FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 .‘ -1
4 la } sociation regie par la loi du lüjuillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1926 \   `\€—' 1
~· Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
·•7
La FEDERATION FRANCAISE DES SoC1ErES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et
reconnue d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but,
entièrement ou partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature,
de développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion
scientifique française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FEDERATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre,
91 volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique
spécialisés destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille
que l‘on rencontre en France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces
ouvrages s‘adressent tout autant aux professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages
de référence, rassemblant, notamment pour les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques
disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée
par une équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel
des ressources financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association,
consultez notre site (www.faunedefrance.org), et soutenez nos publications en achetant les ouvrages!
La FEDERATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur
Internet, le volume 73, de William DELLA GIUSTINA intitulé : Homoptères Cicadellidae volume 3,
compléments aux ouvrages d’Henri RIBAUT. Edité en 1989, ce volume ne sera pas réédité sous forme
papier.
Cet ouvrage est sous une licence Creative Commons pour vous permettre légalement de dupliquer,
le diffuser et de modifier cette création .....
Montpellier, le 20 janvier 2008
le Comité FAUNE DE FRANCE

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FÉDÉRA TION FRANCAISE DES s0C1ETEs DE SCIENCES NATURELLES
57, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05
FAUNE DE FRANCE
FRANCE ET ILES ANGLO-NGRMANDES
.. 73 _
VOLUME 3
Compléments aux ouvrages d’Henri Ribaut
PAR
WILLIAM della GIUSTINA
avec la collaboration de
Jacques Bonfîls et Walter Le Quesne
Illustré de 143 planches dessinées et 7 planches photographiques
1989
+lJllllll~lN?A'”""”ÈZ?EEE?l<Uîfîe':;î,£"î?§Z?’ÈîïEéS!§C%’¥°M'Q"E

La Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles participe à
la publication de cet ouvrage grace_à un contrat de soutien de la Direction
des Etudes et Recherches d Electricité de France, à laquelle elle adresse ses
remerciements.
Jean Péricart
Photographie de la couverture :
La Cicadelle Gmphocephala fenmzhi sur une feuille de sa plante-hôte, le Rhododendron.
Longueur de l’insecte : 8mm. Cette espèce d’origme nord américaine est connue en France depuis
l973 (Cliché de l’auteur. Versailles, Région parisienne, X. 1987).
© 1989. Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles et Institut National
de la Recherche Agronomique
ISBN 2-903 052-07-7 (FFSSN) .
2-7380-0080-0 (INRA)

A Laure, Marianne, Sophie d. G.

PLAN DE L’©UVRAGE
PRÉFACE ........................................................................................................ XI
1NTRODUCT10N ..........................................,................................................... 1
GÉNÉRALITÉS ................................................................................................ 7
CORRECTIONS ET ADD1Ti0Ns AU VOLUME 1 ................................................ 15
CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2 ................................................ 77
INVENTAIRE DES ILES ANGLO—NORMANDES .................................................. I67
ESPÈCES NOUVELLES Pouk LA FRANCE ........................................................ 177
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................. 301
INDEX DlVERS(App€l1dlCCS 1 à 3) .............................................................. 317
TABLE DES MATIÈRES .................................................................................... 34I
ADDENDUM .................................................................................................... 349
Espèce, Sous-espèce et formes décrites dans l’ouvrage :
Chlorita Iaurae n. sp. page : 277
Zyginella pulchra forma mariannae page : 44
Grypotes staurus forma michelinae page : 117
Ebarrius intcrstinctus sojîae n. Ssp. page : 133
Disposition des planches photographiques hors-texte et des cartes :
planche 1 : entre les p. 6 et 7. planche 6 : entre les p. 322 et 323.
planche 2 : entre les p. 14 et 15. planche 7 : entre les p. 340 et 341.
planche 3 : entre les p. 76 et 77. carte l : page 221.
planche 4 : entre les p. 176 et 177. carte 2 : page 250.
planche 5 : entre les p. 318 et 319. carte 3 : page 298.

Prtïace
Ce volume complémentaire sur les Cicadelles hançaises avait été annoncé
dans la preface de la réimpression de 1986 du volume ne 31 de la « FA UNE DE
FRANCE » publié par Henri RJBAUT en 1936. Sa parution entre dans le cadre
de lkfort de « rajeunissement » de la série, entrepris depuis /985. C 'est un plaisir
pour moi de présenter son auteur.
Mlliam della GIUSTINA, né le 20 janvier 1936 à Drancy (Seine-Saint-Denis)
a fait ses études supérieures à la Faculté des Sciences de Paris, où il a obtenu
le grade de licencié·ès-Sciences Naturelles et un Doctorat sur la dynamique des
populations des ravageurs des cultures en serre.
Dès l’âge de lycéen, Mlliam della GIUSTINA s'intéresse à l'entomologie et
entreprend des collections d ’insectes en concentrant dejà ses eforts sur les
Hémiptêres. Sa carrière se déroule entierement au Département de Zoologie de
l'Institut National de la Recherche Agronomique, à Versailles. Ingénieur de
recherche, il est chargé de 1963 à 1982 d’études sur les ennemis des cultures en
serres, puis de 1983 à 1988 d ’une étude sur le rôle des auxiliaires naturels dans
la régulation des populations aphidiennes des céréales du Bassin Parisien. Il est
auteur d’une quarantaine de publication sur ces sujets.
Parallèlement à ses activités principales. Mlliam della GIUSTINA consacre
depuis 1973, d abord sous lïmpulsion de Jacques dD4GUILAR, puis par goût
personnel, une part croissante de son temps professionnel et de ses loisirs à
l’étude des Homoptêres Auchenorhynques au sujet duquel il a dejà rédigé une
dizaine d ’articles. Il est aujourd ’hui l’un des meilleurs spécialistes français de ce
groupe, avec une compétence reconnue de ses collègues hançais et étrangers.
Nul n'était donc mieux placé que William della GIUSTINA pour accepter
d ’écrire le volume complémentaire sur les Cicadelles. Les ouvrages antérieurs de
RIBA UT font partie. grâce à leur excellence et malgré leur relative ancienneté, du
petit nombre de livres de cette série dont la remise à jour par un supplément est
réalisable. Lïmportance des Cicadelles tant sur le plan de lentomologie
systématique fondamentale que sur celui des déprédations aux cultures rend de
plus extrêmement utile lécriture de ce livre. °
Un tel travail est à beaucoup d ’égards plus dwîcile, je puis en attester, et
assurément plus ingrat, que la rédaction d’une nouvelle Faune. Je souhaite que
le livre de Mlliam della GIUSTINA, indispensable complément aux ouvrages
hançais existants, rencontre auprès des entomologistes professionnels et ama-
teurs, qui sont nombreux en Europe à s 'intéresser aux Homoptêres, le succès qu ’il
mérite.
JEAN PERICART

Introduction
La Faune de France des Cicadellidae rédigée par le Professeur Henri
RIBAUT a paru en deux volumes. Le premier (Faune de France, ne 31), qui
concerne les Typhlocybinae a été publié en l936; le second (Faune de France,
ne 57), qui traite des autres sous-familles et renferme aussi des corrections et
additions relatives au premier ouvrage, a paru en 1952. Après sept années de
silence, l’auteur a ajouté en I959, peu avant sa mort, de nouvelles espèces
qu`il a signalées ou discutées dans le Bulletin de la Société d’Histoire
naturelle de Toulouse. Avec les deux volumes de RIBAUT, nous possédions,
pour l’époque, la première Faune des Cicadelles rédigée dans le Monde à une
échelle nationale. L’avance que RIBAUT avait ainsi acquise, et la qualité de
son œuvre, font que ce travail fondamental sert encore de référence, même
si les recherches des systématiciens ont aujourd’hui bouleversé sa classifica-
tion et modifié le statut de certaines de ses espèces.
On doit regretter qu`il n`ait pas eu d’élève dans ce pays à qui transmettre
son savoir mais la systématique, en France, n’est pas une discipline scienti-
tique privilégiée : elle fait plutôt l’objet d’une incompréhension due à
l’ignorance de ce qu‘elle apporte aux sciences de la vie. Ignorance reflétée
d’abord par la portion congrue qu`on lui accorde dans l’enseignement
supérieur: il semble impossible actuellement d`obtenir un diplôme de fin
d‘études (thèse .... ) basé uniquement sur cette discipline, au contraire de ce
qu`on peut observer en Allemagne ou aux USA, par exemple. ignorance
confirmée, parallèlement, par la quasi-absence de postes de systématiciens
· dans les organismes de recherche où cette spécialité joue nécessairement un
rôle de premier plan.
C`est ainsi que depuis 30 ans, les Cicadelles, groupe dont l’aspect
économique est particulièrement important, n’ont pratiquement plus donné
lieu dans notre pays qu’à des études de faunistique.
ll était donc nécessaire et judicieux de faire le point sur cette Famille au
niveau français.
L‘absence d’intérêt des entomologistes amateurs pour ce groupe m’a privé
d’informations régionales et le peu de moyens que mon collègue J. BONFILS
et moi-même avons pu y consacrer, font que cette récapitulation n’est pas
aussi importante que celle que l’on aurait pu souhaiter. Je suis conscient des
lacunes qui restent à combler puisqu`une partie réduite du territoire a seule
été prospectée. ll s’agit surtout des Alpes, du Sud-Est (Corse comprise) et de
la Région parisienne. Ces recensements limités et localisés sont liés, en effet,
à nos propres recherches et aux identifications que nous avons réalisées pour
le compte d‘autres chercheurs, essentiellement quelques collègues de l’INRA.
Mais j'ai bénéficié, auprès du Professeur R. REMANE, de nombreux rensei-
gnements concernant tant des espèces nouvelles pour la France que des
distributions biogéographiques intéressantes, ce qui a valorisé appréciable-
, ment ce travail. Les informations ainsi réunies, complétées par les nombreuses

2 INTRODUCTION
publications internationales parues sur ce sujet, m’ont semblé suffisantes pour
proposer une mise à jour sur la systématique et la faunistique des Cicadelles
françaises depuis l952.
Il aurait fallu, j’en suis conscient, écrire de nouveau l’ensemble de la Faune
de France mais je n’en avais ni le temps, ni les moyens financiers. Ce troisième
volume a donc été rédigé afin qu’associé aux deux précédents il permette à
ceux qui par goût de l’étude le souhaiteraient, ou à ceux qui par nécessité
professionnelle en ont besoin, de pouvoir identifier toute Cicadelle française
avec nos connaissances de 1987.
Dans cette mise à jour, j’ai considéré comme acquises les corrections du
premier volume de RIBAUT notées à la fin du second. Ma bibliographie a été
arrêtée en l986 mais un certain nombre d’a11icles parus en l987 ont été
signalés.
Le livre que je présente est divisé en cinq parties : la première, assez brève,
se rapporte aux Généralités et le lecteur y trouvera, après un court historique,
des données complémentaires sur l’alimentation des cicadelles et leur
nuisibilité aux cultures; notamment la question de la transmission d’agents
pathogènes aux plantes y est abordée avec quelques détails. Des indications
sont aussi données sur la récolte, la préparation et la conservation en
collection des ces Insectes.
La seconde et la troisième parties de l’ouvrage concernent respectivement
les corrections et compléments à apporter aux textes de RIBAUT de l936 et
1952: réajustement de dénominations ou de synonymies, changements de
noms génériques ou spécifiques ...; compléments de distributions géogra-
phiques; apport de données biologiques lorsqu’elles existent. Des tableaux
d’identification complets ou partiels de genres ou d’espèces sont également
proposés quand cela est nécessaire. Afin de faciliter le travail du lecteur, j’ai
respecté dans ces deux parties de mon texte l’ordre des sous-familles, tribus,
genres et espèces suivi par RIBAUT. De plus, à la fin de chaque rubrique
relative à un genre ou à une espèce, la page du volume de RIBAUT où le même
taxon est traité a été indiquée en fin de ligne en écriture grasse, précédée de
l’abrévation Rl s’il s’agit du premier volume, ou R2 s’il s’agit du second.
L’utilisateur pourra d’ailleurs, d’une manière complémentaire, noter sur les
ouvrages de RIBAUT la page du présent volume où les divers taxons sont
traités. A signaler que dans ces seconde et troisième parties toutes les espèces
nouvelles pour notre pays, objets de la cinquième partie de mon ouvrage (voir
plus loin) sont simplement citées avec un renvoi vers la page qui les concerne.
L’absence de citation d’un taxon traité par RIBAUT signifie simplement que
je n’ai pas d’élément nouveau à apporter à son sujet.
La seule « critique » que je me permets d’émettre à propos du travail de
RIBAUT concerne ses informations sur les distributions géographiques.
Comme les autres entomologistes de son époque il n’était à l’évidence pas
persuadé de l’importance de telles informations et a noté trop souvent « toute
la France », ce qui ne veut pas dire grand chose si l’on ne prend pas en
compte de nombreux facteurs écologiques tels que les différences altitudi-
nales, la nature du sol et donc les variations floristiques   de sorte que si
une espèce est largement distribuée on ne la trouve pas nécessairement depuis
le niveau de la mer jusqu’à l’étage alpin, ni de Dunkerque à Bonifacio. Il m’a
été difficile de préciser de telles indications faute d’avoir pu « quadriller »
le pays. _

INTRODUCTION 3
La quatrième partie du livre est un inventaire des Cicadelles des îles
Anglo-normandes, ou plus exactement de l’île de Jersey qui en est représenta-
tive. Ce travail effectué par W. J. LE QUESNE m’a semblé mériter de figurer
ici, sous la signature de son auteur.
La cinquième et dernière partie se rapporte aux genres et espèces nouveaux
pour la France ou dont la présence dans notre pays est probable (ou possible).
Mon souci a été de suivre un ordre systématique plus « moderne » que celui
de RIBAUT. Après des hésitations, j`ai préféré renoncer aux propositions
d’HAM1LTON (1975 et 1982) pour me rallier à la classification adoptée en
Europe depuis une quinzaine d'années. C’est celle que LE QUESNE (1969) a
utilisée pour la faune des Iles Britannniques et OssiANNn.ssoN (1981 et 1983)
pour celle de Fenno-Scandinavie; c`est aussi celle de la liste paléarctique de
NAST (l972). Elle permettra ainsi de relier ce volume aux travaux européens
synthétiques majeurs.
Si la première partie du sujet « espèces nouvelles pour la France » est assez
facile à rédiger à partir des informations que l’on possède, la seconde est
beaucoup plus malaisée à cerner, car où s’arrête la probabilité de la présence
d’une espèce en France ? La décision est aisée lorsque l’on connaît une ou
plusieurs localités de capture près de notre frontière, mais elle devient
beaucoup plus difficile à prendre lorsque les sites connus sont plus lointains.
Cependant, plusieurs espèces décrites de régions éloignées on été découvertes
récemment en France : Empoasca Iliivbos) verbae; Melillaia desbrochersi:
Edwardsiana smreczynskii.", sans parler des espèces d’origine encore plus
lointaine qui, au travers des échanges commerciaux, touristiques ou autres,
ont réussi à s’acclimater et font dorénavant partie intégrante de notre Faune :
Graphocephala fennahî et Scaphoideus titanus en sont deux illustrations. On
est alors assez vite tenté d’augmenter le nombre d’espècès françaises poten-
tielles et de traiter ainsi toute la faune paléarctique occidentale. ll faut
cependant savoir s’arrêter, mais les choix sont nécessairement subjectifs.
Dans certains cas difficiles je me suis borné à renvoyer le lecteur à une
référence bibliographique, comportant si possible une illustration de genita-
lia.
Ma collection est loin d‘être complète, et celle de RIBAUT, ainsi que les
prêts et dons que certains collègues m`ont adressés, n’ont pas suffi pour la
présente révision. Aussi ai-je été amené à solliciter de certains chercheurs
l’autorisation de reproduire quelques uns de leurs dessins. Je n’ai pas souhaité
que ces copies atteignent une trop grande proportion de l’ensemble des
planches qui sont dans ce volume afin de ne pas briser l’homogénéité de
l’illustration. Il sera toujours possible à l’utilisateur d’ajouter la photocopie
des dessins manquants dans les pages « notes de chasse » placées à la fin du
volume.
Je voudrais signaler aux chercheurs qui souhaiteraient consulter la
collection des holotypes de RIBALJT, que celle-ci, telle qu’elle est arrivée au
Muséum, est en mauvais état. Les genitalia sont conservés entre lame et
lamelle, dans des boites à lames séparées des cartons à insectes où se trouvent
le reste des corps. Ces boîtes de montages ont été entreposées au fil des ans,
dans n’importe quelle position, de sorte que le liquide qui contenait les pièces
sexuelles ainsi préparées a coulé, entraînant avec lui tout ou partie de
celles-ci. Elles ont disparu au fond de la boite, ont été écrasées   Il sera
difficile de les retrouver. Cet état des choses est d‘autant plus regrettable que
cette méthode de conservation choisie par RIBAUT nous prive parfois de la

4 INTRODUCTION
seule référence qui existait, quand la description reposait (cas rare cependant)
sur un seul individu connu.
La difficulté rencontrée dans la publication d’articles et d’ouvrages de
systématique et de faunistique en France est assez bien illustrée par l’histoire
du présent texte. En 1980, j’avais proposé à J. BONFILS de participer à la
rédaction d’un opuscule qui aurait été une réactualisation condensée des
ouvrages de notre illustre prédécesseur. Cette version avait été écrite afin de
ne pas décourager les responsables des revues entomologiques françaises
toutes enserrées dans de rudes contraintes financières. Le texte, très dense,
rappelant celui de SERVADEI (1967), sans illustration, comprenait alors 30
pages dactylographiées (serrées); il a été refusé successivement par les trois
Directeurs de revue que j’avais contactés, après un délai variable de trois mois
à un an.
M. B. HURPIN, à l’époque Directeur des publications de l’INRA, m’avait
proposé alors, fin 1983, de l’éditer sous la même forme que celle des
« Marburger Entomologische Publikationen » de nos collègues Allemands de
l’Université de Marburg, en l’étoffant, en particulier par des illustrations.
Alors que je terminais cette version, M. J. PERICART m’a proposé, en 1985,
de publier ce manuscrit dans la collection de la Faune de France, qu’il dirige.
Il fallait alors qu’il soit le plus complet possible ce qui explique les trois
années supplémentaires que ce travail a demandées.
Je prie MM. HURPIN et PÉRICART d’accepter toute ma gratitude pour leur
confiance et leur soutien. Ils ont permis à ce travail de prendre une dimension
totalement différente de celle que j’avais envisagée au début, mais plus
conforme aux besoins et aux exigences des utilisateurs éventuels.
Il m’est agréable à présent de remercier les nombreuses personnes qui ont
bien voulu m’aider tout au long de mon travail. J’exprime d’abord toute ma
reconnaissance au Professeur R. REMANE (Allemagne Fédérale) pour les
conseils qu’il m’a prodigués, les nombreuses informations tant systématiques
que faunistiques qu’il a bien voulu me fournir et les spécimens qu’il m’a
donnés ou prêtés. Ma reconnaissance va également au Dr I. DWORAKOWSKA
qui, malgré les distances, a toujours répondu à mes questions et est allée
au-delà de mes souhaits.
Je remercie vivement le Professeur J. NAST (Pologne) pour les informations
qu’il m’a fournies au début de cette rédaction, le Professeur C. VIDANO (Italie)
pour le prêt de spécimens et l’autorisation de reproduire certains de ses
dessins, le Dr K. HAM1LToN (Canada) pour ses conseils, le Dr W. LE QUESNE
(Grande Bretagne) pour le matériel qu’il m’a fourni et pour sa participation
à cet ouvrage en ce qui concerne la faune de Jersey, le Dr P. LAUTERER
(Tchécoslovaquie), le Dr V. d’URs0 (Italie), le Dr H. GUNTHART (Suisse), le
Dr V. NovoTNv (Tchécoslovaquie) pour les prêts et dons d’insectes ainsi que
les informations qu’ils ont bien voulu me fournir en réponse à mes demandes.
Je voudrais rendre un hommage particulier, puisque posthume, à R. COBBEN
récemment disparu, pour son aide et à W. WAGNER dont les excellentes
illustrations m’ont été précieuses pour des espèces qui me sont demeurées
inconnues.
L’aide reçue de mes collègues français ne saurait être oubliée. J’assure J.
BONFILS de mon amitié et le remercie pour sa participation à la réalisation
de cet ouvrage : ses informations et ses conseils m’ont été précieux. Que le
Dr M. BOULARD (Ecole Pratique des Hautes Etudes), responsable de la
section des Homoptères au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris,

INTRODUCTION 5
accepte mes remerciements pour m’avoir facilité l’accès des collections du
Muséum et pour m’avoir permis de travailler sur le matériel entomologique
qu’il a récolté dans les Alpes.
Je tiens à remercier aussi MM. A. MAToco, F. CANTONNET et H. TussAc
(entomologistes amateurs), mes collègues de l’INRA : A. PANxs (Antibes), P.
DU MERLE (Malaucène), P. BRUN (San Nicolao), ainsi que ceux du labora-
toire de Faunistique de l’INRA-Versailles : M. MARTINEZ, C. CocouEMPoT,
J.P. CHAMBoN, G. GENESTIER, R. DE SACY, J.L. DOMMANGET, dont les captures
m’ont conduit à ajouter des informations biogéographiques toujours précieu-
ses. Je remercie également mes collègues de la station de recherches sur les
mycoplasmes et les arbovirus des plantes de Dijon-Genlis : A. CAUDWELL, E.
Bouoow et F. LHERMINIER qui m’ont ouvert leur laboratoire et permis ainsi
de donner des informations non publiées et de présenter les deux clichés
concernant S. titanus.
M. J. PÉRICART a bien voulu relire le manuscrit et m’a apporté ainsi ses
conseils pour la mise en page, qu’il en soit vivement remercié.
J’exprime tous mes remerciements à Mesdames R. HOGREL et J. GILBERT
pour l’aide matérielle qu’elles m’ont apportée.
Saint-Cyr l’Ec0Ie, le IO avril 1988

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Photo en haut à auche 1 cou e lon itudinale de la tête. De . à dr. : la om e salivaire et la
_ _ P 8 S
pompe alimentaire heaucoup plus grosse; chacune d`entre elles surmontée d`un muscle tenseur.
Sous la pompe alimentaire, la valve du cibarium (en forme de virgule). Le canal salivaire et le
canal alimentaire fusionnent un peu au—dess0us des pompes.
Photo en haut à droite 2 adulte 9.
Photo en bas : dégâts dus aux piqûres nutritionnelles sur feuilles de maïs.

PREMIERE PARTIE. — GENERALITES
I. — HISTORIQUE
Les Cicadelles ont été présentées sur le plan morphologique par RIBAUT
(1936), en introduction à son premier ouvrage, je n’y reviendrai pas. Elles ont
été étudiées en France très tôt au l9e siècle, par quelques grands noms de
l’entomologie dont les principaux sont: MLJLSANT & REY (que je laisse
associés) puis par SIGNORET, PUTON et LETHIERRY. A la même époque,
d’autres entomologistes en Europe apportaient leur contribution à notre
connaissance « cicadellienne » ; Zerrmzsrspr, Eowmzps, J. SAHLBERG, Kms-
CHBAUM, THEN, FIEBER, MELICHAR... sans oublier, auparavant les fondateurs
de la systématique : LINNÉ et FABRICIUS. Les recherches ont continué pendant
notre siècle et progressivement notre connaissance de la faune européenne
se précise.
Comme pour les autres ordres d’insectes, la classification de ce groupe a
reposé longtemps sur des caractères extérieurs : coloration, forme et nervation
alaire, aspect des pattes postérieures   Dès 1878 cependant, EDWARDS avait
montré l’intérêt de la structure de certaines pièces génitales du mâle dans la
différenciation des espèces. Cette approche fut reprise par THEN en 1896 mais
ce n`est que peu avant la seconde guerre mondiale qu`elle se généralisa et
conduisit alors à la subdivision des quelques genres connus.
Les Deltocephalinae et les Typhlocybinae, sous-familles les plus évoluées,
sont celles qui possèdent le plus de genres et d’espèces. On considère
généralement les Typhlocybimze comme étant le groupe le plus évolué
compte-tenu de leur taille plus petite et de leur aspect gracile.
La couleur est liée à un caractère d’évolution selon EVANS (1947) et
WAGNER (1951) pour ne citer qu‘eux. Le brun foncé ou le brun clair
représentent une coloration foncière primitive, les couleurs plus vives zjaune,
vert, rouge, blanc, noir une pigmentation plus évoluée. De même, l’impor·
tance des ponctuations dans les cellules élytrales est un caractère primitif qui
tend à disparaître chez les sous-familles les plus évoluées.
Les espèces sympatriques sont normalement difficiles à séparer morpholo-
giquement et 1’observation de l’édéage ne suffit pas toujours, c’est le cas par
exemple des Macrosteles et des Empoasca (Kybos), de sorte que l’étude de la
forme des apodèmes abdominaux a été ajoutée comme élément supplémen-
taire de distinction, même si ce critère est sujet à caution comme le signalait
déjà RIBAUT en 1952 : 376 et 378.

8 GENERAMTES
On tend actuellement à rechercher des caractères biologiques qui peuvent
être plus intéressants que la configuration d’une structure, en s’appuyant sur
des méthodes modernes d’analyses telles que: l’électrophorèse, les sono-
grammes, la génétique...
La distribution d’une espèce est liée surtout à une succession de facteurs
écologiques qui s’extériorisent finalement par la présence des plantes—hôtes :
nature du sol, latitude, altitude, température, hygrométrie, photopériode .... La
France présente un relief varié et subit l’influence de différents climats qui
font qu’elle est probablement plus riche sur le plan faunistique que les pays
limitrophes; il faudra attendre cependant que l’inventaire soit terminé pour
l’affirmer. Mais comme l’écrivait RIBAUT dans sa dernière publication à
propos de notre connaissance des Cicadelles françaises (l959b) « tout est
encore loin d’avoir été dit ».
2. -— LA PRISE DE NOURRITURE ET L’EXCRETION
L’appareil buccal est formé du labium qui sert de guide et vient s’appuyer
contre l’épiderme de la feuille. Les parties mobiles du système piqueur sont
composées des mandibules qui s’ancrent dans l’épiderme par leur extrémité
en forme de harpon. A l’intérieur, les maxilles forment deux conduits en se
coaptant 2 un petit à l’avant qui constitue le canal salivaire par où la salive
est injectée et à l’arrière le canal alimentaire, plus gros, qui permet l’ab~
sorption du « bol alimentaire ». La salivation et l’ingestion des substances
alimentaires sont permises par l’existence de deux pompes qui se trouvent
dans la tête : la pompe alimentaire et la pompe salivaire; la première étant
plus puissante que la seconde (Pl. h.t. n<> l, photo en haut à gauche).
Les maxilles pénètrent dans la feuille par des mouvements de translation
jusqu’au site de prélèvement. Les récepteurs chimiques ou mécaniques (ou
les deux), placés dans les maxilles dirigent le mouvement et la position des
stylets. Ces récepteurs ainsi que les chemorécepteurs de l’organe pharyngial
gustatif et les mécanorécepteurs situés à l’extrémité du labium appartiennent
à un système qui rend possible un tel comportement : entrée dans la cellule
épidermique, prélèvement de sève de plus en plus profondément puis choix
du site de prise de nourriture. La pénétration est généralement intercellulaire
au début et les gaines sont rarement ramifiées, elle devient intracellulaire à
proximité du site de prélèvement.
Les chemorécepteurs du precibarium jouent un rôle considérable dans le
comportement de prise de nourriture comme le montrent les expériences
récentes présentées par BACKUS (1984). La désénervation conduit la cicadelle
a une incapacité du choix de la plante-hôte, une durée de l’alimentation
beaucoup plus courte, ce qui peut expliquer le nombre plus grand de prises
de nourriture observé dans ce cas. Les sensilles du precibarium interviennent
dans la perception des constituants chimiques de la plante ce qui paraît
confirmé par le fait que l’insecte opéré ne semble plus capable de reconnaître
son site habituel de prise de nourriture.

NUISIBILITÉ DES CICADELLES 9
L`enregistrement électronique de la prise de nourriture, mis au point par Mc
LEAN & Kmsav (1965, 1967...) sur les pucerons a été rapidement généralisé aux
autres insectes piqueurs, dont les Auchenorrhynques, par de nombreux cher-
cheurs. Cette méthode d’observation consiste à placer la cicadelle et son milieu
alimentaire dans un circuit électrique et à mesurer les variations de potentiel,
induites pendant que l'insecte se nourrit, le circuit étant alors fermé. L`insecte
est relié au circuit à l’aide d’une électrode fixée sur son corps par une colle
à |’argent. Ces variations sont généralement enregistrées sur papier (Pl. h.t. n°
2, photo en bas) et traduisent le mécanisme de prise de nourriture dont
l’interprétation est complétée par d’autres méthodes.
Lorsque les stylets ont pénétré, on reconnaît les phases suivantes :
S = salivation
l = ingestion. Cette phase est elle-même subdivisée.
L`étude des actogrammes permet de comprendre les mécanismes de prise
de nourriture et de saisir ceux qui sont impliqués dans la transmission des
organismes phytopathogènes et ceux qui sont liés au phénomène de résistance
des plantes.
Les piqueurs de phloème et de xylème excrètent un miellat riche en sucres
et en ammoniaque volatile, donc liquide, alors que ceux qui se nourrissent dans
le parenchyme forment des gouttelettes noirâtres, visqueuses, contenant de
l’acide urique.
Les cicadelles, dans leur majorité, sont recouvertes de particules isocae-
driques que l’on appelle brochosomes (Pl. h.t. n° 5). lls se trouvent sur
l’ensembIe du corps, dont les yeux, sur lesquels ils forment des croûtes, et
constituent « l’aire cireuse » des Typhlocybinae. Ils s’accumulent dans les
parties creuses, spécialement dans les concavités sensorielles tel que « l’organe
d’Evans » comme on a pu l’observer chez Zyginidia scutellaris. Ces particules
sont excrétées par les cellules de la région II des tubes de Malpighi et sont
constituées d’un squelette protéique entouré de lipides insaturés (GoLJRANToN
& MAILLET, I967). C'est en faisant sa toilette à l’aide de ses pattes munies
d’aiguill0ns que la cicadelle se recouvre de ces organites. Presque toutes les
sous-familles de Cicadellidae les produisent.
3. — NUISIBILITÉ DES CICADELLES
Etant donnée leur importance économique en agriculture les Auchenor-
rhynques, comme les Sternorrhynques, sont l’objet de nombreuses études.
Les déprédations occasionnées aux plantes sont de deux ordres :
A. Les dégâts directs ou primaires sont liés à la prise de nourriture. Ils sont
visibles lorsque l’insecte prélève dans le parenchyme et se caractérisent par un
effondrement des tissus, ne laissant souvent en place que les épidermes qui se
desséchent, se décolorent en formant des petites taches confluentes (Pl. h.t. no
I, photo. en bas). Les dégâts sont beaucoup plus discrets lorsque la cicadelle
se nourrit dans les vaisseaux cribro-vasculaires mais les risques de vection sont
alors plus grands.

io GENERAUTES
B. Les dégâts secondaires ou indirects peuvent être une conséquence de la
prise de nourriture: transmission de toxemiases contenues dans la salive,
vection de maladies : RLO (Rickettsies like organism), MLO (Mycoplasm like
organism), Spiroplasmes, Virus. ll existe aussi des dommages liés à d’autres
comportements tel que celui de ponte avec l’incision des oeufs dans les tissus
de l’endoderme.
HARRIS (1979) signale que 97 % des maladies transmises par les Arthro-
podes le sont par les Insectes. Plus de 80% des insectes vecteurs sont des
Homoptères : 57 % sont des Sternorrhynques et 43 % des Auchenorrhynques.
Une telle importance économique de cette dernière section peut surprendre
en France mais il faut se rappeler que les Mollicutes : Spiroplasmes et MLO
sont presque exclusivement transmis aux plantes par les Cicadelles sensu lato.
C’est ce groupe que je vais présenter succintement, les virus étant mieux
connus. Leur découverte chez les végétaux est d’ailleurs récente puisqu’elle
date de I967 : Dot & al., Dans l’état actuel de nos connaissances, les
Mollicutes appartiennent au règne des Procaryotes (BovÉ, 1979). Les myco-
plasmes sont caractérisés par l’absence de paroi, leur enveloppe étant formée
d’une membrane plasmique souple. A l’intérieur des végétaux ils ont une
localisation intracellulaire dans le cytoplasme du liber (protophloème cyto-
plasmique périphérique des tubes criblés), alors que chez les animaux ce sont
le plus souvent des parasites extracellulaires. La transmission de l’agent
pathogène diffère suivant que l’on a affaire à des mycoplasmes d’animaux
où à des MLO. La transmission des premiers se fait par simple contact alors
que les seconds ont un cycle compliqué et très rare, nécessitant des hôtes de
deux règnes differents: animal et végétal; mais ils peuvent se transmettre
également par greffage.
Le mécanisme de transmission de ces organismes phytopathogènes par les
cicadelles (sensu lato), est sensiblement le même que celui qui est observé chez
les pucerons pour les virus circulants. Il existe au moins deux phases
successives :
La première correspond à l’infection de l’insecte par l’agent causal de la
maladie alors qu’il se nourrit sur une plante malade (repas d’acquisition). La
seconde est liée à l’inoculation lorsque |’individu virulifère s’alimente sur une
plante saine à laquelle il transmet la maladie. L’insecte vecteur, de virulifère
(porteur de l’agent phytopathogène) est devenu infectieux (il le transmet). Il
existe souvent une troisième période, située chronologiquement entre celles
qui viennent d’être décrites et que l’on nomme phase d’incubation ou de
latence. Elle caractérise quelques organismes semi-persistants mais surtout
ceux que l’on dénomme persistants ou circulants. Les agents phytopathogènes
sont classés, en effet en trois catégories, suivant leur mode de transmission :
l0. les non-persistants restent au niveau de l’appareil buccal, généralement
autour des nombreux récepteurs qui se trouvent à la base du rostre.
20. les semi-persistants peuvent être engagés dans la première partie du
canal alimentaire. lls se caractérisent par l’absence d’une période de latence
démontrable ainsi que par l’absence de mise en évidence de leur passage dans
la cavité générale et leur présence dans les glandes salivaires.
Ces deux groupes sont considérés comme non circulants puisqu’ils ne se
déplacent pas ou très peu dans le tractus digestif.
30. les persistants (ou circulants) sont définis par le fait que les organismes
phytopathogènes pénètrent plus avant dans le tube digestif. lls traversent
obligatoirement certaines cellules du canal alimentaire (au niveau de l’in-

RÉ(`()l.Ih ll
testin), puis après un périple dans le corps de l’insecte, par l`intermédiaire
de l`hémolymphe, ils se retrouvent dans les glandes salivaires ou leurs glandes
accessoires d’0ù ils sont injectés avec la salive, dans la plante piquée. Ce
parcours explique en partie la période de latence plus ou moins longue, qui
va de quelques jours à plusieurs semaines. Les agents persistants peuvent
simplement s’accumuler dans les glandes salivaires ou leurs annexes, ils sont
dits circulants non multipliants (ou non propagatifs). De nombreux organis-
mes présentent par contre la propriété de se multiplier dans certains tissus
(musculaires, nerveux, adipeux, épitheliaux) ou dans les glandes salivaires de
leur hôte; on les définit alors comme circulants et multipliants (ou propa-
gatifs). ll est clair qu`une cicadelle qui permet la multiplication d`un
spiroplasme ou d’un MLO risque d’être vectrice le reste de sa vie, dès qu'elle
devient infectieuse. Ceci est d’autant plus vrai que l’agent pathogène se
maintient dans les larves malgré les mues successives et peut même être
transmis par les œufs (mais pas par les spermatozoïdes). ll faut souligner que
pour un insecte, la présence d’organismes étrangers dans ses cellules n`est pas
neutre et se traduit généralement par des effets négatifs pouvant conduire
jusqu'à sa mort.
Un agent circulant propagatif (un virus ou un mollicute) présente donc la
particularité d’être multiplié successivement par des cellules animales puis
par des cellules végétales, c`est le seul cas connu. Les insectes se nourrissant
dans le phloème sont généralement de meilleurs vecteurs que les piqueurs
dans le parenchyme. Les particules phytopathogènes sont, en effet, véhiculées
plus facilement et plus rapidement dans le premier cas que dans le second.
.l’ai pris comme exemple le cas des MLO maisje rappelle que les cicadelles
sensu Iam peuvent transmettre d’autres micro—organismes phytopathogènes.
L`importance économique d’une telle famille, sur le plan agricole, m`a amené
à signaler dans le texte, les espèces connues susceptibles de transmettre ces
maladies ou de provoquer d’autres dégâts notables.
4. - Rûcotma
Différentes méthodes de chasses peuvent être employées. Celle qui fait
appel au lilet fauchoir est généralement utilisée mais elle ne suffit pas car
de nombreuses espèces y échappent, en particulier celles qui vivent au niveau
du sol ou dans le cœur des grosses touffes d’herbe. On capture ces derniéres
directement à l’aspirateur à bouche, en pratiquant la « chasse à vue ». On
procède de la même façon avec les espèces arboricoles quand les feuilles sont
à portée de main car dans ce cas le filet fauchoir ou le « parapluie japonais »
sont un pis—aller.
Les insectes capturés à l’aide de pièges automatiques (assiettes colorées,
pots de Barber ...) et conservés dans un liquide sont normalement abimés mais
ce type de piégeage présente l’avantage de pouvoir être mis en place et
manipulé par des personnes non compétentes. Certaines espèces sont attirées
par les pièges lumineux, mais dans l`ensemble peu sont concernées.

l2 GENERALITES
Depuis bientôt 20 ans, l’aspirateur à moteur appelé D.VAC a fait son
apparition et présente une utilité dans des études écologiques où intervient
l’évaluation quantitative des populations. La force d’aspiration et la surface
aspirée étant constantes, on peut comparer des prélèvements successifs
réalisés dans une biocénose à l’aide de cet appareil.
5. —— PRÉPARATION ET CONSERVATION DES CICADELLES
Je voudrais apporter quelques compléments à ce qu`a écrit Ribaut en
détaillant la méthode que j`utilise actuellement et en signalant quelques
erreurs à éviter. Ne pas fixer les insectes sur des minuties elles-mêmes fichées
sur un support, les cicadelles ainsi placées dans le vide sont trop fragiles pour
ne pas se casser au premier faux mouvement. Les spécimens doivent être
collés par leur face ventrale sur une plaquette de carton blanc souvent appelée
paillette. On n’utilisera pas de vernis à ongle incolore pour fixer la cicadelle
malgré un pouvoir adhésif fort, car il est difficile de le faire disparaître
complètement lorsque l’on veut retirer l’insecte de son support et il se solidifie
de nouveau rapidement. Il est préférable d’employer une colle hydrosoluble
même si les risques sont plus grands de voir tomber des insectes dans le fond
de la boîte de rangement. J’ai adopté actuellement de la colle à papier peint
que le Professeur REMANE utilise sans problème depuis de nombreuses
années. Pour remédier à I’erreur que j’ai déjà signalée à propos de la
collection des holotypes de RIBAUT, il faut que les genitalia soient placés sur
la même aiguille que le reste du corps de l’insecte. Je me sers de petits tubes
en verre de 5mm de diamètre, fermés par un bouchon en caoutchouc. Les
pièces sont placées au fond dans de la glycérine et sont ainsi bien visibles.
Le seul inconvénient, mais majeur, de l’emploi d’un tel produit est son coût
élevé car les tubes sont fabriqués à l’unité. L’armure génitale peut être
également collée sur la paillette, à côté du reste du corps de l’insecte.
La cicadelle doit être correctement étalée, les pattes écartées ne dépassant
pas la plaquette. Lorsque l’on dispose d’une série suffisante d’individus on
peut, en plus de ceux qui ont été observés, en préparer d’autres en séparant
la totalité de leur abdomen qui sera fixé à côté du reste du corps. Ces
spécimens sont ainsi prêts pour une étude éventuelle ultérieure. Ne pas
oublier de mesurer la longueur du corps avant d’enlever l’abdomen lorsque
l’on a affaire à des individus brachyptères ou sub—brachyptères.
On peut ramollir en quelques secondes la partie du corps d’un insecte qui
est sec en déposant quelques gouttes d’ethanol sur la pièce que l’on veut
déplacer (élytre, abdomen ...).
L`abdomen est mis à macérer dans une cupule contenant de la potasse à
l0 % afin de faire disparaître l’ensemble des parties molles. L’opération
demande quelques minutes lorsque l’on chauffe doucement, plusieurs heures
quand on pratique à froid. On rince ensuite dans l’eau pure. Après avoir été
plongées dans la glycèrine les pièces à observer sont placées dans une lame
à concavité contenant de l’acide lactique déposé seulement dans une moitié

NOME VCL.4 TURE UTILISÉE I3
de la concavité et sur laquelle une lamellé est posée, ne recouvrant que cette
partie. La moitié non utilisée de la concavité permet de placer sous la lamelle,
puis de les déplacer facilement, les organes à observer, à l’aide d’une aiguille
placée dans un mandrin porte-objets. L`acide·lactique très visqueux maintient
en place les organes par ailleurs bloqués légèrement entre la courbure de la
concavité de la lame et la lamellé.
Les pièces trop claires peuvent être colorées à l’aide du noir chlorazol
suivant la technique de CARAYON (1969). Il suffit d’ajouter quelques grains de
ce produit dans la potasse à 10 % et de surveiller Pimprégnation des organes
que l’0n rince ensuite à l‘eau pure. Cette coloration rapide demande moins de
2 minutes à froid, de sorte qu`il faut rester vigilant et éviter d’être dérangé.
.l’ai essayé également la coloration au rouge de ruthenium discutée par
ABDUL-NOUR (1985b). Le produit est dissous dans l’eau. Les pièces déjà
préparées dans la potasse à l0 % sont plongées dans cette solution aqueuse
pendant une à deux minutes et paraissent alors colorées en rouge et non plus
en bleu comme dans le cas précédent.
6. - NOMENCLATURE UTILISÉE
.l’ai choisi délibéremment d’utiliser un vocabulaire simple afin que les
chercheurs étrangers qui ne maîtrisent pas ou peu notre langue puissent
déchiffrer cependant les mots-clés ou principats. .l’ai maintenu, à quelques
exceptions près, les termes de morphologie employés par RIBAUT qui sont
ceux que l’on utilise actuellement dans les publications sur les Cicadellidae.
.l’ai remplacé seulement :
- pénis par édéage,
- corne par appendice,
- bloc anal par tube anal.
Ceci conduit à une similitude entre la terminologie française et anglo-
saxonne. Pour le reste, se reporter à l’introduction écrite par RIBALJT en 1936.

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Pl./\N(`Hli no 2. Zr inidia st‘ur0IIari.r H.-S.
. .2
Photo en haut a auche 2 œuf dé osé sous l`é tderme d`une feuille de maïs, arallèlement aux
8 P _ _ P _
nervures (visible apres coloration),
Photo en haut à droite : points de pénétration des stylets bucaux (taches au niveau des stomates
visibles après coloration de la salive). a la face inférieure d'une feuille de maïs.
Photo en bas: enregistrement de la prise de nourriture. Les deux grands pics encadrant
Venregistrement correspondent. à gauche à la pénétration des stylets dans la feuille, à droite et
leur retrait.

SECONDE PARTIE. — CORRECTIONS
ET ADDITIONS
AU VOLUME l d’l—Ienri RIBAUT
(Faune de France, nv 31)
TYPHLOCYBINAE
Le premier volume paru est celui qui a subi le plus de modifications, non
pas tant du fait de l’ancienneté de I’ouvrage que des nombreux remaniements
que certains systématiciens ont apportés plutôt à cette sous—familIe qu‘à celles
traitées dans le volume 57. RIBAUT avait subdivisé les genres numériquement
importants des Typhlocybinae en regroupant les espèces par affinités. Ces
groupes, dans leur majorité, ont été élevés au rang de genre, par Di.AB01.A
en l958 mais aussi par d’autres auteurs, de sorte qu`il parait préférable, pour
une meilleure compréhension, d’en donner d’abord un tableau récapitulatif.
Celui-ci indique la correspondance entre les groupes d‘espèces formés par
RiaAuT et les genres nouveaux auxquels ils se rapportent.
Pour une bonne compréhension de ce chapitre, l’ordre établi par RIBAUT
dans ses deux volumes a été respecté. Pour la même raison de clarté je
rappelle à la lin de la rubrique de chaque espèce citée, la page de l’ouvrage
de mon prédécesseur où elle est traitée.

16 CORRECTIONS LTADDITIONS AU VOLUME I
CORRESPONDANCE ENTRE LES GENRES ACTUELS
ET LES GROUPES FORMES PAR RIBAUT
HTSÈSÈCS (îëgëâîî Genres actuels Pages
(in R1) (in Rl) (in R1)
Erythrancurini
Erjvthmneura flammigera Zvgina Fieber, 1866 44
lunaris « 54
bisignata Frutioidia Zachvatkin, 1946 62
sculellaris Zyginidia Haupt, 1929 66
fasciaticollis Hauptidia Dworakowska,
1970 67
parvula Arboridia Zachvatkin, 1946 70
tamaricis Tamaricella Zachvatkin,
1946 77
alneti Alnemidia Dlabola, 1958 79
signoreri Kmpka Dworakowska,
1970 80
Typhlvcybini
Tvphloqvba cruenta Fagocyba Dlabola, 1958 87
callosa Ossiarmilssorzola Christian,
1953 89
rosae Edwardsiana Zachvatkin,
1929 90
jucunda Eupterycyba Dlabola, 1958 107
decempuncrata Linnavuoricma Dlabola,
1958 108
fîcaria Ficocyba Vidano, 1960 111
aurovittata Lindbergina Dlabola, 1958 112
ulmi Ribautiana Zachvatkin,
1947 115
bfasciata Zonocyba Vilbaste, 1982 122
quercus Typhlocyba Germar, 1833 123
Euptcrjvx pulchella Eurhadina Haupt, 1929 133
stellulata Aguriahamz Distant, 1918 137
piclilis « 139
germari Wagneriptegvx Dlabola,
1958 141
jilicum Eupteryx Curtis, 1833 142
tenella « 143
aurata « 144
artemisiae << 1 50
urticae « 152
corsica « 157
melissae « 158
vittata « 168

CORRECTION A L4 CLÉ DE CICADOIDEA 17
Zyginellini
Zvginella Zvginella Lôw, 1885 171
Empoascini
Empoasca smaragdula Empoasca (Kybos) Fieber,
1866 177
jlavescens Empoasca (Empoasca)
Walsh, 1862 182
decedens Asjvmmetrasca Dlabola,
1958 184
viridula Chlorita Fieber, 1872 186
vittata Austroasca Lower, 1952 192
bipunctata Kyboasca Zachvatkin, 1953 192
Alebrini
Alebra Alebra Fieber, 1872 193
Dikraneurini
Dicrancura juniperi Liguropia Haupt, 1930 203
` aureola Eryrhria Fieber, 1866 204
mollicula Emelvanoviana Anufriev,
1970 208
stigmatipennis Micantulina Anufriev, 1970 211
variata Dikraneura Hardy, 1850 213
sinuata Wagneriala Anufriev, 1970 215
citrinella Forcipata Delong et Cald-
well, 1936 217
Notus Notus Fieber, 1866 221
Eqvthridea Eqvrhria Fieber, 1866 223
Nom. Les tribus nommées ci-dessus ne sont pas explicitées dans le texte qui
suit afin de 1’al1éger. Une exception est faite pour la tribu des Dikmneurïni
(p. 64), en raison de la nécessité de présenter pour cette dernière un tableau
des genres.
CORRECTION A LA CLÉ DES C|CADOlDEA R1:23
3. Tîbias postérieurs non carénés .................................................. Cercopidae.
—. Tibias postérieurs munis de carènes .................,.................... Cicadellidae.
Les Ledrinae (Scaridae sec. RIBAUT) ainsi que les Ulopidae étant ramenés
au rang de sous·fami1les, on supprimera les alternatives 4 et 5 que l’on
réutilisera dans les corrections au volume 2. Le point 6 peut être conservé
mais en le modifiant comme suit :
-—. Corie avec trois nervures longitudinales, peu distinctes à leur base,
simples, réunies entre elles seulement par les nervures transverses apicales
(R1 :27, fig. 51). Extrémité postérieure du 1<> article du tarse en pointe
...................................................................................................... Typhloqvbinae

l8 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
—. Corie avec des nervures longitudinales réunies entre elles par d’autres
nervures transverses que les apicales (R1 : 24, fig. 42). Extrémité posté-
rieure du 10 article du tarse tronquée. (Voir la troisième partie :
CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2) .................. autres sous-familles
SUBFAM. TYPHLOCYBINAE KIRSCHBAUM, 1868
GEN. ZYGINA FIEBER, 1866
Ce genre sera traité suivant le sens de DwoRA1<©wsx<A (1970e) et d’Os·
SIANNILSSON (1981). — R1 : 32.
Il comprend deux sous-genres qui se distinguent comme suit 2
—. Scutellum clair avec sa partie apicale noirâtre. Appendice des lobes du
pygophore fourchu ( R1 1 65, fig. 104 ). Lames génitales droites, non
recourbées dorsalement mais pourvues à 1’extrémité de leur face supé-
rieure d`une saillie pyramidale (R1 : 65, fig. 103) ......................................
................................................................ subgen. Hypericiella Dworakowska
—. Scutellum entièrement clair ou entièrement sombre. Appendice des lobes
du pygophore simple (R1 : 55, fig.79). Lames génitales droites et courtes
mais généralement recourbées dorsalement encadrant les bords ventral et
postérieur des lobes .................................................. subgen. Zygina Fieber
SUBGEN. (ZYGINA) S. STR.
Zygina (Z) tiliae (Fallen, 1806) (nec Geoffroy, 1787). Espèce bien représentée
par Oss1ANNiLss0N, 1981 : 562. — R1 : 46.
Zygimz (Z) suavis Rey, 1891 (= inconstans Ribaut, 1936, qui en serait la forme
hivernale). Elevée au rang d’espèce. — R1 : 48.
Zygina (Z) flammigeria (Fourcroy, 1785) (nec Geoffroy, 1785; = pruni
Edwards, 1924 qui représente la forme juvénile sans marques rouges de
l’espèce, sec GUNTHART 1978 et 1979). —- R1 : 49.
Z_)gina (Z) rhamni Ferrari, 1882 (= simplex Ferrari, 1882 sec VIDANO, 1959).
Provoque des dégâts sur vigne, en Italie, (VIDANO, 1963). —— R1 : 56.
Zygina (Z) rosea (Flor, 1861) (nec roseipennis Tollin, 1851 ). — Rl : S4.
Zvgina (Z.) schneideri (Günthart, 1974). Voir p. 295.

GEN. ZYGINIDIA 19
SUBGEN. (HYPER/C/ELLA) DWORAKOWSKA, 1970(e)
Sous-genre monospécilique dans notre pays.
Zygina (H.) hypericî (Herrich-Schâffer, 1836). B. l’a signalée de différentes
localités de Corse (B. & d.G., 1978 et 1981). — R1 1 64.
GEN. FRUTIOIDIA ZACHVATKIN, 1946
Comprend toujours les deux espèces signalées par Ribaut : bisignata M.
& R. et sanguinosa Rey. D’après NAST (1987), Frutioidia serait une erreur
typographique car l’année suivante ZAC:-xvAT1<1N traite du genre Fruricidia du
latin frutex= buisson ce qui serait en conformité avec l’autre genre qu’il créa
simultanément : Arboridia (arbor = arbre). — Rl : 62.
GEN. ZYGINIDIA HAUPT, 1929 (pl. 1 et 2)
Genre revu par DWORAKOWSKA (1970d) et, pour l’Italie, par ViDANo (1982);
numériquement important, il_ contient plus d’une vingtaine d’espèces dans la
région paléarctique dont certaines sont largement réparties. KALKENDELEN
(1985) vient d’ajouter quatre espèces originaires de Turquie, nouvelles pour
la science. Le s0us·genre Zyginidia s. str. est le seul à être représenté dans
la région paléarctique occidentale.
A la lumière des distributions biogéographiques que l’on connait et des
études d’hybridation entreprises en condition de laboratoire par V1DAN0 &
al. (1987b) on peut considérer que Z. serpentina, italîca, ribauti, Iongicauda
sont proches de scutellaris ou le résultat d’hybridations naturelles entre pullula
et scutellaris. J’ai récolté au même endroit, sur l’ile Sainte-Marguerite, en face
de Cannes, des individus que j`ai pu rattacher à Z. scutellaris, italica et
serpentina. Ce n’est en fait qu‘au chevauchement de distribution des deux
espèces pullula et scutellaris que 1’on rencontre ces formes intermédiaires.
De toute façon serpentina Matsumura, 1908 = italica Ribaut. 1947 =
ribauti Dworakowska, 1970 nov. syn.
La pl. 1 représente l’ édéage, en vue latérale gauche, des formes italica et
serpentina qui ne sont pas traitées dans la suite du texte.
Cette correction apportée, on dénombre quatre espèces présentes en
France et deux probables :
Z. scutellaris (H.-S.), la seule recensée par Ribaut.
Z. pullula (Boh.). Voir p. 293.
Z. mocsaryi (Horv.). * Espèce nouvelle pour la France. Voir p. 290.
Z. comicula Meusnier. Espèce nouvelle pour la France. Voir p. 292.
" Cette expression concerne toutes les espèces. signalées ou non. récoltées en France après
l952. date de parution du volume 2 de Ribaut.

20 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Z. alpicola Cer.. Voir p. 291.
Z. servadeii Vid., Espèce nouvelle pour la France. Voir p. 294.
Le tableau de reconnaissance basé sur les caractères sexuels ( car l’aspect
extérieur ne permet pas de les distinguer) est donne ci-dessous.
Pl. l. Zvgnudza : a. « italzca » édeage.vue latérale gauche; b. « serpemzmw édéage, vue latérale
gauche. —— Original. •
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 2)
l. Edéage muni postérieurement de deux paires d’appendices (fig. f`) ......................
........................................................,..............................,... .. scutellaris Herrich-Schâffer
-. Edéage muni au plus .d’une paire d’appendices (fig. e, g et h) .......................... 2
2. Appendice des lobes du pygophore simple et courbe (f`ig.a) ...... alpicola Cerutti
—. Appendice des lobes du pygophore simple et trapezoidal (fig. c) ou bifurqué (fig.
b) ...................................................................................................................................... 3
3. Edéage avec une partie canalifère large en vue latérale et une paire d’appendices
très petits (fig. g) ............................................................................ comicula Meusnier
-. Edéage avec une paire d’appendices au moins aussi longs que la partie canali-
f`ère ..................................................................................,............................................... 4
4. La paire d’appendices de l`édéage est lamellée. Ils sont déportés vers la gauche
en vue postérieure (fig. d) ................................................................ pullula Boheman
-. La partie apicale des appendices est fortement chagrinée (fig. c et h) .............. 5
5. Appendices de l’édéage plus longs que la partie canalifère. Présence d’une corne
à l’arrière de la partie canalifère, parallèle à son bord arrière, en vue latérale
(fig. e) .................................................................................................. mocsaryi Horvath
—. Appendices pas plus longs que la partie canalifère. Présence d’une come à
l’arrière de la partie canalifère, recourbée vers I’avant et dépassant son bord
antérieur, en vue latérale (fig. h) ...............................,.................... servadeii Vidano

GEN. ZYGINIDIA 2l
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PI. 2. Zjgmidia : Tableau d`identification des espèces Z a. alpicolu. corne anale droite; b. pullula.
corne anale droite; c, comicula, corne anale gauche; d, pullula. édéage. vue postérieure; e.
lîlüisüllli, édéage, vue latérale gauche; f. scuiellarts. édéage. vue latérale gauche; g, wrriicula.
édéage. vue latérale gauche; h. servadei, édéage. vue latérale gauche. — D’après VIDANO, et
original.
Zyginîdia scutellarîs (Herrich-Schâffcr, l838) (Pl. h.t. n° I, 2, 5 et 6) (nec pullula
Boheman, 1847).
C’est peut-être l’espèce française la plus commune. Elle est distribuée sur
la totalité du territoire où elle vit sur graminées; c'est une des rares cicadelles
polyvoltines de la strate herbacée. On peut la considérer parfois comme un
ravageur secondaire du maïs qui est la céréale cultivée la plus attractive pour
Cet insecte.

22 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Elle se nourrit aux dépens du parenchyme en provoquant le dessèchement
des parties foliaires attaquées qui se présentent sous la forme de stries
irrégulières et décolorées (Pl. h.t. n° l, photo. en bas ). Ce type d’alimentation,
détaillé dans l’lntroduction, se caractérise par 1’excrétion de boules noires
poisseuses constituées d’ urates. Son taux élevé de défécation et donc
d’ingestion, suggère que le mesophylle représente une source plus pauvre d’
azote que la sève élaborée (WALOFF, 1979). La pénétration des stylets a lieu
généralement au niveau des stomates (P1. h.t. no 2, photo. en haut à droite).
Dans le Bassin parisien, les dégâts sont surtout visibles avant le stade 7
feuilles. On assiste à une migration des insectes, à partir des céréales à paille
ou des graminées sauvages vers le maïs, dès que celui-ci est sorti de terre.
Z. scutellaris s’est tout a fait adaptée à cette nouvelle plante-hôte importée.
A l’automne, quand le maïs se dessèche, un phénomène migratoire inverse
s’observe et correspond au retour vers les autres graminées qui sont au stade
de plantule pour ce qui est des céréales à paille cultivées. Ce sont surtout les
femelles qui vont hiverner et qui restent actives pendant toute la mauvaise
saison quand le temps est sec. La ponte a lieu sous l’ épiderme, 1’œuf étant
introduit parallèlement aux nervures (Pl. h.t. no 2, photo. en haut à gauche).
La durée de vie imaginale est très variable, mais dans les conditions
particulières du laboratoire, j’ai pu maintenir en vie des femelles vierges
pendant plus d’un an.
Le mécanisme de prise de nourriture a été étudié récemment par
Marion-Poll & al. (1987). — R1 : 66
GEN. HA UPTIDIA DWORAKOWSKA, 1970
Diagnose du genre et discussion des espèces in Dworakowska (I970f`). '
Hauptidia disringuemla (Kirschbaum, 1868) (= fasciaticollis Rey, 1891). J’ai
identifié un mâle trouvé le 24.V1I1.1981 à Chantelouve (Isère). Cette espèce
semble rare effectivement comme le souligne RIBAUT, mais son aire de
distribution est assez étendue. Vit sur géranium. —- R1 : 67.
Hauptidia provincialis (Ribaut, 1931). Les lieux de captures que nous
ajoutons accentuent, pour le moment, sa distribution méditerranéenne. Cà et
là en Corse, B. & d.G. (1978 et 1981). J’ai identifié un mâle en provenance
des serres de 1’1NRA-Antibes à Valbonne (Alpes-Maritimes), récolté sur
aubergine le 5 octobre 1986 par notre collègue RABASSE. Elle est polyphage
car DWORAKOWSKA (op. cit.) la signale sur Parietaria ojïcimzlis; Urtica sp. et
Geranium sp. — Rl : 68.
Hauptidia maroccana (Melichar, 1907) (= pallidyfrons Edwards, 1924).
Redescription récente par QUARTAU (1981). RIBAUT connaissait cette espèce
seulement des régions pyrénéennes. Elle existe également en Angleterre et
dans le sud du Pays de Galles où elle vit sur Digitalis purpurea et Sileme dioica.

GEN. ARBORIDIA l 23
Elle provoque des dommages, surtout en serre, à de nombreuses plantes
ornementales : primevères, calcéolaires, chrysanthèmes...mais également à des
espèces légumières : tomates et concombres. Quelques éléments de biologie
de H. maroccana ainsi que la description des dégâts sont fournis par HUSSEY
& al. (1969).
J’ai identifié des spécimens de cette espèce, récoltés par notre collègue DE
SACY sur Ulmus en août 1980, à Ploubazlanec (Côtes·du-Nord) ainsi que des
individus en provenance de la région brestoise (Finistère) où certains dégâts
sur tomate, en serre, leur étaient imputés en octobre I983. Une autre
identification de la même région (Landunvez), en date du 24 avril 1985, sur
tomate de serre également, laisse supposer que cette espèce se maintient toute
|’année sous abri. Elle est commune également sur Parietaria oyîcinalis —
R1 : 70.
Les deux espèces suivantes sont mentionnées car elles peuvent se trouver
dans notre pays, en particulier en Corse.
Hauptidia Iapidicola (Vidano, 1964). Voir p. 287.
Hauptidia inconspîcua (Vidano, 1964) (= Zygina inconspicua Vid.). Je ne
connais pas cette espèce qui est la seule du genre dont le genitalia mâle ne
soit pas encore représenté. Elle semble surtout se différencier de H. Iapidicola
par une taille plus petite interdisant toute confusion.
Long. o' :2-2,3mm; 9 :2-2,5mm.
Italie (Sardaigne). Sur Teucrium marum, vers 100m.
GEN. ARBORIDIA ZACHVATKIN, I946
Genre rediscuté par DwoRAl<ows1<A (I970b).
Arboridia ribauti (Ossiannilsson, 1937) (= parvula sensu RIBAUT, 1936 sec.
Oss1ANNn.soN 1937). - R1 : 70.
Arboridia erecta (Ribaut, 1931). Versailles (Yvelines), DE SACY rec., le
20.X.l978. RIBAUT ne la connaissait que de la Haute-Garonne. Elle remonte
. donc beaucoup plus vers le nord, mais elle est rare dans notre pays. Cette
espèce est surtout distribuée en Europe centrale. —- R1 : 72.
Arborîdia parvula (Bohcmnn, l845) (= disjuncta Ribaut, 1931). Cet insecte
est bien une espèce d’a1titude et son aire est étendue : Chantelouve (Isère)
1200m. le 24.VIII.1981. Quoique signalée de nombreux pays de la région
paléarctique et plus particulièrement de sa partie occidentale, elle semble rare
en France. — Rl : 73.

24 CORRECTIUNS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Arbaridia pusilla (Ribaut, 1936). Espèce nouvelle pour la France. Elle a été
décrite de Belgique mais sa distribution connue concerne plutôt l’Europe
centrale: Allemagne (RFA et RDA); Autriche; Bulgarie; Hongrie; Russie
centrale; Suisse; Yougoslavie.
Elle a été trouvée au col de la Porte (Alpes—Maritimes) le 27-IX-1971, puis
à Rouffach (Haut-Rhin) le ll-IX-1976, REMANE rec. et det., Elle vit exclusi-
vement sur Géranium srmguineum. — R1 : 74.
Arboridia vcrsum (Melichar, 1897) (= spathulata Ribaut, 1931 sec. DWO-
RAKOWSKA 1970 b). Elle a été trouvée par notre collègue Po1TOUT, en 1972 à
Montfavet (Vaucluse), B. det. Cette addition de localité confirme une
distribution méridionale dans notre pays. — R1 : 74.
Arboridia velata (Ribaut, 1952) (= uncimzta Ribaut, 1931). — R1 : 75.
Arboridia alpestris Ribaut, 1959b. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 295.
Arboridia simillima (Wagner, 1939). Espèce que je ne connais pas et dont
je n`ai pas pu me procurer d’exemplaires. D’après son auteur on la caractérise
par la forme de la partie apicale des styles dont la pointe postéro-externe est
bien developpée et se dirige obliquemcnt vers l’arrière, ainsi que par
l’orientation des appendices postérieurs de l’édéage qui sont sensiblement
parallèles à la partie canalifère, en vue latérale.
Sur Rosa pimpinellïolia
France, voir addendum p. 350.
GEN. TAMARICELLA ZACHVATKIN, 1946
DWORAKOWSKA (1971a) a rédigé une monographie complète de ce genre.
En fait, plusieurs espèces doivent se trouver en France, de sorte qu’il est
préférable de se reporter au texte de ce dernier auteur plutôt que de s’arrêter
à celui de Ribaut, — Rl : 77.
Tamaricella remanei Dworaltowska, 1971. Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 300.
GEN. ALNETOIDIA DLABOLA, l958
Alnctvidiu alneti (Dahlbom, 1850) (= coryli Tollin, 1851). Les deux espèces
n’en forment en fait qu’une seule comme le soupçonnait déjà RIBAUT. — R1 :
79.

GEN. FAGOCYBA 25
GEN. KROPKA DWORAKOWSKA, l970
Krapka sigrwreti (Lethierry, l878) (pl. 3).
Genre et espèce rediscutés par DwoRA¤<0wsi<A (I970f et l980). Le dessus
de l’avant-corps est jaune, marqué de noir. A l’avant du vertex, sur la partie
médiane, présence de deux taches fusionnées et de deux macules; le
pronotum est marqué à l’avant d’un trait noir aux contours mal délimités;
la base du scutum possède deux taches noires triangulaires. — Rl : 80.
Pl. 3. Kmplta sigrwreri: Avant-corps. vue dorsale. - Original.
GEN. FAGOCYBA DLABOLA, 1958
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 4)
l. Dessus de |’avant-corps brun rougeâtre .......................... cruenta Herrich-Schàffer
—. Dessus de I’avant·corps de couleur différente ........................................................ 2
2. Extrémité des styles bifide (fig.a) ........................................................ carri Edwards
—. Extrémité des styles simple (l`ig.b) ,.................. . .......................................................... 3
3. Partie supérieure de la tige de I‘édéage comprimée latéralement (lîg.c) ................
.............................................................................................,.................. alnisuga Arzone
-. Partie supérieure de la tige de Pédéage subcylindrique (f`ig.d) ................................
.............................................................................................................. douglasi Edwards
LAUTERER (l983) a rediscuté le genre à propos d’une espèce nouvelle pour
la science qu’il a récoltée en Moravie et a confirmé que les illustrations
fournies par ARZONE (1976) à propos de cruenra sont identiques à celles de
douglasi sensu OssrANN11.ss0~ (l98|). ll estime également que le genre Drya-

26 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
cyba, créé par VILBASTE en 1982 à partir essentiellement de la chaetotaxie
larvaire, doit être considéré comme sous-genre.
Fagocyba douglasi (Edwards, 1878) (= inquimzta Ribaut, 1952; = cruenta
sensu Arzone 1976). Toute la France. Je la connais de différentes localités
du préparc nat. Ecrins (d.G. & MEUSNIER, 1982). —— R1 : 88.
Fagocyba cruenta (Herrich-Schâffer, 1838). Des exemplaires ont été trouvés
à Marais d’Orx (Landes), par notre collègue Mourous (1974). — R1 : 88.
Fagacyba carrî (Edwards, 1914) (pl. 5).
L’il1ustration qu’en a faite RIBALJT en 1952 m’amène à représenter de
nouveau certaines des pièces génitales. Les lames présentent un bourrelet
dans leur partie antérieure (fig. d), l’apex des styles a une forme caractéris-
tique permettant d’identifier l’espèce (fig. c). Les lobes du pygophore sont
munis d’un petit appendice légèrement plus coloré que le reste et disposé
dans sa partie dorsale; présence également d’un bourrelet apical (fig. b).
L’édéage est simple avec une base très longue (fig. a).
É     `        
I . L
Pl. 4. Fagocvba : Tableau d`identificz1tion des espèces 2 a, cam. style gauche; b. douglasi, style
gauche; c, almsugu. édéage. vue latérale gauche; d, douglasi. édéage. vue latérale gauche. —
D’après ARz©NE, et original.

GEN. FAGOCYBA 27
œ    
Pl. 5. Fagoqtba carri: n. édéage, vue latérale gauche; b. pygophore et bloc anal, vue latérale
gauche; c. style gauche. vue dorsale; d. lame génitale droite. vue latérale gauche. -
Echelle =· 0.lmm. - Original.
Je la connais de Kerity (Côtes du Nord), DE SACY rec. le 25.VlIl.l98l.
Cette distribution est normale puisqu‘on la connait de Jersey. - Rl : 452.
Fagacyba alnisuga Arzone, I976. Je ne connais pas cette espèce et utilise
pour la décrire quelques éléments descriptifs fournis par son auteur.
Long. o` :3,6-3,8mm; 9 :3,7-3,9mm.
Corps élancé, cinq fois plus long que large. Coloration jaune.La partie
apicale de l’édéage, comprimée dorso-ventralement ainsi que l’apex du style,
triangulaire et dilaté, sont deux caractéristiques morphologiques qui per-
mettent Videntiücation de cette espèce.
Sur Alnus glutinosa
Elle a été trouvée dans la région de Turin (ltalie), de sorte qu’elle peut
se trouver en France. '

28 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
GEN. OSSIANNILSSONOLA CHRISTIAN, 1953
Ossiannilssonola callosa (T heu, 1886). Sa distribution est plus large que celle
qui a été signalée par RIBAUT puisqu’elle a été récoltée à Jersey. — R1 : 89.
GEN. EDWARDSIANA ZACHVATKIN, 1929
Compte-tenu de la synonymie entre avellamze et staminata (voir ci-
dessous), on dénombrait 19 espèces dans ce genre en 1936 auxquelles on
adjoindra E. têïsa que RIBAUT a ajoutée en 1952. Quatre espèces nouvelles
ont été signalées depuis lors et quatre autres sont susceptibles d’être trouvées
un jour. Il s’agit de platanicola Vid.; rhodophila Cer.; msaesugans Cer.;
smreczynskii Dwora.; lcmternae Wagn.; ishidai Mats.; helva Arz.; sardoa Arz.
Les deux dernières espèces, qui me sont inconnues, ne sont pas incorporées
dans le tableau ci—dess0us. Pour comprendre le tableau ci-dessous, on se
reportera aux dessins de RIBAUT et aux planches qui se trouvent dans ce livre.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Elytres avec des marques délimitées d’un brun noir .............................................. 2
—. Elytres sans marques sombres bien délimitées ........................................................ 3
2. « Une large bande brun-noir tout le long de la suture clavo-coriale qui en parcourt
à peu près le milieu » (R1 : 101, fig. 230) ................................ geometrica Schrank
-. « Deux plages brun-noir dans le clavus, l’une couvrant toute sa moitié distale,
l’autre garnissant largement l’angle scutellaire, ces deux taches communiquant le
plus souvent entre elles le long de la commissure et formant alors une bande
profondément encochée sur son bord externe » (R1 : 99, fig. 225) ........................
............................................................................................................ gratiosa Boheman
3. Edéage avec une seule paire d’appendices à l’apex ................ avellanae Edwards
-. Edéage avec plus d’une paire d’appendices à l’apex ............................................ 4
4. Edéage avec un nombre impair de branches (3 ou 5) .......................................... 5
-. Edéage avec un nombre pair de branches (4 ou plus) .......................................... 7
5. Trois appendices : une paire latérale longue et grêle et un appendice unique dirigé
vers l’avant (R1 : 95, fig. 214) ...................................................... spinigem Edwards
—. Cinq appendices ............................................................................................................ 6
6. Tiers apical de la tige à bords parallèles en vue de profil (R1 : 95, fig. 209).
« les trois appendices antérieurs assez longuement coalescents à leur base, le
médian est plus court, comprimé latéralement et dirigé perpendiculairement à
|’axe de l’édéage » (R1 : 95, fig. 211) ............................................ crataegi Douglas
——. Tiers apical de la tige à bords non parallèles en vue de profil. Présence d’un
renflement sous les appendices (pl. 126, fig.c) ........................ msaesugans Cerutti
7. La paire latérale est filiforme et courte (R1 : 91, fig. 195 et 94 : 205) .............. 8
—. La paire latérale est différente .................................................................................... 9
8. La paire antérieure est en ogive (R1 : 9I, fig. 196) ................ avellanae Edwards

GEN. EDWARDSIANA 29
—. La paire antérieure forme un angle aigu en vue supérieure (RI : 94, fig. 206) ..
............................................................................................................ nigriloba Edwards
9. En vue latérale la paire antérieure est large, en forme de bec de toucan (pl. 127,
fig. a) .................................................................................. smrecqvnskii Dworakowska
—. Les appendices ont une autre forme .... . ................................................................. 10
10. Les deux paires d‘appendices sont simples ........................................... . ................ II
—. Une paire d`appendices, au moins, est branchue .................................................. I2
11. Les quatre appendices sont lamellés et puissants, disposés dans un plan presque
perpendiculaire à la tige de l`édéage qui est comprimée en une lame large (R1 :
92, fig. 197) ................................................ . ....................................................... rasae L.
—. Les quatre appendices sont longs et grêles, non situés dans un plan presque
perpendiculaire à la tige de l’édéage qui est moins large que celle de l’espèce
précédente (R1 : 94, fig. 201) ........................................................ salicicvla Edwards
I2. Les deux paires d’appendices sont branchues ........................................................ I3
-. Une seule paire d’appendices est branchue .......................................................... 15
I3. « Le rameau antérieur de la branche latérale (RI : 104, fig. 250a) est dans le
prolongement du tronc commun de celle-ci » .......................... bergmani Tullgren
-. « Le rameau antérieur de la branche latérale (RI : 106, fig. 253a et 256a) se
raccorde angulairement au tronc commun de celle-ci » ...................................... 14
14. « Rameaux des branches antérieures peu ou pas divergents entre eux, 1`externe
‘ est incurvé dans le même sens que l’interne et porte sur son bord dorsal un
ramuscule de dimension très variable, réduit quelquefois à une dent ou même un
talon » (R1 2 106, fig. 254 et 257) .......................................... hippacastani Edwards
-·, « Branches antérieures longuement coalescentes entre elles à leur base, divisées
en deux rameaux dont 1’externe prend naissance avant que 1’interne ne se soit
séparé de celui du côté opposé (R1 : IO6, fig. 252); dans une vue latérale, ces deux
rameaux se montrent incurvés l‘un vers I`autre » (R1 : 106, fig. 251) ....................
............................................................................................................ Iethierryi Edwards
15. En vue latérale, la tige de I’édéage forme une lame large (R1 : 97, fig. 217) ......
.............................................................................................................. Iamellaris Ribaut
-. En vue latérale, la tige de l’édéage est moins large, au moins dans sa moitié apicale
(R1 : 99, fig. 226) ........................................................................................,............... 16
16. Branches latérales flagelliformes longues, « grêles et ondulées » (R1 : 103, fig. 243)
et (pl. 128, fig.b) ..........,............................................................................................... 17
—. Branches latérales n`ayant pas cet aspect .............................................................. I9
17. « Branches latérales très sinueuses dirigées d’abord vers I‘arriére». Tige de
l`édéage avec un renflement sous les appendices (R1 : 103, fig. 237) ....................
.................................................................................................................. jlexuosa Ribaut
—. Branches latérales ayant un aspect différent .......................................................... 18
18. « Branches latérales à peine sinueuses, situées dès leur base dans un plan parallèle
à I‘axe de l’extrémité de l’édéage». Tige de I'édéage sans renflement sous les
appendices (R1 : 103, fig. 240) ................................................................ jlavescens F.
—. Les branches latérales obliquent vers l’extérieur à leur extrémité (pl. 128 : fig.b).
Les branches antérieures restent parallèles à I‘axe de la tige au contraire de celles
de l’espèce précédente qui s`en écartent ...................................... rhodophila Cerutti
I9. Les six appendices se trouvent sensiblemement dans un même plan perpendicu-
laire à la tige, en vue de profil (RI : 99, fig. 228) .................. prunîcola Edwards
-. Les appendices sont disposés différemment .......................................................... 20
20. Six courts appendices, les branches latérales sont plus courtes que les autres (R1 :
IOI, fig. 233 et 236) ............................................................................ plebeja Edwards
-. Appendices plus longs ................................................................................................ 21

30 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
21. « Branches antérieures fortement incurvées vers le dos, plus ou moins récurrentes
à leur base; elles sont lamellaires, à peine coalescentesentre elles et se divisent
à partir du milieu de leur longueur en deux rameaux dont l’interne est plus court
et converge vers celui du côté opposé, tandis que les externes divergent entre eux »
(R1 : 99, fig. 227) ................................................................................ diversa Edwards
—. Branches antérieures n’ayant pas cet aspect ............,............................................. 22
22. Branches latérales sensiblement dans le prolongement de la tige ...................... 23
—. Branches latérales ne se plaçant pas dans le prolongement de la tige ............ 24
23. Tige de l’édéage subégale en vue de profil (R1 : 104, fig. 245). « Branches
antérieures longuement coalescentes à leur base se divisant, dès quelles deviennent
libres, en deux rameaux presque parallèles, non comprimés, incurvés vers l’inté-
rieur >> (R1 : 104, fig. 247) ...................................................... candidula Kirschbaum
—. « Bord antérieur de la tige fortement soulevé et carèné dans sa moitié basale (R2 :
456, fig. 1197). Rameaux des branches antérieures se détachant l’un de l’autre à
angle très aigu » (R2 : 456, fig. 1196) ................................................ tersa Edwards
24. Dans une vue latérale « les appendices latéraux sont disposés presque perpendicu-
lairement à la tige de l’édéage, les rameaux de la branche antérieure à extrémités
convergentes dessinent une pince de homard » (R1 : 97, fig. 220) ........................
............................................................................................................ frustmtor Edwards
—. Appendices différents ................................................................................................ 25
25. Les six branches sont courtes. Présence d’un rétrécissement de la tige, juste sous
leur point d’insertion (pl. 125 : fig.a et h). Les branches latérales forment sensible-
ment un angle plat en vue antérieure (pl. 125, fig.g) .................... platanicola Vidano
——. Les branches sont plus longues. Pas de rétrécissement à l’apex de la tige juste sous
leur point d’insertion. Les branches latérales forment un V en vue supérieure (pl. 130 :
fig. b) .............................................................................................................................. 26
26. En vue de profil les branches latérales s`incurvent vers le dos; la longueur de la
partie libre des branches antérieures est égale ou supérieure à celle de leur tronc
commun (pl. 130 : fig. a) ................................................................ lamemae Wagner
—. En vue de profil les branches latérales sont sensiblement droites; la longueur de
la partie libre des branches antérieures est inférieure à celle de leur tronc commun
(pl. 129 : 1ig.a) ................................................................................ ishidai Matsumura
Edwardsiamz avellanae (Edwards, 1888) et stamimzta (Ribaut, 1931) sont
considérées comme deux espèces différentes par OSSIANNILSSON (1981), mais
sont regroupées par LE QUESNE (1981). Cette dernière opinion est également
partagée par LAUTERER (I980 et comm. pers.), C’est cette seconde opinion que
l’on retiendra ici.
Paimpol (Côtes du Nord) le 25.VlII.198l, DE SACY rec. Sa distribution, de
fait doit être assez générale, bien qu’on ne la connaisse pas encore du sud-est.
— R1 : 92.
Edwardsiamz rusae (L., 1758) (nec pteridis Dahlbom, 1850). Cette espèce est
connue également de Corse où deux mâles ont été capturés par B. sur
pommier à Ajaccio le l5.lX.l959, ainsi que des Hautes-Alpes et de l’1sére
(d.G. & MEUSNIER, 1982). — R1 : 92.
Edwardsiana rasae manca (Ribaut, 1936). Forme parasitée d’E. rosae. —
R1 : 93.

GEN. EDWARDSIANA 31
Edwardsîamz salicicala (Edwards, 1885). Un mâle a été capturé à
Pont-de·Oulles (Isère) dans une mégaphorbiaie, par d.G. & Meusnier le
l9.Vlll.l9Sl. — R1 :93. ,
Edwardsîamz crataegi (Douglas, 1876) (= australis Froggatt, 1918; =
fraggaiti Baker, 1925; = axyacamhae R., 1931).
A noter que pour HAMILTON (l983a)fr0ggatti et crataegi sont deux espèces
différentes et que celle qui est décrite par RIBAUT est froggatti. Beynes
(Yvelines) le 7.IX.l98l, MEUSNIER rec. — R1 2 95.
Edwardsiana lamellaris (Ribaut, 1931). Montfavet (Vaucluse), LABONNE rec.,
1974. — R1 : 97.
Edwardsîana frustrator (Edwards, 1908) (= salearis Ribaut, 1931 sec CH1NA
1943). RIBAUT (1936) ne la signalait que de la Haute-Garonne. ll a ajouté,
en 1952, deux départements éloignés du premier : le Bas·Rhin et le Territoire
de Belfort. B. l’a identifiée des récoltes de notre collègue Potrour, à
Montfavet (Vaucluse), en 1972. Je la connais de Plovezec (Côtes-du-Nord),
sur Orme, le 27.V1l.l980 , DE SACY rec., ainsi que de la région parisienne
(Yvelines) Beynes, le 7.IX.l98l, MEUSNIER rec. et Behoust, sur Charme, CHEN
rec,. Dans ce dernier cas, les insectes provenaient d’élevage, à partir de
pousses de Carpinus ramassées le 29.1.1986, indiquant par là-même que la
ponte a lieu dans les rameaux de cet arbre. ll est vraisemblable que l’espèce
doit se trouver dans toute la France. —— R1 : 98.
Edwardsîana gratiosa (Boheman, 1852). Les dessins de RJBALJT diffèrent
sensiblement de ceux qu`en donne OSSIANNILSSON (1981 : 487). - R1 : 99.
Edwardsianadiv¢rsa(Edwards,1914)(= * tridentata Edwards, 1926). Signalée
seulement de trois départements du Sud·Ouest, cette espèce est plus largement
distribuée car je la connais de la région parisienne: (Yvelines) Versailles, le
28.6.1977, d.G. rec. et Beynes, le 7.IX.l981, MEusN1ER rec,. Selon REMANE (comm.
pers.) le peuplier et le chêne ne seraient pas des plantes-hôtes. Cette espèce est
inféodée aux cornouillers : Camus mas et Camus sanguinea. —- R1 : 100.
Edwardsianaprunîcala(Edwards, 1914) (= barbata Ribaut, 1931). Etablie par
Cnam (1943) cette synonymie a été conservée par LE QUESNE (1981) et
OssA~Nu.ssoN (1981). HAMILTON (1983a) maintient l’identitê des deux espèces,
mais dans ce cas la plante—hôte doit intervenir en tant que caractère distinctif :
barbara est signalée sur saules dont Sahir aurita alors que prunicola l`est sur
Prunus spinosa, R damestica ainsi que sur Crataegus managyna. On traitera cette
espèce au sens de LE QUESNE et OSSIANNILSSON. RIBAUT ne la connaissait que
d’un département. Elle est, en fait, plus largement distribuée puisqu`elle est
' Spécimen parasite.

32 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
signalée de nombreux pays européens, mais elle semble toujours rare en France.
Venouil (Vienne), dans la réserve naturelle du Pinail, au piège lumineux, en juin
1984, d.G. rec:. Cette cicadelle est attirée par la lumière car elle a été également
capturée au piège lumineux à Pont-du-Casse (Lot et Garonne), le 5.VIll.l975,
MARTINEZ rec., — R1 : 100.
Edwardsiamz geometrica (Schrank, 1801). Montfavet (Vaucluse), Po1T©uT rec.
1972. Villar d’Arêne (Hautes-Alpes) et Chantelouve (Isère), d.G. rec., Ces localités
permettent de conclure à sa distribution générale dans toute la France conti-
nentale. — R1 : 100.
Edwardsiana plcbeja (Edwards, 1914) (= divergens Ribaut, 1931 sec. CH1NA
1943). St Vincent de Tyrosse (Landes) Mourous rec., 1972, B. det., — R1 : 102.
Edwardsianaflavescens (F., 1794) (= fatercula Edwards, 1908). A noter des
différences entre les dessins de RIBALJT et ceux (YOSSIANNILSSON (1981 : 481).
Sa distribution est plus large que ne l’indique RIBAUT car elle a été trouvée
dans la région parisienne à Beynes (Yvelines) le 7.XI.l98l, MEUSNIER rec.,
Cette espèce arboricole est polyphage. On la rencontre non seulement sur
charme mais également sur chêne, sycomore, hêtre, orme, érable. — R1 : 105.
Edwardsiana candidula (Kirschbaum, 1868). Cette cicadelle n’est signalée
que d’une commune de l’Aube. Elle doit exister beaucoup plus au nord
puisqu’elle se trouve dans 1’île de Jersey. -— R1 : 103.
Edwardsiana lethierryi (Edwards, 188]) (= var. plurispinosa Wagner, 1935). —
R1 : 105.
Edwardsiamz tcrsa (Edwards, 1914). Ribaut la signalait d’une seule localité:
Chalou (Essonne). Dworakowska (1971c) a identifié un mâle, récolté à
Dunkerque (Nord), par Horvath. Surtout sur 1’osier blanc Salix viminalis. — R2 :
454.
Edwardsiana rhodophila (Cerutti, 1937). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 282.
Edwardsiana platcmicola Vidano, 1961. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 279.
Edwardsiana rosaesugans (Cemtti, 1936). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 281.
Edwardsiana smreczynskii Dworakowska (1971c). Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 282.
Edwardsiana ishidai (Matsumura, 1932). Voir p. 285
Edwardsîamz lantemae (Wagner, 1937). Voir p. 286.

(IEV. L1.vv/WLIORIANA 33
Edwanlsiana helva Arzone, l975. La tige de l’édéage va en s`élargissant de
l’apex vers la base; les branches supérieures des appendices apicaux sont
recourbêes vers l’avant, les médianes sont larges en vue latérale. Les styles
présentent une pliure vers l’apex comme chez E. platanicola, bien visible en
vue latérale ou postérieure. Je n`ai pas représenté cette espèce que je ne
connais pas.
Signalée du Piémont, elle peut exister de ce côté-ci des Alpes.
Sur Alnus glutinosa.
_ Edwardsiana sardoa Arzone, 1975. Tige de l’édéage subcylindrique et
sensiblement égale sur une grande partie de sa longueur; les appendices
apicaux rappellent ceux d’E. platanicola en vue latérale mais ceux de la base
sont plus contournés en vue dorsale. Cette cicadelle m`est inconnue et n`est
pas représentée.
Décrite de Sardaigne, elle pourrait faire partie des quelques endémiques
de l`ensemble Cyrno-Sarde que l‘on connait.
Sur Alnus glutinosa comme l’espèce précédente.
GEN. EUPTERYCYBA DLABOLA, I958
Euptcrycyba jucunda (Herrich-Schâffer, 1833) (pl. 6).
Pièces génitales non représentées par RIBAUT qui en a fait cependant la
description écrite. .l’ai dessiné |’appareil sexuel du o' d’après un exemplaire
capturé en Corse, sur Alnus sp. A noter que la disposition et la forme des
taches du dessus de l’avant-corps sont suffisamment caractéristiques pour
permettre son identification sans avoir recours à l’observation des pièces
génitales. — RI : l08.
GEN. LINNAVUORIANA DLABOLA, l958
Linnavuoriana sexmaculata (Hardy, l850) (= sexpunctata Fallen, l826). -
Rl : l09.
Lîrmavuariana decempuncmta (Fallén, l806). Versailles (Yvelines), le
l6.IV.l980, d.G. rec. RIBAUT ne connaissait que des exemplaires capturés en
Haute-Garonne à l800 m : elle présente donc une grande variation dans sa
distribution altitudinale. Cette espèce, quoique répartie dans toute la région
paléarctique occidentale, est distribuée très localement. — RI : ll0.
GEN. FICOCYBA VIDANO, l960
Ficocyba fîcaria (Horvâth, I897). Montfavet (Vaucluse), confirmation par
LABONNE rec. I974. Corse (conlirmation), B. & d.G. rec,. Son aire de

34 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
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Pl. 6, Eupleijiqiba juczmda: a. extrémité de l`abdomen du d', vue latérale gauche; b. sternite
prégénital, lames génitales, styles et connectif, vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche; d,
édeage, vue postérieure; e. édéage, vue supérieure suivant la flèche. — Echelle = 0,lmm. —
Original. .
répartition est probablement identique à la distribution naturelle du figuier
car je n’ai jamais pu la trouver sur les quelques arbres que j’ai explorés en
région parisienne. A signaler un phénomène rare chez les cicadelles: la
présence d’une dioécie obligatoire. Les hôtes primaires (hôtes d’hiver) sont
représentés par plusieurs espèces du genre L0r1icem(Capril`oliacées) alors que
l’hôte secondaire est Ficus carica (VIDANO, l960). - Rl : Ill.
GEN. LINDBERGINA DLABOLA. l958
Synonymie : (Youngiada Dlabola, l959, qui est un sous-genre).
Ce genre a été revu par LE QUESNE (1977). Dans cet article, l’auteur décrit
également une nouvelle espèce pour la science: L. jerseyensis trouvée à

(IEN. EURHADINA 35
Jersey. La description de cette nouveauté a été faite à partir d’un mâle récolté
en 1952,sur chêne, quoiqu`aucun autre exemplaire n’ait été trouvé par la suite.
Son aspect extérieur est identique à celui de L aurovittata, dont il se distingue
seulement par la forme de l’édéage. — RI : 112.
Lindbergina aurovittata (D0uglas,I875) ( = pandellei Lethierry, 1878). Cette
synonymie, acceptée par NAST (1987), implique une variation importante de
la forme de l‘édéage qui ne me satisfait pas . Montfavet (Vaucluse), LABONNE
rec., I974; Marcenat (Cantal), par nos collègues du laboratoire de Zoologie
INRA-Rouen le 22.lX.1974; Versailles (Yvelines), d.G. rec., le 5.Xl.l976.
Cette cicadelle doit remonter plus au nord-ouest puisqu`on.la connaît de
, Jersey. —- RI : II3 et II4.
Lindbergina locwî (Lethierry, I884) (= exomata Horvath, 1905). Je ne
connais pas cette espèce qui n‘est pas représentée par RIBAUT, mais elle figure
dans la note de Le Quesne (op. cit.), — RI : IIS.
GEN. RIBAUTIANA ZACHVATKIN, 1947
Ribautiana ulmi (L., 1758). Espèce héliophile car deux fois plus abondante
sur le côté ensoleillé d’Ulmus glabra que sur le côté à |’0mbre, CLARIDGE &
al. (1981). —— RI : II5.
Ribautiamz cruciata (Ribaut, 1931). Montfavet (Vaucluse), PoiTOUT rec. 1972,
B. det,. Ghisoni (Corse) 5.X.l978, d.G. rec. sur Rubus sp,. Venouil (Vienne),
dans la réserve naturelle du Pinail, au piège lumineux en juin 1984 d.G. rec.,
Cette dernière capture représente la distribution la plus septentrionale connue
pour notre pays. Du fait de sa présence en Grande-Bretagne (dont l'î|e de
Jersey) il faut s`attendre à la trouver à des latitudes encore plus élevées. en
Bretagne par exemple. — RI : II6.
GEN. ZONOCYBA VILBASTE, 1982
*Z0n0qyba büizsciata perrieri Ribaut, 1936. J’ai trouvé une 9 de cette variété,
parasitée par un Dryinide, à La Vernère (Yvelines), IX. 1987. — R1 : 122.
GEN. EURHADINA HAUPT, 1929
Eurhadimz untica Dlabola 1967. LE QLJESNE (1981) pense qu`E untica Dlab. est
une forme géographique de Ioewi Then,I886. DwoRAr<©wsi<A (196921), estime que
' Doltétre considérée comme une forme et non comme une s. sp.

36 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
ce sont deux espèces différentes de sorte que les fig. 339 et 340 représentent E.
untica alors que les fig. 341 et 342 me semblent illustrer E Ioewii OSSIANNILSSON
(1981), en attendant la preuve de l’hypothèse de LE QuEsNE, maintient également
la réalité des deux espèces. Pour lui, E umica Dlab.(= loewi sensu R,). On se
rangera à |’opinion de DWORAKOWSKA et OSSIANNILSSON en acceptant les deux
espèces :
—. Branche postérieure de l’édéage, simple (R1 : I37, fig. 340) .............. untica Dlabola
—. Branche postérieure de l’édéage, divisée (R1 : 137, fig. 342) .................... loewii Then
Eurhadina untica Dlabola, 1967. Espèce présente en France sur le syco-
more : Acer pseudoplatanus. Les deux exemplaires de Jersey que j`ai observés i
et qui m’ont été aimablement communiqués par le Dr LE QUESNE ont leurs
branches postérieures simples et sont donc à rattacher à untica. — R1 : 136.
Eurhadîmz loewii (Then, 1886). Espèce plus méridionnale, elle est localisée
en Europe du sud-est et ne doit pas se trouver en France (Remane comm .
pers.), — R1 : 136.
GEN. AGURIAHANA DISTANT, 1918
Une étude exhaustive : révision, description, diagnose, suivie d’une
discussion du genre et des espèces est fournie par DWORAKOWSKA (1972 b).
Les trois espèces que traite RIBAUT sont revues également par OSSIANNILSSON
(1981 : 542-547).
Aguriahana pictilis (Stâl, 1853). Espèce nouvelle pour la France. R. COBBEN
a trouvé une femelle à Besançon, le 8.VlI.l959 sur Vaccinium. Cette espèce
doit être très rare en France car, malgré mes recherches sur Vaccinium et
Rhododendron, dans et autour du Parc nat. Ecrins, je ne l’ai encore jamais
trouvée. — R1 : 137.
GEN. EUPTERYX CURTIS, 1833
Dans une étude récente, STEWART (1986) a décrit les larves du 50 stade de
15 des 16 espèces britanniques du genre. L’auteur a donné également un
tableau d’identification basé sur la chaetotaxie et la coloration. Il a retrouvé
chez les larves la distinction par groupes d’espèces que Ribaut avait établie
auparavant pour les adultes. Ces entités présentent soit une chaetotaxie, soit
une coloration commune.

GEN. EUPTERIX 37
Eupteryx aurata (L., 1758). Se distribue préférentiellement sur les orties
(Urtica dioica) qui poussent au soleil (CLARIDGE & al., 1981). Des expériences
menées au laboratoire montrent que cette espèce choisit, pour se nourrir, des
disques foliaires provenant de feuilles qui se sont développées au soleil. Les
auteurs pensent que cette réponse est liée probablement à des variations
anatomiques ou physiologiques de la feuille plutôt qu`à des variations
microclimatiques. - R1 : 145.
Euptcryx heydcni (Kirschbaum, 1868) (= ornata Fieber, l868 sensu Ribaut,
1936). Connue également des Hautes-Alpes : Lanchatra et col du Lautaret,
d.G. & Msuswnaiz rec., Vl11.1980, ainsi qu`à Vallouise, V1lI.l978, Bour.ARo
rec. Je l’ai capturée également à Bollène-Vésubie (Alpes-Maritimes), le
9.VlII.1985 à l700 m d’altitude. Espèce qui est donc présente jusque dans
l’étage subaloin. Distribuée dans toute la France. Corse exceotée. — Rl : 148.
Eupteryx uustrîaca Metcalf, 1968 (= nomen nudum pour Typhlocyba binolala
Lethierry, 1874). ——— R1 : 149.
Eupteryx sîgm1tipennis(B0heman, 1847). Vit sur Filipendula ulmaria.
Le groupe artemisiae comprend deux espèces pour la faune paléarctique
occidentale que l’on sépare comme suit, d’après DWORAKOWSKA, 1970c :
—. Couleur foncière jaune—vert. Elytres avec une teinte bleuâtre et des dessins sous
la forme de taches ............................................................ adspersa Herrich-Schâffer
—. Couleur foncière jaune ocre. Elytres sans teinte bleuâtre, des dessins sous forme
de bandes .................................................................................. ariemisiae Kirschbaum
Euprezyx adspersa (Hcrrich-Schâffer, 1838) (= artemisiae sensu R., l936;
= gallica Wagner, 1939 sec Dworakowska, 1970c). Redessinée par Dwora-
kowska (1970 c). -— R1 : 151.
Eupteryx arremîsiae (Kirschbaum, 1868) (= abrotani sensu R., 1936).
Redessinée par DwoRA1<ows1<A (1970c). Cet auteur l’indique de France d’où,
à ma connaissance, elle n’a pas encore été signalée. — R1 : 152.
Eupteryx urticae (F., 1803). L`espèce est rediscutée par LE QUESNE & al.
(1976). Les expériences menées par CLARIDGE & al. (op. cit.) sur E aurata et
sur E. urticae montrent que cette dernière espèce, au contraire de la
précédente s'installe sur les pieds (1,011165 qui se trouvent à l’ombre. Les
réponses aux expériences menées au laboratoire confirment ce comportement.
— R1 : 153.

38 CORRECTIONS ETADDITIONS AU VOLUME I
Euptcryx immaculatrfvns (Kirschbaum, 1868). Ne vit pas sur ortie mais sur
Lamium maculatum (Cerutti, 1939). — R1 : 155.
Euptcrgvx qvclops Matsumura, 1906. Cette espèce a été récoltée en plusieurs
endroits des Hautes-Alpes et d’Isère (d.G. & MEUSNIER, 1982), ainsi qu’à
Puy-Saint-André (bergerie des Combes) et à Monetier-les—Bains (vers le Col
d’Arsine), les 20-25.VIII.l984, d.G. rec,. Bollène-Vésubie (Alpes-Maritimes)
le 9.VI1I.l985, d.G. rec., On la rencontre surtout dans les localités élevées.
On doit la trouver également au niveau de la mer, dans le nord-ouest du pays
puisqu’elle est signalée de Jersey . — R1 : 155.
Eupteryx corsica Lethierry, 1876 (pl. 7).
Appartient au groupe de E. urticae. Les pièces génitales du mâle ont été
représentées pour la première fois par d. G. (1981).
Long. o'; Q :3-3,2mm.
Le mâle présente un aspect voisin de celui de la femelle. Chez les deux
sexes, en effet, la plage claire antérieure du clavus est fusionnée, au travers
de la commissure, avec celle du côté opposé. Les joues sont également
entièrement noires. Une bande légèrement plus claire relie les deux antennes
qui sont pâles. Le vertex possède trois taches de taille variable suivant les
spécimens, qui peuvent fusionner entre elles. Le pronotum est ourlé d’un
liseré noir plus ou moins irrégulier à sa partie antérieure et possède une bande
médiane d’un brun roux avec deux taches plus sombres de part et d’autre
(fig. g). .
ci'. Partie antérieure de l’abdomen comme la fig. a. Tube anal fortement
sclérilié dans sa partie ventrale. Le lobe du pygophore (1ig.b), avec un repli
tourné vers l’intérieur. Connectif comme la fig. d. Styles avec une partie
apicale longue, recourbée à son extrémité (1ig.c). L’édéage (fige et f) est
` intermédiaire entre celui d’E. urticac et celui d’ E. cyclops. ll présente de
chaque côté de l’extrémité de la tige une petite expansion triangulaire moins
prononcée que chez la première espèce citée, mais ses branches descendantes
sont plus grandes et plus fortes. Les épines des branches supérieures sont au
nombre de trois comme chez la seconde espèce mais elles peuvent parfois
se subdiviser; elles sont toujours plus petites que chez cyclops.
Cette espèce est une des rares qui soit actuellement endémique de
l’ensemble cyrno-sarde. Sa distribution est très localisée en Corse car malgré
la diversité de nos périodes et de nos lieux de prospection, nous ne la
connaissons que de deux endroits : Ghisoni et au Col de Vergio sur Urtica
urens, B. & d.G. (1978 et 1981). — R1 : 157.
Euptcrgvx zelleri (Kirschbaum, 1868). Confirmation de son abondance dans
la région méditerranéenne car nous la connaissons de nombreuses localités
de Corse. Elle est signalée par Dw0RAK©wsKA (1972a), des Iles de Lerins
(Alpes—Maritimes), ADAMCEWSKI rec., en juillet 1947. Elle remonte cependant
bien haut vers le nord : Chantelouve (Isère); la région parisienne à Etrechy

GEN. EUFTERIX 39
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Pl. 7. Eupreqvx corsica : a, premiers segments abdominaux, vue dorsale; b, extrémité postérieure
de l`abdomen; c. style droit. vue dorsale; d. connectif; e, édéage, vue latérale gauche; f. édéage,
vue postérieure; g, avant·corps, vue dorsale. - Echelle = 0.lmm. — Original.
(Essonne) et Poissy (Yvelines). Ces dernières distributions semblent les plus
septentrionnales actuellement connues pour l’espèce. — R1 : 158.
Eupteryx deœmnvtata Rey, l89l. Corse, B. & d.G. rec,. RIBALJT la signalait
de la région méditerranéenne en débordant vers le sud—ouest. Elle remonte
également vers le nord car je l’ai capturée dans la partie méridionale du Parc
nat. Ecrins à Réallon (Hautes Alpes), |300m, le 27.VII.l984. — R1 : l59.

40 CORRECT10/vs ET ADDITIONS AU VOLUME 1
Euptergyx rostrata Rîbaut, 1936. Cette espèce se trouve dans tout le midi de
la France car nous la connaissons de Corse où elle a été capturée à
Ponte-Nuovo en juillet 1974 et 1975, sur menthe (Mentha sp). Je I’ai identifiée
de récoltes provenant de Dauphin (Alpes de Haute Provence), sur marrube
(Marrubium sp) en avril 1984. —- R1 : 163.
Eupteryx amlalusiaca Ferrari, 1882 (= andalusica Fieber, 1884). Signalée
des environs de Nice (Alpes-Maritimes) par Dworakowska (1972a), Adamc-
zewski rec,. le ll.VII.l947. Rogliano (Corse), le l3.VIII.l975 , d.G. rec. Ces
deux localités confortent l’hypothèse de Ribaut concernant la distribution de
cette espèce dans la zone méditerranéenne. — Rl : 164.
Eupteryx alticola Rîbaut, 1936 (pl. 8).
(nec collina Flor,l861).
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Pl 8 Ell[7I£’I'l \ UIIHOIII C a,lobe g2lUCl‘l€ du pygOphO['B. VUC POSÈÉFICUFCÃ   Cdëïige. VLIC DOSICTICUTCÃ
c. premiers segments abdominaux. vue ventralez dfédéage. vue latérale droite; e. édéage. apex;
f. avant-corps. vue dorsale. — Echelle = 0.lmm. —— Original.

GEN. EUPTERIX 4l
J’ai représenté de nouveau l’espèce, d’après un spécimen capturé par RIBAUT
à Luchon (Haute Garonne), afin de confirmer la validité de ses illustrations.
Dans un article de 1973, VILBASTE, signale la similitude entre la représentation
qu`il donne du genitalia du lectotype qui se trouve dans la collection Flor, sous
le nom de ijvphloqvba collina et les 4 dessins faits par RIBAUT pour décrire
Eupterjm alticola (R1 :166, lig. 429-432). D’où la synonymie qu`il crée: collina
Fl.= alticola R.. En comparant les dessins de RIBAUT et les miens à ceux de
VILBASTE, je note les différences significatives suivantes entre les représentations
de alticola et callinaz
L` édéage de alticola présente un ensellement marqué au niveau de la base
de la tige, qui n’existe pas chez collina (R1,fig. 429 et pl. 8, fig. d). Le socle
qui s`articule sur le connectif est plus long . Les deux branches apicales, en
vue latérale, se trouvent dans l’axe de la tige sans former un angle aigu avec
celle-ci comme dans le cas de collina. Le diamètre de ces branches, de plus,
est beaucoup plus faible que celui de la tige principale (R1,fig. 431 et pl. 8,
fig. e). En vue latérale toujours, la branche la plus horizontale s`incurve vers
le bas, alors que la branche verticale est tournée vers le haut. Vilbaste
représente des branches qui vont dans la même direction et sous les
appendices, le retrécissement de la tige est moins important chez alticola (R1,
fig. 430 et pl. 8, fig. b) que chez collina. Les appendices du pygophore ne sont
pas ressemblants, comparer à cet effet les figures Rl : 432 et pl. 8, fig. a, à
la figure 27 : 3H in ViLBAsTE.
Ces considérations font que je propose de maintenir alticola Ribaut, pour
caractériser les spécimens du sud de la France par rapport à ceux des Pays
Baltes.
.l’ai également représenté les premiers segments abdominaux (lig. c) ainsi
que l‘avant corps (fig. f).
Eupteryx stachydearum (Hardy, 1850) et curtisiî (Flor, 1861). Sont considé-
rées par certains auteurs comme synonymes : VILBASTE (1973), LE QUESNE &
al. (1976), OSSIANNILSSON (1981). LE QUESNE estime que la grande variation
continue de l’angle formé par les branches intérieures et la tige principale de
l’édéage dépend de 1‘altitude ou de la latitude. DWORAKOWSKA (1972a)
n‘accepte pas cette synonymie: lorsque l`angle est ouvert il s`agit de sta-
chydearum; quand l’angle est rentré on a affaire à curtisii. Pour Dw0RA·
K0ws|<A l’espèce représentée par RIBAUT serait donc curtisii.
Autres caractères distinctifs d’après ce dernier auteur :
—. TaclF postérieure du vertex chez stachydearum pratiquement toujours unique
(ova e ou irrégulièrement semi-circulaire), alors qu`elle est double chez curtisii
—. Taches frontales très petites ou absentes chez le mâle de stachydearum alors
qu`elles sont généralement bien développées chez les deux sexes de curtisii.
Dans ce même article DwoRAKOwsKA signale que l’on trouve uniquement
stachydearum en Europe du Nord, dont la Grande-Bretagne, alors qu‘en
Europe centrale les deux espèces coexistent et que curtisiîdomîne plus au sud.
Dans la liste des exemplaires que cet auteur a examinés figurent deux mâles
et deux femelles de la collection HORVATH, provenant de Lille dont la latitude
se trouve plus proche de celle de l’Angleterre que de celle de l’Europe
centrale.

42 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
On suivra ici l’avis de Dworakowska et celui de Remane (1987), en
acceptant la réalité des deux espèces : stachydearum et curtisii. Cette dernière
espèce peut être considérée comme nouvelle pour la France, mais ne figure
pas sur la carte de distribution n° 3, récapitulative des Typhlocybinae
nouveaux pour notre pays. Je la connais de plusieurs localités de Corse. ——
R1 : 166.
Eupteryx floridu Ribaut, 1952 (= collina sensu Ribaut, 1952 sec. VILBASTE,
1973). Cette espèce est caractérisée par la nervure radiale de son aile
antérieure qui pénètre (pas toujours) profondément en forme de coin dans
la tache postaérale et par la forme de son édéage. Les localités indiquées in
R1 : 168 doivent être corrigées car, comme le supposait RIBAUT, les exemplai-
res de FLOR signalés de Marseille appartiennent probablement à E. zelleri
Kirschbaum, alors que ceux de Montpellier sont sûrement des représentants
de E. melissae Curtis.
Cette correction apportée il ne reste plus que deux départements où
1’espèce était connue en 1936 : Haute-Garonne et Tarn. J ’ ai capturé quelques
individus dans la région parisienne : à Versailles (Yvelines), en août 1976 et
septembre 1977. —— R1 : 167.
Eupteryx schuleri Ribaut, 1952 est classée dans le groupe melissae par
DWORAKOWSKA (1981). J’ai capturé des individus en Corse, dans la vallée du
Tavignano le 7.X.l978 et à Cagnano (Cap Corse) en juillet 1978 et 1980, ainsi
qu’à Sartène le 5.X.l98l. Cette espèce semble donc bien distribuée dans l’île.
— R2 : 456 .
Eupterjyx calcarata Ossiannilsson, 1936 (pl. 9).
Je n’ai pas représenté l’extrémîté de l’édéage en vue postéro—distale, qui
figure chez R1BALJT (R2 : 460, fig. 1206). Cette espèce semble très rare, ou à
tout le moins localisée, en France quoique RIBAUT la signale de trois
départements éloignés géographiquement les uns des autres. J’ ai capturé un
mâle à Crots (Hautes-Alpes), à la périphérie du Parc nat. Ecrins, le
21.VII.l984. DWORAKOWSKA (1972a), indique que deux mâles ont été trouvés
à Paris le 2l.1X.1896, in coll. G. Enderlein. — R2 : 454.
Eupteryx ribauti Dworakowska, 1972. Appartient au groupe zellerf Décrite
de Yougoslavie, cette cicadelle qui n’est pas représentée ici, a été trouvée dans
le nord de l’Espagne par le Professeur REMANE. ll se peut donc qu`on la
trouve en France, dans certains départements circumméditerranéens.
Eupteryx genestieri Meusnier, 1982. Espèce nouvelle pour la France, voir
p. 287.

GEN. ZYGINELLA 43
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Pl. 9 . Eupierjvx calcaram : 2, édéage. vue latérale gauche: b. style droit, vue dorsale; c, premiers
segments abdominaux; d et e, apophyse du lobe gauche du pygophore, vue interne. —
Echelle ¤ 0,lmm. - Original.
GEN. ZYGINELLA LÉW, I885
Redescription du genre et des espèces par Dw0RA1<owsi<A (l969 b).
Zygimella pulchra Lôw, 1885. La pigmentation alaire ne ressemble pas
toujours à celle qui est signalée par Ribaut. Le scutellum peut être entière-
ment rouge, comme le clavus. Cette coloration ne se répercute pas sur celle
dCS élyU'€S qlll peut Bppâlftüîllf EUX l`Ol'lTlCS Iypiül €t müfiüühüë.

44 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
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Pl. IO. Ziginellapulchraforma mariannae za, élytre droit d’un c5' zh. elytre droit d’un autre d ;c, pre-
mierssegments abdominaux,vue ventrale. — Echelle = 0.lmm. ———Original.
Zyginella pulchra forma mariannae (pl. 10).
Elle varie de la forme typica par les caractères suivants de pigmentation
des élytres :
- absence de trait noir oblique en arrière de l’aire cireuse, chevauchant
les cellules subcostale et radiale.
— pas de trait noir sur la nervure apicale transverse externe, ni à
mi-longueur dans la cellule apicale externe.
— pas de plage noire sur le clavus, tout au plus un léger rembrunissement.
—- comme dans le cas de Z. p. graefei Melichar, l90l présence d’une tache
noire dans la cellule subcostale (chez graejfei les autres taches sont présentes
également).
— cette tache noire à l'extrémité de la subcostale est très importante mais
de forme variée. La cellule subcostale possède, un peu au-dessus, un trait noir
épais qui peut déborder sur la cellule radiale (fig.a et b).
— la tache noire dans la cellule apicale triangulaire est généralement plus
petite que chez Z. p. pulchra .
-— les cellules apicales sont parfois entièrement claires, mais elles peuvent
être aussi fortement enfumées. Comme dans le cas de Z. p. graejîei cette
pigmentation ne concerne que les mâles.
.l’ai représenté les premiers segments abdominaux (fig. c).

(IE V. E 'LIPOASC4 45
RIBAUT signalait cette espèce seulement de deux départements du sud-
ouest. Je l‘ai identifiée de la région parisienne, à Versailles (Yvelines) au lieu
dit Les Matelots. D’assez nombreux individus récoltés de mars à novembre
ont permis de décrire les variations indiquées ci—dessus. Ces formes sont
présentes simultanément, au même endroit. —— Rl : l7l. ·
GEN. EMPOASCA WALSH, 1862
Ce genre est actuellement subdivisé en deux sous-genres : (Kybos) et
( Empoasca).
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 11 et 11 bis )
I. Vertex à bords antérieur et postérieur sensiblement parallèles. Lames génitales
ayant subi une torsion de 1800 ..................................................................,. (Kyhm) 2
-. Vertex plus long au milieu que près des yeux. Lames génitales ne présentant pas
de torsion ....................................................................................,........... (Empoarca) f5
2. Tige de l`édéage sans appendices partant de sa base (fig. i) ................................ 3
—. Tige de l`édéage munie d`une paire d`appendices partant de sa base (fig. g) ..6
3. Elytres avec une bande brune le long de la commissure ...................................... 4
—. Elytres sans bande brune ............................................................................................ 5
4. Apodèmes du 30 tergite courts (fig. j). (Vit sur Salix purpurea) ...........,..................
......................................,..................................................................... rufescens Melichar
—. Apodèmes du 30 tergite aussi longs que larges (fig. l). (Vit sur de nombreux
Salix) ...................................................................................................... bulleri Edwards
5. Apodèmes du 30 tergite étroits et bruns; les apodèmes du 20 sternite sont bien
développés, atteignant le 50 segment abdominal et sont aussi larges à leur base
qu`à leur extrémité (fig. b). (Vit sur Populus tremulae) .................. populi Edwards
—. Apodèmes du 30 tergite très étroits et clairs; les apodèmes du 20 sternite sont plus
courts.atteignant le 40 segment abdominal et sont plus étroits à leur extrémité (fig.
e). (Vit sur Populus nigra et P.nigra iralica) .......................... abstrusa Linnavuori
6. Appendices de I’édéage presque parallèles entre eux (fig. n) ou formant un angle
aigu (fig. 0) .................................................................................................................... 7
—. Appendices formant au moins un angle droit entre eux .................................... l0
7. Apodèmes du 20 sternite très petits (fig. p) ...........................,................................ 8
—. Apodèmes du 20 sternite au moins aussi longs que larges (fig. q) ...................... 9
8. Appendices de |’édéage bien parallèles à la tige (fig. n) ........ smaragdula Fallén
-. Appendices de l’édéage formant un angle aigu en vue postérieure (fig. o) ..........
.................................................................................................................. stmbli Wagner
9. Appendices de l`édéage étroits à l`apex (fig. g) .......... Iuda Davidson & DeLong
-. Appendices de l‘édéage larges, tronqués à leur extrémité (fig. r) ..........................
.................................................................................................................. digirata Ribaut
l0. Appendices de l’édéage et (ou) édéage lui-même muni(s) de saillies (fig. c) .. Il
—. Appendices de l‘édéage sans saillies, l`édéage présentant seulement des
papilles ......................................................................,................................................... I2

46 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
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GEN. EMPOASCA 47
II. Saillies seulement sur l’arrière de la tige de l’édéage (fig. h) ..................................
.................................................................................................. srrigilyera Ossiannilsson
—. Saillies également sur les appendices (fig. c) .................................. perplexa Ribaut
I2. Appendices de l`édéage larges, tronqués à leur apex (fig. a) ............................ I3
-. Appendices étroits à leur apex (fig. zb) .................................................................. I4
I3. Apodèmes du 20 sternite petits, atteignant seulement la moitié antérieure du 40
segment abdominal (fig. m). Corne anale sans prolongement long et fin
(R. : 469) ............................................................................................ mucronata Ribaut
—. Apodèmes du 20 sternite bien dévéloppés, atteignant presque l'extrémité du 50
segment abdominal (fig. k). Extrémité des cornes anales fines (pl. II7; fig.
c) ........................................................................................................ verbae Zachvatkin
I4. Apodèmes du 20 sternite longs, atteignant l‘extrémité du 50 segment abdominal
ou le dépassant (fig. d) ......,......................................,.......................... virgator Ribaut
-—. Apodèmes du 20 sternite plus courts , atteignant seulement la moitié antérieure
du 40 segment abdominal (fig. f`) ...................................................... cafvcula Cerutti
I5. Comes anales recourbées et orientées vers l’avant (fig. a) ................ vitis (Gôthe)
—. Comes anales sensiblement droites et dirigées vers l’avant (fig. y) ou recourbées
et dirigées vers l‘arrière (pl. IIS; fig. a) .................................................................. I6
I6. Comes anales droites, sensiblement pointues, dirigées vers l’avant. Appendice des
lobes du pygophore évasé avant l’extrémité (fig. s) ............................ apicalis Flor
—. Comes anales émoussées, recourbées et orientées vers l`arrière ........................ I7
I7. Appendice des lobes du pygophore assez court, remontant peu le long de leur
bord postérieur (fig. t) ................................................................................................ I8
—. Appendice plus long, remontant le long du bord postérieur des lobes (fig. w) ..
........................................................................................................................................ I9
I8. Partie préapicale de I’appendice des lobes élargie (fig. u) ......................................
.................................................................................................. punjabensis Singh-Pruthi
—. Partie préapicale de I’appendice non élargie (fig. t) ........................ alsiosa Ribaut
I9. Extrémité de I’appendice des lobes du pygophore évasée (fig. v) .... ajfïnis Nast
—. Extrémité de I’appendice non évasée (fig. x) ............................................... , ........ 20
20. Appendice des lobes du pygophore se terminant en pointe (fig. w) ......................
.................................................................................................................. decipiens Paoli
—-. Présence dorsalement, sur l’appendice, d’une petite dent (dont la position peut
légèrement varier d’un individu à l‘autre), au début du dernier tiers de sa longueur
(fig. x) .................................................................................................. pteridis Dahlbom
Pl. ll . Empoasca : Tableau d`identificati0n 2 a, mis, bloc anal; b. populi, premiers segments
abdominaux; c. perplexa, édéage, vue postérieure; d, virgaton premiers segments abdominaux;
e, absirusa, premiers segments abdominaux; I'. cuficula. premiers segments abdominaux; g, luda.
édéage, vue latérale gauche; Ii, strigrlïera. édéage, vue latérale gauche; I, nyfesœns, édéage. vue
latérale gauche; j, mfescens. premiers segments abdominaux; k. verbae. premiers segments
abdominaux; I. butleri. premiers segments abdominaux.

48 c01<1zEcr10Ns E7 ADDITIONS ,411 VOLUME 1
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GEN EMPOASCA 49
SUBGEN. KYBOS FIEBER, 1866
Le sous-genre a été discuté plusieurs fois par DwoRAt<owst<A, en l976(a)
et I977. Sa caractéristique principale réside dans le fait que les lames génitales
ont subi une double torsion vers l’extérieur, de sorte qu‘elles sont retournées
de plus de 1800. Ce phénomène se rencontre seulement chez les spécimens
morts et secs. Cette torsion est bien visible chez les individus qui n`0nt pas
été préparés dans la potasse. Suivant les regroupements opérés par Dw0RA·
l<owst<A (op. cit.), les espèces françaises (ou susceptibles de l’être) sont placées
dans 3 groupes : (K.) smaragdula; (K.) mucronata; (K.) butleri.
Groupe de E. (K.) smaragdula
Ce groupe comprend : smaragdula (Fall.), slrobli Wagn., Iuda Dav. & DeL.,
digitara R. et calvcula Cer.
ll est caractérisé par une coloration du corps plutôt sombre, avec les
cellules apicales des élytres enfumées. Apodémes dorsaux pigmentés et
distincts, apodèmes sternaux courts ou non développés.
Empoasca (K) digitata Ribaut, 1936 (pl. 12).
Les individus de la collection RIBAUT ont disparu. A la localité-type
signalée en 1936, Gréoux (Alpes de Haute-Provence), il en ajoutait une
seconde en 1952, Albi (Tarn) et donnait le saule, Salix, comme plante—hôte.
Cette cicadelle ne semble pas avoir été signalée depuis par d’autres entomolo-
gistes, de sorte que DwoRAl<owst<A (I977) a représenté les pièces sexuelles
de l’holotype qui se trouvent encore sur le montage préparé par Ribaut et
qui est conservé au MNHNP. .l’ai illustré cette espèce, de nouveau, afin
d’aj0uter les pièces que son identification nécessite actuellement et que
RIBAUT n`avait pas figurées. Les appendices du tube anal présentent une
extrémité fine mais relativement courte (fig. a et g). La partie apicale des
styles n`est pas épaissie dans sa partie dentée mais celle-ci n`est pas très fine
(fig. b). Les apodèmes du 3° segment abdominal sont bien développés et
colorés, les apodèmes du 2° sternite sont un peu plus grands et atteignent le
milieu du 40 sternite (fig. e). Les appendices des lobes du pygophore sont
simples, sans vraies sculptures (fig. f). L' édéage est conforme aux dessins de
Rttmur (fig. c et d).
Un mâle a été capturé à Monetier-les-Bains (Hautes-Alpes) sur Salix sp.,
le 24.VI11.I980. Quelques individus ont été récoltés par la suite, dans le Parc
des Ecrins : les Crots et Reallon, en août l984, d.G. rec,. Cette espèce, connue
de France uniquement, est très localisée et son aire de répartition limitée. -
R1 : 178.
Pl. llbis.Empaasca: Tableau d`identification (suite): m. mucronata, premiers segments abdo-
l'|’1ll"l&UX: II, Slîlüfügdulü, édéage, VLIC pOS1él'i€Ul'€: 0, Sffûblf, édéage, VUC pOSlCI'i€U|'€Ã P, Slïübü,
premiers segments abdominaux; q, digttala, premiers segments abdominaux; r, digitata. édéage,
vue latérale; s, apicalis, appendice du bloc du pygophore; t, ulsiosa. appendice du lobe du
pygophore; u, punjabensis, appendice du lobe du pygophore; v, af/ïrtis. appendice du l0b¢ du
pygophore; w, decipiens. appendice du lobe du pygophore; x, preridis, appendice du lobe du
pygophore: y, upiwlis, corne droite du tube anal; za. verbue, édéage. vue latérale gauche: zh.
caltcula, édéage. vue latérale gauche. — d‘aprés RtaAuT, DwrmAt<0wsKA et original.

50 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
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Pl. 12, Empoavca (Kvbosj dzgitaia ; a. corne anale gauche; b, extrémité des styles; c. édéage, vue
latérale gauche; d, édéage, vue postérieure; e, premiers segments abdominaux; f, appendices du
pygophore; g, corne anale droite d’un autre individu. — Echelle = 0,lmm. — Original.
Empoasca (K.) strobli Wagn., luda David. & DeL. et calycula Cer. (voir
description plus complète p. 264) ne sont pas encore signalées de France.
Elles diffèrent les unes des autres par les caractères suivants :
Empoasca (K) strobli Wagner, 1949 (pl. ll5).
Apodèmes abdominaux comme chez smaragdula (fig. a). Partie apicale des
styles en forme de crochet, avec un épaississement au milieu de leur partie

GEN. EMPOASCA 51
denticulée (fig. e). Appendices de l’édéage divergeant légèrement en vue
postérieure (fig. g). Voir p. 266.
Empoasca (K) Iuda Davidson & DeLong, 1938 (pl.1 13).
(= berulicola Wagner, 1955). Cellules apîcales des ailes antérieures à peine
enfumées. Apodèmes sternaux petits mais distincts, apodèmes dorsaux
légèrement plus grands que ceux de smaragdula et strobli (fig. a). Extrémité
des styles droite mais présence d’un épaississement au milieu de la partie
dentée (fig. g). Voir p. 264.
Empoasca (K) cabvcula Cerutti, 1939 (pl.1 I4).
Apodèmes sternaux très courts et apodèmes dorsaux courts (fig. a).
Appendices du tube anal élargis avant leur extrémité (fig.d). Plusieurs saillies
à l’extrémité des appendices du pygophore (fig. c). Style épaissi au milieu de
sa partie dentée (fig. b). Tige de l‘édéage presque droite, avec de petites dents
sur son bord postérieur (fig. e). Extrémité des appendices de 1’édéage de
forme variable : lamellée, pointue, tronquée ou ronde; ils sont plus fins que
la tige, en vue postérieure, et forment à peu près un angle droit (fig. f). Voir
p. 265.
Groupe de E. (K.) mucronata.
Ce groupe comprend : mucronata   strigilüëra Oss.; perplexa R.; verbae
Zachv.; virgator R.,
Toutes ces espèces (à l’exception de la quatrième) ont été signalées de
France par Ri¤AuT en 1936 et 1952. Coloration du corps légèrement plus
claire que celle du groupe précédent. Apodèmes abdominaux généralement
bien développés.
Empoasca (K) mucromzta Ribaut, 1933. Deux mâles ont été trouvés à Villar
d’Arène (Hautes-Alpes) près de la localité-type, le 24.VIII.l980, sur Populus
tremulae L.; d.G. & MEUSNIER, 1982.
Empoasca (K) perplexa Ribaut, 1952. L’auteur l’a décrite sans la repré-
senter. Dans l’article de 1976 (dont je rappelle que je me suis grandement
inspiré ici pour traiter le sous-genre), DwoRAi<0wsKA signale cette espèce de
Pologne et la décrit brièvement à partir, semble-t-il, des textes de RIBALJT,
MmAEv (1963) et GUNTHART (1974). Je n’ai pas pu retrouver d’individus se
rapportant à cette espèce dans la collection Ribaut.
Une caractéristique paraît intéressante: apodèmes du 2° sternite abdo-
minal courts ne dépassant pas le bord apical du troisième sternite . —— R2 :
459.

52 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Empoasca (K) strigilüfera Ossiannilsson, 1941 (pl. 13).
Appendices du tube anal étroits, effilés puis s’élargissant et se rétrécissant
brusquement en un fin diverticule terminal (fîg.d). Tige de l’édéage presque
triangulaire dans sa moitié apicale avec de nombreuses papilles autour du
gonopore (fig. b). Cette partie de l’édéage est plus large que la basale en vue
arrière (fig. c). Les apodèmes du Zosternite abdominal peuvent atteindre le
bord arrière du 40 sternite (fig. a), mais ils sont souvent plus courts. Styles
à extrémité droite, non épaissis dans leur partie dentée (fig. e), appendice des
lobes du pygophore comme les fig. f et g.
Deux générations par an. Sur Salix caprea L,. — R2 : 459.
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Pl. 13. Empoasca (Ktbos) strigilzfera : a. premiers segments abdominaux; b. édéage, vue latérale
gauche; c. édéage, vue postérieure; d, corne anale; e, style, extrémité; f, g, apophyses du
pygophore. — D`après DWORAKUWSKA.
Empoascu (K.) verbae Zachvatkin , 1953. Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 267.
Nota : Pour séparer les trois espèces : strigilyfera, perplexa et calycula on
pourra utiliser les critères suivants, proposés par Dw©RA1<0ws1<A (l976a).
En vue latérale :
——. tige de l’édéage large et triangulaire : strigilïera.
—. tige de l`édéage large et arquée : perplexa.
—. tige de l’èdéage étroite et droite : calycula.

GEN. EMPOASCA 53
En vue postérieure :
—. tige de l’édéage élargie subapicalement : strigilifera.
—. tige de l’édéage avec des excroissances lamelliformes : perplexa.
-. tige de l’édéagc eflilée 2 calvcula.
Empoasca (IL) virgator Rîbaut, 1933. Cette espèce doit se trouver dans toute
la France car RIBAUT a ajouté différentes localités en 1952. Je l’ai trouvée à
Loulans—les-Forges (Haute-Saône), en septembre 1974 puis Versailles (Yveli-
nes) en novembre 1976. - R1 : 180.
Groupe de E. (K.) butleri
Ce groupe comprend : butleri Edw.; populi Edw.; rufescens Mel. et abstrusa
Lnv. .« Couleur foncière blanchâtre ou vert clair. La pilosité basale des lames
génitales contient des soies non sensorielles quand la marge est fortement
incisée, comme dans le cas de populi. Tige de l’édéage sans appendices, semi
membraneuse, non pigmentée, avec des ornementations papilleuses sur sa
partie postérieure (pl.l5, fig. f). Appendices du tube anal arqués, eflilés.
Appendices du pygophore munis de saillies sclérifiées (pl. l5, fig. d).
Apodèmes abdominaux bien développés (pl. l5, fig. a) ».
Empaasca (IC) rufescens (Mclichar, 1896) (= butlerî R1 partim.). N’est pas
une variété de E. (K.) smamgdulus (Fallen, 1806), mais une espèce distincte.
Elle est très proche de E. (K.) butleri Edwards, 1908. On peut les séparer par
un caractère facile à observer :
—. rembrunissement à l’apex de la cellule cubitale des élytres, de forme triangu-
laire .................................................................................................... rufesœns Melichar
-—. rembrunissement irrégulièrement quadrangulaire .......................... burleri Edwards
Du fait de la confusion de RIBAUT, je redécris les deux espèces et les place
l’une après l’autre bien que la seconde ne soit pas encore répertoriée dans
la Faune de France.
Empoasca (K.) rufescens (Melichar, 1896) (pl. I4).
( = Kybos smaragdulus rufescens Mel.; = Empoasca butleri auctt. partim.,
nec Edwards 1908; = Empoasca smaragdula R1 1936 partim.; = Empoasca
butleri Rl partim.).
Long. d :3,9 - 4,5 mm; 9 :4,l5 - 4,60 mm.
« Partie interne des brides et Souvent la moitié supérieure des joues, le tiers
supérieur de l’anteclypeus et des marques près des yeux au-dessus des
antennes de couleur blanche. Bande médiane claire sur la face, large à sa
base, se rétrécissant vers la suture coronale >>. Bord commissural de l’élytre
avec une bande brunâtre assez large.
o'. Apodèmes du tergite du 3° segment abdominal peu développés formant
un mince ruban, ceux du 2° sternite sont plus grands (fig. j) et dépassent le
40 segment quand ils ont atteint leur plein développement. Appendices du

54 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 1
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Pl. I4. Empoasca rK1b0s) mfescens : a, lobe droit du pygophore; b. extrémité de Fappendice droit
du pygophore. vue extérieure; c, extremité de lïtppendice gauche, vue intérieure; d. style gauche,
vue dorsale; e. style droit, vue dorsale; f, appendice droit du bloc anal; g, édéage, vue postérieure;
h. appendice du lobe droit du pygophore, vue externe; i, tube anal.vue latérale droite; j, premiers
segments abdominaux , vue dorsale; k, édéage, vue latérale gauche. — Original.

(IEN. EMPOASCA 55
tube anal longs et effilés (fig.f et i). Pygophore comme indiqué fig.a. Extrémité
de l’appendice des lobes recourbée en forme de bec (fig. b, c et h). Extrémité
des styles droite (fig. d et e). Tige de l’édéage munie de papilles à l’arrière
(fig. g et k).
Q . Lobe central du 70 sternite abdominal large, légèrement plus long que
chez E. (K.) butleri, arrondi à son extrémité.
Vit sur Salix, peut-être monophage sur S. purpurea. Occupé la majeure
partie de la région paléarctique : de la Suède à l’ltalie, de la Grande- Bretagne
au Territoire Maritime (URSS).
En France, je l’ai identifiée de Saint-Véran (Hautes-Alpes) à 2000 m. ,
Cocquempot rec. le 20.Vll.l987. — R1 : 180.
Empoasca (IC) butlerî Edwards, 1908 (pl.l5).
(= Kybos oshanini occidentalis Zachvatkin, 1953).
Long o' : 3,90-4,30 mm; 9 : 4,20-4,70 mm.
Ressemble beaucoup à E. (K.) mfescens dont elle diffère extérieurement
par la forme du rembrunissement de la cellule cubitale.
d. Apodèmes du tergite du 30 segment abdominal bien développés, très
bruns, dépassant même l’extrémité du 40 segment abdominal. Les apodèmes
du 20 sternite atteignent le milieu du 50 segment, ils sont aussi plus
rapprochés l’un de 1’autre que ceux d’E.( K.) rufescens (fig. a). Cornes anales
longues et eflilées (fig. b et c ). Styles comme les fig. g et h. Extrémité de
l’appendice des lobes du pygophore s’amincissant brutalement, dans le
dernier quart de sa longueur, sans se recourber (fig. d). Tige de l’édéage avec
de petites papilles non pigmentées près de la base et sur le bord ventral (fig.
e et l`).
Q. Lobe central du 70 sternite abdominal très large, court, à extrémité
arrondie.
Vit sur plusieurs espèces de Salix.
On la connaît de différents pays de la région paléarctique, on la trouve
aussi dans la région néarctique ( Etats-Unis ). Du fait de sa présence en
Angleterre, aux Pays-Bas et en RFA, on doit la rencontrer dans notre pays
où elle n`a toujours pas été signalée. - R1 : 180.
Empaasca (IC) populi Edwards, 1908. Comme R1BAuT le signale, cette espèce
est très reconnaissable par la forme et la pigmentation de l’appendice des
lobes du pygophore, parfois noirâtre sur une grande partie de sa longueur.
— R1 : I81.
Empoasca (K.) abstrusa Linnavuori, 1949. Voir p. 269·
SUBGEN. EMPOASCA S. STR.
Les espèces du groupe E. jlavescens sensu RIBAUT ont fait l‘objet de
publications contradictoires du fait de la variation de la forme de I' appendice

56 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
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Pl. l5. Empoasca (Kihos} burlen : a. premiers segments abdommaux.vue dorsale; b.corne anale
gauche: c.corne anale droite. vue interieure; d,appendice du lobe gauche du pygophore; e. edéage
vue laterale gauche; l`. edéage vue posterieure: g,style droit vue dorsale: h. style gauche. vue
dorsale. -— Echelle = 0.lmm -· Original.
des lobes du pygophore. Elles appartiennent maintenant à trois groupes pour
notre p8yS I
Groupe de Empoasca (E.) vitis
Le groupe vitis comprend, pour la faune européenne : apicalis Fl., kont-
kaneni Ossiann., ossiarmilssoni Nuorteva et vitis Gôthe.

GEN. EMPOASCA S7
Empoasca (E.) apicalis (Flor,l861). Signalée de Belgique, doit se trouver
dans notre pays. Voir p. 270.
La seconde et la troisième espèces concernant I’Europe du Nord, ne seront
pas traitées dans ce Supplément.
Empoasca (E.) vitis (Gëthe, I875) (p1.16, fig. b).
(= flavescens Flor, 1861).
Cette espèce est fréquente dans certains vignobles français où elle peut
provoquer des dégâts parfois graves lorsque la population est importante au
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Pl. 16. 2. Empoascu (Empoasca) alsiosa, lobe gauche du pygophore; b. E. (E.) vins. premiers
segments abdominaux (apodèmes du sternite ll), vue dorsale; c, d. E. (E.)punjubensis, appendice
du lobe gauche du pygophore; c. exemplaire des environs de Cannes; d, exemplaire de Bulgarie.
D’après DwonAi<owsxA. RIBAUT et original.

58 CORRECTIONS ETADDITIONS AU VOLUME I
début du cyle végétatif de la vigne, Wtis vinüem (BONFILS & Sci-ivEsrER, 1960).
Différents auteurs l’ont étudiée sur le terrain et au laboratoire dans des pays
voisins du nôtre : V1¤ANo (1963 et 1967), en Italie; H. & E. GUNTHART (1967)
ainsi que BAGGIOLINI & al. (1968), en Suisse. Il faut signaler également les
travaux de SCHVESTER & al. (1962) et de CARLE & Mourous (1965), pour ce
qui est de la France. Les adultes, après avoir hiverné sur des arbres et arbustes
à feuilles persistantes, passent sur vigne lorsque les jeunes feuilles ne sont
pas encore développées, courant avril. Le cycle varie de 50 à 60 jours de sorte
qu’il peut y avoir 3 ou 4 générations par an (BONF1Ls & LEcLANT,1972). Les
dégâts se présentent normalement sous la forme d’un brunissement des
nervures ainsi que- par un rougissement ou un jaunissement prématuré du
feuillage suivant les cépages. On observe ensuite un dessèchement marginal
des feuilles suivi de leur chute précoce. De tels dégâts sont la cause du
rabougrissement des sarments et d’un mauvais aoûtement.
E. vitis provoque également des symptômes analogues sur pommier. Ces
altérations sont dues aux piqûres liées à la prise de nourriture que ces insectes
font dans les tissus conducteurs de leur plante-hôte. Rappelons que le choix
du phloème comme site de prise de nourriture n’est pas général chez les
Cicadellidae. —— R1 : 182.
Groupe de Empoasca (E.) decipiens
Le groupe decipiensinclut, pour la faune de France : decipiens Paoli, alsiosa
R.; pteridis Dhbm.; ayînis Nast et punjabensis Singh- Pruthi. La forme de
l’appendice des lobes du pygophore est un caractère facile à observer qui
permet de différencier les espèces. Ce groupe présente des caractères externes
très voisins de ceux du groupe fabae et les caractères sexuels communs
suivants :
— Les parties basales des lames génitales sont très allongées; elles
possèdent peu de fortes soies disposées sur deux lignes, quelques-unes, plus
petites, sont distribuées sur la partie dorsale, à mi-longueur de la lame (pl.
118, fig. a).
— Les appendices du pygophore, du tube anal, le connectif et les styles
sont peu scléritiés.
— L’édéage présente une forme commune de même que la taille et la
longueur des apodèmes du 29 sternite abdominal.
Empaasca (E.) decipiens Paoli, 1930 (pl. 17 : fig. a et b).
L’extrémité abdominale du mâle montre que l’appendice des lobes du
pygophore remonte plus dorsalement que ne l’indique RIBALJT (fig. a). .l’ai
représenté également les premiers segments abdominaux (dont les apodèmes
du 2°sternite qui semblent anormalement longs chez cet individu (fig. b).
Des individus ont été trouvés à Propriano, le long du Rizzanese sur Daiura
stramonium, le 9.X.l98l, d.G. rec,. Quelques spécimens ont été récoltés sur
aubergine à Valbonne, dans une serre de l’ INRA-Antibes, le 5.X.l986 , par
notre collègue RABASSE, d.G. det.. Cette espèce est supposée être l’agent
responsable de dégâts importants sur fruits, en vergers d’agrumes, dans tout
le Bassin méditerranéen mais également dans d’autres régions du globe.
Plusieurs espèces sont impliquées , en fait, dans ces dommages et sont

i GEN. E MPOASC4 . 59
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PI. I7. 2. b. Empaasca (Empnuacu) deupzens: a. pygophore et bloc anal, vue latérale gauche; b.
premiers segments abdominaux (apodemes du stermte ll); c, d. E. (E.) pieridis; c, pygophore et
bloc anal.vue latérale gauche; d. premiers segments abdominaux. (apodèmes du sternite ll). —
Echelle == 0.lmm. — Original.
souvent regroupées par les auteurs sous le nom vernaculaire de « Cicadelle
vet1e» (TAKAGI, 1981). Cette association peut d’ailleurs varier suivant les
endroits et l’ép0que de l’année. DEL R|vER0 (1953) signale, par contre, qu’il
s`agit uniquement d'E. decipiens en Espagne. En Corse, on capture simulta-
nément E. viris et E. decipiens dans les vergers d’agrumes (BRUN, 1978). Les
piqûres, lorsqu‘elles pénètrent une glande à huile, provoquent l’écoulement
de cette huile essentielle à la surface du fruit en induisant une nécrose de

60 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME7
toutes les cellules superficielles touchées. 11 s’ensuit une décoloration
blanchâtre à jaunâtre de ces zones, s’accompagnant de leur affaissement, à
l’exception des glandes elles-mêmes qui sont ainsi bien visibles. Les dégâts
se rencontrent surtout sur les premiers fruits qui se colorent et sur ceux qui
appartiennent à des variétés cueillies tardivement comme celles de l’oranger.
La qualité de leur présentation est ainsi diminuée et les fruits atteints sont
rétrogradés de catégorie au moment de la vente. Les clémentiniers et les
mandariniers sont très sensibles, les orangers moins et les citronniers peu. —
Rl : 183.
Empoasca (E) alsiosa Ribaut, 1933 (pl. 16, fig. a).
(= canariensis Metcalf, 1955 sec DWORAKOWSKA, 1976b; = unicolor
Lindberg, 1936). Redescription in DWORAKOWSKA (ib. ). - Rl : 184.
Empoasca (E.) ptcridis (Dahlbom, 1850) (pl.l7 1 fig. c et d).
(Selon OSSIANNILSSON (1981) E. salani Curtis, 1846 = pteridis Dhbm,l850;
= tullgreni Ribaut, 1933) .
L`appendice des lobes du pygophore remonte au-delà de sa partie dorsale
(fig. c). Apodèmes du 2° sternite abdominal, comme la fig. d. —— R1 : 184.
Empoasca ajîinis Nast, 1937. Espèce nouvelle pour la France. En fait, cette
cicadelle n’est pas vraiment une nouveauté. Son absence dans la Faune de
France, que RIBAUT n’a corrigée ni en 1952 ni plus tard, rendait 1’identifi-
cation du groupe difficile, plusieurs espèces en faisant partie vivent, en effet,
souvent simultanément dans le même biotope. Voir p. 270.
Empoasca (E.) punjabensis Singh-Pruthi, 1940. Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 271.
GEN. ASYMMETRASCA DLABOLA, 1958
Le groupe decedens diffère des deux précédents par la forme de l’édéage
qui est appendiculé à son apex, cet appendice étant normalement déporté sur
le côté.
Asymmctrasca deccdens Paoli, 1932. Espèce nouvelle pour la France. DELMAS
(1965) signale sa présence à Montpe1lier(Hérault). Malheureusementil n’a pas été
possible de retrouver les exemplaires dans sa collection et rien ne prouve en fait
qu’il s’agisse réellement de cette espèce. Malgré sa présence en Sardaigne, nous ne
l’avons jamais récoltée en Corse.
ABDUL-NOUR(l985a) l’indique comme nuisible aux cultures de Citrus. — R1 :
185.

GEN. CHLORITA 61
GEN. AUSTROASCA LOWER, 1952
Austroasca vittata (Lethierry, 1884). Seule espèce de ce genre actuellement
connue en France. — Rl : 192.
GEN. JACOBIASCA DWORAKOWSKA, 1972
Jacobiasca Iybica (Bergevin et Zanon, 1922). Voir p. 273.
GEN. KYBOASCA ZACHVATKIN, 1953
Kybaasca bipunctata( Oshanin,l87l). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 274.
GEN. CHLORITA FIEBER, 1872
Chlorim tessellam Lethierry, 1884. La forme hungarica (Ribaut, 1933), est
élevée au rang d’espèce par DWORAKOWSKA (1970 a). Ni l’une ni l’autre ne
sont encore connues de France. — R1 : 186.
Chlorita paolii (Ossiannilsson, 1939) (pl. 18).
(= viridula sensu RIBAUT, 1936).
Du fait de la présence de C. ramaninfi Wagner, 1959 (qui lui est proche),
dans le Trentin (Italie), je complète l’illustration qu’en a faite RIBAUT et qui
montre une certaine variation de l’édéage, au niveau de la taille de la partie
canalifère, en particulier. ll suffit de comparer la tig.b à celles de RIBAUT (R1 :
187, fig.508),de WAGNER (1959: 53, tîg.4) et d’OSSlANNlLSSON (1981 : 451,
fig.l470).
Les apodèmes du 20 sternite abdominal sont assez courts et rembrunis dans
leur partie apicale (fig. d).
Sa distribution est plus grande que ne 1`indiquait RIBAUT, mais elle reste
toujours très localisée : Chantelouve (Isère) le 24.VIII.l98l; d.G. & MEUSNIER
rec.; col du Noyer (Hautes-Alpes ) le l9.Vl1.l983, MARTINEZ rec. - R1 : 189.
Chlorita vîridula (Fallén, 1806) (= *subuIata Ribaut, 1933). Quelques
individus ont été trouvés dans les Hautes-Alpes, à Réallon, d.G. rec. le
27.V1I.l984. RIBAUT ne connaissait l’espèce que du sud·ouest de la France;
' Cette synonymie a été refusée par Wagner.

62 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 1
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P1. 18. Chlonta paolii : a, tube anal et corne gauche; b, édéage, vue latérale gauche; c, style droit;
d, premiers segments abdominaux, vue dorsale; e, édéage, vue antérieure. — Echelle = 0,1mm.
— Original.
sa découverte dans le sud-est n’est pas une surprise puisqu’elle est largement
répandue dans toute la région paléarctique. Cette distribution nouvelle
pourrait, par contre, rendre sa présence moins rare qu’el1e n’est dans notre
pays. — R1 : 189.
Chlorita mendax (Ribaut, 1933). Sa répartition géographique dans la partie
orientale de notre pays est plus grande que ce que RIBAUT signalait. Je la
connais de Cieurac (Lot), Tussac rec., le 24.VII.l987. Elle a été capturée dans
les Vosges et les Alpes-Maritimes, REMANE rec., — Rl : 190.
Chlorita helichrysi Vidano, 1964. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 275.

GEN ALEBRA 63
Chlorita multinervia Vidano, 1964. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 276.
Chlorita Iaurac n. sp. Espèce nouvelle pour la France. Voir p. 277.
GEN. ALEBRA FIEBER, 1872
Le genre Alebra comprenait deux espèces françaises, selon RIBALJT. Deux
autres espèces que je ne connais pas doivent également s’y trouver; la
première surtout dans l’est du pays alors que la seconde devrait présenter une
distribution plus large :
— Alebra neglecta Wagner, 1940. Connue en particulier de RFA où elle
vit sur Prunus padus, Crataegus, Carpinus. Voir p. 252.
- Alebra coryli Le Quesne, I977. Décrite d’Angleterre puis trouvée aux
Pays-Bas et en Suisse, mais surtout à Jersey. Elle est înféodée au noisetier :
Cogvlus avellana. Voir p. 253.
Ce genre risque d’être profondément modifié à court terme car il est étudié
actuellement par plusieurs auteurs qui utilisent des méthodes d’investigation
plus lines que celle qui consiste à observer les génitalia. En fait, sur les cinq
espèces européennes actuellement connues, seule A. neglecta diffère des
autres par la forme de certaines pièces de son appareil reproducteur (voir
tableau des espèces).
Lou1<As & DRos0r>ouLos (1986), à propos du groupe albostriella qu’i1s ont
étudié sur Castanea sativa dans le Péloponèse (Grèce), semblent avoir séparé
par électrophorèse une nouvelle espèce pour la science . La plante-hôte joue
également un grand rôle dans la différenciation des espèces. En Grande-
Bretagne, GILLHAM (1986) suggère l’existence, sous le nom d’A. albostriella,
de deux espèces qu`il a séparées par l’intermédiaire du chant du mâle. L’une
vivrait sur Quercus mbur, l’autre sur Q. petraea et Q. cerris. Auparavant, LE
QUESNE (1977) avait déjà distingué la population d’Alebra se développant sur
noisetier comme représentant une espèce nouvelle, les caractères morphologi-
ques par ailleurs étant assez difficiles à mettre en évidence.
Les espèces du genre Alebra vivent sur la strate arborée.
TABLEAU DES ESPÈCES
(.I`ai utilisé une partie des caractères proposés par LE QUESNE (ap. cit.) pour
écrire le point 3).
I. Apex des lobes du pygophore avec une apophyse noire (pl. 103, fig. a) ............
................................................................................................................ neglecm Wagner
—. Absence d’apophyse noire à l‘apex des Iobes du pygophore .............................. 2
2. « Des points d’un brun foncé sur I‘arête dorsale externe des tibias postérieurs, à
l’extrémité des tubercules portant des aiguillons » .................... albostriella Fallén
—-. « Pas trace de points bruns sur les tibias postérieurs » ........................................ 3
3. « Vertex plus étroit, largeur chez le mâle : 0,71-0,77mm; chez la femelle : 0,78 -
0,81mm, plus ou moins carré entre les yeux. Les femelles sont plus petites,
longueur totale : 3,8-4mm (mâles : 3,5 -3,9mm) .......................... caryli Le Quesne
-. « Vertex plus large, largeur chez le mâle : 0,78-0,81; chez la femelle : 0,81-0,90mm,
nettement plus large que long entre les yeux. Les femelles sont plus grandes,
longueur totale : 4,1-4,5mm (mâles : 3,4-3,9mm) » .................. wahlbergi Boheman

64 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Alebru wahlbergi (Bohcman, l845) (pl. 19).
Les mamelons supérieurs des apodèmes du l° sternite abdominal, de même
que la petite dent qui est immédiatement à leur côté (fig. a), sont plus
proéminents que chez coryli (pl. 104, fig. c). Les ouvertures centrales (mêmes
figures) présentent des formes différentes; celle de wahlbergi est oblongue.
La forme des apodèmes du 20 sternite est caractéristique également (fig. b).
— R1 : 197.
Pl. I9. Alebm wahlbergiz a, apodèmes du l° sternite; b, apodèmes du 2° sternite. ——
Echelle = 0,lmm. — Original.
TRIBU DIKRANEURINI
TABLEAU DES GENRES (adapté de Vl¤ANo, 1959) (pl. 20)
l. Edéage bifide, à deux orifices (fig. e) .................................................. Notus Fieber
—. Edéàge à un seul orifice .............................................................................................. 2
2. Edéage muni d’appendices bien plus développés que la partie canalifère
(fig. a) .................................................................................... Emelyarwviana Anufriev
—. Edéage simple ou muni de petits appendices (fig. b et g) .................................... 3
 
Pl. 20. Dikraneurmi : Tableau d’ider1tification des genres; a, Emelyanoviana, édéage, vue latérale;
b, Ligumpia, édéage, vue latérale (g zgonopore); c, Wagneriala, édéage vue latérale; cl, Lzguropia,
élytre gauche, vue dorsale; e, Notus, édéage, vue postérieure; f, Forcipata, extrémité abdominale,
vue ventrale; g, Dikraneura, édéage, vue latérale gauche; h et i, Micamulina, élytres; j,
Micanrulina, édéage, vue latérale gauche. - D’après RIBALJT, V1¤ANo et WAGMER,

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66 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
3. Lames génitales distinctement séparées, leurs bords internes concaves (fig. f`) ....
........................................................................................ Forcipata DeLong & Caldwell
—. Lames génitales juxtaposées par leurs bords internes ............................................ 4
4. Cellule subcostale de I’élytre divisée par un certain nombre de nervures trans-
verses (fig. d) ...................................................................................... Liguropia Haupt
—. Cellule subcostale de l’élytre non divisée par des nervures transverses ............ 5 ‘
5. Elytres avec 2 ou 3 taches arrondies plus ou moins grandes, foncées (fig. h et i).
Edéage simple assez fortement comprimé latéralement; les bords du gonopore,
à l’apex, sont auriculés (fig. j) ................................................ Micantulimz Anufriev
T-. Elytres avec au plus une seule tache définie dans les cellules apicales. Edéage de
forme différente ............................................................................................................ 6
6. Corps relativement trapu (rapport longueur sur largeur égal ou inférieur à 3 :1);
partie apicale de la corie de I’élytre plus large que longue ,....,.. Erythria Fieber
—. Corps relativement grêle (rapport longueur totale sur largeur supérieur à 3 :1);
partie apicale du corium de I’élytre plus longue que large .................................. 7
7. Edéage simple (fig. c), lobes du pygophore mâle non appendiculés ....................
........................................................................................................ Wagneriala Anufriev
-. Edéage muni d’appendices (fig. g), lobes du pygophore mâle appendiculés ........
............................................................................................................ Dikraneum Hardy
GEN. LIGUROPIA HAUPT, 1930
Genre monospécifique.
Liguropia juniperi (Lethierry, 1876). RIBAUT la signale seulement de la
région méditerranéenne et de quelques départements limitrophes. En fait elle
doit se trouver partout où les Cyprès (Cupressus) sont plantés, car je la
connais de plusieurs localités d’I1e de France sur des arbres déjà âgés,
montrant par là que les populations sont bien implantées. Les adultes sont
présents plus tôt que ne l’indique R1BAUT, je les ai observés en grand nombre
dès les premiers jours de juillet, à Cagnano (Corse). — Rl : 203.
GEN. ERYTHRIA FIEBER, 1866
(Ce genre comprend également Erjythridea Ribaut, 1952).
Les deux genres ont été discutés du point de vue de leur position
systématique par plusieurs auteurs, dont DWORAKOWSKA (1971 b et 1976 c).
Ce dernier auteur, que l’on suivra ici, estime qu’i1 n’y a pas de différence
suffisante pour les séparer et supprime Erythridea, de sorte que le genre
Erythria contient les espèces suivantes, représentées par RIBAUT: aureola
Fall., mandersgemii Kbm, montandoni Puton, ferrarii Puton, Les autres
espèces de la région paléarctique occidentale intéressent, à des degrés divers,
la faune de France.

GEN. ERYTHRIA 67
TABLEAU DES ESPÈCES PALÉARCTIOUES (pl.2I)
I. Ailes un peu plus courtes que les élytres ................................................................ 2
—. Ailes réduites à I’état de moignon (subgen Erythridea Ribaut) ............................ 7
2. Elytres portant une tache brun noirâtre à l’extrémité proximale de la cellule
apicale interne (fig. a) .................................................................................................. 3
—. Elytres sans tache brun noirâtre dans la cellule apicale interne .......................... 4
3. Edéage à tige canalifère longue très comprimée latéralement, recourbée et munie
d’un long appendice à la face antérieure dirigé vers le bas (fig. b) ......................
............................................................................................................ montandonî Puton
—. Edéage à tige canalifère plus courte fortement incurvée, munie de chaque côté
d‘un appendice long et fort, appliqué contre elle jusqu`à l’apex (fig. c) ..............
........................................................................................................ pedemontana Vidano
4. Partie canalifère de l’édéage munie d’un appendice issu du bord postérieur et
dirigé vers le haut (fig. d) ............................................................................................ 5
——. Partie canalifère de l‘édéage munie à l’apex de deux appendices latéraux
récurrents (fig. f et g) .................................................................................................. 6
5. Appendice de la tige de l’édéage en vue postérieure presque droit, à côtés
parallèles,« en forme de palette quadrangulaire » (Iig.e) ...................,......................
.............................................................................................. mandersüemiî Kirschbaum
—. Appendice de la tige de l’édéage en vue postérieure à côtés fortement divergents
dès la base, fourchu à l'extrémité (fig. h) .......................... cîsalpina Dworakowska
6. Socle de l’édéage un peu plus large que la partie apicale en vue postérieure
(fig. f) ........................................................................................................ aureola Fallén
—. Socle de l’édéage beaucoup plus large que la partie apicale en vue postérieure
(fig. g) .................................................................................................... seclusa Horvàth
7. Partie canalifère de I`édéage munie près du milieu de deux robustes appendices
appliqués sur les côtés, fortement incurvés vers le haut et convergents (fig. i) ....
.................................................................................................................... alpina Vidano
—. Partie canalifère de l’édéage munie près du milieu de deux appendices grêles,
cylindriques,dirigés vers le haut et divergents (fig. j) ...................... ferrariî Puton
En Europe, toutes les espèces du genre hivernent à I’état adulte et n’ont
qu`une génération par an, à l’exception de celles qui sont vertes et qui en
présentent deux.
Les informations concernant les deux espèces suivantes viennent en
complément de celles fournies par Rxrmur et par Dw0RA1<owsi<A (I976c).
Erythria aureola (Fallén, 1806). Espèce plus rare que mandersüemii. Je la
connais de deux localités du Parc nat. Ecrins : Chantelouve (l000-l200m),
Vlll.l98l et les Cros (pâturage des Fumoras, 2000m) le 23.Vll.1984. - Rl :
204.
Erythria mandersücrnîi (Kirschbaum, 1868). Elle a été trouvée en nombre
dans et autour du Parc nat. Ecrins (Hautes-Alpes et Isère), toujours en
altitude, de l000m à 2000m. — R1 : 205.
On rencontre donc ces deux espèces jusqu’au début de l’étage alpin.

68 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
à 7 *· E ` ‘
Pl. 21. Erwhrm: Tableau dïdentification des espèces; a, monrandoni, élytre gauche; h. man-
mndoni, édéage, vue latérale gauche; c. pedemontana. édéage, vue latérale droite; d, manderst-
jermi. edéage, vue latérale gauche; e. mandersgermi, édéage, vue postérieure; f, aureola, édéage,
vue postérieure; g, seclusa, édéage, vue postérieure; h, cisa/pina, édéage, vue postérieure: i,
alpma, édéage, vue postérieure; j, ferrari, édéage, vue postérieure. — D`après DLABOLA,
DwoRA1<0ws1<A, RIBAUT et VIDANO.
Ervthria alpimz (Vidano, 1959). Voir p. 255.
Erythria cisahzina Dworakowska, 1976. Voir p. 256.
Ervthria pedemontcma Vidano, 1959. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 256.
Eqvthria seclusa Horvàth, l903. Voir p. 257.

GEN. DIKRANEURA 69
GEN. EMELYANOVIANA ANUFRIEV, l97()
Emelyanvvîana mollicula (B0heman,l845) (= albicans Lethierry,l876). Est
distribuée dans toute la France car elle a été trouvée également dans la région
méditerranéenne : Toulon (Var), SCHLJLER rec.; çà et là en Corse, B. & d.G.
(l978 et l98l); Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes) l500m, le
6.Vlll.l985, d.G. rec,. — Rl : 220.
Emclyanoviana cantraria (Ribaut,l936). Un mâle a été trouvé à 2500m au
Col de la Bonne Mère (lsèr_e), ainsi qu`un autre à Villar d’Arène : les Vernois,
l700m (Hautes-Alpes), d.G. & MELJSMER rec,. On a bien affaire à une espèce
d` altitude (étage alpin). Son aire d’extension comprend donc une partie des
Alpes, mais elle semble très rare dans ce massif montagneux. - Rl : 2l0.
GEN. DIKRANEURA HARDY. l850
TABLEAU DES ESPÈCES (adapté d'OssiA~~itssoN, 1981) (pl. 22)
I. Edéage plus étroit en vue latérale, appendices subapicaux longs (lig. a) dépassant
le bord antérieur de la tige des 2/3 de leur longueur .......... aridella J. Sahlberg
—. Edéage plus large.en vue latérale. appendices subapicaux courts (fig. b) ne
dépassant pas le bord antérieur de la tige ........................................ variata Hardy
Pl. ZZ. Drltraneura : Tableau d`identification des especes : a. uridella. édéage. vue latérale gauche:
b. iurmlu. édéage. vue latérale gauche. - D`après OSSIANlL§S()N et RIBAUT.

70 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Dîkruneura variam Hardy,l850 (nec aridella J. Sahlberg,187l). Ces deux
espèces, mises en synonymie par RIBAUT, sont en fait valides. — R1 : 213.
Dikraneura aridella J. Sahlberg, 1871. Cette espèce étant connue d’1talie
du Nord (sec. VlDANO,1965b) et de * RFA (sec. Oss1ANNtLssoN, 1981) est
susceptible de se trouver en France mais elle n’y a pas encore été signalée.
Voir p. 258. -— R1 : 213.
GEN. FORCIPATA DELONG & CALDWELL, 1936
Il existe un tableau d’identification des cinq espèces italiennes de ce genre.
Deux d’entre elles forment la faune de France in RIBAUT, une troisième est
nouvelle pour notre pays et les deux dernières, signalées d’1talie du nord, sont
susceptibles d’être découvertes un jour de ce côté-ci des Alpes; aussi m’a-t-il
paru nécessaire de présenter le tableau de reconnaissance de ces cinq espèces
et de décrire celles qui ne sont pas figurées par mon prédécesseur.
TABLEAU DES ESPÈCES (adapté de Vidano, 1964)(pl. 23)
1. Partie apicale de l’édéage comprimée dorso-ventralement et frangée sur ses côtés
(fig. a). Lames génitales du mâle nettement bidentées à l’apex (fig. b) ............ 2
—. Partie apicale de l’édéage comprimée latéralement, lisse sur ses côtés (fig.c). Lames
génitales du mâle unidentées à l’apex ................................ É ................. flava Vidano
2. Edèage élargi en spatule au niveau du gonopore (fig. a). Lames génitales du mâle
sans dents subdistales nettes (fig. b) .......................................................................... 3
—. Edéage à bords latéraux subparallèles entre eux au niveau du gonopore (fig. d).
Lames génitales avec une dent subdistale nette (fig. e) ........................................ 4
3. Lames génitales assez robustes, leur partie libre plus courte que le sternite
corespondant, munies de deux dents apicales recourbées médialement (fig.
b) ................................................................................................................ forcipata Flor
—. Lames génitales minces, leur partie libre plus longue que le sternite correspondant,
obtuses ou avec deux ou trois reliefs odontoïdes à l’apex et recourbées média-
lement (fig. e) .......................................................................................... obtusa Vidano
4. Lames génitales avec l’apex fortement incliné vers le haut (dorsalement) à partir
des dents subdistales qui sont partiellement visibles en vue latérale de la lame
génitale (fig. f`) .............................................................................. citrinella Zetterstedt
—. Lames génitales avec l`apex légèrement incurvé vers le bas (ventralement). Dents
subdistales de la lame génitale invisibles en vue latérale (fig. g) .. major Wagner
Forcipatafarcipata (Flor, 1861) ( = citrinella sensu R1BAur, 1936). Bien que
commune nulle part comme l’écrivait RIBAUT, sa distribution est plus grande
et sa présence plus fréquente que l’espèce suivante, dans et autour du Parc
nat. Ecrins (Hautes-Alpes et Isère). Elle n’a été trouvée qu’en altitude, entre
1200 et 2500m (étages subalpin et alpin). — Rl :217.
* Cette distribution est certainement erronnée.

GEN. FORCIPATA 7l
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J, ; · ` . · ,/l
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Pl. 23. Furcipara : Tableau d`identificati0n des espèces : n, b, forcipatas n, édéage, extrémité; b,
sternite génital, lames génitales; c, jlava , édéage, vue postérieure: d, citrinella, extrémité de
I`édéage; e, obrusa, sternite génital et lames génitales; f, curinella, sternite génital, lame génitale.
style, vue de profil; g, major , sternite génital. lame génitale, style, vue latérale. — D’après
Vi¤AN0.

72 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
Forcipata citrinella (Zetterstedt, 1828) (Pl. h.t. no 4, photo. en haut à
gauche).
(= similis sensu R1BAUT, 1936). Connue par RIBAUT de la Haute-Garonne
et du Territoire de Belfort, je l’ai capturée dans les Hautes-Alpes : Pelvoux
(Ailefroide,l870m); à Monetier-les-Bains vers le col d’Arsine (1700m), ainsi
qu’en Isère : Chantelouve, 1200m. Bollène-Vésubie (Alpes-Maritimes), au
lieu-dit « la Vacherie l’Ortiguier » 1750m, le 9.VIII.l985, d.G. rec,. Les
individus récoltés l’étaient toujours en très petit nombre. Elle a été trouvée
également dans la région parisienne (Yvelines) le 7.IX.l98l, MEUSNIER rec".
On doit la rencontrer plus au nord-ouest puisqu’elle est signalée de Jersey,
de sorte que sa distribution est probablement générale en France. —— R1 : 218.
Forcipata flava Vidano, 1965. Voir p. 258.
Forcipata major (Wagner, 1947). Voir p. 260.
Forcipata obtusa Vidano, 1965. Espèce nouvelle pour la France. Voir p. 261.
GEN. WAGNERIALA ANUFRIEV, 1970
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 24)
1. Apex de l’édéage progressivement aminci (fig. e et f) .......................................... 2
—. Apex de l’édéage brusquement aminci (fig. g) ........................................................ 3
2. La courbure de la partie apicale de l’édéage forme un angle droit avec sa base
(fig. f). Partie apicale des styles, en vue dorsale, comme la fig. a .. sinuata Then
—. La courbure de la partie apicale de l`édéage forme un angle obtus avec sa base
(fig. e). Partie apicale des styles, en vue dorsale, comme la fig. b ............ . ..........
....................................................................................... . ....................... palustris Ribaut
3. Espèce plus petite: 2-2,5mm. Come interne des styles dirigée dorsalement et
perpendiculairement au plan du style (fig. c) .......................... minima J. Sahlberg
—. Espèce plus grande : 2,5-2,8mm. Corne interne des styles dans le même plan que
le reste (lig. d) ............................................................................................ incisa Then
Wagneriala minima (J. Sahlberg, 1871). L’espèce est représentée par RIBAUT
(R2 :57, fig. 462), ainsi que par OSSIANNILSSON (1981 : tïg. 412). Elle n’est
toujours signalée que des Pyrénées Orientales, mais sa distribution doit être
beaucoup plus large.
Wagneriala sinuata (Then, 1897). Espèce qui n’était connue que d’un mâle
capturé près de Toulouse. Un autre mâle a été trouvé à Notre-Dame de la
Salette (Isère) le 22.VIll.l98I (d.G. & MEUSNlER,l982). Je l’ai capturée en
nombre sur l’île Sainte Marguerite (iles de Lerins)(Alpes-Maritimes), le
l5.Vl.l986. Ces nouvelles localités qui augmentent considérablement son aire
de distribution en France ne sont pas surprenantes puisqu’elle est signalée
de Suisse et d’Italie. — R1 : 215.
Wagneriala incisa (Then,l897). Voir p. 263.

GEN. NOTUS 73
Pl. 24. Wugneriala : Tableau d`identification des espèces : a, sinuata, style droit. vue dorsale; b,
palusms, style droit, vue dorsale; c, minima, style gauche, vue dorsale; d. incisa, style gauche.
vue dorsale; c, palusrris. édéage. vue latérale gauche; l'. sinuata. édéage, vue latérale gauche; g,
minima. édéage. vue latérale gauche. - D`après RIBAUT, et original.
GEN. NOTUS FIEBER, l866
Une seule espèce, flavipermis (Zett.), est mentionnée dans la faune de
France mais une seconde , originaire de Vénétie, pourrait se rencontrer un
jour dans notre pays. Voir tableau ci-dessous.

74 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME I
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 25)
—. Parties canalifères de l’édéage, en vue latérale, dirigées obliquement dés leur base
(fig. a); en vue postérieure leur apex est dirigé vers le bas,en forme de crochet
(fig. b) .................................................................................................... italicus Wagner
—. Parties canalifères de l’édéage , en vue latérale, s’inf`léchissant brusquement un
peu au-dessus de leur base (fig. c); en vue postérieure leur partie apicale est
dirigée vers le haut (fig. d) ............,......................................... flavipennis Zetterstedt
Notus flavipennis (Zetterstedt,1828). La Grave (Hautes-Alpes), le
2l.VIII.198l d.G. & MEusN1ER rec., —— R1 : 221.
Notus italicus Wagner,l954. Voir p. 263.
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Pl. 25. Noms : Tableau d’identificati0n des espèces : 2, b, ztalicus : a. édéage, vue latérale gauche;
b, édéage, vue antérieure; c, d, flavipermisz c, édéage, vue latérale gauche; d, édéage, vue
antérieure. — D’après WAGNER

GEN. ERYTHRIA 75
GEN. ERYTHRIA FIEBER, l866
Erythria jërrarii (Puton, l877). Son replacement dans le genre a été traité
précédemment. RIBAUT la signalait pour la première fois en France de Nice
(Alpes-Maritimes), en 1952 (R2 : 450). DwoRAK0ws1<A (l97lb) a identifié de
nombreux spécimens en provenance de ce même département, REMANE rec.,
le 29.IX.l969. On la rencontre sur le thym et sur les autres plantes en
coussinet, isolées les unes des autres. - Rl : 223.

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Pl,AN(`Ht— n~> 3.
Photo cn haut ix gauche : symptômes de la }·`Iui·c.i·t·c11¢·v durée, maladie due Z1 un MLO sur une
vigne a raisin blanc. (Cliché Station de Recherche sur les Mycoplasmes. INRA-Dijon).
Photo en haut il droite 2 C`it·un'cIIu i·iri<Iis L., ponte déposée dans une branche de frêne.
Photo en bas 1 Sravlmidvus Iiltllllhï Ball. cicadelle vectrice de la Flavescence dorée, maladie il
' .
l\/ILO de la vigne.

TROISIEME PARTIE. — CORRECTIONS
et ADDITIONS
au VOLUME 2 d’Henri RIBAUT
(Faune de France nv 57)
Ce chapitre concerne toutes les sous-familles de Cicadellidae autres que
celle des Typhlocybinae. Rusnur les traitait dans son second volume, à
l’exception des Ledrinae et des Ulopinae qu`il avait élevées au rang de famille
et que j`ai ajoutées, ici, afin de compléter son travail. On trouvera dans cette
section :
(a) Un amendement au tableau des sous-familles (autres que Typhlocybi-
nae),afin d`y inclure les Ulopinae et Ledrinae (p. 77-78).
(b) Une liste alphabétique des sous-familles françaises de Cicadellidae
(autres que Typhlocybinae) (p. 78).
(c) Les développements relatifs aux Ulopinae et Ledrinae (p. 78-83).
(d) Puis, partie principale de la Section, la revue des autres sous-familles
avec leurs genres et espèces. Pour celle des Delrocephalinae, la plus importante
d’entre elles pour nos régions, la révision inclut une liste alphabétique des
tribus et des genres qui y sont rattachés pour la faune de France (p.86·87).
Rappelons que les espèces de la sous-famille des Typhlocybinae signalées
à la fin du volume R2 ne sont pas reprises dans ce Supplément, elles sont
traitées dans la partie concernant le volume Ri.
R2 p. 12, modifier le tableau comme suit :
FAMILLE DES CICADELLIDAE
TABLEAU DES SOUS-FAMILLES (ïyphlocybinaa exceptèe)
Faire précéder l’alternative n¤ l de ce tableau par les suivantes, transcrites
de Rl : 23
A. Arête dorso-externe des tibias postérieurs développée en une lame dentée.
Pronotum portant dorsalement deux volumineuses protubérances lamellaires ......
............................................................................................................ (Scarîdae) Ledrinae
—. Arête dorso-externe des tibias postérieurs non lamellaire. Pronotum sans protubé·
rance ................................................................................................................................ B
B. Genoux postérieurs dépourvus d’aiguillons, joues proprement dites constituées par
une pièce distincte de la lame maxillaire et surélevées par rapport à l‘ensemble
bride et lame maxillaire .................................................................................... Ulopinae

78 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
—. Genoux postérieurs pourvus d’aiguillons. Nervures longitudinales des cories
toujours bien distinctes à leur base, réunies entre elles par d’autres nervures
transverses que les apicales .......................................................................... 1(R2 :12)
LISTE ALPHABÉTIQUE DES SOUS-FAMILLES FRANCAISES
(Typhlocybinae exceptée)
Agalliinae Kirkaldy,l90l .
Aphrodinae Haupt,l927.
Cicadellimze Latreille, 1825.
Deltocephalinae Fieber,l869 .
Dorycephalimze Oman,l943 (regroupe les Paradorydiimze et les Eupelicinae
sensu RIBAUT).
Hecalinae Distant, 1908.
Iassinae Amyot & Serville,l843 (= Jassinae sensu RIBAUT, 1952).
Idiocerinae Baker,l9l5.
Ledrinae Kirschbaum,l868 (= Scaridae sensu RIBAUT, 1936).
Macropsimze Evans,1935.
Megophthalminae Kirkaldy,l906.
Penthimiinae Kirschbaum,1868.
Stegelytrinae Baker, 191 5.
Ulopinae Le Peletier & Serville,l825 (= Ulopidae sensu R1BAUT, 1936).
SUBFAM. ULOPINAE LE PELETIER & SERVILLE, 1825
Cette sous—famille renferme quatre genres dans la région paléarctique, mais
un seul est présent dans sa partie européenne. Elle est considérée comme la
plus primitive de toutes celles qui composent la famille des Cicadellidae.
GEN. ULOPA FALLÉN, 1814
Trois espèces sont répertoriées en France, sur les cinq qui sont signalées
d’Europe par METCALF (1959), liste reprise par NAsr (1972). La séparation
entre ces espèces ne me semble pas encore correctement établie et une étude
ultérieure de systématique pourra modifier ce taxon.
Les Ulopa sont des insectes de petite taille dont le vertex et le pronotum
sont nettement bosselés. L’ensemble du corps est recouvert de ponctuations
très marquées.

GEN. ULOPA 79
TABLEAU DES ESPÈCES
—. Bord antérieur du vertex sinué (pl. 26, fig. a). Espèce plus grande. Elytres gris brun
avec deux bandes transverses blanchâtres ............................................ reliculata F.
—. Bord antérieur régulièrement convexe (pl. 27, fig. e). Espèce plus petite. Elytres
jaunâtres avec une bande triangulaire sombre dans le clavus (Hg. 1) chez le ci';
les 9 sont uniformément grises ............................................................ trivia Germar
Ulopa grisca Walker, 1851. Je ne connais pas cette espèce, dont l’holotype
femelle est déposé au British Museum. A ma connaissance, elle n’a été ni
signalée ni rediscutée depuis 1912 et reste pour moi hypothétique.
Ulopa rcticulata (F., 1794) (pl. 26).
Long. dg Q :3,3-4mm.
Face fortement convexe. Le passage du front au vertex est tranchant. Deux
bandes noirâtres plus ou moins sinuées sur le vertex (fig. e), la partie médiane
de celui-ci étant légèrement proéminente. Ailes antérieures, chez les deux
sexes, brunâtres ou marron avec deux bandes blanches obliques et une tache
de même couleur au niveau de l’épaulement, tout contre le thorax. Les
nervures présentent quelques traits blancs supplémentaires dans les zones
sombres. Pronotum avec deux zones latérales déprimées, plus sombres.
Scutellum légèrement proéminent à son extrémité. La forme normale ne
possède pas d’ailes postérieures.
o' : Lobes du pygophore avec un petit appendice sombre (fig. d). Lames
génitales assez étroites. Styles avec un appendice en forme de crochet, tourné
vers l’extérieur (fig. c). Edéage bifide, chaque tige étant munie d’un appendice
apical (fig. a et b).
Toute la France. Cette cicadelle est distribuée dans toute la région
paléarctique occidentale. Sa distribution latitudinale s’étend du Maroc
jusqu’en Suède.
Sur Calluna sp. et Erica sp., WALox=1= (1981) a résumé quelques éléments
de biologie de cet insecte : cinq stades larvaires; hibernation aux stades L3
à L5 ou adulte; les conditions thermiques du début du printemps et de
l’automne déterminent le nombre annuel de générations (deux ou trois). Dans
cet article, l’auteur décrit un strepsiptère nouveau pour la science : Halicto-
phagus silwoodensis parasite de (L reticulata en Grande-Bretagne. D’après ses
observations, ce parasite pourrait exister également en France.
Ulopa trivîa Germar, 1821 (pl. 27).
Long. o' : 2,5-3mm; 9 :3-3,5mm.
d* Couleur foncière plus claire que celle de l’espèce précédente. Face
convexe avec des fosses antennaires noires, entourées de brun. Cette plage
colorée remonte jusqu`au passage tranchant de la face au vertex où elle
rejoint la bande triangulaire du vertex (fig. f). Cette bande vient elle-même
au contact d’une tache brunâtre qui se trouve à l’avant du pronotum. Présence
d’un trait brun le long de la marge postérieure du pronotum, qui se trouve
au contact d’une ligne brune débordant sur toute sa longueur une des
* Ledimorphisme sexuelesttrès prononcé. Ladescription donnée ne concerne quele o'.

80 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
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Pl. 26. Ulopa reziculata za, édéage, vue postérieure; b, édéage, vue latérale gauche; c, style gauche,
vue dorsale; d. extrémité de l`abdomen du o'; e, avant-corps. vue dorsale. — Echelle = 0,lmm.
— Original.
nervures du clavus de l’élytre (fig. e). Présence de deux nervures brunes sur
la corie qui rendent ainsi la coloration de l’aile très différente de celle d’ U.
reticulata.
Lobes du pygophore avec quelques replis, qui deviennent presque tran-
slucides dans leur partie apicale (fig. d). Styles renflés à leur extrémité
postérieure (fig. a). Edéage bilide avec deux appendices filiformes à l’extré-
mité de chaque tige (fig. b et c). Si je suis l’article de Orosz (1977), les fig.
Pl. 27. Ulopa rrivia : a, style droit, vue dorsale; b, édéage, vue postérieure; c, édéage, vue latérale
gauche: d. extrémité abdominale, vue latérale gauche; e, élytre gauche; f, avant-corps vue dorsale;
g, édéage d`un autre individu, vue dorsale. — Echelle = 0,lmm. — Original.

GEN. uL0PA 81
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82 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
b et g représenteraient l’édéage de spécimens appartenant à l’espèce U.
guadarramensis Ferrari, 1882.
Je la connais de Décines (Rhône); Saint-Cezert (Haute—Garonne) et Gèdre
(Hautes Pyrénées). Les distributions géographiques fournies par METCALF
(1959) puis NAST (1972), la signalent de nombreux pays de la région
paléarctique occidentale.
SUBFAM. LEDRINAE KIRSCHBAUM, 1868 _
Un seul genre et une seule espèce présents dans la région paléarctique
occidentale.
GEN. LEDRA F., 1803
Ledru aurita (L., 1758) (pl. 28).
Long.: d : 10-15mm; 9 : 15-l8mm.
Tête très aplatie, son bord antérieur formant un angle très obtus. Vertex
avec une carène médiane longitudinale surélevée et deux plus petites latérales.
Ocelles disposés en arrière du vertex et insérés entre la carène médiane et les
latérales. Pronotum avec de chaque côté une expansion en forme d’aileron.
Ailes antérieures avec de nombreuses nervures transversales.
Scutellum légèrement proéminent à son extrémité. Couleur foncière allant
du gris au brun avec des points noirs et des protubérences rougeâtres
distribués à l’avant du corps .
d. Lobes du pygophore munis d’appendices à leur extrémité (lig. d).
Lames génitales assez étroites et convexes. Styles étroits sur toute leur
longueur (fig. a), avec une excroissance à leur extrémité distale (fig. e).
Edéage muni de deux appendices vers l’apex (fig. b. et c,).
Toute la France. LErr~nERR¥ (1874) la signale du département du Nord où
elle est peu commune. Nous l’avons capturée en Corse, B. & d.G. (1978). Je
la. connais de l’Indre et Loire, de la Drôme, des Charentes, du Var, de
Seine·Maritime, de Seine et Marne, des Yvelines et de l’Eure. Distribuée
pratiquement dans tous les pays d’Europe, on la rencontre également en
Chine.
Vit essentiellement sur Quercus sp., mais parfois aussi sur Alnus glutinosa
et Corylus. Sa biologie est mal connue, son cycle doit se dérouler sur deux
années. On la capture au piège lumineux.

SUBFAM. DELTOCEPIIALINAE 83
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Pl. 28. Ledru aurita 2 n, style droit, vue dorsale; b, édéage, vue antérieure; c, édéage, vue latérale
gauche; d, appendices du lobe gauche du pygophore; e. style gauche, extrémité.
— Echelle - 0. lmm. — Original.
SUBFAM. DELTOCEPHALINAE FIEBER, 1869
Les Deltacephalinae représentent la sous-famille numériquement la plus
importante. Un tableau général de toutes les tribus se trouvant dans la région
paléarctique a été fourni par EMELJANOV (1962b). Afin d’en faciliter la
compréhension, un tableau des tribus françaises est donné, suivi lui-même
d’une liste des tribus et genres avec l’indication de la page qui s’y rapporte
dans R2.
TABLEAU DES TRIBUS (pl. 29 et 29 bis )
l. Absence d`enc0che le long du bord externe des joues, sous les yeux (fig. a). Joues
normalement visibles de dessus .............................................................. Scaphyiopiini
—. Présence d‘une encoche distincte sous les yeux (lig. b). Joues invisibles de
dessus .............................................................................................................................. 2

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SUBFAM. DELTOCEPHALINAE 85
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Pl. 29bis. Tableau des Deltocephalinae (suite) : p, Parulimmniz Metagaldeus corsicus, édéage; q,
Dorarurmi, édéage de D. sr_tIara,· Delrocephalini : Endria nebulosa, connectif fusionné avec la tige
de l`édéage; S et t. Paralimnmi: Pinumfus aeralus. édéage.
2. Edéage à deux tiges ou deux gonopores (fig. c) .......................................... Opsiini
—. Edéage à une tige (mais il peut y avoir plusieurs appendices) et un seul
gonopore(lig. d) ............................................................................................................ 3
3. Lames génitales complètement fusionnees en une seule pièce (fig. e). Connectif
simple soudé à la base de l’édéage ...................................................... Goniagmzthini
-—. Lames génitales libres (lig. f`) ...................................................................................... 4
4. Branches antérieures du connectif divergentes ou parallèles (fig. g). Leurs
extrémités ne se rejoignent pas .................................................................................. 5
—-. Branches antérieures du connectif fusionnées ou très rapprochées à leur extrémité
(fig. h) ............................................................................................................................ I0
5. Ocelles approximativement à équidistance entre l`oeil et la ligne médiane de la
tête. Edéage asymétrique ................................................................................ Grypotinî
—. Ocelles plus près de l’oeil que de la ligne médiane de la tête ............................ 6
6. Bord externe des lames génitales avec une rangée d’aiguillons aplatis, tronqués
à leur extrémité (fig. i). (Cette tribu est encore inconnue en France) ....................
..........,............................................................................................................. Coryphaelini
—. Aiguillons des lames génitales pointues à leur extrémité (fig. D .......................... 7
7. Elytres avec trois cellules subapicales (fig. j) ....,....................... È ............................. 8
—. Elytres avec deux cellules subapicales (fig. k). Partie apicale des lames longue,
à peine sclérifiée ............................................................................................................ 9
8. Connectif en forme de Y (fig. g) ................................................................ Athysanini
—. Connectif en forme de barre ou de triangle à côtés concaves (fig. I) ....................
........................................................................................................................ Heberiellini
Pl. 29. Tableau des Deltocephalinae : a. Japananus hyalinus, tête: b. Calamotettix taeniatus. tête;
c. Opstini: Nevaliturus fenestratus, édéage; ti, Macrosteles cristatus, édéage; e. Goniagmzthini:
Goniagmuhus brevis, lames génitales soudées; f, Balclutha msea, lames génitales libres et sternite
génital; g, Athysanini, connectif; h,ParaIimnini, connectif; L Coqrphaelini. lames génitales et
sternite génital; j,Ath_t‘saninî, élytre; k. Macrostelini. élytre; L Freberiellini : Fieberiella septentrio-
IIU/IZST, COl'll’)CClll`Ã ITI, Bülfllllhü, £1VZ·1l’Il·COl'pS§ II, ^r!U(`I'OSl€If)II.È MGCYOSIEIES, KV8l'll.·COl"pS.

86 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
9. Vertex pas plus long au milieu que sur les côtés* (fig. m). Ailes avec la radiale
et la subcostale fusionnées à leur extrémité ............................................ Balcluthini
—. Vertex plus long dans sa partie médiane que près des yeux (fig. n). Ailes avec la
radiale et la subcostale distinctes à leur extrémité .............................. Macrostelini
10. Tige de l’édéage non étroitement fusionnée avec son socle (fig. q), issue du bord
ventral du socle dans lequel elle est un peu télescopée ...................................... ll
——. Tige de l’édéage étroitement fusionnée avec son socle (fig. p), ou gonopore
basal .............................................................................................................................. l2
ll. Tige de l’édéage sensiblement tubulaire. Lobes du pygophore inermes, mais
présence cependant de deux aiguillons indépendants très forts et noirâtres (R2,
fig. 246) .............................................................................................................. Stirellini
—. Tige de l’édéage à face antérieure transparente ou membraneuse (fig. q). Pas
d’aigui1lons sur les lobes du pygophore, ou bien leur nombre est supérieur à 2
formant alors un peigne sur leur bord postérieur (R2, fig. 107) .......... Doraturini
12. Connectif fusionné avec le socle de l’édéage (fig. r), Pronotum latéralement
caréné ........................................................................................................ Deltoœphalini
—. Connectif normalement libre, à branches antérieures fusionnèes (fig. s et t).
Pronotum normalement non caréné latéralement .................................. Paralimnini
Liste des tribus et genres de Deltoœphalinae
de la faune de France (par ordre alphabétique)
Nota : Les asterisques repèrent les genres qui ne sont pas traités dans
1’ouvrage de RIBAUT et sont nouveaux pour la faune de France.
Tribu, genre, R2 p. Idiodonus 121
Athysanini van Duzee,1892 Laburrus 84
Allygidius 207 Lamprolettix 119
Allygus 202 Limotettix 154
Anoplotettix 140 Macustus 113
Articmus 110 Melillaia *
Athysanus 107 Mimallygus 200
Bilusius 103 Mocydia 135
Cicadula 143 Mocydiopsis 132
Colladonus 139 Ophiola 156
C0l0b0tettix 170 Oxytettigella
Conosanus 97 Paluda 132
Doliotettix 122 Perotettix 170
Elymana 126 Phlepsius 193
Eohardia 163 Phyc0tettix*
Euscelidius 97 Pithyotettix 168
Euscelis 88 Platymetopius 228
Graphocraerus 194 Rhopalopyx 128
Handianus 112 Rhyzistylus 191
Hardya 161 Sardius 165
Hesium 166 Scaphoideus 223
" A 1’except10n du genre Nesoclutha Evans.

GEN. MACROSTELES 87
Selenocephalus 312 Neoaliturus 176
Sotanus * Opsius 179
Speudotetrix 169 Paralimninî Distant, 1908
Stictocoris 182 Adarrus 263
Streptanus 100 Aglena 216
S treptopyx * Araldus 278
Thamnotettix 115 Amcephalus 272
Balcluthinî Baker, 1915 Arthaldeus 289
Balclutha 63 Calamotettix *
Deltocephalinî Fieber, 1869 Cosmotettîx 123
Deltocephalus 246 Diplocolenus 280
Endria * Ebarrius 278
Recilia 250 Enantioœphalus 224
Doraturîni Ribaut, 1952 Errastunus 259
Aconurella 67 Goldeus 276
Chiasmus 303 Jassargus 251
Doratum 298 Mendreus 262
Fieberîellinî Wagner, 1951 Metag0Ideus*
Cechenotetrix 311 Metalimnus 222
Fieberiella 315 Mocuellus 295
Phlogotettix 307 Mongolojassus *
Placoteltix 309 Paralimnus 218
Synophropsis 307 Paramesus 197
Goniagnathinî Wagner, 1951 Pinumius 271
Goniagnathus 187 Psammorettix 237
Grypotîni Evans, 1947 Rh0ammus*
Grypotes 184 Sorhoanus 292
Macrostelinî Kirkaldy, 1906 Turrutus 261
Macrosteles 40 Scaphytopiinî Oman, 1943
Sagatus 60 Japananus *
Sonmnius 57 Proceps 226
Opsiini Emeljanov, 1962 Stirellini Emeljanov, 1966
Circulyer 172 Exitianus 137
GEN. MACROSTELES FIEBER, 1866
La faune d’Europe a été revue en partie par Gmewslu (1961), HAMn.T0N
(1983a) et OSSIANNILSSON (1983).
Dans le tableau des espèces (R2 : 45). remplacer l‘alternative 23 par :
23. Dans une vue latérale, l’axe apparent de l’êdéage change deux fois de direction
(abstraction faite de la courbure par laquelle la tige se détache du socle), une fois
au niveau du gonopore, une autre fois, assez brusquement, à mi-longueur des
branches (Hg. 10 à 12) ............................,................................................................. 23a
——. L‘axe apparent de I’édêage ne change qu`une 1`ois de direction (à peu près à
mi—longueur des branches ), par une courbure généralement assez large ........ 24
23a Apodèmes du 2° sternite courts n`atteignant pas l`extrémité du 3° sternite, leur
écartement est égal à au moins deux fois leur longueur (pl. 30, fig. d) ..............
.............................................................................................................. sexnotatus Fallen

88 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
—. Apodèmes du 2° sternite longs, dépassant l’extrémité du 3° sternite, leur écarte-
ment est égal sensiblement à leur longueur (pl. 30, fig. c) ....................,.................
.................................................................................................... ossiarmilssoni Lindberg
Macmstcles ossiannilssoni Lindberg, 1953. Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 187.
Macrostelcs sexnatatus (Fallén, 1806). Les oeufs produits par les 9 élevées
en jours courts présentent tous une diapause embryonnaire. Celle-ci est levée
après une période de froid, mais en jours longs, les oeufs déposés ne
présentent pas d’arrêt de développement (MULLER, 1984). Cette cicadelle de
la strate herbacée hiverne au stade oeuf et son activité de vol est crépuscu-
laire. Les adultes peuvent vivre plus de quatre mois. Elle transmet différentes
mycoplasmoses (jaunisses) à certaines plantes mais ne semble pas être,
jusqu’à maintenant, un vecteur d’importance économique. MoREAU &
BOULAY (1967) ont étudié son mode de piqûre. — R2 : 45.
Macrosteles aqœinus (Zetterstedt, 1828). Espèce nouvelle pour la France. Elle
a été trouvée à la Grave (Hautes-Alpes) le 2l.VIII.l980 (d. G. & MEUSMER,
1982). Elle semble donc très localisée. — R2 : 47.
Macrosteles cristatus (Ribaut, 1927). A été capturée à Banne d’Ordanche
(Puy—de-Dôme) par l’équipe de Zoologie de•·lZINRA de Rouen qui y effectuait
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Pl. 30. Macrosteles ossianmlssoniz a, édéage, vue latérale droite; b, édéage, vue posterieure; c,
2¤ et 30 sternites abdominaux du mâle, vue dorsale; d, M. sexnotatus, 20 et 3° sternites
abdominaux du mâle, vue dorsale. - Echelle = 0, lmm. - Original.

GEN. MACROSTELES 89
une étude écologique sur une nardaie, d.G. det,. Je l’ai trouvée également
dans la région parisienne, Versailles (Yvelines) en octobre 1980 et Saclay
(Essonne) au lac Vieux, en juillet 1985.
C`est un vecteur de plusieurs maladies à mycoplasme en Europe telles que _
la phyllodie du trèfle et l’eur0pean aster yellow (EAY) qu’elle transmet aux
céréales. - R2 : 47.
Macrosteles laevis (Rîbaut, 1927). Cette espèce hiverne au stade oeuf. Un
mâle a été trouvé par notre collègue MARTINEZ à la Chapelle-en·Valgaudemar
(Hautes-Alpes) le 13.VII.l983. Nous l’avons trouvée dans différentes localités
de Corse: Moriani le l5.VII.l972; Cagnano le 9.X.l978; Porto—Vecchio le
2.V1II.198l; Aleria le 5.X.l98l. Je la connais de deux localités des Alpes
Maritimes : Saint-Martin-Vésubie vers le Poncet (2270m) le l4.V11I.1985, et
Valdeblore (lac de Fremamorte, 2500m) le 8.VlII.1985.
Elle transmet plusieurs maladies: 1’eur0pean aster yellow (EAY) aux
céréales, ainsi que l’oat blue dwaU” et l’oat strip disease,· le stolburà la tomate;
la phyllodie du trèfle et le clover dwa¢ — R2 : 47.
Macrosreles viridigriseus (Edwards, 1924). Hiverne au stade oeuf. Récoltée
à Marais d’Orx (Landes), par notre collègue Mouïous, en 1974, elle a été
trouvée également dans la région parisienne, à Versailles, en juin et septembre
I976. Ces deux nouveaux sites de capture apportent des arguments pour une
distribution générale en France. Mais on ne la connaît pas encore du sud-est,
ni de Corse.
C`est un vecteur efficace de la Phyllodie du trèfle et du Green petal disease
de la fraise. -— R2 : 49.
Macrosteles maculosus (Then, 1897) (= ribauti Dlabola, 1946). -—- R2 : 49.
Macrosteles quadripunctulatus (Kîrschbaum, 1868). Espèce nouvelle pour la
France. D’abord citée de Montpellier (Hérault) par DELMAS (1965), notre
collègue MOREAU l’a ensuite identifiée des environs de Cavaillon (Vaucluse)
en 1972. B. l’a trouvée régulièrement depuis cette date, à Montfavet (Vau-
cluse). Nous l’avons signalée d'un site de Corse (B. & d.G., 1981). Je l’aî
identifiée des captures aux plateaux colorés installés par notre collègue
CHAMBON pour son étude des biocénoses céréalières du Bassin parisien, en
1974 (Seine-et-Marne). Cette espèce est donc assez largement distribuée en
France, de sorte qu’i1 est curieux que RIBAUT ne l’ait pas trouvée dans ses
chasses ou dans les différentes collections qu’il a été amené à examiner quand
il rédigeait sa Faune.
Transmet la maladie de la prolifération de la carotte dans le sud de la
France (MARCHOUx & al., 1972). Vecteur également de l’agent responsable
du Balai de sorcière des tagetes (BELL! & al., 1972). - R2 : 50.
Macrosteles ramosus Rîbaut, 1952. Cette espèce a été décrite du Var par
RIBAUT et n’était connue que de ce département. Nous l’avons trouvée en

90 CORRECTIONS ET A01J1T10NS AU VOLUME 2
Corse où elle semble rare puisque nous la connaissons d’un seul lieu, dans
la vallée du Tavignano, à Vaeaja, commune d’Aleria, le 7.X.l978. — R2 : 51.
Macrosteles fwfîcula (Ribaut, 1927). Corse, où B. l’a trouvée à Aleria et
Bonifacio en mai 1974. — R2 : 51.
Macrosteles fîeberi (Edwards, 1889) (et non 1891). Marais d’Orx (Landes)
où elle a été trouvée par notre collègue MOUTOUS en 1974. —— R2 : 53.
Macrosteles sordidipermis (Stâl, 1858) (pl. 31).
(= salinus Reuter, 1886). Espèce nouvelle pour la France. Décrite par
RIBAUT, j’ai représenté de nouveau l’ édéage (fig. a et b) ainsi que les
apodèmes du 2° sternite abdominal (fig. c). De nombreux individus ont été
capturés au piège d’interception au sol, par notre collègue FOUILLET (VII et
VIII.1984), dans une prairie rase à Puccinellia maritima de Roz-sur-Couesnon
(Ile-et-Vilaine), dans le polder Bertrand. —— R2 : 53.
Macrasteles oshanini Razviaskîna, 1957 (= opacipennis auctt, nec LE-
THIERRY, 1876, cette dernière appartient, en fait, au genre Circulyer). — R2 :
53. •
Macrosteles frontalis (Scott, 1875). Cette espèce est distribuée dans toute
la France. Je la connais de la Région parisienne, Versailles (Yvelines) VI et
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Pl. 31. Macmsreles sordidrpenmsz a, édéage, vue latérale gauche: b, édéage, vue postérieure; c.
Il<> et lIl¤ sternites abdominaux, vue dorsale. — Echelle = 0,1mm. —- Original.

GEN. NESOCLUTHA 91
VlII.l976 et d’Aleria (Corse), le long de la rive droite du Tavignano : Campo
al Quercio, le 5.X.l98l. — R2 : 54.
Macrosteles horvathi (Wagner, 1935). A été capturée à Plougrescant dans
les Côtes-du-Nord par notre collègue DE SACY en août 1980. Elle a été
trouvée également dans les Hautes-Alpes, à Pont·du-Fossé le l7.V1I.l983, et
au Col du Noyer le 20.VlI.l983 par notre collègue MARTINEZ. Cette espèce
présente donc une distribution assez large dans notre Pays bien qu`on ne la
rencontre qu‘en petit nombre à chaque fois. —- R2 : 56.
Macrosteles sardus Ribaut, 1948. Espèce nouvelle pour la France, voir
p. I87.
GEN. SONRONIUS DORST, 1937
Je maintiens ce genre bien qu`l—IAM1LTON (1983a) l’ait ramené au rang de
sous—genre. - R2 : 57.
Scmranius dahlbomî (Zetterstedt, 1840) (= quadripunctatus Fallen, 1806 ).
— R2 : 58.
GEN. SAGATUS RIBAUT, 1948
Sagatus punctïrons (Fallén, 1826). Les deux branches à l’apex de l'édéage
se croisent à mi-longueur (représentation in R2: 61) mais peuvent rester
également parallèles comme le montrent LE QUESNE (1969 : 132) et OssiAN·
Nn.ssoN (1983 : 654). -— R2 : 61.
Je n’ai pas suivi les conclusions de TRn>LEHoRN & NAULT (1986) et ai
maintenu l’ identité des Macrostelini et celle des Balcluthini dans le tableau
général des tribus des Deltocephalinae afin, essentiellement, de faciliter leur
distinction et leur identification par les écologistes non spécialistes.
GEN. NESOCLUTHA EVANS, 1947
Synonyme : Irinula, sec Vilbaste, 1976.
Ncsaclutha crythrocephala (Ferrari, 1882) (= Balclutha wagneri Lindberg
1954, sec. Dr.ABoLA 1957; = jïaveola Matsumura, 1908 sec. VILBASTE 1976;
= fïava UNDBERG, 1958 sec. THERON, 1982). Cette dernière synonymie fait
que cette espèce est distribuée également dans la région éthiopienne et qu`on
la rencontre jusqu`en Afrique du Sud. - R2 : 62.

92 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. BALCLUTHA KIRKALDY 1900
Le genre (décrit en 1900 et non en 1891 comme l’indique RIBAUT) a été
rediscuté par plusieurs auteurs ces dernières années: HAM1LTON (1983a),
OSSIANNILSSON (1983) et NAST (1986). Comme 1’indique NAST, il doit exister,
en fait, plusieurs espèces dans le groupe punctata-rhenana sensu RIBAUT. C’est
la raison pour laquelle je maintiens ces deux espèces au sens de WAGNER,
1939 et de R1BAUT, 1952, en attendant que le problème soit résolu.
Balclutha punctata (F., 1775). C’est probablement une des rares cicadelles
à présenter un pic d’activité de vol nocturne, entre 23 et 24 h. On peut
rappeler également une autre particularité écologique intéressante de cette
espèce : le retour possible au printemps, sur leur site d’estivation, de certains
adultes qui ont émigré vers les pins à la fin de l’été précédent. D’où également
leur hibernation au stade adulte ( RAATKAINEN & VASARMNEN, 1973). —-
R2 :64.
Balclutha nicolasi (Lethierry, 1876). Trouvée dans la commune de Lantos-
que, au Suquet (Alpes-Maritimes), REMANE rec., en 1979. — R2 : 66.
Balclutha frontalîs (Ferrari, 1876) (= raser: Scott, 1876 sec. VILBASTE, 1976).
Je la connais de Cahors (Lot), le 8.V.1988, TussAC rec., Compte-tenu de
cette nouvelle distribution et des localités signalées par RIBAUT, elle doit
occuper une aire importante de la partie méridionale du pays. — R2 : 66.
Balclutha saltuella (Kirschbaum, 1868). Corse, B. l’a trouvée à Moriani le
l3.Vlll.1972 . —· R2: 67.
Balclutha calumagrostis Ossiannilsson, 1961. Cette espèce qui m’est incon-
nue n’est pas illustrée. Je me sers de la description de son auteur pour la
présenter brièvement.
Long. 0* :3,3-3,6mm; Q :3,4-3,6mm.
En vue dorsale, bord antérieur de la tête régulièrement courbé, légèrement
plus long au milieu que près des yeux. Vertex convexe. Avant-corps jaunâtre
ou jaune verdâtre, avec des marques sombres et diffuses sur la tête. Sur le
pronotum une marque sombre transversale et arquée épousant la forme de
son bord antérieur. Suture scutellaire noire, bien marquée. Elytres hyalins
avec des nervures d’un jaune brillant. Abdomen noir avec des traits jaunes.
Vit sur Calamagmstis epigeos
Espèce essentiellement nordique, on la connaît de Suède, de Finlande, des
Pays-Baltes, des deux Allemagnes et de Tchécoslovaquie. Sa présence en RFA
(REMANE, 1987), laisse supposer qu’elle se trouve dans l’est de la France.

(IEN. EUSCELIS 93
Balclutha boîca Wagner, 1950. Je ne connais pas non plus cette espèce que
je présente uniquement par quelques caractères fournis par son auteur.
Long. o' :4,1-4,3mm.
Couleur foncière brun clair avec des marques plus foncées. La tète est plus
étroite que le pronotum. Les nervures, dans leur majorité, sont nettement
marquées dans la moitié antérieure des élytres. Présence de 5 à 7 soies le long
du bord externe des lames génitales. La partie apicale de l’édéage est plus
courte et plus épaisse que chez punctata .
Présente en Europe centrale, elle pourrait se trouver dans la partie
orientale du pays.
GEN. LABURRUS RIBAUT, I942
Laburrus quadratus (Forel, 1864). Arcambal et Cahors (Lot), les Vlll. et
IX.1987, TussAc rec. —— R2 : 85.
Laburrus pellax (Horvâth, 1903). Espèce nouvelle pour la France. Trouvée
à Rouffach (Haut-Rhin), le 1|.Vl.l976, REMANE rec. -— R2 : 87.
GEN. EUSCELIS BRULLÉ, 1832
L`action de différents facteurs physiques du milieu sur la forme de l’édéage
de certaines espèces de ce genre a fait l’objet de nombreux travaux qui sont
dûs essentiellement à des chercheurs allemands: Müller (1954, 1979...) et
Strübing (1963, 1965...). ll s’avère que la photopériode exerce une action
prépondérante sur la taille et la forme de l’édéage, de sorte que le tableau des
espèces donné par RIBAUT présente plusieurs synonymies.
Eusœlis Iineolarus Brullé, 1832 (= bilnbatus Wagner, 1938; = slictopterus
Flor, 1861). Cette espèce est commune en Corse: B. & d.G. (1978). Elle a
été trouvée également dans la région parisienne à la Chapelle-la-Reine (Seine
et Marne) en I974, à Versailles (Yvelines) en août 1977. Elle a été capturée
également par notre collègue Ricou en Seine-Maritime en 1967 et par LE
QUESNE à Jersey , de sorte que son aire de distribution est grande et s`étend
assez loin, incluant le nord de la France.
Cet insecte est vecteur de deux maladies du trèfle : la phyllodie et le balai
de sorcière, et a été l`objet, de ce fait, de nombreux travaux tant en France
qu`à l`étranger. MAILLET & GouRANTON (I97l) ont publié le cycle du
mollicute responsable de la phyllodie dans E. Iineolatus. — R2 : 91.
Eusœlis incîsus (Kirschbaum, l858) (= plebejus Fallen, 1806; nec galiberti
Ribaut, 1952 sec. NAST, 1972). Hibernation à l’état Iarvaire. Son mode de

94 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
piqûre a été étudié par MOREAU & BOULAY (1967). Cette espèce présente une
dormance qui est une quiescence liée directement à la température, de sorte
qu’à 200C constants, on obtient six générations par an, alors que 1’on en
observe deux à quatre dans les conditions naturelles. Les larves ont une
quiescence hivernale qui est levée dès que les conditions de température
redeviennent favorables (MULLER, 1954). Cette espèce possède un système
vibratoire constitué de membranes fortement pliées, situées au centre des 10
et 20 tergites abdominaux. Des muscles puissants provoquent leur oscillation.
Les vibrations sont transmises au reste du corps puis passent dans la plante,
probablement par l’intermédiaire des pattes puisque le corps ne touche pas
le substrat pendant 1’émission. L’organe récepteur doit se trouver également
dans les pattes (STRUBING, 1986). Système commun à toutes les Cicadelles.
Elle transmet la phyllodie du trèfle, le dwaU’ clover, le stolbur et de
nombreuses autres maladies à mycoplasmes (jaunisses). — R2 : 92.
Euscclis galiberti Ribaut 1952. Considérée par certains auteurs comme
synonyme de E. incisus. — R2 : 93.
Euscclis distînguendus (Kirschbaum, 1858). Confirmation de sa présence en
France, à la Chalp (Isère), le 24.Vl1I.l981, au DVAC, d.G. rec,. Je l’avais
identifiée précédemment d’Essarvias (1—Iautes—Alpes), BOULARD rec.,
V1II.1977. Elle a été capturée également à la limite de 1’Ariège et des Pyrénées
orientales près de Quillan ainsi qu`en Andorre, REMANE rec,. — R2 : 94.
Euscelis alsius Ribaut, 1952. L’estivation des oeufs, induite par une
photopériode longue de 16h., est une adaptation de l’espèce à la sécheresse
dans les régions méditerranéennes. Cette dormance n’existe pas quand la
population est élevée en jours courts. Dans les conditions naturelles elle est
levée par une période de températures fraiches (W1TsACK, 1985). — R2 : 94.
Eusœlis ohausi Wagner, 1939 (= singeri Wagner, 1951 ssp., sec. Strübing,
1978). — R2 : 95.
GEN. CONOSANUS OSBORN & BALL, 1902
Ce genre ne comprend qu`une espèce holarctique.
Conosanus obsoletus (Kirschbaum, 1858) (= Athysanus obsoletus Kbm.,
1858). — R2 : 97.

GEN. STREPTANUS 95
GEN. EUSCELIDIUS RlBAUT,l942
Euscelidius varîcgatus (Kirschbaum, l858) (Pl. h.t. n° 4, photo. en bas).
Transmet la Phyllodie du trèfle. Cette espèce, élevée sans difficulté, est
fréquemment utilisée au laboratoire comme vecteur de substitution de la
jlavescence dorée de la vigne et autres mollicutes. Des individus de S. titanus
maintenus en cage peuvent piquer des plants de féveroles et les contaminer,
lorsque ces insectes sont virulents. Une population d’E. variegatus élevée sur
ces plantes malades sera à même de s’infecter et transmettre ultérieurement
la maladie à d’autres pieds sains. — R2 : 98.
Euscelidius schenkii (Kirschbaum, 1868). B. l’a capturée en plusieurs
endroits de Corse, B. & d.G. (1978). - R2 : 99.
GEN. SOTANUS RIBAUT, I942
Sotanus thenii (Lôw, 1885). Voir p. 2l5.
GEN. STREPTANUS RIBAUT. I942
Modifier le tableau des espèces comme suit :
I. Côtés de la tige de l‘édéage sans dilatation a leur base (R2 2 fig. lS2) .......... la
-. Côtés de la tige de l’édéage avec une dilatation au voisinage de leur base ...... 2
la. Palette de l`extrémitè de l’édéage beaucoup plus large que longue (trois fois
environ) (R2 : fig. IS3) ........................................................ margimzrus Kirschbaum
—-. Palette de l’extrémité de l'édéage pas plus large que longue (pl. 79, fig. d) ........
.................................................................................................................. cwzjînis Reuter
2. Dilatation de la base des côtés de la tige faible, arrondie (R2 : fig. I49) ............
...................................................................................................... aemulans Kirschbaum
—. Dilatation de Ia base des côtés de l`édéage forte, triangulaire ............................ 3
3. Palette aussi longue que large (R2 2 fig. l46) .......................... snrdidus Zetterstedt
—. Palette plus large que longue (pl.80, fig. e) ............................ ultaensis Zachvatkin
Streptanus svrdidus (Zetterstedt, l828) (nec conjînis sensu RIBAUT, 1952 qui
est une espèce valide). Hiberne au stade oeuf. — R2 : I00.
Strcptanus aemulans (Kirschbaum, I868). Elle est citée de Seine Maritime
par notre collègue Ricou (l967). Elle a été récoltée à Dadonville (Seine et
Marne) par notre collègue Cmwiuow en 1974, d.G. dei,. -— R2 : l02.

96 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Streptanus margim1tus(KirSchbaum, 1858). RlBAUT la signalait de toute la
France. Elle doit être, en fait, absente de la partie méridionale de notre pays
(REMANE, comm. pers.), — R2: 103.
Streptanus okaensis Zachvatkin, 1948. Voir p. 218.
Streptanus conjînis (Reuter, 1880). Voir p. 216.
GEN. ATHYSANUS BURMEISTER, 1838
Athysanus argentarius Metcalf, 1955 (= argentatus F., 1794). Cette cicadelle
a été trouvée dans la région parisienne : Versailles (Yvelines) en juillet et août
1976, d.G. rec. ainsi qu’à Montjour (Seine et Marne), CANTONNET rec., en
1979. — R2: 107.
GEN. ARTIANUS RIBAUT, 1942
Artianus mamlerszjernii (Kirschbaum, 1868) et A. interstitialis (Germar, 1821).
Confusion des deux espèces reconnue par RIBAUT (1959a). L’espèce représen-
tée (R2 : üg.169-171) est en fait A. mandersgemii Kbm. que RIBAUT
connaissait des départements du Gard et de l’Hérault. Je l’ai identifiée des
chasses de notre collègue BOULARD en provenance de Sérignan (Var), en
juillet 1973. Les autres localités signalées par RIBAUT: Moselle, Bas-Rhin,
Belfort, Yonne, sont douteuses pour cette espèce et doivent plutôt concerner
A. interstitialis. — R2: 110.
Artianus interstitialis (Germar, 1821). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 219
GEN. PHYCOTETTIX HAUP1`, 1929
Phycotcttùt truncatipemzis (Rambur, 1840) (= Thamnolettix paryphantus
Lethierry, 1878). Espèce non représentée; elle a été rediscutée et fîgurée par
LiNNAvUOR1 (1971). Sa caractéristique principale est liée à la présence d’un
édéage asymétrique ne possédant qu’un appendice partant de sa base.
Elle est distribuée dans la région éthiopienne et se trouve dans les trois
pays du Maghreb. On l’a capturée également en Grèce, en Espagne et en
Italie (Sardaigne). On pourrait la rencontrer en Corse.

GEN. IDIODONUS 97
GEN. MELILLAIA LINNAVUORI, I97l
Melillaia desbmchersi (Lethierry, l889). Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 222.
GEN. OXYTETTIGELLA METCALF, l952
Genre monospécîfique.
Oxytettigella viridinervis (Kirschbaum, l868). Cette cicadelle m’est inconnue
et n’a pas été représentée.
Signalée des pays du Maghreb, d’Espagne et d’Italie, elle pourrait se
trouver en Corse car elle a été capturée en Sardaigne.
GEN. THAMMOTETTIX ZETl`ERS'I`EDT, I840
Modifier, comme suit, le tableau des espèces (R2 : IIS) :
I. Elytres d’un brun jaunâtre léger, plus ou moins maculé de brun foncé. Ocelles
gros, distants de l’oeil de moins de leur diamètre (R2 : fig. I87) ...................... la
Ia. Bord dorsal des lobes du pygophore non prolongé par une apophyse spiniforme.
Armement du dos des fémurs I : l+4 ...................................... dilutiar Kirchbaum
-. Bord dorsal des lobes du pygophore prolongés par une apophyse spiniforme (pl.
76; fig. a). Armement du dos des fémurs l : l+5 .................... exemtus Melichar
Thammotettix exemtus Melichar, l896. Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 2l2.
GEN. LAMPROTETTIX RIBAUT, 1942
Lamprotettix nîtîdulus (F.,1787) (= octopunctatus Schranck, 1796). Je la
connais de Pleubian (Côtes du Nord), le 26.VIII.l980, DE SACY rec,. - R2 :
119.
GEN. IDIODONUS BALL, l936
Idiodonus cruemarus (Panzer, 1799). Trouvéc à Essarvias (Hautes-Alpes) par
notre collègue BOULARD, en juillet 1978. Cette espèce est assez commune dans
le préparc et le Parc nat. Ecrins où on la rencontre souvent dans les
megaphorbiaies. Egalement dans le Massif de l’Authion (Alpes-Maritimes),
REMANE rec,. Cette cicadelle est surtout fréquente en altitude. - R2 : I2I.

98 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. DOLIOTETTIX RIBAUT. 1942
Doliotcttzlr lunulatus (Zetterstedt, 1840) (pl. 32)
(= pallens Zetterstcd, l828). J’ai représenté l’extrémité de l’abd0men afin
de compléter les dessins de RIBAUT. Lobes du pygophore allongés, munis sur
leur artic su érieure de lon s ai uillons. Leur artic antérieure est res ue
. P . . . . , . P
noire. Vers la partie distale, issue de l’mter1cur, sort une apophyse en forme
de corne, dirigée vers l’arrière (fig. a et b). Cette espèce n’a toujours pas été
trouvée dans notre pays. — R2 : 122.
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Pl 32 Dnlmtemv Iunulatuv : a, pygophore ct tube anal, vue laterale gauche; b, pygophore et tube
anal. vue dorsale. - Echelle = 0.lmm. - Original.

GEN. ELYMANA 99
GEN. RHOANANUS DLABOLA, 1949
Rhoananus hyp0chI0ms(Fieber, 1869). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 246.
GEN. COSMOTETTIX RIBAUT, 1942
Synonyme : (Palus DeLong & Sleesman, 1929). - R2 : 123.
Modifier, comme suit, le tableau des espèces :
· 2. Elytres avec deux taches (R2 : fig. 206). I’une dans la cellule apicale interne, l‘autre
dans la cellule apicale subexterne .............................................................................. 3
——. Elytres sans taches noirâtres bien délimitées ........................................ panzeri Flor
3. Edéage muni d`appendices apicaux latéraux, dirigés postérieurement (R2: fig.
208) ............................................................................................................ costalis Fallén
-. Edéage dépourvu d‘appendices apicaux (pl. l0l,lig. b) ............ aurantiacus Forel
Cvsmatettix panzeri (Flor, l861). Elle n’a été signalée qu‘une fois de Lyon,
par REV. Elle aurait été trouvée récemment dans les Alpes-Maritimes,
REMANE rec,. - R2: 126.
Casmotcttix aurantiacus (Forel, 1859). Voir p. 247.
GEN. CALAMOTETTIX EMELJANOV, l962(a)
Calamotettix taeniaius (Horvath, 1911). Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 249.
GEN. ELYMANA DELONG, 1936
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 33)
—. Lobes du pygophore avec une rangée de petites dents sur son bord postéro-dorsal
(fig. b). Extrémité de l`édéage dans le prolongement du reste de la tige (fig.
a) .................................................................................................. sulphurella Zetterstedt
—. Lobes du pygophore avec une rangée de fortes dents sur son bord postéro-dorsal
(fig. c). Extrémité de l’édéage recourbée vers l`arrière, en forme de crochet (fig.
d) .............................................................................................. kozhevnikavi Zachvatkin

100 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
·$§;..//"'/
 
a b
,/ d
 
C
Pl. 33. Ebmana : Tableau d’:d:ntific:·.tion des espèces : a, su/phznella. édéage. vue latérale gauche;
b. su/phurelln, lobe gauche du pygophore; c, Iiozhetnikwi. lobe gauche du pygophore; d,
ltazhcvmknvz, édéage, vue latérale gauche. — D`après Dw0RAKowSKA.
Etymana sulphurella (Zetterstedt, 1828). DWORAKOWSKA (l968) pense que
cette espèce, comme toutes les autres du genre, est originaire d’Amérique du
Nord mais cette hypothèse est contestée par HAM11.ToN (l983a) qui, en se
basant sur sa distribution orientale au Canada et son extension concentrique
récente à partir du foyer originel, depuis 1935 (date des premières captures),
conclut que cette cicadelle provient de l’Ancien Monde. Des éléments de
biologie sont fournis par WAL©FF & SOLOMON (1973) , WALoFF (1979), ainsi
que par CH1v1<©wsi<1 & HAMu.ToN (1985). Cette espèce est univoltine en
Europe et hiberne au stade oeuf. La durée du développement larvaire à 240 C
est d’environ 25 jours; la durée de vie adulte est de trois mois pour la femelle,
un peu plus courte pour le mâle. La fécondité est en moyenne de 45 oeufs
par femelle.
RIBAUT signale que sa distribution est générale en France. Elle semble plus
fréquente en altitude, je l’ai capturée à 2500m au Col de la Bonne Mère
(Isère), en août l98l. Je la connais également de Woippy (Moselle), du Bassin
parisien, de Corse. — R2 : l27
Elymana kozhevnikovi (Zachvatkin, 1938). Cette espèce, ayant été récoltée
en Engadine, REMANE rec., est susceptible de se trouver en France. Voir
p. 207.

101
GEN. RHOPALOPYX RIBAUT, 1939
Mis en synonymie avec Paluda DeLong (1937) par plusieurs auteurs.
OSSIANNILSSON (1983), que l’on suivra ici, sépare ces deux genres d`aprés
l’orientation des lobes du pygophore et la position du gonopore, selon le
tableau suivant :
-. Lobes du pygophore dirigés vers le bas. Gonopore non apical ..............................
............................................................................................................ Rhopalopyx Ribaut
—. Lobes du pygophore dirigés vers le haut. Gonopore apical ........ Paluda DeLong
RIBAUT, dans son avant-dernière publication (1959a), n’exp1icite pas
complètement ses confusions concernant le genre Rhopalopyx.
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 34)
1. Des taches noires surlevertex etle pronotum (R2 : l27,fig.213) ................................ 2
—. Pas de taches noires ................................................................,..................................... 3
2. Lobes du pygophore longs, s`amincissant progressivement vers l`apex (fig. d) ....
.............................................................................................. preyssleri Herrich-Schâffer
—. Lobes du pygophore courts, arrondis à l‘extrémité avec une forte épine et plusieurs
soies (fig. c) ............................................................................ adumbrata C. Sahlberg
3. Pointe des lobes du pygophore plus courte que les soies, ne se trouvant pas dans
le prolongement du bord postérieur du pygophore (fig. b) ...... monxicola Ribaut
—. Pointe aussi longue que les soies, prolongeant presqu`en ligne droite le bord
postérieur du pygophore (fig. a) ................................................................................ 4
4. La soie la plus apicale est insérée près de la base de la pointe des lobes
(fig. a) ...................................................................................................... vitripennis Flor
—. La soie la plus apicale est insérée avant la base de la pointe des lobes, à une
distance au moins égale à deux fois la longueur de cette pointe (fig. e) ............
...........................................................,.................................................. elongatus Wagner
Rhapalopyx prcyssleri (Herrîch-Schâffer, 1838) (nec adumbrata sensu ,
RIBAUT, 1952, cette dernière est une espèce valide). R. preyssleri est distribuée
assez largement dans tout le massif du Parc nat. Ecrins qui se trouve à cheval
sur deux départements 1 Isère et Hautes-Alpes. Egalement dans le Parc nat.
Mercantour (Alpes-Maritimes) à Saint-Martin—Vésubie, le 9.Vl11.l985, d.G.
rec.. Je ne l'ai jamais trouvée au cours de mes chasses dans le Bassin parisien
bien que RIBALJT la signale de Paris. — R2 : 129.
Rlmpalopyx elvngatus Wagner, 1952 (= vitripennis sensu RIBAUT 1952, in
RIBAUT 1959a). Trouvée en Corse, B. & d.G. (1978) et dans les Alpes-
Maritimes, d.G. rec. en août 1985. Cette cicadelle est distribuée, en fait, dans
toute la moitié sud de la France. - R2 : l3l.

102 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
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Pl. 34. Rhopalopyx : Tableau d’identification des espèces. Lobe du pygophore : a. vztripennis; b.
monticola; c, adumbraia; d, preyssleri; e, elongazur. —— Echelle = 0.1mm.
— D’après RIBAUT, et original.
Rhopalopyx monticola Ribaut, 1939. Cette espèce a été mise en synonymie
avec vitripennis F1., en particulier par NAST (1972) et OSSIANNILSSON (1983).
N’ayant pas observé d’exemplaires de monticola je maintiens, pour le
moment, sa validité. — R2 : 132.
Rhopalopyx vitripennis (Flor, 1861) (= parvispinus Wagner, 1947, nec vitri-
permis sensu RIBAUT, 1952). L’espèce nouvelle pour la France que RIBAUT

GEN. RHOPALOPYX l03
(195921) signalait sous le nom de parvispinus ne doit donc pas être considérée
comme telle. Voir fig. a. Je la connais du quart sud-est de la France :
Hautes-Alpes et Alpes·Maritimes. — R2 : l3l.
Rhopalopyx adumbrata (C. Sahlberg, l842). Voir p. 205.
GEN. PALUDA DELONG, I937
Paluda flaveola (Boheman, 1845). Les considérations concernant ce genre
(voir tableau des genres) conduisent à ne placer ici que cette espèce. — R2 :
l32.
GEN. STREPTOPYX LINNAVUORI, l958
Streptopyx tamaninii Linnavuori, l958. Espèce nouvelle pour la France,
voir p. 207.
GEN. MOCYDIOPSIS RIBAUT, 1939
Ce genre a été revu par REMANE (1961) qui a étudié à cette occasion les
spécimens de la collection Ribaut. Ce dernier signalait l’existence en France
de deux espèces . L`étude de REMANE a permis d’ajouter monticola, mais
Iongicauda et intermedia sont susceptibles de s’y trouver.
Dans cet article,l’auteur indique que plusieurs espèces peuvent vivre dans
le même biotope, les plantes-hôtes étant des graminées. Les espèces, dans leur
majorité, hibernent à l’état adulte et sont univoltines, cas assez rare chez les
cicadelles. Chez M. Intermedia et attenuata, l’accouplement a lieu après
l’hibernation alors que chez Iongicauda et peut-être parvicauda, il se déroule
avant et seules les femelles fécondées hibernent. — R2 :132.
TABLEAU DES ESPÈCES (adapté de Remane, 1961)(p|. 35 et 35 bis)
I. Appendices de l‘édéage plus courts que la longueur du socle, en vue latérale (Hg.
21), paraissant sensiblement droits sur toute leur longueur, en vue postérieure (fig.
l`, g et h) .......................................................................................................................... 2
—. Appendices plus longs que la longueur du socle (fig. e), paraissant assez
régulièrement recourbés sur toute leur longueur en formant un arc de cercle (fig.i
et j) .................................................................................................................................. 4

104 C0RRECT101vs ET AD1J1T10Ns AU VOLUME 2
egë eœee
l
Pl. 35. Mocydmpsisz Tableau d’idemificati0n des espèces: a-e, édéage, vue laterale gauche.
a,pan·1eauda; b, Intermedia; c, m0ntic0Ia,· d,I0ngicauda,· e, attenuata; I'-h, édéage, vue postérieure,
f, parvicauda; g, montieola; h, longicauda. — D’après REMANE, et original.

GEN. .t10crD10Ps1s 105
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Pl. 35bis. M0c_1dt'0psis: Tableau dïdentification des espèces (suite) : i, imcrmedia; j, artemmra.
élytre gUl·lChC, k. [7(U'\`I.('(llldlI: L iIIl°f.’I'IN£'diü; m. üllfllllülül II, IHOHHCOIG.
— D’après REMANE. et original.
2. Tige de l`édéage arquée en vue latérale : longueur/hauteur <2/I (fig. d). Distance
du gonopore au point d’insertion des appendices environ la moitié de celle qui
va du point d'insertion à |`extrémitè de l’ édèage. Longueur de l`appendice > l,5
fois la distance de son point d’insertion à l’extrémité de l’édéage. Tube anal très
long (0,66~0,8Imm) ........................................................................ Iongicauda Remane
—. Tige de l’édéage peu arquée : longueur/hauteur >2/l (fig. a et c). Le gonopore
se trouve près du point d’insertion des appendices latéraux. Longueur de
l’appendice, environ l,2 fois la distance de son point d’insertion à l’extrémité de
l`édéage. Tube anal court (0,36-0,58mm) .................................................................. 3
3. Edéage robuste, la base de la tige représente presque la moitié de la longueur du
socle, en vue latérale (fig. a). Les appendices sont légèrement recourbés à leur
extrémité en vue latérale. Dessin noir des élytres réduit, le clavus est toujours
unicolore et clair (fig. k). Espèce plus petite et plus robuste que la suivante
(longueur du o' 1 3,72-4,l5mm) .................................................... parvicauda Ribaut
—. Edéage grêle, sa base représente le l/4 environ de la longueur du socle, en vue
latérale (fig. c). Appendices droits en vue latérale. Dessins des élytres plus ou
moins complets (fig. n). Clavus toujours tacheté. Espèce plus grande et plus mince
(longueur du d : 4,27-4,43mm) .................................................... manticola Remane
4. Tige de l‘édéage courte et épaisse, sa courbe (représentée par le rapport l/h est
d‘environ 2/l) est moins arquée que celle de l’espèce suivante (fig. b). Espèce
trapue, dont l`extrémité des élytres est peu développée. Dessins bruns très
soutenus donnant des insectes d‘aspect sombres (fig. I) ........ Intermedia Remane

106 CORRECTIO/VS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
—. Tige de l’édéage longue et grèle, sa courbe : l/h < 2/1 est plus marquée (fig. e).
Appendices moins longs que ceux de I’espèce précédente. Espèce plus mince, dont
l’extrémité des élytres est normalement développée. Dessins bruns moins dévelop-
pés (fig. m) .................................................................... . ........ attenuata sensu Ribaut
Mocydiapsis attenuata (Germar, 1821). Je n’ai pas encore capturé cette
espèce qui est connue d’Angleterre, de Jersey, du Luxembourg, d’Allemagne,
des Pays-Bas pour ne citer que les pays voisins. Ces localités font que sa
distribution doit remonter assez haut, en France. MAILLET (1956) l’a signalée
de Dordogne. —— R2: 133.
Mvcydiopsîs parvicauda Ribaut, 1939. Hibernation à l’état adulte. B. l’a
trouvée dans différentes localités de Corse. Du fait de sa présence dans les
pays voisins d’Europe du nord, dont l’île de Jersey, on devrait la rencontrer
dans des localités plus septentrionales que celles qui ont été citées jusqu`à
maintenant. —— R2 : 135.
Mocydiopsis intermedia Remane,l96l. Voir p. 209.
Mocydiopsis longicauda Remane,l96l. Voir p. 210.
Mocydiopsis monticola Remane,l96l. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 21 1.
GEN. MOCYDIA EDWARDS, 1922
Mocydia crocea (Herrich-Schâffer, 1837). Dormance de type parapause :
arrêt de développement obligatoire à un moment donné et fixé de l’ontogé-
nèse, ce qui provoque le monovoltinisme. Les femelles de cette espèce ne
produisent des oeufs qu’après avoir subi une période de jours courts. En jours
longs, elles sont incapables de pondre (MULLER, 1984). — R2 : 135.
GEN. EXITIANUS BALL, 1929
Exitianus capicola (Stâl, 1855) (= taeniaticeps Kirschbaum, 1868). Seule
espèce française appartenant à la tribu des Stirellini. Existe çà et là en Corse,
B. & d.G., 1978. Espèce cosmopolite que l’on rencontre non seulement dans
la région paléarctique mais aussi dans les régions orientale et éthiopienne
(THERoN, 1982). —— R2: 138.
GEN. ANOPLOTETTIX R1BAUT,1942
Anaplotettix fuscovenosus (Ferrari, 1882). Trouvée dans plusieurs localités
de Corse, sur de nombreuses plantes : maquis et lande pacagée, vigne,
platane, B. & d.G.,1978. — R2 : 141.

GEN. CICADULA 107
Anoplotettix putoni Ribaut, 1952. Espèce nouvelle pour la France. Elle peut
être considérée comme nouvelle, en effet, car RJBAUT 1’avait décrite à partir
d‘un individu de la collection Puton, sans indication de date ni de lieu. NAST
(1972) 1’avait considérée comme italienne puisqu’elle était signalée de
différentes localités transalpines par WAGNER (1959) puis par SERVADEI
(1967). Wagner l’a rediscutée et figurée à nouveau. Elle a été trouvée en Corse
par MEYER-ARNDT en 1986, à Olmeto sur romarin et à Sartène. Je 1’ai récoltée
dans le Cap Corse : à Luri en juillet 1975, puis à Canarî en juillet 1980. —
R2 : 143.
GEN. CICADULA ZETFERSTEDT, 1840
Une publication récente de REMANE & FRUND (1986) permet d’identi1ier
les femelles des espèces d’Europe centrale et occidentale en utilisant les
structures de la partie basale de 1’ovipositeur. Cette caractérisation concerne
les espèces françaises suivantes : albingensis Wagn., jlori J. Shlb., mutilla R.,
persimilis Edw., quadrinotata F., quinquenotata Boh., saturata Edw..
Cicadula quadrînvtata (F., 1794). Confirmation d’ur1e distribution générale
à l’exclusion, peut-être, du littoral méditerranéen. Elle a été capturée dans
de nombreuses localités du Parc nat. Ecrins (Isère et Hautes-Alpes), d.G. &
MEUSNIER (1982); à Versailles (Yvelines), ainsi que dans la Réserve naturelle
du Pinail, Vouneuil (Vienne), au piège lumineux en juin 1984, d.G. rec,. —
R2 : 146.
Cicadula aurantipes (Edwards, 1894). Cette cicadelle est toujours inconnue
en France.Se reporter au texte de LE QUESNE (1969), pour sa représentation.
— R2: 148.
Cieadula quînquenotata (Boheman, 1845) (nec rubroflava Linnavuori, 1952;
nec Iongiventris J. Salhberg, 1871; nec nigricornis J. Salhberg, 1871 qui sont
des espèces valides). Elle a été capturée par notre collègue DE SACY à
Plouha (Côtes-du-Nord), en août 1980 et par moi-même dans le Bassin
parisien à Versailles (Yvelines). RIBAUT ne la signalait que de l’est de la
France. —— R2: 148.
* Cicadula albîngensîs Wagner, 1940 (et non 1941 comme 1’a écrit RIBAUT).
Oligophage sur Carex, essentiellement C. riparia et C. üClJ(1T0ïmîS(LAUTERER,
1986). Sa distribution est plus grande que ce qu’en indique RIBAUT. ll faut
ajouter RFA, Norvège, Finlande, RDA, Autriche, Pologne, URSS (Pays-
Baltes). — R2: 148.
‘ Voiraddendump. 349.

108 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Cicadula flori (J. Sahlberg, 1871). Deux mâles ont été capturés à Vouneuil
(Vienne) dans la Réserve naturelle du Pinail, au piège lumineux, en juin 1984,
d.G. rec., Cette capture laisse supposer une distribution dans presque toute
la France, mais en basse altitude. Les individus récoltés ne présentaient
aucune tache sur la tête. — R2 : 149.
Cicadula frrmtalis (Herrich-Schâffer, 1835). Oligophage sur différents Ca-
rex: riparia, acutïormis, gracilis (LAUTERER, 1986). — R2: 151.
Cicadula placida (Horvàth, 1897). Trouvée par notre collègue POITOUT, en
1972, à Montfavet (Vaucluse). R1BAuT la signalait plus à l’ouest. Je la connais
également de Mignataja (Corse), le 1().V1.1987, BRUN rec,. Un des specimens
observés appartient à la var. inomata Ribaut, 1952; les autres se rapprochent
de la var. typica mais la fosse antennaire est noire et le postclypeus clair,
comme l’ensemb|e du vertex et du pronotum. —— R2: 152.
Cicadula Iineatopunctata (Matsumura, 1908) (= divaricata Ribaut 1952 sec.
VILBASTE, 1976). Espèce méditerranéenne; elle a été signalée récemment de
Corse (B. & d.G., 1981). — R2 : 153.
GEN. LIMOTETTIX J. SAHLBERG, 1871
Ce genre, étudié par LE QUESNE (1969) et Vn.BAsTE (1973), ne concerne plus
qu’une espèce pour la faune française :
Limotettùc striola (Fallén, 1806). Cette cicadelle est attirée par la lumière,
car j’ai capturé plusieurs individus au piège lumineux à Vouneuil (Vienne)
dans la Réserve naturelle du Pinail, le 20.Vl.1984. -— R2 : 155.
GEN. OPHIOLA EDWARDS, 1922
Ce genre comprend toutes les autres espèces rapportées antérieurement à
Limotettix.
Ophiola atricapilla (Boheman, 1845). Espèce non discutée par RIBAUT. Ne
la connaissant pas, je n’ai pas pu la représenter. Même aspect que L. striola,
mais chez O. atricapilla on note la présence d’un trait fin interocellaire réduit
à des petits points triangulaires alors que ce trait est bien différencié (quoique
généralement interrompu), chez Limotenix striola. Chez cette dernière espèce
le bord latéral des lames génitales est droit alors qu’il est très légèrement

GEN. HARDYA 109
convexe chez atricapilla. Elles semblent également diverger l’une de l’autre
par la forme de 1’extrémité des styles.
Sa présence en RFA et en Angleterre laisse entrevoir une possibilité de la
rencontrer dans le nord de la France.
On la trouve dans les marécages et les tourbières.
Ophiola comicula (Marshall, 1866) (= intractabilis KONTKANEN, 1948. Les
dessins R2 : 304 - 305 - 308 - 309 semblent se rapporter à carnicula). Capturée
à Cragou (Finistère), BARNAUD rec. en 1974. Cette distribution dans l’ouest
de la France n’est pas surprenante puisqu`elle est connue aussi d’Angleterre
et des Pays-Bas. Elle semble rare dans notre pays. — R2 : 156.
La distinction entre decumana et russeola n’est pas aisée. Le premier critère
donné par RIBAUT concerne la taille, mais les spécimens que j`ai identifiés
sont plus petits en ce qui concerne decumana, de sorte qu`il parait judicieux
de fournir de nouveaux caractères pour les séparer.
—. Espèce plus grande, d : 3,5-4,4mm; Q : 4,2-5mm. Vertex assez arrondi, la largeur
au milieu ne dépassant pas 1,5 fois celle près des yeux. Styles évasés à leur
extrémité apicale. Présence d‘une apophyse pointue le long du bord dorsal des
lobes du pygophore .................................................................. decumana Kontkanen
—-. Espèce plus petite, o' : 2,8-3,5mm: 9 : 3,2-3,5mm. Vertex plus anguleux, sa
largeur médiane supérieure à 1,5 fois celle près des yeux. Styles non évasés à leur
extrémité apîcale. Présence d’une petite apophyse émoussée le long du bord dorsal
des lobes du pygophore ................,..................................................... russeola Fallén
Ophiola decumana (Kontkanen, 1949) (= comicula sensu RIBAUT nec
MARSHALL, 1866). Ne semble pas fréquente en France, malgré une distribu-
tion assez large en Europe (surtout centrale et nordique). RIBAUT ne la
signalait que de l’Ariège. Je l’ai identifiée des captures au piège coloré de
notre collègue CHAMBON lors de son étude des biocénoses céréalières du
Bassin parisien à Ury (Seine-et-Marne), le l7.Vl.l974.
OSSIANNILSON (1983) la signale sur Vaccinium myrrillus et sur Carex. - R2 :
157.
GEN. HARDYA EDWARDS, 1922
Modifier, comme suit, le tableau des espèces :
1. Elytres dépassant nettement l’extrémité de l’abd0mnen. Chez le mâle, joues et
anteclypeus plus ou moins clairs .............................................................................. la
la. Dernière dent (la postéro-ventrale) du peigne des lobes du pygophore (R2 zlig.
3l5) beaucoup plus longue que les autres ........................................ tenuis Germar
-. Dernière dent sensiblement de la même longueur que les autres (pl.70 zfîg.
b) .............................................................................................................. alpina Wagner

110 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Hardya tenuis (Germar, 1821). Dordogne, MAILLET rec. (1956). Dijon (Côte
d’Or), le 30.VII.l979, BARMER rec,. Cette espèce, bien que largement distri-
buée dans notre pays n’est pas fréquente. — R2 : 162.
Hardya melarwpsis (Hardy, 1850). Cette cicadelle se rencontre en altitude
dans notre pays d’après les distributions indiquées par RIBAUT. Elle a été
capturée dans l’Est, au Markstein (Vosges ou Bas—Rhin) en octobre 1978,
REMANE rec,. Je l’ai identifiée dans le matériel récolté par nos collègues de
la station de Zoologie de l’INRA-Rouen à Banne d’Ordanche (Puy-de·Dôme)
le 23.VII.l974 et le l9.IX.l975. — R2 : 163.
Hardya signüer (Then, 1897). Espèce nouvelle pour la France. Elle a été
trouvée au chaos de Targassonne, vers le col de Puymorens près de
Font-Romeu (Pyrénées-Orientales) en juin 1963, REMANE rec,. Je l’ai captu-
rée : à la Croix de la Bonne Mère (Isère), à 2500m le 22.VIII.l982; au Col
d’Arsine (Hautes-Alpes), à 2570m le 23.VIII.l982; ainsi qu’à Belvedère
(Alpes—Maritimes), au lieu—dit Baisse de Cavaline, 2500m, le 22.V1I.l985. —
R2 : 163.
Hardya alpina Wagner, 1955. Voir p. 203.
GEN. EOHARDYA ZACHVATKIN, 1946
Synonyme :( Hardyopsis Ribaut, 1949, nec Stenometopiellus Haupt, 1917;
REMANE comm. pers,). — R2 : 163.
Eahardya fraudulentus (Horvâth, 1903) (= insularis Lindberg, 1948). Cette
espèce n’était connue que du Var. B. l’a trouvée en plusieurs points de la
vallée du Tavignano (Corse) en 1973; je l’ai capturée également en Corse à
Sainte-Lucie-de-Tallano le 9.X.l98l. — R2 : 163.
GEN. SARDIUS RIBAUT, 1947
Sardius argus (Marshall, 1866). Bien que signalée de Pays plus nordiques :
Angleterre, Belgique, Allemagne..., je ne la connais que de la moitié
méridionale de la France. MAILLET l’a trouvée dans ses chasses aux Eyzies
(Dordogne), en 1956; Corse: B. & d.G. (1978 et 1981); Haute-Vienne:
Azat-le-Riz en 1982, d.G. rec.; Touraine (sans autre indication de date et de
lieu) DESBROCHERS rec,. — R2 : 165.

GEN. CIRCULIFER 1ll
GEN. HESIUM RIBAUT, 1942
Hesium domino (Reuter, 1880) (= * biguttatum Fallén, 1806). Son aire de
répartition s`est considérablement agrandie par rapport à ce que RIBAUT
signalait. Notre collègue SERVAlS l’a capturée à Fontcouverte (Hautes-Alpes)
sur Oxyrropidis montana et (ou) Pastinaca sativa, le 5.Vll1.l969. Gresse·en-
Vercors (Isère), à 1350m, le 3.lX.1979, BARBIER rec. Elle a été retrouvée un
peu plus tard dans le Parc nat. Ecrins et sa périphérie (Hautes-Alpes et Isère)
(d.G. & Meusnier, 1982). Nos collègues de la station de Zoologie de
l`lNRA-Rouen l’ont récoltée à Marcenat (Cantal) dans une nardaie, le
25.Vll.l974, d.G. det.. Je l’ai capturée au piège lumineux dans la réserve du
Pinail, commune de Vouneuil (Vienne) en juin 1984, puis ultérieurement à
Bollène-Vésubie à 1750 m (Alpes-Maritimes) le 9.VIIl.l985. — R2 : 166.
GEN. SPEUDOTETTIX RIBAUT, 1942
Speudotcttix subfusculus (Fàllen, 1806). Quelques individus ont été capturés
par n'otre collègue DLJ MERLE à Bédoin (Vaucluse), 1300m, le l5.V.l982 sur
chêne pubescent, Quercus Ianuginosa. — R2: 170.
GEN. COLOBOTETTIX RIBAUT, 1948
Colobotertix morbillosus (Melichar, 1896). Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 212.
GROUPE DE GENRES CIRCULIFER / NEOALITURUS
Ces deux genres sont parmi ceux qui soulèvent actuellement le plus de
difficultés du point de vue de Videntification des espèces. La variation
morphologique intraspécifique implique, pour une étude approfondie, d`utili-
ser des critères plus fins que l'observation des pièces génitales du mâle. Selon
OMAN (1970) que l’on suivra ici, Circulüen tel que le traite RIBAUT, représente
en fait l’association de deux genres qui sont très proches. _
SÉPARATION DES GENRES CIRCULIFER ET NEOAL/TUFIUS
(Voir fig. in R2: 175, 177, 179)
-. Ailes antérieures de couleur foncière claire (jaunâtre ou verdâtre) avec des
marques noires, quand elles sont présentes, mal délimitées. Lames génitales larges
et courtes, plus ou moins tronquées (R2, fig.358, 366). Tige de l`édéage sans
projections latérales, ses branches formant presqu`un cercle complet (R2, fig.
364) ................................................................................................ Circulyer Zachvatkin
" Homonyme primaire. `

ll2 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
—. Ailes antérieures de couleur foncière différente (roussâtre à noirâtre), avec des
taches claires généralement bien délimitées (R2, fig. 368). Tige de l’édéage avec
des projections latérales (R2, fig. 377). Lorsque la couleur foncière est roussâtre,
ses branches ne forment jamais un cercle presque complet (R2, fig. 374, 377) ..
.................,........................................................................................ Neoaliturus Distant
GEN. CIRCULIFER ZACHVATKINJ935
Ce genre comprend les espèces suivantes pour la France 2 tenellus Baker;
haematoceps M. & R.; opacipennis Leth.; dubiosus Mats.; rubrivenosus Scott
(espèce hypothétique).
TABLEAU DES ESPECES (adapté de Young & Frazier, 1954)
l. Lames génitales triangulaires (R2, fig. 358), pointues à leur extrémité, bord externe
droit ou légèrement sinueux, avec une rangée de fortes soies le long de cette marge
ou très près de son bord et allant jusqu’à l’apex : groupe haemamceps .... È ....... 3
-. Lames génitales de forme variable (R2, fig. 362, 366) ou très irrégulièrement
triangulaires.La rangée de fortes soies est normalement plus irrégulière et n`est
jamais parallèle sur toute la longueur du bord latéral des lames vers l’apex:
groupe tenellus ................................................................................................................ 2
2. Longueur du bord interne des lames génitales plus grande que sa largeur mesurée
en son milieu (R2, fig. 362). Bord latéral de l’extrémité apicale des styles bien
développé en vue ventrale (R2, fig. 362) ................................ dubiosus Matsumura
—. Longueur du bord interne des lames génitales égale ou inférieure à sa largeur
mesurée en son milieu (R2, fig. 366 et pl. 36, fig. e). Bord latéral de l’extrémité
apicale des styles non développé (R2, fig. 366) ................................ tenellus Baker
3. Longueur supérieure à 3,4mm. Espèce robuste. Sur Cistus ......................................
.......................................................................................... haematoceps Mulsant & Rey
—. Longueur inférieure à 3,4mm. Espèce plus grêle. Plantes-hôtes variées ................
........................................................................................................ opacipennis Lethierry
Circulïer haematoceps (Mulsant et Rey, 1855). Capturée à Fréjus (Var) par
REY, elle est connue du littoral méditerranéen. On la trouve en Corse, dans
de nombreuses localités, l’adulte étant présent surtout d’oct0bre à décembre
(B. & d.G., 1978). On la rencontre depuis la côte (végétation de dunes),
jusqu’au maquis des montagnes du centre (BRUN & al., 1986), mais elle n’a
toujours pas été trouvée dans les vergers d’agrumes. Parmi les plantes-hotes 2
la giroflée sauvage (Matthiola sinuata) semble particulièrement favorable à
son développement; la soude (Salsola kah), l’ héberge également. Bien que
les individus capturés dans le maquis se soient révélés porteurs de S. citri,
aucune des plantes étudiées à l’aide du test Elisa ne s’est montrée malade.
Une étude récente de Fos & al. (1986) a montré que C. haematoceps peut
devenir naturellement virulifère à l’occasion d’un repas d’acquisition sur une
plante-hôte qui héberge Spimplasma citri. L’infestation peut avoir lieu
également au laboratoire, par injection intra-abdominale du mollicute. —
R2 : 174.

GEN. CIRCULIFER 113
Circulwr apacîpennîs (Lethierry, 1876) (= vittiventris sensu R1BAUT 1952,
nec haematoceps M. & R.,l855). LETHIERRY la signale de la France méridio-
nale: Cassis (Bouches-du-Rhône), PUTON rec. et Hyères (Var), ABEILLE DE
Pekam rec. Youwo & FRAZIER (1954) 1’ont indiquée de Saint Cézert (Haute-
Garonne) et Fréjus (Var), probablement d’après les collections du MNHNP.
Cette cicadelle est largement distribuée puisqu’on la retrouve en URSS.
C. opacipennis est une espèce très voisine de haematoceps dont elle n’est
peut-être seulement qu`une « écomorphe ». En fait, les variations sont très
grandes au sein de chaque espèce, de sorte que leur validité est contestée par
certains auteurs. Les critères que l’on utilise actuellement pour les différencier
ne sont pas suffisants.
Les deux espèces semblent cohabiter et présenter la même distribution en
Europe et en France tout particulièrement. Au Proche-Orient, par contre, C.
opacipennis se trouve sur les plantes charnues gorgées de sève, alors que C.
tenellus se rencontre surtout sur la végétation xérophile. — R : 174.
Circulwr dubiosus (Matsumura, 1908) (= ruscinonensis Ribaut, 1952). —
R2 : 176.
Cîrculïer tenellus (Baker, 1896) (pl. 36).
Confirmation de sa présence en France. Brun & al. (1986) l’ont signalée
de Corse, où elle a été capturée à Tallone, près de 1’étang de Diane.
L`individu représenté provient de Riverside (Californie, Etats-Unis). On
remarquera que la caractéristique permettant de distinguer l’espèce : longueur
du bord interne de la lame génitale égale ou inférieure à sa largeur, n’est pas
respectée, du fait de la présence d'une excroissance apicale et de la légère
concavité de la partie médiane du bord externe.
La biologie de cette espèce est bien connue du fait de son importance
économique. D’après HARR1Es & Douoms (1948) :
- durée du développement embryonnaire : 44 j. à 15°C; 5,5 j à 38°C.
—- durée du développement larvaire : 75 j. à 18°C; 13 j. à 35°C.
La longévité adulte ( BINDRA & Deoi., 1972) dépend aussi beaucoup de
la température :
d :39 j.; Q :66 j. à 17¤C.
o' : 30 j.; 9 :21 j. à 25°C.
o' : 27 j.; Q :25 j. à 32•>C.
Les exigences thermiques sont telles que le nombre de générations
annuelles est très variable et dépend du lieu où se trouve l’insecte. Aux
Etats-Unis elle transmet le stubbom des Citrus dont l’agent causal est S. citri.
Elle est vecteur également du curly top virus qu’el1e peut inoculer à de
nombreuses plantes cultivées : betterave sucrière, tomate, concombre, haricot
et certaines plantes ornementales, provoquant par là des pertes économiques
importantes. — R2: 176.
Circulyer rubrivenosus (Scott,1876). Cette espèce, décrite de Corse, n‘a pas
été reprise par RIBAUT dans sa Faune. Youwo ET FkAzrER (1954) la signalent
dans leur étude, comme devant être très proche ou identique à haemataceps.

H4 CORRECTION.? ET ADD1T10NS AU VOLUME 2
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Pl. 36. Czrculyîzr tenellus : a, édéage, vue latérale droite; b, édéage (dans la direction de la flèche
de la fig. a); c, extrémité de l’abd0me11 du d', vue latérale droite; cl, style gauche, vue dorsale;
e, lame génitale droite, vue ventrale. D’après un exemplaire des Etats-Unis.
— Echelle = 0,]mm. — Original.

GEN. GRYPOTES 115
GEN. NEOALITURUS DISTANT, 1918
Ce genre a pour représentants en France : fenestratus H. S. et albogultatus
Leth.
Neaaliturus fenestratus (Herrich-Schâffer, l834) (= guttulatus Kirschbaum,
|868). - R2: l78.
GEN. OPSIUS FIEBER, IS66
Opsius stactogalus F ieber, 1866 (= spinulosus d.G., 1981). Une étude portant
sur les déformations morphologiques dues au parasitisme chez cette espèce
a été publiée par V1DAN0 (1962). Corse, partout dans l’î1e où se trouvent les
Tamarix (généralement en bordure de mer). Les pullulations sont très
importantes en été, malgré un fort taux de parasitisme naturel. — R2 : 180.
GEN. STICTOCORIS THOMSON, 1869
Stictvcvris picturatus (C. Sahlberg, 1842) (= *Iineatus F., 1787). Cette espèce
est localisée mais son aire de distribution est grande, car elle a été trouvée
dans plusieurs communes de la partie sud-est (Hautes-Alpes) du Parc nat.
Ecrins, d.G. rec. RIBAUT signalait sa présence à Pantin, commune limitrophe
de Paris, à partir des captures faites par A. MORÈRE. R1BAUT a eu accès à la
collection MORERE qu'il cite plusieurs fois dans le cours de ses deux ouvrages.
A. MORERE était un amateur qui a surtout chassé entre 1925 et 1939, le long
du canal de l’Ourcq et aussi, d‘après son fils, sur les pentes de Romainville.
D’un point de vue floristique cette dernière commune était très intéressante
par la présence d’espèces méridionales. Ces biotopes sont couverts mainte-
nant de béton de sorte que ces captures., bien qu’encore récentes, appar-
tiennent pratiquement au domaine de l'I—Iistoire, au même titre que les
herborisations de J. J. ROUSSEAU, deux siècles plus tôt, lorsqu’il arpentait les
villages qui ont formé, par la suite, les arrondissements périphériques de la
capitale. _
Sur Ononis sp. — R2 : l82.
GEN. GRYPOTES F1EBER,1866
Grgpvtes staurus lvan0ff,l885 (pl. 37).
Je propose une nouvelle représentation de l‘espèce car les dessins de
RIBAUT me paraissent non conformes à la réalité ou insuffisants. Apodèmes
' Homonyme primaire.

ll6 CORRECTIONS ETADDITIONS AU VOLUME 2
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Pl. 37. Grtpoles staurus forma michelinae: a, sternite génital, lames génitales, styles, connectif;
b, édèage, vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche; d, lobe gauche du pygophore avec son
appendice et tube ana]; e, 2¤ sternite abdominal, vue dorsale; f, l° sternite abdominal, vue
dorsale; g, édéage de la var. typica. — Echelle = 0,lmm. —— Original.

GEN. PHLEPSIUS ll7
des 20 et 30 sternites abdominaux comme les fig. fet e. L’appendice apical
des lobes du pygophore est beaucoup plus grand que ne l’indique cet auteur
(fig. d). Les lames génitales sont longues (fig. a), de forme différente de celles
de puncticollis; leur partie apicale, presque transparente, n’est pas rigide. Le
socle de l’édéage est nettement cruciforme (fig. b et g).
Grypotes staurus ssp. zypica : En vue postérieure, l’extrémité de l’édéage est
tournée vers la droite (fig. g), comme le montre également le dessin de Ribaut
(R2,fig.406).
Grgypotes staurus forma michelinae zmême aspect que typica dont elle diffère
par l`extrèmité de l’ édéage qui est tournée vers la gauche en vue postérieure
(fig. b).
J’ai identifié des mâles de ces deux taxons en provenance de Piolenc
(Vaucluse), le 25.X.l986, COFFIN rec. Cette n. ssp. a été également capturée
à Luri (Corse) le l4.X.l98l, d.G. rec. Les deux formes vivent au même endroit
et simultanément. —— R2: l87.
GEN. GONIAGNATHUS FIEBER, l866
Goniagmzthus guttulinervis (Kirschbaum, 1868). Citée seulement du Var, cette
espèce a été trouvée par B., en Corse le long du Tavignano le l3.X.l973; par
notre collège RUNGS, au piège lumineux, en septembre 1975 à Ajaccio; à
Monaccia et Sartène, le 8.X.|98I, d.G. rec. — R2 : 190.
GEN. PHLEPSIUS FIEBER, l866
Ce genre a été revu par WAGNER en 1963. Les trois espèces sont présentes
en France.
TABLEAU DES ESPÈCES (pl. 38, et R2: 193, fig. 424-430 )
1. Vertex l,5 fois plus large que long, de sorte que la tête est saillante (fig. b) ......
.................................................................................................................... ornatus Perris
-. Vertex deux fois plus large que long, de sorte que la tête n’est pas saillante
(fig. a) .............................................................................................................................. 2
2. Tige de l` édéage formant un angle obtus, à la limite entre ses premier et second
tiers (pl.69, fig. a). Deux lignes le long de sa face dorsale formant une gouttière
(fig. c) .................................................................................. intricarus Herrich—Schâff`er
—. Présence de deux ou trois épines robustes noires, appliquées le long du bord
postérieur du pygophore (R2.fig. 429). Tige de l‘édéage très arquée, munie sur sa
moitié distale de trois crêtes : deux latérales à bord denté, une postérieure à bord
lisse (fig. d) ...................................................................................... spinulosus Wagner

118 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Pl. 38. Phlepsius : Tableau d’identification des espèces : a, intrrcatus, tête, vue dorsale; b, ornaius,
tête, vue dorsale; C, intricatus, édéage, vue postérieure; d, spinulosus, édéage, vue postérieure. -
D’après WAGNER, et original.
Phlepsius spinulasus Wagner, 1963 (= intricatus sensu RIBAUT, 1952). C’est
en fait R spinulosus qui est représentée in R2: 194, fig. 424 à 430. Nous
|’avons trouvée dans plusieurs localités de Corse où elle semble, cependant,
toujours rare, les adultes se rencontrant de juin à novembre. Cette espèce se
trouve dans la partie méridionale de notre pays: Hyères (Var), Banyuls
(Pyrénées-Orientales), Saint-Béat et Vieille Toulouse (Haute-Garonne), Albi
(Tarn). Je la connais également de Cannes, île Sainte-Marguerite (Alpes
Maritimes),d. G. rec. et de Cahors (Lot), le l4.Il.l988, TUssAc rec. — R2 : 193.
Phlepsius intricatus (Herrich—Schâff`er, 1838). Espèce nouvelle pour la
France, voir p. 203.
Phlepsius ornatus (Perris, 1857). Espèce nouvelle pour la France, voir
p. 202.
GEN. GRAPHOCRAERUS THOMSON, 1869
Graphocraerus ventralis (Fallén, 1806). Espèce plus largement distribuée que
ne le signalait RIBALJT. Je la connais 2 de Lambruisse (Alpes de Haute
Provence), MARTINEZ rec., le l7.VlIl.l972; de nombreuses localités du
prépare et du Parc nat. Ecrins (Hautes-Alpes); d’Arvieux, Parc rég. Queyras

GEN. ALLYGUS 119
(Hautes-Alpes), DOMMANGET rec. le 22.VI1.l978. MAILLET (1956) la signalait
des Eyzies (Dordogne) et notre collègue Ricou de Seine Maritime (1967). Sa
distribution altitudinale est également étendue car on la recontre du niveau
de la mer jusqu’à 2000m. —— R2 : 195.
GEN. PARAMESUS FIEBER, 1866
Paramesus obtusürons (Stâl, 1853) (= nervosus Fallên, 1826). Notre collègue
POITOUT 1’a capturée à Montfavet (Vaucluse), en 1972, B. det. — R2 : 197.
GEN. ALLYGUS FIEBER, 1875
Oss1ANNi1.ssoN a signalé en 1982 1’existence, sous le nom d’AlIygus mixtus
sensu RIBAUT, 1952, d’un complexe de deux espèces, mixtus F. et communis
Ferr. qu`i1 a redécrites en 1983 et que l’on trouve en France.
SÉPARATION DES ESPÈCES MIXTUS ET COMMUNIS
(adapté de 0ss1ANMt,ssoN, 1983) (pl, 39 et 40)
—. Pygophore long, (pl. 39, fig. c) s`étendant au-delà de l’extrémité des lames
génitales. Lames aussi longues sur leur bord interne que larges le long de leur
insertion sur le sternite (fig. e.), à aiguillons implantés sur le bord même. Edéage
comparativement plus mince (fig. a et b). Connectif plus long que celui de
cammunis(fig. g). Q :7¤ sternite abdominal nettement plus long que le 6¤ ; à bord
postérieur presque droit (fig. d ) .................................................................. mixtus F.
—. Pygophore court, (pl. 40, fig. a), ne s`étendant pas au-delà des lames génitales.
Lames plus courtes sur leur bord interne que larges le long de leur insertion sur
le sternite (fig. e), à aiguillons insérés à une certaine distance du bord externe .
Edéage comparativement plus gros (fig. c et d). Connectif plus court que celui
de l’espèce précédente (fig. g). 9 : 70 sternite abdominal à peine plus long que
le 60, à bord postérieur concave (fig. b) ...................................... communis Ferrari
Al(ygus mixtus sensu Ossiannilsson, 1982 (pl. 39). ·
(= Jassus mixtus var. y corisipennis Ferrari, 1882; = Alhzgus alticola
Horvàth, 1903).
Espèce rencontrée en France. Je la connais de Pont de 1‘Arche, Igoville
et Gisors (Eure), Nibelle rec.; aussi de Ury (Seine et Marne) le 28.VI11.l980
et d’Azat-le-Riz (Haute-Vienne) le 21.V111.l982, d.G. rec,. Elle doit remonter
assez haut puisque LE QUESNE (1983) la signale de Jersey. Sur Quercus et Alnus
glutinosa -— R2 : 203

120 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
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Pl. 39. Allygus mixtus : a, édéage, vue latérale gauche; b, édéage, (dans la direction de la flèche
de la fîg· a); c, lobe gauche du pygophore; d, 60 et 70 stemites 9 ; e, stemite génital et lames,
vue ventrale; f, style droit g, connectif, vue dorsale. - Echelle = 0,1mm. — Original.
Allvgus commtmis (Ferrari, l882)(pl. 40).
(= Jassus mixtus var. ot communis Ferrari, 1882; = .L mixtus var. B
margaritinus Ferrari, 1882; nec mixtus F., 1794).
Espèce que 1’on peut qualifier de nouvelle pour la France mais je ne |’ai
pas faite figurer sur la carte de distribution no 1. Elle semble cohabiter avec
la précédente : Igoville et Cormeille (Eure), N1BELLE rec. Je la connais
également de Murviels-les-Montpellier (Hérault), COCQUEMPOT rec. le
30.VI.l987. Oss1ANNu.ssoN (1983), citant REMANE, la signale comme largement
distribuée en Europe. — R2 : 203.

GEN. ALLYGIDIUS 121
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Pl. 40. Allygus communisz a, lobe gauche du pygophore; b, 6° et 70 sternites 9 ; c, édéage, vue
latérale gauche; d. édéage. vue supérieure; e, sternite génital et lames, vue ventrale; f. style droit,
vue dorsale; g, connectif, vue dorsale. — Echelle — 0,1mm. — Original.
Allygus maculutus Rîbaut, 1952. Je ne l’ai pas encore capturée, mais elle doit
se trouver localement dans une grande partie de la France car elle est citée
de plusieurs pays européens. - R2 : 204.
Alfvgus modcstus Scott, 1876 (= juvenicus Ferrari, 1882). Les Eyzies
(Dordogne), MAILLET rec. (1956). Différentes localités de Corse, B. & d.G.
(1978). Ardennes, NIBELLE rec.. En fait, probablement toute la France. — R2 :
206.
GEN. ALLYGIDIUS RIBAUT, l948
Alfygidius atomarius (F. 1794). Cet insecte est largement distribué en France
mais il est peu fréquent. - R2 2 209.

122 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Allvgidîus commutatus (Fîeber, 1872) (nec SCOTT, 1876 comme l’a écrit
RIBAUT). Cette espèce r1’était pas signalée du quart sud-est de la France,
hormis de Haute-Savoie. J’ai identiüé deux mâles et cinq femelles capturés
à Essarvias le 20.V1II.l977, BOULARD rec.; un mâle trouvé à la
Chapelle-en-Valgaudemard le l3.VII.l983, MARTINEZ rec. et un autre récolté
à Embrun le 22.VII.1984, d.G. rec., toutes ces localités étant situées dans les
Hautes-Alpes. — R2 : 211.
Allygidius detectus (Ribaut, 1952). MAILLET (1956) la signale de Dordogne
et B. (1978) de Corse. Confirmation de sa présence en région parisienne, un
exemplaire a été trouvé par notre collègue DE SACY le 5.VIII.l975, à
Rambouillet. J’ai identifié également plusieurs individus capturés au piège
lumineux à Pont-du-Casse (Lot et Garonne) par notre collègue MARTINEZ le
5.V11l.l975. —— R2 : 212.
Allygidius abbreviatus (Lethierry, 1878). Espèce trouvée en Dordogne par
MAILLET (1956); à Puy-Saint-Eusèbe et les Crots (Hautes-Alpes), d.G. rec. les
22 et 23.VII.l984. — R2 : 212.
Allygidius furcatus (Ferrari, 1882). Les Eyzies (Dordogne), MAILLET rec.
(1956); Opio (Alpes-Maritimes), un mâle parasité en juin 1982, PANIS rec. ——
R2 : 214.
Allyggidius mayri (Kirschbaum, 1868). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 200. — R2 : 215.
GEN. AGLENA AMYOT & SERVILLE, 1843
Aglena arnata (Herrîch-Schâffer, 1838). Espèce connue seulement des
départements de l.’Hérault et de l’Aude; nous l’avons signalée ensuite de
Corse (où elle semble rare). Je la connais également de Camargue (Bouches
du Rhône) sans autre indication de lieu ni de date, PUEL rec,. On doit en fait
la trouver sur tout le pourtour méditerranéen. —— R2 : 216.
GEN. PARALIMNUS MATSUMURA, 1902
Paralimnus phragmîtîs (Boheman, 1847). Elle a été trouvée le long du
Tavignano (Corse), le 7.X.l978, B. & d.G. rec. — R2 : 220.

GEN. PLATYMETOPIUS 123
GEN. ENANTIOCEPHALUS HAUPT, l926
Emmtioœphalus carnutus (Herrich-Schâiffer, 1838). Espèce nouvelle pour la
France. RIBAUT l’a décrite dans son ouvrage, bien qu’elle ait été alors
inconnue en France. B. a trouvé une femelle à Vacaja, commune d’Aleria,
sur la rive gauche du Tavignano (Corse) le I4.V1.l974. J’ai identifié un mâle
d’une chasse entomologique à Lanchatra (Hautes-Alpes) à 1500m, le
23.Vl11.1980, dans une megaphorbiaie. Cette espèce semble localisée et rare
dans notre pays. - R2 : 225.
GEN. PROCEPS MULSANT & REY, l855
Proœps acicularis Mulsant & Rey, 1855. Connue des départements méditer-
ranéens, elle n’était pas encore signalée de Corse où B. l’a capturée dans la
vallée du Tavignano et à Aleria. — R2 : 226.
GEN. JAPANANUS BALL, |93l
Japananus hyafîr1us(Osb0m, 1900). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 191.
GEN. PLATYMETOPIUS BURMEISTER, 1838 .
Platymetopius major (Kirschbaum, 1868). Elle a été trouvée à Pont-du-Casse
(Lot et Garonne) le 7.V1II.l975, MARTINEZ rec. et à Rambouillet (Yvelines)
le 5.1X.75, DE SACY rec., Je la connais également de Dijon (Côte—d’Or), Pont
de l’Arche (Eure) ainsi que de Cleres et Tourville—la-Rivière (Seine Maritime);
toutes ces captures ont été faites par Nibelle, sans indication de date. Elle
`semble plus rare au nord de la Loire. La taille des spécimens récoltés par
NtEE1.LE est plus grande que celle indiquée par R1BAU*r; les femelles atteignent
7,7mm et les deux mâles de Dijon mesurent 6,6mm. — R2 : 229.
Plaqymetopius undatus (de Geer, 1773). J’ai identifié une femelle d’1|e·et—
Vilaine, sans autre indication, NIBELLE rec,. Comme pour l’espèce précédente,
l’individu présente, ici encore, une taille plus grande que celle indiquée par
RIBAUT : 6,4mm. - R2 : 231.
Platymetopius guttatus Fieber, 1869. Campagne-sur-Aude (Aude) 1980,
Buisine rec. — R2 : 235.

124 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Plazjymetopius henribauti Dlabola, 1961. Cette espèce m’étant inconnue, je
n’ai pas pu la représenter. J’indique cependant quelques caractéristiques
données par son auteur.
Long. d :4,2-4,7mm; Q : 5,9-6,3mm.
Ressemble beaucoup à R major dont elle diffère par la forme de l’ap-
pendice des lobes du pygophore. Chez P. henribauti cet appendice n’est pas
dirigé d’abord vers 1’arrière, de sorte qu’il n’est pas contourné en S. Il porte
également 2 lames.: celle qui est dirigée vers l’avant est triangulaire, l’autre,
de même largeur que chez P. major, est étendue sur une longueur plus grande.
Capturée sur Marrubium peregrinum.
Elle est connue de Tchécoslovaquie d’où elle a été décrite mais aussi de
Yougoslavie, de Bulgarie et d’URSS (Transcaucase et Daghestan). Il est
possible qu’on la rencontre un jour dans l’est de la France du fait de sa
présence en RFA et en Italie.
GEN. SCAPHOIDEUS UHLER, 1889
Scaphoideus titanus Ball, 1932. Espèce nouvelle pour la France. Voir p. 196.
GEN. PSAMMOTETTIX HAUPT, 1929
Ce genre a été discuté plus particulièrement par WAGNER (1959) et REMANE
(1961 et 1965). OSSIANNILSSON (1983) donne le tableau d’identi1ication et la
description des espèces fennoscandinaves dont certaines sont aussi françaises.
Certaines des espèces évoquées dans le volume de RIBAUT ou dans le
présent ouvrage me sont trop mal connues pour que je puisse présenter un
tableau de reconnaissance. J’espère pouvoir le rédiger et le publier prochai-
nement.
Psammattetix adriaticus Wagner, 1959 (= maritimus sensu RIBAUT, 1952).
Les deux espèces ont été séparées par WAGNER (op. cit.): maritimus se
rencontre depuis nos côtes atlantiques jusqu’aux bords de la mer du Nord;
elle a été décrite des Landes par PERRlS. P. adriaticus, par contre, vit en
bordure de la Méditerranée. RIBAUT, ayant utilisé des exemplaires méditerra-
néens pour décrire maritimus, a fourni la description d’adriaticus.
Brachyptère, la tache brune de la cellule apicale des élytres est toujours
petite.
Espèce nouvelle pour la France ? C’est probablement celle que RxBALJT cite
de Montpellier (Hérault) et de Fréjus (Var). Je 1’ai identifiée d’Alistro (Corse),
BRUN rec., le 25.V.1987. Elle était seulement signalée d’1ta1ie.
Psammatretix maritimus (Perris, 1857) (pl. 41).
(nec maritimus sensu RIBAUT, 1952).
Long. cf :3,3-3,6mm. ‘

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Pl. 4l. Psmnnzoreuix maririmus: a. édéage. vue postérieure: b. édéage.vue latérale gauche. -
Original.
Espèce que je ne connais que par les exemplaires donnés à Ris/wr par
WAGNER. Brachyptère, la tache brune emplit presqu’entièrement la cellule
apicale de l'é|ytre dont le bord postérieur est arrondi (fig. c). Semblable par
ailleurs à adriaticus dont on la sépare par la forme de l’édéage.
o'. En vue dorsale (fig. a), la tige de l’édéage est étroite sur toute sa
longueur, son extrémité pointue est légèrement relevée (fig. b). La base du
socle est régulièrement arrondie et ne présente pas le mamelon que l'on
observe chez adrîaricus.
Décrite de France, elle se trouve également en Belgique, aux Pays-Bas, en
RFA, en lrlande et au Portugal. Elle doit donc exister aussi en Espagne. —
R2 : 240.
Psammottetix striatus (L., l758 sensu RIBAUT, 1952). Espèce dont le nom
n`est pas certain, mais que je maintiens. Assez commune en Corse, B. et d.G.
rec., Elle se trouve également dans la région parisienne (Seine et Marne et

126 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Yvelines) d.G. rec,. Elle est en fait largement distribuée sur l’ensemble du
territoire. Cette espèce s’est révélée porteuse de Spiroplasma citri, agent causal
du stubborn des agrumes au Maroc, B©vÉ & al., 1979. — R2 : 240.
Psammottetix alienus (Dahlbom, 1850). Elle a été trouvée à Montfavet
(Vaucluse) par notre collègue POITOUT, en 1974. Elle a été capturée également
en Corse et dans les Hautes-Alpes. Cet insecte peut transmettre différentes
maladies 1 wheat dwag’ disease, band mosaic vfwheat and (ve, wheat pale green
dwaj disease. — R2 : 242.
Psammottctùc provincialis (Ribaut, 1925). Montfavet (Vaucluse) POITOUT rec.,
en 1974. Elle est assez commune en Corse. -— R2 : 242.
Psammottetix notatus (Melichar, 1896). Corse, où elle est assez généralement
distribuée. Selon REMANE (1965), la variété diluta Ribaut, 1952 ne semble pas
appartenir à l’espèce à laquelle elle a été rattachée. — R2 : 242.
Psammottetix poecilus (Flor, 1861) (= scutulyfer Wagner, 1939). — R2 : 242.
Psammottetix helvolus (Kirschbaum, 1868). Elevée au rang d’espèce. Dis-
cutée par WAGNER (1958). — R2 : 244.
Psammattetix erraticus Linnavuori, 1965 (= putoni sensu RIBALJT, 1952). ——
R2 : 244.
Psammattetzlv nodosus (Ribaut, 1925). Elevée au rang d’espèce. B. l’a
identifiée de chasses qu’il a effectuées à Ghisoni (Corse) (B. & d.G., 1981).
Sa distribution remonte beaucoup plus au Nord puisque LE QLJESNE la signale
de Jersey. —— R2 : 244.
Psammatrenlx putoni (Then, 1898) ( = halophilus Edwards, 1924 qui peut être
considérée comme une variété; nec putoni sensu RIBAUT, 1952). — R2 : 244.
Les espèces ci-dessous ont été nouvellement trouvées ou sont susceptibles
d’être récoltées en France.
—— Psammottetix albomarginatus Wagner, 1941. Voir p. 230.
— Psammottetix excisus (Matsumura, 1906). Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 230.
— Psammotletîx kolosvarensis (Matsumura, 1908). Espèce nouvelle pour
la France. Voir p. 231.

l27
— Psammottetix nardeti Remane, l965. Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 226.
- Psammottetix pallidinervis (Dahlbom, 1850). Voir p. 232.
—— Psammottetix sabulicola (Curtis, l837). Voir p. 227.
- Psammottetix saxatilis Emeljanov, l962. Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 227.
GEN. DELTOCEPHALUS BURMEISTER, 1838
Deltocephalus pulicaris (Fallén, 1806). Couramment capturée dans les pièges
colorés, on la retrouve dans tous les inventaires faits actuellement en France
avec ce type de piège. Je l’ai également attrapée au piège lumineux. On
rencontre cette espèce en plaine, au niveau de la mer : dans le Bassin parisien
à Saclay (Essonne), mais également dans l’étage alpin: Col du Lautaret
(Hautes·Alpes) à 2000 m; col de Raus à 2000m, commune de Moulinet; Sagne
du Poncet à 2100m, commune de Saint-Martin-Vésubie; ces deux dernières
communes sont situées dans les Alpes-Maritimes. — R2 : 248.
Deltoœphalus maculiceps Boheman, 1847. Espèce qui semble rare. Sa
présence dans les pays nordiques laisse supposer cependant que sa distri-
bution en France est plus large que ce qu’en indique RIBAUT. Je la connais
de Cragou (Finistère) où un mâle a été capturé en juillet I973. — R2 : 250.
GEN. RECILIA EDWARDS. l922
Rccilia coronïera (Marshall, l866). Sa distribution doit être générale en
France. Les Eyzies (Dordogne) en l956 , MAILLET rec.; Cragou (Finistère),
le 22.VlIl.l973; Montfavet (Vaucluse) en l974, POITOUT rec.; Saclay (Es-
sonne) en l985, d.G. rec., — R2 : 250.
Recilia schmidtgeni (Wagner, l939). Cette espèce doit être très localisée en
France car nous ne pouvons ajouter au département déjà connu que la Corse
d.G. rec. et la Dordogne, MAILLET rec., Vit sur Cvnodon daclylon. — R2 : 250.
GEN. ENDRIA OMAN. I949
Endria nebulosa (Ball, l900). Voir p. 189.

128 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. JASSARGUS ZACHVATKIN, 1933
REMANE & SCHULZ (1973 et 1977) ont présenté des tableaux d’identi1ication
des femelles de plusieurs espèces de ce genre, ainsi que les modifications
apportées par le parasitisme. Schutz a rédigé une monographie du genre en
1976.
Jassargus distinguemlus (Flor, 1861) (= pseudocellaris Flor, 1861). — R2 :
253.
Jassargus abtusivalvis (Kirschbaum, 1868). Existence d’une diapause em-
bryonnaire régulée par la photopériode (Müller, 1984). On la trouve dans
toute la France, à l’exception peut-être du littoral méditerranéen. Elle a été
récoltée aux Eyzies (Dordogne), par MAILLET en 1956; je la connais de la
région parisienne : Montcourt (Seine et Marne), CANTONNET rec., de différen-
tes communes des Hautes-Alpes (d. G. & MEUSMER, 1982) et de Cahors (Lot),
le 1.VII.1987 TUSSAC rec,. D’après ce que j’en sais, cette espèce vit en plaine
et en moyenne montagne jusqu’à 1500 m, probablement dans toutes les
régions françaises. — R2 : 253.
Jassargus avennicus Ribaut, 1952. Son auteur l’a signalée du Vaucluse. Elle
a été trouvée également dans la Drôme, le Gard et les Alpes-Maritimes,
REMANE rec. (in Sci-wtz, 1976).
Jassargus alpinus (Then, 1896). WAGNER (1958) a discuté de l’espèce qui
comprend en fait cinq sous-espèces. Les trois premières: alpinus alpinus
Then, 1896; alpinus neglectus Then, 1896; alpinus carpathicus Logvinenko, 1963
ne sont connues que d’Europe centrale et septentrionale; les deux autres :
ahrinus cebennicus Ribaut, 1952 et alpinus alemarmicus Wagner, 1958 sont
présentes en France.
Ces deux sous-espèces se distinguent l’une de 1’autre par quatre caractères
de l’édéage.
— alemannicus Wagner, 1958: Longueur du bord interne des lames
génitales = 1,5 fois la longueur médiane du sternite prégénital. En vue
latérale, la tige de l’édéage est sensiblement de la même longueur que le socle.
Angle formé par la tige et le socle, en vue latérale = 120-125°. En vue
postérieure, longueur des appendices latéraux = 0,25 fois la largeur du socle.
— cebennicus Ribaut, 1952 2 Longueur du bord interne des lames génitales
= 1,7 fois la longueur médiane du sternite prégénital. En vue latérale, la tige
de l’édéage est 1,5 fois plus longue que le socle. Angle formé par la tige et
le socle, en vue latérale = 1009. En vue postérieure, longueur des appendices
latéraux > 0,65 fois la largeur du socle.
L’aire de répartition de cette espèce (les deux sous-espèces réunies) s’est
considérablement agrandie en France.

GEN. JASSARGUS 129
Jassargus alpinus cebennicus Ribaut, 1952 (= J. (A.) cebennîcus Ribaut, 1952).
Je la connais de plusieurs localités du Parc nat. Mercantour: Bollène -
Vésubie, Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), 8-14.V1lI.1985, d. G. rec,.
Je l’ai identifiée également des chasses de nos collègues de la station INRA
de Rouen à Banne d’Ordanche (Puy·de·Dôme), en juillet 1974. RIBAUT la
signale du Massif Central. Elle a été trouvée en Lozère et dans les
Alpes-Maritimes, REMANE rec. — R2 :256.
Jassargus aminus alemannicus Wagner, 1958. Citée pour la première fois en
France du Lac Blanc (I-Iaut·Rhin), par R1BAur (1959a). Je l’ai trouvée en
différents endroits du Parc nat. Ecrins (Isère et Hautes-Alpes), VIII.1980 et
VIII.l98l, en particulier au col du Lautaret (2000m).
Si l’on récapitule nos données actuelles, la première ssp. se trouve dans
le Massif Central et dans les Alpes du sud, alors que la seconde se rencontre
dans des zones plus froides de la bordure orientale : Vosges et Alpes
centrales.
*Jassargus replerus (Ficber, 1869). Espèce nouvelle pour la France. Sa
présence en France a été notée de deux endroits de la périphérie du Parc nat.
Ecrins (Hautes-Alpes et Isère), d.G. & MEUSNIER (1982). Les localités citées
par RIBAUT sont effectivement plus que douteuses. L’espèce semble limitée
à quelques stations mais elle peut être abondante là où elle se trouve puisque
18 mâles et 31 femelles ont été capturés à Chantelouve (Isère) le 27.VIII.l98l.
— R2 : 257.
Jassargus sursumflexus (Then, 1902). Espèce nouvelle pour la France. Elle
aurait été trouvée par Remaudière dans les Landes, sec. MAILLET (1956). Ce
dernier la cite également des Eyzies (Dordogne). Elle est connue aussi de la
Montagne de Lure (Alpes de Haute-Provence) et du col de la Cayolle
(Alpes-Maritimes), REMANE rec. — R2 : 257.
Jassargus allobragîcus (Ribaut, 1936). Plusieurs localités des Hautes-Alpes
(d.G. & Meusnier 1982). Cette espèce semble se rencontrer au niveau de
l’étage subalpin, vers 1500 m. — R2 : 259.
On peut ajouter aux espèces décrites par RrBAUT:
— Jassargus latinus (Wagner, 1942). Espèce nouvelle par la France. Voir
p. 237.
- Jassargus bobbicola Remane & Schultz, 1976. Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 237.
Je ne connais pas les trois espèces suivantes qui ne sont pas représentées
mais dont je donne une courte description à partir du texte de SCHULZ (1976).
' Elle avait été signalée préalablement des Cévennes, par Schulz (1976).

130 CORRECTIONS ETADDITIONS AU VOLUME 2
Jassargus (s. str.) franzi Remane & Schulz, 1976. Extrémité des lames
génitales tronquées vers 1’intérieur, elles possèdent de 8 à 10 macrosètes plus
ou moins unisériées le long de leur bord extérieur. La partie postérieure des
styles est dirigée obliquement en arrière, vers l’extérieur. Les lobes latéraux
du pygophore n’atteignent pas l’extrémité du tube anal. L’édéage est voisin
de celui de geresensis, mais la tige est beaucoup plus courte, réduite à la
longueur des appendices latéraux du socle.
Elle a été capturée en Espagne tout près de notre frontière et doit se
trouver en France, dans le département des Pyrénées Atlantiques.
Jassargus (Arruilus) baldensis Remane & Schulz, 1976. Les lames génitales,
les apophyses des styles, le pygophore et le tube anal comme chez J. alpinus.
On ne peut séparer les deux espèces que par la forme de l’édéage qui est
proche de celui de J. a. cebermicus. En vue latérale, la tige de J. baldensis est
environ deux fois plus longue que le socle, alors que le rapport est seulement
1,5 fois chez J. œbermicus. Elle est ainsi courbée en quart de cercle. Le
gonopore s’étend dorsalement sur la moitié distale de la tige.
Présente en Lombardie, elle pourrait se trouver dans le sud-est de la
France.
Jassargus (Arrailus) bisubulatus (Then, 1896). Les lobes du pygophore sont
munis dans leur partie ventrale d’un appendice en forme de longue pointe
qui atteint presque la partie apicale du lobe. Extrémité des lames génitales
étroitement arrondie; elles possèdent de 8 à 10 macrosètes qui ne sont pas
toujours unisériées. Le bord postérieur des styles est généralement droit,
dirigé perpendiculairement vers l’extérieur. L’édéage présente un socle à côtés
parallèles. Le gonopore s’étend sur toute la face dorsale de la tige. De chaque
coté de celle-ci, s’élève du socle, un appendice en forme de lame de sabre,
large en vue latérale.
Signalée de Lombardie également, on pourrait la rencontrer dans le sud-est
de la France.
GEN. TURRUTUS RIBAUT, 1947
Turrutus socialis (Flor, 1861). Présence d’une diapause embryonnaire
régulée par la photopériode (MULLER,l984). Elle a été trouvée en Auvergne,
dans la commune de Marcenat (Cantal) par l’équipe du laboratoire de
Zoologie de l’INRA de Rouen, à l’occasion de son étude d’une nardaie, en
I974. Elle a été récoltée dans les Alpes (Hautes-Alpes et Isère) (d.G. &
MEUSMER, 1982). — R2: 261.
GEN. MONGOLOJASSUS ZACHVATKIN, 1953
Mongolojassus andorranus (Lindberg, 1963). Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 234.
Mongolojassus alpinus della Giustina, 1977. Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 235.

GEN. AROCEPHALUS 131
GEN. ADARRUS RIBAUT. 1947
Adarrus exornatus Ribaut, 1952. Nous la connaissons de différentes localités
de Corse, jusqu`à 1800m d’altitude. J’ai retrouvé des individus dans la
localité-type : Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), au lieu—dit : Madone
de Fenestre, 1900m ainsi qu‘à Bollène—Vésubie : « la Vacherie l’Ortiguier »,
1750m et aux îles de Lérins (Sainte-Marguerite); toutes ces captures du 9 au
15.VllI.l985. Elle a été capturée également dans deux localités du Pare nat.
Ecrins (Hautes-Alpes) : à Monetier-les-Bains au hameau « les Guilbertes »,
1450m, le l8.V1ll.1982 et à Reallon, 1300m ,le 27.VI1I.84 d.G. rec,. La
distribution de cette espèce ne se borne pas au littoral méditerranéen (Corse
comprise), mais remonte vers le nord. L‘amplitude de sa répartition altitu-
dinale est assez grande. — R2 : 267.
Adarrus duodecimguttatus (Cerutti, 1938). Espèce nouvelle pour la France.
Elle a été signalée pour la première fois en France par d. G. & MEUSNIER
(l982). Je ne le connais que de la partie orientale du prépare nat. Ecrins
(Hautes-Alpes), au niveau de l’étage subalpin entre I300 et 1800m: Les
Vigneaux; Villard d’Arène; Monetier-les-Bains; Puy-Saint-André. Cette
espèce semble localisée et toujours rare. -— R2 :268.
Adarrus taurus Ribaut, 1952. Les Eyzies (Dordogne), Maillet (1956). - R2 :
269.
GEN. AROCEPHALUS RIBAUT, 1947
Modifier comme suit le tableau des espèces 2
2. Une tache noire bien individualisée à l`extrémité postérieure de la cellule
subapicale médiane ...................................................................................................... 3
—. Pas de tache noire bien individualisée à l‘extrémité postérieure de la cellule
subapieale médiane .................................................................................................... Za
2a. Gonopore allongé, occupant le troisième quart de la face postérieure de la tige
de l'édéage (R2,tîg. 704 et 705). Longueur des appendices de l’édéage ne dépassant
pas le tiers de celle de la tige ............................................................ languidus Flor
—. Gonopore subovale. occupant le quart apical de la face postérieure de la tige de
l’édéage (pl. 83, fig. a). La longueur de ses appendices correspond à la moitié de
celle de la tige .................................................................................... grandii Servadei
Arocephalus Iongiceps (Kirschbaum, 1868). Les variations de structure de
l’édéage, en Europe, laissent supposer que le groupe d’A. longîceps pourrait
renfermer plusieurs espèces. Il semble cependant que les individus d’Europe
centrale et occidentale (Allemagne, France, Espagne) ne présentent pas entre
eux de grandes différences (Ascma 1986). — R2 : 273. _

132 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Arocephalus languidus (Flor, 1861). Fréquente dans les communes du
préparc et du Parc nat. Ecrins (Hautes-Alpes et Isère). Sa distribution en
France est donc assez large et sa répartition altitudinale est intéressante car
R1BAUr la signalait en particulier de l’Yonne (zone de plaine, peu élevée par
rapport au niveau de la mer), alors qu’elle a été trouvée jusqu’à 2500m, à la
Croix de la Bonne Mère (Isère) par d.G. & MEUSNIER (1982). — R2 : 274.
Aroœphalus sagirtarius Ribaut, 1952. Les Eyzies (Dordogne) (MAILLET,
1956); Rouffach (Haut Rhin), REMANE rec. en 1978 (comm. pers.), Je la
connais de Cahors (Lot), le l.IX.1987, TUssAc rec,. —- R2 : 276.
Aroczphalus gramlii Servadeî, 1972. Espèce qui doit se trouver dans les
Alpes-Maritimes près de la frontière italienne. Voir p. 223.
GEN. GOLDEUS RIBAUT, 1947
Goldeus harpaga (Ribaut, 1924). Elle se trouve dans toute la région
méditerranéenne, mais on la rencontre plus au nord puisqu’elle est signalée
des Eyzies (Dordogne), MAILLET rec. (1956) et de Venouil (Vienne), dans la
réserve naturelle du Pinail (VI.l984), d.G. rec., — R2 : 277.
GEN. METAGOLDEUS REMANE ET ASCHE, 1980
Metagoldeus corsicus Bonfils, 1981. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 224.
GEN. EBARRIUS RIBAUT, 1947
Ebarrius cvgmztus (Fieber, 1869). Nous la connaissons de deux sites en
Corse : un mâle dans la vallée du Taravo le 5.VlI.l973, B. rec. et à Ghisoni
le 5.X.l978, d.G. rec., Elle a été trouvée en Andorre, au col d’Envalira, en
août 1976, D’AGL1u.AR rec. et à Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes),
« Vacherie de l’Ortiguier », 1750m et « Notre-Dame-de-Fenestre »,l900m, du
9 au l5.VlIl.l985, d.G. rec,. Ces additions de localités la continent dans la
partie la plus méridionale de notre pays où elle semble rare. Cette cicadelle,
en fait, est largement répartie sur le plan latitudinal puisque sa distribution
va de l’Albanie à la Suède. On la rencontre à des altitudes élevées. — R2 :
279.
Ebarrius interstinctus (Fieber, 1869). Espèce nouvelle pour la France. Les
dessins de THEN (1899) que Rumur a utilisés sont insuffisants. NAsr (1977)
a redécrit succinctement l’espèce en représentant le sternite prégénital et les

GEN. EBARRIUS l33
lames, l’ édéage en vue latérale et le 7° sternite abdominal de la Q . Cette
espèce n‘avait pas été redessinée depuis THEN; 1899. Le mâle dont NAST s’est
servi pour ses illustrations provient de Hongrie, (comme une partie de ceux
de F|EBER, l’autre partie provenant de Suisse) et est identique à un individu
de la collection Then récolté en Carinthie (Autriche).
Ebarrius interstinctus safiac n. ssp. (pl. 42).
Les quelques spécimens que j’ai capturés en France diffèrent des dessins
de NAsr par certains caractères.
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Pl. 42. Ebarrius inrerstinrcus sojîne n. ssp. za. sternite génital d , lames génitales, styles, connectif;
b. lobes du pygophore, vue ventrale; c. édéage vue antérieure; d. édéage vue latérale gauche; e.
édéage, vue postérieure; I`. édéage. vue latérale droit. — Echelle = 0,lmm. - Original.

134 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
Long. 0* : 3,2-3,6mm; 9 2 ?
Face avec plusieurs traits noirs d’épaisseur variée, se rejoignant en partie
dans la région médiane. Anteclypeus muni d’un double trait noir en son
milieu, parallèle aux bords latéraux. Bride cerclée de noir, même chez les
individus peu mélanisés. Coloration noire de la fosse antennaire débordant
largement de part et d’autre. Ocelles entourés d’un mince halo orangé qu’ un
trait brun joint à l’oeil. Vertex clair avec deux taches sombres à l’avant et deux
taches moins distinctes disposées près de ses bords. Scutum et scutellum
marqués de traits oranges.
d : Les lames génitales ne se terminent pas en pointe comme celles qui
ont été dessinées par NAST, mais sont arrondies (fig. a); elles ne sont pas plus
longues que le milieu du sternite et présentent ventralement une ligne
d’aiguillons qui se déporte progressivement du bord externe vers leur milieu.
Les styles possèdent des indentations sur leur bord interne (fig. a). En vue
ventrale, le pygophore se rapproche de celui d’E. cognatus (fig. b), notamment
par la présence de strioles, mais l’avant n’est pas étiré en pointe, il est muni
de longs aiguillons. L’ édéage, asymétrique, présente un socle en vue latérale
qui est absent sur le dessin de NAST (fig: f`). Il possède un appendice en forme
de bec à l’apex, déjeté vers la droite en vue antérieure (fig. c) et dirigé vers
sa base. A l’opposé de cet appendice on observe deux petites cornes dont la
gauche est prolongée par une lame membraneuse auriculée (fig. d et t`).
Gonopore apical. Un peu au—dessus du milieu de la tige, présence d’un léger
décrochement plus visible en vue latérale (fig. d et f`). Espèce d’altitude, à la
limite supérieure de l’étage subalpin et dans l’étage alpin.
Je l’ai identifiée dans le matériel d’une récolte à Reine Blanche (Savoie),
2l50m, PANIS rec. J’ai capturé quelques individus autour et dans le Parc nat.
Ecrins (Hautes-Alpes): pré de Mme Carles; Monetier-les—Bains (vers Col
d’Arsine) à 2500m; à mi·pente vers le lac Goléon. Toutes ces captures entre
le 2l et le 24.VIII.l982. —— R : 280.
GEN. DIPLOCOLENUS RIBAUT, 1947
Il est prévisible que ce genre subira des modifications importantes, en
particulier au niveau du groupe convenarum . Dans l’attente de cette révision
je me conforme ici au travail de KNIGHT (1974) qui a étudié les espèces au
niveau de la région holarctique. C’est ainsi que je respecte, en particulier, sa
subdivision en trois sous-genres qui existaient déjà chez RJBAUT. Depuis 1952,
cinq nouvelles espèces ont été ajoutées à la Faune de France (quoique
temperei ait une validité incertaine), de sorte que l’on en compte actuellement
onze dans notre pays. Elles sont classées comme suit :
—- Dzplacolenus (Dzplocolenus) : bohemzmi Zett.; frauenfeldi Fieb.; nigryrons
Kbm.
- Diplocolenus (Erdianus): orientalis R.; bensoni China; convenarum R.;
quadricomis R.; penthopitta Walk.; nigricans Kbm.
~ Diplocolenus (Verdrmus): abdominalis F.; temperei R,.

GEN. DIPLOCOLENUS l35
TABLEAU DES ESPECES (pl. 43)
I. Extrémité de l’édéage courbée vers l`avant (fig. b et g), avec une paire d‘appen-
dices dirigée également vers l`avant ................................................ (Diplocolenus) 2
—. Extrémité de I’édéage courbée vers l’arrière (fig. d, k, I) ou droite (fig. c)
................................................................................................ (Erdianus et Verdanus) 4
2. Vertex (fig. a) avec, de chaque côté, dans le frontal, un triangle allongé noirâtre
sur fond blanc, et de chaque côté, sur l’épicrâne, deux taches transverses noirâtres
ou brunes, I`une près du bord postérieur, l’autre au niveau des ocelles, cette
dernière avec I’angle antéro-externe prolongé en avant ............ frauenfeldi Fieber
—. Vertex sans triangles noirâtres dans le frontal ........................................................ 3
3. Postclypeus généralement avec une ligne longitudinale médiane claire.Vertex
presque uniformément d’un brun léger, avec une large bordure blanche sur les
côtés et l`avant ainsi qu` une bande blanche longitudinale médiane. Edéage
comme la fig. g .......................................................................... bohemani Zetterstedt
—. Postclypeus sans ligne longitudinale médiane claire. Dessus du corps jaune vert.
Edéage comme la fig. b .......................................................... nigryrons Kirschbaum
4. Tige de I'édéage droite (fig. c) .................................................... convenarum Ribaut
—. Tige de I'édéage courbée vers |’arrière (fig. l) ........................................................ 5
5. Bras du socle de I'édéage écartés (fig. e et i). Tige de I'édéage courte et robuste
6
-. Bras du socle de l’édéage normalement non écartés, mais de toute façon, tige de
I'édéage longue (fig. h) ................................................................................................ 8
6. Tige de l`édéage avec deux paires d’appendices apicaux (fig. e) ............................
.......................................................................................................... quadricornis Ribaut
—. Tige de l’édéage avec une seule paire d`appendices apicaux .............................. 7
7. Edéage avec une paire d’appendices apicaux dirigés vers l’arrière (fig. d) ..........
.......................................................................... (= sudeticus Koi.) penthopftta Walker
—. Edéage avec une paire d‘appendices fusionnés à I’arrière et incisés à l`avant (fig.
i) .................................................................................................. nîgricans Kirschbaum
8. Edéage avec une paire d’appendices apicaux non ramiliés (fig. fet h) ............ 9
—. Edéage avec une paire d‘appendices apicaux ramifiés (fig. j, k, l, m) ............ 10
9. Tige terminée par deux appendices coniques, courts, dessinant un V (fig. f`) ......
................................................................................................................ arientalis Ribaut
—. Tige terminée par deux appendices linéaires, longs, coudés à angle droit, laissant
entre eux un espace rectangulaire (fig. h) .......................................... benszmi China
10. Branches dorsales et ventrales formant à peu près un angle droit (fig. I) ............
.................................................................................................................. abdominalis F. _
-. Branches dorsales et ventrales formant sensiblement un angle plat (fig. m et n)
................................................................................................................ temperei Ribaut
Diplocolenus (D.) bohemani (Zetterstedt, I840) (= tiaratus Fieber, l869).
Notre collègue GENEsT1ER I’a trouvée à Objat (Corrèze), le l7.VII.l974, d. G.
det. Elle est commune dans les localités qui forment le prépare et le Parc nat.
Ecrins (Hautes-Alpes et Isère). Bollène-Vésubie (Alpes-Maritimes) le
9.VIlI.I985, d.G. rec., Espèce largement répandue en France, que l'on
rencontre en altitude mais aussi en plaine (Yonne). - R2 : 283-284.

136 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
  `Q T; ' 1
C
M J k   é ' È
Pl. 43. Diplocolenusz Tableau d’ider1tification des espèces: a, jl··auery'eldi, avant-corps; b.
nignfrons, édéage, vue latérale gauche; c. com emzrum, édéage, vue latérale gauche; d, pemhopizm,
édéage, vue latérale droite; e, quadricomis, vue supérieure, f. orienralis, vue supérieure; g,
bohemani, édéage, vue latérale gauche; h. bensrmi. édéage. vue supérieure; Lmgricans, vue
supérieure; j, k abdammalzs hardez, vue postérieure et laterale gauche; l, abdominalzs van 1_1p1ca.
édéage, vue latérale gauche; m, n juvencus, vue postérieure et latérale gauche. D`après R1BAUT,
et original.

GEN. DIPLOCOLENUS 137
Diplocolcnus (D.) frauenfeldi (Fîeber, 1869). Cette espèce a été trouvée çà
et là dans le département des Hautes Alpes confirmant les deux indications
de localités fournies par R1BAUT, quant à sa répartition altitudinale. Je l’ai
capturée à Puy-St·André (hameau des Combes, 1800 m) le 20.VIll.1982; puis
les 22-27 . VII. 1984 dans différents sites de l’Embrunais : Savines (850 m);
Embrun (1000 m); les Crots (1000 m); Puy-Sanière (1250 m) et Reallon (1500
m). Cette espèce se rencontre donc en-dessous de l’étage subalpin mais
jusqu’à la limite supérieure de celui-ci. Elle a été trouvée également dans le
Causse de Sauveterre (Lozère), REMANE rec., Il faut souligner sa relative rareté
par rapport à deux autres espèces du même genre: bohemani et surtout
abdominalis (F., 1803), communes partout et que l’on trouve souvent associées
dans le même biotope. — R2 : 284.
Diplocolenus (K) abdominalis (F., 1803). Espèce qui a fait l’objet de
nombreuses publications du fait de la grande variation de taille des cornes
de l’édéage (fig. k et 1). WAGNER (1968) pensait que la plasticité de D.
abdominalis etait liée à l’altitude : la come supérieure est d’autant plus courte
que la population appartient à une biocénose élevée. Cette proposition fut
acceptée par Di.A1a01.A en 1970, qui observa des populations dont les
différences morphologiques de l‘èdéage correspondaient à des biotopes
particuliers. OLMI (1976) montra que ces variations ne sont pas dues à
l’altitude car son étude sur de nombreuses populations du Piémont indiquait
que la forme à cornes courtes ne se trouve pas nécessairement dans les zones
de captures les plus élevées. Il concluait lui aussi que tous ces individus
appartenaient à l’espèce D. abdominalis. DLABoLA, reprenant son analyse en
1980, pensait « qu`il est difficile d’indiquer où se trouve la limite de l’étroite
parenté qui relie les différentes populations des Alpes », de sorte qu‘il
décidait d’en faire des espèces séparées puisqu’elles vivent isolément et sont
aptes à la reproduction. Il décrivit alors la forme à appendices très courts
comme D. hardei (pl. 44),le taxon abdominalis regroupant les autres formes.
Les appendices très courts des individus que j’ai pu observer sont parfois
« relativement longs » comme je l’ai figuré (fig. a et b ). On peut supposer
qu`il n’y a pas de rupture entre la forme abdominalis et la forme hardei, de
soute que je suivrai ici WAGNER et 01.Mi, plutôt que DLABOLA et GUNTHART :
abdominalis F.= hardei Dlabola, 1980.
Je connais la var. hardei (pl.44) de Palafour (2500m), commune de Tignes
(Savoie) où des individus ont été capturés par notre collègue PANIS, en juillet
1983. GUNTHART (1984) signale l’avoir trouvée dans les Alpes suisses vers
2200m.Lobes du pygophore comme fig. e; lames génitales et sternite prégé-
nital comme la lig. c; styles comme fig. d.
D.dbdOml}1(1IiS est encore plus commune que les deux espèces précédentes
dans les localités formant le prépare et le Parc nat. Ecrins (Hautes-Alpes et
Isère). On la rencontre également plus au sud, dans la partie méridionale du
Parc nat. Mercantour, à Bollène—Vésubie et Saint-Martin-Vésubie (Alpes
Maritimes), entre 1700 et 1900m le 9.VIII.l985, d.G. rec,. — R2 : 285.
Diplocolenus (EZ) canvenarum Ribaut, 1947. Nos collègues du laboratoire de
Zoologie de 1’lNRA de Rouen l’ont trouvée en Auvergne, à Banne d’Or-
danche (Puy—de-Dôme) et Marcenat (Cantal), en 1974, d.G. det., — R2 : 286.

138 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
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Pl. 44. Dzplucolenus abdommalts hardei 1 a, édéage, vue latérale gauche; b. édéage. vue
postérieure; c, sternite génital et lames génitales. vue ventrale; d. style droit, vue dorsale; e.
pygophore, vue latérale droite. - Echelle = 0. lmm. - Original.
Diplocolcnus (E.) bensoni (China, 1933) (= obenbergeri Dlabola, 1945). On
peut COI11`1t‘met' sa présence (13115 le Jura 1`I‘at1ç8lS Cat elle 3 été Captufêe juste
à la frontière, mais du côté Suisse, REMANE rec,. — R2 : 287.
Diplocolenus (E.) penthopitta Walker, 1851 (= sudeticus Kolenati, 1860 sec
KNtGHT,l974). Espèce nouvelle pour la France; d.G. & MEusN1ER (l982b)

GEN. ARTHALDEUS 139
signalent également les variations importantes de coloration du dessus du
corps que l’on peut observer chez cette espèce.
Elle a été trouvée dans deux sites des Alpes, à Lanchatra dans le Parc nat.
Ecrins, 1800m (Hautes-Alpes), et au sanctuaire Notre-Dame-de·la-Salette
(commune de Corps), 1650m (Isère).
Comme dans le cas de .L repletus, l’espèce semble cantonnée à de rares
localités mais elle est abondante dans celles-ci puisque 113 individus ont été
dénombrés à Lanchatra et 33 au sanctuaire. Ces deux localités appartiennent
à l'étage subalpin, prairie haute. - R2 : 287.
Diplocolenus (D.) nigrü”r0ns (Kirschbaum, 1868). Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 243.
Diplocolenus (E.) quadricornis Ribaut, 1959. Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 239.
Diplocolenus (E.) nigricans (Kirschbaum, 1868). Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 241.
Diplocolenus (K) temperei Ribaut, 1959 (b). Espèce nouvelle pour la France.
Voir p. 242.
GEN. ARTHALDEUS RIBAUT, 1947
TABLEAU DES ESPECES (adapté de REMANE,1960) (pl.99 et R2: 291)
I. Postclypeus avec des linéoles transverses foncées, non séparées par une bande
médiane blanchâtre ............................................................................ pascuellus Fallén
—. Postclypeus avec des linéoles transverses 1`oncées, séparées par une bande médiane
blanchâtre ........................................................................................................................ 2
2. Appendice des lobes du pygophore llagelliforme, à extrémité simple (R2,üg. 770).
7° sternite abdominal de la femelle plus large, ses bords sont plus arrondis (pl.99 :
fig. b) ............................................................................................ striyrons Kirschbaum
—. Appendice des lobes du pygophore spatulé et digité à son extrémité (pl.99, 1`ig.c).
7° sternite abdominal de la femelle moins large, ses bords sont moins arrondis
(fig. a) ................................................................................................ arenarius Remane
Genre revu en 1960 par REMANE. ll ne comprend plus que trois espèces
pour la région paléarctique occidentale.
Arthaldcus pascuellus (Fallén, 1826) (= minki Fieber, 1869). Je la connais
également d’lndre et Loire, du Loir et Cher et d’Isère. Ce dernier département
doit représenter le point extrême de sa distribution vers le sud·est car elle est
absente de la région méditerranéenne. Hibernation au stade oeuf`. —— R2 : 290.
Arthaldeus strimons (Kirschbaum, 1868). Elle semble commune partout en
France. Je la trouve en association avec pascuellus dans le Bassin parisien et
nous la connaissons de nombreux endroits en Corse. — R2 : 290.

140 CORRECTIONS ETADDITIONS AU VOLUME 2
Arthaldeus xanthus (Fieber, 1869). Comme le signale REMANE (1960), A.
xanthus n’a pas été redécrite récemment de sorte que je n’en tiens pas compte
pour la Faune de France. — R2 :292.
Arthaldeus aremzrius Remane, 1960. Voir p. 245.
GEN. MOCUELLUS RIBAUT, I947
Mocuellus metrius (Flor, 1861). Existence d’une diapause embryonnaire (au
stade invagination), qui est levée après une période de froid.
Encore inconnue des régions du pourtour méditerranéen, je l’ai capturée
à Ghisoni (Corse) le 5.X.l978. Elle a été trouvée également dans la région
parisienne : Versailles (Yvelines) autour de la Fontaine Saint-Pierre, au
lieu—dit « les Matelots >>, ainsi qu’à Saclay (Essonne) en bordure de 1’Etang
Vieux, d.G. rec..Ces sites de capture confirment sa distribution dans les lieux
humides. D’après LAUTERER (1986) l’espèce présente deux générations par an.
- R2 : 296.
GEN. DORATURA J. SAHLBERG, 1871
La distinction entre D. stylata et exilis à partir de l’édéage n’est pas aisée.
La présence de papilles (ou petites dents) sur le dos de l’édéage de stylata
n’est pas constante, de sorte que LE QUESNE (1964) suppose que ce sont deux
synonymes. Les exemplaires français de stylata que j’ai trouvés sont, dans leur
grande majorité, dépourvus de ces ornementations. La situation, ici, est donc
semblable à celle de Grande-Bretagne et de ce fait différente de celle de la
Pologne où ce caractère paraît constant selon DwoRAi<ows1<A (1968). Ce
dernier auteur maintient, de ce fait, la réalité des deux espèces qui diffèrent
surtout, l’une de l’autre, par plusieurs caractères externes : la taille, la
pigmentation du vertex et celle du 70 sternite abdominal du mâle et de la
femelle (pl.45). — R2 : 298.
SÉPARATION DES ESPÈCES STYLATA ET EX/LIS (pl. 45)
—. d. Espèce plus grande : 2,8-3,8mm. Pigmentation du vertex comme indiqué sur
la fig. a, avec une grosse tache noire presque carrée dans la partie antéro-médiane
et deux traits noirs d’inégale épaisseur disposés perpendiculairement à la suture
coronale. La marque noire du 7¤sternite abdominal, en forme de croissant, arrive
au contact de son bord externe par ses extrémités (fig. c). Q . Le tergite prégénital
est marqué de noir comme sur la fig. e ................ . ...................... stylata Boheman
—. d. Espèce plus petite : 2,5-3,3mm. Pigmentation du vertex comme sur la fig. b,
mais les taches sont plus discrètes, les traits noirs sont absents. La marque du

GEN. DORATURA l4l
‘:}·* i
Q  
Pl. 45. a, c, c, Doraiura sr_tIa1a: xt. avant-corps d`un d; c. extrémité abdominale du o' , vue
ventrale; e. extrémité abdominale de la Q, vue dorsale; b, d, I`, D. exzlis: b. avant-corps d’un
dz d. extrémité abdominale du d'. vue ventrale; l', extrémité abdominale de la 9. —
Echelle - 0.lmm. — Original.
7°sternite abdominal, en forme de lèvres, n‘arrive pas au contact de son bord
postérieur (fig. d). 9. Le tergite prêgénital est marqué de noir comme sur la
lig. l` .......................................................................................................... exilis Horvàth
Doratura sqylata (Boheman, l847). Espèce un peu plus grande d' : 2,80- 3,80
mm ; Q : 3,50- 4,60 mm. RtaAtJT la signale comme étant distribuée dans toute
la France, aussi bien au voisinage de la mer que sur les pelouses élevées. ll
semble que cette cicadelle soit beaucoup plus fréquente en altitude car je la
connais surtout de nombreuses localités du Parc nat. Ecrins (Hautes-Alpes

I42 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
et lsère) où elle est très commune, ainsi que dans le Parc nat. Mercantour.
— R2 : 300.
Daratura exilis Horvâth, 1903 est généralement plus petite. d : 2,50- 3,30
mm; Q : 3,40- 4,00 mm. Elle semble plus rare en France que l’espèce
précédente. Je l’ai capturée au hameau des Combes, commune du Puy-
Saint-André (Hautes·Alpes), le 20.VIII.l982. — R2 : 301.
Doratura impudica H0rvâth,l897. Espèce peu connue de notre pays bien
qu’elle soit largement distribuée en Europe, surtout septentrionale et centrale;
RIBAUT la signalait seulement du Nord et des Vosges. J’ai trouvé un mâle à
Savines (Hautes-Alpes) dans une friche, en juillet 1984. — R2 : 303.
*D0ratura homophyla (Flor,1861). La bande noire presque ininterrompue
sur l’avant—corps qu’a représentée DWORAKOWSKA (op. cit.), n’est pas toujours
présente.
Signalée de Seine Maritime par notre collègue RICOU (1967), je l’ai
identifiée des captures de l’équipe de notre collègue CHAMBON à la Cha-
pelle—la-Reine (Seine et Marne). Elle a été trouvée également à Cahors (Lot),
le 6.IX.l987, TUSSAC rec. Bien que rare, cette espèce doit présenter une
distribution assez large en France. —- R2 : 303.
GEN. CHIASMUS MULSANT & REY, l855
Chiusmus translucidus Mulsant & Rey, 1855. B. l’a capturée en bord de mer,
à Sartene (Corse), en juin 1970. Cette nouvelle découverte souligne sa
répartition méridionale dans notre pays. —— R2 : 304.
Chiasmus conspurcatus (Perris, 1857). Nous l’avons capturée en divers
endroits de Corse. Comme dans le cas précédent, cette nouvelle découverte
souligne la répartition méridionale de cette espèce en France. — R2 : 305.
GEN. PHLOGOTETTIX RIBAUT, 1942
Phlogotettix cyclaps (Mulsant & Rey, 1855). San Giuliano (Corse), le
12.X.l978. Cette espèce est cantonnée pour le moment dans le sud-est de la
France. — R2 : 307.
* Voi1·addendump.349.

GEN. FIEBERIELLA 143
GEN. PLACOTETTIX RIBAUT, 1942
Placotctrix taenîatifrons (Kîrschbaum, 1868). Trouvée en Corse, B. & d.G.
(1978). Cette espèce est largement répandue dans les deux tiers sud de la
France, à |’exclusion des régions montagneuses. — R2 : 309.
GEN. CECHENOTETIIX RIBAUT, 1942
Cecherwtettix quadrinotatus (Mulsant & Rey, 1855) (= martinî Lethierry,
I883). Signalée de Saint-Nazaire, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard) par
REMANE & MEYER-Armor (1986). Ces auteurs ont redessiné les pièces
génitales du mâle. Elle a été trouvée en Corse à Bravone, près d’une mare,
le 8.XI.1984 où un d a été récolté par notre collègue BRUN, B. det., — R2 :
311.
GEN. SELENOCEPHALUS GERMAR, 1833
Selenocephalus obsoletus (Germar, 1817) (= griseus F., 1794). Espèce
distribuée dans la partie méridionale du pays. Cà et là en Corse, B. & d.G.
rec,. — R2 : 313.
GEN. FIEBERIELIA SIGNORET, 1880
FicbericlIafI0rii(Stà1, 1864). Trouvée dans plusieurs localités des Yvelines,
d.G. rec,. Quelques individus ont été récoltés, en particulier, dans un verger
de pommiers aujourd’hui disparu et qui était situé à Versailles, tout près de
Saint-Cyr-1’Eco1e. Dijon, le 20.lX.l979, BARMER rec., d.G. det. B. & al. (1974)
ont résumé l’importance économique potentielle de cet insecte d’origine
européenne qui est un vecteur connu de quelques maladies en Amérique du
Nord: le north american aster yellows, le western X·disease 0f peach et le
eastern X-disease ofpeach. Cette espèce présente la particularité de multiplier
le mollicute Spiroplasma citri, selon Bové (1979). Polyphage, on la rencontre
sur de nombreuses plantes cultivées et spontanées, dont certaines Rosacées
1`ruitières. - R2 : 316.
Fieberiella leridarza Dlabola, 1985. Voir p. 193.
Fiebcriella septentrionalis Wagner, 1963. Voir p. 193.

144 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. SYNOPHROPSIS HAUPT, 1926
Synophropsis lauri (Horvâth, 1897). Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 196.
SUBFAM. HECALINAE DISTAN’1`, 1908
GEN. HECALUS STÀL, 1864
Synonyme : (Parabolocratus Fieber, 1866). — R2 : 318.
Hecalus storai (Lindberg, 1936). Cette cicadelle doit se trouver sur Hypar-
rhenia (= Andropogon) hirta. — R2 : 319.
SUBFAM. STEGELYTRINAE BAKER, 1915
GEN. STEGELYTRA MULSANT & REY, |855
Stegelytra gavoyi Ribaut, 1952. Confirmation par le Professeur REMANE qu’il
s’agit, en fait, d’une femelle parasitée d’alticeps . — R2 : 322.
Stegelytra putoni Mulsant & Rey, 1875. RIBAUT indique, à propos de
l’édéage de cette espèce, qu’un long appendice est implanté de chaque côté
de la base de la tige, sur lequel se trouve un court diverticule filiforme
bifurqué qu’il a représenté (R2,lig. 865). La longueur de ce diverticule est
variable et peut représenter parfois plus du tiers de celle de l’appendice dont
il est issu. Dans ce cas il prend la même forme que celle de l’appendice et
vient s’appuyer sur celui-ci. — R2 : 323.
Stegclytra bolivari Signoret, 1880. Je ne connais pas cette espèce décrite des
environs de Madrid. A ma connaissance, les seules illustrations actuellement
existantes sont celles fournies par son auteur, qui n’a pas représenté les pièces
sexuelles. Ayant été récoltée en Andorre, REMANE rec., elle doit se trouver en
France.

GEN. APHRODES 145
Stegdytra crythroncura Haupt, 1924 (= eqvthoneura (sic) HAUPT, erreur
typographique). Voir p. 183.
• SUBFAM. DORYCEPHALINAE OMAN, 1943
GEN. PARADORYDIUM KIRKALDY, 1901
Paradorydium paradoxum (Herrich-Schâffer, 1837) (= lanceolatum Bur-
meister, 1839). D’après RlBALJT cette espèce est surtout circumméditerra-,
néenne. Je la connais seulement de La Paillade-Montpellier (Hérault), le
6.IX.l987, TussAc rec., - R2 : 327.
SUBFAM. APHRODINAE HAUPT, 1927
Cette sous-famille qui comprenait deux genres a été décomposée par
HAMu:roN (1975a) et en renferme maintenant quatre.
TABLEAU DES GENRES (pl. 46)
1. Longueur médiane du vertex égale à environ la moitié de celle du pronotum (üg.
l`) .................................................................................................. Stmggylocephalus Flor
—. Longueur médiane du vertex comprise entre 0,75 et 1,5 fois celle du pronotum
(fig c, i et 1) .................................................................................................................... 2
2. Vertex convexe entre les ocellcs (fig. j). La face et le vertex ne sont pas séparés
par une carène (caractère plus net chez le mâle) ............ Anoscopus Kirschbaum
—. Vertex plat entre les ocelles (iig. a). Face et vertex séparés par une carène (fig.a
et g) .................................................................................................................................. 3
3. Vertex déclive (fig. g). Front de la femelle pratiquement droit (fig. h). Tige de
l‘édéage mince, à peu près cylindrique .......................................... Aphmdes Curtis
-. Vertex horizontal (lig. a). Front de la femelle convexe (fig. b). Tige de l’édéage
large et plate ............................................................................ Planaphrodes Hamilton
GEN. APHRODES CURTIS, 1829
Ce genre comprend trois espèces en France: makarovi Zachv., bicincta
Schr. et carinata Stàl dont les deux premières ont été rediscutées récemment.

146 CORRECT101vs ET ADDITIONS AU VOLUME 2
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147
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Pl. 46. Aphradinae. Tableau d'idemification des genres: ¤.b,c, Planaphrodes nigrilus; d,e,l`,
Straggylocephalus agrestis; g,h,i, Aphrodes bicinctus; ],k,l, Anoscopus jlavostriarus. - Original.
TABLEAU PARTIEL DES ESPECES (pl. 47)
-. Tige de l’édéage courbée ventralement, en vue latérale (fig. e). Rapport de la
longueur de la tige de l’édéage à la largeur de la tête, yeux compris : environ 0,4.
Espèce légèrement plus grande que la suivante; d 2 5,5 -7,3mm; 9 : 6 - 8mm ..
......................................... . .............................................................. makarovi Zachvatkin
—. Tige de l’édéage droite en vue latérale (lig.a). Rapport de la longueur de la tige
de l’édéage à la largeur de la tête, yeux compris : environ 0,5. Chez cette espèce
les épines latérales, situées d’un même côté, sont normalement bien séparées (fig.
a et b). Espèce légèrement plus petite que la précédentezd : 4,5 - 5,7mm; Q : 5,8
-7,4mm .................................................................................................. bicineta Schrank
Aphrodes makarovi Zachvatkin, 1948 (= bicincta sensu RmALJT 1952, sec.
NAsr 1976). Cette synonymîe a été confirmée par EMMRK:1-1 (1980) et
Oss1ANr~m.ssoN (1981). Dans une publication plus récente, HAMu;roN (1983a)
estime que bicinctus sensu RIBAUT et makamvi Zachv. sont synonymes de
costatus Panzer,l799 sans avoir observé, semble-t-il, le type. Aussi ne
retiendrai-je, ici, que la proposition de NAST.
Cet insecte présente un intérêt agricole certain en tant que vecteur potentiel
de plusieurs maladies, en particulier la phyllodie du trèfle, le stalbur de la
tomate, le clover dwaU' mais surtout le green petal disease de la fraise, dont
il se révèle être le principal agent propagateur. —— R2 : 333.
Aphrades bieincta (Schrank, 1776) (= bicincta diminuta sensu RIBAUT, 1952).
Comme le souligne RIBAUT, cette espèce présente effectivement une distri-
bution très localisée qui la rend plus rare que la précédente. — R2 : 334.
Les figures 882-883 (R2 2 335) représentent l’ édéage de makarovi alors que
les figures 884-885 (R2, même page) illustrent celui de bicincta. OSSIANNILSSON
(1981) et HAMILTON (198321) donnent des tableaux et des représentations qui
s`opp0sent en partie. A noter que RIBAUT (R2: 334) avait proposé une
formule un peu compliquée pour séparer les deux espèces de sorte que

148 CORREcT101vs ET AD1Jm0NS AU 1/0Lt/ME 2
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Pl, 47. Tableau d’identificati0n : Aphrodes bicincta - A. ma/tamvi; édéage; 2 et b. A. bzcmctal
c, d, forme intermediaire; e, I`, A. makarovi. — Echelle = 0,lmm. — Original.
j’utiliserai celle qui est donnée par OSSIANNILSSON, en modifiant toutefois les
valeurs obtenues. Des hybrides doivent exister entre ces espèces comme les
dessins c et d de la planche 47 l’indiquent. Le specimen représenté mesure
6mm. , son édéage a la taille de celui de bicincta mais est courbe comme dans
le cas de makarovi.
GEN. ANOSCOPUS KIRSCHBAUM, l858
Le genre renferme sept espèces pour la France: serratulae F.; assimilis
Sign.; albwons L.; Iimicola Edw.; albiger Germ.; flavcstriatus Donov.; histrio-
nicus F., dont seules les cinq premières feront l’objet d’une note.

GEN. ANOSCOPUS Mg
Sous le nom d’An0sc0pus albymns (L., 1758), RIBAUT a regroupé deux
espèces : albyrons (sensu stricto) et limicola Edw.. Leur séparation est assez
aisée à partir de la taille et de la forme de leur édêage (GRAVESTEIN, 1965).
TABLEAU PARTIEL DES ESPECES (pl. 48)
—. Longueur totale supérieure à 4,0 mm. Longueur de l’édéage 2 0,74 - 0,82 mm. Apex
de l`édéage anguleux, en vue arrière (fig. b). Bord postérieur de la tige de l’édéage
avec un renflement vers son milieu, en vue de profil (fig. a) .. limicola Edwards
-. Longueur totale ne dépassant pas 4 mm. Longueur de l’édéage 0,63 · 0,7 mm.
Apex de l’édéage émoussé, en vue arrière (fig. d). Bord postérieur de la tige de
l’édéage presque droit, en vue de profil (fig. c) .................................... albyrons L.
Anoscopus serratulae (F., 1775) (= fuscofasciatus Goeze, 1778). — R2 : 336.
Anoscvpus albürons (L., l758). Toute la France mais pas très fréquente. -
R2 : 337.
Anoscopus Iîmicola (Edwards,l908). Espèce nouvelle pour la France.
Long. cf :4,3~5,2mm; Q :4,5-5,6mm.
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PI. 48, Tableau d`identificati0n : Anoscopus Iimicola - A. albüions; a, b, A. Iimicola xt:. édéage,
vue latérale droite; b, vue postérieure; c, d. A. afbymnsz c, édéage, vue latérale droite; d, vue
postérieure. - Echelle =· 0.lmm. — Original.

150 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
La variation de la coloration élytrale de ces deux espèces a été étudiée par
GRAVESTEIN (op. cit,). Chez limicola les nervures sont visibles, notamment dans
les parties claires où elles ressortent mieux; la bande apicale brune, quand
elle existe, n’arrive pas jusqu’au bord de l’élytre, l’apex restant toujours clair.
L’édéage est plus grand chez limicola (pl. 48, fig. a et b), son apex est plus
pointu, l’appendice proximal est dirigé vers l’arrière alors qu’il reste parallèle
à l’axe de la tige chez albïrrms; le bord postérieur du socle de limicola est
droit, il est recourbé chez l’autre espèce.
Je l’ai identifiée dans le matériel provenant de chasses faites à Roz sur
Couesnon (llle—et-Vilaine), dans la baie du Mont-Saint·Michel les VI et
VlI.l984, FOUILLET rec. Les specimens ont été attrapés au piège automatique
dans un schorre à Pucciniella maritima.
Anoscopus assimilis (Signoret, 1879). Un individu a été trouvé plus au nord
que ne l’indique RIBAUT, en juin 1973, dans le Morbihan. — R2 : 338.
Anascopus albiger (Germar, 1821). RIBAUT ne l’indique que de deux
localités. Elle existe dans le Bassin parisien où je l’ai capturée à Versailles
(Yvelines) le 2.IX.l974, au lieu·dit « la Lanterne ». Je l’ai identifiée de
chasses faites par NIBELLE en juillet 1905 à lgoville (Eure). Elle a été trouvée
également à Ury (Seine-et-Marne) le l9.VIII.l974. Signalée de Jersey, son aire
de répartition doit être encore plus grande. — R2 : 339.
GEN. PLANAPHRODES HAMILTON, 1975
Comprend trois espèces :
Planaphrodes trüasciata (Fourcroy, l785)(nec Geoffroy, 1785). — R2 : 342.
Planuphrodes nigrita (Kirschbaum, 1868) (= tricinctus auct., nec Curtis,
1836). Inconnue des Alpes, j’ai identifié un mâle dans le matériel des chasses
de notre collègue MARTINEZ en provenance de la Chapelle-en-Valgaudemar
(Hautes-Alpes), VII. 1983. — R2 : 342.
Plamzphrodes bïascîata (L., 1758). Un mâle provenant de Lille (Nord),
NIBELLE rec. présente une taille de 6,1mm, nettement supérieure à celle que
donnent Riimur, LE QuEsNE et OSSIANNILSSON. — R2 : 343.
GEN. STROGGYLOCEPHALUS FLOR, 1861
Orthographe à rejeter : Szrongylocephalus. — R2 : 344.

GEN. GRAPHOCEPHALA 151
Stroggylocephalus agrestis (Fallén, 1806). Orsay, Lac Vieux (Essonne), 1985,
d.G. rec. — R2 : 345.
Stroggylocephalus lîvens (Zetterstedt, 1840). Vit probablement sur les Carex
et Eriophorum. — R2 : 346.
SUBFAM. CICADELLINAE LATREILLE, 1825
GEN. CICADELIA LATREILLE, l8l7
(nec Duméril, 1806)
Cicadella viridis (L., 1758) (Pl. h.·t. n° 3, photo en haut à droite).
L’écologie de cette espèce, ainsi que la cohorte de ses ennemis naturels
en Italie du Nord, ont été étudiés par ARzoNE (1972 & 1974 a, b et c).
La biologie et les dégâts en France avaient été décrits auparavant par
BA1.AcHowsi<Y (1941).
L’hibernation s’effectue toujours au stade oeuf. L`éclosion a lieu courant
avril: tous les individus d’une même ponte sortent pratiquement en même
temps. Le développement larvaire dure environ deux mois, de sorte que dès
la fin juin, on ne rencontre plus que des adultes. Les stades post-embryonnai-
res vivent uniquement sur graminées et les jeunes larves abandonnent leur
lieu d’éclosion pour rejoindre la strate herbacée où les cicadelles vont passer
toute la belle saison. L’espèce est monovoltine. Les accouplements débutent
vers la mi-septembre et les 9 commencent alors à se déplacer vers les
plantes-hôtes sur lesquelles sont déposés les oeufs. La ponte a lieu sur
certaines plantes herbacées ou ligneuses. BALACHOWSKY (op. cit.) indique les
Juncus et les Phragmites mais aussi un grand nombre d’arbres tels que:
Fraxinus exœlsior, Alnus glutinosa, certains Salix sp. et Papulus sp. et
également des arbres fruitiers : Prunus persicae, fjlrus communis, R malus, P.
amygdalus. J’ai eu l’occasion d’observer de multiples pontes sur des branches
de pommier.
La Q enfonce sa tarière dentée dans les tissus corticaux et réalise ainsi
une incision de 6 à 7mm de long. Elle y introduit ses oeufs, déposés en
rangées régulières, les uns à côté des autres. Ces incisions déterminent dans
les tissus jeunes des lésions plus ou moins profondes qui se traduisent par
un affaiblissement des parties atteintes et parfois par la mort du rameau. —
R2 : 347.
GEN. GRAPHOCEPHALA VAN DUZEE, l9I6
Graphocephala fennahi Young, 1977 (nec coccinea Forster, 177I). Espèce
nouvelle pour la France. Voir p. 185.

152 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. ERRHOMENUS FIEBER, 1866
Synonymie : (Errhamenellus Puton, 1886).
Errhomenus brachypterus Fieber, 1866. Notre collègue MOREAU, dans sa
recherche de l’éventuel agent responsable de la transmission d’une maladie
de la vigne qui sévit actuellement dans le vignoble champenois, a trouvé
plusieurs individus à Ludes (Marne), le 21 août 1984. Trois individus ont été
capturés sur un piège englué, une quinzaine d’autres ont été ramassés au filet
fauchoir, dans un sous·bois de chênes (Quercus sp.) envahi presque exclusi-
vement par Wnca minor. Malgré un fauchage important, aucun spécimen n’a
été trouvé sur d’autres couverts voisins : Ptéridophytes, Rubus sp., Vaccinium
sp. Il faut souligner que le temps était assez beau et sec, ce qui ne correspond
pas aux conditions habituelles de capture de cette espèce selon LAUTERER
(1983). Je la connais également de Notre-Dame-de—l’Isle (Eure) et de Lille
(Nord) sans autre indication, NIBELLE rec. - R2 : 354.
SUBFAM. IDIOCERINAE BAKER, 1915
Cette sous-famille a été revue récemment par différents auteurs : DLABOLA
(1974); WEBB (1976 et 1983); HAMILTON (1980a et 1983a) ainsi que par
OSSIANNILSSON (1981).
Aucune étude complète des espèces de la région paléarctique, sur le plan
de la phylogénèse, n’a été menée de sorte que l’on a assisté à la création de
nombreux genres sans que les arguments en faveur d’un tel fractionnement
soient très étayés. HAMILTON aurait d’ailleurs trouvé des intermédiaires dans
la faune néarctique, entre certains de ces groupes. C’est cependant 1’absence
d’une étude exhaustive qui me conduit à suivre OSSIANNILSSSON (1981) et NAsr
(1987), en utilisant de nombreux genres dont certains ne sont peut-être pas
nécessaires.
On utilise maintenant, comme caractère supplémentaire de différenciation,
les apodèmes abdominaux ainsi que le nombre d’aiguillons du dos des fémurs
postérieurs.
Ce sont des cicadelles de la strate arborée, reconnaissables à leur tête large
et peu proéminente. Dans la région paléarctique, elles vivent surtout sur les
Salicacées.
TABLEAU DES GENRES
1. Pronotum couvert de strioles transverses ............... . ................... Rhytidodus Fieber
—. Pronotum chagriné, dépourvu de strioles transverses ............................................ 2
2. Nervures des élytres, pattes, corps (en majeure partie) d’un vert clair (quelquefois
jaunâtre après la mort). Taille inférieure à 5 mm. Chez le d' , joues à bord externe
très concave et extrémité largement tronquée (R2 : 385, fig. 1009). Chez la Q , joues
à bord externe sensiblement rectiligne et extrémité non tronquée ..........................
....................,.......................................................... . ........... . ............... Viridicerus Dlabola

SUBFAM. IDIOCERINAE |53
—. Pas de teinte verte ou, s`il en existe, taille supérieure à 5 mm. Chez le o' le bord
des joues est convexe ou rectiligne ou très légèrement concave dans sa moitié
inférieure et leur extrémité n'est pas tronquée ........................................................ 3
3. Vertex très finement ponctué, sans trace de strioles transverses. Lames génitales
courtes. presqu`entièrement recouvertes par le 7¤ sternite abdominal. Vit sur Salix
incana .................................................................................. Sahlbergatettix Zachvatkin
-. Vertex couvert de lines strioles transverses. Lames génitales longues ................ 4
4. Une grande tache noire ronde sur chaque thyridie (R2 : 385, fig. l0l0) ..............
..............................................................................,................................. Bugraria Kocak
—. Thyridies pâles ou noires; dans ce dernier cas non ou peu débordées par le
pigment, ou débordées trés irrégulièrement en arrière. Deux cellules subapicales
aux élytres ................................................ . .......... . ...,................................,..................... 5
5. Face assez bombée longitudinalement de sorte que l`extrémité de l’antéclypeus ne
dépasse pas en arrière l’aplomb du milieu du bord postérieur du pronotum (la
commissure des élytres étant supposée horizontale). Portion sus-antennaire de la
suture postclypéale courte, ne couvrant pas la moitié de la distance entre la fosse
antennaire et l`ocelle (quelques anomalies). Une grande tache noire irrégulière sur
chaque thyridie. Vit sur Prunus spinosa ................................ Balcanacerus Dlabola
—. Face peu bombée. Extrémité de l‘antéclypeus située largement en arrière de
l'aplomb du milieu du bord postérieur du pronotum. Portion sus-antennaire de
la suture postclypéale longue, atteignant presque I'ocelle. Vit sur les Saules. les
Peupliers ou les Erables ......................... . .................................................................... 6
6. Portion sous-antennaire des bords du postclypeus fortement arquée ou en ligne
brisée parallèle à la ligne médiane sur une certaine longueur au voisinage de
l`antenne, ce qui donne au postclypeus la forme d’un octogone ou d`une ellipse
tronquée aux deux bouts (R2 : 37l, fig. 964 et 966). Vit sur les Erables ..............
............................................................................................................ Acericems Dlabola
—. Portion sous-antennaire des bords du postclypeus rectiligne ou très faiblement
arquée, dirigée obliquement vers la ligne médiane dès son extrémité supérieure,
ce qui donne au postclypeus la forme d`un hexagone irrégulier (R2 :368, lig. 952).
Vit sur les Saules et les Peupliers .............................................................................. 7
7. Face large, l’angle formé par les côtés (en vue de face), est égal ou supérieur à
90° (R2 : 368, fig. 952) ................................................................................................ 8
—. Face plus étroite, l`angle formé par les côtés (en vue de face), est inférieur
à 900 ................................................................................................................................ 9
8. Ocelles à peine plus éloignés l’un de l'autre que de l’œil correspondant ............
.............................................................................................. Metidiocerus Ossiannilsson
—. Ocelles nettement plus éloignés l’un de l'autre qu`ils ne le sont de l'œil correspon-
dant. Vit sur les Saules * .................................................................... Idiocerus Lewis
9. Présence de quatre courtes soies sur le bord de la face, derrière chaque œil.
Frontoclypeus à peu près deux fois aussi long que large .... Populicerus Dlabola
—. Absence de courtes soies sur le bord de la face, derrière chaque œil. Frontoclypeus
moins de deux fois aussi long que large ................................................................ l0
l0. Antennes du mâle dépourvues de palette, Extrémité inférieure des lames
maxillaires détachée de l’antéclypeus, aigüe ou arrondie (R2 : 380, fig. 388 et 389).
Styles minces à bords parallèles, sans fortes soies subapicales (R2 : 380, lig. 392
et 393) .......................................................................................... Tremulicerus Dlabola
—. Antennes du mâle munies d'une palette. Extrémité inférieure des lames maxillaires
non détachée de l'antéclypeus. leur bord latéral est muni d'une légère indentation.
Styles larges, recourbés régulièrement, munis de quelques fortes soies subapica-
les ...................................................................................... Stenidiocerus Ossiannilsson
" I. sngmallculis se rencontre parfois sur les Peupliers et I’Aulne.

154 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. RHYTIDODUS FIEBER, 1872
Nom générique repris par DLABOLA (1965).
Comprend une seule espèce pour ce qui est de la région paléarctique
occidentale.
Rhytîdodus decimusquartus (Schrank, l776)(= decimaquartus Schr.). En cas
de fortes pullulations, cet insecte peut provoquer le blanchiment de la face
supérieure des feuilles sur lesquelles il est installé. Cette espèce, distribuée
dans la région holarctique a été trouvée récemment en Nouvelle-Zélande
(WEBB, 198313) ou elle a été apportée par l’Homme en même temps que la
plante-hôte. — R2 : 366.
GEN. IDIOCERUS LEWIS, 1834
Renferme cinq espèces pour la faune de France : stigmaticalis Lewis, similis
Kbm, herrichii Kbm, litumzus Fall. et vicinus Mel. Ce genre se caractérise, en
particulier, par 1’armement du dos des fémurs postérieurs : 2+0.
ldiocerus similis Kirschbaum, 1868 (= varius Germar, 1821, nec F., 1794;
= ornatus Hpt., 1933). — R2 : 369.
GEN. ACERICERUS DLABOLA, 1974
Comprend trois espèces françaises: vittü’r0ns Kbm., r0tundy’r0ns Kbm.,
heydenii Kbm.
GEN. METIDIOCERUS OSSIANNILSSON, 1981
Quatre espèces pour la faune de France: elegans F1., ruzilans Kbm.,
impressyfrans Kbm., dimidiatus R.
GEN. STENIDIOCERUS OSSIANNILSSON, 1981
Une seule espèce pour la faune de France : poecilus H.-S.

l55
GEN. BALCANOCER US DLABOLA, 1974
Deux espèces pour la faune de France : Iarvatus H.-S. et *prunî R.
Balcanoccrus larvatus (Herrich-Schâffer, 1835) (= notatus F., 1803). — R2 :
378.
GEN. SAHLBERGOTEITIX ZAKVATKIN, 1953
Renferme une espèce française : salicîcola Fl.
GEN. TREMULICERUS DLABOLA, 1974
Comprend cinq espèces en France : tremulae Estlund, distinguendus Kbm.,
vitreus F., mesopyrrhus Kbm., fulgidus F. et peut-être une sixième fasciatus
Fieb., non traitée ici.
Tremuliœrus vîtreus (F., l803)(pl. 49).
•
[ i   ‘b¤.'M+·"
  ' I I I ·'-"f,:v'    
P1. 49. ldioœms vitreus: a. 2° sternite abdominal, vue dorsale; b, 2** tergite abdominal. vue
dorsale; c, 3° tergite abdominal, vue dorsale. — Echelle - 0,1mm. — Original.
‘ V0iraddendump.349.

156 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
J’ai représenté les apodèmes des segments abdominaux. Trouvée en Corse,
d.G. rec., à Ponte-Nuovo, sur Populus nigra L., VII. 1974. — R2 :379.
Tremulîcerusfulgidus (F., 1775) (= cupreus Kirschbaum, 1868). — R2 : 380.
GEN. POPULICERUS DLABOLA, 1974
Ce genre regroupe les 5 espèces suivantes : papuli L., nitidissimus H.-S.,
albicans Kbm., confusus Fl., Iaminatus Fl,.
Populiœrus populi (L. 1761). Une maladie à virus ?, transmise par cet
insecte ? provoque une maladie du type « balai de sorcière » sur deux espèces
de Populusz P. alba et P. canescens aux Pays-Bas (VAN DER MEER, 1981). ——
R2 : 381.
Populicerus nitidissimus (Herrich-Schâffer, 1835) (= fulgidus auctt, nec F.,
1775. — R2 : 382.
Populiœrus albicans (Kirschbaum, l868)(pl. 50).
Cette cicadelle n’a pas été illustrée par R1BAUT. J’ai représenté les
apodèmes des premiers segments abdominaux. — R2 : 382.
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Pl, 50. Populiœms albicans : a, 3<> tergite abdominal, vue ventrale; b, l¤ sternite abdominal, vue
postérieure; c, 20 sternite abdominal, vue dorsale. Exemplaire d’Angleterre.
— Echelle = 0,1mm. — Original.

GEN. BUGRARIA 157
Populicerus cvnfusus (Flor, l861)(pl. 5I).
Comme pour le cas précédent, je propose la représentation des apodèmes
des premiers segments abdominaux. —— R2 : 382.
a   ~ §!g,x~:, g,·a,< ;£Q¤’ ‘ $gë$i;¢=<;£.'àî*  
W " _ L r    WI `
  _        , ‘     es  
. ~·:‘  
Pl. 5l. Pvpulicerus COIWISZIS z a, 30 tergite abdominal, vue ventrale; b. 2° sternite abdominal. vue
dorsale: c. 2° tergite abdominal, vue postérieure. Exemplaire de Jersey.
- Echelle — 0.1mm. - Original.
GEN. VIRIDICERUS DLABOLA, I974
Genre accepté par WEBB (1983) du fait de l’armement du dessus des fémurs
postérieurs: 2+1 qui diffère de celui des espèces du genre ldiocerus. ll
comprend une seule espèce en France : ustulatus Mulsant & Rey. - R2 : 385.
GEN. BUGRARIA KOCAK, 1981 (= Taeniocerus-Dlabola, 1974)
Bugraria ocularis (Mulsant & Rey, 1855). Bien que signalée de Corse par
Rîbaut, cette espèce doit y être très localisée car malgré nos nombreuses
chasses, seul un d` a été capturé, le 5.X.l98l, sur la rive droite du Tavignano,
d.G. rec. -—· R2 : 385.

158 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
SUBFAM. AGALLIINAE KIRKALDY, 1901
Cette sous-famille est représentée actuellement en France par quatre
genres : Agallia Curt.; Amzceratagallia Zachv.; Dryodurgades Zachv. et Aus-
troagallia Evans.
GEN. ANACERATAGALLIA ZACHVATKIN, 1946
Ce genre regroupe les espèces suivantes : venosa (Fourcroy, 1785); ribauti
Ossiann.; uncigem R.; laevis R.; frisia Wagn.
Anaceratagallia venvsa (Fourcroy, 1785) (sec. OSSIANILSSON, 1981). Existence
d’une diapause embryonnaire au stade de l’invagination de l’embryon qui est
levée après une période de froid (MULLER, 1984). Récoltée par nos collègues
du laboratoire de Zoologie de l’INRA de Rouen, en juin et juillet 1975, à
Banne d’©rdanche (Puy-de-Dôme). Cette espèce est assez abondante en
Corse (B. & d.G., 1978), de même que dans les Hautes-Alpes (d.G. &
MEUSNIER, 1982).
Anaœratagallia ribauti Ossiannilsson, 1938. Existence d’une oligopause liée
à la photopériode (WITSACK, 1985). RIBAUT 1’excluait de la région méditer-
ranéenne mais nous l’avons trouvée, en nombre, en Corse. Je l’ai récoltée
également en différents endroits de la partie méridionale du Parc nat.
Mercantour (Alpes-Maritimes) en août 1985. — R2 : 391.
Anaccratagallia laevis (Ribaut, 1935). LE QUESNE (1976) signale des varia-
tions importantes de l’espèce. Les Eyzies (Dordogne), MAILLET rec., 1956. Je
la connais également du Finistère; aussi de Cahors (Lot), le 3.IX.l987, Tussxxc
rec. — R2 : 392.
Anaceratagallia frisia (Wagner, 1939). Voir p. 178.
GEN. AGALLIA CURTIS, 1833
Ne concerne plus que deux espèces françaises : brachyptera Boh. et
consobrina Curt. auxquelles on peut ajouter A. pyreneica.

GEN. DR YODURGADES IS9
Agallia pyreneica Dlabola, l984. La description repose uniquement sur
l’observation de 3 Q récoltées en Espagne, à 2000m. Elles sont brachyptères
et leurs élytres ne couvrent que les deux premiers segments abdominaux. S’il
s’agit bien d’une espèce valide, elle pourrait se trouver en France.
GEN. DRYODURGADES ZACHVATKIN, I946
Diagnose du genre p. l79.
Dans l`ouvrage de RIBAUT, le genre Dryodurgades comprend les deux
espèces : antonîae et ribauti pour lesquelles certaines confusions ont été faites
et qui ont été corrigées par WAGNER (l963). Les trois autres espèces traitées
par WAGNER (op. cit.) : dlabolai, reticulatus et similis sont intéressantes pour
notre faune.
TABLEAU DES ESPECES (adapté de Wagner,1963)(p|. 52)
I. Longueur égale ou supérieure à 4,5mm. Elytres avec parfois une partie des _
nervures transverses supplémentaires absentes. Ocelles situés chacun dans une
plage noire reliée à une bande noire située contre l’oeil. Tige de Védéage (fig. a
et b) avec, dans son tiers apical deux paires de longs appendices dirigés vers
l’avant, ayant une origine distincte : les deux apicaux bifurquent légèrement vers
l’extérieur à leur extrémité, les deux subapicaux sont spatulés ..............................
............................................................................................................ anmniae Melichar
·—. Longueur inférieure à 4,5mm. Elytres présentant de nombreuses nervures transver-
ses secondaires sur la corie et le clavus, formant un réseau très irrégulier. Tige
de l’édéage (fig. c, e, g et i) avec, à son extrémité, de chaque côté, une paire
d’appendices coalescents à leur base. La branche inférieure est dirigée ventrale-
ment ................................................................................................................................ 2
2. Branche inférieure des appendices de l’édéage simple (fig. c et g) .................... 3
—. Branche inférieure des appendices de l’édéage ramiliée (lig. e et i) .................. 4
3. Tige de l`édéage élargie en son milieu (fig. c). Une petite dent externe disposée
au milieu et latéralement, dans la même direction, sur la branche
supérieure ............................................................................................ dlabolai Wagner
-—. Tige de l’édéage sensiblement cylindrique (fig. g et h). Une dent à la partie basale
de la branche supérieure, dirigée vers le bas .................................. ribauti Wagner
4. La branche inférieure s`élargit vers son extrémité, en vue dorsale (fig. f). La
branche supérieure courte, représente le I/3 environ de la longueur de l`inférieure
(fig. e) ................................................................................ reticulatus Herrich-Schâffer
—. La branche inférieure est élargie à sa base , en vue dorsale (fig. j), La branche
supérieure est très courte (fig. i) ........................................................ similis Wagner
Dryadurgades anroniae (Melichar, l907). Représentée par le dessin IO47 et
peut-être le l04l de RIEALJT. — R2: 397.
Dryadurgades ribautî Wagner, 1963 (= reticulata sensu RIBAUT, I952). Cette
espèce est représentée par les dessins l042 et IO46 de RIBAUT. — R2 : 397.

l60 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
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Pl. 52. Dwodzargudes: Tableau dïdentification des espèces : édéage, vue latérale gauche ct vue
arrière; a, b, antamae; c, d, dlabo/ai; c. f, reticulatus; g, h, ribazm; i, j, szmzlzs.
- D`après WAGNER.

SUBFAM. MACROPSINAE 161
Drvodurgades dlabolai Wagner, 1963. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. I79.
Dqvodurgades reticulatus (Herrich-Schâffer, 1834). Espèce nouvelle pour la
France. Voir p. 181.
Dgvodurgades similis Wagner, 1963. Voir p. 182.
GEN. AUSTROAGALLIA EVANS. 1935
Synonyme :(Peragallia Ribaut, I948).
Comprend deux espèces pour la Faune de France : avicula R. et sinuata
M. & R.
Austraagallia sinuata (Mulsant & Rey, 1855). Connue de différentes localités
de Corse : Luri, Sartène, San Giuliano, Aleria, Corte... -— R2 : 400.
SUBFAM. MEGOPHTHALMINAE KIRKALDY, 1906
GEN. MEGOPHTHALMUS CURTIS, 1833
Mcgophthalmus scabripennis Edwards, 1915. Cà et là en Corse, notamment
sur Helvchrysum microphyllum. — R2 : 404.
SUBFAM. MACROPSINAE EVANS, 1935
Cette sous·f`amil|e a été revue récemment, mais partiellement, par Os-
s|ANNu.ss0N pour la réalisation de la Faune de Fennoscandinavie (1981), ainsi
que par HAM11.TON (1983b) à l’occasion de son étude sur les Macropsini du
Nouveau Monde.
Uenregistrement et l’analyse des signaux acoustiques émis par le mâle
forment un critère supplémentaire très utile pour distinguer les espèces.
Les espèces de ce genre sont bien caractérisées par les apodèmes sternaux
qui se trouvent à la base de 1’abdomen du mâle.

162 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
GEN. ONCOPSIS BURMEISTER, 1838
Ce genre a été maintenu dans le sens de R1BAUT. Certaines des espèces
concernant la Faune de France ont été discutées par WAGNER (1949b).
Les Oncopsis, comme d’autres Macropsinae, sont difficiles à identifier car
les individus des deux derniers stades larvaires ainsi que les femelles
présentent une variabilité chromatique importante.
Les Oncopsis sont toutes univoltines et hibernent au stade embryonnaire.
Les oeufs sont insérés dans les tissus de leurs plantes-hôtes. Les individus se
nourrissent dans le phloème.
Ce genre a fait récemment 1’objet d’études en Grande-Bretagne, dont je
citerai les principales conclusions. Il est fort probable qu’il soit profondément
modifié dans les prochaines années.
CLARIDGE & al. (1977) ont regroupé les espèces en deux groupes :
— le groupe flavicollis L. qui comprend également : subangulata J. Sahlb.;
carpini J. Sahlb.; avellanae Edw.
— le groupe alni avec tristis Zett. et alni Schr.
Oncopsis subangulatu (J. Sahlberg, I871) (= fortior Wagner, 1944). L’espèce
est bien figurée par OSSIANNILSSON 1981 : 272. Les apodèmes du 2¤ sternite
abdominal sont caractéristiques et semblables quelles que soient la localité
et la plante-hôte (CLARIDGE & N1x0N, 1986). Cette cicadelle vit, comme la
suivante, sur Betula pendula et B. pubescens mais leurs sonogrammes sont
différents (CLAMDGE & Nixon, 1981a). - R2 : 413.
Oncopsis flavicollis (L., 1761) (= hyalina Wagner, 1944 et luteomaculata
Wagner, 1944). La structure de l’organe de Johnston ainsi que l’hypothèse
de son fonctionnement ont été étudiées par Howse & CLARIDGE (1970). Cette
cicadelle présente un polymorphisme lié à une variation des chromosomes
sexuels. Le type X0 est généralement associé à B. pubescens alors que le type
XX se rencontre sur B. per1duIa(J01-IN & CLARIDGE, 1974).
Les populations de flavicollis présentent sur B. pubescens et B. pendula des
différences morphométriques significatives dont la mesure la meilleure
concerne les apodèmes du 20 sternite abdominal du d, selon CLARIDGE &
NIXON (1986). Ces auteurs ont ainsi pu distinguer 3 types dans le sud de la
Grande-Bretagne pour lesquels les sonogrammes sont également différents;
ils concluent que les 3 types observés, quoique très proches biologiquement,
représentent des espèces distinctes et valides. Certaines des formes décrites
par les anciens auteurs seront probablement élevées prochainement au rang
d’espèces. — R2 : 414.
GEN. MACROPSIS LEWIS, 1834
Ce genre, pour ce qui est de la faune d’Europe du nord et centrale, a été
traité par Wagner (1950b). _

GEN. MACROPSIS 163
Macropsis ocellata Provancher, 1872 (= albae Wagner, 1950 sec. HAMILTON
1980b). — R2 : 424.
Macropsis infuscata (J. Sahlberg, 1871) (= cerea insolita Wagner, 1941; =
cerea kastneri Wagner, 1941 ; = œrea sensu OsslANN1Lss0N, 1946 nec GERMAR,
1834). Espèce représentée par OSSIANNILSSON 1981 : 286. -— R2 : 426.
Macrapsîs împura (Boheman, 1847) (= impura cencovica Dlabola, 1967).
Non représentée par RIBAUT mais dessinée par OSSIANNILSSON, 1981 : 292. -
R2 : 427.
Macropsis cerca (Germar, 1837) (= planicollis Thomson, 1870; haupti sensu
·RlBAUT, 1952,ncc WAGNER, 1941). M. haupii est une espèce valide d’après
HAMILTON (1980b). -— R2 : 428.
Macropsis graminea (F., 1798). Espèce non dessinée par RIBAUT, représentée
par CSSIANNILSSON, 1981 : 290. — R2 : 429.
Macrvpsis glamlacea (Fieber, 1868) (= viridiceps Wagner, 1941; ulmi sensu
RrEAur, 1952, nec Scorr, 1873). —- R2 : 430.
Macrapsis mendax (Fieber, 1868) (= virescens sensu WAGNER, 1935;-=
glandacea sensu WAGNER, 1941). — R2 : 430.
Macropsisfuscula (Zetterstedt, 1828). Agent vecteur du nanisme de la ronce
et du framboisier aux Pays-Bas. La maladie se caractérise par des pousses
latérales courtes, buissonnantes à la base du pied et qui ne porteront pas de
fruits. — R2 : 432.
Macrapsis scutellata (Boheman, 1845) (= 'tibialis Scott, 1874). Genitalia non
représenté par RlBAUT, dessiné par OSSIANNILSSON 1981 : 295. - R2 : 432 et
434.
Macrvpsis scotti Edwards, 1920. Confirmation de sa présence en France. En
effet, cette espèce est bien celle qui a été signalée par RuaALJT du sud de notre
pays, sec. WAGNER (1964). Note infrapaginale in RIEAUT. — R2: 434.
Macrvpsis prasina (Boheman, 1852). Espèce nouvelle pour la France ?. La
distribution certaine qu’en donne OSSIANNILSSON (1981) concerne l’Eur0pe

164 CORRECTIONS ET ADDITIONS AU VOLUME 2
centrale et septentrionale; les autres localités sont sujettes à caution. B.
1’aurait capturée en Corse en 1973 et 1974. Je n’en ai pas tenu compte lors
de la récapitulation générale des espèces nouvelles pour la France.
GEN. MACROPSIDIUS RIBAUT, 1952
Macropsidius parvus Ribaut, 1959. Espèce nouvelle pour la France. Voir
p. 177.
SUBFAM. IASSINAE AMYOT & SERVILLE, 1843
GEN. IASSUS F., 1803
Orthographe à rejeter : (Jassus F., 1803).
Ce genre comprend les deux espèces décrites par RIBAUT : scuzellaris Fieber
et Ianio L., auxquelles on peut ajouter mirabilis Orosz, non encore signalée
en France, mais susceptible de s’y trouver. (Pour cette dernière, voir chap.
suivant p. 182).
TABLEAU DES ESPECES (pl. 53)
l. Vertex aussi long au milieu que près des yeux. Appendices du tube anal à bords
plus ou moins parallèles, ne le dépassant pas (fig. a). Apophyses ventrales du
pygophore recouvertes entièrement par les lobes, leur extrémité mucronée (fig.
b) .......................................................................................................................... Ianio L.
—. Vertex plus long au milieu que près des yeux ........................................................ 2
2. Appendices du tube anal robustes, plus longues que le tube (fig. c). Apophyses
ventrales du pygophore dépassant les lobes, leur extrémité arrondie (fig. d) ......
................................................................................................................ scutellaris Fieber
-—. Appendices du tube anal spatuliformes (fig. f`). Apophyses ventrales du pygophore
dépassant les lobes, leur extrémité pointue (fig. e) ,....................... mirabilis Orosz
Il est possible de séparer les femelles des deux premières espèces, d’après
la forme de l’ovipositeur, plus long et plus large chez L lanio L. que chez I.
scutellaris Fieb. De plus, 1’extrémité est arrondie chez lanio et pointue chez
scutellaris (WILSON, 1981).
LAUTERER (1984) propose un tableau permettant de séparer les larves du
50 stade de ces trois espèces :
I. Partie supérieure du corps entièrement recouverte de petites épines noires; vert
pâle ...................................................................................................... scutellaris Fieber

GEN. IASSUS iç,5
——. Partie supérieure du corps dépourvue de petites épines ou n’en comprenant que
quelques rangées .......................................................................................................... 2
2. Partie supérieure du corps recouverte d’écailles blanches lancéolées de 0,08-0,l3
mm de long et portant l0 lignes de soies très courtes sur l’abdomen; vert olive
ou brun .................................................................................................. mirabilis Orosz
—. Absence de soies très courtes sur l‘abd0men; les écailles sont plus petites que chez
l’espèce précédente; vert ou brun .................................................................. Ianio L.
l
/
/  
/ [  
Pl. 53. Iassus : Tableau d`identification des espèces : extrémité abdominale du mâle et apophyse
des lobes du pygophore; 2. b. lanio; c, d. scurellaris; e, f, mirabilis.
- D`après OR0sL. et original.

I66 CORRECTIONS ET ADD./TIONS AU VOLUME 2
GEN. BATRACOMORPHUS LEWIS, 1834
Orthographe à rejeter: (Batrachomorphus Lewis, 1834).
Batracomarphus allivnîi (Turton, 1802) (= pmsinus F., 1794). Assez fré-
quente en région parisienne, je la connais de différentes localités des Yvelines
et de Seine et Marne. Un mâle a été capturé au piège lumineux, à
Pont-du-Casse (Lot et Garonne) le 5.VIII.1975 par notre collègue MARTINEZ.
Cette cicadelle se trouve dans une grande partie de la France, mais n’est pas
encore signalée du quart sud-est. — R2 : 444.
Batracvmorphus irroratus Lewis, 1834. Un couple a été trouvé à Fontaine-
bleau (Seine et Marne) en juin 1947, MANDONNET rec. J’ai récolté un mâle
dans le Parc nat. Ecrins, à Monetier·les-Bains (Hautes-Alpes), vers le col
d’Arsine, à 2.500m, le 25.VIII.l982. Sa distribution altitudinale est très grande
puisqu’e1le va du niveau de la mer à l’étage alpin même si, comme le suggère
RIBAUT, elle semble affectionner les régions élevées. — R2 : 444.

QUATRIEME PARTIE. — INVENTAIRE
DES ILES ANGLO-NORMANDES
Les Homoptères Auchenorrhynques de Jersey ont fait l’objet d’une
publication récapitulative, par le Dr. W. LE QUESNE en 1983. Cet entomolo·
giste a prospecté depuis plus de trente ans l’île, de sorte que la liste qu’il a
établie, à laquelle ont été ajoutées ses captures de 1986 et 1987, doit donner
une idée très précise de la faune insulaire mais, à son avis, Empoasca (K.)
virgamr R., non encore signalée, devrait s’y trouver.
A la suite d’échanges épistolaires, W. LE QUESNE m’a proposé de publier
dans ce Supplément la partie ayant trait aux cicadelles car la Faune de
Grande-Bretagne ne comprend pas les îles Anglo-Normandes qui appar-
tiennent à l’ensemble biogéographique français. Cette liste permet d’appro-
cher non seulement la faune des différentes îles mais également celle du
proche continent qui est mal connue.
Les Cicadellidae de Jersey comprennent ll4 espèces, ce qui correspond
environ à 42 % de la faune britannique. Trois d’entre elles sont absentes des
autres parties du Royaume-Uni : Wridiœrus ustulatus (M. & R.), Neoaliturus
fenestratus (H.-S.) et Lindbergina jerseyensis Le Quesne. Ce nombre faible est
dû en partie, d’après l’auteur, au fait qu’il n’existe pas de plantes calcicoles.
On peut ajouter que la superficie réduite de l’île et les échanges avec la
Grande-Bretagne sont aussi des facteurs importants. On retrouve ce fait au
sud, avec la Corse pour la France, ou avec la Sardaigne pour l’ltalie, îles qui,
bien que loin d’être complètement explorées, possèdent l’une et l’autre, une
part d’endémiques ou d’espèces cantonnées à ces îles relativement faible,
malgré des superficies bien supérieures à celle de Jersey. .
A l’occasi0n de la traduction, j`ai procédé à quelques modifications
mineures de nomenclature afin que cette liste soit homogène avec le reste du
texte au plan de la systématique. J’ai cependant respecté la classification
utilisée par W. LE QUESNE pour les noms des sous-familles.
W. LE QUESNE a utilisé les noms communs des plantes-hôtes, ce qui est
une pratique courante chez les Anglo-Saxons. Nous ne disposons pas
d’autant de noms vernaculaires français, de sorte que certaines plantes, même
communes, ne possèdent, en français, qu’un nom générique. Afin de préciser
les termes utilisés je donne, après accord avec l’auteur, les noms latins quand
ils sont connus de lui.
peuplier blanc : Populus alba L.
peuplier noir: R nigra L.

168 INVENTAIRE DES ILES ANGLO-NORMANDES
tremble : R tremula L.
saule blanc: Salix alba L.; S. fragilis L. ou hybrides.
saule marsault 2 Salix atracinerea Brot.; S. caprea L. ou hybrides.
aulne 2 Alnus glutinosa L.
bouleau : Betula pendula Roth.; B. pubescens Ehrh.
noisetier : Corylus avellana L.
chêne : Quercus robur L.
sycomore : Acer pseudaplatanus L.
érable : A. campestris L.
hêtre : Fagus silvatica L.
charme : Carpinus betulus L.
aubépine : Crataegus axyacantha L.
ronce : Rubus fructicasus L.
LES CICADELLIDAE DE JERSEY
par Walter J. Le Quesne
ULOPINAE Le Peletier & Serville, 1825.
Ulopa Fallen, 1814.
reticulata (F., 1794). Un adulte et une larve sous une bruyère à 1’Ouaisné.
MEGOPHTHALMINAE Kirkaldy, 1906.
Megophthalmus Cu11is, 1833.
scabripermis Edwards, 1915. Commune parmi les racines et la mousse à
St ©uen’s Bay. Probablement l’espèce signalée par LLJFP (1908) sous le nom
de scanicus.
CICADELLINAE Latreille, 1825.
Cicadella Latreille, 1817.
viridis (L. 1758). Commune dans les prairies humides.
EVACANTHINAE Crumb, 1911.
Evacanthus Le Peletier & Serville, 1825.
interruptus (L., 1758). Rozel, St Martin et La Saline.
IDIOCERINAE Baker,l915
Rhytidodus Fieber, 1872.
decimusquartus (Schrank, 1776). Sur peuplier noir à Grouville, Faldouet
et St Hélier.
ldiocerus Lewis, 1834.
lituratus (Fallén, 1806). Sur saule marsault, à Tesson Mill et Vallée des
Vaux. Sur Salix repens, à l’Ouaisné.

INVENTAIRE DES ILES ANGLO-NORMANDES I69
siigmaticalis Lewis, 1834. Sur saule blanc à Grève d’Azette, Grands Vaux
et Grouville.
Tremullcerus Dlabola, 1974.
distinguendus (Kirschbaum, 1868). Sur peuplier blanc, en diverses localités.
vitreus (F., 1803). Sur saule marsault, saule blanc, peuplier noir. En
différentes localités.
Stenidiocerus Ossiannilsson, 1981.
poecilus (Herrich-Schâffer, 1835).Sur peuplier noir à Grouville et St Peter’s
Valley et sur P. italica à La Moye.
Viridicerus Dlabola, 1974.
ustuIatus(Mu1sant & Rey, 1855). Sur peuplier blanc à Grouville, Millbrook
et Le Mielle de Morville. Espèce peut·être introduite.
Populicerus Dlabola, 1974.
albicans (Kirschbaum, 1868). Sur peuplier blanc à Grouville et Grands
Vaux. _
confusus (Flor, 1861). Sur saule marsault à Tesson Mill, Trinity, Vallée des
Vaux et Grouville.
nitidissimus (Herrich-Schâffer, 1835). Sur peuplier noir à Five Oaks,
Grouville et Faldouet.
populi (L., 1761). Sur tremble à Grands Vaux et Rozel Manor Valley.
IASSINAE Amyot & Serville, 1843.
Iassus F., 1803.
Ianio (L., 1761). On la rencontre fréquemment sur les chênes.
MACROPSINAE Evans, 1935.
Oncopsîs Burmeister, 1838.
alni (Schrank, 1801). Sur aulne à Grands Vaux et à St. Peter’s Valley. `
jlavicollis (L., 1761). Sur bouleau, près de Handois Réservoir le 6.Vl1I.l952.
A Noirmont Common en 1986. C`est la preuve maintenant que ce nom
recouvre un complexe d’espèces, mais il est utilisé, ici, sensu lato.
tristis (Zetterstedt, 1840). Sur bouleau, plusieurs localités. .
Macropsîs Lewis, 1834.
cerea (Germar, 1837). Sur saules à Grands Vaux et Tesson Mill.
fuscinervis (Boheman, 1845). Un individu capturé le 7.Vll1.1976 sur
tremble à Grands Vaux.
fuscula (Zetterstedt,l828). Sur ronce à Bellozanne Valley, Les Platons et
Portelet.
graminea (F., 1798). Sur Populus italica à La Moye.
impura (Boheman, 1847). Sur S. repens, 1'Ouaîsné.
mendax (Fieber, 1868). Un seul individu capturé sur Ulmus sp. le long de
la route de Noirmont.

170 INVENTAIRE DES ILES ANGLO-NORMANDES
prasina (Boheman, 1852). Sur saule marsault, plusieurs localités.
scotti Edwards, 1920. Commune sur ronce.
AGALLIINAE Kirkaldy, 1901.
Austroagallia Evans, 1935.
sinuaza(Mu1sant & Rey, 1855). Plusieurs individus à St ©uen’s Bay.
Agallia Curtis, 1833.
consobrina Curtis, 1833. Assez commune.
laevis Ribaut, 1935. Assez commune à St Ouen’s Bay, Portelet et Grands
Vaux.
Les individus de Jersey correspondent plus à ceux de France qu’à ceux
de Grande-Bretagne (LE QUESNE & W©o¤RoFFE, 1976). C’est probablement
l’espèce signalée par LUFF (1908) sous le nom de venosa.
EUPELICINAE J. Sahlberg, 1871 .
Eupelix Germar, 1821.
cuspidata (F., 1775). St Ouen’s Bay et la Corbière.
APHRODINAE Haupt, 1927.
Aphrodes Curtis, 1829.
makarovi Zachvatkin, 1948. Très commune partout. Plusieurs specimens
de la forme à marques brillantes et petite taille, caractéristiques des landes
à bruyères (LE QUESNE, 1965) ont été capturés à 1’()uaisné.
Anoscopus Kirschbaum, 1858.
albwons (L., 1758). Très commune partout.
albiger (Germar, 1821). Plusieurs individus à St Ouen’s Bay.
histrionicus (F., 1794). Sur terrain sableux, le long de la côte.
DELTOCEPHALINAE Fieber, 1869.
Doratura J. Sahlberg, 1871.
stylata (Boheman, 1847). Commune à St Ouen’s Bay, Portelet et Noirmont.
Deltocephalus Burmeister, 1838.
`maculiceps Boheman, 1847. L’Ouaisné et les Platons.
pulicaris(Fal1én, 1806). Très commune sur les plantes herbacées.
Recilia Edwards, 1922.
coronücra (Marshall, 1866). Plusieurs individus ont été capturés à
1’Ouaisné et Noirmont.
Jassargus Zachvatkin, 1933.
distinguendus (Flor, 1861). Deux individus ont été récoltés aux Platons le
27.VlI.1955.

INVENTAIRE DES ILES ANGLO-NORMANDES 171
Arthaldeus Ribaut, 1947.
pascuellus (Fallén, 1826). Très commune.
Psammotettix Haupt, 1929. _
c0nfïnis(*Dah1bom, 1850). Commune. C`est probablement cette espèce ou
la suivante qui a été capturée par LLJFF (1908) sous le nom de striatus.
nodosus (Ribaut, 1925). Quelques individus ont été trouvés à St Ouen’s Bay
et Noirmont.
sabulicola (Curtis, 1837). Sur les zones sablonneuses de St Ouen`s Bay et
Pontac. Homochromie des ailes antérieures avec le terrain sableux.
Rhytistylus Fieber, 1875.
proceps (Kirschbaum, 1868). Quelques spécimens ont été récoltés à St
Ouen`s Bay et à 1’Ouaisné.
Sardius Ribaut, 1947.
argus (Marshall, 1866). Commune.
Allygus Fieber, 1875.
mixtus (F., 1794). Commune sur les arbres.
modesrus Scott, 1876. Commune sur les arbres.
Limotettix J. Sahlberg, 1871. .
srriola (Fallén, 1806). Trois individus ont été capturés à l’Ouaisné le
26.VIIl.1970.
Conosanus Osborn & Ball, 1902.
obsoletus (Kirschbaum, 1858). Commune dans les zones marécageuses.
Euscelis Brullé, 1832.
incisus (Kirschbaum, 1858). Les deux générations sont communes.
linealarus Brullé, 1832. Largement distribuées. Des femelles ont été trou-
vées en avril, probablement après hibernation.
ohausi Wagner, 1939. Plusieurs individus ont été capturés sur Cytisus
scoparius. sur les falaises de Noirmont et Grosnez.
Macustus Ribaut, 1942.
grisescens (Zetterstedt, 1828). Un individu a été trouvé à St Peter’s Valley,
le 28.V1I.1956.
Streptanus Ribaut, 1942.
aemulans (Kirschbaum, l868). Plusieurs individus ont été ramassés à
l’Ouaisné et au Portelet.
sardidus (Zetterstedt, 1828). Largement distribuée.
Mocydia Edwards, 1922.
crocea (Herrich·Schâ1`1`er, 1837). St Brelade, Portelet.
Mocydîopsis Ribaut, 1939.
attenuata (Germar, 1821). St Ouen’s Bay, 1’Ouaisné et St Catherine.
parvicauda Ribaut, 1939. Un individu a été trouvé à la Saline.

l I72 INVENTAIRE DES ILES ANGLO-NORMANDES
Thamnotettix Zetterstedt, 1840.
dilutior (Kirschbaum, 1868). Commune sur les arbres, les chênes en
particulier.
Elymana DeLong, 1936.
sulphurella (Zetterstedt, 1828). Quatre specimens ont été récoltés à
1’Ouaisné Common.
Cîcadula Zetterstedt, 1840.
persimilis (Edwards, 1920). Trois individus ont été capturés à la Saline, le
30.V1ll.l954.
quadrinotata (F., 1794). Près de St Ouen’s Pond et l’Ouaisné.
Opsius Fieber, 1866.
stactogalus Fieber, 1866. Commune sur les tamaris.
Neoaliturus Distant, 1918.
fenestratus (Herrich-Schâffer, 1834). Cette espèce, qui n’appartient pas à
la faune britannique, a été citée par LUFF, qui récolta un individu au filet
fauchoir dans un champ situé près de St Ouen’s Bay en juin 1908. J’en ai
capturé trois, dans le même lieu, en juillet 1951 mais je n’ai pas pu retrouver
d’autres individus depuis, malgré tous mes efforts.
Macrosteles Fieber, 1866. i
ossiannilssoni Lindberg, 1953. En nombre dans une prairie humide, Vallée
des Vaux (LE QUESNE, 1968) ainsi qu’à Rozel Manor Valley.
sexn0tatus(Fal1én, 1806). Dans les prairies à St Catherine, Rozel Manor
Valley et l’Ouaisné. Ces individus ont été trouvés après la rédaction de mes
commentaires concernant 1’espèce précédente.
viridigriseus (Edwards, 1924). Dans les endroits marécageux, à 1’Ouaisné
et Grouville.
Sagatus Ribaut, 1948.
puncty'r0ns(Fal1én, 1826). Quelques individus ont été récoltés sur saule à
Handois Réservoir le 6.VIII.1953.
Balclutha Kirkaldy, 1900.
punctata (F., 1775). Deux individus ont été trouvés à Grouville le 6.VI.1976.
TYPHLOCYBINAE Kirschbaum, 1868.
Alebra Fieber, 1872.
alboszriella (Fallen, 1826). Sur chêne dans diverses localités ainsi que sur
aulne à Grands Vaux.
coryli Le Quesne 1977. Sur noisetier à St Peter’s Valley le 28.VI.1956.
wahlbergi (Boheman, 1845). Sur sycomore à Grève de Lecq; sur orme dans
la Vallée des Vaux.
Notus Fieber, 1866.
flavipermis (Zetterstedt, 1828). Une femelle a été trouvée à 1’Ouaisné le
l2.IX.l965.

INVENTAIRE DES ILES A NGI.0·NORMANDES 173 _
Forcipata DeLong & Caldwell, I936.
citrinella (Zetterstedt, 1828). Commune dans les zônes à Molinia, l`Ouaisné.
Dikraneura Hardy, 1850. _
variata Hardy, 1850. Très commune sur herbe rase.
Empoasca Walsh, 1862.
(Empoasca) decipiens Paoli, 1930. Tesson Mill.
(E) pteridis(Dah1bom, 1850). L`Ouaisné et St Ouen’s Bay.
(E) vitis (Gôthe, 1875). Commune sur les arbres.
(Kybos) Iuda Davidson & DeLong, 1938. Sur Betula pendula à Noirmont
Common.
(K.) butleri Edwards, 1908. Sur saule marsault à St Peter‘s Valley.
(K.) populi Edwards, 1908. Sur différentes espèces de Populus et plus
particulièrement P. alba, dans plusieurs localités.
(K.) smaragduIa(Fa1lén, 1806). Sur aulne à Swiss Valley et Grands Vaux.
Eurhadina Haupt, 1929.
concinna (Germar, 1831). Sur chêne à Tesson Mill, Vallée des Vaux et
Rozel Manor Valley.
untica Dlabola, 1967. Sur sycomore, dans diverses localités.
pulchella (Fallén, 1806). Sur chêne dans différentes localités.
ribauti Wagner, 1935. Sur chêne dans la Vallée des Vaux et à Tesson Mill.
Eupteryx Curtis, 1833.
aurata (L., 1758). Commune sur ortie.
cyclops Matsumura, 1906. Un individu a été trouvé le 27.V.1966, les
Quennevais. D’autres individus ont été capturés à 1’Ouaisné Common et près
de St. Ouen’s Pond. '
fîlicum (Newman, 1853). Sur fougère à Tesson Mill, St Catherine, près
d‘Egypt Farm.
melissae Curtis, 1837. Commune sur Lavatera arborea le long de la côte
ainsi que sur Nepeta cataria à Grève de Lecq.
stachydearum (Hardy, 1850). Sur Teucrium scorodonia, largement distri-
buée.
urticae (F., 1803). Commune sur ortie.
Wagneripteryx Dlabola, 1958.
germari (Zetterstedt, 1840). Sur pin à Pont Marquet et à Noirmont
Common.
Ribautiana Zachvatkin, 1947.
cruciata (Ribaut, 1931). Sur aubépine à Mont Ubé; sur orme à Grouville.
(1;-gîtutres spécimens ont été capturés ultérieurement à La Rocque et Archiron-
tenerrîma (Herrich·Schâf1`er, 1834); Sur ronce dans la vallée des Vaux,
Noirmont et Longueville.

_ 174 INVENTAIRE DES ILES ANGLO-NORMANDES
scalaris (Ribaut, 1931). Un certain nombre de femelles ont été récoltées sur
Quercus cerris à Noirmont Common ainsi qu’un mâle à proximité, sur
sycomore.
ulmi (L., 1758). Sur orme, à Pontac, Grands Vaux et dans la Vallée des
Vaux.
Linnavuoriana Dlabola, 1958.
sexmaculata (Hardy, 1850). Sur saule marsault à Tesson Mill, St Peter’s
Valley et Grands Vaux.
Typhlocyba Germar, 1833.
quercus (F., 1777). Sur diverses essences d’arbres à Tesson Mill, Vallée des
Vaux et près d’Egypt Farm.
Ossiannilssonola Christian, 1953.
callosa (Then, 1886). Sur sycomore dans diverses localités, sur charme dans
la Vallée des Vaux.
Lindbetgina Dlabola, 1958.
aurovittata (Douglas, 1875). Sur chêne dans différentes localités.
jerseyensis Le Quesne, 1977. Un mâle sur chêne dans la Vallée des Vaux
le ll.VlI1.1952. N’a jamais été retrouvée depuis.
Fagocyba Dlabola, 1958.
cruenta (l·Ierrich—Schâffer, 1838). Sur hêtre, à Rozel Manor Valley et à
Mont Ubé.
(Dry0cyba) carri (Edwards, 1914). Sur chêne, dans différentes localités.
Edwardsîana Zachvatkin, 1929.
candidula (Kirschbaum, 1868). Sur peuplier blanc, à Grouville.
crataegi (Douglas, 1876). Sur aubépine à Mont Ubé et Grands Vaux.
flavescens (F., 1794). Un individu sur B. pendula, un autre sur sycomore
à Noirmont Common.
geometrica (Schrank, 1801). Sur aulne à Swiss Valley et Grands Vaux.
hippocastzmi (Edwards, 1888). Sur tamaris à la Rocque; sur aulne à Grands
Vaux, ainsi que sur Betula pendula à Noirmont Common.
frustrator (Edwards, 1908). Sur charme, Vallée des Vaux le 24.V1.l978.
lethierryi (Edwards, 1881). Sur érable à St Martin le 31.VII.l974.
nigriloba (Edwards, 1924). Sur sycomore, dans diverses localités.
prunicola (Edwards, 1914). Un individu sur saule marsault à Tesson Mill,
le 30.V1I.l952.
msae (L. 1758). Sur rosier à St Hélier; sur pommier à Longueville.
salicicola (Edwards,l885). Sur Salix atrocinerea à St. Ouen’s Pond.
Alnetoidia Dlabola, 1958.
alneti (Dahlbom, 1850). Largement distribuée sur aulne et d’autres essen-
ces.

INVENTAIRE DES ILES .lN(iL()·NOR/HANDES 175
Zyginidîa Haupt, 1929.
scutellaris (Herrich·Schâ1`1`er, 1838). Commune sur graminées.
Hauptidia Dworakowska, 1970.
mamccana (Mélichar, 1907). Sur Digiralis purpurea L. dans diverses
localités ainsi que sur Scrophularia scorodonia le long de La Rue de Haut à
Noirmont.
Zygîna Fieber, 1866.
angusta Lethierry, I874. Largement distribuée sur les arbres et arbustes.
fkzmmigem (Fourcroy, 1785). On la rencontre en même temps que I’espèce
précédente.
rubrovittata (Lethierry, 1869). Sur Calluna vulgaris L. à Grève de Lecq, le
14.V111.1972.
schneideri (Günthart, I974). Sur aubépine, à Mont Ubé, Grouville et La
Coupe.

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CINQUIEME PARTIE. — DESCRIPTION
DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
ou dont la présence en France est probable,
qui ne figurent pas dans les deux ouvrages de Ribaut
Entre la date de parution du dernier livre de RIBAUT (1952) et l’année 1987,
71 espèces de cicadelles nouvelles pour la faune française ont été recen-
sées (*). En outre 42 espèces connues des régions limitrophes se retrouveront
probablement en France. Certaines des espèces nouvelles ayant été incor-
porées par RIBAUT dans sa faune de France en 1952, c’est un total de 95
espèces qui sont décrites et illustrées ci-après, avec des compléments
d‘information (biologie, cycle, dêgâts...). D’autres espèces encore inconnues
en France, susceptibles de se trouver dans notre pays et dont l'illustration n’a
pu être fournie pour des raisons pratiques, ont été évoquées brièvement dans
les 2° et 3° parties du présent ouvrage.
J’ai précisé les espèces-types des genres nouveaux pour la France. La
diagnose de ces genres est également donnée, exception faite de ceux qui
appartiennent aux Typhlocybinae puisque RIBAUT les avait déjà décrits en tête
des groupes qu`il avait formés.
Trois cartes récapitulant la distribution de toutes les nouvelles espèces
françaises accompagnent ce chapitre. Ces nouveautés concernent essentielle-
ment le quart sud-est, mais c’est surtout cette région qui a été prospectée.
A noter qu’une premiére liste des espèces nouvelles pour la France avait
été établie par d. G. (1982a).
SUBFAM. MACROPSINAE EVANS, 1935
GEN. MACROPSIDIUS RIBAUT, I952
Macropsîdius parvus Ribaut, 1959 (b) (pl. 54).
Long. d :3mm; Q :?.
D’après la description qu’en donne Ribaut, l’aspect général est proche des
exemplaires de M. dispar dont les taches noires sont bien développées.Cepen-
(*) Sept autres sont discutées dans l‘addendum p. 350.

I78 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
dant, les bandes longitudinales en parenthèses du postclypeus sont largement
coalescentes à leurs extrémités inférieures et les cellules des élytres contien-
nent une bande noirâtre, même la subcostale qui est toujours entièrement
claire chez M dispar:
o' . Lobes du pygophore comme chez M dispar(fig.d). Apophyse des styles
régulièrement incurvée vers le dos; son profil latéral montre deux bords à peu
près parallèles jusqu’à une faible distance de l’apex, qui est acuminé (fig. c).
Tige de l’édéagç recourbée vers le dos et l’avant, en forme de corne;
l’expansion lamellaire de ses faces latérales est à peine développée (fig. a et
b).
Cette espèce, que je ne connais pas et dont je n’ai pas trouvé le genitalia
dans la collection Ribaut, a été décrite à partir d’un mâle capturé au col de
Brans, commune de Sospel (Alpes-Maritimes) en juillet 1956, TEMPÈRE rec.
N’ayant jamais été signalée depuis, son existence me semble hypothétique.
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Pl. 54. Macmpsidzus panus: a, édéage, vue postérieure; b, édéage, vue latérale gauche; c, style
gauche; d, lobe droit du pygophore et son appendice, vue latérale droite. — D’après RIBAUT.
SUBFAM. AGALLIINAE KIRKALDY, 1901
GEN. ANACERATAGALLIA ZACHVATKIN, [946
Espèce-type : Cicada venosa Fourcroy. 1785
Amzceratagallîa fïisia (Wagner, I939) (pl. 55).
Long. cf :2,7-2,9mm; Q :3-3,1mm.
Je ne connais pas cette espèce et me suis servi de la description de l’auteur.
Aspect de A. laevis mais la taille est légèrement plus petite. Elle en diffère
par les caractères suivants d_u mâle :

GEN. DRYODURGADES 179
d. Appendices du tube anal eftilés (fig. b) rappelant ceux de venosa, alors
qu`ils sont lancéolés chez laevis. La tige de l’édéage (Hg. a) est un peu plus
fine et le canal éjaculateur est situé près du bord postérieur, à une distance
égale à son diamètre. Son bord antérieur est moins ouvert que chez Iacvis.
Cette cîcadelle vit en bordure de mer.
Elle a été décrite des îles de la Frise (RFA). Elle existe également en RDA
et aux Pays·Bas, de sorte qu`elle se trouve peut-être sur le littoral de la
Manche, mais elle n’a pas encore été signalée en France.
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Pl. 55. Anaceramgallia frrsia z a. édéage. vue latérale gauche; b. appendice du tube anal.
- D’après WAGNER.
GEN. DRYODURGADES ZACHVATKIN, 1946
Espèce-type : Jassus rericuluius Herrich-Schëffer, l834
La nervation des élytres présente souvent des nervures transverses supplé-
mentaires.Cette tendance est moins marquée pour antoniaachez laquelle elle
existe néanmoins. Le bord inférieur des appendices du tube anal est
serratiforme (R2 2 397, fig. IO43). La partie postérieure des styles, recourbée
en demi-cercle, est dirigée vers l’arrière, dépassant à peine l’extrémité de son
corps (R2 : 397, fig. l044), L`apex de l`édéage est caractérisé par la présence
d’une ou deux paires d’appendices simples ou fourchus (pl. 56, tig. e et f).
Sa base est insérée dans le connectif (R2 : 397, fig. l04l et l046).
Dryodurgades dlabalai Wagner, I963 (pl. 56).
Long. d :3,6-4mm; 9 :4-4,3mm.
Face marquée de points noirs, postclypeus bordé de brun. Vertex plus
court au niveau de sa ligne médiane que près des yeux: présence de deux
grandes taches noires venant au contact de son bord postérieur. Bord

180 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
antérieur du pronotum fortement convexe. Scutellum avec plusieurs taches
noires bien délimitées (fig. c). Des taches brunes diffuses sur le clavus; partie
visible des nervures blanchâtre. Nombreuses nervures brunes supplémentaires
sur la corie.
ci`. Tube anal muni d’appendices serratiformes (fig. b et d). Pygophore
muni, dans sa partie basale et apicale, d’un repli; quelques soies au-dessus,
peu développées (fig. d). Styles comme la fig. a. Edéage avec un socle bien
développé; la tige est fortement renflée dans sa partie médiane et munie de
quelques papilles dans sa région antérieure; son apex possède une paire
d’appendices bifurqués. Les branches inférieures sont dirigées ventralement
vers la base du socle, les supérieures, divariquées sont situées dans un plan
perpendiculaire à la tige (fig. e et f.).
Décrite de Hongrie, elle est citée également de Bulgarie, Roumanie,
Ukraine, Yougoslavie et Italie. Nous la connaissons de Corse où nous l’avons
capturée en différents endroits. Elle avait été trouvée auparavant sur le
continent en plusieurs localités des Alpes-Maritimes (1969) et dans les Alpes
de Haute-Provence (1982), REMANE rec.
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Pl. 56. Dwodurgades dlabolazz a, style, vue dorsale; b, corne anale droite; c, tête d`U1’1 ci`; d,
extrémité abdominale. vue latérale droite (Védéage n’est pas representé); e, édéage, vue
postérieure; f, édéage, vue latérale gauche. — Echelle = 0,1mm. —— Original.

GEN. DR YODURGADES 181
Drgyadurgadcs reticulatus (Herrîch-Schâffer, I834) (pl. 57).
Long. d ;9 : 4,l-4,7mm.
Aspect très voisin, mais taille légèrement plus grande que chez dlabolai.
Les marques brunes sur l’avant-corps sont les mêmes, la réticulation des
élytres très voisine également.
d'. Lobes du pygophore sensiblement de la même forme que chez dlabolai,
avec un repli à son extrémité postérieure. Les appendices du tube anal sont
très semblables également (lig. c et d). En vue latérale, le socle de l’édéage
est encore plus développé et la tige beaucoup moins large, sensiblement
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Pl. 57. Dqvodurgades rericularust a, édéage. vue latérale gauche; b. édéage, vue dorsale; c.
pygophore et tube anal, vue latérale gauche; d, pygophore et tube anal vue dorsale. —
Echelle - 0,lmm. - Original.

l82 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
cylindrique, munie de quelques papilles dans sa panic médiane. Une paire
d’appendices apicaux subdivisée à angle droit. La branche supérieure est
courte et fine, l’inférieure plus large est ramifiée (fig. a) et dentée sur son bord
postérieur (fig. b).
Décrite de RFA, cette cicadelle a été signalée ensuite de nombreux pays
d’Europe centrale et méridionale.
Espèce nouvelle pour la France, elle a été trouvée sur la Montagne de Lure
(Alpes de Haute-Provence), REMANE rec.,
Dryodurgades similis Wagner, l963 (pl. 52 fig. i et j).
Je ne connais pas cette espèce et ne peux pas fournir plus de commentaires
et d’illustrations que ce qu’en donne WAGNER. Se reporter au tableau
d’identification p. l59.
Présente dans le Val d’Aoste (REMANE, comm. pers.), elle se trouve
probablement en France.
SUBFAM. IASSINAE AMYOT & SERVILLE, 1843
GEN. IASSUS FABRICIUS, 1803
Iassus mirabilis Orosz, 1979 (pl. 53 fig. e et f`).
Long. d :6-7mm; 9 :7-8,3mm.
Je ne connais pas cette espèce et me sers de la description de son auteur.
L’insecte vivant présente une teinte générale vert olivâtre à brunâtre
suivant son âge. Vertex, en vue dorsale, faiblement sinué en avant de la partie
médiane, légèrement plus large au milieu que près des yeux. Rapport
longueur/largeur du pronotum égale à 2: l; striolé transversalement, des
marques brunes à la partie antérieure plus ou moins intenses selon les
individus; à la partie postérieure la teinte générale passe du vert clair au vert
foncé; teinte parfois brunâtre. Clypeus brunâtre. Scutellum vert clair. Elytres
transparents et brillants à surface ponctuée, chaque point portant une soie;
teinte verte à reflet brun clair, manifeste dans les cellules apicales, également
dans le champ du clavus. Dessous de l’abdomen vert, sans taches.
c5‘.Tube anal muni de chaque côté d’un appendice spatuliforme marqué
de nombreuses incrustations (fig. f), atteignant tout au plus l’extrémité du
tube anal en vue latérale. Lobes du pygophore avec, à leur base interne, un
appendice recourbé à son extrémité possédant ventralement une pointe (fig.
e). Bord postérieur des lobes du pygophore arrondi. Edéage élargi à sa base,
à tige recourbée vers l’avant.
Q . Corps vert clair, un peu plus mat que chez le mâle. Elytres transparents
teintés de brun seulement sur les cellules apicales. Bord postérieur du 7°
sternite arrondi avec une petite échancrure au milieu, moins large et moins
profonde que chez lanio.

GEN. GRAPHOCEPHALA 183
Cette espèce a été décrite de Hongrie, puis signalée d’Albanie par NAST
(1981) et de Tchécoslovaquie par LAUTERER (1984).
D’après ce dernier auteur, elle est inféodée à Quercus cerris.
SUBFAM. STEGELYTRINAE BAKER, 1915
GEN. STEGELYTRA MULSANT & REY, 1855
Stegdytra crgvthroneura Haupt, 1924 (pl. 58).
(= S. erythoneura (sic, erreur typographique, Haupt, 1924).
Long. o' : 5,1-5,4mm; 9 :5,2mm.
cà'. Face claire, veinée de brun. Dessus du corps avec des taches brunes
sur le vertex, le pronotum et le scutellum, La cicatrice scutellaire est bien
marquée. Pas de taches plus sombres à la base et près du bord du scutum,
comme c‘est le cas chez la femelle. Nervures des élytres en partie rougeâtres,
surtout sur le corium. Les élytres sont bruns avec trois bandes transparentes;
la première se trouve contre le scutellum, parallèle à son bord et entièrement
située sur le clavus; la seconde traverse pratiquement tout l’é1ytre dans le sens
de sa largeur; la troisième, plus irrégulière, concerne surtout les cellules
subapicales. La face interne des pattes, surtout des postérieures, est très
foncée. Les tarses sont clairs sauf la partie proximale du second et du
troisième.
d. Lobes du pygophore assez pigmentés et tachetés, munis d’une vingtaine
de soies (fig. c). Extrémité des styles rabattue à 90¤; lames génitales avec
quelques soies sur leur face ventrale, disposées irrégulièrement (fig. d).
Edéage (fig. a et b) rappelant celui de putoni par le petit divenicule présent
sur les appendices, et par la forme de ces derniers, mais ici la tige de 1’édéage
n'est pas lamellée.
Q . Beaucoup plus claire que le mâle, à dessus du corps jaunâtre. Vertex
sans tache, arrière du pronotum brunâtre, deux taches arrondies de la même
couleur, à l’avant et près des angles du scutellum,
L`exemplaire reproduit ici provient de Sicile, Etna, Mont Minarolo, 1150m,
récolté le 24.IX.l984 sur chêne-vert; il m’a été aimablement donné par le Dr.
D’URs0. On devrait trouver cette espèce en France.
SUBFAM. CICADELLINAE LATREILLE, 1825
GEN. GRAPHOCEPHALA VAN DUZEE, 1916
Espèce-type Z Cicada coccinea Forster, 1771
(== Neokolla Melichar, 1926; = Hordnia Oman, 1949; = Marathonia Oman, 1949).
Long. : 4,2-9,4mm.

184 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 58. Stegelytra eqvthroneura: a. édéage, vue latérale gauche; b, édéage, vue antérieure; c,
pygophore et tube anal, vue latérale gauche; d, sternite génital, lames génitales, connectif. vue
dorsale. D’après un exemplaire d’Ital1e. — Echelle = 0,lmm. -— Original.
Tête peu à bien dégagée, le bord antérieur en vue dorsale subanguleux ou
arrondi, passage du front au vettex non caréné (excepté G. nigrifascia). Vertex
concave en avant des ocelles, dont la position dépend des espèces. Pronotum
de longueur subégale à celle de l’espace interoculaire, les côtés parallèles ou
convergents vers l’avant. Elytres à partie membraneuse plus ou moins
développée, trois cellules préapicales (sauf G. versuta) et quatre cellules
apicales. Les élytres dépassent l’extrémité du corps chez la 9 . Armement du
dos du fémur postérieur (généralement) : 2+l+l .
o'. Lames génitales triangulaires, de longueur variable, munies de soies
souvent rangées régulièrement; styles sans lobe préapical. Lobes du pygo-

185
phore plus ou moins convexes, avec des fortes soies dans leur moitié apicale,
munis ou non d’appendices à leur bord supérieur. Tige de l’édéage générale-
ment courte, presque toujours sans appendice (G. simulata et G. sasaima
exceptés). Les paraphyses sont asymétriques, formées d’une base et d’une ou
deux branches souvent dissymétriques et dissemblables.
9. Bord postérieur du 7° sternite abdominal arrondi ou anguleux,
rarement échancré au milieu.
Les espèces du genre, au nombre d’une cinquantaine, sont réparties, pour
l’essentiel, de l’Amérique du nord jusqu’au Suriname et à la Guyane
française. Certaines sont polyphages, d’autres monophages. Deux au moins
sont connues comme vectrices de maladies.
Une seule espèce (introduite) se trouve dans l’Ancien Monde.
Graphocephala fermahî Young, l977 (pl. 59 et photo. de couverture).
(nec G. coccinea Forster, l77l).
Long. d' : 8-8,7mm; Q : 8,5-9,4mm.
Le pronotum est vert jaunâtre dans sa partie antérieure et d’un vert plus
foncé dans sa partie postérieure. ll possède une bande transverse jaune
orangé prolongée vers l’arrière par deux taches de même couleur; le scutellum
est rouge orangé. Les élytres sont d’un vert foncé avec deux bandes rouges
longitudinales, l’une située le long de la nervure cubitale et s’élargissant vers
|’apex, l`autre sur le clavus; l’extrémité est étroitement marquée de noir. Les
ailes sont enfumées avec les nervures marquées de noir. L’abdomen, rouge
orangé dorsalement, est jaune clair ventralement. SERGE!. (1987a) signale que
la taille des individus capturés en Allemagne est différente de celle des
populations de la région néarctique.
d. Sternite prégénital court; les styles ont une taille réduite alors que les
lames génitales sont longues, renflées à leur base et ensuite eftilées (tîg. a).
Les lobes du pygophore sont longs, ils possèdent un grand nombre de soies
assez courtes dans leur partie apicale dont certaines sont rembrunies.
L`édéage est court, en forme de V et s’articule sur des paraphyses au nombre
de 2, bien développées (fig. b).
La biologie a été surtout étudiée par Mokcos (1953), en Grande-Bretagne,
mais les observations que j`ai faites à Versailles montrent que le cycle est
identique en région parisienne. La ponte commence dès les premiers jours
de septembre et se termine fin octobre. Les oeufs jaunes, ovales, mesurent
1,8 mm de long et sont déposés (souvent en groupe) sous les écailles des
bourgeons floraux des rhododendrons. L‘hibernation s’effectue sous cette
forme et l’éclosion, qui se situe dans la première quinzaine de mai, donne
naissance à une larve qui mue immédiatement. Le développement post-
embryonnaire comporte cinq stades larvaires (cas général chez les Cicadelli-
dae), de couleur jaune. L’adulte apparaît au cours de la seconde moitié de
juillet. La durée de vie imaginale est longue puisque l’on peut capturer les
derniers exemplaires vivants courant novembre. ll n’existe qu’une génération
par an en Europe. Durant la période d’activité, on observe de nombreux
individus à la face supérieure des feuilles exposées au soleil, sur lesquelles
ces insectes vivent en groupe mais ils passent rapidement à la face inférieure
quand ils sont dérangés. On en trouve également sur les feuilles des arbustes
voisins des rhododendrons, mais cette cicadelle est connue comme mono-

t86 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 59. Graph0cephaIafenr1ah1`:2, sternite génital. lames génitales, styles et connectif, vue dorsale:
b. édéage et paraphyses; c, pygophore, vue latérale gauche. — Echelle = 0,lmm. —— Original.
phage sur cette plante-hôte quoique SERGE!. (l987b) indique qu’elle puisse
se nourrir aux dépens d’autres espèces botaniques dans les conditions
expérimentales du laboratoire. Mais un tel comportement ne se rencontre
peut-être pas dans les conditions naturelles ? L`insecte, à l’état adulte, est
capable de se déplacer sur des distances non négligeables car j’ai capturé un
individu dans un piège coloré à Versailles, disposé sur une pelouse à plusieurs
centaines de mètres du rhododendron le plus proche. Il lui avait fallu
traverser un double rideau d’arbres et une route nationale à grande circula-
tion.
G. fermahi est l’agent de dissémination d’un champignon phytopathogène :
Pycnoszysanus azaleae (Peck.) qui provoque ce que les anglo-saxons appellent
le bud blast du rhododendron. Cette maladie est également présente en
France (V1ENNor-BouRo1N 1981) et se caractérise par un brunissement puis
un dessèchement des boutons floraux.

GEN. MACROSTELES 187
Cette cicadelle, originaire de la partie orientale de l’Amérique du nord, a
été signalée en Grande-Bretagne par CHINA (1935) et par FOX-WILSON (1937),
puis en Suisse par H. GUNTHART (1971), plus récemment aux Pays-Bas
(ULENBERG & al., 1983) et en Allemagne (Gessmza, 1984). SERGEL (1987a) la
cite du Danemark, de Belgique et d'Autriche. VIDANO & al (1987) l‘ont
capturée en Italie.
D’abord signalée des régions parisienne et orléannaise (D’AGLJ1LAR et d.G.,
l973), cette espèce doit présenter maintenant une aire de distribution plus
large, liée au commerce de sa plante-hôte. Elle a d’ailleurs été trouvée depuis
dans la vallée du Rhône.
SUBFAM. DELTOCEPHALINAE FIEBER, 1869
TRIBU MACROSTELINI KIRKALDY, 1906
GEN. MACROSTELES FIEBER, 1866
*Macr0steles ossiannilssoni Lindberg, l953 (pl. 30).
Long. cf : 2,9-3,6mm; 9 :3,2-3,7mm.
Taille et aspect de M. sexnotatus dont il diffère surtout par la forme des
apodèmes du 2°sternite de l’abdomen (voir modification au tableau d’iden-
tilication p. 87).
o'. Les apodèmes dépassent, ici, le bord postérieur du sternite llI. La
distance qui sépare leur extrémité est sensiblement égale à leur longueur (fig.
c). L`édéage présente latéralement, le long de sa tige, des petites dents ou
papilles (fig. a et b); il est très semblable, par ailleurs, à celui de M. sexnotatus.
Cette cicadelle est largement distribuée en Europe septentrionale :
Grande-Bretagne; Pays-Baltes; Fennoscandinavie. Plus au sud, elle est
signalée des Iles Canaries, de Madère et de Grèce. Sa ressemblance avec M.
sexnotatus a dû induire de nombreuses confusions de sorte que certaines des
identifications concernant cette dernière doivent se rapporter, en fait, à M.
ossiannilssoni.
En France, je la connais de deux localités des Alpes-Maritimes faisant
partie du Parc nat. Mercantour : Tende, au refuge des Merveilles 2000m., le
l3.VIII.|985, d. G. rec. et Saint-Martin de Vésubie, vallée du Ponset, 2100m.,
le l4.VIlI.l985, d. G. rec,.
Macrastcles sardus Ribaut, l948 (pl. 60).
Long. d :3,3-3,5mm; Q :?.
Aspect de M. variatus, mais le bord antérieur du vertex présente chez
sardus un angle plus obtus. Face avec deux taches noires vers le haut mais
' Voiraddendum p. 349.

l88 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 60. Macrosteles sardus: a, lobe gauche du pygophore; b, apodèmes sternaux; c. édéage, vue
latérale gauche; rl, édéage, vue postérieure. — Original.
peu visibles en vue dorsale. Un gros point noir sur le Vertex, de part et d’autre
de la commissure coronale. Elytres entièrement clairs. Base des aiguillons des
pattes marquée de noir.
d. Apodèmes du 2° sternite abdominal assez longs, dépassant le 3°
sternite. La longueur des apodèmes est égale à celle de leur écartement (Hg.
b). Lobes du pygophore peu allongés, presque carrés (tig. a), munis de
quelques longues soies dans leur partie postérieure. L’appendice se trouvant
à la limite basale et apicale est légèrement digitiforme et rembruni. Tige de
l’édéage munie de quelques papilles parfois absentes, à la base de sa face

GEN. ENDRIA IS9
postérieure . Elle est munie d’une paire d’appendices apicaux récurrents,
dirigés vers l’extérieur (fig. c et d), qui présentent la particularité de se
chevaucher dès leur origine, le droit passant par dessus le gauche.
Cette cicadelle a été décrite de Sardaigne. Elle est connue également de
RFA et Tchécoslovaquie (NAST, l987). Nouveauté pour la France. Elle n’a pas
encore été trouvée en Corse mais RIBALJT (l959a) l’a signalée du Haut-Rhin.
. .l’ai capturé quelques individus dans la région parisienne: Ury (Seine et
Marne) et Versailles (Yvelines) en 1982. Sa distribution est localisée.
TRIBU DELTOCEPHALINI FIEBER, I869
GEN. ENDRIA OMAN, 1949
Espèce-type : Jassus inimicus Say, l830
Emlrîa nebulosa (Ball, l900) (pl. 6l).
(= Lonatum nebulosa Ball).
Long. d :3,2mm; 9 :3,9mm.
Les exemplaires dont je dispose et qui m’ont été aimablement donnés par
R. REMANE sont brachyptères.
Couleur foncière jaunâtre. Anteclypeus clair. Le haut de la face présente
des stries brunes. Le vertex possède quatre taches noires à l’avant, reliées
deux à deux par un trait brunâtre. Une tache brunâtre à l’arrière et contre
les yeux (fig. e). Nervures plus claires que le reste des élytres. Ailes atteignant
le milieu des élytres. Pattes claires, base des aiguillons des tibias postérieurs
noire. Moitié postérieure des tarses postérieurs brunâtre.
d. Partie antérieure du pygophore presque noire, l’arrière muni de longs
aiguillons (fig. d). Lames génitales longues, pointues, munies sur le bord
externe de quelques aiguillons (fig. c). Connectif soudé à l’édéage comme
chez toutes les espèces de cette tribu (fig. a). Le socle de l’édéage est petit
(fig. b), le gonopore s’ouvre ventralement (fig. a et b).
Q. Dessus du pygophore avec une grande marque noire.
Cette espèce est largement distribuée dans la région holarctique. Dans
notre domaine paléarctique, elle a été signalée pour la première fois en
Bavière, RFA (REMANE, l96l). Elle a été trouvée ensuite en Tchécoslovaquie,
RDA, Finlande, URSS (Russie centrale) et Mongolie. Elle devrait se récolter
un jour sur notre territoire.
La forme macroptère que l’on rencontre surtout en Europe est distribuée
très localement.
Sur Calamagrostis epigeios (REMANE, 1961). LAUTERER (1980) pense qu’elle
est plus polyphage et doit se rencontrer sur d’autres Poaceae mais aussi sur
des Cyperaceae.

190 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 61. Endna nebulosaz a, édéage et connectif soudés. vue antérieure; b, édéage et connectif
soudés, vue latérale gauche: c. sternite génital, lames génitales, styles, vue dorsale; d. pygophore,
vue latérale gauche; e. tête d`un mâle. D’après un exemplaire de RFA. - Echelle = 0.lmm. -
Original.
TRIBU SCAPHYTOPIINI OMAN 1943
3
Tête plus étroite que le pronotum; face aplatie et allongée; antéclypéus
allongé, rétréci au milieu, son extrémité dépassant celle des joues; postclypeus
allongé, étroit; joues larges s’étendant dorsalement derrière les yeux et
visibles de dessus; vertex aplati ou concave, anguleux à l’apex; passage de
la face au vertex nettement anguleux, parfois subcaréné. Pronotum court.
Macroptères; ailes munies de quatre cellules apicales.

GEN. JAPANANUS 191
GEN. JAPANANUS BALL, l93l
Espèce-type : Planmezopzus hyalinus Osborn. 1900
Se différencie des autres genres de la tribu par les caractères suivants:
élytres sans nervures réfléchies dans l’aire costale; appareil copulateur mâle
à connectif allongé, mince; édéage bifurqué avec deux orifices; pygophore
muni de soies au bord postéro-ventral; lames génitales allongées rétrécies à
l’apex, dépourvues d’aiguillons; premier segment anal petit, sclérifié seule-
ment sur un court anneau distal.
Japananus hyalinus (Osborn, 1900) (pl. 62).
(= meridionalis Bonfils, 1981).
Long. 0' : 4,2-4,5mm; 9 : 5,2-5,4mm. La différence de taille est sensible
entre les deux sexes.
Les joues sont visibles en vue dorsale (fig. a et b).
Couleur foncière jaune verdâtre. Face verdâtre; vertex, pronotum et
scutellum jaunâtres, maculés de brun; une petite tache oblongue plus claire,
à l’avant du vertex, dans le prolongement de la suture coronale. Cette suture
est proportionnellement plus longue chez le mâle que chez la femelle car la
tache est plus allongée chez ces dernières. Le vertex des femelles est plus aigu
que celui des mâles, le rapport de sa largeur (yeux non compris) à sa
longueur:
0,62 pour les femelles
0,70 pour les mâles
Macroptères. Dessous de l’abdomen clair chez la femelle, presqu’entière-
ment noir chez le mâle. Le dessus de l’abdomen est généralement clair,
parfois plus foncé, chez la femelle, mais il est toujours de la même couleur
que la partie ventrale chez le mâle, de sorte que ce dernier parait toujours
plus sombre que la femelle. Elytres translucides; les nervures de ceux du mâle
semblent concolores; celles de la femelle sont parfois orange. Trois lignes de
taches irrégulières traversent perpendiculairement les élytres, la première se
trouve au niveau du tiers antérieur du clavus (une double tache est présente
au milieu dé celui-ci), la seconde passe par la partie apicale du clavus et la
troisième se situe dans les cellules apicales de la corie.
Pattes claires; tibias postérieurs avec une petite tache foncée à la base des
aiguillons; griffes claires. Armement du dos des fémurs :1 +2+2.
G`. Styles comme la fig. c. Edéage à deux tiges symétriques longues et
grêles (fig. g), légèrement bisinuées, à appendice subapical contourné.
Gonopore situé à la base de l’appendice (fig. e et f`). Connectif plus long que
l’édéage, presque droit (fig. d). Pygophore avec une vingtaine de soies raides
éparses.
Signalée d’ Autriche (WAGNER, 1961) et de Roumanie (DLABOLA, 1961).
puis de Yougoslavie (JANKOVIC, 1976), elle a été trouvée ensuite en Tché-
coslovaquie par LAUTERER (1980) et très récemment en RFA, dans la région
de Stuttgart, par HELLER (1987). Elle semble originaire du Territoire Maritime
(URSS) et du Japon d’où elle aurait envahi une grande partie de l’Amérique
du Nord par l’est et serait arrivée en Europe centrale par l’ouest.

192 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 62. Japananus hm/inus : a, avant-corps d’un mâle; b, idem, vue latérale gauche; c, style droit,
vue dorsale; d. connectif; e, édéage, vue latérale droite; f, édéage, extrémité de la branche droite;
g, édéage, vue antérieure. - Echelle = 0,lmm. —- Original.
En 1984 LAUTERER a discuté de la validité des deux espèces : hyalinus et
meridionalis, sans conclure. Il a mis en évidence, toutefois, la grande variation
de la forme du vertex.
Les individus signalés en France par B. ont été capturés, par Pintermédiaire
de panneaux jaunes englués, à Toulouse (Haute Garonne), le 9.VlII.l975

GEN. FIEBERIELL4 l93
dans un verger de pruniers d’Ente et à Campagne-sur-Aude (Aude), le
20..lX.I977 dans un verger d’abrîcotiers. De nombreux individus ont été
capturés à Lavéracantière (Lot), au filet fauchoir, le 8.VIIl.l984, TussAc rec.
Cette dernière localité est la plus septentrionale actuellement connue pour
la France. C'est à partir d’un de ces spécimens que j`ai décrit les caractères
externes de l’espèce.
J. hyalinus est inféodée au genre Acer.
TRIBU FIEBERIELLINI WAGNER,l95l
GEN. FIEBERIELLA SIGNORET, I880
Fieberiella leridana Dlabola, I985 (pl. 63).
Long.d :6,6mm; Q :?.
Aspect général du genre. Dessus du corps brun, tacheté de noir. L'extré-
mité des élytres est plus sombre. Face claire avec une bande noire assez large
à sa partie supérieure, reliant les yeux. Base des aiguillons des tibias
postérieurs marquée de noir; une bande noire tout le long du côté interne.
d. Appendice des lobes du pygophore disposé entièrement à l’intérieur,
présentant un rétrécissement dans son tiers apical qui est de forme conique
(fig. e et f`). L‘appendice anal est assez court, son extrémité légèrement tournée
vers |‘arrière (fig. d). l..‘édéage porte à sa partie antérieure de nombreuses
stries en forme d’écailles (fig. a et b). Cette partie est en forme de T (fig. c).
Décrite d‘Espagne, cette espèce doit se trouver en France mais n’y a pas
encore été signalée.
Fieberîella septentrionalis Wagner, l963 (pl. 64).
Long. d : 5,9-6,7mm; Q :6,8-7,3mm.
Même aspect que E Ieridana mais la couleur foncière est plus claire.
Quelques points noirs sur la face. La bande sombre qui court sur la face
interne des tibias postérieurs est plus courte et ne dépasse pas les deux
premiers tiers de sa longueur.
o'. Les styles sont assez courts, le connectif large et le segment prégénital
court; les lames génitales sont longues, tachetées de noir et ne possèdent pas
de fortes soies (fig. d). Uappendice des lobes du pygophore possède des
barbules à son apex (fig. e et f). Appendice anal plus long que chez E
Ieridana, à extrémité tournée vers l’avant. Edéage muni de stries en forme
d’écailles sur sa face antérieure (fig. a),se terminant en pointe, et légèrement
denté latéralement, en vue postérieure (fig. b).
Assez bien distribuée en Europe centrale et dans certains pays d'Europe
du nord, cette cicadelle est connue de RFA et devrait se trouver dans l’est
de la France: mais elle y est encore inconnue.

l94 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 63. Ffeberfel/0 leridmra : 2. édéage, vue latérale gauche; h, edéage. vue postérieure; c. édéage,
vue antérieure de 3/4; d, tube anal et son appendice droit; e et f. appendice du lobe du pygophore.
D’après un exemplaire d’Espagne. — Echelle = (Llmm. — Original.

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tube anal et son appendice gauche; d. sternite prégénital. lames génitales. styles. connectil`. vue
dorsale; e et L appendice du lobe gauche du pygophore. .D'après un exemplaire de RFA. -
Echelle = 0.lmm. - Original.

196 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
GEN. SYNOPHROPSIS HAUPT, 1926
Espèce-type : Suwphropszs wagneri Haupt, 1926
Synophropsis lauri(H01'vâth, 1897) (pl. 65).
Long. o' Z 5,7-6mm; 9 :6-6,5mm.
Cette espèce a été redécrite par LINNAVUORI (1954); elle est également
représentée par EMEuANov (1967).
Teinte générale jaunâtre. Tête assez grande avec un vertex triangulaire
proéminent, plat. Ocelles sur le passage de la face au vertex, à une distance
des yeux égale à leur diamètre. Armement des fémurs antérieurs : 1+5; des
fémurs médians : 5+5; des fémurs postérieurs : 2+2+1.
o' . Lames génitales allongées, larges à leur base, amincies dans leur moitié
distale (fig. f), avec une rangée de soies fines le long du bord externe et une
ligne de soies un peu plus fortes légèrement en retrait. Styles comme sur la
fig. a, rembrunis à l’apex et munis d’une petite dent. Lobes du pygophore
plus longs que larges (fig. e), possèdant une quarantaine de soies distribuées
surtout à la partie ventrale. Edéage en forme de h inversé en vue de profil
gauche (fig. b). La tige est légèrement cambrée. Elle se termine par un
appendice unique tourné vers l’arrière, en forme de bec, et possède deux
autres appendices latéraux auriculés, repliés vers l’intérieur (fig. c et d).
Gonopore apical.
Q. Le 7° sternite abdominal de la femelle est long, son bord postérieur
est arrondi.
Espèce pontoméditerranéenne, connue d’Italie, Yougoslavie, Grèce,
Hongrie, Turquie et Ukraine. Elle a été récoltée pour la première fois en
France, à Montpellier (Hérault) en octobre 1972 (BoNF11.s & LAUMAUT, 1975).
Elle a été ensuite identifiée par B. de chasses faites à Marina-Baie—des·Anges
(Alpes-Maritimes). Je l’ai trouvée dans des captures réalisées en juillet 1983
par notre collègue PAN1s, provenant des Issambres (Var).
Sa distribution en France doit couvrir en fait l’ensemble des départements
constituant le littoral méditerranéen, mais nous ne 1’avons pas encore trouvée
en Corse.
Sur laurier (Laurus nobilis L.) et d’autres plantes-hôtes.
TRIBU ATHYSANINI VAN DUZEE, 1892
GEN. SCAPHOIDEUS UHLER, 1889
Espèce—type Jassus immistus Say, 1830
(= Hussa Distant, 1918; Bolanus Distant, 1918; Lonenus DeLong, 1939).
Long. <5';9 : 2,7-8,0mm. .
Insectes de couleur foncière brun, brun—jaunâtre à jaune doré ou gris, avec
des stries, taches, bandes et ponctuations brun foncé, orange, jaune ou blanc.

GEN. SCAPHOIDEUS 197
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Pl. 65. Srnophropsis Iauri: n. style droit, vue dorsale; b, édéage, vue latérale droite; c, édéage,
vue antérieure; d, édéage, extrémité, vue latérale droite; e, pygophore et tube anal, vue latérale
gauche; I', lame génitale droite. — Echelle — 0.lmm. - Original.

198 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Mâles d’ordinaire plus petits que les femelles. Tête de même largeur ou plus
étroite que le pronotum. Vertex faisant en avant un angle subaigu; face plus
longue que large. Elytres longs, avec une membrane moyennement déve-
loppée; présentant au bord antérieur, au niveau de la cellule subapicale
externe, au moins trois nervures transverses; à cellule subapicale petite,
oblique, distalement aiguë; à nervure externe du clavus fortement courbée
à l’extrémité qui touche le bord commissural à angle droit.
0*. Pygophore de forme variable, portant d’ordinaire des grandes soies
robustes. Lames génitales généralement triangulaires, de moitié aussi longues
que le pygophore, munies de soies spiniformes. Styles de forme variée, à
extrémité aiguë. Connectif en forme de V, muni de paraphyses de formes
diverses soudées ou attachées. Edéage relié au connectif par une membrane
au dessus des paraphyses, à tige tubuleuse longue ou courte, munie ou non
d’une paire d’appendices apicaux ou subapicaux.
Q. Pygophore long, étroit à l’apex, muni de soies robustes. Oviscapte
dépassant d’ordinaire le pygophore.
Scaphoideus titanus Ball, 1932 (pl. 66; Pl. h. t. no 3, photo. en haut à gauche
et en bas; Pl. h. t. 7, photo. en bas).
(= littoralis Ball, 1932 : 15; = brevidens, amplus et scelestus DeLong & Mohr, 1936
d’après HAMILTON, 1983 a. La synonymie établie par BARNEW (1976) n`a pas le même
sens que celle d’HAM11.ToN).
Long. o" :4,8-5,2mm; Q :5,5-6mm.
Teinte générale brun ocre. L’avant corps est plus clair et possède deux ou
trois bandes transversales brun-rouge (fig. a). Les élytres présentent deux
taches très claires, l’une au-dessous de l’autre, le long de leur bord interne.
Un liseré plus clair, brun rouge, le long du bord interne des élytres. Pattes
antérieures et médianes entièrement claires. La partie distale des tibias
postérieurs ainsi que les tarses postérieurs sont brun foncé; les tarses
antérieurs et médians sont blanchâtres.
ci'. Lames assez larges, émoussées à leur apex (fig. f`). Les styles, minces
dans leur partie postérieure tournée vers l’extérieur, sont renflés en leur
milieu (fig. f`). Lobes du pygophore munis de nombreuses soies dont les plus
longues sont rembrunies (fig. e). Le connectif est beaucoup plus long et mince
que l’édéage. Tige de l’édéage comme les figures b, c et d. Les paraphyses
digitiformes sont placées le long de la tige et forment un V. L’édéage est renflé
à sa base en vue dorsale et présente une protubérance dans sa partie médiane
en vue latérale. Son apex est muni d’appendices latéraux; le gonopore est
apical.
Cette espèce, d’origine nord-américaine (région des Grands Lacs) vit
uniquement aux dépens des espèces du genre Wtis. Elle a d’abord été
- identifiée par B. en 1958, dans un vignoble de Pont-de—la-Maye (Gironde) (B.
& Sci-ivEsTER, 1960). Depuis cette date, elle s’est largement répandue vers l’est
et occupe maintenant une grande partie du territoire français (zone de culture
de Wtis vinïera). Scnvesrek & al. (1962), DELMAS (1965), BouRN1ER (1976),
B. & d.G. (1978), CAuowEr.L & LARRUE (1979 et 1986), ont donné des
informations chorologiques. Elle a été trouvée depuis, en Savoie en 1986,
dans le Beaujolais à La-Chapelle-de-Guinchay en 1987, ainsi que dans le sud
du Poitou (BOUDON, comm. pers.),

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Pl. 66. Sruphoideus timnus: a. avant-corps, vue dorsale; b. édéage, vue postérieure; c. édéage.
vue latérale droite; d. édéage et connectif. vue postérieure; e. pygophore. vue latérale droite; f.
style ct lame génitale gauches. vue dorsale. _ Echelle = 0,lmm. - Original.
Elle a été signalée également d’autres régions viticoles de pays voisins :
Italie (Vtmmo, I964), (Boaoo & al. t987), Suisse (BAGGIOLINI & al., 1968).
Les femelles peuvent pondre une vingtaine d’oeufs, qu'elles insèrent dans
l‘écorce des vieux bois et dans les bourses des bourgeons du bois de l'année,
isolément ou en petits groupes. Les oeufs éclosent l’année suivante après avoir
subi une période de froid hivernal (que lève la température), à partir du début
du mois de mai jusqu‘au commencement de juillet, de sorte que les adultes
apparaissent durant la seconde quinzaine de juin. Les cinq stades larvaires
nécessitent environ une cinquantaine de jours pour se développer, l’adulte
vit à peu près un mois et la population adulte disparaît durant la seconde
quinzaine de septembre. L`espèce ne présente donc qu’une génération par an.

200 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Une étude anatomique et histologique de certains organes de cette espèce
a été entreprise par CARLE & AMARGIER (1965).
La prise de nourriture se fait dans les tissus conducteurs par piqûres dans
les nervures à la face inférieure des feuilles. On observe un arrêt de croissance
(nanisme) mais c’est surtout comme vecteur d’une maladie à MLO, la
flavesœnce dorée qu’elle transmet selon le mode persistant, que cette espèce
est redoutable. La flavescence dorée est une jaunisse d’origine américaine dont
l’état originel doit être représenté, dans la région des Grands Lacs d’Amérique
du nord, par un cycle naturel Wzis labrusca - S. titanus. Cette introduction
a dû amener en Europe la totalité du cycle naturel de la flavescence dorée
(CAUDWELL, l983)
Le stade adulte semble le seul capable de transmettre la maladie. La
période d’acquisition demande 7 à 8 jours, l’incubation de 20 à 28 jours,
l’inoculation du mycoplasme l à 2 jours. L’agent pathogène se multiplie dans
les cellules de l’insecte puis gagne les glandes salivaires, rendant la salive
infectieuse, qui le reste pratiquement jusqu’à la mort de l’insecte.
Les symptômes diffèrent légèrement suivant la couleur du cépage atteint
mais présentent des traits communs :
— Les feuilles se dessèchent et se recroquevillent vers la face inférieure.
Elle jaunissent chez les variétés à grain blanc, rougissent chez les variétés à
grain rouge. '
—— Aspect de type pleureur, car les rameaux touchés sont souvent re-
courbés vers le sol.
—— Les inflorescences et plus tard les grappes coulent ou se dessèchent.
—— Non aoûtement du bois.
La maladie est apparue peu aprés la seconde guerre mondiale dans des
vignobles en Armagnac et en Chalosse et s’est répandue dans d’autres
vignobles français : Landes; Gers; Lot et Garonne; Pyrénées orientales;
(`oise; et plus récemment dans l’Aude. Certains foyers présentent des degrés
de la maladie qui nécessitent une intervention par l’intermédiaire d’une lutte
collective et parfois obligatoire contre le vecteur qui représente le maillon le
plus facile à combattre. En dehors de la lutte chimique, quelques méthodes
prophylactiques sont également nécessaires pour éviter l’extension de la
maladie :
— arrachage des vignes abandonnées et incinération des ceps.
—— interdiction de prélever des bois dans les zones contaminées (BooARD
& Fiatici, l986).
GEN. ALLYGIDIUS RIBAUT, 1948 `
Allygidius mayri (Kirschbaum, l868) (pl. 67).
Long. o'; Q :6,5-7,5mm.
Couleur foncière brun-clair marquée de nombreuses macules brunes.
Ocelles bordés de rouge. Face claire à dominance brunâtre, la couleurclaire
Pl. 67. Alltgus mairi: a, 7° sternite 9. vue ventrale; b. pygophore et tube anal, Vue vemrale;
c, sternite génital, lames génitales. styles. connectif, vue dorsale; d, appendice du lobe droit du
pygophore, vue ventrale; e. édéage, vue latérale gauche; f, édéage, vue postérieure; g, édéage, vue
antérieure. — Echelle = 0.Imm. — Original.

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202 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
étant surtout représentée par des stries latérales. Anteclypeus avec une bande
brune médiane. Vertex avec deux taches brun—noir, à l’avant. Elytres à
nervures claires bordées de points bruns qui deviennent de plus en plus
nombreux au fur et à mesure que l’on arrive au niveau des cellules apicales.
Base des aiguillons des tibias postérieurs marqués de noir. Armement des
genoux l + 2 + 2. Moitié postérieure des tibias antérieurs sombre, tibias
médians entièrement sombres.
d. Sternite prégénital bien plus large que long. Lames génitales très
courtes, beaucoup plus larges que longues, tronquées à leur extrémité,
présentant une ligne d’aiguillons (fig. c). Styles dépassant les lames génitales
(fig. c). Lobes du pygophore avec une longue apophyse (f`ig.b et d). Edéage
possédant un socle en V, tige rétrécie en son milieu, gonopore situé
dorsalement (fig. e, f` et g).
9. Comme la figure a. Voir également la description de RIBAUT: 215.
Assez largement distribuée en Europe : Albanie, Autriche, Bulgarie, Grèce,
Hongrie, Italie, Roumanie, Tchécoslovaquie, URSS, Yougoslavie. Elle a été
récoltée deux années consécutives en l975 et 1976 à Eyragues (Bouches du
Rhône) par notre collègue LAUMAUT, B. det.
Sur les plantes basses, dans les régions montagneuses.
GEN. PHLEPSIUS FIEBER, 1866
Phlepsius amatus (Perris, 1857) (pl. 68).
(= Athysanus ornatus Per., l857;= Phlepsius maculatus Fieb., l866;= R imricatus
Signoret, l880;= P. asiaticus Zachv., 1945).
a È &
Pl. 68 Phlepsius nmatuss a. édéage. vue latérale gauche; b. edéage, vue postérieure. — D`après
WAGNER. l963.

GEN. HARDYA 203
Long. 0':9 : 5,5-6mm.
Je ne connais pas cette espèce dont je ne reproduîs que l’édéage. On se
reportera à l’article de WAGNER (l963) pour les autres illustrations. « Les
exemplaires très colorés présentent dans la moitié postérieure du vertex deux
grandes taches irrégulières presque triangulaires » (fig. l7a).
o'. « Partie postérieure du pygophore arrondie (fig. l3c) ». Edéage arqué
dorso·ventralement (fig. a), socle assez large, la tige va en s’amincissant vers
l’apex (fig. b).
Q. « 7° sternite abdominal trés échancré, la partie médiane dépasse vers
l‘arrière ses angles latéraux (fig. l7b) >>.
Elle semble assez largement distribuée: Allemagne, Espagne, Algérie.
Roumanie, lran. WAGNER la signale du Gard et des Landes pour ce qui est
de la France.
Phlepsius intricatus (Herrich-Schâffer, l838) (pl. 69).
Long. d :5,5—5,7mm; 9 :5,7-6,lmm.
Teinte foncière roussâtre du fait des nombreuses taches qui couvrent la
totalité du dessus du corps. Tête moins large que le pronotum. Elytres
recouvrant juste l’abdomen: les cellules, dans leur ensemble, sont marquées
de nombreuses taches brun clair punctiformes.
d. Lames génitales assez longues, peu chitinisées à leur extrémité, munies
d’une rangée de fortes soies le long de leur bord externe. Styles peu
développés (fig. d). Lobes du pygophore munis de fortes soies de longueur
variable (fig. e). Edéage allant s‘amincissant du début du socle à l’apex de
la tige, ses deux tiers apicaux restant relativement droits (fig. a). La tige est
munie dans son tiers apical d’une double ligne formant une gouttière, bien
visible en vue postérieure (fig. b).
Largement répandue dans toute la région paléarctique, bien que les
anciennes identifications concernent en partie d’autres espèces. Signalée des
Alpes-Maritimes par WAGNER (1963).
GEN. HARDYA EDWARDS. l922
Hardya alpimz Wagner, l955 (pl. 70).
Long. d : 2,5-2,7mm;Q :2,7-2,8mm.
Je ne connais pas cette espèce dont j`emprunte la description à son auteur.
Coloration et dessins comme chez H. Ienuis mais la face est plus sombre.
La tache claire située dans la partie inférieure du frontoclypeus est plus petite.
Les dessins du vertex se réunisssent souvent pour former une tache noire
arrondie. Chez les deux sexes les élytres dépassent nettement l’extrémité de
l’abdomen.
d. « Bord postérieur des styles presque droit sans échancrure apparente,
l’angle interne est arrondi (fig. c). Le peigne des lobes du pygophore possède
8 à 9 dents, dont la dimension augmente de l’avant vers l’arrière. La dernière
dent est seulement légèrement plus grande et plus épaisse que l’avant-dernière

204 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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PI. 69. Phlepsus intricatus: a, édéage, vue latérale gauche; b, édéagc, vue postérieure; c,
avant-corps, vue dorsale; d, sternitc prégénital, lames génitales, styles, vue dorsale; e, pygophore,
vue latérale droite. —— Echelle = 0,lmm. — Original.

GEN. RHOPALOPYX 205
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Pl. 70. Hartfva alpma : a. édéage, vue latérale gauche; b, peigne du lobe gauche du pygophore:
c. sternite génital, lames génitales et styles.vue dorsale. — D’après WAGNER.
(fig. b) ».La tige de l’édéage est régulièrement recourbée jusqu'à son extrémité
(fig.·a). I
Signalée d’Europe centrale, cette cicadelle est distribuée très loin à l'est,
jusqu`en Afghanistan. Non encore signalée en France, elle doit cependant s’y
trouver.
GEN. RHOPALOPYX RIBAUT, I939
Rhopalapyx adumbrata (C. Sahlberg, l842) (pl. 7l).
Long. d : 3,6-4mm;9 :3,7-4,1mm.
Aspect de R. preyssleri mais espèce légèrement plus petite.
d. Apodèmes du l° sternite abdominal assez bien développés (fig. c);
l’extrémité des apodèmes du 20 sternite est très courte, bien inférieure à la
distance qui les sépare (fig. f). Sternite génital triangulaire. Les lames génitales
ne sont pas jointives le long de leur bord interne; elles sont munies de
nombreuses soies sur leur face ventrale. Styles assez bien développés, leur
partie apicale longue est recourbée à angle droit (fig. h). Partie dorsale des
lobes du pygophore et du tube anal très brune. La partie postérieure des lobes
est fortement repliée ventralement et se termine par une petite dent (fig. g).
Trois à cinq fortes soies noires disposées sur sa face intérieure sont dirigées

206 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 7l. Rhopalopvx adumbram: a. extrémité de la lame gauche du pygophore; b. pygophore et
tube anal, vue dorsale; c. l¤stern1te abdominal; d. édéage, vue latérale gauche; e, édéage, vue
dorsale; f, 2¤ stermte et 3° sternite abdominaux; g, pygophore et tube anal, vue latérale gauche;
h, sternnte génital, lames génitales, styles, connectif, vue dorsale. — Echelle = 0,1mm. -—
Original.

GEN. ELYMANA 207
ventralement sous le tube anal (fig. a et b). Edéage semblable à celui de
preyssleri (fig. d et e), fortement relié au repli intérieur des lobes du
pygophore par les bras de son socle.
Espèce d’Europe septentrionale et centrale pour ce qui est de la région
paléarctique occidentale. Etant signalée d’Angleterre et de RFA elle doit se
trouver dans certaines régions du nord de la France, mais on ne l’y a toujours
pas notée.
GEN. STREPTOPYX LINNAVUORI, I958
Espèce-type : S. Iamaninii Lnv.,l958
Streptopyx tumaninii Linnavuori, I958 (pl. 72).
Long. c3' ; 9 : 3,5 -4mm.
Face noire avec les côtés de l’anteclypeus et les stries latérales et la ligne
médiane du frontoclypeus brun jaune chez le mâle, ou brun jaune avec les
stries latérales du frontoclypeus brun noir chez la femelle. Marge antérieure
du vertex blanchâtre, bordée de brun, le reste ocre avec quatre taches noires
plus ou moins distinctes. Elytres ocres, nervures concolores plus ou moins
bordées de brun. Pattes brun clair.
d.Tube anal très large, oval, plus long que le pygophore (fig. b). Lobes
du pygophore étroits, se terminant en crochet dont la pointe est dirigée
dorsalement (fig. a). Lames courtes, triangulaires; partie apicale des styles
droite, finement dentée dans son milieu (fig. e). Edéage avec un socle
quadrangulaire. Tige longue et recourbée dorsalement (fig. c), munie de deux
paires d’appendices apicaux coalescents. La plus longue est environ le double
de |’autre paire. Celle·ci est située en avant en vue latérale et semble posséder
parfois une ou plusieurs dents (fig. d). ‘
9. 7° sternite abdominal largement échancré, présentant une petite pointe
en son milieu, son bord postérieur est marqué de brun (fig. f).
Espèce décrite d’ltalie (Trentin), elle a été trouvée dans le Massif de
l`Authion (Alpes-Maritimes) en I969, REMANE rec,.
GEN. ELYMANA DELONG.l936
Efymamz kozhcvnikovi (Zachvatkin, I938) (pl. 73).
Long. ci';9 : 5-5,4mm.
Aspect de E. sulphurella, dont on la distingue par certains caractères
sexuels. Voir tableau des espèces p. 99.
o'. Styles comme la fig. d; le lobe du pygophore possède quelques soies
assez fortes longues et pratiquement noires (fig. b), plus visibles en vue
dorsale. L` édéage (fig. a) présente à l’arrière un ensellement plus prononcé

208 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 72. Strepwpyx mmanmi : a, pygophore et tube anal, vue latérale gauche; b, pygophore et tube
anal. vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche; d, édéage. vue antérneure; e, stermte gémtal,
lames gemtales, styles, cormectif. vue dorsale. — Echelle = 0,lmm. —— ()r1gi11al.

GEN. MOCYDIOPSIS 209
Pl. 73. Elrmana kozhevnikavi : n, édéage, vue latérale gauche; b, lobe gauche du pygophore. vue
latérale; c, 7° sternite abdominal 9, vue latérale; d, style gauche, vue dorsale.
— D’après Dw0RM<0wsr<A.
que chez E. sulphurella et son apex en forme de crochet est recourbé vers
l’arrière.
9. 7<> sternite, en vue latérale, comme fig. c.
Cette cicadelle, que je ne connais pas, est largement distribuée dans la
région paléarctique; depuis la Corée et le Territoire Maritime (URSS),
jusqu’en RFA. Sa présence en Allemagne occidentale laisse supposer qu’on
la trouvera peut-être en France, le long de notre frontière commune.
GEN. MOCYDIOPSIS RIBAUT, 1939
Macydiopsis Intermedia Remane, 1961 (pl. 74).
Long. d ; 9 : 3,6-4 mm.
Coloration foncière brune plus prononcée que chez les autres espèces du
genre, lui donnant un aspect plus foncé. Les dessins noirs de la face sont
complets et marqués ainsi que sur les pattes. Presque toutes les cellules du
corium présentent un contour sombre assez complet mais le bord costal reste
toujours clair (pl. 35, fig. l).
cà'. Le tube anal mesure 0,6 à 0,7 mm, de la même taille que les lobes du
pygophore où dépassant légèrement ceux·ci qui sont eux-mêmes à peine plus
grands que les lames génitales (fig. c). Ces dernières possèdent une rangée
de soies à leur face inférieure (fig. d). Les lobes sont munis de quelques soies
à leur partie dorsale (fig. c). L‘apex des styles est pointu et dirigé légèrement

2l0 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 74. Macydiopsis intermedia: a, édéage, vue dorsale; b, édéage, vue latérale; c, pygophore et
tube anal, vue latérale gauche; d, sternite génital, lames génitales, styles, connectif. -
Echelle = 0,1mm. — Original.
vers Vextérieur; le connectif est long (fig. d). La tige de l’édéage paraît un
peu plus épaisse que chez l’espèce voisine attenuata (fig. a et b).
Q. 70 sternite abdominal comme chez attenuata.
Décrite de RDA, elle est signalée également de RFA, de Tchecoslovaquie
et de Hongrie. France : voir addendum p. 350.
Macydiopsis Iongicauda Remane, 1961 (pl. 35 et 35bis).
Long. <3';Q : 3,7-4,3 mm.

2ll
Coloration foncière jaune clair. Les élytres sont assez peu tachés de brun.
La cellule médiane du clavus présente toujours une tache noire près de la
suture clavo-coriale; cette tache est parfois très petite, mais toujours visible
(fig. o). .
d. Les lobes du pygophore dépassent légèrement le tube anal qui est assez
long (0,66 - 0,8I mm.), ainsi que les lames génitales. Les soies de ces dernières
sont trés longues et disposées le long de leur bord externe. L°édéage n’est pas
visible extérieurement. La tige est arquée et se caractérise par la présence
d‘une paire d’appendices subapicaux assez courts et par une partie terminale
courte également (fig. d et h).
9. 70 sternite abdominal comme chez attenuata.
Décrite de RFA, elle est connue également de RDA, Pologne, Tchécos-
lovaquie, Autriche, Ukraine, Yougoslavie, Grèce. Encore inconnue en France.
*M0cydi0psis monticvla Remane, 1961 (pl. 75).
Long. d';9 :4,2-4,4 mm.
Par sa coloration et ses dessins, cette espèce ressemble beaucoup à Mocydia
cracea. Elle s’en rapproche également par l’extrémitè pointue de ses élytres
ainsi que par sa forme plus êlancée. Les taches brun foncé de ses élytres sont
représentées fig. c.
d'. Le tube anal (0,36-0,38 mm.), est plus court que les lames génitales et
que les lobes du pygophore. Les lames possèdent une série de longues soies
fines, le long de leur bord postérieur et quelques macrosètes un peu en retrait.
La tige de l’édéage est peu arquée et grêle, le rapport de sa longueur à sa
hauteur est supérieur à 2 : l. Le gonopore se trouve près du point d’insertion
des appendices subapicaux qui sont droits en vue de profil (fig. a et b).
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Pl. 75. Mocydiapsis momicola : a, édéage, vue latérale gauche; b. édéage, vue arrière; c. élytre
droite. - Echelle ·- 0.lmm. — Original.
* Voiraddendump.349.

212 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Q. 7° sternite abdominal comme chez les autres espèces du genre.
Décrite d’Irak, cette espèce est signalée également d’Autriche et de
Yougoslavie et tout récemment du Liban par Abdul-Nour (1985).
R. Remane l’a trouvée en France sur les flancs du Canigou (Pyrénées
orientales).
Sa distribution est large mais elle doit être toujours très localisée.
GEN. THAMNOTETTIX ZETFERSTEDT, 1840
Ihamnotettrlr exemtus Melichar, 1896 (pl. 76).
Long. d;9 : 7-7,8mm.
Teinte générale jaunâtre. Face brunâtre du fait de la présence d’une dizaine
de stries plus ou moins séparées au milieu. Vertex avec deux marques à
l’arrière, près des yeux. Scutellum avec une cicatrice bien marquée. Elytres
plus longs que 1’abdomen, les nervures transverses de la cellule apicale
externe sont nombreuses. Toutes les nervures sont claires. Pattes entièrement
claires mais la base des aiguillons des intermédiaires et postérieures est
sombre.
d' . Partie postérieure des lobes du pygophore beaucoup plus étroite que
la partie antérieure, terminée par une pointe dirigée postérieurement (fig. a).
Présence d’un certain nombre de macrosètes dans la partie dorso-médiane.
Côté externe des lames génitales régulièrement arrondi dans sa partie apicale
(fig. b). Styles comme sur la fig. b; ils se terminent en une pointe dirigée vers
l’arrière dont le bord extérieur est denté. Tige de l’édéage aplatie latéralement,
allongée et dirigée vers le dos et incurvée vers l’avant; extrémité de la tige
subtronquée, l’angle antérieur arrondi, l’angle postérieur acuminé portant de
chaque côté un appendice subapical allongé en forme de ruban, contourné
vers le bas et l’arrière, dont l’extrémité est émoussée. Tube canalifère mince,
issu de la face postérieure dans le tiers basal de la tige, à gonopore apical
(fig. c et d).
Q. Bord postérieur du sternite prégénital subanguleux, proéminent.
Espèce euryméditerranéenne: Albanie, Autriche, Grèce, Hongrie, Italie,
Roumanie, Tchécoslovaquie, URSS d’Europe, Yougoslavie.
RIBAUT n’a pas tenu compte des notes de LAMBERTIE (1906 et 1910) qui
signalent l’espèce dans le Sud-Ouest de la France. Sa présence, depuis, n’avait
jamais été contîrmée. Elle a été retrouvée près de Banon (Alpes de Haute
Provence) en I973, REMANE rec,.
Sur Quercus sp.,
GEN. COLOBOTETIIX RIBAUT, 1948 (b)
Colobotettix morbillvsus (Melichar, 1896) (pl. 77).
Long. G;9 : 5,2-5,4mm.

GEN. COLOBOTETTIX ZU
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Pl. 76. Thamnotenix EXEHIIMSZ a. pygophore, vue latérale gauche; b, sternite génital. lames
génitales. styles et connectif, vue dorsale; c, édéage, vue latérale droite; d, édéage, vue postérieure
de 3/4. -· Echelle — 0.lmm. — Original.
Face jaunâtre, tachée de rouge; dessus du corps de la même couleur. Pas
de taches sur l’avant·c0rps, mais les mêmes marques rouges punctiformes que
sur la face. Présence de fines strioles sur la majeure partie du pronotum.
Suture scutellaire bien marquée. Le dessus de l’abdomen est clair chez la 9 ,
noir pour l’essentiel chez le d, rendant son aspect plus sombre.

214 ozssczzzmow pas mxoxvs NOUVEAUX powa lA FRANCE
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Pl. 77. Calaboteziix morbillasusz a. pygophore. tube anal et édéage, vue postérieure; b. sternite
génital, lames génitales; styles, cormectif et édéage, vue dorsale: c. pygophore, vue latérale gauche;
d, pygophore, vue latérale droite. — Echelle = 0,lmm. - Original.
Tête plus large que le pronotum. Ocelles sur le passage de la face au vertex.
Suture coronale courte et fine. Pattes claires, mais les aiguillons des tibias
postérieurs sont marqués de noir à leur base. Armement du dos des fémurs
postérieurs : 2 + 2.
o'. Le sternite prégénital est beaucoup plus large que long (fig. b). Les
lames génitales sont larges et courtes, leur apex est tronqué, l’extrémité des
styles est recourbée à angle droit vers l’intérieur. Les lobes du pygophore
possèdent un long appendice situé à leur partie apicale (fig. a). L’appendice
du lobe gauche est dirigé dorsalement (fig. c) alors que le droit est orienté
ventralement (fig. d). L‘édéage est simple, sans appendice, asymétrique (fig.
a et b). Sa tige, cylindrique dans sa partie distale, est déportée vers la droite
en vue postérieure; elle est munie d’une crête latérale située à mi-hauteur.
Gonopore apical.

GEN. SOTANUS 215
Cette espèce était connue d‘Autriche, d‘Allemagne et de Tchécoslovaquie.
Elle est nouvelle pour la France, un male de cette espèce a eté trouve à
Chatel (Haute-Savoie), AUDRAS rec. en juillet 1954, sec. RIBAUT (1959 a).
GEN. SOTANUS RIBAUT, l942
Satanus tlœnii (Lüw, l885) (pl. 78).
Long. o' : 4mm; 9 : 4,6mm.
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Pl. 78. Smanus rhenii : a, sternite génital, lames génitales. styles, connectif; b, édéage, vue latérale
gauche; e. édéage, vue postérieure; d, pygophore, tube anal, vue dorsale; e, pygophore, tube anal,
vue latérale gauche; f, 7¤ sternite Q , vue ventrale. D’après un exemplaire d’Autriche. -
Echelle - 0.1mm. - Original.

2l6 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Dessus du corps du 0* entièrement noir, élytres brillants mais l’avant-corps
est mat. Face entièrement noire avec quelques stries fines plus claires. Une
tache de la même couleur, sur le passage du vertex, reliant 1’ocelle à l’oeil.
Deux paires de taches brun clair sur le vertex; les plus petites se trouvent
au milieu, contre les yeux; les plus grosses contre le bord postérieur. Elytres
légèrement plus courts que le corps, les nervures sont saillantes et légèrement
plus sombres que les zones internervaires. Pattes entièrement sombres, à
l’exception des aiguillons qui sont beaucoup plus clairs. Armement du dos
des fémurs postérieurs : 2+2.
o'. Lames génitales longues et inermes; les styles sont courts mais leur
partie apicale est large, dirigée vers l’arrière (fig. a). Lobes du pygophore avec
une apophyse latéro-ventrale repliée vers l’intérieur (fig. d), munis d’une série
de fortes soies à leur extrémité (fig. e). Bloc anal assez long (fig. e). Tige de
l’édéage très large à sa base, s’amincissant vers l’apex, munie de papilles à
sa partie dorsale (fig. b et c).
Dimorphisme sexuel important.
Q. Brachyptère. Couleur foncière jaunâtre. Quelques stries à peine
marquées sur la face. Elytres brillants, n’atteignant pas le quatrième segment
abdominal. Une tache noire au milieu du bord de chaque tergite. Une tache
noire plus grosse sur le côté du pygophore. 70 sternite avec une bande noire
médiane (fig. f`). Pattes entièrement claires, seule la base des aiguillons les plus
forts est noire.
Elle n’est connue, pour le moment, que d’Autriche et de RFA.
GEN. STREPTANUS RIBAUT, 1942
Strcptanus confïnis (Reuter, 1880) (pl. 79).
Long. cf :3,5-4,3mm; Q :4-4,7mm.
Je ne connais que la forme brachyptère. La couleur foncière est claire,
normalement sans marques foncées. Elle est proche de sordidus avec laquelle
elle a dû être parfois confondue. Elle en diffère par les caractères indiqués
dans le tableau d’identification p. 95.
cf . Apodèmes des 10 et 20 sternites abdominaux comme sur les fig. e et
f. Les lames génitales, à bord extérieur largement arrondi, possèdent une
touffe de soies à leur extrémité, et une ligne unisériée de macrosètes sur leur
face ventrale, un peu en retrait de leur bord (fig. a). La partie antérieure du
pygophore est très sombre avec quelques longues soies disposées dorsalement
(fig. c). L’ édéage ne présente pas de dilatation à sa base (fig. b), sa spatule
est plus longue que large (fig. d).
Cette espèce est connue d’Europe du Nord : Pays—Baltes, Fenno—Scandina—
vie, RFA; aussi de Tchécoslovaquie et d’Iran. Elle doit être présente en
France mais n’a toujours pas été signalée.
Elle a été trouvée dans une touffe de Calamagrostis canescens en asso-
ciation avec S. okaensis (©ss1ANN1LssoN, 1983).

GEN. STREPTANUS 2l7
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Pl. 79. Strepranus canfïnis: a. sternite génital, lames génitales. styles; b. édéage, vue latérale
gauche; c, pygophore et tube anal. vue latérale gauche; d, édéage, vue postérieure de 3/4; e. l°
stermte abdomînal; L 2<> sternite abdominal. D'après un exemplaire de RFA.
— Echelle - 0.lmm. — Original.

218 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Streptanus okaensîs Zachvatkin, 1948 (pl. 80).
Long. d : 3,8-5mm; Q :4,5-5,5mm.
Coloration foncière jaunâtre. Dessus de la tête, pronotum, scutellum, sans
taches, tout juste avec des marques un peu plus sombres. Quatre à six stries
brunâtres, de chaque côté de la face. Elytres concolores avec parfois les
cellules postérieures enfumées et quelques taches brunes dans la partie
antérieure. Les mâles sont subbrachyptères, leurs élytres ne recouvrant pas
complètement l’appareil reproducteur. Les femelles sont brachyptères, les
élytres atteignent le 80 tergite abdominal. Pattes postérieures avec des
marques sombres à la base des aiguillons. OSSIANNILSSON (1983 : 790) signale
l’existence d` individus macroptères, que je ne connais pas.
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Pl. 80. Strepzanus okaenszs : a, 20 sternite abdominal du d, vue dorsale; b, I0 sternite abdommal
du ci', vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche; d, pygophore, tube anal, vue latérale gauche;
e, extrémité de l’édéage, vue postérieure; f. sternite génital, lames génitales, styles. connectif vue
dorsale. D’après un exemplaire de RFA. — Echelle = 0,lmm. — Original.

GEN. ARTIANUS 219
d`. l° et 2° sternites abdominaux comme sur les fig. b et a. Appendice
postérieur des lobes du pygophore assez large (fig. d). Les lames sont
divergentes et possèdent une série de soies disposées ventralement sur une
ligne, à proximité de leur bord externe (fig. D. Edéage avec une dent bien
marquée (fig. c); le gonopore est situé très loin en arrière de la spatule, celle·ci
n`est pas plus longue que large (fig. e).
Europe du Nord: RFA, Danemark, Suède, Finlande; on la rencontre
également plus vers l’Est: URSS et Mongolie. Elle devrait se trouver dans
les zones humides de l’Est de la France .
Dans les touffes de Calamagrostis canescens et C. purpurea.
GEN. ARTIANUS RIBAUT, 1942
Artianus interstîtîalis (Germar, l82l) (pl. Sl).
Long. 0';9 : 5-5,5mm.
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Pl. 8l. Anianus inzerstizialis : a. édéage. vue latérale gauche: b. sternite prégénital, lames génitales.
styles. connectif, vue dorsale; c, édéage, vue supérieure; d, avant-corps, vue dorsale; e, pygophore
et tube anal, vue ventrale; f, apophyse du pygophore gauche,vue ventrale. — Original.

220 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Couleur foncière brun clair. Face avec de nombreuses linéoles brunes, en
partie confluentes au milieu. Vertex avec une bande brune passant derrière
les ocelles et joignant les deux yeux (fig. d). Pronotum avec des strioles dans
sa moitié postérieure. Scutellum avec un trait brun à bord diffus n’atteignant
pas l’extrémité apicale. Présence le long du dos de 1’abdomen d’une bande
d’un brun foncé qui se prolonge sur la partie antérieure du tube anal.
Armement du dos des fémurs postérieurs : 1 + 2 + 2. Les deux sexes sont
subbrachyptères, les élytres ne recouvrent pas la totalité du dernier segment
abdominal. L’intérieur des cellules des élytres est parcouru par une bande
d’une brun légèrement plus foncé que la couleur foncière.
0* . Lames, styles et connectif comme sur la fig. b. Les styles sont grands
et larges, leur extrémité est peu recourbée et légèrement tournée vers
l’extérieur. Les lobes du pygophore sont munis à leur extrémité basale d’un
appendice en forme de crochet (fig. e et f). Edéage comme les fig. a et c.
L’extrémité de la tige est terminée par une paire d’appendices courts,
divergents l’un de l’autre. Le gonopore débouche dorsalement au niveau du
quart postérieur de la tige. De la base de la tige et de part et d’autre partent
deux appendices de la même longueur que celle-ci, mais beaucoup plus
minces. Le socle présente une forme très irrégulière.
9. Un gros point brun foncé au milieu de la partie postérieure du 70
sternite.
Espèce largement distribuée dans la moitié occidentale de la région
paléarctique, elle se trouve pratiquement dans toute 1’Europe centrale, dans
certains pays nordiques et aussi en Italie et en Yougoslavie.
En France, je l’ai identifiée dans le matériel collecté par notre collègue
CHAMBON à La Chapelle-la-Reine (Seine-et-Marne), en juillet 1976. Je l’ai
capturée également à Bretonvillier (Eure et Loir), le l4.VIlI.l978.
Sur Rumex acetosella, Plantago lanceolata, Leucanthemum vulgare sec.
ZACHVATKIN, l953(b). Sur Poaceae (Remane, comm. pers.),
GEN. MELILLAIA LINNAVUORI, I97l
Espèce-type : Thamnolettix desbrochersi Lethierry, 1889
Brachyptère. Couleur verdâtre très clair, avec des taches sombres bien
développées. Tête sensiblement aussi large que le pronotum. Anteclypeus
rectangulaire, à côtés parallèles, frontoclypeus convexe. Passage du front au
vertex arrondi; ocelles sur le vertex près du bord antérieur, visibles dorsa-
lement, distants de 1’oeil d’environ leur diamètre. Antennes situées près du
bord ventral des yeux. Vertex aussi long que le pronotum, à suture coronale
bien marquée. Pronotum court et large. Scutellum avec un sillon transverse.
Elytres triangulaires à nervation indistincte mais à suture clavocoriale bien
nette. Ailes réduites à de petites écailles lisses. Armement des genoux des
fémurs postérieurs : 2 + 2 + 1; celui du dos des fém_urs antérieurs et
médians : l + 4.
Pygophore petit et court, sans appendice. Lames triangulaires munies
d’une rangée d’aiguillons. Tube anal court, plus large que long, sclérifié. Tige
de l’édéage fine, symétrique, à gonopore apical.
Genre voisin de Brachyterona Lindberg.

GEN. MELILLAIA 22l
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CARTE n° I. Distribution des espèces nouvelles de Cicadellidac (Macropsinae, Agalliinae,
Cicadcllinae, Dcltocephalinae : Macrostelini, Scaphytopiini, Fieberiellini, Athysanini).
l. Macrapsidius panws R.; —— 2. Drjvvdmgades dlabolai Wagn.; —— 3. Drjvodurgades reticulalus
H.-S.; — 4. Anoscopus Iimicola Edw.; - 5. Graphocephala fenmzhi Young; —~ 6. Macrosteles
vssianmlsoni Lindb.; — 7. Macrosreles sardus R.; — 8. Macrosteles alpinus Zett.; — 9. Macrosreles
quadripuncmlams Kbm.; — 10. Macrosleles sordidipennis Stal; — Il. Japamznus hyalinus Osb.;
— I2. Srnophropsis Iauri Horv.; - 13. Scaphoideus tiianus Ball (limite nord seule indiquée):
— I4. Anoploiettix putoni R.; — l5. Alligidius mayri Kbm.; — I6. Phlepsius omams Per.; —
I7. Plxlepsius intricatus H.-S.; — l8. Hardva signJerThen; - 19. Srreptopyx tamaninii Lnv.; —
20. Mocydiapsis monricvla Remanc; — 2l. TIIüH1}’l0I€lIl\' exemtus Mel.; — 22. Cvloboiettix
nmrbrllosus Mel.; — 23. Laburrus pellax Horv.; — 24. Ariîanus inrerstitialis Gcrm.;
—- 25. Melillaia desbrochersi Leth.

222 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Melillaia desbr0chersi(Lethie1·ry, 1889) (pl. S2).
(= Uramnotettix desbmchersi Leth.;= Goldeus tkalcui Dlabola, l977;= Pseudaral-
dus giustinai Bonfils, 1981).
Long. o' ; Q : 2,8-3,2mm
Teinte générale jaune verdâtre; face claire avec 8 linéoles transverses brun
clair, les sutures lignées de brun; yeux clairs; ocelles cerclés de clair. Vertex
avec deux séries de 3 taches alignées, de taille croissante d’avant vers l’arrière.
Pronotum clair, avec de petites taches sombres peu nettes, inégalement
réparties. Elytres clairs, vitreux, avec de très petites macules sombres
apparemment distribuées à la place des cellules du clavus et de la corie. Pattes
claires avec de petites macules irrégulières brunes; les aiguillons des tibias
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Pl 82, Melhlaza desbrochersi : a, lame génitale gauche, vue ventrale; b, pygophore et tube anal,
vue latérale gauche: c, style gauche. vue dorsale; d, édéage, vue latérale gauche; e, édéage vue
postérieure; f, style, vue dorsale. - Echelle = 0,1mm. — Original.

GEN. AROCEPHALUS 223
postérieurs tachés de brun à la base; griffes claires. Dos de l’abdomen
verdâtre fortement taché de noir sur les côtés des segments l à 4; les autres
segments faiblement tachés. Thorax et dessous de l’abdomen noircis.
d. Partie apicale du pygophore munie de longs macrosètes (fig. b).
Connectif comme la fig. f`. Styles à apophyse droite et robuste (fig. c), arrondie
à l’apex, à corps triangulaire bien développé. Lames triangulaires munies de
fortes soies unisériées et de longues soies fines (fig. a).
Edéage simple, tubulaire, tige papilleuse sur les côtés (fig. e) partant d’un
socle entier, courbée et redressée vers l’avant, dépourvue d’ appendice, à
gonopore apical arrondi (fig. d).
Q. Bord externe du 7° sternite abdominal légèrement sinué.
Signalée d‘abord d’Algérie; LINNAvUOR1 (op. cit.) a créé le genre Melillaia
après observation de deux mâles provenant de Melilla (Maroc septentrional).
L’espèce a été ensuite décrite de Corse par Dr.ABoLA (I977); les individus
provenaient de Porto-Vecchio et de Bonifacio, TKALCU rec., mai 1969. B.
(l98I) la signale également du Sud-Est de l’île : Suartone et Bonifacio où des
individus avaient été capturés en mai I974. .l’ai identifié également cette
espèce d’une chasse de notre collègue BRUN à Ventilegne, le 2l.lI.l985.
Espèce nouvelle pour la France; elle est seulement connue pour le moment
du quart sud-est de la Corse.
Les dates des récoltes laissent supposer que cette espèce hiverne à l’état
adulte.
TRIBU PARALIMNINI DISTANT, l908
GEN. AROCEPHALUS RIBAUT, 1946
Arocephalus grandii Scrvadei, 1972 (pl. 83).
Long. d :2,2-2,4mm; 9 :3mm.
Ce texte reprend l’essentiel de la description de l’auteur.
Aspect de A. languidus. Tête et prothorax jaune paille. Les élytres de la
femelle sont de la même couleur mais les cellules de celles du mâle, et
particulièrement les apicales, sont ourlées de brun d’intensité variable. Avant
du vertex arrondi, sa longueur médiane est supérieure à celle du pt0nOtUm.
Les élytres du mâle recouvrent la totalité de l‘abdomen alors que celles de
la femelle laissent à découvert les trois derniers segments.
d'. Les styles sont courts, digitiformes, légèrement tournés vers l’extérieur
à leur extrémité (fig. c). La base des lames est plus large que la partie apicale,
qui est tronquée. Edéage fin, allongé, peu comprimé latéralement et muni à
l’apex de deux longs appendices, légèrement élargis en leur milieu, atteignant
la moitié de la longueur de la tige. Le gonopore débouche en position
subapicale, provoquant un élargissement de la tige à cet endroit (fig. a et b).
Q. Le milieu du bord postérieur du sternite prégènital est proéminant et
arrondi (fig. d).

224 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Pl. 83. Amcephalus grandzi: a. édéage, vue dorsale; b, édéage, vue laterale gauche; c, sternite
génital. lames génitales et styles, vue dorsale; d. Q. 70 sternite, vue ventrale. — D’après SERVADE1.
Décrite du Valmalenco, province de Sondrio (Italie du Nord) entre 1000m
et 1500m. Elle a été trouvée également par SERVADE1 dans le Haut-Adige. Cette
espèce, que je ne connais pas, n’a pas encore été signalée en France. ll est
fort possible qu’elle s’y trouve car elle existe dans le Val d’Aoste (REMANE
comm. pers.),
GEN. METAGOLDEUS REMANE & ASCHE, l980
Espèce-type : Mezagaldeus szmp/iczpems Remane et Asche.l980
Metagoldeus corsicus Bonfils, 1981 (pl. 84).
Long. d' : 3-3,5mm; 9 :3,2-4mm.
Brachyptère (forme macroptère inconnue) (fig. e). Aspect de Psammozettix.
Teinte générale jaune paille. Face concolore, avec 7-8 arcs brun clair léger.
Tête plus large que le pronotum. Vertex plus long que le pronotum (rapport
0,4/0,28), anguleux. Suture sagittale fine, noire. Yeux brun rouge. Pronotum
et scutellum sans marque particulière. Thorax clair en-dessus et en-dessous.
Sur le dos de l’abd0men la pigmentation brune couvre presque entièrement
les deux premiers tergites du mâle, diminuant d’intensité jusqu’à devenir
ponctuelle sur le 5° tergite; chez la femelle, cette pigmentation est moins

GEN. METAUOLDEUS 225
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Pl. 84. Meragoldeur wniuasz a, sternite génital. lames génitales. styles. connectif, vue dorsale;
b, édéage. vue latérale gauche: c. édéage. vue dorsale: d. pygophore. vue latérale droite: e. habitus.
— Echelle — 0,lmm. — Original.

226 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
étendue. Dessous de l’abdomen testacé chez les deux sexes, les mésosternites
et les segments I à V largement tachés de brun au milieu. Pattes claires;
fémurs médians légèrement cerclés de brun; tibias postérieurs avec la base
des aiguillons noire; griffes claires. Elytres courts, atteignant au plus le bord
postérieur du 60 tergite; arrondis à l’extrémité, tangents par leur bord interne
droit jusqu’à la pointe du clavus; à nervation bien marquée, hyalins, avec
parfois de petites taches enfumées. Ailes n’atteignant pas l’extrémité du
clavus de l’élytre, hyalines. Aux stades larvaires, la cicadelle est blanc crème,
sans marques particulières.
d. Genitalia très semblable à l’espéce M. simplicîpenis Remane & Asche.
Pygophore, lames génitales, tube anal comme chez l’espèce-type (fig. a et d).
Edéage à tige longue et grêle presque droite, bisinuée à 1’apex et élargie en
palette; gonopore subapical à la face postérieure; socle épaissi à la base, se
relevant en V ouvert (fig. b et c).
Q. Bord postérieur du 70 sternite bisinué avec au milieu un petit lobe
aplati taché de noir.
Espèce distincte, elle diffère de simplicipenis par la taille des individus, la
longueur du vertex, la tige de l’édéage plus droite, les styles plus robustes et,
chez la femelle, par le 70 sternite abdominal.
Elle n’est connue actuellement que de Corse. B. l’a signalée de la partie
orientale de l’île où il l’a capturée en 1974 et 1978 : Moriani, San Giuliano,
Vallée du Tavignano, Rospigliano, Suarelle. Je l’ai identifiée des chasses de
notre collègue BRUN, à San Giuliano, dans une plantation de kiwis, le
9.VI.l987. Compte-tenu des dates de récolte cette espèce doit hiverner à l’état
adulte.
GEN. PSAMMOTETFIX HAUPT, 1929
Psammotettix mzrdeti Remane, 1965 (pl. 85).
Long. 0* ;Q : 2,9-3,6mm.
Aspect voisin de P. cephalotes. Dessus de l’avant-corps vert pâle ou
jaunâtre, sans taches sombres, parfois avec des dessins bruns clairs chez les
exemplaires brunâtres. Face claire avec quelques stries brunes sur le post-
clypeus. Elytres presque transparents avec les nervures légèrement teintées de
vert—clair. Ils dépassent légèrement l’extrémité abdominale du o'. Chez la Q
ils sont aussi longs ou un peu plus courts.
cf . Tige de l’édéage effilée; la partie apicale est à peine élargie par rapport
au reste de la tige; elle est légèrement relevée et rappelle celle de œphalotes
(fig. a). En vue postérieure les branches latérales du socle forment un V étroit,
peu arrondi à la base (fig. b). L’extrémité de la tige, vue sous cet angle est
arrondie. Le gonopore est situé assez loin vers sa base, de sorte que la partie
terminale occupe presque la moitié de la longueur de la tige.
9. 70 sternite à bord postérieur droit.
Cette espèce a été décrite du Tyrol (Autriche). C’est elle qui est proba-
blement signalée de l’Engadine par le Dr. GUNTHART (1984) sous le nom « P.
helvolus group ». Je la connais de plusieurs localités du préParc et du Parc
nat. Ecrins (Hautes-Alpes) où elle se trouve dans les pelouses au-dessus de
1500m. Elle doit se trouver, en fait, dans toutes les Alpes.

GEN. RS`A/HMOTETTIX 227
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Pl. 85. Psamnmienir nardeti: a. édéage. vue latérale gauche; b. édéage, vue postérieure. —
Echelle = 0,lmm. - Original.
Psammatetrix sabulîcola (Curtis, I837) (pl. 86).
Long. o' : 3,3-3,9mm; 9 :3,6-4,lmm.
Coloration foncière claire, d’un blanc jaunâtre. Vertex normalement
développé, avec des taches légèrement plus sombres. Pronotum généralement
avec quatre bandes légèrement plus sombres. Clavus (fig. a) avec une tache
brun foncé irrégulière, deux traits de même couleur le long de la commissure,
l’un au milieu souvent épaissi, l’autre (plus long) à son extrémité. Corie avec
une tache irrégulière dans sa partie antérieure. Présence de quelques traits
dans certaines cellules pré-apicales et apicales, la cellule apicale intermédiaire
étant généralement fortement colorée. Certaines portions des nervures sont
blanches.
d. Tige de l’édéage assez épaisse, s`élargissant assez brusquement dans sa
moitié apicale; le socle est épais en vue latérale (lîg. c et e). La partie apicale
est évasée, le socle en forme de U présente une base droite et large (fig. b
et d).
Sur Ammophila et Efvmus ainsi que dans les associations à Carex arenaria
sur les dunes sablonneuses en bordure de mer. Hibernation au stade oeuf,
deux générations (sec. OsslANNn.ssoN, l983 : 819).
Surtout en Europe du nord mais elle est signalée également d’ltalie.
Oss1ANNu.ss0N, l983 l`indique de France, probablement par déduction, car
elle n‘a pas encore été capturée dans notre pays. Elle doit cependant s`y
trouver, le long du littoral de la Manche plus probablement.
Psammotettix saxatilis Emeljanov, I962 (pl. 87).
Long. d :3-3,2mm; 9 :3,2-3,5mm.
Vertex rappelant celui de Diplocolenusfrauenfeldi par la forme et le nombre
des taches brunes (fig. c). Le reste de l’avant corps est ici plus fortement

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Pl. 86. Psammotetnx sabulicola : a, élytre droit. vue dorsale; b. édéage, vue posterieure; c, édéage,
vue latérale gauche; d, e, édéage d’un autre individu du même lieu. — D’après un exemplaire
d’Angleterre. — Echelle = 0,1 mm. - Original.

GEN. PSAMMOTETTIX 229
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Pl. 87. P.rammorenix saxanlis: a, édéage, vue postérieure; b, édéage, vue latérale gauche; c,
avant-corps. vue dorsale. — Echelle = 0,lmm. - Original.
marqué de brun. Le scutellum, en particulier, possède deux taches placées
juste sous la commissure. Nombreuses stries sur la face.
Subbrachyptère, l’extrémité des élytres recouvre tout juste celle de l’abdo-
men. Les cellules élytrales dans leur ensemble sont bordées intérieurement
d’un trait brun d’épaisseur variable.
o' .Tige de l’édéage fine, la moitié apicale s’élargit à peine et est légèrement
dentée (fig. a). Le socle, en vue arrière, se présente sous la forme d’un U aux
branches écartées, sa base étant large. De profil, la base du socle est épaisse
comparativement à celle des autres espèces (fig. b). Le seul exemplaire dont
je dispose et qui m’a été aimablement donné par le Professeur REMANE n’est
pas tout à fait conforme aux dessins qu’en a fait EMEt.IANOv. En vue de profil,
en particulier, la tige est plus courte chez le spécimen que je possède, et le
socle est plus épais.
Décrite du Kazakstan (URSS), elle a été trouvée aux Saintes-Ma-
ries-de-la-Mer (Bouches du Rhône), le l6.IX.l956, REMANE rec.,

230 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Psammotettix albomarginatus Wagner, 1941 (pl. 88).
Long. o' : 2,5-2,8mm; Q :2,7-2,9mm.
Espèce petite. Face brune de la même couleur que le vertex, avec quelques
stries claires ne se rejoignant pas en leur milieu. Vertex 1,5 fois plus long au
niveau de la ligne médiane que près des yeux. Présence le long de son bord
antérieur d’un trait noir assez court et d’une zone circulaire non colorée
autour des ocelles. Les marques brunes ont une importance variable, mais ne
couvrent jamais la totalité du vertex, en particulier le long de la suture
coronale (fig. b). Normalement subbrachyptère; les élytres sont à peine plus
longs que l’abdomen chez le d'; un peu plus courts chez la 9. Les cellules
élytrales sont généralement marquées de brun, celles du clavus en particulier.
Les autres cellules, celles de la partie externe surtout, restent blanchâtres.
0*. En vue postérieure (fig. a), les branches du socle de 1’édéage sont peu
écartées et forment un U; la moitié apicale de la tige est normalement
développée, son bord postérieur est droit. En vue latérale, la tige présente sur
sa face antérieure une nodosité en son milieu, le bord postérieur est
légèrement concave à cet endroit (fig. c). L
Signalée d’Europe du nord, dont 1’Angleterre, les Pays-Bas et la RFA, on
devrait la rencontrer en France dans les régions du nord-est.
1 A
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1
Pl. 88. Psammatemx albomarginalus : a. édéage. vue postérieure; b. tête. vue dorsale: c. édéage.
vue latérale gauche. — D`après un exemplaire d’Ang1eterre. - Echelle = 0.1mm. —— Original.
Psammotettix excisus (Matsumura, 1906) (pl. 88 bis).
(= exilis Wagner, 1941)
Long. d';Q : 2,7mm.
Les deux sexes sont macroptères. Couleur foncière du dessus du corps,
jaunâtre avec souvent des macules plus sombres. Vertex proéminant avec une

GEN. PSAMMOTETTIX 231
a b
Pl. 88 bis. P.xanmzorerm· axcisus: a. édéage. vue latérale gauche; b. édéage. vue postérieure. -—
Echelle — 0.lmm. — Original.
suture coronale fine et longue, des points isolés et une ligne distincte
interocellaire interrompue en son milieu. Les cellules apicales des élytres sont
complètement ou partiellement bordées de sombre.
o". Bord postérieur des styles marqué de sombre. Edéage voisin de ceux
du groupe erratîcus Lnv. caractérisés par la présence d’une nodosité à la face
inférieure de la tige, visible en vue latérale (fig. a). Les bras du socle forment
un U, la partie apicale de la tige est élargie, son bord postérieur est presque
droit (fig. b).
Espèce d’Europe septentrionale et centrale, elle est connue de RFA, RDA,
Pays-Baltes, Danemark, Pays-Bas, Pologne, Tchecoslovaquie, Hongrie.
RIBAUT (l959a) l’a signalée des environs de Strasbourg (Haut-Rhin).
SCHULER rec., sans indication de date.
Psammotettix kalosvarensis (Matsumura, [908) (pl. 89).
(= similis Wagner, I947).
Long. 6:9 : 3,8-4mm.
Je ne connais pas encore cette espèce, de sorte que j`ai adapté une partie
de la description fournie par WAGNER.
Partie supérieure de la face jaune, brunâtre, faiblement dessinée. Sur le
vertex, de chaque côté de la suture coronale, présence d’une strie longitu-
dinale blanc jaunâtre. Les stries longitudinales claires sur le pronotum sont
peu visibles. Elytres du o' dépassant l’extrémité de l’abdomen, recouvrant
juste l’abdomen chez la Q.
d'. Le socle de l’édéage est en forme de trapèze, en vue dorsale (fig. a).
La tige est étroite sur toute sa longueur, un peu plus large cependant au
milieu. Son extrémité est arrondie. Le gonopore s’ouvre sur la face supérieure,
peu après la courbure. En vue de profil (fig. b), la tige montre un grand rayon

232 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 89. Psammotettix kolosvarensisz a. édéage, vue postérieure: b, édéage, vue latérale gauche.
—— D’après RIBAUT.
de courbure, ce qui fait qu’elle se trouve relativement éloignée du socle. La
tige, dont la base est légèrement récurrente, est ensuite parallèle au socle. Son
bord postérieur est un peu aplati dans sa moitié apicale.
Décrite de Roumanie on la trouve dans de nombreux pays d’Europe
centrale: Tchécoslovaquie, Autriche, Hongrie, Ukraine, Moldavie, Russie
méridionale, Italie, Yougoslavie, Bulgarie, ainsi que les deux Allemagnes.
R1BAuT l’a signalée en l959(a) de Talais (Gironde), TEMPÈRE rec.; ce qui
parait très éloigné des auiies sites de capture. A ma connaissance elle n’a pas
été retrouvée depuis, en France.
Psammotettix pallidinervis (Dahlbom, l850) (pl. 90).
(= Deltocephalus pallidinervis Dhbm; = Deltocephalus hannoveranus Wagner, I937).
Long. d' :2,5-2,8mm; Q :2,9-3,3mm.
Couleur foncière jaunâtre, pratiquement sans taches sombres. Stries de la
face brunâtres. Vertex plus long que le pronotum. Deux formes sont
présentes : les élytres des macroptères dépassent juste l’extrémité de l’abdo-
men; celle-ci reste en partie découverte au niveau du bloc uro—génital chez
les subbrachyptères.
d. Tige de l’édéage légèrement convexe dans la partie médiane de son
bord antérieur, le bord postérieur étant pratiquement droit (fig. b). En vue
dorsale (fig. a), la base est assez largement arrondie, les bras écartés du socle
forment cependant un angle aigu. Partie apicale de la tige légèrement élargie,
son bord postérieur est convexe.
Selon VILBASTE (1974), cette cicadelle se trouve dans les prairies sèches,
dans les terrains sableux.
Distribuée dans de nombreux pays d’Europe centrale et du nord :
Pays-Bas, RFA, RDA, Autriche, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie,
Bulgarie, Pologne, Pays-Baltes, Norvège, Suède et Finlande. Sa présence dans
les deux premiers pays laisse supposer son existence dans la région nord-est
de la France.

GEN. MONGOLOJASSUS 233
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Pl. 90. Psanimoreuix pallidinenfsz a. édéage, vue postérieure; b, édéage. vue latérale gauche. -
Echelle — 0,lmm. — Original.
GEN. MONGOLOJASSUS ZACHVATKIN, l953
Espèce-type 2 Deltocephalus sibiricus Horvath, l90I
(= Omskius Linnavuori, l954).
Genre comprenant une douzaine d’espèces distribuées surtout en Asie.
Même aspect général que chez Arocephalus. Tibias antérieurs avec trois
aiguillons sur le côté intérieur, quatre à l’extêrieur. Pygophore sans incision
dorsale, ni appendices. Lames génitales tronquées obliquement à l’apex.
Connectif court et large, étroitement attaché à la base de l’édéage. Tige de
|’édéage line, possédant à son extrémité une paire d’appendices symétriques,
dirigés vers le bas. Gonopore subapical, disposé ventralement.
Les espèces du genre se rencontrent surtout dans les pays de steppe et de
toundra, aux conditions climatiques rigoureuses. Trois espèces sont actuelle-
ment connues en Europe. ·
En France, elles vivent en altitude, dans des situations écologiques qui
doivent rappeler celles de l’Asie centrale. Cette distribution provoque un
isolement géographique qui date (peut·être) de la dernière glaciation.
Deux espèces sont présentent dans notre pays (en incluant la principauté
d’Andor1·e), munies chacunes d’une petite dent sur chaque appendice de
l’édéage.
—. Espèce petite: 2,2mm. Dent des appendices de l’édéage dirigée latéralement,
visible en vue antérieure (pl. 9l, lig. a) .................................. andorranus Lindberg
-. Espèce plus grande: 2,4-3,lmm. Dent des appendices de l`édéage dirigée vers
l`arrière, invisible en vue antérieure (pl. 92, fig. b) ................ alpinus d. Giustina

234 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Mongolojassus andorrunus (Lindberg, 1963) (pl. 9l).
Long. d 2 2,2mm; Q :2,3-2,5mm.
Couleur foncière grisâtre. Tête assez courte. La face possède de sept à neuf
stries brun foncé, absentes dans la partie médiane. Vertex avec des marques
foncées peu visibles, parfois absentes (fig. f). Pronotum un peu plus court que
la tête. Les élytres atteignent l’extrémité de l’abdomen chez le mâle alors
qu’elles le laissent à découvert chez la femelle. Fémurs tachés de noir. Les
aiguillons des tibias postérieurs possèdent une tache noire à leur base.
o' . Lames génitales possédant une rangée de soies, bord extérieur convexe
à la base puis concave à l’extrémité (fig. e). Styles comme la fig. c, l’apex est
tourné légèrement vers l’extérieur. Pygophore de forme carrée et muni d’une
trentaine de soies (fig. d). Tige de l’édéage longue et étroite, faiblement
recourbée en S (fig. b). Le socle est non divisé, peu large en vue de profil;
sa longueur est sensiblement la moitié de celle de la tige. Gonopore subapical.
A l’apex de la tige, deux appendices dirigés vers l’avant et le bas; présence
d’une dent au milieu de chaque appendice, seulement visible en vue de face
(fig. a).
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Pl. 91. Mongolojassus andommusz a, édéage, vue postérieure: b, édéage, vue latérale droite; c,
style droit, vue dorsale; d, extrémité de l’abdomen du o', vue latérale gauche; e, sternite génital
et lames. vue ventrale; f, avant-corps, vue dorsale. —— Echelle = 0,lmm. — Original.

GEN. M01v00L0JAssus 235
9. 7<> sternite abdominal muni d’un lobe foncé, faiblement bombé et
encoché.
Cette espèce est connue et a été décrite de Port d’Envalira, 2000m
(Andorre), où elle a été capturée en août l962. .I’ai retrouvé un mâle
provenant d’une chasse faite au même endroit par notre collègue D`AGUlLAR
en août 1976. Sa localisation semble donc restreinte puisque, à ma
connaissance, elle n’a pas été citée d’une autre localité. Le biotope où elle
a été trouvée, compte-tenu de son altitude élevée, laisse supposer des
conditions climatiques difficiles qui rappellent celles existant dans les régions
où sont localisées les autres espèces du genre.
Mongolojassus alpinus della Giustina, I977 (pl. 92).
(·=· M. andorranus alpinus d. G.).
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Pl. 92. Mongolojassus alpinus : 1. èdéage, vue laterale droite; b, édéage, vue posterieure; c, lame
gauche, vue ventrale; d, pygophore, vue laterale gauche; e, 7¤ sternite 9; f, style droit. vue
dorsale. —· Echelle - 0.lmm. - Original.

236 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Long. o' :2,4-3,1mm; Q :3,1-3,5mm.
Aspect voisin dkmdorranus mais espèce plus grande. Face sombre avec
plusieurs stries claires. Vertex marqué de taches brunâtres non délimitées.
Pronotum présentant des taches à l’avant, un peu plus sombres que la couleur
foncière. Scutellum unicolore. Elytres du d atteignant l’extrémité de l’abdo-
men, qu’ils laissent à découvert chez la Q . Intérieur des cellules apicales plus
ou moins brunes, de même que les cellules subapicales. Au milieu de l’élytre,
les cellules ont une bordure brune formant comme une bande transversale.
d . Pygophore presque carré, présentant une pilosité importante de soies
généralement fortes dans la moitié postérieure (fig. d), qui forme un repli.
Lames génitales à extrémité assez arrondie, munies d’une dizaine de grosses
soies dont certaines sont disposées sur une seule ligne (fig. c). Styles avec une
partie basale bien développée (fig. f). Tige de l’édéage largement aplatie
dorsoventralement; les appendices issus de son apex s’en écartent progres-
sivement; leur taille représente environ le tiers de la longueur de la tige.
Présence d’un petit renflement comme chez M andorranus mais visible, cette
fois, uniquement de profil. Le gonopore débouche en position dorsale,
légèrement subapicale (fig. a et b).
Q . 70 sternite abdominal à bord postérieur saillant dans sa partie médiane
qui est tachée de sombre (fig. e).
Cette espèce a été décrite à partir de deux mâles et trois femelles, capturés
au hameau des Combes, commune de Puy-Saint-André (Hautes-Alpes), juste
à la limite des étages subalpin et alpin (environ 1800m). Elle avait été décrite
comme une sous-espèce de la précédente mais elle est, en fait, très proche
de M bicuspidatus (J. Sahlberg, 1871) d’après la représentation qui en est
donnée par OSSIANNILSSON, 1983 : 839. M. alpinus diffère de M. bicuspidatus,
chez le mâle par la forme des lames génitales et du pygophore qui présente
un repli à sa partie apicale ainsi qu’une pilosité plus importante, de même
que par la forme de la base de l’édéage; chez la femelle par la forme du 70
segment abdominal (fig. e) et l’absence de tache sur les pleures.
Malgré les recherches ultérieures, je n’ai pas retrouvé d’individus dans la
localité-type, mais à l’occasion des prospections entreprises entre et autour
du Parc nat. Ecrins, 21 mâles et 15 femelles ont été capturés dans la zone
du col d’Arsine sur les versants nord-ouest (en venant de Villar d’Arêne) et
est (en partant du Casset, commune de Monetier-les-Bains), les 23 et
25.VllI.l982. L’altitude est comprise entre 2000 et 2600m., ce qui correspond
à l’étage alpin.
Un mâle a été capturé à Banne d’0rdanche (Puy-de-Dôme) le 23.VII.l974
par l’équipe du laboratoire de Zoologie de l’INRA de Rouen, à l’occasion
de leur étude entomologique d’une nardaie. Cette région est une des plus
froides d’Auvergne et est située à 1500m d’altitude. Elle est constituée
maintenant par une pelouse rase.
Comme dans le cas précédent, cette espèce semble s’être maintenue
uniquement dans des biotopes restreints, au climat rigoureux et pauvres sur
le plan floristique. Sa distribution est localisée.

GEN. JASSARGUS 237
GEN. JASSARGUS ZACHVATKIN, 1953
Jassargus bobbicola Remane & Schulz, 1976 (pl. 93).
Long. o' :3,2-3,5mm; Q :3,5mm.
Ressemble à J. allobrogicus. Brachyptère. Face claire avec des traits bruns
presque noirs. Joues bordées de brun le long de la bride. Tache noire autour
de la fosse antennaire. Trait noir entre l’anteclypeus et le postclypeus.
L‘antec|ypeus est marqué de brun dans sa partie médiane. Le postclypeus
porte des traits sombres, ceux de la partie supérieure sont confluents. Vertex
avec quatre taches brunes à l’avant, souvent reliées les unes aux autres, des
taches plus claires à l’arrière. Elytres avec toutes les cellules bordées, à leur
`périphérie, d’un liseré brun d’épaisseur variable.
o'. Lames génitales émoussées à leur extrémité, avec I3 à 15 longues soies
disposées irrégulièrement sur une double rangée le long du bord externe (lig.
b). Les apophyses postérieures des styles sont recourbées vers l’extérieur, leur
bord postérieur est fortement denté (fig. b). Lobes du pygophore bordés de
brun foncé à leur partie inférieure avec de longues soies situées dans le quart
postéro-supérieur (fig. a). L`extrémité des lobes présente deux petites dents
visibles aussi bien en vue ventrale (tîg. e), qu‘en vue dorsale (fig. f). L' édéage
(fig. c et d) présente un socle large avec deux appendices en V à l’avant et
deux autres plus forts, disposés latéralement. Gonopore s’ouvrant sur l’arrière
de la tige et occupant sa moitié distale. La tige est fine, comprimée latéra-
lement et va en s'amincissant vers le sommet, elle se recourbe dorsalement
puis ventralement, presque en demi cercle, son apex est discrètement fourchu.
Cette espèce présente des variations au niveau des pièces génitales.
Décrite de Lombardie (Italie) elle a été capturée en France, à l800m au
col du Turini, commune de BolIène·Vésubie (Alpes·Maritimes), lr>r=·oL1To rec.,
le 6.Vlll.l98l. Le Dr D’URS0 a procédé à l’identil`ication et m’a aimablement
prêté l’exemplaire en provenance d’ltalie que j’ai reproduit.
Jassargus latinus Wagner, l942 (pl. 94).
Long. d :2,7mm; 9 :2,6-3,1mm.
Face presque entièrement brune avec quelques stries claires. Les antennes
ainsi que les sutures coronale et scutellaire (seules représentées) sont longues
(fig. e). Dorsalement l‘avant-corps est jaunâtre. Les cellules élytrales sont,
dans leur majorité, bordées de brun, en particulier les cellules apicales.
o'. Les lames génitales sont tronquées à leur extrémité, bordées d’une
rangée de soies le long de leur bord externe (fig. a). Les styles sont larges
dans leur partie apicale qui est dirigée vers l’extérieur et munis de petites
nodosités (fig. a). Les lobes du pygophore portent de longues et fortes soies
à leur extrémité apicale et sont munis d’un appendice, long également, en
forme de crochet dans leur partie basale (fig. b). L’édéage possède une base
et une partie médiane élargies (fig. a, c et d). Sa partie apicale est munie,
postérieurement, d’une paire d’appendices qui divergent vers l’extérieur. Le
gonopore débouche sous ces appendices, en position antérieure.

238 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl, 93. Jassargus bobbzcola : :1, lobe du pygophore et tube anal, vue latérale gauche; b. sternite
génital, lames génitales et styles, vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche; d. édéage, vue
postérieure; e, extrémité de Valadomert, vue vemrale; f, extrémité de l’abd0men, vue dorsale.
DYHPTCS un exemplaire d’ltalie (Sicile). —— Echelle = 0.lmm. — Original.

GEN. DIPLOCOLENUS 239
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Pl. 94. Jassargus Iatinus: a, lames. styles, édéage et connectif, vue dorsale; b, pygophore. vue
ventrale: c, édéage, vue postérieure; d, édéage, vue latérale gauche; e. avant-corps, vue dorsale.
- Echelle — 0.lmm. —- Original.
Cette cicadelle n’est citée pour le moment que de deux pays : d’ltalie d’0ù
elle a été décrite, et de France où un mâle a été capturé à Sospel (Alpes-
Maritimes), HERVE rec. (RIBAUT, l959a).
L`exemplaire que j`ai utilisé pour les illustrations provient d’Italie.
cnw. nn=wcoLE~us Rnawr, 1946
Diplocolenus (Erdianus) quadricornîs Ribaut l959 (b) (pl. 95).
Long. d' :4mm; 9 :?.

240 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 95. Diplocalenus (Erdïanus) quadrrcomisz a, édéage vue latérale gauche; b, édéage vue
supérieure; c. pygophore, vue latérale droite; d. sternite génital. lames génitales, styles, vue
ventrale. — Original.
Dessus gris verdâtre avec des taches noirâtres sur le vertex. Extrémité des
élytres bordée assez largement de noir. Front, dessous du thorax et abdomen,
de couleur noire. Fémurs noirs sauf à leur extrémité. Tibias antérieurs clairs,
médians et postérieurs noirs, à l’exception du bord dorsal qui est clair de
même que les aiguillons. Tarses postérieurs noirs.
cf . « Extrémité des lobes du pygophore munie d’une apophyse unciforme
(fig. c). Lames génitales avec l’encoche du bord externe très éloignée de leur
extrémité. Styles relativement peu développés (fig. d). Tige de l’édéage

GEN. DIPLOCOLENUS 241
robuste avec, à l’apex, quatre cornes distales épaisses et courtes. Les
antérieures sont plus courtes et plus rapprochées l’une de l’autre que les
postérieures » (fig. a et b).
Un mâle de cette espèce, que je ne connais pas, a été trouvé à Esteng
(Alpes-Maritimes) en Juillet 1956, Tempère rec.. Le professeur Remane l’a
retrouvée dans la localité-type en 1973.
Diplocolenus (Erdianus) nigricans (Kirschbaum, 1868) (pl. 96).
Long. o' :4-4,4mm; 9 :4,6-4,9mm.
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Pl. 96. Diplocolenus (Erdianus) nigricans: a, édéage, vue latérale gauche; b. Pygophore et tube
anal, vue latérale gauche; c. édéage. vue supérieure; d, pygophore , tube anal, vue dorsale: e.
sternite génital. lames génitales, styles et connectif, vue dorsale. —- Echelle — 0,1mm. - Original.

242 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Aspect général vert pâle. Tête et dessous du corps brun noir, pattes
marquées de noir.
c$‘. Lames génitales assez étroites, deux fois plus longues que larges avec
l’encoche de son bord externe disposée à mi-distance (fig. e). Elles sont
munies d’une rangée de soies près du bord externe de la partie basale et d’une
ligne de soies, plus petites, à l’apex mais vers l’intérieur. Styles avec leur
partie distale bien développée, assez régulièrement incurvée (fig. e). Pygo-
phore plus long que large, se terminant par une apophyse unciforme (fig. b
et d). Edéage avec une tige relativement courte et épaisse, recourbée en forme
de S (fig. a). Le sommet de la tige est prolongé d’un appendice plat, disposé
perpendiculairement (fig. a). L’avant de cette lame est profondément incisé,
le gonopore étant situé derrière. La fusion de l’appendice terminal de
l’édéage, déjà commencée chez D. quadricamis augmente chez cette espèce.
Cette cicadelle semble rare en France. Elle n’est connue pour le moment
que du département des Hautes-Alpes. RJBAUT (1959 b) la signale d’Abriès,
AUDRAS rec. sans indication de date. J’ai trouvé un mâle dans les chasses de
notre collègue MARTINEZ, le 26.VII.1983, en provenance de Saint-Véran
(même département).
Elle n’est signalée que des Alpes : Italie et Suisse.
Diplocolenus (Verdanus) temperei Ribaut, 1959 (b) (pl. 97).
La validité de cette espèce est douteuse, je la maintiens surtout faute
d’avoir retrouvé l’exemplaire-type dans la collection Ribaut. LE QUESNE
(1969) l’a placée comme sous-espèce d’abd0minaIis; KNIGHT (1974) a
maintenu son identité. Rappelons que les variations de forme de l’édéage de
D. abdominalis, sensu stricto, sont grandes (voir p. 137). Dans mes nombreuses
L 5 ·
 
 
C
a b
P1. 97. Diplocolenus (Verdanus) temperei 2 a, édéage, vue postérieure; b, édéage, vue latérale
gauche; c, lobe gauche du pygophore. —- D’après RmAUT.

GEN. DIPLOCOLENUS 243
captures du Parc nat. des Ecrins, j`ai trouvé, en effet, des intermédiaires entre
la position en équerre et la forme en H des appendices apicaux de la tige
de l’édéage qui ne sont peut-être pas des artefacts.
Long. d :3,6-4,3mm; Q :3,9-4,5mm.
Coloration foncière du dessus du corps gris verdâtre, l’extrémité des
cellules apicales étant tachée de gris foncé. Dessous du corps brun noir.
Postclypeus éclairci sur sa ligne médiane, sur son bord inférieur et par des
traits transverses. Anteclypeus et joues pâles. Pattes très claires, tibias
postérieurs avec des points noirs à la base des aiguillons, tibias antérieurs et
postérieurs sans points noirs; extrémité du premier article des tarses posté-
rieurs et articles suivants noirs.
o'. Lobes du pygophore comme la fig. c. Encoche du bord externe des
lames génitales rapprochée de leur extrémité. Styles bien développés.
L’édéage est très voisin de celui de D. abdominalis avec ses rameaux bifurqués
situés à l’extrémité de la tige canalifère (fig. a et b). Ici les deux branches,
issues de chaque rameau, se détachent à angle droit et sont presque dans le
prolongement l’une de l’autre et parallèles à l’extrémité de la tige canalifère.
L‘ensemble de ces appendices dessine la lettre H tandis que chez D. abdo-
minalis les deux branches de chaque rameau forment une équerre. La tige
canalifère est peu comprimée latéralement.
* Un mâle de D. temperei a été trouvé au Lioran (Cantal), le l.VI.l955.
Diplocvlenus (s. str.) nigrüons (Kirschbaum, I868) (pl. 98).
(=· parcanicus, Dlabola,l948).
Long. d :2,6-3,9mm; 9 :3,6-3,9mm.
Coloration foncière du dos vert pâle, l’extrémité des cellules apicales des
élytres est assombrie. Dessous du corps brun noir. ‘
d. Pygophore ausssi long que large, avec un appendice postéro-ventral
assez long, dirigé vers le bas (fig. a et d). Une vingtaine de soies souvent
longues situées au·dessus de cet appendice. Lames génitales tronquées,
légèrement échancrées à leur extrémité, avec une ligne de soies près du bord
extérieur (fig. e). Partie apicale des styles robuste dirigée vers l’extérieur (fig.
e). Edéage avec une tige courte munie d’une paire d'appendices assez courts
surmontés eux·mêmes d’une autre paire très fine (fig. b et c).
.l’ai identifié cette espèce à partir de captures faites par notre collègue
GENESTIER à Objat (Corrèze) le l7.VII.l975, ainsi que dans les chasses de
notre collègue BOULARD, aux Vigneaux, commune d’Eyssarvia les
20.2l.VII.l977 (Hautes-Alpes).
Bien que cette espèce ait été capturée dans des localités appartenant à des
départements assez éloignés l’un de l’autre, laissant supposer une répartition
assez grande sur le territoire, sa distribution semble toutefois restreinte dans
les Alpes puisqu’elle n’a pas été trouvée dans les autres localités prospectées
des Hautes·AIpes et de l’Isère.
Cette cicadelle se trouve largement distribuée dans toute la région
paléarctique.
‘ De nombreux individus ont été récoltés sur le Mont-Lozère (REMANE, rec. (comm. pers.) ).

244 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 98 Diplocolenus (s. str.) nzgrzfrons : a. pygophore et tube anal, vue latérale gauche; b, édéage,
vue latérale gauche: c. édéage, vue posterieure; d. pygophore et tube anal, vue dorsale; e, stermte
génital, lames génitales, styles, connectif, vue dorsale. - Echelle = 0,lmm. — Original.

GE/V. ARTIIALDEUS 245
GEN. ARTHALDEUS RIBAUT, l946
Arthahleus arenarius Romane, l960 (pl. 99).
Long. o' :3,7-4,|mm; Q :4-4,4mm.
Taille plus grande et aspect moins trapu que striyrons dont elle présente
le même type de ponctuation du postclypeus : les linéoles de part et d’autre
du postclypeus ne se rejoignent pas dans la partie médiane qui reste
blanchâtre. Son vertex est moins proéminent. Coloration foncière brun clair.
d'. Les lobes du pygophore sont pourvus d’un appendice ventral spatulé
peu avant l’extrémité qui est digitée (lig. c); ils se croisent sous le tube anal.
La tige de l’édéage est plus recourbée que chez strimons (fig. e) et son
extrémité est également différente (fig. d).
Q. 70 sternite étroit, de sorte que l’échancrure médiane est plus courte que
chez striürons (fig. a).
Elle est connue à ce jour de Tchécoslovaquie, de RDA et de RFA. France :
voiraddendum p.350.
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Pl. 99. Arrlxaldeus : a. A. .rn·1:/rwis. 7·> sternite 9 ; b-e. A. urenarius : b. 7¤ sternite 9 1c. appendices
des Iobes du pygophore et tube anal. vue ventrale; d. édéage. extrémité; e. édéage. vue latérale
gauche. b-e. d`upres un exemplaire ·dc RFA. — Echelle == 0.Imm. - Original.

246 DESCRIPTION DES TAx0zvs NOUVEAUX Pouk LA FRANCE
GEN. RHOANANUS DLABOLA, I949
Espèce-type : Delroœphalus h_tp0chI0rus Fieber, 1869
(=S0rh0anus (Rhoananus) Dlabola, 1949).
Genre monospécilique.
Se différencie du genre Sorhoanus par les caractères Suivants :
Teinte verte ou jaunâtre. Lames génitales de moitié plus courtes que le
pygophore. Edéage court et trapu, muni d’appendices à 1’apex; gonopore sur
la face postérieure.
Europe centrale, URSS (Europe et Territoire Maritime), Turquie (Anato-
lie), Iran.
Selon DLABOLA (1981), c’est une forme des steppes semi-désertiques,
arborées. Ponto-méditerranéenne.
Rhvammus hypochlorus (Fieber, 1869) (pl. 100).
Long. d :3,40-3,80mm; Q :3,6-4mm.
Corps entièrement jaunâtre à l’exception de l’abd0men qui est foncière-
ment noir. Des stries varîablement foncées sur la face des individus des deux
sexes, en partie confluentes au milieu. Chez les exemplaires fortement
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Pl. 100. Rhoananus h_\p0chI0rus : 2, apodèmes des 2¤ et 3° sternites abdominaux, vue antérieure;
b, édéage. vue postérieure; c. édéage, vue latérale gauche; ni, style droit, vue dorsale; e, pygophore
et tube anal. vue latérale droite; I'. apophyse ventrale du lobe du pygophore, vue intérieure. —
Echelle = 0.1mm. — Original.

GEN. COSMOTETTIX 247
pigmentés, présence de deux taches noires superposées au-dessus de l’an-
tenne. La plus élevée touche le bord inférieur de l'ocelle qui se trouve sur
le passage de la face au vertex. Une petite strie brune de chaque côté, à l’avant
du vertex. Les élytres ne recouvrent normalement pas l’extrémité de l’appareil
génital femelle. Les 0* sont macroptères. Armement du dos des fémurs
postérieurs : l+2+2.
0*. Apodèmes sternaux comme la fig. a. Pygophore muni dans sa partie
postérieure d’une trentaine de fortes et longues soies (fig. e), présentant
également un repli rembruni à son extrémité, de même qu’un appendice
unciforme au milieu de sa partie basale (tîg. f). Les lames sont assez courtes,
atteignant la moitié de la longueur du pygophore; elles sont émoussées à
l’apex et possèdent quelques soies unisériées, le long de leur bord postérieur.
Les styles ont leur partie apicale fortement arquée et mamelonnée (Hg. d).
L' édéage est en forme de U disposé dans l’axe antéro-postérieur. Le socle
est plus court que la tige proprement dite. Le gonopore se trouve en position
sub·apicale. La tige est également munie d’appendices triangulaires latéraux
(fig. b et c).
Capturée en l98l, à Chateaubourg (Ardèche), rive droite du Rhône par
notre collègue LAURIAUT, sur un panneau englué en verger d’abricotiers, B.
det,. Je l’ai trouvée en juillet l984, dans différentes communes de l’Embru-
nais 2 Embrun, Saint—Clément, Savines, Réallon (Hautes-Alpes).
Espèce connue d’Italie, Yougoslavie, Tchécolovaquie, Autriche, URSS.
Nouveauté pour la France, sa présence dans la partie la plus méridionale
du Parc nat. des Ecrins et en Ardèche laisse supposer une distribution plus
importante dans le sud-est de notre Pays.
Sur les plantes basses.
GEN. COSMOTETTIX RIBAUT, 1942
Espèce-type : Jassus cuudatus Flor, l86l
Cosmotettîx aurantiacus (Forel, 1859) (pl. l0l).
(= Delrocephalus aurantiacus Forel, l859).
Lo`ng. 0*; 9 :3,3-3,8mm.
Je ne connais pas cette espèce que je décris d’après REMANE (l96lb).
Vertex du 0* un peu moins proéminent que celui de la 9 . Le pronotum
du 0* est légèrement plus court que le vertex, il l’est beaucoup plus chez la
Q . Extrémité des élytres largement arrondie, les nervures sont peu visibles
et souvent asymétriques. Le d est macroptère alors que les élytres ne sont
pas plus longs ou sont un peu plus courts que l’abdomen, avec une partie
apicale variablement réduite chez la 9.
0*. L‘appareil génital est relativement plus petit que celui des autres
espèces paléarctiques du genre. Les lames génitales (fig. d) sont très rétrécies
à leur extrémité, leur bord externe est convexe à la base et à l’apex, concave
au milieu. Elles portent une rangée de 6 à 9 macrosètes et parfois 2
supplémentaires, plus petites, dans la partie apicale (fig. d). Les lobes du
pygophore dépassent largement les lames génitales et sont dépourvus
d’appendices (fig. d). Dans leur partie distale ils sont couverts de nombreuses

248 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. l0l. Cosmotertix auranziacus : a. édéage, vue postérieure; b. édéage, vue latérale; c. 70 sternite
abdominal 9 : d, stemîte génital,lames genitales et lobcs du pygophore. vue ventrale; e, édéage.
vue antérieure. — D’ap1·ès REMANE.

GEN. CAIAMOTETTIX 249
soies longues et fortes. L‘édéage (fig. a, b et e) est différent de celui des autres
espèces du genre, car il est relativement petit. Présence sous sa base, de
chaque côté, d’une carène avec un appendice dentiforme, dirigé vers l’exté—
rieur. Le socle se rétrécit dorsalement et porte à son extrémité la bandelette
fortement sclérifiée et pigmentée typique du genre, orientée vers la base du
tube anal qui est très court, sans appendices. Gonopore apical.
Q. 7¤ sternite abdominal semblable à celui de costalis, plus long que le
tergite correspondant; le bord postérieur irrégulièrement sinué (fig. c).
Dans les lieux humides, probablement sur Monocotylédones. Hiverne à
l’état embryonnaire, adultes en juillet-août.
Décrite de Suisse, on la connaît également d’Autriche, de Pologne, RFA
et Pays-Baltes. Elle n’est pas encore signalée de France mais elle se trouve
le long de notre frontière, du côté allemand.
GEN. CALAMOTETTIX EMELJANOV, l959
Espèce-type : Calamotettix viridescens Emeljanov,l959
Corps étroit très élancé. Tête à peine plus large que le pronotum. Bord
interne des yeux présentant une encoche au niveau des antennes. Ocelles
placés très près des yeux. Pronotum 1,5 à 2 fois plus grand que le vertex, son
bord antérieur légèrement convexe. Elytres dépassant l’abdomen du sixième
de leur longeur. Armement du dos des fémurs postérieurs : l + 2 + 2.
o'. Pygophore allongé avec une échancrure importante sur sa face dorsale
qui est occupée par le tube anal. Lobes avec de nombreuses soies longues
et une forte épine dirigée ventralement. Lames génitales deux fois plus
longues que larges, à bords internes se rejoignant pratiquement sur toute leur
longueur, leur extrémité est arrondie. Edéage court à base large et plate, sa
tige est plate et recourbée.
Calamotettix taenîatus (Horvath, 1911) (pl. 102).
(·= Paramesus taeniatus Horv.; = Paralimnus vestitus Bonfils, 1981).
Long. c$' :4,9-6mm; 9 :5,8-6,8mm.
Cette espèce n’avait été représentée que par 'l`A1.icx11 & Loovmauxo (1966)
qui l’avaient placée alors dans le genre crée par EMEr.JANov.
Macroptère. Teinte générale jaune paille; face jaunâtre dans la moitié
basale, le front et le postclypeus orange vif; passage du front au vertex blanc
crème, bordé de chaque côté d’une ligne noire horizontale allant d’un oeil
à l’autre (fig. b et c). Vertex avec deux taches ovales orange vif, n’atteignant
pas les bords, suture coronale longue et iine, noir vif. Yeux brun clair.
Pronotum avec 4 taches allongées parallèles orange vif, les deux centrales se
prolongeant dans le scutum; le scutellum est jaune citron. Dessus de
l’abdomen noir, laissant sur les côtés une large bande claire. Dessous du
corps jaune paille. Elytres légèrement vitreux, à nervures en relief, concolo-
res; cellules clavales et cellules médianes de la corie teintées de trois bandes
jaune orangé parallèles à la suture; nervures des ailes postérieures brunes.
Pattes claires _immaculées, à l’exception des tibias et des tarses postérieurs
tachés de brun à la base des aiguillons; griffes foncées.

250 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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CARTE n¤ 2. Distribution des espèces nouvelles de Cicadellidae (Deltocephalinae : Paralimnini
uniquement).
l. Melagoldeus corsicus Bonfils; — 2. Psammotettix nardeti Remane; —— 3. Psammotettix saxatzlis
Emelj.; — 4. Psammoteztix excisus Mats.; - 5. Psammotettix kolosvarensis Mats.; - 6. Psam-
motettzx adriazicus Wagn.; — 7. Ebarrius interstinctus Fieb.; — 8. Adarrus duodecimguttazus
Cer.; - 9. Mongolojassus cmdorranus Lindb.; — 10. Mcmgolojassus alpinusd. G.; — ll. Jassargus
Iatznus Wagn.; - 12. Jassargus bobbicala Remane & Schulz; — 13. Jassargus repletus Fieb.; —
14. Jassargus sursumfîexus Then; - 15. Dzplocolenus quadricomis R.; — 16. Diplocolenus
mgrfrons Kbm.; —— 17. Dzplacolenus nigriczms Kbm.; - 18. Diplocolenus penthapztza Walk.; -
19. Diplocolenus temperei R.; —— 20. Calamotettix zaeniatus H0rv.;
— 21. Rhoammus hgpochlorus Fieb.; — 22. Emmtiocephalus comulus H.-S.

GEN. CALAMOTETFIX 251
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Pl. l02. Calamoiertix lœniatus: a, sternite génital, lames, styles, connectif, vue dorsale; b,
avant·corps du d, vue de profil; c, avant—corps, vue dorsale; d, pygophore et tube anal, vue
latérale; e. édéagc, vue latérale gauche; f, édéage, vue postérieure; g, 7¤ sternite Q. —
Echelle — 0,lmm. — Original.

252 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
o`. Le tube anal est très long (fig. d). Styles assez longs et fins; lames
longues également, beaucoup plus larges dans leur partie basale (fig. a).
Lobes du pygophore longs et étroits munis de nombreuses macrosètes dont
certaines sont très longues, une petite dent dirigée ventralement à leur
extrémité basale (fig. d). Edéage comme les fig. e et f`. Il présente la forme
d’un S dont l’apex est dirigé vers la partie postérieure, sa tige s’éla·rgit
brusquement dans son tiers basal puis s’amincit progressivement.
Q. 7° sternite abdominal échancré, comme la fig. g.
Les captures paraissent surtout se faire au piège lumineux. On la
connaissait de Hongrie, Roumanie et URSS (Moldavie, Ukraine, Russie
méridionale), Tchécoslovaquie; elle vient d’être signalée du sud ouest de la
RFA par HELLER (1987).
B. l’a signalée des environs de Montfavet (Vaucluse) où elle a été récoltée
en juin et août 1974, puis le 27.VI.l979. J’ai identifié un couple provenant
de Ventiseri (Corse), BRUN rec., le 30.VI.1987. Etant données sa taille
avantageuse et sa couleur voyante, cette espèce doit être très localisée sinon
très rare en France .
Elle semble inféodée à Phragmites communis (TAL1CK1J & al., vp. cit.) et
LAUTERER (1980).
SUBFAM. TYPHLOCYBINAE KIRSCHBAUM, 1868
TRIBU ALEBRINI McATEE, 1926
GEN. ALEBRA FIEBER, 1872
Alebra neglccta Wagner, 1940 (pl. 103).
Long. d ; Q : 3,7-3,9mm.
Je ne la connais pas et la décris d’après le texte de son auteur. C’est la
seule espèce du genre qu’il soit actuellement aisé d’identifier.
Face jaune d’or, les individus probablement incomplètement colorés sont
jaune pâle. Le vertex est légèrement proéminent dans sa partie médiane. Les
élytres sont entièrement jaunes, mais les exemplaires plus pâles ont des
cellules apicales légèrement brunes. Les tibias postérieurs sont de la même
couleur que le reste du corps, sans tache brune à la base des aiguillons.
d. Les styles sont élargis à leur apex (fig. b). Ils sont munis d’une
apophyse digitiforme qui fait saillie perpendiculairement. L’appendice à la
base des lobes du pygophore est long et dirigé vers l’arrière (fig. a). Une
apophyse orientée vers l’extérieur, marquée de noir et pourvue de soies très

GEN. ALEBRA 253
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Pl. 103. Alebra neglecra : a, extrémité du lobe droit du pygophore, vue latérale; b, extrémité du
style. — D’après WAo~En.
courtes, est présente au-dessus de l’appendice. La forme de l’édéage est
semblable à celle des autres espèces du genre.
Décrite de RFA, elle est signalée également de Tchécoslovaquie, de
Pologne, des Pays-Baltes, de la Russie et de Suisse. France zvoiraddendum
p. 350.
Alebra cmyli Le Quesne, I977 (pl. IO4).
Long. 0* : 3,5-3,9mm; Q :3,8-4mm. .
Elle se distingue du groupe wahlbergi par l’étroitesse de la tête comme le
montre la comparaison des fig. a et b.
Couleur foncière brun clair, tête généralement plus foncée. Macroptère.
D’après l’auteur: « Elytres avec deux bandes oranges plus visibles chez la
femelle, l’une disposée le long de la commissure élytrale, l’autre le long de
la Cu. Le pronotum possède également,parf`ois, deux bandes orangées . Pattes
concolores. Seules les griffes sont noires. Face, vertex et scutellum sont
uniformément orange ou jaunâtre; le pronotum est coloré de même ou bien
il est parfois plus pâle à l’avant et latéralement; les deux-tiers basaux des
élytres et des nervures apicales, plus ou moins orange ».
o'. Les apodèmes du 2° sternite ne possèdent pas d’incision sur le bord
intérieur, mais une zone membraneuse transparente importante à leur base
(fig. d). L‘apodème du l¤ sternite présente un orifice médian étroit, générale-
ment pyriforme, dont la base est étroite (fig. c).

254 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 104. Alebra : a, coryli, vertex,vue dorsale; b, A. walhbergi, Vertex, vue dorsale; c, A. corjyli,
apodèmes du l¤ stemite; d, id., apodèmes du 20 sternite. — Echelle = 0,1mm. - Original.
Q. « Face et vertex uniformément jaunâtre; scutellum normalement avec
à sa base deux triangles oranges ».
` Elle a été décrite d’Angleterre et signalée de l’île de Jersey. On la connaît
également des Pays-Bas et de Suisse. France : voir addendum p.350.
Monophage, sur le noisetier Cwjvlus avellana.

GEN. ER YTHRIA 255
TRIBU DIKRANEURINI MC ATEE, l926
GEN. ERYTHRIA FIEBER, 1866
Erythria alpina (Vidano, l959) (pl. l05).
(= Erythridea alpina Vid.)
Long. o' : 2,4—2,7mm; 9 :2,5-3mm.
Je ne connais pas cette espèce et me sers de la description de l’auteur.
Proche de ferrariz; elle est un peu plus petite que pedemontana. Vertex ocre
avec quatre taches orange, au contour mal délimité. Pronotum marqué
d’orange. Elytres ne recouvrant pas l’abdomen, surtout chez la 9 ; ils sont
de couleur ocre ou gris avec des taches brunes. L’une de celles-ci occupe toute
la cellule apicale interne. Ailes extrêmement réduites, caractéristiques du
sous-genre.
o' . Les lobes du pygophore avec deux saillies au bord postérieur (fig. c).
La partie basale de la tige de l’édéage est très large, environ la moitié de la
longueur du socle (fig. a). Du milieu de la tige part, vers l’avant, une paire
d’appendices ayant la forme d’un boomerang dont le bord interne est denté.
Présence à l’apex de deux appendices filiformes et unciformes ainsi que d'une
dent dirigée postérieurement (fig. a et b).
Comme pedemontana cette espèce vit en moyenne altitude, entre 700 et
l300m. Elle hiverne au stade adulte. La ponte a lieu dès la mi-juin. Le
développement préimaginal nécessite environ cinq semaines, de sorte que les
premiers adultes apparaissent vers la mi—juiIlet (sec. VIDANO).
On la trouve sur Thymus serpyllum et Hieracium pilosella .
Elle n’a pas encore été signalée en France mais sa présence, très près de
notre frontière, au niveau du « Parco nazionale del Gran Paradiso » fait
qu’elle doit exister de ce côté·ci des Alpes. Elle n’est connue actuellement
que d’Italie.
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Pl. IOS. Erythria alpina : n, édéage, vue latérale; b, édéage, vue postérieure; c, lobe gauche du
pygophore. -—- D‘après VIDANO.

256 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Eryzhria cisalpina Dworakowska, 1976 (c) (pl. 106).
Long. o` :3,10-3,40mm; Q :3,40mm. `
Je ne connais pas cette espèce non plus, de sorte que j’utilise la description
de l’auteur.
« Forme, taille et coloration comme chez E. mandersgernii (Kbm.).
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Pl. 106. Erylhria cisalpimz : n, b, édéage d’un individu, vue latérale gauche et vue postérieure;
c, style; d et e, édéage d’un autre individu, vue latérale gauche et vue postérieure; I', extrémité
du lobe du pygophore. - D’après DWORAKOWSKA.
o' . Uappareil génital mâle est très proche également de cette espèce, les
différences sont clairement montrées dans les figures ». Elles portent essen-
tiellement sur la forme de l’appendice de l’édêage qui est ici double et en
V (fig. b et e), d’après deux individus. L’édéage des deux mêmes individus,
en vue latérale, comme sur les fig. a et d. Styles comme sur la fig. c.
On ne la connaît actuellement que du Trentin (Italie).
Erythria pedemvntamz Vidano, l959 (pl. 107).
Long. o' :2,7-3mm; 9 :2,8-3,1mm.
Je ne connais pas cette espèce et utilise, en partie, la description de
l’auteur.
Aspect trapu. Couleur foncière jaunâtre avec des marques rousses ou
grisâtres. Dessus du corps avec des taches de couleur ocre, orange, brunâtre.
Présence d’une tache d’un brun foncé dans la cellule apicale interne. Vertex

GEN. ER YTHRIA 257
a b c tl
Pl. 107. Enthria pedemonmna : a. édéage. vue postérieure; b. édéage. vue latérale gauche; c, lobe
droit du pygophore; d. style gauche, vue dorsale. — D`après V|¤ANo.
avec plusieurs taches. Pronotum deux fois plus large que long avec des
dessins de forme irrégulières à l’avant. Elytres assez courts, ne dépassant pas
l’extrémité de I’abdomen chez le ci', la laissant à découvert chez la Q. L‘aire
cireuse, plus claire, est bien marquée.
0* . Lobes du pygophore sclérifiés dans leur partie antérieure, membraneux
dans la partie apicale. La zone sclérifiée se prolonge dorsalement par une
pointe aiguë et droite qui déborde le secteur membraneux (fig. c). Corps des
styles large, muni vers 1’intérieur d’une série de soies et d’une dent à l’apex,
dirigée sensiblement vers l’extrémité postérieure (fig. d). Tige de l’édéage avec
l’apex en forme de crochet (fig. b), recourbée de plus de 90° au niveau de
son tiers basal, d’où partent deux longs appendices qui épousent sa forme
et la recouvrent complètement, en vue postérieure (fig. a).
9. Bord postérieur du 70 sternite abdominal régulièrement convexe ou
légèrement sinué.
L‘auteur a fourni des renseignements concernant la biologie de l’insecte :
la ponte débute vers la mi·juin et se termine lin juillet. Durée du dévelop-
pement embryonnaire : 10-l2 j.; du développement larvaire : 3 à 4 semaines.
On note deux générations par an. Cicadelle d'altitude et d’ombre, elle a été
trouvée en Italie entre 900 et l600m.
Elle a été trouvée en France près du col de Tende, au val de Caramagne,
commune de Vievola (Alpes—Maritimes), le l.X.l97|, REMANE rec.
Polyphage, on la trouve en particulier sur Arnica montana.
Erythria seclusa Horvâth, 1903 (pl. 21, fig. g).
Long. o' : 2,5-2,9mm; 9 :2,6-3,lmm.
Cette espèce, que je ne connais pas, a été représentée récemment par
DLABOLA (1965) puis par Drnaoux & Jawxovict (1981).

258 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Aspect voisin d’aure0la dont elle diffère par quelques caractères des
genitalia.
ci'. Les lobes du pygophore sont munis dorsalement d’appendices en forme
de croissant dont la branche supérieure, plus courte que l’inférieure, est
également plus forte (DLABOLA & JANKOVICI, 1981 : 77, fig. 46). Ces appen-
dices sont proches de ceux d’aure0la . Présence à l’apex de la tige de l’édéage
d’une paire d’appendices bifurqués dans leur partie terminale (pl. 21, fig. g).
La tige est subcylindrique en vue postérieure tandis que celle d’aure0la est
renflée en son milieu, la partie apicale forme un angle aigu avec son tiers
basal (D1.ABoLA & JANxovic1, 1981 : 77, fig. 41); le socle est foncé. On sépare
aisément les deux espèces par la forme du socle au niveau de la base de la
tige de l’édéage qui est évasée chez seclusa.
Décrite de Hongrie, elle a été trouvée ensuite, beaucoup plus tard, en
Yougoslavie puis en Italie. Non encore signalée en France.
GEN. DIKRANEURA HARDY, 1850
Dikraneura aridella (J. Sahlberg,l87l) (pl. 22, fig. a).
Long.o'; 9 : 2,95-3,50mm.
Je ne connais pas cette espèce, se reporter aux illustrations fournies par
OSSIANNILSSON (1981 : 406).
Jaune blanchâtre à reflets vert grisâtre. Avant corps ou, au moins le vertex,
avec une ligne longitudinale étroite blanchâtre. Elytre avec une marque
longitudinale blanc bleuâtre hyaline dans la cellule cubitale. Nervures de
l’ai1e postérieure en partie foncées. Dessous du thorax et abdomen largement
noirs.
6 . Lames génitales étroites, triangulaires, à bord latéral concave un peu
recourbées vers le haut à 1’apex. Base des styles plus large que celle de D.
variata. Le lobe du pygophore est plus échancré. La tige de l’édéage en vue
latérale est étroite, et la largeur de 1’appendice subapical représente 2,5 fois
celle de 1’édéage.
Q. 7° sternite abdominal fortement convexe en arrière, à peine émarginé
au milieu, environ 1/3 de la longueur de la partie visible de l’oviscapte;
celui-ci dépassant loin en arrière 1’apex du pygophore.
Assez largement répandue dans la région paléarctique, elle est citée
d’Autriche, de Finlande, de RFA, de Norvège, d’URSS (jusqu’au Territoire
Maritime), de Mongolie, mais aussi d’ltalie du Nord. A ma connaissance elle
n’est pas encore signalée de France.
Dans les zones boisées, sur graminées. Hibernation au stade adulte.
GEN. FORCIPATA DELONG & CALDWELL, 1936
Espèce-type : Forcipaza Inca DeL. & Caldw.
Forcipata flava Vidano, 1965 (pl. 108).
Long. cf :3,2-3,5 mm; 9 :3,5-3,8mm.

GEN. FORCIPATA 259
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Pl. 108. Forcipara j7ava: n. sternite génital. lames génitales, styles, vue ventrale; b, idem, vue
latérale; c. édéage, vue postérieure (suivant la direction de la flèche, fig. d); d, édéage, vue latérale
gauche; e, édéage, vue ventrale. - D'après VIDANO.
Tête moitié aussi longue que le pronotum, arrondie chez le mâle, un peu
plus proéminente chez la femelle. Dans les deux sexes, la teinte jaune doré
couvre la tête, le pronotum, les pattes et le disque de l’élytre qui n’est pas
enfumé. Cette teinte représente un caractère différenciant E jlava des autres
espèces. Nervures des ailes postérieures hyalines dans les deux sexes. Tibias‘
postérieurs non ponctués de brun à la base des aiguillons. Abdomen brun
ocre sur le dos, jaune en dessous.
d. Sternite génital assez grand, à bord postérieur proéminent. Lames
génitales minces, leur portion libre bien plus longue que le sternite corres-
pondant, portant une ligne de 7 à IO fortes soies; leur partie apicale qui est
incurvée vers la ligne médiane du corps est brune, armée d’une seule dent
(fig. a). En vue latérale, les lames génitales ont leur partie apicale légèrement
incurvée ventralement (fig. b). Styles minces, érigés, rétrécis à l’apex et plutôt
courts (fig. a et b). Edéage trapu, un peu plus long que le sternite prégénital,
sinueux, comprimé dorso·ventralement dans la partie proximale, puis très
élargi au milieu; la partie distale recourbée vers le haut est nettement
comprimée latéralement; apex courtement rétréci au niveau du gonopore (fig.
c, d et e).
9. 7° sternite abdominal à lobe médian un peu plus large que long,
subtriangulaire, légèrement convexe, aux côtés libres.

260 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Elle n’est connue, pour le moment, que d’Italie du Nord.
Sur diverses graminées, dans les bois de chênes et dans des stations
humides ou sèches.
Forcipata major (Wagner,1947)(pl. 109).
(= Dicraneura citrinella ssp.maj0r Wagner,l947).
Long. d : 3,3-3,6 mm; 9 : 3,5-4 mm.
Très semblable à E citrinella (Zett.), mais légèrement plus grande. Tête 0,5
fois aussi longue que le pronotum, le vertex bien arrondi chez le mâle, un
peu proéminent chez la femelle. Teinte générale ocre jaunâtre plus forte chez
le mâle que chez la femelle, avec quelques reflets verdâtres sur l’élytre. Cellule
apicale de l’élytre bien enfumée; nervures des ailes postérieures brunâtres
chez le mâle, hyalines chez la femelle. Tibias postérieurs ponctués de brun
à la base des aiguillons. Dos de l’abdomen brun-noirâtre, ventre brunâtre sur
le segment prégénital, jaunâtre sur le bloc uro-génital.
ci'. Lames génitales à portion libre 1,6 fois aussi longue que le sternite
correspondant avec, à la partie apicale, deux dents brunâtres, l’une subapi-
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Pl. 109 Forupaia major: a. sternite génital, lames génitales, styles, vue vcmrale; b, idem, vue
latérale; c, édéage, vue postérieure (suivant la flèche, fig. d.); d, édéage, vue latérale gauche. -
D’après VIDAN0.

GEN, FORCIPATA 26l
cale, l`autre apicale, toutes deux dirigées vers la ligne médiane; une rangée
de 7 à I2 soies robustes (fig. a). En vue latérale, la partie apicale est
légèrement incurvée ventralement (fig. b). Styles minces, eftïlés à l’apex.
Edéage à bord dorsal bien arrondi vers le haut dans sa moitié dîstale, la partie
apicale comprimée dorso-ventralement et faiblement frangée au niveau du
gonopore (fig. c et d).
9 . 7° sternite abdominal avec un lobe médian un peu plus long que large,
subovale en forme de U.
Autriche; Italie du Nord. Hygrophile, sur Carex et autres graminées,
jusqu’à 1600 m. Encore inconnue en France, elle doit s’y trouver.
Forcîputa obtusa Vîdano l965 (pl. ll0 et pl. lll).
Long. d' : 3,2-3,6 mm; Q : 3,5-3,8 mm. _
Tête un peu plus longue que la moitié du pronotum. Teinte ocre-jaunâtre
plus intense chez le mâle que chez la femelle, couvrant la tête, le thorax, les
pattes, le disque de l'élytre, le bloc uro-génital; des reflets verdâtres princi-
palement sur l’élytre dont la cellule apicale est enfumée. Nervures de l’aile
postérieure brunes chez le mâle, hyalines chez la femelle.
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Pl. Il0. Forcipam abmsa: a. édéage, partie distale; b, styles; c. édéage vue latérale gauche; d.
édéage vue postérieure; e. sternite génital, lame génitale, style. vue latérale gauche. — D’après
Vr¤A~o.

262 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. lll. Forczpata obtusa : sternite génital, lames génitales, styles, vue dorsale. —D’après VIDANO.
Tibias postérieurs avec des points bruns à la base des aiguillons. Dos de
l’abdomen brun-noiràtre.
d . Lames génitales minces, leur portion libre plus longue que le sternite
correspondant (rapport 3 : 2,5), munies d’une rangée de 7 à 12 soies robustes.
Lames génitales recourbées vers la ligne médiane à l’apex, qui est obtus,
rembruni, avec 2 ou 3 sclérifications courtes et brunes (pl. ll0,tig. b, e et f).
Styles simples, minces et effilés, incun/és vers Ia ligne médiane dans leur
partie apicale. Edéage grêle, sinueux, brusquement recourbé à angle aigu vers
le haut dans sa moitié distale qui est comprimée dorso-ventralement, lamel-
leuse, à bord frangée. Gonopore débouchant au milieu d’une large spatule
dentée (pl. ]10, fig. a, c et d).
Q. 70 sternite abdominal à lobe médian aussi long que large, à bord
postérieur peu convexe, semi-circulaire ou subtrapézoidal.
Décrite d’Italie du Nord. Trouvée en France au col de l’Authion (Alpes
Maritimes), le 3.X.l969, REMANE rec,.
Sur graminées en sous·bois de chêne, aulne, charme, châtaignier, conifères.

GEM NOTUS 263
GEN. WAGNERIALA ANUFRIEV, 1970
Espèce-type : Noms minimus .l. Sahlberg, 1871
Wagneriala incisa (Then, l897) (pl. 24, fig. d).
Long.d; Q :2,50-2,75mm.
Aspect de W minima dont elle diffère par la taille légèrement plus grande
et par les caractères sexuels. Je ne connais pas cette espèce, se reporter à la
description qu’en donne Oss1ANNu.ss0N (l98l : 412) et au tableau du genre
p. 72.
Connue de Suède, Pologne, Roumanie, Yougoslavie et Italie du Nord, elle
n’a pas encore été signalée en France.
Sur différentes espèces de Carex xerophiles.
GEN. NOTUS FIEBER, l866
Notus italicus Wagner, 1954 (pl. 112).
Long. o' :3,25-3,40mm; 9 :3,80-3,85mm.
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Pl. l I2. Noms italicus : n. édéage, vue latérale gauche; b, édéage, vue antérieure (p - gonopore);
c, sternite génital, lames génitales. styles, connectif, vue dorsale; d. style et lame génitale, vue
latérale. — D’après WAGNER.

264 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Le mâle est un peu plus petit que chez N.flavipennis mais la femelle a la
même taille. Coloration générale jaune brillant. Bord antérieur du vertex
anguleux chez le mâle, plus arrondi chez la femelle. Cellules apicales de
1’élytre vitreuses. Tibias postérieurs avec des points bruns à la base des épines.
0* . Styles avec un éperon basal plus court que chez jlavipennis (fig. c et
d). En vue latérale, les deux parties distales canalifères de 1’édéage sont
légèrement inclinées vers le haut (fig. a). En vue antérieure, cette partie
apicale est recourbée vers l’intérieur et ventralement, en forme de crochet (fig.
b). La partie papilleuse est moins importante que chez l’autre espèce.
Italie (Lagune de Venise). Encore inconnue en France.
TRIBU EMPOASCINI DISTANT, 1908
GEN. EMPOASCA WALSH,1862
SUBGEN. KYBOS FIEBER, 1866
Empvasca (Kyb0s) Iuda Davidson & DeL0ng, 1938 (pl. 113).
(= betulicola Wagner, 1955; synonymie proposée par HAMILTON l983(a).
Long. o' :4,15-4,45mm; Q :4,35-4,70mm.
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P1. 113. Empoasca (Kybos) luda: a. premiers segments abdominaux; b et c, apophyses du
pygophore; d, édéage, vue latérale gauche; e, édéage, vue postérieure; f, corne anale; g, style,
extrémité. ·- D’après DwoRA1<0wsl<A.

GEN EMPOASCA 265
Face, vertex et pronotum comme chez E. (K.) smaragdula (Fall.), mais les
taches blanchâtres sont plus petites et la suture sur la tête n’est pas bordée
de clair. Teinte foncière vert olive clair. Les marques blanchâtres de la tête
et du thorax sont plus faibles que chez E. (K.) Iindbergi Lnv.
Elytres teintés comme chez smaragdula mais plus clairs : les bords et la
suture du clavus étroitement rembrunis, les cellules apicales légèrement
enfumées.
d'. Appendices du tube anal arqués aplatis, leur extrémité courte et mince
(fig. f). Appendices du pygophore ornés de stries distinctes (fig. b et c). Styles
élargis au milieu de la partie dentée (fig. g). Tige de l’ édéage courte,
distinctement arquée. Appendices de l‘édéage d’ordinaire parallèles entre eux
ou légèrement divergents, plus courts que chez E. (K.) lindbergi (Lnv.) (fig.
d et e). Apodèmes sternaux petits mais distincts, les apodèmes du 30 sternîte
un peu plus grands que chez E. (K.) smaragdula (Fall.) (tig. a).
Q. 70 sternite abdominal avec le lobe central comme chez E. (K.)
smaragdula, un peu plus incisé au milieu que chez E. (K.) lindbergi Lnv.
Insecte décrit de la région néarctique, il se rencontre surtout en Europe
du nord : Suède, Norvège, Pays-Baltes, Irlande, RFA, RDA, Pologne.
France : voir addendum p. 350.
Empoasca (Kybos) cafycula Cerutti, 1939 (pl. l]4).
(== K. siudzinskii Dworakowska, I973)
Long. o' :4,l5-4,30mm; Q :4,20-4,40mm.
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Pl. ll4. Empaasca (Kybos) calycula : a, premiers segments abdominaux; b, extrémité d’un style;
c, apophyse du pygophore; d. cornes anales; e, édéage, vue latérale gauche; I`, édéage, vue
postérieure. — D’après DwonA|<owsKA.

266 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Tête comme chez E. (K.) smaragdula (Fall.), mais le frontoclypeus est vert
jaunâtre, avec seulement une trace de strie longitudinale blanchâtre, sans
autre marque blanche. Vertex olivâtre, avec deux taches anguleuses brunes
au bord antérieur, des points verts latéraux. Pronotum vert olivâtre, le centre
et le bord postérieur brun olivâtre, sans taches blanchâtres. Scutellum brun
olivâtre, les triangles à la base sont ocre brun. Elytres verts. Suture du clavus
bordée très étroitement de brun; extrémité de l’élytre très légèrement enfumée,
de la teinte de E. (K.) smaragdula; pointe du clavus noircie.
d. Appendice du tube anal courtement arqué, élargi avant la pointe (fig.
d). Appendices du pygophore aplatis, ornés de stries à leur extrémité (fig. c).
Apex des styles obtusément incurvé, la partie dentée fortement élargie vers
le milieu (fig. b). Tige de l’édéage presque droite, son bord postérieur muni
de petites dents. Appendices lamelleux pointus, tronqués ou arrondis à l’apex,
un peu élargis avant l’extrémité; en vue postérieure plus courts et plus minces
que la tige de l’édéage, dirigés vers l’arrière (fig. e), divariqués à angle presque
droit (fig. f`). Apodèmes du 20 sternite courts, aplatis à l’apex, les apodèmes
du 3° tergite sont encore plus courts et légèrement rembrunis.
Décrite de Chippis (Suisse), elle a été signalée par la suite de Pologne et
d’Angleterre. Encore inconnue en France.
Elle a été récoltée sur Betula pubescens . Elle présente peut-être deux
générations par an.
Empoasca (Kybos) strobli Wagner, 1949 (pl. 115).
Long. 0* ; 9 : 4-4,6mm.
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Pl, 115. Empoasca (Krbos) strobliz a, premiers sternites abdominaux; b et c, apophyse du
pygophore; d, corne anale; e, style; f, édéage, vue latérale gauche; g, édéage, vue postérieure. —
D’après Dw0RAKowsx<A.

GEN. EMPOASCA 267
Aspect de E. (K ybos) smaragdula (Fall.), dont elle ne peut être différenciée
extérieurement, sinon par la coloration des élytres moins enfumée, et par les
marques blanchâtres sur la tête et le thorax plus visibles. Dessus vert doré;
face vert clair; pattes vertes sur |’insecte vivant.
d . Appendice du tube anal à extrémité courte (fig. d). Appendice des lobes
du pygophore aminci dans son quart apical et nettement rebordé (fig. b et
c). Styles unciformes à partie médiane dentée élargie (fig. e). Tige de l’édéage
longue, mince, arquée à l’apex (fig. f`), ses appendices fins divergent en vue
postérieure (fig. g). Apodèmes de l’abdomen comme chez E. (K.) smaragdula
(fig. a).
Elle a été décrite d’Admont en Autriche, à 800m d’altitude; signalée depuis
de Pologne, de RFA, de Tchécoslovaquie, d’URSS (Ukraine), de Hongrie,
d’ltalie et de Suisse, mais toujours pas de France où elle doit cependant se
trouver.
L'espèce présente probablement une seule génération dans les Monts
Piénin et deux dans le Sud des Carpathes ainsi que dans les Alpes, entre 600
et 800m. La plante-hôte doit être Alnus incamz.
Empoasca (Kybos) verbae Zachvatkîn, 1953 (pl. ll7).
(·= Kybos mucronatus verbae Zachv., 1953).
Long. d :4,40mm.
Si je considère les tailles données par ZACHVATKIN & DwoRAi<owsi<A
(I976), o' : 4,05-4,50mm; 9 : 4,25-4,80mm.
Coloration foncière d’un vert plus soutenu que ce qu‘indique DwoRA·
i<0wsKA.
ci'. Apodèmes du 3° tergite abdominal peu développés mais pigmentés,
ceux du 2° sternite atteignant le milieu du 5° segment (fig. a). Comes anales
se terminant par un processus grêle relativement court (fig. c) qui n’existe pas
chez mucronata. Lobes du pygophore avec une partie antérieure sombre et
une bande descendant obliquement dorsoventralement, de plus en plus claire
(fig. d). Extrémité de l’appendice des lobes du pygophore sensiblement droite,
se terminant par une saillie et des sillons (fig. e et f). Sa position par rapport
au lobe est représentée fig. d. Extrémité des styles presque droite, non
unciforme, peu élargie dans la partie préapicale (fig. g et h). Tige de l‘édéage
assez étroite, peu pigmentée (fig. b). Ses appendices bien écartés (fig. i) sont
un peu plus sombres; ils sont larges et tronqués à leur extrémité, leurs bords
latéraux sont sinués (fig. b et j).
Vit sur Salix acutüolia en URSS, où elle présente deux générations comme
en Pologne.
Connue de Pologne et d’URSS; VILBASTE (I974) l’a signalée des Pays-
Baltes. J’ai capturé deux mâles au col du Lautaret (Hautes-Alpes) le
24.VIIl.1980 et identifié un autre mâle provenant d’Abriès, au lieu-dit la
Garcine (Hautes-Alpes) sur Salix sp., à l500m, COCQUEMPOT rec. le
25.VlI.l987.
Espèce nouvelle pour la France.

268 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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GEN. EMPOASCA 269
Empoasca (Kybos) abstrusa Linnavuori, I949 (pl. II7).
(= Kybos t0p0Ii Zachvatkin, l953(a); = Empoasca taunica Wagner, 1955). _
Long. cf : 4,20-4,70mm; 9 : 4,50-4,95mm.
Je ne connais pas cette espèce de sorte que je suis amené à adapter le texte
et les illustrations de DwoRA|<0ws1<A (l976a).
Couleur foncière verdâtre. Une bande plus claire le long de la suture
coronaire. Pronotum vert doré avec trois taches blanches à son bord antérieur
alors que le bord postérieur est blanc laiteux. On observe souvent une bande
laiteuse le long de la ligne médiane. Scutum avec une tache blanche
importante entre les triangles basaux. Elytres semi·transparents, vert clair.
Extrémité des nervures apicales et des zones voisines rembrunies.
o' . Apodèmes sternaux du 20 segment abdominal très courts et larges, les
apodèmes tergaux du 3° segment sont très étroits, ayant la forme d’un lin
ruban et très peu pigmentés (fig. c). Appendices du tube anal longs arqués
et fins dans leur tiers apical (fig. e). Appendice des lobes du pygophore avec
des saillies très fortement tournées et des sillons profonds dans la partie
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Pl. ll7. Empaasca (Kybos) absxmsa : a. édéage, vue latérale gauche; b, édéage, vue postérieure;
c, premiers segments abdominaux; d, extrémité du style; e, cornes anales; I'. appendices des lobes
du pygophore. - D`après Dwomxowsm.
Pl. ll6. Empvasca (Kybos) verbae: a, premiers segments abdominaux, vue dorsale; b, édéage,
vue latérale gauche; c, corne anale: d. lobe droit du pygophore, avec l’appendice; e, I, extrémité
de l`appendice des lobes du pygophore; g, li, extrémités des styles; I, édéage, vue postérieure; j,
édéage, vue latérale gauche. - Original.

270 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
apicale (fig. f`). Styles avec une extrémité droite et une partie subapicale
dentée bien développée, non élargie (fig. d). L’édéage semi—membraneux
possède de nombreuses papilles sur les côtés du bord ventral et des petites
dents sur l’épaississement ventral sclérifié (fig. a et b.).
Q. Bord postérieur du 70 sternite abdominal saillant mais arrondi au
milieu.
Connue de nombreux pays d’Europe méridionale, centrale et septentrio-
nale, elle n’est pas encore signalée de France.
Vit sur les espèces du genre Populus, en particulier P. nigra.
SUBGEN. EMPOASCA S. STR
Empoasca (s. str.) affînis Nast, 1937 (pl. 118).
Long. d : 3,4-3,6mm; Q : 3,5-3,8mm.
Couleur foncière vert pâle. Aspect général du groupe E. decipiens.
d. Apodèmes du 20 sternite abdominal comme sur la fig. b. Appendices
du bloc anal conformes à ceux du groupe deczpiens, très peu sclérifiés,
festonnés à leur extrémité et recourbés postérieurement (fig. a). L’édéage est
semblable à celui des espèces voisines (fig. c), de même que les lames
génitales (fig. a). Le caractère de distinction réside dans la forme de
l’appendice des lobes du pygophore (fig. a). Il est long, arqué, remontant à
l’arrière du lobe et atteignant ou dépassant la partie dorsale. Son extrémité
est évasée, en forme d’entonnoir, le bord supérieur étant irrégulièrement
denté.
La validité d’aJ§înis a été confirmée par DWORAKOWSKA (1973) qui a
rencontré a)§‘ïnis et decipiens dans les mêmes habitats, avec des discontinuités
morphologiques entre elles.
Citée d’Europe centrale : Autriche, Tchécoslovaquie, les deux Allemagnes,
l’URSS jusqu’en Sibérie.
Je l’ai capturée en plusieurs endroits de la région parisienne, notamment
à l’aide de plateaux colorés. Cette espèce se trouve associée généralement à
E. (E.) pteridis et E. (E.) decipiens dans le Bassin parisien.
Vit sur graminées, dont le maïs.
Empoasca (s. str.) apicalis (Flor, 1861) (pl. 119).
(= Typhlocyba apicalis Fl.; = Empoasca apicalis Nast, l938).
Long. d; 9 :3,5-3,8mm.
Couleur foncière jaune pâle. Cellules apicales et extrémité des cellules
médianes et cubitales des élytres nettement enfumées.
o'. La forme des appendices du tube anal est caractéristique : droite, se
terminant en pointe et dirigées vers l’avant (fig. a). L’appendice des lobes du
pygophore est de forme particulière également: évasé juste sous son apex
(fig. d). Les apodèmes du 2*0 sternite abdominal n’atteignent pas l’extrémité
postérieure du 40 segment abdominal (fig. b). L’aspect de l’édéage correspond
à celui du sous-genre (fig. c).

GEN. EMPOASCA 271
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PI. ll8. Empoasca (Empoasca) ajyïnis : a. extrémité de l`abd0men, vue latérale droite; b, premiers
segments abdominaux, vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche. - Echelle ·· 0,lmm. -—-
Original.
Cette espèce doit exister en France car on l’a signalée en particulier de
Belgique et des Pays-Bas. Elle est largement distribuée dans la région
paléarctique puisqu’0n la retrouve en URSS extrême-orientale (Territoire
Maritime) et en Corée.
* Vit sur Lonicera xylosteum, mais passe à l’automne sur Alnus incana.
Juniperus communis et Picea exelsa (OSSIANNILSSON, l98l).
Empoasca (s. stn) prmjabensîs Singh-Pruthi, 1940 (pl. [6, fig. C et d).
(= E. decipiens mcridiana Zachvatkin, l946).
Cette cicadelle a été rediscutée par DwoRA|<owsi<A (1973), dont je reprends
les termes car je ne la connais pas :
' On la trouve également sur Sambucus ebolus (Remane. comm. pers,).

272 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
« Diffère d’E. decipiens par l’extrémité de l’appendice des lobes du
pygophore qui est plus courte, plus épaisse et torsadée chez punjabensis. De
même les appendices du tube anal sont plus droits et plus épais. Les individus
de Transcaucasie et de la région méditerranéenne sont plus petits que ceux
du Punjab et du Soudan ».
Elle a été décrite des Indes. Elle se trouve en Yougoslavie, Grèce, Bulgarie,
URSS, Egypte mais aussi dans la région néotropicale : Soudan.
DwoRAt<owst<A (op. cit.) la signale de France, environs de Cannes.
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Pl. ll9. Empoasca (Empoasca) apicalis: a, appendice droit du tube anal; b, premiers segments
abdominaux; c. édéage, vue latérale gauche; d, extrémité de Pappendice du pygophore. — Echelle
0,lmm. — Original.

' GEN. JACOBIASCA 273
GEN. JACOBIASCA DWORAKOWSKA, 1972
Espèce-type : Chlorua (rbica Berg. & Zanon
Jacobiasca (ybica (Bergevîn & Zanon, 1922) (pl. 120).
(= Chlorita Lvbica Berg. & Zanon;= libyca (sic) auctt, la position du y ne semble
pas bien fixée chez certains auteurs, il faut reconnaitre que le fait d’inverser le iet
le y dans la publication d’origine devait conduire inévitablement à des fautes
d‘orthographe; = Empoasca bencdettoi Paoli, 1932).
Long. ci'; 9 :2,5-3,2mm.
Je ne connais pas cette espèce qui a été discutée par DwoRA1<owsi<A
(1972 c) et par WEBB (1987). Le premier auteur a figuré 1’appendice inférieur
du pygophore. A noter que PAOL| (1936) a été le premier à figurer une partie
du genitalia.
Couleur foncière verte, un peu plus sombre qu’Emp0asca vitis. Le dessus
de l’avant corps présente des taches blanc jaunâtre. Le tiers postérieur des
élytres est légèrement enfumé.
d'. Appendices supérieurs de forme lamellée, se terminant par deux
apophyses (fig. c), qui entourent la partie apicale des appendices inférieurs
dont l’extrémité est dentée (fig. a et b).
Polyphage, cette cicadelle a d’abord été signalée comme un ravageur du
coton en Egypte et au Soudan puis comme provoquant des dégâts dans
certaines régions viticoles; bord sud-est de l’Espagne : Province de Murcie
et d’Almeria (Ruiz CASTRO, 1943); Sardaigne. Sur cette dernière culture elle
provoque des dégâts proches de ceux d’E. vitis mais plus prononcés :
enroulement des feuilles, puis jaunissement chez les variétés à grains jaunes
ou rougissement puis dessèchement complet de la feuille, selon ViDANO.
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PI. 120. Ausrroasca Ijbica: a et b. style inferieur; c. style supérieur. — D’après Ruiz CASTRO.

274 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Cette cicadelle, compte tenu de sa nuisibilité, a fait 1’0bjet d’études
écologiques et biologiques. J’évoquerai celles qui ont été menées par V1DAN0
(1962 b, c et d). Hibernation au stade adulte sur de nombreuses plantes
appartenant à des familles botaniques différentes : Labiées, Malvacées,
Légumineuses   Les adultes retournent sur la vigne au début du mois de mai
où les premières pontes ont lieu à la mi-mai. Chaque Q pond jusqu’à 50
oeufs. Durée du développement embryonnaire, environ 10 jours; du dévelop-
pement larvaire, entre 3 et 4 semaines. Quatre générations par an. Les
populations restent sur la vigne jusqu’en octobre.
Décrite de Libye, elle est distribuée depuis 1’Afrique du nord jusqu’en
Egypte. Elle se trouve également dans la région orientale ainsi que dans la
région éthiopienne où elle provoque des dégâts aux vignes d’Afrique du sud
(Webb, op. cit,).
Sa capture en Sardaigne, dans les environs de Cagliari m’a amené à la
présenter, du fait de la proximité de la Corse et de son vignoble.
GEN. KYBOASCA ZACHVATKIN, 1953
Espèce-type : Chlonta bipunczata Oshanin, 1871
Kyboasca bipunctata (0shanin, 1871) (pl. 121).
Long. 0* :3,3-3,5mm; Q :3,3-3,6mm.
Couleur foncière jaunâtre-verdâtre. L’avant de la tête est légèrement
proéminant dans sa partie médiane. Deux bandes oranges larges mais peu
visibles sur le vertex, qui se prolongent sur le scutum et le scutellum où elles
entourent une bande blanche médiane. Elytres jaune-vert dans leur partie
antérieure, à cellules apicales enfumées; présence d’une tache noire d’im-
portance variable à l’extrémité de la cellule cubitale (fig. f`). Pattes en partie
vertes, l’extrémité des tarses et les tibias d’un vert plus soutenu.
d . Tube anal muni à la base d’un appendice court et spatulé à contour
irrégulier (fig. b). Styles fortement rétrécis à leur extrémité qui est dentée (fig.
e); lames génitales allongées. Lobes du pygophore munis d’un appendice
ventral plus long que le pygophore lui—même, relativement aigu à 1’apex (fig.
a). Edéage simple, falciforme (fig. c).
Q . 70 sternite abdominal fortement convexe, le bord postérieur avec une
incision médiane de forme variable.
Largement distribuée dans le région holarctique, K. bipunctata est signalée
d’Ita1ie et de RFA, pour ce qui est des pays limitrophes. On pourrait la
récolter dans l’Est, sur Cannabis sativa et différents Ulmus. A noter que ces
deux types de plante-hôte ne permettent pas de séparer deux taxons (DWORA-
i<owsi<A, 1973).
DELMAS (1965) 1’indique de Montpellier (Hérault), mais comme pour les
autres espèces qu’il signale dans son article, il n’a pas été possible de
retrouver les spécimens dans sa collection.

GEN. KYBOASCA 275
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Pl. I2]. Kiboascu brpuncmraz a. lame génitale et lobe du pygophore (avec son appendice très
long). vue latérale gauche; b, appendice gauche du collier anal. vue latérale externe; c, édéage,
vue de profil gauche; d, connectif, vue dorsale; e, style gauche, vue dorsale; f, élytre gauche.
D`après un exemplaire de Tchécoslovaquie. — Echelle - 0.lmm. — Original.
GEN. CHLORITA FIEBER, l872
Espèce-type : Cicadula vrridula Fallén, l806
Chlorita helichrysi Vidano, Ã964 (pl. l22).
» Long. d : l,8·2,lmm; 9 : 1,9-2,3mm.

276 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Voir également l’illustration qui en est donnée par DWORAKOWSKA (l977).
Teinte foncière verte jaunissant progressivement après la mort des indi-
vidus.La partie antérieure des élytres est de la même couleur que le reste du
corps, dont les pattes. La partie postérieure comprenant l’apex des cellules
subapicales et l’ensemble des apicales sont transparentes.
d. Premiers segments abdominaux comme sur la fig. g. Lames génitales
longues, possédant deux rangées de macrosètes qui sont plus serrées à leur
extrémité (fig. e). Appendices du tube anal unciforme (fig. f). Styles comme
sur les fig. c et d. Edéage avec une partie médiane antérieure en forme de
collerette aussi épaisse que la partie apicale en vue postérieure (fig. a). La
tige possède trois cornes, dont deux à l’apex légèrement écartées. A l’arrière
et en dessous, présence d’une petite corne dirigée vers le bas (fig. b).
çà et là en Corse, mais toujours rare. Elle représente, avec la suivante,
l’une des rares espèces qui semblent endémiques à l’ensemb1e cyrno-sarde.
Nous l’avons capturée sur Helichrjysum angustfolium.
Chlorita multinervia Vidano, 1964 (pl. 123).
Long. o' : 2,1-2,4mm; Q :2,3-2,6mm.
Teinte générale verdâtre. Tête, pronotum, scutum et scutellum avec
quelques taches blanchâtres. Elytres enfumés au niveau des cellules apicales
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Pl. l22. Chlorna helichrvsi : :1, édéage. vue postérieure; IJ. édéage. vue latérale gauche; c et d. style
droit, vue dorsale; e, lame gémtale droite, vue ventrale; f, corne anale gauche; g, premiers
segments abdominaux, vue dorsale. — Echelle = 0.lmm . —- Original.

GEN. CHLORITA 277
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Pl. |23. Chlorna mulrinervia : a. appendice du tube anal; b. édéage. vue posterieure; c. édéage,
vue latérale gauche; d. style gauche, vue dorsale; e, lobe gauche du pygophore. — D`après
DwoRAi<owsi<A.
et de la subcostale ainsi que dans certaines parties du clavus. La cellule
subcostale possède sous l’aire cireuse, 2 où 3 nervures transverses supplémen-
taires qui représentent la caractéristique externe majeure de l’espèce. Vertex
un peu plus proéminent chez la femelle que chez le mâle. Chez les deux sexes
. les urotergites sont noircis dans leur moitié antérieure.
d. Appendices du tube anal unciformes (fig. a). Les styles sont évasés à
leur base alors que leur apex, denté, est légèrement recourbé (fig. d). Lobes
du pygophore comme sur la fig. e. La tige de l’édéage est comprimée
latéralement alors que le socle, à l’inverse, l’est dorso-ventralement (fig. b et
c). L`apex est prolongé antérieurement par une pointe émoussée dirigée vers
l’avant et une partie plus large dentée à l’arrière. Disposé postérieurement à
la tige et partant de sa base, un appendice courbe, comprimé dorso—ventrale~
ment s`élargit à son extrémité en formant deux petites cornes divergentes.
Cette espèce est proche de C zeravschanica Dlabola, l96l (originaire de
l’Uzbel<istan, URSS).
Décrite de Nuoro (Sardaigne), vers l200m, Mont de Oliena. B. l’a récoltée
en octobre l978 à Vacaja, commune d’Aleria (Corse).
Sur Sanmlina chamaec)7Jarissus.
Chlorita Iaurae n. sp. (pl. l24).
Long. d :2,2mm; Q :2,3-2.5mm.

278 DESCRIPTION DES TAx0N$ NOUVEAUX P01112 LA FRANCE
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Pl 124. Chlorzm laume: a, extrémité de Vabdomen, vue postérieure; b, lames génitales, styles
et connectif, vue dorsale; c, édéage, vue latérale gauche; d, pygophore, tube anal et édéage. vue
latérale gauche; e, édéage (vue suivant la flèche, fig. f); f, édéage. vue ventrale. —
Echelle = 0,1mm. — Original.
Couleur foncière jaunâtre. Face légèrement convexe avec des stries brunes.
Vertex dont la partie centrale du bord antérieur est légèrement saillante
rappelant, en moins prononcé, le·vertex de la femelle de Ligumpia juniperi.
Pattes claires. Elytres légèrement enfumés, surtout les cellules apicales;
nervures blanches.
ci'. Tube anal plus long que le pygophore (ce dernier est peu pigmenté).
Présence de deux paires d’appendices l’une au-dessus de l’autre. La plus
dorsale se présente sous la forme d’une longue pointe; l’autre, plus ventrale,

GEN EDWARDSIANA 279
est unciforme (fig. a et d). L`appendice unciforme de droite est cassé et
modifié (fig. a). Lames longues et fines avec de nombreux aiguillons à leur
face ventrale; styles fins également; le connectif est irrégulièrement carré (fig.
b). Edéage muni d’un petit socle dont la tige, légèrement cambrée posté-
rieurement, se rétrécit assez brusquement vers l’apex. Sur l’avant de la tige,
en position subapicale, une paire de petits appendices divergents (fig. c, e,
f). Gonopore apical (fig. e).
9. Subrachyptère, l‘extrémité de la tarière dépasse les élytres. 7° sternite
large, le bord postérieur s’avan<·e régulièrement vers l’arrière, la partie
médiane est très émoussée.
Ces individus ont été confondus par BONF1Ls avec Chlorita multinervia
sensu Dw0RA|<0WsKA, 1977. ll se peut, de ce fait, que cette dernière espèce
soit signalée par erreur, de France.
Probablement sur Santolîna chaemaecyparîsius.
Elle a été trouvée à Aleria (Corse), le long du Golo, le 9.X.l978, B. rec.
L‘holotype et un paratype sont déposés dans la collection du laboratoire
de Faunistique de l’lNRA.
TRIBU TYPHLOCYBINI KIRSCHBAUM, 1868
GEN. EDWARDSIANA ZACHVATKIN, 1929
Espèce-type : Cicada rome L., 1758
Edwardsiana platanicola Vidano, l96l(a) (pl. 125).
Long. o' 2 3-3,4mm; 9 :3,3-3,6mm.
Couleur foncière jaune, qui peut être souvent très claire. Les cellules
apicales sont normalement enfumées.
o'. Apodèmes du 2° sternite longs, comme sur la fig. e. Lames génitales
assez larges, munies d’un aiguillon à leur base. Les styles sont fins, recourbés
à leur extrémité apicale et munis d’une pliure près de l’apex (fig. c, d et f).
Le pygophore présente une dizaine de fortes soies (parfois moins) à sa base,
sensiblement sur la même ligne. On observe un rétrécissement à la partie
distale de la tige de I’édéage, juste au·dessous des appendices qui sont au
nombre de trois paires (fig. a et h). La paire latérale est disposée presque
perpendiculairement aux deux autres en vue de profil, formant un angle obtus
avec la tige. Le gonopore est placé dorsalement, en position sub-apicale (fig.
b et g).
Cette espèce, monophage, vit sur platane. Elle est nuisible à sa plante·hôte
par ses dégâts directs, liés à la prise de nourriture, qui sont d’autant plus
visibles et sensibles que la population du ravageur est importante. Les adultes
et les larves vivent à la face inférieure des feuilles et provoquent, par leurs
piqûres nutritionnelles, des décolorations du feuillage, bien visibles à la face
supérieure plus sombre et glabre. On observe des petites taches ponctiformes

280 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
 
 
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Pl, 125. Edwardszamz platamwla i 2, edéage, vue latérale gauche. b. extrémité apicale de l`édéageZ
c, style droit. vue latérale; d, extrémité du style droit. vue postérieure; e. segments abdominaux
extérieurs, vue dorsale. Autre individu. f. style droit, vue latérale; g, extrémité apicale de
Védéage; h, extrémité de l’édéage, vue latérale gauche. - Echelle = 0.1mm. — Original.
blanchâtres qui deviennent progressivement confluentes. Vtt)ANo (1961b), à
l’aide de coupes microscopiques, a bien montré les groupes de cellules du
mésophylle vidèes par le comportement alimentaire de cette cicadelle.
DELMAS (1965) 1’a signalée de Montpellier (Hérault), pour la première fois
en France. Nous l’avons trouvée en Corse (B. & d.G., 1978 et l981) où elle
semble avoir envahi tous les platanes de l’île. Elle existe dans d’autres
régions : Bordelais, Côte d’Azur... mais ne remonte pas aussi loin vers le nord
que sa plante-hôte.

GEN. EDWARDSIANA 28l
Edwardsiana rosaesugans (Cerutti, 1939) (pl. l26).
Long. o'; 9 :?
Aspect identique aux autres espèces du genre. Couleur foncière jaune clair.
Sa reconnaissance ne peut se faire qu`à partir de l’observation des pièces
génitales du mâle.
Sa description a été revue récemment par CLARIDGE & Wttsow (1978).
d . Apodèmes du 2° sternite abdominal atteignant l’extrémité du 5**
segment (fig. a). Lobes du pygophore comme sur la fig. f. Les lames génitales
présentent un élargissement à leur extrémité apicale (fig. d). Les styles sont
fins et repliés à angle droit à l’apex. Le socle de l’édéage est en forme de U
horizontal. Renflement de la tige de l’édéage vers I’extrémité apicale juste
au-dessous des trois paires d’appendices. Les deux paires antérieures sont
coalescentes à leur base, la paire latérale se trouve dans le prolongement de
la tige (fig. b et c).
On connaissait cette espèce de Suisse (Valais) d’où elle a été décrite, puis
du Pays-de-Galle (Grande-Bretagne) et d’ltalie du nord. Elle a été signalée
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Pl. 126. Eduanlsiana rmaeuuganr : a. premiers segments abdominaux, vue dorsale; b. extrémité
de l`édéage (suivant la flèche fig. c); c. édéage. vue laterale gauche; d. lame gauche. vue latérale:
e. style droit. yue dorsale; f. pygophore. vue latérale gauche. -—- Echelle = (l.lmm. —- Original.

282 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
ensuite de Tchécoslovaquie par LAUTERER (1983), qui a confirmé en 1986 sa
monophagie aux dépens de Rosa pendulina. Elle semble rare et distribuée
dans des aires toujours restreintes. Signalée pour la première fois en France,
de Gragnolet (Isère) par d.G. & MEUSNIER (1982), elle avait été trouvée
auparavant dans le Massif de 1’Authion (Alpes-Maritimes), REMANE rec., en
1971.
Edwardsiamz smreczynskii Dworakowska, 1971 (pl. 127).
(= guntharti Dlabola, 1971).
Long. cf : 3,50-3,90mm; Q : 3,70-4,20mm.
Coloration foncière jaune clair. Aspect extérieur commun aux espèces du
genre présentant cette coloration (voir tableau des espèces p.28).
0*. Premiers segments abdominaux comme sur la fig. f. Les apodèmes du
20 sternite abdominal sont longs, dépassant le 6° segment. Lobes du
pygophore et lames génitales comme sur les fig. e et d. Le mâle est
reconnaissable par la forme des appendices apicaux de la tige de l’édéage
(fig. a, b et c). La paire latérale, plus petite, est courbée vers le haut alors
que la paire antérieure est dirigée vers le bas.
Cette cicadelle a été signalée pour la première fois de Pologne où elle a
été trouvée sur différentes essences d’arbres: Comus, Crataegus, Betula,
Malus mais surtout sur Ulmus. Elle a été décrite presque simultanément de
Paris (à proximité de la Tour Eiffel) par D1.ABOr.A (1971) sur Ulmus scabra,
GUNTHART rec., le 5.lX.1968 et les 6-8.IX.l970. LAUTERER (1980) l’a indiquée
de Tchécoslovaquie et a noté la synomymie. Le Dr. DWORAKOWSKA, à qui j’ai
adressé un spécimen parisien que m’a très aimablement donné le Dr. H.
GUNTHART, a confirmé qu’il s’agissait bien de la même espèce.
Elle s’élève facilement car H. GUNTHART (comm. pers.) a obtenu plusieurs
générations successives sur de jeunes plants d’Ulmus scabra maintenus en
conditions artificielles.
Edwardsiana rhodophila (Cerutti, 1937) (pl. 128).
Long. d 2 3,4mm; 9 :?.
Aspect général du groupe. Coloration foncière jaunâtre, deux taches
légèrement enfumées à l’avant du vertex, deux taches triangulaires à la base
du scutum. Elytres avec la partie apicale légèrement enfumée. Abdomen
foncé avec les côtés jaunes. Pattes de la même couleur, excepté les griffes,
qui sont noires.
d . Apodèmes du 20 sternite abdominal bien développés, atteignant le 60
segment (fig. f`). Lames génitales claires assez étroites; styles très étroits;
connectif en vue dorsale comme sur la fig. a. Pygophore foncé avec un double
repli interne, muni de quelques fortes soies vers le bas et près du bloc anal
(fig. d et e). La partie apicale de l’édéage comprend une paire supérieure
d’appendices bien développés, dirigés vers l’avant et une double paire
inférieure coalescentes à leur base. Ces deux dernières paires forment
sensiblement un angle droit (fig. b et c). Le gonopore est situé dorsalement,
nettement en-dessous des appendices. _

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Pl. 127. Eduardriana snrre¢·:tnsÀii : a. édéage. vue latérale gauche; b. édéage. vue supérieure; c,
édéage. partie supérieure. vue antérieure: d. lame génttale gauche, vue de profil; e, lobe gauche
du pygophore; I', premiers segments abdominaux, vue dorsale. — Echelle ¤ (Llmm. — Original.
CERUTTI a donné deux dessins sommaires de l’espèce, dans une note
ultérieure de l938. ll y signale « des expansions latérales triangulaires vers
la base ». Je pense qu`elles représentent, en fait, le départ de la branche
dorsale de la fourche qui se trouve à la partie basale de l’édéage.
Cette espèce n’était signalée que de Suisse à Lens en Valais, sur Rosa
pomüera.
Elle a été récoltée en France à Saint-Crépin (Hautes-Alpes), le long de la
Durance, le l3.Vl.l973, REMANE rec.,

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Pl. 128. Edwardriamz rhadophzla : a,lame, style droit et connectif. vue dorsale; b, appendices de
l’édéage. vue supérieure; c, édéage, vue latérale gauche; d, pygophore et bloc anal, vue latérale
gauche; e, lobe gauche du pygophore, vue intérieure; f. premiers sternites abdominaux, vue
ventrale. — Echelle = 0.lmm. — Original.

GEN. EDWARDSIANA 285
Edwardsiamz ishidai (Matsumura, l932) (pl. 129).
Long. o' :3,5-3,8mm; 9 :3,7-4,3mm.
Cette espèce et la suivante (Ianternae) ont été mises en synomymie par
DWORAKOWSKA (l982), sec. NAST (1987). Leur séparation est maintenue par LE
QUESNE & PAYNE (l98l), par OSSIANNILSSON (l98l) et LAUTERER (1984). Si je
me réfère aux caractères de distinction qu`ont utilisés les auteurs britanniques,
l’espèce représentée par OSSIANNILSSON est en fait Ianternae. Pour le moment
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PI. l29. Eduardsiana ishidai : n. édéage, vue latérale gauche; b. premiers segments abdominaux.
vue dorsale; c. style droit, vue dorsale; d. édéage; e, pygophore et tube anal, vue latérale droite.
D`après un exemplaire d`Angleterre. — Echelle - 0, lmm. —~ Original.

286 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
je maintiens la validité des deux espèces et les traite au sens de LE QUESNE
& PAYNE (op. cit,).
Taille et aspect des espèces jaunâtres du genre, sans taches noires définies.
Se reporter au tableau d’identification des espèces p. 28.
c3'. Les apodèmes du 2<> sternite dépassent légèrement l’extrémité posté-
rieure du 50 segment abdominal (fig. b). Lobe droit du pygophore comme fig.
e; style gauche en vue dorsale comme sur la fig. c.
Edéage voisin de celui de lantemae. Les appendices antérieurs de l’édéage
sont plus courts que ceux de Ianternae; leur partie coalescente est plus courte
que leur partie libre (fig. a). Les appendices antérieurs sont presque droits
' en vue de profil (fig. a). Edéage, en vue supérieure, comme sur la fig. d.
Décrite du Japon, on la rencontre maintenant dans différents pays
d’Europe occidentale : les pays Fenno~scandinaves, la Grande-Bretagne. Elle
n’est toujours pas signalée de France, mais doit s’y trouver.
Vit sur Ulmus glabra(OssrANN1LssoN, 1981) et peut-être sur Corylus avellana
(LE QuEsNE, 1981).
Edwardsiamz lantemae (Wagner, 1937) (pl. 130).
Long. 0* :3,5-3,8mm; Q :3,6-4mm.
Taille et aspect des espèces du genre qui n’ont pas de marques sombres
bien délimitées sur les élytres. La forme de l’édéage permet, seule, sa
reconnaissance. Se reporter au tableau d’identification des espèces p. 28.
©'. Extrémité des styles comme sur la fig. c.
La forme de 1’édéage est voisine de celle de ishidai. Elle en diffère par la
taille de ses appendices antérieurs qui sont plus longs que chez ishidai (fig.
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Pl. l30. Edu ardsiana lanrernae : a, edéage, vue latérale gauche; b. édéage, vue supérieure; c, style
gauche. vue externe. D’après un exemplaire d`Angleterre. — Echelle = 0.1mm. — Original.

GEN. HAUPTIDIA 287
a). Leur partie coalescente est au moins aussi longue que leur partie
individualisée (fig. a). Les branches latérales sont légèrement convexes (fig.
a). Edéage, en vue supérieure, comme sur la fig. b.
Connue de Grande-Bretagne et de RFA en ce qui concerne les pays
voisins, elle est distribuée également en Europe centrale et méridionale pour
ce qui est de la région paléarctique occidentale. Son indication du Danemark
était une erreur. Elle n’est pas encore signalée en France mais, comme la
précédente, elle doit s`y trouver.
Cette cicadelle se rencontre sur Ulmus sp. et Sorbus sp..
GEN. EUPTERYXCURTIS, 1833
Eupteryx genestieri Meusnîer, l982 (pl. l3l).
Long o' 2 2,90-3,20mm; 9 :3,4mm.
Caractères communs au groupe melissae, sensu RIBAUT: nervure apicale
interne émanant comme les autres de la cellule radiale; rangée postérieure
des taches noires du pronotum occupant une position plus antérieure.
L’aspect des deux sexes est identique.
Vertex avec trois taches dont la médiane, en V, touche le bord postérieur.
Les nombreuses taches sombres du pronotum sont reliées les unes aux autres
et n`atteignent pas les bords latéraux, ni le bord postérieur. Scutellum noir
sauf les parties latérales et postérieures qui sont de couleur claire.
d. Apodèmes du 2° sternite abdominal assez longs, atteignant l’extrémité
postérieure du 60 segment (fig. c). Moitié antérieure des lames large et styles
courbés comme sur la f`ig. b. Extrémité abdominale comme sur la fig. a.
Edéage portant à l’apex quatre branches orientées vers le haut et l’avant (fig.
e); les branches de chaque côté sont coalescentes sur leur première partie (fig.
e), la postérieure est plus courte que l’antérieure. Présence à l’arrière de la
tige, un peu en-dessous du départ des branches, d’une petite boursoufflure
qui correspond au gonopore (fig. d).
Cette espèce n’est connue que de la localité-type : Gragnolet (Isère), où
onze mâles et deux femelles ont été capturés le long d’un chemin forestier.
TRIBU ERYTHRONEURINI YOUNG, 1952
GEN. HAUPTIDIA DWORAKOWSKA, 1970 (f`)
Espèce-type Z Tîvplilocjba distinguenda Kirschbaum. 1868
Hauptidiu lapidicala (Vidano, 1964) (a) (pl. 132).
(= Zvgina Iapidicola Vid.)
Long. o' :2.7-3,1mm; 9 :2,8-3,2mm.

288 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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style droit. vue dorsale: c. premiers segments abdominaux. vue dorsale: d. édéage. vue latérale
droite: e. edéage. vue posterieure. — Echelle = 0.lmm. —- Original.

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Pl. l32. Haupridia Iapidiwla : a. style; b, connectif; c, édéage, vue latérale gauche; d, pygophore.
vue latérale gauche: e. édéage, vue postérieure. — D’après Dwomitowsm.
Elytres brunâtre à cellule apicale enfumée. Cette espèce se distingue
facilement des autres par la ligne claire qui souligne longitudinalement le
clavus près de son milieu.
cl'. Styles et connectif, comme sur les fig. a et b. Face interne des lobes
du pygophore armée, au bord dorsal, de deux appendices assez longs et aigus,
presque réunis à la base puis divergents et dirigés en arrière (fig. d). Tige de
l’édéage comprimée latéralement de sorte qu’elIe s’étend dans la partie
ventrale en une zone lamellaire large à bord finement denté (fig. c). Gonopore
apical, débouchant dans la partie antérieure de la tige, celle·ci un peu plus
longue que large, avec sa partie dorsale légèrement concave; un robuste
appendice en forme de corne asymétrique, presque de la longueur de la tige,
disposé à l’arrière (fig. c et e).
Cette espèce a été trouvée à Catane en Sicile sur Teucrium chamaedrys; à
Sassari, dans le nord de la Sardaigne, ainsi qu’à Turin en Italie continentale.
Les deux dernières localités citées sont trop près de notre territoire pour que
l’on ne la trouve pas en France.

290 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
GEN. ZYGINIDIA HAUPT, 1929
Espèce—type : Tîvphlocyba scutellaris Herrich-Schâffer, 1838
Le genre a été revu par DWORAKOWSKA (1970, d).
Tête, au niveau des yeux, légèrement plus large que le pronotum. Suture
du vertex distincte. Anteclypeus sombre. Face et élytres proches du genre
Arboridia. Pygophore présentant de petits aiguillons et une paire d’appendices
à la partie supérieure, généralement bifurqués. Appendices du dixième
segment abdominal long et étroit. Lames génitales sombres dans leur partie
postérieure et munies de quelques microsètes à leur extrémité. La moitié
basale de leur bord postérieur possède une ou deux rangées de courtes soies
robustes. Dans leur milieu, quelques soies épaisses mais plus longues.
Edéage comprimé latéralement, possédant normalement deux paires
d’appendices à l’arrière de la tige. Présence de fines ornementations (stries)
autour du gonopore.
Treize espèces étaient dénombrées en 1970 pour la région paléarctique.
J’en ai répertorié 22 en 1986, mais certaines sont en fait des hybrides.
Zyginîdia mocsaryi (Horvath, 1910) (pl. 133).
Long. o' :3,3-3,5mm; 9 :3,4-3,6mm.
Aspect général du genre Zyginidia. Couleur foncière jaune vif.
<5‘. Pygophore présentant un appendice fourchu à angle fermé, la partie
basale plus line que la supérieure (fig. c). Lames génitales avec deux fortes
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P1. 133. Zyginidia mocsarjvi: a, édéage. vue latérale droite; b. édéage, vue postérieure; c, corne
anale droite. — Echelle = 0.1mm. — Original.

GEN. ZYGINIDIA 29l
soies au milieu, vers l’extérieur. Le bord latéral, dans sa partie basale,
présente une rangée de petites dents. Edéage avec deux paires d’appendices;
les premiers en arrière de la tige sont plus longs que cette dernière, leur partie
apicale est irrégulière; les seconds se trouvent sur la tige elle-même, sous le
gonopore et s’en écartent presque à angle droit (fig. a et b).
Cette cicadelle est surtout cantonnée en Europe du nord et centrale:
Suède, Pays-Baltes, RFA et RDA, Suisse, Autriche, Pologne, Tchécoslova-
quie, Roumanie (d’où elle a été décrite), Ukraine.
Elle a été récoltée au Mont Ventoux (Vaucluse) en l973, REMANE rec,.
Vit sur graminées, généralement sur les espèces du genre Sesleria. Elle a
été capturée en grand nombre sur Festuca silvatica à laquelle elle occasionne
des dégâts importants (LAUTERER, l986).
Zyginidîa alpicola (Cerutti, 1939) (pl. 134).
(== Eqvthmneura alpicola Cet.; = Erythroneura franzi Wagner, 1944).
Long. d;Q :3,2mm.
Aspect général du genre; sa couleur foncière est peut-être un peu plus
jaune d’après les deux exemplaires dont je dispose, mais dont le d
malheureusement n’a plus d’abdomen.
0*. La caractéristique principale réside dans la forme de l’appendice des
lobes du pygophore qui est simple, non bifurquée (fig. c). Edéage avec une
seule paire d’appendices en position postérieure par rapport à la partie
canalifère; ils sont beaucoup plus longs que cette dernière et contournés ,
légèrement recourbés vers l’avant (fig. a). En vue postérieure, les appendices
restent dans l’axe de la partie canalifère (fig. b).
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Pl. I34. Zyginidia alpicola : a. édéage, vue latérale gauche; b, édéage, vue postérieure; c. corne
anale. vue latérale droite. - D’après WAGNER.

292 DESCRIPTION DES TAX0NS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
On la connaît de Suisse, Autriche, RFA, Tchécoslovaquie. Sa présence
dans le Valais suisse, d’où elle a été décrite, laisse supposer qu’on la trouvera
en France.
Comme Z. comicula c’est un insecte d’altitude, trouvé à 2.300m en
Autriche.
Zyginidia cornicula Meusnîer, 1982 (pl. l35).
Long. o' :2,80-2,96mm; Q :3,10-3,20mm.
Joues et brides.claires. Postclypeus enfumé et bordé de noir à stries
latérales bien marquées n’atteignant pas la région médiane qui est d’un jaune
vif. Anteclypeus brun. Scutum et scutellumn jaune verdâtre avec deux grands
triangles noirs basilaires, bien séparés des bords latéraux. Toutes les cellules
des élytres sont régulièrement enfumées. Présence d’une tache dans l’aire
cireuse, ne la débordant pas, fortement marquée le long de la nervure
médiane, s’estompant jusqu’en son milieu. Cet aspect est semblable à celui
des autres espèces du genre de sorte que l’examen de l’armure génitale mâle
permet, seul, de distinguer cette espèce .
d . Edéage voisin de celui de Z viaduensis (Wagner, l94l) mais aspect plus
trapu et appendices plus fins. La tige est lamellée et large, arrondie vers
l’avant, avec une paire de très petits appendices disposés postérieurement (fig.
a). La base de l’édéage est élargie en vue dorsale (fig. b). La différence
essentielle entre les deux espèces réside dans la forme des cornes du collier
anal, longues et recourbées vers l’arrière chez cornicula (fig. c).
Cette espèce a été trouvée dans quelques communes du Parc nat. Ecrins
et dans sa périphérie (d.G. & MEUSNIER, 1982). Hautes-Alpes 2 Villar d’Arène,
1700m; la Grave, 1600m; col d’Arsine, 2500m. Isère: Croix de la Bonne
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P]. 135. Zvgmzdza cormculaz a,édéage, vue latérale gauche; b, édéage, vue postérieure; c,ap-
pendice du lobe du pygophore et corne anale gauche . — Echelle = 0,lmm. —— Original.

GEN. ZYGINIDJA 293
Mère, 2500m. Je l’ai retrouvée dans des captures faites par notre collègue
MARTINEZ au col du Noyer, 1700m (Isère), le 17.V1II.1983. Bollène-Vésubie
(Vacherie de l’Ortiguier, l700m) (Alpes-Maritimes), partie sud du Parc nat.
Mercantour, le 9.VlII.l985, d.G. rec. ·
D’après les renseignements que je posséde, Z cornicula est une espèce des
étages subalpins et alpins (entre 1600 et 2500m) où elle a toujours été trouvée
en petit nombre, sur pelouse rase et prairie pâturée.
Zyginidîa pullula (Boheman, 1845) (pl. 136).
Long. o' : 2,5-3mm; 9 :2,6-3,2mm.
Aspect général du genre. Couleur foncière gris jaune. Espèce petite,
macroptère comme ses congénères.
o' . Le tube anal possède une paire d’ appendices très développés et sinués.
Appendice des lobes du pygophore très développé également, formant un
angle ouvert. La branche inférieure est plus forte que la supérieure (fig. c).
Les lames génitales possèdent trois ou quatre fortes soies et une rangée de
petites dents épaisses. L’édéage est muni de deux appendices longs et fins,
le dépassant légèrement (fig. b). Ils sont déportés vers la gauche en vue
postérieure (fig. a).
A la lecture des travaux de Vio/mo & ARz0NE (1984), cette espèce présente
des caractéristiques biologiques extrêmement voisines de celles que j`ai
rapidement évoquées p. 22, à propos de Z. scutellaris. Leurs cycles sont
voisins, de même que leurs comportements. lnféodées aux graminées sau-
vages et cultivées, elles passent des unes aux autres en fonction de l`état
physiologique des plantes. Z. pullula, comme Z. scutellaris, semble affec-
tionner particulièrement le maïs, et les dégâts dûs à la première, que l’on
observe en Italie du nord, sont identiques à ceux de la seconde, en France.
a b
Pl. 136. Ztginidia pullula : a. édéage. vue dorsale; b. édéage, vue latérale droite; c. appendice du
lobe gauche du pygophore. — Echelle - 0.1mm. —- Original.

294 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
Elle est largement distribuée dans la région paléarctique puisqu’on la
retrouve jusqu’en Mongolie. C'est une espèce orientale. J’ai identifié quelques
individus de la collection Ribaut provenant de Balagansk dans la région
d’lrkoutsk (URSS), ZACHVATKIN rec. le 26.VI.l932. C’est d’ailleurs un des
mâles qui est représenté ici. On la retrouve en Europe du Nord: RFA;
Danemark et Suède; en Europe centrale: Hongrie, Roumanie, Tchécosla-
vaquie et en Europe méridionale : Albanie, Yougoslavie et Italie. Mais elle
semble venir buter contre l’arête des Alpes dans le Sud (bien qu’elle se
retrouve en Espagne). Les cartes de distribution données par VIDANO (1982)
et VlDAN© & ARZONE (op. cit.) indiquent qu’elle se distribue très près de la
France. Je ne l’ai cependant jamais trouvée de ce côté-ci de la frontière. Les
deux localités que nous avons données pour la Corse, B. & d. G. (1978 et
1981) concernent en fait Z. scutellaris ou la forme ribauti, de sorte que Z.
pullula n’a toujours pas été trouvée dans notre pays, mais doit certainement
y exister.
Zyginidia scrvudeii Vidano, 1982 (pl. 137).
Long. o' :3,10-3,30mm; Q :3,20-3,40mm.
Aspect de Z. mocsaryi mais la taille est un peu plus petite.
o' . Les différences par rapport à Z. mocsaryi portent sur plusieurs
caractères concernant leurs genitalia :
- la corne supérieure du lobe du pygophore est plus courte.
- la partie canalifère de l’édéage présente une extrémité plus arrondie. Ses
appendices subapicaux situés postérieurement sont plus longs et dirigés vers
l’avant, dépassant le bord antérieur (fig. b). Gonopore situé dorsalement._
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Pl. 137. Zvgmidza Servadeziz 3. édéage, vue postérieure; b, édéage. vue latérale gauche.
— D’après Vr¤ANo.

GEN. ARBORIDIA 295
- les appendices postérieurs sont plus courts et n’atteignent pas ou
atteignent tout juste le sommet de la partie canalifère (fig. a et b).
Cette espèce a été décrite d’Italie où elle a été trouvée dans différentes
localités, en particulier en Ligurie près de·notre frontière commune, mais
aussi en Emilie, Romagne, Latium ainsi qu’en Sicile (VIDAN0 rec,).
R. REMANE la connaît de plusieurs localités des Alpes—Maritimes où elle
est abondante.
Sur graminées sauvages et cultivées.
GEN. ZYGINA FIEBER, 1866
Espèce—type : Tjtphlocyba nivea Mulsant & Rey, 1855
Zygina schneiderî (Günthart, I974) (pl. l38).
(= Erythroneura (Flammigercidia) schneideri Günthart).
Long. cf;9 :2,8-3mm.
Même aspect que (Z.) suavis et tiliae. Les marques colorées sur le dessus
du corps sont plus ou moins nettes, leur présence étant due à l’infiuence d’une
courte photopériode (GUNTHART, op. cit.), Une bande médiane rouge orangée
sur le venex, assez large, se prolonge en se subdivîsant sur le pronotum et
sur le scutellum puis dans le clavus, sans atteindre son extrémité. Cette bande
se retrouve dans la cellule cubitale.
o'. Tarse postérieur avec la partie apicale du 2° article et la totalité du
dernier, noires. La distribution des soies sur la partie dorsale du tube anal
permet de la distinguer de suavîs. Les soies ne forment qu’une touffe (fig. a)
alors que chez suavis on en compte deux, séparées l’une de l’autre par une
zone médiane glabre. Apodèmes sternaux comme sur la fig. f. L’appendice
des lobes du pygophore est sinué (fig. c). Lames génitales et styles comme
sur les fig. d et e. Edéage plus large à sa base qu’à son extrémité (fig. b).
Décrite de Suisse, elle est citée également de Suède et du Danemark, ainsi
que de Jersey.
Sur Malus. Sorbus, différents Prunus, elle a été récoltée également sur
Ulmus et Picea abies par OssxANNi1.ssoN (1981), qui la cite également sur Pyrus
et Fragaria.
France : voir addendum p.350.
GEN. ARBORIDIA ZACHVATKIN, 1946
Espèce-type : Tjiphlociba panula Boheman. l845
Arbaridia alpestris (Ribaut, l959) (pl. 139).
Long.o' ; 9 : 2,3-2,5mm.
Face brun clair avec les bords externes du postclypeus noirs. Vertex avec
deux grandes taches noires arrondies. Pronotum de la même couleur que

296 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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Pl. 138. Zvgma schneideri : a, tube anal, vue dorsale; b. édéage, vue latérale gauche; c, lobe gauche
du pygophore; d, lame génitale gauche. de profil; e, style droit. vue dorsale; f, premiers segments
abdominaux, vue dorsale. D’après un exemplaire de Suisse. — Echelle = (),lmm. — Original.

297
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PI. 139. Arboridia ulpesmss a. édéage. vue latérale gauche; h, édéage de 3/4 arrière; c, style
gauche. vue dorsale; d. lame génitale droite, vue dorsale; c. premiers segments abdominaux, vue
dorsale; l`. pygophore, vue latérale gauche; g, avant-corps. vue dorsale. - Echelle - 0,lmm. -
Original.

298 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
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CARTE nv 3. Distribution des espèces nouvelles de Cicadellidae (Typhlocybinae uniquement).
l. Z1 gimdia macsani Horv.; — 2. Zigmidza wmicula Meusnier; - 3. Zwgmidia servadei Vid.;
- 4 Arboridia puszlla R.; - 5. Arbondia alpesms R.; - 6. Tamaricella remanei Dwora.; — 7.
Edwardszana rhadophzla Cet.: —— 8. Ednardsiana platanicola Vid.: —   Edwardsiamz smreczvnskzi
Dw0ra.: — l0. Edwardsiana msaesugans Cer.; — ll. Aguriahana pictzlzs Stal; - l2. Eupteqvx
genesneri Meusnicr; -· 13. Empoasca (K.) verbae Zachv.; - l4. Empoasca (E.) ajfïnis Nast; -—
l5. Empoasca (E.) punjabensis Singh-Pruthi; — l6. Asymmetrasca deœdens Paoli; —— 17.
Kyboasca brpzmctata Osh.; — 18. Chlorzta helichijvsi Vid.: - l9. Chlorrta multinenia Vid.; —
20. Chlorzta Iaume d. G.; — 21. Erxthrza pedemonmna Vid.; — 22. Forczpaza obrusa Vid.

GEN. 7`AMARICELL.4 299
l’anteclypeus, avec trois taches jaunâtres le long du bord antérieur. Scutum
muni d’une tache noire triangulaire à chaque angle de sa base. Les élytres
sont très enfumés mais présence d’une tache blanche au niveau de la suture
clavo—coriale et de la nervure radiale.
o'. Premiers segments abdominaux comme sur la Eg. e. Appendices du
tube anal allongés, se recourbant vers l’apex. Lames génitales tronquées à leur
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Pl. 140. Tamaricella remanei : a, édéage, vue postérieure; b, édéage, vue latérale droite; c, style
gauche. vue dorsale; d, appendice du lobe gauche du pygophore; e, lame génitale droite, vue
ventrale; f, premiers segments abdominaux. vue dorsale. - Echelle - 0.Imm. - Original.

300 DESCRIPTION DES TAXONS NOUVEAUX POUR LA FRANCE
extrémité (fig. d). Styles avec une partie apicale longue, fine et incurvée (fig.
c). Lobes du pygophore comme sur la figure f. Les appendices de l’édéage
situés au niveau du tiers basal de la tige, sur son bord postérieur, sont
atrophiés, peu visibles (fig. a et b). Le socle de l’édéage est important, la tige
est élargie à son apex.
L’holotype a été capturé à Névache (Hautes-Alpes), TEMPERE rec., Ce
spécimen doit se trouver actuellement dans la collection SCHULER, déposée
au Musée d’Histoire naturelle de Strasbourg. Je l’ai trouvée dans les chasses
entomologiques de notre collègue MARTINEZ, en provenance du col du
Noyer : 1700m et à St-Disdier, 1200m, les 17 et 20.VII.l983 (Hautes-Alpes).
On a donc affaire probablement à une espèce de l’étage subalpin.
GEN. TAMARICELLA ZACHVATKIN, 1946
Espèce-type : Ãtgimz jaxartensis Oshanin, l87l
Tamariœlla remanei Dworakowska, l97l(a) (pl. 140).
Long. d : 2,80mm; Q :2,65-2,85mm.
Couleur foncière jaunâtre-verdâtre. Même aspect que T ribauti Zachv.
mais plus grosse. Deux taches brun-noir sur le passage de la face au vertex,
à peu près à égale distance l’une de l’autre que du bord interne des yeux.
Avant du pronotum avec huit taches brun noir, disposées régulièrement.
Scutum avec deux taches triangulaires. Pattes claires.
d. Lames génitales avec une base large, comme sur la fig. e; styles larges
comme fig. c. Les apodèmes du 20 sternite abdominal ne dépassent pas le
40 segment (fig. f`). Pygophore avec des appendices plus épais et plus longs
que ceux de IT ribauti (fig. d). Tige de l’édéage distinctement élargie à la base
avec une paire d’appendices apicaux; appendices postérieurs coalescents à
leur base et très contournés dans leur partie libre (fig. a et b).
Je l’ai récoltée à Centuri (Corse), en juillet 1980 (DWORAKOWSKA den).
Cette espèce était connue de Yougoslavie, de Turquie, et probablement de
Grèce, elle est donc largement distribuée.

BIBLIOGRAPHIE
Les références des publications des xvu|·, X1X‘ et début du xx• siècles sont
considérées comme connues et ne sont normalement pas données. A ce sujet, on se
reportera au travail bibliographique de METCALF, qui a paru entre les années 1962 et
1968 (voir la référence complète de 3 de ses volumes dans le corps de cc chapitre).
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APPENDICE 1
Index alphabétique des abréviations utilisées.
auct. : auteur, auteurs
B. : BoNF1Ls
comm. pers. : communication personnelle
d.G. : DELLA G1usTmA
det. : identificateur
fig. : figure
L1 à L5 : numéro des stades larvaires successifs
MLO : Mycoplasm like organism
MNHNP: Museum national d’Histoire naturelle de Paris
nat. : national
p. : page
partim. : en partie
pl. : planche
R. : RmAuT
Rl : RIBAUT, l936, Faune de France, 3l
R2 : RIBAUT, l952, Faune de France, 57
RDA : République démocratique d’Allemagne
RFA : République fédérale d’Allemagne
rec. : récolteur
sp. : espèce(s) indéterminée(s), ou plusieurs espèces d’un genre

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it balayage).

APPENDICE 2
Index alphabétique des espèces nouvelles pour la France.
P.
adriaticus Wagner, 1959, Psammotettix .................................................. 124
aflînis Nast, 1937, Empoasca (Empoasca) .............................................. 270
alpestris Ribaut, 1959, Arboridia .............................................................. 295
alpinus della Giustina, 1977, Mongolojassus .......................................... 235
alpinus (Zetterstedt, 1828), Macrosteles .................................................. 88
andorranus (Lindberg, 1963), Mongolojassus ........................................ 234
bobbicola Remane & Schulz, 1976, Jassargus ...................................... 237
bipunctata (Oshanin, 1871), (Kyboasca) ........,......................................... 274 .
communis (Ferrari, 1882), Allygus .......................................................... 120
cornicula Meusnier, 1981, Zyginidia ........................................................ 292
cornutus (Herrich-Schâffer, 1839), Enantiocephalus .............................. 123
corsicus Bonlils, 1981, Metagoldeus ........................................................ 224
curtisii (Flor, 1861), Eupteryx .................................................................. 41
decedens Paoli, 1932, Empoasca (Empoasca) .................................. Z ..... 60
desbrochersi (Lethierry, 1889), Melillaia .......................................,.......... 222
dlabolai Wagner, 1963, Dryodurgades .................................................... 179
duodecimguttatus (Cerruti, 1938), Adarrus .............................................. 131
excisus (Matsumura, 1906), Psammotettix .............................................. 230
exemtus Melichar, 1896, Thamnotettix .................................................... 212
fennahi Young, 1977, Graphocephala ...................................................... 185
genestieri Meusnier, 1982, Eupteryx ........................................................ 287
helichrysi Vidano, 1964, Chlorita .............................................................. 275
hyalinus (Osborn, 1900), Japananus ........................................................ 191
hypochlorus (Fîeber, 1869), Rhoananus .................................................. 246
interstinctus (Fieber, 1869), Ebarrius ...................................................... 132
interstitialis (Germar,l821), Artianus ...................................................... 219
intrîcatus (Herrich-Schâffer, 1838), Phlepsius ........................................ 203
kolosvarensîs (Matsumura, 1908), Psammotettix .................................... 231

320 APPENDICE 2
latînus Wagner, 1942, Jassargus ................................................................ 237
laurae della Giustina, n. sp., Chlorita .................................................... 277
lauri (Horvâth, 1897), Synophropsis ........................................................ 196
limicola (Edwards,1908), Anoscopus ...................................................... 149
mayri (Kirschbaum, 1868), Allygidius .................................................... 200
mocsaryî (Horvàth, 1910), Zyginidia ...................................................... 290
monticola Remane, 1961, Mocydiopsis .................................................... 211
morbillosus (Melichar, 1896), Colobotettix ............................................ 212
multinervia Vidano, 1964, Chlorita .......................................................... 276
nardeti Remane, 1965, Psammotettix ...................................................... 226
nigricans (Kirschbaum, 1868), Diplocolenus (Erdianus) ...................... 241
nigrifrons (Kirchbaum, 1868), Dîplocolenus (Dip10c01enus)..! ........... 243
obtusa Vidano, 1965, Forcipata ................................................................ 261
ornatus (Perris, 1857), Phlepsius .............................................................. 202
ossîannilssonî Lindberg, 1953, Macrosteles .........................................,.. 187
parvus Ribaut,1959, Macropsidius .......................................................... 177
pedemontana Vidano, 1959, Erythria ...................................................... 256
pellax (Horvâth, 1903), Laburrus ............................................................ 93
penthopitta (Walker, 1851), Diplocolenus (Erdianus) .......................... 138
pictîlîs (Stal, 1853), Aguriahana ................................................................ 137
platanicola Vîdano, 1961, Edwardsiana .................................................. 279
punjabensis Sing-Pruthi, 1940, Empoasca (Empoasca) ........................ 271
pusilla (Ribaut, 1936), Arboridia .............................................................. 24
` putoni Ribaut, 1952, Anoplotettix ............................................................ 107
quadricornis Ribaut, 1959, Diplocolenus (Erdianus) ............................ 239
quadripunctulatus Kirschbaum, |868, Macrosteles ................................ 89
remanei Dworakowska, 1971, Tamaricella .............................................. 300
repletus (Fieber, 1869), Jassargus .............................................................. 257
reticulatus (Herrîch—Schâf1`er, 1834), Dryodurgades .............................. 181
rhodophila (Cerutti, 1937), Edwardsiana ................................................ 282
rosaesugans (Cerutti, 1936), Edwardsîana .............................................. 281
sardus Ribaut, 1948, Macrosteles ....,......................................................... 187
saxatîlis Emeljanov, 1962, Psammotettix ................................................ 227
scrvadeii Vidano, 1982, Zygînidîa ............................................................ 294
sîgnifer (Then, 1897), Hardya .................................................................... 110
smreczynskii Dworakowska, 1971, Edwardsiana .................................... 282
sordidipennis (Stâl, 1858), Macrosteles .................................................... 90
sursumflexux (Then, 1901), Jassargus ...................................................... 129
taenlatus (Horvàth, 1911), Calamotettix .................................................. 249
tamaninii Linnavuori, 1958, Streptopyx .................................................. 207
temperei Ribaut, 1959, Diplocolenus (Verdanus) .................................. 242
titanus Ball, 1932, Scaphoideus ................................................................ 198
verbae (Zachvatkin, 1953), Empoasca (Kybos) ...................................... 267

APPENDICE 2 32l
Liste de la sous-espèce et des formes nouvelles pour la France
pulchra forma mariannae della Gîustina, Zyginella ............................ 43
staurus forma michclinae della Gîustina, Grypotes .............................. 117
interstinctus solïae della Giustina, n. ssp., Ebarrius ............................ l33

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Photo cn haut zsensillcs ai l`apex du labium. certaines sont brisées, Extrémité d`une mandibulc,
en forme de harpon, en haut a gauche (microscope ii balayage).
Photo en bas: vue d`enscmb|e du labium. avec les stylcts sortis dc la gouttière dorsale, Les
mamlihulcs sont séparées mais les maxilcs sont restecs coalescentes (microscope ai balayage).

APPENDICE 3
lndex alphabétique des noms en latin des sous·l`amilles, genres, sous-
genres, tribus, espèces et catégories infraspéciliques de Cicadellidae citées.
Les noms des catégories supragénériques sont en grandes capitales. ceux du groupe-genre en
lettres ordinaires grasses, et ceux du groupe-espèce en lettres ordinaires maigres. Les caractères
droits sont employés pour les taxa valides, et l`ita1ique pour les taxa invalides (synonymes) et
les catégories infrasubspécifiques.
Chaque nom de taxon est suivi d`abord du nom de son auteur et de l’année de sa description.
Pour chaque taxon du groupe-espèce. l`index donne le nom du genre auquel il est rapporté
aujourd`hui 2 ce n'est pas toujours celui sous lequel le taxon avait été originellement décrit (s`il
y a eu changement le nom d‘auteur est toujours entre parenthèses). Dans un but de simplification
tous les noms du groupe-espèce sont accordés grammaticalement dans cet Index avec le nom
générique actuel.
Les nombres qui suivent indiquent, pour chaque taxon. les numéros des pages où celui—ci est
cité: pour les noms valides. les nombres écrits en italique renvoient aux tableaux d’identification.
et ceux écrits en caractères gras renvoient à la première page de la description du taxon. Pour
les noms d`espèces valides concernés par la présente Faune. les nombres entre crochets donnent ,
les numéros des illustrations qui s'y rapportent en partie ou en totalité 2 chiffres arabes maigres
pour les figures. gras pour les cartes géographiques.
abbreviatus (Lethierry, 1878) (Al- adumbrata (C. Sahlberg, 1842)
lygidius) : 122. (Rhopalopyx) : 101, 205, [Pl. 71].
abdominalis (F., 1803) (D.) (Ver- adumbrala sensu Ribaut, 1952
danus): I35, 137. (Rhopalopyx): 101.
abdominalis hardei Dlabola, 1980 aemulans (Kirschbaum, 1868)
(D.) (Verdanus) : 137, [Pl. 44]. (Streptanus) : 95, 17l.
abrotani sensu Ribaut, 1936 affinis Nast, 1937 (E.) (Em-
(Eupteryx) : 37 poasca): 47, 60, 270, [Pl. 118],
abstrusa Linnavuori, 1949 [C.3].
(E.)(Kyb0s) : 45. 55, 269, [Pl. Agallia Curtis, 1833 2 158.
I I7]. AGALLIINAE Kirkaldy, 1901 :
Acericerus Dlabola, 1974 : 153. 78, 158.
154. Aglena Amyot & Serville, l843:
acicularis Mulsant & Rey, 1855 87, 122.
(Proceps) : 123. agrestis (Fallén, 1806) (Stroggylo-
Aconurella Ribaut, 1948 : 87. cephalus): 151.
Adarrus Ribaut, I947 : 87, 131. Aguriahana Distant, l9l8 : 16, 36.
adriaticus Wagner, 1959 (Psam- albae Wagner, 1950 (Macropsis) 2
motettix) : l24, [C.2] I63.
adspersa (Herrich·Schâffer, 1838) albicans (Kirschbaum, 1868)
(Eupteryx) : 37. (Populicerus) : 156, [Pl. 50], 169.

324 APPENDICE 3
albicans Lethierry, 1876 (Emelya- alsiosa Ribaut, 1933 (E.) (Em-
noviana) : 69. poasca) : 47, 60, [Pl. 16].
albifrons (L., 1758) (An0sc0— alsius Ribaut, 1952 (Euscelis) :
pus): 148, 149, 149, 170. 94.
a1biger(Germar, 1821) (An0sc0— alticeps (Mulsnt & Rey, 1855)
pus): 148, 150, 170. (Stegelytra) : 144.
albingensis Wagner, 1940 (Cica— alticola Ribaut, 1936 (Eupteryx) 2
dula) 2 107. 40, [Pl. 8].
albomarginatus Wagner, 1941 alticola Horvàth, 1903 (Allygus) :
(Psammotettix) : 126, 230, 119.
[P1. 88l. amplus DeL0ng & Mohr, 1936
albostriella (Fallén, 1826) (Ale— (Scaphoideus): 198.
bra): 63, 172. Anaceratagallia Zachvatkin,
Alebra Fieber, 1872 : 17, 63. _ 1946 : 158.
ALEBRINI Mc Atee,1926: 17, andalnsiaca Ferrari, 1882 (Eupte-
252. ryx) : 40.
alienus (Dahlbom, 1850) (Psam- andalusica Fieber, 1884 (Eupte—
motettîx) 2 126. ryx) : 40.
allionii (Turton, 1802) (Batraco- andorranus (Lindberg, 1963)
morphus) : 166. (Mongolojassus) : 130, 234,
allobrogicus (Ribaut, 1936) (Jas- [Pl.91], [C.2].
sargus): 129. andorranus aüzinus della Gius·
Allygidius Ribaut, 1948 : 86, 121. tina, 1977 (Mongolojassus) : 235.
Allygus Fieber, 1875 : 119. angusta Lethîerry, 1874 (Zy—
alneti (Dahlbom, 1850) (Alnetoi- gina) 2 175.
dia): 16, 24, 174. Anoplotettix Ribaut, 1942: 86,
‘ Alnctoidia Dlabola, 1958 2 16, 24. 106.
alni (Schrank, 1801) (Oncopsis) : Anoscopus Kirschbaum, 1858 :
162, 169. 145, 148, [P1. 48].
alnisuga Arzone, 1976 (Fago- antoniae (Melichar, 1907) (Dry0—
cyba) : 25, [P1. 4], 27. durgades) : 159, 159.
alpestris (Ribaut, 1959) (Arbori- Aphrodcs Curtis, 1829 2 145, 145,
dia) : 24, 295, [Pl. 139], [C.3]. [P1. 47].
alpicola (Cerutti, 1939) (Zygini· APHRODINAE Haupt, 1927:
dia) : 20, 291, [P1. 134]. 78, 145, [P1. 46].
a1pina(Vidan0, 1959) (Erythria): apicalis (Flor, 1861) (E.) (Em-
68, 255, [Pl. 105]. poasca) 2 47, 57, 270, [P1. 119].
alpina Wagner, 1955 (Hardya): Amiaus Rabam, 1947: 87.
109, 203, [Pl. 70]. Arboridîa Zachvatkin, 1946 2 16,
alpinus (Zetterstedt, 1828) (Ma- 22_
crosteles) 2 88, [C.1]. arenarius Remane, 1960 (Artha1—
alpinus (Then, 1896) (Jassargus) : deus) : 139, 245, [Pl. 99].
128. argentarius Metcalf, 1955 (Athy—
alpinus della Giustina, 1977 sanus) 2 96.
(Mongolojassus) 2 235, [PL 92], argematus (F., 1794) (Athysa-
[C. 2]. nus) 2 96.
a@inus alemannicus Wagner, argus (Marshall, 1866) (Sardius) :
1958 (Jassargus) 2 128, 129. 171.
alpinus cebennicus Ribaut, 1952 aridella (J. Sahlberg, 1871) (Di-
(Jassargus) 2 128, 129. kraneura) : 69, [Pl. 22], 70, 258.
alpinus neglectus (Then, 1896) aridella sensu Ribaut, 1952 (Di—
(Jassargus) : 128. kraneura) : 70.

APPENDICE 3 325
Arocephalus Ribaut, 1947 : 87, Balcanocerus Dlabola, 1974 :
131. 153, 154.
artemisiae (Kîrschbaum, 1868) Balclutha Kirkaldy, 1900 : 87, 92.
(Eupteryx) : 16, 37. BALCLUTHINI Baker, 1915 :
artemisiae sensu Ribaut, 1936 86, 87.
(Eupteryx) : 37. baldensis Remane & Shulz,
Arthaldeus Ribaut, 1947 : 87, 139. I976 : 130.
Artianus Ribaut, 1942: 86, 96. barbara Ribaut, 1931 (Edward-
asiatîcus Zachvatkîn, 1945 siana) : 31.
(Phlepsius) : 202. Batrachomorphus Lewis, 1834 :
assîmilis (Signoret, 1879) (Anos- 166.
copus): 148, 150. Batracomorphus Lewis, 1834:
Asymmetrasca Dlabola, 1958: 166.
17, 60. benedettai (Paoli, 1932) (Jaco-
ATHYSANINI Van Duzee, biasca) : 273.
1892: 85, 86. bensoni (China, 1933) (D.) (Er-
Athysanus Burmeister, I838 : 86. dianus) : 135, 138.
atomarîus (F., 1794) (Allygi- bergmani (Tullgren, 1916) (Ed-
dius) : 121. wardsiana) : 29.
atricapilla (Boheman, 1845) betalfcola Wagner, 1955 (E.)(Ky-
(Ophio1a) : 108. bos) : 51.
attenuata (Germar, 1821) (Mo- bicincta (Schrank, 1776) (Aphro-
cydi0psis): 106, 171. des): 147, 147.
aurantiacus (Forel, 1859) (Cos- bicincla sensu Ribaut, 1952
motettix) : 99, 247, [P1. 101]. (Aphrodes) : 147.
auramipes (Edwards, 1894) (Ci- bicincta diminuta sensu Ribaut,
cadula) : 107. . 1952 (Aphrodes) : 147.
aurata (L., 1758) (Eupteryx): 16, bifasciata (L., 1758) (Planaphro-
37, 173. des): 150.
aureola (Fallén, 1806) (Erythria) : bifasciata (Boheman, 1852) (Zo-·
17, 67, 67. nocyba) : 160. ·
aurita (L., 1758) (Ledra): 82, büasciata perrieri (Ribaut, 1936)
[P1. 28]. (Zonocyba) : 35.
aurovittata (Douglas, 1875) biguttazum (Fallén, 1806) (He-
(Lindbergina) : 16, 35, 174. sium) : 111.
australis (Froggatt, 1918) (Ed- bilobatus Wagner, 1938 (Euscel-
wardsiana) : 31. lis) : 93.
austriaca (Metcalf, 1968) (Eupte- . Bilusius Ribaut, 1945 : 86.
ryx) : 37. binatata (Lethierry, 1874) (Eupte-
Austroagallia Evans, 1935 : 158, FYX) 2 37-
161. bipunctata (Oshanin, 1871) (Ky-
Austroasca Lower, 1952: 17, 61. 1¤0¤$C8)¢ 17. 61. 274. [1’1· 121].
avellanae (Edwards, 1888) (Ed- [C.3].
wardsîana) : 28, 30. bisignata (Mulsant & Rey, 1855)
avellanae Edwards, 1920 (Oncop- (1:l'Uî101<11¤) E 16. 19-
sis) 2 162. bisubulatus (Then, 1896) (Jassar-
avennicus Ribaut,1952 (Jassar- gus): 130.
gus) : 128. bobbicola Remane & Schultz,
avicu1a(Ribaut, 1935) (Austroa- 1976 (Jassargus): 129, 237,
gallia) : 161. [Pl. 93], [C.2].
bohemani (Zetterstedt, 1840) (D.)
(Diplocolenus) : 135.

326 APPENDJCE 3
boica Wagner, 1950 (Balclutha) : Chlorita Fieber, |872 : 61.
93. Cicadella Latreille, 1817 : 151.
Bolanus Distant,19l8 2 198. CICADELLINAE Latreille,
bolivari (Signoret, 1880) (Stegely- 1825 : 78, 151.
tra): 144. Cîcadula Zetterstedt, 1840: 86,
brachyptera (Boheman, 1847) 107.
(Agallia) 2 158. Circulîfer Zachvatkin, 1935 : 87,
brachypterus Fieber, 1866 (Er- III, 112.
rhomenus) 1 152. cisalpina Dworakowska, 1976
brevidens QeL0ng & Morh, 1936 (Erythria) : 62 68, 256, [P1. 106].
(Scaphoideus) : 198. citrinella (Zetterstedt, 1828)
Bugraria Kocak, 1981 : I53, 157. (Forcipata) : 17, 70, 72, 173.
butleri (Edwards, 1908) (E.) (Ky- citrinella (sensu Ribaut, 1936)
bos) 1 45, 55, [Pl. 15], 173. (Forcipata) : 70.
citrinella major (Wagner, 1947)
calamagrostis Ossiannilsson, (Forcipata) : 260.
1961 (Balclutha) : 92. coccinea (Foster, 1771) (Grapho-
Calamotettix Emeljanov, 1962 2 cephala) : 185.
87, 99, 249. cognatus (Fieber, 1869) (Ebar-
calcarata Ossiannilsson, 1936 rius): 134.
(Eupteryx) : 42, [P1. 9]. Colladonus Ball, 1936 : 86.
callosa (Then, 1886) (Ossiannils- collina (Flor, 1861) (Eupteryx) :
sonola) : 16, 28, 174. 40.
calycula Cerutti, 1939 (E.) (Ky- collimz sensu Ribaut, 1952 (Eup-
bos) : 47, 51, 52, 265, [Pl. 114]. teryx) : 42.
canariensis Metcalf, 1955 (E.) Colobotettîx Ribaut, 1948 : 86.
(Empoasca) : 60. communis (Ferrari, 1882) (Ally-
candidula (Kirschbaum, 1868) gus) : 119, 120, [P1. 40].
(Edwardsiana) : 30, 32, 174. commutatus (Fieber, 1872) (Ally-
capic01a(Stâ1, 1855) (Exitianus) : gidius) : 122.
106. concinna (Germar, 1831) (Eur-
carinata(Stâ1, 1864) (Aphrodes) : hadina) : 173.
145. confïnis (Reuter, 1880) (Strepta-
carpini (.1. Sahlberg, 1871) (On- nus): 95, 216, [P1. 79].
copsis) : 162. conlînis (Dahlbom, 1850)
carri (Edwards, 1914) (Fago- (Psammotettix) : 171.
cyba) : 25, [P1. 4], [Pl. 5], 26, 174. confnis sensu Ribaut, 1952
Cechenotettîx Ribaut, 1942 : 87, (Streptanus) : 95.
143. confusus (Flor, 1861) (Populice-
cencovica Dlabola, 1967 (Macrop- rus) : 156, 157, [Pl. 51], 169.
sis) : 163. Conosanus Osborn & Ball, 1902 :
cerea (sensu Ossiannilsson, 1946) 86.
(Macropsis) : 163. consobrina Curtis, 1833 (Agal-
cerea (Germar, 1837) (Macrop- lia): 158, 170.
sis): 163, 169. conspurcatus (Perris, 1857)
cerea insolita Wagner, 1941 (Ma- (Chiasmus) : 142.
cropsis) : 163. contraria (Ribaut, 1936) (Eme-
cerea kastneri Wagner, 1941 (Ma- Iyanoviana) : 69.
cropsis) : 163. convenarum Ribaut, 1947 (D.)
Chîasmus Mulsant & Rey, 1855 : (Erdianus) : I35, 137.
87, 142. cornicula Meusnier, 1982 (Zygi-

APPENDICE 3 327
nidia): 19, 20, 292, [P1. 135], dahlbomi (Zetterstedt, 1838)
[C.3]. (Sonronius) : 91.
cornicula (Marshall, 1866) decedens Paoli, 1932 (Asymme- ‘
(Ophiola) : 109. traca) : 60, [C.3].
comicula sensu Ribaut, I952 decemnotata Rey, 1891 (Eupte-
(Ophiola) : 109. ryx) 2 39.
cornutus (Herrich-Schâffer, decempunctata (Fallen, 1806)
1838) (Enantiocephalus) : 123, (Linnavuoriana) : I6, 33.
[C.2]. decimaquartus (Schrank,1776)
coronifera (Marshall, 1866) (Re- (Rhytidodus) : 154.
ci1îa): 127, 170. decimusquartus (Schranck, |776)
corsica Lethierry, 1876 (Eupte- (Rhytidodus): 154, 168.
ryx): 16, 38, [Pl. 7]. decipîens Paoli, 1930 (E.) (Em-
corsicus Bonfîls, 1981 (Metagol- I poasca) : 47, 58 [Pl. 17], ,173.
deus) : 132, 224, [P1. 84], [C.2]. decumana (Kontkanen, 1949)
corylî Le Quesne, 1977 (Alebra) : (Ophiola) : 109.
63, 172, 253, [Pl. 104]. DELTOCEPHALINAE Fieber,
corvli Tollin, 1851’ (Alnetoidia) : 1869 : 78, 83, [P1. 29 et 29 bis], 86.
24. DELTOCEPHALINI Fieber,
CORYPHAEL1N1‘ Emeljanov, 1869 : 86, 87.
1962 : 85. Deltocephalus Burmeister, 1838 :
Cosmotettîx Ribaut, ' 1942 2 87, 87, 127.
99. desbrochersi (Lethierry, 1889)
c0sta1is(Fa11én, 1806) (Cosmolet- (Meli11aia): 97, 222, [PI. 82],
tix) : 99. [C.1].
crutaegi (Douglas, 1876) (Ed- detectus (Ribaut, 1952) (Allygi— '
wardslana) : 28, 31, 174. dius) : 122. .
cristatus (Ribaut, 1927)(Macr0s- digitata Ribaut, 1936 (E.) (Ky-
teles) : 87. bos) : 45, 49, [P1. 12].
crocea (Herrich-Schâffer, 1836) Dîkranenra Hardy, 1850: 17, 66Q
(M0cydia): I06, 171. [Pl. 20], 69.
cruciata (Ribaut, 1931) (Rîbau- DIKRANEURINI Mc Atee,
tiana) : 35, 173. 1926 : 17, 64.
cruenta (Herrich—Schâf`f`er, 1838) dilutior (Kîrschbaum, 1868)
(Fagocyba): 16, 25. [P1.4], 26, (Thamnotettix): 97, 172.
174. dimidiatus (Ribaut, 1952) (Meti-
cruenta sensu Arzone, 1976 (Fa- diocerus): 154.
ggcyba) ; 26, Diplocolenus Ribaut, 1947: 87,
cruentatus (Panzer, 1799) (ldio- 134, [P1. 43].
donug) ; 97, disjuncra (Ribaut, 1931) (Arb0ri—
cupreuv (Kirschbaum, 1868) dia) : 22.
(Tremulicerus) : 156. distinguenda (Kirschbaum, 1868)
curtisii (Flor, 1861)‘(Eupteryx) : (1`1a11P11d1a) ï 22-
4]_ distinguendus (Flor, 1861) (Jas-
cuspidata (F., 1775) (Eupelix): SaFgU5)î 128· 170-
170. dîstinguendus (Kirschbaum,
cyclops (Mumm & Rey, 1855) 1858) (E¤S¤¢1îS)= 94. l69·
(Phlgggœrtixy [42, |73_ distinguendus (Kirschbaum,
cyclops Matsumura, 1906 (Eup- 1868) (TF€mU11C€F¤$)ï 155- _
œyyx) ; 3g_ divaricala Ribaut 1952 (Cica-
dula) : 108.

328 APPENDICE 3
divergens Ribaut, 1931 (Edward- Errhomenus Fieber, 1866 2 152.
siana) 2 32. Erythria Fieber, 1866 2 17, 66, 66,
diversa (Edwards, 1914) (Ed- [Pl. 20].
wardsiana) 2 30, 31. Erythridca Ribaut, 1952 : 17, 66.
dlabolai Wagner, 1963 (Dryodur· erythrocephala (Ferrari, 1882)
gades) 2 161, 179, [Pl. 56], [C.1]. (Nesoclutha) 2 91.
Dolîotettîx Ribaut, 1942 2 86, 98. Erythroneura Fitch, 1851 2 16.
domino (Reuter, 1880) (He- erythroneura Haupt, 1924 (Stege-
sium) 2 111. lytra) 2 144, 183, [P1. 58].
Doratura J. Sahlberg, 1871 2 87, ERYTHRONEURINI Young,
140. 1952 2 16.
DORATURIN1 Ribaut, 1952: Eupterycyba Dlabola, 19582 16,
86, 87. 33.
DORYCEPHALINAE Oman, Euptcryx Curtis, 1833 2 16, 36.
1943 2 78, 145. Eurhadîna Haupt, 1929 2 16, 35.
douglasi (Edwards, 1878) (Fag0— Euscelidius Ribaut, 1942 2 86, 95.
cyba) 2 25, [Pl. 4], 26. Euscelis Brullé, 1832 2 86, 93.
Drjyocyba Vilbaste, 1982 2 25. Evacanthus Le Peletier & Serville,
Dryodurgades Zachvatkin, 19462 1825 : 168.
158, 159, [P1. 52]. excisus (Matsumura, 1906)
dubiosus (Matsumura, 1908) (Psammotettix) 2 126, 230,
(Circulifer) 2 112, 113. [P1. 88 bis], [C.2].
duodecimguttatus (Ceruttî, 1938) exemtus Melichar, 1896 (Tham-
(Adarms) 2 131, [C.2]. notettix) 2 97, 212, [P1. 76], [C.1].
exilis Horvàth, 1903 (Doratura) 2
Ebarrius Ribaut, 1947 2 87, 132. 141, 142.
Edwardsîana Zachvatkin, |929: exilis Wagner, 1941 (Psammotet-
16, 28. tix) 2 230.
elegans (Flor, 1861) (Metidioce- Exîtianus Ball, 1929 2 87, 106.
rus): 154. exomata (Horvàth, l905) (Lind-
elongatus Wagner, 1952 (Rhopa- bergina) 2 35.
lopyx) : 101. exornatus Ribaut, 1952 (Adar-
Elymana DeL0ng, 1936 2 86, 99. rus) : 131.
Emelyanoviana Anufriev, 1970 2 Fagocyba Dlabola, ]958 Z 25_
17· 64 11’1·201» 69- famanwzzzs (Rey, 1891) (11aup11·
Empoasca Walsh, 18622 17, 45, dia); lôq 22_
[P1- 11 91 11 1>1S1· raS¢1a1uS(1=1¢1>c1, 1868) rrœmuir
EMPOASCINI Distant, 1908 2 Gems) ; l55_
17· fenestratus (Herrîch-Schâffer,
Enantioccphalus Haupt, 1926 2 [334) (Ncgaliturus) 2 115, 172.
87· 123- 1`ennahi Young, 1977 (Graphoce-
Endria Oman, 1949 2 87, 127, 189, phala) ; l51_ 185, [p]_ 59], [C_]]_
11’1·611· 1`errarii (Puton, 1877) (Erythria) 2
Eohardya Zachvatkin, 1946 2 86, 75_
110- flavostriatus (Donovan, 1799)
€1`€CI2l (R11)21111, 1931) (AfbO1`1- (Anogçopug) 3 148,
dia) î 22- Gcaria (Horvâth, l897) (Fico-
Errastunus Ribaut, 1947 2 87. cyba) 2 16, 33.
erratîcus Linnavuori, 1965 Ficocyba Vidano, 1960 : I6, 33.
(PS3mm01€î1îX) I 126- fïeberi (Edwards, 1889) (Macros-
Errhomenellus Puton, 1886 2 152. œlcg) 3 90,

APPENDICE 3 329
Fîeberiella Signoret, 1880: 87, (Dip1oco1enus): I35, 137.
143. frisia (Wagner, 1939) (Anacerata-
FIEBERIELLINI Wagner, gallia) : 158, 178, [Pl. 55].
1951 : 85. 87. hoggatti (Backer, 1925) (Typhlo-
1`ilicum (Newman, 1853) (Eupte- cyba) : 31.
ryx): 16, 173. frontalis (Ferrari, 1876) (Balclu-
flammigera (Fourcroy, 1785) (Z.) tha) : 92.
(Zygina): 16, 18, 175. frontalis (Herrich-Schâffer, 1835)
1`lava Vidano, 1965 (Forcipata): (Cicadu1a): 108.
70, 258, [P1. 108]. frontalis (Scott, 1875) (Macroste—
jlava Lindberg, 1958 (Nesoclu- les): 90.
tha) : 91. 1`rustrator (Edwards, 1908) (Ed-
flaveola (Boheman, 1845) (Pa- wardsiana): 30, 31, 174.
luda) : 103. Frutioidia Zachvatkin, 1946 : 16,
flaveola Matsumura, I908 (Nes0· 19.
clutha):91. fulgidus (F., 1775) (Tremulice-
flavescens Flor, 1861 (E.) (Em- rus): 155, 156.
p0asca): 17. furcatus (Ferrari, 1882) (Allygi-
flavescens (F., 1794) (Edward- dius): 122.
siana): 29, 32, 174. fuscinervis (Boheman, 1845)
jlavescens Flor, 1861 (E.) (Em- (Macropsis): 169.
poasca) 1 57. fuscofasciatus (Goeze, 1778)
flavicollis (L., 1761) (Oncopsis) : (Anoscopus) : 149.
162, 169. fuscovenosus (Ferrari, 1882)
1`Iavipennis (Zetterstedt, 1828) (Anop1otettix): 106.
(Notus): 74. 74, 172. fuscula (Zetterstedt, 1828) (Ma-
1`1exuosa(Ribaut, 1931) (Edward- cropsis) : 163, 169.
siana) : 29.
flori (J. Shalberg, 1871) (Cica- ga1ibertiRibaut, 1952 (Eusce1is):
dula) : 108. 94.
florida Ribaut, 1952 (Eupteryx) : §;ZII1Cû Wagner, 1938 (Eupteryx) :
42. ` ·
1`10riî (Stàl, 1864) (Fieberîclla) : ülïûyï Ribaut, 1952 (Stegelytra) ;
143. ·
rmcipam (1=16r, 1861) (Forci· genwîerî Mwsnîer. 1982 (Eup-
pata) : 70, 70. teryx) 1 42, 287, [Pl. 131], [C.3],
Forcîpata DeLong & Caldwell, geometrica (Schrank, 1801) (Ed-
1936: 17, 66. [P1. 20], 70, [P1. 23]. wardsiana): 28. 32. l74·
1`or1`icu1a(Ribaut, 1927) (Macros- germari (Zetterstedt, 1840) (Wa-
teles) : 90. gneripteryx) : 16, 173.
forrior Wagner, 1944 (Oncopgis) ; giustinai (Bonfils, 1981) (Melil-
162. laia) : 222.
1`ranzi Remane & Schultz, 1976 21¤¤<îa¢¢¤ (Fïëbeü 1868) (MW
(Jassargus) : 130. cropsis): 163.
_hanzi (Wagner, 1944) (Zygini· glandacea sensu Wagner, 1941
dia) : 291. (Macropsis) : 163.
hatercula (Edwards, 1908) (Ed- Goldeus Ribaut, 1947 : 87, 132.
wardsiana) : 32. GONIAGNATHINI Wagner,
fraudulentus (Horvâth, 1903) 1951 : 85, 87.
(Eohardya): 110. Goniagnathus Fieber, 1866: 87,
frauenfeldi (Fîeber, 1869) (D.) 117.

330 APPENDICE 3
graeffei Melichar, 1901 (Zygi- (Psamm0tettix): 126.
nel1a): 44. henribautî Dlabola, 1961 (Platy-
graminea (F., 1798) (Macropsis) : metopîus) : 124.
163, 169. herrichi Kîrschbaum, 1868 (Idio-
grandii Servadei, 1972 (Aroce- cerus) : 154.
phalus) 2 131, 132, 223, [P1. 83]. Hesium Ribaut, 1942 : 86, 111.
Graphocephala Van Duzee, heydeni (Kirschbaum, 1868)
1916 : 151, 183. (Eupteryx) : 37.
Graphocraerus Thomson, 1869 : heydenii (Kirschbaum, 1868)
86, 118. (Acericerus) 2 154.
gratiosa (Boheman, 1851) (Ed- hippocastani (Edwards, 1888)
wardsiana) : 28, 31. (Edwardsiana) : 29, 174.
grisea Walker, 1851 (Ulopa) : 79. histrionicus (F., 1794) (Anosco-
grisescens (Zetterstedt, 1828) pus) : 148, 170.
(Macustus): 171. homophyla (Flor, 1861) (Dora-
griseus (F., 1794) (Selenocepha- tura): 142.
lus) 1 143. Hordnia Oman, 1949 : 183.
Grypotes Fieber, 1866 1 87, 115. horvathî (Wagner, 1935) (Ma-
GRYPOTIN1 Evans, 1947: 85, cr0ste1es): 91.
87. hungarica (Ribaut, 1933) (Chlo-
guntharti Dlabola, 1971 (Ed- rita):61.
Wüfdîiëma) î 282- Hussa Distant, 1918 : 196.
g1111H1US F1CbC1`,   (P131)/I`I`lC· hyalfna Wagner,   (oncop-
topius) Z 123. gig) ; 162_
guxtulazus (Kirschbaum, 1868) hyalinus ((351,0,,,, 1900) (japa.
(N¤¤¤1îwr¤S)= 115· nanas); 123, 191, [P1.621, [(:.1].
gutwlincrvis (Kîrschbwm. 1868) hyperici (r1srr1s11·sr>11a1fsr, 1836)
(G0111agf18th¤S) 2 1l7· (Z.) (Hypericiella) 2 19.
haematoceps (Mulsant & Rey, HyP€"ü DW0fü1<0W$1<â1
1855) (Circulifer) 2 112, 112. 1970 î 19·
hazaphrzrrs (Edwards, 1924) hypochlvrus (Fiebcr, 1869)
(Psammotetüx): 126. (Rh¤¤¤¤¤¤S)1 246. [P1- 1001.
Handîanus Ribaut, 1942 : 86. 1C·21·
f’,§'§;’f,‘j§f,‘f§,§‘fX) f‘§Qa,8“°“ wm 1Ass11~1AE Amyor & Serville,
Hardya Edwards, 1922 : 86, 109. 1848 ‘ 78- 164-
Hardyopsis Ribaut’ 1949 . 110. 13SS\lS F., 1803 Z 164, [P1. 531.
harpago (Rîbaut, 1925) (G0l_ IDIOCERINAE B2l1(€I`, 1915 Z
haupti sensu Ribam (Macro? Idrocerus Lewrs, 1834: 153, 154.
sis) . l63_ 1d10d0nus 132111, 1936 :.86, 97.
Hauptîdîa (Dwûrakowskâh lg-/0) . 1mmacu1at1t`rons (Krrschbaum,
16, 22_ 1868) (Eupteryx) : 38. D
11EcA1.1NAE D1s1ar11,1908 ; 78, 1mPf€SS111°§1S_ (K"S°hba“m·
l44_ 1868) (Metrdrocerus) : 154.
Hecalus Stals 1864: l44_ 1mpud1ca 1-Iorvath, 1897 (Dora-
helichrysi vadarrd, 1964 ((:11111- Em) * 142-
rita) Z 62, 275, [Pl. 122], [C.3]. 1111131113 (B01’1€H1211`1, 1847) (M3-
helva Arzdrrs, 1975 (Edward- 9101*5*5) ¤ 1686 169- _
Siam,) . 33_ mcrsa (Then, 1897) (Wagnerrala) :
helvolus (Kirschbaum, 1868) 72· 263* 1*4241-

APPENDICE 3 331
incisus(Kirschbaum,1858)(Eus- juvenicus (Ferrari, 1882) (Ally-
ce1is):93, 171. gus): 121.
` ' V'd , 1964 .
  221. I am 1 k010svarens¤s(Matsumura, 1908)
incvnstans Ribaut,1936(Zygina) : 1PSamm°1°11'X1 1 126- 231·
l8_ [Pl. 89], (C2]. I
infuscma (J. Sahlbcrg l87l) (Ma_ 1<0Z11€V11l1(0VI (ZaC11V311(l1'1, 1938)
cmpsls) . l63_ (Elymana) : 99, 207, [P1. 73].
mqumam Ribaun l952 (FagO_ Kropka Dworakowska, 1970: 16,
cyba) 2 26. 2S' _
insularis Lindberg, 1948 (Eohar- Kybœsca Za°1“’a1k'“· 19531 17-
dya) : 110. 61*
1¤1¤_1m<=$1î¤ R€m¤¤€· 1961 (MP- Laburrus Ribaut, 1942: 86,93.
ÈYd1°Ps1s1: 105- 209~ 1P1·741- laevis (Ribaut, 1927) (Macrostc-
mterruptus (L., 1758) (Evacan- las) : 8g_
11111s) 1_ 168- _ laevis (Ribaut, 1935) (Anacerata-
1nterst1nctus (F1eber, 1869) (Ebar— gallla) : [S8, ]70_
nus)? 132- 1C·21· _ _ lamellaris (Ribaut, I931) (Edward-
intersrincrus sofïae della Gmstina Slana) ; 29, 3l_
11- ssP·_1E1?a11111s)1 133• 1P1· 421- laminatus (Flor, 1861) (Populicc-
1nterst1t1al1s (Germar,1821) (Ar- rus): |54_
1_1¤¤¤S) = 99. 219· [P1- 811, (C-11- Lamprotettix Ribaut, 1942 : 86, 97.
"’11mÉmb1]1s sensu R1baU1· Ianceolatum (Burmeister, 1839) (Pa-
1OPh101a11 109· _ radorydium) : 145.
imricanls sensu R1baut, 1952 languidug (Flor, 1861) (Aroccpha-
(Phlepsius) : 202. · [ua) ; ]3]_ l32_
mtricatus (Herr1ch~Schâ1`1`er, lanio (La l76l) (lassus): [64. ]65_
1838) (Ph1epsius): II7, [P1. 69], l6g_
1C;11- _ lanternae (Wagner, 1937) (Edward-
lrmula R1baut, 1948 : 91. Siana) ; _;g_ 32, 286, lpl_ l3()]_
irroratus Lewis, 1834 (Batraco- lapidicola (Vîdan0’ IQ64) (HaUpll_
g¤¤_rP1l¤S)= 166- dia): 23, 287, [P1. 132].
1s111€1a1 (M¤tS¤m¤r¤· 1932) (Ed- larvatus (Herrich-Schâffer, 1835)
Wüf<1$1?1¤¤) î 30· 32· 285· 11°1· 1291- (Balcanocerus) : 155.
11911Ca R1ba111· 1947 (ZY811`11d1a)? latinus (Wagner, 1942) (Jassargus) :
_l9._1P1· ll· 129, 237, [P1. 94], [c.2].
1ta11cus Wagner, 1954 (Notus) : laurae della GlaSllna_ n_ Sp_ lçjhlo.
74- 263- 11’1— 1121- rim) z 63, 277, [P1. 124], [(:.31.
Jacobiasca Dworakowska, 1972: Iauri (Horvâth, 1897) (Synophrop-
61. sis) : 144, 196, [P1. 65], [C.l].
Japananus Ball, 193I : 87, 123, Ledra F., 1803: 82.
191. LEDRINAE Kirschbaum, 1868 :
Jassargus Zachvatkin, 1933 : 87, 17, 77, 78, 82.
128. leridana Dlabola, 1985 (Fiebe-
Jassus F., 1803 : 164. riella) : 143, 193, [P1. 63].
jerseycnsig Le Quc5ne_ l977 1Ct111€rry1 (Edwards, 1881) (Edward-
(Lindbergina) : 34. siana) : 29, 32, 174.
jucunda (Herrich-Schâffer, 1836) Lîguropîa Haupt. 19301 17. 66·
(Eupterycyba) : 16, 33, [P1. 6]. [P1. 20], 66.
juniperi (Lcthicrry, 1876) (Ligu- Iimicola (Edwards, 1908) (Anosco-
ropia) : 17, 66. pus) : 148, l49, l49,[P1. 48], [C.l].

332 APPENDICE 3
Limotettix .1. Sahlberg, 1871 : 86, maculams Fieber, 1866 (Ph1epsius):
108. 202.
Lîndbergina Dlabola, 1958 : 16, 34. maculiceps Boheman, 1847 (Deho-
lineatopunctata (Matsumura, 1908) cepha1us): 127, 170.
(Cicadula) : 108. maculosus (Then, l897) (Macroste-
lineatus (F., 1787) (Stiet0c0ris): les): 89.
115. Macustus Ribaut, 1942 : 86.
lineolatus Brullê, I832 (Eusce1is): major (Kirschbaum, 1868) (Platy-
93, 171. metopius): 123.
Linnavuoriana Dlabola, 1958: 16, major (Wagner, 1947) (F0rcipata):
33. 70, 260, [P1. 109].
littoralis Ball, 1932 (Scaphoideus) : makarovi Zachvatkin, 1948
198. (Aphrodes) : I47, 147, 170.
Iituratus (Fallen, 1806) (Idiocerus) : manderstjernii (Kirschbaum, 1868)
[54, 168. (Artianus) : 96.
livens (Zetterstedt, 1840) (Stroggylo- manderstjernii (Kirschbaum, 1868)
cephalus) : 151. (Erythria) : 67, 67.
loewi (Lethierry, 1884) (Lindber- Marathonia Oman, 1949: 183.
gina) : 35. marginatus (Kirschbaum, 1858)
loewii (Then, 1886) (Eurhadina): (Streptanus): 95, 96.
36. maritimus (Perris, 1857) (Psammo-
Lanenus DeL0ng, 1939 : 196. tettix) : 124, [P1. 41].
longicauda Remane, 1961 (MOCy· marizimus sensu Ribaut, 1952
d10PS15)î 105- 210s 11°1·55 61 (Psamm0tettix): 124.
35 b1S1- maroccana (Melichar, 1907) (Haup-
longicauda Vidano, 1982 (Zygini- tidjg) ; 22, 175_
dia) ï 19- martini Lethierry, 1883 (Cechenotet-
longiceps (Kirschbaum, 1868) (Aro- tix) ; 143,
cepha1us): 131. mayri (Kirschbaum, 1868) (Allygi-
longiventris J. Sah1berg,l871 (Cica- djug) ; 122, 200, [p1_ 57], [(j_]]_
dvla) î 107- MEGOPHTHALMINAE Kirkaldy,
luda Davidson & DeLong, 1938 (E.) 1906 ; 73, 161,
(Ky1>0S) î 45. 51, 173. 264, Megophthalmus Curtis, 1833 : 161.
1P1· 1131- ma1an6ps1s (Hardy, 1850) (Has-
lunaris (Mulsant & Rey, 1885) (Zy· dyg) ; 110,
gina) Z 16. Melillaîa Linnavuori, 1971 : 86, 97,
lunulatus (Zetterstedt, 1840) (Dolio- 220,
16111X) C 98, [P1- 32]- melissae Curtis, 1837 (Eupteryx) :
luteomaculata Wagner, 1944 (On- 16, 173_
C0PS1S) î 162- mendax (Fieber, 1868) (Macrop-
lybica (Bergevin & Zanon, 1922) sis): 169.
(JH¢01>î¤S€8)1 61, 273. [P1- 1201- mendax (Ribaui, 1933) (Chmma);
Macropsidius Ribaut, 1952 : 164. 62· _
MACROPSINAE Evans, 1935 z 78, Menürws Rlbavt- 1947 ¤ 87-
]5]_ meridionalis (Bonîïls, 1981) (Japa-
Macropsis Lewis, 1834: 162. ¤¤¤¤S> 1 191-
Macrosteles 1:16661, 1866:87. ¤1¤S¤1>y¤h¤S (Kîfschbaum- 1868)
MACROSTELINI Kirkaldy, 1906: (Tî€m¤11C€111$)î 155-
86, g7_ Metagoldeus Remane & Asche,
maculatus Ribaut, 1952 (Allygus) : 1980 : 87, 132, 224.
121. Metalimnus Ribaut, 1948 : 87.

,1 PPENDICE J 333
Metidiocerus Ossiannilsson, 1981 : ncbulosa (Ball, 1900) (Endria) 2 127,
I53. 154. 189, [P1. 61].
metrius (Flor, 1861) (Mocuellus) : neglecta Wagner, 1940 (Alebra) : 63,
140. 252, [Pl. I03].
Micantulina Anufriev, 1970: 66, Neoalîturus Distant, 1918: 87, Il2.
[Pl. 20]. 115.
Mimallygus Ribaut, 1948 : 86. Neokolla Melichar, 1926 : 183.
minima (.1. Salhbcrg, 1871) (Wagne- nervosus (Fallén, 1826) (Parame-
riala) : 72, 72. sus) : 119.
minki Ficbcr, 1869 (Dcltocephalus) : Nesoclutha Evans, 1947 : 86, 91.
139. nicolasi (Lethierry, 1876) (Balclu-
mirabilis Orosz, 1979 (lassus) : 164, tha) : 92.
165. [Pl. 53], 182. nigrîcans (Kirschbaum, 1868) (D1)
mixtus (F., 1794) (Al1ygus): 119, (Erdianus): I35, 139, 241,
[P|.39], 171. [P1. 96], [C.2].
mixius a cammunis (Ferrari, 1882) nigricornis .1. Sahlberg, 1871 (Cica-
(Allygus) : 120. dula): 107.
mixtus y corisipennis (Ferrari, 1882) nigrifrons (Kirschbaum, 1868) (D.)
(Al1ygus): 119. (Dipl0c01enus): I35, 139, 243,
mixtus [i margaritinus(Fer1·ari, 1882) [P1. 98], [C.2].
(Allygus) : 120. nigriloba (Edwards, 1924) (Edward-
mocsaryi (Horvàth, 1910) (Zygini- S1ë1118)î 29. 174·
dia); 19, 20, 290, [p1_ [32], [C_3]_ nigriza (Kirschbaum, I868) (Plam-
Mocuellus Ribaut, 1947 : 87, 140. P1110<1€5) ï 150-
Mocydia Edwa;dS_ 1922 ; g5,_ 106, nitidissimus (Herrich-Schâffcr,
Mocyuaopsis 111116111, 1939: 86, 103. 1835)(P015¤1r¤S)1 156. 169·
modcstus Scott, 1876 (Allygus) : 121, ¤111)<1]¤1¤S (F6 1787) (Lamprowttîx) =
171. ·
mollicula (Boheman, 1845) (Eme- 170995115 (R1bü¤1· 1925) (1’S¤mm¤-
Iyanoviana) : 17, 69. tcttix) : 126, 171.
Mongolojassus Zachvatkin, 1953 : *101**1115 (MC11Cha"· 1896) (P$amm0·
g7_ [30, 233_ tettix): 126.
rnontandoni (pumn, 1880) (Ery_ notatus (F., 1803) (Ba1can0cerus):
thria): 67. 155.
montîcola Rcmanc,   (Mocy, NOÉIIS F1CbC1`,   Ã 17, 64,    
dmpsis): 102, 105, 211, [P1.75], 73-111251-
mgrîëïna Ribauh ,939 (Rhopalœ 0benbergeriD1ab01a, I945(Dip10c0-
pyx):     b1€?US):  
...6.61116.6. (16611666., 1896) (C6. 0 î<;§â~àîugf_¤yg;r· 1817) (Sem-
Éïüettix) . 111, 212, [P1. 77], Obsgcms (Kirï:bî;llm' I858)
· _ ( 0n0sanus): , .
mu;g;1ît27'Éï_aut’ |933 (E`) (K1 obtusa Vîdano, 1965 (Fmcipata):
mucronata verbae Zachvatkin, 1953 70-.261- [P" HO et lll1’ [C'31
(E.) (Kybos) , 267. obtusifrcms (Stâl, 1853) (Parame-
mumncrvia Vîdan0’ I964 (CNO- 0bîL1l;1/1111113. (Kirschbaum 1868)
ma) . 63, 276, [P1. 123], [C.3]. Uassargus) Z 128.
nardeti Remane. 1965 (Psammotet- ocellata Provancher, I872 (Macrop-
tix) : 127, 226, [PI. 85], [C.2]. sis) : 163.

334 APPENDICE 3
octopunctatus (Schrank, 1796) panzerî (Flor, 1861) (COSm0te1t1x) Z
(Lamprotettix) : 97. 99-
ocularis (Mulsant & Rey, 1855) (Bu- pa01ii (0ssianni1ss0n, 1939) (Chlo-
graria) : 157. 1118) Z 61, 1P1· 181-
Ohausi Wagner, 1939 (Euscclis) :94, Parabolocratus Fieber, 1866 : 144.
171. Paradorydium Kirkaldy, 1901 : 145.
okacnsis Zachvatkin, 1948 (S1rep1a· pgrçgypfgug Dlgbola, 1948 (1),) (D1-
nus) : 95, 96, 218, [P1. 80]. plocolenus) : 243.
Omskius Linnavuori, 1956 : 233. paradoxum (Herrich-Schâffer, 1837)
Oncopsîs Burmeister, 1838 : 162. (Paradorydium) : 145.
¤1>¤¤1¤€¤¤1S (Lethîerry. 1876) (C11- PARALIMNINI [mam, 1908 : 86.
culif`er) : H2, 113. g7_
0111110111 Edwards- 1922 1 86- 1118- Paralimnus Matsumura, 1902 : 87,
OPSIINI Emeljanov, 1962 : 85, 87. ]22_
096118 F161>F1· 1866 ¤ 87· 115- _ Pmmesus F16b6r, 1866 ; 87, 119.
0r1cntal1s R1baut, 1936 (D.) (EI'C11H— payvicauda Ribgut, 1939 (Mocy-
¤¤S)= /35- _ __ «116pS1S); 105, 106, 171.
Orîîîêlcng1;191;ë(Èh'Scha11€1’ 1888) païvispinuv làgagner, 1947 (Rhopa-
· .· onyx) r ·
Orîîg §€31;S11 R1ba111* 1936 1E11p1c' parvula (Boheman, 1845) (Arbori-
' ' . dia) : 16, 22.
ornatus (Perris, 1857) (Ph1eps1us): · .
H7, 202, [PL 68], [CJ]. pagizgausîgsu R1baut, 1936 (Arbon-
ornatus Haupt, 1933 (ldiocerus) : pan/US `(Rœaut 1959) (Macmpsi
154. . ’ `
oshanini Razviaskina, 1957 (Ma- (11115) 1 164· 177; [P1- 541- 1C·11-
cmsœlcs) , 90_ paryphanius (Leth1erry, 1878) (Phy-
oshanini occidentalis Zachvatkin, CO1€11111) 1 96- '
1953 (En) (Kybos) - 55_ pascuellus (Fallen, 1826) (Arthal-
ossiannilssoni Lindberg, 1953 (Ma- deus): 139• 171-
cmsœnesyz 87, 187, [P1.30], 172, pedemomana Vwdano, 1959 (Ery-
[(j_]]_ thria) : 67, 256, [P1. 107], [C.3].
0ss1ann11ss6n61a Christian, 1953 ; 1991148 (Horvàrh. 1903) (1-a1¤¤rwS)1
16, 28. 93, [C.l].
oxyacanthae (Ribaut, 1931) (Ed- PENTHIMIINAE Kîrschbaum.
wardsiana) 2 31. 1868 : 78.
Oxytcttigclla Metcalf,l952 : 86, 97. penthopitta (Walker, 1851) (E.)
— _ (Diplocolenus) : 135, 138, [C.2].
pai2€,§1.1ɧ11c1S1°dt’ 1828) 1D°11°1°1 Pmgazzm 1116661, 1948 : 161.
pallidifkonsj (Edwards,   (Haup_ P€l’0É€(t1X 1F1b3U(, 1942 Z 86.
üdia) : 22_ pcrplexa R1baut, 1952 (E.) (Kybos) :
11'd` ' D 1116 , 1850 ’17· 51~ _
pa(;>S;E:§t€tü,E) Za îgë, 232î persimilis (Edwards, 1920) (Cnca-
[PL 90]-   Z  
1>a1u«1a D61.6¤g, 1937 :86, 101, 103. 1’1¤16PS¤¤S 1116661- 1866 1 86· 117-
palus D€L0ng & Slccsman, I929 Z P1'l10g0È?1tlX Rlbaut 1942 Z S7, 142.
g9_ phragmms (Boheman, 1847) (Para-
palustris (Ribaut, 1936) (Wagne- 1111111118) î 122-
rîala) : 72. Phycotettîx Haupt, 1929 : 86, 96.
pandeIlei(Lethierry, 1878) (Lindber- pictilis (Stal, 1853) (Agunahana):
gina) 2 35. 16, 36, [C.3].

APPENDICE 3 335
picturatus (C. Shalberg, 1842) (Stic- Pseudaraldus Bonfils, 1981 1 222.
tocoris): IIS. pseudoœllaris (Flor, 1861) (Jassar-
Pinumius Ribaut, 1947 2 87. gus) : 128.
Pithyotettix Ribaut, 1942 : 86. pteridis (Dahlbom, 1850) (E.) (Em-
p1acida(H0rvàth, 1897) (Cicadula) : poasca) : 47, 60, [P1. 17], 173.
108. pulchella (Fallen, 1806) (Eurha-
Placotettix Ribaut, I942 : 87, 143. dina): 16, 173.
Planaphrodes Hamilton, 1975 : I45, pulchra Lôw, 1885 (Zygine11a) : 43.
150. pulchra grafei Melichar, 1901 (Zy-
planicollis Thomson, 1870 (Macrop- ginella) : 44.
sis) : 163. pulchra forma mariannae della Gius-
platanicola Vidano, 1961 (Edward- tina, (Zyginella) :44, [P1. 10].
siana) : 30, 32, 279, [P1. 125], pulicaris (Fallén, 1806) (Deltoce-
[C.3]. pha1us): 127, 170.
Platymetopîus Burmeister, 1838 :86, pu11ula (Boheman, 1847) (Zygini-
123. dia) : 19, 20. 293, [P1. 136].
plebeja (Edwards, 1914) (Edward- punctata (F., 1775) (Balclutha) : 92,
siana) : 29, 32. 172.
plebejus (Fallén, 1806) (Euscelis) : punctifrons (Fallen, 1826) (Saga-
93. tus) : 91, I72.
plurispinosa (Wagner, 1935) (Ed- punjabensis Sing-Pruthi, 1940 (E.)
wardsiana) : 32. (Empoasca) : 47, 60, 271, [P1. 16],
poecilus (Flor, 1861) (Psammotet- [C.3].
tix): 126. pusilla (Ribaut, 1936) (Arb0ridia):
poecilus (Herrich-Schâ1`1`er, 1835) 24, [C.3].
(Stenidiocerus): 154, 169. putoni (Then, 1898) (Psammotet·
populi Edwards, 1908 (E.)(Kybos): tix) : 126.
45, 55, 173. putoni Mulsant & Rey, 1875 (Stege-
populi (L., 1761) (Popu1icerus): Iytra): 144.
156, 169. putoni Ribaut, 1952 (Anoplotettix) :
Populîcerus D1abo1a,1974 : I53, 156. 107, [C.I].
prasina (Boheman, 1852) (Macrop- pumnisensu Ribaut, 1952 (Psammo·
sis): 163, 170. tettix): 126.
prasinus (F., 1794) (Batracomor- pyreneica Dlabola, 1984 (Aga11ia):
phus): 166. 158, 159.
preysslery (Herrîch-Schâffer, 1838)
(Rhopalopyx) : 101. quadratus(Fore1, 1864) (Laburrus) :
proceps (Kirschbaum, 1868) (Rhy- 93.
tistylus) : 171. quadrîcornis Ribaut, 1959 (D.) (Er-
Proceps Mulsant & Rey, 1855 : 87, dianus): I35, 139, 239, [P1. 95],
123. [C.2].
provincialis (Ribaut, 1925) (Psam- quadrinotata (F., 1794) (Cicadula) :
motettix): 126. 107, 171.
provincialis (Ribaut, 1931) (Haupti- quadrinotatus (Mulsant & Rey,
dia) : 22. 1855) (Cechenotettix) : 143.
pruni (Ribaut, 1952) (Balcanoce- quadripunctatus(Fa11en, I806) (Son-
rus) : 155. ronius) : 91.
pruni Edwards, 1924 (Zygina) : I8. quadripunctulatus (Kirschbaum,
prunicola (Edwards, 1914) (Ed- 1868) (Macrosteles) : 89, [C.I].
wardsiana) : 29, 31, 174. quercus (F., 1777) (Typhlocyba) : 16,
Psammotettix Haupt, 1929 :87, 124. 174.

336 APPENDICE 3
quinquenotata (Boheman, 1845) rosea (Flor, 1861) (Z.) (Zygina) 2 18.
(Cicadula) 2 107. rosea (Scott, 1876) (Balclutha) 2 92.
rostrata Ribaut, 1936 (Eupteryx) :
ramosus Ribaut, 1952 (Macroste- 40.
les) 2 89. rotundifrons (Kirschbaum,1868)
Recilia Edwards, 1922 2 87, 127. (Acericerus) 2 154.
remanei Dworakowska, 1971 (Ta- rubrivenosus (Scott, 1876) (Circu1i—
marîcella)2 24, 300, [Pl. 140], 1`er): 113.
[C.3]. rubroflava Linnavuori, 1952 (Cica-
repletus (Fieber, 1869) (Jassargus) 2 dula) 2 107.
129, [C.2]. rubrovittata (Lethierry, 1869) (Zy-
reticulata (F., 1794) (Ulopa) 2 79, 79, gina) 2 175.
[PI. 26], 168. rufescens (Melichar, 1896) (E.) (Ky-
reticulma sensu Ribaut, 1952 (Dryo- bos) 2 45. 53, [P1. 14].
durgades) 2 159. ruscinanensir Ribaut, 1952 (Circuli-
reticulatus Herrich-Schâffer, 1834 1`er)2 113.
(Dryodurgades)2 161, 181, russeola (Fallen, 1826) (©phiola)2
[P1. 57], [C.l]. 109.
rhamni Ferrari, 1882 (Z.) (Zygina) 2 rutilans (Kirschbaum, 1868) (Meti-
18. diocerus) 2 154.
Rhoananus Dlabola, 1949: 87, 99,
246. _ sabulicola (Curtis, 1837) (Psammo-
rhodophila (Cerutti, 1937) (Edward- tettix) 2 127, 171, 227, [P1. 86].
siana) 2 29, 32, 282, [P1. 128], Sagatus Ribaut, 1948 2 87, 91.
[C.3]. sagittarius Ribaut, 1952 (Arocepha-
Rhopalopyx Ribaut, 1939 2 86, 101. lus) 2 132.
Rhytidodus Fieber. 1872 : 152. 154. Sahlbergotettix Zachvatkin, 1953 2
Rhytistylus, Fieber, 1875 2 86. I53. 155.
ribauti (Ossiannilsson, 1937) (Arbo- salicicola (Edwards, 1885) (Ed-
ridia) 2 22. wardsiana) : 29. 31, 174.
ribauti Dworakowska, 1972 (Eupte- salicic01a«(Flor, 1861) (Sahlbergo-
ryx) 2 42. tettix) 2 155.
ribauti Ossiannilsson, 1938 (Anace- salinus (Reuter, 1886) (Macroste-
ratagallia) 2 158. les) 2 90.
ribauti Wagner, 1935 (Eurhadina)2 saltuella (Kirschbaum, 1868) (Bal-
173. clutha) 2 92.
ribauti Wagner, 1963 (Dryodurga— sanguinosa (Rey, 1891) (Frutoidia) 2
des) 2 159. 159. 19.
ribauti Dlabola, 1946 (Macroste- Sardius Ribaut, 1947 : 86, 110.
les) 2 89. sardoa Arzone, 1975 (Edward-
ribauri Dworakowska, 1970 (Zygini- siana) 2 33.
dia) 2 19. sardus Ribaut, 1948 (Macrosteles) 2
Ribautiana Zachvatkin, 1947 2 16, 91, 187, [P1. 60], [C.l].
35. saxatilis Emeljanov, 1962 (Psammo-
rosae (L., 1758) (Edwardsiana) 2 16, tettix) 2 127, 227, [P1. 87], [C.2].
29, 30, 174. scabripennis Edwards, 1915 (Me-
rosae manca (Ribaut, 1936) (Ed- gophtha1mus): 161, 168.
wardsiana) 2 30. scalaris (Ribaut, 1931) (Ribau-
rosaesugans (Cerutti, 1939) (Ed- tiana) 2 174.
wardsiana) 2 28, 32, 281, [Pl. 126], SCAPHITOPIINI ©man,1943 2 83.
[C.3]. 87.

.4PPE.'\/DICE 3 337
Scaphoideus Uhler, |889: 86, 124, similis Wagner, I947 (Psammotet-
196. tix) : 231.
scelesius DeL0ng & Mohr, 1936 similis Wagner, 1963 (Dryodurga-
(Scaph0îdeus): 198. des): 159, 161, 182, [P1. 52].
schenkii (Kirschbaum, 1868) (Eus- simillima (Wagner, 1939) (Arbori-
celidius) : 95. dia) : 24.
schmidtgeni (Wagner, 1939) (Reci- simplex Ferrari, 1882 (Z.) (Zygina) :
lia) : 127. 18.
schneîderi Günthart, 1974 (Z.) (Zy- singeri Wagner, 1951 (Euscelis) :94.
gina): 18, 175, 295, [Pl. 138]. sinuata (Mulsant & Rey, 1855)
schuleri Ribaut, 1952 (Eupteryx): (Austr0aga11ia): 161, 170.
42. sinuata (Then, 1897) (Wagneriala) :
scotti Edwards, 1920 (Macr0psis): 17, 72. 72.
163, 170. smaragdula (Fallen, 1806) (E.) (Ky-
scutellaris (Herrich-Schâffer, 1838) bos): 17, 45. 173.
(Zyginidia) : 16, 19, 20,21,[P1. 2], smreczynskîi Dworakowska, 197I
175. (Edwardsiana) : 29, 32, 282,
scutellaris Fieber,1868 (lassus) : [Pl. 127], [C.3].
I64. socialis (Flor, 1861) (Turrutus) : 130.
scutellata (Boheman, 1845) (Ma- solani (Curtis, 1846) (E.) (Em-
cropsis) : 163. poasca) : 60.
scutulyer Wagner, 1939 (Psammo- solearis (Ribaut, 1931) (Edward-
tettix) : 126. siana) : 31.
seclusa Horvàth, 1903 (Erythria) : Sonronius Dorst, 1937 : 87, 91.
67, 68, 257, [Pl. 21]. sordidipennîs (Stal, 1858) (Macros-
Selenocephalus Germar, I833 : 87, teles) : 90, [Pl. 31], [C.1].
143. sordîdus (Zetterstedt, 1828) (Strep-
septentrionalis Wagner, 1963 (Fie- tanus) : 95, 171.
beriella) : 143, 193, [Pl. 64]. Sorhoanus Ribaut, 1947 : 87.
serpentina (Matsumura, 1908) (Zy- Sotanus Ribaut, 1942 : 87, 95.
ginidia): 19, [P1. I]. spathulata (Ribàut, 1931) (Arbori-
serratulae (F., 1775) (Anoscopus): dia): 24.
148, 149. Speudotettix Ribaut, 1942 : 87, 111.
servadeii Vidano, 1982 (Zyginidia) : spinigera (Edwards, 1924) (Edward-
20, 294, [P1. 137], [C.3]. siana) : 28.
sexmaculata (Hardy, 1850) (Lînna· spinulosus della Giustina, 1981 (Op-
vuoriana) : 33, 174. sius) : 115.
sexnoratus (Fallen, 1806) (Macros- spinulosus Wagner, 1963 (Phlep-
teles) : 87, 88, 172. sius): H7. 118.
sexpunctata (Fallen, 1826) (Lînna- stachydearum (Hardy, 1850) (Eup-
vuoriana) : 33. teryx) : 41, 173.
signatipennis (Boheman, 1847) stactogalus Fieber, 1866 (Opsius):
(Eupteryx) : 37. 115, 172.
signifer (Then, 1897) (Hardya): staminata (Ribaut, 1931) (Edward-
110, [C.1]. siana) : 30.
signoretî (Lethierry, 1878) staurus 1van0f`1`, 1885 (Grypotes):
(Kropka) : 16, 25, [P1. 3]. 115, [Pl. 37].
similis Kirschbaum, 1868 (Idioce- staurus michelinae della Giustina,
rus) : 154. 1`orma (Grypotes) : 117.
similis sensu Ribaut, 1936 (Forci— Stegelytra Mulsant & Rey, I855:
pata) : 72. 144.

338
STEGELYTRINAE Baker, 1915 : Synophropsis Haupt, 1926 2 87, 144.
78, 144.
stellulata (Burmeister, 1841) (Agu- Iaeniaticeps Kirschbaum, 1868 (Exi-
riahana) : 16. tianus) : 106.
Stenidiocerus Ossiannilsson, 1981: taeniatifrons (Kirschbaum, 1868)
I53. 154. (P1ac0tettix): 143.
Stenometopiellus Haupt, 1917 : 110. Taenioccrus Dlabola, 1974 2 157.
Stictocoris Thomson, 1869 : 87, 115. taeniatus (Horvâth, 1911) (Calamo-
stictopterus (Flor, 1861) (Euscelis) : tettix) : 99, 249, [Pl. 102], [C.2].
93. tamaninii Linnavuori, 1958 (Strep-
stigmaticalis Lewis, 1834 (ldioce- topyx) : 103, 207, [P1. 72], [C.1].
rus) : 154, 169. tamaninii Wagner, 1959 (Chlorita) :
stigmatipennis (Mulsant & Rey, 61.
1855) (Micantuhna): 17. Tamaricella Zachvatkin, 1946: I6,
STIRELLINI Emeljanov, 1966 : 86, 24.
87. tamaricis (Puton, 1872) (Tamari-
storai Lindberg, 1936 (Heca1us): ce11a): 16.
144. Iaunica Wagner, 1955 (E.)(1(yb0s) :
Streptanus Ribaut, 1942 : 87, 95, 95. 269.
Streptopyx Linnavuori, 1958 : 87, taurus Ribaut, 1952 (Adarrus) : 131.
103, 207. temperei Ribaut, 1959 (D.) (Verda-
striatus sensu Ribaut, 1952 (Psam- nus) : I35, 139, 242, [P1. 97], [C.2].
motettix): 125. tenella (Fallen, 1806) (Eupteryx):
strigilifera Ossiannilsson, 1941 (E.) 16.
(Kybos) : 47, 52, [P1. 13]. tenellus (Baker, 1896) (Circulifer) :
striifrons (Kirschbaum, 1868) (Ar- 112, 113, [P1.36].
thaldeus): 139. tenerrima (Herrich-Schâffer, 1834)
striola (Fa11en,‘1806) (Lim0tettix): (Ribautiana): 173.
108, 171. tenuis (Germar, 1821) (Hardya) :
strobli Wagner, I949 (E.) (Kybos) : 109, 110.
45, 50, 266, [P1. 115]. tersa (Edwards, 1914) (Edward-
Stroggylocephalus Flor, 1861 : 145, siana): 30. 32.
150. tessellata Lethierry, 1884 (Chlorita) :
Strongyloœphalus Flor, 1861 : 150. 61.
studzinskii Dworakowska, 1973 (E.) Thammotettix Zetterstedt, 1840 : 87,
(Kybos) : 265. 212.
stylata (Boheman, 1847) (Dora- thenii (Lôw, 1885) (Sotanus): 95,
tura) : I40, 141, 170. 215, [Pl. 78].
suavis Rey, 1891 (Z.) (Zygina): 18. tiaratus (Fieber, 1869) (Diplocole-
subangulata (.1. Sahlberg, 1871) (On- nus) : 135.
copsis) : 162. tibialis Scott, 1874 (Macropsis) : 163.
subfusculus (Fallen, 1806) (Speudo- tiliae (Fallen, 1806) (Z.) (Zygina) :
teuix) : 111. 18.
subulara Ribaut, 1933 (Chlorita) : titanus Ball, 1932 (Scaphoideus) :
61. 124, 198, [P1. 66], [C.1].
sudeticus (Kolenati, 1860) (Diploco- tkalcui(Dlabo1a, 1977) (Melillaia) :
lenus) : 138. 222.
sulphurella (Zetterstedt, 1828) t0p0li Zachvatkin, 1953 (E.) (Ky-
(Elymana) : 99, 100, 172. bos) : 269.
sursumflexus (Then, 1902) (Jassar- translucidus Mulsant & Rey, 1855
gus) : 129, [C.2]. (Chiasmus) : 142.

339
tremulae (Estlund, 1796) (Tremu1i— venosa (Fourcroy, 1785) (Anacera-
cerus) : 155. tagallia) : 158.
Tremulîcerus Dlabola, 1974: 153, ventralis (Fallén, 1806) (Grapho-
155. craerus) : 118.
tricunctus (Curtis, 1836) (Plana- verbae Zachvatkin, 1953 (E.) (Ky-
phrodcs) : 150. bos) : 47, 52, 267, [PI. 117], [C.3].
tridentata (Edwards, 1926) (Edward- versuta (Melichar, 1897) (Arbori-
siana) : 31. dia) : 24.
trifasciata (Fourcroy, 1785) (Plano- vestitus(Bon111s, 1981) (Calamotet-
phrodes) : 150. tix) : 249.
tristis (Zetterstedt, 1840) (Oncop- vicinus Melichar, 1898 (Idiocerus):
sis) : 162, 169. 154.
trivia Germar, 1821 (Ulopa) 2 79,79, virescens, sensu Wagner, 1935 (Ma-
[P1. 27]. cropsis) : 163.
truncatipennis (Rambur, 1840) virgator Ribaut, 1933 (E.) (Kybos) :
(Phycotettix) : 96. 47, 53.
tullgreni Ribaut, 1933 (E.) (Em- viridiceps Wagner, 1941 (Macrop-
poasca) : 60. sis) : 163.
Turrutus Ribaut, 1947 : 87, 130. Viridicerus Dlabola, 1974 : I53, 157.
Typhlocyba Germar, 1833 : 16. virîdigrîseus (Edwards, 1924) (Ma-
TYPHLOCYBINAE Kirsbaum, crosteles) : 89, 172.
1868 : 17. viridinervis (Kirschbaum, 1868)
TYPHLOCYBINI Kirschbaum, (Oxytettigella) : 97.
1868: 16. viridîs (L., 1758) (Cicadella): 151,
168.
u1m1 (L., 1758) (R11»am1a¤a) : 16, 35, vîrî;1¤1¤,(F¤11ê¤. 1806) (Ch1¤rî1¤) =
174, 7, 6 .
Ulgpg, Fallen, 1314 ; 73, virîdula sensu Ribaut, 1936 (Chlo-
ULOPINAE Le Peletier & Serville, 1113) î 61-
1325 ; 17, 77, 7g_ vitis (Gôthc, 1875) (E.) (Em-
uncinata Ribaut, 1931 (Arboridia) : P0a$Ca) î 47- 57. [P1- 161. 173-
24_ vitrcus (F., 1803) (Tremulicerus):
uncigera Ribaut, 1935 (Anacerata- 155.11*149], 169-
gama); 153, vitripermis (Flor, 1861) (Rhopa1o— ,
undatus (de Geer, 1773) (Platyme- WX)? 101· 1112-
mpiug); 123_ vitripennis sensu Ribaut, 1952
untica ¤1a1>61a, 1967 (Eurhadîna): (Rh<>1>a1¤1¤y>¤)= 101-
35, 173_ v1ttata·(L., 1758) (Eupteryx): 16.
unicac (F., 1803) (Eupteryx): 16, vîttata (Lcthîcrry. 1884) (Aus-
37, 173_ troasca): 17, 61.
USm1amS (Mmsam & Rey, 1855) vittifrons (Kirschbaum, 1868) (Ace-
(Viridicerus) : 157, 169. 11œ111$) 1 154-
vittiventrîs sensu Ribaut, 1952 (Cir-
variata Hardy, 1850 (Dikraneura): °“11fc1): 113·
17, 69, 70, [P1. 22], 173. wagneri Lindberg, 1954 (Nesoclu-
variegatus (Kirschbaum, 1858) tha) : 91.
(Euscelidîus) : 95. Wagneriala Anufriev, 1970 : 17, 66.
varius (Germar, 1821) (Idiocerus) : [P1. 20], 72, [P1. 24].
154. Wagneripteryx Dlabola, 1958 2 16.
velata (Ribaut, 1952) (Arboridia): wahlbergi (Boheman, 1845) (Ale-
24. bra) : 63, 64, [Pl. 19], 172.

340
xanthus (Ficbcr, |869) (Arthal- Zonocyba Vilbaste, 1982: 16, 35.
deus) : 140. Zygîna Ficbct,1866 : 16, 18.
Youngiada Dlabola, 1959 : 34. Zyginella Lôw, 1885 : 17, 43.
Zëllerî (Kirschbaum, 1868) (Eupœ- ZYGINELLINI: 17.
ryx) : 38. Zyginidia Haupt, 1929 : 16, 19.

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J-   ·..   ··‘¤‘ `îm    -   """`”’*¤·  . ·-· ' ·» '   `ë§.î”    .'
PLANCHL; n·> 7. Scaplmideus timnns Bull. MLOS ayant envahi complètement un ucinus de lu
glande salivaire. (Cliché Stution de Recherche sur les Mycoplasmcs. INRA. Dijon).

TABLE DES MATIERES
Plan de l’0uvrage ...................................................................................... IX
Préface .......................................................................................................... XI
Introduction .................................................................................................. I
Première Partie : Généralités .................................................................... 7
1. Historique ................................................................................................ 7
2. La prise de nourriture .......................................................................... 8
3. Nuisibilité des cicadelles ...................................................................... 9
4. Récolte .................................................................................................... ll
5. Préparation et conservation des cicadelles ........................................ I2
6. Nomenclature utilisée ............................................................................ I3
Seconde Partie : Corrections et additions au volume l .......................... I5
Correspondance entre les genres actuels et les groupes formés par
Ribaut ............................................................................................................ I6
Correction à la clé des Cicadoidea ........................................................ I7
Subfam. Typhlocybinae .......................................................................... l8
Gen. Zygina ........................................................................................ l8
Gen. Frutoidia .................................................................................... I9
Gen. Zyginidia .................................................................................... I9
Tableau des espèces ................................................................ 20
Gen. Hauptidia .................................................................................. ‘ 22
Gen. Arboridia .................................................................................. 23
Gen. Tamaricella ................................................................................ 24
Gen. Alnetoidia .................................................................................. 24
Gen. Kropka ...................................................................................... 25
Gen. Fagocyba .................................................................................... 25
Tableau des espèces ................................................................ 25
Gen. Ossiannilssonola ...................... . ............................................... 28
Gen. E