FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du 1°'juillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1€ \   '\€·' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SoC1ETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion scientifique
française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique spécialisés
destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre en
France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces ouvrages s‘adressent tout autant aux
professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages de référence, rassemblant, notamment pour
les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée par une
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La FÉDÉRATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur Internet, à la
disposition de la communauté naturaliste l‘intégralité du texte d’Alfred BALACHOWSKY consacré aux
Coléoptères Scolytîdes publié en 1949. Ce volume est actuellement épuisé et ne sera pas réédité.
Cet ouvrage est sous une licence « Creative Commons >> pour vous permettre légalement de le dupliquer, le
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Montpellier, le 16 avril 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

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FEDERATION FRANCAISE DES s0C1ETEs DE SCIENCES NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE
Directeur honoraire : P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPABD
50
COLÉOPTÈRFS SCOLYTIDES
PAR
Alfred BALACHOWSKY
Chef de Laboratoire à Plnstitut Pasteur de Paris
(Av ec 345 Figures)
 
LIBRAIRIE DE LA FACULTE DES SCIENCES
12, rue Pierre et Marie Curie
PARIS V6
1949
Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.

AVANT·PROPOS
L’étude des Scolyloidea de notre faune, malgré tout l’intérêt biologique
et économique qu’elle présente, a été fort négligée jusqu’ici. Aucun ouvrage
d’ensemble ne leur a jamais été consacré en France, même par les auteurs
du siècle demier à qui l’on doit cependant les assises de toutes les mono-
graphies modernes des Coléoptères.
Les recherches sur le comportement, la biologie, le parasitisme de ces
insectes sont également peu nombreuses. En dehors des travaux clas-
siques de Pnnms sur les insectes du Pin maritime qui datent de près
d’un siècle, les notes précises de P. DE PEY1;RxM1·roFF qui se rapportent
principalement aux espèces du Nord-Africain, la thèse de Prcano, consa-
crée aux insectes du Figuier, les observations variées de HOFFMANN
et enfin le catalogue des Coléoptères de France de J. SAmrE-CnAmE-
DEVILLE et Méguxcuon, il ne reste que peu de choses véritablement
utilisables.
Les listes régionales, dans la mesure où elles ont été publiées, sont
incomplètes et souvent erronées, excepté pour les espèces banales à large
aire de répartition. Ce sont donc des lacunes énormes qui existaient
jusqu'ici dans la connaissance de la Faune de France des Scolyloidea.
Par contre, ces insectes ont fait l’objet de travaux importants en
Europe centrale, en Russie, en Scandinavie, en Italie, où une riche litté-
rature leur a été consacrée depuis un siècle; on peut en mesurer toute
l’ampleur par la liste qui en fut dressée par Kmzmn en 1939 dans le
volume du centenaire du Slefliner enlomologische Zeitung. Rarzmaunc,
Ercrmorr, LINDMANN, C1—m1>u1s, Cmavvmzw, Rmrrnn, Nusstxu, Hams-
¤onN, Tmam., S·rnonMAYx—:n, Ecczxis, BARBEY, Russo, Scmanx., Cnccom,
Escmanicu, Srnssivrsnrr, Sxxtxs, Tnacnnnn, presque tous des « fores-
tiers », ne sont que des chefs de file de toute une école autour de laquelle
une activité considérable n’a cessé de graviter.
Le problème forestier engendré par les Scolytes, si important qu’il
puisse paraitre par les ravages commis dans nos peuplements d’essences
résineuses et feuillues, fut complètement négligé en France, comme d’ail-
leurs tout ce qui se rapporte à l'Entomologie forestière.
Afin de combler cette lacune, et aussi en raison de l’importance écono-
mique des Scolytoidea, de leur grand intérêt biologique, je me suis consacré
à l’étude de ces insectes depuis de nombreuses années. L’ouvrage que je
1

2 cotsorràmss scommnzs
présente ici n’est que la première partie d’un travail spécialement consacré
à la faunistique, un second volume ayant trait à la « Biologie des Scoly-
ioidea >> est actuellement en préparation.
 
   
Tout au long de mon texte, je me suis efforcé de trouver des caractères
de détermination simples et précis permettant de guider les amateurs
auxquels cet ouvrage s’adresse autant qu’aux spécialistes.
J ’ai volontairement écarté, chaque fois qu’il m’a été possible, les carac-
tères microscopiques, nécessitant la mutilation ou la dissection des insectes,
notamment les caractères empruntés au pénis dont on a fait, à mon avis,
un abus inconsidéré au cours de ces dernières décades dans de nombreuses
monographies de Coléoptères, sans y apporter pour cela plus de précision
et de clarté.
Non seulement j’ai maintenu la plupart des tribus telles qu’elles ont
été créées par mes prédécesseurs, notamment par Rnirrizn et Scmsnt,
mais je n’ai pas hésité encore à les étendre par la création de nouvelles
divisions. Cette classification a pour but à la fois de faciliter la détermina-
tion des espèces et de grouper les genres suivant leurs affinités naturelles.
Ce travail n’a été possible que grâce à I’aide et Penoouragement que
j’ai reçus de nombreux collègues et amis.
Je remercie tout d’abord M. Jacques 'l`m21=onEL, Directeur de l’Institut
Pasteur de Paris, qui a créé à mon intention un service dans l’importante
maison qu’il dirige et dont il est depuis la fondation un des plus grands
animateurs, à l’esprit largement ouvert à toutes les disciplines de la science
et de ses applications.
Mes remerciements vont tout spécialement à M. Paul DE PEYERIMHOFF
DE FONTENELLE, Conservateur honoraire des Eaux et Forêts du Gouver-
nement général de l’Algérie, qui fut mon premier maître, pour les conseils
pleins de valeur qu’il n’a cessé de me prodiguer depuis près de 25 ans ;
à mon collègue A. Ho1=1=MANN qui m’a apporté le fruit de sa grande expé-
rience en matière de Scolyioidea et mis à ma disposition de nombreux
types et espèces rares de son incomparable collection.
Je remercie mes collègues de Paris et de Province qui ont bien voulu
me confier l’examen de leurs matériaux, permettant ainsi de compléter
nos connaissances sur les aires de répartition géographique de nombreuses
espèces: MM. M. Pic de Digoin, FAGMEZ de Beaulieu-sur-Mer, VEYRET
de la Garde (Var), M. le Professeur VANDEL et M. Dizsrax de Toulouse,
TEMPÈRE de Bordeaux, J .` CLERMONT de Dax, le D1' DE SAINT-ALBIN,
le Professeur A. Mxunxnmc et mon regretté ami Mornxmnm ns Boissy
de Paris.
J’exprime également ma reconnaissance à mes collègues étrangers
_ qui m’ont communiqué des matériaux ou documents se rapportant à

AVANT-Pnovos 3
la faune française, MM. PFEFFER de Prague, Scmzm. de Linz, BUTOVITCH
de Stockholm, Scnmmonn-ORELL1 de Zurich et Amuiznsorz de Washington.
Je n’oublie pas non plus l’aide qui m’a été apportée par mon colla-
borateur M. REMAu¤xi~:m2:, à qui l’on est redevable de nombreuses et
intéressantes récoltes.
La Société Entomologique de France, la plus ancienne du monde,
m’a largement ouvert les portes de son inestimable bibliothèque.
Au cours de mes travaux, j'ai toujours été accueilli avec la plus grande
bienveillance au Laboratoire d’Entomologie du Muséum National qui
a mis à ma disposition les grandes collections classiques (PABEILLE ma
Pxzmxm, Fxuvm., Cnoizaur, SIETTI, DEMA1soN, SAINTE-CLAIRE-DEVILLE,
ainsi que celles de nombreux amateurs; je remercie son Directeur
M. JEANNEL et son collaborateur M. Cons pour toute l’aide qu’ils ont
bien voulu m’apporter au cours de mon travail.
Enfin je ne voudrais pas terminer sans adresser mes remerciements
à M. LANGLOIS, technicien-dessinateur à l'Institut Pasteur, pour les
dessins originaux qu’i1 a exécutés, d’après nature, illustrant le présent
texte que les lecteurs de cet ouvrage apprécieront certainement (1).
Mlle GOSSELIN, aide·technique à1’Institut Pasteur,a largement contribué
au travail de correction.
Institut Pasteur, Paris (mars 1949).
(1) Quelques dessins ont également été exécutés avec talent par M. TUFFRAUM1 cours
d’un stage à l‘Iustitut Pasteur en 1947. · _

4 coLÉo1>·rÈmas scomrrinss
1. POSITION SYSTÉMATIQUE
La superfamille des Scolyfoidea fait partie du sous·0rdre des Rhyncho-
phora dans l’ordre des Coléoptères.
Elle se sépare des autres sous-ordres et familles par les caractères
suivants :
A. — Sutures notopleurales du prothorax visibles. Antennes filiformes
ou moniliformes, rarement de structure différente. Tarses nettement
pentamères. Ailes du type adéphagien (1). Gaines ovariques poly-
trophiques (2). Testicules tubulaires avec une paire de glandes acces-
soires. 4 tubes de Malpighi.
Larves prédatrices ou carnassières, campodéiformes ou dérivées de
ce type à pattes composées de 5 articles avec un tibia et un tarse
distinct ............ Adophaga + Archostemmata.
B. — Sutures notopleurales du prothorax effacées. Antennes polymor-
phes. Tarses de 1 à 5 articles. Ailes du type staphilinien ou cantha-
ridien (1). Gaines ovariques acrotrophiques (2). Testicules folliculés
avec une ou plusieurs paires de glandes accessoires. Larves de com-
portement varié, campodéiformes ou éruciformes ou dérivées de ces
types, apodes ou pourvues de pattes composées de 4 articles avec
le tibia et le tarse fusionnés ............. Polyphaga.
(1) Les ailes fonctionnelles des Coléoptères appartiennent à. 3 types :
a) Type adephagien. Caractérisé par de nombreuses nervures transverses délimitant
une ou plusieurs cellules. M edia divisée dans sa partie distale en M 1 et M2 réunies par
des transverses.
b) Type cantharidim. Nervures transverses peu nombreuses, surtout représentées entre
les cubitales et anales. M 1 et M2 fusionnées dans la partie distale pour former une seule
D.€1’V'\lI'€·
c) Type staphüinien. Absence totale de nervures transverses. M2 incomplète dans
sa. partie proximale, nette dans sa partie distale.
(2) La structure des ovaires des Coléoptères correspondà. deux types bien distincts qui
sont : 1° Les ovaires acrotrophiques où les cellules vitellogènes (nutritives ou trophiques)
sont exclusivement groupées dans une chambre apicale située à. Fextrémité de la gaine
ovarique. 2° Les ovaires polytrophiques ou mdioïstiques, où les cellules vitellogènes sont
situées sur toute la longueur de la gaine ovarique, alternent avec les ovules à. leurs divers
degrés de maturité.

oiàurëmrxrxës 5
DIVISION DES PoLYr1—rAGA.
—- Cavités cotyloïdes antérieures fermées en arrière par le prolon-
gement latéro-antérieur des épimères prothoraciques. Gula réduite
à une simple suture (1) (fig. 5, Gu). Maxillaires rarement divisés,
à palpes rigides dépassant rarement 3 articles (fig. 1, PM). Ailes
du type cantharidien ou dérivées de ce type (fig. 7). Tarses crypto-
pentamères ou trimères (fig. 8). Larves éruciformes (fig. 18, 19),
apodes (excepté les Brenlhoidea), pourvues d’un tractus ehitineux
transversal entre Phypopharynx et le bord antérieur de l’hypos—
tome (2) (fig. 15, T) .............. Rhynehophora.
—- Cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière. Gula plus ou
moins large, non réduite à une simple suture. Maxillaires divisés,
à palpes flexibles et généralement de 4 articles. Ailes du type can-
tharidien ou staphilinien. Tarses à formule variable.
Larves normalement pourvues de pattes, exceptionnellement
et secondairement apodes; dans ce dernier cas, elles sont toujours
dépourvues de tractus chitineux transversal entre Phypopharynx
et le bord antérieur de Phypostome ..............
, ........... tous les autres sous·ordres de Polyphaga.
Dxvrsxorz mas RHYNCHOPHORA.
l. Labre petit mais distinct. Antennes moniliformes, palpes compo-
sées de 4 articles, flexibles, élytres dépourvus de striation. Hanches
antérieures insérées près du bord postérieur du prosternum . . .
.................. Superfam. Nemonychoidsa.
— Labre nul ou indistinct, palpes maxillaires, composées de 3 articles
au maximum et rigides, élytres ponctués ou striés ...... 2.
2. Antennes moniliformes, sans massue distincte, insectes très allongés.
Hanches antérieures situées près du bord postérieur du prosternum.
Larves pourvues de 3 paires de pattes spiniformes et non articulées.
. . ........... · ...... Superfam. Bronthoides.
— Antennes en massue coudée ou non; hanches situées en avant ou
au milieu du prostemum. Larves invariablement apodes .... 3.
3. Tibias antérieurs non denticulés et dépourvus de processus apical
crochu supéro·externc, ou s’ils sont denticulés (g. Neoxyonyz: Horr-
MANN) la tête est prolongée en avant par un rostre très long. An-
tennes relativement longues ....... Superfam. Curculionidea.
(1) La. gula ou gorge est la. pièce basale médiane de la. capsule céphalique des Coléop-
tères située dans la. région du cou, qui n’est développée que chez les espèces où les postgena
(joues antérieures) ne sont pas confluentes.
·(2) Excepté la. famille des Rhymxhamùlae parmi les Cuwulionidea dont les larves sont
1D1!l.€uS€S·

G COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES (
— Tibîas antérieurs ou denticulés sur leur côté externe ou pourvus
d’un processus crochu apical supéro-externe (fig. 31, 32, 32 bis).
Tête dépourvue de rostre ou pourvue d'un rostre court et large
(fig. 119). Antennes relativement courtes. Superfam. Scolytoidea (1).
Comme tous les grands critériums, ceux-ci sont loin de donner satis-
faction. En réalité, les Rhynchophora se séparent des Phyiophaga, dans
lesquels on a tendance à les inclure, par la fermeture des cavités coty-
loïdes antérieures chez les adultes, caractères sur lesquels ont insisté
depuis longtemps LECONTE (1876), puis Banni. (1888). Les larves possèdent
un tractus chitineux entre Phypopharynx et l’hypostome (Pnvnnrmuorr
1933; VAN EMDEN 1942), faisant défaut dans les autres sous-ordres de
Coléoptères. Ce sont là les caractères essentiels de différenciation per-
mettant de maintenir les Rhynchophora en un sous-ordre indépendant
des Phyiophaga avec lesquels ils possèdent indiscutablement une série
de caractères communs.
Ce rapprochement avec les Phylophaga apparaît chez les Nemony-
choidea qui forment dans les Rhynchophora une petite superfamille indé-
pendante, souvent incorporée dans les Curculfonidea avec lesquels ils
possèdent des affinités plus apparentes que réelles. La présence chez _ces
insectes de palpes maxillaires flexibles de 4 articles et un maxillaire
lui-même divisé, d’un labre distinct, sont des caractères propres aux
Phyiophaga; les larves sont par contre du type strictement rhyncho-
phorien, tout au moins dans la limite restreinte où elles ont été étudiées
jusqu’ici (Rimacer pilosus LEc.).
De même les Brenlhoidea, si pauvrement représentés dans la région
paléarctique, s’écartent des autres Rhynchophora par le caractère de leurs
larves pourvues de pattes spiniformes non articulées et les hanches anté-
rieures des adultes situées très en arrière du prothorax.
Les Anihribidae, classés par certains auteurs parmi les Rhynchophora,
s’en séparent par le caractère des larves dépourvues de tractus trans-
versal hypopharyngial et passent aujourd’hui aux Phylophaga à côté
des Urodonidae et des Bruchidae.
Les Curculionidea et les Scolyioidea offrent indiscutablement un trés
proche degré de parenté, les larves ne peuvent être différenciées par
(1) Il existe deux autres familles dites ¢ familles relictes » comprenant peu de genres
et des espèces à. aire de répartition mondiale insulaire et discontinue (N11e·Zélande,
Nlle-Calédonie, Hawaï, Canaries), ce sont: 1 ° les A glycyderidae comprenant les sous·famil1es
des Platycephalinae et des Aglycyderinae étudiés par PAULIAN (Rev. fee Ent., 1944, p. 113)
rattachées par lui aux Cucojoidea ; 2° les Proterrhinidae comprenant le seul genre Pro-
terrhinus qui groupe environ 150 espèces réparties dans les Iles du Pacifique et dont les
larves sont du type rhynchophorien classique, comme l’a. démontré Arrnmtson (1941),
et qui doivent être rattachés aux Rhynchophom.
Il existe encore les Belidae dont les larves sont mal connues, incorporées par certains
auteurs aux Curculiowidea, considérées par d’autres comme un groupement indépendant
des Rhynchophora faisant la transition entre ceux-ci et les Phytophagm
\

GÉNÉRALITÉS 7
aucun caractère précis malgré de nombreuses recherches faites dans ce
sens par les coléoptéristes de l’école européenne et américaine. Les adultes
eux·mêmes offrent de très nombreux caractères communs sur lesquels
se sont heurtées la plupart des classifications. Le rostre, qui, dans la
plupart des tableaux, sert à différencier ces deux superfamilles, est un
caractère secondaire; s’il est constant chez les Curculionidea où il affecte
parfois une forme courte et élargie, il existe également dans plusieurs
genres de Scolyloidea où il possède une structure presque identique;
le caractère des tibias antérieurs, indiqué par HOFFMANN (1945, p. 5),
est beaucoup plus constant. '
En somme, s’il est facile en apparence de distinguer morphologique-
ment un Charangon d’un Scolyte, cette différenciation apparaît beaucoup
plus subtile sur le plan phylogénétique, le seul réellement valable.
2. MORPHOLOGIE EXTERNE DES ADULTES
· Tête.
Capsule cép/mlique. - La capsule céphalique des Scolyloidea (1), de
forme globuleuse, subsphérique, se compose de différentes pièces étroite-
ment fusionnées, offrant de bons caractères de détermination. Vu de face,
le vertex (fig. 6, V) est arrondi, globuleux, glabre ou pubescent, pourvu
d’une suture médiane (suture épicranienne), généralement distincte et
relevée parfois en carènc ou sillon, se prolongeant souvent jusque dans
la région frontale.
Le front qui fait suite au vertex (fig. 6, Fr) est étroitement fusionné en
avant avec le clypéus (fig. 6, clg.), sans qu’il y ait de démarcation apparente
entre ces deux pièces (fronloclypéus). Le front, qui commence générale-
ment au niveau de la limite supérieure des yeux, est arrondi ou plat et
peut présenter parfois une dépression de plus ou moins grande étendue. Le
clypéus forme la pièce apicale de la capsule céphalique et commence
au-dessous du niveau inférieur des yeux. Dans sa partie médiane, il
se prolonge par une petite saillie mamelonnée, le poslclypéus, qui corres-
pond à l’extrémité du rostre des Curculioniderz. Latéralement le clypéus
présente une bordure apparente, légèrement relevée, qui constitue la
bordure clypéale en saillie au-dessus des mandibules (ou épisiome).
Vue de profil, la capsule céphalique présente les pièces suivantes:
sa partie basale est constituée par l’occipui de forme arrondie mais tronqué
en arrière en raison de l’absence totale de cou. Cette pièce n’est que
(1) La- supcrfam. des Scolyioîdca n. également été désignée sous le nom d’Ip0idea par
certains auteurs. Elle était connue autrefois sous Pappellation impropre de Bostrychidae,
nom qui revient à. une autre famille de Coléoptères (Apatidae) aux habitudes xylophages
dont certains représentants offrent parfois une convergence de forme avec les Scolytoidea,
mais dont les caractères phylogénétiques et morphologiques sont totalement différents.

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7 ERJ.2 B Md ¢u La Àn 8

cénânarrrés 9
partiellement visible, étant profondément enfoncée dans le pronotum,
qui la recouvre en totalité. Elle se prolonge en avant par le vcrtex et
latéralement parles joues ou tempes (gena) (fig. 5, 6, Gn). Ces dernières
f0l`IIIEIllL 11116 VBSÈC pièce $3115 Sl1l·llI`CS 3pp21l`€I1t€S, 0CCl1p3I1l'» la `I113j€ll1‘€
partie de la face latérale et inférieure de la tête, entourant les yeux et
rejoignant devant ceux-ci le frontoclypéus. Lorsque les antennes sont
insérées en avant des yeux, on trouve à Pextrémité des joues une petite=
gouttière transversale dirigée de haut en bas, qui forme le scrobe anten-
nairc (fig. 119). La partie inférieure des joues antérieures (pmgena),
intimement soudée aux joues, encadre latéralement l’appareil buccal.
_ Les joues antérieures se rejoignent sur la ligne médiane, si bien que la
gorge (gula) se trouve réduite à une simple sulurc gulaire (fig. 5, Gu).
Cette dernière partie est généralement lisse, brillante et dépourvue de
pilosité.
En avant de la suture laire se trouve une etite ièce de forme
. . . g“ P
subtriangulairez le lrxangle gulazre (fig. 5, TRGU.).
 
Flo. 1 et 2. - Appareil buccal de I ps aezdmtatus Bonn}:. A. C. = Maxillaires. — C =
Cardo ; St == Stipe ; LM = Lobe maxillaire ; Ep. ext. = épines externes du maxillaire ;
PM ·= palpe maxîllaire, (1. 2, 3) articles du palpe ; PA = palpifer ; SI = soies internes
du maxillaire; Sl = soies latérales: Apù: et Apec = apophyses internes et externes
du cardo. —B. et Fig. 2. — Labium vu de dessus (B) et de dessous (Fig. 2). — Hp ==
Hypopharynx; SM = Submentum; M = Mentum; Li == Ligule; Si = Scies
internes de la ligule ; PI, P, et‘P; = articles du palpe labial.
Fm. 3. - Antenne de Ips typographus L. — Caa = Crochet de Papophyse articulaire de
l’antenne. Sc = Scape; Pe = pédicelleg Fu = Funicule, (1, 2, 3, 4, 5) articles du
funicule ; M = Maœue ; Ps= Pores sensoriels ; Sm. l et Sm 2 = Sutures de la massue.
Fm. 4, 5, 6. — Morphologie externe de Ips sexdmlatus Bozmr. —— Md = Mendibules;
Max = Maxillaires; Lb = Labium; Pg = Progena; Trgu = Triangle gulaire; Cly =
Clypéus;.F1· = Front; 12 = vertex; O = (Bil; Gn = Gena; Gu = Gula ou suture
gulaire; M = massue antennaire; P ==·· Pronotum; Sp = Spicules antérieures du
pronotum ou zone spicu1ée;Pt = Zone ponctuée du pronotum ; d = disque; lp =Bord
latéral du pronotum ; Bl = Bordure latérale du pronotum ; aa = angle antérieur du
pronotum ; a. = angle basal ; ab = crête basale; pax 1 et pix 1 = processus antécoxal
et intercoxal du pronotum; ea: 1 = coxa antérieurs ; Epst 1 = Episterne du pronotum
ou zone épisternale ;Epst 2 = Episterne mésothoracique ; Epm 2 = Epimère mésotho-
racique; Ms! = Mésosternum; Pax 2 et Pix 2 = processus antécoxal et intercoxal
du mésosternum; Cx 2 = coxa intermédiaire; Pat = praescutum; Sc = scutellum
ou écusson; tr == trochanter; F = fémur; ti = tibia; la = tarses ; Ely = élytres
ita = interstries ; St = stries ; Ep = épaule ; Su = suture ; S = soies ; D = déclivitéç
tl = tubercules latéraux ; czpl = explanation de l'élytre ; Rv = Repli ventral de l’ély-
tre; Mtst = métasternum; Smsi = suture médiane du métasternum; Epst3 = épi-
sterne mésothoracique; Ut = urosternites; Urp = uropleuresg Cu: 3 = Coxa posté-
rieur; Pix = Processus intercoxal postérieur; 1 (3) à 6 (8) segments 1 (3) à, 6 (8) de
l’abdomen.
Fm. 7. —Ai1e de Ips sezdeniatus Bonarr. — Za = Zone basale articulaire ; Cos = nervure
costale ; Rd == Nervures radiales ; Tr-Rd = Triangle radial articulaire (1 et 2) ; Md =
Nervures médianes; Cu = Nervure cubitale; Na = Nervure anale; l = lobe alaire
anal; bp = bordure postérieure; Aap = Angle apical; pla = pli alaire.
FIG. 8. -— Patte de Ipa sexdeniatus Bonus. - Cda = Condyle articulaire ; Ti ¤e Tibia ;
Ta = Tarse; Cr = Crochet tarsal_; d. ext = denticules externes; dap = denticule
apica.1; Sl = Soies latérales. 1, 2, 3, 4, 5 = articles du tarse.

10 comâorrùims sconvrmizs
Chez certaines espèces, notamment les Hylesina, les joues antérieures
peuvent être prolongées par Vhyposlome, petite bordure correspondant
à la bordure clypéale de la face supérieure de la tête.
Enfin, nous signalerons la présence chez les Scolyfus d’un appareil
de stridulation situé dans la région gulaire constitué par une petite sur-
face finement striée transversalement, qui frotte sur une aire corresponz
dante, enfoncée dans la face interne du pronotum au niveau des cavités
cotyloïdes ; le son produit par ces surfaces de frottement, lorsquel’insecte
relève et abaisse la tête d’une manière saccadée, est parfaitement per-
ceptible à l’oreille humaine (1).
lpparell buccul. — Le labre est nul ou réduit à une minuscule pièce
subtriangulaire (2). Les mandibules sont très robustes, comme chez tous
les xylophages, pourvues de larges denticulations plus ou moins irrégu-
lières sur leur côte interne et d’une apophyse molaire (pseudomola) qui
fait défaut chez les larves.
Les maxillaires non divisés possèdent des pièces basilaires (cardo,
slipe) (fig. 1, C. St.), de forme robuste, alors que le lobe médian ou lacinia
est très développé (fig. 1. LM.), recouvert d’une abondante pilosité et
bordé en outre sur sa côte externe d’une rangée plus ou moins régulière
de fortes épines chitineuses, ou de soies, ou les deux mélangées, dont le
nombre et la forme varient suivant les espèces (fig. 1, ep. ext,). Leurs
caractères ont été utilisés par Haonnoax (1910 B) comme base de classi-
fication des Scolytoidea. Les palpes sont courts, ramassés, rigides, fixes,
et invariablement composés de 3 articles (fig. 2, PM. 1, 2, 3).
Le labium est étroit et allongé, recouvert le plus souvent d’une abon-
dante pilosité. Sa pièce basilaire, le submenlum (fig. 1, SM), est généra-
lement élargie dans la partie moyenne et rétrécie aux deux extrémités, le
mentum (fig. 1, M) est particulièrement allongé et pourvu de palpes labiaux
très courts, sensiblement de même structure que les palpes maxillaires,
constituées de trois articles (fig. 1, 2, 3, p.) à la base desquels s’ajoute le
palpiger fixé directement sur le menton. A l’extrémité du mentum, la
ligule ferme la voûte buccale, elle est formée par une pièce plus ou
moins spiniforme, hérissée de pinceaux de soies (fig. 1, 2, Li).
Ardennes. —— Le caractère des antennes a une importance capitale
(1) Les sillons très fins de Pappareil de_ stridulation visibles sous un fort grossissement
lorsque la tête est détachée du pronotum ne doivent pas être confondus avec les profonds
sillons que 1’0n trouve sur toute 1’aire occipitale de certains Scolytus. Chez d’autres Scoly-
imldea, 1’appareil de stridulation lorsqu’i1 existe est situé sur les derniers tergites abdomi-
naux. Pour de plus complets détails concernant 1’appa.rei1 de stridulation, consulter :
Wrcnmium, 1912, p. S; Knmivn, 1920, p. 214; Manon, 1930, p. 238.
(2) La présence ou l’absence de labre a fait 1’objet de controverses de la part de dîüé-
rents morphologistes ; d’après Hormxs (1915, p. 175), le labre züexisteraît jamais chez les
Scalytoidea et la pièce qui se trouve à. son. niveau serait le prolongement de 1’épistome.
Cependant Russo (1938) a parfaitement démontré Pexistence du labre chez Phloeotribus
scarabaeoùles BERN;

GÉNÉRALITÉS 11
pour la classification des genres et des espèces ; elles sont composées de
3 parties distinctes, qui sont : le scape (fig. 3 SC.), le funicule (fig. 3, Fu)
et la massue (fig. 3, M). Le scape est très développé, dans la majorité des
cas il dépasse la longueur du _funicule, il est coudé en crochet dès la
sortie de son articulation avec la tête. Le funicule proprement dit est
formé par des articles annulaires, de petite taille, excepté le premier
(pédicelle) (fig. 3, Pe) et le dernier généralement plus développés. Le
nombre de ces articles varie de 1 à 7 suivant les espèces.
La massue est formée d’un nombre variable d’articles (1 à 6) étroite-
ment fusionnés exceptionnellement indépendants (Phloeofribinina) et
recouverts d’une pilosité abondante, cachant les sutures (fig. 3, SM, 1, 2),
ne permettant pas toujours leur dénombrement. Elle présente en outre
des pores sensoriels, principalement groupés dans sa partie terminale `
(fig. 3, P. S.), Chez certaines espèces les sutures sont séparées par un petit
épaississement chitineux complet ou incomplet qui est le sepium ou
digifule (fig. 285). La forme générale de la massue est très variable, elle
peut être arrondie ou sphérique, subreçtangulaire, conique, flabelliforme
ou serriforme. Vue de profil, elle peut être arrondie, ovalaire, plate,
sphérique, spatulée, lancéolée ou tronquée obliquement.
Yeux. -— Les yeux sont latéraux, aplatis, ovalaires ou réniformes,
souvent échancrés et peuvent être même divisés en deux masses séparées
(fig. 142) (Polygraphus, Xyloferus). Ils sont subcirculaires et légèrement
saillants chez les Plafypodidae (fig. 298, 300).
Thorax.
Prothomx. —— Le pronotum ofïre d’cxcellents caractères de détermi-
nation. Il est volumineux, massif, fréquemment débordant en avant,
cachant souvent la tête qui devient invisible de dessus (Ipini) (fig. 4,
5, P). Il peut être arrondi, bosselé, bombé, subparallélépipédique et parfois
même profondément échancré (mâle de certains Xyleborus).
Sa microsculpture composée de granules, de spicules écrasées (fig. 4,
6, sp.) ou saillantes,.de tubercules saillants et d’une ponctuation variable,
offre d’excellents caractères spécifiques de différenciation. Le disque est
formé par sa partie la plus élevée située ordinairement un peu en arrière
du milieu (fig. 4, d.),
L’épisterne prothoracique se distingue du pronotum par sa ponctua-
tion ou son ornementation cuticulaire (fig. 5, 6, Epst.). L’épimére pro-
thoracique ferme les cavités cotyloïdes antérieures et le prosternum est
toujours de taille réduite, chez certaines espèces il est pourvu d’un pro-
cessus antercoxal et intercoxal séparant les hanches antérieures (fig. 5,
Pax; Pix).
Mésotborax. — Le mésonotum et une partie des mésopleures sont

12 COLÉOPTÈRES scourrrnns l
cachés par les élytres et n’offrent aucun caractère de détermination.
Cependant, en arrière du pronotum, le praescufum (fig. 4, Pxc.) et le
scufum (Sc.) sont généralement partiellement découverts. Le premier
de forme annulaire est ponctué ou lisse, recouvert ou non de pilosité.
Le scufellum ou écusson généralement bien visible est chez quelques espèces
peu marqué ou nul.
L’épisiernc et l’épimèr·e mésothoraciques sont petits, mais bien dégagés et
délimités entre eux par leurs sutures respectives (fig. 4, 5, Epst. 2, Epm. 2),
ils se trouvent placés immédiatement en dessous de l’angle antéro—externe
de l’élytre. Le mésoslernum forme une pièce volumineuse bordant les
cavités cotyloïdes intermédiaires dans leur moitié antérieure, il est pro-
longé cn arrière par un processus antercoxal (fige 4, MST ;PAX 2).
Méfafhorux. — Le métanotum est presque entièrement caché par les
élytres et les ailes, il est formé par un assemblage de pièces à contour
compliqué plus ou moins fusionnées et qui, dans leur ensemble, sont faible-
ment chitinisées. ll est le siège des muscles du vol, qui sont logés dans le
mélasculum formant à lui seul la majeure partie du métanotum. Cette
pièce est séparée en son milieu par une bande chitineuse médiane qui
sépare les deux lobes métascutellaires de forme arrondie et bombée.
Les méfapleures sont surtout caractérisés par l’épisferne métathora—
cique, pièce latérale très allongée, étroite, bordant latéralement les élytres
(fig. 5, 6, Epst. 3), l’épimE·r·e métathoracique étant entièrement caché
par le rebord latéral de l’élytre.
Le méfasiernum occupe tout l’espace séparant les cavités cotyloïdes
intermédiaires des cavités postérieures qui, elles, sont fermées en arrière
par les sternites abdominaux (fig. 5, 6, Mtst.). ll est divisé le long de la
ligne médiane par une suture marquée formant un véritable sillon (fig. 5,
Smst.). i
Pattes.
Elles sont massives, ramassées, comme chez certains Curculionidea.
Les coœa sont arrondis ou ovoïdes (fig. 5, 6, Cx.), profondément enfoncés
dans les cavités cotyloïdes. Les coxa postérieurs de forme plus longue
et plus étroite recouvrent latéralement.les premiers urosternites (l).
Le trochanter (fig. 6, ir.) est réduit, le lémur renflé et court (fig. 6, F).
Le tibia varie de forme. Chez les Scolyiinae, ses bords sont parallèles
et dépourvus d’épines marginales, on trouve ai leur extrémité un processus
crochu supéro-eœlerne (Hg. 31). Chez les Ipinac, ils sont progressivement
dilatés vers leur extrémité et leurs bords sont garnis d’épines nombreuses,
de forme variée, prenant parfois l’aspect de véritables tubercules (fig. 8,
(1) Les urosternites 1 et 2 sont invisibles, étant toujours enfoncées dcmsla. profondeur
des cavités cotyloides, Purosternite 3 est dégagée mais échztncrée latéralement par les
cavités cotyloidcs postérieures.

GÉNÉRALITÉS 13
32) ; chez certaines espèces, ils sont creusés en fossettes ou sillons creux
à Pextrémité pour recevoir les tarses dans la position de repos (fossettes
tarsales). Le tarse invariablement cryptopentamère apparaît souvent
comme tétramère parla réduction du 4** article qui s’enionce profondé-
ment dans le 3**. Ce dernier est bilobé, cordiforme ou cylindrique (fig. 8).
La face plantaire du tarse est souvent recouverte de ne brosses » comm:
chez beaucoup de Curculionidea. Le dernier article allongé est toujours
terminé par un crochet bifide.
Elytres.
Les élytres, toujours épais et fortement chitinisés, appartiennent à
trois grands types, ils sont droits et subrectangulaires (Scolyfini), arrondis
postérieurement (Hylesini) ou pourvus d’une forte déclivité postérieure,
formant une véritable excavation (Ipini). Leur ornementation cuticu-
laire est extrêmement variable et offre d’excellents caractères de déter-
mination (pilosité, tubercules, squamules, ponctuation des stries et des
interstries).
Ailes.
La structure des ailes des Scolyloidea a été étudiée en détail par Nussnm
(1911) qui a trouvé chez elles certaines variations qui ont été utilisées
pour établir ses classifications. En fait ces ailes répondent à deux types
importants, suivant qu’elles possèdent ou non un lobe anal (fig. 7, LA).
Abdomen. _
L’abdomen est composé de 8 anneaux. Les 8 tergites sont généralement
bien visibles en dessous des élytres et des ailes, le 8° déborde ou non
du bord postérieur de l’élytre. Sur le 7° on observe, chez certaines espèces,
une zone finement striée qui forme la râpe de l’appareil sfridulant, le
son étant obtenu par le frottement du bord interne rugueux de l’élytre
sur cette surface..L’ouverture génitale supportant l’appareil copulateur
mâle et femelle débouche entre les 8°¤ tergites et sternites. Les uropleures
peu chitinisées portent les ouvertures des stigmates dont le nombre
oscille de 5 à 8 suivant les espèces (fig. 4, urp.).
Les sternites 1 et 2 sont fusionnés dans la profondeur des cavités
cotyloïdes, ils sont invisibles (fig. 5). Les sternites 3 à 7 sont bien
dégagés (1). Le 3° sternite (l" visible) est prolongé en avant par un
processus intercoxal triangulaire pénétrant entre les cavités cotyloïdes
postérieures (fig. 5, pix.),
Afin d’éviter toute confusion, je continuerai à désigner suivant l’usage
sous le nom de sternites 1, 2, 3, 4, 5, 6 de l’abdomen les sternites qui -
sont en réalité ceux des segments 3, 4, 5, 6, 7 et 8.
(1) Les caractères des 8=• sternites ont été utilisés par Brrrovrrcn pour se classification
des Scolytini peléarctiques. L’étude de ces pièces, cachées en partie dans la cavité abdomi-
nale, nécessite une dissection préalable.

14 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
3. MORPHOLOGIE INTERNE DES ADULTES
Appareil digestif et ses annexes.
La structure du tube digestif des Scolyioidea se rapproche beaucoup
de celle de certains Curculionidea xylophages, tels que les Hylobius et
les Pissodes, également pourvus d’un proventricule lamelleux mastica-
teur (fig. 9).
L’intestin antérieur se compose d’un court pharynx (fig. 9, Ph.) dilaté
au niveau de Pépipharynx et de Yhypopharynx. On trouve ensuite l’œso—
phage assez mince (fig. 9. 0) transparent ou translucide, se dilatant forte-
ment au niveau du prothorax pour former le jabot (fig. 9, JAB) dont la
paroi interne épaisse est tapissée de fines épines ou spicules dirigées dans
tous les sens (fig. 10,B, ej), qui retiennent les aliments. La dernière partie
de l’intestin antérieur est le proventricule ou gésier (Kaumagen des auteurs
allemands) (fig. 9, PV) dont la structure très particulière a été utilisée
en systématique comme un caractère important par de nombreux auteurs,
notamment Lmnaimmm (1875), Burovrrcn (1929) et Nussrm (1912). Cet
organe chitineux logé au niveau du prothorax, vu en coupe longitudi-
nale, affecte la forme d’un tronc de pyramide, dont la base repose sur
l’intestin moyen et l’extrémité sur le jabot dont il n’est séparé que par
un faible étranglement. Au point de vue histologique, la paroi de cet
organe possède la même structure d’origine ectodermique que tout le
stomodeum. L’assise externe est formée par une fine membrane périto-
néale, recouvrant la tunique musculaire très épaisse, formant les mus-
cles circulaires du proventricule permettant la dilatation ou la rétraction
de l’organe. L’assise interne se compose d’un épithélium formé de petites
cellules aplaties et d’une intima chitineuse d’où dérive toute l’ornemen-
tation compliquée du proventricule (1) (2). Vu en coupe transversale,
le proventricule affecte la forme d’une rosace régulière octogonale dont
chaque plaque constitue un appareil masiicaieur (Kaumapparat) de forme
plus ou moins lancéolée dont la pointe est dirigée vers la lumière du tube
digestif. Chaque « appareil » (fig. 10, A) se compose de deux pièces acco-
lées et séparées l’une de l’autre par une arficulafion médiane (fig. 10, SM).
L’articulation limitant deux appareils entre eux constitue Parliculaiion
latérale. La structure interne de chaque appareil masticateur-se compose
de deux parties qui sont : d’une part la plaque basale aplatie, chiti-
neuse, et d’autre part le diaphragme, lamelleux, pectiné ou spiniforme
(fig. 10, A, d).
(1) L’hfsto1ogie du proventricule comme celle de tout le tube digestif a été étudiée en
Éétail par Rosso (1937, 1938) dans samonographie consacrée à. Phloeotribue scarabaeoidee
îâîlll y a lieu d’abandonne1· la. théorie de Nossmx qui considère le proventricule comme
un • corset chitineux ¤ maintenant la rigidité du tube digestif au niveau de son passage
' dans le méaothorax.

cÉ1vÉn.u.11·És 15
Uornementation de ces deux parties varie considérablement (fig. 10,
A) suivant les tribus, genres et même les espèces, aussi certains auteurs,
tels que Lm¤MANN et Nusstnv, ont utilisé cette ornementation pour la
systématique des Scolyfoidea. Sur les plaques on trouve des denticules
crochus (fig. 10, db.), généralement disposés à la base du diaphragme,
et enfin des denticules marginodnlcrnes (fig. 10, dm), situés le long de
l’articulation médiane.
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FIG. 9. — Tube digestif de Xylotcrus lineatus Ol. —— ph = pharynx; O = œsophage;
jab = jabot; pv = proventricule; im = intestin moyen; c = caecum gastrique;
·m = tubes de Malpighi; ip = intestin postérieur; a = anus (d'après HADOBN).
La plaque basilaire (fig. 10, Pb.) est constituée par des lames chitineuses
pectinées ayant également une ornementation variée, sa partie médiane
est hérissée de soies d’an·ét (fig. 10, Sa), rigides, spiniformes, disposées
cn faisceaux. L’articulation médiane est tapissée latéralement à ce niveau
par des soies maslicairices ou basales, formées de lames pectinées très
fines, parfois très longues, dont l’extrémité atteint le centre de la lumière
du tube digestif, elles sont particulièrement développées à l’entrée du
proventicule (fig. 10, Sb). Ces soies et ces poils prennent parfois l’aspect
dc véritables brosses.
Le rôle du proventicule a fait l'objet de nombreuses controverses et
il est prouvé aujourd’hui que cet organe ne joue pas de fonction digestive.

16 COLÉOPTÈRES sconvrrnns
Comme l’a démontré H».1>oRN (1933), l’appareil masticateur, grâce à ses
muscles circulaires et ses puissantes pièces chitineuses, fonctionne comme
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ne cisai e, ivis n , amisan e re enan es a imen s éné ran ans
l’inLestin moyen, si bien que ce dernier n’est jamais surchargé de nourri-
ture. La séparation de l’infestin antérieur avec l’intestin moyen s’accom-
plit par un étranglement situé au niveau inférieur du proventricule ou
cardia.
Le mésenieron n’oiïre rien de particulier (fig. 9, IM) ; d’0rigine endo-
dermique, il difïère histologiquément du sfomodeum par l’absence de
l’intima chitineuse et par le développement de l’épithélium sécréteur
composé de grosses cellules. Sa partie antérieure est généralement dilatée
pour former l’esf0mac qui se trouve prolongé par le venlricule chilifique
tapissé d’un nombre très variable de caecums gasfriques (1) (fig. 9, C).
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A ·   B   c
Fm. 10. —— A. — Détail d’une plaque du proventricule de Pityogenes chalcographus L. —
d = diaphragme; Pb = plaque basale; dl et d2 = lames paires du diaphragme; Sm
= suture nredrane ; Pd = Plis du diaphragme ; dm = denticules médians ; db = denti-
giilî baîilaires   Sp. lat. = spicules latérales ; Sa = soies d’ar1·ét ; Sb = épines ou soies
u.s· es origina).
FIG. 10. — B. — Coupe à. travers le proventriculc de Xylotcrus Zineulus OI. (d’après HA-
JJORN). — œ == œsophage ; ef = épines d.’a1·rét du jabot; j = jabot ; Pv = proventri-
cule; Sa, =· soies d’o.x·rêt du proventricule; im = intestin moyen.
Fm. 10. — C. — Vésicule séminale de Xyloterua lincatus 01. (d’après HADORN). — gl. =
glandes; cd = canal défércnt; ves = vésicule sémiuale ; lg = languette de la vésicule ;
c. cy. = canal e_]a.culateur; cnt = entonnoir de la vésicule.
(1) 38 paires chez I ps typographus L., 14 chez Cryphalus piceae RATZ., 8 chez H ypoborus
ûcus En., 0 chez Anisandrus dispar F. (NUSSLIN).

GÉNÉRALITÉS 17
A Vextrémité du mésenteron se trouvent les lulies de Malpighi, invaria-
blement au nombre de 6. très longs, très fins, ansès et du type crypto-
néphrique (1) (fig. 9, M).
L’intestin postérieur, d’origine ectodermique, plus long que l’intestin
moyen, se termine par une ampoule reclale (fig. 9, a), aux parois forte- .
ment chitinisées. La longueur totale de l’intestin par rapport à celle du
corps varie du rapport 1,6/1 chez Xylolerus linealus Ol. au rapport 3,3/1
chez Polygraphus polygraphus L. (Nussnm, 1912, A, p. 85, 86).
Les glandes salivaires maxillaires paraissent toujours bien développées
chez les adultes comme chez les lary es, elles sont tubulaires, longues et
débouchent à la face dorsale de la base du maxillaire au niveau de l’angle
inféro·interne du stipe comme l’a démontré Russo chez Phloeolribus
scarabaeoides Bsms.
Digestion.
Elle a été étudiée par Pnnxm (1940, p. 364) chez les Scolyloidea en
même temps que chez d’autres xylophages. Il a démontré que les Lycloidea
et les Boslrychoidea sont seulement capables d’utiliser les polysaccharides
intermédiaires entre l’amidon et les hémicelluloses. Chez les Scolyioidea,
la digestion est plus poussée, car ils assimilent les polysaccharides du
contenu cellulaire, mais aussi ceux des parois cellulaires, y compris les
hémicelluloses. Les Anobiidae, les Cerambycoidea utilisent tous les poly-
saccharides des parois et du contenu des cellules ainsi que les celluloses.
Il signale dans le tube digestif des xylophages une protéinase, mais
chez les larves hivernantes de Scolylus scolyfus F., il n’a trouvé_aucune
I enzyme digestive.
Système respiratoire. Circulation. Système nerveux.
Organes des sens.
Ces organes ne sont guère différents de ceux que 1’on rencontre chez
les autres Coléoptères et comme ils ne présentent par ailleurs aucun
intérêt pour la systématique courante, nous reportons à la bibliographie
spéciale pour tout détail concernant leur structure ou leur histologie
(Nussrm, 1911-1912, Haoonn, 1933, Russo, 1926, 1937, 1938).
Il est à remarquer cependant que le cœur est constitué chez les Scoly-
ioidea par une très longue aorte qui s’étend sur toute la partie dorsale
du corps jusqu’au milieu de l’abdomen où se trouvent rejetés les ventri-
cules.
En ce qui concerne le système nerveux, nous signalerons que les Scoly-
toidea ne possèdent qu'un seul ganglion abdominal chez les formes adultes
(1) Les tubes de Malpighi sont généralement insérés à raison de 2 éléments d’u.n côté,
4 éléments de l’a.utre, de chaque côté de 1'extrémité duodénale. Chez les espèces cryponé•
phriques, comme chez tous les Rhynchophom, la partie distale des tubes est appliquée
sur Pintestin (fig. 9, M).

18 cotéorriamzs scotvrmzs
qui se trouve plus ou nioins fusionné avec la masse ganglionnaire formée
par les 3 ganglions thoraciques comme chez les autres Rhynchophora.
Organes génitaux.
lpparell génital mâle. — Sa structure correspond au type folliculé,
les testicules étant toujours recouverts d’une fine membrane péritonéale,
mais il subit dans son ensemble d’assez grandes variations suivant les
espèces. Il est composé d’une pariie interne comprenant les testicules
et les glandes accessoires avec leurs conduits respectifs et une partie
externe, chitineuse, qui constitue Pappareil copulaleur. Les testicules
sont sphériques, ovalaires, allongés, simples ou lobés. Le canal déférent
long ou court se dilate à sa base en une vésicule séminale avant de re-
joindre le canal éjaculateur. C’est à ce niveau que débouchent les glandes
accessoires de taille très variable et au nombre de deux pai1·es (1 paire
par testicule). La vésicule séminale (fig. 10, C) est composée d’une cavifé
séminale formant un réservoir évasé, traversé de part en part par le canal
déférent et les canalicu1es.des glandes accessoires qui s’accolent dans
un embout pour former la languelfe; cette languette débouche dans l’en-
lonnoir chifineux formé par une seconde dilatation et dans le canal éja-
culateur. Ce dernier, mince, souple, s’0uvre à l’extrémité du pénis.
Organe copulafeur. —- Les caractères de l’organe copulateur ont une
certaine importance au point de vue systématique et ont été utilisés
avec plus ou moins de succès par différents auteurs pour différencier
les genres et les espèces (Nusstm, 1912). Cet appareil se compose d’un
nombre variable de pièces chitineuses rétractiles qui se logent au repos
dans la cavité abdominale entre les Ses anneaux et ne fait saillie qu’au
moment de l’accouplement.
Ces pièces génitales ont reçu des appellations différentes suivant les
auteurs, ce qui peut prêter à certaines confusions (fig. 11).
a) Le lobe médian ou « corps du pénis » (plaques ventrale et dorsale
de NUssL1N) (fig. 11 CP), en forme de gouttière plus ou moins ouverte
dorsalement et prolongée en avant par deux apophyses symétriques
(fig. 11, Pd.), les apophyses basales, articulées, sur lesquelles viennent
s’insérer certains muscles rétracteurs du pénis (fig. 11, Ab).
b) La fourche ou anneau (fegmen auct.), pièce semi-circulaire ou annu-
laire appliquée sur la face ventrale du lobe médian à son niveau inférieur
et l’encerclant plus ou moins étroitement (fig. 11, T). Sur sa partie dorsale,
au sommet, on trouve parfois un prolongement pair ou impair : les styles.
c) La fige ou spicule gasirale (spiculum gaslrale), pièce de soutien dc
tout l’appareil copulateur, arquée, puissante, étroite, supportant les
muscles rétracteurs (fig. 11, Sg). Cette tige peut porter les denticules
secondaires ou autres apophyses.
d) Le corps du pénis, épousant la forme terminale du pénis (fig. 11,

GÉNÉRALITÉS 19
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Fw. 11. — Détail de Porgane copulateur d' de Püyogenes chalcogrraphua L. -· C =·
canal éjaculateur; Ce = extrémité du canal éjaculateur; Ab = apophyses basalesâ
T = anneau du tegmen; Pd = plaques dorsalœ; Cp = corps du pénis ; Sg = spi-
culum gastrale (original).
CP). A son extrémité se trouve l gouttière chitineuse où débouche
le canal éjaculateur (fig. 11, Cc), qui se distend considérablement au
moment de Paccouplement. Cette gouttière est bordée parfois par deux
appendices crochus qui sont les crochets de la gouttière, dont le rôle n’est
pas précisé, et latéralement par des styles, pairs ou impairs, ayant la même

20 COLÉOPTÈRES sconvrinns
structure porifère que le corps du pénis et qui ne sont vraisemblablement
qu’une expansion de celui-ci; la gouttière, ses crochets et les styles
peuvent faire totalement défaut chez certains genres ou espèces.
Les caractères de l’appareil copulateur mâle n’of`frent chez les Scolyloidea
qu’un faible intérêt pour la systématique courante et la plupart des essais
de classification établis sur les caractères de cet organe sont restés in-
fructueux ou imprécis. La structure du pénis varie beaucoup de forme
d’un genre à l’autre et souvent chez les espèces d’un même genre. Les
difficultés d’extraction et de préparation sont les principaux obstacles
à l’utilisation de ces caractères chez des insectes aussi petits que les
Scolyioidea.
Appareil génital femelle, -— Il se compose des ovaires, des oviductes,
du vagin, de la bourse copulatrice, des glandes séminales et sébifiques
avec leurs conduits respectifs. Il n’existe pas d’appareil génital externe
chez la femelle, mais on trouve chez certains genres, comme les Scolytus
et certains Hylcsini, des palpes vaginaux spiniformes qui peuvent être
considérés comme le vestige d’un ovopositeur, lui-même toujours absent
chez les Scolytoidea.
Les ovaires de forme allongée, lancéolée, comprennent chacun une
paire de gaines ovariques du type acrotrophique (v. p. 4, note 2) et com-
niquant avec un large utérus par des oviductes très courts; l’utérus
se termine par le vagin qui possède une expansion interne fusiforme,
la bourse copulalrice appliquée sur le 8° sternite et qui reçoit le conduit
du réceptacle séminal dans lequel vient s’engager la gouttière du pénis
au moment de l’accouplement. La bourse copulairice peut faire défaut
chez certaines espèces. Les glandes sébifiques sont de grosses glandes
débouchant au niveau du vagin, généralement au nombre d’une paire,
mais ne comprenant parfois qu’un seul élément glandulaire.
4. L’(EUF. LA LARVE. LA NYMPHE
L’œuf.
La forme de l’œuf des Scolyfoidea est tantôt elliptique, tantôt allongée
ou sphérique; cette dernière forme est la plus fréquente. Sa coloration
est blanche, son aspect lisse, mat ou luisant, le chorion ne porte aucune
microsculpture visible.
La taille de l’œuf varie avec les espèces, mais elle n’est pas toujours
en rapport avec celle des adultes, notamment chez les petites espèces.
HOPKINS a remarqué que chez les Cryplurgus le petit diamètre de l’œuf
était sensiblement égal à celui de l’abdomen de la mère, Pxcaun a fait
la même remarque pour Hypoborus ficus ER.

<;1§1~zÉaA1.1rÉs 21
La larve.
Les larves de Scolyloidea passent par 5 stades successifs et les carac-
tères morphologiques des jeunes stades, notamment des néonates, sont
différents de ceux des stades évolués, surtout en ce qui concerne la chéto-
taxie et la spiculation cuticulaire.
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FIG. 12. — Morphologie externe de la nymphe de lpe eexdentatus BOERN (A : face. —
B: proûl). — T = tête ; O = œil; ant = antennes ; Pr ·= pronotum; Meat = méso-
stemumgcx = c0xa;.F = fémur; Ti = tibia; Ta = tarses;Ely = élytre;.4 =a.i1e;
Sc == Scutellum ; M att == Métanotum; Url! = urotergites ; ust = urostemites ; urpl ¤
uropleures ; tu = tubercules médians; tl = tubercules latéraux ; ec = épine caudale;
1 à, 9 = segments de Pabdomen; St = stigmates.
L'étude comparée des larves de Scolyioidea n’a pas été suffisamment
poussée jusqu’ici pour qu’il soit possible de donner des caractères d’en-
semble permettant de distinguer en elles les larves des différents genres
ou tribus. Horxms a précisé les caractères des larves de Dendrocionus
américains, en se basant sur les caractères céphaliques et ceux des tergites
abdominaux. Gnmmsn (1934) a décrit plusieurs types génériques de
larves de la région orientale. Un certain nombre de larves d’espèces
paléarctiques ont été décrites isolément, notamment par Russo (1926-
1937), Numasnc; (1928) et HADORN (1933).
Tous les auteurs sont d’accord actuellement pour conclure qu’il n’existe
pas de caractères fondamentaux essentiels permettant de distinguer les
larves de Curculionidea de celles des Scolyioidca (Cn.¤u>¤1s et Cannàzxz,

22 COLÉOPTÈRES sc0LY'rmEs
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GÉNÉRALITÉS 23
1853, p. 508; RYMER·PtOBERTS, 1930, p. 57; Bovmo et Cmrensao,
1931, p. 66, note 84; VAN EMDEN, 1938, 1942).
Comme celles des Curculionidea, les larves de Scolytoidea sont du type
éruciforme apode, dépourvues de pattes thoraciques et de mamelons
abdominaux. Leur forme est subcylindrique, recourbée, les téguments
blancs, mous, décolorés, sauf au niveau des épaississements naturels.
Les maxilles sont recourbés sur leur marge interne et pourvus de palpes
de 2 articles. Les mandibules sont dépourvues d’apophyse molaire, le
type est hypognate. Les stigmates sont au nombre de 9 paires, dont une
paire située à la limite du prothorax et du mésothorax, de diamètre
généralement plus fort que ceux de l’abdomen. Le segment anal est qua-
drilobé. Quant à la spiculation dorsale, elle est faiblement apparente
et varie beaucoup d’un stade à l’autre.
Les larves de Platypus affectent une conformation identique à celle
des autres Scolytoidea, mais s’en distinguent par des caractères de détail
importants, notamment des palpes maxillaires uniarticulées (biarticulées
chez les Scolytidael. des hypopleures abdominaux divisés en 3 lobes super-
posés, un pronotum pourvu de scléromes arrondis et de spicules dispo-
sées en rangées transverses. Ces derniers caractères sont différents chez
les Scolytidae. ll serait cependant prématuré d’étendre les différences
remarquées chez les Platypus cylindrus F. où elles ont été précisées à l’en-
semble des Platypodidae chez lesquelles aucune étude comparative de
larves n’a été faite jusqu’ici.
Ijanatomie interne des larves n’a été étudiée que chez quelques espèces,
notamment pour Denclroctonus valens par HoPK1NS (1915), Chactoplelius
vestitus Muts. et Phloeotribus scarabaeoides BERN. par Russo (1926,
1937), Xyloterus lineatus OL. par Hanomv.
Nous ne pouvons nous étendre ici sur les caractères larvaires des diffé-
rentes espèces ; nous nous bornerons à donner les figures des pièces
F10. 13 ù. 19. — Morphologie externe des larves de Scolytoâdea.
Fm. 13-11. —- Appareil bucca.1 de la larve du 5** stade de Ips sezdentatus Bonny; cl =-
clypéus; l = labre; aplab = apophyse du. labre ; Sl = soies du labre; Md = mandi-
bules; ca = condyle articulaire; RM = Région molaire; Mx = maxillairesz C =
cardo; St = Stipe; Lm = lobe médian; Pa: = palpe maxillaire; ep-ext = épines
externes ; Sm = submentum ; M = mentum ; P P = articles du palpe labial; Sl =
Soies labiales; Li = lîgule.
Fm. 15-16-17. — Capsule céphalique de la larve de Ips aezdentatua Bomur (dessous:
profil. dessus). L = labre ; Cl = clypéus; Md = mandibule; F = front; St = suture
frontale; V == vertex; Sv = suture du vertex; GN = gene.; Lb = labium; Mx =
maxillaire ; Sm = submentum; T = Tractus transversal : Occ r Occiput; F. ocr. =
Fossette occipitalc.
Fm. 18 ct 19. — Larvc du 5* stade de Scolylus multîxtrialus Marsh. (face et profil). T =
tête; Pr = Pronotum; Mes = Mésonotum; Mt = métanotum; d = disque; 1 à.
10 =· Segïncnts abdominaux (sternites et tergites) ; ¢ = épip1eures;h == hyp0pl@uI‘€S:
Stp = Stigmate prothoracique; An = Anus. a == Lobe praescutellaire; b = Lobe
scutcllaire: c = Lobe postscutellaire.

24 c0LÉoPTÈREs sc0LY'rIDEs
essentielles des larves de I ps seœdenfalus Boum. et Scolyius muliistrialus
Mansi-1. que nous avons étudiés, en reportant à la bibliographie citée
pour tout autre détail complémentaire (consulter les figures 13 à 19).
La nymphe. `
L’étude des nymphes n’a fait l’objet d’aucun travail comparatif,
quelques-unes ont été décrites isolément et parfois avec détail. Il est
probable que les nymphes offrent de bons caractères de différenciation
localisés tant sur les tergites abdominaux, où l’on trouve une disposition
particulière des épines charnues et de la chétotaxie, que sur le dernier
segment abdominal qui porte des protubérances chitineuses externes
très variables (fig. 12).
Cependant, le stade nymphal offre peu d’intérêt au point de vue systé-
matique chez les Scolyîoidea, en raison de sa fugacité. Il ne dure, chez la
plupart des espèces, que quelques jours à quelques semaines, l’hibernation
se faisant chez les Scolyioidea, soit sous la forme larvaire, soit à l’état
adulte.
La figure 12 donnera les caractères essentiels de la nymphe de Ips
sexdenlaius Boanm .
5. APERCU SUR LA BIOLOGIE DES SCOLYTOIDEA
Il n’est guère possible de développer ici tout ce qui se rapporte à
la biologie des Scolgioidea, cette étude m’entraînerait hors des limites
assignées à cet ouvrage. Je me bornerai donc à en donner les grandes
lignes tout en me réservant d’y revenir avec beaucoup plus de détails
dans un travail ultérieur spécialement consacré à ce sujet (1).
Caractères sexuels secondaires.
Le dimorphisme sexuel est accusé chez la plupart des Scolytoidea et
porte tantôt sur un ensemble de caractères fondamentaux, tantôt, au
contraire, sur des modifications morphologiques de détail.
Chez les Xyleborini (Xyleborus, Anisandrus, Xylosandrus) le mâle est
non seulement plus petit que la femelle, mais sa forme est très différente.
Ses ailes sont nulles ou atrophiées, jamais fonctionnelles, chez les Xylo-
clepies, Coccofrypwzs, Pilyogenes, Pifyoceragencs, Orlhofomicus, Plaiypzzs,
otc.:. les mâles diffèrent des femelles par de nombreux caractères de
structure (tête, élytres, etc...). Chez d’autres Scolyloideu, les diffé-
rences sont plus faibles et portent surtout sur des caractères de
microsculpture de la tête, du pronotum, des élytres, dont la ponctuation,
la pilosité ou la granulation diffèrent suivant le sexe, comme chez les
(1) BALACHOWSKY (A.), La. biologie des Soolytides, Encyclopédie cnt. Lechevalier
édit. (en préparation).

GÉNÉRALITÉS 25
Pscudolhamnurgus, X ylolcrus (mâles à front excavé), Pilyolcleines, Pilyoph-
fhorus, Taphrorychus (femelles pourvues de pinceaux de soies claires
frontales), certains Hylesinus, Phloeosinus et Phloeolribus (structure
des élytres différente suivant.le sexe). Enfin, chez d’autres genres ou
d’espèces, le dimorphisme sexuel est faible ou nul.
Répartition des sexes.
Chez les espèces monogames, le nombre des mâles est sensiblement
identique à celui des femelles (Scolytini), tandis que chez les polygames,
dont les galeries sont du type « étoilé » (Pifyogenes, Pifyokfeînes, Piiyoph·
ihorus, Polygraphus, certains I ps, etc.), on trouve dans une même colonie
un mâle pour 2, 3, 4 femelles ou parfois davantage.
Chez les Xyleborus, les mâles sont plus rares, pour X. dryographus
on trouve un mâle pour 14 femelles (Exc:-moi-·x=) ; chez X. Pfeili et X.
cryplographus, la disproportion est beaucoup plus grande encore (1).
Chez Anisandrus dispar, le mâle est plus fréquent (1 (T pour 5 Q environ).
Chez les Hypofhenemus, il existe une véritable spanandrie, les mâles
étant toujours extrêmement rares et même inconnus chez beaucoup
d’espèces. La parthénogénèse n’a cependant jamais été signalée chez
les Scolyfoidea comme chez certains Curculionidea (ûliorrhynchus). La
polyandrie est de règle chez les Plafypus dans les galeries profondes
desquels les mâles se livrent entre eux à des combats.
Fêcondité.
Le nombre d’œufs pondus par une même femelle varie beaucoup non
seulement d’un genre à l’autre, mais souvent parmi les espèces d’un même
genre. Ce nombre peut également être variable chez une même espèce
suivant le climat ou l’habitat. Chez beaucoup de Scolyfoidea, les détails
de la ponte n'ont pas été précisés. mais pour les espèces suivantes, nous
indiquerons les chiffres observés par divers auteurs ou nous·même (2):
Hylasfinus obscurus (6) (Wansrsn) ; les Cryphalus (10à 12) ;les Scolylus
(10 à 200) ; S. rugulosus (100) (Gomamcn), S. mali (180-200) ; S. multi-
sfriafus (150 ou plus) ; Chaeiopfclius vesfilus (25-35) (Cosrawrmo) ;
Anisandrus dispar (45-55); Xylcborus saœescni (30-40); Hylcsinus olei-
(1) Il est probable cependant que la rareté de certains mâles de Xyleborus est plus
tpparente que réelle. Chez X. cryptographus en particulier, celui-ci ne sort jamais des
galeries où il naît, évolue, s’accoup1e et meurt; il mène une vie presque comparable aux
insectes cavernicoles, d’où son aspect décoloré et la mollesse de ses téguments. Pour le
découvrir il est indispensable d’explorer entièrement les galeries qui s’en.foncent profondé-
ment dans le bois de cœur, ce qui est rarement réalisable pour les arbres sur pied.
(2) Ce nombre des galeries larvaires d’un système ne peut donner qu’une indication
approximative sur la fécondité d’une espèce, chez beaucoup de Soolytoidaz les femelles
fortînt successivement plusieurs galeries et creusent également des galeries ' de régéné-
Xi On.

26 COLÉOPTÈRES scotvrrnns
perda (15-20) ; lps lypographus (20) (Fucus) (30-60) ; Ips (50 à 150);
Dendroclonus (jusqu’à 300) (BLMIKMANN) ; Phloeolribus scarabaeoides
(50-80) (Russo) ; etc...
Les galeries.
Les Scolyloidea vivent en colonies populcuses où l’on remarque parfois
l’ébauche d’une vie sociale organisée. Ces colonies évoluent dans des
galeries à dessin complexe affectant les formes les plus variées qui, il
quelques exceptions près (cf. infra), sont forées dans les tissus ligneux.
Ces galeries peuvent être enfoncées dans la profondeî1i"`de l’écorce (corti-
cales), soit plus profondément jusqu’au niveau de l’aubier (sous·c0rlicales),
soit enfin forées directement dans la profondeur du bois (galeries péné-
trantes). Ces dernières sont généralement familiales et se rencontrent chez
les mycophages.
Si ces systèmes de galeries sont variés dans leur ensemble, ils sont
par contre assez constants pour une espèce déterminée, aussi dans bien
des cas est-il possible, en tenant compte de certains facteurs secondaires
(nature de la plante-hôte, habitat, degré de végétation de l’arbre, em-
placement de la colonie), d’identifier une espèce rien que par l’examen
de ses galeries fraîches ou anciennes. C’est la raison pour laquelle il nous
a paru indispensable de donner tout au long de notre texte, pour chaque
espèce considérée, le type de galerie correspondant.
Dans un système de galeries de Scotytoidea on distingue:
l° Un couloir de pénétration ou trou d’enlrée de faible longueur (sauf chez
les mycophages) foré par le mâle ou la femelle, parfois par les deux sexes,
toujours perpendiculairement à l’axe de l’arbre ou de la branche. Ce couloir
aboutità la galerie de ponte ou galerie maternelle. Le trou d’entrée est
situé â la base du système chez la plupart des espèces monogames à gale-
ries simples, au milieu pour les galeries doubles ou étoilées (bigames et
polygames). Chez certaines espèces (Blaslophagus piniperda L..Dendroc-
tonus micans KUGELM.), le trou d'entrée est surmonté d’un petit cône de
résine. Chez les espèces monogames, le couloir d’entrée sert fréquemment
de chambre d’accouplement, c’est à son niveau que se fait la copulation.
Enfin ce trou sert aussi de trou d'évacuati0n de la sciure et autres débris
accumulés dans la galerie maternelle.
2° Les galeries de ponte ou galeries maternelles. Ces galeries forées exclu-
sivement par des adultes forment l’assise même de la colonie, elles sont
destinées à recevoir les pontes, leur diamètre est égal sur toute leur lon-
gueur et elles sont débarrassées de sciure excrémentitielle par un nettoyage
constant.
Les œufs sont déposés dans de petites encoches latérales de la galerie
maternelle et fixés par un ciment sécrété par la femelle et mélangé à
des débris de sciure. Ces galeries peuvent. être ainsi nettoyées sans que
les œufs soient expulsés à Pextérieur. Suivant les systèmes, les œufs sont

aÉNÉn.u.r1·És 27
ou très rapprochés, ou écartés les uns des autres. Chez les espèces mono-
games, on trouve parfois à la base de la galerie maternelle un élargissement
formant vestibule ou chambre d’accouplement (Scolytus mali Bscrrr).
Chez les espèces bigames ou polygames, le vestibule est situé au milieu
ou sur le parcours de la galerie maternelle, il forme une encoche latérale
(Leperesinus) ou au contraire une large surface centrale (Pilyophlhorus,
Pityogenes, etc.) d’où rayonnent les galeries maternelles (type étoilé).
Dans certains cas, on observe le long de la galerie maternelle de grosses
perforations, communiquant avec l’extérieur, qui ont été appelées trous
d’aérali0n; en fait, il s’agit de chambres d’accouplement d’un type
spécial comme l’a démontré Cmzvvmtuw chez Scolytus Ralzeburgi JAr1s..
le mâle fécondant la femelle dans ces trous au fur et à mesure de la pro-
gression de celle-ci dans la galerie. Ces trous peuvent aussi servir de
couloir d’évacuation de la sciure et autres débris.
Dans d’autres cas, on observe des systèmes de connection, réunissant
une galerie maternelle à une autre, ils sont surtout fréquents lorsque
les arbres sont très attaqués et que les galeries se touchent (1). Dans les
galeries familiales des mycophages, une partie du système est réservée
à l’accumulation des débris organiques, des cadavres, des dépouilles,
des parasites même, vivant dans la colonie, repoussés dans ces culs—de-sac
qui sont cimentés ensuite par un tampon de sciure agglomérée avec du
mycellium de champignon.
3° Les galeries larvaires ou couloirs larvaires, partant de l galerie
maternelle, forés essentiellement par les larves, ils sont de diamètre pro-
gressivement ascendant et terminés en cul-de-sac par un évasement
plus ou moins accusé où la larve arrivée au terme de la croissance se
transforme en nymphe, c’est la « logetle nymphale » ou « berceau ». Bien
souvent l’adulte se transforme dans le berceau où il reste à l'état de
diapause imaginale pendant une longue période ; avant de sortir, il peut
agrandir les logettes nymphales qui deviennent des logettes imaginales.
Les galeries larvaires sont bourrees de sciure excrémentitielle, prove-
nant de la déjection larvaire, qui obstrue complètement leur lumière.
Les couloirs sont plus ou moins parallèles entre eux ou divergents, dans
un même système ils s’entrecroisent rarement sur un même plan le long
de leur parcours. La profondeur de ces couloirs larvaires varie, ils peuvent
rester initialement dans la couche corticale, puis s’enfoncer plus avant
dans le liber et gagner le bois. Le nombre, la longueur, la forme, le dia-
mètre, la profondeur des galeries larvaires sont autant de caractères
permettant d’identifier une espèce par son système de galeries.
Chez les mycophages à galerie familiale (tous les Xyleborina, Xylolerina,
Plalypodinae, Gnalhotrichina, etc...), il n’existe pas de couloirs larvaires
(1) I1 ne s’agit là nullement d’une règle, chez certaines espèces où les galeries tapissent
entièrement les écorces de leurs systèmes. aucune connexion n'existe entre elles (Taphro-
rychua villi/rom: DUR).
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cÉNÉa.u.11·És 29
forés par les larves, on observe tout au plus chez certaines espèces un
élargissement desgaleries de ponte par les larves formant une loge fami-
liale (X yleborus Saxeseni R».Tz.). Dans d’autres cas, les larves agrandissent
les logettes où elles se trouvent, qui prennent alors petit à petit une taille
sensiblement égale à celle de leur corps, ce— sont les cellules larvaires.
Lorsque les adultes sont prêts à sortir, ils se dégagent des berceaux,
par un trou de sortie très semblable au trou d’entrée, etl’écorce se trouve
ainsi criblée de nombreuses perforations de dégagement. Cependant,
cette règle n’est pas générale, les adultes de certaines espèces, comme je
l’ai observé chez Ips lypographus et Ips sexdenlalus, se dégagent en che-
minant sous l’écorce des arbres attaqués et s’échappent par les fissures
ou craquelures sans provoquer obligatoirement de trous de sortie. Dans
les couloirs familiaux des mycophages, les adultes ne forent pas de trou
de sortie, mais empruntent les couloirs souvent compliqués et bran-
chus forés par les parents pour essaimer à l’extérieur.
4° Logeiles d’hivemaii0n ou d’eslivali0n. Les adultes après leur essai-
mage peuvent rester abrités pendant une longue période, coïncidant
souvent avec la mauvaise saison, dans les logettes spéciales abritant
des individus isolés, profondément enfoncés dans l’écorce, le bois ou les
pousses. Ces logettes sont particulièrement typiques chez Phloeolribus
scarabaeoides ou elles se trouvent placées à la base de la fourche formée
par deux petites branches; Chaelopfelius dans l’axe des pousses de Pis-
iacia; Dryocoeles aulographus Rxrz., dans l’épaisseur de l’écorce des
Pinus et Picea ; Leperesinus orni Focus., dans les branches de Fraxinus
qui s’hypertrophient pour former des galles ou « Roses de Frênes », etc...
5° Morsures nulriciales et de maluralion (Reifungfrasse). Ce sont des
attaques d'organes verts et turgescents, tels que les bourgeons, les feuilles,
les pousses, pratiquées par les adultes pendant la période de végétation.
Elles sont fréquentes chez beaucoup de Scolylus, chez Blasiophagus
piniperda, Phloeosinus bicolor BRULLÉ, etc... et se manifestent peu après
la sortie, car cette alimentation complémentaire est indispensable à la
maturation des organes génitaux en vue de la ponte. Chez les mâles
elles ont lieu avant l’accouplement.
6° Galeries d’ea:ploralion. Souvent, avant de commencer le forage d’une
galerie maternelle, la femelle « explore » l’écorce par des trous d’entréc
qui sont ensuite abandonnés et n'aboutissent à aucun système familial.
F10. 20 à. 30 bie. — Différents types de galeries forées parles Scomrrornm.
Fm. 20 ~= Galerie longitudinale double et triple à vestibule central de Ips typogra-
phua L. — Fm. 21 = Galerie transversale double à vestibule central en accolade
de Leperesinue frazini Panz. — Fm. 22 = Galerie étoilée à. vestibule central de
Püyophthorus pilyographus Ratz. — FIG. 23 = Galerie en « fausse étoile » ou c Soleil s
de Cryphalus piceae Retz. — F10. 24 = Galerie longitudinale simple de Scolytua
seolytus F. — FIG. 25 = Galerie transversale double de Pteleolrius kraatzi EICHH.

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GÉNÉRALITÉS 31
Les trous d’exploration sont particulièrement nombreux chez les myco·
phages.
7° Galeries abandonnées. Il arrive également que des systèmes bien
commencés soient abandonnés par les femelles par suite de la réaction
de la plante hôte, qui, par un afflux de sève, de résine ou de gomme,
peut déterminer la destruction de la colonie.
8° Galeries de régénération. Ce sont généralement des galeries irrégu-
lières détruisant le système primitif. Après une première ponte ou un
début de ponte, la femelle s'alimente dans la galerie même en élargissant
le système à une des extrémités ou en un point quelconque, puis recom-
mence sa ponte en eonfectionnant une nouvelle galerie (Phfhorophloeus
spinulosus REY) (fig. 26, B, C). Parfois, après la l" ponte, la femelle
abandonne la galerie, passe par un stade nutricial extérieur (Blaslophagus
piniperda L.) où elle broute les pousses et les bourgeons (fig. 26 bis),
puis fore une deuxième galerie généralement moins prolifique que la
première et plus irrégulière.
9° Galeries mélangées. Certaines espèces nidifient toujours dans les ga-
leries d’autres espèces et il s’établit un commensalisme qui devient cons-
tant. Hypofhenemus aspericollis Wox.r.. se rencontre normalement en Afri-
que du Nord dans le système de Hypoborus ficus Er:. sur le Figuier, Cryp-
lurgus cînereus Hnnnsr., dans celui de Blaslophagus minor Hanrxc, etc...
Différents types de galeries.
A. GALERIES CORTICALES ET SOUS·COR’1'ICALES. —- Elles sont enfoncées
dans l’épaisseur de l’écorce et apparaissent généralement en creux à la
face inférieure de celle-ci (type : Scolyfus scolyius F.), ou si elles sont
enfoncées plus profondément, elles impressionnent l’aubier et leur dessin
persiste sur l’arbre écorcé (type: Leperesinus fraxini Pam,). Il existe
tous les intermédiaires entre ces deux systèmes qui appartiennent au
même type de travail, on peut même rencontrer chez une même espèce,
suivant la localisation de la galerie (branche, tronc) ou l’âge de l'arbre
(jeune ou âgé), des systèmes impressionnant l’écoree ou l’aubier. On
distingue donc parmi les galeries sous-corticales les types suivants :
a) Galeries longiludinales (galerie maternelle dirigée parallèlement au
sens des fibres ou à 1’axe de 1’arbre).
F10. 26. — Galeries de Phloeaphthorus spinulostœ Rey.—.4. — Galerie normale, transversale
double à. vestibule en accolade. — B et C. — Galeries modiûées par des morsures de
régénération. — Fm. 26 bis. — Pousse de pin minée par 1'adu1te de Blaatophagua
piniperda L. —F1G. 27.- Galeries à bras transversaux de Taphrorychu.-rviLl1Zfr0·r1.sDU1-·.
— Fm. 28. — Galerie pénétrante de mycophage : Xyleborus dryographus Ratz. dans un
chêne. — Fm. 29. — Galerie pénétrante demycophage, en échelons réguliers de Xylote-
ms Zimatm L. dans un tronc d’Epicea. — FIG. 30. — Galerie pénétrante à. échelons
irréguliers de myeophage, Amlsandrus dispar F. dans un tronc de pommier. —
Fm. 30 bis.—Galerie pénétrante de mycophage, Xyleborus saxeseni Ratz. avec une
chambre familiale, dans un tronc d’.·1lnus.

32 coieorrùmzs scomrrxnns
1. Galerie longitudinale simple. Galerie maternelle dirigée de bas en haut
sans vestibule initial ou central (type : Blastophagus piniperda L., Scoly·
tus scolytus Gizorr.) (fig. 24), ou avec vestibule initial (type : Scolytus
mali Becmn).
2. Galerie longitudinale double. Galerie maternelle séparée en son milieu
par un évasement ou « chambre d’accouplement » creusée par le mâle
et servant à la copulation (type : Scolytus pygmaeus F., I ps typographus
L.) (fig. 20). ·
3. Galerie longitudinale branchue, en candélabre ou en baïonnette (type:
Taphrorychus villifrons Dur.) (fig. 27).
· b) Galeries transversales. Galerie maternelle dirigée perpendiculaire-
ment au sens des fibres ou à l’axe de l’arbre:
4. Galerie transversale simple (type: Scolytus intricatus RA'rz.). Galerie
transversale dépourvue de vestibule ou de chambre d’accouplement
sur son parcours.
5. Galerie transversale double (type: Pteleobius Kraatzi E1cH1—r.). Galerie
maternelle séparée ou non en son milieu par une encoche ou chambre
d’accouplement centrale (fig. 25).
6. Galerie transversale en accolade (type: Leperesinus fraxini PANz.).
Galerie maternelle portant une petite chambre d’acc0uplement cen-
trale rejetée hors de la galerie, donnant à celle—ei une forme d’accent
circonflexe ou d’accolade (fig. 21, 26 A).
Les galeries du type longitudinal et transversal appartiennent à des
espèces monogames ou bigames.
c) Galeries du type étoilé. Chambre d’aceouplcment centrale creusée
par le mâle d’où partent un nombre variable de couloirs de ponte occupés
chacun par une femelle. Ce système est celui des espèces polygames:
7. Galerie étoilée â bras longitudinauœ (type : I ps acuminatus GY1.L.). Les
galeries maternelles suivent sensiblement le sens des fibres au-dessus
et au—dessous de la chambre d’accouplement.
8. Galerie étoilée â bras transversaux (type : Pityokteines Vorontzovi
JAcoBs.). Les galeries maternelles partent de la chambre d’accouple-
ment et s’él0ignent perpendiculairement au sens des fibres.
9. Galerie étoilée classique irradiée (type: Pitgogenes chalcographus L.,
Carphoborus minimus F., Pilyophthorus pityographus Rxrz.) (fig. 22).
Les galeries maternelles partant de la chambre d’accouplement sont
dirigées en tous sens.
10. Fausse étoile ou « soleil » (type: Cryphalus piceae RArz.). Galerie
maternelle subcirculaire où les œufs sont déposés tout autour des
parois externes. Les galeries larvaires formant l’étoile s’irradient en
tous sens (fig. 23).
'll. Galeries familiales irrégulières (type :Dendrocl0nus micans K¤GELM.).
La galerie maternelle est irrégulière, large, les œufs y sont déposés

GÉNÉRALITÉS 33
pêle-mêle ; les larves agrandissent la galerie maternelle au fur et à mesure
de leur croissance sans que l’on observe de couloirs proprement dits.
12. Galeries irrégulières de types variés. Galerie maternelle à encoches,
en éperon, semi-circulaire, courte, galeries de régénération, etc... ne
se rapportant à aucun type précédemment décrit (type : Taphrorychus ·
bicolor Hsnnsr., et parfois Taphrorychus villifrons DuF.).
B. GALERIES PÉNÉTRANTES. —- Ce sont les galeries familiales des
mycophages, pénétrant profondément dans le bois par un très profond
couloir d’entrée, foré par les femelles, sur lesquelles se branchent des
galeries secondaires où sont généralement déposées les pontes. Les larves
ne creusent jamais de couloirs larvaîres, elles se nourrissent exclusivement
des champignons ambrosia qui tapissent les parois de ces galeries trans-
formées. en véritables champignonnières.
13. Galerie familiale à échelons (Xyloterina). Les couloirs de ponte sont
formés par des échelons réguliers, scalariformes, de taille identique
entre eux, branchés en haut ou en bas de la galerie de pénétration
ou sur l’un de ses bras (fig. 29).
14. Galerie familiale fourchue. La galerie de pénétration se divise en
plusieurs branches par des fourches (Anisandrus dispar F.) sur lesquelles
se trouvent forés perpendiculairement les couloirs de ponte courts,
en cul·de·sac, où les larves évoluent (fig. 28, 30). Chez les Platypus
ces galeries sont extrêmement profondes et atteignent souvent le cœur
des arbres âgés (20-30 cm. ou davantage).
15. Galerie pénétrante d loge familiale (type : Xyleborus Saxeseni HA'rz.).
La galerie de pénétration s’écarte pour former une vaste chambre de
ponte où les œufs sont déposés pêle·mêle, créant une loge familiale
où vivent aussi les adultes (fig. 30 bis). Parfois cette loge est suivie
d’un deuxième écartement communiquant avec le premier par un
couloir de connection (Abbé Mxcmsn).
Tels sont les grands types de galeries que l’on peut rencontrer chez
les Scolytoidea de la faune française, mais évidemment il peut exister
quelquefois des formes de galeries intermédiaires ne correspondant pas
toujours aux types principaux que nous venons de décrire (1).
Nombre de générations. Essaimago. Hibornation.
Le nombre de générations des Scolytoidea varie avec le climat. La
plupart des espèces de notre faune possèdent une ou deux générations
par an, 1’hibernation a lieu, soit à l'état larvaire, et souvent sous forme
de larve complètement évoluée en diapause (Scolytus scolytus F.), soit
sous la forme adulte. Dans ce dernier cas, on peut trouver I’immago
immature dans son berceau nymphal, soit hors des galeries, dans des
(1) Il existe d‘n.utres types et formes de galeries chez les Scolytoidea exotiques;

34 cotrlorràmas sco1.v·r1n1as
logettes d’hibernation (cf. supra), soit même dans le sol superficiel comme
l’a démontré HADORN (1933), pour Xylolerus linealus OL. et Scrrmzxnnn
ORELL1, 1947 a) pour Ips lypographus L. Certaines espèces, comme
Ruguloscolyius rugulosus MüLLER, possèdent deux générations dans la
région parisienne et trois dans la région méditerranéenne ; Hypoborus
ficus ER. a trois générations à Montpellier (Picano, 1919) et quatre
à Alger. Il en est de même pour la plupart des Xyleborina. Les espèces
de haute altitude par contre ont un développement ralenti, Hylurgops
glabratus Zx2·r·r. qui se rencontre parfois à plus de 2.000 m. dans les Alpes
sur Pinus cembra évolue en 2 ans comme l’a démontré SPESSI\’TS1£FF.
La première année c’est la jeune larve qui hiverne, la deuxième on
trouve l’immago immature dans son berceau nymphal.
Ce même type d’évolution s’observe chez Dryococles hectographus
REITTER et D. auiographus Rivrz., en altitude.
L’essaimage, c’est-à-dire l’abandon des galeries par les adultes, a lieu
au printemps, plus rarement en été pour les espèces univoltines, au prin-
temps et à l’automne pour les bivoltines, le vol est massif ou échelonné.
Dans le premier cas, il peut se produire de véritables nuages, comme l’a
démontré Rocxwonn (1926) pour Hylasiinus obscurus MARSH. dans les
prairies de légumineuses lorsque la température oscille entre 200 et 25° par
les journées ensoleillées. On distingue également. les espèces à essaimage
précoce (février-mars), à une température de 9° C. (type : Blastophagus
piniperda L.), des espèces à essaimage tardif (avril—juin), à une température
de 16-lS° C. (type: Ips iypographus L.).
Au printemps, les vols ont généralement lieu durant les heures chaudes
de la journée, alors qu’en été on les observe surtout à la tombée de la
nuit. Beaucoup d’espèces sont attirées par les lampes-pièges durant la
nuit (Q des Xyleborina).
Le vol des Scolyîoidea est généralement très soutenu, les petites espèces
appartenant aux genres Hypoborus, Cryphalus, Liparlhrum, Crypturgus.
Xyleborus, etc..., sont facilement enlevées par les courants aériens et
les vents, elles peuvent parcourir ainsi des distances considérables. FELT
(1933, p. 232) a observé aux Etats-Unis, en étudiant la dispersion de la
maladie de l’©rme par Scolylus multisiriaius MARSH., que ce Scolyte
était susceptible d’ei`fectuer des déplacements de 250 km. d’amplitude
en une saison. Les recherches faites en avion en Louisiane par GLICK
(1939) sur la faune atmosphérique ont permis de capturer des Xyleb0—
rina jusqu’à 1.800 mètres d’altitude.
Plantes-hôtes. Habitat.
Comme les Curculionidea, les Scolyloideu possèdent un régime phyto-
phage qui ne souffre aucune- exception, mais la grande majorité de ceux-ci
vivent aux dépens des végétaux ligneux. Quelques rares représentants
de notre faune, cependant, évoluent dans les plantes herbacées et les

_ GÉNÉRALITÉS 35
tissus succulents, c’est le cas pour la majorité des Thamnurgus qui minent
l’axe des pousses turgescentes ou des tiges molles. Cet habitat est très
différent de celui des Aphanarlhrum qui évoluent dans les tiges pourries
des Euphorbes cactiformes ou dendroîdes (Sud marocain, Canaries,
Afrique tropicale). T. delphinii Rosnmx. vit dans les tiges de Delphinium
consolida (Andalousie) et de Teucrîum pseudoscorodonia (Algérie) ; T.
kallenbachi Bacu. est assez commun en France dans Teucrium scorodonia,
Origanum vulgare, Lamium album,Slachys sylvalica. T. cuphorbiae Küsr.
est commun dans les tiges d’Euphorbes, T. Pelzi REITTER vit dans Aco-
niium Sioerkianum (Carpathes). Hylaslinus obscurus MAns1~x.nidifie dans
le collet ou les tiges de diverses Légumineuses herbacées, telles que les
Trèfles, le Sainfoin, ou semi-ligneuses (Ononis, Sarolhamnus, Ule1:,etc...).
Ce sont là quelques exceptions, la très grande majorité des Scolyloidea
vivant aux dépens des végétaux ligneux qui constituent leur habitat
classique. Leurs larves évoluent dans le tronc, les branches, les brindilles
et même les racines. Il y a lieu de distinguer nettement la faune des
Conifères, la plus riche en espèces, de celle des essences feuillues. Ces
deux groupes de végétaux sont habités par des colonies très différentes
et souvent même par des genres qui leur sont exclusifs comme les Ips,
Orlhofomicus, Pilyokleines, Phloeosinus qui vivent tous aux dépens des
résineux. Quelques rares espèces possèdent une polyphagie qui leur permet
de vivre à la fois sur l’un ou l’autre de ces groupements végétaux,
comme Polygraphus grandiclava Tnoms. évoluant normalement sur les
Prunus et trouvé par Srnonmrsvian (1910 B, p. 221) sur Pinus sirobus
où sa galerie change de forme. Anisandrus dispar F., Xyleborus Saxeseni
Rxrz., Xyleborus monographus F., vivant habituellement aux dépens
des essences feuillues, sont accidentellement signalés sur Picea ou Pinus.
Parmi la faunule des Conifères, il est nécessaire de séparer encore les
espèces des Abiétinées (Pinus, Abies, Picea, Larix, Cedrus) de celle des
Cupressinées (Cupressus, Juniperus, Sequoia, Thuya, Galliiris, Libo-
cedrus, etc...). En France, la biocoenose la plus riche est celle des Pins
qui héberge les 9/10 des espèces des Conifères, La faune du Cèdre dans
la zone d’habitat spontané est très particulière (Afrique du Nord, Liban,
Himalaya) et renferme des espèces différentes de celles des autres Abié-
tinées, telles que Phloeosinus cedri Bms., Hylasles Borwouloiri Cx-mv.
et Scolytus numidicus Bms. (le seul Scolylus vivant aux dépens des Coni-
fères, dans la région paléarctique occidentale). Les Taxacées (If) si
rarement attaqués par les insectes ne sont habités par aucun Scolyte.
Parmi les espèces des essences feuillues, les plus attaquées par les Scolytes
sont les Amentacées, notamment les Chênes, le Hêtre, le Bouleau, les
Ulmacées (tous les Ulmus), les Rosacées ligncuses (Pomacées, Prunées),
_les Oléacées (Frazinus, Olea, Syringa, Phyllirea), les Légumineuses
ligneuses (Sparlium, Genisla, Cylisus), etc...
Certains arbres, comme les Érables spontanés, sont presque indemnes

36 COLÉOPTÈRES sc0LY'1·1¤Es
de toute espèce en France, le Buis (Buœus sempervirens), formant des
peuplements denses dans de nombreuses régions de notre pays, n’est
jamais attaqué, de même que les principaux arbres d’importation tels
que le Robinia, Aesculus, Pavia, Plalanus, Eucalypius, Ailanlus qui ne
peuvent quïaccidentellement héberger quelques rares espèces polyphages.
Spécificité et polyphagie.
Certaines espèces sont rigoureusement spécifiques d’un végétal déter-
miné, comme Scolyius Raizeburgi Jaxs. vivant sur les Beiula ; S. kirschi
SKAL. et S. ensifer Ercnn. sur les Ormes, Chaetopielius vesiifus Muts.
et REY sur les Pisiacia ; Xylechinus pilosus RATZ. et Phîhorophloeus
spinulosus REY sur les Abies et Epicea, etc... D’autres, au contraire,
sont polyphages comme les Xyleborus, Platypus et en général tous les
mycophages qui nidifient sur des essences très variées.
Stënomérîe et Eurymêrie.
La localisation des colonies sur les· arbres est parfois constante pour
une espèce déterminée, cette sténomérie se rencontre chez les Hylasies
qui nidifient dans les racines dénudées ou souterraines des Conifères;
Xyleborus Pfeili Rxrz. au collet des Alnus sur le bord des eaux, à des
emplacements où ces arbres sont fréquemment submergés en hiver;
H ylesinus crenalus F. dans l’éc0rce épaisse du tronc des Frênes, et Den-
droctonus micans Kunst. à la base des Epicea.
D’autres, au contraire, sont eurymères et peuvent nidiiier indifïérem-
ment sur le tronc, les branches ou les brindilles, où leurs galeries peuvent
alors changer de forme et de dimensions. C’est le cas pour Leperesinus
fraœini PANZ., sur le Frêne, Pieleobius villaius F., sur l’Orme, Hypobo-
rus ficus ER. sur le Figuier, etc...
Habitats divers.
Quelques espèces possèdent un habitat insolite, comme Coccolrypcs
daciyliperda F. qui nidifie dans les graines de Palmier (Phoenix, Chamae-
rops, Laiania, etc...) et même parfois dans les feuilles sèches de ces végé-
taux (Facmez). C. pygmaeus nidifie dans les graines de Soja, les Stepha-
noderes, tous tropicaux, vivent dans les graines les plus variées, notam-
ment dans celles de Caféier, plusieurs Xyleborina nidiiient dans les tiges
de Canne à sucre ou d’autres Graminées turgescentes; les Caciopinus
du Mexique, dans les raquettes d’Opunfia, les Aphanarihrum des Cana-
ries et du Maroc méridional dans les tiges décomposées d’Euph0rbes,
etc... Les Conophfhorus représentés par plusieurs espèces aux Etats-
Unis nidifient dans l’axe des cônes de Pinus et possèdent des géné-
rations alternantes. Une partie des individus d`une même colonie n’a
qu’une seule génération par an, alors que l'autre accuse deux généra-
tions; ceci permet d’assurer la continuité de l’espèce dans les régions

oéurimtrriâs 37
où beaucoup de Pins ne donnent des cônes que tous les deux ans (CHAM-
BERLMN).
Eniin, on a signalé des attaques de Xyleborina dans le bois de tonneaux
qui ont été perforés de part en part, les Hylastes peuvent accidentelle-
ment attaquer les bois de grume et même les échalas aux alentours des
scieries.
Rêceptîvitë des arbres.
On distingue parmi les Scolytoidea trois types d’attaque:
1° Les espèces nidifiant dans le bois vivant en pleine sève (parasites
primaires). Ce sont les plus nuisibles, car ils entraînent la mort rapide
des sujets, comme c’est le cas pour Ruguloscolytus rugulosus MüLL.,
Anisandrus dispar F. sur les arbres fruitiers, Biastophagus piniperda L.,
I ps typographus L. et Dendroctonus micans KUGL. sur les Conifères, ces
derniers peuvent être également parasites secondaires. Il en est de
même pour Platypus cylindrus F. que j’ai observé dans les Châtaigniers
parfaitement sains en Corse, qui furent rapidement détruits par leurs
attaques.
2° Les espèces nidifîant dans les arbres dépérissants, souffreteux,
maladifs (parasites secondaires). Leurs attaques ont lieu après une séche-
resse prolongée (surtout pour les espèces des Conifères), les invasions
de chenilles défeuillantes de Lasiocampides, Géométrides ou Noctuides,
les ouragans ou les bris de neige (zone montagnarde), aussi sur les sujets
âgés ou se trouvant dans de mauvaises conditions édaphiques. De même
après les incendies de forêt, les arbres affaiblis, ayant été « chauffés »,
subsistant autour des zones ravagées par le feu, sont presque invariable-
ment envahis par les Scolytes (1). Les parasites secondaires sont les plus
nombreux et leurs dégâts sont considérables, car ils activent très rapide-
ment le dépérissement des sujets dont la reprise serait souvent possible.
C·’est le cas pour la majorité des I pina, Pityophthorina, Hglesina, etc...
3° Les espèces vivant dans les arbres abattus, morts sur pied où l’écorce
se détache et a subi un début de fermentation, comme Xyloterus lineatus ,
01.., les Hylastes, les Hylurgops et les Dryocoetes. Leurs dégâts sont moins
importants ou nuls, excepté pour les mycophages dont les galeries péné-
trantes déprécient le bois.
6. APERQU SUR LA BIOGÉOGRAPHIE DES SCOLYTOIDEA
DE LA FAUNE FRANCAISE
Les Scolytoidea qui peuplent la France appartiennent à deux grands
peuplements paléarctiques distincts qui sont l’élément euro-sibérien et
Pélément méditerranéen. A ces deux éléments essentiels et bien caractérisés,
il convient d’ajouter quelques espèces a reliques », d’origine vraisembla-
(1) Il en est de même pour les arbres et principalement les Conîfères, ébranlés
par les bombardements dans les zones de guerre.

38 co1.Éo1>·rÈnEs scorvrmias
blement non paléarctique, et des éléments ubiquistes, disparates, récem-
ment introduits, n’ayant aucun intérêt biogéographique.
L’élément euro-sibérien est le plus représentatif et le plus important
de la faune, il groupe les 4/5 des espèces vivant sur notre territoire. Cet
élément se répartit actuellement en France, comme dans le reste de
la Paléaretide, suivant des affinités climatiques, correspondant assez bien
aux « provinces » faunistiques. telles que les a définies SEMENow TIAN-
S1iANs1<x (1936) dans son partage de la faune paléarctique des Coléop·
tères (cf. infra).
Les genres auxquels appartiennent les espèces euro·sibériennes sont
représentés pour la plupart dans la région néarctique et constituent en
fait des éléments holarctiques. Ils groupent en Amérique du Nord des
espèces voisines, voire même des vicariants, mais le nombre des espèces
communes (euro-américaines) est pratiquement nul. Cette similitude
générique donne à notre faune un « indice holarctique » élevé au sens où
l’entend P. DE PEYEMMJ-xorr (1947), vraisemblablement en raison des
similitudes d’habitat des Scolytoidea de l’hémisphère nord des deux conti-
nents; elle fait ressortir également l’origine holarctique lointaine, arcto-
tertiaire, de notre faune. La différenciation des espèces est plus récente,
bien qu’antérieure aux glaciations. Celles-ci, qui ont si profondément bou-
leversé notre faune, n’ont eu sur le peuplement qu’une influence clima-
tique et n’ont pu modifier son aspect, strictement paléarctique. Au
contraire, elles l’ont purifié en éliminant les éléments tropicaux qui ont
disparu ou ont été complètement refoulés au cours de la catastrophe.
Au Pliocène, les espèces actuelles étaient déjà représentées en Europe
et différenciées des espèces néarctiques, auxquelles elles sont rattachées
indiscutablement par un tronc holarctique commun (genres. sous-tribus,
tribus) dont il faut rechercher cette liaison bien plus avant dans le passé.
Actuellement le peuplement euro-sibérien en France est représenté par
les types climatiques suivants, définis par SEMENow T1AN-S1-IANSKY.
On y trouve:
a) Les types des boisements morcelés (provincia nemorum) qui sont les
plus nombreux, leur aire de répartition géographique embrasse l’en-
semble de notre territoire, exception faite des hauts massifs et de quelques
localités basses du littoral méditerranéen. Ils sont largement distri-
bués en Europe moyenne sans remonter au nord au-dessus de 650 lat.
et dépassant exceptionnellement à l’Est le bassin du Volga. C’est la
faune banale des Chênes à feuilles caduques, du Hêtre, du Frêne, des
Bouleaux, des Ormes, des Pins non montagnards, des espèces du sous-
bois, etc... Parmi les espèces les plus représentatives de cet élément, nous
citerons : la plupart des Scolytus, Leperesinus fraxini Pzmz., Hylesi-
nus crenatus F., Lymantor coryli PEm=us, Xylocleptes bispinus Dusr.,
Taphrorychus bicolor HERBST, Crypturgus pusillus GYLL., I ps sexdentatus
L., Orthotomicus laricis F., etc...

oémûaatiriâs 39
b) Les fypes de la grande sylve boréale (provîncia sylvanum borea-
lium). Ils sont faiblement représentés en France où ils se trouvent loca-
lisés aux grandes forêts spontanées de résineux de l’Est (Vosges, Jura),,
qui constituent leur extrême limite occidentale et parfois méridionale
de répartition. Ces espèces sont largement distribuées en Europe orientale
et boréale (Scandinavie), elles s’étendent généralement au delà de l’0ural
et en Sibérie où elles suivent la taïga. Appartiennent à ce groupement :
Dendroclonus micans KUGL., Xylechinus pilosus Rarz., Phloeophfhorus
spinulasus REY, I ps duplicafus SAHLB, Dryocoetes hecfographus Rtzrrrnu.
c) Les lypes montagnards confinés à l’étage subalpin et alpin. Ce
sont les espèces de Pinus montana, P. cembra, Laria: europea auxquelles
on peut rattacher certains éléments de Pinus nigra et P. sylvesfris, Abies
peclinafa et Picea excelsa végétant entre 1.000 à 2.000 m. dans les hauts
massifs (Alpes, Pyrénées, Cévennes, Massif Central, Corse).
Font partie de ce groupement: Hylasles glabralus ZETT., I ps amilinus
GYLL., I ps cembrae Haan., Pilyolcleines vorontzeui Jacoe., P. curvidens
GERM. et P. spinîdens Rnrrr., Pilyoceragenes bisfridenialus Excrm.,
Hylaslinus Fankhauseri Rnirr. La plupart de ces espèces appartiennent,
soit à la faune boréale réfugiée en altitude comme H. glabraius Z1=:·rr.,
qui se retrouve en plaine en Scandinavie et en Sibérie, soit à des espèces
des boisements morcelés, adaptées aux conditions montagnardes: Pilyo—
ceragenes bislridenlalus Excmr. et Hylasles Fankhauseri Bmrr.
L’élémenf médilerranéen également paléarctique est bien représenté en
France, mais confiné aux régions basses du littoral méditerranéen.
Quelques espèces remontent dans la zone sublittorale jusqu’à la fron-
tière nord de la zone de croissance de l’Olivier et dépassent exception-
nellement cette limite.
On trouve cet élément bien caractérisé et à peu près pur sur le littoral
de Provence, de Corse, de l’Afrique du Nord et dans la plupart des régions
circamêditerranéennes. C’est la faune bien typique du maquis méditer—
ranéen, du Pin d’Alep, du Lentisque et de l’0léastre.
Parmi les espèces les plus typiques de ce peuplement, nous citerons :
Phloeofribus scarabaeofdes Bains., Chaelopfelius vesiilus MUr.s., Esleno-
borus Perrisi CHAP., Carplzoborus pini Excmi., Xylocleples biuncus REITT.,
Phloeophlorus crisfalus FAUV., Liparfhrum mori AUBÉ, L. genislae AUBÉ,
L. eorsicum Erci-u-r., Hypoborus fîcus En.
Espèces « reliques ». — Quelques espèces dont l’indigénat, tant en France
que dans le reste de la Paléarctide, ne peut faire de doute, ne peuvent
être rattachées aux deux grands peuplements précédents; leur aire de
répartition est généralement discontinue et leurs mœurs insolites. Ce
sont, d’une part, les Plalypus et, d'autre part, les espèces du genre Tham-
nurgus et Pseudofhamnurgus que nous avons groupées dans la tribu des
Thamnurgina (v. p. 163).

l
40 cotéorrànns scotvrxons
Le g. Plaiypus est représenté en Europe par deux espèces existant
toutes deux en France (P. cylindrus F. et P. oxyurus Dur,). Ce sont les
seuls représentants paléarctiques d’une famille très vaste, très homogène,
dont presque tous les représentants sont tropicaux, quelques espèces
remontent dans la zone néarctique où elles sont aussi pauvrement repré-
sentées que dans la région paléarctique.
P. oxyurus Dur., décrit de la vallée d’0ssau, possède une aire de répar-
titiou discontinue; il se retrouve clairsemé sur toute la lisière nord des
Pyrénées, en Calabre, dans les Balkans, en Asie Mineure, le Caucase,
l’Iran et l’Inde. P. cylindrus F. possède une aire médio-européenne et
méditerranéenne. Après la remarquable étude faite par Sci-inox. (1939)
sur l’ensemb]e des Plaiypodidae, on peut admettre d priori que ce genre
constitue actuellement en Europe une « relique » d’origine tropicale.
Cette famille, qui comprend plus de 700 espèces connues, forme, en
effet, un groupement aux caractères très aberrants et un des plus homo-
gènes des Scolyioidea avec lesquels leur monophylogénie ne fait pas de
doute. Comme le suggère Scmam. (1939), il est probable que le « tronc
platypodidien » s’est séparé du grand tronc commun « scolytoïdien » à
une époque très lointaine. L’étude actuelle de la famille offre les carac-
tères les plus typiques d’un groupement tropical. Les Plaiypus de notre
faune sont les restes d’une faune chaude d’émigration antéglaciaire qui
ont pu se maintenir en îlots dans diverses localités d’Europe à travers
l’épreuve des glaciations.
Les Thamnurgina comprenant actuellement les g. Thamnurgus Eicmx.,
Pseudothamnurgus Eoonns et Triolemnus WoLL. ont une aire de répar-
tition éthiopienne, méditerranéenne (atlantique) et médio-européenne. Les
espèces européennes ne remontent guère vers le Nord et ne s’étendent
pas vers l’Est. Cette tribu morphologiquement homogène est biologique-
ment aberrante, beaucoup de ses représentants vivent dans 1’axe des
tiges de plantes herbacées. Il semble bien qu’il s’agisse là aussi d’un
groupement dont les représentants européens actuels ne sont que les sur-
vivants d’un passé chaud.
Espèces ubiquisies ei iniroduiles. — Elles n’ont aucun intérêt biogéo-
graphique, mais, par contre, présentent une importance économique
réelle, la plupart étant des espèces nuisibles.
Parmi ces espèces, nous citerons:
Coccolrypes daciylipcrda F. et Daclylolrypes Uyllenboogaarii Ecozns,
introduits en France comme dans les autres régions du monde avec des
graines de Palmiers; Xylosandrus morigenus BLANDF., espèce tropicale
trouvée dans quelques serres d’Europe sur des Orchidées où elle n’a
pas été revue depuis 1898 ; Phloeosinus radis BLANDF. originaire du Japon.
découvert par HOFFMANN à Saint-Tropez, et enfin Gnalholrichus materia-
. rius Fxrcu. trouvé au Bois du Rouvray par Durmsz et en Seine-et-Oise

oémémtirés 41
par le D1' DE ST·ALBIN, qui est une espèce américaine comme tous les
représentants du genre.
Si l’Europe a été miraculeusement protégée jusqu’ici de l'introduction
de Scolytes nuisibles, il n’en est pas de même pour l’Amérique du Nord
qui a reçu de l’Ancien Monde une série d'espèces très pernicieuses parfaite-
ment acclimatées, qui causent à divers peuplements forestiers des préju-
dices importants comme Scolytus mullistrialus Mnasr-x.; Ruguloscolylus
rugulosus MüLL. ; Blasiophagus piniperda L., Hylaslinus obscurus MARSH.
et X yleborus Saxeseni RATZ. Le transfert des Scolytes d'un continentà
l’autre se réalise facilement par l’intermédiaire des bois non écorcés.
Les Xyleborina et autres mycophages peuvent être transportés même
avec les grumes.
L'acclimatation des espèces d’une rive à l’autre de Phémisphère nord
est facilitée par les similitudes climatiques et l’habitat.
7. ENNEMIS NATURELS DES SCOLYTOIDEA. PARASITISME
Les Scolyfoidea sont parasités, surtout à l’état larvaire, par un très
grand nombre de prédateurs et de parasites et leurs galeries sont habitées
par une foule de commensaux.
1.- Prédateurs et Commensaux.
a) Colêoptèros. — La plupart des Coléoptères signalés comme des
prédateurs des Scolyfoidea sont, en fait, des commensaux ou des détri-
ticoles vivant dans les galeries où ils se nourrissent de déjections telles
que les dépouilles de mues, le bois digéré, les débris divers et aussi des
cryptogames qui se développent dans les couloirs larvaires. C’est ainsi
que la grande majorité des prédateurs signalés dans les listes, notamment
dans celles de KLEIN (1909), sont, en fait, des commensaux ou ·des dé-
triticoles.
Le nombre des prédateurs réels et surtout spécifiques des Scolyfoidea
est relativement restreint et, dans leur ensemble, leurs mœurs sont encore
mal connues.
En dehors des prédateurs occasionnels, des carnassiers polyphages,
dévorant tout ce qu’ils rencontrent sous les écorces, comme c’est le cas
pour les larves de Cleridae, notamment celles de Thamnasinus formi-
carius L., il existe, en France, des prédateurs plus étroitement associés
aux Scolyioidea. Parmi ceux-ci, nous citerons:
1° Les espèces du g. Aulonium (Commoinnaj. — A. lrisulcaium Gnorr.
s’attaque aux larves de divers Scolylus des Ormes, A. ruficorne OL. à
celles de Orlhofomicus erosus WOLL. sur les Pins.
2° Les espèces du g. Piiyophagus et Glischochilus (N1T11>UL1DA1z
Cvnocaruanman) dont les larves sont prédatrices de divers Scolyloidea.
3° Les espèces du g. Placusa (STAPHYLINOIDEA), notamment P.

42 coriâorrrërms SCOLYTIDES
lachyporoides VVALT. et P. complunala ER. signalés s’attaquant aux
Blasiophagus des Pins.
Parmi les cornmensaux les plus étroitement associés aux Scolyloidea,
il y a lieu de citer les Laemophloeus (CUCOJOIDEA) dont les mœurs ont
été précisées par Pxcimn (1919). Ils se rencontrent presque invariable-
ment dans les galeries de certaines espèces où ils dévorent les dépouilles
de mues et les détritus divers. L. hypobori Pnnms vit avec Hypoborus
fîcus En., L. clemalidis ER. avec Xyloclepies bispinus DUFI., L. Perrisi
Gmw. avec Chaetopielius vestiius REY (1).
Les Rhizophagus (Rhizophagidae) et les Hypophloeus (TENEBRIONOIDEA)
ont des mœurs sensiblement analogues. R. aeneus Ric!-1*1*. se rencontre
dans les galeries immergées de Xyleborus pfeili RAT:. sur les Aulnes.
Un grand nombre de Siaphylinoidea, H isleridac, Colydiidae sont signalés
dans les galeries des Scolytes, mais ce sont ou des prédateurs accidentels
ou des détriticoles. sous·corticaux, vivant normalement sous n’importe
quelle écorce et dans les galeries de toutes espèces de Xylophages. Parmi
les STAPHYLINOIDEA ont été signalées diverses espèces des genres :Rhinosi·
mus, N udobius, Caryphium, Lepiusa, T heclura, Lalhrobium, Phloconomus,
Phloeophora, Aiheia, Xanlholinius, Homalium, Quedius, etc... Parmi
les Hisieridae, les espèces des genres Paromalus, Plalysoma, Plegaderus ;
les Colydidae des g. Oœylaenus, Colydium, Teredus, Cerylon. Enfin, on
peut ajouter à cette liste quelques autres espèces appartenant aux genres
Nemosoma (Osiomalidae), Agnaihus (Lagriidae), Nilidula et Epuraea
(Niiidulidae); Rhinosimus, Lissodema et Salpingus (Salpingidae), Hele-
rhelfus (Rhizophagidae) et Cryplophagus (Cryplophagidae).
b) Hymênoptères parasites. — Les larves de Scolyloidea sont parasitées
par de nombreux Hyménoptères endophages et ectophages, mais l’étude
de ceux-ci a été très négligée en France. La plupart des récoltes ont été
faites en Allemagne par RATZEBURG, en Espagne par MEncE'r, en Pologne
par Novrcr, en Italie par Russo, Goroamrcn, CECCONI et autres ento-
mologistes de l’école de Srnvnsrrxr. `
La liste complète de ces parasites figure dans le catalogue récent de
Tr-xoMsoN (1943).
La liste que nous donnons ci-dessous comprend non seulement des
espèces françaises, mais aussi des espèces d’Europe occidentale ou méri-
dionale qui doivent se retrouver en France.
ICHNEUMONIDAE :
Pimpla allernans Gnav. (Ips igpographus L,).
Polysphincia clypeaia HLGR. v (Scolylus pygmaeus F.),
Lissonoia errabunda HLGR. (Scolylus Raizeburgi JANS.).
Phaeogenes nanus WESM. (Scolylus scolylus F.).
(1) RUSSO (1937) et G-OIDANICB: (1938) ont respectivement observé le prédatisme de
Laemophloeus iwniperi Gnouv. et L. clmzatidis ER. aux dépens des Scolytoidea.

czémâxmnrrés · 43
Pseudopimpla anisandri F. (Anisandrus dispar F,).
Ephialies cœiensor L. (Dendrocionus micans KuGL.).
BRACONIDAE :
Ecphylus caudafus Huscuxix (= Sycosoler Lavagnci PICARD et Lxcmn)
(Hypoborus fîcus ER,. Liparlhrum colchicum SEM.),
Ecphylus silesiacus Rxrz. (Scolylus divers).
Ecphylus eccoplogaslri Rxrz. (Scolytus divers).
Etphylus chaelopieli Russo (Chaelopfelius vesliius MuL.).
Ecphylus hylcsini Rixrz, (Hylesina divers, Carphoborus Bonnairei
Bms., Ips divers).
Ecphylus minulissimus Rxrz. (Liparihrum colchicum SEM.),
Dendrosolcr proiuberans Nans (divers Scolyius et Hylesina, Piiyogcnes),
D. middcndorfî Rxrz. (Ips variés, Dendroclonus micans Kucn., Scolylus
sp. sp,).
D. harligii Rxrz. (Carphobarus minimus F., Pilyogenes sp. sp.),
D. bidcnlulus THOMS. (Lepercsinus fraxini PANz.).
D. flavivenlris Fônsr. (Ips acuminalus GYLL., Ips sp,).
D. caenopachoides Ruscmiix (Pilyogenes calcaralus EICHH.),
Diachasma cephaloles WSM. (Ruguloscolylus rugulosus MüLL.).
Blacus fuscipes Goun. (Ruguloscolyfus rugulosus Müt.L., Xyleborus
sazeseni RA'rz.).
Calypius longicaudis Rxrz. (Ruguloscolylus rugulosus MüLL.).
C. africornis RATZ. (Ips lypographus L.),
Spalhius brevicaudis RA'rz. (divers Scolyfus, Ips, Hglesina, Carph0·
borus minimus F., Piiyogenes sp. sp.),
S. eœaralor L. (divers Srolylus et Ips).
S. erylhroccphalus WsM. (Leperesinus frazini PANZ.).
Caeloides baslrycharum Gm. (Ips divers et Hylcsina),
C. scolyiicida WsM, (Scolyius divers et Hylesina).
C, scolylicida-melanosligma S'1·RAN¤ (Hylesina divers).
C. subconcolor Russo (divers Sculylus et Hylesina).
C. fîliformis RATZ. (Leperesinus frazini PAM,).
C. melanolus WsM. (Leperesinus fraxini PA1··:z,, Ips seœdenlaius BOERN.).
C'. ungularis T1»10Ms. (Hylasles sp, sp,. Scolyius sp. sp.),
C, ungularis-nigerrima F. (Hylasles sp. sp.),
C, abdominalis ZE·1··r. (Ips sexdentalus BOEriN.).
Sigalphus ulricornis Rxrz. (Hylasies sp. sp,).
Microbracon obscuralor NEES. (Orlhoiomicus suiuralis GYLL,).
M. slabilis WsM. (Hglesinus crenaius F,).
M. palpcbrafor Rxrz, (Scolylus intricalus Bmx.),
Euslalocerus clavicornis WsM. (Ips amitinus GYLL., Ips iypographus L.),
Cosmophorus cembrae Ruscmn (Pilyogenes sp. sp,).
C, henscheli RUSHKA (Pilyophlhorus sp. sp,).

)
44 COLÉOPTÈRES scommnns
C. lclugi Ryrz. (Polygraphus polygraphus L.),
Dorycies pomarius Hmm:. (Ips sp. sp.),
D. pomarius-schmiischeki F. (Ips sp. sp.),
Triaspis caudaius NEES (Thamnurgus euphorbiae KUST,).
Ichneules reuniior NEES (Ips lypographus L.),
Apanieles emarginaius NEES (Pteleobius viiiafus F.),
Liophron clavipes NEES (Ruguloscolylus rugulosus MüLL.).
P'rER0MAL11:•AE :
Pleromalus fraxini Ryrz. (Leperesinus fraœini P.¤.Nz.).
P. capiiaius FÈÉRST. (Scolyius sp. sp., Piigopihorus pubescens MARS1~x.).
P. suspensus Rxrz. (Dryocoefes auiographus F., Hylasles sp. sp.,
Phihorophloeus spinulosus BEY, Piiyogenes sp. sp.),
P. bimaculaius NEES (Ips divers).
P. bimaculaius-bicaliginosus F. (S. iniricaius RATz.).
P. azureus P«.·~.Tz. (Phloeosinus ihugae PERRIS).
P. bidenîis Rxrz. (Pilyogenes, Piiyoceragenes, Piiyophihorus).
P. abieiicola RATZ. (Piiyogencs, Pity0c·er·agenes).'
P. maculaius WALK. (Scolyius inlricaîus RATZ.).
P. brunnicans B»\TZ. (Scolyius pygmaeus F,).
P. maculifer Fônsr. (Ips sp. sp., Piiyogenes sp,. sp., Dendrocionus
micans KUG.).
Cerocephala cornigera Wssrw. (Chaeioplclius vesiilus MU1.s.).
Hapomorus crassinervis T1~10Ms, (Ruguloscolyius rugulosus MüLL.).
Meiacolus fasciafus Gm. (Phloeosinus bicolor BRULLÉ).
M. unifasciatus TH0Ms. (Phloeolribus scarabaeoides BERN., Ips acumi-
nalus GYLL.).
Plerosema aulloi MERcE'r (Pifyoceragenes bidenldius HERBsr.).
Cremylus rubiginosus Nmas (Piiyoceragcnes bidmlatus Hnmasin).
Diglochis omniuora WALK. (Ips seœdentaius Boum.),
Ipocoelius Seilneri RUSCHKA (Ips sp. sp.).
Dinoius clypealis TH0Ms. (Hylcsini divers, Piiyogenes sp. sp,).
D. bideniulus TH0Ms. (Leperesinus fraœini PAM.),
Rhoplrocerus brevicornis T1~10MS. (Ips acuminaius GYLL., Piiyogenes
sp, sp.)
R. œylophagorum Rmz. (Ips sp, sp., Pilyogencs).
Amblymcrus iypographi Ruscmm (Ips, Piiyogenes, Polygraphus).
Eiroxys dimidiaius WALK, (Piiyogenes).
Dibrachys cavus W:\LK. (Hypoborus ficus ER,).
Rhaphilelus Ladenborgii Rxrz. (Leperesinus fra.2:ini PANZ.).
R. maculaius WALK. (Ruguloscolyius amygdali GUER.).
EURYTOMIDAE :
Euryloma crassineura Asx-1M. (Rugul0sc0lyius' rugulosus MüLL.).
E. flavovaria Rxrz, (Leperesinus fmxini P.xNz.).

GÉNÉRALITÉS 45
E. ischioscanlhos R.~.·rz. (Leperesinus fraxini PANz.).
E. masii Russo (divers Scolyloidea. polyphage).
E. cccoplugasleri Rxrz. (divers Scolylus).
E. auricoma MAYA. ( I ps. seœdentalus L., Scolyius mulfislriaius M.·~.Rsx.).
E. abieliccla Rxrz. (Ips sp. sp.).
E. rosae Nxass (Scolyius inlricafus RA·rz.).
EUPELMIDAE :
Eupelmus Degeerii DALM. (Leperesinus fraxini PAM.),
E. urozonus DALM. (Thamnurgus kallenbachi BACH,).
Polymoria merceii BOL (Scolylus mullisirialus MARSH.)·
ENcYm·mA¤ :
Aphycus punciipea DALM. (Pilyoceragencs quadrîdens HARTIG).
Eu1.01¤m1>».¤:
Elacherlus leucogramma RATZ. (Scolylus raizeburgi M.~msH., Scolyius sp.) .
Eniedon confînis Rxrz. (Ruguloscolyfus rugulosus MüLL.).
E. ienuicornis Tnoms. (Ruguloscolylus rugulosus MüLL.).
Wichmannia decorala Rusci-rx;. (Liparlhum).
Cx.E0NYM1¤AE :
Chiropachys colon Wxasrw. (très polyphage, Scolylus et Hylesini en
particulier).
Ch. quadrum F. (Blaslophagus piniperda L.),
Ch. iufcla WALK. (Ips lypographus L.)
Ch. obscuripes Bmms. (Scolylus sp. sp.),
Ch. pulchellus W. (Ips lypogmphus L.).
Heydenia preliosa Fonsr. (Ips sp. sp.).
Plaiygerrhus Scolyli As1—1M. (Ruguloscolylus rugulosus MüLL.).
Pemiphora robusla RUSCHKA (Anisandrus dispar F,).
T1—10n¥M1¤AE :
Callimome bohemani THOMs. (Lcperesinus frasrini PANz.).
MISCOGASTERIDAE :
Habritys brevicornis Rxrz. (Anisandrus dispar F., X yloferus si gnaius F.).
Dinarmus Regnieri Masx (Hypoborus ficus En. au Maroc).
D1».1>m1nAE:
Trîchopria hypobori Kmrr. (Hypoborus fîcus En., Phlocosinus lhuyae
P1:1m1s.Pityophthorus pubescens MAnsx~r.).
Diptères. — Les Diptères prédateurs et parasites de Scolyloidea ont
été peu étudiés en Europe. On rencontre fréquemment dans les galeries
de différentes espèces des larves de Diptères dont le rôle n’a pas été
toujours précisé.
Jusqu’iei, il x1’existe pas de Larvaevaridae connus parasites de Sc0ly•

46 coriâorritmts scowrioas
loidea, alors que plusieurs espèces ont été signalées vivant aux dépens
des larves de Curculionidea. `
Parmi les Dipfères prédateurs de Scolyloidea, les plus connus sont les
larves de Dolichopodidae. J’ai obtenu d’élevage un grand nombre de
Medeiera signaiicornis Loizw. vivant dans les colonies d’Ips iypographus
L. originaires des environs de Besançon. Cette espèce avait déjà été
signalée vivant sur « Tomicus v en Autriche par Kowanrz en 1877 (1).
D’autres espèces ont également été signalées sur les I pince vivant prin-
cipalement sur les Conifères. Ce sont: Àledclera ambigua Zrrrr., M.
mclancholica LUNDBL. (Danemark), .M. obscura ZETT., M. pallipes ZETT.,
M. pinicola Kow, M. signalicornis Loraw., M. irisiis Zrzrr.
Les Medelem sont étroitement associés aux Ipini et paraissent des
prédateurs spécifiques de cette tribu. D’autres Dolichopodidae sont signalés
aux Etats-Unis et Canada vivant également sur les Ipinae des Conifères.
On trouve également en Europe comme aux Etats-Unis des Lonchaeidae
prédateurs d’I ps, notamment Lonchaea fugaa: Miam. et Lonchaea Seitneri
HENDEL. Il y a lieu également de citer Palloplera usta Miam. dont les
larves sont connues comme prédatrices d’Ipim1e sur les Conifères.
Parmi les Anihomyidae, les larves carnassières des espèces suivantes
ont été observées en Europe centrale et occidentale: Mydaea ancilla
Marc., Helina perlusa Mem., Phaonia uariegafa Maro., Ph. goberii Mm.,
Ph. irimaculafa Boucmà.
Ce sont là les seuls renseignements que nous possédons jusqu’ici sur
le prédatisme des Diptères de Scolyloidea en Europe (1).
Acariens. —— On trouve fréquemment dans les galeries de divers Scolyius
et Hylesina, Pediculoides scolgli OUDEMAN, qui s’attaque aux larves et
fut souvent confondu avec une espèce très voisine, Pediculoides veniricosus
Nnw.
Lasioseius eccopfogasferis VIZ. (Lelaptidae) a été observé par Russo
suçant et vidant de leur contenu les œufs de Phloeofribus scarabaeoides
BERN. en Sicile et par WICHMANN sur ceux de Scolylus laevis CHA?.
en Istrie.
Nématodes. — Paralylenchus scolyfi OUDEM. a été observé dans le
corps de la larve de Leperesinus fraxini Pimz., de Phloeofribus scara-
baeoides BERN., ainsi que dans celui de divers Hyménoptères parasites
de ces insectes (OUDPJMAN).
8. IMPORTANCE ÉCONOMIQUE ET DEGATS
Les Scolyfoidea doivent être considérés comme les ravageurs les plus
importants de nos peuplements forestiers; plusieurs espèces s’attaquent
(1) Je remercie mon collègue L. MESNIL d’a.voi1· bien voulu me communiquer les
renseignements concernant les Dipbères vivant aux dépens des Scolytmkîea.

GÉNÉRALITÉS 47
aussi aux arbres fruitiers, aux arbres d’avenue et d’ornement auxquels
elles causent des préjudices considérables.
Parmi les grands ravageurs forestiers européens, nous signalerons en
premier lieu Ips lypographus L. et Blasiophagus piniperda L. Le premier
s’attaque surtout aux peuplements d’Epicea des grandes forêts sponta-
nées des Vosges, du Jura et des Alpes, le second aux Pins. En Europe
centrale et orientale, en Scandinavie, les dégâts de Ips typographus
revêtent parfois un caractère catastrophique et provoquent l’abatage
prématuré de milliers d’hectares de forêts. Des invasions épidémiques
de ce type ont également été signalées à plusieurs reprises en France,
dans les Vosges ct le Jura.
Les essences résineuses sont beaucoup plus sensibles aux attaques
des Scolyloidea que les essences feuil lues et la présence de parasites pri-
maires entraîne très rapidement sur les sujets attaqués l’apparition de
toute la gamme des hôtes secondaires (Piiyogcnes. Piiyophlhorus, Ortho-
lomicus) qui hâtent la décrépitude des arbres. Aux Etats-Unis et au
Canada, les peuplements de résineux sont attaqués en invasions massives
par toute une série de Dendroclonus qui causent chaque année des mil-
lions de dollars de dégâts. Boom-: (1925) estime que ces insectes ravagent
annuellement l’équivalent du bois de construction représentant 300.000
maisons américaines I
En dehors de ces déprédateurs de première importance, dont les inva-
sions sont massives et épidéniiques, il en existe beaucoup d’autres dont
les ravages sont plus limités en extension, mais qui entraînent eux aussi
la mort rapide des arbres envahis, tels sont les Hylasies qui détruisent
les jeunes plantations de Pins, Xylolerus lincalus 01.. des Epirea et la
plupart des parasites des essences feuillues tels que Scolylus inlricaius
Rmz., Taphrorychus villifrons Dur. des Chênes, les Leperesinus des
Frénes, ctc..., etc...
Les cultures fruitières sont ravagées chaque année par deux espèces
particulièrement nuisibles, qui s’attaquent aux arbres parfaitement sains.
Ce sont Ruguloscolylus rugulosus MüLr.. et .«lnisandi·us dispar F.; ils
entraînent la stérilité, puis la mort des arbres. Le premier s’attaque
surtout aux Arnygdalées (Prunier, Abricotier, Pêcher), le second indiffé-
remment aux Amygdalées et aux Pomacées. En Afrique du Nord, Rugu-
Ioscolytus medilerraneus Eooxans cause des dégâts similaires à ceux de
Ii'. rugulvsus MüLL. en Europe.
Les ravages indirects des Scolytes tels que ceux qui transmettent
et propagent la maladie de l’Orme (Cvraslolomella ulmi) ne sont pas
moins importants. Scolyius mnllislrialus lil.—.nsi·i. et Scolylus sulcifrons
Rizv sont les deux espèces qui ont disséminé cette maladie à travers
l‘Europe ct sont la cause indirecte de la disparition progressive des Ormes
dans l’ancier1 monde. S. mullislrialus introduit aux Etats-Unis et au
Canada y commet les mêmes méfaits.

48 cor.Éo1>·rÈm;s scoxyrrnas
Les Scolytes à galeries pénétrantes, tels que les Gnatholrichus, Xylebo-
rus, Xyloierus, Plaiypus, provoquent une dépréciation des bois d’œuvre
par leurs galeries profondes enfoncées_dans le bois de cœur.
ll n’est guère possible d’insister ici sur les méthodes de lutte à appliquer
contre les Scolyloidea. Nous nous bornerons à indiquer que le plus souvent
res méthodes consistent dans des mesures préventives d’hygiène fores-
tière, de surveillance, et dans des méthodes culturales (écorçage, dispo-
sition d’arbres-pièges, etc...). Depuis quelques années, cependant, des
procédés de lutte plus directe, par des méthodes chimiques, sont appliquées
en Amérique, en Suisse, en Suède et laissent prévoir des résultats pra-
tiques intéressants dans un avenir prochain.
9. RÉCOLTE. ÉLEVAGE. COLLECTION
Pour récolter les Scolytoidea il y a toujours intérêt à procéder par
élevage. En récoltant des parties d’écorce de bois ou de branches atta-
quées renfermant des larves et des adultes in situ on obtient, non seule-
ment de nombreuses séries d’individus des deux sexes en excellent état,
mais aussi toute la gamme de leurs commensaux et parasites. On possède
également des indications précises sur le dessin des galeries. Les adultes
qui se trouvent dans les berceaux de nymphose sont généralement imma- .
tures, leur extraction prématurée donne des individus décolorés, à ponc-
tuation faible, incomplète, déformée, faussant parfois les déterminations.
Beaucoup de collections sont encombrées de ces immatures tirés trop tôt
de leur milieu. Il y a donc grand avantage à mettre les échantillons de
bois contaminés en élevage et laisser la sortie se faire normalement.
Les bocaux de verre cylindrique ou des sacs de cellophane (petits échan-
tillons) sont bien préférables aux sacs de toile souvent conseillés pour
la récolte des Xylophages, qui ne permettent pas de surveiller la sortie
des Scolytes et de leurs parasites. Il n’y a aucun inconvénient à sectionner
les gros échantillons d’écorce ou de bois en plusieurs morceaux pour les
introduire dans des bocaux, à la condition d’opérer délicatement afin
d’éviter la chute des larves ou des immatures. Les adultes sont prélevés
dans les bocaux à l’aspirateur et tués à l’éther acétique. Le montage
en collection se fait par collage sur paillette de bristol en ayant soin
de disposer les individus d’une même série de face, de profil et sur le dos,
afin de pouvoir en examiner tous les caractères. Les étiquettes devront
porter le nom de la plante, de la date de sortie, l’altitude du prélèvement
(espèces montagnardes) et la localité avec le nom de la commune et l’abré-
viation du département ou du pays. Beaucoup d’échantillons perdent leur
valeur en raison d’un mauvais étiquetage ou l’indication de « lieux dits »
impossibles à retrouver.
Pour la récolte, il est recommandé de se munir d’un fort couteau avec
une scie, un écorçoir et un bon sécateur. Chaque échantillon de bois prélevé

oràxénanirxâs 49
sera enveloppé sur place dans du papier et ficelé en attendant sa mise
en élevage.
On peut également récolter les Scolytes in sifu, en éclatant délicatc-
ment les écorces au couteau et en prélevant les insectes à l’aspirateur;
la chasse au filet au moment des essaimages est aussi à conseiller, les
insectes sont capturés au vol dans le sous—bois, de préférence à contre-
jour dans un rayon de soleil où ils sont mieux perceptibles. La chasse
à la lumière, la nuit, donne aussi de bons résultats, beaucoup d’espèces
venant en masse se faire prendre dans les lampes-pièges. Les larves sont
conservées dans l’alcool à 700 et immergées de préférence à chaud.
La préparation des pièces fines, telles que les antennes, les pièces
buccales, les tibias et les tarses, les genitalia, se feront par dissection
sous le binoculaire, et leur montage se fait, soit dans le baume du Canada
(après éclaircissement à la potasse et le chloralphénol, déshydratation
aux alcools et passage dans l’essence de lavande), soit directement dans
la gomme au chloral (liquide de Faure—Berlese). Ce second médium donne
des préparations bien moins claires.
Dans une collection il y a intérêt à posséder de nombreuses séries
d’une même espèce provenant de localités, d’habitats ou de pays différents.
Les parasites et commensaux sont montés de la même manière sur
paillettes de bristol avec des indications très complètes sur l’étiquettc.
10. CLASSIFICATION
Depuis les premières classifications de CHAPUIS (1868), L1N¤1=;MANN
(1876), EICHHOFF (1879 et 1881) qui n’ont plus aujourd’hui qu’un intérêt
historique, plusieurs systèmes ont été proposés depuis un demi-siècle
avec plus ou moins de succès pour classer les Scolyioidea (1).
Nussnm (1911 et 1912), dans toute une série de travaux, essaya de
classer la famille en se basant sur différents caractères empruntés à la
morphologie interne et externe, notamment la structure des ailes posté-
rieures, des organes génitaux mâles et femelles et des plaques du pro-
vèntricule. Ces différents systèmes furent fortement critiqués par Rsrrrzn
(1913) qui dès 1894 avait établi une première classification rationnelle
des Scolyfidae paléarctiques, basée simplement sur l’anatomie externe
et qui n’a subi depuis cette époque que des modifications de détail.
Les caractères des plaques du proventricule, sur lesquels avait déjà
beaucoup insisté L1N1:•EM.mN, furent pris comme éléments de base de
classification par Nusstm.
Ce système n’a cependant pas prévalu longtemps, non seulement en
raison des difficultés pratiques qui s’offrent à son étude, mais aussi,
comme l’a démontré Horxms (1915 a), par l’impossibilité d’en tirer
(1) J' e préfère employer la. dénomination de Scolytofdea adoptée par les auteurs amé-
ricains pour désigner la superfamîlle à. celle de Scolytoidae de SCKEDL.

50 coLÉoi=·rÈr¤as scotvrioss
une base de départ pour les grandes classifications. Ce dernier a reconnu
cependant la valeur de ces caractères pour distinguer entre eux certains
genres ou espèces.
HAGE1>onN (1912), dans le volume consacré aux [pidae du « Genera
_ inseciorum », utilisa les caractères du bord externe du maxillaire pour
diviser la famille. Ce système, qui ne correspond pas à une classification
naturelle et groupe ensemble des genres à afiinités très différentes, n’a
pas été retenu par les auteurs modernes.
Horxms (1905, 1915 a, 1915 b) a établi le premier un classement
mondial des Scolyioidea basé uniquement sur des caractères empruntés
à la morphologie externe, son système a été suivi sans grandes modifi-
cations par les savants de l’école américaine, notamment par S\VAINE
(1918) et CHAMBERLIN (1939).
En 1939, SCHEDL publia une classification nouvelle, différente des
précédentes, divisant les Scolyloidea en 4 grandes familles, réunissant
définitivement· les Scolyfidae aux Plalypodidae par de petites familles
offrant des caractères intermédiaires, les Coptonotidae et les Platylar-
silidae réunis autrefois au tronc des Plaiypodidae. La classification de
Scnam. acquiert une valeur toute particulière, car elle est le fruit d’un
long travail établi sur 1’ensemble des groupes composant la superfamille
des Scolyloidea et surtout sur les Plafypodidae, renfermant presque exclu-
sivement des représentants tropicaux. Il a eu le très grand mérite de
démontrer les liens qui unissent ces derniers aux autres Scolytidac, grâce
à l’étude de la superfamille prise dans son ensemble mondial. Les concep-
tions de Scuem. cadrent avec nos conceptions personnelles et c’est la
raison pour laquelle nous adoptons ici les grandes lignes du système qu’il
a proposé.

sc0LY·r0mz:A 51
SCOLYTOIDEA
TABLEAU pas FAMILLES.
1. Premier article des tarses plus court que l’ensemble des 2€, 3* et
4° articles réunis (fig. 31 et 32). ........ (p. 52) Scolytidae.
-— Premier article des tarses plus long que l’ensemble des 2**, 3** et
4° articles réunis (fig. 32 bis et 296) . . .......... 2_
2. Troisième article des tarses nettement cordiforme . . Coptonotidao.
— Troisième article des tarses cylindrique (fig. 32 bis) ...... 3.
SI [
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32 bis É
Fm. 31. — Patte antérieure de S. (Scolytoelœlus) multistriatus Marsh. — F10. 32. — Patte
ar;térieureF de Hylurgus ligniperda F. — F10. 32 bîs·.- Patte antérieure de Platypm
cyindrus .

52 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
3. Massue antennaire ronde, épaisse, faiblement aplatie et relativement
de petite dimension par rapport au reste de l’antenne ,.....
_ ...................... Platytarsilidae .
—— Massue antennaire plate, comprimée, subcirculaire ou ovalaire,
relativement développée par rapport au reste de l’antenne (fig. 297)
..................... (p. 275) Platypodidae.
Seules les familles des Scolyfidae et des Plafypodidae ont des repré-
sentants paléarctiques et français. Les Copfonofidae comprennent deux
sous—familles, celles des Copfonofinae (g. Copfonofus CHA?. et Scolyloiar-
sus ScHEDL) et des Chapuisinae (g. Chapuisia DUGÈs).Les Plafyfarsi-
lidae (renfermant les deux genres Plalytarsulus Scmanr. et Noioplatypus
LEA) ne comprennent que des représentants tropicaux.
Famille des SCOLYTIDAE
La famille des Scolyfidae se subdivise dans la Paléarctide en deux sous-
familles qui se distinguent par les caractères suivants:
— Tibias antérieurs pourvus d’un processus crochu supéro-externe
(fig. 31), à côte externe exceptionnellement denticulée (1). Prono-
tum rebordé sur les côtés et en arrière·( fig. 39 bis et 63) ......
...................... (p. 52) Scolytinae.
— Tibias antérieurs dépourvus de processus crochu supéro-externe ou
situé, lorsqu’il existe, à l’angle supéro-interne. Côte externe des tibias
généralement denticulée (fig. 32). Bordure du pronotum nulle sur
les côtés, effacée ou faiblement apparente en arrière. Elytres arrondis
vers l’apex ou aiïaissés en déclivité plus ou moins brusque à l’extré-
mité. .................. (p. 82) Ipinae.
Subfam. SCOL YT/IME
Cette s0us—famille n’est représentée dans la région paléarotique que
par la supertribu des Scolylini ne renfermant elle-même que le g. Scolyfus
MÉÃLLER (s. I.), Dans les autres régions du globe, elle groupe d’autres
supertribus dont les caractères ont été établis par Horxms (1915 a,
p. 225); ce sont les Heœacolini, Bofhrosfernini, Hyorrhinchini et les
Camplocerini.
, Supertribu des SCOLYTINI
Gen. SCOLYTUS MÉÃLLER, 1764.
(Fauna Friedriched, p. 14.)
Syn.: Eccopfogasler HERBST; Copfogasfer ILLIGER.
Insectes trapus, subparallélépipédiques, environ 2 à 2 fois 1/2 plus_
(1) Chez tous les Scolgiinac paléarctiques, la côte externe des tibias est invariablement
lisse. La, denticulation n’existe que chez les représentants exotiques de la. supertribu des
Hzxacolini.

SCOLYTIDAE. — SCOLYTUS 53
longs que larges, de couleur sombre, brune ou noire, souvent bicolores,
thorax noir ou brun foncé, élytres bruns acajou ou noirs. Tête bien visible
en dessus. dl à front généralement pubescent, plat ou convexe et plus
ou moins glabre chez la Q. Scape court ne dépassant pas la longueur du
funicule. Massue aplatie, subrectangulaire, à angles arrondis, de 3 articles
à sutures ondulantes, généralement peu distinctes, excepté pour la lm
(fig. 40); recouverte d’un fin tomentum doré. Pronotum large, rétréci
en avant, finement rebordé en arrière et sur les côtés. Pattes courtes
et massives, tibias antérieurs à côtés subparallèles terminés par un fort
crochet supéro-externe (fig. 31 A). Tarses relativement longs à 3°»article
bilobé. Elytres plus ou moins luisants, plats, rectilignes, à rotondité ou à
déclivité nulle, n’enveloppant pas l’abdomen en arrière, ponctués sur les
stries et les interstries à pilosité faible, éparse ou nulle, ne masquant
jamais la ponctuation. Abdomen plus ou moins rapidement ascendant
à partir du 2** sternite (1), à pilosité variable suivant les .espèces et le
sexe. Longueur du corps oscillant de 1,5 à 6 mm. d' légèrement plus
petits que les Q.
Le g. Scolytus Müusa, qui comprend de nombreux représentants paléarc·
tiques, néarctiques et tropicaux, n’est représenté en France que par 15 espèces
réparties en trois sous·genres, vivant exclusivement aux dépens des essences
feuillues (2). Ils nidifient dans les troncs, les branches ou les rameaux des
arbres maladifs et dépérissants; certaines espèces comme Ruguloscolytus
rugulosus Mütn. peuvent se montrer parasites primaires et nidifier dans les
arbres parfaitement sains. Les galeries des Scolytus sont du type longitudinal
ou transversal, simple ou double (fig. 24); les galeries larvaires irradiantes,
serrées, sont généralement nombreuses et circonscrites dans une ellipse, rare-
ment dans un cercle (Scolytus Koenigi Sc¤Ew.). Le système est le plus souvent
sous-cortical et n’impressi0nne que faiblement l’aubier.
TABLEAU DES SOUS-GENRES.
1. Deuxième sternite abdominal des deux sexes armé à sa base ou
en son milieu d’une apophyse médiane crochue, arrondie, spini-
forme émoussée insérée, au-dessus de la suture (fig. 38, 39,39 bis,
41, 42, 43, 44, 46) .... . ....... (p. 59) Scolytochelus.
—· Deuxième sternite abdominal des deux sexes dépourvu d’apophyse
médiane insérée à la base du segment. Les tubercules ou saillies,
s’ils existent, sont localisés exclusivement sur la suture ou au milieu
des autres segments abdominaux (fig. 51 bis, 52, 52 bis, 55, 56). 2.
2. Ponctuation du pronotum fine ou grossière, formée de points arrondis
plus ou moins densément répartis sur le disque et latéralement. Ely-
(1) Le 3• sternite abdominal est désigné par tous les auteurs comme le l" sternite.
Chez les Scolytidae, les sternites 1 et 2 sont toujours cachés dans les cavités cotyloîdes
postérieures et le l" sternite abdominal visible est en réalité le 8*.
(2) Le genre n’est· nullement inféodé aux essences feuîllues. En Afrique du Nord, S.
numidkua Bnxs. vit sur le Cèdre, en Sibérie, au Japon et en Amérique du Nord, de nom-
breux Scolytus nidifient dans les Conifères.

54 coLÉo1>'1·j;REs scotvrmns
tres non rétrécis à l’extrémité, à bord apical lisse, au moins dans sa
partie terminale, ou exceptionnellement serratulé (Koenigi SCHEW.).
Sternites 3 à 5 de l’abdomen pourvus ou non de tubercules saillants
ou d’épaississements suturaux. Suture séparant les sternites 1 et 2
de l’abdomen bien marquée, relevée, ou ourlée (fig. 42, 52) . . .
.................... (p. 64) Scolytus (s. str,).
— Ponctuation du pronotum grossière, formée généralement de points
ovalaires ou subovalaires, surtout développés sur les côtés et en
avant où ils sont très serrés et souvent confluents (fig. 33). Elytres
rétrécis à leur extrémité, à bord apical nettement serratulé (fig. 34,
35). Sternites abdominaux toujours dépourvus de tubercules ou
d’épaississements suturaux. Suture des segments 1 et 2 de l’abdomen
effacée ou peu marquée, ni rebordée, ni ourlée (fig. 35) .....
.................. . . (p. 54) Ruguloseolytus.
Subgen. Ruguloscolytus Burovrrcrr, 1929.
(Stett. ent. Zeit., p. 20.)
Sous-genre renfermant plusieurs petites espèces paléarctiques vivant
principalement aux dépens des Rosacées ligneuses (1). En dehors des
caractères précités, le sous-genre se distingue par la forme des élytres
plus afïaissés à l’apex que ceux des autres représentants et par la ponc-
tuation des stries et des interstries très étroites, sinueuses, et confon-
dues entre elles. Trois espèces sont signalées en France et se distinguent
par les caractères suivants:
1. Q à front plat, faiblement pubescent, souvent affaissé et toujours
pourvu en son milieu d’une arête médiane en relief nettement
visible (fig. 36). dl à front pubescent, légèrement convexe, à arête
frontale généralement réduite ou partiellement cachée par la pilosité
frontale (fig. 37) ; (TQ ponctuation du pronotum formée de gros
points ovalaires non confluents bien que très rapprochés sur les
côtés, nettement plus fins et espacés sur le disque. Bordure posté-
rieure du 2° sternite abdominal rougeâtre, bords latéraux des deux
segments suivants de même couleur. Stries et interstries identiques,
formées de points serrés. Pronotum noir, luisant, nettement plus
foncé que les élytres qui sont brun-rouges et généralement maculés
d’une tache sombre à contour diffus en arrière du milieu. Long.
2 à 3 mm. .................... 1. amygdalî.
— Front dépourvu de carène médiane ou de sillon (d' et Q). Ponctua-
tion du pronotum formée de points oblongs, confluents en avant,
et sur les côtés, de même structure mais moins denses sur le disque.
Elytres dépourvus de taches ................ 2.
(1) En dehors des trois espèces françaises, nous citerons japamîcua CHA?. 1869, du
Japon et de Corée, confueus EGGERS, 1922, de Sibérie orientale, qui se rattachent au
subgen. Ruguloscolytus BUT.

SCOLYTIDAE. —· SCOLYTUS 55
2. Concolore, mate, pronotum de même couleur que les élytres, brun
foncé mat avec le bord antérieur et parfois postérieur rougeâtre.
Extrémité des élytres, tibias, tarses rougeâtres. Ponctuation du
pronotum formée de points oblongs et confluents en avant et sur
les‘côtés, serrés sur le disque. Ponctuation des élytres très serrée,
enfoncée dans de légers sillons. Long. 1,8-2,7 mm. (fig. 33, 34).
.... _ ................... 2. rugulosus.
—— Mêmes caractères généraux; pronotum à centre noir et luisant,
avec un large collier antérieur rouge, une bordure latérale et pos-
térieure de même couleur. Elytres acajou clair ou foncé, mais tou-
jours de couleur différente du pronotum. Ponctuation du pronotum
confluente en avant et sur les côtés où les points sont grossiers et
faiblement ovalaires, plus fine et espacée sur le disque. P0nctua—
tion des élytres serrée, non enfoncée dans des sillons. Long. 1,5-
2,3 mm. ............ . ....... 3. mediterraneus.
1. S. (Ruguloseolytus) amygdalî GUÉMN, 1847, Ann. Soc. ent. France,
Bulletin, p. XLVI. — LlNDMAN,·1887, p. 197-199;- Eocans, 1911 (ana-
lolicus) ; — Raxrrnn, 1913, p. 24; — Btrrovxrcrr, 1929, p. 21; —-
Ho1~·rMANN, 1935, p. 38 Q-—·BALACHOWSKY, 1944.- Biol. :Bom:m-xExMEn,
1930, p. 223-224.
Syn.: analolicus Eocans, 1911 ; aegypfiacus PIC, 1919.
Voisin de rugulosus RA'rz. et de mediferraneus Eccuns dont il se diffé-
rencie cependant facilement par le caractère du front (cf. supra) (fig. 36,
37). On observe parfois des individus aux élytres entièrement rouges
(v. rufipennîs ·BnANcs1x).
Espèce méditerranéenne, assez commune sur le littoral de Provence et
dans le Midi. Rare plus au nord où elle remonte jusqu’à la Loire. Marseille
(Purom); Sainte-Tulle (Guiânm) ; Ile de Port-Cros et du Levant (BALA-
cnowsxv); Canal de la Siagne (J. S.-C.·Dr—:vxLLa) ; Montpellier (Oman);
Rivesaltes (J, S.·C·'DEVILLE); Rognac (Sxnrrv); Mt Luberon, La Bonde,
Pertuis, Mt Ventoux (Vaucl.) ; Rochefort (Gard) ; Pibrac (H.-G.) (FAGNIEZ) ;
Ambarzac (Hte-Vienne) (Ho1—·1~·MAmv) ; Castanet-Tolosan (Hte-G.) (CLER-
Monr); Bastia (BALAcnowsx¥). — Maroc (in coll. M. N. H. N.); Sefrou,
Rabat (Rurxcs); Italie; Sicile; Grèce; Bulgarie; Asie Mineure; Egypte;
()ural; Caucase; Asie centrale.
Vit aux dépens des Rosacées ligneuses et presque exclusivement sur l’Aman-
dier et l'Abrxcotier, signalé accidentellement sur M espilus. Nuisible aux cul-
tures fruitières en Palestine, en Sicile et au Maroc (Rvrxcs), mais ne araît
pas s’attaquer directement aux arbres sains comme R. rugulosus §1üLL.
|.a nidification a lieu sur les branches moyennes et de petit diamètre, la galerie
maternelle du type longitudinal simple mesure 3 cm. : les galeries larvaires
parallèles, nombreuses (30 à 50), ne dépassent pas 2 cm. L'adulte broute en
mai les bourgeons et les pousses d’Amandier; les arbres attaqués réagissent
par un abondant écoulement de gomme qui se produit au niveau des mor-
sures nutririalrs et des trous de sortie des adultes.

56 c0LÉo1='1·ÈnEs SCOLYTIDES
2. S. (Ruguloscolytus) rugulosus MüLLER, 1818, in Germar. Mag.
ent., III,`p. 247. — Rxrznnunc, 1837;- Eicm-xorr, 1881, p. 41 et
157;- BEDEL, 1888, p. 388 et 406, suppl. 1924, p. 143 ;-Dnnnocnnns
mas Locns, 1891, p. 11 ; —— BARBEY, 1901, p. 39; —— REITTER, 1913,
p. 22; - Srsssivrssrr, 1931, p. 15; — BL.¤.c1<MAx~x, 1934, p. 10; —
Cm.MBEn1.n~x, 1939, p. 225 (-1- biologie); — BALAcHows1<v, 1944. -
Biol. ZBARGALI, 1884,p. 93 (larve) ;— CI-IITTENDEN, 1909 ;—-Escnnmcu,
1923, p. 513 ; — Bannay, 1925, p. 549 ;—— PEYEMM1-1o1=1=, 1919, p. 249;
— PAILLOT, 1931, p. 315 ; — Bamcnowsxv et 1\vlESN1L, 1935, p. 18 ; -
HOFFMANN, 1935, p. 84 et 87 ; -—— Goioamcn, 1941 ;— Numzsac, 1947.
SCHEDL, 1948, p. 12.
Syn.: haemorrhous SMIDT., 1837; rugulosus Rxrz., 1837.
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FIG. 33. —— S. (Rnguloscolytus) rugulomm Müll. (profil).
Assez polyniorphe, d'où le nombre de variétés créées aux dépens dc
cette espèce (1). Chez certains individus, le pronotum est pourvu d’une
zone médiane lisse sur le disque. La coloration est sujette à certaines
variations, on observe des individus presque noirs, alors que chez
d’autres les taches rougeâtres sont étendues sur le pronotum et les ély-
tres (2). La pilosité des élytres est formée de soies dorées fines, dressées,
courtes et clairsemées, un peu plus nombreuses sur la moitié terminale
(fig. 33, 34).
Ne peut être confondu qu’avec amygdali GUÉR. dont il se distingue
par les caractères du front. Voisin de medilerraneus EGGERS, dont il
dil1'€·re parla coloration foncière identique ei constante du pronotum
et des élytres.
Très commun dans toute la France y compris le Midi, manque en altitude
au-dessus de 1.500 m. (Alpes, Pyrénées) ; Corse. -—— Grande-Bretagne, Irlande
Europe centrale et méridionale, Bassin méditerranéen, Roumanie, Russie,
(1) v. Fauveli RE1'1·’1·E1z; v. samarkandicus Bvrov. ; v. caucasicus BUTOV. ; v. similis
BUTOV.
(2) Il s’a.git bien entendu (Pindividus évolués, les îmmatures étant toujours de colo-
ration rougeâtre claire.

SCOLYTIDAE. — sconvrus 57
méridionale, Crimée, Caucase, Sibérie, Altaï, Turkestan. Acclimaté dans tous
les Etats·Unis (où il est introduit depuis 1834), en Argentine, au Chili et au
Pérou.
Fait défaut en Afrique du Nord où il est remplacé par mecliterraneus.
Vit sur les Rosacées ligneuses, principalement aux ldépens des Amygd alées :
Prunus sauvages et cultivés, Abricotier, Pêcher, Censier, moins fréquent sur
les Pomacées (Pommier, Poirier, çognassier, Aubépine, Sorbier). Rmrrna le
signale sur les Rosa sauvages en Sicile, Ercnnorr dans les brindilles d’Orme,
Cmwmimw sur Primus laurocerasus, Banni. sur Hêtre, Numsnno sur l’Aulne,
Bmaev l’a observé nidifiant dans le Bouleau et je l’ai récolté dans les
branches de Corylus.
La ponte a lieu dans les branches de petit et moyen diamètre (3 à 4 cm.)
et parfois sur la partie élevée des jeunes troncs.
Les galeries maternelles sont du type longitudinal simple, de 2 à 3 cm.,
plus rarement obliques ou transversales. Les galeries larvaires, dont le nombre
varie de 20 à 100, sont longues, s1nueuses et s’entrecr0isent souvent vers le
tiers terminal. Le système impressionne fortement l’aubier, surtout à l’extré•
mité, les loges nymphales étant sculptées dans le bois.
Espèce très nuisible aux cultures fruitières, s’attaque fréquemment aux
arbres sains et vigoureux en pleine sève. Possède deux générations par an
en France, l’une en _avr1l, l’autre en septembre. L’hibernati0n a lieu à l’état
larvaire, tout au moins dans la France moyenne et septentrionale. [lans le sud
des Etats-Unis, Cn.«Masnx.m signale également plusieurs générations dans
l’année.
3. S. (Ruguloscolytus) mediterraneus EGGERS, 1922, Ent. Bl., p. 121.
Syn.: pomarius Banni. (in lilteris) (1); rugulosus var. sancia-luciae
Horrwlmn, 1935. ·
Se distingue de rugulosus par la ponctuation du pronotum (cf. supra)
et sa coloration qui se rapproche davantage de celle d’amygdali. La
pilosité des élytres est formée de soies plus longues et plus hérissées
que chez les deux espèces précédentes. Taille très variable, généralement
inférieure à 2 mm. J ’ai pu étudier le cotype de cette espèce provenant de
la collection Eoonns qui m’a été communiqué par P. ni: PEYERIMHOFF,
ainsi que toute une série d’individus originaires de France et du
Nord-Africain. Il s’agit d’une espèce distincte, aux caractères constants,
intermédiaire entre rugulosus Müttnn et amygdali GUÉR.
Remplace rugulosus en Afrique du Nord qui y fait défaut.
Biologie vraisemblablement identique à celle de rugulosus. Vit sur les
Rosacées ligneuses: Pommier, Cerisier, Abricotier, Prunus mahaleb ; signalé
comme nuisible au _ll(Iaroc (Runes in litteris).
Cormeilles-en-Parisis (S.·et-O.) (Horrmnmu) ; Brout-Vernet (Allier) (nu
Buvssom); Les Guerraux (S.·et-L.) (Prc) ; Le Beausset (Var) (Srnrri) ; Le
Lavandou (Var) (Starr:) ;Tournon (PLANET) ; Clermont·l’Hérault (coll. P. nn
Pnvnnmuorr). — Tlemcen (Banni.); Azrou (Maroc) et Moyen-Atlas ; Agdz
(Draa) (Runes) ; Algérie : Ouarsenis, Edough, Teniet·el-Haad (Bi-mer.),
Toute l’Algér1e commun et nuisible ; Crimée, Caucase.
(1) (Pest sous ce nom que sont étiquetés les individus de la collection du Muséum
National d’Hisboi.re Naturelle provenant oe la collection Bnnm.

58 c0LÉOx>*rÈREs sc0LYTx¤12s
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3Q âëv·ar·d..\.a·.^§l¤~§
FIG. 34.—S'. (Rugulnscolytus) 1"ugul0sus Mü11.(facc). —— FIG. 35.-—S. (Ruyuloscolyiwv)
mgulosus Müll., détail dc Yabdomen (dessous). — F10. 36. —-S. (Rugulaacolytus)
amygdali Guér. tête de la. Q. - FIG. 37. — S. (Ruguloscolytus) amygdali Guér. tête
du   -— FIG. SS. —— S. (Scolytochelus) €1LS’i],P’I' Eichh. d' (profil). — FIG. 39. — S- (Sv0·
lytoc}œZu.s) mailer Eichh. Q élytre et abdomen (profil). — Fm. 39 bis. - S. (Sc¤ly1o·
chelus) kirschi Ska]. (j' (profil) a) soies apicales.

SCOLYTIDAE. — scourrus 59
Subgen. Scolytochelus REITTER, 1913.
(Wiener ent. Zeit., suppl., vol. XXXII, p. 23.)
Sous-genre bien caractérisé par la présence d’une apophyse de forme
et de taille variables à la base du 2° sternite abdominal, existant chez
l’un ou les deux sexes (1). Cette apophyse, qui déborde au·dessus de la
suture séparant les sternites 2 et 3 (fig. 38, 42, 44, 46),.ne peut être con-
fondue avec les saillies ou tubercules exclusivement suturaux, qui peuvent
exister sur les autres segments abdominaux (fig. 51 bis, 52 bis, 55).
L’apophyse basale fait toujours défaut chez les deux sexes des Rugu-
loscolylus BU·r0v. et des Scolyfus (s. str.) MüL1.En.
TABLEAU DES EsrÈcEs.
l. Pronotum vu de face et de profil aussi long que les élytres (fig. 38),
2** sternite abdominal armé à sa base d’une très forte apophyse,
soit en forme de crochet ascendant (G') (fig. 38), soit courte et
anguleuse (Q) (fig. 39). Dans le premier cas (d') la suture du 3° ster-
nite est très faiblement épaissie en son milieu et celle du 4•
pourvue d’une petite saillie médiane débordante (fig. 46). Dans le
second cas (Q), les sutures des segments 3 et 4 de 1’abdomen sont
dépourvus de tubercules et d’épaississements. Abdomen des deux
sexes brusquement relevé à angle droit à partir du 2° sternite, si
bien que les sternites 3, 4 et 5 de l’abdomen, complètement com-
primés, sont invisibles de profil, étant cachés par le rebord latéral
des élytres. (T l,6—2,5 mm. ; Q 2,2-3,2 mm. ...... 1. ensifer.
— Pronotum vu de face et de profil, plus court que les élytres. Abdomen
plus ou moins obliquement relevé vers l’apex; sternites 3, 4 et 5
de l’abdomen visibles de profil sous les élytres (fig. 39 bis, 41, 4-3). 2
2. Bords latéraux des sutures des sternites 2/3, 3/4 et 4/5 de l’abdo-
men ornés de petits épaississements anguleux saillants bien visibles
de profil et circonscrits dans une aire rougeâtre contrastant avec
la couleur foncière sombre de l’abdomen (fig. 41 a, 42 a, 66 a).
Abdomen des deux sexes glabre ou parsemé de poils très épars. 3.
—- Bords latéraux des sutures des sternites 2/3, 3/4 et 4/5 de l’abdo-
men lisses latéralement, dépourvus d’épaississements anguleux. Abdo-
men des deux sexes recouvert d’une pilosité courte, égale et serrée.
Apophyse du 2* sternite. Q courte, droite ou à peine descendante
(fig. 39 bis). dl en forme de tubercule arrondi. Absence totale d'épais-
sissements médians sur la surface ou les sutures des autres segments
abdominaux. (TQ 2-3,5 mm. . .......... 2. Kirschi.
(1) Comme 1’a fait remarquer EGGEES (Ent. Blâtier, 1914, p. 185 et 186), cette apophyse
peut manquer chez la. Q de certaines espèces, elle existe invariablement dans les deux
sexes chez toutes les espèces françaises.
2

60 coniâopràmas SCOLYTIDES
3. Apophyse du 2° sternite robuste, saillante, rectiligne ou ascen-
dante, boutonnée et arrondie à son extrémité (fig. 41). Autres seg-
ments abdominaux totalement dépourvus d’épaississements sur
la partie médiane des sutures (fig. 42), ou d’épaississements à peine
prononcés au milieu des sutures des segments 3/4 et 4/5 (fig. 66). 4.
— Apophyse du 28 sternite fondue, formant une simple bosse au milieu
du 2* sternite, mais non dégagée du segment (fig. 43, 44). Sutures
des sternites 3/4 et 4/5 légèrement épaissies en leur milieu, abdomen
complètement glabre; CTQ 2,6-2,8 mm ....... 5. Therondi.
4. Elytres brun rouge, enfumés au niveau de l’écusson ; stries et inter-
stries identiques, formées de lignes de points très serrés. 2** stemite
abdominal noir. Sutures des segments 3/4 et 4/5 dépourvues d’épais—
sissements en leur milieu, fortement ourlées (fig. 42). Extrémité
latérale des sutures 2/3, 3/4 et 4/5 nettement anguleuses (fig. 42 a).
(TQ 2,1-3,3 mm. . ............. 3. multistriatus.
— Elytres très clairs, rouge brique uniforme et luisants. Pronotum
noir et très luisant. 2° sternite abdominal rouge. Suture des segments
3/4 et 4/5 légèrement épaissis en leur milieu par élargissement de
l’ourlet sutural à ce niveau sans qu’il y ait de tubercules (fig. 66).
Extrémités latérales des sutures 2/3, 3/4 et 4/5 tuberculées et non
anguleuses (fig. 66 a). Ponctuation des élytres formée de lignes de
points très réguliers, nettement plus gros sur les stries que sur les
interstries 1,9-2, 4 mm ................ 4. ulmi.
1. S. (Scolytoehelus) ensifer Eici-mors, 1881, Eur. Borkk., p. 41 et 163.
- FAUVEL, 1883, Rev. ent., p. 106,`note 3; — Biznm., 1888, p. 388
et 406; 1924, p. 144; -- REITTER, 1913, p. 23 ; — SPESSIVTSEFF, 1931,
p. 8. - Biol. : CHEVYREW, Rev. russe ent., IV, p. 38 ; — Decaux, 1890.
p. 125, 134 ; — HoF1·*MAN1~z, 1929, p. 12; 1935, p. 86; —— BALACHOWSKY,
1944, p. 8; - Scnwnnrrnncsn, 1944.
Caractérisé par le développement énorme du pronotum par rapport
à la longueur des élytres; (5* front plat, pubescent, orné de longs poils
dorés latéraux rabattus en voûte sur le milieu (fig. 38) ; Q à front convexe
ct pubescence plus faible surtout en arrière au milieu d’où elle disparaît
progressivement. Elytres aux stries et interstries identiques formées
de points très serrés, parsemés de strioles obliques autour de la ligne
suturale.
Rare ; existe à l’état sporadique dans diverses régions de la France moyenne
et septentrionale, moins fréquent au sud du Massif Central et dans tout le Midi.
Reims (D1aM.usox·:), Bassin de la Seine (Banni.), Grignon (S.-et-O.) (BALA-
cnôwsxv), Bris-les-Forges (S.-et·O.), Veyrac (Hte-Vienne). Basoches (Aisne),
(Horrmaxvu), Somme, Bois de Boulogne à Paris (Dizciwx), Comps (Gard)
(Tuénorm), Cussac (Gironde) (TEMPÈRE), Montpellier (Bnrrxucan), Europe
centrale et sud-orientale, Bosnie, Pologne, Crimée, Caucase.

SCOLYTIDAE. — SCOLYTUS 61
Signalé par Decaux dans le tronc et les grosses branches de Cerasus avium;
Rnxrrma, Cunvvnzw et Srsssivrsnrr l’ont trouvé sur l’Orme où les colonies
se localisent exclusivement à l’extrémité des brindilles. Horn-·MANN a observé
ces deux habitats et y ajoute les Prunus. Espèce polygame, galeries du type
longitudinal simple, double ou triple, avec un vestibule basal (galerie en
candélabre) ou central. Galeries larvaires fines, nombreuses, parallèles entre
elles (Cnzvvnnw).
D’après Scnwr-znnrrnncnn, on trouverait également des systèmes étoilés
à 2 ou 3 bras de 2 à 3 cm. avec 70 à 80 galeries larvaires sensiblement de
même longueur.
2. S. (Scolytochelus) Kirschi SKALITZKY, 1876, Ent. Monatbl., p. 110.
·— Excx-morr, 1881, p. 51 ; — Rmrrxzn, 1913, p. 26; — Srsssxvrsnrr,
1932, p. 9-10; — HOFFMANN, 1935, p. 86; ——- Baulcuowsxv, 1944,
p. 9. — Biol.: K1.o.m·rsx1m;, 1926 ; — Scnwzanrrzncnn, 1944. —
Scnnm., 1948, p. 51.
Syn.: Demaisoni Ecczaas, 1912.
d' front plat et pubescent, Q légèrement bombé et finement striolé,
pronotum un peu plus long que large, rétréci antérieurement, luisant,
noir avec un collier antérieur et une bordure postérieure rougeâtres
bien marquées; pourvu en son milieu d'une ligne médiane lisse ou à
peine surelevée, parfois un peu effacée mais généralement perceptible
par inclinaison (fig. 63). Ponctuation du pronotum grossière, serrée laté-
ralement, fine et espacée sur le disque. Elytres acajou foncé faiblement
luisants ou mats avec une zone sombre diffuse vers le milieu ou cn
arrière de celui-ci. Stries et interstries sensiblement identiques, très
rapprochées, formées de lignes de points très serrés. Soies courtes, raides,
espacées à partir du 1/3 apical. Apophyse du 2** segment insérée au-
dessus de la suture, petite, enfoncée, arrondie à l’extrémité, horizontale
ou légèrement affaissée (fig. 39 bis). Abdomen hérissé de soies raides,
jaunes, disposées en rangées régulières au-dessus des sutures des seg-
ments 3/4 et 4/5.
(3* à 5* sternite pourvu de légères fossettes latérales et orné de chaque
côté d’une touffe de 10 à 15 soies raides, formant un pinceau doré (fig.
39 bis, a). Taille variable: 2-3,8 mm.
Espèce bien caractérisée par la présence d’une ligne médiane lisse
sur le Pronotum qui fait défaut chez les autres Scolylochclus européens ;
s’écarte des espèces du groupe mulfisfriatus par 1’absence de bordures
spinuleuses latérales sur les sutures des segments 3, 4 et 5 de l’abdomen.
S. Demaisoni Eccnas (Ent. Bl., 1912, p. 47), décrit du bassin occidental
de la Méditerranée (Sicile, Espagne, Algérie), ne diffère par aucun carac-
tère précis de K irschi. J ’ai pu examiner un type de Demaisoni provenant
d’Alger (Coll. DEM.usoN) et le comparer à toute une série de Kirschi
de France et de Tchécoslovaquie, il n’existe aucune différence entre ces
deux espèces dont la synonymie ne fait pas de doute.
Hare en France. La Bonde (Vaucluse) (Fxomsz) ; Hyères (M. nn Boissy) ;

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SCOLYTIDAE. — SCOLYTUS 63
Agay (Var) (Prarran); Mareil-Marly (S.-et·O.) (Horrmnm) ; Samatan
(Gers), Cognac (Cnanmomr). — Algérie (Bône, Alger). Espagne, Sicile, Alle-
magne, Bohême, Pologne, Autriche, Russie occidentale (Kiew et Briansk),
Caucase, Turquie rare partout.
Paraît strictement inféodé à Ulmus campcstris, mais signalé accidentelle-
ment sur Primus, Populus et Fraxinus, sur lesquels sa nidification paraît
douteuse. D’après Kroursxiua, il vivrait dans les petites brindilles où a
lieu la nidification. La galerie maternelle est courte, longitudinale, fusiforme,
mesure 0,5-1 cm. Les galeries larvaires sont peu nombreuses (6 à 8), irra-
diantes et chevauchantes. Le système sous—cort1cal est très superficiel, fen-
dille l’écorce dans laquelle cheminent les galeries larvaires. D’après Prarraa
. (in. littcris), cette espèce vivrait également sur les jeunes arbres isolés en bor-
dure des forêts où elle est assez souvent associée à Magdalis armigera Gaorr.
avec lequel ses galeries sont entremêlées. Sur les brindilles on trouve de
jeunes adultes déterminant des couloirs nutriciaux et de maturation.
3. S. (Scolytochelus) multistriatus Maasrmm, 1802, Ent. Brit., p. 54.
— Exc1—u·xo1··1=‘, 1881, p. 41 et 159; — BEDEL, 1888, p. 308 et 406; —
Bamasv, 1901, p. 40; — Rizirrzn, 1913, p. 24 ; ——'SPESS1VTSEFF, 1931,
p. 8 ; — BLACKMANN, 1934, p. 27 ; — Ho1=1··M.mN, 1935, p. 87 ; — CHAM—
BERLIN, 1939, p. 234; —BAL».c1·1ows1«:Y, 1944, p. 9 ;— SCHEDL, 1948.
-· Biol.: LXCHTENSTEIN, 1918, p. 93 ; — PEYEmM1—1o1=·F, 1919, p. 249;
— Escasmcrx, 1923, p.494 ;1BARBEY, 1925, p. 601 ; — Jones, 1939,
n° 185;- WADLEY et WALFENBARGER, 1944, p. 299.
Caractérisé par son apophyse abdominale robuste et Pextrémité laté-
rale spinuleuse de ses sutures (fig. 41, 42). dl front plat orné de soies
souples et retombantes, Q légèrement bombé faiblement pubescent.
Abdomen noir à pilosité faible.
Très commun dans toute la France y compris le Midi et la Corse. —- Algérie
(Tell et Hauts Plateaux) (C. C.), Grande-Bretagne, Europe tempérée et méri-
dionale, Caucase. Paraît faire défaut en Sibérie, en Transcaucasie où xl est
remplacé par des espèces vicariantes (1). _
Acclimaté aux Etats-Unis depuis 1909 où il s’est diffusé dans les différents
Etats de l’Est (Bnacxzuaxrx, Cnmaerzatm).
C’est avec S. scolytus F. l’espèce la plus commune de l’Orme, signalé
accidentellement sur d’autres essences, notamment sur Prunus, Populus
‘ trcmula et Rhamnus alatemus (J. na Lxcarzusram). _
La galerie maternelle de 3 à 4 cm. est du type longitudinal simple et res-
semble beaucoup à celle de S. scolytus F. ; les galeries larvaires au nombre
de 150 à 200 sont très serrées, perpendiculaires à la galerie maternelle, sauf
aux extrémités où elles chevauchent plus ou moins parallèlement à celle-c1.
Le système est essentiellement sous-cortical.
(1) S. orientalùo Eaomss, 1910.
FIG. 40. — S. (Scolytochclua) multistriatus Marsh. antenne. — Fm. 41. - S. (Soolytochœ
lus) multistriatua MABSH. Q (profil). — Fm. 42. -— (S. (Scolytochelus)multistri·¢1¢u«¤ Q".
abdomen vu de dessous. — Fra. 43 et 44. — S. (Scolytochelus) Therondi Holïm. Q"
(profil et abdomen vus de dessous). —FIG. 45. ·-— Scolytus intricatus Retz. Q (pr¤1ll)·
- F10. 48. -8. (Scolytochelus) cnsifer Eichh. g', abdomen vu de dessous.

64 coniàorrnns scowrinns
S. multistriatus vit sur les arbres dépérissants souvent en compagnie d’autres
espèces (scolytus F., sulcifrons Rs?) et joue un rôle important dans la trans-
nîissâon des spores du champignon de la maladie de l’Orme (Cerastotomella
u mz .
4. S. (Scolytochelus) ulmi Banrnmmcnnn, 1849, Fauna austriaca,
Coleopt., p. 361.
Syn.: var. ulmi Rnirrnn, 1913, p. 24.
Cette espèce a été considérée par divers auteurs comme une simple
variété de muliisirialus MARSH. Elle en diffère par des caractères constants
(v. clef). L’abdomen est presque complètement glabre, sauf à la base
de Papophyse du 2° segment et des tubercules latéraux des trois sutures
où l’on observe quelques soies. L’angle apical de 1’élytre est pointu
(fig. 66). Taille oscillant entre 1,9 mm. et 2,4 mm.
Le type a été décrit d’Autriche. J’assimile à cette espèce un dl capturé
à Langon (Gironde) sur Orme par G. Rmvmuniènrz en août 1945 ; deux indi-
vidus de la collection PLANET, originaires d’Aix-en·Provence. 1 çj‘ capturé
à Etrechy (S.-O.) par Pxrnn.
Vit sur l’Orme en compagnie de S. multistriatus Mxnsn. et des autres
espèces ulmicoles. Apparaît comme très rare.
5. S. (Scolytochelus) Therondi Horrmxrm, 1939, Misc. ent., XI, p. 36.
—-BALACHOWSKY, 1944, p. 10;- Scuznt, 1948 (multistriaius MARSH.).
Syn.: muliislrialus v. Therondi HOFFMANN.
Distinct de muliislriatus MARSH. et non une forme de ce dernier comme
l’admet Scnnm. (1948).
Découvert par J. TnÉno1~x à Nîmes (Gard), en septembre 1924. Connu
seulement par la série type dont j’ai pu étudier un couple. Diffère de
muliislriaius par la réduction considérable, chez les deux sexes, de l’apo-
physe du 2s sternite abdominal qui ne forme plus qu’une simple bosse,
dans la partie basale du segment (fig. 43), les sutures des segments 3/4
et 4/5 sont légèrement épaissies en leur milieu chez la Q ; ourlées chez
le dl dont le 5° sternite est entamé de chaque côté àl’apex, angles laté-
raux des sternites moins saillants, plus émoussés que chez mullisiriaius,
surtout chez la Q. L’abdomen est totalement glabre, même autour de
l’apophyse (fig. 44).
Vit sur l’©rme, biologie non encore précisée.
Subgen. Scolytus (Mütmaa) Rnirrzn, 1913.
(Best. Taf. Borkk., Wien, p. 14.)
Sous·genre groupant des espèces toujours dépourvues d’apophyse
basale sur le 26 segment abdominal, au pronotum généralement noir
et luisant, à ponctuation fine sur le disque, plus grossière sur les côtés,
mais toujours formée de points arrondis. Elytres acajou plus ou moins
clair, ou noirs, larges et plats, non rétrécis vers l’apex, à bord apical lisse
· ou serratulé seulement sur sa moitié externe. Dimorphisme sexuel plus

SCOLYTIDAE. — scoL¥·rus 65
accusé que chez les représentants des deux sous-genres précédents par
le nombre et la position des saillies ou tubercules suturaux de l’abdomen.
TABLEAU mas Esrizcr-ss.
1. Sternites abdominaux pourvus de tubercules saillants ou d’épais-
sissements faiblement prononcés au milieu ou sur les sutures des
segments 3 à 5 de l’abdomen (fig. 52, 55, 56, 57) ........ 2. .
— Sternites abdominaux totalement dépourvus de tubercules saillants
ou d’épaississements suturaux médians, sutures uniformément
ourlées sur toute leur longueur (fig. 45, 54) ..... . .... 7.
2. Tubercules ou épaississements suturaux présents sur deux ou plu-
sieurs segments de l’abdomen (fig. 52, 52 bis, 56, 57), stries à points
nettement plus forts que ceux des interstries (fig. 51) ..... 3.
—Abdomen pourvu d’un seul tubercule, de forme élargie, plat et
lenticulaire, disposé sur la suture des segments 4/5 (fig. 50, 55).
Autres sutures totalement dépourvues d’épaississements. 5** stemite
très relevé, presque perpendiculaire aux élytres, non déprimé en
son milieu. Ponctuation des stries et interstries des élytres presque
identique, très serrée, formée de points rapprochés enfoncés dans
des sillons. 1,6-2,4 mm. . . . ......... l. pygmneus d'.
3. 3* sternite abdominal pourvu d’un fort tubercule médian arrondi,
saillant et brillant, situé immédiatement au-dessous du niveau de
la suture du 4¤ segment (fig. 52). Suture séparant les sternites 4/5
épaissie en son milieu d’un robuste processus chitineux bimamelonné.
Front garni de longs poils latéraux jaunes, dressés, puis recourbés,
formant voûte, cachant plus ou moins une arête saillante médio-
frontale. Stries formées de points rapprochés enfoncés en sillons;
interstries larges et plates ornées d’une ponctuation beaucoup plus
fine. Insecte de grande taille, de couleur sombre uniforme, presque
noire, brillante. Vit exclusivement sur les Belula. 5 à 6,5 mm. . .
....................... 2. Ratzeburgi Gi.
— Tubercules ou épaississements suturaux disposés sur le milieu
des sutures séparant les stemites 3/4 et 4/5 de l’abdomen .... 4.
4. Bordure clypéale épaissie de chaque côté du milieu de deux petits
nodules arrondis (fig. 47 a, 65 a). Front des deux sexes recouvert
d’une pilosité courte et serrée, remontant jusqu’au vertex (fig. 47),
celui-ci pourvu d’une suture médiane bien marquée, se prolongeant
parfois jusqu’à la base du front (fig. 65 b). Pronotum légèrement
rentré au milieu de son bord antérieur. Elytres bruns rouges, conco-
lores ou maculés en leur milieu d’une tache cruciale à contours diffus.
Bordure apioale du dernier segment chez le (3* hérissée d’une frange
de soies dorées disposées en éventail (fig. 56). 3 à 6 mm. 3. scolytus.

66 coLÉoP·rÈnr;s sconvrions
-— Bordure clypéale dépourvue de nodules saillants au-dessus des
mandibules. Vertex à suture médiane très réduite ou nulle . . . 5.
5. Suture séparant les sternites 4/5 de l’abdomen pourvue on son milieu
d’un épaississement faiblement prononcé ou d’un petit tubercule
saillant conique ou arrondi, mais jamais de forme aplatie et lenti- *
culire. dl à bord apical du 5** sternite pourvu dlune frange de
longues soies dorées disposées en pinceaux séparés (fig. 51 bis, 57). G.
— Suture séparant les sternites 4/5 de l’abdomen pourvue en son
milieu dlun tubercule robuste, saillant, lenticulaire. Suture sépa-
1·ant les sternites 3/4 très faiblement épaissie en son milieu. Absence
de pinceaux de soies à l’apex du 5° sternite · ..... 6. laavîs dl
6. dl au front couvert d’une pubescencc abondante il partir du niveau
supérieur des yeux, séparée au milieu par une étroite zone médiane
dénudée (fig. 48); chez la Q cette pubescence est disposée de la
même manière, mais plus courte, serrée, et la dénudation médiane
moins apparente. Pronotum noir et luisant, ài ponctuation moins
serrée sur le disque que sur les côtés. Elytres acajou vif dépourvus de
taches. dl à sutures séparant les sternites 3 /4 et 4/5 pourvues d’épais-
sissements à peine marqués, abdomen velu. Q à suture séparant
les sternites 3/4 pourvue d’un petit tubercule médian arrondi ou
conique saillant, celle séparant les sternites 4/5 seulement épaissie
en son milieu. Bordure du dernier segment ornée chez le dl dlune
frange de soies dorées disposées en 4 ou 5 pinceaux séparés (fig. 57).
3,5-6,5 mm .................... 4. sulcîfrons.
—— Mêmes caractères généraux; pubescence frontale dl Q non séparée
au milieu par une zone dénudée. Pronotum à ponctuation très fine et
éparse, disparaissant presque sur le disque, à peine plus serrée sur les
côtés où les points sont un peu plus gros. Elytres maculés d’une tache
sombre, diffuse vers le milieu. dl à abdomen très velu, à suture des
sternites 3/4 et 4/5 pourvues d’épaississements médians faiblement
marqués ; suture des sternites 2/3 à épaississement à peine prononcé
mais présent (fig. 51 bis). Q à abdomen glabrescent, à suture des
sternites 3/4 ornée en son milieu d’un tubercule conique et saillant,
celle des sternites 4/5 pourvue d’un tubercule plus aplati, lenticu-
laire et faiblement saillant. Sur la suture 2/3, présence d’un épais-
sissement médian nul ou à peine visible (fig. 52 bis). dl à bordure du
dernier sternite pourvu dlune frange étalée de soies dorées divisées
en 6 à 7 pinceaux séparés. 3,5-4,8 mm. ....... 5. triarmatus.
7. Front totalement dépourvu de carène médiane saillante. Insectes
de taille inférieure à 4 mm ................. 8.
— Front pourvu d’une carène médiane saillante bien marquée au-
dessous du niveau des yeux (fig. 64). Vertex légèrement déprimé
en son milieu. 5 à 6 mm. ............ 2. Ratzaburgi Q .

scotvrman. —— SCOLYTUS 67
8. Taille inférieure à 2,5 mm. Pronotum vu de face et de profil aussi
long ou à peine plus court que les élytres. Métasternumà ponctuation
très fine et espacée dans toute sa zone médiane (fig. 47 bis). Sutures
des sternites abdominaux fortement ourlées, surface des segments
hérissée de soies courtes, raides, horizontales, régulièrement espacées
(fig. 54). 1,5·2,4 mm ............. 1. pygmseus Q.
- Taille égale ou supérieure à 2,5 mm. Pronotum nettement plus
court que les élytres. Métasternum à ponctuation grossière espacée
(fig. 48 bis), ou confluente faisant parfois même place à une véritable
rugosité (iniricalus, carpini) (fig. 49 bis, 50 bis) ....... 9.
9. Ponctuation du pronotum fine et espacée sur le disque, à peine plus
serrée latéralement où les points sont plus gros. Leur densité est plus
forte seulement au niveau de l’angle antérieur (fig. 58) (espèces du
type mali, lacvis) . .................... 10.
— Ponctuation du pronotum beaucoup plus grossière et plus serrée sur
les côtés que sur le disque, les points sont contigus ou confluents
(espèces du type carpini, inlricatus) ............. 11.
10. Sternites 3, 4 et 5 de l’abdomen hérissés de soies raides, courtes
espacées, horizontales entremêlées de soies minuscules couchées,
collées, visibles par incidence sous fort grossissement. d' à 5** sternite
pourvu d’une dépression longitudinale médiane délimitant deux
calosités latérales rehaussées (fig. 59). Q à dépression moins pronon-
cée, mais toujours présente, à calosités latérales nulles ou très
faiblement exhaussées. Points des stries et des interstries de taille
presque identique entre eux ....... - ........ 7. mali.
— Sternites 3, 4, 5 de l’abdomen hérissés seulement de soies raides
et horizontales non mélangées à de minuscules soies collées ou
couchées. 5° sternite dépourvu de dépression médiane. Points des
stries nettement plus forts que ceux des interstries. . . . 6. laevis Q .
11. Pronotum à peine ponctué sur le disque, points très fins et espacés.
Front dl plat, Q légèrement bombé, finement striolé, piqueté de
minuscules granules en relief sur toute sa surface visibles sous un
fort grossissement (fig. 67). 1/3 terminal des élytres entièrement
serratulé sur ses bords ............... 10. Koenîgî.
— Pronotum régulièrement ponctué sur le disque, d' Q à front finement
striolé, mais dépourvu de microgranules. Elytres non serratulés
ou partiellement serratulés sur leur bord apical seulement. Profil
de l’abdomen bombé, ventru (fig. 45) ............ 1l.
12. d' pourvu au—dessus des mandibules de chaque côté du clypéus
d’un pinceau de soies collées, rigides, dorées, érigé en avant formant
2 cornes (fig. 61). Q à front lisse, bombé, finement striolé en éven-
tail. Pronotum noir, plus large ou aussi large que long, à ponctua-

68 CO1.ÉUl"J`ÈRES SCOLYTIDES
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5I 52

SCOLYTIDAE. — scomrrus 69
tion très grossière sur les côtés et en avant où les impressions sont
confluentes; fine sur le disque. Elytres chagrinés de strioles obli-
ques par rapport à la suture de couleur variable souvent d’un brun
roux foncé uniforme et peu brillant. 2,4-3,6 mm. . . 8. întricatus.
— Caractères sensiblement identiques ; CT dépourvu de pinceaux
dorés spiniformes au-dessus des mandibules (fig. 60). Pronotum
à reflets roux foncés ou noirâtres, peu luisant, plus long que large,,
à ponctuation très fine sur le disque. Elytres non chagrinés de strioles
obliques à la suture. Q au front convexe et finement pubescent;
bruns foncés. 2,2-2,4 mm. .............. 9. carpini.
1. Scolytus (s. str.) pygmaeus FABRICIUS, 1787, Mentiss Insekt., I,
p. 37. — Rxrzsnunc, 1837, p. 132 (noxius) ; — Excm-iorr, 1881, p. 40
et 271 ;— Banni., 1888, p. 388 et 406 ;—·- 1924, suppl. p. 144 ;— BARBEY,
1901,_ p. 37; — Eocsns, 1906, p. 284-290; — Bs1r1·n, 1913, p. 18; —
ESCHERICH, 1923, p. 496; — Spsssivrszrr, 1931, p. 11-14; — Horr-
MANN, 1935, p. 87; - Bamicuowsxv, 1944, p. 14 ; — Scmznt, 1948,
p. 37. — Biol.: DEc.wx, 1890.
Syn.: armaius Comom, 1837 (C3'); - noxius Rxrz., 1837 (Q),
Très petit, 1,5-2,4 mm., trapu, pronotum aussi large que long, globuleux,
noir, luisant, à reflets roux, à ponctuation très fine et peu serrée sur le
disque, plus dense et plus profonde en avant et sur les côtés, à bordure
antérieure rougeâtre. Elytres de couleur acajou dépassant en arrière le
niveau de l’abdomen, recouverts sur le tiers apical d’une pilosité formée
de soies dorées, courtes, inclinées et clairsemées. Largeur des élytres légè-
rement inférieure à celle du pronotum pris en son maximum d’élargis-
sement (face) (fig. 49) ; de longueur égale ou à peine supérieure au
pronotum (fig. 50). d' à front pubescent et plat; Q convexe et faiblement
pubescent. d'Q à métasternum à ponctuation très fine et espacée
(fig. 47 bis).
Assez commun et réparti dans toute la France : Bassin de la Seine (Bianm.) ;
vallée de la Loire, Côte-d’Or (J. S.·C.·Dav1r.x.r:) ; Brout-Vernet (Allier) (nu
Buvssoxs); Vosges (coll. Srcann) ; Cussac (Gironde) (Tnmrànn) ; Langon
(Raxvnwnxismz) ; Mt Luberon (Vaucl.), Vitrolles (B.·du·Rh.) ; Castres (Bar-
rmcnn), Puylaurens (Tarn) (Fncmaz), Samatan (Gers) (Ctnnmour) ; Corse
(Racusa), Italie. Plus commun en Europe centrale (Allemagne, Autriche,
Bohême), orientale (Pologne, Russie centrale et orientale, Caucase) et méri-
dionale (Italie, Sicile).
Nidifie principalement sur l’Orme, accidentellement sur d’autres essences
Fm. 47. — Scolytiœ scolytus F. d', tête vue de profil. a) nodule clypéal. — F10. 48. —
Scolytus aulcîfrorœ Rey çj', tête vue de face. — Fm. 49. -—- Scolytus pygmaeus F. Cf
(face). — FIG. 50. — Scolytua pygmaeus F. Q" (profil). — FIG. 51. —Scoly¢u.s mici-
lrona Rey, ponctuation de Pélytre. — FIG. 52. — Scolytw Ratzeburgi J ANS (j' , struc-
ture de 1'abdomen.

70 coriâorrùmzs scowrinns
telles que Carpinus betulus, Fagus sylvatica et Olea europea (?). Contrairement
à l’indication donnée par certains auteurs, S. pygmaeus ne vit pas sur le
Chêne (1). Encens signale des dégâts sur Orme en Russie où des sujets de
10 à 12 ans d’âge ont été détruits par ce Scolyte qui décime souvent les fron-
daisons. Ces dégâts n’ont jamais été signalés jusqu’ici en Europe occidentale.
Nidifie non seulement dans le tronc et les grosses branches d’Orme (Da-
CAUX, Hor1=MA>zN), mais aussi dans les rameaux et les brindilles.
La galerie maternelle courte du type longitudinal simple, plus rarement
double, mesure 0,5 à 1 cm. de longueur. Dans le premier cas, le système
débute par un vestibule basal, dans le second cas, ce dernier se trouve situé
entre les 2 sections de la galerie maternelle.
Les galeries larvaires, au nombre d’une dizaine, mesurent 1 à 2 cm. ; elles
sont fines, parallèles entre elles et perpendiculaires à la galerie maternelle.
Ces couloirs sont sous-corticaux et la femelle fore successivement plusieurs
systèmes très superficiels, fendillant fréquemment l’écorce.
2. Scolytus (s. str.) Ratzeburgî JANSON, 1856, The ent. Ann., p. 87.
` — RATZEBURG, 1837, p. 186 (desirucior) ; — Eici-mors, 1881, p. 40 et
150 ; -— BEDEL, 1888, p. 387 et 405;- suppl. 1924, p. 143 ; — BARBEY,
1901, p. 35-36 ; - Rexrren, 1913, p. 16 ; — Srzssrvrsarr, 1931, p. .12
ct 15; — HOFFMANN, 1935, p. 85; —- BALACHOWSKY, 1944, p. 15 ; —
SCHEDL, 1948, p. 49. -Bî0l. 2 PAULY, 1892, p. 193 ;-—-CHEVYREW, 1905;
—— Tneoi. (R.), 1915. p. 97; —- Esc:-xemcn, 1923, p. 489 ; — BARBÉY.
1925, p. 545; - M. C. DouoA1.L, 1929, p. 7 ; -— Fiscman, 1937, p. 110.
Syn. : rlesiruclor RATZ. (non OLIVIER). Amurcnsis Ecoxans, Sahlbergi
Encens, sibiricus Encens.
Scolyte de grande taille (4-6,5 mm.) noir et luisant. Pronotum à peine
plus large que long, finement mais régulièrement ponctué sur le disque
et latéralement, grossièrement autour de l’ang1e antérieur, bordé en
avant d’un collier rougeâtre. Elytres rectangulaires, noirs et luisants
à stries formées de rangées de gros points rapprochés de diamètre triple
à ceux des interstries qui sont très fins et espacés. Abdomen oblique-
ment relevé vers l’apex des élytres. Dimorphisme sexuel accusé.
Sporadique dans la partie septentrionale et orientale de la France et géné-
ralement assez abondant dans les localités où il se trouve. Grandes forêts
du bassin de la Seine (R.) (Banni.) ;Paris (PA1·1=.n) ; Maisons~Laffitte (BALA-
cnowsxv) ; Menat (P.-de-D.) (J.S.·C.-Davu.r.E) ;Strasb0urg (WENKER) ; nord
du Massif Central; rare au sud de cette limite (Banni.), dans l’Ouest et le
Midi; Camargue (PUEL), Morceux (Landes) (CLERMONT).
Aucune indication précise pour les Alpes où sa présence est vraisemblable.
Fait défaut en Corse. Existe en Italie septentrionale. — Ecosse, Europe
centrale et orientale, Bukovine, Russie, Caucase, Sibérie occidentale et orien-
tale, Belgique, Suisse.
Vit exclusivement aux dépens des Betula (B. albrr,·B. verrucosa, B. pu-
bescens), plus rare sur ces deux dernières essences. Nidifie dans les arbres
(1) Les dégâts signalés du Chêne se rapportent à.S. 'iniricalus RATZ. (= pygmagus
Annom).

SCOLYTIDAE. — SCOLYTUS 71
sains ou maladifs et même sur les sujets abattus, généralement dans les
clairières où il est plus·commun que dans la futaie dense.
Le système des galeries est très particulier et ne peut être confondu avec
celui d’aucune autre espèce de notre faune. La galerie maternelle est profon-
dément sous-corticale, enfoncée dans l’épaisseur de l’écorce, longue, du type
longitudinal simple et strictement rectiligne. Elle dépasse souvent 10 cm. de
longueur. Les galeries larvaires sont très nombreuses, fines, serrées, perpen-
diculaires et ondulantes vers leur extrémité.
Sur tout le parcours de la galerie maternelle, on observe de grosses perfo-
rations circulaires traversant I’écorce, régulièrement disposées, qui sont des
« trous d’accouplement » servant de chambres d’ cr accouplement » où le mâle
s’introduit pour féconder la femelle au fur et à mesure de sa progression
dans la galerie de ponte (cf. p. 27). L’hibernation se fait à l’état larvaire et
l’essaimage a lieu en juin.
Les dégâts sont parfois sensibles sur les vieux Bouleaux, du fait que les
colonies se succèdent de génération en génération sur le même arbre jusqu'à
sa complète décrépitude.
3. Scolytus (s. str.) seolytus FABRICIUS, 1775, Syst. ent., p. 59. —
Rzsrznnunc, 1837, p. 185 ; — Excimorr, 1881, p. 40 et 148; - BEDEL,
1888, p. 388 et 405 ; —— 1924, suppl. p. 143 ; — BARBEY, 1901, p. 34-35 ;
- R1=:1*r·rEn, 1913, p. 14 ; — Sressxvrsnrr, 1931, p. 13 ; — BLACKMANN,
1934, p. 22-23 ; -— Bamcuowsxv, 1944, p. 16 ;— Scunnn, 1948, p. 45.
— Biol. : CHAPMANN, 1869, p. 126 ;—— Escmamcn, 1923, p. 492-493 ; ——
Banner, 1925; — BALACHOWSKY, 1943, p. 168.
Syn. : Geoffroyi Goxzzz ; deslrucior Omviea ; califomicus Lizcomrxa.
En dehors des caractères distinctifs précisés ci·dessus, cette espèce
se distingue par son pronotum noir, luisant, couvert d’une ponctuation
fine, peu serrée, s’amenuisant sur le disque. Les 6 premières interstries
des élytres sont larges et plates, bien délimitées, parsemées de 2 ou
3 rangées irrégulières de points très fins. Sur les côtés, cette ponctuation
devient plus confuse. Stries formées de gros points enfoncés en sillons.
Elytres de la forme typique, brun rouge, luisants, très souvent maculés
d’une tache sombre à contours diffus occupant leur partie médiane,
cette tache est plus constante et plus prononcée chez le dl.
Q abdomen glabre ou à peine pubescent, 5* sternite affaissé en son
milieu ; d' recouvert d’une pilosité formée de poils courts et raides
avec la frange apicale de soies dorées en éventail toujours présente
(fig. 56).
Je ne peux admettre comme Scmzm. (1948, p. 45) la synonymie de
cette espèce avec sulcifrons (v. p. 73) et friarmalus (v. p. 74).
C’est le plus commun des Scolytus de notre faune, il est répandu sur tout
le territoire y compris le Midi et le littoral méditerranéen où il se rencontre
à peu près sur tous les vieux Ormes dépérissants. N’a pas été signalé en
.01*5 .
C Tcîute l’Europe : Ecosse, Grande-Bretagne, Belgique, Hollande, Danemark,
Scandinavie, Russie, Oural, Caucase. Fait défaut en Sicile et en Afrique

72 COLÉOPTÈRES scomerxnns
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IS » . i W ns
FlG· 47 bis. — Smlyhm pygmarus F. Q, ponctvaxtion du métastcrnum. — FIG. 48 bis. -—
Scolytus lausis CHAP. Q, id. -~ FIG. 49 bis. -—S¢0lyl1.rs *î1zl1··irat·us RATZ. Q. id. ——
FIG.50 bis. -Scolyt·us Kocnigi SCHEW., id. — Fm. 51 bis. —· Srolyt-us tI"iG7'77lûiHR
EGG. çj'. Segments 1\l)(l•'|'|’1`|ÃIlJl\I`(. —— Fm. 52 bis. ·— id., Q.
du Nord. N’existe pas aux Etats-Unis, bien que S. caIif0rm'r·us Lncoxrxa
réponde bxen aux caractères de S. scolytus (1).
Vit sur les vieux Ormes (Ulmus campestris et U. cffusa), exceptionnellement
(1) Comme le iait remarquer CHAMBERLIN (1939, p. 252), il doit =’agix· d’une erreur
d’étîqueta.ge faite par LECONTE.

sco1.¥·rmAE. — scowrus 73
sur d’autres essences feuillues telles que Populus nigra, Frazinus cxcelsior,
Cagoinus betulus, Sali.2: sp., Quercu.9 robur.
idifie dans le tronc et les grosses branches des vieux arbres morts ou
dépérissants. La galerie maternelle est exclusivement sous-corticale du type
longitudinal simple et n’impressionne que faiblement l’aubier. Elle mesure 4 à
5 cm., parfois davantage (fig. 24). Les galeries larvaires, au nombre de 50à 60,
réparties dans le centre du système, sont perpendiculaires à la galerie mater-
nelle, celles des extrémités s’incurvent plus ou moins parallèlement à cette
dernière. Des adultes provoquent fréquemment au printemps des morsures=
nutriciales sur les jeunes rameaux, au niveau des bourgeons axillaires qu’ils
évident complètement.
Deux générations par an dans la région parisienne et dans la France
moyenne ; l’essaimage a lieu en mai et en septembre, l’hibernation s’eflectue
à l’état de larve au dernier stade en diapause.
Les dégâts occasionnés par cette espèce si souvent signalés sont secondaires
du fait que S. scolytus ne s’attaque qu’aux Ormes très âgés et en complet
dépérissement.
4. Scolytus (s. str.) sulcîfrons REY, 1892, L’Echange, p. 20. —- Eooxans,
1908 (Leonii) ; — Banni., 1924, suppl. p. 143; —— BALACHOWSKY, 1944,
p. 17. - Biol. : Wxcr1MAN1~x, 1916, p. 11-12; -—- GOIDANICH (A.) et G01-
1>ANxc1·x (G.), 1934, p. 145; 1935, p. 15; — Ho1=1=MANN, 1935; — BALA-
cnowsxv, 1943, p. 168.
Syn. : Leonii Eccnns, 1908 ; Eichoffi REITTER, 1894.
Espèce voisine de scolyius F., mais ne peut être considéré comme une
forme vicariante de ce dernier dont il se distingue par des caractères
très précis. Pronotum noir, luisant, à ponctuation fine sur le disque,
assez serrée et grossière en avant et sur les côtés. Elytres acajou et bril-
lants, interstries très larges, plates et régulières sur le milieu des élytres,
confuses sur les côtés, parsemées d’une ou deux lignes de petits points espa-
cés (fig.51). Stries formées de gros points circulaires enfoncés, très rappro-
chés. Sutures enfoncées de la base au milieu des élytres. Abdomen du
d' parsemé de poils raides et courts, Q glabrescent. Franges du dernier
segment du O" disposées en4 à 5 pinceaux séparés de soies dorées éta-
lées (1) (fig. 57).
Largement rélparti dans le Midi, dans la région méditerranéenne et en Corse ;
se raréfie consi érablement au nord de cette limite et ne semble pas remonter
au nord de la Loire.
Contrairement à l’opinion souvent émise, ne se substitue nulle part en
France à scolytus sur les vieux Ormes.
La Bonde (Vaucl.) (FAGNIEZ); Marseille (M. nn Boxssv); Agay (Var)
(lîrnrrnn); Hyères (Sxzrrx). Décrit du Lyonnais (REY); Veyrac (Hte-
Vienne); Lac d’Aydat (P.-de-D.) (Hor=1=xANrx); Millau (Lozère) ; Sisteron
(B.-A.) ; St-Geniez-de·Dromon (B.-A.) (A. BAYARD) ;Corse (J. S.-C.·D1·:v1r.r.r;).
Paraît plus commun en Italie septentrionale (GoxnAmcn) et en Istrie
(W1cnMArm). Signalé en Dalmatie et en Bulgarie (TCHORBADJEFF ; Pm-zrrna).
Vit sur Ulmus campestris de la même manière que scolytus F. Sa biologie
(1) Les caractères du 6• tergite indiqués par Wicmums (C. F. 1916)· ne permettent
pas de différencier nettement sulcifrom de scolytua.

74 c0LÉorrÈarss scorvrines
a été étudiée par Goinamcn en Emilie et par Wicunarxx en Istrie. Nidifie
dans les vieux Ormes à écorce épaisse, principalement dans le tronc. Le
couloir maternel, qui débute par un vestibule, est du type longitudinal simple,
il mesure 6-10 cm. Les galeries larvaires de 100 à 120 par système sont rela-
tivement courtes (10 cm.), épaisses, perpendiculaires, régulièrement dispo-
sées, entièrement sculptées dans la profondeur de l’écorce. Il existe deux
générations par an en Italie septentrionale (Emilie) et Yhibernation se fait
à l’état larvaire. Se rencontre généralement en compagnie de multistriatus
Mans}:. et joue un rôle important dans la diffusion des spores de Cerat0st0·
mella (Graphium) ulmi Scnwxnz., Cryptogame provoquant la maladie du
« dépérissement » des Ormes.
5. Scolytus (s. str.) trîarmatus Ecmeas, 1912. Ent. Blâttcr, p. 205.
— Rirran, 1913, p. 14.
Il n’est pas certain que cette espèce existe en France ; dans sa descrip-
tion originale, basée sur un seul individu Q, Eocens indique « Pairia
dubiosa, vcrsimile Gallia mer ».
Le type unique provient de la collection DEBROC1-mas mas Loczs
et ne porte aucune indication de localité. L’espèce n’a jamais été capturée
en France à ma connaissance.
Très voisin de S. scolylus F. et de S. sulci/rons Rey. Se distingue du
premier par l’absence de nodules sur la bordure clypéale, la ponctuation
beaucoup plus fine et éparse du pronotum et la forme du pinceau apical
de l’abdomen du CT (v. clef) (fig. 51 bis). Se rapproche davantage de
sulcifrons dont il diffère par la couleur des élytres et le caractère du front
(v. clef). Par ailleurs, la suture séparant les sternites 4/5 chez la Q est
pourvue d’un tubercule net (fig. 52 bis) et non d’un simple épaississe-
ment comme chez la Q de sulcifrons. Enfin, S. lriarmalus diffère des
deux espèces précédentes par la ponctuation du pronotum presque
égale sur toute sa surface et extrêmement fine. Les stries sont enfoncées
en sillons peu profonds, les interstries, plates, sont ponctuées d'une
rangée irrégulière de points, un peu plus fins que ceux des stries.
Les stries et les interstries deviennent rapidement irrégulières sur les
côtés.
Espèce répandue dans toute l’Europe septentrionale, Suède, Norvège,
Danemark où il est associé ou remplace S. scolyfus F. sur les Ormes.
D’après V.BUTOV1TCH, cette espèce est commune sur les Ulmus des envi-
rons de Stockholm. Biologie non précisée.
6. Scolytus (s. str.) laevîs Cuxruxs, 1873, Synopsis des Scolytidae,
p. 262. —— E1cx—mo1=1=, 1881, p. 45-46 ; — Rarrrsn, 1913, p. 17 ; —— Saas-
sivrserr, 1932, p. 13-14 et 92 §—BALACHOWSKY, 1944,p.18;—Scx·1E¤L,
1948, p. 36. — Biol. : XVICHMANN, 1909, p. 147-149 ; — Escrxxcnicu,
1923, p. 494-495.
Syn. : loevendali Eraoieas, 1912.
Ressemble aux deux espèces précédentes, mais de taille toujours
plus réduite (ne dépasse pas 4 mm.) (fig. 53). dl à front plat faiblement

scotvrrnm. —— scotvrus 75
pubescent, parsemé de soies longues et souples, clairsemées. Q à front
glabre fortement bombé, finement striolé. Pronotum noir et luisant à
ponctuation très régulière, identique sur les côtés et le disque, à collier
antérieur rouge bien marqué.
Stries et interstries comme chez scolytus. 2° sternite brusquement
relevé à angle droit par rapport au 19* (fig. 62). Abdomen couvert d’une
pubescence courte et claire chez le d', de soies très courtes, clairsemées
chez la Q. Epaississements suturaux seulement marqués chez le d',
sutures simplement rebordées chez la Q. Extrémité abdominale du G
dépourvue de mèches de soies dorées.
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Fm. 53. -— Scolyius laevia CHA?.  
Rare en France où _son aire de répartition est encore assez mal connue.
Existe à l’état sporadique dans toute la zone tempérée et dans les régions
élevées de la France méridionale. Bassin de la Seine: Hemeray, les Menuls
(S.·et-O.), Yseron (Rhône) (Hor··1=M.x1~m), Fontainebleau (LÉv£1r.LÉ); Menat
(P.-de-D.) (nu Buvssozv): Grande-Chartreuse (Isère) (Pmnnr); Castres:
Hautes-Pyrénées; Herrenberg près Metzeral (Alsace) (Srnonunvnn). —
Europe centrale et septentrionale ; Norvège ; Allemagne ; Bohême ; Autriche :
Tyrol ; Bulgarie. — Russie (Bassin de la Volga, province de Briansk, Caucase).
Vit principalement sur l’Orme (Ulmus campestris, U. montana, U. effusa),
excepuonnellement aux dépens d’autres essences leuillues: Quercus parlon-
culala; Tzlza arw, ora; Faeus s lvatica Cor lus avallcma.
P D y 1 y

76 cor.Éor··rÈnEs sconvrmns
Le système de galeries décrit par Zmrsrw est du type longitudinal simple.
La galerie maternelle fine, souvent raccourcie, débute fréquemment par un
léger évasement en encoche. Les galeries larvaires, d’abord perpendiculaires,
s’incurvent ensuite vers le bas et prennent à partir de leur moitié terminale
une direction parallèle à la galerie maternelle, excepté celles du centre, qui
restent plus ou moins rectilignes. Ces galeries, au nombre d’une trentaine,
impressionnent fortement l’aubier. WICHMANN et Srassivrsarr. ont observé
respectivement en Allemagne et en Suède des morsures nutriciales provoquées
par les adultes au printemps sur les petites branches d’Orme, au niveau
des bourgeons.
7. Scolytus (s. str.) mali Bascnram, 1805, Forstinsekt., III, p. 832.-
R ATZEBURG, 1837 (pruni et casteanus) ; -—· Cuaruis, 1869 (niiudulus) ; —
Ercnnorr, 1881, p. 41 et 154 ;——BEDEL, 1888, p. 388 et 405;- REITTER,
1913, p. 19; —- Srzssivrsnrr, 1931, p. 15 et 92; — Bamcnowsxv,
1944, p. 19.;- Scrxnnr., 1947, 1948, p. 27. — Biol.: LINDEMAN, 1881,
p. 172;- ESCHERICH, 1923, p. 551-512 ; —·PLOTNIKOW, 1926, p. 77-79 ;
-— Bamcnowsxr et Mnsmi., 1935; — Eoonns, 1942; - SCHWERDT-
rancnn, 1944.
Syn. 1 pruni Rxrz., 1837 ;casfaneus RATZ., 1837 ; niiudulusC1·1A1>., 1869.
Vertex ponctué uniformément de chaque côté de la suture médiane
de points enfoncés rapprochés, subtriangulaires. CT à front aplati, faible-
ment pubescent sauf au-dessous des yeux et le long de la bordure clypéale ;
Q à front bombé, glabre sur presque toute la surface avec quelques
soies en avant des yeux sur les côtés du clypéus. Pronotum à sa base
aussi large que long, noir et luisant, à collier brun rouge marqué, ponc-
tuation très fine, peu dense, sauf en avant (fig. 58, 59). Elytres brun
rouge, foncés, brillants à stries et interstries équidistantes bien mar-
quées, formées de points enfoncés et rapprochés. Interstries parsemées
de rangées de points à peine plus petits que ceux des stries. Suture
largement enfoncée depuis l’écusson jusqu’au 1/3 des élytres. Abdomen
progressivement relevé vers l’apex des élytres, fortement pubescent
sur les côtés où on observe des touffes de longues soies. 5° sternite
déprimé en son milieu. La Q est souvent difficile à distinguer de
S. laevis Q (v. p. 75).
Assez commun dans toute la France y compris le Midi et le littoral médi-
terranéen où je l’ai récolté sur vieux pommiers à Antibes (A.-M.) et sur Primus
ai Port-Cros (Var) ; Hyères (Vnvnxr) ; Albi (Bnrrrncnn) ; Sallanches (Hte-
Sav.), Lagarde (Gers) ; vallée d’Aspe (B.—Pyr.) (Tamrànn), St-Laurent-dw
Var (A.-M.) (PLANET). Toute l’Europe, Grande-Bretagne, Europe centrale et
orientale, Oural, Sibérie, Caucase. Fait défaut en Afrique du Nord et dans
les îles de la Méditerranée (1).
Vit presque exclusivement aux dépens des Rosacées ligneuses et arbores-
(1) J. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE (Cat.) signale que cette espèce manque en Provence;
_ j’ai trouvé dans sa, propre collection des individus portant 1’étiquette : Cannes, Canal
de la Siagne (A.-M.)

SCOLYTIDAE. — scomcrus 77
centes: tous les Prunus, Pirus, Malus, Sorbus, Cydonia, Crataegus, très
exceptionnellement sur Ulmus ejfusa et Corylus.
Nxdifie dans le tronc et les grosses branches des arbres fruitiers en voie
de complet dépérissement, n’est jamais comme H. rugulosus Mür.1.. parasite
primaire. _
La galerie maternelle est du type longitudinal simple et courte, elle mesure 5
à 12 cm. et présente à sa base un élargissement formant vestibule. Les galeries
larvaires sont serrées, nombreuses (50 à 60) et perpendiculaires à la galerie
maternelle. Le système est sous-cortical, sur les arbres morts il impressionne
parfois l’aubier, alors que sur les sujets en sève ce dessin est peu accusé.
Deux générations en Europe tempérée.
ssp. pyrî Rnzanuno, 1837. - Sous-espèce ne différant de la forme type que
par de faibles caractères. D'après Eccnas (1942, p. 281), pyri se distingue
de mali par sa forme plus étroite, le pronotum un peu plus long que large,
l’écusson plus profondément aflaissé et le caractère du 5** sternite du dl dont
la fossette est bilobée avec un afïaissement médian plus prononcé au centre.
La ponctuation des interstries est plus large et plus profonde. Cette variété
a été signalée en Seine·et-Oise par Ho1··rMA1~m (1935, p. 86) et il est probable
qu’elle est plus largement répandue en France. _
Eccnns (cf. p. 283) a décrit une autre forme, bicallosus Ecom1s,qu’ilcons1-
dère comme une variété de pyri Rnz. (lui-même une variété de mali Bncnr. !)
vivant sur les arbres fruitiers dans la vallée du Danube. Cette conception
a été admise par Scniuirscnex (1947). Cette « sous-variété », qui se distingue
par un affaissement médian plus profond du 5° sternite, rentre à mon avis
dans le cadre des variations individuelles assignées à S. mali Bncrrr. et à
sa ssp. pyri Rxrz. comme le suggère d’ailleurs Scaam. (1947).
i 8. Scolytus (s. str.) intricatus Rxrzenuno, 1837, Forstinsekt., p. 186.
— Auoom, 1836, p. 15 (pygmaeus) ; — Cx~1A1=•ms, 1869; — E1ci—mo1=1··,
1881, p. 41 et 155 ; —B£nEL, 1888, p. 388 et 406, suppl. 1924, p. 144;-
BARBEY, 1901, p. 38-39; — REITTER, 1913, p. 22; — Srzssrvrsxzrr,
1931,p. l.9;·—BALACHOW$KY, 1944,p. 21;- Scnanx., 1948, p. 24. —
Biol. : J umzxcrx et Nrrscnn, 1895, p. 483 ;— Ecxsrm, 1898 ; —- Escnn-
axci-1, 1923,p.507 ;—BAnBEY, 1925 ; — Sraax, 1926, p. 82 ;— SIMMBL,
1928, p. 154 (imp.) ; — Hor1=MANx~x, 1935, p. 86 ; —- Scnwznnrmnoen,
1944, p. 174.
Syn. : pygmaeus Aunom, 1836 ; penicilliaius Rarrrnn ; lenkoranus
Eccxsns; Simmeli Ecoaas.
c3' front plat, à pubescence courte, surtout développée latéralement
et en avant; Q front très faiblement bombé, presque glabre sauf en
avant et sur les côtés, dépourvue de pinceaux de poils dressés sur la bor-
dure clypéale comme le d' (fig. 61). Pronotum aussi large que long,
noir à reflets roux, grossièrement ponctué sur les côtés et en avant de
gros points circulaires presque confluents, plus finement sur le disque.
Elytres brun rouge peu brillants, à stries et interstries sensiblement
identiques, formées de rangées de points très rapprochés, serrés, enfon-
cés dans des sillons étroits et parallèles. Sur les premières interstries,
présence de strioles obliques donnant à l’élytre un aspect chagriné.

78 c0LÉ01>1·i=;x».Es SCOLYTIDES
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Fm. 54.. —-· Scolytus pygmaeus F. Q, abdomen. —F1G. 55. —- Scolytus pygmacus F. çj',
abdomen. —- FIG. 56. ·——— Scolyius scolytus F. Q", abdomen. —- Fm. 57. — Scolytus suivi-
jrmw Rey (j', extrémité abdominale. — FIG. 58. -— SCUZZ/tU»8 mali Becht. d' (profil), —-
F10. 59. - Scolytus mali BECHT. v. pyri Rxrz., fossette du 5* sternitc. — Fw. 60. -
Scolytys carpini Ryrz. d', tête. -— FIG. 61. — Scolytus intricatus Rxrz. O', tête. —
FIG. 62. -—-Scolyius laevis CHA?. Q (profil).

SCOLYTIDAE. — SCOLYTUS 79
Suture enfoncée seulement derrière l’écuss0n. Pubescence de l’élytre
formée de poils dorés et dressés, très espacés mais plus denses sur les
côtés et le l/4 apical où ils sont également plus longs. Abdomen pubes-
cent, 5° sternite recouvert de soies claires, courtes, spiniformes, mêlées
à de minuscules petites écailles barbelées. Métasternum entièrement
ruguleux dans sa partie médiane à rugosités faisant généralement dispa-
raître la ponctuation en la rendant confuse (fig. 49 bis).
Ressemble beaucoup à carpini Ryrz. avec lequel il peut être confondu.
Le dl s'en distingue immédiatement par les 2 pinceaux de soies dorées
au—dessus des mandibules et la Q par le front plus plat (nettement bombé
chez carpini). La présence d’écailles barbelées sur le 5° sternite, chez
inlricalus, permet également de distinguer les deux espèces. Le caractère
des strioles obliques des premières interstries mentionné par tous les
auteurs, comme caractère de séparation, manque de précision.
Très commun dans toute la France_où il abonde dans les bois et forêts de
Chênes. Toute l’Europe où il suit l’a1re de répartition de Quercus robur et
Quercus pcdonculata (1). Moins fréquent sur d’autres essences femllues:
Châtaignier, Hêtre, Orme, Charme, Bouleau, Peuplier, sur lesquelles 1l a
été accidentellement signalé par divers auteurs. _ '
Grande-Bretagne, toute l’Europe moyenne et orientale, Russie (Briansli,
Kazan), Italie, Sicile, Crimée, Caucase.
Nidifie dans le tronc et les grosses branches; la galerie maternelle est du
type transversal et mesure 1 à 3 cm. Les galeries larvaires, nombreuses, de
1U ii 15 em., sont perpendiculaires et très serrées. enfoneées profondément
dans l’aubier surtout ai leur extrémité où les loges nymphales sont sculptées
dans le bois. \ ,,
Les galeries localisées à la base du ei v~¤;»z.«a;(.·,
· ’ , , , . \?§~j*Ã,·«rl~·\.\,·,¤L ,
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ment l’aub1er. V ff"? ·`·,   `   g
Les adultes provoquent des morsures jl- _;’:‘_‘.Qr_2 j·`·;jÉ'?·3‘·_  
nutriciales sur les rameaux, à la nais-   L`.`·_‘j*f; _
sance des bourgeons et à la base des il È_.T`:.ï_`·_':ïï    
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rissement. lllans la partie méridionale dc ¤    
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par an (Focus), Yessaimage a heu en mai  
et en septembre. Dans toute la France à Ã';
tempérée il n’y a qu’une seule génération  
avec sortie écbelonnée de mai à juillet.
L’h1bernat1on a lieu à l’état larvaire. ' _ I hl K_ h_
Lette espèce s'attaque principalement FI;;Uï·<;,' °‘_0î1îîî1ïrî“`_5"âà  
aux arbres dépérissants ou maladifs . . ’ pl . ‘
. . detail de la ponctuation.
et meme aux sujets morts et abattus.
lulle nidifie surtout dans les grosses branches brisées par les orages ou allai-
(1) En Russie, cette espèce dépasse largement la zone de croissance du Chêne et passe
sur le Bouleau.

80 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. —- SCOLYTUS 81
blies par la sécheresse. Dans certains cas, elle peut également s’attaquer aux
arbres sains et causer des dégâts dans les peuplements forestiers. Semble
préférer les arbres végétant en bordure (Horrmams).
9. Scolytus (s. str.) carpini Ryrzznuna, 1837, Forstinsekt., p. 41. —
Eicrmor-·x=, 1881, p. 40 et 153; — Benm., 1888, p. 388 et 406; suppl.
1924, p. 143; —— Decaux, 1892, p. 241 ; — POMERANTZEFF, 1908, p. 118-
124 ; — Ecoisns, 1908, p. 215; —· BARBEY, 1901, p. 637; —- Rerrrxan,
1913, p. 20; — Esc:-mnxcu, 1923, p. 515-516; — Srzssxvrsxarr, 1932,
p. 19 et 92;- Hormamm, 1935, p. 86 ; -— Batacnowsxv, 1943, p. 167;
1944, p. 22;- Scmsnr., 1948, p. 30. —Bîo1.: Bannay, 1925, p. 637.
Syn. : peregrinus EGGERS, 1908; balcanicus Ecczns, 1911 ;iauricus
Eccrzns, 1914.
Espèce très voisine de la précédente dont elle ne se distingue que par
quelques petits caractères (v. inlrîcalus). Le pronotum est plus long
que large et moins grossièrement ponctué même sur les côtés. Les ély·
tres sont dépourvus de strioles obliques sur les premières interstries,
la ponctuation est plus régulière, les sillons moins profonds presque
effacés; leur couleur est d’un brun rouge mat. Le dl comme la Q ont
un front bombé, assez fourni de soies chez le, dl et presque glabre chez
la Q (fig. 60). L’abdomen pubescent sur tous les segments remonte
obliquement vers l’apex des élytres. Le 5° sternite ne porte que des
soies spiniformes, courtes, couchées, et jamais de minuscules squamules
barbelées. Métasternum ruguleux, mais ne faisant jamais disparaître
complètement la ponctuation (fig. 50 bis).
Aussi rare que intricatus est commun. Signalée à l'état sporadique dans
toute la France y compris la région méditerranéenne. Boscodon (H.·A.), La
Bonde (Vaucl.) (Facmaz) ; Hyères (nn Boxssv); Les Guerraux (S.~et-L.) (Pic) ;
Moulins (Allier) (Abbé Mxcnar.) ; St·Ge1·main (S.-0.) (Horrmmxs) ;Viroflay
(S.-O.) (Baulcnowsxv).
Vit principalement sur le Charme (Carpinus betulus), plus rarement sur
d’autres essences forestières et du sous·bois : Fagus sylvatica, Quercus pedon-
culata, Corylus avellam, Ostrya carpinifolia.
Le système des galeries ressemble beaucoup à celui de l’espèce récédente.
La galerie maternelle est du type transversale simple de 3 à 4 cm. Les galeries
larvaires sont plus ou moins per endiculaires à la galerie de ponte, longues,
lines, atteignant parfois 10 cm. die longueur. Le système impressionne forte-
ment l’aub1er. Nldlûê dans les branches et sur le tronc des arbres malades,
abattus ou décapités.
10. Scolytus (s. str.) Koanigi Scmawvnnw, 1890,Bull. Ac. Sc. St»Péters-
bourg, XIII, p. 99 :—— Kmornx, 1892, p. 235 (aceris) ;- Ssmsrzov,
Fm. 64. — Seolytus Ratzebuwi Jws. Q, tète. — Fm. 65. —— Scolytus aeolgtua F. Q, tète.
a) nodule clypéal. —FIG. 66. -— S. (Scolytochelus) ulmi REDT. Q', extrémité des ély-
tres et de I’a.bd0men; a) = granule sut¤.r0-marginal. — FIG. 67. -—Seolytus Koenigi
SCKEW. Q, détail de la ponctuation céphalique. — Fm. 68. - Hylcsinus crmalus F.
d' (proâl) : a) squamules des interstries ; b) squamules suturalea abdominales ; c) soîœ
apicales de Pabdomen.

82 (·()I.É0l"'1`.Ll1l·.b s<.o1.\"1·1nr:s
19O2(Ko1u'gi) ;—lioo1:¤<s, 1908, p. 193 (aceris ssp. siculus) ; -— 1910,
p. 35 (Kônigi) ; 1913, p. ISG ; — Ruirrnu, 1913, p. 21 ;— Smas-
SIYTSEFF, 1931, p. 16-17 (Künigi) ; — BARBLY, 1925, p. 617 ; — BALA-
cnowsxv, 1944, p. 23 ;— Scnuni., 1948, p. 33. — Biol. : PEYERIMHOFF,
1919, p. 246; — RoUDNE1r1=, 1929, p. .317.
Syn. : aœris liivorxsia ; accris ssp. siculus Euonas ; Iionigi SEMENov.
Espèce bien caractérisée par la structure du front (cl. clef, fig. 47).
Elytres à stries et interstries identiques, formées de lignes de points serrés
et rapprochés, premières interstries parsemées de petites rides obliques
entremêlant les lignes le long de la suture. Métasternum à suture médiane
souvent interrompue et pourvu d’une dépression bien marquée, ponctué
densément sur toute sa surface (fig. 50 bis). 3-4 mm.
Non encore signalé en France où il est ii rechercher. Très rare en Europe.
décrit de Bosnie, retrouvé à Vienne, en Sicile (Hi\GUS.\) et en Bulgarie. Assez
largement diffusé en Russie où sa présence a été signalée en Volhynie, en
Ukraine, Caucase et Transcaucasie. Signalé en Kabylie par P. D1: Pmrzmm-
norr (Aït·Ouabane, Djurdjura) et à Rabat ('l`n1êm'). Je l’ai trouvé à Ifrane
(Moyen-Atlas) sur Acer morzspessulanus.
Nidifie dans les Erables dépérissants (Acer plaianoides, A. campcstre,
A. obtusatum), sur le tronc et les branches. Galerie maternelle longitudinale
simple de 5 cm., galeries larvaires très nombreuses. régulièrement irradiantes
fines et parallèles, légèrement ondulantes vers Yextrémité, pouvant atteindre
1() à 12 cm. Le dessin en entier est circonscrit dans un cercle et non dans
une ellipse comme chez les autres Scolytus ; le système entame profondément
l’aub1er, sauf sur les arbres à écorce épaisse dont les galeries se perdent dans
la profondeur du liège. En dehors de la série marocaine, j’ai pu examiner
plusieurs individus de cette rare espèce originaire d’Autriche (coll. GOEDART),
de Kabylie (coll. P. ne Piavxaamnorr) et de Russie.
Subfam. IPIIME
Cette sous-famille se divise en deux supertribus qui se distinguent
par les caractères suivants:
·- Bord antérieur des élytres relevé par une crète de granules en relief
ne se confondant pas avec la rugosité des élytres (fig. 69, 90, 100,
101, 146). Lorsque ce caractère fait défaut (Hylasies, Hylurgops),
la tête est prolongée en avant sous forme de rostre court (1) (fig. 119
à 125) .... . . .............. (p. 83) Hylesîni.
- Bord antérieur des élytres dépourvu de crête de granules en relief.
Tête jamais prolongée en avant sous forme de rostre court . . .
........................ (p. 155) Ipîni.
(1) Il s’a.gi.t d’u.u rostre court, en forme de museau (Eg. 119).

SCOLYTIDAE. ·— HYLESINX 83
I. Supertribu des HYLESINI
TABLEAU mas 'rnxsus.
1. Crête de granules du bord antérieur des élytres vue du dessus rele-
vée, arquée (fig. 69, 90, 100, 101) ou rectiligne (fig. 132, 146, 147).
Tête généralement non prolongée en avant sous forme de rostre
court (1) ou, si le rostre existe (g. Hylurgus), l'extrémité des ély-
tres porte de longues touffes de soies raides (fig. 130, 130 bis). . 2.
- Absence de crête de granules en relief au bord antérieur des ély-
tres. Tête nettement prolongée en .avant sous forme de rostre
court (1) (fig. 119 à 125). Pronotum dépourvu de squamules, celles—ci
parfois présentes sur la déclivité des élytres. Soies courtes, dres-
sées, disposées en rangées sur les interstries et jamais en touffe à
I’extrémité des élytres. Si elles manquent à l’apex, elles sont rem.-
placées par de minuscules squamules collées. (p. 122) Hylurgopîns.
2. Crête de granules du bord antérieur des élytres vue du dessus nette-
ment recourbée en arc de cercle de chaque côté de l’écusson et inter-
rompue au niveau de celui·ci (fig. 69). Squamules présentes ou
absentes sur le pronotum ou les élytres. ............ 4.
— Crête de granules du bord antérieur des élytres rectiligne ou sub-
rectiligne, non interrompue au niveau de l’écusson (fig. 132, 146,
147). Squamules toujours présentes sur le pronotum ou les élytres. 3.
3. Pronotum et élytres recouverts de nombreuses squamules écailleuses
imbriquées et couchées (fig. 132). Yeux échancrés ou divisés en
2masses séparées (fig. 142) ......... (p. 141) Polygraphins.
—— Pronotum et élytres recouverts de squamules dressées, espacées,
blanches, cireuses (fig. 146, 148). Yeux ni divisés ni échancrés . . .
..................... . (p. 150) Hypoborins.
4. Massue antennaire compacte, à articles ni séparés, ni divisés, déli-
mités seulement par des sutures transversales droites ou courbes. 5.
—- Massue antennaire formée de 3 articles séparés, emboités ou
détachés les uns des autres, moniliforme serriforme ou flabelliforme
(fig. 87,103,105 et 105 bis) ........ (p. 105) Phloeotribîna.
5. Rotondité des élytres à partir du quart apical garni chez le d' de
rangées de granules en relief sur les interstries 1 et 3 ou seulement
sur cette dernière, remplacés chez la Q par des granules plus petits
de faible relief, disposés en rangées (fig. 107 à 109). Yeux nettement
échancrés en avant du milieu ; massue à sutures obliques oblongue,
tomenteuse, dépourvue de verticilles de soies raides (fig. 110 et
111) .................... (p. 116) Phloeosina.
(1) Voir note 1, p. 82.

84 co1.ÉoPrÈREs SCOLYTIDES
— Rotondité des élytres (TQ dépourvue de crête de granules en
relief. Yeux ovalaires, non échancrés, massue pyriforme, à sutures
horizontales, ornée de verticilles de soies raides (fig. 92, 99). . 6.
6. Hanches antérieures nettement séparées par un large processus anté-
coxal. Pronotum, élytres et abdomen, ou seulement l’un de ceux-ci
orné de squamules imbriquées ou isolées ...... (p. 84) Hylesina.
— Hanches antérieures contiguës. Pronotum, élytres et abdomen
totalement dépourvus de squamules. Tête prolongée en avant sous
forme de rostre court ............. (p. 133) Hylurgîna.
Tribu des Hylesina.
Cette tribu groupe des espèces qui, pour la plupart, étaient incluses
autrefois dans l’ancien genre Hylesinus F. (s. l.), En dehors des carac-
tères précités (clef), ils se caractérisent par des antennes à long funi-
cule (5 à 7 articles) dont le dernier est à peine dilaté, une massue
ovoïde terminée en pointe émoussée ou acérée dont les sutures sont bien
séparées par des verticilles de soies dressées. Le pronotum est large,
garni ou non de granules latéro-antérieurs. Les squamules sont toujours
présentes tantôt peu nombreuses et localisées (Hylesinus, Hylaslinus),
tantôt recouvrant totalement le corps (Leperesinus, Pieleobius). La dis-
position de ces squamules comme leur structure microscopique ont une
grande valeur pour la détermination des genres et des espèces.
TABLEAU DES GENRES.
1. Abdomen progressivement ascendant de l’avant vers l’arrière, ély-
tres affaissés dans le même sens et formant avec celui-ci, vu de profil,
un angle aigu (fig. 68). Funicule de 7 articles, dernier non dilaté
(fig. 70, 71) ....................... 2.
— Abdomen rectiligne, non progressivement relevé vers l’apex des
élytres (fig. 74), ceux-ci régulièrement arrondis à leur extrémité. 3.
2. Pronotum anguleusement enfoncé dans la dépression scutellaire
(fig. 69) ................... (p. 85) Hylesînus.
-— Pronotum à bord postérieur droit ou ondulé, non enfoncé anguleu-
sement dans la dépression scutellaire. Dessus du corps recouvert
de squamules imbriquées de 2 couleurs, formant sur les élytres
un dessin asymétrique de chaque côté de la suture (fig. 72, 73) . .
..................... (p. 90) Leperesînus.
3. Funicule antennaire de 7 articles (fig. 79, 93, 102) ...... 4.
—— Funicule antennaire de 5 ou 6 articles (fig. 92) ........ 5.
4. Pronotum et élytres totalement ou partiellement recouverts de squa-
mules imbriquées de 2 ou 3 couleurs (blanches, brunes, ferrugineuscs)

sconvrxms. — mmzsmus 85
formant sur ces derniers un dessin symétrique de chaque côté de la
suture (fig. 77, 78, 89) ................... 6.
— Pronotum et élytres totalement dépourvus de squamules. Celles-ci
localisées sur les épisternes mésothoraciques et métathoraciques
où elles forment un revêtement continu, blanc, très caractéristique,
contrastant avec la couleur sombre de l’insecte (fig. 94). Stries
formées de rangées de gros points larges, peu profonds, pinçant les
interstries. Celles-ci granuleuses, surtout vers le quart apical où
elles se couvrent de petits granules spiniformes ou émoussés bien
apparents de profil sur les dernières d’entre elles (fig. 95). .....
................... . . (p. 102) Hylastinus.
5. Funicule de'5 articles. Interstries recouvertes de squamules spini—
formes serrées. l" interstrie formée de squamules plus denses et
cendrées, formant une bordure claire le long de la suture. Squamules
du pronotum orientées perpendiculairement à la ligne médiane
(fig. 84) .................. (p. 98) Xylechinus.
— Funicule de 6 articles (fig. 92). Interstries recouvertes de squamules
longues et spiniformes, d’aspect arborescent vu sous fort grossisse-
ment (fig. 86). l" interstrie de même structure que les autres, ne
formant pas de bordure le long de la suture. Pronotum à squamules
dirigées concentriquement vers le disque au moins dans sa moitié
antérieure (fig. 90, 91) ........... (p. 99) Kissophagus.
6. Pronotum et élytres entièrement recouverts de squamules cachant
la ponctuation; granules latéro-antérieurs très petits ou nuls. In-
sectes vivant sur les Ulmus (fig. 75, 77) .... (p. 94) Pteleobius.
-— Pronotum partiellement dénudé, à ponctuation visible ; granules
latéro-antérieurs nettes. Elytres partiellement squamulés. Insectes
vivant sur les Pisiacîa (fig. 89) ...... (p. 96) Chaetoptelius.
Gen. HYLESINUS Fanmcxus, 1801, Syst. ent., II.
Ce genre est surtout caractérisé par son abdomen progressivement
ascendant et par la forme anguleuse du bord postérieur du pronotum
(fig. 69). Il est apparenté au genre Lcperesinus Rnrrr. dont le bord pos-
térieur du pronotum est droit et au genre Pseudohylcsinus SWAINE qui
groupe exclusivement des espèces du nouveau monde.
Le genre Hylesinus ne comprend que deux espèces dans la région
paléarctique occidentale, toutes deux représentées en France et vivant
aux dépens de Oléacéesz
—- L. 4,5-6 mm. Pronotum dépourvu de granules latéro-antérieurs en
relief et de squamules. Crête antérieure des élytres peu différenciée
confondue avec la rugosité des interstries. Celles-ci granuleuses,

86 coréorrànxas scorvrrnss
garnies d’une seule rangée de soies jaunes par interstrie, courtes,
fines, espacées, courant sur toute la longueur de l’élytre et deve-
nant progressivement squamuleuses vers l’apex (fig. 68 cz). 1. crenatus.
— L. 2,5-3,5 mm. Noir, couvert d’une pilosité dense, épaisse, squamu-
leuse, rousse et noirâtre. Pronotum orné de quelques granules laté-
ro-antérieurs en relief partiellement cachés par la pilosité (fig. 69).
Crête du bord antérieur des élytres nettement différenciée. Inter-
stries larges, à relief accusé, couvertes d’une pilosité épaisse formée
de nombreux poils raides, squamuleux, plus nombreux, plus serrés
et plus clairs sur la 1*8 interstrie de chaque côté de la suture . . .
......................... . oleiperda.
1. Hylesînus crenatus FABRICIUS, 1787, Mantissa, I, p. 37. — RAT-
zizeunc, 1837, p. 183 ; —— Eicrmorr, 1881, p. 32 ; —— BEDEL, 1888, p. 410
et 1924, p. 146; ——- BARBEY, 1901, p. 60; — Rmrrnn, 1913, p. 41 ; ——
SPESSIVTSEFF, 1931, p. 31. — Biol. : GUÉRIN-MÉNEVILLE, 1845,p.XVI ;
-—— CHAPMANN, 1868, p. 231 ; — Nrrscma, 1881, p. 172, 190;—PEYER-
rMrxo1·*1=·, 1919, p. 350 et 1936, p. 385 ;-- ESCHERICH, 1923, p. 503-504 ;—
BARBEY, 1925, p. 625.
Se reconnaît facilement à sa grande taille. La plupart des individus
ont le pronotum noir, les élytres, les pattes et les antennes brun·rouge,
mais on observe également des formes totalement noires (1). Pronotum
impressionné de gros points réniformes de taille irrégulière, d’où émergent
de minuscules soies spiniformes.
Segments abdominaux bordés d’une rangée de squamules suturales
(fig. 68 b), sauf sur le dernier où la pilosité est plus dense, fine et irrégu-
lière (fig. 68 c). Front creusé transversalement d’une étroite fossette
transversale au-dessus du clypéus, plus velu chez le (T que chez la Q.
Assez commun dans toute la France, se raréfie dans la région méridionale.
Grande Chartreuse (Facmnz); Val d’Aran (HILAIRE); Corse (Racusa). —-
Toute l’Europe moyenne et méridionale où il suit l’aire de répartition de
Frazinus excelsior; Grande-Bretagne, Russie, Caucase. Trouvé dans le
massif de Babors (Algérie) et à Mazagran (Maroc) sur F razinus ozyphylla
Dzsr. (Pnvzmmuorr).
Vit normalement sur les Frênes (F . ezcelsior L. en Europe, F. oxyphylla
Dnsr. en Afrique du Nord). Signalé en outre sur Juglarw nigra (Rueil), le
Lilas, l'Erable (Srnssivrsxarr) et le Chêne. Ce dernier habitat indiqué par
ALTUM doit être accueilli sous toutes réserves.
Galerie maternelle courte, large, profondément creusée dans l’écorce, trans-
versale, en accolade, souvent à un ou deux bras ; dans les deux cas, elle est
dépourvue de vestibule. Les galeries doubles les plus longues mesurent 8 cm.,
leur largeur est de 0,5 cm. Les galeries larvaires sont fines, très longues (30 cm.),
d’abord perpendiculaires, puis incurvées parallèlement à la galerie maternelle
(1) Ercrmorn (1881, p. 32) signale une variété entièrement rouge ou jaune rougeâtre,
il S’agit là. dfindîvidus immatures. `

SCOLYTIDAE. —- HYLESINUS 87
et souvent entremêlées en tous sens vers leur extrémité. Le système n’est
pas toujours net. Les loges nymphale! très grosses sont profondément enfon·
cées dans l’éc0rce.
Nidilie dans le tronc des vieux Frênes et parfois sur les arbres abattus.
Contrairement à l’0pm1on ém1se par les vieux auteurs, H. crenatus ne Ãxossède
qu’une seule génération par an. L’adulte hiverne dans des logettes _’h1ver-
nation creusées généralement à la naissance de grosses racines au pxed des
troncs, les adultes abandonnent ces cachettes en avril pour aller pondre;
cette sortie a été mterprétée à diverses reprises comme un essaimnge précoce.
2. Hylesinus oleîperda Fanmcws, 1792, Ent. Syst., I (2), p. 366. —
BELLOVOYE, 1876; — E1c1~m01=x··, 1881, p. 38 et 135; — Banm., 1888,
p. 410 et 1924, p. 146; — BARBEY, 1901, p. 60-61 ; — Rarrrxsn, 1913,
p. 41 ; — Srnsszvrsnrr, 1931, p. 32. — Biol. 2 Bucmorz, 1885, p.218 ; -—
Lnsmz, 1908, p. 29; - Escrxamcrr, 1923, p. 506 ; -— PEY1:mMx·r01··1=·,
1926, p. 305 ; — DEL Guzncxo, 1931, p. 39 ; — Russo, 1932, p. 87 ; —
Bxnacrrowsxv et Mnsmn, 1935.
Syn.: tonario D.•.N·r1-roms, suiuralis Rear. ; esau GREDLER.
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i *r J'. \_ a   É`  ,   É_·\·,,,‘ A ,
    xslxi ‘} \£‘1¥·.· .,« .· 9* ·,— 
‘ RT *'°€ë`§}É¥‘;r_ɧi\' ·  ' 3.;.‘;,r—·}`,.î·\· ..5
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  ‘· .,(l#¤.‘ ?·,· W l \
'V ,______ _,É.iâ§l0i\l‘ \
o 1
FIG. 69. — Hylesinus oleîpcrda F. Q.
Front du (T droit, faiblement pubescent, Q légèrement concave, avec
dans les deux sexes une fossette faiblement marquée au·dessus du ely-

88 COLÉOPTÈRES sc0LY·1·u:•Es
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è·'  «r     Y} / ?ë‘;;iA;'L     · _
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80 3] « 
Q éœv·d.lê~«jlo·gS l  

SCOLYTIDAE. — HYLESINUS 89
péus. Pronotum rétréci antérieurement, grossièrement ponctué de gros
points confluents, peu profonds, recouverts d’une pilosité fine, dense
sur les côtés et en avant, cachant partiellement des granules latéraux
à bordure postérieure très anguleuse. Interstries larges, plates, recou-
vertes d’une pilosité serrée, formée de plusieurs rangées de soies épaisses,
squamuleuses, roussâtres, dressées, plus fines, plus longues et plus som-
bres sur les côtés. l" interstrie particulièrement fournie, formant um
véritable bordure le long de la suture. 2e interstrie à pubescence régulière
jusqu’à l’extrémité de l’élytre chez la Q (fig. 69), interrompue à partir
du tiers antérieur chez le dl où elle ne se prolonge jusqu’ l’apex que
par une seule rangée de poils obliques. Sternites abdominaux pubescents.
Tarses et antennes rouges.
Toute la France, sporadique_et rare dans le Nord et l’Est, mais beaucoup
plus commun dans le Midi où 1l pullule dans toute la zone de végétation de
’Oliv1er. Bassin de la Seine (R.) (Bnnçr.); Thouars (Deux-Sèv.) ; Les Guer-
raux S.·et-L.) (Pic) ; Montargis (Loiret) (H01-·rM.mN) ; Castanet·Tol0san
(H.·G. (CI.EnMoN·r) ; Sansas (Gers) (Dnsmx) ;Brout-Vernet (Allier) (du Buvs-
sort); Pont-de-la·Maye (Gironde) (Tnurènn); La Garde (Var) (Vnvnnr);
Al es-Mar1t1mes Var C. C. ;Grenoble Les Echelles Isère , Barcelonnette
P D
(B.·A.) (Px..«rv.~:·r)_. _
Europe méridionale et méditerranéenne, remonte çà et là en Europe
centrale. Belgique (Dnsxrrssn) ; Grande-Bretagne (MUNR0) ; Allemagne
(Eecnns) ; Danemark (Banni.) ; Russie méridionale, lîrxansk, Caucase. —-Très
rare en Algérie où 1l a été trouvé par Rornou à Sxd1·Bel·Abès (Oran). Haouz
(Maroc) (Panama).
Vit sur l’Olivier dans toute la région circaméditerranéenne, sur les Frênes
(F razinua excelsior, F. omus) et le Lilas dans les régions plus tempérées
(Grenoble, Castanet~Tolosan). Signalé sur Elcagnus sp. et Fagus sylvatica,
ce dernier habitat doit être accepté sous toutes réserves.
Nidifie sur les jeunes arbres en pleine sève, dans les branches· de tout
diamètre. La galerie est du type transversal en accolade double et mesure
3 à 4 cm. de longgles deux branches sont séparées par un vestibule réduit
ou nul. Les galeries larvaires sont perpendxculaues, longues, de 7 à_8 cm. sauf
aux deux extrémités du système où elles s’1ncurvent plus ou moins parallè-
lement à la galerie maternelle. Le système impressionne très fortement l’au·
bier, les loges nymphales étant profondément enfoncées dans le bols.
F10. 70. — Leperesinus omi Focus. antenne. — Fm. 71. — Leperesinus frazini Pmz.
antenne. — Fm. 72. — Lepereaînus fraxini structure de l’élytre ; a.) granules margino-
externes de Pélytre. — Fm. 73. — Leperesinua ami Fucns., structure de l’élytre;
a) granules margino-externes de l'élytre. — Fm. 74. — Ptcleobiua viüatus F. (profil).
— FIG. 75. — Ptcleobius kraatzî EICBH., squamulation de 1’élytre. —~FIG. 76. — Ple-
leobiua kraatzi EICHH., détail d’une squamule. -— FIG. 77. — Pteleobiua vittatue F.,
squamulation de 1’é1ytre (grossi), même échelle que la fig. 75. — FIG. 78. — Pteleo-
biua vittatus F., détail des squamules (même échelle que la fig. 76). — Fm. 79. -—
Pteleob·iusvittatu.sF., antenne. — Fm. 80 et 81. — Pteleobius viltalus F., structure
des écailles abdominales (grossi).

90 fI0l.l'ÉUl‘Tl·'l`lF1î scowrimïs
Gen. LEPERESINUS RE1·rrER, 1913.
(Best. Tab. Borkk., p. 40-41.)
Dessus du corps entièrement recouvert de squamules imbriquées,
arrondies, très serrées, de deux couleurs (fig. 72, 73). Pronotum rétréci
antérieurement, pourvu de granules latéro-antérieurs, à bord posté-
rieur droit, sans dépression scutellaire. Bord antérieur des élytres
relevé, à crête granuleuse, distincts. Interstries ornées d’une rangée de
petits tubercules granuleux, régulièrement espacés, pergant à travers
les squamules et surtout visibles de profil ; en dehors des squamules
imbriquées, elles sont pourvues d’une rangée régulière, médiane, de
squamules linéaires, courtes, semi-dressées. Episterne métathoracique
n’atteignant pas le milieu des élytres. Abdomen à pilosité dense et soyeuse.
Insectes ovalaires, de coloration foncière sombre masquée par les squa-
mules.
Ce genre, rattaché autrefois au précédent, s’en distingue par des carac-
tères très précis; il comprend 2 espèces françaises:
TABLEAU DES ESPÈCES.
— Disque du pronotum totalement dépourvu de ligne médiane. Squa-
mules sombres des élytres réparties en nombre égal ou légèrement
supérieur aux squamules claires (fig. 72) ; granules des interstries
bien visibles entre les squamules. Pilosité latérale des élytres formée
de soies deux ou trois fois plus longues que les squamules semi-
dressées des interstries (fig. 72 a). Tibias noirs ou rembrunis.
2,5-3,2 mm ..................... 1. fraxinî.
—· Disque du pronotum pourvu d’une ligne médiane très fine visible
sous fort grossissement. Squamules claires des élytres blanches ou
roses nettement plus nombreuses que les squamules sombres
(fig. 73). Granules des interstries peu visibles. Pilosité latérale des
élytres très courte, formée de soies égales, à peine plus longues que
les squamules semi-dressées des interstries (fig. 73 a). Tibias rou-
geâtres. 2,5-2,8 mm .................. 2. cmi.
1. Leperesinus fraxînî PANZEP., 1799, Fauna germanica, p. 66. —
RATZEBURG, 1837, p. 187 ; ——— EICHHOFF, 1881, p. 38 et 136 ; — BÉDEL,
1888, p. 410; - BARBEY, 1901, p. 61-62; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 30 ;
—- HoFFMANN, 1935. - Biol. : CHAPMANN, 1869, p. 210 ; —-— HENSCHEL,
1880, p. 514-516; —- KELLEH, 1882, p. 25; 1916, p. 44; —- Bmmux,
1898, p. 210; — SIMMEL, 1914, p. 156; — KELLEE, 1916, p. 144; ——
PEYEmMr~1o1=r, 1919, p. 250 ;— ESCHERICH, 1923, p. 499-502 ;*BARBEY,
· 1925, p. 621 ;— DEL GUEP.cIo, 1931, p. 51 ;— Russo, 1932, p. 111,

scorvrrnxa. — Lsvnnasrmus 91
Syn. : varius F., 1775 ; melanocephalus F., 1792.
Pronotum plus large que long, rétréci antérieurement, élargi en arrière
de son milieu, granules latéro-antérieurs bien visibles. Disque couvert
d’une tache de squamules claires, orientées concentriquement vers son
centre. Elytres à bords parallèles, arrondis à leur extrémité; interstries
larges, bien dessinées, entièrement recouvertes de squamules imbriquées
brunes et blanches de forme étroitement ovalaire, formant un dessin
asymétrique, entre lesquelles émerge une rangée de petits granules
brun foncé, visibles jusqu’à l’apex des élytres. Granules de la 9* inters-
trie serriformes et particulièrement saillants dans la zone apico—latérale
des élytres (fig. 72, a). On observe également sur chaque interstrie une
rangée de squamules dressées, régulièrement espacées, spiniformes jus-
qu’aux 2/3 de 1’élytre, puis squamiformes. Bords latéraux des élytres
à pubescence assez dense, formée de soies claires, assez longues. Seg-
ments abdominaux couverts latéralement de squamules plates, empâ-
tées, dépourvus de squamules barbelées. Très voisin de orni Fucx-rs,
dont il se distingue par quelques caractères de détail.
Très commun dans toute la France, en Corse et dans toute l’Europe où
il su1tl’a1re de répartition du Frêne (F raxinus excelsror) sur toute son étendue.
—-· Se rencontre même très au nord (Russie sept., Scandinavie) sur des Frênes
plantés dans les parcs et les jardins. Egalement répandu dans_la région médi-
terranéenne, notamment en Algérie où on le trouve en plaine et en basse
montagne sur Fraxinus oxyphylla (P. ne Pxavnrrmuori-·).
En dehors du Frêne qui constitue son habitat normal, a été signalé sur
l’Olxvxer et le Lilas (R.), exceptionnellement sur Prrus malus, Robmza pseudo-
acacia, Quercus pedunculata, Fagus sylvatica et Ailanthus (Facmaz). Sur
Juglans nigra en Suisse (Baunoux). _ _
Nidifie_su1· le tronc, les grosses branches et même les brindilles de Frêne.
Les galeries couvrent sur les vieux sujets la totalité de la surface de l’arbre,
des'rac1nes aux plus hautes branches. La galerie maternelle est du type
transversal double, en accolade avec un vestibule méd1an, saillant, séparant
les deux branches, elle peut atteindre 210 cm. _
Les galeries larvaires sont perpendiculaires à la galerie maternelle, serrées
et très nombreuses, impressionnant fortement l’aubxer, les logettes nymphales
étant sculptées dans le bois. _ _
Cette espèce vit aussi bien sur les arbres vigoureux que dépérissants et
s’attaque même aux sujets abattus. _
L’h1bernat1on a lieu sur les branches de Frêne de moyen diamètre où
l’adulte creuse des galeries irrégulières provoquant une galle bien connue
sous le nom de « Rose de Frêne n (1). Ne possède qu’une seule génération
dans l’année.
2. Leperesinus ornî FUC1~1s, 1906, Münch. Kol. Zeit., VIII, p. 51. —-
WAGNER, 1914, p. 161 ; — Rzrrrnn, 1913, p. 42 ; — KUNNEMANN,
(1) SPESSIVTSEFF (cf. 1931, p. 30, note 1) suggère que les ¤ roses de Frêne » sont provo-
quées par L. omi Fvcns plutôt que par L. fraxini Paxz. Nous avons observé maintes
fois cette dernière espèce en place dans leurs galles ; en France les deux espèces sont égale-
ment susceptibles de provoquer les « roses de Frêne ¤.
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92 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. — LEPERESINUS 93
1919, p. 50 ;-— Bnmzi., suppl., 1942, p. 147 ;— Esci-uamcu, 1923, p. 502;
—- SPICSSIVTSEFF, 1931, p. 30; — H0x=FMANN (+ biol.), 1935, p. 25 et
1936, p. 45. ·— Biol. : SIMMEL, 1924, p. 225; — Numaiano, 1925, p. 139.
Syn.: fraxini Parsz. v. orni FUcHs (auct.).
Très voisin de fraxini PANz. avec lequel il a souvent été confondu.
Des différences constantes, bien qu’assez subtiles, existent néanmoins
entre les deux espèces dont le système de galeries est toujours différent.
L. orni est de taille plus réduite, les élytres sont plus rétrécis à leur extré-
mité, moins arrondis. Les granules des interstries accusent la même
disposition que chez fraœini, mais ils sont beaucoup plus petits, cachés
par les squamules et à peine visibles, sauf aux épaules. Granules de la
96 interstrie tuberculiformes et espacés dans la zone apico·latérale, faible-
ment saillants (fig. 73, a). Squamules imbriquées des interstries plus
rondes, moins ovalaires que celles de fraœini. La pilosité du bord latéral
des élytres est très courte, à peine plus longue que les squamules ; cc
caractère est net chez les individus frais. Massue antennaire (fig. 70)
plus large que celle de fraxini (`üg. 71). Présence de squamules barbe-
lées mêlées aux soies sur les sutures des segments abdominaux. Pénis
identique à celui de frazini.
Décrit d’Autricbe (Massif de Karavanken), répandu dans toute_ la France
tempérée; Bassin de la Seine, Vosges, Vallée de la Loire, Marais l\liortais
(BA1.Acnowsx¥)·, _Combes, Gironde (Tnmrànn), Brout:Vernet (Allier) (du
Buvssox), St-Dizier (H.·M.) (Ho1=i=M.«NN), Entre·deux-Giers (Isère) (Pnlmer),
et vraisemblablement dans bien d’autres localités où il est confondu avec
fraxini Pnzz.
Nidifie dans les. branches de Frènes (Frazinus omus et F. excelsior) de
2 cm. à 4 cm. de dmmètre ; ses galeries diffèrent de celles de L. frazzni. par les
couloirs larvaires moins longs, plus épais et accolés les uns aux autres. La
galerie. maternelle est oblique et non nettement transversale, comme chez
fraxinz.
s. sp.Wacht1i Rnrrrian, 1887, Wiener ent. Zeit., p. 193. — FAUVEL,
1889, p. 70 ; -— Fucns, p.37 ;— Rsrrrnn, 1913, p. 42 et p. 12, note 1;
—J. S.—C.-DEVILLE (species dubia). — Syn. : Wachllii Reitter (Lepe-
resinus). Cette sous-espèce, considérée comme une espèce distincte par
Rrzirrzn (Wachllii), se rattache à L. orni Focus dont elle se différencie
exclusivement par la couleur rose chair de ses squamules claires (blan-
ches chez ami) et d’un brun rouge rouille des squamules sombres. Le
FIG. 82. — Pleleobius vittaiua F., élytre gauche, déclivité (2• interstrie non aüaîssée). —
Fm. 83. — Pteleobiua kraatzi Exclm., élytre gauche, déclivité (montrant 1’a1ïa.isse-
ment de la 2• interstrîe). — Fm. 84. — Xylechinus piloaw: Retz., orientation et dis-
position des spicules du pronotum. — FIG. 85. — Xylechinus pilosus Ratz., détail de
la. squamulation de 1'é1ytx·e(très grossi).- Fm. 86. — Kissophagua hederae Scmmzvr,
détail de la. squamulation de 1’élytre (très grossi).- FIG. 87. — Phloeotribus scara-
baeoùïes Bern., tête vue de face. — FXG. 88. —Hylu·rgops pallialus Gyl1·, silhouette
du pronotum.

94 co1.1%o1—·1·iam;s SCULYTIDES
type de HEITTER a été décrit des Pyrénées (sans précision de localité) ;
PLANET a retrouvé toute une série de cette forme dans les Alpes (Entre-
deux-Giers et Les Echelles, Isère) que j’ai pu étudier en détail. Wachllii
est donc une forme montagnardc de cmi, et non des individus immatures
comme l’a suggéré à tort F ucus (cf. p. 37). Vit sur les Fraxinus, biologie
non précisée.
Gen. PTELEOBIUS BEDEL, 1888.
(Faune Bass. Seine, VII, p. 393 et 411.
REITTER, 1913, Bestim. Tab., p. 40.)
Genre voisin du g. Leperesinus REITT. dont il ne se distingue que par
l’abdomen droit, non ascendant vers l’extrémité des élytres ; ceux-ci
arrondis à 1’apex (fig. 74). Interstries plates, couvertes de squamules
imbriquées de 2 ou 3 couleurs différentes, formant de chaque côté de la
suture un dessin symétrique et de squamules semi-dressées spiniformes
ou linéaires, régulièrement espacées disposées en une seule rangée. L’épis-
terne métathoracique borde latéralement les élytres jusqu’en leur milieu.
Granules latéro-antérieurs du pronotum très petits ou nuls entre les
squamules. Front plus ou moins pubescent, bordure clypéate garnie en
avant ou sur les côtés d’une frange de poils clairs descendant sur les
mandibules.
Représenté dans la région paléarctique occidentale par deux espèces
existant toutes deux en France:
TABLEAU DES Esriaciss.
-— Massue antennaire noire, 2** interstrie atteignant normalement
l’extrémité des élytres non affaissée à partir du milieu de la déclivité
(fig. 82). Squamules réparties sur 4 à 5 épaisseurs sur les premières
interstries, de forme subreetangulaire ou largement lancéolée, 1,8-
2,1 mm. (fig. 77, 78) ................ 1. vittatus.
—— Massue antennaire brune testacée ; 2s interstrie fortement rétrécie
et affaissée avant le bord apical de l’élytre (fig. 83). Squamules des
premières interstries disposées sur 2 ou 3 épaisseurs, de forme circu-
laire ou subcirculaire (fig. 75, 76). 1,8-2,2 mm ..... 2. Kraatzi.
1. Pteleobius vîttatus FABRICIUS, 1787, Mantis. Ins., p. 38. - Excuuorr,
1881, p. 39 et 142;- BEDE1., 1888, p. 411 ;—- BARBEY, 1901, p. 63 ; ——
REITTER, 1913, p. 43; —— SPESSIVTSEFF, 1931, p. 35 et 95. —Bîol.:
DEcAux, 1890, p. 136; —- STROHMEYER, 1916, p. 116.
Assez étroit, allongé, à côtés parallèles, pronotum aussi large à la base
que long, légèrement et progressivement rétréci en avant, à granules
latéro-antérieurs faiblement distincts entre les squamules; bord posté-

scoLY'r1¤AE. — PTELEOBIUS 95
rieur très faiblement anguleux, presque droit au niveau de la dépression
scutellaire.
Squamules du pronotum et des élytres de 3 couleurs, blanches, bistres
et brunes, formant sur ces derniers un dessin à damier caractéristique
et symétrique par rapport à la suture. Sur les interstries des élytres,
on observe, émergeant des squamules imbriquées, une rangée de très
petites squamulcs dressées, dorées, espacées, courant jusqu’à 1’extrémité
de l'élytre (fig. 77). Dessous du corps exclusivement tapissé de squamules
biarbelées, argentées (fig. 80, 81), totalement dépourvues de soies ; ces
squamules sont de taille égale sur le métasternum et l’abdomen.
Très commun dans toute la France et la Corse. Europe centrale et méridio-
nale, Sicile, Sardaigne, Grande-Bretagne, Russie centrale et méridionale, Cau-
case, Palestine, Asie Mineure.
Strictement inféodé aux différentes espèces d’()rme (Ulmus campestris,
U. montana, U. cffusa) dans lesquelles il se développe en grande abondance,
sur le tronc. les branches et les petites brindilles.
Les galeries de 2 à 3 cm. sont sous-corticales et impressionnent très
faiblement l’aubier, elles sont du type transversal en accolade, pourvues
«l'un vestibule central ; les deux bras ne sont pas toujours de même longueur.
Les galeries larvaires sont serrées, courtes, rectilignes, perpendiculaires à la
galerie maternelle. Les adultes restent dans les galeries larvaires avant leur
sortie et agrandissent celles-ci par des excavations irrégulières, forées dans
l’aul>i«—r et altérant fréquemment le dessin du système. lfcssaimage a lieu
au début d’avril et l’hibernation s'ell'cctue sous la forme adulte dans des
logettcs creusées dans l’épaisseur des grosses écorces. S’attaque aux Ormes
maladifs et dépérissants dont il arrive parfois à tapisser la totalité de l’écorce
par ses systèmes très rapprochés les uns des autres.
2. Pteleebius Kraatzi Excxmorr, 1864, Berlin. ent. Zeit., p. 30. —-·
Ercrmorr, 1881, p·. 39 et 140; — BEDEL, 1888. p. 411 et suppl., 1924,
p. 148 ; — Bimiaizv, 1901. p. G2-63 ; — Rxarrrrzn. 1913, p. 43 ; — Wien-
MANN, 1916, p. 18; — Srisssivrsrzrr. 1931, p.   -— Biol.: XAMBEU,
1891, p. 22 (biol. de la larve); — Gomamcrr, 1945, p. 99.
Syn.: Puioni Ercrm., 1867.
De même taille et sensiblement de même forme que le précédent, un
peu plus élargi postérieurement. Pronotum totalement dépourvu de
granules latéro-antérieurs visibles. Pronotum et interstries des élytres
recouverts de grosses squamulcs aplatics. collées, de deux couleurs, brunes
et grises, donnant ii l’insecfe un aspect terne et mat (fig. 75, 76). 2** inter-
strie très nettement rétrécie à partir de la déclivité; vue par incidence,
elle apparaît alïaissée entre la l" et la 3** interstries, dont le relief est
saillant (fig. 83). lntcrstries ornées en outre d’une seule rangée régulière
de squamules obliquement dressées, plus rapprochées et plus nettes à
partir du tiers apical de l’élytre (fig. 75). 4 premiers segments abdominaux
exclusivement tapissés de squamules barbelées, dernier segment orné
à la fois de soies et de squamules. Les squamules barbelées du métaster~
num sont nettement plus fortes que celles de l’abdo1nen.

96 cotéorràmzs scoixrinxas
Plus rare que vittatus, à aire de répartition analogue, signalé dans toute
la France et la Corse, où il est fréquemment associé à Yespèce précédente. -—-
Algérie, Europe moyenne et méridionale, Istrie, Russie (Briansk et Caucase),
Asie Mineure.
Ne paraît pas vivre exclusivement sur les Ormes, également signalé sur
Sorbus aucuparia où son habitat paraît cependant exceptionnel.
La galerie maternelle est du type transversal, en accolade, comme celle
de vittatus, mais plus longue, 4 à 5 cm. et dépourvue de vestibule central (fig. 25),
les deux bras sont indépendants, mais en prolongement l’un de l’autre. Par-
fois, le système devient irrégulier et fourchu. Les galeries larvaires sont courtes,
1,5 à 3 em., très serrées rectilignes et perpendiculaires à la galerie maternelle.
Ce système est profondément sous-cortical, mais marque également 1’aubier.
Sur les vieux Ormes, les galeries tapissent parfois entièrement la face inférieure
de l’écorce de leurs réseaux.
D’après certains auteurs, dont Biinnev, il y aurait deux générations par
an, I,CSS3I1’1’lâg6 aurait lieu en avril~mai, puis en juillet, l’hibernation se ferait
à l’état larvaire. Nidifie dans le tronc et les branches des sujets maladifs ou
dépérissants.
Gen. CHAETOPTELIUS FUCHS, 1912.
(Morph. Stud. Borkenkâfer, 1912 (nom nouv. RE1T’1‘ER, 1913,
p. 43, note 1) == Chaeloplzurus Focus (nom ancien).
Ce genre est voisin des g. Leperesinus REITT. et Pieleobius BEDEL.
La massue de 4 articles paraît constituée en fait de 3 articles,le 4** étant
très réduit (fig. 102). Le pronotum possède une ponctuation régulière,
marquée et serrée, il est partiellement dénudé (fig. 89), avec une ligne
médiane faiblement prononcée, les squamules ne subsistent que par place,
principalement sur les côtés; granules latéro-antérieurs présents. Inter-
stries entièrement recouvertes de squamules spiniformes blanches et
brunes au milieu desquelles émerge une rangée de soies raides, espacées.
Le tout forme un dessin symétrique de chaque côté de la suture. Le
métasternum et l’abdomen sont pourvus à la fois de soies raides et de
squamules barbelées argentées.
Ce genre n’est représenté dans la région paléarctique que par une
seule espèce:
Chaetoptelius vestitus Motsaor et REY, 1860. Ann. Soc. Linn. Lyon,
p. 340. -— Eicnuorr, 1881, p. 160; -— BARBEY, 1901, p. 64; —— Focus,
1912 ;— Beirrisa, 1913, p. 43 ;— SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, 1914, p. 469 ;
—— Srsssrvrsnrr, 1931, p. 85. — Biol. : Pevsaimuorr, 1919, p. 250; —
S1>1sssivrsE1=r, 1922, p. 76; — Rosso, 1926, p. 103-260 (important) et
1936, p. 93 (morphologie, larve, biologie) ; —— COSTANTINO, 1937, p. 1-14 ;
— Kxmoianm, 1946, p. 3.
Long. 2,33-3,5 mm. (lig. 89 et 102).
Espèce strictement méditerranéenne, atteint sur le littoral de Provence
(Alpes-Maritimes et Var) son extrême limite septentrionale de répartition.
Ile de Port-Cros (Var) (B.\LACHO\VSKY) (R.), Camargue (Faoxxnz), Toulon

SCOLYTIDAE. — CHAETOPTELIUS 97
(Sxerrv), Marseille (M. ne Boxssv). Corse (A. C.), —-Algérie jusqu’à la limite
du Sahara: Daïa de Txlmremt (Pnritnmuorr). Maroc, Tunisie, Baléares,
Dalmatie, Italie méridionale, Sicile ('I`. C.), Syrie (Damas, Alep), Crimée,
Caucase, Iran.
Inféodé aux Pistacia (P. terebent/ms. P. lmtiscus, P. vera ct P. atlantica).
Comme l’a démontré Russo, ce Scolyte ne nidilie pas sur toutes les plantes
signalées comme habitat par divers auteurs (Frêne. Pm, Olivier, Jumperus
phoemcea, Smilax asperu, Acer cumpestris, etc...).
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1 l  
Fm. 89. - Chacioptelius vestitus MULS. (j'.
La biologie de Ch. vestitus a été étudiée dans tous ses détails en Italie par
Russo qui a également décrit la larve et la nymphe. En Italie, les adultes
sortent en avril-mai et se portent vers les Pistacia dans les Jeunes rameaux
desquels ils creusent une galerie d’alimentati0n profonde, médullaire, amenant
le dépérxssement des pousses. Plusieurs rameaux peuvent être amsi successi-
vement mmés par un même mdrvndu dont l’act1v1té nutriciale se prolonge
]usqu’en automne ou au début de l’hiver. C’est à ce moment que la femelle
fore sa chambre d’acc0uplement à l’ouverture de laquelle a heu la copulation.
Lgl t 11 tdtyplgtdldbl tbul
a aerxe ma erne e es u e envi u ma ou e avec un ves 1 e
central bien développé, les bras ascendants et descendants sont sensiblement
égaux et mesurent2 à 3 cm. Les galeries larvaxres sont larges, irradiantes,
accolées les unes contre les autres, impressionnent fortement l‘aub1er, au

98 coréorràaas scorvrxoas
nombre de 60 à 80 par système. La nidification a lieu dans les branches et
les rameaux. Ce Scolyte se montre très nuisible aux cultures de Pistachier
(P. vera) de Sicile (Russo, Cosrnrrrimo).
Gen. XYLECHINUS Crmrurs, 1869.
(Mém. Soc. Liége, III, p. 36.)
Insectes de petite taille (2,1 à 2,5 mm.) allongés, à côtés légèrement
élargis vers le tiers postérieur des élytres (face) qui sont également bombés
à ce niveau (profil). Front légèrement pubescent. F unicule de 5 articles
avec le premier à peine plus large que les 4 autres égaux entre eux. Dernier
article non dilaté. Massue conique de 4 articles bien séparés par des
sutures hérissées de soies argentées. Pronotum aussi large que long,
dépourvu de granules latéro-antérieurs, traversé sur presque toute sa
longueur par une carène médiane vers laquelle sont dirigées perpendicu-
lairement de petites squamules spiniformes de couleur blanche (fig. 84).
Abdomen recouvert à la fois de squamules et de soies.
Ce genre ne comprend qu’une seule espèce paléarctique.
Xylechînus pilosus Rarznnunc, 1837, Forstinsekt., p. 178. ·—CHAPUlS,
1869, p. 36 ;— Excm-xorr, 1881, p. 121 ; — Rmrraa, 1913, p. 44 ; —
Srsssivrsarr, 1931, p. 34-35 et 85. -—- Biol. : Janoscmca, 1885, p. 258 ;
— Koriarzxv, 1889; — Mitam, 1898, p. 121.
En dehors des caractères génériques indiqués ci-dessus, cette espèce se
reconnaît à la couleur foncée du pronotum pourvu antérieurement d’un
collier rougeâtre, et brune testacée de ses élytres. Les interstries sont
larges, relevées, recouvertes de petites squamules couchées, disposées sur
plusieurs épaisseurs à pointe dirigée vers l’arrière. 1"interstrie recouverte
de squamules blanchâtres courant le long de la suture, formant de chaque
côté de celle—ci une bordure claire, visible surtout chez·les individus non
frottés. Présence, en outre, sur chaque interstrie d’une rangée de squa-
mules dressées, régulièrement espacées, plus fortes que les squamules
couchées. Stries formées de gros points enfoncés au centre desquels on
observe une soie fine et couchée (fig. 85). Pronotum bordé en avant
par une très fine rangée de soies minuscules débordant sur la tête.
Trouvé en France par J. Ctnnmorzr (mai 1918) au camp de la Bracone
(Charente) qui est la seule localité connue de l’espèce en Europe occidentale
(4 individus). Il est possible qu’il s’agisse d’une introduction, en tous cas,
la localité est insolite.
Espèce à rechercher dans les peuplements d’Abics et de Picea des Vosges,
du Jura et des Alpes.,
Inféodé aux grandesforêts de résineux de l’Europe centrale et septentrio-
nale. Allemagne, Suisse, Tyrol, Scandinavie, Russie, Sibérie. Je remercie
M··CLERMONT d’avoir bien voulu me communiquer son intéressante récolte.
Vit sur Aloics, Picca et plus rarement sur Larix.

SCOLYTIDAE. — KISSOPHAGUS 99
Nidifie dans le tronc des arbres morts et ou déchaussés et même sur les
sujets abattus. La galerie maternelle est du type transversal double, avec
une chambre d’accouplement centrale irrégulière, comprenant 2 ou 3 encoches
fourchues. Chaque bras de la galerie mesure environ 1 cm. Les galeries lar-
vaires, eu nombreuses sont fines lon ues ondulantes, lus ou moins per en-
_ _ P i , g » _P
diculaires à la galerie maternelle. Le système est essentiellement s0us·cort1cal.
Gen. KISSOPHAGUS CHAPUIS, 1869.
(Mém. Soc. Liège, 1869, p. 90) (Cissophagus Crmrvxs, 1869.)
Genre très voisin du précédent dont il possède le même aspect général,
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3 0-50
F10. UF). —-· Kis·wphugu.s Novaki .llEI’l'1`. Q.
la même coloration et la même taille (fig. 90). S’en distingue par plusieurs
caractères importants: funieule de 6 articles (fig. 92). Pronotum granu-
leux en avant. couvert de squamules spiniformes serrées, dressées, jau-
nâtres, orientées en totalité ou au moins dans la moitié antérieure, concen-

100 cotéorrlaazs scorsrrrnrss
triquement vers le disque. Carène médiane à peine prononcée. Interstries
des élytres tapissées de squamules couchées, lancéolées, mais qui, vues
sous un fort grossissement, apparaissent arborescentes, à bords latéraux
finement divisés (fig. 86). lœ interstrie identique aux autres, ne formant
pas bordure claire différenciée le long de la suture ; chaque interstrie
est parcourue par une rangée de soies jaunes, acérées, régulièrement
espacées et dressées, beaucoup plus longues que les squamules.
Ce genre comprend plusieurs espèces paléarctiques dont deux seule-
ment sont signalées en France.
TABLEAU Das ESPÈCES·
— Soies couchées du pronotum toutes orientées concentriquement
vers le centre du disque (fig. 91). Soies dressées des interstries non
insérées sur des granules à partir de la déclivité. Pronotum plus long
que large, faiblement dilaté latéralement en arrière du milieu. 2 à
2,2 mm ..................... · . 1. hederae.
— Soies couchées du pronotum orientées concentriquement vers le cen-
tre du pronotum seulement dans sa moitié antérieure, dirigées perpen-
diculairement à la ligne médiane dans sa partie postérieure (fig. 90).
Soies dressées des interstries insérées sur des granules nettement
visibles à partir de la déclivité (fig. 90). Pronotum aussi large que
long, nettement dilaté latéralement en arrière du milieu. 2 à 2,2 mm.
.......................... 2. Novakî.
1. Kissophagus hoderae SCHMIDT, 1843, Stett. ent. Zeit., p. 108. —
Ercx-morr, 1881, p. 21; — Fauvnr., 1883, p. 202; - BARBEY, 1901,
p. 53; — RErr·rER, 1913, p. 44; — Bsnm., 1924, suppl., p. 145; ——
SPESSIVTSEFF, 1931, p. 34-35.
Syn.: vicinus CoM01.1, 1837 (1).
Pronotum à bord antérieur rougeâtre, élytres bruns, peu brillants.
Vertex sillonné, front à carène à peine indiquée ou nulle. Scape et funi-
cule testacés, massue noirâtre de 4 articles à suture bordée de verti-
cilles de soies argentées. Bordure antérieure du pronotum ornée de petits
granules brunâtres plus ou moins régulièrement disposés.
Pilosité du pronotum formée uniquement de soies couchées jaunâtres.
Bord antérieur des élytres à crête de granules bien marquée, doublé d’une
seconde rangée plus irrégulière de granules débordant sur les épaules.
Stries formées de gros points régulièrement enfoncés et de forme sub-
rectangulaire. Tibias antérieurs à fossette tarsale faiblement excavée.
Dessous du corps noir, métasternum et abdomen recouverts de soies
argentées fines et de quelques squamules barbelées.
(1) D’a.près Banni. (cf. 1924, p. 145), cette synonymie serait douteuse et v-ieinm Couom
se rapporteraità NovakiREI*1'1‘ER.. La. description de COMOLI (De Coleop. nov., 1837, p. 36)
est d’a.il1eurs peu précise et peut correspondre à. la. fois aux deux espèces.

SCOLYTIDAE. — xissovuxous 101
Très_commun dans toute la France ; Corse (1’rerri;n). —- Europe centrale
et mér1d1onaIe. --— Grande-Bretagne. —— Italie, Sicile, Caucase, région de la
(Èapsienne, Algérie (Enoucu).
Nidifie exclusivement dans les grosses tiges et les rameaux dépérissants
de l1erre_(Hedera fzelix), la galerie maternelle est du type. transversal, courte,
les galeries larvaires, perpendiculaires, sont longues et 1rrégul1ères,· mais le
plus souvent le système est irrégulier, entremêlé, sculpte le bois et fait éclater
l’écorce. J’a1 trouvé l’adulte en plein hiver (janvier) (Grignon, S.·_et·O.) enfoncé
dans des logettes hivernales individuelles à l’intersection des tiges.
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Frs. U1. — Kinsophag-us hczlerae ScuMr¤·r Q, structure du pronotum.
2. Kissophagus Novaki REITTER, 1895, Wien. cnt. Zeit., p. 45. ——
Rizirrxzn, 1913, p. 45 ; — \vlCHMANN, 1916, A, p. 18;- BALACHOWSKY,
1943, p. 168.
Aspect général et coloration identiques à ceux du précédent. Les
caractères distinctifs donnés par REITTER dans ses diagnoses (cf. 1895
ct 1913) ne sont que partiellement valables. La bordure antérieure du
pronotum est granuleuse chez les deux espèces et les granules sont
disposés de la même manière. La densité des squamules des élytres est
plus marquée chez Novaki. Seuls les caractères précisés ci-dessus (cf. clef)
nous paraissent constants après étude faite sur une très grande série
ile hederae et trois individus de Novaki provenant de la collection
Cuonnur récoltés à la Ste—Baume (Var) et en Seine—et—Oise par de
S/\INT·AI.BlN. Nous y ajouterons ceux de la carène frontale nettement
plus marquée chez Novaki que chez hedcrae où elle est généralement
clïacée. Les tibias antérieurs sont plus profondément excavés chez
Novaki au niveau des fossettes tarsales. Il n’est pas douteux que
Novaki est une espèce parfaitement distincte.
Signalé en France par Rnirrzn à_Sommières (Gard), Camargue ; Ste-lêaume
(Var) (Cuonxur), Chambéry (Savoie) (PLANET) et au Bois-B0nnet(Se1ne-et-
Uise) (nz SMNT-ALBr1~x). ·— Beaucoup plus commun sur le Iittoralde la Médi-
terranée centrale et orientale: Tyrol, Dalmatie, Istrie, Sardaigne, Sicile,
Corfou, Caucase (Tiflis).
Vit comme le précédent exclusivement sur les Hedera (H. kelix et H. col-
chîm).

102 cotizorrisnxas scotvrinns
Gen. HYLASTINUS Banni., 1888.
(Faune (lol. Bass. Seine, Vl, p. 388 et 390.)
Se distingue immédiatement des genres voisins par la couleur blanche
de ses épisternes mésothoraciques et métathoraciques, entièrement
recouverts de minuscules squamules argentées imbriquées (fig. 94).
Insectes allongés de couleur générale brune et mate. Antennes à funicule
de 7 articles ; massue de 4 articles avec le 1” et le 2** très développés
par rapport aux deux derniers (fig. 93). Pronotum dépourvu de granules
latéro-antérieurs, à ponctuation grossière et peu profonde, rétréci anté-
rieurement et à angles postérieurs arrondis. Stries grossièrement ponc-
tuées, interstries rugueuses, légèrement surélevées, pubescentes et dépour-
vues de squamules.
Genre représenté dans la région paléarctique par six espèces dont deux
seulement sont signalées en France. Vivent aux dépens des Légumi-
neuses ligneuses, semi-ligneuses ou herbacées.
TABLEAU mas Espèces.
— Pronotum à ligne médiane prononcée, zone latérale de la déclivité
élytrale non hérissée de granules spinuleux sur les dernières inter-
stries où seuls apparaissent quelques granules émoussés. 2-2,5 mm.
(fig. 95 A) ...... . .............. 1. obscurus.
—— Pronotum dépourvu de ligne médiane. Zone latérale de la déclivité
élytrale hérissée sur les dernières interstries de 3 à 5 épines saillantes,
très pointues, dirigées d’avant en arrière (fig. 95 B) . 2. Fankhauserî.
1. Hylastinus obscurus l`rlARSHAM, 1802, Ent. Brit., p. 57. — CHAPUIS,
1869, p. 23; — Nonnnmcxzn, 1880, p. 26; —— Ercnnorr, 1881, p. 97
(lrifolii MüLLER) ; —- BEDEL, 1888, p. 391 et 1924, p. 145;'—·- BARBEY,
1901, p. 47; ···SPESSIVTSEFF, 1931, p. 34 ;——· CHAMBERLIN, 1939, p. 192.
-— Biol.: BEDEL, 1876, p. cLxv1; - Wsnsrnn, 1910; — Rocxwoov,
1926; — Bamcnowsxv ct Masmx., 1936, p. 1231-1233.
Syn.: irifolii MüLL. (Hylasies); —·- crenulaius DUFT. (Hylasles); —
crenafus Ouv.
Premier et 7° articles du funicule sensiblement de même largeur (fig. 93).
Vertex granuleusement ponctué, front plat légèrement déprimé trans-
versalement en son milieu et rembruni à partir de ce niveau, à pubes-
cence faible. Bordure clypéale épaissie. Pronotum noir à bord antérieur
rougeâtre, élytres bruns foncés, peu brillants; bord postérieur droit
et angles postérieurs arrondis, côtés dilatés en arrière du milieu, puis
régulièrement convergents vers la tête, à ponctuation serrée formée de
gros points irréguliers et confluents ; ligne médiane nette, mais souvent
· ondulante ct sans relief. Soivs du pronotuin fines, claires, dirigées d’avant

SCOLYTIDAE. — HYLASTINUS 103
en arrière, plus abondantes au niveau du disque. Dépression scutellaire
profonde, stries formées de gros points disposés en fossettes très rappro-
chées, aussi larges que les interstries. Celles-ci légèrement surélevées,
granuleuses, couvertes de 2-3 rangées de soies claires fines, obliquement
dressées, abdomen pubeseent.
Très commun dans toute la France, n’a pas été signalé en Corse, où il
existe vraisemblablement. — Grande-Bretagne, Jersey, Europe centrale et
méridionale, Caucase, Iles Canaries et Madère.
introduit aux Etats-Unis où il a été signalé pour la première fois en 1878,
acclimaté aujourd’hui dans tous les Etats et au Mexique.
Espèce inféodée aux Légumineuses papillonacées ligneuses ou herbacées
sauvages et cultivées, Trifolium, Ononis, Ulex, Spartium, Medicago, Melilotus,
etc .... Son habitat le plus courant est le Trèfle. L’adulte des deux sexes
hiverue au collet ou dans les racines de la plante hôte, dans de profondes
logettes.
L’accouplement a lieu en mai et Yessaimage peu après, par les journées
chaudes où des vols considérables ont été observés. Les femelles s’abattent
dans les champs de Légumineuses et creusent au collet des plantes des galeries
de ponte ascendantes, irrégulières, souvent en forme de baïonuette, dont la
longueur oscille de 0,5 à 2 cm. La ponte ne comprend que 5à 10 œufs, mais la
femelle creuse 2 à 3 systèmes successifs au cours de la belle saison. L’évolu·
tion larvaire est assez lente, ce n'est que vers la fin de juillet et surtout dans
le courant du mois d’aoüt qu’apparaissent les premiers adultes qui restent
abrités jusqu’en avril. Il n’y a qu’une seule génération par an. Les '1`rèfles et
autres Légumineuses attaqués dépérissent. Les attaques se manifestent de
préférence dans les prairies sèches.
2. Hylastinus Fankhauseri Rsrrrian, 1894, Best. Tab., p. 54. — Focus,
1899, p. 4 ;—— Bannay, 1901, p. 47 ; -— Rmrrsn, 1913, p. 46 ; - Banni.,
1924, p. 145. - Biol.: BARBEY, 1905.
La valeur de cette espèce a été mise en doute par BEDEL (cf. 1924)
qui la considère comme une « race remarquable » de H. obscurus. Les
seuls individus que j’ai pu examiner proviennent des collections Rmrrsn
et HoFx~·MANN. Après étude approfondie, je considère H. Fankhauserî
comme distinct, d’1I. obscurus. Aux principaux caractères déjà indi-
ques, j ’aj0utcrai les remarques suivantes : la massue est recouverte
d’une pilosité fine et très dense cachant les sutures (toujours visibles
chez obscurus) ; vu de profil, le thorax est nettement incliné en avant
ct forme un angle obtus avec les élytres (en prolongement direct
ou presque droit chez obscurns). Les premières interstries sont plus
larges et plus plates, moins pincées latéralement que chez obscurus.
Absence de soies minuscules sur les stries visibles à fort grossissement,
comme chez obscurus. Déclivitc des élytrcs à profil plus arrondi que celui
d'0bscurus.
Cette espèce paraît confinée aux Alpes où elle vit sur Cytisus laburnum,
C. alpinum et C. tri/lorus. Signalée en France par J. S«\INTE'CLAIRE·DEVlLLl]
dans la forêt de (llan (Alpes-\laritimcs) et par Ilormmrrw :`1 Coursegoules

I04 COLÉOPTÈRES sc0LY·1·mEs
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SCOLYTIDAE. - PHLOEOTRIBINA 105
(A.·M.) et Briançon (H.·A.). ll est fort probable qu’elle existe dans d’autres
localités des Alpes Françaises, puisque Bxannv l’a obseryêe en Suisse, à Vallorbe
(Vaud) à quelques centaines de mètres de notre frontière. — Tyrol, Carniole,
Carinthie et le Nord de l’ltalie. Ne paraît pas s’écarter de la zone alpine où
elle s’élève parfois à plus de 1.000 m. d’alt1tude.
Vit sur les troncs et les branches des Cytisus, de 2 à 10 cm. de diamètre.
Le couloir maternel sous-cortical possède   branches en accolade réunies
par un vestibule de 5 à 8 mm. ; chaque galerie mesure de 1 à 7 cm. Les cou-
loirs larvaires sont plus ou moins rapprochés les uns des autres, d’ab0,rd
parallèles, puis ondu eux et désordonnés, ils mesurent de S à 9 cm. Dans les
petites branches de Cytises, le système est beaucoup plus réduit (Burner).
Tribu des Phloeotribina.
La tribu des Phloeolribina renferme des insectes de forme trapue,
courte, massive, caractérisés surtout par des antennes à funicule de
5 articles dont la massue très développée possède 3 articles entièrement
séparés les uns des autres ou seulement profondément échancrés. Le
corps est ou recouvert de longues soies ou de squamules.
Représentée dans la région paléarctique par 3 genres à biologie très
différente, qui se distinguent par les caractères suivants:
TABLEAU DES GENRES.
1. Massue formée de 3 articles flabelliformes nettement séparés dont la
longueur dépasse le double de celle du funicule (fig. 87). Antennes
insérées au milieu du front entre les yeux. Granules latéro—antérieurs
du pronotum bien marqués. Elytres recouverts à la fois de soies et
de squamules. ............. (p. 106) Phloeotrîbus.
— Massue antennaire à articles emboités, serriformes ou moniliformes,
ne dépassant pas le double de la longueur du funicule. Antennes
insérées sur les côtés du front en avant des yeux (fig. 103 bis et
104 bis). Pronotum à granules latéro-antérieurs apparents ou nuls.
Elytres ornés exclusivement de soies raides ou souples. .... 2.
2. Massue serriforme asymétrique (fig. 103). Pronotum dépourvu de
granules latéro-antérieurs. Stries formées de gros points larges et peu
profonds rétrécissant étroitement les interstries qui deviennent
spinuleuses à partir du quart apical (fig. 104). Soies disposées en
Fm. 92. — Kissophagua hederae Scmmvr d' , antenne. — Fm. 93. —- Hylaatinus obscurus
Marsh., antenne. — Fm. 94. —Hylastinw: obscurus Q adulte (profil). — Fm. 95.-
A) Hylastinus obscurus MABSH., structure des épines apico-marginales de1’é1ytre.
B) Hylastinaw Fankhauseri RE!’1'1‘., id. —- Fm. 96. — Dendroctonus micans KUGL.,
antenne. — FIG. 97. —— Blastophagus piniperda L., déclivîté de Pélytre. —FI¤. 98. —
Blastophagus minor Hanna, déchvité de l’é1ytre. — Fm. 99. — Hyluryus ligniperda
F., antenne.

106 conéorrànss scowrxnns
une seule rangée sur les interstries (fig. 100). Vit sur les conifères. . .
................... . (p. 108) Phthorophloous.
-- Massue monîliforme symétrique ou asymétrique (fig. 105, 105 bis,
106). Pronotum pourvu de petits granules latéro·antérieurs (fig. 101).
Stries à ponctuation peu profonde ; interstries ornées de 1 à 3 ran-
gées de soies souples et de minuscules granules non spiniformes,
peu visibles à partir du quart apical, étant cachés parla pubes-
cence (fig. 101). Vit sur les Légumineuses et les Oléacées .. . . .
................... (p. 109) Phloeophthorus.
Gen. P1-ILOEOTRIBUS Lxrnsitss, 1796.
(Gen. Col., VI, p. 50.)
Subovalaire, large et trapu, à bord postérieur anguleusement obtus
enfoncé dans là dépression scutellaire, pronotum globuleux, plus large
que long, à granules latéro-antérieurs saillants. Bordure granuleuse des
élytres nettement arquée et relevée ; déclivité globuleusement arrondie.
Pilosité formée de soies et de squamules. Insectes de couleur sombre,
noire ou brune, de 1,8 à 2,5 mm.
Ce genre ne comprend que deux espèces paléarctiques (1) ; il est repré-
senté en France par:
Phloootribus scarabaeoides BERNARD, 1788, Mém. Hist. Nat. Provence,
VI, p. 275. — LA'rnn11.r.n, 1796, p. 50; — Excxmorr, 1881, pt 39; -
Fsuvm., 1881, p. 175 §—BEDEL, 1888, p. 412 et 1924, p. 148 ; — BARBEY,
1901, p 66; — Rmrrnn, 1913, p. 32; -—- W1c1~xMANN, 1916, p. 17; —
’ Russo, 1937, p. 1-262 (Anat. adulte, nymphe, larve) (important).
— Bio1.:Buo1~:1oN, 1881, p. 224; — nu Buvsson, 1926, p. 96; —
Pnvrzarmrorr, 1926, p. 385; - Bonsiuxnmsa, 1930, p. 204; —
Dm. Gunncio, 1931 Q-BALACHOWSKY et Mnsmr., 1935, p. 543 ; —
Russo, 1938, p. 3-414 (biologie, adulte, larve, parasitisme, etc...)
(important).
Syn.: olcac FAB., 1792; -- oleiphilus nm. Gunncro, 1931.
2 à 2,4 mm. ·-· Couleur foncière noire, antennes et tarses rougeâtres,
clairs, lamelles antennaires spiniformes, pubescentes. l" article du funi-
cule sensiblement de même longueur que les4autres réunis(iig. 87). Fronf
convexe, impressionné en son centre d’une courte gouttière, faiblement
pubescent. Pronotum globuleux, parsemé de soies longues en avant et
de soies courtes, squamuleuses en arrière du disque au niveau de la dé-
pression scutellaire. Elytres à stries très fines et peu profondes, sillon-
(1) Sur1e1itt0rn1de1n·merN0ire,enCrim6eetd¤ns1eCaucase,0n1·enc0ntreP.oauca·
obïésœ Rnrrrnn, 1891, de taille plus réduite (1,8-2 mm.) entièrement noir, vivant sur le
DE-

scotrrinaa. - rmosornxaus 107
nées, interstrîes larges, couvertes de soies squamuleuses, claires, couchées
sur le tiers antérieur, devenant progressivement aplaties vers l’apex,
disposées en 2 ou 3 rangées par interstrie. Crête granuleuse interrompue
au niveau de l’écuss0n et doublée sur les premières interstries d’une
2¤ rangée de granules ne s’étendant pas à toute l’épaule. Tache sombre
transversale, à contour diffus vers le milieu des élytres, faisant complète-
ment défaut chez certains individus (ssp. occidcnlalis Banni.),
Pullule dans tout le Midi, sur l’Oliviex·, plus rare dans le centre et le Nord
de la France. Région parisienne, Bassin de la Seine, Vallée dela Cure (Bnnm.),
Orléans, Vallée de la Loire (A. C.) (Baatncnowsxv), Verneuil-sur·Vienne
(H.-V.) (Horrmnrm), Brout—Vernet (Allier) (nu Burssoiv), Samatan (Gers)
(Ctnamoxsr), Vallée du Rhône, Pont-de-la-Maye (Gironde) (Ramaunxi-ma),
Corse (T. C.)
Largement distribué dans toute l’Europe méditerranéenne et méridionale,
plus rare au nord dela zone de croissance de l’Olivier. Toute l’Italie (Russo),
icile, Sardaigne, Espagne, Baléares, Portugal (na Susana), Algérie (pe
Pmraniiunorr), Maroc (nn Lnrirzmr et Mmeua), Tunisie, Grèce, Dalmatie
Istrie (Wicamlmu), Suisse, Palestine (Bouaxniamaa).
Vit aux dépens des Oléacées, et principalement sur l’Olivier et les Phillyrea
dans toute la région méditerranéenne. Dans le bassin de la Seine, l’espèce
est assez fréquente sur le Lilas et le Troène. Elle a été signalée sur les Frênes
(F. excelsior en France ; F. oxyphylla Marsh. et F. dimorpha Coss. dans l’Aurès
(Algérie) (na Pnvnnxmaorr). _
Le comportement de Ph. scarabaeoides a fait l’objet d'une monographie
fondamentale de la part de Russo (cf. 1938, 1939). Dans le Midi de la rance,
cette espèce possède 2 ou 3 générations par an, et d’après nos observations,
il n’y en aurait qu’une seule dans la région parisienne (4 en Italie méridionale).
La galerie maternelle est du type transversal en accolade avec un vestibule
bien développé. Les galeries larvaires sont nombreuses, souvent juxtaposées,
parallèles et régulières, le système impressionne très fortement l’aubier. Les ·
adultes creusent sur les Oliviers des galeries nutriciales ou de régénération
sur les rameaux iloriières (printemps) et fructiières (automne) qu’ils évident
complètement. Dans tout le Midi comme en Afrique du Nord, es dégâts du
« Néïroun » sont importants dans les oliveraies.
ssp. occidentalia BEDEL, 1924, Faune Col. Bassin Seine, VI bis, suppl.,
p. 148.
Ne diflère du type que par la coloration entièrement noire des élytres. C'est
cette forme qui existe dans la région parisienne, l’Ouest et le Sud-Ouest de
la France. Pnvnaimnorr y rattache également les individus trouvés sur le
Frêne dans les monts Aurès. Il s’agit donc d’une simple modification de
coloration due aux variations climatiques. Russo (cf. 1937, p. 5, note 2), qui
a étudié une collection d’individus de cette forme que je lui ai adressée_ d’Or•
léans (Loiret), ne reconnaît pas la valeur de cette sous-espèce qui resterait dans
la limite des variations individuelles. La ssp. occidentalis se rapporte à des
individus à aire de répartition plus septentrionale ou montagnards:.

108 COLÉOPTÈRES scomrrrnns
Gen. PHTHOROPHLOEUS REY, 1883.
(Prev. Ent., p. 127.)
Syn.: Elzearius GUILLEBEAU, 1893.
Insectes allongés, de petite taille, sombres, caractérisés par des an-
tennes à funicule de 5 articles, dont le premier est globuleux et une massue
lancéolée de 3 articles aplatie aux feuillets nettement séparés dont les
deux premiers sont asymétriques (fig. 103). Front pubescent, plat chez
le mâle, convexe chez la femelle. Pronotum non granuleux ponctué sur
toute sa surface, un peu plus long que large, aux angles postérieurs
arrondis, élargis en arrière du milieu, puis progressivement rétréci vers
la tête; ligne médiane présente, non continue. Pilosité formée de soies
couchées, blanches, peu denses, toutes orientées vers le milieu du disque,
ponctuation peu visible. Bordure granuleuse des élytres bien marquée,
débordante sur les épaules, granules régulièrement espacés, séparés les
uns des autres par un espace sensiblement égal à leur diamètre. Inter-
stries étroites, rétrécies, devenant fortement spinuleuses avant ou à
partir de la déclivité surtout chez le G. Pubescence formée d’une rangée
de soies dressées, blanches, courtes, régulièrement disposées sur toute
la longueur des interstries, alternant avec une 2** rangée de petites
soies extrêmement fines, couchées, insérées dans les fossettes des stries
(fig. 104). 3° article des tarses étroitement bilobé.
Ce genre, richement représenté.en Amérique du Nord, ne comprend
qu’une seule espèce paléarctique signalée en France:
Phthorophloeus spinulosus REY, 1883, Rev. Ent., p. 127. -·— GUr1.LE-
BEAU, 1893, p. 63 (spinulosus REY, Perrisii GUILB. et Elzearius crenaius
GUILB.) ; — Bnmanv, 1901, p. 64 et 65 (rhododacfylus MARS:-1. mis.) ; —
Rszirrnrx, 1913, p. 36; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 22. — Biol. : S1MME1.,
1916, p. 191-196; - KLIJATSHKIN, 1926, p. 30-31.
Syn.: rnododaciylus Rxrz. (non MARSH.); — Perrisii GUILB.
L. 1,7-2,3 mm. Brun très foncé avec les tibias, le scape et le funicule
plus clairs. Massue noire, pubescente avec la pointe du 3** feuillet plus
claire. Scape fortement recourbé; l" article du funicule aussi long que
les 4 autres réunis (fig. 103). Front G plat avec une légère dépression,
ruguleux; Q faiblement convexe. Pronotum pourvu d’une carène mé-
diane courte et nette interrompue vers le tiers antérieur où l’on remarque
une dépression transversale plus ou moins marquée suivant les individus.
Soies des interstries et du pronotum claires. Absence de squamules même
sur l’abdomen. Spinules des interstries de la déclivité et latérales plus
fortes chez le G (fig. 104).
Vit exclusivement sur Abies pectinata et Picea excelsa. dans les grandes
forêts euro-sibériennes. Signalé en France en altitude dans les zones de crois-
sance spontanée du Sapin et de l’Epicea où il est rare et localisé.

SCOLYTIDAE. — P1~1LoEorH·rHoRUs 109
Mt. Jovet (Isère) (Pic) ;Grande-Lure ( Isere) (Smwtnnz); La Brulerie (Savoie) ;
Doubs (J. SAINT§·CLAIRE·DEVILLE)§ St-Dié (Voscr:s) ;F0ntainebleau (importé)
(Horrmnm); Kiel (Alsace). — Fribourg (Suisse) (Guirnnnmu), Jura suisse
(A. Bannay), _Davos à'1.800 m. (Bamcnowsxr). ——- Scandinavie, Europe
centrale et orientale, Sibérie.
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Fw. 100. — Pfsthorophloeua spinulosus REY. (j' ct détail de la. structure des élytrcs.
Nidifie sur les arbres abattus_ou brisés dont les branches traînent sur le
sol. Galerie maternelle large et bxfurquée, formant? bras opposés, de chacun
desquels courent de longues galeries larva1res longitudinales atteignant 5 à
6 cm., fines, parallèles, impressionnant très fortement le bois._ Galerie mitiale
fréquemment modxfiée par des éncoches de régénération multiples et longues
(fig. 26, B, C). Se rencontre prxncxpalement en haut des troncs et sur les
branches de diamètre moyen.
Gen. PHLOEOPHTHORUS WOLLASTON, 1854.
(Insect. Maderae, p. 299.)
Insectes de petite taille (1-2,8 mm.), ovalaires, de couleur foncière
entièrement noire ou brune très foncée. Mâle à front largement excavé,
femelle droit ou légèrement bombé. Antennes insérées latéralement en
avant des yeux sur les côtés du front (fig. 103 bis, 104 bis), à funicule

110 conxâoprizmss sconvrxoas
de 5 articles (fig. 105, 105 bis, 106). Massue lancéolée, allongée, de
3 articles emboîtés symétriques, plus longue que le funicule (fig. 105,
105 bas, 106). Pronotum à côtés d1latés ou parallèles puis brusquement
rétréci en avant jusqu’à la tête, à surface ruguleuse, parsemée de
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FIG. 101. —— A gauche : Phloeophthorus Sharpi GUILB. ; Q adulte et détail de la structure
de 1’élytre ;—à· droite : Phloeophthorus rlwdodactylus Marsh. ; Q adulte et détail de la
structure de Yélytre. ·
granules latéro-antérieurs surtout marqués chez la femelle. Ponctua-
tion du pronotum. grossière, pilosité fournie ; bord postérieur obtusément
enfoncé dans la dépression scutellaire, écusson effacé. Bord antérieur
des élytres à Erête granuleuse épaisse, bien relevée, à arcure nettement
accusée au niveau de l’écuss0n. Stries formées de lignes de points régu-
lièrement espacés, au fond desquels on observe des soies minuscules,

SCOLYTIDAE. - P1-inonoimrnonus 111
interstries ruguleuses plus ou moins nettement dessinées; couvertes de
soies dressées. Hanches antérieures et intermédiaires écartées, 3* article
des tarses cordiforme (fig. 101).
Ce genre comprend une quinzaine d’espèces paléarctiques assez poly-
morphes, difficiles à distinguer les unes des autres et dont la révision
complète s’impose en raison des nombreuses erreurs et synonymies qui
se sont glissées dans leur description, faites le plus souvent sans compa-
raison avec les types, ou sur des sujets isolés.
Quatre espèces habitent la France, les autres espèces signalées
jusqu’ici dans notre pays se rapportent soit à rhododacfylus MAns1·x.,
soit à crislalus FAUVEL comme l’a démontré Hoz··FMANN après étude
comparative des types de GUILLEBEAU. J ’ai revu moi·même ces types
qui se trouvent dans les collections du Muséum national et suis en plein
accord avec les conclusions de Horrmiwu.
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Granules du bord antérieur des élytres petits, réguliers, équidistants
(fig. 101 bis), disposés sur un seul rang sans qu’il y ait de granules
secondaires en arrière de la crête (fig. 101 droite). CT à front creusé
d’une excavation large dans laquelle apparaissent deux tubercules
rabotés, séparés par un sillon médian. Fond de l’excavation glabre,
luisante, la pilosité exclusivement latérale (fig. 103 bis) ; Q à front
plat ou à peine convexe, avec le dessin du dl atténué, à pilosité nulle
au centre, faible sur les côtés et en avant des yeux. Antennes d‘Q
à scape foncé brun noir ou noir. Elytres à interstries hérissées de
rangées régulières de soies raides, dressées, jaunes, spiniformes, de
taille égale entre elles, disposées en 1 ou 2 rangées sur les premières
interstries et toujours en 1 seule rangée sur les interstries latérales.
Couleur foncière noire et luisante. 1,5-1,8 mm. . . 2. rhododactylus.
—— Granules du bord antérieur des élytres robustes, arrondis, au
nombre de 5 à 7 diminuant de taille et s’espagant de plus en plus
les uns des autres vers Pextérieur (fig. 102 bis); présence de gra-
nules secondaires en arrière de la crête dans la zone scutellaire
(1 à 4) (fig. 101 gauche). cf à front excavé avec le fond de l’exca-
vation entièrement recouverte de pilosité claire et dense (fig. 104 bis).
Q à front légèrement bombé et couvert de petits granules séti-
fères sur toute sa surface .................. 2.
2. Soies des interstries spiniformes jaunâtres, disposées sur 2 ou 3 rangs,
de taille irrégulière entre elles. Interstries à relief marqué, rehaus-
sées légèrement par rapport aux stries et sensiblement de même
largeur, à granules minuscules apparents sur toute leur longueur.
Antennes à scape et funicule de couleur jaune vif ou jaune orangé,

112 COLÉOPTÈHES scotvrxnns
massue noire. Forme courte, élytres à longueur ne dépassant pas
le double de leur largeur (fig. 107 bis) ............ 3.
— Soies des interstries filiformes, cendrées, disposées sur plusieurs
rangs sur chaque interstrie, de taille irrégulière entre elles.` Inter-
stries non surélevées, plates sans relief, confondues avec les stries.
Antennes à scape et funicule sombres, de même couleur que la
massue. Forme longue, élytres à longueur dépassant 2 fois leur
largeur. 2-2,8 mm. (fig. 108 bis) . ......... 1. cristatus.
3. (T à scape pourvu d’un pinceau de longues soies dressées de lon-
gueur sensiblement égale à celle de la massue (fig. 104 bis—105 bis)
faisant défaut chez la Q (fig. 106 bis). Interstries hérissées de
3 rangées de soies inégales, spiniformes, jaunâtres. 2,1-2,3 mm.
..... . ............... 4. poctinicornis.
-- (TQ à scape dépourvu de pinceaux de longues soies dressées. In-
terstries hérissées de3 à 4 rangées de soies irrégulières, filiformes
et spiniformes blanchâtres (fig. 101 gauche). 1,8-2 mm. 3. sharpî.
1. Phloeophthorus cristatus FÀUVEL, 1889, Rev. Ent., p. 71. —- Dunois,
1883, p. 8; — GUILLEBEAU, 1898, p. 61 et suiv. (v. synonymie); -
W1cRMA1~1N, 1916, p. 14; - DEL Gunncio, 1931, p. 63 (C. sicula); —
Russo, 1932, p. 113;- HorFMANN, 1942, p. 73.
Syn.: lineigera GUILLEBEAUQ helveficus GUILLEBEAU; v. Abeillei
Gu1L1.EBE.w; corsicus GUILLEBEAU ; v. pubifrons GUILLEBEAU, sicula
(Comesiella), DEL GUERCIO.
En dehors des caractères précités (v. clef), se distingue par sa forte
x taille (2 à 2,5 mm.). Se différencie surtout par sa pilosité longue, filiforme,
blanchâtre sur le pronotum et les élytres. Le pronotum est nettement
rétréci en avant, plus large que long, bombé et à ponctuation formée
de gros points peu profonds, bien visibles en avant. Femelle à granules
Iatéro—antérieurs trés saillants, recourbés, pronotum plat en dessus à
piiosité particulièrement longue et fine. Coloration noire mate uniforme
avec l’antenne (sauf la massue) et les tarses bruns sombre (fig. 108 bis).
Tres voisin de P. fraxini EGGERS, du Nord Africain, et de P. muricalus
Ecczus, de Crimée.
Espèce méridionale et méditerranéenne. Castres (J. SAINTE·CLAIRE·DEV[L·
LE), Digne, Marseille, Hyères (ABEILLE nn PERRIN), St·Maximin (Var)
(B.u.Acx~rowsxY), Calleneuve (Hérault) (Monm.), Beaulieu (A.~M.) (Facmnz),
Corse (ABE1r.x.1~: nr: Panrim). — Algérie (VALERY·MAYET), Istrie (Wxcumamv),
Italie méridionale (Russo).
Vit sur les Génistées, notamment sur Spartium junceum et Genista scoparia,
signalé sur diverses Oléacées, notamment Phyllirea latifolia (WICHMANN) et
l’0livier (Momsr.; Russo).
Biologie non précisée dans ses détails.

scomrxmxz. — PHLOEOPHTPIORUS 113
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Fm. 101 bis. — Phlowphthorus rhododactylus MAME., crête de granules de la bordure
antérieure des élytres vue de face. — F10. 102 bis. — Ph. pectinicomis BALACKW., id. —
Fm. 103 bis. - Ph. rhododactylus Mnzsn. çj', détail du front. — Fm. 104 bis. — Ph. pec-
tiniwmis B.u.AcHw. C3', id. — Fm. 105 bals. —-id. antenne çj'. -F1¤. 106 bis.-—id..scape
mœmus Q. - Fm. 107 Ma. — Ph. simpa Gmm. 5, Prom. -·m¤. 108 vu. —
Ph. cristatus Furv. Q', id.
2. Phlooophthorus rhododactylus MARSHAM, 1802, Ent. Brit., p. 58. —
W01.LAs1·0N, 1854, p. 304 (= pcrjolialus) ;— Pxzmus, 1864,p. 300 (rela-

114 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. —— i>m.oEOPurHoRUs 115
mue); ·- Ercuuorr, 1881, p. 38 (spariii); — Dunois, 1883, p. 8; —
Guxr.LEBE.w, 1893, p. 57 , — Bxmazï, 1901, p. 64 (sparlii non rhode-
daclylus) ; -— RErr·rER, 1913, p. 33; — Srsssxvrsnrr, 1931, p. 22; —
HOFFMANN, 1942, p. 73. — Biol. : CHAPMAN, 1869, p. 6 ; — Janorscnxn,
1885, p. 29·; — Russo, 1932, p. 15.
Syn.: sparlii Nônnuucsng retamae Pnmus; v. auslriacus Guinne-
BEAU; tarsalis Fonsr.; perfolialus WOLLASTON.
1,5 à 1,8 mm., entièrement noir, légèrement brillant avec les tarses
rougeâtres. CT à front presque entièrement et profondément excavé
en fossette, celle-ci porte 2 mamelons rabotés à faible relief au niveau
du clypéus; bords couverts d'une pilosité longue et souple. Q à front
plat, sauf au niveau des antennes où il est transversalement relevé en
arc au-dessus du clypéus. Pubescence plus courte et moins fournie que
chez le d‘. Pilosité des élytres formée de soies spiniformes, de faille égale
enfre elles, disposées en rangées de 2 à 3 éléments sur les 3 premières
interstries et en une seule rangée régulière sur les côtés. Stries formées
de gros points peu profonds parsemés d'une rangée de soies très courtes,
couchées et fines, visibles seulement sous un fort grossissement. Déclivité
arrondie (fig. 101, droite).
Très commun dans toute la France. Bassin de la Seine (BEDEL), Bois
du Rouvray (S.·Inf.) (Durnnz), Env. de Rodez, Ste-Maxime (Var),
Peille (A.-M.), Marcilly-en-Vilette (Loiret), Iles de la Loire, à Mers (L.·et·
C.) (Bxnncnowszcv), Brout~Vernet (Allier) (nu Buvssorc), Vosges (Pic;
Col de Jacreste (Lozère), Isdes (L.-et~C.) (Rsmaunrfzss), Mt Ventoux,
Albaran (Camargue), Montfaucon (H.-L.) (Fasmsz), Grocy (Creuse),
Murles (Hérault) (MOREL), Avignon (CHOBAUT), Marseille, Hyères, Mont-
pellier (V. Mzwnr), Corse (ABEILLE ne Psrmm). Europe occidentale et
méridionale, Grande—Bretagne, Espagne, Madère, Sicile, Afrique du Nord.
Non signalé en Europe orientale où il est remplacé par d’autres espèces.
Vit sur ·les Génistés ligneuses, tous les Genisla, Reiama sphaerocarpa,
Sparfium junceum (T. C.), Ule.1: europaeus, Sarolhamnus scoparius, Caly-
colome spinosa, également signalé sur Cylisus et Olivier'(1).
La galerie maternelle est du type longitudinal, elle porte un vestibule
basal, de 0,5 à 1 cm., d’0ù partent 2 bras de ponte de 0,8 à 1 cm. souvent
inégaux dans chacun desquels la femelle pond 15 à 20 œufs. Les galeries
larvaires sont très fines, parallèles et courent sur 5 à 7 cm. Le système
(1) C’est· évidemment par erreur que BABBIY signale cette espèce sur les Coni.fères·
rhododaclylus de BAJABEY (1901, p. 64-65) se rapporte à. Ph. spinuloeua REY. et sparlii
(cf. p. 64) à. rhododactylua MAMHAM.
F1G. 102. — Chadopleliua veslitua MULS., antenne. ··— F10. 103. - Phthorophloeus epina-
IMMO REY, antenne. — Fm. 104. ——- Pldhorophloeua spinulomu REY. déclivité. —
F1G. 105. —Ph1oeophlh0·rus rhododaciylus MARSH., antenne. — F10. 106. —- Phl0e0ph•
thvrua mwbtatua Fnuv., antenne (profil).

116 COLÉOPTÈRES scoLY·rn>Es
sculpte profondément le bois. Sur les rameaux de petit diamètre (moins de
0,5 cm.), les galeries deviennent irrégulières et souvent obliques. Hiverne
à l’état adulte dans la région parisienne.
3. Phoeophthorus sharpi GUILLEBEAU, 1898, Ann. Soc. ent. Fr., p. 62.
— REITTER, 1913, p. 36 ; — PEEFFE11, 1947, p. 126.
Se rapproche par sa forme courte et sa taille réduite de rhododactylus
(fig. 101 gauche) dont il diffère par des caractères importants du front
G' Q , de la crête de granules du bord antérieur des élytres, les soies des
interstries et la coloration jaune intense du scape et du funicule. Ce dernier
caractère est très constant. Les soies des interstries sont très claires,
d’un jaune pâle, presque blanches, spiniformes et filiformes.
Le type a été décrit d'Algérie (sans précision de localité) par GUILLE-
BEAU. Signalé par PFEFFER à Agay (Var) sur Sparfium junceum. Une
série de cette espèce a également été capturée par FxNo·r à Hyères (Var)
en 1879 et PLANET à Nice en 1937. Apparaît comme strictement médi-
terranéen.
4. Phloeophthorus pectînîcornis, n. sp. ·—Espèce robuste et large, sur-
tout caractérisée par l’antenne d' hérissée de longues soies formant un
pinceau sur le scape (fig. 105 bis) (v. clef). Les soies des înterstries sont
raides et spiniformes, inégales, disposées sur 3 rangées, nettement jaunes.
Les granules du front de la Q sont nombreux, petits, équidistants, les
soies frontales d‘ et Q sont blanches, argentées. Trois à quatre granules
secondaires bien marqués sur les épaules en arrière de la crête. Taille
forte, dépassant 2 mm. Coloration entièrement noire, luisante avec le
scape, le funicule et les tarses d’un jaune intense.
Cette espèce a été trouvée à St-Jeannet (A.-M.) par PLANET sur Spartium
junceum (2 G', 16 Q). Elle se rapproche de sharpi dont elle diffère par
sa forme plus robuste, plus grande, le caractère de l’antenne du (T et
la chaetotaxie. Voisin de laius WICHMANN (Enf. Bl., 1916) et de herccgo—
vinensis SEITNEE (Forsiwissch., 1920) décrits de la région dalmate qui
ont la même forme et la même taille, mais des antennes et des soies
élytrales de structure différente.
Tribu des Phloeosina.
Cette tribu ne comprend en Europe que le g. Phloeosinus CHAPUIS,
aux caractèses bien typiques, à dimorphisme sexuel accusé, dont presque
tous les représentants vivent aux dépens des Cupressinae (Cupressus,
Thuya, Cedrus, Libocedrus, Juniperus, etc...).
Contrairement à l’opinion de certains auteurs, il me paraît plus logique
de séparer les Phloeosina des Phloeolribina dont ils diffèrent morpho-
logiquement et biologiquement.

sconvrinaxz. —· PHLOEOSINUS 117
Gen. PHLOEOSINUS Cuaruxs, 1869.
(Synop. Scolytides, p. 37.)
Insectes courts, globuleux, massifs. Yeux réniformes échancrés (fig. 112,
113). Front droit ou excavé chez le C3', droit ou convexe chez la Q, caréné
ou non. Funicule de 5 articles, massue conique, lancéolée de 4 articles
à sutures nettes et légèrement obliques, pubescentes (fig. 110, 111),
pourvues de 2 digitules diffus à l’intersecti0n des deux premières sutures.
Pronotum à côté dilaté et rétréci antérieurement, ponctué sur toute la
surface et dépourvu de granules, à carène médiane nette ou effacée.
Ecusson visible. Elytre à bordure antérieure granuleuse, nette, relevée,
faiblement arquée et non interrompue au niveau de l’écusson. Granules
secondaires généralement présents sur les épaules. Stries fines, enfoncées
en sillon, délimitant des interstries larges, ruguleuses, légèrement si-
nueuses. Interstries 1, 3, 5 et 7 garnies, chez le 6, d’une crête serriforme
de granules en relief accusé, disposés à partir de la déclivité et atteignant
ou non la bordure apîcale. Ces rangées de granules peuvent coexister
sur toutes les interstries ou exister seulement sur certaines d’entre elles
(fig. 107, 109). Chez la femelle, ces granules sont beaucoup plus petits
et généralement confondus avec la rugosité des élytres. Dernière strie
interrompue avant le milieu des élytres. Hanches nettement écartées,
tarses étroitement ou largement cordiformes (fig. 114-115).
Pilosité du pronotum et des élytres formée de soies souples ou raides,
courtes, devenant parfois squamuleuses vers l’apex. Squamules argentées,
barbelées, présentes sur le métasternum, les épisternes et l'abdomen.
TABLEAU nas Esriscns.
Mauss.
1. Front plat mais non creusé en fossette. Rangées de granules se1‘ri—
formes de la déclivité disposées au moins sur la l" et la 3** inter-
stries, interrompues bien avant le bord apical de l’élytre (fig. 107). 2.
— Front excavé en large fossette peu profonde et carénée au niveau
du clypéus. Rangées de granules serriformes de la déclivité, absents
sur la 1** interstrie, disposés sur la 3° interstrie surélevée à partir de
ce niveau où ils sont très serrés. 1,5-2,4 mm. (fig. 108). . 1. thuyae.
2. Troisième article des tarses étroitement cordiforme (fig. 115). Gra-
nules de la 1*** interstrie disposés obliquement par rapport à la suture,
granules très serrés, accolés les uns contre les autres (fig. 107).
2,2-2,8 mm ..................... 3. bicolor.
—— Troisième article des tarses largement cordiforme (fig. 114). Gra-
nules de la l" interstrie disposés parallèlement à la suture. Granules
très gros, espacés, séparés entre eux par un espace sensiblement
égal à leur diamètre. Interstries ruguleuses et finement ponctuées
(fig. 109). 3-3,2 mm .................. 2. rudis.

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scowrions. -—· 1>m.onosmtJs 119
FEMELLES.
1. Soies des interstries de même structure sur toute la longueur des
élytres, plus fournies à partir de la déclivité vers l’apex. l" et 2**
interstries non affaissées par rapport aux autres à partir de la décli-
vité, à relief identique. Echancmre des yeux ne dépassant pas la
moitié de leur largeur, laissant une épaisseur de 4 à 5 ommatidies
(fig. 113) ......................... 2.
- Soies des interstries devenant squamuleuses à partir de la déclivité
vers l’apex. 1*** et 2* interstries légèrement afïaissées par rapport
aux autres sur la déclivité. Front dépourvu de carène. Yeux forte-
ment échancrés, laissant une épaisseur de 2 ommatidies (fig. 112).
3° article des tarses étroitement cordiforme ...... 1. thuyao.
2. Troisième article des tarses étroit, de même largeur que le 2** (fig.
115). Front droit, pourvu d’une carène nette dans la zone clypéale.
......................... 3. bicolor.
—- Troisième article des tarses nettement plus large que le 2° (fig. 114).
Front convexe, sans carène .............. 2. rudis.
1. Phloeosinus thuyao Pnnms, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., p. 261. —
Ercunorr, 1881 ;-- Banni., 1888, p. 393-394 et 1924, p. 148 ;— Bnannv,
1901, p. 58; - Rnrrrnn, 1913, p. 38 ; —- Srnssrvrsnrr, 1931, p. 29; —
Horrmnrm, 1938, p. 14. - Biol. : Bucmou, 1887, p. I29'; - Dncaux,
1890, p. 138; —- Hnuscrrm., 1895, p. 146.
Syn.: juniperi Donnn.; juniperi Noam.,
L. 1,5-2,2 mm. ; de couleur foncière noire à pilosité claire lui donnant
un aspect cendré. Antennes jaunes, à dîgitule atteignant la moitié de
la·massue (fig. 110). Carène du pronotum nette chez le d', plus effacée
chez la Q. C’est la plus petite des trois espèces françaises.
Distribué dans toute la France où il est commun. Bassin de la Seine,
Somme (L. Banni.); Grignon (S.-et-0.), Chavagnes (M.-et-L.) (Bann-
cuowsxv) ; Landes (Pnnars) ; Sainte—Baume (Var), Sansas (Gers)
(Dnspax) ; Brout-Vemet (Allier), Vienne (Drôme) (nu Bmrsson) ;Camar-
gue (Fmninz); Bolognano (Corse) (Voooz). — Sardaigne (Kmussn),
Algérie (Pnvsmmxorr), Grande-Bretagne, Europe centrale et méri-
dionale, Caucase.
Nidifie dans diverses Cupressinées: Cupressus sempervirens, C. thurifera,
FIG. 107. — Phlocosinua bùolor BEULLÉ Q" , déclivité. — FIG. 108. -— Phloeoeimœ lhuyac
Pmuus d', déclivité. - Fm. 109. ·— Phloeoainua rudù BLANDF. Q', déclivlté. -—
Flo. 110. - Phl0¢aainusthuya¢P1-:11.11rs, antenne. — Fra. 111. — Phloeoaiwus bicolor
BR·U1.‘LÉ, antenne.-- FIG. 112. — Phloeosinus thuyae, structure de l’œi1. —- Fxo. 113. —
Phlogoainua bùolor BEULLÉ, structure de 1’œi1. —· Fm. 114. — Phloeoxinus rudis
Bmxor., tarse. — F10. 115. — Phloeoainus bicolor B1wx.r.É. tarse.

120 COLÉOPTÈRES sc01.Y·1·mEs
C. pseudosabina, J uniperus communis (C.), Thuya orientalis, T. occiden-
talis, Sequoia gigantea, Callitris articulata.
Contrairement à l’opinion de Dncxux, cette espèce nidifie seulement dans
les jeunes troncs, les petites branches et les rameaux de faible diamètre
(souvent inférieur à 1 cm,). Elle est fréquemment associée sur les mêmes
arbres à l’espèce précédente. Galerie maternelle du même type que celle de
bicolor (cf. infra), mais plus courte, entamant moins le bois, couloirs larvaires
irréguliers et entremêlés.
ssp. prostratus PEYE1=x1M1—io1~·r, 1918, Bull. Soc. ent. Fr., p. 259; 1919,
p. 249.
Forme spéciale aux massifs montagneux du Nord Africain, vit sur Juni-
perus communis mma en Kabylie; à rechercher sur cette même plante dans
les montagnes de Corse. Difïère de la forme typique par sa taille plus grande
(1,8-2,4 mm.), son pronotum plus fortement rétréci en avant et à bord posté-
rieur plus anguleusement enfoncé dans la dépression scutellaire. L’écusson
est plus apparent. J’ai pu examiner plusieurs individus de cette forme prove-
nant des récoltes de P. nn Pnvnmmnorr (1).
2. Phloeosînus rudis BLANn1=oRn, 1894, Trans. ent. Soc. London,
p. 73. -— HoF1=MANN, 1942, p. 76.
En dehors des caractères déjà précisés, cette espèce se distingue des
autres Phloeosinus de notre faune par sa très grande taille qui oscille
dans les deux sexes autour de 3 mm. et par la structure nettement cordi-
forme de son 3° article tarsal (fig. 114) (2). Chez le G', les granules serri-
formes courent sur la déclivité de la 3° interstrie presque jusqu’au som-
met de l’élytre, cette pectination comprend plus de granules (7 à 9)
et de taillis plus réduite que sur la 1” interstrie (5 à 6). Interstries 5 et
'7 des élytres parsemées de petits granules régulièrement espacés (fig. 109).
La coloration des deux sexes serait entièrement noire d’après Bnannroan,
mais les individus que j’ai examinés, originaires de France et récoltés
par H01·*1~*MAN1~x, possèdent un thorax noir et des élytres bruns sombres
comme P. bicolor.
Espèce originaire du Japon (Kashiwaga et Kobé), introduite et définitive-
ment acclimatée dans le Midi de la France où elle a été trouvée par Horrmxma
à St-Tropez (Var) dans les branches dépérissantes de Thuya japonica, n’a
jamais été signalée ailleurs en Europe. Biologie non précisée.
3. Phloeosînus bîcolor BRULLÉ, 1832, Exp. Mor. Ent., p. 250. -— Pnnms,
1855, p. 78 (Aubei) ; — EICHHOFF, 1881, p. 29 (Aubei) ;— Biznm., 1888,
p. 393-411 ct 1924, p. 148; — REITTER, 1913, p. 37; —— Srizssxvrsisrr,
1931, p. 29; — HOFFMANN, 1938, p. 14.- Biol. : Hocn, 1888,p.146 ;—
Decaux, 1890, p. 137;- Pnïnmmrxorr, 1919, p. 249.
(1) Une autre espèce très différente: Phloeosinus cedri BMS. est inféodée au Cèdre
dans le Nord Africain.
(2) Bmmnronn (cf. 1894, p. 68) fait remarquer que 1œ Phlaeosinm du Japon possèdent
tous le 3* article du tarse nettement cordiforme, alors qu’i.1 est presque toujours cylin-
driqiic chez les espèces européennes.

SCOLYTIDAE. — PHLOEOSINUS 121
Syn.: Aubei Parmis; praenolaius Gnsnn.
L. 2-2,8 mm. Tête, pronotum, dessous du corps noirs, élytres bruns
plus ou moins foncés, rarement entièrement noirs, antennes et tarscs
rougeâtres.
0* front plat, pubescent (profil), à carène médiane bien marquée, étendue
au milieu du front jusqu’à la bordure clypéale. Antennes à digitule très
petit, n’atteignant pas le milieu de la massue (fig. 111). Pronotum à
base élargie, rétréci en son milieu, recouvert d’une pubescence fine,
égale, courte, claire, bien visible de profil, ne cachant pas sa couleur.
foncière. d', crête de granules serriformes de la déclivité, disposés sur
les interstries 1, 3, 5 et 7. Les granules de la 1*** et de la 3° interstries
sontles plus développés et forment une crête ; sur la 5° et la 7* inter-
stries, ces granules sont peu nombreux et écartés les uns des autres.
En aucun cas, les granulations n’atteignent le sommet de l’élytre
(fig. 107).
Q. De même coloration que le dl, front concave, pubescent, à
carène médiane plus faiblement marquée. Interstries très granuleuses,
parsemées à partir du niveau de la déclivité de granules beaucoup
plus petits que chez le d', régulièrement espacés et en partie cachés
par la pilosité. Ces granules courent presque jusqu’à l’extrémité de
l’élytre.
Commun dans toute la France, mais plus répandu dans le Midi, l’0uest et
le Sud-Ouest que dans le Nord et l’Est, Corse (C.). — Algérie (T.C.) (littoral,
Hauts Plateaux jusqu’à Djelfa), Aurès, Maroc, Rabat (Pnvnnmaorrl, Sicile,
Liban, Grèce, Caucase, Italie, Espagne et toute l’Eur0pe méridionale.
Vit sur tous les Cupressinées, tous les Cupressus et les. J uniperus, Thuya
occidentalis et orientalis, Wellingtonia, Sequoia, Callitris articulata, etc...,
fréquent dans les parcs et les pé inières.
Espèce polygame, nidifie dans le tronc et les branches, dans ces dernières,
le système est souvent irrégulier. La galerie maternelle est du type longitu-
dinal double avec un vestibule central de 0,3 cm. de large pourvu d’encoches
courtes digitiformes. Chaque branche maternelle oscille de 2,5 à 7 cm. et
marque profondément le bois; les galeries larvaires, nombreuses (50 à 60),
perpendiculaires s’entremêlent rapidement et sont surtout sous-corticales.. Il
y a au moins deux générations par an dans la France moyenne et vraisem-
blablement 3 dans la région méditerranéenne. Les adultes creusent des
logettes nutriciales dans les pousses tendres qu’ils minent sur plusieurs cen-
timètres de bas en haut (1). Les extrémités se flétrissent et des dégâts
importants ont été signalés dans les pépinières de Conifères tant en France
qu’en Afrique du Nord.
(1) D’apx·ès Dncanx (cf. 1890), les attaques des pousses seraient provoquées par des
larves issues d’œufs isolés, déposés par la femelle, et ce serait là. un 2* mode d‘év01ution
très aberrant, mais bien peu probable, de l’espèce. Nous n’a.voma jamais observé de larves
mmeuses de pousses dans lesquelles les adultes sont par contre fréquents.

122 cotéorrleaes scorvrxnrs
Tribu des Hylurgopina.
Tribu homogène renfermant deux genres faciles à séparer vivant en
Europe exclusivement sur les Conifères (1) et préférant les arbres abattus,
les souches restées en terre, les racines dénudées, localisées dans les
endroits humides et ombragés.
Les Hylurgops nidifient généralement à la base du tronc et des arbres
dépérissants ou morts et sur les écorces des pieds de souche; on les trouve
aussi sur les sujets tombés à terre dont 1ls préfèrent la face exposée en contact
avec le sol. · ·
Les Hylastes sont plus sélectifs et nidifient dans les racines dénudées ou
les pieds de souches restés en terre des arbres abattus. Parfois sur le tronc
dans les écorces des arbres gisant à terre et toujours sur la face en contact
avec le sol où règnent une grande humidité et l'absence de lumière.
Dans les racines, les galeries peuvent s’enfoncer profondément au—dessous
du niveau du sol.
Les Hylastes sont également attirés. par la sève fermentée, la sciure de bois
fraîche, les planches fraîchement débitées et, pour cette raison, ils pullulent
souvent autour des scieries et des chantiers d’abatage. On peut les trouver
dans les tas de planches et de rondins, surtout en_contact avec le sol, où ils
peuvent mdifier si l’éc0rçe reste adhérente au bo1s..Adultes fréquents dans
les racines des jeunes Pins au printemps déterminant des galeries centrales de
régénération en décapant l’écorce, nuisant considérablement aux jeunes sujets.
Ces deux genres se distinguent par les caractères suivants:
TABLEAU DES GENRES.
1.'Bord antérieur des élytres rectiligne (fig. 124, 125, 129). Pronotum
aussi long ou plus long que large, dépourvu de rétrécissement anté-
rieur prononcé. 3° article des tarses étroitement cordiforme (fig. 118)
de même largeur que le 2* ........... (p. 127) Hylsstos.
—~ Bord antérieur des élytres arqué de chaque côté de l’écuss0n
(fig. 88). Pronotum plus large que long, nettement rétréci en avant
du milieu (fig. 88, 116). 3° article des tarses largement cordiforme
(fig. 117) plus large que le 2** ........ (p. 122) Hylurgops.
Gon. HYLURGOPS LEc0N1·E, 1876.
(Proc. Ann. Phil. Soc., p. 389.)
En dehors des caractères précités, ce genre se distingue du précédent
par sa forme plus large et plus courte. Le front porte une dépression
transversale ou semi-circulaire. Les antennes à funicule de 7 articles
possèdent une massue conique de 4 articles dont le l" est égal aux trois
autres réunis (fig. 119); sutures nettes. Le bord antérieur des élytres
(1) Le g. Alniphaçua SWAINE, du Japon, de Sibérie orientale et du Peaciûque Nord-
Ouest américain vivant sur des Alnus se rattache à. cette tribu.

SCOLYTIDAE. -- uvtvncors 123
est arqué sans granules relevés, ceux-ei étant confondus avec la rugosité
des interstries. Squamules présentes sur la déclivité des élytres, plaquées
sur les intexstries ; abondantes sur le métasternum et les épisternes méso-
thoraciques.
Sept espèces sont signalées dans la région paléarctique, deux seulement
habitent la France.
TABLEAU uns Espèces.
-— Long. 4,5-5,5 mm. Front à dépression transversale au niveau
du clypéus; interstries des élytres nettement plus larges que les
stries (fig. 116) .................. 1. glnbrahu.
—·~ Long. 2,3-3,4 mm. Front à dépression semi·circulaire au niveau du
clypéus. Interstries de même largeur que les stries. . 2. palliatun.
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Fm. 116. - Hylurgopx glabralun Zett.
1. Hylurgops glabratus Znrrnnsrnrr, 1828, Ins. Lappon., p. 343. —
Excx-m0z··1=, 1881, p. 41-45; - BEDEL, 1888, p. 390; — BARBEY, 1901,
p. 45 ; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 25 ; — PPEFFER, 1944, p. 104. —- Biol. :
llizuscmax., 1882, p. 10; -—- Junnxcu. 1895, p. 523 ; - Escmamcx-1, 1923 ;
—- Banmzv, 1925, p. 83; — Srsssxvrssrr, 1928.
s

124 comàorrànns scorxrrnns
Syn.: decumanus En.; ienebrosus SAHLB.
Espèce de grande taille (4-5,5 mm.), de coloration brun—rouge foncé
uniforme. Front arrondi jusqu’au clypéus, impressionné en demi-cercle
à ce niveau, puis caréné jusqu’à la bordure clypéale, délimitant deux
fossettes latérales plus profondes chez le di que chez la Q. Scape et
funicule rougeâtres, massue noire. Pronotum à peine plus large que long,
à carène médiane bien dessinée, lisse, légèrement relevée, entière ou à
peine effacée en avant. Bord postérieur très obtusément enfoncé dans la
dépression scutellaire; bords latéraux dilatés en arrière du milieu, puis
brusquement ramenés en avant vers le tiers antérieur du pronotum (fig. 88).
Pilosité très peu apparente, formée de soies isolées, plaquées, collées,
dirigées transversalement vers le centre du pronotum, surtout distinctes
en avant et sur les côtés. Elytres à côtés subparallèles, légèrement dilatés
vers le tiers postérieur, déclivité bien arrondie; bord antérieur arqué
de chaque côté du scutellum, à granules aplatis contre la paroi élytrale,
de couleur noire et sans relief. Stries formées de gros points enfoncés
régulièrement espacés. lnterstries larges, ruguleuses, parsemées de petits
tubercules en relief surtout visibles à partir de la déclivité. Pilosité faible,
formée de petites soies squamuleuses collées sur les interstries en plusieurs
rangées irrégulières; plus nombreuses à partir de la moitié terminale
des élytres où elles deviennent plus serrées et couvrent les interstries.
Entre les squamules court une rangée de soies souples, semi dressées,
très courtes, espacées sur toute la moitié terminale des interstries (fig. 116).
Espèce boréale et orientale, réfugiée en Europe tempérée dans les hauts
massifs où elle atteint en altitude la limite supérieure de la forêt de résineux.
Signalée en France dans les Vosges, les Alpes (R.) sans précision de localité ;
Col des Montets (H.-S.), Uriage(P1.ANn'r); Beuil (A.-M.)( Horr-·uA1~n·z) ; Htes-
Pyrénées (coll. Mus. N. H. N,). — Pyrénées espagnoles (in coll. Sr-Arsrrx),
Suisse, Tyrol, Alpes° de Styrie, Allemagne, Bohême, Carpathes, Scandina-
vie, Finlande, Russie sept. et orientale, Sibérie, Canada.
La présence de cette espèce en Corse reste douteuse.
Vit dans les Alpes sur les Pinus, notamment Pinus montana et P. cembra,
aussi sur Picea excelsa, cette essence constitue l’habitat normal de l’espèce
en Europe septentrionale et orientale.
Nidifie principalement dans les grosses écorces du tronc des sujeü abattus,
gisant sur le sol et imprégnés d’humidité. Bannay signale sa présence à
1.900 m. sur Pinus montana dans le parc national suisse et Hnivscanr. l’a
observé à 2.000 m. sur Pinus cembra dans les Alpes de Styrie. Accompagne
souvent Ips typographus L. en altitude.
La galerie maternelle est du type longitudinal et débute par un élargisse-
ment; les œufs sont déposés en paquets de plusieurs éléments le long de
cette galerie; les couloirs larvaires de 8 à 10 cm. divergent en éventail et
forment un système très irrégulier s’entrecroisant et impressionnant le
bois. D’après Srrsssrvrsnrr, l’évolution de cette 'espèce s’échelonnerait sur
deux ans, les larves hivernant la 1’° année et les adultes la 2e.
2. Hylurgops palliatus GYLLENHALL, 1813, Ins. Suec., III, p. 340. —
Rxrznnuac, 1832, p. 180; — Ercnrrorr, 1881 ; — Branrar., 1888, p. 408

SCOLYTIDAE. — HYLURGOPS 125
et 1924, p. 144 ; - Bxnnnr, 1901, p. 46-47 ; — Rnrrrnn, 1913 ; — Sens-
srvrsrsrr, 1931 ; — Prnrrna, 1944. — Biol.: Pnnms, 1856, p. 322; —
Knvnm, 1899, p. 108 ;···—ESCHERICH, 1925 ;—S1>EssxvrsErr, 1934, p. 159.
Syn. : piceus Mansn., 1802 ; Hclferi VILLA, 1835.
Même aspect général que glabralus Znrr., mais de taille nettement
moindre (ne dépassant pas 3,4 mm.), Front pourvu d’une impression
transversale au niveau du clypéus et plus ou moins caréné à partir de
ce niveau jusqu’à l’extrémité du rostre ; pubescent autour dé la bordure
clypéale. Pronotum dilaté en arrière du milieu, étranglé au tiers antérieur
et légèrement affaissé à ce niveau. Carène médiane nette, mais interrompue
aux deux extrémités. Ponctuation grossière, formée de gros points de
diamètre inégal moins distincts en avant et sur les côtés. Pilosité faible.
Bordure antérieure des élytres non relevée, granuleuse et faiblement
arquée. Tibias antérieurs élargis et carénés, tarses à brosses prononcées.
Stries formées de gros points réguliers, sensiblement aussi larges que les
interstries ; celles-ci granuleuses, à profil assez anguleux par le pincement
latéral des stries, parsemées de granules à relief raboté, sauf au niveau
du tiers postérieur et sur la déclivité où ils sont plus prononcés. Squa-
mules minuscules tapissant les interstries à partir de la moitié apicale,
aplaties, claires, plaquées et disposées sur plusieurs rangées. Sur toute
la longueur de chaque interstrie court, en outre, une simple ou double
rangée de soies souples, courtes, semi-dressées et dorées. Tête, bordure,
côtés des élytres, dessous du corps, noirâtres, reste du corps brun, plus
ou moins foncé.
Répandu dans la plupart des grandes forêts de résineux de France, plus rare
dans le Midi et dans la région méditerranéenne. S’acc1imate progressive-
ment hors des euplements spontanés.
Bassin de la S)eine ; Calais, Muizon (Marne), Rouvray (Côte·d’Or) (Bnnm.),
Bois du Rouvray (Seine·Inf.) (Durnnz), Forêt de St·Prix (S.-et-L.)
(Bxucnowsxx), Landes (Pnnius), Châtelguyon (Pic), Brout·Vernet (Allier),
Montluçon, Persac (Vienne), Aix-en-Provence, Seranon (A.-M.), Montpellier,
Apt (Vaucluse) (Fxomnz), Gironde (Tnmrènrz), Castres (Tarn) (Cnnnuom),
etc... etc...
N’a pas été signalé en Corse ni en Afrique du Nord.
Toute l’Europe centrale et orientale (A. C.), signalé également en Espagne
et en Italie et dans le Caucase.
Vit sur toutes les Abiétinées, principalement sur Abies pectinata et Picea
cxcelsa, aussi sur les Pinus, Larzx, signalé sur Cedrus.
Nidifie dans l’écorce du tronc et les grosses branches des sujets morts ou
abattus, séjournant dans lieux ombragés et humides. Se loge souvent sur les
arbres habités par Ips sexdentatus Bonnie. et Blaszophagus piniperda L. après
l’essaimage de ceux-ci. Signalé exceptionnellement sur les grosses racines.
Galerie maternelle du type longitudinal simple, élargie au départ, en encoche
latérale; œufs disposés irrégulièrement, donnant des couloirs larvaires i1·ré·
guliers, sinueux, entremêlés, orientés en tous sens et_ impressionnant le bois.
Apparaît très tôt (mars d’après Banner), aurait 2 générations par an. L’h1ver•
nation des adultes a souvent lieu dans le sol.

126 coœopwànns scommnzs
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SCOLYTIDAE. -·- xvulsras 127
Gen. HYLASTES Emcrrsou, 1836.
(Archiv f. Naturg., I, p. 57.)
Aspect général rappelant les Curculionidea de la famille des Cossoninae,
Insectes allongés, noirs, cylindriques, dénudés (fig. 129). Rostre court
avec des scrobes antennaires profonds. Funicule de 7 articles, massue
ovoîde de 4 articles à sutures nettes. Yeux ovalaires non échancrés;
hanches antérieures écartées ou non. Pronotum entièrement ponctué,
à carèue médiane en relief ou lisse, dépourvu de granules et de squamules.
Elytres à bord antérieur droit, ni granuleux, ni relevé. Ecusson visible.
Stries ponctuées, înterstries granuleuses, très faiblement pubescentes
ou glabres; squamules présentes chez quelques espèces, minuscules
et collées sur les interstries de la dèclivité. 3° et 4** sternites abdominaux
fortement rétrécis.
Ce genre possède une très vaste aire de répartition paléarctique,
né·arctique et néotropicale. Sur le continent américain, il suit les peuple-
ments de Pins de l’Alaska à la Patagonie.
_ TABLEAU pas nsrècns.
l. Front pourvu d’une carène médiane saillante partant du milieu
jusqu’au clypéus (fig. 122) ou limitée seulement aux fossettes clypéales
(fig. 121). Déclivité des élytres ornée en dehors des soies, de squa-
mules collées sur les interstries. Taille généralement supérieure à
3 mm. .......................... 2.
-— Front dépourvu de carène médiane, ou entièrement granuleux
(fig. 123) ou impressioxmé en son centre d’une courte gouttière
linéaire indépendante de la dépression transversale (fig. 120) ; taille
généralement inférieure à 3 mm ............... 4.
2. Carène médiane étendue du milieu du front à l’extrémité du clypéus
(fig. 122). Bord antérieur des élytres rigoureusement rectiligne,
non rentré au niveau de l’écusson. Pronotum nettement plus long
que large (fig. 125) .................... 3.
-— Carène médiane limitée aux fossettes clypéales (fig. 121). Bord
antérieur des élytres légèrement rentré au niveau de l’écusson.
Pronotum aussilongque large (fig. 126).3,2-4,5mm. . 2. cunicularius.
F10. 117. —Hylurg0ps pallialus GYLL., tarse. —- Fm. 118. — Hylaates ater Paru.,
tarse. — Fm. 119.- Hylurgops palliatus GYLL., tête vue de profil. - Fm. 120. —
Eylaata anguslafua Hm!.Bs1.‘., tète. — FIG. 121.- Hylaslcs cunicularius Er., tête.
·-· Fm. 122.-Hylaates afer PAYE., tête. ·- F10. 123. — Hylasfes opacus Er., tête.
— F10. 124. — Hylaates anguatalus Herbst., silhouette. — FIG. 124. — Hylastea
linearis Er., silhouette. — Fm. 126. —- Hylastea cumicularîus Er., ponctuation du
pronotum — Fm. 127. — Hylastcs ater PAYK., structure de l’élytre (très grossie).

128 cotâorràruzs sconvrinss
3. Pronotum à maximum de largeur en avant du milieu (fig. 125) à
ponctuation formée de points oblongs, souvent confluents et enfoncés
dans des sillons linéaires ; soies dressées sur les interstries.
3-4,5 mm ..... . ............... . 4. linearis.
— Pronotum à maximum de largeur au milieu (fig. 128), à ponctuation
dense et régulière formée de points circulaires non confluents et
non enfoncés dans des sillons, absence de soies dressées sur les
interstries, sauf à l’apex. 3,5-4,5 mm ........... 1. ster.
4. Interstries pourvues sur toute leur longueur d’une seule rangée de
granules, surmontés d’une seule rangée de soies obliques. Pronotum
noir, élytres bruns, mats. 2-2,5 mm. (f'1g. 129). . . . 3. attenuatus.
— Interstries garnies au moins à la base de 2 rangées de granules.
Soies disposées en une ou deux rangées sur les interstries. Entière-
ment noir ........................ _ . 5.
5. Front impressionné en son milieu d’une courte gouttière rectiligne
(fig. 120). Pronotum un peu plus long que large (fig. 124). Interstries
aussi larges que les stries, pourvues de2rangées de granules, tout au
moins à l base des interstries. 2,5-3,2 mm,. .... 5. angustatus.
— Front dépourvu de toute ornementation, granuleux (fig. 123) ou
marqué d’une simple impression ponctiforme. Pronotum aussi
large que long. Interstries plus larges que les stries, ruguleuses
et sans relief accusé, à granules rabotés, mal dessinés. 2,5-3,4 mm.
.......................... 6. opacus.
1. Hylastes ster PAYKULL, 1800, Fauna Suec., p. 153. — Ruzsnuno,
1837, p. 179 ;— Ercnuorr, 1881, p. 6 ;—BE¤E1., 1881, p. 389 (pinicola) ;
— BARBEY, 1901, p. 43; - SPESSIVTSEFF, 1931, p. 26; — PFEFFER,
1944, p. 100. —— Biol. : Pznms, 1856, p. 223 ;— BARBEY, 1925 ; — CLARK,
1932.
Syn.: piniperda BEDEL, 1888, p. 390.
Front à carène médiane en relief, partant du milieu du front et étendue
jusqu’à la bordure clypéale, délimitant en avant 2 fossettes clypéales
latérales bien marquées (fig. 122). Pronotum noir, luisant, grossièrement
ponctué sur toute sa surface de gros points, de taille inégale, espacés,
sauf sur les côtés où ils deviennent confluents. Ligne médiane lisse,
droite, généralement bien dessinée mais sans relief. Elytres mats, foncés,
noirs ou bruns très foncés. Stries formées de gros points réguliers circu-
laires, séparés les uns des autres par un espace égal ou inférieur à leur
diamètre. Interstries larges, à relief peu accusé, ruguleuses, à fond finement
réticulé, irrégulièrement ponctuées de points minuscules visibles jusqu’au
niveau de la déclivité (fig. 127) sans ponctuation définie au delà de cette
limite. Pilosité nulle sur le pronotum et à la base des élytres, plus appa-

SCOLYTIDAE. —- 1~xYLAs·rEs 129
rente à partir de la rotondité où on observe de très petites soies dorées
courtes couchées, disposées sur plusieurs rangées le long de chaque
interstrie et de minuscules squamules collées. Elytres deux fois et demie
plus longs que larges (fig. 128).
Répandu dans toute la France où il « \ ~
est commun dans les peuplements spon-      
tanés et artificiels de Pinus sylvestris et  _;·,•}2'; ```'
P. maritima. \~" :à'.· _°.g°::; I,
Tout le bassin de la Seine (C.) (Banni.), __ y•‘§§,É· :,:: §.`·`
le Croisic, Pessac (Gironde) (A. Maunnaxc), ` Z;Z••°¤§_•_ ·;:°¤2:=‘·; F
Landes (Pmm1s),1e Beausset (Var) (Srgmw),  .%g._•:,· ,.',·,',:gg)
Corse (J. SA•IN'1`E·CLAIRE·DEVILLE), Brout· ,î•:::¤`$ °%:,':•}_
Vernet (Allier) (nu Bvwsson), Ventoux, Z:g::f° :·:‘•,f ·
Issartes (Ardèche), St·Martin-de-Vésubie w w ‘
(A.-M.) (Facmsz), Monte-d’Oro (Corse)  Qëlïjfâèg"  2};:}. }
(Vonoz). -— Grande~Bretagne. Toute l'Eu- . •;;§ Zzëâ  :;:2}*2,:3,
rope tempérée et septentrionale, dela Médi- Z;.§§f}§ï;_ï:§§}g_ ~
terranée_à_la Scandinavie, Caucase. Toute , ;•':j:;fg'§:;É1¤;:2; `
la slbéflê ]usqu’en Corée, Tsushima. Intro- /' .·:¤j·§:;·_ •?e;·;*,;.= ‘\
duit en Nouvel1e·Zélande (Cunx). §gÈ;'È;¤§;';°È,§Z;Z;:€_
Vit à la base du tronc, au collet et sur    
les racines dénudées des Pinus, beaucoup  }£ïÃQ«·.g   ,
plus rarement des Picea. Nidifie générale- t:}?Ã-QQ   
inentsur les arbres affaiblis, abattus. La gale- ' I  f.¤g_§§:§·§ :é•6§§:_'::g;• »
rre maternelle de 8 à 14 cm. est du type lon- ' iijîgfiîîg jojelgëffi ‘
gxtudinal simple, parfois légèrement oblique /4 ;;Z:}=;১`  \
avec une_ encoche basale dilatée. Les gale-  jjëffï
ries larvaires sont très irrégulières, s'entre-  `fjëf"
croisent fréquemment et chevauchent les `2   ·
unes sur les autres. Le système est sous- . _
cortical et impressionne faiblement le bois. Fm" 12h` Hylwœ un Pu-K` O"
Les adultes déterminent aussi de larges gale-
mes nutriciales sous-corticales _ir1·égulières, dirigées de bas en haut sur le
parcours du tronc des jeunes Pins. Des dégâts importants sont signalés dans
les jeunes pépinières et reboisements. Les arbres âgés sont peu sensibles, étant
protégés par Pépaisseur de leur écorce (Banner). Possède une seule généra-
tion par an.
2. Hylastes cunieularius Emcnsou, 1836, Wiegm. Archiv. Naturg.,
I, p. 49. — Rxrznnunc, 1837, p. 180; — Excunorr, 1881, p. 89; —
Banni., 1888, p. 407 et 1924, p. 144 ; — BARBEY, 1901, p. 43 §——REITTER,
1913, p. 52; —— Srnssxvrsnrr, 1931, p. 27;- PFEFPER, 1944, p. 100.
— Biol.: Mumxo, 1916, p. 275; — Bannay, 1925, p. 37; — Svnsstvr-
snrr, 1934, p. 207 ;—Ecxs·rEm, 1935, p. 643.
Syn.: rofundicollis REITTER (in parle).
Voisin de H. afer Pavx. (v. p. 128). Les fossettes clypéales sont identi-
ques à celles de l’espèce précédente, mais la carène frontale est plus courte
et ne dépasse guère les fossettes (fig. 121). Vertex impressionné au-dessus

130 cottorrànss scomcrrnes
du front. Pronotum à maximum de dilatation en son milieu, couvert d’une
ponctuation serrée avec une carène médiane bien dessinée et étroite.
Interstries à fond cuticulaire lisse, non réticulé, ruguleuses dès la base des
élytres et à ponctuation peu apparente. Petites soies obliques visibles et
disposées en deux ou trois rangées, squamules minuscules, collées, à partir
de la rotondité de l’élytre. Coloration noire avec une large tache rous-
sàtre constante en avant du pronotum. Antennes entièrement rougeàtres
comme les tarses.
Plus rare et plus localisée que l’espèce précédente, principalement distribuée
en France dans les massifs montagneux, mais s’acclimate progressivement
dans les plaines du Nord et du Centre.
Bassin de la Seine (Banni.), Grignon (Banner-rowsxv), Urléans (J. Snxzvria-
lZr..~.1ms-D1-:v1r.1.1a), Sapinières de l’Orne (id.), St·Martin-de-Vésubie (A.-M.)
(llosrxcnn), Gérardmer (Vosges) (coll. Gmzmen), Jura (n’OnnxcNY), Nyons
(Drôme) (Rxvoux), les Fontaines (Hte-Savoie) (Gmnun), Le Boron, Madone-
de-Fenastre (A.·M.), Dent de Crolles (Isère) (Fncmez), Sainte·Baume (Cao-
n.w·r), Pyrénées, Massif Central. — Non signalé en Corse, Jura suisse, jusqu’à
1.200 m. (Bannay). Grande-Bretagne, Allemagne, Bohême, Carpathes, Scan-
dinavie, Pologne, Russie centrale et septentrionale, littoral de la Baltique,
Sibérie.
Vit presque exclusivement sur Picea ercelsa, nidilie sur la base du tronc et les
racines principales. Signalé accidentellement sur les Pins et le Mélèze.
Biologie du même type que celle de H. ater, avec une galerie larvaire sous-
corticale plus courte (cf. BA imm). L’adu1te s’attaque Souvent au collet des
jeunes arbres dans lesquels il détermine de profondes morsures nutriciales
ou de régénération provoquant la destruction complète des jeunes semis et
des plantations naissantes.
H. batnensis Bms., vivant sur le Cèdre en Afrique du Nord, est très
voisin de cette espèce.
3. Hylastes attenuatus Emcusorz, 1836, Wiegm. Arch. Naturg., I,
p. 30. — Excm-roms, 1881, p. 12 ; - BEDEL, 1888, p. 407 et 1924, p. 144;
— Banner, 1901, p. 44; - Rairran, 1913, p. 52; ——- Srassivrsnrr,
1931, p. 27; -- PFEFFER, 1944, p. 102.
Syn.: opacus Rarz. (non Enicnsorz).
Le plus petit des Hylasies de notre faune ne dépasse généralement
pas 2 mm. Se reconnaît facilement à la coloration noire très mate du
pronotum, souvent rembruni aux deux extrémités, et brune, mate des
élytres. Carène du pronotum saillante, tranchante. Le front porte en
son milieu une dépression médiane comme H. anguslaius Hz-:r.Bs·r dont
il se distingue facilement par une seule rangée de granules en relief sur
les interstries (fig. 129). Ponctuation des stries très régulière, formée
de gros points circulaires, rapprochés et peu profonds. Absence de squa-
mules sur la déclivité.
Distribué dans toute la France où il est commun, en montagne comme
en plaine; s’acclimate progressivement dans toutes les plantations de Pins.
Bassin de la Seine (Banni.) (A. R.); Bois de Rouvray (S. P.) (Donnez),

scowrmns. - nvnasrns 131
Grignon (S.·et-O.) (Bamcuowsxv); Forêt de Fontainebleau (Banni.); Be-
sançon (A. MAUm..mc) ; Jouy-le- ' È
Comte (Vendée) (Mnvnunc); Mt. —   _
Ventoux (Cnoniurr); Le Beausset "  
(Var) (Srnrry), Brout-Vernet (Allier) `,ë£?g·i`·z  
(nu Buvssorz), Mandelieu, La Ro-  
quette-s-Siagne (A.·M.), Verneuil· ~.,   v,~·’
S·V1€nne (Hte-Vienne) (H0r··rMANN),     Ã _·»
NICS, Ventoux, Ste-Baume, Camargue, en   _;,· $,3 
Montfaucon (Hte-Loire) (FAGNIEZ), 4    li;  
Gironde (TEMPÈRE), Samatan (Gers) , · `   __v_  
(CLERMONT), Monte d’Oro (Corse) "‘,Ã   " 'fig;,.;:·,_·;5g,;;,;z,;;,_._l
F V' (3 P - · ,·   ·.·· 5   »
( Acmnz), 1zzavone( orse) ( sur \ O,.   SNT.  
ran). —— Grande-Bretagne, Europe " f 7è,,,g   U
centrale et méridionale, Russie occi· , ·    
dentale et mémdlonale, Caucase. F     ····
. · . ·   î         —·
Vit exclusivement sur les Pmus, Ã   (_
mdxfie dans les THCIHCS supérieures ,/'   `\
d€S ]€11I16S sujets et au-dessus du  
collet entre le premier et le second      
verticille (Banner). Couloir de ponte     ij
très com- . . É",   ‘?’
UDG 861118 génêratlûh par an. j  xl-·:     (
" `*¤"I'ri"?": É   1 <"‘1
4. Hylastes hnearis ERICHSON, ·‘<.îÉ‘aî‘,gÈ*;)® É! \ iq
1836, Wiegm. Arch. Naturg., p.49.
— EICHHOFF, 188]., p. 9 ; — BEDEL, F11: 1t29· z- Hzgasîîl altenuëzëw Eichli. Cf
1888, p` 407; __ REITTER 1913. e s rue uie c ytre (r s grossic).
p. 53. -— Biol.: Psnms, 1852; —
PEYEn1M1~1o1··r, 1919, p. 252; — Pmarrizn, 1944, p. 102.
Syn.: variolosus Psnms.
Forme très allongée, pronotum noir ct luisant, rcmbruni en avant,
élytres bruns très foncés ou noirs, mats. Pronotum à ponctuation gros-
sière formée de gros points souvent oblongs enfoncés dans des sillons
linéaires. Carène nulle ou lisse. Bord antérieur des élytres droit, non
rentré au niveau de l’écusson (fig. 125). Interstries plates, sans relicl.
plus étroites que les stries, granuleuses ;en dehors des soies courtes ct
dressées, on observe de fines squamules couchées à partir de la déclivitè
jusqu’au sommet, surtout visibles le long de la suture. Entre les points,
la cuticule apparaît sous fort grossissement comme finement réticuléc.
Stries formées de vros oints sé ares ar un es ace inférieur à leur
d_ ¤ P P P P
iamètre.
Asse; commun dans toute la France. _
Bassin de la Seine (Bnnm.), acclimaté (H.), D83U.V1ll(î(FAUVEL), Landes.
Region du sud·ouest Pnmus , Gu'an, Parem u`ac (Gironde) ('l`¤MP¤m·:).
J P J
Le Beausset (Var Sxnrrv La Ste-Baume Var Cnonaur , Ile de Port-Cros
· .
(Var) (BALACHOYVSKY), Arcachon (coll. Dnwusow), Marseille (B.rz.«vcoUnr),
Mt-dc~Marsan (Lenoir), Oredon (Htes-Pyr.) (DESPAX), Vence (A.·M.) (Horr-

132 COLÉOPTÈRES scowrinss
MANN), La Napoule, Siagne (Sr-Arnm), Hyères (Var), Agay (Var) (Priarrz-:11),
Samatan (Gers) (Crnnmorrr), Corse (coll. Gnsmnn, Prnrrr-zn). — Grande-
Bretagne (Mmsno), Sicile (Rscusa), Istrie (Wrcnmmm), Grèce, Pologne,
Russie occidentale, Europe moyenne et méridionale.
Vit sur divers Pinus et surtout sur Pinus maritime et Pinus halepensis
(Midi) en France. Espèce à affinité méridionale et méditerranéenne.
Biologie encore mal connue.
ssp. cottîcîpetda Enrcnsorr 1836. Differe de la forme type par une ponctua-
tion plus grossière des stries dont les points sont plus gros, des interstries
plus étroites, ornées de rangées de soies plus fournies, plus raides et régulières.
On observe de nombreux individus présentant des caractères intermédiaires
et la valeur de cette sous-espèce reste douteuse.
5. Hylastes angustatus Hemssr, 1793, Kâfï. Eur., V, p. m. — Eicm-iorr,
1881 ;— BEDEL, 1888, p. 407 ;— REITTER, 1913, p. 53 ;- Sressivrsarr,
1931, p. 28; -— P1~·E1=1=·E1=., 1944, p. 102.
Coloration noire, légèrement luisante sur le pronotum, mate et sui-
feuse sur les élytres. 2,8-3,2 mm.
Voisin de opacus avec lequel il peut être confondu, s'en distingue en
dehors des caractères précités (v. clef) par une interstrie juxtasuturale
très étroite dans son 1/3 antérieur, pourvue d’une rangée de granules
espacés minuscules sans aucune trace de ponctuation.
Commun dans toute la France y compris la région méditerranéenne, dans
les forêts de Pins spontanées et subspontanées.
Bassin de la Seine (Bnmat), La Chapelle-s-Mesmin (Loiret) (A. Mnunmmc),
iles de la Loire (Bsucnowsxv), Marseille (Sxerw), Montpellier (Lavncrn),
·Mesland (L.·et·C.),_ Arcachon (Temrànn), Ventoux, Ste-Baume, Maures, le
Lavandou, Aix-en·Provence (Facmnz), Puget-sur-Argens (Var) (Horrnnmv),
Samatan, Lectoure (Gers) (CLERMONT) — Corse. Europe centrale et méri-
dionale, Grande-Bretagne, Pologne, Russie occidentale, Caucase.
Vit sur les Pinus, principalement sur P. sylvestris et P. maritima en France,
parfois sur Picea excelsa.
Nidifie à la base du tronc et sur les grosses racines des arbres maladifs ou
abattus. Une seule génération par an.
6. Hylastes opacus Emcuson, 1876, Wiegm. Archiv. Naturg., I, p. 51.
— Eicrmorr, 1881 ; — BEDEL, 1888 p. 408 ; —— Rnrrren, 1913, p. 53 ;
—- Srnssivrszrr, 1931, p. 28.
Syn.: simples: REY.
Noir et mat, sans reflets. Proiiotum à carène médiane lisse, ou à très
faible relief suivant les individus, ponctué de points arrondis réniformes,
entre la ponctuation la cuticule apparaît finement réticulée. Elytres
deux fois et demie plus longs que larges. Interstries à relief marqué,
à granulation confuse, surtout à la base, raboteuse et à faible relief sur
le disque et la déclivité. Pilosité faible et éparse ; une seule rangée de
soies, surtout apparente sur la déclivité et absence totale de squamules
sur les élytres.

scotvrmniz. — x-xvwncmn 133
Voisin de anguslalus avec lequel il peut être confondu, s’en distingue
en dehors des caractères précités par une interstrie juxtasuturale rela-
tivement plate et large dans son 1/3 antérieur pourvue de points minus-
cules devenant progressivement granuleux de l’avant vers l’arrière.
Assez rare en France où il est principalement signalé dans le Nord et l’Est
ainsi que dans les Alpes; existe vraisemblablement dans tous nos massifs
montagneux.
Bassin de la Seine (Benm.), Metz, env. Reims (coll. DEMAISON), St·Dié
(Vosges) (P. Hncnnr), Mer-s-Loire (L.-et-C.) (Sr-Atsm), Arcachon (Larson),
Angers (Horrmmn), Combas (Hte·Vienne) (F Acmaz), La Louvèze (Ardèche),
Valence (Drôme), La Bastide (1.350 m.) (Var) (Hor1··M.41~rN), Morceux, Conti
(Landes) (Cmnmoivr), Vizzavone (Corse) (Prsrrnn). — Belgique, Grande-
Bretagne, Suisse (Banni-:v), Europe centrale et septentrionale, Allemagne,
Pologne, Ukraine, Sibérie, Corée, Tsushima.
Vit sur les Pins et principalement sur P. sylvestris avec lequel il s’est répandu
dans le Nord et le N. O. de la France (J. SAIN’I`E·CLAlRE·DEVILLE). _
Nidifie dans les racines principales et à la base du tronc, souvent signalé
en compagnie de H. ater avec lequel ses galeries sont entremêlées. Une seule
génération par an. _
Tribu des Hylurgina.
Tribu homogène groupant des insectes à rostre court ou prononcé, à bor-
dure clypéale épaissie, au corps dépourvu de squamules et élytres ornés
de soies longues, isolées ou groupées. Tous vivent aux dépens des Conifères.
TABLEAU DES GENRES.
1. Bord antérieur du pronotum obtusément rentrant vers le milieu.
Massue de 4 articles, de forme subquadrangulaire, aplatie sur ses
2 faces (fig. 96). Funicule de 5 articles à 2** article plus long ou aussi
long que le le'. Taille supérieure à 5,5 mm. . (P. 134) Dendroctonus.
— Bord antérieur du pronotum droit ou à peine ondulant vers le mi-
lieu. Massue ovoîde, pointue ou émoussée. Funicule de 6 articles En
2¤ article plus court que lc l" (fig. 99). Taille inférieure à 5,5 mm.
.............................. 2.
2. Pronotum aussi large ou plus large que long. Pilosité des élytres
formée de soies isolées fines et souples également réparties et jamais
groupées en brosse à l’extrémité (fig. 97, 98). Métasternum plus
court que l’abdomen ........... (p. 135) Blastophagus.
—- Pronotum plus long que large. Pilosité des élytres irrégulièrement
répartie, formée de soies raides et longues, éparses sur les deux
tiers de l’élytre et groupées en touffes formant brosse de la décli—
vité à l’apex (fig. 130, 130 bis). Métasternum aussi long que 1’abdo—
men ..................... (p. 137) Hylurgus.

134 COLÉOPTÈRES scovrrmns
Gen. DENDROCTONUS ERICHSON, 1836.
(Archiv. f. Naturg., I, p. 45.)
Oblong, pronotum plus court que les élytres ; coloration très foncée,
uniforme, presque noire, reflets lustrés. Antennes à funicule de 5 articles.
2s plus long que le 1°T, 5° évasé. Massue de 4 articles subquadrangulaire,
aplatie sur ses deux faces. 1°T article sensiblement égal aux trois derniers
réunis (fig. 96). Vertex pourvu en son milieu d’une suture médiane.
Pronotum à bord antérieur obtusément échancré, rétréci en avant, gros-
sièrement ponctué sur toute sa surface. Ecusson très réduit. Elytres
aux stries formées de gros points régulièrement espacés, interstries gra-
nuleuses, hérissées de soies dorées, lustrées, fines et denses, totalement
dépourvues de squamules.
Ce genre, si richement représenté en Amérique du Nord (23 espèces),
ne comprend qu’une seule espèce paléarctique signalée dans l’est de la
France.
1. Dendroctonus micans KUGELMANN, 1794, Schneid. Mag., V, p. 523.
— Enxcnson, 1836, p. 53; —— Rxrzenuno, 1839, p. 217; — CHAPUXS,
1869, p. 35 ; — LINDEMANN, 1875, p. 213 ; — BARBEY, 1901, p. 36 ; —
Horxms, 1909, p. 145; — Rnrrtren, 1913, p. 281; — Srnssrvrsnrr,
1931, p. 35. —— Biol. : Umuci, 1873, p. 150; —— ALTUM, 1881, p. 262; ——
Junsrcn et Nrrrcmz, 1889, p. 458 ; -—— PAULY, 1892, p. 253 ; — SÉVERIN
et Bn1c1·xE·1·, 1901 ; — Bnumscrr, 1903, p. 152; —— SÉVERIN, 1908; —
Koen, 1909, p. 319 ;—— Horxms, 1909, p. 146 ; — BARBEY, 1925, p. 74.
Espèce de très grande taille (CT 6-6,5 mm. ; Q 7-8 mm.), entièrement
noire et luisante avec les antennes et les tarses rembrunis. Front pubes-
cont. Elytres à pubescence formée de soies fines, souples, dorées dressées,
réparties sur les interstries, Q à base granuleuse à partir de la déclivité.
Dessous du corps couvert de soies fines, particulièrement fournies sur
lc milieu de l’abd0men.
Espèce inféodée aux grandes forêts boréales euro-sibériennes, s oradique-
ment signalée en France dans les pessières d’Alsace, du Haut·Jli)ira et des
Alpes où elle atteint son extrême limite occidentale de répartition. Maîche
(Jura) (LÉVEILLÉ), Romoray (Doubs) (J. SAINTE·CLAIRE·DEVILLE), Gérardmer
(DUBUYSSON), Pietournemer (Vosges) (Puron), Isère, Seynes (B.-A.) (Pic),
Mt. Ventoux (Tm-momo). -- Suisse, Belgique, Luxembourg. Toute l’Europe
centrale et septentrionale, s’étend à l'est jusqu’er1 Baïkal, manque dans toute
l’Europe méridionale.
Vit principalement sur Picea excelsa, secondairement sur Abies, Larix,
et les Pinus.
Nidifie sur toute la longueur du tronc, mais surtout à sa base près des
racines, beaucoup plus rarement sur les grosses branches. S’attaque princi-
palement aux sujets maladifs ou blessés, mais peut évoluer également aux
dépens d’arbres parfaitement sains et vigoureux. Le couloir d'entrée est

SCOLYTIDAE. — BLASTOPHAGUS .135
large, entouré d’un tube de résine solidifiée atteignant souvent plus d’un
centimètre. La femelle creuse dans Pépaisseur de 1’écorce plusieurs couloirs
familiaux successifs, de forme irrégulière, où elle dépose 20 à 25 œufs. La
totalité de la ponte est de 150 œufs environ, répartis sur plusieurs systèmes.
Les larves agrandissent les logettes qui atteignent 20-25 cm. et se remplissent
de sciure excrémentitielle. Il n’existe pas de galeries proprement dites, chaque
système comprend une famille de larves qui se transforment in situ.
Signalé comme très nuisible à l’Epicen en Belgique, en Europe centrale
et orientale  
Gen. BLASTOPHAGUS Erci-morr, 1864.
(Europ. Borkenkâf., p. 101.)
Syn.: Myelophilus Excrm., 1878 (2).
Insectes de taille moyenne, de 3 à 5 mm. allongés, pronotum incliné
en avant par rapport aux élytres, forme avec ceux·ci un angle obtus
(profil). Antenne à massue ovoîde de 4 articles dont le l" est le plus
développé. Funicule de 6 articles, dernier dilaté. Front à carène médiane
saillante ou simplement indiquée avec une fossette faiblement prononcée
au-dessus du clypéus. Bordure clypéale épaisse. Stries formées de gros
points régulièrement espacés, interstries chagrinées. Pilosité formée de
soies souples, longues et dressées, peu denses, réparties sur le pronotum
et les interstries, à base granuleuse, à partir de la déclivité. Coloration
noire uniforme ou noire avec les élytres bruns.
Inféodés aux Conifères.
Ce genre comprend 5 espèces paléarctiques dont 2 seulement habitent
I’Europe et la France.
TABLEAU mas Esràcns.
— Deuxième interstrie déprimée à Pextrémité de la déclivité, totale-
ment dépourvue à ce niveau de soies à base granuleuse (fig. 97).
3 à 5 mm .................... 1. piniperda.
-— Deuxième interstrie non déprimée et pourvue de soies à base granu-
leuse sur toute la déclivité de l’élytre (fig. 98). 3,8-4,5 mm. 2. minor.
1. Blastophsgus piniporda LINNÉ, 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 355. —
Rmrznnuao, 1837, p. 178; — WOLLASTON, 1865, p. 45; — Eicx-morr,
i88·, p. 108;- Banni., 1888, p. 409 ; —- BARBEY, 1901, p. 49 ; -— Biarr-
TER, 1913, p. 48; —- KnAUssE, 1920, p. 160; — Srrzssrvrsiarr, 1931,
p. 37 ; — Scnznr., 1946. — Biol. : GUÉRIN·MENEV1Ll.E, 1852 ; — Permis,
1856, p. 208; — KLEINE, 1907, p. 150; - Pnrnnmnorr, 1919, p. 251 ;
— Kmiussrz, 1922, p. 5;- S'rAm<, 1927, p. 15.
(1) Aux Etats·Unis, D. ponderosaa Hom:. ot D. montirolae HOPx. causent des ravages
considérables aux peuplements de Pins.
(2) Nom changé par EXCHHOFF cn 1878 (Stett. ent. Zeit., 1878, p. 399), mais non retenu
par la plupart des auteurs.

136 cotéorrànrzs SCOLYTIDES
Syn. : lesiaceus Fxnn. ; analogus Lac. ; desiruens (Hylurgus) WOLLAST.
Entièrement noir ou à pronotum noir et élytres bruns avec les an-
tennes et les tarses rougeâtres (1). Front glabre ou brillant, faiblement
pubescent, grossièrement ponctué, caréné en son milieu. Pronotum lui-
sant, plus large que long, rétréci en avant, à bord antérieur à peine ondulé
en son milieu, couvert d’une pilosité formée de soies très fines, souples,
claires et dressées, surtout visibles de profil, à ponctuation grossière et
espacée, formées de gros points enfoncés, devenant ruguleux sur les côtés.
Ligne médiane plus ou moins nette suivant les individus, souvent réduite
à une petite surface lisse sur le disque. Bords antérieurs des élytres à
granules dressés, débordant sur les épaules des premières interstries.
Stries formées de gros points régulièrement espacés, interstries ruguleuses,
ponctuées, très faiblement pubescentes ou glabres sur leur tiers antérieur,
puis progressivement hérissées de soies souples à base granuleuse sur la
déclivité. Extrémité de la 2° interstrie lisse, dépourvue de granules et
légèrement afïaissée (fig. 97).
Très commun dans toute la France, y compris la région méditerranéenne
où il pullule dans toutes les forêts et les bois de Conifères. Toute la région
paléarctique jusqu'au Japon. — Caucase, Algérie, Madère (Wor.r..4s·roN) —
Canaries (Rnrrrmz). Introduit aux environs de New-York (Cnnmnmuru).
L Vit sur tous les Pinus et Picea ezcelsa, moins fréquemment sur Abies et
arm:.
Nidifie à la base des troncs, principalement sur les arbres à écorce épaisse
dans la profondeur desquels les galeries sont forées. S’attaque indifféremment
aux arbres sains, maladifs ou dépérissants. La galerie maternelle de 8 à 10 cm.
est du type longitudinal simple, entièrement sous-corticale ; les galeries lar·
vaires, au nombre de 100 à 120, sont irrégulières, sinueuses, souvent entremêlées
et désordonnées. Le système impressionne très faiblement le bois. Sur le par·
cours de la galerie maternelle, on observe toujours 2 à 3 « trous d’aération »
d’où s’écoule un bouchon de résine solidiiiée. Deux générations par an en
France tempérée. A l’automne, les adultes des deux sexes vont se loger dans
les pousses des jeunes pins, qu’ils minent en pleine moelle sur une longueur
d’une dizaine de centimètres et font rapidement dépérir (fig. 26 bis). A l’ap-
proche de l’hiver, ils s’échappent pour s’abriter sous les vieilles écorces, au
pied du tronc, dans la mousse ou sous les feuilles mortes. La première sortie
a lieu en avril. Espèce très nuisible à l’éc0nomie forestière, entrave les déve-
loppements des jeunes reboisements et détruit les arbres en pleine croissance
dont l’écorce se détache par larges plaques.
2. Blastophagus minor Hanrxc, 1834, Fortsl. Konserv. Lex., p. 443. —
Rxrznnuno, 1837, p. 177; -— Eicnnorr, 1881, p. 20;- BEDEL, 1888,
p. 409; — Banner, 1901, p. 51 (biol.); — Rnrrrnn, 1913, p. 48; —
Lame, 1923, p. 268;- Srnssrvrsnrr, 1931, p. 38 ; -— Scmzm., 1946. —
Biol. : Pnnms. 1856, p. 208 ; — Arxrum, 1890. p. 51 ; -— MILAM, 1893,
p. -10.
Syn. : corsicus EGGERS, 1911.
(1) Insectes ayant atteint une complète maturité.

scowrinxa. — uvwneus 137
Caractères généraux, coloration et forme du corps identiques à ceux
de l’espèce précédente. Plus petit, atteint très rarement 4 mm. Les indi-
vidus entièrement noirs sont rares. Diffère très peu de piniperda en dehors
du caractère de la 2E interstrie (cf. supra) (fig. 98). Prothorax à ponc-
tuation plus fine et plus éparse.
B. corsicus Eocnns, connu seulement du type unique, ne diffère par
aucun caractère de B. minor Hsrvrrc. REITTER (cf. 1913) le considère_
comme une simple « forme méridionale n (südliche form) de minor que
J. SMNTE-CLAIRE-DEVILLE signale comme assez commun en Corse.
Scrusnr. admet également la synonymie entre minor et corsicus après
avoir étudié le type de Econns.
Plus rare que piniperda, à répartition aussi vaste, existe dans toute la
France, très commun dans les forêts de l’Ile·de·France (Fontainebleau, Ram-
bouillet). Vit plus spécifiquement sur les Pinus, accidentellement sur Abies
et Picea, ne paraît pas avoir été signalé sur le Mélèze. Corse (A. C.) (J. SAINTE'
Cutrnn-Dnvxun). — Grande~Bretagne (Lame). Toute la région paléarctique
§ cqimpris le Japon (Knmnn), Caucase. N'a pas été signalé en Afrique du
or .
Biologie très différente de piniperda. Nidifie sur le haut du tronc et les
gros ses branches, dans les écorces minces ; les galeries de ponte impressionnent
fortement le bois, elles sont du type transversal en accolade, chaque branche
mesure 3 à 10 cm. et aboutit à un vestibule central excentré. Le système est
toujours régulier, mais il n'existe parfois qu’une seule branche. Les galeries
larvaires sont perpendiculaires aux galeries de ponte, courtes, assez espacées
les unes des autres. Les adultes s’attaquent également aux pousses de Pins
à l’automne et provoquent les mêmes dégâts que l’espèce précédente. Une
ou deux générations par an suivant le climat et l’altitude.
Gen. HYLURGUS LA·rm;n.1.E, 1807.
(Gen. Crust. Ins., II, p. 274.)
Cylindrique, allongé, prothorax nettement plus long que large. Elytres
à bords parallèles. Antennes à funicule de 6 articles dont le l" est glo-
buleux, les autres progressivement évasés vers la massue, celle—ci est
pyriforme, de 4 articles dont le l" est aussi développé que les trois autres
réunis (fig. 99). Front déprimé transversalement en son milieu, tuberculé
ou caréné au niveau du clypéusl Pronotum grossièrement ponctué, à
carène médiane nulle ou sans relief. Hanches antérieures contiguës. Tibias
larges, robustes (fig. 32). Bord antérieur des élytres faiblement arqué,
presque droit, fox·mé d’une seule rangée de granules. Interstries rugu-
leuses. Extrémité des élytres brusquement afïaissée à partir de la
déclivité.
Les interstries de la déclivité sont ruguleuses, couvertes de soies souples,
longues, obliques ou horizontales formant brosse. La 2¤ interstrie est légè-
rement afïaissée chez le C3', mais de stmcture granuleuse identique aux
autres (fig. 130 bis ·A), nettement plus creusée chez la Q (fig. 130 bis B)

138 cox.Éox>·rÈmzs scotvrxnxzs
où les granulations disparaissent pour faire place à une ponctuation irré-
gulière.
Pilosité irrégulière, faible sur le thorax sauf sur les côtés et la moitié
antérieure des élytres, très fournie à partir de la déclivité.
Insectes de taille assez grande, 3,8-6 mm., dc couleur sombre, bruns
ou noirs, inféodés aux Conifères.
Ce genre, qui ne groupe que 3 espèces dans la région paléarctique, sc
rapproche morphologiquemcnt et bnologiquement des H ylurgopma ; 2 espè-
ces françaises.
TABLEAU DES Esràcns.
— Long. 5-5,5 mm. Pilosité latérale du pronotum (vu en dessus) plus
longue que celle des côtés des élytres (fig. 130). Triangle gulaire
pourvu d’une dépression marquée à son sommet (fig. 131 bis, A) . .
........................ 1. ligniperda.
-— Long. 3,2-4,4 mm. Pilosité latérale du pronotum (vu en dessus)
de même longueur que celle des côtés des élytres (fig. 131). Triangle
gulaire dépourvu de dépression à son sommet (fig. 131 bis, B) . .
.................. . ...... 2. Mîcklitzî.
È? . .   1. Hylurgus lîgnîperda. Fsnmcms, 1792,
  ~=~' Ent. Syst., I (2), p. 376. —— E1c1—11—1o1=·1=·,
  [/ 1881, p. 18; —- BARBEY, 1901, p. 48;
`   ja / — Rmrren, 1913, p. 49 ;—— Banni., 1888,
N _—`   ‘:§;=ï,, "   p.391 et 409; 1924 suppl., p. 145;-
Q  3$~f,;:" "`  7   ’ ·
Èîë    gîi,;·,=iî  L J  SPESSIVTSEFF, 1931. — Biol.: Pnnms,
` T  É' É;-ÃÉÉ    É ’ 1856, p. 204.
- t"~f:¤· «'  "*
—· ·_âÃzÉl§zç§?;    _. Syn.: clongafus Hnmasr, 1793.
I :   Coloration générale du corps brun noir
  avec les antennes et les tarses rougeâtres.
  `'i~ (È  Front à ponctuation grossière formée
f      ( de gros points rapprochés et peu pro-
g'     fonds, lui donnant un aspect ruguleux.
rs? e- - rî,. .è_\:.<··» ‘ \ , · »
É?   `wv Nettement deprime transversalement en
 îpèrêëé    \ son milieu, recouvert d’une pubescencc
 ,    dorée, surtout visible de profil. Pronotum
  -= :,   ., . . .
   V    : \•. grossierement et umformement ponctue
«.  P ` ,. sf"  J- ` ·
-l,_·    É  kg sur toute sa surface par de gros points
   ,l,.g(;ig§,f;igg3, `§j;Èï.$ `ë`É*î rapproches de diamètre irrégulier et peu
[  I c   }* ` profonds. Ligne médiane lisse, non relo-
fr `   É " l vée,généralement entière.Bord postérieur
,, Tà $.lag£¤a.S1. du pronotum droit, régulier. Crête gra-
HI l_ _ 2 FO, nuleuse du bord antérieur des élytres
Fm'130" y argus 'gmpma ' ' étroite, noire, faiblement arquée dc
chaque côté de l’écusson. Stries formées d’une rangée de gros points circu-

SCOLYTIDAE. — mmuncus 139
laires peu profonds et régulièrement espacés. Interstries larges, mais rugu-
leuses, chagrinées. Extrémité des élytres à déclivité assez brusquement
afïaissée, creusée en fossettes entre la lm et la- 3° interstrie ; cette
première est soulevée à ce niveau et borde la suture. Pilosité irrégulière-
ment répartie, très fournie à partir de la déclivité des élytres où elle forme
de véritables brosses denses de poils dorés et horizontaux. Sur les côtés
du prothorax, les soies sont moins nombreuses, mais nettement plus
longues que celles des côtés des élytres (vu en dessus) (fig. 130).
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‘· A o 4%,
FIG. 130 bis. — Hylurgus lignîperrln F.. A) Déelivifé des ëlyfres (j' ; B) id., Q.
Toute la France et la Corse dans les forêts de Pins, très commun par en-
droits. Quimper (J. SAINTlë'çL.\IRE·DEVILLE), Bassin de la Seine (Banni.);
littoral dc la Charente maritime (A. M`AUBLANC), bois du Rouvray (S.·Inf.)
(DUPHEZ). _ t
Maures et Estérel (nu Buvssox), Antibes, Cannes, Biot (llorrmmw),
Juan-les-Pins (BALACHO\VSK}’), Ste-Baume (Cnosiwr), Banyuls (Pyr.-O.)
(ltonnnxcn), Arlac, La Teste (Gironde) (TEMPÈRE), Bascodon (H.-A.), Ventoux
(lïxcxxnz). Lamotte·Beuvron (L.-et-C.) (Cniavatnrian), Royan (Charente·lnf.)
(R. Lanox), Bormes (Var) (Rxsaur), Ajaccio (Corse)_(Vo¤oz).
Commun dans toute l’Euro e tem érée et certains omts de l’Euro e
. . . . P P . , P . . . P
méridionale. Russie (Bassin du Volga), Crimee, Caucase. Italie, Sicile, Madere

140 conéorràaas scomrrrnias
(introduit). Fait défaut en Afrique du Nord où il est remplacé par H. mick-
litzi WACKTL. I
Paraît vivre exclusivement aux dépens des Pinus à la base du tronc desquels
il nidie, enfonçant ses galeries obliques dans l’épa1sseur des grosses écorces.
Peut également évoluer sur_les grosses TKCIDCS dénudées. La galerie maternelle
mesure 10-16 cm., les galeries larvaires sont nombreuses, irrégulières, longues
et entremêlées.
2. Hylurgus Mîcklitzi Warci-ri., 1881, Deutsche
ent. Zeit., p.221.——BE1:•EL, 1888, p. 391, note 1 ;
l ; ; ·—‘RE1TTER, 1913, p. 49;- Krem, 1914, p. 16;
É ç' ·—— Eccens, 1911, p. 186 ; - Pnvnmmnorr,
ij ; 1919, p. 252.
fi Très voisin de ligmperda, mais considéré à
——·§ WL tort comme une forme méridionale ou appauvrie
zîi Q:. (« Hungerform ») de H. ligniperda F. Se distin-
— 4+ ij gue de cette dernière espèce par sa taille toujours
çi   plus petite et les caractères précités (fig. 131).
À È Le triangle gulaire est plus large et dépourvu de
`ll il dépression à son sommet (fig 131 bis B)
êî E ' '
"Ã M?-rl-/·)?.; im   Ne se trouve en France que dans la région médi-
î((gli·("· / l·‘îl' \ terranéenne et méridionale. Hyères, lle de Port-Cros
" `   ` et du `Levant (Var) (Banacnowsxv) ; Marseille
à' (Tr . · ` ~\` (ABMLLE DE Pnnnm), Mandelieu (H01=1=MANN).
0 1%*** l 1 Nîmes, Avignon (Cnonnur), La Bonde (Vaucl.)
—········' (Facmrez), Le Beausset (Srnrrv).
FIG_ BL _ Hylwgus Europe méditerranéenne, Qalmatie, (Grèce, littoral
Mickmzi w,,,,ht_, djAs1e mineure, Caucase, Afrique du Nord. En Algé-
silhouetto. rie-, cette espèce, largement repartie sur le httoral,
suit le Pm d’Alep Jusque sur les Hauts-Plateaux
(Tiaret) (Przvanimnorr).
Vit exclusivement sur les Pinus et principalement sur Pinus halepemis.
Dans la mesure où il est connu, le comportement de cette espère paraît très
proche de celui de H. hgmperrln F.
. __ — ._;;»,:;;— -*2; 9, g
\i··`à`_'î£r·;“rI   ,'·`
y’l /-   N5"   \\ //
5% .6 .~i*È€·? ”¤`·<*i<W>«??‘ ~   ~.  4
`     ·'”? '   l..` ê = . .»·   gta
_ j;u_2?¢:‘  E) z". É}   ;_r , _] â' _  —· }à(;;ài—;,;ë<1\·
.;-H I l V È '-.  °·  ' Q t".,
‘     A B  
FIG. 131 bis. — A) Hylurgus ligniperda F. ——- B) Hylurgus Mikklitzi WACHT·,
détail de 1a. zone gulaire.

SCOLYTIDAE. - rotvcmrnus 141
Tribu des Polygraphina.
Tribu comprenant 3 genres paléarctiques à habitat varié, aux mœurs
polygames, et creusant des galeries du type étoilé. Pronotum et élytres
recouverts d’une squamulation très dense, formée de squamules imbri—
quées et couchées.
Yeux fortement échancrés en avant (Carphoborus, Eslcnoborus) ou
divisés en deux masses séparées (Polygraphus); ce dernier caractère
s’accompagne comme chez les Xylolerus d’une massue antennaire uni—
articulée.
TAALEAU DES GENRES.
1. Massue antennaire uniarticulée, foliacée (fig. 133-135). Yeux divisés
en deux masses séparées (fig. 142) ....... (p. 141) Polygraphus.
— Massue antennaire subrectangulaire de 4 articles, à sutures droites,
bien séparées (fig. 136). Yeux échancrés,mais non divisés en masses
séparées .......................... 2.
2. Mâle à front creusé d’une fossette centrale circulaire, tapissé de
soies jaunes empâtées, très denses, disposées en couronne. Squa-
mules des élytres de deux couleurs, brunes et blanches (fig. 143).
Bordure apicale des élytres serratulée sur tout son pourtour (1).
Interstrie juxtasuturale seule en relief. Dessous du corps entièrement
tapissé de soies collées blanches, empâtées, cotonneuses, masquant
la cuticule. Vit sur les Pislacia ....... (p. 149) Estenoborus.
— -Mâle à front non affaissé, plat, à pubescence fine, en couronne.
Squamules des élytres unicolores, blanches, ou blanchâtres. Bordure
apicale de l’élytre simple, non serratulée sur tout son pourtour.
Iuterstries 1, 3, 5, 7, 9 (fig. 144, 145) séparément ou conjointement
rehaussées. Dessous du corps tapissé de soies filiformes ne mas-
quant pas la couleur foncière de l cuticule. Vit sur les Conifères
................. . . . (p. 147) Carphoborus.
Gen. POLYGRAPHUS Emcr-xsom, 1836.
(Archiv. f. Naturg., I, p. 57.)
Insectes de forme allongée à côtés parallèles, de couleur sombre, noire
ou brune, avec les pattes et les antennes plus claires. Pronotum et élytres
couverts de petites squamules linéaires, plates, claires et nacrées.
d‘ à front plat ou légèrement afïaissé, en triangle au niveau du cly-
(1) I1 importe de ne pas confondre le bord apica.1 dcl’é1y·tre (fig. 143, a) avec le saillie
csplanée et sex·ra·tu1ée que forme la. 7• interstrie chez Carplwborua pini Eromrorv
(¤g• 1441 a)-

142 conxâsorrànzs SCOLYTIDES
péus, pubescent, surtout latéralement, Q à front légèrement bosselé au
centre, et pourvu ou non de granules simples ·ou géminés, plat ou
faiblement affaisse au DIVCHU du clypéus à pilosité faible ou nulle. Yeux
nettement divisés en 2 masses en leur milieu (fig. 142), bordés d’une
surface lisse et brillante contrastant avec la texture rugueuse du vertex
ct des joues. Antennes à funicule de 4, 5 ou 6 articles 5 our les es èces
_ _ P
européennes) court ; massue asymétrique, plate, foliacée, largement,
lancéolée, umartxculée et finement pubescente SUI` les deux fares,
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Fm. 132. — A) Polygwphus subopacus Tuoms. — C) Polygraphus aubopacus Tnoms., squa-
mulation de l’élyt1·e. — B) Polygmphus polygraphus L., squamulatîon de 1’élyt1·c. —
D) Polygraphus grandiclava Thoms., squamulation de1’é1ytre (B, C, D,même échelle).
parfois légèrement ondulée (fig. 133, 135). Pronotum plus large que
lon avec une carène bien mar uée, s uamulé et dé ourvu de ranules
5 P _
en relief. Elytres 2 à 2 1/2 plus longs que larges. Bord anter1eur à crête
granuleuse rectiligne, entière, bien relevée avec des granules secondaires
sur les épaules en rangées discontinues. Ecusson nul. Stries à ponctua-
tion eiïacée en sillon très étroit. Interstries larges, plates, entièrement
squamulées. Granules minuscules disposés en rangées sur les interstries,
présents ou non sur la déclivité. Celle-ci arrondie. Tarses non cordiformes.
Ce genre, qui possède une vaste aire de répartition mondiale,comprend
une quinzaine d’espèces paléarctiques difficiles à distinguer les unes des

sco1.vrmAE. - Ponvomrnus 143
autres, 3 espèces seulement sont signalées en France, vivant aux dépens
des Conifères et des essences feuillues.
` TABLEAU mas Bsrfecns.
1. Espèce de grande taille (p 3 mm,). Pattes sombres comme le reste
du corps. Massue antennaire longue, étroitement lancéolée, presque
aussi longue que le reste de l’antenne y compris le scape (fig. 135).
Front CT droit, Q à peine bosselé au centre sans trace de tubercule;
atïaissé au niveau du clypéus (d'Q). Petits granules des interstries
elïacés, nuls à partir de la déclivité. Interstries tpissées exclusi-
vement de squamules couchées; absence de rangées de squamules
semi-dressées, même sur la déclivité (fig. 132, D). . , ....... _
................. . ..... 1. grnndiclava.
-— Espèce de taille moyenne ou de petite taille (Q 3 mm.). Pattes
claires ou jaunes. Massue antennaire lancéolée ou pyriforme, nette-
ment plus courte que le reste de l’antenne (fig. 133, 134). Front droit
peine aiïaissé au niveau du clypéus. Petits granules des interstries ou ài
visibles sur la déclivité bien que minuscules. Interstries tapissées
de squamules couchées entre lesquelles court une rangée de squa-
mules semi-dressées, espacées, disposées en une seule rangée et
surtout bien visibles dans la moitié postérieure de l’élytre et sur la
déclivité ......................... 2.
2. Màssue antennaire nettement lancéolée, légèrement asymétrique,
terminée en pointe émoussée (fig. 133). Front cf faiblement affaissé
en triangle au niveau du elypéus (fig. 140), Q pourvu de 2 petits
granulés géminés au centre avec une bosse très faiblement pro-
noncée à ce niveau (fig. 141). Insectes coneolores entièrement
noirs ou bruns foncés avecles pattes jaunes ou jaunâtres (fig.132,B).
2,2-5 mm. . ................. 2. polygraphus.
-—- Massue antennaire symétrique, pyriforme (fig. 134). Front droit,
dépourvu de granules chez la Q. Pronotum foncé, noir ou brun-
foncé, élytres plus clairs bruns-rouges, pattes d’un jaune vif.
1,6-2,4 mm. .................. 3. subopaeus.
1. Polygraphus grandiclava THoMsoN, 1886, Ann. Soc. ent. Fr., Bulletin,
p. Lxu. — BARBEY, 1901 ; — Eccrsns, 1906, p. 289; — STRo1—1M1z¥En,
1910, p. 221 ; -—— Muni., 1911, p. 66; — Rxaxrrxzn, 1913, p. 55;- Bou-
vuaa et Lzsma, 1922, p. 826; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 39.
En dehors des caractères précités (cf. clef), cette espèce se distingue
des autres Polygraphus de notre faune par sa taille très régulière, oscillant
toujours autour de 3 mm. Le pronotum régulièrement squamulé est
parsemé de soies souples très fines entre les squamules, visibles jusque
sur le disque; sa carène est entière, bien marquée et saillante, la ponc-
tuation bien visible, régulière et peu serrée. Interstries à fond granuleux,

144
COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
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  I37

scotvrxnas. -- voxxoaarnus 145
larges, recouvertes de 3 à 4 rangées de squaniules eouchées, séparées
entre elles par des stries étroites où court une rangée de soies extrêmement
fines et couchées (fig. 132, D). Absence de granules sur la déclivité.
Cette espèce est répandue dans le Nord, le Centre et 1’Est_ de la France
tempérée et septentrionale et les massifs montagneux du Midi. Elle n’a pas
été signalée jusqu’ici dans l’Ouest, le Sud-Ouest et les_ Pyrénées.
Alsace et Lorraine, Bourg d’Oisans (Isère). St·Martm-de·Vésubie (A.—M.),
(J. SAINTB'CLAIRE·DEVXLLE), Fontainebleau, Rethel (Ardennes) (HOFFMANN) ;
Metz (Moselle) (coll. Wzivcxna) ; Menat (P.·de-D.) (J. SA1N1·1s-Cx..unn-
Davxun) ; Argentières (Hte-Sav.) (Dr. Ronnnr).
Vit principalement sur les Prunus et les Cerasus et vraisemblablement sur
le Cerisier à grappes (Prunus padus L,). Galeries du type étoilé à plusieurs
bras,_localisées dans les grosses branches et le tronc, impressionnant à peine
l’aub1er. Srnonmnvrzn signale la nidification de l’espèce sur Pinus strobus
en Allemagne où la galerie maternelle courte prend une forme transversale.
Ce dernier habitat est exceptionnel.
2. Polygraphus polygraphus Lmmâz, 1758, Syst. Nat., éd. 7, p. 562. —
Excuuorr, 1881 ;— Bannay, 1901, p. 54; - Rnrrrnn, 1913, p. 86; —
Ronm., 1914, p. 189 ; — BEDEL, 1924, p. 145 ;— Srnssxvrsarr, 1931. —
Biol. : Miami, 1895, p. 92 ; — Loos, 1894, p. 477 ; — Bouvnsn et Lasne,
1922, p. 826; - BARBEY, 1925, p. 78.
Syn.: pubescens FABR.
Pronotum luisant, régulièrement ponctué, parsemé de squamules
entremélées de soies fines, à bord antérieur légèrement et obtusément
échancré en son milieu, carène bien marquée sur le disque, effacée en
avant. Elytres à bord antérieur granuleux, doublé de granules débordant
sur la base des premières interstries. Celles—ei uniformément et densément
squamulées jusqu’à l’apex (fig. 132, B). Petits granules visibles sur la
déclivité.
Espèce médio-européenne inféodée aux grandes forêts spontanées d’Epicea,
s`acclimate petit à petit dans les peuplements subspontanés (A. C.), acclimaté
dans tout le bassin de la Seine (L. Bnnnx.), Maisons-Laffitte (Bouvrnn), St-
Fargeau (Yonne) (Lasne), Alsace (Sucunrrn), Cossage (Nièvre) (Lncœun),
Forêt de St-Prix (S.-et-L.) (Bntacnowsxv), Grande Chartreuse (Isère) (Pic),
Vosges (Puron), Entre-deux·G1ers (Isère), Chamonix (H.-S.) (Ptansr),
Boscodon (H.-A.), Ecully (Rhône) (CLERMONT).
N'a pas été signalé dans la région méditerranéenne ni en Corse. Suisse,
Europe centrale et septentrionale, Russie, Sibérie.
Nidifie dans le tronc de Picea excelsa et beaucoup plus rarement des Pinus.
S’attaque aux arbres parfaitement sains et aux sujets dépérissants. Galerie
Fm. 133. — Polygmphus polygraphus L., antenne. — Fm. 134. — Palygraphua subo·
pacus Tnous., antenne. - Fm. 135. —- Polygraphus grandiclava THOMS., antenne. —
Fm. 136. -• Carphoborus mînimus F., antenne. —FxG. 137. —· Liparthrum mori Aubé,
antenne. — Fm. 188. —··Lyma1dor coryli Perris, antenne (face externe). — FIG. 139.
— Lymantar coryli Perris, massue (face interne).

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146 UOLEOPTERES sc0LY·1·1¤1;s
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Fm. 140. — Polygraphus polygraphus L. g", tête. - FIG· 141. - Polygraphus polyg;-a-
phus L. Q, tête. — F10. 142. —- Polygmphus polygmphus L., tête cb pronotum
(profil). -- Fm. 143. -— Estenoborus P81'I"l:S?; C1-IAP., ÀéC11V1È€· — Fm. 144. - C’arpho·
bûrus pini EICHH. C3', déclivité. - FIG. 145. — Carphoborus minimus F., déclivité.

SCOLYTIDAE. —- CARPHOBORUS 147
maternelle du type étoilé avec une chambre d’accouplement centrale d’où
s'écartent 5 à 6 bras. Couloirs larvaires perpendiculaires courts, irréguliers et
souvent entremêlés, le système est essentiellement sous-cortical.
3. Polygraphus subopacus THoMs0N, 1886, Bull. Soc. ent. Fr., p. 11.
— Rnrrrna, 1913, p. 56; — Sassxvrssrr, 1931, p. 39. — Biol. : Liasmz,
1922, p. 267.
Plus petit que les précédents dont il se distingue par sa coloration
et la forme courte des squamules des élytres (fig. 132 A, C). Petits gra-
nules visibles sur la déclivité.
_ lîspèce d’lîJurope_centrale et orientale, rare en France où son aire de répar-
tition reste imprécise. .
Env. Rupt (Vosges) (Purorx); Reims (Mami:). Paraît manquer en Corse
et dans le Midi. Valais, région de Bâle (Suisse).
Toute l’Europe continentale, Russie, Oural, Sibérie.
Nidifie dans le tronc de Picea excelsa, signalé aussi sur Pinus; s’attaque
comme l’espèce précédente indifféremment aux sujets sains et dépérissants.
Se jette de préférence sur les arbres envahis par I ps typo graphus L. en compa-
gnie duque on le trouve fréquemment.
Gen. CARPHOBORUS Eicrmorr, 1864.
(Berlin ent. Zeit., p. 27.)
Insectes de petite taille, 1 à 1,8 mm. cylindriques, allongés, à côtés
parallèles, déclivité arrondie. .
d‘ front pubescent. et plat. Q faiblement pubescent ou glabre, légè-
rement bombé avec, chez certaines espèces, 2 minuscules tubercules
jumelés faisant saillie en son milieu. Yeux réniformes, échancrés en
avant de leur milieu. Antennes à funicule de 5 articles, massue de 4 arti-
cles, de forme subquadrangulaire aux sutures nettes et rectilignes
(fig. 136).
Pronotum et élytres recouverts de minuscules squamules généralement
claires et totalement dépourvues de poils ou de soies. Dessous du corps
pubescent.
Bord granuleux de l’élytre très fortement relevé, rectiligne, à granules
régulièrement espacés et formant pectination. Granules secondaires
présents sur les épaules en 2 ou 3 rangées parallèles et interrompues.
Stries formées de points régulièrement espacés de taille très variable;
souvent partiellement cachés par la densité des squamules. Interstries
saillantes entièrement squamulées. Interstries 1, 3, 5, 7 et 9 séparément
ou conjointement relevées à partir de la déclivité, se soudant par deux
ou par trois avant l’apex. Hanches antérieures contiguês ou subcon-
tiguês, intermédiaires écartés. Tarses à articles allongés, 3* étroite-
ment cordiforme, à peine plus large que les précédents. Dessous du corps
tapissé de soies fines filiformes.

148 coLEoPrÈnEs sconrrinns
Genre richement représenté dans la région paléarctique et néarctique.
Tous les Carphoborus sont comme les Polygraphus des espèces polygames
dont les couloirs sous-corticaux sont du type étoilé et impressionnent forte-
ment le bois. Une dizaine d’espèces sont signalées dans la région paléarctique
dont trois seulement sont connues en France.
TABLEAU DES ESPÈCES·
— Septième interstrie non relevée à partir dela déclivité. 3e interstrie
se soudant à la 9** à l’apex pour former un angle aigu en relief attei-
gnant obliquement Pextrémité de la Pe interstrie. 2€ interstrie effon-
drée à l’apex délimitant une fossette bien marquée entre la 1"' et la
3** interstrie à l’extrémité de la déclivité (fig. 145). . . 1. minîmus.
— Septième interstrie très fortement relevée à partir de la déclivité
rejoignant la 1*** à l’apex en une carène explanée finement serratulée
surplombant en demi-cercle le bord apicalde l’élytre (fig. 144). Inter-
stries 1, 3, 5 relevées à partir de la déclivité efïondrant progressi-
vement vers l’apex les interstries 2, 4 et 6 ....... 2. pini.
1. Carphoborus mînîmus Fannrcms, 1801, Syst. El., II, p. 395. —-
EICHHOFF, 1881, p. 26; — REITTER, 1913, p. 57; —— SPESSIVTSEFF,
1931, p. 44 ;— PEEEEE11, 1941, p. 174 ; 1947, p. 126 ;— SCHWERDTFERGEB,
1944, p. 174.
Syn.: squamulalus Rnnr.; Henscheli Rnrr·r.
Long. 1,2-1,5 mm. Noir, tarses brunâtres, recouvert de squamules
blanches unicolores, rondes, ne cachant ni la coloration foncière du pro-
notum, ni la ponctuation des stries. Pattes foncées, massue et tarses
plus clairs. Q à front tuberculé, à pubescence très courte. (T dépourvu
de tubercule avec une zone centrale lisse et brillante, entourée de soies
assez denses en couronne.
Espèce assez commune dans le Midi, ne dépasse guère vers le Nord_ le
Massif central, Brout-Vernet (Allier) (nu Buvsson) ; Région lyonnaise,
Nyons (Drôme) (J. SAINTE·CLAIRE·DEV[LLE)§ St-Guilhelm·le·Désert (Hé-
rault), Montpellier (V. Mnynr) ; lle de Port-Cros (Var), Juan—les-Pins (A.-M.)
(BALAcn0wsxY); Ste-Baume, Côte des Maures (F Acrmzz); Agay (Var)
(PFEFFER) ; Montpellier (Px.Ams·r). Ajaccio (Corse) (Gnnmnn), Vizzavone
(PFEFFER).
Nidifie dans les brindilles de tous les Pinus dépérissants, le système est
étoilé avec 3 à 5 bras sculptant très fortement le bois, la cellule centrale
mesure 0,5 cm. et les couloirs larvaires sont très courts.
C. Bonnairei Bars. (Ann. Soc. enf. Fr., 1884, p. 52) nettement distinct,
remplace C. minimus dans le Nord-Africain où il vit sur le Pin d’Alep
et le Pin maritime ; il a été signalé par erreur en Corse.
2. Carphoborus pini Eicnnorr, 1881, Eur. Bôrkenk., p. 131. — Rnrr-
'rnn, 1913, p. 57 ; — PEYERIMHOFF, 1919, p. 251 (pini), 1931, p. 274

scotvrxmn. —- xasrizivosorius 149
(allritus).- Prnrrzn, 1941, p. 178, 1947, p. 126. — Biol. : Knorax,
1889, p. 40.
Syn.: aitriius Psvzmmnorr, 1931. _
Long. 1,3-1,6 mm. Entièrement noir avec un léger reflet brun-rouge
sur les élytres. Pronotum couvert de petites squamules blanchâtres, semi-
circulaires, ne cachant pas sa couleur foncière; ponctuation régulière
fine et peu serrée, carène faiblement marquée en arrière du disque. Bord
antérieur des élytres très granuleux, droit et relevé, doublé au niveau
des épaules de 2 rangées superposées de granules secondaires, augmen-
tant de taille d’avant en arrière, jusqu’à la déclivité. Interstries étroites,
anguleuses, côtelées, surélevées, pincées latéralement par les fovéoles
des stries. Squamules peu nombreuses ou nulles sur les stries qui restent
à découvert, denses et serrées, blanchâtres sur les interstries.
dl de forme nettement plus courte, moins parallèle, plus élargie vers
l’apex que la Q. Celle-ci' nettement plus allongée à bords latéraux des
élytres rectilignes jusqu’à l’apex, cette forme détermine un rebord moins
explané de la 7° interstrie et les interstries 1, 3, 5 sont moins saillantes
que celles du d' sur la déclivité. Ce sont là les caractères propres à ceux
donnés par P. on Pzvsnxmuorr à ailritus.
J ’ai pu comparer les matériaux types de aiirilus du Nord de l’Afrique
qui m’ont été communiqués par P. ma PEvEmMHo1··F à ceux de pini
originaires de Dalmatie (coll. Eoosns) qui m’ont été adressés par
M. BUTOVITCI-l,d€ Stockholm,et qui furent comparés au type de E1c1—x1~xo1=i= ;
il y a identité absolue.
C. pini apparaît donc comme une espèce commune largement répartie
dans le bassin occidental de la Méditerranée. Signalé des localités suivantes :
-— Type décrit de France méridionale (sans précision de localité) sur deux
individus envoyés à Ercnnorr par Kxnssmzwnrrnn. Dalmatie (coll. Km-
Msscn) (ex.: Eggers). Sardaigne, Italie, Tunis (Rsirrsn). Lucciana (Corse)
(J. S.-C.-Dnvtntn); Le Bausset (Var) (PLANET) ; Hyères (Var), lle de Port-
Cros (Var) (C.) (BAr..«cnowsxv). Agay (Prnrrzn). Env. d'Alger (P. nn
Psvsnimnorr).
Nidifie dans les toutes petites brindilles de Pin d’Alep d’où je l’ai obtenu
d’élevage (Port·Cros), les galeries sont longues, tortueuses, spiralées. irrégu-
lières, sculptent le bois en détachant l’écorce. Vit sur les brindilles de moins
de 0,5 cm. de diamètre.
Gen. ESTENOBGRUS Riarr·r1=:R, 1913.
(Best. Tab., p. 58.)
Caractères généraux du g. Carphoborus E1cm—1o1—·F dont il se distingue
par la structure du front, les squamules de deux couleurs tapissant les
élytres et la présence de soies cireuses blanches empâtées recouvrant le
dessous du corps. Les interstries sont à faible relief excepté l’interstric
juxtasuturale ; bord. apical de l’élytre iinement serratulé.

150 COLÉOPTÈRES sconvrmns
Une seule espèce (génotype) vivant sur les Pistacia:
Estenoborus Perrisi CHAPUIS, 1873, Syn. Scolyt., p. 31. — Erci-morr,
1881, p. 36 (Hylesinus); — Kuorxzx, 1800, p. 40; — KLMNE, 1908,
p. 181 et 183 (régime); — Rnrrrnn, 1913, p. 58; — PEYEMM1-xorr,
1915, p. 60 et 1919, p. 252 (biol.) ; — Prnrrnn, 1941, p. 273.
Long. 1,6-1,8 mm. Pronotum et interstries densément et régulièrement
recouverts de minuscules squamules subquadrangulaires, très serrées,
de deux couleurs, brunes et blanchâtres, formant de chaque côté de la
ligne médiane un dessin asymétrique. Carène médiane du pronotum à
peine marquée. Stries et interstries peu saillantes et peu marquées sur
les élytres où elles sont cachées par les squamules. A partir de la déclivité,
la 1*9 interstrie se relève, surtout à proximité de l’angle apical où elle
diverge légèrement ; à ce niveau, elle est nettement séparée de l’extrémité
de la 3°. Cette dernière est faiblement saillante et fusionnée à son sommet
avec la 9** (avant-dernière), formant avec celle-ci un angle aigu de faible
relief. Relief des interstries 1, 3 et 9 garni de quelques petits granules
spinuleux, saillants, visibles de profil ou eh dessus (fig. 143). Bord apical
de l’élytre régulièrement serratulé et garni d’une rangée de squamules
blanches (fig. 143, a). Coloration foncière brun rouge très foncée. Dessous
du corps entièrement garni de poils blancs, d’aspect cotonneux.
Espèce considérée j].1squ’ici comme strictement méditerranéenne, rare en
France où elle est signalée par Eccnns (sans précision de localité) et par nu
Buvssou à Marseille. J. Ctnnmomr m’en a adressé 4 exemplaires capturés à
Jarnac (Charente). Décrite de Corse où elle paraît beaucoup plus commune;
Porto-Vecchio (J. SAINTE'CLAIRE·DEVILLE)· Signalée d’Algérie et de Tunisie
où on la rencontre jusqu’aux Daïa de Tilremt, à la limite du Sahara. Méditer-
ranée centrale et orientale, Bulgarie, Grèce, Sicile.
Vit sur les Pistacia, notamment P. lentiscus en France et en Corse et P. atlan-
tica dans le Nord Africain. Il est probable que l’espèce habite aussi P. tera-
benthus et que c’est à cette plante qu’il y a lieu de rapporter l’habitat des
individus trouvés en Charente par Cx.1:nMoN·r. ·
KLEIN}; (1908) signale sa présence sur l’Olivier, cette indication doit être
acceptée avec réserve.
Tribu des Hypoborîna.
Tribu renfermant de nombreux représentants exotiques, groupant de
très petits insectes de couleur sombre, mate, au corps recouvert de squa-
mules blanches, cireuses, semi-dressées ou dressées, régulièrement espa-
cées sur les interstries et de soies laineuses, blanches, collées sur les
stries. Le pronotum est plus large que les élytres. Ceux-ci ont une crète
granuleuse fortement relevée, non interrompue au niveau de l’écusson
et rectiligne.
Elle renferme deux genres aux caractères proches qui se distinguent
par les caractères suivants:

scotvrimln. - nvrononus 151
TABLEAU ¤Es GENRES.
— Elytres à interstries recouvertes exclusivement de squamules spini-
formes, longues, dressées, régulièrement espacées (fig. 146). Funi-
cule de 5 articles .............. (p. 151) Hypoborus.
- Elytres à interstries recouvertes de squamules courtes, blanches,
tronquées, dressées ou couchées régulièrement espacées (fig. 147 et
148). Funicule de 4 articles (fig. 137) ..... (p. 152) Liparthrum.
Gen. HYPOBORUS ERICHSON, 1836.
(Archiv. f. Naturg., I, p. 62.)
Pronotum semi-circulaire, plus large que long, à angles postérieurs
arrondis. Antennes à funicule court, de 5 articles, massue ovalaire de
4 articles distincts. Pronotum couvert de squamules et de soies, à granules
visibles et à ponctuation peu distincte. Bord granuleux des élytres forte-
ment relevé, rectiligne. Ecusson nul. Stries couvertes de soies couchées,
laineuses, interstries de squamules dressées, espacées (fig. 146). Elytres
à côtés parallèles, légèrement élargis vers l’apex, à ponctuation faible,
effacée ou nulle. Ce genre ne renferme qu’une seule espèce paléarctique :
l. Hypoborus fîcus Enxcnsorz, 1836, Archiv. f. Naturg., I, p. 62. —
Ercm-xorr, 1881 ;- REITTER, 1913, p. 60.
—- Biol.: Pxcann, 1919; — PEYERIM-  
norr, 1919, p. 281 ; - BALACHOWSKY et .,,, . _
MESNIL, 1935, p. 574-576.  
Syn.: siculus FEnE.·.nx. Q   lë:É((\).\¤<\à
Long. d' 1 mm.; Q 1-1,3 mm. Noir   _ 'È’îÃ;-i·ï;\)\\§§iÈÈ .
mat, avec des élytres légèrement brunis- I  jQ Èülifilliëi)  
sants sur le disque, noirs sur les côtés.    W
Antennes brunâtres. Pronotum couvert    
de squamules et de soies, ces premières ~—   ““'
sont semi-dressées et légèrement spatu-  ,_ ".;i"·    
lées, surtout en avant. Les soies sont cou- is `?  fl  _‘:` (Qté?
chées, courtes, blanches, laineuses, diri-    U  ,,1 
gées d'avant en arrière. Bord granulwx ·5î    ;\ii1À^‘}
des élytres rembruni. Stries couvertes ,   QÈ,   
de soies collées, blanches, laineuses, dis- ii l»' ~  `Ãgj;  (fg,  
posées en une seule rangée sur toute la   .  
longueur des élytres, sauf à la base où    (f‘(»vâ‘
elles sont plus nombreuses et plus denses,  " _,\Q  
l’extrémité de l’une atteignant la base de ' ‘ ' « 'l?b"`* ' _ ,
l’autre. Interstries ornées de squamules  
blanches, longues, spiniformes, dressées, 1.-m_146_-Hyp0b0m 7;,,,, E,._ Q,

152 cotéorràmzs scotvrrnns
espacées, disposées en rangées à raison de 8 à 10 éléments par inters-
trie ;_ elles manquent toujours sur la 2€, la 49 et généralement sur la
6** interstrie (fig. 146).
Vit sur F icus carica dont il suit l’aire de répartition dans toute la France.
Pullule dans tout le Midi et le Sud-Ouest dans les branches de presque tous
les vieux Figuiers, se rencontre jusqu’en Bretagne et le Bassin de la Seine
où il est beaucoup plus rare. — Charentes, Normandie, Bretagne, Tours,Brout-
Vernet (Allier) (nu Buvssoiv) ; Corse (T. C.), Montplanquin (L.-et-C.) (Oman),
Bordeaux (Rmivxsunxèma).
Toute la région circa-méditerranéenne (bassin occidental et oriental). —
Toute l’Afrique du Nord y compris les oasis, Maroc, Madère, Canaries.
Nidifie dans les branches de moyen et de petit diamètre du F iguier (1),
la galerie maternelle est du type transversal double avec une chambre d’ac·
couplement médiane peu étendue d’où partent 2 bras opposés de 0,5 cm.
chacun. Les galeries larvaires sont régulières, perpendiculaires, courtes, au
nombre de 30 à 40 en moyenne, le système creuse fortement le bois qu’il
réduit progressivement en poussière. Se rencontre à tous les stades, toute
l’année dans la région méditerranéenne où 3 à 4 générations se succèdent
(Prciinn).
Gen. LIPARTHRUM WOLLASTON, 1854.
(Ins. Maderae, p. 294.)
Insectes de petite taille (0,8-2 mm.), foncés, noirs avec des zones rem-
brunies, de forme ovalaire. Funicule de 4 articles, l" sensiblement égal
aux 3 autres réunis, 48 fortement évasé (fig. 137). Massue plate, ovalaire,
avec deux sutures visibles sur la face externe, généralement interrom-
pues au milieu. Pronotum massif, souvent plus large que les élytres (G'),
arrondi en avant, arqué latéralement avec les angles postérieurs arrondis.
Garni de granules géminés disposés par paires en rangées régulières
dans la zone médio-antérieure, crochus vus de profil et plus ou moins
saillants suivant les espèces et le sexe ; couvert de soies fines, caduques,
cireuses, collées, blanches et de squamules courtes, tronquées, dressées,
de même couleur (jaunes chez certaines espèces). Bord granuleux des
élytres fortement relevé, mais interrompu latéralement, rectiligne. Ecusson
invisible (fig. 147).
Elytres 2 à 2,5 fois plus longs que le pronotum, à côtés parallèles,
déclivité régulièrement arrondie. Stries à ponctuation faible, confuse,
couvertes d’une rangée de soies blanches, fines, collées, caduques. Inter-
stries ornées de squamules tronquées, régulièrement espacées, semi-
dressées, plus serrées à partir de la déclivité (fig. 148). CT plus petit
que la Q, de forme plus ramassée avec le pronotum moins élargi et
sensiblement dc même largeur que les élytres.
Ce genre comprend une vingtaine d’espèces connues dans la région
` _ (1) Signalé par erreur sur 1a. Vigne.

sc01.v·ri¤A1a. — LIPARTHRUM — 153
paléarctique, très difficiles à distinguer les unes des autres, réparties
surtout dans les provinces macaronésiennes et méditerranéennes, trois
seulement sont signalées en France.
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FIG. 147. — Liparlhrum gmistae Aubé Q et détail de 1’0rnementa,tion de l’élytre.
TABLEAU mas Esriacizs.
1. Soies des interstries plus longues que les squamules; épaisses, em-
pâtées, laineuses, collées; l’extrémité de l’une atteint la base de la
suivante et forme un liseré blanc continu sur toute la longueur des
interstries (fig. 147). Squamules des interstries séparées entre elles
par un espace égal de 3 ou 4 fois leur propre longueur sur le milieu
de l’élytre, à peine plus rapprochées dela déclivité à l’apex. 2. genîstso.
— Soies des interstries fines, Pextrémité de 1’une n’atteint pas la base
de la suivante et elles ne forment pas un liseré continu blanc sur les
interstries (fig. 148) ..................... 2.
2. Squamules des élytres rapprochées, séparées les unes des autres
par un espace double de leur propre longueur sur le milieu des élytres
et nettement plus serrées de la déclivité à l’apex (fig. 148, droite).
Granules géminés du pronotum saillant au nombre de 4 à 5 paires.
......................... . 1. morî.

154 COLÉOPTÈRES sconvrrnss
- Squamules des élytres espacées les unes des autres par un espace
égal à 3 ou 4 fois leur longueur, à peine plus serrées de la déclivité
à l’apex (fig. 148, gauche). Granules géminés du pronotum faible-
ment visibles ................... 3.- corsicum.
1. Lîparthrum mori AUBÉ, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 387.- Ercrmorr,
1881, p. 169 ; — Pavxsmmnorr, 1911, p. 314; — Rairraa, 1913, p. 58;
— PFEFFER, 1941, p. 392, 1947, p. 126.
Long. G', 0,9-1 mm.; Q 1-1,2 mm. Noir avec le pronotum rembruni
en arrière et latéralement. Pattes brunes, antennes et massue jaunes.
Abdomen luisant, noir. Métàsternum et l" segment de l’abdomen cou-
.,~:.g_.__,.__,, ___? .A.,_   verts de longues soies. Autres segments
    squamulés densément le long des sutures.
    Espèce méridionale et méditerranéenne,
    rare, le type découvert par Rugmorxr en
    1862 a été décrit de Fréjus (Var) ; Hyères
    (Var) (coll. A. na Psaam) ; La Seyne (Var)
        (Pm) ; St·Ra haël (Facruaz ; Corse J.
·]·>\—?""' -- • .-»<;*/*·« ·—. ··· P
    SAIN'1`E·CLA!RE·DEVILLE, Prnsrnn) ; Vau-
      Q gmnier(Gnouvn1.r.n), Ile de Port~Cr0s (Var)
_ _ (Bnnacnowsxy). Alger (Pnvmumnorr),
Fm- 1*8-, · Défml de Mm Tanger (sn. sou. Mus. Nas.), onmsss.
mentation de lélytre : à. ga.u· . , , .
che , Mmghmm cwmbum Vit dans les rameaux deperxssants de
Eichh. ; àdroite: Ixiparthmm Morue alba, n’a pas été signalé sur les
mari Aubé (très grossi). autres Morus.
2. Liparthrum genîstae AUBÉ, 1862, Ann. Soc.·ent. Fr., p. 318. —
Ercmrorr, 1881, p. 62; -— Pnrammnorr, 1913, p. 251 ; — Rmrraa,
1913, p. 59 ; — PFEFFER, 1941, p. 394, 1947, p. 126.
Syn. 2 Pcyerimhcffi, Prsrraa.
Long. d' 0,8-1 mm.; Q 1-1,4 mm. En dehors des caractères précités,
se distingue par sa coloration. Pronotum noir, élytres à fond brun noir
et non d’un noir mat (fig. 147). Pattes brunes, antennes jaunes avec la
massue foncée.
Espèce méditerranéenne et méridionale. Provence, Corse (J. SAINTE'
C1..unn~Dnvxr.r.n), le type a été décrit d’Hyères (Var), Murles (Hérault)
(Monm.), Alpes·Maritimes (Facmnz), Nice (Gnouvnus), Mont-de-Marsan
(Landes) (coll. Mus. Nat,). Agay (Var) (Prnrrnn), Castres (Bnrrmcnn). 4-
Algérie: Zaccar et Zaouïa-des-Mouzaïa (Alger) (Pzvnnrmuorr), Haman·Lif
(Tunisie). ·—- Aurès, Laverdure ( Prarrnn), Taour1rt (Maroc) (Batacnowsxv).
Italie (Raxrrnn).
Vit sur les Génistées, Spartium junceum, Callicotome spinosa, Genista numi-
dica v. sarotes, Retama sphaerocarpa. (Alg.). Nidifie dans les tiges ligneuses,
galerie maternelle transversale de 0, à 0,5 mm. Couloirs larvaires longs, fins,
longitudinaux, peu nombreux, impressionnant le bois.
3. Lîparthrum eorsîcum Ercunorr, 1879, Mém. Soc. ent. Liége, p. 140.
—- Ercmiorr-·, 1881, p. 62; - Rarrrza, 1913, p. 59; - Prgrrsn, 1936,
p. 157 et 1941, p. 395.

scotvrrnaz. —— IPINI 155
Je rattache à cette espèce, dont la description originale manque de
précision, des Liparihrum récoltés en Corse provenant de la collection
du Muséum National et de la collection Ho1~·1·*MANN.
Espèce de caractère intermédiaire entre gcnislac et mori, mais plus
proche de cette dernière dont elle possède les caractères généraux.
Long. 0,9-1,1 mm. Pronotum noir avec la zone antérieure et la moitié
postérieure rembrunies. Elytres noirs et mats. Squamules des élytres
plus petites que chez mari et nettement plus espacées, séparées les unes
des autres par un espace triple ou quadruple de leur propre longueur.
Sur la déclivité et l’apex, ces squamules sont à peine plus rapprochées '
(comme chez genisfae). Les soies des interstries accusent la même dispo-
sition que chez mari. Pronotum plus large que les élytres avec les granules
géminés à peine visibles de face.
Ercnnorr indique sans autre précision que cette espèce vit sur Pin mari-
time en Corse où il a été trouvé par Dxnxs.
Les individus de la collection Horruniw proviennent de Porto-Vecchio
et ont été récoltés sur Genista corsica D.C. où ils nidiiient.
Prnrrnn signale l’espèce dans les environs d’Ajacci0 sur des tiges de Genista
scoparza.
Il y a donc lieu d'abandonnor l'indication de Excnnorr qui s’adresse sans
doute à des individus trouvés fortuitement sur les Pins. Nidiiie dans les tiges
ligneuses de Genista, le système a été étudié et figuré par Prerrnn (cf. 1941).
La galerie maternelle est large, forme plaque 'centrale orientée transversale-
îneît, d’of¤ partent les couloirs larvaires longitudinaux, fins, longs, sculptant
e ois. `
Super-tribu des IPINI
TABLEAU mas TRIBUS.
1. Pronotum entièrement ponctué sur toute sa surface, totalement
dépourvu de granules ou de spicules (fig. 149, 150, 151, 154). . 2.
—- Pronotum garni sur sa moitié antérieure ou la totalité de sa surface
soit de granules en relief de forme variée (tuberculiformes, granuli-
formes, spiniformes, en crochet) disposés irrégulièrement ou en rangées,
soit de spicules aplaties, transverses, à faible relief, réparties le plus
souvent dans sa moitié ou son tiers antérieur et disposées en rangées
concentriques plus ou moins parallèles entre elles, orientées vers le
disque. Ponctuation lorsqu’elle existe répartie dans la moitié posté-
rieure du pronotum ou en arrière du disque (fig. 4, 169, 184, 187, 188,
199, 205, 206, 218) ..................... 3.
2. Insectes de petite taille, inférieurs à 2 mm., à funicule antennaire
de 1 ou 2 articles, très court (fig. 153). Pronotum densément ponctué
de points circulaires, la cuticule entre la ponctuation vue sous un fort
grossissement apparaît finement réticulée. Stries et interstries réguliè-
  l

156 COLÉOPTÈRES scomrrxnss
res non confondues. Extrémité des élytres régulièrement arrondie sans
sillon, ni excavation au niveau de la déclivité. Soies fines, très courtes,
espacées, courant en une seule rangée sur les interstries plus denses
à l’apex (fig. 149, 150, 152). . ........ (p. 158) Crypturgina.
— Insectes de taille moyenne, égale ou supérieure à 2mm., exceptionnel-
lement plus petits, à funicule de 4 ou 5 articles (fig. 160, 161). Pro-
notum et élytres ponctues de points réniformes (Thamnurgus), cordi-
formes ou oblongs (Pseudofhamnurgus), plus rarement circulaires.
Cutiçule lisse et luisante entre les points. Stries et interstries iden-
tiquement ponctuées (fig. 151, 154). d‘ à déclivité brusque, plate,
impressionné d’un sillon large et peu profond de chaque côté de
la suture; Q plus arrondie à sillon plus étroit, faiblement impres-
sionné ou nul. Elytres parsemées de soies longues, souples, fines,
claires, espacées, semi-dressées ou retombantes. (p. 163) Tlmmnurgina
3. Yeux divisés en 2 masses séparées. Massue antennaire uniarticulée,
plate, foliacée, roussâtre (fig. 166 à 168). Elytres maculés de larges
bandes longitudinales foncées alternant avec la couleur foncière
brune ou jaunâtre des téguments. Pronotum maculé de taches ou
unicolore, finement rebordé à la base (fig. 207). (p. 196) Xylotorina.
— Yeux non divisés e`n deux masses séparées, ou ovalaires ou simple-
ment échancrées. Massue ovalaire, ovoîde, semi-circulaire, spatulée,
cupuliforme, toujours composées de plus d’un seul article .... 4.
4. Corps totalement —dép0urvu de squamules .......... 5.
— Corps recouvert de ünes squamules imbriquées, écailleuses, masquant
ou non les téguments. Pronotum à profil bosselé, garni dans sa
moitié antérieure de granules en relief, disposés en rangées paral-
lèles ou concentriques se réunissant souvent en crête ou en cou-
ronne et circonscrites dans une aire semi—circulaire ou triangulaire
(fig. 199, 200, 203, 206) ............ (p. 200) Cryphalina.
5. Bord apical des élytres se rejoignant sur l face ventrale par un
repli complet nettement prononcé (fig. 5, RV). Déelivité brusque
et profondément excavée, armée au moins chez le (5* de denticules
latéraux pairs de taille et en nombre variable (fig. 271 à 282). . .
............ . ........... (p. 253) Ipina.
— Bord apieal des élytres ne débordant jamais sur la face ventrale
ou si ce repli existe (CT de Xyloclepfes et de Piiyogenes) (fig. 185,
186) il est très réduit, interrompu au centre et ne subsiste que sur
les côtés (fig. 283). .................. . . . 6.
6. Moitié antérieure du pronotum ornée de rangées de spicules trans-
verses, écrasées, disposées en rangées concentriques et parallèles entre
elles jusqu’au disque où elles font place à une ponctuation englobant

sconxrxnma. — mm 157
toute la zone basilaire du pronotum sans zone de transition, à gra-
nulation ponctiforme (fig. 211, 212, 218, 219, 235) ....... 7.
-— Pronotum orné de granulation ou spiculation différentes, ou entiè—·
rement garni de petits granules ponctiformes disposés sans ordre
défini sur la totalité (fig. 169, 170, 178, 184) ou une partie (fig. 186)
de sa surface (Dryocoelinina) ou spiculé concentriquement dans son
tiers antérieur. Dans ce dernier cas (Taphrorychinina) la zone spi-
culeuse fait place sur le disque à une zone granuleuse ponctiforme,
intermédiaire, rejetant la ponctuation dans la zone hasilaire du
pronotum (fig. 187). ............   175) Dryocoetîna.
7. Massue tronquée obliquement à sutures visibles seulement sur la face
externe (fig. 220, 225). Pronotum relevé en bosse en son milieu A
(profil) (fig. 211, 212, 222). Dimorphisme sexuel accusé, d' aptères
ou brachyptères. Q ailées .......... (p. 218) Xyleborina.
— Massue antennaire non tronquée obliquement, plate, ovalaire,
semi-circulaire, aux sutures nettes sur les deux faces, rectilignes,
anguleuses ou curvilignes, ornées ou non de digitules. Pronotum vu
de profil dépourvu de bosse centrale; dimorphisme sexuel accusé
ou non; d' ailés ..................... 8.
8. Mâle à déclivité armée latéralement de 1 à 3 paires de forts denti-
cules crochus (fig. 248, 250, 253, 254, 256) remplacés chez la Q
par des granules réduits, accusant la même disposition (fig. 255,
257). Carène médiane très saillante, en arête sur le pronotum en
arrière du disque (fig. 247). Q à front dépourvu de couronne serrée
de soies blanches. Tibias antérieurs plus étroits que les tihias inter-
médiaires. ................. (p. 24) Pityogenina.
— Mâle à déclivité toujours dépourvue de denticules et sillonnée ou
non le long de la suture. Pronotum sans carène saillante, remplacée
parfois par une zone lisse sans ponctuation. Tibias antérieurs de
même largeur que les tihias intermédiaires. . . ........ 10.
10. Insectes de petite taille, ne dépassant pas 2 mm. Massue au moins
1 fois 1/2 plus longue que large, aux sutures 1 ou 2 pourvues de
digitules (fig. 285); déclivité profondément ou nettement sillonnée
latéralement avec la suture en relief. Q au front orné de soies blan-
ches, serrées (fig. 235). ........ (p. 232) Pityophthorina.
— Insectes de taille moyexme, dépassant 3 mm. Massue antennaire
plus longue que large, aux sutures nettes et sans digitule (fig. 233).
Déclivité non sillonnée et suture sans relief à ce niveau. Q dépour-
vues de couronne de soies frontales blanches .........
............ . . . . . . . (p. 241) Gnathotrichina.

158 cotéoprànas scofhzrtoss
Tribu des Crypturginn.
Les caractères de la tribu tels qu’ils ont été indiqués dans la clef (cf.
p. 156) se rapportent au G. Crypiurgus Ercmr., seul existant en France,
et Cisurgus Rnrrrnr., représenté par quelques rares espèces méditer-
ranéennes et mauretano-atlantiques.
La tribu des Cryplurgina englobe encore les Aphanarihrum WoLL.
qui vivent dans les tiges pourries d’Euph0rbes dendroïdes ou cactiformes
dans l’archipel macaronésien et le Maroc méridional. Bien que les Aphanar-
fhrum possèdent les caractères généraux de la tribu, ils diffèrent des deux
genres précédents par la présence fréquente d’un rebord corné sur le
bord antérieur du pronotum qui se transforme parfois en granules simples
ou géminés. La déclivité est souvent abrupte avec un sillon latéral marqué,
la ponctuation des élytres s’ef`face et disparaît même complètement chez
certaines espèces.
Seul le g. Cryplurgus Excm-r., qui comprend de nombreuses espèces palé-
arctiques et néarctiques vivant sur les Conifères, nous intéresse ici.
Gen. CRYPTURGUS Emcnsom, 1836.
(Archiv Wiegm. Nat., I, p. 60.)
Insectes de très petite taille (0,8-1,5 mm.), de forme étroite, cylindrique,
allongée (fig. 150 bis), de couleur brune testacée ou noire à reflets luisants
ou mats. Antennes à funicule de 2 articles, très courts, massue largement
ovalaire, pourvue d’un digitule fin et incomplet, sutures diffuses rejetées
à l’extrémité (fig. 153). Yeux fortement échancrés. Pronotum plus long
ou aussi long que large, totalement dépourvu de granules ou de rugosités,
régulièrement et assez densément ponctué, à bord antérieur arrondi,
côtés légèrement arqués ou parallèles (fig. 149). Carène médiane nulle
ou dépourvue de relief, profil légèrement bombé ou plat. Elytres longs
et étroits à côtés parallèles un peu plus courts que le double de leur
largeur ; déclivité régulièrement arrondie. Stries formées de rangées
de points enfoncés, régulièrement circulaires, ou transversalement angu-
leux. Interstries étroites. pilosité formée d’une rangée de soies courtes,
très fines, semi-dressées, disposées sur les interstries, parfois à peine mar-
quées, généralement plus fournies sur la déclivité, surtout chez les Q ;
absence totale de squamules. Ecusson visible. Hanches antérieures conti-
guës ou à peine écartées, intermédiaires et postérieures séparées.
Ce gem·e comprend une dizaine d’espèces paléarctiques inféodées aux Abié-
tinées et vivant principalement sur les Pinus. La plupart cohabitent avec
d’autres espèces et leurs galeries fihformes, très ramifîées, se dispersent dans
Pépaisseur des écorces qu’elles rendent rapidement spongieuses. Vivent sur
les arbre; dépérissants mais en sève qu'ils abandonnent dès que les écorce:
sont sec es.

sc0LY'rt¤AE. — cmrvrunovs 159
Quatre espèces sont signalées en France.
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Insectes faiblement luisants ou mats. Pronotum à côtés parallèles
au moins de la base jusqu’au milieu (fig. 149 B). Stries formées
de points enfoncés transversalement, anguleux, très serrés, entamant
les interstries (fig. 152) qui sont rétrécies et légèrement relevées.
Pilosité courte sur les interstries, régulière, plus fournie à l’apex
(groupe cinereus HERBST.) ................. 2.
— Insectes luîsants brun noir, plus ou moins foncés. Pronotum
nettement ovalairc (fig. 150). Stries formées de points circulaires
régulièrement espacés n’entamant pas les interstries qui restent
lisses et luisantes (fig. 150 bis). Pilosité presque nulle sur les élytrcs
sauf à l’apex (groupe pusillus GYr..r..). . .......... 4.
2. Pronotum plus long que large à côtés parallèles au delà du milieu,
puis progressivement rejeté trapézoîdalement en avant (fig. 149 B),
à ponctuation dense et serrée, pourvu en son milieu d’une fine
carène médiane à faible relief, mais bien marquée. Q dépourvue
de pinceaux de soies courtes à l’apex des élytres remplacés par
des soies éparses plus denses que sur le reste des élytrcs ....
........ . ............. 3. meditorraneus.
— Pronotum aussi long que large, à côtés parallèles jusqu’au milieu
de sa longueur seulement (fig. 149 A), à ponctuation très serrée,
souvent contiguë, absence de carène médiane. Q pourvue d’un
pinceau horizontal de soies courtes, jaunes dorées ou cendrées, très
serrées à l’apex des élytres .............. . . . 3.
3. Brun noir uniforme et sans reflets. Mat. Soies des interstries sensi-
blement de même longueur que celles des stries, très courtes. Espèce
d’Europe tempérée et septentrionale ......... 1. cinereus.
— Clair, pronotum et dessous du corps brun plus ou moins foncé,
élytres nettement plus clairs, tirant sur le testacé jaunâtre. Reflets
légèrement luisants. Espèce trapue, large, robuste, surtout chez
la Q dont les brosses apicales des élytres sont très denses. Zone
antérieure du pronotum tomenteux. Soies des interstries au moins
deux fois plus longues que celles des stries. Limité à la région cir-
caméditerranéenne ................ 2. numidicus.
4. Pronotum à ponctuation formée de points circulaires étoilés séparés
les uns des autres par un espace égal à 3 ou 4 fois leur diamètre
(fig. 150). Entre les points, la cuticule vue sous un fort grossissement
apparaît comme finement réticulée. Elytres à pilosité presque nulle
même sur la déclivité. Coloration très foncéc, noire ou brun noir
obscur ................... . . 4. pusillus·

160 coLÉor1·ÈnEs scotvrrnes
—- Pronotum régulièrement et densément ponctué sur toute sa surface
par des` points très rapprochés, souvent contigus, enfoncés, à pour-
tour étoilé (fig. 150 bis). Entre les points, la cuticule vue sous un fort
grossissement n'apparaît pas comme finement réticulée. Elytres
à soies plus nombreuses sur la déclivité que sur le reste de leur sur-
face. Coloration générale brune plus ou moins foncée .....
.................. . . . . . . 5. cribrellus.
1. Crypturgus cinereus Hnnnsr, 1793, Kâfer Europas, V, p. 116. —-
SAHLBERG, 1839, p. 140 (lcnerrimus) ; -— BEDEL, 1888, p. 413 ; — SPES-
srvrsnrr, 1931, p. 45;- Sensor., 1946, p. 8. — Biol. : Kr.r·:1NE, 1918,
p. 98 et 1911, p. 158 ; — JAKUBJUK, 1927, p. 225 et 1929, p. 102.
Syn. : fenerrimus SAHLB. ; corsicus EGGERS ; atlicus EGGERS ; apfelvecki
Eoonns ; subscribrosus EGGERS.
F10. 149. —- Silhouette du pronotum : A) Crypturgus numidîcus FERR. (j' ;
B) Crypturgus medriterraneus EICHH. 0*.
Long. 1,2-1,5 mm. Espèce voisine de numidicus FERR. dont elle ne
diffère guère que par la coloration, sa forme générale moins trapue plus
cylindrique et une répartition plus régulière, sur un seul rang, des soies
courtes des interstries.
Aire de répartition septentrionale et montagnarde. C’est la seule espèce
de ce groupe qui se rencontre hors de la zone méditerranéenne de notre
pays. Prépandu dans toutes les grandes forêts de Conifères du centre et
de l’est de la France; s’acclxmate progressivement dans les peuplements
subspontanés et sur les arbres isolés dans les parcs.
Vosges, Jura, Alpes, Landes (J. Samva-Cx..¤.1ne·D1:v1LLn) ; Salanelles
(Calvados) ; Bassin de la Seine (BEIÈEL) ; Forêt de St-Prix (S.-et·L.) (BALA-
cuowsxv); Cuzaux et autres localités de la Gironde (Tnmrèms); Gazinet
(Gironde) (R1aMAun1Èm;); Maures (FAGNIEZ); Dax (Landes) (CLERMONT);
Forêt de Carozzia près Asco (Corse) (Brcxnannr) — Toute l’Europe centrale
et Orientale.
Nidifie dans l’écorce fine des sujets dépérissants de Pinus, Abies et Picea,

SCOLYTIDAE. — CRYPTURGUS 161
attaqués par d’autres Scolytes; ses galeries très divisées forment un réseau
persillé s’enchevêtrant avec celles d’autres espèces auxquelles il est générale-
ment assocué, notamment Blastophagus piniperda L., B. minor HAM., Pityo·
genes chalcographus L., Orthotomicus proximus Eicnu., Ips typographus L.,
I. scxdentatus BOERN, etc...
Système strictement cortical ne marquant pas le bois.
2. Crypturgus numîdicus FERRARI, 1867, Borkenk., p. 6. —— E1c1~moFE,.
1881, p. 167 (cinereus v. numidicus); — REITTER, 1913, p. 63; — =
ScuEm.., 1946, p. 13.
Syn.: Barbeyi Srnomu (?).
Long. 1,5-1,6 mm. Espèce méridionale et méditerranéenne, considérée
par divers auteurs comme une variété de la précédente. Difïère de cinereus
par sa coloration et son aspect plus robuste. Soies des interstries plus
longues, plus irrégulières, doublées souvent d’une 2** rangée à partir de
la 1/2 terminale des élytres.
Très commun dans toute la zone méditerranéenne de la France où il suit
le Fm d’Alep ; remonte sur Pinus maritima sur le littoral atlantique jusqu’à
Noirmoutiers (J. Snmrn-CLA1RE·DEv1LLE); Ile de Bé (CLEIGMONT).
_lles d’Hyères, Corse (littoral). Répandu dans toute l’Algér1e du littoral à
Djelfa (P: DE PEYERmno1··r). — Signalé également sur Abies pinsapo en
Andalousie, Abies numidica dans les Babors (Alg.) (BARBEY) et Cedrus liba-
notzca.
Méditerranêe occidentale et orientale.
Nidilie dans les écorces du tronc et des branches des Pins dépérissants
attaqués par Ips erosus Wow,. et Pityoceragenes calcaratus Ercnn. Galeries
formant un réseau persillé s’enfonçant dans l’épaisseur de l’écorce, réduisant
rapidement celle-ci en une masse spongieuse qu’il abandonne dès desséche·
ment.
Il est probable que C. Barbeyi S·rR0EM. (Ent. Bl., 1929, p. 182) récolté
par A. BARBEY sur Abies pinsapo en Andalousie (peuplement spontané)
se rapporte également à numidicus FERR. comme le suggère Scnznn.
3. Crypturgus mediterraneus Ercunorr, 1869, Petites nouvelles Ent.,
N° ll. — RE1·r·rER, 1913, p. 63 (numidicus C3') ; — EGGERs, 1923,
p. 134; — Scnenr., 1946, p. 10.
Long. 1,1-1,5 mm. Diffère des autres espèces du groupe (cinereus
HERBST., numidicus FERR.) en dehors des caractères précités par sa
forme plus longue, plus élancée. Soies des interstries plus courtes et
plus régulières que chez numidicus, disposées sur un seul rang.
Confiné à la région circaméditerranéenne où il vit sur Pinua halepensis
et P. maritime. _ _
Son aire de répartition française est encore mal connue du fait _qu’1l a
été souvent confondu avec numidicus FERR. Nice, Hyères (Var)_ (1n coll.
Sr-Aznm); Ile de Port·Cros (Var) (Bnnncnowsxv) ;—_(Rare sur Pin d’Alep)
·—Le Luc (Var) id. (REMAumiaRE); Marseille, Alger (in coll. PLANET). Fré-
quemment mélangé ai numidicus sur les mêmes arbres.

162 conéorvrànns sconvrines
4. Crypturgus pusîllus GYLLENHAL, 1813, Ins. Suec., III, p. 371. —
Emcnson, 1836, p. 60; — Rnrznnunc, 1835, p. 162; — Banni., 1888,
p. 412; 1924, p. 149; — Srnssrvrsnrr, 1931. — Biol.: Pnnms, 1856,
p. 202.
Syn.: Maulei Houmt, 1910; danicus Econns, 1932; cylindricollis
Eoonns, 1940.
, i., Long. 1-1,3 mm. Brun noir ou noir et luisant,
°·5 _ , »— » _ pattes et antennes sombres (fig. 149). Pronotum
, ` \î' p` v—. · ' · , ,
 $*9*,,  subovalaire avec les angles anterieurs et postérieurs
  f¤1‘È€m€nt arrondis à pubescence très courte, éparse,
  légèrement plus fournie sur les côtés. Stries formées
 àij É'   de rangées de points rapprochés, enfoncés, séparés les
" ‘ ·· ·‘·`1il.ï·> . . · .
ï" ' =, .     uns des autres par un espace egal a leur d1aI11€tI‘€·
    ` Strie suturale légèrement enfoncée en sillon. Inter-
î Fscîî.2 . . . . .
a' stries aussi larges que les stries, rectilignes, plates,
lisses, avec quelques rares petits points espacés.
° ,, _ ·—.—  · Pilosité très faible formée de soies très courtes, dorées,
 E;  dressées, plus fournies à l’apex (1).
 2-.s~“`~z?.   . . ·
  Rcpandu dans toute la France ou il est commun;
 bg  bassin de la Seine (Banni.); Parc de Trianon Versailles
  (Macmerz), Grignon-Ecole (S.-et-O.) (Batacnowsxr),
` Forêt de St-Prix (S.·et-L.) (Bnnncnowsxv); St-Remy
(Ardennes) (Bnrrrmcnn) ; Landes (Pnnnrs), Brout-Vernet
F1G· 150- j· Crwîur- (Allier) (nu Buvssorz) ;Gazine (Landes) (Rsmaunrènn) ;
9”··’ T"‘·‘"""~* GYU-g· Cap Ferret (Gironde) (Tnmrànn), etc..., etc... _
§r°î°t“m î' dtîtall N’a pas été signalé en Corse où on trouve C. cra-
° a' p°n° ne 1°n’ brellus Bsxjrr. — Répandu dans toute l’Europe_y com-
pris la région méditerranéenne. Scandinavie, Finlande,
Grande-Bretagne, Nord de l’Afr1que, Asie mineure, Sibérie, Corée, Formosc.
Vit sur les Abiétinées, principalement sur Abies pectinata, Picea excelsa;
plus rarement sur Pinus et Lariz. Se rencontre soit dans les brindilles de
petit diamètre, sous les écorces fines dans le bois presque complètement sec,
soit associé à d’autres espèces avec lesquelles ses galeries se confondent,
notamment Ips typogmphus L., Pztyogenes chalcographus, Dryocoetes auto-
graphus Rxrz., etc...
5. Cryptllrgus 01‘ibI'8ll\lS Rmrrnn, 1894, Besttab. Borkk., p. 64. — REITTER,
1913, p. 62 (crzbrellus); —- Pnrnmmnorr, 1919, p. 253; —— Scnnnt, 1946,
p. 7 (pusillus). — Espèce vicamante méditerranéenne de la précédente dont
elle diffère surtout par la ponctuation plus dense du pronotum,_comrne l’a
établi Rmrrnn. Scnnnr. considère cribrellus Rmrrizn comme identique à
pusillus GYLL., cependant les diiièrences me paraissent suffisantes pour
séparer les deux espèces (fig. 150 bis). D’autre part, crzbrellus seul se trou ve
dans la zone méditerranéenne et en Afrique du Nord.
.Assez rare; signalé en France en Provence; Port~Cros (Bnrncnowsxv).
Nice, Estérel, Bedom (Vaucluse) (Cnonaur), La Foux (Var) (Rnmsunxàrus),
(1) C. puaillus, signalé par Pnvnmmnomr en 1911 sur Cèdre en Algérie, se rapporte
d.’a.px·ès ce même auteur à C. cedri EICHH. (1919, p. 213). Cette dernière espèce est très
voisine de mediternmeus EICH1-L

SCOLYTIDAE. — THAMNURGINA l("
Mt Aigoual (Tx-zénorm); Corse, forêt de Cazorizza près Asco (Brcxnnnnr),
Vizzavone (Pressez); Algérie (Pnv_.==;nrMnor1-·) en compagme de C. numi-
dicus sur Pin d’Alep; Italie, Dalmatie, Crimée.
Vit dans les brindilles de Pinus halepensis et autres Pmus méditerranéens ·
  · =^a   2.
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Fm. 150 b·£s.—C1·ypturgus cribrellus Rnrrr. (j' avec détail de la ponctuation du
pronotum et de l’é1ytre.
Tribu des Thamnurgîna.
Petite tribu aux caractères homo ènes a arentée aux Dr ocoelina
B P
(v. p. 175), comprenant dans la région paléarctique les g. Thamnurgus
Ercmqorr, Pseudoihamnurgus Eccnns et Triotemnus WOLL. Seuls les
deux premiers ont des représentants européens et français (1).
Les Thamnurgus vivent aux dépens des organes tendres et succulents
des plantes herbacées ou semi·ligneuses ; ils minent les tiges par des galeries
centrales ascendantes et provoquent le desséchement des pousses terminales.
ldfhivernation a généralement heu dans les parties desséchéîs de la tige
xées au sol (Euphorbia Aconitum Dclphinum. Lamium etc... .
Les Pseudothamnurgus dont la bitlogie reste imprécise sont plus nettement
lignieoles.
(1) Le g. Triolemnue W01.L. est voisin du g. Pseudothamnurgus Ecomts, le (j' possède
un front profondément excavé et un denticule crochu saülant inséré à. la. base des m·¤.ndi~
bules. un funicule a.ntenna.i.z·e de 4 articles. Ce genre ne renferme que des reprèentants
canariens et nord·a·frica.ins vivant dans les tiges de diverses plantes, notamment des
Euphorbes dendroîdes et cactiformes et des Bupleumm.

164 COLÈOPTÈRES SCOLYTIDES
TABLEAU mas GENRES.
1. Mâle à front non exeavé transversalement au-dessous du niveau
des yeux, droit ou légèrement bombé. Pronotum ponctué de gros
points réniformes (fig. 151, 154). Tibias antérieurs à côté externe sub-
rectiligne, armés de 4 à 5 fortes dents externes (fig. 163 bis). Elytres
légèrement rétrécis vers l’apex (fig. 155). . . . (P. 164) Thamnurgus,
—— Mâle à front profondément excavé transversalement au-dessous
du niveau des yeux (fig. 159). Pronotum ponctué de points circu-
laires ou ovalaires, non réniformes. Tibias antérieurs à côte externe
recourbée, armée de 5 à 8 denticules équidistants (fig. 162 bis).
Elytres parallèles ou légèrement évasés vers l’apex ......
.............. . . . (p. 172) Pseudothamnurgus.
Gen. THAMNURGUS Eicmzorr, 1864.
(Europ. Borkenk., p. 48.)
Insectes de forme allongée, subparallélépipédique, foncés, luisants,
bruns ou noirs, de 1,5 à 3,2 mm., aux téguments recouverts de soies
longues, dressées, souples, claires, blanches ou argentées, peu denses,
plus fournies généralement sur les côtés de la déclivité. Funicuie de
5 articles avec le ler, sensiblement égal en longueur aux 2, 3 et 4 réunis.
Massue spatulée, tronquée obliquement, à sutures visibles l0rsqu’elles
existent, seulement sur la face externe avec la zone apicale terminée
par un large disque sétifère. Yeux échancrés. Front finement caréné
dans la zone clypéale ou granuleux. Pronotum plus long que large, à
côtés faiblement arqués ou parallèles, arrondis antérieurement, pourvu
ou non de ligne médiane lisse ou de carène en relief. Entièrement ponctué
de gros points égaux ou inégaux, réniformes, orientés longitudinalement.
Ecusson très petit, lamelliforme, étroit. Elytres légèrement rétrécis vers
l’apex. Stries et interstries ponetuées identiquement sur toute leur sur-
face de gros points enfoncés, disposés en lignes peu régulières, souvent
entremêlées aux épaules. Déclivité brusquement arrondie ou abrupte,
à suture faiblement rehaussée ou plate, creusée généralement latéralement
chez le d' d’un large sillon peu profond, plat, limité intérieurement par
les bords de la suture et extérieurement par un bourrelet latéral bien
marqué ou effacé suivant les espèces, correspondant au rehaussement
de la 4** interstrie; fond de la déclivité ponctué ou lisse. Chez la Q, la
déclivité est moins abrupte et plus arrondie ; le sillon est plus faible-
ment marque, parfois même effacé à délimitations latérales moins
nettes ou nulles. Pattes à tibias antérieurs, armés de 4 à 5 forts denti-
cules sur leur marge externe.
Ce genre comprend une dizaine d’espèces paléarctiques dont certaines
` sont très difficiles à séparer les unes des autres et dont la détermination

scox.1m¤AE. -- THAMNURGUS 165
nécessite souvent un examen microscopique approfondi. Certains organes
tels que les pièces buccales (mandibules, maxillaires, labium), les plaques
du proventricule, les genitalia, les pattes sont d’une déconcertante uni-
formité chez toutes les espèces européennes que j’ai étudiées et n’offrent
aucun caractère sélectif valable pour la systématique. Les variations
individuelles chez une même espèce sont fréquentes et indépendantes
du dimorphisme sexuel. Les caractères basés sur la coloration de la cuti-
cule ou des pattes qui figurent dans les tables CVEICHHOFF et reprises
par REITTER ou d’autres auteurs sont très variables et ne permettent
pas de distinguer les différentes espèces entre elles.
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Fm. 151. - Thamnurpua k¤1tenba«ch·iBach. d' et ponctuation réniforme du p1·onotum·
TABLEAU DES Es1>ÈcEs.
1. Pronotum à bord postérieur rejoignant les côtés en formant un angle
obtus prononcé (fig. 160 bis, 161 bis) ; côtés parallèles et droits jus-
qu’au milieu ou en avant de cette limite (fig. 161 bis). Déclivité à
bourrelets latéraux marqués par le rehaussement de la 4*1 insterstrie
ou elïacés. Fond de la dépression ponctué sur toute sa surface soit
de points enfoncés et ruguleux au niveau des stries identiques à
ceux de la surface des élytres (Brylinskii Q Kallenbachi-Pefzi)
(fig. 159 bis), soit de points sans profondeur formant des taches

166 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
circulaires augmentant de taille de l’avant vers l’arrière de la
déclivité (Brylinskii 0*) (fig. 157). ............ .. . 2.
—- Pronotum ovalaire ou étroitement ovalaire, à angles postérieurs
arrondis, émoussés, côtés régulièrement arqués avec le maximum
de largeur au milieu (fig. 156 bis, 158 bis). Déclivité à bourrelets
latéraux bien marqués ou effacés au niveau de la 4° interstrie. Fond
de la dépression luisant, dépourvu de ponctuation au niveau des
stries ou ponctué de points beaucoup plus petits que ceux de la
surface des élytres se transformant parfois en minuscules granules
visibles seulement sous un fort grossissement (fig. 155 bis, 156,
157 bis). ......... . ...... . ..... . 4.
2. Stries et interstries non confondues au niveau des épaules et de
l’écusson par des points supplémentaires confluents, entremêlant
les lignes; (3* à dépression de la déclivité orbiculaire à bourrelets
latéraux arqués, bien marqués, suture faiblement en relief. Ponc-
tuation de la dépression formée de points sans profondeur formant
des taches 'circulaires sombres. Ceux de la l" strie augmentent de
taille de l’avant vers l’apex (fig. 157). Fond de la déclivité plat et
_ luisant, sans rides ni rugosités. Q à bourrelets latéraux de la décli-
vité moins marqués à ponctuation plus petite et plus régulière de
l’avant vers 1’arrière, formée de points enfoncés. 1,8-2 mm. . . .
..................... 3. Brylinskîî.
— Stries et interstries confondues au niveau des épaules et de l’écusson
par des points supplémentaires confluents entremêlant les lignes.
d' Q à dépression plate sur la déclivité à bourrelets latéraux paral-
lèles à peine marqués ou nuls au niveau de la 46 interstrie. Fond
de la dépression ponctué de points enfoncés identiques à ceux du
reste de l’élytre en nombre égal ou moins nombreux (fig. 159 bis) 3.
3. Massue antennaire pourvue sur le milieu de sa face externe d’une
suture régulière, droite, de soies dressées situées nettement au-
dessous du disque sétifère (fig. 165 bis). Pronotum à base régulière-
ment arquée jusqu’à I’angle postérieur et à côtés parallèles jusqu’au
milieu de sa longueur, seulement ramené en avant à partir de ce ni-
veau (fig. 160 bis) à ligne médiane lisse, bien marquée. Elytres
2 fois plus longs que le pronotum. 2,5-3,2 mm. ...... 2. Petzi.
— Massue antennaire dépourvue de sutures sur sa face externe, ornée
seulement d’un disque sétifère limité à sa moitié apicale (fig. 162).
Pronotum à bord postérieur rejoignant obliquement l’angle posté-
rieur et creusé sur sa bordure d’un fin sillon généralement empâté
(fig. 161 bis). Bords latéraux du pronotum parallèles en avant de son
milieu. Ligne médiane marquée mais sans relief. Elytres 1 3 /4 plus
longs que le pronotum (fig. 151). 1,8-2,5 mm .... 1. kaltenbachî

scorxrrnan. -- THAMNURGUS 167
4. Massue antennaire pourvue seulement d’un disque apical sétifère,
sur sa face externe, dépourvue de suture (fig. 166 bis). Pronotum
dépourvu de carène, à ligne médiane lisse, faiblement marquée et à
ponctuation plus grosse, nettement plus espacée que celle de la base
des élytres, luisant. d' dépression de la déclivité bien marquée, large.
Suture à faible relief, mais élargie par le rehaussement de la strie jux-
tasuturale bordée elle-même d’une fine rangée de points parallèles à la
suture. Bourrelets latéraux bien marqués, surtout dans leur moitié
apicale, parallèles. Fond de la dépression luisant, lisse, dépourvu de
rugosité ou de rides transversales, marqué de lignes de points
minuscules correspondant aux 2F et 3e stries. Absence de granules
(fig. 155 bis). Q à déclivité plus oblique aux caractères identiques
à ceux du d', mais à bourrelets latéraux sans relief et lignes de
points mieux marquées. 2-2,8 mm .......... 4. delphînii.
— Massue antennaire pourvue de 2 sutures parallèles nettes de soies
dressées partant du milieu de la face externe bien au-dessous du
disque sétifère apical (fig. 161). Pronotum à carène médiane nette-
ment prononcée ou remplacée par une zone lisse dans la région
discoïdale à ponctuation aussi forte que celle des élytres. Soies des
stries nettement plus courtes que celles des interstries. Insectes
vivant exclusivement sur Euphorbia ...... . .... . . 5.
5. Pronotum étroitement ovalaire, à carène médiane nette, prononcée,
saillante, à côtés faiblement arqués (fig. 155). (3'Q à déclivité
bmsquement afïaissée, dépression nettement marquée, de forme
subquadrangulaire avec la suture en relief s’élargissant légèrement
vers l’apex, bourrelets latéraux saillants au niveau de la 4° inter-
strie, droits. Fond de la déclivité lisse, luisant, ou craquelé de mi-
nuscules rides transversales n’altérant pas le brillant de la outicule
(fig. 156). Ponctuation de la dépression minuscule ou obsolète,
remplacée par des granules au nombre de 1 à 4 paires, équidistants,
visibles sous fort grossissement. Granules également présents sur
les rebords des bourrelets. 2-2,8 mm ........ 5. characiae.
, — Pronotum dépourvu de carène remplacée par une ligne médiane
lisse, généralement limitée à la zone discoïdale; de forme ovalaire
avec un léger élargissement latéral vers le milieu (fig. 158 bis).
d‘Q à déclivité brusquement affaissée, d' plus oblique ; (3'Q à
dépression très faiblement marquée, suborbiculaire. Suture à relief
à peine accusé, bourrelets latéraux à peine indiqués et légèrement
arqués. Fond de la dépression luisant, ridé transversalement de cra-
quelures irrégulières, fortes, n’éliminant pas le brillant de la cuti-
cule ; ponctuation effacée ou obsolète, granules absents sur la
dépression (fig. 157 bis). 1,8-2,5 mm .......... 6. varipes.

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scowrrnaa. — THAMNURGUS 169
1. Thamnurgus kaltenbachi BACH, 1849, Stett. ent. Zeit., p. 199. —
Ercnuorr, 1881, p. 416; - Banar., 1888, p. 93; — Rarrraa, 1913,
p. 88. — Biol. : Bacu, 1849, p. 199 ;— Paams, 1856, p. 231 ;— FALLOU,
1867, p. 59; —— Bunnanaanc, 1881, p. 394.
Long. CT 2~2,5 mm.; Q 1,8-2,2 mm. Espèce trapue, courte, robuste,
foncée, luisante avec des soies longues, claires, espacées, plus fournies
sur la déclivité. Celle-ci oblique, très mguleusement et densément
ponctuée à bourrelets latéraux indiqués chez le O', effacés chez la
Q (fig. 151). Espèce très voisine de T. Pelzi Baxrran dont elle se
distingue par des caractères de détail (cf. clef).
Répandu dans toute la France: Bassin de la Seine (Banar.); Rouen
(Barrmcan); Brout·Vernet (Allier) (nu Bmrssox); Pyr.-Or.; Corse
(J. SAm·ra·CLArna-Davxtta); Fontainebleau (F11Lr.0u); Coye (Oise) (Fx-
cmaz); Gorges de Chailles; Entre-deux-Giers (Isère) (Pumar); Landes
(Parmis) ;Gironde (Tamràna); Castanet (H.-G.) ; Samatan (Gers) (CLERMONT).
— Europe Centrale, Allemagne, Autriche, Italie sept., Suisse.
Nidifie dans l’axe des tiges tendres de différentes Labiacées, notamment
Teucrium scorodonia (C.) ; Origanum vulgare, Lamium album, Stachys sylva-
tica et Betonica officinalàs. L’adulte cisaille les tiges immédiatement au-dessus
du lieu de ponte à la manière des Rhynchites, la larve évolue en déterminant,
à l’extrém1té de la tige restée saine, une galle fusiforme.
2. Thamnurgus Petzi Raxrran, 1901, Wien. ent. Zeit., p. 182. ——-
Rarrran, 1913, p. 86. _
Espèce robuste dépassant parfois 3 mm., non signalée en France,
connue seulement des régions montagneuses du Tyrol et des Alpes de
Transylvanie. Voisine de kalienbachi dont elle se distingue par la forme
plus courte du pronotum. Les bourrelets latéraux ne sont pas marqués,
même chez le 0*. Les épines externes des pattes sont particulièrement
acérées et fortes.
Vit dans les tiges d’Aconitum stoerkianum Rarcx.
3. Thamnurgus Brylinskii Rarrran, 1889, Deutsche ent. Zeit., p. 40.
— Rarrran, 1913, p. 88; — Seassrvrsarr, 1931, p. 97; — Ho1=1=MA1~m,
1942, p. 73; -·· Bancnowsxv, 1943, p. 168.
Long. CT 2 mm.; Q 1,8-2 mm. Brun foncé luisant avec la pilosité
des élytres souple, claire, blanche. Carène frontale saillante, tranchante,
située au milieu du front. _
La présente description a été faite sur le cotype de Raxrran et des
individus provenant de la coll. Ho1~·FMANN.
Fm. 152. — Crypturgus cinereus Herbst. Q, déclivité. —— FIG. 153. — Crypturpua cinereus
HaR.BS’1‘.,a·nten¤e. — FIG. 154. — Thamnurgus Brylimkii Reitt., pronotum. -— F10. 155.
- Thamnurgus cha1·ac·£aeEICnH. çj', silhouette. —FI¤. 156. — Thamnuryus characiae
Ercrm. Ci', déclivité. — FIG. 157. — Thamnurgus Brylinskii Ran':. Q', déclivité. -7
F10. 158. — Pseudothamnurgus wœdzterranms Egg., silhouette. — Fm. 159. — Pseu-
dothamnurgus scrutator Pand. çj', tête.

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SCOLYTIDAE· —- THAMNURGUS 171
Espèce décrite du Caucase et d’Arménie (vallée de l’Ararat) où elle vit
sur Tamari.7: octanalra et Peganum parmala. _ •
Très rare. Signalé en France par Horrmamz des environs de Nîmes
(Gaaisran) et du Pont du Gard (Tnénomx).
Les individus signalés de Bordeaux (Banacaowsxv, 1943, p. 168) se rappor·
tent à Th. kaltenbachi Bacrr.
Aire de répartition européenne imprécise.
4. Thamnurgus delphînîî Rosawnauxan, 1856, Kâfer Andalusiens,
p. 303. — Ercmrorr, 1881, p. 208 ; —— Eccans, 1907, p. 122 (robustus) ;
- Rnrrran. 1913, p.88.-Biol. : PEvEr«1Mnor1=·,1915,p.60;— Prarrna,
1947, p. 128.
2 à 2,8 mm. Espèce voisine des espèces du groupe characiaewarîpes,
s’él0ignant par la forme du pronotum et ses caractères généraux du groupe
Pclzî kallenbachi. Elancée, longue, noire avec une pilosité argentée.
Découvert par liosaxiuunn en Andalousie (région de Malaga) où il vit
dans les dunes maritimes sur Delphinum consolide; retrouvé sur cette même
plante en Italie et en Sicile (Racusn). C’est à un gros exemplaire de_delp/zinii
qu’1l y a lieu de rapporter T. robustus Eoonns décrit de Sicile. Signalé en `
Algérie (Massif des Mouzaïa) par P. ne Pnvemmnorr qui a observé l’adulte
dans les tiges de Teucrium pseudoscorodonia Dnsr. et par Prarran à Laver-
dure (Const.) sur Delphinium sp. ;Taza (Maroc) (Roraou). _
Non signalé en France ni en Corse où il est à rechercher dans les tiges de
Del hznum. Caucase sur Del hinium orientale.
P 7 P
5. Thamnurgus eharaciae Ercmiorr, 1881, Eur. Borkenk., p. 203. —
Raxrran, 1913, p. 85; — J. SA1N·rn-CLA1n1:-DavxLLE, 1936, p. 247.
Forme longue et élancée, 2-2,6 mm. Pronotum densément ponctué
le long de la carène, où les points sont souvent confluents surtout en
avant. Elytres densément ponctuées de points enfoncés identiques sur
les stries et les interstries disposés en lignes régulières jusqu’à la déclivité.
Soies longues, blanches, semi-dressées, plus abondantes dans la zone
antérieure du pronotum où elles sont dirigées en avant et sur les côtés
de la déclivité où elles sont orientées vers l’arrière.
c3' à dépression plus forte que la Q, bourrelets plus saillants.
Semble confiné à la région méridionale et méditerranéenne où il vit dans
les tiges d’Euph0rbia characias.
Fontaine de Vaucluse, Angles, Avignon (Cnonaur); Aix-en·Provence
(nu Buvssorz); La Garde, Solliès-Pont (Var) (Vsynar); Hyères, Côte des
FIG. 155 bis. — Thamnurgus delphinii Rosenh. d', déclivité. — FIG. 156 bis. — Thum-
nurgus delphinii Rosenh., pronotum. — Fw. 157 bis.— Thamnurgua varipes EICEK.
G", déclivité. —- Fm. 158 bis. — Thamnurgus varipcs EICHH., pronotum. — Fm. 159 bis.
— Thamnurgus kallenbachi Bach. çj', déclivité. -— Fw. 160 bis. — Thamnurgus Petzi
RE1·r*r., pronotum. — FIG. 161 bis. — Thamnurgus kaltenbachi Rosenh., pronotum,
— Fro. 162 bis. -— Pseudothamnurgus mediterraneus Egg. çj', patte antérieure. ——
F10. 163 bie. — Thamnurgus characiae EICHH., patte antérieure.

172 coLEo1=TEaEs SCOLYTIDES
Maures, Ile de Port-Cros (BALACHOWSKY) ; Nice (PLANET), La Turbie (A.-M.)
(Ho1··r1u.ANN).
Europe méditerranéenne, Sardaigne, Sicile, Espagne, Italie. N’a pas été
signalé en Afrique du Nord où sa présence est probable.
6. Thamnurgus varipes Ercrmorr, 1878, Stett. ent. Zeit., p. 390. -—
Eicrmorr, 1881, p. 208; — REITTER, 1913, p. 85.
Très voisin mais plus petit que le précédent avec lequel il est souvent
confondu. S’en distingue par les caractères de la déclivité et du pronotum
(cf. clef). Les caractères basés sur la coloration des pattes indiqués par
E1cH1—1or1=· et repris par REITTER sont sans valeur. Forme plus courte,
avec une ponctuation moins dense sur le pronotum, plus régulière et non
coniluente. Les stries et interstries sont formées de lignes de points moins
profondément enfoncés.
Le relief de la suture et des bourrelets latéraux faiblement indiqués
chez le CT disparaissent souvent chez la Q.
PERRIS a répandu cette espèce dans les collections sous le nom de
euphorbiae Küsr. (1).
Espèce beaucoup plus septentrionale que la précédente bien que signalée
également dans le Midi.
Bassin de la Seine, Côte·d’Or (BEnEL) ; St-Benoît (Vienne); Fontainebleau
(Ho1=rMANN); Brout·Vernet (Allier) (nu Buvssou); Samatan (Gers) (CLER
MONT) ; Val d’Aran (H1LAmE) ; Pau (B.-Pyr.) (H. Famçors) ; Savoie
(PLANET); Landes (Parmis) ; Avignon (CHUBAUT).
Vit dans les types de diverses Euphorbes, notamment E. amygdaloides
= sylvatica) et E. characzas. -— Europe centrale ; Caucase.
Gen. PSEUDOTHAMNURGUS Escsns, 1912.
(Ent. Bl., p. llô.)
Genre voisin du g. Thamnurgus Ercrm. aux caractères généraux de
coloration et de pilosité identiques.
dl à front creusé d’une profonde dépression transversale en dessous
du niveau des yeux formant excavation, droit ou bombé au-dessus avec
parfois un tubercule écrasé sans relief. Absence de carène clypéale (fig.
159). Antenne à funicule de 5 articles, massue plate, subcirculaire avec
(1) Il règne encore une certaine confusion parmi les Thamnurgua des Euphorbes dont
il existe deux espèces distinctes en France qui sont T. characiae Eicmr. et T. varipes
Eicim. Les noms de ces deux espèces (et non leurs caractères respectifs) ont été confondus
par différents auteurs qui ont donné pour varipes les caractères de cha'rwc·ia.e et vice versa.
Seule, 1'étude des types de EICEHOFF permettra d’éc1aircî1· déünitivement le nom qui
revient à. l’une ou l’autre des deux espèces. Nous avons adopté ici les caractères de cham-
ciae et de varipes tels qu’ils ressortent du texte original d'EICH`HOFF, tout en reconnaissant
que ce dernier est assez imprécis. T. euphorbiae KÈSTER. (Kafer Europos, 1845, II, p. 39)
signalé en Grèce et en Dalmatie vivant dans les tiges d’Euphorbîa dendrmides n’a jamais
été observé en France ; j’aî eu l’occasion d’étudier cette espèce qui parait fort rare et se
distingue des deux précédentes surtout par sa taille plus grande et une suture absolu-
ment plate sans aucun relief sur la déclivité. Elle est voisine de characiae, mais s’é1oigne
de varipes avec lequel elle a été confondue par Pnrmxs.

SCOLYTIDAE. — PSEUDOTHAMNURGUS 173
2 sutures nettes sur la face externe partant du milieu (fig. 163), absence
de suture (fig. 164) ou une seule suture sur la face interne (fig. 165).
Q à front légèrement bombé ou droit orné ou non d’un tubercule`
écrasé sans relief au-dessus du niveau des yeux.
6iQ Pronotum plus long que large, à carène médiane saillante ou
effacée, ponctuée de points circulaires, ou ovalaires, bien marqués, excep-
tionnellement réniformes. Pattes à tibias à côte externe arquée, finement
denticulée, ornée de 5 à 8 denticules équidistants (fig. 162 bis) suivant
les espèces. '
Elytres parallèles ou légèrement évasés vers l’apex (fig. 158) ponctués
sur les stries et interstries. Tiers antérieur de l’élytre ruguleux. Décli-
vité obliquement ou brusquement affaissée ponctuée sur toute sa surface
de points sensiblement identiques ou plus petits que ceux des élytres, au
moins au niveau des stries. Suture à faible relief ou plate avec un sillon
latéral faiblement indiqué ou nul. Bourrelets latéraux faiblement marqués
ou effacés. Soies souples longues, blanches sur les stries et interstries,
plus denses latéralement de chaque côté de la déclivité où elles peuvent
former parfois de véritables brosses.
Taille 1,5-2,5 mm.
Genre représenté en Europe par 2 espèces connues seulement de France,
il existe en outre plusieurs espèces spéciales au Nord-Africain.
La biologie des Pseudothamnurgus est mal précisée, mais il est très probable
qu’il s’ag·it d"insectes essentiellement lignicoles (tout au moins pour les
espèces françaises) ne vivant pas toujours, comme les Thamnurgus, dans
la moelle des tiges herbacées.
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Face interne de la massue antennaire pourvue d’une suture courbe
formée d’une seule rangée de soies (fig. 165). Pronotum ovalaire à
côtés nettement arqués avec le maximum de largeur au milieu, à
carène médiane effacée, remplacée par une zone lisse s’élargissant
sur le disque. Ponctuation du pronotum et des élytres peu profonde.
Stries ponctuées de points plus forts que ceux des interstries. Elytres
nettement évasés vers 1’apex (fig. 158). 1,6-1,8 mm. . 1. scrutator.
— Face interne de la massue antennaire dépourvue de suture (fig.
164). Pronotum étroitement ovalaire, à côtés presque parallèles,
carène médiane nette, saillante, luisante. Ponctuation du pronotum
profonde, souvent confluente à la base. Elytres à stries et interstries
identiquement et grossièrement ponctuées avec la zone antérieure
ruguleuse, gaufrée. Elytres faiblement évasés vers l’apex, presque
parallèles. 2-2,1 mm. .... . ........ 2. mediterraneus.

174
COLÉOPTÈRES
0 SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. --· PSEUDOTHAMNURGUS 175
1. Pseudothamnurgus scrutator PANDELLE, 1883, Rev. Ent., p. 136. —
LEpnxEun, 1890, p.·94; — Eceens, 1912, p. 116; — Rsxrrnn, 1913,
p. 89; — W1c1~1M.~.NN, 1913, p. 116.
Long. 1,6 à 1,8 mm. Se reconnaît surtout à la ponctuation moins pro—
fonde, plus régulière, sur les élytres que celle de medilerraneus EGGERS
où elle est grossière et ruguleuse surtout dans son tiers antérieur.
Rare. Décrit par PANDELLÉ (Dryocoetes scrutator) des Hautes·Pyrénées,
Sos et Carcassonne. Bresnes (Aisne) sur Cwylus (PLANET) ; Mont-de·Marsan
(Landes) (coll. M.N.H.N.).
Vit dans les branches mortes de Chêne, Charme, Pommier (PANDEI.LÉ)§
Noisetier (PLANET).
Biologie et type de galeries inconnus.
2. Pseudothamnurgus mediterraneus EGGERS, 1912, Deutche ent.
Zeit., p. 116.
Differe du précédent par sa ponctuation plus grossière (cf. supra)
plus irrégulière et une carène médiane saillante au pronotum.
Très voisin, sinon identique à P. Normandi Eocnns (= elegans Wxcmu.)
du Nord de l’Afrique.
Bare. Types (1 çj', 1 Q) récoltés à Collioure (Pyr.-Or.) et Carcassonne
par Gxvor ; Bordeaux (TEMPÈRE) (1 Q), Uzès (Gard) (coll. GRENIER); La
Chifla (Alger). _
Biologie non précisée.
Tribu des Dryocoetina.
Cette tribu comprend des espèces de taille moyenne, de forme cylin-
drique, à pilosité formée de soies souples, disposées en rangées ou éparses
sur les élytres. Elle se subdivise en deux sous-tribus qui se distinguent
par les caractères suivants:
— Insectes de forme trapue, à pronotum sensiblement aussi long que
large et élytres plus courts que le double de la longueur du pronotum.
Antenne à funicule de 4 ou 5 articles. Massue obliquement tronquée
à sutures visibles seulement sur la face externe (Dryocoelcs, Dryocoe-
iinus, Coccolrypes) ou pyriforme, globuleuse, avec les sutures droites
rejetées à l’extrémité (Daclylolrypcs) .... (p. 176) Dryocootinîna.
FIG. 160. — Thamnurgus Bryliuski Reitt., antenne. — A) massue (face interne). —
B) (face externe). -— F10. 161. - Thamnurgus characiae Eichh., antenne. — A) massue
(face interne). — B) (face externe). — Fm. 162.- Thamnurgus kaltenbachi Rosenh.,
antenne. — A) (face interne). — B) (face externe). —F1G. 163. —Pszud0thamnurgus
ecrutator PAND., antenne (face externe). — FIG. 164. — Pseudolhamnurgus scrutator
PAND., massue (face interne). — Fm. 165. — Pswdothamnurgus meditermneus Eggers.
massue (face interne). — Fm. 165 bis. — Thamnurgus Petzi Reitt., massue. —A) (face
externe).- B) (face interne). — Fm. 166 bis. -— Thamnurgus delphinii RosENrx.,
massue. —A) (face externe). — B) (face interne). — Fm. 166. — Xyloterus lineatus Ol.,
antenne. —— F1G. 167. — Xyloterus signatus F., antenne. — FIG. 168. — Xylaterus
domeaticus L., antenne.

176 cor.Éo1=•·rÈ1=«Es SCOLYTIDES
— Insectes de forme plus élancée, à pronotum généralement plus
long que large et élytres atteignant souvent le double de la longueur
du pronotum. Funicule de 4 ou 5 articles. Massue plate, lenticu-
laire, spatulée, à sutures courbes, visibles sur les deux faces, rare-
ment effacées (Lymanior) ........ (p. 187) Taphrorychinina
Il ne nous est pas possible d’admettre la conception de REITTER (19l¢,
p. 84) qui inclut les Taphrorychus dans sa tribu des Thamnurgini à côté
des g. Pilyogenes BEDEL et Piigophihorus E101-11-1. !
D’autre part, Scnnm. (in Wiesm. Cat., p. 1642) a inclus les Taphrory-
chus dans la tribu des Thamnurgina où se trouvent également les g.
Xyloclepies et Lymanior. Tout' en reconnaissant, comme Scrmnr., les
affinités très nettes existant entre les g. Taphrorychus, Xylocleples et
Lymanior, je maintiendrai leur séparation hors de la tribu des Thum-
nurgina dont j’ai précisé Phomogénéité (cf. p. 163). Je rapprocherai les
Taphrorychinina des Dryocoeiinina en les groupant dans l même tribu,
des Dryocoeiina, tout en reconnaissant les affinités multiples et indiscu-
tables qui unissent les deux tribus des Dryocoetina et Thamnurgina.
Il est possible que l’on soit amené ultérieurement à fusionner les deux
tribus Thamnurgina et Dryocoeiina, mais cette simplification me paraît
prématurée pour le moment et elle ne pourra intervenir avec profit
qu’après une revision complète des deux groupements pris dans leur
ensemble mondial. Il est indiscutable que les g. Lymanlor et Xgloclepfes
en particulier présentent des caractères intermédiaires entre les Thum-
nurgina et les Dryocoelina.
Sous-tribu Dryocoeiinina.
TABLEAU mis GENRES.
1. Ponctuation des stries nettement plus forte que celle des interstries ;
insectes vivant aux dépens des Conifères ou des essences feuillues . 2.
— Ponctuation des stries sensiblement identique à celle des inter-
stries; insectes vivant dans les graines des différents palmiers ou
de plantes exotiques .................... 3.
2. Pronotum ponctué en arrière du disque. Déclivité des élytres
dépourvue de sillon prononce parallèle à la suture (fig. 169 bis C),
ou marquée d’un très léger affaissement. Suture à ce niveau ou
complètement plate, sans relief, ou à peine rehaussée (fig. 169 bis A)
et ne formant jamais carène.Vit sur les Conifères. (p. 177) Dryocoetes.
—- Pronotum entièrement granuleux dépourvu de ponctuation. Décli-
vité des élytres pourvue d’un sillon profond, parallèle à la suture,
celle-ci rehaussée en carène"à partir de ce niveau (fig. 171, 177).
` Vit sur les essences feuillues ........ (p. 180) Dryocoetînus.

sc0x.YT1¤.aE. — niwocoarxas 177
3. Antennes à funicule de 5 articles (lig. 171 bis). Tibias antérieurs
pourvus de 3 ou 4 forts denticules sur le côté externe (fig. 173 bis).
Ecusson petit et plat. Dimorphisme sexuel accusé; dl nettement
plus petit que la Q ............. (p. 182) Coccotrypes.
— Antennes à funicule de 4 articles (fig.172 bz`s).Tibias antérieurs
à marge externe arrondie et très finement dentieulée de 8 à 9 den-
ticules émoussés (fig. 174 bis). Ecusson réduit à une lamellé étroite
à peine visible. (5'Q de taille identique; Cf à front pourvu d’une
dépression transversale ; Q légèrement bombé (fig. 177 bis, 178 bis)
..................... (p. 185) Dactylotrypes.
Gen. DRYOCOETES Excx-morr, 1864.
(Berl. ent. Zeit., p. 38.)
Insectes de forme cylindrique et allongée, bruns, toujours dépourvus
de squamules. Tête large et ruguleuse; funicule de 5 articles dont le
dernier nettement évasé ; massue globuleuse. compacte, asymétrique,
obliqueinent tronquée, à l" article formant cupule et englobant les autres
à sutures visibles que sur la face externe et recouvertes d’une fine pilo-
sité (fig. 179). Yeux échanerés. Pronotum large, subovalaire, aux angles
arrondis, à surface recouverte de spicules écrasées, écailleuses, se trans-
formant progressivement en ponctuation en arrière du disque; ligne
médiane nulle ou incomplète sans relief. Pilosité longue, éparse, souple,
dorée. Ecusson plat et bien marqué. Elytres à côtés parallèles, à déclivité
plus ou moins brusquement arrondie, à suture plate ou à très faible
relief et dépourvue de sillons latéraux prononcés. Stries formées de ran-
gées régulières de points rapprochés, bien marqués ; interstries parsemées
de rangées de points beaucoup plus fins et moins serrés. Dimorphisme
sexuel non accusé.
Ce genre comprend deux espèces françaises, D. aufbgraphus Pixrz.
et D. heclographus Rarrraa, il convient d’y rattacher les autres espèces
de ce groupe, notamment D. baîcalicus Rmrran, de Russie septentrio-
nale et de Sibérie, vivant sur Lariœ, ainsi que D. americanus Horxms
et D. pseudoisugae Swamiz, d’Amérique du Nord (1).
TABLEAU Das asràcas.
— Déclivité des élytres à suture large relevée sur toute sa longueur,
mais ne formant pas carène, délimitant de chaque côté un large sillon
plat rehaussé latéralement par des bourrelets très faiblement pro-
noncés (fig. 169 bis, A). Fond de l déclivité orné de lignes de points
correspondant aux l" et 2€ stries élytrales, formées d’éléments
(1) D. baîcalbcus REITTER diffère des deux espèces précédentes par un pronotum ayant
le maximum de largeur à. sa base et de nombreux points supplémentaires à la base des
élytres entremêlant les lignes entre les épaules et 1’éeus.son.

178 c01.ÉOPTÈREs SCOLYTIDES
petits, profonds et enfoncés (fig. 169 bis, B). Pronotum presque entiè-
rement granuleux, à zone ponctuée réduite à une faible surface en
arrière du disque ................ 2. hectographus.
- Déclivité des élytres à suture plate, non relevée, dépourvue de
relief et ne délimitant aucun sillon latéral (fig. 169 bis, C). Ponctuation
de la déclivité au niveau des Ire et 2° stries formées de gros points rap-
prochés, circulaires et peu profonds, à fond plat, faiblement enfoncés
dans la cuticule (fig. 169 bis, D). Pronotum à zone granuleuse étendue
d’avant en arrière jusqu’au disque, faisant place à partir de ce
niveau à une ponctuation grossière de gros points très serrés et peu
profonds, s’étendant jusqu’au bord antérieur du pronotum (fig. 169).
............ . ........... 1. autographus.
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FIG. 169. — Dryocoetes autographus Ratz. Q.
1. Dryocoetes autographus RATZEBURG, 1837, Forstinsekt, p. 161.
— Eicmxorr, 1881 ; —LINDEMANN, 1881, p. 236 ; — Bnnm., 1888; —
BARBEY, 1901 ; — Rnrrren, 1913, p. 76; — Spnsszvrsnrr, 1928, p. 235
et 1931, p. 51. —— Biol. : ESCHERICH, 1923 ; —-— BARBEY, 1923 ‘ — BALA-
cuowsxv, 1943, p. 168 · 1948,p. 167.

scowrimn. —- nmrocoarzs 179
Syn.: vicloris Mu1.s. et REY.
Long. 3-4,3 mm. Brun rouge uniforme plus ou moins sombre et luisant,
couvert de soies dorées dressées, souples, espacées. Ponctuation régulière
de la base à l’apex des élytres, points des stries circulaires, peu profondes,
interstries à points beaucoup plus petits et espacés (fig. 169). Déclivité
à suture plate, sans relief. Présence de quelques minuscules granules à
la base des soies sur la déclivité pouvant s’effacer chez certains individus.
Très commun en toutes saisons dans les forêts subspontanées et sponta-
nées de résineux de la France tempérée et des montagnes méridionales.
Bassin de la Seine (Banni.); Forêt de St·Pr1x (Morvan) (Baucnowsxv);
Vosges, Alpes, Pyrénées centrales, Mt. Dore (J. Suxrn-CLAxn¤·D¤v1LLn). —-
Grande·Bretagne, toute l’Europe moyenne et septentrionale, s’étend à l’Est
]usqu'au Japon à travers la Sibérie, Caucase.
Nidifie dans le tronc et les branches d’Abies pectinata, Picea ezcelsa, Larix
et de tous les Pinus. Recherche les forêts épaisses, ombragées, humides et
les arbres dépérissants ou abattus. La galerie maternelle est du type trans-
versal ou oblique, pourvue d’un court vestibule initial marquant le bois. Les
galeries larvaires sont longues, fines, coxifluentes, entremêlées, dirigées en
tous sens, sous·c0rticales, impressionnant à peine le bois.
.l’a1 observé l’adulte hivernant dans la région parisienne (Ozoir-la·Ferrière).
Dans les régions montagneuses 11 est probable que l’évolution de l’insecte
a lieu en deux ans comme pour D. hectographus.
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.
Fm. 169 Iris. —A) Dryoeoetea hœtographuas Rm·1·rER., déclivité des é1ytres.B)id., détail de
la ponctuation. C) Dryocodes autographus RATZ., déclivité des élytres; D) id., détail
de la. ponctuation.
2. Dryocoetes hectographus Rmrrzn, 1913, Best. Tab., Borkk., p. 76.
— Sraax, 1927, p. 227 ; — id., 1931, p. 23;- SPEss1vrs121=r,1928, n° 8;
— 1d., 1931, p. 23; -— Prxzrrian, 1932 ; — BALACHOWSKY, 1948, p. 167.
Differe de D. aulographus par des caractères récis v. clef fie. 169 bis
. . °
A et B) et souvent melange à cette espèce sur les mêmes arbres.

180 cornorrànns scowrxnzs
Espèce originaire de la Taîga sibéro-scandinave (Laponie, Suède sept., Fin-
lande, Russie sept., Sibérie), réfugiée en France comme en Europe centrale
dans les hautes pessières spontanées entre 8004.200 m. où elle subsiste à
l’état de relique glaciaire (Cf. BALACHOWSKY, 1948). Trouvé par J. CLERMONT
à Béhérobie (Haute vallée de la Nive) (B.-Pyr.) et par PLANAT à Sainte-
Même (Savoie) et Entre-deux—Giers (Isère).
Signalé par STARK à Briansk (Russie centrale), Rnrrrnn et Prnrrnn
dans les montagnes de Tchécoslovaquie (Monts des Géants, Mts métalli-
ques, Tatras, Carpathes).
Nidifie presque exclusivement dans l’Epicéa, signalé occasionnellement sur
Pinus et Abies. S’attaque aux arbres en complet dépérissement, morts sur
pied ou tombés à terre et jamais aux sujets sains. Les colonies s’établissent
à la base du tronc ou au collet de l’arbre, les galeries pénètrent même dans
les grosses racines à 50 cm. sous terre (STARK). Sur les troncs gisants, la nidifi-
cation a lieu sur la face exposée à la lumière et non sur celle au contact avec
le sol comme c’est le cas le plus fréquent pour D. autographus.
Galerie maternelle du type longitudinal suivant plus ou moins réguliè-
rement le sens des fibres, pourvue d’un vestibule central assez large et irré-
gulier (0,5 cm.) d’où partent vers le haut et vers le bas 2 ou 3 bras digitiformes
de 4 à 5 cm. de long marquant profondément le bois. Les couloirs larvaires
sont courts, ondulants, s’entrecroisent fréquemment et impressionnent fai-
blement l'aubier. L’évolution de l’insecte a lieu en deux ans ; passe Ie premier
hiver à l’état larvaire et le second sdus la forme adulte immature.
Gen. DRYOCOETINUS, nov.
Genre groupant des espèces du type villosus·alni à pronotum totalement
granuleux, sans ponctuation apparente, même en arrière du disque
(fig. 178). Elytres à déclivité pourvue d’un sillon juxtasutural très marqué
et profond, surélevant la suture (fig. 171, 177). Dimorphisme sexuel
accusé, le sillon du dl étant plus profond que celui de la Q.
Type : villosus F.
Ce genre comprend 2 espèces françaises:
TABLEAU nes Espèces.
- Stries formées de gros points subquadrangulaires très rapprochés
rétrécissant les interstries qui sont nettement plus étroites que les
stries. Déclivité à sillon très profond, formée par Paffaissement de
la strie juxtasuturale, relevant la suture en carène et Pélargissant
d’avant en arrière, délimitant des bourrelets latéraux. Granules
espacés et nets sur la suture et la 38 interstrie de la déclivité (fig. 171).
Pronotum et élytres concolores, bruns foncés. 2,5-3,5 mm., . .
......................... 2. villosus.
·-— Stries formées de points réguliers, circulaires, de taille moyenne,
ne rétrécissant pas les interstries qui sont plates et aussi larges que
les stries. Déclivité à sillon fin, net, formé par l’af`faissement de la
strie juxtasuturale où la ponctuation contiguë forme une ligne

scommoae. - onvocoerixvus 181
continue relevant légèrement la suture ; 3** interstrie non relevée.
Granules absents ou effacés sur la suture et la 3° interstrie (fig. 177).
Pronotum brun foncé, élytres rougeâtres ......... 1. alnî.
1. Dryocoetinus alni Geonc, 1856, Stett. ent. Zeit., XVI, p. 59. —
E1cm·xo1··1··, 1881, p. 125; — Eccens, 1911 (similis) ; — Rexrren, 1913,
p. 78; — J. Suivre-Cnnrne-Devxnte, 1936, p. 560; — Seessrvrserr,
p. 53.
Syn.: similis Ec¤ens,.1911.
Long. 2-2,3 mm. Pronotum plus sombre que les élytres à pilosité éparse,
très fine (fig. 178). Interstries à ponctuation fine et clairsemée, effacée
par endroits. Sillon de la déclivité étroit, net, rectiligne, très rapproché
de la suture, naissant un peu avant la déclivité et étendu jusqu’au sommet
de I’élytre (fig. 177). Pilosité des interstries fine et éparse.
N’a pas été observé en France métropolitaine où il doit vraisemblable-
ment exister. Signalé en Corse (simili.: Encens) dans les montagnes du centre
de l’Ile, sur les peuplements d’Alnus viridis suaveolens (zone subalpîne).
Vizzavone (J. SAINTE'CLAIRE·DEVILLE).
Grande—Bretagne, Europe centrale et orientale. Russie, Sibérie.
Nidifie dans les branches des Aulnes dépérissants et aussi du Noisetier.
La galerie maternelle est transversale, irrégulière, les galeries larvaires perpen-
diculaires, mais entremêlées. Le système est sous-cortical et ne marque
pas l’aubier. Les adultes des deux sexes élargissent fréquemment leurs galeries
par des morsures de régénération digitiformes donnant au système l’aspect
étoilé des espèces polygames.
2. Dryocoetinus villosus FABRICIUS, 1792, Syst. ent., I, p. 367. —
Montev, 1868, p. 187 ;— Excnnorr, 1881 ;—Be¤eL, 1888 ;— Bimeev,
1901; —- Rerrren, 1913, p. 77; — Sressrvrserr, 1931, p. 52; —
Scnwenorrencen, 1944, p. 174.
Syn.: villosus v. Slartoni REITTER, 1913, p. 77.
Long. 2,5-3,2 mm. Brun foncé uniforme. La ligne des gros points de
la l" strie s’engage dans le sillon avant la déclivité, s’écarte légèrement
de la suture vers ce niveau, puis converge nettement vers elle au sommet
de l'élytre (fig. 171). Granules en relief bien visibles sur la déclivité,
surtout chez le G'. Soies souples, longues, fines sur le prothorax et les
élytres, un peu plus fournies sur les côtés. Interstries ponctuées de
points de diamètre 1/2 plus petit que celui des stries. 2** strie formée
sur la déclivité de points plus petits que la IN chez le C3', identiques
chez la Q.
Commun dans toute la France tempérée et septentrionale, les indications
précises manquent encore pour le Midi et la région méditerranéenne. Bassin
de la Seine (C.) (Bene:.) ;Château-le·Vieux (H.·V.) (Horz··M1mN) ; Brout-Vernet
(Allier) (ou Buvssox); Vienne (Drôme) (Penner); Cap Ferret (Gironde)
(Teivirène); Digoin (S.-et-L.) (Pic); Corse (A. Mnuarnmc, Voooz).
Vit aux dépens de diverses essences feuillues et principalement des Cupu-
lifères, Chênes à feuilles caduques, Hêtre, Châtaignier, Alnus glutinosus.

182 cotéorrànns scowrxons
Nidifie dans les écorces épaisses du tronc et des grosses branches. La galerie
maternelle irrégulière est pourvue de 2 à 7 bras s’écartant d’un vestibule
central. Galeries Iarvaires irrégulières, entremêlées, sous-corticales. Le système
est localisé dans la partie inférieure du tronc.
ssp. minor Ecoens, 1903, Nat. Sicil., p. 122 (= sardus Srnonmavnn).
Ne se distingue de villosus que par sa taille plus réduite. La présence d’une
ligne médiane en relief sur le pronotum est un caractère qui se retrouve chez
certains individus de villosus et ne peut être un critère sufiisant pour séparer
entre elles ces deux espèces. Il s’agit à notre avis d’une simple variété de
petite taille qui se trouve en Corse et en France, associée ou non à l’espèce
précédente. 2,5 mm. Rnrrrnn (1913, p. 77, note 1) a examiné des exemplaires
en Sicile dont la ligne médiane était également effacée.
Digoin (Pm) ; La Bonde (Vaucl.) (Facmnz); Corse (Rrvm.xÈma); Sicile,
Sardaigne.
Même habitat et mœurs que villosus.
Gen. COCCOTRYPES Ercnnorr, 1879.
(Ratio Tomic., p. 103.)
Apparenté au g. Dryocoeles RATZ., de forme plus courte et plus arrondie
(fig. 170) ; d' toujours nettement plus petit que la Q . Antennes à funicule
de 5 articles, le dernier évasé, sutures de la massue droites et nettes
(fig. 171 bis). Pronotum subovalaire, arrondi antérieurement, régulière-
ment bombé sans bosse, couvert de granules écrasés, orientés concen-
triquement vers le disque à ponctuation nulle ou à peine marquée. Sur
les côtés, les granules forment des crêtes parallèles légèrement en relief.
Bord postérieur finement rebordé. Tête cachée par le rebord du pronotum
(face). Ecusson petit mais plat. Elytres une fois et demie plus longs que
le pronotum, déclivité régulièrement arrondie. Stries et interstries sensi-
blement identiques, plates, formées de rangées de gros points peu profonds.
Soies souples et dressées en rangées sur les stries et les interstries. Absence
de sillons ou granules.
Genre représenté par de nombreuses espèces tropicales ; une seule
espèce est signalée en France (1) :
Coccotrypes dactyliperda FABRICIUS, 1801, Syst. Eleuth., II, p. 387.
— Ezcrmorr, 1881 ; — REITTER, 1913, p. 78; —— Horxms, 1915. ·—
Biol.: Lucas, 1846, p. 101 ; -— KIEFFER, 1922, p. 286 : — Vanonn
Mxanwn, 1925 ;— P1aYEn1Mn01=1~·, 1926, p. 387 ; — LEPESME, 1944, p. 237 ;
1947, p. 634.
Syn. : palmicola HonNUN<;, 1842.
Ovalaire, pronotum entièrement granuleux, dépourvu de ponctuation,
(1) EGGERS a. décrit (Tijds. voor. Ent., 1928, p. 117) C'. canariemis vivant sur un pal-
mier indéterminé à. La, Palma. (Canaries) qui semble diüérer très peu de C'. dactyliperda
ï;3S¢î;B;.ibias antérieurs portent 4 dents externes au lieu de 3 chez C'. dactyliperda (fig.

SCOLYTIDAE. - COCCOTRYPES 183
à spicules écrasées, disposées concentriquement et irrégulièrement, conver-
' geant vers le sommet du disque situé nettement en arrière du milieu.
Ligne médiane faiblement marquée. Elytres régulièrement ponctués
sur les stries par des points réguliers et peu profonds. Interstries larges
et parsemées de points granuleux de taille à peine inférieure à ceux
des stries (fig. 170). Déclivité brusquement arrondie surtout chez le mâle.
Soies souples, longues et fines sur le thorax et les élytres. Q 2-2,2 mm.,
brun rou eavec attes et antennes lus claires ue le cor s fi . 171 bis
173 b' ) P g '
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CT 1,5 mm. plus court que la Q à déclivité élytrale plus brusquement
aiïaissée, nettement plus rare.
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FIG. 170. — Coccotrypes dactylipcrda F. Q.
Espèce cosmopolite, introduite _et répartie dans le monde entier. Très
commun sur tout le littoral français de la·Méditerranée et en Corse. S’accli·
mate un peu partout dans les autres régions de France, Paris, Sud·Ouest,
Bretagne, toute l’Afr1que du Nord y compris les oasis. Ile de Djerba.
Vit dans les graines dures de diflérents palmiers (Chamoerops excelsa, Ch.
humilis, Lwmgstonia, Phoenix dactylxfera, P. canariensis, etc...). Facmzz
l’a obseryé non seulement dans les noyaux. mais aussi dans les tiges sèches
de palmiers morts.
Les galeries sont pénétrantes et divergent en tous sens à l’intérieur de
l’amande.

184 c0LÉ0PTÈmas sconvrxmzs
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F10. 171. —-· Dryocortm 'villosus F. ©'· déclîvîté. —-· Fm. 172. -— Taph1·07·yc•Ims alni PPEF-
FER. (j', déclivîtë. —-— Fm. 173. — Tapln·0ry(·Imx villiyrans Duf. (j', dêclivitê. —
Fm. 174.- Tnp}n·0ryz·}m.¤ bivolor Herbsf. çj', déclivntê. — F10. 173. — Xylocleplm
biimcus Reitt. Q, déclïvité. -—- FIG. 176, —— Xyloclcples bispinus Duf. Q, déclîvité.

scotvrioaiz. — nacrïtornvens 185
Gen. DACTYLOTRYPES Ecozans, 1927.
(Tij ds. v. Ent., LXX, p. 37.
ENDERLEIN, Zool. Anz., 1929, LXXXI, p. 141.)
Apparenté au g. Coccofrypes Erci-m. dont il se distingue par des carac- U
tèresimportants. (TQ de forme et de taille identiques. Pronotum à
peine plus long que large, entièrement et finement granuleux, à granules
disposés sans ordre défini; absence de carène, de bosse ou de rehausse- ‘
ment sur le disque ou en arrière de celui·ci. Bordure postérieure du pro-
notum légèrement ourlée. Antennes, funicule de 4 articles avec le 1**
presque aussi développé que les 3 autres réunis. Massue globuleuse,
pyriforme, à sutures droites, nettes, rejetées à l’extrémité (fig. 172 bis)
et visibles sur la face externe seulement. G à front transversalement
affaissé, Q légèrement globuleux et finement granuleux. Yeux réniformes,
échancrés (fig. 177 bis, 178 bis).
Tibias antérieurs à bord externe légèrement arqué et finement denticulé
(fig. 174 bis). Ecusson réduit à une lamelle étroite à peine visible.
Elytres régulièrement arrondis, dépourvus de déclivité brusque à
l’extrémité, à suture plate et sans sillons latéraux sur l’af`1'aissement.
apical. Stries et interstries identiques, à ponctuation régulière, ruguleusc
ct peu profonde. S_oies souples, argentées, réparties en rangées sur les
stries et les interstries, plus denses et plus longues sur les côtés et à partir
'du tiers terminal.
Ce genre comprend deux espèces originaires des Iles Canaries, D.
Uyllenboogaarli Eccnns (génotype) vivant dans les graines de Phoenix
et D. draconis ENDERLEIN dans celles de Dracoena draco. Seule la pre-
mière est signalée en France.
Contrairement à l'opini0n d’EN¤1z1>.L1s1N, ce genre est voisin du g.
Coccolrypcs Exci-mo1=1=· tant morphologiquement que biologiquement et
s’éloigne des g. Eidophelus Excrm., du Mexique, et Dendroterus BLAN¤1··.,
du Japon.
Dactylotrypes Uyttenboogaarti EGGERS, 1927, Tijds. v. lEnt., LXX,
p. 37. — U¥·r*rENBoocAAn·r, Tijds. v. Ent., 1927, p. 40 ; -EN¤xam.E1N,
Zool. Anz., 1929, p. 141 (+ biol.) ; — LEPESME, 1947, p. 642.
Long. 1,5-2,1 mm. En dehors des caractères génériques, cette espèce
se reconnait à sa coloration entièrement brun rouge clair avec la bordure
postérieure du pronotum légèrement plus sombre; la suture des élytres,
surtout à partir du tiers postérieur, enfumée, le métasternum et le l"
segment abdominal noirs. Pattes entièrement rouges comme les antennes.
Soies argentées. Le funicule antennaire se compose de 4 articles et non
de 5 comme l’indique Eocens. Ce caractère n’est visible que sur prépa-
ration microscopique (fig. 172 bis, 174 bis, 177 bis, 178 bis).

186 c01.É01=·1·iz1=·.Es SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. -— DACTYLOTRYPES 187
Cette espèce m’a été adressée pour détermination (3 Q , 1 (1) par W. AN-
nnnsorx, du U._S. National Museum de Washington, elle a été inter-
ceptée le 20 mai 1940 avec des graines de Phoenix venant de France (sans
précision de localité) par le Service de Quarantaine phytosanitaire du port
de New-flork.
ll s’ag1t d.’une espèce originaire des Iles Canaries où elle a été découverte
parle Dr. UYTTENB·00GA·\RT à la Grande Canarie, puis revue par EN¤i~:nr.axrx
à Gomera et Ténérife.
Elle vit dans les noyaux de Phoenix canaricnsis. La galerie pénètre à une
des extrémités du sillon médian de la graine qu'elle perforé d’un bout à
lautre. Il est probable que D. Uyttenboogaarti s’est acclimaté dans la région
méditerranéenne off il est généralement confondu avec Coccotrypes dactylf-
perda Excnnorr qui possède une biologie similaire.
Sous-tribu Taphrorychinina.
TABLEAU DES GENRES.
1. Funicule de 4 articles, massue lenticulaire à sutures très faiblement
apparentes (fig. 138, 139) ........... (p. 189) Lymantor.
— Funicule de 5 articles, massue lenticulaire à sutures courbes et
nettement apparentes (fig. 180, 181, 182) sur les deux faces . . 2.
2. Granules du tiers antérieur du pronotum ponctiformes à relief faible
et jamais crochus vus de profil. Déclivité des élytres du (3* brusque-
ment abrupte et profondément excavée sur toute sa longueur ; armée C
d’une paire de denticules saillants sur le bord antérieur au niveau
de la 4* interstrie (fig. 185. 186 bis). Femelles à déclivité arrondie,
mais profondément sillonnée pr l’effondrement de la strie juxtasu-
turale qui relève la suture en carène à ce niveau (fig. 175, 176). .
.................... . . (p. 190) Xylocleptes.
—— Granules du tiers antérieur du pronotum crochus, vus de profil,
ponctiformes en arrière de ce niveau jusqu’au delà du disque où la
ponctuation se trouve rejetée (fig. 168). Déclivité (TQ identique,
dépourvue d’excavation ou de sillon. Suture plate ou légèrement
en relief. Q à front garni de touffes de soies jaunes ou blanches, très
denses, érigées en touffes, en avant. ..... (p. 193) Taphrorychus.
Flo. 171 bis. - Coccoirypes dactyliperda F., antenne :A) (face externe) ; B) (face interne).-
Fm. 172 bis. — Dactylotrypes Uyttenboogaarti EGGERS, antenne: A) (face externe);
B) (face interne). - Fm. 173 bis. ——Cocc0trypes dactyliperda F., patte antérieure (face
exteme et interne). —- Fm. 174 bis. — Dactylotrypes Uyttenboogaarti Eoo., patte
antérieure (face externe). - FIG. 177 bis et 178 bis. — Dactylotrypes Uytfenboogaarti
Eausns, détail de la structure du front (j' et Q.
7

  COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. — 1.¥MAN'roR 189
Gen. LYMANTOR LOWENDAL, 1889.
(Ent. Med., II.)
Genre voisin de g. Dryocoetes Emma. dont il se distingue par sa forme
aplatie, plus longue et plus étroite (fig. 184), le funicule de 4 articles
et une massue antennaire ovalaire à sutures peu prononcées (fig. 138,
139). Stries et interstries à ponctuation identique ; déclivité oblique-
ment affaissée, pourvue d’un large sillon peu profond de chaque côté de
la suture qui apparait légèrement surélevée.
Genre comprenant 2 espèces paléarctiques (1) dont une seule est signalée
en France:
Lymantor coryli Pnnms, 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 78. — Excm-rorx-·,
1881 (Dryocoefes) ;— REITTER, 1913, p. 91 ;— Srnssrvrszrr, 1831, p. 53.
Long. 1,6-2 mm. Brun foncé, pattes jaunes. Massue très pubescente
cachant les sutures (fig. 138, 139). Pronotum nettement plus long que
large, arrondi antérieurement et postérieurement, à côtés subparallèles,
garni de granules aplatis disposés concentriquement vers le disque,
faisant place à une ponctuation grossière à partir de ce niveau vers
l’arrière (fig. 184). Ligne médiane bien dessinée sur le disque, interrompue
aux deux extrémités ;b0rdure postérieure du pronotum peu apparente.
Elytres de même largeur que le pronotum en son milieu, deux fois plus
l0ngs_que ce dernier, étroits, à côtés subparallèles. Déclivité obliquement
descendante, largement mais peu profondément marquée le long de la
suture par un sillon occupant les deux tiers de sa largeur. Suture légè-
rement surélevée à partir de la déclivité et garnie à ce niveau d’une
rangée de soies raides. Pronotum et élytres presque complètement gla-
bres, sauf surle bord externe et la suture de la déclivité où l’on remarque
quelques longues soies raides et semi-dressées.
Répandu dans toute la France sans être commun nulle part. St-Leu-
la-Forêt (S.-O.) (Mauauivc) ; Landes (Pmams) ; Gironde (Tnmvàne) ; Cauteret
(Fnaxçois); Marseille (Pic) ; Plantay (Ain) ; Aix-en—Pr0vence (Facmnz) ;
Marais Niortais; Mt. Beuvray (S.·et-L.) ; Iles de la Loire, à Mers (L.·et-C.)
(Bxxacuowsxv). — Europe centrale et méridionale, Caucase.
Polyplïage, nidîfie dans les branches complètement mortes et desséchées
(1) L’a.utre espèce est L. aceris LINDmnNJ€ (Bull. Soc. nat. Moscou, 1875, p. 140), vit
en Russie centrale et méridionale sur 1’Era.b1e et secondairement sur le Cerisier à. grappes
(Prunue padus).
Fm. 177. —D1·y0c0eles alni Georg. 6, déclivité. —— Fm. 178. — Dryocoetes alnî Georg.,
structure du pronotum. — F10. 179. —Dryocoetes autographus Ratz., antenne (face
externe). — FIG. 180. — Xylocleples bispinus DUF. çj', antenne (face externe). —
FIG.181. —- Taphrorychua villifrorts DUF., antenne (face externe). —-FIG. 182. — Taphro-
rychus villifrema Dur., massue (face interne). — F10. 183. — Xylocleptes biapinus
Durr. O' (face abdominale).

190 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
ou en complète décomposition de diverses essences feuillues où sa larve
fore des galeries irrégulières et profondes, transformant le b.o1s en poussière.
Signalé principalement sur le Noisetier qui semble constituer son habitat
le plus fréquent. Observé également sur Bouleau, Erable, Chêne, Lilas,
Poirier, Rhamnus catharzca.
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Fm. 184. — Lymantor caryli Perr. çj'. Fm. 185. —- Xyloclepies bislpinus Duf. O'.
Gen. XYLOCLEPTES FERRARI, 1867.
(Borkenk., p. 37.)
Cylindrique, allongé, étroit, brun noir uniforme, luisant, dépourvu
de squamules, recouvert de soies, peu denses, fines, souples, longues
et retombantes. Dimorphisme sexuel très accusé. Yeux échancrés en
avant, antennes à funicule de 5 articles, dernier évasé, massue plate,
subovalaire à sutures curvili nes bien distinctes, surtout extérieurement
1 g 7
(fig. 180). Front granuleux. Pronotum non rebordé en arrière, plus long
que large et plus long que la moitié des élytres, massif, arrondi anté-
rieurement, à côtés subparallèles ou faiblement arrondis. Zone antérieure
garnie de granules très petits à disposition non concentrique, irrégulière,
faisant place en arrière du disque à une ponctuation nette et grossière.

SCOLYTIDAE. -— xvtoctnrrns 191
Stries et interstries identiques, formées de lignes régulières de points espa-
cés séparés par une distance égale à 2 ou 3 fois leur diamètre (fig. 185).
d' Quart terminal de l’élytre très brusquement affaissé, occupé par
une vaste excavation à section subcirculaire, entièrement glabre, lisse,
brillante, occupant toute la largeur de l’élytre et anguleusement rebordée
sur tout son pourtour. Bord supérieur de l’excavation au niveau de la
4° interstrie armé de chaque côté d’une forte dent saillante horizontale.
Bordure postérieure de l’excavation tranchante, suture relevée sur presque
toute la longueur de la déclivité, plane à l’apex (fig. 185 bis et 186 bis).
Q De taille sensiblement identique ou plus petite. Déclivité arrondie,
non brusquement affaissée ni excavée, dépourvue de denticules, à suture
relevée par l’effondrement de la 1*** strie qui forme un profond sillon
parallèle, étendu jusqu’à l’apex (fig. 175 et 176). 3° interstrie à relief
plus ou moins accusé et formant ou non un bourrelet latéral saillant;
granules présents ou non sur la suture et les interstries de la déclivité.
Ce genre comprend de nombreuses espèces tropicales à régime varié
et 3 espèces paléarctiques, dont 2 sont signalées de France:
TABLEAU mas Es1>ÈcEs.
MAr.es 2
— Long. 2,5 à 3,5 mm. Sutures de la massue courbes et nettement
parallèles les unes aux autres (face externe) (fig. 180). Extrémité
de la partie relevée de la suture de la déclivité ornée de 2 ou 3 paires
de granules jumelés sétifères (fig. 186 bis) ...... 1. bispinus.
— Long. 1,5-2 mm. Première suture de la massue très arquée. 2** et 3**
moins recourbées et non parallèles à la l" (face externe). Extrémité
du parcours relevé de la suture de la déclivité, dépourvue de gra-
nules jumelés sétifères (fig. 185 bis) ......... 2. biuncus.
FnMe1.1.Es:
— Première et 3° interstries de la déclivité garnies d’une rangée de
granules rapprochés, hérissés chacun d’une longue soie souple. Sillon
parallèle à la suture, lisse, doublé d’1în sillon identique correspondant
à la 3** strie;ces sillons sont larges, plats et luisants, suture forte-
ment en relief (fig. 176). 2,5-3,2 mm ......... 1. bispinus.
— Première et 3° interstries de la déclivité dépourvues de granules
visibles sétifères. Sillon peu prononcé le long de la suture qui est
faiblement relevée. 3° strie à sillon plus faiblement prononcé encore.
1,5 mm. Fond des sillons ponctué, légèrement ruguleux (fig. 175).
......................... 2. biuncus.
1. Xylocleptes bîspinus Durrscummr, 1825, Fauna Aust., III, p. 25.
— RATZEBURG, 1877, p. 115; — Excmxorr, 1881, p. 210; -- Banni.,

192 conéorrànns SCOLYTIDES
1888,p.415 ;—RE11·rEn, 19l3,p.91. —— Biol. : Bonnemano, 1885, p. 98.
Syn.: reius`us OL.
Long. 2,5-3,5 mm. Brun très foncé uniforme et luisant, antennes claires.
Pronotum à ligne médiane nulle ou faiblement indiquée suivant les
individus, plus marquée chez la Q (fig. 185). En dehors des granules
suturaux jumelés, le ©" porte un minuscule granule pilifère de chaque
côté dans le 1/4 apical de la déclivité.
Une des plus communes de toutes les espèces francaises, répandues sur
tout notre territoire. Vit exclusivement dans les lianes hgneuses des Clematzs.
Toute l’Europe, Asie Mineure, Afrique du Nord.
lflidiiie dans les Clematis, principalement dans l’épaisseur des tiges épaisses
où 1l fore des galeries profondes irrégulières, bourrées de sciure, transformant
le bois en poussière.
I85 bus Wu l86 bis  
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FIG. 185 bis. — Xyloclepies biuncus Reitt. O', déclivité.
FIG. 186 Iris. —- Xylocleptes bispinus Duft. çj', déclîvité.
2. Xylocleptes biuncus REITTER, 1894, Wien. ent. Zeit., p. 45.
Long. 1,5-2 mm. Petit, noir et luisant et non brun foncé comme bis-
pinus et bicuspis (cf. infra). Diffère de bispinus par des caractères précis
(cf. supra). Chez le 0* le bord latéral de l’excavation n’est pas explané
en bourrelet arrondi comme chez bispinus et la dent est un peu moins
saillante, bien que ce caractère, dont fait état Rerrren, soit faiblement
prononcé (fig. 185 bis).
La Q est noire également, ses sillons et bourrelets sur la déclivité
sont beaucoup moins prononcés que chez bispinus et les granules effacés
(fig. 175). X. bicuspis Reirrxsn décrit de Syrie (Wien. ent. Zeit., 1887,
p. 196 et 1894, p. 45) ne paraît différer de biuncus que par sa coloration
uniforme plus claire, brune comme chez bispinus.
Décrit de Sommières (Gard) par Rerrrizn et n’a pas été retrouvé en France
depuis. Plus commun en Afrique du Nord où il a été capturé à plusieurs
reprises dans la zone littorale algérienne et au Maroc. Vit comme bispinus
dans des lianes ligneuses des Clematis (1), notamment de C. cirrhosa au
Maroc (Pronos).
(1) Le régime des Xylocleptes est très varié, bien qu’i1 exclue les Conifères, on ren-

SCOLYTIDAE. — rarnnonvcnus 193
Gen. TAPHRORYCHUS EICHHOFF, 1879.
(Ratio Tomic., p. 35.)
Insectes de forme subparallélépipédique, de 1,5 à 2,6 mm. ; coloration
brune plus ou moins foncée, concolore. Antenne à funicule de 5 articles,
massue plate, lenticulaire, avec 3 sutures légèrement recourbées, bien
marquées sur la face externe (fig. 181). Yeux-faiblement échancrés.
(3* à front granuleux, orné de soies souples, fines et éparses. Q à front
garni en son centre d’une brosse très épaisse de soies jaunes ou blanches,
très serrées, dirigée en avant et masquant complètement la cuticule.
Pronotum aussi large que long, à côtés subparallèles, arrondi en avant,
à profil légèrement bombé avec une bosse estompée au niveau du disque
et nettement incliné vers la tête à partir de ce niveau (profil). Garni
de granules à faible relief, à profil légèrement crochu, disposés concen-
triquement en rangées non parallèles sur le tiers antérieur, faisant pro-
gressivement place à partir de ce niveau jusqu’en arrière du disque à
des petits granules ponctiformes, formant une granulation irrégulière,
dense, continue, s’est0mpant très en arrière du disque pour faire place
à une ponctuation plus ou moins nette exclusivement limitée à la zone
basilaire et marginale du pronotum.
Ecusson normal. Elytres subparallèles, à déclivité brusque ou très
oblique, à suture plate ou à très faible relief. Stries formées de points
régulièrement espacés. Interstries de même structure, mais à ponctuation
nettement plus fine. Chez certaines espèces (hirfellus Eicxm.), la ponc-
tuation des élytres s’ef1’ace complètement. Hanches antérieures séparées
en avant par un processus prosternal; contiguês en arrière; hanches
intermédiaires et postérieures écartées. Pilosité formée de soies très fines
souples blanchâtres, longues, peu denses, plus nombreuses sur la zone
ruguleuse du pronotum et la déclivité des élytres où elles sont éga-
lement plus longues, et horizontalement redressées.
Genre comprenant une dizaine d’espèces paléarctiques vivant aux
dépens des essences feuillues et principalement des cupulifères, à aire
de répartition strictement paléarctique.
TABLEAU nus Espèces.
1. Stries et interstries effacées, sans ponctuation apparente, excepté
latéralement où elles sont faiblement indiquées. Pilosité forte disposée
en rangées régulières sur les interstries. Espèce de petite taille, 1,6~
1,8 mm ............... . ..... 1. hirtellus.
— Stries et interstries parfaitement distinctes sur toute la surface
contre certaines espèces sur des plantes herbacées ou semi-Iigneœœ, telles que les tiges
de Cucurbitacées.

194 coniâorrànns sconvrrnzs
des élytres, pilosité peu dense, soies espacées sur les interstrics
(fig. 186). Taille moyenne, 1,8-2,8 mm ............ 2.
2. Fond de la déclivité ponctué au niveau des stries de rangées régu-
lières de points (fig. 172, 174) ............... 3.
—- Fond de la déclivité dépourvu de ponctuation, mais vue sous un fort
grossissement piquetée de minuscules petits pores sur toute sa
surface ne masquant pas le luisant de la cuticule; garni de 3 à 5
granules sur les interstries 1, 3 et 5 du C3', plus petits chez la Q
(fig. 173) ..................... 2. vîllifrons.
3. Granules de la déclivité à peine ou faiblement marqués chez le dl
au nombre de 3 à 5 sur les interstries (fig. 174), généralement nuls
ou effacés chez la Q ; ponctuation très fine, suture large, relevée
sur la déclivité ................... 3. bicolor.
— Granules de la déclivité bien marqués chez le d' et la Q au nombre
de 8 à 9 sur les interstries (fig. 172) ; ponctuation nette sur la décli-
vité, suture légèrement relevée .............. 4. alnî.
1. Taphrorychus hirtellus Ercrmorr, 1879, Ratio -Tomic., p. 208. -1
Riaxrrnrx, p. 95, 1913.
Long. 1,6-1,8 mm. Brun rouge, pattes et antennes jaunes.
Je signale cette espèce pour mémoire, car elle n’a pas été capturéc
en France. Elle fait partie d’un petit groupe homogène qui comprend
d’autres espèces signalées dans la région circaméditerranéenne, caracté-
risées par une ponctuation effacée des élytres, une taille réduite et une
pilosité dense, régulière sur les interstries. T. hiriellus Eicm-r. est une
espèce balkanique, répandue depuis la Yougoslavie jusqu’en Asie mineure,
vivant dans les branches du Hêtre, sa biologie a été précisée par Wien-
MANN (Ent. Bl., 1912, p. 138). Les autres espèces décrites plus récemment
sont, d’une part, T. minor Eeonns (Ent. Bl., 1923, p. 137) de Sardaigne
et d’Italie méridionale, qui peut très bien se retrouver en Corse où elle
est à rechercher sur le Chêne-vert (son habitat normal), et d’autre part
T. ceratoniae PEYER. (Ann. Soc. ent. Fr., p. 388, 1926). Cette dernière
espèce, découverte dans les massifs des Mouzaîa (Alger) par DE PEYER1-
M1-xorr dans des branches de Caroubier abattu, est extrêmement voisine
de minor avec lequel elle a été mise en synonymie par Sensor. (in. Cat.
WIESMANN, n° 8.599, p. 1642) dont elle se distingue par sa taille plus
grande (2-2,4 mm,).
2. Taphrorychus vîllifrons DUFOUR, 1843, Expl. Vallée d’Ossau, p. 51.
— Pmxms, 1866, p. 193 (capronaius); — Excimorr, 1881, p. 87; —
Bsnnx., 1888, p. 415 ; — Rnirrsn, 1913, p. 96 ; — Doms·r1—xno1>E, 1924,
p. 118 ; -— Srnssivrsizrr, 1931, p. 60. — Biol. ZRATZEBURG, 1837, p. 167;
—— Sviassrvrsnrr, 1912, p. 271 ;— Pxzrzmmxorr, 1919, p. 256 ; — Horr-
MANN, 1934, p. 93.

SCOLYTIDAE. ···· TAPHRORYCHUS  
Syn.: Bulmcrincqui Ercnnorr (non Kotnu); capronalus Parmis.
Long. 1,9-2,4 mm. Brun noir uniforme. Surface des élytres ruguleuse,
ponctuation des stries plus épaisse que celle des interstries. Déclivité
plate (G) ou faiblement arrondie (Q), à suture légèrement surélevée
même chez la Q (fig. 173).
_ Commun dans toute la France y compris le Midi. Non signalé en Corse où
1l existe vraisemblablement. — Sardaigne, Grande:Bretagne. Toute l’Europe
tempérée et méridionale, Crimée, Caucase, Région c1rcaméd1terranéenne,
Afrique du Nord; Kroumirie (SEURAT).
Suit à peu près l’aire de répartition des Quercus à feuilles caduques qui
forment son habitat normal   robur,   pedrmculata, C. pubescem,   Mir-
beckiz, Q. afares), vit aussi sur le   suber. Signalé sur le Hêtre, le _Charme,
le Bouleau,_le Châtaigmer, le Noxsetrer, accidentellement sur le Lierre, ce
dern1e1· habitat demande conûrmation. _
Espèce polygame, nidifie dans les écorces épaisses du tronc et des branches
des arbres nains ou fraîchement abattus. Système sous-cortical var1ant
légèrement de forme avec l’hab1tat. Sur le chêne, les galeries ont été étudiées
par Rnuaunxànn en Sologne et sont d’un type étoilé très particulier. Le
s stème débute ar un vestibule de 0,5 à 1 cm. de forme 1rré hère d’où
Y P . _ . , . gu .
partent des bras en nombre variable (3 a 5) orxentes obliquement, longitu-
dmalement et transversalement. Sur le parcours de ces bras qui. mesurent
3 à   cm., on trouve des encoches d’accouplement. Ces bras, qui sont des
coulous de pénétration, sont dépourvus de pontes sur les 3/4 de leur parcours ;
ils s’mfléch1ssent à l’extrémité en prenant tou-
jours une direction transversale et c’est dans   `
ces « culs-de·sac » mesurant 1 à 2 cm. que les \ ,,;;;··i »<
p0ntes_ sont déposées. Les couloirs larvaires ·   «
sont rigoureusement perpendmulaires au cul- g <,;§f;5§~·ç"·§_É.   _,
de-sac, serrés et parallèles entre eux, où en  ` ;¤§§;·§»ë,j·   
compte de 20 à 30 par bras (fig. 27). Tout ;§< ,_ _§i·. gi}, 
le système est enfoncé dans l’écorce et n’im- l;· ,’,;»;.< ·  
press1onne que fa1blement Paubier. U ··:; _ ’7"§   _
'   __  :;;%î:;ïea;i·  *
3. Taphrorychus bîcolor Hznnsr, 1793,   _
.. ,  ·~ · *1 f È—. `j·`··< `
Kafer Eur., V, p. 116. —— Ercxmorr, 1881,   ‘_,e.` fis; _·
p. 87; — Bsom., 1888, p. 416; — Pœrr-  A. 
. kr. ?' È? È   ;
TER, 1913, p. 95; —— Smassivrsnrr, 1931, .1     ·
· ` ·> s··  · “>·i— · ·< . ’
p. 60. — Biol.: Rxrznrsunc, 1867, p. 161 ; ;_j': );,·g;_~t   .
— Escunrucn, 1923. e  si
. . · ..¤   -
Syn. zfuscus M.msx~x.;Bulmerzncquz Ko1.EN r    ;
(non Exci-u~xo1=1=). 1  . .)_jf?e.  È
. . . . . ,~ .·=/_  #$4..;:.  
Meme taille et meme coloration que    ,g,,g;;;r—.:É. ii
· . . . . ; 1.  ';,~ =·Z\‘. i` T `
l’espece precedente, parfois plus clair sur- · , ¢.¤ <,=    
· .  ê- <¤·  '· *î   ‘
tout sur les pattes. Pronotum pourvu d un ·/  ._,·i_§.âlîg.,d»  
· . .. •. =" ¤`—" Q
leger affaissement transversal en arriere de M    gi 1
la bosse du disque (fig. 186). Déclivité plate [*1`T`uFFmu
avec la suture legerement surelevee à ce Fm.186__ Tap,u_m_ychus biwlo,.
niveau chez le d' etla Q (fig. 174). Hzmgsr 0*,

196 conéorràans scotvrrrms
Répandu dans toute la France y compris le Midi, un peu plus rare que
l’espèce précédente surtout sur le littoral méditerranéen. Corse (collection
MAmnnoN, Prnrrnn). — Italie, Sicile, Europe centrale et orientale, Balkans,
Carpathes, Caucase.
Même habitat que villifrom, mais paraît préférer le Hêtre au Chêne, d’où
son aire de répartition plus septentrionale et montagnarde. Bouleau, Charme,
Populus tremula, J uglans regia.
Système différent de celui de villifrons. Le vestibule est plus petit ou nul,
les galeries maternelles sont ramifiées, branchues et leur direction générale
est longitudinale. Les galeries larvaires sont irrégulières, entremêlées et
forment un véritable réseau entre les bras maternels.
4. Taphrorychus alni Prnrrnn, 1940, Casopis C. Spol. Ent., 28, p. 53.
Brun foncé avec les pattes et les antennes brunes testacées, cylin-
drique, allongé. Pronotum plus long que large, couvert de soies fines,
densément ponctué en arrière du disque. Elytres à stries profondes,
bien marquées, interstries ponctuées. Déclivité ponctuée avec sur les
interstries 8 à 9 granules bien marqués et une longue pubescence fine ;
suture relevée (üg. 172). d‘ à front plat entièrement et finement gra-
nuleux, Q à front convexe, couvert de soies denses. Long. :1,8-2,6 mm.
J ’ai pu étudier les types de cette espèce originaire d’Agay (Var) qui
m’ont été communiqués par PFEFFER. T. alni PFEFFER se distingue
nettement des autres espèces européennes par sa ponctuation nette au
niveau des stries sur la déclivité et le nombre élevé des granules des
interstries à ce niveau.
Cette espèce a été récemment décrite par Prnrrnn qui l’a découverte
à Agay (Var) et à Campo·Dora aux environs immédiats d’Ajacci0 (Corse).
Elle vit dans l’écorce d’Alnus glutinosa.
Tribu des Xyloterina
(= Corîhylini Scunnr).
Tribu homogène comprenant le g. Xyloierus Enron. dont l’aire de
répartition géographique embrasse toute la zone paléarctique et néarc—
tique nord. I pini aux caractères aberrants dont la biologie se rapproche
des Xyleborina, mais qui sont morphologiquement et phylogéniquement
très différents. Ils vivent aux dépens des résineux ou des feuillus dans le
bois desquels ils creusent de profondes galeries pénétrantes, à échelons,
où les larves mycophages évoluent en se nourrissant de Champignons
du g. Ambrosia comme les Xyleborina.
Gen. XYLOTERUS Enicnsonz, 1836.
(Archiv Naturg., p. 60.)
Syn.: Trypodendron STEPHENSON (in parie).
Yeux divisés en deux parties nettement séparées et inégales. Funicule
de 4 articles, massue développée, plate, ovalaire ou foliacée, uniarticulée,

SCOLYTIDAE. — XYLOTERUS 197
pubescente sur les deux faces (fig. 166, 168). Pronotum globuleux, hémi-
sphérique, garni de spicules écrasées à faible relief, orientées en rangées
transversales et s’efl`açant progressivement d’avant en arrière sans attein-
dre le bord postérieur; ponctuation indistincte, pilosité formée de soies
souples, fines, clairsemées, surtout réparties en avant et sur les côtés;
bord postérieur finement mais distinctement ourlé. Elytres à côtés paral-
lèles, à ponctuation peu profonde, marquée seulement sur les stries.
Interstries sans relief. Déclivité brusquement arrondie, sillonnée, chez
certaines espèces. Insectes bicolores, à coloration foncière variant du
jaune clair à l’orange foncé. Pronotum partiellement ou totalement
enfumé, élytres pourvus au moins d’une bande foncée longitudinale
noirâtre, souvent doublée d’une bande suturale et radiale. Ecusson noir.
Tibias fortement crénelés sur leur côte externe, fémurs pourvus à l’apex
d’étuis chitineux, arrondis, recevant la base des tibias dans la position
de repli (fig. 187).
6* front largement et profondément excavé.
Q front convexe et granuleux. D’après divers auteurs, les mâles
seraient beaucoup plus rares que les femelles ;d’après toutes nos récoltes
et observations, les deux sexes sont à peu près également répandus.
Genre homogène, comprenant 3 espèces françaises:
TABLEAU ons Esrlzcns.
1. Massue antennaire à angle supéro-interne pointu et légèrement sail-
lant, angle supéro—externe effacé, arrondi (fig. 168). Déclivité des
élytres couverte d’une fine pilosité de soies courtes, obliques et
dorées, parfois réduites chez la Q. Suture de la déclivité à relief
accusé par Peffondrement en sillon de la strie juxtasuturale (fig.
209) à ce niveau. Pronotum presque entièrement noir. Elytres jaunes
à fine bande suturale et costale enfumée ..... 1. domesticus.
— Massue antennaire ovalaire ou subrectangulaire à angle supéro-
interne émoussé, jamais saillant (fig. 166, 167). Déclivité des élytres
glabre ou glabrescente, dépourvue de sillon en creux au niveau
de la strie juxtasuturale. Pronotum partiellement enfumé (fig. 187).
Elytres généralement ornés de 3 bandes foncées parallèles continues
ou discontinues (suturale, radiale et costale) ......... 2.
2. Massue ovalaire aux sommets arrondis (fig. 166). Stries peu pro-
fondes ponctuées de points disposés en lignes régulières, même sur
les côtés. Granules de la suture de la déclivité faiblement marqués
ou nuls. Marge rebordée au bord postérieur du pronotum ornée de
quelques soies isolées ou glabre. Déclivité mate, suifeuse. 2. lineatus.
— Massue à angle supéro-interne terminé en angle émoussé (fig. 167).
Stries ponctuées de lignes de points bien marqués ct disposés en lignes
régulières, sauf sur les côtés où elles sont sinueuses et enchevêtrées.
Granules suturaux de la déclivité bien marqués. Marge rebordée du

198 cotéorràmas scoLY·r1nEs
bord postérieur du pronotum ornée latéralement d’une frange serrée
de soies dorées (fig. 187). Déclivité luisnte ..... 3. sîgnatus.
1. Xyloterus domesticus LINNÉ, 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 356. —
PUTON, 1867, p. 631 ; —— Excm-xorr, 1881, p. 631 ; — Bauer., 1888; —
BARBEY, 1901 ; ·— Rmrren, 1913, p. 74 ; - Spxassivrserr, 1931, p. 55.
Syn. : limbalum I.
Répandu dans toute la France, mais commun nulle part. Vit sur diverses
essences feuxllues, signalé aussi sur les Conifères.
Bassin de la Seme (Bauer); Vallée de la Lo1re (Bfxnacnowsxv); forêt
d’lraty (Htes-Pyrénées) (Cons) ; Lesperou (Gard) (Cnonnur) ; Mt Aigoual,
Apt (Vaucl.) (FAc1~x11·:z);Col de la Schlucht (Alsace); Reims (BETTINGER).
Non encore signalé en Corse où 1l est à rechercher. Toute l’Eur0pe centrale
et 0cc1dentale, Caucase, Crimée, çà et là dans la zone élevée de la région
méditerranéenne. Sicile, Sardaigne.
Nidifie excluswement dans les essences feu1llueS, prmcipalement le Chêne,
secondairement dans le Hêtre et le Bouleau.
Galerres profondément pénétrantes, perpendiculaires aux fibres, à échelons
réguhers, dans lesquelles les larves évoluent en se nourrissant de champi-
gnons. Les jeunes adultes empruntent pour sortir les galenes maternelles
et contamment, en emportant les spores, les nouvelles galeries. Mâles un
peu plus rares que les femelles.
L’h1vernat1on a lieu sous la forme adulte en terre ou sous divers abris.
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    ,9,./ _.,.·,_§·.,,._ .._v·. _,_.:;.,·,
Fm. 187. —— Xyloterus signatus F. çj', face et profil.

scotvrxmz. -— xrnorrznus 199
2. Xylotorus sîgnatus Fzuanxcxus, 1787, Syst. Eleuther., 2, p. 383. --
Puron, 1867, p. 631 ; — Excnnorr, 1881 (quercus) ; — Bauer., 1888 ; ——·
BARBEY, 1901, p. 36 ; — Rmrren, 1913, p. 74 ; —- Tmzm., 1915, p. 165;
—-· SPESSIVTSEFF, 1931.
Syn.: quercus Ercrmorr; quinquelineaius A¤.~.Ms.
Répandu dans toutes les grandes forêts spontanées de la France moyenne
et septentrionale sans être commun nulle part. Paraît manquer dans la région
méridionale et méditerranéenne où sa présence est à rechercher dans les
massifs élevés. Non signalé en Corse.
Forêt de Fontainebleau, forêt de Compiègne, forêt de St·Germain, forêt
de Marly (Sr-Atem); Villers·Cotterets (Fxcmnz); forêt de Mormal (Ln-
rurnnnv); Remiremont (Vosges) (Larnrennv); Versailles (Bztmcnowsxx');
Mt-Dore (nu Buysson) ; Veyrac (H.·V.) (Horrmnnn). — Allemagne : camp
de Buchenwald (Thuringe) (Bntncnowsxw). Europe centrale, Russie, Sibérie,
Vit dans la p-îofondeur du bois de diverses essences feuillues, notamment
du Chêne, du être, du Bouleau et de l’Erable sycomore. Bxnnnv signale
sa cohabitation avec Scolytus Ratzeburgi R.•.·rz. sur le Bouleau où il pénètre
dans les trous d’accouplement de cette espèce pour gagner l’aubier, puis la
profondeur du bois. _
Galeries à échelon du même type que celle de l'espêce précédente et biologie
en tous points semblable.
Les adultes hivernent hors des galeries sous divers abris et commencent
à voler vers la fin de mars dans la région parisienne. d' sensiblement aussi
nombreux que les Q.
3. Xyloterus lîneatus Omvxma, 1795, Entom., IV, p. 18. — Pvron,
1867, p. 631 ; — Excnnorr, 1881, p. 632; — Benex., 1888, p. 421 ; -—
Baannï, 1901, p. 36; 1934, p. 63 ; — Rizrrrxzrx, 1913, p. 74 ; -
Pnvnmmaorr, 1919, p. 257 ;— Vautooxan, 1905, p. 299 ; — Sressrvrserr,
1931, p. 55. — Biol. ZBELING, 1873 et 1887 ; — Rmrrxsn, 1918 ; —
WICHMANN, 1925: — Haoxznonn, 1933 (important) ;— CHAMBERLIN,
1939, p. 300.
Syn.: bivilialum Kmny ; cavîfrons Mama. ; melanocephalum Ercrm.
(non F.),
Commun dans toutes les grandes forêts spontanées d’Abies et de Picea
tant en plaine qu’en montagne, vit exceptionnellement sur Pinus et Larix
dans les peuplements mixtes. Signalé sur Cèdre en Afrique du Nord. St-Pierre-
de·Chartreuse (Isère) ; le Lioran (Cantal) (Fzicmaz) ; Mt-Dore (nu Buvssorr) ;
Rem1remont;Belleroche (Loire) (Pic) ; St~Martin-de-Lantosque (Sr-ALBIN) ;
Forêt de St·Pr1x (Morvan) (Bntacnowsxv) ; Sapinières de Normandie
(J. SAINTE:-CLAIRE-Dnv1LL1:); La Schlucht, Mittbach (Alsace) (Bnrrmcnn) ;
Lourdes (Horrmmm). N’a pas été signalé en Corse où son existence est
probable dans les forêts d’Abies d’Aïtone ou Valdoniello. — Hauts massifs
du Nord Africain, Babors et Djurdjura sur Cedrus et Abies numidica ; Anda-
lousie sur Abies pinsapo (Bxneev).
Toute la zone forestière de l'Europe moyenne: forêts élevées de l’Europe
merxdxonale ct méditerranéenne. Caucase, Sibérie, Etats·Unis, Canada.
Nidifie dans_les arbres abattus ou morts sur piecl depuis longtemps. pullule
autour des scieries dans les grumes de sapins non écorcés. La galerie est
perpendiculaire, s'enfoncc directement dans le bois, elle est forée par la

200 COLÉOPTÈRES sconrrmns
femelle, le mâle expulse la sciure de forage à l’extérieur qui s’accumule au
pied des arbres. Galeries larvaires bifurquant de la galerie maternelle, « à
échelons » réguliers, comprenant de 20 à 50 larves qui se nourrissent d’Ambro-
sie (fig. 29). Une seule génération. Les adultes hivernent dans le sol meuble
dans un rayon de 15 à 20 mètres autour des arbres attaqués, ils sortent
en mars·avri1 (HAGEDORN)·
Tribu des Cryphalîna.
Tribu aux caractères homogènes groupant des insectes de taille moyenne
ou de petite taille entièrement ou partiellement squamulés à ponctuation
peu distincte sur les élytres. Pronotum à profil très bombé « en capu-
chon » garni dans sa partie antérieure de granules à relief accusé, disposés
en rangées régulières, parallèles, concentriques ou irrégulières. Massue
aux sutures courbes ou droites bien visibles sur la face externe, pourvue
ou non de digitules (seplum).
Les limites de cette tribu, telle que l’a définie HOPKINS (1915), nous
paraissent beaucoup trop vastes, cet auteur groupe dans les I« Cryphalini »
des genres aux caractères absolument dissemblables qui font aujourd’hui
partie de tribus distinctes (Thamnurgina, X yleborina, Dryocoefina, etc...).
L’aire de répartition des Cryphalina est mondiale. La plupart des espèces
sont polygames et creusent des galeries du type étoilé ou irrégulières.
TABLEAU DES GENRES.
1. Funicule antennaire de 3 ou 4 articles (fig. 189-195) ...... 2.
-— Funicule antennaire de 5 articles (fig. 196, 197) ....... 8.
2. Funicule parfois de 3 articles chez la Q, 4 articles chez le Gi. 1** ar-
ticle du funicule plus long que les 3 autres réunis. Massue pourvue
d’un digitule (fig. 189). Bosse du pronotum à sommet situé sensi-
blement au milieu ............ (p. 202) Hypothenemus.
—— Funicule invariablement de 4 articles dans les deux sexes, le? ar-
ticle du funicule égal ou plus court que les 3 autres réunis. Granules
géminés de la bordure antérieure du pronotum saillants, débordants
en avant (fig. 205). Massue généralement dépourvue de digitule . . 3.
3. Yeux nettement éehanerés (fig. 198), 4° article du funicule très
fortement évasé (fig. 190, 192), bosse du pronotum à sommet situé
nettement en arriére du milieu ......... (p. 205) Cryphalus.
— Yeux non échancrés, 4° article du funicule à peine évasé et de même
largeur que le précédent (fig. 194-195) ............ 4.
4. Pronotum finement rebordé cn arriere et latéralement. Massue
aux sutures confuses, peu distinctes sur les dcux faces et sans digi-
lules. ................... (p. 201) Ernoporicus.
— Pronotum jamais rcbordé en arrière ou latéralement. Massue aux

scorvrxnzœ. — xvnormws 201
sutures droites ou courbes, nettement distinctes au moins sur la
face externe, pourvues ou non de digitules .......... 5.
5. Massue antennaire aux sutures courbes sur la face externe (fig. 195). 6.
— Massue aux sutures droites sur la face externe ( fig. 194) .... _ 7.
6. Massue pourvue de 3 sutures courbes très nettes sur la face externe
et dépourvue de digitules (fig. 195). 1 seule paire de granules géminés
débordants sur la bordure antérieure du pronotum .......
.................... . (p. 211) Ernopocerus.
— Massue pourvue de 2 sutures courbes sur la face externe et pourvue
d’un digitule complet sur la 1*** suture. Plusieurs paires de granules
géminés débordants sur la bordure antérieure du pronotum . . .
................... . . (p. 201) Letzenerella.
7. Granules du pronotum disposés en rangées concentriques, régu-
lières, nettement parallèles les unes aux autres; à partir de la
3° rangée, les granules sont soudés pour former des crêtes en relief
(fig. 199). Massue dépourvue de digitule (fig. 194). (p. 208) Ernoporus.
— Granules du pronotum disposés irrégulièrement, en rangées paral-
lèles jamais fusionnées pour former crête. Massue pourvue d’un
digitule complet sur la l" suture ...... (p. 201) Procryphalus.
8. Massue lancéolée,ob1ongue, aux 4 sutures droites et nettes sur la
face externe, dépourvue de digitule (fig. 196). 1e' article du funicule
plus court ou égal aux 4 autres réunis (fig. 197). Déclivité des élytres
longue, obliquement affaissée (fig. 201, 202). . (p. 213) Trypophloeus.
-— Massue ovalaire, aux sutures droites, pourvue d’un digitule inter-
rompu avant le milieu, sur la 1*** suture; l" article du funicule
aussi long que les autres réunis. Déclivité des élytres arrondie .
................... . . (p. 202) Stephanoderes.
Le g. Emoporicus BERGER (Rev. Russe Ent., 1916, p. 242, génotype
E. spessivizevi BERG. vivant sur Fraxinus mandschurica dans l’Oussouri)
est surtout caractérisé par la présence d’une fine bordure en arri ère du
pronotum débordant sur les côtés (comme les Cryphnlus En,). Il ne
possède pas de représentants en Europe.
Le g. Letznerella Rmrrnn (1913, p. 68), génotype: falappae Lzrzivnn
originaire du Brésil, introduit avec les racines de Jalappa à Hambourg,
Breslau et quelques autres villes, dans les serres, où il ne paraît pas
s’être maintenu, est identique au g. Ernoporoides Ho1>x1Ns (1915,
p. 34) (génotype : floridensis Horn,). Seul le g.Lelznerella doit subsister,
ayant la priorité. HOPKINS a éliminé le g. Leiznerella du fait qu’il n’en
possédait qu’un seul exemplaire dans sa collection et que cet individu
était dépourvu d’antennes! Le genre est nettement néotropical.
Le g. Procryphalus Horxms (1915, p. 33) (génotype: populi Honx.)
renferme des espèces néarctiques et paléarctiques orientales (P. fraxini
Berman, de l’0ussouri).

202 coinêorrànns scotvrinas
Le g. Slephanoderes Ercx-ru. renferme un nombre considérable d’espèces
tropicales aux habitats très variés et parmi lesquelles règne la plus grande
confusion. Il diffère du g. Hypofhenemus WEs·rW. par un funicule de
5 articles. Comme chez ces derniers,les mâles sont rares et pourvus géné-
ralement d’un article de moins au funicule (4 pour Sfephanoderes, 3 pour
Hypoihenemus).
Gen. HYPOTHENEMUS Wasrwoon, 1834.
(Trans. ent. Soc. London, I. p. 34.)
Insectes de très petite taille, dépassant rarement 1 mm., de forme
étroitement ovalaire. Antenne à funicule invariablement de 4 articles
chez la Q, 3 ou 4 chez le d' (dans ce dernier cas, le 4e est très court).
Massue subovalaire avec3 sutures nettes surla face externe, pourvue d’un
digitule court (scplum) (fig. 189), interrompu avant le milieu sur la suture.
Yeux légèrement échancrés. Pronotum arrondi en avant à côtés paral-
lèles, sensiblement aussi large que long, à bosse centrale accusée, garnie
de granules dans toute sa moitié antérieure, répartis irrégulièrement
et concentriquement, ceux de la bordure antérieure ne sont pas débor-
dants. Zone granuleuse couverte d’une pilosité faible ; remplacée par des
squamules en arrière de la bosse, au milieu desquelles percent quelques
soies très fines, côtés granuleux, à ponctuation confuse. Elytres 2 fois
plus longs que larges, arrondis postérieurement. Stries peu profondes,
distinctes, interstries étroites et sans relief, garnies de petites squamules
blanches, tronquées, semi—dressées, régulièrement espacées (fig. 188).
Ce genre est très richement représenté dans les régions tropicales où
des quantités d’espèces ont été décrites surtout dans la zone néotropicale
et parmi lesquelles règne la plus grande confusion. Les mâles sont très
rares ou inconnus chez beaucoup d’espèces.
Représenté dans la région paléarctique par une seule espèce indigène
(aspericollis WOLL.) signalée en France.
Hypothenemus asperîcollis WOLLASTON, 1860, Ann. Mag. nat. Hist.,
p. 365. — Wo1.LAs·roN, 1865, p. 239; — FAUVEL, 1884, p. 315; —
PEYEmM1~1o1=1=·, 1911, p. 314; 1912, p. 173; 1919, p. 55; 1935, p. 192; —
Rarrrzn, 1913, p. 73; — BALACHOWSKY, 1943, p. 168.
Syn.: Ehlersi Eicmiorrç Ehlersi ssp. Rotroui PEYERH.
Long. 0* 0,8 mm. Q 0,9-1 mm. Une des plus petites espèces fran-
çaises, entièrement noire et opaque avec la zone antérieure du pronotum,
les antennes et les pattes rougeâtres. Elytres aux interstries garnies de
squamules blanches, dressées, plates, courtes, à l'extrémité élargie et
brusquement tronquée, disposés en une seule rangée régulière par inter-
strie. Stries ornées d’une rangée de soies couchées, blanches, fines, courtes,

SCOLYTIDAE. - HYPOTHENEMUS 203
l’extrémité de l’une n’atteignant pas la base de l’autre (fort grossisse-
ment) (fig. 188).
Mâle extrêmement rare, brachyptère.
Hare en France où il a été signalé à Esteranbury (CLERMONT) ;St-·lean·de-
Luz (l3.·Pyr.) (Vnurocrza) et Beaulieu-sur-Mer (A.-M.) (Facmez).
Existe vraisemblablement en Corse où il est à rechercher.—'l`rès commun
dans tout le Nord de l’Afrique et les lles atlantiques y compris les Iles du
Cap Vert, Italie, Espagne (T.C.), Russie mér., Crimée, Iran.
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F10. 188. —-·Hypothmemua aspericollis Won., Q" et structure de Yélytre.
Vit principalement sur Figuîer en compagnie de Hypoborus ficus En.;
très polyphage, se rencontre sur un très grand nombre de_ végétaux, notam-
ment le Platane (ssp. Rotroui P1:Ys1m.),_le Pêcher, l’A1lante_, les Aulnes,
le Châtaignier, les Citrus, Diospyros kluqkz, Eriobothrya japonzca, le Frêne,
les Géranium, les lierres; Laurus nobzlw ;_ Maclura aurantzacan les Morus,
le Poirier, les Pistacia, les Prunus, Rob1n1er,_Sophora yapomca, Tilleul;
Wistaria sinensis. Signalé également sur les Comfères, notamment les Pinus
et Cryptomeria japonica. _ _ _
Galeries irrégulières, fines, impressionnant nettement l’aub1er. La galerie
maternelle mesure 1 à 3 cm., elle est ondulante, transversale ou oblique,
les galeries larvaires rayonnent sans ordre défini, s’entrecro1sent et chevau-
chent même à travers la galerie de ponte. Le système est fréquemment
embrouillé par des cncoches de régénération.
Très commun dans les galeries d’autres espèces, notamment de Hypoborus
ficus En., Taphroryclzus bicolor Hennsr et Scolytus ruguloszw Mür.x..

204 c0LÉOPTÈnEs sc0LY·rmEs
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scoxmrrnnn. — cnv1>nA1.Us 205
La synonymie entre aspericollis WoLL. et Ehlersi Eicmx., longtemps
discutée, est admise auj0urd’hui. Il s’agit d’une espèce à vaste aire de
répartition, s’étendant de l’Asie centrale aux Iles atlantiques à travers
tout le bassin méditerranéen.
D’autres espèces sont signalées dans la région paléarctique où elles
ne paraissent pas indigènes, notamment H. erudilus Wnsrw. d’Egypte
ct de Grande-Bretagne (importé).
H. Bczaziani Persan. (1935, p. 192) et H. Leprieuri Penn. du Nord
de 1’Afrique se rapportent au genre Siephanoderes E1cH1~x.
Gen. CRYPHALUS Emcnson.
(Archiv f. Naturg., I, 1836, p. 61.)
Syn.: Toenioglypfes Banni., 1888; Cryphaloides Fonmimex.
Petits insectes 1 à 2 mm. de forme trapue, au pronotum très fortement
bombé, à profil bosseié, en capuchon, retombant sur la tête qui est par-
tiellement cachée. Antennes à funicule de 4 articles avec le 4° dilaté,
massue largement subrectangulaire, aplatie, de 4 articles à sutures dis-
tinctes sur les deux faces, dépourvues de digitule (septum) (fig. 190-
193). Yeux échancrés. Pronotum finement bordé postérieurement,
garni de granules en relief en avant du disque et sur les côtés, dis-
posés en rangées concentriques circonscrites dans une aire triangulaire.
Ecusson bien visible (fig. 198). Elytres 2 à 2 fois et demie plus longs que
larges, à côtés parallèles, déclivité régulièrement arrondie. Stries très
étroites, fines, interstries larges, plates, recouvertes de squamules imbri-
quées. Soies fines, longues, espacées, dressées sur les interstries. Soies des
stries minuscules, couchées, disposées en rangées et visibles seulement
sous un fort grossissement. Hanches antérieures presque contiguës, inter-
médiaires nettement séparées, 3° article des tarses cordiforme. 0* à peine
plus petit que la Q. l" et 2° segments abdominaux très développés
par rapport aux autres.
Ce genre groupe une trentaine d’espèces réparties dans la région paléarc-
tique et néarctique vivant principalement sur les Abiétinées (1), deux
seulement sont signalées en France:
(1) En Extrême-Orient, quelques espèces vivent aux dépens des essences feuillues.
Fm. 189. — Hypothenemua aspericollùx W0r..r.., antenne. —Fr¤. 190. -— Cryphalua piceae
Ratz., antenne (face externe). - FIG. 191. - Cryphalus pùeae Bam, massue (face
inteme). —FIG. 192. - Cryphalus abietis Ratz., antenne (face externe). —FxG. 193. -·
Cryphalua abüiis Batz., massue (face interne). — F10. 194. —Em0po1·ua tilliae Panz.,
antenne (face externe). — Fm. 195. — Emopocems caucasieua Lindm., antenne (face
externe). — Fm. 196. — Trypophloeus granulatus Ratz., antenne. — F10. 197. —
Trypophloeua Rybinskii Reitt., funîcule antennaire.

206 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
'l`ABi.i;.w ons Espizczszs.
— Elytres hérissés de soies fines, dressées, bien visibles, espacées, dis-
posées sur les interstries entre les squamules, beaucoup plus longues
(8 à 10 fois) que les soies couchées, courant sur les stries, surtout
sur le quart apical de l’élytre. Coloration foncière brune, testacée
(Hg. 198, 198 bis A.) ................ 1. pîceae.
·- Elytres hérissés sur les interstries de soies fines, dressées, très
courtes, peu visibles, espacées, deux fois plus longues que les soies
couchées des stries, même sur la déclivité. Coloration foncière noire
(fig. 198, 198 bis B.). ( ............... 2. abietis.
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  \ . ·<} î    E.?
"<‘».¤ë‘·lî·‘,· É}? i »/Y. . ' :··  l`
U  \   >. \ îûmà Lan (fils! ·  
FxG· 198. ·— A gauche: Cryphalus abieiis RATZ. ; — A droite 1 En haut: C', abietis
Rxrz., pronotum vu de profil. Au milieu : C. piceae Ryrz., détail de la squamulatîou
(très grossic). En bas: C. abietis RATZ., détail de la squamulation. (très grossie).
1. Cryphalus pîceae Rnrznnums, 1837, Forstinsekt., I, p. 163. ——- Excu-
norr 1881 . 64 · —— Brzmar., 1888 . 398; - Hairrnn, 1913 . 66 ·
1 Y P 9 7 P 7 P 1
——- SPEss1v·rs1:1··1~·,1931, p. 49.-Biol. : Kmzmz, 1912, p. 161 ;— Nussnm,
1910 . 289 · — MARIE 1926, . 167 ; -— Scuwnnorrnnoizn, 1944 . 182.
1 P 7 7 1
Long. 1,2-1,8 mm. Coloration foncière assez variable, mais toujours à
fond brun testacé lus ou moins clair sur le ronotum et les él tres.
P P Y

SCOLYTIDAE. ·—· CRYPHALUS  
d' front plat, caréné au niveau du clypéus, Q légèrement convexe, sans
carène visible, faiblement pubescent dans les deux sexes. F unicule brun,
massue plus foncée, à sutures bien marquées, droites sur la face externe
(fig. 190), courbes sur la face interne (fig. 191). Pronotum vu en dessus
semi—circulaire aux angles postérieurs presque droits, très bombé, avec
le maximum de hauteur (profil) en arrière du milieu ; granules disposés
concentriquement, en plusieurs rangées, se soudant pour former des
crêtes semi-circulaires à partir des 2 ou 3 derniers rangs. Arrière du
pronotum granuleux, devenant écailleux latéralement. Pubescence bien
visible, surtout de profil, soies fines, souples, dorées, toutes dirigées
vers le disque, cachant partiellement les granules (profil). Squamules
disposées sur 4 à 6 rangées sur les interstries, très petites et vues sous
fort grossissement apparaissent bifides. Soies couchées des stries très
petites, visibles sous fort grossissement. Soies dressées des interstries
longues sur la déclivité (fig. 198 bis A) et les épaules. Pattes claires au
moins à partir du tibia. Segments abdominaux couverts de soies fines,
souples, peu densément fournies. Forme large à stries presque effacées.
Répandu dans les grandes forêts d’Epicea, de la France montagneuse et
subalpine, acclimaté çà et là dans le Centre et le Nord.
Sapinières de Normandie (Orne), Rochesson (Vosges) (J. SAxN·r1:-Cr..•.11us-
Devin.:) ; Orléans, Arcachon (id.) ;Bassin de la Seine (importé) (Benz!.) ; Ste-
Odile (Alsace) : l.€ntre·deux—Giers (Isère) (PLANET) ;Baubery(S.-et-L.)(P1c) ;
Luchon (id.) ; La Bonde, Mt Ventoux (Fncmraz) ; La Braconne (Charente) 3
Plomb du Cantal (Crnnxroxr); Pau (l·lor-·i=MAx~u~z).— Europe moyenne et
tempérée, ne dépasse pas à l’Est la Russie occidentale ; Turquie (Banni.) (1).
Nidifie dans l’écoree fine des branches et du tronc de Picea excelsa; galeries
du type « fausse étoile » ; les couloirs larvaires partent d’une plaque mater-
nelle centrale et s’irradient en tous sens (fig. 23). On rencontre dans les
montagnes de la région circaméditerranéenne C. numidicus Ercnn. qui ne
paraît être qu'une forme vicariante méridionale de C. picea, signalée en
Andalousie, Italie, Grèce et dans le Nord Africain. Pzrenxmnorr (1919,
p. 254) l’a observé dans toutes les Cédraies d’Algérie et sur Abies numidica
dans les Monts Babords. '
2. Cryphalus abietîs Rxrzzanunc, 1837, Forstinsekt., I, p. 163.—E1c1~1·
norr, 1881, p. 66 ; -— Rerrrzn, 1913 ; — Smzssrvrssrr, 1931. —- Biol. :
Nusstm, 1910, p. 289; — Rrrcmxz, 1918, p. 171.
Long. (5* 1-1,3 mm. Q 1,2-1,6 mm. Sensiblement de même taille que
piceae, mais de coloration foncière nettement plus foncée, noire et mate
tant en dessus que dessous (individus matures). Forme plus étroite, plus
élancée et allongée (fig. 198). Pattes sombres, excepté les tarses. Se dis-
tingue en outre de piceae par son pronotum plus étroitement arqué en
avant, aux angles postérieurs légèrement arrondis, la pubescence est plus
(1) (Pest par «.-1.·1·eur que cette espèce u. été signalée uu Camudu. et aux Etats-Unis;
comme lc fuit remarquer: Cxxarmnnmx, 1939, p. 315, elle y ai été confondue soit avec C'.
rubentis Horx., soit avec C'. balaamcw: Hom;.

208 COLÉOPTÈRES scotvrmss
courte, plus fine et vue de profil nc cache pas les granules du disque.
Ccux—ci, de forme subquadrangulaire, sont dirigés concentriquement vers
le sommet, mais en éléments indépendants, ne se soudant pas pour former
des crêtes comme chez piceac. Elytres à côtés parallèles, étroits, 2 fois %
plus longs que larges, à pubescence dressée, visible sous fort grossisse-
ment et de profil. Squamules ccndrées, réparties sur 4 rangées irrégu-
lières par interstrie, stries plus profondes, sillonnées et délimitant bien
les intervalles qui restent larges et plats (fig. 192, 193,198, 198 bis).
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FIG. 198 bis. —A) Disposition des soies des élytres chez Cryphalus piceae RATZ.
B) id. chez Crypha,Zu.s abietis Rxrz.
Espèce très voisine de la précédente dont elle ne peut se distinguer
que si l’on a affaire à des individus non frottés.
Paraît plus étroitement inféodé aux grandes forêts spontanées d’Abies
et de Picea. Nettement plus rare que C. piceae, aire de réparntion française
mal connue.
Forêt de St-Prix (S.-et-L.) (BALACHOWSKY) ; Mühlbach (Alsace) (Bnrrmcsn) ;
Vosges, Jura, Sapinières de l’Orne (J. SA1m·s-CLAIRE-DEVILLE). Entre·deux-
Giers (Isère) (PLANET). Plus commun en Europe centrale, Grande-Bretagne,
s’étend à l’Est à travers la Sibérie jusqu’au Japon. Caucase.
Vit sur Abies pectinata, Pseudotsuga Douglasii, Picea excelsa et acciden-
tellement sur Larix. La biologie a été étudiée en détail ar Rrrcuxs. en Angle-
. . P
terre (cf. 1918). La galerie maternelle irrégulière, en large plaque à contours
arrondis, sous·corticale, entamant le bois, galeries larvaires au nombre de
20 a 30 divergeant en tous sens de la logette de ponte formant une « fausse
étoile » comparable à celle de l’espèce précédente (fig. 23).
Gen. ERNOPORUS THoMsoN, 1865.
(Scand. Col., 7, p. 360.)
Syn.: Cryphalops Risxrrzn.
Apparenté au g. Cryphalus dont il possède les caractères généraux,
la taille et l’aspect.

SCOLYTIDÀÈ. -— xanuoponus ` 209
Yeux non échancrés; antennes à funicule de 4 a1·ticles, massue ova-
laire aux sutures nettement rectilignes, bien marquées sur la face externe
(fig. 194). Pronotum à bord postérieur non bordé, à profil très bombé
rétréci vers l’avant, garni de granules à fort relief dans sa moitié anté-
rieure circonscrits dans une aire triangulaire, disposés en rangées paral-
lèles, régulières, concentriques, ne débordant jamais latéralement et de
plus en plus courte de l’avant vers l’arrière. Granules géminés du bord
antérieur crochus, saillants, au nombre de 2 paires au plus. A partir
de la 3° rangée, les granules se fusionnent pour former des crêtes continues
parallèles entre elles (fig. 199). Elytres à peine 2fois plus longs quelarges,
àponctuation effacée. Interstries squamulées. Déclivité arrondie (fig. 200).
Ce genre ne comprend qu’une seule espèce française:
1. Ernoporus tîlîae Pauzsn, 1793, Fauna Germ., p. 8. — Rarzssunc,
1837, p. 164;- Nonotiuosn, 1868, p. 245;- Bnnm., 1888, p. 413;-
Rmrrzn, 1913, p. 68; — SPEss1v·rsEx··r·, 1931, p. 48. — Biol.: Lmms- —
MANN, 1876, p. 262; -— Pznms, 1876, p. 175. '
` Syn.: cinereus Hnmasr. ; Ralzeburgi Fznnnnr (Cryphalus) ; Lederi
REIT. (Cryphalops).
Long. là 1,5 mm. Court, massif, de coloration foncière brune foncée
4 . , . .
sans reflets. Pilosite du pronotum formee en avant de soies courtes,
débordant sur les côtés, orientées toutes vers le disque, en arrière de la
bosse, de squamules courtes, plates, jaunâtres, débordant également
sur les côtés. Elytres arrondis au sommet, à stries formées de'lignes
de points espacés, peu profonds, cachés par les squamules. Stries tapissées
de 2 rangées irrégulières de minuscules squamules filiformes, imbri-
quées, alternant avec une rangée régulière de squamules plus grosses,
dressées, courtes, courant sur les interstries de toute la longueur de
l’élytre. On observe aussi au niveau des stries une rangée de soies
minuscules, courtes, couchées, s’ef`façant à la base des élytres qui est
généralement partiellement dénudée (fig. 200).
Répandu dans toute la France moyenne et septentrionale, commun nulle
part, répartition méridionale mal connue. Tout le bassin de la Seine (Bam-:1.),
Brout-Vernet (Allier) (nu Buvssox); Samatan (Gers) ;Castanet (H.-G.)
(Cnnnmoxr) ; La Garde (Var) (Vnvnzr) ; Grenoble (PLANET). — Europe
orientale et centrale, Caucase.
Nidifie dans les branches et le tronc des Tilleuls dépérissants (Tilia parvi-
folia). La galerie maternelle est du type transversal, double ou triple, avec
un vestibule excentré à 2branches symétriques; l’une d’elles bifurque parfois
en fourche, le système est sous-cortical et ne se trouve que sur les vieux arbres
où la sève circule mal. Pnnms également a signalé sa présence sur Hibiscus
syrzacus.

210 · ·
COLBOPTEHES SCOLYTIDES
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SCOLYTIDAE. — Ermovocsaus 211
Gen. ERNOPOCERUS, gen. nov.
Caractères généraux et aspect du g. Ernoporus Tuoms., dont il se dis-
tingue par les caractères essentiels suivants: antennes à massue plate
subcirculaire aux sutures curvilignes nettement visibles sur la face externe
et dépourvues de digitules (fig. 195). Pronotum non rétréci en avant,
garni de granules en relief disposés irrégulièrement (et non en rangées
parallèles concentriques), toujours isolés, ne formant pas de crêtes par ·
fusion des éléments; circonscrits dans une aire semi-circulaire et non
triangulaire (fig. 205). Granules géminés du bord antérieur crochus,
saillants au nombre d’une seule paire. Elytres plus de 2 fois plus longs
que larges, de même stmcture que chez Ernoporus Ti-10Ms.
La création de ce genre se justifie à notre avis pleinement et groupe
en Europe E. caucasicus et E. [agi qui ne pouvaient rester dans les
limites étroites du g. Ernoporus THOMS.
Ce genre comprend deux espèces françaises très voisines l’une de l'autre :
TABLEAU mas Espèces.
—- Front granuleux et pubescent, déprimé au niveau du clypéus en ·
une large fossette semi·circulaire peu profonde, à fond plat, lisse
et brillant. Elytres trois fois plus longs que larges, à squamules
dressées, arrondies, très courtes (fig. 205 droite) ...... 1. fagî.
— Front entièrement granuleux sans dépression, pubescent. Elytres
2 fois % plus longs que larges, à squamules dressées spiniformes
(fig. 205 gauche) ................. 2. esuoasîeus.
1. Ernopocerus fagî Fxamcius, 1778, Ent. Syst., suppl., p. 157. —-·
EICHHOFF, 1881, p. 70; —- BEDEL, 1888, p. 413 (Thomsoni) ; —- BENNET,
1902, p. 76; — Retrrnn, 1913, p. 69; — Spassivrsarr, 1931, p. 50.
Syn.: Thomsoni Fsnrumr; serrafus PANZER.
Long. 1,5-1,8 mm. Se distingue par sa forme très allongée et étroite, sa
coloration foncière noire avec les pattes claires, jaunâtres (fig. 205 droite).
Vue de profil, la bosse du pronotum ne s’érige pas brusquement, elle se
surélève à peine par rapport à la partie basilaire du prothorax. Ponc-
tuation des élytres à peine distincte, cachée par la squamulation. Squa-
mules des stries minuscules, couchées, disposées irrégulièrement sur _
toute leur surface et séparées par des rangées régulières de squamules
plus fortes, arrondies, obliquement dressées, espacées les unes des autres,
de coloration jaunâtre localisées sur les interstries. On observe, en.outre,
Fm. 199. — Ernoporus Wfae PAM., pronotmn (face). -— Fm. 200. — Emoporua tüiae
Pmtz. (j' vu de prod]. -·· Frs. 201. — Trypophloeus granulatua Retz. (proül). —
Fm. 202. —— Trypophloeua Rylrinskii Reitt. (proül). -Fz¤. 203. — Trypophloeus aspe-
ralua G711. Q', déclivité. - Fm. 204. — Trypophloeua Rybinakii Reitt. çj', déclivité.

212 _ cotâoprèmas sconvrioiss
au niveau des stries, une rangée régulière de soies couchées extrême-
ment fines et courtes, disposées entre les rangées de squamules dressées.
Dessous du corps couvert d’une pubescence claire, fine, ne cachant pas
la coloration foncière. Segments abdominaux à cuticule finement réti-
culée (fort grossissement).
Commun dans toutes les forêts de la France tempérée et septentrionale,
ainsi que dans les régions montagneuses mérxdxonales.
Tout le bassin de la Se1ne (Banni.), forêt de Bellème (Sarthe) et Fontaine-
bleau (S.-et-M.), Gr1gnon(S.-et-O.), sommet du Mt Beuvray(S.·et-L.), Rives
de la Loire à Amboise (Baucnowsxy) ; Bagnères-de-Bigorre (H.-Pyr.)
(CLERMONT); La Schlucht (BETTINGER)§ Braxsne (Aisne) (Ho1=1=MA1~:N). —
Guernesey, Angleterre, Europe centrale et sud-orientale, Suisse, Nord de
1’Ital1e, Pologne, Roumanie, Crimée, Caucase. '
_ Vit dans les brindilles dépérîssantes de Fagus sylvatica où la Q creuse
des galemes transversales doubles ou simples, très irrégulières. Trouvé égale-
ment sur Quercus cerris à Gmgnon (S.-et-O.) (BALAcu0wsx¥) et sur Betula
dans l’Aisne (Hox=x-·M.41~m).
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É, îêï,â·Éi1i‘,_piw$!‘*§Jët§* F C ";È?§!.`;.·' ‘ #}·.:}Q¤_;§3Z;; î·:y.;ïâd.§§’
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' ·'r<>«~É· ·‘i·"f*i¤'* · 1.*5 _f*ë¥g·a.a1.*` “··‘=‘·ïîg,·f·,···
~ â ‘ Mit?.-§" îs§a.g§,,=.(s· "‘#~ *‘
Fm. 205.— A gauche:Emopocer1œ caucaeicus Lînd. avec détail de lasquamulatîon des
élytres. Au centre: Emopocerus ca.uca.s·icus Lind., pronotum vu de profil. A droite :
Enwpocerus fagi F. avec détail de la. squamulation des élytres.
2. Ernapocerus caucasîeus LINDEMÀNN, 1876, Bull. Soc. Nat. Moscou,
p. 373. — Excmxorr, 1881, p. 71 (Schreineri) ; — BEDEL, 1887, p. cxcl
et 1888, p. 378, 413; — Rnxrran, 1913, p. 69; — Spnssrvrsnrr, 1931,
p. 50.

scotvrrmœ. —— rnvrorunonus 213
Syn.: Schreinerî Ercim.
Long. 1,5-2 mm. ·Coloration foncière noire, bosse du pronotum et
bordure suturale des élytres rougeâtres. Vu de profil, le pronotum appa-
rait brusquement relevé au niveau de la bosse d’arrière en avant. Elytres
entièrement recouverts de squamules ne cachant pas leur coloration
foncière. Stries tapissées de petites squamules semi-couchées, spini-
formes et courtes, disposées en 2 à 3 rangées irrégulières sur toute la
longueur de l’élytre, plus denses sur la déclivité; elles alternent avec
des squamules plus grosses, plus longues, spiniformes, obliquement
dressées, disposées en rangées régulières sur toute la longueur des inter-
stries. Stries faiblement prononcées, formées de rangées de points circu-
laires, régulièrement espacés et peu profonds; sur ces stries on observe
une rangée de minuscules soies couchées (fig. 205).
Segments abdominaux finement pubescents, couverts de longues soies
claires, 5° segment orné de chaque côté de la ligne médiane d’un pinceau
débordant de longues soies blanchâtres.
Rare mais signalé dans presque toute la France; Sarcinat (P.-de-D.)
(Terumnn); Bois de Meudon (Sr-Atnm); Gudmont (Hte-M.) (J. Summ-
Cmunn-Dnvrnts), Alsace-Lorraine, Massif de la Grande-Chartreuse, Hautes-
Pyrénées. — Europe centrale et orientale, Russie méridionale, Crimée,
Caucase. `
Signalé sur Tilia parvifolia et Ulmus montana. Nidifie dans les branches
où la Q creuse des galeries sous-corticales transversales à 2 branches en
accolade ou fourchues, parfois irrégulières à 1 ou 3 branches. Galeries larvaires
perpendiculaires, peu dilatées, souvent confluentes, exclusivement forées
dans la profondeur de l’écorce.
Gen. TRYPOPHLOEUS Famxuarma, 1869.
(Faune ent. Fr.)
Syn'.: Glyploderes Ercuuorr, 1879. _
Insectes de taille moyenne et de petite taille (1,5-2,5 mm.); aspect
général des Cryphalus avec lesquels ils étaient groupés autrefois et dont
ils se distinguent par la structure de l’antenne au funicule de 5 articles
dont le 1** est aussi long que les 4 suivants et le dernier fortement évasé,
et une massue oblongue, conique, de 4 articles aux sutures distinctes
=(fig. 196). Yeux légèrement échancrés. Pronotum bombé en « capuchon »
à granules saillants dans la moitié antérieure. En arrière du disque, le
pronotum est ponctué, ni écailleux ni granuleux. Bordure postérieure
très fine mais distincte. Elytres 1 yz à 2 yz plus longs que larges, squa-
mules de squamules minuscules spiniformes entre lesquelles apparaissent
des squamules plus fortes, semi-dressées. Déclivité débutant au milieu
ou après le milieu des élytres, longue, obliquement affaissée, pourvue
à sa naissance, chez le d' de certaines espèces, au niveau de la 4° inter-

214 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
strie d’une épine simple et jumelée, saillants (fig. 206, D), remplacée
chez la Q` par une légère bosselure ou saillie.
' 6* de même taille ou plus petit que la Q.
Ce genre comprend une dizaine d’espèces paléarctiques vivant aux
· dépens des essences feuillues et principalement des Salicinées ; il est
également représenté dans la région néarctique. 4 espèces sont signalées
en France et se distinguent par les caractères suivants :
TABLEAU DES Esx>ÈcEs.
1. Granules en relief de la moitié antérieure du pronotum disposés en
ràngées régulières ou irrégulières, couvergeant toujours concentri-
quement vers le centre du disque. 2e et 4% rangées à granules gênée
` ralement partiellement soudés ensemble pour former des crêtes en
` relief (fig. 206, A). CT armés d’une petite épine simple ou jumelée
à la naissance dela déclivité sur la 4* interstrie ou légèrement bosselé
à ce niveau (fig. 206, A, D). Elytres doubles de la longueur du pro-
notum. · .......................... 2.
L- Granules en relief de la moitié antérieure du pronotum disposés
`toujours isolément et irrégulièrement, ne formant pas de rangées
parallèles et ne se soudant jamais pour former des crêtes en relief '
` (fig. 207). d' inermes à la naissance de la déclivité. Elytres 2 fois 1/2
plus longs que le pronotum. 1,2-1,8 mm .......... 5. alni.
2. Squamules dressées des élytres interrompues sur la 2€ interstrie
à partie de la naissance de la déclivité, continues jusqu’à l’apex
sur toutes les autres interstries. Suture bien relevée à partir de la
déclivité délimitant latéralement un sillon parallèle, nettement plus .
large que l’interstrie juxtasuturale, mais peu profond, limité sur les
côtés par le rehaussement de la 3** interstrie .......... 3.
· — Squamules dressées des élytres continues jusqu’à l’apex sur la tota-
lité des interstries. Suture faiblement relevée'à partir de la décli-
vité ou plate, délimitant dans le l" cas un sillon peu marqué et moins
large que l'interstrie juxtasuturale à ce niveau ......... 4.
3. d' à front caréné. ©'Q à suture plate sur le disque des élytres, à
relief marqué seulement à partir du niveau de la déclivité. Granules
distincts sur l’interstrie juxtasuturale de la déclivité, régulièrement
espacés jusqu’à l’apex. Ponctuation des stries indistincte sur le
dessus des élytres, visible seulement sur les côtés. Squamules dressées
de couleur claire, insérées obliquement sur les interstries. 1,6-2,6 mm.
.... . ................. 2. granulatus.
— Mêmes caractères généraux. CT à front non caréné, plat. Suture
à relief légèrement marqué dès le 1/4 antérieur de l’élytre. Granules
absents sur l’interstrie juxtasuturale à partir de la déclivité. Ponc-

scowrxnan. —- rnvrorntoaus 2123
tuation des stries fine mais distincte sur le dessus des éiytres. Spicules
dressées des interstries sombres, insérées presque verticalement.
1,5~2,5 mm .... . .............. 4. spiculatus.
4. Déclivité à suture faiblement relevée par le relèvement de l’inter-
strie juxtasuturale, celle-ci très étroite, sillon correspondant à la
1*** strie étroit et peu profond, non rebordé latéralement par le
rehaussement de la 3° interstrie. Déclivité des élytres débutant
en arrière du milieu (fig. 201). Pronotum très finement ponctué en
arrière du disque. c3‘ pourvu d’une épine à la naissance de la décli-
vité au niveau de la 4€ interstrie. 1,3-2,5 mm. . . . 1. a.speratus._
— Déclivité à suture non relevée, 1*** et 2* stries marquées à ce niveau,
mais ne formant pas de sillon et ne relevant pas la suture. Forme
très aplatie et longue, déclivité débutant au milieu de l’élytre (fig.
202). Pronotum grossièrement et densément ponctué en arrière
du disque. d' pourvu d'une simple bosse sans épine à la naissance
de la déclivité au niveau de la 4€ interstrie. 1,3-1,6 mm. .....
........................ . 3. Rybinskîi.
1. Trypophloous usperatus G¥L1.Eru-MLL, 1813, Ins. Suec., III, p. 368.
— Rxrzenuao, 1837 (binodulus) ; -— Ercnnorr, 1881 ; -— Babar., 1888,
p. 398; — R1=:rr*rEn, 1913, p. 69 ; — Ktnmzscu, 1914, p. 213 ; - Spas-
szvrsnrr, 1931, p. 48. — Biol.: KEMNER, Ent. Tikdj., 1919, p. 176;
—- Pxzvrsnxmuorr, 1926, p. 287; — Scuwxznorranoan, 1944.
Syn.: binodulus Rxrz.; grolhi Hncanomv.
~ Long. 1,3-2,5 mm. Brun très foncé. Stries faiblement marquées ou
indistinctes sauf sur les côtés de l’é1ytre; Interstries tapissées de minus-
cules squamules fines, dorées, couchées, irrégulièrement réparties sur
plusieurs rangées alternant avec des rangs de squamules régulièrement
espacées, dressées et spiniformes (une rangée par interstrie) (fig. 206, B).
Cf pourvu d'une épine acérée et crochue, souvent jumelée, à la nais-
sance de la déclivité sur la 4* interstrie. ‘
Aire de répartition très vaste, s’étendant à toute l’Eu1·ope, au Nord à la
Scandinavie, à l’Est jusqu’à l’Oural, et signalé au Sud dans diverses localités
des deux rives de la Méditerranée.
Répandu dans toute la France, mais rare partout. Bassin de la Seine (Bauer.),
Alsace, Lorraine, Languedoc, Landes, Gers (J. SA!NTE'CLAIRE·DEVILLE),
`Veyrac (I·I.—V.) (Horrmnm), La Bonde (Vaucluse) (Fxcmnz), Samatan (Gers)
(Ctanmowr); Corse (Racusn). — Algérie, Maroc. .
Niclifie dans les brindilles sèches et dépérissantes des vieux sujets de Popu-
lus (principalement P. tremula) et des Salix ; la galerie maternelle très super-
ficiel e fendille l’écorce, les galeries larvaires sont plus profondes et marquent
parfois l’aubier à leur extrémité; le système est très irrégulier.
2. Trypophloeus gmnulatus RATZEBURG, 1837, Forstinsekt., I, p. 104.
— E1c1—m01=r·, 1881 ; - H1—:xr*rEn,` 1913, p. 70; — Srassxvrsnrr, 1931,
p. 48; — Scrrwannrrnncan, 1944.

216 cotûorrànns scm.v1·1¤Es
Syn.: lredli HAGEDORN.
Interstries couvertes à partir du milieu des élytres et sur la déclivité de
minuscules granules. Squamules plaquées des élytres plus courtes que
chez asperaius, surtout chez le d' (fig. 206, C). Elytres légèrement gau~
frées en arrière des épaules. Ecusson large. ~
· Aire de répartition française incomplète. Les Chîlmettes (H.-A.) (FAGNIEZ),
Aiguemargues (Gard), Htes~Pyrénées (Lévniué . »
N'a pas été signalé en Corse ni en Afrique du Nord. Al1‘8'd€ répartitxon
européenne sensiblement identique à celle de 1’espece precedente.
Nidifie sur Po ulus alba P. tremula et P. ramidalis.
_ P _ , ` P3/' _
Galeries du même type que celles de l’espece precedente (Scnwnnnrrnncnn).
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Qî. ae`; 04.
pmu 206, ·· A) T1-ypognhlneus granulatus Rxrz. d'. —C) Trypophloeus granulatug Ryrz.,
squamulation de Pélytre. — D) épine de la 4** interstrie (G'). — B) Trypophloeus aspe-
\ ratus Gyll., squamulation de l’é1ytre. g
3. Trypophloeus Rybinskîi REITTER, 1894, Bestimm. Tab., Borkk.,
p. 72. v Ecmans, 1912, p. 11_3 (corsîcus) ; —— Rrtzrrrsn, 1913, p. 'Z0; —
PFEFFER, 1936, p. 156; —— J. SAlNTE—Cl.AIRE·DEVILI.R, 1938.
Syn.: rorsicus Ecoiîns.
Long. 1,6 mm. Brun noir. Se distingue par sa forme étroite, allongée
et très aplatie (profil) (Hg. 202). Les granules du pronotum sont circons-

scotvrinzœ. —- rnvrovutoeus 217
crits dans une aire plus restreinte que chez les espèces précédentes et
sont disposés en rangées irrégulières se rétrécissant progressivement vers
le disque. Zone latéro-antérieure dépourvue de granulations. Ponctuation
en arrière du disque grossière, dense et peu profonde.
Elytres plats, longs, foncés, à _déclivité très oblique, longue non brus-
quement affaissée même chez la Q. Dimorphisme sexuel peu accusé,
cf dépourvu d’épine au niveau de la 4** interstrie remplacée par une
faible bosse, à peine marquée chez la Q. Squamules des interstries de
même type que chez asperatus, mais beaucoup plus petites, laissant la
surface des élytres en grande partie dénudêe.
Stries visibles, granules—présents sur 1 suture de la déclivité. Pattes
et antennes jaunes (fig. 204).
Quelques rares individus de cette espèce sont connus. Le type ai été décrit
de Moravie. D’autres exemplaires ont été retrouvés en Galicie, puis en Corse
(corsicus Encens) où elle a été récoltée par Léonnnnn, dans les aulnaies
subalpines de Mt. Renoso (centre de l'île) sur Alnus viridis, var. suaveolcns.
D’après Pret:-uen, il vivrait aussi sur Salix silesiaca dans les Carpathes.
J’ai pu étudier un couple de cette espèce originaire de la Moravie (in coll.
M.N.H.N.). .
4. Trypophloeus spîculatus EGGERS, 1927, Ent. Bl., p. 112.
J ’ai pu examiner l’individu d' de cette espèce récoltée par SPEss1v·rsx;r·*1··
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Fra, 207, — Trypophloeua alwi Lmn., (j' adulte et détail de la sqiuamuhtion. ‘

218 _ couâorrisnas sconvrmas
en Russie et qui m’a été communiquée par M. Burovrrcu de Stockholm.
Très voisin de granulalus dont il possède la même forme robuste et large,
s’en distingue par des caractères de détail (v. clef). G1 pourvu d’une
épine jumelée à la naissance de la déclivité sur la 4€ interstrie.
Très rare. Mont-de-Marsan et Sos (Landes) (type in coll. Eocnns), vit sur
Populus tremula. — Signalé en Europe moyenne et méridionale, Wurtemberg,
Carniole et en Russie. .
5. Trypophloeus alnî LINDEMANN, 1875, Bull. Soc. Nat. Moscou, p. 136.
— Rnrrraa, 1913, p. 71 ; —— Srnssrvrsarr, 1931, p. 47. °
Syn.: Holdhausi WICHM (‘?).
Long. 1,2-1,5 mm. Petit, brun foncé avec les antennes et les pattes
plus claires. Se distingue par sa forme longue et surtout par la disposition
et la structure très particulière des granules du pronotum (cf. clef). Suture
absolument plate sur la déclivité. Squamules laineuses (fig. 207).
Non signalé en France. Connu seulement en Russie où il occupe une
vaste aire de répartition et nidifîe sur les Aulnes (Alnus glulinosus, A. _
incana). Il est probable que T. Holdhausi WICHMANN (Wien. ent. Z.,
p. 186, 1912) décrit d’Italie septentrionale sur un seul individu d' est
identique à alni LIND. Les caractères différentiels indiqués pour cette
espèce par Wrcr·rMANN sont insullîsants. T. Holdhausi aurait une taille
plus grande (2,2 mm.). Il est donc possible que T. alni Holdhausi se
retrouve en France sur des Aulnes d’altitude, soit dans les Alpes, soit
en Corse.
Tribu des Xyleborina.
Tribu homogène comprenant un nombre considérable d’espèces répar-
ties dans le monde entier. Caractérisés par un pronotum très massif,
volumineux, garni de spicules écrasées, orientées concentriquement vers
V le disque, à ponctuation plus ou moins apparente en arrière de celui-ci
ou nulle. Forme trapue, subparallélépipédique. Les mâles sont brachyp—
tères ou aptères, beaucoup plus rares que les_femelles. .
Tous les Xyleborina creusent des galeries pénétrantes se divisant dans la
profondeur du bois où les femelles déposent leurs œufs. Les larves ne creusent
pas de galeries, elles se nourrissent exclusivement de champignons du g.
Ambrosia qui tapissent les parois des galeries de ponte (1). Les jeunes adultes
sortent par les galeries creusées par la mère et ne forent pas de couloirs de
dégagement indépendants. C’est au moment de leur sortie que les jeunes
femelles transportent avec elles des spores qui contamineront les nouvelles
colonies (fig. 28, 30, 30 bis). '
Rmrran (1913, p. 79) a créé une série de genres aux dépens du vieux
genre Xyleborus E1c1-moi-sr dont la plupart n’ont pas été reconnus par
Sci-ram. et que je conserverai partiellement ici.
(1) D’0ù le nom d’ ¢A.mbro¤ia. battle n que leur ont donné les Américains.

SCOLYTIDAE. — xvnosmnnus 219
Le g. Parzzzyleborus H01=·1~·MANN se rapporte au g. Gnafholrîchus Excu-
Horr et fait partie de la tribu des Gnatholrichina. (V. p. 241).
TABLEAU DES GENRES.
1. d' Q aux hanches antérieures largement écartées par un processus
antécoxal large et complet (fig. 210). Premier article du funicule
sensiblement de même largeur que le 5°. Bord latéral ile la déclivité
nettement rebordé (fig. 208) ......... (p. 219) Xylosandrus.
— ô' Q aux hanches antérieures contiguës. Premier article du funicule
plus étroit ou plus large que le 5° (fig. 220 et 225). Bord latéral de
la déclivité sans bordure .................. 2.
2. Q au pronotum sensiblement aussi large que long ou plus large
que long. Spicules de la bordure antérieure du pronotum débordant
légèrement en avant (face) (fig. 211). Premier article du funicule plus
étroit que le 5° (fig. 220) ; cf à pronotum cordiforme. ......
.................... . . (p. 220) Anisandrus.
— Q au pronotum généralement plus long que large ; lorsque la largeur
est égale à la longueur (X. crypfographus RATZ.) (fig. 218). les spicules
de la marge antérieure ne débordent pas en avant (face). Premier
article du funicule plus large que le 5* (fig. 225). d' au pronotum
excavé antérieurement ou rectangulaire (fig. 227, 228, 230) ....
...................... (p. 221) Xyleborus.
Gen. XYLOSANDRUS Rnrrrzn, 1913.
(Best. Tab. Borkk., p. 80 et 83.)
Genre ne renfermant qu’une seule espèce d’origine tropicale et trouvée
à plusieurs reprises dans les serres d’Europe vivant aux dépens des
Orchidées.
Xylosandrus morîgenus BLANDFORD, 1894, Insect Life, II, p. 260.
— Biol.: CHOBAUT, 1897, p. 261 ; -— REITTER, 1913, p. 80.
Long. CT 0,5-0,6 mm.; Q 1,5-1,8 mm. Coloration brune uniforme,
claire. Pronotum aussi large que long, sans bosse marquée sur le disque,
pourvu de spicules écrasées, disposées en rangées concentriques et paral-
lèles, spicules de la marge antérieure débordantes. Ponctuation du disque
en arrière de la zone granuleuse, nulle, parsemée de soies éparses, dressées,
claires. Déclivité des élytres nettement oblique, débutant en avant du
milieu des élytres qui possèdent un profil d’abord ascendant puis afïaissé.
Zone latérale de la déclivité rebordée par une fine marge nettement
prononcée jusqu’à l’apex (fig. 208).
CT minuscule, le plus petit de tous les Scolyloidea de la faune française,
s

220 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
dépassant à peine 0,5 mm., même forme que la femelle, mais beaucoup
plus court et ramassé; aptère ('fig. 223, 224).
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I
Fm. 208. — Xylosandrus murigmua Blandf. Q, face et profil.
Cette espèce a été trouvée par çHOBAUT (1897, p. 261) dans les serres de
M. Dnms à Marseille sur Dendrobzum phalaenopsis Frrz. v. schraederzanum,
Orchidée originaire de Nlle-Gumée. Elle a été signalée dans d’autres serres
d’Europe sur la même plante, notamment à Londres par BLANDFORD qui
en fît la description (types) et en Italie.
Gen. ANISANDRUS FERRARI, 1867.
(Forst und. Baumz. Borkk., p. 24.)
Ce genre créé par FERRARI, admis par certains auteurs, rejeté par
d’autres, diffère des X yleborus ExcI~II—I0I»·r par sa forme plus massive du
pronotum pourvu d’une spiculation plus accusée (fig. 211, 222).
Il ne comprend qu’une seule espèce paléarctique, mais groupe par
contre toute une série d’espèces américaines souvent difîiciles à séparer
les unes des autres.
d' petits et aptères, très différents des Q , avec le pronotum cordiforme
dépourvu de bosse ou d’échancrure (fig. 221).
Anîsandrus dispar FABRICIUS, 1792, Ent. syst., I, p. 3613. — EIcI~IRoI=I=·,
1881, p. 269; — BEDEI., 1888, p. 403 ; — REITTER, 1913, p. 80 ; —
BARREY, 1925, p. 617; — SPESSIVTSEFF, 1931. —— Biol.: Coox, 1891,
p. 130;- BELLEVOYE, 1898, p. 162; — ScRNE1DER-ORELLI, 1913 ; -
KEMNER, 1920; — JOKAMINOW, 1925, p. 56 ; - BALACHOWSKY el
ÃIESNIL, 1935 ;— VAssEUR et SCHWESTER, 1948, p. 85.

scowrinan. — xrtasonus 221
Long. Q 3,2-3,6 mm., d' 1,8-2,1 mm.; Q au pronotum presque noir,
plus foncé que les élytres, garni de spicules disposés en rangées concen-
triques, subparallèles convergeant vers une bosse centrale faiblement
prononcée, située un peu en arrière du milieu (fig. 211). Ponctuation
fine, peu profonde et espacée en arrière du disque, avec le fond de la
cuticule finement réticulée.
Elytres bruns foncés brillants, stries ponctuées de gros points rappro-
chés, interstries larges, parsemées de 2 rangées de soies très fines, insérées
sur de minuscules granules. Déclivité arrondie (fig. 222).
CT au pronotum cordiforme, plus foncé que les élytres, rétréci en avant,
garni de spicules à faible relief disposées en rangées subparallèles non
concentriques, débordant sur la marge antérieure et diminuant de taille
d’avant en arrière, s’étendant jusqu’aux deux tiers de sa longueur. Disque
à ponctuation fine comme chez la Q avec une zone médiane lisse, confuse.
Fond cuticulaire finement réticulé sur le pronotum (fig. 221).
Elytres à profil régulièrement arqué, plats, vus de dessus ; points des
stries doubles de ceux des interstries, celles—ci souvent ruguleuses aux
épaules. Soies souples et fines surtout latéralement et sur la déclivité.
Très commun dans toute la France, lia Corse et le Nord de l’Afrique où il
vit presque exclusivement aux dépens des essences feuillues. Pullule parti·
culièrement sur les arbres fruitiers auxquels il cause des dégâts considérables
dans certaines régions (Orléanais, Lot).
Très polyphage, nidifie dans les sujets sains et en pleine sève ou dépéris~
sants et abattus. Chêne, Hêtre, Erable, Aulne, Charme, Platane, Châtaignier,
Noyer, toutes les Rosacées ligneuses, accidentellement sur la Vigne. Signalé
même sur les Conifères sur lesquels sa nidification paraît très incertaine.
Toute l’Europe, l’Asie mineure, Asie centrale, Caucase, Afrique du Nord.
Signalé par erreur en Amérique du Nord où il a été longtemps confondu
avec A. pyri Pacrc.
Les femelles creusent des galeries pénétrantes, s°enfonçant à travers l'aubier
perpendiculairement dans le bois. La profondeur de ces galeries varie avec
le_diamètre de l’arbre ou de la branche. A droite et à gauche de cette galerie
initiale de pénétration partent des couloirs perpendiculaires au sens des
fibres et terminés en cul-de-sac. Ces derniers constituent les galeries de ponte
où les femelles déposent chacune une cinquantaine d'œufs. Les larves se
nourrissent exclusivement de champignons Ambrosia qui se développent
invariablement sur les parois des couloirs de ponte (fig. 30).
Les dl n’apparaissent dans les galeries qu’au moment des accouplements
et disparaissent par la suite. Une génération par an. ·
Gen. XYLEBORUS Elcm-i01~*1··, 1864.
(Ber]. ent. Zeit., p._37.)
= Heteroborips Rxsirrnn, 1913, p. 79 ; Xylebarinus Rmrrnn, 1913, p. 79.)
A Q de forme subparallélépipédique, au pronotum massif, arrondi ou
subrectangulaire avec une bosse surélevée au milieu ou en arrière du milieu,
plus ou moins nettement prononcée; spicules disposées concentriquement

  I
222 COLÉOPTÈRE · ··
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209 2I6 · . . 2|4
Éziàizë

SCOLYTIDAE. — XYLEBORUS 223
cn rangées non parallèles, s’étendant rarement au delà du milieu ; ponc-
tuation fine et éparse ou grossière et serrée en arrière du disque. Elytres
à côtés parallèles, déclivité brusquement ou obliquement afiaissée. Stries
ponctuées, interstries plus fines. Déclivité garnie de granules en relief
plus ou moins développés et nombreux, disposés sur les interstries. Dimor-
phisme sexuel très accusé, d' à pronotum excavé en avant ou rectangu-
laire, brachyptère ou aptère.
Ce genre comprend un nombre considérable d’espèces paléarctiques
dont les 4/5 sont répartis dans la région extrême-orientale (Japon, Corée).
6 espèces sont _signalées en France et se reconnaissent aux caractères
suivants :
'1`ABLEAU DES ESPÈCES.
FEMELLES : '
1. Pronotum vu de dessus, arrondi ou arqué antérieurement (fig. 218,
219) ...................... . .... 2.
— Pronotum vu de dessus droit antérieurement, de forme rectangu-
laire (fig. 212). Déclivité des élytres garnie en son milieu de 2 à 3
gros tubercules coniques au niveau de la 1*9 interstrie et de granules
plus petits sur la totalité des autres interstries . . . 1. curygrsphus.
2. Interstrie juxtasuturale le long de la suture de la déclivité garnie
de granules pilifères. Fond de la déclivité ponctué au niveau des
stries (fig. 217) ........ . .............. 3.
— Interstrie juxtasuturale lisse, dépourvue de granules le long de la
suture sur la déclivité. Zone centrale de la déclivité ornée de 4 petits
tubercules coniques disposés en carré au niveau de la 3* interstrie.
Fond de la déclivité mate, lisse, dépourvue de ponctuation au niveau
des premières stries à ponctuation effacée latéralement avec quelques
granules secondaires à ce niveau (fig. 216) ..... 2. monographus.
3. Toutes les interstries garnies de granules ne dépassant pas en dia-
mètrecelui des points des stries ............... 4.
— 2° interstrie dépourvue de granules au moins dans la moitié apicale (
de la déclivité, creusée en sillon plus ou moins large `et marqué
(fig. 217). Granules des interstries 1 et3 plus gros que ceux des autres
interstries et de diamètre supérieur à celui des points des stries. . 5.
Fm. 209. — Xylolerus domesticus L. Q, déclivité. - Fxc. 210. — Xylosandrwn morigenua
Blandf. Q, prosternum et hanches antérieures.- Fm. 211. ·- Anisandrus dispar F. Q,
structure du pronotum. — Fm. 212. — Xyleborus eurygraphus Retz. Q, structure du
pronotum. - F10. 213.- Xylebarua Pfeili Ratz. Q. écusson. — Fm. 214. —- Xyleborua
sauscseni Ratz. Q, écusson. — FIG. 215. — Xyleborus Sazescml Ratz. Q', bord antérieur
du pronotum vu de profil. — Fm. 216. — Xylcborus monographua F. Q, déclivité.
— Fm. 217. — Xyleborua Saxcsmî Ryrz. Q, déclivité.

224 conéorràmss sconvrxmzs
4. Pronotum aussi large que long à zone spiculeuse plus étendue que
la zone ponctuée, atteignant latéralement le bord postérieur du
pronotum. Déclivité à granules pilifères minuscules (fig. 218). Stries
enfoncées sur la déclivité relevant en côte les interstries. .....
....................... 3. cryptographus.
— Pronotum plus long que large à zone spiculeuse de même étendue
que la zone ponctuée, n’atteignant pas latéralement le bord posté-
rieur du pronotum. Granules pilifères petits, mais bien marqués
sur toutes les interstries de la déclivité (fig. 219). Stries non enfon-
cées, plates, interstries non relevées ........ 4. dryographus.
5. Pronotum unicolore. Ecusson effacé, réduit à une lamelle incom-
plète (fig`. 214). Granules de la 4° interstrie de la déclivité disposés
en rangées et ramenés en arc de cercle vers l’angle apical de l’élytre
au—dessous des 1"S et 365 interstries (fig. 217). .... 5. Saxesenî.
—— Pronotum généralement pourvu d’une tache diffuse noire antérieure. _
Ecusson normal, plat (fig. 213). Granules des interstries de la déclivité
disposés parallèlement les uns aux autres. ....... 6. Pfeili.
MALEs: `
1. Pronotum pourvu d’une forte excavation sur sa moitié antérieure
(fig. 227) . ._ ........................ 3. '
— Pronotum dépourvu d’eXcavation antérieure de forme subrectan—
gulaire (fig. 228, 230) .................... 2.
2. Forme très aplatie (fig. 231), élytres sur le même plan que le pro-
notum (profil) qui est dépourvu de spicules dans sa moitié anté-
rieure (fig. 230). Tibias intermédiaires terminés par une longue
épine supéro·externe (fig. 232) ; cuticule lisse, décolorée, luisante
avec des soies éparses, très claire ........ 3. crypt0graphus_
— Forme plus bombée (fig. 229) ; pronotum subrectangulaire, garni
de spicules sur sa moitié antérieure (fig. 228). Elytres et déclivité
à ponctuation nette au niveau des stries. Pronotum et élytres fine-
ment pubescents. Cuticule claire, décolorée ...... 5. Saxeseni.
3. Bord antérieur du pronotum en avant de l’excavation fortement
surélevé, mais dépourvu de tubercule saillant en forme de crochet
spiniforme ou émoussé. Excavation grossière et densément ponc-
tuée ..................... 1. eurygraphus.
—-—- Bord antérieur du pronotum en avant de l’excavation orné d’un
fort crochet saillant (fig. 215). Excavation lisse ou très finement
ponctuée ....... L ............... . . 4.
4. Zone médiane du pronotum au fond et en arrière de l’exeavation
pourvue d’une zone lisse (fig. 227). ....... ·. . . 6. Pfeili.
— Zone médiane du pronotum dans l’excavation dépourvue de
zone lisse, entièrement granuleuse .............. 5.

scotvrxoae. —- xrnssonus 225
5. Crochet antérieur du prouotum vu de profil terminé en pointe
emoussee ................... 2. monographus.
— Crochet du bord antérieur du pronotum vu de profil tronqué obli-
quement .................... 4. dryographus.
1. Xyleborus eurygraphus Rarzesunc, 1837, Forstinsekt., I, p. 168. —
Eicnnorr, 1881; « Banner, 1901; — Rexrren, 1913, p. 81; —-
Pzvznrnnorr, 1919, p. 257; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 58.
Long. Q 3,4-4 mm., d' 3 mm. ; Q foncée presque noire avec les élytres
Pi11S·Cl8îFS que le pronotum. Front granuleux dc chaque côté du sillon
median. ·Pronotum à spicules écrasées très aplaties, réparties en rangées
concentriques parallèles convergeant vers le sommet qui forme une légère
bosse en 'avant du m1l1eu (fig. 212). En arrière de celle·ci la ponctuation
est forrnee de grospoints tenfoncés. Elytres aux stries régulièrement
poptctueest; mterstries a points espacés disposés en rangées de diamètre
ne emen moindre à ceux des stries.
Espèce méridionale et atlantique, plus rare dans le centre, le nord dela
France et dans la regxon parisienne ; Corse. Vit exclusivement sur les Pinus
et peut-etre aux depens d autres Conxfères. Landes (Husairnr) ; Combes
ggîlrgngeg generaux); IîdeîW(L.îtî’].), Chîtellârault (Vienne); Pierroton
n e sxvmunxsns ; t. u cron, a onde (Va cl.) ;l s M
(Var) (Faomnz) ; Brout-Vernet (Allier) (nu Buvssoiv) ; foxièt de iiiontîilixliiéî
bleau (Baucuowsxv); Landes (Ctenuorrr) ; Vizzavone (Corse) (Psnrrnn).
— Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord.
S,clï;g;fÉZ dqrciï Pâpaisseur: de l’écorce_des l?ins,_la galerie perpendiculaire
It, I p_ on ement Jusqu au _bo1s, puis bifurque en deux branches
a era es qu1 constituent les couloirs de ponte. Nursxble. 5* très rare.
2. Xyleborus monographus Fnnmcws, 1792, Ent. Syst., I, 2, p. 365.
— Rxrznnunc, 1837; — Exc:-morr, 1881, p. 286; - Bnom., 1888,
p. 419; — Srnonmavnn, 1910 a, p. 69;- RE1·r·r.=;n, 1913, p. 82·—
Pxarnnrmuorr, 1919 p 4l7· --— Spnssrvrszrr 1931 58 ’
D ° D I 9 p‘ '
Long. Q 3-3,5   d' 2 mm. Femelle brun jaune, mâle brun clair.
·Q Pronotum arrondi en avant, droit sur les côtés et en arrière, à zone
spiculeuse étendue sur toute la moitié antérieure, s’estompant rapide-
ment sur le disque et faisant place à une fine ponctuation peu dense.
Strie formée de lignes de points peu profonds mais réguliers, parfois
legerement sillonnes. Interstries à points nettement plus petits et espacés.
Répandu dans toute la France s r d` f `ll h`
Frêne, Châtaignier, Aulne, Orme, si xëmlé zivîciîîSsuî·si;é1‘Éciinifeéi·èsi1eS, C ena,
S
ge znâlîl est plus rare que la femelle. ·
G assm È la îeme (Bnnm.); Brout-Vernet (Allier) (nu Bvvssorx); Les
Luerraux ( .-et-   (Pic); Lamotte·Beuvron (L.·et·C.) (Bsulcnowsxv);
e Muy, Qraguignan (Var) ; La Bonde (Vaucluse) (Fncmsz) ; Isdes (L.-et-C.)
gïnnëitzririesg.; gîtissgerêëiëî) (Cîlonîuràl; râl1cpH(Srî;&naxn); SS:~Baume
.._ ;.ona1a ts-·" ·· ·
Thurms (Rhône) (Meouxcmox); Corseg(M.wnr..mcî. bœnœs) ( naux) ’

226 coL1§0rTÈREs S(.0L\'T1DES
Afri ue du Nord, Algérie. Maroc sur )uc1·cus subcr et 7. u ares. Toute
,- ‘î , . .
ll;urope centrale et meridionale.
G3.l€I`l€S pé1lélZI`âI1È€S très })I‘Of0l1.d1’$. $.(‘1ll0llQH111, Pâfl-015 jUS(lU,3U CLIIUP
des arbres, aux branches latérales irrégulières. ramiliées, formant couloir
de ponte.
3. Xyleborus cryptograplrus li.x·1·z1:m.'m:. 1837. l*`ors1insekl.. l. p. 160;
TIEFFENBACH. Berl. ent. Zeit,. 1860, p. 321. -— Euznnorr. 1881, p.27(5 ;-·
— Bizmai., 1888. p. 418; —— REITTER. 1913, p. 83 (lleleraborips crypla-
grap/ms); — SPEssiv·rsEFP, 1931. p. D8.
S *11.: villosus RATZ. (C3'); dw 0 raihus Tuorrs,
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Fm. 218. — Xylebvrus cryptographus Retz. Q.
Q Long. 2,5 mm., foncée, presque noire, avec les pattes et les antennes
plus claires. Aspect semblable à celui de A. dispar, mais de taille plus
petite. Pronotum aussi large que long, bombé, arrondi antérieurement,
à zone spiculeuse non débordante en avant (fig. 218).
Ponctuation grossière, profonde, espacée sur le disque et en arrière
de celui-ci. Strie _]uxta—suturale enfoncée en sillon. Déclivité arrondie
avec suture légèrement relevée, garnie de granules pilifères petits, mais
bien perceptibles. Ponctuation des stries et interstries presque identique,
formée de rangées de gros points réguliers.
d' 1,5 nun., brun jaune décoloré, à téguments mous (fig. 231, 232).

scomrrrmrz. - xunnonos 227
Rare dans toute la France où son aire de répartition est mal connue.
St·Dié (Vosges) (J. SAINTÉ'CLAIRE'DEVILLE); Parc de St-Cloud (S.-et-O.)
(Hnxom), Versailles (Baucnowsxw). — Europe centrale, Caucase.
6* particulièrement rare.
Nidifie dans Pépaisseur de l’écorce de _P0pulus nigra et Populus tremula.
La galerie initiale s enfonce perpendiculairement et s’élargit progressivement
pour former une chambre de ponte évasee où la Q dépose ses œufs en paquets.
4. Xyleborus dryographus Rxrznnunc, 1837, Forstinsekt., I, p. 167. —
Eicnnorr, 1883, p. 282 ; — Banni., 1888, p. 402 et 419 ; — Smonzmren,
1910 a, p. 69; — Srnssrvrserr, 1931, p. 59.
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FIG. 219. — Xylcborua dryographua Batz. Q.
Lon¤·. 2-2 7 mm. Unicolore, assez clair, brun rouge, pattes claires.
¤ 1 . _
Front regulierement ponctue sans sillon ni carene. Zone spxculeusetdu
pronotum sensiblement de même étendue que la zone ponctuee en arriere
du disque où les points sont très espacés (fig. 219). Cuticule luisante,
lisse. Elytres à stries formées de rangées de points regulxers et serres.
Interstries à points plus petits. Granules pilifères pet1ts,ma1s bien mar-
qués sur toutes les interstries de la déclivité (1) ; un peu plus forts sur
les trois premières.
Cll 2 mm. Brun rouge uniforme, luisant.
(1) C’est par erreur que BEDEL (cf. 1888, p. 403) signale que là Q ne porte pas de
granules sur la. déclivité.

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sconvrrnsit. — xvtmaonvs 229
Répandu dans toute la France y compris la zone méditerranéenne et la
Corse. Afrique du Nord. Bassin dela Seine (Br—;nEL); Bellac (H.·V.) (Horr-
MANN); Les Guerraux (S.·et-L.) (Pic) ; Ambert (Isère) (Sr-Anniv:) ;Bordeaux,
Cadanjac (Gironde) (TEMPÈR£); Vosges (nu Bmrssox); Alpes-Maritimes.
Apt (Vaucl.), Ste-Baume (Var) (Facxrnz) ; Sansas (Gers) (Dnsimx) ; Vizzavona
(Corse). (Vonoz). — Toute l'Europe moyenne et méridionale, Caucase, Trans-
caucasie.
Vit principalement sur le Chêne et le Châtaignier, très rarement sur le
Hêtre, l’Orme et le Tilleul.
Biologie et système de galeries du même type que chez monographus avec
des couloirs de ponte un peu plus courts et plus sinueux (fig. 28). dl plus
commun que chez les autres espèces.
5. Xyleborus Saxeseni RATZEBURG, 1837, Forstinsekt., I, p. 167. —
Excm-rorr, 1881, p. 279; — Bauer., 1888, p. 419; — REITTER, 1913,
p. 83; — Loos, 1917, p. 372; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 60; — CRAM-
BERLIN, 1939, p. 475. — Biol.: BE1.i.1svovE, 1894 et 1898; —- BALA-
cuowsxv et MEsN1L, 1935. `
Syn.: Dohrni WOLL.; decolor BOELD. (C3'); subdepressus REY (G');
aesculi FERR.; dryographus FERR.
Q Long. 2-2,4 mm. Brun foncé, uniforme, avec les pattes jaunes,
brillantes. Front à cuticule finement réticulée, grossièrement ponctuée
de points espacés et pourvu d’un sillon médian faiblement prononcé.
Pronotum à maximum de largeur en avant du milieu, à zone spiculeuse
sensiblement aussi développée que la zone ponctuée, formée de spicules
très écrasés disposés transversalement sans régularité.
Disque en arrière de la bosse, ponctué de points très fins et espacés,
sur un fond de cuticule finement réticulée.
Ecusson atrophié (fig. 214). Elytres parallèles, légèrement dilatés en
arrière du milieu et rétrécis vers l’apex. Stries formées de lignes de points
bien marqués et rapprochés. Interstries platesà points plus petits et espa-
cés. Déclivité à granules bien marqués ; disposés surles interstries 1, 2, 3,
4 et 5. Interstrie juxtasuturale légèrement surélevée et garnie de granules,
2° interstrie dépourvue de granules à l'apex, creusée en sillon par rapport
aux interstries 3 et 4 qui sont couvertes _de rangées de granules coniques
(fig. 217). Soies souples, dressées, régulièrement disposées sur les inter-
stries.
cf 1,9-2 mm. Plus clair que la Q de forme étroite et allongée, au pro-
notum subrectangulaire et granuleux dans sa moitié antérieure, du même
type que celui de cryplographus (fig. 228).
Fm. 220. — Anisandrua dùzpar F. Q, antenne. — Fm. 221. — Anisandma d1ZsparF.,
(j' vu de profil. — Fm. 222. — Anisandr-us dispar F., Q vue de profil.- F10. 223. --·
Xylonandrus morigenua Blandf., d' vu de face.- Flo. 224. — Xylnsandrus morigenus
Br.AN1>1=. Q', profil. — Fm. 225. — Xyleboms Saxesmi Ratz. Q, antenne (face externe).
— Fm. 226. -· Xyléborus Sazeseni Ratz., massue, face interne.

230 COLÉOPTÈRES scowrinizs
Comrnunidans toute la France y compris la zone méditerranéenne, la
Corse, lAfr1que du Bord. Bassin de la Seine (BEDE1.) ; Brout-Vernet (Allier)
(ou Buvssois) ; St-Eréat (Hte-Garonne) (Desrlxx) ; Moulins (Abbé Puanma) ;
Lesparre, Soulac (Gironde) (TEMPÈRE) ; St-Genis-Laval (Rhône) (PA1r.1.o·i·);
Cahors (Bancnowsxv); Marseille (Pic); La Bonde, Les Maures (Var);
Banyuls (Pyr.~©r.) (Rzzvmunxànn) ; Mt. Ventoux, Mt. Esperou (Gard) (Cno-
nxpr) ; Ste-Baume (L. Cuounn) ; Erbalunga (Corse) (REMY) ;zone du Châtai-
gnier (Corse) (Mauemigc) ;_Afrique du Nord. — Toute l’Europe, Asie
Mineure, Caucase, Canaries; introduit aux Etats-Unis.
hidifie dans un très grand nombre d’essences feuillues et dans le bois de
résineux; Chêne, Orme, Acer latanoides Pin s'lvestre, Cèdre Ruxcs
. . P . i V . . . i
tous les arbres fruitiers, auxquels il se montre parfois très nuisible. h
La galerie. de ponte s`enfonce perpendiculairement dans la profondeur
du bois et b1furque_ensu1te en branches transversales, les larves élargissent
ces galeries en vér1tables·« chambres » contrairement aux autres eSpèceS
ou elles vivent en famille, il n’y a donc pas de couloirs larvaires ou de logettes
en cul-de-sac comme chez les autres espèces (fig. 30 bis).
6. Xyleborus Pfeîlî Rxrzexaunc, 1837, Forstinsekt., I, p. 168. —
  Eicnnorr, 1888 ; — Ecciaas, 1908, p. 4 ;
_ .       r — ou Buvsson, 1910, p. 119;- Pierr-
· ·_ ;;;?$?;     TER 1908, . 21 et 1913, . Sl; —
\-` ` ,,4 f. ,.`.;m;’,r 4,,* ,r_§_;.·,. 7 p P
Q  \  _     ;_  Sressivrssrr, 1931, p. 60.
 î, '_ ._     rf Syn.: alni MULS. et REY.
cv,."     ai È Q Long. 3-3,6 mm. Brun rouge avec
  __ des taches noires à contour diffus au
· Q ·>· ":,"  .1 ` · ·
 , d, __«;.É_,   milieu du front et en avant du prono-
É A     tum. Elytres progressivement rembrunis
  _  =·  »,—·. É  vers l’apex. Pattes jaunes.
/1 jf · 7, (ff    X Front de même structure que chez
 . ’ ~·    ‘,   Saxeseni, à sillon médian faiblement
Q:. ç ..É‘.=î* six . ~.   ·»«. .
'·     marque, mais présent. Elytres à côtés
_}  , Q îiiîêg  §.¤  arallèles, écusson normal fi .213 .Stries
, ia . É»g}"i·"   ·-"ïr  P  
,«   ¤_ ' _  li formees de rangées de points réguliers,
* ,,  ha',  ^‘\. _T · `\ , . . · , ·
,,1  , f ;;É·§F,  ( creuses en sillons, mterstries a pomts
 l  É'?   plus petits et plus espacés. Déclivité à
·: , '· *'   ·.§;;’t.· . , ·
 ‘¢ïs . _ ¢ii=  gzëîs oranules dis oses comme chez Sczxesenz,
[ l~:i—t;~·*,·  ¢» 1 r.:[— U . P
‘· ‘··= è`·1;=i   mais plus gros.
Fi¤.227.- xyzabom PfeiliRatz.çj' di 2·l'2·6 mm· Bm Cla"` “mf°’m°·
i pattes jaunes (rare) (fig. 227).
Aire de répartition française encore mal définie, existe dans toute_la France
moyenne et septentrionale, plus rare dans le Midi. Vosges, Lyonnais, Landes
(J. SAINTE'CLAIRE·DEVILLE)§ Samatan (Gers) (CLERMONT); Brout•Vernet
(Allier) (nu Buvssoxv) ;Nibelle (Loiret) (Buracuowsnv) ; Mte Oro (Corse)
(Vonoz). ~— Europe centrale et orientale, aire de répartition discontinue.
Nidifie principalement sur les troncs des Alnus et secondairement sur
Populus tremula, dans les lieux humides et même inondés. Galeries souvent
submergées sur les Aulnes au bord des eaux. ·

sc01.Y·r1¤A¤. — xumsonus 231
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F10. 228. — Xyleborus Saxcsenî Ratz. g', pronotum. — Fm. 229. — Xyleborus Saxeswê
Ratz. çj', profil. — Fm. 230. -— Xylebvrus cryptographus Ratz. Cj', pronotum. —
F10. 231. —- Xyleborua crypfographux Ratz. gf, protil. — Fm. 232. - Xyleborus cryp·
tographus Ratz. O', patte inte1·médîai1·e. — F10. 233. — Gnathotrichus matcriarius
Fitch. Q, antenne.

232 cotéorrùaus scowrrnss
Couloir d’entrée pénétrant, se bifurquant latéralement par des galeries
transversales assez longues, pouvant atteindre 15 cm. et plus. Les larves
sont exclusivement mycophages et n’élargissent pas les galeries comme
celles de X. Sascesem`,
Tribu des Pityophthorina.
Tribu ne comprenant dans la région paléaretique que Ie seul genre
Piiyophthorus Eicnnorr auquel se rattache en Amérique du Nord le
genre Pseudopilyophlhorus SWAINE, n’ayant pas jusqu’ici de représentants
palearctiques connus. Ces deux genres se distinguent comme suit:
— Massue antennaire à 3° article ne dépassant pas en longueur les
1°*` et 2* réunis; d' à front orné de soies fines et éparses, Q à front
orné d’une épaisse couronne de soies blanches érigées en avant . .
..... ` ............... (p. 232). Pîtyophthorus.
— Massue antennaire à 3** article nettement plus long que les l" et
2** réunis. d' et Q à front orné de brosses de soies épaisses blanches,
identiques ................. Pseudopîtyophthorus.
Gen. PITYOPHTHORUS Ercm-xorr, 1864.
(Ber]. ent. Zeit., p. 39.)
Insectes de petite taille (0,9 à 2,5 mm.), brun foncé ou noirs, luisants,
allongés, subparallélépipédiques. Antennes à funicule de 5 articles avec
le I"` fortement développé souvent égal en longueur aux 4 autres réunis.
Massue subovalaire. aplatie, de 3 sutures transverses, bien distinctes sur
les deux faces, ornées entre le l" et le 2* article d’un digitule raccourci
(fig. 285). Yeux faiblement échancrés. 6* front granuleux, caréné ou non,
glabrcscent sauf sur la bordure elypéale. généralement recouverte d’une
frange de soies dorées ; Q pourvue d’une épaisse touffe de soies jaunes
ou cendrées, érigées en avant. Pronotum arrondi en avant, légèrement
étranglé latéralement en avant du milieu, plus long que large, pourvu
d`une zone spieuleuse antérieure, formée de spicules écrasés, disposés
concentriquemen! et s`étendant jusqu’au disque. En arriére de celui—ei,
la cuticule est ponctuée avec une ligne médiane lisse marquée ou nulle.
Bord postérieur finement rebordé. Elytres parallèles. au m ins deux fois
plus longs que le pronotum. Stries ponctuées. interstries plates ou rugu-
Ieuses. 9* interslrie souvent eu relief. Déclivité de Vélytre longue in profil
arrondi ou obliqucment aluuplc. débutant au niveau du tiers ou du
quart apieal. Suture rehaussée ia ce niveau et déliiuitant latéralement un
sillon plus ou moins large el profond dont les bords extérieurs sont
reliaussés par un bourrelet latéral saillant. Granules présents ou non
sur la suture et les bourrelels, généralement sétifères.

SCOLYTIDAE. — PITYOPHTHQRUS 233
Toutes les espèces françaises nidifient dans les Conifères (1) où elles
forent des galeries du type étoilé. Presque tous les Pifyophfhorus sont
polygames, exceptionnellement bigames.
TABLEAU mas ESPÈCES.
1. Déclivité des élytres profondément échancrée par un très profond
sillon en V s’évasant de l’avant vers l’arrière, de chaque côté de
la suture. Bourrelets latéraux particulièrement saillants aux rebords
internes, brusques, en arête, surplombant nettement la suture,
elle-même en relief accusé en carène par rapport au sillon. Granules
sur la suture et les bourrelets latéraux très petits (fig. 238). 1-1,4 mm.
....................... . 1. exsculptus.
— Sillon de la déclivité large, plat, peu profond, limité par des bourrelets
latéraux à bord interne arrondi, jamais en arête ; suture à relief aussi
saillant on plus saillant que les bourrelets latéraux (fig. 236 à 242). . 2.
2. Sommet des élytres vu de dessus·à bord apical anguleusement ex-
plané (fig. 236, 237). Granules nets sur la suture et les bourrelets,
sétifères ; sillon large, lisse, profond. Relief de la suture de même
niveau que celui des bourrelets latéraux. ........... 3.
— Sommet des élytres vu de dessus obtusément arrondi, non explané
en arrière. Sillon de la déclivité large, lisse ou ridé, peu profond
(fig. 239 à 242) ...................... 4.
3. Pronotum dépourvu de carène médiane saillante, remplacée par
une zone lisse plus ou moins nette sans aucun relief. Forme du pro-
notum allongée à côtés arqués ramenés en avant sans dilatation basale
(fig. 234 A). Téguments à fond brun. 1,2-1,6 mm. . 2. pityographus.
— Pronotum pourvu d’une carène médiane saillante bien marquée.
Côtés dilatés à la base, puis progressivement ramenés en avant à partir
du milieu (fig. 234 B). Téguments de coloration noire uniforme avec-
les tarses et la massue jaune clairs. 1,8 mm ..........
. . ..... , ......... 2. pityogrsphus ssp. bibractonsis.
4. Granules sur la suture et les bourrelets latéraux de la déclivité
à peine visibles. Déclivité à suture bordée par une rangée de soies
courtes dorées, dressées vers l’arrière, et, latéralement, de soies
longues, inégales, de même structure. Sillon de la déclivité large,
brillant, à surface craquelée, très plat (fig. 240). 1-1,2 mm ....
.... _ ..................... 4. pubescens.
— Granules présents sur les bourrelets et la suture ou sur l’un des
deux. Très nets et sétifères (Lichfensfeini) ou très petits et parfois
(1) Le genre n’est· pas strictement înféodé aux Conifères, certaines espèces vivent
aussi sur les essences feuillues. notamment aux dépens des Sumuc,

234 couàorrùnes SCOLYTIDES
même à peine perceptibles (espèces du groupe glabralus) et non
sétîfères ..... . .................... 5.
5. Sillon de la déclivité large et bien marqué, suture nettement relevée
un peu au-dessous du niveau des bourrelets latéraux qui sont sail-
lants. Rangée de 4 à 6 gros granules équidistants sur les bourre-
lets surmontés chacun d’une soie raide (fig. 239). Granules de la
suture nets, à peine plus petits que ceux des bourrelets, égale-
ment sétifères. d' front non caréné. 1,6-2,2 mm. 3. Ifïchtensteini.
— Sillon de la déclivité luisant mais très plat, bourrelets à peine mar-
qués, suture faiblement surélevée. Granules des bourrelets et de la
suture très petits ou minuscules, pouvant même parfois disparaître
sur l’un ou sur l’autre (fig. 241) ; non sétifères. (5* front caréné ou
non (espèces du groupe glabraius) .............. 6.
6. Suture au niveau de la déclivité plus saillante que les bourrelets
latéraux qui sont à peine marqués ou nuls. Vue de profil, la suture —
apparaît en relief au-dessus du bourrelet (fig. 246) ....... 7.
` — Suture au niveau de la déclivité à peine saillante, bourrelets très
faiblement marqués, au même niveau que la suture, si bien que,
vu de profil, le faible relief de celle-ci est caché (fig. 245). 2-2,4 mm.
........ L ........... 6. Buyssonii ssp. Angerî.
7. Granules des bourrelets de la déclivité, lorsqu’ils existent, très
petits, disposés en une seule rangée (fig. 241) ......... 8.
— Granules des bourrelets de la déclivité petits, mais bien marqués,
disposés en 2 rangées parallèles (fig. 242).1,8-2 mm. 7. mauretanicus.
8. Ponctuation du pronotum en arrière du disque très serrée, con-
iluente, masquant le brillant de la cuticule. Stries des élytres for-
mées de rangées de points réguliers courant dès la base des épaules
et non entremêlés de points supplémentaires à ce niveau confondant
les lignes. Interstries plates ou très faiblement ruguleuses au niveau
des épaules et de l’écusson (fig. 243). 1,5-1,9 mm. . . 5. glabratus.
— Ponctuation du pronotum en arrière du disque serrée mais non
confluente, ne masquant que partiellement le brillant de la cuti-
cule. Stries des élytres confondues au niveau des épaules et de l’écus-
son par de nombreux points supplémentaires entremêlés. Inter-
stries ruguleuses au moins sur le quart antérieur de l’éIytre (fig. 244).
1,8-2,2 mm. ................... 6. Buysponii.
1. Pityophthorus exsculptus Rxrzzanunc, 1837, ForstinsektÃ, p. 162. —
Eicimorr, 1881, p. 200 (macrographus) ; — Rizzrren, 1913, p. 93; -
PFEFFER, 1940, p. 113.
Syn.: macrographus Ezcm-1or1=·.
Long. 1-1,5 mm. Brun rouge uniforme. Se reconnaît immédiatement

SCULYTIDAE. — PITYOPHTHORUS  
aux caractères de sa déclivité (fig. 238). Carène médiane du pronotum
faiblement marquée; 9* interstrie de l'élytre en relief.
Rare en France où il est signalé seulement dans les hauts massifs du Centre
et du Sud. Mt. Dore, Mt. Pilat, Gde-Chartreuse, Htes-Alpes (J. SAINTE-
Cmiaa-Davxtne) ; Col de Jacreste (Lozère) ; St·Gu1lhelm-le·Désert (Hérault)
(Facmez); Hyères; St·Raphaël (Var) (J. SALNTE·CLAIRE·DEVILLE),' vra1-
semblablement rabattu dans ces dernières localités par des vents des hauts
massifs de l’arrière·pays. _ _
Espèce montagnarde d‘Eur0pe centrale et méridionale (Harz, Tyrol,
Carpathes, Mts de Bohême), ne s’étend pas à l’Est où sa présence fait défaut
en Russie. Vit dans les brindilles mortes ou dépérissantes à la base du tronc
des Pinus et Picea. excclsa. Galeries du type étoilé classique de 2 a 6 bras très
longs de 30 cm. environ prenant une direction longitudinale ; galeries larvarres
de 5 à 6 cm.
2_ Pîtyqphthprug Püyqgpgphug RATZEBURG, 1937, FOI’Sl.1I1S€kl.’., P. 162.
— Ercnuorr, 1881 ; — Bx.AN1>- A B Nm _
roan, 1891, p. 17; — Rmrrnn,   ,,, , 
1913, p. 92; -— Spassxvrsarr,       *
· ‘ E;. J fr- ·;?î*î*î··` . _·
1931, P. 6]. } —- PFEFFER, 1940 G, zi"  ·   (`="f }w?`op2ï;·z·_·_··É'_— ·_\
. gif  ·  ç·,_: c   ; · 5;
p. llô. — Biol. : SPESSIVTSEFF, 5;:* :,*:;, .     É,,;¥,·.«;_j·_ .  
  .•.  . :—~ï· T   ,·.'   ' ‘ ··  
1930, p. 678.   53  È-,-.·· · i   , _ .    
Syn. Z micrographus STBPH., fi      ,. · _' " · I
. \»:?..., se  , ·!Z· . , ‘·.§;.;l·2  · m_ /
zd., Fnaaam (non Lmm-sus).   ' ° *»·<‘ - ‘
_ Brun rouge fOn?e' 4nt'enn€§' Fm. 284.- A)Püyophlh01·uu püyographus
tibias et tarses clairs. Ligne me- Rim dg détail du p,.,,,,0,,,,m_ B) p_ ,,__
diane du pronotum sans relief, ¤¤P· bîüfwîevwù BM·¤¤¤W· d'. id-
ponctuation en -arrière du disque
profonde mais peu serrée, laissant apparaître le luisant de la cuticule.
Stries des élytres à points enfoncés craquelant légèrement les inters-
tries, leur donnant un aspect ruguleux. Suture ornée sur la déclivité de
4 à 6 granules sétifères régulièrement espacés, granules des bourrelets
identiques, nets (fig. 236, 237), Q à front garni d’une couronne de soies
jaunâtres ; d' granuleux, ponctué, dépourvu de carène.
Hépandu dans les grandes forêts de la France moyenne et montagnards
dans la zone de croissance spontanée des Pinus et Picea. S’étend lentement
dans les peuplements artificiels et subspontanés.
Il existe une espèce voisine, qui, suivant les auteurs, a reçu des noms diffé-
rents. C'est Rmicrographus L. (= fennicus Ecçans) qui fait défaut en France
et dans toute l’Eur0pe centrale ; elle est b1game, évolue en deux ans, et
appartient exclusivementà la taïga sibéro-scandinave. Ces deux espèces, très
voisines, se distinguent par les caractères suivants:
çj‘Q à granules très nets sur la suture et les bourrelets dela déclivité,
au nombre de 5 à 6. Q à front orné d’une touffe serrée de soies jaune soufre .
érigées en avant. Vit sur divers Abiétinées; polygame ........
....................... pityographus RATZ,
—- 6*9 aux caractères identiques mais plus atténués. Granules de la
déclivité très petits, s`eflaçant parfois, surtout sur la suture. Q à front

236 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
dépourvu de touffes de soies jaunes remplacées par une couronne peu
dense de soies courtes, cendrées, circonscrites dans la zone médio-fron-
tale. Vit plus spécialement sur Epzcea; bigame . . . micrographus L.
Gudmont (H.·M.); Bouet-s/-Suize (Marne) (J. SAIN'l'E·CLAIRE·DEVILLE);
Eymoutiers (H.-V.) (Horrmaxx) ; Landes, Castres (J. SA1N·rE-Cz.Am£-
Devine) ; Gabas (Vallée d’©ssau) (B.-Pyr.) (TEMPÈM:) ; Mt. Ventoux
(Cnosaur); Entre-2-Giers (Isère) (PLANET), Lausanne (Suissp). —- Europe
centrale et balkanique.
Vit principalement sur Picea excelsa, plus rarement sur Abies et Pinus.
Signalé sur Cèdre dans les parcs. Nidifie dans épaisseur de l’écorce des
petites branches ou brindilles, dans les peuplements denses ou les arbres
isolés, parfois sur des sujets parfaitement sains. Galerie étoilée de 4 à 6 longs
bras pouvant atteindre 15 cm. (fig. 22).
Sur les petites branches, les bras prennent une direction longitudinale .
et spiralée. Galeries larvaires relativement courtes, irrégulières, plus ou
moins perpendiculaires aux bras des galeries maternelles.
ssp. bîbtaetensîs, nova. — En dehors des caractères précités (cf. clef),
se distingue par sa forme générale plus robuste, plus trapue, avec une ponc-
tuation latérale des élytres plus fine, plus effacée que chez le type.
1 ex. : 6* éclos de brindilles d’Abies pectinata récolté par l’auteur dans la
Forêt de St-Prix (Morvan) vers 800 m., aux sources de l'Yvonne, près du Mt
Beuveray (Saône-et-Loire). Il s’agit peut-être d’une espèce nouvelle distincte
de pityographus et de micrographus ( = fennicus), mais la pauvreté des maté-
riaux récoltés ne permet pas d’afïirmer pour le moment cette hypothèse. A
rechercher sur le Sapin dans cette région.
3. Pityophthorus Lichtensteînî Rxrzeauno, 1837, Forstinsekt., p. 162.
—— Ercimorr, 1881, p. 176; —-· B1.AN¤1—·o1=x¤, 1890, p. 16; — BARBEY,
1901, p. 75; ——— Rezrrrzr., 1913, p. 93;- Spizssrvrsnrr, 1931, p. 62; -—
. Priarren, 1940 a, p. 117. —— Biol. ZHEINEMANN, 1909, p. 156 ; —- GERHARD,
1908, p. 157.
Syn. 2 Scolicus SHARP. v. robusius PFEFFER ; Knolecki REITTER.
Long. 1,6-2.2 mm. Forme relativement courte, brun noir. Bien carac-
térisé par la forme de sa déclivité_ (cf. supra) (fig. 239). Ponctuation du
pronotum en arrière du disque de même densité que celle des stries ély-
trales ; celles-ci nettes, en rangées régulières dès les épaules, non confon~
dues par des points supplémentaires à ce niveau et autour de l’écusson ;
parfois légèrement ondulantes. Interstries légèrement ruguleuses à la
base des élytres. Granules des bourrelets nettement plus robustes que
ceux de la suture. d' front granuleusement et densément ponctué ; Q à
couronne de soies jaunâtres.
Très rare en France où il a été confondu avec Buyssonii. Exclusif aux
massifs montagneux : Vosges, Alpes, Argentières (Banxcnowsxv). N’a pas été
signalé en Corse et Banner confirme sa rareté en Suisse. Toute l’Europe
centrale et orientale jusqu’en Sibérie où il suit les grandes forêts de Pin
sylvestre. Aire de répartition européenne imprécise du fait qu’il a été confondu
avec d’autres espèces. _
Ne diffère par aucun caractère précis de P. Knotecki Reirrxak (Deut. ent.
Z., 1898. p. 356) décrit des Alpes sur Pinus cvmbra auquel je l'ai comparé.

SCOLYTXDAE. — PITYOPHTHORUS 237
La v.r0bustus décrite par Prnrran (cf. 1940, p. 118) correspond à un exem-
plaire de forte taille.
Nidifie dans les brindilles et petites branches de Pinus ne dépassant pas
4 cm. de diamètre y compris les Pins montagnards. Galeries étoilées de 4
à 7 branches avec une chambre d’accouplement centrale, sculptant forte-
ment le bois. Logettes nymphales profondément enfoncées. Se distingue
facilement de Buyssonii par la structure de la déclivité, plus profondément
sillonnée, et par ses gros granules sétifères.
4. Pityophthorus pubescens MARSHAM, 1802, Ent. Brit., Col., p. 58. —
Eicnnorr, 1883, p. 47 et 195 ; — BEDEL, 1888, p. 414 (ramulorum) ; —
Binmnroan, 1890, p. 17 ;— Rrsxrran, 1913, p. 95 ; —— Prsrrna, 1940 a,
p. 119. — Biol.: Psnms, 1852, p. 192 (ramulorum) ; — Pzvnnimuorr,
1915, p. 61.
Syn. : ramulorum Parmis.
Long. 1-1,2 mm. Brun noir très foncé brillant, antenne à massue enfu-
mée (fig. 24-0 et 285). dl front caréné au-dessus du clypéus. Ponctuation
du pronotum dense en arrière du disque et sur les côtés, carène médiane
lisse ou effacée. Zone granuleuse et ponctuée du pronotum parsemée
de petites soies courtes, plaquées, orientées vers le disque et bien visibles
sur l’insecte vu de profil. Stries des élytres formées de rangées de points
réguliers sauf aux épaules et autour de l’écusson où elles sont confondues
par des points supplémentaires, disposés sans ordre. Sillon de la déclivité
brillant, à surface ridée transversalement par de fines craquelures et
confusément ponctué (fig. 240). Suture finement frangée par des soies _
courtes, espacées le long de la déclivité indépendantes de celles des
bourrelets.
Q `front orné d’une couronne de soies jaunâtres.
C’est la lus commune de toutes les espèces françaises, répandue dans
l’ensemble die notre territoire, en Corse et dans le Nord de l’Afrique. Toute
âïâutrope centrale, méridionale et méditerranéenne, sans extension vers
s .
Nidifie dans les brindilles de petit diamètre de tous les Pinus en voie de
dépérissement. Fréquent dans les pousses de Pins attaqués par fîlastophagus
pinipercla L. (v. p. 136). dont il _se contente de la périphérie laissée intacte
(Pavnniunorr). Galeries très irrégulières et superficielles, sous-corticales.
En France, j’ai observé l’adu.lte hivernant dans les pousses (Grignon, S.-et-0.).
· 5. Pityophthorus glnbratus Exci-mors, 1879, Ratio Tomic, p. 179. —
Excxmorr, 1881, p. 83 ; — Raxrran, 1913, p. 94 ; — ESCHERXCH, 1923,
p. 555; — Pzirnrumnorr, 1930, p. 255; — Srnssivrssrr, 1931, p. 64;
— Prnrrsn, 1940 a, p. 112.
Long. 1,5-2,2 mm. Brun noir, antennes jaunes. Forme courte, pronotum
à peine plus long que large ; élytres de longueur double du pronotum.
G front granuleux, légèrement bombé, glabre ; Q recouverte de soies
dorées très fines comprenant deux franges latérales serrées, plaquées
contre le front et séparées par la ligne médiane, entourées latéralement

238 cotéorràmss scoinrrines
de soies dressées moins denses. Ponctuation du pronotum en arrière
du disque et les côtés, grossière, très serrée, ligne médiane nette et à
faible relief. Déclivité des élytres à suture plus élevée que les bourrelets
latéraux, surtout dans sa moitié terminale. Sillon large, très plat, lisse,
luisant. Granules très petits ou imperceptibles sur la suture; visibles
sur les bourrelets où ils sont disposés en une seule rangée, glabres ou
surmontés de soies ne dépassant guère leur diamètre.
La présence de cette espèce en France reste douteuse du fait qu'elle.a
été confondue avec les espèces voisines dont elle est difficile à séparer, notam-
ment avec Buyssonn, considéré lux-même par certains auteurs (Pzvnnrmnorr)
comme une variété méridionale et occidentale de glabratus (cf. infra).
P. glabratuzs est une espèce d’Europe centrale et orientale signalée en Alle-
magne, Autriche, Tyrol, Bosnie, Carpathes, et dont l’aire de répartition vers
l’Est s’étend ]usqu’en Russie centrale où elle s’échappe du Pin noir pour
suivre les grandes forêts de Pin sylvestre et s’adapter même au Mélèze
(SPESSIVTSFFF). _
Jusqu`ic1, à ma connaissance, aucune capture de cette espèce n’a été faite
en France ; tous les individus que j’a1 pu examiner se rapportent à Buyssonu.
Elle est à rechercher dans les grandes orêts de Pins de l’Est et des Alpes où
sa présence est probable.
Vit sur les Pinus, nidifie dans les branchettes de 2 ans des arbres dépe-
rissants, morts ou fraîchement abattus par les vents, les ouragans et les_br1s
de neige. Fréquent sur les Sujets envahis par les Pissodes. Galeries étollées
  du même type que les précédentes, le système
\   est très superficiel et fendille fréquemment
'-   » 1’écorce.
‘ ·· ·”·è1—3>;··,‘ /
 `·   i§%i§?‘·*É£¤ È . ..
-2:   6. Pi o hthorus Bu ssom1REI'1'TER, 1901,
vp ,· M2" Lsr,.$’2· Y i P y
` &<(;‘."·2§   Wien. ent. Zeit., p. 101. — REITTER, 1903,
  p. 24; — Pnvnnrmnorr, 1930, p. 255;-
, _ ;_÷· ·e«. r.w;`Ã'·=Q}g5È'·"É’i PFEFFER, 1940 a, p. 112.
  Syn, : sencx WICHMANN ; C¢lI‘!”li0llCU$
f §,_§È_‘j  WICHM.  
s . . o,  §'¢§Z `°.,5·'  , , · ·
:· ,    L   1 En dehors des caracteres precites (cf.
' - * ' ‘7;·gî« ` . .
.'  àj î·?:`   '· »  \ p 234) (fig. 241, 244), se distingue de gla-
· >· "•I `.·" '\¥1'.`.· » . · » »
/  Q;. yy;    4 ,;»  braius dont 1l possede tousles caracteres gene-
 ,·;;î’ I,     raux, par sa forme plus longue (fig. 235) ; le
fh  .;;- L   A pronotum nettement plus long que large,
· s —'    Z €"`«·:·‘1 1* · - · ,
g ,  si   =ë etlre en avant; elytres doubles de la lon-
  , '  _.   ·s ` , gueur du pronotum. 1,8-2,3 mm. brun noir
* ',·§ il    uniforme et luisant. dl à front glabre,
*"ei='Ã`§_É_ É:·"   ~ _
a i  lx Q pubescent du meure type que glabra
  0 tus, mais fourni de soies nettement moins
  A Il denses. Autres caractères identiques à gla-
gb-: ai
— · - braius.
Fm. 235. - Pityophthmus _ _ _ _ _ _
· Buyssonii Reitt. Q. Vit princrpalement sur Pmus nlgfü qui

SCOLYTIDAE. — PITYOPHTHORUS 239
semble bien constituer l’habitat d’origine de cette espèce comme celui de
glabratus et des autres espèces du groupe.
ltépandu dans les massifs du Centre et de l’Est et du Sud de la France
où il est commun.
S’étend peu à _peu hors de la zone d’habitat du Pin noir pour gagner les
peuplements artificiels et subspontanés des autres Pinus, même en plaine.
Brout·)(ernet (Allier) (nu Buvssorz) (type) ; St-Guilhelm-le·Désert (Hérault) ;
Mont-Louis (Pyr.—O.) (J. SAINTE-Cnxian-Davrrtn) ; Digoin (Pic) ; St-Martin-
du Canigou (Pic); Causse de Méjan, Col de Forcreste (Lozère); La Bonde
(Vaucl.) (Fxcmaz) ; Montfaucon (l·Ite·Loire) ; La Teste (Gironde) (Tsmràna) ;
Ste·B_aume (M. ne Boissv) ; Ristolas près Abriès (H.-A.) (Pic) ; Corse (zone
du Pin noir). Espagne, Italie, Bosnie. Type décrit de Brout-Vernet (Allier)
et découvert_par nu Buvsson (1). P. nn Pnranimnorr considère Buyssonii
comme une simple variété de glabratus ; les différences entre les deux espèces
étant, à mon avis, constantes bien que faibles, il convient-de les séparer.
P. seriez Wicauxmw (Ent. Bl., p. 143, 191) décrit sur un seul exemplaire
Q de Rxstolas _(B.·A.) ne diffère d’après la description originale par aucun
caractère précis de Buyssonii et doit être assimilé à cette dernière espèce.
ll est probable que P. carniolicus Wicnmamw décrit du Tyrol sur Pin noir
(Wien. ent. Zeit., p. 146, 1910) est une forme naine (« hungerform ii) de Buye-
somi (1,1-1,9 mm.)
ssp. Angerî PrE1··1=En, Sbor. Ent. odd. Mus. Prague, V, p. 111-113,
1927, id. 1940, p. `113.
Décrit comme une espèce distincte par Pri-arena (cf. 1927), a été ramené
par le même auteur (cf. 1940) au rang de variété de Buyssonii Reirr.
loong. 2-2,5 mm. — Entièrement brun noir avec les élytres un peu plus
clairs que le pronotum. '
Caractères généraux identiques à ceux de Buyssonii ; il s'en distingue par
une ponctuation en ligne régulière des élytres jusqu’aux épaules non confon-
due à ce niveau par des points supplémentaires. Ce dernier caractère se
retrouve chez glabratus Excan. _
Vizzavone et Venaco (Corse) sur Pinus nigm var. Poiretzana. Toutes ces
espèces vivant `sur Pin noir, dérivant sans aucun doute d'une·souche com-
mune, et présentant entre elles une très grande similitude de caractères.
7. Pityophthorus mauretanicus PEYEn1M1—1orr, 1930, Bull. Soc. ent.
Fr., p. 255.
Syn.: glabra£us·maurelam'cus Pxavnnxmuorr, 1930;- PFEFFER, 1940,
p. 112.
Il me paraît. intéressant de _signaler ici cette autre espèce du Pin noir
inféodée au Nord de l’.~\f'rique et qui n’a jamais été signalée en Europe.
Elle a été découverte par P. DE PEu:n1Mno1·*r et R. Mama dans les
peuplements reliques du Pin noir de Kabylie à Tikdja (Pinus nigra mau-
retanica Mama). DE PEYERIMHOFF la considère comme une forme vica-
riante de glabralus, spéciale au nord de l’Afrique où elle ne semble pas
s’écarter du peuplement relique du Pin noir. Cependant, ses caractères
(1) Et non de Vernet-les-Bains (Py1·.·Oi·.) comme 1’indiquc à. tort REx*x'1'En qui a. con-
fondu les deux localités (ct'. PEYERLIHOFF, 1030).

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EOPTERES SCOLYTIDES
238   236
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SCOLYTIDAE. - cmxruormcnus 241
sont si typiques qu’à notre avis, il est indispensable de l’élever au rang
d’espèce comme l’a déjà fait Przrrzan (1940) (fig. 242).
En dehors des caractères précités (cf. p. 234), les caractères généraux
de maurclanicus sont intermédiaires entre glabralus et Buyssonii. Pone-
tuation du pronotum comme chez glabralus, élytres identiques à Bugs-
sonii. La double rangée de granules de la déclivité ·est très nette; les
granules sont plus marquées que chez les deux autres espèces, sur la suture
comme sur les bourrelets. Je remercie M. P. DE Pnvnnimrorr d’av6ir
bien voulu me communiquer quelques individus de la série type de cette
remarquable espèce.
Tribu des Gnathotrîchina.
Les Gnalholrichina ne renferment que lc seul genre Gnalholrichus
Excunorr (= Paraxyleborus HOFFMANN) dont tous les représentants
connus sont américains (néarctiques et néotropicaux) et vivent dans
la profondeur du bois ·des résineux comme les X yleborina. Larves myco-
phages.
G. maleriarius Frrcn. est la seule espèce signalée en Europe où elle
a été introduite et s’est acclimatée. ·
Gen. GNATHOTRICHUS Ercm-xorr, 1866.
(Berl. ent. Zeit., p. 275.) ,
Syn.: Paraxylcborus Horrmmvn.
Insectes de taille moyenne et de grande taille, 2-4,5 mm., bruns noirs,
de forme étroitement cylindrique, luisants. Tête cachée sous le pronotum ;
d' front glabre, Q pubescent, ruguleux. Antennes à funicule de 5 articles,
massue plate, presque aussi large que longue, avec 2 sutures transversales
très nettes, arquées, pourvues d’épaissîssements digitulaires ou non. Scape
aussi long que le funicule et la massue réunis. Pronotum volumineux,
nettement plus long que large, progressivement rétréci vers l’avant et
étroitement arrondi antérieurement, environ trois quarts aussi long que les
élytres, et plus large à la base que ceux-ci, dépourvu de carène médiane,
F10. 238. - Püyophtîwrua pityogmphus Rurz. 6, déclivité. —Fxc+. 237. — Pityopmhw
rue püyographua RA12., déclivité vue de fa.ce.—F1G. 238. —Pi!yoph¢h01·ua cxaculptua
Batz. 6, déclivité. — Fm. 29. — füyopühmw Lichienstcini Batz. 6, déclivité. —
Fm. 240. -— Pityophtharus pubœcms Marsh. Q, déclivité. - Fm. 241. — Püyophthorua
Buysumii Reitt. Q, déclivité. -— FIG. 242. — Püyophthcrus maurétanicus Peyerh.
Q, déclivité. — Fm. 248. —Püyophth0rus glabratus Eichh. 6, ponctuation du prono-
tum et des épaules. — Fm. 244. -—Piiy0ph¢ho1·us Buysarmii Reitt. 6, ponctuation
du pronotum et des épaules. — Fm. 245. — Pityophütorus Buysacmii sep. Angeri PFEF-
lâîcnù  de la. déclivité. — FIG. 248. — Pity0pMhm·us Buysaonii Reitt., proül de la

242 co1.1ê.o1>rian1as scotvrxoss
spiculé dans sa moitié antérieure jusqu’au disque, en rangées transver-
sales; finement ponctué en arrière de ce niveau, sans carène ni ligne
médiane lisse apparente; un court repli transversal net en avant du
disque. Ecusson visible. Elytres à côtés parallèles à déclivité arrondie,
avec un sillon infrasutural nul ou marqué; ponctuation faible sur les
stries et les interstries, souvent même partiellement efl`acée;pilosité
faible sauf à l’extrémité, au niveau de la déclivité où quelques soies
souples sont insérées latéralement. Hanches antérieures contiguës
(fig. 233, 246 bis).
. Ce genre, exclusivement américain, est représenté par de très nom-
breuses espèces .réparties de l’Alaska à la Patagonie et vivant exclusive-
ment aux dépens des Conifères.
Galeries pénétrantes dans le bois, très profondes, bifurquées avec des
logettes scalariformes comme chez les Xyloterus où se développent les larves
mycophages. Biologie se rapprochant de Xyleborina et de Xylotcrina. Les
Gnathotrichus ont été rattachés aux Pityophthorimz avec lesquels ils pré-
sentent indiscutablement quelques caractères commims. Il me paraît cepen-
dant plus logique de les grouper en une tribu indépendante en raison de leurs
caractères morphologiques propres et aussi de leurs mœurs essentiellement
mycophages.
Gnathotrichus materiarius Frrcu., 1858, 4 Rep. noxious and benef.
inserts of N. Y., p. 722.- Scuwmrrz (E. A.), 1890, p. 77 ;— CHAMBERLIN,
1939, p.'328 ; —— HOFFM.ANN, p. 44, 1936 (Duprezii) ; 1942, p. 72; 1947,
p. 47 ; — Bntacuowsxv, 1948 a.
Syn.: Xyleborus Duprezi Hox=1·*MANN, 1936; Paraxyleborus Duprezi
Hi0F}·`MANN, 1942; Gnalhoirichus Duprezi HOFFMANN, 1947.
Long. 3,2-3,5 mm. Cylindrique et étroit (fig. 246 bis). Brun foncé avec
le disque des élytres rougeâtre, glabre avec quelques soies courtes au
sommet de l’élytre. Ponctuation du pronotum extrêmement fine et espacée;
stries indistinctes sauf en avant, finement granuleuses transversalement.
Dessous du corps noir ou mat. Massue pourvue de 2 sutures courbes,
très distinctes, ornées chacune d’un étroit épaississement digitulaire
(fig. 233).
Q diffère du d' par la présence de longues soies latérales sur le funi-
cule et la massue; c3' beaucoup plus rare que la Q (150: 1 d’àprès
Scrxwmrrz).
Espèce originaire de l’Est des Etats-Unis et du Canada, répartie depuis
E, Ontario jusqu’à la Floride, vit sur les Abiétinées (Pinus, Abies, Larix, Picca,
su. a .
Uîiindividu de cette espèce a été trouvé par Duras: dans la forêt de
Rouvray (Seine·ln.f.), sous écorce de Pinus sylvestris, le 10.IV.1933. Le D' J.
ne Sr-Atnm a retrouvé récemment (v. 1948) toute une série de cette espèce
également sur Pin sylvestre à Lardy (Seine-et-Oise). Cette dernière localité
se trouve à Plus de 100 km. de la forêt du Rouvray. L’espèce est donc lar-
gement acclimatée en France où elle est à surveiller en raison des dégâts
qu’elle est susceptible de commettre dans les peuplements de Pins.

SCOLYTIDAE. - cmvrnornxcnus 243
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#*/9* ' y-ig.,  
FIG. 2-16 bis. — Grmütoirichus mzderiarius FITCK. Q : A, Aspect général; B, bordure anté-
xêeure du prâmotum; C, dét:i11:e(:‘;î:îltrét;r1itédes tibias intermédiaires; D, déclivité;
, grnnulo e la naissance e `vi (très grossi).
Galerie pénétrante, profonde, dirigée vers le cœur, pouvant·atteindre 10 à
15 cm. légèrement ondulante. Se lnfurquant sur son parcours asymétrique-
ment par des galeries latérales smvant sensilzlement les zones ligneuses et
perpendrculanes aune fibres. Sur ces bras viennent s’insérer des couloirs
courts, serres, scalarxformes, en échelonsrégulners de 0,6-0,8 cm. parallèles
aux übres ou evoluent les larves essentxellement mycophages. Couloxrs de
couleur noire teintés par le champignon cultivé par l’msecte.
Je rernercie M.   AND'ERSON d’avioir bien voulu m’adresser les séries de
Gnathotrzchys américain qui ont permis à M HOFFMANN d’identiiîer cette
espèce dêcmte par lux sous le nom de Gnathotnchus Duprezi avec G. mate-
TLGTLUS [TCE.

244 co1.1à01>rÈmzs SCOLYTIDES
Tribu des Pityogonina.
Petite tribu aux caractères intermédiaires entre les Pilyophihorina
et les I pina, renfermant de nombreux représentants vivant exclusive-
ment sur les Abiétinées, aux mœurs polygames, confectionnant des galeries
du type « étoilé » assez régulier et homogène. Ne renferme en Europe que
le seul genre Pityogenes BEDEL (s. l.).
Gen. PITYOGENES Bzom., 1888.
(Faune Col. Bassin Seine, p. 396.)
Insectes de petite taille (1,5-3 mm.), bruns noirs à dimorphisme sexuel
accusé, de forme très trapue et subparallélépipédique. Yeux non échan-
crés. Antennes à funicule de 5 articles, massue arrondie, plate avec sutures
droites, légèrement recourbées ou anguleuses, nettes sur les deux faces
ou sur l’une des faces seulement, dépourvues de digitules (fig. 258-260).
Pronotum massif, large, arrondi antérieurement, à côtés parallèles, garni
dans sa moitié antérieure de spicules écrasées, disposées concentriquement
vers le disque. En arrière de celui-ci la cuticule est ponctuée (fig. 247).
Carène médiane très marquée, en relief, dans la moitié postérieure du
pronotum, lisse avec présence de calosités latérales sans ponctuation.
Elytres parallèles, plus longs que le pronotum. Stries formées de lignes
de points réguliers, interstries plates et luisantes, à pilosité faible et
éparse.
d' Q déclivité fortement oblique ou brusquement abrupte. d' armé
latéralement de 1 à 3 denticules saillants. Q à denticules atrophiés ou
nuls. Tibias antérieurs plus étroits que les tibias intermédiaires.
Ce genre se subdivise en deux sous-genres qui se distinguent chez le d'
par le caractère de la déclivité et chez la Q par celui du front:
d' Q à déclivité oblique, débutant vers le milieu des élytres, limitée
latéralement par 3 bourrelets latéraux armés chacun d’une dent
spiniforme non recourbée, de taille et de forme identiques entre elles
(fig. 247, 248, 250). Q à front perforé d’une profonde fossette centrale
circulaire (fig. 249) .....................
. ....... (p. 245). subgen. Pityogenes (typechalcographus L.)
CT Q à déclivité abrupte, limitée latéralement par un bourrelet arqué,
étroit, armée de 1 à 3 denticules dont le médian est toujours le plus
fort, robuste, saillant, en forme de crochet recourbé; le denticule
antérieur (sutural) petit est souvent de taille égale au denticule
apical (fig. 253, 254, 256). Q à front dépourvu de profonde fossette
centrale circulaire (fig. 251, 252,253 bis) ............
.... (p. 247). subgen. Pityoceragenes (type bidenialus HEmas·r.).

SCOLYTIDAE. — rtrvocamas 245
Subgen. Piiyogencs Bennns. str.
Sous-genre groupant en Europe les espèces du type chalcographus L.
et lrepanalus Norm. auxquelles se rattachent les espèces américaines:
fossifrons LE Coma et Hopkinsi SWAINE dont la déclivité est très oblique,
armée de denticules sensiblement équidistants et de même taille. Les
femelles ont le front profondément perforé en leur centre. Deux espèces
paléarctiques très communes en France:
MALas: _
—- Suture de l déclivité glabre, dents équidistantes (fig. 247, 248) . .
....................... 1. ohalcographus.
— Suture de la déclivité bordée de chaque côté d’une rangée de soies
courtes, fines et dorées, denticule antérieur légèrement plus rappro-
ché du médian que celui-ci du postérieur (fig. 250). 2. tropanatus.
FEMELLEs:
—- Zone clypéale en avant de la fossette mate et tomenteuse (fig. 249).
Ponctuation des premières stries effacées .... 1. chalcographus.
— Zone clypéale en avant de la fossette dépourvue de zone mate et
tomenteuse de même structure que le front. Ponctuation des pre·
mières stries nette, régulière ........... 2. trepanstus.
1. Pityogonos (s. str.) chslcographus LINNÉ, 1761, Fauna Suec., p. 143.
— RATZEBURG, 1837, p. 158; —- Excxmorr, 1881, p. 51; — BÈDÈL,
1888, p. 418; — BARBEY, 1901, p. 98 ; -— Rarrrxaa, 1913, p. 97; —
Srzssrvrsarr, 1931, p. 67. —— Biol. : Escuanicu, 1923 ;—BoRo¤AEvsxY,
1930, p. 249.
Syn.: zylographus SAHLB.; sexdenlalus Ouv.; spinosus Dsoiaan.
Long. 2 à 3 mm. Luisant, pronotum, base et côtés des élytres noirs,
disque élytral et déclivité bruns rouges. Ponctuation des élytres fine,
éparse, effacées vers I’extrémité (fig. 247).
Q à déclivité_ arrondie, peu profonde, avec 3 petites dents équidis-
tantes latérales dont l’antérieure est particulièrement petite.
Très commun dans toutes les forêts de Conifères de la France tempérée
et 'dans la zone montagneuse méridionale, s’acclimate progressivement dans
lesdpeuplements subspontanés et sur les arbres isolés dans les parcs et les
Jar ms.
Bassin de la Seine (C.) (Bsnm) ; Vallée de la Loire (BALAc¤owsx<v) ; Jura
(MAUBLANC)§ Montagnes des Alpes·Maritimes (FAGNIEZ); Morvan (BALA-
cnowsxv); Isdes (Loiret) (RnMAunIi:nIz); Alpes, Jura. N’a pas été signalé
en Corse.— Toute l’Eur0pe excepté la zone côtière méditerranéenne, Ecosse,
Sibérie.
LNidifie principalement sur Epicea, secondairement sur Abies, Pinus et
am:.

246 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
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F10. 247. — Pityogenes chalcographus L. (j' (face et profil).
Habite l’écorce üne du tronc et les branches des sujets dépérissants ou
fraîchement abattus. La galerie maternelle débute par une chambre d’ac-
couplement_d’où partent 2 à   bras prenant une direction plus ou moins
transversale. Les galeries larvaires sont courtes, parallèles, bien séparées les
unes des autres, nombreuses, perpendiculaires aux bras maternels. Le système
est profondément sous—c0rt1cal et impressionne de ses nombreux dessins la
face inférieure de l’éc0rce.
2. Pityogenes (s. str.) trepanatus NoR¤LxNc;ER. 1848, Stett. ent. Zeit.,
p. 239. — Eocens, 1912, p. 98 ;— Rrarrrzn, 1913, p. 98 ;— Srzssrvrsnrr,
1931, p. 68.
Syn.: auslriacus W.&TCHL.; elongalus Low.
Espèce voisine de la précédente, de même coloration, moins luisante.
En dehors des caractères précités, se distingue par une ponctuation plus
dense et régulière sur les stries et les interstrîes des élytres. Q à denticules
moins spiniformes que chez chalcographus L.
Commun dans toute la France où il occupe une aire de répartition plus
continue que chalcographus L. en raison de son habitat exclusif aux dépens
de tous les Pinus.
Bassin de la Seine (Brion:.) : Morvan, Sources de l’Yonne (Banacnowsxv) :
Pornic (Mpuntarac); Isdcs (Loiret) (Rmxaunxàiân); Brout-Vernet (Allier)
(DU Buvssorz); Fontan (A.·M.) 1.800 m., Col de Tende (ATM.) (J. Sauva-
CLMRE-D1;v1LLE); Grande-Chartreuse (nz Sr-ALBIN); Dxgom (Pic); Vizza-
vone (Corse) (Vaaazvnonrr) ; Cauteret, Pic du Midi (Nonntrxonn) ;Samatan
(Gers) (Cneamoivr). — Europe centrale et méridionale. Ecosse. Ne dépasse
pas le bassin du Volga à l’Est. Scandinavie méridionale.

sconvrxom. -; rrrvocmzns 247
Nidifie sur les Pins dépérissants, dans les branches de 2 cm. de diamètre.
Galerie maternelle étoilée à S ou 9 bras profondément enfoncés dans le bois.
Système souvent altéré par des morsures et régénération.
Sub-gen. Pilyoceragenes BALACHOWSKY, 1947, Bull. Soc. ent. Fr., p. 44.
Ce sous—genrc, dont les caractères ont été précisés (cf. p. 244), groupe
en Europe les espèces du type bidenlalus, quadridcns, calcaralus, etc...
correspondant en Amérique du Nord aux espèces carinulaius Lac., meri-
dianus BLACKM., plagiaius LBC.
Représenté en France par 4 espèces à dimorphisme sexuel accusé.
TABLEAU mas Esviaces.
Mauss : `
1. Denticule antérieur (sutural) spiniforme, petit, non recourbé en
crochet, oblique, rarement nul. Crochet médian fort, nettement
plus développé que le denticule apical lorsque celui-ci existe (fig.
253, 256) ......................... 2.
— Denticule antérieur (sutural), sensiblement égal au postérieur, fort,
dressé et recourbé. Crochet médian très développé, légèrement
convergent, très robuste. Marge séparant le crochet médian du crochet
apical nettement marquée, lisse ou pourvue d’un petit granule.
Fond de la déclivité d'aspect suifeux, parsemé au centre et latérale-
ment d'une ponctuation clairsemée. Suture à ciliation courte et rare
sur la déclivité (fig. 254) ........... 3. bistridentatus.
2. Denticule antérieur (sutural) très petit ou nul, crochet médian très
développé, recourbé. Denticule apical moins fort que le denticule
médian. Marge de la déclivité séparant les deux derniers denticules
lisse, arquée, totalement dépourvue de granules marginaux. Fond
de la déclivité mat, suifeux, ponctué seulement au niveau de la
strie infra-suturale (fig. 256) ........ . . . 4. quadrîdens.
— Denticules antérieurs et postérieurs atrophiés, très petits, ce dernier
tuberculiforme, arrondi ou émoussé. Denticule médian très robuste, ·
souvent obliquement tronqué ou bidenté à l’apex. Marge séparant
les deux derniers denticules parsemée de mamelons latéraux supplé-
mentaires en relief. Suture finement ciliée sur la déclivité (fig. 253).
Fond de la déclivité parsemé de plusieurs lignes irrégulières de
points . .......................... 3.
3. Pronotum de même largeur que la base des élytres, un peu moins
long que ceux-ci, pris de leur base au deriticule antérieur. Stries
formées de points régulièrement espacés et équidistants jusqu’à la
naissance de la déclivité. Scies suturales de la déclivité bien déve-
loppées et rapprochées. Fond de la déclivité ponctué sur la strie
infra-suturale et légèrement ridé (fig. 253). ..... 5. bîdentatus.

248 conâovrànns scowmnus
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' 252 253
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FIG· 248. — P'ity0ge·m·s chalcographux L. d', déclîvité. —— Fm. 249. —- Piiyogenes chal-
cographus L., tête de la. . — FIG. 250.—Pi!y0ge·nes lrvpanalus Nôrdl. déclivité.
,
— FIG. 251. — P. (Pilyaczragenea) bidmiaùœ Herbst. Q, 'Dêt»€.—FIG· 252.- P. (Pityo-
cerugenes) calcaratus Excan. Q, tête. — Fm. 253. — P. (Pityoceragenes) bideratafus
HERBST. O', déclivité.

ÉCOLYTID.-\'FI. — rrrïoonxrts _249
— Forme plus courte et plus large. Pronoturn nettement. plus large
que la base des élytres. De même longueur que ceux·ci pris de la
base au dexrticule antérieur. Ponctuatiou des stries plus effacée
sur les stries mèdianes et en arrière des élytres que sur les côtés.
Foies sutur·ales dela déclivitétrés courtes et elairsemées . G. calcaratus.
Fsunruas:
1. Front pourvu de petites fossettes latérales délirnitant en avant._
une zone elypéale triangulaire tomenteuse (fig. 251. 252). Granules
de la déclivité nuls .................... 3.
— Front dépou1·vu de fossettes latérales et. de zone clypéale tornen-
teuse. à fond granuleux recouvert de soies fines dressées. Déclivité
pourvue de 2 ou 4 granules latéraux parfois atrophies ou nuls
(fig. 255) .... · ................... . . . î'.
2. Déclivitéîr sillon iul`ra·sutural net, étroit . bien marqué fr fond ponctué.
Marnelous latéraux pourvus de -1 petits granules spiniforrnes bien
marqués. îuture Sr ciliation fine et courte sur la déclivité (fig. 255).
Front garni de soies fines. longues. denses, taillées en brosse au
même niveau (fig. 253 bis) ........... S. bistridentatus.
4 Mêmes caracteres mais granules spiniformes émoussés ou nuls.
Future glahre, non ciliée (fig. 257). Soies frontales moins denses,
érigées eu avant ne formant pas brosse. plus irréguIi«`·res . ....
................. . ...... -1. quadrîdens.
3. Triangle frontal en relief. encadré latéralement de deux larges fos-
settes le séparant des yeux (fig. 251) ....... Sr. bîdentatus.
— Triangle frontal en relief; fossettes séparant. des yeux (fig. 252)
moins marquées, peu profondes. ....... . . . fi. cnlcaratus.
3. P. (Pityoceragenes) bîstrî- \
dentatus Ercuuorr, 1879, Ratio 1__’
Tomic., p. 282. — Brxnmzv, \ ""
1901. p. 99 ; —- Rnrrrnn, 1913.
p. 79 (pilidens); —- Senssrvr-  ._é§.ï$‘ï”'—_. _
srzrr. 1931. p. 69, note 1. —— ’  
Biol. : F.mxH.wsr:n, 1884, p. 11.   “\
Syn. : pilidens REITTER;    
. /   r ·.-.,\
TYIOHIOHIIS EGGERS; cnnjnnchrs    
Rmrrnu. --    
Long. 2-2,6 mur. Brun noir,   ([•`l?i'iP'
foncé et uniforme. dires recon- 3  ·i*"”ll H `<`  0
naissable par le caractere des l` Hr / `
d?"t'É’°l?S .lü?' 25*) Q aSS°z Fm. 253 Ms.—P. (eezyomagmn r·asr.·r.1m·
drflicrle a distinguer de celle de t,,;,,_. E1CHH_ Q, soies ;,°,,mœ_

250 m1.1ê0r=1·i:mts <COI.YTIDI'ZS
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sconvrrom. — rzrvoomms 251
quadridens. ses granules sont nettement plus développés et spiniformes
sur la déclivité ; soies frontales plus denses et plus longues (fig. 253 bis).
Tibias antérieurs très étroits par rapport aux tibias intermédiaires.
Es èce monta narde considérée à tort ar J. SAINTE·CLAIRE·DEV]LLE
P . , , É . . . . P . , .
comme mfeodee a Pznus mgra, vit sur divers Pznus d altitude, notamment
P. sylvestnsl (Midi), P. montana, P. cembra et P. nigra (Cévennes).
Signalé mdxliant également sur le Mélèze, le Sapin et exceptionnellement
sur l’Epzcea. Strictement confiné en France aux peuplements spontanés
de Pins montagnards.
St·Gu1lhelm-le-Désert (J._ SAINTE·CLAIRE·DEVIl.LE, F4c1~uaz); Lesperou,
Aigoual ; St·Martin-du-Canigou (Pic) ;()rédon (H.-Pyr.) sur Pinus montana,
2.200 m. (Ranxunxèan); Corse (J. Snmrn-Ctarnn-Dnvrttn) ; Vizzavona
(Vonoz). - Alpes vaudoises et bavaroises, Tyrol où il monte jusqu’:`i
2.100 m. alt. (Bannay). Atteint en altitude l’extrême limite de la forêt do
Comfères.
Nidifie dans les petites branches et les branches moyennes. Galeries du
type étoilé avec deux bras longitudinaux pouvant atteindre 10 cm. impres-
sionnent plus ou moins le bois suivant la dureté et l’âge des arbres.
La forme montanus EGGERS Ent. Bl., 1922 (= conjunctus Rarrrrza) se
clistmgueraxt du type (bzstrzdentatiw) par la présence d’un petit granule p1li·
fère supplémentaire entre la 2e et 39 dent de_la déclivité du (j', et sa forme plus
longue, plus étroite ; elle serait, d’autre part, exclusivement montagnarde et ne
nidifierait que dans les Pins de montagne. Ces différences me paraissent
inconstantes, le granule supplémentaire existe ou disparaît chez des indi-
vidus originaires de la même colonie. Il n’existe à mon avis qu’une seule
espèce à aflinitémontagnarde de ce groupe vivant sur tousles Pins d’altitude.
4. P. (Pityoceragenes) quadridens Harrrro, 1834, Forst. Cons. Lex.,
p. 109. — Rxrzeauno, 1839 ; — Eicm-iorr, 1881 ; - Baaaev, 1901 ;—
Rizxrren, 1901 ; — SPESSlV'1'SEFF, 1931, p. 69.
_Long. 2-2,5 mm. Brun noir uniforme et luisant. Le d' ne peut se con-
fondre qu’avec bidenlalus Hemasr. dont il se distingue par la marge
latérale de la déclivité (cf. clef) et une forme plus allongée et plus étroite ;
les calosités latérales du pronotum sont souvent ponctuées. Le cro-
chet médian du d' est généralement spiniforme à l’apex et non tronqué ou
bidenté comme c’est fréquemment le cas chez bidenlalus.La pilosité fron-
tale est faible et moins régulière que chez bislridenlatus dont les femelles,
en particulier, sont difliciles à distinguer entre elles, lorsqu'on a affaire
à des individus aux caractères extrêmes.
Moins fréquent en France que bidentatus, plus montagnard, s’acclimatc
peu à peu en plaine.
 
FIG· 254. -—P. (Pityoceragerles) bislridentatus REITT. d', décllvité. — Fw. 255. —-· P.
(Pityoceragenea) bistridenfatua Rzrrr. Q, déclivité. — Fw. 256. -— P. (Pityoceragmen)
quadridens HARTIG. çj', déclivité. - Fw. 257. -— P. (Pitymerayenex) quadrirîemz
Hanrxc. Q, déclivité. — F10. 258. —— P. (Pityoceragenea) calcaratus Eicrm. Q, antenne.
—F!G. 259. — Pityogmes chalcagraphus L. Q,antenne (face externe). — FIG. 260. g
— Pilyogenea chalcographus L., massue (face interne).
9

252 coLÉo1=·rÈREs scotvrxnizs
· Bassin de la Seine (Benny.); Pyrénées centrales et occidentales, Vosges
(J. SAIN‘I'E'CLAIRE·DEVlLLE); Mt. Luberon, Mt. Ventoux (Vaucl.) sur Pinus
uncinata (CnonAn·r); Aigoual (Gard); St~Martin~de-Vésubie; l’Authi0n,
Seranon (A.·M.) (Faoivmz) 2 St-Guilhelm·le-Désert (A. nr: Pnnnm) ; Sommet
du Camptieu (H.-Pyr.) 3.000 m. (VANm-zx,). Bagnères-de-Bigorre (H.-Pyr.)
(Ctiznmorrr) ; Vizzavona (Corse) (Von oz). — Toute l’Europe centrale et boréale,
Russie centrale, Caucase.
_ Nidifie dans les Pins, secondairement sur Abies et Picea, galerie du même
type étoilé que bidentatus ou 4 à 6 longs bras s’incurvant longitudinalement
et pénétrant profondément dans le bois, surtout au niveau des logettes nym-
phales qui sont fortement élargies.
5. P. (Pityoceragenes) bidentatus Hsnnsr., 1783, Fussly Arch., Ent.,
p. 24. -— Eicrmorr, 1881, p. 253 ; — BARBÈY, 1901 ; — Dsnens, 1915,
p. 36; — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 68. —- Biol.: HAar1o, 1870, p. 403.
Syn.: bidcns F.; opaci/rons Rrzirren.
Long. 2-2,5 mm. Brun noir uniforme et luisant. Pronotum à carène
médiane large et à calosités latérales luisantes non ponctuées. Pilosité
régulière sur les élytres, formée de soies minuscules très fines et couchées
sur les stries, dressées et souples sur les interstries. Q à déclivité élytrale
dépourvue de denticules saillants remplacés par des granules effacés
ou rabotés.
Se confond assez facilement avec quadridens (cf. supra) surtout chez
les individus à dents apicales légèrement saillantes. Les caractères des
denticules indiqués par divers auteurs pour séparer ces deux espèces
sont insuffisants. Les caractères de opacifrons (cf. 1913, p. 99) ne diffèrent
en rien de ceux de bidenlalus, la coloration seule ne pouvant distinguer
res deux espèces.
Répandu dans toute la France en plaine et en montagne où il est commun
dans toutes les forêts de Conifères, s’acclimate'dans les peuplements sub-
spontanés, les parcs et les jardins. Remonte en altitude jusqu’à la limite
supérieure des Pins.
Ozoir-la-Ferrière, Grignon (S.·et-O.), Forêt de St-Prix (S.-et-L.) (BALA-
cnowsxv); Grand·PresSigny (I.·et-L.); Pornic (MAUBLANC); La Teste
(Gironde) (TEMPÈRE); Digoin (Pic); Brout-Vernet (Allier) (nu Buvssorz);
La Bonde, Mt. Luberon, Ventoux (Vaucl.); Ste—Baume (Var), Aigoual
(Gard), Boscodon (H.-A.), St-Martin-de-Vésubie (A.-M.); Mt. Dore, Mont-
faucon (Hte·L.) ; Col de Monie (Drôme) (FAGNIEZ) ; Caûon du Verdon (BALA'
cnowsxv); Canigou (id.) ; Sommières (Gard); Vernet-les-Bains (REi·r1·1—:n) ;
lsdes (Loiret), Orédon (H.-Pyr.) sur Pinus montana, 2.200 m.. (REMAUDIÈRE).
Toute l’Europe tempérée et boréale, descend jusqu’à la Méditerranée dans
les massifs montagneux. Xiclifie sur Pinus et Picea fraîchement abattus.
dépérissants ou morts sur place. préfère les petites branches, occasionnelle-
ment les grosses et lc tronc. Galerie du type étoilé, à vestibule central
large, les bras de 4 à S cm. s`incurvent pour prendre une direction longitudi-
nale ou obliquement ondulante ; couloirs larvaires très fins, nombreux, paral-
lèles, entremêlés à l’extrémité. Le système marque fortement le bois y com-
pris les galeries larvaires.

scotvrinae. — rxrvocexes 253
6. P. (Pityoceragenes) calcaratus EICHH0l~'F,' 1879, Ratio Tomic.,
p. 283. — Hnxscmzr., 1885, p. 248 (Lipperlii) ;— Ri-;1r·rr:a.1913(Lipperlii).
- Biol.: Bannay, 1906, p. 440.
Syn.: Lipperli Hizxscmat.
Très voisin de bidenfalus dont i` est une espèce vicariante méridionale
infèodée au Pin d’Alep.
Forme courte, à ponctuation p`us effacée que celle de bidenlalus.
Pronotum particulièrement développé, large et massif. Q facile ii séparer
de bidenlalus (cf. clef) par les caractères du front et la ponctuation plus
effacée des élytres.
Espèce limitée à la zone circa-méditerranéenne, tout le littoral de Prox ence,
de Perpignan à Menton. Remonte dans les massifs de l`arrière·pays. Vit sur
le Pin d’Alep et Pinus syfvestris.
Avignon (J. SAINTE·CL«\IRE·DEVILLE) ; Ile de Port-Cros et du Levant (BALA-
cuowsxv) ; Murles (Hérault) (Monet) ; Le Beausset (Var) (S1r:·r·rv) : Mt. Ven-
toux, Folard (Vaucl.) (Cnonaor) ; La Bonde, Ste-Baume (Facxxnz) 2 Mt. Oro
(CUPSU) (Voooz); Algérie (C.   Europe méridionale et méditerranéenne.
Xidilie dans les branches de diamètre moyen des Pinus dépérissants;
i:=i|•·ri«· maternelle du type étoilé de 5 à 9 bras courts et épais, galeries larvaires
i;·|·pi·»·li·1«·<. courtes et nombreuses. Le système pénètre profondément le
lwis. «·>·• • plc les galeries larvaires qui restent dans l’écorce (sur Pin d’Alep
et Pin maritiim:).
i Tribu des Ipina.
(jette tribu groupe des représentants caractérisés par une déclivité
élytrale fortement abrupte et largement excavée, armée de denticules
latéraux de forme variable. Insectes de forme massive et subparallélé·
pipédique vivant aux dépens des Abiétinées où ils creusent des systèmes
de galeries atteignant parfois de grandes dimensions. Tribu homogène
comprenant les g. I ps, Orfhofomicus et Pilyokleines, ces derniers forment
un échelon de transition rapprochant les Ipina des Pilyophlhorina par
Pintermédiaire des Pilyogenina avec lesquels ils présentent des affinités,
notamment des denticules médians en forme de crochet chez les d' et
une pilosité frontale abondante chez les femelles. Tous les représentants
de cette tribu possèdent un repli ventral complet des élytres (fig. 5, RV)
se rejoignant en arrière de la face ventrale de l’abdomen. Ce repli est
incomplet ou interrompu chez les Pifyophlhorina et Pilyagenina.
Cette tribu comprend 3 genres qui se distinguent par les caractères
suivants:
TABLEAU DES GENRES.
l. Mâle à 2** denticule de la déclivité très robuste, recourbé en crochet
acéré dirigé vers l’arrière et légèrement rentrant (fig. 262, 264).
Q à denticules plus faibles et non crochus, au front et rebord anté-

254 cotéorriames scotvrimss
rieur du pronotum ornés de brosses épaisses de soies jaunes très
serrées, érigées en avant (fig. 269, 270). (TQ massue obliquement
tronquée vers le milieu. Ponctuafion des élytres formée de gros -
points rapprochés augmentant de diamètre de l’avant vers·l’arrière
(fig. 261, 266, 267). Tibias antérieurs de même largeur que les
tibias intermédiaires ; repli apico-ventral des élytres étroit ....
................... . . (p. 254) Pityokteines.
—— Mâle à 2** denticule de la déclivité n’ayant pas ce caractère. Q
dépourvue de brosses de soies jaunes, épaisses, sur le front etle rebord
antérieur du pronotum qui sont exclusivement garnis de soies _sou-
ples et fines ne cachant pas la cuticule. Tibia antérieur légèrement
ou nettement plus étroits que les tibias intermédiaires ; repli apico-
ventral des élytres large ........... · ........ 2.
2. Deuxième article du funicule à peine plus court ou aussi long que
le premier (fig. 3). Déclivité des élytres obliquement abrupte, expla-
· née ou légèrement relevée vers l’apex (fig. 271 à 276). Tibias antérieurs
nettement plus étroits que les tibias intermédiaires. . . (p. 260) Ips.
— Deuxième article du funicule nettement plus court que le 1*** (fig.
283, 284). Déclivité des élytres abrupte, presque verticale, sans
explanation ni relèvement vers l’apex (fig. 280 à 282). Tibias anté-
rieurs_à peine plus étroits que les tibias intermédiaires .....
.................... (p. 268) Orthotomîcus.
Gen. PITYOKTEINES Fucus, 1911.
(Morph. Stud. Borkk., p. 37.)
Long. 1,6-3 mm. Brun foncé, subparallélépipédique, concolore. Dimor-
phisme sexuel accusé. Antennes à funicule de 5 articles, massue sub-
circulaire, cupuliforme, aussi large que longue, tronquée obliquement
vers le milieu, sutures droites ou légèrement incurvées, bien visibles à
partir de ce niveau sur la face externe seulement (fig. 291, 292). Prono-
tum à côtés parallèles, spiculé sur sa moitié antérieure, ponctué en arrière
du disque etlatéralement avec, en arrière de celui-ci, une ligne médiane
plate ou lisse, à faible relief, dépourvu de ponctuation. Elytres légèrement
élargis d’avant en arrière, à ponctuation très dense surles stries formées de
trés gros points en fossettes augmentant de taille` et de plus en plus
serrés les uns contre les autres de l’avant vers 1’arrière. Interstries
réduites par pincement latéral des interstries (fig. 261 et 266).
dl front finement caréné au centre, granuleux sur les côtés. Déclivité
brusquement affaissée, armée de 3 paires de crochets spiniformes: le
2° (médian), très saillant et recourbé en arrière; l" (sutural) dressé ou
oblique; 3° horizontal et spiniforme sensiblement aussi long que le
médian. Bordure latérale de la déclivité ornée en outre de 2 à 3 den-

s<,o1.x'·1·1u.x1:. -1>11·¥01<'rumrss 2.35
Li«·ulcs s«·«·om|ul1·«-s luL(~raux plus émoussès ou =.u·ron«.lis, mais m:LLcmcnL
apparvnls. Q à lronl, pourvu dans sa parlic oonlralo «l’um: loulïc très
s«·rx·éu du longuvs soins llorécs. Uno lramgc épaissu dc soies îdcntiqucs
vsl, insérée sur l·ouLc la l)Ul`(lUl`l) uulèricurc du pronotum (fig. 269, 270).
llévlivité brusqucmcnt ulmnplo, En dcntivulcs bcaucoup plus pctils quc
ceux du Q', Lubc1·culiIom1cs ou spinilornws. _ ' ‘
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ïorlc, l'0m·1niv dv lmugzucs solos soupirs. surloul, sur la d(·«·li\·itè. Sulurv
Q`èD(`]'i\lCll1\‘ll_l vilièv.
C0 gcurv. tloul lu xulvur il «'·l6 «lis«·ul(·v. vsl pa11·lz\ilm·1x1«·ul «·a1·a«·t«'·1·isé
vl sv dîstiuguv m·!\«·m«·ul «l«·s u. Ips. ilrllwlunricus cl Pilyyuycncs _m·«·«;
Ivsqucls ils prôsvuleuul «l«·s alllnilés.
Biologiquc1m·ul, los PîI!](|/¤]('l.lI('8 sv «lilT뤑•2m·iv11l •.'g&lll‘|Il|.‘Ill par l\‘Lll'
habitat pr<·sqlu· ¢_‘X('lllSl\'4‘lllCX1t xuonlagnzml ct leurs mœurs polygamcs.
Trois espèces sont signal(·«·s dans la rügion pal<‘a1·uliqu0. toutes trois
x·«·prèsc11técs un Franco. \`l\'L\lll sur les .\biél;i11évs.
'l·.\l5Lll\L` m.s EEPLLZES.
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L boul. sulurulc dc lu ulùulix il•Ã· 1··.·l•.·x •Ã·•.· obIi«1uc111•:ul null x «·¤·liculc111cx1l,0u

  COLÉOPTÈHES SCOLYTIDES
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scoLïT1¤AE. — PITYDKTEINES 257
à pointe orientée d`arriére en avant (fig. 262. 263). Points iles stries
augmentant rapidement de taille. d`avaut en arriére. devenant très
gros devant la déclivité et entamant les interstries qui sont inter-
rompues avant ce niveau (iig. 261, 263, 266) ....... _ . . 2.
— Dent suturale oblique ou subhorizontale. dirigée sensiblement
dans le même sens que le crochet médian (fig. 264). Points des stries
augmentant faiblement de taille d’avant en arrière, interstrîes
plates, ponctuées de points espacés sur toute leur longueur, jusqu’à
la déclivité ................... 1. spinidens
2. Crochet médian progressivement acéré de la base vers la pointe,
sans rentlement suivi d’un brusque rétrécissement terminal (fig.
262, 263). Dent suturale dressée d’arrière cn avant. Interstries 2,
3 et 4 ponctuées de petits points espacés au moins jusqu’au
milieu des élytres. Interstrie juxtasuturale non ondulante. ix partir
du milieu des élytres, n'étant pas entamée par les points grossis-
sants des stries. 2,7-3,2 mm ............ 2. curvidons.
—— Crochet médian rentlé vers Vextrémitü, puis brusquement rétréci
en pointe émoussée (fig. 266). Dent suturale orientée d’avant en
arriére. Interstrie 2 non ponctuée, entamée par Vélargisscmcnt
des points dès le milieu de l’élytre, ondulante. 1,6-2,3 mm .....
........................ 3. vorontzovi.
F1sMar.1.1as:
1, Interstrie juxtasuturale ondulante, entamée dés le milieu de l`élytre
par l’élargissement considérable des points de la strie correspon-
dante, dépourvue de ponctuation (fig. 265). Front pourvu d’une
forte carène du vertex au clypéus (fig. 264 bis). l" segment. abdo-
minal aussi densément ponctué latéralement que le 2°. 1,6-2 mm.
....................... 3. vorontzovî.
— Interstrie juxtasuturale, droite, ponctuée au moins jusqu’au mi-
lieu des élytres de petits points espacés. Front tuberculé ou dépourvu
de carène saillante. Ponctuation latérale du l" segment abdominal
plus espacée que celle du 2** ................. 2.
2. Points des stries augmentant faiblement de taille d’avant en arrière
(fig. 267). Intcrstries plates et larges, continues jusqu’à la déclivité.
Front pourvu d’une zone médiane luisantc sans relief (fig. 263 bis).
Fm. 262. — Püyokteinea curviderw GERM. d, déclivité. — Fm. 263. ·-— Pilyolctcinca
curviderœ G¤m:.,proûl. —- F10. 264. -— Pityokteines apinidens Rmxrr. g', déclîvité. —
Fm. 265. -Pityokteinea voronizovi JACOBS Q, profil de Pélytrc. — F10. 266. —
Pityoldeines vorcmtzovi Jncons çj', proül de l’élytre. -- F10. 267. — Piiyokieines
apinidena Reitt. Q, élytre. —-· Fm. 269. — Pityokteines apinidena R¤r·r·r. Q, tète ct
pgxocpâgum (proiil). —- Fm. 270. —Pilyokt¢incs voronizovi JnconsQ,tëte et pronotum

258 |f‘LliOP1ÈHl·,S ~«.o1.\Tioi,s
l’·»n• lualion du pronotum tres esparée sur lr disque. plus dense sur
les votes. 1.9-2.2 mm ................ 1. spinidens.
—· Points des stries augnientant rapidement de taille de l·â\\'&\Ili vers
l`arriere. inlerslries rélreeies des le milieu des elyfres et interrom-
pues avant la deelivité. Front pourvu d`un iubereule ou d’une
dépression médiane (fig. 265 bis:. Ponrtuation du pronotum aussi
serrée sur le disque que latéralement. 2..3-2.8 mm. . 2. curvidens.
1. Pityokteines spinîdens R1t1‘r·rr;n. 1895, Besttab. Borkk., p. 85. —
BARBEY. 1901 ; — Riairran. 1913. p. 103 : — SPESSIVTSEFF, 1931, p. 73.
— Biol.: B.xno>i.xxx. 1898. p. 123; — LAUFFER, 1931, p. 229; —
Seuwsnoïraaoan. 1944. p. 182.
Syn.: lzeleroclon \\`.xTcii1..
Brun noir uniforme avec l`antenne jaune. Stries faiblement évasecs
d’avant en arriére à points augmentant faiblement de taille vers la décli-
vile. lnterstries atteignant re même niveau et ponetuées de points espacés_
d`où partent les soies longues. souples et dressées. Q à soies frontales
plus courtes que les soies du pronotum (fig. 269).
Rare en France ou son aire de répartition est confinée aux régions mon-
tagzneuses.
Mvsues. .\lpes. Lirande-Chartreuse (Isère) (nu Bu\'ssoN); St-Gu1lhelm-
le-Désert (id.) 2 Corse (zone du Sapin) (J. SAINTE'CLAIRE°DEVILLE)§ Fabian
(llte-Pyr.) (llizsmxi. —— Alpes vaudoises, Tyrol, Balkans, Caucase.
\`it principalement sur le Sapin dépérissant, galeries du type étoilé avec
bras prenant rapidement une direction longitudinale d’env1ron 10 cm. de long.
Colonies loialisées sur la partie supérieure du tronc. Signalé sur Mélèze.
2. Pityokteines curvidens Gamma, 1824, Ins. spec. nov., p. 462. ——
ElCHll()l·`F, 1881 ;—— Bnnisxsï, 1901 ; — Rr:1·r·1·r:R, 1913; — SPESSIVTSEFF,
1931. p. 75. — Biol.: I(oi.x.ux, 1857, p. 187; —— Fnwxmiusrzn, 1896,
p. 169 ; —— Bixnouxzvx. 1904. p. 262 ; -·— Scnwsnnrranoan, 1944, p. 182.
Même coloration que le prérédent. O" bien caractérisé par la forme
des dentieules de la deelivite. Forme générale trapue, pilosité de l’apex
assez fournie, longue, serrée et dressée. lnterstries interrompues avant
le niveau de la deelivite (fig. 263).
C’est la plus commune des trois espèces et la seule qui s’échappe des massifs
montagneux pour gagner les grandes forêts dc résineux spontanés et subs-
pontanés dans les plaines.
Toutes les montagnes de lîranee y compris la Corse.
Aïtone (Corse) (Barncnowsxv); Val d’Aran; Mtî Dore (nu Buvssorx);
Gap (H.-A.) ; Vosges, Pyrénées, Alpes (J. Snnvra-CLA1nE—D£v1LLE) ;
Albertville (Savoie) (A. ¤1aPEnniN); Ambert (Isère) (St·ALnm); Forêt de
Fewtainebleau (Sapin) (J. SAINTE·CLAIRE·DEVXLLE) ; forêt d’Evreux (Gurrm);
Mesnil-Tillot (Vosges) (L. Roussin).
Aire de répartition étendue à toute l’Europe centrale et orientale.
Nidifie dans les écorccs fines d°Ab[cs pecfinala. dépérissant, plus rarement dc
Laru: eurupcu, des Pmusel. Epiceu. La galerie maternelle débute par un vesti-

scotvrxnnn. — pxrvoxrnimxzs *259 ·
bule assez l0ng_ d’où s’écartent généraement 1 à 3 couloirs opposés qui
prennent une d1rect1on transversale en laccolade. Galeries larvaires de 7cm.
serrées, régulières, perpendiculaires aux couloirs maternels senfonçant en
profondeur dans le hom.
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’—‘ '   · J . l/ •···.· rl.-   ‘ ~
l   | ·'·;&;f‘-F: \ Il   ·: 1:7""' V l L T
FIG. 263 bis. — Structure du front et disposition des soies frontales chez Püyokleinea
epinidena Rmrrm Q. — Fra. 264 bis. -— id. chez Pityokteines vorontzovi Jncon. Q.
— Fra. 265 b·is.——id. chez Pityoldeinea cu:-vùlens GEnM.Q.—F1o. 266 bis. —-id. chez
I pa amitimw GYLL. Q'.
3. Pityokteînes vorontzovî JACOBSON, 1893, Horac ent. Ross., p. 521.
— BARBEY, 1901; — Rzirrnn, 1913, p. 103; — SPESSIVTSEFF, 1931,
p. 76. — Biol.: BARGMANN, 1898, p. 123; —— Scuwannrrianoan, 1944,
p. 182.
Espèce très voisine de curvidens GERM. dont elle se distingue par les
caractères de détail (cf. clef), notamment par la forme de la dent médiane
du d‘ (fig. 266). Q à front entièrement caréné et pourvu de soies aussi
longues que celle du pronotum (fig. 264 bis et 270), ce qui la distingue
de spinidens. Petite espèce de forme relativement étroite et allongée.

260 co1.ÉoPTÈ1ies sco1.Y'1‘1¤1£s
Rare en France où il a été signalé dans presque tous les massifs montagneux.
Vosges, Alpes, Pyrénées, Corse (J. Suivre-Ctaine-Devitte); Grande-
Chartreuse (Isère) (Prc) ;pentes N.E. du col de Braus (A.·M.) (Batacnowsxv).
Versant nord du Ventoux (Cnonaizr) ; Ambert (lsère) (S1··ALBrN). —— Ré gions
alpines, Europe centrale: ne dépasse pas à l’Est la Pologne. Caucase
Nidifie dans les petites branches d’Abies pectinata. Galerie maternelle
formée d’un vestibule étoilé longitudinal, d’où s’écartent de longs bras trans-
versaux au nombre de 2 à S ou plus de 2 à 3 cm. souvent opposés, d’où partent
des galeries larvaires longues et perpendiculaires. Le système localisé sur
les parties basses du tronc marque profondément le bois.
Gen. IPS De Geea, 1775.
(Mem., V, p. 191 ; Rerrren, 1913, p. 103.)
Insectes de taille moyenne ou de grande taille, 2,5-9 mm., de coloration
brune plus ou moins foncée, allongée et subparallélépipédique. Funicule
de 5 articles avec le 29 souvent aussi long que le 1·‘". Massue semi-circu-
laire plate, sans troncature oblique, à sutures nettes, anguleuses, droites
ou curvilignes (fig. 3, 290, 293).
Pronotum aussi long ou plus long que la moitié des élytres, tapissé
de spicules écrasées dans sa moitié antérieure, ponctué dans sa moitié
postérieure, à ligne médiane faiblement marquée ou nulle (fig. 268).
Déclivité débutant par une inclinaison oblique, à partir ou en arrière
du milieu des élytres, puis s’af`faissant brusquement au delà pour former
une large excavation abrupte (fig. 271 à 276).
Bords latéraux de l’excavation anguleuse et hérissée de denticules
en relief, de forme arrondie, boutonneuse, spiniforme, mais n’ayant pas
la forme de crochets recourbés d’avant en arrière. Sommet de l’excavation
légèrement étiré et explané vers l’apex, si bien que la suture, vue de profil,
dessine une S du début à la fin de la déclivité. Bord postérieur de la
déclivité ourlé avec l’angle apical arrondi ou boutonné. Repli ventral
des élytres débordant à l`apex sur toute la largeur de l’abdomen.
Dimorphisme sexuel faiblement accusé, d' et Q à front granuleux,
glabrescent, recouvert de quelques soies fines, souples et peu serrées.
Ce genre groupe 7 représentants en France vivant exclusivement aux
dépens des Abiétinées.
T.xe1.e.~.u Des especes.
1. Bord latéral de la déclivité armé dc plus de 3 denticules latéraux
en plus des denticules suturaux toujours minusculesou atrophiés.
Denticules de taille inégale. le dernier n’étant jamais le plus déve-
loppé. ........................... 2.
—— Bord latéral de la déclivité armé de 3 denticules y compris le denti-
«·ule sutural; denticules équidistants et augmentant progressive-
ment de taille d’avant en arrière (fig. 278, 279). dl 3** denticule
bidenté (fig. 278). Q simple (fig. 279). Bord postérieur de la

<(l0L\"l`lD.\IZ. —- ws 261
déclivité ourlé, en arc de cercle régulier, relevé en bouton à l’angle
apical. Fond de la déclivitè glabre, laqué, très brillant, à ponctuation
irrégulière, plus dense le long de la suture. Q même structure, denti-
cules plus émoussés, plus petits, le l" manoue parfois. 2,5-3,5 mm.
........................ 1. acuminatus.
2. Bord latéral de la déclivité armé de 4 denticules, non compris les
denticules suturaux minuscules ou obsolètes. Bord postérieur ourlé
et explané de la déclivité toujours plus long que l’espace séparant
les deux derniers denticules (fig. 271, 273, 276) . ........ 3.
-- Bord latéral de la déclivité armé de 6 denticules équidistants non
compris les denticules suturaux minuscules ou obsolètes (fig. 275).
4** denticule le plus développé, boutonné à son extrémité. Bord
apical de la déclivité court, fortement explané et fendu en V
au niveau de la suture, sensiblement de même largeur que l’espace
séparant les dénticules 5 et 6. Angle apical faiblement boutonné.
Fond de la déclivité brillant, grossièrement ponctué, suture lisse,
sauf à la naissance de la déclivité où elle est garnie de quelques
soies souples. Espèce de grande taille. 6,5-8,2 mm. . 2. saxdentatus.
3. Troisième denticule du bord de la déclivité boutonné, arrondi ou
conique, de taille égale ou supérieure aux autres qui sont acérés ou
spiniformes ........................ 4.
- Tous les denticules de la déclivité largement spiniformes (fig. 273,
274); l" court, 3 autres plus forts et de taille sensiblement égale
° entre eux ; 2€ un peu plus large à la base que les 3€ et 4**, générale-
ment soudé au 3* pour former une crête bidentée, anguleuse (fig.
273). Fond de la déclivitè luisant, grossièrement ponctué, à suture
lisse, sauf à sa naissance où on observe 2 ou 3 granules pilifères. 3-
3,5 mm ..................... 3. Mannsfeldi.
4. Denticules de la dèclivité sensiblement équidistants, bien espacés,
3* boutonné et de taille supérieure aux 3 autres au moins chez le d'
(fig. 271, 272, 276). Suture bordée sur la déclivité de quelques soies
longues et souples, exclusivement insérées sur son bord externe.
Bord interne généralement dépourvu de ciliation courte et'raide,
courant le long de la suture (groupe de lypographus L.) ..... 5.
— Premier denticule nettement plus éloigné du 2€ que celui-ci du
3° (fig. 277). Vus de' profil,ces deux derniers denticules (2 et 3) sont
fixés sur une base mamelonnée commune. Fond de la déclivité grossiè-
rement et densément ponctué, brillant. Suture bordée sur toutelalon-
gueur de la déclivité d’une fine rangée de soies courtes, dressées,
courant sur tout leur bord interne et indépendants des soies longues
éparses du bord externe (fig. 277) ......... 4. duplicatus.
5. Fond de la déclivité luisant, densément et très grossièrement ponctué.

262 couiorrisnns SCOLYTIDTÉQ
Stries formées de gros points quadrangulaires. enfoncés. presque
contigus; 38 rlentieule de la déclivité boutonné chez le Cf. géné-
ralement identique aux autres chez la Q ........... 6.
— Fond de la déelivité mat. suifeux, à ponctuation fine. régulière
et espar-ée. Front granuleux avec un tubereule tres saillant au niveau
du elypeus chez les deux sexes. Dentieules de la déelivité equidis-
tants. 26 ài base élargie, 3e fortement boutonné dans les deux sexes
et plus grand que les autres. 4.2-6 mm. (fig. 276). . 5. typographus.
6. Massue antennaire ii sutures ondulantes (fig. 290) ; CT Q dépourvus de
tubereule surle front qui est entièrement et grossièrement granuleux.
Slries non entrernêlées par la rugosité des interstries à la naissance
de la deelivité, eontinues. Déclivite ornee sur la strie juxtasuturale
de petits granules pilifères ornés de longues soies dorées. espacées
à intervalle régulier ou irregulier, mais courant jusqu’au sommet
de l’élytre. 4-4,2 mm. (fig. 272) ............ 7. cembrae.
7. Massue à sutures droites, nettes (fig. 293) ; d' pourvu d’un tubercule
frontal lentieulaire, aplati (fig. 266 bis); Q à front entièrement granu-
leux, dépourvu de tubercule. Stries confondues par la rugosité des
interstries avant le niveau de la déclivité. Granules pilifères présents
seulement à la base ou au tiers antérieur de la suture sur la décli-
vitc. 3.5-4 mm. (fig. 271) ............. 0. amîtinus.
1. Ips acuminatus GY1.i.ENx-IALL, 1827. Ins. Suce,. IV. p. 120. —
Eicnnori-·. 1881. p. 217; —— BARBEY, 190l. p. 248; —— Rrzirrran. 1913.
p. 108; -——· $Pl·Z~sl\'T!sl·Z1`F, 1931, p. 61.
Syn.: yemirmlus Zr.T1‘1ïn'rs·r.
Long. 2.2-3.3 mm. Taille assez variable mais faible. forme courte, se
reconnaît. lacilenienl par la structure des dcnticules de la déclivité et
les caracteres secondaires suivants 1 pronotum plus foneé que les êlytres,
ceux-ei brun chocolat. luisants, légèrement enfumes sur les côtés. Stries
:`i ponctuation réguli(·re de gros points en lignes régulières sur les 4 ou
î> prernieres. rangées, eutremêlée latéralement, interstries plates à points
espacés plus pelits que eeux des stries. 1*9 slrie enfoncée sur toute sa
longueur (fig. 278, 279).
Hare en France ou il est confiné aux grandes forêts spontanées de (Èonifères
de l’l·]st el des hautes montagnes. Alsace et Lorraine : Abriès (B.—A.) ; Peira-
(18Vâ(·\.·M.)(·l.SAINIIî·CLAIRl£·1)l'Z\rl1’.]’.E)ZSCPHHOII1.200IT1.(:\.·31.)(FAGNIEZ)§
(Èauterct (ni: St-Annu): (lrcdon (ll.-Pyr.) 1.900 m. sur Primus uncinata
(1îIIMAl'Dl]`lRlZ) ; .lura suisse (1.000 m.) (Bnnnmr). — Grandes forêts d’Europe
centrale et orientale, Scandinavie, Sibérie, Uussouri, Montagne du Caucase.
Vit sur Pinus syleeszris et tous les Pins montagnards. Signalé sur le Mêlèze
en 1"I‘3l"t('C et oeeasumncllement. Sur Jibies en Russie.
Xidifie dans les branches ii écorce fine des sujets depérissants. Galeries
<l`un type étoile très particulier, debutant par un large vestibule central
circulaire d’où partent dans le sens longitudinal un certain nombre de longs

SCOLYTIDAE. —· IPS  
bras opposés (2 à 10) de 8 à 10 cm. de longueur. Galeries larvaires courtes,
ondulantes, irrégulières, alternant de chaque côté des bras. Système profon-
dément enfoncé dans l’épaisseur du bois.
2. Ips sexdontatus Boarman, 1776,  ( , _\ ,
Oekon. Nachricht. Ges. Schleswig, IV.- \ I,.,.gÉ$?   ‘_1«;;—,\ _ ,»
RATZEBURG, 1837, p. 153 ; —— Eicnuorr, ._   î('.g«‘  T?
1881, p. 212; - Banax., 1888, p. 417;    
- Rarrran, 1913, p. 107; -— S|’E5$WT·   i
SEFF, 1931, p. 70. — Biol. : Parmis, 1856,     ' »
p. 173 ; HAca·r, 1948.  (_ .  
Syn. : slcnogmphus DUFT. ; pinaslri   -
BEC"- `S1  :      ’
Dillère de toutes les autres espèces  "2ï:.=   ·   +9 '
européennes par sa grande taille dépas—   ·`      
sant souvent 8 mm. et le nombre des ,3   fg"     E 
denticules de la déclivitè. Coloration   (É
brune uniforme plus ou moins claire / "'    É _<
suivant les individus et indépendante de    
l’êtat de maturité. Pubescence longue, /,    i"  
abondante autour dela déclivité (fig, 268,       iii \
275). /  ../     " ~ \
Commun sur toutes les forêts de Pins de Fm 268. _ IPS sezdmmm
_France y compris la regxonmediterraneenne BOERNER O«_
et la Corse. Se répand petit à petit dans les
forêts subspontanées, les bois et même les
arbres isolés dans les parcs. Grignon ; Ozoir·la·Ferrière ; Versailles (S.-et-O.)
(C.C.); Fontainebleau (S.-et-M.) ; Forêt de St·Prix (S.·et-L.) (Bauicnowsicy) ;
Brout-Vernet (Allier) (nu Buvssorz) ; Les Maures ; Marseille ; Landes (Pannxs) ;
Forêt de Vizzavone (Corse) (Facmaz), Ajaccio (Vonoz). —- Dans toute l?Eu·
rope et la Sibérie, très commun.
Nidifie dans les grosses écorces du tronc des Pins, des Sapins et·des Epicea,
moins fréquent sur le Mélèze, vit sur les arbres sains, dépérissants ou abattus.
Les galeries sont très longues et épaisses. La galerie maternelle débute par un
vestibule d’où partent de 2 à 5 longs bras longitudinaux, asymétriques,
enfoncés dans l’écorce et marquant légèrement le bois. Ces couloirs peuvent
mesurer 30 à 35 cm. ou plus; ils sont larges et la sciure de déblaiement est
rejetée à l’extérieur par le trou de pénétration. Les galeries larvaires sont
perpendiculaires, courtes, ondulantes, avec des berceaux élargis aux extré-
mités, elles sont exclusivement sous·corticales. Hiverne à l’état adulte dans
les galeries.
3. Ips Mannsfeldi \V.*\'1`CHL., 1879. Verh. Zool. bot. Ges., p. 51. —
Rairran, 1913, p. 82; — J. S.xm·r1-:-C1..m>.a-Davxt.1.a, 1938, Cat.
Brun uniforme et luisant. Stries ii ponctuation très régulière même
sur les côtés formée de points très rapprochés délimitant des interstries
larges, plates, luisantcs, à ponctuation nulle sauf à l'appr0che de la
déclivité. Pilositô abondante à Vcxtrémité des ëlytres. Ponctuation très

conüopwë .
LRES SCOLYTIDES
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75 '>» · ··— 276 \` ~ . \
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· ¤ ,· 0 ·: ~ 0`·~~ «··¢>··; — · '· ‘ / - ;·;· ^ 0 tn-·:~*·—·>¤ $* ‘
\- · ...9 ..*~· P /. Le'-     '!\·’
` ‘?. D 6} ·_ · A  É. / . , ’. ( ' W `  `¢_, A    
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scourrrnazz. — xrs 265
· fine en arrière du disque du pronotum, espacée dans la zone médiane
(fig. 273, 274).
N’a pas été signalé en France en dehors de la Corse où il est confiné dans
la zone du Pinus nigm v. poiretiana.
Un exemplaire au vol aux bergeries de Radula (1.600 m.) ·(Niolo, Corse)
(Banacnowsxv), Vizzavone (Prarrrzn). Signalé en Bosnie et dans les Carpa-
thes où il suit l’aire de répartition du Pin noir. Biologie non encore précisée.
4. Ips duplîeatus Saamanac, 1_836, Ins. Ferm., ll, p. 144. -— EICHHOFB,
1881, p. 230 (fudeichi) ; - Tarnoucuow, 1890, p. 252, 1925 ; —
REITTER, 1913, p. 107; —— Srassivmsarr, 1931, p. 72.
Syn.: rcclangulus Fisanaar; Judeichi Kxnsu.; infuscus Excrm.
Long. 3,5-4 mm. Brun uniforme plus ou moins clair. Interstries larges,
luisantes, ponctuées de points très espacés, ruguleuses à l’extrémité.
Fond de la déclivité parsemé dc quelques soies courtes et dressées (fig. 277).
Disque du pronotum presque entièrement lisse, ponctué latéralement et en
arrière. Front granuleux mais dépourvu de tubercule saillant, contrai-
rement à l’indication d’E1C1lHOFF. Le 3° denticule est très faiblement
boutonné ou spiniforme chez la Q.
Espèce d’Europe centrale, boréale et orientale; s'étend dans toute la
Sibérie. N’a pas été signalé en France jusqu’ici où elle pourrait se trouver
réfugiée à son extrême limite occidentale de répartition dans les grandes
forêts de l’Est et des Alpes. Signalé én Allemagne (R.), Suède, Finlande,
Schleswig méridional et Autriche.
Nidifie dans les Pins, galerie très semblable à celle de Ipstypographus L.
avec lequel il cohabite fréquemment. Signalé accidentellement sur Picea
cxcelsa.
5. Ips typographus Liman-E, 1758, Syst. Nat., X, p. 355. — Rxrzaauac,
1837 ; — Excmxorr, 1881, p. 219 ; — Baaamr, 1901, p. 85 ; — Rarrraa,
1913; —— Srrzssivrsarr, 1931. — Biol. : GRANDJEAN, 1878; — Ax.·ruM,
1883, p. 60; - Knocaa, 1907 a, p. 211 ; — Hanrucs, 1908, p. 67 ; -
Escmamcu, 1923 ;-Baanmr, 1925;—Bu·rov1·rc1-r, 1941 ;-B.~.LAcnowsxY,
1943 ;— Scrmzxnaa-0aE1.r.1, 1947.
Long. 4,5-5,5 mm. Coloration foncée, brun noir ou noir, luisant. Inter-
stries larges, brillantes, dépourvues de toute ponctuation sauf sur les
côtés et en arrière. Tubercule clypéo-frontal très saillant. Bords de la
déclivité fournis de longs poils lustrés (fig. 276). Se reconnait égale-
ment facilement par le fond mat, suifeux finement ponctué de la sur-
face de l’excavation de la déclivité (fig. 276). Massue à sutures ondu-
lantes (fig. 3).
Fm. 271. -— Ips amitinzœ EICKK. çj', déclivité. - Fm. 272. - Ipn cembrae Herr. Q',
déclivité. —- F10. 273. — Ipa Mannsfeldé Wacrrrn. Q', déclivité. —FIG· 274. —- Ipa
Mmmsfeldi WACHTL. Q, déclivité. — Fia. 275. — Ipa sezdentafus BOEBN. Q", décli-
vité. — Fxo. 278. - Ips lypoqraphus L. Q', déclivité.

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sconrrmae. —- IPS ' 267
Commun et très nuisible dans les grandes forêts spontanées d’Epicea,
s‘étend petit à petit dans les peuplements subspontanés.
Ozoir-la·Ferrière (S.·et·O.); forêt de St-Prix (S.-et-L.); Jeurre (Jura)
(Banacnowsxr) ; forêts des Vosges et d’Alsace; St·Laurent·du-Jura
(Bounner) ; Valdahon (Doubs) (Banacnowsxr) ;` St-Pierre-de·Chartreuse
(Isère) (Facmez); St-Martin-de-Lantosque (Sr-Annm); Les Condamines
(H.-S.) (Grnaun); Digoin (Pic).
Paraît manquer dans le Nord et l’Ouest. N’a pas été signalé en Corse;
existe en Sardaigne (Ragusa) ; Suisse. —Europe centrale et orientale, Scandi-
navie, Carpathes, Banat, Sibérie.
Nidifie dans les écorces épaisses du tronc de Picea excelsa, se jette aussi
bien sur les sujets sains que sur les arbres souifreteux et abattus. Système
très semblable à celui de sexdentatu:. Vestibule central avec 2 ou 3 bras
longitudinaux opposés de 15 cm. de long au plus, galeries larvaires courtes et
ondulantes, épaisses à leur extrémité (fig. 20). Système sous-cortical. Très nui-
sible aux peuplements de Picea excelsa auxquels il occasionne des dégâts
considérables dans les Alpes, le Jura et dans toute l’Europe centrale et orien-
tale. V1t également sur Abics, Pinus et plus rarement sur Larix. Forme avec
cembrae et amitinus un groupe morphologique très homogène.
Hiverne sous la forme adulte dans ses galeries et aussi dans le sol au pied
des- arbres souvent en nombre considérable (Scnxernen-Oneru).
6. Ips amitinus Excrmorr, Berl. ent. Z., p. 138. — Excnnorr, 1881,
p. 217 ; — Banner, 1901 ;—- Kennen, 1910;- Herrren, 1913, p. 106;
— Sressrvrserr, 1931, p. 73.
Long. 3,5-4 mm. — Rare et très localisé aux régions montagneuses des
Vosges et des Alpes ; n’a pas été signalé dans le Massif central, les Pyrénées
et la Corse. Europe centrale et orientale. Abries (H.-A.) (J. Sam·re·C|.a1ne-
Devine); Col des Montets (H.·Sav.) (Temràne), Suisse, Europe centrale.
Ne dépasse pas à l’Est la Pologne.
Yit principalementsur Abies pectinata, Picea excelsa et les Pinus, et occa-
sionne lement sur le Mélèze (fig. 271, 293).
Galerie sous-corticale du type « étoilé » à 3 bras maternels ou davantage
orientés d’abord en tous sens, puis s’orientant longitudinalement. Couloirs
larvaires courts et perpendiculaires.
7. Ips cembrae Henn, 1836, Obs. Ent., p. 26. — Excxmorr, 1881,
p. 214; — Banner, 1901 ; — Rerrren, 1913, p. 105; - Necx-xenena,
1923, p. 365; — Sressivrserr, 1931, p.·74, note 1. — Biol. : KELLER,
1903, p. 337 et 1910, p. 3; — Escnenxcn, 1923; — Banner, 1925.
Caractères généraux identiques à ceux de amilinus Exci-m. dont il
est voisin. Q à denticules de la déclivité plus émoussés que chez le cf,
souvent de taille identique entre eux. Interstries larges et plates à points
espacés et petits. 4-4,2 mm.
(T un peu plus petit que la Q.
Fm. 277. — Ips duplicatus Salhb. Q', déclivité. — F10. 278. — I ps acuminahu Gyll. Q',
déclivité. — Fm. 279. - I ps acumimztus Gyll. Q, déclivité. — F10. 280. — Ortlwto-
mieu: erosus Woll. çj', déclivité. — Fw. 281. -Of!hotom1icu·s proximus Eichh. Q', décli-
vité. — FIG. 282. — Orthotomicus wluralis Gyll. Q', déclivité.

268 c0LÉOP·rÈREs SCOLYTIDES
Limité en France à la région alpine où on le trouve fréquemment sur Lariaz,
Abies,Picea, Pinus montamz et P. cembra. dêpérissantsi
Abriès (H.—A.); Les Condamines (H.·S.) (FAomez); Entre·deux·Giers
_(Isère); Beuil (A.-M.) (P1.a1~zE·r); La Pra (1.700 m.); St—Etienne-de-Tinée
(A.-M.).sur Larix (Cons). Bannay signale sa présence dans les Alpes en
· Suisse jusqu’à 2.300 m. sur l’Arolle. Région' alpine d'Europe centrale et
Hauts Massifs. Fait défaut dans le Nord et l’Est de l’Europe. Remplacé dans
Russie et en Sibérie par I. subelongatus Morsn. qui est vraisemblable-
ment une forme orientale de cembrae. Galerie du type er étoilé » à vesti-
bule central d’où partent longitudinalement de longs bras fins, sinueux,
pouvant atteindre, 10 cm. ; couloirs larvaires très courts, perpendiculaires,
marquant faiblement le bois par rapport aux galeries maternelles qui impres-
sionnent profondément l’aub1er.
Gen. ORTHOTOMICUS FERRARI, 1867.
(Forst und Baumsch. Borkk., p. 44.)
Syn.: Neofomicus FUCHS.
Genre voisin du genre Ips dont il se distingue par la rectitude de sa
déclivité dont le bord apical n’est pas explané en arrière (fig. 280, 282,
289) ; la suture de la déclivité ne forme donc pas une S comme dans le
genre précédent. Antennes à funicule de 5 articles, 2€ toujours nettement
plus court que le I", massue subcirculaire, plate, un peu plus longue que
large, tronquée obliquement à partir du milieu avec les sutures antennaires
rectilignes, subrectilignes ou ondulantes.
Elytres à stries profondes et régulières, interstries lisses ou ponctuées
à intervalle éloigné. Denticules marginaux de la déclivité jamais en forme
de crochet saillants, au nombre de 3 à 4 paires avec des granules secon-
daires. Dimorphisme sexuel marqué par les caractères des denticules
de la déclivité qui sont plus réduits, mais affectent la même disposition
chez la Q. dg à front recouvert de soies courtes et peu` serrées.
Ce genre est représenté en France par 5 espèces vivant toutes aux
dépens des Abiétinées.
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Interstrie juxtasuturale de la déclivité lisse ou granuleuse, glabre
ou pubescente ........................ 2.
— Interstrie. juxtasuturale dela déclivité bordée d’unc double chaîne
de gros granules arrondis en relief (fig. 289) relevant la suture
sur toute sa longueur. ............ 2. longicollis Q.
2. Deuxième rlenticule de la déclivité beaucoup plus développé que les
autres, de forme largement triangulaire, saillant ou aplati . . . 3.
~ Deuxième denticule de la déclivité spiniforme sensiblement de
même taille que les deux autres (fig. 281, 282) ........ 4.
3. Deuxième denticule de la dèclivité triangulaire, soudé au ler, mais

scotvriosa. — onruoromcus 269
plaqué contre la paroi latérale de la déclivité à pointe orientée vers
la suture (fig. 289). Autres denticules courts et coniques, front muni
d’un tubercule médian saillant juste au-dessus du clypéus. 1** strie
non enfoncée le long de la suture ........ 2. longicollis d‘.
—— Deuxième denticule très large, triangulaire, saillant, bien visible.
3* et 4* spiniformes, rapprochés du 2* avec lequel le 3* est souvent
fusionné à sa base (fig. 280). Fond de la déclivité densément, gros-
sièrement et également ponctué avec une ligne de points confuse le
long de la suture. Interstrie juxtasuturale granuleuse. Sutures 1 et
2 de la massue antennaire recourbées en leur milieu (fig. 287) . .
....................... . . . 1. orosus.
4. Denticule 1 de la déclivité plus rapproché du denticule 2 que la
largeur de l’espace séparant les deux denticules 1 entre eux (fig.
282) ...................... 3. suturnlis.
— Espace séparant le denticule 1 de 2 égal ou plus grand que celui
séparant latéralement les deux denticules 1 entre eux (fig. 281, 288). 5.
5. Marge latérale de la déclivité entre les denticules 2 et 3 pourvue
de 2 mamelons forts, arrondis, bien visibles de profil et de face.
Marge apicale de l’élytre au delà du denticule 3 faiblement ondu-
lante (fig. 288). Massue à sutures droites (fig. 284) .... 5. lsricis.
— Mêmes caractères, mamelons latéraux faiblement marqués, marge
apicale de l’élytre au delà du dernier denticule ondulante (fig. 281).
Massue à sutures courbes (fig. 283) .......... 4. proxîmus.
1. Orthotomieus orosuo WOLLASTON, 1857, Cat. Col. Madère, p. 95. -
Eicunorr, 1881, p. 233 (rcctangulus) ;— Banni., 1888, p. 418 ;—- Hr-:rr·ran,
1913, p. 109 ;— Srassxvrssrr, 1931, p. 79;- Horrmmn, 1936, p. 41. -
Biol.: Arxmsox, 1921, p. 253.
Syn.: reciangulus EICHH.§ duplicalus F1-zmmm.
Long. 3-3,5 mm. Foncé, court, légèrement élargi postérieurement.
Zone lisse du pronotum en arrière du disque faiblement marquée, parfois
nullp ;sans aucun relief. Ponctuation du pronotum en arrière du disque
formée de points rèniformes. Antenne à massue subcirculaire dont les
sutures sont recourbées (fig. 287).
Stries des élytres formées de gros points réniformes espacés les uns
des autres par un espace égal à leur diamètre. 1î* strie enfoncée en sillon
sur toute sa longueur. Interstries à ponctuation plus petite et beaucoup
plus éparse, parfois complètement lisses dans leur tiers antérieur. Sur
les côtés, la ponctuation des stries et interstries est entremêlée.
d'. Denticules de la déclivité bien développés. 1** pointu, légèrement
rentrant. 2* développé en lame triangulaire, d’aspect foliacé (fig. 280).
3* et 4* denticules saillants, coniques, de taille identique entre eux.
Suture de la déclivité surélevée et fortement ciliée. Fond de la déclivité

270 c01.É01>·rÈmas scotmrxnns
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SCOLYTIDAE. — ORTHOTOMICUS 271
chagriné, tapissé d’une ponctuation serrée et irrégulière. Q Caractères
généraux identiques à ceux du dl, denticules nettement moins déve-
loppés, surtout en ce qui concerne le 2* ,3* à peine saillant ou nul ;
4* toujours présent, pointu comme le I*1’.
Très commun dans toute la France sur les Pinus, dans les forêts et les
arbres isolés dans les parcs. Bassin de la Seine (BEDEL) ; Pornic (Maunrauc) ;
Marcilly·en-Villette (Loiret) (B.u.xcnowsx1r); Brout-Vernet (Allier) (nu
Buvssorx) ; Marseille, Nice, Hyères (ST·ÀLBlN) ; La Bonde (Vaucl.) ; B.-du—R. ;
St·Guilbelm-le-Désert (Hérault); Les Maures (Fxorrmz); lle de Port·Cros
(Bn.xc¤owsxx); Cap Ferret (T¤m>àn¤);Forêt d’Iraty (Ariège) (Cours);
Mte Oro (Corse) (Facrunz). — Toute l'Europe centrale et méridionale y
`compris la région méditerranéenne, l’Afrique du Nord, la Sardaigne et les
Iles Atlantiques.
Galerie du type étoilé irrégulière à 2 ou 3 bras, longitudinale de 4 à 8 cm.,
sous·corticale dans les arbres dépérissants.
` 2. Orthotomîcus longicollîs GYLLENEALL, 1777, Ins. Suec., IV, p. 624.
— Eicrmorr, 1881, p. 118; - Cxevvmaw, I905, p. 89-90 (biol.); ——
Rmrrnn, 1913, p. 111; —— Sriassivrszrr, 1931, p. 79.
Long. 4-5 mm. Brun foncé uniforme, luisant. d' très reconnaissable
par l’énorme développement du 1** denticule, largement triangulaire,
soudé au 2* à sommet dirigé en dedans et plaqué contre la paroi de la
déclivité (fig. 289). Denticules 3, 4 et 5 sensiblement identiques entre
eux, petits, coniques. Front pourvu à son extrémité, juste au-dessus de
la bordure clypéale, d’un tubercule médian arrondi. Suture dela décli-
vité lisse, surélevée, bien marquée, pincée par une ponctuation latérale
formant ride. Fond de la déclivité ponctué de gros points espacés.
Q en dehors des caractères de la suture (fig. 289 gauche), se reconnait au
développement bien moindre des denticules qui, toute proportion gardée,
accusent la même'disp0sition que chez le C3'. Le 1*F denticule manque,
le 2* est triangulaire comme chez le dl, mais beaucoup plus fondu dans
la déclivité (fig.289, gauche). Les autres sont très petits et spiniformes. La
surface de la déclivité est largement mamelonnée autour des denticules.
dl Q pronotum à ponctuation peu dense, disparaissant complètement dans
une large z.one'médiane en arrière du disque. Stries formées de gros points
très rapprochés, enfoncés, disposés en rangées régulières, interstries
presque complètement lisses, larges, plates, sauf à l’approche de la décli-
vité où elles se garnissent d’une ponctuation dense et irrégulière.
Espèce rare, à aire de répartition française mal connue et discontinue.
St·D1é (Vosges) ; Landes (J. Sxmrn-Ctaxnz-Devrnts) ; Mte Oro et Vizza·
Fm. 283. -— Orlhotomicus prozimus EICBH., antenne. ·- Fm. 284. — Orfhofomîcus
laricia F., antenne. — Fm. 285. — Püyophlhams pubescsna Marsh., antenne (face
externe). — F10. 286. — P·üyophth0·rus pubcscem Marsh., massue (face interne). -—
F10. 287. — Orlhotornicus crosus Woll., antenne. —-Fm. 288. — Orlhol0m1kua laricia
F. (j', déclivitë.

272 conâorrànzs scotvrtnns
vous (Corse) (Fncmsz); Asco (Corse) (gicxnannr). -j Europe centrale et
regions montagneuses de l’Lurope méridionale. Russie centrale et méri-
dionale. Caucase.
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V ,/ ,· / , /.-0]:/
F10. 289. — Ortlwùrmicus longwicollis Gyll. C3" et Q, déclivité.
Nidifie dans les Pinus où il iore des galeries très irrégulièressans direction
définie s’enfonçant dans la profondeur de l'écorce. D’un couloir élargi initial
partent divers bras qui se ramifient. Les galeries larvaires tortueuses, petites,
se gretïent sur le système maternel et n’ont pas d’or1entat1on nette. Le système
transperce l’écorce lorsque celle-c1 est_ fine, il se perd dans son épaisseur
quand l’arbre est âgé. Vit sur les su]ets maladifs.
_ 3. Orthotomieus suturalis GYLLENHALL, 1777, Ins. Suec., IV, p. 622,
—— Exc1—1no1=·r·,188l,p. 114 ;— Srsssxvrserr, 1931, p. 81 .; — Donrsrnonrs.
1933, p. 105.
Syn.: nigrilus GYLL.
Long. 2,3-3,2 mm. Très foncé avec les élytres à peine plus clairs que
le pronotum. Massue antennaire à sutures nettement curvilignes.
d' ne diîïère de la Q que par les denticules plus forts sur la déclivité
de l’éIytre. Zone médiane du pronotum en arrière du disque marquée
d’une ligne lisse, étroite, bien visible lorsque l’insecte est légèrement
incliné. le? denticule petit, conique. 28 un peu plus fort, à pointe géné-
ralement orientée vers l’intérieur. 3° beaucoup plus bas et généralement
plus développé, conique et pointu. Entre les denticules 2 et 3, la marge
porte 2_mamelons latéraux prenant parfois un aspectspiniforme (fig. 282).
Zone suturale de la déclivité plate, avec une ponctuation nette corres-
pondant à la lm strie le long de la suture. Fond de Pexcavation lui-
sant et finement ponctué.

scomrrxnxn. —- onruoromcus 273 _
Stries des élytres régulières sur le disque formées de gros points dis-
posés en lignes séparés entre eux par un espace sensiblement égal à
leur diamètre. Interstries ponctuées de points nettement plus petits
et espacés.
Espèce typique de l’Europe centrale, répandue actuellement dans la
plupart _des forêts basses de France sur les Pins et l’Epicea. S’acclimate
progressivement dans les peuplements subspontanés et les parcs.
Fontamebleau (Gauxanzr 1930); Bois du Rouvray (S.·I.) (Domina);
Cannes, Marseille (nv Buxssox) ; Riom (Pic). —- Toute l’Europe tempérée
et septentrionale, Belgique, Grande·Bretagne et Scandinavie, Sibérie, Caucase.
Vit sur les Pins et l'Epicéa, signalé sur le Cèdre. Nidifie dans l’écorce
fine du tronc, généralement dans la partie supérieure de l’arbre. Fréquent
sur les sujets dépérissants, morts ou abattus; pullule souvent après les
incendies sur les arbres restés en place en compagnie de O. prozimus.
Galerie irrégulière, débute par un vestibule assez large, de 0,5 à 1 cm.,
d’où partent 2, 3 ou 4 bras de 4 à 5 cm. sans orientation déterminée. Galeries
larvaires fines, ondulantes, irrégulières. Le système est entièrement sous-
cortical.
4. Orthotomîcus proximus Eicmrorr, 1867, Berl. ent. Z., p. 463. ——
Hiaisscnst, 1894, p. 380 (biol.) ; - Rmrrnn, 1913, p. 109 ; — Srassivr-
sarr, 1931, p..79; - HOFFMANN, 1936.
Syn.: omissus Excm-1.
Long. 3-3,9 mm. Brun rouge foncé, concolore. Très voisin de laricis
dont il se distingue, en dehors des caractères précités, par la massue
à la première suture anguleuse, la 2** recourbée (fig. 283). Front granu-
leux et luisant. Le pronotum en arrière du disque présente une ligne
médiane à faible relief ou lisse, dépourvue de ponctuation.
Les stries sont profondément enfoncées, entremêlées à l’apex au niveau
de la déclivité même pour les premières lignes.
Assez rare en France bien que répandu sur Pensemble du territoire. Alpes,
Vosges, Beaujolais, Pyrénées centrales, Charente mar., Gironde (TEMPÈRE) ;
Ermenonville (S.-et-O.) (S·r·Ar.ans); Sully-s/•Loxre (L.-et·Ch.) ; Forêt de
St·Prix (Morvan) (B.u.AeaowsxY); Forêt d’Iraty (Comes); Vizzavone
(Corse) (Prarrnn). —- Toute l’Europe et la plus grande partie de la Sibérie.
Caucase.
Nidiiie dans l’écorce line des troncs de Pins, plus rarement d'Epicea et
presque exclusivement dans les sujets abattus dans les clairières ou les lieux
ensoleillés dont l’écorce est exposée en pleine lumière.
La galerie débute par un vestibule contourné d’0ù partent longitudinale-
ment de chaâue côté 2 à 4 bras apposés, de 10 cm. de long, réguliers ou légè-
rement ond és. Galeries larvaires serrées, nombreuses, plus longues, mais
plus sinueuses que les galeries maternelles ; le système s’enfonce profon-
dément dans le bois.
5. Orthotomieus larîeîs Fxaaicws, 1792, Ent., syst., 1, p. 265. —··
Eicx-morr, 1881, p. 239; — Ba¤1=:r., 1888, p. 417; —- Rmrran, 1913,
p. 109; — Srassxvrsrzrr, 1931, p. 81 ; —- Hori-·MANN, 1936, p. 42.

274 conéopriznzs sconvrxnns
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PLATYPODIDAE. - PLATYPUS  
Long. 2,5-3,5 mm. Brun rouge uniforme, concolore. Voisin de O. proxi-
mus, en diffère par le caractère de la massue antennaire aux sutures droites
(fig. 284), au pronotum dépourvu de zone médiane lisse en arrière du
disque, ponctuée sur toute sa surface ; aux stries des élytres continues
jusqu’à la déclivité et non entremêlées à ce niveau au moins pour les
I", 2s et 3• stries (fig. 288). Front à fond mat et cuticule vue sous fort
grossissement, finement réticulée.
C’est le plus commun de tous les Orthotomicus de France, répandu sur tout
le territoire non seulement dans les forêts, mais aussi sur les arbres isolés
des parcs et des jardins. Corse, Sardaigne, Afrique du Nord. Toute l’Europe,
la Sibérie, Caucase, Iles Atlantiques.
Vit principalement sur les Pins, plus rarement sur le Sapin et l’Epicea,
exceptionne ement sur le Mélèze.
Parasite secondaire. Nidifiant dans l’écorce fine des arbres abattus ou
dépérissants. La galerie maternelle débute par un court petit vestibule
en encoche d’où partent 2 bras opposés courts, ondulants et sans direction
précise, s’élargissant pour former une chambre de`ponte où la femelle dépose
de 30 à 70 œufs pêle·mèle.
Les larves agrandissem. cette loge, puis forent des couloirs indépendants
orientés en tous sens et entremêlés.
Famille des PLATYPODIDAE
La famille des Platypodidae renferme près de 700 espèces connues
réparties presque exclusivement dans les régions équatoriales indo-
malaises, éthiopiennes et néo-tropicales. Dans les régions néarctiques
et paléarctiques on ne rencontre que quelques espèces appartenant au
g. Plalypus Hnnssr, dont l’aire de répartition fréquemment discontinue
confirme leur caractère de relique (v. p. 40).
Les Plalypodidae constituent une lignée aberrante et divergents des
Scolyloidea tant par le caractère des adultes que par celui des larves
(v. p. 23), c’est la raison pour laquelle divers auteurs en ont souvent fait
une famille indépendante parmi les Rhynchophora à côté des Soolyioidea.
Scuszm. (1939) a démontré dans une étude consacrée à l’ensemble
des Plalypodidae les affmités existant entre cette famille et les autres
Scolylidae et a définitivement. incorporé les Plalypodidae dans les Sco-
Iyfoidea. ·
Les Plalgpodîdae se subdivisent en 6 sous-familles qui sont les Plafy·
Fm. 290. - Ips eembrrae Herr., antenne. —FxG. 291. -· Püyeldeinu vorcmtzmoi Jaoons.,
antenne (face externe). -F1¤. 292. — Pityoldeims vorontzowi Jacons., massue (face
interne). — Fm. 293. -Ipe amüinus Eichh., antenne (face externe). — Fm. 294. —
Ips Mamwleldi Wachtl., antenne (face interne). — Fm. 295. - lps Mannsleldi
Wachtl., id. (face interne). — Fm. 296. — Plalypue ozyums Duf., patte antérieure.
•- FIG. 297. — Plafypus cylindrus Ft, antenne.

276 cotsovrianms scomrrxoss
podinae, Tesserocerinae, Cenophalinae, Crossotarsinae, Periomafinae et
Diaporinae. Seule cette première sous—famille renfermant le g. Plaiypus
Hnmasr possède des représentants paléarctiques et français.
Subfam. PLI T YPUDIIME
Insectes de forme très allongée, étroite, cylindrique, de couleur fon-
cière brune ou noire. Yeux arrondis, latéraux, légèrement saillants';
front plat ou légèrement impressionné identique dans les deux sexes.
Elytres à déclivité prononcée, abrupte ou brusquement arrondie. Epimère
mésothoracique non sillonnée longitudinalement. Sous·famille ne renfer-
mant que le seul genre Plalypus Hsnnsr.
Gen. PLATYPUS Hsmasr.
Caractères généraux de la sous-famille des Plalypodinae. For me très
cylindrique, allongée. Tête plus large que le pronotum, insérée verticale-
ment. Vertex sillonné; yeux arrondis et saillants; scape très allongé,
funicule court, de 4 articles, massue uniarticulée, large, plate, ovalaire,
sans sutures apparentes (fig. 297). Pronotum cylindrique, tronqué en
avant, pourvu d’une carène médiane sans relief en arrière du milieu
et d’un échancrement latéral sensiblement au même niveau.
Elytres très longs, cylindriques, à stries ponctuées, enfoncés en sillon
ou non. Interstries en relief accusé, carénés ou plats. Hanches antérieures
contiguës ; fémurs et tibias aplatis. Tibia antérieur large et pourvu d’arêtes
obliques, parallèles en relief sur sa face interne (fig. 32 bis et 296). Tarse
de 5 articles avec le 1"' égal aux autres réunis ou légèrement plus long.
Dimorphisme sexuel accusé par le caractère de la déclivité.
Deux espèces paléarctiques existent en France, se distinguant par les
caractères suivants:
TABLEAU nus Esrizcss.
— Interstries plates et lisses. Stries en sillon très fm à ponctuation
nette, plus étroite que lesinterstries. d‘ élytres prolongés en arrière
par un processus chitineux bifide légèrement retombant à bord
interne serratulé (fig. 299). Q à déclivité abmpte, pourvue d’un
rétrécissement vers l’apex en fossette peu profonde et légèrement
explanée. Carène médiane du pronotum à pourtour finement ponc-
tué (fig. 300). (3'Q soies longues, fines, assez fournies à l’apex des
élytres ...................... 2. oxyurus.
— Interstries carénées sur toute leur longueur, aussi largœ que les
stries, terminées au·dessus de la déclivité par des denticules émous-
sés (fig. 298). Déclivité brusquement arrondie, (5* pourvu d’un tuber-
. cule vers le milieu sur la 3** interstrie ; 8¤ interstrie terminée en denti-

PLATYPODIDAE. — rnrvrus 277
cule vers l'apex et rejoignant en une courbe rentrante un processus
chitmeux court, digitiforme, explané. divergeant, situé latéralement
sur la déclivité. Pilosité abondante à l’apex et à, la déclivité. Q
déclîvité plate avec la 9** strîe légèrement anguleuse à l’apex, dépour-
vue de tubercules ou d’explanatîon. Carène médiane du pronotum
à pourtour finement ponctué . .......... 1. eylindrun.
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Fm. 298. -— Plcdypus cylindrua F. çj'. Fm. 299. — Platypus oxyurus DUB. d'.
1. Plstypus cylîndrus Fnnnrcws, Syst. El., II, p. 384. — Ercm-rorr,
1881 ; — CHAPMAN, 1870,,p. 103; - Srnoumezvmn, 1906, p. 329 (cylin-
driformis) ;-- Rzxrrzn, 1913, p. 112 ; - Banni., 1924, p. 154. —· Biol. :
Srnonmnvnn, 1907, p. 65 ;— Wicummm, 1909, p. 172 ;— Pnrnurmrorr,
1919, p. 257.
Syn. : cylindriformîs Rsrrrnn, 1894; bimaculalus DUr·x·.
Long. 5-5,5 mm. (fig. 298). Brun rouge foncé avec le pronotum luisant,
plus clair que les élytres.
La var. oylindriformis, créée par Rnrrrnn (1894, p. 113) et reconnue par
certains auteurs, serait caractérisée par la marge lisse de I'arête réunissant
l’épme apxcale de la 8* interstrie (et non la 9**) au tubercule latéral explané
du 5* (bidentée chez cylindrus). En fait ce caractère est inconstant et on trouve

278 conàorràmzs sconvrxnas
même chez certains individus des caractères de « cylindriformis »du côté droit et
de cylindrus du côté gauche ! P. cylindrus est une espèce à vaste aire de répar-
tition européenne et méditerranéenne qui ne remonte pas vers le Nord et
ne s’étend guère vers l’Est.
Répandu dans toute la  rance. Fontainebleau; Bois du Rouvray, Yvetot
(Banni,). — Répandu dans l’Ouest: Mayenne, forêt du Paimpont, Loire~
Inférieure, Yonne, Marne, Aube (Banni.) ; Rilly (Mame) (Bnrrxxscen) ; Forêt
du Val (Hte·Marne) ; Mont-de-Marsan (Landes) (CLÉMENT) ; Alsace (S·rn0n—
Mayen) ; Agay (Yar) (Prarrnn) ; Pornic (MAUBLANC); Hte-Vienne (Horr-
Mmm) ; Corse, Zxcavo (Baracuowsxv) ; Afriquedu Nord ; Belgique, Grande-
Bretagne. —— Europe moyenne et méridionale, Asie mineure, Caucase.
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F10. 300. — Platypus ozyurus Dtm. Q.
Vit sur le Chêne, le Hêtre, le Châtaignier et sur Cerasus avium.
Galerie pénétrante très profonde, ressemblant beaucoup à celle de Xyle·
borus dryographus Harz. (Eg. 28), pouvant atteindre 30 cm. et même davan-
tage. Elle débute par un couloir de pénétration perforant l’écorce, l’aubier
et atteignant le bois de cœur, elle bifurque à ce niveau en 2 bras horizontaux
très longs, souvent sinueux, qui se dirigent finalement vers le centre de
l’arbre. Sur ces bras se grefïent de courtes galeries secondaires (2 à 4 par bras)
dans lesquelles sont déposées les pontes (4 à 8 œufs par bras) ; les larves sont
mycophages. L’espèce serait monogame d,8P1‘èS STROHMEYER, les galeries

Pmrvronxnaz. -— PLATYPUS 279
seraient exclusivement creusées par la Q alors que le (jl expulse la sciure
à l’extérieur. 1 génération par an.
S'attaque aux arbres en sève ou dépérissant, nidifie dans le tronc et les
grosses branches, amenant la mort rapide des sujets. Nuit considérablement
à Pexploitation forestière du fait que ses galeries pénétrantes enlèvent toute·
valeur aux bois d’œuvre.
2. Platypus oxyums Dusoum 1843, Bull. Soc. Sc. Pau, p. 91. - Excu-
HOFF, 1881 ; — Rsxrrsa, 1913, p. 113 ; — J. Saturn-Cnunn-Dsvintn,
1938.
Long. 4,5-5 mm. Brun rouge clair, à peine rembruni vers l’apex (fig. 299,
300).
Limité en France au nord de la région pyrénéenne depuis la côte basque
jusqu’à la Méditerranée où il se maintient dans une zone assez élevée. Rare.
Vallée d’0ssau (L. Duroun), Forêt d’Iraty (Bnrrmcsn); Gesse (Aude)
(Cnouur); Prades (Pyr.-Or.) (coll. Hosrnmm).
Aire de répartition européenne discontinue. Signalé en Corse, Calabre,
Iles de la Grèce, Turquie, Iran, Inde.
Nidiüe exclusivement sur Abie: pectinata dans le tronc duquel il creuse
de profondes galeries ramiiiées.

LISTE DES PLANTES-HOTES DES SCOLYTOIDEA
DE FRANCE ET DES RÉGIONS
CIRCUMVOISINES
Amzs (CONIFEBAE) Piiyokleines spinidens Rcitter
_ I ps seasdenialus Boem.
Xylechinus pzlosus Batz. Ips duplicatus Sam.
Phfhorophloeus spinulosus Bey Ips typûgmphus L-
Dendroclonus micans Kugl. Ips œmbme Hem
Blasiophagus minor Hart. Ips amiünus Eîchh_
Blwvphaw Pi"iP€"d“ L- Ips acuminafus Gyu.
Pûlwaphus P°l99'°Ph"S L- omwzomzws proxîmus mchh.
Pvlygfaphlw —·=¤b<>P¤¤¤$ Th¤mS· orzhûzomsws zarzczs F.
Hylurgops glabfalus Zctt. Platypus Oœyums Duf-
Hylurgops pallzaius Gyll.
Hylasles anguslalus Herbst,. ACER (ACERACEAE)
H ylaslcs canicularius Erichs. _ _
Dryûcm auiographus nm. S·=°'¤’i*s K°m·¤· Schw-
Dryocoeies hecfographus Beitt. Hylcs"ms,°re"atl€s F' _
Crypiurgus cinemas Herbstn ghaeloîielzus vaslzius •Muls.et Rey
Cryplurgus pusillus Gyll. yman Or wryll Pçllms
Crypfurgus nuznîdicus Ferr. Lymanlûr qœns Lmd‘
Cryphalus piceae Batz. Xylolems slwlatus F'
Cryphalus abieiis Batz. A'"‘°"d'"$ dlspar F'
X!/l°i€""‘ limalus Ol- Aèoxrrum (nENUNc¤LAcEMa)
Pilyophihorus glabraius Eichh. _ _
Piiyophihorus eœsculplus Batz. Thamnurgus Pam Rem;
if’”‘;Q;';';;::;hfl':”°1$â';’t';È"SSSÈÈLZ1;. Ammms (S«MARUB,«cEAE>
braciensis Balachw. Leperesinus fraœini Panz.
Pilyogenes chalcographus L. · Hypoihenemus aspericollis Woll.
P. (Pilyoceragencs) quadridens ALNUS (BETULACEAE)
Hart.
P. (Pily0ceragem2s) bîsiridenlalus S. (Ruguloscolylus) rugulosus
Eichh. Müller
Pilyokieines curvîdens Germar. Hypolhenemus aspericollis Woll.
Piiyokieines Voronizovi Jacob. Taphrorychus alni Pfeffer
(*) ¢ Nidîüœtion ou habitat permanent douteux.

msrlt mas PLANTES·HO:I`ES 281
D. (Dryocoelinus) alni Georg · C.«m=1Nus (CORYLACEAE) ·
D. (Dryocoelinus) alni v. minor Swlyfus pygmaws F
_ ‘ __ _Eggers Scolylus irzlricalus Batz.
Trypophloeus Rybmsku Bextt. Swlyius mrpini Batz.
Trglpophloeus fzlm Lmd. · Swlyms scolyius F.
Amsandws dljgpar F' Pseudolhamnurgus scrulalor Pan-
X ylcborus Pfezli Batz. _ deué
Xvlûfms sigmms F' l Lymanlor caryli Perris
ABIYGDALUS (ROSACEAE) TGphrQryChUS vllli/rons Dllf.
S. (Ruguloscolylus) rugulosus . îaehroâychuSdlm°l0rFH€rbSt"
Müller Xn;s;)zn rus zspar: R.t
S. (Rugul0sc0lylus) amygdali Guer. y e ams mœsem a z'
S. (Ruguloscolylus) nzedilerraneus ` C.«s·1·ANs.•. (convncmn)
Eggers- Smlyfus inlricalus Batz. .
Scûllliüs mali _B°Chl·· _ Ilypoihenemus aspericollis Woll.
A'"$¤"d""$ d‘$P¤'î F- Taphrorychus villifrons Duf.
Xylvbww S¤w¢m Batz- D. (DPQOCOCHHIIS) vuzosus F.
· Bmw. (...1;...-....) §glî*€··§Su;·¤;î*11s FI;
1 un r ar .
Thamnurgus Kallrnbarhi Bach. Xyleboms monîgmphus F
B1-:·ruLA (BETULACEAE) I’;ïl;b°;Zsc,SIîî1îîI"çi glam
S. (Ruguloscolylus) rugulosus gp y ` `
Müller Cnmws (CONIFERAR)
Scûlylüs P!19"*¤€"$ F· Hylurgops pallialus Gyll.
Scolylus Raizeburgi Jans. (_·,·ypgu,·guS nurnidicus Fam
Scolylus iniricalus Batz. Xyloferus [imams ()]_
SCOIQIUS Swlylus F- Xyleborus Saxeseni Batz.
Lymünlûr C°"9H_P€”îS· Pilyophihorus pilyographus Batz,
T¤Ph'°"!1€h¤$ bwûlû" H€"bSl·· Orlholomicus suluralîs Gyll.
Taphrorychus villifrons Duf. .
Xylolerus signalus F. CER^SUSlR°S^CE^E)
Xylolerus domesiicus L. S. (Ruguloscolylus) rugulosus _
Anîsandrus dispar F. Müller
Ernopoccrus fagi F. S. (Ruguloscolylus) mediferraneus
« ' Eggcrs
C^I‘LlTmS(C°NIFER^E) S. (Rugulosmlylus) amygdali
Phloeosinus bicolor Brullé Guérin
Phlovosînus fhuyae Pvrris Scolylus rnsîfvr Eichholï
Smlylus mali Bccht.
C^"YC°T°ME (LEGUMINOSAE) Polygraphus grandiclava Thoms.
Phloeophlhorus rhododaciylus Marsh. Anisandrus dispar F.
Liparihrum genislae Aubé Xyleborus saxeseni Batz.

282 c01.120x>1·È1=xEs sc0LYTx¤Es
Plaiypus cylindrus F. D1z1.PmN1UM (RANUNcULAcEAE)
Cerasus (Rosaccae), voir Prunus. Thamnurgus delphinü Rosenb-
CHAMAEROPS (PALMACE) DENDROBIUM (ORCHIDACEAE)
Cûcwlrypes dactyhperda F' Xylosandrus morigmus Blandf.
CITRUS (HUTACEAE) DIOSPYROS (EBENECEAE)
Hypalhenemus asperzcollzs Woll. Hypolhmemus aspericows Woll.
CLEMATIS (RANUNCULACEAE) ELEAGNUS (ELEAGNACEAE)
Xylocleples bispinus Duft. _ _ _
Xyzûczepze. 1..-..m Rem. Hvlewws ~'~P~d~ F-
CORYLUS (CORYLACEAE) Eupnomam (¤¤P1a0marAcm¤)
S.(Ruguloscolylusjrugul0susMüller Thamnwyus vhamvîae Eî¢hh·
Scolygus [devis Chap. Thamnurgus varipes Eichh.
Scolyius carpmz Ratz. FAGUS (COHYLACEAE)
Pseudolhamnurgus scrulalor Pan-
dgué S. (Ruguloscolylus) rugulosus Ratz._
Lymanl0r_c0ryli Pcrr. Sëûlylüâ RQQTTMZCUS F-
Taphrarychus villifrons Duf. Swlylus ml"‘_c‘fi"—" Rat·z·
Taphrorychus bicolor Herbst. I gcûîylus îa"Pf"‘CI}îal*z·_
co ytus aevzs apms
CRAETAGUS (ROSACEAE) Hylesinus oleipcrda F.'
S. (Ruguloscolylus) rugulosus Müller L€P€î°¢$i"u$ früîini P*mz·
Scolyius mal; Bechtl Taphrorychus bicolor Herbst.
Anzmdms dispar F. îapzrvrycîvs Z§¥:îZ<>#wED1~É
a rorcus reus xc .
CRYPT°MEm^ (~C°N"°ER^El D.p(DryïJc0elinnls) villosus F.
Hypolhenemus aspericollis Woll. î’”';°ï°C€'Us•fa9; RF
y 0 crus szgna us .
CUPRESSUS (COMFERAE) Xylolcrus domeslicus L.
Phloeosînus bicolor Brullé Anisandms di$Pa*Z F-
Phloeosînus ihuyae Pmas îyîegvws ;w¤¢mhRa*;· t
ye orus ryograp us a z.
CYDONIA (R°$^CE^El Xyleborus monographus Ratz.
s. (nuguzaswzyzus)mguzms Müilu Plafypus vylwdws F-
Scolylus mali Bccht. FICUS (MORACEAE)
Anisandrus dispar F.
Hypaborus ficus Er.
CYTISUS (I-EGUM]N°S—^·El Hypoihenemus aspericollis Woll.
Hylaslinus obscurus Marsh.
Hylasiinus Fankhouseri Reitter FRAXINUS (OLEACEAE)
Phloeophiharus rhododaciylus Marsh. Scolylus K irschi Skal.

LISTE mas PLANTES·HOTES 283
Scolylus scolyius F. LAMwM (LABIATAE)
Hylesinus crenalus F. Th K I b h- B h
Hylesinus olciperda F. amnurgus aim ac l ac
Lepercsinus [raxinî Panz. LARIX (C0N""ER·‘·El
Leperestnus omf Fuchs Xylechinus pilosus Batz.
Lepercsmus crm Fuchs var. Wach· Blastophagus pinîperda L_
il" R_°m'°l`· _ Dendroclonus micans Kugl.
xlïlàlueïâzbusjaarabîoxdcs Bern. Hylurgops poamahfs GYIL
'sa ms mp"': · Hylasies camcularzus Erxchs.
XyIeb°""8 sajusem Rat?· Dryococies aulographus Batz.
Plalypus cylmdms F· Cryplurgus pusillus Gyll.
GENISTA (LEGUMINCSAE) Cryphalus abielzs Batz.
_ Cryphalus piceac Batz.
Hylaslznus obscurus Marsh. Xylotems [imams OL
Phloeophlhorus crîslalus Fauvel. Püyophlhoms glabmtus Eichh_
PM¤·°P*·"w*¤#rhvdvdzclvlesMam- P. (Pilyoceragencs} bzsmdmzazus
Phloeophlhorus Sharp: Gu1lb. Eichh•
LfP""”"'”m °°"·°f°””' E'°h'h· Pityokleines curvidens Germ.
L'p°'lhm”' gmlslae Aube Pilyoklcines spinidcns Beittcr
GERANIUM (cEn.~.NxAcm1a) Ips iypogmphus L'
Ips ccmbrae Herr.
Hypoihcnemus aspericollis Woll. Ips amilinus Eichh.
Orlholomicus laricîs F.
~ Havana (amntacmn) L
Kissophagus hederac Schmidt · AURUS (L;`URACEAE)
Kissophagus Nwaki Rental. Lzparlhrum colchzcurrz Sem.
Taphrorychus villifrons Dufy Hypoihenrmus aspcrzcollzs Woll.
Hypolhcncmus aspericollis Woll. LIGUSTRUM (OLEACEAE)
H1¤¤S<=¤S(M^LvA¤¤A¤l Phlaeolribus scarabacoides Bern.
E*~·>P··*~s mme Pam' L1v1Ncs·1·0Nx.~. (PALMACAE)
Jucums (JUGLANDACEAE) Coccolrypes dactylîpcrda F.
Leperesinus fraxini Panz. MACLURA(MORACEAE)
Taphrorychus bicolor Herbst. th · U- W Il
Anisandms dispar F. Hypo enemus asperzco xs. 0 .
Xyleborus saxesenî Batz. MALUS (a0sAc1z.u;)
Plafypus vyîîndws F- s. (nuguzomzyzus) mguzms
J Müller
UNIPERUS(CONIFER^El S. (Ruguloscolylus) medilerraneus
Chaeloplelius veslilus Muls. Bey' Eggers
Phloeosinus bicolor Brullé Scalulys mali Becht.
Phloeosinus lhuyac Perris Scolylus mali v. pyri Batz.
10

284 COLÉOPTÈRES SCOLYTIDES
Leperesinus fraxini Panz.' Dadylotrypes Uytlcnboogaariii
Pseudoihamnurgus scruialor Pand. Eggers
Lymanlor coryli Perrîs P
Anisandrus dispar F. HYLLIREAl0LEAcEAE)
Xyleborus Samana Batz. Hylesîrws vleîperda F-
plagypus cylindpus F_ Phlaeolribus scarabaeoides Bern.
Phlocophlhorus crislalus Fauvel
MEDICAG0 (LEGUMINOSAE)
Hylasiinus abscurus Marsh. PEE" (CGNIFERAE)
Xylechinus pilosus Batz.
MELHDTUS <LE<=¤M1~<>SA¤> Phthorophloeus spinulosus Rey
Hylaslinus obscurus Marsh. Dendroclonus micans Kugclm.
MESPILUS (ROSACEAE) Blasiophagus minor Hartig
Blaslophagus piniperda L.
S. (Ruguloscolyius) amygdali Guér. Polygraphus p0lggraphus· L.
Scolyius mali Becht. Polygraphus subopacus Th0mS.
Anisandrus dispar F. Hylurgops glabraius Zett.
H lurgo s allîatus G ll.
MORUS (MORACEAE) Hglasiesparllgusiafus Hyèrbst.
Liparlhrum mori Aubé Hylasfes canicularius Erichs.
H ypoihencmus aspericollis Woll. Hylasles alcr Payk.
CLEA (OLEACEAE) Dryocoeies auiographus Batz.
Dryacoeles heclographus Beitter
Scalyius pygmaeus F.' Crypiurgus pusillus Gyll.
Hylesinus oleipcrda F. Cryplurgus cinereus Herbst.
Leperesinus fraxini Panz. Cryphalus abielis Batz.
Chaeiopiclius vesliius Muls. et Bey Cryphalus piceae Batz.
Phloeolribus scarabaeoides Bern. Xyloierus lineaius Ol.
Phloeophlhorus crisiaius Fauvel Pilyophlhorus glabraius Eichh.
Phloeophihorus rhododaclylus Pilyophlhorus ` exsculplus Batz.
Marshf Pilyophihorus pityographus Batz.
Eslenoborus Perrisi Chap. Piiyogenes chalcographus L.
ONONIS (LEGUMINOSAE) Pilyogenes irepanalus Nordl.
- P. (Piiyoceragemzs) bidenfalus
Hylaslinus obscurus Marsh. Herbst.
ORIGANUM (LABIATAE) P. (Piiyoceragenes) bisiridenëzïîh
Thamnurgus Kallenbachi Bach. Pilyokicînes curvidéns Germar
OgTRYA(BFTlYLA(_FAF) Piiyokieînes Voronizovi Jacob.
` ' ” ' ' Pilyokleines spinidens Beitt.
Smlyius mrpini Batz. Ips sezdenlalus Boem.
PHOENIX (PALMACEAE)  É  îîgëp 
Coccofrypes daciyliperda F. Ips amilinus Eichh.

L1s1·x: mas 1>r.A1~¢1·1zs~1~10·rEs 285
Orlholomicus suiuralis Gyll. P. (Piiyoceragcncs) bîdenfalus
Ortholomicus laricis F. Herbst.
PINUS (CONIFERAE) P. (Pilyoceragcnes) quadrzîîâzîti
Ph”‘°'°Phl°°"$ ÈPi”ul°s“s Rey P.(Pilyoceragcnes)calcaralus Eichî.
Dmdrûmnus miams KuSlm' Pilyokleines curvidens Germ.
gîasiopîagus ~z·'i<>*;aï*g Ips mdmzazus nom.
GS op aglls plI1lp8 G . I d l· I S hlb.
Polygraphus polygraphus L. IS; Iyzîgîïplâîls Iîh
Polygraphus subopacus Th0ms.' IPS œmbmc Hem
Palygraphus grandiclaua Thoms. IPS amüùws Eichh_
Hylwvus ugniperda F' Ips acuminalus Gyll.
Hylurgus Mickmzi Wa°ht" Orlhoiomicus erosus Woll.
Hyl“"g°PS glabmlus Z°tt‘ Orlhofomîcus longicollis Gyll.
HUI"'!/°P‘ pauialus GYIL Orlholomicus suluralis Gyll.
Hylasles ale" Payk‘ Orlholomicus prozîmus Eichh.
Hylasies anguslalus Herbst. Orlholomiws laricîs F_
Hylasles allenuaius Erichs.
Hylasles linearis Erichs. PIRUS (MSACEAE)
Hylasles linearis ssp. corliëpzrlzîsa S_ (Ruguloscolylus) mgutosus
. PIC .  
Hylasles opacus Erichs. Swlytus mali Bach'; u cr
Dryococlcs auiographus Ratz. Sœlyms mali v_ Pyr; Ram
Dryocoeles hcctographus Reitter Lepeœsinus fmzini Pam:
Carphvbm Pî'}î_Eî<=hh· Lymanlor coryli pmi.
Carphoborus mzmmus F. Anisandms dispm. F_
Cryplurgus plzsîllllâ GYM- Xylgbgrus saxcsenî Ratz-
Cryplurgus numidicus Ferr.
Cryplurgus mcdilerraneus Eichh. P1s1·.~.cxA (ANACABDIACEAE}
gryplurgus clîœrws Herpst" Chaeloptelius vestilus Muls. ct Rey
ryplurgus crzbrellus Rextter E t Ob P8 M Cha
Cryphalus piceac Batz. Sm ams rr . HR' W Il
Xylolems [imams 01. Hypolhenemus asperzco as 0 .
X yleborus curygraphus Batz. _ P1.A1·.41ws (1>1..u·.«NAcE.«E)
Anisandrus dispar F. , _
Gnaiholrichus maieriarîus Fitch. HyÃJ°!hen°m:`î aspëlwoms WML
Pilyophlhorys Lichlcnsieîni Batz. Amsandms lspar '
Pilyophihorus pubcsccns Marsh. POPULUS (SALICACEAE)
Pilyophlhorus Buyssonii Beitter.
Pilyophlharus glabralus Eîchh. Scolylus mullislriaius Marsh.
Pilyophihorus maureianicus Pcyh. Scolylus Kirschî Skal.
Pilyophlhorus czsculptus Batz. _ Scolylus inlricafus Batz.
Pilyogenes chalcographus L. Scolyius scolyius F.
Pilyogenes lrcpanalus Nordl. Taphrorychus bicolor Herbst.

286 conéovràmzs sconvrxnss
Trypophloeus asperalus Gyll. Xyleborus saxescni Batz.
Trypophloeus granulalus Batz. Anisandrus dispar F.
Trypophloeus spiculatus Eggers Plalypus cylindrus F.
Xyleborus cryplographus Batz.
Xylcborus Pfcili Batz. RETAMAUEGUMINOSAE)
Anisandrus dispar F. Liparlhrum genisfae Aubé.
PRUNUS (ROSACEAE) Phloeophihorus rhododaclylus Marsh.
S. (Ruguloscolylus) rugulosus RHAMNUMRHAMNACEAE)
Müller Scolylus muliislriaius Marsh.
S. (Ruguloscolylusj medilerraneus Lymanlor coryli Perris
Eggcrs
S. (Ruguloscolyfus) amygdali Guer. ROBINIA (LEGUMINOSAE)
Swlytus mullishïalus MaT’$h· Leperesinus frazini Panz..'
Scolyius ensifcr Eichh. Pleleolius viilaius F."
Scûlyius Kîrschî Sk¤l· Hypolhcnemus aspericollis Woll.
Scolylus mali Becht. '
Polygraphus grandiclava Thoms. ROSA (RUS-*CE^El
Ly'&ic