FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du lüjuillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 19X \   `\€—' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SoCrETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion scientifique
française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique spécialisés
destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre
en France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces ouvrages s‘adressent tout autant
aux professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages de référence, rassemblant, notamment
pour les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée par une
équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel des ressources
financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association, consultez notre site
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La FÉDÉRATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur Internet, à la
disposition de la communauté naturaliste l‘intégralité du texte de Pierre FAUVEL consacré aux Polychètes
errantes publié en 1923. Ce volume est actuellement épuisé et ne sera pas réédité.
Cet ouvrage est sous une licence Creative Commons pour vous permettre légalement de dupliquer, le
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Montpellier, le 5 avril 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

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FEDERATIGN FRANQAISE DES s0c|E·rEs DE SCIENCES NATURELLES ·
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE
POLYCHÈTES ERRANTES
mn
· Pierre FAUVEL ·
vuorzssmun A Uumvznsmî CATHOLIQUE nïammns
Àvac 2011 dessins en 181 figures
PA R I S _
PAUL LECHEVALIER, 12, RUE DE Toumou (v1°)
1923
Collectlon honorée de subventions de l’Acadérnie des Sciences de Parle
(fondations R. Bonaparte et Loutreull), de la Caisse des Recherches Scientifiques
et d'un¢ souscription du Ministère de Plnstructlon Publique

· PRÉFACE
Bien que les Annélides Polychètes aient été l’objet d`un nombre
considérable de travaux, il n’existe.encore aucun ouvrage d’ensemble
traitant systématiquement de la faune de la France.
L’ « Histoire des Annelés », de ne Quyrnarxcas (1865) est une vaste
compilation, à peu près inutilisable, de diagnoses insuffisantes et
n’a plus qu’un intérêt historique. Les « Annélides de Dinard » et
des « Côtes de France », du Baron nn Sams-Josnpn (1887-1906),
ouvrage indispensable à tous ceux qui étudient les Polychètes, ne
renferment pas toutes les espèces de notre faune et si certaines y sont
décrites en détail, d’autres y sont seulement mentionnées briève-
ment.
L’étranger n’est guère mieux partagé. A peirie peut-on citer,
comme travaux d’ensemble, « Nordiska Hafs Annulater » (1865) et
« Annulata Polychaeta Spetsbergiae » etc. (1867), de MALMGREN,
excellent ouvrage, avec des diagnoses latines précises et des figures
très claires, mais limité à la faune des Mers arctiques et des côtes
Scandinaves et déjà ancien; « Systematis/c-Geographisk Oversigt over
des Nordiska Annulata » (1882), de LEv1NsEN, réduit à des tableaux
analytiques en danois, avec de très courtes descriptions et peu ou
pas de figures; « Wurmfciuna von Madeira » (1879-1884), de LAN-
Ganmns, et enfin « British Annelids » (1900-1915), de Mc’ Iivrosn,
ouvrage considérable, luxueusement illustré, mais non encore terminé
et manquant de clefs analytiques. Cette faune anglaise ne correspond
qu’à une petite partie de la nôtre.
Cette absence d’0uvrages classiques et complets de systématique
entraîne la nécessité d’une bibliothèque considérable pour déterminer
quelques Annélides. Encore faut-il être très au courant d’une syno-
nymie fort embrouillée pour pouvoir utiliser avec fruit la plupart des
· I

2 nous nmrnxnciz. - ronvcnàrss murmures
mémoires tels que ceux de CLAPARÈDE sur les « Annélidcs Clzéto-
podcs du Golfe de Naples » (1868-1870) et sur les « Annélides de
Port- Vendrcs » (1864). C’est pour cette raison que nous avons dû
étendre davantage le présent travail et sortir un peu du cadre général
de la Faune de France. Il a fallu développer un peu plus l partie
bibliographique et donner tous les synonymes avec leurs références.
Le lecteur pourra ainsi utiliser tous les mémoires portant sur la_faune
de nos côtes et qui renferment souvent de bonnes descriptions, avec
d’excellentes figures, sous des noms périmés ou tombés en synonymie.
, Nous avons cherché à produire un ouvrage pouvant être utilisé
par toutzoologiste ayant quelques notions de systématique et pou-
vant également rendre service aux spécialistes en leur fournissant
une synonymie mise au point, autant que possible, des diagnoses
suflisamment détaillées etœomparables, avec des figures exactes et
des renvois aux mémoires dans lesquels ils trouveront la bibliogra- ·
phie complète qu’il était inutile de rééditer.
L’index bibliographique du premier volume contient : 1° la liste des
notes et mémoires spécialement relatifs ala faune de nos cotes, laissant
de côté les travaux purement anatomiques ou histologiques, sauf lors- _
qu'ils sont cités dans l’introduction; 2° l’indication de tous les autres
ouvrages sur les` Annélides cités dans le texte. Ceux qui sont rela-
tifs aux Sédentaires feront l’objet d’un index supplémentaire dans le
` deuxième volume · .
Nous nous sommes conformé autant que 'possible>aux règles de
la nomenclature édictées par les divers Congrès de Zoologie, mais
nous avons dû appliquer parfois la loi de priorité « cumlgrano i
` salis », suivant l’expression d’un éminent collègue. ll—est, à notre
sens, absolument injuste et déplorable de remplacer un nom généra-
lement admis depuis de longues années; et,basé sur d’excellentes
descriptions, par un nom plus ancien, mais en somme fort douteux,
correspondant le plus souvent à une description inexacte ou tellement
vague et incomplète qu’elle peut convenir à plusieurs espèces et que
parfois elle ne permet même pas de préciser le genre! C’est cepen-
dant ce que font trop fréquemment certains zoologistes d’outre-Atlan
tique. La nomenclature n’est pas. un but en soi mais un instrument.
Il ne faut pas le rendre inutilisable. Ces vieux noms doivent être sim-
plement cités avec un point de doute.

rnémcu l 3
L’idéal eût été de revoir tous les types. Malheureusement la plu-
part n’existent plus, les autres, dispersés dans les Musées d’Europe
et d’Amérique, sont trop souvent en mauvais état de conservation
et inutilisables. En admettant qu’un homme pût mener à bien pareille
tâche, les frais et le temps nécessaires seraient hors de proportion ·
avec le résultat obtenu.
Depuis trente ans, nous avons toujours continué nos recherches
_d’Annélides sur les côtes de la Manche et‘ de l’Océan, à mer basse
et en dragages. On nous a confié la détermination du matériel con-
sidérable des campagnes du Prince de Monaco, d’importantes collec
tions du Muséum de Paris, de récoltes faites dans les Mers arctiques,
l’.\tlantique Sud, l’©céan Indien, le Pacifique. Enfin, de nombreux
correspondants, parmi lesquels nous sommes heureux de remercier
ici MM. DOLLFUS, DE BEAuc11AM1>, FAGE, Msncmn, Miomar., MoNoD,
\ ou RÉAU et Saumur, nous ont communiqué les Polychètes recueillies
par eux sur nos cotes. Nous avons donc eu l’oceasion d’examiner un
grand nombre d’espèces représentées par des milliers de spécimens
vivants ou conservés. C'est pourquoi, bien qu’ell`rayé par l’immensité
de la tâche, nous avons cru pouvoir céder aux instances de nombreux
zoologistes et entreprendre un travail aussi long et aussi diflicile,
sans cependant nous faire illusion sur Pimperfection du résultat.
Nous avons pu avoir entre les mains la plus grande partie des
espèces décrites, le nombre de celles dont nous n’avons pu nous pro-
curer ni spécimen ni préparation étant fort restreint.
Nous avons reproduit nous-mème, et aussi exactement que pos-
sible en dessin au trait, les figures des auteurs des meilleures descrip-
tions, après les avoir soigneusement contrôlées, et nous y avons
ajouté un nombre considérable de figures originales d’après nos pré-
parations.
Cette Faune comprend toutes les Polychètes dela partie méridio-
nale de la Mer du Nord (cotes d’Anglete1·re, de Hollande et de Bel-
gique), de la Manche, de l’;\tlantique (des côtes .d’Irlande à Gibraltar)
et de toute la Méditerranée.,Pratiquement, elle renferme donc toutes
les Polychètes de l’Europe, à l’exception seulement des mers arcti-
ques, de l’Ècosse, de la Scandinavie, de la Baltique et de la· Mer
Noire. · ·

INTRODUCTION
Les Polychètes forment, avec les Oligochètes, une importante subdi-
vision du groupe des Chétopodes, Vers Annelés pourvus de soies locomo-
trices. Chez les Oligochètes, ces soies peu nombreuses à chaque seg-
ment sont implantées directement dans les téguments, le corps étant
dépourvu de pieds. Il n’existe pas d’appendices. Uhermaphroditisme est la
règle dans ce groupe, tandis que chez les Polychètes les sexes sont ordi-
nairement séparés. Chez celles-ei, les soies, très nombreuses, sont portées
· par des parapodes différenciés et il existe souvent des appendices variés.
Enfin, sauf rares exceptions, les Polychètes vivent dans la mer, alors que
la plupart des Oligochètes habitent l’eau douce ou la terre humide.
i¤ MORPHOLOGIE EXTERNE
La forme générale du corps est extrêmement variable suivant les familles.
Théoriquement, on le divise eniprostomium, ou lobe céphalique, métas-
wmium, comprenant tous les segments suivants, et pygidium formant
Pextrémité postérieure. Pratiquement, au moins chez les Errantes, on
désigne, sous le nom impropre, mais commode, _de tête le prostomium, le
segment buccal et un certain nombre de segments plus ou moins profon-
dément modifiés portant des appendices divers : antennes, palpes, cirres
zentaculaires (fig. 2, at, pp, ct). Le reste du corps peut se composer d’un
nombre parfois très élevé de segments tous semblables entre eux, comme
chez certains Syllidiens, Alciopiens, Glycériens, Néréidiens, Euniciens
(fig. 1, c, d, G) ou, au contraire, présenter des régions différenciées en
thorax, abdomen, queue, comme chez les Arénicoles, les Hermelles, les
Térébelles et la plupart des Sédentaires (fig. 1, f àl). Le corps peut donc
êre très allongé, vermiforme (fig. 1, c, d) ressemblant à un ver de terre, ou,
au contraire,, court, ramassé, à régions profondément différenciées por-
tant des appendices nombreux et variés, tels que cirrcs, branchics, élytres,
(fig. 1, a, b, f, h, m, k, 1).

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  et â ·e* ‘·,   :
Fm. L — a, Lcpidonotus clava. — b, Notopygos megalops. - c, Callizona Angelini. —
d, Glycère. — e, Perinereis wltrifera. —f, Arcnicola marina. —- g, Travisia œstroïdes,
— h, Lagis Koreni. — i, Térébelle. -— k, Sabelle. -— 1, Mcrczerelta cnigmatica et son
tube m, grossxs. Toutes les autres ligures sont environ de grandeur naturelle. ‘
Le prostomium, ou lobe céphalique, peut présenter de grandes varia-
tions, simple cône obtus chez les Lumbriconereis (fig. 2, h), annelé chez les
Glycères (fig. 2, d), carré, ou en écusson, chez les Nephtlzys (fig, 2, c),
plus ou moins compliqué chez les Néréidiens et les Aphroditiens (fig. 2, b,
f,); il se réduit à une bandelette transversale chez les Sabellcs et les Ser-
pules. Le prostomium porte souvent des yeux au nombre d’une ou deux
pages, paârfois davanîîge, sirnpîîs tâche; piggienîlaires, ou organes bien
i erencx es pourvus un crista in ig. , a, ,c, ).
Appendices. — Les appendices, ou productions saillantes du corps des
Annélides, peuvent se classer en deux groupes : Les uns sont purement
épidcrmiques et pleins, ce sont les styles et les stylodes, les autres sont
creux et constitués par l’ensemble des couches formant la paroi musculo-
cutanée du corps. _
Dans la catégorie des styles, rentrent l`extrémité des antennes, des·
cirres, des palpes. Quand l’organe est supporté par un article basilaire
creux, on donne à ce dernier la dénomination -p/zore. L’antenne se di-

6 rwivn ne rames. — ronvcnàrns imnmrns
vise, par exemple, en cératostyle et cératoplzore, le oirre, en cirrostyle et
cirrophore, le palpe en palpostyle et palpophore (fig. 2, b, ps et pp),
Parmi les appendicescéphaliques, on distingue : 1° les paQ2es, inner-
vés par un gros nerf provenant du cerveau antérieur. Ils peuvent être
' simples, allongés, préhensiles (Spionidiens) ou courts et articulés (Néréi-
diens, Syllidiens (fig. 2,h, c, k, f, p); 2° les antennes, innervéespar le
cerveau moyen (fig. 2, at); 3° les cirres tenzaculaires, qui n`appartien-
nent pas au prostomium mais qui représentent les cirres des segments
fusionnés pour former la tête.
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cv gi) O __ _
S-? 1 Q J
Fm. 2. -— a, Tête et trompe de Phyllodoce muc0sa.— h, id. de Perinereis cultrifera. —
c, région antérieure de Syllis cornutœ. — d, id. de Glycem convolutn. — e, id. de
Nephthys cirrosa. — f, id. de Lepidonotus clava. - g, id. d'Ampharete Gpubei. -—
h, id. de Lumbriconereis. — i, id. de Clymenc lumbricoïdes. -·— k, id. de Nerim? oul-
garis.-—— 1, trompede Lagisca, de face, avec papilles et mâchoires. —(at, antennes; br,
branchies; ct, cirres tentaculaires; el, élytrophore; p, palpes; pp, palpophore; pr;
pI‘0SÈOHlll1Iïl; p8, p3.lpOSÈylG; Oït, 01'g3.Il€S l’lUC3·l1X).
Parapodes. — Les parapodes, ou pieds, sont des expansions latérales
de la paroi du corps présentant une structure souvent fort. complexe. Ces
organes sont extrêmement importants au point de vue de la classification.
Avec les soies qu`ils supportent, ils fournissent les principaux caractères
distinctifs. .

Ponïcuàms nnnaums. — INTRODUCTION 7
Chaque segment porte une paire de parapodes composés typiquement de
deux rames : 1° une rame dorsale ou haemale; 2° une rame vcntrale, ou
neurale. Lorsque les deux rames se détachent d’une base commune, comme
c’est le cas le plus fréquent chez les Errantes, le parnpode est dit monos-
tique (fig. 3, d, e, f); quand les deux rames sont distinctes et plus ou
(moins écartées, comme chez les Sédentaires, le parapode est distique
` _ de ....
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Fm. 3. — Parapodesz a, subbirème, de Podarke pallida. — b, d’Eunice. — c; d,bîrèmes,
élytrigère et cirrigère d’Aph1·oditîen. — e, birème, de Nereis. —- I, birème, de Neph-
thys. — g, sesquirème, de Slaurocephalus. — h, unirème, de Phyllodoce. — i, dis-
tique. d’Amphïcteis, rame dorsale et pinnule ventrale. - k, «l’Aricien. - l, distique,
d’Arénicole. —- (ac, acicule; br, branchie; cd, cîrre dorsal; co, cirre ventral; el
élytre; pi, pinnule; to, tore uncinigère).
Dans un parapode de Nereis, par exemple (fig. 3, 6), on distingue :
1° deux mamelons sétigères supportant les soies et soutenus intérieure-
ment par de gros aiguillons bruns que 1’on désigne sous le nom d‘acz'cules
(ac) ; 2** des lobes parapodiaux, languettes et lèvres, expansions mem-
braneuses arrondies plus ou moins développées; 3° un cirre dorsal et un
cirre ventral (cd, cv). Les parapodes peuvent porter en plus, chez les
Euniciens, par exemple, des ln·anchz'es simples ou ramifiées situées à la

8 FAUNE DE FRANCE. ·— POLYCHÈTES ERRANTES
face dorsale, ou parfois entre les deux rames, chez les Nephthys (fig. 3,
h, f].
Les parapodcs sont dits birèmes, ou biramés, lorsque les deux rames
sont également développées (Nerezk, Nephthys, fig. 3,d, 0, f); sulzbirèmes,
avec un cirre dorsal développé mais soies et mamelon dorsal notablement
réduits (Podarlce, fig. 3, a); sesguirèmes lorsque le mamelon dorsal a dis-·
paru et n’est plus représenté que par quelques soies ou acicules [Eu-
nice, Staurocep/zalus, fig. 3, h. g]; unirèmes, ou uniramés, quand la rame
dorsale n‘est plus représentée que par son cirre (Syllidzens, Phyllodociens)
ou manque complètement (Lumbrzlconerds, certaines Sédentaires, fig. 3, h).
Chez les Sédentaires, la rame ventrale est souvent réduite à un bour-
relet transversal saillant, ou tore uncinzgère, dépourvu de oirre et armé
de courtes soies (fig. 3, l). t
Soies. — Les soies des Annélides sont des productions chitineuses, des
sortes de poils présentant les formes les plus variées et fournissant des
caractères très précieux pour la détermination. On peut les diviser en soies
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Fxe. 4. —- Soies simples, grossies de 100 a 200 fois: a, acicule. -·— b, barbelée d’Her-
mi0fte._-— c, capillaire épineuse. —- d, en brosse, de Panthalis; e, de Lagisca. — E,
capillaire lisse. — g, àl plaquette, de Nephthys. — h, lyriforme, de Nephthys —- i,.
limbée ; — k, bilimbée, d’Amphim!e. -·- 1, d’Ap0matus. - m, de Salmaciue. —- n, de
Serpule. — 0, géniculée de Serpulien. — p, en palette, deP0tamilla. — q, styliforme,
de Chétoptère. — r, pectinée, d’Eunicien. — s, t, palées de Sabellaria.

ronvcnàrss nnnmrizs. - 11v·raonUc·rxoN 9
proprement dites et uncini, que l'on désigne encore sous le nom de cro-
chets ventraux, plaques onciales, crochets aviculaires. .
Les soies proprement dites peuvent être simples ou composées. Les
soies simples, longues et minces, sont dites capillaires (fig. 4, c, f'). Elles
peuvent être simplement filiformcs et lisses, comme chez l’Aphrodite, ou
ornées de fines épines, comme chez les Clyméniens; plus ou moins
arquées, aplaties, bordées d’un limbe sur un ou deux côtés (fig, 4, i, k, I).
Ce limbe peut se décomposer en épines ou en filaments donnant des soies
plumeuses ou en balai(fig. 4, d). Plus souvent, elles sont garnies d’écailles
tranversales ou de rangées d'épines, de bandes dentelées, d‘ailerons, ou
de grosses dents saillantes (Aphroditiens, Nephthys, Serpuliens, fig. 4, e,
g·, m, n, 0), pectinées, géniculées ou en cornet (fig. 4, 0, r).
Lorsqu`clles sont courtes, robustes, en aiguillon, ou aplaties en palette,
elles portent le nom de paléés (fig. 4, p, q, s, t). Elles peuvent alors être-
disposées en peigne ou en couronne dans la région antérieure, chez les·
Ampharétiens, Amphîcténiens, Sabellariens (fig. 1, h, fig. 2, g). Très
exceptionnellement, elles sont bifurquées, telles les soies lyriformes de
certaines Nephthys (fig. 4, h). ‘
Les soies articulées des F labelligériens (fig. 5, h) forment le passage aux
soies composées qui sontformées d’une partie basilaire, ou hampe, et d’un
article terminal plus ou moins long s’articulant avec elle. Lorsque les deux
' branches latérales de l’articulation de la hampe sont de même longueur,
la soie est dite homogomphe. Dans le cas contraire, Particulation est hété-
rogomphe (fig. 5, g). Si la différence entre les deux côtés de Particulation
est peu marquée la soie est Izémzlgomplze.
Les uncini, que l’on trouve généralement dans la rame ventrale des
Sédentaires, sont des soies plus qourtes, souvent de forme ramassée en.
plaque dentelée ou en étrille (fig. 5, 0 à y). On peut souvent y distinguer
un rostre avec son vertex, une garde et un manubrium, ou manche. Les
uncini des Arénicoles (fig. 5, I) sont sigmoïdes, avec une grosse dent ros-
trale et un long manubrium. Ils ressemblent à des soies d`Oligochètes.
Ceux des Clyméniens (fig. 5, m) sont dentelés au vertex et munis de bar-—
bules sous·r0strales. Les plaques onciales des Sabelles (fig. 5,u) à large
manubrium, à rostre en bec d’oiseau surmonté de nombreux denticules au
vertex, sont dites aviculaires. Les uncini des Ampharétiens et des Téré-
belliens (fig. 5, 0, p, q, r, s) sont plus courts, en plaque découpée avec des
denticules au vertex souvent disposés en plusieurs rangées transversales.
Ces plaques onciales peuvent être soutenues à l’intérieur du tore par des
filaments chitineux, ou soies-tendons (fig. 5, p, r, t). Suivant que les ran-—
gées d’uncini ont les dents dirigées vers la tète ou vers la queue de l’ani-
mal, on les nomme rétrogressives ou progressives parce qu’elles servent à.
l’anima1 à progresser dans son tube en avant ou en arrière en s’ancrant,
dans la membrane qui le tapisse intérieurement. l.es uncini peuvent être
disposés sur une ou deux rangées opposées ou alternées, dans chaque

10 num: ma rnamcn. — ronrcnèrss nnnmrss
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-1;/ccllgïlînt 5};
Fm. 5. - Soies : a, aciculaire, d’Eunicien. — b, articulée, de Stylarioïcles. —- c, com-
posée, de Siphonostoma. — d, de Leanira. -- e, de Syllis. - f, de Phyllodoœ. -—
g, hétérogomphe, de Nereis,-— h, natatoire, d'H8É6TO7î€T87:S. —- i, en serpe, de Ly-
sidicc. —- Crochets et uncini grossis de 300 à 400 fois : k, de Polydom. —- 1, d’Aréni-
cola. - m, de Maldanien. —- n, de Trichobramchus. — o, de Serpula, —— p, d’Amphic-
teis, -- q, d’Ampharete. —— 1*, de Polymnia, face et proûl. —· s, d’Amphitrite, face et
proûl. —· t, de Chétoptère. —— u, aviculaire de Sabelle. —-v, de Protula. —x, de Mer-
cierella. -— y, de Chone. ·
, tore. On dit alors qu’elles sont simples, doubles, opposées ou engre-
nantes.
2° ANATOMIE
Téguments. —— Les téguments des Polychètes sont constitués par un
épiderme, improprement appelé jadis hypoderme, recouvert d’une cuti-
cule plus ou moins épaisse, transparente, souvent finement striée et
percée de pores. La structure de cet épiderme est le plus souvent alvéo-
laire, c’est-à-dire qu’il est formé de cellules de soutien alternant avec des
cellules à.mucus. L’extrémité inférieure des cellules de soutien peut—
former un feutrage plus ou moins serré constituant alors une basale. Chez
les larves, et en certains points du corps des adultes, Pépiderme peut

ronvcniarss nnnamns. — nvraonocriozv · ii'
étre cilié. Dans d’autres régions il peut au contraire acquérir une grande
épaisseur, comme dans les boucliers ventraux des Térébelliens et des
Sabelliens qui forment, à la face inférieure des segments, des plaques
saillantes rectangulaires ou polygonales, entières, chez les Térébelliens,
ou divisées en deux par un sillon copragogue chez les Sabelliens et les
Serpulicns. Ces boucliers, très riches en cellules à mucus, servent à la
sécrétion du tube.
Tube. — Contrairement à ce que 1’oz1 pourrait penser, le tube n’est pas
spécial aux Sédentaires, ou Tubicoles, comme on les désigne parfois. On
peut rencontrer ce mode de protection chez des Errantes typiques telles
que certaines Eunices ou Néréis. En ce cas, le tube peut être réduit à un
simple manchon de mucus plus ou moins durci, ou constitué par une enve-
loppe membraneuse recouverte de débris de coquilles ou de petits gra-
viers. Par contre, le tube de certaines Sédentaires, Arénicoles, Térébelles,
Ariciens, n’est qu'une simple galerie, souvent transitoire, creusée dans le
sable ou la vase et lubréfiée par du mucus.
Chez la Sabelle, le tube, formé de couches successives de mucus durci
et mélangé de fines particules vaseuses, acquiert l'aspect et presque la
consistance d’un tube de caoutchouc gris (fig. 1, k). Chez le Bran-
chiomma, ce tube se recouvre de gravier et de débris de coquilles, tandis
que celui de Lanice conchilega (fig. 6, hl se termine en éventail aplati
dont les franges sont formées de grains de sable collés bout à bout. Cette
disposition conduit aux tubes constitués par des matériaux étrangers, tel
celui des Pectinaires, formé de grains de sable disposés sur une seule
couche en maçonnerie en mosaïque soigneusement jointoyée par un
ciment blanc. L‘intérieur est doublé d’une fine membrane. Ce tube n’est
pas fixé et la Pectinaire le traîne avec elle, comme un Dentale sa coquille
(fig. 6, f). Les tubes chitineux de l'Hyalz'nœcz'a tubicola, également
libres, ressemblent à un cosseau de plume transparent muni d’un système
de valves en mître protégeant l'habitant contre les intrus.
Le tube des Serpuliens, sauf chez les Ditrupa, est fixé au substratum.
ll est calcaire, épais, blanc ou rose et porte des ornements divers :
carènes, stries, dents, collerettes (fig. 1, m). Il peut être transparent
comme du cristal (Placostegus) ou laiteux comme de la calcédoine,
droit, sînueux ou cnroulé en spirale dextre ou sénestre (Spirorbes,
fig- 6. 8}- '
Museulature. — Les muscles des Polychètes sont lisses (‘). La musculature
générale comprend trois groupes principaux de fibres : i° une couche
circulaire sous Pépiderme; 2** des faisceaux de muscles longitudinaux plus
ou moins développés; 3° des muscles obliques. Les différents organes,
parapodes, pinnules, branchies, tentacules ont chacun, de plus, leurs mus-
cles propres. La musculature longitudinale est de beaucoup la plus
1. Sauf chez Magelona qui a desmuscles strlés (Romeu, C. R. Acad. Sc. Paris, 1923, ctxxvx, p. 864)-

12 mena nn immcxa. - ponvcniarns mmaiwrns
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F10. 6.- a, branchie} de Térébelle. - b, de Spionidien avec branchie dressée. -— c,
pied de Glyccm gigantea avec hranchie cœlomique rétractile. - d, mâchoire de
Glycère. — e, mâchoires d’Eunicien. — f, tube de Pectinaire. — g, tube de Spirorbe.
——- h, tube de Lanicr conchilega. — Néphridies : i, d’A mplzicteis. - k, d’Amphzm:Le.
-—- 1, d’Eunicien. - m, de Nereis.-— n, d’Eulalia, (d’après Fncs). —— 0, d’A1·enicola ecau-
data avec gonade gi'. - p, de Nephzhys et solénocytes q (d’après Goonmcrn).
importante. Elle forme, soit une couche continue, soit un large faisceau
dorsal et deux ventraux, soit quatre gros faisceaux, ou davantage.
Cavîté générale. -— La cavité générale est ordinairement spacieuse chez
les Polychètes. Outre sa division en trois chambres longitudinales inégales
par les planchers musculaires obliques, elle peut être recoupée transver-
salement par des diaphragmes plus ou moins nombreux. Chez les
Errantes à cor s com osé d’un rand nombre de se ments semblables
P P _ S S
(Nerezîs, Nepît/zys, Eunzce), chaque segment est séparé du suivant par
un diaphragme étranglant le tube digestif et lui donnant l’aspect monili-
forme (fig. 7, c, e). Chez les Sédentaires à corps court, à régions diffé-
renciées, les diaphragmes sont moins nombreux, la région thoracique en
est généralement dépourvue, sauf dans sa partie antérieure (fig. 7, d, Are-
nicole}.
La cavité générale est tapissée par un mince endothélium. Elle ren-
ferme des amibocytes, des cellules lymphoïdes, des leucocytes, des éléo-
cytes, des phgocytes et les éléments sexuels.

rowcuàrns nnimxras. - mrnonucrrou 13
Appareil digestif. — Le tube digestif s‘étend le plus souvent en ligne
droite de la bouche à l’anus. Cependant, chez les Ampharétiens et les
Térébelliens, il peut exister une tendance à la formation d'une anse intes-
tinale, mais ce n’est guère que chez les F labelligériens, les S ternaspzls et
les Pectinaires que l’intestin décrit plusieurs boucles, sa longueur étant
alors très supérieure à celle du corps (fig. 7, a).
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Fm. 7. - Ap areil digestif : a, de Pectinaire. — b, d’Aphr0dite. — c, de Ncreis. — d,
P
_ dëlrenicola. -— e,·de Syllis. —- f, d’E'ulalia. - g, d’A mphicleis Gunneri.
Les différentes régions du tube digestif ne se distinguent parfois que
par leur structure histologique. Fréquemment, cependant, on peut y
reconnaître des parties macroscopîquement distinctes désignées sous les
noms, d’ailleurs arbitraires, de pharynx, proventricule, ventricule, gésier,
estomac intestin. Chez la lu art des Errantes et un certain nombre de
l _ P P _ _
Sédentaires, le tube digestif débute par une trompe exsertile, parfois
très volumineuse, qui peut être garnie de nombreuses papilles molles
(Phyllodociens, Nephthys, fig. 2, a, d, e, l) ou de denticules cornés (para-
gnathes des Nereis, fig. 2, b). La trompe peut, en outre, être armée d'une
grosse dent ou d'une ou plusieurs paires de mâchoires cornées, parfois.
très compliquées (fig. 2, h, c, d; fig. 6, d, 0). Uappareilldîgestif peut com- ·

14 _ FAUNE ns rnlmcn. - ronrcniarns Ermtivrns
porter encore des glandes salivaires, des caecums, des diverlicules (Aphro-
dite, Nerez'.s·, Syllis, fig. 7, b, c, d, e). _
Chez les Syllis, par exemple (fig. 7, e), au bulbe buccal pourvu de
glandes fait suite un pharynx armé d’une grosse dent impaire. Le pro-
ventricule, tout à fait caractéristique, est en forme de barillet très épais
ponctué ou quadrillé. Il est suivi d’un ventricule musculeux auquel sont
annexés deux caecums appelés glandes en T à cause de leur forme. L’in-
testin, moniliforme, se divise en intestin glandulaire et intestin urinaire,
ou rectal.
Chez les Phyllodociens (fig. 7, f), armés d’une longue trompe, on dis-
tingue: i° une gaine pharyngienne molle, couverte de nombreuses papilles
qui forme le revêtement externe de la trompe lorsque l’organe est extro-
versé; 2° la trompe pharyngienne à parois musculaires très épaisses revê
tues d’un épithélium interne renflé en bourrelets longitudinaux; 3° une
partie postérieure moins développée, souvent recourbée et garnie de
papilles internes; 4° un intestin divisé en deux parties.
La trompe des Nerezls (fig. 7, c) très robuste, courte, cylindrique, porte
·de nombreux paragnathes cornés et deux fortes mâchoires incurvées et
dentelées. L’œsophage est suivi d’un gésier, à parois épaisses en pavage
polygonal, dans lequel débouchent deux caecums glandulaires. L'intestin
est moniliforme. '
Chez l’Arénico1e (fig. 7, d), la trompe est cupuliforme, molle, garnie de—
papilles mais sans mâchoires. L’œsophage long et mince débouche dans-
' l’estomac d’abord brusquement dilaté et muni de deux caecums piriformes,
puis graduellement atténué et passant insensiblement à l’intestin. L’appa-—
reil digestif de l’Aphrodite (fig. 7, h) est très particulier. La gaine pha-
_ ryngienne se termine par des papilles molles couronnant l’ouverture de
la trompe dévaginée. Le pharynx est inerme, très épais, rigide, nacré. Un.
petit repli dans le plan vertical le relie à l’intestin qui s’étend en ligne
droite jusqu’à l’anus. Sur cet intestin, sont insérées de nombreuses paires
de cœcums à long pédicule grêle portant une crête ramifiée et un gros
renflement terminal piriforme qui va se loger dans la base du pied.
ljgstomac de l’Amp/ticteis (fig. 7, g) renferme une singulière invagina-
tion destinée, sans doute, à augmenter sa surface absorbante. Eisic a
signalé chez les Capitelliens un curieux « intestin annexe », sorte de
siphon parallèle à l’intestin dans lequel il débouche à ses deux extrémités.
Le régime alimentaire des Annélldes (') est fort variable, les unes sont
carnassières, se nourrissant de proies vivantes qu’elles chassent active-
ment, d`autres se nourrissent d’Algues. Beaucoup de Sédentaires, telles
les Arénicoles, ingèrent du sable vaseux chargé de débris organiques, à
1. DE BLAINVILLE, qui a créé le terme Annélide, Pemployait au féminin. Cuvisa, nn Savrcivr,
·MxnM:-Enwxans, nn Qvlirnnmcrzs, Cmriniznx Font également employé au féminin, contrairement
. aux lexicographes. Nous suivrons la tradition de nos meilleurs auteurs français, sans nous·
préoccuper de la nouvelle mode. · ·-

1>o1.vcuÈ·rss snrumrss. — wrnonucrxoiv 15
la façon des vers de terre. Les Sabelliens, Serpuliens et Térébelliens se
nourrissent de petits organismes, Protozoaires, Algues, Diatomées, en
suspension dans l’eau de mer. ·lls les capturent au moyen de leurs bran-
chies ou de leurs tentacules couverts de mucus et garnis de cils vibratiles '
dont le mouvement acheminé le bol alimentaire vers leur bouche.
Appareil circulatoire. -- Uappareil circulatoire présente, chez les Poly-
chètes, des dispositions si variées qu’il est difficile d’en donner un schéma
général. Notons cependant que cet appareil est d’ordinaire clos, le sang
circulant dans un réseau plus ou moins compliqué de vaisseaux parmi
lesquels on peut, le plus souvent, distinguer un vaisseau dorsal, un vais-
seau ventral et des vaisseaux transverses allant aux parapodes. Un organe
spécial d’impulsion, ou cœur, n’existe que dans quelques familles de
Sédentaires (Arénicoliens, Térébelliens, Ampharétiens, etc.). Ce cœur
peut renfermer à l’intérieur un corps cardiaque sur lequel on a beaucoup
discuté et qui, d’après les dernières recherches de M. Roman, est un rein
d’accumulation et un chloragogène vasculaire.
L’appareil circulatoire ne présente pas toujours un si haut degré de
perfection; il est parfois incomplet, rudimentaire ou même nul, comme
chez les Aphroditiens, les Glycéricns, les Capitelliens et les Polycirrus.
Le sang est un·liquide parfois incolore (Syllidiens. Phyllodociens), le
plus souvent rouge vif (Nereis, Arenicola), plus rarement vert émeraude
(Ampharétiens, Sabelliens, Serpuliens). Sa coloration est due à 1‘hémo·
globine ou à la chlorocruorine en solution dans le plasma, les amibocytes
en suspension étant incolores. ll existe cependant quelques exceptions. La
_Terebellu lapz'dar·z'a, à sangarouge, possède, en outre, dans le liquide
cœlomique,*de nombreuses hématies rouges. Il en est de même chez le
Polycirrus hœmatodes et les Glycères qui sont dépourvus d’apparei1 cir-
culatoire différencié.
Respiration. — La respiration, chez beaucoup de petites Annélides, et
chez d‘autres à téguments très .vascularisés (Nereis, Lumbriconereis), se
fait uniquement par la peau. Mais le plus souvent cette fonction est rem-
plie par des organes spéciaux de formes et de dispositions très variées et
nullement homologues. `
Lorsque ces expansions des téguments ne renferment qu’une cavité où
pénètre seulement le liquide cœlomique, on leur donne le nom de bran-
chies lymphatiques ou branchies cœliagues. On les rencontre chez les
espèces dépourvues d’appareil circulatoire différencié, par exemple, chez
les Capitelliens et les Glycères (fig. 6, c).
On réserve le nom de branchies proprement dites aux expansions tégu-.
mentaires renfermant une anse vasculaire. Celles qui contiennent seule-
ment un czecum vasculaire se classeraient plutôt parmi les cirres.
Morphologiquement, les branchies peuvent être de simples filaments
droits ou reoourbés (Audouinia, Armandia, fig. 8,l; Nephthys, fig. 3,f).
Elles peuvent être pectinées (Eunice, fig. 3, b) ou constituées par un axe

16 FAUNE ma manon. —— porrcnimas mmanrns
garni de filaments disposés en spirale (Diopatm). Chez l’Arénicole, elles
sont lramifiées en buisson (fig. 3, 1). Les branchies des Errantes sont, le
plus souvent, insérées sur les parapodes·et réparties sur presque toute
la longueur du corps, tandis que chez les Sédentaires, elles sont fréquem-
ment localisées à la région antérieure et leur forme se complique à me-
sure que leur nombre diminue. Elles sont subulées et au nombre de trois
ou quatre paires chez les Ampharétiens (fig. 2, g). Celles des Térébelliens,
ramifiées en dichotomie plus ou moins régulière (fig. 6, a) sont, en général,
au nombre de deux à trois paires seulement. ll ne reste que deux paires
de branchies lamelleuses, très différenciées, chez les Pectinaires (fig. 1,
h). Enfin, chez les Sabelliens et les Serpuliens, elles forment un élégant
panache terminal et se composent d’un grand nombre de filaments insérés
sur deux forts pédoncules. Ces filaments, soutenus par un axe, sont
pourvus de nombreuses barbules ciliées (fig. 1, k, b; fig. 8, i). Chez les
Serpuliens, un des pédoncules branchiaux porte un opercule corné ou cal-
caire qui ferme l’entrée du tube quand l’animal se retire à l’intérieur.
Excrétion. —- L’excrétion se fait principalement par les néphrzdies, ou
organes segmentaires, dont la forme la plus simple se ramène à un tube
cilié s’ouvrant dans la cavité générale par un pavillon vibratile (rzéphro—
stome) et débouchant à Pextérieur par un petit pore (néphridiopore) situé
latéralement. Typiquement, il existe une paire de néphridies par segment.
Le pavillon interne s’ouvre dans un segment tandis que le néphridiopore
se trouve dans le segment suivant, au voisinage du parapode.
Chez les Sédentaires à régions différenciées, le nombre des néphridies
diminue, on n’en rencontre plus que dans quelques segments thoraciques .
Elles se spécialisent et présentent des formes différentes suivant leur rang.
Dans le cas le plus fréquent, la.néphridie sert, à la fois, à l’excrétion
et à l’expulsion des produits sexuels. Plus rarement (Térébelliens, Am-
pharétiens, fig. 6, i, k), il se fait une division du travail; les néphridies
antérieures sont uniquement excrétrices, les postérieures servent princi-
paiement d`oviductes ou de spermiductes.
Goonmcn et ensuite FAGE ont montré que l’organe segmentaire des
Polychètes est en réalité un organe complexe formé de la réunion d’un
rein et d’un pavillon génital. En effet, dans plusieurs groupes d’Errantes,
on observe encore chez l’adulte la disjonction de ces fonctions. Chez les
Nereis (fig. 6, m), on observe un large organe cilié, sans communication
avec 1’extérieur, et une néphridie, masse ovoîde parcourue par un tube
très étroit et fortement contourne terminé par un petit néphrostome. Ces
néphridies ne servent pas à la ponte qui se fait par rupture des téguments.
Chez les Nephthys, on observe aussi un organe cilié en forme de coquille
de Pecten. La néphridie proprement dite n’a pas d’ouverture interne. Elle
se termine par des bouquets de cellules spéciales, les solénocytes, à col
tubulaire, à long flagellum rappelant les flammes vibratiles des cellules
excrétrices des Turbellariés (fig. B, p, q).

rorvcnîams snnmres. -— mrnonucrroiv 17
Chez les Phyllodociens (fig. 6, n), la néphridie se termine aussi par un
bouquet de solénocytes. Elle est d’ab0rd close, puis, au moment de la
maturité, apparaît un vaste pavillon vibratile qui vient se grelïer sur elle
la fait communiquer avec le cœlome et sert à la ponte. Chez les Capitel·
liens on trouve des néphrîdies et des pavillons génitaux restant distincts.
Système nerveux. — Le système nerveux comprend : 1° une masse su-
praœsophagienne pouvant être formée de plusieurs paires de ganglions
cérébroïdes à laquelle on donne encore le nom d'encéphale; 2° les con- ·
' nectifs périœsophagîens; 3° la chaîne nerveuse ventrale. Cette chaîne,
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F10. 8. - Système nerveux et organes des scns : a, de Serpule (d’ap1·ès Quarunrncas).
-î h, de Tum0ple1·zs(d'après Piwvor), — c, d’Arénic0le, avec les 2 otocystes. —- d,
xl Amp/mrete Gvubez. — e, cirre de Nereis avec cellules sensitives. - f, c1rre de Po-
lynoinè, avec nerf central et ganglion. - g, œil d’.—lmphare¢e. -—— h, œil d'.-ltciope
(<I‘apres·LlnAsau). —~ i, hranchie deB1·anchi0nz1aaavec ceil terminal (d’après Barman). —-
k,pyg1d1um ocellé dëlmphtglene. T- l, 2 segments dëlrmandia avec branchies et yeux
lateraux. — m, otocyste de Jasmmezra. — :1, otocyste <l’.-lrenicola Gmbii. -— 0, oto-
cyste d’Ar·enicula, marina. — p, organe latéral d’Aricia Latreillii. —· q, organes
sensitifs dorsaux de Spiophanes Bombya: (d’après Sünsnsraim).
ventrale est constituée par deux cordons longitudinaux renflés e11 gan-
glions à cl1aque segment et émettant des nerfs transversaux. Ces deux
cordons peuvent être plus ou moins indépendants l`un de l’autre. Ainsi,
chez les Serpuliens (fig. 8, a), ils sont très écartés et reliés l’un à l’autre,
9

18 FAUNE nn FRANCE. — rowcnàrias nmmivrcs
à chaque segment, par une ou deux longues et minces commissures
transverses. Le plus souvent, les deux cordons sont aocolés l’un à l’autre,
les commissures étant courtes et larges (fig. 8, d). Chez les Tomopterzls
(fig. 8, b), la fusion s’accentue, les ganglions sont moins distincts, les
' connectifs s’accolent. Enfin, chez les Arénicoles (fig. 8 c), la soudure est
encore plus complète et il ne subsiste plus qu’un cordon unique sans
renflements ganglionnaires.
Organes des sens. - Les organes des sens comprennent les organes
ciliés, les organes latéraux, les organes nucaux, les organes tactiles, les ·
yeux et les otocystes.
Les organes oiliés peuvent se rencontrer sur les parties du corps les
plus différentes, comme ceux des Spionidiens étudiés par Sôonnsmôn
(fig. 8, q). Les organes latéraux sont ordinairement des ooussinets vi-
bratilesmichement innervés, comme on en rencontre chez les Ariciens
(fig. 8, p), les Ophéliens, les Capitelliens, au voisinage des parapodes. On
peut en rapprocher les ooussinets vibratiles des pieds des Sigalioninés.
Les organes nucaux sont des fossettes ciliées. au nombre d’une paire,
insérées sur la partie postérieure de l’encéphale et innervées par lui. Ces
· organeS,_très développés chez certaines espèces, sont parfois susceptibles
de s’extroverser (fig, 2, h, on). .
Les organes tactiles comprennent les palpes, les antennes, les cirres,
les papilles de la trompe, les élytres. lis peuvent renfermer un gros nerf
renflé en ganglion, ou des cellules sensitives que colore en bleu la méthode
· de Rnrrzius (fig. 8, 9,  
Les yeux, très répandus chez les Polychètes, manquent même rare-
ment. Ils occupent généralement la face dorsale du lobe céphalique et
sont innervés par le cerveau moyen, mais ils peuvent occuper toute autre
situation. Très nombreux, ils forment une'demi-couronne en arrière du
voile céphalique des Polymnia. Chez le Placostegus ils sont disposés en
ceinture autour du premier segment. Chez d’autres Serpuliens, on ren- '
contre de gros yeux terminaux à Pextrémité des branchies (Branc/ziomma
\ fig. 8, i) ou bien ils sont groupés par paires au dos de ces organes (Po-
tamilla, Dasychone). On en trouve une paire, à chaque segment, au
voisinage des parapodes chez les Dasyclzone, les Armandia, les Polyoph-
thalmus (fig. 8, I). Enfin, chez quelques petits Sabelliens (Oria, Am-
phzglene), il en existe même plusieurs paires sur le pygidium (fig. 8, k).
Les yeux ventraux du Palolo sont des organes énigmatiques dont le rôle
n’est pas encore nettement démontré.
Entre les simples taches oculiformes, réduites à du pigment entourant
des cellules sensitives (Ampharele, fig. 8, g), et les yeux énormes des
Alciopiens, pourvus d’une cornée, d’un cristallin, d’un corps vitré et d’une
rétine (fig. 8, ll), on trouve tous les intermédiaires.
Les yeux simples sont parfois groupés ensemble en une seule masse
comme chez les Potamilla.

rocvcuàrss mmanrns. - xzvrnonucrxou 19
Les otocystes, qui mériteraient mieux le nom de statocysles — car il
est fort douteux qu’ils jouent un rôle auditif et il semble démontré que ce
sont des organes d’équilibre, — sont peu répandus chez les Polychètes.
En dehors des Sabelliens et des Arénicoliens, chez lesquels ils sont assez
fréquents, on ne les rencontre que rarement chez quelques Ariciens et
Térébelliens. Ce sont des organes métamériques, pouvant exister sur
plusieurs segments consécutifs, chez les Ariciens. Chez les Serpuliens,.
ils occupent toujours le premier sétigère et chez les Térébelliens le pre-
mier segment branchifère. Laissant de côté les simples otocryptes douteux,
on peut distinguer trois types d’otocystes :
1° Une cavité contenant des otolithes d‘origine étrangère — grains de
sable — et communiquant à l’extérieur par un canal cilié (Arenicola
marina, fig. 8, 0, Lanice conchilega, Bmnc}u'onzma).
2° Une cavité close, non ciliée, renfermant de nombreux otolithes se-
crétés, agités de mouvements browniens (A renicola Gruàzï, A. ecaudala
(fig. 8, n).
3° Une cavité close, cilfée, renfermant un seul gros otolithe sécrété
(Jasmineira, fig. 8, In).
3° REPRODUCTION.
Les sexes sont séparés chez les Polychètes. On n'observe à cette règle
que de rares exceptions, chez la Platynereis Dumeriliz', 1’1Iesione sicula,
quelques Serpuliens de petite taille, le Branc/ziomaldane Vïncenti et
plusieurs Archiannélides. _
Il n‘existe pas d’organes génitaux distincts. Les produits sexuels se
développent aux dépens du revêtement péritonéal des vaisseaux pédieux,
· tombent de bonne heure dans le cœlome et y achèvent leur développement.
Chez l’Arcm'cola ecaudata, cependant, il existe de véritables gonades se
développant sur les digitations des vaisseaux néphridiens (fig. 6, 0).
· L’Hesz'one sicula possède aussi des gonades différenciées, mais ces cas
sont absolument exceptionnels.
Les produits sexuels sont évacués par les népliridies, ou par simple
rupture des téguments (Hezeronereis). Warsoxv, cependant, a découvert,
chez l’Owenîa fusiformzls, deux pores anaux servant à la ponte.
Les deux sexes ne se distinguent d’ordinaire que par la nature de leurs
produits génitaux. Ce n`est guère que chez les Polychètes se reproduisant
par bourgeonnement, avec générations dites alternantes (Syllidiens) et
celles qui subissent une épitoquie, sorte de métamorphose au moment de
la reproduction, que l’on observe alors un dimorphisme sexuel marqué.
Cependant, les mâles de la Micronereis variegata et de quelques Capitel—
liens possèdent des crochets spéciaux, ou soies d’acc0uplement, qui
manquent aux femelles.

20 FAUNE on manon. — ronvcniarss nanamns
Les femelles de certains Syllidiens (Pionosylüs, Exogone) portent,
attachés àleurs parapodes, leurs œufs ou même des embryons jusqu’à
un stade avancé de développement (fig. 111, d).
- Quelques espèces incnbent leurs œufs dans leur tube, sous leurs élytres
ou même à l`intérieur de leur opercule (Spiror/Jes).
Épitoquie. - L’épit0guz'e, ou métamorphose sexuelle, se rencontre sur-
tout chez les Néréidiens. On l’a aussi signalée, plus ou moins marquée,
` chez les Cirratuliens, les Euniciens, les Phyllodociens, les Nephthydiens(?).
Celle des Aphroditiens me semble fort douteuse, les cas cités me parais-
sant plutôt se rapporter à des stades pélagiques post-larvaires.
Au moment de la reproduction, les Néréidiens subissent des transfor-
· mations si remdrquables que les adultes ainsi modifiés avaient été décrits
jadis, sous le nom d’Hetero}zerez's, comme des animaux complètement
différents. Ces modifications se font rapidement, en quelques semaines, et
à époque fixe pour certaines espèces. Les yeux grossissent, les antennes
s’allongent, les produits sexuels s’accumulent dans la région antérieure
qu’ils gonflent fortement. Les premiers cirres dorsaux et ventraux chan-
gent de forme. Les segments de la région postérieure se tassent en accor-
déon, de larges lamelles foliacées se développent sur leurs pieds dont
les soies tombent et sont remplacées par de longues soies natatoires en
palette (fig. 5, h). Les couleurs de l’animal s’avivent, L`élargissement et
l’aplatissement de la 1·égion postérieure contraste avec le renflement de la
région antérieure peu modifiée. Des'phénomènes d’histo]yse des muscles
et du tube digestif accompagnent cette métamorphose. Quand elle est com-
plète, les Heteronereis mâles et femelles quittent brusquement leurs tubes
ou leurs galeries et viennent essaimer à la surface, souvent en immenses
quantités et presque toujours la nuit. Certains Euniciens, entre autres le
fameux Palolo du Pacifique, présentent des phénomènes analogues.
Blastogamie et Schizogamie. — Chez les Syllidiens, on observe encore
d’autres modes de reproduction par bourgeonnement et par division du
corps auxquels on a donnné les noms de blastogamie et de schizogamzb.
Dans la reproduction par blastogamie, un individu souche asexué bour-
geonne, à sa partie postérieure, une chaîne d’individus sexués, stolons, ou
blastoïdes qui se détachent ensuite et nagent librement, Chez les Autolytus
et M yrianida les mâles portent le nom de Polybostrichus et diffèrent pro-
fondément des femelles, ou Sacconereis (fig. 119, e, f). Le bourgeonne-
ment se fait immédiatement en avant du pygidium. Un des segments du
bourgeon s’organise en tête, l’autre en pygidium, Pintercalaire produit les
autres segments par division. On peut` observer ainsi une chaîne d`une
trentaine d’individus (fig. 124, a). Dans la schizogamie, il y a plutôt scis-
siparité que bourgeonnement. Un des segments de la souche s’organise en
tête, acquiert des appendices, des yeux et l’individu ou stolon, ainsi formé
aux dépens de la région postérieure de la souche, se détache (Syllis, fig.
9, a).

1-otvcnimas nnxnmras. — nvrnonncrxow 21
Souvent schzïrogamie et blastogamie se combinent, les stolons produits
par scissiparité bourgeonnant en outre un certain nombre de segments
avant de quitter la souche. (Autolytus, Procemst ea, fig. 9, h, c).
Développement. — Les œufs pondus isolément ou agglomérés en pontes
plus ou moins volumineuses, parfois incubés dans le tube, sous les élytres
ou dans Popercule (Spirorbis), ne tardent pas à se segmenter. Cette seg-
mentation est complète et égale, ou complète et inégale. Elle aboutità la
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Fm. 9. -- a, b, c, stolonisation chez Autolytus et Myrianida (d’après l\IAx.Ao¤1N et
Bsmmi). —- cl, trochophore mésotroque de Chétoptère. — e, larve mésotroque de
Chétoptère. — f, trochophore de Nephthys (d’après Biammnx). — g, embryon polytroque
d`Oph1·y0tr0c/ta puerilis. - h, larve de Phyllodoce (d`après Ganvmn). —- î. larve de _
Nerim (d’après Acassiz). —k, larve de Salmacina(d’après de SAxNr-Joszrn). - l. larve
de Gr·ubeapusiIl¢1(Ll‘après ltlamioniv). - m, larve de Térébelle. - n, larve de Nereis.
— o, larve de Spin (d‘après Cnaraaànz). - p, larve de Terebctla fulgidatcfaprès Ams-
s1z).
formation d’une larve troc/wp/zore (fig. 9, d, f) qui peut être cép/zalotroquc,
mésotroque ou polytroque, suivant le nombre et l‘emplacement des cein-
tures ciliées (fig. 9, e, g, h, k). La troc/zophore se transforme en larve, le
plus souvent pélagique et généralement très différente de l’adulte. Avec
l’âge, l’aspect général de cette larve. se modifie, les soies larvaires sont
remplacées par les soies d’adulte, les branchies, les appendices se déve-

22 FAUNE ne rnnmce. — ronvcuiarns iznnnivrres l
loppent (fig. 9, ià p). Les stades post-larvaires sont parfois assez différents
de l’adulte pour avoir été rangés d’abord dans des genres différents. Tei
est le cas des stades Clymenides des Arénicoles, Nectochaetzz des Aphro-
_ ditiens, Rostraria, Mitraria, etc. ·
La série des formes larvaire d’un grand nombre d'espèces est malheu-
reusement encore inconnue.
5° ETHOLOGIE ET FAUNISTIQUE
Habitat. — Les Annélides Polychètes sont des animaux essentiellement
marins. Quelques Néréidiens, un Capitellien et un petit nombre de Sabel·
liens, environ une douzaine d’espèces en tout, font seuls exception à cette
règle et vivent dans l`eau douce. Quelques espèces euryhalines, l’HapZ0-
bmnchus œstuarinus, Polydora ciliata. et Nereis dz'versz'c0lor, sur nos
côtes, remontent dans Peau saurnàtre des estuaires. Dans le canal de Caen
à la mer, un Serpulien, Mercierella enigmatim Fxuvsr., abonde actuelle-
ment dans 1’eau contenant seulement deux grammes de sel par litre: La
Nereis diversicolor s’accommode aussi bien de l’eau sursalée des marais
salants que de l’eau saumâtre.
Les Polychètes abondent surtout dans les limites du balancement des
. marées et au voisinage des côtes. Cependant, la drague en ramène aussi
des plus grandes profondeurs. Ces Annélides abyssales, peu nombreuses,
appartiennent parfois à des espèces vivant également à la côte.
L’habitat est fort varié. Les larves et un certain nombre d’espèces
adaptées à ce genre de vie sont pélagiques. Les aut1·es vivent sur le fond,
creusent leurs galeries dans la vase ou le sable, se fixent sur les pierres,
sur les coquilles, circulent parmi les cailloux et les Algues, se cachent
` dans les crampons de Laminaires ou se glissent profondément dans les
fentes des rochers, les interstices des coquilles brisées encroûtées d’Algues
calcaires, de Bryozoaires et d’Ascidies. Plusieurs vivent sur les Éponges,
les _ Hydraîres, les Échinodermes.
A propos du tube digestif, nous avons déjà étudié leur alimentation.
Parasitisme. Commensalisme. -— Le parasitisme est exceptionnel dans ce
groupe. A peine peut-on citer comme ectoparasites l`Ic/zzhyotomus sangui-
narius, fixé sur la nageoire d’une Anguille, Myrus vulgarzk, étudié par
Exsxc, deux Syllidiens mal connus et l'Hz'strz'0l>delZa Homari que Musmn
et CAULLERY ont montré être un Eunicien.
Les parasites internes, un peu plus fréquents, sont tous des Euniciens
de petite tille vivant à l’intérieur d’autres Annélides ou de la Bonellîe:
Oligognat/tus B0nellz'œ, Olzg0gn.athusparasitz'cus du S pz'0, Labrorostratus
parasiticus de l'Odont0syllis, Labidognathus parasiticus et Haemato-
cleptes Terebellidis des Térébelliens, Oplzr_yozr0chap1zerz'lis.
Comme exemple de commensalisme, on peut citer l’association bien

rotvcniaras aanawrns. — m·rnonuc1·¤o1~z 23
connue de la Nereis fucata avec l'Eupagurus bernhardus dans une
coquille de Buccin sur laquelle se fixent souvent des Actinies. Le Syllis
cornuta partage avec le Phascolion Strombi une coquille de Mollusque
(Nassa.) englobée dans une Éponge, Ficulùzzz ficus. Divers Polynoïnés.
Harmothoë lunulatcz, Gattyana cirrosa, Polynoë scolopendrina, par
exemple, vivent en compagnie des Synaptes, du Chétoptère ou de T éré-
belles, à l’intérieur de leur tube. L’Ac/zoloë astericola habite entre les am-
bulacres des Astropecten. et la F label/zgem af/irais sur les Oursins. _
La Mercferella cnz]gmatz°ca forme, sur les tiges de Phragmites, une
curieuse association avec un Mollusque, Congeria cac/zleata, un Amphi-
pode, Corophium volutator et un Bryozoaire, Membmmlpora Lerouxz'. `
Les Serpules, les Spirorbes, les Hermelles se fixent sur des coquilles ou
sur de gros Crustacés qui les véhiculent avec eux.
Autotomie. Régénération. —— lfautotomie est fréquente, surtout chez les
Aphroditiens, les llésioniens et les Eunieiens. Certains Aphroditiens
perdent cirres et élytres avec une facilité déplorable. Les Keferstez’nz'a, les
Marphyses se brisent en nombreux tronçons au seul contact de la main.
Cette propension à l’autotomie a comme contre-partie, chez ces espèces,
une singulière puissance de régénération. Les élytres et les cirres repous-
sent rapidement, ainsi que l’a montré Micnnn. ll est rare de rencontrer
une Marphyse ou une Lumbriconereis dont l`extrémité postérieure ne soit
régénérée. Un fragment d’Eunicien privé de tête est capable d’en refor-
mer une nouvelle de toutes pièces. Un fragment de Procerastea, réduit à
deux ou trois segments, peut régénérer un animal entier qui ne tarde pas
à se reproduire par scissiparité.
Le panache, si fragile, des Sabelliens repousse rapidement.
Coloration. Phosphorescance. -— Beaucoup d’Annélides sont ornées des
plus brillantes couleurs. Malheureusement, ces couleurs pigmentaires dis-
paraissent rapidement dans l‘alcool et on ne connaît encore aucun procédé
pour les conserver. Seules persistent les couleurs de structure, dues à une
fine striation ou à des phénomènes de lames minces, qui produisent ces
magnifiques irisations des soies des Aphrodites et de la cutieule des Euni-
Giens.
L’Arénicole secrète un pigment soluble jaune d‘or, dont l’étude serait
intéressante à reprendre. Ses téguments renferment, en outre, un pigment
formé de fines granulations noires qui semblent dériver du lipochrome
jaune. Dernièrement, M. Romeu a montré que le pigment vert du Chéto··
ptère est d’origine alimentaire et dérive de la chlorophylle des Algues dont
il fait sa nourriture.
Ce singulier Chétoptère est doué d’une magnifique phosphorescence
verte et bleu azur. Beaucoup de petits Syllidiens et de larves de Térébel-
liens sont aussi phosphorescents. Quand, la nuit, on renverse sur le pont
la poche du chalut remplie d’Algues et de débris, on y voit s’allumer et
_ s`éteindre alternativement dïnnombrables petites étoiles bleues, vertes,

24 mom; ne rnmvcn. ·—- POLYCHÈTES nnnmrns
violettes, rouges dont la plupart sont produites par des Syllidiens accro-
chés aux Algues et aux Hydraires.
Utilité. -— Les Annélides ne sont pas comestibles pour l’homme, si 1’on
excepté. toutefois le fameux Palolo du Pacifique, mangé par les indigènes
des îles Sandwich.
Dans nos pays, les pêcheurs récoltent, pour amorcer leurs lignes, quel-
ques espèces seulement, d’abord l’Arénico1e (Sandeau, sur les côtes de
Normandie), puis les Nephthys (Chatte), quelques Nereis : Perinereis cul-
trzfzra. (Pelure, Pelouze verte), Nereis dz'versz'c0l0r.(Ver mou); la Mar-
physa sanguinea (Ver de roche). Les Poissons sont, en effet, très friands
`de Polychètes et l’examen de leur contenu stomaoal procure parfois des
espèces qu’il serait diflicile d’obtenir autrement.
" Sur les grandes plages de sable, l'Arénicole joue un rôle analogue à
celui du Ver de terre, en brassant le sol, en ramenant perpétuellement les
couches profondes à la surface et en y mélangeant intimement la matière
organique qui est ensuite rapidement oxydée, diminuant ainsi la putré-
faction.
Répartition géographique. —— Il n’existe, pas, pour les*Polycl1ètes, de
provinces zoologiques tranchées. Beaucoup sont cosmopolites et se ren- ·
contrent dans presque toutes les mers du globe. Les espèces circumpolaires
descendent plus ou moins loin le long des côtes, dans le sens des méri-
diens. Un grand nombre d’espèces des mers boréales se retrouvent ainsi
dans nos mers. Souvent._elles manquent à la côte sous les basses lati-
tudes, mais on les y retrouve dans les grandes profondeurs gràce aux-
quelles elles peuvent même parfois franchir l’équateur et reparaître à la
côte dans les régions plus froides de l’autre hémisphère. Il y a ainsi com-
pénétration des faunes arctique et antarctique.
Ceci s’explique facilement, la température étant le facteur influençant
le plus les Annélides. Or, à partir d’une certaine profondeur, la tempé-
rature, voisine de zéro, est uniforme dans toutes les mers, les espèces
boréales y retrouvent donc des conditions analogues à celles des hautes
latitudes. Nous avons déjà vu que le facteur pression paraît assez
négligeable.
La région intertropicale comprend un grand nombre d`espèces répan-
dues tout autour du globe par cheminement le long des côtes, quand cet
itinéraire ne les amène pas trop en dehors de la zone chaude, ou trans-
portées à l'état larvaire par les courants équatoriaux dirigés dans le sens
des parallèles,.
En Europe, nous retrouvons, dans la Méditerranée et sur les côtes
d’Espagne, un certain nombre de ces espèces tropicales mélangées aux
espèces du Nord susceptibles de descendre aussi bas.

ronvcuirrss nnnmrns. — mrnonucriow 25
5 MÉTHODES DE CHASSE ET CONSERVATION.
Chasse. — Les Annélides pélagiques se pêchent au filet fin. La pêche
nocturne à la lumière électrique permet de recueillir en abondance les
formes épitoques, leslarves et bien des petites espèces rares. Mais c’est la
chasse à marée basse qui fournit le plus grand nombre d’espèces variées.
Le matériel approprié se compose d`une solide bêche, d’un ciseau ou d’un
levier en fer et d’une série de bocaux et de tubes de verre. Les bocaux, .
d’une capacité de 200 à 300°°, au maximum, peuvent être disposés dans
un seau on toile, quand on excursionne à proximité du laboratoire. Dans ‘
le cas contraire, il est plus commode de les arrimer dans un panier de
pêche en osier, plus facile à transporter à distance sur son dos ou à
bicyclette. Bocaux et tubes de verre doivent être assez nombreux pour ·
isoler les spécimens suivant leur taille ou leur provenance. Il faut mettre
à part les grandes espèces carnassières, Eunices, Marphyses, Nereis qui
dévoreraient les autres.
Les espèces fouisseuses seront déterrées du sable avec la bêche. Les
herbiers de Zostères, surtout sur leurs bords en surplomb, sont très ri-
ches en Polychètes. Pour les recueillir, on enlève à la bêche une grosse
motte et on l’émiette ensuite à la main par petits fragments. On peut aussi
passer le sable au tamis dans une mare. En retournant les pierres et en
examinant leur surface on peut se procurer bien des formes errantes ou
fixées. Les plus délicates seront recueillies avec un pinceau ou avec une
baleine longue de 10 à 12 centimètres, large. de 6 à 8 millimètres, taillée en
pointe à une extrémité, arrondie à l‘autre. On peut, à la rigueur, la rem-
placer par un cure-dent. Le ciseau ou le levier serviront à démolir les
rochers fissurés dont les fentes recèlent une nombreuse population d’An-
nélides, de Némertes, de petits Crustacés.
On ramassera des touffes d’Algues tapissant les mares rocheuses, des
crampons de Laminaires, des fragments de croùtes de Lit/zothamnion, et
au retour on les mettra dans des cristallisoirs pour les examiner à loisir. ·
En mer, la drague et le chalut ramènent du fond des coquilles brisées cou-
vertes de Serpules et de Bryozoaires, des Algues calcaires, des pierres
rongées et encroûtées et des Algues.Les grosses espèces seront immédia-
tement vues et recueillies. Le meilleur procédé pour se procurerles autres
est le suivant : les cailloux et les coquilles riches en trous, en fissures et
bien encroûtés seront d’ab0rd débarrassés des Ascidies, lavés rapidement,
puis entassés dans des cristallisoirs, ou mieux dans des cuvettes profondes
en faïence blanche (cuvettes de toilette) remplies d’eau de mer. Au bout
de quelques heures, l’eau commençant à se corrompre, les Annélides sor-
tent de leurs cachettes et viennent s’accumuler au fond et sur les bords.
Après les avoir recueillies, on change l’eau de mer et d‘autres continuent

- 26 FAUNE ne rmivcn. — POLYCHÈTES Ennmrns
à sortir, souvent pendant plusieurs jours. Ce procédé fournit un grand
nombre de Syllidiens, Phyllodociens, Néréidiens et de petites espèces de
tous les groupes. ‘
Préparation. Conservation. —— L’alco0l à 70° est le seul liquide conser-
vant convenablement les Polychètes. Le formol à 3 ou 5 % donne des ré-
sultats déplorables. Les Annélidcs y deviennent rapidement molles, gluan-
tes, blanchâtres et inutilisables. Si, en excursion, faute d’alcool, on est
obligé d’y avoir recours, il faut n’y laisser les Annélides que le moins
longtemps possible et se hâter de les mettre dans l’alcool si l‘on veut les
sauver. Après fixation, ou séjour suffisant dans l’alcool, elles peuvent sans
~ inconvénient être mises dans le formol pour une période pas trop prolongée.
` L’alcool dénaturé au bichlorure de mercure détermine à leur surface la
formation d’une croûte crayeuse et détériore le matériel d’uue façon irré-
médiable. ‘ `
Le liquide de Perenyi (‘], médiocre tixateur histologique, fournit, au
contraire, de superbes pièces de collection pouvant être disséquées même
au bout de longues années. Il ne faut pas y laisser les grosses espèces
plus de 12 heures. Suivant la taille, la durée d‘action variera entre quel-
ques minutes et plusieurs heures. On passe ensuite directement à l’alcool
à 70° que l’on change deux ou trois fois, à 12 ou 24 heures d’intervalle.
Le liquide chromo-acétique (eau 200 gr., acide chromique 1 gr., acide acé-
tique 70 gr.) m’a donné aussi d‘excellents résultats. Laisser agir 2 à 3
heures, laver à l’alcool plusieurs fois et conserver dans l’alcool à 700 ou
90**. Pour l’histologie, les liquides de Bouin (2), de Brasil, de Zenker four-
nissent de bons résultats. .
Beaucoup d’espèces, très fragiles, perdent leurs appendices, se contrac-
tent affreusement ou se brisent quand on les plonge directement dans
l’a1cool. [lest donc nécessaire de les anesthésier au préalable. Le meilleur
procédé, bien supérieur à la cocaïne, au chloral, etc. —- quand il est judi-
cieusement employé -— est celui de Lo Bianco, à l'eau de mer alcoolisée.
On ajoute l’alcool à l’eau de mer en petite quantité, 1 à 10 % et très pro-
gressivement. Suivant le cas, le résultat cherché est obtenu en quelques
minutes ou en quelques heures. Quand l’animal ne réagit plus que faible-
ment, on le plonge dans l’alcool à 70° ou dans le fixateur et on Yimmobilise
avec des baleines ou des agitateurs pour le maintenir droit.
On a aussi parfois avantage à tuer les espèces moins fragiles en les
immobilisant dans une petite quantité d’alcool à 50° ou 70° avant de les
porter dans le Perenyi ou dans l’alcool à 90° qui les contracteraient trop.
Certaines espèces dévaginent leur trompe dans l’alcool à 70°, d’autres l’y
rétractent. En appuyant sur leur cou avec un agitateur on peut les forcer
à la dévaginer et les empêcher de la rétracter.
1. Solution d'acide azotique à 10 Z 400%, solution d’acide chromique à 0,5 ,%’,300°°, alcool à70°
0l;.9i*)è’rî1i’è)lcà 40, iovol., sol. aqueuse d’acide picrique, 30 vol., acide acetique, 2 vol.

ronvcaàras aaaaxras. - mraonucrxoa 27
Les bocaux fermés par un disque de verre collé au mastic caoutchouc-
paraiiine conviennent pour les Musées mais non pour une collection
d‘étude· Ils sont d’ailleurs trop coûteux. ll est plus commode de les rem-
placer par des tubes de verre de taille appropriée houchés au liège. Si
l’on a la précaution d’enduire au préalable le bouchon, bien sec, de mastic
caoutchouc-paraffine (la paraffine seule est trop cassante) puis, après
bouchage définitif, d’enduire bouchon et extrémité du tube de ce mastic
on peut ainsi conserver ces tubes des années, parfois plus de vingt ans,
sans que l’alcool diminue de moitié. Les tubes ainsi préparés peuvent être
rangés à plat dans des tiroirs, ce qui facilite beaucoup l’examen de la col-
lection. `
Les préparations de parapodes et les petites espèces seront montées dans
la glycérine, ou dans le sirop d‘Apathy(‘),ou mieux dans la gélatine glycé-
rinée de Kaiser. Dans le baume, les soies deviennent presque invisibles. Il
faut toujours avoir soin de monter des parapodes antérieurs, moyens et
postérieurs en notantlcur numéro d’ordre. Quoi qu’en disent certains traités
de micrographie, on peut passer les pièces directement de l'alcool à 70**
dans la gélatine glycérinée en les égouttant seulement sur la lame avant
d’y déposer la goutte de glycérine-gélatine fondue.
On peut, au besoin, colorer les soies par la méthode de R. na La Vwnx
au sulfate ferrîque et au pyrogallol ou plus simplement parla safrauine
ou le bleu de méthylène. ·
_ 6° CLASSIFICATION _
L’historique des anciennes classifications des Annélides se trouvant
tout au long dans l' « Histoire des Anuelés » de Quaraaracas (1865) nous
y renvoyons les lecteurs curieux de cette question. Actuellement on divise
les Polychètes en un certain nombre de familles que la plupart des au-
teurs répartissent encore en deux grands groupes; les Errantes et les
Sédentaires. On y rattache les Archiannélides et` les Philocrinides ou
Myzostomes, groupes assez aberrants.
Baaaazu, en 1894 et 1896, divisa les Chétopodes en : I. Archiannelida,
Il. Polychacta, Ill.Myzostomarz'à, IV. Olzigoc/meta, élevant ainsi les Ar-
chiannélides et les Philocrinides (Myzostomes) au rang d’0rdre tandis que
pour En. Panama les Oligochètes et les Polychètes représentent des classes.
Barman subdivise ensuite les Polychaeta de la façon suivante :
Branche A. Pnaaaaocaruana (tête distincte).
Sous·Ordre I. NEREIDIFORMIA (Errantia auct. et Ariciidae). Des
antennes et des palpes. Péristome portant des cirres tentaculaires. Pha-
rynx fréquemment armé de mâchoires.
folàltâppime arabique, sucre de canne, eau, a parties égales et un peu de thymol, ou 1 à 2 Z de

28 mime ma rnnncn. — rotvcaàrns Ennnivrns
Familles : Syllidae, Hesioniclae, Ap/troditz'dne,' Phyllodocidae, Tomo-
pierzdœ, Nereidae, Nepht/zydidae, Amp/zinomiéiae, Eunicidae, Glyceri-
dac, Sphaerodoridaz, Ariciidae, Typ/zoscolecidae.
Sous-Ordre Il. SPIONIFORMIA. —- Prostomium réduit à un petit lobe
sans antennes ni palpes définis. Péristome s’étendant en avant de chaque
côté du prostomium et portant ordinairement de longs tentacules flexibles.
Trompe exsertile, sans mâchoires.
Familles :Spz'0nidae, Polydorzïiae, C/zaet0p!er·z'dae, Jlagelonidae, Am-
mocharidae.
Sous-Ordre Ill. T EREBELLIFORMIA. — Prostomium sans appen-
dices. Péristome achète pouvant porter des filaments. Région buccale non
éversible. `
Familles : Cz'r1·atulz'dae, Terebellidae, Ampharetidae, Amp/zzbtenidae.
Sous-Ordre IV. CAPITELLIFORMIA. —- Prostomium sns appen-
dices. Péristome sans cirres. Des organes sensitifs latéraux.
Famille : Capitellidae.
Sous-Ordre V. sc0LEc1F01zM1A.·—N1pa1peS, niantennes,Péristome
sans cirres. Trompe sans mâchoires. _Pas d`organes sensitifs latéraux(?).
Familles : Opiteliidae, Maldmzidae, Arem'c0Zz'dae, Scalilzregmidae,
C/zlor/zaemidae, Stermzspidae.
Branche B. Cnyrrocnrnnns (pas de tête distincte).
Sous-Ordre I. SABELLIFORMIA. — Prostomium masqué par le
grand développement du péristome, palpes très développés fonctionnant
comme branchies.
Familles : Salzellidae, Eriographidae, Amphz'c0rz'nz'dae, Serpulidae.
Sous-Ordre II. HERMELL1FORrMIA. -— Péristome très développé,
bilobé, rejeté en avant.
Famille : Hermellidae.
Dans cet ouvrage, nous adopterons les coupures suivantes : P0ly·»
chètes, Myzostomaires, Archiannélides.
Les Myzostomaires forment un petit groupe réduit principalement
aux Myzostomes, à corps aplati, pourvu de tentacules marginaux, de cinq
paires de parapodes, de quatre ventouses; à trompe inerme; généralement
hermaphroditess lls vivent en parasites sur les Crinoïdes.
Les Archiannélides, composent un groupe des plus disparates où
l’on a réuni des formes très primitives, ou très modifiées, différant sou-
vent des Polychètes par l’abseuce de soies, de segmentation extérieure
nette ou par d’autres caractères anatomiques plus ou moins importants.
Cette division comprend les genres C/zaetogordius, Polygordius, Saeco-
cirrus, Protodrilus, Nerüla, Dinophilus.
Quant aux Polychètes proprement dites, nous les diviserons en
Errantes et Sédentaires que 1’on peut définir dela manière suivante :
P. Errantes. Segments du· corps tous semblables entre eux, sauf les
Scgments avoisinant la bouche et le segment terminal, ou pygidium.

ronvcuizrias Ennmrss. — TABLEAU mas FAMILLES 29
P. Sédentaires. Corps divisé en plusieurs régions distinctes. Tête
petite, peu distincte ou profondément modifiée. Pieds presque toujours
simples, les rames ventrales, souvent en forme de tore ou de pinnule,
armées de soies à crochet ou d'uncz'nz'. Branchies ordinairement limitées
à une région déterminée. Habituellement tubicoles.
Nous donnons ci-dessous la division des Errntes en familles. Les
Sédentaires seront traitées dans le deuxième volume avec les Archianné-
lides et les Myzostomes.
S.-CL. POL YCHE TE S E /1’Iï.4N TES
· Taureau mas saniinnns (‘)
1. Des élytres (fig. 1, a; fig. 3, c, d) à un certain nombre de pieds,
les autres portant des cirres . .». F. Aphrodîtidae, p. 30
— Pas d’élytres .................. 2
2. Des larges soies en palette disposées en éventail sur tous les seg-
ments. Trompe à 2 mâchoires (fig. 44, t, u) .......
........... F. Ghrysopetalidae, p. 122
- Pas de soies en palette en éventail ........... 3
3. Prostomium confondu avec le segment buccal échancré en avant.
A tous les pieds, des soies simples et composées (fig. 45, a, d.).
.............. F. Pisionidae, p. 124
` — Prostomium fusionné avec les segments suivants, flanqué de 2
longs cirres renfermant des acicules. Pieds bilobés, sans soies
(üg. 82.a, b.), ........ F. Tomopteridae, p. 217
— Prostomium indîstinct. Trompe inerme. Gésier en barillet.
Téguments ài capsules sphériques (fig. 149,a, d.) ......
............ F. Sphaerodoridae, p. 377
Prostomium distinct ................ 4
4. Prostomium petit. 5 antennes. Une caroncule. Bouche ventrale
refoulée en arrière. Branchies bien développées. Trompe inerme,
Des soies simples, bifurquées (fig. 48, b, c). Cirres filiformes.
............ F. Amphinomidae, p. 125
— Prostomium conique, sans palpes ni antennes. Cirres dorsaux et
ventraux foliacés. Soies rares, simples, aciculaires (fig. 86 ,b.).
............ F. Typhloscolecidae, p. 226
— Prostomium bien développé portant des antennes et souvent des
palpes .................... 5
t. Les'2 petites familles aberrantes des Ichthyotomidac et Ilistriobdellidac sont traitées avec
les Eunicïdae dont elles se rapprochent.

30 ' FAUNE nr: rames. —— roLYcr1È·r1zs Ennaivms
5. Armature buccale compliquée, une mâchoire dorsale ànombreuses
pièces denticulées, une ventrale ou labre (fig. 6, e) .,...
............. ' . F. Eunicidae, p. 395
—— Une seule paire dc mâchoires dentelées, souvent des paragnathes
cornés. 2 antennes, 2 palpes biarticulés, des cirres tentaculaires,
4 yeux. Parapodes généralement biramés, soies composées (fig.
2, b, 3, e) ......... _ . . F. Nereidae, p. 328
— 4 petites antennes, pas de palpes, Parapodes biramés avec bran-
chie en faucille entre les deux rames. Trompe à papilles molles.
Soies simples (fig. 2, e, 3, f.).. . F. Nephthydidac, p. 362
—— 3 antennes, 2 palpes simples, 1 grosse dent ou une couronne
dentelée. Proventricule en barillet ponctué. Parapodes uniramés
sans branchies. Soies composées. (fig. 2, c). F. Syllidae, p. 252
— 4-5 antennes. Pas de palpes. 2 yeux. Trompe inerme. Parapodes _
généralement uniramés. Cirres dorsaux et ventraux foliacés. .
Soies composées (fig. 2, a; fig. 3, h). F. Phy11odocidae,p. 141
— 5 petites antennes. Pas de palpes. Prostomium flanqué de 2 gros
yeux globuleux. 2 longues papilles cirriformes à la trompe. Pieds
uniramés. Cirres dorsaux et ventraux foliacés. Pélagiques, trans-
parents (fig. 75 a, c). ....... F. Alciopidae, p. 200
—— Prostomium simple ou bilobé. 2-3 antennes. 2 palpes. 4 yeux.
Trompe cylindrique avec ou sans mâchoires. Pieds sesquirèmes
ou birèmes. Cirres dorsaux allongés plus ou moins nettement
articulés (fig. 87). ........ F. Hesionidae, p. 231
— Prostomium conique, annelé, terminé par 4 petites antennes en
croix. Trompe couverte de papilles, 4 mâchoires au moins. Para-
podes biramés. Cirres dorsaux en bouton. Soies simples et com-
posées (iig. 2, d) ........ F. Glyoeridae, p. 281
F. APHRODITIDAE
(Aphroditiens, SAVIGNY, sensu stricto.)
Corps court, ovale ou oblong, ou allongé vermiforme. — Prostomium arrondi
ou bilobé enfoncé entre les premiers segments ramenés en avant (fig. 2, f).
Ordinairement 4 yeux sessiles ou pédonculés. Une à trois antennes. 2 palpes
filiformes ou coniques insérés latéralement sous la tête. Au 1" segment,
2 paires de cirres tentaculaires avec soies à la base. —- Trompe cylindrique
exsertile garnie de papilles autour de Youverture. 4 mâchoires chitineuses
(saufchez les Hermioninés). — Des élytres, expansions membraneuses arron-
dies, ovales ou réniformes, insérées à la face dorsale des parapodes et alter-
nant avec des cirres dorsaux, soit sur toute la longueur du corps, soit dans
' la partie antérieure seulement. Les premières paires sont toujours insérées
sur les segments 2, 4, 5, 7. - Des cirres ventraux à tous les parapodes.

i>0u'cnn1~ss nnnmrns. — Arnnonxrroas 31
Parapodes biramés (fig. 3, c, d) exceptionnellement sesquirèmes. Scies dor-
sales simples. Soies ventrales simples ou composées. - intestin émettant
une paire de caecums dans chaque segment.
La famille des Aphroditiens est caractérisée principalement parla présence
d’élytres, organes tout à fait spéciaux qui lui sont particuliers. En outre, la
présence de 4 mâchoires recourbées, chitîneuses, ou cartilagineuses, disposées
par paires en haut et en bas et se croisant comme des crocs (fig. 2, I), la
singulière disposition de l’intestin qui émet dans chaque segment de longs
diverticules terminés en caecums pouvant pénétrer jusque dans la base de
l'élytrophore (fig. 7, b) font de ces Annélides une famille en somme bien
homogène dans laquelle Yarrangement des élytres et quelques caractères acces-
soires permettent de distinguer plusieurs groupes que divers auteurs récents
érigcnt même au rang de famille. A Fexemple de Suxr-Jossrn, de Dilnnoux et
des auteurs plus anciens, il nous semble préférable de considérer ces groupes '
comme de simples tribus ou sous·familles.
Sur nos cotes,quatre seulement de ces tribus sont représentées : les Hermio·
ninés, les Polynoinés, les Acoëtinés et les Sigalioninés. De rares espèces exo-
tiques, pour la plupart encore assez mal connues, constituentles deux tribus des
Peisidicinés et des Eulépidinés. Quant aux Polylépidinés, dont tous les seg-
ments porteraient des élytres, ils doivent disparaître car des recherches récentes
ont montré que la Pclogcnia antipoda de Scmmnnn et le Lepidopleurus inclusus
de CLAPARÈDE, les deux seules espèces les représentant, sont des Sigalioninés
appartenant au genre Psammalyce et dont les élytres alternent bien dans la
partie antérieure du corps, suivant la règle générale. Le tableau ci-dessous,
emprunté presque textuellement à Dxnnoux, indique les tribus d’Aphroditiens
représentées sur nos côtes.
`TABLEAU ons SOUS·FAl\lILLES· .
1. Des segments avec des élytres ct d‘autres intermédiaires aux
précédents avec des cirrcs dorsaux ........... 2
— Dans la partie antérieure du corps, les segments à élytres alter-
nent avec ceux qui sont dépourvus de ces appendices. Dans la
région postérieure, tous les segments portent des élytres. Des
soies composées. Corpslong et cylindrique. S.-F. Sigalionizzae, p. 101
2. Entre deux segments pourvus d’élytres, il s’intercale, dans la
partie antérieure du corps, un segment pourvu de cirres dorsaux;
dans la partie postérieure, tous les segments portent des cirrcs
dorsaux, ou'bien entre 2 segments à élytres s’intercalent au
moins 2 segments consécutifs pourvus de cirres dorsaux. Pas de
soies composées ................. 3
-— Entre 2 segments pourvus d’élytres il n’y ajamais qu’un seul
segment pourvu de cirres dorsaux. Corps vermîforme. Pas de
soies composées ........ S.·F. Acoëtinae, p. 95
3. Yeux pédoncules (rarement sessiles). Une seule antenne. Un tuber-
cule facial très développé (fig. 10, b). . S.-F. Hermionînae, p. 32

32 FAUNE DE FRANCE. — POLYCHÈTES ERRANTES `
— Yeux sessiles, 3 antennes   Tubercule facial nul ou peu déve-
loppé (fig. 14, a) ...... . S.-F. Polynoïnae, p. 39
S.-F. HERMIONINAE GRUBE.
Segments peu nombreux, corps ovale, déprimé. - Une antenne impaire, 2 pal-
pes allongés, des yeux pédonculés ou rarement sessiles. Sous l’antenne médiane ,
un tubereule facial. -1 Papilles de la trompe sur plusieurs rangées circulaires.
Pas de mâchoires cornées. — Sole ventrale et pieds couverts de fines papilles
globuleuses. 2 paires de cirres tentaculaires accompagnées de soies capillaires.
Élytres, 15 paires, rarement 20. insérées sur les segments 2, 4, 5, 7 ..... 21, 23,
_ 25, 28, 31, alternant avec des cirres dorsaux filiformes. Parapodes birèmes, tous
pourvus d’uu court cirre ventral. A la rame ventrale, des soies peu nombreuses
grosses, courtes, simples ou fourchues, parfois pennées. En outre, aux premiers
sétigères, de fines soies bipennées. A la rame dorsale, de grosses soies relevées
sur le dos et de fines soies capillaires formant souvent un feutrage au—dessus
des élytres.
Remarques. Les Hermioninés sont généralement des formes courtes, mas-
sives, ovalaires, à dos bombé, dont les élytres sont plus ou moins cachées par
un feutrage provenant de l'enchevêtrement de fines et longues soies dorsales.
Chez les Hermiones et les Lœtmazonice, ces soies feutrantes sont beaucoup
moins développées que chez les Aphrodites et comme elles sont facilement
arrachées quand on nettoie l’animal de la vase qui le recouvre au sortir du
chalut on ne peut attacher une grande valeur à la présence ou à l’absence plus
ou moins complète de ce léger feutrage.
En ce qui concerne les soies, il importe de ne pas perdre de vue que la pré-
sence de fines soies bipennées aux premiers sétigères est un caractère commun
à toute la sous·famille et non pas spécial à quelques espèces. Il en est de même
des petites papilles globuleuses qui revêtent la face ventrale et les parapodes.
Elles peuvent être plus ou moins développées, mais j’ai toujours constaté leur
présence, aussi bien sur les espèces de nos côtes que sur les exotiques.
Enfin, il ne faut pas oublier que les soies se modifient souvent beaucoup avec
l’àge et par 1’usure, ainsi chez les jeunes Aphrodites, les grosses soies ventrales
portent une frange de poils en brosse qui disparaissent complètement chez les
adultes.
TABLEAU DES GENRES.
1. Des soies dorsales en flèche barbelée (fig. 11, h) ...... 2
— Grosses soies dorsales non terminées en flèche ...... 3
2. Soies ventrales avec des éperons (fig. 11, i, j). G. Hermione, p. 34
— Soiesventralesàfrangeunilaté1·ale(fig.12,f). G.Laetmat0nice,p. 36
3. Soies dorsales lisses, aciculiformes (fig. 10, f). G. Aphrodite, p. 33
- Soies dorsales en cimeterre, crénelées. Soies ventrales fourchues
(fig. 13, f, d, e) .......... G. Pontogenia, p. 38
*1. Sauf dans le genre Macellicephala qui manque d’antennes1atcrales et dans les genres exoti»
ques Iphionc et Bylgia qui ont 2 antennes.

rowcuirrzs nnnaurns. — Arunonirxnas 33
_ G. APllRODlTE Lmxé.
·Corps ovale ou oblong. Épais feutrage dorsal cachant complètement les ély—
tres. —- Prostomium globuleux. Yeux sessiles. Une très petite antenne împaire,
un tubercule facial comprimé, 2 longs palpes. — 15 paires d’élytres fortement
imbriquées. Cirres dorsaux filiformes. Cirres ventraux courts, subulés, soies
ventrales simples, grosses, foncées, aciculiformes, parfois armées d`un croc
latéral, réparties en 3 faisceaux superposés. Soies dorsales : 1° grandes acîcu—
liformes, foncées, perçant le feutrage dorsal; 2¤ capillaires, très nombreuses,
très fines, très longues, les unes fortement irisées s’étendant sur les flancs, les
autres formant un épais feutrage dorsal.
1. Soies ventrales lisses (ou pileuses chez les jeunes), sans croc
latéral (fig. 10, g) ....... ` . . . A. aculeata, p. 33·
—— Soies ventralesàcroc latéral (fig. 10, h). . . A. perarmata, p. 34
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_ .· C 8 f   ,  (I1,.
Fia. 10. -- Aphroditeaculeata: a, face dorsale (grandeur naturelle); b, tète, grossie;
c, un parapode cxrrigère; d, soie bipennée des pieds antérieurs >< 120; e, soie
épineuse des derniers sétîgères; f, grosse soie dorsale >< 15; g, soie ventrale pileuse
de la forme jeune >< 50 (d'après Bonus). -— A. perarmata: h, soie ventrale à. croc ><
15 (d’après Room:).
A. aculeata (L.). Fig. 10, a, g. — Cnmnànn 1868, p. 41; Mc’ Imosn
1900, p. 247 (bibliographie). — Apltrodita sericea Quyrnnrscas 1865, I,
p. 197. A. borealis JOHNBTON 1865, p. 104. - Halithea aculcata. SAVIGNY

34 FAUNE DE FRANCE. -— POLYCHÈTES nnnaurns
1820, p.20. H. aumta Rrsso 1826, p. 412. -—Formejeune :Milnesz'a nada,
Quyrnnracns 1865, I, p. 211 ; Aphroditella pçzllida. Ploum: 1907, p. 15, pl.
1, fig. 1-2, II, fig. 8,v1r, fig. 53-54. '
Corps ovale ou fusiforme, rétréci en arrière. Large sole ventrale aplatîe
Face dorsale convexe. Feutrage cachant complètement les élytres (fig. 10,
a). Environ 40 sétigères. — Prostomium à 2 yeux sessiles portés sur des
renflements ovoîdes. Antenne impaire petite, légèrement dilatée à l’extré-
mité. Tuberoule facial très comprimé, recouvert de papilles globuleuses
tb). Palpes longs, subulés, couverts de très fines papilles. 2 paires de
, cirres tentaoulaires subégaux, plus courts que les palpes. — Élytres lisses,
fortement irnbriquées. Cirres ventraux acuminés, plus courts que le para-
pode (G). -—- Soies ventrales à pointe mousse, lisses ou garnies de poils en
brosse chez les jeunes (g). Soies dorsales aciculiformes foncées, courtes,
dressées (f). Soies capillaires soyeusesmagnifiquement irisées sur les
flancs, celles du feutrage dorsal plus ternes. Soies ventrales des 1" et 28
sétigère fines et bipennées fd). Aux derniers sétigères, des soies capil-
laires épineuses (e). —- 2 cirres anaux.
L. 10 à 20 cm. —- Dos gris foncé, flancs irisés à coloration changeante
variant du bleu paon au vert, au jaune, à l’or brun. Sole ventrale brunâtre
ou jaunâtre.
Fonds de vase ou de sable. Fréquemment ramenée par le chalut, exception-
nellement rejetée à la côte.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Mer du Nord.
A. perarmata Room. Fig. 10, h. —— RoULE 1907, p. 12, pl. 1, fig. 5, III,
fig. 20, vu, fig. 47-48.
Corps ovalaire, légèrement terminé en pointe vers l’avant comme vers
l’arrière. Sole ventrale lisse (?). Epais feutrge dorsal. 34 sétigères. - Pro-
stomium petit. Pas d’yeux. 2 longs palpes épais, terminés en pointe,
atteignant, en arrière, jusqu’aux '7° et 8** segments. - 15 paires d’élytres
circulaires, transparentes, fortement imbriquées. Cirres dorsaux longs et
relativement épais. Cirres ventraux longs, épais à leur base, résistants et
peu caducs. Soies ventrales épaisses, à sommet recourbé en crochet,
munies d’une dent obtuse à la base du crochet (fig. 10, h). Soies dorsales
de deux sortcs : 1° en aiguillon, droites, de couleur noire, fort longues,
surtout les plus internes, tournées en· divers sens mais principalement
vers l’arrièrc,‘ 2° capillaires formant un feutrage pâle, très épais, très ré-
sistant, cachant complètement les élytres. — L. 45 mm. sur 20 mm.
Las Pilones, 640 mètres, fonds de Lophohelia.
G. HERMIONE BLAINVILLE.
Corps ovale, allongé, aplati. Pas de véritable feutrage dorsal. - Prostomium
arrondi, déprimé. 1 grande antenneimpaire. 2 longs palpes. -— 15 paires d’élytres

ronvcniarns nimixrss. - irnnonirinxn . 35
îmbriquées. Cirres dorsaux filiformes, cirres ventraux courts, subulés. Soies
ventrales munies d‘un éperon latéral et de denticules accessoires sous le rostre
en nombre variable. Soies dorsales: 1° aciculiformes, granuleuses; 2° longues
soies terminées en flèche barbelée; 3° soies capillaires courtes .et peu nom-
breuses, non feutrantes.
H. hystrix Savmmr. Fig. 11. -- Qunnizrncss 1865, p.· 206, pl. vi, fig. 9-
· 14; Mo' Iivrosn 1900, p. 264 (bibliographie). H. lzystrzbella Quxrnsrnces,
Kmnenc 1857, p. 5, pl. ix, fig. 5; H. fàllax Qusrnnmcss 1865, p. 204;
II. Kinbergi Quxrnnmoss 1865,p. 209. —Halz`!/zealzystriœ Savioivv 1820. —-
Aphrodita hystrix Aunouix et M.·EnwAuns 1834, p. 70, pl. 1, fig. 1-9.
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Fm. 11. — Hermione hyslriz : a, fare dorsale, grandeur naturelle; b, 5· élytro >< 4 ;
c. d, un pied cirriaère et un pied élytrigére, grossis; e, tête; f, soie dorsale en sabre
d’un pied èlytrigère >< 80; g, h, grandes soies dorsales en harpon, avec et sans
valves; i. j, soies ventrales >< 80. —- (b, c, e, h, i, j, d’après Kimzeuo, d, g, d’après
)lu.M:-Eowuins).
Corps ovale, aplati, à 32-34 sétigères (fig. 11 a). —Prostomium arrondi,
élargi, déprimé; deux pédoncules oculaires renflés portant chacun deux
taches oculaires inégales (e). Longue antenne impaire iiliforme légèrement
renflée à l’extrémité. Tubercule facial comprimé, verruqueux. Deux longs
palpes subulés, couverts de fines papilles. Deux paires de cirres tentacu-
laires, plus courts que les palpes, terminés par un petit article claviforme,
accompagnés de nombreuses et fines soies capillaires. —Elytres lisses, im-

36 FAUNE nn manon. — ronïcnàwns Ennaivrns
briquées, les antérieures ovales, les suivantes réniformes (b). Cirres dor-
saux filiformes, semblables aux tentaculaires. Cirres ventraux styliformes
atténués, insérés sous le milieu du parapode et atteignant à peine son
extrémité. -—Soies ventrales bifurquées, branche courte en éperon, longue
' branche incurvée, lisse aux parapodes médians, ou armée de dents de
plus en plus nombreuses aux pieds antérieurs etj aux postérieurs (i, j).
Rame dorsale: aux parapodes cirrigères, un faisceau de longues soies
arquées à extrémité très eflilée et de fines soies capillaires qui ne sont pas
assez développées pour former un feutrage dorsal; aux parapodes élytri-
gères, un faisceau de soies recourbées en sabre, quelques rares soies
—capilla.ires et un faisceau·de longues et fortes soies brunes dirigées en
arrière, à extrémité dentelée en flêche parfois ren/`erjmée entre deux
valves (fig, 11, g, h).
L. 5 à 6 cm. -— Sole ventrale grise ou jaunâtre, face dorsale variant du
Ebrun pâle au brun rougeâtre foncé avec des reflets pourprés ou faible-
·ment irisés. Soies dorsales jaune clair ou marron.
Fonds de gravier et de coquilles brisées. Ramenée assez fréquemment par
la drague avec les Huîtres ou les Pectens.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée, Océan Indien.
G. LIETMATONIGE Knvasne
[Laetmonice auct.; Letmonicella, Bouts].
Corps ovale allongé, aplati (fig. 12, a). Feutrage dorsal plus ou moins déve-
loppé. - Prostomium triangulaire. Yeux brièvement pédonculés. Une longue
antenne impaire, un tubercule facial, deux longs palpes, deux paires de longs
cirres tentaculaires accompagnés de soies capillaires (fig. 12, b).--15à 20 paires
d'élytres imbriquées, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 9... 23, 25, 28, 31 .....
43, 46. Cirres dorsaux filiformes, cirres ventraux courts. Soies ventrales ar-
mées d’un éperon latéral et d'une frange unilatérale de longs filaments raides.
en outre, aux 26-30 sétigères, de lines soies ventrales bipennées. Soies dorsales·
10 aciculiformes, 20 longues soies terminées en flèche barbelée, 30 soies capil-
laires feutrantes.
1. 34-36 sétigères, 15 paires d’élytres .... L. filicornis, p. 36
—- 45-47 sétigères, 18-20 paires d’élytres .... L. producta, p. 38
L. ülicornis Kmnnne. Fig. 12, a-f.-— Knvasne 1858, p. 7, pl. xn, fig. 7;
Mei lmrosn 1900, p. 258 (bibliographie). L. Kûzbergi Bamn 1865, p. 180.
—·Forme jeune: Letmonicella spirwsissima Hours 1907, p. 23,_pl. 11,
fig. 9, 111, fig. 15, 16, 17, vu, fig. 55-56.
Corps élargi, environ 34 à36 sétigères (fig. 12, a}. Sole ventrale et para-
î podes couverts de papilles globuleuses très nues. Feutrage dorsal lâche,
plus ou moins développé.- Prostomium arrondi, divisé en 3 par deux
sillons longitudinaux arqués; deux courts pédoncules oculaires peu ou pas

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ct ' 6 i f
Frs. 12. — Laetmatonice ûlîcornis : a, face dorsale >< 2; h, tete; c, 5° élytre >< 2; d, ‘
êëuîâigère (d’après Kmssso); e, I, soie en harpon >< 20 et soie ventrale >< 15 (d’après
pigmentés. Antenne impaire filiforme légèrement renflée à l‘extrémité lb).
Grand tubercule facial comprimé, couvert de papilles mamilliformes. 2 très
longs palpes subulés, pouvant atteindre en arrière jusqu'au 15°-16** seti-
gère, couverts de fines papilles. Deux paires de cirres tentaculaires
filiformes, plus courts que les palpes, légèrement renflés à Pextrémité, ac-
compagnés de fines soies capillaires lisses. - 15 paires d’élytres lisses,
imbriquées, les antérieures ovales, les suivantes réniformes (c). Très longs
cirresidorsaux filiformes, semblables aux tentaculaires. Cirres ventraux
courts, épais, ne dépassant pas le parapode. — Soies ventrales robustes,
armées d`une dent recourbée en éperon sous le rostre recourbé garni ,
d‘une frange unilatérale de longs filaments raides (f), en outre, aux 5 pre-
miers sétigères, de fines soies bipennées. Rame dorsale : aux parapodes
cirrigères, un faisceau de longues soies aciculiformes, arquées, lisses et un
faisceau de fines soies capillaires formant le feutrage dorsal; aux parapo-
des élytrigères, un faisceau de soies arquées, lisses, quelques soies ca-
pillaires et un faisceau de longues soies à extrémité dentelée en flèche,
parfois renfermée entre deux valves (12, e).
L. 20 à 35 millimètres. - Face dorsale souvent bleuàtre ou violacée,
sous le feutrage dorsal grisâtre.

38 rnuxnmn rnnncn. — POLYCHÈTES unnaivrns
Fonds vaseux, à une profondeur souvent considérable.
Mer du Nord, Manche (Guernesey), Atlantique (golfe de Gascogne). - Golfe
du Mexique, Pacifique, Mers Australes.
Nom. La Lezmonicella spinosissima de Roule n’est que la forme jeune (15 mil-
limètres, 28 sétigères) de cette espèce.
L. producta GRUBE. —— L. producta Var. ârüannica Mc’ lNTOSH1900,
p. 262, pl. xxxvi, fig. 4-5, xxxvu, fig. 3.
Corps ovale, allongé- 45-47 sétigères. Sole ventrale et parapodes cou-
verts de fines papilles. Pas de feutrage dorsal. —- Prostomium triangulaire;
2 pédoncules oculaires allongés et renflés à 1’extrémité. Antenne impaire
filiforme, plus courte que les palpes. Tubercule facial à papilles lobées.
Deuxlongs palpes subulés, à fines papilles. Cirres tentaculaires plus longs
’ que l’antenne impaire, à extrémité plus allongée que chez L. filz'c0rm`s,
accompagnés de fines soies capillaires. — 18-20 paires d’élytres fortement
réticulées. Longs cirres dorsaux filiformes, renflés à l’extrémité. Cirres
ventraux subulés, aussi longs que les parapodes. Soies ventrales à éperon
latéral et frange unilatérale à filaments moins nombreux et plus raides que
chez L. filzbormis (?), en outre, jusqu’au 4° sétigère, de fines soies bipennées.
Rame dorsale : 1° de longues soies noduleuses, 2° de grandes soies en
flèche à 5-6 dents et à valves, 3° des soies capillaires peu développées.
Taille pouvant atteindre 10 cm. —— Coloration rose chair, pâle.
Fonds de sable et gravier à 500 brasses. — Atlantique (Achill Head),
Manche(`?).
· G. PONTOGENIA CLAPARÈDE. · '
Corps ovale, dos bombé. Un feutrage dorsal. Yeux pédonculés. -— Prostomium
globuleux. ’Une antenne impaire. Un tubercule facial. 2 palpes, 2 paires de cirres
tentacnlaires, accompagnés de soies capillaires. —· 15 paires d’èlytres imbri-
quées. Cirres dorsaux grêles. Cirres ventraux courts. Soies ventrales fourchues,
àdeux branches inégales, courtes, lisses, en outre, aux premiers sètigères, de
fines soies bîpennées. Soies dorsales : 1¤ de grandes soies en cimeterre, créne-
lées, recourbées en berceau sur le dos, 2=• de courtes soies capillaires, 3° des
soies capillaires feutrantes. °
P. chrysocoma (Bnnm). Fig. 13. - Cmimnànm 1868, p. 58, pl. x, fig. 3;
SAINT-Josnrn 1906, p. 189, pl. m, fig. 58-68. — Hermione chrysocoma
Bnmo 1865, p. 178. —— Aphrodite echinus Qvnrnnrncns 1865, p. 199, pl.
vi, fig. 5-7.
Dos fortementbombé (fig. 13, a), recouvert par les soies dorsales recour-
bées, 34 sétigères. Sole ventrale et parapodes couverts de papilles globu-
leuses. F eutrage dorsal léger. -- Prostomium petit, globuleux. 4 yeux
noirs portés sur dess pédoncules en maâue dirigés en avant (c). Une
antenne impaire, plus courte que les palpes, à 4 articles : un basilaire

_ romrcniaras mmnrrms. À- arnaonmnar. 39
conique, papilleux, un long grêle et deux terminaux, plus courts. Tuber-
cule facial couvert de papilles. 2 courts palpes bruns, subulés, papilleux.
2 paires de cîrres tentaculaires, plus courts que les palpes, à 4 articles :
un basilaire, épais, et trois grêles de taille décroissante; à la base, de
nombreuses soies capillaires. —- Elytres de la 1*** paire, qui manquent sou-
vent, munies de franges irrégulières (?), les suivantes ovales, puis rénî-
formes, parsemées de petits tubercules, ornées d’une tache brune au-des-
sus de Pélytrophore et de traînées de granulations Brunes. Cirres dorsaux
semblables aux cirres tentaculaires. Cirres ventraux petits. Soies ven-
trles peu nombreuses, grosses, courtes, robustes, émoussées (d, e). A
la rame dorsale : 1° de grandes soies brunes en cimeterre dentelées sur /
le bord convexe et recourbées en berceau sur le dos (f), 2° de courtes soies
capillaires, 3¤ de longues soies capillaires formantle léger feutrage dorsal.
L. 30 mm. — Ventre brun clair, dos plus foncé. ’
Fonds de Posidonies. — Méditerranée.
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Flo. 13. - Pontogeniu. chrysocoma : a, face dorsale >< 2; b. un parapode cirrigère >< 3;
c, prostomium >< G; d, e, soies ventrales >< 60; t, soie dorsale en cimeterre >< 30.
S.•F'. POLYNOINAE Gxwaa.
Corps ovalaîre, aplati, ou cylindrique, allongé, vermiforme. — Prostomium
bilobé.4 yeux sessiles. Une antenne împaire et deux latérales plus courtes (*).
I. Sauf dans le genre Maeellicephala qui n’a pas de véritablerantennes latérales et auquel les
yeux font souvent défaut et chez Iphione et Bylgia, genres exotiques 11’ayant que deux antennes.

40 FAUNE nn rxmncs. — ronrcnirrns nnamvrns _
2 longs palpes. —- Trompe exsertile cylindrique, avec une rangée de papilles au-
tour de l’ouverture et 4 mâchoires chitineuses. 2 paires de cirres tentaculaires
avec acicule à la base. —-· Élytres : 12-18paires, ou très nombreuses, insérées sur
les segments 2,4,5, 7, 9... 23, 26, et ainsi de suite de 3 en 3 segments. Segments
sans élytres avec un long cirre dorsal. Cirres ventraux à tous les segments.
Parapodes biramés à rame dorsale plus ou moins développée. Pas de soies com-
posées. Soies dorsales différentes des ventrales. — 2 urites, ou cirres anaux.
·- Des papilles néphridiennes plus ou moins saillantes.
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F10. 14. — Potvuomze. — Prostomium : a, type Lepidonotus; b, type IIa1·m0thoë;c,
L type Halosydna. —- Elytres : d, frangée, à papilles cornées; e, lisse, sans franges; —
f, trompe vue de face avec ses papilles et ses 4 mâchoires. u
Remarques : La plupart des Polynoinieus ont le corps court, ovalaire, aplati;
cependant, dans les genres Polynoë, Lepidasrhenia, Aclzoloë, le nombre des séti·
gères peut de beaucoup dépasser la centaine et le corps allongé, plus ou moins
cylindrique, prend alors un aspect vermilorme. _
Le prostomium est bîlobé, les deux lobes pouvant être arrondis ou terminés
en pointes chitineuses auxquelles on donne le nom de cornes frontales (fig. 14,
h). Les yeux, toujours sessiles, sont au nombre de 4, généralement disposés en
carré ou en trapèze. Certains auteurs attachent une grande importance à la
façon dont les yeux de la paire antérieure sont disposés, plus ou moins latéra-
lement, plus ou moins en avant, ou en partie au—dessous des cornes frontales,
et au fait qu’ils sont ainsi visibles ou non d’en dessus. Ce caractère n’a mal-
heureusement pas grande valeur car il est fort variable dans _une même espèce
suivant l’âge, la taille ou le mode de fixation qui contracte plus ou moins les
tissus. Les stades pélagiques ont ordinairement des yeux très développés.
Saufdans les genres Maccllicephala, Iplzione et Bylgia qui font seuls exception
à cet égard, le nombre des antennes est toujours de trois : une longue impaire dont
le cératophore est inséré plus ou moins loin entre les deux lobes du prostomium
et deux antennes latérales, généralement bien plus courtes que l’impaire. Le

POLYCHÈTES ERRANTES. — APnn0nx1·xDAE 41·
mode d‘insertion des cératophores dés antennes latérales fournit un caractère
dont l’importance a été précisée par Dansonx. Suivant la façon dont les anten-
nes latérales sont implantées, on peut distinguer 3 types chez les Polynoiniens:
1° le type Lepidonotus, dans lequel les cératophores des antennes latérales
forment directement le prolongement des lobes du prostomium et sont souvent
un peu au·dessus du cératophore de l’antenne impaire. Les antennes latérales '
sont dites alors à insertion marginale ouà insertion terminale (fig. 14, a).
. 2° Le type Harmot/zoë. Le prostomium se termine généralement en cornes
frontales plus ou moins divergentes, les cératophores des antennes latérales ‘
naissent au—dessous des lobes du prostomium et en partie au-dessous du céra-
tophore de l’antenne impaire. C’est le type à insertion ventrale (fig. 14, b).
3° Le type Halosydna. Ce type, dont l'H. gelatinosa fournit le meilleur exemple,
est intermédiaire entre les deux précédents. Les cératophores des antennes
latérales terminent bien les lobes du prostomium, mais ceux-ci sont cependant
délimités par un léger sillon transversal, en outre, le cératophore de l’antenne
impaire étant inséré à la face dorsale du prostomium, entre les deux lobes, '
É recouvre en partie les cératophores des antennes latérales. L'insertion de
CelleS—ci est donc subterminale (fig. 1.4, C).
Le bord postérieur du prostomium est parfois recouvert en partie par un
repli saillant du segment suivant auquel on donne le nom de repli nucal ou
tubercule nucal. l
La trompe exsertile, cylindrique, fortement musclée, est armée de 4 mâchoires,
robustes crochets chitineux, recourbés,jaunàtres dont deux dorsaux et deux
ventraux se croisant. Le bord antérieur de son ouverture est garni d'une seule
rangée de papilles coniques, molles, au nombre de 9 à chaque lèvre, rarement
11 (fig, 14, f). On remarque, parfois, sous le prostomium, et surplombant l’ori·
fice buccal, un tuberoule conique ou recourbé, c'est le tubercule facial auquel
fait souvent suite un repli saillant de couleur foncée.
Le premier segment du corps porte 4 cirres allongés, semblables aux
antennes. Ce sont les cirres tentaculaires (fig. 14, ct). Les deux supérieurs
sont un peu plus longs que les deux inférieurs. Leurs cirrophores sont plus
ou moins soudés à la base qui est soutenue par un acicule accompagné le
plus souvent de quelques soies (1 ou 2) dilférant peu des soies dorsales des
pieds suivants. Le segment tentaculaire est donc le premier segment sétigère
dont les parapodes sont réduits à la rame dorsale (cirre supérieur et soies), la
rame ventrale n'étant plus représentée que par le cirre `inférieur. Le segment i
suivant a des parapodes bien développés, portant la première paire d‘élytres,
un cirre ventral plus long que les suivants et dirigé en avant et des soies dor-
sales et ventrales ne différant que légèrement des suivantes. C’est le premier
segment des auteurs qui ne comptent pas le segment tentaculaire parmi les
sétigères.
Les élytres sont au nombre de_12 à 15 ou 18 paires chez la plupart des Poly-
noinés à corps court, et très nombreuses chez les autres, Elles sont insérées
sur les segments 2, 4, 5, 7 et alternativement de deux en deux segments jus-
qu'au 23**, ensuite de 3 en 3 segments. Ce n‘est guère que dans les genres
Lepidasthenia et Pseudolzalosydna que l‘on rencontre quelques exceptions à
cette règle. Pour les auteurs qui ne comptent pas le segment tentaculaire, elles
sont insérées sur les segments 1, 3, 4, 6, 8... 22, 25, 28_etc... Les segments

-42 FAUNE DE FRANCE. -- ronrcniarrss ERRANTES
dépourvus,d’élytres portent un long cir`i·e dorsal, et souvent, au·dessus, un
tubercule dorsal. Dans le genre Aclzoloë, ce tubercule très développé et cilié
forme une sorte de branchie analogue à celle des Sigalioninés. .
Les élytres peuvent être lisses ou garnies de papilles, de tubercules cornés
ou de verrues parfois énormes. Leur bord libre peut être frangé de longues
papilles molles, cylindriques ou renflées en massue, souvent désignées sous
le nom de cils (fig. 14, d). Ces caractères sont importants. Malheureusement
les élytres sont souvent très caduques, se détachant au moindre froissement
' ou par autotomie lorsque l’animal est plongé dans l’alcool. Néanmoins, on peut
toujours reconnaître leur nombre et leur emplacement gràce à leurs élytro-
phores faciles à distinguer des cirrophores.
Les soies ne sont jamais composées. Les dorsales diffèrent toujours des ven-
trales. Ces dernières ont généralement une longue hampe nue qui s'élargit et
s’aplatit dans sa région distale couverte d’épines. Uextrémité est nue, terminée
en rostre plus ou moins recourbé et portant ou non a la base une dent accessoire.
Suivant le cas, ces soies sont dites unidentées ou bidenzées ou encore entières
ou bifides (fig. 18, 0, f}.
La grosseur relative, la forme et Pornementation des soies dorsales et ven-
trales fournissent de bons caractères spécifiques, mais il ne faut pas perdre de
vue que les soies se modifient avec l’âge, la taille, et le milieu auxquels corres-
pondent une usure plus ou moins accentuée. Les spécimens jeunes ont les soies
plus longues, plus effilées que les adultes. Sauf indication contraire, .les soies
représentées correspondent à des parapodes de la région moyenne du corps.
En effet, les soies des segments antérieurs et postérieurs sont souvent assez
différentes. Il convient aussi de remarquer qu'a la rame dorsale les soies supé-
rieures sont ordinairement plus courtes, plus arquées et plus épineuses que
les inférieures. A la rame ventrale, les soies de la partie supérieure du faisceau
sont plus fines, plus allongées, fréquemment unidentées, celles du milieu, les
médianes, plus grosses, plus larges, sont les plus typiques, les plus nette-
ment bidenzées, tandis que les inférieures sont larges, courtes, peu épineuses
et très souvent unidenzées. _
Le pygidium est accompagné de 2 urites semblables aux cirres dorsaux.
Les papilles néphridiennes s'ouvrent a la base des parapodes.
, TABLEAU DES GENRES
1. Pas d’antennes latérales, une antenne impaire (fig. 15.) . . .
............... G. 1VIacellicepha1a,p. 43
—— Des antennes latérales et une impaire ......... 2
.2. 12 paires d’élytres ......... G. Lepidonotus, p. 45
—- 15 paires d’élytres ................ 3
.-— 15 paires d’élytres ................ 10
— Elytres très nombreuses, jusqu’à Pextrémité du corps. Antennes
latérales à insertion terminale ou subterminale. Corps vermi-
forme ........... · .... ` ..... 11
3. Corps court, complètement revêtu par les élytres. Ordinaire-
ment moins de 40 sétigères (fig. 24, a,). . ._ ...... 4

ronvcnàrss nnnmrns. — Arunonxrxmn 43
— Corps incomplètement revêtu, région postérieure sans élytres
(fig. 28, d). .................. 9
4, Antennes latérales à insertion subterminale (fig. 17, h) .... ‘
................ G.Malmgrenia. p.48
—— Antennes latérales à insertion terminale (fig. 14, a) ..... 5
_-— Antennes latérales à insertion ventrale (fig. 14, b) ..... 6
5. Parapodes subbirèmes, appendices glabres (fig. 35, b) ....
............ f. . . G. Nactochaeta, p. 90
—- Parapodes birèmes, appendices à papilles (fig. 36, a) ....
............ . . . G. Allmaniella, p. 93
6. Scies ventrales unidentées ............. 7
— Scies ventrales bidentées .............. 8
7. Scies dorsales capillaires (fig. 17, e) .... G. Gattyana, p. 49
- Scies dorsales plus épaisses que les ventrales (fig. 18, d). . .
................. G. Eunoë, p. 50
8. Soies sans poches épineuses (fig. 18, d). . G. Harmothoë, p. 52
— Scies à poches épineuses (fig. 27,e, f) , . G. Scaliset0sus,p.73
9. Corps court, eflilé postérieurement, 40 à 50 sétîgères (fig. 28, d) i
- ................ ` . G. Lagisca,p. 76
—— Corps vermiforme, 50 à 100 sétigères et davantage (fig. 30, c)
............ · ..... G. Polynoë, p. 80
10. Antennes latérales à insertion subterminale. Scies dorsales
capillaires. Un repli nucal très marqué (fig. 32, a) .....
................ G. Halcsydna, p. 84
—- Antennes latérales à insertion ventrale. Scies dorsales plus
grosses que les ventrales (fig. 32, m) . G. Aeanthicolepis, p. 85
11. Un gros tubercule dorsal en T aux pieds cirrigères. Élytres
grandes. Antennes subterminales (fig. 36, h). . G. Acholoë. p. 94
-— Pas de tubercules en T aux pieds cirrigères. Élytres très petites.
Antennes terminales (fig. 33) ..... G. Lepidasthonia. p. 86
G. MÀUELLIUEPHALA Mc' lNTOsu
(FAUVEL, char. err1end.).
Corps court massif, souvent large, aplati. 18 à 29 sétigères environ. — Pros-
stomium bilcbé, ordinairement avec cornes frontales très eflilées. Pas d’yeux
(sauf chez M. macrophtlzdlma). Une antenne impaire. Pas d'antennes latérales.
2 longs palpes, 2 paires de cirres tentaculaires. — 8 à 13 paires d`élytres insé-
rées sur les segments 2, 4, 5, 7... 13, 15, 17... 23, 26. Parapodes biramés, à
rame dorsale réduite parfois à un acicule, à rame ventrale allongée. Scies
dorsales absentes ou peu nombreuses, courtes, épineuses. Scies ventrales
longues et minces, transparentes. — 2 urites. - Papilles néphridiennes parfois
volumineuses.

44 mom nn manon. — romcuizrns namlmns _
1. Prostomium à cornes frontales filiformes. Pas d’yeux (fig. 15, d)
................ M. abyssicola, p. 44
· —- Prostomium à cornes frontales courtes. 2 gros yeux latéraux
(fig. 15, ai ...,....... M. macrophthalma, p. 45
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Fia. 15. — Macellicephzzla macrophthalmasa, partie antérieure >< 6; b, parapode >< 10}
c, pointe d’une soie ventrale >< 140. —— M. abyssicola : d, partie antérieure; e, para-
pode >< 10; f, soie ventrale >< 40; g, soie dorsale >< 40.
M. abyssicola Fwvnt. Fig. 15, d-g. —- Fwvnx. 1913, p. 7, fig. 2; 1914,
p. 41, pl. 1, fig. 9, III, fig. 4-5, 18-20.
Corps court, large, aplati. 18 sétigères. —- Prostomium bilobé, sans
yeux, cornes frontales filiformes (fig. 15, d); antenne impaire à gros céra-
· tophore cylindrique inséré entre les lobes du prostomium ; pas de tubercule
facial. Très longs palpes filiformes, lisses. Soies bien développées au
segment tentaculaire. — S paires d’élytres. Parapodes allongés, recourbés,
à très long cirre dorsal inséré loin de la base (0). Pas de tubercule dorsal
sur les segments sans élytres. Ptame dorsale petite, aiguë, avec soies à
rangées transversales de spinules comme celles des Harmot/zoë (g). Rame
ventrale recourbée, à extrémité tronquée, renflée en bourrelet, portant sur
sa face dorsale convexe une crête de papilles. Long acicule saillant, en-
gaîné. Longues soies ventrales transparentes, aplaties, élargies, finement

1>o1.¥c11È·1·1as nnnamms. - Aranonrrxnan 45
crénelées sur les bords, rappelant les soies d'HeteronerezZ¢ (f). Cirre ven-
tral filiforme, plus court que le pied et inséré loin de sa base. —- Papilles ‘
néphridiennes petites et toutes semblables. — 2 gros oirres anaux. `
L. 28 mm. sur 10 mm. de large, pieds compris. Coloration violet foncé.
Espèce abyssale (4.380 mètres). —— Golfe de Gascogne (Fauve;). `
M. macrophthalma Fwvnn. Fig. 15, a—c. — Fwvm. 1913, p. 9, fig: 4;
1914, p. 45, pl. 11, fig. 9; 111, fig. 1-3. .
Corps court, presque cylindrique, aspect d’Hésionien. 29 sétigères.
Large prostomium faiblement bilobé, portant deux énormes yeux laté-
raux (fig. 15, a). Longs palpes glabres. 4 mâchoires chitineuses. Segment `
tentaculaire achète (‘?). — 13 paires d’élytres. Les trois derniers sétigères
portent tous des cirres. Longs parapodes sesquirèmes, à rame dorsale
réduite à un acicule saillant, engaîné; rame ventrale conique, cfïilée, à
long acicule saillant. Nombreuses soies ventrales capillaires, très longues,
soyeuses, argentées, à double limbe très transparent, étroit et finement
·dentelé (c). _
L. 22 mm. sur 7 mm. de large, sans les soies.
Fond de vase, grande profondeur (4.870 mètres). — Golfe de Gascogne.
Nom. L’absence d'antennes latérales a fait ranger cette espèce dans le genre
Macellicephala dont elle diffère par ses gros yeux et son nombre de segments
plus élevé. ·
G. LEPIDONOTUS Lzacu.
Corps court, linéaire, de largeur uniforme (fig. 16 a). 26 sétigères. — 4 yeux.
Prostomium bilobé sans cornes frontales (d). Une antenne impaire, 2 anten-
nes latérales plus courtes, à insertion terminale (prolongeant les lobes du pros-
tomium). 2 palpes acuminés. 2 paires de cirres tentaculaîres avec acîculè et
.soies à la base. Antennes et cirres dorsauxà renflement subterminal. —— 12 paires
d’é1ytres insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 9,.. 21, 23. Parapodes biramés;
Soies dorsales épineuses, plus minces et plus courtes que les ventrales. Soies
ventrales à région élargie garnie de longues épines, à rostre nu, le plus souvent
.unidenté. - 2 urites.
1. Elytres réniformes fortement imbriquées, à longues franges, à
‘ grosses papilles granuleuses (figi 16, i) . . L. squamatus, p. 45
- Elytres orbioulaires, peu ou pas imbriquées, sansfranges, sans
grosses papilles (fig. 16, b) ....... ` . . L. clava, p. 46 ·
L. squamatus (L,). Fig. 16,   — SAINT··.lOSEPH 1888, p. 151; Mc' Irzrosn.
1900,.p. 274, pl. xxv, fig. 1. L. plefolepfs SMNT-Jossru 1888, p. 152,
_pl. v1, fig. 1-5 (non Mansnzenmzn). —- Polynoë sguamata Aunolmv et M.-
,EnwAm>s 1834, p. 80, pl. 1, fig. 10-16.
Corps de largeur presque uniforme. — 4 petits yeux noirs disposés I

46 FAUNE DE manon. —— POLYCHÈTES nnnnmrns
en trapèze. Antenne médiane à peu près de la longueur des palpes,
antenneslatérales plus courtes que les palpes. Palpes coniques, acuminés,
lisses à un faible grossissement. Cirres tentaculaires supérieurs de même
longueur que les palpes, les inférieurs plus courts, accompagnés de quel-
, ques soies arquées dentelées. Antennes et cirres lisses, renflés à l’extré-
mité, annelés de brun et terminés en pointe effilée. Un petit tubercule
facial conique, obtus. —— Cirres dorsaux semblables aux cirres tentacu-
laires et aux antennes. Cirre ventral plus grand que les suivants, claviforme
et dirigé en avant; les suivants acuminés, plus courts que les parapodes.
— Élytres fortement imbriquées, cachant tout le corps, les antérieures
arrondies, les suivantes ovales, puis réniformes (i), couvertes de grosses
papilles saillantes : 1° grandes papilles ovoïdes ou surbaissées à. surface
finement noduleuse ou granuleuse, à large base sub-polygonale ou sinueuse
I formant mosaïque à la surface de l’élytre (j); 2° papilles plus petites
lisses ou faiblement épineuses, parfois cylindriques; 3° de très petites
papilles caliciformes, au bord de l’élytre; 4° de longues papilles fîliformes
formant une frange très développée sur le bord externe de l’élytrc. — Soies
dorsales plus courtes et beaucoup plus minces que les ventrales, presque
capillaires et finement barbelées; soies ventrales jaunâtres, longues,
robustes, à renflement sous-rostral garni de rangées de spinules pré-
cédées de deux épines plus développées, rostre unidenté (g)l — Deux
longs urites semblables aux cirres dorsaux. —Chez l’adulte, des papilles
\ néphridiennes très saillantes du 9° au 25° sétigère.
L. 15 à 30 mm. —Coloration très variable, le plus souvent pâle ou jaune
_ clair avec une tache foncée au centre de l’élytre et de grosses papilles
brunâtres formant mosaïque sur le fond plus clair de l’élytre.
A la côte, sous les pierres et dans les dragages littoraux parmi les coquilles
brisées et les tubes de Serpules. Très commun dans la Manche.
Mer du Nord, Manche, Atlantique. —- Pacifique Nord (Japon).
, Nota. Le Lepidonozus pleiolepis, tel que de Saxzxr-Jossrn l’a décrit de Dinard,.
ne me paraît différer en rien des jeunes L. squamatus.
L. clava (Monmcu). Fig. 16, 3.-8. ·- SAINT-losnrn 1898, p. 225 ;.Mc’ IN-
rosn 1900, p. 281, pl. xxvi, fig. 1 (bibliographie). ——-Polynoë scutellata
Rrsso 1826, p. 414. P. clypeata Gamm 1860, p. 71, pl. ru, fig. 1.
P. dorsalis Quyrnnrnons 1865, p. 245. P. modesm Quarnnrnèns 1865,
p. 243. -· (?) P. fucescens.QuaTnEFAcEs 1865, p. 242. P. Grubiana. CLA-
, manne 1870, p. 9, pl. r,‘fig. 2.
Corps de largeur uniforme, les derniers parapodes étant relativement
. grands (a). — 4 yeux noirs disposés en rectangle, les antérieurs, plus
grands, en avant du milieu du prostomium (d). Antenne médiane plus
courte que les palpes, antennes latérales presque moitié plus courtes
que la·médiane. Palpes effilés, garnis de 5 rangées longitudinales de
petites papilles. Cirres tentaculaires plus courts que les palpes, accom--

rorrcnims nmmwns. —- Arnnomrmln 47
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'·"·Ã·`f_ -_lJ jf il " · .'." . 'i.  ·®@,@·l?· Ã
Fm. 16. — Lepidonotus clava: a. face dorsale; b, élytre >< 8: c, une papille épineuse,
une papille lob•’·e, une calicinale et une üliforme >< 140; d, tète; e, soie ventrale >< 140.
— L. squamalus: f, face d0rsale>< 2; g, une soie dorsale >< 300 et une soie ventrale
>< HG; h, parapode >< 8; i, élytre de la région moyenne >< S; j, papilles épineuscs '
aréolées >< 100.
pagnés de quelques soies arquées, dentelées. Antennes et cirres lisses, à
renilement globuleux terminé par une pointe filiforme. Pas de tubercule
facial. — Cirres dorsaux semblables aux cirres tentaculaires. 1"cirre ven-
tral plus grand que les autres, claviforme et dirigé en avant, les suivants
massifs, à pointe filiforme, plus courts que les parap0desaElytres orbicus
laires, non imbriquées (sauf chez les jeunes), laissant une partie du dos à
découvert, dépourvues de franges (h); les 4 premières paires portent de
grosses et de petites papilles chitineuses assez espacées, les suivantes sont
presque lisses. Papilles : 1° grosses, surbaissées, finement noduleuses;
2° plus petites, convexes, simples ou faiblement épineuses; 3° très petites,
caliciformes (c). — Soies dorsales minces, épineuses, plus courtes et moins
eiïilées que celles de L. sguamatus. Soies ventrales jaunàtres, longues,
robustes à renilcment sous·rostral garni de spinules moins 'marqués que
chez L. sguamatus, rostre incurvé,, unidenté (e). —- 2 urites semblables
aux cirres dorsaux. -- Chez l’adulte, des papilles néphridiennes cylin-
driques bien développées du 8° au 26° sétigère.
L. 25 à 30 millimètres. — Dos foncé, tacheté de blanc, élytres marbrées

48 FAUNE DE manon. -· rotrcuiarras nnnarrrns
de brun, de marron plus ou moins foncé et] de blanc jaunâtre, une grosse
tache blanche arrondie au-dessus de l’élytrophore. Appendices avec un
anneau foncé sous le rentlement bulbaire et parfois un autre plus clair et
V plus large à la base.
Sous les pierres dans la zone littorale. - Manche, Méditerranée, Atlantique
- Cap de Bonne-Espérance, Océan Indien.
G. MALMGRENIA Mc’ lrvrcsa. ·
Corps allongé, étroit,`36 à 41 sétigères. - Prostomium sans cornes frontales.
4 yeux disposés en carré. Antenne impaire glabre. 2 antennes latérales à inser-
tion subterminale (type Halosydna). 2 longs palpes glabres. 2 paires de cirres-
tentaculaires. -— 15 paires d’élytres, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 9 .....
23, 26, 29, 32. Parapodes biramés. Scies dorsales courtes presque lisses, trans-
parentes. Scies ventrales plus longues que les dorsales, à région épineuse
courte, à rostre unidenté ou bidenté à dent secondaire très fine. —- 2 longs urites.
—- Pas de papilles néphridiennes saillantes.
i M. castanea Mc' Iwrosu. Fig. 17, h, m. — Mc’ lrtrosu 1900, p. 379, pl.
xxvm, fig. 15, xxx, fig. 5, xxxixx, fig. 10, xx., fig. 23-26. - Harmothoë
castanea. Samr-Josnru 1898, p. 236. —- Loenîlla castanea Gxnnn 1886,
p. 3. -— (?) Polynoë laevis AUnoUxN et M.-Enwanns 1834, p. 85, pl. xr, fig.
11-19.
Corps large en avant, atténué postérieurement. 36 à 41 sétigères. ——
P1-ostomium piriforme, élargi et arrondi en arrière (fig. 17, h), yeux anté-
rieurs très en avant, visibles seulement en partie d’en dessus. Antenne
impaire un peu plus longue que les palpes. Antennes latérales subulées,
moitié plus courtes, àinsertion du type Halosydna. Palpes courts, glabres.
Cirres tentaculaires fusiformes, plus courts que les palpes. Antennes et
cirres glabres. Cirres dorsaux semblables aux tentaculaires. Cirres ven-
traux efîilés, lisses, de la longueur des parapodes. - Elytres (k) adhé- _
rentes, arrondies, puis réniformes et ensuite ovales, sans franges, lisses,
sauf un petit groupe triangulaire de papilles arrondies, lisses, dans la
' courbe antérieure des élytres réniformes. - Rame dorsale petite, conique,
à acicule saillant (i). Scies dorsales transparentes, courtes, légèrement
arquées, presque lisses, à rangées de spinules très peu marquées, extré-
mité brusquement terminée en pointe mousse (1). Rame ventrale conique,
avec un petit processus digitiforme. Scies ventrales (17, m), à peu près
de même grosseur que les dorsales, transparentes, à longue hampe, à
région distale courte, à longues et fines épines, à rostre recourbé, le plus
souvent unidenté mais cependant muni parfois d’une très petite dent
accessoire à la base. - Deux longs urites marron. — Pas de papilles
néphridiennes saillantes (‘).
1. Bnncsmüm assimile la Malmgremia cctstimea à la Locnilla alba Matmcnnm, cette dernière

· _ roLvcni·:·r1as annanrss. ·— Arnnonxrxmlu 49
L. 18 à20 mm. — Coloration très variablcuface ventrale rose, brun
garance, marron ou pourpre. Dos brun clair. Elytres àbandes transver·
sales brun garance ou marron avec quelques points foncés.
Autour de la bouche et entre les ambulacres du Spatangus purpurcus, ou
plus rarement sur des Etoiles de Mer. ·
Mers Arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée. I
G. GATTYANA Mc' Irvrosn.
[Nychia BIALMGREN, Polynoë el. Harmothoë auct. pro parte.]
Corps linéaire. -— Prostomium bilobé, à cornes frontales (fig. 17, al. 4 yeux. Une
ongue antenne impaire. Antennes latérales à insertion ventrale. Palpes à ran-
gées longitudinales de papilles. 2 paires de cirres tentaculaires avec acicule et.
soies à la base. - Cirres dorsaux garnis de longues papilles, ainsi que les
antennes et les cirres tentaculaires. 15 paires d'éIytres couvrant tout le corps,
insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 9... 23, 26, 29, 32. Parapodes nettement
biramés. Soies dorsales très nombreuses, plus lines que les ventrales, épineuses, ·
terminées en pointe capillaire. Soies ventrales plus grosses, à région distale
épîneuse, à rostre lisse unidenté. — 2 longs urites. — Papilles néphridiennes
saillantes.
G. cirrosa (PAi.LAs). Fig. 1.7, a, g. - Mc’ Inrosn 1900, p. 285, pl. xxv,
fig. 3. — Polynoe cz'rr;osa Gnuns (?). P. scabm Aunoum et MILNE•ED\VARDS
1834, p. 87. — Nyc/zia. cirrosa Mamicnzn 1865, p. 58, pl. vm, fig. 1. —
?Harm0t/zoe scaàm Kmnanc 1857, p. 21.
Corps épais, de largeur uniforme. 34-36 sétigères. —- Prostomium à
cornes frontales bien marquées (fig. 17, a), 4 petits yeux noirs, subégaux,
disposés en carré, visibles d’en dessus, quoique les antérieurs regardent
vers le bas. Antenne médiane de la largeur des palpes, antennes latérales
moitié plus courtes. Un tubercule nucal. Palpes effilés, à 6 rangées lon-
, gitudinales de très fines papilles. — Cirres tentaeulaires subégaux,un peu
plus courts que les palpes, garnis de papilles ainsi que les antennes et
accompagnés de soies courtes, denticulées. Cirres dorsaux plus longs -
que les soies, semblables aux cirres tentaculaires. Cirres ventraux fili-
formes, papilleux, un peu plus courts que le parapode. — Les 4 derniers
sétigères sans élytres. Élytres imbriquées, couvrant complètement le,
corps, la première paire orbiculaire, les suivantes ovales ou reni-
formes (h) à bord externe frangé, à surface paraissant lisse à l’œil nu,
mais couverte de nombreuses petites papilles coniques ou cylindro-
coniques simples, bifides ou quadrifides (c]. Ptame dorsale à soies très
nombreuses, longues, minces, légèrement recourbées, garnies de fines l
cànendant, a des aPPendîces garnis de papilles claviformes, un prostomium du type Harmothaë,
à cornes frontales bien marquées et des elytres incolorcs, elle se rapprocheralt donc peut-etre
de la Malmgrenia andreapoli: qui est une Harmothoé.
` 4

50 muse ou muscu. — votvcnàrns smumrss -
 
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\,`,>:.;. ,    9 M 1  i m   il    :'·Qz_i?"/9
Fig. 17.- Gattyama cirrosa : a, tète, grossie; b, 1** et 5* élytres, grossies; c, papilie d€S
élytres >< 100; d, parapode >< 10; e, soie dorsale >< 300; f, soies ventrales, supérieure
et inférieure>< 300 (d’après Blatnisnss). — Malmqrenia casmnea : h, tête grossie;
î, parapode >< 16; k, élytre antérieure >< 15; l, soie dorsale >< 240; m, soie ven-
trale >< 240 (d’après Mc’ Inrosn).
épines disposées en rangées transversales, terminées en pointe très efîilée
(e). Soies de la rame ventrale plus longues et plus épaisses que les dorsales,
épineuses, à rostre lisse, unidenté, légèrement incurvé (f). — Papilles né-
hridiennes saillantes, c lindri ues. - 2 longs urites ciliés.
P Y Cl c
L. 25 à 50 mm., sur 5 à 10 mm. de large. —— Coloration d’un blanc Iai-
_ teux ou grisâtre avec, parfois, un point noir au centre des élytres.
Dans les tubes des Térébelliens ou des Chétoptères.
Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique. - Pacifique Nord,
Nota. La variété Clzaetopteri est plus pâle, de plus grande taille, avec les pa-
pilles des élytres beaucoup plus petites, mais de même forme que dans la variété
type. C'est la forme la plus fréquente dans la Manche.
G. EUNOÉ BIALMGREN.
Corps ovale oblong, court (moins de éûsétigères). - Prostomiumbilobé, à cornes
frontales. 4 yeux. Une antenne impaire. Antennes latérales à insertion ventrala.
2 longs palpes à rangées longitudinales de papilles. 2 paires de cirres tentacu—

POLYCHÈTES Ennamns. — Arunonnxnmz 51
laires avec acîcule et soies à la base. — Cîrres garnis de longues papilles, ainsi
que les antennes et les cirres tentaculaires. 15 paires d’élytres couvrant com-
plètement le dos, insérées sur les segments, 2, 4, 5, 7, 9... 23, 26, 29, 32. Para-
podes biramés. Soies dorsales plus épaisses que les ventrales, garnies de
rangées transversales de spinules. Soiés ventrales robustes, à ré ion dîstale
, . . . g
epineuse, à rostre lisse, recourbe, unidenté. —- 2 urites ciliés. —- Papilles néphri-
diennes saillantes, ·
. \ i
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(C) -—` O ·. »· *   Q     *· 
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E - Cl. B f Q ( www
Flo. 18. ——Eu.7i0ë nodosa : a, tète, grossie (d’après ltlamxonsn); b, élytre >< 8 et papilles
>< -10; c, parapode; d, soie dorsale >< 100; e, soie ventrale >< 100. —·- Ilarmothoë
imbricata : f, soie ventrale >< 100; g,_soie dorsale >< 100; h, tète, grossie; i, élytre
grossie; k, j, papilles des_élytres; 1, parapode (imité ile Msnmenevj.
E. nodosa Sans. Fig. 18, a-e. — NIALMGREN 1865, p. 64, pl. vm, fig. 4;
MC’1NTOSlI 1000, p. 292 (bibliographie). E. œrstedi MALD1(âREN, 1865,
p. 61, pl. vxu, fig. 3. E. scabm Gîasren, ltlauenzsnnan.
Corps large, aplati, graduellement atténué en arrière. 36 à 38 sétigères.
·- Prostomium bilobé, à cornes frontales nettes. 4 yeux assez gros, dis-
posés en trapèze, les antérieurs en arrière des cornes frontales (18, a).
Antenne impaire ciliée, légèrement renflée sous Pextrémité tllilorme, à
gros cératophore. Antennes latérales beaucoup plus courtes que l’impaire.
Palpes allongés, subulés, à 6 rangées longitudinales de papilles saillantes.

52 FAUNE DE FRANCE. — POLYCHÈTES EKRANTES
Cirres tentaculaires semblables à l’antenne impaire mais un peu plus
courts avec quelques soies à la base. — Cirres ventraux courts, subulés,
lisses, àbase renflée. Cirres dorsaux longs, ciliés, àrenflement subterminal.
La première paire d‘élytres orbiculaire, les suivantes réniformes, puis
ovales allongées, à bord externe frange ou non, à surface libre couverte-
de papilles chitineuses épineuses,_simples ou étoilées, en outre, on y re-
marque souvent de très grosses nodosités coniques ou globuleuses à sur-
face lisse ou épineuse. Rame dorsale plus petite que la ventrale. Soies
dorsales finement épineuses, un peu plus grosses et plus courtes que les
ventrales (d). Soies ventrales épineuses,à extrémité lisse, légèrement re-
courbée, unidentée (e). — 2 urites ciliés. — Papilles néphridiennes cylin-
driques ou mamilliformes.
L.` peut atteindre 60 à 80 mm. sur 25 à 30 mm. de large. ——- Antennes et
cirres rougeâtres, annelés de brun au-dessous du renflement subterminal
blanchâtre. Élytres grises ou brun violacé, présentant souvent une tache
médiane plus foncée ou plus claire.
l Fonds de gravier ou de sable vaseux, à une assez grande profondeur.
Mer du Nord, Manche (Plymouth, Iles Anglaises), Atlantique Nord, Mers
arctiques.
Nom. Mc' lntosh a décrit, sous le nom d’Eun0ë hispanica, une espèce draguée
parle « Porcupine n dans l’Atlantique, qui ne diffère guère de la précédenteque
par ses yeux plus gros, ses appendices lisses et ses soies à plus longue extré-
mité lisse.
G. HARMOTHOÉ Kmmane (sensu SMNT-Josnrn).
[Polynoë pro parte; Evarne BIALMGRENQ Lœnilla, NIALMGRENQ Parmenis,
l\«IAL\1cREN ; Eucranta NIALMGREN.]
Corps court, linéaire ou atténué postérieurement, nei dépassant pas 40 séti· ·
gérés.-Prostomium divisé en2 lobes souvent prolongés en petites cornes fron-
tales. 4 yeux disposés en carré ou en trapèze. Une antenne impaire. 2 antennes
latérales à insertion'ventrale, plus courtes que l'impaire. 2 palpes garnis de
fines papilles (paraissant glabres quand celles-ci sont très petites). 2 paires de
cirres tentaculaires avec acicule et quelques soies à la base. Trompe à 9 -|— 9
papilles, 4 mâchoires cornées. —— Cirres dorsaux semblables aux tentaculaires.
Cirres ventraux plus courts. 15 paires d`élytres imbriquées couvrant tout le
corps, insérées sur les sétigères 2, 4, 5, 7, 9... 23, 26, 29, 32. Parapodes bira-
més. Soies dorsales plus grosses et plus courtes que les ventrales, à rangées
tranversales de spinules. Soies ventrales à partie distale renflée, épineuse, ter-
minées par un rostre bidenté, sauf aux inférieures qui sont parfois unidentées.
— 2 longs urites. -— Papilles néphridiennes saillantes.
Remarques : Ija classification des Harmozhoë est très délicate, en efl`et,beau·
coup de caractères auxquels on attribuait une importance spécifique appar-
tiennent en réalité à tout le genre. C`est ainsi que la présence de soies à la

r0LYcriÈ'r1ss Ennanrns. — Arnnonxrinu: 53 .
bases des cirres tentaculaires est constante, il en est de même des papilles de la
trompe, toujours au nombre de 9 paires.
Les anciennes diagnoses insistent sur les diff`érences de longueur relative
des antennes, des palpes et des cirres, cependant ce caractère n’a générale-
ment aucune valeur. Ces organes étant contractiles, leur longueur varie avec le
mode de fixation, et comme ils sont parfois très caducs, ils manquent souvent
ou bien ils sont régénérés. Les palpes sont couverts de fines papilles chiti-
neuses. Quand elles sont très petites, visibles·seulement à un fort grossisse-
ment, ces organes paraissent glabres. Les antennes et les cirres sont le plus
souvent garnis de longues papilles claviformes.
Le prostomîum bilobé est rarement dépourvu de cornes frontales, mais ce
caractère peut varier dans une même espèce avec l'àge et la contraction des
tissus. Il en est de même de la grandeur et de Ia situation des yeux, aussi ce
caractère est loin d’avoir la valeur que lui attribuent Mc' Iivrosn et Honcsox. ll
suffit de comparer les descriptions de divers auteurs, et, mieux encore, d'exa-
miner un grand nombre d’indivîdus pour se rendre compte que, dans une même
espèce, les yeux antérieurs peuvent être bien visibles d`en dessus, ou plus ou
moins cachés sous les bords du prostomîum. '
Les meilleurs caractères sont donc encore ceux fournis par la forme et la
coloration des élytres, la nature de leurs papilles ou verrues cornées, la pré-
sence ou l’absence d’uue frange de longues papilles cylindriques à leur bord
externe.
Les soies fournissent aussi de bons caractères, à condition cependant de n`en
pas exagérer l’importance. Malheureusement, chez beaucoup d’espèces, elles
présentent peu de différences caractéristiques. En général, les soies dorsales
sont grosses, ornées de rangées transversales d’épines. Les soies supérieures
du faisceau sont toujours plus courtes, plus arquées et plus fortement denticu-
lées. Les soies ventrales, toujours constituées par une hampe lisse, suivie d’une
partie épineuse élargie, se terminent par un rostre nu bidenté. Mais il convient
d’observer que les supérieures sont toujours plus fines, plus allongées et par-
fois unidentées. Les ventrales sont au contraire plus courtes, plus larges et très
souvent aussi unidentées. En général, on représente les soies médianes d’un
parapode de la région moyenne du corps, car les soies des segments antérieurs
et postérieurs sont toujours un peu modifiées.
Le cirre ventral du premier parapode (2° sétigère, le segment tentaculaire
représentant le 1*** sétigère) est toujours plus long que les suivants et dirigé en
avant.`
1. Élytrcs frangées, appendices garnis de papilles (fig. 19, b, c). . 2
- Élytrcs sans franges (fig. 18, i) ............ 10
2. Soies ventrales peu eflilées, fortement bidcntées. Appendices à
papilles clairsemées (fig. 18, f, l) .......... 3
— Soies ventrales effilées, finement bifides. Appendices garnis de
longues papilles nombreuses (fig. 21, f, d) ........ 7
3. Elytres aréolés de taches claires, glahres, sauf de petites papilles
dans le tiers antérieur (fig. 19, h) ..... H. Haliaëti, p. 57
-l- Elytrcs à papilles cornées .............. 4

. 54 rauivr. ma rnmvcu. -— ronrcniarss smxnivrias
4. Rien que des petites papilles cornées (fig. 20, f). ...... 5
- Des petites papilles cornées et quelques grosses verrues (fig.
. 19, h.) ............ ~ . ....... 6
5. Premières paires de caecums intestinaux débouchant au même
point ............... H. cœliaca, p. 57
—- Mâchoires hérissées de petites épines (fig. 20, k) ......
.... · .......... H . maxillospinosa. p. 58
6. Scies dorsales à rangées de spinules serrées. Dent secondaire des
soies ventrales recourbée en dehors. F ranges peu développées
(fig. 18, f,i, g) ........... H. imbricata, p. 55
-— Soies dorsales à rangées de spinules espacées. Dent secondaire des
· soies ventrales appliquée. Franges plus marquées (fig. 19, h). .
.' ............... H. Antilopis. p. 56
7. Elytres non divisées en champs polygonaux, avec de grosses
verrues (fig. 21, b) .............. p. 60
— Elytres divisées en champs polygonaux (fig. 22, b) ...... 9
8._ Franges très développées. Grosses verrues globuleuses, épi-
neuses. Pas_ d’appendice caudal ...... H. impar, p. 59
— F rangés peu développées. Verrues cylindro-coniques, lisses. Un
_ appendice caudal (fig. 21, k) ...... H. Johnstoni, p. 61
9. Petits champs polygonaux plans, à petites papilles isolées ou
l groupées (fig. 22, î, k) ........ H. reticulata, p. 61
-- Grands champs polygonaux bombés portant de très grosses épi-
nes recourbées (fig. 22, b) ....... H. areolata, p. 62
10. Elytres glabres ou à papilles très fines, peu nombreuses. . . 11
— Elytres glabres, suf quelques grosses papilles molles cylindro-
coniques. Cirres et antennes à papilles. Soies dorsales à longue
pointe glabre; ventrales, à dent secondaire recourbée .....
............. H. Fraser-Thomsoni. p. 68
11. Ptame dorsale bien développée, à soies nombreuses (fig. 23,1]. 12
-— Rame dorsale rudimentaire, à soies peu nombreuses. Elytres in-
oolores ou à tache brune en anneau ou en V oblique. Commensale
des Annélides tubicoles (fig. 26, c, d, k) . . H. lunulata, p. 70
12. Soies dorsales à pointe courte. Antennes et cirres garnis de pa-
pilles (fig. 23, h, g) ................ 13
—- Scies dorsales à longue pointe nue. Antennes et cirres glabres
(fig. 24, k, 0) .................. 14
13. Dorsales denticulées jusqu’au sommet. Ventrales à rostre
recourbé, dent secondaire droite. Élytres incolores, transparentes
(fig. 23, b, d) ........... `H. Ljungmani, p. 63
— Dorsales terminées en lame de grattoir. Ventrales à dent secon-
daire robuste, bien écartée. Première paire d’élytres pâle, les sui-
vantes très foncées (fig. 23, g, f, i) ..... H. spinifera, p. 64
4- Dorsales à pointe courte, avec un petit sillon. Ventrales lon-

romrcuiariss annamns. - Arunonrrxnaia 55
gues, très eflilées. Élytres avec un arc marron (fig. 24, d, 8, f, b).
........ _ ..... . . . . H. longisetis, p. 66
14. Grandes soies dorsales droites, à rangées d’écai1les disposées en Y
spirale.Un appendice caudal (fig. 24, 0, k). H. benthophila, p. 68
- Dorsales à rangées transversales de spinules. Ventrales à rostre
renflé. Pas d’appendice caudal (fig.25, 1, j). . . H. Jouhini, p. 70
H. imbricata (L.). Fig. 18, f, l. — Mumcnsn 1865, p. 66, pl. xx, fig. 8;
Mc' lN1·osu 1900, p. 314 (bibliographie). - Polynoë cz'1·J·ata O. F. Mübrnn;
Savrciw 1820, p. 26; Auooum et M.·EnwAnns 1834, p. 86; Quarnumoss
1865, p. 232.
Corps oblong ou ovale allongé, atténué postérieurement. 37 sétigères.
— Prostomium bilobé, à cornes frontales. 4 yeux, ceux de la paire anté- I
rieure en partie cachés sous les cornes frontales (fig. 18, h). Antenne im-
paire à gros cératophore foncé, ciliée, à extrémité filiforme glabre. An-
tennes latérales moitié plus courtes, ciliées. Palpes allongés, eflilés, à
rangées longitudinales de petites papilles tronquées. Cirres tentaculaires
ciliés, plus courts que les palpes, avec quelques soies à la base. - Cirres
dorsaux semblables aux antennes et aux cirres tentaculaires. Cirres ven-
traux courts, avec quelques papilles claviformes. Élytres couvrant com-
plètement le corps, celles de la première paire suborbiculaires, les sui- \
_ vantcs ovales-réniformes ou ovales obliques (i). Elles paraissent glabres ·
à l’œil nu mais sont cependant couvertes de petits tubercules coniques,
obtus fj) et frangées de cils courts sur leur bord externe, surtout chez les
jeunes. Les grands spécimens portent souvent, en outre, au bord posté-
rieur, une rangée de grosses papilles brunes subglobuleuses ou briève-
ment claviformes fixées par un court pédicelle inou. Soies dorsales ro-
bustes, légèrement arquées, un peu plus épaisses et plus courtes que les
ventrales, ornées de rangées transversales de spinules et terminées par
une pointe lisse (g). Soies ventrales à partie renflée épineuse, à pointe
lisse recourbée. Les inférieures sont unidentées, les autres bidentées (f).
-2 urites semblables aux cirres dorsaux, mais plus longs. — Papilles
néphridiennes cylindro-coniques.
L. 30 à 50 mm. - Coloration extrêmement variable; gris bleuàtre,
brunâtre, brun foncé, avec des reflets pourpres ou violets, noiràtre chiné
de clair, parfois un pointicentral foncé sur l’é1ytre et des taches claires
sur le bord. Certains spécimens portent une large bande marron s’éten-
dant sur toute la longueur du dos, tandis que le bord des élytres, restant
blanc, forme, de chaque côté, une bande claire.
A mer basse, sous les pierres, sur les rochers, dans les tubes de Térébelliens
et de Chétoptères. Dans les dragages sur fond de pierres et de coquilles brisées,
dans les crampons de Laminaires. _ '
Manche, Atlantique, Méditerranée. — Mers arctiques, Pacifique Nord.

· 56 FAUNE on rmmca. —- rowcuàrns nnnAN·ras `
H. Autilopis Mc' lnrrosn. Fig. 19, a-e. — Mc’ Ixvrosu 1900, p. 334, pl.
xxvm, fig. 13, xx1x,fig. 14, xxxn, fig. 16, xxxvm, fig. 24-26. —Evarne
` antilopes lVlAnioN 1879, p. 13, pl. xv, fig. 1. —- Polynoë antilopes Cnnus
1884, p. 200. P. Mazeli MAmoN 1877.
Corps très large, moyennement allongé, légèrement atténué postérieu-
rement. 33 à 35 sétigères. — Prostomium élargi en arrière, cornes fron-
ales tronquées. 4 yeux, les postérieurs très écartés, les antérieurs plus
grands, latéraux et cachés sous les cornes frontales (fig. 19, a). An-
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Fia. 19. -— Harmothoë Antilopis : a, tète, grossie; b, élytre; c, parapode >< 16; d, soie
ventrale >< 300; e, soie dorsale >< 300 (d’après Mc’ Iwosn). — H. Haliaèti : f, soie
dorsàle >< 300; g, soie ventrale >< 300; h, élytre >< 6.
tenne impaire ciliée, à gros cératophore. Antennes latérales subulées,
très courtes, ciliées. Palpes à peu près de la longueur de l’antenne impaire,
garnis de petites papilles claviformes. Cirres tentaculaires aussi longs que
les palpes, ciliés. — Cirres dorsaux semblables, plus longs que les
soies (0). Cirres ventraux filiformes, à courtes papilles claviformes.
Elytres réniformes couvrant entièrement le corps, frangées de longues
papilles légèrement claviformes et portant de gros tubercules cornes
émoussés ou à sommet tronqué garni d’une rosette d’épines (b). —— Soies
dorsales nombreuses, allongées, garnies de rangées circulaires, assez
espacées, de spinules bien distinctes (rappelant les cornes d’une Antilope),

romrcnizrss xannaivrss. — arnnonrrxnas 57
lisses à Pextrémité (e). Soies ventrales minces et assez courtes. Les su-
périeures fines, à extrémité unidentée; les suivantes épineuses, à rostre à
peine incurvé, bifide, à. dent secondaire appliquée; les inférieures à dent
secondaire plus marquée (d). — 2 urites allongés, à extrémité filiforme.-—
Papilles néphridiennes peu marquées.
L. 20 à 25 mm. — Coloration? .
Sable vaseux, dragages. '
Manche (côtes anglaises); Atlantique; Méditerranée (Marseille).
Nota : Maniox figure les yeux antérieurs bien visibles à la (ace dorsale.
H. Haliaëti Mc' INTOSH. Fig. 19, l`-ll. — Mc' INTOSH 'IOOO, p. 336,
pl. xxxvxr, fig. 27, xxxrx, fig. 1-3; FAUVEL 1914, p. 57, pl. m, fig. 17.
4 petits yeux visibles d’en dessus. Antennes latérales plus courtes que
le prostomium.Palpes glabres. — Cirres tentaculaires et cirres dorsaux à
papilles. Cirres ventraux élargis à la base, filiformes à l’extrémité, garnis `
de papilles. Élytres frangées, quelques fines papilles dans la région an-
térieure, le reste de la surface glabre, aréolé de taches claires, circulaires,
se détachant sur le fond brunâtre (fig. 19, h). Soies dorsales longues,
minces, légèrement arquées, à rangées de spinules bien marquées, à
extrémité glabre, très courte (f). Soies ventrales à croc légérement incurvé,
à dent secondaire droite ou un peu recourbée (g) très fragile; les inférieures
unidentées.
L. 25 mm. — Elytres brunàtres, aréolées de taches claires.
Dragages assez profonds. — Atlantique, Mer d`Irlande, Manche (?)
H. coeliaca Sarxr-Joserri. Fig. 20, a·f. —- Samr-Josnrn 1888, p. 163,
pl. vu, fig. 25-31.
Corps oblong. 34 à 35 sétigères. — Prostomium très large, échancré
en avant, à 2 grandes cornes frontales. 4 yeux, les antérieurs latéraux, un
peu plus gros, sont rapprochés des postérieurs (fig. 20, a). Antenne ·
impaire hérissée de longues papilles, à gros cératophore. Antennes laté-
rales beaucoup plus courtes, papilleuses. Palpes plus courts que l’antenne
impaire, épais, couverts de très petites papilles. Cirres tentaculaires
subulés, à longues papilles, accompagnés d’un acicule et d’une soie dor-
sale. -·— Cirres dorsaux semblables aux tentaculaires. Cirres ventraux
petits, renflés à la base. Elytres [f), très caduques, teintées de brun clair,
recouvrant tout le corps, réniformes, frangées de longues papilles en
massue, couvertes de tubercules porifères en tube cylindrique ou terminé
par une épine (e). — Soies dorsales disposées en éventail, les unes courtes,
courbes et larges, à bord couvert de denticules, les autres, placées au-
dessous, plus longues, plus droites, offrant des séries transversales de
denticules qui masquent les stries (c, d). Rameinlérieure allongée terminée
en pointe obtuse. Soies ventrales transparentes, plus longues et plus fines

58 mom ne rmmca. —- rowcnàrns Ennmrns
que les dorsales, à pointe bidentée, à partie élargie garnie de séries de
spinules (b). - Papilles néphridiennes à partir du 2° sétigère, 2 urites
ciliés. — Les caecums des parapodes 7 à 11 débouchent chacun dans
l’intestin, au 12··= segment, par un long canal étroit;
L. 12 à 14 mm., sur 2 mm. de large, sans les soies. -— Coloration brun
clair.
Recueillie dans les dragages. -— Manche (Dinard).
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Fia. 20. — Harmothoë cœliaca : a, tète >< 26; b, soie ventrale >< 165; c, soie dorsale
courte >< 150; d, soie dorsale longue >< 200; e, un tubercule d’élytre >< 210; f,
élytre >< 10. —H. maxillospinosa : g, tète >< 26; h, épine de l’élytre >< 260; i, bord
externe d’une élytre >< 120; k, une des paires de mâchoires comprimée et vue de
face >< 63; I, soie ventrale X230 (d’après ne SAINT-JOSEPH).
H. maxîllospinûsa Samr-losnru. Fig. 20, g—l. — SMNT-Josarri 1888,
p. 166, pl. VII, fig. 32, 36.
Corps fragile. légèrement brun. 28 à 34 sétigères. -— Prostomium plus
large que haut, profondément incisé en avant, àcornes frontales bien mar-
quées. 4 yeux dont les deux antérieurs, plus gros, placés latéralement.
Antenne impaire plus courte que les palpes, àppilles assez longues irré-
gulièrement distribuées, à gros cératophore (fig. 20, g). Antennes laté-
rales très courtes, à papilles. Gros palpes subulés, à rangées longitudi-
nales de fins tubercules. Cirres tentaculaires ciliés, avec acicule et petites
soies à la base. - Cirres dorsaux semblables. Cirres ventraux courts.
Elytres, imbriquées, recouvrant tout le dos, légèrement brunâtres et

roucnàrss nnmmrizs. ——- Arunonrrxnaiz _ ·59
presque transparentes, d’abord rondes, puis suborbiculaires et réniformes,
frangées de longues papilles très minces, couvertes de petits tubercules
saillants porifères qui, en approchant du bord externe, sont surmontés
d’épines chitineuses coniques (h, i). - Soies dorsales disposées enéventail,
les supérieures courtes et courbes, lesinférieures finement épineuses, plus
longues et plus droites. Soies ventrales de trois sortes, toutes plus longues
et plus minces que les dorsales: 1° les plus basses, qui sont les plus courtes,
unidentées, 2° les médianes très indistinctement bidentées, 3° les supé-
rieures, plus longues, distinctement bidentées.»— 2 urites plus longs que
les cîrres dorsaux. —— Deux paires de mâchoires terminées chacune par '
une dent recourbée et hérissée de petites épines chitincuses, sauf à la
pièce basilaire (k).
L. 6 à 8 mm. sur 2 mm. de large, soies comprises. — Corps légèrement
brun, élytres presque transparentes.
Dans les dragages. - Manche (Dinard).
H. impar Jonxsrox. Fig. 21., a, f'. - Sxxnr-Josarn 1888, p. 162; 1896,
p. 7; 1898,p. 231;,Ai.Aa.¤os r Saivz 1905, p. 60, pl. x, fig. 13-16, xi, fig. 2-
16. — Polynoê impur Cmrnnizne 1863, p. 60, pl. xm, fig. 1-5. - Evarne
impar l\1Ar.M<;nsN 1865, p. 71, pl. 1x, fig. 7; Mc’ Inrosn 1900, p. 535, pl.
xxv1,'fig. 5, xxvxr, fig. 13, xxx, fig. 7, xxxu, fig. 18, xxxix, fig. 20-22. E.
pentactae Gmno 1886, p. 14. — (?) E. atlantica Mc' lxrosn 1900, p. 363,
fig. 31-32.
Corps mou, très fragile, ovale-oblong, aplati, sensiblement atténué en ·
arrière. 35 à 40 sétigères. ·— Prostomium largement échancré, à 2 cornes
frontalesaiguës. 4 yeux assez grands, les antérieurs latéraux, éloignés des
cornes frontales. Antenne impaire à extrémité filiforme (fig. 21, al. An-
tennes latérales, effilées, moitié ou 3 fois plus courtes que l’impai1·e. Pas de
tubercule facial. Palpes acuminés garnis de nombreuses papilles bien mar-
quées. Cirres tentaculaires semblables à l`antenne impaire, mais plus effi-
lés, avec acicule et soies à la base. Cirres dorsaux plus longs que les pieds
(d). Cirres ventraux acuminés. Antennes et cîrres garnis de nombreuses
et longues papilles claviformes. -—Elytres trèscaduques, d’abord subcircu-
laires, puis réniformes et ovales, fortement fran gées au bord externe (b,c),
couvertes de tubercules cbitineux et de très grosses verrues piriformes,
ou globuleuses de formes très variées, tuberculeuses ou épineuses, qui
font parfois défaut sur quelques élytres ou manquent chez les jeunes. Soies
de la rame dorsale plus courtes et plus épaisses que les ventrales, trans-
parentes, à pointe obtuse ou acuminée, garnies de fortes rangées trans-
versales de spinules bien séparées (e). Soies ventrales effilées, à région
épineuse allongée, finement bidentées au sommet (f), les inférieures plus·
courtes, unidentées. Des tubercules dorsaux très marqués aux pieds sans
élytres. —— 2 longs urites ciliés. — Papilles néphridiennes courtes, mais
bien marquées, à partir du 1°" sétigère.

60‘ .rAuNn ma manon. — ronvcnàrns nnnmrss
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Fm. 21. — Harmothoë impur : a, tète, grossie (d’après )Ic’1mcsn); h, élytre >< 10
(d’après Anamos); c, papilles des élytres, très grossies; d, parapode >< 20; e, soie
dorsale >< 100; f, soie ventrale,>< 100. -— H. Johnstomî .· g, tète (d’après Mc'INrosH);
h, soie ventrale médiane >< 150 et son extrémité >< 300; i, soie dorsale >< 150; k, ap-
pendice caudal >< 30; 1, élytre >< 12; m, grosse papille mamilliforme ;n, papilles du
bord des élytres >< 60; 0, parapode ><.20.
L. 12 à 25 mm. -- Dos brun—verdâtre, lus foncé en avant, orné de
. . P
bandes et de pointes comme chez Lczgzsca extenuata. Des taches vert-
olive à la base des cirres des pieds postérieurs. Face ventrale pâle, irisée,
bouche noirâtre, brunâtre ou vert·olive foncé, trompe foncée, élytres mar-
brées de brun, fréquemment avec une tache centrale jaunâtre. — Phospho-
rescente. `
A mer basse sous les pierres, dans les vieilles coquilles, dans les crampons
de Laminaires, et aussi dans les dragages côtiers.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
Nom. La variété Pagenstecheri de ltlicamznsex ne diffère pas du type décrit
par ÃIALMGREN, Mc' Iivrosu et Anamos, mais cette espèce présente de très nom-
breuses variations individuelles dont beaucoup sont surtout fonction de l‘àge,et
de la taille.
L'E«»m·nePenmczae, trouvée par Gmm à Wimereux sur Cucumaria penmczes,
ne paraît pas distincte de l’H. impur. Quant à l’E. atlantîca Mc` Iivrosn, elle ne
s'en distinguerait que par les papilles des appendices plus petites, des cirres

I ronvcnizrss annmras. -— Arunonxrinan 61
plus minces, des soies dorsales pluslongues et moins arquèes, à rangées d`épî—
nes plus serrées et des soies ventrales a extrémité plus allongée.
H. Johnstoni (Mc' lnrosn). Fig. 21, g-0. — Fwvm. 1914, p. 61, pl. nr,
fig. 14; 1916, p. 22, pl. nr, fig. 6-8, 16. - Emme Jo/znstoni Mc` lzvrosn
1900, p. 358, pl. xxvn, fig. 7, xxx, fig. 6, xxxix, fig. 23-28. — Lagisca
tenuisetis Mc’ INTOSH 1885, p. 78, pl. ix, fig. 7, xvm, fig. 9, vu a, fig. 5-9.
Corps graduellement atténué en arrière à partir du tiers antérieur. —
Prostomium bilobé, à cornes frontales, 4 gros yeux, à tache cristalli-
nienne blanchâtre. Antenne impaire plus longue que les palpes, Antennes
latérales eflilées, à peu près de la longueur du prostomium (fig. 21, g).
Palpes robustes. Cirres tentaculaires aussi longs que les palpes. Cirres
dorsaux aussi longs que les soies, filiformesà l’extrémité. Cirres ventraux
minces, allongés. Tous ces appendices sont garnis de longues papilles _cla·
viformes. — Trompe violet foncé ou brun pourpre, à 18 papilles. — Ely-
tres fraugees de quelques papilles, les premières arrondies (l), les suivantes
réniformes, avec une tache marron ou jaune clair. Elles sont couvertes de
papilles chitineuses coniques, assez grosses dans le tiers postérieur, beau-
coup plus petites dans les parties recouvertes par les autres élytres. On
y remarque aussi parfois un certain nombre de très grosses verrues
cylindro-coniques (m). — Soies dorsales assez grosses, les unes courtes et
arquées, les autres presque droites, effilées, garnies de rangées de spi-
nules   Soies ventrales longues et minces, surtout les supérieures l
qui sont très eflilées, à partie épineuse à spinules longues et fines,
àextrémité très atténuée légèrement bifide au sommet (h). ·- Papilles
néphridiennes petites. — Un appendice caudal bien développé (k).
L. 6 à 10 mm. — Dans l`alc0ol, dos brunâtre, trompe brun pourpre
foncé, élytres transparentes avec une tache marron ou jaune clair.
Bathypélagique et sur fond de vase, à grande profondeur. _
Atlantique (golfe de Gascogne, Gibraltar).
Nom. Cette espèce se distingue de l'H. impar par son appendice caudal, la
coloration de sa trompe, les papilles de ses appendices moins développées, ses
soies plus effilées.
H. reticulata (Cinirxnànn). Fig. 22, f`-l. ·— SAINT-JOSEPH 1888, p. 176,
pl. vm, fig. 48-50; Fxuvar. 1913, p. 17. H. areolata Amnios Y Sam:
(nec Gnomz, nec auct.), 1905, p. 64, pl. xx, fig. 17-18, pl. xxx.- Polynoé
reticulata Cnamnànn 1870, p. 10, pl. r, fig. 1; M.AnnNzELLEn 1874, p. 6.
Corps allongé, peu atténué postérieurement. 35-37 sétigères. - Pro-
stomium largement échancré en avant en 2 cornes frontales. 4 yeux très
noirs, les antérieurs plus écartés, au milieu des côtés du prostomium.
Antenne impaire longue, à extrémité filiforme. Antennes latérales moitié
plus courtes que l’impaire (fig. 22, f). Palpes robustes, acuminés, garnis
de fortes papilles. Cirres tentaculaires aussi longs que les palpes, acu-

62 FAUNE ma rnancn. ——- ronvcuàrns Ennaurss I
minés, avec acicule et soies à la base. Cirres dorsaux allongés. Cirres
ventraux courts (I). Cirres et antennes garnis de longues papilles. Tuber-
cule facial foncé. —— Elytres couvrant complètement le corps, les anté-
rieures orbiculaires, les suivantes réniformes, à bord postérieur frangé de
cils, les uns courts, les autres longs, capités (î, k). Dans les mailles d’un
réseau coloré, on trouve, semés à la surface de 1’élytre, des tubercules
saillants isolés ou groupés dans les espaces clairs. — Soies dorsales à nom-
breuses rangées de spinules bien développées (h). Soies ventrales fines,
allongées, les supérieures bifides à dent secondaire très fine (g), les infé-
rieures unidentées. — Papilles néphridiennes grandes, commençant au
GE sétigère. I —
L. 12 à 25 mm. -— Coloration verdàtre, plus intense à la face ventrale et
à la base des parapodes. Élytres à réseau polygonal orangé avec espaces
clairs, bord postérieur violet noir et souvent une grosse tache noire au
centre.
A la côte et dans les dragages côtiers.
Manche (Dinard), Atlantique (Santander); Méditerranée (Monaco et Naples).
' H. areolata Gnuns. Fig. 22 a-e. -— Polynoë areolata Quarnnrauss 1865,
p. 232. —- Evarzze areulata Gxann 1886, p. 341. - Har·nzoth0ë·are0lat0,
SAINT-Josarn 1888, p. 169; pl. vu, fig. 41-43; 1906, p. 193, pl. 111, 69-70;
Mc lurosu `1900 (bibliographie), p. 349, pl. xxvu, fig. 15, xxx, fig. 3,
xxxxr, fig. 17, xxxux, fig. 3, xxxxx, fig. 17-19; FAUVEL 1913, p. 18. ——
Antùzoë n0Z¤z`li.s· RAY LANKESTER 1866, p. 275, pl. LI, fig. 1-9.
Corps linéaire, épais. de largeur uniforme. 37-39 sétigères. — Prosto-
mium échancré, à 2 cornes frontales. 4 petits yeux dont les antérieurs
en partie cachés sous les cornes frontales (fig. 22, a). Antenne împaire
effilée, peu ou pas renflée sous la pointe filiforme et fortement cîliée.
` Antennes latérales courtes. Palpes acuminés, couverts de fines papilles
claviformes. Cirres tentaculaires semblables àl’antenne impaire, avec aci-
cule et 1-2 soies à la base. —- Cirres dorsaux filiformes, parfois renflés en
quenouille, couverts de longues papilles (c). Cirres ventraux· atteignant
la base des soies. garnis de quelques papilles. Élytres fortement imbri-
quées, couvrant complètement le corps. La première paire petite, arrondie,
avec de grosses protubérances. Les suivantes sub-quadrangulaires, puis
ovales, fortement et longuement frangées (b), leur surface libre est divisée
en grands champs polygonaux bombés séparés par des lignes claires et
portant chacun une grosse épine. chitineuse recourbée précédée d’une
carène violette. La partie cachée sous les autres élytres est pâle, divisée
en champs moins étendus, avec des papilles cornées de taille beaucoup
plus petitef Ramc dorsale courte, à nombreuses soies divergentes jaunes,
courtes, robustes, un peu arquées, à fortes rangées de spinules, à som·
met nu ogival avec un sillon longitudinal (e). Rame ventrale conique à

POLYCHÈTES ERRANTES. ·— APHRODITIDAE  
soies minces, à rangées de spinules bien marquées, à sommet nu allongé, ·
à dent secondaire droite (d). Les supérieures et les inférieures sont parfois
unidentées. ·—- 2 longs urites garnis de papilles. - Papilles néphridiennes
petites. Le corps de largeur presque uniforme, les soies courtes, robustes,
jaunàtres, donnent à cette espèce un aspect de Lepidonotus.
L. 20 à 25 mm. —- Corps rosé, face dorsale avec des bandes transver-
sales pigmentées. Tête violette, palpcs garance; cirres pâles, brunàtres
à la base. Elytres brun-violacé, grosses épines à carène violette.
A mer basse sous les pierres et dans les tubes de Chétoptères et de Tc:-c-
bella nebulosa. Dragages côtiers. .
Manche, Atlantique (?), Méditerranée, Adriatique.
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Frs. 22. — Harmdthoë areolata : a, tète. grossie (d’après Mc' Inrosn); b, élytre >< 8; c,
parapode >< 10; d, soie ventrale >< 250; e, soie dorsale >< 250. - II. rcticulata:
f, tète, grossie; g, soie ventrale ><500; h, soie dorsale >< 250; i, élytre>< 15; k, champs
polygonaux et papilles du bord de l’élytre >< 80; 1, parapode >< 20.
H. Ljungmanî (Mamgcnsiv]. Fig. 23, a—e. — Mc livrosn 1900, p. 332,
pl. xxvm, fig. 4, xxxu, fig. 14, xxxvm, fig. 22, 23; II. Macleodi Mc
livrosn, SMNT-Josnrxx, 1888, p. 168, pl. vn, fig. 37-40. - Parmcnis
Ljungmani MALMGREN 1867, p. 135, pl. Il, fig. 2.
Corps petit, sublinéaire. 35-36 sétigères. — Prostomium bilobé, à

64 rwzvs ns rmxivcs. — rorrcnàrss Enmnms
2 cornes frontales peu marquées. 4 yeux, les antérieurs plus grands, sur
les côtés,en avant du milieu de la tête (fig. 23, a). Antenne impaire courte,
effilée, snsrenüement subterminal. Antennes latérales coniques, plus
courtes que le prostomium. Palpes allongés, subulés, à rangées longitu-
dinales de très fines papilles. Cirres tentaculaires avec acicule et courte
soie à la base. — Cirres dorsaux semblables et garnis de papilles clavi-
formes éparses, ainsi que·les antennes. Cirres ventraux renflés à la base
et ciliés. Les premières élytres orbiculaires, les suivantes ovales obliques,
couvrant tout le dos, minces, translucides, sans franges, couvertes de
petites verrues un peu plus grosses que celles de H. zetlandica (h). —·
i Soies dorsales plus grosses que les ventrales. assez courtes; arquées, peu
effilées et garnies de rangées de denticules jusqu’au sommet (c). Soies
ventrales plus fines que les dorsales, toutes bifides avec dent supérieure
forte, recourbée et dent secondaire longue, droite, assez écartée; région
épineuse de la soie courte (d). — 2 longs urites. _
L. 14 à 15 mm., sur·3 mm. de large, soies comprises. — Coloration
jaune pâle ou incolore.
Habitat : A mer basse, zone des Laminaires, sous les pierres, et dragages;
aussi commensale de Lanice conclzilega.
Mer du Nord, Manche (Dinard, Roscoff).
H. Spiniferâ EH1.Ens. Fig. 23, f-l. - SAINT-JOSEPH 1888, p. 171; 1906,
p. 190; Mc’ INTOSH 1900, p. 327, pl. xxvm, fig. 3, xxxm, fig. 4, xxxvm,
fig. 17-19; A1.A1aJ0s Y Saivz 1905, p. 41, pl. v, fig. 8-10, v1, fig. 1-6;
Flwvm. 1914, p. 54; on Bsiwcrxamr et ZACHS 1914. H. torguata Dan-
noux 1899, p. 119. ·— Polynoë spinifera Enrsns 1864, p. 95, pli 111,
fig. 1-4, 6. P. torguata CLAPARÈDE 1868, p. 68, pl. 11, fig. 3; Manioiv ET
BOBRETZKY 1871, p. 6.
Corps étroit, allongé. 37-38 segments. — Prostomium bilobé à 2 cornes
frontales. 4 yeux très écartés, les antérieurs en partie sous les cornes
frontales. Antenne impaire à gros cératophore, à léger renflement subter-
minal, à nombreuses papilles (fig. 23, h). Antennes latérales courtes, su-
bulées. Palpes brunâtres, à rangées de fines papilles. Un tubercule facial
foncé. Cirres tentaculaires brunâtres, semblables à l’antenne impaire,
avec un acicule et 1-2 soies à la base. — Cirres dorsaux semblables aux
cirres tentaculaires (23, l]. Cirres ventraux courts, parfois renflés à la
base. Antennes et cirres courts, épais, garnis de nombreuses papilles
claviformes. Élytres couvrant tout le corps, la première paire orbiculaire,
les suivantes réniformes, puis ovales (i), à surface libre ornée de quelques
papilles chitineuses courtes, obtuses (k) et portant, au bord externe,
quelques cils courts, peu nombreux (frange rudimentaire) manquant
parfois complètement. -—- Soies dorsales relativement courtes, arquées,
finement denticulées, à extrémité lisse renflée en forme de lame de grat-

POLYCHÈTES nnnmras. ·— Arunonrrxnaa 65
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lim. 23. — Ilarmothoë Ljungmani .· a, tète, grossie; b, élytre, grossie; c, soie dorsale
>< 250; d, soie ventrale >< 250(d’aprcs Mc’lN1·osn); e, parapode >< 20. — H. spinifera:
I, soie ventrale inférieure et extrémité d’une ventrale supérieure >< 250; g, soie dor-
sale >< % (d’après Mc’Iu·rosn); lx, tète, grossîe; i, élytre >< 25; k, papilles des élytres
>< 300; 1, parapode >< 25.
toir, avec un petit ‘sillon qui manque aux soies plus courtes dont la pointe
est plus eüilée (g). Soies ventrales à région épineuse courte, à sommet
bifide à deux dents robustes bien écartées. — Papilles néphridiennes à
partir du 6¤ sétigère. — Les appendices courts et épais, les soies
robustes donnent à cette espèce un aspect de Lepidonotus.
L. environ 15 mm. — Face ventrale incolore dans la partie antérieure,
verdàtre postérieurement. A la face dorsale, des bandes transversales •
foncées. Antennes et cirres brunàtres. Elytres, première paire très pâle,
presque blanche, souvent avec une tache centrale noire, tranchant sur les
autres paires qui sont colorées en brun très foncé ou en noir verdàtre à
reflets métalliques sur leur surface libre. Ensuite, le pigment devient plus
pâle et mélangé de petites taches claires leur donnant un aspect granité. I
Sous les pierres et dans les fentes de rochers, dans les crampons de Lami·
naires et aussi dans les dragages côtiers.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
Nota. La Potynoë zorquaza, d’après Ctamnàos lui-même, ressemble à s’y mé-
5

66 · FAUNE on FRANCE. - ronvcuirrus nnnanrns
prendre à la P. spinifera. Elle ala même coloration et n’en différerait que par·
la présence de 16 élytres au lieu de 15. Ce chiffre, qui n’a jamais été confirmé
' depuis par d'autres auteurs, résulte sans doute d'une erreur d’observati0n,
comme on en rencontre souvent dans Ctamnènn, et les deux espèces peuvent
être regardées comme synonymes.
H. longisetis (Gauss). Fig. 24, a-g. -— Samr-Josnrn 1898, p. 234, pl. xm,
fig. 21; FAUVEL 1914, p. 58; H. Malmgreni Rav LANxEs·rnR 1869, p. 375,
pl. L1, fig. 25-28; H. Zaevigata Fanvm. 1913, p. 18; H. setosissima Mc’
· Iivrosn (non Savicmr) 1900, p. 345 (bibliographie), pl. xxvm, fig. 5, xxx,
fig. 12, xxxm, fig. 5, xL, fig. 5; Anamos Y Saivz 1905, p. 52, pl. vm-rx,
fig. 1-7. — Polynoë Iongisetis Gnomz 1863, p. 37; P. glabra. Pnuvor
1897. —- Laenilla glabra NlALMGREN, 1865, p. 73, pl. xx, fig. 5; L. acto-
sissima Gmnn 1888, p. 339; MALAQUIN 1890, p. 23.
Corps large, aplati,`brusquement atténuéaux derniers segments (fig.
24, a). 38-39 sétigères. -·~ Prostomium bilobé, à cornes frontales obtuses,
ou même absentes. 4 yeux bien séparés, les antérieurs plus grands, les
latéraux en partie sous les cornes frontales. Antenne impaire filiforme, à
renflement subterminal peu marqué, garnie de courtes papilles clavi-
formes. Antennes latérales petites, très efïilées, à papilles. Palpes glabres
(papilles très fines visibles seulement à un fort grossissement). Cirres ten-
taculaires semblables à l’antenne impaire, avec acicules et quelques soies
à la base. — Cirres dorsaux filiformes, à rares papilles capitées, à léger
renflement subterminal, plus longs que les soies. Cirres ventraux effilés,.
papilleux. Élytres fortement imbriquées, couvrant tout le corps. La pre-
mière paire arrondie, les suivantes réniformes ovales (b), très caduques,
minces, mais fermes, d’aspect glabre, mais en réalité `couverteslde très nom-
breuses et très petites papilles chitineuses coniques et ,portant quelques,
rares et très petits cils capités sur le bord externe, pas de véritable frange.
— Piame dorsale conique, a long acicule engainé. Soies dorsales deux
ou trois fois plus épaisses que les ventrales et plus courtes, transparentes,
peu arquées, garnies de nombreuses et fines rangées de spinulcs presque
jusqu’ Fextrémité conique qui porte parfois un petit sillon longitudinal
‘ (d). Rame ventrale conique, à long processus filiforme, à acicule saillant
engainé. Soies ventrales très nombreuses, très fines, à région épineuse
longue, effilée, garnie de fines épines serrées, rostre presque droit, bifide,
à dent secondaire très mince (e, f'). Les inférieures unidentées ainsi que
quelques supérieures. —- 2 longs urites garnis de papilles. — Papilles.
"néphridiennes à partir du 6° sétigère.
L. 30 à 60 mm. ——· Face ventrale blanc argenté, tête brun foncé, dos
pale ou avec des bandes brunes transversales, antennes et cirres brunàtres,
ou incolores. Elytres jaune pâle bordées d’une large bande marron arquée,
au bord postérieur. Cette coloration manque parfois complètement. —-
Phosphorescente. »

· POLYCHÈTES·ERRANTES. — Apunonnrxnxs 67
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Fm. 24. -·· Harmolhoë Zongisetis .·a, facedorsale;h, élytre, grossie ;c, parapode >< 20; d;
soie dorsale >< 300; e, soie ventrale supérieure >< 300; t, extrémité d’une soie ventrale
moyenne >< 300; g, soie ventrale inférieure>< 300. -II. benthophila : h, élytre >< 15;
i, extrémité d’une soie ventrale supérieure >< 300; k, extrémité d'une longue soie
dorsale >< 150; l, dorsale supérieure arquée >< 150; m, soie ventrale inférieure
><300; n, ventrale médiane >< 300; 0, parapode >< 30. ` .
A mer basse sous les pierres, mais le plus souvent dans les tubes de Chèto··
ptères, parfois dans les tubes d’Amphiu·izeEdwardsi et même d’Arenicola marina
(Fauvel). — Dragages côtiers.
Mers du Nord, Manche, Atlantique (golfe de Gascogne), Méditerranée (Mo-
naco, Baléares).
Nota. Uexemplaire recueilli à Saint»Vaast sur l'Arénicole ne diffère du type
que par sa coloration générale ferrugineuse (due au pigment de l‘Arénicole`?),
ses papilles des élytres plus grosses et ses cils plus nombreux et plus longs.
Les petits spécimens de la Méditerranée ont 1’extrémité des soies ventrales si
effilée qu‘elle paraît au premier abord unidentée, bien qu’elle porte une dent
secondaire extrêmement fine.
La Polynoë laevigata, de Ctsmnèns, ne peut se distinguer de cette espèce par
aucun caractère notable. Il n’en est pas de même de la Polynoë sezosissima de
Sxvxciw dont la description est tellement vague qu'on n'en peut même préciser le
' genre. La nouvelle description qu’en donna plus tard Mu.m:-Enwxnns ne s’applique
pas davantage àl'H. longisctis, l`auteur lui attribuant des soies dorsales « plus ·
longues et plus nombreuses que celles de la rame ventrale ». Quant à la Poly;

68 _ FAUNE on rnaxce. -r romtcniarns ERRANTES _
noë setasissima de Quarnnraces, il suffit de lire sa description et d’examiner ses
' figures pour voir qu'elles ne peuvent s’appliquer à notre espèce; l’auteur lui
attribue des élytres frangées, qu`il figure couvertes de taches arrondies, et des
soies ventrales très fortes, à extrémité élargie d`aspect tout à fait différent. Il
déclare, en outre, ne l'avoir jamais rencontrée sur nos côtes.
Contrairement à l’opinion de Gino et de Mc’ Imosn, je ne puis donc admettre
cette assimilation et, comme ne Saxivr-Josnra, je m’en tiens à la dénomination de
Gnomz correspondant à la plus ancienne description exacte.
H. henthophila Encens. Fig. 24, h·0. — Encens 1913,` p. 444, pl. xxvu,
fig. 5-11; FAUVEL 1916, p. 24, pl. u, fig. 3-15.
Corps court, atténué postérieurement, hérissé. 23 à 25 sétigères. -
` Prostomium à 2 lobes arrondis, sans cornes frontales. 4 gros yeux à tache
centrale blanchâtre. Antenne impaire plus longue que les palpes. Antennes
latérales filiformes, plus courtes que le prostomium,. 2 gros palpes allon-
gés, glabrés. -— Cirres tentaculaires de la longueur des palpes, avec soies '
à la base. Grands cirres dorsau: aussi longs que les soies. Cirres ven-
traux longs. Tous ces appendices sans papilles. 10 à 11 paires d’élytres,
' grandes, imbriquées, couvrant le dos, molles, transparentes, sans franges
de cils, avec quelques papilles hémisphériques (fig. 24, h). —·- Soies dor-
sales divergentes, de deux sortes : 10 courtes, arquées, crénelées (1), 2°
très grandes (k), droites, transparentes, à plaquettes disposées en spirale,
à extrémité terminée par deux pointes mousses. Rame ventrale conique.
Soies ventrales supérieures longues, minces, épineuses, à extrémité acu- ‘
minée, bidentée; ventrales inférieures courtes, élargies, presque lisses,
bidentées (m, n). ~q Un appendice caudal. '
L. 4 à 6 mm. sur 2 à 5 mm. de large, soies comprises. — Dans l‘alcool, `
incolore, transparente.
Bathypélagique, de 0 à 5.000 mètres. ·—· Atlantique,
Nota. La petite taille de cette espèce, le nombre variable de ses sétigères et
de ses élytres, sa vie pélagique, indiquent une forme jeune n’ayant pas encore
acquis tout son développement. C'est peut-être le stade post-larvaire d’un Her-
madion ? ou d'H. longisetis? ·
H. Fraser—Th0msoni Mc’ lnrosn. Fig 25, a-e. — Mc’”Im·osu 1900, p. 337,
pl. xxvm, fig. 7, xxix, fig. 15, xxxu, fig. 11, xxxix, 4, 5; Fauve!. 1914,
p. 56, pl. m, fig. 13-16.
Corps rapidement atténué postérieurement. 39 à 40 sétigères. -—· Pro-
stomium bilobé, à cornes frontales bien marquées. 4 yeux, les antérieurs
plus gros, plus écartés que les postérieurs, situés latéralement dans la
moitié antérieure du prostomium (fig. 25, a). Antenne impaire subulée,
à cératophore peu développé. Antennes latérales moitié plus courtes,
` brunâtres, subulées, filiformes à Pextrémité. Palpes moyennement longs,
à rangées longitudinales de fines papilles. Cirres tentculaires subulés

I roucnàrns annuuras. -- Ammonmnan 69
Antennes et cirres garnis de papilles. Un tubercule facial formé dlune
rangée transversale de 2-4 papilles coniques. —— Cirres dorsaux minces et
longs, garnis de longues papilles, marqués d’une bande brune au-dessus
de leur extrémité filiforrne. çirres ventraux petits et minces avec quelques
papilles claviformes (c). Elytres recouvrant complètement le corps, minces,
molles translucides, avec de légères ponetuations rougeàtres pâles; les
premières orbiculaîres, les suivantes ovales. Elles sont dépourvues de
franges et portent, sur leur tiers antérieur, de fines petites papilles cor-
nées, transparentes, puis, sur la région postérieure, une dizaine de grosses
papilles molles coniques ou aplatîes, blanchàtres, parfois tuberculeuses
au sommet (b). - Hame dorsale aiguë, soutenue par un acicule engainé.
Scies dorsales robustes, courtes, légèrement arquées, à rangées de·spi-
nules serrées, à extrémité glabre (e). Soies ventrales bidentées, à dent
secondaire recourbée en dehors (d). Papilles néphridiennes petites.
L. 10 à 20 mm. sur 4 à 8 mm. — Coloration: dans l’alcool, pâle avec,
sur le dos, un dessin brun rougeâtre en damier assez compliqué. Elytres
blanchàtres, taclietées de brun.
Fonds durs, dragages. - Atlantique, côtes d'Irlande.
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Fm. 25. — Ilezrmothoë Fmsenïhomsoni: a, tète, grossîe (d’après Mc' Iwosnl; D,
ëlytre >< l0; c, parapode >< 30; d, soie ventrale >< 150; c, soie dorsale >< l00· —
H. Joubini : f, tete >< G; g, élytre >< 10; h, parapode >< 10; i, soie ventrale inférieure ·
>< 60; j, soie ventrale supérieure >< 60; l, soie dorsale >< GO.

70 FAUNE ns ralmcs. -— POLYCHÈTES Etmaivras
H. JOI1bil'IlFAUVEL. Fig. 25, f·l. —·- Fwvnr. 1914, p. 54, pl. 111, fig. 6-12.
Corps atténué postérieurement. 38 à 39 sétigères. — Prostomium à
cornes frontales. 4 yeux très petits, les antérieurs, latéraux, à moitié du
prostomium. Antenne impaire plus courte que les palpes, à gros cérato-
phore inséré à la partie dorsale, antérieure du prostomium. Antennes
latérales subulées, à peu près aussi longues que le prostomium. Deux
longs palpes`glabres. — Cirres tentaculaires plus courts que les palpes,
avec acicule 'à la base (25, f). Cirres dorsaux courts, subulés, à gros céra-
tophore, sans papilles, ainsi que tous les appendices céphaliques. Cirres
ventraux courts, efîilés. Un tubercule facial trilobé. Elytres couvrant le
dos, molles, blanc de lait, sans franges, lisses, sauf quelques fines papilles
coniques dans l’angle antérieur (g). Soies dorsales peu nombreuses, pres-
que droites, à séries transversales de denticules peu marquées, à longue
pointe lisse (I). Soies ventrales supérieures plus grosses, à extrémité
renflée, fortement bidentée; médianes plus petites; ventrales inférieures
presque lisses, unidentées (i, j). `,
L. 20 mm. sur 8 mm. — Dans l‘alcool, dos foncé, lie de vin, élytres
blanchâtres. `
Fond de vase, profondeur 1.473 m.
Atlantique à environ 60 milles dans le S. S. E. du cap Saint-Vincent.
H. lunulata (Dents C111.1JE). Fig. 26. —— Polynoë lunulata CLAPARÈDE
, 1868, p. 63, pl. 11, fig. 1. ——Harm0£h0ë lzmulata Mo’ liwosu 1900, p. 342;
SAINT·JOSEPH 1906, p. 194, pl. III, fig. 71-72; ALAn1os Y SA1vz 1905,'p. 46,
pl. VI, fig. 7-9; VII, fig. 1-9; CUÉ1vo'1· 1912, p. 102, fig. 23-26. H. picta
l SA1x'1·-.losE1>1-1 1888, p. 172, pl. VIII, fig. 44-47; H.Arenz'c0Iae SAINT·.]OSEPH
1888, p. 174, pl. v1, fig. 22-23; H. Synaptae SAINT-JOSEPH 1906, p. 147,
pl. 1, fig. 1-6; BEAUCHAMP et ZACHS 1914, p. 221, fig. 1-2; H. Marphysae
Mc’ INTOSH 1900,` p. 339, pl. xxvm, fig. 11, xxix, fig. 16, xxm, fig. 3,
xxxxx, fig. 7-11. -— Malmgrenia cmdreapolis Mc’ INTOSH 1900, p. 382,
pl. xxvx, fig. 8, XXXI; fig. 3, xxxu, fig. 11, XL, fig. 27-30. —? Laenilla.
alba. MALMGREN 1865, p. 73, pl. XIII, fig. 23.
Corps allongé presque partout de la même largeur. 36-39 sétigères. —
Prostomium large, bilobé, sans cornes frontales marquées. 4 yeux assez
gros, en trapèze, les antérieurs tout à fait sur les bords de la tête, à peu
près au milieu de sa longueur (a). Antenne impaire filiforme à Pextrémité;
à cératophore foncé. Antennes latérales courtes, piriformes. Palpes gla-
hres, clairs, volumineux. Un tubercule facial. Cirres tentaculaires avec
acicule et quelques soies à la base. — Cirres dorsaux pigmentés, courts,
à extrémité filiforme. Antennes et cirres semblables, sans renflement
subterminal et garnis de papilles claviformes peu nombreuses. Cirres
ventraux courts, à papilles. Elytres couvrant complètement le corps, la
1**; paire orbiculaire, les suivantes ovales ou réniformes, molles, sans

ronvcuàrns nnnaivrss. —- Arunonxrxnaa 71
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Fia. 26. -— Ilarmolhoë lunulata : a, tète, grossie; b, parapode >< 20; c, élytre anté-
rieure >< 10; d, élytre moyenne >< 10; e, soie dorsale >< 200; f, g, h, soies ventraleë
moyenne, supérieure et inférieure >< 200. — Van. Marphysae : i, soie dorsale >< 300.
— Van. Andrcapolis :k, élytre >< IO; I, m, n, soies ventrales, inférieure, moyenne et
supérieure >< 300; 0, dorsale >< 300.
franges, glabres, sauf quelques papilles très petites dans l’angle antérieur,
ornées de dessins bruns très variables (c, d, k). — Rame dorsale réduite à
un petit mamelon foncé portant des soies peu nombreuses (6 à 30 environ),
plus courtes que les ventrales, légèrement arquées, denticulées, à pointe
obtuse, généralement courte (e). Rame ventrale volumineuse, à acicule
saillant, engainé. Soies ventrales longues, bidentées, à dent secondaire
allongée, droite et mince (f, g, h). Les supérieures et les inférieures sont
parfois unidentées. -—— 2 longs urites. Papilles néphridiennes petites. ·
L. 10 à 35 mm. — Coloration très variable; tète rouge; à la face
ventrale, une bande médiane rouge foncé et des bandes transversales bru-
nàtres sur les 10-15 derniers segments; cératophores bruns; antennes et
cirres pigmentés de brun; élytres à dessin brunâtre, plus ou moins marqué,
en anneau ou en V, avec une tache noire subcentrale, parfois réduite à ·
une bande discontinue de pigment peu abondant (c, d, k). — Phospho-
rescente.
A mer basse, sous les pierres ou dans les rochers, le plus souvent commen-

72 FAUNE DE FRANCE. — ponrcnàrns nnnmvras
sale d'Annélides (Lcmice conclzilega, Polycirrus aurantiacus), des Synaptes et
de Ptychodem minuta. ' `
_ Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
Cette espèce présente une coloration très variable, fréquemment modifiée par
son commensalisme. Lorsque ses soies sont usées parle frottement du sable,
elles présentent un aspect particulier (var. Andreapolis).
Les spécimens de la Méditerranée ont, en général, des soies dorsales plus
nombreuses et plus grosses et une coloration des élytres parfois un peu diffé-
rente. Le nombre et l’aspect des soies dorsales varient beaucoup avec Page et
la taille. Elles sont d’autant moins efïilées que l’anima1 est plus âgé.
Ce polymorphisme a donné lieu à la création de plusieurs espèces que nous
considérons comme de simples variétés, ou sous-espèces, entre lesquelles on
trouve d’ai]leurs toutes les transitions. On les séparera ainsi :
1. Élytres enfumées, coloration noiràtre .... var. ziigra., p. 72
—- Elytres incolores ou irrégulièrement pigmentées. Soies ventrales
toutes bidentées ................. 2
—— Élytres à tache brun pàle sur fond blanchâtre. Soies dorsales à
longue pointe. Ventrales unidentées et bidentées à région épi-
neuse courte (fig. 26, i) ....... var. Marphysae, p. 72
- Élytres à tâche foncée en anneau ou en V oblique..Soies ventrales
supérieures et inférieures unidentées, médianes bidentées. . . 3
2. Soies dorsales à pointe courte. Corps incolore. var.Syna.ptae, p. 73
Q- Soies dorsales à pointe courte. Corps vert sombre .....
.............. var. Arenioolae, p. 73
3. Soies dorsales à pointe courte, obtuse. Ventrales bidentées et
unidentées, sans renflement du rostrei var. Iunulata. typique
-— Soies dorsales terminées en bouton. Ventrales unidentées ren-
flées en bouton, et bidentées à gros rostre (Fig. 26, k, l, m, n)
.............. var. Andreapolis, p. 73
Van. nigra `Ammos y SAM 1905, p. 46. - Se distingue de la forme typique
par la coloration noire du tubercule facial, de la bouche, de la base des anten-
nes et des cirres et par la teinte noirâtre, enfumée, de la surface entière des
élytres. — Atlantique (Santander).
V.¤m.Andreap0Iis Mdlnrosu 1900, p. 382.——Prostomium à cornesfrontales.
Antennes latérales avec 2 anneaux bruns à la base. Soies dorsales un peu ren-
flées en bouton àl’extrémité, finement épineuses (0). Soies ventrales longues, à
région épineuse relativement large et courte. Les inférieures et les supérieures
terminées en bouton renflé§ sans dent accessoire, les médianes bidentées (m, n,
1). Pas de papilles néphridiennes saillantes. — Coloration du corps et des ély-
' tres com‘me dans la forme typique (k). — Ecosse (S‘-Andrews); Atlantique (côtes
d’Irlande), Manche? I
VAn.Ma1·physae Mc’IN·rosn 1900, p. 339; Mataovm 1890,p. 21. —·- 32-33 séti-
gères. Yeux petits. Rame dorsale réduite à une petite protubérance portant une

PoLYcHÈ’rEs ERRANTES· - APHRODITIDAE ' 73`
touffe de courtes soies, peu nombreuses, légèrement arquées, minces, translu-
cides, avec des rangées de fines épines et terminées en pointe nue assez lon-
gue (i). Rame ventrale beaucoup plus développée, tronquée obliquement, divisée
` en deux lobes charnus surmontés d’un petit appendice digitiforme. Soies ven-
trales à région épineuse courte, les supérieures et les inférieures unidentèes,
les médianes bidentées, Pàpilles néphridiennes coniques, à partir du 7° séti·
gère. — Coloration brun pâle ou chamois, une tache rouge sur la tête, trompe
pourpre, face ventrale rose, avec une large bande carmin. Cirres brun pâle.
Elytres translucides, avec une tache brune sur fond blanchâtre. Dans les gale-
ries de Marplzysa sanguinea et dansles fentes de rochers. -Manche (Boulogne,
Cherbourg, la Hague, Guernesey).
Vu:. ArezzicolaeS.ux·r-Jossrn1888, p. 174. —— Prostomium presquequadran·'
gulaire. Palpes bruns couverts de papilles excessivement fines. Soies dorsales
trois fois plus courtes que les ventrales, ài pointe courte, ornées de rangées
circulaires de spinules. Soies ventrales étagées en 6 rangées superposées,-
toutes bidentées et garnies de plusieurs rangées d’épines. Vue de face, la partie
terminale est creusée en gouttière que les épines bordent de chaque coté. -
Coloration vert sombre presque noir. Élytres pigmentées de brun à la partie
extérieure. - Commensale des Arénicoles. -— Manche (Dinard, Saint-Vaast).
Vln. Synaptae Sum-Josnru 1906, p. 147.—Palpes allongés couverts de tins
tubercules, terminés en pointe effilée. Soies dorsales à pointe obtuse, couvertes
jusqu’au bout de rangées transversales de très fines épines. Soies ventrales
toutes bidentées, à pointe très peu recourbée en regard de laquelle se dresse
une épine droite; Papilles néphridiennes peu distinctes. — Corps incolore, tête
très rouge, des taches brunes sur les cirres. Elytres incolores ou avec une
tache brun pâle. — Commensale des Synaptes et des Polycirrus. - Manche
(Terrénès); Atlantique (Arcachon, Saint-Jean-de-Luz).
G. SCALISETOSUS Mc' lmosu. `
[Adytc Sum';-Joserxi; Hermadion Kiruannc pro parte].
Corps allongé, très fragile, 40 sétigères environ. — Prostomium bilobé, sans
cornes frontales. 4 yeux. Une antenne impaire. 2 antennes latérales à insertion
ventrale. 2 longs palpes glabres. — 2 paires de cirrestentaculaires avec acicule
à la base. Cirres dorsaux semblables. 15 paires d’élytres insérées sur les seg-
ments 2, 4, 5, 7, 9... 23, 26, 29, 32, minces, transparentes, ne couvrant pas tout-
le corps. — Rame dorsale peu développée. Soies transparentes comme du cris-
tal, les dorsales légèrement arquées, avec des poches creuses denticulëes aw
bord, placées sur le bord convexe et sans rangées de denticules sur les cotés ;.
ventrales eflilées, avec une poche creuse, bifides au sommet (fig. 27, e, f).
1. Antennes et cirres garnis de papilles. Soies ventrales bifides à
rostre peu rentlé (fig. 27, e). . . .. . . Sc. pellucidus, p. 74
— Antennes et cirres glabres. Soies ventrales à bec reoourbé à l'ex- _
trémité du rostre rentlé (fig. 27, i) ..... Sc. assimilis, p. 74

74 FAUNE ne ramena. — ronvcaizras Ennmras
S. pellucidus (Eunnns). Fig. 27, a-f. —- Fnuvni. 1914, p. 47. S. communis
Mc’ livrosa 1900, p. 373, pl. xxvr, fig. 6; Cnézvor 1912, p. 40. — Polynoë
pellucida Ennnns 1864, p. 105, pl. m, fig. 5, 7-13, iv, fig. 1-5. ——- Herma-
dion pellucidum SAINT-.losE1>1—1 1888, p. 177, pl. vm, fig. 51. H fuga.1:
Gram) 1890, p. 76. H. fragile Cnaraniana 1868, p. 73, pl. v, fig. 2. H. Saba-
tieriDAnnoUx 1899, p. 120. H. variegatum GRUBE, PRUVOT. -— Adyte pel-
lucida SAINT-Josnru 1899, p. 170, pl. vx, fig. 4-5. — Pholoë brevz'c0rni.s·
Parzcnm.
Corps moyennement allongé, très fragile, appendices très caducs. -
Prostomium bilobé, 4 yeux en trapèze, les antérieurs plus grands et plus
écartés. Antenne impaire longue, effilée à l’extrémité,,antennes latérales
un peu plus courtes, naissant sous le bord antérieur du prostomium (fig.
27, a). Palpes effilés, glabres. Cirres tentaculaires allongés, accom-
pagnés d’un acicule. Antennes et cirres garnis de papilles claviformes,
légèrement dilatés sous la pointe filiforme et ornés d’un· anneau foncé. Un
tuberculc facial en bourrelet longitudinal. Cirres dorsaux longs, sem-
blables aux tentaculaires. 1" cirre ventral très long, les suivants effilés,
glabres, à peu près de longueur du parapode (h). Élytres (c) rondes ou
ovales, transparentes, finement ponctuées, avec de petites papilles cylin-
driques ou claviformes sur le bord externe et sur une partie de la surface,
en outre, un certain nombre de grosses papilles en cloche surmontées
d’un petit bouton. Les élytrcs antérieures se croisent, les postérieures lais-
sent à nu le milieu du dos. — Rame dorsale petite, conique, à long acicule
saillant engainé. Soîes dorsales (27 f) plus courtes que les ventrales mais
aussi grosses, arquées, portant sur leur bord convexe plusieurs (6 à 8),
poches dentelées, terminées en pointe obtuse avec une petite coche.
Rame ventrale à languette effilée, à acicule saillant, engainé. Soies ven-
_ trales plus longues, la hampe.se termine par une dilatation portant une
grande poche dentelée suivie de la partie te1·minale de la soie garnie de
fines épines et bifide à l’extrémité (e). —- 2 longs urites. - Papilles né-
phridiennes petites.
L. 12 à 32 mm. —- Corps translucide, dos jaunâtre, teinté de brun clair
disposé en bandes transversales, parfois mélangé de taches jaunâtres ou
blanchâtres. Ventre clair. Élytres transparentes, pointillées de jaune, de
blanc, de rose, de brun ou de pourpre.
Dragages littoraux et zone des Laminaires, sur les Echinodermes.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
S. assimilis (Mo' livrosn). Fig. 27, g-î. — Mc’ Iivrosu 1900, p. 377,
pl. xxxm, fig. 6. — Hermadion. assimile Mc’ Iivrosn 1875, p. 117.
H. eclziniG1Ann 1886, p. 8-12. — Aclyte assimilés SAINT-Josnrn 1899,
p. 167, pl. vi, fig. 1-3.
Corps étroit, allongé. — Prostomium à 2 lobes arrondis. 4 yeux en tra-

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Fm. 27. — Scalisetosus pellucidus: a, tête, grossie(d'après Cnamaàns); b, parapode ><
25; c, élytre >< 15; d, papilles des élytres >< 140; e, soie ventrle >< 400; f, soie alor-
sale >< 100 (d’après Mc' Imosn). — Scalisetosus assimilis : g, h, soies dorsales >< 240;
i, soie ventralc >< 210 (d’après Mc’ lmosn).
pèze, les antérieurs plus écartés, plus grands, munis d’un cristallin. An-
tenne impaîre longue, antennes latérales plus courtes que chez S.
pcllucidus, naissant sous le bord antérieur du prostomium. Palpes bruns,
épais, glabres. —— Cirres tentaculaires courts. Antennes et cirres glabres,
légèrement dilatés sous la pointe filiforme. Cirres dorsaux relativement
courts, semblables aux tentaculaires. Cirres ventraux subulés. Elytres,
l‘OIlCl€S 011·OVâl8S, l«I‘èS l·I‘8.l’lSp8l’€I1l·8S, flI18I'Il8I1i. POIICÈIIÉBS, ÉLVGO de p€tll·BS
papilles claviformes sur le bord postérieur et sur une partie de la surface.
— Rame dorsale à peine indiquée par un mamelon peu saillant avec
acicule engaîné. Soies dorsales courtes, légèrement arquées, à rangées
d’épines peu saillantes à pointe arrondie avec une entaille médiane (27,
g, h). Rame ventrale à large languette terminale à bord arrondi, acicule
engainé dans un prolongement digitiforme. Soies ventrales plus longues,
plus minces, la hampe se termine par un léger renflement portant une
poche creuse dentelée suivie d’une région finement épîneuse finissant en ·
pointe arrondie avec un petit bec recourbé très caractéristique (i). —
2 urites (?). —— Pas de papilles néphridiennes saillantes.

76 FAUNE nn rnancu. — Ponvcuizrns Enimmas
L. 18 à 20 mm. —- Face ventrale claire, une bande dorsale longitudi-
nale brunàtre ou verdàtre. · `
. Dans les dragages littoraux, sur les Ec/zinus sphaem et E. escylemus.
Atlantique (Brest, Concarneau, golfe de Gascogne, côtes d’Ec0sse et d’Ir-
lande). _ ·
G. LAGISCA l\lALMGREN. `
Corps allongé, très effilé postérieurement. 40 à 50 sétigères. — Prçstomiun
bilobé, à cornes frontales. 4 yeux. Une longue antenne împaire. 2 antennes laté
rales à insertion ventrale. 2 palpes. —- 2 paires de cirres tentaculaires aver
acicule et soies à la base. Cirres dorsaux semblables aux tentaculaires et aux
antennes. Cirres ventraux plus courts. 15 paires d’élytres, laissant bien à décou
vert les 8 à 20 derniers sétigères qui forment une queue eflilée. - Parapodes
bi1·amés. Soies dorsales à rangées transversales de spinules, Soies ventrales ê
région distale épineuse à rostre nu, les médianes bidentées, les supérieures e
inférieures unidentées. — 2 urites. —- Papilles néphridiennes petites.
1. Antennes et cirres garnis de papilles. Pas d’appendice caudal
(fig. 29, d) ............. L. extenuata, p. 7t
-— Antennes et cirres glabres. Un appendice caudal (fig. 29, b).
................ . . L.Hubrechti, p. 7E
L. extenuata(Gn¤1m). Fig. 28. - Polynoë extenuata. Cnamniann 1868
p. 70, pl. 11, fig. 2. —— Lagisca extenuata SAINT-JOSEPH 1888, p. 180
pl. v1x1, fig. 52-54; Fauvxar. 191â, p. 62, pl. 1v, fig. 27-29. L. propin
qua MALMGREN 1867, p. 133, pl. II, fig. 3. L. mrispina MALMGREN 1865,
p. 65, pl. vm, fig. 2. L. floccosa Mc' lmosn 1900 (bibliographie), p. 298.
pl. xxvx, fig. 2. (non. Savicrzv). L. Elizabethae Mc’ Iivrosn 1900, p. 303.
pl. xxvu, fig. 3. L. Jefreysii MC’INTOSH 1900, p. 305, pl. xxvu, fig. 10
— Lepidonotus dumetosus Qnmnnmcus 1865, p. 259. LL Leachii Qua
Tnunacns 1865, p. 258. —- (?) Harmot/zoë sarmbnsis RAY Laxxusrnn,
H. extenuata. Anamos Y SANz 1905, p. 55, pl. xx, fig. 8, x, fig. 1-12, x1.
fig. 1.
Corps très effilé en arrière à partir du tiers antérieur (fig. 28, d). 40à
50 sétigères environ. - Prostomium bilobé à cornes frontales aiguës.
4 yeux, les antérieurs latéraux, juste en avant de la ligne transversale
médiane. Longue antenne impaire à léger renflement subterminal (a). An-
tennes latérales moitié plus courtes, eflilées, palpes coniques, presque
lisses ou à papilles très fines. - Cirres tentaculaires semblables aux an-
tennes, 1 acicule et quelques soies à la base. Longs cirres dorsaux sem-
blables aux tentaculaires (e). Antennes et cirres garnis de longues
i papilles, annelés de brun. Cirres ventraux papilleux. Élytres laissant
bien à découvert les 8 a 15 derniers sétigères qui forment une sorte de
queue eflilée dont les soies dorsales se croisent. Celles de la première

vowcuizras nnmmrns. — arunonnrxnls 77
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Flo. 28. -— Lagisca cztenuata : a, tête, grossie; b, élytre >< 6; c, papilles des élytres;
d, animal entier, grandeur naturelle; e, parapode >< 10; I, trompe vue de face avec
Ses papilles et les mâchoires; g, soie dorsale >< 140; h, i, k, soies ventrales, supé-
rieure, moyenne et inférieure >< 140. — Van. apinulosa: l, m, soies ventrales, infé-
I'lBl1I`6 et I`l'l0yCI1Il€.
·paire arrondies, les suivantes `réniformes puis ovales très allongées à
grand axe oblique (h). Elles portent : 1¤ de petites papilles chitineuses
coniques sur toute leur surface, 2** une rangée postérieure de grosses
verrues globuleuses ou ovoïdes, lisses, plus nombreuses aux élytres anté-
rieures qu’aux postérieures où elles manquent souvent (c), 3° une frange
de longues papilles de développement très variable. — Parapodes à rame
·dorsale bien développée. Soies dorsales nombreuses, robustes, relevées
sur le dos, garnies de nombreuses rangées transversales d`épines et
terminées en pointe fine (g). Soies ventrales supérieures et inférieures
à rostre unidenté, médîanes bidentées (h, i, k). - 2 urites à papilles. —-
Papilles néphridiennes courtes, à partir du 6° segment.
L. 30 à 40 mm. sur 8 à 10 mm. —- Coloration très variable, ordinai-
rement, face ventrale pale irisée, dos couvert de bandes brunàtres formant
un dessin assez compliqué. Elytres marbrées de brun et de gris, ou rou-
geatres, généralement avec une tache centrale plus claire. Tete rougeâtre
avec une bande transversale pâle. Antennes et cirres annelés de brun.
Sous les pierres et sur les rochers, à mer basse dans toute la zone du balan-

78 FAUNE;DE runner:. -- POLYCHÈTES ERRANTES
cement des marées. C’est le Polynoinien de beaucoup le plus communf dans la
Manche. — Dragages côtiers.
Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
Van. abyssorum Bouts 18.96, p. 444. Yeux très petits, élytres [sans taches
ni marbrures, à peine teintées de jaunâtre. - Atlantique 650 à 1.410 mètres.
Van. spînulosa Fwvm. 1914, p, 64, pl. iv, fig. 27-29. —Élytres blanches à
. rares cils capités, à petites papilles chitineuses coniques. Grosses soies dor-
sales à rangées d’épines très serrées. Scies ventrales longues et minces à
rangées d’épines fines et longues, toutes bidentées (fig. 28, l, m.). — Atlan-
tique.
Noza. Uornementation des élytres varie avec Page et la taille de l’animal ainsi
que l’a bien fait remarquer ALAEJOS v Sanz. De S.mu·-Josepn a même noté que des
variations très étendues dans le nombre, la forme, la grosseur des grandes
papilles des élytres et dans le développement des franges peuvent s'observe1·
sur un même animal, suivant l’élytre considérée, et mes propresobservations
corroborent exactement cette appréciation. C’est pourquoi je considère comme—
synonymes de la Lagisca exzenuata. les espèces de Mo Irrrosu fondées sur ces
différences d‘ornementation des élytres qui ne caractérisent même pas des
variétés stables. ·
La Palynoë floccosa de Savxcnv, à laquelle cet auteur attribue 16 paires d’ély-
tres, étant impossible à identifier il n’y a pas lieu de faire revivre ce vieux nom
sous prétexte de priorité· La description de Gwen étant la plus ancienne accep-
table, le nom d’extenuata me paraît devoir être employé à l’exclusion des
autres.
L. Hubrechtî (Mc’ l1v*rosu).Fig. 29.- Fauvel. 1914, p. 67, pl. 1v, fig. 11--
1'7;1916, p. 28, pl. 1, fig. 1, Ill, fig. 1-5 et 9·`14.—E¢»ame Ilubrechti Mc’I1v-·
rosa 1900, p. 360, pl. xxvm, fig. 6, xxx, fig. 10, xxxm, fig. 1, xr., fig. 1-4..
Corps court et large, très efîilé en arrière. J usqu’à 46 sétigères. — Pro--
stomium bilobé, à cornes frontales. 4 yeux, souvent très gros, avec tache
centrale blanchâtre. Ceux de la paire antérieure sont alors tangents aux
postérieurs. Antenne impaire plus longue que les palpes. Antennes
latérales courtes, à insertion ventrale. Gros palpes glabres légèremenb
effilés (fig. 29, a). — Cirres tentaculaires très longs, glabres, ainsi que les·.
antennes, avec un acicule et 1-2 soies à la base. Cirres dorsaux semblables»
aux tentaculairesa Cirres ventraux relativement longs et minces (c).-
Elytres peu imbriquées laissant à découvert les 9 à 14 derniers sétigères
formant une queue effilée. Les premières élytres arrondies (d), les sui-
vantes ovales, incolores ou d’un blanc laiteux, minces, molles, garnies.·
_ de nombreuses petites papilles coniques mélangées de quelques cils
claviformes (e). Longs parapodes à rame dorsale peu développée. Soies
dorsales peu nombreuses, grosses, presque droites, transparentes, portant-
de courtes rangées d’épines qui les font ressembler à un Equisetum de
cristal (k). Soîes ventrales, à peu près de même 'grosseur, transparentes,.

POLYCHÈTES ERRANTES. ···· APHRODITIDAE l  
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i.-- C C l
Fm. 29. -Lagisca Hubrechti: a, tète, grossie (d’a.près MC’1NTOSll}; b, appendi ce ca.
>< 25; c, parapode >< 15; d, élytre >< 10; o, papilles des élytres >< 140; f, soie ven-
trale supérieure d’un spécimen pélagique >< 140; g, h, i, soies ventrales, supérieure,
moyenne et inférieure >< 60; k, soie dorsale >< 60.
jaune pâle, à partie distale peu élargie garnie- de rangées d‘écail1es à
bord épineux, à long rostre aigu unidenté. Les ventrales supérieures
ont une pointe capillaire parfois bilide (29, f). — 2 longs urites glabres.
Un appendice caudal volumineux (b). — Papilles néphridiennes indis·
tinctes.
L. 20 à 25 mm. — Sur le vivant : corps carmin foncé, trompe bleu vio-
lacé, parapodes roses, soies jaune d’or. Dans l’alcool: corps rouge orangé
ou marron, coupé, sur le dos,‘ de bandes transversales intersegmentaires
blanches avec, au milieu, une fine ligne marron. Le milieu dela grande
bande marron occupant la plus grande partie de la face dorsale du seg-
ment est, au contraire, rccoupé d’une mince ligne claire. Face ventrale
brunâtre, pieds décolorés avec une petite tache marron au voisinage de
leur extrémité distale. •
Bathypélagique (0 à 3.000 mètres) et dragages profonds (1.000 à 2.000 mètres).
Atlantique (Terre·Neuve, Açores et Jolfe de Gascogne).
Nota. Les stades jeunes bathypélagiques (23 à 32 sétigères, avec 9 à 14
paires d’élytres) diffèrent un peu des adultes vivant sur le fond. Ils ont de gros
yeux, de grandes soies dorsales divergentes se croisant d'un parapodef à

80 FAUNE nn FRANCE. -— 1>0x.YcnÈ'rEs mmnivrns
l’autre, des soies ventrales supérieures très longues et très fines à pointe capil-
laire finement bidentée. Les inférieures, plus grosses, sont unidentées et les
médianes, moins nettement bifides, intermédiaires entre les deux. Avec l’âge,
ces différences s`atténuent. ·
G. POLYNOE SAVIGNY pro parte, sensu KINBERG.
[Nemidia et Enipo MALMGREN]
Corps allongé, vermiforme. Nombreux sétigères (50 à 100). —— Prostomium
bilobé, ordinairement sans cornes frontales. 4 yeux disposés en carré ou en tra-
pèze. Une antenne impaire. 2 antennes latérales plus courtes, à insertion ven-
trale. 2 palpes glabres, ou à rangées de papilles très fines. -· 2 paires de cirres
tentaculaires avec acicule et soies à la base. Cirres dorsaux semblables aux
antennes. Cirres ventraux plus courts. 15 paires d’élytres, groupées dans la
partie antérieure du corps, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7 ,.... 23, 26, 29,
32 et laissant à nu les nombreux segments postérieurs. Parapodes biramés, à
rame dorsale moins développée que la ventrale. Soies dorsales fines, lisses ou
à spinules délicates. Soies ventrales plus épaisses, polymorphes, plus ou moins
épineuses, unidentées ou bidentées. — 2 urites. -- Papilles néphridiennes. —-
Trompe à 9 -)— 9 papilles.
Nota. Mc Irrrosn ayant constaté sur l'Enipa Kinbergi la présence de soies
bidentées, qui avaient échappé à MALMGREN, et la Polynoë scolopendrina possé-
dant bien 2 urites, et non un seul, il ne reste plus de caractère important dif-
férencient ces deux genres. Le genre Nemidia me parait aussi devoir étre réuni
au genre Polynoë.
' 1. Appendices garnis de papilles claviformes. Élytres pigmen-
tées à papilles cornées. Une grosse soie ventrale hastée, uni-
dentée, les autres bidentées, plus grêles (fig. 30, h, i, k). . .
............... P. sco10pendrina,p. 80
— Élytres petites, transparentes, glabres. Appendices glabres
(fig. 31, d) ................... 2
2. Parapodes courts. Soies dorsales acicaZaz}·es, lisses. Soies ven-
.trales de même grosseur, élargies, unidentées et bidentées (fig. 31
e, f, g, h) ..........·... P. flaeciliae,p. 82
—- Longs parapodes. Soies dorsales capillaires, épineuses, soies
ventrales plus fortes, quelques-unes bidentées, la plupart uniden-
tées, terminées en pointe efîîlée (fig. 31,1, m, 11, 0). P. Kînbergi, p.82
P. Scolopendrina Snvxoiw Fig. 30. —- Lepidonotus scolopendrùzus QUA-
rrnnracns 1865, p. 263. - Polynoë scolopezzdrina Aunoum et Mime-
Envvnnns 183â, p. 92, pl. x, fig. 17-19; Mc liwosa 1900 (bibliographie),
p. 390, pl. xxvm, fig. 9, xxnx, fig. 17, xxxm, fig. 13, xx.1, fig. 4-7. P.
crassipalpa BIARENZELLER 1873, p. 412. P. Johnston! MAnENznLLEn 1873,
p. 420. - (?) Lepidonotus ornatus Qunwnnracns 1865, p. 263.

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Fm. 30. —- Polynoë scolopendrina: a, tète, grossîe; b, parapode ><20; c, animal vu de
dos, grandeur naturelle; d, élytre >< 30; e, papilles des élytres >< 140; t, g, soies dor-
sales, grosse et (ine >< 140; h, i, soies ventrales, inférieure et moyenne >< 140; k,
grosse soie ventrale supérieure >< 140. _
Corps très allongé, vermiforme (fig. 30, c), 80 à 100 sétigères. —- Pros-
tomium à cornes frontales peu marquées. 4 yeux, les antérieurs plus
grands, en partie sou  les cornes frontales. Antenne impaire à léger ren-
flement subterminal, garnie de nombreuses papilles claviformes courtes
(a). Antennes latérales plus courtes, à papilles. Palpes de longueur très
variable, garnis de rangées de fines papilles. — Cirres tentaculaires sem-
blables à l‘antenne impaire. Cirres dorsaux ne dépassant guère les soies,
semblables aux antennes. Cirres ventraux acuminés. A chaque segment
sans élytres, trois tubercules dorsaux plus ou moins marqués. Elytres,
d’abord rondes, puis réniformes ou ovales, ne couvrant que la partie anté-
rieure du corps et ne se croisant pas toutes au milieu du dos. Elles portent
une large bande de petites papilles cornées dans leur partie antérieure et
sont frangées de quelques courtes papilles claviformes (d, e). — Parape-
des à rame dorsale réduite (b). Soies ddrsales petites, épineuses, capillaires,
souvent tronquées au sommet. Rame ventrale à lobetriangulaire avec
aeicule saillant, engainé. Soies ventrales de deux sortes : 1° une forte soie
hastée à rostre acuminé (k), 2° de nombreuses soies plus minces à courte
6

82 FAUNE ns rrmvcn. —— rotvcniarns naimwrss
région épineuse, à rostre bidenté. La grosse soie hastée disparaît dans
les segments postérieurs. - Deux urites relativement courts, garnis de
papilles. Papilles néphridiennes cylindriques à partir du 6° sétigère.
L. 30 à 120 mm. — Coloration assez variable, en général tête rouge,
ventre brun clair antérieurement, plus foncé en arrière, traversé par une
ligne médiane longitudinale blanche ou rougeâtre. Dos marbré de brun.
Élytres marbrées de brun avec tache foncée au-dessus de 1‘insertion en-
tourée d’un cercle clair. Antennes et cirres à bandes brunes transversales.
A mer basse sous les pierres et dans les fissures de rochers, mais le plus
souvent commensale de Polymnia nebulosa et, parfois, de Lysiclice Ninezza.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique.
P. (laecîliae FAUVEL. Fig. 31, a-h. — Fxuvm. 1914, p. 69, pl. rv, fig. 1-6,
18-19. ·
Corps allongé, presque cylindrique, à région postérieure sans élytres.
Au moins 47 sétigères. — Prostomium large, à 2 lobes arrondis, presque
globuleux, sans cornes frontales. 4 gros yeux en trapèze, visibles d’en
dessus. Une antenne împaire. Antennes latérales courtes, sans papilles
(fig. 31, a), 2 gros palpes courts, renflés, ridés, glabres. - Cirres tenta-
culaires avec soies à la base '(?). Cirres dorsaux à gros cirrophore. Cirres
ventraux allongés, glabres. Elytres petites, transparentes, arrondies, sans
franges ni papilles (d), ne se touchant pas et laissant le dos largement
découvert (b). -Parapodes courts, massifs, birèmes (c). Piame dorsale ré-
duite à un petit mamelon avec un acicule et 2-3 grosses soies aciculaires,
recourbées, lisses; rame ventrale un peu plus longue, massive, bilobée,
avec des soies presque de même grosseur que les dorsales, les supérieures
unidentées, légèrement épineuses, les autres, presque lisses, bidentées,
à gros rostre avec dent accessoire fine et fragile (e-g).
L. 15 mm., sur 2 mm. - Dans l’alcool, décolorée. Sur les élytres une
tache jaunâtre un peu plus opaque et réticulée située au-dessus du point
d’insertion.
Dans un tube muqueux appliqué à la surface d’une branche de Pleurocoral-
Zium Jolmszoni. Draguée à une profondeur de 1.241 mètres.
Atlantique (îles du Cap-Vert, golfe de Gascogne, au large du Portugal).
Nom. Malgré son nombre de sétîgères relativement peu élevé, cette espèce
appartient bien au genre Polynoë par tous ses caractères. D’ailleurs les jeunes
' spécimens de même taille defolynoëscolopendrina n'ont pas un nombre de sé—
tigères sensiblement plus grand. Les rares individus recueillis jusqu’ici n‘a·
vaient sans doute pas acquis encore leur entier développement.
P. Kinbergi (MALMcaE1v).Fig. 31, i—0. - Enipo Kinbergi ll/IALMGREN 1865,
p. 83, pl. x, fig. 12; Mc` lixrrosn 1900, p. 395, pl. XLI, fig. 9-12.
Corps vermiforme. Environ 100 sétigères. - Prostomium bilobé, sans

rowcaàrns siumzrns. — Aranonxrinas ' 83
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Fm. 31. — Polynoë Caecitiaei : a, tète >< 10 (les cirrcs sont tombés); h, partie du dos
>< IO; c, parapode ><40; d, élytrex 25; e, f, g, soies ventrales, supérieure, deuxième
et inférieure >< 140; h, soie dorsalex 140. —- P. Kinbergi; i, parapode grossi; k, tète
(d’après ÃIALMGREN); l, soie dorsale >< 210; m, n. 0, soies ventrales, bidentée, uni-
dentée de profil et de face ><210 (d`après Mc' lsrosu).
cornes frontales. 4 yeux, les antérieurs latéraux. Antenne impaire glabre.
Antennes latérales courtes, subulées, lisses (31, k}. Palpes épais, subulés,
glabres. —- Cirres tentaculaires glabres, à peu près de la longueur des
palpes (avec soies à la base?). Qirres dorsaux semblables aux tentaoulai·
res. Cirres ventraux subulés. Elytres suborhiculaires, petites, transpa-
rentes, glabres,laissant toute la région postérieure nue. A chaque segment ·
nu, trois tubercules dorsaux. — Longs parapodes à rame dorsale réduite
à une petite touffe de fines soies capillaires légèrement deutioulées.
Rame ventrale conique, à 2 sortes de soies : 1° de longues soies à nom-
breuses rangées de spinules et terminées en pointe efïilée; 2° quelques
soies bidentées à rostre recourbé au-dessus d’une petite dent secondaire.
-— 2 urites (?). -— Papilles néphridiennes distinctes.
L. 65 mm. sur 6 mm. de large, soies comprises. -— Coloration: ?
Dragages. — Mer du Nord (côtes de Hollande, Terschelling).

84 , FAUNE nn mmzvcn. —— POLYCHÈTES mmA1v·rEs
G. HALOSYDNA Kuvnnne.
Corps linéaire oblong. 43 sétigères. — Prostomium bilobé à lobes arrondis.
4 gros yeux. Un repli nucal semi-lunaire. Une antenne impaire. 2 antennes laté-
rales à insertion sub·terminale (intermédiaire entre le type Harmothoë et le type
Lcpidonotus, fig. 32, a). 2 palpes glabres. - Trompe à 22 papilles frangées de
chaque côté. — 2 paires de cirres tentaculaires. Longs cirres dorsaux. 18 paires
d’élytres (l), insérées sur les segments 2, 4, 5, 7... 23, 26, 29, 32, 35, 38, 41. — _
Rame dorsale peu développée. Soies dorsales peu nombreuses, minces, capil-
laires, plus courtes que les ventrales. Rame ventrale à longue languette conique.
Scies ventrales très nombreuses, longues, fines, à sommet bidenté. — 2 longs
urites. -— Des papilles néphridiennes.
H. gelatinosa M. Sans. Fig. 32, a·g. —- SAnv·r-Joscru 1888, p. 154,
pl. xx, fig. 6-21; Mc lrrrosu 1900, p. 385, pl. xxv, fig. 5, xxvu, fig. 11,
xxx, fig. 11, xxm, fig.. 12, xm, fig. 1-3. H. foliosa Pnuvor. -—-Alentia
gelatinosa MALMGREN 1865, p. 81. -—- (?) Polynoë foliosa SAv1cNv 1820,
p. 23. l
, Corps linéaire, aplati, atténué aux extrémités. 43 sétigères. Prostomium
à deux lobes arrondis au bord externe de chacun desquels sont placés
2 gros yeux rapprochés l’un de l’autre. Le repli nucal semi-lunaire
recouvre la partie postérieure du prostomîum. —- Antenne impaire et
antennes latérales sub—égales, plus courtes que les palpes. Les latérales
naissent du bord antérieur du prostomîum mais en sont séparées par un
léger repli transversal (32, a). Palpes lisses, efïilés. Un petit tuberoule
facial conique. Cirres tentaculaires sub-égaux, presque _aussi longs que
les palpes, accompagnés de quelques soies. Antennes et cirres lisses,
filiformes, avec un léger renflement ovoïde sous la pointe effilée. —- Cirres
dorsaux semblables aux tentaculaires, plus longs que les soies ventrales.
Cirres ventraux minces, acuminés, plus courts que le parapode. 18
paires d‘élytres'suborbiculaires, grandes, molles (h), sans franges, réti-
culées de brun, lisses, sauf dans le tiers antérieur couvert de très nom-
` breuses et fines papilles chitineuses tronquées, à sommet dilaté, à trois
' dents obtuses (d), en outre, des verrues brunâtres. - Rame dorsale
peu développée, à long acicule saillant, engaîné (cl. Soies dorsales peu
nombreuses, capillaires, très minces, très finement denticulées, moins
longues que les ventrales (g). A- la rame ventrale, une longue languette
conique traversée par l’acicule. Scies ventrales très nombreuses, longues,
minces, transparentes, à pointe bidentée précédée de plusieurs lignes
obliques de denticules. Les supérieures sont plus minces, unidentées, les
inférieures plus larges, plus courtes, plus fortement denticulées (e, f). -—-
(1) Ge nombre varie de 16 à 20 chez les especes exotiques.

_ /
1=om·cnù1·as nmmwrss. — Apnnonmnnn 85
2 urites semblables aux cirres dorsaux. —- Papilles néphridiennes plus
ou moins saillantes du lv à l’avant-dernier sétigère.
L. 'us u’à 8 à 9 cm. — Coloration : Ventre oran é dos teinté de bandes .
l q g 1
brunes transversales alternant aveo des raies blanches de 3 en 3 segments
environ, él tres élatineuses blanc sale ou brunàtres, res ue trans a-
Y_ S » P (I P
rentes, s’ag1tant dans l’eau.
Sous les pierres, dansla zone des Lamînaires; parfois dans la vase, dans des
galeries de Nerine; sur des épaves flottantes.
Mer du Nord, Manche, Atlantique.
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Fm. 32. - Ilalosydno gelalinosa : a, tète, grossie; h. élytre >< 10; c, parapode >< 10;
ti, réseau polygonal et papilles des êlytres >< 300; e, soie ventrale supérieure >< 200;
f, soie ventrale moyenne >< 200; g, SOIG dorsale >< 300. —· Acanthioolepis asparrimà;
h. tète grossie (t1’aprùs l\1c’ Imosn); i, élytre >< 10; k, parapode >< 10; 1, soie ven-
trale moyenne >< 110; m, soie dorsale>< 140.
G. ACANTIUCOLEPIS Nonmm
[Dasylcpis M.u.McR¤N].
Corps ovale allongé, snblinéaire. Une quarantaine de sétigères. — Presto-
mium bilobé, à cornes frontales. 4 yeux. Antenne impaire ciliée. Antennes laté- `
rales à insertion ventrale, ciliées. 2 palpes à fines papilles. - 2 paires de cirres

86 FAUNE nr: FRANCE. —- 1>o1.`YcnÈ·rns Ennmrns
tentaculaires avec acicule et soies à la base. Cirres dcrsaux ciliés. 18 paires
d'élytres, insérés sur les segments 2, 4, 5, 7, 9,   23. 26, 29, 32, 35, 38, 41. —
. . Parapodes biramés. Scies dorsales plus grosses que les ventrales, garnies de
_ rangées circulaires de très fines épines. Scies ventrales à région distale
épineuse, à rostre recourbé, à dent secondaire très fine et très fragile. — 2 urites.
— Papilles néphridiennes distinctes.
A. asperrima Saas. Fig. 32, h-m. - Mc' Imosu 1900, p. 311, pl. xxvu,
fig. 6, xxxn, fig. 4, xxxvu, fig. 28-30. —- Polynoë asperrima Sans 1860,
p. 59. ·—— Dasylepis asperrima. MALMGREN 1867, p. 132.
A Corps large, épais, atténué légèrement en avant, d’une manière plus
marquée en arrière. Environ 41 sétigères. —— Prostomium ovale allongé.
4 yeux, les deux antérieurs sublatéraux. Antenne impaire égale aux
palpes. Antennes latérales, courtes, ciliées, à renflement subterminal
(32, h). Palpes médiocrement longs, à fines papilles cylindriques sur une
partie seulement de leur surface. - Cirres tentaculaires ciliés, avec
quelques soies à la base. Cirres dorsaux ciliés, relativement minces
et courts. Cirres ventraux plus courts que la rame veutrale, à courtes
papilles claviformes. Élytres couvrant tout le dos, la première arron-
die, les suivantes plus ou moins réniformes, scabres, à longues et
fortes papilles cornées, recourbées, à extrémité entière ou souvent
multifide, parfois digitées ou renflées en choux-fleur épineux, déve-
lpppées surtout vers le bord libre de 1’élytre qui porte quelques longs .
cils capités (i). — Scies dorsales très nombreuses, plus grosses que les
ventrales et presque aussi longues, raides, droites, acuminées, garnies de
rangées circulaires de fines épines (m). Rame ventrale étalée en éventail,
· à acicule saillant. Scies ventrales à. longue hampe droite, région épineuse
légèrement dilatée, extrémité recourbée, lisse, bidentée, à dent secondaire
légèrement recourbée, très efïilée, très fragile, manquant souvent aux
soies inférieures (I). — Papilles néphridiennes distinctes, vers le 6** séti-
gère. .
L. 20 à 25 mm. — Dans l’alcccl, quelques barres transversales bru-
` nâtres sur le dos et une teinte brunâtre sur les plis antérieurs de la bouche.
Palpes gris verdàtre, traces brunes sur les appendices. Élytres antérieures
` gris brunâtre. `
Fonds de roche ou de sable vaseux, à une assez grande profondeur.
Mer du Nord, Atlantique (côtes d’Ec0sse, Açores).
G. LEPIDASTHENIA MALMGREN· A
Corps allongé, vermiforme. Jusqu’à 200 sétigères et plus. — Prcstomiumbilobé.
4’yeux. Une antenneimpaire. 2 antennes latérales à insertion terminale. 2 longs
palpes glabres. - 2 paires de cirres tentaculaires avec acicule àla base. Cirres
dorsaux semblables aux tentaculaires. Elytres insérées sur les segments 2, 4, 5,

ronvcairras nnnawrns. -7 Aranonrrxnan 87
7 ..... 23, 26, 29... 80, 83 et ainsi de suite de 3 en3 segments jusqu'à l’extrémité
du corps; en général arrondies, très petites, laissant le dos largement décou-
vert, diminuant de taille dans la région postérieure. ·-— Parapodes subbirèmes
ou sesquirèmes, la rame dorsale réduite à un acicule et une papille achète, ou ·
_ portant seulement quelques soies. Rame ventrale bien développée, à 2 lèvres ,
verticales. Soies ventrales bidentées, à région épineuse courte. - 2 urites. -
Papilles néphridiennes saillantes, cylindriques. ‘
La plupart des espèces de ce genre ont le dos magnifiquement orné de dessins
assez compliqués, avec des anneaux clairs alternant avec des bandes foncées
L’aspect général rappelle à première vue certains Hésioniens.
1. Flame dorsale avec 4-5 longues soies lisses. Soies ventrales supé-
rieures plus fines que les autres ...... L. argus, p. 87
-— Rame dorsale achète ............. . . . 2
2. Scies ventrales supérieures beaucoup plus grosses que les autres.
Elytres très petites (fig; 33, a) ...... L. elegans, p. 88
—— Soies ventrales supérieures plus fines que les autres. Élytres
relativement grandes (lig. 33, h, k) . . . L. maculata, p. 88
L. argus Hoccscrz. - Honcscrz 1900, p. 250. .
Corps très allongé, vermîforme, plus de 200 sétigères. - 4 yeux, les
antérieurs un peu plus gros et plus écartés que les postérieurs. Antenne
impaire longue, relativement épaisse, nettement renilée sous Pextrémité
filifcrme. Antennes latérales presque aussi longues que l’impaire, mais
plus grêles et à rentlement subterminal indistinct. Palpes glabres. - Cirres
tentaculaîres semblables aux antennes, ainsi que les cirres dorsaux, qui
sont aussi longs que les soies (cirres et antennes glabres). Cirres ventraux
moitié plus courts que le pied. Elytres jusqu’à Pextrémité du corps (22 à
67 paires), suboirculaires, glabres, sans papilles ni franges, translucides.
Elles sont relativement grandes, couvrant les côtés du corps mais laissant `
` à nu une grande partie du dos. — Rame dorsale réduite à un' simple
mamolon avec 4-5 longues soies efïilées, lisses qui manquent assez son-
vent. Rame ventrale bien développée. Soies ventrales nombreuses, les
supérieures plus longues et plus minces à longue région épineuse, les
médianes plus grosses àjrégicn épineuse plus courte, les inférieures àhampe
plus mince. Toutes les soies ventrales sont bidentées. — 2 courts urites.
——Papilles néphridiennes très saillantes. —- Trompe à 11 —|- il papilles.
L. 35 à 215 mm. — Coloration générale chamois avec une bande brune` `
transversale entre chaque segment. Une ligne longitudinale rouge à la `
face ventrale. Antennes et cirres avec un anneau brun au-dessous du ren-
ilement subterminal clair. Élytres translucides, avec une tache sombre, en
éventail, en arrière du point d'insertion et un étroit croissant blanc opa-
que au bord postérieur.
Ccmmensale dans les tubes d'Amphitrite Edwarsi. -·- Manche (Salcombe, près
Plymouth).

88 FAUNE on rnaivcs. - ronxcnîrrns nnnmrns
L. elegans (Gamm). Fig. 33, a-g. —- Ports 1909,p. 342, pl. xxx, fig. 16, xx,
fig. 32. — Polynoë elegans Gauss 1840, p. 85. P. lamprophtfzalma
Mannnznnnnn 1874, p. 408, pl. 1, fig. 1. `
l Corps allongé. 100 sétîgères environ. ——· Prostomium bilobé du type
` Lepfdonotus. 4 yeux, les antérieurs plus grands et latéraux, rapprochés
des postérieurs. Un repli nucal. Antenne impaire àrenflement subterminal
très marqué, à pointe fîliforme (33, a). Antennes latérales semblables à
l’impaire et à peine plus courtes. 2 longs palpes glabres. — Cirres
tentaculaires avec acicule à la base. Cirres dorsaux relativement courts,
semblables aux antennes. Antennes et cirres sans papilles. Cirres ven-
traux effilés, plus courts que les pieds. 30-36 paires d’élytres, rondes, trans-
parentes, très petites, à peine plus larges que la base des parapodes et
laissant à nu la plus grande partie du dos (b). Elles sont glabres, sans
franges, ni papilles (c), tachetées de noir et de blanc, ou inoolores. Elles
existent jusqn’à Fextrémité du· corps'. — Parapodes sesquîrèmes. Rame
dorsale réduite à un acicule et un petit mamelon achète. Rame ventrale à·
2 lèvres verticales arrondies (d) . Scies ventrales bidentées à région épi-
neuse courte et large. Dans la région moyenne du corps, 1-2 soies fines
bidentées puis, 1-2 des soies supérieures sont beaucoup plus grosses que
les autres, brun foncé, à rostre bidenté, ou unidenté par usure, à spinules
peu marquées (e). — 2 urites. — Papilles néphridiennes cylindriques. --
Trompe à 11 —}- 11 papilles.
L. 40 à 70 mm. -—· Antennes et cirres annelés de brun. Dos orné d’un
damier noir ou brun sur fond jaunâtre. Dans la région antérieure, le pig-
ment s’étend sur deux segments élytrigères et le segment intermédiaire
tandis que le segment suivant forme une bande transversale incolore. Dans
la région postérieure, les segments élytrîgères sont seuls pigmentés et
les deux segments cirrigères intermédiaires sont incolores. Face ven-
trale pigmentée de brun dans la partie postérieure. .
Dragages côtiers.- Méditerranée (Naples, golfe du Lion), Adriatique.
L. maculata Porrs. Fig. 33, h·k. —- Porrs 1909, p. 344, pl. xx; fig. 33,
xxx, fig. 51; Fauvnt. 1914, p. 71. '
Corps long et étroit à segments serrés. 50 à 100 sétigères environ. —-
, _4 yeux écartés, les antérieurs plus grands. Un repli nucal. Antenne im-
_ paire très longue, filiforme, antennes latérales plus courtes. Palpes longs
et glabres. Cirres tentaculaires allongés. — Longs cirres dorsaux effilés,
cirres ventraux courts. Cirres et antennes sans papilles et sans renflement
subterminal. 31 paires d’élytres blanches, molles, sans franges ni papilles,
relativement grandes pour le genre. ——· Parapodes sesquirèmes (33, h).
Ptame dorsale réduite à un acicule. Rame ventrale portant à son bord infé-
rieur une rangée de 3-4 papilles globuleuses. Les soies supérieures du
fniamami vnntrnl SHHLDIIIR firms nun les mitrna, :3 rmrfia rliatnln éninmmn nina

romcniarxas Ennmrns. — Arunonxrinan 89 '
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Fm. 33. - Lepidasthenia elegans .· a, tète, grossie; b, face dorsale, grandeur natu-
relle; c, élytre >< 25; dfparapode >< 25; e, grosse soie ventrale >< 250; t, g, soies ·
ventralcs, médiane et supérieure >< 240. —-· L. maculala .· h, parapode >< 30; i, k,
soies ventrales, médiane et supérieure >< 240..
longue; les inférieures sont relativement larges et courtes avec de grandes
collerettcs de spinules divergentes. Toutes les soies sont bidentées. Pas de
soies géantes (i, k).
L. 25 à 36 mm. - Elytres blanchàtres avec une petite tache foncée au
centre, finement veinées et granuleuses. Des taches de pigment sur le dos.
Parmi les Coraux et dans les tiragages profonds sur fond de roche ou de sable
vaseux. .
Atlantique (Açores). - Océan indien.
I
Nota. Bien que cette espèce 11'ait pas encore été retrouvée près de nos côtes
àl‘état adulte, jela mentionneicî parce que sa forme jeune (Nectochaeta Grimal-
dii ) a été recueillie dans le golfe de Gascogne et dans la Méditerranée.

90 FAUNE nn Fnaivcn. —— i>oL¥cHÈ·rns snnawrss
' G. NEGTOCHAETA Maaznznttsn.
Corps court ou allongé, aplati, transparent. Nombre de sétigères variable,
15 à 35 et peut-être davantage. — Prostomium~du type Lepidonozus. 4 petits
yeux. Longue antenne impaire. Antennes latérales plus courtes. 2 palpes gla-
bres. —— Cirres tentaculaires avec acicule et soies à la base. Longs cirres dor-
saux. Cirres ventraux effilés (tous ces appendices sans papilles,). Élytres, 7 à
15 paires, insérées sur les segments 2,4,5,7...23,26,29,32. -· Parapodes subbi-
rèmes ou sesquirèmes à rame dorsale très réduite. Soies dorsales réduites à
1-2 courtes, ou absentes. Soies ventrales très longues, épineuses, unidentées
ou bidentées. -- 2 urites, pas d‘appendice caudal. —~ Trompe à 9 -]- 9 papilles.
Nota. Le nom de Neczochaeza a été adopté aussi pour désigner un stade lar-
vaire des Aphroditiens. L’espèce type de Marenzeller, et la AL Caroli, ne sont
aussi vraisemblablement que des stades jeunes, pélagiques d’autres espèces.
Le nombre variable de leurs sétigères et des élytres, en fonction de la taille, les
modifications de leurs soies indiquent bien des animaux n‘ayant pas encore
atteint leur état définitif. La N. Grimaldii est très vraisemblablement le stade
pélagique postlarvaire de la Lepidasthenia maculota Porrs.
1. Cirres dorsaux longs, à cirrophores plus petits que les élytro-
phores. 2-3 soies dorsales. Soies ventrales inférieures courtes,
bidentées (fig. 34) .......... N. Grimaldii, p. 90
—— Cirres dorsaux très longs, à cirrophores énormes, presque aussi —
gros que les parapodes. Pas de soies dorsales. Soies ventrales
à longue pointe effilée unidentée (fig. 35). . . . N. Caroli, p. 91
N. Grimaldii Mannnzstnnn. Fig. 34. — Fauvni. 1916, p. 32, pl. 1, fig. 8-
20. — (?) Quetieria pelagica Vmuinn 1911, p. 252. _
Corps allongé, transparent. 15 à 34 sétigères. — Prostomium bilobé,
sans cornes frontales. 4 petits yeux noirs, en trapèze, écartés, tous visi-
bles d’en dessus. Antenne impaire deux fois plus longue que les latérales,
glabre, à gros cirrophore. Antennes latérales à insertion marginale, deux
fois plus longues que le prostomium. 2 gros. palpes glabres allongés plus
courts que l’antenne impaire, plus longs que les latérales (34, a). Cirres
tentaculaires presque aussi longs que l’antenne impaire, avec unlacicule
et deux grosses soies à la base. ——— Cirres dorsaux plus longs que les soies.
Cirres ventraux plus longs que le parapode. .7 à 15 paires d’élytres, très
petites, arrondies, sans papilles, ni franges (c). — Parapodes allongés sub-
birèmes. Rame dorsale réduite à un acicule saillant et une ou deux soies
très courtes, arquées, dentelées (e). Hama ventrale allongée, terminée par
deux lèvres : Pantérieure oirriforme, plus relevée et plus longue, renferme
l’acicule; la postérieure, plus courte, plus [arrondie, plus basse. Une
rangée de papilles globuleuses au bord inférieur du parapode (b). Soies
ventrales de deux sortes : les stmérieures très longues, esmillaires. :3 nnvtin

rotvcuizrns smmnrns. — arnnonxrnnas 91
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Fm. 34. — Nectoc/meta Grimaldi: : a, région antérieure >< 10; b, parapode >< 30;
c' élytrex 30; d, soie tentaculaîre >< 3()0; e, acicule et. soie dorsale >< 300; I, g, h, i,
soies ventralcs, médiane >< 140, inférieure, médiane >< 300, supérieure 140.
distale allongée garnie d‘épines espacées, à pointe fine entière ou bidentée;
les inférieures courtes, à partiedistale élargie, finement épineuse et nette-
ment bidentée (I`, i). — 2 urites, pas d’appendice caudal. — Trompe brune
à 9 —|— 9 papilles. `
L. 3 à14 mm. sur 1 à4 mm. de large, pieds compris.- Incolore, trans-
parente.
Pélagique et bathypélagique de 0 à 3.000 mètres.
Atlantique (golfe de Gascogne), Méditerranée (Baléares, parages de Gibral-
tar).
Noza. Cette espèce est très vraisemblablement le stade pélagique de la Lapi-
dasthcnia maculaza POTTS, espèce de Zanzibar retrouvée aux Açores parle
Prince de Monaco. _ _
N. Caroli Fwvsn. Fig. 35. — Fwvm. 1916, p. 39, pl. 1, fig. 24-27, u,
fig. 16-18.
Corps allongé, transparent. 22 sétigères au moins. - Prostomium sans
cornes frontales. 4 petits yeux noirs disposés en trapèze, visibles d‘en des-

92 FAUNE nn rmmcn. —— vomzcnàrns Ennanrrias
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Fic. 35. — Nectochaetti Caroti : a, région antérieure >< 6; h, parapode >< 20; c, d, e,f,
soies veutrales, supérieure >< 140, moyennes et médianes,de face et de proûl>< 240.
sus. Antenne impaire glbre, deux fois plus longue que les latérales.
Antennes latérales à insertion marginale, deux fois plus longues que le
prostomium. 2 gros palpes lisses, un peu plus courts que l’antenne impaire.
Cirres tentaculaires beaucoup plus longs que les palpes, aveeacicule et
soies à la base (35, a). —- Cirres dorsaux glabres, très longs, dépassant les
soies, à très volumineux cirrophore cylindrique ou ovoïde (b), beaucoup
plus long et plus gros que Pélytrophore. Plus de 11 paires d’élytres. Rame
dorsale réduite à un acicule. Rame ventrale à deux lèvres aplatîes dans le
sens vertical, sans papilles globuleuses. Soies ventrales supérieures très
longues et minces, légèrement épineuses, terminées en pointe fine capil-
laire (c); ventrales inférieures plus courtes, élargies, à 2 rangées de spi-
nules, à pointe unidentée, capillaire, aiguë, flexible (d, e, f). Cirres ven-
traux plus courts que la rame ventrale. — Trompe foncée. .
L. plus de 13 mm. sur 5 de large, sans les soies. — Incolore, transpa-
rent.
Bathypélagique. — Méditerranée. (Baléares et Gibraltar.)
Nota. Uunique exemplaire recueilli était incomplet, le nombre des sétîgères

ronrcnàrss nnnamas. — nmzomrxnan 93
est donc certainement supérieur à 22 et celui des élytres devait dépasser 11.
Cette espèce ressemble beaucoup à la Drieschîa pellucida Moomz, mais cette der-
nière s'en distingue par 1’absence complète de rame dorsale.
\
· G. ALLMANIELLA Mc' Irrrosu.
Corps aplati dorso-ventralement. - Élytres 15 paires (7), insérées sur les
segments 2, 4, 5, 7... 23, 26, etc. — 4 gros yeux. Une antenne médiane dont le
·cératophore naît sur la face dorsale de la tête, dans la région antérieure; anten-
nes latérales insérées à l'extrémité de prolongements du bord frontal. —— Para-
podes biramés, àacicnles saillants engainés. Ala rame dorsale, des soies épaisses
ornées, à Yextrémité, de spinules délicates disposées en séries transversales; à.
la rame ventrale, des soies beaucoup plus fines; garuies, jusqu'à. une certaine
distance de la pointe, de rangées transversales de spinules; au·dessus de la
dernière de ces rangées il se produit une diminution sensible dans le diamètre
de la soie et la portion tout àfait terminale, lisse, linit brusquement en pointe
bifide (Dannoux 1899, p. 104).
A. setubalensis Mc’ Iurosu. Fig. 36, a-c. —- M¤’ lwrosu 1885, p. 102,
pl. xiv, fig. 2; pl. x a, fig. 3-4.
Corps aplati. Prostomium bilobé. 4 gros yeux, à cristallin, en trapèze.
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.F1o. 36. —· Allmamiclla sctubalensis : a, région antérieure. grossie; b, soie ventrale
médiane >< 210; c, soie dorsale >< 240 (d’après Mo’ Inrosnl. —- Acholoë astericola .· d,
élytre >< 15; e, soié ventrale >< 140; f, soie dorsale >< 1-10; g, tete, grossie; h, para-
pode >< 25. •

94 FAUNE DE rames. — Ponrcuèrns Ennanras
Cératophore de l’antenne impaire inséré au milieu du prostomium. Petites
antennes latérales filiformes à papilles claviformes, naissant de gros pro-
~ ( longements en massue du bord frontal du prost0mium,(36, a). Palpes?
—— Cirres tentaculaires papilleux. Elytres inconnues. —- A la rame dorsale,
2 séries de soies translucides, fortement striées longitudinalement et à
rangées d’épines bien développées. Les plus rapprochées du corps plus
courtes, plus larges, plus courbées et à pointe plus abrupte; en outre, les
stries longitudinales sont recoupées par des stries transversales serrées
découpant en un fin damier la région hispide. Celles de la série externe,
près des ventrales, sont plus droites, plus longues et proportionnellement
plus fines que les précédentes, leurs rangées d’épines sont plus longues.
Les soies ventrales supérieures sont minces, avec une longue portion
épineuse et terminées par une longue pointe lisse recourbée d’une façon
particulière, légèrement bifîde. Le mamelon sétigère inférieur est étiré en
un long cône terminé par l`extrémité de l’acicule.
Taille : 3 mm. de diamètre.
Atlantique (au large de Sétubal, 470 brasses).
Nom. Cette espèce, qui a beaucoup d'affinités avec la Nectochaeta Grimaldii,
paraît être comme celle-ci un stade postlarvaire.
_ G. AGHOLOE Cmraaèns.
Corps long, vermiforme, à très nombreux segments. - Prostomium du type
Halosydna, avec ou sans cornes frontales. Une antenne impaire. Antennes
latérales à insertion subterminale. —- 2 paires de cirres tentaculaires avec aci-
cule àla base. Cirres dorsaux semblables. Elytres insérées sur les segments.
2, 4, 5, 7... 23, 26, 29, 32 et aînsîde suite de 3 en 3 segments jusqu‘à Yextrèmité-
du corps. Un tubercule dorsal bifurqué, cilié, aux pieds cirrigères. - Para-
podes à rame dorsale réduite. Soies dorsales courtes, à séries transversales de
spinules. Soies ventrales peu nombreuses (6-8), plus épaisses, àrostre recourbé,
à région épineuse courte. —— 2 urites. — Papilles néphridiennès peu saillantes.
A. astericola (DELLE Cnmm), Fig. 36, d—h. —— CLAPARÈDE 1870, p. 382,.
pl. rr, fig. 1; Dimnoux 1899, p. 141, fig. 32-33; Mc’ lnrosu 1900, p. 397,
pl. xxvxr, fig. 17; xxxz, fig. 4, xxxm, fig. 15, xnx, fig. 13-14;CuÉN0r 1912,.
. 32.
· P Corps très allongé, très fragile. Plus de 100 sétigères. — Pr0st0mium·
bilobé, à cornes frontales plus ou moins marquées. 4 yeux, les antérieurs-
très écartés. Un repli nucal. Antenne impaire courte, subulée, avec
quelques papilles claviformes. Antennes latérales à insertion subtermi--
nale, piriformes, très courtes (36, g). Palpes acuminés, assez courts,
glabres. -- Cirres tentaculaires semblables aux antennes, sans soies ?.-
` Cirres dorsaux courts, effilés, avec quelques papilles. Cirres ventraux
insérés très près de la base du parapode. Elytres jusqu’à1’extrémité du.

POLYCHÈTBS nnnnrrrns. — Arnnonrrrnsn 95
corps (environ 45 paires), arrondies ou ovales, glabres, sauf quelques très
petites papilles au bord antérieur et interne, minces, transparentes (d). -—
Rame dorsale petite avec quelques soies seulement, courtes, arquées, efïilées,
finement denticulées, à sommet lisse (I'). Aux pieds cirrigères, un grand
tubercule dorsal oilié, en forme de T (h). Rame ventrale terminée en man~
chon incomplet_entourant·la base des soies. Soies—ventrales à longue
hampe légèrement dilatée dans la région épineuse courte, à rostre uni-
denté recourbé. — 2 urites. -— Pas de papilles néphridiennes saillantes.
L. 40 à 50 mm. —- Teinte générale orange, ou minium, chez les Q, `
blanc opaque chez les 5* à maturité, due aux produits sexuels. Prosto-
mium rouge. Corps transparent. Elytres transparentes déoolorées ou avec
une marge noire souvent développée en anneau entourant le centre clair.
— Phosphorescent.
Dans la rainure ambulacraire des Astropecten et de Luidia ciliaris. ·
Manche, Atlantique, Méditerranée.
· Polynûiliae incertae sedis. I
Les espèces suivantes ont été trop incomplètement décrites pour qu’il soit
possible de les identifier avec certitude.
Eumolpe fragilis Rrsso :.— Scalisetosus?
Lepidonotus àrevicornis Quxrnamcas, Guéthary :.— Lagisca P
Polynoë laevisAunou1N et M.-Enwmns, de Chausey. LeCroisic(Ferronnière).
P. floccosa Savicxv (indéterminable), Océan.
P. setosissima SAv1cNv~(peut-être H. longisetis ?)
P. lobostama Scimanoa, Saint-Malo.
P. longissima Announv et M.-Enwaans. .
P. tentaculata Quxrnurxcss, Palerme. ·
P. mrcica. PA1vcsnx,_Naples.
P. vasculosa Cnaranizna, Naples.
P. pelagica. Vicunan, Algérie. Stade post·larvaire.
Quezieria pelagica Vxcman, Algérie. Cette espèce, qui est peut-être identique
à la Nectochacta Grinzaldii, est un stade postlarvaire pèlagique.
Frennia dubia et R propinqua Vxaunaa, Algérie. Il s’agit encore de stades
post-larvaires dont la description ne permet même pas de fixer les caractères
génériques. ·
Ilarmothoë sarniensis Ru Lanxuasrsn, Guernesey, Parait être la Lagzsca e.z·te·
nuala, quoique l’auteur lui attribue 20 élytres (?)
I
S.·F. ACOETINAE Gnomz
Corps allongé, vermiforme, à segments très nombreux. - Prostomium bilobé,
2 ommatophores volumineux, ou 4 yeux sessiles. Antenne impaire insérée très
en arrière sur le prostomium, parfois réduite à un simple tubercule, Antennes
latérales à insertion terminale dans les formes à yeux sessiles, insérées sousles

96 FAUNE DE FRANCE. 7 POLYCHÈTBS ERHANTES
ommatophores quand ceux-ci existent. 2 longs palpes. — Trompe bilobée bordée
de papilles dont les médianes supérieure et inférieure plus longues. 4 mâchoires
chitineuses denticulées à la base. —- 2 paires de cirres tentaculaires. Des glan-
des filières dans les parapodes. Parfois des tubercules branchiaux. Élytres in-
sérées sur les segments 2, 4, 5, 7 et régulièrement de 2 en 2 segments jusqu'à
l’extrémité du corps. — Parapodes biramés, à rame dorsale plus ou moins ré-
duite, à rame ventrale épaisse, avec soies de plusieurs sortes. Des cirres dor-
saux aux segments sans élytres, des cirres ventraux à tous les parapodes. —
2 urites. —- Un tube sécrété par les glandes pédieuses
Nom. Chez les Acoetinés, les élytres antérieures sont souvent imbriquées à
rebours, c’est—à·dire que le bord postérieur est reëouvert par le bord antérieur
de l’élylre suivante, tandis que les élytres du reste du corps sont imbriquées
normalement, comme chez les autres Aphroditiens. Mais ce caractère n’a pas
grande importance pour des animaux conservés sur lesquels il n'est pas toujours
, facile à vérifier. Souvent aussi les élytres sont délaminées, vésiculeuses. Cet
aspect est tout simplement le résultat de leur altération dans l’alcool.
TABLEAU nEs GENnEs. ·
1 . Pas d’ommatophores. 2 ou 4 yeux sessiles (fig. 38, i) ..... 2
— Deux ommatophores (fig. 37, b) ........... 3
2. 3 antennes (fig. 38, i·q) ...... G. Eupanthalis, p. 100
Pas d`antennes ............ G. ’Restio (*)
_3. 3 antennes ................... ' 4
—— 2 antennes, 1 petit tentacule à insertion nuoale. Des branchies.
........... _ .... G. *Eupolyodontes(‘)
4. Des branchies, 1" pied non modifié (fig. 37) ..... `. .
............... G.' Polyodontes, p. 96
-—- Pas de branchies. 1°’ pied modifié. Des soies spéciales pénicillées
(fig. 38) ............. G. Panthalis, p. 98
G. POLYODONTES Rumnn ,
[Acoëles, AUnoU1N et M.-EnwAnns; Eupompe, Kmnsnc;
Pam/zalis Knvnnno pro parte].
Corps allongé, de grande taille à sétigères très nombreux. -— Deux gros om-
matophores ovoïdes et 2 petits yeux postérieurs sessiles. Une courte antenne
impaire, 2 antennes latérales insérées sous les ommatophores. 2 longs palpes.
4 mâchoires cornées. Trompe bilobée. 2 paires de cirres tentaculaires avec
soies à la base. — Des glandes filières. Des tubercules branchiaux à un certain
nombre de pieds antérieurs. 18* parapode non modifié. Élytres laissant le dos à
découvert. - Parapodes biramés, à rame.dorsale petite, à soies capillaires.
Rame ventrale épaisse à soies : 10 spinuleuses (fig. 37, m); 2a aristées (h, i);
3** serrulatae-subspirales (l).
(1) Ces deux genres exotiques n’ont pas encore eté signalés dans le voisinage de nos côtes.

potvcntms nnxuumas. — Apniionrrinxs 97 _
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Flo. 37. - Polyodcmtes maxillosus : a, région antérieure, légèrement réduite`, d’après
Rem-Ssmr-Lour; h, tète, grossie; c, parapode antérieur >< 2; d, parapode à. bran-
chies >< 2; 0, parapode vu de face >< 2; f, g, élytres antérieure et à gousset >< 2;
h, i, soies aristées >< 100; k, soie dorsale >< 100: 1, soie inférieure (serrulalae sub-
spirales) >< 100; m, soie ventrale supérieurè >< 100; n, mâchoire inférieure droite,
face interne à. gauche, face externe it droite >< 1,5 (d’après Pnuvor et Itscovrrzn).
` P. maxillosus Raxzxm. Fig. 37. -—— Cnxrxniann 1868, p. 82, pl. III,
fig. 2; REMY Sam?-Lour 1896, p. 43, fig. 30; Fnuvnr. 1914, p. 74 (biblio-
graphie); Brou 1918, p. 22, fig. 5. —- Panthalis Lacazii Pnuvor et RA-
covrrzx 1895, p. 428, 441, pl. xxx, fig. 84-104.
Corps très long, vermiforme, plusieurs centaines de sétigères. —- Pros-
tomium petit, terminé par deux volumineux ommatophores noirâtres,
ovoïdes avec une coupole blanchâtre à Pextrémité. 2 petits yeux posté-
rieurs sessiles, jaunàtres. Antenne impaire ne dépassant guère les omma-
tophores, à gros eératophore inséré entre leurs bases. Antennes laté-
raies courtes, filîformes (37, b). 2 palpes filiformes. Cirres tentaculaires
subégaux, courts, insérés à la hauteur des palpophores et un peu en
dehors, accompagnés de quelques soies. Antenneset cîrres glabres. — '
Trompe aplatie dorso-ventralement., à chaque lèvre, une longue papille
médiane et 8-10 courtes, hyalines (a).-. 4 mâchoires en_ crochet recourbé,
denticulées à la base (n). Pas de tubercule facial. — Elytres suborbicu-
7

_ I 98 U FAUNE'DE Irmuvcn. — PoLYcuÈ·rEs Ennawrns
laires, puis ovales, glabres, sans franges ni papilles, à bord postérieur
souvent replié en gousset, sauf dans la région antérieure du corps. Les
premières paires planes, imbriquées à rebours, se croisant légèrement, les
suivantes laissant le dos largement découvert (f, g]. Des tubercules bran-
chiaux au-dessus du cirre ou en dessous de l’élytre du 13° au 25° sétigère .
environ (d). Cirres dorsaux et cirres ventraux courts, glabres. — A partir
du 8= parapode, des glandes filières et rame dorsale aplatie rabattue en
avant, portant seulement quelques fines soies capillaires spinuleuses (k);
plus postérieurement, elle se réduit à un mamelon conique. Rame ventrale
beaucoup plus grande, épaisse; à 2 lèvres verticales entre lesquelles sor-
tent : 1° un faisceau de fines soies élargies au—dessus de la hampe et fine-
ment barbelées (m), 2° une rangée verticale de grosses soies aristées se
terminant, les unes par un paquet de barbules chitineuses, les autres par
` une longue pointe plumeuse (h, î), 3° un faisceau inférieur de soies serru-
‘ Zatae, pectinées, à double courbure (I).
L. environ 1 mètre sur 20 à 25 mm. de large. — Corps blanc jaunâtre
avec des bandes transversales brun rougeâtre ou brun violacé, d’abord
serrées, puis plus espacées et plus pâles. Les premières élytres peu colo-
rées, uniformément lavées de brun violet pâle, les suivantes liserées de
brun ou de violet foncé presque noir et ornées de taches claires. Les élytres
des 4° et 5° paires sont plus grandes que les autres, ‘
La plupart des exemplaires connus ont été pris à la ligne et ne sont que des
tronçons antérieurs, la partie postérieure de l’animal étant restée dans sa gale-
· rie ou dans un tube secrété par les glandes filières (?). '
Atlantique (Santander), .Méditer1·anée, Adriatique. ‘
G. PANTHALIS Kmssao
i Corps vermiforme à nombreux segments. -—- 2 gros ommatophores cylindri-
ques. Une antenne impaire, 2 antennes latérales insérées sous les ommatopho-
res. 2 longs palpes à fines papilles. -4 mâchoires cornées. Trompe bilobée à
2 très longues papilles dorsale et ventrale et 12 + 12 papilles courtes. — 2paires
de cirres tentaculaires. Des glandes filières. Pas de tubercules branehiaux (1).
10* parapode modifié. Elytres antérieures planes,suivantes repliées en gousset,
Parapodes biramés à rame dorsale petite: Flame ventrale épaisse à soies:
1** bipermato-penicillatae, 2° aristées, 3° serrulatae-subspirales, à double cour-
bure. -— Tube feutré, secrété. »
  (Erstedi Kmennc. Fig. 38, a-h. — Kmsnnc 1857,`p. 25-26, pl. vx,
fig. 34; VVMs0N 1895, p. 169, pl. 1x, x; Mc' livrosu 1900, p. 400 (biblio-
graphie); Fauvnr. 1914, p. 78 (synonymie). P. Marenzelleri Pnnvor et
Rncovxrza 1895, p. 442, pl. xxx, fig. 105; pl. xx, fig. 106-110.
Corps allongé. 80 sétigères environ. — Prostomium un peu plus large
(1) Sauf chez le Pœmthalis melanonotus Gaum:.

POLYCHÈTES BRKANTES· ··— APHRODITIDAE  
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Fm. 38. - Panzhalis 0Ersledi : a, tète, grossie (d’après Mc' lurosu): b, l¤' pied (dfaprès
Pnuvor et R.icov11·zA); c, parapode >< 6; d, soie ventrale inférieure (scrmlatae subapi-
raies) >< 140; e, soie ventrale supérieure pénicillée >< 140; f, soie aristée >< 140; g,
soie ventrale inférieure >< 140; h, élytre >< 4. — Eupanthalis Kinbergi : i, tète gros-
sie; k, màchoire; 1, m, parapodes, moyen et postérieur>< 6 ;n, soie pénicillée>< 140;
¤, soie aristée >< 140; p, soie ventrale inférieure à. double courbure >< 140; q, papilles
impaires de la trompe, supérieure et inférieure, grossies.
que long, terminé par deux ommatophores cylindriques (38, a). Antenne
impaire de longueur variable, eflilée, insérée vers le milieu du prosto-
mium. Antennes latérales filiformes. 2 longs palpes, eflilés, à fines pa-
pilles. Cîrres tentaculaîres allongés, avec des soies à la base. Antennes et
cirres glabres. —— Trompe à 13 papilles , la médiane beaucoup plus
longue que les autres. 4 mâchoires en crochet recourbé dentioulées à la
base. —- Elytres transparentes incolores, sans franges ni papilles, les anté-
rieures grandes, planes, imbriquées à rebours et se croisant sur le milieu
du dos, les suivantes plus petites, laissant le dos à nu, et portant au bord
postérieur externe un repli en gousset très marqué (h). -·— Première paire
de parapodes (2° sétigère) profondément biramée et très modifiée, plus
grande que les suivantes, dirigée en avant, à rame ventrale lamelleuse
cordiforme (b). Pas de tubercules branchiaux. Glndes filières à partir
du 8° parapode (9° sétigère). Cirres dorsaux et ventraux courts, glabres.
— Ptame dorsale en lèvre aplatie, avec un acicule, sans soies; rame ven-

100 FAUNE nn rnxxca. —— ronvcnizrns Ennnivrns
trale épaisse, comprimée (c) portant : 1° un faisceau supérieur de soies en
brosse (bzpennazô-penicillame) (e), 2° une rangée verticale de 5-6 grosses
soies aristées, les unes à longue pointe barbelée, les autres à simple
touffe de filaments chîtineux (f), 30 un faisceau inférieur de soies épineuses
à double courbure (serrulatae subspimles) (d), parfois mélangées de soies
semblables mais droites (gl. Dans les segments antérieurs, dépourvus de
glandes filières, les soies en brosse manquent et sont remplacées par des
soies à double courbure semblables à celle du faisceau inférieur. - Un
tube feutré, sécrété par les glandes filières et recouvert de vase.
L. 40 à 100 mm. sur 8 à 10 de large. — Dos blanc de perle antérieu-
rement, couleur de chair postérieurement, avec vaisseau dorsal rouge.
Face ventrale opalcscente, avec reflets dorés sur les flancs. Prostomium
jaune marron, ommatophores rougeàtres avec un cercle blanc crétacé.
Élytres încolores, transparentes.
Dragages profonds, fonds de vase, de sable ou de coquilles brisées. Dans un
tube feutré.
Atlantique, Mer d’Irlande, Méditerranée (Banyuls).
G. EUPÀNTHALIS Mc' lmosn
[Panthalis pro parte; Euarclze Entans].
Corps linéaire vermiforme. — Pas d’ommatophores, 4 yeux sessiles. Une
antenne impaire insérée très en arrière sur le prostomium, large, bilobé. An-
tennes latérales insérées à l’extrémité· des lobes du prostomium. - Trompe
bilabiée à 13 —|— 13 papilles, les mèdianes dorsale et ventrale un peu plus
grandes et lobées. 4 mâchoires cornées, denticulées à la base. — 2 paires de
cirres tentaculaires (sans soies à la base ?). Des glandes filières. Pas de tuber-
cules branchiaux. Elytres planes. — Parapodes biramés. Rame dorsale achete,
sauf dans les premiers segments. Rame ventrale épaisse à 3 sortes de soies:
1° en longue brosse fine; 20 aristées; 3° serrulazae subspirales, à double cour-
bure. —- Un tube feutré, sécrété par les glandes filières.
E. Kinbergi Mc’ livrosrr. Fig. 38, î-q. —— Mdlivrosn 1876, p. 404, pl. LXXII,
fig. 12-16; Fnuvnr. 1914, p. 80. ——- Euarchc tubzfex Enmaas 1887, p. 54,
p pl. xu, fig. 1-7, xm, fig. 1.
Corps allongé, de taille moyenne. Plus de 160 sétigères. —— Prostomium
à 2 lobes arrondis, 4 yeux sessiles disposés en trapèze, les postérieurs
rapprochés des antérieurs et plus petits (38, i). Antenne impaire courte,
filiforme, insérée sur un petit cératophore et couchée dans la gouttière
séparant les deux lobes du prostomium. Antennes latérales insérées à
Yextrémité de ces·deux lobes dont elles ont à peu près deux fois la lon-
gueur. 2 palpes allongés. Cirres tentaculaires subégaux, sans soies à la
base (?). Antennes et cirres glabres. —— La papille médiane dorsale de la
trompe un peu plus grande que les autres est simple ou bifide, l’impaire

rowrcnàrns snnnivrns. -—— Armioorrinnn 101 _
ventrale trilobée (q). 4 màchoires chitineuses, jaunàtres, à extrémité rou-
geâtre et cl1acune avec 4-5 denticules orangés à la base (k). - Cirres
dorsaux courts, coniques. Cirres ventraux plus eflilés. Elytres sans franges
ni papilles, molles, translucides, orbiculaires, les premières plus grandes,
se touchant, imbriquées à rebours. les suivantes imbriquées normalement
et laissant le dos largement découvert. Glandes filières à partir du 8° pied
(9° segment). Pas de tubercules branchiaux. —— Dans la région antérieure,
rame dorsale des parapodes àlamelle arrondie rabattue sur la rame infé-
rieure et portant de fines soies capillaires barbelées, ensuite achète (I, m).
Rame ventrale épaisse, comprimée, portant : 1° un faisceau supérieur de
soies en longue brosse fine (11); 2° une rangée verticale de grosses soies
aristées, les unes à longue pointe pileuse, les autres à simpletonfïe de
filaments chitineux (0); 3° un faisceau inférieur de soies serrulatae subspi· '
raies, à double courbure (p). — Un tube formé de plusieurs couches feu-
trées recouvert de vase, large, et fermé postérieurement, atténué anté-
rieurement.
L. 40 à 130 mm., sur 6 à 9 mm. de large.- Décoloré dans l‘alc0ol.
Dragages profonds, fonds de vase et de sable.
Atlantique, Mer des Antilles, Méditerranée (Sicile).
S.·F. SIGALIONINAE Gauss.
Corps allongé vermiforme. à segments très nombreux. —- Prostomium arrondi
ou ovale. 4 yeux sessiles. Une à trois antennes. 2 palpes. Trompe exsertile,
cylindrique} bordée d'une rangée de papilles subégales. 4 mâchoires chitineuses.
-· 2 paires de cirres tentaculaires, ordinairement accompagnés de nombreuses
soies simples. Elytres insérées sur les segments 2,4,5,7 de deux en segments,
puis, à partir du 23°-29**, sur tous les segments,jusqu'à l'extrémité du corps. Pas
de cirres dorsaux (1). Des cirres ventranx. Généralement une branchie cirri-
forme insérée sur le tubercule dorsal ou sur l’élytrophore, à tous les pieds,
sauf aux premiers, —- Parapodes biramés. Soies dorsales simples, capillaires,
ornées de fines épines disposées en spirale. Soies ventrales simples et compo- _
sées,° ou toutes composées. — 2 urites. ·
Remarques. — Les Sigalioninés sont des Aphroditiens en général d`assez
g1·ande taille, à corps vermiforme, très allongé. Ils sont caractérisés principa-
lement par, la disposition de leurs élytres sur tous les segments, dans la
région postérieure du corps, et par la présence d’un appendice cilié, sorte de
branchie cirriforme, inséré sous l`élytre ou sur·le tubercule dorsal aux pieds
dépourvus d’élytre. Cette branchie ne fait défaut que dans le genre Pholoë,
Dans tous les autres genres, on constate aussi la présence de coussinets sail-
lants, arrondis ou allongés, creusés en coupe ou foliacés, et garnis de longs cils
vibratiles. Ces organes, auxquels on donne le nom de cténidies, sont ordinaire-
4. Snufau 3• sétigere, dans les seuls genres Psammolyce et Euthalenessa.

102 FAUNE DE FRANCE· — POLYCHÈTES ERRANTES
ment au nombre de 3 au bord supérieur de chaque parapode. On en rencontre
aussi généralement une paire insérée de part et d’autre du cératophore de
l’antenne impaire. Ces cténidies antennales, qui peuvent être allongées, cirri-
formes, ont été souvent confondues avec les antennes latérales. Les véritables
antennes latérales sont le plus souvent soudées au premier sétigère qui semble
ainsi porter 3 cirres tentaculaires. En réalité, le cirre médian ou terminal repré-
sente le cirre dorsal du premier sétigère, et l’inférieur en est le cirre ventral.
Aux autres parapodes, les cirres dorsaux font complètement défaut, sauf dans
les deux genres Psammolyce et Eat/zalenessa qui ont, au 3° sétigère seulement,
un long cirre dorsal articulé. Dans le genre Euzhalenessa (Thalenessa Mc` Ix-
rosa), les 3 antennes naissent du bord antérieur du fprostomium, les latérales
n'étant pas soudées au 1"` sétigère et l’impaire est dépourvue de véritable céra-
tophore et `de cténidies antennales (fig. 42, h).
` Le 1" sétigère porte encore une grande lame ciliée, lobée, dont la partie
supérieure forme le cuilleron céphalique tandis que la partie inférieure entoure en
` partie la base du palpe d'une lamelle prébuccale. Les parapodes sont souvent
munis de collerettes plus ou moins découpées en lobes entiers ou laciniés entou-
rantles soies (bractées pampodiales). On donne le nom de stylodes à des papilles
coniques, ou cylindriques, plus ou moins développées sur les parapodes. Dans
I le genre Psammalyce, les élytres et la face dorsale sont garnies de papilles
cupuliformes, adhésives auxquelles sont fortement attachés des grains de sable
formant un épais revêtement do1·sal (fig. 40, m).
_ Les soies dorsales sont toujours simples, capillaires, longues et fines et ornées
de fines épines insérées tout autour en spirale. Les soies ventrales sont toujours
en majorité composées, à hampe lisse ou épineuse, à article terminal, subulé
chez les Leanira, en serpe bidentée, dans les autres genres. Mais ces serpes
peuvent présenter toutes les variétés entre l’article court, robuste, fortement
bidenté et le long et mince appendice presque filiforme à pseudo-articulations
très nombreuses et à pointe bifide extrèmement fine. •
TABLEAU ons cnwnns.
1. Pas de branchies, 1 antenne impaire, pas d’antennes latérales.
Segment tentaculaire achète (fig. 44, c). . . G. Pholoë, p. 119
· —-— Une branehie cirriforme à tous les pieds, sauf aux 2-5 premiers. 2
` 2. Pas d’antenne impaire. 2 petites antennes latérales insérées sur. `
le bord antérieur du prostomium (fig. 39,a) . G. Sigalion, p. 103
-— 3 antennes (fig. 40, a) ............... 3
3. Un cirre dorsal au 3° sétigere .......... ` . . 4
—- Pas de cirre dorsal au 3* sétigère. Antenne impaire insérée sur un
eératophore. Antennes latérales en partie soudées au 1*** sétigère. 5
4. Antenne impaire insérée sur un eératophore. Élytres agglutinant
le sable (fig. 40, a, d) ........ G. Psammolyce, p. 106
— Antenne impaire et antennes latérales insérées sur le prostomium
sans cératophore ni eténidics (fig. ). . G. Euthalenessa, p. 114
5. Soies ventrales falcigères (fig. 41, e) à article terminal en serpe

. ronvcnàras murmures. -— Aruacnrrmaiz _ 103
· bidentée plus ou moins longue, simpleou pseudo~articulée. .
........... . .... G. Sthenelais, p. 109
-— Scies ventrales spinigèrcs (fig. 43, e, m), àarticle terminal subulé, .
pectiné, eanaliculé .......... G. Leanira, p. 11G· -
G. SIGALION Aunouix et M.-Enwaaos.
Corps presque cylindrique, a segments très nombreux. — Prostomium sub-
quadrangulaire, plus long' que large. 4 yeux très petits disposés en rectangle.
Pas d’antenne impaire. -2 antennes latérales très petites insérées aux angles
antérieurs du prostomium. 1•¤· sétigère avec 1 cirre dorsal tentaculaire, 1 cirre
ventral, deux faisceaux de soies simples. 2 palpes effilés glabres. -— Trompe
cylindrique, 4 mâchoires chitineuses. — Parapodes, avec des cténidies. Pas de
cirres dorsaux. Une branchie cirriforme à tous les pieds à partir du 49-5*.
Scies dorsales simples, capillaires, épineuses. Soies.ventrales simples et com-
posées, à article terminal en serpe courte ou plus ou moins longue, pluriarti-
·culée. Un cirre ventral. Élytres imbriquées, à franges pennées au bord externe.
1. Papilles pennées des élytres à nombreuses branches latérales
cylindriques (fig. 39, cl. Un court stylode au bord supérieur de la
rame ventrale ........... S. Mathildae, p. '103
— Papilles pennées des él ytres à branches latérales peu nombreuses,
lancéolées (fig. 39, m). Pas de stylode au bord supérieur de la
rame ventrale, . . ., ...... SJ squamatum, p. 104
S. Mathildae, Aoooum et M.-Enwanos. Fig. 39, a~l. -— Aunoom et M.-
Eowanos 18361, p. 105, pl. ii, fig. 1-10; Mc' lxrosu 1900, p. 427, pl. xxix,
fig. 6, xxxx, fig. 10, xxxiv, fig. 14, xmi, fig. 11-17. — S. sguamatum
Sanvr-Joserxx (non Deere Cauun)180.5, p. 203, pl. xt, fig. 21-24, xxx, fig. 27;
1898, p. 239,pl. xm, fig. 22-29. _
Corps cylindroïde, se roulant en spirale pyramidale. 200 sétigères en-
viron. — Prcstomium plus long que large, arrondi en avant. 4 yeux en
rectangle, très petits, disparaissent facilement (39 a).. Antennes latérales
très petites, cylindriques. Deux palpes très allongés glabres. Premier
sétigère ramené en avant, au—dessus des palpes et portant un long cirre
tentaculaire dorsal, un cirre ventral rudimentaire, 2 acicules et 2 faisceaux _ ,
de longues soies capillaires simples finement denticulées, semblables aux
deux rames. — Trompe cylindrique, bordée d’une rangée de papilles.
4 mâchoires chitineuses, non denticulées à la base. — Parapodes à rames
bien séparées. Rame dorsale en massue, avec un seul stylode conique, ·
3 cténidies au bord supérieur. Scies dorsales nombreuses, longues, capil-
laires, finement épineuses, recourbées vers le haut. Rame ventrale plus
courte et plus large, légèrement bilobée, avec un petit stylode obtus au
fond de l‘échancrure, sous la rame dorsale. Cirre ventral long et mince (b).
Scies ventrales de formes variées, disposées en 2 faisceaux très nets :

104 mons nr. rnawcs. —- ronxcuiarss nanzuvrns
1°, 4 à 5 soies simples, bipectinées (h), 2° 2 à 3 soies composées à hampe
épineuse (e) à long article terminal pluriarticulé bîdenté; 3° quelques soies
composées analogues, à hampe lisse; 4° au faisceau inférieur, quelques
soies composées à hampe lisse, à serpe courte, robuste, à rostre recourbé
avec une épine au-dessous (g); 5° des soies semblables mais à serpe plus
longue; 6° des soies composées à hampe lisse, àtrès long article iiliforme
pluriarticulé, très fin, souple, terminé par un petit rostre et une épine
au-dessous (k, 1). —— Élytres à tous les segments à partir du 25°. Élytres
rectangulaires, minces, incolores, glabres, terminées par un petit prolon—
gement latéral postérieur, frangées au bord externe d’une dizaine ou
vingtaine de papilles pennées à branches latérales nombreuses (c) (20 de
chaque côté, environ) longues et cylindriques. Une branchie cirriforme
insérée sur le tubercule dorsal ou sur Pélytrophore, à chaque pied, à
partir du 5° (d).
L. 10 à 15 cm sur 4 â 5 millimètres de large. — Blanc grisâtre, élytres
translucides, trompe foncée. Face ventrale irisée, avec vaisseau ventral
rouge.
A mer basse dans le sable fin à 15·20`cm. de profondeur.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
S. squamatum Damn Canam. Fig. 39, m-0. ——- (É?) Cnaraniëns, 1868,
p. 100, pl. III, fig. 3; 1870, p. 20, pl. xi, fig. 3; Danaoux 1899, p. 134,
fig. 29-31. —— S. Buskii Mc` lxrosu 1900, p. 431, pl. xxxx, fig. 79, xxxr,
fig. 11, xm, fig. 18~19. `
Corps cylindroïde ou un peu aplati. Plus de 200 sétigères. —— Prosto-
tomium, arrondi en avant. 4 yeux très petits, disposés en rectangle. An-
tennes latérales réduites. 2 palpes efiilés, glabres. Premier sétigère
rejeté en avant, au—dessus des palpes et portant un long cirre tentaculaire
dorsal, un cirre ventral rudimentaire, 2 acicules, 2 faisceaux de longues
soies capillaires simples, finement denticulées, semblables aux deux rames.
-— Trompe cylindrique, bordée d’une rangée de papilles. 4 mâchoires
chitineuses non denticulées à la base. —— Parapodes à rames bien sépa-
rées. Hame dorsale en massue avec un stylode allongé, 3 cténidies au
bord supérieur [39, n). Scies dorsales nombreuses, longues, capillaires,
. finement épineuses recourbées vers le haut. Rame ventrale plus courte et
plus large, bilobée, à mamelon aciculaire conique, dépourvue de stylode
à son bord supérieur. Cirre ventral long et mince. Scies ventrales de
formes variées, réparties en deux faisceaux distincts: 1° soies simples
bipectinées (1); 20 Scies composées à hampe épineuse, à long article ter-
minal pluri-articulé, bidenté (fj, pas de soies à hampe lisse, 3° soies com-
posées à hampe denticulée, à serpe courte robuste, à rostre recourbé avec
une épine en dessous; 4° quelques soies semblables, à hampe lisse (0), 5° au
faisceau inférieur: quelques soies semblables à 4°; 6° des soies semblables
mais à serpe plus longue; 7° des soies composées à hampe lisse à très

rowcnàrns Ennxmizs. —- Apnuonirxnxn 105
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Flo. 39/- Sigalion Mathildae: a, tète, grossie; h, parapode avec brzmchie >< 25; c, pa-
pille du bord de 1’é1ytre >< 60; d, élytre >< 25; e, f, soies ventrales composées à.
hampe épinense >< 140; g, soie veutrale à serpe simple >< 140; h, soie veutrale supé-
rieure simple X140; 1, extrémité de soie dorsale >< 140; k, extrémité de soie com-
posée pluriarticulée, bidentée >< 300; 1, soie veutrale composée, pluriarticulée >< 140.
— S. squamalum : m, papille du bord de Pélytre >< 40; n, parapode, grossi; les soies
ne sont pas tigurées ; 0, soie composée à serpe courte (d‘après Dlimsoux).
long article filiforme, pluriarticulé, tres fin, souple, terminé par un petit
rostre et une épine au·dessous (f). — Elytres à tous les segments à partir
du 25°, rectangulaires, minces, incolores, glabres, terminées par un petit
prolongement latéral postérieur, l` rangées au bord externe de 15-16 papilles
pcnnées, à branches latérales peu nombreuses (8-10 de chaque côté), lan·
céolées (d, m). Une branehie cirriforme insérée sur le tubercule dorsal ou
sur Pélytrophore à chaque pied à partir du 5°.
L. 20 à 30 cm. sur 8 à 0 mm. de large. Coloration blanc grisâtre.
Dragages. - Atlantique Nord (Shetlands), Méditerranée (Naples, golfe du
Lion).
Nota. Dr: SAlNT·JOSEPl1 avait identifié le S. Matlzildae au S. sguamazum. D’a·-
près Dzmnoux, ces deux espèces seraient distinctes, par leur taille, la 1`orme des
papilles des élytres, 1’absence de tubercule à la rame veutrale de S. squamazum
et la répartition des soies. Mais le S. squamazum de Ctumnizns serait en réalité
un S. Ma:/zildne (T). En tout cas, les deux espèces sont bien voisines et les di1l`é·

106 FAUNE DE FRANCE. -—- POLYCHÈTES EBRANTES
rences constatées sont peut-être simplement fonction de l`àge et de la taille. Le
S. Buskii de Mc' lmosn correspondant bien à la description du S. squamatum
donnée par Dansocx ne me paraît pas devoir en être séparé, l’antenne impaire,
qui lui a été attribuée, n’étant mentionnée qu`avec doute par Mc` Izvrosn.
G. PSAMMOLYGE Kmssnc. C/zar. emend.
Corps allongé, vermiforme, à segments très nombreux (fig. 40 d). -— Prosto-
·mium ovoïde. 4 yeux. Une antenne impaire sans cténidies naissant du bord
antérieur du prostomium. 2 antennes latérales (‘) soudées au premier séti-
gère qui est rejeté en avant au—dessus des palpes et porte un cirre dorsal, un
cirre ventral, un cuilleron céphalique et deux faisceaux de soies simples.
_ 2 longs palpes lisses (a). -— Trompe cylindrique bordée de papilles, 4 mâchoires
chitineuses. — Parapodes biramés avec des cténidies dorsales. Pas de cirres
dorsaux, sauf au 36 sétigère. Un tubercule branchial cirriforme à tous les
pieds, sauf aux premiers. Scies dorsales simples, capillaires, à fines épines
disposées en spirale. Soies ventrales composées, à serpe bidentée ou unidentée,
longue ou courte (fig. 40, g, h, i). —- Un cir1·e ventral à tous les pieds.
Elytres imbriquées, laissant une partie du dos à découvert. Elytres et face
dorsaleà papilles adhésives agglutinant fortement le sable. —— 2 urites. .
1 . Élytres de la 1** paire ovalaires, non z'ncz'sées, les suivantes pro-
_ fbndémemi éc/zancrées et portant des prolongements en mas-
sue pennés (fig. 40, m.) ....... Ps. arenosa, p. 106
—— Elytres de la 1'” paire beaucoup plus 'grandes, fortement inci-
sées, enveloppant complètement la tête; les suivantes nonechan-
crées, sans prolongements en massue pennés (fig. 40, n). . . .
.... ` ............ Ps. incluse, p. 107
P. arenosa (Dnnnn Canma). Fig. 40, a m. — Sain?-Josnrn 1906,
p. 150, pl. 1, fig. 7-23, 11, fig. 24-31. P. Her1m'nz'ae Qnarnnmcns 1865,
p. 283. —— Szgalion Herminiae AUDOUIN et M.-Enwanos 1834, p. 107,
pl. 1, fig. 1-6. · ·
Corps, atténué postérieurement, face dorsale et élytres incrustées de
sable (40 d). Environ 200 sétigres. —— Prostomiumpetit, arrondi. —-4 yeux
noirs, 2 postérieurs dorsaux, 2 antérieurs plus gros, non visibles d’en
dessus (ai. Une antenne impaire subulée, à gros cératophore naissant du
bord antérieur du prostomium. 2 petites antennes latérales en partie
soudées au premier sétigère qui est rejeté en avant et porte un cirre
tentaculaire dorsal et un cirre ventral subégaux, à cératophores allongés,
un cuilleron céphalique cilié, une lamelle prébuccale, un acicule et 2 fais-
ceaux de soies simples capillaires, finement denticnlées (b). Trompe cylin-
drique, à 11 + 11 papilles. 4 mâchoires chitineuses non denticulées à la
base. — Parapodes suivants biramés. Au troisième sétigère seulement,
(1) Sauf peut-être chez Ps incluse (*2).

ronrcnàras nnmmrxzs. —- Arnaonirxmn 107
un long cirre dorsal articulé, à cirrophore aussi long que le cîrrostyle.
Hame dorsale courte, avec une collerette semicirculaire entourant des
soies très nombreuses, capillaires, très fines, simples, épineuses. 3 cté-
nidies au bord supérieur et, à partir du 2° sétigère, une longue bran-
chie ciliée insérée sur Félytrophore, ou sous le tubercule dorsal, aux'
pieds sans élytres. Rame ventrale tronquée, plus forte et plus longue
que la dorsale, annelée, garnie de papilles filiformes et de petites ver-
rues brunes (c). Soies ventrales composées, jaunes, les supérieures à
hampe épineuse, à longue serpe unidentée; les médianes plus grosses à
hampe portant parfois des stries transversales plus ou moins marquées,
à serpe courte, robuste, unidentée, ou avec une dent accessoire fine et
fragile; les inférieures incolores, à hampe lisse, à longue serpe bidentéo
ou unidentée (g, h, i.). Au 2° sétigère, les soies ventrales sont incolores,
à hampe garnie de grandes épines en spirale, à long article grêle,
bidenté (f). -· Cirres ventraux subulés, avec un petit tubercule basilaire
et de longues papilles sur le cirrophore. Elytrcs de la 1" paire plus `
grandes, ovalaires, se croisant et cachant la tête (1). Les suivantes, lais-
sant le dos à découvert, sont réniformes, profondément échancrées du
côté interne, leur surface est couverte de papilles cupuliformes aggluti-
nant fortement le sable, le bord est frange de longues papilles filiformes
et p.orte, au côté externe, un, puis deux prolongements en massue cou-
verts de papilles adhésives (m]. — Le dos est caché, comme les élytres,
par une couche de grains de sable agglutinés par des papilles cupuli-
formes (d). La face ventrale est couverte de petites papilles piriformes
et de longues papilles filiformes qui n‘agglutinent pas le sable et qui
lui donnent un aspect velouté : -2 urites filiformes.·
15 à 20 cm. sur 10 à 13 mm. de large. — Face ventrale brun jaunâtre
plus ou moins foncé. Élytres et face dorsale complètement recouvertes
par une couche de sable agglutiné de coloration variant avec la nature
du fond.
A mer basse, dans le sable vaseux, sous les pierres et dans les dragages
côtiers.
Atlantique (La Rochelle, St·Jean-de—Luz), Manche, Méditerranée (Cette, Mar-
seille). _
P. inclusa Cnaranisns. Fig. 40, n. — Pnuvor 1895. — (`P) P. I[e1·mm1'ae
Mc’ livrosu 1876, p. 410, p. xnm, fig. 11-16; (?) Laivcsnnans 1879, p. 277,
pl.x1v, fig. 7. (?) P. arenosa Bamvanm 1911, p. 98, fig. 1-2. - Lepido-
pleurus inclusus Cnaranîsnn 1868, p. 105, pl. vr, fig. 4; Gamm 1875, p.
26; DAmxoux1899, p. 73, 118. .
Corps atténué postérieurement; à segments nombreux, face dorsale et
élytres incrustées de sable, sauf dans la partie antérieure. — Prostomium
petit, ovoïde. 4 yeux, 2 postérieurs dorsaux, 2 antérieurs plus grands, non
visibles d`en-dessus. Une antenne impaire subulée à cératophore naissant

108 ' FAUNE DE FRANCE. -—- POLYCHÈTES EBRANTES I
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Fin. 40. —— Psammolyce arenosa .· a, tète, grossie; b, 1=’ sétigère >< 12; c, parapode
moyen >< 20; d, animal entier, légèrement réduit: e, soie dorsale >< 140; f, soie
composée du 2° sétigère >< 140; g, soie ventrale inférieure >< 140; h, soie ventrale
supérieure >< 140; i, k, soies ventrales médianes >< 140; 1, 1** élytre >< S; m, élytre
moyenne >< 15. —- Ps. inclusa .· n, 1'¤ élytre >< 5 (d’après Benmmnx).
du bord antérieur du prostomium. Pas d’antcnnes latérales (?). ——-
1=' sétigère rejeté en avant et portant un cirre tentaculaire dorsal, un eirre
ventral [un cuilleron céphalique?), une lamelle prébuccale, un acicule et
deux faisceaux de soies simples, capillaires, finement épineuses. 2 longs
palpes lisses. — Trompe cylindrique. 4 fortes mâchoires chitineuses. -—
Parapodes suivants biramés. Au troisième sétigère seulement, un petit
cirre dorsal articulé. Rame dorsale courte avec une collerette et un
faisceau de longues et fines soies simples, épineuses, disposées en éven-
tail, des cténidies au bord supérieur et une branchie cirriforme, courte.
Rame ventrale plus grosse, conique, annelée, garnie de papilles piri·
formes brunes. Scies ventrales composées, jaunes, les supérieures à
hampe épineuse, à longue serpe bidentée, les médianes plus grosses à
hampe épineuse, à serpe courte, robuste, bidentée, les inférieures inco-
lores, à hampe lisse ou faiblement striée, à long article bidenté. Au
2° sétigère, les soies ventrales ont une hampe épineuse et un très long
article grêle. — Longs cirres ventraux avec un petit tubercule basilaire et

POI..ïcHÈ·r1;s ElmAN1'Es. — APHRODITIDAE 109
des papilles sur le cirrophore. Élytres à tous les segments à partir du 23°.
Les trois premières paires se croisent, tandis que les suivantes laissent le
dos à découvert. Les élytres de la première paire sont beaucoup plus
grandes que les suivantes, irrégulièrement ovales, fortement échancrécs
en deux lobes dirigés en avant et recouvrent comme des valves toute
la région céphalique et buccale. Elles sont frangées de petites papilles
piriformes ou cylindriques et couvertes de sable agglutiné par de petites
papilles adhésives. Les suivantes sont réniformes, non incisées, avec un
simple prolongement en mauubrium, elles sont (rangées de longues
papilles cylindriques et portent des papilles cupuliformes agglutinant le
sable, mais elles sont dépourvues de renllements en massue pennés. ——-
La face ventrale, à sillon médian profond, est garnie de papilles piri-
formes et de papilles cylindriques lui donnant un aspect velouté.
_Taille assez considérable, des fragments antérieurs recueillis mesurant
10 à 14 mm. de diamètre. —- Face dorsale avec bandes transversales
brunes ou noires dans la région antérieure, ensuite d`un brun uniforme.
Face ventrale blanchâtre, ou mouchetée antérieurement, ensuite brunâtre.
Fonds de vase ou de sable vaseux. — Atlantique (Madère); Méditerranée
(Naples, côtes d'Algérie et du Maroc, Porto Camicie).
Nota. Cinxmnizos attribuant à cette espèce des élytres à tous les segments en
avait fait le genre Lcpidopleums. Gnune, qui a vraisemblablement eu entre les
mains l’exemplaire de Cnaranizoe, a reconnu l'erreur commise à ce sujet. Il est
fort vraisemblable que les spécimens de l\lc` ll\TOStI et de Bsnmaot appartiennent
bien à la même espèce qui doit être rangée dans le genre Psammolyce. Un
caractère reste cependant à vérifier, d’après CLAPARÈDE et Bsnxanol cette espèce
serait dépourvue d’antennes latérales; Mc' lzvrosn ne les mentionne pas, mais
Lamcenimns les décrit sous le nom de rr Aiirscrzw Cirrus dorsalis ».
G. STHENELÀIS liixnsnc.
_Corps allongé, vermiforme à segments très nombreux. —— Prostomium
arrondi. 4 yeux(*). - Une antenne impaire avec une paire de cténidies cirri-
· formes implantées sur le cératophore. 2 antennes latérales plus ou moins sou-
dées au premier sétigère rejeté en avant au·dessus des palpes et qui porte un
cirre dorsal, un cirre ventral, un cuilleron céphalique et un faisceau de soies sim-
ples. 2 longs palpes avec cténidies à la base. —- Trompe cylindrique. 4 mâchoires
chitineuses. -— Parapodes biramés avec des cténidies dorsales cupuliformes.
Pas de cirres dorsaux. Un tubercule branchial cirriforme ai tous les pieds à
partir du 4* sétigère. Soies dorsales simples, capillaires, épineuses. Soies ven-
1. Le Sthenelais Je/freysii Mc' Inrosn n’a encore été rencontré que sur les côtes d'Irlande. il
ne semble se distinguer du S. minor que par l'absence d'yeux, due peut-être à Faction de
l‘alcooL (2) — L'Eusthenelais hibernica Mc' lmosu a été rencontré dans la Méditerranée, au large
du cap Sagres. Autant qu'on peut en juaer par la description de l’auteur, cette espece, tres
voisine de S. fuliginosa, sinon Identique, mais dont les élgtres sont inconnues, n'est probable-
ment qu’uu S. Boa. dont les yeux sont devenus indlstincts dans l'alc00l.

110 Mona nn rnaucn. - rowcnirrns Ennmvrss
trales composées à serpe bidentée plus ou moins longue, simple ou pseudo-arti-
culée. Souvent, en outre, quelques soies supérieures simples. —- Un cirre
ventral. Elytres imbriquées.
1. Soies ventrales supérieures simples, bîpectinées (fig. 41, d). . 2
— Pas de soies simples bipectinées à la rame ventrale. . .
................. S. minor, p. 112
2. Élytres à franges hifides. Elles sont bilobées du côté externe
(fig. 42, b) ............. S. limicola, p. 113
— Elytres à franges simples (fig. 41, h) ......... 3
3. Franges sur un rang au bord de 1`élytre (fig. 41, b). S. Boa, p. 110
— Franges sur plusieurs rangs, aspect pectiné (fig.. 41, r).
............... S. ctenolcpis, p. 111
St. Boa (JOHNSTON). Fig. 41, a-l. - Mo’ lrrrosn 1900, p. 409, pl. xxxx,
fig. 1, xxxi, fig. 5, xxxm, fig. 16, XLI, fig. 20-23 (bibliographie). St. Ed-
wardsz'iQUATuErAcEs 1865, p. 273, pl. vm, fig. 1-8. St. Audouinii QUA-
Tnnuacas 1865, p. 275. St.fuIz;g·z'nosa· CLAPARÈDE 1868, p. 94, pl. iv, fig. 2.
St. Idunae Sxrur-Jossrn 1888, p. 187, pl. vm, fig. 55. — Sigalion Boa
Jormsrow 1865, p. 124, pl. xm, fig. 6. S. Idunae RATHKE 1843, p. 150,
pl. 1x, fig. 1-8. —? S. Estrellae GUÉRIN, 1833.
Corps convexe à la face dorsale. Plus de 150 à 200 sétigères. —— Pro-
stomium arrondi en avant, plus large que long, rouge, avec 2 organes
nucaux saillants en boutons ronds légèrement excavés au sommet. 4 yeux
' noirs disposés en carré'(41, a). Une longue antenne impaire glabre avec
2 cténidies cirriformes implantées de part et d’autre du cirrophore (an-
tennes latérales de certains auteurs). 2 petites antennes latérales courtes,
soudées au premier sétigère qui est rejeté en avant au—dessus des palpes
et qui porte un long cirre tentaculaire dorsal, un cirre ventral plus court,
une cténidie dorsale, un cuilleron céphalique cilié, une lamelle prébuccale,
un acicule et 2 faisceaux de soies simples, longues, fines, épineuses. 2
longs palpes lisses. — Trompe cylindrique, à 11 —(- 11 papilles, 4 mâchoires
chitineuses, non denticulées à la base. —- Parapodes suivants biramés.
Rame dorsale avec des stylodes, 3 cténidies en coupe au bord supérieurl
(c) et, à partir du 4° sétigère, une longue branchie ciliée insérée sur l’ély-
trophore ou sur le tubercule dorsal aux parapodes sans élytres. Soies
dorsales toutes simples, nombreuses, capillaires, finement épineuses.
Rame ventrale conique avec stylodes, 3 bractées lamelleuses : 1° antéro-
supérieure courte, 2° parapodiale postérieure, longue, bilobée, 3° antéro-
inférieure en collerette laciniée. Soies ventrales insérées enfer à cheval
autour du mamelon pédieux : 1° les supérieures simples, bipectinées, forte-
ment épineuses (k), 2° les moyennes composées, fortes, à serpe bidentée,
courte, inczrticulée (e, f), 3° les inférieures composées, plus minces, à
ongue serpe bidentée, multiarticulée (h, i). -— Cirres ventraux subulés,

rowcnàrns annamas. ——- Arnnonirinas 11b
lisses. Élytres sur tous les segments à partir du 25°. Elles sont imbri-
quées et croisées, couvrant complètement tout le corps, d’abord orbicu-~
laires, puisréniformes, semées de nombreux tubercules coniques om
arrondis, surbaissés. le bord externe porte de longues franges simples et
quelques fines papilles tactiles capitées (b). — 2 longs urites. ·
L. 10 à 20 cm. et davantage. -- Coloration extrêmement variable, gris
clair, jaunâtre ou brunâtre uniforme, ou marqué de bandes transversales
ferrqgineuses, brunàtres, noiràtres, parfois d’un rouge orangé très vif.
A mer basse, dans le sable vaseuzi, la vase à Zostères, sous les pierres, avec.
Nepht/lys et Audouînia.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique. ,
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Fia. 41.- Sthenelais Boa : a, tete, grossie; b, élytre moyenne >< 10; c, parapode ><
30; d, soie ventrale supérieure simple >< 10; e, f, soies ventrales médianes à, serpe ·
simple >< 140; g, soie ventraie supérieure à hampe épineuse, à. serpe pluriartîculèe
>< 140; h, i, soies ventralcs inférieures à. hampe lisse ou épineuse,_à serpe pluriar-
ticulée >< 140; k, soie dorsale; 1, animal entier, légèrement réduit. —— St. minor :
m, parapode >< 30; I1, Stylode >< IOO; 0, Sefpe V€l’1tl‘3·l€ médiane; p, lO°élyt1·e gauche
>< 15 (d’après PRUVOT); q, bord interne de l’élyt1‘e >< lî’0· — St. clenolepis ,· L
élytre >< 10 (d‘après Ctaranàon).
1 T St. ctenzêlepîs CLAPARÈDE. Fig. 41, r. — CLArAnianE 1868, p. 88, pl, iv,
ig. 1, vx, ig. 2. `
Corps allongé, vermiforme. Plus de 160 sétigères. — Prostomium

112 FAUNE ne rmuvcn. — ronïcnizrss nimanrns
arrondi. 4 petits yeux noirs disposés en carré, tous visibles d’en dessus.
. ·— Une longue antenne impaire, lisse (sans cténidies sur le cératophore ?).
2 antennes latérales subulées en partie soudées au premier sétigère qui
porte un long cirre tentaculaire dorsal, un·cirre ventral subulé beaucoup
plus court (une cténidie dorsale ?), un cuilleron céphalique, une lamelle
prébuccale, un acicule et deux faisceaux de soies simples, longues, souples,
finement barbelées. 2 longs palpes lisses. - Trompe à 4 mâchoires chiti-
neuses. -— Parapodes biramés. Rame dorsale,courte à stylodes courts,
peu nombreux, une (?) cténidie dorsale, une longue branchie cirriforme
ciliée à tous les pieds. Soies dorsales toutes semblables, simples, capil-
laires, longues, arquées, finement barbelées. Rame ventrale conique (sans
oollerette?] portant, à sa face inférieure. de nombreux stylodes courts,
une cténidie et un cirre ventral subulé. — Soies ventrales de plusieurs
sortes: 1° supérieures simples, à spinules disposées en spirale, 2° com-
posées à hampe épineuse, à long article en alène, 3° composées, à
hampe striée, non épineuse, à article en serpe bidentée, 4°‘ composées
épineuses, à article en serpe unidentée longue et pluriarticulée, 5° com-
posées, à article très long, unidenté, pluriarticulé. — Elytres vaguement
réniformes (41, r) à bord antérieur concave, à bord postérieur convexe,
sauf la première qui est ovale, parsemées de petits tubercules, à bord
externe pectiné, les franges étant disposées sur plusieurs rangs.
L. 7 à 9 cm., sur 4 à 5 mm. - Face ventrale pâle, dorsale ponctuée de
brun, élytres colorées en brun dans leur partie libre.
Habitat? —— Méditerranée (Naples).
St. minor Pnuvor et Rncovrrzn. Fig. 41, m-q. — Pnuvor et Hacovrrza
1895, p. 465, pl; xx, fig. 111-121; SAINT-JOSEPH 1899, p. 171, 1906,
p. 195; FAUVEL. 1914, p. 83. ——? St. zetlandica Mc’ lxrosrr 1900, p. 414,
pl. xxx. fig. 14. ? St. atlantica. Mc` livrosn 1900, p. 415, pl. xxx, fig. 21.
Corps allongé, vermiforme, convexe à la face dorsale. 68 à 140 sétigères.
—- Prostomium arrondi, rouge. 4 yeux noirs disposés en rectangle, les
postérieurs peu écartés des antérieurs. Une longue antenne impaire
glabre avec 2 cténidies cirriformes implantées de part et d’autre du cirro-
· phore. 2 petites antennes latérales courtes, soudées au premier sétigère
qui est rejeté en avant audessus des palpes et qui porte un long cirre
tentaculaire dorsal, un cirre ventral plus court, une cténidie dorsale, un
cuilleron céphalique cilié, une lamelle prébuccale, un acicule et 2 faisceaux
de soies simples, capillaires avec une serrulation peu accusée sur une de
leurs faces. 2 longs palpes lisses. - Trompe cylindrique, à 13 —(— 13
papilles. 4 mâchoires chitineuses, non denticulées à la base. —- Frame
dorsale avec 1-3 gros stylodes ovoïdes, 3 cténidies en forme de coupe, au.
bord supérieur et, à partir du 4° sétigère, une longue branchie ciliée
insérée sur Pélytrophore ou sur le tubercule dorsal, aux pieds sans élytres

rowcnnrns isnnmras. —- Aranonirxmn 113
(m). —- Soies dorsales toutes simples, 'nombreuses, capillaires, finement
épineuses. Rame ventrale conique, avec 1 à 3 gros stylodes ovoïdes, ‘
3 bractées lamelleuses : 1° supérieure, lisse, courte, 2° inférieure, triangu-
laire, terminée par un stylode, 3° ventrale, réduite, à bord libre finement
dentelé. Soies ventrales insérées autour du mamelon pédieux en fer à 4
cheval. dont les branches ne se recourbent pas en dehors comme chez
Sth. Boa, de deux sortes seulement. toutes composées : 1" à hampe forte- `
ment épineuse, à serpe bidentée non articulée (0), 2° à hampe épineuse,
à serpe finement bidentée très longue et pluriarticulée. Pas de soies
simples bipectinées. —— Cirres ventraux subulés, lisses. Elytrcs à tous les
segments à partir du 27*. Elles sont largement imbriquées et croisées,
recouvrant entièrement le dos, d'abord orbiculaires, puis réniformes,
délicates, transparentes, couvertes de petits tubercules coniques, garnies
de 15 à 30 franges simples au bord externe et de petites papilles tactiles.
(p, q). Elles agglutinent des grains de sable à leur surface. -— 2 longs
urites.
L. 12 à 45 mm. sur 1 à 3 mm. de large, soies comprises. — Prostomium
rouge, corps blanc jaunâtre ou incolore, élytres incolores, parfois teintées
de gris et parsemées de petits grains de sable adhérents.
Dragages côtiers et profonds, fonds de vase et de Bryozoaires.
Manche, Atlantique (Brest),.Méditerranée (Banyuls, Cerbere, Cannes).
Nom : Le spécimen recueilli à Brest par na Sxmr-Jossrn était intermédiaire
entre cette espèce et le S. Boa; il portait une seule soie simple bipectinée à la
rame ventrale et ses élytres n’étaient garnies de sable qu'à partir du 25• seg-
ment.
S. limicola (Encens). Fig. 42, a-g. - Pnuvor et Rxcovirzx 1895, p. 473,
pl. xx, fig. 122, 123; MC,lNTOSH 1900, p. 418, pl. xxix, fig. 3, xxxr, fig. 6,
xxxxv, fig. 10, x1.1r, fig. 1-4; Fxuvnx. 1914*, p. 83; St. Ieiolepis Cnarxnisnn `
1868, p. 96, pl. xv, fig. 3, vx, fig. 1. -— Sigalion limicola Enmms 1864,
p. 120, pl. xv, fig. 4,7, pl. v. _
Corps convexe dorsalement, à queueeffilée. 120 à 200 sétigères environ. _
— Prostomium arrondi et élargi transversalement. 4 yeux noirs disposés
en carré, les antérieurs plus gros, en partie masqués par le cératophore
de l'antenne impairs qui est très longue et lisse, avec une paire de fortes
cténidies presque aussi longues que son cératophore (42, a). 2 petites an- ` ·
tennes latérales soudées au premier sétigère qui porte un long cirre ten-
taculaire dorsal, un cirre ventral plus court, une cténidie dorsale se con-
tinuant en crètejusqu’à la base du parapode, uncuilleron céphalique lobé,
_une lamellé prébuccale, un acicule et deux faisceaux de soies simples,
longues, fines, épineuses. 2 très longs palpes lisses. — Trompe évasée, à
papilles, 4 mâchoires chitineuses non denticulées à la base.·—— Rame
dorsale à stylodes parapodiaux cirriformes et nombreux aux premiers
pieds, diminuant ensuite de taille et de nombre (c); trois cténidies para-
sa

I
114 FAUNE ns rnnncn. —- ronvcnirrns Ennawrns '
F
podiales dorsales à partir du 4** sétigère et une longue branchie cirriforme
' ciliée à partir du même segment à tous les pieds. Scies dorsales simples,
longues, souples, capillaires, très finement spinuleuses (f). Rame ventrale
conique, munie, aux parapodes de la région moyenne, d’un lobe supérieur
en massue surmonté d’un seul stylode, d’un lobe postérieur formant une
_ petite bractée parapodiale aplatie; de petites cténidies globuleuses entre·
les pieds consécutifs. Soies ventrales supérieures simples (g), très petites,
droites, bipectinées, peu nombreuses (2-3); moyennes et inférieures toutes
composées à hampe lisse, à serpe très variée (d, 6) les unes courtes, tra-
pues, fortement bidentées, les autres bifides, très longues, très grèles,
pluriarticulées; les plus inférieures grêles, multiarticulées, à pointe simple
et droite. - Cirres ventraux subulés, lisses, insérés au milieu de la lon-
gueur du pied, Élytres à tous les segments à partir du 25°. Elles sont
imbriquées et croisées, couvrant complètement le corps. La première
arrondie; les 11 suivantes triangulaires, à angles émoussés et portant au
bord quelques digitations bifides; les suivantes réniformes (b), avec une
profonde échanorure au bord externe et un amas de petites vésicules in-
colores dans l’angle antérieur. Pas de franges. —- 2 longs urites.
L. 50 à 100 mm. - Corps transparent, incolore, une large tache trans-
versale brune sur la moitié postérieure des élytres, formant sur le dos,
dans la région antérieure, des chevrons ouverts en arrière.
Dragages sur fonds de vase ou de sable. _
Mer du Nord, Manche (Plymouth), Atlantique (golfe de Gascogne). Méditer-
ranée (golfe du Lion; Naples),
G. EUTHALENESSA Dansoux
[T/zalenessa Me’ Iivrosn, non Bnmn].
Corpslong, subcylindrique, à segments très nombreux. - Prostomium bilobé.
4 gros yeux. Antenne impaire courte, enfoncée entre les deux lobes du prosto-
mium, sans cératophore ni eténidies. 2 antennes latérales naissant du bord
· frontal du prostomium. 2 longs palpes. - Trompe cylindrique bordée de pa-
pilles. 4 mâchoires chitîneuses, — Parapodes biramés. Au 1°' sétigère, un cirre
tentaculaire dorsal,.un cirre ventral, un cuilleron céphalique et un faisceau de
soies simples. Un cirre dorsal au 3° sétigère. Aux suivants, pas de cirres dor-
· * saux, des cténidies dorsales, un tuberoule branchial cirriforme à tous les pieds
à partir du 4*. Scies dorsales simples, capillaires, épineuses. Soies ventrales
composées falcigèrcs, à serpe courte et large, bidentée. - Cirres ventraux al-
longés. Elytres imbriquées, laissant le dos à découvert, frangées de papilles
ramifiées. — 2 urites. p
E. dendrolepis (Cnarnnàns). Fig. 42, h-0. ·—· Sthenelais dendrolepis
Crnrasiznn 1868, p. 99, pl. iv, fig. 4, pl. v, fig. 1; blannmznnnnn 1902,
p. 7; FAUVEL 191/1, p. 84, pl. IV; fig. 20. -· Leanira. Giardi Dannoux 1899,
p. 123, fig. 24-28.

rowcuizras nnamrns. - Arunoxarrxnua 115
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Fm. 42. - St. limicola : a, tète, grossie; b, élytre moyenne avec branchie, vue d’en
dessous>< 25; c, parapode >< 30; d, soie ventrale médiane >< 330; e, soie .ventrale
inférieure à. serpe pluriarticulée >< 210; 1, soie dorsale >< 330; g, soie ventrale supé-
rieure simplex 210. — Euthalenessa dcndrolepùs: h, tète, grossie ; i, soie dorsale ><
330; k, soie ventrale pluriarticulée des sétigères antérieurs >< 210; 1, soie ventrale à
serpe simple>< 240; m, parapode >< 30; n, élytre moyenne >< 80; 0, papille du bord
de l’élytre >< 60.
Corps à dos convexe, à queue eflilée. Très nombreux· sétîgères. —
Prostomium bilobé. 4 gros yeux disposés en rectangle, les antérieurs
plus grands. Antenne impaire très petite, iiliforme (42, h). 2 antennes
latérales grèles. — Au premier sétigère, un cirre tentaculaire dorsal,
un cirre ventral plus long, une cténidie, un cuilleron céphalique lobé,
une lamelle prébuccale, un acicule et quelques soies simples très fines
sans trace d‘ornementation. 2 palpes lisses, très longs. - Trompe
avec un cercle unique de papilles toutes égales et 4 mâchoires chiti·
neuses. — Rame dorsale petite, à collerette laciniée. 3 cténidies
dorsales et une longue branchie oirriforme à partir du lv sétigère. Soies
dorsales nombreuses, très fines, toutes simples, ornées d’une crête spi-
ralée à bords dentés (42, i). Rame ventrale conique entourée d’une colle-
rette, trilobée et surmontée de stylodes allongés aux pieds antérieurs. Un
cirre ventral eililé, parfois articulé àl’extrémité (m), une cténidie ventrale.

116 FAUNE DE ruaivca. —·- POLYCHÈTES ERRANTES
- Soies ventrales composées, à hampe finement épineuse, à serpe robuste,
bidentée, en outre, aux 4 premiers sétigères seulement, il existe des
soies à serpe longue, mince, bidentée ou unidentée, pseudo-articulée.-
Elytres sur tous les segments à partir du 27°. Elles sont imbriquées, mais
laissent à nu le milieu du dos sur une longueur plus ou moins considé-
rable. tielles de la première paire sont petites, arrondies, lisses, sans
franges, les suivantes. sont subtriangulaires à angles arrondis, puis réni-
formes et portent sur leur bord externe 10 à 15 papilles ramifiées (n, 0).
· La surface des élytres est glabre, sans tubercules ni papilles. - 2 longs
urites.
L. pouvant atteindre 20 cm. sur 8 mm. `—— Corps pâle, blanc jaunâtre;
à la face dorsale, de larges taches jaunes allongées transversalement et
des traits rougeàtres. Elytres translucides, jaune pâle avec une tache
rougeâtre, arquée, au bord interne.
Dragages côtiers et au large, fonds vaseux.
Atlantique (golfe de Gascogne), Méditerranée (Naples, golfe du Lion).
G. LEANIRA Kmnunc.
Corps allongé, à segments très nombreux. —- Prostomium arrondi, avec ou
sans yeux. Une antenne impaire avec un cératophore portant ordinairement
une paire de ctènidies. 2 antennes latérales_ plus ou moins soudées au premier
sétigère qui porte un cirre tentaculaire dorsal, un cirre ventral, un cuilleron
céphalique, une lamelle prébuccale et des soies simples capillaires. 2 longs
palpas lisses. — 4 mâchoires chitineuses. — Pas de cirres dorsaux (1). Para-
podes biramés avec ou sans cténidies dorsales. Un tubercule branchial cir-
riforme à tous les pieds, sauf aux premiers. Soies dorsales simples, capil-
laires, à épines disposées en spirale. Scies. ventrales composées, spinigères
(fig. 43, e, m), à article terminal subulé peczzné-canalzculé. ——- Cirres ventraux
courts. Élytres imbriquées. -— 2 urites (2).
1. Des cténidies antennales et parapodiales ...... p. . . 2
—— Pas de cténidies antennales, ni parapodiales. Pas d‘yeux. Elytres
sans frangespni papilles·(fig. 43. î) .... L. hystricis, p. 118
' 2. Pas d’yeux. Elytres frangees (fig. 43 b). . L. tetragona, p. 117
- Quatre yeux. Elytres sans franges .... L. Yhlni, p. 117
(1) Sauf au 3° sétigère de Leanira, tetrag0na(?).
(2) Witnar (1905) range dans le genre nouveau Sthenolcpis les Leanim à antenne impaire portée
par un cératophore muni d’une paire de cténidies et réserve le nom de Leanim aux especes
dont Yanteune impaîre serait insérée directement sur le prostomium et manquerait de cérato
phore et de cténidies. On peut objecter à cette manière de voir que la Leanira. Quatrefagesi,
type du genre de Kmnsnc, a été retrouvée par Entsns qui a revu également le specimeu de
Kmnsnc et que Eutans a constaté chez cette espèce la présence d'un cératophore, ainsi d’ail·
leurs que chez la L. hystricis. L‘absence de cténidies,·en admettant même qu’elle soit bien
réelle, car ces organes sont souvent caducs,. ne sufürait pasia elle seule à justifier la création
d’un genre nouveau. C'est également Yopimon de HOHST qui n’admet pas le genre Sthenolepzs.

rowcuàrus annaivrss. - Arnnonnxnan 117
L. tetragona Osnsran. Fig. 43, a-g. —- Manmcnxaiv 1865, p. 88, pl. XI,
fig. 14; Faovar. 1914, p. 85.
Corps prismatique, de section rectangulaire. 200 à 300 sétigères. ——
Prostomium arrondi, élargi transversalement, bilobé. Pas d’yeux visibles.
Longue antenne impaire subulée avec deux petites cténidies claviformcs
insérées sur le cératophore. 2 antennes latérales eflilées accolées à leur
base au premier sétigère qui porte un long cirre tentaculaire dorsal, un
cirre ventral plus court, un cuilleron céphalique, une lamelle prébuccale
et un faisceau de nombreuses soies capillaires très longues, dirigées en
avant. 2 très longs palpes eflilés, glabres (43, a). — Rame dorsale de même
longueur que la rame ventrale mais trois fois plus mince, à longs stylodes
cirriformes (c). 3 cténidies cupuliformes au bord dorsal du parapode. Pas
de cirres dorsaux, sauf au 3° sétigère (7). Soies dorsales très longues,
capillaires, finement épineuses (d). Rame ventrale frangée de stylodes,
cirriformes allongés. Soies ventrales composées à hampe lisse ou épi-
neuse, à article terminal subulé pectiné-canaliculé (e). Cirres ventraux
suhulés, plus courts que la rame ventrale. — Elytres ovales, puis sub-
· réniformes, lisses, transparentes, frangées de longues papilles sur le bord
externe (b). Une branchie cirriforme à tous les pieds, sauf aux antérieurs.
— Trompe à 11 -|- 11 papilles. ·
°L. : Grande espèce large de 7 millimètres. —Coloration :?
Dragages profonds sur fonds vaseux. -— Atlantique, Méditerranée, Adria-
tique.
L. Yhleni.M1u.Mcnm:. -»M.u.Mcnaiv 1867, p. 140; llrlansivzannan 1875,
p. 14; 1901, p. 10.
Corps allongé, de section ovale ou rectangulaire. Nombreux sétigères.
— Prostomium arrondi, plus large que long. 4 yeux noirs, disposés
en carré, les antérieurs plus grands, dirigés en avant sous 1’antenne
impaire, les deux postérieurs de part et d’autre du cératophore. Longue
antenne impaire subulée avec deux petites cténidies claviformes sur
le cératophore. 2 antennes latérales effilées, accolées par leur base au
premieijsétigère qui porte un long cirre tentaculaire dorsal, un cirre
ventral plus court, un cuilleron céphalique, une lamelle prébuccale et
° un faisceau de nombreuses soies capillaires très longues, dirigées en
avant. 2 très longs palpes ellilés, glabres. Pas de cirres dorsaux, même
au 3° sétigère. Rama dorsale de même longueur que la ventrale, mais
trois fois plus mince, à longs stylodes cirriformes et avec un plus gros,
renflé~en massue. 3 cténidies cupuliformes au bord dorsal du parapode.
Soies dorsales longues, capillaires, à fines épines disposées en spirale.
Rame ventrale à stylodes subégaux, cirriformes—et un gros renflé. Soies
ventrales toutes semblables, composées, à hampe robuste, lisse, à article
court, subulé, pectiné-canaliculé. - Cirres ventraux moitié plus courts
que le pied. Une branchie cirriformc à tous les pieds, à partir du 4°.

118 mms nn maman. - romcnerns armures
Elytres ovales-oblongues, lisses, sans franges, fortement imbriquees,
ne laissant à nu qu’une ligne étroite au milieu du dos. —- 2 urites
allongés. _
L. 30 à 50 mm. sur 1,5 à 4 mm. —— Tête brun foncé, yeux noirs,
trompe incolore, corps incolore, élytres brunàtres à tache centrale claire.
Zone littorale, vase à Stemaspis, de 0 à 300 mètres. ·
La Rochelle (MA1.McmzN); Le Croisic (Hnrmscur, Mxcmzx.); Adriatique (Maman-
zstnmx).
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Fm. 43. — Leanira tetragonas a, tête, grossie (imité de MALMcmzN); b, élytre >< 6;
c,parapode moyen><20; d, soies dorsales face et profil >< 140; e, soie ventrale mé-
diane >< 140; f, soie ventrale inférieure >< 140; g, soie ventrale supérieure >< 140. —-
Leanira hystricis : h, tète, grossie (d’après Exxmans et Mc` Irrrosu); i, élytre>< 4; k, para- ·
pode >< 25; 1, soie dorsale >< 200 ; m, soie ventrale >< 200.
L. hystricis Eumsns. Fig. 43, h·m. — Enmms 1875, p. 35, pl. rr, fig. 5-
11; Mc’ Irrrosu 1900,.p. 434, pl. xxvm, fig. 17, xxxx, fig. 12-13, xmx, fig.
20-22. .
Corps prismatique à 50-60 sétigères. — Prostomîum arrondi. Pas
d'yeux (?)._Antenne impaire courte, ,en forme de manche d’alène. Pas de
cténidies antennales (43, h). 2 petites antennes latérales en partie soudées
au 1" sétigère qui porte un long cirre tentaculaire dorsal, un cirre ventral

ronïcuiaras nnnaxvrns. — Arnnonxrxnan 119
plus court, un long cuîlleron céphalique, une lamelle prébuccale et un
faisceau de fines soies simples. 2 longs palpes effilés, lisses. — Rame
dorsale à stylodes en massue (lc), plus nombreux aux pieds antérieurs,
souvent réduits ensuite à une seule papille claviforme volumineuse: Soies
dorsales simples (1), capillaires, les unes épineuses, les autres lisses. Rame
ventrale conique obtuse, à 2 lèvres, avec quelques stylodes massifs plus
gros qu’àla rame dorsale, souvent réduits à un seul volumineux aux pieds
postérieurs. Soies ventrales composées, à hampe. lisse, ou épineuse, à
article terminal eflilé, droit ou arqué, pectiné-canaliculé (m). — Pas de
cténidies au bord supérieur du parapode (?). Une branchie cirriforme à ,
·chaque pied à partir du 24°-25°. Cirres ventraux courts. Elytres petites,
arrondies, translucides, lisses, sans franges ni papilles, laissant le milieu
du dos à. découvert (i].
L. 20 à 50 mm. sur 2 mm. de large, pieds compris. ·- Coloration?...
Dragages profonds sur fond de vase. —- Atlantique (côtes d’Irlande, Açores).
i G. PHOLOÉ Jomvsrox.
Corps petit, linéaire, légèrement atténué en arrière. - Prostomium petit,
arrondi. 2 paires d‘yeux sessiles, plus ou moins confluentes. Une courte antenne
médiane. Pas d’antennes latérales. 2 palpes. 2 paires de eirres tentaculaires
très courts, rejetés en avant de la bouche, sans soies à la base. -— Trompe à
4 mâchoires cornées. - Elytres insérées sur les segments 2,4,5,7 ..... 23,24 et
ensuite sur tous les segments jusqu’à l’extrémité du corps. Pas de cirres dor-
saux, même aux pieds sans élytres. Des cirres ventraux àtous les segments. —-
Parapodes biramés. Scies dorsales capillaires, très fines, denticulées..Soies ‘
ventrales beaucoup plus grosses, composées, à article terminal en serpe uni-
dentée. — 2 urites.
1. Élytres subtriangulaires à stries concentriques. Des papilles sur
le dos (fig. 44, q) ........ Ph. dorsipapillata, p. 119
- Élytres suborbiculaires ou réniformes, sans stries concentriques.
Pas de papilles sur le dos .......... . . 2
2. 38-42 sétigères. Yeux coalescents, antennes et cirres renflés à la
base (fig. 44, i) ........ Ph. synophthalmica, p. 120
-— 45-70 sétigères. Yeux non conlescents. Antennes et cirres subulés
(fig. 44, c) .... . ........ Ph. minuta, p. 120
Ph. dorsipapîllata Mnnewznxmizn. Fig. 44, n-q. —M.uuz1vznr.Lan 1893, p. 6,
pl. 1, fig. 3; Fauvm.1914, p. 82. ·
Corps très petit, à face dorsale convexe. 35 sétigères. — Prosto-
mium deux fois plus large que long. 2 yeux de chaque côté, tangents,
les antérieurs plus grands. Antenne impaire à renflement ovoïde, médian,
garni de papilles, à filament terminal claviforme. 2 palpes plus courts que

120 FAUNE nn rnaivcn. —— Ponvcnirrns nnnanras
l’antenne. 2 paires de cirres tentaculaires semblables à l`antenne, mais un
peu plus courts. —— Élytres subtriangulaires, puis rhomboïdales à angles
arrondis, surface ornée de'stries concentriques très marquées rappelant
l’aSpect d’une coquille de Moule (44, q), frangées au bord d’une ou deux
rangées de longues papilles cylindriques (p). Milieu du dos couvert de
longues papilles brunes semblables à celles des élytres. — Parapodes, à
papilles peu nombreuses. Scies dorsales capillaires, épineuses. Hame
ventrale conique à cirre ventral renflé à la base terminé en filament clavi-
forme. Soies ventrales nombreuses, fortes, celles des pieds antérieurs à
• hampe garnie de‘ nombreuses rangées d’épines, à serpe allongée, denti-
culée, les autres à hampe élargie, lisse, à serpe courte non denticulée
(n-0). — 2 longs urites cylindriques garnis de papilles.
L. 5 à 6 mm. — Coloration dans l’alcool, jaunâtre, élytres brunâtres.
Dragages profonds, fonds de graviers, sable ou vase.
Méditerranée (Benghazi, Santorin, golfe du Lion). Atlantique (Açores).
Ph. syllophthalmica CLAPARÈDE. Fig. 44, i·l. — Cnaranisnn 1868, p. 79,
pl. 111, fig. 1; SAINT-Josnru 1888, p. 186.
Corps allongé, oblong, face dorsale convexe, face ventrale plane. 38 à
42 sétîgères. — Prostomium arrondi. 2 paires d'yeux coalescents. Une an-
tenne médiane courte, légèrement renflée à la base, sans papilles (44, i).
2 gros palpes glabres annelés. 2 paires de cirres tentaculaires fusiformes
avec quelques papilles, sans soies à la base. — Trompe garnie au bord de
grosses papilles rondes: 4 mâchoires chitineuses. - Elytres imbriquées
mais laissant le milieu du dos à découvert. Les premières suborbiculaires,
‘ les suivantes réniformes (k, l), frangées de 1 à 2 rangées de larges et lon-
gues papilles peu nombreuses. ——- Parapodes garnis de petites papilles.
Prame dorsale à soies capillaires très fines, coudées et dentelées au bord.
Rame ventrale conique, obtuse, à cirre ventral cylindrique renflé à la base.
Soies ventrales peu nombreuses, beaucoup plus grosses que les dor-
sales, à hampe renflée peu ou pas épineuse (g), à article en serpe allongée
et finement denticulée aux premiers et aux derniers sétîgères, à serpe
courte, massive et lisse aux autres segments. —— 2 urites.
L. 3 à 12 mm. -— Une ligne longitudinale brune sur la trompe, une tache
circulaire claire sur les élytres. Corps blanc grisâtre.
Dragages côtiers et parfois pêches pélagiques. Fonds de gravier et fonds de
sable.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
Nota. Cette espèce n’est probablement qu’une variété de la Ph. minute, car les
spécimens de Dinard décrits par nn SA11v1·-Josnru; sous le nom de var. dinarden-
sis, sont intermédiaires entre les deux espèces. .
Ph. mllllltâ Fasmcrus. Fig. 44, a-h. — MALBIGREN 1865,   89, pl. xr,

V POLYCHÈTES ERRANTES. — APHRODITIDAE 121
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Fia. 44. — Pholoë minuta : a, animal entier >< 5; b, parapode >< 40; c, tête, grossie;
d, élytre à papilles articulées >< 40; s, élytre à. papilles claviformes >< 40; t, papilles
moniliforme et claviformes >< 140; m, soie ventrale >< 300; h, soie dorsale géniculée
>< 300. ·- Ph. synophthalmica : i, tète grossie; k, élytre >< 40; I, papille de l’é-
lytre >< 140; g, soie ventrale >< 300. —- Ph. dorsipapillata : n, 0, soies ventrales à'
serpe courte et longue >< 300; p, papille de l’élytre >< 300; q, élytre >< 40. — Chry-
sopetalum debile : r, tète grossie; s, soie ventrale >< 300; t, palée dorsale >< 140; u,
parapode >< 40. _
fi . 13; Mc INTOSH 1900, . 437 biblio ra hie . Ph. inornata JonNs·roN
8 P 8 P
1865 p. 121, pl. xm, fig. 1-5. Ph. baltz'ca(Ens*m¤1843, p. 14, fig. 21,
35-36, 49. Ph. eximia Micuamsnw 1897, p. 12, pl! 1, fig. 2.
Corps petit, oblong à face dorsale convexe (44 a), àface ventrale plane
avec une gouttière longitudinale, 45 à 70 sétigères. - Prostomium
petit, arrondi. 2 yeux de chaque côté, tangents (c). Une antenne médiane
courte, subulée garnie de quelques papilles. 2 palpes glabres, courts,
massifs, acuminés. 2 paires de eines tentaoulaires beaucoup plus courts
que les palpes, à papilles clairsemées. — Trompe à 9 + 9 papilles et
4 mâchoires cornées. —- Elytres ovales ou réniformes, à surface ·
aréolée, frangées de longues papilles plus ourmoins moniliformes et·
garnies de petites papilles claviformes. Aux élytres postérieures, la
surface est glabre*et les papilles frangeantes plus grandes et moins nom-
breuses (d, k). Les élytres, fortement imbriquées, laissent cependant à nu.

122' FAUNE nn manon. —— POLYCHÈTES murmures
le milieu du dos (a). - Parapodes couverts de petites papilles courtes.
Rame dorsale à soies capillaires, très fines, denticulées, légèrement ar-
quées ou géniculées (h).Rame ventrale en cône oblique, à cirre court, cylin-
` drique. Soies ventrales peu nombreuses, beaucoup plus longues et plus
grosses que les dorsales, composées, à hampe renflée, à bord convexe
épineux, à article falciforme unidenté dont le bord concave est finement
épineux (m). Aux pieds antérieurs ces serpes sont plus allongées. —
2 urites filiformes.
L. 10 à 20 mm. _— Dos rose pâle; élytres maculées de brun rouille.
A mer basse, sous les pierres, et dans les dragages dans les vieilles co-
quilles et les cailloux rongés.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Pacifique. '
La Pholoë inomaza Jonxsroiv et la Pholoë ezimia Mrcnxatsim ne sont que
deux variétés de cette espèce, à. peine distinctes l’une de l’autre.
——- Papilles du bord des élytres plus courtes et plus nombreuses. Papilles
pédieuses plus marquées. Soies dorsales et ventrales plus épineuses.
..................... vim. inornata.
- Papilles du bord des élytres plus longues et plus raides. Papilles
pédieuses moins marquées. Soies dorsales et ventrales moins épi-
neuses .... : .............. VAR. eximia.
Ilexiste d'ailleurs toutes les transitions possibles entre ces deux variétés. Les
distinctions que Mxcnmztsm a cherché à établir entre la Ph. minuta et la Ph.
eximia, basées sur l'écartemeut plus ou moins considérable des élytres au
milieu du dos, la longueur relative de leurs papilles, à implantation plus ou
moins marginale, ne semblent pas avoir grande valeur.
F. CHRYSOPETALIDAE Enmazas
(Palmyriens Kmmznc pro parte).
Corps court ou allongé, à segments plus ou moins nombreux, portant tous,
à la face dorsale, un éventail ou une rangée transversale de palées (fig. 44, t).
Prostomium avec:4 yeux et 3 antennes. Deux ou quatre paires de cirres tenta-
culaîres. Parapodes biramés, avec des cirres dorsaux à tous les segments.
Scies ventrales composées. '
' [ G. GHRYSOPETALUM Eunnns
(incl. Palmyrides, Palmyropsis CLAPARÈDE).
Corps court, à segments peu nombreux (35 à 40). —- Prostomîum ovoïde
4 yeux. Une antenne impaire et 2 antennes latérales insérées sur le presto-

rowcniaras annmras. - cnnysorauninaa 123
mium, 2 gros palpes. — 2 premiers sétigères en partie soudés, portant chacun
2 paires de·cirres»tentaculaires (fig. 44, r). — Rame dorsale courte, avec un
éventail de palées couvrant le dos et un gros cirre dorsal. Rama ventrale
allongée, avec un cirre ventral subulé. Soies ventrales toutes composées, à
articulation hétérogomphe. —— 2 urites. - 2 mâchoires chitineuses en stylet.
Ch. debile Gauss. Fig. 44, I‘·u. - RAcov11·zA 1896, p. 84, pl. ux, fig. 27,
·pl. rv, fig. 28-34 (bibliographie). Ch. fragile Eunans 1864, p. 81, pl. xi,
fig. 3-9. Ch. cœcum LAm;nnnANs 1880, p. 278. —Palmyrides Portus- Ve-
nerzls Craranisnn 1864, p. 583, pl. vm, fig. 5. — Palmyropszis Evelinae
Cnxranèns 1864, p. 586, pl. vm, fig. 6.
Corps court, large, très fragile, 35 à 40 segments. — Prostoinium
arrondi, à surface bombée. 4 yeux disposés en carré. Antenne impaire
courte conique, implantée entre les deux yeux antérieurs. 2 antennes
latérales implantées sur le bord antérieur du prostomium, deux fois plus
longues que l`impaire, à cératophore renflé, à cératostyle etïilé, articulé.
Un organe nucal sphérique, avec un arc oilié transversal, à la partie
postérieure du prostomium (44, r). 2 gros palpes cylindriques, lisses, à .
sommet arrondi. - Les deux premiers sétigères, en partie fusionnés,
dirigés en avant, portent, chacun, deux paires de cirres tentaculaires à
cirrophore renflé, à cirrostyle subulé, articulé et sont munis chacun de
quelques soies en palées. La bouche est fermée par une expansion du
5° sétigère en forme de clapet. — A partir du 3° sétigère, les para-
podes sont nettement biramés. La rame dorsale, soutenue par un aci-
cule, porte un faisceau de pelées rangées en éventail et recouvrant le
dos et un cirre dorsal à gros cirrophore renflé, à cirrostyle allongé,
articulé (u). Les palées sont des soies dorsales élargies, aplaties en
palette, ornées de raies longitudinales et de fines stries transversales ·
et crénelées sur les bords (t). — Rame ventrale conique, à acicule sail-
lant, engaîné, cirre ventral‘subulé, non articulé, inséré sur une large
base et moitié plus court que le cirre dorsal. Soies ventrales composées,
à hampe hétérogomphe, striée transversalement comme des soies de
Nereis, à article terminal allongé, unidenté, très finement pectiné sur le
bord tranchant (s). - 2 très petits cirres anaux ventraux, sans base, grèles `
et transparents — Trompe molle, suivie d’un ventricule armé de deux
stylets chitineux. I- Sang vert.
L. 5 à 12 mm. sur 1 mm. environ. — Coloration jaunâtre, avec palées
jaune d‘or, des traînées de pîgment rouge à la base des pieds, yeux
rougeâtres.
Dragages cotiers, dans les pierres rongées et sur les Éponges.
Atlantique, Méditerranée. .

124 munis nn manon. — vouzcnitrns nnnnwrns U
F. PISIONIDAE LEVINSEN
(Pisionidiens).
Prostomium sans antennes, fusionné avec le segment buccal dont les 2 paires
de cirres sont rejetées en avant. Trompe à 4 mâchoires. —- Parapodes uniramés.
Un cirre dorsal et un cirre ventral globulenx; —— 2 cirres anauii. —· Des soies
simples et des soies composées, . .
G. PRAEGERIA SOUTHERN.
Pisionidae à prost0mium'très réduit; cirre ventral du premier segment séti-
gère allongé, fonctionnant comme cirre tentaculaire ; cirre dorsal du 29 segment
sétigère globuleux, comme sur les segments suivants; papilles génitales ab-
· sentes; parapodes antérieurs avec une soie simple, parapodes postérieurs avec
deux. .
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' Fm. 45. — Praegeria remote .· a, région antérieure >< 45; b, tête. face dorsale>< 150;
c, trompe et mâchoires >< 80; d, 5** pied >< l50; e, soies simples d’un segment pos-
' térieur >< 450; f, soie simple du 20** pied >< 450; g, soie composée et scie simple
supérieure du 5* pied >< 450 (d’après Sonrnnnw).

ronxcnirrss nnnaurss. — Anirumominxn 125
Pr. remota Sournsrm. Fig. 45. — Sourmznn 1914, p. 61, pl. vii-vin,
fig. 15.
Corps long et étroit, très eflilé postérieurement. — Prostomium indis-
tinct du segment buccal, ses deux ganglions s’étendent jusqu’au 4° séti—
gère (45, a). 2 paires d’yeux·coalescents. Les cirres dorsaux et ventraux
du segment buccal sont soutenus par 2.acicules à tête denticulée lh) et
rejetés en avant, les ventraux sont plus gros et plus longs que les dorsaux.
Ils simulent des palpes et des antennes. — Trompe couronnée de 14 pa-
pilles ovoïdes. Màchoires en forme de croissant, à appendicesirréguliers.
(0). — Cirre ventral du 2* sétigère long et mince, cirre dorsal. sphérique
avec un petit bouton allongé. Parapodes allongés, à extrémité bilobée.
Cirres dorsaux et cirres ventraux globuleux, pédioulés, surmontés d’une
papille ciliée. 2 acicules, le supérieur représentant seul la rame dorsale
absente (cl). Une ou deux soies simples pl.us.grosses que les soies com-
posées qui ont une hampe hétérogomphe et une courte serpe épineuse,
unidentée (g). Aux premiers sétigères, une seule soie simple tronquée
obliquement à l’extrémité`qui est· épineuse. A partir du 10•-12° pied,
2 soies simples dont l’inférieure est lisse (l'). Dans les segments posté-
rieurs, les soies sont moins nombreuses, plus courtes et plus grosses,
les_soîes simples sont lisses (0). — 2 longs cirres anaux fîliformesg pygi·
dium en bouton.-
L. 7 mm. pour des jeunes de 40 sétigères. Adultes 50 à 60 mm. (??) -
Incolore ou rose-chair.
Dragages côtiers. — Côtes Ouest d’Irlande (Clare Island, Clew Bay, Dingle
Bay; SoU'r11ERN).
  '
F. AMPHINOMIDAE Sxvxenx
(Amphinomiens). '
Corps allongé et tétragonal, ou déprimé et ovale. — Prostomium réduit, enserré
entre les premiers segments, pourvu de une, trois ou cinq antennes (1) et géné-
ralement d’une caroncule (organe nucal) et de deux palpes. — Parapodes biramés
avec branchies, soies simples, un ou deux cirres dorsaux et un cirre ventral; ·
exceptionnellement uniramés, avec soies composées en crochets. — Un ou
deux appendices peu développés au pygidium. -— Trompe exsertile dépourvue
de mâchoires ou de papilles.
Nous empruntons à Gnxvxsn le tableau suivant des genres de la famille des
Amphinomiens.
(1) Les deux antennes latérales inférieures sont considérées par mcovirzi comme les stylodes
·de¤ palpes. De Qunnsrxcss les regarde comme des tentacules buccaux.

126 FAUNE DE rnmciz. ——- POLYCHÈTES nnmmras
TABLEAU nus cnivnes
1 . Une caroncule (fig. 46, b) .............. 2
—— Pas de caroncule (fig. 47, m) ............. 8
2. Branchîes arborescentes (fig. 46, c) ........ l. . . 3
- Branchies pennatifides (fig. 48, h) ........... 7
3. Branchies en touffe compacte (fig. 46 6) ........· 4
_ —-— Une série de troncs branchiaux de chaque côté du corps (fig. 49,
d)' . ............. G. Euphrosyne, p. 136
4. Caroncule réduite (fig. 46, b). . , ...... . .... 5
—- Caroncule bien développée (fig. 48, k), . . . ..... Q 6
5. Caroncule petite, cordiforme. Soies ventrales uncinées (fig. 46, e).
....... . ....... G. Amphinome, p. 127
—— Caroncule médiocrement développée, trilobée. Soies ventrales
bifides (fig. 46, k) ...... `. . . G. Eurythoë, p. 129
6. Un seul cirre dorsal (fig. _47, c) ..... G. Hermodice, p. 130
— Uncirre dorsal et un cirre intermédiaire (fig. 48, l) .....
............... G. Notopygos, p. 133
7 . Un cirre dorsal .... . ...... _G. Chloeia, p. 133
- Un cirre dorsal et un cirre intermédiaire. . G. Ghloenea, p. 134
8. Branchies arborescentes (fig. 47, n) . . . G. Hipponoë, p. 132
-—- Pas de branchies,,des lamelles dorsles(fig. 50, b). G. Spinther, p. 139
Remarques. - Le principal ca1·aetère.distinctif· des Amphinomiens est la
présence d'une caroncule, crête saillante cordiforme ou allongée, souvent
lobée, et ornée de sillons et de replis. Cette caroncule, qui représente un
organe uucal saillant très développé, ne manque que dans les genres Hipponoë
et Spinther.
Les antennes latérales sont souvent très réduites, parfois rudimentaires. Les
palpes forment généralement deux gros bourrelets longitudinaux très saillants
limitant la bouche sur les côtés et en avant. Chez les Euphrosynes, ils sont
· réduits à ces bourrelets, mais, dans la plupart des autres genres, ils portent
chacun un appendice, considéré comme un stylode par Racovxrza, et que les
anciens auteurs regardaient comme l‘antenne latérale inférieure ou un tenta-
cule buccal.
Les soies des Amphinomiens sont presque toujours bifurquées, mais souvent
les deux branches de la fourche sont très inégales et l’une d’elles est réduite à
` un simple éperon ou à une mince épine latérale, parfois fort difficile à voir. Ceci
explique les divergences des auteurs, la limite entre les soies bi/idcs et les
soies simples étant alors délicate à déterminer et prêtant à interprétation.
On a donné aussi une importance souvent exagérée à la présence ou à 1’ab-
sence de denticulations sur les soies, sans tenir compte suffisamment de la
variabilité de ce caractère et de la difficulté de le constater nettement quand
les dents sont très fines et quand les soies sont altérées, cas fréquent pour les
animaux conservés dont les soies, en partie calcaires, sont attaquées par les

Ponvcuiarns Ennamrzs. — Aurumomxuan 127
réactifs et a la longue par l’alcool qui finit par prendre une réaction acide.
Dans ces conditions, les soies glochidiées des Amphinomiens perdent leurs
dents.
Les pieds antérieurs étant fortement rejetés en avant, la bouche est non seu-
lement ventrale, mais s'étend encore assez loin en arrière entre lès bases
des premiers sétigères. L‘anus est très souvent dorsal et peut présenter une
grande ouverture s'étendant sur plusieurs segments. Chez les Euphrosynes, il
s’ouvre au—dessus des deux gros cirres globuleux du pygidium. On peut donc
encore le considérer comme dorsal, mais il est plutôt subterminal.
Les branchies, toujours dorsales, peuvent être au nombre d’une ou plusieurs
paires par segment. Rarement pennatifides, elles sont le plus souvent en touffe
arborescente, ramifiée plus ou moins régulièrement en dichotomie. Dans le
genre Eup/irosyne, chaque rame dorsale en porte une rangée transversale de 6 ·
à 9 dont les dernières rami_fications peuvent être plus ou`moins renflées. Mais
la forme de ces dernières ramifications variant beaucoup avec l’àge, et surtout
avec l'état de contraction, il ne faut pas y attacher trop d'importance.
G. AMPHINOME Bnuomànss.
Corps allongé, déprimé, de section rectangulaire. — Prostomium petit,
arrondi. 2 ou 4 yeux. Caroncnle petite, cordiforme, lisse ou plissée, s’étendant
sur 2 ou 3 segments. Une antenne impaire et deux latérales. 2 palpes subulés.
- Parapodes biramés, à rames très écartées. Soies dorsales de deux sortes :
1° capillaires plus ou moins lisses, 2° subulées, a extrémité denticulée sur les
bords. Soies ventrales peu nombreuses, courtes, robustes, en crochet. Cirres
dorsaux allongés, cirres ventraux courts. Branchies arborescentes, à partir
du 2•-3* sétigère. — Anus dorsal, en longue fente.
A. Pallasii Qunnsrncss. Fig. 46, a-g. — Fnuvizt. 1914, p. 85 (synony-
mie). A. rostrata. Mc lmosn (non PAL1.As), 1885, p. 21, pl. 1 A, fig. 16,
ix A, fig. 8-12. A. vagans Snvrciw, Kmsnnc 1855, p. 12 ct 1857, p. 34,
pl. xx, fig. 6. —- Pleionc tetraedra MILNB·ED\VARDS (non Snvxcmr).
Corps prismatique (46, a). 40 à 60 sétigères. — Prostomium très petit;
arrondi. 2 yeux. Caroncule courte, lisse, cordiforme, s‘étendant jusqu‘au
2* sétigère. Une courte antenneimpaire subulée insérée' au bord anté·
rieur de la caroncule (li). 2 antennes latérales semblables à l’impaire.
2 palpes coniques un peu plus longs que les antennes latérales et insérés
sur les gros bourrelets buccaux allongés, élargis en avant, rétrécis en
arrière. Bouche ventrale s’ouvrant entre le 3° et le 4* sétigère. — A partir
du 2°·3° sétigère, chaque segment porte, à la face dorsale, une paire de
brenchies ramiliées, en tonfïe compacte (c). Un cirre dorsal subulé inséré
sous la branchie. Soies dorsales jaune clair ou blanches, raides, dressées,
écartées, de deux sortes : 1° longues à pointe recourbée finement épi-
neuse (g); 2° grosses soies droites à extrémité portant latéralement des
dents recourbées en arrière comme les crocs d’un harpon (f). Soies ven-
trales au nombre de 5 ou 7, en forme de fort crochet recourhé (e). Aci-

' 128 nous ns rimncxz. — ponvcnimas Ennmrns
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Fm. 46. — Amphinome Pallasii .· a, animal réduit; b, tète, grossie; c, parapode >< 4;
d, acicule ventral >< 140; e, soie ventrale >< 140; f, soie dorsale en harpon >< 140;
g, soie dorsale épineuse >< 140.- Eurythoë borealis :h, tète grossie (d’après Race;
virza); i, parapode, grossi; k, soie ventrale >< 250; 1, soie dorsale bifide >< 250;m.
soie dorsale en harpon >< 250; n, soie capillaire >< 250 (dfaprès Mc ’lN·rosn). p
cules saillants renflés en bouton (d). Cirre ventral très court. —- Anus A
dorsal formant une large et profonde dépression arrondie en avant, rétré-
cie en arrière. _
L. 5 à 25 cm. Dans les mers chaudes cette espèce peut atteindre
jusqu’à 40 centimètres sur 3 centimètres. —— Corps bleuâtre, cirres et
brancliies rouge vif. Dans l’alcool : corps gris de fer, cirres et branchies
jaune rouille.
Sur les bois Hottes et les épaves, parmi les Lepas. I
Côtes d'Angleterre ('Z). ·- Atlantique (Antilles, Açores).
Nota. L’Amphinome vagans, forme jeune de cette espèce, aurait été trouvée
sur les côtes d’Angleterre, d’après Saviciw. Bien que ce renseignement soit fort
douteux, je mentionne cependant cette espèce qui peut être amenée dans nos
IHGIS S'l1I‘ (185 épaves, COIHIDG l’H8Pm0diC€ CüI‘l»¢l1Culdld·

ronvcaàrss ERRANTES. — Axuruiuomosa 129
G. EURYTHOÉ Krxssae.
Corps allongé, déprimé, de section rectangulaire. — Prostomium grand,
arrondi ou pentagonal. 4 yeux dorsaux, disposés en carré. Caroncule en crête
allongée, à 3 lobes longitudinaux, un médian et deux latéraux. Une antenne
impaire et deux latérales. 2 palpes subulés. —— Parapodes biramés, à rames
écartées. Soies dorsales de deux sortes : 1¤ linéaires, subarticulées, ordinai-
rement dentelées en harpon, 20 subbifides, avec une branche denticulée et l’autre
réduite à un court éperon. Soies ventrales bifides. A chaque pied, un seul cirre
dorsal et un cirre ventral. Branchies en touffes de filaments à partir du 2e sétî-
gère. — Anus terminal ou dorsal.
1. Yeux antérieurs plus gros que les postérieurs. Caroncule non bi-
lobée antérieurement. Anus terminal (fig. 46, h). E. borealis, p. 129
_ -— 4 petits yeux égaux. Caroncule bilobée antérieurement. Anus
dorsal .............. E. syriaca, p. 130
E. borealis Sans. Fig'. 46 h·n. — Racovxrza 1896, p. 179, pl. I, fig. 1-6;
Mc’ lrrrosn 1900, p. 224, pl. xxvn, fig. 16, xxxv, fig. 20-23, xxxvr,
fig. 16.
Corps allongé, presque cylindrique, légèrement atténué aux extrémités.
23 à 77 sétigères. — Prostomium en fer à cheval, avec une région posté-
rieure saillante en coussinet quadrangulaire (46, hl.` 4 yeux disposés en
carré, les deux antérieurs plus gros que les postérieurs. Une petite au-
tenne médiane subulée, insérée entre les deux yeux postérieurs. 2 petites
antennes latérales insérées un peu en avant des yeux, semblables à la
médiane. Une caroncule en crête longitudinale plissée, s’étendantjusqu’au
3** sétigère. 2 palpes un peu plus longs que les antennes latérales, insérés
sur les bourrelets buccaux saillants. ——- Bouche ventrale s’étendant jusqu'au
bord antérieur du 3° sétigère. Trompe exsertile, globuleuse, marquée de
fortes rides transversales; pas de mâchoires. — Branchies à partir du
2* sétigère, formées d’une touffe de 3-4 papilles digitiformes, insérées
au—dessus du faisceau dorsal. Parapodes à rames très écartées (i). Un
cirre dorsal articulé à la base. Soies dorsales de 2 sortes : 1° des soies
bifurquées à·branches inégales dont la plus longue est denticulée (l), 20 des
soies simples, plus fortes, denticulées en harpon (m). Soies ventrales
nombreuses, bifurquées, plus grosses que les dorsales, à branches plus
courtes à 4 dents environ (lc). Cirrc ventral articulé à la base. — Pygi·
dium en papille arrondie à bord finement crénelé.
L. 25 à 35 mm. -—· Coloration jaune paille ou vermillon pâle, vaisseau
dorsal rose. S‘enroule en spirale.
' A mer basse sous les pierres, dans le sable coquillier et dans les dragages
côtiers.
Manche (île de Herm), Méditerranée (golfe du Lion), Atlantique nord.
9

130 FAUNE DE rames. —- ronvcuisrns Eananrns
' E. Syriana Kxnnnnc. —*KINBERG 1855, p. 13.
« Segmenta buccalia tria; oculi minuti, aequales, anteriores distantes;
carunculus antice bilobatus, lateribus 5-lobatus, segmentum quintum attin·
gens, ovalis; setae pedum dorsualium subbiiidae, seta pedum ventra-
lium suprema ramo altero longissimo, tenuissime serrata, reliquae vali-
dae apice subserratae; branchiae breviter pedunculatae, in segmentis
quinis ultimis nullaeg cirrus dorsualis pone setas positus; segmenta 59;
long. 40 mm. latit. 3,2 mm. cum setis 5 mm.; anus dorsualis. Hab. ad
oras Syriae, D. Hnonmaone. »
Nota. J’ai reproduit ci-dessus textuellement la diagnose de cette espèce telle
' que l’a donnée Knnasnc. Elle ne semble pas avoir été revue depuis.
G. HERMODICE IÃINBERG.
Corps allongé, déprimé, de section rectangulaire. — Prostomium, arrondi.
4 yeux dorsanx. Caroncule grande, ovale, plissée sur les côtés en lobes
foliacés. Une antenne impaire et deux antennes latérales. 2 palpes subulés im-
plantés sur des bourrelets buccaux. - Parapodes biramés, à rames écartées.
Soies dorsales, les unes lisses, capillaires, les autres subulées, denticulées. Scies
ventrales subbifides denticulées à l’extrémité. A chaque pied, un seul cirre
dorsal et un cirre ventral.- Branchies en touffes ramitiées, à tous les pieds à
partir du premier sétigère. - Anus dorsal.
H.,cai‘u11culata PA1.LAs. Fig. 47, 3-i. - Mc’ Irrrosn 1885, p. 24, pl. v,
III A, fig. 1-4; F.1uv1~:1. 1914a, p. 88, pl. 1, fig. 6, 10, 1914fb,p. 113, pl. VIII,
fig. 22-27, 31-32. H. nigrolineata Bruno 1870, p. 220. -— Pleione canin-
culata Gauss 1837. ·— Amphinome carunculam Quyrnnrnlons 1865,
p. 396. A. Savzgrzyi BRULLÉ, Qujrnnmcns 1865, p. 402.
Corps prismatique (47, a) atténué à Pextrémité postérieure. 60 à 150
sétigères. — Prostomium petit, subquadrangulaire. 4 yeux disposés en
carré. Une antenne impaire conique et deux antennes latérales moitié plus
courtes que l’impaire. Caroncule ovale, s’étendant jusqu’au 4° sétigère, à
6-8 feuillets latéraux plissés (h). 2 palpes semblables aux antennes latérales
et insérés sur des bonrrelets buccaux longitudinaux peu développés. -—-
Bouche ventrale s’étendant du 3° au 5° sétigère. Trompe exsertile, globu-
leuse, striée, dépourvue de mâchoires. ——- Branchies àpartir du 1" sétigère,
formées chacune de 2 troncs ramifiés plus ou moins rapprochés ou écartés
et présentant, d’un segment à l’autre, une sorte de disposition alternante
avec les pieds qui les fait paraitre presque doubles à un examen superfi-
ciel (c). - Parapodes à rames très écartées. A la rame dorsale, un seu]
cirre filiforme et un faisceau ide soies longues, fines et molles, les unes
lisses, capillaires, d’autres plus courtes et plus grosses, également lisses
et enfin quelques soies courtes dentelées en harpon (f). Soies ventrales de
3 sortes : 1° grosses, courtes, hastées (e), 2° lisses ou présentant seulement

rowcuirrns aimaivras. — AMPHINOMIDAE 131
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Fm. 47. —— Hermodice carunculata : a, grandeur naturelle; 11, tète, grossie; c, para-
pode. grossi; d, branchie inférieure; e, soie ventrale hastée >< 150; f, extrémité de
soie dorsale en harpon >< 300; g, extrémité de grosse soie dorsale lisse >< 300; h, soie
ventrale bifurquée et dentelée >< 300; i, soie ventrale >< 300; k, soie dorsale capil-
laire >< 300. -— Hipponoë Gaudichaudi : l, grandeur naturelle; m, tête, grossie; n,
parapode, grossi; 0, crochet ventral >< 'l00; p, soie dorsale et q, extrémité de soie
dorsale bifurquée >< 300.
quelques dentîculations à` leur extrémité mousse, un peu reoourbée (i),
3° des soies bifurquées dont la branche externe est formée d’un petit
éperon, réduit parfois à une simple encoche, l’autre branche, légèrement
incurvée, porte des dents plus ou moins marquées (h). On trouve tous les
intermédiaires entre ces soies bifurquées et dentelées et les soies tout à
fait lisses. Cirre ventral plus court que le dorsal et, comme celui-ci, en
partie masqué par les soies. —— Anus dorsal, en dépression arrondie rela-
tivement petite.
L. 6 à 30 om. — Sur le vivant, face ventrale jaune clair ou rouge brun
uniforme, face dorsale verdâtre ou brun chocolat avec une bande noire et
une bande verte transversales, contiguës, à la séparation des segments,
ou, au contraire, une ligne blanche intersegmentaire. Branchies rouge
vermillon, ponctuées de blanc. Caroncule rouge vif piqueté de blanc. Scies
d’un blanc d’albàtre brillant. Dans l’alcool, dos brun verdâtre ou gris
ardoise, ventre clair.

132 FAUNE nn FRANCE. — ronvcnizras annAN·ras
Dragages et fréquemment sur les épaves et les bois llottés parmi les Lepas.
Mer du Nord (Dogger Bank); Atlantique (Antilles, Açores); Méditerranée
(Sicile, Cerigo, Candie, Alexandrie et côtes d’Asie Mineure).
G. HIPPONOÉ Aunoum et M.-E¤wAnos. · _
Corps court, fusiforme, à segments peu nombreux. Prostomium arrondi. 4
yeux. Pas de caroncule. Une antenne impaire et deux antennes latérales. 2 pal-
pes subulés. — Bouche ventrale sans bourrelets longitudinaux. — Parapodes
biramés à rames très écartées. A la rame dorsale, un cirre filiforme et un fais-
ceau de soies capillaires. Rama ventrale réduite à un court mamelon portant
quelques gros crochets susceptibles de s‘invaginer dans une dépression circu-
laire. Pas de cirre ventral. — Branchies en touffes ramifiées, à tous les segments,
sauf aux 2 premiers sétigères. — Anus subterminal.
H. Gaudichaudi Aunovm et M.—EnwAnns. Fig. 47, l·p. - Aunouxiv et M.-
EDWARDS 183â, p. 128, pl. xx, fig. 10-10 bis; Mc' Isrosn 1885, p. 30, pl. 1,
_ fig. 5, xv, fig. 3, mA, fig. 13-17; Fauve:. 1914, p. 89, pl. x, fig. 2, 12. _
Corps fusiforme, aplati (47, l). 32 sétigères environ. - Prostomium
petit, arrondi ou ovoîde (ml. 4 petits yeux subégaux, disposés en rec-
tangle, les postérieurs presque au contact des antérieurs. Une antenne
impaire subulée, assez longue, insérée en arrière des yeux postérieurs.
2 antennes latérales plus courtes que _l`impaire, insérées un peu en avant
_ des yeux. 2 palpes filiformes semblables aux antennes latérales. - Bouche ·
ventrale, circulaire, entourée de plis rayonnante. - Branchies en touffes
arborescentes, ciliées, à partir du 3° sétigère. A la rame dorsale, un
çirre filiforme sous un large faisceau de soies en éventail (Il). Soies dor-
sales nombreuses, longues, fines, très légèrement denticulées à la base,
quelques-unes ont Pextrémité bifide (p, q). Rame ventrale réduite à un
court mamelon portant de grosses soies à crochet (0). Chez les individus
âgés, le mamelon et les soies ventrales sont invaginés dans une dépres-
sion circulaire à bords saillants. -— Anus en papille dorsale arrondie. Des
papilles néphridiennes.
L. 20 à 35 mm. sur 5 à 10 mm. —- Coloration sur le vivant, rouge ver-
millon; dans l‘alcool, blanc rosé avec branchies jaune pâle.
Entre les valves des Lepas sur les épaves et les bois flottés.
Atlantique (golfe de Gascogne). Espèce cosmopolite habitant aussi le Paci-
[ique. _
Nota. Les jeunes restent d‘abord fixés à la face ventrale de la femelle. lls
avaient jadis été pris pour des parasites. ,

ronvcuàras armures. - Anxrnxmonnnnss 133
G. NOTOPYGOS Gauss.
« [Lirione Kinberg.]
Corps ovale, à segments peu nombreux. - Prostomîum arrondi. Caroncule
en crète striée, naissant d'une plaque horizontale, prolongée en arrière, avec
des rebords fortements plissés. Une antenne impaire. 2 antennes latérales.
2 palpes filiformes insérés sur de volumineux bourrelets buccaux. — Parapodes
biramés à rames assez écartées. Soies dorsales bifurquées, lisses ou denticulées.
Soies ventrales semblables. - A chaque pied, deux cirres dorsaux, l'un en
avant. de la branchie, l’autre en arriére du faisceau de soies. Un cirre ventral.
Branchîes en touffes ramifîées, non pennatilîdes. — 2 gros urites en massue.
Anus dorsal, subterminal.
N. megalops Mc’ Ixrosxi. Fig. 48, î·n. - Mc’ Iixvrosu 1885, p. 17, pl. 1,
li. 1, Il a, fig. 3, 4; Fauve:. 1914, p. 91.
Corps ovale, aplati (48, i). 17-19 sétigères. —- Prostomium subquadran-
gulaire. 4 yeux ronds très noirs, les antérieurs plus gros que les posté-
rieurs situés derrière eux. Une antenne impaire tililorme. 2 antennes laté-
rales un peu plus courtes. 2 petits palpes semblables aux antennes, insérés
sur les deux bourrelets buccaux ovoïdes. Caroncule très développée, en.
chenille saillante, plissée en accordéon, s’étendant en arrière jusqu’au
5°sétigère (k). — Bouche ventrale s’étendant jusqu’au 3° sétigère. — Bran-
chies à partir du 7° sétigère, jusqu’aux avant-derniers sétigères. Elles sont.
composées d’une petite touffe de2 à 4 filaments assez épais et se réduisent
à un seul filament papilliforme aux derniers sétigères. A la rame dorsale,.
_ deux longs cirres iililormes,1‘un en avant de la branchie, 1‘autre en arrière
du mamelon sétigère (I). Soies dorsales raides, vitreuses, blanc d‘alb:ltre
nacré, toutes bifurquées, celles des premiers segments, un peu plus grosses
que les ventrales, présentent 2-3 faibles denticulations au bord interne de
la grande branche de la fourche. Aux segments moyens et postérieurs elles
sont toutes lisses (n). Soies ventrales semblables aux dorsales mais un peu
plus grosses et toutes denticulées (m). Cirre ventral subulé, relativement
court. — 2 gros urites cylindriques. Anus dorsal, très petit s’ouvrant
entre eux. ·
L. 9 à 12 mm. sur 3 mm. de large, sans les soies. — Coloration dans l’al· ·
cool, jaune pàle, cirrophores des cirres ventraux chamois. Cirres incolores.
Soies d‘un blanc d’albàtre nacré.
Dans les Coraux et dans les dragages profonds.
Atlantique(Banc de la Seine, au large des côtes d‘Espagne et aux Bermudes).
G. GHLOEIA Snvxcxv.
mm,. ......1., a ..·,.........«. ..... nnmhnmtv _ ¤.....».....:..m ·,.·M...1: A .......· na-

134 FAUNE nn FRANCE. —·.POLYCHÈTES ERRANTES
oncnle en longue crête plissée, naissant d’une plaque horizontale et prolongée
en arrière en.pointe avec des rebords froncés. Une longue antenne impaire.
Zantennes latérales. 2 palpes filiformes semblables aux antennes, insérés sur des
bourrelets buccaux longitudinaux. — Parapodes biramés à rames écartées.
' Soies dorsales, les unes simples, les autres bifurquées et toutes denticulées,
sauf aux premiers sétigéres. Soies ventrales bitides, lisses. — A chaque pied,
un seul cirre dorsal, saufaux deux ou trois premiers sétigères. Un cirre ventral.
Branchies pennatifides. — 2 urites courts, épais, cylindriques. Anus terminal.
Ch. venusta QUATREEAGES. Fig. 48, il-h. — QUArnEEAr;Es_ 1865, p. 391;
BIARENZELLER 1893, p. 2, pl. 1, fig. 1. C/ufucata QUATREFAGES 1865, p. 390.
Corps ovale aplati. 27 sétigères. —— Prostomium relativement gros.
4 yeux, les antérieurs deux fois plus gros que los postérieurs. Une antenne
impaire presque aussi longue que la caroncule. 2 antennes latérales plus
courtes, grêles, iiliformes. 2 palpes filiformes un peu plus courts que les
antenneslatérales. Caroncule épaissie, allongée, s’étendant jusqu’au 4** seg-
ment envîron. — Bouche ventrale s’étendant jusqu’au 5° segment, avec
deux bourrelets antérieurs allongés. -— Branchies pennatifides à 6-7 fila-
ments de chaque côté (47, h), insérées assez loin au-dessus des rames dor-
‘ sales, à tous les segments à partir du 4° sétigère. Parapodes à rames peu
écartées. A la rame dorsale, un long cirre filiforme violet et un petit fais-
ceau de soies raides, bifides, à branches inégales, lisses aux 4 premiers
sétigères. Aux segments suivants : 1° des soies bifurquées à grande bran-
che denticulée (f). 2° des soies simples lisses, 3° des soies simples dente-
lées en harpon (g). Soies ventrales très nombreuses, très fines, bifides
lisses (d). Cirres ventraux longs et plus minces que les dorsaux. Les trois
premiers sétigères portent 2 cirres dorsaux. - 2 urites courts et épais.
Anus dans le dernier segment. l
L. 20 à 25 mm. sur 4 à 5 mm. —— Caroncule violette, une ligne violette
sur le milieu du dos, une tache violette en avant de chaque faisceau dor-
sal, cirres dorsaux violets, a partir du 4** sétigère, branchies brunàtres,
face ventrale et cirres ventraux incolores.
Recueillie dans les dragages sur fonds de sable et de vase.
Atlantique (Santander), Méditerranée (Sicile, Naples, Tanger, Algérie, Cé-
rigo). .
— G. GHLOENEA Kimanne [Mc' INTOSH, char emencl.].
Corps court, ovale, à segments peu nombreux. — Prostomium arrondi. 4 yeux
(au moins chez les jeunes). Une antenne impaire. 2 antennes latérales. 2 pal-
pes filiformes insérés sur des bourrelets buccaux longitudinaux. Une grande
caroncule plissée. — Bouche ventrale. - Parapodes biramés, à·rames écar-
tées. Soies dorsales : 1° simples lisses ou en harpon, 2° bifurquées. Scies ven-
trales bifurquées, denticulées à chaque pied, 2 longs cirres dorsaux. Un cirre
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1>o1.x·caàras smmmas. — Amramonmia 135
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Fm. 48. — Chloenea atlantica : a, soie dorsale crénelée >< 250; h, soie ventrale >< 250;
c, soie dorsale bifurquée X 150 (d'après Mo’ [Mesa).- Chlocia. venusta : d, soie
vrntrale >< 150 (d’après Riom); e, extrémité de soie dorsale lisse >< 150; f, soie dor-
sale bifurquéex.150; g, soie dorsale >< [50 (d’après l`lAl'(El\ZELLERl; h, branchie}>< 20.
— .\’0t0pyg0s megalopa ; i, face ventrale, grandeur naturelle; k, tète, grossic;
1, parapode, grossi; m, soie ventrale >< 100; n, soie dorsale >< 100.
Ch. atlantîca Mc’ Imosn. Fig. 48, a·c. — Mc` Irzrosn 1885, p. 15, pl. 1,
fig. 4, 1 a, fig. 10-13; Room 1806, p. 444.
Corps court, ovoïde, eflilé postérieurement. Environ 19 sétigères. —
Prostomium arrondi. 4 yeux chez les jeunes, pas d’yeux chez les adultes.
Une longue antenne impaire. 2 antennes latérales. 2 palpes iiliformes.
Caroncule grande, spongîeuse, rugueuse, làchementplissée, s`étendant en
arrière jusqu’au 4° segment. -— Bouche ventrale, s’étendant sur les 3 pre-
miers sétîgères. — Branchies pennatifides à 3-4 divisions latérales. Elles
commencent au 5° segment. — 2 longs cirres fîliformes à chaque rame
dorsale, 1‘un en avant et en dehors de la branchie, 1’autre en arrière du
mamelon sétîgère. Soies dorsales longues et opalescentes, se croisant
d’un pied à l’autre, de 3 sortes ; 1° les unes simples, presque lisses, 2° les
autres simples dentelées en harpon (a), 3¤ soies bilurquées à branches
inégales lisses (c). Soies ventrales en longues touffes blanc d’amiante,
toutes bîfurquées, à longue branche denticulée lh). Longs cirres ventraux
I!1!1'-1-1-1 h 111,3411 I11,1 1 t1 A11111 4111113111I

136 FAUNE DE FRANCE. — POLYCHÈTES ERRANTES
L. 9 mm., sur 3 mm. — Cirres dorsaux et ventraux vert brunàtre. Scies
opalescentes, blanc de lait.
Fonds de vase et fond dur, sur des Éponges à une profondeur de 950 à 2.500
mètres.
Atlantique (golfe de Gascogne).
G. EUPHROSYNE SAVIGNY.
Corps elliptique à segments peu nombreux. —- Prostomium en crête aplatie
recourbée à la face ventrale. 4 yeux, 2 dorsaux et 2 ventraux. Caroncule en
crête allongée à 3 lobes longitudinaux parallèles. Une antenne impaire. Anten-
nes latérales très petites insérées à la face ventrale. 2 palpes réduits aux bour-
relets buccaux, sans stylodes. — Parapodes en larges crêtes transversales, à
rames peu écartées. Deux cirres à la rame dorsale. Soies dorsales en rangées
transversales, elles sont bifurquées, les unes lisses, les autres dentelées (l). Scies
ventrales en faisceau étalé, bifurquées, lisses. Un cirre ventral. — Branchies
` ramifiées disposées en rangées transversales en arrière des soies dorsales. —
2 courts urites en massue. Anus petit, terminal, s’ouvrant au-dessus des urites.
1. Scies dorsales dentelées, à branches renflées, à double courbure'
(fig. 49, g) ................... 2
— Soies dorsales dentelées, à branches divergentes simplement ar-
quées non renflées (fig. 49, q). Divisions terminales des branchies
coniques acuminées ......... E. armadillo, p. 137
2. Branchies à divisions terminales lancéolées. Antennes latérales
filiformes (fig. 49, 8) ............... 3
—— Branchies à divisions terminales peu ou pas renflées. Antennes
latérales rudimentaires (fig. 49, n) .... E. myrtosa, p. 139
3. Des soies intermédiaires très longues. . E. intermedia, p. 137
—- Pas de longues soies intermédiaires .... E. foliosa, p. 136
E. foliosa Aunoum et M.-EowAnns. Fig. 49, a·g‘. — SAINT•JOSEPH 1888,
p. 190; Mc’ INTOSH 1900, p. 234, pl. xxxv, fig. 1, 15-18, xxix, fig. 3
(bibliographie). E. mediterranea Gauss 1863, p. 38, pl. xv, fig. 2. E. ra.-
cemosa EHLERS 1864, p. 67, pl. x et 11, fig. 1-2. E. Aud0uz'niCLA1>AnÈnE
1868, p. 108, pl. xx, fig. 8; RACOVITZA 1896, p. 60, pl. 1 et ix, fig. 7-13.
— (Y) E. Robertsoni Mc’ INTOSH 1900, p. 240. '
Corps ovale allongé, face dorsale bombée (49, a). 30-36 sétigères. -—
4 yeux,.deux gros dorsaux et deux un peu plus petits ventraux. Une
antenne impaire, épaisse, cylindrique, terminée par un petit article en
bouton, insérée en avant de la caroncule, entre les deux yeux postérieurs
(b). 2 petites antennes latérales très minces et moitié plus courtes que l’im-
1. Les soies dentelées ont ordinairement deux grosses branches recourbées rentléés, leur don-
nant Pasnect d‘une mâchoire en|.r’0uve1‘te. J0i—iNs0N et Honsr leur donnent le nom caractéristiuue

rowcuiarss xannazvrss. —- Aurumomnas 137
paire, caroncule (h) divisée en trois lobes longitudinaux, un médian en
crète saillante avec 2 gouttières ciliées de chaque côté et deux lobes laté-
raux aplatis séparés du lobe médian par de profonds sillons longitudi-
naux. La caroncule s’étend jusqu'au 5° sétigère. — Bouche ventrale s'éten-
dant jusqu’au 4° sétigère. — Branchies à partir du 1" sétigère, disposées
en rangées transversales comprenant, de chaque côté, 7-9 troncs ramifiés
en dichotomie dont les branches se terminent par une expansion lanoéolée
de forme très variable (d, 0, f). - Parapodes à 2 rames peu distinctes. A
la rame dorsale, 2 cirres, l’un à Pextrémité interne de la rangée de bran-
chics, l‘autre entre la 2° et la 3° branchie. Scies dorsales de deux sortes
disposées en rangées transversales en avant des branchies, toutes bifur-
quées, 1° les unes à branches très inégales, lisses, 2° les autres à branches
toutes deux bien développées, arquées, rentlées et denticulées sur leur bord
interne. Ces soies ont 1’aspectd'une gueule ent1·‘ouverte (g). Soies ven-
trales bifurquées, à branches droites et lisses, les supérieures plus longues
que les dorsales, les inférieures de plus en plus courtes (h). Cirre ventral
en arrière du faisceau de soies ventrales. — 2 gros et courts urites renflés
en massue.
L. 10 à 30 mm. sur 10 mm. Coloration rouge orangé, rouge cinabre ou
rouge brique. ·
A mer basse sous les pierres et dans les fentes de rochers. Dans les dragages,
sur les vieilles coquilles et cailloux perforés. Commune dans les bancs d’Huîtres
et d’Anomies.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
Nota. L’Euphrosyne Roberzsoni, dont Mc' Imosn n‘a observé qu'un unique spé-
cimen de la Clyde, ne paraît diflérer de l’E. foliosa par aucun caractère impor-
tant. ·
E. intermedia SA|x·r·Josr:ru. Fig. 49, i. - Saixvr-Josaru 1888, p. 197, pl. vm,
fig. 56.
Cette espèce, dont os Smvr-Josera n'a observé qu'un seul petit exemplaire
de 9 mm. et 26 segments, dragué à Dinard, ne difïérerait de l’E. foliosa que par
la présence, entre les soies dorsales et les soies ventrales ordinaires, « d’un fais-
ceau de 20 à 30 soies aussi saillantes que le sont les soies natatoires chez les
Syllidiens mûrs, trois fois plus fines et deux fois plus longues que les soies
ventrales, fragiles, calcaires, creuses, transparentes, parcourues par un canal qui
contient de la matière organique grise et garnies de dents de scie depuis l’ex-
trémité antérieure jusqu'à la naissance d'une épine pointue longue de 0mm.028 ». ·
Mc' Irrrosu pense, probablement avec raison, qu‘il ne s’agit là que d'une variété
d'E. foliosa à longues soies.
E. armadillo Sans. Fig. 49, 0·q. -— Mc’ livrosrr 1900, p. 238, pl. xxxv,
fig. 2, 8-14 (bibliographie). E. lanceolata. Mc’ Irrrosu 1870, p. 395, pl.
Lxxx, fig. 1. `

138 nous on manon. — ronrcnnrns nnanmns
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Fra. 49. — Euphrosyne foliosn : a, face dorsale, grossie; b, tête, grossie; c, région
antérieure, face ventrale; d, parapode, grossi; e, I, diverses variétés de terminaisons
. branchiales >< 150; g, soie dorsale crénelée >< 300; h, soie ventrale >< 150. —E. inter-
media: i, soie ventrale >< 160. - E. myrtosa : k, soie en faux; 1, soie bifurquée ;
m, soie en gueule (rmgent); n, fragment de branchie (·1’après Gnavxsai. ———E. armadillo
o, branchie >< 150; p, soie ventrale >< 250; q, soie « rinqent ·· >< 250.
dorsaux et 2 plus petits ventraux. Une antenne impaire conique acuminée,
biarticulée, insérée entre les deux eux ostérieurs. 2 etites antennes
Y P P
latérales filiformes insérées à la face ventrale. Caroncule étroite, trilobée,
analogue à celle d’E. foliosa et s’étendant jusqu’au 5" sétigère. — Bouche
ventrale. ·—— Branchies à partir du i" sétigère, disposées en rangées trans-
versales comprenant, de chaque côté, 5-6 troncs ramifiés 4-5 fois en dicho-
tomie, à divisions terminales coniques acuminées, plus nombreuses et
plus grêles que chez E. foliosa (0). — Parapodes biramés à rames peu
distinctes. A la rame dorsale, 2 cirres, l’un à l'extrémité interne de la
rangée branchiale, l’autre entre la 2° et la 3** branchie. Soies dorsales de
deux sortes,_disposées en rangées transversales en avant des branchies,
toutes bifurquées : 1° à branches très inégales lisses, 20 à branches toutes
deux bien dévelo ées,.diver entes, denticulées, lé èrement ar uées en
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dehors mais n’a ant n1Ia double courbure n1 le renflement subterminal
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ronrciiàrns nnnxnrns. -— Amrnmoiunnxxa 139.
branches inégales droites et lisses (p). Cirre ventral en arrière du faisceau
de soies ventrales. — 2 gros urites renilés en massue.
L. 5 à 10 mm. sur 3 à 4 mm. - Coloration rouge brique.
Fonds de vase, sable coquillier et Coraux à une assez grande profondeur, 250
à 300 mètres. ` ·
Atlantique (côte Ouest d’Irlande, Banc de la Seine, Madère et Ténérille).
E. myrtosa Savmxv. Fig. 49, k-n. —- SAVIGNY 1820, p. 64, pl. xx, fig. 2;
Gnnvusn 1901, p. 254, pl. x, fig. 147-149. '
Corps ovale allongé, face dorsale convexe. 36-43 sétigères. — 4 yeux,
2 dorsaux allongés, 2 ventraux plus petits. Une grosse antenne impaîre, à
base large, terminée en pointe mousse, insérée entre les 2 yeux postérieurs.
2 très petites antennes latérales rudimentaires. Caroncule à 3 lobes longi-
tudinaux dont le médian est de beaucoup le plus considérable, s’étendant
jusqu’au 5** sétigère. — Bouche ventrale, allant jusqu’au 4° sétigère. ——
Branchies à partir du 1" 'sétigère, disposées en rangées transversales
comprenant, de chaque côté, 6-8 gros troncs courts, épais, ramifiés 4-5 fois
en dichotomie, à divisions terminales en pointe mousse, non renflée (n). -
A la rame dorsale, 2 cirres, l’un à l’extrémité interne de la rangée bran-
chiale, 1’autre en face de la 3° branchie. Soies dorsales de 2 sortes, dispo-
sées en rangées transversales en avant des brancliies, toutes bifurquées :
1° à branches très inégales, lisses (l), 2° à branches toutes deux bien déve-
loppées, à double courbure, renflées et dentelées sur leur bord interne (m).
Il s’y joint parfois quelques soies plus grêles, non bifurquées et recourbées
en faux au sommet (k). Soies ventrales bifurquées à branches inégales,
droites et lisses. Les soies ventrales supérieures sont plus longues que
les inférieures. Cirre ventral en arrière du faisceau de soies ventrales. -
2 courts urites renilés.
L. 17 mm. sur 5 mm. -- Coloration « violet foncé avec quelques reflets »
(Snvrciw).
Habitat : ? - Cette espèce de la Mer Rouge, fort peu différente de l'E. foliosa.
a été signalée à Cherso, dans l’Adriatique, par Gauss.
G. SPINTHER Joixssron.
[Oniswsoma Sars; Crypzonoza Srxmrson.]
Corps elliptique, dos plus ou moins convéxe. Segments peu nombreux. — Pas
de prostomium distinct. Une antenne impaire avec 4 yeux à la base. Pas d’an-
tennes latérales, pas de palpes, pas de bourrelets buccaux, pas de caroncule. -
Bouche ventrale. Trompe exsertile courte et semi-tubuleuse, sans mâchoires.
- Pas de branchies, pas de cirres dorsaux. - Rame dorsale portant des la-
melles membraneuses transversales soutenues par des soies simples ou bifides.
A la rame ventrale, un mamelon portant des soies composées à article terminal
-.. ....-.`L-L ..-.....-..Ll ..1. ..`I.-..!-..-.. -..2A.. .·!....`I...· 'h^-f...S.·.-·. ^€·.-.. ··^··l·.·«I «« Ànnnua

140 FAUNE nn rnaucn. —— ronxcnàrss nnnmrns
du mamelon sétigère. —·- 2 urites en forme de papilles globuleuses. Anus ter-
minal.
1. Parapodes sans cirres ventraux (fig. _50, c). S. miniaceus, p. 140
` — Parapodes avec cirres ventraux (Hg. 50, ni, n) ......
......... · ....... S. oniscoïdes, p. 140
S. oniscoides Jounsroiv. Fig. 50, g-n. — Jouxsroiv 1865, p. 127, pl. xiv,
fig. 7·14; Rinnnm. 1909, p. 101, pl. 1, fig. 1-6.
Corps ovale ou oblong, dos convexe. 20 à 26 sétigères. — Une antenne
impaire avec 4 yeux à la base. ——· Trompe en rosette. —- Parapodes bira·
mes à rames très dissemblables. A la rame dorsale, une crête transversale
formée d’une lamelle membrancuse bifurquée en Y et soutenue par des
soies finement bidentées àl‘extrémité. Rame ventrale formée d’u11 mamelon
cylindro-conique surmonté d’un cirre digitiforme, court (50, m, n). Une ou
deux grosses soies composées, à hampe lisse, à serpe recourbée en croc
et de nombreuses soies simples efïilées, à pointe finement bidentée (g, h,
k, 1). —- Pygidium avec 2 gros cirres en massue. Face ventrale portant
de petites verrues disposées sur la ligne médiane et en bandes transver-
sales allant aux parapodes.
L. 9 à 12 mm. — Coloration jaune crème, uniforme.
Sur les Éponges. — Atlantique (côtes d’lrlande), Manche (Cancale).
Nota. La synonymie des Spin:/ier est très embrouillée. Rrnnxsm. a montré que
sous le nom de S, oniscoides Gaarr a confondu l’espèce type de Jonwsron et le
S. citrinus de Srmrson.
Sp. miniaceus Gnuna. Fig. 50, a-f. -—— Gnus 1887, p. 93, pl. 1-v; Raco-
vrrza 1896, p. 71,pl. xxx, fig. 22-26; Mc’ INTOSH 1900, p. 232, pl. xxxv,
fig. 1-2,_ xxxv, fig. 5. 6). arcticus MALMGREN 1867, p. 127.
Corps ovale, elliptique, dos convexe (50, a-b). 12 à 24 sétigères. —
Une courte antenne impaire piriforme avec 4 yeux à la base, 2 en
avant, 2 en arrière. ·— Trompe molle, lisse, en entonnoir. — Parapodes
biramés à rames· très dissemblables. A la rame dorsale, une double la-
melle membraneuse en crête transversale soutenue par de longues et
fines soies bifurquées à l’extrémité qui dépasse légèrement la lamelle
(a,b,c,e,f). A la rame ventrale, des mamelons cylindriques portant une
ou deux grosses soies à crochet, à hampe lisse, à article terminal
recourbé (d) et 8-12 soies simples à extrémité eflilée. Pas de cirres ven-
traux. -- Le, pygidium porte 2 gros cirres anaux globuleux. -— La face
ventrale paraît lisse avec de très petites verrues ou bien elle est aréolée.
L. 1 à 8 ou 9 mm. - Coloration très variable, jaune pâle avec lamelles
piquetées de blanc, rouge cinabre, rouge sombre, brun ou brun violacé,

potvcnimzs snmurss. — PHYLLODOCIDAE 141
A la surface ou dans les oscules des Éponges (Halichandria, Tedania, etc.),
Méditerranée (golfe du Lion), Adriatique (Trieste), mer d’Irlande (Anglesey).
Atlantique (Hébrides).
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Fm. 50. — Syzinther miniaceus : a, face ventrale, grossie; b, face dorsale (d‘après Giurr);
c, parapode ><25; d, crochet ventral ><‘l50; e, soie bifide >< 250: I, soie ventrale X
80 (d‘après Mc' livrosu). — Sp. oniscoïdcx: g, crochet ventral; h, soie bifide, gros-
sîe (rl’ap1·ès .l0nvs·rox); i, crochet ventral >< X50; k, 1, extrémité des soies bifides ><
150: m, n, rame ventralc >< 10 (les soies bifides ne sont pas iigurées) (d’après Rinnstt).
F. PHYLLODOCIDAE Gmini:.
(Phyllodociens.)
_ Corps vermiforme, ordinairement long et mince à segments très nombreux.
Prostomium distinct, conique, ovale ou cordiforme. 2 yeux. 4 ou 5 antennes.
Trompe exsertile inerme (i), 1 à 3 premiers segments modifiés portant des
(1) A Pexceplion du Phalacrophorus.

142 FAUNE DE FRANCE. - POLYCHÈTES ERRANTES
cirres tentacnlaires. Aux autres segments, parapodes uniramés (exceptionnel-
Iement biramés). Cirres dorsaux et ventraux foliacés. Soies composées. 2 cirres
anaux au pygidium.
Remarques. La détermination des Phyllodociens est pleine de difficultés,
surtout lorsqu’il s’agit de spécimens conservés et ayant perdu les brillantes
couleurs qui les caractérisent parfois facilement à l'état vivant. Il faut noter,
cependant, que, dans une même espèce, la coloration peut présenter des varia-
— tions fort étendues et on ne peut se fier uniquement à ce caractère.
La forme des cirres dorsaux, à laquelle beaucoup d’auteurs ont attaché une
grande importance, est aussi très variable, non seulement d’un individu à
l’autre, mais encore suivant le segment considéré. Il ne faut donc comparer
que des cirres appartenant a des parapodes de la même région.
La trompe fournit de bons caractères, lorsqu'elle est dévaginée, suivant
qu’elle porte ou non des papilles et d’après la façon dont elles sont répar-
ties, uniformément, ou en régions distinctes, disséminées sans ordre ou
groupées en rangées longitudinales.
Beaucoup d’auteurs ont attaché une importance, à mon avis exagérée, à la
division plus ou moins nette des premiers segments tentaculaires, tantôt
bien distincts, tantôt plus ou moins soudés entre eux ou avec le prostomium.
Quelle que soit la valeur théorique de ce caractère, son application pratique
est malheureusement fort restreinte. En effet, l’aspect de cette région varie
énormément avec la contraction de l’animal et aussi suivant que la trompe
est invaginée ou extroversée. Si, dans certains cas extrêmes, ces segments
semblent bien nettement distincts, ou au contraire fusionnés en un seul, beau-
coup plus souvent un léger sillon, un repli plus ou moins marqué, laissent
l’observateur dans le doute. Ainsi s’explique que les auteurs soient souvent
. en désaccord sur ce point à propos de la même espèce. C'est pourquoi j’ai
laissé de côté la plupart des coupes génériques basées sur ce caractère.
Assez récemment, Bencsrixôn a établi la plupart des divisions génériques sur
ce caractère et aussi sur la présence ou l’absence d’acicules et de soies aux
segments porteurs de cirres tentaculaires. Il a établi ainsi une formule du type
suivant : 1 -|- O È; -1- S É-1% dans laquelle le signe + sépare les segments
distincts, 1 représente un cirre tentaculaire, S les soies, a les acicules, N un
cirre ventral foliacé, O l’abseuce de soies ou d’acicule.
Cette formule fournit, en effet, des renseignements utiles sur une espèce,
mais sa valeur générique me semble exagérée car son application conduit à
multiplier les genres d’une façon ab`usive. En outre, pratiquement, il est fort
difficile de la vérifier sur des animaux conservés, généralement opaques, con-
tractés et très fragiles. Elle nécessite, presque toujours, le sacrifice d’un spé-
cimen, ces détails ne pouvant se voir qu’après une préparation spéciale,
éclaircissement et compression de cette région.
Los Phyllodociens proprement dits forment un groupe homogène qu’il me
paraîtinutile de subdiviser. Quant aux Lopadorhynchinés, c'est un groupe arti-
ficiel assez hétéroclite et ce n’est que provisoirement que l'on y peut classer
des formes aberrantes comme les lospilus, Phalacrophorus et surtout Lacydonia
et Paralacydonia que certains de leurs caractères rapprochent des Nep/nhys.

rowcnàrns nnnmrns. — PHYLLODOCIDAE 143
La Pontodora est aussi une Annèlide dont la·place reste incertaine dans la
classification.
Bsnesrnôix a tranché la difficulté en rangeant ces formes aberrantes dans trois
familles nouvelles distinctes : lospilidae, Lacydoniidae et Pontodoridae que nous
considérerons ici seulement comme des tribus, ou sous-familles, des Phyllodo-
ciens, divisés alors en :Phyllodocinae,Lopadorhynchinae, Iospilînae,
Pontodorinae et Lacydonîinae.
TABLEAU ons cnmins:
1. Corps long et mince, segments très nombreux, cirres dorsaux
et ventraux très développés (fig. 51, a). Animaux littoraux.
.............. (S.·F. Phyllodocinae) 4
— Corps relativement court, de petite taille (fig. 67, a). Cirres
réduits. Pélagiques ................ 2
2. Parapodes uniramés (fig. 67, d, e) ........... 3
-— Parapodes biramés. 4 antennes. Pas de palpes (fig. 74; a). . .
.............. [S.-F.Lacydoniina.e) 12
3. 4 antennes. Pas de palpes. 2 à 3 paires de cirres tentaeulaires
(fig. 67, b) ......... (S. F. Lopadorhynchinae) 9·
— 2 antennes. 2 paires de cirres tentaculaires (fig. 73, g). Para-
podes très longs, cirriformes .............
....... (S.-F. Pontodorinae). G. Pontodora, p. 197
—- Pas d'antennes. 2 palpes rudimentaires (fig. 72, e). 2 paires
‘ de cirres tentaculaires ........ (S.·F. Iospilinae) 10
4. 4 paires de cirres tentaculaires (fig. 51, h) ........ 5
—— 3 paires de cirres tentaculaires (fig. 66, a) ........ 7
- 2 paires·de cirres tentaculaires (fig. 62, g) ....... 8
5. Parapodes uniramés (fig. 51, c) ........... 6
—· Parapodes biramés. 5 antennes(fig. 61, h]. G. Notophyllum, p.170
6. 4 antennes (fig. 51, b) ....... G. Phyllodoce, p. 144
— 5 antennes (fig. 57, g) ........ G. Eulalia, p. 159
7. 3 paires de eirres tentaculaires sur Zsegments distincts (fig. 65, al
................ G. Mystides, p. 180
— 3 paires de cirres tentaculaires sur 3 segments distincts (fig. 65, e)
.............. G. Protomystides, p. 179
8. 2 paires de cirres tentaeulaires au premier segment. Pas de cirre
dorsal au 2* (fig. 62, g) ......... G. Eteone, p. 172
- 2 paires de cirres tentaeulaires réparties sur les segments,
1 et 2. Cirres dorsaux àtous les segments (fig. 63, i) .....
................ G. Lugîa, p. 178
9. Cirres dorsaux et ventraux cylindriques (fig. 72, h). _ .... ‘
. .· ............. G. Pelagohia, p. 192
— Cirres dorsaux et ventraux ovales, foliacés, plus grands que le __
pied (fig. 71, c) .......... G. Maupasia, p. 189

144 FAUNE nn FRANCE. — ronvcnàrss Emmwrizs
— Cirres dorsaux foliacés, ventraux cylindriques (fig. 70, e). . .
............... G. Pedinosoma, p. 188
— Cirres dorsaux et ventraux épais, lancéolés, plus petits que le
pied. Premiers sétigères modifiés, à soies simples (fig. 67, e).
._ ............ G. Lopadorhynchus, p. 183
10. Trompe à2crochetschitineux|(fig. 72, h). G. Phalacrophorus, p. 196
- Trompe inerme (fig, 72, e) ...... . ...... 11
1 1. 3° et 4° segment sans cirres dorsaux ni ventraux (fig. 72, e). . .
................ G. _Iospilus, p. 194
— 3" et 4° segment avec cîrres dorsaux et ventraux (fig. 73, 3.). . .
. ._ ...... _ ....... G. Pariospilus, p. 194
12. Une paire de cîrres tentaculaires rudimentaires au premier seg-
ment. 3 premiers sétigères uuiramés (fig. 74, a) ......
............... G. Lacydonia, p. 197
— Pas de cîrres tentaculaires au premier segment. 1=' sétigère 'seul
uniramé (fig. 74, e) ........ G. Paralacydonia, p. 198
S.—F. PHYLLODOGINAE I
« G. PHYLLODOCE SAVIGNY. '
Corps très allongé, à segments très nombreux. - Prostomium ovale ou cordi-
forme. 2 yeux. 4 antennes. Souvent un bouton occîpital. — Longue trompe garnie
à la base de papilles molles diffuses ou disposées en rangées longitudinales.
4 paires de cîrres tentaculaires réparties sur 3 segments plus ou moins dis-
tincts.1 -(— É —(-   — Cirres pédieux foliacés, les dorsaux cordiformes ou rhom-
boidaux, ou réniformes. Parapodes uniramés. Soies composées. -2 cîrres anaux.
1. Prostomium non cordiforme. Trompe à papilles diffuses très
serrées ............. (S.-G. Nereiphylla) 2
-—· Prostomium cordiforme. Trompe à papilles diffuses très serrées
(fig. 51, b) ............ (S.-G. Phyllodocei 5
— Prostomium cordîforme. Trompe à papilles disposées en rangées
longitudinales (fig. 54, a) ........ (S.-G. Anaïtides) 6
— `Prostomium à prolongement postérieur enchâssé dans les 2 pre-
miers segments soudés. Trompe à papilles en rangées longitu-
dinales (fig. 56, a) .... (S.-G. Anaïtisl P. kosterienseis, p. 157
2. Cirres tentaoulaires plus ou moins aplatis (fig. 55, a) .... 3 _
—- Cirres tentaculaires tous cylindriques (fig. 51, b) ...... 4
" 3. Cirres dorsaux verts, bordés de jaune .... P. Paretti, p. 154

rowcaàrns snnmres. — rnrtnonocxnrxn 145
-— Cirres dorsaux rougeâtres ou brunàtres. . P. ruhiginosa, p. 155
-·- Cirresdorsauxbruns,blanchàtres ausommet. P. alb0·vittata, p. 156
4. Cirres dorsaux blanchàtres avec tache centrale brune .....
................. P. vittata, p. 157
—— Cires dorsaux bruns, presque sphériques. ·. . P. nana, p. 156
— Cirresdorsauxcourts etlancéolés. Jauneverdâtre. P. pusilla,p. 157
5. 2yeux assez gros. 15 à 75 centimètres. . . P. laminosa, p. 145
‘-— 2 très gros yeux. 30 millimètres. . . P. macrophthalma, p. 146
6. Cirres dorsaux ovales ou cordiformes (fig. 51, c) ...... 7
— Cirres dorsaux rectangulaires ou rhomboîdaux (fig. 53, 0). . . 9
7. 24 à 30 rangées longitudinales de papilles à la base de la
trompe .............. P..lineata, p. 147
-— 12 rangées ................... 8
—— 8 rangées ............ P. bimaculata, p. 148
— 6 rangées ...... . ..... P. bruneoviridis, p. 148
8. Région antérieure de la trompe hexagonale (fig. 52, a) .... ’
............... P. lamelligera, p. 147
— Région antérieure à 4 rangées de grosses papilles (fig. 52, m).
.............. P. macropapillosa, p. 149
— Région antérieure de la trompe cylindrique, presque lisse
(fig. 53, d) ...... ' ..... P. madeirensis, p. 150
9. 8 rangées longitudinales de papilles à la base de la trompe ·
(fig. 52, k) ...... , ...... P. citrina, p. 150
— 12 rangées .................. 10
10. Cirres ventraux ovales, dépassant le pied (fig. 54, f') ....
............... P. groenlandica, p. 153
—- Cirres ventraux ovales-cbtus, plus courts (fig. 53, c) .....
` ................ P. maculata, p. 152
— Cirres ventraux acuminés, plus longs que le pied (fig. 54, c)
................ P. mucosa, p. 152
P. lamînosa Savxcivv. Fig. 51, a·e. — Aunoum et M.-Enwaans 1834,
p. 222, pl. v a, fig. 1-8; SA1m·-Josnru 1888, p. 274; pl. xx, fig. 133-136.
P. Rat/zlcei Qoyrnnmcas 1865, p. 131, pl. ix, fig. 12-14. — (?) Eulalia.
.s·a.z·z'c0la Quarnaracns 1865, p. 119.
Corps linéaire, très long, plusieurs centaines de segments (51, a).
Prostomium cordiforme, avec un bouton cépbalique dans Péehancrure
postérieure. 2 gros yeux foncés. 4 antennes subulées, subégales. — ‘
Partie antérieure de la trompe hexagonale, ridée transversalement,
couronnée de 16 à 20 papilles arrondies (b). Partie basilaire couverte de
fines papilles coniques, très nombreuses, très serrées, non disposées
en rangées longitudinales. - 4 paires de eirres tentaculaires cylin- .
driques acuminés, les plus longs atteignant jusqu'au 14°-18° sétigère, '
10

146. FAUNE DE FRANCE. — POLYCHÈTES ERRANTES
' 0 1 0 1 el, . . . ,
1 S —— S É. 1 se ment tentaculaire non visible den dessus.
a 1 a N
Grands cirres dorsaux foliacés, les antérieurs ovales allongés, les sui-
vants irrégulièrement cordiformes plus hauts que larges, à insertion
latérale (c, d). Cirres ventraux plus petits oblongs, dépassant le pied,
les antérieurs obtus, les moyens acuminés. —— Parapodes à 2 lèvres
dont l’une est bilobée. Soies à hampe renflée à Farticulation, qui est épi-
neuse (e). Longue arête finement dentelée. —- 2 cirres anaux non foliacés.
L. 15 à 75 cm. — Dos foncé à reflets irisés bleu-acier et rayé trans-
versalement de bandes vertes ou brunes. Face ventrale parfois rosée.
Cirres foliacés vert d‘eau ou vert olive. Dans l’alco0l, des foncé à reflets
bleus, cirres brun·verdàtre ou brun pourpre.
Sous les pierres, à basse mer, ou dans les creux de rocher,
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
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Fm. 51. —- Phyllodoce laminosa : a, réduite ; b, tète et trompe, grossîes; c, parapode
mo ·en rossi; d, un ara ode antérieur; e, soie >< 300. — P/z. macropht/zalma : f,
à · g P. P . , . , . . .
g, cîrres dorsaux, grossis. —Ph. lmeata : h, region anterieure, grossie; x, parapode
antérieur; k, parapode moyen; 1, soie>< M.
P. macrophthalma Scnmmna. F ig. 51, f, g. — Saxnr-Josnrn 1888,
p. 281, pl. xx, fig. 139-140. _
· Corps linéaire. 85 sétigères. — Prostomium cordiforme, échancré en

POLYCHÈTES muumras. — rnrnnonocxnixs 147
arrière. 2 très gros yeux. 4 antennes. 3 segments tentaculaires distincts
à la face ventrale. Les cirres tentaculaires les plus longs atteignant le
7° sétigère. 1 -|- S % + S 2%. — Trompe couverte de nombreuses _ ·
rangées de papilles, 36 environ. — Cirres dorsaux cordiformes (rl1omboï·
deux d’après Scnmnna), 51, f, g. Cirres ventraux lancéolés, moitié moins
grands. Parapodes bilabiés. Soies à hampe peu élargie, garnie de petites
épines, article terminal à bord finement strié. ·—- 2 gros-cirres anaux
fusiformes.
L. 30 mm. sur 1 mm. —— Coloration : verte, piquetée de brun.
Dragages côtiers. — Dinard, Atlantique (SCHMARDA).
Nota : Probablement une forme jeune de P. laminosa. '
P. lineata (Cnnrnuàne). Fig. 51, h—l. - P. callirhync/zus Mrcnnsnssn
1897, p. 33, pl. 1, fig. 14-15. P. papulosa Sunrr-Josern 1898, p. 320,
pl. xvm, fig. 117-121. -— Anaïtzïr lineata Cnnraniaus 1870, p. 94, pl. xx,
fig., 4.
Corps linéaire, atténué en avant, très eflilé postérieurement. 150 à
700 segments. — Prostomium cordiforme, avec bouton céphalique dans
Péchancrure postérieure. 2 yeux foncés de taille moyenne. 4 antennes
subulées, épaisses, subégales. -- Partie antérieure de la trompe hexago-
nale, à 6 rangées de 5 à 10 grosses verrues brunàtres; couronnée de 16 à ·
17 papilles arrondies. Partie basilaire couverte de papilles ovales, acu-
minées ou lancéolées, aplaties, brunàtres, disposées sur 24 à 30 rangées
longitudinales plus ou moins régulières, parfois spiralées, de 12 à 15
chacune (51,h]. —4paires de cirres tentaculaires cylindriques, inégaux, les
plus longs pouvant atteindre jusqu’au 16° sétigère. 1 —}- O Éâ- -}- S gïâ.
1°" segment tentaculaire invisible d’en dessus; les trois distincts à la face.
ventrale. Cirres dorsaux antérieurs largement réniformes, les médians .
cordiformes, les postérieurs plus allongés, plus ovales (i, k). — Cirres ven-
traux lancéolés acuminés, dépassant bien le pied. Parapode à lèvre
antérieure bilobée. Soies à hampe renflée à1’articulation couverte de nom-
breuses épines courtes et faiblement entaillée (I). Long article finement
pectiné terminé en pointe capillaire.
L. 10 à 40 cm. sur 3 à 4 mm. — Corps pâle, jaunâtre ou couleur chair
avec fines raies transversales brunes ou bleues. Cirres dorsaux bruns
bordés de gris. Papilles de la trompe brunàtres.
A la côte, dans le sable vaseux. —. Mer du Nord, Manche, Atlantique, Médi-
terranée.
P. lamelligera Jonxsroiv. Fig. 52, a·e. — Jomvsrom 1865, p. 175, pl. xvr,.

148 FAUNE ns manon. — ronrcniarss Ennanrss
fig. 1-6; Enmzns 1864, p. 139, pl. v1, fig. 1-6; Faovsr. 1914, p. 111. —·
(?) Anaïtis ceplzalotes CLAPARÈDE 1868,* p. 238, pl. xvu, fig. 3.
Corps linéaire, à segments très nombreux. — Prostomium piriforrne ou
· cordiforme, faiblement échancré en arrière. 2 yeux noirs. 4 antennes
courtes, coniques. — Partie antérieure de la trompe hexagonale, ridée
transversalement, couronnée de 16 papilles. Partie basilaire à papilles
disposées, de chaque côté, sur 6 rangées longitudinales de 8 à 16 (52, a).
— 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques acuminés. 1°‘ segment ten-
taculaire non visible d‘en dessus. Grand cirres dorsaux foliacés, lancéolés,
asymétriques, à insertion sublatérale. Cirres ventraux ovales lancéolés,
ne dépassant guère le pied (c, d). -— Parapodes à deux lèvres dont 1’une
est bilobée. Soîes à hampe légèrement renflée à Particulation qui est ornée
de petites épines. Longue arête finement pectinée (e). — 2 cirres anaux
cylindriques.
L. 6 à 60 cm. ·- Dos plus ou moins foncé, à reflets d’un bleu métallique.
Cirres vert-olive ou jaune brunâtre. Dans l’a1cool, dos irisé, cirres bru-
nâtres. · `
Sous les grosses pierres dans la zone des Laminaires et dans les dragages. -
Manche, Atlantique, Méditerranée. -· Pacifique.
P. bruneo-viridis SMNT-Josnrn. Fig. 52, h-i. —- SAlNT·.l0SEPH 1898, p. 322,
p1.xvm, fig. 122-123.
Corps linéaire. 188 segments. -- Prostomium cordiforme faiblement
échancré en arrière. 2 yeux foncés. 4 petites antennes subégales. — Trompe
courte, non divisée en deux régions, couronnée de 16 à 17 papilles. 6 ran-
gées longitudinales (3 de chaque côté) d‘environ 20 petites papilles rondes
(52, h). -— 4 cirres tentaculaires cylindriques, subégaux, pas très longs.
L"-segment tentaculaire invisible d’en dessus. 1 -|- O -îî —|—- S   Cirres
dorsaux en ovale allongé, terminés en pointe obtuse (i). Cirres ventraux
semblables mais moitié plus petits. - Hampe des soies garnie de petites
épines. — 2 cirres anaux cylindriques.
L. 8 cm. sur 2 mm; - Corps vert brunâtre, cirres dorsaux à gra-
nules verts et bruns.
A la plage. -— Atlantique (Arcachon, Saint-Jean de Luz).
P. bimaculata SMNT-Josaru. Fig. 52, f-g. — SAINT-Josnru 1898, p. 323,
pl. xvm, fig. 123 a et 6.
Corps linéaire. 250 à 300 segments. — Prostomîum allongé, cordi-
forme, avec bouton occipital dans Péohancrure postérieure (52 g). 4 petites
antennes renflées. 2 yeux de taille moyenne. -—— Trompe courte, non·
divisée en 2 régions, couronnée de 12 à 16 papilles rondes. 8 rangées lon-
gitudinales de 20 à`22 papilles subrectangulaires. — 4paires de cirres

POLYCHÈTES EHRANTES. —·· PHYLLODOCIDAE  
tentaculaires cylindriques. 1" segment tentaculaire invisible d’en dessus.
Cirres dorsaux asymétriquemeut cordiformes acuminés (f). Cirres ven-
traux semblables. — Soies à hampe renflée finement épineuse. Article
terminal finement dentelé. — 2 cirres anaux cylindriques.
L. 12 à 20 cm. sur 2 mm. - Tête jaune avec 2 taches noires. Corps `
brun jaunâtre à reflets azurés, à fines raies transversales brunes. Ventre
jaune brun avec tache noire à la base de chaque pied. Cirres dorsaux
avec traînées noiràtres en éventail donnant une apparence cendrée.
K A la côte à mer basse. — Atlantique (Croisic, Saint-Jean-de-Luz).
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Fm. 52. — P/tyllodoce lamelligera : a, région antérieure >< 16; b, région postérieure
>< 16; c, cirre dorsal X 60; d, cirre ventral >< 10; e,soie>< 400; (d’après Eurnus). —
Ph. bimaculala :i,cirre dorsal >< 10 ; g, téte>< 10 (il’après SAix1·-Josi:r1i).—Ph. b1‘uneo·
viridis: h, région antérieure; i, cirre dorsal >< l2 (d’après Swrr-Joserii). — Ph. ci-
trina : k, région antérieure (d’après Dfatnicnex); I, 70* parapode (d’après Bnnosraün).
—- Ph. macropapillosa, : m, tète, grossie (d’après Sxxxr-Josm-ii).
\
P. macropapîllosa Sniivr-Josnrir. Fig. 52,. m. -— SMNT-Josnrn, 1895,
p. 224, pl. xm, fig. 41. ,
Corps linéaire, aminci aux deux extrémités. Environ 100 segments. —
Prostomium cordiforme, avec bouton occipital dans Péchancrure posté-
rieure. 2 yeux assez gros. 4 antennes subulées. —· Partie antérieure de la
trompe à 4 rangées longitudinales de S très grosses papilles lancéolées,

150 mom; nn Fmivcis. — ronvcnîzrns Ennmvrss
couronnée de 20 papilles coniques. Partie inférieure à 12 rangées longi-
tudinales de 8-9 petites papilles (52, m). — 4 paires de cîrres tentaculaires
cylindriques, les plus longs atteignent le 11" sétigère..1€' segment ten-
taculaire non visible d`en dessus. 1 —|— S % —l— S   Cirres dorsaux subor-
biculaires. Cirres ventraux lancéolés. —— Soies à hampe épineuse, à
article terminal denticulé.
L. 15 mm. sur 2 mm. de large, cirres compris. —- Une courte bande
transversale brune sur chaque segment. Cirres dorsaux d‘un brun diffus.
Dragages côtiers. - l\1anche (Dinard). Atlantique (Concarneau, Fmn).
P. citrina MALDIGREN. Fig. 52, k, I. — l\1AL1u<;nEN 1865, p. 95, pl. xm,
fig. 24. P. maculata Smivr-Josnrn (non L.) 1888, p. 277, pl. xx, fig. 137.
— Anaïtzdes citrimz Bnnesrnônt 1914, p. 140, fig. 41.
Corps linéaire, assez large. Jusqu’à 200 sétigères. -— Prostomium cor-
diforme avec bouton occipital dans l’échancrure postérieure. 2 petits yeux.
4 petites antennes cylindriques. —-—· Partie antérieure de 1 trompe cylin-
drique, lisse, couronnée de 17 papilles. Partie inférieure à 8 rangées lon-
gitudinales (4 de chaque côté) de 4 papilles obtuses. —· 4 paires de cîrres
tentaculaires cylindriques subégaux, les plus longs atteignant le 106 séti—
` gère environ. l°’ segment tentaculaire non visible d’cn dessus, 2° et 3° dis-
tincts. 1 + O É —|- S il-X4. Les cîrres dorsaux des 3 premières paires
obovales, très larges, les moyens subrectangulaires, descendant beaucoup
au—dessous du cirrophore (52, I), les postérieurs plus allongés. Cirres
ventraux des 5 premiers segments très émoussés, les moyens largement
ovales, à pointe obtuse dépassant fortement le pied à lèvre bilobée. —
Soies à hampe renflée, denticulée, à longue arête finement pectinée. ——· 2
cîrres anaux üliformes. .
L. 4 à 10 cm. sur 4 à 6 mm. —— Corps vert jaunâtre ou brun jaunâtre
avec 3-4 marques brunes sur chaque segment ou avec une ligne longitu-
dinale d’un bleu intense passant au violet postérieurement. Une tache
olivâtre au bord interne des cîrres dorsaux. Dans l’alcool, brun irisé avec
ligne dorsale fauve.
Dragages côtiers sur fond argileux (‘?).
Manche (Dinard, St-Vaast [?].) —- Océan glacial arctique.
P. madeîrensis Laxcsnrmns: Fig. 53, d·h. — Fnuvnr., 1914, p. 111, pl- vx,
fig. 5-13; 1919, p. 361, fig. 11; Riom 1918, p. 30, fig. 7. P- Sanctae-
Vùzcentis Mc` lxvrosn 1885, p. 166.
Corps linéaire, très grêle et très efïilé postérieurement, très nombreux
sétigères. —- Prostomium cordiforme, allongé, fortement échancré en ar
rière avec bouton occipital. 2 gros yeux noirs avec cristallin. 4 petites an-

ronvcnàrns ennmvrss. —- rnrrnonocrnm 151
tennes cylindriques, subégales. —— Partie antérieure de la trompe cylin-
drique, lisse ou faiblement rugueuse, couronnée de papilles (53, d). Partie
inférieure à 12 rangées longitudinales (6 de chaque côté) de 6 à 11 papilles
aplaties, brunàtres ou incolores. Souvent (mais non toujours) une rangée .
dorsale impaire de 4 à 6 papilles dans Pintervalle des groupes latéraux.
— 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques dont la 4** paire, plus
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Fra. 53. —~ P/zyllodacc maculata : a, partie antérieure, grossic (d'après I\lA1.Manr:x~x); b.,
cirre dorsal antérieur; c, 51** pied (d’après Bnnosrnôn). — Ph. madeircnsis : d, region
antérieure >< T (d’après Riou); e, parapode antérieur; I, parapode moyen; g, cirre
dorsal, grossi; h, soie >< 300.
longue que les autres, atteint jusqu’au 10°·13° sétigère. 1°' segment tenta-
. . . . . . 1 1
oulatre invisible d’en dessus, 2* et 3** distmcts. 1 ·-|- O il-T -(- O §î·~
Éirres dorsaux de forme très variable, les antérieurs ovales lancéolés
assez larges, les moyens laneéolés, asymétriques, droits ou incurvés;
parfois subrhomboïdaux (6, f`). Cîrres ventraux ovales obtus, dépassant
le pied à 2 lèvres dontl’antérieure bilobée. — Soics àhampe renflée, bifide,
épineuse, à arête de longueur variable (fig. 53, h). — 2 cirres anaux.
L. 20 à 60 mm. sur 1 à 2 mm. — Coloration dans l'alcool, blanc jau-
nâtre avec papilles de la trompe et cirres dorsaux plus ou moins tachetés '
de brun ferrugineux. ·

152 FAUNE nn manon. —- ronvcniarns Enaawrns
Dragages profonds sur fond de sable ou de vase à Polypiers.
Atlantique (golfe de Gascogne, Santander), Méditerranée (Monaco). —— Océan
Indien, Océan Pacifique.
l P. maculata   (non Sainrr-Josnrn]. Fig. 53, a—c. - l\1ALMcnnN 1867,
p. 144, pl. xv, fig. 16; Mc lnirosn 1908, p. 89. P. pulclzella MALMGREN
1867, p. 144, pl. 111, fig. 8; SAlNT··l-OSEPH 1895, p. 225. P. teres MALMGREN
1865, p. 97, pl. xxv, Hg. 30. P. Rinki MALMGREN 1867, p. 145, pl. m,
lig. 11. — Anaïtides maculata Bnucsrnôu 1914, p. 145, fig. 45.
Corps mince, allongé, ayant jusqu’à 250 sétigères. -— Prostomium cor-
diforme, large, avec bouton occipital dans Péchancrure postérieure. 2 yeux
de taille moyenne. 4 antennes subulées, subégales. — Partie antérieure de
la trompe hexagonale, ridée transversalement, couronnée de 16-17 papilles.
Partie postérieure à 12 rangées longitudinales (6 de chaque côté) de 6-8
papilles ovales, plus ou moins comprimées, brunâtres (53, a). — 4 paires
de cirres tentaculaires cylindriques, inégaux, les plus longs atteignant le
69-10° sétigère. 1 —)— 0 É—%—l— S âïë. i" segment tentaculaire non visible
d’en dessus; 2* et 3° distincts. Cirres dorsaux antérieurs largement ovales
obtus (b); les médians subrectangulaires, relativement larges et courts (c);
les postérieurs plus allongés. Cirres ventraux ovales obtus, dépassant peu
le pied qui est bilobé. —- Soies à hampe renflée, épineuse, à longue arête
finement denticulée. — Cirres anaux cylindriques.
L. 3 à 10 cm. — Corps jaunâtre ou verdâtre avec 3 raies brunes trans-
. versales sur chaque segment. Cirres dorsaux bruns. Dans l’alcool, jaunâtre
ou brunâtre, cirres plus ou moins nettement tachetés. ·
Dragages, et à mer basse dans le sable vaseux et sous les pierres.
Mer du Nord (Belgique), Manche, Atlantique (Santander). —- Mers arctiques.
Nom. Cette espèce ne diffère de la P. murosa que par sa coloration et ses
cirres ventraux plus courts et moins pointus.
P. muc0Sa CEns*rnn. Fig. 5-1, a-e. —MALB1GREN 1867, p. 143,pl. 111, fig. 7;
Fanvnx. 1914, p. 109; Bnnosraôiu 1914, p. 143, fig. 43.
Corps linéaire, très efiilé postérieurement. 100 à 200 sétigères. — Prosto-
mium cordiforme, plus large que long, avec un bouton 0ccipita1dansl’échau—
crure postérieure. 2 gros yeux noirs. 4 courtes antennes subulées. Partie
antérieure de la trompe hexagonale, ridée transversalement, couronnée
de 17 papilles. Partie postérieure à 12 rangées longitudinales de 8-10
papilles tachetées de brun (54, a). — 4 paires de cirres tentaculaires cylin-
driques, inégaux, les plus longs atteignant le 8°—l0° sétigère. 1°' segment
tentaculaire non visible d‘en dessus, 2° et 3° distincts. 1 —)- O % -)-— 5%.
Cirres dorsaux antérieurs (b) subovales, médians subrectangulaires ou

. rowcnizrss nnnamuas. — rnrnnonocxnm 153
rhomboïdaux (c), postérieurs lancéolés obtus (d). Cirres ventraux ellipti-
ques, acuminés, presque deux fois plus longs que le parapode terminé par
deux lèvres dont l’une est bilobée. — Soies à harnpe légèrement renflée,
bifide, épineuse, à longue arête très finement denticulée (0). — 2 cirres
anaux cylindriques.
L. 5 à 10 cm., sur 2 à 3 mm. — Coloration blanc sale, rayé et ponctué
de brun. Cirres dorsaux clairs, légèrement tachetés. Dans l’alc0ol, d’un
blanc jaunâtre uniforme.
A mer basse, dans le sable vaseux à un niveau élevé.
Manche, Atlantique (Croisic), Adriatique (?).
Nota. Dans le large espace vide séparant, à la face dorsale, les deux groupes
de 6 rangées latérales de papilles on observe parfois quelques papilles formant
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Fm. 54. — Phyllodoce mucosa: a. région antérieure >< l0;h, l0° pied; c, pied moyen;
d, pied postérieur; e, soie >< ZM), - Ph. groenlandica : f, 6* pied; g, pied moyen;
h, cirre dorsal postérieur ; i, soie >< 300.
P. groenlandica (Ensmn. Fig. 54, f·i. — P. groenlandica. l\1A1.McnEN
1865, p. 96, 1867, pl. ui, (ig. 9 ;· S.~.m·r-Josarn 1898, p. 325, pl. xvm, fig.
124-126. P. tercs Gnavnan (non Mon.) 1896, passim. —- Anaïtides gman-
lzmdica Bimcsrnüu 1914, p. 141, fig. 42.

154 rauive DE raaxca. — POLYCHÈTES Eaaaivras ·
Corps linéaire, aplati, atténué postérieurement. 250 à 700 sétigères. —
Prostomium cordiforme fortement échanoré postérieurement, avec bouton
occipital. 2 yeux foncés. 4 petites antennes renflées. -— Partie antérieure
de la trompe hexagonalé à 6 rangées de 6-7 grosses protubérances aplaties,
couronnée de 17 papilles. Partie inférieure à 12 rangées (6 de chaque côté)
de 12-15 petites papilles oviformes. -— 4 paires de cirres tentaculaires
cylindriques, inégaux, les plus longs atteignant le 10° sétigère. 1"segment
tentaculaire non visible d’en dessus, 2“ et 3e distincts 1 -(— O É-? —|— S %.
Cirres dorsaux antérieurs largement ovales, dressés verticalement (54, f),
les médians subquadrangulaires, larges, à insertion latérale (g), les pos-
térieurs plutôt lancéolés asymétriques (h). Cirres ventraux ovales ellipti-
ques, à pointe acuminée dépassant le pied à deux lèvres, dont l’antérieure
est bilobée. - Soies à hampe renfléeépineuse, à longue arête denticulée
finement (î). - 2 cirres anaux cylindriques.
L. 15 à 30 om. — Jaune verdàtre avec, sur chaque segment, 3 raies
transversales brunes et bleues. Cirres dorsaux verdàtres, fortement tacbés
de brun. Dans 1’alcool : dos gris ou jaune avec bandes tranversales brunes
et reflets irisés bleuâtres, surtout dans la partie antérieure. Cirres dor-
saux brun ferrugineux bordés de jaune clair. .
Dans le sable fin, à mer basse, en grande marée. '
Mer du Nord, Atlantique, Manche (Villers-sur-Mer, Saint-Vaast-la·lIougue,
Cherbourg). - Mers arctiques, Mer du Japon.
P. Parettî (BLAINVILLE]. Fig. 55, a·c. —— P/zyllodoce Pm~ettz'I\1.-Enxvxuns
1849, pl. xm, fig,. 1. P. Kinbergi Qoniinmcas 1865, p. 128, pl. xx,fig. 8-
11. P. Pancerimz Cnarantnn 1870, p. 92, pl. ix, fig. 1. — (?) P. c01·m'cuZata
Cmrauizna 1868, p. 236, pl. xvu, fig. 1. P. splendens Sanvr-Josnrn 1888,
p. 278, pl. xx, fig. 138. P. lugens Enuzns 1864, p. 154, pl. vi, fig. 15-21.
Corps linéaire, atténué aux deux extrémités, à très nombreux segments
(plusieurs centaines). Prostomium très petit, ovale arrondi, sans échan-
crure postérieure et sans bouton céphalique (55, a), 2 gros yeux foncés.
liantennesfusiformes, un peu comprimées. —— Partie antérieure de la trompe
ridée transversalement, couronnée de papilles. Partie basilaire couverte de
fines papilles diffuses. —— 4 paires de cirres tentaculaires épais, les deux
derniers comprimés, parfois foliacés. 1 —(— S ââ —(— 56%%. 1°" segment ten-
taculaire non visible d’en dessus et, à la face ventrale, en partie soudé au
2°. Grands cirres dorsaux foliacés, dressés, les antérieurs souvent plus longs
que les suivants qui sont larges et nettement cordiformes (h), les posté-
rieurs plus lancéolés. Cirres ventraux réniformes ou ovales arrondis.
Parapodes à deux lèvres dont l’une est bilobée. Soies à arête courte, relati-
vement large, à hampe renflée, peu épineuse (c). - 2 cirres anaux foliacés.
L. 15 à 30 cm., sur 4 à 5 mm. —— Coloration assez variable. Dos bleu

vomzcnèms nnnmres. - pnmnonocxnae 155
azur à reflets irisés, gris ou ardoisé, ou jaune et bleu; face ventrale jaune
ou rosée, ou à reflets bleus. Cirres pédîeux verts bordés de jaune. Cîrres
tentaculaires jaunes.
Sous les pierres, à mer basse et dans les dragages côtiers.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
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Fm. 55.   Phyllodoce Parezti : a, région antérieure, grossie; h, pied moyen; e, soie
>< 300. —- Ph. rubigimnsa: d, e, tète, face dorsale et face ventrale ;f, pied moyen ; `Q,
' soie >< 300. — Ph. nana zh, région antérieure >< 40; i, soie >< 300 (d’après Smar-
Joszrn).
P. rubiginosa SAlNT·JOSEPH. Fig. 55, d-g. — Snim-Josern 1888, p. 282,
pl. xr, fig. 141-143; l\Ic'I1~:rosrx 1908, p. 92, pl. xnvxx, fig. fr-5. - Gene-
tyllzls hibernica Mdlxrosn 1908, p.97- (?) G.lutea. MM.Men1zN 1865, p. 93,
pl. xiv, fig. 32.
Corps linéaire, atténué on arrière, 50 à 60 segments. -— Prostomium
arrondi, comme enchàssé dans le segment buecal, non échancré en ar«
rière, sans bouton céphalique (55, d). 2 gros yeux. lrantennes massives,
subulées. Trompe couverte, à la base, de nombreuses papilles diffuses,
couronnée de 8 grosses papilles. - 4 paires de cirrcs tentaculaires courts,
épais, subulés. 1 —\- S -%%-1- 8-%. 1°" segment tentaculaire non visible

156 FAUNE on rames. —- ‘OLYCHÈTES ERRANTES
d‘en dessus et plus ou moins confondu avec le 2° à la face ventrale. Grands
cirres dorsaux foliacés, imbriqués, cordiformes arrondis, puis largement
cordiformes acuminés (f) et postérieurement plus allongés. Cirres ven-
traux réniformes, puis ovales. — Parapodes à 2 lèvres dont 1’une bilobée.
Soies à article terminal très fin et très court enchàssé dans la hampe hé-
rissée de quelques pointes excessivement petites (g}. —— 2 cirres anaux
fusiformes. _
L. de 1 à 10 cm. ·—- Deux lignes longitudinales vertes ou bleues sur le
milieu du dos. Cirres dorsaux jaune foncé, ou rouille, ou d`un beau rouge,
avec quelques points plus foncés. Dans l’alcool, corps jaune cannelle et
cirres rouille ou acajou foncé.
Sous les pierres, ou parmi les Algues dans la zone des Lam inaires et dans
les dragages côtiers.
Manche, Atlantique (Concarneau, Santander, Açores).
Nom. Cette espèce n’est peut-être qu'une forme jeune ou une variété de
_ P. Parezti. ·
P. nana Sanvr-Josnrrx. Fig. 55, lx-i. —- Samr-Josaru 1901, p. 223, pl. v,
fig. 96-98. '
Corps—c0urt. Une trentaine de segments. — Prostomium arrondi, non
échancré en arrière (55, h). 2 très gros yeux. 4 antennes fusiformes, égales.
Trompe inconnue. — 4·paires de eirres tentaculaires fusiformes, relative-
· ment courts et larges. 1°' segment tentaculaire non visible d’en dessus.
Les trois segments distincts à la face ventrale. 1 —|— S %—|- Sà. Cirres
dorsaux presque sphériques. Cirres ventraux un peu ovales. — Soies à
renilement antérieur de la hampe uni et à article terminal non dentelé,
très court. — 2 cirres anaux plus minces et plus longs que les ventraux.
- (Eufs rouges, énormes.
L. 3 à 4 mm. sur 0,5 mm. -—- Corps jaune ou vert pointillé de brun.
Cirres brun foncé.
Dragages, entre les tubes d’Hermelles et dans les pierres calcaires. — Médi-
terranée (Cannes).
Nota. Probablement une forme jeune de P. Parezzi.
P. alhoüïîttata Gauss. —- Gnomz 1860, p. 84.
Corps allongé. 60 segments. — Prostomium suborbiculaire à peine
échancré postérieurement. 2 yeux noirs, ovales. 4 antennes de la longueur
du prostomium. Trompe inconnue. -—- 4 paires de cirres tentaculaircs
lancéolés, étroits, efïilés ài Pextrémité. 1°*‘ segment tentaculaire à peine
visible d‘en dessus (soudé au 2e?) — Cirres dorsaux ovales cordiformes.
Cirres ventraux trigones beaucoup plus petits. Soies peu nombreuses, à
hampe renflée, à arête très courte et très étroite. Cirres anaux lancéolés.

ronvcriizrns snnarzrxzs. — PHYLLODOCIDAE 157
L. 10 mm., environ. —- Dos blanc, rayé transversalement de brun avec _
une ligne longitudinale médiane brune interrompue de blanc. Face ven-
trale brune. Cirres dorsaux bruns, blanchàtres au sommet.
Habitat? — Adriatique (Fiume, près de Martinsica).
P. vittata Eunsns. Fig. 56, d-e. — Eunnns 1864, p. 150, pl. vr, fig. 7-14.
Corps linéaire, eflilé postérieurement. Une centaine de segments. -
Prostomium piriforme (56, d). 2 yeux noirs ovales. 4 antennes fusiformes,
subégales. — Trompe ridée antérieurement, couronnée de 8 papilles,
couverte, à la` base, de nombreuses et fines papilles coniques disposées
sans ordre. —- 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques, les plus longs
atteignant le 5** sétîgère. 1" segment très grand, enchàssantleprostomium.
et distinct du 2" tentaculaire (?). Grands cirres dorsaux imbriqués irrégu-
lièrement cordiformes à large base (fig. 56, e). Cirres ventraux lancéolés ·
aigus, de la longueur du parapode bilobé. — Hampe des soies renflée
avec une épine, arête lisse. ·—· 2 cirres anaux (oliacés, ovales.
L. 15 à 17 mm. sur 1 mm. — Coloration blanche, rayée de bandes trans-
versales brunes, face ventrale claire, teintée de rougeâtre. Cirres dorsaux
blanchàtres avec une tache médiane brune.
Dans la vase. — Adriatique (port de Fiume).
P. pusilla (Cnaraniana). Fig. 56, f. - Anaïtis pusilla Cnaranizns 1870,
p. 96, pl. rx, fig. 5.
Corps court. 28 sétigères. -Prostomium arrondi, non échancré en
arrière (56, f). 2 très gros yeux ovales, à cristallin. 4 antennes longues et
rcnflées à la base. Trompe inconnue.-4 longs cirres tentaculaires renflés
à la base, eflilés à1‘extrémité. 1°' segment tentaculaire non visible d’en
dessus. 1°' et 2° tentaculaires fusionnés (?). 1 + S   —|- S   Cirres dor-
saux foliacés, relativement petits, courts et lancéolés. Cirres ventraux
presque aussi grands. 4 (?) cirres anaux foliacés. —- Des spermatozoïdes.
L. 2 à 3 mm. -— Coloration jaune verdàtre ponctué de brun et de vert.
Habitat? — Méditerranée (Naples).
P. kosteriensis (Manmcnsiv). Fig. 56, a·c. - P. Lizziae Sourrmnu 1914,
p. 70. - Anaïtis lcosterfenszb Mamcnniv 1867, p. 142; Bxancsrnôrx 1914,
p. 156, fig. 52, pl. 1, fig. 2. —— Paranaïtis Wa/zlbergi Sournann 1914,
p. 67, fig. 16. —- Mystides Lizziae Mc’ Iivrosu 1908, p. 110.
Corps aplati, légèrement atténué aux deux extrémités, dos convexe,
face ventrale plane, jusqu‘à 155 sétigères. — Prostomium arrondi en
avant, brusquement rétréci en arrière en pointe portant un b`outon occipi-
tal. 2 gros yeux. 4 courtes antennes fusiformes (56, a). — Trompe à deux
rangées longitudinales de papilles de chaque côté de la base. — Les deux

  FAUNE DE FRANCE. ·-—- POLYCHÈTES ERRANTES
premiers segments tentaculaires soudés dorsalement et encliâssant le pro-
stomium, le troisième est distinct. 4 paires de cirres tentaculaires cylin-
., 1 1 ..
dI‘lql1€S, les 2 PTBHIICPGS plI1S COUI‘lLBS· 4. ·+L O âï + 5%. CIITES (lOI‘S3.\1X
réniformes nettement auriculés, grands, imbriqués (b). Cirres ventraux
elliptiques, obtus, dépassant peu le pied. -—— Lèvre supérieure du mamelon
sétigère plus grande que Pinférieure. Soies à hampe renflée, denticulée
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Frs. 56. —Phyl£0doce kosteriensis za, tête, grossie; h, 40*3 pied; c, articulation d’une soie
(d’après Bmzcsraôu). —· Ph. vittatœ : d, région antérieure >< 16; e, parapode >< 30
· (d’ap1·ès Eunnas). —— Ph. pusilla : f, région antérieure >< 50 (d’après CLM-Anton).
d’un côté, arête de lon ueur mo enne,. assez lar e c . — Cirres anaux
8 Y 8
globuleux.
. L. 6 à 8 cm. —-— Dos rayé.de bandes transversales rougeâtre ou pourpres,
une tache semblable à la base des pieds, cirres dorsaux pâles, à 1’excep·
tion des premiers qui ont 1 ou 2 taches sombres.
Dragages côtiers et profonds, parfois rejeté sur le sable après une tempête.
Mer du Nord (côtes d’Ecosse et de Suède); Atlantique (côtes d'Irlande et au
large du cap Sagres, Glénans).'

rotrcniaras annaivras. — PHYLLODOCIDAE 159
G. EULALIA (Ens·ra¤.
Corps linéaire à segments très nombreux. — Prostomium conique, ovale ou
piriforme. 2 yeux. 5 antennes. - Longue trompe lisse ou à papilles molles dif-
fuses. 4 paires de cirres tentaculaires réparties sur 3`segments. — Cirres dor-
saux et ventraux foliacés, ovales, lancéolés ou cordiformes. — Parapodes
unîramés. Soies composées. — 2 cirres anaux.
1. Trompe lisse (fig. 59, f) (S.-G. Eumida) ......... 2
- Trompe à nombreuses papilles bien visibles (fig. 57, a). . . 3
2. Cirres dorsaux cordiformes (fig. 59, h) . . E. sanguinea, p. 166
— Cirres dorsauxlancéolés. ........ E. parva, p. 167
· 3. Cirre tentaculaire ventral du 2** segment cylindrique ou faiblement
comprimé (fig. 57, d). (S.-G. Eulalia s. str.) ........ 4 I
— Cirre tentaculaire ventral du 2* segment aplati, largement limbe
(fig. 60, d). (S.-G. Pterocirrus) ........... 10
4. Les 3 segments tentaculaires bien distincts (fig. 58, k) .... 5
—— l" segment tentaculaire réduit, plus ou moins caché (fig. 59, a). _8
5. Cirres dorsaux lancéolés (fig. 57, b) .......... 6
— Cirres dorsaux ovales (fig. 58, h) ........... 7
— Cirres dorsaux cordiformes ...... E. splandens, p. 162 ,
6. Coloration verte uniforme ....... E. virîdis, p. 160
— 2 premiers segments Ibrunàtres..Cirresidorsaux moins allongés.
. ................ E. venusta, p. 161
7. Jaunâtre, une tache foncée à la base de chaque pied., . . .
.... · ........... E. bilineata, p. 162
-— 3 points foncés au dos de chaque segment. E. tripunctata, p. 163
-- Verdâtre, 3 raies brunes transversales sur chaque segment. . .
_ .... ·. .. ..... . . . . E. trîlineata, p. 162
'—— Brunàtre, une ligne longitudinale verte et 2 points bruns sur cha-
que segment ............ E. pusilla, p. 160
8. Parapodes à 2 lobes arrondis ...... E. fucescens, p. 164
— Parapodes à 2 lobes aigus (fig. 59, c) .... . .... 9
9. Cirres dorsaux brun rouille ...... E. ruhiginosa, p. 165
—- 2 points bruns en avant des yeux. Cirres dorsaux avec un amas
de points bruns au centre ....... E. punctifera, p. 165
10. 1°' segment tentaculaire bien distinct (fig. 60, a) ...... 11
— 1°*‘ segment tentaculaire réduit, en partie caché (fig. 60, d). . 12
11. Prostomium petit, arrondi. Limbe du cirre tentaculaire ventral
étroit ............. E. microcephala, p. 168
— Prostomium sub-cordiforme. 2 gros yeux. . E. limbata. p. 169
12. Prostomium plus large que long. Coloration brunâtre ou ver-
datre ............. E. macroceros, p. 167
— Prostomium ovale allongé. Coloration violacée. E. marginata, p. 170

160 FAUNE un rnazvca. - ronvcuiaras naizaivrss
E. viridis (Münnmx). Fig. 57, a-h. — MALMGREN 1865, p. 98, pl. xv, fig.
39; Sxmr-Josarn 1888, p. 283, pl. x11, fig. 154; M<:’ lzvrosxt 1908, p. 55
(bibliographie). E. vircns Ennans 1864, p. 159, pl. VII, fig. 1-5. E. micro-
ceros Cnnraniann 1868, p. 247, pl. xvx, fig. 4. E. guttata Cnaranànn 1870,
p. 97, pl. 1x, fig. 2. E. ornata SAINT-JOSEPH 1888, p. 291, pl. XII,
fig. 158-161. È. aurea Gnavxnn 1896, p. 17, pl. xvr, fig. 2-6. E. brcvisetis
SMNT-Josnru 1899, p. 172, pl. vr, fig. 6·9. —-· P/ayllodoce clcwigera
Announv et M.-Envvnnns 1834, p. 226, pl. v, fig. 9-13. P. Gervz'lleiAunon1N
et M.-Enwanns 1834, p. 250.
Corps étroit, linéaire, à nombreux segments, 60 à 200. -—- Prostomium
arrondi en avant, un peu plus large que long. 2 gros yeux. 4 antennes
paires subulées, subégales. Antenne impaire un peu plus longue insérée
entre les deux yeux ou un peu en avant. —— Longue trompe cylindrique, bor-
` dée àl’entrée de 14 à 30 papilles arrondies, couverte de très nombreuses
petites papilles rondes (57, a), sauf, parfois, à la base qui est alors lisse ou
striée longitudinalement. —- Cirres tentaculaires sur 3 segments bien dis-
tincts. 1 -[— S g%+ S oâê. Ils sont cylindriques ou fusiformes, les deux
dorsaux postérieurs atteignant le 10**-12° sétigère. Le cirre ventral du 2°
tentaculaîre, moitié plus courtquele dorsal,est épais,fusiforme, ou souvent
un peu comprimé et légèrement asymétrique (d). Cirres dorsaux moyens
lancéolés, allongés, plus ou moins aigus (b). Cirres ventraux moitié plus
petits, ovales. —- Parapodes bilobés. Soies à hampe renflée, à articulation
couverte de petites épines, à article assez court, très finement denticulé (c).
- 2 cirres anaux fusiformes épais, ou lancéolés, aplatis.
L. 5 à 15 cm., sur 2 à 3 mm. —- Coloration vert herbe ou vert émeraude
uniforme, avec parfois le dos ponctué de points ou de petites lignes trans-
versales noires. (Eufs verts. Dansl’alcool, vert olive foncé ou brun jaunâtre:
Van. aurea. Gnavmn : corps jaune d’or vif, de chaque côté de la ligne mé-
diane, sur la face dorsale, il existe une bande violette longitudinale continue et
latéralement, sur chaque segment, une ligne noire arquée à convexité tournée
en dehors. Cirres dorsaux moins aigus (57, f). _
VAR. ornata. Smvr-Jossrrx : dos jaunâtre avec deux raies transversales
vertes parallèles aboutissant à un point plus sombre au milieu du dos. Vers
l’extrémité postérieure du corps, la teinte générale tourne au violet (57, g-h).
A mer basse, dans les fentes des rochers et dans les crampons de Laminaires.
' Plus rarement dans les dragages (variétés aurca et ornata).
Mers du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
E. pusilla (Essrizn. Fig. 57, i. ——- Sanvr-Josnrri 1888, p. 287, pl. xx, fig.
149-150; Gmivxnn 1896, p. 16.
Corps allongé, 65 à 80 segments. —- Prostomium arrondi, plus large
que haut, non échancré en arrière, 2 gros yeux postérieurs (57, i;. 4 courtes
antennes et une impaire très petite insérée en avant des yeux. — Trompe

1>0LïcnÈ·rEs mmAN'rEs. — rnunonocxnan 161 `
couronnée de 24 grosses papilles obtuses et couverte de petites papilles.
— 3 segments tentaculaires bien distincts. 4 paires de cirres tentaculaires
cylindriques. Cirres dorsaux foliacés, ovoïdes. Cirres ventraux semblables,
plus petits. — Soies à hampe très finement épineuse, à article terminal
droit. — 2 cirres anaux ovales.
L. S à 12 mm. sur 0,2 mm. —- Corps brunâtre avec une ligne longitu-
dinale verte, et 2 points bruns au bord de chaque segment, à la face ven-
trale. Cirres bruns ou verts. ` ·
Dragages côtiers. - Mer du Nord, Manche (Dinard, Saint-Vaast, Brest), Atlan-
tique (Concarneau, Saint-Jean·de-Luz).
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F10. 57. - Eulalie. viridls : a, région antérieure, grossie; b, parapode moyen >< 40; c,
' forme dilïérente de cirre dorsal >< 40; d, cirres tentaculaires 2 et 3 >< 10; e, soie
>< 400. ——— Van. aurea: f, pied moyen>< 40. -~ VAR. omata : g, tete et segment
moyen >< 15; h, cirre dorsal >< 20 (d’après SAxm··Jossrn). — E. pusilla: i, tète >< 30
et cirre dorsal (d’a.près SAm·-Jossrn). — E. venusta :k, tete >< 20; l, cirre dorsal >< 40.
- E. trilineata : m, segment moyen ><· 10 (d’après Ssmr-Josnrn).
E. venusta SAnv·1··JosErn. Fig. 57, k-l. —— SAINT-JOSEPH 1888, p. 297,
pl. xn, fig. 166-167. . .
Corps allongé, 132 segments. — Prostomium subquadrangulaîre, non
échancré en arrière 4 courtes antennes subulées et une antenne impaire ·
insérée en avant des 2 yeux (57, k). — Trompe couronnée de ifrgrosses
` ll

162 FAUNE DE FRANCE. - POLYCHÈTES ERRANTES
papilles et couverte de petites papilles. -- 3 segments tentaculaires bien
distincts. 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques, les 2 paires pos-
térieures atteignant le 4° sétigère. Cirres dorsaux lancéolés, un peu acu-
minés (l). Cirres ventraux plus petits, ovales. - Soies à hampe finement
épineuse, à article terminal court. — Cirres anaux non foliacés, gros et
GPHIS.
L. 3 cm. sur 1 mm. - Les 2 premiers segments brun uniforme, les autres
— portent, au dos, une double rangée de points bruns, fins, plus condensés —
aux bords et au milieu des segments.
Dragages. —- Manche (Dinard).
E. trilineata SAINT-Josnrn. Fig. 57, m. —- SAINT-JOSEPH 1888, p. 292,
_ pl. xxx, fig. 162.
Corps épais, 80 segments. —— Prostomium un peu conique. 5 antennes
dont 1’impaire est implantée en avant des deux yeux. ·— Trompe couron-
née de 20 papilles et entièrement couverte de petites papillesrondes. —-
3 segments tentaculaires distincts, 1 -}-.0 -3% —|— S ââ. 4 paires de cirres
tentaculaires cylindriques, la première courte, la dernière atteignant le
_ 6** sétigère. Cirres dorsaux foliacés, lancéolés. Cirres ventraux semblables,
deux tiers plus petitsr — Pieds à 2 lèvres à peine indiquées. Scies à.
article terminal court. ——· 2 cirres anaux foliacés.
L. 15 mm. sur 1,25 mm: -— Corps vert avec trois raies brunes transver-
sales placées bout à bout au dos de chaque segment I57, m).
i Parmi des tubes d’Hermelles. Dragages. -— Manche (Dinard).
E· splendens SAlNT·JOSEPH. Fig. 58, f-g. ——- SA1N*r-Josepn 1888, p. 288,
pl. xx; fig. 151-153.
Corps allongé, 270 segments. — Prostomium arrondi en avant, non
échancré en arrière. 2 yeux postérieurs. 4 antennes paires subulées et
une antenneimpaire insérée en avant des yeux. — 3 segments tentacu-
laires distincts (58, g). 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques, les
2 postérieures plus longues. Cirres dorsaux cordiformes. Cirres ventraux
avec une tache brune. — Pieds nettement bilobés. Scies à hampe non,
renflée, finement épineuses, à article terminal pectiné (f).
L. 15 cm. -— Coloration semblable à celle de la Ph. splendens (Ph.
Parctti). _
A la côte, à mer basse. -—· Manche (Dinard, Granville).
· E. bilineata JOHNSTON. Fig. 58, 3-e. — MALBIGREN 1865, p. 99, pl. xm,
fig. 26; Mc' IN·rosH 1908, p. 50 (bibliographie). —- (?) E. guadrilineata
SAINT··.lOSEPH 1898, p. 327, pl..xvm, fig. 127-130. ·-~ Hypoeulalia bili-
neata BERGSTRôM 1914, p. 165, fig. 40, pl. 1, fig. 4.

romrcniares nnnaxrns. -— PHYLLODOCIDAE 163
Corps linéaire atténué aux deux extrémités, jusqu’à 100-150 segments.
— Prostomium piriforme, tronqué antérieurement, un peu plus long que
large. 2 assez gros yeux noirs. 4 antennes paires, courtes, subulées,
une antenne impaire très courte, insérée en avant des yeux (58, a). ——
Trompe cylindrique uniformément couverte de petites papilles éparses.
— 3 segments tentaculaires distincts, mais le premier soudé en partie, à i
la face dorsale, avec leprostomium, dont il n’est séparé que par un
sillon peu marqué. 1 -—}— S È-É -(- S   Cirres tentaculaires fusiformes,
assez courts. Cirres dorsaux épais, ovales·obtus. Cirres ventraux de
même forme mais plus petits. — Parapodes à deux lobes obtus (b-c).
Soies à hampe faiblement renflée, épineuse, à article de longueur moyenne
(d-e). - 2 cirres anaux subulés, parfois claviformes.
L. 3 à 9 cm sur 1 à 2 mm. — Coloration jaune sombre, jaune verdàtre
ou jaune paille, une tache foncée à‘la base de chaque pied. F emelles à
maturité vert-pois avec une légère ligne longitudinale médiane double et
interrompue. Mâles, blanc-jaunâtre.
Van. quadrilineata SAlNT·JOSEPH : 2 raies longitudinales violettes et, sur
chaque segment, 2 raies transversales vert·jaunàtre. Cirres plus lzincéolés.
A mer basse, dans les fentes des pierres, les crampons de Laminaires, sous
les pierres. Dans les dragages, sur les Huîtres et les vieilles coquilles.
Mer du Nord, Manche (Guernesey, Saint-Vaast); Atlantique (Concarneau);
Méditerranée (Monaco).
E. tripunctata Mc’ Inrosu. Fig. 58, k-m. -— Mc’ lxrosa 1908, p. 63,
pl. xL1v, fig. 3, 1.vm, fig. 23,`Lxvu, fig. 13, Lxxvxr, fig. 4. E. Claparedei
SAINT-Jossrn 1888, p. 285, pl. xr, fig. 144-148.
Corps linéaire, mince et plat, jusqu’à 250 segments. — Prostomium
aplati, conique obtus, non échancré en arrière; 2 yeux postérieurs. 4 cour-
tes antennes paires, et une impaire petite et transparente insérée entre les
deux yeux (58, k). — Longue trompe cylindrique couronnée de 14 grosses
papilles et couverte de petites papilles éparses en cône obtus. — 3 seg-
ments,tentaculaires distincts, le 1" enchàssant un peu le prostomium.
1 + S E5 —|- S 2-1%. 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques ou fusi-
formes, la paire postérieure, plus longue que les autres, égale une fois et `
demie la largeur du corps. Cirres dorsaux ovales lancéolés (l), cirres ven-
traux semblables, mais plus petits. — Parapodes courts, faiblement bilo-
bés. Scies courtes, à hampe renflée à l’articulation, à article court, un
peu courbé (m). — 2 cirres anaux 1'usiforines.
L. 5 à 10 cm. — Corps jaune pàle.ou brun-verdàtre avec 3 points verts _
ou noirs au dos de chaque segment et 2 points de même couleur à la face `
ventrale. Cirres dorsaux verts. Cette coloration disparaît complètement
dans l'alco0l. CEul's verts. Màles rougeâtres postérieurement.

164 mom; nn rnmcn. -- rowcuàrns nnmmrns
A mer basse et dans les dragages parmi les vieilles coquilles.
Mer duN0rd; Manche (P1ymouth,Guernesey, Saint-Vaast,Dinard) ; Atlantique
(Irlande).
Nota. Cette espèce est très voisine de l'E. bilineam dont elle n’est probable-
ment qu'une variété ex colore.
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FIG. 58. - Eulalie bllincata: a, face dorsale >< 20;b, parapode >< 40; c, autre parapode
>< 40; d, e, soie de face et de profil >< 350. — E. splendens : f, soie >< 250; g, tète
>< 15 (d’après SAlNT··l0SEPl*l). — E. fucescens : h, tete >< 20; i, cirre dorsal>< 20
(d’après SAINTJOSEPH). — E. twlpunctata : k, tète >< 20; l, parapode >< 40; m, soie
>< 400.
E. fucescens SAm·r-Josnru. Fig. 58, h, i. — SAINT··lOSEPH 1888, p. 296,
pl. xxx, fig. 163-165.
Corps linéaire, atténué aux deux extrémités, 95 à 100 segments. —-
Prostomium en cône tronqué, plus large que haut. 2 gros yeux noirs.
4 antennes paires iiliformes, égales, une impaire de·même longueur, insé-
‘ rée bien en avant des yeux (58, h). Trompe garnie de nombreuses petites
papilles rondes, couronnée, àl‘ouverture, de vingt papilles souvent rouges.
-— 1°' segment tentaculaire invisible d’en dessus, les 2° et 3° bien distincts.
1 —}- 5% —]- S   Les deux paires de cirres tentaoulaires dorsaux posté-
rieurs plus longues que les autres. Cirres dorsaux cordiformes (i). Cirres

' r·or.¥cmÈ:·ras annanrns. —— PHYLLODOCIDAE 165
ventraux plus ovales. —- Parapodes bilobés à lobes arrondis. Soies à lxampe
renflée avec quelques petites épines à l’articulation et un article terminal
mince et flexible à peine pectiné au bord. —- 2 longs cirres anaux cylin-
` driques.
L. 2 à 3 cm., sur 1 mm. — Brun clair uniformément piqueté. Cirres
dorsaux bruns ou légèrement verdàtres. (Eufs violets. Màles à maturité
blanchâtresà .
Dragages côtiers. - Manche (Saint-Vaast, Dinard, Paimpol, Brest); Atlan-
tique (Croisic). ·
E. punctifera Gamm. Fig. 59,ia-d. —- SAINT—JOSEPH 1888, p. 289, pl. x11,
fig. 155-157. E. nebulosa Mc' INTOSH 1908, p. 53, pl. xmxx, fig. 6. -
Pirakia punctzfera Bsncsrnôm 1914, p. 135, fig. 39.
Corps linéaire, épais, très eflilé à Yextrémité postérieure, jusqu’à 350
segments. — Prostomium arrondi, plus large que long, écliancré en
arrière. 2 gros yeux. 4 petites antennes coniques. 5° antenne insérée en
avant des yeux, avec une tache noire à la base (59, a). - Trompe cylin-
drique, très longue, garnie de très nombreuses petites papilles coniques,
couronnée d`une cinquantaine de papilles plus grosses arrondies. —
Premier segment tentaculaire invisible d‘en dessus, 2° et 3° distincts.
1 —(— S LL-É -|- Sàgîâ. Cirres tentaeulaires longs, cylindriques. Cirres .
dorsaux oordiformes, aouminés, à gros eirrophore (c). Cirres ventraux
ovales acuminés. - Parapodes bifides à lobes aigus. Soiesàhampe légè-
rement renflée et faiblement épineuse, à article médiocrement long, fine-
ment dentieulé (d). - 2 cirres anaux filiformes, épais, 3-4 fois plus longs
que larges.
L. 6 à 15 cm., sur 1 à 2mm. - Corps verdàtre oujaunàtre, avec 2points
bruns parfois coalescents, sur la tête, en avant des yeux, et, au dos de _
chaque segment, une ou deux lignes transversales de points bruns ou vert
foncé (b), un amas de taches brunes au centre des cirres dorsaux. Cirres
anux mouchetés de brun. Màles à maturité blanchâtres, femelles orangées.
(Eufs roses. I
A mer basse, sous les pierres et dans le gravier vaseux. Dragages côtiers.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
E. rubiginosa Sarnr-Josnrn. Fig. 61, g. - SAm·r-Josnrn 1888, p. 293.
Corps court massif, 80 segments. — Prostomîum plus large que haut
avec 2 yeux de grosseur moyenne entre lesquels sort la 5° antenne pig-
mentée de brun.- Trompe couronnée de 14 grosses papilles rouges et
couverte de nombreuses petites papilles. -— 3 segments tentaculaires dis-
tincts, le 1°' réduit dorsalement (?). Cirres tentaculaires cylindriques, les
postérieurs atteignant le 7** sétigère. Cirres dorsaux larges ·et cordiformes

166 · FAUNE nn rames. - rowcnàrns nnnmrns '
épais (61, g). ——- Pieds à 2 lobes aigus, le dorsal plus long que le ventral.
Soies à hampe finement épineuse, à article terminal long et mince. — 2
cirres `ananx très caducs non foliacés.
L. 14 mm., sur 1 mm. - Corps brun sombre, cirres dorsaux brun-
rouille, teignant fortement l’alco0l. (Eufs verts.
Dragages côtiers. — Manche (Dinard).
Nom. N’est peut-être qu’nne variété d’E. punczifera.
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Fia. 59. — Eulalie punclifera : a, tête >< 20; h, 3 segments moyens >< 20; c, para-
pode moyen >< 40; d, soie >< 400. — Eumida parmi : e, tète >< 20 (d’après SAmr-Jo-
SEPH). —·E. sanguineu : f, tete >< 20 ; g, pied moyen Q >< 40; h, cirre dorsal (j'
>< 40; i, soie >< 600. - VAR. communis : k, pied >< 60 (d'après Gnavinn).
E. (Eumîda) Sanguinea (œnsrnn}. Fig. 59, f·k. — Eumida sanguinea.
MALMGREN 1865, p. 97, pl. xxv, fig. 28; Md INTosH 1908, p. 66 (bibliogra-
phie). E. communis Gxmvinn 1896, p. 18, pl. xvr, fig. 7-10. —Eulalz'a pal-
Zida CLAPARÈDE 1868, p. 246, pl. xvx, fig. 6. — SAINT·JOSEPH 1888, p. 294.
Corps trapu, relativement court ct large, bombé dorsalement, 60 à 140
segments. — Prostomium plus large que long, légèrement éehaneré en
3I‘I‘lèI‘G, COI;dll`OI‘l'IlB. 2 gI’OS y6'llX I10ll'S. li HHÈGDDGS P3l.I’ES COIIPÈGS, PBHHÉGS
à la base, une antenne impaire courte, insérée en avant des yeux (59, f').-
Trompe cylindrique couronnée d’une vingtaine de papilles à l’ouverture,

roucuiaras mmaurns. - ruvrtonocinan 167
lisse quand elle est bien étendue, autrement présentant des rugosités de
contraction et simulant parfois de petites papilles coniques très fines, très
serrées (Var. pallida. Cmrnnnna). — 1" segment tentaculaire plus ou moins
soudé avec la tête et indistinct à la face dorsale. Les suivants distincts.
1 -|—- S   -|- S %. 4 paires de cirres tentaculaires cylindriques. Cirres
dorsaux cordiformes, peu aeuminés, légèrement échancrés àla base, portés
par un gros cératophore ig). Ils sont plus lancéolés dans la variété pallida
(k). Les postérieurs plus allongés. Cirres ventraux ovales, lancéolés, plus
courts que le pied. — Mamelon sétigère épais, bilobé. Soies à hampe ren-
ilée, épineuse, à long article terminal (i) —— 2 cirres anaux fusiformes,
brusquement eflilés’à l’extrémité.
L. 30 à 60 mm. —- Coloration très variable, .blanc grisâtre avec fines
ponetuations brunes, jaune paille, jaunâtre, brun verdàtre, brun rougeâtre,
parfois une ou plusieurs raies blanches crétacées transversales, et un bou-
chou noiràtre dans Pintestin. (Eufs verts. Dans l’alcool, vert olive ou brun
I rouille.
A mer basse sous les pierres, et dans les crampons de Laminaires; dans les
dragages parmi les vieilles coquilles et les pierres rongées.
_ Mer du Nord, Manche, Atlantique Méditerranée. —— Golfe Persique, Nouvelle-
Zélande.
E. (Eumîda) parva SAINT-JOSEPH. Figi 59, e. — Eumida parva Suivr-
.losEru1888, p. 298, pl. xxx, fig. 168.
Corps allongé, environ 150 segments. —Prostomium eordiforme, 2 yeux,
5 longues antennes, l’impaire entre les deux yeux (59, 0).- Trompe lisse,
couronnée de 8 larges papilles rosées. - 3 segments tentaculaires distincts.
4 paires de longs cirres tentaculaires cylindriques. 1 -|— S % —)- S  
Cirres dorsaux lancéolés. Cirres ventraux semblables, plus petits. —— Soies
à hampc non épineuse, à article finement pectiné. - 2 longs cirres anaux
non foliacés.
L. 8 mm., sur 0,24. —— Corps verdatre avec une raie brune transversale,
cirres verdàtres. (Eufs gris. Màles blancs. '
Dragages. — Manche (Dinard). '
E. (Pterocirrus) macroceros Grimm. Fig. 60, d-g. - E. (Pterocz'rz·us) ma-
croceros Ssmr-Jossru 1888, p. 300, pl. xxx, fig. 170-174. — E. volucris
Eunnns 1864, p. 165, pl. vu, fig. 7-10. —- E. (Pterocirrus) velzkm CLA-
ranians 1868, p. 250, pl. xvn. fig. 2. — Sage fuszlqcra. Manmeunzv 1865,
p. 100, pl. xxv, fig. 27. S. macroceros Bnncsrnôm 191G, p. 136, fig. 40.
Corps atténué aux extrémités, mais relativement large; jusqu‘à 170 seg-
ments. — Prostomium arrondi, plus large que long, échancré en arrière.

168 FAUNE nn rnaivcn. —— Ponrcnàriss Enaaivrns
2 gros yeux noirs, arrondis, ovales, ou plus rarement réniformes, avec ou
sans cristallin. Parfois un petit trait noir derrière chaque œil. 5 antennes
filiformes plus longues que le prostomium, l'impaire, plus grande, insérée
en avant des yeux (60, d). -— Trompe cylindrique, couronnée de 48 grosses
papilles arrondies et couverte de nombreuses et fines papilles coniques.
3 segments tentaculaires distincts, le 1" plus ou moins nettement visible
d’en dessus, selon l’état de contraction. 1 —(— S îâ —(— S ig. Cirre ventral
du 2° segment avec un large limbe foliacé unilatéral en forme de couperet.
Les autres cirres tentaculaires cylindriques, le dorsal du 2° segment plus«
long que les autres, atteignant jusqu’au 13° sétigère. Cirres dorsaux imbri-
qués, lancéolés, rétrécis en pointe allongée (e, f). Cirres ventraux sembla-
bles mais plus petits. - Mamelon sétigère à 2 lobes aigus, bien séparés,
le, supérieur plus allongé. Soies à hampe peu renflée, finement épineuse, à
très long article large et nettement dentelé (g). —— 2 cirres anaux longs et
épais.
L. 3 à 8 cm., sur 0,5 à 1 mm. — Vert pâle, jaune-paille ou brun pâle
avec une carène verte ou brune entre les deux yeux. Gêlufs verts. l
Parmi les Nullipores et les Bryozoaires; dragages côtiers sur fonds de vieilles
` coquilles et pierres rongées.
Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
E. (Pterocirrus) microcephala Cnamaianu. Fig. 60 h. — Ctaimuianu 1870,
p. 98, pl. ix, fig. 3; Samr-Jossra 1906, p. 225, pl. v, fig. 99-103.
Corps long et mince, jusqu’à 283 segments. — Prostomium petit,
arrondi, aussi large que haut. 2 yeux noirs arrondis. 5 petites antennes
subulées, l‘impaire insérée en avant des yeux (60, h). — Trompe longue,
cylindrique, couronnée de 16 grosses papilles et couverte de très nom-
breuses petites papilles rondes, pédiculées. -— 3 segments tentaoulaires
distincts et le premier bien visible d‘en dessus. Cirre ventral du 2” ten-
taculaire bordé d’un limbe asymétrique étroit. Les autres paires cylin-
driques, et la 3° atteignant le 8** sétigère. Cirres dorsaux lancéolés, allon-
gés. Cirres ventraux, plus petits, ovales. —· Mamelon sétigère à 2 lobes
arrondis. Soies à hampe rentlée, terminée par 2 grosses épines et plusieurs
petites, à long article terminal strié et dentelé. 1 + O % —|— S §—à—(?).
L. 8 à 14 cm., sur 3 mm. — Coloration d’un beau vert uniforme, cirres
ponctués de quelques points bruns.
A la côte parmi les pierres. - Méditerranée (Naples, Cannes); Manche (Ros-
cotf). I
Nom. Cette espèce ne semble différer de l’Eulalia viridis que, par son cirre
tentaculaire plus aplati et légèrement limbé.

· ronrcuàras axmarrrns. — rnrntonocxma 169
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Fm. 60. — Plemcirru: limbataca. région antérieure >< 12; b, cirre tentaculaire
limbé >< 20; c. un cirre dorsal >< 20 (d’après Cmranànn). —Pt. macroccros : d, extré-
mité antérieure, grossie; e, parapode >< 40; f, cirre dorsal postérieur; g, soie >< 100.
— Pt. microcephata zh, région antérieure >< 20 (d’ap1·ès Craranizns).
E. (Pterocirrns] limbata Cnaranizon. Fig. 60, a·c. — Cmmnàna 1868,
p. 248, pl.xxv1x, fig. 6; S.uN·r-Josarn 1888, p. 303.
Corps linéaire, environ 20 à 44 sétigères. — Prostomium subcordiforme
tronqué en avant. 2 grands yeux ovales, avec cristallin. 5 antennes '
subulées, subégales, de la longueur du prostomium, l’impaire à insertion
presque frontale (60, a). — Trompe couronnée de 24 grosses papilles et
couverte de papilles minces et coniques. — 3 segments tentaculaires bien
distincts, le 1°' visible d’en dessus. Cirre ventral du 2° tentaculaire court,
renilé, piriforme, avec un limbe étroit, strié (b] ; les autres paires cylindri-
ques, les 2 paires postérieures deux fois plus longues. 1 —}- O ÉTÉ -|- S  
Cirres dorsaux lancéolés, atténnés à Pextrémité (c). Cirres ventraux ana-
logues, mais plus petits. -— Mamelons sétigères coniques. Soies à article Y
ensiforme relativement court. — 2 cirres anaux larges et épais, terminés
en pointe. _
L. 3 à 7 mm., sur 0,7 mm. — Coloration gris rose ou verdàtre très·
pâle. ‘

170 FAUNE on nuance. — ronrcnàrns Ennaivrns ·
Dragages côtiers. —— Manche (Dinard); Méditerranée (Naples).
Nota. Les seuls spécimens observés sont des formes jeunes n’ayant pas
_ atteint la maturité sexuelle. l ·
-E. (Pterocirrus) margînata Cnamniann. Fig. 61, f. — Ctarnniann 1868,
p. 249, pl. xvm, fig. 1.
Corps linéaire, 65 segments. — Prostomium cn ellipse régulière.
2 grands yeux ovales à cristallin. Les 4 antennes paires coniques, larges
à la base, atténuées en pointe aiguë, Pimpaire, insérée très en avant,
plus mince et plus courte (61 f'). Trompe (?). -— 1°" segment tentaoulaire
non visible d’en dessus, les 2 suivants bien distincts. Cirre ventral du
2" tentaculaire court, renflé à la base et muni d’un large limbe asymé-
trique. Les autres cirres tentaculaires cylindriques, les 2 postérieurs plus
longs. 1 + O gâ —]— O % (?). Cirres dorsaux lanoéolés. Cirres ventraux
en petites palettes beaucoup plus courtes. -— Soies à article ensiforme
protégé par une lame tectrice délicate.
L. 16 mm. -— Corps coloré par un pigment violàtre disséminé à la
surface tergale des segments. Appendices incolores.
Dragages côtiers (?). — Méditerranée (Naples).
Nota, Un seul exemplaire observé par Ctarxnènn. _
G. NOTOPHYLLUM Gînsrnn.
Corps épais. lîrostomîum conique. 2 yeux. 5 antennes. - 4 paires de cirres
tentaculaires sur 3 segments/distincts : 1 -|—·S ii + S   Cirres dorsaux larges
et foliacés. —— Parapodes biramési Soies dorsales simples, ventrales composées.
_ -— 2 cirres anaux. — Trompe à papilles molles, diffuses.
N. foliosum. Sans. Fig. 61, aie. —l\1c’lm·osa 1908, p. 47, pl. xnv, fig. 1;
Bnucs·rnôM 1914, p. 121, fig. 31. N. alatum SA1N·r—.losEpH 1888, p. 312.
N. polynoàdes luALMGl'tEN 1865, p. 93, pl. xxv, fig. 43. —— Eulalia obtecta
Ennnns 1864, p. 169, pl. vu, fig. 11-16. —— Trac/zelophyllum Lütkeni
Lnvrnsniv 1883, p. 209. . ·
Corps linéaire, relativement court et large, peu atténué aux extrémités,
convexe à la face dorsale, qui est à peu près entièrement cachée par les
cirres imbriqués, 80 à 110 segments (61, e). — Prostomium en cône arrondi,
, avec 2 gros yeux souvent pourvus d’un cristallin et postérieurement 2 orga-
nes nucaux formant 2 grandes oreillettes ciliées dirigées en arrière (a). 4 an-
tennes paires un peu a platies et pointues, antenne impaire plus longue, insé-
rée entre les 2 yeux. —— Trompe garnie à la base de nombreuses papilles
' et couronnée à l‘entrée d’un cercle de grosses papilles arrondies (?). —

POLYCHÈTES EIUIANTES. ·— PHYLLODOCIDAE   i
3 segments tentaculaires distincts, mais le premier réduit à la face dor-
sale. Des 4 paires de_cirres tentaculaires, la première et la ventrale du
2** segment courtes et larges, les deux autres cylindriques, plus longues,
atteignant le 9°-10° segment. 1 -|— S (% + S   -- A la rame dorsale,
un acicule et 1-2 soies capillaires simples, grands cirres dorsaux réni-
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Fm. 61. - Nulnphyllum foliosum : a, tète >< 30 (d’après (tanins); b, 45° pied (<l’8··
près Bimcsmôu); c. cirre ventral >< 40; d, soie >< 350; e, animal entier, face dor-
sale ><—1. —· Pterocirrus marginata : f, partie antérieure >< 6(d’ap1·ès Ctaranàos). -
Eulalia rubiginosaz g, parapode >< 25. ·
formes, 2 fois plus larges que hauts (b). Cirres ventraux plus petits,
arrondis, recourbés en arrière du mamelon sétigèrc court, massif, bi-
lobé (e). Soies ventrales composées, à hampe fortement striée, à long
article faiblement denticulé (d). — Cirres anaux. '
L. 15 à 55 mm., sur 1 à 4 mm. — Gris verdàtrc avec cirres verts bordés
de brun, œufs grisàtres. Dans l’alco0l, brunâtre ou verdàtre.
Dragages côtiers, parmi les vieilles coquilles et les pierres rongées et cou-
vertes de Serpules, `
Manche, Atlantique, Méditerranée, mers .du Nord.

172 FAUNE DE mman. - ronvcniarss Enunivrss
_ G. ETEONE Savxenv.
` Corps linéaire, à nombreux segments. —- Prostomium triangulaire avec
4 petites antennes insérées sur son extrémité tronquée. Ordinairement 2 yeux. -
Trompe lisse, ou portant des rangées latérales de papilles molles et des petites
papilles chitineuses. —— 2 paires de cirres tentaculaires cylindriques au premier
segment qui est achète. Au 2° segment, un cir1·e ventral foliacé, parfois un mamelon
pédieux achète ou sétigère, pas de cirre dorsal. O ââ. Cirres dorsaux et ven-
traux foliacés. - Soies composées. — 2 urites.
1. Trompe lisse ou à papilles molles (fig. 62, a) .......
.............. (S.-G. Eteone s. str.) 2
-—- Trompe à rangées latérales de grosses papilles molles et à
petites papilles épineuses (fig. 64, a) ..... (S.-G. Mysta) 5
2. Ni soies, ni mamelon pédieux au 2= segment (fig. 63, al .... 3
— Un mamelon sétigère au 2° segment (fig. 62, f') ...... 4
3. Trompe lisse ............ Et. lactea, p. 175
—- Trompe à 3 rangées latérales de papilles (fig. 62, g] .....
................ Et. foliosa, p. 174
4. Cirres dorsaux moyens aussi longs que larges, presque symé-
triques (fig. 62, o, d) ......... Et. longa, p. 172
— Cirres dorsaux moyens plus larges que longs, souvent asymé-
triques (fig. 62, e) ........... Et. flava, p. 173
5. Corps violet, cirres jaunes. 15 à 30 cent. Et. siphonodonta, p. 178
-— Corps rose ou jaune verdâtre, tacheté de brun rouge. 2 rangées
latérales de 6-7 papilles sur la trompe. 3 à 6 em. (fig. 64, a).
................. Et. picta, p. 176
- Corps brun-olive,,rayé longitudinalement. 2 rangées latérales de ·
nombreuses papilles sur la trompe .... Et. harbata, p. 176
E. longa (Fanmcrus). Fig. 62, a-d. -- Beacsrnôm 1.914, p. 192, fig. 72.
E. arctica MALDIGREN 1867, p. 148, pl. lil, fig. 12; Gnavuzn 1896, p. 17.
E. Lilëjeborgi, E. islandica., E.` Leuckarti NIALMGREX 1867, p. 148-149,
pl. xv, fig. 22-23, pl. m, fig. 12. `
Corps filiforme, aplati, jusqu’à 200 segments. -— Prostomium presque
aussi long que large, rétréci à la hauteur des yeux (62, a). 4 courtes
antennes coniques, subégales. — Trompe évasée, lisse ou avec des rides
transversales simulant des papilles, couronnée d’une quinzaine de
papilles ’à l’orifice. -—· 2 paires de oirres tentaculaires efïilés. O gâ. Au
2** segment, un mamelon sétigère et un cirre ventral, pas de cirre dorsal.
· Cirres dorsaux assez minces, demi-ovales plus ou moins symétriques (d),
les antérieurs un peu plus larges, les postérieurs plus étroits. Parapodes

vonrcxairrss anmwms. —- PHYLLODOCIDAE 173 `
coniques, faiblement bilobés (62, c). Cirres ventraux minces, oblongs,
à peu près de la longueur du pied. - Soies à longue hampe, renflée ‘
à Particulation, nettement denticulée, à article assez court et mince (b).
— Cirres anaux très courts, épais, presque sphériques.
L. 25 à 60 mm. sur 1 à 2 mm. — Coloration dans 1’alcool, jaune plus
ou moins foncé, cirres brunàtres, un renflement foncé au-dessus du
cîrrophore.
Dragages côtiers. -— Manche (Iles anglaises, S‘-Vaast-la-Hougue); Atlantique
(Irlande), mer du Nord. - Mers arctiques.
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Fm. 62. —-Etccme longa : a, tète et trompe, grossies; b, soîe>< 400; c, parepode moyen '
>< 100; d, cirre dorsal du 10· sétigère. —·· E. [law : e, parapode moyen >< 100 ; f,
tète et trompe, grossies. — E. f0li0sa:g,Itète et trompe, grossies; h, parapode
moyen >< 20; i, cirre dorsal du 5* sétigère; k, soie>< 400.
E. flava (Fannicws). Fig. 62, e-f. — Mamxcnnn 1865, p. 102, pl. xv,
fig. 35; Bnncsrnônr 19Ui, p. 196, fig. 74. E. depressa MALDIGREN 1865, p.
103, pl. xv, fig. 36. E. lentzgera Mamxcnnn 1867, p. 149, pl. 111, fig. 13.
E. pîcta Mc' lmrosn (non Qcxrnnmcxasl 1908, p. 100.
Corps linéaire, aplati, atténué aux deuxextrémités, jusqu’à 300 seg-
ments. - Prostomium court, conique, arrondi, rétréci à la hauteur des
2 yeux. li courtes antennes en alène, subégales. — Trompe évasée, plus

174 FAUNE DE EnANcE. — POLYCHÈTES ERRANTES
ou moins fortement ridée, bordée d’un rang de papilles à Pouverture (62, f).
—— 2 paires de cirres tentaculaires courts, acuminés,' subégaux au
1‘" segment. O gïi. Des soies au 2° segment; mais pas de cirre dorsal.
Cirres dorsaux minces, 0vales.arrondis, faiblement asymétriques, plus
larges que longs (e). Ceux des 10-20 premiers segments fortement asy-
métriques et plus allongés. Les postérieurs ovales. Parapodes bilobés.
Cirres ventraux ovales, arrondis à 1’extrémité, à peu près de même lon-
gueur que le pied. — Soies à longue hampe, à articulation peu renflée,
légèrement denticulée, à article mince et court. — Cirres anaux large-
ment ovales.
L. 40 si 120 'mm. — Coloration : jaune pâle ou brique; dans l’alcool,
jaune citron ou brun.
Dragages côtiers et dans le sable à mer basse. -—- Mers arctiques, mer du
Nord (Hollande), Atlantique (côtes d`Irlande), Manche.
E. foliosa QUATIIEFAGES. Fig. 62, g-k. — QUATREFAGES 1865, p. 164;
SAINT-Josnrn 1895, p. 226, pl. xm, fig. 42-44; Gnnvina 1896, p. 16 et pas-
sim; Sournsmv 1914, p. 76.
' Corps allongé, atténué aux extrémités, convexe dorsalement, aplati
ventralement avec une gouttière longitudinale. .lusqu’à 350 segments. —
Prostomium conique, tronqué, souvent ridé sur les côtés, ce qui lui donne
un aspect triannelé. 4 petites antennes subégales, les antérieures parfois
· plus courtes. 2 petits yeux disparaissent souvent dans l’alcool (fig. 62, g).
—- Trompe courte, évasée, portant, de chaque côté, 3 rangées longitudi-
nales de 15 à 30 papilles, globuleuses dans la rangée impaire, aplaties
transversalement et blanchâtres dans les deux autres. Ce sont, peut-être,
des rides de contraction? A l’ouverture de la trompe, une couronne de 15-
t 20 papilles et 2 gros lobes charnus. — 2 paires de cirres tentaculaires,
épais, coniques, subulés, les supérieurs un peu plus courts que les infé-
rieurs. 0-%. Au 2" segment, un cirre ventral épais, pas de mamelon sé-
. tigère, de soies, ni de cirre dorsal. Cirres dorsaux bien plus larges que
longs, réniformes, décurrents. Cirrophores prolongés en languette dans
la base des cirres (62, h). lies cirres antérieurs plus massifs (i), les posté-
riéurs plus allongés. Mamelon sétigère à 2 lèvres dont l'une est bilobée.
Cirres ventraux ovales allongés, à peu près de la longueur du pied. —
Soies à hampe légèrement dilatée, à articulation tinement épineuse, à
dents inégales. Article terminal long et large (k). —- 2 longs cirres anaux
coniques, renflés à la base.
L. 12 à 20 cm., sur 3 à 4 mm. -·— Coloration blanc jaunâtre, avec quel-
ques petites taches violettes à la base des pieds, intestin brun. Dans
l’alcool, blanc jaunâtre uniforme, avec reflets irisés, ou brunâtre avec
cirres tachés de rouille.

ronrcnàrss nmmxrss. -— rmrnnonocxnan 175
Dans le sable fin, à mer basse. — Manche (St-Vaast, Cherbourg, Dinard);
Atlantique (St-Jean de Luz, Irlande).
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Fm. 63. — Eteone laclea : a, tête >< 8; h, 10* parapode, grossi; c, cirro dorsal du 5° ‘ `
sétigère; d, soie (d’après Bnnosrnüxi). —- Et. (Mysla) szphonodonla : e, tête, nrossie ; f,
parapodc postérieur; g, parapode moyen, grossi; h, soie ><· 400. — Lugia ptcro-
phora : i, tète >< 43 (d’après Enusus).
E. lactea Cnamniann. Fig.'63, a·d. — Cnaraniann 1868, p. 243, pl. xvm,
fig. 2. E. pusilla MA1.M<;ne1v 1865, p. 102, pl. xv, fig: 37; Mc’ livrosu
1908, p. 107; Riom 1918, p. 34, fig. 8. E. Malmgr0nil\ltc11AELsEN 1897,
p. 37. —— Ilypcrcteono lactea Bancsrnôrx 191â, p. 209, fig. 81,
Corps épais, linéaire, légèrement atténué aux deux extrémités, jusqu’à
400 segments. - Prostomium en cône tronqué, plus long que large, légè-
rement incisé à la hauteur des 2 yeux noirs. 4 courtes antennes coniques,
subulées (63, a). — Trompe lisse. —- 2 paires de oirres tentaoulaires coni-
ques eflilés, les supérieurs plus courts que les inférieurs. O gâ. Au 2"
segment, un cîrre ventral seulement, pas de mamelon pédieux, de soies,
ni de cirre dorsal. Cirres dorsaux moyens irrégulièrement réniformes,
plus larges que longs, décurrents (b). Les antérieurs plus massifs (c) et
les postérieurs plus allongés._Le cirrophore se prolonge en languette dans
la base du cirre. Mainelon sétigère bilobé. Cirresventraux ovales, les

176 FAUNE DE FRANCE. ·-— POLYCHÈTES EHRANTES '
postérieurs lancéolés, à peu près de la longueur du pied! -—Soies à hampe
légèrement renflée à l’articulation qui est lisse (d). Article terminal long
et assez large. - 2 cirres anaux fililormes.
L. 4 à 23 cm., sur 1,5 à 3 mm. —- Coloration d’un blanc laiteux semé de
quelques points violets. Dans l’aloool, blanc jaunâtre.
Dans le sable, à mer basse et dans les dragages côtiers.
Méditerranée>(Naples); Atlantique (Santander); mer du Nord.
Nota. Cette espèce est très voisine de`l'Eteone foliosa et peut-étre identique.
E. (Mysta) harbüta NIALMGREN. — Mysta barbata. MALNIGREN 1865,
p. 101, pl. xv, fig. 34; Mc’ lnrosn 1908, p. 108; iBERGSTRôM 1914, p. 207,
fig. 79. . ,
Corps allongé, un peu aplati, atténué postérieurement, jusqu’à 160 seg-
` ments. —— Prostomium large, triangulaire tronqué et arrondi en avant.
2 yeux. 4 courtes antennes subulées. — 'l`rompe évasée avec, de chaque
côté, une rangée longitudinale de 30 à 50 papilles ovoïdes, molles et garnie
sur le reste de sa surface de très nombreuses petites papilles denticulées.
—— 2 paires de cirres tentaculaires subulés au 1" segment, les dorsaux
presque deux fois plus longs que les ventraux, pas de soies. Au 2** segment,
un cirre ventral foliaeé, un mamelon pédieux avec des soies, pas de cirre
dorsal. Aux segments suivants, des cirres dorsaux épais, arrondis, sub-
orbiculaires ou légèrementlancéolés portés sur un gros cirrophore court (l).
Cirres ventraux ovales-lancéolés, un peu plus longs que le pied. — Ma-
melon sétigère bilobé. Scies à hampe renflée à Pextrémité, bifide, faible-
- ment denticulée, avec 2 crocs latéraux et un long article terminal. —-
2 cirres anaux filiformes, trois fois plus longs que larges.
L. 50 à 70 mm. — Brun olive avec une bande claire longitudinale de
chaque côté de la ligne médiane. Dans l‘alcool, violet-bleuàtre.
I Dragages `côtiers sur fonds de sable ou d’argile.
Mer du Nord (Ecosse, Danemark, Suède); Atlantique (côtes d’Irlaude); -—
mers Arctiques.
E. (Mysta) picta Qumnnmcss. Fig. 64. — Eteone picm QUATREFAGES
1865, p. 147, pl. xvm, fig. 18-23, E. armata CLAPAEÈDE 1868, p. 240,
pl. xvu, fig. 5. E. incisa SAINT-Josaru 1888, p. 304, pl. x11, fig. 175-
179. —- (?) Phyllodoce Geojfïoyi Aunoonv et M.—EnwAnns 1834, p. 228.
- (?) Mysta papillifèra. Tuner. 1879, p. 33, pl. II, fig. 25-28.
Corps allongé, aplati, atténué aux deux extrémités, 60 à 150 segments.
i -— Prostomium triangulaire, tronqué et arrondi en avant, plus ou moins
profondément incisé sur les côtés. 2 gros yeux foncés. 4 antennes subu-
lées, égales (64, a). — Trompe avec, de chaque côté, 2 rangées longitu-
dinales de 5-6 grosses papilles ovoïdes, molles, garnie à la base de très
(1) Semblables à ceux d’E. picta (Fig. 64 a).

ronvcaizras mmmras. —— Pnunonocrnan 177
nombreuses petites papilles, lesfunesj sphériques, pédonculées, hérissées
de fines épines en aiguille, les autres arrondies, surbaissées, armées de
petites dents chitineuses reoourbées (d). A 1’orifice de la trompe, une .
demi-couronne ventrale d'une vingtaine de papilles lancéolées. —— 2 paires
de oirres tentaculaires subulés, renllés à la base. Au 2° segment, un cirre
ventral, un mamelon avec des soies, pas de cirre dorsal. Cirres dorsaux
moyens épais, ovoïdes ou lancéolés, portés sur un gros cirrophore cylin-
drique (g). Les antérieurs plus larges (f), les postérieurs plus allongés ·
(0). Mamelon sétigère bilobé. Cirres ventraux lancéolés, à peu près de
la longueur du pied. — Soies à hampe dilatée à Particulation, avec 2 crocs '
latéraux et un article flexible finement pectiné (c}. -2 oirres anaux ovales.
L. 30 à 60 mm. — Coloration très variable, corps rose ou vert jau-
nâtre avec, sur chaque segment, des lignes transversales et des séries ,
longitudinales de taches pourpres, violacées, ou brun rouge (b). Une
tache brunâtre sur les oirres dorsaux.
A mer basse, sur les pierres, parmi les Algues et dans les dragages côtiers.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
Nom. A un faible grossissement, la trompe, incomplètement dévaginée, pa-
. rait lisse. ·
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Fm. 64. — Eteone (Mysta) picta. : a, tète et trompe >< 25; h, 2 segments de la région
moyenne, face dorsale >< 25; c, soie >< 400; d, papilles de la trompe >< 400 ; e, para-
pode postérieur >< 40; f, parapode du b° sétigère >< 60; g, parapode moyen >< 40.
l2

178 mons ne rnaivcs. -—· ponvcnizrns EBRANTES
E. (Mystal siphonodonta (DELLE Cmam). Fig. 63, 8-ll. —- Eteone szpho-·
nodomta Cnarantna 1868, p. 241, pl. xvu, fig. 4. -—— Mysta szphonodontœ
Gnavxnn 1896, pi 19, pl. xvi, fig. 11-13; Biancsraôii 1914, p. 205,
fig, 78.
Corps allongé, assez large, convexe à la face dorsale, 300 à 350 seg-
ments. — Prostomiumjriangulaire, à large base, renflé et tronqué à
Pextrémité. 4 petites antennes. 2 yeux. (63, e). —— Trompe avec, dechaque
côté, une seule rangée de grosses papilles eflilées; à la face dorsale, de
nombreuses petites papilles coniques surbaissées, couvertes de fines
` dents chitineuses arquées; à la face ventrale, de fines papilles pigmentées
en jaune. Orifice de la trompe frangé de nombreuses papilles efïilées. —
2 paires de cirres tentaculaires subulés, les supérieurs un peu plus
. courts que les inférieurs. Au 2E segment, un cirre ventral, un mamelon
sétigère et des soies, mais pas de cirre dorsal. Cirres dorsaux moyens
triangulaîres, largement lancéolés, asymétriques, portés. par un long
cirrcphore (g), les antérieurs plus courts et plus larges, les postérieurs
plus allongés (f'). Mamelon sétigère bilobé. Cirres ventranx ovales, arqués,
plus longs que le pied. — Soies à hampe faiblement dilatée et recourbée
en crcc à base entourée de petites dentelures, appendice ensiforme fine-
ment strié (h). — 2 très petits cirres anaux ovales allongés. . I
L. 15 à 30 cm., sur 6 à 10 mm. — Violet bleuàtre avec cirres jaune
soufre. Dans l’alcool, jaune rougeâtre uniforme, à reflets irisés bleuàtres.
_ Dans le sable, dragages côtiers. —— Méditerranée (Naples, Monaco), Adria-
tique. — Atlantique (?). `
G. LUGIA Qcarnm-uses.
Corps allongé. —- Prostomium conique. 4 antennes, 2 yeux. Pas d’antenne
impaire, ni de bouton occipital. 1 —}— S àà. -Trompe àppilles. -1** segment
distinct portant une paire de cirres tentaculaires fîliformes. Au premier séti-
gère : un cirre tentaculaire cylindrique, un mamelon sétigère, un cirre ventral
foliacé. Cirres dorsaux et .ventraux foliacés. Parapodes uniramés, Soies com-
posées. - 2 cirres anaux.
L. pterophora (Enmans). Fig. 63, i. —- Qvxrnsmces 1865, p. 152; Banc-
srnôm 1914, p. 184. —- Eteone pterophora Enmzns 1864, p. 173, pl. vr,
fig. 22-25.
Corps allongé, environ 38 segments un peu plus larges que longs. -
Prostomium piriforme, allongé, avec 2 yeux postérieurs. 4 antennes
égales, allongées (63, i). - Trompe cylindrique garnie de petites papilles
` et couronnée de 12 papilles foliacées. -—- Une paire de cirres tentaeulaires
cylindriques au 1°' segment, distinct de la tête. Au 2** segment, un cirre
tentaculaire efïilé semblable à celui du précédent, un mamelon sétigère

rotrcuiarss smzamrss. —- rnvnnonocxnas 179
et un cirre ventral foliacé, Les autres cirres dorsaux foliacés, larges,
lancéolés, pointus. Cirres ventraux analogues mais plus petits. —- Ma-
melon sétigère. à lèvre supérieure aiguë. Soies composées , minces,
renflées à. Particulation de la hampe, à long article·à bord entier. —
Pygidium cylindrique, avec 2 cirres anaux foliacés.
L. 5,5 mm. —— Coloration verdàtre.
Parmi les Algues vertes. — Méditerranée, Adriatique (Fiume, Trieste).
G. PROTOMYSTIDES Czrznxiaxvsxv.
Corps filiforme. - Prostomium allongé. 2 yeux. 4 antennes. Pas d`antenne
impaire ni de bouton occipital. — 3 paires de cirres tentaculaires sur trois seg-
ments distincts. Des soies et des cirres ventraux foliacés aux 2° et 3° segments
tentaculaires. 1 S ·-)- -1%+ S   Cirres dorsaux et ventraux foliacés. — Para-
podes uniramés. Soîes composées et, à maturité, de longues soies natatoires
`simples. Trompe à papilles molles, diffuses. - 2 cirres anaux.
' P. bidentata (Lmcsnnans). Figl 65, e-h. -· Baacsrnôm 1914, p. 184. —
Mystides bidentata Lascsnnms 1880, p. 310, pl. xvu, fig. 46; S.ux·r-I0-
ssrn 1888, p. 308, xm, fig. 183-185; Sou·raEnN 191!1,p. 71, vm, fig. 17. ·
Corps mince, allongé, jusqu’à près de 200 segments. — Prostomium
plus long que large, renflé en mufle à Pextrémité. 2 yeux situés tout à fait
en arrière. 4 petites antennes coniques (65, e). — Trompe couverte de
papilles irrégulièrement distribuées. — Au 1" segment, une paire de
cirres tentaculaires cylindriques, de même longueur que les antennes; au
2° segment, une paire de cirres tentaculaîres cylindriques, des soies et un
acicule, un cirre ventral ovale; au 3° segment, un cirre tentaculaire cylin-
drique, un mamelon sétîgère et un cirre ventral ovale. 1 -)- S gg-)- S àà.
Aux segments suivants, un cirre dorsal foliacé, ovale, un cirre ventral
plus petit et plus lancéolé, un parapode conique (f). — Soies composées
à hampe légèrement arquée, renflée et bidentée, coupée obliquement et
finement épineuse. Article terminal de longueur variable, eflilé et finement
pectiné (g-h). A maturité, il s'y joint, en outre, de longues soies capillaires
dans les segments renfermant des produits sexuels. — Deux longs cirres
anaux renflés à la base, eflilés à Pextrémité, et entre eux, une longue et _
mince papille. `
L. 5 à 25 mm. — Corps vert ou jaune-verdàtre; à la face ventrale, une
tache brune à la base de chaque pied. Cirres dorsaux.verts. (Eufs vert· _
émeraude. _
Dragages côtiers. —— Atlantique (Madère, cotes d’Irlande); Manche (Dinard);
Méditerranée (Cannes):

180 muni;. nu muscu. —— powcuàrns mmmrrns
G. MYSTIDES THÉEL.
Corps allongé, de petite taille.—Pr0stomium allongé ou arrondi. 2 yeux. 4 anten-
nes. Pas d’antenne impaire ni de bouton oocipital.— 3 paires de ci1·restentaculai—
res sur deux segments distincts. 1 + S   Parapodes unirèmes. Cirres dorsaux
et ventraux foliacés. -- Soies composées et, à maturité, de longues soies nata-
toires simples. — Trompe à papilles molles. - 2 cirres anaux.
1. Un cirre dorsal au 3° segment. Cirres tentaculaires tous cylindri-
drîques (fig. 65, a). (S.-G. Mystides s. str.) . M. horealis, p. 181 '
— Pas de cirre dorsal au 3" segment. Cirre tentaculaire du 2** seg- ·
ment foliacé (fig. 66, a). (S.—G. Pseudomystides) .... ' . . 2.
2. Cirres dorsaux fusiformes. Soies simples à large crête striée
(fig. 66, g) .... . ....... M. elongata, p. 182
- Cirres dorsaux oviformes [fig. 66 h). Soies simples, non élargies.
............... M. limbata, p. 181
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Fm. 65. ·—- Mystides borealis : a, partie antérieure >< 80; b, région postérieure >< 80;
c, soies, face et proûl >< 500(d’après Soummm); d, 20° parapode (d’après Bnaesraôni).
·—- Protomystides bidentam : e, région antérieure (d’après Sanw-Josnrn); f, parapode
moyen.avec soies natatoires >< 100; g, soie composée X 400; h, soie ventrale
>< 400 (d’après Sournuma).

ronvcuàras nnnawrns. —— PHYLLODOCIDAE 181
M. horaalis Tuner,. Fig. 65, a—d. - Tuner. 1879, p.35, pl. xx. fig. 29-32;
Soornnns 1914, p. 72, vm, fig. 19; Bancsrnën 1914, p. 176, fig. 177.
M. caeca. Laivcnnnaxvs 1879, p. 310} pl. xvx, fig. 42: Fauve:. 1913, p. 53.
Corps petit et étroit. 38 à 48 sétigères. -— Prostomium arrondi, plus
large en arrière qu'en avant. Deux yeux noirs (disparaissant dans l’alc0ol).
4 longues antennes iiliformes insérées assez loin. du bord·antérieur du
prostomium (65, a). — Cirres tentaculaires renflés à la base, étirés à
Yextrémité, très glandulaires, portés sur de courts cirrophores, une paire
au 1°' segment, deux paires au second qui porte en outre un petit para-
pode avec acicule et soies : 1 + S É. Cirre tentaculaire ventral du 2° seg-
ment plus court que le dorsal. Un cirre dorsal au 3° segment (‘). Cirres Y
dorsaux ovales ou arrondis, épais (d). Cirres ventraux ovales, épais, aplatis,
un peu plus longs que le piedi —— Parapodes coniques, faiblement bilabiés.
Soies composées, à hampe faiblement renilée, très finement épineuse,
bifide, à. long et mince article' terminal (c). -— 2 grands cirres anaux ovales,
rentlés (b]. Une papille anale.
L. 2 à 10 mm. — Corps jaune brun ou jaune verdàtre avec cirres plus
foncés.
Sable argileux et sable coquillier, Dragages.
Atlantique (Côtes d‘Irlande, Madère); Méditerranée (Monaco) - Mers arcti-
ques.
M. (Pseudomystides) limbata Saxxr-Jossrn. _Fig. 66, a-c. — Mystides
linzlzata SArm··.loss1>n 1888, p. 310, pl. xm, fig. 186-192; Gnavmn 1896,
passim, xxx, fig. 1; Sourmzmv 1914, p. 72, vux, fig. 18. -Pseud0mystz`des ·
limbata Bnncsrnônr 1914, p. 185.
Corps de petite taille, eflilé aux deux extrémités. 40 à 90 sétigères. -
Prostomium plus long que large, un peu renilé en mufle à Pextrémité.
2 gros yeux rouges. 4 petites antennes cylindriques (66, a). —— Trompe
couverte de grosses papilles coniques et couronnée de 8-10 papilles termi-
nales. —— Au 1** segment, une paire de cirres tentaculaires cylindriques.
Au 2*, deux paires de cirres tentaculaires, les dorsaux longs, cylindriques;
les ventraux plus courts, aplatis, limbés comme ceux des Pterocz'r·rus.
Entre les deux, un faisceau de fines soies. 1 —|— 5%. Au 3** segment, des soies
composées et un cirre ventral foliacé, pas de cirre dorsal. Aux segments ·
suivants, des cirres dorsaux oviformes, des cirres ventraux analogues,
mais plus petits et un parapodes biiide (b). -- Soies composées à hampe
terminée par une grosse dent avec, de chaque côté, un faisceau d‘épines
en éventail (c). Article terminal ensiforme, pectiné et strié obliquement.
A maturité, les segments renfermant des produits sexuels portent, en
(1) D`aprcs Sournrnx. il n’y aurait pas de cirre dorsal au 3· segment. `

182 FAUNE ne rnmcs. —- rowcaiarizs nnnamns
outre, de longues et fines soies natatoires simples. 4 2 cirres anaux ovoï·
des et une papille anale. '
L. 6 à 10 mm. —— Coloration brun clair. CEufs verts.
Dragages côtiers sur fonds de coquilles et de Lizhozhamnion. ·
Atlantique (Brest, Côtes d’Irlande); Manche (St—Vaast-la·Hougue, Dinard).
M. (Pseudomystides)elongata Sourunnrx. Fig. 66, d-g. -— Mystides (Mesu-
mystides) elongata Sourunmx 191â, p. 74, pl. v, fig. 12.
Corps très long et très mince; au moins 80 sétigères. —— Prostomium
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FIG· 66. — Mystides (Pseudomystides) Zimbata : a, région antérieure >< 80 (d’après
Gmvma); b, parapode moyen >< 150; c, soies composées >< 400 (d’après Sovrumm).
— M. (Pseudomystides) elongata : d, région antérieure >< 100; e, parapode antérieur
>< l50; f, parapode moyen>< 150; g, soie simple et soies composées >< 80 (d’après
Sournsnn).
deux fois plus long que large, à bord antérieur arrondi. 2 yeux formés de
taches de pigment allongéos transversalement et situées aux angles laté-
raux postérieurs. 4 longues et minces antennes partant du bord antérieur,
les supérieures un peu plus longues que les ventrales (66, d). — Au 1°'
segment, une paire de longs cirres tentaculaires efïilés. Au 2°, deux paires
de cirres tentaculaires, les dorsaux un peu plus longs que ceux du 1”' seg-
ment, les ventraux beaucoup plus courts et semblables à ceux des seg-

1>om·cniz·rzs snnmvras. - pnrnnonocxnnn 183
ments suivants. Pas de soies ni d’acicules au 2° segment. 1 -(— 0 3%. Au
3* segment, un·lobe sétigère et des soies, un cirre ventral, mais pas de
cirre dorsal. Aux segments suivants, des cirres dorsaux petits et fusi-
formes, des cirres ventraux beaucoup plus longs, légèrement renflés à la
base et insérés au milieu du mamelon sétigère (e, f). -- Soies de 2 sortes :
1° soies composées à hampe épaisse, recourbée, tronquée obliquement,
mais non renflée à l’extrémité` qui est bifide. Article court, élargi à la
base, grossièrement strié et terminé en pointe fine; 2? à chaque pied, une
soie simple se terminant par une expansion striée prolongée d’un côté en
pointe finê (Sl- A
Taille dépassant 6 mm. — Coloration, jaune verdàtre ou vert foncé
(dans l’alcool). (Eufs bleu-verdàtre.
Drague sur fond de sable et de coquilles ou de fin gravier.
Atlantique (Côtes d’Irlande, Clew Bay). ·
S.-F. LOPADORHYNCHINAE.
G. LOPADORHYNCHUS Gnomz.
Corps court, prostomium large. 2 yeux. 4 antennes. — 2 paires de cirres ten-
taculaires bien développés et une troisième rudimentaire ou nulle `(1 + 0 ài)
insérées sur un segment soudé au prostomium et dépourvu de soies. Aux pre-
miers segments normaux, des soies simples, ensuite des soies simples et des
soies composées. Cirres dorsaux et ventraux foliacés. Mamelon sétigère coni-
que, uniaciculaîre, avec lamelle arrondie. — Pygidium sans appendices. —
Trompe inerme, avec 3 grosses glandes.
1. Pas de cirres ventral aux 2 premiers sétigères (fig. 67, c). (S.-G.
Lopadorhynchus s. str.) . ............. 2
— Un cirre ventral aux 2 premiers sétigères (fig. 69, c). (S.-G. Prolo-
padorhynchus) . . . - .............. 4
2. Les 2 premiers sétigères cylindriques très gros, à fortes soies re-
courbées entourées d'une collerette (fig. 67, h, c). L. uncinatus,p. 184
— Premiers sétigères sans collerette (fig. 68, h) ....... 3
3. 2 premiers sétigèresplus gros que les suivants. L. Krohnii, p. 185
— 3 premiers sétigères plus courts que les suivants. L. brevis, p. 184
4. Cirres ventraux terminés par un long appendice filiforme
(fig. 69, f). Rien que des soies composées auxsegments moyens.
.............. L. annendiculatnn. n. 187

184 nous ne mman. - rorrcuàms mmsmss
-— Cirres ventraux sans appendice filiforme. Quelques soies simples
mélangées aux soies composées des segments moyens (fig. 68, g).
....... . ...,... L. nationalis, p. 186
, L. brevis Gnusn. Fig. 69, k. —- Gnomz 1855, p. 100, pl. m, fig. 15;
KLEINENBERG 1886, p.— 21; Lo Bmmco 190â, p. 52, xxvx, fig. 121.
Corps allongé, aplati. — Prostomium coupé carrément en avant.
2 yeux. — Les trois premiers parapodes sont spatulés, épais, plus courts
que les suivants, avec un petit cirre dorsal et pas de cirre ventral, sauf à
l’état larvaire. Ils portent des soies simples. Les suivants se terminent en
pointe émoussée et portent un cirre dorsal et un cirre ventral foliacés,
des soies composées et 1-2 soies simples.
L. 2 à 35 mm. —— Transparent, brun olive avec des bandes transver-
sales sombres et des taches à la base des pieds.
Pélagique. - Méditerranée (Messine, Capri).
L. uncînatlls FAUVEL. Fi . 67. - FAUVEL 1915 . 3, fi¤‘. 2; 1916
g 2 P za r
p. 57, pl. 1, fig. 2, 3, xv, fig. 4-14.
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Fm- 67- *· Lûpüdüfhynchus uncinalus : :-1, >< 4; b, région antérieure, face dorsale et c,
fîwe Ventrale >< 8§_ •î» 3° `ëèügèfe >< 30; e, 19° sétigèrc >< 30; 1, crochet du 1·* sé-
Ugèœ >< 309 Q, S01€ Composée >< 100.

ronrcnirras znaaxrss. — rnunonocxnae 185
Corps divisé en 2 régions distinctes (67, a), 25 à 32 sétigères, —- Pro-
stomium plus large que long, arqué en avant. 4 antennes subulées,
les inférieures moitié plus courtes. 2 yeux noirs, saillants. — 2 paires
de cirres tentaculaires subégaux, atteignant le 2= sétigère, et une 3° paire O
réduite à un petit article conique inséré à la base de la 2° paire (b, c). —
Trompe inerme. — Les deux premiers sétigères semblables 1’un à l‘autre,
mais beaucoup plus gros que les suivants et dirigés en avant. Ils sont
massifs, de section ovale ou circulaire, recourbés vers la face ventrale,
à l'extrémité qui est obtuse et garnie d’une crête transparente sinueuse
entourant les soies simples, très robustes, à double courbure, terminées
en croc acéré brun foncé (f'). Le cirre dorsal est petit, lancéolé. Pas de
cirre ventral différencié. (Les deux parties de la collerette représentent
sans doute la lamelle pédieuse et le cirre ventral modifiés.) -— Les para-
podes suivants, séparés par une profonde échancrure des deux premiers,
sont plus petits et inclinés en arrière. Ils comprennent :un mamelon
sétigère lancéolé, à acicule saillant, une large lamelle verticale arrondie,
un cirre dorsal épais, lancéolé, un cirre ventral cylindroconique, terminé
par une courte pointe mucronée, renfermant une volumineuse glande à
orifice plissé débouchant sur la face postérieure (e). — Les soies, toutes
composées, disposées en éventail, ont une hampe terminée en pointe avec I
encoche et un article en palette ovale finement denticulée sur un bord (g).
Au 3° sétigère, mélange de soies simples et composées (d). - Pygidium
I en bouton terminal.
L. 9 à 20 mm. -— Corps jaune pâle, avec une large bande longitudinale
orangée; extrémité des parapodes violacée. Dans l’alcool, blanc jaunâtre
moucheté de taches brunàtres étoilées.
Pélagique. — Atlantique (Gibraltar); Méditerranée (Baléares, Monaco). _
L. Krohnii (Cnamniaoa). Fig. 68, a·d. -— Knmmeivnaac 1886, p. 21, pl. 1,
fig. 15; Pinmiscu 1895, p. 35; Bancsrnônt 1914, p. 180, fig. 68. L. Vzguicrî
Baxnxscu 1895, p. 35, pl. tv, fig. 4. — Hydrophanes Krolznii Cnaraniann
1870, p. 464, pl. xx, fig. 2; Vxcuxzn 1886, p. 385, pl. xxxx, fig. 1-10.
Corps petit, court, aplati, jusqu‘à 35 sétigères (68, a). — Prostomium
arrondi, deux fois plus large que long. 2 yeux foncés, assez gros.
4 antennes subulées, les inférieures un peu plus courtes. Organes nucaux
saillants. — 2 paires de cirres tentaculaires seulement. Aux deux premiers
sétigères, un gros mamelon pédieux plus grand que les suivants, robuste,
cylindrique, terminé en pointe conique, pas de cirre ventral, sauf aux
stades larvaires, un petit cirre dorsal ovale, un acicule et 5-6 fortes soies
simples courbées en crochet (b). Parapodes suivants plus allongés, avec
cirres dorsaux et ventraux ovales, comprimés. - Mamelon pédieux
conique, bordé d’une lamelle arrondie transparente (c). Une soie simple
ventrale et un faisceau en éventail de soies composées à hampe terminée
on nninfn n¤vw1àh•innn ix Inrnn nnnnnzlinn nn nalnun rumla Fnnfnmnni '

186 · FAUNE DE FRANCE. —- POLYCHÈTES ERRANTES
dentelée sur le bord épais (d). Aux segments postérieurs, la soie simple
peut manquer. Il y en a souvent plusieurs au 3** sétigère. - Pygidium en
bouton. 2 petits cirres renilés. — Trompe inerme, avec 3 longues poches
_ glandulaires.
L. 2 à 4 mm. — Incolore, transparent avec quelques taches foncées.
Pélagique. —— Atlantique (?); Méditerranée (Naples, Capri, Messine, Alger).
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Fia. 68. — Lopadorhynchus K1·0}mii:a, face dorsale, grossîe (d’aprèsCLA1>AnÈnE); b, 2*3
parapode; c, 10* parapode (d’après Bnaesrnôn); d, soie >< 350 (d’après Vxeunan). —
L. nativnalis : e, région antérieure, grossie; f, 2** parapode; g, 4° parapode; h, para.-
pode moyen, grossi (d’après Rmnisca et Bsnesmôn); i, extrémité de la hampe des
soies composées >< 350.
L. (Prolopadorhynchus) nationalis Ramses. Fig. 68, e, i. — Lopado-
rhynchus nationalis Rsxsxscn 1895, p. 38, pl. m, fig. 10-15; Fauvnr. 1916,
p. 53. - ProZopador·/zync/aus nationalis Bsncsrnôu 1914, p. 180, fig. 67.
Corps large, aplati, environ 25 segments. —— Prostomium arqué en
avant, large et court. 2 légères protubérances oculaires souvent dépig-
mentées. 4 antennes subulées, les inférieures moitié plus courtes. 2 paires
de cirres tentaculaires allongés, subégaux et une 3° réduite, de chaque
côté, à un petit article conique (68, e). — Aux trois premiers séti-
· gères, parapodes plus gros, plus courts et plus épais que les suivants,

rowcuimas sanmvrss. - ruvnnonocinan 187
avec cirres dorsaux piriformes et, cirres ventraux coniques ou subcylin-
driques, épais, ne dépassant pas la lamelle parapodiale à laquelle ils sont
plus ou moins soudés sur une partie de leur longueur (f); soies aciculaires .
simples, robustes, légèrement sigmoïdes. Au 4° sétigère, soies supé-
rieures composées, inférieures simples (g). A partir du 5= sétigère, pieds
tous semblables, à mamelon sétigère lancéolé soutenu par un acicule,
bordé d`une lamelle arrondie ou ovale (h), un faisceau en éventail de soies
composées à hampe terminée en pointe asymétrique (i) à large appendice
en palette ovale, en outre, une ou deux soies aciculaires médianes et une
ventrale. - Cirres dorsaux épais, un peu comprimés, mucronés, à pointe
mousse. Cirres ventraux coniques, trapus, avec orifice plissé d'une glande
parapodiale s’ouvrant au voisinage de_ leur extrémité. -— Pygidium en
bouton avec 2 courts appendices. —- Trompe inerme avec 3 longues
poches glandulaires. _ ,
L. 7 à 10 mm. -— Transparent. I
Pélagique. -— Atlantique, Méditerranée (Monaco).
L. (Prolopadorhynchus) appendiculatus Soornmm. Fig. 69, a-i. - Lepa-
dorhynchus appendiculatus Sournuan 1909, p. 7, pl. 11, fig. 12-13; 111,
fig. 14-20; Fauvm. 1916, p. 55. -— Prolopadorhynclzus appcndiculatus
Bnncsrnôm 1914, p. 179, fig. 66.
Corps large, aplti, 18 à 25 segments. — Prostomium arqué en avant,
large et court. 2 protubérances oculaires souvent dépigmentées, 4 an-
tennes subulées, les inférieures moitié plus courtes. 2 paires de cirres
tentaculaires allongés, subégaux et une 3* réduite de chaque côté à un
petitarticleconique rudimentaire (69,a,b). -Aux deux premiers sétigères,
parapodes plus gros, plus massifs que les suivants, avec cirres dorsaux
piriformes et cirres ventraux analogues dépassant à peine la lamelle para-
podiale, assez courte (c), et rien que des soies simples aciculaires, sig- ·
moïdes, à peine saillantes (i). Au 3** sétigère, nombreuses soies compo-
sées et quelques soies simples (69, a). - A partir du 4° sétigère, pieds tous
semblables, à mamelon pédieux lancéolé, soutenu par un acicule, bordé
d'une lamellé arrondie ou ovale (e); un faisceau en éventail de soies com-
posées à hampe terminée en pointe asymétrique de forme variable, à
appendice en large palette nettement dentelée sur un bord (Eli pas de
soies simples. Cirres dorsaux épais , aplatis, mucronés. Cirres ventraux
très épais, piriformes ou coniques, terminés en long appendice filiforme
avec orifice plissé d'une glande parapodiale à la base de l'appendice (1).
—— Pygidium en bouton. —- Trompe inerme.
L. 4 à 13 mm. - Incolore avec des cbromatoblastes pourpre foncé
disséminés sur les parapodes et parfois sur le corps.
Pélagique. - Atlantique (Côtes d’Irlande, Gibraltar); Méditerranée (Monaco).

188 FAUNE ma rance. — POLYCHÈTES Enmnrns
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F10. 69. — Lopadorhynchus appendiculatus : a, région antérieure, face dorsale; h,
face ventrale, grossie; c, I" parapode; d, 3* parapode; e, 7** parapode; f, extrémité
du cirre ventral du 13** parapode, très grossie; g, soie composée; 11, articulation; i,
soie simple du l" pied (cïaprès Somucnn;. —- L. brevis: k, face dorsale >< 60 (d’après
Lo Bianco). __
G. PEDINOSOMA Pœxniscn.
4 antennes, pas de palpes. -—- 2 paires de cirres tentaculaives sur un seu!
segment soudé au prostomium et dépourvu de soies. O   — Parapodes sui-
vants avec cirre dorsal arrondi, cirre ventral cylindrique, mamelon sétigère
conique bilabié. — Soies toutes composées. —- Pygidium sans appendices. -—-
Trompe inerme.
P. curtum Ptnimscu. Fig. 70, c—f. 4 Rmmscu 1895, p. 27, pl. 11, fig. 17,
111, fig. 1-4; Lo Bianco, 1904, p. 52, pl. XXI, fig. 122; Bnncsrnôai 191!1,
p. 177, fig. 65; FAUVEL 1916, p. 64.
Corps très petit, court, 10-12 segments (70, c). Prostomium arrondi,
court, large, soudé au segment tentaculaire. 4 petites antennes subulées,
subégales. Yeux rudimentaires. 2 organes nucaux saillants en bouton
cilié. — 2 paires de cirres tentaculaires, longs, subulés, sans soies,
insérés sur le 2° segment et portés par de courts cirrophores (d). ——

ror.x'cuia·ras nnnnnrss. — rm·i.¤.onocmAs 189
Trompe ovoïde, sans papilles au bord antérieur, avec3 longues glandes,
une dorsale et 2 latérales plus courtes. — Cirres dorsaux épais, aplatis,
arrondis. Cirres ventraux cylindriques, très longs (e]. - Parapodes
coniques, avec une grande lèvre lancéolée, un acicule et des soies com-
posées à article terminal long et très mince (I'). Pas de cirres anaux dis-
tincts.
L. 1 à 2 mm. — Décoloré dans l‘alcooI.
Pélagique. — Atlantique, Méditerranée (Capri). .
G. MAUPASIA Vxcumz.
1 antennes, 3 paires de cirres tentaculaires, une dorsale et une ventrale sur .
le premier segment, soudé au prostomium et pourvu d’acicules et de soies. Au
2* segment, une paire de cirres tentaculaires, un mamelon sétigère et un cirre
ventral court. S êâ + S 51%. — Parapodes uniramés. Cirres dorsaux foliacés
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Fm. 70. —- Maupasza isocliaeta: a, face dorsale >< 25 (d’après Lo Bianco); b, région
antérieure >< 100 (d’après Remises). -— Pedinosoma curlum : c, face ventrale X40;
d, région antérieure >< til) (<l’après Rrzisiscn); e, parapode, grossi (d’aprôs Banosrnôix);
f, soit) >< 350.

190 FAUNE ma nuance. -— rowcnàrns nnmurns
ou cylindriques, cirres veutraux coniques. Scies toutes composées. — Pygidium
à appendices rudimentaires. _- Trompe inerme.
1. Cirres dorsaux cylindriques (fig. 70, b) . . M. iscchaeta, p. 190
-—- Cirres dorsaux foliacés (fig. 71. G) ........... 2
2. Cirres tentaculaires du 2° segment beaucoup plus longs que ceux
du 1°'. Cirres ventraux obtus (fig. 71, e). . · M. magna, p. 191
—- Cirres tentaculaires du 2e segment un peu plus longs que ceux du
1°' (fig. 71, b). Cirres ventraux subulés . . . M. caeca, p. 190
M. isochaeta (Rnmiscu). Fig. 70, a-b. —- Bnncswnôn 1914, p. 91. —
Ilalqnlanes isochaeta Rninxscu 1895, p. 26, pl. xi, fig. 14. Lo Bianco
. 1904, p. 52, pl. xxxi, fig. 123.
Corps assez long à peine atténué antérieurement (70, a), 11 à 17 seg-
ments. -— Prostomium conique, arrondi en avant, sans yeux; organes
nucaux saillants, lobés. 4 antennes filiformes, subégales. -— 1°’ segment
tentaculaire non distinct du prostomium, portant 2 paires de cirres ten-
taculaires subulés, subégaux, séparés par un mamelon sétigère bien déve-
loppé avec 3-4 courtes soies composées (b). 2° segment tentaculaire
distinct, avec une paire de grands cirres dorsaux atteignant le 5° sétigère
et insérés sur des cirrophores, des cirres ventraux petits et ovales et un
mamelon sétigère bien développé. - Parapodes suivants robustes. Cirres
dorsaux épais, cylindriques, obtus. Cirres ventraux plus petits et ovales.
Mamelons sétigères coniques. Scies toutes composées, minces et de
même taille. — Pygidium avec 2 courts cirres anaux en bouton.
L. 1 à 2,5 mm. -— Coloration?
Pélagique. — Atlantique, Méditerranée (Capri).
M. caeca Vxcoxnn. Fig. 71, a—d. - Vxeuxnn 1886, p. 382, pl. xxx, fig. 14-
20; FAUVEL 1916, p. 63;- M. c. var. atlantica. Sourusim 1909, p. 4, pl. 1,
fig. 4-5.
_ Corps court et assez large (71, a), environ 15 segments. -— Prostomium
conique, sans yeux, organes nucaux saillants, lobés. 4 antennes subulées,
subégales, assez longues, 2 dorsales et 2 ventrales (b). — Trompe robuste,
inerme. — 1" segment tentaculaire non distinct du prostomium, portant
' 2 paires de cirres tentaculaires allongés, subégaux, séparés par un mame-
lon sétigère très réduit avec un acicule et 2-3 soies composées. 2** segment
tentaculaire distinct avec une paire de cirres dorsaux un peu plus longs
que les précédents, un mamelon sétigère et un cirre ventral très court. ——
Parapcdes suivants bien développés, à cirres dorsaux cordifcrmes, à
cirres ventraux allongés, rétrécis à la pointe et dépassant le mamelon
pédieux lancéolé à acicule saillant (c). Scies toutes composées plus ou
moins fortement hétérogcmphes (d), à article terminal grêle et lisse. —-
Pygidium avec deux courts cirres anaux rudimentaires.

Ponvcaàrss snnazvrxzs. -— Pnrnnonocinan 191
L. 3 à 5 mm. —— Finement ponctué de brun brunâtre. intestin rouge
`brun. Trompe incolore.
Pélagique. -— Atlantique (golfe de Gascogne, côtes d’Irlande); Méditerranée
(Alger).
Nota. La var. atlantica ne se distinguerait que parla hampe des soies plus
fortement hétérogomphe.
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Flo. 71. — Jlaupasia caeca : a, face dorsale >< 8; b. extrémité antérieure >< 25
(<l’aprês Vxauxrmi; c, parapode (d'après Bnaosmou). —- Van. atlantica. : d, soies com-
posées (d'après Soumsax). - M. magna : e, région antérieure, grossie; f, parapode;
g, soies (d’après Sourumm).
M. magna (Sourmsnxi. Fig. 71. 8-g'. —- Ilalqzlanes magma Sovrxrsnx
1909, p. 5, pl. I, fig. 6. ir, fig. 7-ll. -— Maupasia magna Bsncsrnënt 191â,
p. 174, fig. 63. '
Corps court et large, 25 segments. -— Prostomium arrondi en avant, ·
sans yeux, organes nucaux en bourrelet. 4 antennes subulées, les dorsales
un peu plus longues que les ventrales. — 2 paires de cirres tentaculaires
allongés au 1°' segment, insérés sur des cirrophores, les dorsaux plus
longs et plus épais que les ventraux. Entre les deux, un petit mamelon
sétigère avec acicule et soies composées. Cirres tentaculaires dorsaux du
2° segment très longs, atteignant le 8° sétigère (e); cirres ventraux courts,

192 mons ns. rmmcu. — ronvcnàrns Ennmrns
mamelon sétigère plus développé. — Aux parapodes suivants, des cirres
dorsaux lancéolés, obtus (f} , des cirres ventraux coniques, des mamelons
sétigères lancéolés, pointus, avec un acicule saillant et des soies compo-
sées à hampe légèrement arquée un peu renflée à Particulation à dent
saillnte (g), article terminal long et mince. -— Anus ventral. Pygidium
légèrement bilobé. .
L. 3,6 mm. — Brun jaunâtre pâle, dans l’alcool.
Pélagique. — Atlantique (côtes d'Irlande).
G. PELAGOBIA Gnmarr.
Quatre antennes, pas de palpes, 2 paires de cirres tentaeulaires, une clor-
sale et une ventrale sur le même segment distinct portant des soies. S êâ. Cirre
dorsal du segment suivant réduit. — Parapodes uniramés. Cirres dorsaux et
ventraux digitiformes, allongés. Mamelons sétîgères avec 1 acicule et des soies
composées à article denticulé. - Pygidium avec 2 cirres anaux. — Trompe
lisse, à nombreuses petites glandes.
1. 2 yeux. Hampe des soies avec 12-20 denticulations très fines,
article terminal limbé (fig. 72, c). . . . P. lougicirrata, p. 192
— Pas d’yeux. Hampe des soies avec 12-14 grosses denticulations,
article terminal non limbé (fig. 72, d). . . P. serrata, p. 193
P. longicirrata Gnssrr. Fig. 72, a-c. - Gmznrs 1879, p. 247, pl. xrv,
fig. 23-25; Vmmnn 1886, p. 377, pl. xxx, fig. 1-13; Rnxsiscu 1895,
p. 21, pl. 11, fig. 1-9; FAUVEL 1916, p. 61, pl. 1, fig. 6-7. `
Corps petit, élargi au milieu, pas très long, 15 à 24 segments. ——
Prostomium en cône tronqué 'antérieurement. 2 yeux. 4 antennes fili-
formes, 2 dorsales et 2 ventrales (72, a). — Trompe inerme, cylindrique,
à bord antérieur renflé, pourvue de glandes longitudinales. — 2 paires
de longs cirres tentaculaires subulés, subéganx, avec petit mamelon séti-
gère à soies courtes: Pas de oirre dorsal au 2° sétigère. - Aux segments
suivants, parapodes bien développés à longs cirres dorsaux digitiformes,
le ventral un peu plus court (b). Mamelon sétigère conique, avec un
gros acicule et de nombreuses soies composées à hampe portant 12-20
denticulations très fines, visibles seulement à un fort grossissement.
Article terminal à tranchant largement dentelé et portant au dos un limbe
assez large (c). — Pygidium avec 2 courts cirres anaux coniques ourenflés
et une couronne de cils vibratiles. '
L. 3 à8mm. — Incolore, transparent, ou rouge orangé, ou rouge
foncé, sur le vivant.
Pélagique. - Atlantique (côtes du Portugal, Irlande); Méditerranée (Alger,
Calvi). » ·

rowcuizras nnnaivrns. — PHYLLODOCIDAE 193
P. serrata Sournmuv. Fig. 72, d. -— Sovrnanx 1909, p. 3, pl. 1, fig. 2-3;
Fwvm. 1916. p. 62. `
Corps de petite taille. — Prostomium arrondi. Pas d’yeux. 4 antennes
subulées. - Trompe inerme, cylindrique, portant antérieurement deux
masses latérales glandulaires foncées. — 2 paires de longs cirres tenta-
culaires subulés, accompagnés de quelques soies. Pas de cirre dorsal
au 2 sétigère. Aux segments suivants, des cirres dorsaux et ventraux '
très allongés. — Soies composées plus courtes et plus minces que celles
de P. longicirrata. La hampe porte 12-14 dents bien marquées. L’article
terminal est presque droit,‘ finement dentelé et dépourvu de limbe (72, d)Ã
L. 3-5 mm. — Incolore, avec une légère teinte jaune à la base du
1°' parapode.
Pélagique. — Atlantique (cotes d'Irlande); Méditerranée (Monaco).
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Fra. 72. — Palagobia longicirrala : a, région antérieure >< 3.5 (d’après Rsmrscu); h)‘
parapoile; 6, soie >< 450 (d’après Son·rm~:n\) -— P. serralazd, soie >< 130 |d’3.pI‘èS
Soermann). —- Iospilua phalacroidcs :e, extrémité antérieure ><'75 (d’après Vrmsum.
· -— P/mlacrophorus pictus : f, partie antérieure >< 80. - Ph. uni/`ormis : g, région _
antérieure >< 80; h, trompe dévaginée >< 80 (d’après Ramses).

_ 194 nous on rmuvcn. —— Pomcuàrns namivrss . ·
S.—F. IOSPILINAE.
I G. IOSPILUS Vxcuxmn.
Pas dïantennes, 2 très petits palpes, 2 yeux. —- 2 paires de cirres teutacu— ·
laires, un parapode rudimentaire au 2°tentaculaire. Les deux sétigères suivants
sans cirres dorsaux et ventraux. A partir du 5° segment, des cirres dorsaux
et ventraux foliacés, un acicule et des soies composées. -·— Trompe inerme.
I. phalacroïdes Vicumu. Fig. 72, e. - Vxcnma 1886, p. 392, pl. xxm,
fig. 1-6 2 Ln Bnuvco 190â, p. 53, pl. xxxu, fig. 125 : Fnovsi. 1916, p. 53.
Corps petit, cylindrique, un peu renflé antérieurement, environ 20 seg-
ments. Prostomium arrondi en avant, plus large que long, 2 yeux posté-
rieurs. 2 très petits palpes coniques insérés à la face ventrale, de part et
d’aut1·e de la bouche subterminale. —-Trompe robuste, évasée, inerme. ——
1*** et 2° segments soudés en un anneau presque aussi long que les deux
suivants et portant, près de son bord antérieur, une paire de petits cirres
tentaculaires subulés. La 2* paire, presque deux fois plus longue, est
située plus en arrière et accompagnée d’un petit mamelon sétigère à
2 soies. Les deux segments suivants portent chacun de courts mamelons
sétigères avec un rudiment de cirre ventral, mais pas de cirre dorsal.
Ensuite, les parapodes s’acc1·oissent rapidement jusque vers le 10** et por-
tent des cirres dorsaux et ventraux larges et foliacés et un mamelon séti·
gène bilobé avec un acicule et des soies composées à long article ter-
. minal. —— Pygidium arrondi, étranglé, sans appendices.
L. 2 à 3 mm. -· Violet pâle avec des corpuscules étoilés violet sombre
ou rouge sombre. (Eufs violàtres.
Pélagique et bathypélagique. -· Atlantique (Madère, Canaries); Méditerra-
née (Alger, Naples).
· G. PARIOSPILUS Vicuisu.
Pas d'antennes, 2 palpes, 2 yeux. — 2 paires de cirres tentaculaires. 2 soies,
mais pas de parapode, au 29 tentaculaire. - Des cirres dorsaux et ventraux
rudimentaires au 3* et 4* segment, bien développés à partir du 5°. Soies com-
posées. — Trompe inerme. ·
P. afünis Vxcoma. Fig. 73, a-e. - Vicumn, 1911, p. 250; 1920, p. 259,
pl. ux.
Corps petit, cylindrique, un peu atténué en avant, 20 à 23 segments.

POLYCHÈTES ERRANTES. —— PHYLLODOCIDAÈ 195
—- Prostomium arrondi en avant, plus large que long, 2 yeux postérieurs
avec cristallin, 2 palpes subulés insérés à la face ventrale, de·part et
d’autre de la bouche, 2 fossette nucales (73, a , b).-—Trompe ovoïde, évasée
à l’ouverture, inerme (c). 1°' et 2** segments soudés en un anneau un peu
plus long que le suivant et portant, près de son bord antérieur, une
paire de cirres tentaculaires subulés. La 2° paire, un peu plus longue, est
située plus en arrière et accompagnée de deux soies sans mamelon Séti-
gère. Les deux segments suivants portent chacun un marpelon sétigère
et des cirres dorsaux et ventraux. Les rames et les cirres accroissent
graduellement leur taille jusqu‘au 12** ou 13° segment. — Mamelons séti-
gères coniques avec acicule saillant (cl) et jusqu’à 24 soies composées .à
hampe tronquée obliquement et à long article grêle (6). Pygidium renflé
en bouton, sans appendices.
L. 2 à 3 mm. —— Coloration plutôt rouge, avec cellules étoilées plus
foncées, une ceinture pigmentée au pygidium. _
Pélagîque. ·- Méditerranée (Alger).
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Fm. 73. —- Pariuspilus affînis : a, extrémité antérieure, grossie; b, tète ?< 60î c,
trompe >< 50; d,(mamelon pédieux, vu d’en dessous >< 150; 8,.5018 et articulation
de la hampe >< 300 et 1.200 (d’après Vrouma). -—- Pcmlodora pelagtpa cf,. trompe >< 60;
Q: extrémité antérieure >< 80; h, extrémité postérieure >< 80; 1, articulation de la
· serpe, face et profil >< 800 (d’après Vxeuma); k, parapode >< 50 (d’après Guam?).

_ 196 FAUNE ne FRANCE. - POLYCHÈTES ERRANTES
G. PHALAUROPHORUS Gnizsrr. _
Pas d'antennes, 2 petits palpes très courts, 2 paires de cirres tentaculaires,
un parapode rudimentaire au 2e tentaculaire. - Parapodes augmentant de taille
jusqu’au milieu du corps. Cirres dorsaux et ventraux petits, arrondis. Scies
composées à appendice lisse.- Pygidium avec une couronne ciliée. - Trompe
' armée de deux robustes crochets.
1. 4 premiers sétigères rudimentaires (fig. 72, f). P. pictus, p. 196
—- 8-10 premiers sétigères très petits (fig,72 g.), P. uniformis, p. 196
' Pfpictus Gnsnrr. Fig. 72 f. - Gunsrr 1879, p. 249, pl. xxv, fig. 26-
30; Vrcursn 1886, p. 395, pl, xxm, fig. 7-18; Remxscn 1895, p. ,10, pif x,
(ig. 4-7; Fauvm. 1916, p. 52.'
` Corps petit, cylindrique, 20 à 30 segments. - Prostomium arrondi en
avant, avec 4 très petits tubercules ciliés et 2 yeux. 2 très petits palpes
renflés insérés à la face ventrale de chaque côté de la bouche (72, f.).
—— Trompe robuste, évasée, à 10 lobes terminaux, armée de 2 longs crocs
chitineux canaliculés. —— 1°' et 2° segments soudés en un anneau portant
2 paires de cirres tentaculaires; la première très petite, la 2* trois fois
plus longue et accompagnée d’un petit mamelon sétigère. Les` deux
segments suivants portent chacun un mamelon sétigère avec 1-2 soies,
sans cirres. A partir du 4° sétigère, les parapodes sont bien développés,
avec cirres dorsaux et ventraux plus courts que le mamelon. Longues
soies composées à mince article terminal. -— Pygidium arrondi sans
` appendices, avec une couronne vibratile.
L. 3 à 6 mm. —- Transparent, avec ponctuations rouge-orange ou
brun foncé. I
. Pélagique. -— Atlantique (Gibraltar); Méditerranée (Alger, Naples).
P. uniformis Rnxsxscu. Fig. 72, g, h.,— Ptmmscn 1895, p. 15, pl. 1,
fig. 10-16; FAUVEL 1916, p. 53.
Corps cylindrique, étroit, environ 60 segments. Prostomium arrondi,
plus large que long. 2 yeux. 2 très petits palpes. -—- Trompe robuste,
évasée, bordée de papilles arrondies, armée de 2 longs crocs chitineux
(72, h), 1°' et 2** segments soudés en un anneau portant 2 paires de cirres
tentaculaires assez rapprochées, Pantérieure plus courte, la postérieure
accompagnée d’un petit mamelon sétigère. Les deux segments suivants
portent chacun un mamelon sétigère à 1-2 soies, sans cirres. Du 5” au
10° sétigère, parapodes avec cirres dorsaux et· ventraux arrondis, mais
I très petits et s’accroissant progressivement jusqu’aux t2°-16* qui sont
bien développés (g)_. Soies composées à long et mince article terminal. -——
Pygidium en bouton, sans appendices.

POLYCHÈTES Ennnmrns. —<- rnvuonocrnau 197
L. 10 mm. — Transparent avec taches pigmentaires rougeàtres à la
base des parapodes.
Pélagique. - Atlantique.
S.-F. PONTODORINAE
G. PONTODORA Gnssrr. `
Pélagique, de petite taille, segments peu nombreux. — Tête fusionnée avec
le 1** segment. Une paire d’antennes, 2 paires de cirres tentaculaires (1). - '
Pas de cirre dorsal au 1** sétigère. Parapodes uniramès à mamelon sétigère
cirriforme. Cirres dorsaux et ventraux glandulaires. Scies composées. -
Trompe ovoïde garnie de longues papilles.
P. pelagica Gnnnrr. Fig. 73, f·k. -·¢ Gnnsrr 1879, p. 245, pl. xrv,
fig. 19-22; Viamax 1886, p. 388, pl. xxrr, fig. 11-19; Vxcnxnn 1920,
p. 256, pl. r, fig. 4-6.
Corps très petit, court, relativement large, 9 à 18 sétigères. — Prosto—
mium arrondi, fusionné avec le segment suivant, portant à son bord
antérieur deux légères saillies et une paire de longues antennes filiformes
à la base desquelles se trouvent les deux yeux (73, g). 2 organes nuoaux
en forme de bouton saillant. ——- Trompe globuleuse, épaisse, musculeuse
couronnée d‘une rangée de papilles courtes, sphériques, en outre elle porte
4 verticilles de 6 à 12 longues papilles effilées (f). —— 2 paires de longs
cirres tentaculaîres cylindriques, un peu renflés à la base, la 1** de chaque
côté de la bouche (palpes ?), la 2* plus en arrière. Pas de cirre dorsal au
1** sétigère. Aux segments suivants, un très long mamelon pédieux cirri-
forme soutenu par un acicule, un cirre dorsal et un cirre ventral ovoïdes,
glandulaires, subégaux, et 3 organes vibratiles en forme de bouton pédi-
culé (k). Soies composées à forte hampe, à serpe grêle, denticulée (i). -
2 cirres anaux cylindriques (h).
L. 1 à 1,6 mm. -— Transparent avec des ponctuations orange
Pélagique. - Atlantique (Canaries); Méditerranée (Alger, Baie do Naples).
S.·F. LACYDONIINAE
` G. LACYDONIA Marion et Bonnsrzxv.
Tête munie de 4 petits appendices antérieurs (antennes). Anneau buccal
pourvu d’une seule paire de cirres tentaoulaires très petits. -·· Cirres dorsaux
· (1) D'après Viguier, la 1** paire de clrres tentaculaires représenterait des palpes tres allongés.

198/ FAUNE DE FRANCE. -—- rotvcusrss ERRANTES `
et cirres ventraux pinniformes. Pieds des trois premiers segments sétigères —
uniramés. Pieds des anneaux suivants garnis d’une rame dorsale de soies
simples et d’une rame ventrale de soies composées. — Trompe inerme; relati-
vement courte et située entre deux organes sécréteurs très compliqués.
L. miranda MARION et BOBRETZKY. Fig. 74. a—d. —— NIARION 1875, p. 57,
pl. vu, fig. 17, pl. vxu, fig. 17; SAxN·r-JosE1>u 1888, p. 314, 1906, p. 227;
SOUTHERN 1914, p. 64.
Corps rond, un peu épais, 34 à 39 sétigères. — Prostomium plus large
que long, arrondi ou tronqué antérieurement, 2 yeux postérieurs et deux·
grandes fosscttes vibratiles. 4 petites antennes fusiformes ou ovoïdes,
° ciliées (a). —-— Trompe cylindrique à sillons longitudinaux, portant autour
de son ouverture 10 à 24 longues papilles molles; elle est suivie d’un
proventricule (du 4** au 6* sétigère) en rapport avec 2 poches glandu-
laires, un réseau de canaux chitineux et des lames pectinées. — 1°’ seg-
ment apode et achète. avec une paire de cirres tentaculaires ovoïdes plus
petits que les antennes. Aux trois segments suivants, un cirre dorsal
pinniforme, presque lamelleux, un cirre ventral semblable, mais plus
petit et un mamelon sétigère conique, avec une seule rame de soies
composées à longue serpe. —— Parapodes suivants biramés, à rames
écartées, Pinférieure plus longue (h). Soies dorsales simples, pectinées;
ventrales composées, à longue serpe mince (d). ——- 3-4 cirres anaux.
L. 4 à 5 mm. —— Jaunàtre, avec une raie verte transversale en haut
et en bas de chaque segment.
Dragages côtiers, fonds de vase et Bryozoaires, ou d’Algues calcaires.
Atlantique (Irlande); Manche (Dinard); Méditerranée (Marseille, Cannes).
G. PARALACYDONIA FAUVEL.
Prostomium à 4 petits appendices antérieurs. — Segment buccal achète et
sans cirres tentaculaires. Premiersegment sétigère uniramé. Segments suivants
biramés, a rames écartées. Un cirre dorsal et un cirre ventral non foliacés.
Soies dorsales simples, soies ventrales composées. ·—- Trompe inerme.
P. paradoxe FAUVEL. Fig. 74-, e—i. —— Fanvai. 1913, p. 54, fig. 55;
1914, p. 118, pl. vu, fig. 1-9.
Corps allongé, un peu aplati., de section presque rectangulaire, seg-
ments bi-annelés, sauf les premiers. -— Prostomium conique, avec
4 petits appendices antérieurs subégaux, bi-articulés. Pas d’yeux (74. e).
— Trompe inerme, proventricule musculeux, cylindrique, s`étendant
du 5° au 12e sétigère, environ. Segment bucoal dépourvu de soies et
d’appendices. Bouche ventrale en entonnoir. -— l" segment sétigère uni-
ramé, avec un seul faisceau de soies, un cirre dorsal et un cirre ventral.
Segments suivants biramés, à rames tres écartées, eiliées; Pinférieure

POLYCHÈTES ERRANTES *‘ PHYLLODOCIDAE  
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Fm. 74, - L cydonia miranda za, région antérieure, face dorsale >< 50; b, parapode;
c, soie simple; d, soie composée xentrale (d’après ÃlAItION). — Paralacydonia pam·
dom : e, région antérieure, face dorsale >< 50; 1, parapode moyen x80; g, soie
dorsale simple >< 350 ; h, soie ventrale composée et i. articulation, de face >< 350.
plus longue que la supérieure (t'). A la rame dorsale, un petit cirre conique
2 courtes lèvres, un grand mamelon conique et un faisceau 'de soies
simples (g). A la rame ventrale, un grand mamelonxtriangulaire, 2 lèvres
courtes, un cirre ventral cylindrique, un faisceau de soies composées
hétérogomphes (h) et 1-2 soies simples. ·
L. 8 à 20 mm. —-— Décoloré dans l‘alcool.
Dragages côtiers, fonds de sable, gravier et coquilles brisées.
Méditerranée (Monaco).
Phyllodocidae incertae sedis. .
_ Myriana longissima Savxoxv 1820, p. 41. La Rochelle. Semble être une Phyl-
lodoce.
Anaïtis Jeffreysii Mc` lxrosu 1908, p. 73, pl. nvxu, fig. 7. Côtes d’Irlande. ·
(D’après Bnnesrnôn, cette espèce ne rentre pas dans le sous-genre Anaïzis dont
elle nia pas la tête caractéristique. La trompe est inconnue).
A. perempzoria Cnarsnèns 1870, p. 95, pl. tx, (ig. 6. Naples. (Probablement
une forme jeune de Playllodoce spec. ind,).

200 . FAUNE ne rames. —- Ponvcnàres ERRANTES
Phyllodoce ôreviremis Quyrnurxces 1865, p. 133. Guéthary.
Ph. modesza Quyrnuracrs 1865, p. 134.
Eulalia saxicola Qoxraemcus 1865, p. 119. Chausey. (Semblé être une P/z.'
laminosa dont l’auteur a pris le bouton occipital pour une antenne impaire.) ·
E. impostii Aunouuv et MZILNE-EDWARDS. Qnxrnerxces 1865, p. 121. La Rochelle.
· Eteone Geo/froyi Ann. et Eow. Quarnarmes 1865, p. 148. S'-Malo, la Ro-
' chelle. (Semble voisin d’E. picta.)
. F. ALCIOPIDAE Ehlers.
, (Alciopiens.)
Annélides pélagiques à corps allongé, transparent. — Prostomium peu déve-
loppé flanqué de deux yeux sphériques volumineux, rouge vif, à cristallin glo-
buleux. Ordinairement 5 antennes courtes et simples. — Trompe exsertile
garnie de papilles à l’ouverture et souvent armée de 2 longues papilles cirri—
formes latérales; rarement des denticules cornes. 3 à 5 paires de cirres tenta-
culaires. —-· Parapodes uniramés à cirres dorsaux et ventraux foliacés. Mame-
lons sétigères allongés. Scies simples ou composées. Des glandes segmentaires
dorsales fortement pîgmentées, à la base des parapodes. - Chez les Q, les
cirres dorsaux d’une ou plusieurs paires de parapodes antérieurs sont parfois
modifiés en volumineuses poches séminales. - Pygidium avec 1 ou 2 urites.
—— Parfois des papilles néphridiennes volumineuses à un certain nombre de
segments.
Remarques. —- Les Alciopiens peuvent être considérés comme des Phyllodo-
ciens pélagiques, dont ils ne seraient qu’une sous-famille, d’après plusieurs
auteurs. Eansns et APSTEIN en ont fait, cependant, avec raison à mon sens, une
famille distincte dont les deux caractères les plus frappants sont la transpa-
rence extrême du corps et l’énorme développement des deux yeux rouges, sphé-
riques à cristallin globuleux, possédant Forganisation la plus élevée que l`on
re11contre chez les Invertébrés. Le prostomiumgcoincé entre ces deux yeux, est
très réduit. Cmmaènn et Gnnnrr divisaient les Alciopiens en deux grands groupes,
suivant que le prostomium dépasse ou non les yeux. Arsrxam a montré depuis
le peu de valeur de ce caractère qui varie beaucoup avec le développement et
· ' la taille des individus et aussi, sans doute, avec 1’état de contraction déterminé
par la fixation.
Les antennes sont normalement au nombre de 5, mais la médiane est souvent
réduite à un simple tubercule ou parfois à une sorte de carène (Corynocephalus). '
, La trompe exsertile est bordée à l’ouverture de papilles assez basses, parfois
égales, mais souvent les deux papilles latérales, beaucoup plus longues que
les autres, forment comme deux grands crocs aigus (Fangorgane). Sauf chez
l’Asterope, qui présente de petits denticules cornés, la trompe est iner1ne.
Les cirres tentaculaires sont au nombre de 3 à 5 paires, réparties sur deux

Ponrcaàrzs snnamss. -— Ancrorinna 201
ou trois segments. La première paire, toujours isolée, est portée par le 1*** seg·
ment et lorsque l’animal est un peu contracté elle se trouve ramenée sous les
yeux, d'où le nom de cirres oculaires (Augencirren) que leur donnait Hnnmc.
Les autres sont ordinairement au nombre de 2 paires par segment et repré-
sentent les cirres dorsaux et ventraux de ces segments. Parfois, en effet, chez `
les jeunes, on trouve une ou deux soies entre ces deux cirres tentaculaires.
Chez les Alciopa, Asteropc, Vanadis, les cirres tentaculaires sont suivis de
quelques parapodes rudimentaires beaucoup plus petits que les suivants et
réduits aux cirres dorsal et ventral et à un petit mamelon soutenu par un aci-
cule, mais généralement dépourvu de soies. Chez les Q, les cirres dorsaux
d`une ou plusieurs paires de ces parapodes rudimentaires sont transformés en
volumineuses poches séminales globuleuses bourrées de sperme.
A chaque segment, sauf parfois aux antérieurs, on remarque une volumineuse (
glande segmentaire fortement pigmentée et plus ou moins saillante au-dessus
de la base du parapode.
Les glandes génitales et les papilles néphridiennes parfois volnmineuses font
aussi souvent saillie sous un certain nombre de parapodes chez les d‘.
Les soies capillaires, simples, ou composées, sont toujours longues et très
fines. ll peut s‘yjoindre des soies aciculaires simples ou composées. Quand
elles existent, elles sont toujours plus nombreuses aux segments antérieurs et
disparaissent ou se réduisent à une dans la région postérieure,
Taureau ons comms
(d’après Arsrnm).
1. Une seule sorte de soies .............. 2
—- Plusieurs sortes de soies ....·......... 4
2.1 Soies capillaires simples (fig. 76, c) .... G. Alcîopa, p. 203
— Soies composées à article terminal en fine arête (fig. 75, d). . 3
3. Parapode avec un seul appendice cirriforme (fig. 77, g) ....
............... G. Vanadis, p. 205
- Parapodes avec 2 appendices cirriformes (fig. 78, b),. . . ' . .
................ G. Greeftîa, p. 207
— Parapodessans appendice cirriforme(fig. 75, c). G. Asterope, p. 202
4. Des soies capillaires simples et 'des soies aciculaires (fig. 79, h). 5
—- Des soies composées et des soies aciculaires (fig. 79, d) . . . 6
5. Parapodes avec un appendice cirriforme (fig. 79, g) .....
.......... ‘ ..... G. Callizonella, p. 211
—- Parapodes sans appendice cirriforme (fig. 78, i) ......
. ‘ ........... . G. Corynocephalus, p. 208
6. Parapodes sans appendice cirriforme (fig. 79, d) ......
.............. G. Rhychonerella, p. 210
- Parapodes avec un appendice cirriforme (fig. 80, i) .....
.... _ ........... G. Callizona, p. 212

202 mmm DE mman. —-· rotrcnans nnnimrns
G. ASTEROPE GLAPARÈDE
[Liocapa Cosm; Torea Quarnemcns]
Corps court, cylindrique transparent. —- Prostomîum ne dépassant pas les
yeux. 5 antennes courtes, l’impaîre réduite à un tubercule. 2 gros yeux sphé·
riques. -— Trompe cylindrique, évasée, bordée de papilles trilobées avec 2 laté-
rales cirriformes et des denticules cornes. -- 3 paires de cirres tentaculaires
Les 2 premiers sétigères rudimentaires, à cirre dorsal transformé en poche
séminale volumineuse chez la Q. —- Parapodes à larges cirres dorsaux et ven-
traux foliacés. Mamelons sétigères sans appendice cirriforme. Scies compo
sées à article terminal en longue arête. Glandes segmentaires saillantes, pig-
mentées. ··· 2 urites.
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FIG. 75. — Asterope candide : a, C3', partie antérieure >< 10 (imité de CLAPARÈDE) ; 1
Q, face ventrale avec 4poches séminales (imite de Hnnnwc); c, un parapode >< 2
(d’après Arsrnm); d, extrémité d’une soiex 400.
A. candida (DELLE C111Am).Fig. 75.-Cnaranànn 1870, p. 108, pl. x, fig. 1
Gnnnrr 1876, p. 62, pl. n, fig. 7-13, xxx, fig. 22-27. -— Alciope candid·
DELLE Cx·x1AJn, Knomz, Gnunn. -— Liocapa candida Lnvmsnw 1885, p. 333

ronvcnirrns nnnmras. -—- Ancxorxmn 203
pl. x, fig. 14-15; Gamma 1911. L. vertebralis Cosn 1864, p. 165, pl, rv,
fig. 1; Cmranisnn 1868, p. 252. —— Torea. vitrca Quxrnnrscns 1865, p. 159,
pl. xx, fig. 15-16, xv, fig. 6-7. -· Alciopn vittata Hsnxnc 1892, p. 747, pl. v.
Corps atténué en avant, très efiilé en arrière. 150 à 250 sétigères. =—
Antenne impaire en tubercule arrondi. 2 paires de très petites antennes
latérales fusiformes, les inférieures un peu plus longues que les supé-
rieures. 2 gros yeux sphériques, à cristallin orienté latéralement( 75, a). —
·Longue trompe. 2 papilles latérales très longues, cirriformes. —— Cirres
tentaculaires de la 1'° paire plus longs et réunis à la base par une mem-
brane transversale sinueuse, ceux des 2 paires suivantes digitiformes,
plus courts, égaux, à bases réunies par un repli membraneux à bord arqué,
dentelé. Les deux segments suivants à parapodes réduits aux cirres dor-
sal et ventral fusiformes et à un mamelon pédieux rudimentaire soutenu
par un acicule et portant seulement quelques soies fines. Chez la Q, les
cirres dorsaux de ces deux premiers segments sont transformés en volu-
mineuses poches séminales globuleuses surmontées d'une petite pointe
mucronée (b). —- A partir du 3* sétîgère, les parapodes normalement déve-
loppés comprennent un large cirre dorsal foliacé, lancéolé (c), un cirre ven-
tral ovale, un peu plus court; un mamelon pédieux conique à long acicule
saillant, un faisceau de longues soies composées à article terminal en fine
arête (cl), et une glande segmentaire dorsale en bouton fortement pigmenté,
tros saillant. — 2 longs urites filiformes.
L. 15 à 25 cm. sur 2 à 3 mm. -— Transparent comme du cristal, yeux
rouges, glandes segmcntaires brun noiratre ou violet foncé.
Pélagique, surface. -— Atlantique, Méditerranée. — Océan Indien .
G. ALCIOPA Avnouix et M.-Eowanns.
Corps transparent, cylindrique. - Prostomium ne dépassant pas les yeux.
5 antennes, dont l’impaire réduite à un tubercule. 2 gros yeux sphériques. —
Trompe courte, évasée, avec 2 papilles latérales un peu plus longues que les
autres. Pas de denticules cornés. -- 3 paires de cirres tentaculaires. 3 premiers
_ sétigères à parapodes rudimentaires. Chez Ia Q, cirres dorsaux du 1°' sétigère
modifiés en poches séminales volumineuses. Cirres dorsaux et cirres ventraux
foliacés. -— Mamelon sétigère sans appendicewirriforme. Soies capillaires.
toutes simples. — Glandes segmentaires saillantes, pigmentées.
A. Cantrainii (Diarra Came). Fig. 76. - Gaanrr 1876, pl 57, pl. xr, fig. 1-
4, ru, fig. 14-18; Arsrnm 1900, p. 7, pl. v, fig. 53 (synonymie); Fwvm.
1916,p. 64. A. EdwardsiKno1xN, Hnnmo 1892, p. 721, pl. r-rt. A. Reynaudi
Knomv 1845, p. 172, pl. vr, fig. 1-6. -—~ Krohnia. Edwm·dsz' Quyrnnmons
1865, p. 158. —— Liocapa vitrea Cosra 1861, p. 167, pl. rv, fig. 9-12. -
Alciope microcepkala. Vxoumn 1886, p. 104, pl. xxxv, fig. 1-5.
Corps (fig'. 76, a), brusquement atténué en avant et en arrière, relati-

204 nous ne rmmcn. ——· potvcniarns annaivrns
vement court et trapu. 70 à 120 sétigères. — Antenne impaire en tubercule
ovoïde. 2 paires de petites antennes latérales fusiformes, subégaies (b).
2 gros yeux sphériques à axe oblique, dirigé en bas, en avant et en dehors.
-— Trompe courte, campanuliforme, bordée de papilles trilobées, basses,
sauf les deux latérales qui sont un peu plus longues. La 1'° paire de cirres
tentaculaires insérée sous les yeux, avec membrane basilaire festonnée,
est plus grande que les deux suivantes qui sont très petites, digitiformes,
subégales. Les 3 premiers sétigères à parapodes réduits aux cirres dorsal-
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Frs. 76. — Alctopa Czmtminii : a, 5* entier, >< 2 (d’après Ganarr); b, Q région anté-
rieure avec 2 grosses poches séminales (d’aprés Humm), la trompe est vue par trans-
parence; c, un parapode moyen >< 35 (d’après Arsrnin).
et ventral fusiformes et à un petit mamelon avec acicule (et parfois quel-
ques soies). Chez la Q, les cirres dorsaux du 2* sétigère sont modifiés en
volumineuses poches séminales globuleuses (b). — A partir du li° séti-.
gère, les parapodes comprennent un cirre dorsal foliacé, ovale allongé,
un cirre ventral ovale, un peu plus court, un mamelon sétigère conique,
sans appendice, à long acicule saillant (c), un faisceau de longues et fines.
soies capillaires· simples. — Glandes segmentaires fortement pigmentées
en boutons saillants au-dessus des parapodes.
L. 40 à 110 mm., sur 2 à 5 mm. -— Transparent comme du cristal,
yeux rouges, boutons segmentaires brunâtres.
Pélagique, surface. —-— Méditerranée (Messine, Naples), Atlantique. - Paci-
tique.

POLYCHÈTES aanamas. — ALCIOPIDAE 205
_G. VANADIS Czamnànn
[Alciopa pro parte.]
Corps long, cylindrique, transparent, à segments très nombreux. — Prosto-
mium ne dépassant pas les yeux. 5 courtes antennes. Yeux sphériques, très
volumineux.-—-Trompe exsertile, cylindrique, avec 2 très longues papilles laté-
rales cirriformes. Pas de denticules cornée. - 3 à 5 paires de cirres tentacu—
laires. Chez la Q, des cirres dorsaux antérieurs transformés en volumineuses
poches séminales. —— Parapodes à cirres dorsaux et ventraux foliacés. Mame-
lon pédieux terminé par un appendice cirriforme. Scies toutes semblables,
composées, à long article en fine arête. 1-2 urites. Glandes segmentaires sail-
lantes, fortement pigmentées. `
1. Des glandes segmentaires à tous les segments médians et posté-
rieurs ................ ` .... 1
— Glandes segmentaires manquant à de nombreux segments
alternant plus ou moins régulièrement avec ceux qui en sont
pourvus ............ V. longissîma, p. 207
2. 3 paires de cirres tentaculaires (fig. 77, a) . . V. formosa, p. 205·
` — 4 paires de cirres tentaculaires (fig. 77, d). V. cristallina, p. 206
V. f0PmOSH·CLAPAHÈDE. Fig. 77, a-c. —- Cnaaxniane 1870, p. 116, pl. x,
fig. 3; Arsmxx 1900, p. 8, pl. 1, fig. 1-6. (synonymie); Fauvm. 1916,-
p. 65. V. pclagica Gaiman 1876, p. 67, pl. nr, fig. 33-34. V. longicauda
Arsrnnv 1891, p. 5. V. lntocirrata. APSTEIN 1891, p. 7. — Alciopa
Krolmii Hamac (non Gnnxarr) 1892, p. 138, pl. xv, fig. 1-13. ,
Corps efiilé aux extrémités. -—- Plus de 200 sétigères. — Une antenne
impairs digitiforme. 2 paires d’antennes latérales subégales semblables à
l’impaire (77, a). 2 gros yeux sphériques à axe dirigé en bas, en avant et
en dehors. — Trompe allongée, cylindrique, évasée à l’ouverture qui est
bordée de papilles basses trilobées, sauf les deux latérales beaucoup plus
longues, tentaculiformes (al. — 3 paires de cirres tentaculaires, la 1'° plus
grande que les deux suivantes, avec une membrane ciliée transversale
d’une base à l’autre (h). 1'° paire deparapodes réduite au cirre dorsal
et au cirre ventral. Chez la Q, les cirres dorsaux des 2 premiers para-
podes sont transformés en volumineuses poches séminales globuleuses (b).
— A partir du 2° pied chez le (3*. du 3* chez la Q, les parapodes compren-_
nent un cirre dorsal foliacé. cordiforme allongé, un cirre ventral analogue
ovale, un long mamelon sétigère lancéolé avec acicule saillant et un long _
appendice cirriforme (c), un faisceau de longues soies composées à article
terminal en arête et une glande segmentaire saillante de couleur foncée.
—- Pygidium terminé par un long appendice impair.

206 muse on rames. —— rotrcnùrns maures
L. 20 à 30 om. sur 5 à 6 mm. —— Transparent comme du cristal, yeux
rouge vif, glandes segmentaires brunâtres.
Pélagique. — Atlantique, Méditerranée. — Océan Indien, Pacifique.
V. crystallîna Gnnnrr. Fig. 77, d, e. -$- Gnnsvr 1876, p. 68, pl. rv,
fig. 35-39; Arsrxzm 1900, p. 10, pl. 1, fig. 7 ; Flwvm. 1916, p. 5. — Alciopa
longirhyncka Gimxzrr 1876, p. 453, pl. XII, fig. 37. A. candida. Hmanvc
(non DELLE CHMJE) 1892, p. 732, pl. III.
Corps filiforme, de petite taille. — .lusqu’à 150 segments. — Prosto-
mium, à bord antérieur arrondi. Une courte antenne impaire conique
ovoïde, 2 paires d’antennes latérales coniques, les inférieures deux fois plus
longues que les supérieures (77, d). 2 très gros yeux sphériques, à axe
dirigé latéralement. ~— Trompe très longue. ——- 4 paires de cirres tentacu-·
laires, la 1'°, la plus grande, à large membrane basale bilobée, les 3 sui-
vantes digîtiformes, subégales. Les 5 premiers parapodes rudimentaires,
petits et réduits au cirre dorsal et au cirre ventral avec parfoxs quelques
soies. Chez la Q , les cirres dorsaux de la i'° paire de parapodes sont trans-
formés en volumineuses poches séminales globu1euses(d)Q —- A partir du 6*
sétigère, les parapodes comprennent : un cirre dorsal foliacé lancéolé, un
cirre ventral ovale, un peu plus petit, un long mamelon sétigère lancéolé
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Frs. 77. —~ Vanadts formosa : a, (3*, trompe dèvaginée, grossi; b, Q,’face ventrale,
' 4 poches séminales, grossie ; c, un parapode avec glande segmentaîre dorsale noire et
glande ventrale >< 8. -·- V. crystallina, : d, Q, face ventrale >< l0(d’après(A1>srE1N) ;
e, parapode (d’après Hamme). -—· V. longissima : f, 5*, partie antérieure >< 12; g,
parapode postérieur (d’après Arsrmm). ,

Ponvcnizras anaamuas. —- Ancrorxnm 207
avec acicule saillant et appendice cirriforme, un faisceau de longues soies
composées, à article terminal en fine arête, une glande segmentaire en
bouton saillant, foncé (e). —— Pygidium portant 2 courts urites.
L. 3 à 8 cm., sur 0,5 à 3 mm. —·- Transparent comme du cristal, yeux
rouge orangé, glandes segmentaires brunàtres.
Pélagique. - Méditerranée, Atlantique (Madère, Açores, Canaries).
V. longîssimù (Lavmsan). Fig. 77, f, g·. — Arsram 1900, p. 1. pl. 1,
fig. 8-9; Fauve:. 1916, p. 66. V. fasciata. Arsrnm 1890, p. 543, pl. xxxvm,
fig. 1-9. ·—— Rhynchonerella longissima Lnvmsniv 1885, p. 330, pl. t, fig. 7-
10. · .
Corps mince, très long. Environ 200 sétigères. — Prostomium à bord
antérieur légèrement sinueux. Une courte antenne impaire conique.
2 paires de petites antennes latérales subégales. 2 très gros yeux sphéri-
ques à axe dirigé latéralement (77, f). —- Trompe cylindrique (?). -—-
4 paires de cirres tentaculaires, ceux de la 1" paire un peu plus_ grands,
réunis par une membrane incisée, les 2 suivants cylindriques, subégaux,
le A° plus petit. Les 7-8 premiers parapodes très petits, réduits aux cirres
dorsaux et ventraux et à un mamelon avec 1 acicule. Chez la Q , les cirres
dorsaux des 2 premiers parapodes sont modifiés en volumineuses poches
scminales globuleuses. -··· A partir du 8°-9°, les parapodes sont bien déve-
loppés et comprennent :un petit cirre dorsal foliacé, lancéolé ou subtrian· .
gulaire, un cirre ventral plus étroit et plus allongé, un grand mamelon
sétigère cylindroconique dépassant beaucoup les cirres, avec acicule sail-
lant et appendice digitiforme court et épais, un faisceau de longues soies
composées à article terminal en fine arête. —- Les glandes segmentaires
trés grosses et fortement pigmentées n’existent pas sur tous les anneaux,
elles sont disposées sur 1, 2, parfois 3 segments successifs suivis de 5 ou
6 autres qui en sont dépourvus. Elles forment souvent une ceinture pres-
que complète (f).
L. 12 à 20 cm. sur 1 à 2 mm. de large. --— Transparent, yeux rouges,
glandes segmentaires brun foncé formant des bandes caractéristiques.
Pélagique, surface. -· Atlantique. — Océan Indien, Pacifique.
G. GREEFFIA Mc' lnrcsn. ·
[Halodora Gnaarr, Nduphanta Gnearr.]
Corps atténué postérieurement. Sétigières peu nombreux. -— Prostomium ne
dépassant pas les yeux. 5 petites antennes. 2 gros yeux sphériques. —- Trompe
à 2 longues papilles cirriformes, sans denticules cornés. ··- 4 paires de cirres
tentaculaires. Pas.de prapodes rudimentaires. Cirres dorsaux et ventraux
foliacés. —- Mamelon pédiéux à 2 appendices cirriformes. Des glandes saillantes
dorsales et ventrales pigmentées. Soies composées à article terminal en arête. `

208 FAUNE nn manon. — 1>o1.Yc111§:·r1zs nnaamns
G. Gelox (Gannrr). Fig. 78, a-c. -— Arsrnix 1900, p. 12, pl. 11, fig. 10.
-- Naup/zrznta celex Gnnnrr 1876, p. 69, pl. iv, fig. 40-42, v, fig. 43-55.
N. spectabilis GREEFF 1876, p. 56. — Alciopa Reynaudi Announv et
Enwanns 1844, p. 216, pl. v, fig. 6-11. — Halodora Reynaudi Gnnnrr
1876, p. 55.
Corps cylindrique, relativement large et court. efiilé progressivement
d’avant en arrière. Environ 60 sétîgères. -— Une antenne impaire et 2 paires
d’antennes latérales coniquesgcourtes, subégales (78, a). 2 gros yeux sphé-
riques à cristallin orienté latéralement. -— Trompe courte armée de
2 papilles cirriformes faisant ordinairement saillie sur les côtés de la bou-
che (c). — 4 paires de cirres tentaculaires, courts. 'l`ous,1es parapodes bien
développés. Grands— cirres dorsaux foliacés, oordiformes, imbriqués
cachant.presque complètement les pieds. Mamelon pédieux conique à
deux appendices cirriformes subégaux. Cirre ventral foliacé arrondi pres-
que aussi grand que le cirre dorsal (h). Acicule peu ou pas saillant. Longues
soies composées à article terminal en arête courte etefîilée. —- Glandcs
segmentaires en boudin transversal saillant au-dessus du parapode. En
outre, une glande brunâtre, globuleuse, saillante à la face ventrale, à l’in-
sertion du parapode. —— Un long urite impair.
L. 2 à 6 cm., sur 6 à 12 mm. -—Blanc rosé (?), yeux rouges, cirres blan-
châtres, glandes segmentaires et glandes ventrales brunàtres ou brun vio-
lacé.
Pélagique, surface. —— Atlantique (côtes d`Irlande, Canaries). —Océan Indien,
Pacifique.
' G. CORYNOGEPHALUS LEVINSEN.
Corps court, trapu, à segments peu nombreux'. —- Prostomium dépassant les
yeux (fig. 78, f). Antenne impaire en 'forme de carène. 2 paires d’antennes
latérales, insérées sous le rebord antérieur du prostomium. 2 gros yeux sphé-
riques. -Trompe inconnue. 4-5 paires de cirres tentaculaires. Pas de para-
podes rudimentaires. Grands cirres dorsaux foliacés imbriqués. Cirres ventraux
foliacés. - Mamelon pédieux sans appendice terminal. Soies de deuxsortes :
1** courtes, aciculaires, 2° capillaires, simples. — Glandes segmentaires dorsales
petites. De grosses papilles ventrales (néphridiennes ?) à la base des parapodes.
-— 2 urites.
G. albo-maculatus Luvmsnx. Fig. 78, d-i. -—- Lnvmsan 1885, p. 327,
pl. 1, fig. 26; Arswsm 1900, p. 14, pl. 11, fig. 17-18; FAUVEL 1916, p. 68.
- Alciopimt parasitica Cnamaànn 1868, p. 253, pl. xxxm; GMNATA
1911. — [?) A. Pancerii Bucriozxrz-Canus.
Corps court et large, ramassé. Environ 50 sétigères. — Prostomium à
bord antérieur en lame semi-circulaire. Antenne impaire en forme de
carène claviforme s’allo11geant entre les yeux et terminée en arrière en

rowcuàras ERRANTES. — Ancrormau 209
pointe libre (f'). 2 paires d’antennes latérales foliacées, lancéolées, rabat-
tues à la face inférieure du prostomium (e). 2 gros yeux sphériques à
axes en ligne droite transversale ou faisant un petit angle entre eux. —
5 paires de cirres tentaculaires (4 d’après Lavnvssx) :une paire sur le
1"segment, deux paires sur chacun des deux suivants, les supérieurs
plus longs que les inférieurs, surtout au 3° segment. — A partir du
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Fm. 78. — Greefrîa celoz : a, région antérieure, face dorsale >< 20 (d’après Gnnsrr); b,
parapode >< 15; c, trompe (d’après Arsrsm). — Corynocephxzlus alba-maculatus : d,
face dorsale; e, I, partie antérieure, face ventrale et face dorsale, grossie; g, 2
segments vus par la face ventrale avec papilles en forme de gourde (d’après Lsvnvssu);
h, parapode antérieur >< 25; i, parapode moyen >< 25 (d’après Arsrm).
i" sétigère, les parapodes sont bien développés (h-i). Les cirres dorsaux
sont grands, foliacés, arrondis ou subrhomboïdaux, imbriqués d’un
segment à 1’autre (d). Les cirres ventraux, à peine plus longs que le
parapode, sont foliacés, subtriangulaires ou ovales. Mamelon sétigère
conique, épais. Les antérieurs ne portent que de courtes soies acicu-
laires simples (h), à partir du 4° sétigère, il s‘y mêle des soies capil- `
laires simples très fines, puis, dans la région moyenne, le nombre des
soies aciculaires se réduit à 1-3. — Les segments antérieurs sont bianne-
lés à la face ventrale. Glandes segmentaires dorsales peu développées.
A partir du 10° segment environ, de volumineuses glandes ventrales
arrondies à la base des parapodes. —— 2 urites. '
ll

210 FAUNE DE FRANCE. -» Pouvcnàres FRnAN·rEs
L. 32 mm. sur 5 mm. ·- Jaunàtre avec une série longitudinale de
taches blanches à la face ventrale.
Pélagique, surface et dans les Cydippes. — Atlantique, Méditerranée.
Nota. D’après GRANATA, l’.4lciopina parasitica, qui habite dans les cavités
/ gastrovasculaires des Cydippes. ne serait que la forme jeune de cette espèce.
G. RHYNGHONERELLA Cosra.
Corps mince, cylindrique. — Prostomium dépassant les yeux. 5 antennes.
2 gros yeux sphériques. - Trompe cylindrique, à petites papilles subégales,
sans papilles cirriformes, sans denticules cornes . ·—- 4-5 paires de cirres ten-
taculaires: Pas de parapodes rudimentaires. Cirres dorsaux et ventraux larges,
foliacés. — Mamelon pédieux sans appendice cirriforme. Scies de deux sortes:
1° aciculaires simples, 2° composées à article terminal en fine arête. — Glandes
segmentaires peu saillantes. — 2 urites. ,
‘R. fulgens. GBEEFF. Fig. 79, a-d.- GREEFF1885, p. 450, pl. xm, fig. 27-32;
APSTEIN 1900, p. 15, pl. xx, fig. 19-22, v, fig. 51. H. capitata GREEFF
1876, p. 74, pli vr, fig. 67-68; Vrcumn 1886, p. 408.
Corps allongé, mince, transparent. Environ 60 à 80 sétigères. --
Prostomium conique. Une petite antenne impaire fusiforme, entre les
deux yeux (79, a-b). 2 paires d’ntennes latérales digitiformes, plus
grandes que l’impaire, insérées à l’extrémité du prostomium. 2 gros
yeux à cristallin dirigé un pou obliquement en avant et en bas. — Trompe
à ouverture bordée d’une douzaine de papilles courtes subégales (c).
5 paires de cirres tentaculaires (4 d’après G1u;uFF),—la 1'° paire sur le
1" segment. Les déux segments suivants portent chacun un cirre supé-
rieur et un inférieur. Le cirre supérieur du 3° segment est plus long que
les autres et dirigé en avant, l’inférieur est très petit. — A partir du
1°" sétigère, les parapodes sont bien développés (d) et comprennent un
cirre dorsal foliacé, lancéolé, un cirre ventral foliacé ovale, un peu plus
petit que le dorsal, un mamelon sétigère conique, à acicule saillant. Les
parapodes antérieurs ont plusieurs soies aciculaires simples et quelques
soies composées, les suivants portent un faisceau de longues et fines
soies composées à article terminal en arête et une soie aciculaire inférieure.
—— Pygidium conique avec 2 urites. ——— Chez le 5*, du 109 au 13° sétigère,
de grosses papilles néphridiennes [génitales) saillantes sous la base du
parapode (a).
L. 8 à 20 mm. —— Transparent comme du cristal. yeux rouge brun,
glandes segmentaires brun rougeâtre.
Pélagique, surface. —— Atlantique, Méditerranée (Alger et entre les Baléares
et la Sardaigne).

ronxcxiisrns Ennamas. — Atctorxnnn 211
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F10. 79. — Rhynchonerclla fulqcns: a, G', face ventrale, grossi; b, tète, grossie (d’aprèS
Gnsmr); c. tète, face vcntrale, trompe à demi (i(;VZ].glIlÉ€><T.15; d, parapode moyen
>< 30 (d’ap1·ès Arsrnuv). -— Callizzmclla lepidam : e. partie antérieure, face dorsale
(les cirres dorsaux et ventraux des 2 premiers parapodes ne sont pas tigurés), grossi
(d’ap1·i·s llnnmc); I, cirres tentaculaires des 3 premiers segments >< l5; g, mamelon
sétigère avec appendice et acicule >< 200; h, un parapode >< 2i5(d’après Arsmnv).
G. CALLIZONELLA Arsrsuv.
Corps mince allongé. — Prostomium dépassant les yeux. 5 antennes, 2 gros
yeux sphériques. — Trompe cylindrique, à petites papilles égales, sans longues '
papilles cirrîformes et sans denticules cornés. — 5 paires de cirres tentaculaires.
Pas de parapodes rudimentaires. Cirres dorsaux etventraux foliacés. — Mame-
lons pédieux avec un appendice oîrriforme. Soies toutes simples, de deux sortes:
1° capillaires, 2° aciculaires. — Des glandes segmentaires saillantes. — 1 urite.
C. lepidota (Knoun). Fig. 79, e-h. — A1>s1·Em 1900, p. 12, pl. Il, fig. 11-
13; FAUVE1. 1916, p. 67. — Alczbpa lepidota Knomv 1845, p. 75; Hmmvo
1892, p. 757, pl. V1, fig. 8-9. A. cirram GREEFF 1876, p. 60, pl. 11, fig. 5-6,
pl. vu, fig'. 19-21. — Kro/mia lepidota QuA1·EE1=AcEs 1865, p. 158.
Corps translucide, de petite taille. — 100 à 120 segments. — Prosto-
mium conique, souvent rabattu entre les yeux. Une courte antenne
impairs ovoïde. 4 paires d’antennes latérales subégales, foliacées, gar-

212 ‘sAur:E nia snawcn. — POLYCHÈTES ERRANTES
nies de papilles tactiles et insérées à la face inférieure du prostomium
en avant de la bouche. Deux gros yeux sphériques à cristallin orienté
_ en bas et un peu en avant (79, e). - Trompe à couronne de petites
papilles. — 5 paires de cirres tentacnlaires portés par les 3 premiers
segments. Au 1e' segment, une seule paire, courte, conique; au 2° seg-
ment, un cirre dorsal un peu plus long et un cirre ventral court, un peu
aplati; au 3e segment, un cirre dorsal beaucoup plus long que les autres,
un peu comprimé, à bord crénelé par des papilles tactiles et un petit
cirre ventral foliacé à bord crénelé. -— Parapodes suivants bien dévelop-
pés. Cirres dorsaux grands, foliacés, cordiformes à `pointe acuminée.
Cirres ventraux plus petits, lancéolés aigus (h). Mamelons pédieux
minces, allongés, pointus avec un appendice cirriforme de longueur très
variable et un acicule saillant (g). Soies toutes simples, de deux sortes :
i 1° longues et fines soies capillaires, 2° grosses soies aciculaires. Les ·
parapodes antérieurs ont seulement quelques soies capillaires et un
plus grand nombre de soies acîculaires, puis, d‘avant en arrière, le nombre
des soies capillaires augmente tandis que celui des soies aciculaires dimi-
nue et finit par se réduire à une. — Glandes segmentaires brunâtres dès
les premiers segments. —— Un cirre anal impair.
L. 1 à 10 cm. —- Corps translucide, ou jaunâtre et ponctué de taches
foncées, glandés segmentaires sombres, yeux brun rouge.
Pélagique, surface. — Atlantique, Méditerranée.
VAR. Krohnii (Gasass). — Alciopa Krohnii Gaanss 1879 p. 450. A. Bartelsii
Haamc 1892 p. 760, pl. v1, fig. 10-15. — D’aprèsArs1·snv (1900, p. 13), cette variété
se distingue du type par les cirres dorsaux àpointe plus allongée;en outre, ces
cirres sont plus fortement imbrîqués. L'appendice cirriforme des mamelons
sétigères, non mentionné par Gassss et Hsamc, existe bien, mais il est très
petit. — Naples, Messine.
_ G. CALLIZONA Gassss.
Corps allongé, à segments nombreux. — Prostomium dépassant les yeux.
5 antennes. 2 gros yeux sphériques. — Trompe cylindrique à papilles égales,
sans longues papilles cirriformes et sans denticules cornes. —— 5 paires de
cirres tentaculaires. Pas de parapodes rudimentaires. Cirres dorsaux et ven-
traux foliacés. —- Mamelons pédieux avec un appendice cirriforme. Soies de
2 sortes : 1° acîculaires, simples ou composées, 20 longues soies composées à
article terminal en fine arête. — Des glandes segmentaires saillantes. - 1 ou
2 urites.
1. Plus de 2 grosses soies aux premiers parapodes, . _ ..... 2
1 ou 2 grosses soies aux premiers parapodes, grosses soies
simples. Prostomium volumineux (fig. 81, a). C. nasuta, p. 215
.2. Grosses soies simples (fig. 80, d) ..... C. Mœhii, p. 213

rotrcnèrss mmmrss. — Atcxorrma 213
- Grosses soies composées (fig. 81, f) ........... 3
3. Article terminal des grosses soies petit et lisse (fig. 80, f) . . . .
............ ` .... 0. Angelini, p. 215
—— Article terminal des grosses soies large et denticulé (fig. 80, h). .
..,.............. 0. setosa, p. 214
C. Moebii APs1·mN. Fig. 80, a-d. — Arsram 1000, p. 16, pl. rv, fig. 23-30.
Corps long, mince, grêle, sauf à la partie antérieure qui est un peu
plus épaisse. 150 à 200 segments. — Prostomium conique. Une petite
antenne împaire insérée entre les yeux. 2 paires d’antennes latérales
courtes, épaisses, subégales insérées à la face ventrale du prostomium
(80, a-b). 2 gros yeux sphériques à cristallin orienté obliquement en avant
et en dehors. — Trompe à papilles égales (?). - 5 paires de cirres ten-
taculaires portées par les 3 premiers segments. Une seule paire, courte
et épaisse, au 1•* segment. A chacun des deux segments suivants, 2 paires
dont les cirres supérieurs sont allongés et les inférieurs beaucoup plus
petits (11). Chez les jeunes on trouve parfois une soie entre les cirres, mais
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Fm. 80. —— Callizmza Mœbii. : a, partie antérieure, face dorsale et b, face ventrale >< 12;
c, 3· parapode >< 15; d, parapode moyen >< 15 (d’après Arsrsm). — C. setosa : e,
partie antérieure, face ventrale >< 35; I, partie antérieure, face dorsale >< 15; g,
pygidium, avec 2 urites ovales >< 35; h, soie composée >< 100 (d’après Arsrsm); i,
20e parapode; k, mamelon sétigère du 8° segment, très grossi (d’après llaame).

214 FAUNE ns rxmxcn. — ronvcnîrrns Enmlnrss
pas de mamelon pédieux. Cirres dorsaux des premiers sétigères arron-
dis, imbriqués, les suivants plus petits et plus ovales (c, d). Cirres ven-
traux foliacés, ovales ou lancéolés, un peu plus petits que les dorsaux. —-
Mamelon sétigère long et conique avec un petit appendice cirriforme et
un acicule saillant. Soies de deux sortes :`1¤ des soies composées longues
et fines a article terminal en mince arête; 2° de grosses soies aciculaires
simples. au nombre de 3 à 5 aux 5-6 premiers sétigères, réduites à une
aux parapodes suivants. —- Glandes segmentaires bien développées à
partir du 15° sétigère.
L. 10 à 12 cm. —· Corps pigmenté de brun, yeux rouges, glandes seg-
mentaires foncées.
Pélagique. — Atlantique, Méditerranée.
Cl Setosa (GREEFF}. Fig. 80, e-k. —- APSTEIN 1000, p. 18. pl. xv, fig. 39-
43. - Vanadis setosa Gnnsrr 1885, p. 449. pl. xm, fig. 26; V. Pelerszî
LANoE1mANs 1880, p. 312, pl. xvrr, fig. 49; V. /zeteroc/meta Viouinu 1886,
p. 405, pl. xxiv, fig. 6-13. — Alciopa Cari Hnumc 1892, p. 753, pl. vi, fig.
1-3.
Corps cylindrique, filiforme, translucide, très fragile. Environ 40 à 60
segments. — Prostomium à bord antérieur arrondi dépassant un peu les
yeux (80, f). Une courte antenne impaire conique. 2 paires d’antennes
latérales fusiformes, subégales. insérées à la face ventrale du bord anté-
rieur du prostomium (e). Deux gros yeux- sphériques à cristallin dirigé
obliquement en avant et en dehors. — Trompe globuleuse avec 12 petites
papilles égales à l’ouverture. ·— La 1'° paire de cirres tentaculaires,
courte, fusiforme, portée par le 1°' segment. Les deux segments suivants
portent chacun deux paires de cirres, un supérieur allongé et un infé-
rieur court. Le cirre supérieur du 3° segment est le plus long de tous, mais
l’inl'érieur est très petit et foliacé. Grands cirres dorsaux foliacés imbri-
qués, cachant les pieds, les premiers cordiformes, les suivants ovales.
Cirres ventraux foliacés, plus petits et lancéolés. —- Mamelon pédieux
allongé cylindroconique avec appendice cirriforme et acicule saillant (i),
Soies de deux sortes, toutes composées. Aux parapodes antérieurs, les
soies supérieures sont longues, fines, à article terminal en arête, les infé-
rieures sont courtes, arquées, épaisses tk); à article terminal court, large,
finement dentelé (h). Dans la région moyenne du corps, ces soies robustes
sont réduites à 1-2. — Glandes segmentaires dorsales pigmentées. ——-
2 urites courts et épais.
L. 15 à 20 mm. sur 0,4 à 0,5 mm. ·— Blanchâtre, translucide, yeux
brun sombre, glandes segmentaires brunes, urites à pigment orangé sur
leur face interne. `
Pélagioue. surface. — Atlantique. Méditerranée.

rotvciiizrns nnaamns. — Anciorman 215
C. Angelini (Kmnanc). Fig. 81, d~i. — APSTEIN 1900, p. 18, pl. iv, fig. 33-
38; Souruarm 1911, p. 4 (synonymie); Fauve:. 1916, p. 68. C. Grubei
Gmanrr 1876, p. 72, pl. v, fig. 63-66, vr. fig. 69-86. -—— Krnhnia Arzgelini
Kxmmac 1866, p. 243. ·-— H/zync/wnerella Angelini Gaasrr 1876, p. 57.
Corps long, subcylindrique, à peine atténué en avant, très eflilé posté-
rieurement (81, d). Environ 100 à 150 segments. — Prostomium ovoïde,
ou cordiforme. Une antenne impaire fusiforme insérée entre les deux
yeux (e). 2 paires d'antennes latérales courtes, subégales, fusiformes insé-
rées au bord antérieur du prostomium. 2 gros yeux sphériques. —- Trompe
courte, cylindrique, couronnée d`une douzaine de papilles courtes, égales. '
-— Cirres tentaculaires courts, digitiformes. La 1'° paire est seule sur le
1" segment, les 2 suivants portent chacun 2 paires dont la supérieure est
plus longue que l’inl'érieure. Cirres dorsaux foliacés, imbriqués couvrant
complètement les pieds, les antérieurs arrondis ou cordiformes (h), les
suivants lancéolés aigus (i). Cirres ventraux ovales, lancéolés ne dé-
passant gnère le pied. - Mamelons sétigères coniques avec un très long
appendice cirriforme et un acicule saillant. — Soies de 2 sortes, toutes
composées. Aux parapodes antérieurs, les soies supérieures sont longues,
minces, à article terminal relativement gros (g), les inférieures sont
courtes, épaisses, arquées, à article terminal petit et mince (g). Dans la
région moyenne du corps, les soies courtes, épaisses, sont réduites à 1-2.
— Glandes segmentaires dorsales très marquées. — Grosses papilles ven-
trales sous les parapodes. ‘
L. 3 à 12 cm., sur 4 à 10 mm. — Yeux rougeàtres, corps jaunâtre pàle
avec glandes segmcntaires brunàtres.
Pélagique, surface. — Atlantique, Méditerranée. — Océan Indien, mers de
Chine. .
Nota. Souriianx a démontré l’identité de la Callizona Grubei et de la C. An-
gelini. ·
C. nasuta Gnanrr. Fig. 81, a-c. -— Gniaerr 1876, p. 72, pl. vr, fig. 60-
G2;Ars·ra1N 1900, p. 19, pl. nx, fig. 31-32. C. HcnseniAPsTn1N 1900, p. 20,
pl. v, fig. 44-50. — Rlaync/zoncrclla. gracilis Coen 1861, p. 168, pl. ix,
fig. 13-15.
Corps long, filiforme, très grêle. Une centaine de sétigères environ. —
Prostomium cordiforme ou ovoïde, très saillant en avant des yeux (84, 21).
Une antenne impairs fusiforme insérée entre les yeux. 2 paires d’an- ·
tennes latérales subégales, ciliées, insérées sous le bord antérieur du pros-
tomium. 2 gros yeux sphériquesà cristallin orienté latéralement. —-
Trompe à 12 petites papilles [b). -— Cirres tentaculaires portés par les
3 premiers segments, une seule paire, plus petite que les autres, au
1°' segment, sous les yeux, deux paires à chacun des deux suivants, les
supérieurs plus longs que les inférieurs. Chez les jeunes, on trouve par-

216 FAUNE DE FRANCE. - 1>oLYcnÈ·rEs ERRANTES
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F10. 81. —— Callizomz mzsuta : a, tête et partie antérieure ><25(d’après Gmzizrr); b, partie
antérieure, face ventrale >< 35; c, 30° parapode (d’après Avsrmx). — C. Angelini : d,
animal réduit d’un quart; e, partie antérieure, face dorsale >< 8; f, soie inférieure
d’un parapode antérieur >< 350; g, soie supérieure du même parapode >< 350; h, l°'
parapode>< 15; i, parapode m0yen>< 15 (d’aprèsAPs·1·Em).
fois quelques soies entre les cirres tentaculaires, elles disparaissent chez
les adultes. Cirres dorsaux foliacés, ovales lancéolés, non imbriqués (c).
Cirres ventraux de même forme. mais plus petits. — Mamelon pédieux
allongé, pointu, avec un petit appendice cirriforme et un acicule saillant.
Soies de deux sortes : 1° des soies composées longues et minces, très
fines, à article terminal en fine arête grêle, très nombreuses, 2° une ou
eux rosses soies acicu aires sim es au- essous u aisceau e soies
d g l pl d d f d
composées. - Glandes segmentaires dorsales pigmentées à partir du
2** sétigère. — Pygidium renflé, avec un seul long urite impair.
L. 3 à 6 cm. sur 0,5 à 1 mm. —— Blanchâtre, prostomium et antennes
· jaunàtres ponctués de rouge, yeux rouges, pygidium ponctué de brun,
glandes segmentaires brunes. ·_
Pélagique, surface. — Atlantique, Méditerranée.

p POLYCHÈTES ERRANTES. — Tonxorrnnxnae 217
F. TOMOPTERIDAE Gnomz.
(Tomoptéridiens.)
Anuélides pélagiques, transparentes. Corps divisé en 3 régions : tête, tronc,
queue. 2 antennes divergentes. 2 organes nucaux, épaulettes vibratiles. 2yeux.
Une paire depetits appendices sétigères (manquant souvent chez les adultes).
Une 2* paire d'appendices très développésà très longue soie aciculaire. —
Trompe exsertile, inerme. — Parapodes biramés, sans soies ni acîcules, ter-
minés par des expansîons lamelleuses (pinnules) portant des glandes chromo-
philes et des glandes hyalines ou des rosettes.
Remarques. Les recherches récentes de Rosa et de ltlnnaquxx et Cnam ont
permis de mettre de l’ordre dans cette famille dont la synonymie était fort
embrouillée. '
Beaucoup de caractères employés auparavant ont été reconnus de peu de
valeur. Tels sont, par exemple, la dimension et la couleur des yeux, le nombre
des parapodes, la longueur des grands cirres sétigères, la forme et la dimen-
sion des ganglions cérébroïdes, de la trompe et des organes nucaux ou épau-
lettes cîliées. La 1=' paire d’appendices, qui existe probablement toujours chez
les très jeunes individus, manque souvent chez l’adulte. Au contraire, la queue
ne se développe, chez plusieurs espèces, qu'à un certain âge. Ces deux carac-
tères 11'ont donc de valeur que pour les adultes.
La spécification des Tomoptéridiens est maintenant basée principalement sur ’
l'étude des glandes de la pinuule dont on distingue trois sortes : les rosettes,
les glandes hyalines et les glandes chromophiles. Pour les étudier, il est abso-
lument nécessaire de colorer et de monter en préparation un ou plusieurs para-
podes de chaque spécimen. On emploie des colorants nucléaires, de préférence
Yhématoxyline.
Les glandes chromophiles, souvent volumineuses, prenant fortement l’hema-
toxyline, sont faciles à mettre en lumière. Elles se trouvent sur les pinnules
ventrales des parapodes (fig. 83, b, g.). Les rosettes et les glandes hyalines (gl.
hyalo-pigmentées) ne se colorent pas par l’hématoxyline (fig. 83, 1).
Les rosettes se trouvent sur les parapodes ou sur les pinnules. « Elles sont ·
formées par des cellules glandulaires groupées de manière à présenter l’appa-
rence d’une rosette au centre de laquelle des sphérules jaunes ou brunes simu-
lent une tache oculaire ». Les globules centraux adipeux noircissent fortement
par l‘acide osmique. Ce sont probablement des organes phosphorescents.
Les glandes hyalines sont de forme très variable et souvent difliciles à déce-
ler. Elles sont formées « de tubes méridiens qui, à Yextrémité apicale, s’încur·
vent vers une ouverture commune. Elles ne noîrcîssent pas au centre par l'acide
osmique (‘) ». D’après l\Lu.Aqum et Czmm, elles sont homologues des rosettes.
(1) MA|.Aoum et Canin 1922, p. 24, 25. ,

218 mime DE mxmcu. - rowcuàms ERRANTES
Chez les espèces pourvues d’un aiguillon (T. A pszeini), il existe, en outre, une
glande spéciale annexée à cet organe (fig. 83, d).
TABLEAU DES GENRES
1. Parapodes à rames rectangulaires dont les pinnules ne bordent
pas le côté interne (fig. 82, b, G). Appendices du 2° sétîgère
beaucoup plus longs que le corps (fig. 84, a) G. Enapteris, p. 218
—— Parapodes à rames coniques entièrement frangées par les pin-
nules (fig. 83, b). Appendices du 2** sétigère atteignant, au plus,
la longueur du corps (fig. 84, g). . . _. G. Tomopteris, p. 219
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Fic. 82. —- Emzpteris euchaem : a, >< 2 (d’après Lo Bmxco); b, 6· parapode >< 15; c, 4
parapode >< 15 (d’après Arsrnm). —— Tomopteris levipes 1 d, région antérieure, face
ventrale, trompe évaginée >< 50 (d’après Vxcunzn); e, oeil, très grossi; f, parapode
>< 50 (d’après GREEFF).
G. ENAPTERIS RosA (‘)
E. euchaeta (Cmm). Fig. 82, a·c. — Ros.1, 1908, p. 269. — Tomopteris
euc/meta, Arsrnm 1900, p. 43, pl. x1, fig. 19-20.
Corps ovale-lancéolé assez large, terminé par une queue presque nue
pouvant atteindre un tiers de la longueur totale (82, a). — Cérébroïdes
(1) Les caractères du genre se confondent avec ceux de Panique espèce.

ronxcniarns nnxmwas. — Toniorranxnas 219
n triangle à base postérieure profondément bipartite. Yeux très petits,
·run rose. —- Trompe·calicil`orme, très courte. —- l" appendice sétigère
zanque. 2° appendice sétigère beaucoup plus long que le corps (jusqu’à
et 4 fois). Soies complètement lisses. Rames parapodiales subrectangu·
aires dont les pinnules ne bordent que les côtés externes et le sommet.
- Glandes chromophiles du 4° au 13" parapode, en position apico·infé-
ieure. Glandes hyalines plus petites, associées aux chromophiles.
lonades àla rame dorsale, à partir de la 2°. Pas de rosettes (b, c).
L. 20 à 30 mm. ' .
Atlantique, Méditerranée (Naples, Messine). I
G. TOMOPTERIS ESCIISCIIOLTZ
Ganglîon cérébroïde ovoïde, à grand axe généralement transversal, ne se
zrminant pas en pointe antérieurement; yeux grands; trompe robuste et lon-
ue (s’ètendant d`ordinaire jusqu’au 1** parapode); rames parapodiales plus ou
loins coniques complètement bordées d`un limbe ou pinnule; 2** appendice
êtigère atteignant au maximum la longueur du corps. ‘ I
1. Des rosettes parapodiales; pas de glandes hyalines (fig. S3, i) . ·
............... (S.·G. Johnstonella) 2
— Pas de rosettes; des glandes hyalines (fig. 83, g) ......
................ (S.—G. Tomopteris) 3
2. Rosettes seulement sur le tronc des parapodes (fig. 82, f'.). . .
' ................ T. levipes, p. 220
— Hosettes sur le tronc des parapodes 1 et 2 et sur les pinnules, un
aiguillon (fig. 83, d) ........ T. Apsteini, p. 220 '
— Rosettes sur la rame ventrale des parapodes 1 et 2 et sur les pin-
nules;pas d’aiguill0n (ûg. 83, i) . . . T. helgolaudica, p. 221
3. Une queue ............ T. Nisseni, p. 222
- Pas de queue .... ' .............. 4
L Pas de glandes hyalines ; glandes cliromophilesinférieures (fig. 84,
a) ............... T. Cavallii, p. 222
—- Des glandes hyalines et chromophiles (fig. 84, b, c) ..... 5
5. Glandes hyalines uniquement sur les pinnules dorsales des 3** et
lv parapocies (Hg. 84, b, c) . . . · .... T. elegans, p. 223
— Glandes hyalines sur les pinnules ventrales seulement (fig. 84, e). 6
S. Glandes hyalines et chromophiles apicales (fig. 84, cl) ....
.............. T. septentrionalis, p. 224
— Glandes hyalines apicales, chromophiles inférieures (fig. 84, f) . 7
7. Bord externe des pinnules frangeant dorsalement et ventralement
le tronc des parapodes (fig. 84, e) .... T. ligulata, p. 224

220 FAUNE nr: FRANCE. — ronrcnàrns nmiANr1ss
—— Bord externe des pinnules ne frangeant pas le tronc des parapodes
(fig. 84, f) ........... 1f. planktonis, p. 224
S.-genre incertain : Tomopteris Kefersteini (fig. 84, h) Gnssrr (Vmmnn,
non APSTEIN) ................ p. 225
S.-G. JOHNSTONELLA Gossr:
Rosettes présentes; la queue existe presque toujours ainsi que le 1*** cirre
les glandes hyalines manquent presque toujours. '
T. (Johnstonella) levipes GREEFF. Fig. 82, d—l`. — Tomopteris levipe
GREEFF 1879, p. 276, pl. xv, fig. 44-45; Vxcumn 1886, p. 414, pl. xxvx.
fig. 26; ROSA 1908, p_. 272.
Corps très atténué postérieurement, terminé par une courte queue. —
Prostomium à grosses antennes très écartées (fig. 82, d). Cérébroïde oval
transversal, bilobé. 2 yeux rouge brun, à cristallin. — 1" appendice séti
gère très court. 2° appendice sétigère égal environ aux 2/3 du corps, 15-2
paires de parapodes diminuant graduellement et manquant sur la queue
— Pinnules relativement étroites, en cuillère, à limbe continu fortemex
incurvé vers la concavité de la rame. Grosses rosettes à pigment orang
ou brun rouge, existant seulement sur le tronc des parapodes (81, f)- Le
glandes des pinnules paraissent manquer? `
Atlantique (Canaries); Méditerranée (Alger).
T. (J0hnst0nel1a]Apsteini Rosa. Fig. 83 a-d. — Tomopteris Apsteini Ros
1908, p. 288, pl. x111, fig. 10-13; MALAQUIN et CAn1N 1922, p. 31, pl. 1
fig. 1-4, ux, fig. 1-7, vn, fig. 1·3.' T. scolopendra part. Knransrnrx 186;
p. 360, pl. rx; APSTEIN 1900, p. 42, pl. xr, fig. 18. T. 0nz'scz}"ormis Gum:
(non Escnscnourz).
Corps allongé à queue bien développée s'eflilant graduellement jusqu’
devenir vermiforme. — Prostomium à grandes antennes plus ou moin
aplaties, s’effilant graduellement jusqu’à 'l’extrémité (83 a). Ganglio
cérébroîde allongé transversalement avec un étranglement médian asse
marqué. 2 grands yeux peu pigmentés. — Premier appendice sétigèx
persistant, de longueur variable. Le 2° appendice sétigère égale les 2,
de la longueur du corps, ou davantage. 18 à 24 paires de parapodes grêle
ou trapus à grandes pinnules plus ou moins arrondies (b). - Une peti)
rosette sur. le tronc des 2 premières paires de parapodes située ventrals
ment, près de la pinnule. Aux pieds suivants, une petite rosette sur le
pinnules dorsales et ventrales. Une glande chromophile sur la pinnul
ventrale des parapodes, à partir de la 3° paire, devenant énorme dans le
suivantes et faisant hernie dans la cavité de la rame. Un aiguillon et un
glande de l’aiguillon à. tous les parapodes, seuls dans les 2` première

rowcniarns nuxmmras. — ·roM0r·r1znxnA1z 221
paires; associés àla glande chromophile dans les suivantes (d). Gonades
lans les deux rames à moitié de leur longueur. — L. 20 à 65 mm.
Atlantique, Méditerranée (Messine, Naples, Monaco, Banyuls).
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izo. 83. — Tomopleris Apsteiniz a, tète avec épaulettes ciliées; b, 2° parapode; c,
parapode caudal d’une Q (d’après Rosa); d, ll¤ parapode >< 20 (d’après l\IAx.AQvm et
CARlN)· — T. Nîssenî : e, tète; 1, œil (d’après Sonrnnnx); g, l3° parapode >< I2 (d°¤··
près M.u.Aoum et Cnam). — T. helgolandica : h, jeune spécimen >< l5(d’aprèsAPs1*r:m);
i, 6¤ parapode >< 50_(d'après l\IAr.Aq¤m et Camx).
T. (Johnstonella) helgolandica Gnnznrr Fig. 83, h, i. — Tomopteris Ca-
harina Rosa 1908, p. 283. T. scolopendm Gosse 1865, p. 106. T.
mz'sc1}"0rmzs CARPENTER et CLAPARÈDE 1862, 49-68, pl. vit. T. lzelgo-
`andica Gnnarr, APSTEIN 1900, p. 38, pl. x, fig. 1-6; MALAQUIN 1922,
1. 35, pl. vr, fig. 1, vu, fig. 4-5. T. vitrirza Vmnovsxr 1878, p. 81,
ul. vx-vu. ——Esch0It2z'a. guadrfcornis Quarnnrncns 1865, ll, p. 224.
Corps plutôt étroit et allongé. 18 à 21 paires de parapodes dont 1/4 en-
'iron pour la queue (83, h) — Prostomium à antennes courtes, une profonde
ncisure frontale et cou mince. Ganglion cérébroïde ovale, faiblement
iîlobé. 2 gros yeux noirs à cristallin. Le 1°' appendice sétigère manque
xarfoîs sur les exemplaires âgés. 2° appendice sétigère atteignant environ
es 2/3 du corps. — Parapodes à rames coniques, à pinnules de `forme
ariable, arrondies ou ovales, plus ou moins allongées, ou même lan-
zéolées sur les parapodes de la queue. Une rosette jaune au centre de

222 FAUNE nn rance. -—- POLYCHÈTES Ennarrres
chaque pinnule et une rosette sur la rame ventrale des 2 premiers para
podes. Glande ohromophile très petite, en position inférieure sur 1:
pinnule ventrale. Gonades à Pextrémité des rames dorsales et ventrale:
du 1" au 13° parapode.
L. 12 à 17 mm.
Atlantique, entrée de la Manche, Méditerranée (Trieste ·
S.-G. TOMOPTERIS sensu stricto.
Rosettes absentes; la queue manque presque toujours, et souvent le 1°1’ cîrre
les glandes hyalines existent presque toujours.
T. Nisseni Rosa. Fig. 83, e, gu —— Rosa 1908, p. 292; Sournsm
1910, p. 17; pl. 1, fig. 1-2; MALAQUIN et GARIN 1922, p. 35, pl. II
fig. 5, iv, fig. 1-li, vm, fig. 1-2.
Corps de grande taille à 25-29 paires de parapodes pour le tronc et 5 5
10, plus ou moins rudimentaires, pour la queue. — Prostomium sans col
marqué, antennes très grandes et larges, aplaties en lame de sabre (83 e)
I 2 yeux bruns, assez grands,2-3 cristallins (f), ganglion cérébroïde largee
court. 1*î" appendice sétigère manque. 2° appendice sétigère atteignan
de 3/4 à 2 fois la longueur du corps. Soies sans encoches. — Para
podes à rames coniques, à pinnules arrondies dont la partie marginah
étroite est fortement plissée (g). Glandes chromophiles à partir du lie pa
rapode, très grosses, sphériques, au bord inférieur de la pinnule ven
trale. Glandes hyalines bien développées; rouge brun, de dispositioi
très variable, à partir du 3° parapode, à la rame ventrale; à partir di
8**-9°, à.1a rame dorsale. Gonades dans la rame dorsale seulement.
L. 15 à 65 mm.
i Atlantique et côtes d’Irlande.
T. Cavallii Rosa. Fig. 84 a. - Rosa 1908, p. 304, pl. xxx, fig. 20; Sou
THERN 1910, p. 29.
Corps ovale—lancéolé, sans queue, 15-20 paires de parapodes. —— Pro
stomium à cou court et épais. Antennes assez aplaties. Large échancrur
frontale. Ganglion cérébroïde ovale transverse situé très en avant. 2 gro
yeuxbruns ou jaunes au centre des 2 masses ganglionnaires. — 1"' appen
dice sétigère manque, même chez les jeunes. 2° appendice sétigère attei
gnant les 2/3 du corps. Soies à rares encoches dans la région distale
Parapodes à rames coniques peu écartées. Pinnules larges, arrondies
se recouvrant en partie (84 a). Glandes chromophiles volumineuses, cu
puliformes, au bord inférieur de la rame ventrale, à partir du ff pied
Pas de glandes hyalines. Gonades du 1" au 9**-10° parapode, sur l
rame dorsale seulement.
L. 12-13 mm. ,
Atlantique (côtes ouest d’Irlande). — Océan Indien jet Atlantique Sud,

rorrcnàrns nnnamrs. — ·roMo1··rnxunAs 223
T. elegans Crwr:. Fig. 84, h, c.. — Rosa 1908, p. 294, pl. xxx, fig. 16;
Maxnxonm et Canin 1922, p. 37, pl. v, fig. 1-6, vxxx, fig. 3, 4, 5, xx, fig. 1-3.
T. Kefcrste1'niAPsTExN 1900, p.41, pl. xx, fig. 15 (non Gnrzsrr, Vxcurain).
Corps ovale, sans queue, 14 paires de parapodes. ·-— Prostomium for-
mant. une éminence conique au fond de la profonde échancrure sépa-
rant les antennes très larges à la base et ressemblant à une queue de
Baleine. Ganglion cérébroïde arrondi ou ovale. 2 yeux brun·x·ouge,
assez grands. — 1°' appendice sétîgère biendéveloppé. 2** appendice séti-
gère atteignant environ les 2/3 du corps. Soies à encoches latérales. —-·
Parapodes grêles et écartés, à rames coniques divergentes. Pinnules
larges, obovales. Une glande chromophile conique renflée, en position
apico-inférieure, à la rame ventrale, à partir du 4" pied (84 b). Glandes
hyalines sur la pinnule dorsale des 3° et 4° parapodes seulement, en posi-
tion apico-supérieure. Gonades à la rame dorsale [des parapodes 3 à 8 (c).
L. 2 à 8 mm.
Atlantique, Méditerranée. _
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Fxs.’8l. - Tomopœris Caoallii : a, I>· parapode (d'après Rosa). -—- T. elegcms : b, 4*
parapode (d’ap1·ès Rosa); c, la parapode >< 40 (d’après l`lALAQUIN).* T. septentrionalïs :
d, 4** parapode >< 40 (d’après ltlaraouxx et Cnam). -- T. ligulata : e, 5° parapode ><
-10 (d’après ltlaraoum et Canxx). — T. planktonis : f, 7* parapode (d’après l\IAL.4ou1N et
Camx). —— T. Kefersteini: g, face dorsale >< 12 (d’après Gmsrzrr); h, parapode moyen
>< 50 (d’apx·ès Vxovxnn).

224 mons on rnnncn. — ronxcnizrns nxxnnrrrns
T. Seplitmtrionalis Quyrxxnrncns. Fig. 84, d. — Rosa 1908, p. 297, pl. x11,
fig. 17; Arsrnxrz 1900, p. 41, pl. xx, fig. 16, 17; Mnnnouxxv et Cnam
1922, p. 38, pl. vx, fig. 3-4, xx, fig. 4.
Corps ovale-lancéolé plus ou moins allongé et atténué postérieure-
ment. Pas de queue, 20-23 paires de parapodes. -—~ Prostomiumà échan-
crure frontale peu profonde. Cou large et court. Antennes assez épaisses.
Ganglion cérébroïde ovale transverse, plus ou moins nettement bilobé.
2 grands yeux bx·un—noir, écartés. — Le 1°' appendice sétigère manque
toujours. 2* appendice sétigère atteignant 1/2 à 4/5° du corps. Soies
à fortes encoches dans la région distale. — Parapodes à rames coni-
ques divergentes. Pinnules ovales allongées. Glandes chromophiles en
coupole sur la rame ventrale, à partir du 4° parapode, en position api-
cale, représentées par quelques tubes glandulaires seulement. Sur la
partie ventrale de la pinnule, un faisceau lâche de tubes allongés paral-
lèles, se colorant très vivement. Glandes hyalines petites et peu dis-
tinctes, situées apicalement, un peu au-dessus et en arrière de la glande
chromophile. Gonades à la rame dorsale seulement du 2° au 136-16° para-
pode (84, d).
L. 10 à 14 mm. l
Atlantique (côte Ouest d’Irlande); Méditerranée.
T. ligulata Rosa. Fig. 84, B. — Rosa 1908, p. 302, pl. x11, fig. 18-19.
lVlALAouxN et Cnam 1922, p. 41, pl. 11, fig. 6, vx, fig. 2, x, fig. 3-5.
Corps lancéolé, sans queue, 20 à 24 paires de parapodes. —- Prosto-
mium formant une convexité frontale en continuité avec le bord anté-
rieur des antennes de taille médiocre. Cou très court. Ganglion cérébroïde
ovale-transverse. 2 assez gros yeux rouges, écartés. Le 1*** appendice
sétigère manque toujours. 2° appendice sétigère à base globuleuse, attei-
gnant des 2/3 aux 4/5 du corps. Soies très fines. ·-· Parapodesà rames
coniques. Pinnules ovales allongées frangeant dorsalement et ventrale-
ment le tronc du parapode. Glande chromophile volumineuse sur la
pinnule ventrale, à partir du 4° pied, en position inférieure (84, e).
Glande hyaline, à partir du 3° pied, ressemblant à une rosette à tache
brune à tubes ryonnants, en position apico-supérieure sur la pinnulé
ventrale, Gonades, à la rame dorsale, à partir du 3** parapode.
L. 6 à 20 mm.
Atlantique.
T. planktonis Arsrmiv. Fig. 84, f. — ÀPSTEIN 1900, p. 42, pl. x1,
fig. 21-22; Rosa 1908, p. 301; MALAQUIN et Cnam 1922, p. 39, pl. x,
fig. 1-2.
Corps ovale-lancéolé, aspect massif, extrémité postérieure très acumi-
née, pas de queue. 13-18 paires de parapodes. — Prostomium sans échan-

pomrcuiarss unuaivres. ·-·· TOMOPTERXDAE 225
crure médiane, le bord antérieur des antennes étant continu. Cou large
·et très court. Ganglion cérébroïde ovale-transverse, légèrement bilobé.
*2 grands yeux noirs écartés, 1" appendice sétigère manque. 2* appen-
dice sétigère à base globuleuse, atteignant les 3/4 du corps. Soies remar-
quablement délicates. -— Parapodes à rames coniques. Pinnules ovales.
Glandechromophile très volumineuse, en coupole, en position inférieure.
près de l’insertion ventrale de la pinnule, à partir du 4* pied. Glande
hyaline transparente et peu pigmentée, en position apioale, uniquement
sur la rame ventrale. Gonades seulement sur la rame dorsale, presque
à l’extrémité (84). — L. 3 à 11 mm.
Atlantique, Méditerranée (Messine).
T. KefersteiniGnEm=1=. Fig. 84, g, h. - Gnssrr 1879, p. 275, pl. xv,
fig. 40, 41, 43, 46, 47; Vmmsn 1880, p. 412, pl. xxv, fig. 3-10; RosA1908,
p. 313 (non, Arsrnm, Lo Branco, Scmvaivrz).
Corps étroit et allongé, sans queue. 13 à 17 paires de parapodes. —
Prostomium formant une éminence dans Péchancrure séparant les _
antennes à large base. Cou large et court. Ganglion cérébroïde arrondi
ou ovale. 2 yeux rouge—brun à 2 ou 4 cristallins. —— ier appendice sétigère
plus court que les antennes. 2¤ appendice sétigère atteignant la moitié du
corps (84, g). — Parapodes à rames coniques. Pinnules arrondies (h).
Glande chromophile volumineuse, sur la rame ventrale. En position
apicale, sur les rames dorsale et ventrale de tous les parapodes, un corps
arrondi, jaune-clair (rosette ou glande hyaline ?): Gonades à la rame
dorsale et ventrale de tous les parapodes. 4- L. 4-5 mm.
Atlantique (Canaries); Méditerranée (Alger). I
I
Incerme sedis :
T. Scolopendra (Quor et Gaiman) [non_Kar1-:ns·rsxx et Arsrum]. — Briarea scolo-
pendra Quov et Gaiuaun 1827. - (?) T. scolopendra Gosse 1855,; Rosa 1908, _
p. 309. T. briarea Quarnamcizs 1865, II, p. 226.
24-25 paires de parapodes. Une queue égale à la moitié de la longueur du
corps portant des parapodes rudimentaires, puis nue à Pextrémité. —- Prosto-
mium à profonde échancrure frontale entre 2 antennes courtes, Yeux noirs.
1*** appendice sétigère manque. 2° appendice sétigère atteignant Ia moitié de
la longueur du corps, avecune série de points brun rougeâtre. Pinnules étroites,
lobées à Pextrémité (?).
Cette espèce, trouvée à Gibraltar, est peut·être la même que le T, helgalan-
dica, mais la description originale, trop incomplète, n‘en permet pas l'identiii·
cation certaine. La T. scolopendra d’ArsrmN est une autre. espèce.
l5

226 FAUNE DE FRANCE. - POLYCHÈTES ERRANTES
F. TYPHLOSCOLEGIDAE ULJANIN.
Annélides pélagiques, transparentes à corps fusiforme ou cylindrique. —
Prostomium terminé en palpode. Pas d’yeux. Organes nucaux saillants, bien
` développés. Segment buccal soudé au prostomium, indistinct et portant
2 grands cirres foliacés. Aux 2 segments suivants, une seule paire de cirres.
A partir du 3E, cirres dorsaux et ventraux foliacés. — 2 cirres anaux foliacés.
—· Mamelons pédieux réduits, avec un acicule et quelques soies aciculaires,
simples. Dans les cirres, de grandes cellules bacillipares de structure spéciale.
Au-dessus du pharynx, un organe en forme de retorte bourré de boyaux
glandulaires et faisant saillie dans la trompe. -— Sexes séparés. Développe-
ment direct.
TABLEAU nus GENRES.
1. Prostomium portant de grands lobes dorsaux et ventraux garnis
de longs cils (fig. 85. f, g) ...... G. Typhloscolex, p. 226
—-— Pas de grands lobes cïliés .............. 2
2. Une caroncule enserrée entre 2 organes nucaux en bourrelet
allongé (fig. 86, e} ......... G. Travisiopsîs, p. 228
- Pas de caroncule marquée. Organes nucaux plus ou moins sail-
_ lants (fig. 85, al ........... G. Sagitella, p. 228
I
G. TYPHLOSGOLEX Busca.
Corps court, cylindrique. —· Antenne avec un moignon cylindrique à son
bord ventral. Prostomium portant un gros bourrelet dorsal et un ventral garnis
d’un grand nombre de longs cils vibratiles. 2 bourrelets semblables, mais
plus petits, de chaque côté du bourrelet dorsal. 2 cirres foliacés sur le prosto-
mium. —Aux deux premiers segments, une paire de cirres foliacés, ensuite
descirres dorsaux et des cirres ventraux. Scies a partir du 5° segment. —
-— 2 cirres anaux allongés. — Un organe en forme de retorte au-dessus du
pharynx. · ·
T. Mülleri Busca. Fig. 85, f·h.` -— Rnmiscn 1895, p. 52, pl. v, fig. 1-5.
- Sagitella Kowalevskii (forme B) WAGNER 1872. S. barbata ULJAMN
1878, p. 6, pl. x, fig. 2. S. Bobretz/cz'z'VVAcNnn 1872. —— (É?) S. pmecox U1.-
JAN1N 1878, p. 8, pl. 1,üg. 3. (‘?) Acicularia Virchowi GREEFF 1879, p. 237.
Corps élargi en avant, atténué postérieurement, annelé transversale-
ment, 15 à 25 segments. — Antenne impaire, en palpode, filiforme, avec

ronrcnimas nnimvrrzs. — rrrnnoscotncimn 227
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Fm. 85.- Sagilella Kowalewskii : a, face dorsale >< 12 ; b, région antérieure, de profil
>< 30 (d’après Ui.muN); c, d, tète, face et profil, avec Vorgane en · retorte ·, gi-ossi
(d`apr(·s Sourixnnm); e,un cirre, très grossi (d’après Gimnrr). - Typhloscolea. Mullcri : f.
formejeunc (T. praecox), grossi (d'après ULJANIN); g, région antérieure, de profil
(d'aprc‘s It¤:imscn);h, cirre céphalique >< 30. - Travisiopsis lobi/'era: î, k, · cellules 611
tamis · on · faisceaux de bâtonnets ·, des cirres, en coupe longitudinale et transver- _
sale, colorées ii Ylxématoxyline.
un gms renflement cylindrique, ventral, à sa base (85,g). Bourrelets
dorsaux et ventraux du prostomium de même largeur, formant capuchon
à bords garnis de longs cils. Sous le capuchon dorsal, un bouton vibra-
tile, de chaque côté. De chaque côté de la tête, un grand cirre foliaoé
à bord sinueux (85, h). — Les deux segments suivants portent chacun
une seule paire de grands cirres semblables. Les autres segments sont
pourvus d’un cirre dorsal et d'un cirre ventral arrondis, à bords légère-
ment sinueux, à. nombreux organes bacillifères. — 2 cirres ananx
elliptiques. —-— A partir du 5° segment, de petits parapodes à 2 soies.
aciculaires. Au-dessus du pharynx, un organe en forme de retorte bourré
de glandes.
L. 2 à 5 mm. —- incolore, transparent.
Pélagique. — Atlantique, Méditerranée, Adriatique (Villefranche, Monaco, '
Naples, Trieste),

228 FAUNE DE FRANCE. —— PoLYcnÈ1·Es Em2AN·1·Es
G. SAGITELLA N. WVAGNER.
Corps cylindrique. -— Prostomium conique terminé par un palpode. Pas de
_ larges bourrelets vibratiles. Un renflement au-dessus du cerveau et 2 organes
nucaux plus ou moins saillants. Un grand cirre foliacé de chaque côté de la
tête. -— Aux deux premiers segments, une paire de cirres foliacés, ensuite des
·cirres dorsaux et des cirres ventraux. Scies à partir du 3** segment. 2 .cirres
anaux foliacés. —- Un organe en retorte au-dessus du pharynx,
S. Kowalewskii N. VVAGNER. Fig. 85, a-c. — ULJANIN 1878, p. 1, pl. xv;
Rnimscn 1895,` p. 56, pl. v, fig. 9; FAUVEL 1916, p. 71. - Acicularia
Virchowii LANGERHANS 1877, p. 727. - Typhloscolex Mülleri GREEFF
(non Busca] 1879, p. 661, pl. xxxxx.
Corps allongé, longuement iusiforme, segments assez distincts, 25 à 50.
——· Prostomium conique arrondi terminé par un palpode filiforme sans
rentlement ventral. Un renflement bombé au-dessus des cérébroïdes et
2 organes nucaux en boutons oiliés (85, c·d). De chaque côté de la tête,
un grand cirre foliacé.— Aux deux segments suivants, un cirre semblable
de chaque côté. Les autres segments sont pourvus d’un cirre dorsal et d’un
cirre ventral en large lamelle arrondie (h-e). 2 grands cirres anaux obo-
vales. -— Parapodes peu développés avec 2-3 soies aeiculitormes, sauf aux
premiers segments. Dans les cirres, des cellules bacillipares spéciales. --—
Organe en retorte bien développé au—dessus du pharynx (d)` .
L. 5 à 15 mm. - Jaune tirant un peu sur le rose.
Pélagique. — Atlantique (côtes d'Irlande, golfe de Gascogne); Méditer-
ranee.
Nota. Sournnmv a décrit sommairement une Sagitella spéc. à organes nucaux
très saillants, peut-être identique à la S. cornuza Entnns de l’Atlantique Sud.
G. TRAVISIOPSIS LEVINSEN.
Corps trapu, cylindrique. - Prostomium conique terminé en palpode plus
ou moins aigu. Pas de larges bourrelets vibratiles. Au—dessus du cerveau, une
grosse papille saîllante (caroncule) ilanquée de 2 bourrelets qui Yenserrent
(organes nucaux) (fig. 86, d-e). Un grand cirre foliacé de chaque côté de la tête.
—- Une seule paire de grands cirres foliacés aux 2 premiers segments, ensuite
des cirres dorsaux et des cirres ventraux très écartés du mamelon pédieux à
soies aciculiformes. 2 cirres anaux foliacés, — Un organe en retorte.
1. Cirres moyens cordiformes (fig. 86, c). Caroncule ovale, bourre-
lets nucaux courts (d) ......... T. lohifera, p. 229
· — Cirres moyens plus ou moins carrés (fig. 86, g) ...... 2
2. Cirres anaux lancéolés. Caronculeélargie en avant, rétrécie en

ronvcnizrns nnnnmns. — TYPHLOSCOLECIDAE 229
arrière, enserrée entre deux longs bourrelets nucaux (fig. 86, e).
............... T. laneeolata, p. 229
- Cirres anaux spatulés. Caroncule rectangulaire. Bourrelets nu-
caux ne 1’enserrant pas en avant (fig. 86, h,). T. Levinseni, p. 229
T. lobîfera LEVINSEN. Fig. 86, a-d. - Lnvxxsnrz 1885, p. 336, pl 1,
fig. 17-20; Fauvm. 1916, p. 73.
Corps cylindrique, à peine atténué aux extrémités, 21 segments dis-
tincts. — Prostomium tcrmihé en palpode court, épais, cylindrique ou
conique (fig. 86, d). Caroncule saillante, arrondie ou ovale, ilanquée de
deux bourrelets saillants, ciliés (organes nucaux) qui l‘enserrent en
avant et s’écartent en arrière. De chaque côté, un grand cirre foliaeé
creusé en coquille. Une paire de cirres semblables aux 2 premiers
segments, ensuite des cirres dorsaux et ventraux lancéolés (c), à cellules
spéciales, « en tamis » (85, i, k) écartés du mamelon pédieux qui porte un
acicule et 2 soies aciculaires (86, b). Cirres anaux, courts, larges, arrondis
ou subrectangulaires assez variables de forme. — Organe en retorte bien
développé; ·
L. 20 à 25 mm. — Coloration jaunâtre. Dans l’aleool, incolore, blan-
châtre. ~
Pélagique. —— Atlantique (parages de Gibraltar), Açores, Canaries.
T. lanceolata Sou·r11EnN. Fig. 86, 0-gi —— Sournanx 1910, p. 30, pl. 1,
fig·. 3,5, 6; Flwvm. 1916, p. 75. i
Corps fusiforme, 22 segments. -— Prostomium conique à large base et
terminé en petit appendice filiforme. Caroncule élargie en avant et rétréeie
en arrière en un petit lobe saillant (86, e). Bourrelets latéraux (organes
nueaux) rétrécis à la partie antérieure qui enserre la caroncule et prolongés
en arrière jusqu’au 4° segment. Le segment buccal et les 2 suivants
portent chacun une seule paire de cirres réniformes. Aux segments sui-
vants, des cirres dorsaux et ventraux presque carrés, à échancrure étroite
au point d’insertion (g). Cirres postérieurs et cirres anaux lancéolés, ren-
forcés par une nervure liyaline (f). Parapodes peu saillants à soies aci-
culaires. `
L. 20 à 30 mm. - Transparent, légèrement teinté de brun. Dans
l’aleool, blanc de lait.
Pélagique. —— Atlantique (cotes d’Irlande, golfe de Gascogne, Canaries,
Açores).
T. Levinsenî. Sournnnn. Fig. 86, h, î, k. - Sourmznx 1910;p. 32, pl. 11,
fig. 7-10; Fauvm., 1016, p. 76.
Corps court, fusiforme, 25 segments. -—— Prostomium conique terminé
en court palpode filiforme. Caroncule grande, plate, presque rectangulaire
à angles arrondis (86, h). Organes nucaux en bourrelets courts, divergents,

230 FAUNE nn rnaucu. —— Ponrcnàrss nnnamrns
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Fzo. 86. — Traoisiopsis lobifemz a (d’après LEv1NsEN); b, soies; c, cirre dorsal; d, tête,
très grossie (d’après Sournnmv). — Tr. hmceolata : e, tête; f, extrémité postérieure;
g, un segment avec ses cirres, grossi (d’après Souramm). ——· Tr. Levinseni : h, tête;
k, extrémité postérieure; i, un segment et un cirre, grossis (d’après Sourumm).
n’ense1·rant pas la caroncule en avant. De chaque côté de celle-ci, 2 petits
boutons arrondis. 2 grands cirres recourbés en coquille sur la tête. —
Les 2 segments suivants n’ont qu’une paire de cirres foliacés. Ensuite,
des cirres dorsaux et ventraux presque carrés à insertion très large (86, il.
Cirres anaux spatulés. Parapodes peu saillants, à 3 soies aciculaires. ——-
Organe en retorte bilobé. ·
L. 20 à 24 mm. - Incolore ou jaunâtre.
Pélagique. — Atlantique (côtes d’Ir1ande, Açoresl.

POLYCHÈTES Ennaurns. — nnstomnan 231
F. HESIONIDAE Gnunr:.
(Hésioniens.)
Corps court, cylindrique, à segmentation souvent peu marquée, ou allongé,
scolopendriforme. — Prostomium simple ou bilobé. 1 yeux (‘). 2 ou 3 antennes;
2 palpes biarticulés (*), — Trompe cylindrique, exsertile, avec ou sans machoi-
res cornées. -— Premiers segments du corps (1 à 4) distincts ou fusionnés et
portant chacun,2 paires de cirres tentaculaires. - Parapodes sesquirèmes ou
birèmes. Longs cirres dorsaux plus ou moins nettement articulés. Rame dorsale
réduite souvent au cîrre·et à un acicule. Scies dorsales simples, quand elles?
existent. Rame ventrale bien développée, avec des soies composées (3). Cirres
ventraux plus courts que les dorsaux. - Pygidium avec 2 urites.
Remarques. Le prostomium des Hésioniens est le plus souvent rectangu-
laire, parfois bilobé avec iine’échancrure postérieure cordiforme. Il importe
· de noter que sa forme est assez diîlérente suivant que la trompe est invaginée
ou extroversée; dans ce dernier cas, il est toujours plus élargi transversalement
et moins nettement bilobé. Lesrantennes sont petites, filiformes, inarticulées, i
insérées au bord antérieur du prostomium.
Les palpes généralement insérés un peu au-dessous et en dehors des antennes
latérales sont d’ordinaire nettement biarticulés et un peu plus massifs que les
antennes. _ j
La trompe dévaginée est presque toujours cylindrique, à large ouverture
circulaire bordée ou non d'une couronne de papilles. Souvent inerme, ellé peut
renfermer É mâchoires corhées, une supérieure et une·inférieure, sauf chez
· Magalia où elles sont latérales ave°c, en outre, un stylet médian. ‘
Le ventricule qui lui fait suite peut porter une paire de cœcums ou de vessies
latérales dans lesquelles Fanimal peut introduire de Pair ou de l‘eau suivant un
procédé observé et décrit par Eisio et nn Sam':-Jossrn.
Les premiers segments sont souvent intimement .soudés et reconnaissables ·
seulement par le nombre de paires de cirres tentaculaîres, ordinairement au
nombre de 6 ou de 8. L'Orseis pulla, qui n'en possède que deux paires, est sans
doute un stade post-larvaire.
La plupart des auteurs distinguent les Hèsioniens en espèces à parapodes
uniramés ou biramés. En réalité, il existe toujours un rudiment de rame dor- ` `
sale, celle-ci étant représentée au moins par le cirre dorsal et un acicule. Dans
ce cas, le parapode est sesquirème. Quand il existe, comme c‘est le cas fré-
quent, une ou plusieurs soies dorsales simples, avec un petit mamelon sétigère,
le parapode est subbirème. mais ces soies dorsales très fragiles et peu nom-
breuses peuvent facilement échapper à Pobservation. ·
(1) sauf dans le genre Microphthalmzis. . . `
(2) A 1'exception du genre Hesiona.
· (3) Sauf chez Ancntroaylli: et Pzlargis.

232 FAUNE DE FRANCE. -— POLYCHÈTES ERRANTES
Dans les genres Lcocrazes et Ophiodromus, la rame dorsale est bien déve··
loppée et le parapode nettement biramé. \
Les cirres dorsaux sont d’ordinaire articulés, ainsi que les cirres tentacu——
_ laires, mais il ne faut pas perdre de vue que cet aspect peut facilement s'efl'acer,.
ou même disparaître complètement, après fixation ou conservation dans l’alcool.
Sur un animal fixé en pleine vigueur, ce caractère peut au contraire s’accen-
tuer. Ceci explique comment certaines espèces ont été décrites tour à tour avec
des cirres lisses ou articulés et montre l’importance très relative qu’il faut
attacher à ce caractère.
Les soies dorsales sont toujours simples etles ventrales toujours composées,
très analogues aux soies en serpe hétérogomphe des Nereis. Sous le rostre de-
la serpe, simple ou bidenté, on observe fréquemment une mince dent aiguë qui
est parfois le reste d’une sorte de membrane sous—rostrale. Les jeunes soies,.
à leur sortie du parapode, sont souvent encore munies d’une lame dissectrice
`bien figurée par C1.A1>AnÈnE chez Leocratcs Claparedii (fig. 88, m).
TABLEAU DES GENRES.
1. 2 antennes (fig. 87 b) ............... 2‘
3 antennes. 2 palpes biarticulés (fig. 88, i) ........ 6`·
2. Pas de palpes. 8 paires de cirres tentaculaires (fig. 87 b). . .
................ G. Hesione, p. 233
- 2 palpes biarticulés (fig. 89 a) ........ . .... 3
3. 2 paires de cirres. Soies simples (fig. 94, a). G. Pilargis, p. 251
— 6 paires de cirres tentaculaires (fig. 92, a) ........ · 4-
- 7 paires de cirres tentaculaires. Pas de mâchoires .....
· ................ G. Peribœa, p. 247
— 8 paires de cirres tentaculaires (fig. 89, a) ........ 5·
4. 2 replis cornés dans la trompe ..... G. Castalia, p. 240
— 2 mâchoires latérales et un stylet médian (fig. 92, b) ....
. . i ............. G. Magalie, p. 246
5. Pas de mâchoires. Corps court, cylindrique à segments peu
nombreux ........... G. Dalhousiella, p. 234
—— Pas de mâchoires. Corps allongé, scolopendriforme, à segments
nombreux (fig. 89, a) ....... G. Kefersteinia, p. 238
6. 2 paires de cirres tentaculaires (fig. 93, g) ........ 7"
· · — ôpaires de cirres tentaculaires (fig. 90, f) ........ 8
—— 8 paires de cirres tentaculaires (fig. 88, a) ........ 10*
7. Gros palpes ovoïdes. Soies simples (fig. 94, a)· ......
............. ‘ . G. Ancistrosyllis, p. 250
—- Palpes allongés. Soies composées (fig. 93, g). . G. Orseis, p. 248
8. 2 yeux. Une plaque anale (fig. 93, b). . G. Microphthalmus, p. 249
—-— 4 yeux. Pas de plaque anale ............. 9*
9. Parapodes subbirèmesou sesquirèmes (fig. 91,f). G. Podarke,p. 244
—· Parapodes très nettementbiramés (fig. 90, g). G. 0phi0dromus,p. 242

POLYCHÈTES zmnnwrns. - uiasiouxnam 233~
10. 2màch0i.res. Parapodes biramés (fig. 88, h, c). G. Leocrates, p. 235
- Pas de mâchoires. Parapodes biramés (lig. 90, d) ......
· ............... G. Oxydromus, p. 241
G. HESIONE Snvicxv sensu Gmini;.
[Fallacia Quatrefages, Telamone Claparède.]
Corps cylindrique court, àsegments peu nombreux, segmentation îndistincte.
- Prostomium bilobé. 4 yeux. 2 petites antennes. Pas d’antenne impaire. - Pas
de palpes. —- Trompe cylindrique, sans mâchoires. — 8 paires de cirres tentas
culaires. - Parapodes spsquirèmes. Longs cirres dorsaux articulés avec fins
acicules à la base. Rame ventrale très développée, à soies composées à serpe
bidentée. Cirres ventraux plus courts que les dorsaux. — Pygidîum avec anus
terminal et 2 urites.
H. pantherina (Rrsso). Fig. 87. — Saxivr-Josnmx 1898, p. 329, pl. xxx,
fig. 131-134. H. sicula Jounnm 1892, p. 243, pl. vx, fig. 9. H. Steenstrupf
Qunnnmcns 1865, p. 85, pl. xx, fig. 17. — ? H. festiva Sav., Pusso 1826.
`?H. splendide Snivxczvr 1820. — Fallacia pantherina Rxsso, ,QUA·rnn-
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Fm. 87. — Ilesione panzherimz za. grandeur naturelle ;`b, tete et'trompe>< 8; c, d, deux
parapodes d’un même individu. grossis; s, f, soies composées à scrpe courte et
longue >< 400; g, extrémité d’une serpe >< 450. .

234 , FAUNE DE rnaivcs. -—— ronvcuàrns nnnazwns
mons 1865, p. 98. F. szcula Manioiv 1875, p. 46, pl. xii, fig. 28. —
Telamone sicula Cnaraniznu 1868, p. 231, pl. xvm, fig. 4.
Corps cylindrique, faiblement atténué en arrière, à segments indis-
tincts, sauf sur les flancs (87, a). 16 sétigères. — Prostomium échancré
légèrement en avant et fortement en arrière (b). 4 yeux disposés en tra-
pèze, les antérieurs plus gros et plus écartés. 2 petites antennes insérées
aux angles antérieurs externes du prostomium. — 8 paires de cirres ten-
taculaires de longueur inégale disposés de chaque côté du segment buc-
cal apode sur 3 rangées obliques superpôsées : 3,3,2. Ils ont une base
annelée, dans laquelle pénètrent 4-5 acicules jaunes assez fins, et sont
composés de nombreux articles. -— Trompe à large ouverture circulaire
béante, lisse. Une grosse papille conique dorsale au tiers inférieur. —
Longs cirres dorsaux à très nombreux petits articles et à gros cirrophore
renfermant plusieurs fins acicules transparents. Ptame ventrale en forme
de volumineux cylindre creux, soutenu par 2 gros acicules noirs, iné-
gaux, terminé par deux lèvres verticales-entre lesquelles font saillie
au-dessus des soies une ou deux petites languettes coniques,.souvent
rétractées (c, d). Soies ventrales composées à longue hampe à articulation
hétérogomphe portant une serpe plus ou moins longue bidentée avec une
dent accessoire longue et mince (e, f). Cirre ventral indistinctement arti-
culé dépassant peu le mamelon pédieux. — Dernier segment achète avec
seulement un cirre dorsal et un cirre ventral. — Pygidium en mamelon
cylindrique avec anus terminal entouré de quelques petits lobes. 2 longs
A urites.
L. 5 à 6 cm. —- Coloration assez variable, moucheté de brun et réticulé
· de blanc, ou tigré de taches brunes allongées ou arrondies. Cuticule iri-
sée. Face ventrale blanc nacré. Prostomium brunâtre. Dans l’alcool, le
dos est souvent ridé et annelé plus ou moins distinctement.
A mer basse sous les pierres. Dans les dragages et pélagique.
Atlantique (côte basque), Méditerranée. —- Mer Rouge, golfe Persique.
G. DALHOUSIELLA Mc' lmrosn.
· Corps court, cylindrique, à segments peu nombreux. — Prostomium bilobé.
4 yeux. 2 petites antennes. 2 palpes biarticulés. Pas d’antenne impaire. Trompe
cylindriqne, sans mâchoires. — 8 paires de cirres tentaculaires. -— Parapodes
sesquirèmes. Très longs cirres dorsaux articulés, avec acicules à la base. Pas
de soies dorsales. Rame ventrale très développée, à soies composées à serpe
bifide à l’extrémité. Cirres ventraux plus courts que les dorsaux. — Pygidium
avec anus terminal. 2 urites. .
D. Carpenteri Mc' livrosn. Fig. 88, 0-1*. -- Mc’ lnrosn 1908, p. 134,
pl. Lvm, fig. 18, Lxxvm, fig. 7; FAUVEL 1914, p. 124, pl. vn, fig. 10-13,
22.

ronvcuiarns annAN·r1zs. — mzsxomnaa 235
Corps trapu.. 17 sétigères. — Prostomium arrondi en avant, bilobé, ·
échancré en arrière (88, 0). 4 yeux disposés en carré. 2 petites antennes
subulées. 2 palpes presque de même longueur que les antennes mais plus
gros et articulés avec petit article terminal conique. —- Un tubercule
facial. — 8 paires de longs cirres tentaculaîres légèrement moniliformes,
avec acicules dans le cirrophore. -— Trompe courte, volumineuse, cylin-
drique, à large ouverture circulaire, très lisse à 1’intérieur et- sans trace
de mzlchoires. Cirres dorsaux striés transversalement et faiblement
monilîformes à Pextrémité (p), 2-3 petits acicules noirs dans le cirro-
phore. - Pas de soies dorsales. Rame ventrale volumineuse, cylindre-
conique, terminée par 2 lèvres verticales et une petite papille conique.
Soies ventrales composées, à hampe élargie, à articulation hétérogomphe
et article terminal en scrpe plus ou moins allongée, pectinée sur le bord
concave et terminée par une pointe bifide à 2 dents subégales courtes
et recourbées, ou longues et minces presque parallèles (q, r). Cîrres ven-
traux courts, dépassant à peine le mamelon sétigère. - 2 courts urites.
L. 15 à 18 mm., sur 3 à 4 de large, pieds compris. - Déooloré dans
l’alcool.
Dragages profonds sur fonds de roche ou de vase, parmi les Éponges sili-
ceuses. ,
Atlantique (entrée de la Manche, Açores).
G. LEOGRATES Knvasno.
[Tyrrlzena Ctmmnèos, Dal/zousia Mc` Iurosn.]
Corps cylindrique, court, à segments peu nombreux. -· Prostomium bilobé
en arrière. 4 yeux. Une antenne impaire. 2 antennes latérales. 2 palpes biarti-
culés. Un tubercule facial. — Trompe cylindrique, à 2 mâchoires cornées, une
dorsale et une ventrale. — 8 paires do cirres tentaculaires. —- Parapodes bira-
més. Longs cirres·dorsaux articulés avec acîcules à la base. Rame dorsale
petite. Soies dorsales capillaires, striées transversalement. Rame ventrale très
développée, à soies composées, il serpe bidentée. 4 cirres ventraux plus courts
que les dorsaux. — Pygidium avec anus terminal. 2 urites.
1. Màehoire supérieure à 2 dents en éventail (fig. 88, h,). Yeux
gros. Soies dorsales finement épineuses. . L. atlantîcus, p. 235 °
'— Machoire supérieure à une seule dent reoourbée en aiguillon de
rosier (fig. 88, l). Yeux plus petits. Soies dorsales fortement épi-
neuses. . . .......... L. Claparodii, p. 237
Nota. Ces deux espèces, très voisines, ne diffèrent que par les caractères ci-
dessus, ainsi queje m`en suis assuré sur des spécimens de Naples et des Açores.
L. atlanticus Mc’ l1v·ros1-r. Fig. 88, 3-h.- Lcocratcs atlantica Mc’ lrvrosrx
1908, p. 130, pl. Lvm, fig. 17, Lxxx, fig. 17, Lxxvux, fig. 5. ·—- Leocratcs

236 FAUNE DE rimxcn. ——- POLYCHÈTES mmnivrrns
atlcmticus F'AuvE1. 191Q, p. 123, pl. 1, fig. 3-4, VII, fig. 23. — Dalhousie
atlcmtica Mc’ Iiwosn 1885, p. 186, pl. xv, fig. 5-7. -— Tyrr/zena ailantica
Room; 1907, p. 52, pl. 11, fig. 10, v, fig. 36-39, VIII, fig. 72-73.
Corps légèrement atténué en arrière. 17 sétigères. — Prostomium carré
arqué en avant, profondément bilobé en arrière (88, 11). 4 gros yeux noirs
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Fia. 88. - Leocrates atlamticus : a, grandeur naturelle; h, prostomium, grossi; c, pa-
rapode >< 15; d. e, f, soies composées â longue et a courte serpe >< 350; g, soie dor-
sale simple >< 350; h, mâchoires. — L. Claparedii : i, prostomium, grossi; k, para-
pode >< 15; 1, mâchoires (d’après Ctamntnn); m, soie inférieure â lame dissectrice
>< 250; n, soie dorsale simp1e>< 350. — Dalhousiella Carpenteri : o, prostomium; p,
parapode ; q, r, soies.
disposés en carré, les antérieurs plus gros, à cristallin central, les posté-
rieurs à contours peu définis, souvent dédoublés, de taille très variable.
Antenne impaire courte, subulée. 2 petites antennes latérales subuléesi
2 al es un eu lus ros ue les antennes età eu rès de mêmelon-
P P P P S` q_ _ P P _
gueur, biarticulés, à court article terminal. Un tubercule facial bien mar-
qué. — Trompe` courte, à large ouverture circulaire, à bord antérieur
finement velouté. 2 mâchoires (88, h) chitineuses, jaunâtres, transpa-
rentes; la supérieure se terminant en deux dents arrondies, aplaties,
diver eant en éventail bifide, l’inférieure terminée en dent coni ue
g . . . . q
obtuse, avec parfo1s une sorte de capuchon _ch1t1neux. — 8 paires de

votrcuiaras nnnamas. —- 1-xnsromnnn 237
longs cirres tentaculaires subégaux, finement articulés, à cirrophore
mnelé renfermant des acicules, ils sont disposés sur 3 rangées obliques·
superposées : 3, 3, 2. — Longs eirres dorsaux finement articulés, à
zirrophore faiblement annelé (c). Rame dorsale petite, en·mamelon coni-
que avec un acicule noir et un faisceau de fines soies capillaires striées
bransversalement et garnies à l`extrémité de· très petites épines fg).
llame ventrale beaucoup plus développée, cylindro-conique, soutenue
par 1-2 acicules noirs et terminée par une papille. conique. Soies ven-
Lrales nombreuses, robustes, jaunàtres, toutes composées, à hampe striée
longitudinalèment et transversalement, élargie à Pextrémité, à articula-
tion hétérogomphe. Article terminal en serpe courte ou longue (d, el
înement ciliée sur le bord tranchant, terminée par deux dents recour-
oées sous lesquelles se dresse une longue et mince épine. Cirres ven-
iraux minces, subulés, indistinctement annelés et dépassant peu le
mamelon pédieux. -— Les parapodes du dernier segment sont très petits
et réduits à leurs eirres. Pygidium cylindrique, à anus terminal. 2,10ngs
xrites.
L. 20 En 30 `mm. — Sur le vivant, coloration rouge plus ou moins foncé
à reflets irisés. Dans l’alcool, blanc mat.
Dragages profonds sur fonds de vase, de sable ou de roche.
Atlantique (Açores, Iles du Cap-Vert, Ouessant); Méditerranée.
L. Claparedii (Cosra). Fig. 88, i-11. — Castalia Claparcdii Cos'rA in
iitt. - Tyrrhcna. Claparedz'iCLArAnÈon 1868, p. 228, pl. xvm, fig. 3. —
Corps atténué en arrière. 16-17 sétigères. — Prostomium carré, arqué `
zn avant, profondément bilobé en arrière t8S, i). 4 petits yeux noirs
lisposés en carré, à contours bien définis, les antérieurs un peu plus_
grands, avec un cristallin. Une antenne impaire courte; subulée. 2 petites
intennes latérales subulées. 2 palpes un peu plus gros que les antennes. à
>eu près de même longueur, biarticulés, à court article terminal. Un tuber-
zulo facial assez gros, en forme de gland à large cupule, ou simplement
xvoïde. — Trompe courte, ai large ouverture circulaire portant une rangée
le grandes papilles ovales, aplaties, peu saillantes. 2 mâchoires chiti-
icuses jaune·clair, transparentes, la supérieure et l’inférieure se termi-
1ant chacune par une dent comprimée recourbée on aiguillon de rosier fl).
-- S paires de longs cirres tentaculaires subégaux, finement articulés, à _
zirrophore annelé renfermant des acicules; ils sont disposés sur trois
·angées obliques superposées: 3,3,2. — Longs cirres dorsaux finement
irticulés, à cirrophore annelé. Rame dorsale petite, en mamelon cylin-
lrique avec acicule noir et un faisceau de fines soies capillaires striées
.ransversalemcnt et garnics d'épines bien marquées (n). Les soies dor-
sales n’apparaissent qu’au 4a-5° sétigère. Ptame ventrale beaucoup plus
léveloppée, cylindroconique, soutenue par 1-2 acicules noirs et terminée
par une papille conique (lc). Soies ventrales nombreuses, robustes, jau-

238 FAUNE DE FRANCE. —- P0LYcnÈTEs Ennnrrrns
nâtres, toutes composées, à hampe striée transversalement et longitudina-
lement, élargie à l’extrémité, à articulation hétérogomphe. Article ter-
minal en serpe plus ou moins longue, ciliée sur le borditranchant et
terminée par 2 dents recourbées sous lesquelles se dresse une longue
et mince épine; certaines portent une longue lame dissectrice eflilée (‘) (m).
Cirres ventraux minces, subulés, indistinctement annelés et dépassant
peu le mamelon pédieux. — Les parapodes du dernier segment très petits
et réduits à leurs cirres. Pygidinm cylindrique à anus terminal. 2 longs
urites.
L. 20 à 45 mm. sur 4 mm. ——— Coloration sur le vivant, rose-chair irisé ;
dans l’alcool, blanc mat.
Dragages côtiers. ——~ Méditerranée (Naples).
G. KEFERSTEINIA QUATREFAGES·
[Psamathe Kssnnsrsm, Castalia pro parte.]
Corps allongé, scolopendriforme. - Prostomium bilobé: 4 yeux. 2 antennes
latérales. — 2 palpes biarticulés. Pas d’antenne impaire. — Trompe cylindrique
bordée de nombreuses papilles filiformes. Pas de mâchoires. — 8 paires de
cirres tentaculaires. — Parapodes sesquirèmes. Longs cirres dorsanx articulés,
avec acicules à la base. Pas de soies dorsales. Piame ventrale très développée,
à soies composées à longue serpe hétérogomphe. Cirres ventraux plus
courts que les dorsaux. - Ãnus terminal. 2 longs nrites.
K. cirrata (KEFERSTEIN). Fig. S9, a-e. —- QUATREFAGES, SAINT-JOSEPH.
1888, p. 324, pl. xm. K. Claparedii QUATREFAGES 1865, p. 102. —— Psa-
mathe cirrata KEFER§TEIN1862, p. 107, pl. 1x,fig. 32-36; CLAPARÈDE 1863,
p. 55, pl. xxv, fig. 1-7. — Hesione cirrata Claims 1885, p. 239. H. fasca
CAnUs 1885, p. 239. -—- Castalia fusca Mc’ INTOSH 1908, p. 12 (bibliogra-
phie); Si)UTHERN 1914, p. 49, pl. v, fig. 8.-‘? C. auranziaca Mxcrmsnsnm
1896, p. 61.
Corps très fragile, 36 à 65 sétigères. — Prostominm carré, non échan-
cré en arrière (89, a). 4 yeux, les antérieurs plus gros avec cristallin,
2 antennes latérales filiformes. 2 palpes un peu plus gros que les antennesl
Trompe à large ouverture circulaire bordée d’une frange épaisse de nom-
breuses et fines papilles filiformes dirigées en avant (environ 40). -
8 paires de longs cirres tentaculairesj articulés, à cirrophore renfermanl
2-3 petits acicules. Ils sont disposés sur trois rangées obliques super-
posées : 3, 3, 2. ·-- Longs cirres dorsaux articulés à cératophore cylin-
drique, annelé, renfermant 2-3 acicules clairs. Pas de soies dorsales (89, b).
Rame ventralebien développée, longue, cylindrique, élargie à Pextrémité
(1) Ces soies à lame dissectrice ne sont pas caractéristiques, elles evistent aussi chez L. atlan-
ticus, Dalhousiella Carpcnteri et d’autres especes. Ge sont de jeunes soies venant de percer l<
tégument et non encore érodées.

ronrcuizrns snnzmrss. -- nssxommm _ 239
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Fm. 89: — Kcfersteinia cirrata : a, région antérieure, face dorsale >< 12; h, 20° pa-
pode ><25 ; o, d. e, 3 serpes d’un même parapode>< IUO. -Castalia punctala: f, face
dorsale et g, trompe, face vcntrale (imité de RATIlKE)§ h, parapode >< 50; i, k, soie à
longue scrpe et soie en arête >< lU0.
terminée par 2 lèvres verticales, la postérieure mince arrondie, l’anté-
rieure épaisse,conique, vaguement trilobée. Soies ventrales divergeant en
éventail, à hampe striée obliquement et transversalement, à articulation
hétérogomphe, à article terminal en serpe plus ou moins longue, à tran-
chant fortement pectiné, à rostre recourbé unidenté (c, d, e) avec mem-
brane sous-rostrale ligurant une épine dressée, lorsqu'elle est cassée et
vue de profil. 2 acicules clairs de taille inégale. Cirre ventral court,
subulé, non articulé, inséré près de l’extrémité du parapode dont il dé-
passe à peine l’extr`émité. — Anus terminal. 2 longs urites.
L. 20 à 75 mm. - Coloration très variable suivant le sexe et la matu-
rité zjaune, brun jaunâtre, rose plus ou moins foncé, pourpre, écarlate.
Cirres blanchàtres.
Dragages côtiers, sur les coquilles d'Huîtres et parmi les Serpulcs. A mer
basse, sous les pierres, dans les fentes de rocher, les crampons de Laminaires.
Dans les parcs à Huîtres.
Manche, Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée, Adriatique.

240 FAUNE on FRANCE. — Ponvcnèxrss ERRANTES
Nota : Les jeunes spécimens présentent parfois, du 11** au 24** sétigère, une
grosse soie aciculaire dorsale décrite par SAINT-Jossra (Dinard) et observée de
nouveau par Sourasmv (Irlande) et Fauvm. (Monaco). Cette soie est vraisembla-
blement un acicule post-larvaire en voie d’expulsion comme MAmoN en a observé
aussi chez Oxydromus propinquus. Somasmv (1914, p. 49) a décritaussi une var.
hibernica caractérisée par ses soies à serpes bidentées et finement pectinées.
G. CASTALIA SAvxc1vv char. emend. i
[Halimcde RATHKE; Psamathe Jomvsroiv pro parte].
Corps cylindrique, scolopendriforme. - Prostomium carré, bilobé. 4 yeux
2 antennes latérales. 2 palpes biarticulés. Pas d’antenne impaire. — Trompe
globuleuse, à 2 replis cornés, un dorsal et un ventral. .— 6 paires de cirres
tentaculaires. — Parapodes subbirèmes. Longs cirres dorsaux articulés avec
acicules à la base. Hame dorsale réduite à quelques fines soies capillaires
simples. Rame ventrale très développée, à soies composées, à article terminal
en longue arête unidentée. Cirres ventraux plus courts que les dorsaux. -—-
Anus terminal. 2 longs urites. ·
C. punctata O. F. MüLLER. Fig. 89, I`, k. -— Mc` lNTosH 1908, p. 121,
pl. xnvr, fig. 2, pl. Lxix, fig. 14, pl. Lxxvm, fig. 2 (bibliographie); FAUVEL
1914, p. 122. —· Halimede venusta RATHKE 1843, p. 168, pl. vu, fig. 1-4.
Corps massif antérieurement, atténué enarrière. 40-50 sétigères environ.
- Prostomium large, à 2 lobes arrondis. 4 yeux, les antérieurs plus
gros avec cristallin, les postérieurs très rapprochés des antérieurs (S9, f).
2 antennes latérales filiformes. 2 palpes, un peu plus gros que les anten-
nes. — Trompe subglobuleuse (g), avec une échancrure ventrale et une
dizaine de papilles cylindriques écartées autour de l’ouverture. 2 replis
cornés simulant des mâchoires. 6 paires de longs cirres tentaculaires
articulés, à gros cératophore, disposés sur 3 rangées superposées : 3, 2, 1.
-— Longs cirres dorsaux articulés, à cirrophore cylindrique renfermant
des acicules clairs. Rame dorsale réduite à 2-4 petites soies capillaires
simples et lisses. Rame ventrale bien développée, conique, terminée par
3 papilles lancéolées, divergentes, une supérieure, une médiane dans
laquelle se termine l’acicule, et une inférieure (h). Soies ventrales inco-
lores, transparentes, longues, fines, à hampe striée obliquement et trans-
versalement, à articulation héterogomphe, à article terminal en très
longue arête mince unidentée, à longue et fine dent accessoire, débris
d`une membrane sous-rostrale, à tranchant indistinctement pectiné (k).
Les serpes inférieures sont plus courtes (i). Cirre ventral subulé, inséré
près de la base du parapode et le dépassanta peine. —— Anus terminal.
2 longs urites.
L. 10 à 25 mm. Sur 3 à 4 mm. —- Face dorsale jaunâtre avec des
bandes transversales foncées qui ne forment plus que des points dans la
région postérieure. Face ventrale jaunâtre ou saumon, avec une large
bande brune médiane, plus foncée postérieurement. Cirres pâles.

rowcnàrns annawras. —- uasiomnan 241
Dans les dragages assez profonds parmi les Serpules et les vieilles coquilles, ·
A mer basse dans les fentes de rocher, dans les crampons de Laminaires et
sur les lluîtres. ·
Mers du Nord, Atlantique (Açores, Santander, Côtes de Bretagne). ·
· G. OXYDROMUS Gauss (Mananzatmzn, char. emend.).
[ûphiodromus pro parle; Gypzis Marion.] _
Corps court, scolopendriforme. - Prostomium à échancrure c0rdiforme\en
arrière.~4 yeux. Une antenne impaire. 2 antennes latérales. 2 palpes biarticulés.
— Trompe cylindrique, sans mâchoires, à nombreuses papilles allongées. —
8 paires de cîrres tentaculaires. —— Parapodes biramés à rame dorsale petite.
Longs cîrres dorsaux articulés. Mamelon dorsal avec 1-2 acicules et des soies
capillaires simples. Ptame ventrale conique. Soies ventrales composées, à serpe
hétérogomphe. Cirres ventraux plus courts que les dorsaux. — 2 longs urites.
0. propinquus Maston et Bonnarzxx. Fig. 90, a-il. — Saxrrr-Josuru
1888, p. 321; Fauvnx. 1914, p. 58; Soornsmv 1914, p. 47. O. fitscescens
ltlanaivzaxman 1875, p. 15, pl. ix, fig. 1. -— Gyptis propinqua Manxoiv et
Bounnrzxr 1875, p. 51, pl. v-vx, fig. 15.
Corps très fragile. 19 à 27 segments. — Prostomium à bord antérieur
rectiligne, faiblement cordiforme en arrière. 4 yeux disposés en trapèze,
les antérieurs, munis d'un cristallin, plus gros et plus écartés que les
postérieurs. Une courte antenne impaire fusiforme insérée au tiers
antérieur du prostomium (90, a). 2 antennes latérales inarticulées, deux -
ou trois fois plus longues que l’impaire. 2 palpes biarticnlés plus gros et
nn peu plus courts que les antennes latérales. - Trompe à ouverture
bordée d’une·couronne de nombreuses papilles (environ 40) longues,
cylindriques, ciliées (c). 8 paires de cîrres tentaculaires articulés, longs]
inégaux, à cirrophore renfermant 2-3 acicules. Ils sont disposés sur
3 rangées horizontales superposées : 3,3,2. — Parapodes nettement
biramés (d). Rame dorsale plus petite que la ventrale, conique, soutenue
par 1-2 gros acicules dont l’un est souvent saillant à Pextérieur. Soies
dorsales capillaires, longues, fines, dentelées au bord et striées transver-
salement (b). Rama ventrale beaucoup plus grosse, conique, sans papilles,
avec 2 gros acicules. Soies ventrales composées, à longue hampe striée
obliquement et transversalement, a articulation hétérogomphe, à article
terminal en serpe plus ou moins allongée, à bord tranchant pectiné, à rostre
unidenté (b). Cirre ventral articulé, plus court que le dorsal. — 2 longs
urites articulés. · `
L. 6 à 10 mm. sur 1 à 4 de large, pieds compris. -— Sur le vivant, corps.
blanc-jaunâtre, à la face dorsale de fines raies transversales orangées
ou couleur de rouille. Trompe incolore ou d‘une bcllc couleur orangée. l
Yeux rougeàtres.
16 .

242 FAUNE on rnmvcn. —— rourcnàras Eanmrns
· Dans les dragages côtiers et sur fonds coralligènes.
Atlantique (côtes d'Irlande, Sournmuv), Manche occidentale, Méditerranée,
Adriatique.
Nota. L’O.rydromus fuscescens de Mrmnivzrtnsn ne diflère de l’O. propinquus
que par ses cirres inarticulés. Etant donné que l`aspect nettement articulé des
cirres des Hésioniens vivants disparaît souvent complètement dans l’alcool, il
ne me semble pas qu’il y ait lieu de faire deux espèces et le nom spécifique de
MAmoN et Boanarznv ayant la priorité (juin 1875) celui de l\lAnE\z¤LrnR doit
tomber en synonymief ·
G. OPHIODROMUS Sims.
[Stephanie Claparéde, Anoplnnerezk Giard, Oœydromus pro parte].
Corps allongé. — Prostomium bilobè. 4 yeux. Une antenne impaire. 2 an-
tennes latérales. 2 palpes biarticulés. — Trompe subglobuleuse, sans mâ-
choires ni papilles. —- 6 paires de cirres tentaculaires. —- Parapodes biramés à
rames subégales. Cirres dorsaux articulés. Mamelou dorsal avec acicule et
longue papille cirriforme. Soîes dorsales capillaires, simples. Rame·ventrale
à papille cirriforme. Soîes ventrales composées à longue arête hétérogomphe.
Des cirres ventraux marqués. —- Anus terminal. 2 longs urites.
O. ilexuosus Dents CHIAJE. Fig. 90, e-l. —Mc’ lxvrosu 1908, p. 117
(bibli0g·raphie}i O. vittatus Sans, de Quxrnamcss 1865, p. 657. — Ste-
phania flexuosa CLAPARÈDE 1870,p. 118, pl. xii, fig. 1.—An0pl0nerei9
_ 11€I`I7Z(IJlIZiGlARD 1886. — Oxydromus fasciatus GRUBE 1864, p. 82, 1855,
p. 98. — ? Podarlce albocùzcta Ennans 18671, p. 190, pl. vm, fig. 25.
Corps moyennement long, scolopendriforme t90. e). Environ 55 à
60 sétigères. — Prostomium trapéziforme, ou ovale transverse quand la
trompe est dévaginée. fr yeux disposés en rectangle (90, f). Une courte
antenne impaire subulée, insérée à la partie antérieure du prostomium.
2 antennes latérales environ 2 fois plus longues que l`impaire. 2 palpes
biarticulés un peu plus gros que les antennes. — Trompe globuleuse à la
base, rétrécie au sommet, sans papilles ni mâchoires. —- 6 paires de
cirres tentaculaires, relativement courts, à cératophore renfermant des
acicules. Ils sont disposés sur 3 rangées horizontales superposées :3, 2, 1.
—- Parapodes très nettement biramés (g). Longs cirres dorsaux faible-
ment articulés, dépassant peu les soies. Hame dorsale avec une longue
papille cylindrique insérée sur le mamelon sétigère et de nombreuses
soies capillaires longues, fines, striées transversalement (i). Rame ventrle
un peu plus grosse que la rame dorsale, à mamelon sétigère conique
portant une longue papille cylindrique et un éventail de nombreuses et
longues soies composées a hampe striée obliquement et transversalement,
à articulation fortement hétérogomphe, à article terminal en arête efïilée,
à rostre unidenté recourbé avec épine sous-rostrale. Les soies supérieures

POLYCHÈTES annaxrns. — mzsiomnan 243 ‘ _
ont l’article terminal très allongé (li), les inférieures sont plutôt de
longues serpes à tranchant très finement pectiné. Cirre ventral subulé,
inséré loin de la base du parapode, plus court que le dorsal. — Anus
terminal. 2 longs urites.
L. 35 à 70 mm., sur 3 à 4 mm. —- Face ventrale jaunâtre ou brunâtre
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Frs. 90. —().rydromus propinquus: a, région antérieure, grossie; b, une soie dorsale et
2 serpes ventrales; c, trompe dévaginée ; ni, parap0de(d’après liiamox). -()phiodromus
llemuosus : e, grandeur naturelle (d’après Ctamaànn); f, région antérieure, face dor-
sale >< :20 :g, parapode moyen >< 25; h. Soie Supérieure en arête >< l00; î, soie dor-
sale simplo>< 400. _
avec une ligne longitudinale plus claire. Face dorsale brun marron plu`s
ou moins foncé; à chaque segment, !i·fines lignes transversales blanches
ou bleu .turquoise chatoyant et une tache médiane claire; tous les
4 à 6 segments une bande transversale blanche ou bleue. Tête blanche
avec yeux rouges ou brunàtres. Cirres annelés de brun et de blanc. Soies
irisées à éclat argenté. La coloration disparaît rapidement dans l'alcool·
ou dans l’eau impure. . .
Dans les ambulaeres des Aszropeczen, dans les galeries des.Synaptes, des
Térébelies et des Clyméniens. Dans le sable vaseux grossier. Très fragile,
s'autotomise facilement.
Mers du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique.

_ ` 244 FAUNE DE EMME. —— POLYCHÈTES Ennamss
' G. PODARKE Eatsus.
Corps court, de petite taille, à segments peu nombreux. — Prostomium
ovale ou quadrangulaire, non échancré. 4 yeux. Une antenne impaire. 2 anten-
nes latérales, 2 palpes biarticulés. — Trompe courte, cylindrique, sans mâchoi-
res, avec ou sans papilles tiliformes. — 6 paires de cirres tentaculaires portés
par 3 segments bien distincts. — Parapodes 'sesquirèmes ou subbirèmes, à
mamelon dorsal nul ou rudimentaire. Longs cirres dorsaux plus ou moins dis-
tinctement articulés. — Soies dorsales capillaires très peu nombreuses. -
Rame ventrale conique. Soies ventrales composées, à serpe hétérogomphe.
-—Cirres ventraux courts. - 2 urites.
1. Antennes latérales articulées. 1-3 soies dorsales bzïurguées (fig.
91, a-c) ............. P. pallida, p. 244
—— Antennes latérales non müculées. 1 seule soie dorsale capil-
laire, non bzfurguée (fig. 91., e} ...... P. agîlis, p. 245
P. pallida CLAPARÈDE. Fig. 91, 3.-d. —— PnUvo·r et Hacovrrza 1895,
p. 423, pl. xvm, fig. 77-83; SAINT-Josern 1898, p. 337, pl. xxx, fig. 145.
P. viridescens Ennsas, Manxoiv 1875, p. 49. —- Oxydromus pallidus CLA-
ranizns 1864, p. 61, pll nv, fig. 1.
Corps, de largeur uniforme. 18 à 33 segments environ. — Prostomium
quadrangulaire. 4 yeux disposés en trapèze, les antérieurs plus écartés,
plus gros, à cristallin plus marqué (91, aj. Une antenne impaire lisse,
` renflée à la base, efïilée au sommet, moitié moins longue que le prosto-
mium. 2 antennes latérales subulées, à 6-8 articles, deux fois plus longues
que Pimpaire. 2 palpes un peu plus courts que les antennes latérales, à
palpophore court, àlong palpostyle fusiforme lisse ou vaguement articulé.
-— Trompe bordée de nombreuses papilles longues et fines. —- 6 paires
de cirres tentaculaires articulés à cirrophore renfermant un acicule,
répartis une paire par segment. —— Parapodes subbirèmes. Cirres dorsaux
articulés, à cirrophore non aiinelé. Rame dorsale à mamelon peu distinct
renfermant un acicule incolore. Une à trois soies dorsales simples très
fines, à bord dentelé, à extrémité bifide, à 2 longues pointes inégales (91,
c). Hame ventrale obtuse, à acicule strié transversalement. Soies ventrales
nombreuses, composées, à hampe hétérogomphe striée obliquement et
transversalement, àserpecourte, large, pectinée, ou très longue, mince et
` lisse, à rostre unidentè. Cirre ventral conique, court, non articulé. —
Pygidinm arrondi, 2 longs urites. .
L. 3 à 7 mm. — Verdàtre, ou incolore, transparent avec une tache créta-
cée sur les derniers segments (5* incolore, Q verdâtre ?).
Dragages côtiers ou profonds. Fonds coralligènes.
Atlantique, Méditerranée, Adriatique.

rotrcnèrss mmazvras. — masromniia 245
P. agilis Ennans. Fig. 91, 8-h. — SAINT-JOSEPH 1906, p. 228 (synony-
mie); Fauve:. 1913, p. 58. - illarzàz agilis Qulvrnsrmss 1865, p: 104.
Corps court et large. Environ 16 à 22 sétigères. — Prostomium ovale,
un peu plus large que long (91, e). 4 yeux disposés en trapèze, les anté-
rieurs plus grands, plus écartés et munis d’un cristallin. Une antenne
impaire fusiforme. 2 antennes latérales plus longues que l’impaire. 2 pal-
pes biarticulés à court palpophore. — Trompe sans papilles. — 6 paires
 
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Fxo. 91. — Poderkc pallida : a, extrémité antérieure, face dorsale >< 60; D, paygpodg
moyen >< 125; c, soie dorsale simple, bifide >< 700; d, soie composée ventrale à
serpe >< 800 (d’après Pnuvor et R.icovi1·zA).·— P. agilis: a, extrémité antérieure, face
dorsale >< 40 (d’après Euuaas); 1, parapode >< 00; 9, h, soies ventrales, court et
long article >< 400.
de cirres tentaculaîres fusiformes à pointe ellilée, lisses ou indistincte-
ment articulés, à cirrophore cylindrique annelé. -— Parapodes sesqui-
rèmes. Cirres dorsaux longuement fusiformes, plus ou moins distincte-
ment articulés, avec cirrophore cylindrique renfermant 1-2 petits acicules
clairs. Pas de mamelons sétigères dorsaux distincts. 1 seule soie dorsale,
capillaire, longue, mince. -· Rame ventrale terminée par une lèvre arron-
die et une languette conique (f), 2 acicules incolores. Soies ventrales
nombreuses composées, à hampe striée ohliquement et transversalement,
peu élargie, incolore, à articulation hétérogomphe, à article terminal en l
longue arête finement pectinée, à rostre unidenté avec épine sous-rostrale

246 FAUNE nn rames. — ronvcnnrns nnnaurus ·
(g-h). Cirre ventral inséré au milieu du pied et ne le dépassant guère. —-
2 longs urites. ` ·
L. 4 à5 mm. sur 1 mm. —— Rougeâtre avec de fines bandes transver-
sales brun clair.
A la côte, parmi les Algues et les Liz/zozlzanznion.
Méditerranée, Adriatique. -
G. MAGALIA Mnmou et Bosasrrzicv.
· [Syllidia Qvxrnnrncss ?]
_ Corps vermiforme. - Prostcmium subquadrangulaire, légèrement échancré
en arrière. 4 yeux. Pas d’antenne impaire. 2 antennes latérales. 2 palpes biar-
ticulés. -— Trompe cylindrique bordée de papilles et de cils, 2 mâchoires laté-
rales ccrnées et un stylet médian. — 6 paires de cirres tentaculaires. -— Para-
podes sesquirèmes sans mamelon ni soies dorsales. Longs cirres dcrsaux.
Rame ventrale conique. Scies ventrales composées, à serpe hétérogomphe.
Cirres ventraux courts. — 2 longs urîtes.
M. perarmata Mnmcx et Bonnarzmr. Fig. 92. — MARION et BOBRETZKY
1875,   54, pl. vx, fig. 16, vu, fig. 16,; SA1x·1·-Josiaru 1888, p. 318, pl. xm,
fig. 197-198; Mc` lmosn 1908, p. 136, pl. ux, fig. 1, Lxv, fig. 10, txix,
fig. 18, Lxxix, fig. 8. -— ?Syllzdia. armata. Qcmnnmcss 1865, p. 13,
pl. vm, fig. 10-15.
Corps allongé, atténué aux deux extrémités. Environ 26 à 35 sétigères.
— Prostomium à angles arrondis, cordifcrme en arrière. 4 yeux disposés
en trapèze, les antérieurs plus écartés, plus gros et munis d’un cristal-
lin (92, a). 4- 2 antennes latérales filiformes, lisses, un peu plus longues
que le prostomium. 2 palpes biarticulés, un peu plus courts et plus gros
que les antennes. —— Trompe à ouverture bordée d’une couronne d’une
dizaine de papilles contractiles couvertes de piquants barbelés et séparées
par de longs cils flexibles (92, b). 2 mâchoires cornées latérales recour-
bées et dentelées (c) séparées par un court stylet médian. — 6 paires de
longs cirres tentaculaires articulés, à cirrophcre renfermant un acicule,
répartis, de chaque côté, en 3 groupes de 2; le cirre dorsal du 2° groupe
est plus long que les autres. —— Longs cirres dorsaux articulés avec cirro-
phcre renfermant un acîcule. Hame dorsale réduite au cirre (e). Rama
ventrale conique, avec une papille terminale et 2 acicules. Scies ventrales
composées, minces, transparentes, hétérogomphes, à article terminal en
serpe plus ou moins allongée, finement pectinée, à rostre unidenté, à dent
secondaire peu distincte (f, g). Cirre ventral court, grêle, inarticulé. —
2 longs urites articulés.
L2 7 à 9 mm. — J aunâtre avec de fines stries transversales et une tache
brune à la base des cirres dorsaux. ·

Ponrcniarns xznnnmns. -— nnsiomnnn 247
Sous les pierres, dans les prairies de Posidonies, dans les dragages côtiers.
sur fonds coralligènes et dans les crampons de Laminaires. `
Mer d‘lrlande, Manche, Atlantique (Madère, Santander, côtes de Bretagne), —
Méditerranée.
I G. PERIBOEA Entnns. ‘
Corps ceurtà segments peu nombreux. — Prostomium ovalaire non échancré.
4 yeux. Pas d’antenne impaire. 2 antennes latérales filiformes. 2 palpes triarti~
culés. — Trompe cylindrique, évasée à l'ouverture, garnie de papilles lilifor-
mes. Pas de mâchoires. -— 7 paires de cirres tentaculaires portés par 3 seg-
ments distincts, dont 3 paires sur le premier, deux sur chacun des suiirants. —
Parapodes sesquirèmes. Longs cirres dorsaux. Ni mamelon, ni soies dorsales.
Ptame ventrale à 2 lèvres coniques. Soies ventrales composées à serpe hété-
rogomphe. Cirre ventraux courts. 2 longs urites.
P. longocîrrata Ennnns. Fig. 93, h. --_Em.1:ns 1864, p. 199, pl. vnu,
fig. 12-16; Matnoum 1890, p. 45.
Corps atténué postérieurement. 32 segments, environ.- Prostomium
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Fia. 92. -`.'Ilagalia perarmata : a, région antérieure, grossie; b, trompe; c, une des
mâchoires latérales; d, stylet médian (d’après Mnmox et Bonmarzm); e, parapodè
>< —1U;f, g, soies coniposéesà longue arête et à. serpe, trêsgross1es(d'après Mc’Inr0sH)·

248 FAUNE ne `FRANCE·· ——· romrcuèrus Enimivrns
subhexagonal, plus long que large; non échancré (93, h). li yeux disposés
en trapèze, les antérieurs plus écartés, avec un point foncé. -— 2 antennes
' latérales filiformes plus longues que le prostomium. 2 palpes plus longs
et plus gros, triarticulés. — Trompe cylindrique, évasée à l’ouverture qui
est entourée de 16 à 22 papilles cylindriques ciliées et de longs cils raides.
— 7 paires ‘de cirres tentaculaires filiformes à cirrophore cylindrique.
La paire supérieure du 1" segment est plus longue que les autres et
indistinctement articulée. — Cirres dorsaux, non articulés (?), alterna-
, tivement longs et courts, à cirrophore cylindrique. Rame ventrale à
2 lèvres coniques, l’une aiguë, l'autre obtuse, entre lesquelles sortent de
nombreuses soies composées, jaunes, très fortes, à hampe hétérogomphe
striée trausversalement, à article terminal en serpe longue ou courte à
tranchant pectiné, à rostre recourbé, unidenté. Un acicule parfois saillant.
Cirre ventralifiliforme, à peine plus long que le pied, non articulé. -—·
Pygidium court, cylindrique, avec 2 longs urites.
L. 10 mm., sur 2 mm. — Corps transparent, ponctué de brun jaunâtre
·et rayé de bandes transversales blanches. Yeux rouges.
` A la côte, sur. les rochers, parmi les Algues. Animal à mouvements vifs, se
brisant très facilement. ·
Manche. Méditerranée, Adriatique.
_ G. ORSEIS En-inzns.
Corps très court composé d’un petit nombre de segments. — Prostomium
ovlaire, nop échancré. 4 yeux. Une antenne impaire. 2 antennes latérales.
2 palpes. —— Trompe cylindrique à ouverture garnie de papilles effîlées. Pas de
mâchoires. — 2 paires de cirres tentaculaires portées par le premier segment.
— Parapodes sesquirèmes, sans soies dorsales. Cirres dorsaux non articulés.
Rame ventrale conique. Soîes ventrales composées} à longue serpe. Cirres
ventraux courts. - 2 urites.
O. pulla Encens. Fig. 93. g. —— Ennnns 1864, p. 188, pl. vm, fig. 1.
Corps ovalaire. 9 sétigères. —— Prostomium ovale, plus large que
long, à bord postérieur droit. 4 yeux disposés en trapèze, les antérieurs
V plusécartés; plus gros à cristallin distinct. Une antenne impaire fusi-
, forme. 2 antennes latérales semblables à l’impaire. 2 palpes un peu plus
gros (non articulés?) — Trompe courte, avec une couronne de papilles
aiguës. — La paire supérieure de cirres tentaculaires un peu plus longue
_ que l’inférieure. Ils sont pourvus d’un oirrophore renflé, mais le cirro-
style n’est pas articulé. Le cirre dorsal du 1" sétigère est plus long que
les cirres tentaculaires. - Rame dorsale réduite au cirre. Cirres dorsaux
fusiformes non articulés, à longue pointe efiilée. Rame ventrale en cône
obtus à fin acicule saillant. Scies ventrale, longues, minces, incolores, à
hampe non élargie, à article terminal en longue serpe à pointe eflilée.

rowcnisras snnanras. - nssxomoan . 249
Cirre ventral inarticulé, dépassant à peine les soies. — Pygîdium court,
cylindrique. 2 longs urites.
L. 1 mm. sur 0,6 mm. -— Corps blanc, incolore.
Parmi les Algues côtières.
Adriatique (Martinsica). —
Nota. L`animâl décrit par Entsns est une forme jeune, probablement un stade ,
post-larvaire d'une autre espèce. _
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Frs. 93. — Microphtha/mus Sczelkowii : a, région antérieure, face dorsale >< 65; D,
région postérieure, facc dorsale >< 200; c, l4° parapode >< 200; d, soie pectinée X
900; e, soie ventrale inférieure à courte serpe >< 900; f, soie ventrale moyenne à.
longue serpe >< 900 (d’après Sournann). —- Orseis pulla : g, face dorsale >< 50(d'après
Entmns). — Perzboea longicirrata : h, région antérieure, face dorsale >< 20; i, soie
composée X 250 (d’après Entsns).
G. MIGROPHTHALMUS Msczrunow.
Corps de petite taille, atténué aux extrémités. — Prostomium bilobé, échan-
cré cn arrière. 2 yeux. Une antenne impaire. 2 antennes latérales. 2 palpes
non articulés. — Trompe sans mâchoires? — 6 paires de cirres tentaculaires.
Parapodes subbirèmes. Cirres dorsaux non articulés. Rame dorsale rudimen-
taire. Rama ventrale conique; Soîes ventrales composées à serpe bidentée.
Cirres ventraux courts. -— Pygidîum avec une grande plaque anale concave et
2 longs urites. Anus dorsal.

250 FAUNE nu Fnmvcn. — POLYCHÈTES Ennaivras
M. Sczelkowii Mnczmxovv. Fig. 93, a-f. —— Soorrnnmv 1.914, p. 45. pl. v,
fig. 0.
Corps vermiforme, atténué aux extrémités. 23 à 40 sétigères. — Pros
tomium bilobé, arrondi antérieurement et échancré en cœur en arrière.
2 petits yeux noirs, réniformes, sans cristallin, disposés à la partie pos-
térieure du prostomium (93, a). -— Une antenne impaire fihforme, insérée
àla partie postérieure du prostomium. 2 antennes latérales effilées. 2
palpes semblables aux antennes, sans palpophore distinct. — 6 paires de
cirres tentaculaires fusiformes, eflilés, non articulés, portés par 3 seg-
ments bien distincts.- Trompe couronnée de papilles (pas de mâchoires?)
— Cirres dorsaux non articulés, renflés à la base, effilés à Pextrémité.
Rame dorsale réduite à un mince acicule et une seule soie multifide (d).
Rama ventrale conique avec 1 seul gros acicule (c). Scies ventrales com-
posées, à hampe mince, arquée, à articulation hétérogomphe, à article
terminal en serpe plus ou moins allongée à tranchant pectiné, à rostre
bidenté avec une dent accessoire sous-rostrale (e-f). Cirre ventral fusi-
forme, moitié plus court que le dorsal. — Pygidium terminé par une
lame arrondie, à bord entier, courbée en capuchon et flanquée de 2 longs
urites non articulés. Anus dorsal. à la base de la plaque anale (b).
L. 2 à 6 mm. — Ponctué à la face dorsale de pigment brun en bandes
transversales mal définies, plus foncées sur les flancs.
A la côte, sous les pierres. — Atlantique (côtes d’Irlande); Mer du Nord
(Héligoland).
G. ANCISTROSYLLIS l\Ic'Im·osn. _
_ [Harpoclzœta Korschelt, Cabim \rVebster.]
Corps long et raide, à très nombreux segments. — Prostomium très réduit.
Yeux très petits ou nuls. Une antenne impaire. Deux antennes latérales. Deux
gros palpes ovoïdes à petit palpostyle. — Trompe cylindrique inerme. —- Le
premier segment, achète, porte deux paires de cirres tentaculaires. Parapodes
birèmes avec des acicules et une grosse soie dorsale plus ou moins recourbée.
Cirres dorsaux fusiformes. Rame ventrale courte. Scies ventrales simples (par-
_ fois composéesî), capillaires et quelques soies en fourche. Cirres ventraux fu-
siformes. — Deux urites. ·
A. cingulata (Konscunrxr]. Fig. 94, f-k. —— Harpochœtct cingulata. Koss-
_ cnam 1893, p. 279, pl. xm, fig. 16-29. I
Corps allongé, à segmentation très marquée. Prostomium arrondi,
peu distinct des palpes encore soudés et portant chacun, à la face ventrale,
une papille digitiforme (palpostyle?) (94, f-g). Deux yeux. Une antenne
impaire, deux latérales un peu plus courtes. — Trompe cylindrique. —
Deux paires de cirres tentaculaires fusiformes, subégaux, articulés et un
peu plus longs que les cirres dorsaux suivants qui sont digitiformes et

POLYCHÈTES ERRANTES. -· HESIONIDAE 251
articulés (94. i. k). A partir du cinquième sétigère environ, une grande
S0i8 dorsale I‘BCOI1I‘bé6 811 CPOC. -— RHITIB VG1’1i.I‘3l6 BI1 Côllê tI'OIlq11é portant
un faisceau de soies composées (?) à long article mince, transparent,
terminé en pointe simple très fine. Cirres ventraux semblables aux dor-
saux, mais plus courts. Pygidium conique avec deux urites articulés.
L. 1 mm. environ. -— incolore, avec une bande transversale de pigment
jaune sur chaque segment.
Pélagique. -— Adriatique, Trieste, au mois de septembre.
Nom. L‘animal décrit par Konscamxr est la larve d‘un Ancistrosyllis n'ayant
pas encore acquis ses caractères définitifs, peut-être de l’A. Albini, signalé
aux Canaries par Lmcsimans (1881), .
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Fra. 94. —- Pilargis verrucosa za, partie antérieure, face dorsale >< 30; b, pygidium ><
30; c, un parapode moyen >< 35; d, extrémité d’une soie ventrale hifide >< 350; e,
soie en fourche >< 500. — Ancistrosyllis cingulata : I, g, tète d’en dessus et de proûl,
grossie;h, région antérieure d’un jeune, stade avancé; i, k, parapode, face dorsale et
face ventrale, fortement grossi (d’après Konscnsnr).
· G. PILARGIS SAIN'l'·JOSEPH.
_ [P/ironia Webster.]
Corps long, aplati, ii nombreux segments. ··· Prostomium réduit, cordiforme,
sans yeux. Pas d’antenne impaire. Deux courtes antennes latérales. Deux

252 FAUNE ne rnaivcxz. -- ronxcnizrrizs nmmmns
gros palpes ovoïdes. —- Trompe globuleuse, inerme; œsophage court, recti-
ligne. — Premier segment achète, portant deux paires de cirres tentaculaires.
Parapodes sesquirèmes.A la rame dorsale, un cirre court massif, 1-2 acicules,
pas de soies aciculaires en croc. A la rame ventrale, un mamelon sétigère
avec un faisceau de soies capillaires simples, des soies en fourche et un cirre
subulé ou sptulé. -— Pygidium renflé, globuleux, sans urites. Anus terminal.
P. verrucosa SAINT··lOSEPH· Fig. 94. a·e. — SAINT-Josurn 1899, p. 175,
pl. vx, fig. 10-17; Piânnz 1909, p. 24-25.
Corps allongé, rigide, cassant, aplati, couvert de'petites verrues, à
segments nombreux, profondément découpés sur les côtés. -— Prosto-
mium réduit, déprimé, logé dans une échancrure du premier segment.
Pas d’yeux. Deux courtes antennes latérales en forme de tubercule coni·
que insérées sur les palpes ovoïdes, volumineux, profondément séparés
et terminés chacun par une petite papille (palpostyle?) (94, a). —Trompe
globuleuse, inerme, atteignant le quatrième segment. — Deux paires
de cirres tentaculaires fusiformes, les dorsaux un peu plus grands que
les ventraux. Cirres dorsaux épais, spatulés ou ovoïdes, ornés de tuber-
cules à la face supérieure. Ceux du premier sétigère un peu plus grands
que les suivants. Un ou deux acicules à la base. Rame ventrale très
écartée de la dorsale (c). Un mamelon sétigère conique, tronqué, avec
une petite papille, un gros acicule et un faisceau de soies simples, les
unes courtes, droites, aplaties, à extrémité bifide (d), les autres, plus
longues, capillaires. En outre, parfois, une petite soie fourchue (e). Cirres
ventraux analogues aux dorsaux mais plus petits et plus coniques. —— Anus
terminal. Pygidium renflé en bouton couvert de verrues (b). Pas d’urites.
L. -10 à 15 cm. sur 2 à 3 mm. de large. — Brun clair couvert de verrues
blanches à la face dorsale, lisse et incolore du côté ventral. Dans l’al-
cool, grisâtre ou jaunâtre.
Dans le sable vaseux, à mer basse. ·— Rade de Brest (Saxrrr-Josarn); Arca-
chon (Pémzz, Cmâuor). I
F. SYLLIDAE Gnomz.
(Syllidiens.)
Corps mince, allongé, de petite taille. —— Prostomium distinct, généralement
arrondi. 4 yeux. 2 palpes antéro-inférieurs. 3 antennes. 2 paires de cîrres ten-
taculaires sur le 1°1‘ segment toujours achète. — Trompe exsertile, divisée en
2 régions z 1° Pantérieure pharyngienne, chitineuse, cylindrique, avec une ou plu-
sieurs dents; 2° la postérieure musculaire (proventricule cn barillet et ventri-

1>oLYcHÈTEs nnnarwss. — sYL1.1nAs 253
cule). —— Parapodes uniramés, souvent avec un cirre dorsal et un cirre
ventral. Scies rarement simples, le plus souvent composées, à articulation hété-
rogomphe et article en serpe unidentée ou bidentée. -2 cirres anaux. - Repro- '
duction directe, ou par épigamie, ou par stolons pouvant présenter un dimor-
phisme sexuel et des soies natatoîres capillaires. ·
Remarques. Les Syllidiens sont des Polychètes de petite taille, certains Exo-
goninés ne dépassent guère 2 à 3 millimètres de longueur, tandis que les plus
grands Syllis de nos cotes atteignent rarement 4 à 6 centimètres.
Le corps allongé, linéaire, presque filiforme, comprend généralement un
nombre élevé de segments presque tous semblables, à l'exception des tout pre-
miers difl'érenciés en tête et segment tentaculaire.
Dans certains groupes, tels que le genre Syllis, l’organisation est très uni-
forme et il est difficile de trouver de bons caractères spécifiques différentiels.
On a attribué jadis une grande importance à la longuenr des palpes, des an-
tennes et des cirres, et au nombre des articles qui les composent. En réalité,
ces caractères sont très variables, et n’ont de valeur que lorsqu`ils portent sur
des différences considérables et constantes. Le nombre des articles est variable
et la contraction plus ou moins grande, due ala fixation, peut influer consi-
dérablement sur la longueur de ces appendices.
D’une façon générale, les cirres de la région antérieure sont plus longs que
ceux du reste du corps qui vont en diminuant. Lorsque la longueur des cirrres
et le nombre de leurs articles sont mentionnés sans autre explication il est
bien entendu que ces chiffres s'appliquent à la région moyenne du corps. Le
nombre des yeux est de 4, mais fréquemment il existe, en outre, 2 petits points
oculiformes dont la présence est loin d‘être constante et qui· n‘ont par consé-
quent pas de valeur spécifique.
La longueur du pharynx et la place occupée par le proventricule Peuvent
varier notablement avec l'état de contraction de l’animal.
La place de la grosse dent unique des Syllis fournit un bon caractère, quoi-
que soumis à de légères variations. Chez les Autolytinés, le nombre et la dis-
position des dents du trépan fournissent le caractère le plus important pour
distinguer les espèces. Mais peut~ètre s'est—on exagéré la valeur de ce caractère . ·
qui doit présenter aussi des variations plus ou moins étendues. Si ce carac-
tère est d`un emploi assez facile sur les animaux frais, à condition de les
comprimer suffisamment, il n‘en est plus de même sur le matériel conservé.
Il est alors nécessaire d’éclaircir le spécimen par la potasse, ou par la glycé-
rine, ou encore par l'essence de cèdre, et de le comprimer pour pouvoir exa-
miner les dents par transparence. Encore est-il souvent bien difficile de les
compter! ` .
Les soies composées des Syllidiens se terminent par une serpe plus ou moins
longue, unidentée ou bidentée. En règle générale, les serpes des parapodes
antérieurs sont plus longues et plus minces que les suivantes. Sauf indica-
tion contraire,la description s'applique à celles de la région moyenne du corps.
Dans la région postérieure, les serpes sont encore plus courtes, plus robustes et
à dents mieux marquées. fl n‘est pas toujours facile de faire la distinction
entre une serpe bidentée et une serpe unidentée, car le bord concave étant
souvent pectiné, ou denticulé, la première épine située sous le rostre forme

254 FAUNE ne FRANCE. — POLYCHÈTES ERRANTES
alors une dent accessoire. D’autre part, une serpe bidentée peut perdre, par
usure, sa deuxième dent. Enfin, certaines espèces, S. armillaris, par exemple,
ont des serpes plus ou moins nettement bidentées aux deux extrémités du
corps, tandis que celles de la région moyenne sont unidentées.
La présence d'une soie dorsale et d'une soie ventrale simples aux derniers
sétigères paraît être assez générale dans tout le genre Syllis.
Les cirres nettement articulés ou moniliformes ne se rencontrent guère que
chez les Syllinés, mais chez certains Eusyllinés les antennes et les premiers
cirres présentent souvent des constrictions annulaires marquées qui leur don-
nent un aspect plus ou moins nettement articulé.
Les phénomènes·de reproduction sont très variés et souvent compliqués
chez les Syllidiens. Certains se reproduisent directement par œufs qui peu-
vent être incubés sur le corps de la femelle (Exogone, Grubea). Le plus sou-
vent, il se forme des stolons, en chaîne plus ou moins longue, à la partie
postérieure de l’animal souche (fig. 124, a).Ces stolons pourvus de longues soies
capillaires peuvent se détacher et nager librement. Chez les Autolytinés, ces
stolons sont non seulement trés différents d’aspect de la souche, mais encore
présentent un dimorphisme sexuel très accentué. Les mâles portent le nom
de Polybostrichus et les femelles celui de Sacconereis qui leur a été donné à
cause de la grande poche en forme de sac ventral dans laquelle elles incubent
leurs œufs (fig. 119, e, f). _
Laplupart des Syllidiens vivent parmi les Algues, les Ascidies, les Bryozoai·
res et les Hydraires, à la côte ou sur les fonds de vieilles coquilles. Les stolons
pourvus de soies natatoires sont pélagiques à maturité.
TABLEAU Des cannes
1. Pas de cirres ventraux (fig. 121, d). (S.—F. Autolytinae;. . . 18
—- Des cirres ventraux (fig. 95, g). ··.··.····· 2
2. Palpes non soudés. Cirres moniliformes(fig. 95, al (S.—F.S_y11ina.e). 4
-— Palpes soudés. Cirres lisses ou indistinctement articulés ....
.................. (fig. 113,'a). 3
3. Palpes soudés à la base seulement (fig. 113, a) (S.-F. Eusyllînae). 8
-— Palpes soudés sur toute leur longueur (fig. 115, l) ......
............... (S.-F. Exogoninael 15
4. Trompe inerme (fig. 102, a) ...... G. Xenosyllis, p. 272
— Trompe armée de dents (fig. 95, a) ........... 5
5. Une grosse dent accompagnée d’un trépan (fig. 101, h) ..... 6
—— Une grosse dent unique (fig. 95. a) ........... 7
6. Longs cirres moniliformes (101, a). . . . G. Trypanosyllis, p. 269
—— Cirres sphériques composés d’un seul article (fig. 101, 0) ....
............... G. Eurysyllis, p. 271
7. Dentàla partie antérieure du pharynx (fig. 95, e). G. Syllis, p. 256
À- Dent à la partie postérieure du pharynx. . G. * Opisthosyllis (‘)
(1) Ce genre n'a pas encore été rencontré dans notre faune.

rom·cuis1·ns iannmmas. — SYLLIDAE 255
8. Trompe sinueuse. Une grosse dent et un trépan. Des ailerons
occipitaux (fig. 105,i) ........ G. Pterosyllis, p. 279
r - Trompe droite. Pas d`ailerons occipitaux ......... 9
9. Trompe inerme (fig. 107, a) ..... _ ........ 10
— Trompe armée d’une grosse dent (fig. 109, k) ....... 12
- Trompe armée d’un demi-cercle de grosses dents recourbécs en
arrière (fig. 104, c) ......... G. Odontosyllis, p. 274
10. Pas d’antennos. Cirres dorsaux rudimentaires (fig. 105, a). . .
................ G. Fauvelia. p. 278
- Antennes et eirres bien développés (fig. 108, h) ....... 1 1
1 1. Antennes et eirres cylindriques. Très gros acicules aux premiers
sétigères. Soies à hampe dentelée ou lobée (fig. 107) .....
............... G. Streptosyllis, p. 280
— Antennes et cirres renflés en massue. Pas de gros acicules. Soies
à hampe normale (fig. 108, h) ...... G. Syllides, p. 284
12. Une grosse dent postérieure (fig. 102,d-e). G. Opisthodonta, p. 273
-— Une grosse dent antérieure ............. 13`
13. Une paire de cirres tentaculaires (fig. 111, a) .......
.............. G. Parapiouosyllis, p. 289
— 2 paires de cirres tentaculaires (Hg. 109, k) ........ 14
14. Bord de la trompe uni. Scies composées à longue serpe (fig. 109,i).
............... G. Pionosyllis, p. 285
-· Un anneau chitineux finement denticulé à Pentrée de la trompe.
Scies à serpe assez courte (fig. 112, î, m). . G. Eusyllis, p. 292 °
15. Une paire de cirres tentaculaires (fig. 116, a) ....... 16
-— Deux paires de cirres tentaculaires. Appendices fusiformes et
allongés (fig. 114, f') ......... G. Grubea, p. 296'
16. Une seule antenne rudimentaire (fig.118, a). G. Spermosyllis, p. 309
— 3 antennes (fig. 117, a) .............. 17
17. Cirres tentaculaires rudimentaires. Appendices dorsaux et ven-
traux cylindriques, très petits (fig. 117, b). . G. Exogone, p. 305
·—— Cirres tentaculaires bien développés. Appendices renflés à la base
et terminés en pointe (fig. 116, h). . . G. Sphaerosyllis, p. 300
18. Cirres dorsaux seulement au 1"sétigère de la souche (fig. 126, d).
............... G. Procerastea, p. 325
—-— Cirres dorsaux àtous les segments de la souche (fig. 119, al. . . 19
19. Cirres dorsaux fîliformes ou cylindriques (fig. 119, a) .....
............... _G. Autolytus, p. 310
— Cirres dorsaux foliacés. 2 épaulettes cilîées (fig. 124,a). . .
............... G. Myrianida, p. 322
—— Cirres dorsaux en massue. 2 grands organes nucaux foliacés,
très saillants (125, a) .......· G. Virchowia, p. 324

256 muxu on rames. — POLYCHÈTES nnnmvrss
S.-F. SYLLINAE
Palpes libres sur toute leur étendue. Des cirres ventrauxçantennes et cirres
nettement moniliformes. Reproduction par stolons (schizogamie).
G. SYLLIS Sixviciw.
Corps linéaire à segments très nombreux. —- Prostomium portant 4 yeux et
souvent 2 points oculiformes. Palpes ovcïdes ou subtriangulairesmon soudés. —
Trompe couronnée de papilles molles. Une grosse dent conique à Fextrémité
antérieure du pharynx. Proventricule en barillet ponctué. — 3 antennes. 2 paires
de cirres tentaculaires. — Antennes et cirres dorsaux moniliformes ou articulés.
Cirres ventraux non articulés. Scies composées à serpe hétérogomphe unidentée
ou bidentée, parfois des soies composées et des soies simples, rarement rien que
des soies simples. — 2 cirres anaux articulés. -— Reproduction par stolons.
Rarement vivipares. Les stolons portent des soies capillaires dorsales et n`0nt
que 2 cirres tentaculaires rudimentaires.
1. Rien·que des soies simples à tous les segments (fig. 95, b).
(S.-G. Haplosyllis). ....... S. spongicola, p. 257
' —— Scies des pieds antérieurs toutes composées (fig. 96, i), en outre.
dans la région moyenne, quelques grosses soies simples (S.-G.
Syllis s. str.) .... . ............ 2
'— Scies toutes composées et différent peu les unes des autres. (S.-G.
Typosyllis) ................... 3
— Aux soies composées, dans tous les segments, s’ajoutent 1-2 soies
composées à long article en alène (fig. 100, n) (S.-G. Ehlersia). . 12
2. Scies simples ypsilcïdes, formées par la soudure de la serpe à la
hampe (Hg. 96, h) .......... S. gracilis, p. 259
— Scies simples résultant de la chute d’une serpe très caduque
(fig. 95, k, I) ............. S. amica, p. 258
3.• incolore, vivipare .......... S. vivipara, p. 267
— Non vivipare .................. 4
4.`Cirres dorsaux alternativement épais et minces. Scies à hampe
très renflée (fig. 96, a, b) ........ S. Krohnii, p. 259
—— Cirres dorsaux tous d’égale épaisseur. Scies à hampe peu renflée
(fig. 97, a, d) ................ _. . 5
5. Cirres dorsaux longs, plus de 20 articles (fig. 97, a) ..... 6
· — Cirres dorsaux courts, moins de 20 articles (fig. 98, a). .. . . . 9
6. Scies nettement bidentées (fig. 97, c) .......... 7
— Scies unidentées, ou avec petite dent accessoire (fig. 98, I). . . 8

ronvcuàrss nnnawrss. ·— svnunan 257
‘7. Pharynx court, avec dent au tiers antérieur (fig. 97, a) ....
. ............... S. prolifera, p. 261
— Pharynx long, dent bien antérieure (fig. 97, h). S.variegata,p. 262 ·
8. Cirres noirs ........... S. nigricirris, p. 265
—— Cirres ponctués de points noirs .... S. cirropunctata, p. 266
— 3 bandes violettes sur les segments antérieurs. S. vittata, p. 263
9. Soies bidentées .......... . ....... 10
Scies unidentées. . Ã .............. 11
10. Rose annelé de brun, ou incolore ..... S. hyalina, p. 262
— Jaune, un collier noir aux 1°'-2** sétigères. . S. torquata, p. 264
— Téguments couverts de fines papilles. . S. brevipennîs, p. 265
1 1. Cirres fusiformes à 8-10 articles, soies antérieures et postérieures
à dent secondaire, celles du milieu du corps unidentées ....
. . .‘ ............ S. armillaris, p. 264
— Cirres crénelés. Scies unidentées àfine dent secondaire (fig. 100 a).
................ S. cucullata, p. 267
12. Cirres antérieurs moniliformes, les autres lisses ......
....... ' ........ S. ferrugina, p. 269
- Cirres tous nettement mcniliformes .......... 13
13. Espèce de petite taille, vivipare ..... S. nepictcca, p. 269 ·
—— Plus grande, non vivipare ....... S. cornuta, p. 267
S. (Haplosyllis) spcngieola Gnomz. Fig. 95, a—d. - Syllis spongicola.
Mc’ livrosn 1908, p. 197, pl. 1.1, fig. 4. S. hamata CLAPARÈDE 1868, p. 195,
pl. xv, fig. 2. S. olzgochaeta Bounnrzicv 1870. S. setubalensis Mc’ livrosxx
1885,p. 195, pl. xxx, fig. 5,6. - Haplosyllis aurantiaca Exsxc 1881, p. 270.
Corps allongé, effilé postérieurement. - Prostomium relativement
petit. 4 petits yeux et parfois 2 points oculiformes antérieurs. Palpes longs
et larges rapprochés à la base, mais non réunis (95, a). Antennes minces
et assez courtes articulées. —— Long pharynx, souvent déchiqueté à
l'cntrée, à dent terminale précédée de 10 papilles molles. Proventricule
allongé. — Cirres dorsaux à 20-30 articles, alteruants. Cirres ventraux
pinniformcs, plus courts que le pied. Pas de soies composées. A chaque
pied, 3 ou 4 gros acicules boutonnés et deux ou trois soies simples à cro-
chet birostré dont le rostre supérieur est simple ou bifide (b-c). Il s’y
joint parfois une soie capillaire très fine - 2 cirres anaux courts, pas
d’appendice impair. -- Reproduction directe et par stolons acéphales
évoluant ensuite jusqu’au stade Ioida.
L. 2 à 5 cm. — Orangé ou jaunâtre translucide. Aux derniers segments
de la souche et sur les stolons, une grosse tache violette à la base de
chaque pied. (Eufs violets. 6* rouge vineux.
A la côte à mer basse et dans les dragages parmi les Algues et surtout dans
les Eponges.
Manche, Atlantique, Méditerranée. - Océan Indien.
17

258 FAUNE DE FRANCE. -— POLYCHÈTES EREANTES
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Fia. 95. — Syllis spongicola : a, région antérieure >< 20 (d’après CLAPAREDE); h, c, soies
simples >< 350; d, acicule >< 350. -— S. amica : e, région antérieure, grossie; f, tete
du stolon (d’après QuAmErAoEs); g, parapode; h, soie composée >< 350; i, k, 1, m,
soies géantes avec et sans serpe, face et profil >< 350; n, acicule boutonné >< 350.
S. amîca QUATREFAGES. Fig. 95, 6-11. — QUATREFAGES 1865, ll, p. 20,
pl. v, fig. 16-22. S. aesthetica. SAINT·JOSEPH 1887, p. 156, pl. vu, fig. 20-23.
S. Cunmhghami Mc’ Iivrosn 1908, p. 195, pl. Lxx, fig. 19. —— (?) S. mom`-
laris Aunoum et M.-E¤WAnns (non. SAVIGNY). — Ehlersia sùnplex LAN-
GERHANS 1879, p. 358, pl. xxxx, fig. 6.
Corps allongé, de largeur uniforme. — Prostomium plus large que
long. 4 yeux en trapèze. Palpes assez longs, rapprochés à la base, mais
non soudés. Antennes dépassant les palpes, l’impai1·e plus longue que
les latérales. —- Pharynx allongé, à dent bien antérieure (95, e). Pro-
ventricule long et épais s’étendant au moins sur 5 segments. — Cîrres
dorsaux raides, subfusiformes, à 15«25 articles, égalant à peine la lar-
geur du corps dans la région moyenne (g). Cirres ventraux pinniformes.
Acicules un peu renflés ou recourbés à Pextrémité. Soies courtes, dépas-
sant peu le pied, de deux sortes dans la région moyenne, 1° les unes
nombreuses, minces,_arquées à hampe élargie, à serpe pectinée uni-

ronvcixizres eunaxrns. — s¥x.LrnAE . 259
dentée (i); 2° les autres, au nombre de 1 à 3, ont une hampe droite beau-
coup plus grosse, tronquée obliquement, à serpe unidentée très caduque
manquant le plus souvent. Elles simulent alors de grosses soies
simples (k, I, m). Aux derniers sétigères, une soie simple dorsale et une
ventrale bifide. — 2 cirres anaux moniliformes. — Stolons tétracères
avec des soies capillaires (f).
L. 2 à 6 cm. —— Sombre, incolore, ou rose pâle uniforme, ou brun ver- _
dàtre; pharynx brun, proventricule jaunâtre ou rougeâtre. Stolons 5* rouge
vif; Q vert foncé.
Dragages côtiers et à mer basse dans les fentes des rochers·et parmi les.
Algues calcaires.
Cotes d’Irlande; Manche (Guernesey, Saint-Vaast, Cherbourg, Dinard, Saint-·
Malo); Atlantique (Ile d’Yeu, Biarritz, Madère; Guyane); Méditerranée
(Naples). ·
Nom. L`examen et la comparaison des types de S. amica et S. aes:/zetica du:
Muséum m’a permis de constater leur identité.
S. gracilis Gnomz. Fig. 96, f-i. - L.x1~zcnnn.ms 1879, p. 5-40, pl. xxxr,
fig. 8; Soumnn 190Q, p. 31, fig. 8. S. navicellùiens, S. nzigrovzïtata,
S. quadridcntata. Cznnrxravsicv. S. nzzlrtosetosa Bonnxrrzkr. — ?S. brcw'-
cirrata Mc' Iivrosrr 1908, p. 196, pl. Lxx, fig. 20.
Corps très long et grêle. —— Prostomium plus large que long, arrondi
en avant. 4 yeux foncés, en trapèze (96, f). Palpes robustes. Antennes
courtes, épaisses, subégales, dépassant peu les palpes (S à 12 articles).
— Pharynx long et mince avec dent antérieure et•bord festonné. Proven-
tricule occupantli segments. -— Cirres dorsaux cylindriques ou fusiformes,
courts, alternativement à 7-8 et 10-12 articles (g). Cirres ventraux coni-
ques. Dans la région antérieure, des soies composées à hampe élargie à
serpcs de plus en plus courtes, à dent accessoire éloignée du rostre (i),
ensuite des soies en serpe et des soies simples, plus grosses, furciformes
ou ypsiloïdes; chaque pied porte, dans la région moyenne, uniquement
2-3 soies furciformes (h), dans la région postérieure, des soies composées
et des soies fureiformes; enfin, dans les derniers segments, des soies
composées et 2 soies subulées simples, une dorsale et une ventrale. Les
soies furciformcs dérivent des soies composées par soudure de Particu-
lation dela serpe avec la hampe. —- 2 cirres anaux articulés et un petit
cirre impair lisse. - Stolons Ioida.
L. 2 à 5 cm. — Jaune brun pâle avec, parfois, au dos des segments
i antérieurs, de fines stries de points bruns.
A mer basse et dans les dragages parmi les Ascidîes, les Algues, les Ser-
pules et les coquilles rongées; dans les fissures des rochers. I
Manche, Atlantique, Méditerranée. — Océan Indien, Pacifique.
S. (Typosyllis) Krohnii Encens. Fig. 96, a·e. —- Syllis Krohnii Encens

260 . FAUNE DE FRANCE. -—·- 1>oLYcnÈrEs ERRANTES
, 1864, p. 234, pl. x, fig. 1-4; Sum-Jossru 1895, p. 188, pl. xi, fig. 2-3.
Corps épais antérieurement, efïilé en arrière. —— Prostomium bilobé en
arrière, 4 gros yeux, et 2 taches oculiformes. Palpes massifs. Antennes
assez longues. Segment buccal formant une bosse derrière le prostomium.
Une rosse de te ie d l’ t e du h _yn Provent IC le cou t
— n n arr" re e en ré ar * x. r` u r .
— Antennes et cirres à articles nombreux, courts, très serrés. Cirres
dorsaux alternativement courts et longs, ces derniers deux fois plus épais
. et souvent renilés cn massue à Pextrémité et relevés sur le dos (96, 21).
Soies composées à hampe très renflée, à serpes courtes, robustes, bien
recourbées et unidentées (b, c), sauf aux premiers sétigèrcs où elles sont
un peu plus longues à dent secondaire peu marquée, très fragile. Aux
segments postérieurs, une soie dorsale simple arquée et une soie ventrale
simple légèrement bifide (d, e). —— 2 cirres anaux.
L. 15 à 30 mm. - Des raies transversales brun violet sur les segments
antérieurs. Cirres tachetés de points blancs opaques. Trompe brunâtre.
.Sperme rosé, œufs saumon.
A la côte, à mer basse, parmi les Algues et sous les pierres. Dragages côtiers.
Manche, Atlantique, Méditerranée. -— Mers du Nord.
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Fxo. 96. - Syltis Krohnit : a, région antérieure, grossie; b, soie composée moyenne
>< 500; c, soie] antérieure >< 500; d, soie ventrale simple >< 500; e, acicule >< 500. -
S. gmcilts : t, région antérieure, grossie; g, parapode; h, grosse soie simple >< 500;
i, soie composée >< 500.

ronrcuàrns nmmurus. —- surnom 261
S. (Typosyllîsfprolifera Kuomv. Fig. 97, a-gn — Syllis prolzfera S.xm·r—
Josarrx 1887, p. 23; ALr.x~:¤: 1915, p. 600. S. Armandi Cmmnànu 1864,
p. 580, pl: v, fig. 1. S. fiunzcnsis Enmms 1864, p. 225, pl. xx, fig. 1-9. S.
lusszncnszs l\IAnuNzs1.x.1au 1874, p. 30, pl. m, (ig. 1. S. hyalina Mc livrosu
(non Gnomz 1908), p. 167.
Corps long et grêle à segments nombreux. - Prostomium subpenta—
gonal. 4 yeux et souvent 2 petites taches oculaires. Palpes allongés, un
peu triangulaîres. Antenne împaîre plus longue que les latérales. -—
Pharynx gros et court avec une grosse dent au tiers antérieur. 10-12 pa-
pilles molles [97, a). Proventrieule court et large. —- Cirres dorsaux moni-
liformes alternativement courts et longs à 20-25 et 30-40 articles, dans la
région moyenne du corps. Soies à serpe bidentée, les postérieures plus
courtes et plus nettement bifides que les antérieures (c, d, e). Aux derniers
sétigèrcs, une soie dorsale simple arquée, àpeine bifide à 1`extrémité, une
soie ventrale simple plus nettement bifide. 2 longs urites. — Stolons
C/zaetosyllzlr (b).
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Fm. 97. ·-Syllis proliferalz a, partie antérieure >< 12 (d’après Cnarnaizne); h, tète du
stolon Chaetosyllis (<1’après Laxeumxrus); c, d, soies moyennes, supérieure et inférieure
>< 500; e, soie postérieure >< 100; f, soie ventrale simple >< 500: g, soie dorsale simple
>< Z»00.- S. variegata : h, partie antérieure >< 10 (d’apres Cnsrnnxtnn); i, parapode;
k, 1, soies composées, moyenne et postérieure >< 500; m, n, soies simples, ventrale
. et rlnrmle >< 500,

262 mom; nn Fnaivcn. — POLYCHÈTES unnamas
L. 10 à 25 mm. — Coloration très variable; brunâtre, grisâtre ou rou-
geâtre; région antérieure pigmentée de brun d’une manière uniforme ou
présentant des bandes transversales roses ou orangées, continues ou
interrompues. Antennes et cirres parfois ponctués de points foncés. (Eufs
violets, testicules bruns.
A mer basse, parmi les Algues, dragages côtiers et fonds de chalut.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
S. (Typosyllisl variegata Gamm. Fig. 97, h·n. —- Syllis mriegata
Mannnznnnnn 1875, p. 19, pl. xx, fig. 2; ALLEN 1915, p. 602. S. oblonga
KEFERSTEIN 1862, p. 109, pl. xx, fig. 37-44. S. armoricana CLAPARÈDE
1863, p. 39, pl. xm, fig. 21-23, 25-27. S. he.zag0nz}"em CLAPARÈDE 1864,
p. 73, pl. v, fig. 2. S. bacilligem Cnarauiann 1868, p. 198, pl. xrv, fig. 4.
S. aurantiaca CLAPARÈDE 1868, p. 200, pl. xrv, fig. 3.
Corps long et grêle à segments nombreux. —- Prostomium suhpenta—
gonal. 4 yeux. Antenne impaire plus longue que les latérales (97, h). —
Pharynxlong et mince. Dent relativement petite et au bord antérieur du
pharynx, 10 papilles molles. Proventricule long et étroit. -—Cirres dorsaux
monîliformes alternativement longs et courts a 20-25 et 30·45 articles (i).
Les plus longs sont souvent relevés sur le dos. Soies à serpe bidentée
assez longue, les postérieures moins courtes et moins fortement biden-
tées que chez S. prolzkra (k, ll. Aux derniers sétigères, une soie simple
dorsale et une soie simple ventrale indistinctement bifide (m, n). — 2 longs
urites. Stolons Chaetosyllis.
L. 10 à 35 mm. —— Coloration variable, dans les premiers segments le
pigment brun dessine des hexagones ou un huit couché oo sur chaque seg- ,
ment, ou des barres transversales interrompues. Cette pigmentation
disparaît assez rapidement dans l’alcool. CEufs violets.
Dragages côtiers et à mer basse dans les Algues et les crampons de Lami-
naires. Commun.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique. Mer Rouge.
Nota, Cette espèce, très voisine de S. prolifem, n'en est probablement qu’une
variété.
S. (Typosyllis) hyalina Grube. Fig. 98 a-b. —— Syllis lzyalina. Massiv-
znnnnn 1875, p. 22; Laivoanuaivs 1879, p. 535. —? S. tz},>r1'na Barman 1843, ,
p. 165, pl. vu, fig. 9-11. ? S. jîssipara Knomv 1852, p. 66. S. pellucida
EHLERS 1864, p. 239, pl. x, fig. 9-11. S. simz'llz`ma CLAPARÈDE 1864, p.
537, pl. v, fig. 4. S. borealis MALDIGREN 1867,_p. 160, pl. vu, fig. 42. S.
macrocola hlannxznnnun 1874, p. 37, pl. m, fig. 3.
Corps long et mince à nombreux segments. - Prostomium subpenta-
gonal. 4 yeux et souvent 2 petites taches oouliformes (98, a). Palpesrobus-
tm: h·inn¤·nlnir-nc Anfnnnn imnnir-n un non nina lm-sa-un num lan lntér-nina

/
ronvcuàms iannimcrss, -- s¥x.LtnAE 263
mais dépassant peu les palpes. —- Pharynx allongé à dent antérieure
moyenne, 10 papilles molles. Proventricule peu allongé. —-— Cirres dor-
saux courts, alternativement à 6-7 et 8-12 articles environ (98, b). .Soies à
serpe bidentée (c), aux derniers sétigères, une.soie dorsale et une soie
ventrale simples, non bitides. —- 2 cirres anaux.
L. 10 à 35 mm. —— Corps souvent transparent, incolore ou rougeâtre
uniformément dans la région antérieure, ou avec des bandes transversales
brun-rouge.
_ Dragages côtiers et à la côte à mer basse parmi les Algues.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique.
Nota. ALLEN considère cette espèce comme une variété, ou une forme jeune,
de S. proli/'era à cirres courts ou incomplètement développés. Par son pha-
rynx allongé, elle me semble plutot se rapprocher de S. variegata, mais on
trouve bien des spécimens intermédiaires et il est probable que ces trois for-
mes seront à réunir en une seule espèce : S. pmlifem, qui a la priorité.
S. ;Typ0syllis) Vittata Gauss. Fig. 98, l-l. — Syllis vittata MAHENZÉLLER
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FIG. 98. — Syllis hyalim : a. région antérieure (d’après l\I,mExzr;1.1.xan); b, parapode;
c, soie >< 500. — S. torquataz d, région antérieure, grossie; e, trompe; î, parapode
face ventrale; g, soie postérieure; h, soie antérieure (d’après Dimxox). —- S. vittata:
i, région antérieure (d’après Cmmnànz); k, parapode; I, soie >< 350 (d’après ltimzss-
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264 FAUNE DE manon. -— rotvcnàrns Eaminres
1874, p. 35, pl. m, iig. 2. S. aurita Cnaranànn 1864, p. 79, pl. v, fig. 5;
1868, p. 509. S. Buskii MC,lNTOSH 1908, p. 206.
Corps épais, trapu. —— Prostomium subhexagonal. 4 yeux en trapèze.
Palpes larges, divergents. Antennes plus longues que les palpes, l’impaire
un peu plus longue que les latérales. Segment buccal formant bosse
assez accentuée. —— Pharynx allongé, dent bien en avant (98, i). Proventri~
cule long, antennes et cirres épais à articles nombreux, courts et très
serrés. — Cirres dorsaux alternativement à 25-30 et 30-40 articles (k).
Soies composées à hampe un peu renflée, à serpe grosse, courte, pecti-
née, bidentée chez les jeunes, ensuite unidentée (l). Aux derniers sétigères,
une soie dorsale simple et une ventrale arquée, biiide. —— Un court cirre
anal impair, lisse et 2 autres articulés plus longs.
L. 25 à 50 mm. —· Trois raies transversales violettes ou pourpres au.
dos de chaque segment, sur toute la longueur du corps.
A mer basse et dans les dragages côtiers, dans les Algues et les Algues cal-
caxres.
Manche (Guernesey, Herm), Atlantique (Ile de Ré, golfe de Gascogne), Médi-
terranée et Adriatique. — Côtes d'Irlande.
S. (Typosyllis) torquata lWARION et Bonunrrsxv. Fig. 98, d ·h. ·— Syllis
torquata Mamox et Bona. 1875, p. 20, pl. x, fig. 5, pl. 11, iig. 5.
Corps mince, très contractile. — Prostomium sub-rectangulaire. Taches
oculaires irrégulières, sans cristallin. Palpes longs, divergents. 3 antennes
égales ne dépassant pas les palpes, à articles peu nombreux (98, d). Seg-
ment buccal formant une petite gibbosité. —- Pharynx et proventricule
longs. Dent un peu en arrière de Pouverture de la trompe qui est couron-
née de 10 papilles molles (e). —— Cirres tentaculaires et cirres dorsaux
cylindriques, courts, à articles peu nombreux (7-9). Cirres ventraux pin-
· niformes. Soies composées à hampe légèrement renilée, à serpe biden·
tée devenant très courte dans les segments postérieurs (g`. hl.
L. 30 mm. - Jaune paille avec les deux premiers segments noirs, for-
mant collier, de minces traînées brunes entre les segments antérieurs et
ensuite coloration jaune uniforme.
A la côte, dans les Ulves de la calanque de Malamousque. Un seul spécimen
connu. — Marseille.
S. (Typosyllis) armillaris lvlxrmcnuu. Fig. 99, a-f. - Syllis armz'lZm·zle·
MALMGREN 1867, p. 160, pl. vm, fig. 46; Mc’ lnrosu 1908, p. 188, pl. L,
fig. 1. S. alternosetosa SAINT-JosE1>H 1887, p. 26, pl. vu, fig. 14-19. S.
hyalina Mxtaoum (non Gamin) 1893, passim.
Corps long et grêle à nombreux segments. —— Prostomium arrondi.
4 yeux rouges disposés en trapèze et 2 points oculiformes. Palpes ovales,
très rapprochés, antennes dépassant bien les palpes, l’impaire plus lon--
gue cue les latérales (99. al. — Pharvnx à grosse dent bien en avant et.

ronvcniarns nnimivrss. - srnmoaz 265
10 papilles molles. Proventricule allongé. — Cirres dorsaux courts, attei-
gnant au plus le diamètre du corps, fusiformes (b), à 8-16 articles, le plus
souvent 9-11, rarement 20, serrés. Cirres ventraux lancéolés. Les serpes
des soies composées ont une dent secondaire plus ou moins marquée
dans les segments antérieurs et postérieurs. Elles sont courtes, plus
recourbées et unidentées dans la région moyenne du corps (c, d, e). llampe
assez renllée. 1-2 gros acicules coniques. Une soie simple non bifide aux
segments postérieurs (f). — 2 cirrcs anaux moniliformes. - Stolons
acéphales acquérant des soies natatoires après la séparation de la souche
et évoluant ensuite jusqu'au stade Ioida.
L. 25 à 50 mm. — Jaunâtre, ou rose uniforme, ou avec des raies trans-
versales roses. (Euls violets. çi rose clair, puis blanc.
A mer basse sous les pierres et dans les Laminaires, très commun dans les
dragages côtiers de la Manche.
Manche, Atlantique, Méditerranée (Monaco), mer du Nord. -— Mers arcti-
ques.
S. (Typosyllis) brevlpemlis Gnomz. F ig. 99, g'·k. — Syllis brcvz}7ennzÈs·
Gnomz 1863, p. 43, pl. iv, fig. 5; Manmzznnnnn 1879, p. 25. -—- (?) Xeno-
syllis Kz'nbergiMc’I1v*rosn 1908, p. 155, pl. Lxx, fig. 7.
Corps court, vermiforme, arrondi. Téguments couverts de petites
papilles. — Prostomium subreetangulaire. 4 yeux en trapèze et souvent
2 petites taches oculilormes. Palpes ovales, courts. 3 antennes subégales
à 6-7 articles, très courtes (99, g). Trompe couronnée de 10 papilles.
Long pharynx à dent obtuse, antérieure. 1"roventricule s‘étendant dans
4 segments. Cirres dorsaux courts, épais, subfusiformes, à articles peu
nombreux (8-10) renfermant des corpuscules jaune d’or (h). Cirres ven-
traux très courts. Très gros acicules saillants en poinçon (k). Soies à
serpe bidentée (i). - 2 cirres anaux à 6 articles. - Stolon T étraglène
(T. rosea Gnunn).
L. G à 10 mm. — incolore, transparent, intestin brunâtre.
Dragages. - Adriatique (Lussin piccolo), Atlantique (Açores). - Irlande?
S. (Typosyllis) nigricirris Gnomz. Fig. 99, l, ms — Syllis m,gricz'rrzls·
Gnunn 1863, p. 47, pl. rv, fig. 10. ,
Corps ellilé à segments très courts. — Prostomium elliptique. 4 yeux
punctiformes disposés sur` un arc peu courbé. Palpes triangulaires obtus.
Antennes subégales, dépassant bien les palpes, à 17-22 articles. Segment
buccal très court (99, l). — Trompe inconnue. — Cirres tentaculaires et
cirres dorsaux très longs, à articles nombreux (20 à 48) courts et serrés
(m). Cirres ventraux dépassant un peu le pied. Soies minces, à serpe
presque droite, courte, unidentée. — Un cirre anal impair très court et
lisse et deux à 33 articles environ.

266 mons ns mman. —~ ronrcnàras ammivras
L. 20 à 26 mm.·—— Rose brunâtre pâle à reflets violacés. Ciwes dor-
saux noirs.
Dragages 20 à 35 brasses. — Adriatique (Neresine). 4
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Fra. 99. —-Syllis armtllaris: a, région antérieure, grossie;b, parapodè moyen; c, d, e,
soies, postérieure, moyenne et antérieure >< 350; f, soie posterieure simple >< 500. -—
·§‘. brevipennis : g, région antérieure >< 20; h, parapode, très grossi (d’a.près Gamma);
L soie composée>< 500; k, acicule >< 500. »— S. nigricirris : 1, région antérieure >< 15;
m, parapode, très grossi (d’après Gauss). — S. cirropuncmta.: :1, deux segments,
face dorsale; 0, parapode, très grossi; p, soie composée >< 500.
S. (Typosyllis) cîrrûpunctata Mronxan. Fig. 99, n·p. —- Syllis cirro-
punctata, MICHEL 1909, p. 318.
« Environ 15 mm. Gris jaunâtre; une bande moyenne foncée, plus ou
moins interrompue en une tache au milieu et une tache de chaque côté;
u i ne à a imi es anneaux n · ou s ces ac e
delsuuel ll ted 99, ,tte ths
s’atténuent vers la partie postérieure du corps; ventralement, de chaque
côté, des dessins orangés (probablement néphridies) en un arc, et, à la
base des parapodes, une tache; les cirres dorsaux pointillés de petites
taches noires transversales et rectangulaires (0). Scies à serpe pectinée
et unidentée; les soies les plus courtes des faisceaux à serpe plus courte
et plus crochue. Les 4 yeux oéphaliques disposés en ligne droite. Trompe
>. Amd «....« s vnu ....4.:..;......,. ¤.....^..«..:,...1,. ,1..,.1,.. ...,........+.. n >. ta ......·

Ponvcuàrrss nnnmrus. —— svntxnaiz 267
30-45 rangées. — Stolon d’abord rougeâtre en un réseau, puis pourpre,
enfin très foncé, ordinairement violet; des taches oculiformes à la plupart
des anneaux, sur un mamelon à la base de chaque parapode. Avec les
longues soies capillaires dorsales, il frétille et enfin se libère à l’état
acéphale. u — Cirres.à 30-40 articles. 2 cirrcs anaux. Scies à hampe
renflée rappelant celles de S. Krohrzii (p).
Naples.
S. (Typosyllis?) cucullata Mc' Iivrosrr. Fig. 100, a-d. — Syllis cucullata
Mc’ Irxrosu 1908, p. 191, pl. Lx, fig. 3, pl. nxx, fig. 17, pl. Lxxx, fig. 11.
Corps massif. — Prostomium arrondi. 4 yeux de taille moyenne disposés
en carré. Palpes très grands (100, a). Antennes et cirres tentaculaires
moyennement longs, faiblement moniliformes et crénelés, surtout vers
Pextrémité. — Cirres dorsaux plutôt crénelés que moniliformes et effilés,
naissant du dos sans cîrrophore distinct. Mamelon sétigère conique obtus.
Cirre ventral plus court que le pied et largement ovale. Acicules recourbés.
Soies à hampe dilatée, tronquée obliquement, épineuse, à serpe courte
recourbée en oroc unidenté, ou à dent accessoire très petite (c, dl.
Taille? Coloration? Trompe?
' A mer basse, sous les pierres. - Manche (île de \Vight).
Nara. Iïressemble beaucoup à un Odonzosyllisl
S. (TyposylliS) Vivipara Knomv. Fig. 100, 9, f. — Syllis vivzjmra Goon·
nxcu 1900, p. 105, pl. xm.
Corps court, transparent (100, e). - Prostomium rectangulaire.
4 yeux en trapèze. Palpes triangulaires, divergents, accolés à leur base.
Antenne impaire plus longue queles latérales. — Pharynx court avec dent
au tiers antérieur. 9 papilles antérieures. Proventricule assez court. -
Longs cirres dorsaux moniliformes à nombreux articles. Soies à hampe
renflée (f), à serpe unidentée reoourbéei en croc. Une soie dorsale
simple aux derniers sétigères. —— 2 longs cirres anaux articulés et une
papille impaire. — Vivz)ua1·e. Dans le cœlome, des œufs et des embryons
développés. Peut aussi former des stolons. ·
L. 2 cm. —— intestin jaune pâle, téguments incolores, transparents.
Parmi les Algues. — Nice (Knonn); Naples (Goonmcu, l\frcmzt); Le Croisic
(Fsnnonmàmc).
Nota. Ne diffère de S. proli/`era que par sa viviparité et ses soies unidentées. l
S. (Ehlersia) cornuta Rxrnxiz. Fig. 100, g-i. — Syllis cornuta Soutien
1904, p. 39, fig. 9. - E/zlcrsia ccrnuta Lxrccnrmaivs 1879, p. 537. ,
E. sexoculata (Encens), SAINT-Josurxx 1906, p. 181.
Corps modérément allongé. —- Prostomium subhexagonal. 4 yeux
disposés en trapèze et 2 points oculiformes antérieurs. Palpes bien déve-

268 ` FAUNE nn FRANCE. - ronxcnizrns nnnimrns
loppés et bien séparés (100, g). 3 antennes subégales, minces, dépassant
beaucoup les palpes, à 15-30 articles. ——- Pharynx très long, dent
bien en avant; proventricuie long (30-35 rangées). —— Cirres dorsaux
longs et grêles à 12-20 articles, alternants. Cirres ventraux cylindriques,
à peu près de la longueur du pied. Soies composées de deux sortes, les
unes à article très long et très mince, finement pectiné et bidenté, les
autres à serpe courte pectinée bidentée (hl. Ces deux sortes de soies
coexistent dans chaque pied. Aux derniers sétigères, dorsalement et ven-
tralement, une soie simple subulée dont la pointe est précédée d’un petit
dentîcule. — 2 cîrres anaux articulés et un tubercule impair. — Stolons
dicères, Chaetosyllis.
L. 10 à 15 mm. —Blanc jaunâtre ou incolore.
I
A mer basse et dans les dragages côtiers parmi les Serpules, les Bryozoaires
et les Algues. Très souvent dans les coquilles vides, commensale des Pagures
et des Géphyriens. e
Manche, Atlantique, Méditerranée. — Mers arctiques, Océan Indien.
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Fm. 100. —— Syllis cuwllata : a, tête, grossie; h, parapoie >< 50; c, d, soies, très
grossies (d’après Mo’ Isrosn). —- S. vivipam : e, animal entier renfermant des jeunes,
grossi; f, soie composée (d’après Goonmcn). ——- S. cornutaz g, région antérieure,
grossie; h, i, soies composées, longue et courte >< 400. — S. (Ehlersia) ferrugimz
k. l. soies du 2** segment: m. n. soies dn 93** segment (d’2m·ès lmmrzmumsl.

eonxcuàres xmnarrrns. -- SYLLIDAE' 269
S. (Ehlorsîa) nepîotoca CAULLERY et Mnsiun. -- Ehlersia nepiotoca Caux.-
mznr et Mnsmx. 1916, p. 576.
Corps de petite taille, 5 à 6 mm., à segments peu nombreux (35 à 47).
-— Antennes et cirres pluriarticulés (nombre moyen d‘articles 10, dépassé
seulement pour l’antenne impaire et les cirres du premier et parfois du
quatrième sétigère). Soics composées de 2 sortes, les unes à serpe
courte, les autres à serpe très longue et très fine. —- Vz'vz)oare. (Diffère
peu de S. (Ehlersia) cornuta dont elle est peut-être une forme cyclique
parthénogéuétique).
Mares à Litho:/zamnion. — Anse S*-Martin, à l’ouest de Cherbourg.
S. (Ehlcrsia) ferrugina Lamcsnnans. Fig. 100, k·u. — Ehlersia ferru-
gimt Laivcmmans 1881, p. 104, pl. xv, lig. 10. — Syllis ferrugina Sou-
Txxsxiiv 1914, p. 38. S. ferrugùzea Aucnxen 1918, p. 271.
Corps très fragile. ~— 4 gros yeux et 2 points oculifcrmes antérieurs. l
Palpes larges. Antennes à 17-25 articles. —- Pharynx allongé à dent
antérieure. Proventricule à 25 rangées. — Cirres tentaculaires à 17-24
articles. Cirres dorsaux du 2° segment plus longs que les autres, les
suivants à 15-25 articles devenant de moins en moins distincts, puis non
articulés, très minces, alternativement longs et courts. Cirres ventraux
non lamelleux. Scies composées de deux sortes, les unes à serpe pectinée
fortement bidentée, les autres à long article en alène (100, k·n). Aux dcr-
nicrs sétigères, une soie dorsale et une soie vcntrale simples. ` .
L. 1 cm. -— Brun rouille, intestin verdâtre.
Dans les crampons de Laminaires. — Atlantique (côtes d’Irlande, Canaries, `
Angola).
G- TRYPANOSYLLIS Ctarlmènu.
(SAINT-Josurn, char. emend.)
Corps aplati, rubané. -— Prostomium portant 4 yeux. Palpes bien séparés.
- Trompe couronnée d'un trépau de dents et d'une grosse dent conique de
Syllis. Proventricule en barîllet. — Antennes et cirres moniliformes. Scies
composées à article en serpe. — 2 cirres anaux. —- Reproduction par stolons.
1. Segments très nombreux, antennes et cirres longs à nombreux
articles (25 à 45). Bandes dorsales violettes. Grande taille., . .
................ T. zebra, p. 269
— Segments peu nombreux, antennes et cirres courts à 6·12 articles.
Coloration jaune, cirres dorsaux jaune d’or. Taille 8-12 mm. .
................ T. cœliaca, p. 270
Tr. zehra Gnomz. Fig. 101, a-e. — Lancunimvs 1879, p. 556, pl. xxxu,
(ig, 17. Tr. Krohnzï Cnamniznu 1864, p. 558, pl. vu, fig. 2; Sym-
Josurrx 1887, p. 180.
\

270 FAUNE DE manon. — ronxcniaras nanazvras
Corps long, aplati, rubané, à segments tres nombreux et très courts.
— Prostomium plus large que long. 4 yeux disposés en trapèze, la paire
' antérieure plus grosse, en outre, parfois, deux petites taches oculaires
frontales. Palpes allongés et bien séparés. Antenne impaire plus longue
que les deux latérales (101, a). — Trompe précédée de 10 papilles molles,
couronnée d’un trépan à 10-12 dents égales accompagnées d’une grosse
dent conique de Syllis souvent difficile à distinguer (b). Proventricule
allongé. Intestin étranglé avec 2 caecums latéraux dans chaque segment.
Cirres dorsaux longs, épais, ai articles nombreux (20 à 50) courts et très
serrés mais très nets (c). Alternance de cirres courts et longs. Cirres
ventraux pinniformes. Scies composées à serpe bifide assez large et fine-
ment pectinée (d). Une soie simple birostrée aux derniers sétigères. ——
2 cirres anaux articulés, pas d’appendice impair. — Stolons Tétraglènes.
_ L. 3 à 6 cm. —- Deux raies transversales violettes au dos des segments
antérieurs, région postérieure jaunâtre. Cirres blancs ou parfois lilas,
ou violacés.
Dans les vieilles coquilles dragiuées et à mer basse dans les crampons de
Laminaires.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
Tr. cœliaca C1.ArAnÈnE. Fig. 101, f-h. — Cnxranànn 1868, p. 203,
pl. xm, fig. 3; SAINTMIOSEPH 1887, p. 184, pl. xx, fig. 57-63.
Corps de longueur moyenne, aplati, à segmentscourts et larges au
nombre de 60 à 90. — Prostomium arrondi plus large que long. li yeux
' assez gros et 2 plus petits au bord ventral. Palpes ovoïdes divergents.
3 antennes courtes, subégales (101, g). —~ Trompe précédée de 10·papilles
molles, couronnée d’un trépan à 10 dents à pointe rabattue en dedans.
Une grosse dent conique de Syllis. Proventricule court. Intestin étran-
glé, à 2 larges cœcums jaunes dans chaque segment (h). — Cirres dor-
saux courts, à articles moniliformes peu nombreux, 6 à 12. Ils ne sont
pas alternativement courts et longs. Cirres ventraux pinniformes. Soies
composées à serpe bifide plus courte et plus grêle que chez T. zebrw.
' Une soie simple birostrée aux derniers sétigères. '- 2 cirres anaux arti-
culés, pas d’appendice impair. — Stolons Tétmglènes.
L. 8 à 12 mm. —- Jaune, cirres dorsaux pleins de corpuscules jaune
d’or ou parfois verts.
Dans les vieilles coquilles draguées et à mer basse dans les crampons de
Laminaires.
Manche, Atlantique, Méditerranée.

ponvcuîzres Ennmms. — SYLLIDAE 271
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Fm. 101. —— Trypanosyllis zcbra : a, région antérieure >< 20 (d’après CLAPARLDE); b,
trépan d’après Lsnoiamums); c, parapocle; d, soie composée >< 500; —- e, tète de sto-
lon Tétraglène (d'après S,ma1·-Josm=u).-- T. coeliaca : I, soie composée : >< 500; Q, ré-
gion antérieure >< 25 (d’après Ctsrimàos); h, trompe et intestin (d’après SAINT-Josnru).
— Eurysyllis tuberculata : i, région antérieure >< 75(d’après CLAPARÈDE); k, trépan;
l. acicule: m, n, soie composée et soie dorsale simple (d'après Llmosnxxsus); 0, para-
pode >< 25 (d’après Mc’ Imosn).
G. EURYSYLLIS Eumsns.
[Pdymastus Claparède.] _
Corps massif, aplati. — Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés, fixés à la
face ventrale. — Trompe avec papilles molles, un trépan et une grosse dent.
Proventricule en barillet. 3 antennes globuleuses. — Cirres tentaculaires et
cirres dorsaux globuleux. Des verrues dorsales. Cirres ventraux soudés au pied.
Soies composées et des soies postérieures simples. — 2 cirres anaux globu-
leux. — Reproduction par stolons.
E. tuberculata Euuzns. Fig. 101, i·o. - Ennnns 1864, p. 264, pl. xx,.'
fig. 4-7. E. paradoxa SMNT-Josern 1887, p. 191, pl. xx, fig. 68-74.
E. lenta Quxrnzzrlicxzs 1865, p. 59, pl. vm, fig. 18-23. — Polymastus
paradoxus CLAPARÈDE 1864, p. 569, pl. vm,fig. 3.
Corps épais massif, à mouvements très lents. Environ 65 segments. -·
\

272 FAUNE DE Fnancxz. —-— ronvcnèrus Eimaivrias
Prostomium plus large que long, avec 2 renflements latéraux, 4 gros
yeux dorsaux à cristallin et 2 petits yeux accessoires. 3 antennes globu-
leuses insérées au bord antérieur. 2 palpes soudés, formant lèvre au-des-
sus de la bouche et visibles seulement à la face ventrale (101, i). Segment
buccal plus ou moins nettement distinct du prostomium, portant 2 tuber-
cules dorsaux et 2 paires de cirres tentaculaires globuleux. - Trompe
précédée de 6 grosses papilles, couronnée de dix petites dents égales
accompagnées d’une grosse dent dorsale de Syllis (k). Proventricule court,
globuleux, Ventricule triangulaire. Intestin étranglé, avec 2 grands
caecums latéraux dans chaque segment. - 4 tubercules sphériques à la
face dorsale de chaque sétigère. Cirres dorsaux sphériques remplis de
bâtonnets (0). Cirres ventraux coalescents avec le pied, libres seulement
à l’extrémité. Soies composées à serpe unidentée (m). Une soie ven-
trale simple aux derniers sétigères. Acicule terminé en bouton mucroné (1).
——- 2 cirres anaux globuleux, —- Stolons Tétmglènes.
L. 3 à 5 mm. — Coloration du blanc rosé au rouge cinabre. Stolons çi
rose orangé, stolons Q rouge sombre, violets ou verdàtres.
V A mer basse et dragages côtiers, dans les crampons de Laminaires, sur les
Rlzytiphlœa. Souvent encroûté de vase.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique.
G. XENOSYLLIS BIARION et Boemarznv.
Corps à segments larges et peu nombreux. — Prostomium portant 4 yeux.
Palpes bien développés débordant en avant du lobe céphalique. - Trompe
inerme, Proventricule en barillet. - 3 antennes. Deux paires de cirres tenta-
culaires. Antennes et cirres articulés. — Cirres ventraux réduits à une petite
languette ne dépassant pas Pextrémité du mamelon pédieux. Soies composées.
- 2 cirres anaux.
X. Scàbra (Ennnns). Fig. 102, 3.-B. —- Manxox et Bonnnrzxv 1875, p. 26;
SA11v1·-Josnrn 1906, p. 183. - Syllis scabra Ennsns 1864, p. 244, pl. X1,
fig. 1-3. `
Corps court, épais, large, couvert à la face dorsale de nombreuses
petites papilles (102, 21). Environ 50 segments. ——- Prostomium trapézi-
forme, élargi en avant, rétréci en arrière. 4 yeux. 3 antennes massives,
courtes, à 6-7 articles. 2 palpes séparés ovoïdes. Segment tentacnlaire
formant gibbosité sur le prostomium. - Cirres tentaculaires et cirres
` dorsaux épais, courts, à 5-8 articles globuleux ou emboîtés. Cirres ven-
traux très petits: Soies composées à article en serpe unidentée (c). Un seul
acicule robuste. 2 courts cirres anaux coniques articulés (b). Les segments
jeunes ou régénérés ne sont pas couverts de papilles. —- Trompe longue
et mince, inerme, proventricule petit, globuleux, ventricule triangulaire,

romrcuàras annmrrns. - suninan 273
intestin rétréci avec 2 étroits caecums latéraux dans chaque segment.
L. 3 à 4 mm. — Coloration jaune.
Fonds coralligènes, pierres calcaires.
Méditerranée, Atlantique (Marseille, Zurkowa, Madère).
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Flo. 102.- Xenosyllis xcaômz a, région antérieure >< 60; b, région postérieure >< 60
c, soie composée >< 800 (d’après Eumzns). -—-Opisthodontaplerochacta : d, région anté-
rieure >< 70; a, parapode moyen >< 125; f, acicule du l3° pied >< 700; g, soie com-
posée, face et protil; h, i, k, I, acicule, soie composée, soie simple dorsale et soie
simple igentrale d’un pied moyen X 800 (d'après Souriiann).
\
S.-F. EUSYLLINAE
Palpes soudés à la base seulement. Des cirres ventraux. Antennes et cirres
dorsaux ûliformes ou cylindriques présentant parfois des constrictions superfi-
cielles, mais non formés d'articles distincts. Reproduction directe (épigamie).
G. OPISTHODONTA LANGERIIANS.
Corps de petite taille. —— Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à la base ·
seulement.- Pharynx-armé d’une grosse dent postérieure. Proventricule en
18

274 FAUNE DE rmmcs. —— rom'cnÈ*rEs Ennnnrss
barillet. — 3 antennes, 2 paires de cirres tentaeulaires. Antennes et cirres lisses.
Des cirres ventraux. — Scies composées.
0. pterocllaeta S0UTnEnN. Fig. 102, d-l.- Sovrnnnu 1914, p. 30, pl. xv,
fig. 6. `
Corps très efïilé antérieurement, plus de 49 segments. —— Prostomium
' piriforme. 4 gros yeux disposés en rectangle. 3 antennes lisses, l’impaire
‘ ` insérée entre1es2 yeux antérieurs (102, d). Palpes de taille moyenne à angles
arrondis, soudés à la base seulement. Segment tentaculaire visible d`en
dessus, avec cirres ventraux plus longs que les dorsaux. — Pharynx très
long avec une dent pointue, latérale, un peu en arrière de la première
moitié._Proventricule long et cylindrique, à 45 rangs de glandes. 2 ventri-
eules dirigés en·avant. -— Cirres dorsaux longs, cylindriques et lisses (el.
Cirres ventraux massifs, renflés à la base et dépassant bien le pied. Aei-
eules des 15 premiers sétigères gros, épais, à extrémité tronquée et ren-
flée (f), les suivants beaucoup plus grêles et simplement boutonnés, (hl.
Soies composées à hampe renflée, épineuse, à serpe courte unidentée ren-
fermée dans un fourreau (g). Aux pieds postérieurs, une soie dorsale simple
limbée, indistinctement bifide et une soie ventrale non limbée (k, 1). Des
soies natatoires à partir du 31° sétigère.
' L. 1 mm. —— Coloration?
Pélagique (?). Pris au filet fin par 9 brasses. -— Un seul spécimen recueilli
par Sotrrnx-zum à Clew Bay, côte d’Irlande.
' G. ODONTOSYLLIS CLAr.mÈon.
Corps fragile. —· Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à la base. 3 an-
tennes. 2 paires de cirres tentaculaires. Une gibbosité occipitale recouvrant en
partie le prostomium. -— Bord antérieur du pharynx portant une rangée trans-
versale de dents dirigées en arriére. Proventricule en barillet. — Antennes et
cirres dorsaux inarticulés. Des cirres ventraux. Scies composées à article en
serpe. A maturité, des soies natatoires. - 2 cirres anaux. - Reproduction
directe. '
1. Cirres fusiformes. Soiesàlongue se1·pe(fig. 104, a·d). 0. gibba, p. 275
— Cirres cylindriques. Serpes courtes .......... 2
. 2. Serpes unidentées (fig. 104, l) ...,. 0. ctenostoma, p. 277
— Serpes bidentées (Hg. 103, c, d) ........... 3
3. Longs cirres dorsaux. Pharynxlongà 4 dentsî 0. Dugesiana,p. 275
—— Courts cirres dorsaux. Pharynx court .......... 4
4. Pharynx à 6-7 dents (fig. 103, i) .... 0. fulgurans, p. 274
. ——· Pharynx à dents très nombreuses, sur 2 rangs (fig. 103, I}. . .
............... 0. polyodonta, p. 276
0. fulgurans Cnnrimiann. Fig. 103, f·î. -l- CLAPAREDE 1864, p. 555,

1>oL¥cni·:·rns animrrras. ·— s\·x.i.inAn 275
pl. vm. fig. 1; Mnniox et Bonnmzxv 187.7, p. 40, pl. iv, fig. 11. - ? Syllis
fulgumns Aunoum et l\1.-Enwsnns 1834, p. 207.
Corps long et relativement mince, 35 à 100 sétigères. —— Prostomium
arrondi divisé en 3 lobes par un sillon en Y (fig. 103, f). 4 gros yeux pirî-
formes disposés en carré. 3 antennes cylindriques, l’impaire plus longue.
2 grands palpes recourbés, bien séparés. — Pharynx très court, à 6-7
grosses dents recourbées en arrière et 2 replis latéraux (i). Proventricule
3 fois plus long. — Segment tentaculaire formant une gibbosité arrondie
au-dessus du prostomium, mais peu développée. 2 paires de cirres tenta-
culaires inégaux. — Cirres dorsaux cylindriques, lisses (g), courts et `
alternants, ceux du 1°' sétigère bien plus longs que les suivants. Cirres
ventraux larges et courts. Acicules robustes, boutonnés; soies composées. \
à petites serpes courtes, bidentécs (h). Aux derniers sétigères, une petite
soie simple dorsale. A maturité des soies natatoires. —— 2 cirres anaux.
— Phosphorescenoe vert-émeraude très vive.
L. 1 à 4 cm. — Jaune pâle, rougeâtre ou orangé. (`Eufs violets.
A mer basse, parmi les Algues et dans les dragages côtiers.
Pas-de-Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée.
0. Dugesiana Cnnmniann. Fig. 103, a-e. — C1.A1>Anian1i.1869,·p. 557, pl. vm,
fig. 2; Laivcsnixnivs 1879, p. 554, pl. xxxu, fig. 15.
Corps mince et allongé, 60 à 100 sétigères. — Prostomium subrectan-
gulaire. 4 gros yeux arrondis disposés en carré. Antennes assez longues,
inégales. Palpes allongés (103, a). — Pharynx allongé, occupant 4 seg-
ments, avec 4 grosses dents recourbées en arrière, 2 plus indistinctes et
2 replis latéraux (e). Proventricule court. — Segment tentaculaire formant
une gibbosité bien développée et portant 2 paires de cirres subégaux.
Cirres dorsaux cylindriques, lisses, alternants et diminuant rapidement de
longueur. Cirres ventraux en palette large et courte (h). Une rangée de
gros acicules boutonnés; soies composées à courte serpe bidentée (c, d).
Soies simples aux derniers sétigères. A maturité, des soies natatoires. -
2 longs cirres anaux- `
L. 3 à 5 cm. — Incolore avec 2 lignes blanches longitudinales sur le
dos. lntestin pourpre. Produits génitaux roses.
Dragages côtiers, fonds de sable. ’
Atlantique (Madère); Méditerranée (Port-Vendres).
O. gihba Cmmnàna. Fig. 104, ire. —- Cnarnniann 1863, p. 47, pl. xxx,
fig. 7—8; Msniozv et Bonnarzmr 187.3, p. 38, pl. ux, fig. 10, iv, fig. 10.
O. brevicornis l\IAnaNzax.r.nn 1875, p. 32, pl. iv, fig. 1. — Syllis brevi-
cornzis Gnunn 1863, p. 44.
Corps court, massif, fragile, 40 sétigères. — Prostomium globuleux,
presque trilobé. 4 gros yeux disposés en trapèze, presque coalescents 2 à

276 FAUNE ne FRANCE. - POLYCHÈTES 1a1inANTF:s
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Frs. 103. -— Odontosyllis Dugesicmaz a, région antérieure >< 12; b, parapode, grossi (d’a-
près CLAPARÈDE); c, d, soies; e, pharynx (d’après Lanenmians). -— O. fulgurzms .·
f, région antérieure ><12(d’après Cnarauàns); g, parapode; h, soie >< 350; i,pharynx
(d’après Mamox). —· 0. polyodonta : k, région antérieure ><75; I, trompe et proven--
tricule >< 75; m, parapode, grossi; n, soies >< 500 (d’après Sum-Josmrn).
2, parfois 2 points oculiformes. 3 antennes courtes fusiformes, subégales.
2 gros palpes assez saillants (104, a}. — Pharynx court et étroit avec 6-7
grosses dents et .2 replis latéraux (c). Proventricule court, globuleux. ——
Segment tentaculaire à gibbosité dorsale bien développéeet portant 2
paires de cirres coniques de longueur peu différente. Cirres dorsaux fusi-
formes terminés en pointe conique, souvent indistinctement annelés (h).
Cirres ventraux coniques, à peu près de la longueur du pied et insérés
_ au milieu de celui-ci. Acicules robustes. Soies composées à longue serpe
pectinée unidentée; aux derniers sétigères, une soie capillaire simple (d,
e). A maturité, des soies natatoires. - 2 cirres anaux.
L. 5 à 25 mm. — Blanc opaque tacheté de brun et de violet.
A mer basse sous les pierres [et dans les crampons de Laminaires. Dra-
gages côtiers. ‘
Pas de Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée.
O. polyodonta SAlNT··JOSEPH. Fig. 103, k-11. -— SAINT-Josurn 1887,
p. 178, pl. vm, fig. 45-50.

POLYCHÈTES ERRANTES. ··· SYLLl.DAE  
Corps de petite taille, fragile; environ 40 sétigères. — Prostomium
plus large que haut, arrondi. 4 yeux disposés en trapèze et 2 points ocu-
liformcs. 2 antennes latérales courtes, massives et uneimpaire 3 fois plus
longue. Palpcs invisibles d’en dessus (103, k). — Trompe extrêmement
courte, à peine séparée du proventricule, portant 40 à 48 dents très fines
et superposées, décrivant deux courbes irrégulières, la pointe dirigée en
arrière (l). — Gibbosité occipitale arrondie ne recouvrant qu‘une petite
partie du prostomium. Cirres tentaculaires courts, inégaux (k)« Cirres
dorsaux du i" sétigère beaucoup plus longs que les suivants qui sont
courts, cylindriques, inarticulés (m). Cirres ventraux en forme de palette.
Acicules à pointe obtuse. Soies composées à serpe courte, grêle, bidentée
(11). Aux derniers sétigères, une soie dorsale capillaire très fine et une
soie ventrale simple bidentée. Pas de soies natatoires. -— 2 gros et longs
C·lI‘I‘6S BHRUX. '
L. 4 mm. - Jaune verdàtre, intestin brun.
Dragages côtiers. - Manche (Dinard, Chausey).
0. ctenostoma Cnaranènn. Fig. 104, f-e. - Cnuaniana 1868, p. 202, pl_
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Fm. 104. —- Odontosyllis gibba : a, région-antérieure; b, parapode; c, armature de la
trompe (d’après Maston); di a, soie composée et acicule >< 500 — 0. ctenostoma :
f, région antérieure, face dorsale; g, face ventrale; h, trompe et proventricule (d’a-
près Mamou), i, parapode >< 80 (d’après MARENZELLER); k, I, acicules et soie com—
posée >< 500.

278 FAUNE nia FRANCE. — ronvcuizras mmanrns
xii, fig. 4; MABl0N‘€t Bonaurzuï 1875, p. 42, pl. xv, fig. 12. O. vires-
cens MARENZELLER 1874, p. 41, pl. xv, fig. 2.
Corps épais massif, fragile, 40 à 100 sétigères. —- Prostomium arrondi.
4 gros yeux disposés en rectangle. 3 antennes cylindriques, l’impaire sou- `
vent plus longue que les latérales (104, f). 2 gros palpes courts, rabattus
à la face ventrale, séparés jusqu’à la base (g). — lîharynx allongé, avec
6 grosses dents dirigées en arrière et 2 replis latéraux (h). Proventricule
2 fois plus long. —- Segment tentaculaire portant une grosse gibbosité
arrondie recouvrant en partie le prostomium. 2 paires de cirres tentacu-
laires inégaux. Cirres dorsaux épais, cylindriques, obtus, alternative-
' ment longs et courts, inarticulés mais souvent ridés. Cirres ventraux
larges, presque foliacés (i). Acicules robustes, boutonnés (k); soies com-
posées petites, à courte serpe unidentée (l). Aux derniers sétigères, une
soie dorsale capillaire et une soie ventrale simple en croc. A maturité,
des soies natatoires. — 2 cirres anux. —— Phosphorescent.
L. 10 à 20 mm. — Verdâtre ou jaune verdâtre avec une bande trans-
versale de granulations grisâtres sur chaque segment et sur le presto-
mium.
· A mer basse, parmi les Algues, et fréquent dans les dragages côtiers.
Pas—de-Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée.
G. FAUVELIA Gnavina.
' « Prostomium dépourvu d’antennes, recouvert partiellement par une lame
fixée sur le premier sétigère; palpes indépendants l’un de l’autre. Pas de cirres
tentaculaires. Cirres dorsaux rudiinentaires. Trompe pharyngienne composée
‘ de deux parties dont Fantérieure, ovoïde, à paroi très épaisse, la postérieure,
' recourbée vers la face ventrale, à paroi plus mince. » Pas trace d`armure buc-
_ cale.
F. martinensis Gnxvina. Fig. 105, a—g. —- Gaavma 1900, p. 371, fig. 1-7.
Corps épais, bombé à la face dorsale, plus de 42 sétigères. —- Presto-
mium quadrangulaire, plus large que long. 4 gros yeux à cristallin, dispo-
sés en trapèze et portés sur des saillies latérales en forme de joue. 2 palpes
saillants, à contour arrondi, non soudés. Pas d’antennes. Premier seg-
ment sans appendices, non visible à la face dorsale (105, a). Au premier
sétigère, une lame dorsale proéminente, arrondie, cachant une partie du
prostomium. — Gaine pharyngienne droite, jusqu’au Ge sétigère. Trompe
pharyngienne à 2 régions : 1° antérieure ovoïde, à parois épaisses, 2**
postérieure plus mince recourbée (g). Aucune trace d’armure buccale.
Proventricule allongé. — Cirres dorsaux réduits à une simple saillie
au-dessus du pied (c). Cirres ventraux saillants, trapus. 3-4 acicules bou-
tonnés ou coudés (d). Scies composées à serpe courte, unidentée (e).

POLYCHÈTES EIIRANTES. ··· SYLLIDAE  
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Fm. 105. - Fauvelia martinemis : a, face dorsale; b, face ventralc; c, parepode; d,
acicules; e, soie composée; 1, soie simple postérieure; g, pharynx et proventricule
(d’après(lnAvu-zn). ~— Pterosyllis formosa : h,légôrement grossic; i, région antérieure;
k, parapode (d’après Mmmm); I, soie>< 500; m,dents à Pentrée de la trompe (d’après
l\IARENz1:1.u~:n).
Une soie simple droite ou un peu arquée aux derniers sétigères [f).
L. 8 à 10 mm. —- J aunâtre, avec fines ponctuations dorsales.
A mer basse, dans les Algues. — Manche (anse S*-Martin, à l’Ouest de Cher-
bourg).
G. PTEROSYLLIS C1.A1>AnÈnE.
[Jmblyosyllis (1) Gnunn; Gatziola, Jomasrox; Nicotia Cosu;
Tylacophorus QUATREFAGESÃ
Corps court, à segments peu nombreux. — Prostomium portant 4 yeux. Or-
ganes nucaux en ailerons saillants. Palpes non soudés. 3 antennes. 2 paires
de cirres tentaculaires. —- Trompe très longue, décrivant des cîrconvolutions,
armée d’un cercle complet de dents. Proventrîcule en barillet. Pas de cœcums
(1) Le genre Amblyosyllfa Gnuu: (1831} est le plus ancien, mais il est fond sur des carac~ ·
Ihr-on tnllsmnnl înnvnnts nu‘lI un nmn Arma mnînlnnuu

280 FAUNE on rxmxvcn. ——— POLYCHÈTEÈ nxxnaxvrns
en T. —· Antennes et cirres dorsaux pseudo—articulés. Des cirres ventraux.
Soies composées à article en serpe. Avant-dernier segment achète. A maturité,
des soies natatoires. — 2 cirres anaux. — Reproduction directe.
P. formosa Cx..s.x>AxxÈnE (‘). Fig. 105, h-n. — Cnsxmnènn 1863, p. 46,
pl. xxx, fig. 30-34. Pt. dorszzgera CLAPARÈDE 1864. p. 560, pl.·vxx, fig. 1.
Pt. spectaI2z'Zz`s SAxN1·-Josnrxx 1887, p. 187, pl. xx, fig. 64·67. Pt. plecto-
rlzync/La MAxxn1vzEx.Lxzxx 1874, p. 47, pl. v, fig. 3. Pt. lineatct Msxxnnznnnnn
1874, p. 44, pl. v, fig. 2. Pt. Zûzeolaza MARION et BonnE·x·zxY 1875. p. 43,
pl. IV et v, fig. 13. —— Gattiola spectabilis Joxxxvsroxsx 1865, p. 195, pl. xvx,
fig. 1-7. -— Amblyosyllis lineata Gnomz 1863, p. 48, pl. v, fig. 1. A. ma-
deirensis Lxxiscnnxmivs 1879, p. 561. A. algef/we Vxcoxnxx 1886, p. 425,
. pl. xxvxx, fig:. 5-9; — ? Tylacophorus Hessii QUATREFAGES 1865, p. 55.
Corps court, à segments trapéziformes peu nombreux (16} dont 13 sé-
tigères (105, h). — Prostomium ovale-arrondi. 4 gros yeux, ceux de la
‘ paire antérieure s'étendant jusqu’à la face ventrale et, à maturité, coales-
cents avec les postérieurs. 2 longs organes nucaux saillants en ailerons
divergents, ciliés   Antenne impaire plus longue que les latérales. Palpes
rabattus à la face ventrale, peu ou pas visibles d’en dessus, bien séparés.
2 paires de longs cirres tentaculaires inégaux. —-— Trompe très longue,
mince, décrivant de nombreuses circonvolutions et couronnée d’un cercle
de 6-7 dents (m) hi ou tricuspides, de forme variable. Proventricule ovoïde._
Cirres dorsaux très longs, s’enroulant en spirale et, comme les antennes,
pse‘udo-articulés, paraissant même moniliformes quand ils sont contractés.
Cirres ventraux pinniformes, élargis, sauf ceux de l’avant-dernier segment
qui sont filiformes. Acicules gros, à pointe droite. Soies composées à
serpe bifide, finement pectinée, longue aux soies supérieures (I), courte
aux inférieures. Pas de soies simples aux derniers segments. L’avant-
dernier est achète. — 2 cirres anaux filiiormes. - A maturité des soies
natatoires.
L. 10 à 15 mm. - Coloration très variable, blanc crémeux avec, au dos
-de chaque segment, 2 ou plusieurs raies transversales brunes ou violettes
s’anastomosax1t parfois en 8 couché- (Eufs verts ou bruns. Sperme blanc.
A mer basse, rampant sur les Algues et surtout sur les Ulves. Dragages
-côtiers, parmi les Huîtres et les vieilles coquilles.
Pas de Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée.
G. STRlllPTOSYLLlS \Vxzns'rsn et Bsivsnxcr (Soorrxnnxv char. cmend.).
Corps allongé. —- Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à la base, filiç
formes à Fextrémité. 3 antennes. 2 paires de oirres tentaculaires. -— Pharynx
_ (1) P. formosa et   lineata. Gamer ont eté décrits la même année (1863). Ladescription de
Cx.Ax>Aaàm: étant de beaucoup la plus exacte, la dénomination de cet auteur doit avoir la préfé-

x>om·cnia1·as annmras. — svrmnna 281
inerme. Proventricule en barillet. — Antennes et cirres lisses ou très indistinc-
tement moniliformes. Des cirres ventraux allongés aux segments postérieurs.
Aux pieds d’un nombre variable de segments antérieurs, acicules plus épais,
soies plus courtes et plus épaisses, à article terminal plus court que dans les
segments suivants. Une soie dorsale simple. Extrémité de la hampe des soies
divisée en plusieurs dents ou lobes. — Reproduction directe, avec un stade
pélagique.
1. Gros acicules aux segments sétigères 2-6 . S. hidentata. p. 282
— Gros acicules aux segments sétigères 2-5 ........ 2
2. Aeicule du 1** sétigère très épais (fig. 106, d). S. varians, p. 281
— Acicule du 1°' sétigère mince (fig. 107, dl. . S. Websteri, p. 282
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Fm. 105. - Streptosyllis varians : a, région antérieure >< 50; h, parapode moyen d'
>< 100; c, parapode antérieur >< 100; d’acicule >< 350; e, soies composées >< 800; f,
soie des segments antérieursx 800; g, soie simple >< 800 (d’apr€·s Waesran). -— S. bi-
dentata : h, région antérieure >< 30; i, 3* parapode >< 200; k, acicule >< 700; l, soie
dorsale simple et m, u, soies composées du 3¤ pied >< 700; o, p, q, r, acicnle, soie
dorsale et soies composées du 16* pied >< 700 (d'après Sourusnn).
S. varians Wensrnn et Bmmnxcr. Fig. 106, a-g. —— Wnnsran et Bama-
¤xc1· 1887, p. 718, pl. xx, fig; 24-31; SAINT-Josneu 1895, p. 192, pl. xx,
fig. 8-11 (‘).
(I) D'apx·es Soumsnu (1914, p. 9.5),l’espèce décrite sous ce nom par ne SÀINTJOSEPII serait ditfé·
rnma de malle dn W.m R.

282 muxn DE FRANCE. ——· POLYCHÈTES snanivrss
Corps de petite taille, une trentaine de=sétigères environ. — Prosto-
mium arrondi avec 4 yeux disposés cn trapèze et 2 taches oculiformes
antérieures. 3 antennes lisses (106, a). Palpes rabattus en dessous, invi-
sibles du côté dorsal (?). Cirres tentaculaires inarticulés. — Trompe
droite, brune, àbords unis, sans grosse dent, précédée de 6 papilles molles.
Proventricule à 75 rangs de glandes. — Cirres dorsaux inarticulés ou
indistinctement moniliformes (h-c). Cirres ventraux un tiers moins longs
seulement et à large base. Aux 5 premiers sétigères, un acicule très gros
à tête rentlée (d) et des soies à hampe évasée, denticulée, à serpe très pe-
tite unidentée (f) et quelques-unes à serpe plus longue (e). Aux sétigères
suivants, un acicule plus fin à pointe obtuse et des soies à long article
unidenté. Une soie (simple aux derniers sétigères fg) et des soies nata-
toires du 12° au 24° sétigère. — 2 cirres anaux sans appendice impair.
L. 3 mm. — lncolore.
Pèlagique. — Atlantique (Dinard, Amérique du Nord). ·
S. Websteri SOUTHERN. Fig. 107. — Souruenx 1914, p. 26, pl. II, fig. 3-
Corps très petit, 32 à 42 sétigères. — Prostomium arrondi avec 4 gros
yeux disposés en trapèze. 3 antennes lisses, cylindriques, légèrement
rétrécies à la base. 2 petits palpes filiformes, insérés ventralement. 2 pai-
res de cirres tentaculaires lisses, subégaux (107, a). — Pharynx droit, cy-
lindrique, épais, inerme. Proventricule cylindrique à 50 rangs de glandes.
— Cirres dorsaux cylindriques, inarticulés (cl. Cirres ventraux moyens
bien plus longs que le pied. Au i" sétigère. un acicule mince. aux 2°-5*,
un acicule très gros et très renflé (e), aux suivants, un acicule mince et
rentlé (d). Soies composées des 5 premiers sétigères plus courtes et plus
épaisses que les suivantes, à hampe élargie, découpée en lobes, les unes
_ à article allongé, dentelé, les autres à article très court, découpé (l, ml.
A partir du 6° sétigère, les soies sont beaucoup plus fines, à hampe den-
ticulée et terminée en 4 lobes aigus, divergents, l’article est allongé pec-
tiné, unidenté (i, k). A tous les pieds, une soie dorsale simple, arquée,
denticulée sur le bord convexe, et encapuchonnée aux segments moyens
et postérieurs (f, g). De longues soies capillaires dorsales à tous les seg-
ments à partir du 11° jusqu’à l’avant-dernier. — 3 cirres anaux, dont
· 1’impair plus long.
L. 3,5 à 5 mm. — Trompe brun rouge foncé.
Pélagique. — Atlantique (Côte Ouest de l'Irlande).
S. bidentata SOUTHERN. Fig. 106, h·r. — Soornsrm 1914, p. 28, pl. 111,
Hg. 4.
Corps légèrement atténué en avant, efïilé en arrière, 23 à 31 sétigères
au moins. — Prostomium subpentagonal plus large que long avec 4 gros
xmnv A€¤¤.«¤A¤ nn 4·m“.>.-,. A·.1·,.·.·...· imnnânn 2·..~A..A- ....4..,. 1-- n .·.·......· -..4.4,

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Fm. 107, —Streptosyllis Websteri : a, région antérieu1·e><5();b,3• pied ><200; c, l6° pied ‘
>< 200; d, a, acicules >< 700; f, g, soies dorsales simples >< 700; h, soie composée du
l6· pied; i, k, hampe et article terminal >< 700; l, m, soies composées à serpe lon-
gue et courte du 3· pied >< 700 (d’après Sovrunnx).
_ rieurs. Palpes invisibles d’en dessus, soudés à la base à la facelventralc
dela tête et terminés par une papille grêle. Segment tentaculaire distinct
avec 2 paires de cîrres inartioulés (106, h). — Pharynx inerme, droit,
court et large, couronné de 8 papilles. Proventricule cylindrique, massif,
à 48 rangs de glandes. - Cirres dorsaux longs, cylindriques, inarticulés
(i). Cirres ventraux très longs, augmentant de taille d‘avant en arrière.
Au 1°' sétigère, un acicule mince et renflé, aux sétigères 2-6 un ou 2 très
gros acicules à grosse tête renüée, aux suivants, un acicule semblable à
celui du 1*** sétigère (0, k). Soies composées des 6 premiers sétigères
courtes, robustes, à hampe terminée par 3-4 dents mousses, à serpes bi-
dentées, les unes longues, les autres courtes et larges (m, n). Aux segments
suivants elles sont plus longues, plus fines, à serpe plus allongée (q, r).
Une soie dorsale simple arquée, denticulée sur le bord convexe et enca-
puchonnée (p). Aux derniers segments, 2 minces acicules dorsaux. —-
3 cirres anaux, dont l‘impair plus court.
Dragages côtiers sur fond de sable et de coquilles. — Atlantique (côte d'Ir-
lnnrlo. Glow 'Rnvl

284 FAUNE DE FRANCE. — 1>oLYc11ÈTEs ERRANTES
G. SYLLIDES (Easrnn
(non CLAPARÈDE, nec VIGUIERl.
Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à la base. 3 antennes. 2 paires de
cirres tentaculaires. - Pharynx inerme. Proventricule en barillet. - Antennes
et cirres antérieurs inarticulés, renilés en massue. Cirres dorsaux plus ou
moins nettement articulés. Cirres ventraux pinniformes. Soies composées à
article en serpe. Une soie dorsale simple, et une soie ventrale simple aux pieds
postérieurs. -— 2 cirres anaux et un appendice impair. — Reproduction directe.
1. Palpes visibles d’en-dessus. Pharynx long. Cirres dorsaux arti-
culés (fig. 108. al ......... S. longocîrrata, p. 284
— Palpes invisibles d'en-dessus. Pharynx très court, cirres dorsaux
lisses (?) (fig. 108, h) ......... S. edentula, p. 284
S. longocirrata (Ensrnn. Fig. 108, a—g. — SAINTWIOSEPH 1887, p. 165.
— Anoplosyllis fulva MARION et Bonnnrzxr 1875, p. 28, pl. 11, fig. 8. —
Syllis ochmcea MARENZELLER 1875, p. 27. pl. 111, fig. 1.
Corps de petite taille, à segments peu nombreux (37 à 46). — Prosto-
mium subrectangulaire, plus large que long. 4 yeux disposés en trapèze
et souvent 2 petites taches oculaires antérieures. 3 antennes renflées en
massue (108, a). 2 palpes, de même hauteur que la tête. Cirres tentacu-
laires, antennes et premiers cirres dorsaux lisses ou faiblement ridés. —
Trompe précédée de papilles recouvertes de chitine. Pharynx inerme.
Proventricule à 40-45 rangs de glandes. — Cirres dorsaux, sauf les pre-
miers, nettement moniliformes, à 14-25 articles; ils sont alternativement
longs etcourts. Cirres ventraux pînniformes (c). Soies composées à serpc
bidentée, les unes longues et les autres moitié plus courtes`(d-e). A tous les
segments, une soie dorsale simple arquée, pectînée sur le bord convexe
(g]. Une soie ventrale simple aux derniers segments seulement. A matu-
rité, des soies natatoires à partir du 11°-12* sétigère. — 2 cirres anaux
articulés et un petit appendice impair (b).
L. 2 à 5· mm. - Incolore ou jaune brun. Cirres dorsaux jaunes.
Trompe et intestin bruns. (`Eufs jaune verdâtre.
Parmi les Algues et les Lit/zothamnion, fonds coralligènes. Dragages côtiers.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Adriatique.
S. edentula CLAPARÈDE. Fig. 108, h-n. — Anoplosyllis edentula CLA-
1=A11Èn11 1868, p. 214, pl. XII, fig. 2.
Corps très petit, '12 segments. -— Prostomium arrondi en avant. 4 yeux.
3 antennes renflées en massue allongée, subégales (108, h). Palpes, invi-
sibles d’en-dessus, formant deux éminences ventrales. - Pharynx inerme,
très court. ne dénassant nas le 1°' sétigère. Proventricule nvoïde. dans

POLYCHÈTBS EllRANTES· —·· SYLLIDAE  
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Fxc. l08·-—Syllides longocirrata : a, région antérieure, gx·ossie;_b,région anale; c, pa·
rapode, vu par la face ventrale (d’après Mamox); d, 0, soies composées >< 500; I,
acicule >< 500; g, soie simple pectinée (d‘après MAnENzE1.1.r:e). -· S. edentula : h,
région antérieure >< 50; î, cirres anaux; ln, un cirre dorsal >< 125; 1, m, soies com-
posées; n, soie simple (d’après Cnaramànn). ‘
les sétigères 2-3. — Antennes et cirres tentaculaires inarticulés. La lon-
gueur desoirres dorsaux (k) (lisses?) égale 2 fois et demie la largeur du
corps. Cirres ventraux pinniformes. Soies composées à serpe longue et _
mince (l-m). Une soie simple aux derniers sétigères (n). —— 2 oirres anaux
allongés et un appendice impair (i}.
L. 1 mm. -— Coloration? ·
Habitat? ,_ Méditerranée (Naples).
I G. PIONOSYLLIS BIALMGREN
(LANGERHANS char. emcnd.).
Corps de petite taille. —- Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à la base.
3 antennes. 2 paires de cirres tentaculaires. — Une dent unique à la partie
antérieure du pharynx. Proventricule en barillet. — Antennes et cirres inar-
ticulés. Des cirres ventraux. Soies composées à article en serpe. — 2 cirres
anaux. ··- Reproduction directe.

286 ' nous ni: rames. -—— rowcntrnzs naaazvrss
1. Cirres ventraux du 1" sétigère lamelleux. P. lamelligera, p. 288
-— Cirres ventraux du 1“ sétigère non lamelleux ....... 2
2. Longues serpes dentelées à la base (fig. 109. d). P. serrata. p. 286
—- Serpes non dentelées à la base (fig. 109, h) ........ 3
· 3. Cirres des 1°" segments extrêmement longs (fig. 110, h). . .
............... P. longocirrata, p. 288
. —- Cirres des im segments plus courts (fig. 109, k) ...... 4
4. Pharynx à dent pas tout à fait antérieure (fig. 109, f). . . .
............... P. divaricata, p. 287
—- Pharynx à dent tout à fait antérieure (fig. 109, ki. Embryons
portés sur le dos de la Q ....... P. pulligera, p. 286
P. serrata Sournunw. Fig. 109. a—e. — Sournamv 1914, p. 23. pl. III-IV,
fig. 5. ,
Corps court, graduellement efiilé en arrière, 27 sétigères. — Prosto-
mium subpentagonal. 4 gros yeux en trapèze et 2 points oculiformes.
` Antenne impaire plus longue que les latérales. Palpes renflés, ovoïdes.
divergents, soudés à la base et insérés ventralement (109, a). — Trompe
à bord antérieur lisse. Pharynx court et large à grosse dent antérieure.
Proventricule court; à 20 rangs de glandes. —- Segment tentaculaire non
visible à la face dorsale, portant 2 paires de cirres inégaux. Cirres dorsaux
lisses, cylindriques (b), ceux du 1" sétigère plus longs que les autres
qui ne dépassent guère la largeur du corps. Cirres ventraux renflés. les
antérieurs et les postérieurs plus longs que le pied, les médiane plus
courts. Une petite papille dorsale à Pextrémité du lobe sétigère. Aux
premiers sétigères, 2 acicules renflés en bulbe (c). Soies composées à
hampe renflée, épineuse, les supérieures à long article bifide avec 4-5
longues dents à la base. les inférieures à article plus court, unidenté, à
bord lisse ou faiblement pectiné (d-e). Aux derniers sétigères, une soie
dorsale simple, longue et mince. — 2 minces cirres anaux cylindriques.
. Pas de soies natatoires.
L. 2,5à 3 mm. - lncolore. Trompe brune. '
A la côte, à mer basse et pélagique. — Atlantique (côte d’lrlande).
P. pulligera (Knouiv). Fig. 109, k—0. -—- Samir-Josarn 1898, p. 223,
pl. xm, fig. 1. —- Syllzkles pullzger CLAPARÈDE 1864, p. 541, pl. vi, fig. 6;
Vxcuinn 1884, p. 99, pl. v. fig. 50-54.
Corps court et large, 20 à 28 sétigères. -— Prostomium subrectaugu-
laire. 4 gros yeux disposés en trapèze et 2 taches oculiformes. Antenne
` impaire plus longue que les 2 latérales, lisse ou faiblement ridée. 2 palpes
massifs très divergents, faiblement soudés à la base (109, k). Cirres ten-
taculaires dorsaux et ventraux de longueur inégale. —— Pharynx court, à
dent tout à fait en avant. Proventricule court, globuleux. — Cirres dor-
saux lisses ou superficiellement anuelés, alternativement plus longs et plus

ronvcnàras nnnmrss. — sntxnas 287
courts, les antérieurs plus longs que la largeur du corps. Cirres ventraux
coniques, à peu près de la longueur des pieds. Soies composées longues
et minces à article allongé en alêne, unidenté ou très finement bidenté (l). ·
Une soie simple aux derniers sétigères (11). — Après la ponte, les œufs,
puis les embryons (0), restent fixés à la face dorsale des pieds de la région
moyenne du corps jusqu’au stade 3-4 sétigères.
L. 2 à 6 mm. — Blanchâtre avec des bandes jaunes sur les premiers
segments, ou uneligne longitudinale de taches violettes au milieu du dos.
Pélagîque et dans les dragages côtiers.
Pas de Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée.
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F10. 109. - Pionosyllis xerrala : a, extrémité antérieure >< 40; h, parapode >« 125: c,
acicule >< 600; d, soie dorsale à. longue serpe >< 600; e, soie ventrale a courte serpe
>< 000 (¢1’après Soumrznn). - P. divaricala 2 i, région antérieure grossio; g, parapode
(d’après Km-nnsrrzxx); h, i, soies composées à scrpes courte et longue >< 600. — P.
pulligcra: k, région antérieure >< 00; l, soie composée >< 350; m, acicule >< 350; n,
soie simple >< 350 (d’après Vmmsa) ; 0, embryon prêt àquitter sa mère >< 50 (d’après
Ctamnànn).
P. divaricata(Knreasrs1x). Fig. 109, f—î. — Syllis dz'var·z'cata Knrrms-
TEIN 1862, p. 111, pl. ix, tig. 45-47. S. nornzannica CLAPARÈDE 1863,
p. 40, pl. xm, fig. 24.
Corps linéaire, environ 56 sétigères. —— Prostomium ovale. 4 gros yeux

288 muni; ne runner:. —- r>ox.vcnÈ·rss nnnaivras
disposés en trapèze et 2 taches oculiformes. 3 longues antennes subégales,
lisses (fig. 109, f). 2 gros palpes ovoïdes, divergents. -—- Pharynx court,
brunâtre, à grosse dent pas tout à fait antérieure. Proventricule court, à
23 rangs de glandes. — Segment tentaculaire visible d’en dessus. Cirres
tentaculaires et cirres dorsaux inarticulés, alternants, les plus longs ne
dépassant pas beaucoup la largeur du corps (g). Cirres ventraux coniques,
de la longueur du pied. Soies composées à longue serpe unidentée (i). -—
2 cirres anaux. - Reproduction directe.
L. 1 à 2 cm. —— Incolore ou blanc jaunâtre. I
A la côte et dragages côtiers. ·
Manche (Saint-Vaast, Plymouth), Atlantique (côtes de Bretagne et l\Iadère).
P. longocirrata SA1N·r-Josaru. Fig. 110, h-l. ——SAiNT-Josnrn 1887, p. 160,
pl. vm, fig. 24-29. ·
Corps très fragile, à mouvements très vifs, 45 à 55 sétigères. — Prosto-
mium ovale,. plus large en avant qu‘en arrière. 4 gros yeux en trapèze et
2 petits points oculiformes. 3 longues antennes, l’impaire plus grande que
les latérales. 2 larges palpes divergents (110, h). Trompe brune à bords
unis, couronnée de 10 papilles. Pharynx à dent conique (i) à une certaine
distance du bord. Proventricule à 25-32 rangs de glandes. 10 organes
i transparents terminés en caecum entourant la trompe (k). —— Segment ten-
taculaire visible d’en dessus,,portant 2 longs cirres et 2 courts. Les 12
premiers segments très serrés, à cirres dorsaux excessivement longs (4-5
fois la largeur du corps). Antennes et cirres lisses. Cirres ventraux coni-
ques, renflés à la base. Soies composées fines, à article bidenté plus ou
moins long (1). 2-3 acicules subulés. Aux derniers segments, une très fine
soie simple subulée et une grosse soie arquée. —— 2 cirres anaux.
L. 10 mm. —— Corps très légèrement brunâtre et souvent piqueté de vio-
let foncé. Trompe brune. CEufs gris.
Vieilles coquilles draguées et crampons de Laminaires.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
P. lamelligera SAINT··JOSEPH. Fig. 110, a-g‘ — SMNT-Jossrn 1887, p. 163,
pl. vm, fig. 30-38.
Corps grêle, fragile, mince, 50 à 60 sétigères. -— Prostomium trapé-
zoïde, arrondi en avant. 4 gros yeux à cristallin et 2 points oculiformes.
Antenne impaire plus longue que les latérales. 2 longs palpes oblongs
divergents, soudés à la base (110, a). — Trompe à bord uni ou légèrement
déchiqueté, précédée de 10 papilles molles. Pharynx étroit, à dent bien
en avant. Proventricule court, à 22-25 rangs de glandes. ·- Segment ten-
taculaire visible d’en dessus, portant 2 paires de cirres inégaux. Cirres
dorsaux du 1“*‘ sétigère bien plus longs que les suivants qui sont plus
courts que la largeur du corps. Antennes et cirres lisses. Cirres ventraux

rorrcnàrns nnnmrss. — srntrnis 289
très petits, en languette, sauf ceux du 1*** sétigère, en forme de large
lamelle. Acicules des premiers sétigères ypsiloïdes (f). Scies composées,
les unes àlongue serpe bidentée les autres à serpe très courte bidentée (d, e).
Aux derniers segments, une soie capillaire et une grosse soie simple biden-
tée (g). A maturité, des soies natatoires. —-· 2 longs cirres anaux.
L. 6 à 7 mm; - Incolore, ou portant au dos de chaque segment 3 raies
violettes ou noirâtres persistant quelque temps dans l’alc00l.
Dragages côtiers. A mer basse, dans les mares, dans les crampons de Lami·
naires et parmi les Ascidies.
Pas-de-Calais, Manche (Dinard, Cherbourg), Atlantique (côte d’Irlande).
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Fm. HO. - Pionosyllis lamelligera : a, région antérieure >< 40; b, un segment, face
dorsale >< 40; c, les 2 derniers segments ><75 (d’après SAxxr—JosErn); d, serpe courte;
· e, longue serpe; f, acicule; g·, soie simple postérieure ><.500. — P. longocirrata:
h, région antérieure >< 30; i, stylet de la trompe>< 200; k, trompe avec les organes
en cœcum et les papilles >< 30; 1, soie à. longue serpe >< 300 (d’ap1·ès Sum-Josnrii).
G. PARAPIONOSYLLIS Fwvst. `
Corps de très petite taille. — Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à
la base. 3 antennes. Une seule paire de cirres tentaculaires. - Une dent

290. FAUNE DE Ennivcn. ——— ronvcaiarns ERRANTES
uniqueà la partieantérieure dupharynx ('). Proventricule en barillet. ·— Antennes
et cirres inarticulés. Des cirres ventraux. Des soies composées à article en
serpe et des soies simples aciculaires. — 2 cirres anaux. — Reproduction
directe. Gestation externe. `
1. Téguments avec des papilles en massue (fig. 111, c) .....
....... n ........ P. papillosa, p. 290
-— Téguments lisses, sans papilles ............ 2
2. Trompe inerme (fig. 111, d) ....... P. elegans, p. 291
- Trompe avec 1 grosse dent . . . l .......... 3
3. Taille 2 mm. Soies toutes à longue serpe (fig. 111 b) .....
................ P. gestans, p. .290
- Taille 4 mm. Serpes longues et courtes (fig. 111, el .....
................ P. minuta, p. 292
P. gestans (P1EnA1vTo1v1). Fig. 111, a, I). — Pz'0n0syIlz`s gestans Pus-
RANTONI 1903, p. 237, pl. 10, fig. 1.
Corps long et mince, environ 40 segments. -— Prostomium arrondi en
`vant. 2 paires de gros yeux et 2 petites taches oculaires antérieures. Les
3 antennes et les deux cirres tentaculaires sont de même taille, allongés,
fusiformes (111, a). Palpes très saillants, nettement séparés, mais non
divergents. — Pharynx droit, s’étendant dans les 4 premiers sétigères,
avec une seule grosse dent. Proventricule dans les 5° et 6°. ~—- Segment
tentaculaire bien distinct. Cirres dorsaux de longueur égalant les deux
tiers des cirres tentaculaires; ils sont renilés à la base, sub-claviformes et
lisses. Ils existent à tous les segments, y compris le 2" sétigère. Cirres
ventraux courts et digitiformes. Acicules renflés en bouton (b). Soies
simples élargies et dentelées à Pextrémité. Soies composées toutes sem-
blables à serpe allongée denticulée (D). Pas de soies natatoires à matu-
rité. — 2 cirres anaux longs et minces. —- (Eufs du 14e au 29e sétigère.
Larves restant attachées aux cirres ventraux de la mère jusqu’à un stade
avancé (7 sétigères).
L. 9 mm. —- Jaune verdàtre, pâle.
Dans le sable mélangé de débris organiques, à 3 ou 4 mètres de profondeur.
Golfe de Naples.
P. papillosa (Pmnaivroivi). Fig. 111; c. -— Pz'on0syllis`.papz'Zl0sa PIE*
nnxrom 1903,p. 238, pl. x, fig. 3, pl. xx, fig. 25.
Antennes, cirres tentaculaires, cirres dorsaux et ventraux et soies sem-
blables à ceux de P. gestans. Environ 40 sétigères. Palpes longs, soudés à
mi-hauteur et toujours divariqués (111, cl. — Pharynx recoupé d’une
ligne claire au milieu de sa longueur, s’étendant dans les 3 premiers séti-
gères. Proventricule dans les 4° et 5** sétigères. — Dans la région anté-
rieure, téguments couverts d’un grand nombre de papilles en massue
(1) Sauf chez P. etegcms. _

POLYCHÈTES ERRANTES· ···· SYLLIDAE  
groupées surtout. sur les parapodes et sur les lignes intersegmentaires.
Un œuf orangé par segment du Uv au 20° segment, environ.
L. 8 mm. -— Jaune orangé, assez vif.
Dans le sable riche en débris organiques, à 3 ou 4 mètres de profondeur.
Golfe de Naples.
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Fra. M1. ·— Pampionosyllis gestans : a, forme jeune >< 120; b, soies >< 1500. — Par.
papillosa : c, région antérieure >< 60. — Par. elegans: d, avec larves à 3 sétigères
>< 20; e, soies >< 1500. - Par. minuta: f, avec œufs >< 23 (d’après Pxmnmwom).
P. elegans (Prsnmroni). Fig. iii, d-e. -— Pz'orzosylIz's elegarzs PIERAN•
rom 1903, p. 236, pl. x, fig. 2; xt. fig. 27.
Corps allongé, assez massif, environ 30 segments. — Prostomium
arrondi en avant. 4 grands yeux en trapèze et 2 très petites taches oeu-
laires antérieures. Antenne impaire fusiforme, aussi longue que les laté-
rales. Palpeswenflés et soudés à la base. — Trompe à bord antérieur
faiblement incisé, sans trace de dents. Pharynx légèrement sinueux,
s’étendant dans les 2 premiers sétigères. Proventrieule globuleux, dans le
3° sétigère. — Segment tentaculaire bien distinct portant une seule paire
de cirres fusiformes semblables aux antennes. Cirres dorsaux suivants
semblables mais d‘un tiers plus courts et semblables entre eux, lisses
également. Cirres ventraux courts, digitil`ormes.·Aeieules renflés en bou-

292 FAUNE DE rnaxcn. — x>o1.Ycr1È·rEs ERRANTES
ton (iii, e). Soies composées à serpes les unes courtes, les autres lon-
gues. En outre, une soie simple en alêne et une autre à extrémité en biseau
dentelé le). A maturité, des soies natatcires aux segments ovigères. ——
2 longs cirres anaux légèrement renflés à la base. — Larves à 3 segments
attachées au voisinage des cirres ventraux (iii, d). Téguments transpa-
rents, sans papilles.
L. 7 mm. —— Région antérieure jaune rougeâtre, intestin verdâtre.
Dans le sable riche en débris organiques, à 3 ou 4 mètres de profondeur.
Golfe de Naples.
(
P. miuuta (Pxanmroxx). Fig. M1, f. — PIEHANTONI 1903, p. 239, pl. x,
fig. 5. ~ '
Corps allongé, environ 30 segments. Téguments lisses, sans papilles.
—— Prostomium arrondi. 4 gros yeux et 2 petites taches antérieures.
'Antennes fusiformes, la médiane implantée en arrière des latérales. Palpes
relativement grands, réunis à la base et pas toujours divariqués. -— Pha-
rynx droit, occupant les 3 premiers sétigères, armé d’une seule grosse
dent antérieure. Proventricule dans les 4** et 5** sétigères. Cirres tentacu-
laires fusiformes, un peu plus longs que les dorsaux qui sont légèrement
claviformes, surtout les derniers. Cirres ventraux courts et digitiformes.
Acicules renflés en bouton et accompagnés de 2 soies simples. Scies com-
posées à serpe dentelée de longueur variable dans un même pied zces
soies ne diffèrent pas·sensiblement de celles de P. elegant:. — 2 longs
cirres anaux. —- Un seul oeuf par segment (iii, f), à partir du 12**, dans
les il suivants. Larves portées à la face ventrale jusqu’à un stade très
avancé.
. L. 4 mm. — Coloration verdâtre, œufs rouge brun.
· Dans le sable riche en débris organiques, à 3 ou 4 m. de profondeur.
Golfe de Naples.
G. EUSYLLIS IVIALMGREN.
Corps fragile. -— Prostomium portant 4 yeux. Palpes soudés à la base. 3 au-
tennes. 2 paires de cirres tentaculaires. — Bord antérieur du pharynx chitineux
et finement denticulé. Une grosse dent impaire. Trompe couronnée de papilles
molles disposées sur 2 rangs. Proventricule en barillet. —— Antennes et cirres
inarticulés mais plus ou moins nettement annelés en apparence. Des cirres
ventraux. Scies composées à article en serpe. A maturité, des soies natatoires.
— 2 cirres anaux. -— Reproduction directe.
1. l" cirre ventral grand et foliacé (fig. 113, b). E. lamelligera, p. 294
- 1°' cirre ventral semblable aux suivants ......... 2
2. Scies à serpes courtes et longues dans un même pied (fig. 112, f, g).
` ................ E. assimilis, p. 294

ronvcnàres xannaivres. — sYL1.1nAr: 293
— Soies toutes à serpe courte (fig. 112, I, mi ........ 3
3. Un gros tube glandulaire de chaque côté de la trompe. . ` . .
............... E. intermedia, p. 295
— Pas de gros tubes glandulaires ..... E.Bl0mstrandi, p. 293
E. Blomstrandi ltlanrxcnrzzv. Fig. 112, h·m. —· Mamxcnim 1867, p. 159,
pl. vu, fig. 43; Saxrrr-Josrzrxi 1887, p. 171. E. iubz}"e.r Mc' lurosn (non ·
GossE)1908, p. 174. E. m0nz'lz'c0rnz's lllamrcnex 1867, p. 160, pl.·vrx,
fig. 44.
Corps épais, massif, fragile; 50 sétigères environ. —— Prostomium
subrectangulaire. 4 yeux disposés en rectangle et 2 points oculiformes.
Antenne impaire plus longue que les latérales. 2 longs palpes ovales bien
` séparés (112, h). — Trompe couronnée de papilles molles disposées sur
2 rangs de 10. A 1’entrée du pharynx, un anneau chitineux, foncé, finement
denticulé ou décliiqueté et une grosse dent conique (î). Proventricule
allongé, à 50-55 rangées de points. — Segment tentaeulaire formant un
repli nucal sur le bord postérieur du prostomium et portant 2 paires dc
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Fm. 112. - Eusyllis assimilis za, région antérieure >< 30; b, entrée de la trompe >< _
100; c, parapode >< 120; d, acicule >< 700; e, soie simple >< 700 (d'après ltlamznzm-
Len); 1, g, soies composées, longue et courte >< 600. — E. Blomstrgmdi : h, region
antérieure, grossie; i, trompe, grossie; k, parapode >< 150; 1, m, soxes composées ><
PIV} (r1’·anv·à¤ ‘\I’nu»:¤¤u\

294 FAUNE nn raaivca. —-— ronvcniarns iannanrss
cirres tentaculaires, les supérieurs bien plus longs que les inférieurs. Pre-
- miers cirres dorsaux plus longs que la largeur du corps (k), les posté-
rieurs plus courts. Antennes et cîrres antérieurs assez . distinctement
annelés, les suivants lisses. Tous les cirres ventraux sont ovales et de la
longueur du pied environ. Soîes composées à serpe courte, bidentée (I, m).
Aux derniers sétigères, une soie dorsale simple capillaire et une soie ven-
trale bidentée. A maturité, des soies natatoires. — 2 cirres anaux. — Phos-
phorescent.
L. 6 à 10 mm. — Orangé ou jaunâtre. Extrémité des oirres brunàtres.
Parmi les Bryozoaires et les Hydraires; souvent dans de petits tubes muqueux
à la surface des Laminaires.
Pas de Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée, Mer du Nord. - Mers
Arctiques.
E. assimîlis Mannivzsnmza. Fig. 112, à-g. —- MARENZELLER 1875, p. 30,
pl. vu, lig. 2. E.m0m']L'c0rnz's SAINT-Josnrrr 1887, p. 169 (non MALMGREN).
Corps massif, allongé, fragile; 50 à70 sétigères. — Prostomium subrec-
tangulaire, 4 gros ,yeux et 2 petits points oculiformes. 3 antennes anne-
lées, l’impaire bien plus longue que les latérales. Longs palpes, un peu
divergents, soudés à la base (112, a)· —— Trompe couronnée de papilles
molles. A l’entrée du pharynx, une couronne incomplète de denticules bien
marqués et une grosse dent conique. Proventrioule à 60-80 rangées de
points. — Segment tentaculaire formant bourrelet saillant sur le prosto-
mium et portant 2 paires de oirres tentaculaires dont les supérieurs sont
plus longs que les inférieurs. Cirres dorsaux antérieurs plus longs et plus
nettement annelés que les suivants qui alternent et deviennent plus courts
que la largeur du corps (c). Cirres ventraux larges, ovales, plus courts
que le pied et tous semblables. Acicules recourbés en crochet (d). Soies
composées de 2 sortes dans un même pied, à serpes bidentées les unes
longues, les autres courtes (f-g). Aux derniers sétigères, une soie dorsale
simple capillaire et une soie ventrale bidentée (e). A maturité, des soies
natatoires. — 2 longs cirres anaux. —- Phosphorescent.
L. 10 à 20 mm. — lncolore ou orangé foncé.
Dragages côtiers et à mer basse parmi les Algues et les Bryozoaires.
Pas de Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée.
E. lamelligera Mauroy et Bounntrzirv. Fig. 113. —- MAr.1oN et BOBBETZKY
1875, p. 33, pl. III, fig. 9; SAINT-JOSEPH 1887, p. 45.
Corps massif, environ 50 sétigères. —— Prostomium arrondi. 4 gros
yeux disposés en rectangle et.2 petits points oculiformes. Antenne impaire
longue et robuste, latérales plus minces et plus courtes. 2 gros palpes
` soudés à la base et rabattus à la face ventrale (113, a-b). —- Trompe cou-
ronnée de 10 papilles molles. A l’entrée du pharynx, une couronne de
petits denticules bien visibles et une grosse dent conique (cl. Proventri-

ronrcnàwns annmrss. — svnnxnaa 295
cule à 22 rangées de points violets. - Segment tentaculaire formant
un bourrelet peu marqué et portant 2 paires de cirres tentaoulaires, les
supérieurs plus longs que les inférieurs. Cirres dorsaux du 1*1* sétigère
plus longs que tous les autres; les suivants plus grêles et plus courts.
alternant`irrégulièrement. Antennes et cirres paraissant plus ou moins
nettement annelés. Cirres ventraux du 1" sétigère beaucoup plus grands
que les suivants et aplatis en lamelle foliacée (b). 2 à 4 aoicules. Soies
composées à serpe bidentée assez longue, faiblement pectinée (d, e). A
maturité, des soies natatoires. — Phosphorescent.
L. 10 à 15 mm. — Gris sale ou orange. Trompe brune. Proventricule `
violet. Intestin verdàtre.
Dragages côtiers, fonds coralligénes. — Pas de Calais, Manche, Méditer-
ranée.
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Fm. 113. — Eusyllis lamclligem: a, partie antérieure, face dorsale, grossie; b, la méme,
face ventrale; c, trompe; d, e, soies composées (d’après l\lAavoN et Bonnarzxv).
E. intermedîa SAINT-Josspn. — SAiN'r·J0sEPH 1887, p. 172.
Corps massif, 40 sétigères. -— Prostomium subrectangulaire. 4 yeux et
2 points oculiformes. Antenne impaire plus longue que les latérales et

296 FAUNE DE FRANCE. ·—- 1>0LYcnÈTEs ERRANTES
Les appendices de la tête et les premiers cirres dorsaux sont très indis-
tinctement annelés. -—- Proventrioule à 50-52 rangées de points violets. —
Toutes les soies composées égales entre elles et à serpe courte bifide. Un
acioule recourbé. Aux 8 derniers sétigères, 2 soies simples, l’une sétacée,
-‘ l’autre birostrée. Pas d’appendice impair au segment anal. Le premier
cirre ventral n`est pas lamelleux. Intermédiaire entre l’E. lamelligem
et l’E. Blomstmndz'.
L. 5 mm. —- Incolore et rougeâtre. _
Habitat? — Manche (Dinard).
S.-F. EXOGONINAE
Palpes soudés sur toute leur étendue. Des cirres ventraux. Antennes et cirres
dorsaux courts, non articulés. Trompe droite. Corps de petite taille. Reproduc-
tion directe ou plus rarement par stolons.
G. GRUBEA Quxrnsracas.
(CLAPARÈDE char, emend.)
Corps de très petite taille. —— Prostomium portant 4 yeux. Palpes bien déve-
_ loppés, soudés sur toute leur longueur. 3 antennes. 2 paires de cirres tentacu-
laires; segment tentaculaire plus ou moins distinct. — Pharynx rectiligne,
armé d’une grosse dent. Proventricule en barillet; — Antennes et cirres fusi-
formes, inarticulés. Des cirres ventraux. 2 cirres anaux. Soies composées à
article en serpe. Amaturité, des soies natatoires seulement chez les çj'. — (Eufs
et embryons fixés sur la Q, Reproduction directe, et par stolons Tézraglènes.
1. Cirres dorsaux tronqués brusquement (fig. 115, b). G. pusilla, p. 299
— Cirres dorsaux à pointe effilée (fig. 114, b) ........ 2
2. Dent au milieu du pharynx. Cirres dorsaux du l" sétigère plus
longs que les suivants (fig. 114, f). . . G. tenuicirrata, p. 298
· —- Dent au tiers, antérieur du pharynx. Cirres dorsaux du 1°' séti-
gère pas plus longs que les suivants (fig. 114, g) ..... 3'
3. Segment tentaculaire plus ou moins caché par un repli du i" séti-
gère. Soies unidentées (fig. 114, i) ..... G. limbata, p. 298
- Segment tentaculaire bien visible d’en dessus. Soies bidentées
(fig. 114, d) ..... . . . . `. . . G. clavata, p. 296
G. clavata (CLAPABEDE). Fig. 114, a-e. —— SAINT··JOSEPH 1888, p. 200. G.
fuszïera Quivrasimcss 1865, ll, p. 35, pl. v11, fig. 16-21. G. dolichopoda
MARENZELLER 187é, p. 26, pl. xv, fig. 1. —SyIZz's clavata CLAPARÈDE 1863,.
.. I A _I ..--- [Z .. C10 Rh

romrcnàrns mmanrxas. — synnxnan 297
Corps filiforme, cylindrique, 25 à 35 sétigères. -— Prostomium arrondi,
plus large que long, 4 yeux à cristallin, disposés en trapèze très ouvert
et 2 points oculiformes antérieurs. 3 antennes subégales, eililées, légère-
ment rentlées à la base, dépassant bien les palpes,.la médiane insérée
entre les 2 yeux postérieurs (fig. 114, a). Palpes coalescents, creux en
dessous, triangulaires, aussi longs que le prostomium. —- Dent obtuse ou
lancéolée au tiers antérieur du pharynx qui occupe 3-4 segments. Pro-
ventricule court, dans les segments 6-8. —- Segment tentaculaire bien
visible d’en-dessus, portant 2 paires de cirres tentaculaires fusiformes,
inégaux. Cirres dorsaux longuement fusiformes (114, b), ceux du i" séti-
gère pas plus longs que les suivants. Cirrcs ventraux beaucoup plus
petits, en languette (c]. Acicules droits (e). Soies composées à article en
serpe allongée bidentée et pectinée (d). Aux derniers sétigères, une soie
simple un peu arquée. A maturité, de longues soies natatoires chez les
6. — 2 cirres anaux fusiformes plus longs que les cirres dorsaux. -—
(Eufs attachés au corps de la mère par une membrane transparente,
3 à 5 par segment, à la face dorsale.
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Fm. H4. —- Grubea ctavata: a, région antérieure, grossie (d’après Curnnànn); b, cirre;
c, parapode (d’après Quarnnraans); d, e, soie composée et soie simple (d’après LAN-
oanunus). —— Gr. tcnuicirrata : f, région antérieure >< 100 (d’après Cmmnàns). —
Gr. limbata : g, région antérieure, grossie (d’ap1·ès Cnarmànsj; h, acicules et soie
¤nI··“IAn· I anhm .··.«,.·.·m¤A^¤ ouîm n»·^«·¤€¤¤ IAM-«¤v•À¤ C^«n·¤¤\

298 FAUNE nn manon. -—— rowcuizrus nananrns
L. 2 à 3 mm. - Incolore, sauf une mince bande transversale de
pigment brun, sur quelques segments, reliant 2 points foncés. Màles à
maturité. orangé pale.
Parmi les Algues et les crampons de Laminaires, à mer basse et dans les dra-
` gages côtiers. '
Manche. Atlantique, Méditerranée.
G. limbata Cnaranànu. Fig. M4, g-i. —— Vrcumir 1884, p. 103, pl. v,
fig. 44, 49; Soutien 1904, p. 20,`fig. 5.
Corps cylindrique, 27 à 30 sétigères. - Prostomium subtriangulaire,
plus large que long. 4 yeux à cristallin disposés en trapèze très ouvert et
2 points oculiformes antérieurs. 3 antennes subégales, effilées, légèrement
renflées à la base, dépassant bien les palpes, lamédiane insérée entre les
2 yeux postérieurs. Palpes coalescents séparés par un sillon profond et
large, triangulaires, aussi longs que le prostomium (114, g). — Dent au
tiers antérieur du pharynx qui s’étend du 2** au 5° segment. Proventricule
court, dans les segments 6-8. —— Segment tentaoulire plus ou moins vi-
sible d’en dessus, parfois en partie caché par un bourrelet du i" sétigère.
2 paires de cirres tentaculaires inégaux. Cirres dorsaux longuement fusi-
formes, ceux du i" sétigère pas plus longs que les suivants. Cirres ven-
traux beaucoup plus petits, en languette cylindrique. Acicules à pointe
mousse, recourbée (h). Soies composées à article en serpe plus ou moins
allongée, unidentée, pectinée (i). Aux derniers sétigères, une soie dorsale
et une soie ventrale capillaire, recourbée (h). A maturité, de longues soies
natatoires chez les dû —— 2 oirres anaux fusiformes un peu plus longs que
les dorsaux. — (Eufs attachés à la face dorsale de la mère, 2 à 4 par seg-
ment.
L. 2 à 3 mm. —- Incolore. CEufs rougeâtres.
Parmi les Algues, les Ascidies et les Serpules, à mer basse et dans les dra-
gages côtiers.
Manche (Plymouth, anse St—Martin); Méditerranée (Naples, Cette, Alger).
Nota. N’est probablement qu’une simple variété de Grubea clavata.
G. temlîcirrata (CLA1>AaÈnu]. Fig. 114, f. —— l\lAu10N et Bonanrzux 1875,
p. 44; SAINT-Josnrn 1906, p. 185.- Sphaerosyllis tenuz'cz'rrata Cnarnnànu
1864, p. 547, pl. v1, fig. 2.
Corps cylindrique, 20 à 24 segments. — Prostomium arrondi, plus
large que long, 4 yeux à cristallin, disposés en trapèze très ouvert et 2
points oculiformes antérieurs. 3 antennes subégales elïilées, légèrement
renilées à la base, dépassant les palpes, la médiane insérée entre les
2yeux postérieurs. Palpes coalescents séparés par un sillon large et pro-
fond, triangulaires, aussi longs que le prostomium. -— Dent lancéolée, au

rowcuizrss imnimrzs. -— srrnrnan 299
dans les segments 5-6. — Segment tentaculaire visible d’en dessus, por-
tant 2 paires de cirres fusiformes, inégaux. Cirres dorsaux effilés, renflés
à la base, ceux du i" sétigère beaucoup plus longs que les suivants (114,
f). Cirres ventraux très petits, en languette cylindrique. 'Soies composées
à article cn serpe unidentée, non pectinée. A maturité, longues soies nata-
toires chez les 6. — 2 cirres anaux fusiformes. `
L. 2 mm. — Incolore, œufs rougeàtres. `
Dans les Lizhozhamnion, fonds coralligènes,vase. Dragages côtiers.
Méditerranée (Port Vendres, Marseille, Cannes).
Nota. Cette espèce, très voisine de la G. clavata, n'en diffère que par des
caractères peu importants et qui ne paraissent pas très constants.
G. pusillai (Dmnnnm). Fig. 115, a·f. —- Sanvr-Jossru 1888, p. 203,
Sounmn 190à, p. 45. - Exogonepusilla Dunanm 1839, p. 298, pl. v, fig.
9-10. — Sphœrosyllis pusilla Cnnanàns 18(ih, p. 89, pl. vx, fig. 3. -
Brania pusilla Quarnaracizs 1865, rr, p. 18l
Corps allongé, 28 à 35 sétigères. — Prostomium vaguement triangu-
laire, 4 yeux disposés en trapèze très ouvert. 3 antennes efïilées, renflées à
la base, la médiane insérée très en arrière. Palpes aussi longs que le pros-
tomium, coalescents, formant bourrelet de chaque côté (115, a). —- Pha· ·
rynx à dent antérieure. Proventricule à 12-15 rangées de points, s’éten-
dant sur deux segments. —- Segment tentaculaire visible dorsalement,
portant 2 paires do cirres tentaculaires en fiole allongée. Cirres dorsaux
en fuseau à extrémité tronquée carrément, aussi large que la base, ren-
fermant deux corps fusiformes jaunàtres, parallèles (b). Cirres ventraux
courts, en languette aplatie. Acicules renflés en bouton (e). Soies com-
posées à serpe unidentée, les unes courtes, les autres longues (c, d). Aux
derniers sétigères, une soie ventrale et une soie dorsale simples, finement
bidentées et denticulées (f). A maturité, de longues soies natatoires chez le
5*. - 2 cîrres anaux fusiformes et une papille impaire. - Les œufs, puis
les embryons, sont fixés, au nombre de 2 par segment, à la face ventrale.
L. 1 à 2,5 mm. — Incolore, trompe brune, glandes des cirres dorsaux
jaunâtres, œufs rouge carmin.
Dans les crampons de Laminaires, sur les Algues, les coquilles et parmi les
tubes de Serpules, à mer basse et dans les dragages côtiers.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
’ La G. prozandrica nu Pmzssis (1908, p. 321) n’est caractérisée par aucune des·
cription systématique. Autant qu'on peut en juger par les figures de l’auteur,
rien ne permet de la distinguer des Gr. limbam et Gr. clavata, protandrie mise
à part, les soies étant inconnues.

300 . FAUNE on FRANCE. — 1>oLYcnÈ·rEs Eamxnrss
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Fm. 115. — Grubea pusillzz: a, région antérieure ><35; b, cirre dorsal à. capsules fusi·
formes >< 200 (d’après CLAPARÈDE); c, d, soies composées; e, acicules; f, soie courbe
denticulée (d’après Sounrsn). -— Sp/uzerosyllis hystrim : g, région antérieure, avec
arrachement montrant les glandes sacciformes >< 50; h, parapode à soies capillaires
>< 100 (d’après Cnwsaàon); i k, soies composées (d’après Mc' Izwosa). -— Sp.pir1/`em:
1, région antérieure >< 40; m, parapode >< 50 (d’après CLAPARÈDE); n, 0, soies com-
posées >< 400; p, acicule et soie simple >< 400 (d’après Vxemsn). — Sp. erimweus ;
q, tête >< 120; 1*, soie composée et soie simple >< 350 (d’après Ssixr-Josspn).
G. SPHAEROSYLLIS CLAPARÈDE.
Corps de très petite taille. —— Prostomium portant 4 yeux. Palpes bien déve-
loppés, coalescents. 3 antennes. Une paire de cirres tentaculaires. Segment
tentaculaire peu distinct du prostomium. — Pharynx rectiligne, armé d’une
grosse dent. Proventricule en barillet. — Antennes et cirres dorsaux renflés à
la base et terminés en pointe. Des cirres ventraux. 2 cirres anaux. Scies com-
posées à article en serpe. A maturité, des soies natatoires. — (Eufs fixés sur la ,
femelle. Reproduction directe.
1. Corps couvert de papilles adhésives (fig. 116, a) ...... 2
—— Corps sans papilles adhésives (fig. 116, h) .... . . . . 5
2. Palpes allongés, antenne médiane en arrière (fig. 115, g). . . 3
— Palpes élargis, antenne médiane en avant (fig. 116, a) ....
,ss_sr,, - ........ S. nvisrera. n. 302

ronvcaàras annanras. - svLr.um: 301 _
3, 4 yeux ................... 4
.· 4 yeux et 2 taches oculiformes (fig. 115, q). S. erinaceus, p. 302
4. Capsules à bâtonnets dans les parapodes, pas de glandes jaunes.
................ S. hystrix, p. 301
—- Pas de capsules à bâtonnets, des glandes jaunes. S. pirifera, p. 301
5. Segment tentaculaire distinct. Des papilles sur les parapodes
(fig. 116, k) ............ S. bulbosa, p. 304
- Segment tentaculaire fusionné avec le prostomium. Pas de
papilles pédieuses (fig. 116, e) ..... S. Claparedii, p. 304
S. hystrix Cnaraaànn. Fig. 115, g`-k. -— Ctaraniann 1863, p. 45, '
pl. xm, fig. 36-37; Soutien 1904, p. 7, fig. 2, 3.
Corps linéaire, 30 à 40 sétigères, couvert de petites papilles, parfois
eneroûté de sable ou de vase. ·-—· Prostomium plus large que long, et peu
distinct du segment tentaculaire. 4 yeux à cristallin, disposés en trapèze
très ouvert, parfois ooalescents. 3 antennes subégales, renflées à la base,
plus courtes que les palpes, la médiane insérée plus en arrière (115, g),
Palpes coalescents, triangulaires, avec un large sillon dorsal, plus longs
que le prostomium. - Dent antérieure; pharynx entouré de glandes
brunàtrcs, en boyau. Proventricule court occupant 2 segments (4*-5’ ou
5°·6°). - Segment tentaculaire portant une paire de cirres semblables
aux antennes. Cirres dorsaux piriformes, renflés en sphère à la base et
terminés en pointe efïilée. Ils manquent souvent au 2° sétigère. Dans cha-
que parapode, la partir du 4° sétigère, une glande en capsule ronde remplie
de petits bâtonnets. Cirros ventraux très petits, digitiformes, non renflés
à la base (h). Acicules à pointe recourbée en pic, à angle droit. Soies
composées à article grêle, à serpes plus ou moins eflilées unîdentées et
finement poctinées, les unes longues, les autres courtes (i, k). A un certain
nombre de segments moyens et postérieurs, dorsalement et ventralement,
une forte soie simple un peu arquée. A maturité, chez les 62 de longues `
soies natatoires. - (Eufs, puis embryons, attachés par une membrane
sous les cirres ventraux de la mère. - 2 cirres anaux piriformes.
L. 3 à 5 mm. —- Incolore, grisâtre, trompe brunâtre avec un anneau
incolore.
Dans la vase, sur les Algues et les coquilles.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
S. pirifora Cnapanèna. Fig 115, l—p. - Cumniznn 1868, p. 205, pl. xxv,
fig. 2; Vromsn 1884, p. 96, pl. iv, fig. 38, v, fig. 39-43.
Corps linéaire, 25 à 35 sétigères, couvert de papilles et encroûté de
sable ou de vase. - Prostomium plus large que long, soudé au segment
tentaculaire (115, l). 4 yeux à cristallin disposés en trapèze très ouvert.
3 antennes subégales, piriformes, plus courtes que les palpes, la médiane
insérée entre les yeux de la paire postérieure. Palpes coalescents, courts,

302 FAUNE DE manon. — POLYCHÈTES ERHÀNTES
triangulaires avec un étroit” sillon dorsal. 2 petites glandes jaunes en
avant de la trompe. — Dent antérieure. Proventricule court, globuleux,
occupant2 segments (!i° et'5°). -- Segment tentaculaire portant une paire
de cirres courts, piriformes. Cirres dorsaux piriformes, renflés en sphère
à la base et terminés en pointe courte (m). Ils manquent au 2° sétigère (?).
Pas de capsules à bâtonnets dans les parapodes. Cirres ventraux très
petits, digitiformes, non renflés à la base. Acicules à pointe recourbée en
pic oblique (p). Soies composées àarticle en serpe assez courte, unidentée,
à tranchant lisse ou pectiné (n, 0). Une soie dorsale simple, grêle, arquée,
A maturité, chez les 5*, de longues soies natatoires. —- (Eufs attachés aux.
cirres ventraux de la mère. -— 2 cirres anaux piriformes.
L. 4 mm. — incolore, œufs d’abord rose pâle, puis bleu violet.
Dans la.vase, parmi les Algues.
Méditerranée (Alger, Naples, Monaco, Cette).
Nota. Cette espèce, très voisine de Sph. lzystrix, s’en distingue, 1° par la
présence des 2 corps jaunes qui flanquent le pharynx, 2° par l’absence de-
capsules à bâtonnets dans les parapodes.
S. erinaceus CLAPARÈDE. Fig. 115, q, 1*. —- CLAPARÈDE 1863, p. 45,
pl. xm, fig. 38; Snxivr-Josnrxi 1887, p. 207. pl. x, iig. 81-83.
Corps linéaire, 20 à 22 sétigères, couvert de petites papilles et in-
crusté de vase. —— Prostomium plus large que long, soudé au segment
tentaculaire. 4 yeux à cristallin disposés en trapèze très ouvert en avant.
` et 2 points oculiformes antérieurs (115, q). 3 antennes snbégales, pirifor·
mes, courtes, la médiane insérée entre les 2 yeux postérieurs. Palpes·
courts, larges, écrasés, coalescents. -7 Dent antérieure. Proventricule
allongé à 17 rangées de points. —— Segment tentaculaire portant une paire
de cirres semblables aux antennes. Cirres dorsaux piriformes, courts,
_ renflés à la base et terminés en pointe courte. Ils manquent au 2° seti--
gère. Pas de capsules à bâtonnets dans les parapodes. Cirres ventraux
petits, digitiformes. Acicules à pointe mousse ou légèrement renflée mais
non recourbée. Soies composées à serpe unidentée, pectinée, mince et
longu (r). A partir du 7** sétigère, une soie dorsale simple, courbe, elïilée.
A maturité, de longues soies natatoires, chez le (jt. — (Eufs portés sur le —
dos. —— 2 cirres anaux efïilés, non renllés à la base (sauf sur la variété de
Plymouth).
L. J à 2 mill. — incolore.
Dans les crampons de Laminaires, parmi les Algues, dragages côtiers et.
filet fin. ·
Manche, Atlantique (côtes d’Irlande).
S. ovigera LANcEnmms. Fig. 116, a-cl. —— Lnwcsnnms 1879, p. 567,
pl. xxxu, fig. 23; Aucnivizn 1918, p. 292. ·

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Fia. M6. -— Sphaerosyllis ovigem : a, b, région antérieure, face dorsale et face ventrale,
grossies; c, soies composées; d, soie dorsale simple (d’après Lanoxmmms). — Sp. Cla-
pargdii: e, région antérieure >< 30; I, parapode >< 125; g, pygidium >< 30 (d’après
Entries). ·- Sp. bulbosa : h, région antérieure >< 80; i, pygidium >< 80; k, 5• pied ><
300; 1, m, n, soie composée, soie dorsale et acicule du 2* sétigère >< 700; o, p, q,
soie composée, soie dorsale et acicule du 24* sétigère >< 700; r, soie dorsale simple
d’un pied postérieur >< 700 (d’après Souruzmv). _
Corps linéaire, 23 à 34 sétigères, couvert de petites papilles et incrusté
de vase. -·Prostomium deux fois plus large que long. 4 gros yeux à
cristallin disposés en trapèze très ouvert en avant et très rapprochés.
3 antennes subégales, piriformes, plus courtes que les palpes, la médiane
insérée à hauteur des yeux antérieurs. Palpes très larges, soudés, couverts
à leur base de petites papilles, atténués et recourbés à Pextrémité (116,
a; b). - Dent antérieure. Proventricule à 10-15 rangées de points, occu- ·
pant 2 segments. — Segment tentaculaire soudé au prostomium, avec
une paire de cirres semblables aux antennes. Cirres dorsaux courts,
piriformes. Ils ne manquent pas au 2° sétigère. Une capsule à bâtonnets
dans les parapodes. Cirres ventraux très petits, digîtiformes. Acicules
droits (7]. Soies composées à serpe unidentée, pectinée, courte et de
longueur peu variable (c). Une soie dorsale simple, arquée (d) et, aux dcr-
niers sétigères, une soie ventrale simple. A maturité, de longues soies

' '304 muse ns rnxivcs. -— 1=•o1.¥cnÈ·rns sanaivrns
natatoires. — (Eufs et embryons fixés aux cirres ventraux. —- 3 petites
papilles anales et deux cirres courts, renflés 'à la base.
L. 1,5 à3mm. -—— Incolore.
Dragages côtiers. — Manche (Plymouth); Atlantique (Madère, Canaries,
sénégai).
S. hulbosa Sournsnn. Fig. 116, h-r. ——— Sournnnn 1914, p. 20, pl. 1-11,
fig. 2.
Corps large en avant, etïilé en arrière, 48 sétigères. Pas de papilles
sur le corps. - Prostomium arrondi, deux fois plus large que long. 4gros
yeux rougeàtres à cristallin, disposés en trapèze. 3 antennes sub-égales,
très courtes, à base très renflée, la médiane insérée très en arrière entre
les deux yeux postérieurs (116, h). Palpes longs et larges, coalescents,
avec un léger sillon dorsal et une large gouttière ventrale. — Dent anté-
rieure, mousse. Proventricule à 14 rangées de points, s’étendant dans
deux segments. — Segment tentaculaire nettement séparé du prostomium,
portant 2 cirres semblables aux antennes. Cirres dorsaux courts, en fiole
à base sphérique et à col cylindrique (k). De petites papilles sur les pieds
et sur le segment anal. Pas de cirres dorsaux au 2* sétigère. Cirres ven-
traux petits et cylindriques. Acicules robustes, renflés en bouton mucroné.
Scies composées peu nombreuses (1) à hampe hétérogomphe légèrement
arquée, à serpe courte, unidentée, plus ou moins fortement pectinée, de
longueur peu variable (l-0). Une soie dorsale simple plus ou moins arquée
et hispide. A un nombre variable de segments postérieurs, une soie ven-
trale simple. —— 2 cirres anaux allongés, légèrement renflés à la base.
L. 5 à 6 mm. — Brun pâle ou blanc crème.
A la côte et dragages côtiers. — Atlantique (côte Ouest de l'Irlande).
· S. Claparedii Ennens. Fig. 116, e·g. — Eunrzns 1864, p. 252, pl. rx,
fig. 10-13.
Corps linéaire, 25 sétigères, lisse et dépourvu de papilles. — Prosto-
mium ovale, plus large que long. 4 gros yeux rouges à cristallin, disposés
en trapèze ouvert en avant. 3 antennes piriformes subégales, plus courtes
que les palpes, la médiane insérée entre les yeux antérieurs (116, e). Palpes
larges, triangulaires, aussi longs que le prostomium, séparés par un sil-
lon longitudinal. — Dent conique pas tout à fait antérieure. Proventricule
dans les segments 5-6. — Segment tentaculaire fusionné avec le prosto-
mium, portant 2 cirres semblables aux antennes. Cirres dorsaux très
courts, à base fortement renüée, à extrémité cylindrique (f). Ils ne man-
quent pas au 2** sétigère. Cirres ventraux petits et cylindriques. Pas de
capsules à bâtonnets (?). Soies composées à serpe unidentée, — 2 cirres
anaux allongés légèrement renflés à la base.
L. 2 mm. — lncolore, transparent.
Sous les Algues vertes. —- Adriatique (Port de Fiume).

ronvcniarss snnnnrns. - sv1.x.1nAn 305
Nom, D‘après Pinnnmoxi et HAswm.L, la présence ou Pabseuce des capsules à
bâtonnets et des glandes jaunes n`aurait pas de valeur spécifique, ces organes
existeraient toujours, mais, suivant leur état physiologique, ils ne seraient pas
toujours décelables. ·
G.] EXOGONE CERSTED (Mtmquin char. cmend.). _
Corps de très petite taille. — Prostomium portant 4 ou 6 yeux. Palpes bien
développés, coalescents. 3 antennes. Une paire de cîrrés tentaculaires rudi-
mentuires. Segment tentaculaire distinct du prostomium. -— Pharynx rectiligne,
armé d'une dent. Proventricule en barillet et ventricule musclé. -· Cirres dor-
saux (t) et cirres ventraux très petits, cylindriques. 2 cirres anaux. Soies com-,
posées à article en serpe et soies simples. A maturité, des soies natatoires. -
LEufs fixés sur la Q. Rarement des stolons.
1. 3 antennes bien développées (fig. 117,m) . ....... 2
- Antenne médiane allongée, latérales rudimentaires (fig. 118, g).
Soies composées du type Syllzls ...... E. hebes, p. 308
2. 3 antennes égales,piriformes (fig. 117, m). . E. verugera, p. 307.
-— Antennes inégales, plus longues que le prostomium (fig. 117, b). 3
3. Cirres dorsaux réduits à un tubercule, présents à tous les pieds.
Pas de cirres ventraux (?) . . · ..... E. brevipes, p. 306
-— Cirres dorsaux plus développés, manquent au 2° sétigère. Des
cirres ventraux .......... E. gemmîfera, p. 305
E. gommîfera (Pncnnsrscunn). Fig. 117. 9.-d. -· Viouuzn 1884, p. 71,
pl. 111-xv, fig. 1-37; E. Kefersteinii Cnnmniznn 1863, p. 42, pl. xxx, fig. 3-
6. E. naidina Mc' Izvrosn 1874, p. 108 (non. (Ensrnn). - Exotokas gem-
mzfera Lnncnnnnns 1879, p. 572. -- Paedophylax gcmmzyer SA1N·r-.l0-
snrn 1899, p. 162. P. clavzger Cnnaniznn 1868, p. 211, pl. xm, fig. 2. —-—
Sylline Keferstemz Qnnnnrncns 1865, Il, p. 61. —— Y Sckmardia chau-
seyana. Qvyrnnmcns 1865, p. 65. - ? Gossia Iongzlseta. et Syllia longiseta.
Quxrnnrnons 1865, p.48 et 80.
Corps linéaire, 24 à 33 sétigères. — Prostomium arqué en avant, plus
large que long, séparé par un léger sillon du segment tentaculaire. 4 gros
yeux à cristallin disposés en trapèze très ouvert. La paire postérieure,
parfois vue par transparence sous un repli du segment tentaculaire, '
semble alors appartenir à ce dernier. 3 antennes claviformes insérées en
avant des yeux sur une ligne presque droite, la médiane, plus longue que
les latérales, dépasse à peine les palpes qui sont soudés en une masse
triangulaire à peine échancrée au bord antérieur et creusée en des-
sous (117, b]. ·—- Pharynx étroit, couronné de papilles, à dent conique
antérieure. Proventricule court, globuleux, dans les segments 4-5. - Une
(1) Manquent souvent au 2• sétigère.
20

306 FAUNE ou rnancn. - powcuizrns nnmurns
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Fm. M7. —- Exogone gemmiferq : a, femelle portant des embryons (imite de Mc is-
rosu); b, région antérieure, tres grossie (d’apres Vmumn): c, soies composées >< 800;
d, soie dorsale simple (d’après Etmson). — E. breoipes : e, région antérieure >< 50
(auprès Cnimnànn); f, pygidium; g, h, soies composées; i, soie subulée; k, 1, acî-
· culgs (d’a.près Soumrn). -· E. vewgëmr m, région antérieure >< 75 (d’ap;~èS CLAPA.
RÈDE); n, 0, soies composées; p, q, acicules (deprès Linmmius); r, soie dorsale
simple (d’après Ennisou).
paire de cirres tentaculaires réduits à un simple bouton près de l’organe
nucal. Cirres dorsaux ovoïdes, plus courts que le pied. lls manquent au
2° sétigère. Cirres ventraux très petits, souvent difficiles à voir. A cha-
que pied, une soie dorsale simple tronquée en biseau (d), une soie compo-
sée àartiole en alèue, des soies à serpe très petite (c) et, aux derniers séti-
gères, une soie ventrale simple, arquée. A maturité, de longues soies
natatoires. -—- 2 longs cirres anaux. —- (Eufs et embryons fixés à la face
r ventrale (al.
L. 2 à li mm. - Incolore ou `aunâtre. CEufs rou e oran é.
.1 8` t-ï
A mer basse parmi les Algues, les Bryozoaires et les Ascidies. Dragages
côtiers. '
Pas de Calais, Manche, Atlantique, Méditerranée. '
E. brevipes (CLA1>AnÈuE). Fig. 117, e-l. —-— Syllirze brevqoes CLAPARÈDE

ronvcuàrns unnmrns. -— srntxnnz 307
1864, p. 551, pl. vr, fig. 4. - Exotokas brevzpes Ctarnnizos 1868, p. 210;
Sour.uzn1901, p. 27, fig. 7.
Corps linéaire, 25 à 30 sétigères. - Prostomium subrectangulaire,
plus large que long, séparé par un léger sillon du segment tentaculaire.
4 yeux, les antérieurs plus gros, à cristallin, les postérieurs