : Bagnères-de-Luchon, au milieu des jones, au-dessus des granges
de la forêt de Montauban, près du Mail de Criq (nu Buvssois, ne Sauncv) ;
lïaute-Garonne : au-dessus du hameau du Louge, près de Saint-Beat, 1.200 m.
I ZAM ·
( Non) signalé hors de France; contrairement à Yindication de·ZEUNEn, ce
llfetrioptem n°a été trouvé ni dans le Massif central, ni dans les Alpes, ni dans
les Vosges.
5. Motrioptera (s. str.) abbrevîata. (SEav.). —— Deciicus abbrevialus San-
v|1.LE, 1839, Ins. Orth., p. 490. — Mclrioplera abbreviala ZEUNEP.,
1941, p. 42. — Plalycleis Marqueii FINOT, 1890, p. 211, pl. 11, fig. 143,
143 qualer; — Az.·.M, 1901, p. 159 ; — HouLBEm‘, 1927, p. 245. -——
Melrioplera Marqueli Cnoeano, 1922, p. 85, fig. 187, 189, 191 ; —-
Cuoeano, 1947, p. 55, pl. VI, fig. 72.
Espèce très voisine de la précédente comme taille et aspect général,
avec les élytres un peu plus longs. L’extrémité abdominale permet de
reconnaître assez facilement les deux espèces. dl: 10** tergite à angles
moins saillants, moins aigus; styles plus longs et plus grêles; cerques
bien plus courts, piriformes, à forte dent près de la base. Q : plaque sous- ·
génitale tricarénéeàla base, à échancrure apicale très large et trés pro-
fonde, lobes très aigus et dirigés vers le haut ; oviscapte un peu plus
large et plus courbé. _
Long. 14-19 mm.; pronot. 4-6,5 mm. ; fém. post. 14-16 mm.; élytre
8-11,5 mm.; oviscapte 6-7 mm.
ZEUNER, ayant pu examiner le type de Declicus abbrevialus au British
Museum, a établi que marqueli en était synonyme, alors que ce nom
avait été récemment appliqué inexactement à saussuriana.

150 oaTHoP·rÉRo1nEs
Même habitat que le précédent et également peu répandu. Cette espèce
est une des rares formes françaises endémiques.
Hautes-Pyrénées: Bagnères-de-Bigorre (AIARQUET) ; Basses—Pyrénées :
prairies près de Pau (PANTE1.) ; Arudy (Gmxssé) ; Gers: bords de la rivière
l’()ssa, près de Condom (Dnscomrs).
6. M. (Bîcolorana) bic0lor(Pi11L.).—L0custa bicolor PHILIPPI, 1830,
Orth. Berol., p. 24, pl. 1, fig. 5. —-— Plafycleis bicolor Fmor, 1890, p. 212 ;
— AzAM, 1901, p. 158 ; -— IIOULBERT. 1927, p. 240. —— .Meh·i0piem bicolor-
(lnomao, 1922, p. 85, fig. 182, 185, 186; —— Gnoraao, 1947, p. 55. —
Bicolorana bicolor ZEUNER, 1941, p. 44, fig. 26.
Assez petite espèce, de couleur vert pâle ou jaunâtre ; disque orné d’une
ligne jaune à la limite des lobes latéraux; ceux·ci sont élevés, à bord
inférieur subanguleux, bord postérieur sans sinus huméral. Pattes vertes ;
fémurs postérieurs avec une bande longitudinale brune. Élytres attei-
gnant, chez le mâle, le milieu du 69 tergite abdominal, de longueur assez
variable chez la femelle, couvrant 2 à 6 tergites, arrondis`à l’apex, longs
et étroits ; ailes presque complètement avortées. Dixième tergite du
mâle échancré en demi-cercle, à angles dentiformes ; plaque sous-génitale
carénée au milieu, anguleusement échancrée à l’apex ; styles grêles,
` subaigus ; cerques assez longsfcylindriques, dentés très près de Pextrémité.
Q 2 plaque sous-génitale très faiblement carénée au milieu, très rétrécie
vers l’apex, à_échancrure peu profonde et étroite, lobes aigus; oviscapte
court, brusquement courbé très prés de la base.
Long. 15-17 mm. ; pronot. 4,5-5 mm. ; fém. post. 17-18 mm. ; élytre dl
9 mm., Q 5-6 mm. ; oviscapte 6 mm.
Espèce très remarquable par la forme des cerques du mâle, par l’ovis-
capte court et par la forme de la plaque sous-génitale de la femelle.
Assez commun sur les talus, dans les prairies, les endroits incultes, plutôt
secs; d'après RENIY, le mâle plus commun que la femelle. Adulte de juillet
à septembre; chant assez fort, strident et prolongé, diurne.
Répandu dans le Nord et dans les parties un peu montagneuses. Environs
de Paris: Saint—Germain; signalé autrefois au Bois de Boulogne; Nièvre:
St·Brisson (LEPROUX) ; Somme; Alsace ; Vosges ; Rhône; Var : La Roque-
Esclapon (AZAM) ; lsère; Drôme ; Pont-en·Royans (AzAM).
Espèce répandue dans toute l’Eur0pe moyenne, la Sibérie, la Mongolie.
forme sîeboldî (Fxscrn). -—— Decticus Siebolrli Fxscnea, 1849, Jahresb.
Mannheim. Ver. Naturk.,'XV, p. 46. —— Forme à organes du vol bien déve-
loppés (long. él. 22-23 mm.) qui se trouve avec le type, mais beaucoup plus
rare. —— Vosges (PIERBAT, REMY) ; Drôme : Pont-en-Royans (AZAM) ; Morvan,
Nièvre 2 Saint-Brisson (LE1>noUx).
7. M. (Roeseliana.) azami (FINOT) (fig. 283). ——— Plaiycleis Azami F1Nor,
1892, Ann. Soc. ent. Fr., LX], Bulletin, p. xxxv; — AzAM, 1901,
p. 159; — Houteear, 1927, p. 244. —— Meirioptera AzamiCHo1=·ARD,
1922, p. 85, fig. 178, l80. 181. -—— Roeseliana rzzami ZEUNER, 1941, p. 47.

_ 0R'1`1I()[‘TÈI\ES. —— ME*rn1or-mana 151
Espèce plus forte que la précédente. Tête à vertex fortement bombé,
large, arrondi au sommet ; dessus de la tête orné de 3 bandes brunes, une
au milieu, les deux autres derrière les yeux, ehacune coupée par une fine
ligne jaune. Pronotum plat dessus avec une tres fine carène médiane,
marquée sur presque toute la longueur; insertion des lobes latéraux
arrondie ; reux—ci rembrunis vers le haut, le bord inférieur plus ou moins
nettement bordé de jaune. Pattes brunes; fémurs postérieurs longs à
bande brune longitudinale. (T: 109 tergite à échancrure assez étroite,
arrondie, angles peu aigus; plaque sous-génitale à échancrure peu pro-
fonde, styles grêles; cerques longs, cylindriques, arrondis au sommet,
. . sa ‘·>‘   li 
1     2 a ,
    1.¤a1l%l·*'?`?]l¥*‘ `
 fîé,;e§]..·e?É4!,é·  \· ·
\, _l"x—. *·
,4 -4%. .
XI
FIG. 283. —- Metrioptera azami Finot, Q, X 2.
à dent placée très près de l'apex. Q : plaque sous·génitale large, à échan-
crurc atteignant presque le milieu, assez étroite, lobes arrondis, base
flnement carénèe ; oviscapte court, brusquement courbé près de la base.
Elytres bruns, translucides, arrondis à l'apex. atteignant le milieu du
6** tergite chez le mâle, du 5** chez la femelle. Ailes très courtes.
Long. 20—2G mm. ; pronot. 5,5-7 mm.; fém. post. 18-19 mm. ; élytre
10-12 mm. ; oviscapte 7-7,5 mm.
Par la forme des cerques du mâle, de l’oviscapte de la femelle, cette espèce _
se rapproche indiscutablement de la précédente ; la plaque sous-génitale
de la femelle est par contre très différente et rappellerait plutôt l’espècc '
suivante, ce qui l’e fait ranger par ZEUNER dans son genre Roeseliamz.
Espèce endémique, trouvée par Azur, en août·septembre,.dans le Var,
entre Cogolin et Saint·Tropez, dans les prairies, le long des ruisseaux; (ia-
margue; Gard : entre Bellegarde et St·Gilles (Dumas et liammnnl.
8. M. (Roeselisma) roeseli (Haoeiwn,). —— Locusla Roeselfi Haoeivnacn,
1822, Symb. Faun. Ins. Helv., p. 39, fig. 24. —— Plalycleis Roeselii
FINOT, 1890, p. 209 ; — AzAM, 1901, p. 159 ; —— Hounnnnr, 1927,

132 oR'rHov·rÉRo1nEs
p. 244. — Mefriopiera Roeseli (jHoPARD, 1922, p. 84, fig. 194, 195.
196, 199; -— Gi1oPARD,_ 1947. p. 54, pl. V1, fig. 71. -— Roeseliana
roeselii ZEUNER, 1941, p. 46, fig. 28.
Biologie. — GERHARDT, 1913, Zool. Jahrb., XXXV, p. 495, pl. 17,
fig. 9 ; -—- BoLDYnEv, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., p. 173 ; — CAMro1~1,
1913, Entomologist, XLYT, p. 37 : — RM/win, 1931, Biol. Zentralbl., L1,
p. 533.
Espèce ayant la taille et l’aspect de bicolcr; dessin de la tête et du
pronotum comme azami; lobes latéraux du pronotum à bordure jaune
large et assez nette. dl : 108 tergite à échancrure très étroite, lobes
rapprochés et arrondis ài l’apex; plaque sous-génitale carénée au milieu,
à échancrure anguleuse; styles très grêles, subaigus à l’apex; cerques
longs, grêles, la partie basale cependant un peu épaissie, dent située un
peu après le milieu. Q : plaque sous-génitale large, à très profonde échan-
crure anguleuse, dépassant la moitié de la longueur totale, partie basale
carénée, lobes triangulaires, éloignés de la base de 1’oviscapte; celui-ci
courbé à la base, moins brusquement cependant que chez les deux espèces i
précédentes, un peu plus long et moins large. Élytres du mâle attei-
gnant presque l’extrémité de l’abdomen, ceux de la femelle le milieu
du 69 tergite, arrondis à l’apex.
Long. 14-19 mm. ; pronot. 4-5 mm. ; fém. post. 14-17 mm. ; élytre d'
8-10 mm., Q 5-6 mm. ; oviscapte 7-8 mm.
Assez commun dans les prairies humides, souvent aux abords immédiats
des eaux, surtout dans le Nord et dans les régions montagneuses ; de juillet
à septembre.
Signalé çà et là dans toute la France. -— Europe ; Sibérie.
forme (lllllta (CrxAm>.). — Locusta diluta, CHARPENTIER, 1825, Hor. Ent.,
p. M6. -— Forme macroptère comparable à celles qui existent chez les espèces
bicolor et brachyptera, -— Se trouve avec le type, mais bien plus rarement.
Cependant, RAMME a trouvé de nombreux individus macroptères de cette
espèce dans une localité près de Falkensee et il estime qu°une température
au sol particulièrement froide et humide est favorable au macroptérisme.
Il a constaté, d`autre part, que les individus macroptères qu`il avait capturés
dans cette localité présentaient une certaine atrophie des glandes génitales
semblant devoir entraîner la stérilité. La généralisation de ce fait à toutes
les formes macroptères de Metrioptera est à vériüer.
La forme diluta a été rencontrée en France dans un assez grand nombre
de localités: Vosges (PIERRAT, REMY); Bordeaux; Dordogne (GRAssÉ);
Eure ; Deux-Sèvres ; Loire·lnférieure ; Charente-Maritime ; Haute-Garonne :
Saint-Béat (Azuvi) ; Isère : Mont de Lans, 1.300 m. (LEPROUX).
_ Gen. DECTICUS SERVILLE. 1831
Grandes espèces à large vertex. Pronotum plat dessus, caréné sur toute
la longueur ; insertion des lobes latéraux anguleuse ; prosternum inerme.
Élytres et ailes toujours bien développés. Pattes longues ; fémurs posté- .

UR'l`lI()P'I`ÈI\ES. — o1=:c1·1cus 153
rieurs fortement renflés à la base-, il ou -1 fois aussi longs que le pronotum 2
tibias antérieurs armés de 4 épines supéro—externes; tibias postérieurs
avec 4 èperons inférieurs ; plantules libres plus courtes que le métatarse.
(lerques du mâle dentés à la faee interne. Oviscapte un peu courbé,
granuleux ou serrulé à l’apex.
Distribution. Europe-, Asie pziléarrfiqiw.
284. ' ,;·.$·r;. -ï'ô’·9-
· LIM?.
.38.5. gg_7_ W
FIG. 284 à. 289. —- 284-. Decticua vefrucivorus, 10* tergite et cerques du (j' . — 285. Plaque-
sous-géuitale de la. Q. -- 286. Decticus albi/remx, l0• tergite et cerques du Q'. ·— 287.
· Plaque sous-génitales de la. Q. — 288. Titillateur de D. verrucivorua. — 289. Tîtilla.· .
teur de D. albi/rons.
TABLEAU oEs Esràcas
—— Dixième tergite du mâle largement échancré, à lobes
écartés; cerques dentés au milieu (fig. 284). Plaque sous-
énitale de la femelle trîanwulaire à échancrure assez
g P) 7
marquée, lobes très étroits (fig. 285) ....... 1. verrucivorus.
—- Dixième tergite du mâle à échancrure étroite, lobes conti-
gus ; cerques dentés près de la base (fig. 286). Plaque sous-
génitale de la femelle large à l’apex, à échanerure faible,
lobes arrondis, rourts (fig. 287) .......... 2. albifrons.
1. Danticus verrucivorus (L.) (fig. 290). —~ Gryllus Telligonia verrucivo-
rus LINNÉ, 1758,. Syst. Nat., éd. X, I, p. 431. -—Declicus verrucivorus
Fmor, 1890, p. 215, pl. 11, fig. 144; ·— .\zAM, 1901, p. 160-; —— Hour.-

154 onrnorrrîznoiniss
BERT, 1927, p. 248, fig. 79, pl. X1, fig. 76 ; —- (lnomnn, 1947, p. F17.
pl. V, fig. 69.·—··· Teiligonia vermcivora CHGPARD, 1922, p. 80, fig. 219-220.
Biologie. — Botnvnnv, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., p. 184 ;—- NIELSEN,
1938, Ent. Medd., XX, p. 123.
Coloration très variable, généralement variée de vert et de brun ; front
° vert ou marbré de brun. Pronotum plat dessus, les lobes latéraux à inser-
tion carénée ; leur couleur très variable, souvent verte avec une tache brune
/ 1
 
1 -
, ' \
  il
». . <—2? ' Ã
[ap     «\  /  4.   · .
i  » xy àà?  i
`   "?'•§ i  —¢
¤·\ ‘#"   \
FIG. 290. — Decticus vewueivoms L., Q. >< 2.
médiane. Élytres atteignant Pextrèmité abdominale ou un peu plus courts,
' un peu rétrécis vers l’apex; coiileur brunâtre tachée de brun plus foncé,
dessus souvent jaune ou vert. (T : 10*5 tergite anguleusement écbancré,
à lobes triangulaires, écartés ; cerques dentés au milieu ; titillateurs
lisses et grêles, portant seulement quelques denticulations à l’apex
(fig. 288). Q : plaque sous·génitale triangulaire, à échancrure étroite,
lobes aigus ; oviscapte faiblement et régulièrement courbé, un peu gra-
nuleux à l’apex.
Long. C11 24-38 mm., Q 27-44 mm.; pronot. 8-11 mm.; fém. post.
27-37 mm. ; élytre 24-37 mm. ; oviscapte 17-26 mm.
Commun dans les prés, les champs, les clairières des bois ; fréquente aussi
bien les endroits secs que les marécages, la plaine que la montagne. Chant
formé d’un cliquetis d’abord espacé, puis rapide (240 environ à la minutel
et prolongé, diurne. D'après NIELSEN, ce chant est surtout dépendant cle la
température, cessant au—dessous de Z310 C ; le Dectique ne stridule que lorsque
la température est voisine du preferendum. Ponte dans la terre ; eclosion en
mai; adulte de juillet à septembre.
Toute la France. ——— Europe, Ouest de l’Asie.

onrxtorriznes. ·— oucrxcus 155
var. buyssoni Azur, 1901, Misc. ent., p. 100. -0,: Couleur testocée. Caré-
nes latérales du pronotum droites, bord postérieur arrondi; lobes latéraux
avec une grande tache brune à bords nets ; élytres bien plus longs que chez le
type ; pointes des lobes du 106 tergite droites ; échancrure de la plaque sous-
génitale plus forte. -—— Puy-de=1)ôme: Puy-de-Crouelle (R. ou Buvsson).
var. m0nSp6ll8IlS1S (Rama,). —- Decticua monspeliensis Rmunun ap. Scr-
ville, 1839, [ns. Orth., p. 487. -— Forme ayant l’aspect de l'espèce suivante,
à élytres n'atteignant pas l’extrémité de Vabdomen. ()n a généralement rap-
porté cette forme à albifrons, à cause de sa coloration grise et parce que
Senvxtna avait indiqué qu’il s'agissait peut·être d’une variété du Dectique
à front blanc. Fmor avait cependant supposé que c’était plutôt un grand
Decticus verrucivarus. MM, nn Vrcnsr, Demvuis et RAMMER ont cherché à
déchiffrer récemment cette énigme et ils ont trouvé aux environs de Mont-
pellier un grand Dectique qui semble bien être la forme décrite par RAMBUR
et qui se rapporte bien à Vespèce verrucivnrus, — Cette forme est connue
seulement des environs de Montpellier.
Des recherches récentes de G. DELLA BEFFA (.1nn. Sper. agr., ll.
1948, p. 567) semblent indiquer que les Dectiques présentent pendant
les années d’abondance anormale des formes-un peu différentes de la
[orme typique, qui seraient à rapprocher de ce qui a été signalé pour les
Barbilisles et les Orphania. Il y aurait à rechercher si le D. monspelicnsis
n’est pas une de ces formes. . .
2. Dootious elbifrons (F.), —- Locusla albi/mns Faemcrus, 1775,
Syst. Ent., p. 286. —-— Declicus albi/mms Fmor, 1890, p. 214 ; — AMM,
1901, p. 160 ;—- Houtnear, 1927, p. 249 ; —-—(1norAno, 1923, p. 278 ; —-
ilnoimao, 1947, p. 57, pl. V1, fig. 70.
Biologie. — FABRE, 1899, Souvenirs entomologiques, (ie série, p. 153 ;
—- BoLoYnEv, 1915, Hor. Soc. ent. Ross., p. 18-1, fig. 41.
De taille en général beaucoup plus grande que le précédent et sans
jamais de vert dans la coloration qui est d’un brun ou testacé plus ou
moins marbré; front jaune pâle ; lobes latéraux du pronotum bordés de
pâle. Élytres dépassant généralement beaucoup l'extrémité de l'abdomen,
arrondis à l’apex. d' : 10e tergite à incision peu profonde, lobes triangu-
laires, contigus ; cerques dentés près de la base ; titillateurs élargis à la
base, couverts. de petites épines (fig. 289). Q : plaque sous-génitale _
transverse, à bord postérieur droit avec une petite échancrure médiane '
arrondie et deux tubercules à la base des lobes.
Long. 32-38 mm.; pronot. 9-10 mm.; fém. post. 35-43 mm.; élytre
42-55 mm.; oviscapte 20-26 mm.
Très commun dans le Midi ; parfois même assez nuisible dans les cultures,
surtout aux arbres fruitiers, ainsi qu°aux graines de Céréales et de Légumi-
neuses. Se trouve ix terre, dans les endroits secs et chauds, de juillet à novem-
bre. Chant diurne, consistant en un cliquetis répété très rapidement et se
renforçant en une très longue période, puis terminé par une sorte de frôlement
trés rapide. Accouplement suivi du dépôt d’un gros spermatophore. Régime

136 4)R1`H()P'l`ÉR()IDES
partie insevtivore, partie granivore, les Dectiques s’attaquant surtout aux
Graminées avant leur maturité. Ponte dans la terre ; les œufs, allongés, me-
surent S à 6 millimètres et sont de couleur gris pâle. A l’éclosion, les jeunes
larves sont noirâtres avec les cuisses postérieures bordées de blanc en dessous.
Toute la Provence ; Drôme ; Gard ; Hérault ; Aude; Pyrénées-Orientales ;
Aveyron; Lot·et-Garonne: Vendée; Deux-Sèvres. Corse. — Europe méri-
dionale, Madere, \frique rln Nord. Sud-Ouest de l’.\sir~.
Famille des SAGIDAE
Famille très caractérisée par un corps allongé. plutôt grêle. Tête allon-
gée, le Vertex comprimé entre les antennes ; celles-ci épaisses à la base ;
yeux grands. Élytres et ailes variables, nuls chez l’unique espèce fran-
gaise. Pro, méso et métasternum armés de 2 épines. Pattes longues, les
deux premières paires fortes, à fémurs et tibias armés de longues épines ;
fémurs postérieurs trés grêles.
Les Sagidae se rapprochent par certains caractères des Telligoniidae,
mais ils s’en séparent par l’absence d’épine apicale au bord supéro-
externe des tibias postérieurs. _
' Gen. SAGA CHARPENTIER, 1825
Grande taille. Pronotum cylindrique, allongé; élytres réduits chez
le mâle, nuls chez la femelle. Fémurs antérieurs et intermédiaires armés
de fortes épines en dessous; fémurs postérieurs étroits, armés d’épines
moins fortes qu’aux autres paires ; tibias antérieurs garnis en dessous de
très fortes épines ; tympans auditifs en forme de fente. Cerques des mâles
forts, courbes à l’apex. Oviseapte long, peu courbé, denticulé à l’apex.
Distribution. — Région méditerranéenne orientale ; une seule espèce
s’étendant jusqu’au nord de l’Espagne.
Saga pedo (PALL.). — Gryllus pcdo PALLAs, 1771, Reise, I, p. 467. —-
Saga pedo CHOPARD, 1922, p. 76, fig. 77-78 ; — Cr~ioPARD, 1947, p. 51. -—
Saga serrafa F1NoT, 1890. p. 224, pl. 11, fig. 147 ;—AzAM, 1901, p. 106 ;
_ —- HOULBERT, 1927, p. 257, fig. 81.
Biologie. —— BÉREN<;u1En, 1905, Bull. Soc. Sc. nat. Nîmes, p. 145 ; —
BÉRENGUIER, 1907, Bull. Soc. Sc. nat. Nîmes ; — Jaus, 1934, Konovia.
XIII, p. 171 ;— MATTHEY, 1941, Prev. Suisse Zool., XLVIII, p. 91 ; —
(lnoimnn, 1946, Bull. Soc. ent. Fr., p. 126.
Vert avec des bandes latérales blanc rosé; on trouve parfois aussi
une forme gris un peu violacé, à bandes latérales jaune pâle, limitées par
du brun clair au lieu du pourpre de la forme verte. Vertex à sommet
aigu ; plaque sous—génitale de la femelle triangulaire, à apex légèrement
émarginé. ‘

oarxxorrùmas. —·— sam. 157
Long. G7-78 mm. ; pronot. 12-14 mm. ; fém. post. 43-46 mm. ; oviseapte
35-39 mm.
Ce l)l'l îl1S(§Cf·C, l,OUjUUI‘S 1lSS(‘Z THTP, SC [‘(5Il(`()IllÃT(¥ (18IlS l(§S gîlTTÃlg\lCS,   LOTTO
ou sur les buissons; il est insectivore et se nourrit presque exclusivement
d'Aeridiens ; cependant, l\lA1·rnEv dit qu'il accepte la pulpe de cerise et de
prune. L'éelosion a lieu dans la première quinzaine du mois de mai et l’insecte
devient adulte au début de juillet, après avoir el1`ectué 8 mues. Le mâle est
inconnu de France, mais on a cité deux exemplaires semblant pouvoir lui
être rapportés, l’un de Fiume, l’autre de Znaim, en Moravie. La repro-
duction parthénogénétique a été observée dès 1905 par Bnêaenooxen ; elle a
été récemment l'objet d'une très belle étude de l\lATTHEY qui a constaté que,
par rapport aux espèces bisexuées du même genre, la Saga perle est tétra-
ploïde. La ponte se fait dans la terre, généralement au milieu de la journée
(Bénencuxen, JAUs), parfois la nuit (MAr·rnm·) ; les œufs en forme de cylindre
’ v" C \ ‘
É-t='§·  QE: s
, A s ,,· , 4   .  
' ,) v' `  
~ - 'wwvzlllg ·   ~ 
~@#©`“‘*~ a. s \ 
g\ \\
  \s
à \
F10. 290 bis. — Saga peda Pallas, Q, gr. nat.
allongé, arrondis aux deux extrémités, sont très gros, atteignant un centimètre
de long sur Il millimètres de diamètre; leur nombre varie de 25 ix 41)
d’après Jens. '
Tous les départements bordant la Méditerranée : Var: Roquebrune;
Sainte-Baume ;Bagnols, St-Tropez, Ramatuelle, Cogolin ; Cavalaire ; llyères ;
· Basses-Alpes: Sisteron (ÀBEILLE ne PERMN); B0uches·du-Rhône: plateau
de St-Cyr; St-Marcel; camp de Carpiagne; Albaron; Stes-Mame-de-la:Mer
(Buomon) ; bords de l’Etang de Berre, Vitrolle (Monnotnzs) ; Gard : environs
de Nîmes, Saint-Geniès de Malgoirès (Hoouns) ; Aigues-Mortes (ltm') ;
Hérault : dunes de Sète ; environs de Béziers ; Marseillan (VALÉRY MAYET) ;
Aude: Bize (ALBMLLE); Pyrénées·(.)rientales: La Coste, Belloc (XAMBEU).
Lot: Cabrerets, Cahors (Cnorum) ; Aveyron: St-)lartin·de- Larzac, 800 rn.
(vu Vicnrrr). _ _ ’
Italie, Espagne, Bohême, Autriche, Valais ; Méditerranée orientale jusqu au
Caucase; îles Dalmates.
Famille des EPHIPPIGERIDAE
Insectes lourds, à. organes du vol toujours abrégés; antennes insérées
sous les yeux, plus près du elypéus que du sommet. Tête globuleuse, à
oeeipnt très bombé, vertex tombant verticalement et terminé par_un

138 on1~no1>'rÉno1DEs
petit tubercule en forme de lame triangulaire. Pronotum très grand,
fortement dilaté et convexe en arrière, creusé en forme de selle sur le
doessus. Élytres très courts, présentant un miroir dans les deux sexes.
TABLEAU ons cnxnns
1. Pronotum à, lobes latésaux à insertion arrondie (p. 158) Ephippiger.
—- Lobes latéraux du pronotum séparés du disque par une
carène, nette surtout dans la métazone .... . ....... 2.
2. Sternites abdominaux à plaque sclérifîée unique, placée
au milieui .................. . ...... 3.
—— Sternites abdominaux, surtout vers la base, membraneux
au milieu et présentant deux petites plaques sclérifiées
latérales; valve anale supérieure du mâle bien séparée
du 106 tergite qui est bifide à l’apex (fig. 305) ; 7e sternite de
la femelle grand, échancré au sommet et présentant deux _
petits prolongements anguleux (fig. 306); plaque sous-
génitale membraneuse ........... (p. 168) Callicrania.
3. Valve anale supérieure du mâle très grande, en continuité `
avec le 10** tergite dont elle forme comme un large pro-
cessus arrondi, étranglé à la base,entre les cerques(fig. 301).
................... . . (p. 165) Uromenus.
— Valve anale supérieure plus ou moins complètement sé-
parée du 106 tergite .......... (p. 169) Steuropleurus.
Gen. EPHIPPIGER BERTHOLD, 1827
Les Ephippiger présentent les caractères typiques de la famille; ils
se distinguent en outre par la forme du pronotum dont les lobes laté-
raux sont réunis au disque par une surface arrondie.
Distribution. —— Genre très caractéristique de la faune méditerranéenne :
Espagne, France, Italie; une seule espèce pénètre en Europe centrale
jusqu’en Hongrie, et au nord, jusqu’en Belgique.
TABLEAU ous EsPÈcEs
Mâles
l. Valve anale supérieure petite, triangulaire, arrondie à
l’apex ; cerques très courts, coniques, non dentés à la face .
interne (fig. 291) ............... 7. perforatus.
— Valve anale supérieure quadrangulaire; eerques dentés
à la face interne ...................... 2.
2. Valve anale supérieure très petite, à angles arrondis;
cerques dépassant bien la valve anale, dentés près de la
base (fig. 292) . ............... 6. provincialis.

ormiovrùmzs. — u1·1111·i-iuaa 151)
—— Valve anale supérieure grande, à peine plus courte que les
rerques ; ceux-ei dentés vers le milieu ou près de l’apex ..... Z}.
ll. Prunetum presque lisse, noir luisant dans la prozone ;
abdomen noiràtre, luisant ; valve anale supérieure à angles
non prolongés (fig. 293) ................ 5. cunii.
—- Pronotum plus ou moins rugueux, moins luisant ; abdomen
mat ; valve anale supérieure à angles prolongés ......... 4.
È 292 2.91, 2.95.
     
`Ã/"`\/
\É/
2.96.
2.97. 2`98_
/ l l I   __ Ã ; _
. ‘ \
FIG. 291 à 299. ·- 291. Extrémité abdominale du (j' d’Ep}lîppiye7· par/orata. — 292. id.
E. provincialis. ·- 298. vid. E. cunii. --— 294. id. E. ephippiycr. ·—— 2|5. id. E. cruclgcr.
— 296. id. E. terreslris. — 297. id. E. bormansi. — 298. Plaque sous-génltale de la
Q,d’E. provincialia. — 299. id.' E. gphîppiger.
4. Angles de la valve anale prolongés dans le même plan
que la valve, eerques coniques, dentés au milieu de la
face interne .................. . ..... B.
, — Angles de la valve anale prolongés en dessous du corps de
la valve, de sorte que, si les cerques sont rapprochés, celle—ci
, peut paraître triangulaire ; eerques larges, un peu déprimés,
dentés près de l’apex .................... 6.
5. Valve anale à angles bien prolongés, aigus ; eerques dépas- .
sant bien la valve, dentés un peu au delà du milieu
(fig. 294) .................... l. nphippiger.

160 oR·r1101>·rÉR01¤1=:s
—- Valve anale à angles faiblement prolongés, peu aigus; ·
rerques dépassant peu la valve, dentés au milieu (fig. 295)
......................... 2. cruciger.
6. Angles de la valve anale supérieure courts; cerques à
partie apicale, au delà de la dent, longue et grêle (fig. 296)
................ . . ...... 3. terrestris.
— Angles de la valve anale longs ; cerques à partie apicale
courte et épaisse (fig. 297) ............ 4. bormansî.
Femelles
1. Oviscapte très long, environ quatre fois aussi long que le
pronotum ....................,... 2.
—— Oviscapte au plus trois fois aussi long que le pronotum ...... 3.
' 2. Élytres très rugueux. dépassant très peu le bord postérieur
du pronotum; carènes latérales un peu indiquées dans la
métazone ................... 7. perforata.
—— Élytres à aréoles très fines et très régulières, dépassant
largement _en arrondi le bord postérieur du pronotum;
carènes nulles dans la métazone ........ 4. bormansi.
3. Pronotum presque lisse et luisant ........... 3. cunii.
——— Pronotum plus ou moins rugueux, surtout dans la métazone . . . 4.
4. Plaque sous—génitale bien sclérifiée, à bord postérieur un
peu concave; 7** sternite formant deux gros bourrelets
latéraux (fig. 298) ` .............. 6. provincialis.
— Plaque sous-génitale entièrement membraneuse ou scléri-
fiée sur les côtés seulement (fig. 299) ............. 5.
5. Oviscapte trois fois aussi long que le pronotum; plaque
s0us—génitale sclérifiée sur les côtés ........ 3. terrestris.
—— Oviscapte deux fois à deux fois et demie aussi long que le
pronotum ; plaque sous-génitale entièrement membraneuse . . . 6.
6. Prozone du pronotum sans dessin noir en croix ;métazone à
réticulation assez grossière et profonde ...... 1. ephippiger.
—— Pronotum à dessin noir en forme de croix dans la prozone ; `
métazone à. réticulation très fine et peu profonde. . 2. eruciger.
1. Ephîppiger ephippîger (Fnanio) (fig. 300).- Gryllus ephippiger
FIEBIG, 1784, Schrift. Berl. Ges. Nat. Fr., V, p. 260, pl. 3, fig. 6-7. —-—
Ephippiger ephippiger CHOPARD, 1922, p. 88, fig. 223, 229, 234 ; ——
CHOPARD, 1947, p. 57, pl. VI, fig. 76. — Ephippiger vilium F1No'r,
1890, p. 219, pl. ll, fig. 146; — AZAM, 1901, p. 66; —— HouLBERT,
1927, p. 191, fig. 77, pl. IX, fig. 50.
l Biologie. —— FABRE, 1896, Ann. Sc. nat., I, p. .233, pl. 6, fig. 4-9 ;
—— 1898, Souv. Ent., V1. p. 209 ; XAMBEU, 1903, Ann. Soc. Linn. Lyon.

onrixorràmzs. —— EPIIIPPIGER 161
p. 124; — Piiënon, 1909, F. J.‘Nat., p.·142 ; —- Rioattmao, 1936, ·
Rev. Zool. agr., XXXV, p. 138.
Cette espèce, très répandue, semble très variable et ses variations méri-
teraient d’être étudiées, car certaines d’entre elles ont sans doute la valeur
de sous-espèces. Couleur très variable: vert, jaunâtre, ferrugineux ou
même violacé ; occiput noir. Pronotum rugueux, la métazone aussi longue
que la prozone, élevée, arrondie ; élytres ferrugineux, à réticulation assez
grossière. Fémurs postérieurs armés en dessous de 3 épines externes,
7 internes environ. dl: 10*3 tergite à éehancrure large; valve anale
quadrangulaire, ix angles prolongés, renilés latéralement; cerques plus
ones ue a va ve coni nes o us armés 1 une en in erne · a ue
lgqll, q,bt, l’dtt,plq
1- ` .v.Tü‘ I.
~  et ,,   a ·' \ ,
,,   ~ « '· J . É"'
J  J,   V/[Ai '*"
I '  `gll " "'îiÉt:·" >:· w'
/ ‘ ·/ 1 ·: —-*~-·«:e».J•·
fr '_, ' ' JI Q "" "·";i'.·~.;,à § 
/"··· _y 1 i `
/“ ..
‘\
FIG. 300. ·- Ephippigcr ephippigcr Fiebig, Q, X 2.
sous-génitale à échancrure profonde. Q : Oviscapte presque droit, ayant
deux fois et demie la longueur du pronotum.
Long. 19-30 mm. ; pronot. 6,5-9 mm. ; fém. post. 14-17 mm. ; oviseapte
19-25 mm.
Assez commun dans le Nord de son habitat, très commun dans le Sud.
Dans les friches, les bruyères, les clairières des bois, à terre et sur les buissons,
en bordure des chemins; dans les vignes où 1l peut faire quelques dégâts,
quoique ceux—ci soient bien plus souvent le fait dlune des espèces suivantes.
Chant composé de deux notes bien caractéristiques qui lui valent son nom
de tizi en Bourgogne; la femelle stridule aussi quand on la saisit entre les
doigts. Adulte de juillet à octobre. Au moment de liaccouplement, le mâle
uccolc son abdomen il celui de la femelle (`[ll‘ll maintient entre ses cerques
ct dont il saisit I'oviscapte avec ses pattes. Ponte en terre. Eclosion cn mai ;
les jeunes sont verts, pointillés de nombreux petits points noirs, l’occiput noir ;
le PPUIIOÈUIH HB pI"Gl'1d SH fOI‘lIl€ (2Hl‘8CtéI'lSi.IqU€ (IUC tI`èS i.H[‘d§ le dévelop-
pement postembryonnaîre comporte rinq mues.
Toute la France. —- (Test la seule espèce du genre qui étende son habitat
au Nord jusqu`à la Belgique et fort loin dans l’Est de l'Europe.
Il existe certainement des races locales de cette espèce cn France;
lès deux formes suivantes, décrites par AMM, sont p1·obable1ne11t à consi-
dérer comme telles.
11

162 oaraoeTEao1DEs
forme Sîlvicola AzAM, 1901,,Misc. Ent., p. 108. —-· Taille plus grande et
coloration plus foncée que le type ; abdomen bru11 foncé dessus, chaque tergite
avec une ligne jaune claire postérieure; prozone du pronotum châtain noir,
varié de jaune clair, rnétazone jaune clair avec la partie antérieure châtain
et une tache longitudinale foncée. —— Var et Basses-Alpes, dans les parties
hautes.
forme m0I‘1tig8n& AZAM, 1913, Bull. Soc. ent. Fr., p. 220. — De petite taille,
brun noir ou vert; occiput noir; pronotum châtain fonce excepté le bord
antérieur et le bord inférieur des lobes latéraux qui sont jaunâtres; partie
médiane de la métazone également jaunâtre; abdomen brun ou vert avec
le bord postérieur de chaque tergite clair. Valve anale supérieure du. mâle
quadrangulaire à angles postérieurs peu saillants ; cerques épais, coniques,
à épine noire, petite, placée après le milieu. —— Long. Q" 22-24 mm., Q 23-
25 mm.; pronot. 7-7,5 mm.; oviscapte 18-19 mm. —- Cette forme, décrite
du nord du département du Var, semble mieux caractérisée que la précédente.
, 2. Ephippiger cruciger (FIEB.). —- Ephippigera crucigera FIEBER. 1853,
Lotos, Ill, p. 202 ; —- AZAM, 1901, p. 108. —— Ephippiger biilerensis
F1NoT, 1890, p. 220 ; -—- CHUPARD, 1947, p. 58, pl. VI, fig. 77. —
Ephippiger bilerrensis C·HoPAaD, 1922, p. 88, fig. 230, 237 ; — HoULBEaT,
1927, p. 191.
Biologie. — BÉRENGUIER, 1907, Bull. Soc. Et. Sc. nat. Nîmes, XXXV,
p. 15; ——- CAPPE DE BAILLON, 1919, La Cellule, XXXI, p. 114.
Quoique voisine de.la précédente, cette espece est assez différente par
son aspect général ; elle est plus grande et toujours d’une couleur carac-
téristique Z le pronotum est jaunâtre avec une tache brun foncé, en forme
de croix, plus ou moins nette.; l’abdomen est brun avec une étroite bordure
jaune ou vcrdâtre sur chaque tergite; occiput noir; élytres jaunes. Le
mâle est en outre assez nettement différent par la forme de la valve
anale supérieure, mais ce caractère semble assez variable.
Long. 27-39 mm. ; pronot. 8-11 mm. ; fém. post. 18-21 mm. ; oviscapte
23-25 mm.
Espèce commune en aoûbseptembre dans le Midi, fréquentant surtout les
cultures et particulièrement les Vignes; elle cause d’assez sérieux dégâts,
certaines années, en s’attaquant non pas aux feuilles, mais au raisin. (Test
probablement à cette espèce que doivent être attribués les dégâts sur les
mûriers des environs d’Alais (Ann. Soc. ent. Fr., 1839, Bull. p. xxx). La
ponte a lieu en terre, l’éclosion se produit vers la fin de mai ; les très jeunes
larves sont vert clair avec les membres _de couleur vineuse. BÉRENGUIER a
compté cinq mues.
_ Languedoc : Béziers, Montpellier, Carcassonne, Narbonne ; Haute-Garonne ;
Gard : Saint-Geniès-de-Malgoirès (HUGUES) ; Bouches-du-Rhône : Var :
Cavalaire.
Espèce probablement localisée dans le Sud de la France, car la prove-
nance du type de FIEBER (Sicile) semble très douteuse.
3. Ephippiger terrestris (YEns.). — Ephippigera lerreslris YERSIN, 1856,
Bull. Soc. Vaud., IV, p. 63, pl. 1, fig. 1-8 ; -— AzAM, 1901, p. 109. -·-

()l\'1`1lUPTÈRl:ZS. —— EP1lll’l'IGEIt liiii
Ephippiger lerreslris, Fmor, 1890, p. 222 ; —- llnoeano, 1922, p. 88,
fig. 231, 235, 238 ; ——— Hounmzar, 1927, p. 195, pl. IX, lig. 51 ; —
Yaasm, 1854, Bull. Soc. Vaud., IV, p. 113, pl. fig. 12 ; —- .\zAM, 1892. `
Bull. Soc. Sc. litt. B. .\., VI, p. 37.
Biologie. —BÉnnNGo1En, 1907, B. Soc. Et. Sc. nat. Nîmes, XXXV, p. 14.
Brun rosé sur le vivant, avec des reflets verdâtres et quelques taches
noires él la base des tergites abdominaux. Pronotum rugueux dans la
métazone, criblé de [ossettes allongées et vaguement disposées en lignes
longitudinales; élytres jaunes. (lhez le mâle, la valve anale supérieure
paraît triangulaire, comme il est indiqué au tableau ; la dent des cerques
est placée près de l’apex, de sorte que ceux-ci semblent presque bifurqués.
(lviscapte plus long que chez les espèces précédentes.
Long. 25-37 mm. ; pronot. 7-10 mm. ; fém. post. 18-21 mm. ; oviscapte
25-29 mm.
Assez rare, commun ou très commun suivant les années ; dans les cultures
et les bois, à terre ou sur les buissons. Cause parfois de sérieux dégâts aux
arbres fruitiers. Adulte de juillet à septembre; chant diurne, court, répété
à intervalles assez longs. Ponte en terre; éclosion vers la mi-mai. D’après
BÉRENGUIER, les larves sont d’un beau vert, tachetées de brun jusqu’à la
dernière mue; toutefois, BEnr.AN1> a observé la même espèce dans le Var et _
m°indique que les larves sont noirâtres tachetées de blanc. Le nombre des
mues est de cinq.
Provence : Saint- Raphaël ; Les Maures;La Sainte·Baume ; Sisteron ; Puget-
Théniers; Grasse. — Piémont, Lombardie.
var. minor AzAM, 1892, Bull. Soc. sc. litt. B. Alpes, VI, p. 218. — Taille
bien plus faible (Z3-26 mm.), mais semblable au type pour tous ses caractères.
— Cette variété semble une forme de montagne. Basses-Alpes : Allos, Colmars,
Cheval Blanc; Var: Brovès, La Roque-Esclapon, montagne de Lachens
` (AZAM) ; Le Plan d'Aups(REMAU¤1ÈnE).
4. Ephippiger bormansî (BR.), -— Ephippigera Bormansi BRUNNER,
1882, Prodr. eur. Orth., p. 393; — AMM, 1901, p. 109. — Ephippiger
Bormansi Cnorarm, 1922, p. 89, fig. 232; — Houteear, 1927, p. 195.
Voisin du précédent; de petite taille, couleur violacée. Pronotum peu
rugueux; élytres ferrugineux à bord foncé. La valve anale supérieure
du mâle est de même forme que chez lerreslris, mais ses angles sont plus
saillants; la partie apicale des cerques est courte et épaisse. L’oviscapte
de la femelle est plus long que chez la plupart des espèces.
Long. 23-25 mm. ; pronot. 6-7 mm. ; fém. post. 13-15 mm. ; oviscapte
24 mm.
Espèce rare et localisée dans les prairies de montagne, en aoûbseptembre.
Connu seulement des Basses-Alpes: Cheval Blanc, en montant au col de
lu Ci11c (AMM). — Italie: Madone del Monte près Varese.
5. Ephippiger cunii Botxvzm, 1876, Ortopt. Esp., p. 208, pl. 1V,
(lg. 12 a, b ;——·GHOPARD, 1922, p. 89, fig. 228 ;_—— Iloutmsnr, 1927, p. 194.
— Ephippigera Cuni, AzAM, 1901, p. 109. ·

164 onrnorrénoxons
Espèce de couleur uniforme brunâtre, un peu violaeé, remarquable
par son aspect luisant ; pronotum presque lisse, à métazone un peu caré-
née ; élytres ferrugineux, grossièrement réticulés, à champ marginal foncé.
Valve anale supérieure du mâle assez grande. carrée, à angles arrondis ;
eerques dépassant peu la valve, épais, armés vers le milieu d’une dent
courte. Oviscapte deux fois et demie aussi long que le pronotum, faible-
ment courbé.
Long. 35-41 mm. ; pronot. 10-12 mm. ; fém. post. 22-24 mm. ; oviscapte
25-27 mm.
Assez commun dans certaines prairies des Pyrénées, en août-septembre.
Pyrénées-Orientales: environs de Banyuls, Canigou: Hautes-Pyrénées:
route de Mont-Louis, Scia près St-Sauveur (et CARPENTIER]. —- Espagne,
i décrit de Barcelone.
var.jl1gîC0l& BOLIVAR, 1898, An. Sc. Nat. Porto, p. 118. — Taille plus petite ;
couleur brun vert ou brun rouge ; élytres bordés de brun foncé ; fémurs anté-
rieurs plus courts que le pronotum; cerques du mâle plus aigus. -- Long.
30 mm. ; pronot. 9 mm. ; fém. post. 16 mm. ; oviscapte 26 mm. — Pyrénées-
Orientales: val d’Eyne. — Catalogne.
6. Ephippîger provîncialis (YEns.). — Ephippigera prouincialis YERSIN,
1856, Bull. Soc. Vaud. Sc. nat., 1V, p. 65, pl. 1, fig. 9-15 ; — AzAM,
1901, p. 110. —- `Ephippiger provincialis FINOT, 1890, p. 221 ; ——
CHOPARD, 1922, p. 89, fig. 227, 233; —- Houteenr, 1927, p. 194.
Très grosse espèce, d’une couleur brun ferrugineux uniforme, sauf la
partie antérieure du pronotum, plus ou moins noirâtre; élytres ferru-
gineux, à réticulation peu serrée. Valve anale supérieure du mâle petite,
quadrangulaire à angles arrondis; cerques dcntés près de la base et de
forme toute différente des autres espèces, se terminant en une pointe
tournée vers l’intérieur. La femelle présente une plaque sous-génitale
plus nettement sclérifiée que dans les autres espèces et un gros bourrelet,
de chaque côté, sur le se sternite.
Long. 33-46 mm. ; pronot. 8-12 mm. ; fém. post. 17-20 mm. ; oviseapte
25-32 mm.
Cette espèce est très irrégulière dans ses apparitions ; le plus souvent peu
commune, elle devient certaines années tellement abondante qu’ellc cause
de sérieux dégâts dans les cultures ; en 1888, on en avait signalé une invasion ·
extraordinaire ; elle a été également très commune dans ces dernières années.
Elle est adulte fin juillet jusqu`en septembre. Ponte dans la terre.
Var : Hyères, Bormes, La Londe, Rarnatuel, Saint·Tropez, Sainte-Baume ;
Bouches-du-Rhône : camp de Campiagne (ct CAR1-Eixrmn;. — Non connu hors
de France.
7. Ephippîger perforatus (Rossi). —— Locusia perforaia Rossi, 1790,
Fuuna Etr., 1, p. 267, pl. 8, fig. 3-4. —- Ephippiger perfomius F1NoT,
1890, p. 223. 4 Ephippigem perfomla .\ZAM, 1901, p. 110. — Ephip-

onrnorrànes. —- uRoM12NUs 165
piger perf01·ala(l11oPARD, 1922, p. 89, fig. 225 ; —- Houtimnr, 1927.
p. 194.
_ Espèce assez petite, verte ou violacée. Pronotum entièrement rugueux,
à partie postérieure faiblement voûtée ; lobes latéraux à bord inférieur
un peu sinué ; élytres bruns à bord antérieur jaune. Fastigium du vertex
très comprimé. Valve anale supérieure du mâle triangulaire, arrondie
ii l’apex ; cerques très courts, coniques; dentés à la base de la face interne ;
plaque sous-génitale allongée, échancrée en arrondi, à styles très courts.
Oviscapte très long et grêle.
Long. 23-28 mm. ; pronot. 7-8 mm. ; fém. post. 16-19 mm. ; oviscapte
26 mm.
Cette espèce a l’aspect du commun Ephippiger ephîppiger, mais elle
cst très différente de toutes les autres formes du genre par la forme de la
valve anale supérieure et des cerques du mâle.
Espèce rare en France et peu connue. Un n`en connaît que des captures
anciennes. Landes: Saint-Sever (LÉoN Duroun,`Bmsour, DE llomuxs);
llautes-Pyrénées: Gavarnie (PAN¤1:LLÉ). -- Italie.
Gen. UROMENUS Bomvaa, 1878
(le genre diffère du précédent par la forme du pronotum dont les lobes
latéraux sont à insertion très anguleuse, surtout dans la métazone; la
valve anale supérieure des mâles est grande, réunie en une seule pièce avec
le 106 tergite. Les femelles des espèces françaises ont un oviscapte assez
court et assez fortement courbé vers le haut.
Distribution. -— Afrique du Nord, Espagne, Sud de la France, Sicile,
Sardaigne, Corse.
T.s11LEAu mas Espèces I
—— Valve anale supérieure du mâle beaucoup plus longue que
les cerques, largement arrondie (fig. 301); plaque sous-
génitale de la femelle à lobes longs et aigus (fig. 302) . . . -
........................ 1. rugosicollis.
— Valve anale supérieure du mâle plus courte que les cerques .
(fig. 303) ; plaque sous-génitale de la femelle à lobes courts `
et arrondis (fig. 304) .............. 2. brevîcollis.
1. Uromenus rugosicollis (SERV.) (fig. 309). ——· Ephippiger rugosicollis
SERVILLE, 1839, Ins. Orth., p. 475 ;-— Fmor, 1890, p. 216. —- Uromcnus
rugosicollis AzAM, 1901, p. 110 ; — (luorAno, 1922, p. 89, fig. 224,
241, 244 ; ——- Hounmaar, 1927, p. 201. pl. IX, fig. 53 ; —- (iuomnn.
1947, p. 59, pl. Vf, fig. 78.
Biologie. — Bou1·.xN, 1889, Bull. biol. N. Fr., p. 406, pl. VlII ; ~-— .
DE STEFANI I’EREz, 1910, Giorn. Sc. nat. Palermo, XXVIII, p. 49 ; —

166 t)R'I`H()P'I`ÉR0lDES
PIÉRON, 1908, F. J. Nat., p. 142 ; —— RIG\LLEAl', 1936. Rev. Zool.
agr., XXXV, p. 157.
En général d’un beau vert, parfois grisâtre ; le dichroïsme est bien plus
net dans cette espèce que chez les Ephippiger qui présentent plutôt des
variations de teintes assez désordonnées. Pronotum plus ou moins rugueux,
·70.§'. J/)«5’. - _7(; j_
  [ C À K, `»
. \\ ),
\ >__
// \ i é\î’, ay; ._ Il
EVA l` 4 xi/x îî ‘·"·*1 ·
.. ,5 —~\J~a fla
\.-`..
Lx) , .70/,
.700.
C) © ·
i~ 6) /\
1\ R [ l
(I  M' ’·  
É Qi'; ` J  « °;
L/\<§i3'£;î/\« l  ·’   `
JOL'.
` .70.5.
FIG. 301 à 308. —- 301. Extrémité abdominale du Cf d’Ur0me'nu·•z rugosicollin. -— 302.
Plaque sous~génitale de la Q. — 303. Extrémité abdominale du dl d’U. brevicollis
` insularis. —- 304. Plaque sous-génitale de la   — 305. Extrémité abdominale du (j'
de Callicrawia ramburi. — 306. Plaque sous-génitale de la Q. -— 307. Oviseapte du
même. -— 308. Plaque sous-génitale de la Q de Steroplvurua rhopardi.
assez fortement bombé dans la métazone. surtout chez les mâles ; lobes
latéraux presque aussi rugueux que le disque. Élytres ferrugineux avec
le centre noir; rétieulation épaisse ; champ latéral orné de petites taches
noires. Chez le mâle, la valve anale forme un processus cochléariforme
du 108 tergite, bien prolongé au-dessous des cerques ; ceux-ci sont coni-
ques, munis vers le tiers apioal du bord interne d’une dent légèrement
recourbée; plaque sous-génitale étroite à l’apeX, légérement échancrée ;
~ styles longs, obtus. Titillateurs très longs, prolongés en deux grandes
épines dépassant bien la valve anale. Oviscapte court, bien courbé;

O1`t'1`HOP'1`ÈRES. -—- unomurzus 167
plaque sous-génitale de la'femelle prolongée en deux lobes longs, trian-
gulaires, acuminés.
Long. 27-31 mm. ; pronot. 7-9 mm. ; fem. post. 14-21 mm. ; oviscapte
10-12 mm.
· Espèce assez commune dans les haies, sur les arbustes; adulte d'août à
octobre. Chant du mâle assez prolongé, consistant en une vibration un peu
sourde, répétée 20 fois environ à la minute ; chant de la femelle plus court,
rappelant davantage celui des Ephippiger. Au moment de Vaccouplement,
le mâle, après des préliminaires assez longs, saisit entre ses pattes l’oviscapte
de la. femelle, comme s'i1 voulait grimper le long de cette espèce de sabre;
. _ *1
i ‘i ·.., F'
4··—   .
  V ”
A ¢M·~n|)  As It
1 jgl   &/A; ~ À  
  Ã àà Q hi ka` 
^*¢ ~
fr < .\,  /
W ‘-` ,= \,__ _
I FIG. 809. -—— Uramenus rugoswlcollùs Serv., Q, >< 2.
il se trouve ainsi, par rapport à elle, placé ventre contre ventre, la tête corres-
pondant à llextrémité de l'oviscapte; il fait saillir alors les titillateurs qu'il
introduit dans les voies génitales dela femelle, les cerques se fixent sous l’abdo-
ment, laissant une trace visible après l’accouplemen’t qui dure près de 24_heu·
res (R1oALLEMJ). Le spermatophore est bien plus petit que chez les vrais ·
Éphippigères. La ponte commence 2 ou 3 jours après Paccouplement; elle
se fait dans des brindilles vertes ou des tiges sèches de plantes diverses.
L`insecte commence par inciser l'éc0rce de la plante avec les mandibules,
uis il fait énétrer son ovisca te; il dis ose ainsi une série de uel ues
P _Y P P _ P (1 (1
œufs (_|usqu'à 7), à peu près à égale distance les uns des autres.
Cette espèce habite tout le Sud-Ouest, depuis la Loire-lnférieure, en suivant
la côte jusqu`aux Pyrénées ; île d’Oléron. A l’Est, elle a été signalée jusqu‘à
l'.\ude et l'Hérault, le Lot-et-Garonne, le Tarn. — Nord de l’Espagne.
2. Uromenus brevicollîs însularîs Uno?. —— Uramenus cunfusus ssp. insu-
laris (Inox-ARD, 1923, Ann. Soc. ent. Fr., XCII, p. 266, 279 ; -—- Uro-
menus CO7l]‘llSllS(iI10P.\RD, 1922, p. 90, fig. 242, 245 ; —— llounmsnr,
1926. p. 202.

168 ORTHOPTÉROIDES
Biologie. -—— PEYEn1MHorF, 1908, Ann. Soc. «-nt. Fr., p. 505.
Verdâtre ou brunâtre. Sommet du Vertex très étroit et aigu, surtout
chez le mâle, faiblement sillonné dessus. Pronotum luisant, à grosses
rides lisses, bord postérieur épais, échancré au milieu; lobes latéraux 51
bord inférieur ondulé. Élytres à disque en grande partie noirâtre, luisant ;
champ apical jaune à réticulation épaisse, trés serrée, le bord présentant
quelques grandes taches noires. Valve anale supérieure du mâle presque
aussi large que longue, profondément sillonnée au milieu, a bords épais,
subtuberculés a la base; plaque sous-génitale profondément échancrée ;
styles longs et grêles. (jerques courts et larges, à, dent interne située presque
a l’apex ; la pointe apicale très courte, de sorte que la partie située entre
l’épine et la pointe est presque horizontale. Plaque sous-génitale de la
femelle très largement échancrée, à angles peu saillants, bords externes
un peu épaissis. Oviscapte assez court et courbé, lisse.
Long. (51 25 mm., Q 30,5 mm. ; pronot. 7 mm. ; fém. post. d' 16,5 mm.,
Q 17,5 mm.; oviscapte 10 mm.
(Jette espèce, bien différente de la précédente, se rapproche par contre
beaucoup de l’espèce algérienne, dont elle peut être considérée comme une
forme insulaire. Le sommet du Vertex est plus étroit; la Valve anale
supérieure du mâle est à peu près semblable, mais un peu plus étroite ;
rerques à pointe apicale bien plus courte; plaque sous-génitale de la
femelle à lobes plus courts et arrondis.
On ne connaît pas la biologie de cette forme, mais P. DE PEYEMMHOFF
a observé la ponte de la forme algérienne, en septembre, dans les tiges sèches
d’Asph0dèles; comme l’espèce précédente, cet Uremenus entame l’éeorce
avec les mandibules avant d’introduire l’oviscapte ; la ponte a lieu à la tombée
du 'our.
Cénnu seulement de Corse où il est assez commun sur les arbustes et les
plantes basses dans la zone de l’Olivier. Chant formé d’une stridulation assez
prolongée, répétée à intervalles égaux (50 environ à la minute).
Corse: Sarténe, Piana, Sagone, Ajaccio, Bonifacio.
Gen. CALLICRANIA BoL1VAa, 1898
Fastigium du Vertex plus ou moins tuberculé. Pronotum élevé en selle,
  carènes latérales plus ou moins fortement marquées. Valve anale supé-
rieure du mâle placée sous le 108 tergite ; cerques plus longs que la Valve,
dentés à la face interne. Les sternites abdominaux, surtout ceux de la base,
sont divisés, formant deux pièces sclérifiées séparées par une ligne médiane
membraneuse. _
Distribution. —- Péninsule ibérique, Pyrénées.
Callicrania monticola (SERV.). —— Ephippiger monlicola SERVILLE, 1839,
Ins. Orth., p. 476; —— FINOT, 1890, p. 218, pl. 11, fig. 145 ; —— Calli-

oaruorràmzs. — srxzaortauaus 169
crania munlicola (lxromnn, 1922. p. 90, fig. 239-240. —-— (hillicrania
Ramburi AZAM, 1901, p. 69; — Houwrzar, 1927, p. 203, pl. IX, fig. 54.
D’un beau vert, parfois ferrugineux; élytres à disque noirâtre, bord
libre ferrugineux, à réticulation large. Tubercule du vertex très court,
tombant, celui du front presque nul. Pronotum aussi large en avant
qu’en arrière, rugueux, luisant ; carenes latérales tres fortement marquées
sur toute la longueur; lobes latéraux trés lisses, ii bord inférieur sinué.
Mâle ix 10% tergite prolongé en deux lohes divergents, la valve anale
cachée sous les lobes; cerques pointus, u11 peu incurvés en dedans, dentés
au milieu. Plaque sous-génitale de la femelle échancrée, ài lobes courts,
triangulaires. Oviscapte deux fois aussi long que le pronotum, faiblement
courbé.
Long. 26-35 mm. ; pronot. 8-ll mm. ; fém. post. 16-18 mm. ; oviseapte
19-22 mm.
Uidentité de l’espèce décrite par Bonivixn, sous le nom de mmburi. ,
avec le monlicola de SERVILLE semble presque certaine; la description
de ce dernier ne paraît pouvoir s’appliquer à aucun autre Éphippigère.
Le seul point troublant est la localité de la Grande—(lhartreuse indiquée
par SEnv1LLE. Ainsi que Fmor l’a fait remarquer, il est bien extraor-
dinaire qu’un Éphippigère à pronotum caréné existe dans une région
aussi bien explorée que le massif de la Grande (lhartreuse et qu'il n’ait
jamais été retrouvé depuis SERVILLE. L’hypothèse d’une erreur de localité
u’est pas exclue, mais il serait bon de rechercher l’insecte dans cette région.
Hautes-Pyrénées : Bagnères-de-Bigorre, mont Bedat, en septembre dans
les bruyères et les fougères (MARQUET); Isère: Grande-Chartreuse (Ruraux
in SERVILLE).
(len. STEROPLEURUS Botrvxn, 1878
Les espèces de ce genre présentent un pronotum caréné latéralement
comme dans les deux précédents; elles diffèrent des Uromenus par la
valve anale supérieure du mâle plus ou moins complètement séparée du
10** tergite ; les sternites abdominaux ne sont pas divisés en deux plaques
comme chez les Callierania. Oviscapte faiblement courbé.
Distribution. — Espagne, Nord de l’Afrique, Sardaigne, (lorse,
Steroplourus chopardi EBNER, 1939, ()rthopt. (lat., I, p. 26. —— Siem-
pleurus elegans (JHOPARD (non Fiscman), 1923, Ann. Soc. ent. Fr., XGII,
p. 266, 279, fig. 7, pl. 4, fig. 1.
Taille plutôt petite pour le genre ; forme assez grêle et allongée ; couleur
verte passant au brun rougeâtre sur l’abdomen, lequel présente deux
bandes de taches jaunâtres en chevrons le long de la ligne médiane.'
Tuhercule du vertex assez grand, aigu, sillonné dessus ; tubercule frontal
aigu. Antennes brunes dessus. Pronotum luisant; prozone presque lisse

170 oaruoeréaoinss
avec un profond sillon vers le milieu; bord antérieur convexe, tarhé de
noirâtre au milieu ; métazone très grossièrement et irrégulièrement réti-
culée, le fond brun rosâtre, les réticulations saillantes. jaunes; bord
postérieur échancré au milieu et noirâtre ; carènes latérales très marquées,
épaisses; lobes latéraux luisants, ponctués dans leur partie postérieure.
le bord inférieur faiblement sinué. Élytres complètement cachés sous le
pronotum. Plaque sous-génitale de la femelle presque membraneuse,
faiblement échancrée à l’apex, mais présentant latéralement deux bourre-
[ets sclérifiés, creusés d’une cavité très marquée (fig. 808). Oviscapte
presque droit, finement denticulé à l’apex.
Long. 23,5 mm. ; pronot. 7 mm. ; fém. post. 16 mm. ;oviscapte 18 mm.
Bien que le mâle en soit inconnu, cette espèce est facile à reconnaître
par son pronotum à carènes latérales bien marquées, par la forme de la
plaque sous-génitale et l’oviscapte long et presque droit.
Corse : Evisa, septembre, sur les Arbousiers.
Superfamille des GRYLLACRIDOIDEA
Cette superfamille, intermédiaire à bien des égards entre les Tettigo-
nioïdes et les Grylloïdes, n’est représentée dans notre faune que par deux
genres de la famille des Rhaphidaphoridae.
Famille des RHAPHIDOPHORIDAE
Insectes toujours aptères, à coloration brunâtre ou jaunâtre; pattes
et antennes très longues ; tarses très longs, comprimés. Méso et métamo-
tum semblables aux tergites abdominaux. (lerques longs et flexibles,
munis de très longs poils sensitifs; mâles à styles très courts ou nuls.
(lviscapte long, faiblement courbé. Pas de tympans auditifs aux tibias
antérieurs. Tibias postérieurs armés d’épines, au moins sur les bords
supérieurs, et de 6 éperons apicaux, dont les supérieurs très longs.
Ce groupe est représenté par de nombreuses espèces dans la région indo-
australienne d’une (part, dans la région américaine d’autre part. En France
il ne compte que eux genres à habitat très spécial.
` TABLEAU DES GENRES
— Tibias postérieurs armés dessus de nombreuses épines
(50 à 80), disposées en petites séries croissantes; fémurs
antérieurs armés d’une longue épine apicale externe;
fémurs intermédiaires à 2 longues épines apicales. Insectes
se trouvant dans les serres ......... (p. 171) Tachycînes.
— Tibias postérieurs armés en dessus d’épines moins nom-
breuses (25 à 30) et peu serrées. Fémurs mutiques ou armés
de très petites épines à l’apex. lnsectes habitant les grottes `
..................... (p. 172) Dolichopoda.

onrnoerùmzs. ——· 'rAcHYc1NEs [71
Gen. TACHYCINES .\DELUNG, 1902
Aptère ; vertex court, à fastiggium sillonné, formant deux petits tuber.
Cules coniques. Palpes et antennes très longs. Pattes longues et, gyêlcg;
femurs antérieurs armés à l’apex d’une épine interne courte et une externe
longue et mobile; fémurs intermédiaires portant deux longues épines
semblables. Fémurs postérieurs armes dessous de quelques petites épines ;
tibias postérieurs inermes dessous, armés dessus d’épines nombreuses,
formant des series croissantes de 2 à 7 elpines. la dernière de chaque serie
plus longue que la première de la serie suivante. (lerques longs, souples.
glaque sousqrénitale du mâle sans styles. Uviseapte assez long, presque
roi .
¢à‘·
, ‘<\
/ ‘ Xs
. *1%
' · »·a· r/`siik wait  
% ...·¤·‘î(,É!; ·
\ \ px
\`_- Il
r' `"`*—,
i 1710.310.-I—T¢tPhycinex azxymzmorus .\del..Q, Y 1.5.
Distribution. ·-— Genre asiatique, comptant un certain nombre d’espèces
cavernieoles et une esp«‘—«·e habitant les serres chaudes, devenue presque
('(1S1Ii()pOliI»€·
Tachycines asynamorus .\DEr.nNn, 1902, .\nn. Mus. zool. Ac. Sc. St-
Petersb., VII, p. 59, fig:. :1, b, c ; — (1noeAa¤, 1922, p. 91, fig. 246 ; —
linomno, 1947, p. 60 (fig. 310).
Biologie. — Gsnimnor, 1913, Zool. Jahrb.. XXXV, p. 456, pl. 17, fig. 2.
3, (3 ;—-WUNN, 1909, Ztschr. wiss. Insektenbiol., V, p. 82 ; —— Krmusn,
1939, Arch. f. Entw. Mech., (IXXXIX, p. (339; —— Bonmmev, 1912,
Rev. R. Ent., XII, p. 552 ; — TETRY, 1936, Bull. Soc. Sc. Nancy,
p. 86 ; -— (1. R. Borarroen, 1950, .\bh. Braunschw. wiss. Ges., II, p. 13.
Testaeé roussâtre, marbre de taches brunes; pattes annelëes de brun.
Organe copulateur du mâle formé de valves membraneuses et d’un petit
ëpiphalle selerilié triangulaire. Plaque sous-génitale de la femelle trian-

172 · oaraoeriàaoinns
gulaire, éehancrée à l’apex ; oviscapte faiblement courbé, les valves infé-
rieures dentées près de l’apex.
Long. 13-16 mm. ; fém. post. 17-20 mm. ; oviscapte 11-12 mm.
Cette espèce a été découverte en 1902 dans les serres de Saint-Pétersbourg
par ADELUNG ; quelques années plus tard, elle fut signalée à Hambourg où
elle existait depuis déjà plus de dix ans (un individu au Musée portait la
date 23.lV.18Slb) ; on l’avait aussi remarquée dans les serres à Greiz, en Thu-
ringe, depuis une vingtaine d’années, et à Prague en 1891. Elle a été signalée
depuis dans de nombreuses villes d’Allemagne, à Vienne, Budapest, Prague,
· en Belgique à Bruxelles, au Danemark, en Angleterre, en France, en [talie
à Venise et, enfin, en de nombreux points des Etats-Unis et au Canada.
Partout, les captures ont été faites en serres chaudes; cependant, à Paris,
cette espèce a également été trouvée dans une galerie aveugle d’un égout
de la place d’ltalie. Dans les serres, cet insecte est assez commun et se tient
le plus souvent autour des tuyaux de chauffage ; il devient parfois assez abon-
dant pour faire quelques dégâts dans les semis ; certains lui ont reproché de
d<'truire les petits Bégonias, d`autres les Verveines hybrides (REMY, 1941)
ou encore les semis de Dahlias (TÉTRY). Enfin, le Tachycines, relativement
facile à élever, est devenu un animal de laboratoire et a surtout donné lieu
à de brillantes expériences d’embryologie expérimentale de KRAUSE. On trouve
généralement des adultes et des jeunes d’âges divers mélangés pendant toute
l`année; Paccouplement a lieu cependant surtout en août-septembre, et
généralement la nuit; le spermatophore est assez petit, composé du flacon
et de deux annexes paires peu volumineuses.
La ponte s’efl`ectue en terre et est abondante (_iusqu’à 800 œufs), l’éclosion
a lieu au bout de 3 ou 4 mois et le développement demande 6 à 7 mois.
Serres de Lille, Paris, Tours, Amboise, Châtellerault, Clermont-Ferrand,
Vichy, Saint-Max prés Nancy, Lyon. Parc de la Tête d’Or (REMY) ; Tournu;
Strasbourg, serres du Jardin botanique   Gouin); Schweighouse près de
Haguenau.
Gen. DOLICHOPODA BoL1vAR, 1880
Insectes aptères. Fastigium du vertex formé de deux tubercules tron-
qués. Palpes maxillaires comptant 6 articles. Pattes extrêmement longues
et grêles; fémurs armés de très petites épines géniculaires ou inermes;
tibias postérieurs armés dessus d’une vingtaine d'épines assez égales et
équidistantes et de 6 éperons apicaux dont les supérieurs très longs.
Plaque sous-génitale du mâle large, profondément divisée, formant deux
grands lobes ; styles très petits; épiphalle prolongé en une petite pointe
médiane relevée. Femelle à plaque sous-génitale petite, arrondie ou trian-
gulaire ; oviscapte faiblement courbé, à valves inférieures dentées dans la
partie apicale, les dents prolongées par une ride oblique ala face interne.
Tous les Doliebopcdes habitent les grottes, aussi bien dans les entrées que
dans les parties les plus profondes : on les trouve aussi parfois dans des souter-
rains, des caves et même dans les maisons. De plus, certaines observations
semblent indiquer qu’ils sortent volontiers des grottes la nuit; il n’est pas
douteux que Paugmentation du degré hygrométrique les incite à quitter leur

URTIl()P'1`ÈRES. —- D()LICII(1P(1DA ITS
retraite, car ce sont des insectes trés hygrophiles. lls semblent se nourrir de
débris végétaux et surtout d’autres insectes, vivants ou morts ; ils s`attaquent
certainement aux Diptères et aux Papillons réfugiés dans les entrées de grottes.
L’accouplement d’une espèce du Caucase a été observé par Bounvnev (Hur.
Soc. ent. Ross., 1915, p. (S3}; il rappelle plutôt celui des Gryllides que des
Tettigoniides, le mâle s’insinuant sous la femelle à la façon des premiers ; le
spermatophore est simple.
Distribution. —- Genre localisé dans la région méditerranéenne, du nord
de l’Espagne au Caucase.
TABLEAU nes Espèces
l. Fémurs postérieurs mutiques en dessous ........... 2.
—- Fémurs postérieurs garnis d’épines dans la moitié apiralc
· de leurs bords inférieurs .................. 4.
2. Fémurs mutiques à l’apex ; tibias antérieurs mutiques rn
dessus ou armés d’une très petite épine externe . . . 5. linderi.
— Fémurs antérieurs armés de 2 petites épines apirales
dessus ; fémurs intermédiaires et postérieurs armés à l’apox
de 2 épines supérieures et 1 géniculaire interne ......... 3.
3. Tibias postérieurs armés en dessous de 1 ou 2 épines
externes, presque toujours mutiques au bord interne;
tergites thoraeiques et abdominaux tres nettement bordés
de brun; 109 tergite abdominal du mâle sans tubercules ;
lobes de la plaque sous-génitale très larges, arrondis . —1. bolivari.
—— Tibias postérieurs armés en général de 2-3 épines externes,
1-2 internes en dessous; 108 tergite abdominal du mâle
faiblement tuberculé; lobes de la plaque sous-génitale
moins larges .................... 3. palpata.
4. Plaque sous-génitale de la femelle arrondie ; styles du mâle
courts, hémisphériques .............. 1. bormansi.
— Plaque s0us·génitale de la femelle triangulaire; styles du
mâle un peu plus longs, piriformes ........ 2. cyrnensis.
· 1. Dolichopoda bormansi BRUNNE11, 1882, Prodr. eur. Urth., p. 414 ;
—— Fmor, 1890, p. 227; —— AMM, 1001, p. 1015 ; -· ilnomno, 1022,
p. 92; —CIIOPARD, 1023, p. 279; -— HouLnEm·, 1027, p. 182.
Testacé avec les tergites thoraciques et abdominaux très nettement
bordés de brun en arrière. Fémurs antérieurs à armature faible, le bord
postérieur le plus souvent inerme, le bord antérieur présentant 0 à 12
petites épines; fémurs postérieurs armés sur chaque bord inférieur do
0à 18 épines. 10e tergite du mâle à angles assez saillants, arrondis ;
lobes de la plaque sous-génitale ài bord inférieur ronvexe, bord supérieur
droit; style très petit, arrondi. Plaque sous-génitale de la femelle a bord
postérieur arrondi, un peu épaissi. présentant au milieu une rarène arrondie.
Oviscapte à 18 denticulations.

174 oaraorréaomiss
Long. d' 14-16 mm., Q 15-18 mm.; pronot. 4-3 mm.; fém. post.
21-23 mm.; oviscapte 12-13 mm.
Espèce spéciale à la Corse ; grotte de Sisco près de Bastia (type de BRUNNER) :
grotte de Brando, au nord de Bastia ; grotta d’i Tobi Pinnuti, commune de
Sorio; grotte de Gudrone, commune de Sorio; grotte de Sabara, commune
de Castiglione ; grotte de Cabanuli, commune d’()messa ; grotte de la Carpi•
niccia, commune de Pietroso: grotta dei Paladini,` commune de Solaro:
Tavona di Nuaia, commune de Conca (P. REM':). La Foce de Vizzavoua,
1.200 m. (M. l`r1AINDRON) ; cette dernière capture demande confirmation, car
il ne semble pas exister de grottes dans cette région de la montagne granitique.
2. Dolichopoda cyrnensis UHOPARD, 1950, Bull. Soc. ent. Fr., p. 13,
fig. 2, 5.
Espèce très voisine de la précédente ; la femelle en est toutefois bien.
distincte par la forme de la plaque sous-génitale qui est triangulaire;
le mâle est moins facile à distinguer par la forme des lobes de la plaque
sous-génitale dont le bord inférieur est droit comme le bord supérieur,
de sorte que la forme triangulaire est plus marquée ; le style est un peu
plus long et plus allongé. L’armature des pattes est tellement variable
qu’elle n’apporte pas de caractère utilisable.
Également localisé à la Corse : grotte de Valletto au nord de Santo Pietro
di Venaco; grotte de Sabara; grotte de Paladini; grotte de la Carpiniccia
(P. REMY).
3. Dolichopoda palpata (:$U1.z.). — Gryllus (Teiligonia) pclpala SULZER,
1776, Gesch. Ins., p. 83, pl. 9, fig. 2. —-— Dolichopoda palpala CHOPARD,
1922, p. 92, fig. 247, 249. — Dolichopoda Linderi Fmor, 1890, p. 226
(part.), ——- Dolichopoda geniculafa AzAM, 1901, p. 106.
Biologie. —- Caopamy, 1917, Bull. Soc. ent. Fr., p. 287; —- REMY,
1931, Ann. Sc. nat., Zool., 10, XIV, p. 271; — VARICCHIO, 1935,
-\nn. Mus. zool. Napoli, n. ser., VI, p. 17.
La forme typique de cette espèce se trouve dans presque toute l’Italic
et a été rencontrée récemment en France. Elle est caractérisée par une
coloration brune assez marquée le long du bord postérieur des tergites
thoraciques et abdominaux; 106 tergite abdominal du mâle à angles
assez saillants, arrondis; lobes de la plaque sous-génitale assez larges.
arrondis, à style très court. Oviscapte à 18 denticulations apicales.
Long. 16-18 mm.; pronot. 4 mm.; fém. post. 20-23 mm.; oviscapte
14 mm.
.\lpes~Maritimes: Le Pra, dans la Haute-'1`i1iée(1.2500 m.) ; capturé la
nuit sur les rochers (G. COLAS).
ssp. azami SAULCY (fig. 113). ——— Dvlichopoda Azami SAULCY in Azam,
Misc. ent., 1901, p. 106. — Dolichopoda palputa Azami Crxorann, 1922,
p. 92, fig. 250. —· Dnlic/wpoda geniculata var. Azami HOULBERT, 1927,

()RTllUP'1`ÈIiES. —~ uoL1L:l1oPoDA 175
p. 182. I-- Dillère du type par une coloration pâle bien plus uniforme ;
106 terg1te.du mâle à angles très peu saillants ; plaque sous-génitale à Iobes ,
presque tr1angula1res,.un peu tronqués à l’apex; styles encore plus courts
que chez le type. Uviscapte moins grêle, à 25 denticulations.
Lette forme, commune dans toutes les grottes du Sud·Est, a été rencontrée
plusieurs f01S hors des grottes. AMM la signale dans les crevasses de rochers
et dans la poudr1ere de la Llue de Cbabrières et j'ai signalé la capture faite
par   DuMoN1·, ~en 1917, de'plus1eurs Dolichopodes sur des appâts destinés
u attirer les papillons de nuit; dès la tombée de la nuit, DUMoN1· trouvait
les Dolxchopodes sur les herbes et les buissons et ils restaient actifs pendant la
-—-"—'l%"
  A
\ ,. \ \
l' , /¢' ·
L "•`]; vi.; ’/__ / '_,.·
’_*È|L«'li#l   î
,/I ` È
1 ‘ `—.
/. \ u
  ·
F10. 311. —-Dolichopoda palpala czzami Sétulcyüç, >« L5.
plus grande partie de la nuit. Tout récemment, .l. Jsmuoe a observé cette
même espèce au premier étage d’une maison à Bertheniont-les·Ba1ns. Dans
les grottes, on trouve des Jeunes et des adultes pendant presque toute l’année,
mais les adultes sont nombreux surtout d‘octobre à décembre, époque à la-
quelle a lieu Faccouplement. La ponte se fait dans la terre ; les jeunes ressem-
blent tout à fait aux adultes, sauf en ce que leurs palpes maxilluires sont moins
longs et composés de 5 articles ; le nombre des mues est cinq.
Nombreuses grottes dans le Var ; Basses-Alpes ; Hautes-Alpes ; Alpes-
Maritimes: Saint~Martin-Vêsubie (Betmzcnotx); Valdeblore (C. DUMONT):
Berthemont-les·Bains (JARRIGE) ; Vaucluse : lsêre.
var. melulimû Bsmunn, 1946, Ann. Univ. Grenoble, 1945, n° 21, p. 434.
— Extrêmement voisine de la forme typique, cette variété n`en dilïère,
¤l'après Franço1s BERNARD, que par la spmulation des t1b1as antérieurs et
intermédiaires, caractère en général V3I‘1âl)l[‘. ·—· Isère :Cuves de Sassenagc à
li km. au N.W. de Grenoble. _
4. Dolîohnpoda bolîvarî (jnorsiw, [U15, Bull. Soc. ent. Fr., p. 27(3 ;
—-- tlxiomno, 1922, p. 92, fig. 248.

176 ORTHOPTÉROIDES
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente ; chez le mâle, le 109
tergite est largement tronqué, à angles peu prolongés ; lobes de la plaque
sous-génitale très larges. arrondis. à bord supérieur un peu aplati; styles
assez grands. Oviscapte de la femelle présentant 18 denticulations.
Long. 17-18 mm.; pronot. 4 mm.; fém. post. 23-24 mm. ; oviscapte
12,5 mm.
Connue seulement des grottes de Catalogne, cette espèce pourrait se ren-
contrer dans les Pyrénées-Orientales.
5. Dolichopoda linderi (DUR). — Phalangopsis Linderii DUFOUR. 1861,
.\nn. Soc. ent. Fr., (4) l, p. 13. — Dolichopoda Linderi F1NoT, 1890.
p. 226 ;-—AzAM, 1901, p. 106 ;—- (luorxxao, 1922, p. 92. —- Dolichopoda
yeniculaia HoULBEn'r. 1927, p. 181 (part,).
Differe de tous les autres Dolichopodes par l’absence de petites épines
à l’extrémité des fémurs ; le 106 tergite du mâle montre des angles un
peu saillants, arrondis ; lobes de la plaque sous—génitale arrondis, à style
_ assez long. Plaque sous-génitale de la femelle à bord postérieur convexe ;
oviseapte à 23-25 denticulations.
Long. 16-18 mm. ; pronot. 3,8-4 mm. ; fém. post. 22-23,5 mm. ; ovis-
capte 14 mm.
Comme les autres Dolichopodes, cette espèce habite les grottes ; mais elle
a été signalée aussi dans les caves à Ria (XAMBEU) ; d’après REMY, l’intestin
' contient des fragments de végétaux, des écailles de papillons, des traces de
pattes d’insectes. La présence parmi les débris de grains de pollen et de Végé-
, taux à chlorophylle démontre que ces Insectes sortent certainement des
grottes.
U R. Ph. DoLLFos a récemment (Vie et ilfilieu, 1, 1950, p. 289) découvert
dans la cavité générale de ce Dolichopode des cysticercoïdes du Cestode
Hymenulepis microstoma DUJ.
_ Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, commun dans les grottes.
Superfamille des GRYLLOIDEÀ
Tête globuleuse; Vertex arrondi et large; ocelles généralement bien
distincts. Antennes toujours longues et fines. Pronotum presque plat
dessus, à lobes latéraux insérés en arrondi. Abdomen présentant chez le
mâle 9 sternites dont le dernier forme une plaque sous-génitale qui ne
porte jamais de styles ; chez la femelle 7 sternites, plus une petite plaque
sous-génitale entourant la base de l’oviscaptc. Cerques longs et flexibles,
portant près de la base, à la face interne, des poils courts et renflés.
Uviscapte ne comptant que 4 valves chez l’adulte, formé d’une tige lisse
ct de petites valvules apicales de forme variable. Tarses de 3 articles;
tibias antérieurs portant en général des tympans auditifs ; fémurs posté-
rieurs fortement renflés à la base.
Les élytres sont pliés le long de la nervure radiale, de telle façon que le
champ antérieur devient latéral et le champ postérieur est le champ dorsal.

Onriiorràmzs. ——— GRYLLUIDEA l77
La nervation est bien plus simple chez les femelles que chez les mâlcsoù la
plus grande partie du champ dorsal est transformée en organe stridulant.
Dans les deux sexes, le champ latéral ne contient que la veine sous-costale
· plus ou moins ramifiée ct, parfois, quelques petites veines costales et pré-
costales. Dans le champ dorsal, la femelle présente une nervation assez
régulière composée de veines obliques et Si peu prés parallèles qui sont:
la radiale sur l'aréte, la nuivlicuw, la culiilale doublée d'une cubitale posté-
rieure qui porte de nombreuses branches, enfin l’unole et trois arrilloires ;
toutes res nervures sont assez régulièrement espacées et réunies par un
lin réseau de nervules transversales; ii l’e~:trémité de l’élytre, entre la
radiale et la cubitale, se trouve un espace généralement transparent, plissé
en éventail, qu’on appelle le lriangle inlcrcalé. Chez le mâle toutes les
nervures du champ dorsal concourent in former un grand organe stridu-
lant. La nervure anale est brisée plus ou moins à angle droit ; c’est elle qui
porte la crète stridulante et on l’appelle l’w·chel; au bord interne, elle
s’épaissit ct forme le noeud anal xlloù partent la veine diagonale et les
cordes ; vers le milieu de l’«'·lytre, un espace plus ou moins arrondi, ovale ou
rhomboïdal, est le miroir; l’espace entre le miroir et l’apcx de l’élytre
est le champ apical ; enfin, entre la veine anale et la cubitale se trouvent
des nervures transverses en nombre variable qui sont les obliques. La dis-
position de toutes ces nervures est tres variable et très importante pour
la classification.
TABLEAU DES uENnEs
l. Pattes antérieures courtes, différenciées en organes fouis—
seurs; pronotum trés grand, ovoïde ; corps couvert d’une
pubescence tomenteusc ; pas d’oviscapte chez les femelles
. . ................ . . (p. 200) Gryllotalpa.
——— Pattes antérieures de forme normale ............. 2.
2. Tibias postérieurs à bords supérieurs serrulés, sans épines
(fig. 312) ; corps couvert d’écailles tres caduques ........ 3.
—-—— Tibias postérieurs armés d’épines sur les bords supérieurs .... 4.
3. Tête présentant entre les antennes une protubérance haute
et étroite, sillonnée au milieu, tant à sa face supérieure
qu’à sa face antérieure (fig. 313) ; 19* article des antennes
grand ................ (p. 195) Arachnocephalus.
—- Tête présentant entre les antennes une protubérance large
et peu élevée, très faiblement sillonnée à la face supérieure
(fig. 314), lisse à la face antérieure ; 18* article des antennes
tres petit ................ (p. 193) Mogoplistes.
4. 'l`arses ài 2** article déprimé, cordiforme (fig. 315); petite
espèce à élytres luisants, sans miroir chez le mâle ; faciès
de Coléoptère .............. (p. 197) Trigonidium.
. ` -·~ Tarses à 2** article très petit, comprimé (fig. 316) . . .. ..... 5.
12

178 oHTHo1=TÉRo1DEs
5. Corps presque sphérique, aptère ; fémurs postérieurs dilatés
à l'extrême, ovoïdes ; petit insecte myrmécophile ....
................... (p. 196) Myrmecophîlus.
- Corps allongé, ailé ; fémurs postérieurs moins fortement
dilatés .......................... 6.
J .21.9 1
1.9. . ·
512 520.   521.
.374. 315.
F10. 312 à 321. -—— 312. Tibia postérieur de M ogoplistes. -— 313. Tête dühachnocephalus.
·— 314. Tête de Mogoplistzs. ·— 315. Tarse de Tirigonidium. — 316. Tarse d’Oec¢mthus.
— 317. Tibia postérieur d’Oecwnthus. ·— 318. id. de Nemobius. — 319. id. de Gryllus.
— 320. id. de Pieronemobius. —— 321. id. de Gvyllomorpha.
6. Tibias postérieurs à bords supérieurs lisses entre les épines ;
tête verticale, fortement boinbée .............. 7.
— Tibias postérieurs serrulés entre les épines (fig. 317) ; tête
déprimée, horizontale ............ (p. 198) Oecanthus.
7. Tibias postérieurs armés d’épines mobiles, longues et
'Elpej/(fig. 318) ; uorps et pattes portant de grandes soies
"" noires isolées ....................... 8.
—— Tibias postérieurs armés d’épines fixes, plus courtes et

oRT11oP1·ÈnEs. — URYLLUS 179
glabres (fig. 319) ; pas de grandes soies sur le corps et les
pattes .......................... 9.
8. Tibias postérieurs armés de 3 épines sur chaque bord;
miroir du mâle en triangle allongé, divisé par une
nervure longitudinale; ovisrapte un peu plus long que le
fémurpostérieur, àvalvules apieales presque lisses. (p. 189) Nemobius.
— Tibias postérieurs armés de 4 épines au bord interne au
moins; chez le mâle, la première épine interne est tuber-
culiforme (fig. 320) ; miroir large et arrondi ; oviscapte plus
court que le fémur postérieur ...... (p. 191) Pteronemobîus.
9. Tibias postérieurs présentant quelques très petits denticules
avant les épines (fig. 321). Corps aptère ; tibias antérieurs
sans tympans .............. (p. 187) Gryllomorpha.
— Tibias postérieurs non denticulés avant les épines. Corps
ailé ; tibias antérieurs avec 1 ou 2 tympans .......... IO.
IO. Tibias antérieurs sans tympan interne (antérieur). Élytres
du mâle un peu plus courts que l’abdomen, mais larges,
amples; miroir triangulaire, champ apieal presque nul;
chez la femelle, élytres très courts, triangulaires; ovis-
capte gros et court, un peu courbé vers le bas. (p. 185) Eugryllodes.
—- Tibias antérieurs avec un tympan oval à la face externe
et un second, plus petit, rond, à la face interne. Élytres
égaux dans les deux sexes, de la longueur du corps ou
presque ......................... ll.
11. Corps et fémurs postérieurs presque glabres, luisants.
Fémurs postérieurs de la longueur du tibia plus le méta-
tarse. Ocelles en ligne droite. .......... (p. 179) Gryllus.
— Corps et fémurs postérieurs garnis d’une fine pubescence
qui leur donne un aspect velouté. Fémurs postérieurs un
peu moins longs. Ocelles disposés en triangle .... (p. 182) Achete.
Famille des GRYLLIDAE
Subfam. GRYLUNÃE
Formes en général lourdes et trapues; tête grosse, globuleuse; yeux
peu saillants; pattes fortes, les fémurs postérieurs robustes; tibias an-
térieurs portant 1 ou 2 tympans auditifs. Élytres du mâle à tambour
complet, le miroir divisé par une nervure transversale. Oviscapte long,
terminé par des valves lancéolées.
Gen. GRYLLUS Lmnic, 1758
(le genre présente ies caractères de la famille. Les oeelles sont disposés
en ligne droite ; le fémur postérieur est aussi long que le tibia et le méta-

180 ORTHOPTÉROIDES
tarse réunis ; éperon supérieur interne du tibia postérieur au moins égal
à l’intermédiaire.
Distribution. — Europe, Asie, Afrique.
'FABLEAU ons Esrùcns
—— Tête grosse, surtout chez le mâle; pronotum élargi en
avant ; éperon supérieur interne des tibias postérieurs un
peu plus long que Pintermédiaire. Ailes typiquement
courtes .................... 1. oampestris.
— Tête bien moins grosse. pas plus large que le pronotum
qui n’est pas dilaté en avant ; éperon supérieur interne des
tibias égal à Fintermédiaire. Ailes toujours caudées. 2. bimaculatus.
1. Gryllus campestris L. (fig. 322).- Gryllus (AcheZ¢1)campesirisL1NNÉ,
1758, Syst. Nat., éd. X, I. p. 428. - Gryllus campeslris FINOT, 1890,
  A _ __ ______ p. 237, pl. 12, fig. 152; '·—« CHOPARD,
,,,,..·-ee· · ·'“'''   _ff;t, ` `‘·-   1947, p. 62, pi. VII, sg. so. — Lio-
"’&*~,       gryllus campesiris AzAM, 1901, p, 100,
    _v`· à  , ’ — Achela campesiris CHOPARD, 1922,
  p. 102, Hg. 281-282 ; —— Cnoraxno,
/PÀÉYF/î   1923, p. 280; — HoULnER·1', 1927,
j,     p. 303. pl. XV, fig. 107.
4'       l Biologie. —— YERSIN, 1858, Bull. Soc.
  _ Vaud. Sc. nat., VI, p. 62; ~ F.x1ar·iE,
.j       1899, S0llV6I1iPS entoniologiqueg, ($9
    F2 série, p. 213; ~ imm, 101:;, .x1—«·h.
"Èi W _.»/ ’   ges. Physiol.. (ILV, p. I93 ; (imi-
‘·" '   minor, 1913, Zool. Jahrb., XXXV,
li V'.; p. 420; » REGEN, 1924, S. B. Al;.
- · \Viss. \Vien, GXXXIII, p. 347 ; ~—
_ `   Cousm, 1941, Mém. Ac. Sc., LXIV
` (1940) ; — POISSON et SELL1E1<. 1947,
Fm. 322. —· Gryllus campestris L., (L H_ AU. son C(;XXIV~ p' 1074 ; _
OV X 2' SELLIER, 1946, (L. R. Soc. Biol., p.
965 ; — ÈELLIER, 1949, (I. R. Ac. Sc.,
CCXXVIII, p. 2055 ; —— RABAUD et VERRIER. 1946, Bull. biol. Fr. Belg.,
LXXX, p. 40 ; — SELLIER, 1950, C. R. Ac. Se., CCXXXI, p. 923.
Noir luisant. Tête noire, généralement très grosse, surtout chez les
mâles, dont le pronotum est très élargi en avant. Pattes noires. presque
glabres ; fémurs postérieurs rougeâtres en dessous et à la base de la face
interne ; tibias postérieurs armés de 4 épines externes, 6 internes. Élytres
atteignant l’apex de l’abdomen, brunâtres avec les nervures plus foncées
et l base jaunâtre. Ailes plus courtes que les élytres ; il existe cependant

·URTlI0l"1`l”1\ES. —— cmmros · 181
de rares individus dont les ailes dépassent les élytres (var. caudaia Krmoss,
1886). dl Z Miroir ovale, à nervure divisante courbe ; champ apical court ;
3 ou 4 veines obliques. Q : Uviscapte droit, long, aeuminé à l’apex.
Long. 20-2G mm.; pronot. -1-4,5 mm. ; fém. post. 11-13 mm.; élytre
13-18 Illlll.; oviseapte 12-18 nnn.
Espèce très commune dans les prairies, les friches et les cultures, les clai-
rières des bois ; elle est adulte en avril dans le Midi, au début du mois de mai
aux environs de Paris. La femelle pond en mai-juin, dans la terre, un grand
nombre d'œufs (5 ou 600 d’après FABRE) isolés ; l’éclosion des jeunes a lieu
environ un mois après ; dans le premier âge, ceux-ci sont noirs avec une cein-
ture blanche, par la suite entièrement noirs avec une line pubescence dorée
très abondante, sauf sur les fémurs postérieurs. Ces jeunes Grillons mènent
d°abord une vie vagabonde et ils commencent en automne seulement à creuser
le terrier dans lequel ils passent l`hiver; ils subissent une dizaine de mues
avant d'arriver à l’état adulte. Au printemps suivant, les Grillons adultes
sont complètement sédentaires; leur terrier est situé, en général, dans un
endroit bien ensoleillé, souvent sur un talus ; il comprend une galerie oblique
d'une dizaine de centimètres de profondeur, d’un tracé irrégulier, aboutissant
fi une petite loge dans laquelle l'insecte peut se réfugier. Les Grillons vivent
isolés dans leur logis à l'entrée duquel les mâles aiment à venir striduler
pendant des heures entières ; ce n°est qu`à l’époque de Vaceouplement qu`on
trouve le couple dans un même terrier. Le chant du Grillon champêtre est
fort et rapide, compose d’une seule note répétée régulièrement 180 à 200 fois
par minute ; pendant la saison des amours, lorsque le mâle s`approche d°une
femelle, son chant devient bien plus doux et est très reconnaissable. Mlle G.
lloosm a obtenu en captivité des hybrides féconds de cette espèce et de la
suivante, et ll. SELLIER, en irnplantant des ganglions cérébroïdes de larves
jeunes sur des larves plus âgées, a pu produire la forme macroptère, si rare
dans la nature. _
Toute la France. En montagne jusqu`à 1.750 mètres (environs de Cauterets).
lle d’©léron Corse. -— Toute l’Euro e l’Ouest de l'Asie le Nord de l’Afr1 ue.
1 P s n q
2. Gryllus bimnculatus DE Gaim, 1773, Mem. lns., III, p. 521, pl. 43,
fig. 4; — FINOT, 1890, p. 238, pl. 12, fig. 153-154; -— tlnorano, 1947,
p. G2. — Liogryllus bimaculalus .\zAM, 1901, p. 99. — Achela bimacu-
lala tlnomnn, 1922, p. 103, fig. 283 ;—(lx1or-ARD, 1923, p. 280 ; — Hour.-
umvr, 1927, p. 303.
Espèce voisine de la précédente, mais en différant par un certain nombre
de caracteres : téte plus petite, surtout chez les mâles dont le pronotum
n’est pas élargi en avant, même plutôt rétréci; ailes toujours caudées,
atteignant presque l’extrémité de l’oviscapte chez les femelles; éperon
supérieur interne des tibias postérieurs pas plus long que Pintermédiaire.
Chez les individus français, la coloration est toujours d’un noir profond
avec une tache jaune trés marquée à la base de chaque élytre.
Long. 20-32 mm.; pronot. 4-6 mm.; fem. post. 13-15 mm.; élytre
14-21 mm. ; oviscapte 12-18 mm.
Co Grillon, très commun dans toute l`.\friq_ue et une partie de l'Àsie, est

182 orvriiorréaoions `
plutôt rare en France. ll est adulte un peu plus tard que le Grillon champêtre
et se trouve jusqu’à iin septembre ; il ne creuse pas de terrier et se rencontre
sous les pierres, assez souvent par couples ou en petites colonies   Les larves
sont bien diilérentes de celles du Gryllus campestris, noiràtres variées de brun
· sur l’abdomen, avec des taches jaunâtres, assez marquées, sur les côtés du
pronotum. J’ai indiqué que Mlle Consm a obtenu de nombreux hybrides entre
cette espèce et la précédente, et il est possible quc ceux-ci se rencontrent dans
la nature dans les points où elles coexistent, quoique l’époque de leur maturité
sexuelle soit un peu différente.
Seulement dans les départements bordant la Méditerranée, les Basses-Alpes ,
le Vaucluse et la Corse.
Gen. ACHETA Fanarcrus, 1775
(: Gryllulus Uvanov, 1935)
Forme générale, élytres, armature des pattes comme dans le genre pré-
cèdent, dont il ne diffère que par les fémurs postérieurs un peu plus
courts et par la présence d’une fine pubescence sur le corps et les pattes,
notamment sur les iérnurs postérieurs.
' 'l`AnLEAu Des Esriccus
1. Corps ct pattes noirs; tête entièrement noire ..... l. deserta.
—- Corps et pattes testacés, variés dc brun; tête avec une
bande jaune entre les yeux ................. 2.
2. Taille assez grande (16-20 mm.) ; suture clypéo-frontale
basse, arquée; 3 ou 4 nervurcs obliques chez le mâle. 2.`d0mestîca.
—— Taille plus faible (11-14 mm.) ; suture clypéo-frontale
anguleuse. atteignant presque l’o<·clle médian ; 2 nervures
obliques chez le mâle ............ 3. burdigalensis.
1. Acheta deserta (Paru). —— Gryllus deserius PALLAS. 1771, Reise Russ.
Reichs, I, p. 468 ; — Fnvor, 1890, p. 238; — AMM, 1901, p. 100 ; ——
(lao}-ARD, 1922, p. 280 ; — Cuopaan, 1923, p. 280 ; — Houtrsarvr, 1927,
p. 305. — Gryllulus deserius Cnoimao, 1947, p. 63, pl. VII, fig. 82.
De taille moyenne, entièrement noir; tête sans aucun dessin clair;
suture clypéo-frontale faiblement arquée. Pattes noires ; tibias posté-
rieurs armés de 5 épines sur chaque bord. Élytres noirâtres, de longueur
variable; ailes courtes chez les individus francais. Chez le mâle, élytres
à 5 nervures obliques, miroir divisé dans sa partie postérieure en 3 cellules.
Oviscapte beaucoup plus long que le fémur postérieur.
Long. 13-19 mm. ; pronot. 3-3,5 mm. ; fém. post. 8-11 mm. ; élytre dl
7-12 mm.,   5.5-13 mm.; oviscapte 11-16 mm.
1. Il me semble que le Gryllus campestris doit parfois se trouver dans les mêmes condi-
tions, dans le Sud de son habitat ; j’ai, en effet, trouvé sous une pierre, sans aucune trace
de terrier, un couple de cette espèce à la Sainte-Baume. en juin 1946.

oarnorrisnes. —— .xeusr.x 183
(lette espèce est très variable quant à la longueur des organes du vol :
le type à ailes caudées ne se trouve pas en France, mais on y rencontre des
individus à élytres atteignant Vextrémité abdominale (f. lrislis Siïnv.)
et d’autres chez lesquels ils ne dépassent pas le 4*3 tergite (f. melas (limer,).
Commun dans les cultures, sous les tas d'herbes, dans les fentes du sol,
sous les pierres. Adulte au mois de mai jusqu’en juillet; ce Grillon ne creuse
pas de terrier. Les jeunes éclosent vers la lm de juillet ; ils sont bruns avec
les tergites thoraciques bordés de blanc; ils passent l’hiver abrités sous les
pierres ou dans les cultures. Le chant est composé de périodes 'bien séparées,
assez brèves, répétées 30 à 40 fois par minute.
Commun dans tout le Midi ; remonte jusque dans la Drôme, la Corrèze, la
Dordogne, la Charente-Maritime, la Loire·lnférieure. A été signalé dans la
Sarthe: Périgné (M0Nc.U1LL0N) et à Fontainebleau (Fmor).
2. Achete domestiea (L.) (fig. 323). —— (iryllus (Aehela) domesiica LINNÉ,
1758, Syst. nat., éd. X, I, p. 428. — Gryllus dameslicus F1Ng·r, 1890,
p. 239; — AzAM, 1901, p. 100 ; ~·
ilnorsnu, 1922, p. 104, fig. 284 A ;—— ~. ç _, ,
Iloutnsnr, 1927, p. 305, pl, XIV, fig,  
100. —- (lryllulus rlomeslicus (lnorann, l    _;;·  
1947, p. 02, pl. VII, fig. 81. ——- KHA- i  
Lim, 1949, Quart. J. micr. Sr., p. 281. \ ,  i  
Biologie.- Lucas, 1858, Ann. Soc. V p j,     ’/"
ent, Fr., Bulletin, p. xcvi ; —-— (larve ,··f !( \ 9,\,‘i‘.. 
DE BA1LLON, 1920, La Cellule, XXXII, xl`,  · ,.i È@‘ i  ·
p. 97, 107, fig. VIII, p. 117;-—Cuo- 4/   si xi `-`· Ã
man, 1928, Bull. Nat. Vallée du Loing, _ ””   w
X1, ·p. mo.       1 g ·  -
Assez [,§I‘£\I1(l, jaunâtre avec des   Ds I   ·:- ALI
taches brun châtain sur la tête, le pro- `  'agg
notum et les pattes. Tête brune avec ' ' l _
deux larges bandes jaunes transver- È ·
sales. Pronotum déprimé, à disque Q .
présentant deux grandes taches bru- ` il
nes. lilytres atteignant Vextrémité Fw. 323. _`AcMa dgmmim im
abdommale, testaces avec une bande Q, X 2_
claire sur l’arête ; 3 ou 4 nervures obli-
ques chez le mâle. Ailes dépassant presque toujours les élytres. Tibias
postérieurs armés sur chaque bord de 5-6 épines. Oviscapte plus long
que les fémurs postérieurs.
Long. 16-20 mm.; pronot. 3-4 mm. ; [ém. post. 'll-12 mm.; élytre
0-13 mm. : ovisrapte ll-15 mm.
Cette espèce est probablement originaire des déserts du Sud-Ouest de
l’Asie où elle vit sous les pierres, dans les murs ; on la trouve dans les mêmes

194 onrriorrénomes
conditions en Afrique du Nord. En France, on ne la rencontre que dans les
maisons et surtout dans les endroits très chauffés comme les fournils de bou-
langerie ; cependant, pendant les belles nuits d’été, il n’est pas rare d’entendre
chanter un Grillon posté dans une fente de mur ou sous une pierre, mais ces
insectes disparaissent de l’eXtérieur dès les premiers froids. .I’ai toutefois
signalé leur persistance dans des conditions très spéciales, en forêt de Fontai-
nebleau; il s’agissait d’un dépôt d’ordures où les Grillons domestiques pul-
lulaient, trouvant toujours à l’intérieur une température assez élevée résultant
de la fermentation; leur présence a été aussi signalée dans des galeries de
mines au Creusot (Cuiânor 1. On trouve habituellement des adultes et des jeunes
d’âges divers mélangés pendant presque toute l’année. L’activité des Grillons
est très étroitement liée à la température, de même que la rapidité de leur
développement; en captivité, on a pu obtenir dans des élevages maintenus
aux environs de 300 C cinq générations par an. Le nombre de mues est
élevé, onze d’après CAPPE DE BArL1.0N. Le régime des Grillons domestiques est
à peu près celui des Blattes ; ils recherchent la farine, le pain, les Pommes de
terre cuites, mais aussi la Salade et, bien que très thermophiles, ils boivent
volontiers. On a signalé ·plusieurs fois des dégâts produits par les Grillons
dans les maisons et pas tant sur des substances alimentaires que sur le linge
et les Vêtements. La stridulation se fait entendre surtout la nuit ; elle rappelle
celle du Grillon champêtre, mais est plus faible.
Commun dans toute la France. — Toute l’Europe, l’Afrique du Nord, le
Sud·Ouest de l’Asie. Introduit en Amérique du Nord.
3. Acheta burdigalensis (Lyre.), —— Gryllus burdigalensis LATRE1LLE,
1804, Hist. Crust. Ins., XII, p. 124. —— Gryllus burdigalensis F1Nor,
1890. p. 240; — AZAM, 1901, p. 101 ;—- Houtnear, 1927, p. 306.
Gryllulus burdigalensis UHOPARD, 1947. p. G3. —- Gryllus chinensis
CuoPARD, 1922, p. 104, fig. 284 B; — (luorzxnb, 1923. p. 280.
Plus petit que le G. domeslicizs; coloration presque toujours testacéc
variée de brun, mais cette dernière couleur peut devenir plus ou moins
envahissante. Tête assez grosse, testacée avec 5 larges bandes brunes
longitudinales sur l’occiput et deux bandes transversales de même couleur.
l’une entre les yeux, 1’autre entre les antennes ; par suite de l’extension
. du brun, la disposition peut devenir, chez certains individus, à peu près
inverse et la tête est alors brune avec d’étroites lignes jaunes. Face un
peu bombée ; suture clypéo-frontale très anguleuse, atteignant presque
l’ooelle antérieur. Pronotum testacé dessus, plus ou moins taché de brun ;
lobes latéraux bruns bordés de jaune. Pattes tcsfacées tachetées de brun ;
tibias postérieurs à 5 `épines sur chaque bord. Élytres de longueur tres
variable, testacés avec une bande huinérale brune ; chez le mâle, miroir
assez régulièrement rhomboïdal, à angle postérieur arrondi, divisé en
dessous du milieu par une nervure arquée ; 2 veines obliques. Oviscapte
plutôt court, à valves apicales larges et un peu obtuscs.
Suivant la longueur des elytres et des ailes, on peut distinguer trois
formes t
— Élytrcs atteignant Vextrémité de l’abdomen ; ailes courtes
..................... burdigalensis I..xTn.

ourilorrianas. -- Et:cnYLLoDEs 185
— Élytres longs, ailes caudécs ,... . ....... cerisyi Senv.
—— Élytres plus courts que l’abdomen ; ailes courtes. . geminus Seuv.
Espèce assez commune dans les cultures, les prairies, sous les mottes de
terre et les plantes ; d’après Azur, surtout dans les jardins arrosés et les ter-
rains sujets aux inondations, en compagnie de G, desertus (Var). Cette espèce
ne creuse pas de terrier; son chant rappelle celui du Grillon domestique,
composé d'une note répétée environ 120 fois à la minute. Adulte de mai à
juillet.
Tout le Midi ; remonte jusqu`en Touraine, en Bretagne ; signalé dans 1'Orne :
environs d’A1ençon (Lenco); Sarthe: Teloché, Barrée (M0Ncu1LL0N). —
La forme cerisyi semble plus méridionale que les autres et peu commune en
France.
Toute la région méditerranéenne.
Gen. EUGRYLLODES (luor-Arm, 1927
Corps glabre ; coloration testacé pâle. Tête globuleuse à Vertex un peu
tombant, large; écusson facial tres bombé. Pronotum très transversal.
un peu aplati dessus, plus ou
moins élargi en arrière chez les i _ . 
mâles. Élytres atteignant chez _ ___   i
les mâles Vextrémité de l’abdo- iiii   ·r  
men, amples; chez la femelle, fi 
cn général beaucoup plus courts  
que l’abd0men. Tibias antéricu-    
res à tympan interne oblitcre; iugm
tibias postérieurs courts. lp J  
Distribution. —- Région mécli- ,i io \
t¢`·I’I‘&1I1êcI1IlC ; Afrique australe ;  ag-. l  
' · I • · i ·~ \ f ‘ (
Australie . Patagonie.    ’\ \ pv
Eugryllodes pîpîens (Dur.) , ' vit `   t 1
(llg. 324). -— Gryllus pipicns · ·/  ’_ I 
Dueovn, 1820, Ann. Se. Phys. " · r  ’
Brux., V1, p. 315. —-— Gryllodes Al 
pipicns F1No1·, 1890, p. 241 ; — ix 
./\zAM, 1901, p. 101 ; —-tluormnn, p .
1922, p. 105, fig. 279-280 ; —   ll
lloucnnur, 1927, p. 2108, pl. [ l\
XIV, fig:. 101, pl. XV, fig. 108. il la
- —IC1zgr·yll0des pipiens 11lIOPARD, t i
1917. P- 63• pl- VIL Hg- 83- FIG·324·.——Eug1‘y1l0dc8pipïcHaDuf.,Cj', X 2,
Tcstacé clair avec des taches
brunes variables; glabre, luisant. Tête grosse, brune dessus avec 4
bandes claires sur l’occiput; pattes tcstacées. Élytres du mâle testacés,

186 ORTHOPTÉRUIDES
un peu plus courts que l’abdomen. amples. le miroir grand, l’aire apicale
très courte; 4 ou 5 veines obliques; ailes très courtes. Elytres de la
femelle à peine plus longs que le pronotum, tronqués ohliquement à l’apeX
(fig. 325). 'l`ibias postérieurs presque moitié moins longs que les fémurs,
armés de 4 épines de chaque côté. Oviscapte gros et court, courbé à
convexité supérieure.
Qu :    550. 328. il
  — **57% 1  
  Ã? . Qi « . · .
Li'   s È     ' I .*
%îl+$ ~ f‘ pm  
 «î7“_,2î?“`·.%  
pgçvgj  '%ÉÃ;F'*"‘E~ 
se -—îxëJf*¤¢-É; ··~ . .,
·. p '=· ` *Ml”':%.¥§"*e€»°*n*`i l
UW II  " ~ t·*.·~»¤.1a·
 î ¢ î s  
- fl et
526. .
, , 32].
'. $*__, / I \
V) i\` ——-T V ’ l l
,|¤\ . "ss ...a!~M .·I
)‘\i\x /·’\/ ll my" Il
lv" Hlm hu, _· ·»\/ Jp
«,.‘,· ,! ,¤*¤ ·\I ). ·
. 4),% ,_K  
` lx
FIG. 325 à. 330. ——— 325. Avant-corps d’Eugryll0des pipiens, Q. —- 326. Valve anale supé-
rieure de Gryllomorpha dalmatimz, O" . —— 327. id. de G. uclemia. —- 328. Schéma. de la
coloration de G. uclensis. — 329. Tête et pronotum de lllogoplistcs brumzeus. —-
330. id. de Il!. squamiger.
Long. 16-20 mm.; pronot. 3_ mm.; fém. post. 9-10 mm.; élytre dl
8-10 mm., Q 3-4 mm.; oviscapte 7-8 mm.
Cette espèce, ne se trouvant que dans le Midi, est toujours rare; on la
rencontre sur les collines sèches et arides, bien exposées au soleil ; elle creuse
sous une pierre un trou peu profond, percé obliquement. Elle est adulte de
juillet à octobre et fait entendre, surtout à la tombée de la nuit, son chant
assez aigu, formant une sorte de trille, répété à intervalles réguliers ; on l’a
comparé au piaulement d’un jeune poulet et aussi au sifflement de la Grive
ou du Bouvreuil; d’après Léon Duronn, cette imitation est si parfaite que
les plus fins chasseurs y sont trompés.
Alpes-Maritimes : Saint-Cézaire, quartier des Clappières (Bossixvv) ;
Hautes-Alpes : Serres (Lommsmn) ; Var : Bagnols, Pont de Siagne, col de
Broves, Comps (Azmvx) ; Sainte-Baume (Aumttn DE PERRIN) ; Callian

onT11orTi·:nEs. ———- (iRYLL()M(|R[‘llA 187
(Beaune); Hérault: env. de Montpellier (Quiâzm., Rioux, Vennmn). —
Espagne.
Le type de l'espéce a été décrit d’Espagne ct la forme francaise a été
désignée sous le nom de var. provincialis .\z.~.M, 1901, .1Iisc. Enl., p. 101 ;
elle ne dilïère de la forme espagnole que par une taille un peu supérieure
et une coloration plus claire.
Gen. GRYLLOMORPI-IA Fxemzn, 1853
Les deux sexes aptéres, sans tympans aux tibias antérieurs; corps
cylindrique, pubescent, avec de longues soies éparses; rostre frontal
étroit; face très bombée, surtout le clypéus. Tibias postérieurs armés de
p 4 épines de chaque côté, avec quelques petits denticules à la base.
Distribution. —— Région méditerranéenne.
TABLEAU mas Esrùces
— Tibias postérieurs à 46 épine externe plus longue que l’épe-
ron supérieur; 109 tergite abdominal du mâle tronqué,
valve anale supérieure rectangulaire (fig. 326). Oviscapte
un peu incurvé vers le bas. Taille plus grande (12-19 mm.)
........................ 1. dalmatinn.
·—— Tibias postérieurs à 48 épine externe plus courte que
l’éperon supérieur; valve anale supérieure du mâle pro- _
longée en deux appendices subcylindriques (fig. 327). ()vis-
capte trés droit. Taille plus faible (7-10 mm.) ; dessin formé
de bandes transversales (fig. 328) .......... 2. uclonsis.
1. Gryllomorpha. dalmatina. (Ocsx.) (fig. 331). —— Achcfa dalmalina
Ocsxav, 1832, Nova Acta Ac. Leop. Carol., XVI (2), p. 959. - Gryllo-
morpho dalmalina Fmor, 1890, p. 242, pl. 12, fig. 155 ; — AMM,
1901, p. 102 ; —— Cxxorxan, 1922, p. 105, fig. 274-276 ; —— CIIOPARD,
1923, p. 280; — lloumxznr, 1927, p. 313, pl. XIV, fig. 107, pl. XV,
fig. 109; —- (lnomxnn, 1947, p. 63, pl. VII, fig. 84. `
Biologie. ———·iiH()PAI1D, 1928, Bull. Ass. Nat. Vallée du Loing, XI, p. 162 ;
` - Bonnvnev, 1927, Eos, 111, p. 279, fig. 1-2. `
Espèce d’assez grande taille, à coloration testacée plus ou moins variée
de brun. Tête brune avec une bande jaunâtre transversale et une ligne
longitudinale de même couleur s’étendant jusqu’à l’extrémité du rostre.
Pronotum présentant un dessin clair en forme de croix. Abdomen de colo-
ration très variable ; chez les individus clairs, les tergites montrent trois
bandes brunes longitudinales et des petites taches le long du bord posté-

188 or.'1`noPTûnomEs
rieur ; chez les individus foncés, la couleur brune envahit presque tout le
tcrgite. Pattes jaunâtres avec des taches brunes.
Long. 15-18 mm. ; fem. post. 12-14 mm. ; oviseapte 11-15 mm.
Espèce assez commune dans le Midi, se trouvant sous les pierres, dans les
endroits humides, mais surtout dans les parties sombres et humides des mai-
sons, caves ou cuisines, dans
( ·, les bergeries. Ces Grillons res-
2 i _tent cachés pendant la journée
É É dans les fentes des murs, dans
»*..·   __   s _ les sous-sols ou dans les coins
/ g ‘." ' =`*    \ __ sombres ; c’est vers la tombée
_ .   xy   de la nuit qu’ils deviennent
*%,,1    · actifs ; cependant, si le·tempS
  .-   est couvert et humide, ll n`est
  pas rare de les voir en mouve-
  ment pendant la journee. (ln -
  trouve aussi cette espèce dans
  certaines grottes. Cet msecte
//    se rencontre adulte surtout
  ~·  “   '-` »- gg, ântre lgs mois dq septembre et
, ç   . _. . l· —.,` , ,,_,, ecem re; toute ois, on trouve
iê i   l —   itoujours avec les individus
_   M adultes de nombreux jeunes,
" f _ ïl  \ rl comme chez le Grillon domes-
` Ã l È .” tique. Dlaprès Botnvniav, les
 2 ;‘     mâles attirent les femelles en
 ·` ; ~ '· _ ·  frappant le substrat avec Yab-
°   23 4* domen ; llaccouplement est
à i     ,,/gl rapide comme chez les autres
  ll     (lryllides ; le sperinatophore
,,4* È comporte un assez volumineux
_ ,1 gi spermatophylax, qui est ma-
il l cburé par la femelle.
_ ï Toute la Provence jusqu’à
Fw. 331.- Gryllowmrpha dalmatma Ocsk.,/ïx 2. la Brême ; Hérault, Aude ;
Ardèche, dans différentes grot-
tes (Dr BALAZUC), Pyrenees-Orientales ; Corse. — Europe méridionale,
Afrique du Nord.
2. Gryllomorpha uclensis PANTEL, 1890, An. Soc. esp. Hist. nat., XIX,
p, 364, pl. III, fig. 5 À, B ; — .\zAM, 1901, p. 102 ; — (luorixnn, 1922,
p, 106, fig. 277-278; —« (luorxan, 1923, p. 280 ; - Ilootnianr, 1927,
p. 313; -—— CIIOPARD. 1947. p. 64, pl. VII, fig. 85.
Petit ; testace avec des bandes transversales brunes (fig. 328). Vertex
orné de deux bandes brunes transversales plus ou moins marquées. Pattes·
claires faiblement taehetées de brun. Angles de la valve anale supérieure
du mâle prolongés en forme de corne un peu aplatie ; plaque sous-génitale
fendue à l’apex, mais les lobes ainsi formes courts, arrondis. Oviscapte

ORTHOPTÈRES. -— NEMon1Us 189
droit, grêle, à valves apieales étroites, les inférieures plus courtes que les
supérieures.
Long. 7,5-ll mm.; fém. post. 5-6,5 [Ilm.; oviscapte 6-7,5 mm.
Ce petit Gryllomorphe a les mêmes mœurs que le précédent, mais il est
bien moins commun; Sevran l’a rencontré sous des pierres couvrant les
galeries de Campunotus et le considère comme myrmécophile.
Var: bois de Salgues près de Lorgues (Azur); Hyères, dans les maisons
· (Crroraan) ; Hérault: Nelliès (G. on Vrcrmr) ; Bouches-du-Rhône: environs
` de Marseille (B. Sovraa); Vaucluse: La Bonde (Facnmz); Pyrénées-Orien-
tales; Ilia (XA3iIi1iU)· — Espagne, Algérie. Capturé récemment en Suisse,
en grand nombre, dans les égouts de Bâle (Hannscmn).
Subfam. NEMOBIINAE
Petites espèces Sr corps et pattes pubesrents et scuiés de longues soies
· noires. Tibias antérieurs munis d’un seul tympan externe ; Iémurs posté-
rieurs courts, bien dilatés ; tibias armés d’épines longues, mobiles, pubes-
ccntes, insérées prés de la ligne médiane. Élytres du mâle à tambour
assez simple, avec une seule veine oblique, l’aire apirale trés courte,
le miroir variable. Oviseapte plutôt court, ir valvules apicales en biseau,
plus ou moins fortement dentées.
Gen. NEMOBIUS SERVILLE, 1839
Tibias postérieurs armés en dessus, sur chaque bord, de 3 longues épines
mobiles, ne présentant aucune dilïérenciation spéciale chez les mâles.
Élytres plus courts que le corps dans les deux sexes ; ailes rudimentaires.
Distribution. — Europe, Afrique du Nord, Asie, Australie.
‘ Nemobîus sylvestris (Bosc). — — .1cIwla sylveslris Bosc, 1792,.\ctes Soc. `
llist. nat. Paris, I, p. 44,`pl. 10, lig. -1 .\, B, b. —— Nemobius sylveslris
Fmor, 1890, p. 233, pl. 12, lîg. 151 ;-—.\zAM, 1901, p. 57 ; — Crrovano,
1922, p. 10(), fig. 266-268 ;——01roPArm, 1947, p. 64, pl. VII, fig. 86. —
Pronenwbius sylveslris IIOULBERT, 1927, p. 300, pl. XIV, fig. 99.
Biol0gie.——Lrss1¤1ës, 1855, .\nn. Sc. nat., III, p. 366, IV, p. 244 ; -—-
CAPPE DE BA1x.1.oN, 1922, La Cellule, XXXII, p. 105, 114;- ZACME11,
1926, Handb. biol. Arbeitsmcthoden,p. 152; —— ROLAND, 1947, L’Ento-
mologiste, III, p. 216 ; —— Touxuvrrxzn, 1951, Bull. Soc. zool. Fr.,
LXXVI, p. 29.
Brun châtain; tête noire avec les sutures jaunes et des lignes claires
assez marquées sur l’occiput; pronoturn testacé avec des petites taches
noires à. la base des soies; abdomen ponctué de clair dessus. Élytres du
mâle presque noirs, atteignant la moitié de l’abd0men, tronqués ; miroir
triangulaire, divisé par une nervure longitudinale ; diagonale et les trois
cordes presque parallèles et équidistantes, leur prolongement formant

190 URTHOPTÉROIDES
3 longues cellules égales (fig. 332). Élytres de la femelle très courts, à bord
interne oblique, nervures parallèles, brun ferrugineux avec une bande
rlaire humérale. Ailes nulles dans les deux sexes. Fémurs postérieurs
tachetés de clair. Oviscapte un peu plus long que les fémurs postérieurs,
à valvules apicales presque lisses (fig. 333).
Long. 9-10 mm. ; fém. post. 6-6.5 mm.; élytre O" 4 mm., Q 2 mm.;
oviscapte 7 mm.
352. 534. 536" 333. .
/ (V, 1
358.
5.35. 55]  
Fm. 332 à 338. ——-— 332. Élytre droit de Ne·m.0b·ius sylvestrie. -- 333. Apex de Yoviscapte
du même. -— 334. Élytre droit de Pterzmemebius heydeni. -— 335. Apex de 1’ovisca.pte
du même. — 336. Élytre droit de Pt. lineolatus. -— 337. Apex de Poviseapte du même.
- 338. Première épine interne du tibia. postérieur de Pt. heydeni.
Très commun dans les bois, sur les feuilles mortes et dans la mousse ;
d’après Tounirrinn, se nourrit surtout de feuilles sèches de chêne. Adulte
au début de juillet ; accouplement précédé d’un chant assez fort, réguher; au
bout d’u11 temps assez long, la femelle s°approche du mâle, la stridulation
change, devient plus douce; le mâle reste alors immobile avec les élytres
relevés ; la femelle prend la part active en montant sur le mâle ; aussitôt les
abdomens en contact, le spermatophore, petit, sphérique, est placé ; le mâle
saute alors en avant, à 2 ou 3 centimètres où il reste immobile ;la femelle
revient alors au mâle dont elle lèche et ronge les élytres (Zacnnn). La ponte
a lieu peu après dans la terre ; elle est prolongée pendant près de deux mois
et les jeunes éclosent en septembre, bien avant la disparition des adultes;
ils passent l’h1ver dans les feuilles mortes. Lorsque l’biver est assez doux,
beaucoup d’adultes hivernent sous le climat parisien ; ils terminent alors
probablement leur ponte au printemps, car on rencontre des larves nouvelle-
ment écloses dès le mois de juillet. Chant très doux et assez grave, régulier,
composé/de périodes répétées environ 15 fois à la minute.
Toute la France ; très commun en particulier dans tous les bois du bassin
parisien. Dans les Alpes, jusqu`à 1.500 m. (Savoie : Nancroix). lle d'Oléron.
—— Europe, Algérie.

onrriorrisnns. — PTERUNEMOBIUS 191
Gen. PTERONEMOBIUS ·lA(l()BS()N et BIANCHI, 1904
Mêmes caractères que le genre Nemobius, mais élytres plus longs et
ailes souvent caudécs. '1`ibias postérieurs armés chez les mâles de 4 épines
au bord interne dont la première est spécialisée (fig. 338).
TABLEAU DES Esràces (1)
—— Tibias postérieurs armés de 4 épines sur chaque bord;
miroir du mâle muni d’une grande cellule tout le long du
bord interne (fig. 334); oviscapte faiblement denté à
_ l’apex (fig. 335). ................ 1. heydeni.
—- Tibias postérieurs armés de 4 épines au bord interne, 3 au
bord externe ; miroir du mâle formant 2 ou 3 petites cel-
lules dans la partie postérieure (fig. 336); oviscapte forte-
ment denté à l'apex (fig. 337) .......... 2. lineolatus.
1. Pteronemobius heydeni (Fiscn.) (fig. 339). —— Gryllus Izeydeni
Fiscrxnn, 1853, Orth. Eur., p. 185. —— Nemobius lleydeni Fmor, 1890,
p. 235; -— Houteenr, 1927, p. 300. —
Nemobius Heydeni AZAM, 1901, p. 99. — I _,_
Pleronemobius Heydcni (IUOPARD, 1922, p. l   l
101, fig. 269-270, 272; ——l}uo1=.·~.no, 1923, · -——- ~—î·~. I
p. 279;- enorme, 1947, p. ei. l   l
Biologie. —- Ynnsm, 1857, Ann. Soc. ent.  
Fr., p. 761, pl. 15 ; -— PUNGUR, 1891, Hist.   l \\
nat. Gryllides Hongrie, p. 71 ; — tlnomno, / \ (
1917, Bull. Soc. ent. Fr., p. 237 ; —— (Brio- /   I `\
man et Betuzcnoix, 1928, Bull. biol. Fr. I? `gû `(
Belg., LXII, p. 157. ` v d
Petit; roux ou brun foncé; occiput et ’  I  \
pronotum avec des lignes longitudinales '  
claires plus ou moins marquées. Élytres ( L l
dépassant le 6° tergite abdominal dans les `
deux sexes, leur apex arrondi chez les mâles, A l `
tronqué chez les femelles ; couleur des ély- , i V
tres brun unicolore plus ou moins foncé,    
parfois presque noir, brillant (var. rhenanus ’ (
KnAUss) ; ailes rudimentaires chez les indi- I
vidus français. Tibias postérieurs armés de 1 l
4 épines de chaque côté, la 48 interne un Fw_ 339_ _ PM,,,,,,,,,0,,,,,,,
peu dilatée ii la base chez le mâle, la 11*** heydeni Fisch., O', >< 6.
molle et turgescente sur 1’insecte vivant.
Oviscapte beaucoup plus court que les cerques et les fémurs postérieurs.
l. Une espèce commune en Afrique tropicale (P. acrobafus SAUsH.) u. été capturée à.
la lumière, près de Bordeaux, par M. TEM1>ÈRE;i1s’agit certainement d’un insecte importé.

192 oP.THoPTÉR01DES
Long. 6-7 mm. ; pronot. 1,3 mm. ; fém. post. 4,2-4.7 mm. ; élytre O'
2,6 mm., Q 3,6 mm.; oviscapte 2,5 mm.
Cet intéressant petit Grillon ne se trouve que dans les endroits très humides
bords des ruisseaux ou prairies marécageuses, ou son chant permet de le recon-
naître ; il est assez commun et est adulte au printemps, vers le mois de mai,
jusqu’en juillet. Chant très doux, mais assez aigu, de 12 périodes environ à
la minute, chaque période se renforçant un peu durant trois secondes environ,
puis séparée de la suivante par un intervalle de 2 il Ii secondes. Avant l’accou-
plement, le mâle et la femelle restent un moment vis-à-vis, se caressant lon-
guement avec les·antennes ; puis le mâle fait entendre un chant très brel`,
accompagné de mouvements de va-et-vient, d’avant en arrière. Après un
certain temps, la femelle monte sur le dos du mâle et Faccouplement a lieu,`
Voviscapte étant élevé perpendiculairement. Les deux sexes restent unis une
minute environ, puis se séparent, la femelle portant le spermatophore dirigé
droit en arrière. Le mâle se frotte rapidement avec les pattes postérieures,
la femelle reste quelque temps avec l’0viscapte relevé, puis s’agite et se débar-
rasse du spermatophore avec les pattes postérieures. Je n'ai pas observé
le léchage de l’épine SpéCl3l1Sé€ du mâle, qui doit cependant jouer un rôle
pendant Yaccouplement, comme on Ya constaté chez une espèce américaine
du même genre (B. B. FIULTON, 1931, Ann. ent. Soc. America, XXlV, p. 227).
PUNGUR a observé une migration de nombreux individus, la plupart à l’état
larvaire, mais quelques-uns adultes attardés ; ces insectes quittèrent à la fin
de l’été les plaines inondées où ils avaient vécu et se dirigèrent vers une colline
où ils se réfugièrent sous les feuilles sèches, probablement pour y hiverner.
La forme française de cette espèce est toujours Illl(JI'©ptèI'€ ; cependant
un individu macroptère s’est montré dans un élevage (()Ho1>ARD et BELLE-
caoix); le développement de cet individu, éclos cn septembre, semble
avoir été accéléré comparé au développement normal de l’espècc.
Ce Ptcrnnemobius a été trouvé cn llle—ct-Vilaine : étang de Paimpont
(SELLIER) et en de nombreux points au sud de la Loire. Cher : Lamotte-Beu-
vron ; Sarthe: Grand-Lucé (Cnorximl ; Corrèze : .luillac_(P1:ssoN) ; Deux-
Sèvres ; île d’Oléron : Le Deu ; Haute-Vienne : Lussac-les-Eglises (Cnoimnn) ;
Gironde : Cazau, La Teste-de—Buch (FINOT), Saint-Médard (R. BRoWN) ;
Haute·Garonne: Caraman (P. PANTEL); Landes (Léon Durotml; Ariège:
Massat (Cuoraan) ; llérault ; Crau ; Camargue : Saintes-Maries-de-la-Mer ;
Vaucluse: La Bonde (CHOPARD)§ Gard: Pont du Gard (Lnraoux); Var:
Chabrières, Draguignan, Lorgues, Garuby, au bord du Verdon (Azxivi),
Hyères, le long des canaux d’irrigation des jardins (Caoiman) ; Alpes-Mari-
times. —— Corse : Porto, Sartène (Cnomanl. —- Europe méridionale, Algérie,
Maroc, Sud-Ouest de l’Asie.
2. Pteronemobius lineolatus (BRULLE). ·- Gryllus lineolalus BRULLE,
1835, Hist. nat. Ins., IX, p. 179, pl. 18, fig. 5. — Nemobius lineolalus
Fmor, 1890, p. 235; - AzAM, 1901, p. 99; —— Cnorxan. 1922. p. 101,
fig. 271, 273; —— HOULBERT, 1927, p. 300. _
Biologie. ~ PANTEL, 1896, An. Soc. esp. Hist. nat., XXV, p. 96, fig. 2-S-
UI1 peu plus grand et de teinte plus claire que le précédent; occiput

onri-iorràmas. — Mooormsrss 193
à 4 lignes claires. Élytres un peu plus courts que l’abdomen dans les deux
sexes, bruns avec une bande pâle le long de la nervure radiale. Ailes
presque toujours atrophiées. Tibias postérieurs à 3 épines externes,
4 internes, la 46 assez fortement dilatée et courbée à la base chez le mâle, ,
la l" courte, arrondie. Uviseapte plus _court que les cerques, à valves
apieales fortement dentées.
Long. 8-9 mm.; pronot. 2 II1IIl.§ férn. post. 5,5-(3 mm.; élytre -1,8-
5 mm.; oviscapte 3-3,2 mm.
Bien plus localisé et plus rare que le précédent; au bord des rivières et
sous les pierres, dans les bois humides. Adulte de juillet à octobre. Chant assez
aigu, long, formé de périodes se renfonçant un peu, durant environ 10 secondes.
PANTEL a montré que les ailes commencent par se développer normalement
chez les larves, le fourreau dépassant notablement celui des élytres ; mais,
vers la fin du développement, quand l’insecte n'a plus qu`une ou deux mues
à faire, il se produit une dégénérescence complète, l’aile ne remplissant plus
qu'une partie du fourreau; chez l’adulte, elle est encore plus atrophiée,
n’atteignant pas, à beaucoup près, la longueur qu’elle avait dans le moignon
larvaire. On rencontre cependant de rares individus macroptêres.
Bords de l'Adour, près de Saint-Sever, M0nt·de-Marsan (Léon Doroun) ;
l3agnères·de-Luchon   nu Buxsson); bords du Drac, près de Grenoble
(BONNET) ; Basses—Alpes, dans l’Asse, près de Digne (AzAM) ; Var : ruisseaux
des environs de Saint—Paul et de Bagnols (AMM): Dordogne (Grmssâ);
Lozère : Les Vignes ; Aveyron: Le Rozier, bords du Tarn (Cuorann) ; Loire-
[nférieure(P1er. ne Cuuncuizvitmz) ; Vendée ; Deux-Sèvres ; Maine-et-Loire ; _
Rhône: Villefranche, au bord de la Saône (Lurz). —- Europe méridionale.
La forme ii ailes caudées (var. fabfyl Azur, will) n`a été trouvée qu°une
fois en France dans la Loire-Inférieure: Le Cellier, ii 3() km. en amont de
Clermont-sur-Loire (nr: Fanny).
Famille des MOGOPLISTIDAE
Petites espèces a élytres réduits, ou complètement aptères, le corps en
partie recouvert d’écailles caduques. Écusson facial carré, bombé, séparé
du front par un sillon transverse. Tibias postérieurs serrulés, dépourvus
d’épines.
Gen. MOGOPLISTES SERVILLE, 1839
Corps déprimé, aptère, pubescent et revêtu de petites écailles caduques.
Tête présentant une protubéranee faciale large, saillante ; pronotum peu
convexe. Pattes courtes ; tibias antérieurs non perforés ; tibias postérieurs
sans épines, mais garnis de petits denticules sur les deux bords supérieurs.
T.\nLEM1 nus nsriscizs
»— Protubérance interantennaire beaucoup plus large que
le l" article des antennes ; pronotum plus long que large,
atténué en avant et e11 arrière (llg. 329) ...... 1. brunneus.
-— Protubéranre interantennaire environ deux fois aussi `
ie

194 oarnorranoinns ,
large que le l" article antennaire; pronotum plus large
que long, très peu atténué, en avant seulement (fig. 330)
........................ 2. squamîger.
1. Mogoplistes brunneus rëunvims, 1839, Ins. Urth., p. 357 ; —- Fmor,
1890, p. 244; — AMM, 1901, p. 103; —
È,   ` Cnoman, 1922, p. 107, fig. 262; —Gno-
È   É _ PARD, 1923, p. 281; — HOULBERT, 1947,
·       p. 317, pl. XIV, fig. 104; — Gnorano, 1947,
  p. 66. pl. VII, ng. ao.
  ·l‘_ iQ` Aptère, brun foncé avec un revêtement
  _,_.À   de poils squamiformes soyeux à reflets
  ] dorés ; antennes testaeées ; cerques ferrugi-
ii,   î·-   neux. Pronotum à bord antérieur un peu
f     concave ; lobes latéraux ornés d’une bande
M       d’écailles blanches. Fémurs postérieurs
      épais; métatarses très longs, finement ser-
'Iê /       rulés. Plaque sous—génitale du mâle courte,
  __~ Q   il \  ·' arrondie au sommet. Oviseapte épais, cylin-
       »· drique, peu aigu à l’apeX.
13  ;; Long. df 6,5 mm., Q 8 mm.; pronot.
. ,6%    2-3 mm.; fém. post. 4-5 mm.; oviseapte
f   sa mm.
* ' il Assez commun dans le Midi, dans les bois
Fm. 340. ‘— Moyoplisies secs, sous les feuilles. Adulte d’août à octo·
bmnnws Serville, Q, x 5. bre ; jeunes semblables aux adultes, à eerques
presque Jaunes.
Tous les départements bordant la Méditerranée. Commun dans les bois
de chêne du Yar (AZAM). — Europe méridionale, Afrique du Nord.
2. Mognplistes squamiger (F1s•:H.).—-Gryllus squumiger Fxscnnu, 1853,
Urth. Eur., p. 173, pl. 9, fig. 8-8 a-b. -— Jldogoplisies squamiger FiNOT,
1890, p. 244, pl. 12, fig. 157 ; — AzAM, 1901, p. 103 ; — (înomixo.
1922, p. 106, fig. 260, 263 ; — Cuorann, 1923, p. 280 ; —- HOULBERT,
1927, p. 316; — Cu-xoPARD, 1947, p. 05, pl. \`1l, fig. 89.
Gris cendré, couvert d’écailles gris argenté; tête à espace interanten-
naire très large. Pronotum court, à bord postérieur un peu concave,
bord antérieur muni d’une rangée de poils dressés formant colleretle.
Abdomen du mâle large en arrière; plaque sous-génitale transversale.
bilobée; 106 tergzite transverse, avec deux échancrures et deux touffes
de poils fauves. Oviscapte comprimé. légèrement arqué, ses valves ter-
minées en pointe aiguë.
Long. 8,5-10 mm. ; pronot. 2-3 mm. ; fém. post. 5-6 mm. ; oviscapte
5.3 mm.
Cette espèce, toujours rare, ne se trouve qu’au bord de la Méditerranée :

I t)l\'1`|l(JP'1`ÈHE§. — An.~.cnNocErHALUs 195
elle se rencontre dans les rochers, sous les pierres et les algues, dans la zone
_ battue par le mouvement des vagues ; elle est adulte en septembre·octobre.
(ln ne sait rien d’autre de ses mœurs et sa ponte pos-, en particulier, im
problème qui serait intéressant à élucider.
Alpes-Maritimes: Théoule ; Var : Fréjus, Hyères, Cavalaire; Pyrénées-
(lrientalesa Banyuls ; Hérault: corniche de Sète (Gxmssé) ;Corse. —-— Bords
de la Méditerranée; Maroc; Grèce; Madère.
(ien. ARACHNOCEPHALUS Cosra, 1855
Aptère, allongé, subcylindrique, couvert d’écailles. Tête aplatie, dirigée
en avant, la protubérance faciale très bombée, divisée par un sillon longitu-
dinal. Pattes assez grêles ; tibias antérieurs sans tympans ;_fémurs posté-
rieurs assez robustes, tibias droits, presque aussi longs que les fémurs,
à éperons apicaux courts ; métatarse plus court que la moitié des tibias.
Distribution. —- Europe méridionale, Asie, Afrique.
Arachnocephalus vestitus Cos·rA, 1855, Fauna N ap., p. 42, pl. 9, lig.  
-—Aruchn0œphalus YersîniF1NoT, 1890, p. 245 ;— .\zAM, 1901, p. 103 ;—
Cixomnn, 1922, p. 107, fig. 261; ¥- Cno· - ~_
mao, 1923, p. 281; — Hooteear, 1927,  j” -w,,,,···R
p.318, pl. XIV, fig. 105 ; —C.nomno, 1947, ji   
p. 65, pl. VII, fig. 91 (fig. 341).  
Biologie. - Botnvmav, 1915, Hor. Soc.   TM 
ent. Ros., XLI, p. 14.  , ir,
i Testaeé; couvert de petites écailles jan-    
nâtres, à reflets argentés. Protubéranci-:· ,.,·‘“    i ll f `\
faciale plus large que le ler article anten· i  W  ·.`:—«.`;  
naire, saillante, divisée par un fort sillon ' ’·v   il
longitudinal. Pronotum déprimé, à peine   ll
plus large que long, à lobes latéraux très `·   il
peu élevés. Abdomen brunâtre ; cerques   '·l ·  
longs, roux. Plaque sous·génitale du mâle *   È Ã
arrondie à l’apex ; valves anales inférieures . Q iQ`
présentant un prolongement cylindrique, 1 ÉU}. r
dressé. Uviscapte droit. assez long, à valves *
apicales assez étroites, présentant 7 dents .
arrondies au bord inférieur. ' _
tm. er se mm., Q ses mm. ; em. "**;,3;;,jt0;;;·;”@ç;·~@;1·f,ï"·~
post. 4,5-5 mm.; oviscapte -1,5-5 mm. i i
Commun dans le Midi sur les arbustes, en particulier sur les Cistes, dans les
endroits chauds. Adulte en automne. Le mâle produit souvent· un tambou-
rinement en frappant rapidement l’extrémité de l’abdomen sur les feuilles.
lhânancumn indique, sans autres détails, que la ponte se fait dans les tiges.
Tous les départements du bord de la Méditerranée ; Corse. -— Europe
méridionale; Algérie.

196 oRTno1>rÉno1DEs ·
Famille des MYRMECOPHILIDAE
Gen. MYRMECOPHILUS BER'1HOLD, 1827
Corps ovale, aptère. Yeux très petits, composés d’un petit nombre
d’ommatidies; antennes épaisses, à peine aussi longues que le corps.
Pronotum grand, large, rétréci en avant ; méso et métanotum semblables
aux segments abdominaux. Fémurs postérieurs très dilatés, ovoïdes.
Abdomen court. déprimé; cerques grands, atténués aux deux extré-
mités, montrant des traces de segmentation. Oviscapte à valves supé-
rieures plus longues que les inférieures, enveloppantes.
Distribution. — (losmopolite.
TABLEAU mas ESPÈCES
—— Troisième épine du bord interne des tibias postérieurs
plus courte que la première. Taille un peu plus faible
(2,5-3 mm.); brun roux ............ 1. acervorum.
— Troisième épine du bord interne des tibias postérieurs
aussi longue que la première. Taille plus grande (3,5-4 mm.} ;
testaeé _c·lair .................. 2. aequispîna.
/' `— 1. Myrmecophilus acervorum (PANZ.)
      A (fig. 342). —Blalia acervorum PANZER,
      1799, Fauna Germ., fase. 68, pl. 24.
 -· _      — Ãlyrmeeophila acervorum FINOT.
'V _,,;    1890, p. 243, pl. 12. fig, 156 ;—AzAM.
, ····`     1901, p. 80 ; — CnoPARD, 1922,
1 l    i  p· 107. üg. 264; — C.uepARD_ 1923,
,   p. 281 ; — HOULBERT, 1927, p. 314.
Y     pl. XV, Hg. 110; — Cnorann, 1947.
  \·    p. 66, pl. VU, fig. 92.
w w     Biologie. SCMMMER, 1909, Ztsehr.
·`    wiss. Zool.. XLIII. p. 410 ; — 1*10LL-
it DUBLER. 1947, Mitt. srhweiz. ent.
  XE Ges., XX, p. ($07.
ë Brun roux, mat, couvert d`une
F10. 342. — 1`Vlyr·mec0philu.s pubeseence soyeuse. présentant des
“°‘”i”°""" Pam" Q' >` S' bandes fonrées plus ou moins nettes
sur les tergites thoraciques et abdo-
minaux. Antennes brunes avec la base et l’apex jaunâtres ; pattes testacé
clair. Tibias postérieurs armés. au bord interne, de 4 épines, dont la
3** très rourte.
Long;. 2,5-3 mm.

· Ul('I`Il()P'llîRÉS. ·— 'rnxoemlnitm 197
Se rencontre assez rarement sous les pierres ou sous les éeox·ces, en «·ompa·
gnie de certaines espèces de Fourmis: adulte en été ct en automne. Le mâle est
extrèmement rare cn France et la reproduction y est certainement parthé:
nogénétique ; l'œuf est relativement énorme. Les Myrmécophdes vivent parmi
les Fourmis qui, non seulement les tolèrent, mais se laissent lécher par cux
et leur permettent de prendre une partie de leur nourriture et de celle, de
leurs larves. Le Myrmecophilus acervorum a été signalé chez une dizaine d es-
pèces de Fourmis appartenant aux genres Myrmica, Jlfessar, Pheidole, Lasius,
Fnrmica, Camponotus, Cremastogaster et Tetramorium.
(Qà et là dans toute la France, mais plus commun dans le Midi. Environs
de Paris: Meudon, Montmorency (S¤Rv1LL1s, Bouomn); Sèvres (Aunouix) ;
Maine-et-Loire: Baugé (NIILLET); Sarthe : Saint-Mars d’Outillé (Momcuu.-
LoN); Drôme: Romans (GIRARD); Gard : Courbcssac (MAINGAUD); Puzaut
(LEPROUX); Hérault: forêt de Fontfroide, sous les écorces de Pins avec
Cremaslogaster (Picann); Bouches-du-Rhône: camp de Carpiagne (CARPEN‘
‘1‘IEli)_; Var: Hyères, environs de Bormes (Fmor), Bagnols (AMM); lîmlP€S‘
Maritimes: Menton; Pyrenées-Orientales: env. de Pua (Xamsnu). Lorse:
Evisa, Bocognano (Cxiorimn).
Europe centrale et méridionale.
2. Myrmecophilus aequispina. (luor. — Myrmecophila nccrvorum acqui-
spina (luorAR¤, 1923, Bull. Soc. cnt. Fr., p. 30.
Plus grand que le précédent, d'un testacé clair uniforme ; .pubescence
plus courte et moins abondante. Tibias postérieurs armés de 4 épines
internes dont la 3° aussi longue que la 1*** et à peine plus courte que la
2*-* et la 4**; métatarse postérieur très long. Le mâle semble moins rare
·que chez l’espèce précédente.
Long. 3,5-4 mm. ‘ . '·
Gard : Pont du Gard, septembre (H. MMN) ; Var: Clavier; mars (Gaunm) ;
Carnoules (HERVÉ); Alpes-Maritimes: La Penne (.\msn.L¤ on Pennm).
Famille des TRIGONIDIIDAE _
Petites espèces, à forme courte et pattes grêles ; île article des tarses
déprimé, cordiforme ; tibias postérieurs longs, cylindriques, armés de
3 épines mobiles sur chaque bord et de 5 éperons apicaux, dont2internes
longs et 3 externes courts. Organes du vol toujours développés, mais
parfois semblables dans les deux sexes ; ailes caudées ou non. _()viscapte
court, comprimé, arqué.
(ien. TRIGONIDIUM RAMBUR, 1839
· (lorps brillant, à élytres bombés, ii ncrvation scmblable dans les deux
sexes, formée de nombreuses nervures et fausses ncrvures longitudinales,
parallèles. Tibias antérieurs sans tympans auditifs.

11154 oaruorraaomss
Trigonidîum cicindeloides l‘i\MBUR, 1839, Faune .-\ndal.. II, p. 39 ; ——
Fmor, l890_ p. 233, pl. 12. fig. 150;
.·`I__   —-AzAM, 1901, p. 104; —- Cnorxrm,
du   1922, p. 99, fig. 254-258 ; —— Gno-
  V Tîgîi   PARD, 1923, p. 279; -—- Houmnar,
    p. 295. pl. XIV, fig. 98 ; — Cnomnn,
w""`* 'fii'l«,;"_.·`1`îï"M-s., 1947. p. 65. pl. VII. fig. S7 (fig. 343),
A   ;i ï,,Q,;,__ 1, Noir bleu brillant; fémurs posté-
_`  ‘,,_;l‘i· _;   rieurs testaee ferrugineux ; antennes
  `llih   rousses avec les deux premiers arti-
  \~ l   cles noirs. Palpes maxillaires à 59
    A   article grand, triangulaire. (lerques
X;gî?"  Q Q i g, jaunes. Pattes antérieures et intermé-
  2§/ë î   diaires soit entièrement noires, soit
ii, Ã Z    avec les femurs en partie brun jau-
;,:··I nâtre. Plaque sous-gènitale du mâle
  conique, un peu émarginée à l’apex.
\   [ Oviscapte comprimé, ineurve. aigu à
/ là-   l’apex.
\ Nil, ,;,9 Long. 4,5-5 mm. ;pr0not. 1-1,2 mm.;
I', v’ fem. post. 4-4,5 mm.; élytre 3-3,5
'`i· .  À, 'A`: mm. ;·oviscapte 2-2.2 mm.
Fm. 343.- Trigowidéum Espèce très rare en France, vivant
cirindeloides Rambuçrj', V 8. sur les herbes et les jOIl(‘S, dans les
endroits marécageux. Adulte en août-'
septembre. La ponte se fait probablement dans _les tiges de jones, mais elle
n'a pas été observée.
Var: Hyères (BRISOU'l')2 Corse: côte orientale, Furiani (Cnoraan).
Très répandu en Afrique et en Asie tropicale. —— Europe méridionale.
Famille des OECANTHIDAE
· Cette famille constitue un type très spécial dont le genre ()er·rznihus
réunit les principaux caracteres.
Gen. OECANTHUS SERVILLE, 1831
Insectes délicats, à corps étroit, déprimé, allongé. Tête horizontale,
dirigée en avant; yeux ovales, peu saillants; oeelles nuls; antennes
longues; palpes très grêles. Pronotum aplati, à lobes latéraux très peu
élevés ; mésonotum présentant chez le mâle une grande fossette glandu-
laire, Abdomen étroit. Pattes très grêles, les fémurs postérieurs peu ren-
fles à la base ; tibias antérieurs comprimés avec un grand tympan ovale
de chaque côté ; tibias postérieurs longs, armés dessus, sur chaque bord,
de 4 épines et de nombreuses petites denticulations. Élytres du mâle

cm·m»i··rîsnEs. - oEc.sm·nus 199
élargis vers l'apex avec un grand miroir traversé par una nervure. Uvis·
capte long, droit, à valvules api-
cales brusquement élargies, dentécs, 1} ·
noires. 1 M _i 
. . . . lgïifiii.
Distribution. —— Cosmopolite. il. » P   t.
09¤ï=\Il1·l‘I\1S pêllucons (Scmx), —   elgt ç  1)%
(iryllus pellucens Sccwou, l7û3. ' 1  ,f)';,`i`  
Ent. (larn., p`. 32. — Oeranlhus pal- !_\ .   X)  
lucens Fmcr, 1890, p, 232, P1, lg, 1 ë\   »  
ng. 149; — Az.~.M, 1901, p. 104; Qô ig)    
— tluoraun, 1922, p. 100, 11;;.265; l, g\\ 4) `él iêf  
·—— tlucvanu, 1923, p. 231 ;   1,gK  1    1 If 
1I0uLuEn·r, 1927, p. 294, pl. XIV.       1  $11
flg. 97; —- Criomun, 1947, p. (13, \,°_`     
pl. VII, fig. 88 (fig. 344).  _\\   Ã 
 L       ’} » l.
/ l `  77     Fr"  
1 - V 1     - .»?`  i»~1
È i   / rl \\¢` . `vii
  i `iîié ° 1` il
1/V \1 ,7, ;,)\  9 1)*
./i _\·  
`. . 1  \, J1
/ \ .  . si
1 » 1 .*9
ll. ' il ll  
 ) É 1
\ ’ A) ·
  // i T1
\ / i l
( \I )1/« Z] yru % Ã"
Km  
F10, 344-. -· Oecanthus FIG. 845. -— Lzmrve âgéo d’(). pnllucms.
p”ll“°””"" S°°P·• C'- >’ ·1· *< 1 (dessin de M, N. K0w·1AKOF1=).
Biologie. —- Prsnms, 1869, Arm. Soc. ent. Fr., (4) IX, p. -1521 ; -— FABRE.
1899, Souvenirs entomolcgiques, Ge série, p. 243; —— Sirvusrm, 19211,
Boll. Lab. Zocl. Portici, XIV, p. 220; -—- Hcnousr. 1937, Zt. Morph.

200 oRTrxorTÉno1oEs
Uekol. Tiere, XXXII, p. 227; — P11.LAULT, 1947, Bull. Nat. Urléanais,
n° 20, p. 12.
Jaune très pâle ou un peu verdâtre ; ailes dépassant très peu les élytres
dans les deux sexes.
Long. 9-15 mm.; fém. post. R-8,5 mm. ; élytrc (j‘ 10-15 mm., Q 9,5-
11 mm. ; oviscapte 6-7,5 mm.
Commun dans une grande partie de la France, sur les buissons et les grandes
herbes ; adulte de juillet à fin octobre. Le mâle fait entendre son chant doux
et nuancé dès la tombée de la nuit, parfois aussi en plein jour quand le temps
est couvert. Avant l’accouplement, la femelle leche la sécrétion des glandes
mésothoraciques du mâle. La ponte s’effeetue en août-septembre dans les
tiges sèches de nombreuses plantes ; l’insecte pratique d’abord une incision
avec les mandibules, puis il introduit son oviscapte. Pnnms a cité une ving-
taine de plantes dans lesquelles on peut trouver des pontes d’Oecanthus
(Centaurée, Verveine, Serophulaire, Inula dysenterica, Carotte, Mélisse, Chi-
rorée, Eryngium campestre, Eupatoire, Agrimoine, Solidago, Ononis, Circium,
Carlina, Mélilot, Lythrum, Epilobe, Althaea, Rumex, Dipsacus, Hypericum,
Cannabis, Spirée, Lysimaque) ; on la trouve aussi très souvent dans les sar-
ments de Vigne. ll ya généralement plusieurs trous de ponte sur une même
tige, espacés de 3 ou 4 millimètres ; Pnnms en a compté jusqu’à 59 sur une
tige de Carotte sauvage. Les œufs passent l’hiver et l’éclosi0n a lieu au prin-
temps ; les larves, qui ressemblent aux adultes, se tiennent appliquées sur les
feuilles (fig. 345). Les œufs d’Oeccmthu.s· sont souvent parasités par des Eury-
tomides (Archirileya inopinata SILV., Eurytoma oophaga S1Lv.).
Tous les départements au Sud de la Loire ; remonte jusqu’aux environs de
Paris: Etampes, Fontainebleau; Aube, Marne, Ardennes: Omicourt (BE-
Norsr) ; Calvados; Seine·lnférieure; Eure: Les Andelys (GAm;AU DE KER-
VILLE) ; Meuse : environs de Bar-le-Duc (Bixunor). —— Europe méridionale ;
Afrique du Nord; Asie centrale et occidentale.
Famille des GRYLLOTALPIDAE
Les caractères présentés par les Insectes de ce groupe sont si remar-
quables qu’on les a considérés denis longtemps comme constituant
une famille bien dif`férente des Gyllides ; le genre Grylloialpa, type de la
famille, en présente tous les caractères. .
Gen. GRYLLOTALPA LA'1·RE1LLE, 1802
Tête dirigée en avant; antennes fortes et courtes, dépassant à peine
le pronotum; ocelles latéraux seuls bien développés. Pronotum grand,
formant une sorte de bouclier ovale, couvert d’une pubescence tomenteuse.
Abdomen allongé ; cerques longs, oviscapte nul. Pattes antérieures très
fortes, transformées en organes fouisseurs. Nervation des élytres assez peu
différente dans les deux sexes, les mâles ne présentant qu’un tympan
incomplet.
Distribution. — Europe, Asie, Afrique, Australie.

oaruoerizmïs. ·—· •i1\YLL()TALP.'\ 201
Gryllotalpa gryllotalpa. (L.) (llg. 346). — (iryllus .lchela yryllolalpa
Lmmë, 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 428. —— Gryllolalpa vulgaris Fmor,
1890, p. 246, pl. 12, fig. 159 ; — .\zAM, 1901, p. 80. -- Gryllolalprz gryllo-
lalpa (luommn, 1922, p. 256 ; - (lnorzxno, 1923, p. 281 ; —-— Houtniznr,
1927, p. 318, fig. 86 ; —— (luomnn, 1947, p. (36, pl. VII, fig. 93.
Biologie. -— Botnvmav, 1913, Zool. Ànz., XLII, p. 592 ; -·- (lsnrmaor, '
Zool. Jahrb., XXXV, p. 446 ; - l\¢1ALEN()TTI, 1926, Atti. Ac. Àgr. Verona,
p. 177; —- FEYTAUD, 1933, Rev. Zool. agr., XXXII, p. 99; -—(loN1·1a,
1929, Boll. Lab. Zool. agr. Portici, XXI, p._275; —— Boimniox., 1931,
Rev. Zool. agr., XXXIII, p. 65; - CADET, 1922, Bull. biol. Fr. Belg.,
LVI, p. 131.
l     `
1‘`' `           se  
I Fm. 346. —- Gryllotalpa gryllotalpu. L., ç)', >< 1,5.
Brun fauve, velouté. Pattes antérieures courtes et puissantes, les épines '
tibiales élargies en forme d’organes fouisseurs ; tarses antérieurs à
2 premiers articles également élargis ; trochanter muni- d’un appendice
aigu, dirigé en avant. Élytres n’atteignant pas Pextrémité abdominale ;
ailes caudécs.
Long. 40-50 mm.; pronot. 14-17 mm.; élytre 14-20 mm.
Les Courtilières ou Grillons-taupes vivent dans des galeries souterraines
qu°elles creusent très rapidement avec les pattes antérieures, à la manière
des Taupes; elles sont nocturnes et très hygrophiles, se rencontrant surtout
dans les terrains meubles et bien irrigués. Le régime est mixte, composé
d’Insectes, de Vers et de racines, de tubercules: elles causent souvent des
dégâts assez importants dans les cultures maraichères. Le chant est assez
doux, comparable à une sorte de roulement un peu grave; le mâle le fait
entendre surtout le soir, à l’entrée de ses galeries. lfaccouplement a lieu au ,
début de 1’étê, le mâle se glissant sous la femelle, à la façon des Grillons. La
ponte se fait dans une sorte de nid formé d'une masse de terre agglutinée, de
a grosseur d’un oiuf au moins ; ce nid, placé à une profondeur de 1(l à 15 centi-
mètres, est entouré d’une galerie circulaire, communiquant avec un puits
profond qui assure le drainage des eaux de pluie. Le nombre des œufs est de
200 ou 300 ; les jeunes venant d’écIore restent groupés dans le nid pendant
plusieurs semaines ; ils passent l’hiver après avoir fait deux mues et peuvent
s°enfoncer profondément dans la terre pour échapper au froid. Le nombre
total des mues est de cinq et le développement demande un peu plus d’un
an; les individus, devenus adultes en octobre, ne s’accouplent et pondent
qu'au printemps suivant.

202 URTHOPTÉROIDES
Les deux sexes volent la nuit comme de gros tîoléoptères, parfois en grand
nombre, semblant attirés par la lumière ct par le bruit d’un moteur (Boux-
moi.); ces vols paraissent coïncider avec des périodes de forte chaleur.
La Courtilière est capturée par un Sphégide, le Larra anathema Rossi.
Très commun dans toute la France. — Europe, Afrique du Nord, Ouest de
l’.\sie.
SOITFFOHDRE CÀELIFERA
On a réuni récemment (K. -\NDEP·, 1939) dans ce sous-ordre deux groupes
d’importance très différente, les Tridactyloïdes et les Àcrixloïdes, qui pré-
sentent en commun les antennes à articles peu nombreux, bien séparés,
l`oviscapte court, formé de 4 valves en forme de crochets divergents,
l`absence d’organe stridulant sur l’élytre des mâles. A ces caracteres
externes s’a_]0utent certaines particularités anatomiques: l’absencc de
proventricule et les caecums presque toujours au nombre de ti. Les affi-
nités des Tridactyles avec les Acridiens avaient été reconnues par Léon
Duroua dès 1838.
Le groupe des Tridactyloïdes n’est représenté en France que par une
seule espèce, alors que les Acridoïdes sont assez nombreux.
Superfamille des TBIDACTYLOIDEA
Famille des TRIDACTYLIDAE
` Tête petite, prognathe ou orthognathe, à suture épicraniale bien nette.
.\ntennes courtes, insérées sur une petite saillie en dessous et un peu en
dehors de l’œil ; elles sont composées d’une dizaine d’articles, à. peu près
tous semblables, moniliformes. Pronotum voûté, à lobes latéraux enve-
loppants, rappelant à première vue la forme des Gryllofalpa. Prosternum
large. Abdomen à tergites 9-10 plus ou moins fusionnés; valves anales
inférieures portant un prolongement cylindrique ; cerques courts, formés
de 2 articles. Oviscapte absent chez les espèces francaises. Pattes anté-
rieures à tibias élargis, terminés par 3 ou 4 éperons disposés en ligne droite ;
En la face interne, ils présentent une rainure dans laquelle le tarse peut se
loger, en se renversant. Fémurs postérieurs ovales, comprimés; tibias
S1 arêtes plus ou moins denticulées et portant, en place d’épines, des la-
melles mobiles ; 4 éperons apicaux, 2 longs, droits, pubescents et 2 petits,
en forme de crochet ; tarses antérieurs et intermédiaires formés de
2 articles, tarses postérieurs d’un seul article.
Gen. TRIDACTYLUS OLIVIER, 1789
Genre présentant les caracteres de la famille, répandu dans le monde
entier.
Tridactylus variegatus ¤LA'rR.). — Xya variegaia LATREILLE, 1809,
Gen. (lrust. lus., IV, p. 383. — Tridaclylus variegalus FINOT, 1890,

ORTHOPTÈRES. -—— TRIDACTYLUS 203
p. 248, pl. 12, fig. 160 ; — .\zM1, 1901. p. 80; · Aluoexan, 1922. p. 109,
fig. 253-254; —- Houtnanr, 1927, p. 1120, fig. 87; —— liuornxno, 1947,
p. 67, pl. VII, fig. 94.   _ ._
Biologie. — FOUDRAS, 1829, ()bs. sur le Tridactyle ,     L   4, _
panaché; — Léon Durour., 1838, Ann. Sc. nat.,     l 
Zool., (2) ix, p. 2.21. -    
Très petit insecte, d’un noir bronzé varié de blanc :l*;,f‘î?,_,_à, /1
jaunâtre Q pI`OIl0i»l1Iï1 RVPC deux taches jaunâtres aux  
angles postérieurs. Élytres brillants, éclaircis il la   '14v'  
base, tronqués à l’apex, plus courts que l’abdomen ;    
ailes dépassant les élytres ou abrégées. ‘     ,
1.000 son mm. f;};,=,,l1‘?
Commun, mais très localisé au bord de certaines l  É
rivières; vit en peuplades dans le sable où il creuse des
galeries avec les mandibules et les pattes antérieures. il  
Adulte au printemps et en été ; les jeunes, très sembla-   rl
bles aux adultes comme aspect et couleur, hivernent ill '
dans le sable. 'jx
Bords de l’Ad0ur, près de Saint-Sever (Senvrtmal ; ii, ·
bords du Rhône, près de Lyon; îles du Rhône au sud il 
de Lyon (Founnas) ; remonte jusqu`à Genève; Hérault: pm_ 347. __ T,.,,lMly_
Vias, bord des flaques d’eau douce (RIARQUET) ; Alpes- lus mriegatus Latin.
Maritimes: La Bocca, près de Cannes ; Antibes : Juan- Q, ~< 8.
les-Pins (Fmor); Nice (Bmsour).
Toute la région méditerranéenne: sud·ouest de l’.\sie.
Superfamille des A(J·RlD0l1)EA .
MORPHOLOGIE EXTERNE
Forme du corps assez variable, mais généralement allongée, ·
Tête.——'1`ête assez grosse, eourte,la bouche dirigée vers le bas (tête ortho-
gnatbe) ; sommet du vertex s’avançant plus ou moins entre les yeux et pré-
sentant deux petites impressions latérales, triangulaires ou quadrangulaires,
appelées les fovéoles lempomles. Face présentant une bande longitudinale,
plus ou moins sillonnée, limitée par deux carènes, assez improprcment
appelée côle frontale. Yeux grands, latéraux; ocelles présents, les deux
latéraux situés à la base des antennes, le médian sur la face, au milieu
de la côte frontale. Antennes ne dépassant généralement pas le bord
postérieur du pronotum quand elles sont ramenées en arrière ; les articles
les composant sont bien distincts, peu nombreux (20 à 25). Pièces buceales
du type broyeur, présentant les mêmes parties que chez les Ensiferos.
Thorax. -—— Pronotum très grand, à partie dorsale ou disque plane ou
convexe, les côtés ou lobes latéraux repliés le plus souvent suivant une

204 <»R’lHllPl`ÉRUIDES
ligne auguleuse. Le disque présente une varène médiane ct deux carènes
latérales; il montre en outre trois sillons transversaux plus ou moins
profondément marqués, dont le troisième, coupant presque toujours la
rarène médiane, est appelé le sillon typique ; la partie du disque en avant
du sillon typique est la prozone, la partie située en arrière, la métazone.
Les pièces sternales sont .fortement sclérifiées; le prosternum présente
souvent un tubercule ou des épaississements, importants dans la classifi-
cation ; le méso et le métasternum sont divisés en arrière en deux lobes,
séparés par un espace plus ou moins large.
Pattes antérieures et intermédiaires courtes. plutôt grêles, sans carac--
. l -__________ L7'
  __,·y‘ôV
  , ·-—0¤- Ã
xî   ___; · ·'
sa s à \ \
·   —" l .°   `  ,:çëÈl  
/»    · se j\ /
f ~" I   /
. cf-, ’-;-   A1   È /
Aki, X L
\
\ •
`· ········· 2/
FIG. 348. -— Tête d’un Acridien : c. fr., côte frontale ; oc. a., ocelle antérieur ; oc. l., ocelle
latéral; fou., fovéole temporale; ·v., Vertex; jf., joue.
tères spéciaux. Pattes postérieures fortes, à fémurs très dilatés, présentant
souvent à l face interne une ligne de petits tubercules qui joue un rôle
important dans la stridulation ; tibias postérieurs garnis d’épines sur leurs
bords supérieurs et armés de 2 ou 4 éperons apicaux. Tous les tarses sont
composés de 3 articles, dont le premier ou métatarse présente en dessous
trois pelotes ou pulvilli. Ongles le plus souvent pourvus d’un arolium.
Ailes. —— Les élytres et les ailes montrent une grande variabilité dans leur
développement. Dans les formes à organes du vol complets, les élytres
sont allongés, étroits, à bords presque parallèles, un peu coriacés ; leurs
nervures, très importantes pour la classification, sont désignées dans les
travaux anciens suivant la nomenclature de BRUNNER ; mais les auteurs
récents adoptent plutôt les termes employés par CoMsTocx, ce qui permet
(l’l1I1lfOl`1'I1lS6I' la nomenclature dans les différents groupes d’©rthopté-
roïdes. Je donne ci-dessous l’indication des nervures d’après CoMs'r0ex< et
Snoneaass, BRUNNER et DE Saossonn, ce dernier ayant été suivi dans
la première édition de ce travail. I

onriiorrùnms. -— .\Cl'lID()IDEA 205
L}oMsToc1< BRUNNER ' DE Szxussums
sous-costalc (Sc] médiastine médiastine
Radiale (R) radiale antérieure humérale
secteur dela radiale (lis) radiale moyenne médiane (discoïdale)
médiane (JW) radiale postérieure discoïdale (médiane)
cubitale (Cu) ulnaire antérieure ulnaire
vubîtale postérm (Cu p) ulnaire postérieure ulnaire postérieure
anale (An) divisante anale
‘ jl! Sc- f2 RJ
i F l' il
I
 
à .
~·—ï>_ 
_ C   __________________ _ em
LO--··· ···· ' ll' [/I ‘\ _
,’ ,’ =, ________ ______ __________ _L·7?,Ã
Cu/U '''''`'``° /' · ·-·-- -5*
1 C
Ax,. ...........· ·’ , _........ 1; _....,............ fZ+/V
I
....... -- LL
  C
il   "" .472,
\\ \ " `~•._
I \ \   "` ’
\ \Y  
- _ _ - —-É/’>';*"—-———-,.,—___`_Ax
l•`1u. 349. -— Élytrc et aile d’un Acridien: Sc., souswostale; R., radiale; Rs., secteur
de la mdiale; JVI., médiane; Cu., cubitale; Cu. p., cubitale postérieure ; An., uuale;
ini., nervure intercalée ; Am, axillaires.
Entre la côte et la sous-rostale se trouve le champ médiastin ou mieux
précostal ; entre la sous-costale et la radiale, le champ scapulaire ou costal ;
l’espce entre la médiane et l cubitale est le champ discoïdal qui peut
présenter une nervure adventive importante, la nervure intercalée.
Les ailes sont larges, transparentes ou colorées, à champ antérieur bien
moins développé que le champ postérieur, en éventail.
Abdomen. -- L'abdomen est presque toujours allongé, présentant
10 sternites visibles ; de chaque côté du premier tergite se trouve habi-
tuellemcnt un grand tympan auditif. Les marques, portés par le
IUE tergite, sont formés d’un seul article, courts en général, mais parfois
assez développés en forme de pince. Les sternites sont au nombre de 9

206 oa'raoPTÉP.o1nEs
chez le mâle, le 9e formant une grande plaque sous-génitale qui ne porte
jamais de styles ; 8 sternites chez la femelle dont le dernier ou plaque sous-
génitale porte un petit prolongement médian qui s'engage entre les valves
de Voviscapte. Celui-ci est formé de 4 valves courtes, divergentes, en forme
de crochets.
Organe copulateur fortement sclérifié. comprenant sur les côtés du
pénis deux groupes de plaques, en avant les plaques endophalliques, en
arrière les valves de lïzedeagus ; plus ou moins soudé aux valves et passant
en forme d’arc au-dessus du pénis, se trouve le cingulum, pièce sclérifiée
composée d’une partie médiane, le zygoma, et de prolongements dirigés
en arrière, les rami; enfin, complètement séparé de cet ensemble, l’épi-
phalle est constitué par une bande transversale, terminée de chaque côté
par une tête de forme variable. L’étude de l`organe copulateur tend de
plus en plus ài être employé dans la systématique des Àcridiens.
ANATOMIE
Tube digestif court et presque rectiligne; jabot formant une simple
dilatation de l’oesophage sans séparation extérieure; gésier séparé de
l’intestin moyen par 6 saillies formant la valvule cardiaque; il existe
(3 caecums. Tubes de Malpighi nombreux.
Stigmates au nombre de 10 paires, comme chez les Ensifères ; les tra-
, chées présentent des élargissements locaux appelés sacs aériens.
Chaîne nerveuse toujours formée de 5 ganglions abdominaux. Organes
des sens comprenant des organes récepteurs sur les antennes ; au bord
inférieur des fémurs postérieurs existe un organe sensoriel spécial, consis-
tant en un petit tubercule, appelé organe de Brunner. L’organe auditif
est situé sur les côtés du premier tergite abdominal et est constitué par un
grand tympan ; e’est une membrane ovale soutenue par un cadre chitineux,
recouvrant une cavité; une série de petites pièces unissent le tympan
à l’organe sensitif composé d’éléments scolopidiaux analogues à ceux des
Ensifères.
(lhez les mâles, les testicules forment une masse impaire située pres de la
l':n·u· dorsale de l’abdomen; il existe de nombreuses glandes accessoires
lubuleuses. Les ovaires :-ont volumineux; les oviductes se réunissent en
un utérus qui s`ouvre il la base des valves de l’oviscapte. ll existe un récep-
tacle sérninal formé d`un réservoir et d’un long canal contourne qui vient
s`ouvrir près du vagin.
É*rHOLOG1E
La grande majorité des Acridiens sont des insectes de pays chauds et
secs ; quelques espèces se rencontrent en montagne jusqu’à la limite de la
végétation. Leur régime alimentaire est exclusivement végétarien. Le

Ul\'l`}lUP'l`l;IlE>. · .\l1llII)Ull)li.\ Ãll)7
sautest généralement puissant et le vol fréquent. L'autotomie des pattes
. postérieures est obtenue avec la plus grande facilité.
La stridulation des Aeridiens a été remarquablement étudiée par
Fixnen dans une série d’importants travaux. Elle est produite par un .
procédé tout diiïérent de celui des Ensifères ; e’est en frottant, par un
mouvement de va et vient, les lémurs postérieurs contre l’élytre que se
produit cette stridulation; c'est la ligne de tubercules dont la présence
a été signalée qui itotte sur une des nervures de l'élytre ; parfois à la place
de cette crête stridulatoire, il y a seulement une ligne élevée correspondant
à une nervure serrulée de l’élytre. Le chant est variable comme celui des
r "×"\
 
Q / z
É   //
ali] se /  
 Iii:   /
âgl ai
A. · M' ·'i B.
ail
Fm. 350. -- Pronotum et élytre d’un Acridleu microptère (A) et d’une larve âgée (B).
Ensilères. En outre, certains .\cridiens produisent en volant un bruit _
strident très caractéristique.
Pour l‘aceouplement, le mâle se trouve sur la femelle de telle lagon
que ses pattes antérieures s’aeerochent à l’angle antérieur des lobes laté-
raux du pronotum ; il baisse et courbe son abdomen, et ses cerques pin-
cent la plaque sous·génitale de la femelle; la durée de Paeeouplement
peut être longue. Il existe un spermatophore bien moins volumineux que
celui des Ensifères. La ponte se fait le plus souvent en terre, bien que quel-
ques espèces déposent leurs o·uls dans le bois pourri. lfabdouien est cn-
foncé cn entier dans la terre et s’allon;:c de lagon considérable ; les wuls
sont réunis en une masse, généralement de forme allongée, la capsule
ovigère ou oothèque. A la sortie de l’o·ul, le jeune .\cridien est blanchâtre,
ses appendices semblant enveloppes dans une gaine étroite ;e’est la larve
primaire qui eiïeetue une mue aussitôt sortie de terre; par la suite, le
nombre des mues s'élève à 5 ou (5. Les larves diiïèrent des adultes par le
développement des ailes, par Pextrémité abdominale et par le nombre d’ar-
ticles des antennes.
ll est parfois dillicile de diil`ére11cier certaines especes subaptères des

208 ORTHOPTÉROIDES
larves vers la fin de leur évolution. La forme des élytres est cependant très
différente dans les deux cas ; chez une larve âgée, les ailes sont retournées
et recouvrent les élytres, tandis que chez un Acridien microptère, il n’y
a pas d’ailes et ce sont les élytres qui se présentent sous forme de lobes
latéraux, mais disposés normalement.
Invasions d’Acridiens. — ()n sait que les Arridiens comptent parmi les
plus terribles ravageurs des cultures dans les pays tropicaux. En France,
leurs déprédations n’étaient pas considérables jusqu’à ces dernières
années et, surtout, on n’avait pas affaire à une de ces grandes espèces gré-
gaires si redoutables. La situation s’est quelque peu modifiée depuis 1945,
année pendant laquelle une forme grégaire et migratrice de Locusia migra-
loria a été signalée dans les Landes et en Gironde. Aussi est-il du domaine
de la Faune de France de parler des Criquets migrateurs et des phases.
Les grands Criquets se présentent sous deux formes, l’une solitaire et séden-
taire, l’autre grégaire et migratrice. La forme solitaire se trouve constam-
· ment, elle a généralement une distribution géographique étendue ; la
forme grégaire ne se montre que dans certaines années et elle est toujours
plus localisée, au moins à son apparition. La transformation de la forme
solitaire en grégaire semble donc sous l’inf`luence de certaines conditions
météorologiques; il est probable, par exemple, que l’invasion de 1945
en Gironde a débuté à la suite d’années particulièrement sèches et d’in-
vendies qui ont modifié les conditions écologiques dans les landes. Mais
«-ette transformation ne se produit pas non plus en n’importe quel point
de l’habitat de l’espèce ; il faut qu’y soient réunies certaines conditions
spéciales: température, humidité, plantes; ces points particulièrement
favorables sont appelés foyers grégarigènes.
La différence entre les formes solitaires et grégaires consiste en carac-
' teres morphologiques et biologiques ;parmi les premiers, la coloration est
particulièrement notable ; elle est bien plus uniforme chez les solitaires,
surtout chez les larves ; en ce qui concerne la forme, on constate des diffé-
rences dans la forme du pronotum, dont la carène est plus convexe chez les
solitaires. Il existe enfin d’importantes différences dans les proportions
de différentes parties du corps ;`mais celles-ci ne peuvent être bien mises
en évidence que par des mesures somatométriques sur un certain nombre
d’individus. Les principaux rapports utilisés sont : la longueur de l’élytre
par rapport au fémur postérieur gl-, la largeur de la tête par rapport à la
hauteurdupronotum Eg- ; la largeur du pronotum par rapport à la tête  
Les différences biologiques consistent avant tout dans Vapparition de
l`instinct grégaire qui fait que les individus de la forme grégaire se dépla-
cent de concert et forment ces bandes de Sauterelles dévastatrices. Il
faut aussi signaler une différence dans le cycle annuel des deux formes ;
tandis que l’œuf des solitaires peut se développer sans diapause embryon-
maire, vette diapause est de règle chez les grégaires.

ormiomuknns. — Iciziootom 209
PRÉDATEURS ET PARASITES
Les ,\<·ridiens sont la proie de nombreux prédateurs, Oiseaux, Lézards
ct petits Ètlanmnilércs; rcrtains lnscclcs s`en nourrissent égalemcnt,en
particulier les Manlcs religieuses, la Saga et même les l)ecliqnes. Ils sont
aussi paralysés par des Spliégldvs (Sp/1e.r ullziswlus I.1·:1·., Slizus fasciulus
F., plusieurs Tachysp/ze.1·). Les ootliéqnes sont également parasitécs par
de nombreux Insectes; des (loléoptércs llléridcs ('l'r·[¢·ho«les) et Méloïdes '
(Zonubris), des Diptércs lïmubylides (,lnIIn·u.r, Culloslonuz, .lll(lSf0I'l‘fHlS),
Mnscides (Sarcoplurqu, Slonzalorrhinu, Blaesoriplza), Anthomyides (lllzor-
Iophila), Leptides (fllzrysupilus). I)es llhampignons (Empusa grylli) s’atta-
quent souvent aux .\cridiens, surtout lorsqu'ils sont abondants, et, enfin,
ils sont souvent couverts de larves rouges de Trombidium.
CHASSE ET PRÉPARATION
Presque tous les .\cridiens français sont des Insecles vivant il terre,
rarement sur les arliustes; seules quelques grandes 1-spi·«·«·s ont un vol
puissant et sont dilllclles En capturer (Loeusla rnîgrwlorîa, .lnncr·i:l[run
ueyyplium). Le lllet est néanmoins indispensable pour les vapturcr. En
général, la dcssiecation est plus facile que chez les Ensiferes et il n’est
pas nécessaire de les empailler. Il faut piquer les .\cridiens dans la partie
postérieure du prothorax, à droite de la ligne médiane, afin de préserver
le tubercule prosternal utile pour la détermination de certaines espèces.
L’organe copulateur s’«·xtrait et se prépare romme celui des Ensifères.
ORIGINE DES ACRIDIENS FRANçAIS `
Plus des quatre cinquièmes des Aeridiens français appartiennent il la
famille des Arrididae et surtout aux Acridiriac. Les groupes franchement
tropicaux sont absents ou représentés seulement par quelques genres
comme Pyrgomorplza, Prionoiropis, Ocdaleus, Acrida, Calephorus, Locusla ;
I’énorxne famille des Galanlopidae ne compte en France que ll espèces
dont la moitié appartiennent au groupe très spécial dès Podisma, d’ori-
gine angarienne. La petite famille des Tclrigidac présente des espèces
méditerranéennes comme Pamfeilix meridionalis, Tclrirc depressa, T.
ceperoi, T. bolîvari, et des formes nordiques et même baltiques comme
Tciria: subulala, T. bipunclafa et surtout T. villala.
Presque tous les Acridinae français sont soit angariens, soit pontiques ; `
dans un même genre, Slenobolhrus par exemple, on peut trouverune
espèce angarienne (S. linealus) et des espèces très voisines, mais d’origine
différente (S. nigromaculalus pontique, Sssligmalicus lusitanien). Le même
mélange se rencontre chez les (.'lw1·lhippus et Onweeslns dont rertaius
(C. parallelus, (J.· vaguns, C. bigullulus, (J. pumllclus, O. pclraeus, O.
haemorrhoidalis, O. viridulus) sont d’0rigine angarienne, d'autres Iusi·
14

210 om·no1·'réao1nEs
tanienne (C. grammicus, C. fesiivus, C. binoiaius), ou encore pontique
(C. pullus, C. pulvinaius). Les Arcypiera forment également un groupe
peu homogène quant à ses origines ; si Arcyplem fusca semble manifes-
tement angarien, les autres espèces du Midi de la France sont plutôt des
formes pontiques.
Les Acridiens présentent d’excellents exemples de la faune boréo-
alpine avec les Podisma et surtout avec Aeropus sibiricus et Siauro-
' derus scalaris) ; le Gomphoceridius brevipennis, de même que les Copho-
podisma, localisés sur les sommets_des Pyrénées, doivent être considérés
comme des relictes d’une faune préglaciaire d’origine asiatique.
Les Oedipodiens sont en majorité des Insectes d’origine africaine;
cependant Psophus siridulus et Celes variabilis sont certainement angariens
et URAROV considère les Sphingonoius comme des éléments atlantiques.
Les espèces endémiques sont à peu près aussi nombreuses chez les
Acridiens que chez les Ensifères. Ce sont surtout les formes de mon-
tagne (Cophopodisma pyremzea Fiscn., Sienobolhrus brolemanni AZAM,
Omocesius moniivagus AMM, Chorihippus binoiaius ssp.' algüaldensis
Caop., Chorihippus saulcyi KR.) ; puis quelques espèces de la région mé-
diterranéenne (Prionoiropis rhvdanica Uv., P. hysiria: azami Uv., Arcyp-
fera kheili AZAM, A. carpeniieri AZAM) ; enfin plusieurs espèces sont spé-
ciales à la Corse (Sphingonoius uvarovi CHOP., S. coerulans corsicus Cnor.,
Omocesius corsicus (luce,. 0. pascuorum Caca., Chorihippus incerlus CnoP.).
TABLEAU DEs FAMILLES
1. Tarses sans pelotes entre les griffes. Insectes de petite
taille, à pronotum extrêmement développé, prolongé en
arrière jusqu’à l’extrémité de l’abdomen ou même bien
au delà. Élytres très courts. latéraux. Prosternum formant
en avant une gouttière qui reçoit la face inférieure de la
tête ................... (p. 211) Tetrigidae.
—— Tarses avec une pelote ou arolium entre les griffes (fig. 351).
Insectes de taille plus grande, à pronotum non prolongé
par dessus l’abdomen ··... . ............. 2.
2. Tête conique ; vertex saillant en avent des yeux, les fovéo-
les temporales supères, rontiguës sur la ligne médiane
(fig. 352-353); joues avec une ligne granuleuse oblique
derrière les yeux. ........... (p. 221) Pyrmogorphidae.
———— Vertex large, à fovéoles temporales petites et distantes,
parfois nulles ; joues non granuleuses ............. 3.
3. Deuxième tergite abdominal présentant sur les côtés une
plaque spécialisée (organe de Krauss, fig. 354) ; sillon de
la côte frontale prolongé en haut jusque sur le Vertex
.................... . (p. 222)Pamphagidae.

onrnorrànss. ·— TETHIGIDAE 211
·-- Deuxième tergite abdominal sans plaque spécialisée ;
sillon de la côte frontale effacé avant le sommet ........ 4.
4. Prosternum présentant un tubercule saillant soit central,
soit près du bord _antérieur (fig. 355-356). . . (p. 225) Catantopidae.
—- Prosternum sans tuhercule ni gibbosité .... (p. 240) Aeridîdao.
.5.53. 556. 5,55; i
'” `2 ’v` ) \ î_·':      `
·   . · ·. . u ii) , I si i
/ / ,-'···—·——· ·,.    I
il
«·•~t'
552. É `   ’ .Jal
'/ ·· * · '· \\ ···n>.
È, l I \'#  A Ã)
\ ‘È•îi
1 \‘ )—\ É'€:i.¢
. .  
·‘ ‘¤g#;·j;r· · aw.
554. \  
Fm. 351 à, 858. -·-· 351. Extrémité du tarse du Calliptamus italicus, montrant 1’er0lium
entre les griffes. —- 352. Tête de Pyrgomorphu. vue du dessus. -— 353. La. méme, vue de
profil. ·— 354. Organe de Krauss de Pricrnolropis : T2, deuxième tergite; L, tympan ;
Kr., organe de Krauss. — 355. Prosternum dïînacridium. — 356. Prosternum de Peze-
letlix.
Famille des TETRIGIDAE
Petits insectes très diiTér«·nts par leur aspect général des autres Acri-
doïdés. Ils s’en distinguent surtout par leur pronotum longuement pro-
lon ré en arrière leurs él tres réduits à des etites écailles latérales, sans
E » Y P _
ncrvures ; les ailes, par contre, sont en général bien développées. L’ex·
trémité abdominale des mâles est également très caractéristique ; le
9** sternite forme une plaque sous-génitale assez longuement prolongée,
couverte par deux plaques dites paléales ; il faut soulever en avant ces
plaques pour découvrir le pénis entièrement membraneux. Par leur orga-
nisation interne, les Telrigidae se rapprochent des Tridaclylidae.
Les Tetriz vivent à terre, le plus souvent dans les endroits assez humides ; ·
on les trouve cependant aussi dans les jardins et dans les bois secs. Ils se
nourrissent de petites plantes, en particuher de mousses et d’algues un1cellu·
laires, et avalent en même temps beaucoup de sable et d’humus. La ponte des
espèces françaises n'a pas été observée, mais elle a certainement lieu dans la
terre ; les œufs sont allongés, à extrémité antérieure prolongée par un appen-
dice ellilé. Le cycle annuel semble être le suivant pour toutes nos espèces:

212 ORTHOPTÉROIDES
la ponte débute au printemps et se poursuit pendant les mois de mai-juin ;
les jeunes peuvent devenir adultes avant l’hiver, mais ne se reproduisent pas
avant le printemps suivant. Certains individus passent donc l’hiver à l’état
de larve âgée, d'autres sont adultes, mais sexuellement imparfaits.
Les espèces de Tefrim sont difficiles à déterminer, car elles montrent un
polymorphisme remarquable ; des espèces à pronotum et ailes normale-
lement longs (macroptères) présentent des formes à pronotum et ailes
courts (brachyptères) et inversement. Quant à la couleur, elle est extrême-
ment variable dans une même espèce, bien que certaines formes puissent
sans doute être héréditaires. Ces espèces ont fait l’objet d’études très
détaillées de HAIJ (Enf. Tidskr., XXX (1909), p. 181-192) et ANDER
(Enf. Tidskr., LXII (1931), p. 245-249), qui ont fixé la nomenclature et
ont malheureusement mis en synonymie les espèces si bien reconnues
par DE SAULCY ; l’extrême variabilité de la longueur du pronotum et des
ailes a été surtout étudiée par HAIJ. Enfin, les espèces de Belgique ont été
récemment revisées avec soin dans une étude remarquable de CARPENTIER
(Bull. Mus. Hist. nai. Belg., XVIII (1942). n° 44 et n° 57, XIX (1943),
n° 49). _ .
TABLEAU DES GENR]:.S «
— Sommet du vertex plus étroit que les yeux, non saillants
(fig. 357) ................,. (p. 212) Paratettîx.
~— Sommet du vertex en général plus large que les yeux
(rarement égal), faisant habituellement bien saillie en
avant d’eux .................. (p. 213) Tetrix.
Gen. PABATETTIX BOLIVAR, 1887
Ce genre est extrêmement voisin du suivant et en diffère surtout par
le sommet du vertex plus étroit que les yeux et non saillant en avant ;
la carène médiane du pronotum est toujours basse.
Distribution. -—- Genre cosmopolite; une seule espèce cn France.
Paratettix merîdionalis (HAMu.). - Telrim meridionalis BAMBUR, 1829,
Faune Andal., II, p. 65; — IÃZAM, 1901, p. 53.‘—- Przraleiiiœ meridionalis
FINOT, 1890, p. 170; —— Cuo1>Ar.n, 1922, p. 138, fig. 303, 317 ; —-(jnomnn,
1923, p.281 ; -— Houtennr, 1927, p. 168, pl. VIII, fig. 43 ; — Cuomen,
1947, p. 67, pl. VIII, fig. 95.
' Petite espèce, de forme assez étroite ; tête enfoncée dans le pronotum
jusqu’aux yeux; pronotum toujours très allongé, dépassant l’apex des
fémurs postérieurs. Vertex particulièrement ·étroit, moins large qu’un
oeil, à bords assez saillants, petite carène médiane ne faisant pas du tout
saillie en avant des yeux. Pronotum tronqué en avant, bien élargi aux
épaules, les carènes latérales antérieures un peu convexes; carène mé-

onrnorrizrcas, ·- rnrmx 213
diane très peu élevée, droite sur toute sa longueur, présentant un peu avant
le bord antérieur une trés petite saillie arrondie, puis tout à fait nulle sur
moins d’un demi·millimètre avant ce bord; disque marqué de petites
granulations lisses. Élytrcs ovales, arrondis au sommet, présentant une
seule nervure, située au quart interne de l’élytre, divisée près de sa base.
Ailes dépassant un peu l’extrémité du pronotum. Couleur toujours grise
ou noirâtre, souvent avec deux taches brunes, triangulaires, sur le pro-
notum ; en avant de ces· taches, on en voit souvent une autre plus grande
et plus claire ; parfois, la coloration est plus variée de brun et de jaune.
Long. dl 9-11 mm., Q 12-14 mm.
Commun dans les endroits humides, au bord des ruisseaux; aussi sur les
plages sablonneuses. Passe l’hiver à l'état adulte.
Tous les départements du bord de la Méditerranée; plus Basses-Alpes,
Drôme, Vaucluse; Lot-et-Garonne: environs d’Agen (Bmsour); Hautes-
Pyrénées: Tarbes (PANnnLLÉ); Charente-Maritime: environs de la Trem-
blade (Gimssiâ) ; Gironde: Lamothe et Cazau (Fmoï). lle d’Oléron ; Corse.
Espèce répandue dans toute la région méditerranéenne. U
Gon. TETRIX-L»\TREILLE, 1802
Vertex presque toujours plus large que les yeux et à sommet avançant
au delà de ceux-ci. Antennes courtes, de 12 à 14 articles. Pronotum de
longueur très variable, même chez des individus appartenant à une même
espèce. Élytres très petits, squamiformes ; ailes plus ou moins développées.
Prosternum prolongé en avant en mentonnière qui entoure la bouche.
F émurs comprimés, à carènes aiguës ; tibias postérieurs armés dessus de
deux rangées d’épines, sans épine apicale externe. Tarses comprimés, ne
présentant jamais d’arolia entre les ongles; métatarses postérieurs pré-
sentant en général des pulvilli anguleux. Valves de l’oviscapte dentelées
au bord externe.' ‘
Distribution. — Genre cosmopolite.
TABLEAU ons Esràcias
1. Carène dorsale bien saillante en avant, s’abaissant assez
brusquement vers le milieu, nulle dans la moitié postérieure
du pronotum (fig. 358) ; celui-ci présentant deux profondes
impressions .............. ` ..... 1. depressa.
-—— Carène dorsale plus ou moins saillante, mais régulière;
disque du pronotum sans impressions ............. 2.
2. Sommet du vertex à peine plus large qu’un œil, peu saillant
en avant (fig. 359) ................. 2. ceporoi.
— Sommet du vertex plus large que les yeux et faisant bien
saillie en avant ...................... 3.
3. Carène dorsale bien saillante, formant une carène compri-

214 ORTHOPTÉHOIDES
méo jusqu’au delà des épaules, faiblement convexe sur
toute sa longueur (fig. 360). Espôrvs typiqiwment microp-
tères et E1 pronotum rourt .................. 6.
360. _: `
ULM
.,. É   ---l·   _._.  
55].
j Z 568.  
  ·. W
 Érü
·   ‘ ?«?Èg,w,
56]. P ' ”  
È   .> 5.9-
W.  
  — 366.    
A' _ 7 I ‘ M}.
u65·
Q *—·""" 
 
.361. "¢:j..zë·
)   _,
062 55%
\ _—
  > _
5   · ~«':i°·:.'·:;’l‘ ·:'-l' ,,1:5, 
365.
FIG. 357 à 368. ·— 357. Vertex de Pamletiix 'rmzvridionulis. —· 358. Profil du pronotum
de Tetri.2: depresm. — 359. Vertex de Tefrim cepemi. ——- 360. Protîl du prouotum de
Tetris: tenwicornis. --— 361. Profil du pronotuxn de Tetrim suhulata. ——- 362. Fémur
antérieur de Tetrix subulaia. — 363. id. de T. tûrlci. — 364. Vertex de T. subulata.
—— 365. Vertex de T. bolivari. — 366. Antenne de T. tmuicormîs. —- 387. id. de T. vii-
tafa. -— 368. id. de T. bipmmciata.
———- lîerône ¤l·~r=..~l•· pru s ·illn·1te, formant une simple ligne `
saillante. faiblement ronvvxe en avant seulement. droite-
ou subeoneave en arrière (fig. 361). Espiwve typiquement
IIl3(‘l"()Pl|5I`(’S et il pI`UI]()l§llYl'l lOIlL` . . · « · · · · . . . . . · . ~l¤

oaruorréass. — rsrarx 215
4. Fémurs antérieurs à carènes droites ou faiblement ondu-
lées (fig. 362) ....................... 5.
—- Fémurs antérieurs à «·ar«`·nes bien ondulées (fig. 363);
carène dorsale non saillantc. Ailes et pronotum habituelle-
ment assez courts .................. 5. türki.
5. Apex du vertex bien saillant en avant des yeux (fig. 364) ;
l" et 28 pulvilli des tarses postérieurs légèrement inégaux,
médiocrement saillants, peu aigus; carènes fémorales
droites ..... . . .· ............. 3. subulnta.
— Apex du vertex peu saillant en avant des yeux (fig. 365) ; _ .
l" et ee pulvilli des tarses postérieurs égaux, saillants,
bien aigus à l’apex; carènes fémorales un peu ondulées. 4. bolivari.
6. Antennes grêles, relativement longues, à articles longs
(ceux du milieu de l’antenne environ 4 fois aussi longs
que larges, fig. 366). Pronotum présentant habituellement
deux taches noires triangulaires; bord externe de l’aile
nettement festonné; pulvilli très saillants, anguleux,
le ler très crochu ......... . ...... 6. tenuicornis.
— Antennes plus courtes et plus épaisses, à articles plus courts
(veux du milieu de l’antenne 2 à 3 fois aussi longs que
larges) .......................... 7.
7. Antennes d’épaisseur moyenne, à articles médians 3 fois
aussi longs que larges (fig. 367) ; fémurs postérieurs un peu
étroits. Pronotum généralement unicolore; pulvilli sail-
lants comme fenuicurnis; ailes non festonnées .... 8. vittata.
—· Antennes courtes et épaisses, à articles médians environ
2 fois aussi longs que larges (fig. 368). Pronotum présen-
tant généralement deux taches triangulaires oblongues;
bord externe de l’aile faiblement festonné; pulvilli du
métatarse postérieur peu saillants ........ 7. bîpunctata.
1. Tetrix depressa. Bmsour, 1848, Ann. Soc. ent. Fr., (2) VI, p. 424 ; —-
Fmocr, 1890, p. 168, pl. 8, fig. 117 ;— AzAM, 1901, p. 77 ; -— H0uLBEn·r,
1927, p. 171, pl. VIII, fig. 45; —· Cuorsan, 1947, p. 68. — Acrydium
dcpressum Cuorzino, 1922, p. 138, fig. 318.
Biologie. —- GBAssÉ, 1928, Bull. Soc. ent. Fr., p. 167.
· Corps rugueux. Vertex très large, tronqué droit, dépassant à peine les
yeux, à bords assez fortement relevés, carène médiane très marquée.
Pronotum à bord antérieur anguleux, carène médiane élevée, réguliè-
rement arrondie en avant, brusquement abaissée, un peu avant le milieu ;
carènes latérales très élargies aux épaules, finement dentieulées ; un peu
C11 dessous de la partie élevée de la carène se trouvent deux impressions,
le plus souvent accentuées par deux taches brun foncé; prolongement

Élfi oRTHoPTÉRomEs
du pronotum ne dépassant pas chez le type les genoux postérieurs. Tous
les fémurs à earènes fortement ondulées. Élytres de forme ovale arrondie,
à réticulation peu saillante; ailes atteignant la moitié du pronotum._
Long. df 7-8 mm., Q 10-11 mm.
Espèce facile à reeonnaitre par la forme du pronotum, par sa stature
robuste, sa forte rugosifé, son vertex très large.
Assez commun, en général, dans les endroits humides, au bord des cours
d`eau. sur les plages; cependant, d’après Gmxssiâ, sur les coteaux pierreux
et secs en Dordogne. Adulte presque toute l’année, mais surtout de l’automne
au printemps.
Départements méditerranéens · Basses-Alpes · Drôme ; Vaucluse · Rhône :
Décines, près de Lyon (DÉRIALZD); Haute-Garonne: Caraman (l;ANTEL`I;
Hautes·Pyrénées: '1`arbes (PANDELLÉ) ; Dordogne tGRASSÉ) ; Aveyron :
Le Rozier (Cnoimnn) ; Puy-de-Dôme ; Deux·Sèvres : Niort (GÉL1Ni.
Europe méridionale, Afrique du Nord, Asie Mineure.
forme acumînata BRULLÉ, 1850, Ann. Soc. ent. Fr., (2) VIII, Bulletin,
p. Lxm. — Pronotum dépassant beaucoup l’apex des fémurs postérieurs ;
ailes plus longues que rhez le type. Long. 13 mm. — Avec le type, mais plus
rare.
2. Tetrix ceperoî (BoL.). — Teiriœ Ccperoi BOLIVAR, 1887, An. Soc. esp.
Hist. nat., XVI, p. 100. — Teiriœ Ceperoi AMM, 1901, p. 79; —— Hont-
BERT, 1927, p. 172. — Acrydium Ceperoi Gnomao, 1922, p. 140, fig.
316.
Espèce facile à confondre avec Paraiellizc mcridionalis auquel elle
ressemble par le Vertex étroit; celui-ei est cependant un peu plus large
qu’un oeil, légèrement élargi en avant et faisant un peu saillie. La forme
générale est plus grêle que Celle du Paraieifiw; rarene médiane du pro-
notum plus relevée au_ milieu, plus doucement abaissée près du bord
antérieur; varènes des fémurs postérieurs moins fortement ondulées. la '
carène inférieure tout à fait droite. Coloration grisâtre ou brunâtre uni-
forme ou avec de nombreuses variétés dans la disposition des taches.
Long. di 10,5-11,5 mm., Q 12.5-13 mm.
Assez rare et dans des localités très diverses ; adulte d’avril à août.
Var: Fréjus, au bord des marais pres de la mer: Basses-Alpes : Gironde :
Lamothe, Cazan (F1NoT),l)ont·de-la Maye (BEMAUDIÈRE) ; Hérault : Vendres,
Montpellier (GeAssÉ); Camargue : salins de Badon (REMAUDIÈRE) : Deux-
Sèvres (GÉMN); Dordogne (Grmssrî) ; Sologne (DE SAULCY) ;Allier : Brou-
Vernet (DU Buvsson); Morbihan: env. de Vannes; Ille-et-Vilaine: St-
Thurial (Settree) · Loire-Inférieure (Pier. DE CHURCHEVILLE) · Vienne :
Châtellerault (REM,AUDIÈRE)L Aveyron: Le Bozier (CHOPARD) ;’ Seine-et-
Oise: Montfort l’Amaury (Ramxuniàmai. —— Jersey, Guernesey (ZEUNER).
Europe méridionale, remonte jusqu’en Belgique (CARPENTIER); Nord-
Ouest de l’Afrique.
3. Tetrîx subulata (L.), -— Gryllus subzzlaius L1NNÉ, 1761, Fauna Suce.
(éd. [1), p. 236. -— Telr·i.r szzbulala Fmor, 1890, p. 167, pl. 8, fig. 116 ; -—-

orrrxxorrfznes. —- ·rE·rn1x 217
.\zAM, 1901, p. 78 ;»- Uootmznr. 1927. p. 169, pl. VIII, fig. ~16;——(Zno-
mno, 1947, p. G8. —— Jcrydium subulalum (luomxxn, 1922, p. 140, (ig.
315, 320, 326, 327.
Biologie. ····(l.\I\l’EN'1`IEli, 1912, liull. Mus. 11. ,1 l,
Hist. nat. Belg., XVIII, n° 44, p. 13.   __  
Espèce de Iorme étroite, à long pronotum,    ,:5;*37 \; _
remarquable par le vertex tres large, anguleux, Ã   'gi  
faisant bien saillie en avant des yeux ; bords late- .  
raux du vertex à peine saillants, carene arrondie, \_l?É‘   1,
assez élevée en avant, mais presque nulle sur    ,·i".
l’occiput. Pronotum finement granuleux, sans gl   \,
tubercules plus gros comme on en voit chez ceperni '       T
ou P. meridionalis; carène médiane assez élevée, ·    `
régulièrement convexe jusqu’au bord antérieur, ·       ``rl    
très basse sur le prolongement ; carènes des &· , 1 (jp; gf; É
Iémurs ondulées. Ailes atteignant ou dépassant un  i· si c, L .
peu Pextrémité du pronotum. Coloration cxtrê· ,   1
memcnt variable, grisâtre, ferrugineuse, brunâtre, Ã
noirâtre, avec ou sans taches, brune ; parfois fi Ã_  
présentant une large bande claire médiane sur L,  
toute la longueur. Kanmr (Wien. ent. Zig., XXVI 1
(1907), p. 277) cite 15 variétés de coloration de È
cette espèce que  ne crois pas nécessaire de rap- 'I
Peler î®î· Fm. zc·a.··- Tetris:
Long. ©‘ ll,5-12 mm., Q 12,5-15 mm. *ml"1ü'«l<l I···<J'· Y Ã-
'1`rès commu11 dans toute la France, dans les endroits humides, ce 'l`cIr[.1:
nage Iacilemeut il la suriace de.l`eau, un peu à la façon des (Ierris ; il vole aussi
très bien. Comme les autres Tetrix, il semble se nourrir surtout •l’algues uni-
eellulaires ou Iilamenteuses. Un trouve des individus adultes dès le début du
printemps ; ils ont passé l'hiver à l'état de larve âgée ou même déjà à l’état
adulte ; il est possible qu`il existe deux générations. GÉLIN l’a trouvé'dans
les rues de Niort et pensait qu`il vient hiverner dans les endroits secs.
Toute l’Eur0pe; Asie paléarctique. Nord des Etats-Unis (introduit?).
forme attelitlàta. Sem s, 1862, Ann. Soc. ent. Belg., VI, p. 156 (: sahlbergi
SAULCY, 1888). ——— Pronotum bien plus court que chez le type, ne dépassant
pas l’apex des Iémurs postérieurs. - Long. 8,5-10,5 mm. —- En général bien
plus rare que le type ;Somme : Cartigny (Scuômzicn) ; Seine-et·Uise :Lardy
(Cnoimnn) ; Marne: Reims (BELLEVOYE) ; Seine-et-Marne: Ozoir-la-Ferrière
(Rnmsunxàmz); Finistère: Plouzeau (Lnniaurman); Moselle: environs de
Metz (SAULCY> ; Gironde : Lacanau (Bnnutuniàan) ; Lot : Cabrerets, bords du ,
(Ãélé (Cnorann); Basses-Alpes (AMM); Var: Chabrières (AzAM); Aude:
Carcamères-les-Bains (VANn1:L). 4
4. Tatrix bolivari S\ULCY in AzAM, 1901, Misc. Ent., IX, p. 77 ; ——
IIouLnEnT, 1927, p. 170. — Acrydium Bolz`vori(1noe.m¤, 1922, p. 140,
fig. 328-329. .

218 oarnorrénoioas
Trés voisin du précédent ; en diffère par le vertex moins anguleux, peu
saillant en avant des yeux ; bord postérieur du pronotum relevé en petite
carène ; ler et 2*3 pulvilli des tarses postérieurs égaux ; toutes les earènes
1`émoralcs bien ondulées. (le caractère se voit particulièrement bien aux
carènes inférieures des fémurs intermédiaires et postérieurs et il permet
de distinguer ce Tcirim de T. reperoi dont le mâle surtout diffère à peine
par la largeur du Vertex.
Long. 12-13 mm.
Rare et peu répandu en France. D’après AzAM, il y aurait deux générations,
en mars-avril, puis juin—juillet. Aude (GAvoY): Basses-Alpes: Chabrières,
bords du ravin de Claux (.\z.xM) ; Châteauredon, dans l’.\sse (AMM) ; Avey-
ron: Le Rozier (Cnoranuy; Lorraine: environs de Dieuze (ms Sauter);
Indre : Ambrau1t'(PEssoN) ; Seine·et·()ise : Grignon (Rmmunràaei. La
répartition exacte de cet Insecte en Europe est mal connue.
5. Tetrix türkî (Kaauss). — Tellia: Türlci Kaauss, 1876, Ent. Monatsbl.,
I, p. 103, —- Teiria: Turki AZAM, 1901, p. 78; — HoULBEm·, 1927,
p. 172. « Acrydium Türki Cnorsan. 1922, p. 139, fig. 325.
Espèce bien caractérisée, le pronotum à carène basse comme les précé-
dentes, la forme courte et large. comme les suivantes. Vertex presque
deux fois aussi large qu’un oeil, un peu saillant en avant des yeux, à
carènes médiane et latérales bien marquées. Antennes ài articles moyens
environ 3 fois aussi longs que larges. Pronotum large aux épaules, peu
rugueux, à prolongement dépassant très peu les genoux postérieurs, un
peu courbé vers le bas à son extrémité ; carène médiane très légèrement
gibbeuse vers le milieu de la prozone, très faible en avant, presque nulle
dans tout le prolongement; carènes latérales de la prozone très faibles.
Élytres ii réticulation él peine marquée. Carènes fémorales bien ondulées ;
18* et 26 pulvilli des tarses postérieurs égaux.
Long. (5*8-8,5 mm., Q 10-11 mm.
Hare et localisé dans les endroits humides.
Basses·Alpes 2 Digne, sur les sables de la Bléone : Chabrières, sur les sables
de l’Asse: Châteauredon (AMM); Drôme: Luz=la-Croix-Haute (Rev).
Espèce répandue surtout en Europe centrale : Allemagne, Tyrol, Roumanie,
Autriche, Yougoslavie.
forme Salllûyî Azmi, 1893, Ann, Soc. ent. Fr., LXII, Bulletin, p. cccxvi.
—— Forme macroptère Z1 pronotum dépassant bien l’apex des fémurs posté-
rieurs. — Cette forme a été trouvée par .\zAM dans les Basses·A1pes, avec le
tYP"·
6. Tetrix tenuîcornis (Suite,). -— Teliim lenuicornis Sxutueau, 1893.
Mcdd. Soc. Fauna Flora Fenn., XIX, p. 47. — Teiriar bipunriaia F1No'r,
1890, p. 166 ; —AzAM, 1901, p. 78 ; —- Houtnnar, 1927, p. 170. — Acry-
dium bipunciaium CHoPARD, 1922, p. 138, fig. 319, 321. —~ Telri.1· lenui-
cnrnis (ÃHOPARD, 1947, p. 68, pl. VIII, fig. 90.

ournoe'rÈnes. —~· rermx 219
Ff1I'Im1 titllléïülll plus vnurle que dans les espêees préeédenteg çhgz
le type Q la l`(l[`lllC l!1a<·!‘upl.¤`·1‘1‘ resxsetrllble, par r·oI1lI`I‘. il T. sulnzlfllll. mais
la earéne du pronotum es! bien plus
saillanle, surtout (*11 avant. où elle est p
régzulièrexnent ronvexe ; le bord antérieur V
du pronot11m est plus anuuleux. Vertex .__ (Q    
large, subanguleux, avancé devant les  Q   V il?
. v  ·· t. ·
yeux. .\ntennes longues et greles, les '·; = ·_   
articles du milieu de l’antenne environ "  ` ;%\),
. « . - , · ·'1’ ’
quatre fous aussi lonzzs que larges, ehez /_:"i§ , l’..ë·j;. bp
l'adulte du moins (1). .\iles à bord apîeal l 4,,, ‘”*   i" l
, , · « ,2 · ' " '~
1`estonne. Femurs postérieurs larges et , «;‘_ Q”='/   _
épais ; pulvilli des métatarses postérieurs C       , · ;  J
» • · · " ‘ ¤ E` ·'
profondement meises, anguleux, le 18* \lIl ' ll lh il l È
peu eroebu. Coloration trés variablx-·: *   li}!  
quand il existe des taehes sombres sur *_ l   .
lo pronotum, elles sont peu obliques, S1    
bord antérieur presque horizontal. I `
Long. 9,5-10 mm. _  ;  
Espeeo eommnne dans presque toute la 11 1 
France, dans les endroits relativement sers, If '
dans les jardins, sous les l`enilles. · Toute  '_
l’ICurope, saut les lles Britanniques, mais / \
plus rare dans le nord. Àirique du Nord, »
\sio Min,1r Sibé ' ,
I N 0. rw FIG. 370. —- Latrve Àgée de Tgtri.1:
[Orme m8,Gl‘0pÉèI‘0. -— llrnnotum et a1les tenuicnrnis Hahlb., >< 11.
_ dépassant bien l’extrémité des lémurs pos-
térieurs 5 la earene médiane d11 pronotum élevée, convexe en avant, un peu
« é runée en arriere u war ir x ll mi ieu. ·— le orme macro ere es rare
lp `,`[ t l l lttel pt` t
et sa distribution en France est mal connue: Jura: Dôle (M. on Carnon) ;
Seine-et-(lise : Lardy(Cno1>An¤); Vienne : Châtellerault (l11;MAUD1ÈnE);
Ave ron : Le llozier Cnormno ; Gironde: Leeanau Rnnmtxniàne · Var
y 7
(AMM).
7. Tetrix bipunctata (L,). ——· (iryllus (Bulle) bipunclalus LINNÉ, 1758,
Syst. Nat. (éd. X), I, p. 427. -— Telrim Kruussi FtNoT, 1890, p. 167; ———
.\zAM, ll)01, p. 78; —— lloutnenr, 1927, p. 173. — Jcrydium Kmussi
tluoesno. 1922, p. 132), tin. 2123-321.
Dilïère du precedent surtout par lcs antennespluslcourtes, à articles
moyens au plus deux fois aussi longs que larges chez l’adulte. Ailes à
bord externe laiblcrnent festonné. Pulvilli des métatarses postérieurs
peu prononeés et séparés par des inoisures peu prololidcs. Coloration
ewtrémemenl. variable comme ehoz la plupart des Telrir et ayant donné
1. En e1'l'et,1mlnsl que ().gn.pmn·r1nn.1’n. lndiqué, les larves. mémo üpceuw. ont des antennes
courtes 5 il faut done u`ob¤e1·ve1· que des insectes parfaitement mlultes. qu'on reennna.îtrn·
toujours 41.111. présence des élytres. i

220 ORTHOPTÉROIDES
lieu à la description dlun grand nombre de variétés. Cette espèce est en
outre remarquable par l’étendue des variations du pronotum et des ailes
qui ont été spécialement étudiées par HAIJ.
forme subaptera HAIJ, 1909, Ent. Tidskr., XXX, p. 188. — Processus du
pronotum ne dépassant pas l’apex des fémurs postérieurs ; ailes à peine plus
longues que les élytres. — Long. 8,5-11 mm.
forme btachyptera HAI·I, 1909, l. cit., p. 188. —- Pronotum semblable au
précédent ; ailes environ deux fois aussi longues que les élytres.
forme &0l1II11DH.t3. HAIJ, 1909, l. cit., p. 188. —— Processus du pronotum dé-
passant l’apex des fémurs postérieurs ; ailes I1’arI·ivant pas à l’extrémité du
pronotum. — Long. 12 mm.
forme b0h8m3.lll IIAIJ, 1909, l. cit., p. 188. —— .\iles dépassant un peu l’apeX
des fémurs postérieurs. ——— Long. 11-12 mm.
forme m&C1‘0pt81‘3. HAIJ, 1909, l. cit., p. 189, pl. 3, fig. 9. —— Processus et ailes
dépassant beaucoup l’apex des fémurs postérieurs. —— Long. 13-15 mm.
Cette espèce semble rare en France, mais elle serait à rechercher, avec
toutes ses formes, car on peut la confondre facilement avec la précédente;
elle habite surtout les bois.
_ Meuse: bois de VVavrille près Damvillers (D1; SAULCY); Moselle: Bitche
(I<IEFFEB, REBIY) ; Vosges : environs de Servance (REMY) ; Jura : Les Rousses
(LESNII) ; Seine-et-Marne : Fontainebleau (FINO1`, BAYARD) ; Haute-Savoie:
Chamonix (CHOPARD), lac d’Auterme, environs de Samoens, 2.000 m.
(VILLIERS).
Espèce plus nordique que la précédente, répandue assez uniformément dans
tout le Nord de l’Europe; rare en Hollande et en Belgique ; signalée en Ecosse;
commune dans 1’Europe centrale. Sibérie.
8. Tetrix vittata ZETT. — Acridium villalum ZETTERSTEDT, 1821,
Orth. Suec., p. 121. — Telrix Kiefferi AzAM, 1901, Misc. Ent., IX,
p. 77 (1) ;~— HoULBERr, 1927, p. 173. -— Acrydium Kiefferi CHOPARD,
1922, p. 139, fig. 322.
Biologie. -— CARPENTIER, 1942, Bull. Mus. Hist. nat. Belg., XVIII,
n° 44, p. 16.
La longueur des articles des antennes est intermédiaire entre les deux
espèces précédentes, les médians étant au plus 3 fois aussi longs que larges ;
l’espèce est moins trapue ; la coloration est très souvent uniforme ;
quand il existe des taches triangulaires sur le pronotum, elles sont obliques,
à bord antérieur concave. Ailes non festonnées, sauf en cas de développe-
ment exceptionnel. Fémurs postérieurs un peu plus allongés que dans les
espèces précédentes.
Long. 8-12 mm.
1. C’est à DE SAULCY (Ann. Soc. ent. Fr., 1888, Bulletin, p. CXKXV) que l’on doit la.
discrim.ination de cette espèce ; malheureusement, Papplication de la loi de priorité oblige à.
rejeter le nom de Kiciîeri en faveur de vitlata.

ORTMOPTÈRES. — PYR<soMORPx-IA 221
Les variations du pronotum et des ailes sont analogues à celles de T.
lrnuîrarnis.
forme braehyptera. CMu>1:NTn;n, 1942,   cit., n° 57, p. 9. —- Pronotum ne
dépassant pas les genoux postérieurs; ailes environ deux fois aussi longues
que les élytres. -·· Long. 8-I1 mm.
forme sjôstedti HAM, 1909, Ent. Tidskr., XXX, p. 190} pl. 3, fig. fi. -—
Pronotum comme le précédent, mais ailes un peu plus longues que lui. —-—
Long. 9-12 mm.
forme I1‘l30l‘0pteI‘a. IIMJ, [909, l. cit., p. 190, pl. 3, fig. 9. —- Processus du
pronotum très allongé et ailes très amples. — Long. 10-15 mm.
D’après CAn1·1;N·r11;n, passe l`hiver à l`état adulte et il divers stades du
développement larvaire ; mais, chez les individus devenus adultes avant l'hi-
ver, les gonades ne prennent pas leur complet développement et la reproduc-
tion ne peut avoir lieu qu’au printemps suivant.
Cette espèce semble assez rare en France, bien qu`«·lle ait été signalée en
de nombreuses localités et dans des stations assez diverses ; elle a d’ailleurs
dû être souvent confondue avec T. tcnuicornis, comme la précédente.
Oise: forêt d’Armainvilliers (l}ArAnn) ; Sologne (CROISSANDEAU)§ Cher:
Saint·Aignan (PIE1. ma Cnonciravittia) ; Finistêré : Plouzeau (LE Baunmn) ;
Morbihan, llle-et-Vilaine (SELLIER) ; Massif Central : Le Lioran, Mont-Dore ;
Eure : La Croix-St·Leufroy (CIIOPARD) ; Dordogne (GnAssÉ) ; Gironde :
Mistres fflnmaonxànn); Hérault (Gxmssxé); Gard: l'A1g0ual (Cnomnn);
Var: Draguignan (Ann); Haute-Garonne: Arbas (COIFFAIT).
Belgique, Angleterre ; vers l’Est, elle va moins loin que tenuicornis,
s. sp. gavoyi Sauter, 1802, Ann. Soc. ent. Belg., VI, p. 156. -— Forme mal
connue, décrite comme plus petite que le type, les articles des antennes un
peu plus courts. —— Basses-Alpes: Chabrières (Gixvov, AZAM); Alpes-Mari-
times: mont Alarie (GAvo¥).
i Famille des PYRGOMORPHIDAE
Vertex plus ou moins prolongé en lame horizontale en avant des yeux,
la tete devenant par suite conique. Prosternum armé d’une épine ou un
tubcrcule qui peut être formé par le bord antérieur. Organes du vol
variables, mais le plus souvent bien développés.
(Jette famille, bien représentée dans les contrées tropicales, ne comporte
qu’une espèce dans la faune de France.
Gen. PYRGUMORPHA SEnvn.1.E, 1839
Vertex s’avangant en lame étroite ; fovéoles temporales contiguës.
Antennes courtes, un peu déprimées à la base. Pronotum conique, tronqué
en avant, arrondi en arrière, à sillon typique placé après le milieu. Pros-
ternum à bord antérieur épaissi en forme de croissant. Élytres plus ou
I

222 oaruopritaoioes
moins développés, étroits, acuminés. Fémurs postérieurs grêles, allongés,
à carène supérieure aiguë.
Distribution. ——- Afrique, Asie tropicale.
Pyrgomorpha conica (Univ.), - — Acrydium vonirum Umviea. 1791,
Encycl. method., Ins. VI, p. 230. —~ Pyrgomorpha conica G11oPARo,
1922, p. 168, fig:. 306, 308, A, B; (luorman. 1947, p. 85, pl. XI,
fig. 140 ; —— Houteanr, 1927, p. 142. - Pyrgomorp/ia grylloidcs
F1NOT, 1890, p. 158, pl. 8, fig. Ill ; —— AzAM. 1901, p. 73.
 li
,/
Q \
·.¤¤·-•¤rp,:ÉÃÈ2 /~ "   \·\
l\   --·>’ . ._ gr
  —
\="J   ÉC Iîewf
Fw. 371. — Pyrgomorpha conica. Ol., Q, >< 3.
Biologie. — Gnixssa, 1924, Bull. Soc. ent. Fr., p. 16.
Couleur gris brun chez les mâles, variant du gris blanchâtre au brun ou
au vert chez les femelles, avec des taches blanches. Élytres de la couleur
du corps, ailes plus ou moins fortement teintées de rose à la base.
Long. cf 15-18 mm., Q 22-30 mm. g pronot. 63-4 mm., Q 4.5-B mm. ;
élytre dl 13-16 mm., Q 15-22 mm.
Assez commun dans le Midi, dans les bois, au bord des chemins, dans les
endroits arides. Adulte au printemps, ponte en mai-juin; les larves passent
l’hiver, ne prenant que peu de nourriture (Gnassiê).
Provence ; Vaucluse: La Bonde (FAGNIEZ) ; Hérault: dunes entre Palavas
et le Grau-du-Roi (Gnnssiâ); Pyrénées-Orientales: Banyuls (CHOPARD).
— Europe méridionale, Afrique du Nord, $.0. de l’Asie.
Famille des PAMPHAGIDAE
Cette famille, richement représentée en Afrique du Nord et en Asie,
ne compte que quelques formes dans la Faune française, appartenant
à la sous-famille des Thrinchinae. .
Subfam. THRINGHINAE
Gros insectes à formes lourdes; Vertex concave, fovéoles temporales
irrégulières; front perpendiculaire, la côte frontale séparée du Vertex
par une petite carène transversale. Pronotum grand. à surface rugueuse,
carène médiane souvent tectiforme. parfois oblitérée dans la métazone.

onTuor··rùnus. —— ·rMETn1s 223
Organes du vol variables. Fémurs postérieurs comprimés, à carènes lamel-
liformes; tibias postérieurs armés dessus de deux rangées d’épines dont
une apieale externe. Abdomen présentant de chaque côté de la base un
grand tympan ouvert et une plaque différenciée.
T.xnr.E,\U Das onxmzs
—- Pronotum il raréne médiane bien marquée sur toute sa
longueur, incisée obliquement parle sillon typique gcorps et
pattes glabres. Élytres du mâle ne dépassant pas le 28 teraite
abdominal, ceux de la femelle lobiformes, latéraux ....
.................... (p. 224) Prionotropis.
— Pronotum à carène élevée seulement dans la prozone, à
peine saillante après le sillon typique; corps et pattes
pubescents. Élytres et ailes bien développés dans les deux
sexes ............ , ...... (p. 223) Tmethis.
Gen. TMETHIS Fremzn, 1853
Grand, pubeseent. Pronotum très rugueux, à tubercules subépincux,
crête médiane élevée seulement avant le sillon  
typique ; disque presque plat après ce sillon; Ã C
bord postérieur s’avangant en triangle arrondi. (,};¢r~,,E·t_,~·=‘;,*·s__\
Élytres bien développés dans les deux sexes, sans    
nervure intercalée. Fémurs dentelés, les posté-    
rieurs à carènes onduleusement crénelées, frangées `¤   fi
de longs poils.  
Tmathis cisti (F.), -— Gryllus cisli Fanmcius,  
1787, Mant, Ins., I, p. 237. —— Erenwbia cisli   lii', Q,  
FINOT, 1890, p. 158, pl. 8, fig, 110 ; —— ,\zAM,    
1901, p. 73;- Iioutuunr, 1927, p. 140, pl. V1,   (   QL,) )(
fig:. 28. — Tmelhis cisli (lriorhxnn, 1922, p. 107,   1];     ,
fig. 421 ;—-(luomnn, 1923, p. 284 ; — (lrmmnn, '*     (1, Ã
1947, p. s4, p1. x1, eg. 139. j       V,
Gris ou testacé, plus ou moins varié de brun l       "
et de blanchâtre. Élytres de la couleur du corps, ·l    
avec` des taches blanchâtres dans le champ dis-   si if  
coïdal. Ailes transparentes dans la partie anté-   Q,
rieure, roses dans la partie postérieure, avec une   I`) _
bande arquée noire, n’atteignant pas le bord Ã' u  
externe. Tibias postérieurs jaune rougeâtre ; \. K  
fémurs postérieurs à face interne noir bleuté tà la Fm. 372. _ Tmgihù
base, jaune rougeâtre fi 1’apex et au bord supérieur. 6,;.,;; 5*,, G3 X 2.
Long:. dl 28-34mm.,· Q 39--10 mm.; pronot. (31
8,5-10 mm., Q 12-15 uuu.; élytre 0* 27-28 uuu., Q 29-30 mm.

224 oRrHoPTÉao1DEs
Je maintiens avec doute cette espèce dans la faune française, car elle a été
autrefois citée de Corse par Fiseusn. Elle n’a jamais été retrouvée depuis
et serait à rechercher dans les maquis.
(ien. PRIONOTROPIS Fmrsna, 1833
Grande taille, obèse, glabre. Pronotuni anguleux cn axant, ii bord
postérieur prolongé en triangle, carène médiane tectiforme, profondé-
ment et obliquement incisée par le sillon typique. Élytres et ailes abrégés,
au moins chez les femelles; les deux sexes sont brachyptères chez les
espèces francaises.
Distribution. —— Espagne. France méridionale, Italie, Dalmatie, Tur-
quie.
TABLEAU DES EsPÈcEs
-—- Pronotum comprimé, à carène lamellaire g espace séparant
les lobes métasternaux chez le mâle environ deux fois,
chez la femelle quatre fois aussi large que long. 1. hystrix s. sp. azami.
—- Pronotum gibbeux, ii rarène basse, tectiforme, non lamel-
laire; espace séparant les lobes métastcrnaux trois fois
chez le mâle, six fois chez la femelle aussi large que long. 2. rhodanica.
1. Prionotropis hystrix azami Uvxaov, 1923, Ann. Soc. ent. Fr., XGI,
p. 247, fig. C, —— Cuculligera hyslrim AzAM, 1901, p. 72. — Prionoiropis
¢¢?$?·*·'î~42**l:É2*·· ‘; .€?·*¢il$ë5’?ɧ¥È   .
î/‘}_îê‘$>l‘&;—î`;%   (wu lv -rv;?igÉ;>*dy§cz¢;\, (gmya v—>·
'  fg iti   v;!· ·  
        `> fa  
2'§¥`ëÉ%[,"' .~ ·'«' ,·  ' "';-:,·",,\ï•X,';`  
‘ gv ·· _,  V,/ixâbï ry l:®,li1 l4:,’f';jèf >;,,   I]  
    N   ,···«<·î·;'     
« · ·¢ -·*·«l «'~   ww   ‘   / ·"à°
,«‘ üyzcw ¤§%’niy ·f “ » l XQÈÃ"  ·a»’,<»ëd_,· 
 .·’ f /,,; .1
  ¢l  
“ rr 4....
Qc i' ri\È."'.:;.‘!: É`
Fia. 373. — Prionotmpia azami Uv., (j', >< 2.
hysiriœ CHOPARD, 1922, p. 167 (pars) ; — GHOPARD, 1947, p. 84, pl. X1,
fig. 138.
De couleur variable, gris, brun ou rougeâtre tacheté de blanc et de
noirâtre. Tête rugueuse. Pronotum avec des gros tubercules élevés, pré-
sentant généralement deux taches blanc jaunâtre au-dessus des carénes
latérales ; angle postérieur presque droit, ou même droit et arrondi
Élytres du mâle atteignant l’apex du 38 tergite abdominal, leur largeur
maxima un peu avant le milieu, apex parabolique, bord postérieur aussi

onrnorrisxuss. — cA'rAm·oP1oAE 225
convexe que l’antérieur ; élytrcs de la femelle atteignant presque l’extré-
mité du 26 tergite, très larges avec l’apex largement arrondi et le bord
postérieur peu convexe. ’
Long. dl 35--12 mm., Q 43-55 mm.; pronot. dl 12-14 mm., Q 15-18
mm. ;fém. post. dl 16-18 mm., Q 18-20 mm. ;élytre dl 13 mm., Q 11 mm.
Rare et localisé, dans les endroits pierreux, en juillet-août.
Var : Plan de Canjuers ; Les Arcs ; environs de Breves (AMM, Buntano) ;
lforcalqueiret, commun en 1949 (l)ELMAs et RAMME11). —- Non connu hors
de France; la forme typique est de Dalmatie.
2. Prionotropis rhodanica Uv. -— Prionolropis hyslri.7: rhodanica UVA-
nov, 1922, Ann. Soc. ent. Fr., XCI, p. 247, fig. D. — Prionolropis hyslria:
(lnorano, 1922, p. 167 (pars), fig. 420.
Diffère du précédent par la carène du pronotum épaisse, angle antérieur
très obtus ou arrondi, métazone bombée ; bord inférieur des lobes laté-
raux sinué. Élytres du mâle dépassant le 3° tergite abdominal, larges,
leur nervation très irrégulière, apex tronqué et arrondi, bord postérieur
peu convexe. Élytres de la femelle atteignant l’apex du 2** tergite, très
larges. Carène supérieure des fémurs postérieurs presque lisse, à denti-
culation indistincte. Coloration très uniforme, grise ou brun rougeâtre.
Long. dl 32-38 mm., Q 42--18 IIIIH. ; pronot. dl 11-13 mm., Q 14-16
mm. ;fém. post. dl 17-18 mm., Q 20-22 mm. ;élytre dl 13 mm., Q 12 mm.
Espèce découverte dans la Crau, entre Àrles et Istres, en juin 1919 par
ll. illancnar. et P. Vsvssxàun. fletrouvév en plusieurs points de la même
région (DE1.MAs). i
Famille des CATANTOPIDAE
(lette famille comprend un nombre considérable d’espèces dans les
faunes tropicales, mais elle est assez mal représentée dans notre faune. Le
caractère fourni par la présence d'un tubercule saillant au milieu du pros-
ternum n’est pas absolument distinctif du groupe ; il est toutefois entiè-
rement suffisant pour distinguer les espèces françaises.
TABLEAU DES GENRES
l. Tibias postérieurs armés d’une épine apicale sur chaque
bord supérieur (fig. 374); tubercule prosternal en forme
d’écusson quadrangulaire. Petite espèce à élytres lobi-
formes dans les deux sexes .......... (p. 227) Pezotettix.
·— 'l`ibius postérieurs ne présentant pas «l’épine apirale au borxl
externe (fig. 375) ..................... 2.
2. Pronotum à carènes latérales nulles (fig. 376) ......... 3.
— Pronotum à carènes latérales bien marquées, au moins dans ·
la prozone (fig. 377} .................... 6.
15 .

226 oarnorrénoines
3. Pronotum à carène médiane élevée, bord postérieur angu-
leux. Grande espèce à organes du vo_l bien développés
..................... (p. 228) Anacridium.
— Pronotum subcylindmque, à bord postérieur arrondi ou
tronqué. Petites espèces habitant les montagnes ........ 4.
4. Tympan abdominal bien développé, normal ......... 5.
— Tympan abdominal petit, rudimentaire . . (p. 234) Cophopodisma.
78.
( 5 524.
( Ad
. · r » \ )   _
/\ .' _ l I 5].5.
¤ Il
./
\\ ' u"
\ ll
\./
3/9   ‘È}~ *5
3*/] )·    
o \   *_  1   r-:ë     ._.,
M  rr   ) ;;5   li   ·
`ïëlrïïy  l (Ii"   ·      
  É!     -/ ‘'ii’ /    
r~·` A,.     . 2    
:2% rw  Jr? A  
.,., t . ;g’·$îr—  viïé ' } °      
`   '    '’  i ' iili  
Fm. 374 à 379. — 374-. Extrémité du tibiaret torse postérieurs de Pezotettix. — 375.
Extrémité du tibia postérieur de Calliptamus. — 376. Tête et pronotum d’Ana¢:ridium.
——— 377. Tête et pronotum de Callipiamus. -— 378. Extrémité abdominale du mâle
d’Euprep0c7wmi.s. -—- 379. id. de Calliptamus.
È:. Bord postérieur du pronotuiu arrondi ; élytres trés réduits,
latéraux ou absents. ............. (p. 230) Podisma.
—— Bord postérieur du pronotum en angle obtus ; élytres bien
développés ou au moins contigus sur la ligne médiane. .
..................... (p. 229) Mélanoplus.
6. Front déolive ; fémurs postérieurs longs et étroits ; extré- `
mité abdominale du mâle non renflée, cerques subaigus à
l’apex (fig. 37§) ............ (p. 235) Euprepocnemis.
—— Front perpendwulaire, bombé; femurs postérieurs courts
et épais ; extrémité abdominale du mâle dilatée, à segments
soudés; cerques aplatis (Hg. 379) .............. 7.

URTlI01"'1`ÈRES. -—— 1’EZ()'1`E'l"l`IX 227
7. Organes du vol bien développés; pronotum à bord posté-
rieur en angle obtus ............ (p. 236) Calliptamus.
— Élytres courts, ne dépassant pas l’apex du 2% tergite
abdominal, ailes nulles; pronotum à bord postérieur
faiblement convexe, non anguleux .... (p. 239) Paracaloptenus.
Gen. PEZOTETTIX Buumexsrian, 1840
Petit. Vertex peu avancé entre les yeux, arrondi. Pronotum à carène
médiane élevée dans toute sa longueur, légèrement interrompue par trois
sillons transversaux, le sillon typique après le milieu. Tubercule prosternal
en forme d’écusson, comprimé, obtus. Fémurs antérieurs renilés, courts ;
fémurs postérieurs forts, avec la carène supérieure aiguë; tibias posté-
rieurs armés de deux rangées d’épines dont une à l’apex du bord externe
(c’est la seule espèce française présentant ce caractère). Élytres très courts
dans les deux sexes, latéraux; ailes nulles. _
Distribution. — Europe méridionale, Asie Mineure t; Afrique du Nord.
Pazotettix giornaî (Rossi). —— Gryllus Giornae Rossi, 1794, Mant. Ins.,
Hi p. 104. — Plalyphyma Giornae Fmotr, 1891), p. 164, pl. 8, fig. 115 ; —
-`·""··., r , ,.   " T
‘·   1 _%'ê%•- 42***, .
    iiiié   (‘ii '   ~
· !¢» V rl, 1 'yv :‘ Y 'Y,
’ ·e‘·’F’3‘«s ¤·àM”
il l"   
.··>«! ' '
F10. 380. — Pezoletlirc giornai Rossi, Q , X 4. l
Axim, 1901, p. 7~1;—-— IIUULBERT, 1927, p. 15-1, pl. Vlll, fig. Zit), ·
Pczolelli.1:(}[o1·nui lluovnnn, 1922, p. 169, lig. 307, 422; —-·(i11U1’A11D,
1923, p. 284; — (jxxomiin, 1947, p. 85, pl. XI, fig. 141.
De couleur très variable, gris ou brun roux, varié de brun et souvent'
de blanc ; pronotum à lobes latéraux presque toujours plus foncés que le-
disque; abdomen brun foncé sur les côtés. Disque du pronotum un peu
rugueux, carènes latérales distinctes et un peu divergentes. Élytres ovales,
dépassant à peine le premier tergite abdominal. Fémurs postérieurs avec
deux taches bru11es plus ou moins nettes; tibias postérieurs velus, bleu
sale ou testacés. Gerqués du mâle droits, acuminés. Oviscapte à valves
longues.
Long. G 11-lb mm., Q 12-18 mm.; pronot. G 3-3,5 mm., Q 3,5-4,8
mm. ; élytre G 2,8 mm., Q 3,2 mm._

228 oarnorrâaoioes
Assez commun ou commun dans les endroits incultes, les prairies, les bois,
sur les herbes et les buissons bas. De juin à novembre ; on le .trouve souvent
accouplé à l’arrière-saison et il hiverne parfois à l’état adulte dans le Midi.
Cette petite espèce peut être facilement prise pour une larve, mais on la
reconnaîtra à la présence des élytrcs latéraux, à la forme du tubercule pros-
ternal et à l’armature des tibias postérieurs.
Toute la région méditerranéenne; Drôme, Vaucluse, Lozère, Lot, Avey-
ron; Hautes-Pyrénées; côte atlantique jusqu’à la Charente-Maritime ;
Deux-Sèvres ; Indre-et·Loire : Richelieu (Dr CALLOT). Corse.
Europe méridionale, Nord de l’Afrique, Asie Mineure.
Gen. ANACRIDIUM Uvrlnov, 1922
Grande taille. un peu pubescent. Front presque vertical ; côte frontale
faiblement resserrée au niveau de l’ocelle. Pronotum un peu comprimé
dans la prozone ; crête médiane un peu convexe, coupée par trois sillons ;
tubercule prosternal droit ou faiblement incliné. cylindrique ou un peu
comprimé. Élytres longs; ailes plus ou moins enfumées. Plaque sous-
génitale du mâle trilobéc.
Distribution. -— Afrique; région méditerranéenne ; Asie tropicale.
Anacridium aegyptîum (L.), — Gryllus (Locusia) aegypiius LINNÉ,
1764, Mus. Ludov. Ulric., p. 138. — Acridium aegyplium FINOT, 1890,
j' .f     ,· ' "  .
  ¤ . 7 _, -     N  
 gpggà   E    ” "' —
`·" _v ^   ' ;~ `É, #1* ,_
    q@"U7— 'ef   · É?. fi"
\ "‘^ ‘  _ / ‘2.
\s
K. ""it~
—= `¢..
FIG. 381.—.~1nu,cridium uegyptium L.,(j", >« 1,5.
p. 159. pl. 8. fig. 112 ; A -\zaM, 1901, p. 7-1; » Hounauar, 1927. p. 155,
fig. 71. —— Orlhacanlhacris aegypfia UHOPARD, 1922, p. 169, fig. 305, ———
Anacridizzm aegyplium tluoimao. 1923. p. 284 ; ~ (inomao, 1947,
I p. 85, pl. X1. 11;:. 142. '
Biologie, — Grussiâ, 1922. Bull. biol. Fr. Belg., LV1. p. 545 ; ~FEDU-
Rov, 1927, Trans. ent. Soc. London, LXXV, p. 53; »— VOLKONSKY,
1937, (LR, Soc. Biol., GXXV, p. 739.
Brun cendré, souvent avec une étroite ligne jaune sur la crête du pro-
notum et sur la tête. Sommet du vertex concave, à bords latéraux caré-
nés, apex tronque; front perpciidiciilaire. Pronotum un peu rétréci en

onrnorràass. —— Menmcerus 220
üvülit, 1'11§.Z`UBUX; (‘£ll`l;IlC convexe dans la ])I`(lZ(]11C, pI‘i·sq\1c «lI‘0ltc 1laI1S la
métazone; carènes latérales nulles. 'l`ubcrcule prosternal droit, conique,
obtus à 1'apex; dessous du l».llUl'i1.\ velu. FOIll|.lI`S postérieurs ornés de
3 taches brunes dessus ; tibias velus, gris un peu bleuté, à épinesjaunes à
pointe noire. Élytres dépassant bien l’extrémité des fémurs postérieurs,
grisâtres avec des petites taches brunes. Ailes ornées d’une assez large
bande cnfumée arquée.
Long. G 32-36 mm., Q 50-66 mm.; pronot. G 10-12,5 mm., Q 13-
15 mm.; fém. post. G 22-25 mm,. Q 30-33 mm. ; élytre G 43-57 mm.,
Q 55-60 mm.
Cet Acridien est la plus grande espèce française; il.se trouve surtout sur
les buissons, et les arbustes, dans les endroits chauds. Adulte vers le début _
d'août, il hiverne et ne se reproduit qu’au printemps, bien qu`on observe
déjà des accouplements en octobre-novembre (Grmssé). La ponte se fait dans
la terre ; il y a en général deux oothèques contenant 20 à 50 œufs. Les larves
sont vertes ponctuées de brun ; elles éclosent en avril et se trouvent à terre
dans les herbes. L'insecte devient adulte après ti ou 7 mues. Malgré sa grande
taille, cet Acridien ne cause pas de dégâts en France.
Commun dans tout le Midi jusqu'au Vaucluse et la Drôme ; Hautes-Alpes ;
Ariège; Haute-Garonne; Lot-et·Garonne; Gironde. Capturé accldentelle-
ment en Côte-d'()r, à Dijon (Psms), et dans l’1lle-et-Vilaine: S81Ilt·l`r13lO
UIOULBERT). Corse.
Europe méridionale, Afrique du Nord ; Sud·()uest de l’AS16·
Gen. MELANOPLUS S'rAx., 1873
(Bohemanella RAMME, 1951) (1) ' "
Insectes de haute montagne (2), de taille médiocre. Vertex déprimé,
obtus. Pronotum plat dessus, à prozone un peu bombée, surtout chez le
mâle ; carènc médiane bien marquée dans la métazone, carènes latérales
faibles, sillon typique après le milieu, bord postérieur subanguleux. Élytres
plus ou moins développés, contigus sur la ligne médiane. Abdomen du
mâle le plus souvent epaissi à. l’apex et plus ou moins relevé ; cerques en
général aplatis à l’apex. Tubercule prosternal variable, mais toujours
bien saillant.
Distribution. —- Genre nord-américain avec une espèce européenne
boréo-alpine. `
Melanoplus frigidus (Bou.). -— Gryllus frigidus BOIIEMAN, 1846, Oefv.
Vet. Akad. Fôrh., p. 80. — Pezolellix frigidus AzAM, 1901, p. 74. — Po-
1. RAMME (1951. p. 18) a créé pour cette espèce le genre Bohewmnella qu’i1 considère
comme bien plus voisin des Podisma que des Melanopluag les arguments qu`il donne,
cn particulier la. forme de 1'espuce entre les lobes mésosternaux, sont bien faibles et je
persiste à considérer cette espèce comme apparentée aux Melanoplus.
2. Ce caractère n’est valable que pour la. faune française.
`

2% oarx~1oPTÉP.01DEs
rlisma frigida CHOPARD, 1922, p. 171. fig. 427 A.13 ;—— HoULBER·r, 1927.
p. 162; —- Cuoman, 1947, p. 86.
Corps velu, vert olive, ou brun. Vertex assez étroit, surtout chez la
femelle. Pronotum à bord postérieur subanguleux chez le mâle, un peu
plus arrondi chez la femelle, les lobes latéraux taches de noir brillant avec
une tache calleuse jaune dans la prozone. Tubercule prosternal large et
eomprimé antéro-postérieurement, surtout chez la femelle. Élytres bruns,
lancéolés, contigus sur la ligne médiane, atteignant l’apex du 39 tergite
abdominal ;_ailes très courtes, enfumées. Fémurs postérieurs noirs à l’a·
pex, présentant deux taches noires externes, rouges à, la face inférieure ;
tibias postérieurs rouges à épines noires. Plaque sous-génitale du mâle
brièvement triangulaire; eerques aplatis, arrondis à Vextrémité.
  ··    
    il .· `-êïü\`="â"]C"ëî="5·* -z·; Ã ` --.·.
. '      1,,;% 
· '·"~—.-·'·ç. ",4l» r’  « ,   .
a $$1.- M · air; ll     *
l     , - .
Fm. 382. — Melrmojnlus frigidua Bob., Q, >< 2.5.
Long. dl 17-20 mm., Q 24-26 mm. ; pronot. dl 4-4,5 mm., Q 5-6 mm. ;
élytre 6-S mm:
Prairies de hautes montagnes, vers 2.000 mètres, en août-septembre ; rare.
Savoie: Mont Genèvre, la Plane, 2.350 m. (BULTINGAIRE) ; Hautes-Alpes :
plateau de Gondran, environs de Briançon (BLANCHARD) ; Saint-Véran
(AzAM) ; La Grave (CHOPARD) ; col de l’lsoard ; Isère : massif de la Char-
treuse (G. un Vr<·m2·r). » Nord de l’Europe, Alpes : Altaï ; Alaska.
Gen. PODISMA LATREILLF, 1829
Bord postérieur du pronotum tronqué ou faiblement arrondi, non
anguleux; élytres courts, latéraux, mais il existe des formes marrop-
téres. Cerques des mâles aigus à l’apex.
Distribution. — Partie septentrionale et montagnes d’Europ<· et d’.\sie.
' TABLEAU mas ESPÈCEÉ
~- Tibias postérieurs jaunâtres; mâle à élytres étroits, lan-
céolés (fig. 384), plaque sous—génitale aiguë (fig. 386);
valves de Vovisrapte longues, les inférieures non dentées
(fig. 385) ..................... l. alpina,.

oarnovrànas. — i>on1sMA 231
- Tibias postérieurs bleus ; mâle à élytres larges, ovales
(fig. 387), plaque sous-génitale triangulaire, courte (fig.
383) ; valves de l'oviseapte courtes, les inférieures dentées
(fig. 388) ................... 2. pedestris.
588. 386. 385.
58] 384.
” ln 1
à 1* ·
il
` Ã wi f 1 li)
· / .'; ï \.
% 1 l gz 1
  ‘^
Fm. 383 à. 888. — 383. Plaque sous-génitale du mâle de Podiama pedeatria. -384-. Élytre
de P. alpimz. — 385. Oviscapte de la femelle. - 386. Plaque sous-génitule du mâle
de Podisma alpimz. - 387. Élytre de P. pedeatria. -- 388. Oviscapte de la femelle.
l. Pndisma. alpine (KoLL.). —-— Gryllus alpinus KOLLAR, 1833, Beitr.
Landesk. Oesterr., III, p. 83. -—- Pezolelliœ alpina F1N0r, 1890, p. 162. ——
Pezolelliœ alpinus AZAM, 1901, p. 75. — Podisma alpina Cuomnn,
1922, p. 170, fig. 428, 430, 431 ; -— Hounnmvr, 1927, p. 159 ; ——— (ino-
rann, 1947, p. 86, pl. XI, fig. 143.
(lorps velu, d'un beau vert tournant 51 l’olive en séchant, orné de roux
et de noir. Pronotum lisse en avant, un peu rugueux après le sillon ty- `
pique ; bord postérieur subtronqué, très légèrement échancré au milieu ;
lobes latéraux présentant une bande noire dans leur partie supérieure.
Tuberrule prosternal conique, obtus à l’apex. Élytres lobiformes, latéraux,
ne dépassant pas le 2° tergite abdominal, étroits, plus ou moins aigus S1
l’apex. Fémurs postérieurs à bord inférieur rouge ; tibias des mâles violet
sale à la base, jaunes à l’apex, ceux des femelles entièrement jaunâtres.
Long. dl 16-23 mm., Q 22-31 mm. ; pronot. dl 3,8-6 mm., Q 5-7 mm. ;
élytre (T 2,5-4 mm., Q 4,4,5 mm.
COl'l'lIl'1\1I`l; pâI`l0lS Ulêmü l.I'èS COIIIUHIII, dans ÈOIIÈCS les IHOHÈHQHBS,   pâîtlï

232 oarnorriâaoxoizs
de 1.000 rn., dans les prairies et dans les endroits boisés et frais, sur les Myr-
tilles et autres broussailles. Adulte en août-septembre.
Vosges, très commun (PIEHRAT) ; Ballon dc Servance, col du Stalou,
Ballon d’Alsace (P. REMY) ; Jura'; Massif central 2 Puy-de-Dôme, Plomb du
Cantal, Mont-Dore; Alpes; Savoie, Haute-Savoie, Isère, Drôme; Pyrénées:
Ilautes-Pyrénées, Haute-Garonne ; Haute-Loire : mont Mézenc (G. ma
Yirum), —- Toutes les montagnes d’Europc.
  ·,  .
'·"· ··   .  ··M——È;î _.·1$J· ·· i ’],g:lÉf7iÃl `
        *
_,·-·""`  “ "   i   'É   ' »_.,È" ;; 
A"/A"         \`
  ~·" `—·x
K ¢(;`” il xl
x' *
FIG. 389. -—- Podisma alpina Koll., (È', >< 3.
Cette espèce est assez variable quant à la coloration et surtout la lon-
gueur des organes du vol. On a distingué les formes suivantes Z
forme Subalpîna Frscnnn, 1850, Jahresb. Mannh., p. 27. -— Coloration
générale plus claire; thorax fortement élargi en arrière, 'sans tache noire
médiane, les bandes latérales très étroites chez les femelles. Elytres plus courts
que chez le type. —— Jura suisse; non encore signalé de France.
forme formosanta Faunsroaraa, 1921, Arch. f. Naturg., LXXXVII, p. 164.
—— Elytres dépassant le 38 tergzite abdominal, couvrant complètement le
dessus de l’abdomen ; dessins noirs du pronotum très marqués. — Tessin.
forme 00111113 Br. — Pezoiettix alpinus var. collimz BRUNNER, 1882, Prodr. .
eur. Orth., p. 224, pl. 7, fig. 53 B. — Forme macroptère à élytres atteignant
le 5e tergite abdominal ; taille un peu plus grande ; pronotum à bord posté-
rieur un peu plus anguleux ; fémurs postérieurs ornés de deux bandes brunes
à la face externe. —— Cette forme se trouve avec le type, mais généralement
beaucoup plus rare; en Europe centrale, elle est cependant assez commune
et, d’après BRUNNER, elle peut même être nuisible dans le Wienerwald. Je
n’en connais pas de localité francaise précise et il n’en existe ni dans la col-
lection FINOT, ni AZAM, ni dans la collection générale du Muséum.
2. Podisma pedestris (L.), — Gryllus Locusia pedesiris LINNÉ, 1758,
Syst. Nat., éd. 10, I, p. 433. ——— Pezoielliœ pedesiris FINOT, 1890, p. 163,
pl. 8, fig: 114; — AzAM, 1901, p. 75. — Podisma pedesiris CHOPARD,
1922, p. 170, fig. 425, 429, 432, 433; —— Houtaaar, 1927, p. 159; pl.
VIII, fig. 38; — CHOPARD, 1947, p. 86, pl. XI, fig. 144.

onrxiorrùaas. —— PODISMA 233
Biologie. — PouLToN, 1896, Trans. ent. Soc. London, p. 236; --· .
Faune, 1899, Souv. ent., Ge série, p. 275;Sr.x12c12r>., 1930, Ztschr. wiss.
_Insektenbi0l., XXV, p. 55.
Brun roux ou verdâtre, orné de jaune, front jaune. Pronotum presque
plan, dilaté en arrière chez les femelles, à bord postérieur arrondi. Tuber-
cule prosternal de forme assez variable, le plus souvent conique, droit,
obtus à l’apex, mais parfois plus ou moins aigu, quelquefois aussi courbé
en arrière. Élytres à peine deux fois aussi larges que longs, atteignant à
peine, dans les deux sexes, le bord postérieur du 28 tergite abdominal;
largement séparés sur la ligne médiane, ils sont un peu tronqués à l’apex
avec l’angle interne un peu saillant. Abdomen varié de brun et jaune
dessus, jaune dessous; plaque sous-génitale du mâle conique, courte ;
106 tergite à bord postérieur présentant près du milieu deux saillies
anguleuses noirâtres. Férriurs postérieurs ornés de deux bandes brunes
plus ou moins marquées, à genoux noirâtres, face- inférieure rouge;
tibias bleu foncé vif, ainsi que les tarses, les épines blanches avec l'apex
noir.
Long. d' l5-22 mm., Q 22-30 mm.; pronot. dl 5-5,3 mm., Q ($,7-
8 mm. ; élytre dl 2,5-5 mm., Q 3,5-5 mm.
Assez commun sur les pelouses voisines des glaciers et dans les broussailles,
descendant rarement au-dessous de 1.000 mètres. Adulte en août-septembre.
Haut-Rhin: Rouffach   Gouin); Hautes et Basses·Alpes ; Drôme,
Isère, Var, Alpes-Maritimes; Vaucluse: mont Ventoux ; Pyrénées-Orien-
tales: val d’Eyne (DELMAS et Ramnren); Hautes-Pyrénées: Barèges, Ga-
varnie ; Lozère : mont Lozère (G. on Vrcnm).
Répandu dans l’extrême Nord de l’Europe, dans les montagnes et en Sibérie
où il peut devenir nuisible. '
La variation dans la longueur des organes du vol semble encore plus
marquée que dans l’espèce précédente, allant de la forme maeroptère
à une forme complètement aptère récemment découverte dans les Pyré-
nées espagnoles par E. Moaxmss Aclxcmo.
forme macroptère à élytres et ailes bien développés (élytre d' 17 mm.,
Q 22 mm,).-—· Cette forme, très rare, se rencontre avec le type ; je n’en connais
. aucune localité française.
forme dechambrei Lnraoux, nova. — Dans cette forme, les élytres sont
plus courts que chez les individus typiques les plus fortement brachyptères,
le thorax est plus court, à bord postérieur très peu convexe; chez le mâle,
la plaque sous-génitale est un peu moins large, vue du dessus. —- Long. G
18 mm., Q 24 mm. ; (lytre O" 1,2 mm., Q femelle 2,6 mm. ; col de Larche,
août 1949, 1 (3*, 1 Q (Muséum Paris et cotypes in coll. Leproux).
forme caïpelùna BoL. —- Pezcteltix pedeslris var. carpetanus Botrvim,
1898, Ann. Sc. nat. Porto, V, p. 33. — Ressemble tout à fait au précédent
pour la longueur des élytres, mais en diflérant parla métazone du pronotum
très rugueuse. -— Cette forme se trouve dans les montagnes des environs de
Madrid et pourrait exister dans les Pyrénées.

234 URTHUPTÉROIDES
forme aptère. —- Pyrénées espagnoles: valle del Lago, Somiedo, Asturies
` (E. l\1ORALES Aescmo).
Gen. COPHOPODISMA DOVNAR·ZAPOLSKI, 1932
Vertex plus large que la côte frontale; bord postérieur du pronotum
droit ou un peu concave; sillon typique placé aprés le milieu; carène
médiane nulle. Organes du vol complètement absents et tympans abdo-
minaux rudimentaires.
Distribution. —— Montagnes du Sud de l’Europe.
TABLEAU DES ESPÈCES
— Pronotum rugueux, à points imprimés ; vertex plus étroit
et plus profondément sillonné (surtout chez le mâle) . . . 1. pyrenaea.
-— Pronotum presque lisse ; Vertex plus large et moins profon-
dément sillonné ............ , . . . 2. pedemontana.
1. Cophopodisma. pyrenaea. (F1scH.). —— Pezoieliiœ pyrenaea Fiscmaa,
1853, Orth. Eur., p. 373, pl. 15, fig. 22, 22 a ; — FINOT, 1890, p. 164. —
Pezoieiiix pyrenaeus AZAM, 1901, p. 75. —— Podisma pyrenaea Cnornnn,
1922, p. 171, fig. 434; -— H0ULBERT, 1927, p. 158: -— CHoPARD, 1947,
p. 87, pl. XI, fig. 145.
Brun jaunâtre ou vert plus ou moins foncé ; lobes latéraux du pronotum
plus clairs dans leur moitié inférieure. Pronotum court, rugueux, dilaté
en arrière chez les femelles, presque cylindrique chez les mâles. Tuber-
cule prosternal·court, triangulaire, obtus à.l’apex. Fémurs postérieurs
brun roussâtre, unicolores; tibias d’un violet foncé.
Long. dl 14-17 mm., Q 17-22 mm. ; pronot. dl 3-4 mm., Q -1,5-5 mm.
Assez rare, sur les pelouses élevées des Pyrénées (au-dessus de 1.500 m.),
en août-septembre.
Pyrénées-Orientales: Canigou (Ssurcv), Les Bouillouses ; Haute-Garonne ;
val d’Eyne, commun en 1946 (DELMAs et RAMBIER); Hautes-Pyrénées:
_ Bagnères-de-Bigorre, Pic du l\lidi·de-Bigorre; Barèges, Gavarnie.
2. Cophopodîsma pedcmontana (BR.), — Pezoleilim perlemonlanus '
BRUNNER, 1882, Prodr. eur. Orthopt., p. 223, 230 ; —- AZAM, 1901,
p. 75. — Pndisma pcdemoniana (lHoPARD, 1922, p. 171, fig. 435 ;
llouuznnr, 1927, p. 158.
Vert plus ou moins foncé. Pronotum cylindrique chez le mâle, élargi
en arriére chez la femelle, presque lisse, les lobes latéraux généralement
ornés d’une bande noire occupant toute leur longueur. Tubercule pros-
ternal court, obtus. Fémurs postérieurs brun roussâtre, unicolores;
. Libias postérieurs testacé rougeâtre.
' Long. dl 15-16 mm., Q 21 mm. ; pronot. dl 3,2 mm., Q 4 mm.

oRT11orTi-:nEs. EUPIKEPUCNEMIS 233
Espèce rare en France, qui n’a été signalée que de deux localités : Hautes-
Alpes: la Plane près du mont (lcuèvrc (ui; Swnizvl ; plateau de Gondran
près de Briançon, 2.300 m. (Bmncrmnn) ; co1«1el’1soard (G. ou Viens?).
— Piémont.
Gen. EUPREPOCNEMIS Fmmzn, 1853
Forme allonvéc. Sommet du vertex déclive, un eu concave; côte
l" p
' frontale replète. .\ntennes filiformes. Pronotum En bord postérieur subar-
rondi; disque plan ; caréne médiane peu élevée ; carènes latérales fai-
blement divergentes, un peu eiïacées; tubercule prosternal cylindrique,
incliné, obtus à l’apex. Fémurs postérieurs grêles, à carène supérieure
finement serrulée ; tibias postérieurs sans épine apicale au bord externe.
Élytres bien développés dans les deux sexes. (lerques des mâles coniques,
un peu aplatis à la base,
Distribution. — Genre africain avec quelques espèces indiennes et une
seule dans la région méditerranéenne.
Euprepocnomis plorans ((InARP.). —- Gryllus plorrms CHARPENTIER,
1825, Hot. Ent., p. 134. —- Euprepocnemis plnrnns (luoeanb, 1923.
p. 284 ;— PIOULBERT, 1927, p. 165. fig. 72. _
    U ë~==Hw ^'¢<·r;»·»-===’···-‘ê·:'iàs\ü•·'   ·,
   ·:-F: 31‘@¤·êï !}'§'é*`?É’*·· 
/1 1   1; e=: »»··~·.-,_,_,,;;.    , ··ëe · «g§/-;;=..z··?«’ _
r Ma .. e lec   gi?  - —= ==-e;e·»·ê·$···‘
’; ·=    J sli;  « -7} »   af > ·ç_ `:`§·\9 çi,. ,
· »   ~·».~.  . ._   · _ , ¤ se LQ
/1 Y. €jgw',   _;  ,1    _ ]  ..,`    ,,,1
W Iv ' ~ · 1` ' ‘ /&·ï I  '
jl  H'] k  *1 """   F ·‘L*
I ··*" ' xx I .
/1 ,“_ "  
É 
· He-
 
   
m
FIG. 390. —- Eupwpocnemis plarann Uliarpn (É'. >< 3.
'Festacé fcrrugineux, ou brunâtre orné d'une bande marron foncé s’éten·
dant du sommet du Vertex au bord postérieur du pronotum. Pronotum
faiblement élar i en arriére, à sillon t ic ue situé a irés le milieu, bord
E YP 1 I
antérieur rcbordc, droit, bord postérieur arrondi. Fémurs antérieurs
épaissis chez le mâle ; fémurs postérieurs gréles, Bi face externe ornée d’une
bande longitudinale noirâtre, face interne présentant une tache noire
plus ou moins nette; tibias postérieurs bleu vif dans la moitié basale,
mur res dans la moitié a icale, é ines blanches à a ex noir, au nombre
1 P P P P
de 8 à 11 sur chaque côté. Élytres dépassant l’apex des fémurs posté-
rieurs, étroits, à bords subparalleles, apex tronqué obliquement, brun

236 oR'rr1oPTÉao1DEs
très clair avec quelques petites taches foncées et une bande humérale
jaunâtre.
Long. OX 26-29 mm., Q 34-42 mm. ; fém. post. (T 17-18 mm.,
Q 19-24 mm.; élytre OX 21-25 mm., Q 26-35 mm.
Espèce assez commune en Corse, se trouvant surtout dans les terres cul-
tivées, dans les buissons, au bord des routes ; elle recherche aussi le bord des
eaux où elle plonge volontiers et nage avec facilité. Adulte en été et en
automne.
Corse: Ajaccio. Bastia, Furiani. Campo dell’Oro, Sualtella.
Région méditerranéenne: Nord de l’Afrique jusqu’au Niger: SW. de
l’Asie; Inde.
Gen. CALLIPTAMUS SERVJLLE, 1831
Forme générale courte et épaisse. Vertex large, obtus. Pronotum il bord
postérieur tronqué, ou obtusément anguleux, disque plan à carènes
peu élevées mais bien marquées; tubercule prosternal cylindrique. lisse,
obtus à l’apex. Fémurs postérieurs épais. Élytres et ailes bien développés.
Mâles à dernier segment abdominal fortement renilé; cerques forts,
comprimés en lame courbée, terminés par un grand lobe supérieur arrondi,
une dent médiane et un petit lobe inférieur.
Distribution. —— Europe méridionale, Nord de l’Afrique, Canaries,
Madère, W de l’Asie.
TABLEAU Das ESPÈCES ·
1. Élytres plus ou moins fortement rétrécis il l’apex, de lon-
gueur variable ...................... 2.
—— Élytres non rétrécis à l’apex, atteignant au moins l’extré-
mité de l’abdomen ..................... 3.
2. Forme courte et épaisse; élytres n’atteignant pas l’extré-
mité de l’abd0men ............. 4. wattenwyllianus.
— Forme moins épaisse ; élytres atteignant ou dépassant l’ex—
trémité des fémurs postérieurs ........... 2. îctericus.
3. Fémurs postérieurs avec une grande tache noire à la face
interne, sans bande claire au milieu ; pénis court, tronqué
à l’apex .................... 3. barbarus.
—— Fémurs postérieurs avec 2 ou 3 fascies brunes à la face
interne; pénis très allongé ............. 1. italicus.
I. Calliptamus italicus (L.), —- Gryllus Lovusia ilalicus LINNÉ, 1758,
Syst. Nat., éd. X, I, p. 432. — Calopienus ilalicus Fmor, 1890, p. 160,
pl. 8, fig. 113; - AZAM, 1901, p. 75. — Callipiamus ilalicus CHOPARD,
1922, p. 172, fig. 304, 309, 423, 426 ;— (luorrxnp, 1923, p. 284 ; —— Hom.-
BERT, 1927, p. 163, pl. VIII, fig. 41 ; -- CnorARD, 1947, p. 87, pl. XI,

onrnorrànns. — CALLIPTAMUS 237 ,
fig. 146-157; — Gnassù et Honnxnoe. 1944,*p. 59, fig. II, 1 :16, fig, Ill,
fig. VI, l.
Bi0logie.—FAnm2, 1899, Souvenirs ent., 69 série, p, 264 ; — JAN-
NONE, 1934, Boll. Lab. zool. Portici, XXVIII, p. 75.
· ·· ~=·¤·2· " ’ ,:;;;--*1**}* " mgsv _·_ g
I a *:····..—î —a   rf 
,*%    `7;îÈÈÉgë*   .e.—  ,
»’ .~ ne- ji   É  
/  yi AG;   _ ,,,.,_
// \· I  _®6ü,·q·5\.-~`~‘ ·    '~\_
  \ `.
1/ \—.,- X
Flu. 391. - Calliplmnus iialicua L., G', >< 3.
Brun, gris plus ou moins taeheté de noirâtre, ou ferrugineux ; le prono-
tum unicolere ou orné de deux bandes claires le long des earènes latérales,
ces bandes se prolongeant sur les élytres (var. marginellus SEnv.).
Élytres notablement plus longs que l’abdomen, dépassant de 3 mm, (dl)
à 5 mm. (Q) l’apex des fémurs postérieurs. Fémurs postérieurs à face
interne rougeâtre, teintée de jaune entre les fascies brunes; fascie basale
petite, bien marquée, ne dépassant pas la carène supéro-médiane, fascie
moyenne n’atteignant pas la carène inféro-médiane, effacée après, fascie
subapicale pouvant atteindre la carène inféro-médiane, mais effacée à
ce niveau. Tibias postérieurs à face interne rougeâtre, face externe un peu
 
t xQ;\
-5 xs   ·-»· .- 
, ` »‘ ` .¥`É`î**=··y~ `î ~
F    "·=  'li., a- `
T dp" pe//I l   ‘[f|"â€l,:jàj   ‘
\¤ï..··~ ;.¤·$` ;.A;L_._.!·' ly
\· gl
· Flu. 392. — JeuI1ela.rVe de Calliptmrms ilalicua, ;< S (dessin de M. N. KUl&SAKOFF)·
plus pâle. Appareil ropulateur très allongé, l’apex du pa'-nis presque aigu.
(lerques du mâle à dent médiane 6 fois aussi longue que le lobe inférieur.
Long. dl 19-20 mm., Q 26-29 mm.; élytre d' 18 mm., Q 24-26 mm.
Espèce très commune en France dans les endroits incultes, les cultures,
les prairies; adulte de juillet à novembre. La ponte eommence peu apres la

238 oarnorréaoinas
dernière mue et peut durer j1isqu’en octobre : elle se fait généralement dans les
terrains argileux, durs. Une femelle peut déposer jusqu’à G oothèques, conte-
nant chacune 25 à 45 œufs; l’o0thèque présente un étranglement avant le
bouchon de mucus. Les larves sont de couleur noirâtre avec une tache claire
sur les côtés du pronotum; elles sont souvent très nombreuses et montrent
une certaine tendance à former des bandes ; elles subissent cinq mues. Cette
espèce, très commune dans une grande partie de la France, s’est montrée
très nuisible certaines années, aux environs de Niort en 1901, en 5eine-et-
Marne et dans le Midi en 1943. I
Très répandu presque partout au sud de la Loire ; remonte jusqu’à Fontai-
nebleau et à Lardy dans la région parisienne, dans les Vosges (PIERRAT),
l’Aube, la Moselle; Haut-Rhin : Rouffach (F. Gouin) ; Uise : Senlis (MABILLE) ;
Morbihan : environs de Vannes (SELLIER). Corse. — Europe centrale et
méridionale.
2. Calliptamus ictericus SERVILLE, 1839, Ins. Urth., p. 689 ; — Gaassiâ
et HOLLANDE, 1944, p. 58, fig. III.
Cette espèce se distingue de la précédente surtout par la forme des
élytres qui n’atteignent pas l’extrémité des fémurs postérieurs et sont
distinctement rétrécis vers l’apex. Les fémurs postérieurs, à face interne
° jaunâtre, présentent, comme iialicus, 3 taches sombres à la face interne ;
tibias à face interne saumon clair. Ailes très peu colorées dans la forme
typique. Cerques du mâle à dent médiane courte, deux fois et demie
aussi longue que le lobe inférieur. Pénis court et large.
Long. CT 15 mm., Q 25 mm.; élytre d' 7-9 mm., Q 14-15 mm.
Cette espèce ayant été généralement confondue avec la précédente, sa répar-
tition en France est difficile à fixer ; elle do1t cependant être très méridionale.
D’après DELMAS et RAMBIER, commun à l’est du Rhône. Var : Callian (BER-
` LAND), Draguignan (GRASSÉ et HOLLANDE). '
Afrique du Nord ; région méditerranéenne ; Asie tempérée _]usqu’à la Mand-
cbourie.
ssp. Ghûpürdî GaAssÉ et HoLL.~.1~:oE, 1944, Arch. Zool. exp., Notes et Re-
vue, p. 58, 63, fig. 1, 3 à fi, fig. 111, fig. IV, 3, fig. V1, 3. -—— Differe du type
par les taches de la face interne des fémurs postérieurs plus marquées et plus
étendues ; tibias postérieurs à face interne carmin clair. Ailes colorées en rose
S1 la base.
Long. d' 13-19 mm., Q 26-30 mm. ; élytre çi 9-13 mm., Q ZU-22 min.
Cette forme‘semble plus répandue que le type en France.
Seine-et-Marne: Fontainebleau; Yonne: Arcy-sur-Cure ; Puy-de- Dôme :
Mont-Dore; environs de Besse: Charente-Maritime; île de Ré; Dordogne '
(Gimssé et HOLLANDE)2 Gironde: La Teste (1*`IN()T)Z Aveyron: Le Rozier ·
(C1-1o1>An1>) ; Pyrénées-Orientales : Vernet-les-Bains ; Hautes-Pyrénées : col
du Tourmalet (CHOPARD). Corse. — Portugal et probablement tous les pays
méditerranéens.
3. Calliptamus barbarus (Cosrix). — Acridium barbarum C0sTA, 1836,
Faun. Nap.. Ortott., p. 13, pl. 2, fig. 1 A-D ; —— GRASSÉ et HoLLANDE,
I947, p. 38. fig. III.

_ 0nT11oP'rÈR1ss. — C\I:LIPT.\MUS 239 .
Espèce surtout caractérisée par les taches de·la face interne des fémurs
postérieurs; la tache basale est presque nulle, la médiane très grande,
la subapicale plus ou moins marquée, mais réduite à l’aire supéro-médiane.
D’après JANNONE, cette espèce ne doit pas s’él0igner beaucoup du bord
de la mer et pond dans les terrains sableux ;elle est représentée en France
par deux formes.
ssp. mllllmtls Ivanov. - Caluptenus minimus IVANOV, 1888, 'l`r. lsp. Prir.
Khark. Univ., XXI,p. 35, pl. III, fig. x-x1; Gnassâ et Hotumne, 1944,
p. 59,-1ig. III, fig. IV, 1, fig. VI, 4. -— Fémurs postérieurs à face interne
rouge orangé avec une tache médiane plus nette, mais moins étendue que
chez le type, atteignant la carène inférieure ; tibias postérieursà faceinterne
rouge orangé. Pénis du mâle court et large; cerques à dent 3 fois aussi
longue que le lobe inférieur. — Long. O" 15-18 rnm., Q 25-30 mm. ; élytre
©" 12-14 mm., Q 29-22.mm. — Var: Fréjus; Pyrénées-Orientales : Amélie-
les·Bains (Gimssâ et IIOLLANDB); Corse. —- Russie méridionale, Sicile.
ssp. m0nSp9l18I1SIs Gimssé et Hox.x.Amm, 1944, Arch. Zool. exp., Notes et
Revue, p. 59, fig. IV, 2. — Fémurs postérieurs à face interne rouge, surtout‘
chez le mâle, sans teinte orangée ; tache médiane généralement très déve-
loppée, de forme oblongue, occupant tout le tiers moyen ou plus. Extrémité
du pénis moins large que le précédent, se rapprochant d'ictericus. —- Long.
d' 20-21 mm., Q 34-35 mm.; férn. post. cf 12 mm., Q 19-20 mm.; élytre
J 14-15 mm., Q 25-26 mm. — Hérault : Palavas·les-Flots (Gx<AssÉ et Hot-
LANDE).
-4. Calliptamus wattenwylianus PANT. — llaloplenus ilalicus var.
· waflenwyliana PANTEL, 1897, An. Soc. esp. Hist. nat., XXV, p. 76; ——
4\ZAM, 1901, p. 75. —— Calliplamus ilalicus var. wallenwyliana (îuomuo,
1922, p. 172 ; — HoULBERT, 1927, p. 163. ——— Calliplamus wallenwylianus ·
Gxmssrë et HOLLANDE, 1944, p. 59, fig. II, 7, fig. III, fig. V, fig. VI, 2.
Espèce de forme particulièrement courte et épaisse, à élytres plus courts
que 1’abdomen ; pronotum un peu gibbeux sur les côtés, arrondi posté-
rieurement, à carènes latérales courbées en dehors. Fémurs postérieurs
fi face interne jaunâtre, mais carène inféro-interne teintée de rose_saumon ;
Il taches brunes très réduites, ne dépassant. pas l’aire supéro-médiane.
tlvrques du mâle à dent trois fois aussi longue que le lobe inférieur:
appareil copulateur court et large.
Longqdl 17-20 mm., Q 30 mm.; élytre OX 10-13 mm., Q 15-17 mm.
Var: llamatuel, Bagnols, Montauroux (AMM), Callian (BERLAND) ;Saint·
Tropez; Bouches-du-Rhône: Crau; Hérault: Montpellier (D1a:1.MAs et RAM- ,
men); Pyrénées·()rientales: col de Cerris, Banyuls. -— Maroc, Espagne.
Gen. PARACALOPTENUS Bomvan, 1876
Voisin du genre précédent; pronotum à carène médiane peu élevée,
carènes latérales à peine saillantes ; tubcrcule prosternal obtus, un peu
comprimé. Élytres courts, latéraux; ailes nulles. Extrémité abdominale

240 orrrnorréaoxnns
i du mâle à tergites plus ou moins soudés entre eux ; eerques compri-
més, incurvés. '
Distribution. — Sud de l’Europe, Sud-Ouest de l’Asie. Une seule espèce
en France.
Paracaloptenus bolivari UvARov, 1942, Proc. R. ent. Soc. London,
(B) 11, p. 90, fig. 1. —— Pamcalopienus Brunneri AZAM, 1901, p. 76. ——
Paracalopienus mlopienoides CHOPARD, 1922, p. 173; -— HOULBERT,
1927, p. 164, pl. VIII, fig. 42; —- GHo1>A1>rD, 1947, p. 87, pl. X1, fig. 148.
Brun ou ferrugineux, présentant des variations de couleurs analogues à
relles présentées par les (Jallipiamus. Pronotum à bord postérieur tronqué-
  :‘'    
       
‘ «’/’ i@‘i·’P?ii,îÉ_>·§~\‘t' M _ Qrq   ·;-r `”""??i.,_
I""*     L; 
\\ \,`.` .
  I. \ •
¢s»f"~`
FIG. 393. —- Pamcœloptenus bolivari Uv., (j' , X 3. _
arrondi, non excisé. carènes latérales très obtuses. Élytres ne se tourhant
pas sur la ligne médiane, un peu plus longs que le pronotum, anguleux
à l’apex, unicolores, tachetés de brun ou ornés d’une bande pâle.
Long. OX 14-22 mm., Q 20-38 mm. ; pronot. 61 3-4,5 mm., Q 5-8 mm. ;
élytre d' 2-4 mm., Q 4-S mm.
Assez commun en juillet-août, mais très localisé. Aude: Axat, environs
de Prades; Pyrénées-Orientales: massif du Canigou (AzAM); Py, ravin de
Roja (LESNE). Très commun et même nuisible en 1945-1946 (DELMAS et
RAMME12). —- Catalogne, Cerdagne.
Famille des ACRIDIDAE
Espèvvs le- plus souvent de petite taille, à prosternum ne présentant
ni tuberoule, ni saillie le long du bord antérieur ; fovéoles texnporales en
général bien marquées, latérales, quadrangulaires ou triangulaires.
Les espèces de ce groupe sont bien moins nombreuses que les Catan-
iopidae et relativement plus abondantes dans les régions à climat tempéré.
Elles se répartissent en deux grandes sous-familles, qui, en réalité, ne

oRTlIoPTÈnEs. — \CRlDIDAÉ 911
reposent que sur des caractères souvent incertains; les formes fran-
çaises peuvent être cependant facilement distinguées.
— Vertex formant avec le front bombé un angle arrondi;
fovéoles temporales triangulaires ou pentagonales ; fémurs
postérieurs ne présentant à la face interne qu’une crête
stridulante faible ou sans cette crête; élytres présentant
toujours une nervure intercalée, plus ou moins fortement
serrulée; ailes très souvent colorées .... (p. 24l) Oedipodinae.
— Vertex formant avec le front un angle aigu ; fovéoles tem-
porales en général quadrangulaires; fémurs postérieurs
portantà la face interne une crête stridulante de tuber-
eules (1) ; élytrcs présentant rarement une nervure inter-
euléc ; ailes presque toujours transparentes. . . (p. 2(3‘)) Acridinae.
Subfam. OEDIPODINAE
TABLEAU DES GENRES
l. Pronotum à earène longitudinale médiane bien marquée,
entière ou interrompue seulement par le sillon typique. ..... 2.
~— Pronotum 31 earène médiane nulle ou peu élevée, et présen-
tant deux eoupures .................... (5.
2. Carène du pronotum entière; un gros point enfoncé sur
le disque, de chaque côté de la earene (fig. 394). Ailes rouge
vermillon avec l’apex noir .......... (p. 243) Psophus.
-— Carène du pronotum plus ou moins nettement interrompue
par le sillon typique .................... 3.
3. (larène plus ou moins haute, comprimée, assez régulièrement
convexe, à coupure peu marquée ............... 4.
— Carène droite, à coupure très marquée et accentuée par ` _
l’abaissement de la carène dans la métazone (fig. 395) ...... 5.
4. Carène à coupure à peine marquée; pronotum présentant
4 bandes blanchâtres en forme de eroix (fig. 396). Ailes
jaunes avec une bande noire arquée ...... (p. 244) Oedaleus.
— Carène à coupure étroite mais bien visible ; pronotum pré-
sentant habituellement 2 raies noires longitudinales
(fig. 397). Ailes sans bande noire ........ (p. 245) Locusta.
5. Carène supérieure des fémurs postérieurs entière (fig. 398) (p. 248) Calas.
·-'(larènesupérieure des fémurs postérieurs brusquement
abaissée après le milieu (fig. 399) ...... . (p. 248) Oedipoda.
G. Pronotum fortement rétréci en avant, à Carène médiane
nulle dans la prozone, très faible dans la métazone (fig. 400)
.................... (p. 253) Sphîngonotus.
l. Sauf chez Paraplmrus et Mecoatethus.
16

242 orrrrrorriênoioas
— Pronotum faiblement rétréci en avant, à carène médiane
peu élevée, mais bien visible sur toute la longueur (fig. 401) .... 7.
7. Corps très pubescent; pronotum court, à sillon typique
situé presque au milieu gailes roses à bande noire (p. 256) Acrotylus.
« *5 ..."î—       É i '
Q si /—~   =-.-.·  àiasvga `·    
/ É ~       [   » ··r.
# . ’ ». '
' J /2 il
5_g4_ É 595 *9 ’ 5.92.
4,01. 400. ix 402.
,. ` .1)    *à···.
,  · \ .,r...,,,  l"· e‘r‘‘    
 __·:- :·;:      .'-,     ·~·,
gg ;"`?”"' JT ?  ït, ,. .,,,  
A <» la   l»r”ï"" 4.0
W,/kl.\F)}J;(   )r~~-··^r.·. L 3.
  î.., /  %;1‘f5·i·', :=· Aix  `\ .,,...»·-·-,,î..___..=î
j â' .’.·       '· ···'`   `‘'' =.¤ P‘ï:Ñi·ï-`    3 "¤
4 É), «. n , H ],   §·1;.}.·§·§‘;?;_î,·="· »»ï”  
/ '   ~   ··..j '   — »,, —
tfvï ,,4 u il ` ‘—»<+.·.g;, \"\ N
\2/" \`
ggôg .3.9.9.
F10. 394 à. 403. —-— 394. Pronotum de Psophus. —— 395. Pronotum d’Owlip0da. —
396. Pronotum d’Oedaleus. — 397. Pronotum de Lovunta migmioria forme solitaire. —
398. Fémur postérieur de Celes. —— 399. Fémur postérieur d’0¢>dip0da. — 400. Têtn et
prountum de Sphingmwtus. — 401. id. d’Ac1·0ty7*us. —-— 402. Élyfre d’Epr1z·1·nmia. ——
403. Élytro d’A'i0l0pu.s; i, norvurc intercalée.
— Corps presque glabre ; pronotum allongé, à métazone plus
longue que la prozone ................... S.
8. Veine intercalée faible, irrégulière, légèrement serrulée,
située au milieu _de l’espace discoîdal (fig. 402); fovéoles
temporales triangulaires .......... (p. 260) Epacromius.
~— Veine intercalée sinuée, touchant presque la médiane à
l’apex (fig. 403) ; fovéoles temporales allongées, trapézoï-
dales .................... (p. 258) Aiolopus.

oR’rHo1>·rÈm2s. — Psormrs 213
Gen. PSOPHUS Fnzrsan, 1853 i
Vertex large, fovéoles temporales nulles. Pronotum renflé cn avant,
déprimé de chaque côté à la hauteur du sillon transversal; caréne mé-
diane entière, assez élevée, presque droite vue de profil. Élytrcs larges,
un peu abrégés chez la femelle. Fémurs postérieurs à caréne supérieure
aiguë.
Distribution. — Une seule espèce habitant l’Europe, la Sibérie, la`
Mongolie.
i/Psophus stridulus (L.), — Gryllus Locusla slrirlulus LINNÉ, 1858, Syst.
Nat., cd. X, I, p. 432. — Psnphus slridulus FINOT, 1890, p. 156, pl. H,
. y`
..... ..·,   `>ï`i¤iiix.~îil ·~
i .     3  ·
    fîëi’i'l=“i` 1
lxâgïîg gp _î;g·   ' ;:;§;î;.=i;.,..5s;,;è;,j,·,t-,}îî.:£;.;,. ‘..·  
/ "zl,. *‘  ("‘g_§,;§j:·js' .@*}fi«  §É_l',/  
w Q. ··. ag,   :`<·`,ëQ.=._â!;§;;£; ,5;;.-   qi,
pl "   " »`·‘ N  `~,_
j \i§
Fm, 404. — Pnephus stridulus L., O', ><·3.
fig. 109; —- AzAM, 1901, p. 68; — (luoiuao, 1922, p. 160, fig. 401 ; —
llounnanr, 1927, p. 121, pl. V1, fig. 19; —— Cuopsno, 1947, p. S1, pl. X,
fig. 128.
Biologie.- Pourxrou, 1896, Trans. ent. Soc. London, p. 238 ;J- ENSLIN,
Ent. Rundsch., 1921, p. 21.
Brun, gris ou noirâtre. Élytres ponctués de pâle, un peu plus courts
que l’abd0men chez les femelles. Ailes rouge brique avec une grande
tache noire apicale. Fémurs postérieurs généralement plus clairs que le
corps, avec deux taches foncées au bord supérieur; tibias postérieurs
bruns ou noirâtres, annelés de jaune à la base.
Long. dl 23-25 mm., Q 30-40 mm. ; pronot. O" 7,5-8 mm., Q 8,5-
10 mm.; élytre dl 24-27 mm., Q 18-23 mm.
Espèce assez commun e, surtout dans les régions montagneuses, à une 'alti-
tude moyenne. Le mâle produit en volant un bruit strident trés fort et carac-
téristique. Adulte de juillet à octobre.
Vosges, Jura, M a ssif central, Pyrénées, Alpes ; — Loir·et·(Èher: Chambord,
lande couverte de la ruyèrcs et d’ajoncs ; Maine-et-Loire ; Morbihan : lande de

244 oarnoeriànoinrzs
Lanvaux (HERVÉ-BAz1Nl ; Aube: Mussy, Les Riceys (D’ANTESSANTY);
Saône-et-Loire: Couches—les-Mines (MARCHAL) ; Allier: Puy de Montoncelle,
1.200 m.•   OLIVIER); Aveyron; Lozère; Dordogne: env. de Périgueux,
Les Eyzies (Gimssûlz Gironde: landes de Bordeaux (Bnisour); Landes;
Herault : la Salvetat (GRAssÉ) ; Grande—Chartreuse (D,ANTESSANTY`) ; Drôme:
Valence (DERIARD).
var. elmêfi XARNY, 1910, Mitt. Naturwiss. Ver. Univ. VVien, VIII, p. 57.
—- Variéte à ailes jaunes, trouvée par KARNY aux environs de Vienne, qui
pourrait se rencontrer en France.
Gen. OEDALEUS FIEBER, 1853
Tête grosse, arrondie ; vertex légèrement earene entre les yeux ; foveoles
ternporales petites, triangulaires. Pronotum rourt, En carene médiane
``~—, ._ ( ,  ‘ K,.
‘\à4‘ï"‘·   A  
\¤§£*   ff) 1 **     [ .1 , `Q e
·, .   ·.î,;Ã`î,}?‘ U;  
#,,___4,j‘@ï—  
\   xgx
cq- ~\_`_`<
F10. 4-05. — 0Pdl7·l!"ll8 decorus Germ., (j', X 3.
élevée, entière ou tres faiblement interrompue par le sillon typique ; disque
orné de 4 lignes blanches, disposees en croix. Élytres dépassant 1’extre-
niité de llHD(l()IIlL‘I1; ailes jaunâtres avec une bande noire.
Distribution. -— Sud de l’Europe, Asie, Afrique, Australie. Une seule
espece en France.
°\4 Oedaleus decorus (Gaim,). —~ Acrydium decomm Gamma, 1826,
Faun. Ins. Eur., XII, pl. 17. -— Oedaleus derorzzs (liioixxnn, 1947, p. 81,
pl. X, fig. 129. —-— Ordaleus nigrofascialus F11~1o'r. 1890, p. 133 ; — » AZAM,
1901, p. G8; — Gnorenn, 1922, p. 161, fig. 402; ~ GnorARn, 1923,
p. 283; — HoULBERT, 1927, p. 122, fig. (S8.
Biologie. — FABRE, 1899, Souv. ent., 6** serie, p. 271 ; —— STAEGER, 1930 ;
——- ZIMIN, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. (37, pl. VIII, fig.44,
pl. X, fig. 53.
Grand ; vert ou testaeé avec des taches brunes et le dessin caractéris-
tique du pronotum très net ; tête ornée d’une bande brune derrière chaque

ormrorrànns. — LOCUSTA 245
oeil. Élytres avec une bande verte dans le champ antérieur, la base mar-
quée de deux grandes taches brunes, la partie apicale presqu.: trans-
parente avec des petites taches brunes ou jaunâtres. Ailes ii base jaunâtre
avec un': large bande médiane arquée, noirâtre. Fémurs postérieurs ornés
à la face externe de deux bandes brunes; tibias postérieurs rougeâtres,
annelés de jaune à la base.
Long. dl 18-30 mm., Q 25--13 Illlïl.; férn. post. dl 12,5-18,5 min.,
Q 19-25 mm. ; pronot. dl 4-7 mm., Q 5-5,9 mm. ; élytre O" 16-27 mm.,
Q 25-34 mm.
Endroits arides et secs; adulte de juillet à octobre. Uothèque de forme
cylindrique, légèrement courbe, arrondie au bout inférieur, de 3 à 4 centi-
mètres de longueur; les œufs sont au nombre d’une vingtaine, d’un roux
orangé, ponctués.
Très commun dans 1’()uest, le Centre et le Midi ; remonte jusqu`aux envi-
rons de Paris, ix Fontainebleau ; indiqué autrefois du Vésinet et de Conflans-
Ste-lfonorine (Bnrsour). lle de Ré; Corse.
Espèce répandue dans presque toute l’Afrique et le Bassin méditerranéen.
Gen. LOCUSTA LINNÉ, 1758
Grande taille ; tête arrondie; sommet «1u_vertex large, convexe ; fo-
véoles temporales petites, triangulaires. l’ronotum à caréne médiane plus
ou moins élevée, entière ou légérement ineisée par le sillon typique. Élytres
longs, ailes hyalines.
Distribution. — Europe, Asie, Afrique.
hl Locusta. migratoria L. — Gryllus Lecnsla migralorius Lnwé, 1758,
Syst. Nat., éd. 10, I, p. -132. — Pnchylylus rnigrvzlorius F1No'r, 1890,
p. 153, pl. 8, fig. 107;- AzAM, 1901, p. 08 ; — lloutunur, 1927, p. 123,
fig. (39. — Locusla migraloria Ciromno, 1922, p. 161, fig. 404 ; —- (Z110-
PARD, 1947, p. 82, pl. X, fig. 130-131. — Pachylylus rineraseens F1NoT,
1890, p. 153, pl. 8, fig. 108, pl. 13, fig. 161-163. —- Pachylylus danicus
.\zAM, 1901, p. 08. — Locusla migraloria ph. rlanica (1nor·.~.m>, 1922,
p. 102, fig. 403 ; — Cnoraim, 1923, p. 283.
Biologie. —- FABRE, 1899, Souv. entom., (1*5 serie, p. 2137 ; -— Gmssië,
1924, Bull. Soc. ent. Fr., p. 46; e Uvnnov, 1928, Locusts and Grass-
hoppers, p. 237 ; -— REMAUDIÈHE, 1947, (1. R. Ac. Sc., (ZUXXIV, p. 68 ;
-— REMAUMÈRE, 1948, Rev. Pathol. végét., XXVII, p. 25 ;— id.,p. 147,
220; —SELL1ER, 1948, Arch. Zool. exp., Notes et Revue, LXXXV, `
p. 199 (1) ;— Z1M1N, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 06, pl. VII,
fig. 36, pl. X, fig. 54.
1. On trouve dans les travaux d’entomo1ogie appliquée de nombreux renseignements
sur la biologie de cette espèce ; il m’est impossible de citer ici tous ces travaux.

246 ORTHOPTÉROIDES
Phase solitaire. — (fest l’insecte qui a été autrefois désigné sous le nom
de Paclrylylus cinerasccns ou P. danicus   Les deux sexes sont dc tailles
assez différentes, la couleur variable, le brun dominant souvent chez les
mâles, le vert chez les femelles. Vertex plat, sans carène médiane, non
séparé de la côte frontale. Pronotum rétréci antérieurement, orné géné-
ralement de deux bandes brunes, à bords antérieur et postéI·ieur bien
anguleux ; carène médiane convexe, un peu renflée dans la prozone,
chez la femelle surtout. Élytres dépassant bien l’extrémité de l’abdomen
dans les deux sexes, ornés de nombreuses petites taches brunes, disposées
en zones transversales. Ailes hyalines avec les nervures noires et l’apex I
légèrement enfumé. Fémurs postérieurs à carène supérieure faiblement
serrulée; tibias rougeàtres à l’apex.
Long. d'29—37 mm., Q 35-51 mm. ; fém. post. d' 19-22,5 mm., Q 25-
30 mm.; pronot. Ol 7,5-8,5 mm., Q 9-14 mm. ; élytre (T 33-40 mm.,
Q 40-58 mm.
Il semble exister en France des races locales de cette espèce, surtout
distinctes par leurs caractères biométriques. Dans le Sud-Ouest, c’est la
race gallica REMAUDIÈRE, dont il va être largement question à propos
des formes grégaires, de taille relativement faible (él. Ol 35 mm., Q 45
mm.) ; dans la région de Montpellier, c’est au contraire une très grande
race voisine de la forme de Russie méridionale rossica UV. et ZoL. (conf.
REMAUDIÈRE, 1948).
Assez commun dans les endroits incultes, les bois, les cultures. Se rencontre
toujours isolé, même dans les endroits où il est commun, et ne forme jamais
de nuages; très rapide, cet insecte s’envole avec une grande facilité et à de
longues distances. Adulte de juillet à novembre, hivernant assez souvent ii
cet état dans le Midi. La ponte a lieu dès le mois d’avril, d’après FABRE, en
juillet seulement d’après Grmssâ, qui suppose qu’il y a peut—être deux géné-
rations ; je pense plutôt que les pontes se prolongent pendant plusieurs mois
et qu’une partie des individus hivernent à l’état de larves âgées, tandis que
les pontes tardives n'éclosent qu’au printemps. Uothèque cylindrique, longue,
contenant 55 à 115 œufs. Les larves sont de couleur extrêmement variable,
mais généralement uniforme, allant du vert au rougeâtre, au jaune ou au
noir.
Habite une grande partie de la France au Sud de la Loire ; remonte même
en Seine-et-Marne : Fontainebleau (Le Long Rocher), en Bretagne, Morbihan :
environs de Vannes et d’Auray (SELLIER) ; Moselle : environs de Metz (LIEN-
IIART) ; Meurthe-et·Moselle : plateau de Ludres (LIENIIART) ; Côte-d'()r
(PARIS). ·
Espèce à distribution géographique extraordinairement étendue, compre-
nant toute l’Afrique, Madagascar, une grande partie de l’Europe et de l’Asie_
Phase grêgaire. — Les deux sexes presque égaux et de grande taille,
de couleur variable, gris jaunâtre ou verdâtre, avec des parties vertes
1. Dara un travail qui vient de paraître, BARBIE (1951, p. 313) considère que le Locustu
denim, d’Europe occidentale, est spécifiquement différent de L. migmtoria, tous deux
d'ailleurs étant susceptibles de devenir grégaires.

onruorrisnns. — LOCUSTA 247
et des dessins bruns peu marqués. Vertex convexe, raréné au milieu,
scparé de la côte frontale par une petite saillie transversale. Pronotum
relativement court et large dans la métazone, la carène médiane basse,
dro1te ou même concave, vue de profil. Élytres longs, ponctués de brun ;
ailes transparentes, légèrement enfumées à l’apex. Fémurs postérieurs
Jaune verdâtre avec deux grandes taches noirâtres à la face interne;
tibias postérieurs jaunâtres.
Long. Ol 35-50 mm., Q 42-55 mm. ; p1·onot. 8,5-10 mm. ; élytrc d' 42-
54 mm., Q 46-50 mm.
` 1 - i-:· ::—r·—=r:··· ***2, ,.   
l gp , · ·~   _  v
        I`;
// " ,. wm" 7 ., -,1 ,` _
'FJ `*-‘—:._ `
·~-- r t . . , ·/‘ É?
_   xzjwggs ;· » È z ’   .·;-1•· ‘§*:'gîerr· ,
x'   "" ;i1 iv;'$;à5¢·"î îL¢-; LQ?
         
,· `ÈW '\\'*i•_    
,· •· ` s` ··‘ «.m@¢!M’l’··· -
/ ~ i
P ` s
/  ,
I
Fm. 406. —- Locuslu migraioria L., en linut, forme solitaire. en bus, forme
grégaire de France, X 2.
Les captures certaines du véritable migratoria grégaire sont rares: Bm-
souT l’a signalé en 1848 près de Sceaux où deux exemplaires seulement ont
été capturés, ainsi qu`un troisième sur les fortifications de Paris. C`est peut-
être cette forme qui a été citée la même année par Laaournàuis, en grand
nombre et formant des nuages, a Bourg·d OISHDS liseré) ; ees derniers Insectes
venaient du Valais (voir Fanounr, 193l, Les Criquets migrateurs en Valais,
Bull. ilfurithienne, Soc. val. Sc. nat., XLVIII, p. 57-77). Un individu en a été
capturé dans l’Eure, à Bueil fCH()PARD). l · ·
Un s'était habitué à considérer la grégamsation de cette espèce comme
impossible en France. Le phénomène observé dans le Sud-Ouest entre 1944
et ii)48 a complètement mfirrné cette op1n10n. En effet, le Criquet migrateur
s'est développé en masses considérables dans les landes de Gascogne ; I’inva-
sion semble avoir pris naissance dans les terrains dévastés par les incendies
et avoir été favorisée par des années très chaudes et'très sèches.~La forme du
Sud-Ouest de la France est très différente de migratoria typique et se rap-
proche beaucoup de migratoria. mfgmtorioidcs R. et F., d’Afrique; elle a été
nommée gallica par REMMJDIÈRE (C. R. Ac. Sc., CCXXV .4947), p. 1025).

248 oarnorriîaomes
Liéclosion a lieu en mai et se prolonge jusquà la mi-juin; les larves sont
de couleur noirâtre avec des taches jaunes; après 5 ou 6 mues, suivant le
sexe, les adultes apparaissent vers la fin du mois de juin et des grands vols
furent observés à partir de fin juillet. La ponte s_`elTectue du début de sep-
tembre à ün octobre ; elle comporte en moyenne quatre oothèques contenant
chacune environ 40 œufs. Les oothèques peuvent être parasitées par de
nombreux Diptères (Bcmbyliidae, Thercvidae, Sarcophagidae); les larves et
les adultes sont eux-mêmes souvent parasités par des Diptères Sarcophagitlae
et surtout par un Muscide, Acridrmyia sachurovi STACK (REMAUDJÈRE,
1947, Bull. Soc. ent. Fr., p. 117).
Signalée d’abord dans les Landes et la Gironde, cette forme grégaire s’est
avancée vers le Sud jusqu’au littoral méditerranéen, de l°Aude au Var; elle
a atteint d’autre part l Seine—et-Marne, la Seine-et—()ise, la Bretagne, la
Manche et le Sud de l’Angleterre. En 1949, l’invasi0n était en pleine régression
et l’insecte est devenu introuvable.
Gen. CELES Sisussuas, 1884
Forme courte et épaisse; pronotum non rétréci en avant, à carène
médiane peu élevée; fémurs postérieurs à caréne supérieure entière et
droite. Organes du vol dépassant peu l’extrémité de l’abdomen; ailes
colorées.
Distribution. — Sud de l’Europe; Asie paléarctique.
· Calas variabilis (PALL.). — Gryllus variabilis PALLAS, 1771, Reise, I,
I. p. 467. - Oeclipoda variabilis FINOT, 1890, p. 148. —— Celes variabilis
.\zAM, 1901, p. 69; — Gnomao, 1922, p. 163, fig. 406 et 408 ; — Hour.-
BERT, 1927, p. 127, pl. V1, fig. 21 ;—— CHOPARD, 1947, p. 83, pl. X-, fig. 132.
Brun ou noirâtre. Vertex large, obtus. Pronotum à sillon typique placé
au milieu et présentant en arrière deux ou trois petites côtes obliques.
Élytres noirâtres ou bruns, avec des taches plus foncées, relativement
courts et larges ; ailes à base rose, rarement bleu pâle, présentant à l’apcx
une tache enfumée assez foncée et assez nette, s’étendant peu dans le
champ postérieur (fig. 408). Fémurs postérieurs avec deux taches noires,
triangulaires; tibias postérieurs noirs.
Long. ©" 18-25 mm., Q 22-34 mm. ; pronot. CT 4-5 mm., Q 5-6,5 mm. ;
élytre di 14-19 mm., Q 19-25 mm.
Assez rare et localisé dans les endroits incultes, secs; août-septembre.
Aveyron: causse du Larzac, près Millau (Dr 1)ELMASj ; Lozère: environs
de Mende (CHOPARD) : très commun sur tout le Larzac, le Causse Noir et le `
Causse Bouge, en 1947-1949 (DELNIAS et RAMBIFR).
Gen. OEDIPODA SERvn.LE, 1831
Corps glabre ; Vertex concave, obtus ; fovéoles temporales triangulaires
ou irrégulièrement pentagonales. Pronotum rugueux, bien rétréci anté-
rieurement, à bord postérieur triangulaire ; sillon typique placé avant le

URTHOPTÈRES. — DEDIPODA 249 '
milieu, carène médiane assez élevée, profomllixxwnt interrompue par le
· 4 08 . 4/5. `
·v•~•·~ ' . .
— l U" < , -
' ' . s   1
. " · É'? ~ ne ‘:2:`;···
~ ’, ::».,-_ J   gi;
w   \ . ` ,·  
1 I ` ’
4/0. 4/.5 ._ '
```^' ;rë~ Ã àà
· · ·€ ‘
4./]. 4/6’. _
“ ···:;¢>
· 4 /2. 4 /.7.
É 7
F10. 408 à 417. — Ailes gremdcur nutuwllc de: 408. (,'¢·l1·x variabilix. — 409. ()z·¢lipu«la
lunvocincta. —- 410. O. charynmliwi. — 411. O. ('OPI"U·lG•‘fC€77·8· — 412. O. miniuta. ——
413. Jcroiylus inaubricus. -— 414. .1. innubricus liarheri. —· 415. S]1hi1zg0rz0tusa:c¢r¢u·
runs. — 416. S. arrmariua. —— 417. S. vyanoptervœa.
sillon. Élytres longs; ailes en général vivement colorées. Fémurs posté-
rieurs à curène supérieure brusquement abaîssée après lc milieu.

250 onrHoP·rÉno1DEs
La forme des fémurs permet de reco nnaître facilement les Orzlipoda, même
dans les stades jeunes chez lesquels ce caractère est déjà très visible. Toutes
les espèces présentent dans leur coloration générale de nombreuses variations
qui, pour la plupart, ne semblent pas héréditaires ; elles sont presque toujours
en rapport étroit avec la couleur du sol où les insectes vivent et sur lequel ils
ont fait leur dernière mue. Par suite, les Oedipoda sont le plus souvent parfai-
tement homoehromes dans leur milieu. Comme chez tous les Oedipodiens, la
stridulation est faible ou même nulle chez les ()·”dip0da.‘
Distribution. —— Genre paléarctique.
TABLEAU DES EsPÈcEs
1. Bande noire de l’aile prolongée par une tache longitudinale
s’étendant vers la base de l’aile dans le champ antérieur ..... 2.
— Bande noire de l’aile non ou très faiblement prolongée dans
le champ antérieur (fig. 409) ; fond de l’aile jaune ou bleu
verdâtre ................... 3. fuscocincta.
2. Carême du pronotum bien plus élevée dans la prozone que
dans la métazone ..................... 3.
— Carène du pronotum à peine plus élevée dans la prozone _
que dans la métazone ................... 4.
3. Tête très rugueuse ; côte frontale à peine élargie au-dessus
de l’ocelle ; bande noire de l’aile arquée, dépassant toujours
.la 48 nervure axillaire (fig. 412) ........... 4. miniata.
— Tête faiblement rugueuse ; côte frontale très nettement
élargie au-dessus de l’oce1le ; bande noire de l’aile très peu
arquée, se terminant entre la 26 et la 49 nervure axillaire
(fig. 410) ................... 5. charpentieri.
4. Ailes bleu vif ................. 1. coerulescens.
— Ailes rouges, rarement bleu clair ......... 2. germanîca.
l\ il 1. Oedipoda coeruleseens (L,). —- Gryllus Locusia cocrulescens LINNÉ,
1758, Syst. Nat., éd. X, I, p. 432. — Oedipoda coerulescens FINOT, 1890,
p. 151, pl. 7, fig. 106; —— ÀZAM, 1901, p. 70; — CHOPAED, 1922, p. 164,
fig. 407 et 411 2 —- Cao1>Aan, 1923, p. 283; ——- HoULBEm·, 1927, p. 129,
pl. VI, fig. 22 ; - CHOPABD, 1947, p. 83, pl. X, fig. 133.
Biologie. -— PoULTON, 1896, Trans. ent. Soc. London, p. 238 ; —— FABRE,
1899, Souv. ent., 68 série, p. 272; — EisEN'rRAUr, 1927, Z. Morphol.
()ekol. Tiere, VII, p. 608;- SIMES, 1934, Proc. R. ent. Soc., VIII, p. 138;
—— ZIMIN, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 70, pl. IX, fig. 46.
Couleur variant du testacé clair au noir. Élytres de la couleur du corps
avec trois bandes transversales foncées, en général irrégulières et tache-
tées. Tête et pronotum assez rugueux ; côte frontale sillonnée sur toute sa
longueur ; carène médiane du pronotum un peu plus élevée dans la pro-.
zone que dans la métazone. Ailes d’un bleu vif avec une bande noire arquée,
large vers le bord antérieur, beaucoup plus étroite vers le bord interne ;

ormiovriznes. —— OEDIPODA 251
cette bande s’étcnd dans le champ anti'-ricur, laissant une partie apicale
transparente assez étendue (fig. 411). Fémurs postérieurs de la couleur
du corps avec deux taches foncées plus ou moins marquées ; tibias
postérieurs bleuâtres. -
Long. dl 15-21 mm., Q 22-28 mtl].; pronot. dl 3,5-5,2 mm., Q fi-7,5
mm.; élytre dl 16-22 mm., Q 22-26 mm.
Espèce très commune dans les champs, les friches, les endroits incultes,
les clairières des bois; adulte de juillet à novembre. Les mâles stridulent
très faiblement en présence des femelles. La ponte est un peu incurvée, renlléc
vers le bas, contenant une trentaine d’œufs, d’un roux orangé assez vif
(Faune).
Toute la France. lle de Ré, ile d’()léron, Corse. — Europe, Afrique du
Nord, Uuest de l’Asie.
1*.
. ii  'êi
_ ,."` 2   ‘   ,__ ___, _ _U,_ Y
        i'`  
x' .   ·'   :s2à\  
' ·e >~·’     ··-···
W, , ...· =a=·»w   <¢·(§êz@eee·s·   
r' B"? \•ç@
q Y
‘*" 7
F10.   — Oedipodm coerulescens L., Q, X 2,5.
La coloration de cette espèce est très variable, mais en général assez uni-
forme; parfois on trouve une étroite ligne claire au bord postérieur du pro-
notum (ab. matglnata Kiumv), à laquelle peut s`ajouter une croix (ab. cru- -
Glata. Kenny) ; toute la partie postérieure du pronotum peut être blanchâtre
(ab. 001134*15 KARNY) ou roux clair (ab. ferrugafa Kumv). La valeur de ces
formes est discutable et on n'a pu encore établir celles d’entre elles qui sont
d'origine génétique et héréditaires. La var. nlgra Cnoimno, 1911, Bull. Soc.
ent. Fr., p. 94, fig., est simplement une forme presque noire comme on en
rencontre sur les terrains très foncés ou brûlés.
var. SUlfu1‘8SC8nS Sixossomz, 1884, Mem. Soc. Genève, XXVIII, p. 152.
— Ailes d’un jaune verdâtre; thorax et tête moins lisses. — Forme très
commune en Algérie, dont la présence en France est douteuse. Signalée dc
Lardy (Seine-et-Oise) par Pouume, de Saint·Chéron, Loire-Inférieure(G1ELxN),
de la Ciotat, Bouches-du·Rhône (G. DE Vicner).
tssp. atmûflcana SELLIER, 1947, Bull. Soc. sc. Bretagne, XXII, p. 127. —-
Dillérant du type par une rugosité bien plus marquée de la tête et de la pro-
zone du pronotum et parla faible taille. — Long. d' 14 mrn., Q 21 mm. ; élytrc
O" 14 mm., Q 21,5 mm. — Dunes de la presqu'île de Quiberon (R. SELLIER). '
  Oedipoda germanica. (L.x'rR.). — .1crydium germanicum LATHEILLE,
1 04, Gen. (Jrust. Ins., XII, p. 151. -— Oedipoda germanica CIIOPARD,
1947, p. 83, pl. X, fig. 134. —— Oedipada miniala Fmor, 1890, p. 149,

252 oarnorréaoioas
pl. 7, (ig. 105; —· .\zAM. 1901, p. (39; —— llnoexnn, 1922, p. 163; —
Houteaar, 1927, p. 128.
Biologie. —- ENSLIN, 1921, Ent. Rundsch., p. 21.
Même taille et aspect général que le précédent. Front et pronotum u11
peu moins rugueux, la carène médiane du pronotum encore moins élevée
dans la prozone. Ailes d’un rouge vif, à bande noire s’étendant presque
jusqu’au bord interne. '
Moins commun que coerulescens et plus localisé. Adulte un peu plus tard:
vivant dans les mêmes milieux.
Tout le Midi et le Centre. Seine-et-Marne : Fontainebleau, Le Long Rocher
(Fixer) ; Seine-et—Oise : Brunoy (Pmnson), forêt de Saint-Germain (Bnrsom );
Vosges; Alsace (PIERRAT); Meurthe-et-Moselle (ma SAULCY). En montagne,
jusqu’à 1.000 mètres et même un peu au-dessus.
On a cité moins de variations de la coloration générale chez cette espèce
que chez la précédente; par contre, plusieurs variétés de la couleur des ailes
postérieures ont été citées et certaines sont même considérées comme sous-
espèces. La plupart sont des formes de l’Europc méridionale qui n°existent
pas en France. _
var. d8Q0l0I’ SAUssum;, 1884, Mém. Soc. Genève, XXVIII, p. 149. Ailes
jaune roussâtre, décolorées. — Gironde: cap Ferez(MAaQu12'r); llérault:
La Salvetat (Gaixssâ). __
ssp. kl'3.LlSSî RAMME, 1913, Berl. ent. Ztschr., LVIII, p. 18. — Forme
caractérisée par le très grand développement de la bande noire des ailes.
I)écrite du Tyrol et signalée des Alpes et des Pyrénées, cette forme doit se ·
trouver en France.
ssp. pyI‘8Il&îC3. Uvxnov, 1936, Ann. Ãlag. nat. Hist., 10, XVIII, p. 132.
— Dillérent de la forme typique par la couleur des ailes qui sont d’un rouge
pâle ou d’un bleu sale, plus clair que chez coerulescens (ab. tyancscens Uv.),
» Basses-Pyrénées: Eaux-Bonnes, cascade du Gros Hêtre.
·\\ 3. Oedîpoda. fuscocincta LUCAS, 1849, Expl. Alg., III, p. 31, IV, ()rth.,
~ _pl 3, fîg.5 a—c ; —— Fnvor, 1890, p. 152 ; — AMM, 1901, p. 70 ; —— (Kno-
PARD, 1922, p. 164, fig. -109 ; —— HOULBER'F, 1927, p. 129.
Espèce voisine de coerulescens, à tête et thorax faiblement rugueux,
côte frontale nettement élargie au·dessus de l’ocelle ; les ailes sont géné-
ralement d’un beau jaune, parfois cependant verdâtres, avec la bande
noire arquée non prolongée dans le champ antérieur vers la base de l’ailc.
Long. dl 22-25 mm., Q 25-30 mm. ; pronot. ©°' 5,5 mm., Q 6-8 mm. ;
_ élytre dl 25-26 mm., Q 29-35 mm. .
i Cette espèce, commune en Sicile et en Afrique du Nord, a été indiquée de
deux localités de France, Hyères (Bmsour) et Narbonne (MARQUET). Ces
captures sont douteuses et la présence de l’espèce en France demanderait
confirmation.

oimxoerùims. —— oeoirooix 253
ssp. eoarulea Sauss. — Oetlipmla miniata var. coerulea Siwssuae, 1884,
Mém. Soc. Genève, XXVIII, p. 150. —· Uulipmla cvarulescens var. sulfuresccns
(lnorum, 1923, p. 283. — Uedipmla fuscocincta iberica, Cnoeixnn, 1924,
Ann. Soc. ent. Fr. (1923), p. 310. — Ailes d’un bleu verdâtre pâle. — Corse 1
La Foee de Vizzavona; Porto Vecchio; Bastia. -— Espagne, Sardaigne.
4. Oedipoda miniata. (P.\LL.). — Gryllus minialus P.u.L.xs, 1771, Reise,
I, p. 467. — Oedipoda gmliosa Fmor, 1890, p. 151 ;—- AzAM, 1901, p. 70.
—— Oedipoda srzlina (luomnn, 1922, p. 161, fig. 412; — I1ou1.nEn1*,
IU27, p. 130.
Biologie. — Z1M1N, 1938, Tabl. anal. Faune'U. R. S. S., 23, p. 70, pl. V1, ,
fig. 32.
Testacé pâle ou gris, avec des taches brunes et souvent des taches d’un
blanc de lait. Élytres de la couleur du corps avec trois bandes transversales
plus foneées et l'apex presque transparent. .\iles à base rose, avec une
tache noire arquée, plus étroite que chez les especes précédentes et laissant
une partie apicale hyaline plus grande. '1`ibias postérieurs testacé pâle.
Long. d' 16-21 mm., Q 21-27 mm. ;pronot. dl 4-5,2 mm., Q 5-6,8 mm. ;
élytre (jl 18-23 mm., Q 23-29 mm.
La présence en France de cette espèce, répandue dans toute la région
méditerranéenne, est très douteuse ; elle a été signalée seulement du Maine-et:
Loire par Bmsour et NIILLET ne LA Toimrauoiàmz.
    Oedipoda charpentieri F1EBER, 1853, Lotos. III, p.'123 ; — Fmor ,
· 890, p. 148; - AZAM, 1901, p. 70; —(1noPAn¤, 1922, p. 165, fig. 410 ;
À- 11oux.nnm·, 1927, p. 130.
Garène du pronotum plus élevée dans la prozone que chez les espèces
précédentes ; forme générale plus ramassée. (louleur très variable, souvent
teinté de brun, noir, blanc, avec parfois des taches blanches sur la tète
et le pronotum. Élytres de la couleur du corps avec trois taches foneées.
Ailes bleu pâle ou rose pâle avec une bande noire, large, peu arquéc, bien
prolongée vers la base dans le champ antérieur, mais s’arrétant entre la
3** et la 4e nervure axillaire dans le champ postérieur. Tibias postérieurs
bleu pâle ou testacés.
Endroits arides, en général rare et localisé ; août à novembre.
Var: Fréjus, Bagnols, Montauroux (AMM), Hyères ((]Av.u.) ; Aude :
Narbonne (R. P. CAPELLE) ; Pyrénées·()rientales ; Vaucluse: Avignon
(D" \ViL1.EMse) ; Bouches-du-Rhône : Grau; commun dans les garrigues de
l’lIérault. (DELIVIAS et R_AMmEa) ; Gard: Garons (lïemmmiùim).
Europe méridionale, Egypte, Syrie.
Gen. SPHINGONOTUS Fiamzn, 1852.
Forme étroite et allongée; sommet du Vertex peu saillant; fovéoles
temporales faibles, triangulaires, allongées. Pronotum rétréci en avant,
à carène médiane nulle entre les sillons, faible dans la métazone. Élytres

254 oR·rnoPrEP.o1¤Es
dépassant bien l’extrémité de l’abdomen, membraneux vers l’apex seu-
lement, le reste opaque, à réticulation serrée, veine intercalée sinuée;
ailes presque toujours bleuâtres avec ou sans bande noire.
Distribution. — La plupart des espèces habitent les régions subdéscr-
tiques d’Afrique du Nord et d’Asie; quelques-unes pénètrent plus au
Nord dans la région méditerranéenne et dans l’©uest de l’Europe.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Ailes d’un bleu pâle unicolore, parfois avec une vague tache
• enfumée ......................... 2.
——- Ailes avec une bande foncée très marquée (fig. 415-416) ..... 3.
2. Fémurs postérieurs à face interne sombre avec une seule
bande claire complète ; nervure intercalée presque droite ;
forme modérément allongée ........... 1. coerulans.
-—- Fémurs postérieurs à face interne sombre avec deux bandes
claires; nervure intercalée sinuée; forme très allongée
(Corse) ..................... 2. rubescens.
3. Côte frontale à peine rétrécie au-dessus de l’ocelle; tête
et pronotum assez fortement rugueux ....... 3. azurcscans.
—— Côte frontale nettement rétrécie au niveau des ocelles
latéraux ; face presque lisse, dessus de la tête et pronotum
très peu rugueux ................. 4. uvarovî.
(\\_ 1. Sphingonotus coerulans (L,). ·— Gryllus Locusla coerulans LINNÉ,
1767, Syst. Nat., éd. XII, I (2), p. 701. — Sphingonoius coerulans Fmor,
-· " ¥t*"») 
· , ww   J‘= <   \
.       ""a Iêàùrsw *~ `.
Fm. 418. —- Sphingonotus coerulans L., Q, >< 2. ·
1890, p. 143; ——~ IÃZAM, 1901, p. 71 ;— GHoPAaD, 1922, p. 166;- HOUL-
BERT, 1927, p. 134, pl. VI, fig. 24 ;—CaoPAaD, 1947, p. 84, pl. X, fig. 137.
Testacé, rougeâtre, gris ou noirâtre, les élytres souvent tachetés de
brun ou avec deux bandes foncées. Tête fortement ponctuée ; côte fron-
tale élargie entre les antennes, ponctuée. Fémurs postérieurs à face interne
foncée, avec une large bande jaune avant l’apex et une autre, souvent
incomplète, vers le milieu. Ailes d’un bleu pâle, sans aucune trace de
bande enfumée. Tibias postérieurs bleuâtres, annelés de pâle à la base.

ORTHOPTÈRES. —- SPIIINGONOTUS  
Long. dl 14-20 mm., Q 20-27,5 mm. ; pronot. dl 2,5--1,5 mm., Q 4.5-
7 mm.; élytre dl IG-25 mm., Q 23-33 mm.
Commun dans le Centre et le Midi, dans les endroits sablonneux et chauds ;
adulte d’août à octobre.
Toute la France au Sud dela Loire ; signalé en outre des environs de Paris :
Fontainebleau, le Vésinet (Bmsour), Massy-Palaiseau (Cnoimno) ; de l`()ise :
Butte aux gendarmes, près de Senlis (NIABILLE) ; Morbihan : Vannes (Sm.-
Lmn) ; Moselle: Jouy-aux·Arches (nn S1NÉ1·Y). D’après LIENIIART (C. R.
Soc. Biol., LXXXVI, 1922, p. 131), cette station a été détruite par suite des _
dragages qui ont supprimé les plages de sable ; il a retrouvé le Sp/iingnnntus
:`1 Flavigny-sur·Moselle. lle d°()léron (Cnoiunn).
Europe centrale et méridionale; Afrique du Nord.
ssp. Cy&ll0pt0I‘I.lS (Carine,). — Gryllus cyarwpterus CHARPENTIER, 1825,
Ilor. ent., p. 143, pl. 2, fig. 3. -— Sphingonotus cymwpterus Fmor, 1890,
p. 143;- AzAM, 1901, p. 71 ; —— Cnopiuw, 1922, p. 160, fig. 417 ; —— [loun-
nnnr, 1927, p. 135; ·- Cnoiman, 1947, p. 84. —- Ailes présentant vers le
milieu une bande enfumée, très peu marquée, mais cependant toujours visible,
au moins au bord antérieur (fig. 417). — Forme plus septentrionale que le
type, assez rare et localisée dans les endroits sablonneux, dans les bruyères. `
Fontainebleau: vallée de la Solle, Long Rocher, rocher des Gros sablons
(Fmor) ; Oise : forêt d’EI`IIl€Il0HVlll€(31ABILLE) ; Eure : Gisors (Bnonomsnr).
—— Europe centrale, Pologne, Esthonie, Lithuanie, sud de la Scandinavie,
environs de Moscou et de Leningrad.
ssp. corslcus Cnor. —— Sphingonvtus coerulans corsicus CHOPARD, 1923,
Ann. Soc. ent. Fr., p. 310. — S. coerulans coeruleipes Cnorano, 1923,Ann.
Soc. ent. Fr., p. 273 (non Uvanov, 1922). —— Un peu plus allongé que la forme
typique, à élytres un peu plus longs, veine intercalée plus rapprochée de la
médiane; tibias postérieurs d'un bleu très foncé. - Corse; très commun
partout. —- Espagne, Portugal, Baléares, Sardaigne.
l \
\l2. Sphingonotus rubescens (WALK,). —-—Ocdip0da rubescens W.».L1<izn,
1870, Zoologist, (2) V, p. 2304.
Voisin du précédent, mais de forme très allongée. Tête presque lisse,
vertex étroit, caréné au milieu. Fémurs postérieurs environ quatre fois
aussi longs que larges, à face interne brun sombre avec deux bandes
claires, dont une est parfois faible ou incomplète; tibîas postérieurs
bleus avec un anneau pâle à la base. Élytres très allongés, atteignant
au moins l’apex des tibias postérieurs, étroits, à coloration un peu tachetée
de brun, sans présenter toutefois de bandes distinctes; veine médiane
trifurquée à lpex; nervure intercalée sinuée, couverte de petits tuber-
cules. Ailes transparentes ou très faiblement bleutées à la base.
Long. 15,5-33,5 mm. ; fém. post. 8,5-14,5 mm. ;élytre d' 17,5-27,5 mm.,
Q 23,5-35 mm.
Cette espèce, qui habite la zone subdésertique de l'Afrique du Nord, a
été trouvée par Nuno en Sardaigne et en Corse: cap Corse. -
\
\' 3. Sphingonotus azurescens (R.\Mli.). —— Gryllus nzurescens Poxmnun,
1838, Faune Andal., II, p. 83, pl. 7, fig. 3. —— Sphingonolus azurescens

256 ORTHOPTÉROIDES
Fmor, 1890, p. 144; — AzAM, 1901, p. 71 ; -— Gaoraao, 1922, p. 166,
fig. 415 ; — Houtasnrr, 1927, p. 135.
Grisâtre ou rougeâtre. Tête assez grossièrement ponctuée; pronotum
rugueux en avant, à ponctuation assez forte dans la métazone. Fémurs
postérieurs noirâtres à la face interne, avec deux bandes claires; tibias
postérieurs bleus avec un anneau clair à la base. Élytres transparents
dans la partie apicale ; tiers basal, une bande transverse médiane et quel-
ques taches dans la moitié apicale brunâtres ; ailes bleues, ornées d’une
bande arquée, noire, très nette, large antérieurement et atteignant
' bien le bord antérieur de l’aile.
Long. dl 15,5-22,5 mm., Q 22.5-27,5 mm. ; fém. post. dl 8,5-10,5 mm.,
Q 10,5-12,5 mm. ; élytrc d' 17,5-22,5 mm., Q 22,5-30 mm.
Cette espèce n’a été signalée qu’une fois en France, par LUCAS, à Arcachon;
Sa présence demanderait confirmation. —— Espagne, Maroc, Algérie.
ssp. 3I’GIl&I‘îl1S (LUc.). —— Oerlipoda arenaria Lucas, 1849, Expl. Alg., lns.,
lll, p. 35, 1V, Orth., pl. 4, fig. 1-1a, b. —- Sphingonotus aremzrius AZAM,
1901, p. 72 ; —— Cao1>Am),1922, p. 167, fig. 416 1 —— Hoornxsar, 1927, p. 136.
. — Tête à ponctuation dense et forte ; métazone du pronotum à fine ponctua-
tion et très fines rides; fémurs postérieurs à face interne grise, assez pâle;
bande brune des ailes moins nette, ayant tendance à se diviser en taches `
séparées. -— Signalée seulement du Var: Tourves (AzmM). —— Algérie, dunes
des bords de la Méditerranée.
l 4. Sphingonotus uvarovî 111-rorzinn, 1923, .\nn. Soc. ent. Fr., XCII,
p. 273, fig. 9, pl. 4, fig. 14-15.
Assez petit et un peu grêle, d’une coloration gris cendré, varié de brun
rouge, les élytres présentant trois bandes brunes assez marquées; face
interne des fémurs postérieurs presque entièrement brun noirâtre avec
· deux bandes claires complètes. Tête presque lisse ; côte frontale bien rétré-
cie au-dessus de l’ocelle ; pronotum très peu rugueux ; abdomen du mâle
jaunâtre; tibias postérieurs presque entièrement d’un bleu clair; ailes
très légèrement teintées de bleuâtre.
Long. 614-14,5 mm., Q 20,5-21 mm. ; pronot. 0* 2,5-2,8 mm., Q 3,2-
3,5 mm. ; fém. post. OT 7-8,5 mm., Q 8,5-9 mm. ; élytre dl 14,5-15,5 mm.,
Q 18,5-20 mm.
Assez commun sur certaines plages de Corse : Propriano, Ajaccio, Bonifacio.
Gen. ACROTYLUS FIEBER, 1853
Forme assez allongée; pubescenee abondante, surtout sur les pattes
et sur la poitrine; sommet du vertcx très étroit; fovéoles temporales
petites, triangulaires; front peu bombé, surtout chez les mâles. Prono-
t11m court, à bord postérieur arrondi ou faiblement anguleux. Pattes
longues; fémurs postérieurs peu renllés, à carène supérieure peu élevée,
entière. ·

on'1‘1un·'1‘itn1·;s. -——· .\Cl(U'1`YLUS 257
Distribution. —— Afrique, Sud de l’Europ«·, S.-W. de I`.\si<·.
'l`.xu1,1s.\U nus ` Esviccizs
—— Pronotuxn ii bord postérieur subanguleux ; corps de [orme
assez courte ; antennes ne dépassant pas en loneueur
la tête et le pronolnm réunis .......... l. insubricus. .
-— Pronotum il bord postérieur arrondi ; vorps plus allongé;
antennes plus longues que la tête et le pronotum réunis 2. patruelis.
1. Acrotylus insubricus (Scor.), — Gryllus insubricus S«:o1·o1.1, 1786,
Faun. Flor. lnsubr., I, p. 64, pl. 24, fig. 2. —— Acrolylus insubricus Fnvor,
1890, p. 145, pl. 7, fig. 104; — AMM, 1901, _ _
p. 70 ; — CHOPARD, 1922, p. 165, fig. 413, 418; g' `—
—— tlnomuo, 1923, p. 284 ; — HoULnER·r,    , Il 7 ;—"'i`1Ãî  
1927, p. 132, pl. VI, fig. 23 ; — CIIOPÃRD, 1947, il  
p. 83, pl. X, fig:. 136. "“r;.çfÃ,.l"
Brun, testacé, parfois presque noir. Tête çi.  _.
assez rugueuse ; sommet du vertex en triangle  
allongé ; côte frontale assez profondément il    
_ sillonnéc. .\ntcnnes seulement un peu plus lon-     gàt ;
grues que la tête et le pronotum réunis, u11 peu `     Ã ,
épaissies à l’apex. Pronotum rugueux, il bord il   nia; hi   1
postérieur subanguleux ; lobes latéraux présen- ,1       ii,
tant une tache ralleuse blanche. Fémurs pos-  
térieurs il face interne noirâtre, ornés dessus  
de·3 taches brunes triangulaires; tibias testa-  
rés à épines noires. Élytres plus longs que li}!
‘ Pabdomen, assez larges, à bord antérieur dilaté
à la basc ; champ antérieur orné de deux .
grandes taches brunes, apex presque transpa- Ã  I
rent. Ailes à moitié basilaire rose vif, moitié lit  
apivale hyaline, avec une bande médiane brune, il X
arquée, et quelques petites taches près de FIG,419,-Acmzymg
}’ap8x_ imubricus Scop., Q, X 2·
Long. CT I2-16 mm., Q 15-25 mm. ;fém.
post. cf 9-1] min., Q lil-16 mm.; élytre 01 13-16 mni., Q 18-22 mm.
Commun dans tout le Midi, de mars à novembre; hiverne même à l’étal2
âdulte en Provence. Se trouve plutôt dans les endroits secs et sablonneux;
unes.
Tous les départements méditerranéens; Drôme; Basses·AIpes; Aveyron;
Lozère; Hautes et Basses-Pyrénées; Landes; Gironde; Ile d'Oléron: Le
Deu (Cnomxnn); Corse. —- Europe méridionale, Afrique du Nord, S.-W. de
l°Asie.
ssp. 11SCh8I‘1 Az.4M, 1901, Bull. Soc. Et. se. arch. Draguignan, p. 45 ; — Cuo-
PARD, 1922, p. 165;- Hounnanr, 1927, p. 132. -— De la taille des plusipetits

258 n1i'1H0l>'1`ÉRUIDES
individus de la forme typique, plus trapu, de coloration foncée; bord posté-
rieur du pronotum plus nettement anguleux ; ailes à teinte basale vive, bande
arquée plus foncée, apex de l’aile plus fortement tacheté de brun. — Cette
forme semble se trouver plutôt dans les localités un peu élevées. Haut-Var ;
Rhône: environs de Lyon (AzAM).
2. Acrotylus patruelîs (H. S,). — Oedipoda pairuelis HEP.R1cH—Sor1AEF-
FER, 1838, Fauna Ins. Germ., CLVII, pl. 18. —— Acroiylus pairuelis Fmor,
1890, p. 146.
Differe du précédent par sa forme plus allongée, les antennes presque
deux fois aussi longues que la tête et le pronotum réunis, le bo'rd postérieur
du pronotum très arrondi, les ailes à bande brune plus large et, en général,
plus étendue. _
Long. G1 14-17 mm., Q 19-25 mm. ;élytre dl 17:19 mm., Q 19-25 mm.
Cette espèce E1 été confondue par AzAM avec la précédente ; bien qu’elle ait
été signalée par Fmor d’Hyères, sa présence en France continentale est
douteuse; elle se trouve par contre certainement en Corse: Porto Vecchio
(Fmor); golfe de Lava; Porto Vecchio (Pasoman). Même distribution que
l’espèce précédente, mais dans Vensemble plus méridionale.
Gen. AIOLOPUS Finrsiin, 1853
Forme générale plus grêle que chez les autres Oedipodinae, se rappro-
chant des Acridinae. Vertex triangulaire, concave dessus; fovéoles tem-
porales trapézoïdes, allongées; côte frontale sillonnée, surtout chez le
mâle. Pronotum rétréci en avant, à bord postérieur triangulaire, sillon
typique situé avant le milieu, oarènes latérales nulles. Élytres à nervure
intercalée sinuée, touchant presque la médiane à l’apex. Plaque sous- ·
génitale du mâle courte, obtusément conique. `
Distribution. —— Sud de l’Europe, Afrique, Asie.
'I`.xBLE.xU Das Es1>ÈcEs
·—— Fémurs postérieurs trois fois aussi longs que larges ; carène
médiane du pronotum convexe vue de profil ; ailes à tache
enfumée apicale assez grande et nette ........ 1. strepens.
— Fémurs postérieurs quatre fois aussi longs que larges;
carène médiane du pronotum droite, vue de profil ; ailes
I à peine enfumées à l’apex ......... . . . 2. thalassinus.
1. Aiolopus strepens (LAT1>..). —— Acrydium sfrepens LATREILLE, 1804,
Hist. nat. Crust. Ins., XII, p. 154. —— Epacromia sirepens Fmor, 1890,
p. 140, pl. 7, fig. 100 ;—AzAM, 1901, p. 66 ;- HoULBEnT, 1927, p. 116. —-
Aeolopus slrepens CHOPARD, 1922, p. 159, fig. 396-399-400 ; —— GHoPAao,
1923, p. 283. —·— Aiolopus sirepens CHo1-ARD, 1947, p. 80, pl. IX, fig. 126.

oariroerèuns. ·—- ,x1or.oPus 259
Biologie. — GRAssÉ, 1924, Bull. Soc. ent. Fr., p. 45.
Corps allongé, mais assez fort; de couleur assez variable, en général
brun roux av codes taches blanchâtres et quelquefois du vert. Pronotum,
vu de profil, un peu convexe, brun avec une bande pâle ou parfois verte,
à la place des carènes latérales. Élytres bru11s avec quelques taches claires
le long du bord antérieur, luisants. Ailes bleuâtres avec une tache enfumée
apicale. Fémurs postérieurs trés larges, testacés à la face externe, rou-
geâtres à la face interne avec deux taches noires ; tibias postérieurs
pourpres avec une tache claire, suivie dlun anneau noir, à la base.
Long. OX 18-20 mm., Q 21-28 mm. ; pronot. (31 4 mm., Q 4,5-5,5 mm. ;
èlytre dl 18-19 mm., Q 18-20 mm. ; fém. post. J1 12,5 mm., Q 17,5 mm.
./· ’   -·""'····‘ Ã./‘ ‘
F10. 420. — Aiolopua strepma Lutr., Q, x 2,5.
Commun dans les endroits incultes, les prairies, les bois. Adulte d'août à
mai ; se rencontre pendant tout l’hiver durant les journées ensoleillées. Vole
très facilement. Accouplement et ponte en avril-mai.
Toute la région méditerranéenne jusqu°au Vaucluse; Aveyron; Lozère;
Hautes et Basses·Pyrénées ; côte atlantique des Basses-Pyrénées à la Charente-
àlaritàrlne ; Deux•Sèvres. Corse. —- Europe méridionale, Afrique du Nord,
sie meure.
2. Aîolopus thalassinus (F.). — Gryllus lhalassinus FABRICIUS, 1781,
Spec. Ins., l, p. 307.—Epacromia ilzalassina Fmor, 1890, p. 141, pl. 7,
fig. 101-102; ——- AZAM, 1901, p. (36; — Houmanr, 1927, p. 116, pl. VI,
fig. 18. — .1c0l0pus lhalassinus (îiroman, 1922, p. 159 ;—-CHo1>ARD, 1923,
p. 283. —— .li0l0pus lhalassinus Criomnn, 1947, p. 81, pl. IX, fig. 127.
Très voisin du précédent comme forme et comme couleur; cependant
plus souvent vert, surtout les mâles. Pronotum, vu de profil, plan ou
presque concave dessus. Élytres très étroits; ailes à peine teintées de
jaune verdâtre, avec une tache apicale à bords fondus. Fémurs postérieurs
assez gréles, quatre fois aussi longs que larges.
Long. 0* 15-19 mm., Q 22-25 mm. ; pronot. 61 3-4 mm., Q 4-5 mm.;
fém. post. 0* 10,5 mm., Q 14,5 mm. ;é1ytre 6118-19 mm., Q 18-26 mm.
Se trouve dans les mêmes conditions que le précédent.
Presque toute la France au sud de la Loire; signalé aussi dans l'Yonne,
· la Mayenne; Morbihan: landes humides, en bordure du golfe du Morbihan _
(SELL11:R); Seine-et-Marne: Fontainebleau, plateau de Bellecroix (Fnvor).
Corse. -—- Europe, Afrique du Nord jusqu’au Niger. '

260 oarnorrénoinizs
Gen. EPACROMIUS Uvixnov, 1942
Même forme générale qulliolopus ; veine intercalée de l’élyLre faible,
irrégulière, faibleme11t scrrulée, placée au milieu du champ discoïdal;
côte frontale sillonnée, surtout chez les mâles ; face fortement oblique ;
sommet du Vertex allongé ; fovéoles temporales triangulaires, profondes.
Espace entre les lobes mésosternaux plus long que large, distinctement
rétréci au milieu. Plaque sous-génitale du mâle comprimée dorso-ventra-
lement, en forme de languette.
Distribution. -— Europe, Asie paléarctique.
Epacromius tergestinus (CHARP.). — Gryllzzs lergesiinus CHARPENTIER,
1825, Hor. Ent., p. 139. —— Epacromia iergesiina Fmor, 1890, p. 142 ; —-
AZAM, 1901, p. 66 ; — HoULBEnT, 1927, p. 117. —— Aeolopus lergeslinus
CHoPARD, 1922, p. 160. '
De forme assez allongée, couleur variant du brun au vert. Antennes
longues, grêles, les articles médians au moins deux fois aussi longs que
larges. Pronotum rétréci en avant, subconcave en dessus, Vu de profil.
Élytres longs et droits, dépassant le milieu des tibias postérieurs, bru-
nâtres, presque unicolores ; ailes transparentes. Fémurs postérieurs assez
grêles, avec des taches brunes plus ou moins marquées, le sillon inférieur
brunâtre, jamais rouge ; tibias postérieurs bleuâtres ; pulvilli petits
et très étroits.
Assez rare dans les prairies au bord de la mer et dans les marais slants ;
juillet à octobre.
Gironde : Arcachon, île aux Oiseaux, La Teste de Buch, Lamothe (Fmor) ;
Charente-Maritime ; Loire-Inférieure. — Centre et est de l’Europe, Asie
centrale, Chine.
var. vîrîdis KITTARY. —- Oedipoda pulverulenta Var. viridis Krrrziav,
1849, Bull. Soc. lmp. Natur. Moscou, XXII, p. 476. — Epacromia tergestina.
Var. viridis l\1AB1LLE, 1906, Ann. Soc. ent. Fr., LXXV, p. 41. — Forme fo-
melle uniformément verte, qui ne semble se trouver que sur des terrains
salés. —- lle d’Oléron (MABILLE).
Subfam. ACRIDINAE
Espèces souvent de petite taille, à face très oblique, formant avec le
Vertex un angle très marqué; fovéoles temporales en général bien mar-
quées, quadrangulaires; ailes transparentes ou légèrement enfumées,
rarement colorées. Fémurs postérieurs présentant à la face interne une
crête de tubercules qui produisent la stridulation (1) ; les élytres ne pré-
sentent pas de nervure serrulée.
_ 1. Cette crête manque chez Parapleums et Mecostethus qui présentent le type stri-
dulatoire œdipodien.

oxmzorrùrxus. —- ACRIDINAE 261
TABLEAU DES GENRES
1. Tête conique, le vertex allongé de telle façon que les yeux
se trouvent très éloignés de l’o<·ciput (Hg. 421). . . (p. 265) Acrida.
~——- Tête beaucoup moins allongée ................ 2.
421 •` 42.3. 4 24.  422 
\ • •
‘ , /\ v v 2 s
I ` ~·€'l`;gx/   ,_,:·     • ·
  I     ‘    
É _;   _ X l `ZÉTÈI
1 §   I `     E `tll
f Il /o 1 4)   î îl  
È S J
• • 425. 4222 426. 429.
sx}. ç.
1 ;%i` ET
1 1" "·
l l
1 1 4.30
· 1 ) 1 427
] 1   · y 1 1 1
  ) ·
(   g 0 1 t
È > 1
sa  
FIG. 421 à. 430. —· 421. Tête d’A.crida. — 422. Tête et thorax de Calephzrrus. -— 423.
Tête et thorax de Paracinema. —— 424. id. de Paraplemrue. —- 425. id. de Chrysochmon
diapar, Q. — 428. Plaque s0us·génita.le du mâle de C. dispar. — 427. Oviscepte de C.
dixpar. — 428. Tête et thorax d’E'uthysii1·u. brachyptera, Q. —— 429. Plaque sous-génitele
du mâle d’E. brachyplera. — 430. Ovîscapte de le femelle.
2. Fovéoles temporales entièrement nulles ou non visibles du
dessus, triangulaires .................... 3.
— Fovéoles temporales visibles du dessus, quadrangulaires,
ou marquées au moins par une petite dépression . . , .... 8.

262_ ORTHOPTÉROIDES
3. Fovéoles temporales latérales, triangulaires; sommet du
vertex subaigu (fig. 422) ; antennes un peu déprimées et
élargies à la base ............. (p. 266) Calephorus.
-· Fovéoles temporales entièrement nulles ; antennes filiformes . . . 4.
.. 43]. 453. 455.   (F
. \  
[   ,;;  ,
A L;-H    
(ll    
‘ 4   se- ~
= 52- 4-.34.   · ·§·:·¢;····. ·»~
_» «·;y·;(%EÉâl 4  
· '  
/ 4 )( 456.   5,
·,·, .‘ '     VS
c' `-,·l—` »:~ ‘   ._
lr lgwlkl   vbvg
~·· .     ai  
  se        2ln'  
   
4*-38·   (     (
¢2·""2·— ···"'i        
  ` <     '‘'''
FIG. 431 à. 438. —— 431. Sternum de Ramburiella. —- 432. Sternum tl’.~lrcypiem. — 433.
Tympa,11 abdominal de Gomphocerus rufus. -—· 434. id. de Stenobothrus. —- 435. Tête et
thorax de Dociostaurus muroccanrts. -—~ 436. id. d’Ar¢·ypte*ra fusca. —- 437. Bord anté-
rieur de Yélytrc de S'f¢='n0I10thru.¤, —— 438. id. de Chnrthippu.¤z,
4. Sommet du vertex triangulaire ; tibias postérieurs très élar-
gis vers l’apex, plats ; pronotum à disque plan, avec carènes
latérales peu marquées dans la métazone, sillon typique
avant le milieu (fig. 423) ......... (p. 267) Paracînema.
—— Sommet du Vertex arrondi; tibias postérieurs faiblement
élargis à l’apex, arrondis dessus ............... 5.
5. Sommet du Vertex court et large ; pronotum vonveuçe
dessus, earènes latérales nulles (fig. 424). . . (p. 268) Parapleurus.
——— Sommet du Vertex en triangle arrondi ; pmnotum En disque
plan, varénes latérales nctles ................ 6.

om·u0P·1·ÈaEs. ——— .xcn1o1NAE 263
6. Fovéoles temporales faiblement indiquées par une très
petite impression triangulaire ; ôlytres présentant une ner-
vure intercalëe .............. (p. 270) Mecostethus.
—- Fovéolvs temporales nulles ; pas ile nervure intercaléc- ..... 7.
7. Sommet du Vertex étroit ;màle ii élytres arrondis à
l’apex, plaque sous-génitale assez courte (fig. 426) ; chez
la femelle, élytres pointus, courts, mais presque contigus
* 442
  . · È M
' 9 :E'CZ] v ~ j> ( A· \ r "\ A
iv / \~
.   Q  Z ‘
d C ‘ ( ·
. ws. 44*4-
447. a
,,a»:·¤- ;s>.—.` . /®ï\ / \.
 -— "· • ll¤u1 ·.ss_` . ~ / ~
  `  K \ . ( \
440. Ã ;· IT') I.
9 43.9.
<?° o' 4 üèi  
,,···-——~ 46.
 l&s '-L W"
 
:ulIl«Il|·I[||||,;g_1_y;g>;§3· o'
   ....¤ ·-‘s'î’·=·’·-=—$*—' · ' ` '
FIG. 4-39 à. 447. -— 439. Antennes de Jllyrmeleoleitin:. — 440. Antennes de Stenoboihrus.
— 441. Oviscapte de Stzmabolhrue lincatus. -— 442. Oviscapte d’Om0œstu.9 veniralia.
— 443. Antennes d’.~1m·opus sibiricua. — 444. Tête de Chorthippus. — 44-5. Tête d’Eu»-
chorthippux. —-· 446. Élytre de Slaurodvma. — 447. Élytre de Chorthippun.
· sur la ligne médiane (fig. 425) ; valves ide l’oviscapte
courtes et fortes (fig. 427) ........ (p. 271) Chrysochraon.
-— Sommet du Vertex plus large ; mâle à élytresélargis,
tronqués obliquement à l’apex, plaque sous-génitale
longue et aiguë (fig. 429) ; élytres de la femelle latéraux
(fig. 428) ; valves de Poviseapte longues et grêles
(fi,2. 430) ................. (p. 272) Euthystira. `
8. Lobes du métasternum réunis en arrière des trous corres-
pondant aux apodèmes (fig. 431) .... . . (p. 315) Ramburiella.
-—— Lobos du métastcrnum distants (fig. 432) . . S ........ 9. .

264 1')R'1H()PTÉROIDES
9. Pronotum présentant trois sillons bien nets, carènes laté-
rales interrompues ou grossièrement ponetuées vers le
milieu; fovéoles larges ou peu marquées et ponctuées.
Tympans abdominaux bien découverts ............ lO_
— Pronot11n1 à sillon typique seul bien marqué, carènes
latérales continues ; fovéoles temporales étroites. Tympans
abdominaux plus ou moins recouverts par un repli formant
opercule (fig. 433-434) .............,.... ll.
10. Carènes latérales du pronotum oblitérées dans la deuxième
moitié de la prozone, mais représentées par deux bandes
claires formant un dessin en X très net (fig. 435) ; fovéoles
temporales bien limitées, larges ...... (p. 309) Docîostaurus.
——— Carènes latérales du pronotum couvertes vers le milieu
` de gros points enfoncés (fig. 436); fovéoles temporales
peu marquées et ponetuées .......... (p. 311) Arcyptera,
ll. Bord antérieur de l’élytre droit, le champ médiastin étroit,
allongé et graduellement rétréci vers l’apex (fig. 437) ...... 12.
— Bord antérieur de l’élytre fortement convexe près de la
base, le champ médiastin formant un petit lobe large,
court et brusquement rétréci vers l’apex (fig. 438) ....... 14.
12._Antennes élargies à l’apex en forme de massue_ (fig. 439)
.................. . (p. 304) Myrmeleotettix.
— Antennes filiformes (fig. 440) ................ 13.
I3. Valves de l'oviscapie avec l`angle de la partie hasale
prolongé en forme de dent triangulaire (fig. 441) ; champ
discoïdal de l’élytre à nervules transverses, parallèles
., ................... (p. 273) Stenobothrus.
——— Valves de l’oviscapte avec l’angle de la partie basale non
prolongé, arrondi (fig. 442); champ discoidal de l’élytre
à nervules moins régulières ......... (p. 281) Omocestus.
I4. Antennes filiformes, 51 peine élargies à l’apex ..... · . _. . . 15.
—— Antennes présentant à l’apex un épaississement en massue,
bien marqué chez les mâles surtout (fig. 4·43) ......... 17.
15. Carènes latérales du pronotum plus ou moins iniléchies ; ‘
vertex à sommet bien saillant (fig. 444) ............ 16.
—— Carènes latérales du pronotum droites; vertex à sommet
obtus et earènes latérales prolongées derrière les yeux
(fig. 445) ................ (p. 302) Euchorthippus.
16. Angle subapieal de l’élytre du mâle très marqué ; cubitale
postérieure presque absente ; ailes à Sc fortement incurvée
dans la moitié apieale, radiale notablement épaissie, champ
discoïdal large avec de nombreuses nervules transverses
· (fig. 446) ..... i ............ (p. 287) Stauroderus.

i onrnovrismzs. — .xcmn.~. 265
-—- Angle subapiral (le l’élytre du mâle faible nu absent;
ailes à Sc et radiale normales, champ disroïdal étroit, à ner-
vules irrégulières et peu nombreuses (fig. 447) . (p. 289) Chorthippus.
17. Tibias antérieurs fortement dilatés chez le mâle (fig. 490)
.................. . . . . (p. 307) Aeropus.
— Tibias antérieurs non dilatés ................ 18.
18.Élytres atteignant ou dépassant l’extrémité abdominale . . . 19.
—— Élytres lobiformes, latéraux ....... (p.308)G0mphocerîdius.
19. Élytres dépassant Pextrémité abdominale, à lobe basal
assez faible, champ scapulaire étroit ..... (p. 305) Gomphocerus.
— Élytres atteignant à peine l’extrémité abdominale, à lobe
basal très marqué, champ scapulaire très large, surtout
chez le mâle ............... (p. 306) Aeropedellus.
Gen. ACRIDA LINNÉ, 1758
Taille grande ;_iorme très allongée. Tête longue, conique; sommet du
vortex quadrangulaire, à bords lamellaires; fovéoles temporales trian-
/01
,/ I , 
qi '\  
`   · *ë«  /—#i T n 
I-.\`\
  ·
I F10. 44-8. —- Acrida mediterranee Dirsh, Q, x 1,5. `
gulaires, très étroites, non visibles du dessus; antennes comprimées,
très larges à la base. Pronotum à disque plat, earènes latérales parallèles
en avant, trés peu divergentes dans la métazone. Pattes grêles, les fémurs
postérieurs à peine élargis à la base, à lobes géniculaires aigus; fémurs
antérieurs plus courts que le pronotum. Élytres étroits, aeuminés; aires
médiastine et scapulaire non élargies chez le mâle, colorées et irréguliè-
rcment rétieulées; ailes acuminées. ·

266 oarnopréaomns
Distribution. —- Afrique. Asie ; une seule espèce méditerranéenne.
Acrida mediterranee Dmsn, 1949, Eos, XXV, p. 36, fig. 13, 32, 60.
70, 72. — .1crida lurrila GHOPABD, 1922, p. 141, fig. 330-331 ; — Cuo-
Pmn, 1923. p. 281 ; — (iuomxao, 1947, p. 71. pl. VIII, fig. 97. —- Tru-
mlis nasuia Fmor, 1890, p. 102. pl. 4, fig. 59. —— Acrida nasula AZAM,
1901, p. 39; — HoULBERT, 1927, p. 72, fig. 61.
Vert, brunâtre ou testacé, avec ou sans dessins roses, blancs et bruns
s’étendant sur le pronotum et les élytres. Élytres étroits, acuminés, de
la couleur du corps, marqués souvent d’une série de taches blanches sur
fond noirâtre chez les femelles ; ailes hyalines, teintées de jaune verdâtre
à la base. Abdomen étroit, un peu comprimé; plaque suranale triangu-
· laire, obtuse; oviscapte court. .
Long. d' 30-46 mm., Q 52-75 mm. ; pronot. d' 5-8 mm., Q 8-12 mm. ;
fém. post. ©"21-28 mm., Q 29-42 mm. ;élytre 0* 25-40 mm., Q 41-73 mm.
Cette grande et belle espèce est assez commune dans le Midi ; on la trouve
plutôt dans les endroits un peu humides, les prairies, le bord des ruisseaux.
Le vol est peu puissant, mou ; adulte de juillet à fin octobre ; ne stridule pas.
Chez les larves, la plaque suranale est longuement prolongée en une lame
acuminée qui se résorbe à la dernière mue.
Tous les départements méditerranéens ; Drôme, Vaucluse ; Corse. —~
Espagne; Italie, Dalmatie, Grèce.
Gen. CALEPHORUS FIEBER, 1853
Vertex triangulaire, acuminé au sommet; fovéoles temporales trian-
gulaires, latérales, non visibles du dessus ; front très oblique ; côte fron-
tale très étroite entre les antennes, à bords carénés et un peu divergents
vers le bas; antennes courtes, comprimées. Pronotum rétréci en avant,
à bord postérieur angulcux ; carène médiane distincte, carènes latérales
anguleuses avant le sillon, interrompues après celui-ci. Pattes antérieures
et intermédiaires courtes ; fémurs postérieurs assez larges à la base.
Élytres étroits, subacuminés à 1’apex.
· Distribution. ——— Région méditerranéenne, Nord et Ouest de l’Afrique,
îles Canaries.
Calephorus compressicornis (L.\TR.). —~ Acridium compressicorne
LATREILLE, 1804, Hist. nat. Grust. Ins., XII, p. 155. -— Omycoryphus
compressicornis F1No·r, 1890, p. 103, pl. 4, fig. 60 ;—-—AzAM, 1901, p. 39. —
Calephorus compressicornis Cnorano, 1922, p. 141, fig. 332 ;-4 IIOULBERT,
1927, p. 74, pl. V, fig. 3; —- Cnorman, 1947, p. 71, pl. VIII, fig. 98.
Vert vif ou brun, le champ discoïdal des élytres taché de brun avec des
marques blanches triangulaires, très nettes. Garènes latérales du pronotum
souvent bordées de blanc, interrompues après le sillon typique. Élytres

s 2 \|'V
0RTH()P'l`ERES. —- PAHACINEMA tn
étroits, allongés ; ailes irisees, parfois un peu rosees à la base et présentant
une tache enfumée très vague dans le champ postémeur. ·
Long:. d' 12-14 mm., Q 17-18 mm. ;fèm. post. G1 8-9 mm. . Q l0·11.=>
mm.; elytre dl 11-13 mm., Q lli-18 mm. I
Cette espère est facile à reconnaître par la forme du vertex triangulaire
à bords très nets, les fovéoles tout à fait invisibles du dessus.
    · _,.__ ..t·. wî.,.;¢,,,w>-,Ãà1 s:·;;=;;;.,
a,   ' ¢"·" "°""' §.~   ?··?§=§`ëif`
"     ’“&“'if$¤ ·
· ~  
F10. 4-49. - Celephorua eompreaaieornie Letr., Q, x 3.
Assez rare en France méridionale; en été dans les endroits incultes, les
. . ,. · ’ .
prairies, les dunes ; s eloigne peu du bord de la mer. Le mâle produit en volant
une stridulation assez forte. GÉLIN (Cat. ()rth. observés dans l’Ouest de la
France) note que les individus qui fréquentent les pelouses sont verts, alors
que ceux qui se trouvent sur Cenzauree usper des sables sont généralement de
teinte grise ou brune.
Tous les departements bordant la Méditerranée ; Drôme ; Lot-et-Garonne ;
côte atlantique, des Basses-Pyrénées à la Loire- Inférieure; Morbihan:
presqu`île de Quiberon (SELLIER) ; îles de Noirmoutier, de Ré, d’()léron. —
Europe méridionale, Afrique du Nord.
Gen. PARACINEMA Fiscuun, 1853
Tête à Vertex trianrrulairc, aussi lon": ue larve à sommet un ieu arron-
H F [ h 9 I
di, côtes subanguleux ; foveoles tcmporales nulles ;côte frontale sillonnée,
ix bords légèrement rapprochés au niveau de l’oeel1e ; front très oblique.
Pronotum il bord postérieur anguleux, earenes latérales tout à fait effa-
eees en avant du 2** sillon, peu marquées apres. Fèmurs postérieurs à
lobes güniculaires anguleux, tibias postérieurs élargis vers l’apex ; grands
arolia entre les grilles. lilytres dépassant bien l'apex des femurs poste-
rieurs, il bords parallèles, apex arrondi ; ehamp antérieur dilaté à la base.
Plaque sous-génitale du mâle pointue.
Distribution. ——- Afrique ; une seule espère dans la region méditerra-
n(=(’nn('· i
Paracinema tricolor bisignata (Cuanrn). — Gryllus bisiynalus Cuzxn- `
rmminn, 1825, Her. Ent., p. 133; ——· Paracinema lrieolar Fmor, 1890,

268 onruoeréaomes
p. 106, pl. 4, fig. 64 ; —» AMM, 1901, p. 39; — Cuomnn, 1922, p. 142.
fig. 33; —·CHoPARD, 1923, p. 282; -— HouLBEnT, 1927, p. 76, pl. V,
iig. 4 ;—— (lnoimnn, 1947, p. 71, pl. VIII, fig. 99.
Vert, le pronotum orné de deux bandes brunes longitudinalcs, assez
étroites et atténuées aux deux extrémités. Élytres verts à. la base, sub-
hyalins à l’apex, tachés de brun au milieu. Tibias postérieurs rouges
avec les épines blanches à apex noir. Ce bel insecte est facile à reconnaître
à sa coloration, surtout à ses tibias d’un rouge vif, élargis à l’apex. G’est
la race européenne et nord-africaine de l’espèce, caractérisée par les bandes
brunes du pronotum xfatteignant pas le bord postérieur et par la couleur
vive des tibias postérieurs.
"R"  ay
`..   V   .,;1·*‘ É? /
Qté.,     `~
M//*@·   4 ,· ,  
    I  ,¢" \
I "*  TTLÉ X
  ¤` •~\
Fm. 450. — Paracimma tricolor bisignata Charp., d' , >< 2,5,
Long. 6* 24-27 mm., Q 30-39 mm. ; pronot. ci 5-5,5 mm., Q 6-8 mm. ;
fém. post. (T 14-16,5 mm., Q 18-23 mm. ; élytre ©" 21-25 mm., Q 28-
37 mm. _
Assez rare dans les prairies et les endroits plutôt humides. Adulte de juillet
à octobre.
Tous les départements méditerranéens et côte de l’Atlantique jusqu’à la
Loire-Inférieure ; Drôme ; Yonne : Pont-sur-Yonne (HOULBERT) ; Aveyron ;
Hautes-Pyrénées: Tarbes (PANDELLÉ); Sarthe: Parce, La Flèche (Mon-
GUILLoN); Deux-Sèvres: env. de Niort (GÉLIN).
Gen. PARAPLEURUS Fiscruza, 1853
Vertex obtus, plus large que long ; fovéoles temporales nulles ; antennes
filiformes. Pronotum presque cylindrique, à carènes latérales nulles,
carène médiane peu marquée. Élytres étroits, dépassant les fémurs pos-
térieurs, le champ discoïdal présentant une nervure intercalée. Plaque
sous-génitale du mâle acuminée.
Distribution. —— Europe; Asie paléarctique.

i om‘i1or'rÈmzs. —- P.um1·1.EunUs 269
Parapleurus alliaceus (GERM.), -—— Gryllus alliaceus GERMA11, 1817,
Fauna Ins. Eur., XI, pl. 19. - Paruplcurus alliuceus Fmor, 1890, p. 105,
pl. 4, fig. 02, 63, (33 bis ; -— .\z.xM, 1901, p. 39 §····110ULBERT, 1927, p. 70,
pl. V, fig. 5 ;——Ciio1>AnD, 1947, p. 71, pl. VIII, fig. 100. —— Mecosleihus
alliuceus tluorano, 1922, p. 142, [ig. 334.
Biologie. - Glam), 1888, Lc Naturaliste, X, p. 203.
Vert ou brun jaunâtre ; orné, de chaque côté, d’unc bande noire longi-
tudinale, commençant derrière les yeux, prolongée sur le thorax et allant
se perdre en s’amincissant sur les élytres ; ceux-ci sont verts ou jaunâtres
"\\   V
\~ I «   rf
\`~   . e-P5"-' $:" 
, [ · t _ `
`itàüilëgî é"/‘ 
‘&#î    i  uu
~;.¢_i<;·«b d   .
îî "Z*‘ÃSiÃ\§$¢ il
`@•_qe} \\ /
· \\ `\§ - ini-.  
I Fm. 451. — Pnzraplewrus alliacws Germ., Q', X 2,5.
dans la partie antérieure seulement; ailes transparentes. Pattes vertes
ou testacées; tibias postérieurs verdâtres, rembrunis à l’apex. Antennes
du mâle longues. Valves de l’oviscapte allongées.
Long. (51 17-21 mm., Q 24-30 mm. ; pronot. (51 3 mm., Q 4,8-5 mm. ;
1`«'·m. post. 6*11-12 mm., Q 15-17 mm. ; êlytre 614-19 mm., Q 19-25 min.
Coinmuu dans toute la France, mais localisé dans les prairies huinides et
les marécages ; s'est montré parfois assez abondant pour causer des dégâts,
par exemple, en 1888, dans les prairies de Verdalle (Tarn). Adulte de juillet
à octobre.
Signalé un peu partout ; aux environs de Paris, il semblait autrefois com-
mun et assez répandu ; il faut le chercher maintenant dans la région de Fon-
tainebleau: marais d’Episy, Malesherbes. Signalé jusqu'à 2.000 mètres dans-
les Pyrénées: Barèges, Gavarnie.
Toute l'Europe, Transbaïkalie, Sibérie.
ssp. D1gI‘103.IlS IIOULBERT, 1927, Thysanoures, Derm. et Orth. de Fr., 11,
p. 77. — Sous ce nom, Houtnnixr a désigné une forme mélanique d'un brun
très foncé, presque entièrement noire. —— Assez commune dans les prairies
tourbeuses des bords de la Vanne, à Malay-Ie·Roi, près Sens. . ·

270 oaruorrûixoinns i
Gen. MECOSTETHUS FIEBER, 1852
` Sommet du vertex triangulaire, un peu arrondi au bout, dessus concave
avec une petite carène médiane; fovéoles temporales très légèrement
indiquées par une petite impression triangulaire. Antennes filiformes.
Côte frontale sillonnée au-dessous de l’oce1le. Pronotum à carène médiane
nette, carènes latérales un peu plus arrondies, sinuées en avant; disque
plat, grossièrement ponctué dans la métazone. Élytres dépassant l’extré—
mité des fémurs postérieurs, à nervure intercalée bien distincte, plus
rapprochée de la cubitale que de la médiane. Plaque sous-génitale du
mâle conique; valves de 1’oviscapte longues.
Distribution. —— Europe; Asie paléarctique; États-Unis.
Mecostethus grossus (L,). —- Locusia Gryllus grossus L1>1NÉ, 1758, Syst.
Nat., éd. X, I, p. 433. -—- Mecosielhus grossus FINOT, 1890, p. 104. pl. 4,
  e=·· .. ~ . . .    .·»
    , a *· s ··· '“'' "*"" "”@“*.’,%9à·•* "'
~ gg , É jvrèéi ' i `, rf . HÃ, ' Eg`}
    rpm
/ wux \\
  `*`=··.;,_
( " sr-.,
 
Fm. 4-52. — Mecostethus groasua L., 5*, >< 2,5.
Hg. 51 ;·-- Az.mM, 1901, p. 67 ;— Houtnsnr, 1927, p. 79, pl. III, fig. 7 ;—
·C«HOPARD, 1947, p. 80, pl. IX, fig. 125. -— Slei/mphyma grossum CHOPARD,
1922, p. 158, fig. 343. .
Biologie. »— Z1Mm, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 65,
pl. III, Hg. 14.
Grand, allongé. Vert olive avec u11e bande jaune très marquée vers le
bord antérieur de l’élytre; tête avec une bande noire derrière chaque
œil. Fémurs postérieurs faiblement dilatés, rouge vif dessous, à face
interne noire avec deux bandes jaunes ; tibias postérieurs jaunes à épines
noires, ornés d’un anneau noir vers le tiers basal, le genou et l'apex noi-
râtres. Élytres presque transparents, avec une bande jaunâtre antérieure
et les nervures un peu épaisses, se détachant nettement en brun rougeâtre.
Long. (31 12-21 mm., Q 26-39 mm. ;pronot. (51 3·4,5 mm., Q 5-6 mm. ;
élytre ©" 17-22 mm., Q 18-29 mm.

UR'I`lIUl"l`ÈRl€S. — — cunysocumiox 271
Cette espèce se rencontre dans les mêmes conditions que le Parapleurus;
elle est répandue dans toute la France, mais plutôt rare dans le Midi. Adulte
d’août à octobre. Stridulation très faible, mais STAEGER signale la production
par les mâles d’un bruit léger comparable à des bulles d’air à la surface de
Veau (Z. Insektenbiol., XXV, 1930, p. G6). Oothèque longue de 10-12 mm.,
contenant 19 à 22 œufs couchés horizontalement (Zmm). Souvent parasité
par des Jfermis (Gaassé).
Environs de Paris: autrefois commun à Gentilly; se trouve maintenant
dans le parc de Fontainebleau, dans les marais d’Episy, à Malesherbes.
Commun dans le Nord, dans l’Est et l’Ouest; signalé aussi de nombreuses
localités du Midi, surtout dans les Pyrénées ; Hautes-Alpes : Aiguilles
(1.500 m,).
Gen. CHRYSOCHRAON Fxscmsn, 1853
Vertex triangulaire, à bords obtus, dessus finement caréné; fovéoles
temporales nulles. Antennes filiformes. Côte frontale sillonnéé. Pronotum
presque plan dessus, tronqué droit en avant et en arrière, à carènes droites,
bien nettes. Élytrcs du mâle arrondis à l'apex, non dilatés; ceux de la
femelle pointus, courts, mais presque contigus sur la ligne médiane.
Oviscapte court et robuste, à valvessupérieures incurvées, leur face
supérieure excavée. ` '
Distribution. —— Europe, Asie paléarctique. ·
Chrysochraon dispar (GERM.). — Podisma dispar GERMAB, 1835,
Fauna Ins. Eur., 17, pl. 7 ; —— Chrysochraon dispar Fmor, 1890, p. 107.
( '
Vinh  "‘ ‘
·. ,·«‘ .
  É.   ix
si à `" -·a··—···r 4»· --:10; ,
  1
x .
v_ "  
·.. x`
. il
· FIG. 453. —— Chrysochraon dispar Germ., Q', X 3.
pl. 4, fig. 65-67 ; -—- AzAM, 1901, p. 40; —— Cuomnn, 1922, p. 143, fig.
335, 337, 338; —- HoUL1sEn·r, 1927, p. 78, pl. V, fig. 6; —— Cuorann,
' 1947, p. 72, pl. VIII, fig. 101-92.
Biologie. ·—— Lmmnmr, 1926, (LR. Soc. Biol., XCV, p. ($90 ; — RAMME,

272 ()R'l`bI<)["1`1ÈI·lUID}:JS
1926, Z. Morphol. Oekol. Tiere, VII, p. 127 ; —· ZIMIN, 1938, Tabl. anal.
Faune U. P1. S. S., 23, p. 42, pl..II, fig. 8 ; - — \VILLEMSE, 1946, Naturh.
Maandbl., n° 1.
Gris plus ou moins rosâtre. Pronotum rugueux dans la métazone. Pattes
verdâtres ; fémurs postérieurs grêles ;tibias jaunâtres chez le mâle, rouge
sale chez la femelle. Élytres du mâle atteignant presque l’extrémité de
l’abdome11, S1 bord antérieur très convexe, apex arrondi, champ antérieur
très élargi ; ailes tout 21 fait réduites. Femelle allongée, S1 élytres dépassant
peu l’apex du 38 tergitc abdominal, leur bord antérieur très fortement
convexe, apex très rétréci, presque pointu.
Long. dl 16-19 mm., Q 23-26 mm. ;pronot. dl 3 mm., Q 4,5-5 mm.;
u fém. post. dl 11-12 mm., Q 13-15,5 mm. ; élytre dl 9-11 mm., Q 6,5-
7 mm.
Espèce commune dans les clairières humides des bois, dans les grandes
herbes qui bordent les allées ; adulte de juillet à septembre. La ponte, très
_ particulière, a été décrite par RANIME; elle se fait non en terre comme la
plupart des Acridiens, mais dans les bois vermoulus ou dans la moelle des
tiges de Framboisiers ou autres plantes à moelle abondante.
çà et là dans une grande partie de la France, mais plutôt dans le Nord.
Commun aux environs de Paris : forêt de Sénart, forêt de St—Germain, F0ntai· .
nebleau. — Presque toute l’Europe, Sibérie.
forme pl3l,ypÈBl‘LlS (Ocsx.). —— Gryllus plqtypterus Ocsxav, 1832, Nova
Acta Ac. Leop. Carol., XVI (2), p. 960. -— Elytres et ailes bien développés
dans les deux sexes (dl 15 mm., Q 19-21 mm,). —— Avec le type, mais bien
plus rare; Fontainebleau (FINOT); Seine-et—Oise : Montfort-l’Amaury (RE-
MAUDIÈRE). ·
Gen. EUTHYSTIRA F1EnER, 1853
Ce genre diffère du précédent avant tout par la forme complètement
différente de l’oviscapte ; en outre, le pronotum est un peu plus arrondi
dessus ; les élytres du mâle sont plus courts, mais 11n peu ballonnés, ceux
de la femelle sont très courts, latéraux.
Distribution. —— Montagnes d’Europe, Sibérie.
Euthystira. brachyptera (©csx.). —- Gryllus brachypierus Ocsxxv,
1826, Nova Acta Ac. Leop. Carol., XIII (1), p. 409. —- Chrysuchraon
brachypierus Fmor, 1890, p. 108; —— AzAM, 1901, p. 40; —- C·HorARD,
1922, p. 143, fig. 336, 339, 340 ; — Houmsiznr, 1927, p. 78. —- Eulhy-
siira brachypiera C1-IOPARD, 1947, p. 72.
Biologie. -—- Z1M1N, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23. p. 42,
pl. II, fig. 9; — JAcoBs, 1949, Entomon, I, p. 198.
D’un vert vif avec des reflets dorés sur le vivant ; élytres un peu rosés,.
Pronotum presque lisse, brillant. Mâle à,élytres dépassant à peine le
Be tergite abdominal, un peu tronqués à l’apex et légèrement gonflés ;

onrnorrànes. — EUTIIYSTIRA ‘273
la ue sous- énitale lon ue, ointue. Femelle à él tres très courts laté-
*1   K P Y «
raux, arrondis à l’apex; oviscapte à valves remarquablement allongées, `
très faiblement dentées.
Long. dl 13,5-17 mm., Q 18-26 mm. ; pronot. 0* 2,4-3 mm., Q 3,6-
· 5 mm. ; fém. post. d' 9,5-11,5 mm., Q 12,16 mm. ; élytre dl 5,5 n1m.,
Q 3--1,7 mm.
,·(«?¤
à ai
wi ·  .·»·-·  I- . / e ’ V
@ , _’â"'=¤¤·¤:   ·"` ,·" gv, K;. ‘\
    jîia e  
xa' '§i··'«’î `î!§S*,·rrï'îÈGr   gl à '
  W-:’~•‘ E
\x
 
k. W. À
. 'P
FIG. 4-54. —- Eulhysliru bruchyplera 0csl£.» ?· X 2,5.
Espèce de haute montagne, ne se trouvant en général qu`à partir de 1.500 m. .
environ; assez commun, mais localisé, parfois même dans une station très
restreinte; d’aprî·s AZAM, surtout dans les herbes hautes et serrées; adulte
en août et septembre. Ponte formant une sorte de cocon, contenant seule-
_ ment quelques œufs, déposé sur des herbes.
Vosges; Haut-Rhin : route de Cernay, 850 m. (L1nN1mn·r) ; Doubs : env.
du- Besancon ; Jura : forêt ile Chaux (G. ou Vuemzr). -— Alpes : Ilauie-
Savoie: mont Salève ; col de Balme ; Basses-/ilpes : Cheval Blanc ; pic de
Cuenyon, pic de Couar(AzAM); ·—- Drôme : L1lZ·l£l·Cl'UlX·lI£llll,C (Rey) ; --
ls«`·re zmontagne de Lans (Lernoox), Vercors (G. on Vrcnrrr). - Hautes-
' Alpes : Lautaret; -—- Massif central : Puy-de·Dôme, Cantal; —— Pyrénées :
llautes-Pyrénées : Cauterets (Fmorl ; Haute-Garonne;-——Morvan : Nièvre :
Saint-Brisson, G50 rn., dans une lande à Genevriers (Lemieux).
Montagnes d’Europe; Sibérie.
forme homoptem (EvEnsM.). —~- ()e¢lipmla Iunnoplcra EVERSMANN, 1848,
Àddit. Fîsch. Orth. Ross., p. 14, pl. A, Iig. 8. - Forme macroptère (long.
él. d' 14 mm., Q 16 mm.). -- Cette forme est très rare en France ; je n'en
connais qu'un individu provenant de la Grande-Chartreuse.
Gen. STENOBOTHRUS Fiscurzn, 1853
Espèces d’assez petite taille ; vertex triangulaire, un peu obtus ; fovéoles
temporales visibles du dessus, rectangulaires, étroites, à Ibords nets.
Élytres à. champ médiastin étroit et allongé, bien développés chez les
mâles, souvent un peu plus courts chez les femelles. Valves de l'oviscapte ·
dentées vers la base, au bord externe, caractère très important et~ le plus
18

274 om·11o1·'i·éao1DEs
remarquable du genre. Champ diseoïdal de l’élytre des mâles présentant
des nervules très régulières. Les Sienoboihrus ont pour la plupart des colo-
rations assez vives.
Distribution. —— Genre paléarctique.
TABLEAU DES ESPÈCES
l. Ailes très fortement enfumées, à bord antérieur très
convexe, chez le mâle surtout ; nervures épaisses, la radiale
Q " 4.56.
_ 5’ 455. Q _,
 . 4; ·\ K , ·   · ¢
" "°    A ·,«~ é»
‘ïîi_—§2' , à « G' r'î§h..·¤· `·v+Z   ~  
' E:   wa T
  fil A (       i
,  wa,.  ”‘”  , ,, I, , ,  v "-=:\
,«  y    r J ~    A  
·    ra.     -- e’ —a — *   , 
        //
.  ul ys; :·' ( V! ' 7
" " 459. ,·»‘ 46û
  I   `
\;.: , \·g*—«—‘—`·' _
Fm. 455 à. 460. — 455. Élytre du mâle de Stenobothruns rubicwndus. —— 456. Tête et pro
notum de Stenobothrus lineœius. — 457. id. de S. festivus. —- 458. Élytre du mâle de
· St. lineatus. -— 459. id. de St. fischeri. —— 460. id. de St. nigromaculatus.
très sinuée, champ médio-cubital (discoïdal) très élargi,
présentant chez le mâle des nervules transverses, nom-
breuses, parallèles, très régulières. Élytres du mâle très
larges, à nervure cubitale brusquement eourbée vers le haut
à l’apex (fig. 455) (Subgen. Crolalacris) ...... 8. rubicundus.
— Ailes transparentes ou faiblement enfumées, à bord
antérieur droit ; nervures normales, la cubitale peu sinuée ;
champ médio-eubital étroit, à nervules peu nombreuses,
irrégulières (Subgen. Sienaboihrus s. str.) .......... . 2.
2. Carènes latérales du pronotum divergeant peu en avant
et en arrière, simplement arquées vers le milieu dans la
prozone (fig. 456) ..................... 3.
-—— Carènes latérales du pronotum divergeant plus fortement
en arrière qu’en avant. anguleuses dans la prozone (fig. 457) .... 6 .

0aTn0PTÈREs. —— STENOBOTHRUS 275
3. Cu et Cu p de l’élytre entièrement réunies ou un peu
séparées seulement vers la base (fig. 458) ........... 4.
— Cu et Cu p de l’élytre séparées sur toute leur longueur,
bien que parfois très rapprochées (fig. 459) .......... 5.
4. Élytres atteignant l’apex de l’abdomen, présentant une
bande blanche oblique un peu avant le tiers apical ; nervure
radiale très sinueuse, Cu ct (fu p confondues jusqu’à la
base ....................... 1. lineatus.
—— Élytres plus vourts que l'abdomen, préscritant plusieurs
taches brunes dans l’aire discoîdale et une petite maeule
blanche vers le quart apical ; radiale très droite, Cu et Cu p.
un peu séparées jusque vers le milieu (Hg. 460). 2. nigromaculatus.
5. Élytres à Cu et (Ju p parallèles, presque contiguës ; radiale
sinueuse; une tache blanche vers le tiers apical; taille
grande (18-21 mm.) ............... 7. fischeri. ·
— Élytres 51 Cu et (Ju p divergeant depuis la base; radiale .
droite; une petite tache blanche vers le quart apical·; .
taille faible (11-18 mm.), . .......... 3. stigmaticus.
6. Élytres courts et larges, n’atteignant pas l’apex des fémurs
postérieurs chez le mâle, ne dépassant pas le 3° segment _
abdominal chez la femelle; valves de 1’0viscapte très
allongées . ............. ' ..... 4. brëlemanni.
-— Élytres longs et étroits, atteignant chez le mâle au moins
l’apex de l’abdomen, le milieu des fémurs postérieurs chez
· la femelle .............,.......... 7.
7. Palpes à dernier article de couleur pâle uniforme . . 5. festivus.
—- Palpes à dernier article noir au sommet ...... 6. grnmmicus.
Subgen. Stenobotbrus, s. str.
1. Stenobothrus (s. str.) lineatus (P.«Nz.). —- Gryllus linealus Paiîzea,
1796, Ins. Germ., fasc. XXXIII, fig. 9. ——— Slcnabolhrusrlineaius FINOT,
1890, p. 111,.pl. 5, fig. 68-69 ; —— AzAM, 1901, p. 41 ; — Cuopann, 1922,
p. 144, fig. 344, 352, 354, 356, 358; —— Ilounmaar, 1927, p. 97, pl. VI,
fig. 13 ; — Cnomnn, 1947, p. 73, pl. VIII, fig. 103.
Biologie. — ZIMIN, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 45,
pl. I, fig. 3. ` -
Taille assez grande ; élytres dépassant l’extrémité abdominale dans les
deux sexes; couleur en général d’un beau vert, varié de brun, mais
montrant un certain nombre de variations de coloration dont la plus
remarquable est une forme où le vert est remplacé par du violet. Carènes
du pronotum infléchies seulement dans la prozone, un peu divergentes
dans la métazone, en général d’un blanc crème, bordées de noir extérieu-
rement dans la prozone, intérieurement dans la métazone. Élytres ornés '

276 onruoirrnnoions
d’une tache blanche oblique à l’extrémité du champ discoïdal; chez le
mâle, bord antérieur très convexe, champ antérieur élargi, nervure radiale
fortement sinuée, champ discoïdal large, à ncrvules régulières; chez la
femelle, élytrcs beaucoup n1oins larges, à bord antérieur peu convexe,
champ scapulaire présentant une bande jaunâtre, opaque. Ailes u11 peu
enfumées à l’apex. 'l`ibias postérieurs jaune rougeâtre. Apex de l’abdomcn
du mâle rouve. Valves de l’ovisca ite à dent ires marr uée.
au I l
 W-  ,_ _.....r -- ,. ·a,—...---.,
- — <·=?·a·—>;« · x ‘ ` “' É? 
[/_.·» ,. Q Q .T____;  
»’ *   cli   ·.
If     ,6,,.Yj   `    
/ • "’? jl`   Y *~ oê É il ~.i?`
..lw •   <î= `f@gvi \ -· l ..s·
  `·;.   =r¤*i7Z2¤ze>» r -  
ti 7ç/ 7
Q" g I rr 7/ / _ .
É· ) Jçf 7 En
—...»·°”
Fm. 461. — Stenobotkms lineatus Panz., Q, >< 3.
Long. dl 16-18 mm., Q 21-24 mm. ; pronot. dl 3,2-4 mm., Q 4-5 mm. ;
élytrc 0* 12-14 mm., Q 14-18 mm.
Espèce commune un peu partout, dans les herbes, les prairies, les bruyères,
clairières des bois; en montagne, jusqu’à 1.500 mètres environ. Adulte de
juillet à octobre. Chant strident, continu, durant 15 à 20 secondes, avec un
accent un peu plus marqué à chaque seconde environ. Oothèque courte, un
peu renflée en arrière, contenant 6 œufs disposés verticalement (Zmm).
Toute la France. — Europe, Asie.
Il existe de nombreuses variations de coloration dont la valeur exacte
n’est pas fixée; certaines cependant semblent héréditaires. La plupart
d’entre elles doivent exister en France, mais leur distribution reste à
préciser.
forme 0bS0\11‘3. Zncnnn, 1917, Ent. Jahrb., p. 175. -— Pas trace de vert ;
tête, thorax et élytres bruns, les élytres tachés de blanc, mais sans bande
jaune; fémurs postérieurs brun jaunâtre.
forme Iêrvîdîoï Fnonsronrizn, 1921, Arch. Naturg., LXXXVII, p. 108. —
Grande taille, abdomen très coloré en jaune et rouge, fémurs postérieurs
rouge vineux ou rouge jaunâtre. Race méridionale.
. forme îl1t81‘p0sîÉa Fnorrsronrnn, 1921, Arch. Naturg., LXXXVII, p. 108.
-—- Dessus du thorax et élytres gris brun, côté du thorax verts.
forme violacea Snooonov, 1907, Hor. Soc. ent. Ross., p. 109. -- Toutes
· les parties vertes remplacées par du violet assez vif.

onrixorrriînes. —— srexooornnus 277
forme myrîna Fmmsroarsa, 1921, I. cit., p. 108. — Dessus du thorax et
fémurs postérieurs violets ou rougeâtres, le reste vert.
forme rubroeephala Ifounmsnr, 1927, ()rth. Fr., ll, p. 98. Dessus de la
tête, pronotum et fémurs postérieurs rouge carmin.
2. Stenobothrus (s. str.) nigromaculatus (H. S,). — · Acridium nigr0ma·
culalum IIr:nmc1x—Sc1rA12rFEn, 1840, Nomencl. Ent., II, Orth., p. 10. ——
Slenobothrus nigromaculolus Fmor, 1890, p. 112 ;——AzAM, 1901, p. 41 ;——
fîxxorvmo, 1922, p. 144, fig. 349, 359 ; — Hounear, 1927, p. 97 ; — Cuo-
· mao, 1947, p. 73.
Biologie. —-— Z1MxN, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. $.,23, p. 44, pl. I,
fig:. G.
Espèce très voisine de la précédente, un peu plus petite, à élytres plus
courts. (lhez le mâle, élytres plus étroits, à bord antérieur bien moins
convexe, le champ antérieur non élargi, nervure radiale non sinuée,
(Ju et Cu p légèrement séparées jusque vers lc milieu. Chez la femelle,
les élytres sont un peu plus courts que l’abdomen, à radiale droite, Cu et
Cu p très légèrement séparées ; champ discoïdal orné de quelques taches
brunes. Ailes transparentes.
Long. dl 15-18 mm., Q 19-24 mm.; pronot. dl 3-3,5 mm., Q 4 mm. ;
élytre dl 10-13 mm., Q 10-15 mm.
Il existe des variétés de coloration semblables ii relles de l'espèce précé-
dente, mais moins connues.
Plus rare et bien plus localisé que le S. lincatus; en été dans les endroits
secs et chauds. Oothèque courte et large (6-9 sur 3,5-4 mm.), contenant fi
ou 7 œufs disposés verticalement (ZIMIN).
Environs de Paris : Lardy ; Aube ; Yonne ; ()rne ; Mayenne ; Aveyron;
Lozère ;Gard ; Drôme ; Hérault ; Basses-Alpes, Hautes-Alpes (Azur); Hautes-
Pyrénées : Barèges (PANnm.1.1â) ; Pyrénées-Orientales : Canigou (ne Sauncv),
val d’Eyne, 2.200 rn. (AzAM).
Europe, Asie paléaretique.
var. lS1riaIi3. Kmmss, 1878, S. B. Ak. \Viss. Wien, LXXVIII, p. 479,
pl. 1, fig. 5, 5 a·b. —- Grande taille (dl 19 mm., Q 28 mm.) ; tête plus grosse
que le type; antennes très longues, brun pâle à llapex, le dernier article très
noir, brillant. —- Basses-Alpes.
3. Stenobothrus (s. str.) stigmaticus (RAMo.).   Gryllus sligmalicus
RAMBUR, 1839, Faune Andal., II; p. 93. — Slenobolhrus sligmalicus
Fmorr, 1890, p. 113, pl. 5, fig. 70 ; -·- AzAM, 1901, p. 41 ; —— Cuormm,
1922, p. 144, fig. 362; -— HouLn1zn·r, 1927, p. 96; - lluorixno, 1947,
p. 73.
De taille plus faible que les précédents; vert varié de brun; caréncs
latérales du pronotum très peu iniléchies dans la prozone, blanc roussâtre
bordées de noir velouté. Élytres n’atteigz,nant pas tout à fait l’apex de
l’abdomen chez lc mâle, un peu plus rourts chez la femelle, présentant

278 oaruorreaoinas
quelques taches brunes dans lc champ diseoïdal ct une petite tache blanche
assez nette vers le quart apical ; nervures Cu et (fu p séparées depuis la
base et un peu divergentes. ,\iles hyalines.
Long. Cf 11-15 mm., Q 15-20 mm.;pronoî. ©" 2.6 mm., Q 3 mm, :
élytre df 8-9 mm,, Q il-I2 mm.
Assez commun de juillet à octobre, dans les prairies et les olairières plutôt
sèches et plutôt dans le Nord.
Un peu partout en France. Environs de Paris : forêt de Sénart (Barsour),
Lardy (Pouasnrz), Fontainebleau, Belle-Croix, vallée de la Solle; forêt de
Saint-Germain; Meudon (PouJAnE); Bretagne (SELMER); Oise: Chantilly
(MABILLE) ; Pas-de-Calais: \Vimereux (Gmnn) ; Indre; Allier: Brout-
Vernet (nu Buvssoiv) ; Maine·et-Loire ; Loiret ; Saône-et·Loire ; Mont·Dore ;
Vosges (PIERRAT);luOSBll€ (LIENHART}; Hérault : l’Aigoual (Cnopann) ;
Pyrénées: Cauterets, Mont-Louis (Cnorarm); Var: Hyères (Fmor}.
Toute l°Eur0pe.
4. Stenobothrus (s. str.) brülemannî AzAM, 1906, Bull. Soc. ent. Fr,.
p. 128; —— Cnormm, 1922, p. 145, fig. 363. —- Slenohollzrus pyrenaeus
HOULBERT non Sauter, 1927, p. 98.
Brun tacheté de foncé, les femelles parfois verdâtrcs, avec une large
bande brune derrière les yeux; carènes latérales du pronotum claires,
bordées de sombre, légèrement anguleuses dans la prozone; carène mé-
diane bien saillante, souvent claire. Élytres du mâle de la longueur de
l`abdomen ou un peu plus courts, rfatteiguanl jamais l’apex des fémurs
postérieurs, bruns avec quelques taches diseoïdales brunes et une tache
blanche peu avant l’apex, le champ discoïdal plutôt étroit, à nervures
assez régulières ; élytres de la femelle courts, larges, dépassant rarement
le 36 tergite abdominal, unieolores, bruns. Ailes plus courtes que les élytres
dans les deux sexes. Fémurs postérieurs rouges au bord inférieur chez les
individus verts; tibias rougeâtres, rembrunis aux deux extrémités ;
valves de l’oviscapte fortes et allongées, à pointe noire, peu recourbée,
dent basale faible, surtout aux valves supérieures. i
Long. 61 13-14 mm., Q 19-22 mm. ; pronot. d' 3,5--1 mm., Q 4 mm. ;
fém. post. d' 10-10.5 mm., Q 11-12,5 mm. : élytre d‘ 9-10 mm., Q
1 mm.
Le mâle de cette espèce ressemble beaucoup à nigromrzculalus, avec des
élytres et des ailes un peu plus courts, les carènes latérales du pronotum
un peu anguleuses, le champ discoïdal des élyi res moins élargi, à nerva-
tion moins régulière ; il se rapproche, par ce dcrnier caractère, des Omn-
cesius. De même, la femelleaun oviscapte qui pourrait presque être rap-
porté à une espèce de ce dernier genre ; cependant, quoique courtes, les
dents de la base des valves sont trés visibles, de sorte que l`insecte semble
mieux placé dans le genre Slenobnlhrus.
En août et septembre, dans les prairies élevées des Pyrénées, au-dessus de
1.800 mètres. Pyrénées-Orientales : val d’Eyne (ll. \V. Bnômammwu, AMM).

OHTIIOPFÈREB. —- srnxouorunus 279
5. Stonobothru  (s. str.) festivus Bomvan, 1887, An. Soc. esp. Hist.
nat., XVI, p. 91; -—— Cnormn, 1922, p. 145, fig. 361; — Houtimivr,
1927, p. 99.
De coloration assez variable, brune ou verte; la forme verte présente
à peu près le même aspect que linealus, mais les carènes latérales du prono-
tum sont fortement anguleuses dans la prozone. Mâle à abdomen noirâtre
dessus dans la moitié basale, rouge vif à l’apex ; élytres étroits, atteignant
Vextrémité de l’abdomen, le champ antérieur nullement élargi; ncrvure
radiale non sinueuse ; Gu et Cu p séparées mais très rapprochées. Élytres
de la femelle un peu plus courts que l’abdomen, ornés d’une tache oblique
blanche, verts ou bruns avec le champ discoïdal taché de brun. Ailes un
peu _cn1`umées à l’apex. Tibias postérieurs rouges avec les genoux noirs ;
fémurs postérieurs noirâtres à l'apex.
Long. O" 14 mm., Q 18-21 mm. ;pronot. dl 2.5 mm., Q 3-3,5 mm.;
élytre Cl 9-11 mm., Q 10-13 mm.
Espèce rare et localisée, se trouvant en aoûbseptembre dans les clairières
des bois, les endroits incultes.
Var: route de Vôrignon (AMM), Sainte-Baume (Cnomxnn); Aveyron:
camp de Larzac (ct. (ÃARPENTIER) ;Lozere : causse de Sauveterre (BALA-
rnowsnw). -· Tres répandu en Espagne, dans les prairies de montagne.
G. Stenobothrus (s. str.) grammicus (lixzunno, 1888, An. Soc. esp. [list.
nat., XVII, p. 457 ;—CHOPARD, 1922, p. 146 ;—-1Ioox.nEn·r, 1927, p. 1UU.
Grande et belle espèce, facile à reconnaître par ses palpes dont le der-
nier article est très fortement rembruni à Pextrémité; carènes latérales
du pronotum bien anguleuses dans la prozone. Le mâle est en général
d’un brun assez uniforme, les élytres présentant une tache blanche avant
l’apex ; extrémité de l’abd0men rouge ; antennes longues et un peu épais-
sies à l’apex ; fémurs postérieurs rouges au bord inférieur, à apex noirâtre ;
tibias postérieurs rouges. La femelles est de livrée plus variable, brunâtre
ou verte avec des dessins bruns, les fémurs postérieurs plus ou moins
rougeâtres; tibias postérieurs toujours rouge vif; élytres atteignant à
peine Pextrémité de l’abdomen. Les nervures Cu et Cu p sont un peu diver-
gentes depuis la base.
Long. dl 17 mm., Q 23-25 mm.;pronot. dl 3,5-4 mm., Qômm . ;
élytre dl 13 mm., Q 16 mm.
Espèce assez rare, localisée dans quelques points ; adulte du 15 juillet à
fin septembre.
Pyrénées-Orientales : pied du Canigou (AzAM) ; Auveine, commune d'Am-
pus (DELMAS et Rammnn) ; Var : Sainte-Baume (CHOPARD) ; Plan de
(lanjuers (Rnivmunxèns) ; Plan d_e Peiran (1)* \V1LLeMsE) ;Vaucluse : sommet
du Lubéron (DELMAS et RAMBIER), mont Ventoux (FAGNIEZ). — Montagnes
peu élevées du Centre et du Nord de l'Espagne.
7. Stenobothrus fîscheri (EvsnsM.). —()edip0da fischeri EVERSMANN,
1848, Addit. Fisch. Walrlh. (Irth. Ross., p. 11, pl. A, fig. 5. —- Sienobolhrus
fischeri (lrxormnn, 1922, p. 144, fig. IHM); —— Houtnnnr, 1927. p. 98.

280 oarnoerêaoines
n
Biologie. —- Z1Mn~:, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 43, pl. I, fig. 3.
Forme et aspect général de Sl. lineaius ; nervure radiale de l’élytre bien
moins sinueuse, plaque sous-génitale du mâle plus courte. Vert ou brun ;
carènes du pronotum à peine infléchies dans la prozone ; élytres du mâle
assez étroits, présentant une tache blanche vers le tiers apical; Cu et
Cu p distinctes, mais très peu écartées, parallèles; élytres de la femelle
un peu plus courts que l’abdomen. Fémurs postérieurs à genoux noirs,
précédés d’un anneau clair ; tibias postérieurs rouge vif avec la base noire
et un anneau jaunâtre en- dessous,
Long. ©°' 18-21 mm., Q 23-26 mm. ; pronot. d'3,5 mm., Q 4-4.5 mm. ;
fém. post. dl 11 mm., Q 14.5 mm. ; élytre 01 12-15 mm., Q 14-16 mm.
Espèce rare et localisée en France ; trouvée en août-septembre dans quel-
ques prairies et endroits secs. Oothèque courte, ne contenant que 4 à 8 œufs
disposés verticalement sur un seul rang (ZIMIN)·
Var: plan de Canjuers,Bargemor1, Comps gmontagne de Lachens (AzAM) ;
Alpes-Maritimes: col de Broves (AzAM), Caussols (REY) : Hautes-Alpes : mont
Genèvre ; Aveyron : plateau du Larzac; Hérault: Montpellier; Corbières
(DELMAS et RAMBIER). —— Europe méridionale, Asie Mineure.
Subgen. Crotalacris (1). nov.
La forme et la nervation très particulières des élytres et surtout des
ailes de cc Slenobolhrus me paraissent largement suffisantes pour créer
un sous-genre nouveau. Chez le mâle, l’élytre est très élargi, surtout le
champ médio-cubital (discoïdal) qui présente des nervules très régulières,
scrrécs, la cubitale est fortement courbée et rapprochée de la médiane
51 l'extrémité de la cellule ; le champ antérieur de l’aile est large et arrondi,
lc champ médio-cubifal trés large, à nervules régulières. Chez la femelle,
dont les organes du vol sont un peu raccourcis. l’élytre est de forme nor-
male, mais l’aile présente un champ médio-cubital extraordinairement,
élargi, avcc quelques nervules formant de grandes cellules irrégulières.
8. Stenobothrus (Crotalacris) rubicundus (Gaim,). — Grgllus rubicundus
GEHMAR, 1817, Reise Dalm., p. 256. —— Slenoboihrus rubicundus Cuo-
Pnnn, 1922, p. 145, fig. 361 ;—-Grioeixnn, 1947, p. 73, pl. VIII, fig. 104. -—-
Sienobolhrus miniaius Fmor, 1890, p. 113, pl. 5, fig. 71 ; ——- AzAM, 1901,
p. 41 ; — Houteaar, 1927, p. 99.
Biologie. —— BÉRENGUIER, 1909, Bull. Soc. Sc. nat. Nîmes.XXXVI, p. 34.
Brun olivâtre, parfois verdâtre. Fovéoles temporales à bords très nets
chez le mâle, un peu plus arrondis chez la femelle. Carènes du pronotum
légèrement anguleuses dans la prozone. 0* :Élytres atteignant l’extrémité
de l’abdomen, larges, à bord antérieur très convexe, bruns avec une petite
L De YPÃTMAUV, grelot, en raison du bruit produit par le mâle de cet insecte au vol.

onrnorrànes. —— omocesrus 281 _
tache blanche vers le tiers apical; ailes très fortement enfuniées; abdo-
men rouge dessus; fémurs postérieurs rougeâtres, rembrunis à l’apex;
tibias postérieurs rouges. Q :Élytres un peu plus courts que l’abdomen,
brun très foncé avec une tache blanche bien 11ette et le champ anal rous-
sâtre; ailes plus courtes que les élytres, enfumèes ;tibias postérieurs rou-
geâtres.
Long. Cl 19-21 mm., Q 26-29 mm. ; pronot. dl 4-4,5 mm., Q S mm. ; '
élytre Of 14-18 mm., Q 15-16 mm.
Espèce très facile à reconnaître par sa coloration foncée, les élytres
larges du mâle et, dans les deux sexes, la forme très spéciale des ailes dont
le bord apical est fortement festonné.
Espèce de montagne, habitant les pentes pierreuses, où elle est rare ; adulte
en juillet-août. Chant à vibrations très amples, atteignant une intensité sur-
prenante ; les mâles s’élèvent souvent par groupes, à 3 ou 4 mètres de hauteur,
au milieu d’un bruissement tout particulier qui redouble à mesure que l’insecte
termine en descendant son élégante parabole ; ils s'abattent sur une Grami-
née où, sans ralentir le mouvement extrêmement rapide des ailes, ils frottent
énergiquement les fémurs postérieurs contre les élytres, produisant ainsi une
note stridente, longuement prolongée (Bénermuxna). _ _ ·
Hautes-Alpes : mont Gcnèvre, vers 2.000 m. (Biînnxcumn) ; Basses-Alpes :
Larehe (l1ms0U’r, AzAM). — Centre et Sud—Est de l’Éurope.
(ien. OMOCESTUS BOLIVAIK, 1878
Ce genre est très voisin du précédent avec lequel il partage le caractère
de l’élytre à bord antérieur non dilaté près de la base. Les espèces sont, en
général, plus petilcs et lc champ discoïdal de l’élytre ne présente pas de
nervules·parallèlcs, mais, au contraire, des vcinules assez irrégulières;
les deux cubitales sont toujours bien séparées et un peu divergentes.
Chez les femelles, les valves de l’oviscapte ne portent pas de dent basale
aiguë, tout au plus un angle saillant. C’est ce dernier caractère qui est le
meilleur pour différencier les deux genres.
Les espèces d’Qm0ceslus sont dilliciles à distinguer.
Distribution. — Europe, Asie paléarctique, Nord de l'Afrique.
TABLEAU DES Esriscns
1. Élytres atteignant à peine l’extrémité de l’abd0men chez
le mâle, bien plus courts chez la femelle (Corse) .... 8. eorsicus.
— Élytres atteignant au moins'l’extrémité abdominale dans
les deux sexes .............. L ........ 2.
2. Carènes latérales du pronotum simplement infléchies dans
la prozone ; Vertex avec une petite carinule médiane
(fig. 462); valves de l’oviscapte longues (fig. 463) . . 1. virîdulus.
— Carènes latérales du pronotum subanguleuses dans la

282 on'1·noPTÉP.o1DEs
prozone ; Vertex sans earinule ; valves de l’oviscapte
courtes (fig. 464) ...................... 3.
3. Ailes plus ou moins enfumées ; taille plus grande ........ 4.
—— Ailes entièrement transparentes ; taille plus faible ....... 5.
4. Fovéoles temporales peu profondes, à bords moins nets;
dernier article des palpes blanchâtres ....... 2. ventralis.
— ,_ 46*5*  45; 470. 467
· '· ~ · . . ,
 /4* 2;*; *2*  î' '  ë’ .  # . *`ë`m«§z=='7"`  ’
f"-?   ‘ ïïï   ii.     ·:  
il lié.  «   . v    li    *'.=».É· ‘i gi) i;:`   
  Fi ll  J ï"`:_ il `  J (    _ ,['2'i,`.` •'·'1Q  
·   Z6  ·gëE;,_  ,»’ `  *····I1·_,,  ·‘
 ij, ll! îtbgï. ~ Y,-
"` 465
462 __LV/r,3,ï;.â_3;
» " · · ne  
469 -7,*. ...~« ——·~-% Dr ‘>
%*'?’“!¤'~É·  Q  ‘ /  
l ( ys  
FIG. 462 à. 470. — 462. Tête d’Om0cestun viridulus. -— 463. Ovisoapte du même. — 464.
Oviscapte d’O. ventralis. —— 465. Élytre d’Omoczxtus petraeus Cf. —— 466. Élytre d’O.
pu.scu07··um (j' . —- 467. Tête et pronotum d’O. mmtralis. — 468. id. d’O. haemorrhoidalis.
·—- 469. Oviscapte d’O. montivagus. — 470. Tête et pronotum d’O. peimeun.
— Fovéoles temporales profondes, à bords très nets ; palpes
unieolores .................... 4. raymondi.
5. Champ discoïdal de l’élytre à nervules peu nombreuses et
assez régulières (fig. 465) ............. 5. petraeus.
— Champ discoïdal de l’élytre à nervules nombreuses et plus
serrées, souvent irrégulières (fig. 466)- ............. 6.
6. Taille très petite (Corse) ............. 7. pascuorum.
—- Taille plus grande ..................... 7.
7. Mâle à. nervure médiane de l’élytre faible et irrégulière;
nervures de l’aile épaisses, brunes; femelle à élytres plus
courts que l’abdomen, disque du pronotum gibbeux 6. montîvagus.

onrxxorrùnas. —— omocesros 283
— Mâle à nervure médiane de l’élytre semblable il la eubitale ;
nervures de l’aile normales; femelle à élytres dépassant
l’extrémite de l’abdomen, disque du pronotum plat . . .
................ . . . . . 3. hnomorrhoidalis.
1. Omocostus viridulus (L,). - Gryllus Locusla viridulus LINNÈ, _
1758, Syst. Nat., éd. X, I, p. 433. —- Slenobolhrus viridulus Fmor, 1890,
p. 116, pl. 5, fig. 75-76. —— Omoeeslus viridulus AMM, 1901, p. 42 ; ~—
(lnoman, 1922, p. 148, fig. 365-366; -— Houtaaar, 1927, p. 101 ; —
Cnomnn, 1947, p. 74, pl. VIII, fig. 107-108.
Biologie. —- ZIMIN; 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 46,
pl. IV, fig. 22.
Coloration analogue dans les deux sexes, verdâtre variée de brun roux ; _
carènes latérales du pronotum blanchâtres bordées de noir; élytres à
partie antérieure brunâtre ou rousse, champ cubito-anal vert, surtout
chez les femelles ;tache blanche presque nulle. Fovéoles temporales à bords
un peu arrondis chez le mâle, obtuscs chez la femelle ; sommet du vertex
présentant une petite carène très courte, mais bien nette. Carènes du pro-
notum assez fortement iniléchies dans la prozone, bien divergentes dans
la métazone ; sillon typique un peu avant le milieu ; prozone légérement
gibbeuse. Ailes il partie apicale assez fortement enfumée. Fémurs posté-i
rieurs unicolores, ferrugineux ou verts ; tibias testacé pâle. c3' !Bord anté-
rieur de l’élytre fortement convexe; champ discoïdal à peine plus large
que le champ intercubital, à nervules assez régulières; extrémité abdo-
minale jaunâtre. Q : Élytres plus étroits, à bord antérieur moins convexe ;
valves de l’oviscapte remarquablement ailongées, non dentées li la base.
Long. 0* 13-15 mm., Q 20-24 mm. ; pronot. dl 3-3,5 mm., Q 4-5 mm. ;
élytre d' 13-14 mm., Q 16-18 mm. ·
Espèce dont la femelle est très facile à reconnaitre parla forme de l'ovis-
capte ; la coloration des élytres, à peu près séparés en deux parties, brune
et verte, est également assez caractéristique ; le mâle ressemble beaucoup
à celui de l'espèee suivante, mais on peut 1’en distinguer par les palpes
unicolorcs ct l'extrémité abdominale moins rouge.
Cette espèce habite toute la France, mais elle est plus commune dans le
Nord et les régions montagneuses ; dans les prairies et les clairières, de juillet
à octobre. Dans les Pyrénées jusqu°à 2.000 mètres. —- Europe centrale et
septentrionale, Asie paléaretique.
2. Omocostus ventralis (ZETT.). —- Gryllus venlralis Zarransranr,
1821, (lrth. Suec., p. 89. —- Omoceslus venfralis (IMOPARD, 1922, p. 147,
fig. 367, 370; — (inomno, 1923, p. 282 ; -- Cnorano, 1947, p. 74,
pl. VIII, fig. 105-106. —Slen0bolhr·us rufipes Fmor, 1890, p. 116, pl. 5,
fig. 77-78; — Azmw, 1901, p. 43; -— Ilounmznr, 1927, p. 103.
Espèce de même taille et même aspect que la précédente; sillon du

281 ORTHOPTÉROIDES
pronotum situé un peu avant le milieu. dl : Souvent brun noirâtre avec les
pattes postérieures rougeâtres ; fovéoles temporales bien nettes, presque
contiguës en avant; Vertex sans carinule apicale; carènes latérales du
pronotum subanguleuses dans la prozone (fig. 467), laquelle n’est nulle-
ment gibbeuse ; extrémité abdominale rouge a l’apex ; fémurs postérieurs
' plus ou moins rougeâtres avec les genoux noirs, tibias rougeâtres ; élytres
brunâtres avec une tache blanche oblique très nette; ailes en grande
partie enfumées. Q :Vertex sans carinule; oviseapte à valves courtes;
dessus du pronotum souvent verdâtre, les ·carènes blanchâtres bordées
de brun ; élytres à partie antérieure brune, partie postérieure plus ou moins
verdâtre, présentant une tache blanche assez nette; tibias postérieurs
· jaunâtres.
Long. 61 12-17 mm., Q 18-20 mm. ; pronot. 0* 2.8-4 mm., Q 4-5 mm. ;
élytre 0* 11-15 mm., Q 17-19 mm.
C’est l’espèce d’0m0cestus la plus commune en France ; on la trouve partout,
pendant tout l’été et l’automne, de préférence dans les endroits secs.
Europe, Asie paléarctique jusqu’en Sibérie, Algérie.
3. Omocestus haemorrhoidalis (C1iARr.). — Gryllus haemorrhoidalis
CHARPENTIER, 1825, Hor. Ent., p. 165. —— Slcnoboihrus haemorwlzoidalis
F1NoT, 1890, p. 117, pl. 6, fig. 79. — Omocesius haemorrhoidalis AzAM,
1901, p. 42; —- Cnoiuxno, 1922, p. 146, fig. 368; — HoULBERi·, 1927,
p. 101 ; --— Ciioimno, 1947, p. 74.
Biologie. —-— POULTON, 1896, Trans. ent. Soc. London, p. 249 ; —— Z1MxN,
1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 46, pl. IV, fig. 23.
Espèce un peu plus petite que les précédentes, de coloration brune ou
verte, parfois même noirâtre ; chez les individus bruns, le champ anal des
élytres est souvent vert; il existe généralement des taches brunes très nettes
dans le champ discoïdal; extrémité abdominale des mâles rouge; tibias
postérieurs bleuâtres ou testacés. Fovéoles temporales à bords un peu
arrondis. Carènes latérales du pronotum anuuleuses dans la prozonc,
bien divergentes en arrière (fig. 468). Élytres dépassant peu l’extrémité
abdominale chez le mâle, Patteignant à peine chez la femelle ; bord anté-
rieur très convexe chez le mâle. Oviscapte court, les valves inférieures
portant sinon une dent. du moins une forte saillie. Ailes à peu près trans-
parentes.
Long.Gl ll-13 mm., Q 16-19 mm. ; pronot. 61 2,8-3 mm., Q 3,2-
3,5 mm. ; élytre G1 10 mm., Q 11-14 mm.
Espèce beaucoup moins répandue et plus rare que la précédente; dans les
taillis et les marais, d’après Fmoï, dans les bois secs d’après ZACHER. Cette
dernière indication me paraît plus exacte en général ; adulte d’août à octobre.
Oothèque cylindrique, un peu incurvée, les œufs au nombre de 9-10, couchés
obliquemeut (Zmm).

onrxxorrùmss. — omocnsrus 285
Répartition en France très dispersée, mais certainement insullisamment
connue. Environs de Paris: Bouray (l’ouJAoE); Aube (D’AN·r1;ssAN'rv);
Yonne : Avallon (Lnrnoux) ; Vosges, Haut-Rhin, Meurthe-et·Moselle, Moselle
(nn SAULCY', Kxnrrizn) ; Var, Basses-Alpes, Drôme (AzAM) ; Pyrénées-Oriexr
tales, jusqu`à 2.300 m. au val d’Eyne (Azam). Jersey (Zeumzn). — Europe,
` Sibérie.
4. Omocestus raymondi (Yiansm). Slenobolluus mymondi Yunsm.
1863, Ann. Soc. ent. Fr., (1) 111, p. 289, pl. 7, fig. 7. — Omoceslus my-
mundi AMM, 1901, p. 43; —— llnoranv, 1922, p. 147, fig. 371 ; —-
lIouLnnn'r, 1927, p. 101. — ·.Slenobolhrus Imenumrlzoialalis var. llaymnmli
Fmor, 1890, p. 118.
Très voisin du précédent dont il diffère par les élytres plus longs,
dépassant bien Vextrémité abdominale dans les deux sexes; les fovéoles
temporales sont il bords très ncts, presque vontiguës en avant; côte
lronlale étroite an sonunct. (loloration brun testacé assez uniforme,
les élytres presque unicolorcs, jamais verts dans le champ anal, présen-
tant une tache blanchâtre peu nette vers le quart apical. Ailes assez Ior-
tement enlumées dans la partie apicale.
Long. dl 11-14 mm., Q 16-22 mm. ; pronot. 0* 2,8-3 mm., Q 3-4 mm. ;
élytre dl 10-12 m1n., Q 14-16,5 mm.
Espèce peu répandue, dans le Midi seulement et assez rare ; clairières des
bois, garrxgues, de juillet à septembre. Stridulation faible, durant environ
une seconde, chaque période séparée par des intervalles très irréguliers, variant
de 10 secondes   une minute et plus.
Provence; Basses-Alpes, Hautes-Alpes ; Pyrénées-Orientales: Banyuls-
sur-Mer; Hautes-Pyrénées. - Espagne,,Afrique du Nord.
5. Omocestus petrneus (Bars,). —- Acridium pelraeum Bnisour, 1855,
Ann. Soc. ent. Fr., (3) III, Bulletin, p. cxxv. — Sienobothrus pelracus
FINOT, 1890, p. 118. — Omoceslus pelraeus AZAM, 1901, p. 43. —- Cuo-
1-Ann, 1922, p. 147, fig. 369 ; —- IIOULBERT, 1927, p. 102; - Cnorann, ·
1947, p. 74, pl. VIII, fig. 109. _
Biologie. — ZiM1N, 1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 47, .
pl. VII, fig. 35.
Espèce de plus petite taille que les précédentes, de couleur assez va-
riable, mais présentant généralement une large bande pâle s’étendant du
vertex au bord postérieur du pronotum ; carènes latérales du pronotum
anguleuses (fig. 470) ; élytres brunâtres avec le champ discoïdal marqué
de petites taches brunes et une tache blanche assez grande au quart apical.
Ailes entièrement transparentes. Abdomen jaunâtre à l’apex dans les
deux sexes.
Long. d' 11-12,5 mm., Q 14-17 mm.; pronot. dl 2-2,5 `mm., Q 2,8-
3 mm. ; élytre dl 8-9,5 mm., Q 10-12 mm. i
Cet Omoceslus ne peut être confondu qu'avee haemorrlwidalis; il est

286 oarHor”rÉRo1DEs
plus petit, à ailes complètement transparentes; chez le mâle, le bord
antérieur des élytres est moins convexe, le champ intercubital beaucoup
plus étroit que le champ discoïdal (les deux sont presque égaux chez hue-
morrhoidalis). ` —
Espèce assez rare, se trouvant en août-septembre dans les endroits secs,
bien ensoleillés. Oothèque courte, ovale, contenant 4 à 7 œufs.
Environs de Paris: Bouray, Lardy (Poumne); Loire-Inférieure, Deux-
Sèvres, Charente-Maritime ; Dordogne (GRAssÉ) ; Drôme ; Hautes et Basses-
Alpes; Ain; Allier; Provence; Pyrénées·Orientales.
Europe, Asie Mineure, Sibérie.
6. Omocestus montivagus (AZAM). — Sienoboihrus monlivagus AzAM,
1908, Bull. Soc. ent. Fr., p. 8 ; — Cuorlxao, 1922, p. 146.
Petite espèce, très voisine de la précédente ; le mâle peut en être dis-
tingué par la nervation élytrale indiquée au tableau des espèces, la femelle
par ses élytres plus courts et son pronotum assez fortement gibbeux dans
la prozone. Ces caractères sont faibles et on peut se demander s’il ne
s’agit pas d’une forme montagnarde d’haemorrh0idalis ; la collection
.\zAM ne contient que deux individus, en assez mauvais état, qui sont
certainement les types. De toutes façons, l’espèce est à placer parmi les
Omoceslus, car si les valves inférieures de l'0viscapte sont un peu angu-
leuses, les supérieures sont tout à fait mutiques (fig. 469).
Long. ci 11,5 mm., Q 14 mm. ; pronot. (T 2,5 mm., Q 3 mm. ; fem.
post. 0* 8 mm., Q 9 mm. ; élytre d' 9 mm., Q 7,5 mm.
Hautes-Alpes: Prairies dominant Saint-Véran, au~dessus de 2.000 mètres
(AZAM).
7, Omocestus pascuorum Gr1oPARD, 1923, Ann. Soc. ent. Fr., XCII,
p. 271, pl. 4, fig. 11-12.
Taille encore plus petite que le précédent ; gris varié de brun. Fovéoles
temporales étroites, à bords nets chez le mâle. Antennes du mâle dépassant
peu le bord postérieur du pronotum en arrière ; sillon typique du prono-
tum au milieu ; carènes anguleuses. Élytres atteignant l’apex de l’abdo-
ment chez le mâle, un peu plus courts chez la femelle; bord antérieur
très convexe chez le mâle, le champ médiastin présentant à la base un
très léger élargissement dans les deux sexes (bien moins net que chez les
Chorlhippus). Ailes aussi longues que les élytres, un peu enfumées. Élytres
de la femelle étroits, taehés de brun dans le champ discoïdal.
Long. (T 10 mm., Q 16 mm. ; pronot. C3'2,5 mm., Q 3 mm. ; fém. post.
Ox 7,2 mm., Q 9,5 mm. ; élytre d' 7,2 mm., Q 10,5 mm.
Cette petite espèce ressemble beaucoup à peiraeus ; elle en diffère cepen-
dant par les fovéoles tcmporales plus étroites, le sillon typique du pro-
notum plus au milieu, les carènes latérales un peu‘moins anguleuses dans
la prozone ; la nervation élytrale est un peu différente, le champ scapu-

on'rnor~'rÈnEs. —— sT.xURoDEnUs 287
faire plus large, le champ discoïdal à nervuies plus nombreuses; enfin,
le bord antérieur de l’élytre, plus convexe, présente un très petit lobe,
rappelant les Chorlhippus.
Corse : mont Incudine, pâturages vers 1.800 mètres d'altitude ; septembre.
8. Omocestus corsicus CHUPARD, lf)23, Ann. Soc. ent. Fr., XGII,
p. 268, pl. 4, fig. 2-7.
Ol : Très petit; grisâtre varié de brun ou vert clair avec les élytres
bruns ; abdomen avec deuic bandes brunes latérales. Fovéoles tempo-
rales étroites et allongées, à bords assez nets. Pronotum à sillon typique
après le milieu; carènes latérales anguleuses dans la prozone. Élytres
atteignant l’apex du 5% tergite abdominal, largement arrondis à l’apex,
à bord antérieur presque droit ; ailes réduites à un moignon. Q : Beau-
coup plus grande que le mâle, de même couleui ; fovéoles temporales
à bords moins nets ; sillon du pronotum au milieu. Élytres dépassant
un peu l’apex du 2° tergite abdorninal, larges, à bord antérieur bien_
convexe, apex arrondi; ailes extrêmement courtes.
Long. c3' 10 mm., Q 18 mm. ; pronot. (51 2,2 mm., Q 3,4 mm.; fém.
post. dl 6 mm., Q 12 mm. ; élytre di 4,2 mm., Q 5,2 mm.
Cette petite espèce diffère de toutes les formes françaises d’Om0ceslus
et ne peut être comparée qu’à une espèce d’Espagne, O. ininulissimus
Bot., La longueur des élytres est assez variable ;chez le mâle, ils peuvent ‘
atteindre 6 mm., chez la femelle 7 mm. ; l'aile est toujours beaucoup plus
courte que l’élytre.
Corse: Foce de Vizzavona, sur les toulïes de Juniperus nana Wu.r.D.,
au-dessus de 1.200 mètres, monte d’Oro (Name).
ssp. moillânus Cnopsno, 1923, Ann. Soc. ent. Fr., XCII, p. 270, pl. 4,
fig. 8-10. — Dilière du type par les élytres un peu plus longs et les ailes pres-
que aussi longues qu'eux. — Long. O' 10,5 mm., Q 10,5 mm. ; élytre ©" 6,5 mm.,
Q 7,5 mm. —- Corse : col de Vergio, sur les touffes de Juniperus nana WILLD.
et d’..1lmw suaveolens RRQ-, vers 1.400 mètres.
(ien. STAURODERUS BOLIVAR, 1897
(Plagivphlebîs Houtniznr, 1927) ·
EUÉlytres à champ médiastin présentant à la base un lobe très net; le
bord antérieur présentant à Pextrémité du champ scapulaire une courbure
très brusque chez le mâle, faible chez la femelle. Chez le mâle, le champ
seapulaire et le champ discoïdal sont très larges, à nervuies transverses
très régulières ; Cu p presque absente ; ailes à nervure Sc fortement incur-
vée et épaissie dans la moitié apicale, R épaissie. .\iles.de la femelle à
radiale épaissie avant la bifurcation.
Une seule espére d'Europe. _

É? 8 ()R'1`IIUl’TÉR()1DES
Stauroderus scalarîs (Fiscn. VVALDIL). » Oedipoda scalaris Fiscnnn
WALDHEIM, 1846, Orth. Ross., p. 317, pl. 16, fig. 5. — Siauroderus scalaris
CHOPARP, 1922,, p. 148, fig. 374 ;—*C«HOPARD, 1947, p. 75, pl. IX, fig. 111.
—— Plagzophlebzs smlaris 1‘1()ULBERT, 1927, p. 103, pl. VI, fig. 15. -— Siena-
"""( `O ,»"‘*'
,,,.;;•l\\\\“ [   \ [ DM
,;;§iüî§@§§5!!::::!§g¤  .,,,   FV / A«,1!ÉÉ:::!l}lâi%ï%&..
····    
,-;;>~£|!!¤*"§ %$§%!1iï···\In\v··· -
‘!:ï•«"|||•ï! •*’ g Rggü·-•l|î'iîis,'_ _
     
î :%@•%$y'•/'     s\·~·.`®"'È i€°'
‘a%%@•*ô*¢*@[/ ii ?l\%"\*¥‘N0"'*‘€#$`
«*§.·w%¢$$2/' » wa ’•~‘e·%’··*'
""\%&¢&'   \\w:§Q§}¤!*"
ia
il"   À
I
il i
\- J
Fm. 471. -—— Staurodcms scalaris Fîsch. Waldh., çj', X 2.
bolhrus mario F1No·r, 1890, p. 114, pl. 5, Hg. 72, 73, 73 bis. —— Siauroderus
morio AZAM, 1901, p. 44.
Biologie. — FABEP., 1929, Ztschr. Morph. Oekol. Tiere, XIII, p. 7.
—·STAEGER, 1930, Ztschr. wiss. Insektenbiol., XXV, p. 58; —— Z1M1N,
1938, Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 49, pl. 111, lig. 16. ·
Grande espèce, de couleur brun olivâtre. Fovéoles temporales à bords
assez obtus. Carènes latérales du pronotum subanguleuses dans la pro-
zone; sillon typique un peu avant le milieu. Élytres et ailes fortement
enfumés dans les deux sexes. Tibias postérieurs rougeâtres. Oviscapte à
valves non dentées.
Long. dl 18-22 mm., Q 23-29 mm. ; fem. post. dl 10.5-12 mm.,
Q 13-14 mm.; élytre (51 18-20 mm., Q 17-19 mm.

on‘1·11o1>·ri§m;;s. --- e11o1<'1·111r1>L7s 289
Cette belle espèce est très reinarquable par la forme et la nervation des
élytres et des ailes, dans le sexe mâle surtout.
Note. — Le Sieiwboihrus pyrenaeus SAULCY, que Kinev conserve dans
son Catalogue, est, ainsi que Finor l’a montré, une femelle dc la présente
espèce provenant du Canigou.
Espèce cmmnune en montagne, en aoûl.-septembre, awdessus de 1.000 in.
Le mâle produit en volant un bruit strident ; le chant est tres fort, avec accents
rapprochés (SO à 1.00 par minute); périodes durant 10 secondes environ.
Ootheque courte, ovale, contenant 7 En 10 œufs couchés obliquement, bouchon
mnqueux presque nul (ZIMIN).
Massif central : Puy-de—l)ôme, Cantal ; Alpes ; Pyrénées ; Hérault; Gard ;
Drôme; Rhône.
Montagnes d’Europe; dans le No1·d`jusqu’en Suède; Sibérie.
Gen. CHORTHIPPUS Fisena, 1852
Les especes de ce genre diffèrent des Sienobolhrus et des Omoceslus
par la présence d’un petit lobe basal au bord antérieur de l’élytre; les
femelles ont un oviscapte non denté, comme celui des Omoccsiusç enfin
la nervation très spéciale du genre précédent suffit à le distinguer.
Les Chorlhippus sont assez nombreux et difficiles à déterminer; il
existe beaucoup de variétés de coloration dans la même espèce et ces
variétés se présentent en général comme des variations parallèles chez les
espèces voisines (Vononrzovsxr, 1928, Bull. Orenburg Plant Prot. St., 1).
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Carènes latérales du pronotum plus ou 1110ins anguleuses
dans la prozone, bien divergentes dans la métazone (subg.
Glypioboihrus) (fig. 472), type : Gryllus binoiaius CHAR?. .... 2.
— Carènes latérales du pronotum droites ou à peineinfléchies
dans la prozone, faiblement divergentes dans la métazone
(subgen. Chorihippus s. str.) (fig. 473) ........... 1 . 11.
2. Nervures Cu et Cu p de l’élytre distinctes à la base seule-
ment (fig. 474) ................. 1. apricarius.
—— Nervures Gu et Cu p de l’élytre divergeant depuis la base .... 3.
3. Tibias postérieurs rouges ; face interne des fémurs posté-
rieurs avec deux bandes brunes très nettes, prolongées sur
la face supérieure et à la face externe ............. 4.
— Tibias postérieurs jaunâtres ou rouge sale ; fémurs posté-
rieurs de teinte bien plus uniforme .......... · .... 6.
4. Champ médiastin de l’élytre étroit, nervure sous-costale
droite (Hg. 476) ; taille un peu plus grande ; élytre dépas-
sant généralement l’extrémité de l’abdomen .,........ 5.
—~ Champ médiastin de l’élytre plus large. iicrvurc sous-
19

200 UR'l`l~l()P'l`liÀl&()lL)I:ÃS
costale incurvée (fig. 475) ; taille un peu plus faible ; élytres
plus courts que Vabdomen, surtout chez les femelles . . 4. pullus.
5. Antennes lus lon¤ues· fémurs wostérieurs bien marr ués
P b s 1 I
à la face externe, à face inférieure jaune ; tibias postérieurs
rouge vif avec un anneau jaune à la base ....... 2. binotatus.
472 4 74. p_` 4 75.
.« . ~ .rs.·« ai f§lZ‘,1y7Ã?>\ __ · .•
¤··. . 5 221;/' ~’¥Ã;1L—»—— 1;% ï ·` 
 /2. ·-\» s -   ».·‘ îssâriisrirris wîïe  /·~\
 “·  g;ll,tili_»M, ·/·..   . 
...-. e ~. ··  · ¤         `.,l· É;    
f     W  .);.21 l?j’ë"€*  ’è  <  
i  fil .  €2iii;il\ "   il
.   Z ï··4,.__ / .· «' _.'>—o_ ,»~>_  
: . '~·,'. >       ii->·—#" ) , "V
il  ” "l ` ;_ ji [ i 
vi  "' 4  s y ·  
Ii: ·   EE" :3.    ;.)·}ïî,_iL?[?:Ã   f f `  
        c  I   .j_  · \g.e
  ‘·  ~ '  Y`§-l:Éï:·~¥·,'};:l*—9 ` ..\ ‘
‘~···i—#f`·~;~L\§i ';î>>-ir"' ' `\, » "
4 7 8 4 77
;;î3î;t:1é#ï=~;\ __ 4 Y   p.__ ;£$_p\
  ·   /* »  
`ï":>`\——-`~>?~—7“‘ë\¤“9 Of  
  i'`.i Èiztïîiî LEIEWT  
M" U"" -7-V Q   "K O"
FIG. 472 à, 4-78. — 4-72. Pronotum de Chm·lh·ippu·s (Glyptobothms) grammiczœ. — 473.
icl. cle Chortliippus (s. str.) alb¢mm1·g'inatu·s. -—— 474. Élytre du'mâ·le de O. a.pri¢:m··iu·s. —
475. id. de C. pullus. —~ 476. id. de C'. saulcyi dœimei. — 477. Élytre mâle et femelle
de O'. bigutlulus. —- 478. fd. de C'. bicolmn
— Antennes un peu plus courtes ; fémurs postérieurs en géné- _
ral moins hachés à la face externe, à face inférieure orangée ;
tibias postérieurs d’un rouge moins vif, sans anneau jaune
ix la base, un peu rembrunis à l’apex en dessous .... 3. saulcyî.
6. Sillon typique du pronotum placé après le milieu (fig. 479). 7. vagans.
— Sillon typique du pronotum placé au milieu ou avant ...... 7.
7. Antennes courtes et épaisses ; élytres n’atteignant pas
l’extrémité abdominale   ........... 6. încertus.
— .—\ntennes atteignant en arrière au moins le bord postérieur

ORTHOPTÈRES. —·· C·IIOHTIIIPPUS  
du pronotum; élytres dépassant l’extrémité abdominale
dans les deux sexes .................... 8.
8. Grande taille (dl 17-20 mm., Q 25-29 mm.) ; couleur
verdâtre, apex de l’abdomen du mâle rouge ..... 5. apicalis.
——- 'Faille moyenne (dl 13-15 mm., Q 20-24 mm.) ; brun
testacé, apex de l’abdomen du mâle concolore ......... 9.
9. Élytres du mâle larges, à bord antérieur fortement convexe,
champs scapulaire et radial élargis ; nervures radiales
flexueuses; élytres de la femelle à bord antérieur arqué,
champ scapulaire légèrement élargi_(fig. 477) .... 9. biguttulus.
47.9 /‘__ ____ __ ____ _ 450. 982-
, _.  !*‘!“""ë`  · ,·
~·.   amsszaarîüüâïëêëà * ~
    ~        
   ,   ,,.,.i..,,n. 4.*11. ,,=—— s   ‘*iï».
"`_l.      ‘î’_‘È‘;É;'Ã"..‘—É'  ‘g·'L'ï%%s_ i ( il
  l   ` wa. M5" t
    l  
ÈÃ    ; ii fr  
\;ïâër·   se · 1-*
FIG. 479 à. 484. —- 479. Tête et pronotum de Clmrthippua (Glyjitobnlhrua) vagam, ——
480. Élytre de Chorthippua (s. stt.) albowuzrginatm. — 481. id. de C. dvrmtua. ·- 482.
Tête et pronotum de C. doraatua. —- 488. Oviscapte de C. monianua. —— 4-84-. id. de C.
parallelus.
-— Élytres du mâle plus étroits, al bord antérieur peu convexe,
champ scapulaire seul un peu élargi; nervures radiales
très droites ; élytres de la femelle étroits, à bord antérieur
presque droit, champ scapulaire non élargi (fig. 4-78) ...... 9.
10. Plus grand (élytre di14·l5 mm., Q 19-21 mm.) ; stridu·
lation du mâle formée d'une seule note répétée à intervalles
réguliers ................... . . 8. bicolor.
— Plus petit (élytre O" 12-13 mm., Q 13-l5 mm.); chant du
mâle formé de notes d’intensité croissante, les premières
beaucoup plus rapides que les dernières ........ 10. mollis.
l1.Grande espèce, d'un vert uniforme; tibias postérieurs
rouges ..................... 11. ju¤undus·

292 onrnorrùnoxnes
—- Espèces un peu moins grandes, à tibias postérieurs jau-
nâtres ou bleuâtres ................... . 12.
12. Élytres et ailes bien développés dans les deux sexes ; apex
des fémurs postérieurs roncolore .............. 13.
— Élytres bien développés chez le mâle, courts et pointus à
l’apex chez la femelle (il existe des individus macroptères
assez rares) ; apex des fémurs postérieurs rembruni ....... 14.
13. Carènes latérales du pronotum très droites. Nervure radiale
de l’élytre un peu épaissie et ilexueuse au milieu ; médiane
assez brusquement éloignée de la radiale après le milieu ;
chez le mâle, bord antérieur peu convexe (fig. 480) . . .
.................. . . . 12. albomarginatus.
—— Carènes latérales du pronotum flexueuses. Nervure radiale
de l’élytre droite, non épaissie ; médiane s’éeartant progres-
sivement de la radiale ; chez le mâle, bord antérieur forte-
ment convexe (fig. 481). ............. 13. dorsatus.
14. Sillon typique du pronotum situé au milieu (fig. 482).
Oviscapte de la femelle à valves longues (fig. 483). 15. montanus.
—- Sillon typique du pronotum situé après le milieu. Ovis-
eapte de la femelle En valves courtes (fig. 484). . . 14. longîcornîs.
Subgen. Glyptobothrus, nov. .
Carènes latérales du pronotum presque toujours plus ou moins forte-
ment anguleuses dans la prozone ; quand elles sont simplement infléchies,
eilles sont fortement divergentes dans la métazone.
1. C. (Glyptobothrus) apricarius   —— Gryllus Locusia apricarius
LINNÉ, 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 433. —- Slenoboihrus apricarius F1NoT,
1890, p. 115, pl. 5, fig. 74-74 bis. — Sfaurodcrus apricarius AMM, 1901,
p. 44 ; — Cnoman, 1922, p. 148. -—— Plagiophlebis apricarius HOULBERT,
1927, p. 105. —- Sienoboihrus Finoii SAULGY Q (nec Gt).
Testacé ou un peu verdâtre, marbré de brun. Fovéoles temporales à
bords très nets chez le mâle, plus obtus chez la femelle. Carènes latérales
du pronotum fortement infléchies, mais non anguleuses. Fémurs posté-
rieurs à bande brune peu marquée dessus ; tibias jaune sale. Élytres tes-
tarés, presque transparents, chez le mâle; champ scapulaire très élargi,
à nervules régulières, parallèles, l’élytre brusquement rétréci à l‘extrémité
de la Sc; champ discoïdal très large, à nervules parallèles ; ailes trans-
parentes, à nervation normale. Élytres de la femelle beaucoup moins
larges, le champ discoïdal à nervules bien moins régulières. Dans les deux
sexes, la Cu p_est à peine distincte à la base, complètement réunie à la
Cu ensuite.
Long. 61 14-16 mm., Q 18-22 mm. ; pronot. 61 3-3,2 mm., Q 4 mm. ;
élytre df 12 mm., Q 11-13 mm.

ORTIIOPTÈRES. -- cnoR'rH1PPUs 293
Le mâle de cette espèce montre quelque ressemblance avec Slauroderus
scalaris dans la nervation de l’élytre, dont le champ discoïdal est très
élargi, mais les ncrvurcs de l’aile ne sont aucunement épaissies.
Espèce rare cn l•`ranc«·, ne se trouvant que sur quelques montagnes, en
août-septembre.
Massif central : Mont-Dore (Fmor) ;Loire z col de l’(Eillon (Rxsmsomànrz);
Lozère (Bsnncnowsicv) ; Alpes : col d’All0s ; col de Valgelaye (AzAM); col
Bresson ; Pyrénées : Canigou (oa Sxutcy), val d’Eyne (Azur).
Europe centrale, Sibérie.
2. C. (Glyptobothrus) binotatus (CuAn1>.). —— Gryllus binolalus CHAR-
rizwrxizxx, 1825, Hor. Ent., p. 158. —— Slenobolhrus binolalus FINOT,
1890, p. 119, pl. 6, fig. 80. —— Slaurodcrus binolaius AzAM, 1901, p. 44;
— (lnorimn, 1922, p. 149; ——— Houtaenr, 1927, p. 106. — Chorlhippus
binolalus fluomnn, 1947, p. 75, pl. VIII, fig. 110.
Biologie. — Grmssû, 1923, Bull. Soc. ent. Fr., p. 83.
Plus grand et plus coloré que les espèces voisines. Brun plus ou moins
olivâtre ; fémurs postérieurs présentant un anneau jaune très net avant
l’apex et deux bandes brunes obliques à la face externe ; tibias postérieurs
rouge vif avec une tache jaune, de chaque côté, près de la base. Fovéoles
temporales étroites, à bords açez nets. (larènes du pronotum claires,
bordées de noirâtre, subanguleuses dans la prozone, divergentes en arrière.
Elytres bruns, unicolores, dépassant un peu l’extrémité abdominale ;
ailes un peu rembrunies vers l’apex. dl :Élytres assez étroits, à bord anté- '
rieur peu convexe; champ diseoïdal à peine plus large que le champ
intcrradial ; extrémité abdominale rouge dessus, mais tout le dessous de
l’abdomen jaune. Q :Élytres un peu plus étroits que chez le mâle ; ovis-
capte court; carène médiane du pronotum un peu gibbcuse dans la pro-
zone.
' Long. Ol 16-20 nnn., Q 19-26 mm. ; pronot. dl 3--1 mm., Q 5-6 mm. ;
élytre dû
Espèce assez rare ; surtout dans le Sud-Ouest et le Midi, de juillet à octobre;
dans les` friches et les landes, plantées de genêts, bruyères, ajoncs ; d’après
Gnasszê, sur les terrains siliceux seulement.
Côtes·du·Nord: Saint-Cast (Anmwx) ; Morbihan: landes des environs de
Vannes (SELL1nn) ; Ille-et-Vilaine: coteaux de St-Thuril (SELLIER) ; Orne;
Sarthe (l`l0NGUILLON)} Mayenne; Yonne. Toute la côte atlantique jusqu’à
la Loire-Inférieure; Haute-Garonne: landes d’aj0ncs près de Tarbes (PAN-
DELLÉ) ; Pyrénées·Orientales : Amélie-les-Bains (Fmor) ; Canigou (DE
Sauter).
Espagne, Portugal. _ '
ssp. alg0al(l6nSlS, nova. —— Forme grande et forte, la femelle surtout, dont
la tête est très grosse; les élytres atteignent à peine l’extrémité abdominale
chez le mâle, sont un peu plus courts chez la femelle ; leur champ discoïdal
est nettement plus large que le champ intercubital, marqué de taches brunes
chez la femelle; ailes plus courtes que les élytrcs, dans les deux sexes, ix

294 URTHOPTÉHOIDES
nervures un peu épaisses, brunes. ——· Long. d' 18 mm., Q 28,5 mm. ; élytre
©" 11,5 mm., Q 15,5 mm. —— Gard : sommet de l’Aigoual, 1.200-1.400 m.
(L. Cnoiman, août 1926): types au Muséum Paris,
3. C. (Glyptobothrus) saulcyi (Ka,). — Stezwboihrus Saulcyi Kmmss,
1888, Verh. zool. bot. Ges. Wien, p. 573. pl. XV, fig. 4, 4 A-B ; —· FINOT,
1890, p. 120. -— Siauroderus Saulcyi AZAM, 1901, p. 44; — GHOPARD,
1922, p. 150 ; — Houtennr, 1922, p. 107. —— Sienoboihrus Finoii SAULCY,
Q (nec (S').
Très voisin du précédent, dont il n’est peut-être qu’une forme monta-
gnarde. En diffère par les antennes plus courtes, la taille un peu plus faible,
la face inférieure des fémurs postérieurs rouge orangé, les tibias posté-
' rieurs sans tachesjaunes à la base et rembrunis dessous à l’apex ; les
elytres sont souvent tachés de brun dans le champ discoïdal.
Long. OF 18-21 mm., Q 22-24 mm. ; élytre (S1 12-14 mm., Q 14-15 mm.
Assez commun, mais très localisé dans les Pyrénées.
Pyrénées-Orientales : Pla Guilhem, près de Vernet-les-Bains, vers 2.300 m.
(on SAULCY); Canigou (AMM).
ssp. dülmêl. -— Stenobothrus Daimei AzAM, 1893, Ann. Soc. ent. Fr., LXII,
p. 189. -——· Cette sous·espèce alpine diffère du type pyrénéen par les élytres
plus courts, xfatteignant généralement pas l’apex de l’abdomen, parfois
sensiblement plus courts chez les femelles. Long. ©" 14-16 mm., Q 23-27 mm. ;
élytre CT 10 mm., Q 13-14 mm. — Basses-Alpes, sur toutes les montagnes
(AzAM); Var: montagne de Lachens, vers 1.400 m., jusqu’au col (Azmvi).
Je rapporte à cette forme un individu trouvé ii Cavalaire. _
ssp. I‘Byi, nova. -— Moins trapue que la sous-espèce alpine ; fémurs posté-
rieurs un peu moins longs ; élytres plus étroits, à champ médiastin plus étendu,
atteignant les deux tiers du bord antérieur; apcx des tibias postérieurs non
rembruni; taches jaunes basales plus ou moins marquées. Cette forme se
rapproche de birwtatus, mais avec des antennes plus courtes. —— Lozère :
Villefort (G. REY).
4. C. (Glyptobothrus) pullus (PHIL,). — Gryllus pullus PHILIPPI,
1830, Orth. Berol., p. 38, pl. 2, fig. 9. — Slaurodcrus pullus Caorsan,
1922, p. 149 ;—— HoULBEntr, 1927, p. 106.
Biologie. —— PRINCIS, 1936, Int. ent. Ztschr., XXIX (1935), p. 178.
Brun ou testacé, taché de noirâtre, les carènes du pronotum bien cour-
bées, se détachant assez nettement en clair sur une bande foncée. Élytres
de longueur assez variable, atteignant généralement l’extrémité de l’abdo-
men chez les mâles, beaucoup plus courts chez les femelles, laissant à
découvert 3 à 5 segments abdominaux; ils présentent quelques taches
brunes dans le champ discoïdal et une tache blanche, peu visible, vers
l’apex ; champ scapulaire des mâles dilaté et transparent. Ailes plus courtes
que les élytres, un peu enfumées. Fémurs postérieurs testacés ou gris,
bruns à l’apex, ornés de deux bandes brunes, obliques à la face supéro-

on·moPTÈnEs. ~— cuoarnir-ros 295
externe ; tibias postérieurs rouges, enfumés à l’apex, avec la base noirâtre,
suivie d’un anneau jaune. Extrémité abdominale du mâle rouge.
Long. dl 12-17 n1m., Q 19-22111111. ;pronot. dlti-3,5 mm., Q 4-4,5 mm. ;
ôlytre dl 7-10 mm., Q B-14 mm.
llette espèce appartient au même groupe que les deux précédentes;
elle est particulièrement voisine de la forme daimei de saulcyi; elle est
un peu plus petite, im élytres en général plus courts ; mais c’est surtout la
forme du champ médiastin de l’élytre qui permet de l’eu distinguer.
Pnmcxs indique que cet Acridien se nourrit de Graminées. Son chant est
faible, comparable au bruit d’une mouche prise dans une toile d'araignée; _
il se renforce ensuite, Deux mâles en présence d’une femelle produisent un
chant bien différent, d’une seule note répétée comme celle du Chorthippus
bicolor; le chant des deux individus est alterné. Au moment où un‘ mâle f
cherche à s’accoupler, il produit un son répété plusieurs fois de suite. Uothè-
que cylindrique, un peu incurvée, de 14 à 19 mm. de long, 3 à 4 de large, un
peu dilatée dans la partie inférieure, contenant 6 à 7 œufs sur deux rangs.
Espèce découverte en France par J. AzAM dans les Hautes-Alpes, au bord
de la rivière du Guil et du torrent d’Arvieux, dans la vallée du Queyras, à
1.300 m. d'altitude; Briançon (BRÉÃLEMANN).
Allemagne, Autriche, Russie.
5. C. (Glyptobothrus) apicalis (H. S.), -— Acridium apitale Henmcn
SCHAEFFER, 1840, Nomencl. Ent., II, p. 10. —— Slauroderus apicalis
(lnomnn, 1922, p. 150; —-— PIOULBERT, 1927, p. 107. _
Testacé, plus ou moins olivâtre, les carènes latérales du pronotum
flexueuses, peu marquées, limitées par des bandes foncées, souvent peu
nettes. Élytres du mâle dépassant llextrémité de l’abdomen, testacés,
presque unicolores; ailes transparentes, un peu rembrunies à l’apex ;
ülytres de la femelle un peu plus courts, testacé clair, quelquefois avec
des taches brunes, peu nettes, dans le champ discoïdal, et une bande
jaune, opaque, entre les nervures Sc et R. Fémurs postérieurs unicolores,
testacés, les genoux fortement rembrunis ; tibias jaunâtres. Extrémité
abdominale du mâle rougeâtre. ·
Long. dl 17-20 mm., Q 25-29 mm. çpronot. dl 3,5-4 mm., Q 5-5,5 mm. ;
élytro dl 13-15 mm., Q 17-19,5 mm.
Cette espèce diffère des précédentes par une coloration bien plus uni-
forme ; elle est plus grande et plus vigoureuse que les espèces du groupe
suivant. ‘
Rare dans les montagnes en août-septembre. l i
Hautes-Alpes: Lautaret (AzAM); Haute-Garonne: Fox près Saint·Béat
(Azam); Pyrénées-Orientales: Serra Pinousa (Lasne).
Espagne, Portugal, Grèce.
6. C. (Glyptobothrun) incertus (Citer.), —— Slauroderus incerlus Cuo-
rano, 1923, Ann. Soc. ent. Fr., CXII, p. 272, pl. 4, fig. 13.
I

290 oaraovriàaoinas
Q : Coloration grisâtre dessus ;face, côtés de la tête, lobes latéraux_du
pronotum et fémurs postérieurs orangé-rougeâtre. Fovéoles temporales
très obtuses ; côte frontale à peine rétrécie au niveau de l’ocelle. Antennes
assez épaisses, n’atteignant pas tout à fait le bord postérieur du prono-
turn. Sillon typique du pronotum situé au milieu. Tibias postérieurs jaune
sale, velus. Élytres n’attcignant pas tout à fait l’extrémité abdominale,
grisâtres avec quelques taches plus sombres, peu marquées; bord anté-
rieur très faiblement convexe, apex arrondi ; champ médiastin assez long,
à lobe basal très marqué ; champ scapulaire assez étroit ; champ discoïdal
I large, irrégulièrement réticulé. Ailes un peu plus courtes que les élytres.
transparentes, à nervures noirâtres. Mâle inconnu.
, Long. Q 15 mm. ; pronot. 3,2 mm. ; élytre 9,5 mm. ; aile, 7,5 mm.
Corse: Evisa, alt. 750 m., septembre.
7. C. (Glyptobothrus) vagans (EvEnsM.). — Oedipoda vagans EvEasMAN,
1848, Addit. Fisch. Waldh. Orth. Ross., p. 12. -— Sienoboihrus vagans
/ f ·
'fwïkg- —~¤v 1 Y'?.-7  
‘       ’""'  
• ,.·  ,7:    :,;Mwz;/â*%=%$**
  •        àét
      M,  
Q". h!:§'¥·.,_\
‘,
FIG. 485. ——· Chorihippus vagam Eversm., Q, >< 3.
F1No·r, 1890, p. 120, pl. 6, fig. 81. —- Slaurodems vagans Azaiu, 1901.
I p. 45 ; -~ Cnorann, 1922, p. 150, fig. 372 ; — HOULBERT, 1927, p. 108.
Brun ou testacé avec ou sans large bande claire médiane; carènes du
pronotum anguleuses, se détachant généralement très nettement en blanc
sur une bande brun foncé. Élytres dépassant généralement l’extrémité
abdominale, parfois un peu plus courts chez la femelle, brun testacé uni-
forme 0u marqués de taches très variables, parfois entièrement piquetés
de petites taches brunes. Ailes très légèrement enfumées. Fémurs posté-
rieurs brun testacé avec des bandes brunes externes très vagues ; tibias
testacés ou d’un rougeâtre sale.
Cette espèce diffère des suivantes par le sillon typique dll pronotum
placé après le milieu; ses élytres sont étroits, comme chez bicolor; sa

onrnorrèmzs. -—- cnonrmrrus 297
coloration est souvent un peu spéciale, surtout chez les individus à élytres
piquetés de brun.
Long. d' 12-16 mm., Q 16-22 mm.; élytre (51 11-13 mm., Q 12-14 mm.
Endroits incultes et surtout dans les bois, dans les clairières et les allées.
Chant composé de périodes durant environ deux secondes et formées de 6
à 10 stridulations ; périodes souvent répétées, puis un repos de 10 ii 15 secon-
des ; adulte d’août ii octobre.
Presque toute la France, mais plus commun dans le Sud. Aux environs de
Paris: Fontainebleau, Chantilly, Mortefontaine (Msnxtte). —-Jersey, indivi-
dus de taille plus petite (©' 10,5 mm., Q 14,8 mm.) (Zaumzn).
Europe, Sibérie.
8. C. (G1yptob0thrus) bico10r(Cn.mr.) (1). ——- Gryllus bicolor CMARPEN- ,
TIER, 1825, Hor. Ent., p. 161. — Slenobofhrus bicolor FINoT, 1890, p. 122,
pl. 6, fig. 83-83 bis. — Slauroderus bicolor AMM, 1901, p. 45 ; — Cuo-
mnn, 1922, p. 150, fig. 375, 377; — Cuoezmn, 1923, p. 282; —— Hour.-
nunr, 1927, p. 108, pl. VI, fig. 16. —— (lhorthippus bicolor Cuoeano,
1947, p. 75, pl. IX, fig. 112.
Biologio.—FAmsn, 1929, Ztschr. Morphol. Oekol. Tiere, XIII, p. 787 ;
— 1<LINGSTEDT, 1939, J. of Gen., XXXVII, p. 389 ; -— Pmrrs, 1949,
Tr. R. ent. Soc., G, p.  
De couleur extrêmement variable ;verdâtre, gris, brun·noirâtre, testaeé,
violacé, unicolore ou plus ou moins tacheté de brun; carènes du prono-
tum subanguleuses, plus ou moins visibles, sillon typique avant le milieu.
Élytres étroits, présentant généralement une tache blanche oblique vers
le tiers apical ; chez le mâle, le bord antérieur est seulement un peu arqué,
le champ scapulaire seul un peu élargi, la veine radiale très droite ; chez
la femelle, bord antérieur presque droit, champ seapulaire non élargi.
Long. dl 15-17 mm., Q 20-24 mm. ; élytre Ol 13-15 rnm., Q 19-21 uuu.
Dans le groupe bicolor-mollis-bigullulus, cette espèce est la plus grande ;
elle diffère de bigullulus par les élytres moins larges, mais clle est bien
plus dillicile à distinguer de mollis. Les caractéres de ces trois espèces ont
été mis en valeur par RAMME (.1r·c/1. Nnlurg., LXXXVI, 1920, p. 81).
L’hybridation entre (J. biculor ct (I. bigullulus a été étudiée par KL1NG-
S'l`1iD'1`, surtout du point de vue cytologique.
Espèce très commune partout, dans les prairies, les lieux incultes; adulte
en été et en automne; elle vole bien plus facilement que les deux espèces
voisines et, par suite, a souvent les ailes déchirées (RAMM  Le chant du mâle
est assez faible, formé d’une note très courte, stridente, durant une demi-
seconde, pas très aiguë, un peu irrégulière, répétée toutes les 2 à 5 secondes ;
5 à 10 notes se suivent, puis se présente un long repos. On entend rarement
ee chant isolé car, chez aucune espèce, la présence d’un autre mâle ne provoque
aussi facilement le chant de rivalité qui est alterné si régulièrement qu'0n
peut prendre le chant de deux mâles pour un seul.
Toute la France. - Europe, Asie paléarctique, Afrique du Nord.
1. D’uprès ANDER., le nom de cette espèce devrait être` changé en brwmcuu Tbunb.

298 ORTHOPTÉROIDES
9. C. (Glyptobothrus) biguttulus (L,]. —— Gryllus Locusia biguîlulus
LINNÉ, 1758, Syst. Nat., éd. X, I, p. 433. —- Sienobolhrus biguilulus
FINOT. 1890, p. 123. pl. 6, fig. 84-85. —— Siauroderus biguiiulus AZAM.
1901, p. 45; —- Cnoman, 1922, p. 151, fig. 376; — HOULBERT, 1927.
p. 109. — Chorihippus bigufiulus CHOPABD, 1947, p. 76.·
Biologie. —— YERs1N, 1852, Bull. Soc. Vaud., III, p. 240 ; —— FABEP.,
1929, Ztschr. Morphol. Oekol. Tiere, XIII, p. 791.
Aussi variable comme coloration que le précédent, dont il diffère par
les élytres plus larges, dont le bord antérieur 'est fortement arqué,
surtout chez le mâle.
Également très commun presque partout, de juillet à octobre. Le chant du
mâle est fort, prolongé, durant environ une seconde et demie, formé de notes
très rapides, à peine perceptibles, se renforçant un peu et devenant métallique
durant la période. YERSIN décrit cette stridulation comme un chant plein,
sonore, composé d'une note assez longue. Il n’y a pas de chant de rivalité
dans cette espèce.
Toute la France, mais moins commun dans le Midi. — Europe, Asie palé-
arctique, Afrique du Nord.
10. C. (Glyptoboth1·us)m01lis (C.HAe.P.).—- Gryllus mollis CHARPENTIER,
1825, Hor. Ent., p. 164.
Biologie. —— YERSIN, 1852, Bull. Soc. Vaud., III. p. 240; — FABER,
1929, Ztschr. Morph. Oekol. Tiere, XIII, p. 779.
Plus petit que les deux précédents (égalant rarement biguiizzlus) ; élytres
très étroits, aire scapulaire toujours plus étroite que chez biguilulus ;
nervures Sc et R divergeant sur toute leur longueur (en partie parallèles
chez biguilulus) ; femelle à élytres très étroits. Variations de coloration
aussi nombreuses que chez les précédents.
Long. d' 12,8-14 mm., Q·17,5 mm. ; élytre d' 10-11,6 m., Q 13,5 mm.
Surtout dans les endroits secs. Le chant, qui avait été déjà différencié
par Yisnsm, est composé de 20 à 30 notes aiguës, commençant lentement et
bas, devenant plus rapide et plus fort au cours de la période, se terminant
par quelques notes lentes. Pendant la force du chant, les deux fémurs émet-
tent un son différent. Le chant de rivalité est très fort et rapide.
Probablement toute la France, mais a toujours été confondu avec le pré-
cédent.
Subgen. Chorthippus, s. sfr.
Les espèces de ce groupe ont les carènes latérales du pronotum droites
ou presque droites, non divergentes en arrière; elles ont été longtemps
considérées comme formant un genre spécial.
Les Chorthippus ont été l’objet de très intéressantes recherches de Runrzov,
concernant les variations de coloration présentées par les différentes espèces

onrxxoerùmas. —— ciionrnirrus 299
(Bull. ent. Res., XXVI (1935), p. 499-520). A la suite de nombreux élevages,
Runrzov conclut quiil existe des races génétiquement différentes et qui se
retrouvent sous forme de variations homologues au sens de Vsvrtov. ll
reconnaît cbez Chorthippus lungfcnrnfs (pamllelus) six formes qui sont les
suivantes :
L viridis. —— Vert sauf en dessous avec une teinte jaunâtre ou brunâtre sur
les antennes, les pattes et l°abdomeu.
2. hyalosuper/icies. —— Vert dessus avec les côtés brun jaunâtre ou brun
noirâtre. ·
3. hyalolateralis. —- Vert sur les côtés ; dessus brunâtre, l’abd0men souvent
taché de brun.
4. rubiginosa. —— Entièrement brun, variant du brun clair au brun noirâtre,
avec des marques noires près des carènes du pronotum et sur les côtés de
l’abdomen.
5. porphyrica. —- Pourpre dessus, côtés verts ; abdomen et pattes il taches
bru11 jaunâtre.
6. fuliginosa. - Brun noirâtre dessus ; joues et partie inférieure des lobes
latéraux du pronotum blanc jaunâtre.
Ces formes, qui peuvent se reconnaître dès le premier âge, se retrouvent
plus ou moins complètement chez les especes voisines ; elles ne sont influencées
ni par la couleur du substrat, ni par l’abondance des individus dans un espace
donné. Cependant, Ruurzov reconnait qu’on rencontre plus de formes vertes
dans les endroits humides et que les formes brunes peuvent apparaître en masse
en certaines années ; elles sont alors tres mobiles et ont tendance à la migra-
tion, comme les grands Acridiens (voir p. 246).
11. Chorthîppus (s. str.) jucundus (F1scn.). - Slenobolhrus jucunclus
Fxscmsn, 1853, Orth. Eur., p. 315, pl. 16, fig. 8-8 a; —— Fmor, 1890,
p. 124, pl. 6, fig. 86. - Chorlhîppus jucundus ./\zAM, 1901, p. 46 ;—— (11-ro-
man, 1922, p. 151; — Iloutnnnr, 1917, p. 110; — (Juorumo, 1947,
p. 76, pl. IX, fig. 113. `
Grande espèce, d’un beau vert; foveoles temporales étroites, à bords
nets ; pronotum â carènes latérales très droites, sillon typique au milieu.
Élytres unicolores, vert pâle: champ discoïdabréticulé régulièrement
chez le mâle, irrég.:ulièrement`chez la femelle. Fémurs postérieurs grêles,
verts, plus foncés dessus ; tibias et tarses postérieurs rouges. Plaque sous-
génitale du mâle longue, acurninée, velue.
Long. OX 20-25 mm., Q 27-31 mm. ; élyfre d 4-5 mm., Q 6-7 mm. ;
élytrc di 18-20 mm., Q 2527 mm.
Ce beau Chorthippus est très facile à reconnaître à sa grande taille et sa
coloration verte uniforme. Il est adulte à la lin de l'été et habite les prairies
un peu humides. Rare et localisé en France.
Hérault: dunes de Carnon, près Montpellier (Bnummn); St-Guilhem-le-
Désert; Palavas (DELMAS et RAMMER); Pyrénées-Orientales: Py, ravin
de Rosa (Lasne); Var: bord des étangs de Villepey près de Saint-Aigulf, _
` commun en juillet sur les joncs (AzAM); Bormes (AzAM); Gard: Aigues-
mortes (REY).
Espagne, Afrique du Nord.

300 ORTHOPTÉROIDES
12. Chorthippus fs., str.) albomarginatus (DE G.), —-· Acrydium albe-
marginalum DE GEER, 1773, Mém. Ins., III, p. 480. —-— Chorlhippus
albomarginalus Cnorzxun, 1922, p. 152, fig. 373, 380, 381 ; —— Cnomno,
1947, p. 76, pl. IX, fig. 114. —— Slenobolhrus wlcgans FINOT. 1890. p. 126,
pl. 7, fig. 89-90. —— Chorihippus elegans AzAM, 1901, p. 46 ; — HOULBERT,
1927, p. 111.
Biologie.- Z1M1N. 1938. Tabl. anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 57. pl. III,
fig. 13.
Vert clair ou testacé avec deux bandes foncées, latérales plus ou moins
marquées. Fovéoles temporales à bords nets ; pronotum à carènes laté-
rales droites, parallèles, concolores ; sillon typique au milieu. Élytres
atteignant l’extrémité de l’abdomen dans les deux sexes, verts ou testacés,
avec une bande blanchâtre opaque, plus ou moins marquée, dans le champ
scapulaire chez les femelles. Alles transparentes. Plaque sous-génitale
du 'mâle courte, recourbée, velue.
Espèce très commune dans les prairies humides et dans les clairières des
bois. Oothèque courte, contenant 8 à 10 œufs obliquement couchés (Znvxm).
Toute la France, mais moins commun dans le Midi que dans le Nord et le
Centre; adulte en été et en automne.
Europe ; Nord et Ouest de l’Asie.
13. Chorthippus (s. str.) dorsatus (ZETTJ. — Gryllus dorsaius ZETTER-
STEDT, 1821, Orth. Suce., p. 82. —~ Sienoboihrus dorsaius F1NOT, 1890,
p. 127, pl. 7, fig. 91-92. ·—— Chorlhippus dorsales AZAM, 1901, p. 46; ——·
Cnoman, 1922, p. 152, fig. 382-383 ;— Houmsenr, 1927, p. 114 ; — Gno-
PARD, 1947, p. 77.
Biologie. —— FABER, 1929, Ztschr. Morphol. Oekol. '[`iere, XIII, p. 704.
Vert, testacé ou brun, avec deux bandes latérales foncées. plus ou moins
marquées. Pronotum, vu de profil, un peu gibbeux; carènes latérales
légèrement courbées ; sillon typique au milieu. Élytrcs dépassant l’cxtré-
mité abdominale chez le mâle, parfois un peu plus courts chez la femelle,
verts ou testacés, à champ antérieur le plus souvent foncé. Fémurs posté-
rieurs de la couleur du corps.
Lon!. G1 14-18 mm., Q 19-26 mm. ; pronot. d' 3-4 mm., Q 4-5 mm. :
élytre 61 10-14 mm., Q 10-21 mm.
Chant composé de 4 à 6 notes suivies d’une pause ; la vitesse du chant rap-
pelle longicornis, le ton montanus ; le chant de rivalité rappelle la note termi-
nale du chant ordinaire.
Très commun dans toute la France, dans les mêmes endroits que le précé-
dent. Europe; Nord et Ouest de I’Asie.
14. Chorthippus (s. str.) longicomîs (LA·rn.). —~ Acrydium longicorne
I..\TREILLE, 1804, Hist. nat. Grust. Ins., XII, p. 159. —— Slenobolhrus
purallelzzs F1NoT, 1890, p. 129. pl. 7, Hg. 94. —- Clwrthippus parallclus

onrnor>1·Ènr.s. — CHOIITHIPPUS 301
AZAM, 1901, p. 46; —— Ciiomno, 1922, p. 153, fig. 385; — IIouLuEnT,
1927, p. 114, fig. 66, pl. VI, fig. 17; ——— Ciiorixno, 1947, p. 77, pl. IX,
fig. 115-116.
Biologie. —— Sr·E1.·r, 1932, Trav. Inst. Biol. Kiev, V, p. 469; —— Fmnzu,
1929, Ztschr. Morph. Oekol. Tiere, XIII, p. 7-18; —— ZIMIN, 1938, Tabl.
anal. Faune U. R. S. S., 23, p. 51, pl. IV, fig. 20, pl. X, fig. 64 ; — I‘n1rr·s,
1949, Tr. R. ent. Soc., (I, p. 233.
Dc couleur variable, le plus souvent vert, parfois gris, testaeé, violacé,
souvent le dos grisâtre, les côtés verts. Pronotum un peu gibbeux dessus,
à earèncs latérales légèrement flexueuses, concolores ; sillon typique
placé un peu après le milieu. Chez le mâle, les élytres unieolores, presque
transparents, atteignent ou dépassent un peu Vextrémité abdominale;
chez la femelle, ils sont très courts, ne dépassant pas ordinairement le
3*1 tergite abdominal, présentant souvent une bande blanche dans le champ
scapulairc. Ailes transparentes, beaucoup plus courtes que les élytres
dans les deux sexes. Fémurs postérieurs testaeé roussâtre, rembrunis à
l’apex, ainsi que la base des tibias. Plaque sous-génitale du mâle courte,
recourbée. Valves de l’oviscapte courtes.
Long. d' 14-16 mm., Q 17-23 mm. ; élytre d' 9-10 mm., Q 5-8 mm.
Très commun partout, dans les prairies et les clairières des bois ; adulte de
juillet à octobre. Chant composé d’un petit nombre de faibles notes, durant
environ deux secondes, suivies d'un repos, puis reprises ; e'est plutôt un son
grinçant qu’un chant ; la rapidité des notes varie avec la température, de 3 .
à S à la Seconde. Le chant se fait entendre souvent le soir, même en automne.
Le chant de rivalité est bien plus rapide, les mouvements des fémurs plus
courts, alternés; le chant d’accouplement est très différent, formé de 2 ou
4 notes douces suivies immédiatement d’une stridulation une ou deux fois
répétée. L'oothèque est courte, ovale, contenant 8 à 10 œufs.
Toute la France. -— Europe, Asie paléarctique.
forme m3.6l'0})tèI'B à élytres ct ailes bien développés dans les deux sexes
(élytre ©" 14, Q 16 mm,). ——Avee le type, mais très rare. —Environs de Paris :
parc de Saint·Cloud (Bmsotn); Nord: forêt de Mormale (Lasne) ;. Loire-
Inférieure; Deux-Sèvres; Haute-Garonne.
15. Chorthippus (s. str.) montanus (Cesar,). —- Gryllus monlanus
CnAn1>ENr1En, 1825, Hor. ent., p. 173. -— Slenoboihrus Iongicornis Fmor,
1890, p. 128, pl. 7, fig. 93. — Chorlhippus longicornis Cnorano, 1922,
p. 153, fig. 384 ; ——- Hoummzrr, 1927, p. 115.
Biologie. -— Fmmn, 1929, Zool. Anz., LXXXI, p. 5 ; —— FABER, 1929,
Ztschr. Oekol. Morphol. Tiere, XIII, p. 759.
Extrêmement voisin du précédent, dont il partage les variétés de colo-
ration ; les mâles sont très difficiles à distinguer ;les seuls caractères indi·
qués sont de peu de valeur et instables: sillon typique du pronotum
situé au milieu, ailes un peu plus longues, élytres présentant une petite

302 UHTHUPTÉBOIDES
tache formée de nervules épaissies située plus loin de l’apex chez memianus
que chez parallelus; mais tous ces caractères sont très incertains. Par
contre, chez la femelle, l’oviscapte a une forme bien différente dans les
deux espèces ; les valves sont bien plus longues chez monlanusi
Prairies humides, marécages, de juillet à octobre; très commun mais plus
localisé que le précédent. Le chant est une sorte de bourdonnement de 11 à
24 notes (15-19 en moyenne) ; les premiers mouvements des fémurs ne sont
accompagnés d’aucun bruit perceptible; le chant de rivalité ne montre pas
de mouvements alternés des fémurs comme chez l’espèce précédente ; le chant
d’accouplement est formé d’une seule note quand le mâle saute sur la femelle.
La stridulation se fait entendre après la tombée du jour aussi bien que pen-
dant la journée.
Signalé un peu partout en France :
Environs de Paris, Eure, Orne, Loiret, Maine-et-Loire, Gironde, Pyrénées-
Orientales, Var. ——·- Belgique, Allemagne.
Gen. EUCHORTHIPPUS TARBINSKY, 1926
Genre très voisin du`précédent ; en diffère par la forme du veitex qui
est moins proéminent, à apex obtus et à carénes latérales prolongées en
arriére des yeux ; ceux-ci sont plus allongés et plus horizontaux ; fovéoles
temporales très peu profondes, à bords très arrondis; carènes latérales
du pronotum droites, parallèles ; plaque sous—génitale du mâle conique.
On peut ajouter que ces insectes ne sont jamais verts. `
Distribution. —— Europe, Asie tempérée, Afrique du Nord.
T.·~.eLEAu nas especes ·
l. Sommet du Vertex un peu plus large ; plaque sous—génitale
du mâle longue et aiguë (fig. 486). ............. 2.
, _ ` 4¢ô’6’. gg]
(   l ll ( I
FIG. 486 et 487. — Extrémité abdominale, dessous et profil de : 486. Euchorthippus declivus
Brisout. —— 487. E. pulvinatus F. W.
— Sommet du vertex plus allongé et plus étroit ; plaque sous-
génitale du mâle conique mais bien plus courte (fig. 487). l. pulvinatus.

onrx1oP'rÈnEs. — Eucuoarmrrus 303
2. Plus grand (dl 15, Q 19-23 mm,). Environs de Paris . 2. doclivus.
·—- Plus petit (d' 12, Q 17 mm.) et plus grêle; earènes du
pronotum très marquées. —— Jersey ........ 3. ologantulus.
1. Euchorthippus pulvinatus (F. W,). —— Uedipoda pulvinaia FISCHER
WALDHEIM, 1846, Orth. Ross., p. 305, pl. 23, fig. 4. — Slenoboihrus
pulvinalus F1NoT, 1890, p. 125, pl. 6, fig. 87-88. —— Chorlhîppus pulvimzlus
AzaM, 1901, p. 46; —- Ciioman, 1922, p. 151, fig. 378; — HoULnEa·r,
1927, p. 110. — Euchorlhippus pulvinalus Guomnn, 1947, p. 77, pl. IX,
fig. 117.
Biologie. —— ZIMIN, 1938, Tabl. anal. Faune U. B. S. S., 23, p. 57, pl. 111,
fig. 12. _
Couleur brun testacé pâle, parfois un peu verdâtre, avec deux larges
bandes brunes latérales, surtout marquées chez les femelles. Tête grosse,
avec une bande noirâtre de chaque côté, derrière les yeux ; vertex convexe
dessus avec une petite varène médiane; fovéoles temporales obtuses.
Carènes latérales du pronotum droites, pâles, longées par une étroite
bande brune; sillon typique après le milieu. Fémurs postérieurs grêles,
brun jaunâtre, présentant souvent une bande foncée longitudinale externe;
tibias postérieurs jaunâtres. Plaque sous-génitale du mâle conique, assez
courte. Élytres étroits, atteignant presque l’apex de l’abdomen dans les
deux sexes, grisâtres avec une bande jaune opaque dans le champ anté-
rieur, visible surtout chez la femelle. Ailes transparentes, presque aussi '
longues que les élytres. '
Long. dl 15-17 min., Q 20-28 mm.; élytre dl 9,2-10,5 mm., Q 13-
16,5 mm. ; iém. post. O" 9-10,5 mm., Q 12,5-18 mm. —
Prairies, clairiércs des bois plutôt un peu humides; adulte de juillet à sep-
tembre, commun. Chant assez régulier, de 50 périodes environ à la minute,
très courtes, durant un quart de seconde et séparées par un intervalle à peu
près du double; chaque période composée de stridulations très rap1des, im-
possibles à compter. Oothèque ovale, sans bouchon muqueux, de 7,5 à 12 mm.
de long, contenant une dizaine d’œufs.
La distribution de cette espèce, en général confondue avec la suivante, est
mal connue en France, mais elle est surtout méridionale. Toute la région
méditerranéenne, Pyrénées; côte atlantique jusqu’à la Loire·lnférieure?
Tarn-et-Garonne: Saint-Antonin. lle de Ré. lle d’Oléron.
Europe méridionale. Afrique du Nord.
2. Euohorthippus doelîvus (Bars.), — Acridium declivum Baxsour,
1848, Ann. Soc. ent. Fr., (2) VI, p. 420. —- Slenobolhrus pulvînafus (part.)
Fmor, 1890, p. 126. —- Chorlhippus pulvinalus (part.) Cnoimnn, 1922,
p. 152, fig. 379. —- Chorlhippus pulvinalus var. gracilis AZAM, 1901, p. 46.
Cette espèce diffère de la précédente par la taille un peu plus faible, le
sommet du Vertex un peu plus large, les élytres plus courts dans les deux

304 onrnorrânoions
sexes, les ailes plus courtes que les élytres. Le mâle en ditïère en outre
par la plaque sous—génitale plus longue et plus aiguë.
Long. d' 14,5-15,5 mm., Q 18,5-25 mm. ; élytre dl 7,5-9 mm., Q 9,5-
13,5 mm.; fem. post. dl 9-9,5 mm., Q 12-14 mm.
.. -—--      
·' ,.. ~¤;,M®:»;; »» ,,;II'ÃZ—w¢"?” gr
     
L r_î_ [ ·',» Q;     î_,«~ 4 , , I,  
  L "‘ ‘ ” "' /··¤~¤as..,%,
\ IJ ir
\·\   /
Fm. 4-88. — Eurhorthippus declivus Bris., Q , >< 3.
Très commun dans les prairies et les bois. Plus septentrional que le précé-
dent, mais il est difficile de fixer exactement les limites de son habitat;
certaines captures semblent indiquer qu’il existe'en montagne dans le Midi.
Environs de Paris: Saint-Germain, Fontainebleau, forêt de Sénart, Erme-
nonville, Lardy; Manche: Granville; Allier: Brou-Vernet (DU BUYSSON);
Loire : Saint-Etienne ; Rhône : Condrieu (RENIAUDIÈRE) ; Calvados : Saint-
Pair; Mont-Dore (BRONGNIART); Gard: l’Aig0ual (CHOPARD); Ardèche :
La Bastide-de-Vizoc (AUBERT) ; Alpes-Maritimes : Séranon, Broves, Tho-
renc (BERLAND); Var: Pierrefitte (REMAUDIÈRE); Gard: Garons (RFMAU·
` DIÈRE); Lozère: rausse de Sauveterre (BALAcU0wsKY).
Europe centrale.
3. Euchortliippus elegantulus ZEUNER, 1940, Proc. R. ent. Ser. Loud.,
B, IX, p. 107.
Forme encore un peu plus petite que derlivus et plus grêle. Tête relati-
vement plus longue, joues moins renflées; carènes du pronotum très
marquées pour le genre ; élytres n’atteignant pas tout à fait l’apex des
fémurs postérieurs. Plaque sous-génitale du mâle comme zleclivus.
Long. dl 12,2 mm., Q 17 mm. ; fem. post. dl 8,1 mm., Q 10,6 mm. ;
élytre dl 8,5 mm., Q 10,6 mm.
Forme insulaire, habitant Jersey, qui n’est sans doute qu’une sous-espèce
de declivus.
Gen. MYRMELEOTETTIX Bomvan, 1914
Genre voisin d’Om0<·eslus, mais les antennes dilatées à l’apex, surtout
chez le mâle.
Distribution. — Europe, Sibérie.
Myrmeleotettix maculatus (T11UNB.). ——- Gomphocerus maculalus THUN-
BERG, 1815, Mém. Ac. Pétersb., V, p. 221 ; -— FINOT, 1890, p. 133, pl. 7,

0nTnoPTÈREs. — MYRMELEOTETTIX 305
fig. 96 ; -—- AMM, 1901, p. 47 ; —— C·no1·Ann, 1922, p. 154, fig. 351 et 391 ;
Hounmznr, 1927, p. 86. — Myrmeleoiellix maculalus Cnoiumn, 1947,
p. 77, pl. IX,.fig. 118.
Biologie. — Pme;-s, 1949, Tr. R. ent. Soc., C, p. 233.
Petit; lirnn plus ou moins varié de vert, avec des dessins clairs très
variables. Antennes S1. dilatation apicale pen marquée chez le mâle,
presque mille chez la femelle. Pronotum à carèncs latérales anguleuses,
se dètachant habituellement très nettement en clair sur le fond brun;
sillon typique un pen avant le milieu. Élytres atteignant Pextrémité de
l’abdomen dans les deux sexes, bruns avec des dessins foncés dans le
champ discoïdal et une tache pâle oblique vers le tiers apical. Ailes un
peu enfnmées vers l’ap_ex. Tibias postérieurs jaune testacé.
Long. (T 11-13 mm., Q 12-16 mm. ;é1ytre d‘ 8,5-10 mm., Q 7-11 mm.
ix     la .   · .::122*W Q?$1§ ;1Èî;;É%
-   " `hltil- tY,`Ã'* °7?`î‘}‘*"';
\•  wb/T   
-'*x.4' `M df),
FIG. 4-89. —- Mymwleotettiz maculatus Thunb., (3*, X 4.
Commun dans les endroits secs et ensoleillés, clairières des bois, bruyèlreus,
coteaux. Éclosion dans la région parisienne dès la fin d’avril ; adulte de juin
à octobre. Jusqu’à 2.000 mètres dans les Pyrénées-Orientales, au val d’Eyne.
Toute la France. — Europe, Asie paléarctique. i
Gen. GOMPHOCERUS Tnunnnnc, 1815
Différant du précédent par le bord antérieur des élytres présentant une
dilatation basale ; antennes du mâle dilatées à. l’apex.
Distribution. — Europe.
1. Gomphocerus rufus (L.), —— Gryllus Locusla rufus L1NNÉ, 1758, Syst.
Nat., éd. X, I, p. 433. - Gomphocerus rufus F1No·r, 1890, p. 132, pl. 7,
fig. 95 ;— AzAM, 1901, p. 47 ;—C1io1>Ann, 1922, p. 154, fig. 345 ; — Hour.-
manr, 1927, p. 83, pl. V, fig. 8 ; —— Cnomno, 1947, p. 77, pl. IX, fig. 119.
20

306 oR*ruoPTÉnoIDEs
Brun roussâtre, souvent avec une large bande longitudinale médiane
pâle. Fovéoles temporales à bords non tranchés, non contiguës en avant.
Antennes rousses, à longue massue noirâtre, bien marquée chez le mâle,
moins nette chez la femelle. Pronotum à carènes latérales subanguleuses,
coupant une bande noire ; sillon typique au milieu. Élytres brun testacé,
unicolores, atteignant l’apex de l’abdomen dans les deux sexes; ailes
très légèrement enfumées. Plaque sous-génitale du mâle recourbée, acu-
minée à l’apex, Oviscapte à valves très courtes.
Long. dl 14-16 mm., Q 17-24 mm. ; pronot. dl 2,8-3 mm., Q 4-5 mm. ;
élytre 61 12-14 mm., Q 14-17 mm.
` Commun dans les clairières des bois, de juillet à octobre.
Presque toute la France, mais plutôt dans le Nord. —— Europe, Sibérie.
Gen. AEROPEDELLUS HEBARD, 1935
Antennes courtes et épaisses, un peu dilatees â l’apex. Élytres du mâle
atteignant à peine,l’extrémité abdominale, à bord antérieur fortement
convexe, avec un lobe basal court mais très saillant ; R droite, épaissie ;
champ scapulaire très élargi, transparent, avec 8 ou 9 nervules régulières ;
champ discoïdal seulement un peu plus large que le champ intercubital,
tous deux à nervules épaisses et régulières; ailes plus courtes que les
· élytres. Chez la femelle, les élytres ne dépassent pasl’apex du 5*3 tergite
abdominal, présentant un lobe basal plus allongé que chez le mâle,mais
également très marqué ; champ scapulaire assez nettement élargi. Fémurs
` antérieurs du mâle un peu dilatés.
Distribution. — Europe, Asie paléarctique, États-Unis.
2. Aeropedellus variegatus (F. W.).—— Gomphocerus variegatus Fxscnnn
VVALDHEIM, 1846, Orth. Ross., p. 341, pl. 26, fig. 5; - Cnoraan, 1922,
p. 154. — Gomphoccrus Livoni AZAM, 1901, p. '47.
· Brun ou vert, à ornements variables. Antennes courtes, très peu dilatées
à l’apex. Pronotum à carènes latérales sinueuses, bordées de noir ; sillon
typique placé au milieu chez la femelle, un peu au-dessous chez le mâle.
Elytres du mâle atteignant l’e.xtré1nité de l’abdomen, d’un brun roux
uniforme, ceux de la femelle plus courts, présentant souvent une tache
blanche oblique vers le tiers apical et une bande opaque, blanche, dans
le champ scapulaire. Ailes un quart plus courtes que les élytres, trans-
parentes. Fémurs postérieurs bruns ou verts, la face' externe tachée de
noir.
· Long. (5‘ 15-16 mm., Q 19-24 mm. ; élytre dl 10-11,5 mm., Q 6,5··
9 mm.
Rare et localisé sur certaines pelouses de montagne, en août et septembre.
Basses-Al es: lac d'Allos (Azaiu); Hautes-Alpes: La Grave (Cnormno).
—- Suisse, Éaucase, Sibérie.

onruovrènns. -- Annorus 307
· Gen. AEROPUS G1s·rL, 1850
Genre essentiellement caractérisé par la forme remarquable des tibias
antérieurs du mâle qui sont fortement dilatés; le pronotum est un peu
gibbeux.dans la prozone, surtout chez le mâle. Antennes dilatees à
l’apex. ·
Distribution. -— Genre essentiellement boréo-alpin.
Aoropus sibîricus (L.), —- Gryllus Lacusla sibiricus LINNÉ, 1767, Syst.
Nat., éd. XII, I, p. 701. —- Gomphoeerus sibiricus Fmor, 1890, p. 131 ;
f.,._ __ 3, _ ,¢§'Q°î.-,
· ;»· TJ •"",·' =·'·&2·
  5 `/“"§ " ‘  * “ ·~·v»··  ,ë""
il . se     .4
  "   »«~/¤ss~..<¢.§&—2. <...d¤··=* *
  ‘a
f ‘>··<<-·+
¤..»e'
H
iA"_` A Q 7 É. "
Fm. 490. ·— Aeropus sibiricw L., Q', X 3.
— .\zAM, 1901, p. 47 ; — Cuorann, 1922, p. 153, fig. 350, 387, 388; —
Ilounmznr, 1927, p. 82. —-— Acropus sibiricus Cuoman, 1947, p. 78,
pl. IX, fig. 120. _
Biologie. -— POULTON, 1896, Trans. ent. Soc. London, p. 241 ; ——— UVA-
nov, 1928, Locusts and grasshoppers, p. 288; ——··STAEGER, 1930, Ztschr.
Insektenbiol., XXV, p. 39 ; —- Zmm, 1938, Tabl, anal. Faune U. R. S. S.,
23, p. 48, pl. V, fig. 25. _
Assez grand; brun roussâtre ou olivâtre. Antennes rousses à apex
noirâtre, dilatees en massue très marquée chez le mâle, faible chez la
femelle. Pronotum gibbeux en avant chez le mâle surtout, à carènes laté-
rales sinuées ; sillon typique situé bien après le milieu. Tibias antérieurs
renflés en boule chez le mâle. Élytres dépassant l’apex de l’abdomen
chez le mâle, un peu plus courts chez la femelle, d’un brun testaeé presque
uniforme avec une tache blanche plus ou moins effacée vers le quart
apical. Plaque sous-génitale du mâle recourbée, obtuse. Oviscapte à·
valves courtes, jaunes.
Long. dl 19-20 mm., Q 19-25 mm. ; élytre C? 13-15 mm., Q 11-15 mm.
Le mâle de cette espèce est très facile à reconnaître par la forme extra-

308 0R1·Ho1·TÉno1DEs
ordinaire de ses tibias antérieurs ; la femelle ressemble assez à un Slauro-
derus du groupe binolalus, mais avec des antennes un peu épaissies à
l‘apex et le pronotum gibbeux.
Commun dans les prairies de montagne, en août-septembre, à partir de
1.200 m. environ. Chant assez fort, composé d’une seule note régulièrement
et rapidement répétée (240 par minute); la stroplie dure en·m0ycm1e 15-
18 secondes, même jusqu’à 50 secondes; le chant rappelle celui d’une petite
Cigale. Oothèque ovale, un peu plus épaisse au milieu, longue de 8 à 12 mm.,
de 6 mm. de diamètre environ, contenant 6 à 10 œufs.
D’après UvAnov (1931), la forme typique ne se trouve pas en Europe ;
deux sous-espèces très voisines se rencontrent en France.
ssp. h8lV6tî0üS UVAROV, 1931, Eos, VH, p. 91, fig. 3 H, 4 E. —- Caractérisée
par le pronotum fortement gibbeux sur les côtés comme sur le dessus ;
antennes relativement courtes à massue allongée ; élytres relativement très
courts chez la femelle. — Alsace; Hautes et Basses-Alpes; Drôme: Dié
(DÉRIARD) ; Isère: Chanrousse (Bonnin).
ssp. py1‘8113,îQ\1S Uvnnov, 1931, Eos, VII, p. 90, fig. 3 P, 4 P. —— Élytres
du mâle plus étroits, à partie apicale plus atténuée; pronotum non dilaté
sur les côtes. —-— Pyrénées-Orientales : Cauterets, Canigou ; Hautes-Pyrénées :
Barèges, lac d’Esc0ubans, lac d’Orédon (1.800-2.000 m.); Haute-Garonne.
Gen. GOMPHOCERIDIUS Bomvixn, 1914
Antennes courtes et épaisses, modérément élargies à l’apex ; élytres ne
dépassant pas le 6*1 tergite abdominal chez le mâle, courts, latéraux chez
la femelle.
Distribution. —— Pyrénées.
Gomphoeeridîus brevipennis (BRIS.). — Acridium brevipcnne Bmsom`,
,. · ·- .» 'VÉ/`C
 tlka   5 dpi: /  
a ....  *      1 
. a   »si‘*'~· -,*5-’ ' .-7 1     Fîi 
Mp ·""îlé i=   §Ië1·J·#l/ÃÃQÉÉ
  ·<àShîl<n1I$I_ sv \
  *\·,_ ( 4
à ’ Y ..,,
~—.,,. il "·—.
' ` Fm. 491. -— Gomphoceridius brevipevmia Bris., Q" , >< 4.
1848, Ann. Soc. ent. Fr., (2) VI, Bulletin, p. LXXXIII. -—— Gomphocerus
br·evipenm's Finor, 1890, p. 134; —- AzAM, 1901, p. 48; — CHOPARD,

ORTHOPTÈRES. — oocxosraunus 309
1922, p. 155, fig. 386; -— Houtnsnr, 1927, p. 86; —- Caomao, 1947,
p. 78. l
Vert ou brunâtre. Fovéoles temp01·ales étroites, obtuses, presque
replètes chez la femelle ;antennes courtes, surtout chez la femelle. Prono-
tum à carènes latérales droites en avant, divergentes en arrière ; sillon
typique après le milieu. Élytres du mâle larges, arrondis à l'apex ; ceux
dela femelle rudimentaires, ovales, latéraux. Ailes rudimentaires dans les
deux sexes. Plaque sous-génitale du mâle obtuse, recourbèe. Oviscapte
En valves plus longues que chez les Gomphocerus.
Long. dl 13-15 mm., Q 18-22 mm.; fém. post. dl 9-9,5 mm., Q 11-
12 mm. ; élytre dl 4-6 mm., Q 3,5-5 mm.
La femelle de cette espèce ressemble à Sfenobolhrus brôlemannî, mais
avec des antennes plus courtes et plus épaisses et les élytres plus courts.
Prairies des Pyrénées, au-dessus de 1.500 m., assez rare, en août-septembre.
Hautes-Pyrénées: Pic du Midi de Bigorre, Barèges, pic du Midi d’()ssau;
Haute-Garonne: port de Vénasque; Pyrénées-Orientales: Canigou, val
d°Eyne. Les Bouillouses. —- Pyrénées espagnoles.
Gen. DOCIOSTAURUS Fmnen, 1853
Vertex triangulaire; fovéoles temporales quadrangulaires; antennes
filiformes. Pronotum rétréci avant le milieu, le sillon typique coupant
la carène médiane. les deux autres sillons interrompus au milieu ; carènes
latérales interrompues vers le milieu,1nais continuées par deux bandes
blanches formant une croix caractéristique. Élytres bien développés
dans les deux sexes.
Distribution. — Région méditerranéenne. .
TABLEAU mas Esriacias
— Grande taille (17-33 mm.); élytres dépassant bien l’apex
des fémurs postérieurs; fémurs antérieurs épaissis;
fovéoles temporales allongées; rectangulaires .... 1. maroccanus.
— Petite taille (10-19 mm.); élytres atteignant à peine
l'apex des fémurs postérieurs; fémurs antérieurs non
épaissis; fovéoles temporales presque carrées ...... 2. genei.
1. Dociostaurus maroccamxs (TnUNn.). —- Gryllus maroccanus THUN-
mzno, 1815, Mém. Ac. Pétersb., V, p. 244. -— Siauronolus maroccanus
Fmor, 1890, p. 135 ; —— AzAM, 1901, p. 48; — Houtmzmg 1927, p. 92,
pl. V, fig. 12. -——D0ci0slaurus niaroccanus Cnoimnn, 1922, p. 155, fig. 346,
348 ; —~ Cuorzum, 1923, p, 282 ; —Cnomrm, 1947, p. 78, pl. IX, fig. 121.
Biologie. —— La biologie de cette espèce nuisible a été très étudiée ; je
ne cite ici que les principaux travaux la concernant: LA BAUME, 1918,

BIO 0RT11oP'1‘1É;P·o1DEs
Mon. angew. Ent., III, p. 157 ;-— JANNONE, 1934, Boll. Lab. Zool. Portici.
XXVIII, p. 75 ; — PAsoU1En, 1934, Bull. Soc. Hist. nat. Afr. N., XXV,
p. 167; ~— PA01.1, 1937, Redia, XXIII, p. 27;
.  `..,  ` ·-   -— JANNoNE, 1939, Boll. Lab. Ent. agr. Portici.
    " IV, p. l ; —— BOSELLI, 1946, Min. Afr. Cagliari.
if       Testacè roux taché de brun. Pxonotum à sillon
  ,   `”l typique au milieu, carène médiane bien saillante,
:*4 A ée < _ . . .
X    UD PGU bO1Tlbé€ CI} HVHHÈ , d9SS1Il C11 CI‘O1X l)lBI1
  ,    marqué, un peu jaunâtre bordé de brun. Fémurs
il     postérieurs ornés de trois taches triangulaires;
· ig;. »=.,·?.‘l; 1 . . ,
3    il  tibias rougeâtres avec un anneau Jaune a la base.
 U Élytres en partie transparents avec quelques
ll A;   taches brunes. Plaque sous-génitale du mâle lon-
,      gue, tronquée à l’extrémité, cerques longs coni-
· . T,   ques. Valves de l’ovisrapte courtes.
`, li li, 1 Long. dl 17-30 mm., Q 20-33 mm. ; fém. post.
 ii .
_ a gi . 12-16 mm. ; élytre dl 12-28 mm., Q 15-32 mm.
. rt  I
I * il , Cette espèce se montre quelquefois assez nuisible
 l dans le Midi et surtout en Corse ; les années où elle
    est très commune, elle devient grégaire et difière des
I, ·. solitaires par certains détails morphométriques :
Ii l. %= I,74-I,85 chez le grégairc, î,45-IAS chez le
F1¤•492···· Dvvîvsmwuv solitaire (JAm~zoNE) ; en outre, les taches des élytres
g“"°”“g""·* Thlmbw sont plus marquées et la croix blanche plus nette
’ X ' chez les solitaires. L’é<·losi0n de cet Acridien a lieu
de bonne heure au printemps, dès le début d’avril ;
les petites larves sont brun noirâtre avec le dessin caractéristique du pro-
notum bien marqué; elles subissent cinq mues et sont adultes vers la
mi-juin. On peut observer des pontes dès le début de juillet; l’0othèque est
cylindrique, un peu incurvée, d’une longueur variant de 14 à 23 mm. et conte-
nant de 25 à 35 œufs. On a cité de nombreux parasites du Criquet marocain,
surtout en Italie et en Algérie, où l’espèce est bien plus nuisible qu’en France.
Ce sont des Mylabres (ltlylabris variabilis PALL., Epicauta rufidorsum GOEZEI,
des Clérides ( richodes ammios F`.) et de nombreux Diptèrcs Bombylides et
Taehinides.
Provence, Isère, Drôme, Hérault. Pyrénées-Orientales : Canet·Plage ;
Aude: Arles-sur-Tech (DELMAS et RAMBIER). Aveyron: Millau (DELBIAS et
Pixîürraa). Corse. —- Europe méridionale, Afrique du Nord, Madère, S.-O.
de sie.
La répartition précise en France a été indiquée par DELMAS et RAMMER i
(C. R. Ac. Sc., CCXXXII, p. 566, 1951).
2. Dociostaiirus genei (()scK.). — Gryllus Genei 0csKAv, 1832, Acta ‘
Ac. Leop. Carol., XVI (2), p. 961. -— Siauronolus Genei FINOT, 1890,
p. 136, pl..7, fig. 97 ;—AzAM, 1901, p. 48 ; ·— HOULBERT, 1927. p. 93. ——

h onraorriszmzs. - aaovrrnrm 311
Docioslaurus Gcnei Cnomnn, 1922, p.‘ 156, fig. 393; —- Gnoraao, 1923,
p. 283; — Cnorann, 1947, p. 78, pl. IX, fig. 122.
Bien plus petit que le précédent ; testaeé pâle varié de brun. Antennes
dépassant bien le pronotum en arrière, surtout chez le mâle. Fovéoles
temporales aussi larges que longues, le vertex proéminent, chez le mâle
surtout. Pronotum court, étranglé, à sillon placé au milieu, à dessin en
croix bien marqué. Élytres étroits, dépassant peu Pextrémité de l’abdomen,
testacé très clair, tachés de brun. Ailes un peu bleuâtres. Fémurs posté-
rieurs avec trois taches triangulaires externes, généralement bien mar-
quées; tibias postérieurs bleuâtres ou jaunâtres. _
Long. d' 10,5-13 mm., Q 15-19 mm. ; élytre d' 7,5-12 mm., Q 10-
14,5 mm. ' `
Assez commun dans les endroits secs, généralement peu éloignés de la mer ;
adulte de juillet à novembre. Stridulation faible, répétée à la vitesse de 70
environ à la minute, par périodes d’une vingtaine avec des intervalles irrégu-
guliers.
Toute la région méditerranéenne; côte atlantique depuis les Basses-Pyré-
nées jusqu’à la Loire·Inférieure; Maine-et·Loire: Saint·Rémy (Pouunnl;
île de Ré (Fmor); île d’Oléron. Corse. -— Europe méridionale, Afrique du
Nord, S.-O. de l’Asie. '
Gen. ARCYPTERA SERVXLLE, 1839 '
Vertex obtus; fovéoles temporales en général peu marquées, parfois
rugueuses avec des points enfoncés. Antennes grêles, assez courtes. Pro-
notum avec le sillon typiqueplacé au milieu et deux autres sillons trans-
versaux, interrompus sur la ligne médiane ; carènes latérales peu marquées,
presque droites, rugueuscs, préséntant des gros points enfoncés. Élytres
atteignant généralement Pextrémité de 1’abdomen chez les mâles, presque
toujours abrégés chez les femelles. ·
Les Arcyplera sont des espèces d’assez grande taille, à formes assez
lourdes et coloration plutôt vive, se trouvant plutôt en montagne.
Distribution. — Europe, Asie paléarctique.
TABLEAU nas Esrùcss
1. Fovéoles temporales obtuses avec des points imprimés;
élytres du mâle bien développés, ceux de la femelle abrégée
(sauf chez les individus macroptères) ......... 1. fusoa.
— Fovéoles temporales à bords nets .............. 2.
I 2. Élytres atteignant Pextrémité abdominale dans les deux
sexes; pronotum une fois et demie aussi long que large
........................ 2. mîcroptora.
— Élytres un peu plus courts que l’abdomen chez lc mâle,
franchement abrégés chez la femelle; pronotum une fois
un quart aussi long que large .......... . ..... 3.

312 onrnomânoions _
3. Forme générale courte et trapue ; élytres du mâle né dépas-
sant pas le 56 tergite abdominal, ceux de la femelle très
courts, ovales ; ailes presque rudimentaires ..... 5. kheilî.
—— Forme générale un peu plus élancée; élytres un peu plus
longs dans les deux sexes .................. 4.
4. Ailes aussi longues que les élytres ; pronotum plan dessus
, ........................ 3. carpentieri.
— Ailes plus courtes que les élytres ; pronotum gibbeux 4. brevipennis.
1. Arcyptera. fusca (PALL.). —- Gryllus Locusia fuscus PALLAS, 1773,
Reise, II, p. 727. ——Sfeih0phyma fuscum FINGT, 1890, p. 137, pl. 7, fig. 98-99.
— Arcgpfera fusca AZAM, 1901, p. 65 ; — CHOPARD, 1922, p. 157, fig. 394 ;
——-H0ULBEnT, 1927, p. 89, pl. V, fig. II ;——-CHoPARD, 1947, p. 79. pl. IX,
fig. 123. `
Biologie. — POULTON, 1896, Trans. ent. Soc. London, p. 247 ;— Yensm,
Bull. Soc. Vaud., III, p. 240;- STAEGER, 1930, Ztschr. Insbiol., XXV,
p. 57 ; -—- ZIMIN, 1938, Tabl. anal. Faune U.R.S.S., p. 63, pl. Il,
fig. 11.
Grand et fort; brun marron, les carènes latérales du pronotum mar-
quées par des lignes jaunâtres, parallèles dans la» prozone, divergentes
en arrière. Élytres du mâle dépassant Yextrémité de l’abdomen, bruns
presque noirs vers l’apex, avec deux lignes jaunes dans le champ sca-
pulaire et le champ anal ; bord antérieur très convexe ; élytres de la
femelle abrégés, atténués à l’apex, tachetés de brun. Ailes noirâtres dans
les deux sexes, beaucoup plus courtes que les élytres chez les femelles.
Fémurs postérieurs jaunâtres, variés de brun extérieurement, rouges en
dedans, genoux noirs; tibias postérieurs rouges avec un anneau jaune
à la base.
Long. dl 23-31 mm., Q 30-39 mm. ; pronot. CT 5-6 mm., Q 6-8 mm. ;
élytre dl 20-25 mm., Q 14-18 mm.
Cette grande et belle espèce est commune, parfois très commune, dans les
prairies et dans les régions boisées des montagnes, vers 1.000-1.500 m. ; elle
est adulte d’a0ût à septembre. Son chant est très fort, composé d’abord de
Il-4, parfois S, courtes notes, puis un trémolo caractéristique durant 2 ou 3 se-
condes, finissant par 2 ou 3 notes comme au début. Oothèque ovale, courte
et épaisse, de 19 à 23 mm. de long, 8 à 10,5 mm. de diamètre, contenant 15
à 24 œufs.
Partout da11s les Alpes et en beaucoup de points des Pyrénées; Jura:
Les ROUSSBS'(LESNE); Gard: l’Aigoual (Cnoimnn); causse de Larzac (MA-
nion). Isère : Champroussc (l¥oNNEr). En général, cette espèce ne se trouve
qu’à une certaine altitude ; on en a cependant signalé quelques captures en
plaine dont la plus remarquable est celle faite par Gmissiâ, à quelques kilo-
mètres de Périgueux.
Europe, Asie paléarctique.

onrnoeràmzs. -— xncvrrizrm 313
var. Q m30l‘0ptèl'0. —- ll existe une forme de femelle à organes du vol bien
développés (long. des élytres 28 mm.) ; elle se trouve rarement avec le type.
—- lsère: Saint-Martin~d’Uriage (AMM).
2. Arcyptera. microptera (F. W,). -- Owlipmlo microplcru Fisennn
WVALDHEIM, 1833, Bull. Soc. Nat. Moscou, V1, p. 384.- Slelhophyma
fltwicosla Fmor, 1890, p. 138. — - .ir¢·yplera flavieosla AMM, 1901,
p. 65 ; — Cuoraao, 1922, p. 157 ; — Houtnanr, 1927, p. 90.
Plus petit que le précédent; fovéoles temporales à bords plus nets; _
earènes latérales du pronotum très anguleuses, lisses, assez étroites; -
carène médiane forte, un peu bombée au milieu·chez le mâle. Élytres du
mâle dépassant un peu l’extrémité de l’abdomen; champ médiastin ne
dépassant pas le quart du bord antérieur; Cu droite, espace M—Cu et
Cu-Cu p égaux; élytres de la femelle atteignant presque l’extrémité
abdominale, à bord antérieur assez régulièrement eonvexe, champ mé-
diastin un peu élargi, (Ju presque droite.
Long. dl 19-21 mm., Q 25-28 mm.;élytre dl 14-18 mm., Q 18-21 mm.
Alpes-Maritimes: environs de Nice (BRISOUT)§ llaute-Savoie: mont
Sa1ève(AMM). —- ·Espèce de steppes de la région paléarctique qui se montre
extrêmement nuisible dans certaines parties de la Sibérie.
3. Arcyptera. earpentieri AMM, 1907, Bull. Soc. ent. Fr., p. 262 ; »-
Cuorann, 1922, p. 158.
Cette espére est tres voisine de la préeédente ; ehez le mâle, les fovéoles
temporales so11t plus nettes, presque eontiguës en avant; earénes laté-
rales du pronotum étroites, lisses, anguleuscs ; élytres atteignant presque
Pextrémité de l’abdomen, à. champ médiastin bien délimité, n’attei-
gnant pas tout à fait la moitié du bord antérieur, le champ scapulaire
large, transparent dans sa moitié apicale, jaune opaque à la base ; champ
discoïdal large, taché de brun, à nervules transverses régulières; ailes '
presque aussi longues que les élytres, transparentes. Q : Foveoles tempo-
rales également bien marquées, mais à bords arrondis; earènes latérales .
du pronotum un peu plus épaisses; élytres ne dépassant pas l’apex du ·
lie tergite abdominal, à champ médiastin très dilaté, champ scapulaire
jaune opaque jusqu’au delà du milieu; champ diseoïdal pas plus large
que l’espace entre la radiale et la médiane.
Long. dl 24 mm., Q 30 mm. ; élytre dl 14 mm., Q 14 mm. '
Aveyron: causse du Larzac (ct Canrnxvrrnn) ; commun en 1947 (DELMAS
et Runman) ; Lozère : eausse de Sauveterre (Bamcnowsxv).
4. Arcyptera. brevipennis (Bn.). —— Slclhophyma variegalum var. brevi-
pennis Bmmnnn, 1861, Verh. zoo]. bot. (les. Wien, XI, p. 305.
Espèce un peu plus épaisse que la précédente. dl : Fovéoles temporales
très nettes, ii bords tranehés ; earènes latérales du pronotum assez angu-
leuscs, grossièrement ponctuées au milieu ;ca1·ène médiane lisse, gibbeusc

314 oR·rrio1>TÉnomEs
en avant ; élytres atteignant le 7** tergite abdominal, le champ médiastin
atteignant presque le milieu du bord antérieur, la nervure médiane
sinuée, le champ discoîdal beaucoup plus large à l`apcx qu`à la base.
Q :Fovéoles temporales à bords arrondis; élytres atteignant l’apex du
oe tergite abdominal, très rétrécis vers l’apex, à bord antérieur fortement
convexe ; champ discoïdal et champ intercubital de largeur presque
égale, à nervules nombreuses, irrégulières. Ailes plus courtes que les
élytres dans les deux sexes.
Long. `d' 25 mm., Q 34 mm. ; élytre CT 13 mm., Q 14,5 mm. ; aile
OI 7,5 mm,. Q 8,5 mm.
Cette espèce a été trouvée par G. DE Vrcnnr, en juin, à La Gardiole près de
Montpellier; Gard : St·Gen1ès-de-Malgoirès (A. Iiuouss). - Italie; Istrie;
Dalmatie (1).
5. Arcyptera kheili AzAM, 1900, Bull. Soc. ent. Fr., p. 82 ; — Cuomno,
1922, p. 157, iig. 395.
jl" È" IQ) / I QT=j,,;è_v, _ I_,,·zg·;;;!9;i!p::.v.«··  
Je-»=""];   · ··''‘   ·:·    i
7¢,¢» Q x Q     ¢
,·-"  \ ” ·      ‘*?·-‘
y — » .<â2\.v-—··r•· -- Ã —~
sa —»# ~  
  ' ·$r*   F É  ··'. ··· . _ \\\ Ã    ë9"\
. -;,_, ïq. _,,»a:”"
 
. `*^`.·7";'
FIG. 493. -—- Arcyptvra kheili Azzlm, (É', >< 3.
Brun marron, de forme courte; carènes du pronotum un peu angu-
leuses et bien nettement détachées en blanchâtre ou jaune ;Efovéoles tem-
` porales à bords assez nets. Élytres n’atteignant pas chez le mâle l’extré-
mité de l’abdomen, brunâtres avec une bande jaune dans le champ scapu=
laire; chez la femelle, ils sont très courts, ne dépassant pas le 2*5 tergite
abdominal. larges, 5, bord antérieur très convexe. avec une bande jaune
scapulaire. Fémurs postérieurs rouges à la face interne, ornés de taches
brunes ;tibias postérieurs rouges à genoux noirs, suivis d’un anneau jaune. '
Long. d' 20-23 mm., Q 28-33 mm. ; pronot. 0* 5-6 mm., Q 6-6.5 mm. ;
élytre dl 9-10 mm., Q 8 mm.
Espèce connue de France seulement, commune ou parfois très commune,
L Les individus français diffèrent des individus dalmates par les élytres un peu plus
longs et plus étroits à, l’apex ; chez lo mâle, les fovéoles temporales sont nt bords plus nets,
le champ médiastin n’ntteint pas la moitié du bord antérieur ; chez la, femelle. le champ
médiastin est plus brusqiicment rétréci. Il s’a.git sans doute d’ur1e race locale,

ormioirriënxss. ——- R.\MBUR1ELL.C 315
mais assez localisée. Adulte de très bonne heurefdès fin avril ; les premières
pentes ont lieu dans les premiers jours de juillet, dans la terre dure, parfois
au milieu des routes. Chant_ faible, formé de deux notes assez strideutes,
rappelant un peu celui d`un Ephippigère.
Var: montagne de Laehens, plan de Caujuers (Azur); Gonfaron (Cuo-
Paan) ; plateau de Brovès (Azsm) ; Besse (Remsuoxizma) ; B0uehes·du-_
Rhône : col de Bertagne, entre Gémenos et la Ste-Baume (Vavmzr) ;
Sainte-Baume, très commun (Cnorann) ;massif d`Allauch (SOYER) ; col de
Carpiagne ; eu plaine, au Pont Flavien, près de St·Cl1amas (G. on Vn:um·);
Basses-Alpes : Sézanon, 1.000 m. environ (BEHLAND) ; Alpes-Xlaritimcs: llaute
vallée de la Sarrée, près de Magagnosc, pelouses à 001) m. (KousM<o1=r).
Gen. RAMBURIELLA BoL1v.xr«, 1900
(lorps allongé. Vertex assez étroit; fovéoles temporales peu enfoncées,
ponctuées. Carènes latérales du pronotum pres-
que droites, peu marquées, ponctuées au milieu. __, F ___,  
Élytres bien développés dans les deux sexes,       _i``   ·.._`
présentant UDC nervure intercalée incomplète.          “
Lobes du métasternum rapprochés en arrière '```     ( 1
des trous correspondant aux apodèmes.   il  
Distribution. —— Région méditerranéenne;    
PCTSC Ã TI`HIïS(‘·i111C£\Si(} ; Turkggf,3n_   "   
'       ···*,·l _.·`.· i
Ramburiella. hîspanîca. (RAMB.). —— Gryllus . v lrlil     3
hispanicus RAMBU11, 1838, Faune .·\ndal., II, 11   Q1.: 
p. 88, pl. 7, fig. G—7.`-— Slelhophyma hispanicum '     =È 'i   j'
F1No1·, 1890, p. 137. —— Rambzzria hispanice    W H @4; I
AzAM, 1901, p. 06. —- Ramburiella hispanica ti  f'   Ãgîli  
lluorano, 1922, p. 158;—HoULBEnT, 1927, `   É `,.  
p. 88, pl. V, fig:. 9; —(luorAn¤, 1947, p. 80,      
pl. IX, fig. 124.   ¥   '
Brun roux ou un peu olivâtre avec une , ' \
bande jaunâtre s’étendant du vertex à l’extré·    
mité des élytres. Pronotum à bord postérieur lit  
subanguleux, carène médiane bien nette, coupée   _  
par le sillon typique au milieu. Fémurs posté- É (
rieurs ornés il la face interne de 3 fascies ll"  
noires ; tibias bleuâtres avec un anneau jaune · il  
à la base. Plaque sous-génitale du mâle conii "  
que; valves de l’oviscapte très courtes. _ . Q ii
tlaong. G1 1-7-24 mm., Q 21-30 mm. (les 1nd1— Fm. 494. _ Rambumua
vulus franga1s ne sontjaxnais tres grands) ; fem. ,,;,,,,,,,,;,,1 R,,,,,;,__ Q_ X 2_
post. ll-20 mm.; élytre (j‘ 15-18 mm., Q 2/I·
28 mm. '
Cette belle espèce, facile à reconnaître à sa coloration, n`existe en France

316 ' 0RTHOPTÉROiDES
que sur le littoral de la Méditerranée; elle est rare en été et en automne sur
les buissons, dans les endroits chauds et secs.
Var: Hyères, Bagnols, Le Reyran (AMM); Bouches-du-Rhône: gamgues
du versant sud de l’Estaque (Fmor, Sovnn); Gard; Hérault; Pyrénées-
Orientales: Banyuls-sur-Mer.
Espagne, Algérie.
C

ORDRE DES DERMAPTÈRES
L’ordre des Dermaptères comprend trois sous-ordres, dont deux ne
comptent que quelques espèces parasites non représentés dans notre
faune. Le troisième, beaucoup plus important, est celui des F orficuloidea
qui nous intéresse seul ici.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Forme générale toujours un peu déprimée ; téguments lisses, faiblement
pubescents.
Tête. -— Tête cordifornne, dirigée en avant, ai sutures bien distinctes.
Yeux généralement de taille médiocre, peu saillants; ocelles très petits
ou nuls. Antennes à article basal (scape) grand, cylindrique, 2° article
(pédicelle) bien moins gros, les articles suivants, formant le flagelle,
allongés, semblables entre eux, en nombre variant de lt) él 50. Pièces
buccales de type broyeur, peu différentes de celles des Urthoptères;
palpes labiaux de 3 articles, palpes maxillaires de 5 articles.
Thorax. —- Pronotum presque carré, plat, sans lobes latéraux ; méso et
métanotum un peu plus courts que le pronotum, présentant chez les
espèces ailées une ride médiane, dilférant peu des tergites abdominaux
chez les espèces aptères. Pièces sternales bien selériliées, en forme d’écus-
son, le métasternum plus développé que le mésosternum.
Pattes des trois paires semblables (homonomes), plutôt courtes. [Ian-
vlies largement écartées; fémurs un peu comprimés; tibias gréles, plus
ou moinsleylindriques; tarses de 3 articles, le deuxième toujours très
petit, de forme variable.
Ailes. -—- L’aile antérieure forme un élytre tout àlfait comparable à celui
des Coléoptères, corné, ne présentant aucune nervure. L’aile postérieure
présente une partie antérieure sclériiiée qui, au repos, fait saillie au delà
des élytres ; leur nervation est très spécialisée et en rapport avec le mode
de plieature assez compliqué ; elle se fait d’abord le long des nervures longi-
tudinales, puis suivant deux lignes transversales. Dans la partie antérieure
sclérifiée, les nervures sont presque entièrement effacées ; dans le champ
postérieur, elles sont disposées en éventail, mais partant de l’extrémité
du champ antérieur. Il y a beaucoup d’espèces de Dermaptères aptères.
Abdomen. ——- Abdomen plus ou moins déprimé, de forme générale allon-
gée, les tergites recouvrant sur les côtés le sternite correspondant, de

lîltê oP·Tr1oPTÉno1uEs
facon qu’il n’existe pas trace de pleures. On compte chez le mâle 10 ter-
· gites et 8 sternites, chez la femelle 8 tergites seulement (les 88 et 98) sont
très réduits et invisibles sans dissection) et 6 sternites; dans les deux
sexes, le premier sternite est résorbé. Le dernier tergite est toujours très
grand ; en arrière de lui se trouvent les pièces surplombant l’anus qui sont
compliquées chez les Dermaptères primitifs, comprenant le pygidium, le
méiapygidium et le ielson ; dans la plupart des Dermaptères, le pygidium
subsiste seul, les deux autres pièces étant dégénérées.
Les cerques sont fortement sclérifîés, transformés en une pince ou
forceps très caractéristique du groupe. Il n’y a jamais de styles à la plaque
sous-génitale. Chez beaucoup d’espèces, les cerques montrent deux formes
bien distinctes, l’une courte et fortement courbée (forme cyclolabia),
l’autre longue et faiblement incurvée (forme macrolabia).
Organe copulateur du mâle rappelant par bien des points celui des
Coléoptères. Cet organe est double chez les types primitifs, simple chez
les autres ; il comprend un pénis, avec deux paramères. Il n’existe pas
trace d’oviscapte chez les femelles.
i ANATOMIE
Tube digestif comprenant les mêmes organes que chez les Orthoptères.
Glandes salivaires présentes et souvent développées jusque dans le tho-
rax. Tubes de Malpighi au nombre de 8 ài 20.
Il existe très Souvent des glandes spéciales s’ouvrant, sous des rides
élevées, sur les côtés des Be et 4E tergites abdominaux.
Systèmes circulatoire et respiratoire simples ; il existe deux paires de
stigmates thoraciques et 8 paires abdominales, ces derniers étant cachés
par le bord latéral des tergites.
Système nerveux comprenant le cerveau et une chaîne ventrale compo-
sée de 3 ganglions thoraciques et 6 abdominaux. dont le dernier beaucoup
plus développé que les précédents.
Organes génitaux du mâle variables, mais souvent simples, composés
de deux testicules tubulaires d’où part un canal déférent débouchant
dans une vésicule séminale assez grande ; quand l’organe copulateur est
double, le canal éjaculateur qui sort de la vésicule est double; chez les
formes plus évoluées, à un seul pénis, le cana! éjaculateur est avorté d’un
côté. Chez la femelle, les ovaires comprennent un nombre d’ovarioles
très variable ; les oviductes pairs se réunissent pour déboucher dans un
vagin simple ou double suivant que le mâle de l’espèce possède un pénis
simple ou double.
É·rHOLoG1E
Les Dermaptères mènent pour la plupart une viecachée; pendant le
jour, ils s’ab1·itent sous les pierres, sous des écorces, dans les fentes des

oEnMArrÈaEs 319
murs et en sortent la nuit pour chercher leur nourriture ; celle-ei consiste
surtout en matières végétales ;certaines observations montrent cependant
qu'ils acceptent aussi des matières animales et peuvent même s’attaquer
à des proies vivantes. 'l`ous ont besoin d’une assez grande humidité et
certaines espèces ne s’éloignent guère du voisinage des eaux. Les For-
fîcules se rencontrent parfois réunis en grand nombre dans une même
cachette ;on a trouvé ainsi des colonies de Forficula auricularia comptant
plus de 500 individus.
L'accouplement dure longtemps, les deux insectes restant bout à bout ;
l'abdomen du mâle subit une torsion de 1800. La ponte a été observée chez .
un certain nombre d’espèces; la femelle creuse un trou dans la~terre et
dépose ses œufs au fond de ce trou, au nombre de 20 à 80, suivant les
espèces. Les oeufs sont sphériques ou légèrement ovoïdes, à chorion
blanchâtre, luisant, peu épais. La femelle n‘abandonne pas ses œufs
après la ponte, mais elle leur accorde des soins attentifs ; elle les retourne
et les lèche continuellement pour les débarrasser de toutes les impuretés.
Les œufs de Forficule abandonnés par la mère ne peuvent éclore; c’est
là un des caractères les plus remarquables de l’éthol0gie de ces Insectes.
A l’éclosion, les jeunes ne diffèrent des adultes que par l’absence des ailes
et par la forme de Pextrémité abdominale. Les ailes se développent comme
chez les Dictyoptères, leurs ébauches restant à plat sur le dos, sans subir
de retournement. L’extrémité abdominale et spécialement la pince sont
peu différenciées chez les jeunes, semblables dans les deux sexes, et se
rapprochant généralement de la forme de la femelle adulte. Chez les espèces
entièrement aptères; la distinction des jeunes et des femelles adultes est,
de ce fait, particulièrement difficile.
PRÉDATEURS ET PARASITES
Les Dermaptères ne semblent pas chassés par les prédateurs et on leur
connait peu de parasites. Les Forfîcula sont parfois parasités par des
Tachinaires, comme Rhaeodineura anfiqua FALL. et Digonichaela seli-
pennis FALL.; leur tube digestif contient très souvent des Grégarines
(Gregarina ovafa DUB`,).
CHASSE ET PRÉPARATION
Les Forfîcules se rencontrent surtout sous les pierres, dans les feuilles
mortes et sous les écorces ; on en trouve cependant aussi souvent en battant
les buissons. Quelques espèces se trouvent au bord de la mer et sur les
sables le long des rivières. On peut tuer les Forficules aussi bien au cya—
nure qu’à l’éther acétique, leurs couleurs n’étant jamais très fragiles. En
ce qui concerne leur préparation, je recommande de les coller sur des
paillettes, comme les Coléoptères; on évitera ainsi un accident fréquent,
la chute de l’abdomen, qui se détache très facilement. L'organe eopula- ’

320 ouT11orrÉno1DEs
teur est très facile à extraire ; son étude n’est pas indispensable pour
la détermination des espèces francaises.
ORIGINE DES DERMAPTÈRES FRANQAIS
Plusieurs espèces de Foriicules, importées ct plus ou moins cosmopo-
lites, sont certainement d’0rigine tropicale ; ce sont Anisolalzis marilimu.
A. annulipes, Euborellia mocsla, Labidum ripmia, Labia minor, Prolabiu
arachidis. Les autres Forfieules français sont pour la plupart des espèces
d’origine angarienne, en particulier les F orficula, Anechura et genres
voisins ; le Forficula lesnei mérite cependant une mention spéciale comme
insecte à distribution typiquement lusitanienne; F. pubescens est, au
contraire, une forme méditerranéenne. Une seule espèce semble endé-
mique, o’est le Chelidura pyrenaica qui n’a été signalé que dans les Pyrénées
françaises.
497.
[ *98 ~ 502.
5îa 495 we. 4:93 I
x" 'MI (yy /rW Ll 1 È
ma. , /  .» ll . È
  l =~ E
  .   ; p .y..   . tyyy F  
FIG. 495 à. 502. ——- 495. Tarse de Labia. -— 496. Tarse de Fvrficula. — 497. Pièces sternales
du thorax d’A·mZs0labis.-— 498. Partie antérieure du corps d’Eub0·rellia moeeia. -·
499. Pince du mâle d’Awis0labi.s· maritima. —- 500. Pince de la. femelle du même. -
501. Base de l’a.ntenne de Labia minor. ——- 502. id. de Prolabia, wrachidia.
T.~.B1.E.w nes rAM11.1.ns
I. Métapygidium et telson présents, quoique très réduits;
` pénis double (Protodermaptères). . L . . . (p. 321) Labiduridae.

DERMAPTÈRES. — ANISULABIS 321
-— Métapygidium et telson dégénérés; pénis simple (Entier-
maptères) ........................ 2.
2. Deuxième article des tarses simple, ni lobé, ni dilaté
(fig. 495) .... . ..... . ........ (p. 325) Labiîdae.
—— Deuxième article des tarses avec un lobe dilaté de chaque
coté (fig. 496). .............. (p. 326) Forficulidae.
Famille des LABIDURIDAE l
Métapygidium et telson très réduits, bien plus petits que le pygidium,
mais encore bien distincts, ou perdus dans le pygidium qui est alors
fusionné au dernier segment dorsal en un squamopygidium. Organe eopu·
lateur double. Fémurs non comprimés, ni carénés. Tête faiblement con-
vexe. Forceps aplati, cylindrique ou trigone. _
TABLEAU ons GENRES
1. Mésosternum arrondi en arrière (fig. 497) ........... 2.
—— Mésosternum tronqué en arrière ............... 3.
2. Élytres complètement absents ........ (p. 321) Anisolabis.
——· Élytres rudimentaires, latéraux (fig. 498) . . . (p. 323) Euborollia.
3. Pattes relativement courtes; fémurs postérieurs pas plus
longs que le pronotum; tarses postérieurs à articles 1
ct 3 égaux ............. . ...... (p. 323) Nala.
—-— Pattes longues, les fémurs postérieurs, ainsi que les tarses,
plus longs que le pronolum ; tarses postérieurs à l" article
plus long que le 3° .............. (p. 324) Lnbidura.
Gen. ANISOLABIS Fmaaa, 1853
(Iorps convexe, allongé, assez épais. Tête convexe; antennes de 15 à
25 articles. Pronotum presque carré; élytres absents. Abdomen déprimé, ,
assez large, le dernier tergite rectangulaire, plus large que long chez le
mâle, un peu plus étroit chez la femelle ; branches de la pince des mâles -
contiguës, fortes, presque droites, ou écartées, fortement ineurvées vers ·
l’apex, la branche droite souvent plus courbe que la gauche; chez la
femelle, elles sont droites, contiguës. Pattes assez courtes.
Distribution. —— Genre cosmopolite.
TABLEAU DEs EsPÈcEs
-— Pattes et antennes d'un jaune testacé uniforme. Taille ·
_ plus grande (15—20 mm.) ............ l. maritime.
-·· Pai I es avec un anneau brun ; antennes brun foncé, anni-lées
de blanchâtre. Taille plus petite (9-14 mm.) ..... 2. annulipas.
21

322 ()I\'l`II(Jl‘1`Éli()IDEb
1. Anisolabîs muritima (BoNELL1). -- Forjïcula maritime BoNELL1
ap. GÉNÉ, 1832, Ann. Sc. nat. Regn. Lomb. Venet., I1, p. 224. —- Aniso-
labis maritima Fmor, 1890, p. 64;-
    Ã AZAM, 1901, p. 19; -— GHOPARD, 1922,
  p. 179; — Gnoraan, 1923, p. 285; —
,'     ,:     HOULBERT, 1924, p. 229, pl. V, fig. 1;
      —CHOPAHD, 1947, p. 90, pl. XII, fig. 149-
          150.
/       Biologie. -— H. lMAIN, 1927, Proc. ent.
/ ».^`  tÃ-ii   Soc. London, p. 58.
    -v'1.o     Brun brillant dessus, roux dessous.
  .   Antennes de 24 articles, testacées, pubes-
A ri   ` A l C€I1b€S· Pattes testacé clair. Pince du mâle
\   “`__ _   (ng. 499) a branches assez distantes a la
·~`   _1'' V  ¤ base, crénelées au bord interne, fortement
fi   i), incurvées vers le tiers apical, la branche
il     droite beaucoup plus que la gauche ;
·   al'   pince de la femelle (fig. 500) 9, branches
 ii"   presque contiguës à la base, recourbées.
  à l’apex, crénelées au bord interne.
  l‘l' Long. 15-20 mm. ; pince (5* 3,5 mm.,
Flo. 503. — Anisolabig Q 4*5 mm‘ ·
emma BOHEHL On X z' Sous les galets et les débris au bord de
la mer et des rivières de la région méditer-
ranéenne. Adulte de mai à novembre ; les soins apportés par la femelle à ses
œufs ont été observés par luAIN· Bare en France.
Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône; Pyrénées-Orientales: Banyuls-
sur-Mer; Aude: Trèbes, au bord de l°Aude; Hérault : Palavas (QUEZEL,
Rioux, VERDIER). Corse: Ajaccio, sous les varechs (CHOPARD).
Cosmopolite, dans les pays chauds et tempérée.
2. Anisolabis annulipes (Lucas). ——- For/îcesila annulipes Lucas,
1847, Ann. Soc. ent. Fr., XV, Bulletin, p. LXXXIV. -—— Anisolabis annu-
lipes Fir·1oT, 1890, p. 64; —~— AzAM, 1901, p. 19 ; -- G1~1oPARD, 1922,
p. 180 ; —CHOPAHD, 1923, p. 285 ; ——- HOULBERT, 1924, p. 229 ; —— Cuo-
PARD, 1947, p. 90.
Brun brillant. Antennes de 16 articles, brunes avec un anneau blanchâtre
vers le 12*5 article. Pattes testacées avec une bande brune plus ou moins
nette sur les fémurs. Pince des mâles à branches presque contiguës à la
base, presque lisses à la face interne.
Long. 9-14 mm.; pince G1 2 mm., Q 3-3,5 mm.
Cette espèce a été décrite sur un individu importé, trouvé dans les serres
du Muséum, à Paris. Moins rare et plus répandu que le précédent ; adulte de
juin à octobre ; se trouve sous les pierres dans les endroits humides.

osnmixrrimas. -— nononsttm 323 ·
Tous les d&eacu