FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du 1°'juillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1€ \   '\€·' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SoC1ETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion scientifique
française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique spécialisés
destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre en
France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces ouvrages s‘adressent tout autant aux
professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages de référence, rassemblant, notamment pour
les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée par une
équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel des ressources
financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association, consultez notre site
(www.faunedefrance.org), et soutenez nos publications en achetant les ouvrages!
La FÉDÉRATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur Internet, à la
disposition de la communauté naturaliste la seconde partie du texte Louis GERMAIN consacré aux Mollusques
terrestres et fluviatiles publié en 1931. Ce volume est actuellement épuisé et ne sera pas réédité.
Cet ouvrage est sous une licence « Creative Commons >> pour vous permettre légalement de le dupliquer, le
diffuser et de le modifier .....
Montpellier, le 18 avril 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

Creative Commons
®Cf6aiiV9
C 0 hl hl U TC 5+ U I-1 li I)
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à
l'Identique 2.0 France
Vous êtes libres :
•de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
•de modifier cette création
Selon les conditions suivantes:
BYE Paternité. Vous devez citer le nom de |'auteur original.
.·—r'
Pas d'Utilisation Commerciale. Vous n'avez pas le droit
.= d'uti|iser cette création à des fins commerciales.
Partage des Conditions Initiales à l'ldentique. Si vous
modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n'avez
le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un
·-”' contrat identique à ce|ui—ci.
•A chaque réutilisation ou distribution, vous devez faire apparaître clairement aux
autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création.
•Chacune de ces conditions peut être levée si vous obtenez |'autorisation du
titulaire des droits.
Ce qui précède n'affecte en rien vos droits en tant qu'utilisateur (exceptions au
droit d'auteur : copies réservées à |'usage privé du copiste, courtes citations,
parodie...)
Ceci est le Résumé Explicatif du Code luridique (la version intégrale du contrat).
Avertissement El
Découvrez comment diffuser votre création en utilisant ce contrat

FE¤éRA·r|0M FRANQAISE nas s0c1E·rEs DE sciences NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE
Directeur honoraire : P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPARD
 
MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
(deuxième partie)
PAR
Lome GERMAIN
Sous-umwnzun ms Lasonnomn AU Musxêun mmomu.
xfllxswome Nnunznm
Avec 13 planches et 390 figures
PA R I S
PAUL LECHEVALIER, 12, RUE DE T0mzN0N (v1°)
1931
Collection honorée de subventions de l'AcadémIe des Sciences de Parle
(fondations I?. Bonaparte et Loutreull), de la Caisse des Recherches Scientifiques,
du Ministère de lütgriculture et du Ministère de Vlnstructlon Publique.

BASOMMATOPHORES
Yeux à la base des tentacules. _
F. LIMNAEIDAE
Animal ovalaire allongé; téguments finement striés d’aspect lisse ; manteau
entier plus ou moins développé; 2 tentacules triangulaîres larges, courts et
aplatis; yeux placés à la base interne des tentacules; pied grand, ovalaire,
lronqué en avant, obtus arrondi en arrière; prifice respiratoire à droite, vers la
base du cou.
Trois mâchoires : une supérieure large, arquée, avec un lobe ventral plus ou
moins marqué; deux latérales longues, étroites, parfois rudimentaires. Iïadula
montrant, à chaque rangée : une dent centrale beaucoup plus petite que les
dents latérales, avec généralement. 3 cuspides minuscules; dents latérales
bicuspidées ou tricuspidées; premières dents marginales avec 3-Q cuspides, les
autres toujours multicuspidées.
' Animaux hermaphrodites à orifices génitaux éloignés l'un de l'autre :le
male derrière le tentacule droit, l’orilice femelle àla base du cou, près de
l’orifice pulmonaire. ·
Appareil génital : l’oviducte avec une glande annexe (glande nidamentaire)
et un très volumineux utérus; prostate élargie en un corps pyriformc d'où
sort le canal déférent qui. d'abord libre, s‘enfonce dans la musculature pour
redcvenir libre et reparaître à la base de la gaine ou sac du pénis; pénis très
étroit, dans un second sac beaucoup moinslarge que le premier. (Voir, pour
plus de détails, la diagnose du genre Limnaea).
Coquille dextra (‘), de forme variable; ombilic nul ou réduit à une étroite
fente oblique; ouverture ovalaire; columelle plus ou moins tordue; péristome
mince, tranchant; test unicolore, corné ou ambré.
TABLEAU nes cexnes.
—— Manteau peu développé, ne pouvant pas recouvrir la coquille, qui
est variable ........... G. Limnaea p. A80
—- Manteau très développé recouvrant presque toute la coquille, qui '
est globuleuse, à spire très courte, lisse et polie ......
.............. . G. Amphipeplea, p. 300
L Les Llmnées xt·ne.~:h·e.« vivent seulement en Nouvelle-Zélande et aux Iles Sandwich.
31

480 Monnusouns Tannnsrnns ET FLUYIATILES
G. LIMNAEA DE LAMAnc1<, 1799.
[Lymnula RAFINESQUE, 1819; Lymnaea, Lymnaeus. Limnaeus,
Limneus, Limnea, de divers auteurs]. _
Animal, mâchoires et radula, comme à la famille.
O Appareil génital : glande hermaphrr dite bien développée avec canal tr«
contourné ; glande de l’albumine cylindro-ovalaire; prostate diabord tubulair
puis s’élargissant en un corps pyr:/orme bien développé d`où sort le can
déférent qui, après un parcours libre, s’enf0nce dans la musculature pou
reparaître à la base de la gaine ou sac du pénis [: grosser Penisschlauch
sac du pénis gros, réniforme, pourvu de muscles protraoteurs antérieurs
postérieurs et de muscles rétracteurs bien développés; pénis de longuei
variable, enfermé dans une seconde poche du pénis [.: kleiner Pcnisschlaucl
beaucoup plus étroite que la première et généralement terminée par une peti
masse arrondie [pour le détail, cf. VV. Roszxowsm et A. Zrnaotvsm,1915
—— oviducte formant d'abord des ciroonvolutions à sa sortie de la glandec
Yalbumine, muni d‘une glande plris ou moins ovoïde, sessile [.—: glande nid
· mentaire; : poche de la glaire : 2E glande accessoire de l’albumine de Bauer
puis considérablement élargi en un volumineux utérus [: réservoir commu
de la glaire et des oeufs de Baunrtorz : 1*** glande accessoire de 1‘albumir
de BAKER] et rétréci en un utérus libre ou vagin plus ou moins long; vésicul
séminale [: poche copulatrice] ovoïde avec canal de longueur variable abo
tissant à la base du vagin. ·
L’appareil génital est variable en ce qui concerne surtout la partié mal
notamment les sacs du pénis et le pénis; les muscles rètracteurs et protracteu
du sac du pénis varient, non seulement avec les espèces, mais encore avec l·
individus. Le pénis montre un muscle rétracteur généralement double.
Les orifices génitaux mâle et femelle étant assez éloignés l’un de l'autre, lt
Limnées ne peuvent s'accoupler,comme les autres Pulmonés. En général, il y
trois individus : celui du milieu agit, à la fois, comme mâle et femelle; les der
autres uniquement comme mâle ou comme femelle. Très souvent des Limnét
se rrunissent en une chaîne flottante dont les individus, sauf les deux d«
extrémités, sont à la fois fécondants et fécondés. Les oeufs sont ovoïde
hyalins, réunis par une masse gélalineuse en paquets allongés recouverts d’u1
très fine membrane; ces paquets sont fixés aux plantes aquatiques, aux pierr·
ou aux corps submergés.
Les Limuées sont des animaux herbivores vivant dans toutes les eau
douces; elles rampent sur la vase ou les plantes et nagent en se tenant ret
versées, le pied glissant sur Peau; elles peuvent vivre assez longtemps à l’a
et, lorsqu’ellcs habitent dans des mares desséchées l’été, elles s'enfo:xcent dai
la vase, closent leur ouverture par un épiphragme et restent ainsi très lon]
temps a l`état de vie ralentie. Leur distribution est universelle, mais elles so
surtout abondantes dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord au ell~
s’élèvent jusqu’à près de 5.000 m. d’altitude (lacs des plateaux du Tibet). Ellt
sont connues, ai l’état fossile, depuis le Jurassique.

mmimniz. — tmxim 431
, l' ma,
  "
W- ·   J;/I - -mra'
‘Ã; `\¤È l
· 1 r,     , ---0m
    ·  n"  lil  _ __ ____ ___m,P,,
  "mrp "—‘:, x ·t·°f
  / É
[L? \..  ·«
. -—[‘J` '
f`
· e
ai ---— r' ·‘
' A ., .. _ -- 0v _
9CL
O
Fm. 471. — Appareil génital du Limnaczz (Limnaca.) stagnalis Limxâ. mu, muscles pro-
tracteurs antérieurs du pénis; mp, muscles protracteurs de lu. gaine du pénis; mr,
muscle rétracteur do la. gaine du pénis; mrp, muscle rétracteur du pénis; pg, gaine
du pénis; p, pénis; cd, canal déférent; c'd', partie întratégumentaire du canal défe-
rent; om, orifice màle;. og, orilice femelle; pc, poche copulatrice: ug, utérus (,l’°
glande accessoirel; gn, glande nidamenteire: pr, prostate; av, oviducte; ga, glande
de Palbumine; gh, glande hermaplirodite. _
TABLEAU DES SOUS·GENRES·
1. Spire allongée; ouverture ne dépassant pas la 1/2 longueur de la
coquille; pénis plus court que le sac du pénis ....... 2

482 nxorwsouns rannnsraas ar rLuviAT1LEs
— Spire très courte ou médiocre, le dernier tour ventru, très grand;
ouverture dépassant la 1/2 longueur de la coquille; pénis plus
long que le sac du pénis ........ S.-G. Radix, p. 486
2. Coquille de taille moyenne ou petite, allongée ou très allongée;
dernier tour non ou à peine ventru .......... 3
—- Coquille grande, dernier tour gros et ventru; radula avec dents
centrales unicuspidées .... S.-G. Limnaea (s. str.), p. 482
3. Coquille petite, allongée ou très allongée; dernier tour petit;
test dépourvu de sculpture spirale ........... 4
- Coquille de taille moyenne; dernier tour médiocre; test solide
garni d'une sculpture spirale bien marquée . .......
.............. S.-G. Stagnîcola, p. 497
4. Coquille petite, conoïde allongée à tours étagés, le dernier _
. petit .............. S.-G. Galba, p. 501
-— Coquille petite, très allongée turriculée, à tours nombreux,
étroits, non étages, à croissance lente, le dernier très petit.
........ · .... S.-G. Leptolimnaea, p. 504
, S.-G. Limnaea sensu stricto.
[Lymnus Denys nu ltîosvrronr, 1810: Leaclzia Risso, 1826; Smgnicola Mootin-
TANnoN, 1855 [pars]; Eulmzneus Sxxnnsnenn, 1875].
Radula avec dent centrale unicuspidée, dents latérales bieuspidées et dents
marginales serrulées.
App ireil génital : prostate en forme de bulbe; sac du pénis trés grand, réni·
forme, muni de muscles rétracteurs et protracteurs bien développés; pénis très
court, plus court que la moiti· de la longueur du sac du pénis; 2 muscles
rétracteurs du pénis bien développés et réunis à ceux du sac; vésicule sémi-
nale ovoïde avec canal long et fin; portion libre de l’oviducte très longue.
Coquille grande, ovalaire allongée; spire allongée; sommet aigu; ouverture
grande; columelle fortement tordue.
Les espèces de ce sous-genre sont peu nombreuses, mais très polymorphes;
un grand nombre, établies sur des variétés locales ou sur des formes indivi-
duelles, doivent être réunies comme je l’indique ci—dessous.
1. Spire allongée. le dernier tour peu ventru ....... ' . 2
— Spire médiocre, le dernier tour très ventru, élargi .....
................ L. lacustris, p. 485
2. Coquille grande (35-70 mm.), à spire bien allongée .... 3
—— Coqwlle assez petite (10-25 mm ) à péristome épaissi avec, géné-
ralement, un bonrrelet interne blaneliâtre. . L. fragilis, p. 485
3. Coquitle ovoïde allongée à spire effilée formée de 5-6 tours.
................ L. stagnalis, p. 483
-- Coquille très étroitement allongée à spire très efïilée formée de
8-9 tours; ............ L. raphidia, p. 483

I Lisixanxuaiz. —- Li¥NAEA 483
I. L. Püpllldla Bouittzuusxxr flfig. 472,473). , ·
Limnaea raphz`dz'a B()Ult(iUl(iNAT, 1860,11, p. 184, pl. xvm, fig. 6, 7, 8;
1862, p. 98, pl. xi, fig. 11; Locluio, 1893, p. 18; Gsmvuux, II, 1913,
p. 232; L. s11buIaPAun1;x'ss, mss. in Boone', 1860, p, 185; L. stagna/is
var. subulata WEs·1·121ii.uNn, 1871, p. 108; L. stngvzalzîv var. r·aphz'dz'a
\VESThRLUND, V, 1885, p. 25. i _
Coquille lancéolée, tri·s étroitement eflilée; spire très allongée, aiguë, I
Iordue, formée de 8-9 tours peu convexes, les premiers presque plans, les
autres plus convexes, _le dernier étroit; sutures d‘abord superûeielles puis
profondes entre les deux derniers tours; sommet aigu, corné: ouverture
très oblique, oblongue, moins haute que la demi-longueur de la coquille,
a bords marginaux assez rapprochés réunis par un eallosité blanchâtre?
columelle subplissée rfatteignant pas la base de l'ouverture; péristome
simple, droit, aigu; test corné blond, assez solide, brillant, garni de stries
longitudinales fines, obliques, un peu serrées, plus fortes et plus inégales
au dernier tour qui est marqué de quelques méplats obsolètes — L. 54-
70 mm.; D. 18-34 mm.
Cette espèce, qui habite principalement les rivières de la Dalmatie, a été
trouvée dans le lac de Silan (Ain) [J.-R. Bonaciimur]. Elle peut être consi-
dérée comme une variété extrême de L. smgnalis L. Une forme voisine, mais
beaucoup plus petite (L. t8mm., et 7 tours de spire], existe dans la craie lacus·
tre quate1·naire du bassin de Genève [cl'. J. Fatvnr, 1927, p. 237, pl. 18, fig.
15-t6].
2. L. stagnalis Lmmi (Fig. 471, 474, 475; pl. xav, fig. 423, 420, 432,
434 rt 430).
[felix slagzmlis Lmmi, 1758, p. 774; Gmsmw, 1791, p. 3057. - Bucczï
num stagnale l“üLLER, ll, p. 132. —— Linznaens stagnalis Dnarauiuun,
1801, p. 49; 1805, p. 51, pl. u,·fig. 38-39; 1,. nzqjor Jnrrnnrs, Trans.
Lùm. Soc. London, XVL.1830, p. 375. —- Stagnicola vulgarzk IIAMMANN,
1844, pl. 8 et 12. — Linnzaea .vtagnalis·Dur¤x‘, 1850, p. 407, pl. xxxi,
(ig. 10; l\1oou1N-Taxnox, II, 1855, p. 471, pl. xxxiv, fig. 17-20; Bonneui-
izmvr, 1862, p. 94, pl. xii, fig. 1-5; \VEsrizm.ux¤, V, 1885, p. 24; Locium,
1893}, p. 17, fig. 3. — L. borealzk Boone., 1862, p. 96, pl. xxx, fig. G; Loc.,
1893, p. 18; L. elophila Bouuo., 1862, p. 97; Pl. _xu, fig. 7-8; Loc., 1893,
p. 19 [hel0phz'la]; L. colpodia Boone., 1862, p. 99, pl. xi, fig. 12-14. —-
L. m·cnarz'a Conusau, .1mz. Soc. malacol. Bel_,gz'gue, 1865, p. 09, pl. 11,
fig. 5; Loc., 1893, p. 19; L. stagnalis var. vmiegata lIAz.u·, Mala/c.
Blzîtt., 1881, p. 40; L. variegata. Loc., 1893, p. 19; L. llîzsterlundi
I.oc., 1893, p. 18 [: L. sm,gna[z's var. vulgaris \VESTEItLUND, 1871, p. 108];
L. Locardi Couuoxn in Loc., 1893, p. 18; L. turgida et L. Coutagnei
Loc., 1893, p. 19. : Formes jeunes : L. Timzmasellii Msmzcazzz in
Bern et lVlAR:X`lNATI, Cat. Moll. prov. Veneto, 1855, p. 80, pl. i, fig. 13;
Boone., 1862, p. 102, pl. xi, fig. 3-0; Loc., 1893, p. 20 [T/zommaselliz'];

484 Monwsouras lrunnusrnes ET rnuvmrrnus I
L. psilia Bonne., 1862, p. 101, pl. X1, fig. 7—10; Loc., 1893, p. 20, fig. 5;
L. debilis (p. 45) et L. Moilessieri (p. 48) Bonne. in Senvauv, 1881 [sans
descr.); Loc., 1893, p. 20, 21. '
Coquille grande, ovoïde bien allongée; ombilic entièrement recouvert;
spire longue, effilée, de 5-6)-7] tours convexes, le dernier gros, ovoïde,
. formant environ les 2/3 de la coquille; sutures très marquées, assez pro~
i
' (1.
f
47"5 474
Fm. 472 à. 476. — 472-473. Lilmwca (Limnaea) mphidia Bouacuicxar, grandeur naturelle.
—— 474-475. L. (L.) psilia. Bouecuiamr [ = L. stagmzfis I,1NNil, jeune), n, grandeur na-
turelle. — 476. L. (Galbu) Doublieri ( Rnouxnul Moouni-'1`ANn0N, >< 5.
fondés; sommet longuement acuminé; ouverture oblique, ovalaire allon-
gée, faiblement anguleuse en haut, egelant en hauteur environ la moitié
de la longueur de la coquille; bord columellaire r.ien dilaté, assez épais,
fortement tordu, réfléchi; péristome mince, subsinueux; test assez solide,
corné blond ou fauve clair, parfois cendré ou brunâtre, garni de stries
longitudinales serrées, fines, inégales, très flexueuses, souvent coupées de
très fines stries spirales. — L. 35·60[-65} mm.; D. 16-27[-30] mm.
(Eufs ovoïdes de 1.5-2,2 mm. de grand diamètre, réunis en masses arron-
dies oblongues de 30-40 mm. de longueur; chaque masse renferme de 40 à 100,
parfois 120-140 œufs généralement disposés sur 3 rangs; éclosion au bout de
15-20-30 jours.
Espèce très polymorphe et dont les formes locales ou individuelles ont
reçu un grand nombre de noms. Les coquilles allongées sont représentées par _
les L. Locardi Cour. (pl. xxv, fig. 426), L. lVesterlundi Loc., etc...; les coquilles
normales ou écourtées par les L. variegata Hazw (pl. xxv, fig. 432), L. colpodia
Bc., L, elop/iila. Bonne. (le dernier tour est méplat en son milieu, ce qui ·rend
I
L.,

Lxuxaexnne. — x.xmxxAeA 485
l`ouverture plus ou moins subquadrangulaire), etc... Toutes ces formes passent
iusensiblement de l`une a l‘autre et ne sauraient être distinguées, même comme
variétés. D’autre part, L. Vtemtx. [1911, p. 157458] a pu obtenir, par élevage en
aquarium, en partantd’une même ponte, la plupart de ces formes abusivement
élevées au rang d’espèces.
Vit dans les fossés, les étangs, les marais, les rivières; commun dans toute
l’Europe; acclimaté en Amérique du Nord [cf`. F. C. Batman, 1911, p. 136 et sq,].
3 L. fragilis Lxxmê. '
Ilelzw fi·agz'lt's Lxxmë, 1758. p. 774. n° 613; Gm«.1,tN, 1791, p. 3658 [non
Dttwviv]. ·-— .S'tagn1`c0la elegans Letton, 1831, p. 144. — Limnaea stagna-
lzis var. /i·ag[(z's i`I()QUllè•TANDON, II, 1855, p. 471; L. fragilis Ttmron,
1831, p. 121, fig. 105; Locann, l, 1880, p. 345; 1893, p. 20.
Coquille étroitement allongée; spire efiîlée de 5 tours peu convexes, le
dernier grand; ouverture ovalaire, peu haute; columelle bien tordue;
péristome épaissi ou subépaissi, presque toujours avec bourrelet interne
blanchâtre; test un peu mince, subsolide, corué blond ou légèrement
ambre, transparent, quelquefois brun foncé ou noiràtre. —-· L. 10-22
[l25] mm.; D. 6-9[-ttt] mm.
Cette espèce, très voisine du L. smgnalis L. dont elle est peut·être une
variété, semble assez constante; elle se distingue par sa forme étroitement
allongée, son test assez mince et son ouverture garnie d`ux1 Itourrelet interne.
Elle est peu répandue, un peu partout, mais principalement dans l`Ouest,
4. L. lacustïis Sruonxt (Pl. xtv, fig. 421, 425).
Limnaeus lactzstrzis Srunen. 1820, p. 92; Lncntto. 1893, p. 22; Germain,
ll, 1913, p. 231, fig 287; L. stagnalis var. Iacxtstwîv MooU1Ni'l`ANnov, ll,
1855, p. 472; \/VESTERLUND, V, 1885, p. 28; L. doriana Bo¤xt<;U1cNA*x·,
1862, p. 100, pl. xxt, fig. 9-10; L. efusa Küsrext, x eneli. Cab, 1862,
, p. 6, pl. x, fig. ‘15-16; Locattu, 1893, p. 22; L. sta;_r1zalz`s var. bodamica
Cnassxn, 1877, p. 358, fig. 205 et 2° éd., 1887, p. 367, fig. 220. - L bada-
mïca Boum;. in Suxtvtttn, 1881, p. 46; Locano, 1893, p. 21, fig. (3; L. /zclve·
tira Stmvam, 1881, p. 46 (sans descr.); Locatxn. 1893, p. 22.
Coquille ovoïde courte; spire médiocre, mais acuminée, formée de
5-6 tours subconvexes, les premiers très petits, le dernier très grand,
vontru arrondi en linut; sutxtres peu protondes; sommet assez aigu;
ouverture ample, subrvctangulaire, atteignant en hauteur les 2/3 de la
longueur de la coquille: coluxxxelle plus ou moins tordueg péristome
simple; test corne, faiblement ambre, quelquefois fortement épaissi,
finement et irrégultèrement strié. — L. 23-38 mm.; D. 15-24 mm.
Cette Limnée n‘est bien certainement qu'uxte varioté dérivée du L. szagnalis
L.: mais son habitat est un peu pax·ticulter : ou lit rencontre dans les vaux
lacustres bien exposées aux vagues. D`autt·e part, elle présente des` eat·a«·tères
concliyliologiques assez nets et il·est bon dela distinguer; on peut donc la

486 MOLLUSQUES 'IERRESTRES ET FLUVIATJLES
conserver comme espèce en ayant soin de faire remarquer ses rapports avec le
L. stagnalis L. dont elle constitue la forme conzmczée. Le L. badamica CL.,
très commun dans le lac de Neuchatel (Suisse), à Spire très courte et à dernier
tour plus ou moins subanguleux dans le haut, est la forme Iacustre extrême,
tandis qu’il existe une forme à spire plus allongée, intermédiaire entre les
L. lacuszris Sr. et L. stagnalis L. : c’est‘la var. H/zodani Koertr [L. smgnalis
var. H/zodani Koeatr, Mala/ws. Bliitt., 1870, pl. nr, fig. 11 et, Icon., V, 1877,
p. 36, pl. 128, fig. 1238] dont la var. intcrnzedia Pmcer [non L. inzernzedia ne
Féntssac] ne difl`ére pas sensiblement.
Commun sur les bords du lao de Genève; très rare ailleurs : le Rhone, aux
environ de Lyon [A. Loctnn].
S.-G. Radix Damas nn Moivroirr, 1810.
ïLutea. Bnouw,1827 (pars); Gnlnaria Lmcu, 1831 ;Ll0QUtx—'l`AAnoî, 1855].
Radula avec la première dent latérale tricuspidée, les suivantes bicuspidées.
Appareil génital : prostate régulièrement pyrîforme: pénis plus long que Ie
sac du pénis, très étroit, ne dépassant pas en diamètre celui du canal déférent;
.x` y Il
Q I `...-c'¢L'
f
--1
[LG
--.[LC
Fxe. 477-478. —— 477 la gauche). Région antérieure de l’appareil génital du Limmzea (lt«1·
dit) nuriculariu Lixml; même légende que celle de la fig. 471; pc, poche copulatricc: .
.v, son canal; dd', partie intratégunnentaire du canal dcférent. —— 478. Région anté-
rieure de Vappareil génital du Limmzea; (Hadim) limosa Lnwé; pc, poche ropulatrice
sessile.
rétracteurs du pénis isolés; sac du penis grand; vésicule séminale pyriforme
avec canal long ou nul.
Coquille globuleuse; Spire courte, le dernier tour très grand, très ventru;
columelle plus ou moins tordue.
Ce s0us·genre diffère de tous les autres par le pénis long et étroit, diilicile à
différencier du canal déférent.
La délimitation des espèces est extrêmement difïieile et ne peut être encore
' établie avec certitude. Les caractères de la coquille sont, en etïet, éminemment
variables et presque toutes les espèces décrites passent insensiblement de l’une à

LIMNAEIDAE. — MMNAEA 487
l’autre. Cependant les études récentes de l'appareil génital [W'. Il0szi»owsa|,1912,
1914, 1927; F. C. Baiugn, 1911,· L. Sods, 1917,·J. Favre, 1927, M. ne Liuiwnnueuiz.
1928] montrent qu'il existe, au moins, trois espèces très nettes: Limnaea
auricularia L., L. limosa L., L.percgra Mütt., la premiere et la dernière rela-
tivement peu variables, mais la seconde extrêmement polymorphe et pouvant
prendre presque toutes les formes de coquille des Jeux autres. Quelques carac-
tères conchyliologiques permettent cependant de les séparer. Autour de ces trois
espèces certaines. se groupent. d'autres Limnées dont l'anatomie, encore incon-
nue, ne permet pas de préiuger de leur valeur réelle. Une étude attentive des
types et. cotqprs conservés dans la collection A. Loeaan m`a conduit à réunir,
sous le nom le plus ancien, un certain nombre de formes constituant autant
d'espèces qu`on peut admettre provisoirement en attendant que 1`étude de leur
appareil génital fixe leurs affinités.
· Tnnmaau nes esrizcns.
1. Columelle non ou à peine tordue; poche copulatrice sessile ou
avec canal plus court que la poche ........... 2
— Columelle tordue, à pli très nettement marqué; vésicule séminale
munie d`un canal plus long que la poche. L. (R.) auricularia, p. 487
2. Coquille a spire courte, de forme variable ........ 3
— Coquille à spire assez longue, aiguë: ouverture snbcirculairc it
insertion supérieure placée très bas. . L. ·R..) cenglohata, p. 493
3. Coquille ovoïde; spire à tours bien convexes, le dernier généra-
lement très grand, ventru vers le haut; vésicule séminale toujours
sessile ............. L. (R.) limosa. p. 488
— Coquille ovoïde allongée; spire a tours peu convexes, le dernier
allongé oblong; vésicule séminale avec canal plus court que la
poche ...... , ...... L. (R.) peregra, p. 494
t. L. (Radix) auricularia Lime (Fig. 477, 479;pl. xxv,fîg.424 et43m
Hell.: a1u·lcuIa1·t`a Lmmè, 1758, p. 774. — Buccinum auricula Müxmen
ll. 1774, p. 126. — Limnaea canalis Vixma fn DUPUY, 1850, p. 482, pl.
xxu, fig. 2; Locaun, 1893, p. 31, fig. 15; L. auricularlu var. cunulis
MoQUxx·'l`Azvoox, Il; 1855, p. 463, pl. xxxxv, fig. 2 et var. lubanalis
Moo.-Taxe., p. 463, pl. xxxuv, fig. 3; L. ampulla Kïsma, Couch. Cab.·
1862, p. 10, pl. tx, fig. 12-14; Loc., 1893, p. 24, fig. 8; L. uurz'cular1'a
· Daarauxaun, 18(I1, p. 48 et 1805, p. 49, pl. ix, fig. 28-29; Duruv, 1850,
p. 480, pl. xxu, fig. 8; h1()Q.·TAND., Il, 185.7, p. 462, pl. xxgcm, fig. 21 ài
31; \Ves·rem.UNn, V, 1885, p. 29; Loc., 1893, p. 23, fig. 7; L. multizonata
Bonne. in Senvauv, 1881, p. 58 (s_. descr.); Locaan, 1893, p. 24; L. regu-
laris Loc., 1893, p. 25. — L. slr·t`cta. Loc., 1893, p. 26.
Coquille ovoïde globuleuse; ombilie en fente très étroite, presque
recouvert: spire très courte, aiguë, de 3 1/2-4 tours, les trois premiers
peu conve.z·es et relativement développés en hauteurjle dernier énorme,

488 uornnsouns Tnnnnsruns ET 1¤1.uviAT1LEs
bien convexe ventru; sutures marquées mais peu profondes; sommet aigu;
ouverture subarrondie, très grande, atteignant en·hauteur les 5/6 dela
longueur de la coquille; columelle tordue à pli très nettement marqué,
exactement situé dans l’axe de la coquille; péristome mince, plus ou moins
évasé-épanoui; test mince ou assez mince, blond corné ou roux, garni de
stries longitudinales assez serrées, très inégales, peu flexueuses avec
souvent, au dernier tour, des plis longitudinaux saillants, inégaux et
assez forts. —— Vésicule séminale avec canal long et fin, bien plus long
guelapoche. ——- L. 15-35 mm.; D. 14-28 mm.
Ponte en juillet-septembre. (Eufs ovalaires (de 1,5 sur 1,75 mm.) transpa-
rents et incolores, réunis en masses cylindriques plus ou moins arquées,
transparentes, recouvertes d’une fine membrane, longues de 15-30 mm., conte-
nant 50-80, rarement 100 oeufs, collées aux pierres et aux plantes aquatiques.
Eclosion au bout de 15-16 jours.
Vit dans les canaux, les rivières, les étangs, les bassins. Commun, presque
toute la France, moins répandu dans le Midi.
Espèce relativement peu polymorphe, beaucoup moins abondante que la
suivante. La plupart des variétés qui y ont été rapportées appartiennent en
réalité au L. limosa L. Les L. cunalis Vitm et L. bicanalis Moq.-Taxn., sont des
formes anormales dont l'ouverture est trés aiguë, comme canaliculée soit en
haut, soit en haut et en bas. D'après les types de la coll. Xt. Locarno, les
L. multizonuzu Bonus., L. reguluris Loc. et L. stricm Loc. paraissent bien des
formes de cette espèce, leur columelle étant très nettement tordue.
2. L. (Radix) limosa L1NNÉ (Fig. 478, 480; pl. xiv, Hg. 411, 420 et 422).
Heïx lzmosa. Lnvmâ, 1758, p. 774 [non Moxmcu]; Limnaea ovata
DRM-Ansnnn, 1805, p. 50, pl. u, fig. 30-31; DUPUY, 1850, p. 475, pl. xxu,
fig. 11-13; Favne, 1927, p. 244, pl. 16, fig. 17 à 21, 24 à 38 et pl. 18,
fig. 22 a 55. —- L. limosa Moonm-Tannox, ll, 1855, p. 465; Locann,
1882, p. 199. 454 et 1893, p. 29, tig. 14. — L. oblusa Snnvsiiv, 1881, p. 51
gs. descr.); Loc., 1893, p. 32. — L. limosinu, L. putrzformis, L. lœta
et L. opprcssu LOCARD, Z’Éc/Lange, Vlll, 1892, p. 18 et 1898, p. 29, 30,
31; L. deana Tnssr in Loc., 1893, p. 29; L. lzyu'1·0rz:gu Maurin in Loc.,
1893, p. 30.
Coquille ovoïde à ombilic en fente très étroite, presque recouvert; spire
courte, formée de 4 tours bien et régulièrement bombes, relativement peu
développes en· hauteur, le dernier tres grand, subaltongé, ventru vers le
haut; sutures au fond u"un sillon très accusé; sommet aigu; ouverture
ovalaire, verticale ou subverticale; columclle épaissie, non ou àpeme
iordue, à pli nul ou obsolete (dans le càs d’un plissement, le pli est
toujours à une certaine distance de l’axc de la coquille); péristome plus ou
moins èvasé ou épauoui; test mince, corné blond; roux ou brunâtre, garni
de stries longitudinales un peu fines, inégales, subtlexueuses. Véslcule
sémlnule sessile. —— L. 15-33 mm.; 1). 10-22 mm.

Luxuaeioae. -—— Linixaea 489
Ponte de juin a septembre. tEufs ovoïdes, longs de 1-1,5 mm., transparents,
réunis au nombre de 40-60 en masses cylindriques, très déprimées, longues
de 15-20 mm., larges de 1-5 mm., gélatineuses, recouvertes d‘une trés mince
membrane transparente. Eclosion en 11-16 jours. Les jeunes ont été décrits
par Srunen [in Cox!-:, III, 1789, p. 133] sous le nom dé Baccinum papilla. '
Ilabite toutes les eaux douces. C`est la plus répandue des Limnées; elle
abonde souvent dans les lacs et les étangs; répandue dans presque toute
l’Europe.
Cette espèce montre un polymorphisme réellement exceptionnel; sa coquille
présente de nombreuses formes couvergeant, soit vers le L. pcregra l\lüm.1:n,
soit principalement. vers le L. auricularia L. Si, anatomiquement, le L. limosa
L. est très facile à distinguer par sa poche copulatrice toujours sessile, il est
beaucoup plus dillicile à séparer du L. auricularia L. par le seul examen de
la coquille. Cependant sa spire est moins etlilée, atours plus régulièrement
bombés et proportionnellement moins développés en hauteur, séparés par des
sutures très profondes et, surtout, sa columelle n`est pas tortlue. Ce dernier
caractère est constant, comme lL1 montré J. Flwmz [1927, p. 212] et dans les
cas, d’ailleurs rares, où la columelle a un pli peu marqué, ce plissement est
toujours placé en de/mrs de l'azc de la coquille. La disposition du péristomo
n`a aucune valeur spécilîque, ce péristome pouvant être également renversé ou
épanoui chez les deux espèces.
Le polymorphisme du L. limasa L. a conduit à la création d’un nombre
considérable de formes qui ne sont que des variations de cette espèce. Quelques-
unes sont intéressantes, soit par leurs caractères, soit par leurlocalisation et il
est nécessaire de les connaitre. Je les ai groupées de la manière suivante en
prenant les noms les plus anciens. Il faut, d`ailleurs, se rappeler qu‘entre
toutes ces variétés il existe des passages à peu près insensibles.
var. ample llAl\TItl«\Y¥ (Pl. xiv, fig. 420).
Lîmnaeus aaricularlus var. ampla lhnrnranx, .Veac Alpina, l', 1821, p. 250;
L. ovatus var. llarzmarmi Srunen in ox: Cnanremnen, 1837, p. 20, pl. xr. fig. 17. —-
Gulnarza ampla [Inra., 1844, p. 69, pl. 5, lig. 1-5. -—- G. Jlmmardi llAl\TM.,
1844, pl. 6, [ig. 1-3. —- G. Ilarzmaarf IIARTM., 1844, p, 72, pl. 7, lig. 'l-6. -
Linmaca awicularia var. ampla (pl. xxxxv, tig. 5), var. llartmanni (pl. xxxlv,
lig. 6) et var. .lIonnar·zlii (pl. xxxiv, lig. 7), Ã\loQuix-'l`Moov, ll, 1855, p. 463. -— ·
L. orata var. obtusa Konmxr, Mal. Blain., 1870, pl. II, lig. 6 et Icon., V, 1877, I
p. 43, pl. 129, fig. 1251. — L. uvaza var. conzmcta lion., 1870, pl. xi, tlg. 7;
L. wam var. ampla lion. (tig. 12î6)etvar. Monnardi Ken. (lig. 1247), Icon., V,
1877, p, 40, pl. 129. -—- L. ampla, L. Ilartmanni et L. Jllormurdi LOCARD, 1893,
p. 23. _
Coquille très élargie, généralement aussi large ou même plus large que
longue; ouverture arrondie, extrêmement ample, atteignant le sommet (forme
Ilartmanni) ou même le dépassant (formes Jlennardi, ampla); péristome lur-
gemeut épanoui.
Vit dans les étangs, les lacs, les tleuves; pas très répandu, mais parfois
abondant dans certains bassins. Les formes que je réunis sous le nom de var. ll
ample ont été généralement considérées comme des variétés du L. auricu-
laria L. Ce sont certainement des L. limosa L. comme le montre leur appareil
génital. Il en est SanS doute de même du Lfmnacn Trcnquclleoni Gesstes

  MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
[: L. lrencaleonis GASSIES, 1849, p. 163, pl. 11, Hg. 1; : L. Trerzquelleoni
Bouncuiemr in SERVAIN, 1881, p. 50; Loc mn, 1893, p. 24] du bassin de la Garonne,
d0Hi. l’3I13i.OlTll0 BSÈ €l'lCOI‘ê 1I1COl'lI'll16.
var. patula ui Cosri (Fig. 483, 484, 485; pl. uv, Hg. 429).
Turôo pàtulus nx (josm, 1778, p. 95, pl. V, fig. 7. —· Limnaea peregra, var.
panda Txvtoa, 1890, p. 294, fig.; L. ampullacca lîossuiisstnn, Icon., 183.7,
p. 9, fig;. 124; Locmn, 1893, p. 26, fig. 11; GERMAIN, Il, 1913, p. 236. ——
L. tzmzida [IE1.1), Isis, 1836, p. 278; Loc., 1893, p. 27; L. IïlCI7lbI‘l1Tlü.C€d Ponno,
1838, p. 90, pl. 11, fig. 9; Loc., 1893, p. 28; L. nouleziana G‘ASSlES,18~19, p. 166,
pl. 11, fig. 2; Loc., 1893, p. 27; L. glacialis Duruv, 1849, n° 199 et 1850, p. 479,
I
0
rû 0
481 482. 485 484 485
Fm. 479 à 485. —— 479 Limnaea (Radix) aurimtlarirz Limit. partie supérieure dé la spire.
>< 4. —- 480. L. (Badi;) limosa Lame, partie supérieure de la spire, >< 4. -— 481. L.
(Radix) cmaglobam Loc mo, grandeur naturelle.- 482. L. (Radin) intermcdia Mxcuiun;
cotype, légèrement grossi. — 483. L. (Radix) patula m Cosm, forme glacialis Durm.
gr. nat.—— 484. L. (IIadi.v)pc1tulaDA Cosm. gr. nat. ——— 485. L. (Radi:c)patul01 M Cosm.
forme Nouleli Gassuss. gr. nat. i
pl, xxm, fig. 1; Loc., 1893, p. 28; L. microccp/iala Ki's·r1;r., Conch. Cab., 1869,
p. 9, pl. 11, fig. 7-8; Loc., 1893, p. 27, fig. 12:G121us1A1N, II, 1913, p. 236. —
L.d0liol11m Kïsïen, 1869, p. 10, pl. II, fig. 9-11. — L. dolioli/'ormis Loc., 1893,
p. 27; L. hemisp/zœrica ltlevxe in Kilsrun, 1809, p. 53, pl. xt, fig'. 32-33; Loc.,
1893, p. 28, fig. 13; L. subampullacea, L. mamillata et L. sandriformis
Boum:. in Senviuw, 1881, p. 54 et 57; Locsuo, 1893, p, 27, 28, 29; L. ovatw
var. anzpullacca \VESTERLUND, V, 1885, p. 38.
Coquille bull:/ornze. très globuleuse ovoïde surtout vers le haut; spire très
courte, aiguë, formée de 2 1/2-3 tours, le dernier très convexe renflé en haut,
suballongé vers le bas; ouverture grande, subarrondie, anguleuse en haut,
· élargie vers la base; columelle épaissie, non plissée; péristome tranchant;
test mince, corne clair, finement strié. — L. 10-24 mm.; D. 8-20 mm. —
Presque partout, souvent mêlé avec le type. La forme glacialis Duvuv a une
forme très renflée et un test très mince; elle habite les eaux froides des lacs
pyrénéens de haute altitude (lacs d`Estom, d`©ncet, de Gaube, d’O0, etc...).

I Lmxanxnae. — LIMNAEA 491
var. mucronata Hntn.
Linmacu, mucronata Hero, Isis, 1836, p. 278; Locarno, 1893, p. 25, fig. 9:
Genmm, Il, 1913, p. 234; L. nzncronaza var. alpestris Cuassm, 1877, p. 370,
fig. 220 et 29 éd., 1884, p. 379, fig. 235; L. alpcstris Senvzux, 1881, p. 51;
Locmm, 1893, p. 25; L. uuricularia var. albescens Cnessrx, Corrcsp. Blcïtt.,
1874, p. 73 et 1884, p. 371, fig. 223; L. nlbcscens Siznvmx, 1881, p. 50;Loc.,
1893, p. 25. —- L. anzpla var. Ileldii Cressnv, 1877, fig. 211 et 2° éd., 1884,
p. 372, fig. 226; L. Itlongasonae S1-znvnm, 1887, p. 241; Loc., 1893, p. 25. ·
Coquille ovoïde un peu ventrue; spire f'ormée·de 5 tours convexes, le dernier
bien arrondi renilé, surtout à la région supérieure; sommet subobtus; ouver-
ture subovalaire; columelle sinueuse mais non plissée; péristome mince, tran-
chant; test un peu mince, corné clair. - L. 12-19 mm.; D. 8-14 mm.
— Presque partout, mais surtout dans les régions montagneuses de l'Est et des
Pyrénées.
var. intermedia (oi: Féuussac) Micnxno (Fig. 482; pl. xiv, lig. 408).
Limnaca Intermedia ne Féuossxe in ne L,xu.\nex<, Vi, part. M, 1822, p. 162;
Nlxcmwo, 1831, p. 86, pl. wi, fig. 17-18; Duruv, 1850, p. 480, pl. xxmfig.4;
Loeann, 1893, p. 31, fig. 16; Giamxanv, 1906, p. 46, pl.-1, fig. 40; ot1913, Il,'
p, 238,1ig. 286.- L. bi/brn1isKüsTEn. Conch. Cab., 1862, p. 57, pl. xu, lig. 13-14;
Loczmn, 1893, p. 32. —- L. Millicri Bouuo. in Loc.,1893, p. 31. -— L. angustann,
l\1u.mEne, in Loc., 1893, p. 32. — L. azaziaca et L. Mic/mucli Loc., 1893,
. 32.
P Coquille fusi/'ormc allongée; spire aiguë, formée de 5 tours tordus,très
convexes, le dernier ventru en haut, bien allongé et atténué en bas; ouver-
ture subarrondie, égalant en hauteur les 2/3 de la longueur de la coquille;
columelle non tordue; test mince, transparent, corné roux clair. — L. 1524 mm.;
D. 9-15 mm. — Presque partout, parfois assez commun; généralement avec le ,'—
type ou la var. palula DA Cosm. .
var. Vulgaris C. Pre1rren(Pl. xxv, fig. 427).
Limnaea vulgaris C. Prmrren, 1821, p. 89, pl. xv, lig. 22 (jeune) [non liüsreix
r: L. limosa type); non Rossuîssrnn (: L. lagotis Scumncx); non Lmcn
(—.: L. stagnalis L. forma turgida)]; Locum, 1893, p. 33, fig. 17; Gemlmm, II,
1913, p. 235. - L. ovata var. lacustrina Ctrzssm, Corrcsp. Blain., 1873,p. 76;
et 1884, p. 383, fig, 243. — L. lacuslrina Senvux, 1881, p. 52; Locann, 1893,
p. 33. — L. mncronata var. rubella Cnnssxv, Corrcsp. Blzïtt., 1874, p. 73;
1884, p. 378, lig. 234; L. rubolla Loc., 1893, p. 34. — L.1f0c/1i(oe Fénnssac ·
père) Senvlim, 1881, p. 51 (s. descr.); Loc., 1893, p. 33; L. cr-assa Boum;.
in Seuvlux, 1881, p. 51' (s. descr.); Loc., 1893, p. 33. — L. GucbhardiCAzio1·,
1905, p. 44, fig. 4 et 1910, p. 393.
Coquille de petite taille, ovoïde un peu ventrue; spire courte, formée de
4 tours un peu convexes, le dernier grand, arrondi, ventru vers le milieu, plus
ou moins atténué vers la base; ouverture ovalaire, subanguleuse en haut;
columelle arquée ou subarquée; péristome mince; test mince, souvent pellu- · -
cide et fragile, corné blond clair, quelquefois rougeâtre. — L. 10-15 mm.:
D. 6-9 mm. —- Cette forme est très commune dans toute la France; on la `
rencontre dans toutes les eaux douces et elle est très polymorphe. Elle a reçu
un grand nombre de noms et, en dehors de ceux signalés ci—dessus, qui

492 1uoLLUsoUEs TERRESTRES ET rx.Uv1A·rx1.Es
correspondent soit à des jeunes, soit à des formes reliées les unes aux autres
par des intermédiaires insensibles, il est probable que les Limnaea mem
' GALLENSTEBN [: L. nzztcronam var. rasee GALL. in Ctrzssm, 1877, p. 3(i9,·fig.l3T()
et 1884, p. 378, fig. 233; :·.. L. rosee Locno, 1893, p; 34,fig. 18] et Limnaea
balrlzica Linus [Fauna Suec., 2e éd., 1746, p. 532; : L. avaza var. balxbicn
\VESTERLUl\D, V, 1885, p. 39; : Limnaea bali/zica LocAun, 1893, p. 39] se
rapportent à cette même variété. ll en est de même de la forme succinea
Nitssox [: Limnaea succinea Nitssox, 1822, p. 66; Locaux), 1893, p. 34], mais
cette dernière est mieux individualisée 1 la coquille est plus petite, plus étroi-
tement. allongée, avec une spire plus haute et une ouverture mieux ovalaîre
insérée plus bas (L. 9-13 mm.; D. 5-7,5 mm.); elle est commune partout.
forme fhermalis Boumân.
Limnaca. tllcrmalis Bonnes, Bufl. Hist. natur., 1832, p<. 20; DUPUY, 1850,
p. 479, pl. xxxm, fig. 2; Locxno, 1893, p. 38. fig. 21; Gsnnanv, ll, 1.913,
p. 237.
, Coquille ovoïde assez allongée; spire assez courte formée de 3-4 tours con-
vexes, le dernier subrentlé, régulièrement subovalaire; ouverture ovalaire
égalant, en hauteur, les 3/4 environ de la longueur de la coquille; columelle
légèrement tordue; test assez solide, corné roux. —- L, 6-10 mm.; D. 4-6 mm.
Les sources chaudes des Pyrénées.
Le L. Lhermalis Bone., dontla. poche copulatrîce est sessile, est certainement
une forme du L. limosa qui paraît très peu distincte de la var. vulguris C, Pr.
D. Duruv dit même [1850, p. 479] qu’il l'a répandue- autrefois dans les collec-
tions sous le nom de L. Roc/ni Fin. u parce qu’elle se trouvait sous ce nom,
dans la collection du. D' Rocn, élève de Dmmnuaun et aussi de Fénuss.1c»,
Le L. Rochi Fin., te1.qu'il est du moins compris par A. Locaun se rapporte à
la variété vulgaris C. Pr. et les intermédiaires entre cette variété et la forme
t/zermalis Bonn. sont nombreux. Ils ont reçu les noms de L. lzumilis Locaun
[1893, p. 38], L. Putoni BOURGUIGNAT [in SERVAIN, 1881, p. 59: L. t/zermalis
PUTON, 1847, p. 57. non Boumân], L. sabauda. et L. parvultt [: L. parva CAz1oT,
1910, p. 400] Loceno [1893, p. 39]*. Ces formes, à peu près indisoernables, vivent
partout. Le L. Reynziesi PALADILHD [Arm. Sc. natun, 1875, p. 4] des départe-
ments de l’Hérault et des Basses-Pyrénées appartient peut—être— également à
cette même forme. .
var. profunda Ctcssm [Fig. 486 à 490 et 500 à 504) U). '
_ Limnaea profzmda Otnssxx, Malalc. Blâzz., 1877, p. 171, pl. Ill, fig. 8; Piacnr,
1912, p. 215 et 1913, p. 217, fig. (avec var. Roszkows/iii Pmeer, p. 218, fig. 2);
L. Foreli Cnnssxn, id., 1877, p. 172, pl. in, fig. 2-4; \V'EsTEm.UNo, V, 1885;
p. 33; Locann, 1893, p. 21; PIAGET, 1912, p. 218, pl. xx, fig. 10-11 (avec var.
obzusiforinis Pme. et acuzispirata Pm:.) et 1913, p. 220; L, Yungi Pntcnr, 1912,
p. 209. pl. ix, fig. 1 (avec var. humilis, pl. xx, fig. 2, intermedia, pl. IX, fig. 3,
venzricosa., pl. ix, fig. 4, acella, pl. ix, ii;. 5) et1913, p. 219, fig. 3-4.
'_ Coquille au test toujours très mince, fragile, absolument transparent, de
coloration très claire, blanchâtre ou jaunacée; de forme variable, ressemblant
ai un jeune de L, smgnalis L. [L. Foreli Ct.], ou à spire plus courte formée
ûgàrlêar suite- d’une erreur, les numeros 491 à 499 ayant été omis ne correspondent à aucune

i LIMNAEIDAIL —— LIMNABA 493
de 4.1/2-6 tours très convexes, les premiers parfois èrodés ou même tronquée,
à ouverture ovalaire arrondie. -—— L. 11-15 mm.; D. 5,5-9 mm. La forme acelln
Pmcer est particulièrement allongée étroite (L. 12 mm.; D. 5,5 mm.), Le lac de
Genève, entre 30-50 et 200-250 m. de profondeur [A. Fouet, J. P1Acn'1·,S.C1.1:s—
sm, etc...];le lac d’Annecy, vers 110 m. de pr0fo11deur·]D*‘ M. Le Roux in Prieur,
1913, p. 217]. Le L. Itbreli signalé au Boucau (Basses-Pyrénées) par A. Locxnn
4 8 6 4 8 7 48 8 48 9 4-9 O
È .0 .e É  
Fu:. 486 it 504. —— Lixrmaea (Radia:) linwsa Liumê, var. profunda. Cnsssxn, formes diverses,
>< 2 environ. - 486. Forme Yungi PIWET (type). -487. Forme Fungi humilis PIÀGEL
- 488. Forme lïmgi oentrieosa Piaoer. — 489. Forme hmgi inlermcdia Pxanex. —
490. Forme lîmgi acella Pmoer. —- 500. Forme proftmda If0s:h‘01L·sl.i1TP1Ao1~:T. — 501.
Forme pro/`umla (type) Cmassiu. - 502. Forme Fomli ttype) C1.1:ss1N. —- 508. Forme
Foreli obtusiformis l‘11¤1:r. -- 504. Forme Foreli acutispirata. P1 mer.
[1893, p. 21] n'est certainement pas cette espèce, mais une forme jeune du
L. stagnalis L. . ,
W'. R0sz1wws1.1[1912,`p. 376; 1914, p. 89-90] a montré que les trois formes
L. pro/unda Cness., L. Foreli Cinss. et L. Yungi Pm:. ont exactement les
caractères anatomiques du L. limosa L. et que, élevées en aquarium, elles
rcdonnent, après quelques générations seulement, des L. limosa L. typiques.
Un doit donc considérer ces trois Limnées comme constituant la /`orme·de
profondeur du L. limosa L. Elles dérivent de cette dernière mais, en émigrant
vers les eaux profondes, elles ont pris des caractères spéciaux qui ne sont pas
encore fixés.
3. L. (Radix) conglobata Locann ('Fig. 481).
Limnaea. conglobata Locann, l'Ec/zange, VIII, 1893, p. 18; 1893, p. 30;
GE11MA1N, 1903, p. 160, pl. 11, fig. 7-8; et 1913, Il. p. 236.
Coquille courte, bien ventrue; spire asse: élevée, aiguë, formée de
4-5 tours très convexes, le dernier arrondiwentru; ouverture presque
circulaire à insertion supérieure placée très bas; columclle arquée à la

494 M0LLUsoUEs Tsnnesrnns ET FLUVIATILES
base, à peine subplissée au milieu; péristome mince, tranchant; test
mince, fragile,.ambré rougeâtre, garni de fines stries longitudinales. —
L. 19-22 mm.; D. 13-15 mm.
Cette Limnée est bien caractérisée par sa spire relativement haute et par son
ouverture peu développée en hauteur, presque circulaire et à insertion
supérieure placée très bas. Elle se rapporte peut·être au L. Zimosa L., mais son
anatomie est inconnue. ·
Vit dans les marais, les rivières, de préférence dans les eaux claires. L’Esti
(départements de la Nièvre, de la Côte-d’Or, du Rhône, de l'lsère, de la
Drôme) [A. Locnnn]; Maine-et—Loire [L. Gsamm].
` 4. L. (Radin:) peregra l\¢1üLLEIl(Pl.XlV, fig. 402 ii 405,.
Buccinum peregrum Milnnna, II, 1774, p. 130. — Buccinum medium
STUDER in Cox1z,lIl, 1789, p. 433; Helix putris PEx1vANT, 1777, p. 121,
pl. Lxxxvi, fig. 137 [non Lmxiê]. ——· H. pe1·egerGM1=:r.1N, 1791, p. 3659. ——
Lz°mnacuspcrcge1‘ DMMRNAUD, 1801, p. 48; 1805, p. 50, pl. ix, fig. 34-
35. —- Limnaea percgra DUPUY, 1850, p. 472, pl. xxm, fig. 6; Moouuv-
TANDON, ll, 1855, p. 468, pl. xxxxv, fig. 13-16; WESTERLUND, V, 1885,
I p. 40; Locann, 1893, p. 35, fig. 19; Cnzior, 1910, p. 394, pl. vn, fig. 9.
—-L. Blauncri DUPUY, 1850, p. 473 [non SHUTTLEWVORTH]. — L. plagia-
stomm Bonne. in Ssnvaix, 1881, p. 55 fs. deser.`, Locnnn, 1893, p. 35;
L. subsotîida Locnno, 1893, p. 35 [: L. solida. VILLA, 18.53, non Pnimrrx,
1844]. —- L. nzeridionalis et L. prolrzta Locann, 1893, p. 36, 37. —
L. .Mauryi Cnzior, 1910, p. 406, pl. v11,fig. 49-50. ·—- Formesjeunes:
L. rz'vuIm·z's, L. inszÉgnz`s et L. lubrica Paimnrss Q').
· Coquille ovoïde oblongue à peine ventrue; ombilic en fente très étroite,
parfois entièrement recouvert; spire non aiguë, formée de 4-5 tours peu
eonvexes, le dernier bien allongé, égalant les 4/5-5/6 de la coquille;
Sutures marquées; sommet un peu pointu; ouverture ovalaire oblongue,
moins haute que les 2/3 de la longueur de la coquille; bord columellaire
très dilaté, peu tordu, réfléchi, épaissi et arqué; péristomc subcontinu,
mince; test subsolide, fauve ou brun, parfois foncé, rougeâtre ou gri-
sâtre, peu luisant, garni de stries longitudmales fines, serrées, subégales.
—— L. 12-20 mm.; D. 8-15 mm.
Vésiculc séminale avec cmmlplus court que la poche.
(Eufs subovoïdes, de 1 mm. de diamètre, réunis par 20-80 [rarement une
centaine) en masses de forme oblongue aplatie, longues de 15—251Iil’Il.,l£1l‘g6S
de 5-6 mm. Eelosion de 20 à 25 jours après la ponte.
Vit dans les mares, les fossés; moins répandu dans les marais; rare dans
les rivières; s’élève jusqu’à 2.000 m. environ dans les Alpes. - Toute la France;
assez commun en Corse, notamment a Bastia, Corte, Saint-Florent, Bonifacio.
4. Un grand nombre d'autres noms ont été donnés à cette espèce. Je releve seulement les sui-
vants qu'on trouve assez fréquemment dans les faunes l ·cales françaises : L. diaphanu, Pannmss,
4850; L. mtida, L. opaca •·|: L. fuliginosa Zincnsn, 1850; L- boubeiana Nourrir, 1869; L. mar.
IFB/1813 FAGOT, 1877; L. jt¢7`Gïl€ïl·S‘lS PALADILIIE, 48710; L· TLBWZOTOSII 1.i0URGUIGN\T, ÃSSÈ.

Lxnxnuxnnn. ·——- Lxumea 195
Une var. cisternarum a été décrite par E. CAZIOT [1902, p. 219]; provenant
d`eaux très froides des environs de Pioggiola, elle est un peu plus allongée
avec une ouverture moins haute (L. 11-12 mm.; D. 6,5-7 mm.). Le Limnueu
eyrniaca l\·IAuu.te [1869; p. 59] est une simple forme de peregrq recueillie à
Biguglia où elle n’a d’ailleurs pas été retrouvée.
Cette espèce, si elle ne montre que peu de variations dans la direction du
L. Iimosu L., présente cependant, princzpalement l0rsqu'elle vit à d'assez
' grandes altitudes, un polymorphisme notable. Beaucoup de formes ont été
décrites comme espèces; elles passent de l'uue à l‘autre et il est impossible,
dans la plupart des cas, de les déterminer avec certitude. Je les groupe, après
·examen, sous les noms suivants (t): _
var. marginata. Mncuiwn (Pl. uv, fig. 395).
, Limrmea nmrg nam Miculiun, 1831, p. 88, pl. xvi, fig. 15-16; Duruv, 1850,
rp. 171, pl. xxv, fig. 5 [non Kouizur (= L. peregra type)]; Locunn, I, 1880,
_p. 325; 1893, p. 26, fig. 10; Gsnnmx, ll, 1913, p. 231; L. peregm var. marginatu
.MoouxN-’l`ANuoM, II, 1855, p. 168; Wusrsnnuivn, V, 1885, p. 11.
Coquille ovoïde un peu allongée; spire courte formée de 1 tours oonvexes,
'le dernier grand, bien arrondi en haut, un peu allongé en bas; sommet aigu;
ouverture ovalaire. auguleuso en haut, il bords marginaux réunis par une
mince callositô; bord columellaire très épaissi, bien épanoui en bas, plissé en
haut; péristome blanchâtre, légèrement épanouî, bordé intérieurement d'un
Jmurrelet blanchâtre ou rosé; test solide, corne pâle, finement strié. —- L. [12-]
13-18 mm.; D. [8·]9-12 mm. -- Vit, de préférence, dans les eaux claires et
llimpides des petites mares ou des ruisseaux; s'élève juSqu'aux environs de
1.200 m. d’altitude. Peu répandu, principalement la région alpine : Savoie,
Isère, Hautes-Alpes [D. Duruv] ; ruisseaux de la Provenee_[G. Mxcuwn]; départ.
du Rhône [G. Micuiun, A. Locnnn]. ‘
var. apricencis Anim (Pl. xiv, fig. 102, 103).
Lîmnaca pcrcgm var. aprîcenris .\nMu, Atti·Soz:. veneto-trenlina, V, 1876,
rp. 69, pl. 1, fig. 20-21: L. apricana Bounccicrwr in Ssnvuuv, 1881, p. 55; Locsnn,
1893, p. 37; CAZIOT, 1910, p.395, pl. vu, fig. 29 à 31; L. peregra var. microszomu
Konsvr, Icon., V, 1877, p. 118, pl. 119, fig. 1192; L, Langsdor/[P Bounouxomr,
1880, p. 8; liocaxin, 1893, p. 37; L. stenostoma Bonnonxoxrr in Sxanvam, 1881,
_p. 59 (s.descr.);· Locunn, 1893, p. 38. _
Coquille plus allongée; spire plus élancée, souvent corrodée au sommet;
·ouverture proportionnellement plus petite; test assez mince, mais plus solide,
corne fauve, parfois noiràtre. — L. 12-11-18 mm.; D. 7-8-9,5 mm. — L’Est, prin-
cipulement dans la région des Alpes et de ses contreforts jusque vers 1 000-
1.200 m. d‘altitude; vit aussi dans le département de Maine-et-Loire (formo
andegavensis Gsnuuv, 1903, p. 165, pl. Il, fig. 9-10, de taille plus grande) et en ·
_»Corse, aux environs de Bastia [E. CAzx0·r].
var. frigida (ue ClI\llPl·INTlEIU ne Monm.1.Er.
Limnaeu [rigide ne Cuanr. in ne ÃIORTILLET, Revue Savoisiennc, déc. 1860,
1, E.ci1.mradérriL[19/0, p.101. pl. vn, fig· 3] sous le nom de L. bcuillensis, une forme du lac
de Beullfaipes-Vlaritlmesjà1.260 m. d’aILitude. E. Cszoorla compare au L.palustris Mtl1.x.., mais
c’esI. incontestablement une forme de peregra en ditîenant seulement par son bord columellaire
plus tordu et son test plus mince.
32

\
496 M0LLUsQuEs ·rEnnEs·rnEs LT Fi.uv1ATxLEs
p. 103 [nonKonn1.r], Potroiviana, 1889, p. 4; Locann, I, 1880, p. 328; 1893, p. 35:
L. raibZensis-CL1:ss1m, Mala}:. Blüzt., 1880, pl. i, fig. 10: Snnvim, 1881, p. 58;
L. pcregra var. Ullipitsclzi \Vi:srnm.u1vn, Nac/ir. mala/r. Gesellsc/1., 1875.
p. 85; et V, 1885, p. 42; L. Ullipizscl1iLocAnn, 1893, p. 38; Cizior, 1910, p. 401,
pl. vn, fig. 23-27. ·
Coquille plus ovoïde allongée à tours plus convexes; dernier tour moins
grand; ouverture plus petite; test assez solide, corné cendré ou rougeâtre
L. 10-l5[-17] mm.; D. 6-9[-10] mm. Commun dans les eaux froides des lacs
alpins entre 1.000-2.000 m. [G. ne llloimttnr, G. Courteau]; jusqu’à 2,400 m.
au col de la Magdelaine (Basses-Alpes) [Ch. Pnnnoun]. Un peu partout dans les
régions de plaine, surtout dans l'()uest et le Midi(t).
Une forme Reîcheli Pme:-zr [Limnaea limosa percgra var. reich eliana Pitcizr.
1913, p. 477, pl. 14, fig. 29 à 31] est de taille plus petite (L. 12-16 mm.;
D. 7-9 mm.), moins allongée, avec une ouverture ovalaire occupant les 2/3 de
la longueur totale et son test, corné cendré, est ponctué, surtout au dernier tour,
de petites taches brunes irrégulièrement distribuées. Elle vit dans l’eau cou-
rante très froide (40 à 80) sur les .bords de la Dranse, vers 1.200 m. d’altitude
(Valais) [J. P1A<;r:'r].
var. nivalis (Pm) Bonncuienxr.
Linmaea frigidzt variétés nivalis et glacialis P1\1, Alli Soc. mal. Ital., 1879;
ol`. POLLONERA, 1889, p. 3; L. nivalis Bouixcuimixr, 1880, p. 7 ; Locann, 1893, p, 37,
' fig. 20; L. cenisia, L. crymop/11`la et L. crymaeca Mmtrix in Snnvmx, 1881,
p. 56 (sans descr.); Locann, 1893, p. 36; L. maureliana Bonne. in. Siznvam,
1881, p. 57; Loczlnn, 1893, p. 36: L. peregra variétés nivalis et crymaeca
Gitmsmiv, Il, 1913, p. 238, 239.
.l’ai réuni ces différentes Limnées dont l`ensemble constitue la [orme alpine .
du L. peregm Mtu.rn. Cette forme alpine est d'ailleurs très variable, mais de
galbe plus globuleux avec cependant une spire assez aiguë, relativement plus
haute, composée de 1-5 tours convexes, le dernier ventru; l`ouverture, subo-
vale, est moins développée en hauteur que chez le type peregra; le test parfois
assez solide, est généralement mince, ambre ou rosé et la spire souvent cor-
rodée, les premiers tours parfois absents par érosion (2). L. 11-17 mm.; D. .5,5-
3-10 mm. - Habite les eaux froides (40 à 100) des lacs alpins de la llaute-
Savoie, de la Savoie, du Dauphiné, etc... ; s'élève à très haute altitude:
2.500 m. au col de Fenestre (Alpes-Maritimes); 2.520 m. au lac de ltabuons
(Alpes-Maritimes) [D1 J. Rxcrmxn], entre 2.500 et 2.800 m. au mont Viso.
Les formes de cette variété sont très nombreuses, mais il en est peu de bien
' caractérisées. En général, elles passent de l’une à l`autre et même aux variétés
frigida ne Cmlnr. et aprieensis Aomx. Les seules relativement faciles à dis-
tinguer sont: _
La forme nubigena. Botncoionvr [: Limnaea nubigena. Boone., l, 1856
p. 145, pl. xx, fig. 13-15; Locann, 1893, p. 33. —— L. peregra var. zzttbigentf
VVESTERLURD, V, 1885, p. 45] à la coquille venrtue globuleusc; spire très courte
1. La forme de plaine correspond exactement à la xar. Ullipitschi Wnsr. qui n’est guère sépara-
ble que par son test de coloration plus vive, laure rougeâtre.
2. La spire est tres souvent corrodée et même crodee chez toutes les variétés de L. peregm
Mint. vivant à haute altitude. (Test à des échantillons ainsi corrodés, par suite anormaux, que se
rapporte le Limnaea corrosa Dunoivr et MORTILLET [Revue Szwoisiennc, déc. 1860, p. 103; Locitnn,
I, 1880, p. 329]. _

t nixxxnninae. —— Lmixmaa 497
formée de 4 tours convexes, le dernier subnnguleux en haut; sutures profondes,
suhmarginées; ouverture oblongue; columetle presque droite, réfléchie; test
transparent, brillant, cer11é, tinement strié.- L. 7-9 mm.; D. 4-6 mm. - llabite
les lacs du mont Viso; ceux du ment. Agel près de la Turbie (Alpes·Mari-
times) [J. R. Uotnonievtrl.
La forme Dautzenbergi Placer [-.: Limnaea limosa pcrcgra var. Daulzenï
bergiana Pme., 1911, p. 339, lig. G-7 et 1913, p. 479]. Coquille ovalaire un peu
courte. érodée; spire presque toujours tronquée formée de 4 tours eonvexes,
le dernier ovalaire, non dilaté; ouverture ovale arrondie; columetle presque
droite, très mince; fente ombilicale étroite, mais toujours visible; test mince. fra- '
gite, d’un cerné brun rougeâtre, très iinementstrié. — L.9-9,5 mm.; D. 4-5 mm.-
llabite les mares vaseuses du Vat Ferret (Valais. Suisse) vers 1.170-1.200 m.
d’altîtude (J. Prieur]. _
S.—G. Stagnicola Lnacn (1819) 1831.
[Limnop/iysa t’|Tzi\GEn, 1833, non Bmann, 1830).
lîadula avec dents latérales luicuspidées, les premières dents marginales
tricuspidées, les autres marginales longues et étroites avec 3-4-5 cuspides.
Appareil génital : prostate pyritorme allongée; pénis très mince. satongueur
atteignant du tiers aux 3/1-315 de cette du sac du pénis; rétraeteur du pénis ·
isolé; vésicule séminale oveïde ou sphérique avec tong canal (Fig. 505).
Coquille grande, allongée; tours de spire à croissance graduelle; celumelle
fortement plissée; test assez solide avec sculpture spirale marquée. `
1 . Coquille fusitorme allongée ............. 2
—- Coquille oveïde, courte, ventrue. ......... · . . 3
3. Coquille oveïde fusiforme de grande taille (20-40 mm.) ....
............... L. (S.) palustris, p. ·497
- Coquille plus allongée à spire etlitée, de taille moyenne (12-
20 mm.). ........... L. (S.) turriculata, p. 500
2. Ouverture sans bourrelet intérieur ou avec bourrelet rudimen-
taire; test foncé .......... L. ·S.) fusca, p. 500
`- Ouverture avec bourrelet intérieur très marqué, test solide, de
coloration très claire ........ L. (S.) limbati, p. 501
1. L. (Stagnicola) palustris Münten (Fig. 505; pl. xxv, fig. 412 et 428). ` `
Buccinum palustre Münnnu, II, 1774, p. 131. -— Ilclix crassa Razou- `
Mowsm, [list. Mont Jorat, I, 1789, p. 276 [non ne Cosu]. —·Slagnz'cola
communis Lnnon, 1831, p. 142. - Limnaea va1·z'abiZz's MILLET, 1854, p. 51
(anomalie, pars). — L. Hcnouü $ERVAIN, 1881, p. 74; Locann, 1803,
p. 40. — L. contorta Boum;. in Snnvuiv, 1881, p. 61 (sans descr.); Loc.,
1893, p. 40. —- L. pœcila Seuvam, 1887, p. 244; Loc., 1893, p. 42. —— L.,
paluszris Duamnivixun, 1801, p. 50 et 1805, p. 52, pl. n, fig. 40-4t;
Durcv, 1850, p. 465, pl. xxn, tig. 7; Meoum-'l`.«mo0x, It, 1855, p. 475,

498 Motwsouns Tunnssrims sr rwvxarmzs
pl. xxxiv, fig. 23-25; Wnsrnawxn, V, 1885, p. 45; Locann, 1893, p. 40;
fig. 22.
Coquille ovoïde fusiforme; ombilic en lente extrêmement étroite, sou-
vent entièrement recouvert; spire formée de 6-7 tours assez convexes, le _
dernier grand, peu renflé, éqalant en hauteur les 2/3 de la longueur de
la coquille; sutures accusées; sommet pointu. ouverture ovalaire étroite
égalaul. en hauteur 1,:3 à 1/2 de la longueur totale, subanguleuse en haut,
·‘ ëx N `ï"=» :\ È
‘·Q\   X È; _______ rd'
FI}      ___of
` , /9/ .
/'/’
. _ --- --··[¤` `
A · Ã " --—-·0v    
M · " 'ï;_aÉj.È" '
%‘”"'   s zz '  ’
i Fm. 505. —— Appareil génital du Limnaca. (Slagnicola) palustris Müttm; même légende
que celle de la fig. 471. -
` plus ou moins colorée en roux vineux intérieurement; bord columellaire
tordu, dilaté, réfléchi; péristome mince; test solide, subopaque, corné, ,
brun, roux ounoirâtre, garni de stries fortes et de stries spirales mar-
quées, souvent malléé. —- L. 17-38 mm.; D. 9-18 mm. ·
(Eufs ovoïdes de 0,75 à 1,5 mm. de diamètre, agglutinés en groupes de 50-
90 en des masses cylindriques droites ou un peu arquées de 15-20 mmà de
longueur.
, La spire est«souvent corrodée. C’est alors le Limnaea mmcata Barzvràmz
[Mol]. Meuse, Bull. Soc. p/zilom. Verdun, 1840, p. 225] et Surtout le Le var·iabi·

Lminmnau. -·— Lmxamt 499
lis M1LL|:'r[1854, p. 51] rapporté parfois, mais à tort, au L. (lcpmlinmuew;
g/abm Mütusn [cf. L. Grmmx, 1903, p. 178 et sq.]. La taille de la coquille ·
varie dans de grandes proportions.
_ Vit dans les étangs, les marais, les canaux, les fossés, plus rarement dans
les rivières, souvent en colonies très populeuses; ne s'«·lève pas à grande alti-
tude, dépassant rarement480·500 m. Toute la France; la Corse : à Saint»Florent,
Calvi, Figari, Porto·Vecohio, Bastia, Aiaccio, Bonifacio-
var. corviformis Bouncummr (Fig. 510 à 512).
Limnaca carvus DUPUY, 1850, [1. 568, pl. xxu, fig. 6 [non Ilclir corrus Guauv];
I i 506 507 508 SUS
51  51  511*-5 513  51‘  A
Fia. 506 à 514. —Limnaea (Slz1g11icola) palustrix ltlilttian. formes dit erses. — 506-507. _
var. ubyssicola Baer, forme brotiuna Pitonr, X 4. — 508. var. abyssicola Baer, forme
_ macrostoma l'xAcs·r, >< 4. —- 509. var. abyssicola (type) Baer, >< f. —- 510-511. var.
corvi/`ormîs Bounemomr, grandeur naturelle. —— 512. var. c0rz·i/`ormîs Bounowemr
(forme courte), gr. nat. —— 513. var. fusco C. P1 ntrmn, >< 2,5. — 514. var. turriculafa
llnto, X 2,5. `
Locano, 1882, p. 202; L. paluszris var. corvus ÃlOQl»lY·TANDOi, II, 1855, p. 475.
· pl. xxxiv, fig. 29; L. palusu-is var. cummumza Wnsrantuxn, V, 1885, p. 45;
L. corvi/`ormis Boutmunrwr in Loctnn, 1893. p. 10; L._sn·an,gulnla Loc., 1893.
p. 40.
Coquille plus grande, plus étroitement allongée; spire haute ir croissance
plus régulière; dernier tour étroit; ouverture rétrécie; test plus épais. opaque,
fauve sombre.- L. 30-Ur mm.; D, 12-18 mm. — Rare; dans les grands étangs,
les marais dela région de l'Est, surtout dans le Lyonnais et le Dauphiné.
var. abyssicola Bnor (Fig. 506 à 509).
Linmaaa abyssicola Bnor in Form., Malér. faune Léman, 1*** série, XV, I87§. '

500 monwsouss TERRESTIIES ET FLUVIATILES
p. 112, pl. nt, fig. 5-6; Ctsssix, Malak. Blcïtt., XXIV, 1877, p. 172, pl. iti, fig.9: °
VVESTERLUND, V, 1885, p. 49; Pmosr, 1.912, p. 216 (avec var. Iypica Pme., bro-
tiana Pino. et mzzcroszoma Pim., pl. ix. fig. 9).
Coquille oblongue cylindrique assez allongée; fente ombilicale très étroite: spire
de 4-4 1[2 tours convexes, le dernier assez grand; sutures bien marquées; ouver-
ture ovalaire allongée; columelle tordue, très étroite, dilatée 'vers le haut;
péristome très mince, tranchant; test d’une grande fragilité, très mince, trans-
parent, blanchâtre ou corné pâle, garni de stries fines et irrégulières. — L.
4-6,5, mm.; D. 2,5-3,4 mm.
Lac de Genève entre 30-100 et 260 m. [A. Fomzr., S. Ctsssix, A. Yuna]. C’est,
comme l’a montré VV. Boszxousiu [1912, p. 379; 1914, p. 89-90] la forme des `
eaux profondes du L.palus11·is Mütt. ; elle a le même appareil génital et, élevée
en aquarium, elle donne le L. paluszris type apres seulement quelques généra-
tions. ·
2. L. (Stagnicola) turriculata Hun (Fig. 514; pl. xiv, fig. 396 à 398].
Limnaea turriculala. l`lELD, Isis, 1836, p. 278; VVESTERLUND, V, 1885,
p. 47; Locnnn, 1893, p. 42, fig. 25; GERBIAIN, Il, 1913, p. 241; L. vulne-
rata. Kiîsmn, Conch. Cab., 1862, p. 22, pl. iv. fig. 13-15; Locniin, 1893,
p. 41, fig. 23; GERMAIN, ll, 1913, p. 241.
Coquille fusiforme allongée; spire effilée de 0-7]-8] tours convexes
séparés par des sutures profondes; dernier tour suballongé, ventru en son
milieu; ouverture petite, à peine oblique, subovalaire arrondie; test corné
clair ou brun noirâtre avec, parfois, un rudiment de bourrelet apertural
blanchâtre. - L. 10-20 [généralement: 12-16] mm.; D. 5-9 mm.
Cette espèce pourrait être rattachée comme variété à la précédente; elle en
diffère par sa taille plus faible, sa forme plus étroitement allongée et sa spire
etiilée. Le L. vulnerala Küsrsn est une forme un peu moins allongée et de
taille plus grande (généralement 15—18[-19] mm.); le L. disjzmcta Pirrox [1847.
p. 60] est une anomalie.
Vit dans les étangs et les marais bourbeux, en colonies souvent populeuses;
s’entonce volontiers dans la vase. Commun ou assez commun, presque partout.
_ 3. L. (Stagnicola) fusca C. Preirrnr. (Fig. 513l.
Limnaea. fitsca C. PFEIFFER, 1821, p. 92, pl. iv, fig. 25; Locnno, 1893,
p. 41, fig. 25. — L. vogesiaca PUTON, 1847, p. 58; Locnnn, 1893, p. 41.
—— L. fusculcz F.».oo·r, Moll. Quatern. Toulouse, 1879, p. 26; Loc., 1893,
p. 42. ——-L. lz]ger·1'ca (p. 59], L. muriaticcz (p. 61] et L. opisthostoma [p. 62l
Bounouioxnr in Ssniuux, 1881 (sans descr.]; Loc., 1893, p. 42, 43; L.
haemasloma Boone. in Loc., 1893, p. 41.
Coquille ovoïde courte, ventrue; spire courte formée de 5-6 tours con-
vexes, le dernier très grand, un peu haut. ventru en son milieu; ouver-
ture peu oblique, arrondie, égalant ou dépassant légèrement la 1/2 lon-
gueur de la coquille, violacée intérieurement (avec, parfois, des bandes
fauves}; columelle tordue; test assez épais ou épais, opaque, corné roux

_ usixanunar. —- LIMNAEA sot
brun ou noiraitre, parfois fcrrugineux. -—- L. 10-15 [17-19] mm.; D. 5-10
L-12] mm.
Assez commun, presque partout, principalement dans les marais et les étangs.
4. L. (Stagnicola) limbata (Zxeomr) Moouix·T,«x¤ox (Pl. xiv, fig. 399 à
1.01).
Limnaea pa/ustris var. limbam Moourx-Tnxnov, ll, 1855, p. 476;
Linmaeus limbatus Zmcnnu mss. in MOQ.·TAND., 1855, p. 476; L. limbata
Locwn; 1893, p. 42; Gnninux, 1903, p. 173; 1913, Il, p. 241.
Coquille ovoïde courte, ventrue; spire courte formée de 5 tours subcon-
vexes, le dernier un peu haut, renflé; ouverture petite, subarrondie, éga-
lant, en hauteur, la 1/2 longueur de la coquille; columelle arquée;
péristome avec bourrelet interne roux ou blanchâtre bien marqué et
généralement bordé intérieurement d’une bande rougeâtre; test solide,
très clair, jaunacé ou, parfois, légèrement violacé, souvent malléé, garni
de stries bien marquées quelquefois fortes et ondulcuses au voisinage du
péristome. ——- L. 10·12[·13) mm.; D. 5-6[-6,5] mm.
Peu commun, presque partout. Cette petite forme, assez nettement définie, · (
constitue des colonies indépendantes de celles du L. palustris Müin. et fré-
quente, de préférence, les marais peu profonds et trés encomlirés de plantes
aquatiques.
S.-G. Galba Scunaxx, 1803.
lLymnus liloquxx-Tmnox, 1855 (pars); l·bssru·[a \VESTEllLU\D, 1885).
ltadnla avec dents latérales liicuspidées.
Appareil génital : prostate ovalaire, allongée; pénis étroit, égalant, en lon-
gueur, environ la moitié de celle du sac du pénis; vésicule séminale pyriforme
avec un canal long et étroit; muscle rétracteur du pénis réuni a celui de la
gaine du pénis (fig. 51.5) [cf. \V. Roszuowsiu, 1923, pl. i; M. ou Lxuaztiuimcnu,
1928, pl. tv, lig. 6]. ` _
Coquille petite, allongée conoïde, à tours de spire étages; ouverture petite.
1. Spire à tours bien convexes ............. 2
— Spire élancée conique à tours presque plans. L. (G.) Doublieri, p. 303
2. Coquille ovoïdc oblongue subventrue;_ spire à tours nette-
ment étagés ......... L. (G.) truncatula, p. 501
-— Coquille lluette élancée; spire a tours renflés à peine étagés. . ·
.............. L. (G.) montana, p. 303
1. L. (Galba) truncatula Münman (Fig. 515; pl. xrv, fig. 415 et 431).
Buvcinum lrurzcatulunz Münnuii, ll, 1771, p. 130. —— B. fossarum Swumzn V
in Coxia, III, 1789, p. 38 l (nom. nud.). — Helzîx truncatula Guerra, 1788,
p. 3651). — Bulinzus obscurus Power, 1801, p. 35 [non Müx.1.1~:n]. —Limnaeus

502 Motwsouns ·renuusTmzs—r.·r rwvnmtes
minntus Dnmmuuuun, 1801, p. 51; 1805, p. 53. pl. m, fig. 5-7; Dupuy,
1850, p. 469, pl. xxiv. 1'ig. 1. —— Linznaea ,gz'12,gr'vu/a Gouril., 1835, p. 65,
pl. |, fig. 8-1()'[: jeune!]. -- L. ob/onga, l'u·ro>:, 1847, p. 63   —
L. truncatula l\rlOQUlN·TANDON. ll, 1855, p. 473, pl. xxxxv, fig. 21-24;
\/VBSTERLUND, V, 1885, p. 49; Loceuu, 1893. p. 45, lig. 2*i; L. suI2trun·
catula CAZIOT, 1910, p. 412, pl. vm, iig. 18. —- L. Lafïzyi CAz1oT, 1010,
  ·êé
l "Y   ,=.x_—_-—€_d’·
---ea’. i `·
• -0%
·· ··P·r
`u ’È“ ·
 le----egal A .§. 1
      ï  4 ti
Fm. 515, -· Appareil génital du Limnaea (Galba) lrwzcatula l\1iJ1,r.tu; même légende-
que celle de la fig. 471.
p. 414, pl. vu; Hg. 53-54. -—— L. Grimalctii Cixzior, 1910, p. 415, pl. xx,
fig. 21. _
Coquille ovoïde oblongue, un peu ventrue; ombilic en fente très étroite,
partiellement recouvert; Spire formée de .5-6 tours eonvexes, assez ézagés,
le dernier subrenllé, égalant les 2/3 dela coquille; sutures assez profondes;
sommet subuigu; ouverture oblique, ovalaire, égalant en lmuleur la
· 1/2 longueur de la coquille; bord columellaire-peu tordu, très dilaté, très
_ rélléchi; péristome mince, non évasé; te~t mince, assez solide, corne
roux ou grisâtre, garni de stries longitudinalcs très fines, serrées et
inegalcs. —-· L. 6-$[-10} mm.; D. 3-5 mm. `

LINNAEIDAE. -·— ranivana 503
(Eufs globuleux, de 0,5 mm, de diamètre, incolores, transparents, réunis par
15-20 en masses arrondies de 5-6 mm. de diamètre fixées aux corps immergès.
· Vit dans les ruisseaux, les fossés, les bassins; se tient souvent hors de Veau, _
sur les berges ou les plantes aquatiques; s’élève a une grande altitude : 1.400 m.
dans le Jura et 2.400-2.600 m. dans les Alpes [J. Pmcsr, G. Cotsracnr]. - I
Commun, dans toute la France, mais moins répandu dans le Midi. La Corse, a
Bonifacio [E. Requins], Bastia, Cap Corse, Saint-Florent, etc... [E. C,xzxo·r].
ll existe une forme plus allongee, habitant principalement le Nord de la
France et la Belgique, c'est la var. subulata. Kxcxx [: Limnaeus subulnxus
Ktenx, Syn. Moll. Brab.. 1830, p. 60. pl. I, fig. 13-14; Limnaea subulnm
Snnvam, 1881, p. 63 et 1888, p. 295 [non Wnsrsnwnn]; Locann, 1893, p. 46],
Une var. Moquîni Locuzn [: L. truncazula var. venrricosa Moqmn-Tsrmox,
_ ll, 1855, p. 473, pl. xxxtv, fig. 23; L. Moquini Locxnn, 1893. p. 46, fig. 29;
Gsamxv, II. 19l3, p. 244; L. pumila Loc., 1893, p. 46] a, au contraire, une p
coquille plus ventrue, une spire plus courte avec un dernier tour renflé, une
ouverture subcirculaire et mesure 6-11 mm. de long pour 4-6 mm. de diamètre:
elle est commune presque partout, mais principalement dans le Centre et l`Ouest.
2. L. (Galba) montana Bouncnxnxrr.
Limnaea montana Bouncnmxar in SERVAIN, 1888, p. 296 [n0n'Po1.1.o·
Num, 1889, p. 3 : l`orme«leL. Iimom L. var. mucronata H1z1.o]; l.ocAnn«
1893 p. 46: \Vnsrsm.uxo, Suppl. I, 1890, p. 81; Gsnnam. Il§1913jp.'2443
L. montana var. contensis CAZIO'I‘,1910, p. 4l3,'pl. vn, fig. 44.
Coquille lluette tres élancée; spire acu ninée Iormée de G tours très
renflés à croissance régulière assez rapide, le dernier peu développé:
sutures très profondes; ouverture faiblement oblique, oblongue arrondie, _
à bords marginaux rapprochés réunis paruae rallosité; bord columellaire
assez robuste vers le haut; péristome mince; test corné clair ou cendré,
subtransparent, garni de fines stries longitndmales. — ll. 7-9 mm.: D. `
2,4-3[-4.5] mm.
Rare. La région des Alpes: Briançon (Hautesuilpes}; Barcelonnette (Basses-
Alpes) [J. R. BOUl'lGUlG\AT]Z Contes, sur le Cénomanien (Alpes-Maritimes)
[E. C.mor],signalé aussi près de Cheméré-le-Roy (Mayenne) [J. R. Bonneti-
emir] et aux environs de Hambourg (Allemagne) [G. Seavatn], mais ces deux
dernières localités sont douteuses. C`est la forme montagnarde du L. irzmcazula
Mütusn. '
3. L. [Galba) Doublieri (REQUIEM) MoQu1s·'l`ANnox (Fig. 476). `
Lz'mnac·a trancatu/a var. DonbI1'erz' Moo.—`l`.mn., ll, 1855, p. 474,
pl. xxxrv, fig. 24; L. Doublieri Reonmm mss, in MOQ.·TAaYD., 1855, p. 474;
' Louann, 1893, p. 46; Gmnunm, II, 1913, p. 244.
Coquille très étroitement allongée; spire conique, élancée, de 6 tours
presque plans, le dernier ovoïde allongé; ouverture petite, étroitement
ovalaire; test corné blond, transparent, un peu épais. —- L. 12 mm.; D.
4 mm: '
Cette espèce se distingue très nettement du L. zruncatula Mttn., dont elle

504 Mo1.LUsoUss—TnnnEsTnEs ar 1=LUviA·r|LEs
est peut- être une forme locale, par sa forme beaucoup plus étroite et pa1· sa
· spire élancée-conique à tours déprimés.
I Très rare. La Crau (Bouches-du-Rhone) [E. Requiem]. La forme signalée
sous ce nom à Saint—Juvat (Côtes-du·Nord) [J. l\«1Amu.a] n'appartient probable-
ment pas ài cette espèce.
' S.-G. Leptolîmllaea Swnxivsou, 1840.
[Omphiscola Bncn, 1837 (non Rarmzsoue, 1819), Smgnicola La icu, 1831 (pm-sl].
Appareil génital: prostate pyriforme avec canal déférent s’en détacliant
presque à son extrémité; pénis atteignant, en longueur, la moitié de la longueur
du sac du pénis; rétracteurs du pénis continents; vésicule séminale subsphé-
rique avec canal long et étroit (lig. 516). ‘
Coquille très allongée, turriculée; spire à tours nombreux, cylindriques,
étroits, serrés, à croissance lente; ouverture très petite; columelle tordue.
— Coquille oonoïde très allongée; spire formée de 7-9 tours
........... . .... L. glabra, p. 504
— Coquille couoïde suballongée; spire formée de 5 tours. . .
' ................ L. velaviana, p. 506
1. L. (Leptolimnaea) giabra Mütnan (Fig. 516; pl. xiv, tîg. 417 et 419).
Buccinum glabrum l\1iiLLEu, Il, 1774, p. 135. — Helziv glalzrcz GRIELIN,
1791, p. 3658 [non Sronnn]. — H. octanfzzcta BIONTAGU, 1803, I, p. 52, pl.
. ux, fig. 3-4. — Bu/imus glaber, BRUGUIÈRE, 1789, I, p. 312. - B. leucg-
stomu POIIIET, 1801, p. 37. —·- Limneus elongatus DnAi>AnNAUn, 1805,p. 52,
· pl. ur, fig. 3-4. —- Limnaea glabra DUPUY, 1850, p. 462, pl. xxu, fig. 9;
MooU1N·TANnoN, ll, p. 478, pl. xxxiv, fig. 36-37; Wnsrennonn, V, 188.7,
p. 49; Locann, 1893, p. 43, fig. 26; L. lavedanica et L. cmztalica Boone.
fn Sexivaxn, 1881, p. 63 (s. descr.); Locann, 1893, p. 44, 45; L. spelaea
Guéxor, Bull. Soc. malac. Fr., ll, 1890, p. 190; Loc., 1893, p. 44;
L. Gassiesi Locann, 1893, p. 44 [: L. glabra var. reliculata Gnssies,
1867, p. 22, fig. 5]; L. Oberthüri Axcar in Loc., 1893, p. 45.
Coquille conoïde très allongée. turrioulée; ombilie en fente très étroite;
spire longue, formée de 7-9 tours peu convexes_à croissance lente, le
dernier médiocre; sutures assez marquées;.sommet pointu; ouverture
ovalaire, petite, ne dépassant pas, en hauteur, le tiers dela longueur totale
dela coquille; bord columellaire bien dilaté, réfléchi, subépaissi, arqué,
peu tordu; péristome non évasé, mince, intérieurement garni d’nn
bourrelet blanc; test assez mince, solide, cerné, brun ou brun rougeâtre,
peu brillant, garni de fines,stries longitudinales serrées, inégales et
légèrement flexueuses. -—— L. 12-20 mm.; D. 4-8 mm.
(Eufs globuleux de 0,6 ii 0,9 mm. de diamètre, transparents, réunis, au
nombre de 15-30 en masses oblongues entourées d`une membrane pellucide,

LIAINAEIDAB. - x.mmnA 505
longues de 10-15 mm. et attachées aux corps submergés. Iüclosion au bout de
15-25 jours.
Vit principalement dans les eaux vaseuses (mares, petits étangs,.fossés)
s’enfonee très profondément dans
la boue pendant la sécheresse;
espèce de plaine ne s'élevant pas , `
à plus de 100-500 m. d‘altitude. ·_
- Toute la France; peu commun   ·
dans le Nord et l’Est, commun dans_  
l`()uesl. et le Sud—0uest; ne vit pas }E`· ~ ·. cg'
en Corse. ·  
var. condatina Anenr. \ ·—°f ‘
Limnaca condatina Ancev in
Locnnn, 1893, p. 11. — Coquille
plus étroitement allongée; tours de
spire plus convexes séparés par .
des sutures plus profondes ; ouver- '
ture mieux arrondie avec bourrelet /1.,1; _
interne plus marqué; lest plus `
mince, cerné blond, subtranspa- '
rent.·—L.13-15mm.:D_ 1,5-5 mm. _ ·
Vit de préférence dans les eaux â‘n’·  Q 7`M
lim ides. Peu ré andu. L'0uest de .
la lïrance. P   /·/0 / 
. · ·    - "`·—·· ·
.2. L. (Leptolimnaea) velavxana i    ' il
Bouneuxcmxr. ` ' É _
Lùmzaea velaviana Boum;. in y ·j__,€_",   w"
Locwn, 1893, p, laô; Locnnn, · ·»   '`ia
1893, p. 45; Geniumx, 1903, M U
1 Fm. 516. — A Jareil <*éni1al du Limnaea .0 -
p` 176 (it" U' 1`313’ p` 243° , _ lolimnaea) pgilabm EillCLLEn; meme léggndje
Coquille ovoide suballongec, que celle de la lm ML
spire formée de 5 tours peu con-
vexes, .Ie dernier à peine- renllé; sutures marquées: ouverture petite,
ovalaire, égalant en hauteur le tiers de la longueur de la coquille; péri-
stome avec bourrelet interne blanc très marqué; test mince, solide, corné
blond [ou noir avec l‘ouverturc intérieurement bleuatre :: var. nigricans
GERMAIN, 1903, p. 176]. -— L. 7-9 mm. ; D. 3-4 mm.
Cette espèce se distingue du L. glabm Mün. à sa forme moins allongée, à ses
tours de spire moins nombreux et moins convexes et à son bourrelet apertu1·al
mieux marqué.,Elle aaussi un habitat dillérent, allectionnant les eaux· pures in
fond sabloux. Rare. Le Cantal [J. ll. Bonncmoxrr, A. Locann]; Maine-et·Loire
[L. Gnnmm].

506 MOLLUSQUES TERRESTRES ET rr.uvxAT1x.es
· G. AMPHIPEPLEA Nnssov, 1822.
[Myxns (Lmcul Sowennr, 1822; Lutezz Gnu, 18éO (non Bnow1v)].,
Animal presque semblable à celui des Limnées du sous-genre R«~dî.v, mais
très grand, gris pàle parsemé de points d’un jaune doré assez apparents, de
consistance gélatineuse, pourvu d'un manteau très m·ince, très développé, se
repliant sur la face externe de la coquille qu’iI recouvre à peu près entièrement;
pied énorme, large et tronqué en avant, obtus en arrière, piqueté de blanc.
Màclioire supérieure fortement arquée; mâchoires latérales très petites, déli-
cates, presque rudimentaires. Badula avec dents centrales trieuspidées. dents
latérales tricuspidées; dents marginales serriformes, les dernières très petites,
en pointe aigue.
Appareil génital comme celui des Limnées, mais avec glande hermaphrodite
petite; pénis 1*1/2 fois aussi long que le sac du pénis; sac du pénis avec protrac-
teurs très faibles ou absents (1 ou 0 protracteurl et 2 rétracteurs normalement
développés continents vers leur base [cf. W. Roszicowsm, 1925].
Coquille ovalaire globuleuse à dernier tour énorme; ouverture largement-
· ovalaire; test trés mince, fragile, poli et brillant. '
A. glutinosa [: Limnaea glutinosal Münmzn [Pl. XIV, fig. 416)-
Buccinzmz gluiinoszmz .l\1llLLEl'l, ll, 1774, p. 129. —— Helix glulinosu
GMELIN, 1791, p. 3659. Ã- Limxzaea glutùzosa Dnaranivauo, 1805, p. 50,
_ pl. xvx, fig. 13-14; DUPUY, 1850, p. 483. pl. xxxv, fig. 3; Moounv-Taxoox,
Il, 1855, p. 461, pl; xxxm, fig. 16-20. — Myxas Mül‘IeriL1=;Acn ùz Tumon,
1831, p. 140: — M. glutinoscz. Knnxano et VVOODVVARD,•192ô, p. G5. —-—
.lmplu}7»pZeagIut11z0sa NILSSON, 1822, p. 58 ; XVESTEHLUND, V, 1885, p. 23:,
Locisno, 1893, p. 47, fig. 30. — A. rllabilleietrl. DupuyiBoUncu1cxA:r ûr
Locann. 1893, p. 47. _ ' _
Coquille glohnleuse ovoïde renfléeg ombilic entièrement recouvert; spire
obtuse, très courte, de 3-4 tours assez convexes, le dernier formant;
presque toute la coquille; sutures assez marquées; sommet obtus; ouver-
ture oblique, ovalaire, d«·pa:~sant en hauteur les 3/4 de la longueur de la
coquille; bord eolumellaire peu tordu; péristome mince, tranchant; test
pellucide, très fragile, corné pâle. transparent, brillant, poli, garni de
très lines stries longitudinales assez inégales. —— L. 8-15 mm. ;D 6·12mn1.
(Eufs transparents, incolores, longs de 0,75 mm., réunis au nombre de 30:40
en masses oblougues déprimées longues de 15-20.mm., larges de 4~5 mm.
Habite les étangs, les fossés, les eaux tranquilles, de préférence dans les
eaux pures et toujours parmi les plantes aquatiques. Espèce fréquentant essen-
tiellement les pays de plaines; presque partout en France, sauf dans le Sud-
Est, mais peu répandue; elle vit dans toute l’l£urope centrale et septentrionale
jusqu`à l'©céan Glacial au nord, mais manque complétement dans les régions
montagneuses et c'est par erreur qu”elle a été signalée dans les Alpes suisses.

i 1-nrsxnzls. —- rnrsx 307
F. PHYSIDAE
Animal ovaètire à tortillon spiral; 2 tentacules longs; liliformes; manteau
large, lobé, frange ou entier, pouvant so renverser sur une partie de la coquille
qu’il recouvre et polit; pied ovalaire allongé, arrondi en avant, subaigu en
arrière; orifice respiratoire :1 gauche, sur le collier; orifices génitaux à gauche
et éloignés l'un de l'autre, le masculin derrière le tentacule, le fémininzvers la
base du cou, près de l’orilice respiratoire. _
Màchoire unique, en forme de chevron, finement strié,e et munie, à son bord
supérieur, d'un prolongement fibreux. Radula avec rangées de dents obliques,
les dents médianes multicuspidées, les dents latérales et marginales pectinées
ou serriformes.
Appareil génital : glande hermapl1r0dite noyée dans la masse du foie, avec
canal à nombreuses circonvolutions; oviducte fortement plissé, bosselé et
enroulé; utérus bosselé mais non enroulé; vésicule séminale arrondie pourvue
d’un,très fin canal; deux poches du pénis : la première cylindrique avec un
-muscle rétracteur et un muscle protracteur; la seconde terminée en massue,
tres musculaire (libres musculaires longitudînales et circulaires), munie d'un
muscle rélracteur et contenant un pénis très mince; inerme (sans stylet), qui
va en s’élargissant comme la poche; pas de llagellum; canal déférent se per-
dant, au voisinage du vagin, dans les tissus musculaires, puis formant plusieurs
anses et aboutissant à la seconde poche du pénis [pour plus de détails,
cf. M. Stuoocm, 1913, p. 75 et sq.]. _
(Eufs ovoïdes, hyalins, réunis en masses gélatineuses entourées d`une line
membrane et attachées aux corps submergés.
Coquille sénestre, oualaire plus ou moins allongée; dernier tour grand ou
très grand; columello tordue; péristome mince, tranchant. avec ou sans bour-
relet intérieur; test mince ou assez mince, snbtransparent, luisant.
· Les Physes sont très voraces : herbivores, elles s'attaquent cependant quel-
quefois aux petits animaux et L. Pasclu. [1873, p. 57] les a vu dévorer d’autres
Physes et des·Limnées. Elles vivent dans les eaux plus ou moins pures;
elles nagent assez vite, renversées comme les Limnées et rampent volontiers
sur le fond. Elles habitent presque toutes les contrées du globe et sont connues,
fossiles, dès le Jurassique.
G. PHYSA Dnarsmmun, 1801.
[Bulle ne Fénusssc, 1801 [non Lxxxé, 1758]; Ezydra Iionnman, 1801; Physina
Rrtrmrssqns, 1815;Anîsus Srunen, 1820 (pars); Riwcola Ftuxxcen, 1833; Buluzus
MoQu1N·'I`ANoox, 1885 [non Anmsox, 1767]; Enhydm Hünvnn, 1923].
' Mêmes caractères généraux que ceux de la famille. Le genre se divise

  ` MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
IlBl.l8lT18l'1l} BH (18IlX S0l1S·g’BDI'€S, COIlSldéI'éS· [)Z1I'l`OlS C0l'l`lIl'l8 g`éI]éI‘lql1BIKl€Dt
séparés. Cëpûîldëlllli les CZ1l'ÉlCl·èl‘€S DC IHB pül‘£\lSSEl'1l· PRS Sl1lllSZlI`Ill'Xl8Ill. ll'IlpOl‘·
tants pour nécessiter cette distinction,
TABLEAU DES SOUS·GENRES.
— Animal à manteau digité sur les bords; une glande plus ou moins
développée contre la première poche du pénis; coquille à tours
bombés dont la hauteur de l’ouverture dépasse de beaucoup la
1/2 longueur de la coquille. . . S.-G. Physa (s. str.), p. 508
-—— Animal à manteau entier; pas de glande contre la première
_ poche du pénis; coquille à tours presque aplatis dont la hauteur
de l’ouverture égale la 1/2 longueur de la coquille ......
............... S.-G. Aplexa, p. 512.
S.-G. Physa sensu stricto
Animal à manteau digité sur les bords (fig. 517. 518), les digitations étant en
nombre variable et plus ou moins développées suivant les espèces.
f` ·
` Q
È È
G4.-—_ _ l\ ` / —··a«
r 4 .  <
F10. 517—518. -—— Physa (Physa) acum Dmranvarn; a, prolongements digitiformes
(lu` manteau.
Appareil génital (fig. 519, 520) avec, contre la première poche du pénis, une
glande plus ou moins developpée que M. Stueocm [1913, p. 92] considère comme
une prostate; seconde poche du pénis avec ou non, à son intérieur, des glandes
mucipares. '
Coquille ovoïde ou ovoïde suballongée à tours convexes; ouverture très
grande; columelle tordue.
1 Coquille ovoïde; sommet obtus; test mince; 2e poche du pénis
` avec des glandes mucipares ....... · ...... . ·2

rnvsxnne. —— ruvslt \ ‘ 509 '
—- Coquille ovoïde allongée; sommet acuminé; test solide; 2°poche
du pénis sans glandes mucipares ..... P. acute, p. 510
2 Coquille ovoïde ventrue; dernier tour formant les 3/4 de la ‘
coquille: péristome mince, fragile .... P. fontinalis, p. 509
—- Coquille ovoïde peu ventrue; dernier tour formant les 2/3 dela
coquille: péristome subépaissi ...... P. Taslei, p. 500
1. P. fontinalîs Lrxzvrî (Fig. 519; pl. xiv, fig. 406].
Bulla fontinalis Lmmi, 1758, [1. 727; Gmamx, 1791, p. 3427. —-
Planorbis bnlla MüL1.1zn, ll, 1774, p. 167. —- Bulinus parla l\1ü1.1.i;n,
Nalznforsclz., XV, 1781, p. 6; P/zysa f0ntz'naI1's Duaranxaun, 1801, p. 52;
180.], p. 54, pl. m, fig. 8-9; DUPUY. 1850, p. 453, pl. xxix, fig. 1; Moouxx-
Taunou, ll, 1855, p. 451, pl. xxxu, fig. 9 à 13; VVESTERLUND, V, 1885,
p. 54; Locmm, 1893, p. 48,.fig. 32; P. Coronadoi Sanvam, 1880, p. 138;
Locann, 1893, p. 48; P. Taciti et P. acutespim Bouacuicnxr in Loczuzn,
1882, p. 194 et p. 346; 1893,p. 49.
Animal à manteau bilobé, l‘un des lobes avec ti. l’autre avec 9 digita-
tions se repliant sur la coquille. _
Coquille ovoïde ventrue, ombilic recouvert; spire très courte, de
3-4 tours peu convexes, le dernier formant les 3/4 de la coquille;
sutures peu profondes; sommet obtus; ouverture obliquement ovalairc,
fortement aiguë en haut; bord columellaire tordu, à peine subépaissi;
péristome très mince, fragile; test très mince, très fragile, corné clair,
transparent, brillant, lisse, les stries longitudînalcs n’étanL visibles qu’à
la loupe. Première poche du pénis médiocrenientpigmentée, d’un jaune .
foncé, longue de 2 mm.; glande prostatique petite; seconde poche du
pénis (4 mm.) deux [bis aussi longue que la première, renfermant quelques
glandes mucipares à son intérieur. —- L. 8-12 mm.; D. 5-9 mm.
tlüufs ovoïdes de 0,5 mm. de diamètre, réunis au nombre de 5·22 en masses
transparentes, ovafaires déprimées ; éclosion 18-20 jours après la ponte. _
Espèce assez variable de forme. Il existe une variété beaucoup plus ventrue
qui correspond au Planorbis bulla Müu.en, à la var. in/Zaza Moqum-TANnox
|lI, 1855, pl. xxxu, p. 13] et à la forme figurée par D. l)Urcv [18.70, pl.xxu.
fig. 1 b (seulement)] comme représentant le Physa alba(Janxvxs) Tvnmx [in .
Bnoux, lll. Coach. Brit., 1827, pl. xii, fig. 56-57]. .
Vit dans les sources, les ruisseaux, les fontaines, de préférence dans les
eaux limpides. parmi les végétaux aquatiques (notamment les Pemmogeton et
les Cham): commun à peu près partout, mais plus rare dans le Midi et absent
dans presque tout le Sud—Est; c'est par erreur que cette espèce a été indiquée ·
en Corse[Bx.Aunsn]. .
2. P. Taslei Bounrzuxomvr (Pl. xiv, fig. 4091. \
P/zysa. Tasle1'BoUnc¤mxA1·, 1860,p. 70, pl. 1, fig. 19-20; Locum, 1893,
p. 49, fig. 33; Gsnnmiv, ll, 1913, p. 247. — Physa /`01ztz'nalis var. Taslef
\VEsTnm.UN¤, V, 1885, p. 55.

` 510 Momusonns Tnnnnsruns ET rLuv1A·ru.Es-
Coquille ovoïde peu ventrue; spire relativement longue, de 3—4[-5] tours
un peu convexes, le dernier renflé formant environ les 2/3 de la coquille;
` sutures· bien marquées; sommet obtus; ouverture ovalaire oblongue,
aiguë en haut. avec un léger épaississemeut interne blano·et à bords
marginaux réunis par une faible callosité; columelle tordue; péristoane
mince, fragile; test peur fragile,. cerné clair ou brun clair, souvent
encroûté, garni de stries longitudinales microscopiques un peu serrées,
et subonduleuses. — L. 9-12 mm.; D. 5-7 mm.
Cette espèce se distingue du Physa fontinalis L. par sa forme plus allongée,
sa spire plus haute, sa columelle plus tordue, son ouverture intérieurement
épaissie, so11 test plus solide et son habitat. Elle vit, en effet, de préférence dans
les eaux bourbeuses où elle rampe sur la vase ou s’y enfonce plus ou moins
· profondément. Peu commun, un peu partout, mais principalement dans l’Ouest.
3. P. acuta Dunmiwnun (Fig. 517, 518; pl. xiv, fig. 413, 414 et 418).
P/zysa acuta Dunrninvauo, 1805. p. 55, pl. 111, fig. 10-1l; DUPUY; 1850,
p. 455, pl. XXII, fig. 3; MOQUIN·TANDON, II, 1855, p. 455, pl. xxxu, fig. 14
_ à 23 et pl. xxxm, fig. 1 à 10; X/VESTERLUND, V, 1885, p. 55; Locann, 1893,
p. 49, fig. 13.—P.fluvz'a(ilis DE Fénussnc, 1807, p. 59; P. r1`val/s Bnowiv,
1827, pl. xu, fig. 58-59 [non TURT()N;.Il0Ii MA·roN et RACKETT]; P; acute
var. castanea. Moemn-Tlmoox, 1843, p. 179; Il, 1855, p. 453, pl. xxxm,
fig. 4; P. caslanea Locauo, 1893, p. 50; Cnzror, 1910, p. 418, pl. 1,
fig. 28-32; P. Jlirrmoi BnNoî·r, Bull. Soc. mal. [tal., I, 1879, p. 159;
Loc., 1893( p. 51; CAZIOT, 1910, p. 419, pl. 1, fig. 30; P. dilucida LE·roUn·
xuux in Snnvnnv, 1881, p. 139 (sans descr.]; Loc., 1893, p. 52 [: pro-
bablement forme jeune]; P. Saint·Sim0nzk Fneor, 1883, p. 224;
\VEs·1·EuLuNn, V, 1885, p. 57; Loc., 1893; p. 50; Cnzror, 1910, p. 419,
pl. 1, fig. 27 l: forme raccourcie d’acuta].`P. gallica Bocnagurennr in
Loc., 1893, p. 50 [zz exactement acute]; P. Salleti DE S.uN1·-Simon in
lLoc., 1893, p. 50 l: forme,un peu allbngée dlzcuta]; P. Massoti PEN-
·c111zvA·r in Loc., 1893, p. 52. ~
Animal à manteau pourvu de 7 digitations, les 4 supérieures peu mar-
quées, les 3 inférieures fortes, triangulaires, d’environ *1 mm. de lon-
gueur. ·
' Coquille ovoïde allongée; spire subaiguë, formée de 4-5 tours convexes,
le dernier formant les 2/3 de la coquille; sutures peu profondes; sommet
acuminé;,ouverture snbvertîcale, ovalaire, subaiguë en haut, avec bour-
relet interne plus ou moins épais blanc ou rosé, à bords marginaux
réunis par une mince callosité; bord columellanre tordu, réfléchi, évasé
et épaissi; péristome un peu épaîssi; test solide, mince, corné fauve ou·
` roux, parfois violacé au dernier tour, luisant, presque lisse (stries lon-
gitudmalestres lines, visibles à la loupe), I dernier tour quelquefois
légerement malléé. Première poche du pénis très plgmentée, presque
noire, longue de 3,3-4 mm. ;·glande prostatique bien développée; seconde

`PIIYSIDAE. — rmrsn 511
poche du pénis plus courte (3 mm.) que la première, dépourvue de
glandes mucipares internes. — L. 10-17 mm.; D. 7-10 mm.
(Eufs ovoïdes de 0,75-1 mm., sur 0,5 mm,, réunis en grand nombre (de 40 à
160-180) en masses gélatineuses oblongues de 10-20[-22] mm. de longueur sur
4-5 mm. de largeur, entourées d`une très fine membrane; éclosion au bout de
15-20 jours; les jeunes ont alors·0,5-0,7 mm. de long. et sont adultes au bout -
de 17-18 mois.
Cette espèce a une spire assez variable : la forme la·plus écourtée (avec les
m,-- ,
" :;:::11; --0}]*], O
I   , Lu: ¤
(   et
3*  V
r 
. . 42 PL ·
—s>îÈ
-)w · "§ '
li"-
É l
.90/ il .;· 5
Fm. 519-520. — 519 (à. gauche). Appareil génital de Physu (Physa) fontinalis Luxmi. —
520 (it droite). Région antérieure de Pappareil génital du Physu (Physa) acute Dm
ranxwn; .1:, glande prostatique.
touzs de spire un peu méplans aux suturesl est représentée par le Physa
Saint-Simonis Fitoor, la forme la plus élancée par le I'. Salteti ma Suxr-Sxuox,
tous les intermédiaires existant entre elles et le type. Le péristome est quel, '
quefoîs légèrement épanoui.
Vit presque uniquement dans les rivières et les ruisseaux d’eau pure, sur
les pierres ou sur le fond dans les endroits peuprolonds, parmi les plantes
aquatiques. La France moyenne et méridionale; manque dans le Nord; a  
été indiqué par erreur en Corse [Binumsn].
var. gibbosa. ll.lOQUlY·TAhDDN (Pl. xxv, lig. 413 et 418). _
Physu acuta var. gibbosa MOQllN·TA\DOY,.18É?, p. 179; Il, 1855, p.. 453,
‘ 33

512 Monnnsonns Tanunsinns ET FLUVIATILES
` pl. xxxui, fig. 3; \V1ssre111mn, V, 1885, p.56. -·— Rgébbosa Locann, 1893, p.50;
CYERMAIN, 1903, p, 184, pl. xx, fig. 21—22.
Coquille grande (jusqu‘à 18 mm. de long. et 10 mm. de diam.); dernier tour
assez ventru muni d‘un pli longitudinal saillant plus ou moins rapproché
du péristomeptest subopaque, solide, de coloris variable (cerné foncé, roux,
presque rouge = forme ruôella Gnnmix, 1903, p. 184), le sommet foncé:
‘ dernier tour généralement garni de stries assez fortes et'un peu serrées
coupant de très fines stries spirales. — Vit avec le type.
var. subopaca on L.A\IARClx. ` .
Physa subopaca nn LA11Ancn, 1822, VI, part. 2, p. 157; DUPUY, 1850, p. 456,
pl. xxxi, fig. 2; LOCARD, 1893, p. 51, fig. 35; Gen11A1N, II, 1913, p. 248; P. acute
var. subopaca MOQUIN-TANDOY, II, 1855, p. 453; \VEsrEnwxn, V, 1885, p. 56;
P. rivularia et P. pcrrisiana DUPUY, 1849,‘ n°” 225, 226. —P. minutissinm
ÃIASSOT, 1872, p. 80, pl. 1, fig. 4 (très mauvaise); LocAnn, 1893, p. 51; P. acroaca
FAco·1·, 1884, p. *19; Loc., 1893, p. 51; CAz1o1·, 1910, p. 420, pl. 1, fig. 31.
Coquille plus petiternotablement plus ovalaire allongée, moins ventrue:
spire plus haute, le dernier tour moins convexe; ouverture ovalaire étroite-
ment allongée; columelle plus tordue, épaissie; test plus épais, plus solide,
cerné, très opaque, souvent recouvert d’un enduit limoneux. —- L. 8-10
' [-11] mm.; D. 3.5··1[-5] mm. —·· Moins commun que le type, formant parfois
des colonies distinctes. Cette variété est facile à reconnaître à sa forme régu-
` fièrement ovalaire bien allongée; il faut probablement lui rapporter le P/zysa
cornea l\IAsso1·[Bull. Soc. Perpignan, 1845} p. 236, fig. 4 et 1872, p. 79; LOCARD,
1893, p. 52] qui, encore plus allongé (L. 8 mm., D. 3 mm.) et à ouverture
petite et peu haute, ressemble un peu à certaines formes du P, lzypnorum
Lnvivé.
S.-G. Aplexa Fnnmivc, 1820. .
[Nauta LEAc11, 1831; lifoonm-TA1vnon, 1855; Amplcxa Bnowiv, 1850; Aplecta
llnnnnimnsex, 1816 [non Guéxiin, 1816, Lépid.]_;1lIy.zas GRAY, 18117 [non (IJEACHI
Sownnnv, 1822].
Animal à manteau dépourvu de digitations. .
Seconde poche du pénis pourvue de glandes mucipares internes; pas de
glande prostatique. _
Coquille fusiforme allongée à tours de spire presque plats; ouverture petite;
bord columellaire presque droit; test presque transparent, très brillant,
P. (Aplexa) hypnorum Lxxmë (Fig. 521; pl. xxv, fig. 433 et 435).
Bulla hypnorum Lxmvxi, 1758, p. 727. -— B. hypnorum., B. turrim et
B. gelalinom GMEMN, 1791, p. 3428. -·· Planoràis turritue et P. gala-
ZÃR1MS¤MüLLER» ll, 17711, p. 169, 170; Hell'.: marmarata Gmnmm, 1791,
p.,366'â. ·—— Pliysw hyçmorum DRAPARNAUD5 1801, p·. _52; 1805, p. 55,
pl. 111, fig. 12-13; DUPUY, 1850, p. 557, pl. mm, fig. 5; Moqum-Tbszvnoiv,
11,1855, p. 455, pl. XXXIII, fig'. il à 15; l.0C.Ann,, 1893, p· 52, fig, 36;
P. hypnicoëa CIIATENIER, 1888, p. 25;P. a.li.z·iaacA.Snnv·A1N, 1887, p. 247:

` rmslmn. —- rmsa 513
Locann, 1893, p. 53; P. t/zermalis Facor in Loc., 1893, p. 53. -— .lpIe.m
hypnornm Knxmiin et \VooowAuo, 1926, p. 100. ` · I .
Coquille fusiforme allongée, légèrement turricnlée; ombilxc entièrement
recouvert; spire un peu acuminée, formée de 5-6 tours à peme convexes,
le dernier développé en hauteur, peu rcnflé; sutures médiocres; sommet
aigu; ouverture oblique, étroitement ovalaire, égalant en hauteur au
plus la moitié de la longueur dela coquille, aigue en liant; bord colu-
mellairo presque droit, légèrement épaissi, ré·lléchi·; peristome simple,
interrompu , sans · '_
bourrelct intérieur; dg
test mince, transpa- ·' ’_;y_·;;:::;:;g·;î:- · ·_···È:¤m_
rent, fauve roux ou ’
rougeâtre, très brll- ·
lent, presque lisse,   ' '
garni de stries lou- '
gitudinales d'uue " .
grande tënuitë, pres- , ‘ '"'fw ·
que effacées. Pas de   `
glande prostatique; ·f§ij,_ ___ K '
première poche du   ü
pénis très pigmeu- ‘ ge ` ' "Ov
tée, noire, de même ·
longueur (1,5_ mm.) (
que la seconde poche _‘·;] 
qui ¤’¤S1 im rëe—  
mentée mais pour-  
vue, à son intérieur, ge  
de glandes mueipa- °’ i*";’? '·f·?i* ‘
res; pénis cylindri- """"
que avec épaiSSîSSc' Fm. 524.. — Appa.rri.l génital de P/1.ym 6À]JtO·’12LL)']L]][J?l0lWJIIl
ment médian. — L. lxvxà; dal', partie iutratégumentaire du canal déférent.
8-13mm.;D.3·5mm.
(Eufs ovoïdes de 0,9 à 1 mm, de longueur, réunis par [6-]8-20 en masses
gélatineuses ohlongues, cylindriques ou- ovoïdes, déprîmées etarquées, longues
de 6-1«0 mm., entourées d”u'ne très Hue membrane transparente; éclosion de
' M à 16jours après la ponte, les petits ayant ix ce moment 1 mm. de longueur;
ils deviennent adultes au bout de 20-22 mois. '_
La coquille- est parfois moins allongée. C`est le cas de la forme ammêaca
Faoor [Pi ataziaca Fac., 1883, p. 18; Locmm, 18932 p. 53] qui, par suite,`a un
dernier tour plus renllé ventrr et une ouverture moins étroite. Cette forme, qui
habite le département de l'Aude, est reliée au type par des intermédiaires
nombreux. ~—
Vit dans les fossés., les rivières, les sources, parmi les plantes aquatiques et ~
presque toujours dans les eaux. pures. A peu. près toute la· France, mais plus /
rare dans le Midi et même dans l’Ouest.

514 Monwsoues TERRESTRES ET FLUVIATILES
. F. BULLINIDAE —
Animal assez grand; tentacules longs, sétacés; manteau dépourvu de prolon-
gements digitilormes; pied ovalaire relativement court, arrondi en avant,
pointu en arrière; une pseudobranchie sur le côté gauche (fig. 522, 523) (ou lobe
respiratoire) comme chez les Planorbidae, mais très proéminente, Iobée et
plissée; sang rouge (comme chez les P/anarbidac) ; radula de Planorbis, c`est-
zi-dire avec les dents centrales bicuspidées, les dents latérales tricuspidées et ‘
les dents marginales serritormes; orifice respiratoire à gauche, vers la partie
supérieure du cou; orifices génitaux à gauche, le mâle derrière le tentacule,
le femelle à la base du cou,.
Coquille sénestre, ovalaire, oblongue ou étroitement allongée, turriculéez
sommet obtus. _
_ Cette famille rappelle beaucoup, par ses caractères anatomiques, celle des
Planorbidae; elle est bien plus éloignée d°e celle des P/zysidaea On pour-
rait dire que ce sont des Planorbes à coquille de Physe. Les genres sont
distribués dans les régions cirraméditerranéeune, éthiopienne, indo·malaise et
australasienue.
G. BULLINUS (Anansox) O. F. l`lüLLER, 1774.
[Bulinus AuANsoN, 1757; Isidora Euamaeno, 1831; Diastrop/1a GRAY, 1840:
BIOQUIN-TANDON, 1855; Isodora Mousson, 1874; Scacv0la(l\1EcERLE voN Münrrenn)
Scvnnea, 1882; Pulmobmnchia Pmseixizen, 1894]. _
Mêmes caractères de l‘animal que ceux indiqués à la famille. Radula mon-
trant, sur chaque rangée: une dent centrale bicuspidée (les deux cuspides
égales); des denis latérales tricuspiilées (cuspide centrale à peine plus grande
que les ruspides latérales) et des dents marginales à bord finement dentîculé.
Coquille sénestre, ovalaire oblongue, allongée ou turriculée; ombilic en
fente étroite; columelle droite ou faiblement sinueuse, jamais tronquée à la
base. ·
Mal représenté en Europe, ce genre est très développé en Afrique, notam-
ment dans l`Afrique tropicale. Ses espèces servent d’hote intermédiaire au
Scluslzwoma liaemazobium Bmmxz provoquant la bilharziose intestinale.
B. contortus l\dICHAUD (Fig. 522,523; pl. xxv, fig. 407 et 410).
Physa. contorta Mxcnlwn, Bull. Soc. Lime. Bordeaux, Ill, 188.9,
p. 26%. fig. 15-16; et 1831, p. S3, pl. xvi, fig. 21·22;Dnur¥.185 0,
ps 452, pl. xxm, fig. 4; Mooum-TANnoN, ll, 1855, p. 450, pl. xxxn, `
fig. 7-8; l ocaan, 1893, p. 193; CAZIOT, 1902, p_. 259. —— Bulirzus c0uto1·tu.s
Back, 1837, p. 116. — Bullinus contortus Germain, ll, 1913, p. 245.
Coruille ovoïde globuleuse; ombilic en fente étroite; spire courte,

l nucuxioar. - nutmxcs 515
tordue, formée de 3-4 tours très bombes convexes, le derniengrand, cons-
. tituant. un peu plus de la moitié de la coquille, ventru vers le haut;
sutures très profondes; sommet. obtus; ouverture oblique, ovalaire, un
peu auguleuse en haut; péristome subcontinu, mince, sans bourrelet;
bord columellaire presque droit, réfléchi, non épaissi; test un peu mince,
`
É \
8--- 4 ·
  i
Fm. 522-523. —~ lïullinus (Isidore) ronlortzœ Dnwmxttn; a. pscudobranchie.
assez fragile, corné ambré, brillant, garni de stries longitudinales peu
marquées,fines, inégales, légèrement flexueuses. — L. 8-10[-11-12] mm.;
D. 6-8 mm.
tEu|`s déposés dans des capsules orbiculaires plus ou moins aplaties, d'environ
1 mm. de diamètre, de la consistance d'une gelée, très solidement. fixées aux
pierres, aux plantes aquatiques ou aux coquilles d’autres Mollusques; chaque
sac contient de 8 à 14 [20 à 30] œufs qui éclosent au bout de 12 jours. Au
• moment de la sortie de l'œuf le jeune est entièrement formé et devient adulte ‘
au bout de 1-5 mois [cl'. E. Bnum-·r, Bull. Soc. pmhal. exotique, Paris, XV,
[922, p. 635, fig. 1-6; II. M. PERRY, Trrmsacl. Roy, Soc. trop. rllédic. Ilyg.,
London, XVI, 1922, p. 272].
Animal vivant généralement dans les eaux pures et limpides, mais aussi
quelquefois dans les fossés contaminés par les eaux ménagères; nage et se
déplace très lentement contrairement aux Pl1y~es qui sont vives et agiles; se
nourrit de débris végétaux et d’Algues microscopiques et a des habitudes pres-
que nocturnes.
Très rare en France continentale, dans les ruisseaux descendant des mon-
tagnes entre Colliourcs et Port.·Vendres (Pyrénées·Orientales) [G. llfrcmw, `_
1829, 1831; R. Pb. Dor.m=us, 1922]; assez commun en Corse; dans le Fango,
près de Bastia [E. Rsouex, O. Denmnx] et aux environs de Calvi [E. C,tz1o1·|;
vit. également en Sardaigne, en Italie, en Sicile, en Espagne (assez abondant
en Catalogne [A. Born:. et F. [Lus], au Portugal; très répandu et en colonies
extrêmement populeuses dans l'Afrique du Nord depuis le Maroc jusqu`à
Flügypte, et dans l‘Afrique tropicale. Il est, dans ces derniéres régions, l’hôte
intermédiaire du Schistosoma haematobium Binntnz qui provoque la bilharziose
intestinale.

516 Momsusoiues 'rnnnssines ET 1=LuvrA'riLEs i
F. PLANORBIDAE
Animal grêle, à tortillon enroulé sur un même plan, pouvant se retirer pro-
fondément dans sa coquille; 2 tentacules cylindriques, allongés, grêles, souvent
presque filiformes; yeux à 1.1 base interne des tentacules: pied étroit, obtus
en avant et en arrière; orifice respiratoire à gauche avec une pseudobranchie
iou lobe respiratoire, ou lobe palléall unie (non plissée comme chez les Bullini-
· · due), très proéminente. Une mâchoire en forme d'a1·c; radula avec dents
centrales toujours bicuspidées; dents latérales tricuspidées (très rarement
· serriformes) et dents marginales serriformes (très rarement tricuspidées).
Animaux hermaphrodites a orifices génitaux éloignés l’un de l’autre: le
masculin derrière le tentacule gauche; le féminin vers la base du cou, près de
l`orifice respiratoire. Appareil génital: glande hermaphrodite bien développée
avec canal très contourné; glande de l’alhumine pyrifornie; oviducte générale-
ment étroit, utérus peu développé; vésicule` séminale ovoïde; prostate avec
glandes en nombre très variable; canal déférent d’abord libre, puis enfoncé
dans les téguments et de nouveau libre; gaine ou fourreau du pénis plus ou
moins cylindrique; pénis cylindrique, pourvu ou non d’appendices glandulaires,
_ muni ou non d`un stylet, avec muscles protracteurs et rétracteurs bien déve-
loppés.
Coquille discoïde; spire déprimée ou enfoncée. à enroulement variable, le
dernier tour caréné ou non à la périphérie; ouverture ovalaire, arrondie ou
Subcordiforme; test corné, unicolore, strié ou treillissé.
. Tanneau nus Gizxnes.
— Coquille munie de lamelles intérieures. . . G. Segmentina, p. 542
— Coquille sans lamelles intérieures .... G. Planorbîs, p. 515
G. PLÃNORBIS (Gnx~rr·rAnn, 1756}G1.or1=aov, 1767.
[Plazwrbis (pars) Gnorraor, 1767 (: Planorbzls -|— P/zysa) ll«1üLLea, 1774 (pars,
: Planorbis + P/1ysa);: Anisus Sïcura, 1820 (pars) [: Planorbis —(— Physa]
(non Desmn, non Firzmcnml.
Caractères généraux de la famille.
Les Planorbes habitent surtout les eaux calmes et dormantes; ils rampent
au milieu des plantes aquatiques et nagent renversés comme les Limnées;
certaines espèces peuvent rester plus ou moins longtemps enfoncées dans la
vase humide, leur coquille étant alors fermée par un épiphragme. Ils sont tous
heebivores. Leurs oeufs sont transparents, globuleux ou ovoîdes, réunis dans
de petites capsules cornées, fixées aux pierres ou aux plantes submergées.
Ces animaux ont une distribution universelle et quelques espèces vivent encore

rmiivounxnarz. —-· rnaxonms 517
ai plus de 4.000 m. dïillitude dans des mares gelées la plus grande partie de
l`:innée.
. TABLEAU nas souswiaxnes.
·1. Pénis sans stylet ....... . ...... . . . . 2
-·- Pénis avec un stylet ............... 4
2. Coquille moyenne ou petite avec, au dernier tour, une carène
saillante ................... 3
— Coquille grande; dernier tour arrondi, non raréné; pénis
dépourvu d’appendices glandulaires. . . S.-G. Coretus, p. 517
3. Coquille assez grande, à tours nombreux croissant progressive-
ment; ouverture subovale; pénis dépourvu d’appendices glan-
dnlaires .......... S.-G. Planorbls s. str., p. 521
— Coquille petite, à tours peu nombreux et ii croissance rapide,
le dernier embrassant: ouverture cordilorme; pénis muni d’ap-
pcndices glandulaires ....... S.-G. Hippeutîs, p. 541
4. Spire à tours nombreux et à croissance très lente, le dernier à .
peine plus grand que l’avant-dernier ....,.... · . 5
- Spire à tours peu nombreux et à croissance rapide, le dernier
grand, plus ou moins comprimé on caréné ........ 6
5. Coquille un peu haute, plate on dessus, très convexe en dessous;
ouverture semi-lunaire très échancrée; estomac sans appendice
pylorique ......... S.-G. Bathyomphalus, p. 520
-- Coquille très déprimée, à tours nombreux et serrés, le dernier
arrondi on avec carène saillante; ouverture ovalaire ou arrondie;
estomac avec un appendice pylorique . . S.-G. Spiralina, p. 526
6. Dernier tour avec carène ornée d’appendices spiniformes plus ou
moins saillants; test fortement plissé; estomac sans appendice
pylorique ........... S.-G. Armiger, p. 540
-—- Dernier tour avec carène simple, plus ou moins obsolète; test
généralement hispide ou treillissé;. estomac sans appendice
pylerique ........... 8.-G. Gyraulus, p. 533
S.-G. Coretus Annivsox, 1757.
[Planerbm·ius Fnoniur, 1806; Cvretus Guay, 1817; l\looui\-Tsxnox, 1855;
\V}JSTERLUND, 1885; Spirodiscus Srnix, 1850 (pars}; \Ves·rnn1.mn, 1897, 1902;
llvlisomrz Smonsucnn, 1880 [non Sxwimsox. 1810]; Planorbis sensu stricto, DALL,
1905; Gennmx, 1921].
Animal allongé, sensiblement rétréci et arrondi en arrière, de coloration
foncée; mutle saillunt, arrondi et hilobé; tentacules écartés, llliformes, net-
tement dilatésà leur base; pied un peu étroit, pointu elïilé en arrière; orifice
respiratoire grand, oblong, plus ou moins caché par un lobe respiratoire bien
développé, urrondi·oblong.-Glandes salivaires courtes, aplnties, divisées en '

518 Moxmusquss TERRESTRÈS ET FLUVIATILES '
lolvules. Orifice mâle en dessous et un peu en arrière du tentaeule gauche; orifice
femelle 611 avant, contre le lobe respiratoire. Fourreau du pénis très court,
en forme de massue; pénis dépourvu de stylet et d‘appendîces glandulaires;
vésicule séminale ovalaire avec un canal relativement long (fig. 524).
-_ - - Ol‘Yl.» ,
E;.cJçf·
f’° `
l   mg mg
 fg, -pr 52.5
OV, _ .7;.
= È" `
  W@ É l%
 4 l» J2,
  512,5 • ”" .
  V 1};
  ` "ga
· ' tip" H EJ .;M _ 
3 -7  ·¢ ·î;; 
«____;;£;"î;?
Flo. 524-525. — 524. Appareil génital du Plamwbis (Coremw) corneus Lnmâ; e'cl', partie
intratégumentaire du canal déférent; les autres lettres, même signification que fig. 471·
—— 525. Partie de la radula, du même'Plan01·bis; m, dent médiane; lt, première dent,
latérale; l, dents latérales; mg, dents marginales.
Coquille grande, discoïdale, ombiliquée en dessus et en dessous; spire
formée d’un petit nombre de tours arrondis en dessus et en dessous; ouverture
subovalaire.
Les espèces de Cowetus habitent toute la région paléarctique.
P. (Coretus) corneus Lmxié (Fig. 524 à 530; pl. xv, fig. 464 à 468).
Helix comea Lnviviê, 1758, p. 770 [non Dmrsnmun]; H. cornu arietis
DA C0srA, 1778, p. 60, pl. xm, fig. 13 [non Lmmz]. —- Plcmorlvzk purpurcz
Mii1.1.En, II, 1774, p. 154; PJ corneus DRAPMNAUD, 1805, p. 43, pl. 1,
fig. 42-44; Du1>uY,1850, p. 431, pl. xxl, fig. 6; Mooum-TAxnoN, ll, 1855,

rnmoarsxnaa. — rnanounis 519
p. 445, pl. xxxx, fig. 32 à 38 et pl. xxxix, fig. 1 à 6; \YESTEHI.UND, V, 188.7,
p. 65; Locano, 1893, p. 33, fig. 37; Gsmsmx, 1921, p. 9; P. hczlophi/us
Bouncurcxar, 1859, Il, p. 128, pl. xvi, fig. 1-3 [: P. romeo microslonza
Pannavss mss. in Boone., ia'., p. 128; non P. helephilus n'0nmnnv]; L0c.·
1893, p. 54. —P. taczïianus Lmounxeux in Sanvam, 1881, p. 82 (sans
descr.); Loc., 1893, p. 54; P. .l[abz'Ilei Bouao.,`1870, fasc. XI, p. 25,
pl._ iv, fig. 1-3; Loc., 1893, p 54, fig. 38; -—l`ormcsjeunes; P. simi/is
Münmm, ll, 1779, p. 166. — IIelz'.z: nana Pnxxaxr, 1777, l, p. 133, pl. 83,
fig. 125.
Coquille discoïde un peu renflée, largement ombiliquée en dessus, pres`
que plane en dessous; spire formée de 5-G tours très· eonvexes en dessus
et en dessous, à.croissance rapide, le dernier très gros, ventru; sutures ·
très marquées: ouverture oblique, arrondie, bien échancrée par l’avant-
dernier tour, subanguleuse en haut, sans bourrelet interne; péristome
mince, un peu évasé, tranchant, à bord supérieur médiocremcnt avancé;
test solide, corné brun ou olivâtre en dessus, jaunâtre clair parfois blan-
châtre en dessous, parfois malléé, garni de stries longitudinales marquées,
526 527
eze 529 5 3 0
Fm. 526 à 530. ·— Plrmorbis (Cercles) corncus Liwù, formes diverses de la coquille, en
grandeur naturelle. — 526. Forme helophilus Bounouiexar. —— 527. Forme Taciti L11-
rounmaux. 528 Forme illabillei Bouimulrwar. - 529. Forme comme typique. - 530.
Forme Taciti uuinor) Leroumuux. I
serrées, inégales, coupées presque à angle droit de stries spirales plus
fines. — L. 8-15 mm.; D. 2U-35 mm. '
(Eufs incolores. ovoïdes ou subglohuleux, de 1,2-1,7 mm. de diamètre, serrés
sur un seul rang au nombre de 12-14 dans des capsules ovalaîres de [8·]9-14
[-15] mm. ue diamètre; éclosion au bout de 14-16 jours.
Espèce relativement polymorphe, principalement en ce qui concerne le rap-
port hauteur [: épaisseur] de la coquille :diamètre maximum, ce qui a conduit
ài la création d’espèces sans valeur. Il est des coquilles dont les tours de spire
sont hauts et l`enroulement rapide [P. hclophilus Boone. (fig. 5261, P. Tacùi

520 Monnusouns 'reuunsrnss ET i··Luv1A1·xLEs
LET. (fig. 527, 530)], dautres dont les tours sont moins développés en hauteur
et lïennoulement plus lent [P, Jéfabillei Bonne. (fig. 528)]. De nombreux
intermédiaires existent entre ces' formes dont fai précédemment étudié les
rapports (cf'. L. Gnnmxx, 192.1, p. 10-14]. ll existe une variété de très petite
taille dont Youventure est garnie d'un léger bourrclet intérieur rougeâtre et
qui, parfaitement adulte, mesure seulement 16·20 mm. de diamètre [var.
minor Gsnmix, 1903, p, 187] ou même 10-12 mm, de diamètre maximum [Var.
xynhus Gnmnnn, 1921, p. 13, note 3]. Ces deux formes vivent aux environs
d’Angers.
Les jeunes ont une coquille rougeâtre recouverte d’une légère pilosité. (Test
alors le P. similis ltfûttsn et, à un âge un peu plus avancé, l’1Ielix nana
Pnxmnr. · ,
, Vit dans les eaux stagnantes : fossés, étangs, canaux, marais et, moins sou~
' vent, dans les rivières. Commun, toute la France, mais rare dans le Midinù
il est parfois même absent (Var, Alpes—Maritimes, etc...).
S.~G. Bathyomphalus (Acxssxz) un Cmnraxrisn, 1837.
[Polygyrus Gnu, 1847 [non Sav, 1818; non Bacx, 1837];
Discoidimz Srnxx, 1850].
Animal très petit; tentacules très gréles, brusquement et fortement élargis à
‘leur base; pied large et arrondi antérieurement, rétréci subpointu en arrière.
Radula avec dents latérales et marginales finement serrulées (fig. 531); estomac
dépourvu d`:-ippendice pylorique.
Oviducte long, étroit; vésicule séminale ovoide étroite avec canal très fin;
pénis avec un stylet calcaire (fig. 532).
Coquille relativement haute, modérément ombiliquée en dessous; spire com-
posée de nombreux tours à enroulement très dissemblable en dessus et en
dessous; très lent et très régulier en dessus, plus rapide en dessous; ouverture
en croissant, très étroite.
- P. (Bathyomphalus) contortus Lnvmà (Fig. 531, 532, 555; pl. xv, fig. 488,
pl. xvxx, fig. 509, 510). ·
Helix conforte Lnxmiâ, 1758, p. 770; H. crasse na Cosu, 1778, p. 60,
pl. xv, fig. 11 [non Hxzounowsm]; H. zmzbilicatus PnL·rnnaY, Cat. Do1·se*t..
1790, p. 47. —— Pla./zorbz's contortus l\rlü1.LER, ll, 1774, p. 162; Dnnrnnnamm,
1805, p. 42, pl. 1, fig. 39 à 41; DUPUY, 1850, p. 433, pl. xxx, fig. 2; Mnoum-
TAivnox,ll, 1855, p. 443; pl. xxx, fig. 24 à31; \VEsrnnLuN¤. 1875, p. 109;
V, 1885, p. 74; Locnnn, 1893, p. 59, fig. 4Sà50;Gnnn1A1N,ll,191.3’, p. 256,
fig. 307. 308; 1922, p. 97. —P. Hagi BOURGUIGNAT in Locnnn, 1893, p.59.
Coquitle plate en dessus, très convexe, largement et profondément
ombiliquée en dessous; spirc formée de 7-9 tours tout à fait étroits, très
serrés., le dernier arrondi convexe, ni. dilaté, ni caréné et à peine plus
grand que le pénultième en dessus, plus convexe et plus large en dessous
où les autres tours sont visibles dans lïomhiiic: subures assez marquées;
ouverture très étroite, en ferme de croissant, aigue en haut et en bas;

rLAN0nn|uAE. —- rnaxoaurs ‘ 521
péristome subcontinu, mince, tranchant, à bord supérieur peu avancé;
test assez mince mais solide, corné fauve, verdâtre ou brunâtre très
légèrement hispide, garni de strîes longitudinales très serrées, très fines,
peu visibles égales, subarquécs. — L. 1,5-2 mm.; D. &—6 mm.
(Eufs de 0,5 mm. de diamètre, réunis au nombre de 6-8 dans des capsules
arrondies de 3 mm. de diamètre; éclosion du 10* au 12•*jour après la ponte; les
jeunes sont adultes vers le 22** mois.
Le P. Rayi Bonne. n`ost qu`une forme plus petite 1L. 1 mm.; D. 3 mm.) à '
• ` c>Q
_   531
,1  - - —r u
' ` -—--- --;*1 ,7*  "
« , <·~ ‘
. il mi 
· . ga" "   ·
r \  ,   ' I
st  ®  ' °l” 3,
se '
2\  \ ) I
‘ \g /=~<.-»
.  r / "
Flo. 531-532. —· Ptanorbis (lïathyamplzalus) contortus Lmxiî. -· 531. Portion de la radula.
` — 532. Appareil génital. _ '
tours de spire un· peu moins serrés en dessus et à ombilic légèrement plus
étroit. Environs de Troyes (Aube) et d‘Avignon (Vaucluse) [A. Leeuw].
Vit dans les marais, les fossés, les étangs, les fontaines, les sources et même
les rivières, parmi les plantes aquatiques; très fréquent dans les cressonnières. .\,
Toute la France, principalement le Nord et le Centre; rare dans le Midi.
S.-G. Planorbis sensu stricto.
[Amsus Fsrzmesu, 1833 [non Sruusa, 1820, non Drums, 1821]; Tropidiscus _ p
STEIN, 1850 (purs! [: Ptanorbis s. str. + Spiralina, (pars)] (non Tropidiseus
Fxscnsn et Cuossn); Gyr·m·bIs Moomx-Tmuox, 1850 (pars) [non Firzxxesu, 1833];
Tropidiscus Dur., 1905; Genmm, 1921]. ·
Animal petit, arrondi en avant, grêle et pointu errarrière; tcntacules très
écartés à leur base, très grêles, filiiormes, presque pointus il leur extrémité;
pied arrondi antérieureme.it_; glandes salzyaircs cylindriques; radula avec dents

522 ' HOLLUSQUES innnnsrnns ET FLUVIATILIJS
marginales serriformes; glandes protatiques développées sur une grande lon-
gueur·du canal déférent [fig. 533); oviducte relativement étroit; vésicule sémi-
nale étroite pourvue d’un canalmédiocrement long; fourreau du pénis très long,
étroit, élancé; pénis étroit, sans stylet ni appendices glandulaires.
Coquille de taille médiocre, déprimée; spire composée d’un petit nombre de
_ tours à croissance assez rapide, les premiers non carénés, le dernier grand,
fortement caréné à la périphérie; ouverture obliquement ovalaire.
Les espèces de ce sous-genre habitent toute la région paléarctique.
1. Dernier tour pourvu d’une carène basale ......... 2
—- Dernier tour pourvu d`une carène médiane ....... · 4
2. Ouverture sans bourrelet interne ........... 3
— Ouverture avec un bourrelet interne bien marqué ......
................ P. Arnouldi, p. 524
3. l)ernier tour avec une carèue basale subaiguë; coquille de [7-] 10- i
19 mm. de diamètre. . . · ...... P. planorhis, p. 522
— Dernier tour avec une carène basale ou subbasale très obtuse;
coquille de 7-$[-9-10] mm. de diamètre .........
........... P. planorhis var. Philippîi, p. 524
4. Tours de spire sensiblement aussi convexes en dessus qu’en
dessous, le dernier avec une carène médiane aiguë ..... '
................ _ P. carinatus, p. 525·
»— Tours de spire plus convexes, à enroulement rapide en dessus et
lent en dessous, lc dernier avec carène médiane ou submédiane
moins saillante ...... P. carinatus var. dubîus, p. 526
1. P. planorhis Lmxxâ tFig. 533, 537, 538; pl. xv, fig. 437, 438, 442.·
443 et 457). `
IIeZL`.vplnno1·I21's Lmiviâ, 1758, p. 769 [non DA Cosra, 1778}. —- I)IllI'LOI'bl·S /
p/anorbis Gnorrnor, 1767, p. 91; P. llf7’Zbl'Il2.'ü(llS Münnnn. Il, 177G, p. 160;
VVESTERLUND, 1875, p. 101; 1885, V, p. 09; Locano, 1893, p. 55, fig. 39-
41; Gnnulmv, II, 1913, p. 253, fig. 293 à 295; P. complanatus Srunnn in
Coxn, Ill, 1789, p. 391 [non Dnaranmnn]; P. cnrz'mztus var. Dnlxmn-
NAUD, 1801, p. 46; P. acutus Pomnr, 1801, p. 91·; P. nzarginïmts l)RAPAR•
NAUD, 1805, p. 45, pl. 11, fig. 11, 12 et 15; P. turgidus Inrrnnvs, 1830,
_ p. 383; P. rhombcus Tunroiv, 1831, p. 108, fig. 90; P. S/zeppardi Lsncii
171 TURTON, 1831, p. 108; P. szzbmurginatus CBISTUFOIII et JAN, Cat. 1832,
n° 9; Locaun, 1893, p. 55; P. intwvzzedius un Cuanrnivrinn, 1837, p. 21;
_ _ Loc., 1893, p. 56; P: complcmatus DUPUY, 1850, p. 445, pl. xxr, fig'. 5;
Mooum-Taivnox, ll, 1855, p. 448, pl. xxx, fig. 18 à 28; P. salonenszls
Fnonnxcn, Bull. Soc. malncol. France, VH, 1890, p. 77; Loc., 1893, p. 56;
P. [)ld7lO7'0l·S Gnxirniiiv, 1921, p. 71; P. lenmarzmz Asrnr, 1921, p. 231  
1. Le P. lemnarum A%'l`RE est une forme un peu plus haute (L. 3-4 mm.; D. 10-13 mm.) à spire à
enroulement relativement lent eta ouverture plus arrondie. Elle a eté trouvée aux environs de
Pontoise (‘€l|l8-Et-0156) [P Asrnr], et xit d‘a1|leurs presque partout avec lc type auquel elle
est reliee par des interniédiaires nombreux;

ruixonnxnan. — rtaxonuis 523
C0qui1le_ aplatie, subconcave en dessus, presque plane en dessous; x
Spire formée de G-7 tours à croissance un peu lente en dessus et un
dessous, plus convexes en dessus qu'en dessous où ils sont légèrement
aplatis; dernier tour un peu plus grand que le pénultième, subdilaté à s0n_
extrémité, avec une carène inférieure subaiguë munie d’un petit cordon
plus ou moins marqué; sutures bien marquées; ouverture ovalaire trans-
verse, un peu oblique, à peine anguleuse au point où aboutit la carène du
dernier tour; péristomc mince, tranchant, à bord supérieur assez avancé;
test cerné mince, parfois assez solide mais généralement un peu fragile,
corné roux, fauve ou brun, garni de stries longitudinales fines ou assez
fines, serrées, arquées, inégales, coupées de stries spirales distinctes
 ···1‘ °t—-· -—r
 .-0f ,»
t,.   j @@@iîÈ
,/· 0 _ ' A
· ···—·I°‘ | \ J
, r à i fr
' `? u<· --.- '.i'Ãi' .
` ¢l\·../L`     ir _ gi,- ·_«`i· aî`“
ï; `:·;1Ãf' _ Q  
/  -2K.  
--0v ,/ °=.
\ J// \ ctli-—• 
·  -..,a e - ay, /\>°
~ë  *  "âœ
Fm. 533—536Z -— 533 (ài gauche). Appareil génital du Planorbis (Planorbis) planorhêx
Liwé. — 535 (à. droite). Appareil génital du Ptanorbis (.S'pir·alina) vortex Lmmâ; A,
portion de la radula.
parfois assez marquées pour donner au dernier tour un aspect treillissé.
' - L. 2-4 mm.; 7-l9[-20] mm.; une forme major Wssr. atteint : D. 2h-
25 mm. . ·
(Eufs 0valaires·arrondis de 0,5-0,75 mm. de grand diamètre, hyalins. jauna-
cés, disposés sur un seul rang dans des capsules arrondies ou oblongues,
aplaties, de LI-5 mm_. de grand diam., chaque capsule contenant de 8-10 fi
20 œufs (généralement: 1ït16); ponte en avritjuillet; éclosion 15-16 jours après
la ponte.
Espèce très polymorphe quant à la taille, Venroulement et surtout la place
et l`acuité de la carène ceignant le dernier tour. Cette carène est submarginale
et plus ou moins obtuse chez le P;submar·g£natus C. et Jax., presque médiane
chez le P. intermedius ne (Irwin.; elle s'atténue jusqu`à devenir presque nulle
(P. salonensis Ftoa.) ou nulle (forme ccarinata \Vesram,uxo, 1871, p. 125)
[Pour le polymorphisme, cf. L. Gamma, 1921, p. 73-77]. ,
Vit dans les étangs, les marais, les rivières, presque toujours dans les eaux

324 Monwsonus rannssrnss er rnnvuriws.
calmes très encombrees de végétation aquatique; s‘emfouce assez profondé-
ment dans la vase ; ne s'élève guère au-dessus de 1.000 nr. d’altitude; commun
dans les. dépôts quaternaires. -· Toute l'Europe; toute llAs·ie antérieure jus-
qu`en Afghanistan et, en Sibérie,,jusqu.`au lac Baïkal; l’Afrique du. Nord. (lom-
mun ou très commun partout en France.
var-. Philippiï nu l\loMsnosA'ro(Pl. xv, fig. M6, M7 et 452).
Plarmrbis subangwlams on Pnmivm, ll, 1844, p., 49, pl. xxx, tig_ 6 [non nr:
Lnomnca, 1807. espèce fossile; non Desaavns, 18212 Q: P.dep1·essus1 Nrsr] espèce
fossile]; Bouncmcxnr, IL, 1864, pl. ix, fig. 27-30; Konenr, Icon., yll, 1880,
p. 26, pl. 190,, fig. 1932; Locaan, 1893, p. 56; P. umlœzlicatus var. subtmgulams
\Vns:tEr.wMJ, V, 1885, p. 69; P. p/zilippianus nr: llonrnnosuo in Cnzxow, 1902,
p. 262; P. Philippii Gsnwmxx, 1908, p. 256; P. planorbis var. P/zilippii Garmin,
1921,‘p. 74, note 9.
Coquille bien plus petite; dernier tour plus gros, bien arrondi en haut,
subarrondi en bas, muni d’une càrène basale ou subbasale fortement obtuse;
test plus mince, plus délicat, plus fortement coloré. — L. 2-2,5 mm.;
D. 8-10 mm. — C'est la forme méridionale du P.planoz·bis L. Elle vit dans
l’Afrîque du Nord, l'Asie antérieure,l’Eur0pe méridionale. Elle est commune,
en France, dans le Sud·Est, le Sud-Ouest et l’Ouest jusqu’à la Loire; commune
en Corse, notamment à Bonifacio [E Cazxor].
2. P. Arnouldi Gsmwinv (Fig.535). · ·
Planorbis .lrn0uldl GERDIAIN, 1903, p. 19I, pl. 1, fig. 13-15; 1913, ll,
p. 254.
Coquille aplatie, concave en dessus, presque plane ou subconvexe en
dessous; spire formée de 4-5 tours à croissance assez rapide, bien plus
convexes en dessus qu’en dessous, légèrement embrassants; dernier tour
assez grand, bien dilnlé à. l’e.xlrémz'té, avec carène exactement marginale
plus ou moins obtuse. à sa naissance mais toujours. nettement indiquée
vers l’ouverture; ouverture oblique, subovalaire arrondie, avec un bour-
relet interne blanc très màrgué; test assez mince, peu fragile, brillant,
cornê blond très clair ou légèrement rougeâtre, garni de stries longitu··
dinalesextrémement fines, plus apparentes en dessous qu`cn dessus. —-
L. 1-1,5 mm.; D. 2,5-4,5 mm.
Cette espèce se distingue facilement par ses tours légèrement embrassants
limitant, en dessus, une dépression assez étroite; par son dernier tour très
nettement dilaté à Fextrémité et par sou ouverture munie d’un bourrelet
interne. Elle ne peut être rapprochée que du P. planorbis var. P/zilippii ne
Mcm. mais la confusionest difficile; c’est par erreur que A. S. Kmzmnn et
B. B. \«VooowAnn [1926, p. 77] la comparent au P. albus Müin. avec lequel elle
n'a aucun rapport.
Vit dans les marais tranquilles el. peu profonds, au milieu des plantes aqua-
tiques, en colonies parfois populeusess Environs d’Angers (l\Iaine»et·Loire)
_ - [L. Gamma].

rtaxonmnsn. -—· vumounns 525
3. P. cariuatusMüx.1.an QFig. 536; pt. xv, fig. 4,39, 41.0, /t/11, Mt, M5
et.lA8).
Helixu lùnlrata oa Cosm., 1778, p. 63, pl. tv, fig. 10 et pl. vin, fig. 8
[non Dnnranxvnuo}, H. carinata Momuioo, 1803, p- 450, pl. xxv, fig. 1;
-— PZ'cmor·bz's carirmtus Münnnn, II, 177ü, p. 157; Dormr, 1850, p. 444.
pl. xxx, fig. 7; Mooom-Tanneur, Il, 1855, p. 431, pl. xxx, fig. 29 à 33;
WESTEKLUND,_ 187.7, p. 103; 1885, V, p. 70; Locaao, 1893, p. 53, fig. 37;
Gsnnanv, ll, 1913, p.251, fig. 296-298; 1921, p. 79; Favre, 1927, p. 252,
pl. 17, fig. 1 à 11; P. gallicus Bouncuicxnt, Bull. Soc. ma1.Fz·a.ncc, IV,
1886, p. 249; Locaun, 1893,. p. 56. -—- P. perwius Boone-, in Locaun, 1893,
p. 55.. '
Coquille aplatie, subcouvexe en dessus et en dessous; spire formée
53 5 S`5 G
F10. 535 ai 538. -· tluvertures dc diverses espèces de Planonhes du nous-genre P11¥mo1·bi.s·
s. str. très grossies. —- 535. P. Arnouldi Gsuusnv. — 536. P. carimtua Mûtun. -
. 537. P. ptrmorbis L¤sNÉ.— 538. P. planorbis Ltxxxë, forme lemnaruni Asian.
d'e 5-6 tours bien convexes, â croissance assez rapide età peu près aussi
convexes en dessus qu`en dessous; dernier tour un peu grand, nettement
dilaté à l’ext.rémité, muni d‘une carène médiane très aiguë doublée. d.’un
petit. filet. earénant; sutures assez marquées; ouverture médiocre,. o«va»
laire. transverse, peu échancrée par l’avant-dernier tour, assez aiguë au
point où aboutit la carène; péristome presque continu, mince, tranchant,
à bord supérieur assez avancé; test mince, léger, umpeu fragile, subtrans-
parent, assez luisant, oomé clair ou·fauve roux, garni de stries longitu-
dinales fines, serrées, arqudes et dépourvu de stries spirales. -
L. 2·3[-li] mm.; D. 10-18“mm.
_ (Eu1s ovalaires arrondis de 0,6-0,7 mm. de diamètre, disposés sur un seul
rang et au nombre de 10-20 dans des capsules plus ou moins arrondies un peu
convexes en dessus ct planes en. dessous; ponte en avril—août; éclosion
10-15 jours après la ponte.

526 M0x.|.UsQU1:S TERRESTBES ET FLUVIATILES
Espèce moins polymorphe que le P. planorbis L. mais avec cependant des
variations dans l'enroulement et la place de la carène. La forme nommée
gallicus Bonne. (pl. \v,.fig. 458, 459) ressemble au type, mais la face infé-
rieure des tours est plane et la carène est plus ou moins basale(‘); la forme
zurgidus Wnsrantunn [1871, p. 126] est presque identique : elle est également
infracarénée (carène moins saillante) mais les tours de spire sont plus hauts
et très convexes en dessus. D’ailleurs ces formes sont reliées entre elles et
au type par tant d‘intermédiaires que toute distinction estillusoire.
Vit dans les marais, les étangs, les canaux, les rivières; recherche les eaux
plus pures que le P. planorbis L.; les formes à test léger et transparent
dans les eaux courantes. Presque toute l’Europe: commun, en France, à
peu près partout, mais moins abondamment répandu que le P, planorbis L.
Commun dans les dépôts quaternaires. Les formes à carène plus ou moins
busale et à tours élevés—bombés (gallicus, zu:-gidus) semblent apparues les
premières et la forme normale à carène médiane (la plus répandue aujourd`hui)
en est dérivée.
var. dubius IIARTRIANN.
Planorlzis dubius I`IÀR'I`M\l\Y, Neue Alpina, I, 1821, p. 254 et1844, p. 111 et
191, pl. 32, fig. 1 à 11 ct pl. 7*1, fig. 1 à 14; Locann, 1882, p. 188 et1893, p. 56;
P, carinatus var. dtcbius \Vt:srenwNo, 1875, p. 104; 1885, V, p. 70; Grnnnm, II,
1913, p. 251.
Spire à tours plus élevés, plus bombes, à enroulement rapide en dessus
(comme le type) et beaucoup plus haut en dessous (comme chez le P.p!anor-
bis L ); carène médiane moins accentuée, parfois presque mousse; ouverture
très oblique. — L. 2,5-3 mm.; D. 10-14 mm. ——— Souvent avec le type; princi-
palement dans le Nord et l’Est.
S.-G. Spiralina (LIARTMANN, 1840) Mnnrnxs, 1899.
[Spir•0rbis Swaxxsox, 1840 [non Dimm, 1800, Vers]; Anisus Gnav, 1847 [non
Sronen. 1820; non Frrzmcen, 1833]; Spirodiscus Sreix, 1850 (pars); Gyrorbis
' iMOQUIN·TANDON (pars), 1855 [non Firzmmzn, 1833]; Diplodiscus XVESTERLUND, '
1897 [non Dirzsmc, 1850, Vers]; Il/uestia Homcnaw, 1909; Diplodiscus —|—Pam—
spira Dam., 1905; Genuux, 1922].
Animal petit, un peu grêle, bie11·arrondi en avant, assez eflilé en arrière;
tentacules relativement longs, grêles, très écartés à leur base, finement gra-
nuleux; pied bien développé, plus ou moins pointu en arrière. Estomac avec
un appendice pylorique.
Appareil génital : partie Supérieure de l’oviducte-en forme de tube très
étroit; vésicule séminale ovalaire pyriforme pourvue d’un canal très court;
région prostatique bien développée; canal déférent long et contourné; fourreau
du pénis un peu étroit, assez long', mais plus court que le pénis dont il est
séparé par- un ren/lement nodosi/arme; pénis long', subcylindrique, assez
· pointu, avec stylet (fig. 539). ' _
1. La place dela carène est variable et il existe des individus chez lesquels la carène est
submarginale ou même tout à fait inférieure [L. Gsnxuaxx. 1903, p. 101] et d’aulres, d’ailleurs
rares, chez lesquels la earene estlégerement suprarnédiane [F. Fivnn, 1927, pl. wu, (ig. 8].-

rrnxxonnxniuz. — mmonnus 527
Coquille de- taille médiocre ou' petite, très déprimée; spire formée de nom-
breux: teurs à croissance lente.et régulière, le dernier médiocre, carèné ou non
M--  .  --"i·
.  
  ..___ cd.
-- .... cv
)`î2>ü a'
 ng   ,  
ri? `    `* èiîë i 
Fm. 539. —-· Appareil néniml dn.P[mz0rbis (Spiralina) rotundatux Pommr.
à la périphérie; ouverture ovnlaire ou arrondie·avec, parfois, un bourrelet
intérieur. .
Les espèces de C8 S0l1S·g`€lll‘€ SOHÈ I'épI1XldUGS Cl&l’IS ÉOUÈES les BGIIX dOllCCS llü
la région paléarctique.
1. Dernier tour arrondi ou plus ou moins comprimé ...... 3
—— Dernier tmxrzavec une earène saillante. ........ 2
2. Dernier tour avec unœearène imframédiene très saillante; ouver-·
tureeubcordiiorme transverse. .. . . . P.. (S,) vortex, p.. 528·
— Dernier tour aveei une carèueinframédiane peusaillaute; 0uver·
turc elliptique très obliquement descendante .. ...... _
.............. P. (S.) vortîculus, p. 529
3. Spire formée d’au. moinslôî tours très serrés ...... , 4
—— Spireforméel de 4-5 tours assez serrés . ....... . 7 _
4. Ouverture garnieid’un·bourrelehinterne plusou moins marqué. _ 5
— Ouverture sans bourrelet. interne. ......... . . 6
5: Coquille trèsœiéprimée; spive¢~cle·6·7»t0urs; ouverture avec un
bow-relet blanetrès~marqu·é ,... P. (S.) rotundatus; p,. 530
— Coquille plus déprimée; spire de 6-7 tours plus serrés; auver-
ture avec urrrudiment de bourreletz . Z PJ (Sl) Perëzi, p. 530
31

.328 monnusoux-;s Tnnnasrnns ET FLUVIATILES
6. Coquille très déprimée-comprimée; spire de 7-8 tours très
serrés .......... P. (S.) septemgyratus, p. 531
—- Coquille moins comprimée; spire de Gtours moins serrés; test
mince, brillant, gris perle ...... P. (S.) fragilis, p. 531
7. Dernier jour légèrement dilaté à Pextrémité; ouverture subar-
rondie ............ P. (S.) spirorbis, p. 532
- Dernier tour très arrondi renflé, non dilaté à l’extrémité; ouver-
ture ronde, mais avec le bord externe rectiligne dans sa partie
médiane ............ P. (S.) Milleti, p. 532
Ces espèces se séparent assez nettement en deux séries : les espèces
très comprîmées avec un dernier tour fortement caréné (section Spz'mlz'na
sensu stricto) et les espèces moins comprimées avec un dernier tour
arrondi (section Paraspim DALL).
a) Section Spiralin sensu stricto [: Dzplodiscus Dart;.
Coquille très déprimée comprimée; dernier tour de spire bien caréné.
1. P. (Spiralina) vortex Lmnü (Fig. 53-1, 540; pl. xvr, fig. 480; pl. xvu,
fig. 506, 508 et 511).
Helzix vortex L11vNÉ, 1758, p. 772. — H. planorbzis na COSTA, 1778. p. G5,
pl. 1v, fig. 12 [non Liumi]. — Planorbzk tenellus Srunnn, 1820, p. 92. —-
P: vortex DRAPARNAUD, 1805, p. 44, pl. 11, fig. 4-5; DUPUY, 1850, p. 442.
pl. xxx, fig. 10: Moomx-Tannon, 1855, ll, p. 433, pl. xxx, fig. 34 à 37;
\VEs'r1zn1.U1vn, 1875, p. 104, pl. 111, fig. 7 à 9; et V, 1885, p. 71; Locann,
1893, p. 57, fig. 42-44 (P. vorticosus); GERRIAIN, 1913, II, p. 254, fig. 299-
300; 1922, p. 81.
Coquille tout à fait déprimée, un peu concave au centre en dessus,
plane en dessous; spire formée de 5-7)-8] tours faiblement convexes en
dessus, presque plans en dessous, à croissance très lente, le dernier à
peine pins grand que l’avant-dernier} muni d’une crène inframédiane
très aiguë; sutures marquées; ouverture petite, transversalement ellip-
tique cu subcordiforme, non oblique, avec une angulosité très marquée
au p •int où aboutit la earène du dernier tour et sans bourrelet intérieur;
péristome mince, tranchant; test très mince, fragile, subluisant, assez
transparent, corné pâle, garni de stries très délicates, un peu serrées et
inégales. — L. 1-1,5[·1.75] mm.; D. 6-12[-14-15] mm.
(Eufs de 0,5 mm. de diamètre réunis au nombre de 10-12 dans des capsules
ovoïdes de 4 mm. de diamètre; éclosion au bout de 10-12 jours.
Une forme cOmpI€SSl1S ÃIICHAIJD [: P.c0mp1·essus l`rllCH.,183.'f, p.81, pl.xv1,
fig. 6-8; Locian, 1893, p. 57] a une coquille encore plus comprimée, un dernier
tour avec un carène médiane et un test plus fragile. Elle vit presque partout
` avec le type.
Vit dans les eaux dormantes : fossés, étangs, canaux, marais; plus rarement

` PLANOIIBIDAE. — ruxonms 529
dans les rivières; parmi les plantes aquatiques (Potonwgeton, Jlyriophy//tint);
vient souvent à la surface et aime les eaux claires. Espèce des pays de plaines. I
très commune dans le Nord et le Centre, moins abondante dans l'()uest, plus ·
rare dans le Midi.
2. P. (Spiralinai vorticulus Tnoscnai. (Fig. 541; pl. xv, fig. 463).
Planorbis vorticultts Tnoscmu., De Limnacaceis, 1831, p. 51; Wes-
rannuwn, 1875, p. 106, pl. ni. fig. 22-24; 1885, V, p. 72; Cuzssis, 1877,
p. 403, fig. 257, et.1884, p. 414, fig. 274; Gaumam, 1922, p. 83. - Spzra-
lina vorliculus Gnvnn, 1927, p. 144, pl. xv, fig. 15 et pl. xvr, fig. 15-17.
Coquille très déprimée plane en dessus (avec dépression centrale peu
marquée), largement mais peu profondément concave cn dessous (à peu .
_,.. ... " "~\ )·.
_-_— "'§
se ©
__,.?
S fr O 5 4-1
C Ã ÉÈ  
542. 7 - S4-E5
Fm. 540 ai 543. — Ouvertures, très grossies, de diverses espèces de Planorbcs du sous-
genre Spimlina. —— 540. P. vortex Lmxà. — 541. P. rorliculus '[‘xoscnu.. —— 542. P. spi-
rorbis Lnwü. — 543. I'. roltmdatwr Power.
près aussi concave en dessus qu‘en dessous); spire formée de 5-6 tours
convexes arrondis, un peu plus convexes en dessus, à croissance lente
ct. très régulière, le dernier à peine plus grand que le pénultième, un peu
descendant à Pextrémité, muni d’une carène émoussée, obtuse, médiane
ou submèdiane; sutures bien marquées, suhprofondes: ouverture forte-
ment oblique dcscendante, ovalaire, à bords marginaux rapprochés et
très convergents réunis par une callosité blanchâtre; péristome mince,
tranchant; test mince, corné gaunàtre, garni de stries longitudinales ·
microscopiques. — L. 0,5-0,8 mm.; D. 4-5[6-7] mm.
Cette espèce se distingue du P. verte.: L. par ses tours de spire moins nom-
breux, le dernier avec une carène émoussée presque médiane et par son ouver-
ture elliptique très obliquement descendante.
A. S Kmwann et B. B. \Voonw.mn [1926, p. 83] considèrent le P. vortex
Diuummxun [1805, p.`44, pl. u, fig. 4-5 (non LxNxé)] comme synonyme du P. vor-

530 nonnusouss ·renuus'r•=us ur m.Uv¤Ar¤x.es '
iculus TP·0SCHEL..«I8· ne puisxadmettre cette assimilation, les descrip=tion.et
figuration de J.' P. R. Duamnxsnn se rappo1*tant.parfaitement au P. vm—tez~ Lt
Cette espèce a une distribution étendue (Suède méridionale, Danemark.,
Allemagne, Pologne, llongrie, Bohême, Suisse, Nord de l‘Italie} mais, sauf
dans l’E. de l’Europe, elle ne vit qu'en des stations très disséminées. Elle
semble avoir été plus abondamment répandue au.Quaternaire. En France, elle
n`a été signalée que très récemment. par J. Favre [1927, p. 256] qui 1’a recueillie
dans l`étang de l`©ie de la Motte (700 m. d’altîtude), près de Thonon. où elle est
rare. .
B} Section Paraspira Dam., 1905.
Coquille bien déprimée.; dernier tour arrondi ou comprimé, mais non caréné.
3. P. (Spiralint rotundatus Power (Fig. 539, 543; pl. xv, fig. 453 à
456).
Planorbis rotuzzdatus Poirier, 1801, p. 93; Mootnx-Tnxooiv, II, 1855,
p. 435, pl. xxx, fig. 38 à 46; Locann, 1893, p. 57, fig. 45 à 47; Gemmx,
II, 1913, p. 235, fig. 301; 1921, p. SSI- P. vortex: var. p DRAPARNAUD,
1805, p. 45, pl. xx, fig. 7-8; P. leucostoma M1L1.E1·, 1813, p. 16; Mxcnauo,
1831, p. 80, pl. xvx, fig. 3-5; DUPUY, 1850, p. 439, pl. xxx, fig. 11; VVes-
TERLUND, V, 1885, p. 73; Ksxxann et VVoooWAno, 1926, p. 85.
Coquille bien déprimée, légèrement concave en dessus, aplatie en
dessous: spire formée de 6-7 tours très serrés, convexes en dessus; sub-
convexes en dessous, le dernier à peine plus grand, très obtusément
subanguleuyà la base et à peine dilaté vers l’ouverture; sutures assez
marquées en dessus, plus faibles en dessous; ouverture arrondie, subo-
blique, avec un bourrelet interne blanc très marqué; péristome subcon-
tinu, tranchant., le bord supérieur peu avancé; test un peu mince, mais
assez solide, fauve ou. roux, parfois noiràtre; très souvent encroùté,.
subopaquo, garni de stries longitudinales très fines et très serrées. -—
L. 1-1,25 mm.; Di 5-8 mm.
Habite les fossés, les étangs, les marais, de préférence les eaux stagnantes
etz un peu fangeuses; s’enfonce parfois assez profondément dans la vase;
moins abondantwdans les eauxwlaires. Espèce des régions de plaines, très
commune dans l<’Ouest et le Sud>Ouest, moinstcommune dans les autres parties
de la.Frauce·; rare en Corse [Et Cazror]. `
3 a. P., (SpiP3.Iina) Perezi (Gnaiit.Ls}‘ Dure?.
_ P. Perezii Gmxiàims ùt DUPUY, 1850, p. 441, pl. xxv, fig. 6;, Locanm,
1882, p. 189; 1893, p. 58; Gnmmm, Ii, 1913, p..255;, P- gl‘él€lf!li'§" Gnetmnn
in \\7ESTERLUND, XXII, 1875, p. 109, pl. m, fig. 43-45; P. rolundwus
var. Perezi`MooUm-Tannox, II, 1855, p. 435; J. Fnvnn, 1927, p. 256.
pl. 15, fig. 51-52.
Coquille très déprimée; spire.'t`ormée de 6-7 toursextrêmement serrés,
le dernier à peine sensiblementplus graudque l’avaut-dernier; ouverture

riutxonnioan. ·— rcaiwnuis 531
ronde avec un bourrciet interne !'lLdif)2·9Ilfül.I‘8§ test. corné fauve ou corné
jaunâtre, mince et fragile. — L. 0,54),75 mm.; D. l«—6 mm.
Cc Planorbe se distingue du précédent, dont il ne constitue qu'une variété,
par sa forme encore plus aplatie, ses tours extrêmement serrés, très étroits et ·
par son ouverture avec seulement un rudiment de bourrelet. Il est, comme l'a
montré J. lhvmc [I. cit,, tig. àô ài 51] intermédiaire entre le P. rvtundatus Pom.
et le P. scptcmgyratus ZIEGLER.
Peu commun, mais sans doute dans tonte la France. ll a été signalé dans les ‘ `·
départements du Nord, de ta Seine, de I'.\ube, des Bouches-du-Ithône,de la I
Gironde, de Maine-et·Loire, du Morbihan, du Finistère.
zi b. .P. (Spîralina) septemgyratus Zmotun (Pl. xvu, tîg. 507).
l'la1zo1·bi.s sc·pI¢·nzgy1·atus Zmcnnu in Itossniissuen, lconogr., I, 1835,
· p. 106, fig. 6/I; \Vr.s·rsn1.uno, 1875, XXII, p. 107, taf. ui, fig. 31 à 33;
V, 1885, p. 73;C|.ess1x, 2" édit., 188û, p. 418, fig. 279; l.ocAno, 1893,
p. 57; Gi-znxmix, lt, 1913, p. 225; P. rotundalus var. scptcnzgr/1·atu.s
i\Ioo1;xx-Tannox, II, 185.7, p. ·Q35; J. Fame, 1927, p. 236, pl. 15, fig. 53. .
Coquille très déprimée, comprimée; spire formée de 7-8 tours très
serrés, le dernier à peine plus large, vaguement infracaréné; ouverture
ronde, sans bûll/`lëlift interne; test. assez fragile, gris cendré ou verdàtre.
— L. 1 mm.; D. «i·8 mm.
Ce Planorbe, quion doitrattaclier au P. ronmdatus Poinur, se distingue de ee
dernier par sa spire à tou1·s plus nombreux et bien plus serrés [le dernier
vaguement infracaréné), par son ouverture dépourvue de bourrelet et par son
test plus mince, plus fragile.
llabite les lacs, les étangs, les rivières; vit. jusqu‘à 1.060 m. d'altitude en
Suisse [J. l·`Avau]; peu répandu en France, dans les départements suivants 2
Oise [A. Bxunoxj; Seine [Ptscat], Aube [II. Dnouerr]; Yonne [Corriziw];
tlérault [P. A. Moirrzssxsa, Dcunncn.]; Haute-Garonne [A. MOQLfN·TAN`l)U\]§ , '
Basses·Pyrénées [ns Nansourv]; Maine·et-Loire [L. tlsmmnl.
3 c. P. ,Spiralim) fragilîs Mmmm.
Planm·lu's ]}—ngiIis Minmrr, 185à, p. 43 [non Mousson in MoQum·TA1s-
non, Il, 185.7, p. 427, var. à test plus mince et plus fragile du P. wm-
plmmzus L.]; Locano, 1882, p. 189; 1893, p. 58; Gunnmxn, 1903, p. 197;
1913, p. 255. · .
_ Coquille déprimée, plane en dessus et en dessous; spire formée de
U tours assez serrés, arrondis en dessus, aplstis en dessous, le dernier à
peine plus grand et vaguement subanguleux intérieurement;ouverture
ronde, non di/ratée, sans bourrelet interne; péristome à bords tranchants;
test très mince, fragile, lisse, brillant, gris perle ou blanchâtre. —-
[..0,75 mm.; D. 4-5 mm.
(Ie Planorbe, qui n‘est qu'une variété locale du P. roturwlatus POIHET, se dis-
tingue par sa forme plane en dessus et en dessous, son ouverture ronde et son
test lisse et brillant. Elle habite les fossés voisins des rivières, les mares, les

532 ixionnusoues ·1E1111asT11es nr FLUVIATILES
t1·ous de carrières, parmi les plantes aquatiques (semble préférer les eaux
calmes mais assez pures). Environs d’Angers (Maine—et-Loire) [P. A··MlLLET,
L. G1211MA1N].
 
4. P. (Spiralina) spirorhis Lime (Fig. 542).
Helix spL'r0rI2z's LINNÉ, éd. X, 1758, p. 770. — Planorbis spirorbz's
Mi3L1.E11, ll, 1774, p. 161; DnA1>.1111vAUo, 1805, p. 45, pl. 11, fig. 8-9: DUPUY,
1850, p. 438, pl. xxx, fig. 9; MOQUIN·'1`ANDON, ll, 18.].7, p. 437, pl. XXXI,
fig. 1 à 5; VVESTEHLUND, 1875, p. 108, taf. 111, fig. 34 à 36; V, 1885,
p. 73; Locann, 1893, p. 58; Gannxin, ll, 1913, p. 255, fig. 302 et 309;
1921, p. 90.
Coquille un peu renflée, à peine concave en dessus, presque plane en
· dessous; spire formée de 4-5 tours serrés, arrondis, le dernier un peu plus
grand, légèrement mais sensiblement dilaté à l'extrémité, non caréné;
sutures assez marquées; ouverture petite, subarrondie, oblique, suban-
guleuse en haut, à peine échancrée; péristome tranchant, à bord supérieur
peu avancé ; test mince, fragile, transparent, corné pale, brun ou jaunacé,
garni de stries longitudinales inégales, très délicates et très serrées. —
L. 1 mm.; D. 5-6 mm.
Habite les fossés, les marais, les sources, les fontaines, les ruisseaux, en
général les eaux pures, au milieu des plantes aquatiques; vit jusqu’à 1.200 ni.
d`altitude environ. — Toute la France; ne vit pas en Corse.
5. P. (Spiralina) Milleti BoU11cU1cNA1· (Fig. 549 à 551).
Planorbis mil/etianus Boone. in Loc.111o, 1893, p. 58; P. Jlilleti Gan- `
Main, 1903, p. 198, pl. 11, fig. 23-24; II, 1913, p. 256.
Coquille subrenflée, légèrement concave en dessus, à peine subconcave
en dessous; spire formée de 4 1/2-5 tours relativement hauts, très
arrondis renilès, à croissance régulière, le dernier à peine plus grand,
non dzlaté à l’extrémité; ouverture petite, oblique, ronde, mais avec le
bord externe reclilzgvze dans sa partie médiane, sans bourrelet interne, it
bords marginaux rapprochés et réunis par une très légère callosité
blanchâtre; test mince, fragile, subtransparent, corne blond ou fauve clair,
substrié istries longitudinalcs très fines, régulières, atténuées en dessous
vers la dépression ombilicale, visibles seulement à la loupe). —- L. 0,5-
0,7à mm.; D. 1,5-3 mm.
Cette espèce se distingue du P. spzrorbis L. par ses tours de spire relative-
ment plus hauts, bien arrondis, le dernier non dilaté à son extrémité et par
son ouverture plus petite, plus oblique avec le bord externe rectiligne en son
milieu.
Habite parmi les plantes aquatiques. Rare; les marais des environs d’Angers
(Maine-et-Loire) [·l. R. Bouncticxivr; L. Gnnniam].

PLANORBIDAE. — rrnxonms 533
S.—G. Gyraulus (Acnssxz) de Cnnnmwrxnn, -1837.
[Planaria Bnown, 1837 [non Mütnnn, 17'M, Vers]; Troc/zlea linnemx (1811)
l8l2; Nautilina S1·1:1x,1850 (pars = Gyraulus + .lrmiger)].
Animal petit, un peu dilaté arrondi en avant; tentacules gréles, légèrement
ellilés; yeux ovoïdes, à peine proéminents; pied médiocre, mais assez large et
obtus en arrière; oriiice respiratoire rond, très petit. Estomac pourvu d’un
appendice pylorique; radula avec dents marginales tricuspidees.
Appareil génital: partie supérieure de l'oviducte très élargie; vésicule
L   sw
~—— c»
vv. li
  gr  M, ldyslàœ ,, -~
"   2 — · ..- ·:_:;':,f:`}g!;i 
ellâëa  I   fàâtiùlg ‘
“,·;,:à ` " 'im  
, ` "‘3“ ·
Fm. 544-565. -— Planorbis (Gyraulus) albus Maîtres. ·- 544. Portion de la radula.
—— 545. Appareil génital.
séminale ovalaire avec canal court; canal délérent long, étroit, la région pro-
statique peu développée; fourreau du pénis grand, subcylindrique oblong, bien
plus large mais aussi long que le pénis; pénis oblong, pointu, muni d`un
stylet (lig. 545).
Coquille petite; spire formée d’un petit nombre de tours à croissance rapide
ou très rapide, le dernier toujours grand, dilaté à son extrémité et avec une
c irène périphérique très peu marquée; test généralement réticulè ou hispide.
Ce sous-genre, qui renferme un grand nombre d'espèces, a une distribution
geographique Presque universelle. ·
1. Test dépourvu de series spirales, mince, lisse ou presque lisse. 2
—- '[`est avec des stries spirales, plus ou moins strié, costulé ou
lnspicle .................... 3

534 Motnusooss 'rnanesrnssnr Fnuvmrxnss ,
2. Ouverture ovalaire ......... P. (G.) laevis, p. 538
— Ouverture parfaitement ronde. P. (G.) laevis var. Brondeli, p. 539
3. Test hispide ou simplement strié ........ ' . . . 4-
—- Test garni de costuls longitudinales entre lesquelles sont des
stries longitudinales plus fines. . . P. (G.) Bourguignati, p. 537
4. Test garni de poils disposés irrégulièrement; stries transversales
et spirales plus ou moins fortes. ........... 5
—— Test garni de poils `raides et caducs disposés suivant une fausse
carène médiane . . . P. (G.) albus var. stelmàchaetîus. p. 535
5. Dernier tour à peine dilaté à Fextrémité ......... 6
— Dernier tour très dilaté a Pextrémité. . ....... 7
6. Test bien hispide, très nettement treillissé, les stries longitudi-
nales et spirales bien marquées .... P. (G.) Crossei, p. 537
—— Test non hispide, garni de stries longitudinales et spirales très
atténuées. .` ........ P. (G.) Uraparnaudi, p. 536
7. Dernier tour non descendant à Pextrémité; test non épaissi. .
.......... · ...... P. (G.) albus, p. 534
—— Dernier tour très descendant àl’ext1·émilé; test épaissi ....
.......... P. (G.) alhus vanacronicus, p. 535
1. P. (Gyraulus) albus DIDLLER (Pl. xvr, lig. 475, 477, 482).
l’lanorbz's aléas l\Iü1.Lnn, II, 1774, p. 164; Dnaranxauo, 1801, p. 44;
DUPUY, 1850, p. 435, pl. xxx, fig. 4 [peu typique]; l\IOQUIN-TANDON, II,
1855. p. 440, pl. xxxr, fig. 12-19; ÉVESTERLUND, 1875, p. 110, pl. 4 lig. 1-3;
V, 1885, p. 76; Locarno, 1893, p. 59, fig. 51-52; Germain, II, 1913, p. 258,
lig. 305; 1922, p. 99 ; P. villosus Poimzr, 1801, p. 95; P. hispidus VALLOT,
1801, p. 5; Dnaranmuo, 1805, p. 43, pl. 1, fig. 45-47; P. reziculatus
Russo, IV, 1820, p. 98; P. glaber JEFFREYS, Trans. Linn. Soc. Luna'.,
XVI, 1830, p. 386 (non auteurs) [cf. A. Knmvano et B. VVoonWAno, 1924,
p. 11]. ——- P. pyrenaicus Facor, 1886, p. 110; Loc., 1893, p. 60; P. iri-
· cassinus Bouncurcsanin Loc., 1893, p. 60.
Coquille à peine convexe en dessus, bien concave largement et profon-
dément oxnbiliquée en dessous; spire formée de 3-4 tours convexes dépri-
més à croissance rapide, le dernier arrondi comprimé, vaguement angu-
leux mais non caréné, très dilaté à lextrémité; sntures assez marquées;
ouverture oblique, ovalaire; péristome très 'mince, tranchant, à bord
superieur assezavancé; test tres hispide (poils très courts, coniques, obtus,
raides, très caducs, plus développés en dessus qu'en dessous), mince,
corné tres pâle, souvent verdâtre, subtransparent, garni de stries longitu-
dinales lines, tres serrées, inégales, coupees presque à angie droit de
stries spirales parallèles. — L. 1-1,5[—1,7.»] mm.; D. 4-7[-7,5-8] mm. Les
. (pond et même les stries spirales sont souvent plus ou moins absents chez
lesdiidividns séniles.
(Eufs de 0,4 mm. de diamètre réunis, au nombre de 4-10, dans des capsules

rnanonuiuae. -- rutnonms 535
arrondies, déprimécs, de 3-4 mm. de diamètre, entourées d'une enveloppe
pellucide; éclosion au bout de 10-14 jours; les jeunes sont adultes du 20*3 au
23¤ mois après leur naissance.
Cette espèce est relativement polymorphe et c'est avecraison que D. Gxmzn
[1.919. p. 103-147, pl. v] considère « comme des morphoses ¤ de ce Planorhe un
certain nombre de Gymulus de l'Europe centrale, notamment les formes
lacustres, comme les P. tenellus et P. lcnmiscalus llanrnimv [1864, p. 93]. J’ai
conservé cependant le P. Crossvi Bouncuicniar qui me paraît nettement distinct;
Vit dans les eaux tranquilles, parmi les plantes aquatiques, notamment les
Myriop/iyllam et les Cliara. Toute l’Europe; assez commun, en France, prin- LQ
cipalement dans lo Nord et dans le Centre; remplacé ailleurs, en grande partie, ,
par lo P. Crassei Bonne.; parfois abondant dans les alluvions; fréquent dans
los dépots quaternaircs.
var. stelmacheetius Bounouicmr (Fig. 554).
Planorbzs slelmachactius Boone., 1860. p. 136, pl. ii, fig. 10-13; \Vrsrnnwxn,
V, 1885, p. 76, Locano, 1893, p. 60; Ganxmix, ll, 1913, p. 257. -— P. R0//iacni
Cotnew, Ann. Soc. malncol. Bc/gique, I, 186.7, p. 34, pl. in, fig. 4. '
Coquille presque plane on dessus; spiro formée de 4 tours convexes à crois-
sance rapide, le dernier grand, anguleux, subcaréné en son milieu, bien dilaté
ai son extrémité; ouverture ovalaire transverse à bords marginaux as:-ez écar-
tés; péristome simpl_e; test mince, fragile, corné fauve, parl'ois verdàtre, sub-
transparent, orné de stries longitudinales lines mais marquées, coupées do
costules spirales fortes et saillantes, garni de poils raides et raducs disposés
suivant une fausse carène médiane. — L. 2·3 mm.; 1). 5·7[·9] mm. — Cette
variété se distingue par son dernier tour subcaréné et surtout par sa sculpture
relativement forte et son test très hispide. Elle est pou répandue et se rencontre
principalement en Bretagne [J. li. Bounouicrmr] et un Anjou [L. Gnmnun].
var. ecronicus ux: Fé.nuss.·.c (Fig. 556, 557; pl. xvr, tig. 470, 471, 183).
Planorbù acronicus un Fén., 1807, p. 105; linxnano et \Vooox~:tnn, 1924.
p 12; P. clcviuns Pnnno, 1838, p. 84, pl. 1, tig. G; \Vssrem.uxu, 1875, p.112,
pl. iv, lig. 13à 15; tieninuv, 1922, p. 101; P, subszrtanzs Mrzoenw v. Ãlüutr. in
Ponno, 1838,, p. 84; P. dc/brnus ll.\nrM.x.vv, 1844, p, 95 et 118, pl, xxvn, xxxv,
xxxvi et ux, 1ig. 4-5; \Vns·rrm.uno, 187.3, p. 80-82; V, 188.5, p. 83 [non ne '
LAMARCK, 1882]; P. cavazus \Vr:s'reni.uM>, 1871, p. 133; P. Slroemi \\7ESTEl1LL)l),
O/vers. K. Vet. Akad. Fërhandl., .S't0c÷holm, XXXVUI, 1881, p. 63.
Coquille convexe en dessus, concave et profondément ombiliquée en dessous;
spire formée de 4 1/2 tours :1 croissance rapide, le dernier très grand, déprimé,
suboaréné en son milieu, très descendant injléchi à son extrémité; ouverture
gronde, très oblique, ovalaire arrondie; tcst un peu épaissi, solide, corne pâle
ou blanchâtre, garni de stries longitudinales et de stries spirales plus ou moins
marquées. -· L. 2-2,25 mm.; D. 6-7 mm. - Cette variete est une [orme tueus-
n·e du P. albus Müu.. à test épais et solide; la déviation du dernier tour, d'ail-
leurs plus ou moins accentuée, ,est certainement une anomalie. A. S. liranaiin
et B. U. VVooo\vAno [1924, p. 12], après examen des types conservés au Musée
d’11istoire naturelle de Vienne (Autriche), y rapportent le P. spirorbis Dua-
mmvauo [1805, p. 45, non Lixné, ltlüttrzn]. ll est possible que les coquilles etiî
quetées spu·orln`s par J. R. Dnaranxnuo soient des acroniczas Fén., bien que

  MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
A. Locmn [1895. p. 52] soit d`un avis contraire; mais je ne puis reconnaître
cette forme ni dans la description, ni dans la figuration [1805, pl. n, fig. 8-10]
données par J. Pt. DRM-ARNAUD. — La forme acronicus habite les lacs de la
Suisse (commune, notamment, dans le lac de Constance), de la Bavière et de
l’Italie septentrionale. Elle est rare, en Angleterre, à l’état vivant, mais fré-
quente dans les dépôts holocènes de la Tamise [B. B. VVoonu,m; J. E. Coorrn].
Je ne la connais pas, en France, avec certitude.
Le Pl&n0l‘l)lS Draparntltldî [P. Draparnaldi JEFFREYS, Trans. Linn. Soc. Land.,
XVI, 1830, p. 386; NVESTERLUAD, 1871, p. 132; V, 1885, p. 81; P. albus var.
Draparnaldi WESTERLUBD, 1875, p. 111, pl. 4, fig. 10-12; P. Draparnaudi
Locann, 1893, p. 61; Grnnxm, II, 1913, p. 257; 1922, p. 109] est une espèce mal
définie :
Coquille plane en dessus, concave en dessous; spire de 1-5 tours a croissance
 
say É ¢ t
%   _
5 ‘ 6   5*8
P. \;\ _   5 50 ,
   \`]\ 5 4 9 l /
fkwy 2%//
  P î  
  .   *«.. ¤
` ` 552 552bw 551 · 55%
Fm. 546 2. 553. -— 546-547-548. Planorbis (Gyraulus) Bourguignati MOITESSIER, >< 10. —
549-550-551. P. (Spiralina) Jlilleti Bounoctsxnr, >< 10. —- 552-552 bas, 553. -— P. (Gy-
_ raulus) Bourguignati Mort., forme Paladilhei Mon., >< 10.
régulière et assez lente, le dernier subanguleux. peu dilaté à Fextrémité; ouver-
ture ovalaire arrondie; test mince, à sculpture (stries longitudinales et Spirales)
très peu marquée. — L. 1-2 mm.; D. 5-6[-6,25-6,5] mm, — Ce Planorbe se rap-
proche, par sa forme, du P. laevis Annan et, par son enroulement, du P. Crossci
Bonne., mais sa sculpture, bien que très atténuée, Fapparente au P. albus
MULL., dont il n'est sans doute qu‘uue variété prrsque lisse. Il habite surtout
l`Europe septentrionale (Suède, Norvêge, Danemark, Finlande) jusqu'au 63° de
' latitude N., mais vit aussi, bien que plus rarement, en Angleterre, en Alle-
magne et, en France, dans les régions du Nord et de l'Est.
Enfin un Planorbis Boubei nx: Samr-Sinon [: P. thermalis Bounrn, Bull. Hist.
nrttur., 1831, sans descript., non \VEsTnnLUM>, V, 1885, p. 83; P. Boubei on SA1M·-
Smow in LocAnn, 1893, p. 60] a été décrit si succinctement qu`il est impossible
de se faire une opinion : « Voisin de Yallms, plus petit et plus déprimé; ombi-
lic un peu plus ouvert.; tours plus convexes, le dernier non dilaté à Vextrémité;
test non treillissé II. 0,75; D.`3 U2 ·> [A. Locano]. Ce Planorbe a été recueilli
dans les thermes de Luchon (llaute-Garonne) [N. Boonxêa].

rnzmonnioiie. — 1-Lxxoiiisis . 537
Chez les diverses formes du P. albus Mütnrgn, comme d'ailleurs chez le
l'. Crossei Boone., les stries spirales présentent des malléations creuses rondes
ou en forme de croissant, très serrées les unes contre les autres et de taille
extrêmement petite, mais nettement visibles à un grossissement de 150-200.
En général, ces malléations sont de forme constante sur une même ligne
spirale.
2. P. (GyI‘auluS) Crossei Bouiicuxnmr.
Planorbis crosvemzus Bouncuxcxar, 18li2, p. 42, pl. I, fig. 13 à 16;
\VESTEllLUND, 1875, p. 113, pl. 4, fig. 10-21; V, 1885, p. 80; Locnnu, 1893,
p. 60. — P. Crossei Gmmanv, ll, p. 258.
Coquille aplatie, subconcave en dessus, largement ombiliquée en enton-
noir en dessous; spire formée de 4-5 tours. à croissance assez lente,
régulière, le dernier subarrondi, à peine dilaté vers l’ouverture; sutures
marquées; ouverture suboblîque, subarrondie, à bords marginaux rappro-
chés réunis par une·callosité; péristome subcontinu, mince; test assez
robuste, fauve corné ou jaunacé plus ou moins verdàtre, transparent,
garni de stries spirales et de stries lougitudinales marquées lui donnant
un aspect nettement treillissé; stries spirales irrégulières, inégalement
distantes, plus accentuées en dessous qu`en dessus, avec des malléations
creuses comme chez le P. albus Mlm,. — L. 0,8-1 mm.; D. 4-5,5 mm.
Cette espèce se distingue du P. albus Mü 1.1.. ii ses tours de spire à croissance
proportionnellement beaucoup moins rapide, le dernier arrondi non ou àpeine
dilaté à l`e.z·trémité, à son ouverture moins oblique, plus arrondie et à son
test plus robuste. (Test souvent elle qui a été désignée, dans les catalogues '
locaux, sous le nom de 1’. albus Müntcn.
Les eaux tranquilles, parmi la végétation aquatique. Toute la France, mais l
plus commun dans l’©uest où cette espèce remplace partout 1eP albus Mütt.: */
vit également en Suisse, au Tyrol.
3. P. (Gyraulus) Bourguiguati Morrnssxen (Fig. 546 à 548, 552, 552 bte
et 553). ·
Planorbis Bozxrqgzzignzztil\lo1·rsss., 18fJ7, p. 423, pl. xxn, fig. 1-6; 1868,
p. 52, pl. t, fig. 1-G; VVEs1·1-:m.uxo, V. 1885, p. 77; l.oc.xnn,1893, p. 60;
Béamvoumn, 1902, p. 358; Gsmmxx, Il, 1913, p. 257; 1922, p.. 102;
P. Pttladil/tei Moiressien, 1867, p. 424, pl. xxu, fig. 7-14: 1868, p. 53,
pl. i, fig. 7-14; Locxno, 1893, p. tit [: l'orme jeune].
Coquille discoïde, presque plate en dessus avec une dépression centrale
étroite .et assez profonde, concave en dessous avec une cavité ombilicale
large et profonde; spire composée de 4-4 3/4[-5] tours arrondis à crois-
sance rapide, le dernier grand, subanguleux, nettement dilaté à l’extré-
unité; sutures profondes, comme subcaualiculées; ouverture très oblique,
transversalcment ovalaire oblongue; péristome simple, tranchant, à bord
supérieur tres avancé et à bords marginaux convergents, rapprochés.
réunis par une callusité blanche un peu épaissie; test un peu épais, assez

538 iuotwsouus rmmxzsrnns ET rwvrarnras
solide, corne brun ou fauve, souvent. encroûté avec, en dessus : des stries
longitudinales très obliques, subonduleuses, irrégulièrement distribuées
et très inégales (costules très fortes entre lesquelles sont des stries plus
lines) coupées de stries spirales ·1ines et serrées; — et, en dessous zune
ornementation sculpturale analogue, mais plus régulière, les stries lon-
gitudinales costulées étant un peu plus accentuées. ——- L. 1,8-2-2,5 mm.;
D. 4-5,5-6,5 mm.
Cette espèce, certainement distincte, se rapproche surtout du P. albus l\Iür.1.un
dont elle .se sépare par ses sutures plus profondes, son ouverture plus oblique
et sa forte sculpture. Elle semble très rare : Foncaude et Maurin, près de
 \1 ` ‘
“..a\ \\*
554 555 · ‘
Fig. 554 à. 557. — Ouvertures, très grossies, de Planorbes. — 554. Plcmorbis (Gymulus)
alims l\Iün.1.Eu var. xtetmachaetius Bounouxamr. - 555. P. (üathyomphatus, crmtortus
Liman. —- 556. P. (Gymulus) albus l\IijLi.xzn var. acronicus ou Frlanssac, et, 557 forme
deformis Iiarmu tw.
Montpellier (Hérault) [P. A. Monussien, 1867]; la Grande Vallée (Var) [P. Beaux-
unnzn, 1902]; indiqué aussi dans le Pô, à Turin (Piémont) [C. Potwuuna, 1889,
n P. 6].
4.Ã P. (Gyraulus) laevîs Ax.man (Fig. 558; pl. xvr, Hg. 474, 487 et 489).
Planorlzzis laevis Annan, Trazzsact. nat. [fist. Northumlz., ll, 1838,
p. 337; lllll0QUIN·TANDON, ll, 1855, p. 442, pl. xxxx, fig. 20-23; Locarno,
1882, p. 192. — P. Moquini Requins, 18Q8, p. 50. —- P. glubcr Foanes
et HANLE1', IV, 1852, p. 150, pl. cxxvx, fig. 8-9 [non Jnrrrzurs, 1830 :
P.aZbus Müm.]; VVESTERLUND, 1875, p. 113, pl. 4, fig. 22-24; V, 1885,
p. 81; Locann, 1893, p. 61; GERMAIN, II, 1913, p, 257. fig. 306; 1922,
p. 107. —·- Gyraulus regularisHAxi`rr1ANN, 18%, p. 97, pl. xxvxu.
Coquille concave en dessus vers le centre, largement concave ombili-
quée endessous; spire composée de 3 1/2-4 tours assez convexes, arrondis, l
_ à. croissance un peu rapide, le dernier grand, renilé arrondi, à peine
dilate à Pextrémité; sutures assez profondes en dessus; ouverture oblique,

rnsnonmnae. —- rmzvoxuxis 530
bien ovalairo, abords marginaux réunis par une faible callosité; péri-
stome simple, droit, tranchant, très mince, le bord supérieur peu avancé;
test c0rné.fauve, fragile, transparent, lisse (garni de stries longîtudinales
microscopiques inégales et arquées; pas de stries spirales). - L 0,75-
1,25 mm.; D. 3-4,5 mm.
Cette espèce se distingue facilement du P. albus ltlütt. à ses tours plus
arrondis, à. son ouverture dont le bord supérieur est moins avancé et surtout
à son ·test‘¤ plus délicat.et lisse; Feuroulement des tours .de spire est. assez
analoguwà celui du P. Crossei Bonne. —
Vit dans les ruisseaux, les sources, de. préférence dans les eaux pures. Assez
rare en France : îles Cbaussey près de Granville (Manche) [A. Mime Enwums];
Morbihan, llle·et·Vilaine [J'. Desmms], Calvados [A. ne ¤.’Hoi>xrst], Seine
·v
.,.4 _
558 ses
C "  @
560 . 561 ·
F10. 558 â. 58*1. - Ouvertures, très grossies, de Planorbes. — 558Z Pfanorbis (Gyruulux)
lnevisA1.nna. — 559. P. (fîyraulus) lawis Annee var. Brondeli Itarnouo. — 560. P. (Ar-
miger)c1·âs·ta Lmrni. - 561. P. (Armigcr) crista Lmmà var. spinuloaus Cuzssm.
[L. Pitselu.], Haute~Garonne [A. ne S.mr«SiMox], lIaute·Loire [L. Pascstl;
llérault [P. A. Moirsssxsn], etc...; commun en Corse: Bastia. [Eaüequim],  
Ajaccio, Saint·Florent, Pioggiela, Cap Corse... [E. C.tz1o1·].
var.·Br0¤deIl ltavuoxo (Fig. 559;   xvz, [ig. 472, U6 et 478).
Planorbis Brondelli R.t¥M0ao, Journ. de Cauchy]., 1853, p. 293, pl. m, fig'. It;
Bounomsxar, II, 1864, p. *161, pl.. x, fig. 30-33; \Ves·renwz\n, V, 1885, p. 72;
Gnzxor, 1902, p. 262. ,
Coquille très aplatie avec dépression ombilicale bien accentuée en dessous;
spire formée de 4 tours arrondis à croissance régulière; le dernier grand, bien
arrondi, subdilaté vers Fextrémité; sutures assez profondes en dessus; ouver-
ture oblique, parfaitement ronde-à. bords marginaux très rapprochés réunis par
une callosité peu apparente; péristome droit, mince, fragile; test mince, léger,
fragile, subtransparent; peu brillant, fauve corne, garni de ·très fines stries
longitudinales visibles à la loupe. -—- L. 1,24,3 mm.; D. 3 mm. — Cettervariété
est très voisine dwtype dont elle se distingue par son ouverture parfaitement
ronde·(ressembla.nt un peu à· celle du Valvam cr·iszaza·Mtltx.rn) et par son test
plus nettement strié. C'est la forme méridionale du P. laevis Annan. Elle vit

540 Mornusouns Tsnnnsrnrs ET ri.uvm·r1LEs
dans les fossés, les fontaines, les citernes, les ruisseaux, parmi les plantes
aquatiques. - Habite l’AIgérie, la Sicile, la Sardaigne; commune en Corse :
Saint-Florent, Bastia, Bonifacio, Ajaccio .. [E. Ctzior].
S.-G. Armiger IIARTMANN (1840)·1844.
[Nautilina S'ri:1\, 1850_(pars); Spiniformis GERMAN, 1903].
Animal très petit, oblong, médiocrement rétréci et arrondi postérieurement;
tentacules presque cylindriques, très écartés à leur base, à peine atténués vers
leur sommet; yeux ronds, peu saillants; pied élargi en arrière. ` _
Appareil génital comme chez les espèces du sous·genre Gyraulus.
Coquilletrès petite, sublenticulaire; spire formée d‘un petit nombre de tours
(21/2 à 31/2) à croissance très rapide, le dernier grand, fortement caréné; test
garni de côtes lamelleuses et espacées faisant saillie à la périphérie et rendant
la carène nettement denticulée; ouverture subcordiforme.
P. (Armiger) crista Lnmé (Fig. 560; pl. wi, fig. 469, 473 et 481:
pl. xvxi, fig. 500 à 502).
Nautilus crisla L., éd. X, 1758, p. 799. — Turbo naulileus L., éd.
Xll, 1767, p. 1241. — Planorhis imbricatus l\IüLLEn, ll, 1774,p. 165;
DRAPARNAUD, 1801, p. 46; 1805, p. [14, pl. I, fig'. 49-51; Locnnn, 1893,
p. 62. -— P. crzstatus DRAPARNAUD, 1805, p. 44, pl. ii, fig. 1-3; Locann,
1893, p. 61, fig. 53; Gnmuum, ll, 1913, p. 259, fig. 303-304. — P. nuu- `
tileus Duruv, 1850, p. 436, pl. xxx, fig. 12-13; NlOQUIN·TANDON, ll, 1855,
p. 438, pl. xxl, fig. 6 à 10; Locsnu, 1882, p. 190;P. crista Wssrnnnuxn, _
1875, XXII, p. 115, taf. iv, fig. 25-27; V, 1885, p. 83; G1zuMA1N, 1921,
p. 154. . .
Coquille très déprimée, plate en dessus, largement ombiliquée en
dessous; spire formées 2 1/2-3 tours assez convexes en dessus eten dessous,
à croissance assez rapide, le dernier grand, bien dilaté à l’extrémiLé,
muni d’une carène médiane bien marquée; sutures distinctes en dessus.
` plus faibles en dessous; ouverture elliptico—ovalaire; péristome subcontinu,
mince, tranchant, àbord supérieur peu avancé; test mince, fragile, trans-
parent, corné pâle ou légèrement verclâtre, parfois roussâtre, orné de
très fines stries longitudinales ct de plis longitudinaux élevés, saillants, '
peu serrés, comprimés, arqués,· subégaux, au nombre de 12 à 17 au
dernier tour, rendant la carène plus ou moins fortement denticulée. ——-
' L. 0,5 mm.; D. 1-3 mm.
(Eufs très petits, de 0,25 mm. de diamètre, réunis par 3-6 dans des capsules
de 1,5 mm. de diamètre; éclosion au bout de 10-12 jours.
La forme normale est le P. crisza L. à carène fortement denticulée par les
plis épidermiques. Ces plis sont encore accentués, font davantage saillie sur
la carène et ont Papparence d'épines ou d’aiguillons recourbés chez la var.
Spî!1l11OSl1S ICLESSIN (fig. 561] [P. crism var. spinulosus QLESSIN, Corresp.
Blôizt., 1873, p. 121 et 2° éd., 1884, p. 429, fig. 291]. Les plis épidermiques

rnxxouninxs. — rnaxoums 541
sont d’ailleurs variables; ils sont généralemenhbeaucoup moins saillants et
presque oblitérés chez les individus très âgés : c‘est alors le P. imbricatus
Mütuan (pl. xxu, fig. 500 ai 502).
Habite les rivières, les fossés, les ruisseaux, les bassins, les étangs, sur les
plantes aquatiques ou, très souvent, sur les corps flottants (feuilles et branches
mortes); toute la France, mais peu abondant.
S.-G. Hippeutis (.\cAssxz) ne Cuanrnxrran, 1837.
[Segmcntina Sînm, 1850 (pars); Appendiculata Fxcurs, 1867 (pars)].
Animal petit, délicat, subtransparent; tentaeules très grêles, longuement
filiformes; pied court, très obtus en avant, à peine atténué en arrière, de colo-
ration claire.
Pénis sans stylet calcaire, mais pourvu d'appendices glandulaires.
Coquille lenticulaire, très aplatie. étroitement ombiliquée en dessous; spire
formée de tours peu nombreux, le dernier très embrassant et fortement caréué ;
ouverture cordîforme allongée; test très brillant.
P. (Hippeutis) complanatus LINNÉ (Fig. 563, 564;' pl. xvr, fig. 484, 490
et 491).
Ilelzlv conzplanam LINNÉ, 1758, p. 769; Gnnuiv, 1791, p. 3617. -
II. fontana L1om·r0o·r, Phifosoph. Transact. London, XXVI, 1786, part 1,
p. 165, pl. ix, fig. 1-4; II. Ienticularis Amex, 1812, p. 35, pl. u, fig. 4.
·— Planorbis lenticularzis ffAn·rMANN, Neue Alpina, l, 1821, p. 256.-
Planorbis Ill./idl¢S·GRAY in Turrrox, 1840, p. 268, pl. vm, fig. 93 [non
Ãr1üLLER], —— P. fvnlanus Duruv, 1850, p. 447, pl. xxx, fig. .15; Moouuv-
'l`ANnoN, ll, 1885, p. 426, pl. xxx, fig. 10 à 17; I.ocAn0, 1893, p. 62,
fig.54-56; Gnmuum, ll, 1913,p. 259, fig. 291-292; 1922, p. 160. -PÃ/rm
gilis Mousson in Moo.-Tama., II, 1855, p. 427 [non Mnnnur]. —
P. euphaeus Bouncuxcmvr, II, 1864, p. 165, pl. ux, fig. 35-38; Wusrnn-
wmn, V, 1885, p. 84; Locann, 1893, p. 62 [: P. complunatus var. Kobelli
llazn', 1880]; P. sequanicus Boone., in Loc., 1893, p. 62. — P. compla-
mztus Dnxrxnmun, 1805, p. 47, pl. 11, fig. 20-22; XVESTERLUND, 1875,
p. 116, pl. xv, fig. 31-33; V, 188.7, p. 84.
Coquille lenticulaire très déprimée, un peu convexe en dessus, plane
subconvcxc et étroitement ombiliquée en dessous; spire formée de
3-4 tours à croissance très rapide, le dernier énorme, trèsemhrassant,
formant en dessus presque toute la coquille, muni d’une forte carène
tranchante plus ou moins médiane; sutures faiblement marquées; ouver-
ture fortement échancréc, transversalcment cordiforme, très anguleuse
on haut, en bas et à la jonction du péristome et de la carène; péristomo
très mince, tranchant, non évasé, à bord supérieur assez avancé; lest
mince, fragile, transparent, corné roux, fauve ou rougeâtre, parfois
presque rouge, plus clair en dessous, très brillant, garni de stries longi-

542 MOLI·USQUES·TERHESTRES ET FPUVIATILES
tudinales presque microscopiques, presque égales. - L. 0,4 mm.;
D. 2-4,5 mm.
¢Eufs arrondis dèprimés, transparents, de 0,2-0,25 mm. de diamètre, réunis
par 3-6 dans de petites capsules subovalaires; éclosion au bout. de.10-15jours;
les jeunes sont adultes vers le 236 mois.
La carène, toujours très saillante, a une position variable. Elle est géné-
ralement médiane ou submédiane, mais elle peut être basale ou infrabasale
(P. eaphaeus Boum;.) (fig; 564) ou légèrement supramédiane (P. seqaariicus
Bonne.), de nombreux passages existant entre ces diverses formes.
Vit dans les eaux tranquilles, claires, limpides, garnîes de plantes aquatiques.
— Toute l'Europe, l’At'rique du Nord, l’Asie antérieure jusqu‘au Yarkand, les
régions occidentales de la Sibérie; commun à peu près partout en France, mais
généralement peu répandu.
G. SEGMENTINÃ Iüuumc, 1817.
[Hemithalamus (Lmcu) Tunron, 1831; Segmenzaria. Swuxsou, 1840; Segmen-
lina STEIN (pars), 1850 (: Segmentina —|- Ilippeutis); Appendiculata Ficnws,
1867 (pars : Segmentina —|- Hippeutis); Segmenzina Dam. (pars) 1905 (:
Segmcntina —f— Planm·bula)].
Animal très petit, bilobé en avant, très rétréci en arrière; tentacules très
gréles, filiformes, très brusquement dilatés à leur base; pied largement arrondi
en avant, peu atténué en arrière.
Appareil génital semblable à celui. des Hippeuzis mais le fourreau du pénis et
le pénis épais etrelativement courts,.
Coquille déprimée, convexe en dessus, aplatie en dessous: tours de spire
embrassants, le dernier caréné; ouverture cordiforme garnie de lamelles inté-
, rieure. ` ·
Par les caractères de son appareil génital, le genre Scgmentina est trés voisin
des Planorbes du sous·geure Hippeutis: chez. ces deux groupes le pénis est
pourvu de 2 appendices glndulaires (iigz 562) qui manquent chez tous les autres
Planorbes. De plus la coquille des Segmentines diEl'ère seulement de celle des
Hzjzpeatis parla présence de lamelles intérieures 1*).
S. nitida Münmm (Fig'. 562,565, 566; pl. xv], fig. 479, 485 ct 486).
Planorbis mïidas l\lüLLsn, II, 1774, p. 163 [non GRAY, 1840); DRAPAR-
men, 1805, p·. 46, pl. 11, fig. 17-19, Durex, 1850*, p. 448, pl. xxx, tig. 14;
l\/lôoom-Tmznou, Il, 1855, p. 424, pl; xxx, fig. 5-9; VVESTERLUND, 1875,
p. 117; V`, 1885, p. 86; P. c0mp[anatus·Po1nE·r, 1801, p. 93 [excl. syn.
lunmâ; nou DRAPARNAUD, non S1·unnn}'. -—· P. clausulatus nn Féiwsssc,
Journal de Physique, 1821), p. 301; -- Nautilus Iacastrzîs Lrcirrroor,
Tr·ans·. Philos. Sec., 1786, LXXVI, p. 103, pl,. r,— fig. 1-7. Helzlw: mïida
Gunnm, éd: Xlll, 1788, p. 3624 (non Münusuls -Ife1nühaIarm:.s· lacustris
*1. Étant donné ces rapports étroits, il y aurait peut-être lieu de considérer les Ilippeutis
comme un s'ous—genre de·Seg·mrmtfna plutot que comme un sous-genre de Plamzrbis

PLANORBIDAE. — SEGMENNNA 543
Lmcn, 1831, p. 137. — Segmentirm Zirzeata. Fwmxc, 1828, p. 279. —
S. Iacustris Swsmsox, 18QO, p. 338. —- S. Servainz`, S. nzz'cr0cephaI·¢ (‘) et
S. mont,ra:onz'ana Bouncurcmw in Ssnvsm, 1881, p. 86, 88, 89; Locimn,
1893, p. 63; S. nitida Locsnn, 1893, p. 63, fig, 57-60; GERMAIN, ll, 1913,
p. 2o0, fig. 288-290; 1923, p. 1¢i5.
Coquille déprimé, convexe en dessus avec une dépression centrale,
j •— *0ml
of., - _
V J ·’ H .
Je J .
.. ' É" ·»‘
Po ii ----x ·· Q¢>’Éi
, fr ' ff ài;.
KJ gal-.   _
 
. zo. 562. — Appareil genital du Segmentina nitida ll1llLLER. ar, appendices glandulaires
dn pénis; ch (e), partie élargie du canal hermaphrodite.
aplatie subeoncave et largement onsbiliquée en .dcssous; [3-]!i·5 tours
embrnssants, à croissance régulière, rapide, le dernier très grand, vague-
ment varéné intérieurement; sntures médiocres, presque superficielles;
ouverture fortement échancrée, transversalement et obliquement cordi-
forme, très anguleuse en haut et en bas, avec 3 lamelles intérieures (1 sur
le bord externe, 1 sur le bord interne, 1 sur l‘avant-dernier tour), élevées
et opposées, sinuenses, blancliàtres, formant des cloisons incomplètes
et visibles par transparence au travers_de la coquille; péristome mince,
tranch.1nt(parl`ois très légèrement épaissr), non évasé, à bord supérieur
assez avancé; test mince, fragile, corné fauve rougeâtre, brillant et poli,
1. : Planorbis nitidus var. microcephalus on Clranrnxrrsn., mis s. En Moocrs-Taxoon, II, 1855,
p.424: simple Iorme de taille plus faible (haut.: I mm.; diam.: A mm.) avec, en dessous, un om-
bilic moins elargi, lfoinbilic est egalement relativement etroit cnez le S. Szrvaini BOURG., autre
forme non speciliqnement distincte du type mtida MüLL1·:n. .
35

544 MoLLUsoUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
souvent avec, au dernier tour, 3-4 rayons plus clairs, blanchâtres ou
rougeâtres, garni de stries longitudinales d’une grande ténuité, serrées,
subégales et flexueuses. — L. 1-1,5 mm.; D. ll-6 mm-
(Eufs de 0,3-0,5 mm. deuiiamètre, serrés les uns contre les autres, au nombre
5 6 3 5 G 4
É -——-È
565 566 .
F10. 563 à. 566. - Ouvertures, très grossics, de Planorbes et de Segmentines. —-· 563.
Planorbis (Hippeutis) complomatus Lmmî; et fig. 564, forme euphaeus Bounouxoun. —
565-566. Segmentina nitida ltltrusa. Dans la tig. 566 le bord de l’ouverture est brisé
pour montrer la disposition des lamelles intérieures.
de 3 à 8 (ordinairement 4-6). disposés en rosettes dans des capsules arrondies,
déprimées, de 1,2-1,5 mm. de diamètre, transparentes et un peu ambrées. Ponte
en août; éclosion après 10-12 jours.
Habite les ruisseaux, les fontaines, les mares à fond sableux et, en général,
les eaux dormantes mais assez pures et claires, parmi les plantes aquatiques
ou rampant sur les pierres; toute l’Europe; vit presque partout en France,
· sans être nulle part très répandu; rare en Corse, dans les bassins de la vallée
du Fango près de Bastia [Gmrroiv, E. Clxzxow].
F. ANCYLIDAE
Animal non spiralé, plus ou moins ovoïde; 2 tentacules courts, comprimés,
subtronqués au sommet, dilatés à la base; yeux à la base interne des tentacules;
pied grand, ovalaire, un peu plus court que le corps, obtus en avant et en
arrière. Mâchoire en forme de fer à cheval, constituée par plusieurs petits
éléments subégaux (et non par une large pièce centrale et deux appendices
latéraux comme chez les Limnées); radula variable suivant les genres, mais

mcvrinaa 545
avec dents centrales très petites, unicuspidées; orifices du même côté du
corps, tantôt à gauche, tantôt à droite, l’orifice mâle derrière le tentacule,
l’orilice femelle prés de l’anus, à la face externe du lobe auriforme.
Respiration très peu active, cutanée, s‘ell`ectuant principalement parle bour-
relet palléal et par une pseudobranchie ou lobe auriforme pendant dans la·
cavité palléale, soit à droite, soità gauche. Il n’existe pas de poche pulmonaire,
cas unique chez les Pulmonés (‘). ‘
Appareil génital complexe : glande hermaphrodite en grappe formée de lobes
coniques pyriformes réunis par leurs sommets; canal hermaphrodite très long,
muni antérieurement de petits cœcums latéraux en doigts de gants; glande de
M? , ses
F10. 567-568. — Appareil digestif comparé de l’Ancylastrum jlzwizztile lllüntian (567)
et de l’Anqi;lu.~r lacustris Lmsé (568).
l‘albumine volumineuse; canal hermaphrodite aboutissant à une masse aplatie,
discoïde (carrefour) d'où part l‘0viducte et le canal déférent; oviducte d'abord
large, boursoullé, contourné, avec une très grosse glande annexe (glande
nidamentaire, organe de la glaire);' oviducte libre étroit, très court; vésicule .
séminale ovalaire avec canal court; canal déférent très long, d’abord libre et
muni, à sa sortie du carrefour, de 3-4 gros culs de sac, puis formant une anse
double autour de l’oviducte libre, s'enfonçant ensuite entre les téguments et
le muscle columellaire pour redevenir libre et aboutir à la poche du pénis;
poche du pénis très grosse, aplatie conique; llagellum extrêmement long, très
1. La respiration des Ancyles a falt1’objet d’assez nombreuses recherches. A. Mooum-Tamron
[I852, p. 12% et sq., l855, I, p. 75] pensait que l’Ancyle possède une poche pulmonaire peu
spacieuse s'ouvrant en dehors par un minuscule orifice place en avant du lobe aurilorme.
E. Annul: [189.7, p. M6] et H. un Lxcazs Dt:·rmr:as [1899, p. 106 et sq.]ont montré que la poche et
son orllice n’existaient pas et que la respiration de l’Ancyle s`ell`ectuait par toutes les parties du
corps directement en contact avec I’eau, notamment par le bourrelet palléal et par la pseudo-
branchie (= lobe auriforme). Ce dernier organe n’est. certainement pas une branchie, mais bien
plutôt 1'homologue du lobe ou appendice qui recouvre la pneumostome chez les Pbyses et les
Planorbes (chez ces derniers animaux, l’anus s’0uvre également à la face externe de ce lobe du
pneumostome). ·

' 5liô Mo1.LUsQuEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
mince et délié; muscle rétracteur du pénis absent ou du moins très rudimen-
taire et non réuni en faisceau distinct (fig. 569).
Coquille patelliforme, le sommet derrière le milieu et plus ou moins incliné,
soit sur la droite, soit sur la gauche; test mince.
Les Ancyles s‘acc0uplent par deux en se posant obliquement l’un sur l’autre:
l’individu du dessus remplit le rôle de male et féconde celui situé en dessous;
il est à son tour fécondé plus tard par celui-là ou un autre (‘). Les œufs sont
‘ groupés en rosette dans des capsules fixées aux plantes aquatiques.
Les Ancylidés habitent, soit les eaux pures, soit les eaux vaseuses ils sont
l étroitement attachés à leur support (pierres, rochers. tiges des plantes submer-
. ' gées...) à la manière des Patelles; ils aiment les eaux ferrugineuses et manga-
nésées et s’enl`oncent dans la vase pendant la sécheresse dans les . mares
temporaires. Ces animaux sont herbivores; ils rampent lentement et changent
rarement de place; ils ne nagent jamais et recherchent une demi-obscurité. Ils
ont une distribution géographique universelle et apparaissent à l' ocène.
Les recherches récentes ont montré que sous le nom d` ncylus, on avait
confondu des animaux d’organisation très différente qu’il est indispensable de
classer dans des genres distincts.
TABLEAU DES GENRES ·
—- Animal senestre (orifices anal et génitaux et pseudoli auchie du
côté gauche); coquille dextre (sommet tourné à droite) ....
......... . .... G. Aucylistrum, p. 546
- Animal dextre (orifices anal et génitaux et pseu lnlwl ···|iie du
côté droit); coquille Semestre (sommet tourné à gaurlie). . .
............... G. Anc ins, p. 552
G. ANGYLASTRUM_ (li/ll0QUIN·TANDON) Bouacuicmr. 1853.
[Ancilus Banni), 1815 (non Ancylus Mütnxan); Pseudancylus lâ. \\/ALKER, 1921;
Ancylus, auteurs, non Müttan]. ·
Animal avec ses orifices et sa pseudobranchie du côté aaurlie. Màchoire
segmentée en plaques ressemblant un peu à celles du Punctum nygmaeum
Münn.; radula très longue avec dents disposées en ra- gwes lwrzzanz le~ (fig. 588),
chaque rangée montrant: une dent centrale très petite, tués ttioitr, unicuspi-
dée, pourv e d‘une plaque basale légèrement élargie et arroiidie à sa base;
dents latérales étroites,,très longues, serrées les unes conlre le— autres, bicu-
spidées (cuspide centrale longue, cuspide externe très petite, pas de cuspide
interne); dents marginales également étroites et serrées avec 2 petites cuspides
provenant du dédoublement de la cuspide externe (les dents laterales prennent
insensiblement la forme des dents manginales).
Estomac analogue à celui des autres Pulmonés aquatiques, c’~·st-à-dire nette-
mentdifférencié de l’intestin par sa forme élargie en cornemuse et par sa structure
· histologique, pourvu de 2 petits cœcums à la naissance de l`intestin (fig. 567).
L Uaccouplement se fait toujours les animaux entièrement immergés.

Aivcvtxnan. - Ancuasrnuxsx 547
Coquille capuliforme à sommet postérieur tourné à droite; test strié radiale-
ment, la région apicale costulée avec plus de netteté et de régularité que le
reste de la coquille. _
Les Ancylaszrum vivent uniquement dans les eaux claires et limpides attachés
aux rochers, aux pierres et aux autres corps submergès.
1. Coquille ornée de stries rayonnantes subégales ...... 2
- Coquille ornée de stries rayonnantes assez accusées alternant
avec des côtes plus fortes ..... A. costulatum, p. 547
i2. Sommet arrivant aux 2/3 ou aux 3/4 du grand axe. .... 3
-—- Sommet arrivant aux 4/5 du grand axe ......... 6
3. Coquille élevée ou très élevée ............ 4
— Coquille déprimée, aplatie ...... A. orbiculare, p. 550
4. Coquille élevée; ouverture ovalaire arrondie ....... 5
— Coquille très élevée; ouverture étroitement elliptique ....
................ A. strictum, p. 550
5. Coquille très bombée en dos d’àne antérieurement; sommet arri-
vant aux 3/4 du grand axe ...... Al capuloltles, p. 549
—: Coquille non bombée en dos d’àne antérieurement; sommet arri-
vant aux 2/3 du grand axe ...... A. lluviatlle, p. 548
6. Coquille presque déprimée; ouverture subarrondie .....
........ ` ....... A. vitraceum, p. 550
—- Coquille élevec; ouverture vaguement subpolygonale ....
............... A. riparium, p. 552
1. A. costulatum Küs·rnn(Fig. 584'à 587).
Àncylus costnlulus Küswnn, Conrhyl. Cab., 1843, pl. 1, fig. 15-17;
.BouncuieNA«. 1853, p. 191; 1853, p. 81; 1862, p. 172 et 1864, ll, p. 194,
pl. xxx, fig. 31-38; l\lOQUlN-TANDON, II, 1855, p. 483, pl. xxxv, fig. 1-4;
\Vnsrna1.u1vn, V, 1885, p. 92; Locnnn, 1893, p. 65: Gnru~xAx1v,Il, 1913,
p. 261.
Coquille conique assez élevée, en forme de bonnet phrygien; sommet _
obtus, très oblique, arrivant aux 4/5 du grand axe; ouverture assez régu-
lièrement ovalaire, intérieurement lisse, nacrée et brillante; péristome
mince, tranchant; test mince, fragile, transparent, blanc grisâtre ou
jaunacé, garni de stries rayonnantes assez accusées, subégales, alternant
avec des côtes plus fortes régulièrement espacées et orné de stries spirales •
à peine marquées localisées dans la région du sommet. —· L. 3-4 mm.;
D. 5-8 mm.
Une forme compressiusculum Moq,-'l`.mn. [II, 1855, p. 483] diffère seulement ·
par sa coquille un peu plus comprimée. `
Vit sur les_rochers et les pierres submergées. Peu commun. La Provence, p X
I le département des Alpes-Maritimes [J. R. BOURGUIGNATB celui de Maine-et-
Loîre [L. GsnMAuv]§ Assez répandu en Corse, surtout dans les torrents froids _

548 . Monwsouizs Tnnnnsrnns ET Fnuvuvrinns
des hautes vallées [E. Cazior]. Habite également la Sardaigne, la Sicile et les
îles Baléares. `
lh ____ A 2. A- nl1Yl3t»ll8MüLLEIl
(Fig. 569, 588; pl. xv,
pp. fig. 449, 451, 460 et 461).
Lepas simplex Bnc’
_ noz, Aldr. Loth., 1'771,'
* p. 236. -—- Ancylus flu-
\\ vz'atz'lz's Münnsn, ll, 1774,_
\ * . p. 201; DnA1>AnN.wn,
ai--    __p\ 1805, p. 41, pl. 11, fig.
ï ( 23-24; DUPUY, 1850, p.
Of-   p gl 490, pl. xxvi, fig. 1;
@9 ` I/' Mooum-TANnoN, 1855,
8 "   Il, p. 484, pl. xxxv, fig.
\ ln 2 5 à 38 et pl. xxxvi, fig.
~— 1 à 13 et 27 à'49; Wes-
\ mnwnn, V, 1885, p. 89;
A. simplea Bonneui-
. cNn·r,1853, p. 187; 1853,
p. 86; 1862, p. 181; Lo-
' cam), 1882, p. 207 et
, 1893, p. 64, fig. 61-62,
GEnMA1N,ll,1913,p.263,,
"3"' xi fig. 319 à 321.
à __ Coquille conique un
(~ lc   peu élevée, oblongue, à
peine convexe en avant
É et sur les côtés; som-
" met subobtus, plus ou
__ cc, moins recourbé,arrivant
, au moins aux 2/3 du
‘,__qa. grand axe; ouverture
ovalaire arrondie, ré-
,. --28 ' . trécie sous le sommet,
· nl" y intérieurement lisse,
Fm. 569. —- Appareil génital de l’Ancyl¢zstrum fluviatile   dnI;IêI,l;1?ncéîî_
Lmmâ. —p, pén1s;pp, poche du penis; :v, caecums du g _ _ ’ P _
canal déférent; fl flagellum; gn, glande annexe; cc Smme 3 Pëme évaseu
· caecums du canal hermaphrodite. mince; test mince, jau-
' nacé, verdâtre ou corné
pâle, subtransparent, garni de très fines stries longitudinales coupées
de stries concentriques encore plus fines. - L. 2-4 mm. ; D. 4-8[-9] mm.
(Eufs au nombre de 8-12 arrondis, de couleur ambrée, très serrés les uns

" ANcYLInAE. — ANCYLASTRUM 549
contre les autres dans des capsules subcirculaires de 3 mm. environ de dia-
mètre. Chaque individu pond de 7 à 10 capsules collées aux pierres et autres
corps solides submergés. Eclosion du 24· au 27** jour après la ponte.
Habite les sources, les ruisseaux, les rivières. Commun, presque partout en ,
France. La Corsejusque vers 1.600 m. d‘altitude [E. CAz1o·r]. l
var. gibbûsum Bouncuicnxr (Fig. 570, 571).
Ancylus gibbosus Bonne. in Bwnon, Mém. Soc. Acad. Oise, II, 1852, p. 103;
lionne., 1853, p. 186; 1853, p. 182; 1862, p. 181 et 1864, II, p. 197, pl. xii,
fig. 13-18; Locann, 1893. p. 65, fig. 64; A. lacustris Rxsso, IV, 1826, p. 94
(non Lxnné, non auteurs]; A. deperdizus DUPUY, 1850, p. 494, pl. xxvx, fig'. 4
(non Dnsmnsrs] ; A. recurvus PAnnevss in DUPUY, 1850; A. fluviazilis var. deper-
alims Moonun-Tannon, II, 1855, p. 484, pl. xxxvi, fig. 19; A. fluviazilis var.
gzbbosus \Vnsrsm.nnn, V, 1855, p. 89; A. Letteroni CAZIOT, 1902, p. 272.
Coquille très peu élevée de forme gibbeuse, en dos d’àne en avant, presque
droite en arrière; sommet fortement recourbé, très postérieur; ouverture
ovalaire; pèristome non évasé; même test. — L. 2,5-3,5 mm.; D. 4,5-7 mm. _
Avec le type, presque pa1·tout. La Corse (forme Letteroni Cu., stries très \~
fines entremélées de stries un peu plus fortes; sommet un peu plus pointu).
La coquille de l‘Ancylasn~um fluviatile Münnnn est très variable. Ce poly-
morphisme a conduit à la création de nombreuses espèces basées soit sur
des caractères individuels, soit sur des modifications insignifiautes. On doit
considérer les suivantes comme synonymes :
Ancylus costatus on Fénussnic, 1822; Requmn, 1848; A. deperditus RAY et
Dll0UET,1851 [non Zincnsn, non Duruv, non Dnsnsnnrs]; A. meridionalis Bscx
in Bocncuicnrr, 1862; A. montanus Putnirvt in BOURGUIGNAT., 1853,* A. monticola
Bounén, 1855: A.obtusus on Cixsnrnxrxnn, 1850 [non Monster, 1850]; A. pileolus
Bncx, 1837;.1. radiolatus Mousses] 1854 [non Küs1·sn];A. rubicola Purorz, 1847,·
A, rupicola Bounén, 1832; A. striatus Ponno, 1848, DUPUY, 1850 (p. 495, pl. xxvx,
fig. 5) [non \VEnn et Bsnrnsnor, 1833 (')]â A. 1/zermalis Bounén, 1837.
De plus, les espèces suivantes ont été basées sur des anomalies et, par suite,
ne sauraient être conservées :
Ancylus bfre/Zcxus Mooum-Tannoy, II, 1855, p. 437, pl. xxxvi, fig. 14 ; A. Fabmei
DUPUY, 1849, n" 7 et 1850, p. 493, pl. xxvi, lign 3; A. frayssianus DUPUY, 1850, `
p. 496, pl. xxvr,1ip·. 6; A. sinuosus Bntnn, 1815, p. 201, pl. vu, fig. 4; Micnann,
1831, p. 90, pl. xvr, fig. 1-2; DUPUY, 1850, p. 497 [: A. sinuatus DUPUY, 1849,
n° 9].
Cependant, in côté de ces formes certainement synonymes de l'A. fluviatile
ÃIÉÉLLER, il en est d'autres qui paraissent mieux définies, sans qu'il soit pos-
sible, dans l’état actuel de nos connaissances, de préciser s’il s'agit d’espèces
distinctes ou de variétés de l’.»!. fluviazile Müunzn. Je les décris ci·dessous en
les rattachant provisoirement à l'espèce de Münusn.
· 2 a. A. capuloides JAN. '
Ancylus capuloides JAN in Ponno, 1838, p. 87, pl. 1, fig. 7; DUPUY, 1850,
1. Cet Ancylus slrialus Wenn et BERTIIELOT [Arm. Sc. natur., 1833, p. 19], souvent indiqué en
France par confusion avec certaines formes bien striées de PA. fluviatile Münn. est une espèce
ge àëèïériife et du Portugal. Elle a été signalée en Corse, près de Bonifacio, par E. Cnzwr U902,

550 Monwsonizs Tnunnsrnns ET rnuvmrrnns
p. 492, pl. Xxvr, fig. 2; ÉVESTERLUND, V, 1885, p. 90; Gizmvmriv, Il, 1913,
p. 263; A. Jani Bonacumuar, 1853, p. 185; 1853, p. 83; 1862, p. 169;
A. fluviatzlis var. capuliformis Moouix-Tnrznou, ll, 1855, p. 484,
pl. xxxvx, fig. 17; A. capu/z)"crmz's Locann. 1893. p. 65.
Coquille élevée, très convexe bombée en dos d’âne en avant, bien bombée
latéralement; 'sommet élevé, peu recourbé, obtus, arrivant aux 3/4 du
grand axe; ouverture ohovale arrondie à peine rétrécie sous le sommet;
péristome jamais évasé; test mince, transparent, corné brun ou jaunâtre.
— L. 3-6 mm.; D. 5-10 mm.
Se distingue surtout par son test très bombé en avant. Vit sur les pierres,
les rochers, dans les ruisseaux d’eau vive et limpide; s'élève jusqu'à 2.000 rn.
d‘altitude environ dans les Alpes et les Pyrénées. Commun, presque partout en
France. Vit également en Corse, à Bastia, Corte, Calvi [E. Cixzror].
26. A. orbiculare Haro (Fig. 572. 573).
Ancylus orbicularis HEL1), Isis, 1837, p. 305: WESTERLUND, V, 1885,
p. 90; I ocann, 1893, p. 66; GERMAIN, II, 1913, p. 261; A. /Iuvz`atzlz's var.
cyclustomaMoQu11v—TANnoN, ll, p. 484. pl. xxxvr, fig. 23; .1. ryclostoma.
Bouncnxcxyr, 1853, p. 193; 1862, p. 187; Locann, 1893, p. 209.
Coquille déprimée, aplatie, subcomprimée, peu convexe en avant:
sommet à peine recourbé, 'subobtus, arrivant aux 2/3 du grand axe;
ouverture subcirculaire; péristome vaguement subréfléchi ou un peu
évasé; test corné, transparent, très finement strié. —- L. 2-3 mm.;
D. 5-8 mm.
Assez rare. Le Centre et l’©uest.
_ 2c. A. Vitraceum MORELET (Fig. 574, 575).
Ancylus vitmceus Monnmzr, 1845, p. 87, pl. vm, fig. 3; Bouncnicivar,
1853, p. 193; 1853, p. 88; 1862, p. 186; Locano, 1893, p. 65; Gnmranv, ll,
1913, p. 264. — A. /lzwz'atz'lzs var. Vlit/`(LCGMS Mooniiv-Taivnoiv, ll, 1855,
p. 484, pl. xxxvx, fig'. 21.
Coquille presque déprimée, à peu près plane en avant et sur les côtés,
concave en arrière; sommet peu élevé, assez recourbé, obtus ou subobtus,
arrivant aux 4/5 du grand axe; ouverture subarrondie; péristome légère-
` ment évasé; test mince, corne, à peu près transparent. — L. 2,5 mm.;
D. 6 mm.
1 _ Espèce du Portugal, rare en France : environs de Banyuls—s.-Mer (Pyrénées-
Orientales). La Corse : Ajaccio, Cap Corse [E. Cazror].
2d. A. Strictum Monnier (Fig. 576, 577).
Ancylus strictus Monster, 1845, p. 88, pl. vm, fig. 4; Bonncnrcivar,
1853, p. 192 ; 1853, p. 88; 1862, p. 173; 1864,11, p. 203, pl. xu, fig, 10-13;
Wnsrnnwxn, V, 1885, p. 92; Locann, 1893, p. 65; Germain, ll, 1913,
p. 263; A. fZuvz'atiZz`s.var. Strictus Moquriv-TANn0N, ll, 1855, p. 485. \ .

ANcv1.1¤.us. - Aivcrcasrnum 551.
Coquille très élevée, très convexe en avant, comprimée latéralement, à
peine droite en arrière; sommet assez recourbé et pointu, arrivant aux
3/4 du grand axe; ouverture étroitement elliptique; péristome non évasé;
test mince, lragile. - L. la mm.; D. 8 mm. ·
ê @ ® È È
570 É72 57*1- ` 576 578 ,
57 ‘l 5 7 '5 5 7 5 S 7 7 5 7 9 `
y É? ' \\ '
( Q;-TEN}
l \\_ $7/ 1 I
\« ii   '
5 8 O 5 8 'l 5 8 Z `
· 5 85 ‘
l `\ ·  
-..É.É¢ \€‘$>  -à.‘&=.=¥5€·· `
  È   \‘l `*·
5 8 4 58 5 5 8 6 · 5 87
W1'! 1 H \ · jy
·  ~. ·=·=\\\’\’%‘\`\\\\\ x \· *
WW 'I '“t · ti '  
Flo. 570 ù. 588. — Coquillcs et radulcs d’Ancgmtae. -- 570-5/1. .lmyta.».t1·um fluviatile
Limvn var. gibbosum Bounonxoun, X 2. — 572-573. A. IITBÃCILÃGVB IIELD, X 2. -— 574-575.
.4. vttraceum DIORELET, X 2. — 576-577. .4. striclum MOHELET, X 2. —- 578-579. A. ripa-
rium Drsumsrs, X 2. -580 à, 582. Ancylus lacustris Ltmâ, X 3. -583. Radula d’An·
vylus lacustris Lmuâ. — 585 et 586. Ancylastmzm custulatum Küsrzn, X 2.- 584et 587.
Détail des costules du test de l’.4nuylast1~um costulatum lîüsrnrt. — 588. Radula de
l'AnmJlastr·um jluuiatile Lmxé.
Rare, la région Ouest, principalement en Bretagne, notamment aux environs
de Brest [J. ll. Bouxiouxcxxrl. La Corse, à Bonifacio [E. Cazior]. Espagne, Por-
tugal.

552 Monnnsouns Tennnsrnns ET rLuvrA·ru.Es
' 2 e. A. rîparium Dnsmannrs (Fig. 578,579).
Ancylus riparius Dnsiuaimrs, Bu/l. Soc. philomat. Paris, 1814, p. 92,
pl. 1, fig. 1; Bovncnicxar, 1853, p. 192; 1853, p. 85; 1862, p. 168; Locxno,
1893. p. 64; Gsmmnv, II, 1913, p. 264;.4. fluviatilzs var. riparius Mooonv-
` Taivnoxv, ll, 1855, p. 484, pl. xxxvx, fig. 15; A. Guidoni CAzxo·r, 1902,
p. 271.
Coquille élevée, très convexe en avant, assez convexe latéralement, avec
des angles longitudinaux rayonnants produisant des plans triangulaires
très allongés; sommet élevé, médiocrement recourbé, très pointu, arri-
vant aux 4/5 du grand axe; ouverture arrondie ovalaire, vaguement sub-
polygonale, rétrécie sous le sommet; péristome évasé en arrière; test
un peu épais, subtransparent. — L. 3-6 mm. ; D. 4-8 mm.
— Peu commun, principalement dans l’Est. La Corse (forme GuidpniCAz1oT à
coquille un peu plus élevée), à Bastia, Pioggiola (Tartagine) [E. CAz1or].Signalé,
fossile, dans le Quaternaîre de Vincennes (Seine) [J. R. Bonnauicnar].
G. ANGYLUS (Gnorraov) ltlüttnn, 1774.
[Acroloxus Bscx, 1837; Velletia Gmv, 1840; Acroxus Bonncnicmr, 1853].
Animal dextre. Mâchoire comme chez les Ant-ylaszrum; radula relativement
courte avec sur chaque rangée, les dents latérales disposées sur une ligne
courbe et les marginales sur une ligne presque horizontale; dans chaque
rangée : dent centrale avec plaque basale très élargie à la base, unicuspidée
(cuspide centrale petite); dents latérales a plaques allongées, étroites et arron-
dies à leur base, serriformes (les cuspides obliquement réfléchies formant den-
ticules en nombre variable): dents marginales obliques, au nombre de 4 de
chaque côté, entièrement dépourvues de cuspicles, la 1'B presque carrée, les autres
rectangulaires diminuant rapidement de hauteur de la 1*9 à la dernière.
_ Estomac analogue à celui des Pulmonés terrestres, c’est-à-dire à peine diffé-
rencié, à peine élargi et de même structure histologique que l'intestin, muni
d’un cœcum assez long près de la naissance de l'intestin.
, Coquille patelliforme ovalaire allongée, déprimée, le sommet tourné vers la
gauche; test finement strié et garni, dans la région npicale seulement, de mal-
léations creuses bien distinctes, arrondies et disposées en lignes spirales. Ces
malléations ne se formant que pendant le jeune âge sont limitées à la région
du sommet.
Les Ancyles vivent dans les eaux calmes, stagnantes, des marais, des étangs,
des canaux; ils se fixent sur les pierres ou, plus généralement, sur les tiges et
les feuilles des plantes aquatiques. Par leurs caractères, les Ancyles paraissent
plus étroitement apparentés aux Ferrissia, c'est-à·dire aux Ancylidae de
l’Afrique, qu’aux espèces européennes du genre Ancylaszrum.
A. lacustris LINNÉ (Fig. 580 à 583; pl. xv, fig. 450 et 462).
Putella lacustris LINNÉ, 1758, p. 783. —- P. oblonga Licnrroor, Philos.
Transact. London, 1786, p. 168, pl. n, fig. 1-9 [non Donovan]; Ancylus

Aucvniuas. — ANCYLUS 553
lacustris Mül.LER, II, 1774, p. 199; Dam-AuN.wn, 1801, p. 47 et 1805,
p. 47, pl. 11, fig. 25-27; DUPUY, 1850, p. 497, pl, xxvi, fig. 7; Bouncuicivxr,
1853, p. 197; 1862, p. 244; MOQUlN•TANDON, ll, 1855, p. 488, pl. xxxvx,
fig. 50-52 et 54; Wssrnaruzvn, V, 1885,_p. 95; Locann, 1893, p. 66;
fig. 65-66; Germain, II, 1913, p. 264, fig. 325 à 327.
Coquille allongée déprimée, en forme de nacelle renversée; sommet
légèrement reeourbé, très aigu, peu élevé, arrivant aux 2/3 du grand
axe; ouverture elliptique très allongée. un peu rétrécie sous le sommet,
intérieurement brillante, blanchâtre ou roussàtre, à. peine nacrée; péristome
subévasé, membraneux; test très mince, à peu près membraneux, trans-
parent, fragile, corné ou verdàtre, non brillant, garni de stries excessive-
ment fines, peu distinctes; légèrement onduleuses. — L. 2-3 mm.; D. 5-
8[-9] mm. _ _ ‘
(Eufs au nombre de 4 à 12, ovoïdes, de 1 mm. de grand diamètre, absolu-
ment transparents, réunis en capsules orbiculaires collées contre les feuilles
mortes. Eclosion au bout de 20-25 jours. _
Habite les eaux stagnantes, les étangs, les marais, lès canaux, parmi les
plantes aquatiques; s’enfonce dans la vase dans les mares temporaires.
Commun ou très commun, partout. Signlée en Corse, à Saint·Florent
[Buluurn in A. Mooum-Taxnox], cette espèce ne vit pas dans cette île.
var. Mûquinî Bouncuxcxar. '
Patclla oblonga Doxovax, II, 1802, pl. 150 [non Licmroor, 1758]. —- Ançylus
llcrmanni ns Féuussac, Dict. Ilist. natur., I, 1822, p. 346 (sans descript.);
A. moquinianus Bouuouuouxr, 1853, p. 197, pl. vi, [ig. 9; 1862, p. 256; Locann,
1893, p. 66; A. lacustris var. moquinianus Moouru-Tazvnoiv, II, 1855,p. 488,
pl. xxxvx, fig. 53; Wssrsnnuxn, V, 1885, p. 95. `
Coquille assez élevée, plus bombée, très comprimée sur les côtes; sommet
un peu aigu, plus élevé, arrivant aux 3/4 du grand axe; ouverture elliptique
étroite; péristonie non évasé; test légèrement plus épais. — L. 3-4 mm.; D.
5-9 mm. — Assez rare. La Bourgogne, le Midi, la région pyrénéenne.
F. SIPHONARIIDAE
Animal amphibie muni d'une poche pulmonaire et d'une véritable branchie
transverse formée de plis triangulaires; pas de tentacules; tête constituant
« un disque aplati qui parait résulter de la soudure des tentacules aveoles tégu-
ments » [P. Fxscmzn]; yeux sessiles placés à la partie supérieure du disque.
Coquille patelliforme.
Ces animaux sont hermaphrodites et leurs orifices génitaux sont notablement
écartés. lls vivent au bord de la mer, dans les eaux saumàtres ou les estuaires
de la zone littorale.

554 Monwsouns rnnnssrnns nr FLUVIATILES
k N
TABLEAU nus cannes.
— Coquille solide, extérieurement ornée de côtes rayonnantes. .· 554
........,...... G. Siphonaria, p.
- Coquille mince, fragile, lisse ou presque lisse ......
............... G. Williamia, p. 554
' G. SIPHONARIA Sowsaav, 1824.
Animal à tête large, aplatie, divisée en deux lobes subégaux et arrondis;
pas de tentacules; orifice respiratoire sur le milieu du côté droit, fermé par une
` large languette triangulaire; mâchoire arquée à bord libre simple ou présen-
tant une très légère saillie; dents de la radula disposées en rangées horizon-
tales, les dents centrales unicuspidées, les dents latérales bicuspidees, les dents
marginales courtes et triouspidées.
. Coquille solide, patelliforme, ornée extérieurement de côtes rayqnnantes;
impression du muscle adducteur en forme de fer â cheval.
Les Siphonaires habitent surtout les rivages des mers chaudes avec un
maximum de développement dans Yhémisphère austral; elles sont connues, à
` l’état fossile, dès l`Eocène (bassin-de Paris) et le Miocène (Aquitaine, Piémont).
Une seule espèce vit sur les côtes européennes.
S. Algeslrae Quox ET GAIMARD (Pl. xx, fig. 560 à562).
Szphonaria Algesirae Quov et Ganuann, Voyage Astrolabe, Zoologie,
ll, 1829, p. 338, pl. xxv, fig. 23-25; LOCARD, 1886, p. 339; GERMAIN, Il,
1913, p. 271. ·
_ Animal Jaune d’ocre, pointillé de noir sur la tête, les côtés du corps
et les bords du manteau.
Coquille patelliforme peu élevée, bombée; sommet gros, obtus, à peine
postérieur et d’un corné très pâle, lisse; ouverture irrégulièrement ova-
laire, intérieurement d’un brun marron violacé brillant, orangée ou rosée
sous le sommet; test. blanc jaunâtre orné de côtes rayonnantes blanchâ-
tres assez saillantes, irrégulières, subonduleuses entre lesquelles sont de
petites costules un peu serrées. -- L. 20 mm.; D. max. 35 mm. ; D. min.
20 mm.
Habite la zone littorale, collé sur les rochers à la manière des Patelles. Très
i ·, rare en France :Port-Vendres [Pyrénées-Orientales) [A. Locmn]; plus communw
sur les côtes du sud de l'Espagne et de l’Algérie.
G. WILLIAMIA ne BIONTEROSATO, 1884.
[Alleyria. Môacu, 1877 [non Bouneuxexxri, 1876); Anisomyon DÀLL’ 1873
(non Mask, 1860)].
Animal semblable à celui des Sip/zonmia. ·
Coquille mince, lisse ou presque lisse; sommet subeentral; impressions mus- _
culaires faibles.

canimxoas 555
W. GllSSOnii COSTA (Fig. 589).
Ancylus ix") Gussonii COS'IA, Catal. sistem., 1844, p. 120 et p. 125. —
Patella pcllucida Pmmrri, I, 1836, p. 11l, pl. vu, fig. 7 [non liimvé];
P. Gussonii P1m.1rr1, ll,1844, p. 84. — Wzlliamia Gussonii on l`lONThRO•
sxro, Nomencl. (Ãonchyl. Medit., 1884, p. 150; Bnconor, Dnnrzsivnsne
et Dotnrus, 1886, p. 481, pl. L1, lig. 14, 15;Gnm1A1xv, Il, 1913, p. 271. —
Tectura Gussoni Locann, 1886, p. 346 et 1892, p. 231.
Coquille patelliforme; sommet ineurvé et incliné à droite; ouverture
ovalaire arrondie, brillante à l’intérieur; impression musculâire en fer à
Y
v` @
i`  
¤ 4 ~
KW
s se . 5 90
Fia. 589 590. ·—- 589. Williamia Gussonii Cosu, X 4,5.- 590. Gadinia Garnoti
PAYRAUDEAU, X 4.
cheval dont les extrémités sont reliées par un sillon; péristome simple,
tranchant; test mince, fragile, luisant, d’nn fauve doré, orné de nom-
breux rayons rongeàtres plus apparents sur la face externe et garni de ·
quelques stries d‘aeoroissement peu marqués. - L. 3,5 mm.; D. max.
6,5 mm. D. min. 5,5 mm.
Habite les bords imméliats de la mer, dans la zone littorale. Très rare en '
France, dans la region méditerranéenne, où ila été signalé: à Palavas (llérault) x'.
[A. Dottrus]; aux environs de Marseille (Bouches-du-Rhône) [C. F. Ancsv,
A. F. Mnmom]; Antibes, Nice (Alpes-Maritimes) [A. Locmo]. il
I F. GADINIIDAE '
Animal à tète large, aplatie, divisée en deux lobes anriformes; pas de tenta-
cules; yeux très petits; sessiles, places en arrière des lobes; pas de mâchoires;
radula avec dents disposées en rangées obliques montrant, sur chaque rangée,
une dent centrale petite, unicuspidée (cuspide très petite), des dents latérales
tricuspidées avec très longue euspide médiane et de très nombreuses dents
marginales bicuspidées; animal pulmoné, absolument dépourvu de branchies. ‘
Orilices à droite, le mâle derrière 1'œil droit, le femelle très peu en arrière du
mâle, à côté eten avant de l’orilice respiratoire; oviducte assez court; vagin

556 nxoxmusouus 1·EnaEsTxu;s 12:*1* FLUVIATILES
terminé extérieurement par une papille; pénis gros, allongé, avec long muscle
rétracteur attaché près de son extrémité; canal déférent très long et étroit;
glande prostatique normale [cf. W. H. Dxxxx., 1871, p. 14 et sq., pl. 2]. A
Coquille patelliforme à sommet obtus.
Les Gadiniidae habitent les rochers maritimes de la zone littorale; ils
montrent, parleur anatomie, quelques rapports avec les Auriculidae [W. H. \
Dam., 1871, p. 8], mais ils sont surtout apparentés aux Siphonariidae.
' G. GADINIA Gnu, 1824.
[Mouretia Sowxmnv, 1835 (pars) [nou GRAY]; Clypeus Scxxccax, 1834 (non `
Bnonemr]; Rowellia Coorxan, 1865 (= jeune)].
Animal àpied circulaire ayant les mêmes caractères que ceux de la famille.
Coquille conique, patelliforxne; sommet obtus, subpostérieur; ouverture
orbiculaire; impression du muscle adducteur en forme de fer à cheval, submar-
ginale, largement ouverte en avant.
G. Garuoti Pnxuaunaxw [Fig. 590; pl. xxx, fig. 547, 548).
Pileopsis Garnotii Paxnaunnnu, 1826, p. 94, pl. v, fig. 3-4. -— Gadinia
depressa, Rnouxmv, 1848, p. 39; G. mmnillaris Pnrrr ne LA Sxwssxwxa,
Journ. de Conchyl., 1862, P. 255; G. Gamoti Bucouov, Dnurzunnsno et
Dox.x.x¤us, 1886, p. 483, pl. mv, fig. 13 à 16; Locaux), 1892, p. 225, fig. 202;
GERMAIN, ll, 1913, p. 272.
Coquille patelliforme plus ou moins élevée; sommet subcentral, obtus,
· lisse, incurvé postérieurement; ouverture régulièrement ovalaire arrondie,
luisante à Pintérieur qui est traversé par des stries rayonnantes obsolètes;
impression musculaire en forme de ler à cheval largement ouvert.en
avant; test assez solide, blanc jaunâtre uniforme, orné de nombreuses
côtes rayonnantes et de stries spirales concentriques déterminant une
réticulation assez nette (la sculpture rayonnante toujours plus accentuée).
— L. 5 mm.; D. max. 10 mm.; D. min. 9 mm.
Habite la zone littorale; peu abondant, sur les rochers de la mer Méditer-
ranée : Les Martigues, Ratonneau (Bouches-du—Rhône) [A. F. l\lARION]; Saint·
Raphaël (Var) [Dooetxen]; Nice (Alpes-Maritimes) [J. B. Vxânmv, A. Rxsso]; rare
en Corse, à Ajaccio [B. C. Pnaaunmo]; vit également dans la mer Adriatique;-
fossile dans le Quaternaire de Sicile [R. A. Paxtxrrx].
F. AURICULIDAE
[: Extonxxoan de quelques auteurs]
Animal à téguments rugueux comme chez les Stylommatophores; mufle
proboscidiforme transversalement ridé; 2 tentacules supérieurs normaux et
2 rudiments de tentacules inférieurs apparaissant sous forme de mamelons peu

' Aumizùunae 557
saillants; mâchoire formée de faisceaux fibreux coudés de chaque côté; radula
avec rangées de dents horizontales montrant, dans chaque rangée: 1 dent
centrale petite (plus petite que les latérales), étroite, tricuspidée (cuspides laté-
rales très petites, cuspide centrale bien plus grande); des dents latérales
obliques, tricuspidées (cuspides externe etinterne très petites) passant insensi-
blement aux marginales qui sont courtes, à bord denté portant seulement 3 (et
quelquefois 2) cuspides subégales. . `
Orifices à droite: l’orifice màle au voisinage de la tète, l'orifice femelle à la
base du cou, près de l`oritice respiratoire. Glande hermaphrodite avec canal
contourne; oviducte boursouflé, la partie libre médiocrenient longue; vésicule
séminale petite avec canal assez long et grêle; pénis gros, court, muni d’un
muscle rétructeur assez robuste inséré à son extrémité; canal déférent traver-
sant, comme chez les Limnées, les téguments sur une partie de son parcours;
pas d‘organes accessoires. `
Coquille ovalaire allongée; ouverture étroite, dentée; columelle toujours
plissée; test variable, lisse, garni de stries longitudinales ou réticulé.
Ces animaux habitent toujours le bord immédiat des eaux douces ou, beau-
coup plus souvent, des eaux marines ousaumàtres. Ils pondent, au bord des
eaux dans des endroits tres humides, des œufs revêtus d'une enveloppe
membraneuse, diaphane, réunis en petits paquets par une matière albumineuse.
Ils sont répandus sur une grande partie du globe avec maximum de dévelop-
pement sur les rivages des mers chaudes. -
I
Taureau nas cannes.
1. Pied entier, à sole non divisée cn travers par un sillon anté-
rieur. . ` .................. 2
— Pied à sole divisée en travers par un sillon antérieur ..... 3
2. Coquille très petite, pupiforme, très mince, et transparente;
animaux terrestres. ........ G. Carychium, p. 557
— Coquille moyenne, ovalaire oblongue; animal de la zone litto-
rale maritime ............ G. Phytia, p. 560
3. Pied simple, non bilide cn arrière; coquille ovalaire oblongue
à spire conique ........... G. Leuconia, p. 563
— Pied bifide ou arrière; coquille ovalaire glandiniforme à spire
très courte. ........... G. Melampus, p. 564 .
G, CARYCHIUM Müntsn, 177Q.
[Auricella llART\IANN,` 1821; Semp/lia Russo, 1826; Auricizlirm ilrIOQUlN`
Tmnow, 1855].
Animal gréle; 2 tentacules pleins, conico—cylindriques, obtus ài leur extrémité
(les tentacules inférieurs absents représentés seulement par 2 mamelons très
obtus); yeux à la base interne des tentacules; pied'médi0cre, étroit, non
divisé; orifice génital mâle a droite, en avant du tentacule; orifice génital
femelle à droite, vers la base du cou; mâchoire subarquée, non denticulée sur

558 MOLLUSQUES Tenansrnns ET FLUv1AT11.Es
les bords; radula avec rangées de dents sensiblement horizontales; les dents
centrales petites, étroites, tricnspidées, les latérales tricuspidées (cuspides
interne et externe très petites); les dents marginales courtes et tricuspidées.
Coquille très petite, ovalaire allongée; ombilic en fente; ouverture avec
1-3 denticulations; péristome plus ou moins bordé; coquille des jeunes tronquée
à la base. ` ·
Les Carychies sont hygrophiles et peu sensibles au froid; on les trouve sous
les mousses, parmi les feuilles mortes et dans le bois pourri, généralement au
bord des eaux, on les connaît, à l’état fossile, dans le Tertiaire et le Quater-
naire; quelques espèces douteuses ont même été signalées dans le Jurassique.
—— Coquille ovoïdeloblongue; sutures profondes, submarginées. .
................ C. minimum, p. 558
` - Coquille oblongue fusiforme; sutures simples. C. tridentatum, p. 558
1. C. minimum Münnna (Fig. 591, 592).
. Caryc/zvum mz'm'mum Müimaa, ll, 1774,   125; Auricula minima
Dnarnnnnon, 1801, p. 54; 1805, `p. 57. pl. 111, fig. 18-19; Carychium
minimum l)Ui>11Y, 1850, p. 427. pl. xxx, fig. 1.;'.l\r/lOQ|'1N-TANDON, Il,
1855, p. 413. pl. xxix, fig. 15-26; BOURGUIGNAT, ll. 1860, p. 41, pl. X,
fig., 15-16; WESTERLEND. V, 1885, p. 18; Locann, 1894, p. 336, fig; 480.
_ - Carychium rayi/znum Bonne., ll, 1860, p. 47, pl. x, fig. 13-14;
WEsTEni.uNn, V, 1895, p. 19; Locnnn, 1894, p. 336. —— Caryc/1iumsianz'—
cum CAz1o·r. 1910, p. 376.
Coquille ovoîue oblongue, ventrue; ombilic en fente oblique. presque
nulle; spire lormre de 4 1/2-5 tours convexes à croissance rapide, le dernier
égalant environ les 2/3 de la longueur totale; sutures profondes, légère-
ment snbmarginées; sommet subobtns; ouverture oblique, étroite, oblon-
gue, à bords·m.1rginaux écartés. convergents et réunis par une callosité
mince: 1lamelle supérieure médiane. comprimée et assez forte; 1 pli colu-
mellaire dentlforme, accusé et saillant; 1 callosité en forme de tubercule
surle m·lieu tlu bord externe; péristome subcontinn, évasé, réfléchi, blanc;
test blanchâtre ou jaunacé, hyalin, luisant, très transparent (opaque et
laiteux après la mort de l`animal), garni de stries irrvgulnères, très fines,
visibles seulem ·nt à la loupe (test paraissant lisse). Épiphragme vitreux,
très mince. —— L. 1,5-2[·2,25] mm.; D. 1 mm.
Espèce très hygropliile, presque exclusivement palustre, vivant sur les bords
des marais stagnauts, quelquefois parmi la végétation des eaux courantes;
`I s’élève jnsqu‘a 1.100 m. d’a·titude au moins dans les Alpes. Toute la France;
difficile à recueillir vivante par suite de sa petite taille, mais commune dans les
alluvions; fréquente dans les formations quaternaires.
2. C. tridentatum Risso (Fig. 593, 594). ·
Scrap/1121 tridentata. Russo, lV, 1826, p. 84. - Carychium nanum
ANTON, Verzeichn. d. Conch., 1839, p. 48; C. elongatum A. et.l. VILLA,

Aunrcumms. —— camrcmum .559
Dispos. system., 18!i1, p. 59. — C. tridentatunz Bouncuxcmvr, II, 1860,
p. 44, pl. xv; fig, 12-13; Wesrenwnn, V, 1885, p. 18; Locann, 18%,
p. 336, fig. 481; C. striolatum Bonne., Il, 1860, p. 46, pl. x, tig. 11-12;
`VESTERLUND, V, 1885, p. 18; Locann, 1896, p. 326.
' Coquille oblongue fusiforme un pen allongée; fente ombilicaleà peine
sensible; spire formée de 5-6 tours assez convexes à croissance un peu
lente, le dernier égalant environ le tiers de la longueur totale; suturcs
profondes, simples; sommet subobtus; ouverture oblique, étroite, ,
oblongue : une lamellé supérieure saillante; un pli eollumellaire denti-
forme, fort; denticnlation du bord externe variable, plus ou moins pro-
noncée; péristome bordé, subréfléchi;_test blanchâtre, transparent, entiè-
` 
Ci · s A
tit  
É È ® se
591 592 . 595 i 534 `
Fm. 591 it 596. — 591. (Jarychium minimum l\I|JLLEn, X I2. — 592.'C. minimum ÃVIULLER
forme Rayi Bounemosn, X I0. — 593. C. tridentatum Russo, X 15. -594. C. tridenta-
mm Rxsso forme striolatum Bouneiiuewrr, X 15.
rement lisse. ——- L. 1,8-2,2 mm.; D. 0,8-1 mm. [en moyenne, L. 1,95 mm.î
D. 0,9 mm,]. ‘ ,
Espèce beaucoup moins hygrcphile que la précédente et non paluszre; elle
vit dans des stations toutes différentes : dans les prairies pas trop sèches,
parmi les mousses; dans les bois, les forêts, sous les débris végétaux, plus
rarement au milieu dela végétation du bord des eaux; elle s'élève au moins·
jusqu`à 1.500 m. dans les Alpes. Ce Mollusque, très diflicile à recueillirà I’état _
vivant par suite de sa taille minuscule, est parfois commun dans‘Ies alluvions
et, à l’état fossile, dans de nombreux dépôts quaternaires. Bien plus méri-
dional que le C. minimum Müntsn, le C. xridentazum Risso est plus ou moins ,
répandu dans le Midi méditerranéen et dans Ia'vaIlée du Rhône; on.Ie trouve "
aussi en Suisse mais il ne dépasse pas, au Nord, I’AIIemagne méridionale.
Ce Carychium est certainement une espèce distincte du C. minimum Münrsn;
il s'en sépare par sa forme plus allongée, sa spire à enroulement plus lent
avec un dernier tour proportionnellement plus petit, son test lisse et sa biologie
différente. Le C. szriqlatum Bouncuxcxxr est une variété dont Ie test est élégam-
ment strié au voisinage des sntures. ,
A. Risso [IV, 1826, p. 83-84] donne, comme vivant aux environs de Nice, les
Scmphia uniplicata R15., S. unidentata RIS., S. bidentata Ris., et S. play/`elîa. `
· 36

560 1101.x.UsQIJEs Tnnnnsrnns ET r1.uvxA·r11.ns
Ris. Ces Carychies, insuffisamment décrites, sont demeurées inconnues. Il est
vraisemblable qu’elles se rapportent àune des deux espèces ci-dessus décrites.
G. PHYTIA Gnu, 1821. ·
fOvatelZa Gnu, 1840; Alexia. Lmcn, 1847; Ovazella + Phyzia (part) Mooums
TANDON, 1855; Kochia PALLARY, 1900; Myosotella on Moxrsaosmo, 1906; Nea-
_ lexia Wurtz, 1900]. .
Animal avec tentacules cylindriques, renflés près de leu1· extrémité qui est
pigmentée; yeux placés à la base interne des tentacules; pied allongé, obtus
à ses deux extrémités, enzièr, sans division anzérieure par un sillon trans-
versal.
Coquille ovalaire' oblongue; spire assez aiguë; bord columellaire garni de
plis ou de denticulations obliquement ascendantes; bord externe du péristome
évasé et réfléchi, épaîssi intérieurement, denticuié ou non; test finement strié
ou réticulé. Les coquilles jeunes ont une couronne de poils caduos et courts au
voisinage des sutures.
Animaux herbivores habitant au voisinage immédiat de la mer et des eaux
saumàtres, à la limite supérieure de la zone littorale; les espèces vivent en
Europe et dans l’Amérique du Nord; on en connaît, i`ossiles,dans l’E0cène du
Bassin de Paris, dans le Miocène de l’Anjou et de la Touraine.
1. Test très finement strié, prcsque lisse ......... 2
—- Test nettement déoussé ........ P. Firmini, p. 562
2. Pas de plis palataux ou un seul pli palatal rudimentaire . . .
................ P. myosotis, p. 560
- De 5 à6 plis palatanx ........ P. clenticulata, p. 561
1. P. myosotis Dnaramvaun [Fig. 595, 596; pl. XVIII, fig. 535, 530).
Ãuricula myosotis DMPARNAUD, 1801, p. 53 et 1805, p. 56, pl.111,1
fig. 16-17. —- .1uriculaciIiata M0nELE1·,1815, p. 77, pl. S, fig. Z1 [:jeunei];
.1. biassoletina Küs1·n11, Concli. Cab., 1811, pl, 8, fig. 18-20. —-— Cary-
chium myosotis l\f1ICHAUD, 1831, p. 73. -7 Pythia myosotis BECK, 1837,.
p. 101. >— Melanzpus myosotis Jxzrrnnvs, V, 1869, p. 106, pl. xcvm,
` fig. 2. — Alexia myosotz's.BoUncn1<;1v.x1·, ll, 1861, p. 138; Locann. 1893,
p. 337, fig. 482-183; GERBIAIN, ll, 1913, p. 267; .1. myosotis var. Iliriarti
nn Fonm et BERILLON, Bull. Soc. sc. Borda. Bayonne, 1871, p. 88;
.1. Ib`r·z'ar·t.·, A. cilàzla et`-l. bùzssolelùza Locnno, 1893, p, 327, 328 ;
A. en/zalia' Bouncuxcnxr, 1887, p. 129; Locann, 1893, p. 338; A. parva
Locnnn, l’Echange, 1X, 1893, p. 62 et 1893, p. 339.
Coquille ovoïdeiallongée; spire formée de 8-9 tours un peu convexes,
à croissance. progressive ct régulière, le dernier subrenflé; sutures
médiocres; ouverture ovalaire oblongue, angulense en haut, arrondie en
' bas, sa hauteur égalant environ les 2/3 dela longueur totale de la coquille;
péristome (bord externe) mince, plus ou moins réfléchi en dehors, par-

AURICULIDAE. — rnvrxa 561
ticulièrement en bas, renforcé en dedans par une callosité; bord colnmel- I
laire élargi, garni de 3 plis : 1 columellaire peu saillant et, en dessus,
2 plis pariétaux, l’inférieur saillant et lamellîforme, le supérieur petit
ou très petit, ponctiforme; test roux plus ou moins fauve, brun jaunâtre,
chocolat ou violacé, garni de très fines stries longitudinales subplis-
sées près des sutures. - L. 8—10[—12] mm.; D. 3,5-4[·6] mm.
Ponte de juin à septembre; oeufs globuleux de 0,5-0,8 mm. de diamètre,
réunis en paquets collés aux corps solides; éclosion 12-15 jours après la ponte.
Lorsque la coquille n’est pas entièrement adulte, l’épiderme est couvert de
nombreuses et délicates rides longitudinales avec, prés de la suture de '
chaque tour, une couronne de poils courts, roides et caducs. C'est alors le
Phyzia ciliaza Monnier dont la coquille est en outre, comme chez les jeunes,
un peu ventrue (fig. 596).
Ilabite la zone littorale, au voisinage de la mer et des eaux saumàtres.
Commun, toutes nos côtes, mais plus abondant dans le Midi; signalé en Corse X
ai Saint-Florent et Bonifacio [E. Requins] mais y semble rare.
2. P. denticulata ltlomuou (Fig. 597). .
Voluta denliculata MoN·rAGU, 1803, p. 234, et Suppl., 1808, pl. xx,
fig. 5. — V. ringens et V. re/lexa Tuirron, Conch. Dict., 1819, p. 250,
251. — Phylia denticulata Gnu', Lond..Mcdz'c. Repos., XV, 1821, p. 231;
Bncx, 1837, p. 103. — Auricula tenella MENKE, 1830, p. 36. — Cary-
¢·/tium personatum Mxcuaun, 1831, p. 73, pl. xv, fig. 42-43. — U. den-
ticulatum Mooum-Tnnnon, ll, 1855, p. 415, pl. xxix, fig. 27-29. —
.lle.zz'a dcntfculata Lmcu, 1852, p. 97; Locnnn, 1893, p. 339, fig. 486-487;
Gsnxmux, ll, 1913, p. 268; A. armoricana Locann, l’Éc/zange, Vil, 1891,
p. 132; 1893, p. 340; Gnmwnxx, ll, 1913, p. 268; A. ringicula Locnnn,
l'Éc/tanga, IX, 1893, p. 62; 1893, p. 340; Gnnnmm, ll, 1913, p. 268.
Coquille allongée, assez fusiforme; ombilic nul; spire formée de '
7-9 tours peu convexes, le dernier assez grand, légèrement élargi en son
milieu; suturcs médiocres; sommet subaigu; ouverture ovalaire oblongue
assez étroite, aiguë en haut, égale, en hauteur, à la 1/2 longueur dela
coquille, à bordsmarginaux très écartés réunis par une callosité épaisse;
péristome subcontinu, non évasé, le bord externe avec une bande calleuso
portant 5-6 plis palataux courts, dentiformes et rapprochés du péristome;
bord columellaire avec 1 pli eolumellaire assez peu saillanbprès de la
base de l‘ouverture et. 2-3[-4] plis pariétaux, l’inférieur plus développé;
test corné pale, très finement strié longitudinalement. — L. 7-9 mm.;
D. 2,7-3,25 mm.
Ponte de juin à septembre; 12-30 œufs globuleux, de 0,6-0,7 mm. de diam.,
jaunàtres,diapl1anes, réunis en masses fixées aux corps solides par un sub-
stratum gélatineux; éclosion vers le 15• jour après la ponte; les jeunes sont
adultes à la fin de la deuxième année.
Les jeunes ont, sous chaque suture, une rangée de poils très courts, roides
et caducs; ils correspondent à l’Alexia armoricana Locxnn, et leur coquille,

562 Montusouns rsnnnsrnns nr rnuvwrinns `
plus petite, est plus courte et plus trapue. L’A. ringicula Looxnn est cette
Ulêmô l'0l‘l'IlB j6\lI`lB âyûill. pêïdll SES C0llI'Ol'll'lBS SUlQtlI‘3l8S (18 poils.
La plupart des auteurs anglais, notamment J. G. Jnrrarrs [V, 1869, p. 106],
A. S. KENNARD et B. B. \Voo0wAno [1926, p. 38] considèrent le P/zyzia denticu·
law. Moumcu comme synonyme du P. myosotis DRAP. Je crois cependant les
deux espèces distinctes, non seulement par la présence de plis palataux nom-
breux et bien marqués chez la première, mais encore par la forme et les
caractères de l'ouverture de la seconde. Il existe cependant des intermédiaires,
même`dans une unique localité. `
Peu commun. Le littoral de la Manche et celui de la Bretagne; littoral de
l’Angleterre et de 1’Irlande. ' ' ,
3. P. Firminî PAYnAon¤Au (Fig. 598).
Auricula Firminii PAYRAUDEAU. 1826, p. 105, pl. v, fig. 9-10. — Cary-
chium Fz`rmz'm'¢ MOQUIN•TANDON, ll, 1855, p. 416, pl. xxix, fig. 30-32. —
Laimodonta Firmini BoUncu¤cNA1·, 1887, p. 128. -— Marinula Firmini
· Cxzuor, 1902, p. 299. — Alexia FirminiBooncu1cxAr, II, 1864,p. 143,
pl. 8, tig. 40-44; Locxno, 1893, p. 340, fig. 488-489; Gemwxm, II, 1913,
p. 266. -
Coquille ovoïde un peu ventrue; ombilic presque nul; spire formée de
7·8·9 ÉOIIPS PGU COIIVBXGS, le d8l‘Ill6I‘ gX'3l`l(i, assez Tüllllé V€I`1i.I'l1;'Sl.1l.U.I'€S
s
À i J;  
éi%É"l"\
595 596 597 598 599 600
Fxc. 595 à. 600. — 595. Phytio myosotis DRAPARNAUD, X 2,5. — 5961 P. myosotis DRAP.,
forme jeune [= citiota lllomztnr], X 3. — 597. P. denticutata. l\I«mrAcu, X 3. -— 598. P.
Ftrmint PMMUDEAU, X 3. -—~ 599. Leuconia bidentota Mowxeu, X 4.-600. L. Micheti
` Mxrras, X 3. , __
subobliques, médiocres; sommet petit, aigu; ouverture peu oblique,
étroitement allongée, anguleuse en haut, arrondie en bas, a bords mar-
ginaux très écartés; 2 plis pariétaux très forts et allongés et 1 pli colu-
mellaire plus petit, calleux, bien marqué; péristome tranchant, le bord
externe épaissi intérieurement par un fort encrassement blanchâtre mon-
trant parfois, à sa partie supérieure, deux petits tubercules dentiformes ·
plus ou moins immergés; test solide, épais, subopaque, jaune clair unico-
lore ou,avec une. bande plus pàle le long des sutures, nettement décussé :
l stries longitudinales marquées, serrées, inégales, flexueuses, coupées de

Aunxcumnns. - LEUCONIA . 563
stries spirales plus fortes, parallèles et nn peu écartées; à Pintersection
de ces deux ordres de stries une petite dépression porte, mais seulement
chez les jeunes, un poil court et très caduc. - L. 7·8·[10-12] mm.; D. 4,5-
[5-6] mm.
Espèce très distincte par son. test épais, nettement décussé; elle est le type _
du sous-genre Monica H. et A. Annns 1855.. ,
Habite au niveau du balancement des marées, parmi les débris d’Algues
(notammcntd’Ulves). La Corse, à Bastia, Mariana, Ajaccio [B. C. Pavnaunaau];
signalé par A. Locann [18.93, p. 341], mais sans indication de localité, sur les
côtes de Provence, ce qui est douteux; vit sur le littoral_de l’At`rique du Nord
[J. Il. Bonncnicmr, P. PAx.x.Anv]. .
G. LEUCDNIA GRAY, 1840. _ _
· · [: Jaminia Bnowx, 1827 (non Russo, i826)].
Animal à mufle proboscidiforme transversalement ridé ; tentacules très·courts, '
comprimés, épaissis à leur base; deux mammelous peu saillants représentant
des rudiments de tentacules inférieurs; yeux à la base et un peu en arrière des
tentacules; pied tronqué en avant, obtus en arrière, divisé pendant la marche
par un sillon transversal à son tiers antérieur; mâchoire faiblement arquée à
stries verticales à peine sensibles, munie d’une saillie mèdiane· presque nulle.
Coquille ovale oblongue, imperforée; spire conique; ouverture ovalaire
' allongée; péristome interrompu, droit, non réfléchi, le bord columellaire garni
de plis, le bord externe simple, non denté. '
Ce genre est très voisin du genre P/tytia. par la coquille; il en diffère surtout
par le pied divisé antérieurement. Les Leueonies ont le même habitat que les
Phytics; elles sont répandues en Europe et aux Antilles et connues, à l’état
fossile, depuis le Miocène (Aquitaine, Touraine).
—— Coquille ovoïde, courte et renflée; ouverture égalant les 2/3 de la
longueur dela coquille ........ L. bidcntata, p. 563
— Coquille peu renflée, allongée; ouverture égalant la moitié dc la
longueurrdo la coquille ........ L. Micheli, p. 564
1. L. bidentata l\fIONTAüU‘ (Fig. 599).
Voluta bidentata Moivraou, 1808, Suppl., p. 100, pl. 30, fig. 3; V. alba
Tuuron, Conch. Dict., 1819, p. 250. - .lurz'cula bidentata on Fénussac,
1821, p. 103; Melampus bidentatus Jursnsvs, V 1869, p. 104, pl. xcvnt,
fig. 1. —— Caryclzium myosotis BIOQUIN-TANDON, ll, 1855, pr 417, pl. xxtx,
fig. 33 à 39 et pl. xxx, fig. 1-4 [: bidentata -[- Illichelt'; non myosotis
Dnaranivaun]. — Alexia bidentata Bounouxcrwr, II, 1864, p. 137; Locann,
1893, p. 339; Gmnwanv, II, 1913; p. 267. _
Coquille ovoïde, renflée et courte; ombilic entièrement recouvert; spire
courte, formée de 5-6 tours à peine convexes, subarrondis, comprimés
contre la suture, le dernier grand, occupant les 3/4 environ de la coquille;

564 Monnusouss rnnnnsrnss nr 1=Luv|A·ru.ns
sutures très peu marquées; ouverture ovalaire allongée,contractée en haut,
arrondie en bas, égalant en hauteur sensiblement les 2/3 de la longueur
totale, à bords marginaux écartés sans callosité sensible les réunissant;
bord externe du péristome mince, quelquefois subflexneux vers le haut,
épaissi et taillé en biseau en dedans, non denté; bord columellaire avec
2 forts plis blancs, le plus petit près de la base de l’0uverture, tordu,
l’autre un peu en dessus; test brillant, roux très clair ou blanc ivoire,
comme verni, assez solide, presque opaque, lisse, sauf immédiatement
au—dessous de la suture où l`on distingue de fines stries longitudinales
serrées, inégales, à·peine visibles. - L. 5-6 mm.; D. 3-3,5 mm.
Ponte de juin à septembre; œufs au nombre de 12-30, de 0,6-0,7 mm. de
diamètre, réunis en petites masses; éclosion au bout de 14-16 jours; les petits
sont adultes vers la tin de la seconde année.
Habite sur le bord de la mer et des étangs saumâtres, parmi les débris
d’./tignes, de végétaux ou sous les pierres. Commun— ou assez commun; lit-
toral de la Manche et de l’©céan; Angleterre et Irlande.
L. Micheli Mrrrnn (Fig. 600).
Auriez:/a. Mzbheli l\ln*rns. Revue zoolog. Soc. Cuvier., 1842, p. 66. -—
.‘lle.:cz`a Mz`cheliBoUaGU1cNAT, ll, 1864, p. 140, pl. vm, fig. 34-39; Locann,
1893, p. 338. fig. 484-485; Gnniwanv, ll, 1913, p. 268. - A. exilis Locnnn,
l'Éc/Lange, IX, 1893, p. 62; 1893, p. 338.
Coquille peu renflée, allongée; spire formée dc 7-8 tours subconvexes; ·
sutures linéaires submarginées; ouverture étroitement ovalaire allongée,
anguleuse en haut, un peu moins haute que la 1/2 longueur de la coquille;
bord externe du péristome mince, tranchant, non denté; bord columellairc
peu élargi, avec 2 plis pariétaux, ]`inl`érieur petit mais asse,. saillant, le
supérieur plus fort; test brillant, brun roux ou violacé, garni de stries
presque effacées. — L. 6-8[-8,5-9] mm.; D. 3-3,5]-3,75-4] mm.
Cette espèce diffère du L. bidenzaza l\IoNr. par sa forme plus allongée, sa
taille plus grande et son péristome plus tranchant. Il. existe cependant des
individus dont le bord externe du péristome est plus ou moins encrassé. Ce
Leuconia n'est vraisemblablement qu'une variété du L. bidenmta Moivr. plus
particulièrement spéciale au littoral méditerranéen.
" Assez commun sur le littoral de la Méditerranée; plus rare sur celui de
«` l’Océau Atlantique au sud de la Loire; commun sur les cotes de l’Afrique du
Nord. C’est probablement cette espèce qui a été signalée en Corse, à Ajaccio,
par E. Requiem [1848, p. 49] sous le nom d’Auricula Bivonae PHILIPPI.
G. MELAMPUS DENYS nn Moxvwonr, 1810.
[Conovulus nu LAMARCK, 1812; Pseudomelampus P.~x1.1.A1>.v, 1900].
Animal à pied tronqué en avant, bifide ou subbifîde en arrière, la sole
divisée en deux portions inégales par un sillon transversal. Mâchoire fibreuse

aunxcuunan. - Mm.AMi>ns 565-
légèrement arquée; radula avec les rangées de dents presque horizontales
montrant, sur chaque rangée, une dent centrale plus petite que les latérales,
des dents latérales tricuspidées et des dents marginales serrifoimes (toutes les
cuspides de même taille). ·
Coquille ovoïde glandiniforme; spîre courte ix tours étroits, le dernier très
grand: ouverture étroitement allongée; columelle plissée; bord externe du
pérîstome aigu, épaissi, plissé ou non en dedans; bord eolumellaire denté ou
non; test solide. .
Les nombreuses espèces de Melampus habitent le littoral des mers chaudes;
on en connait, a l'état fossile, à partir du Miocène (Touraine).
M. biscayensis Fiscunn (Fig. 601).
llfelampus exzlgzuzs Fiscnnn, Journ. de Conc/ny]., XLVII, 1890, p. 55,
fig. 1 [non Lowe, 1835]; M. biscayenszk Fxscneu, id., XLVIII, 1000,
p. 66, fig. 1.2; Pseudomelampus biscayensis PAL1.AuY, id., XLVlll, 1900,
p. 241, pl. vx, fig. ll.
Animal pourvu de tentaeules « remarquablement courts et obtus »
[P. Fiscnsnj.
Coquille subovoïde; spîre courte, conique, formée de 5 tours, les pre-
 
-z.sî »
£ï;¥`:==§§È?.=ê
,%;.·s:..E.•§ës===9
»·:::!5E·î·'§§ÃEüEEs°E
É~'iî¤'§i::==E2:::\\
· »=1'¤·::=2':.•1.*:!!••-
— g;âl§ï—:¤¤—=§
  :|É'É-ÈÉÈÉE
  E! -·•=E¤E‘=Eà
·•!flJ=='z;!;=~-¤·¤~ --Eî=·'=¤¤§=
.·É§siss§EE5=." EE"‘;;.""•··§E?—°=-
£EE!Ei=’¢:§E. ¢-:·»+·"·‘î,'£E¤-L
¤=:·:: ¤ÉF.:.= â=ÈÉî?•;’â?=
=!=•\a a E %¤•_§;•;,}§¢-•
Ésaa%rÉ* è¤'·:%‘=·‘ ~ ·
àîtàîifë ‘ 'êF·"‘
•=== ==— ie-? 6-=··
  ww
es * mx
"9
I F
GO'] 602.
l·`1o. 601-602. — 601. Jlclampus bixmzycnsis Frscnsu, X [5. — 602. JI. ezigum Lowr, X l5.
miers presque plans, le dernier très grand oeeupantles 8/9 de la longueur
totale; sutures d’abord linéaires et peu distinctes, puis mieux marquées;
_ sommet papilleux; ouverture peu oblique, allongée, rétrécie, très angu-
leuse en haut; bord externe du pérîstome tranchant, muni à l’întérieur
d’un bourrelet calleux accentué presque parallèle au bord; bord colu-
mellaire recouvert d’une eallosité, garni d’un fort pli columellaire et de

566» n1oL1.UsQUEs TE1mEsTnEs ET FLUVIATILES
2 plis pariétaux, l‘inférienr comprimé, le supérieur très faible; test solide,
les premiers tours incolores avec stries longitudinales fines et stries
spirales mieux marquées, les autres tours bruns garnis de fines stries·
spirales onduleuses, profondes dans la région médiane du dernier tour où
elles· sont assez régulièrement croisées par des stries longitudinales
bien marquées. -— L. 3,2 mm.; D. 1,8 mm.
Cette espèce diffère du M. exiguus Lowe (Fig: 602) de l'île de Madère: par sa
taille plus faible, le bourrelet interne du péristome moins accentué et les plis
pariétaux plus faibles et moins obliques. Elle appartient certainement au genre
Melampus, bien que le bourrelet interne du péristome (bord externe) soit lisse-
et que le test soit décussé (1).
Trouvé sous les pierres de la zone littorale dans la rade de Saint-Jean-de-Luz
(Basses-Pyrénées) avec le Leaconia bidentata Mom·Acu [H. Fxscmzn]. C’est la
seule espèce européenne du genre Melampas. P. Pxtmnv a décrit deux espèces ‘
du même groupe vivant dans le Nord de l’Afrique, l’une sur le littoral du dépar·
tement d`()ran [Àlelampus Kochi PALL. : Alexia (Pseudomelampus) Kochi
PA1.LAnY, 1900, p. 251.*pl. vi, fig. 9], l’antre des environs d'A|ger [Melampus
Jolyi PALL. = Alexia (Pseud0n1elarnpas}J0lyi PALLARY, 1900, p. 241].
F. OTINIDAE
Animal muni de tentacules courts, coniques et contractiles; yeux sessiles
placés un peu en dessus de lu base des tentacules; orifice pulmonaire sur le
côté droit, vers le milieu du corps; mâchoire avec un rostre médian peu mar-
qué sur bord libre; radula avec dents latérales étroites, unicuspidées et dents
marginales généralement bicuspidées (Fig. 604).
Coquille nuriforme à spire rudimentaire; ouverture très grande, ovalaire;
péristome simple et tranchant. I
G. OTINA GRAY, 1847.
 
Animal assez grand, rentrant diflicilement dans sa coquille; tentacules très
courts, subtriangulaires; pied ovalaire (fig. 604).
Coquille auriforme; spire rudimentaire; ouverture entière; péristome simple,
tranchant. ·
Ces animaux vivent au bord de la mer, dans la zone littorale, parmi les Algues
et les Balanes.
Otina 0tlS Tuxrrow (Fig. 603, 604).
Helix 0lis TUnTON, Conch. Diet., l819, p. 70. —— Otina otis Fonnns et
L C'est pour cette raison que P. Pntmnv a créé le sousgenre Pseudomclampus (l900, p. 240)
qu’i| rattache aux Phytia (Alexia). On ne saurait considerer les Pseudomelampus autrement que
comme section, à peine distincte, du genre Melampus. ·

orininan. - orma 567
HANLEY, 1853, p. 301, pl. xcrx, fig. 23; Jxrsnsvs, V, 1869, p, 110,
pl. xcvu, fig. 3; Locann, 1886, p. 93; Germain, Il, 1913, p. 269; Otina
Turtoni Locnnn, 1899, p. 33, fig. 19.
Animal ovalaire subarrondi, blanc ou blanchâtre; manteau recouvrant
légèrement les bords de la coquille; yeux noirs, très visibles; pied tron-
qué en avant, subarrondi en arrière; orifice respiratoire petit, s’ouvrant,
Fm. 603-604. — Otina otis Theron. - 603. La coquille vne du côté de l’0uve1·t11re, X lb.
— BOL L°animal rampant et sa coquille, X 15.
à droite, à égale distance de la tète et de Pextrémité postérieure du corps.
Coquille rappelant, par sa forme, une petite llaliotîde; spire composée
de 1 1/2-2 tours eonvexes, le dernier constituant à peu près toute la
coquille; sutures marquées; sommet bulbeux, lisse; ouverture largement
ovalaire, oblique, plus étroite en haut qu‘en bas, polie intérieurement;
· péristome snbcontinu; bord columellaire un peu épaissi; test subtrans-
parent, mince. assez solide, brun rougeâtre ou fauve foncé, garni de
stries longitudinalcs fines s’efl`açant avant d’atteinilre le sommet. — L.
2-5 mm.;D. 1,5-3 mm. I
ll existe une var. candide. Jnmnavs [V, 1869, p. 111], d’un blanc pur.
Vit sur les rochers. parmi les Lichina, les Balanes et parfois au milieu des
Mytilus ed·lis L. Les côtes de la Manche, notamment à Etretat et aux îles
Chausey, et celles de l’()céan Atlantique (Brest, Quiberon, Piriac, etc...)

GASTEROPODES PROSOBRANCHES
‘ ' MONOTOCAIEÃDES
AIO./VOTOCARDES A RESPIRA T[()N`
PULMONAIRE
F. CYCLOSTOMIDAE
[: PONIATIIDAE de quelques auteurs modernes]
Animal à muile allongé; 2 tentacules subeylindriques renllés à leur extré-
mité; yeux à la base externe des tentacules, sur un léger rentlement; pied obtus
en arrière, la surfaceplantaire divisée par un sillon médian. Pas de mâchoires;
radula très longue avec, sur chaque rangée, une dent centrale uni- ou multi-
cuspidée et, de chaque côté, une dent latérale et une dent marginale interne
multicuspidées, puis une dent marginale externe grande et à bord finement
pectiné. Otocystes avec un seul otolithe sphérique. ·
Animaux unisexués (voir ci-dessous, au genre Cqclosmma).
Coquille plus ou moins ovoïde, turbinée; ouverture arrondie; péristome
continu, simple ou réfléchi. Opercule calcaire ou formé d’une lame cartila-
gineuse interne et d’une lame calcaire externe, spirale, à nucléus excentrique.
' Ces animaux habitent l’Ancien continent; les espèces fossiles apparaissent
dès le Crétacé et sont nombreuses à partir du Tertiaire.
G. CYCLOSTOMA DaArA1mAnn, 1801.
[Pomatias Sruonn in Coxs, 1789 (pars); Qjclostoma DnApAmvAuo, 1801 [pars,
non ni-: LAMARCK, 1799, non ne LAM., 1801, Moll. marins]; Coclzlocycla JAN, 1830;
Licina (Baovswl Bucx, 1847;. Ericia l\1oQulN-TANnoN, (1848) 1855; Pomazias
. B. Nmvrov, 1891; l(ENNARD et vVOOD\VARD, 1926]. ·
Animal ovalaire, ridé en avant, finement rugueux en arrière; mufle probosci-
diforme allongé, fortement bilobé à Yextrémité; Qtentacules cylindro-coniques,

CYCLOSTOMIDAE. — CYCLOSTOMA · 569
écartés à leur base, légèrement rentlés à leur extrémité, plus courts que lc
mu/lc: pied obtus en arrière, longitudlnalement divisé en deux par un sillon
profond si bien que chaque moitié du pied'rampe à tour de rôle : la moitié
gauche demeure fixée sur le sol alors qu’avance la moitié droite et cette dernière
devient fixe pendant la progression dela moitié gauche (l). Radula montrant,
sur chaque rangée : une dent centrale large, obtuse, multicuspidée et, de chaque
côté, une dent latérale et une dent marginale interne chacune avec 3-4 cuspides,
puis une dent marginale externe pectinée mais non profondément incisée.
Animaux unisexués. Organes mâles comprenant une glande en grappe
(testicule) logée dans les lobules du foie et occupant _les 2 premiers tours du
tôrllllon, d‘où part un très long canal déférent fort entortillé P) présentant,
lm peu avant d`arriver au pénis, une grosse vésicule glandulaire (prostate) (3)
pyriforme divisée en deux parties par un étranglement; pénis grand, cylin-
drique aplati, fortement musculaire. brusquement pointu à son extrémité,
lnsére à droite sur le plancher de la cavité respiratoire. Organes femelles com- _
prenant un ovaire (méme position et mêmes rapports que le testicule) avec
petits culs de sac latéraux auquel fait suite un oviducte d’abord très étroit,
très grêle, puis s`élargissant et se repliant sur lui-même pour aboutir à un
utérus large et plissé intérieurement; une poche copulatrice pyriforme est
appliquée sur la concavité de l’utérus (Pour les détails, cf. P. Ganntlutr, 1887,
p. 113 et sq., pl. 8-9).
Coquille ovoïde turbinée, étroitement ombiliquée; spire il tours convexes:
ouverture arrondie; péristome continu; test généralement garni de stries longi-
tudinales et de stries spirales plus ou moins saillautes. Opercule épais, calcaire,
spiralé, à nucléus très excentrique, fermant entièrement l`ouverture.
En 1891, R. BULLEN Newrov [Ann. and illagaz. natur. Ilist., London, p. 317]
a proposé de reprendre, pour ce genre, le nom plus ancien de Pomatias
STUnElt(*) et il a été suivi par divers auteurs, notamment par KENNARD et
B. B. \VoonwAnn (1926), par D. Gsvsn (1927)... Je ne puis accepter cet inutile
changement qui apporte la plus grande confusion etje conserve. avec beaucoup
de malacologislesü), le nom de Cyclostoma employé depuis plus d'un siècle
pour désigner des espèces connues de tous les naturalistes.
Les Cyclostomes habitent sous les pierres, les feuilles mortes, sous les haies,
sur les talus, dans les fentes des rochers, mais presque uniquement sur un ·
substratum calcaire. Ils sont parfois abondants, à l`état fossile, dans les _
formations tertiaires et, surtout, quaternaires.
1. Test terne, fortement strié. . _ ........... 2
— Tcstlisse et brillant. ....... C. Bourguignati, p. 571
1. tie mode de rentaticn est tres particulier aux Cycloslomes et ne se retrouve pas méme chez
les Cocliloslomes [== Pomatias].
2. Ce canal est long de 17-20 mm. chez le C. elegans lllütt.
3. Chez le C. elcgans ll1üt.t.., la prostate atteint 6-7 mm. de long. et 3 mm. de largeur.
4. Le nom Pomatiaa S·ru1>l·:n est proposé, sans description, dans Yappendice au terne Ill de
la relation de voyage de W. Coxl: (1789, Ill, p. 133) pour deux espèces : P. elegans [= Nerim
elegans l\lCu..] et P. variegalus [= Cochlostoma scptemspzrale RAzoun.]. A. lltooulu·'l`Atsnort [Il,
1855, p. wxtlavaltdéjà, avant Il. B. Nsurox, fort bien résumé l’hlstolre du genre Cyclostoma.
  (fest ainsi que, par une lettre circulaire du QG avril 1029, un certain nombre de membrest
de la Commission internationale de la nomenclature zoologique ont euvmémes propose de
conserver quelques noms de genres universellement connus et, parmi ces derniers, le genre
Cyctostoma l>nir.inxnn>.

570 · MOLLUSQUES ·r1m11Es·rnEs ET 1=1.uv1A1·11.Es
2. Test garni de rides spirales assez fortes, serrées, régulièrement
espacées, coupées presque à angle droit par de fines stries longi-
tudinales; péristome continu, à peine détaché. C. elegans, p. 570
— Test garni de rides spirales saillantes, un peu espacées, coupées
de stries longitudinales très fines et serrées; péristome continu,
très détaché .... _ ...,.... 0. sulcata, p. 571
C. elegans Münmzn (Pl. xvxn, fig. 513 et 516).
Nerim elegans Mü1.LEn, ll, 1774, p. 177. —— Turbo tunzidus PENNANT,
1777, p. 128; T. .s·trz`afus DA COSTA, 1778, p. 86, pl. v, fig. 9. -—- Pomatias
elegans Sronna in Coxa, Ill, 1789, p. 433; KENNARD et Woonwnnn, 1926,
p. 5; D. Gnvea,1927. p. 155, pl. xvu, fig. 2. —— Cyclosloma elegans
DRAPARNAUD, 1801, p. 38; 1805, p. 32, pl 1, fig. 5-8; DUPUY, 1850, p 504,
· pl. xxvx, fig. 2; lVloQU1N-TAN¤oN, ll, 1855, p. 496; pl. xxxvn, fig. 3 à 23;
VVESTERLUND, V, 1885, p. 105; Locnnn, 1894, p. 342, fig. 49. - C. saputus
MAUDUYT, 1839, p. 79 [: jeune]. — C. subelegarzs BoUnGU1cNAT, 1869,
p. 11, pl. m, fig. 35-37 [non n`OunmN¥]; C. physetunz Boum;. in NIABILLE,.
Rev. Mages. Zoologie, 1875, p. 148; _\VEs*rnnLUNo, V, 1885, p. 105;
Locann, 1894, p. 342; C. lutetianum Boone., 1869, p. 11, pl. ix, fig. 40-
42; Wusrennuun, V, 1885, p. 106; Loclian, 1894, p. 343, fig. 492; Gamuux,
1911, p. 43 et 89. pl. iv, fig. 134 à 145 (comme forme du C. elegans
MDLL.); Ericia elegans Kocetr, Iconogr., N. F., X, 1903, p. 7. ·
Coquille ovoide conique assez vcntruc; perforation ombilicale en fente
médiocre; spire formée de 5 tours convexes, le dernier gros et ventru;
sutures profondes; sommet obtus, lisse, violet foncé; ouverture arrondie,
anguleuse en haut; péristome· continu, à peine détaché, légèrement.
épaissi; test opaque, solide, peu luisant, violacé grisâtre `ou cendré roux
avec marhrures rousses ou violacées et orné ou non de bandes inter-
rompucs, flammulées ou réduites à des points, réticulé : `stries longitu-
dinales fines. serrées, irrégulières, coupées presque à angle droit de rides
‘ spirales assez fortes, régulièrement espacées (f). —- Opercule calcaire,
affleurant à l'entrée de l`ouverture, épais, blanchâtre au centre, violacé
sur les bords, à peu près lisse sur sa face interne, avec des stries oblique-
ment rayonnantes peu marquées et 4-5 lignes spirales sur sa face externe.
— L. 10—17[· 18] mm.; D. 8-13 mm. ‘ · s
Espèce montrant de nombreuses variétés de coloration, la plupart décrites
par A. l`l0QUIN·TAl\DON [1855, II. p. 496-497] auquel je renvoie. Elle est généra-
lement xérophile, vivant sur les coteaux secs, au bord des chemins, sur les
talus, parmi les plantes basses; plus rarement dans les haies, sur le bord des
ruisseaux, à la lisière des bois; nettement calcicole et tout à fait exceptionnelle
sur les formations.non calcaires. — Commun, toute la France; jusque vers
1.0004.200 m. dans les Alpes et les Pyrénées; plus rare en Corse, à Saint-
Florent, Corte, Alerîa, Bonifacio et à Pioggiole, sur les porphyres quartzifères
1. Les rides spirales ne sont pas tranchantes mais arrondies ou méplanes.

cvctosromxnarz. — cvcnosrosm . 571
(rare) [E. Cszxor]; fréquent dans tous les dépôts quaternaires, souvent avec les
formes de grande taille nommées pllyretnm Boone. et lutezianum Bonne, (1)
comme aux environs de Paris [J. R. Bouacuicmr] et de Menton (Alpes-Mariti-
mes) [G. Nsviu., 1880, p. 141, 142] (*).
0. Bourguignati Msmtts.
Cyclnsloma Bourguignatf Mlm., Revue Zllagas. Zoologie, 1875, p. 146;
Wnsrsntuno, V, 1885, p. 104; Locann, 1894, p. 341, fig. 490; Gnnmanv,
ll, 1913, p. 274. —- C. asleum Bouncurcivn in Msmnmz, id., 1875,
p. 147; Wnsrannuivn, V, 1885, p. 105; Coumciva, 1894, p. 2; Locsnn,
1894, p. 342. A .
Coquille exactement de même forme que celle du C. elegans Mütt.
ct ayant les mêmes caractères. mais avec un test jaunâtre ou blanc
brunâtre, plus ou moins marbré de violet, très brillant et' absolument
lisse. — L. 13-15 mm.; D. 8 mm.
Cette espece, très distincte par son test lisse, n’est jusqu’ici connue que du
jardin public de Niort (Deux-Sèvres) où elle est commune; elley vit en compa-
gnie du Cyclosmma elegans Müi.1.. sans qu‘il soit possible de trouver de formes
intermédiaires. Le C. Bourguignati Msn. a été signalé dans d'autres\l0calités,
notamment à Lagny (Seine-et-Marne) et à Brest, mais les Mollusques qui y
vivent sont seulement des formes du C. elesgans MULL. à sculpture très atténuée,
plus ou moins obsolète. _
O
C. sulcata Dnmmnivaun (Pl. xvm, fig. 512 et 518).
Cyclostoma elegans var. Dnaraumuo, 1801,p. 38; C. ajîïnîs Risso, IV,
1826, p. 106 (pars); C. sulcatum Duur., 1805,-p. 33, pl. xm, fig. 1 [non
()L1v|sn]; DUPUY, 1850, p. 500. pl. xxvr, fig. 9; l\10ou1N—'I`ANnoN, IL, 1855,
p. 494, pl. xxvn, fig. 1-2; NVESTEKLUND, V, 1885, p. 105; Locano, 1894,
p. 344. · _
Coquille ovoïde conique un peu ventrue; ombilic étroit; spire formée de
5 tours très convexes, le dernier grand, égalant presque la demi-longueur
totale; sutures profondes; sommet obtus et luisant; ouverture arrondie,
subanguleuse on haut, d‘unjaune safran intérieurement; péristome continu,
détaché, évasé, un peu réfléchi, légèrement épaissi;`test solide, assez
opaque, jaunâtre ou jaune rougeâtre uniforme, avec parfois une fascie peu
apparente à la base du dernier tour, malléé (2 1/2 tours embryonnaires
lisses) : stries longitudinales très fines, très flexueuses, serrées, coupées,
sensiblement à angle droit, de rides spirales saillantes, un peu écartées
(plus serrées près des sutures), quelquefois moins saillantes au dernier
tour. — Opercule enfoncé dans l’ouverture, très épais, de couleur safranée,
sa face interne presque lisse, sa face externe avec des stries rayonnantes
assez profondes et 4-5 stries spirales marquées. — L. 12-18 mm.; D. 10-
15 mm. _
1. Ces formes sont réunies au type par un· tel nombre dïntermédiaircs qu‘il est impossible
de les en séparer, même comme variétés.
2. Pour les formes fossiles quaternaires de cette espèce, cf. L. Gsnmis, toit, p. 43 et p. 89.

572 MoLLUsQUEs Tnknnsïnns ET rLu\‘|A'rxLns
Espèce très xérophile, vivant sur les coteaux secs, les talus, sous les touffes
d’herbes, dans les fentes des rochers, plus rarement dans les bois peu denses,
toujours au voisinage de la mer dont elle ne s'écarte qu’exceptionnellement de
plus d'une dizaine de kilomètres et à faible altitude (100 m. environ. au plus).
— Le littoral méditerranéen, depuis le Cap Couronne jusqu'à Toulon, c`est-à-
dire dans les départements des Bouches-du-Rhône (1) et du Var; exception-
nelle ailleurs, notamment dans le département des Alpes-Maritimes où elle est
très rare à Antibes [E. Cszxor]; indiquée en Corse, près de Bonifacio, par
E. Rsouxnu, elle n'existe ni dans cette île, ni en Sardaigne. Par contre, elle vit
dans l’Italie méridionale, en Sicile, dans l'îIe de 'Malte (Cyclostoma melitense
Sowsmav) et en Tunisie. — Au Quaternaire récent son aire de répartition était
plus étendue: elle est connue dans les brèches ossifères de Menton [G. Nnvxtt],
. dans les alluvions quaternaires de Nice [E. Cazior] et, fait très interessant, dans
les formations quaternaires très récentes de la province de Girona, en Espagne
[cf. A. Borm. et F. Haas, Vl,—1921, p. 1013, lam. ll, fig. 16].
F. COCHLOSTOMIDAE
Animal à mufle court; 5 tentacules allongés, subcylîndriques, eflilés à leur
extrémité; yeux presque sessiles placés à la base externe des tentacules sur de
petits tubercules peu saillants; pied bien développé, simple à sa face inférieure;
otolithes multiples. . `
Coquille conique plus ou moins allongée ou turriculée; spire acuminée
formée de 6-10 tours convexes; péristome évasé, épaissi; test solide, strié ou
costulé; opercule arrondi, mince, formé de 2 lames membraneuses accolées,
l’externe parfois imprégnée de calcaire.
G. COCHLGSTOMA JAN, 1830,
[Pomaiias IIARTMANN, 1821, non S1·UoEa, 1789; Hartmannia Nnwrox, 1891].
Animal avec 2 tentacules grêles, presque subulés, non renflés à leur sommet
et plus longs que le mufle: yeux situés à la base externe des tentacules, sur une
légère saillie en forme de bouton; pied un peu étroit, arrondi et dilaté en avant,
jamais séparé en deux sections longitudinalelcommes celui des Cyclostomes
[: Pomaties]. Radula avec, sur chaque rangée : 1 dent médiane étroite et, de
chaque côté, 1 dent latérale et 1 dent marginale interne unicuspidées et 1 dent
marginale externe très petite. `
Coquille conique allongée, imperforée ou étroitement ombiliquée; ouverture
subarrondie, plus ou moins échancrée ; péristome continu ou subcontinu, évasé,
plus ou moins réfléchi; épaissi. Opercule corné, toujours formé de 2 membranes
très minces, accolées _l'une contre l’autre et à nucléus central. Exceptionnel-
1. Sa limite Nord est la Crau; cependant cette espèce vit également sur les collines sèches
des environs d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) [L. Gnnmm]. ·

cocnt.os1·omoAE. -- cocm.os·roMA 573
lement -—- et ce n‘est pas le cas pour les espèces de la faune française —
l’opercule peut être imprégné de calcaire; dans ce cas, le calcaire se présente
toujours sous forme de granulations accolées, déposées sur la lame externe de '
·l‘opercu|e, celle que l'on·voit en regardant l'animal fermé (sous-genre Titane-.
pomu. A. \V.\GNEn).
Les Cochlostomes sont essentiellement calcicoles; ils vivent sur les rochers,
parmi les éboulis et habitent une grande partie de l’Europe, le nord de
l'Afrique (Algérie·'l`nnisie) et l’.\sie antérieure avec maximum de développe-
ment dans les Alpes et l’Europe occidento-méridionale.
Les sous-genres proposés par C. A. \Vns1nm.nnn [1883, p. 64-72; 1885, V,
p. 110-131, et 1890, p. 165-170], puis par A. \VAcxnn [1897, 1906], sont unique-
ment basés sur les caractères de la coquille et de l'opercule. Ils· ne sauraient
avoir qu`une valeur provisoire tant que l’étude comparative de Fappareil génital
des diverses espèces n'aur.1 pas été entreprise. .l'ad0pte seulement les 3 sons-
genres différenciés dans le tableau suivant.
'l`Anr.nAn nas sous-unxnss.
1. Coquille avec un ombilic en fente plus ou moins étroite .... 2
— Coquille jamais ombiüquée, mêmexdans le·jei1ne-âge; opercule
membraneux, très mince, flexible, avec 4 lignes d‘acc1·oissement
autour d‘un nucléus central ...... S.·G. Auritus, p. 582
2. Coquille à ouverturearrondie pyriforme; operculemembraneux,
rond, avec lignes d’accx·oissement, en nombre variable, autour
d’un nucléus central. . . _ ..... S.·G. Anotus, p. 575
— Coquille à ouverture arrondie; opercule membraneux à neyau·
central sans lignes d‘accroissement, très finement ponctué de
roux ......... S.-G. Cochlostoma s. str., p. 573
S.·G. Cochlostoma sensu stricto.
[Maculattts —t- Personatus \Vnsrnnx.umn, 1883; Perxnnntus \\’ESTERI.U\l), 1885:
lfupomatias A. VVAGNER. 1897 (pars)].
Coquille allongée ou turricnlée, un peu ventrue vers la base; ombilic en fente
très étroite; ouverture subcireulaire; péristome presque continu, évasé, plan,
bordé intérieurement. Opercule membraneux, mince, flexible, transparent, 51 ·
nucléus central, sans lignes d`aceroissement, généralement finement ponctué de
roux. · ‘
Les espèces de ce sons-genre habitent les régions calcaires des Alpes méri-
dionales et de leurs prolongements.
—- Coquille turriculée; péristome presque détaché, très évasé, plan;
test solide, garni de 2-3 rangées de taches brunes. .....
. . .· ...... . ..... C. septemspirale, p. 574
— Coquille allongée oblongue; péristome légèrement évasé; test
mince, fragile, blanc hyalin ....... C. Simoni, p. 574

574 Moimusouns Tnnussrnns ET FLUVIATILES
1. C. Septemspirale Ruzoumowsm (Plxxvm, fig. 532).
Helix septemspiralis Hazotm. Hist. natur. Jorat, I, 1789, p. 278. —
Cyclostoma. patulum var. b Dnawmnaun, 1801, p. 39; C. pzaeulatum
—DnM>., 1805, p. 39, pl. 1, fig. 12; C. septemspirale MOQUIN-TANDON, Il,·
p. 503, pl. xxxvu, fig. 37-38. — Pomatias Studeri HARTMANN, Neue
Alpina, I, 1821, p. 214 (pars); P. maculatum Durcî, 1850, p. 518;
P. septemspiralis Bouuouicuxr, 1864, p. 67, pl. II, fig. 19-22; Wnsrnu-
LnNn,.V, 1885, p. 118; Loeann, 1894, p. 350, fig. 503-504.
Coquille turriculée conique, légèrement ventrue vers la base; ombilic
très étroit; spire formée de 7-9 tours convexes, le dernier assez grand,
bien arrondi, sans trace de carène ou d’angulosité; sutures très mar-
quées; sommet subaigu, jaunâtre, presque lisse; ouverture subcircuiaire
égalant environ, en hauteur, le 1/4 de la hauteur totale, grisâtre ou blan-
châtre intérieurement; péristome continu, presque détaché, très évasé,
plan, blanchâtre, avec bourrelet interne blanc; test solide, luisant, gris
roux, jaunacé ou blanchâtre avec 2-3 rangées de taches brunes (rarement
d’un gris cendré uniforme, sans taches), garni de stries saillantes, iné-
gales, flexueuses et peu serrées. — Opcrcule très mince, presque carti-
lagineux, brun roussâtre, très finement ponctué de roux. - L. 5-7 mm.;
D. 2,5-3,5 mm. ` `
Espèce calcicole s'adaptant à des conditions de vie très variées : on la trouve
dans des stations chaudes et trés sèches, dans les forêts de moyenne altitude,
sous les pierres, sur les rochers, parmi les Mousses, mais aussi dans les lieux
humides et même au bord. des eaux. Commune dans une grande partie de la
France, notamment dans le Centre et 1’Est (surtout la région alpine où elle
s‘élèvejusqu’a 1.500 m. dans le Jura et 1.800-2.000 m. dansles Alpes [J. PiAcr:T]),
mais absente dans l'©uest. N‘est pas rare dans le Quaternaire où l'on rencontre
parfois. comme dans les brèches de Menton (Alpes-Maritimes) [G. Nnvitx.], une
forme herculaeus Bounec1cN,t1· [in G. Navm., 1880, p. 139, pl. xxv, fig. 8] de taille
plus forte (L. 10 mm.; D. 4 mm.) et à sculpture un peu plus accentuée rappe-
lant le C. Simoni Boone. I
2. C. Simoni Bocncoxcivxr.
Pomatzas simoniunus Bouneuxcsrxr, 1809, p. 58 (apart, p. 18); Locann,
1882, p. 217; VVESTERLUND, V, 1885, p. 126; P. saint-simonianus Locrmn,
` 1894, p. 352; P! Saz'nt·Sz'moni GERMMN, Il, 1913, p. 276; P. Simoni
CAzxoT, 1910, p. 444. ·
Coquille allongée oblongue; fente ombilicale étroite; spire oblongue,
' légèrement obèse, formée de 8 tours bien arrondis renflés à croissance
lente et régulière, le dernier à peine plus grand, ascendant vers l’ouver-
ture; sutures très profondes; sommet obtus, mamelonné, lisse, brillant;
ouverture subverticale, arrondie, à bords marginaux réunis par une callo-
sité blanche; péristome légèrement évasé, intérieurement bordé, blanc;
test mince, fragile, transparent, blanc hyalin, garni de costulations
subobliques, peuurégulières, fortes et saillantes, mais notablement plus

cocm.osToMmAE. ·— COCHLOSTOMÀ _ 575
faibles' au dernier tour. -— Opercule jaunâtre à tours invisibles. —
L. 7 mm.; D. 3mm.
Les rochers humides, à Saint·Auban (Alpes-Maritimes) [.\. Macé). ( i
S.-Q. Anûtus Wnswnntuxo, 1883.
[Obscurclla Cnnssw, 1889; Rliabdolakra A. WAGAE1i, 1897].
Coquille obiongue conique ou turrieulèe, omliiliquée; spire à tours convexes,
le dernier subcaréné ou arrondi à la base; ouverture pyriforme arrondie; péri-
stome épaissi, plus ou moins èvasé; bord colume|Iaire·sinué en dessus, non
auriculé; test variable. Opereule rond, transparent, jaunâtre, brillant, garni de
lignes d’accroissement en nombre variable (3-4) autour d’un nueléus central.
1. Dernier tour de spire arrondi ou subarrondi .... i . . . 2
— Dernier Iour de spire carénô ou subanguleux à la base .... 8
2. Test garni de stries fines ou très fines ......... 3
—— Test garni de stries costulées plus ou moins saillantes .... 4
3. Test garni de stries très ténues et très serrées, presque invisibles
à l`œil nu, d’un hrun violacé, avec 1-2 bandes rougeàtres peu
marquées ........... C. (A.) Partioti, p. 577
— Test garni de stries médiocres un peu espacées, unicolore, sans
taches ni flammules. ....... C. (A.) Mabillei, p. 577
4. Coquille conique plus ou moins allongée ........ 5
— Coquille très allongée, presque grêle, de 10-101/2 tours de spire.
..........,.... C. (A.) acute, p. 582
5. Péristome continu, épais ou très épais ......... 6
-— Péristome subeontinu, peu réfléchi, médiocrement épais . . . 7
6. Péristome épais, blanc, avec bourrelet interne; test garni de cos-
· tuleslamelliformcs robustes mais peu saillantes ......
.............. G. (A.) Berilloni, p. 578
‘ —— Péristome extrêmement épais, blanc, très évasé; test garni de
costules saillantcs, régulières et rapprochées .......
· .............. C. (A.) hearnica, p. 579
7. Test à eostulations espacées, subégales sur tous les tours. . .
....... ` ..... (1. (A) gall0pr0vincialis,p. 581
- Test _à costulations fortes, plus saillantes vers la suture et
séparées les unes des autres par des stries plus délicates . . .
........... G. (A.) striolata var. Isseli, p. 381
8. Test plus ou moins strié ou costulé .......... 9
— 'l`est très finement strié (stries à peine visibles à l’œil nu), d`as·
pect soyeux; péristome sans bourrelet interne ....... ·
....' . .......... C . (A.) apricx, p. 579
9. Test garni de stries plus ou moins accentuées; pas de ligne de·
taches blanches près de la suture .......... 10
.:7

576 Morrusoues Tunnesrnus ET FLUVIATILES I
—- Test garni de costules saillautes assez espacées; une ligne de
taches blanches près de la suture .... C. (A.) Nouleti, p. 578
10. Péristome évasé, bordé de blanc intérieurement; test eorné
avec 2-3 bandes de taches brunes ou rougeàtres, garni de stries
assez fines ........... C.   ohscura, p. 576
-—— Péristome très évasé, très épais, encrassé, blanc de porcelaine;
test corné avec flammules brunes ou fauves sur toute la hauteur
des tours, garni de stries assez fortes. C. (A.) crassilabris, p. 576
1. C. (An0tt1S/ Ohsctlra DRAPARNAUD (Fig. 605: pl; xvm, fig. 541).
Cyclostoma obscurum DnAPanNAun, 1801, p. 36 et 1805, p. 39, pl. r,
fig. 13; MOQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 499, pl. xxxvu, fig. 24-27. - Turbo
conicus VALLo*r, Ex. Hist. nat., 1801, p. 6; Pomatfas obscurus DUPUY,
1850, p. 510, pl. xxvi, fig. 10; Bounouiexaw, 1804, pl. U, fig. 8-9;
Wns1·em.UNn, V, 1885, p. 115; Locnnn, 1894, p. 344, fig. 495-496;
P, myianus BOURGUIGNAT, ll, 1860, p. 28, pl. iv, fig. 7-9 [: anomalie] ;`
Locann, 1894, p. 348; P. Frossardi Bonne. in Fnossmm, Note sur grotte
renferm. restes humains, 1870, p. 4; Loc., 1894, p._346; P. subobscurus
FAcoT, 1892, p. 132; Loc., 1894, p. 345. - P. Fagotz'BoUno. En FA¢;o·r,
1880, p. 29, fig. 5; Loc., 1894, p. 345; P. Daralli et angustus Bounc. in
Loc., 1894, p. 344, 345.
Coquille conoïde turriculée, à peine ventrue; perforation ombilicale
infundibuliforme, partiellement recouverte; spire formée de- 8-9 tours peu
convexes, le dernier égalant environ 1/3 de la longueur totale, subearéné
à la base; sutures assez marquées; sommet obtus, lisse, blanejaunâtre:
ouverture suhpyriforme allongée, anguleuse en haut, roussàtre intérieu-
rement; péristome subcontinu, bien évasé, non auriculé, bordé de blanc
intérieurement (mais sans bourrelet); test mince, cerné cendré ou rous-
sâtre, avec deux bandes de taches brunes plus serrées aux derniers tours,
garni de stries subégales, fines mais assez saillantes. - Opercule corné,
très mince, à bords membraneux. -—- L. 10-13[-14] mm.; D. 4-5[-6] mm.
(Eufs subcylindriques, grisâtres, rugueux, de 1-11/2 min., à enveloppe ii
peine calcaire; Péclosion a lieu de 20 à 25 jours après la ponte. ·
Habite contre les rochers, parmi les feuilles mortes, plus rarement et seule-
« ment au printemps, sur les arbrisseaux formant bosquets dans les stations
I rocailteuses. Assez commun; la France septentrionale et centrale; moins
répandu dans la chaîne des Pyrénées.
2. C. (Anotus) crassilabris DUPUY (Fig. 606: pl. xvm, fig. 540).
Pomalïas cr·assz'labrum DUPUY, 1849, n° 275; 1850, p. 511, pl. xxvx,
' fig. 11; P. `crassilabris VVESTERLUND, V, 1885, p. 115; Locniw, 1894,
p. 344, fig. 493-494; Cyclostoma obscurum var. cr·assz'labrum Moouuv-
Tannou, ll, 1855, p. 499.
Coquille conique oblongue, un peu ventrue à la base; perforation ombi-

<·ocui.os·roMnoAn. - COCHLOSTOMA 577
I licale très étroite, en grande partie recouverte; spire formée de 7-9 tours
à peine convexes, le dernier subanguleux à la base; ouverture pyriforme
arrondie; péristome subcontinu, un peu tranchant, très épais, bien évasé,
plan, d’un blanc de porcelaine; test cendré ou blanchâtre, orné de
flammules brunes ou fauves sur toute sa hauteur, formant parfois
3 bandes au dernier tour, garni de stries régulières et rapprochées. —
Opercule très mince, d’un corné clair verdatre, profondémentœnfoncé
dans l‘ouverture. —- L. 10-14 mm.; D. 4-6 mm.
Cette espèce se distingue du C. obscufa Dmr. par sa coquille plus ventrue,
son dernier tour plus caréné, son péristome devenu plan et avec un très fort
encrassement et ses stries longitudinales beaucoup plus fines. Elle doitétre
considérée comme une variété de l’espèce de Dnmmmuo.
Ilabite les rochers calcaires, souvent dans les fissures. Toute la chaîne pyré- ·
néenne depuis le département des Basses·P_;·rénées jusqu`à celui de l'Ariège.
3. C. (Ànotuâl Pnrtioti Moouix-Tannoy [Fig. 607: pl. xvxn, fig. 538).
(,§;cl0st0ma püI'1l·Oll.1NlOQUlN-TANDON in un Suxr-Simon, 1818, p. 36;
Mooum-Taxnox, ll, 1855, p. 501, pl. xxxvu, fig. 32-34. — Pomatias
Purtiotz', DUPUY, 1850, p. 514, pl. xxvx, fig. 13; \\’ESTEltI.UND, V, 1885,
p. 116; Locann, 1890, p. 346, fig. 497-498; P. lapurdcnsis Faoor, Malac.
llautes-Pyrén,, 18H), p. 21; \Vnsrnm.Uxn, V, 1885, p. 116; Locann, 1891,
P. 346. `
Coquille conique allongée; spire formée de 7-10 tours assez convexcs,
le dernier arrondi, un peu grand; sutures assez marquées, doublées
d’une ligne cendrée; sommet obtus, lisse; ouverture subovalaire, suban-
guleuse en haut, d’un gris jaunâtre intérieurement; péristome subcontinu,
évasé, épaissi, blanc de lait, avec un rudimcnt de bourrelet intérieur;
test mince, solide, gris cendré ou brun violacé, unicolore ou avec (presque
uniquement chez les jeunesl 1·2 bandes rougeâtres peu marquées; stries
longitudinales très peu visibles à l’oeil nu, extrêmement lines, inégales.
flexuenses, très serrées. ——- Opercule bien arrondi, gris brun, mince,
enfoncé jusqu'à la moitié du dernier tour. ·- L. 9-10 mm.; D. 3,5-4,6 mm,
Vit sur les rochers parmi les débris de rocs, surtout dans les stations de
haute altitude. La partie centrale de la chaine pyrénéenne, dans les départe-
ments des Basses-Pyrénées (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes), des tIautes-Pyré-
nées (Bagnères de Bigorre), de la Haute-Garonne (Luchon, Cierp) et de
l’Ariège (Aulus). A. ne Shnrr-Sinon a décrit [1867, p. .11] une variété Crosseî
[crosseaual dont les t0uI·S embryonnaires sont finement Striés et le test garni
de stries un peu plus saillantes et moins serrées. Elle a été trouvée au cirque
de Gavarnie et au Pas-de-l’Eehelle, près de Saint-Sauveur [A. ne SMNPSIMOY].
4. C. (ÀHOEIIS) Màbillei de SAix'r·SmoN.
Pomatias mabillianus on SMNT-Smou, ISIFU, p. 7 et p. 23; Wnsrran-
LUN¤, V, 1885, p. 117; I..ocAnn, 1894, p. 347.
Coquille conoïde turriculée; ombilic en fente étroite; partiel'ement

` 578 Monccsoues Tnnnnsrnns ET FLUVIATILES
recouvert; spire médiocrement acuminée, formée de 10 tours convexes à
croissance rapide, le dernier grand, subarrondi; ouverture verticale,
· ovalaire transverse;péristome continu, épaissi, réfléchi, blanc; test solide,
subopanue, corne cendré unil'ormc,_snns taches ni flnmmules, garni de
slries médiocres, un peu espacées, à peine obliques. -— Opercule plan,
mince, alignés d’accroissement peu sensibles. —·- Li 13 mm.; D. 5 mm.
Cette espèce se distingue du C. cmssilahris_Dup. à son ombilic plus ouvert,
à son ouverture plus petite, comprimée et verticale, à son dernier tour moins
déprimé à la base et non anguleux, ii son test unicolore garni de stries plus
accentuées et plus espacées. Elle vit sous les détritus. Vallée du pic du Gers,
au·dessus des Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) [A. ne Sunr-Sinon].
' .3. C. «'An0tus) Nouleti Dnrnr (Fig. 608).
Pomatias Nouleli DUPUY, 1850, p. 351, pl. xxvi, fig. 12: DE Sain?-Snuov,
1867,.p. 5. 6; XVESTERLUND, V, 1885, p. 114; Locann, 1894, p. 348,
(ig. 499-500. -— Cycloslomn Nouleti Moouxn-Taivnox, ll, 1855, p. 500,
pl. XXXVII, fig. 30-31.
Coquille allongée conoïdr, à peine renllée inférieuremcnt; ombilic
étroit, peu marqué; spire formée de 7-9 tours légèrement convexes, le
dernier plus grand et anguleux à la base; sutures assez marquées; som-
met subobtus, blanchâtre, ridé; ouverture subpyriforme arrondie, peu
anguleuse en haut; péristome subconI.inu, évasé, plan, blanc, bïlabzë
(très léger bourrelet blanc à [intérieur); test mùzce, corné gris sombre
ou noiràlre, avec une ligne de taches blanches près de la suture, garni
de oostules bien saillantes, assez espacées, légèrement flexueuses. - Oper-
cule très mince, corné roussâtre, les lignes d’accroissement bien distinctes.
—- L. 10-12 mm.; D. 4-5 mm.
Ce Cac/zlostoma se distingue par son test mince, ses stries costulées nette-
ment accentuées et assez éloignées les unes des autres, et surtout par son
péristomc plan et bilabié dont la partie interne, mince et blanche, est séparée
de la partie externe, qui est trés mince, par une zone obscure, rugueuse et
irrégnlièrement foliacée. Il habite la région pyrénéenne, depuis la vallée de
l'Agly jusqu`à celle de l'Ariège; il est peu répandu,
var. arriensis ne t~lmar·SiMcv. i
Pomatias arricnsis ne SAINT-Sxuox, 1867, p. 5, 9, 15; P. arriacus Westm-
nnan, V,,1885, p. 114; Locarno, 1894, p. 348 [: P. nzarquetianus on SA1NT·SmoN,
Ball. Soc. Hist. nat. Toulouse, 1876, p. 142}.
Dernier tour plus fortement anguleux, presque caréné; stries costulées
moins écartées; sommet moins fortement ridé; opercule brun roussâtre avec
les stries dhccroissement moins distinctes. —— Vit sous les éboulis de rochers.
Montagne d'Arri, prés de Merignac; Cierp (sur la rive gauche de la Pique):
environs de Boussens (Haute·Garonne) [A. ne Smr-Sinon].
6. 0. (An0tns) Berilloni Floor. .
Pamaurw Hide/gal var. laburdcnsis ne Forum et Benitnov, Contrib.

COCHLOSTOMIDAE. —- cocni.o~rionA 579
faune Sud-Ouest, 1877, p. 4; PJ Ilerilloni FAx:o1·, 1880, p. 17; \VES’l'Elt·
Lnivo, V, 1885, p. 114; Locnnn, 1894, p. 348.
Coquille un peu allongée turriculée, légèrement dilatée vers la base;
spire formée de 8-9 tours peu convexes, le dernier arrondi à la base;
ouverture suboblique, presque ronde, relativement petite; péristome
continu, épais, blanc, renversé en dehors, avec bourrelet interne mar-
qué; test corné roux garni de flammnles sombres et de costules lamelli-
formes robustes mais peu saillantes. — L. 10 mm.; D. 3 mm.
Habite sur les rochers. Les environs de Camho, Hendaye, Saint-Jean-de-
Luz (Basses-Pyrénées) [oe Feux et Beniniox].
7. C. (Ãl'10i·l.l8)l)€8I‘BIGR Bouncuu;NAT.`
Pomatias I2cm·nz'cus Bonne. in. Facor, 1892, p. 185; Locann, 1894,
p. 347. -— 1’LSaulcyi B0nne.1'n FAc.,1892, p.~ 185; Loc., 1894, p. 347.
Coquille turriculée conique; spire acuminée formée de 8-9 tours con-
vexes à croissance lente, le dernier arrondi ventru; suturcs bien marquées;
ouverture pyriforme arrondie; péristome C.Z`ÉI‘éI7Z€l726IZÉ épais, blanc, très
évasé; test corné fauve orné de flammules brunes et garni de stries
saillantes, régulières et rapprochées (les 2 premiers tours presquelisses).
— L. 10-11 mm.; D. 4-4,3 mm.
Peu commun. Vallée des Eaux-Chaudes (Basses-Pyrénées) [P. limer].
8. C. (ànotus) aprica Monssox (Fig. 609, 610, 611; pl. xvm, fig. 528).
(Qyclostoma obscurum Guns, 1840, p. 55 [non Gnu, non Dnamanannl.
— C. apricum Mousson, NeucDen/ss. Sc/tw. Nalurw., VII, 1847, p. 47;
(J. cm·t/ausianum Moonix-Taxoox, II, 1855, p. 502, pl. xxxvn; fig. 35-
36. — Pomatias cnmlhusizmum Duruv, 1849, n° 2.54 et 1850, p. 516,
pl. XXVI, fig. 14; P. apricus Boencnicxxr, 1864, p. 06, pl. u, fig. 15-18;
on Samr-Simox, 1809, p. 16; \VESTERLUND, V, 1885, p. 115; Locann, 1894,
p. 350, fig. 501-502; Cazxor, 1910, p. 447, pl. ix, fig. 34-40; P. sabaudz'-
nus Bocnoeiexxr, 1864, p. 64, pl. ii, fig, 11-14; Loc., 1894, p. 349;
P. Vtll(,'Oll}'[l'(lI7.(l Mani: in Lomme, 1894, p. 350; Cazxor, 1910, p. 448.
Coquille conique, un peu renllée vers la base;'ombilic assez étroit;
spire formée de 7-8 tours à peine convexes, presque aplatis vers le haut,
le dernier grand, subanguleux à la base; suturcs médiocres; sommet
obtus, lisse; ouverture arrondie, rousse en dedans, à bords marginaux
réunis par une très mince callosité; péristomc presque continu, non
détaché, bien évasé, peu épais, blanc, sans bourrelet interne; test assez
mince, solide, subtransparent, soyezw, corné clair, avec nombreuses
taches brunes ou d‘un brun vineux formant souvent, au dernier tour,
2 bandes ·assez nettement accusées; stries longitudinales serrées, fines,
subégales, un peu flexueuses. — Opercule très mince, très transparent,
couleur de corne claire, très enfoncé dans l’ouverture. —— L. 7-10 mm.;
D. 3-4,5 mm. ,

580 Mo1.i.usou1as· wennnswnns ET FLUVIATILES
Cette espèce se distingue facilement par son péristome mince, blanc, peu
réfléchi et surtout par ses stries longitudinales zrès serrées ot à peine visibles
É
5
f » l
`   . « l 1 il il `
’_’·»·"" p  
\\
6 O 5 6 0 6 6 0 7 6 O 8
3 » a' . ` ‘
t J t   Y x l
nt   =4,\\\.x  
 I   \` .\\\\ ; `,«
6 0 9 6 1 O 61*1
. l D
B  
612. 6 13 6 1 4
. Fm. 605 à. 614. ——— Coquilles de Cochlostomes. ~— 605. Cochlostoma (Anotus) obscura Dm-
mnnaun, >< 2,25. — 606. C. (A noms) crzzssilabrës Dcrur, ouverture, >< 4. — 607. C'. Ano-
Lus) Partioti Moqum-Tnuuov, forme lapurdrnsis FAOo1·, ouverture, X 4. —— 608. C. (Ano-
tus) Nouleti Durnr, ouverture, >< 4. ——— 609-610. C. (Anotus) aprica Mousson, >< 3,5 et
ouverture, X 7. —— 611. C. (Anotus) aprica Moussox forme sabaudina Bbunouxœwu,
>< 3,5. —- 612. C. (Anolus)galloprovincialis Boononxomr, >< 6.- 613. C. (Anotus) acuta
POLLONERA, >< 6. -614. C. (Auritus) ccgriotes WYESTERLUND, >< 6. '

cocnnosromnns. — cocutosronx 581
à l’œil nu, donnant au test un aspect soyeux tout particulier. ll existe d'ailleurs,
aux environs d’Aix-les—Bains, une forme lisse, dont le test présente seulement
quelques rares stries longitudinales émoussées visibles à la loupe : c'est le
C. sabaudina Bo¤nu.· (fig'. 611).
llabite sur les rochers, sous les détritus. les amas de pierres, au pied des
arbres, et ne sort que par les temps humides. Le Sud-Est, principalement les
Alpes de la Savoie et du Dauphiné : environs d’Aix-les-Bains [A. Mousson];
commun aux environs de Grenoble, à Sassenage et surtout sur le massif de la
Grande-Chartreuse [D. Duruv, J. R. Bouncmmnr], entre Fontan et la Giandola
(Alpes-Maritimes) [A. Locxnn); les environs de Grasse (Alpes-Maritimes)
[E. Cxzior].
9. C. (Anotus) striolata Ponno.
(/'yelostoma. striolatum Ponno, Revue zoolog., 1810, p. 106; Pniurri,
Enum. Mollusc. Sicil., II, 18%, p. 119, pl. xxx, fig. 7. — Pomatias stri0·
latus \VESTEllLUND, V, 188.], p. 112; Cazxor, 1910, p. 447.
Coquille turriculée conique; spire acuminée, formée de 6-7 tours
convexes; sommet très finement striolé; ouverture arrondie; péristome
peu réfléchi; non auriculé; test fauve jaunâtre, maculé de ponctuations
brunes formant 3 zonules au dernier tour : une autour de la dépres~i0n
ombilicale, une médiane et une près de la suture; stries longitudinales
obliques, bien marquées. - L. 9 mm.; D. 5 mm.
Cette espèce italienne, qui vit sur les rochers, est commune sur la Riviera
italienne jusqu'à La Spezzia [C. Ponno, C. Pottoxenn]; des exemplaires pro-
venant de la Giandola (vallée de la Roya, Alpes-Maritimes) existent au Musée
dc Turin. Ifespèce n`a pas été retrouvée en France où habite la variété sui-
vante: ·
var. Isseli Bounouicxn.
Pomatias isselianus BOLRGUIGVAT, 1869, p. 10; \Vl·ZSTERLUND, V, 1885, p. 112;
Locnnn, 1891, p. 319 ; P. Veranyi Boone. in Locsnn, 1891, p. 319 [:.- P. striolatus
Locann, 1882, p. 216, non Ponno]; Cltzror, 1910,`p, 415; P. striolntus var, Vera-
nyi YVESTERLUND, V, 1885, p. 11.2; P. Isseli Cxzxor, 1910, p. 446; Gennnix, Il,
1913, p. 278.
Coquille allongée, acuminée; spire formée de 7-8 tours convexes. le dernier
grand, arrondi; ouverture très oblique, arrondie; péristome blanchâtre, dilaté,
mais peu réfléchi; test subtrnnsparent, corné sombre, garni de coszulazions
zrès saillames, comme encrassées près des sutures, obliques et séparées les
unes des autres par des stries plus délicates. -- L, 8-10 mm.; D, 5 mm.
Vit sur les rochers. Entre Nice et Menton [A. Locann], mais seulement,
d'après E. Cxzxor, dans la partie haute et montagneuse du département des
Alpes-Maritimes, notamment à La Giandola et sur le plateau de Caussols (sur
les rochers calcaires. vers 1.125 m. d'altitude). C'est par erreur que le
D' P. Mnssor (1872, p. 75) indique cette espèce, qu'il nomme P. striolazus, à
Saint—Paul (Pyrénées-Orientales).
10. 0. (Anotus) galloprovincialis Bounumcxn (Fig. 612).
Pomalias galloprovincialzis Bouncuicxxrr zh Locnnn, 1891, p. 353;

582 iuo1,x.usoUEs Tnnnesrnns nr rnuvxmunns
Cazior, 1008, p. 462, fig. 6 et1910, p, 442, °pl. ix, fig. 28 et 59; GnnMAIN,
Il, 1913, p. 277. , ,
Coquille très conique allongée; spire acuminée formée de 9-10 tours
convexes arrondis à croissance lente et régulière. le dernier à peine plus
grand et bien arrondi; ouverture circulaire; péristome blanc, assez épais,
subcontinu, réfléchi; test corne grisâtre, garni de costulations espacées,
fortes, assez régulières, subégles sur tous les tours. —— L. 8 mm.;
D. 2,75 mm.
Alpes·Maritîmcs : Menton, Briançonnet, la Cluse Saint-Auban [J. R. Boun-
GUIGl\AT]§ commun sur les rochers calcaires de la rive gauche de la Roya, au
sud de Breuil [E. CAz1o1·]. ' ·
11. 0. (Anotus) acuta Po1.LoNEnA (Fig. 613). '
Pomatias acutus Potnoxnnn in Cnzior, 1908, p. 46*.2, fig. 7; 1910,
p. M4.
Coquille très allongée turriculée, presque grêle; spire formée de
10 1/2 tours convexes à croissance lente, le dernier arrondi à la base;
ouverture assez pelite, à peu près circulaire, subanguleuse en haut, de
couleur fauve intérieurement; périslome blanc, médiocrement évasé, non
auriculé en liant, auriculé vers le bord columellaire; test corne, les
2 1/2 premiers tours lisses, les autres garnis de costnles espacées, moins
fortes au dernier tour. —— L. 7 1/2 mm.; D. 2 mm.
C’est l’espèce la .plus allongée du groupe ·du C. aprica Mousson; elle
se distingue du C. gall0p1·ovz'ncialis Bounc., par sa l`orme notablement
plus élancée, plus grêle et par sa taille plus faible. Elle vit sur les rochers
entre La Giaudola et Fontan (Alpes-)/larîtimes) [D' H. Smnorn, types
conservés au Musée de Turin, C. Ponnoivnnal.
S.-G. Aurltus VI/Esrannunn, 1883.
[Aurizus A. Wncnrn, 1906 (comme genre, avec les s.-g. : Auritus s. str. -·l-
Ilolcoponra Konmm et lllôrtmnonrr, 1899 (: Pleuropoma A. Wacnnn, 1897, non
lllônnnixnonrr, 18931 —l-— Titanopoma A. WAGNER, 1897].
Coquille de forme conique turriculée, non onzbiliquée, même dans le jeune
_ age, la perforation étant consmmmem recouverte par le bord volumellaire;
péristome ample, simple ou double, auriculé sur les bords extérieur et colu-
mellaire; bord columellaire brusquement lordu en arrière à son insertion; test
slrié ou costulé longitudinalement. Opercule ovalaire arrondi, membraneux,
couvert ll) ou non d’un dépot calcaire sur sa face externe., garni de 4 tours de
spire autour d'uu nucléus central.
L La S€CÈlO]'l Tüûlïlûpûlïtü VVAGNEK CUl`l‘€Sp0I1d BUY espèces dont l’O[)€I'CUl8 est TBCOUVGN.
d’une lame calcaire sur sa face e.'rterne(la membrane interne de Fopercule est semblable à celle
(IGS (l|.llZI‘BS SOI.lS·§€l]l`€S; elle est SEp3I'€€ d8 la [H€IIll)l`31'lB SXIETHC I`€C0l1\l€I`l€ (TUBE CUUCIIO
. calcaire par un étroit espace appele chambre à air). Les especes de la section Tttanopoma, dont
le type est le Cochlostoma aurzm Rossmtssum, sont toutes etrangeres à la faune lrançalse. Elles
lnalntent la Dalmatie et le Montenegro.

cociinosromnan. — cociinosrolm 583
Les espèces de ce sous-genre vivent surtout dans les régions calcaires des
Alpes méridionnles; elles présentent leur maximum de développement dans
la péninsule des Balkans.
1 . Test garni de costulations très fines ou obsolètes ...... 2
—·— Test garni de costulations plus ou moins saillantes ..... 5
2. Dernier tour arrondi ............... 3 _
—— Dernier tour plus ou moins subanguleux à la base .....
............... C. (A.) Caziotî, p. 58fi
3. Pérlstome mince, non détaché ............ 4
——· Péristome très évasé, presque détaché, plan, avec bourrelet interne
peu marqué: . ..·...... C. (A.) patula, p. 583
4. Péristome très évasé, presque plan, bien auriculé pres du bord .
columellaire; test assez solide, brun sombre .......
.............. C. (A.) Simrothi, p. 584
—— Péristome évasé, à peine auriculé près du bord colùmellaire; test
corné pâle, subpellucide ...... C. (A.) cyrniaca, p. 584
5. Dernie1· tour non remontant vers l'0uverture ....... 6
— Dernier tour brusquement remontant vers l'0uverture ....
` ........ · ..... C. (A.) subprotracta, p. 586
6. Test corné, plus ou moins solide et plus ou moins foncé. . . 7
-· Test subpellucide, cendré blanchâtre. C. (A.) Bourguignatî, p. 585
7. Péristome réfléchi; test garni de costulations fines et serrées
sur les fr premiers tours et sur le_dernier, fortes sur les autres
tours. . ............ C. (A.) Hacaî, p. 585
—- Péristomo très dilaté, mais non réfléchi; test garni de costule-
tions rapprochées, plus fines au dernier tour ...... .
.............. C. (A.) alloglypta, p. 586
1. U. (Auritus) patula Dnaramvaun (Pl. xvxir, fig. 530 et 534).
Cycl0.¢tornnpatuI1zr1z Dnarauxaun, 1801, p. 39 (excl. var. b) et 1805,
p. 38, pl. x, fig. 9-11; Moouix-Tannox, ll, 1855, p. 505, pl. xxxvu, '
fig. 39-41. — Leachia lineolata. Hxsso, IV, 1826, p. 103. — Pomntias
patulus Locann, 1882, p. 216 et 189/1, p. 351, fig. 505-506; Yvnsreunuxn, ·
V, 1885, p. 125; P. pinianus Bouncouzivlrr in Loc.Ãnn, 18%, p. 352.
Coquille conoïde bien allongée, un peu efïilée; spire formée de 7-8
[~ parl'ois 9 (forme elonguta Pou.onnna)] tours très convexes, le dernier
arrondi, médiocre (moins du quart de la longueur totale); sutures très
marquées; sommet subaigu, gris jaunâtre, lisse; ouverture assez petite,
circulaire; péristome très évasé, presque détaché, continu, réfléchi, plan,
blanchâtre, avec un bourr•.=leti'nterne`peu marqué: test mince, solide,
peu.transparent, roux grisâtre ou cendré, parfois blanchâtre, unicolore,
garni de stries très fines, subégales, assez serrées, à peine visibles à l’œil
, nu. -··— Upercule mince, membraneux, bien enfoncé dans l’ouverture. ——
L. 5-8 mm.; D. 2-3 mm.

584 Montusonss rnnnssrnns nr rwvinrnrizs
Vit dans les fissures des rochers, sous le gazon; plus rarement sur les vieux
murs ou au pied des arbres moussus. Assez commun et parfois très commun'
~_ dans tout le Midi, depuis Béziers jusqu’à Menton, dans les départements des
' Pyrénées-Orientales, de l’Hérault, des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-
Maritimes (jusque vers 1.300 m. dans ce dernier); a été signalé en Corse, à
A Saint-Florent, par E. Requin, mais cette indication se rapporte probablement
au C. cyrniaca llClÀBlLLE·
var. Gazioti Pottomzm, , '
Pomatias Caziozi l)OLLOYliH.\ in CAz1or, 1908, p. 459, fig. 4; CAz1o1·, 1910,
p. 445.
Coquille conique; spire formée de 9 tours convexes, les 2 premiers lisses, le
dernier subconvexe et subanguleux à la base; ouverture subarrondie; péri-
‘ stome évasé, subauriculé à son insertion supérieure; test corné, médiocrement
et régulièrement costulé. — L. 7,5-8 mm.; D. 3,6 mm. - Differe du type par
son dernier tour moins convexe et subanguleux à la base. Vit sur les rochers
du vallon de Cairos, sur la rive droite du torrent, à Maurion (Alpes-Maritimes)
avec le C. patula forme elongnza Pom,. [E. Cixzior, C. Portoxsmj.
2. C. (Auritus) cyrniaca M.um.i.n.
Pomatias cyrniacus Maureen, 1869, p. 57; Cnznor, 1902, p. 301;
P. cnhalius NIABILLE, 1869, p. 58; XVESTERLUND, V, 1885, p. 132 [avec '
var. «:yrm'acus); Cazior,. 1902, p. 302.
Coquille conique turrieulée, un peu renflée vers la base; spire formée
de 7-7 1/2 tours arrondis convexes; sutures profondes; sommet obtus,
mameionné, jaunâtre, lisse; ouverture arrondie, anguleuse en haut; péri-
stome mince, double, continu, presque plan, blanchâtre, faiblement auri-
eulé; test subpellucide, un peu fragile, corné pâle, presque lisse, mais
montrant, à la loupe, des stries longitudinales subobliques, régulièrement
espacées. - L. 5-6 mm.; D. 3-3,5 mm,
Certainement très voisine du C. patula DMP., cette espèce s’en distingue par
sa coquille plus petite et plus grêle, son ouverture plus étroite, son péristome
plus mince et _son test presque pellucide, fragile, d’un coloris différent. Le
I'. en/zalia NIABILLE est certainement la même espèce qui, peut-être, ne corres-
pond qu'à une forme du C. pazula Dnar. D’ailleurs les deux Cochlostomes
décrits par J. Manuel: proviennent d’une seule localité 1 Biguglia, sur les bords
de l'étang, près de l’embouchure du Bevinco (Corse) [Paul IVIABILLE]; ils n’ont
pas été retrouvés, malgré les recherches actives de E. Cnzxor [1902, p. 301], Il
est probable que le C. cyrniaca MAB. n‘est que la forme représentative, en
COI‘S€, du C. patula DMP.
3. C. fAll1‘itl1S) Simfüthi POLLONEQA nPl. xvm, fig. 525]
Po/natias agriotes L0cA1w, 1894, p. 353 lnon WVESTERLUND]; GERMAIN,
ll, 1913, p. 275; P. Simrothi Ponnoxenn in Cazior, 1908, p. 460, fig, 5;
Cnzror, 1910, p. 442, pl. ix, fig. 32-33.
Coquille conique turrioulée; spire formée de 9 tours convexes, le dernier
arrondià la base; ouverture arrondie; péristome évasé, non détaché,

cociiwsromnas. — cocrreosroaxa 585
blanc, presque plan, bien auriculé près du bord columellaire; test corné
brun s`ombre, garni de costulations serrées aux tours supérieurs, atté-
nuées et à peu près réduites à de simples stries aux deux derniers tours.
—— L. 7-0 mm.; D. 2,5-3,75 mm.
Espèce bien voisine du C. ngriotes \Vss·renwuo (fig. 614) [= Pomatias agriotes
\Vas·r|-mr., Bull. Soc. malacol. Ital., V, 1879, p. 20; non Locmo] de l`Ombrie,
dont elle diffère par son dernier tour arrondi (et non subanguleux), son péri-
stome plus large et son test moins solide garni de costulations beaucoup moins
fortes.
Alpes-Maritimes : les gorges de Saorge, le long de la route; rare [E. Cazior;
C. Porroxsnal. ,
4. C. (Auritus) Macei Bounomcmr.
Pomatias Macei Bouneurcivar, 1869, p. 57 (à part. p. 16l; \VEsrem.u1vn,
V, 1885, p. 126; Locann, 189Q, p.‘ 351; CAz¤o·r, 1910, p. 440, pl. ix,
fig. 30-31; P. Nevz`Zlz' Bonne. in Locarno, 189’1, p. 352.
Coquille eonoïde très allongée; spire formée de 10 tours convexesà
croissance lente et régulière, le dernier arrondi, bien dilaté mais non
remontant vers l'ouverture; sommet submamelonné, lisse, assez brillant;
ouverture suboblique, arrondie, à bords marginaux réunis par une forte
callosité blanchâtre; péristome continu, épaissi, très dilaté, non réfléchi;
test assez fragile, eorné cendré, légèrement transparent, garni de costula-
tions fines et serrées sur les tours 3 et 4, plus fortes sur les autres et à
nouveau plus fines sur le dernier tour. -— L. 10 mm.; D. 4 mm.
Vit surles rochers, dans les murailles de pierres sèches. Le département des
Alpes—Maritimes : environs de Saint-Vallier, près de Grasse [.\. Macé]; cluse
de Saint-Auban; vallée de la Roya [E. Cazxor]; entre 1.000 et 1.500 m. d'aIti-
tude, au-dessus de Menton [A. Locann].
5. C. (Auritus) BOUt‘g¤ignati·ne SAINT-Smox.
Pomatias Bourguzgnati ns Saxzvr-Simon, 1869, p. 1; NVESTERLUND, V,
1885, p. 126; Locann, 189û, p. 352; Gnnsuxx, II, 1913, p. 277.
Coquille conoîde allongée; spire ucuminée formée de 10 tours arrondis
renflés, le dernier un peu déprimé à la base,.non remontant vers l`ouver·
ture; sutures très profondes; sommet arrondi mamelonné, jaune, lisse;
ouverture oblique, arrondie, légèrement comprimée; péristome continu,
épais, réfléchi, à bord columellaire auriculé, bilabié et renversé en arrière;
test suboellmide, gris ferrugineux, garni de costulations obliques, peu
distantes, bien marquées et d`un coloris cendré blanchâtre. — Opercule
concave, garni de très fines granulations. -— L. 7 mm.; D. 3 mm. -
Vit sur les rochers, sous les éboulis.
Ollastre, près de ’I`autavel (Pyrénées-Orientales) [A. ou S\lN'l`•SlMON, P. Mas-
sor]; Saint-Auban, Saint—Martin-de-Lantosque [= Saint-Martin-de-Vésubie]
(Alpes-Maritimes) [A. Locano]. .

386 Mornusouns Tnnnxasrnns nr rwvmrxnns
•
G. C. (ÃllI'li«‘liS} üllûglyptà VVESTERLUNU. _
Pomaîias alloglyptus Wnsrnixuunn, V, 1885, p. 126 [: Pomatias
Bourguzgnnti Façor in VVns1·., p. 127, non on Saxm-Smoix]; Locann,
18%, p. 353; GERMAIN, ll, 1913, p. 277.
Coquille étroitement allongée; spire légèrement conique, composée de
8 tours très convexes arrondis, le dernier à peine plus grand, arrondi
convexe et non remontant; ouverture relativement petite, subcirculaire;
péristome continu, bien rétléehi, épais, aplati, bilabié, blanc; test corné,
gris cendré, garni de costulations rapprochées, irrégulières, assez fortes,
plus serrées etplus lïnes au dernier lour. —-L. 6-7,5 [Ilm.; D. 2,5 mm.
Assez rare; les Corbières, dans le département des Pyrénées—Orientales
[C. A. Vllnsrnnnuivnl.
7. C. (Auritus) subprotracta PALADILHE.
Pomatias subprotruclus Pananxtnn, Revue Sc. nutur., V, 1876, p. 332;
\VES'1'ERLUND, V, 1885, p. 126; Locnnn, 1894, p. 351; Gnmviam, ll, 1913,
p. 276.
Coquille allongée; spire élancée formée de 9'tours très convexes à
croissanceflente, régulière, le dernier arrondi, brusquement remontant
vers l‘ouverture; sutures bien marquées; ouverture suboblique, à peu près
I ronde; péristome continu, double, l’interne un peu épais, l’externe mince,
très évasé; test corné jaunâtre, les deux premiers tours lisses, les autres
garnis de costulations saillantes, plus fines au dernier tour. —— L. 10 mm.;
D. 4 mm.
Environs de Lamalou (Hérault) [Dr PALADILHE).
F. ACMIDAE‘
Animal allongé, muni de 2 tentacules cylindre-subulés, divergents; yeux
subsessiles placés à la base des tentacules et un peu en dehors; pied allongé,
étroit. Raduta avec dents centrales multieuspidées et rétrécies ài leur partie
médiane, dents latérales et marginales internes multicuspidées, dents margi-
nales externes à bord tinement pectiné; otocyste avec plusieurs ototitlies;
appareil génital de Cyclostomatîdé, le pénis très développé, saillant derrière
le tentacule droit. ·
Coquille subcylindrique obtuse; ouverture subovale à péristome épaissi, avec
au dernier tour, un bourrelet externe (bourrelet cervicul) bordant le péristome,
plus ou moins développé suivant les espèces et parfois absent. Il est d’ailleurs
possible que les espèces décrites comme dépourvues de bourrelet cervical
soient des coquilles non encore parvenues à leur entier développement. Région
ombilicale avec une piéce accessoire, qui semble un épanouissement du bord
columellaire, percée d’une minuscule ouverture servant à Yintroduction de l`=air

Acmnae. —- Acme 587
dans la coquille (L, ne Foam). Opercule mince, cerné, ovale allongé, à uucléus·
excentrique.
Les Aomidés sont de très petits Mollusques qui vivent dans les endroits
frais tapîssés de mousses ou sous les pierres dans les lieux ombragés. Ils peu-
-sent s'enf'oncer en terre jusqu`à 2 ou 3 centimètres de profondeur. Ils progres-
sent relativement vite en portant leur coquille très inclinée sur le corps et
secrèteut un abondant mucus peu épais. On ne les rencontre vivants qu’en hiver
et au début du printemps; l'été, ils restent cachés dans des anfractuosités
sombres ou s‘enfoncent en terre. `
Tannmu nus csxnss.
1. Coquille brillante; test orné de stries ou de costules plus ou
moins développés ........ ° ........ 2
—- Coquille lisse, brillante, transparente; test dépourvu de sculp-
ture. ............... G. Acme, p. 587
2. Coquille garnie de fines stries longitudinales creuses ....
........ · ........ G. Pupula, p. 590
—- Coquille garnie de stries ou de costules longitudinales en relief'.
............... G. Pleuracme, p. sot
/
G. ACME HAn·rMAxN, 1821.
. [Plaiyla Moqmx-Taxuon, 1855].
Animal oblong, rétréci aux deux extrémités, lisse, transparent, d`un blanc
laiteux ponctué de brun; orifice respiratoire presque rond. _
Coquille cylindracée ou allongée turriculée; ouverture sans fente ou sinus à
son insertion supérieure ; test lisse; opercule cerné, mince, paucispiré, à nucléus
excentrique. ·
1. Coquille avec un bourrelet cervical plus ou moinsdéveloppé. . 2
-- Coquille sans bourrelet cervical ..... A. Dupuyi, p. 588
2. Coquille imperforée; suture bordée en dessous par une ligne
creuse .............. A. Folini, p. 589
—- Coquille plus ou moins subombiliquée; suture non bordée en
dessous .................. · . . 3
3. Péristome continu; bourrelet cervical très développé, recouvrant '
environ les 2/3 du dernier tour. .... A. cryptomena, p. 589
— Péristome subeontinu; bourrelet cervical bien plus petit . . .
................. A. polita, p. 587 _
1. À. polita L. PFEIFFER (Fig. 61.5).
(.`arychz'unz lineaizmz C. l’rEx1··rsn, Ill, 1828, p. 43, pl. vu, fig. 27-28 I
inon ns Fiânussac}; Acicula polita L. Prsrrrsn, lVieg/12. Arch., 18h],
p. 226. ·—- .1cma polita Pamoxnus, 1868, p. 233; pl. 13, fig. 1-3 et 1868.

588 nxotwsouns rnnnisrnns ET r1.uv1A·rn.Es
p. 74. pl. iv, fig. 1-3; on Fotnv, 1880, p. 203, pl. x, fig. 6; Locnnn,
1894, p. 354, fig. 507-508. - A. trigonostozrzu PALADILI-IE, 1868, p. 237,
pl. 13, fig. 13-15 et 1868, p. 79, pl. nv, fig. 13-15; Locnnn, 1894, p. 355.
Coquille cylindracée, grêle, à peine atténuée vers le sommet, subim-
perforée; spire formée de 6 tours aplatis à croissance rapide à partir du
3", le dernier assez grand, légèrement remontant vers l’ouverture; suturcs
' prononcées; ouverture subverticale, ovalaire arrondie, acuminée en haut,
plus petite que le quart de la longueur totale, à bords marginaux réunis
par u11e callosité assez mince; péristome .<:ubc0n!z'nu, épaissi en dedans
et parallèlement bordé, en dehors, d’un bourrelet cervical saillant, lisse,
étroit, placé à une petite distance du bord externe; bord columellaire
subrétléchi; test fauve, luisant, lisse, subtransparent. — Opercule ovalaire
oblong, très mince, subtransparent, blanchâtre, avec stries spiralrs
marquées et stries rayonnantes très fines. —— L. 2,75 mm.; D. 0,6-
0,7 mm.
~ » Habite dans la mousse humide, parmi les feuilles mortes, sous les pierres;
fuit le soleil et la chaleur; assez rre ou, plutôt, ditlicile à trouver; presque
partout; parfois commun dans les alluvions.
Lbtcme trigonostoma PALM)., primitivement trouvé à Neufbrisach (Alsace),
est une forme un peu plus grêle, à tours de spire plus aplatis et à ouverture
vaguement trigone. `
— 2. A. Dupuyi Panantrnn (Fig. 616).
Cycloslomu fuscum Moounv-Taivnoxv, 1843, p. 14. — Acme fusca
Duruv, 1849, n° 2; 1850, p. 527, pl. xxvn, fig. 1; Moounv-Tnnoow, II,
· 1855, p. 509, pl. xxxvm, fig. 8-16 [non auteurs]; A. DuRuy1'PAi.An1L11E,
1868, p. 274, pl. 13, fig. 10-12 et 1868, p. 81, pl. 1v, fig. 10-12; Locann,
1894, p. 355; J. Favnn, 1927, p. 261, pl. 15, fig. 17.
Coquille subcylindrique un peu atténuée vers le sommet; fente ombi-
licale presque nulle; spire assez allongée, formée de 6-7 tours aplatis à
croissance régulière, le dernier légèrement remontant vers l’ouverLure;
sutures bien marquées; sommet obtus; ouverture verticale, subelliptique,
un peu aigue à son insertion supérieure, égalant en hauteur le tiers de la
longueur totale, à bords marginaux réunis par une mince callosité;
péristome subcontinu, légè1·ement épaissi en dedans, peu évasé, à peine
bordé, vers la buse, d’un épuz'ssz'ssement externe remplaçant le bourrelet
cervical; bord externe droit; bord columellaire subrélléchi; test lisse,
brillant, subtransparent; corné roux ou légèrement fauve. — L. 3,2-
3,4 mm.; D. 1 mm.
C'est cette espèce qui est généralement désignée sous le nom d’Acme fusca
par les auteurs français du siècle dernier. Elle vit un peu partout en France,
' · principalement dans les régions septentrionales et occidentales; elle est très
rare en Suisse où elle atteint, dans le bassin de Genève, la limite orientale de
son aire de dispersion [J. Fnvanl; s’élèvejusque vers 900-1.000 m. d’altitude.

Acnims. — Acxun 589
3J A. Folini Navxu. (Fig. 617, 618).
i .lcmc foliniana N1zv11.1., 1880, p. 136, pl. xiv, fig. 4; nn FOLIN, 1880,
p. 201; Locarno, 1894, p. 354. — A. FO]l·Hl.GERbIÀIN, Il, 1913, p. 281.
Coquille allongée turriculée, imperforée; spire un peu arquée vers le
sommet, formée de 6-7 tours peu convexes à croissance régulière et gra-
duelle, les deux derniers à peu près d’égal diamètre; sutures bordées en
dessous par une [1,gnc creuse; sommet obtus, lisse; ouverture subqua-
drangulaire ou ovalaire, à bords marginaux réunis par une faible callosité;
péristome très épaissi, blanc, avec un bourrelet ccrvical blanchâtre tout
61 5 6 16 G 1 8 6 ’1 9
Fm. 615 à 619. — Genre .lcme. — 615. Acme polita L. Prmrrizn, X 20. — 616. A. Dupuyi
P.a1.Ann.us, X IT. -617-918. A. Folini Nsvxm., X 4 et ouverture, X 8. ——· 619. .4. cryp-
tomemz ne Fous et Bsnxttox, X IS.
contre le pérzstonze et comme confondu avec 1‘épaississement de ce der-
nier; test brillant, lisse, corné, luisant, très transparent. —- L. 5,5 mm.;
D. 1,75 mm. ·
C’est le plus grand des Acme de la France. Il est assez abondant dans les ,)
brèches quatcrnaires de Menton (Alpes-Maritimes) avec la var. emaciata. I
Nnvnt [1880, p. 137, pl. xiv, fig. 5], plus petite et possédant 6 tours de spire
et avec la var. pachysiûma. Nevm. [1880, p. 137, pl. xiv, fig. 6] dont le bour-
relet cervical est plus accentué. A l'état vivant, cette espèce habite l'entrée de
la gorge de Saint-Louis, près de Menton [G. Num,]. /
4. A. cryptomena DE Fonm ET BERILLON (Fig. 619].
.1cme cryplomcna DE FOLIN Gt BERILLON, 1877, p. 13, pl. rx, fig. 1-5;
ou Foam, 1880, p. 204, pl. x, tig. 7-7a; Locxnn, 1894, p.354; Ganmnm, Il,
1913, p. 282.
Coquille subcylindrique allongée, subombiliguée; spire formée de
6 tours à croissance lente; sommet obtus; ouverture large, subpyriforme, `

590 Morwsoons rnnnnsrnns `rrr FLUVIATILES
terminée en haut par une très petite lissuregpéristome continu, épaissi
en dedans, bordé, en dehors, par un très large bourrelet ce1·vz'cal seillant
recozwmnt envzïozz les 2/3 du dernier tour (vu de profil, fig. 619) ; bord
externe presque droit; test fauve rougeâtre, lisse, très brillant. —
L. 3 mm.; D. 1 mm.
Rare; les environs de Bayonne (Basses-Pyrénées) [L. ne Form].
var. callostoma. CLESSIN.
Acnze cryptomena var. callostoma Cnsssuv ip ne Form, 1880, pl. x, fig. 8 et
10.
· . Difïère du type par sa taille un peu plus grande et, surtout, par le bourrelet
' cervieal dont la proéminence maximum est plus voisine de la base, ce qui la
rend plus apparente. ·— La Preste (Basses-Pyrénées) [Dr PENClll\A'l`].
G. PUPULA (ÀGASSIZ) ne Crxnnraxrirn, 1837.
i [Auricella MoQU1N-TANn0N (pars), 1855].
Coquille fusiforme cylindrique; ouverture avec. à son insertion supérieure,
une fente ou encoche assez marquée; test orné de très fines stries longitudinales
ereuses, comme si elles avaientüété gravées à la surface de la coquille avec la
, pointe d’une aiguille. ·
— Coquille avec un bourrelet cervical ..... P. lineata, p. 590
·- Coquille sans bourrelet cervical. P. lineata var. pyrenaîca, p. 591.
P. lineata l)RAPAIlNAUD (Fig. 623, 624).
Bulimus Zl.Il€(bZlLS DRAP., 1801, p. 67 [non C. Prnxrren, 1828]. -—
Turbo fhscus MONTAGU, 1803, p. 330 [non Bors et WALKnn, 1784]. ·--
Auricula. lineata. DRAPARNAUD, 1805, p. 57, pl. 111, fig. 20-21. — Cary-
_ clzium liizeatum on- FÉnUssAc:. 1821, p. 104, n° 1 [non Ross>1Ãss1.E1x];
Micnnun, 1831, p. 74. — Acme lüzeata D¤1>u¥, 1850, p. 527, pl. xxvu,
fig. 2; MOQUIN—TANDON, ll', 1855, p. 509, pl. xxxvm, fig. 4-7; PAL.x1>1r.n1s,
1808, p. 277; A. Allardi NICOLAS, 1891, p. 49, pl. 1, fig. 22; .1. Locardi
Bonncuicnnr in Loennn, 1894, p. 355; A. fîzeca Locnnn, 1894, p. 355,
fig: 509—510.
Coquille fusiforme cylindrique, subimperforée; spire atténuée vers le
haut, formée de 5-6)-7] tours un peu aplatis à croissance régulière assez
rapide, Ie dernier médiocre, à peine remontant vers Pouverture; sutures
peu profondes, submarginées; sommet obtus; ouverture subpyrilorme
égalant, en hauteur, le quart de la longueur totale, avec sinus à son
insertion supérieure et à bords. marginaux réunis par~u11e=légère·eal1osité;
, péristome subcontinu, épaissi en dedans, à bord externe légèrement
ondulé et avec bourrelet cervical très saillant; bord columellaire subréflé-
chi; test brunâtre, garni de Iinéoles lo1zgz'twtz'naZes crezwes, très fines,
régulièrement espacées. —- L. 2,5·4 mm. : I). 0,6-1 mm.

Acmnan. — rLEunAcMa· 591
Habite sous les pierres, attaché aux racines, dans les taillis, les bois peu
denses, dans les stations médiocrement humides; s`élève, dans les Alpes,
jusque vers 1.500 m. d’altitude. Assez commun, presque partout; fossile dès le
Pliocène en Angleterre [J. Bnomv]: ' `
La var. pyrenaica ma Fotnv et Bénmoiv [1877, pl. in, fig. 2; on Fomx, 1880,
p. 206] diffère parle péristome non réfléchi, l'absence du bourrelet cervical et
le test de couleur groseille. Elle est rare : environs de Bayonne (Basses-
Pyrénées) [L. ne Fomv]: département dela Nièvre [L. ns Fotnv].
G. PLEURÀCME Konaixr, 1894.
[.»luricclla ll10QUlN·TANDON (pars), 1855].
Coquille subcylindrique; ouverture avec une encoche très prononcée à l’inser-
lion supérieurertest orné d’une sculpture en reliefformée de stries longitudi-
nales costulées bien apparentes. L'espèce type, le P. spectabilis PtossMÃssr.r:n, .
habite l’Illyrie et la Bosnie.
Tannmu mas sous-saunas. —
——- Suture du dernier tour ni interrompue, ni glonflée. . . _ . . .
................ S.-G. Renea, p. 591
—— Suture du dernier tour interrompue par une grosse encoche ronde;
paroi suturale du derniertour gonflée. . S.-G. Caziotia, p. 593
_ S.jG. Rellen G. NEVILL, 1880.
Ouverture de la coquille avec une encoche très profonde à son insertion supé-
rieure.
— Coquille conique subcylindracée; test avec stries tlexueuses et
régulières sur tous les tours ..... P. (R.) Moutoni, p. 591 .
— Coquille presque régulièrement cylindrique; test avec stries
variables d‘un tour à l’autre, effacées à la base du dernier. . .
............. ° P. (R.) Bonrguignati, p. 593
1. P. (Renan) Moutoni Duruv (Fig. 625 à 627).
Acme ilfoutoni Duruv, 18ûO, n° 4 et 1850, p. 529, pl. xxvu, fig. 3:
MOQUIN•TANDON, ll, 1855, p. 508, pl. xxxvm, fig. 1-3; PALADILHE, 1868,
p. 327 et 1868, p. 97; on Feux, 1880, p. 207, pl. x, fig. 13; Locsnn, 189û,
p. 356, fig. 511-512; Ganmux, Il, 1913, p. 281, fig. 352. — A. rz'mo.vu
Moouiiv-Tazvnoiv, II, 1855, p. 508.
Coquille subcylindro-conique, imperforée; spireatténuée, formée de
1.3-7 tours peu convexes à croissance régulière et assez rapide, le dernier
non remontant vers Pouverture; sutures profondes; sommet très obtus,
38

  MOLLUSQUES TEKRESTRES ET FLUVIATILES
i lisse; ouverture oblique, ovalaire pyriforme, un peu'plus haute que le
quart dela longueur totale, avec une encoche très profonde à son inser-
tion supérieure s'cn/onyant très en arrière [fig. 627); péristome évasé,
atlîâ
. Nin) il ’ • ,w‘  
`,«' 6};//  5   i
///4// 1/ ’ Z) Il "   ` l
  Q . ( \ i
6 0 62.1  62.2. 62.5 ' Gzîi
mlltt .
(  Ilm;
  l e
  \  
  / ) l i l `l
 l l /  / J}
li  
62.5 62.6 . / *  
· I ’ ,1/ /'/ 
\ : Q `*
l il
( , ,,., » / _
/4 /
Wi ( ” ’
628 621 ' ` 62.9
Fw. 620 à 629. —- 620 à. 622. Pleumcme (Renee) B0uï·quinatiNm1L1.; la coquille, X 7,
l’ouverture et le dernier tour vu de côté, X 16. —- 623—624.Pupul«t lineata Dsirnumtn.
>< l0. — 625-626 Pleumcme (Renea)>M0ut0ni Duruv, X 9. -— 627. P. (Renee) .1lmm.ni
Dtrur, ouverture, X 20. -628. P. (Caziotwr) singulams Ponnowrm, X l5. -- 629. P. (Cu-
ziatia) singularis Potroxem. derniers tours montrant le gonflement et l’encoche de la.
suture, X 30.
interrompu, à bord externe arqué, saillant et très projeté en avant, sans
bcurrelet CGVVIICZLZ mais avec un léger renflement basal; bord columellaire
assez réfléchi; test jaunacé, très brillant, mince, peu solide, transparent,
garni de fines costulations obliques très égales, bien régulières et très
serrées; opercule très mince, corné, fragile, transparent, jaune clair
légèrement verdâtre, à nucléus excentique. -—- L. 2,5-3,5 mm.; D. 1 mm.
Très rare. Sous les buiss0ns,.aux environs de Grasse (Alpes·Maritimes)
IÃIOUTON, Asrien].

ACMIDAE.` — ruzunncmn 593
° 2. P. (Reneai Bourguignati Nnvux. (Fig. 620 à 622).
Renee Bour,g·uz}grnatz' Nsvim., 1880, p. 138, pl. xxv, fig. 7.
Coquille allongée, subcylindrique, imperforée; spire formée de
7.1/2 tours un peu convexes à croissance régulière, les tours 3 et 4 plus
ronvexes que les autres, le dernier peu convexe, subanguleux à la base,
les bords marginaux réunis par une eallosité lamelleuse très marquée et
anguleuse inférieuremcnt; sutures profondes, sommet très obtus, lisse;
ouverture petite, _ presque verticale, subquadrangulaire avec encoche
supérieure profonde; péristome interrompu, blanc et encrassé intérieure-
ment, sinueux extérieurement, sans bourrelet cervical ; test corné, brillant.
élégamment costulé : les 2 1/2 premiers tours lisses etluisants, les autres
ornés de costules subégales, presque verticales, à peine onduleuses,
dzls·pamz'ssant à la base du dernier tour, — L. 4 mm.; D. 1 mm.
Commun dans les brèches quaternaires de Menton (Alpes-Maritimes)
[G. NEViLL]§ n`a pas encore été trouvé vivant. '
S.-G. Cazlûtia Ponnoxnna, 1905.
Ce sous·genre singulier a été créé en· 1905 par Carlo Pottoxsna pour une
petite coquille rappelant les Renee par sa sculpture eostulée mais présentant
des caractères très particuliers. La suture, qui sépare le dernier tour de l'avant-
dernier, est gonflée comme si, au dernier tour, un canal courrait intérieurement
le long de cette suture. Ce gonflement se termine, à une certaine distance de
l'ouvorture, par une Sorte d`encoche ovoïdale-arrondie (fig; 629) qui interrompt
la suture.
P. (Caziotia) singularis Pottosmnt (Fig. 628, 629l.
Cazzotia sz`ng·ulm·zÉv C. POLLONEBA, 1905, p. 2, pl. 1, fig. l·2; Konizur,
leonogr. N. F., Xlll, 1907, p. 35, pl. 349, lig. 2167; C.1z1o·r, 1910, p. 634.
Coquille subeylindrique atténuée vers le sommet qui est obtus; spire
formée de G 1/2-7 1/2 tours à peine convexes, à croissance régulière, le
dernier peu développé; sutures profondes, la dernière interrompue par
une ouverture arrondie à une certaine distance du péristome; ouverture
petite, irrégulièrement subovalaire, anguleuse en haut; péristome subcon-
tinu, encrassé, sans bourrelet cervical, à bord externe sinueux: columelle
subrectiligne, à peu près verticale, réfléchie; bords marginaux réunis par
une forte callosité lamelleuse; test lisse sur les deux premiers tours, les
autres garnis de costules régulières presque verticales. ——- L. 31/3-1+ mm.:
D. 1 mm. ·
Très rare. Les alluvions du Loup aux environs de Nice (Alpes-l\Iaritimes1
[E. (Imc?].

594 nionwsouns Tsnnnsrnns ET ri.UvxAT1Les
F. ASSEMANIIDAE ·
Animal spiralé enclos dans une coquille turbinée; mufle large, volumineux,
bilobé; 2 pédoncules oculaires (remplaçant les tentacules) cylindro-coniques,
très contractiles et portant les yeux à leur extrémité; pied ovalaire court, bien
développé et tronqué en avant, assez obtus en arrière; orifice respiratoire
débouchant sur le côté droit du manteau.
Ptadula avec dents médîanes munies d’une cuspide centrale et au moins de
2 cuspides de chaque côté et d’une ou plusieurs denticulations basales; dents
latérales multicuspidées; dents marginales dilatées, pectinées.
Coquille conoïde, solide, non ou très étroitement ombiliquée; spire plus ou
moins allongée; ouverture ovalaire ou arrondie; péristome épaissi, continu ou
subcontinu. Opercule corné, paucispiré, à nucleus 'subcentral ou excentrique
placé du Cté du bord interne de l’0uverture.
Animaux à respiration pulmonée vivant dans les eaux saumâtres, au voisinage
immédiat de la mer (partie supérieure de la zone littorale).
G. ASSEMANIA (Lexon) Fnemxc, 1.821.
[Syncera GRAY, 1821 [nom. nud.]; Assiminia GRAY, 1835; Paludinella
L. Prmrrnn, 1811; Assemania KNxcnT, 1900; D0L1.rUs, 1912 (dédié J. S. Asse-
MANI), Assiminella ne Monrenosxro, 1906]. · *
Mêmes caractères que pour la famille.
Les Assemanies vivent au bord de la mer, dans les eaux saumàtres ou sur
les terrains très humides imprégnés d`eau saumàtre.
1. Coquille conique ou conoïde assez élevée ......... 2
—- Coquille conoïde courte, imperforéc .......... 3
2. Dernier tour subanguleux; test garni de stries longitudinales et
de stries spirales très fines ........ Ai Grayi, p. 594
—-— Dernier tour arrondi; test lisse ...... _ A. Eliae, p. 595
3. Dernier tour très gros, formant les 4/5 de la coquille qui est
longue de 5 mm .......... A. ostiorum, p. 597
—- Dernier tour gros, formant les 2/3 de la coquille qui est longue
de 1,5-2 mm ............ A. littorina, p. 595
1. A. Grayi (Lmcn) Fnnmzvc (Fig. (`Z, 633).
Nerz`ta(.S`y1zce1·a) hepatica GRAY, 1821, p. 239 (nom. nud.). -—·.1.s*sz'minen.
_;,r1·¢z_z/ana Lnacn in Fnnmnc, 1828, p. 275; Jerrnevs, V, 1869, p. 99,
pl. xcvn, fig. 5.
Coquille conique; ombilic en fente très étroite; spire un peu acuminée

Assaamxiions. —— Assaluama 595
composée de 7 tours comprimés, à peine subconvexes, à croissance gra-
duelle, le dernier subanguleux à la périphérie (surtout chez les jeunes),
occupant la moitié environ de la coquille; sutures marquées; ouverture
ovalaire, bien angnleuse en haut; péristome épaissi, subcontinu; test
solide, brun jaunâtre avec, au dernier tour, une bande brune infracaréuale
généralement continuée aux tours supérieurs, presque opaque, garni de
stries longitudinales fines coupées de stries spirales serrées, très délicates,.
peu distinctes. Opercule mince, avec 2-3 tours de spire peu marqués.
Cette espèce paraît localisée dans les eaux saumâtres de l’embouchure de la
Tainise où elle est commune, notamment entre Greenwich et \V0olwicl1. lille
ne vit pas en France, mais elle a été signalée en Belgique par F. ne Mlinzixe
[1867] sur u la plage près de la fionlière française, rejetée par les vagues ». ·
2. A. Eliae PAi.Auu.uu (Fig. 634, 635). _ _
.1ssz`mz'nea EIincl’A1.Au., 1875, p. G, pl. 21, fig. 15-17; Locann, 1882,
p. 220; 1893, p. 07, fig. G7; Genainm, Il, 1913, p. 283.
Coquille conoïde assez élevée; spire formée de 6-7 tours peu convexes
à croissance rapide `à partir du 4°, le dernier grand, arrondi convexe,
légèrement remontant vers l’ouverture; sntures assez profondes, submar-
ginées; sommet petit, aigu; ouverture oblique, subpyriforme, légèrement
anguleusc en liant; péristome simple, droit, tranchant; bord columellaire
mince, à peine élargi et épaissi vers son insertion supérieure; test de
consistance cornée, couleur d’ambre rougeâtre, luisant, lisse, avec seule- ·
ment quelques stries d’accroissement près du péristome. Opercule mince
avec stries subspiralés irrégulières assez marquées formant 2 tours
environ. — L. 3,25-3,5 mm.; l). 2 mm.
Rare. Le littoral de l’Océan Atlantique aux environs de La Rochelle (Cha-
rente-lnférienre) [A. PALADILIIE] et de Bayonne(Basses-Pyrénées)sur les rives de ‘
l'Ad0ur, aussi bien en France qu’en Espagne [ua Fotix et Béniitow]; vit aussi
à. Coïmbre [Portugal) [A. Patlmituaj. '
3. A. littorina oi-:LL1a Cuiua (Fig. 636-637).
Heltiz h`tt0rz'na IJELLE CIIIAJE, lil, 1828, p. 215. pl. 49, fig. 36·38. —~
Truncatella Iz'tt01·z'mt Pixxtirrr, ll, 18ü7, p 33, pl. xxtv, fig. 2. — Assi-
‘ nunea h'I!orz`na Jarrnsis, V, 1809, p. 101, pl. 97, fig. ll; Bucouor, Daur-
zaxmxno et I)or.i.rus, 188û, p. 317, pl. xxxvi, fig. 27 à 30; Locnan, 1882,
p. 220; 1893, p. G8; Cnzxor, 1902, p. 315; Gizaiuam, ll, 1913, p. 283.
Coquille conoïde courte, globnleuse; assez obèse, inlperforée; spire
courte, composée de 4 tours convexes ii croissance rapide, le dernier
grand, ventru; sutnrcs assez profondes; submarginèes; sommet obtus,
mamelonné; ouverture oblique, ovalaire, anguleuse en haut, égalant, en
hauteur, a pen près la 1/2 longueur de la coquille; bord columellaire
regulierementincurvé; test fauve clair ou ambré, assez luisant, garni de
stries longitudinales microscopiques très serrées quelquefois coupées de

596 sionnusouns rmmssrnns ET FLUVIATILES
stries spirales encore plus fines et également serrées. — Opercnle très
mince, très finement strié, avec spire de 2 tours peu visibles. — L. 1.5-
2 mm.; D. 1,3-1,5 mm.
Vit sous les pierres, dans les trous des rochers. Rare. Les eaux saumâlres
du littoral méditerranéen, notamment à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales)
[Bucqnov. Ph. Dwrzsxoeno et D·•1.Lros], aux Martigues (Bouches-du-Rhône)
‘ É Ã
i·««r“"` 
,m¤*‘*‘ U mr
·«¤"" © V w”,,,,,,,·~··¤··^·^”""' I 
65 0 659. 655 651.
65 4 6 '5 6 6 '5 8 I 65 7 6 3 5
Fm. 630 à. 638. —- 630-631. Assemania. lillorina DELLE CHIAJE rar. sicamz BRUGAONE, 7 12.
— 632-633. A. Grayi [Luca) Ftmnxo, X l(}· — 634-635. A. Etiae Piinioxrnn, >< IU. -—
63&637. A. liLL0ri1za·osx.i.E Canin. >< 12. ——638. A. ostiorum BM sr, >< 5.
[A. P.u.xn1Lm:], à Antibes (Alpes-Maritimes) [S. Psrir on LX Sscssix 12]. La Corse:
eaux saumâtres des environs de Saint-Florent [E. (Zixzxor].
' var. sicana. Bnccxoms (Fig. 630, 631).
` Assiminca litzorina var. sicana Bnucivoau, Miscell._ Malacol., Il, 1876, p. 13,
'fig. 15;A. sicana Buoouor, Dwrzsunnnc et Domnos, 1881, p. 318, pl. xxxvi,
fig. 31-32; Locrmn, 1893, p. 67; Grnmm, ll, 1913, p. 283.
Coquille ovalaire, subconoïde courte; spire formée de 5 tours à peine con-
vexes, le dernier grand, ventru; sutures peu profondes; ouverture ovalaire
arrondie; bord columellaire arqué, épaissi, calleux; péristome continu; test
solide, fauve roux uniforme, luisant, garni de stries longitudinales microsco-
piques et d`une szric décurrente subsuzurale. — L. 3 mm.; D. 2,25 mm.——Cette
variété·se distingue du type par sa taille plus grande, sa spire composée de
5 tours moins convexes, ses sutures moins accusées, sa forme plus allongée et
son test plus épais. Elle vit sur les côtes de l`Italie et de la Sicile. Elle est très
rare en France ou elle a été signalée à Port-Vendres (Pyrénées·Orientales)

· l vtvxramnas 597
|Bucquo\·,Pl1. Durrzsvnsao et Doraros]. A. Locinu l'indique surle littoral médi-
terranéen sans donner de localité.
4. A. ostiorum Bnvar (Fig. 638).
.lssemunz°¢z ostiorum Bsv., Journal de Conchyl., LXV, 1920, p. ltil,
fig. à la p. 161. _
Coquille conique courte, imperforée; splre non aiguë composée de
_6 hours, le dernier dilaté, formant les li/5 de la coquille; ouverture ovale,
bien anguleuse en haut; péristome à bord externe tranchant; bord colu-
mellaire épaissi, subarqué; test. brun corné. — Opercule mince, pellucide,
eorné clair. — L. 5 mm.; D. 3 mm. l -
Vit. sur les tiges brisées et sur les souches des Reseaux; plutôt amphibie
qu`aquatique et très actif à Fair. Commun à l’embouchure des ruisseaux se
jetant dans la partie nord du bassin d’Arcachon, entre Tausset et Arrès, notam-
ment a Andernos [A. BlAv,w].
· F. VIVIPARIDAE
Animal assez grand ayant en avant, de chaque côté et derrière le tentacule,
une aile membraoeuse ou lobe (lobe cervicalzlobe céphalique: lobe pseudo-
épipodial), celui de droite plus développé, pouvant se recourber en un canal
servant à l‘introduction de l’eau dans la cavité respiratoire; teulacules allongés,
gros, égaux chez la femelle, inégaux chez le male, celui de droite, plus court
et plus gros servant de fourreau au pénis; yeux portés sur de très courts pédon-`
cules vers le tiers intérieur externe des tentacules; pied grand, tronqué en
avant, arrondi en arrière, dépassant le mulle, avec un sillon antérieur transver-
sal; radula avec dents centrales larges, dépourvues de denticules à la base;
dents latérales rhomboîdales, finement denticulées; dents marginales étroites ill
leur base, serrulées; otocystes renfermant plusieurs otolithes.
Orifices à droite, l‘orifîce femelle sous le bord du manteau, un peu en arrière
du bord; pénis simple, grêle, enfermé dans le tentacule droit, dépourvu de
llagellum; canal déférent long, étroit; une grosse glande prostatique ovalaire
fusiforme; respiration entièrement aquatique se faisant par une branchie mono-
peotinée consistant en un grand nombre de lamelles triangulaires étroites, apin-
ties, disposées (souvent,. sur 3 rangs) comme les dents d'un peigne sur le
plafond de la chambre respiratoire et à droite; la respiration est entretenue
par un courant d'eau entrant dans la chambre respiratoire gràce au lobe
céphalique droit et sortant, après avoir traversé les lamelles brancbiales, par
le lobe céphalique gauche.
Coquille turbinée, perforée ou imperforéc; ouverture ovalaire ou arrondie à
péristome simple; test souvent orné de bandes colorées, de simples stries ou
de carènes tuberculées ou· non; opercule cerné, très mince, paucispiré, ii
nucléus subccntral rapproché du bord interne.
Les Vivipares sont ovovivipares et herbivorcs. Elles habitent les rivières, les

598 Monnusomzs TERRESTIIES ET FLUVIATILES
` canaux, les étangs ou marais, souvent en colonies tres populeuses. On les
trouve dans les eaux douces de tous les continents, sauf dans celles de l'Amé-
rique du Sud. En France elles manquent dans le bassin pyrénéen et dans la
plus grande partie de la région côtière méditerranéenne. Elles sont répandues,
à l’état fossile, depuis le Secondaire et abondantes dans le Tertiaire et le
Quaternaire. .
G. VIVIPARA Dsxis ns Movrronr, 1810.
‘ · [Viviparus DE\\'s DE MoM·roRT, 1810; llenlerum Hctzexizn, 1810; Vivipare ne
L.xMAncK, 1809; Paludirza ne LAMARCK, 1816; Viviparclla R.m\EsQuE, 1815].
Mêmes caractères~que ceux donnés il la famille.
' Coquille ovalaire conique ou subglobuleuse conique; spire à tours convexes, .
caréués ou non; ouverture ovalaire arrondie; opercule borné, subovalaire, peu
profondément enfoncé dans l`ouverture, concentrique et à nucléus rapproché
du bord interne. ·
1. Coquille globuleuse ou ovoïde plus ou moins ventruc; sutures
médiocres; sommet peu aigu ou obtus. ......... 2
—- Coquille globuleuse très ventrue; sutures très profondes; sommet
très aigu et saillant .......... V. fasclalia, p. 600
2. Coquille globuleuse ventrue; spire courte, sommet obtus. . . 3
- Coquille ovoïde un pou ventrue; spire assez haute; sommet
subaigu. .... ` ............... 4
3. 5 tours de spire à croissance très rapide; sommet obtus: ; . .
.............. V. Bourguignati, p. 599
— 5 tours de spire, les 3 premiers très petits, le 5“ très grand; som-
met très obtus.; taille plus petite ............
.......... V. Bourguignati var. Loeardî, p. 600
4. Coquille ovoïde subventrue; spire assez allongée ..... .
................ V. vivîpara, p. 598
-- Coquille oblongue sublancéolée; spire beaucoup plus allongée.
........... V. vivipara var. subfascîata, p. 599
i 1. V. Vivlpara [: Vivipara fagciam auteurs, non Miînneu] LINNÉ. ,
_H6lliD vivzpara. LINNÉ, 1758, p. 772 [non PENNANT, 1777].~— Nerim viviï-
para. l\«1üL1.En, Il, 1774, p. 182. — Bulimus v1'vz}m1·us POIRET, 1801, p. 61.
.. Cyclostonza a.c/mtùzunz Dmwannaun, 1801, p. 40. — C. Vlivlpdflllîl
Dnarannaun, 1805, p. 34, pl. 1, fig. 18. —- Vivz}mra fluviorum DENYS ne
MONTFORT,11, 1810, p. 247, fig. 462; V. fasciuta [non Mü1.1.r,1x] l)u1>Ur,
1850, p. 540; pl. xxvn, fig. 6; BoUm;moNA·r, 1880, p. 39; VVESTERLUND, VI,
1886, P. 9; Locann, 1893, p. 70, fig. 70; GERMAIN, 1907, p. 11, pl. 1,
fig. 18; et Il, 1913, p. 286,·fig. 342. — Paludina vz`vz`mz1·a Moouix-'l`AN·
nox, ll, 1855,11. 585, pl. xx., fig. 25.

vivxmmnsn. — vivrrana 599
Coquille ovoïde un peu ventrue; ombilîc enfente très étroite; souvent A
entièrement recouvert; spire formée de â-5 tours convexes, non étages,
lo dernier assez renllé; égalant en hauteur environ la 1/2 longueur totale;
sutures médiocres, sommet subaigu, non mucroné; ouverture oblique,
subovalaire arrondie, anguleusc en haut; péristome continu, mince; test
épais, solide, à peine luisant, fauve pâle, roux pale ou verdàtre avec
3 bandes brunes ou fauves très apparentes; stries longîtudinales très scr-
rées, fines, subégales. -— Opercule assez mince, luisant, à peine subtrans-
parent, fauve ou rougeâtre à stries concentriques fines mais distinctes et
à nucléus un peu rapproché du bord columellaire. — L. 18-30 mm.; Di
UI-25 mm.
(Eufs blancs et translucides, de 3-7 mm. de diamètre, au nombre de 20 ài 30;
à leur naissance, les petits ont de 3 à 4 mm. de diamètre avec 3 couronnes de
poils courts et caducs simulant 3 carènes; ils sont très nombreux dans l’utérus
où j`en ai compté de 45 à 70. ·
Habite les fleuves, les rivières, les eaux bien courantes; beaucoup moins
répandu dans les lacs, les étangs et surtoutles marais. Dans les eaux à courant ·
rapide le test est fauve teinté de vert et presque transparent. Commun, pres- '
que partout, principalement dans le Nord; manque dans la région méditerra-
néenne et dans celle des Pyrénées. ,
var. subfasciata Bounnnncxar (Pl. xxx, fig. 565, 579)I
Vivipara imperialis var. minor Bociicuioxar, I, 1862, p. 131; V. sub/`ascinm
Bouncuicxzir, 1870, p. 50, 51; 1884, p. 186, pl. in, fig. 10; Wrsrnntuivn, VI,
1886. p. 18; Locxnn, 1893, p. 70;.V, fasciala var. sub/`asciata Gsmmix, 1007,
p. 12, pl. 1, (ig. 22; II, 1913, p. 286, fig. 340.
Coquille de forme oblongue sublancéolée; spire subconoïde beaucoup plus
allongée; même test solide ou très solide, parfois vert olive clair avec 3 bandes
brunes,bien marquées; taille plus grande. — L. 32·37[·t2] mm.; D. 21-21
[-28] mm. — Vit avec le type, de préférence dans les eaux bien courantes. La
forme typique de cette variété paraît réellement distincte, mais elle est reliée l"
au V. vivipam L. par tous les intermédiaires.
Le Yivipara occidentalis Botnciicur [1870, p. 57 , 1880, p. 23; Locinn,
1882, p. 222 et 1893, p. 70] n‘a jamais été figuré ni même complètement décrit.
(1'est une coquille de forme obèse ventrue avec sommet gros, mamelonné qui
a été cr vraisemblablement confondue_ avec la Vivipara fasciam [et qui] est
recouverte d’un épiderme d’un vert éclatant, surchargé de 3 zonules d’un rouge
marron très foncé»[J. R. BOUItGUIG).\’l`,1870, p.57]. C`est probablement une l`orme
locale de V. vivipam L. Elle a été recueillie dans le lac de Grandlieu (Loire-
Inférieure) [G. Snnvanv], dans le canal de Rennes [T. Lnroumvrnx], dans la `
Charente à Angoulême, dans le canal du Rhin à Mulhouse [J. R. Bouncmoxir].
Elle est aussi indiquée de l’Elbe à· Hambourg (Allemagne) [G. Sunvmx] et des
environs de Manchester (Angleterre) [J. It. Bocncuiovxr]. ·
2. V. Bourguignuti Ssnvnix (Pl. xxx, fig. 577).
Vz'v1lnm·a Bouzguzgnali Ssnvanv, Bull. Soc. nmlacol. France, l, 1889,
p. 177, pi.1n. fig. li; Locann, 1803, p. 70; Gsmuinv, 1907, p. 10, pl. I,

· 600 MOLLUSQUES Tnanusrnns ET FLUVIATILES
` fig. 16, 17 et 19 et ll, 1913, p. 285; V. penthica Sn11va1N,id., 188Q, p. l80.
pl. 111, fig. 8-9; Locann, 1893, p. 71, fig. 71; V. imperiali.s·Loc:A1m, Bull.
Soc. mal. Fr., I, 188Ãi,   183 et 187, pl. 11:, fig. 7 ;‘1893, p. 71.
Coquille globuleuse ventrue; ombilic en fente très étroite, parfois entiè-
rement recouvert; spire courte et obtuse formée de 5 tours à croissance
rapide, l`avant-dernier grand, le dernier très grand, arrondi ventru;
sutures médiocres; sommet obtus; ouverture oblique, subarrondie; test
assez épais, solide, parfois corrodé, gris, olivàtre, roux ou roux ferru-
gineux, avec3 bandes fauves assez larges. —- L. 20-30 mm.; 1).. 16-22 mm.
Cette espère se distingue du V. vivipam L. par sa forme plus globuleuse
et par sa spire plus obtuse dont les premiers tours sont proportionnellement
plus petits tandis que le dernier est, au contraire, plus volumineux.
Habite les rivières, les canaux, sur les pierres, les murs des écluses, etc...
Peu commun, un peu partout; absent dans le Midi.
var. Locardi GERMAIN (Pl. xxx, fig. 580).
Vivipara Locarcli GERMAIN, 1903, p. 218, pl. 1, fig. 28~30; V. Bouqgwignazi var.
LOCdF£fiGERh1AIY, 1907, p. 10. pl. 1, fig. lâ-15 et I}, 1913, p. 285, fig; 339.
Coquille plus petite, subglobuleuse; ombilic très étroit, presque recouvert;
spire très courte, très obtuse, de 5 tours, les 3 premiers à peine saillants, sur
le lie, le 5° plus développé formant près des 3/4 de la coquille, bien ventru
arrondi vers la base; sutures médiocres; sommet très obtus; ouverture subar-
rondie; test un peu épais, assez solide, unicolore, brun roux foncé ou noirâtrc,
parfois avec îtbandes fauves très peu apparentes, garni de stries longitudinales
lines, assez régulières. - Opercule concave, gris noiràtre foncé, à stries concen-
triques peu accusées et à nucléus rapproché du bord interne. - L. 18-20 mm.;
D. 14,5-15,5 mm.
Rare, les environs d’Angers (Maine-et-Loire).
3. V. fasciata l`1üLLER (Pl..xx1, fig. 567, 581. et 582).
Nerim fasciata lVlüLLEr., ll, 177û, p. 182. ~—- Helix vz'vipa1·a Piixxnivr,
Brit. Zoolog., 1777, p. 137 et Ed. in-!1‘°, p. 119, pl, Lxxxxv, fig. 132 [non
Liivxiêj. —-Cyclostoma vivzparunz D11Ai>A111vAo1>, 1801, p. A0; C. ac/zatinunz
D11.\1>A1i.1vAn1>, 1805, p., 36, pl. 1, fig. 16-1.7; C. contectzun MILLET, 1813,
p. 5. —~ Vivipara vulgarzlr DUPUY, 1850, p,. 537.,pl. xxvii, fig. 5; Pa'udin11
contacte MOQUIN·TANDON, ll, p. 532, pl. XL, fig. 1 ii 24; Vivipara. ccmlecla
Bomicoxczmur, 1862, p. 126, pl. x, fig. 2; 1880, p. 7; Locano, 1893, p. 68,
fig. 68; GERMAIN, 1907, p. 6, pl. 1, fig. 20, 21 et 23;`GEnMA1N, ll, 1913,
p. 285, fig. 341 et 343. -— V. brachya Lnrouiuvncx in BOURGUTGNAT, 1880,
p. 11; L0cAnD, 1893, p. 69. -— V. c0mmumÉS‘ Bonne., 1880, p. 15; Loc.,
1893, p. 69: Kpaltadosa Boone., 1880, p. 20; Loc., 1893, p. 69.
Coquille globuleuse conoïde très ventrue; ombilic étroit ou assez étroit;
spire aiguë, formée de 6-7 tours étagés, arrondis renflés, méplans vers
la suture, le dernier très gros, très arrondi ventru; sutures extrèmement
profondes; sommet très aigu et saillant, mucroné; ouverture oblique,
arrondie, peu anguleuse en haut, bleu de . Prusse intérieurement; péri-

nr·rmxsx.r.in.u=: ô01
stome continu, mince, un peu tranchant; testminee, luisant, subtrans· ·
parent, brun olivàtre ou vert olive, unieolore ou avec 3 bandes brunes
peu distinctes, garni de stries longitudinales très fines, peu égales, très
serrées. -— Opercule mince, flexible, luisant, subtransparent, fauve rou-
geâtre, à stries concentriques inégales, fines et à nucléns un peu rap-
proché du bord eolumellaire. —— D. 25-40 mm.; D. is-30 mm. _
(Eul's.d'un blanc laiteux légèrement blenâtre, de 4-5-7 mm. de diamètre,
globuleux, au nombre de t5—30[-40] dans l'oviducte. Les oeufs restent en incu-
bation jusqu':} ce que la formejeune soit atteinte; près du vagin on voit souvent
des petits; leur expulsion n'a lieu qu’au bout de 2 mois et dure environ 8 jours
à raison de 2 à 4 jeunes par 24 heures. Ces jeunes ont 3-5 mm. de longueur et
3-7,5 mm. de diamètre maximum et possèdent une spire très aiguë formée de
Il-4 tours bombés; la coquille est ornée de 3 bandes d'un roux très clair, peu
apparentes, garnies de poils roux hérissés, roides et très caducs donnant il la
coquille une apparence triearénée.
Habite les canaux. les grands fossés, les étangs, dans les eaux calmes ou
stagnantes, rarement dans les eaux courantes; vit parfois en colonies très
populeuses. Presque partout, plus abondant dans l’Ouest et le Sud-Ouest;
absent dans la région méditerranéenne et dans celle des Pyrénées. `
var. Iacustris Been (Pl. xxx, fig. 566}. '
Vivipara Iacuszris Beck, Amtl. Bericht-Deutsch!. Natur/'. Kiel, 1847. p. 123;
Bonnemoxxr, 1880, p. 14; Locxnn, 1893*, p. 69; Gemlmx, 1907, p. 217, pl. 1,
[ig. 31; V, contecta var. lacuszris Geuuux, 1907, p.·7, pl. x, lig. 24; ll, 1913,
p. 285, lig. 345. `
Coquille plus allongée; spire plus élaneée à tours plus convexes, non ou
à peine méplans près des sutures, à croissance graduelle et régulière: ombilic
un peu élargi; même test avec 3 zones fauves presque effacées; taille plus
grande. — L. 44-48 mm.; D. 33-36 mm.
Ilabite les lacs, les étangs, les bras de rivières à courant peu rapide; vit
assez loin du rivage. Rare. Le lac dettrandliru (Loire-Inférieure) [G. Ssnvxxx];
les environs d'Angers (Maine-et·Loire) [L. German]; le Rhône à Lyon
[L. (lrznmivl et à Arles [À. Loeannj. _
F. BYTHINELLIDAE
Animal pouvu d’un mullc allongé, bilobé en avant: 2 lobes céplxaliques, le
droit plus développé et creusé en gouttière, comme chez les Vivzlnarizlac;
tentacules longs, ellilés, toujours égaux entre eux; yeux sessiles situés à la
base externe des tentacules; pied ovalaire ou arrondine dépassantpas le mullc
en avant. Màchoires peu développées; radula montrant, sur chaque rangée:
une dent centrale multicuspidée avec 1 ou plusieurs denticulations basales;
1 dent latérale de chaque côté, încurvée, à base étroite, multîcuspidée et
2 dents marginales de chaque côté, étroitement allongées, pectinées; brancliies

602 Monwsones rznizasrnns Er Fntvmritas
constituées par de' simples rides ou plis du plafond de la cavité palléale;
otocystes avec un seul otolithe.
Animaux unisexués et ovipares; orifice femelle il droite, sur le collier; appa·
reil femelle (fig. 639) comprenant une glande génitale (ovaire) noyée dans le
foie et formée de plusieurs lobules enrgrappez canal étroit, puis élargi en
un oviducte plus ou moins boursouflé; vagin allongé. Appareil mâle (fig. 640) L
glande génitale (testicule) entourée par le foie; canal déférent long et sinueux,
élargi dans sa partie moyenne; pénis bigîde; extérieur, saillant, derrière le
‘ --r   af ~
_· ·   · · · Oli" `
,;;*"" l il `-gn   
. / "` \
il/J? la
OV- ··· I
.. -(;d_ · · - OV
· *1
F10. 639·640. - Appareil génital de Bythinia tentaculala Lima. — 639 (à. gauche), Appa-
reil màle: gm, glande male; p, pénis bitide; cd, canal déférent; f, tlagellum. —— 640
(à droite). Appareil femelle : gf, glande femelle; of, orifice génital femelle; ov, ovi-
ducte.
tentacule droit. muni d’un flagellum. (Eufs petits, hyalins, fixés sur les corps
' flottants ou sur les corps solides immergés.
Animaux herbivores habitant, soit les eaux douces (rivières, mares, étangs
ou sources), soit les eaux saumàtres. ,
'l`Am.EAU nes cnxmzs
. 1. Coquille à spire bien développée; le dernier tour relativement
petit; test mince ou peu épais ........... 2
- Coquille globuleuse à spire tres courte; le dernier tour énorme
et à bord columellaire calleux, aplati; test très épais, solide;
opercule corne, spîral ...... G. Lithoglyphus, p. 656
2. Opercule corné, profondément enfoncé dans le dernier tour;
coquille variable ............ . ..... 3
- Opercule calcaire afflenrant le péristome, à nucléus subcentral;
coquille ovalaire conoîde assez grande. . G. Bythinia, p. 603

nïriximttinas. — nvrnxma 603
3. Ouverture dont la base est projetée en avant, son bord inférieur
étant nettement plus avancé que sa partie supérieure .... 4
— Ouverture normale ......... · ....... 5
4. Ouverture munie d‘une encoche ou sinus le long de la suture.
............... G. Paladilhia, p. 638
- Ouverture sans encoche le long de la suture. G. Lartetia, p. 641
5. Opercule spiral à nucléus excentrique et à stries spîrescentcs
radiées; coquille variable. - ............. 6
-— Opercule très petit, presque lisse; coquille très petite, cylindri-
que allongée ............ G. Paulia, p. 635
_ 6. Coquille lisse ou finement striée. ........... 7
-— Coquille avec, sur le dernier tour, des gibbosités longitudinales
creuses à l’intérieur ........ G Belgrandia, p. ($30
7. Coquille de taille relativement grande, à sommet aigu .... 8
—— Coquille très petite, à sommet obtus, parfois comme tronqué.
....... ” ........ G. Bythinella, p. 610
8. Coquille conique allongée vivant dans lcs_ eaux saumàtres ou `
salées. . . · ......... ' ........
À- Coquille ramassée, ventrue, vivant dans les eaux douces. . . ‘
............. G. Psaudamnîcola, p. 607
9. Spire à tours~un peu convexes, le dernier arrondi ..... 9
.............. G. Paludestrina, p. 647
— Spire à tours plats, le dernier subanguleux; opercule à nucléus
très rapproché du bord interne ..... G. Peringia, p. 652
i G. BYTHINIA Lexon, 1818.
[Bizlaynia Lmcii, 1818, Bithinia Gnu, 1821 et Bythinia Gnu, 1850; Elona
Moonm-Ttxnox, 1855; Grnyana en Bern, 1870; Dygyrcid1¢»rt«(LET0URNEUx
Locrino, 1882; Digyrcidum Lerounxeux, 1887 (cf. L. Ganumv, 1907, p. 15, 22;
G. Asras, 1921, p. 263 et sq.); Bulimus (Scoroti, 1777), Pitsnnv, 1927].
. Animal à mufle bilobé en avant, pourvu de 2 lobes céphaliques comme ceux
des Vivipares, celui de droite bien développé, replié en gouttière; tentacules ·
filiformes, très flexibles; yeux sessiles; pied arrondi antérieurement, terminé
en avant par deux très petites dilatations en forme de crochets; radula avec,
sur chaque rangée, une dent centrale pentagonale multicuspidée à base trilobée
. offrant plusieurs denticulations Iatéro—basaIes, et, de chaque côté, 1 dent laté-
rale longue, incurvée, multicuspidée, à base.étroite et 2 dents marginales très
étroites, allongées, serrulées. Pénis extérieur, aplati, bifide (fig. 639), plus court
que le tentacule droit et situé à la base de ce dernier. Animaux ovipares pendant
des œufs globuleux, hyalins. généralement disposés sur deux rangs et consti- ·
tuant une masse gélatineuse iixée aux pierres.
Coquille ovalaire conoïde turbinée, subperforée; ouverture ovalaire pyri-
forme; péristome continu, mince; opercule calcaire, à nucléus subcentral et à
stries concentriques, eilleurant presque le péristome. -

604 Mot.1.UsQUEs Tsmtesrnes ET FLUVIATILES
Le genre Digyreidum a été établi pour une coquille des environs de Mont-
pellier (1) (Pyrénées-Orientales) dont l’opercule, spirescent au centre, est strié
concentriquement à la périphérie (2). Ce fait, qui s’0bserve assez fréquemment
chez des individus de Byt/zinia temaculam L. est un caractère exceptionnel,
sans valeur, et le genre Digyreidum est absolument synonyme de By:/zinia.
H. A. Plrsunx [Bull. Amer. Museum nat. Hist. New- York, Llll, 1927, p. 214]
reprend, pour désigner les espèces de Bythinies, le nom générique Bulimus
Scoro Lt, 1777, universellement appliqué, depuis plus d`un siècle, à des espèces
terrestres. Ce changement, qui n’est pas appuyé sur des raisons suffisantes, est
parfaitement inadmissible, ne serait-ce qu'en raison des très graves confusions
qu’il pourrait entraîner. ` `
Les Bythinies sont des animaux herbivores vivant en colonies populeuses
dans les mares, les ruisseaux ou les rivières. Elles aiment à grimper sur les
pierres et les plantes submergées et possèdent la propriété de sécréter, comme
d’ailleurs les Bythinelles, un mince filet muqueux qui, passant entre le bord du
péristome et 1’opercule à moitié clos. leur permet de se suspendre aux plantes
aquatiques. Ces animaux habitent tout le système paléarctique; fossiles, ils sont
connus dans les terrains tertiaires et souvent abondants dans les formations
quaternaires. · . `
1. Tours de spire séparés par des suturesrpeu profondes; ombilic `
nul:. . ....,.............. 2
—- Tours de spire séparés par des sutures profondes; ombilic étroit. 3
2. Coquille ovoïde assez ventrue; spire assez haute. B. tentaculata, p. 604
—— Coquille ovalaire allongée à peine ventrue, spire très haute,
— etîîlée. ; ..... B. tentaculata var. matritensis, p. 605
3. Coquille globuleuse conoïde de 5-10 mm. de long.; spire à
tours étages très convexes; sutures très profondes. B. Leachi, p. 606
-— Coquille eonoïde courte de 3,5-5 mm. de long.; spire à tours
assez convexes; sutures assez profondes. . . B. Celtica, p. 606
1. B. tentaculata Lmx1â(Fig. 639, 640: pl. xvit, fig. 497}.
Helix zentaculam L1NNÉ, 1758, p. 774. — Neritajaculmor MULLER, ll.
1774, p. 185. — Bulimus ienmculatus Poxnnr, 1801, p. 61; Pinsnm', 1927,
p. 214. —— Cyclostoma inzpura Dnaranmtun, 1801, p. 41 et 1805, p. 36, pli
I i, fig. 19. — Paludina impura Bnaan, 1815, p. 183, pl. vn, fig. 2;
P. tenlaculatcz DUPUY, 1850, p. 543, pl. xxvu, fig. 7. — Bylhzhia tenta-
culattt l`/lOQUlN•rl.`ANDON, ll, 1855, p. 528, pl. xxxxx, fig. 23 à 44: \VEs*1·nu-
t.uxn,_Vl, 1886, p. 14; Locxnn, 1893, p. 71, fig. 72 et 1894, p. 79, pl. v,_
fig. 1; GERMMN, 1907, p. 15, pl. 1, fig. 1 à 3, 5 à8, 10 à 12; et ll, 1913,
p. 290, fig. 333. ·—— B. sebethina Beam: in Communs, 1881, p. 34; Locann,
1893, p. 72; 1894, p. 85, pl. v, fig. 3; B. grtwida RAY, Bull. Soc. malacol.
France, l, 1884, p. 154; Loc., 1893, p. 72; 1894, p. 81, pl. v, fig. 21;
1. Le Bythïnix Bowrguigmzti l‘.t•..tnu.ne.
2. Les especes du sous-genre Gabbia [Trios, 1865] Ont egalement un opercule otfrant les
memes particularités, mais elles diffèrent des vraies Bythînies par d’autres caractères qu’il n'y a
pas lieu de rapporter ici, ces animaux habitant I’Afrïque tropicale.

BYTIIINELLIDAE. - nrrmxin · ' 605
ll. alloponza Wesrigutuxo, Vf, 1886, p. 15; Loc., 1893, p. 73; 18%, p. 83,
pl. v, fig. 4; B. slramicensis Loc., l’Échange, VII, 1892, p. 16; 1893, ·
p. 73; 18%, p. 85 et 110, pl. v, fig. 16; B. deczpiens Loc., 1893,p. 72;
1894, p. 84, pl. v, fig. 6 [non MILLIÈTIQ B. potamica Boonouienyr in Loc., ‘
1893, p. 73; B. gzzavida RM', Bull. Soc. malacol. France, l, 1884,
p.154; Loc., 1893, p.72;`1894, p. 81, pl. v, fig. 21; B. parva Loc., 1893,
p. 73;-1894, p. 83 et 104, pl. v, fig. 12; I}. ardussonica Loc., 18%,
p. 83, pl. vx, fig. 12 [zjeune]. I
Coquille ovoïde plus ou moins allongée; ombilic nul; spire assez haute
formée de 5-7 tours convexes, le dernier grand, dilaté ventru, atteignant
les 2/3 environ de la longueur totale; sutures peu profondes; sommet
subaigu; ouverture oblique, subovalairevanguleuse en haut; péristomc
continu, subépaissi; test assez mince, corné, ambré, jaune d`or, fauve ou
même rougeâtre f'), garni de stries longitudinales très fines, serrées,
subégales. -— Opercule mince, subconcave, àpeine subtransparent, ailleu-
rant presque les bords du péristome, à stries concentriques médiocres.
- L. 8-12 mm.; D. 4,5-7 mm.
fEufs globuleux (2 mm. de diam.), jaunâtres, réunis symétriquement sur
2-3 rangs en une masse gélatineuse rubannée longue de 12-30 mm., large de
1-5 mm., collée aux plantes aquatiques et contenant de 10 à 70 œufs. Le Mollus-
que dispose régulièrement ses œuls·et les colle aux corps étrangers avec sa
trompe et Vexlrémité antérieure de son pied [N. Pt. Boncimun-Cmmrunswx,
1838, p. 83].
llabite les fleuves, les rivières, les canaux, les fossés, les étangs, les marais;
s’élève jusqu'à 1,800-2.000 m. d’altitude; vit dans les lacs jusque vers 25-30 nn. V
de profondeur. Très commun, partout; abondant, à l’état fossile,dans le Quater· /"
naire.
var. products l\1mns (Pl. uu, fig. 519 et 524).
Paludina impura var. producta MEAKE, _18·S’0, p. 41; Bythinia producm
Locnno, 18931 p. 72; 1894, p. 80 et 96, pl. vi, fig. 26.
Coquille à spire plus allongée et à croissance plus régulière, de taille plus X,
forte. - L. 14-15 mm.; D. 7-7,5-8 mm. —- Un peu partout, mêlé au type. '
var. matritensis Gaaiïtts. ,
, Paludina impura val'. malrilcnsis G1tAi·:LLS, Catal. M0luSCOS Espaüu, 1846,
p. 17, fig. 23-24; Bythinia matritensis Bonnouiorurr, 1864, Il, p. 359; Locauo,
1893, p. 73, fig. 73; 1894, p. 86, pl. v, fig. 20; Gnmunm, 1907, p. 19, pl. t, fig. 1
et 9; B. Michaudi Locmxn, 1893, p. 73; 1894, p. 84, pl. v, fig. 23 [non Duur].
Coquille ovalaire allongéeà peine ventrue; spire très haute, ellilée, formée de
6-7 tours bien couvexes, le dernier médiocre n'atteignant pas les 2/3 de la
longueur totale; ouverture petite, subarrondie; même test. — L. 9-12[-15] mm.;
D. 5-6[-8] mm. - Assez commun, un peu partout, aveo le type.
Le By:/zinia zentaculata L. est variable quantà la hauteur relative de la spiro
I. Dans les eaux in eourantrapide, le test est souventjaune très clair, comme vitre, absolument
transparent, Panlmal étantdïxnjaune paille trés pâle [\a1·.hyalinaGnmmx, 1903. p. 233; La Lolre
aux Ponts-de-Cé (Mai_ne·et·Loire)].

600 MOLLUSQUES rrznnssrnns nr FLUVIATILES
A etl’on passe insensiblement des formes ventrues comme_la var. carta GARMER
. [in P1cA1m, 1840, p. 301] aux formes allongèes comme les var. producta MEME et
matritensis GRAÉLLS [cf., pour ce polymorphisme, L. Gemmxr, 1907, p. 18 et
J. Fsvmz, 1927, p. 263, pl. 19, fig. 1 à 22].
2. B. Leachi S11nrx>Ann (Pl. XVII, fig. 493 ct 498).
Cyclostoma anatinum MILLET, 1813, p. 9 [non DnArAm~zAUn]. —-,Palu-
dina ventricosa GRAY, Loud. medic. Repos., XV, 1821, p. 239 înom. nud.);
DUPUY, 1850, p. 445, pl. xxvu, fig. 8. — Turbo Leac/iii Srrzrmnu, Trans.
Linn. Soc. London, XIV, 1823, p. 152. —- Paludina similis DESKNIOULINS,
Bull. Soc. Lima. Bordeaux, II, 1827, p. 65 [non MICHAUD]. —— P. Kick.rz'z'
\VEsTENnon|>, Bull. Acad. Sc. Bruxelles, ll, 1835, p. 337, pl. rv, fig. 1. -
Bythinia Mic/zaudi DUVAL, Revue Zoo!. Soc. Cuvier., 1845, p. 211;
B. BaudoniGAss1Es, 1859, p. 47; Locmn, 1893, p. 74. — Byt/zinia Leachi
l`lOQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 527, pl. XXXIV, fig. 20-23; VVESTERLUND, VI,
1886, p. 17; LocAnn, 1893, p. 74, fig. 74; 1894, p. 86; GERMAIN, 1907,
p. 20, pl. 1, fig. 13. — B. Kic/c.ri Nrsr, in Kiisrnn, Conchyl. Cabin.,
1852, p. 45, pl. rx, fig. 12, 13; LOCARD, 1894, p. 88. — B. Bourguzjgnati
PALAD11.1111, 1869, p. 224. pl. 19, fig. 1-3 et 1869, pl. v, fig. 1-3. —- Dygy-
reidum Bourguignati LOCARD, 1882, p. 224. -Dzgyrez`dumBou1;guzUgnat1'
Locsnn, 1893, p. 75, fig. 75-76. '
Coquille globuleuse conoïde très ventrue vers la base; ombilic étroit;
spire formée de 5-6 tours étages, très convexes, cléprimés vers la suture, le
dernier très grand, renflé, comme détaché de la spire; sutures très pro-
fondes; sommet subaigu; ouverture arrondie,·un peu ovalaire, légèrement
anguleuse en haut; péristome continu, non réfléchi, subépaissi; test mince,
peu solide, à peine brillant, subtransparent, corné jaunâtre ou brun roux,
souvent encroûté, garni de stries longitudinales fines, serrées, demi effa-
cées. —· Opercule mince, à stries concentriques nombreuses, fines mais
très distinctes. — L. 5-10 mm.'; D.3,5—6 mm. (‘).
Le Digyreidum Bourguignazi n’est qu'une forme de petite taille légèrement
plus ventrue, comme je l‘ai indiqué en 1907 (p. 22-23) et comme G. Asrnc
[1921, p. 263-300] l’a montre plus récemment. .
Habite les petites rivières, les fossés, les marais, principalement dans le Nord _
et l'Ouest; vit également en Belgique, en Hollande, en Angleterre.
3. BJ celtica BOURGUIGNAT (Pl. xv11, fig. 494, 495).
? Paludina decipieris MILLET, Rev. Magaœ Zool., 1843, p. 2, pl. 04,
fig. 2 et: Mem. Soc. a.qr·z'c. Angers, V, 1844, pl. 1, fig. 2 [non LocA1w, non
SEHVAINI. —- By!/zùzia celtica BOURGUIGNAT l.I‘t.PALADILHE, 1870, p. 184; '
YVESTERLUND, Vl, 1880, p. 19; LCCARD, 1893, p. 74. — Amnicola celtica
GERMAIN, 1903, p. 229; ll, 1913, p. 292. `
1. (1'cst pour cette espèce que le marquis A. ns MONTEROSÀTO [in A. Locum, 1892, p. 70] a créé
le sous·genre Codirlla que l’ou doit considérer comme synonyme de Bythinia.

·m~mmem.ronE.. —- nvrnttmt 607
· Coquille conoîde courte; ombilic en fente étroite; spire assez conique.
un peu acuminée, eforméerde 5q6 1»O\l’l'5.l8S8Z convexes à croissance regu-
lière mais mapide, le denuier·élargi-rentlé,, très développé dans le sens idu
diamètre; lsutures profondes; summet sun ipeu aigu; ouverture à peine
oblique, suhovalaine arrondie, faiblement iaiugiuleuse en haut; test solide,
oorné, opaque, brun œoux .0u ferrugineuix, parfois recouvert d'un iendult
noîrâxtre ou verdàtre, galrni de stries longibudinales très fines, très déli-
cates, à peine sensibles. ·-—·Op¤ereule à stiries concentriques bien visibles et
un peu saillantes. — L. 4-5 mm.; D. 3,5-4[-4,2] mm. .
Cette espèce se distingue du B. Lcac/li Sueur. par sa taille plus petite, sa
Iorme plus éconrtée. sa spire plus aeuminée avec ·un dernier tour plus déve-
loppé en diamètre et ·son opercule à·stries concentriques plus saillantes. lùlle
·rcssemble«assez.à lîzlmnioola simili: ¤Dnnr.·e:t il faut iprobehlementtui rapporter
le Bythinia deoipâens,Mu..t.s¤· (non Lomnn). Udmnuicola Lutetiwna Jûouucmmx xr
[in Lomme, .1893, p. 78] trouvé dans _les·eond.uites .dleau de la ville de Paris
paraît être une monstruosité .de cette=espèce.à coquille ventrueglobuleuse, il
spire très courte et de petite taille (L. .1,75 mm.; D. 1,5 mm.).
Habite les marais, les fossés, les eaux stagnantes. Commun, mais seulement
dans l’Ouest,, notemment dans les départements .de la Bretagne [J. H. Bounom- '
cur, L. Geuuux] et dans celui de Maine-et«Loire:[I... Gmnu.im].‘ ,
G. PSEUDAMNIGOLA PAULUCCI, 1.874.
[Jmnicolu auteurs européens, non Gouw et Ilnommx, 1810].
Animal assez petit; tête très allongée, tronquée en avant; tentacules allongés,
sétacés, très mobiles, les yeux à leur base externe; pied petit, court, subtron·
qué en avant; animal ovipare. _ .
Coquille turbinée subglobuleuse; omhilic en fente étroite; spire conique.
assez courte, le dernier tour ventru; sommet petit, subaigu; ouverture ova-
laire; péristome continu; opercule lenfuucé, garni de rayons spirescents se U
·dirigeaut«du centre vers la périphérie, entièrement corné.
Les.Pseudamnic0les fréquentent les eaux douces peu agitées et ne s’éloignent
;pas beaucoup des régions soumises à Fintluence maritime. .
1 . Coquille ovoïde conique ou·obèse ventrue· ........ 2
— Coquille ovoïde lancéolée ...... P. lanceolata, p. Goo _‘
.2. Coquilleplus ~ou moins ovoïde conique. . i ........ 3
— Coquille obèse, très ventrue ...... ’P. compacte, p. 610
.3. Coquille ovoîde conique; sutures médiocres; taille petite
'(3 mm.), ............. P: anatina, p. *608
— Coquille ovoïde subconique; sutures profondes; taille plus
grande (4-7 mm.) .......... _ P. similis, p. -607
.1.. .11%. tsimilis ,>.DnAimn1ntml(Fig·. 641, 4643. pl. xvu, fig. 496)..
Llyeloxtoma ·.s·z’m¢iIc DMP., 18U&,;p. 34,.pl..1, fig. 15; Bylhimh menidio-
— ‘ 39

608 Monwsoons Tiznnasriiizs ET FLUVIATILES
nalis Risso, IV. 1826, p. 64, pl. III, fig. 38; Paludina. simile Micnaon,
1831, p. 93. »- Hydrobia similis DUPUY, 1850, p. 552, pl. xxvu, fig, 9. —
Amnicola confuse FRAUENFELD, 1863, p. 1029 [11011 Mo1·riiss1En,1868];
Bythinia M0ut0nL'DUrUY, 1849, n° 45; Amnicola Moutoni Locann, 1893,
' p. 76; CAZIOT: 1910, p. 471, pl. vm, fig. 3-4; Paludinella. simiI1És· VVES-
TERLUND, VI, 1886, p`. 69; Amnicola similzs BOUIIGUIGNAT, ll, 1864,
p. 238. pl. 14, fig., 28-30; PALADILHE, 1870, p. 187; Locann, 1893,p. 75,
fig. 77; Gaiumuu, ll, 1913, p. 291, fig. 356; CAZIOT, 1910, p. 471, pl._v11i,
fig. 2 et 5. . '
Coquille ovoïde subconique; fente ombilicale oblique, bien marquée
mais peu profonde; spire assez courte, aiguë, composée de 4-5 tours
convexes, le dernier très renflé; sutures assez profondes; sommet aigu;
ouverture ovalaire arrondie, à peine anguleuse en haut, égalant en hau-
teur environ la 1/2 longueur de la coquille; péristome simple, subépaissi;
test assez solide, corné, subtransparent, lisse, parfois recouvert d’un
limon verdâtre. —— Opercule corne brillant, roussâtre, garni de stries rayon-
nantes très fines. — L. 4-7 mm.; D. 3-5 mm.
Habite les eaux tranquilles de la France méditerranéenne, depuis les
, Pyrénées-Orientales jusqu’aux_Alpes-Maritimes.
J. BIABILLE a décrit un Amnicola cyrniaca [1869, p. 55; CAZIOT, 1902, p. 320]
trouvé d`abord à Bastia [P. I\1AB1LLEl, puis à Aleria, Toga, Saint-Florent,
Bonifacio, etc... où il est commun~[E. Cazior]. C’est une coquille ayant
tous les caractères du Pseudamnicola similis Dn.ir1mN.iUn mais de taille plus
petite (L. 3,5-4,5 mm.; D. 2,5 mm.) et dont le test est un peu fragile, subpellu·
cide. Ce n’est qu’une forme locale.
2. P. alîâtilla DRAPARNAUD (Fig. 642).
Cyclostoma anatùm DnArAnNAUn, 1805, p. 37. pl. 1, fig. 24-25. —
Littorina anatimz GRAY in Tuirrox, 1840, p. 87. — Pzzludina a.:2atz'na·
Küsrnn, Conch. Cab., 1852, p. 76, pl. XIII, fig. 16-17 [non Micnaun]. --
Amnicola emzliana PALADILHE, 1869, p. 229, pl. 19, fig. 22-23 et1869,
p. 106, pl. v, fig. 22-23 [: A. con/lisa Moirnssxan, 1868, p. 69, pl. 1,
fig. 15-17, non Fnnunnrann]; PALADILHE, 1870, p. 191; Locann, 1893}
p. 76; A. spzrata PALAD., 1869, p. 231, pl. 19. fig. 10-11 et 1869, p. 108,
pl. v, fig. 10-11; Loc., 1893, p. 77; A. Sarahae PALM)., 1869, p. 233,
` pli 19, fig. 12-13 et 1869, p`. 109, pl. v, fig. 12-13; Loc., 1893, p. 76;
.l. subproducta PALAD·, 1869, p. 140; Loc., 1893, p. 77. -·A. anatina
Loc., 1893, p. 77; Gnnmimv, ll, 1913, p. 291. —PaIudz`nelIa anatina,
P. enzitiana, P. sarahae, P. subproducm et P. spirata. VVESTBRLUND, Vi,
1886, p. 69, 70. — Pseudamnicola confuse Knmvaxxn et WOODWARD, 1926,
. 24. ‘
P Coquille ovoïde 'conique; fente ombilicale assez marquée mais très
étroite; spire conique, aiguë, composée de 4-5 tours assez convexes, le
·dernier très grand; ·sutu1·es peu profondes; ouverture assez grande,

\
n·r·rmna1.\.1¤Aa. — l‘SEUDA)1NICOL\ ·G09
ovale, n‘aItcignant pas tout à fait, cn hauteur, la 1/2 longueur de la
· coquille; péristomc simple; droit; bord columellaire réfléchi, blanchâtre;
test assez mince, corné pâle, suhtransparent. peu brillant. Iinemcnt strié
  . 6 4 ’.l.
l 6 4 2
. ou 64 4 e 45
Fm. 641 it 645. —· 641. Pxcudanmicola similis [1uxrxnxAw.radula. — 642. l’ anatina
Dnar., X 10. — 643 P. similis DMP., X 5. — 644. I'. Ianccolala PALADILIIE. X 5. —
645. P. compacla P.u.A¤u.nE, >< 10.
et plus ou moins encroûte. —- Opercule mince. brun, corné, avec 2 tours.
de spire. —— L. 2-3 mm ; D. 2 mm.
Cette coquille est assez variable; les espèces de A. Pamumir, citées en syno-
nymie ne sont que des |'0rmes indiscernables ou de faibles variétés reliées au
type par des intermédiaires. Les caux tranquilles de la France méridionale, \ ,
notamment dans les départements des Pyrénées-Orientales, de l`lIérault, du  
Var...; vit aussi dans |'0uest, notamment dans l‘Erdre et la Loire, àNantes
(Loire-lnférieure). La Corse : Alerîa, Bastia, Cap Corse [E. Cltziorl.
3. P. lanceolata Pataoimiu (Fig. 644).
Ammbola lzmceolata PALAD., 18lî9,p. 228, pl. 19, fig'. 8-9 et186`9, p. 105,
pl, V, fig'. 8-S); 1870, p. 1.90; LOCARD, 1893, p. 76, llg. 78; Gammm, II,
1913, p. 290. — A. vina'[lz`ca. P.u.An., 1870, p. 189; Loc., 1893, p. 76. ———
Paludinella vindilica. et P. Ianceolala Wïasrnnnunn, Vl, 188(i, p. 70. .
Coquille ovoïdo lancéolée; fente ombilicale très étroite; spire assez
aiguë, rormée de 5-6 tours un peu convexes, le dernier ventru, surtout
vers sa base; sutures médiocres; ouverture oblique, subpyriforme arron-
die, toujours plus petite que la 1/2 longueur de la coquille, subanguleuse
en haut; péristome droit, continu, subépaissi; bord columellaire à peine
rétléchi; test assez solide, d’un corné plus ou moins foncé, presque lisse.
— Opercule inconnu. —— L. 4-4,5 mm.; D. 2,7-3 mm.

610 · Momnsouns ·TERR.ESTRES nr rwvxxrimzs
Habite le départemenvdes Basses-Pyrénées, a Saint—Jean—de-Luz [A. PALA-
nn.nE]. L’A. vindilica PALM;. n’est.qu’une forme un peu moins allongée; elle .
vit à Belle-Isle (Morbihan) [A.. Parmmne]. Ces deux formes vivent également
en Corse, où elles sont rares, aux. environs de·Saint-Florent et de Bonifacio
[E. Cilzror].
4. P. compacte Patxnxnun (Fig. 645).
.lmm'c0!a compacta PALAD., 1869, p. 234, pl. 19, fig. 14-15; et 1869,
p. 110, pl. v, lig. 14-15; Locsrm, 1893, p. 77, fig, 79; GERMMN, Il, 1913,
p. 291. - -1. pisolina. Pxnxninnn, 1876, p. 333; Loc., 1893, p. 78. —
Paludinella. pzlsolcmz et P. compacte Wssrnnnuxn, VI, 1886, p. 71.
· Coquille obèse ventrue; fente ombilicale étroite; spire courte, subco-
. nique, composée de 4-5 tours un peu convexes à croissance d’abord lente,
puis rapide, le dernier arrondi convexe, très grand; sutures bien mar-
quées; sommet aigu; ouverture très oblique, subovale, peu anguleuse
i en haut; péristome continu, subévasé; bord columellaire àpeine réfléchi;
test corné verdàtre, ·peu brillant, subtransparent, souvent encroûté. -—
° Opercule marron brillant, garni de stries spirescentes bien visibles à la '
loupe. — L. 3,5 mm.; D. 3 mm.
i Habite les environs de Perpignan et vit également à Alicante (Espagne;
’ ‘ [A. Psnxnxrue]. Il est dailleurs probable que les trois dernières espèces d’Am—
' nicoles signalées ici seront retrouvées dans un grand nombre de localités de
_ l’©uest, du Sud-Ouest et de la région méditerranéenne. ,
G. BYTHINELLA l\(l0QUIN·_TAhDON (1851) 1855.
[Hydmbizz Iimrmavx, 1821 (pars) ; Dnruv, 1850 (pars); Le«zchz'a Rxsso, 1826
(pars); Paludinella Rossuiîsstnn, 1850 (non C. Prsxrren, 1841; non Lowe,
1852); Pxminitne, 1870; \VEsrEm.Uun, 1886; Frauenfcldia Ctsssm, 1878].
Animal petit; téte semi ovalaire, le mufle bilobé en avant; tentacules longs,
grêles, filiformes, les yeux placés à leur base externe sur une saillie nettement
marquée; pied simple, arrondi subtronqué antérieurement, rétréci en arrière,
ne dépassant pas le mufle, la sole unicolore. Radula avec dents médianes plus
ou moins pentagonales pourvues d’une denticulation basale, dents latérales
allongées-arquées, multicuspidées, dents marginales très longuement étroites
et serrulées: Animal unisexué, orifice génital à droite, le pénis bifide, extérieur,
placé derrière le tentacule droit; orifice femelle sous le collier.
Coquille très petite, ovalaire oblongue ou subcylindrique; ombilic en fente
étroite souvent recouverte; spîre à tours plus ou moins convexes; rarement
carénés; sommet zouyburs obtus, parfois subtronqué; ouverture ovalaire ou
oblongue; test mince, transparent, souvent cristallin et brillant; fréquemment
recouvert d’uu enduit limoneux. Opercule comé ou subcorné, assez profondé-
ment enfoncé, à nncléus excentrique et sublatéral et à stries spirescentes très
ünes.
Les Bythînelles sont de très petits Mollusques vivant dans les sources (presque

nvrnxrxanmnnz. — nx*rn¤xm.1.A _ 611
toujours àleur origine), les eaux vives et fraîches, parmi les plantes aquatiques
(même au milieu des Mousses constamment humides}, parfois attachées aux
pierres ou aux rochers; elles sont fréquentes dans les alluvions et habitent
principalement les régions submontagneuses. En France, elles sont très rares
dans les plaines de l`Ouest.
- Coquilleà tours de spire non carénés. S.·G. Bythinella s. str., p. 611‘ ‘
— Coquille à tours de spire carénés; le dernier avec 1-3 carènes.
. S.-G. Pyrgobythinella -j—Mieropyrgu1a —}— Brachypyrgula, p. 627 -
S.-G. Bythiuella sensurstricto.
Coquille très petite, ovalaire ohlongue ou subcylindrique à sommet toujours
bien obtus; tours de spire arrondis, jamais carénés.
Les espèces sont polymorphes et _varient souvent d’une source a l‘autre;
aussi en a·t-il été décrit un grand nombre, souvent sur des caractères sans
grande valeur, ce qui rend leur détermination particulièrement laborieuse.
D’autre part, ou ne sait presque rien de l’anatomie de ces petits Prosobranches
dont beaucoup sont uniquement connus par la diaguose originale de leur
coquille. Dans ces conditions, les espèces admises ne sauraient avoir qu'uue
valeur provisoire,
1 . Coquille globuleuse ventrue; spire très courte, dernier tour bien
développé ................ - . . . 2
-— Coquille pupoïde subcylindrique; spire variable ...... _ 5
2. Ombilic en fente très étroite; sutures profondes ou assez pro-
fondes .................... 3
— Ornbilic nul; suturcs peu profondes. ........ 4
3. Coquille globuleuse-ventrue; sutures assez profondes .... _
................ B. viricüs, p. 613
—- Coquille plus ventrue, obèse; sutures profondes, subcanali·
culées .............. *B. turgida, p. 614
4. Coquille ovalairc renllée, suballongée; sutures peu marquées. .
............... B. Desmoulinsi, p. G14
- Spire à tours plus convexes; sutures plus marquées ....
......... B. Desmoulinsi var. burgundina. p. U15
5. Coquille pupoïde; spirc courte ou assez courte ...... 6
— Coquille subcylindrique plus ou moins allongée: spire assez
haute ou haute ...... . .......... 16
6. Coquille pupoïde courte; spirecourte. . .· .... - . 7
—- Coquille pupoïde allongée; spire plus ou moins développée. . `10
‘ 7. Spire à tours peu ou médiocrement convexes ..... . . 8
— Spire à tours très convexes; sutures profondes. B. brevis, p. 615
8. Dernier tour égalant la demi-longueur totale ....... 9

612 , Monrusouns rannrzsrnias nr FLUVIATILES.
— Dernier tour égalant les 3/4 de la longueur totale, subrenllé en
son milieu; péristome presque réfléchi. . . B. saxatilis, p. 617
9. Spire à tours peu convexes; sutures peu marquées; péristome
droit, mince ............ B. Perrisi, p. 618
—— Spire à tours assez convexes; sutures bien marquées; péristome
U subépaîssi. . , ......... B. conoidea, p. 618
10. Spire à tours convexes ou assez convexes ........ 11
— Spire àtours très peu convexes ............ 14
11. Coquille pupoïde plus ou moins allongée. . ' ...... 12
—— Coquille pupoïde obèse ......... B. curta. p. 620
12. Sutures profondes ................ 13
—— Sutures non prolondes; dernier tour médiocre, bien arrondi. .
...... ' ......... B. Schmidti, p. 622
13. Spire à croissance peu rapide, régulière. . B. eutrepha, p. 620
— Spire à croissance rapide, peu régulière. . B. Gaudefroyi, p. 621
14. Dernier tour grand ou très grand, toujours plus grand que la
demi-longueur totale .... . ........... 15
— Dernier tour médiocre, plus petit que la demi-longueur totale. .
.......... . .... B. armoricana, p. 625
15. Spire à tours presque pIa1zs;ombilic nul. . B. rubiginosa, p. 619
—— Spire à Jours szabcorzvexes, aplatis près des Sutures; ombilic en
fente étroite ............ B. ligurica, p. 621
16. Coquille subcylindrique courte; spire assez haute ..... 17
— Coquille subcylindrique allongée; spire haute ou très haute. . 26
17. Sutures canalioulées ..... _ .......... 18
—— Sutures non canaliculées .............. 20
18. Dernier tour très grand, méplan près de la.suture. ..... 19
— Dernier tour arrondi; sutures profondes, subcanaliculées. . .
........... B. Reyniesi var. Baudoni, p. 617
19. Sutures profondes, canaliculées ..... B. Reyniesi, p. 616
—— Sutures très profondes. tres canaliculées; dernier tour plus
grand, plus aplati vers la suture ...........
.......... B. Reyniesi var. canaliculata,p. 617
20. Spire àtours peu convexes, aplatis en leur milieu ..... 21»
— Spire ·à tours plus ou moins convexes, non aplatis en leur milieu. 23
21. Sutures peu profondes; dernier tour égalant la demi-longueur
totale .......... i .......... 22
—— Sutures profondes; dernier tour égalant le tiers de la longueur
totale .............. B. pupoides, p. 622
22. Coquille cylindroîde écourtée ....... B. opaca, p. 618
-— Coquille cplindroïde plus allongée. B. opaca var. etrusca, p. 619
23. Coquille un peu courte .............. 24
— Coquille plus ou moins allongée ........... 25
24. Coquille subcylinuroîde-ovalazreg tours assez convexes ....

nvrixixsnnxnaiz. — nvriixmailca 613
.............. B. Bourguignatî, p. 624
— Coquille cylindroïde assez courte; tours bien convexes ....
................ B. rufescens, p. 624
25. Coquille seulement cylindrique allongée; tours de spire con- ·
vexes non renflés; sutures bien marquées mais non profondes.
............... B. abbreviata, p. 624
— Coquille étroitement allongée; tours convexes renllés; sutures
profondes ............. B. sorgica, p. 622
26. Coquille très étroitement allongée; tours de spire arrondis à
croissance régulière peu rapide ........... 27
- Coquille plus nettement cylindrique et moins allongée; tours de
spire méplans vers la suture et à croissance rapide ..... 28
27. Coquille très allongée; 5 tours de spire arrondis ......
................ B. Ferussacî, p. 625
-— Coquille plus, allongéewonoïde; 6-8 tours de spire assez con-
vexes .... `. . . B. Ferrussaci var. cebennensis, p. 626
28. Coquille cylindroïde assez allongée; spire de 4-5 tours. non
étagés; sutures peu profondes. . B. opaca var. gracilis,   619
-— Coquille cylindroïde allongée; spire de 5-6 tours étages; sutures
profondes ............ B. anianensis, p. 626
1. B. viridis Pomar (Pl. xx, fig. 355).
Bulimus w'rz'dz's Poinar, 1801, p. 45. — Cyclostoma Vl'I‘l·d8 Dnaran- I
xaun, 1805, p. 37, pl. r, fig. 26-27. — Ilydrobia viridis Dover, 1850,
p. 553, pl. xxvn, fig. 10; PAr.1lnu.11a,1866, p. 93 et 1866, p. 17; II Astieri
Duruv, 1850, p. 556, pl. 27, fig. 12; Paludinella vùfdzk P.u.An1r.mz, 1870,
p. 195; \vESTEl\LUBlD, Vi, 1886, p. 66; b’ythz'nz'a. vi1·i«lz's Moqmx-Taxnox,
ll, 1855, p. 524, pl. xxxix, fig. 11-12; Bythinella vz'rz'd¢'s Locann, 1893,
p. 78, fig. 80; Gemnux, Il, 1913, p. 78; fig. 80; B. Astieri Loeano, 1893,
p. 79, fig. 81 [: B. Bercnguieri Bouncuicxyr, in Bénaxcumn,1882,
_ p. 83, 99; Bénaxo., 1902, p. 380, pl. xvx, fig. 8; Locarno, 1893, p. 84];
I}. ginolensis Faoor, 1881, Bu/L Soc. zoo!. Fr., p. 148: Locarno, 1893,
p. 80; B. Lancelevei Lomme, 1893, p. 78.
Animal vert foncé, presque noir; mulle probosoidiforme, médiocrement
allongé; nettement bilobé en avant; pied assez large. `
Coquille globuleuse ventrue; ombilic presque recouvert; spire conoïde
ubtuse, formée de 4-5 tours oonvexes à croissance un peu rapide, les
2 derniers grands, le dernier très grand, arrondi ventru; sntures assez
profondes: sommet très obtus, subtronqué; ouverture subpyriforme
arrondie; péristome continu, droit, légèrement épaissi, un peu détaché;
· bord columellaire à peine réfléchi; test assez solide, corné pâle blan-
châtre, subopaque, brillant, garni de stries longitudinales fort délicates
paraissant très fines et très serrées à la loupe. —— Opercule très mince,
transparent, noiràtre, à stries peu visibles. —· L. 3-4 mm. ; D. 2-2,5 mm.

G14 MOLLUSQUES.TE`HRES·TRZES ET. rnuvuiinss
Habite les fontaines, les ruisseaux limpides, principalement dans les régions
submontagneuses oui au moins- montueuses; assez commun, principalement
dans le N0rd·Est et L’Est (Aisne, Aube, Côte-=·’©r, Haute-Marne, Moselle,
Rhône, Vosges, Yonne); très rare dans les Alpes-Maritimes[Grassey[D..DU1>UY]t,
· le Var (Foux de Draguignan) [P. Bénexonmn] et l"Aude (Quillan) [P. Facor];
absent dans l’Ouest.
2. B.llt1t‘g‘ld3. PALADILHE (Fig'. 646].
Paludfnella turgidu/a PALADILHE, 1869, p. 275, pl. 20, fig. 1-2 et 1869,
p. 115, pl. xv, fig. 1-2; 1870, p. 198; Wesrennnnn, Vl, 188(L p. 67. —-
P. utrz'··ulus PALAD., 1874, p. 29, pl. m, fig. 3-4; \XrEST., Vl, 1886, p. 67.
-— By!/zinellan tnrgida et B. utrz'cula·LocAnn·, 1893, p. 79; B antezsenszls
BÈRENGUIER, 1882, p. 89; 1902, p. 378, pl. xvi, fig. 7; Locsnn, 1893,
p. 81.
Coquille subglolzuleuse obèse, écourtée; fente ombilicale étroite; spire.
courte, obèse, formée de 4 tours convexes venfrus à croissance rapide,
l’avant-dernier grand, le dernier très développé, dilaté vers Pouverture;
sutures profondes, subcanaliculées; sommet très obtus, presque plan;
ouverture peu oblique, pyriforme arrondie, peu anguleuse en haut; péri-
stomé simple, subévasé et légèrement encrassé intérieurement; bord
l columellaire faiblement réfléchi; test assez mince, marron clair ou ver-
dâtre, àpeine strié. - Opercule marron clairà stries‘peu visibles. —
L. 2-2,5 mm.; D. 1,75-2 mm.
Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme beaucoup plus
obèse écourtée. Elle est connue. des départementsde l`Aisne [environs de
Jaulgonne) [LA1.i..euArsr et G. Snnvun], de l'Aube (Riceys, Bar·s~ur-Aube)
. [A. PA1.Aou.ne], de la Cote d’©r (Billy-lès-Chanceaux) [A. Panaoitne] et du Var
[environs de Draguignan) [P. Biânenzcunaal.
3'. B. Desmoulinsî Dupuy (Fig. 650). `
Bit/zz`m'a llloulùzsiz DUPUY, 1849, n° 44. — Ifyafroâût lilou/zïnszi DUPUY,
1850, p. 555, pl'. xxvn, fig. 11. — Paludùzellœ AITOLL/îI2Sl·PALADILllE, 1870,
p`. 198; XVESTERLUND, Vl, 1886, p. 66. — Bythinellà Desm0u[z`12siL0cAnn,
1893, p. 80, fig. 82; GERMAIN, ll, 1913, p. 298.
Animal gris bleuâtre ou noîrâtre; mutle allongé, proboscidiforxne; pied
étroit, gras bleuâtre.
Coquille ovalaire suballongée, renflée;. ombilic nul; spire courte,
formée de 3-4 tours convexes a croissance assez rapide, le dernier très
développé, égalant les 3/4 de la longueur totale; sutures peu marquées;
sommet obtus; ouverture subarrondie pyriforme, anguleuse en haut;
péristome subcontxnu, simple, non détacl1é,presque tranchant; test assez
mince, hyalin, très finement strié (stries longitudinales, visibles à Ia.
loupe, fines et irrégulières}. — L. 2 mm. ; D. 1.25 mm.
Cette espèce est très voisine du B'. viridis Pom. dont elle nfest peut-être

nrrnxwnmrnxn. —— nvrunwnnui 615
quhmexariélé locale s'en distinguant par sa forme moins ventrue, son dernier
tour proportiounelllement. plus grand, ses sutnres moins profondies,. si taille
pluspetite et son test plus mince. Elle habite les fontainesfroides du Périgord,.
sur les bords de la Dordogne, notamment prèsw de Lalinde [D..Du1>uv, Chsous.
Mouuxs].
La forme burgundina Bmuoouxx. [in Loclun,. 1893, p., 80] dillère par sm
è
· 
. 6 4 6. 64 7 6 4 3
·© Q ·  6
6 4 9 6 5 O 6 5 1
Flo. 646 à:65l. — 646. Bythinclla turgida, PA1..iox1.uE, X l8.· — 647. B. B0urguig11ati[F1s·
cum, >< l7. — 648. B. Reyniesi Duruv var. Bausdani PALADXLHE, x l8. -— 649.. P. Rey-
nicsi Durux var. camzliculala PA1.AD·,· >< 18. ·—- 650. B. Dcsmoulinsi Duruv, >< 26. —
651. B. curla P.sx..4¤11.uE, X IS. `
I
spirei formée de 4 tours plus convexes séparés par des sutures beaucoup plus
profondes; par son ouverture plus petite et ronde et par son test plus solide,
un peu épais. — L. 2,5 mm.; D. 1,25 mm. Puits à Chàtillon—sur-Seine (Côte-
d'Or) [J. Bmwouxx] (Pl. xxx, fig. 5î9 et pl. xxm, lig. 595).
4. B. brevis Dnnxnmun (P1.x1x, fig. .'3!i9, pl. xxn, fig. 595).
Cyclostonm breve DMP., 1805, p. 37, pl. xm, tig. 2-3. —· Paladùza

616. Monwsonns ·rEr.aEsrnEs nr m.uvn1·x1.x-ns
brevis Micnann, 1831, p. 97. — Hydrobia brevis DUPUY, 1850, p. 560,
pl. xxvm, fig.'1.' —- Bythinia brevis Moonin-'l`ANnoN, II, 1855, p. 523,
pl. xxxix. fig. 6-7. —— Paludinella brevis PALAMLHE, 1870, p. 206; WES-
TERLUND, VI, 1880, p. 59. - Hydrobia Paladil/zei DUBREU11., 1880, p. 125;
Belgrandia guranensis PALADILHE, 1870, p. 223. - Bytlzinella brevis
Locann, 1803, p. 81, fig. 83; GERNIAIN, II, 1013, p. 294, fig. 346; B. Orzesz-
koi Cazior, 1910, p. 459, pl. x, fig. 8, 10. -— B. trinitaiis CAz., 1910,
p. 460, pl. x, fig. 6, 17. —- B. Templi Cruz., 1910, p. 464, pl. x, fig. 5, 13.
...B. Doumeti Caz., 1910, p. 466, pl. x, fig. 3 [non Bonne., Locmn];
B. subdoumeti Gaz., 1910, p. 467, pl. x, fig. 7, 11.
Coquille pupoïde-ovalaire un peu allongée; ombilie en fente extrème- I
ment étroite, presque nulle; spire formée de 3-4 tours très convexes, le '
· premier très petit, le 2° bien plus grand, les 2 derniers très développés ;
sutures profondes; sommet obtus; ouverture oblique, ovalaire arrondie;
péristome simple, à bord externe subévasé; bord columellaire un peu
réfléchi; test mince, corné clair, transparent, souvent recouvert d’un
limon adhérent, presque lisse (stries longiludinales d’nne grande ténuité,
` seulement visibles à la loupe}. —— Opercule très mince, transparent, pro-
fondément enfoncé. - L. 1,5-2,5f-3] mm.; D. 0,5-0,75[1—1,5-1,7] mm.
Assez commun dans‘les sources et les fontaines de l’Est et du Midi (Jura,
· lîreuse, Ilérault, Pyrénées-Orientales, Var, Alpes-Maritimes). La forme de ce
dernier département, d`ailleurs à peine distincte, a reçu de E. (lmor les noms.
relevés ci-dessus.
5. B. Reylliesi DUPUY (Fig. 657).
IIydrobia·Reyniesi DUPUY, 1850, p. 567, pl. xxvui, fig. 6. —— Paludi-
nella Reyniesi PALADILHE, 1870, p. 216; \VEs·rEn1.UNn. VI, 1886, p. 64;
P. Companyoi PALM)., 1870, p. 204; ¥Vesr., Vl. 1886, p. 64; P. andor-
rensis PALM., 1875, p. 13, pl. 21, fig. 24-26; \rVEST., Vf, 1886, p. 64. —-
' Bythinella artiasensis Faoor, Crôn. Cient. Barcel0na,·X, 1887, p. 81;
Locann, 1893, p. 79; B. (,`0/npanyoi Locann, 1894, p. 85; B. Heyniesi
Locnnn, 1803, p. 87, fig. 90; GERMAIN, ll, 1913, p. 297. ·
Animal très noir en dessus, gris bleuâtre plus clair sur les côtés;
mufle proboscidiforme, allongé et distinctement tronqué et bilobé en
avant; pied obtus, assez étroit, noir bleuâtre.
Coquille ovalaire allongée, pret-que cylindroïde; ombilic très étroit;
spire assez courte, formée de 4-5 tours arrondis à croissance rapide, le
dernier très grand, très convexe mais méplan près de la suture; sutures
profondes ou très profondes, plus ou moins canaliculées; sommet obtus;
ouverture peu oblique, pyriforme, bien auguleuse en liant; péristome
simple, subtranchant; test mince, corné, transparent, généralement
recouvert d’un enduit limoneux noiràtre ou vert foncé, presque lisse. -·-
Opercule très mince à stries visibles. — L. 2-3 mm.;D. 1-1,5 mm.
Habite les sources, les filets d'eau; assez commun dans toute la région pyré-

nïruiusnnnnaa. — BYTHINELLA Gl7'
néennc : lIautes·Pyrénées (jusque vers 1.789 m. d'altitude, dans le lac de Gaube),
Haute-Garonne, Pyrénées·Orientales; a.été signalé dans la Creuse, à Guéret ·
[A. l"\i..io|x.na]; vit aussi en Catalogne (Espagne).
(Iette espèce se distingue du B. Izrevis Dnar. par sa forme cylindroïde allon- '
géo, son ouverture à angle supérieur très marqué, son dernier. tour nettement
méplan près de la suture et, surtout, par ses sutures profondes et canali-
culécs.
var. canaliculaia. Pananitne (Fig. 649).
I'a'udinella canaliculam PALM)., 1869. p. 279, pl. 20, fig. 3-4 ct1869, p. 117,
pl. 6, fig. 3-4; \Vss1·mu.uxn, VI, 1886, p. 56; Bylhinclla canalzculata Locann,
1893, p. 87.
Coquille de même forme et de même taille; 5 tours de spire à croissance
plus rapide (les 2 derniers grands, renllés, le _dernier nettement aplati en haut
pros de la S\1l.\1I'e); Sutures encore plus profondes et très forlcmcnt canalicu-
lôvs. Guran, près de Cierp (Haute-Garonne) [A. P.i1.u>u.ne].
var. Baudûl/11 PALADILIIE (Fig. 6-18). _
Paludinella Brzud0niP.\LA1)., 1874, p. 32, pl. HI, fig. 9-10; \Vesram.uxo, VI,
1886, p, G7; Bythincllaüaudoni Locarno, 1893, p. 81; Genmxx, ll, 1913, p. 294.
Coquille mieux ovoïde arrondie; spire obèse, formée de 4-41/2 tours peu con-
_ vczes, subaplatis, à croissance très rapide à partir du 3* (les 2 premiers tours
larges, mais peu développés en hauteur), le dernier très grand, arrondi obèse:
sutures profondes, subcanaliculées; ouverture obliquemcnt ovalaire, moins
anguleuse en haut; même test. — L. 2,5 mm.; D. 2 mm. - Forme locale recueil-
lie dans la source dela Pique, Port de Venasque (Haute-Garonne) [A. PM..wn.m:],
ressemblant beaucoup, comme forme, au B. brevis Dn.u•.·, mais a sulures
subcanaliculées et à tours de spire s‘accr0issant comme ceux du,B, Reynicsz
Dur. ` ·
ti. B. Saxatilîs ne REYMÉS (Pl. xix, fig. 551].
Paludimz saxatzlis ne lievuirîs, Lettre à Moquin, 1843, p. 4, pl. u,
fig. 1-3. - Ilydrobia .m.z·at¢`h's Dover, 1850, p. 561, pl. xxvm, fig. 2. --
Bylhinia breuis var. saxatilis l`l0QUIN·TANDON, ll, 1855, p. 523,
pl. xxxix, fig. 8. — Paludinella saxatilis PALAou.m;, 1870, p. 207;
Wes1·1zxu.uNn, Il, 1886, p. 59. — I'. elhptiba PÀLADW 1874, p. 33, pl. un,
fig. 11-12; Wasr., VI, 1886, p. 59: —— Bythinella saxatilis LocAan,- 1893,
p. 82, fig. 84; GERMAIN, II, 1913, p. 294.
Coquille ovoïde allongée, pupoïde; ombilio nul; spirc subconoïde, for-
méelde 4 tours assez convexes à croissance rapide, le dernier très grand,
subrenflé en son milieu, atteignant les 3/4 de la longueur totale; sutures
assez marquées; sommet petit, très obtus; ouverture oblique, régulière-
.ment ovalaire; péristome continu, subévasé, presque réfléchi; test blond
très clair ou verrlâtre, transparent, assez solide, un peu brillant, lisse.
Opercule assez épais, d’un beau rouge orangé parfois très vif. -— L. 2
[-2,2] mm.; D. 0,75[·1] mm. ·
Environs de Montauban (Tarn-et-Garonne) [P. ne Revues]; sources à Arbo-

'618 iuotwsouns rnnnnsrans BT rwviarinns
ras et à Montpeyroux (Hérault) [A. P.u.Ann.ma];Ascain (Basses·Pyrénées) [A. nr:
Sain-Sinon]. Le B, elliptica PM. xn. est une forme un peu plus ventrue et de
taille très légèrement plus forte.
7. B. Perrisî»Dm>ur (Figi 656).
Hydrobia. Perrilsi DUPUY, 1850, p. 503, pl. xxvm, fig. 3. - Paludi-
neiia Perrisi PALADILHE, 1870, p. 208; Wusrnnwivn, VI, 1886, p. 59. -·
Bythineila Perrisi LocAnn, 1893, p. 82; GERMAIN, ll, 1913, p. 294.
Coquille cylindro-oyoïde allongée, pupoïde;.ombilic nul; spire formée
de 4 tours peu convexes, à croissance graduelle, le dernier égalant environ
la 1/2 longueur totale; sutures peu marquées; sommet obtus, ouverture
un peu oblique, subovale pyriforme, l’angle supérieur d’insertion obtus;
péristome continu, droit, simple, tranchant; test corné clair, mince,
transparent, luisant, souvent encroûté, à peu près lisse. — Opercule très
mince, transparent, jaunâtre. -—L. 1,25 mm.; D. 0,6-0,7 mm. `
Espèce voisine du B. saxazilis Rav. mais avec un dernier tour proportionnelle-
ment moins développé, des sutures moins marquées, une ouverture moins
oblique et un péristome droit. —-Environs de Mont-de-Marsan (Landes)[Prams,
D. Duruv]; Arboras, Fontaine d'A.ubély (Hérault] [A. PALAnxLuE].
8. B. conoidea on Rnrmizs (Pl. xxx, fig. 546).
Paludimz conoideœ un Hermes, Lettre à Moquin, 1843, p. 5., pl. r,
fig. 4-0; Hydrobia conoidea DUPUY, 1850, p. 559; pl. xxvn, fig. 14;
Pananinnn, 1870, p. 230. - Bythinùz conoidea Mooum-Tannoiv, Il, 1855,
p. 522, pl. xxxix, fig. 3-5. — Bythinella. conoidea LocAnn, 1893, p. 82;
GnnMA1x, ll, 1913, p. 295, Hg. 355. ` ·
Coquille pupoïde, suballongée conique, un peu ventrue à la base; ornbilic
nul; spire forméede 4 1/2-5 tours assez convexes, à croissance graduelle,
le dernier égalant environ la demi-longueur totale; sutures bien marquées;
sommet un peu obtns; ouverture ovalaire subarrondie; péristome continu,
un peu épaissi; test brun clair ou rougeâtre, souvent encroûté. — Oper-
cule enfoncé, diaphane, très mince. -—— L. 1,7-2 mm.; D. 1-1,2 mm.
Ardus, à 1 m. de profondeur, dans l’Aveyron (Tarn-et-Garonne) [P. ne REYNIÉSI;
Allnvions du Lez, Montpeyroux (Hérault) [A. PA1.Anxr.n1z].
9.IB. cpaca Zincnnn (Pl. xxx, fig'. 550). _
Paiudina opaca ZIEGLER, Sitz. Ber. A/md. Wien, XXII, 1856, p. 576,
fig. 6. ~—· Paluciinelia opaca PALAD·ILHE, 1874, p.`34; VVnsTnnLUNn, VI,
1886, p. 57. -— Byzhinelicz opaca. LocAno, 1893, p. 88. `
Coquille cylindroïde écourtée; ombilic en fepte étroite et profonde;
spire formée de 4 tours assez aplatis à croissance rapide, l’avant-dernier
assez développé en hauteur, le dernier égalant la~ demi-longueur totale;
sutures peu profondes; sommet obtus; ouverture suboblique, ovalaire
arrondie, légèrement anguleuse en haut; péristome continu, simple,
tranchant; bord columellaire subréiléchi; test corné pâle ou brun terne,

nv·rmma1,unAE. -— BQTHYNELLA 6lf|—
garni de petites stries longitudinales visibles à la loupe, souvent plus ou
moins fortement encroùté. - L. 2,5 mm.; D. 1,25. a
Environs de Bell'ort(Bas·Rhin) [A. P.ir.Ann.mz]; Saint·Denis (Lozère)[P. FAuo1·]; _,
.\veyron [A. Locann]. ‘
' La forme éirusca PÀLADILIIE (Fig. 658) [lhydrobia etruscu P.u.An.,186'7, p.89,
pl. 21. fig. 14 à 16 et 1867,p.56, fig. 14-16; Bythinellu etrusca CAzxo·r,1922,p.56]
estun peu plus allongée (L.2,75 mm.; D. 1,*25 mm.} avec une spire à tours très
légèrement convexes. aplatis à leur partie médiane et un test plus mince, corné
pâle, transparent; elle a été découverte it Montmorella, près de Florence
G5Z    65'Sï É 654  % GBSÈÉ
llxu. 652 à. 655. — 652. Bylhinella pupoidcs Paunxuxs. forme allongée, X 25. — 653. B. _
pupoides PALADILHE; forme écourtèe, X 20. -654. B. armoricamz P.Ai.Ann.x1a. >< 22. —-
655. B. liguricu Ptmnnrnn, >< 20.
(Italie) [A. Issu] et retrouvée en Corse : fontaine sur la route de Pictranera à·
San-Martino-di-Lola; eaux fraîches et limpides d’une source sur la route
de Bastia à Sainte·Lucie [E. Cazxor]. _ ,
La forme gracilis Locnnn [Bythinella gracilis Locann, 1893, p. 89; Gennmu,
II, 1913, p. 299;B. Padiraci Loclinn, Bulletin Muséum Paris, VIII, 1902, P. 608,
fig. 1] est une coquille plus grande, plus étroitement allongée (L. 2,5-3,5-1 mm. :
D. 1,2-1,&·1,75 mm.); la spire, formée de 4-5-5 1/2 tours faiblement son-
veres et méplans vers les suturesiest à croissance plus régulière avec un
dernier tour proportionnellement moins développé en hauteur; le test est
mince, corné jaunâtre clair, parfois encroûté. Ce n’est qu‘une forme d'0pacu
un peu grêle dont le B. Padimci Locmm (fig. 661) est un intermédiaire. —-
Fontaines de l’Aveyron et des Pyrénées-Orientales [A. Locmu]; très commune _.
dans la rivière souterraine de Padirac (Lot) [A. Vmiâ]. `
Le B3/thincllu opaca Znzotun a une très large distribution géographique
(Italie, toute l’Europe centrale, Bosnie) et il est très probable que les Bythi-
nelles suivantes n'en sont que des modifications locales.
Qu. B. rubiginosa Boumie.
Puludina rubigirwsa Boumâe, Bull. Hist. natur., 1833, p. 28; Paludi-

620* Monwsouns TERRESTIIES ET FLUVIATILES
nella rubz}gz'n0sa PALADILHE, 1870, p. 202; VVIESTERLUND, VI, 1880, p. 63;
Locxnn, 1894, p. 84; GERBIAIN, II, 1913, p. 295.
Coquille ovoïde allongée; ombilic nul; spire formée de 5 tours très peu
convexes, presque plans, à croissance brusque à partir du 3°, lc dernier
bien développé en hauteur, ventru fuselé; sutures bien marquées; sommet
très obtus, subtronqué; ouverture très oblique, anguleuse en haut, suban·
guleuse en bas; péristome continu, le bord externe arqué, projeté on
avant; bord,columellaire réfléchi; test corné, souvent recouvert d’un
lîmon rougeâtre. - Opercule très enfoncé. -— L. 3,2-3,5 mm.; D. 1,2-
1,25 mm. `
Eaux minérales (21=•) d`Audinac, près de Saint—Gir0ns (Ariège) [N. Bonnin].
—— Le Bythinella Scrvaini BOURGUIGNAT [: Paludinella servainiana Bonne. in
PALADILHE, 1870, p. 205; \V1:s·1EnLUmn, VI, 1886, p. 63; Bythinella scrvainiana
. Locxnn, 1893. p. 85] ne paraît être qu'une forme à peu près indiscernable si ce
n`est par la présence d’une très étroite fente ombilicale. - Saint-Jean-de-Luz
(Basses-Pyrénées) [A. PA1..1n11.111z]; Lourdes (Hautes-Pyrénées) [P, FAco1·]; fon-
`.; taine à Gignac (Hérault) [A. PALADiLHE].·
` 96. B. eutrepha Pxtxnxtnn (Fig. 660).
Hydrobia eutrep/za PALAD., 1867, p. 45, pl. 20, fig. 16-18 ct 1867,
p. 44, pl. 11, fig. 16-18. —— Paludinella, eulrepha PALADZ, 1870, p. 201;
\VES'I`ERLUN|), VI, 1886, p. 63; P. eurystoma PALAD., 1870, p. 199;
1874, pl. 111, fig. 5-6. -— Bythinclla eurystoma Locaun, 1893, p. 85;
B. P0uziB01mo. in Locnnn, 1893, p. 85; Bfeutrepha Locunn, 1893, p. 85;
' GERBIAIN, II, 1913, p. 296. _ ·
Coquille plus ou moins ovoîde cylindracée; ombilic en fente étroite; spire
' formée de 5-51/2 tours asse: cozwexes, à croissance presque régulière,
le dernier grand, arrondi, un peu renflé; sutures profondes; sommet très
obtus, submamelonné; ouverture très peu oblique, arrondie, à peine
'anguleuse en haut; péristome simple, mince; test corné pâle, vitré,
transparent. -— Oporcule vitracé à stries à peine visibles. — L. 3-3,5 mm. ;
I D. 1,5-1,75 mm.
, Alluvions du Lez, près de Montpellier; commun dans les sources d`Aniane
à et de Saint~Guilhem-le-Désert (Hérault) [A. PÀLADILHEB environs d’Estaing
[Aveyron) [J. R. Bonncnismr].
La forme roubioncnsis CAz1o1·[Byt/rinella rouhionensis Cazior, 1910, p. 462,
pl. x, fig. 9 et 15; B.’sz1br0ubionensis CAZIOT, 1910, p. 463, pl. x, fig. 14 et16] est
un peu moins allongée, plus obèse (L. 3 mm.; D. 1,25-1,5 mm.) avec une spire
à tours moins convexes et un sommet tout à fait obtus. Elle vit dans les
` cascades du chemin muletier de Saint-Sauveur à Roubion; vers 800 m. d'alti-
tude (Alpes-Maritimes) [E. Cxnor]. C'est une forme de passage à la Bythinelle
suivante. ·
90. B. curta PALADILI-[E (Fig. 651.).
Paludinel/a curm PALAD·, 1874, p. 31, pl. 111, fig. 7-8; VVESTERLUND,

nrruinmminae. — BYTHINELLA 621
VI, 1886, p. G4: Bytlzinella curta Loeann, 1893, p. 84, fig. 87; Gennmx,
II, 1913, p. 296.
Coquille subconique obèse; fente ombilicale bien accusée; spire subco-
nique, formée de 4 1/2 tours assez convexes, à croissance rapide, régulière,
le dernier un peu grand, subdilaté vers l’ouverture; sutures bien marquées;
sommet obtus, subtroncatulé; ouverture verticale, petite, arrondie; péri-
stome continu, mince, ie bord externe arqué: bord columellaire arqué,
non réfléchi; test corné, assez solide, opaque, faiblement et inégalement
strié, souvent recouvert d‘un enduit limoneux. — Opercule profondément
enfoncé, mince, à stries très peu visibles. — L. 3 mm.; D. 2 mm.
Environs de Lusignan (Vienne) [T. Lerounxaux]; environs de Draguignan f—
(Var) [P. Bûnuwtien]. I
Qd. B. ligurica PALADILHE (Fig. 655). _
Ilydrobia. ]l};’ll}'l•ClL PALM)., 1867, p. 88, pl. 21, fig. 20 à 22 et 1867.
p. 55, pl. ux, fig. 20 à 22. — Paludirzella. lzgurica. VVESTEKLUND, VI, 1886,
p. G2. — Bythinella lzgurica CAZIOT,_1902, p. 309; 1910, p. 465, pl. x.
fig. 4.
Coquille ovoïde oblongue; ombilic en fente très étroite; spire courte,
formée de 31/2-4 1/2 tours peu convexes, légèrement aplatis en haut; les
2 derniers très grands, le dernier non remontant versl`ouverture; suturcs
bien marquées mais peu profondes; sommet très obtus, subtronqué:
ouverture ovale arrondie, à peine anguleuse en haut; péristome droit,
continu, subévasé, légèrement bordé en dedans; test fragile, peu trans-
parent, vert pâle, presque lisse. —— Opercule châtain, à stries spirescentes
visibles à la loupe, peu enfoncé. — L. 3-3,25 mm.; D. 2 mm.
Cette forme se distingue de B. euzrcp/la Panne. par ses tours moins con-
vexes, ses sutures moins profondes; elle semble bien voisine du B. opam
Zmcn. Elle a été découverte à Finale (Ligurie) [A. Issex.] et retrouvée en diverses
localités de la Ligurie. Elle vit sur les bords de la ltoya, au nord de Fontan '
(Alpes-Maritimes) [E. Cazxor]; elle est commune, en Corse, aux environs de
Bastia (torrent de Lupino, fontaine de Toga, ravin du Fango) [E. Cazxor].
9e. B. Gaudefroyi NIABILLIL
Paludinella Gaudejïoyi Mamans, 1869, p. 56; VVESTERLUND, Suppl.,
MOO, p. 104. — Bythinella. Gaudefroyi (.11210*1*, 1902, p. 309.
Coquille oblongue; fente ombilicale très étroite; spire obèse formée de
4-5 tours convexes, un peu déprimés, à croissance rapide et peu régu-
lière; sutures profondes; sommet obtus; ouverture un peu oblique,
ovalaire, aiguë en haut, arrondie à la base, Jaunacée intérieurement;
péristome continu, à peine épaissi en dedans; test dia. hane,janne pâle,
garni de stries longitudinales serrées et régulières, presque tou)0urs
couvert de limon. —· L. 2,5-3 mm.; D. 1-1,5 mm.
Cette Bythinelle, très peu connue, a été signalée en Corse dans le Bastelîca
[J, et P. l\Lmm.e] et aux environs de Bastia [E·.CAZlOT]·

622 MoL1.uso¤Es mnnssrnns ET FLUVLÀITILES '
10. B. Schmîdti —DE CHARPENTIER. .
Paludina Sc/zmidti DE Cultur. in Küsmn, Conchyl. Cab., 1852, p. 40,
pl. 8, fig. 26-39. ——·- .PdZ'lLdîI’lBZ£û» Schmùiti PALADILHE, 1.870, P. 293;
VV1«:s1·E·m.UNn, VI, 1886, p. 64; Bythinclla Schmidti Lorcairn, 1893, p. 85;
GERMAIN. ll, 1913, p. 296.
Coquille ov0îde* cylindracée; fente ombilicale sensible mais étroite;
spire subcylindriqne, formée de 4 tours assez ccnvexes àcroissance rapide
et régulière, le dernier grand, bien arrondi; sutures marquées mais non
profondes; sommet obtus; ouverture grande, iovalaire arrondie, anguleuse
en haut; péristome continu; bord eolumellaire subarqué, un peu réfléchi
sur.l’o.mbilic; test mince, diaphane, assez luisant, corné verdàtre ou vert
. pâle.- L. 1,3-2,5 mm.; D. 0,75-1,2 mm. ·
Espèce du Wurtemberg, de la Bavière, du Tyrol..., signalée aux environs de
Verdun (Meuse) [G. FEAUr;vrELn]..
11. B. pupoidcs ?ALAD!LHE [Fig. 652, 653).
Paludinella pupoides PALA1>.,` 1869, p. 279, pl. 20, fig. 7-8 et 1869,
p. 120, pl. v1, fig. 7-8; 1870, p. 220; Wssrimwnn, VI, 1886, p. 56. ——
Bythzhella brotimm CLESSIN, 1877, p. 650, fig. 438. —— Bythinellapupi-
formzls l.ocAm>, 1893, p. 88, fig. 91; GERBIAIN, ll, 1913, p. 297. — B. pu-
poides F.xvnE, 1927, p. 265, pl. 15, fig. 19-35.
Coquille cylindracée; fente ombilicale médiocre; spire à peine atté-
nuée vers le sommet, formée de 5.t0urs peu corwexes, aplatis vers le
milieu, à croissance assez rapide, le dernier égalant le tiers de la lon-
· ` gueur totale; sutures profondes; sommet obtus, subtronqué; ouverture
elliptique arrondie; péristome droit, aigu; bord columellaire légèrement
réfléchi; test mince, fragile, vitracé, transparent, brillant, faiblement
strié. - L. 2—2,25[-2,9ê3,1_] mm.; D. 1[-1,3-1,4] mm. .
Source à Thoiry (Ain)¤[A. PAworLss], localité aujourd’hui·détruite. Uespèce
est abondante, en Suisse, dans les sources du bassin de Genève (jusqu’à
1.050 m. dlïaltitude) où sa ~répartitio>n»est strictement limitée aux points d‘émer-
gence des sources; elle y vit sur les pierres, les débris végétaux, les plantes
aquatiques;. fossile dans les dépôts postglaciaires du bassin de Genève
[JJ Fïxvns]; signalée en Corse entre tliomo et Figarello (Cap Corse) [E. Cnzror],
peut-être par confusion avec le B. ezrusca Pxmo.
Le B. jumna Locmo [1893, fp. Bâ] paraît se rapportterà cette espèce :et·n'en
diffénerque pznusa *forme—un peu plus sallcmgée (L. 2 mm.; D. 0,75 »mm.)·et*ses
tm.1rs.légèoement moins oonvexes séparés par des .ssuin1res moins profondes.
Alluvions du Besançon (Jura) im. Lomme].
12. B. Snltgica Comrncrzu.
Bythinella sorgica, Communs, 1881, p. 41; ‘Loc.um, 1893, p. ·84;
GERMAIN, l»l, 1913, p. 296; B. Depcneti Nxcoms, 1892, p. >â0, pl. 1,
fig. 21; B. deformata Nwoms, 1892, *p. M, pl. 1, fig. 7;.B. angle-

nwnrxxanninaiz. ——- BYTHINELLA 625
siana NICOLAS, 1892, p. 42-44, pl. 1, fig. 10, 11 (var. carta Nic.), 12
(var. grandis Nm.) et 13 (var. depressa N1c.). ‘ ·
Coquille ovoïde étroitement allongée; ombilic en fente étroite; spîre
formée de 41/2-5[—6] tours convexes renflés à croissance rapide, les
6 5 6 6 5 7 6 s s
-
ê É D Q l
. 3 66o · . 661
Fm. 656 à 661. - 656. Bythinclla Perrisî Durnv, g< 32. — 657. B. Rcyniesi Dnrül, >< 18.
658. B. opaca Znaonnn forme ctrusca PAL4nn.nr:, >< 20. —— 659. B. Fcrussaci nas Mon-
Lnxs, >< 15. — 660. B. eutrcpha PALADKLHE, >< 25. —= 661. B. opaca Ziucznan forme Pa-
diraci Locann, >< 40.
2 derniers grands, presque égaux; sutures profondes; sommet obtus:
ouverture peu oblique, subpyriforme allongée, un peu anguleuse en haut;
péristome continu, subévasé; test cerné, hyalîn, peu épais, parfois presque
pellucide, très finement striolé. — L. 2,5-3,5[-4] mm.; D. 1-1,25 mm.
La Fontaine de Vaucluse et la Sorgue (Vaucluse) [G. Conmcxe]; sources du P
village des Angles, près d`Avignon [II. Nncoms, G. Coumcxs].
40 '

624 MOLLUSQUES rannnswars nr rruvmritus
13. B. Bourguignati Fascnmi (Fig. 647). _
` Bythinella Bourguignati Frscnun, fourn. de Conchyl., 1885, p. 42,
pl. vu, fig. 6 [non Locano (: Paulin Berenguieri var. B0urguz'gnatz')];
' B. Bourguignatî Locann, 1893, p. 88.
· _ Coquille subcylindroïde ovalaire un peu courte; fente ombilicale très
étroite; spire atténuée, formée de 4-5 tours assez convexes à croissance
rapide mais régulière, le dernier grand, subventru en haut; sutures bien
` marquées; sommet obtus; ouverture un peu oblique, ovalaire, élargie à,
·la base; péristome continu; test noiràtre, encroûté. - L. 2,5 mm.;
D. 1 mm.
Puits et source à Courtenot (Aube) [M. Braraiiv, P. Fiscuea].
14. B. abbrevîata Mxcnaun (Pl. xvir, fig. 50.3). ·
Paludina. abbreviata. Mxcuaun, 1831, p. 98, pl. xv, fig. 5`2-53. ——-
Ilydrobia ablzrevialîa, DUPUY, 1850, p. 564, pl. xxvm, fig. 4; PALADILHE,
1866, p. 93 et 1866, p. 17. ——— Bythinia. abbreviata. Moouuv-Tauoou, Il,
1855, p. 519, pl. xxxvm, fig. 37-38. —Paludz'neIZa abbreviata Pamnxrrrn,
1870, p. 217; WESTERLUND, Vl, 1886, p. 55.- Bythz'nellaparvula Locaim,
1893, p. 86; B. abbreviata Locmin, 1893, p. 86, fig. 89; Gummiu, Il,
1013, p. 297. '
Coquille ovalaire un peu cylindrique; ombilic très étroit; spire formée
de 4-41/2 tours coiwexes à. croissance régulière, le dernier grand, assez
convexe, égalant environ la moitié de la longueur totale; sutures bien
marquées; Sommet très obtus, mamelonné, paraissant subtronqué: ,
ouverture oblique, grande, presque ronde, faiblement anguleuse en haut;
péristome continu, à peine subévasé; bord columellaire réfléchi sur
l’ombilic; test vitracé, luisant, couleur de corne très claire, presque lisse.
— Opercule très mince, vitreux, assez profondément enfoncé.
Habite les sources, les petits ruisseaux, les.suintements de rochers; vit
jusqu’à une altitude assez élevée (1.200-1.500 m.); parfois commun dans les
alluvions; signalé dans un très grand nombre de localités des départements
. du Jura, des Vosges, de la Nièvre, de l’Ain, du Rhône, de l'AVeyron, de
, 1`Hérault, des Ryrénées~Orientales, de la Haute-Garonne, du Lot-et·Garonne,
des Hautes-Pyrénées, de la Vienne; indiqué en Corse, àBastia, par R. J. Saurr-·
rrwoaru et E. Rrqurw, mais ne paraît pas y exister.
B. rufescens Küsrnn.
Paludma rufescens Küsrnn, Couchyl. Cabin., 1852, p. 41, pl. 8,
fig. 31-33. — Paludinella rufescens PALADILHE, 1870,p. 53; WVESTERLUND,
Vl, 1886, p. 56. —- Bythinella rufescens Locann, 1893, p. 88.
Coquille cylindroïde un peircourte;. ombilic en étroite fente oblique;
spire formée de 4 tours convexes à croissance rapide, assez régulière,
1’avant-dernier un peu obèse,‘le dernier grand, bien arrondi; sutures bien
_ marquées; sommet très obtus, rougeâtre; ouverture grande, oblique-·

B\'THlNELLIDAE· —- BYTIIINELLA 625
ment ovalaire, anguleuse en haut; péristome continu, légèrement épaissi:
bord columellaire arqùé, un peu réfléchi sur l’ombilic; test mince, dia-
phanc, assez brillant, jaune rougeâtre ou marron rougeâtre parfois presque
brique. —— L..2·2,25 mm.; D. 1-1,25 mm.
Indiqué dans Io Périgord par G. 1"llAUl1\FEI.I) et retrouvé aut environs de
Bigorre (Hautes-Pyrénées) par .\. P.\|.An1i.n¤;.
16. B. armoricana PALADILHE (Fig. 654).
Paludinella armorfcana PALAD., 1869, p. 278, pl. 20, fig. 5-6et18(i9,
p. 119, pl. V1, fig, 5-6; 1870, p. 205; \VESTE|\LUND, Vf, 1886, p. 63. -·
Bythînella m·moricana Locnnn, 1893, p. 86, fig. 88; Gnnnuux, ll, 1913,
p. 297.
Coquille pupoïde, conoïde un peu obèse; onibilic en fente étroite:
spire formée de 4-5 tours nzédiocrement convexes, à croissance régu-
lière, le dernier n’égalant pas tout à fait la demi-longueur totale; suturcs
médiocres; sommet obtus; ouverture peu oblique, subarrondie, à peine
anguleuse en haut; péristome continu, simple; bord columellaire réguliè-
rement arqué, non réfléchi: test corné 'olivâtre, opaque, encroûté (limon
olivâtre très adhérent), garni de stries longitudinalcs très fines. — Opercule
vitracé, assez brillant, â stries peu visibles. assez profondément enfoncé.
— L. 2,5 mm.; D. 1,5 mm.
L'Erdre. près de Nantes (Loire-Inférieure) [T, LlîT()I.t\\Ll'\. A. I’u.«nn.nal.
17. B. Fûrussaci ons Mouuns [Fig. 659).
Paludimz ferussizza mas Moomxs, Bull. Soc. Lizîn. B0t·0.'eau.t, ll,
1828, p. 65. -- Hyd1·obz'a ferussina Duruv, 1850, p. 567, pl. xxvm, fig. 5.
— By!/Linia. ferussina Moçum-Taxooiv, ll, 185.7, p. 516, pl. xxxvm,
fig. 20-26. —- Paludinella fe1·ussz'na Pnnnoxnnn,. 1870, p. 210; Wins-
·rnn1..uN1>, V1, 1880, p. 54. -— P. tu1·r·icuIata PALAI)., 1869, p. 280, pl. 20,
fig.—9·10 et 1869, p. 126, pl. 6, fig. 9-10; \VIiSTEBLUND, VI, 1886, p. 55;
P. scalarùm Pamn., Revuc·.S`c. natur., 1878. p. 333; VVESTERLUND, VI,
1880, p. 55; P, provincialis Couraoxn, 1881, p. 42; lvnsr., Vf, 1886.
p. 55. —- Bythinella ferussaciana. Locann, 1893, p. 89, fig. 92; B. tzu·r·z'-
culata Locann, 1893, p. 90, f1. 93; B. provincz'alz's et scalarùm Locnnn, ~
1893, p. 90; B. Ferussaci GERMAIN, ll, 1913, p. 300, fig. 347.
Animal très noir en dessus; tentacules grisàtres; pied bien allongé.
pointu en arrière, blanc grisâtre, transparent. _ .
Coquille bien étroitement allongée; fenteombilicale étroite; spire obtusc,
formée de 5 tours arrondis à croissance régulière, graduelle et lente, le
dernier n’atteignant pas, en hauteur, la demi-longueur totale; sutuwes
profondes; sommet très obtus, subtronqué; ouverture peu oblique, subo-
valaire, assez petite, test un peu épais, corné blanchâtre, très finement
strié, généralement recouvert d’un épiderme de couleur variable. — Oper-

62 1 MOLLUSQUES TERRSFRPZS sr 1#1.uv1A·1·11.Es ·
cule presque transparent, vitraeé, corné, mince, profondément enfoncé.
—- L. [2,5-]3-4 mm.: D. 1-1,75 mm. _
Habite les sources d’eau vive, les bassins, parmi les mousses, sur les pierres,
les branches submergées; communément répandu dans tout le Sud-Ouest, rare
ou très rare ailleurs : Pérouse (Haut-Rhin) [Da. HAGENBIÈLLER]; Angers (étang
Saint-Nicolas), Beaulieu (Maine·et·Loire) [I,. GERMAIN]; Asnières (Sarthe)
[A. l’.11.An11.11E] (i).
var. cebennensis DnruY (Pl. XIX, fig. 515). '
Bithinia. cebennensis DUPUY, 1849, I1. 37. — Hydrobia cebennensis DUPUY, 1850,
p. 569, pl. XXVIII, fig. 7. --`Bythinia ferrusina var. cebennensis l`l0QUlN·TANDON·
II, 1856, p. 516, pl. xxxv111, fig. 27.- Paludinella cebennensis PALADILHE, 1870,
p. 212; XVESTERLUND, VI, 1886, p. 54. - Byt/iinella cebennensis Locano, 1893,
p. 89; B. Ferussaci var. cebennensis GERMMN, ll, 1913, p. 300.
Coquille encore plus étroitement allongée-conoïde, superforée; spire formée
de 6-8 tours assez convexes à croissance graduelle, le dernier assez grand;
sutures obliques et profondes; sommet petit, obtus; ouverture oblique, ovalaire
' arrondie: test plus mince, fragile, verdàtre, garni de très fines stries lon-
gitudinales irrégulières · Opercule très mince, vitracé. —- L. 4-5 mm.;
D. 1 1,3^mm. Cette forme, la plus allongée des Bythinelles françaises, diffère
~_ surtout du type par sa forme plus allongée et nettement conoïde; elle habite
les eaux vives des environs de Ganges (Hérault) [D. Duruv].
18. B. al1îan611SlS Pananinnn.
· Paludinella anianensis PALADILHE. 1870, p. 213; 1870, pl. 111, fig. 13-14;
Wnsrannunn, Vl, 1886, p. 55; By!/zinelta anz`ancnsz's Locann, 1893,
p. 89; GE11uA1x,ll, 1913, p. 300.
Animal roussâtre ou orun plus ou moins foncé; muile un peu étroit,
nettement tronqué; tentacules grisàtres, filiformes, légèrement atténués '
au sommet; pied allongé, dilaté et tronqué en carré en avant, ovalaire en
arrière, d`un gris pâle.
Coquille cylindroïde allongée; fente ombilicale très étroite; spire turri-
culée formée de 5-6 tours un peu étages, assez convexes, ctplatis vers les
_ sutures, à croissance rapide, le dernier grand; sutures profondes; sommet _
très obtus; ouverture grande, légèrement oblique, largement ovalaîre
arrondie, subanguleuse en haut; péristome continu, à peine évasé, le
· bord externe très arqué; bord columellaire arqué, subréfléchi; test mince,
très fragile, assez transparent, hyalin lactescent, brillant, peu strié.
· — Opercule vitre, à stries peu apparentes, très profondément enfoncé.
——- L. 3,25 mm.; D. 1,25 mm.
Espèce voisine du B. Ferussacz ons Mont., mais à coquille plus cylindrique
avec une spire à croissance plus brusque et plus rapide et à tours moins
convexes; l’animal est également de couleur ditlérente avec un mufle pluslètroit
L La forme nommée turriculata P.tL\D. ne diffère que par ses toursa croissance moins
plapêpêfrappelant le var. cebermcnsis Dcruv), ses sutures plus profondes et son test parfois plus

IIYTHINELLIDAE. — I)\`TH|N|·Ll.A 627
et mieux tronqué. -— Source de la Font·Coquillade, près d‘.\niane (llérault)
[A. PALAmum].
·}·B. Denizoti GERMAIN. ’
Bythinclla Denizoti Gnmnnx, Bull. Soc. E/_ sc. A11ge1·.s·, 1013, p. 10/i,
fig. 5.
Coquille subcylindrique allongée, légèrement pupiforine; ombilic en
étroite fente oblique; spire formée de 5 1/2-6 1/2 tours très convexes à crois-
sance rapide mais régulière, le dernier médiocre, bien arrondi, atténué
dans le bas; sutures profondes, assez obliques; sommet obtus; ouverture
oblique, subovalaîre, un peu détachée du dernier tour; péristomc continu,
subévasé extérieurement; bord columellaire subarqué, réfléchi sur l'om-
bilic qu’il recouvre partiellement; test peu épais, garni de strîes longi-
tudinales irrégulières, très fines, serrées. — L. 1,5-2 mm.; D. 0,7-
0,8 mm.
Marnes quaternaires de la Sarthe aux environs d'Angers; alluvions quater-
naires de la Maine à Angers [G. Dnmzorl. Cette espèce n‘a pas encore été
trouvée vivante dans la région, mais il est intéressant de la signaler en raison
de la rareté des Bythinelles dans l'()uest. ·
S.—G. Pyrgobythinella Gnmmx, 1930, Mîcropyrgula et Brachypyrgula
Poussin, 1929. _
Animal extérieurement semblable il celui des By:/afnella sensu stricto.
Coquille avec les tours de spire ornés de une ou plusieurs carènes saillantes
comme chez les espèces du genre Pyrgula; sommet obtus; test généralement
mince, très finement striolé.
La position systématique des quelques espèces groupéesici est toutà fait incer-
taine; elle sera précisée seulement le jour où l`0n connaîtra l’anatomie de ces
petits animaux. Ces Prosobranches paraissent appartenir, par leur mode de
vie et les earaclères extérieurs de l'animal au genre By:/iinella, mais leur ro-
quille est notablement ditiérente et se rapproche de celle des Pyrgula. C’est
pourquoi W. Poussin [1929, p. 18 et p. 25-26] les aclassès dans sa sous-famille
des Pyrgulimze en créant le sous-genre Mieropyrgula pour les Byt/zinella
pyrenaiea Bonne. et B. Darrieuxi on Feux et Béniuox (1) et le sous-genre
Brac/lypyrgula pour le Bythînella biearinata nes Mouuxs. Il n’est pas impos-
sible, à priori, que ces trois espèces soient apparentées aux véritables Pyrgules
(type :Pyrgula annulata L.) comme le propose W. Poussin; mais dans cette
incertitude, et comme les Pyrgules ne vivent pas en France, j‘ai préféré les
laisser provisoirement dans le genre·Bythinella. sensu lato. Je rapproche de
ces espèces le By:/iinella earinulata Duoniàr dont la coquille est également
carénée (2) et pour lequel je propose le sous-genre Pyrgobythinella.
*1. tie sous-genre est également représenté dans le lac d’Ochrida (Serbie) par le Pyrguhz
illllcropyrgula) Stankovici Poussin [1929, p. 26).
2. Cette derniere espece parait plus wisine des vraies Bglhinelles.

628 nionnusouss ruanusrnss ET rnuvnvrrnus
1. Dernier tour bicaréné ou tricaréné ........... 2
Dernier tour avec une seule carène supérieure; coquille conoïde
allongée; sutures larges, très profondes. B. (P.) carinulata, p. 628
2. Dernier tour bicaréné ........ . ...... 3
Dernier tour tricaréné, la carène médiane plus saillante; coquille
conique, subscalariforme ...... B. (B.) bîcarinata, p. 629
3. Coquille cylindroïde courte; ombilic nul; sutures très profondes.
.............. B. (M.) Darrieuxi, p. 628 '
·Coquille cylindroïde allongée; fente ombilicale étroite; sutures
médiocres ........... B. (M.) pyrenaîca, p. 629
1. B. (Pyrgobythinella) carinulata Dnouür (Pl. xvu, fig. 503, 504)-
Ilydrobia carizzulata. Dnouür, 1867, p. 90. -—— Paludinella carinulala
XVESTERLUND, Vl, 1886, p. 53. — Bythinella carinulata Locann, 1893,
p. 87. ·
Coquille conoïde allongée, turriculée; fente ombilicale très étroite, à
peine sensible; spire formée de 5-6 tours presque plats, à croissance
régulière, anguleux et carénés en haut, la carène très prononcée, saillante;
sutures très profondes, larges, canaliculées, le dernier tour paraissant
détaché de la spire; sommet subobtus; ouverture oblique, ovalaire
pyriforme, fortement anguleuse et canaliculée en haut; péristome continu;
_ bord columellaire subépaissi; test assez solide, un peu épais, transparent,
grisâtre on blanchâtre, presque lisse, généralement recouvert d’un»
enduit verdàtre bien adhérent. — L. 3-4 mm.; D. 1,5-2 mm.
Animal gris sombre en dessus, plus clair en dessous; mufle proboscidi-
forme, élargi et bilobé en avant; tentacules assez gros, très allongés;
pied large, dilaté en avant, arrondi en arrière.
Habite les sources, parmi les plantes aquatiques et sur les pierres. Commun
dans les fontaines des environs de Dijon (fontaines de Larrey, des Chartreux,
de Vélars) [H. Dnoui·r};·sources des départements de I‘Aube et de la Haute-
Marne [H. Dnouër]; sources du département de la Moselle [A. Bwnox].
2. B. (Hic1·opyrgula)Darrieuxi ne Form et BÉn1Lr.o•N(Fig: 667 à 669).
Paludinella Darr·ieu.¢·i ou Fonm et Biimnnox, 1877, p. 10, pl. 1, fig.
3-5; VVFESTERLUND, Vl, 1886, p. 52- —- Pyrgula Darricuxi Fneor, 1880,
p. 19; Locaan, 1893, p. 113; Germain, ll, 1913, p. 3l6.
Coquille cylindroïde courte; fente ombilicale nulle; spire composée de
4-5 tours assez convexes, le dernier élargi, très haut, formant les 3/4 de la
coquille, obscurément bicaréné (une carène supérieure et une inférieure};
sutures très profondes; sommet très fortement obtns; ouverture subqua-
drangulaire, élargie~dans le bas, très anguleuse extérieurement, au point
où aboutit la carène inférieure du dernier tour; péristome continu, légè-
rement épaissi et teinté de brun; bord colnmellaire oblique; test pellucide,·
brillant, corné verdâtre,.garni de très fines stries l0ngitudinales-—- Oper-

BYTHINELLIDLIL —- nvrumnnns . 629
` cule très mince. transparent, garni de stries spirescentes. —- L. 2,5 mm.;
D. 1,5 mm. _ »
Saint-Jean-Pied-de-Port (Basses-Pyrénées) [L. ne Feux et Bémrrux].
3.. B. (Mic1·opyrgula)pyrenaica Bouncnmmr (Fig. 665, 666). I
Pyrgula pyrenaica Bouno., 1862, p. 76, pl. 9, fig, 11-13; Locnnn, 1893,
p. 112; GERNIAIN, II, 1913, p. 316. — Paludinella pyrenaica WEsTEnLUNn.
VI, 1886, p. 52. · · ·
Coquille cylindrique allongée; fente ombilîcale très étroite; spire
2
U  9
662. 6 6 5 66 5 6 6 6 6 6 4
lim. 662 à 666. -—— 662-663. Bylhinclla (Brachypyrgula) bicarimzta nas Ãllonmns, X 12; et
(fig. 664) var. allongée, X l2. -— 665-666. B.’(rlli01‘0pyrgula) pyremzîca Iiouncuxnsn,
>< 7. _ '
obtuse, formée de 5 1/2 tours très convexes avec carène imédiane peu
saillante; dernier tour ventru, bicaréné (une carène médiane et une
supérieure, près de la suture); suturcs linéaires; sommet très obtus;
ouverture ovalaire arrondie, anguleuse au bord externe ; péristome continu;
testtransparent, corné verdâtre, striolé. — Opercule inconnu. — L. 4 mm.;
D. 1,5 mm.
Fontaine ferrugineuse et source de Bagnères-de·Big0rre, sur les pierres, et
sources le long de la route conduisant de Bigorre au Tourinaletjllautes-
Pyrénées) [J. li. Bouxmmomr].
li. B. (Brachypyrgula) bicarinata nus Mounms (Fig. 662 à 664).
Paludina. bicarinata mas Moumns, Acles Soc. Linn. Bordeaux, Il,
· 1827, p. 26; Mncunun, 1831, p. 95, pl. xv, lig. /48-!i9. -— Hydrobia bicarz'-
nam DUPUY, 1850, p. 576. pl. xxvm, fig. 12.. — By!/zinia br'cw·z}·zam
l\1OQUIN-TANDON, Il, 1855, p. 520, pl. xxxvxu, fig. 39 à 42..-- Palu Jnella.
_ lnicarinata. Wnsrnnwun, VI, 1886, p. 52. — Pyrgula bicarinam Bonn-
cunnnyr, 1862, p. 74, pl. 9, (ig. 6-10; Locnnn, 1893, p.·14P.lig 109;
Gnnsmtx, ll, 1913, p. 316, fig. 336.
· Animal allongé, assez grêle; tète et·mufle proboscidiformo très noirs;
tentacuies minces,allongés, presque subulés. d’un gris demi tranwparent; .

630 MoLLUsoUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
pied assez étroit. allongé, obtus et presque bilobé en avant, un peu aigu
en arrière. ; ·
· Coquille conique plus ou moins élevée, subscalariforme; fente ombih-
cale très étroite; spire formée de 5-5 1/2 tours, les 2 premiers petits,
arrondis, le 3** unicaréné vers la suture inférieure, le 4° avec 2 fortes
_ i
669
Fm. 667 a 669. ——— Bythînella (Micropyrgula) Darrieuxi ou Form et Biêmtton, >< 25
(fig. 667, Popercule, X 25).
carènes près des suturcs, le 5*’ très grand, formant à lui seul environ la
moitié de la coquille, avec 3`carènes très accusées, larges, arrondies, la
carène médiane plus forte et plus saillante; sutures profondes; sommet
obtus, presque`mamelonné; ouverture polygonale; péristome continu,
droit, aigu; test mince, blanc verdâtre, semi transparent, souvent eneroûté.
-— Opercule très mince, pellucide, transparent, subtrigone, profondément
enfoncé. — L. 2-2,5 mm.; D. 1-1,5 mm. .
Habite sur les pierres, dans l’eau très pure et fraîche d‘une fontaine située
tout près de la Couse, au village de Couse, canton de Lalinde (Dordogne),
ainsi que dans la Couse; commun dans cette localité, la seule connue [Ch. mas
Monmxs, D. Durex].
G. BELGRANDIA Bounouxcmr, 1869.
[Thermhydmbia PAULUCCI, 1878; Paludina, Hydrobia, auteurs divers].
Animal semblable à celui des Bythinella.
Coquille ovoïde ou conoïde; spire à tours plus ou moins convexes avec (presque
toujours sur le dernier) 1 ou plusieurs gibbosités (varices) disposées dans le
. sens longitudinal, parallèlement au bord libre du périst0mè..Ces gibbosités

uv·rmxe¤.1.1oAu. - nmtanaxotn 631
apparaissent extérieurement sous forme de petites saillies oblongues, occupant
souvent toute la hauteur du tour; ezles sont creuses à lïnzérieur.
Le genre Bclgmndia diffère uniquement du genre Bythinella par la présence
des gibbosités qui, d’ailleurs, peuvent étre parfois très atténuées, presque
obsolètes. D'autre part, les deux genres ont le même habitat, vivent ensemble,
et certaines espèces de l’un sont très voisines d’espèces de l'autre. Ainsi le
Byzhinella sorgica Councme ressemble tout à fait au Be/gmndiu gibba l)nAr..
saufque le premier n’a pas les gibbosités du second. Cependant, comme il n`a
pas été, jusqu’icî, trouvé de passage bien net entre les deux genres il con-
vient. de les conserver, au moins provisoirement.
. Les Belgrandies vivent dans les sources, les fontaines, parmi les végétaux
aquatiques ou sur les pierres. Elles sont fréquentes dans les alluvions,
J. lt. Bouncuxcmr a décrit [1869, p. 13-15, pl. 2, fig. 10 à 37], sous les noms de
—i Belgmndia joinvillcnsis, ·)· B. Desnoyersi [est certainement une monstruosité],
·î· B. larteliana, ·l· B. arc/mea, ·|· B. deshaycsiana, ·;· B. cdwardsiana et + B.
dunzenistzana des l`ormes` trouvées dans les dépots lluviatiles quaternaires de
‘Vincennes et. de Joinville-le-Pont. (Seine).
1. Coquille ovoïde conique, spire courte ........ _ . . 2 i
- Coquille ovoïde plus ou moins cylindracée; spire allongée. . . 3
2. Coquille ovoïde ventrue; 4-5 tours très convexes; ouverture ronde.
................. B. gihba, p. 631
— Coquille ovoïde-obèse; 4-5 tours peu convexes; ouverture pyri-
forme ............. B. Saint-Simoni, p. 632
3. Coquille conoîde ou ovoïde plus ou moins allongée. .... 4
— Coquille cylindroïde très allongée ......... . , . 5 ,
4. Coquille suhovoïde cyliudracée; fente ombilicale nulle; ouverture
ronde ............ _ . B.· marginata, p. 633
— Coquille conoïde allongée; fente ombilieale très étroite; ouverture
ovalaire .............. B. vitres, p. 634
5. 5 tours de spire peu convexes; ouverture ronde ....... '
............... B. cylîndracea, p. 634
— 6 tours de spire subanguleux vers la suture; ouverture ovalaire.
........ B. cylindracea var. Bourguignatî, p. 635
l. B. gibba Dnnrnimnuo (Fig'. 673,675, 676; pl. XXIII, fig.593 et pl. xxtv,
fig. 599, 600).
Cyclostoma gibbum Dun-Ans., 1805, p. 38, pl. xn, fig. 4-G. — Paludimt
gibba Mxcunuo, 1831, p. 97. - Bzthinia gzbba DUPUY, 1849, n° 40. —
Ilydrubia gibba DUPUY, 1850. p. 557, pl. xxvn, fig. 13;H. ./lloitessieri
BOURGUIGNAT, 1866, p. 191, pl. 31, fig. 8 à 11. —— By!/u'nz'a gibba Mooum-
TAxnoN, Il, 1855, p. 511, pl., xxxvm, fig. 43-45 (seulement). — I’uludz`nne
variua. Pncur, Ann. Illagaz. nat. [[i.·:t., 1854, p. 454. — Belgrandcîv
gibba PALADILHE, 1869, p. 284 et 1869, p. 125; 1870, p. 224; Locarno, 1882,
p. 233; 1893, p. 93, tig..96; Biânnxcuxun, 1902, p. 382, pl.] 16,,fig. 10;
DOLLFUS, 1912, p. 200, fig. 5; GERMAIN, ll, 913, p. 301, fig. 358-359; ·

. 632 Monwsouns rannsswnas ET rwviarinss
B. gz'I1I>er·ula Pnmninun, 1869, p. 317, pl. 20, fig. 21-23 et 1869, p. 126,
pl. G, fig. 21-23; 1870, p. 227; Locnno, 1893, p. 94 [= Hydrobia Paladilhi
Momzssxnn, 1869, p. 69 (= jeune)}; B. Moiiessieri PALM)., 1870, p. 226;
Locain, 1893, p. .94; B. BOü)'glLlgRdÉi ne Saxnr-Smotv, 1870, Ann.
Jlalacol., I, p. 29; Loc., 1893, p. 94; B. mrica PALA11., 1870, p. 225;
Loc., 1893, p. 93; B. C'azz'0tz' Locann, l’Échange, VIII, 1892, p. 3; 189,
p. 94. — Paludinella gilzôa WESTERLUND,' VI, 1886, p. 47.
Coquille ovoïde ventrue, un peu conique; fente ombilicale très étroite;
spire formée de 3 1/2-4 tours très convexes, le dernier très grand, irrégu-
lier, avec 1-3-4 (quelquefois davantage) gibbosités saillantes, en général
très visibles; sutures profondes; sommet un peu obtus, mamelonné;
ouverture ronde, très peu angaleuse en haut; péristome continu, légère-
ment évasé; bord columellaire réfléchi; test mince, transparent, quelquefois
encroûté. ——- Opercule très mince, diaphane, profondément enfoncé. -
L. 1,5-2 mm.; D. 1,5 mm. .
Le B. Moizessieri Boone, n'est qu'une forme un peu moins allongée avec les
tours parfois moins convexes; le B. gibberula. PALAD. est intermédiaire entre
cette forme et le type..Les gibbosités du dernier tour sont en nombre très
variable :1, 2,3, parfois 4 et même, plus rarement, on peut en compter de 8 à
10 depuis l`ouverture jusqu'au 3° tour; elles sont souvent très saillantes, mais il
est des individus où elles sont peu accentuées.
Habite les sources, les fontaines, les eaux très limpides, attaché aux pierres
ou aux plantes aquatiques. — Le Midi, commun dans certaines stations, mais
/·’ toujours localisé 2 environs de Nice et de Cannes (Alpes-Maritimes) [A. Musa,
A..PAnAnu.us]; Saint·Zacha1·ie, au pied du massif de la ,Sainte-Baume (Var)
[P. Béunxooisn]; ruisseaux de Saint-Guilhem le Désert, d’Ar·iana,» des environs
de Balarac et de Montpellier (Hérault) [J, R. Dnnrrnmun, D. Doruv, A. PALADILHE]§ 1
Salces (,Pyrénées-Orientales) [P. Mnssor]; fontaine de Nîmes (Ga1•d)[A. PALA-
mtus]; sources et fontaines des environs d'Avignon, notamment dans les
plaines des Angles et de Champfleury [A. Nxcoms, E. Cizior, G. Commons].
2. B. Saint-Sîmoni MOQUIN·TANDON.
By:/zfnia margfmzta var. simonizma. MOQUlN·TANDON, ll, 1855, p. 518.
—— Paludinella simoniana lvnsrnnwxn, VI, 1886, p. 53. — Belgrandia
.s·ù1zonz'ana PALADILHE, 1870, p. 221; B. Saz'nt·Sùn0niGEnMA1N, Il, 1913,
p. 302.
Coquille ovoïde obèse; fente ombilicale étroite; spire courte, formée de
4 1/2-5 tours peu convexes, le 3** grand, le dernier très grand, obèse
oblong, avec 1 à 4[-5] gibbosités étroites assez· saillantes; sutures bien
marquées, subcanaliculées au dernier tour; sommet petit, aplati; ouverture
obliqu a, pyriforme,. anguleuse en haut; test assez solide, souvent encroûté,
garni de stries longitudinales très délicates coupées, au dernier tour, de
stries spirales microscopiques. — L. 3 mm.; D. 2 mm.
Habite les eaux pures, limpides, sur les plantes aquatiques et les feuilles
~ , mortes submergées. Cierp, près de Luchon (Haute-Pyrénées); Mazamet (Tarn).

BYTHINELLIDAE. -- BELGRANDIA 633
3. B. marginata Mucmun (Fig. 674).
Paludina margùzata Micmwn, 1831, p. 98, pl. xv, fig. 58-59. —— Bithî-
nia nzarginata DUPUY, 1849, n° 42 [non PAULUCCI, 1878]. — Hydmbia
marginata DUPUY, 1850, p. 573, pl. xxvm, fig. 10. —-Byth£nia1r2argz'1zata
M0QU1N-TAN1>0x, ll, 1855, p. 518, pl. xxxvm, fig'. 29-31. —- Paludinclla
 I
• • , ·
v·k/
. 670 6 71 672 6 75
674 675 676 677
F10. 670 à 677. ·-· 670-671. Belgrzmdia vitrea Dmumnxsuu, >< 18. — 672 ct 677. B. «·ylin·
drica P.u.An|x,rm, x 20. —- 673. B. gibba Dmx>.m1¤AU¤ forme gibberula PALAD., x 24.
-— 674..B. marginalœ l\ImuAUn. X 25. —— 675-676. B. gibba Dmimvxnn, >< 25.
margzïzata VVESTERLUND, V1, 1886, p. 47. ——· Belgrandia 1nargz'aatw
PALADILIIE, 1870, p. 232; Locum, 1882, p. 235; 1893, p. 96, fig. 98; ·
llninizxuuxnn, 1902, p. 383, pl. 16, fig. 11; G1znMAxN, II; 1913, p. 303.
fig. 349-350; GEYER, 1927, p. 174, pl; xvm, fig. 17. '
Coquille subovoïde cylindracéc; fente ombilicale nulle; spire atténuée.
formée de 5·6[-6 1/2] tours convexes à croissance graduelle, le dernier
assez grand avec une gibbosité trèseaccusée; sutures _bien marquées;

634 Moi.1.UsoU1:s Tmmusrnns E'l` r1.U\·rAT11.i.s
sommet un peu aigu; ouverture presque ronde; péristome continu, tran-
chant; test corne clair, mince, transparent, très finement et presque régu-
lièrement strié (stries longitudinales·seulcment visibles à la loupe). ——
Opercule très mince, absolument vitrcux, profondément enfoncé. — L. 2-
2,5 mm.; D. 0,.75-1 mm.
Habite les eaux pures des sources, sur les plantes aquatiques et les feuilles
submergées. ~— Salccs (Pyrénées-Orientales) [P. MAssor]; Poux de Draguignan
(Var) [G. Mxcnann] et çà et la dans le dép. du Var, entre 50 et 800_ m..d’altitude
[P. Bénsxonmi]; Orange (Vaucluse) [Ch: ors Monmxs].
4. B. Viiîrea DnAo·AnxAUD (Fig. 670, 671).
Cyclostonm vitreum DMPARN., 1801, p. 41; 1805, p. 40, pl. r, fig. 21-
22. — Hydrobia vilrca. HARTMANN, 1821, p. 58; DUPUY, 1850, p. 570,
pl. xxvm, fig. 8. — Bit/zinia diaphana. DUPUY, 1849, n° 38. — Paludnzcz
vitrea Kîîsmn, Conch. Cab., 1852, pl. 11, fig. 4. — Bythmia vz'I1·eax
l\1ooU1N-TANnoN, ll, 1855, p. 518, pl. xxxvm, fig. 33-34. —— BeIgr·andz'œ
bzlgorriensis PALADILHE, 1869, p. 316, pl. 20, fig. 18-20 et .1869, p. 125,
pl. 6, fig. 18-20; Locaan, 1893, p. 96; B. subovata. Bonncoxcxivr, Revue
Sc. natur., 1876, p.355; Loc., 1893, p. 97; B. C0u1fagnez'Loc., Z'Éc/zangc,'
VII, 1892, p. 3; 1893, p. 96; B. v[lreal'ALAD1LuE, 1870, p. 229; LocAno,
1893, p. 95, fig. 97; Gnxmux, II, 1913, p. 302, fig. 348. — Paludz'nelZm·
vitrea, P. bzg0rrz'ensz's et P. subovata. VVESTERLUND, VI, 1886, p. 53, 54.
Coquille conoïde allongée; fente ombilicalc presque nulle; spire formée
— de 5-6 tours convexes, le dernier très grand, un peu renflé, avec 1-2 gib-
bosités dont 1 au moins bien prononcée; sutures assez profondes; sonn-
met obtus, presque mamelonné; ouverture oblique, ovalaire; péristoxnc
· continu, subrétlèchi; test hyalin, corné, brillant, garni de stries longitu-
dinales à peine sensibles à la loupe. — Operoule très mince, vitreux, pro-
1'ondement enfoncé. — L. 2,5-3[-3,5] mm.; D. 1—1,3[-1,5] mm.
Habite les eaux vives : fontaines, sources, petits ruisseaux, attaché aux
pierres, aux mousses des rives, aux feuilles mortes flottantes; plus facile à
i recueillir dans les alluvions. Alluvions du Rhône, à Lyon [J. R. DRAPARNAUD, A.
P. Tiznvsn, A. Locmn]; Ariana (Hérault) [J1 R. Botmcuicxar], alluvions du Lez.
près de Montpellier (Hérault) [A. PALADILHE]; fontaines des environs d?Avignon,
notamment dans la plaine des Angles (Vaucluse) [G. CoUrAcmz]; fontaines des
environs de Bigorre (Hautes-Pyrenées} [A. PAx.Ann.na]. L’espèce signalée sous
ce nom, par J. B. GAS8lES, dans les fontaines des environs d'Agen est probable-
ment le Bythiriella abbreviam Mtcniwn.
5. B. cylindracea PALADILHE (Fig. 672 et 677).
Belgrandia cylizzdrmrea l’ALAn., 1869, p. 289, pl. 20, fig. 15-17, et
1869, p. 122, pl. 6, fig. 15-17; Locann, 1882,.p. 235 et 1893, p. 95; Gnu-
MMN, ll, 1913, p. 302: B. sequanica Bounouicmvr in PALAD., 1870, p. 230;
Locann, 1893, p. 95. —— Paludz'nella cylindracea et P. scquanica.

nvriximnntinxn. - r.wu.t 035
VVESTERLUND, Vl, 1886, p. 48, A9: I3. Iruzceolala, B. t1·z'cassz`1m et I}.
1·1}mrz'a Bounouicxxr in Liocxnn, 1;*493, p. 95,96. -
Coquille cylindroïde bien allongée; fente ombilicale étroite; spire formée
do 5 tours assez peu convexes à croissance régulière mais assez rapide, le ,
dernier arrondi avec une gibbosité assezmenflée bordant le péristome;
sutures assez profondes; sommet très obtus; ouverture à peine oblique,
arrondie; péristome droit, très légèrement épaissi en dedans; bord colu-
mellaire suboblique, à_ peine arqué, subréfléchi; test mince, corné pâle,
transparent, peu brillant, souvent encroûté. -— Opercule médîocrement
enfoncé, brillant, garni de faiblcs·stries radiées. — L. 2,(3·3[-li] mm.;
D. 1,25-1,5[-1,7] mm. `
Cette espèce, qui ressemble beaucoup comme forme générale au By:/iinella `
mrriculata PALAD., se distingue par son galbe presque cylindrique, son ouver-
ture presque verticale, arrondie et son péristome subépaissi,
Eaux courantes des environs d’Amances [A. P.u..i¤xtua] et alluvions de la
Seine, à Verrières (Aube) [J. lt. Bouncuicxxr]. '
var. Bûutguîgnati DE SAINT-Sinon.
By:/liniw gibba Mooum-Tnoox, Il, 1855, p. 521 (pars) [non Dnxrxunaon];
Iiclgramlia Bourguignati ou S.\¤M*-Simon, 1870, p. 29; i).\L\DlLllE, 1870. p. 228;
LOCAHD, 1893, p. 9G; Gnnunix, ll, 1913, p. 302. — Palmlinella Bourguignazi
\Vi:s·rEm.UNo, VI, 1836, p, 18.
Coquille subcylindroïde lancéolée très allongée; spire turriculée formée de
6 tours convexes légèrement subangalcux vers la suture; dernier tour grand, _
arr0ndi,avec 2-3 gibbosités; sutures profondes; sommet gros, obtus; ouverture
suboblique, ovalairc,anguleuse en haut; péristome continu, mince; test opaque,
corné verdàtre, lisse, souvent recouvert de limon. —- L. 3,5 mm.; D. 0,75 mm,
-— Cette variété se distingue du type par sa forme plus exactement cylindrique, ·
ses sutures plus profondes, son ouverture ovalaire et non ronde. Elle vit dans
les fossés de Bourrassol, près de Toulouse [A. on SAur~Smox] et se trouve
parfois dans les alluvions de la Garonne, à Toulouse. '
G. PAULIA Bonnouiomvr, 1882.
I [Avenionia NICOLAS, 1882].
Animal transparent, d’un blanc rosé; mulle allongé musculeux, très exten-
sible; fente buccale verticale placée à la face inférieure; ulà travers le mulle
paraissent deux plaques cartilagineuses (plaques mandibulaires), en arrière _
desquelles on trouve deux masses rougeàtres [ou d’un rouge orangé foncé], `
sans cesse en mouvement... et qui ne sont probablement autre chose que les
muscles du sac pharyngien » [P. Fiscnen, 1885, p. 36]; tentacules très longs,
cylindriques, extrêmement contractiles et doués d’une grande mobilité; yeux
sessiles à la base externe des tentacules, normaux et très pigmentés; pied assez
allongé, subtrigone, élargi tronqué en avant, obtus en arrière. Radula avec
environ 80 rangées de dents; sur chaque rangée :dent centrale subtrapézoï-

636 Montusouias Tsnnnsrnns ET rnuvmrines
. dale large, peu élevée, multicuspidée (environ 9 très petites cuspides dont la
médiane un peu plus longue), avec le bord postérieur muni·d’un appendice
‘ ` médian et de deux denticules; dents latérales (1 de chaque côté) étroites, trés
_ allongées, multicuspidées; dents marginales (2 de chaque côté) très étroites,
coudées, finement denticulées (fig'. 678).
Coquille étroitement cylindroïde, à croissance lente et très régulière; som-
met obtus; test vitrinoïde, d’un cerné opalin; opercule non pas lisse comme
le dit J. R. Bouncuicnn [1882, p. 5; 1887, p. 40] mais avec un petit nucléus
excentrique et quelques très fines stries spirescentes obliques et arquées(‘)
(fig. 679) l ‘
Les Paulies habitent les nappes d’eaux souterraines; elles rampent rapide·
ment sur la vase et s’y enfouissent volontiers [H. Nxcotis]. Le genre Paulia est
évidemment très voisin du genre Bythinella dont il diffère par la forme plus
cylindrique de la coquille et le genre de vie des espèces localisées dans les
eaux souterraines. L‘animal des Paulin. est semblable à celui des Bythinellœ
. et possède des yeux normalement développés.
1 . Coquille cylindrique allongée; spîre à tours presque plats. . . 2
— Coquille subcylindrique ovalaire; spire à tours convexes . . .
............... P. bulimoidea, p. 638
2. Spire à croissance régulière; ouverture verticale ......
......... Ã ..... P. Berenguierî, p. 636
—· Spire à croissance d’abord lente, puis rapide aux deux derniers
fours; ouverture un peu oblique ...........
........ P. Bercnguieri var. Bourguignati, p. 637
_ 1. P. Befellgllieri Bouaouicnwr (Fig'. 678 ài 681; pl. xxiv, fig. 603].
Paulia Berenguieri Boone., 1882, p. 6; Locann, 1882, p. 458 et 1893,
. p. 92, fig. 95 [non NICOLAS 1892, fig. 13‘"‘ : Jlloitessierzïz Zirzeolata
Cour.]; Gnnnmuv, ll, 1913, p.303; Bythinclla Berenguieri FISCHER, 1885,
p. 36, pl. vx, fig. 1,-5. Paulia Zocardiwm. Bounenioivxr, 1882, p. 7; Locnnn,
1893, p. 92.- Paludinella Berenguzëri et P. [ocardiana VVEs·rEm..mvn, VI,
886, p. 50 et 51. ——- Avenionia Vayssieri et A. locardiana Nxconns, 1882,
p. 166-167, A. Fabrei Ntcoinis, 1892, p. 44, fig. 13***. —- Bythinella.
ventricosa Nxooms, 1892, fig. 9.
Coquille cylindrique allongée; fente ombilicale presque nulle; spire
élevée, formée de 5-6 tours légèrement convexes, àcroissance régulière
assez rapide, le dernier à peine plus grand; sutures superficielles entreles
premiers tours, puis profondes entre les derniers; sommet obtus; ouver-
_ ture verticale, bien arrondie; péristome continu; bord columellaire légère-
ment réfléchi; test mince, fragile, diaphaue, corné très pâle devenant
lactescent après la mort de l`animal, garni de stries longitudinales
microscopiques, irrégulières et assez espacées. —` L. 2,5-3 mm.;
D. 1 mm. . _
1. Ces stries, extrêmement Unes et delicates ne peuvent être vues par transparence, même à
un grossissement de 500, mais seulement sous un éclairage oblique. *

uvruxmznninm, — vAu1.1A 637
Puits de la rue de la Velouterie, à Avignon (Vaucluse), sur les pierres I
[II. NICOLAh]:
var. Bourguignati Loennn.
Paulza Bourguignati Loc,, 1883, p. 1 et 1893, p. 92 [non Bythinclla Bourgui-
6 7 9
C ·
Cl ® *1
682 620 681
Fm. 678 à 682:- 678 à 681. Paulia Bercnguierî Bouneummr. -678. Radula, >< 200. -
679. Opercule, >< 35. — 680. Coquille, >< 16. — 681. L’animal en extension et sa co-
quille, >< I7. — 682. Pnulia (7) bulimoidca Micimxn, X 30. ‘
gnati Flscuuu, 1885], -— Paludinella Bourguignati \Ves1·Em.uN0, VI, 1886,
p. 56.
Coquille de forme un peu plus allongée, mais également cylindrique; spire im
croissance plus rapide, les deux derniers tours (presque égaux entre eux)
proportionnellement plus développés en hauteur; sutures plus marquées; ouver—
ture légèrement oblique; même test. — L. 2,75 mm.; D. 0,9-1 mm. -— Puits à
(lourtenot (Aube) [G. Benruuux, A. Locnnn]. `

638 MOLLUSQUES ·rEnnEsTnEs ET FLUVIATILES
2. P. (?) bulimoidea Micnann (Fig. 682). .
Paludina bulimoidea Mxcnaun, 1831, p. 99, pl. xv, HQ. 54-55. —~
By!/zz'nz`a vitrea var. bulimoidea Mooonv-Taxvnoiv, II, 1855, p. 518,
pl. xxxvm, fig. 37. — Paludinella bulimoidea FRAUENFELD, 1865, p. 582;
PALADILHE, 1870, p. 209; WESTERLUND, VI, 1886, p. 59. —By£hz'neI!a
bulimoidea Locano, 1893, p. 83; GERBIAIN, ll, 1913, p. 295.
Coquille ovalaire oblongue, subcylindrique; fente ombilicale très
étroite; spire formée de 4 1/2-5 tours arrondis à croissance d’abord un peu
lente, puis plus rapide, les deux derniers tours bien développés en hau-
teur; sutures obliques, assez accusées; sommet obtus, mamelonné;
-ouve1·ture oblique, arrondie; péristome continu, simple, tranchant; test
vitré, luisant, transparent, blanc grisâtre, lisse (stries longitudinales
microscopiques à peine sensibles). — L. 1,75-2 mm.; D. 0,6-0,7 mm.
Rare, dans les alluvions : celles du Rhône, à Lyon [A.- P. Taiwan], de la
source de l'Ain (Jura) [A. PALADILHE], du Lez, près de Montpellier (Hérault)
[À. Pamnitns]. ·
Cette espèce doit habiter les eaux souterraines; entraînée par les crues elle
est rejetée avec les alluvions. C'est avec quelque doute que je la classe,provi-
soirement, dans le genre Paulia.
. ' Q
G. PALADlLHlA`BoURoU|cNAT, 1865.
Coquille turriculée; perforation ombilicale étroite; spire conique à sommet
·obtus; ouverture munie d’une encoche ou sinus le long de la suture (encoche
pleurotomoïdalel, à base nettement plus avancée.que la partie supérieure;
_ péristome continu, fortement évasé, le bord externe trés arqué et projeté en
avant; bord columellaire plus ou moins auriculé à la base; test mince, vitracé,
très fragile.
‘ L`habitat véritable des Paladilhia est inconnu, ces.animaux ayant été,
_jusqu’ici, uniquement recueillis dans les alluvions. ll est probable qu’ils vivent
dans les eaux souterraines ou, tout au moins, dans les parties obscures et pr0·
·fondes des sources. '
* La position systématique de ce genre reste incertaine, son anatomie n’ayant
pas été étudiée : J. Pt. Bouaooicmr [1865, p. 2, 3, 1877, p. 45] le classe dans la
famille des Melaniidae uniquement à cause de la présence du sinus de l’ouver·
ture, mais·ce caractère n’a pas l'importance que lui attribuait cet auteur,
d’autant que, chez certaines espèces, ce sinus est à peine indiqué. De plus
les autres caractères de la coquille rappellent beaucoup ceux du genre Bythi-
nella et il est bien préférable de placer les Paladilhia dans la famille des
Byzhinellidae, La même remarque s‘applique au genre Larœzia, très voisin et
ne constituant guère qu’un sous-genre de Paladil/lia.
1. Spire'allong·ée ou très allongée ........... 2
-- Spire courte, obtuse au sommet, de 6 tours à croissance rapide
......... ` ..... P. Bourguignati, p. 641

BYTHINELLIDAE. — 1~ALA1>1L111A 639
2 Coquille lancéolée conique; spire de 61/2~71/2 tourspresque
plans, étages, un peu subz'mbrz'qués, à croissance régulière assez
rapide ............ , . P. pleurotoma, p. 639
- Coquille cylindriforme; spire de 7-8 tours cohvexes, non étages,
à croissance très lente ....... P. Moitessieri, p. 639
1. P. pleurotoma BOURGUIGNAT (Fig. 692 à 695).
Paladil/zia pleurotoma Boone., 1865, p. 16, pl. 1, fig. 1-8; et 1880,
p. 20; Locxnn, 1882, p. 245 et 1893, p. 113, fig. 110-111; Gnnmux, If,
1913, p. 312, fig. 337-338. —— Paludinella pleurotoma Wnsrannunn, Vl,
1886, p. 32. _ - .
Coquille lancéolée conique; ombilic en fente assez ouverte; spire acu-
minée de 61/2-71/2 tours à peine convcxes, presque plans, étagés et
vaguement subimbriqués, à croissance régulière mais un peu rapide;
dernier tour médiocre, dilaté vers l’ouverture; sutures profondes; sommet
petit, assez obtus; ouverture oblongue, la base projetée en avant; péri-
stome continu, très mince. aigu, fragile, le bord externe très arqué et
projeté en avant, avec une encoche très profonde à son insertion supérieure;
bord columellaire réfléchi, légèrement auriculé à la base; test vitracé,
transparent, brillant, fragile, lisse (garni seulement de quelques strics
longitudinales microscopiques). —— L. 4 mm.; D. 2. mm.
. Alluvions du Lez, près de Montpellier (Hérault) [P. A. MOITESSIER A. PALA-
n11.11r:].
var. conica. PALADILHE (Fig. 688, 689).
_ Paladilhia conica·PA1.An., 1867, p. 18, pl. 20, fig. 10-15; et 1867, p, 47, pl.11,
fig. 10-15; Bonncuicwn, 1880, p. 21; Locxnn, 1882, p. 245 et 1893,p. 113, —
Paludinella conica VVESTERLUND, VI, 1886, p. 33. `
Coquille conique assez large à la base; fente ombilioale accusée, profonde:
spire conique de 61/2-7 tours peu convexes à croissance rapide, le dernier
grand, aplati en dessus et dilaté vers l'ouverture; sutures peu profondes:
sommet petit, subobtus; ouverture oblique, trigone arrondie, la base fortement
avancée; péristome continu, très fragile, avec fente pleurotomoidale profonde
et bien développée; bord columellaire nettement auriculé à la base; test solide,
brillant, substrié (quelques stries longitudinalcs irrégulièrement distribuées).
— I,. 2,5 mm.; D. 1,5 mm.
Cette variété se distingue du type par sa forme plus t1·apueà large base et par
l`enroulement plus rapide de ses tours de spire. — Alluvions du Lez (Hérault)
'[A. PALADILIIE].
2. P. Moitessieri Bo¤11ou1oNAT (Fig. 683 à 685).
Palad1'lhz'a Illoitessleri Boone., 1865,_p. 18, pl. 1, fig. 9-13; et.1880,
P. 20; Locxnn, 1882, p. 245; 1893, p. 114; Gnn1~1A1N, ll, 1913, p. 312;
P. masclaryana Bonne., 1866, p. 195, pl. xxx, fig. 21-22; 1880, p. 21;
Loc., 1882, p. 245; 1893, p. 114; P. gervaz'sz'ana. Bonne., 1865, p. 19,
pl. 1, fig. 14-18; 1880, p. 21; Loc., 1882, p. 245; 1893, p. 114, fig. 112-113.
. 4l

640 Monwsouns '1`EBRESTRES-ET FLUVIATILES
- Paludinella Moitessieri, P. gervaislana et P. masclaryana WESTER-
LUND, VI, 1886, p. 32. ` . '
Coquille cylindriforme; ombilic très étroit; spire très allongée, formée
de 7-8 tours convexes, non émgés, à croissance régulière et très lente,
6 8 5 6 8 4 e 9 5 6 3 6 G 87
688 689 690 691
Fxo. 683 à. 695. — 683·684..Paladilhic Moitessieri Boonoumrwr, X 20. — 685. P. Moi-
tessiervi Bonne. forme masclaryzma Boum., >< 10. — 686-687. P. Bourgulgnati PALA-
DILHE, X 10. —— 688-689. — P. pleuroloma Boum., var. conica PALAD., >< 10. — 690-
` 691. P. Moitessieri Boum. forme Ge1~vaisiBoUne., X 10. —- 692 à 695. P. pleurotoma
BOURG., X 18.
' le dernier arrondi-convexe; sutures profondes; sommet petit, obtus;
ouverture ovalaire, bien dilatée à la base; péristome continu, très mince,
aigu, fragile, le bord externe évasé, arqué, fortement projeté en avant,
_ avec fente pleurotomoïdale assez prononcée; bord columellaire ré fléchi
à peine auriculé à la base; test transparent, fragile, brillant, lisse, vitracé  
- L. 3 mm.; D. 1-1,25-1,5 mm.
Cette espèce diffère de la précédente (P. pleurotoma Boone.) par sa forme

nvrnxmnnnxnnn. —·- LAKTETIA 641
plus cylindrique, sa spire moins acuminée à tours corwexes et non étagés, sa
fente pleurotomoïdale moins profonde. Le P. Gervaisi Bonne. (fig. 690, 691}
n’est qu'une forme à peine distincte un peu lancéolée à tours de spire très lé-
gèrement plus convexes; le P. masclaryana Boum:. (fig. 685) n'est pas sépa-
rable. Ces deux formes se trouvent avec le type.
Alluvions du Lez et de la Mosson près de Montpellier (Hérault); assez ·
commun [A. P. Morrrzssizn, A. PALADILHE].
3. P. Bourguîgnati Panantnuiz (Fig. 686, 687).
Paladilhia Bour·guz,gnatt' PALM)., 1866, p. 94, pl. 13, fig. 4-7 et 1866,
p. 19, pl. 1, fig. 4—7; Bouncuicnyr, 1880, p. 21; Loctmn, 1882, p. 246;
1893, p. 114. — P. seguanica GERMMN, II, 1913, p. 312 [non Bounouxcnrrj.
— Palttdinella. B0urguigna.ti XIVESTERLUND, Vl, 1886, p. 33. '
Coquille oblongue obèse; fente ombilicalc très étroite; spire peu élancée,
atténuée au sommet, formée de 6 tours assez rcnflés, légèrement compri-
més en leur milieu. à croissance rapide à partir du 3**; dernier tour
convexe, bien développé, un peu dilaté vers l’ouverture; sutures profondes;
sommet petit, obtus; ouverture ovalaire subarrondie à base saillante;
péristome peu projeté en avant, à fente pleurotomoïdale très étroite; bord
columellaire évasé, à peine auriculé à la base; test fragile, vitracé, trans-
parent, lisse (seulement quelques stries longitudinales microscopiques). ——
L. 3 mm. — D. 1,5 mm. X
Alluvions du Lez (Hérault) [A. P.u.Aou.us]. ·
Il existe un Paladilhia sequanica Bouimureivxr [1880, p. 21, sans descript.] très
sommairement décrit par A. Locxnn [1893,`p. 115] :
« Subconoïde assez renflé; spire courte, obtuse au sommet, 6 tours convexes,
saillants, à croissance rapide à partir du 3°; suture large et profonde; fente
presque nulle; ouverture ovalaire et dilatée en bas; labre très peu excavé, peu
projeté en avant; test fragile, vitracé. H. 3. D. 1.1;4 mm. Alluvions de la Seine
a Verrières (Aube) ». - Cette espèce n'a jamais été figurée et n’existe pas dans
la collection A. Locsno. Elle semble, d'après la description incomplète rapportée
ci·dessus, se rapprocher du P, Bourguignati Panne., mais elle ne paraît pas
posséder nettement les caractères du genre Paladilhia et il est possible qu`elle
soit seulement une espèce indéterminée du genre Bythinella.
G. LARTETIA Bouncutoxwrr, 1869.
Coquille cylindoïde; ombilic en fente étroite; spire allongée à tours ([4-]5-7)
convexes séparés par des sutures bien marquées; ouverture patulescente à bord
· inférieur plus avancé que le supérieur; péristome continu, nettement détaché,
le bord externe dilaté et projeté en' avant si bien qu'il existe, ent1·e l‘ouverture
et le dernier tour, une région concave canaliculée assez développée; test
` épaissi, solide; opercule profondément enfoncé.
Ce genre est très voisin du genre Paladilhia dont il diffère par l`absence de
fente pleurotomoïdale.

642 Monwsouns rnnnnsrnns nr rnnvxmitns l
Les Lartéties habitent les sources, les fontaines, les eaux fraîches et limpides;
elles s’attachent aux plantes aquatiques. A l'époque actuelle, presque toutes les
espèces connues sont localisées dans le Nord·Est et l’Est de la France z dans la
Haute Bourgogne, c'est-à-dire dans l’isthme jurassique reliant le.Morvan aux
Vosges (Aube, Côte-d’Or); en un grand nombre de points de la chaîne Juras-
sique (Jura, Ain, environs de Lyon); en Dauphiné (Drôme) et dans les environs
d’Avignon (Vaucluse). Cependant deux espèces, plus méridionales que les
autres, habitent les eaux souterraines (grottes du Gard et de l'Italie septentrio-
nale). J. Pt. Bouncnicmr a décrit [1869], 7 Larteties fossiles du Quaternaire des
environs de Paris, espèces que l’on doit réduire à deux: le ·)· Lartezia Belgrandi
Boone. (p. 15, pl. 2, fig. 38-43) [: L. Hadigueli Bonne., p. 16,pl. 2, fig. 44-46;:
L. Roujoui Bonne., p. 16, pl. 2, fig. 47-49; : L. Mabillei Bonne., p. 16, pl. 2,
fig. 56-58] et le Jr L.joinv1'llensis Bounc. (p. 15, pl. 2, fig. 50-52) [: LC eequa-
nica Bonne., p. 17, pl. 2, fig. 59-61; : L, noulletiana Bonne., p. 17, pl. 2,
fig. 53-55].
1. Ombilic en fente étroite ou très étroite ......... 2
- Ombilic bien visible, circulaire, profond, légèrement évasé. .
................ L. umhilicata, p. 646
2. Coquille subcylindrique allongée, non ventrue; spîre à tours peu
convexes .......... _ . . . ..... 3
- Coquille conoïde, ventrne à la base; spire à tours bien convexes. 5
3. Coquille cylindroïde allongée ..,......... 4
` - Coquille cylindroïde très allongée. L. Charpyi var. Drouetî, p. 643
4. Tours de spire méplans en leur milieu, à croissance régulière;
ouverture oblique .......... L. Michaudi, p. 642
—- Tour de spire convexes à croissance peu régulière; ouverture
verticale ............. L. Gharpyi, p. 643
5. Ouverture nettement oblique ou très oblique. ...... 6
—— Ouverture verticale ou subverticale .......... 8
6. Coquille régulièrement conoîde allongée ......... 7
—— Coquille conoïde courte. . . L. diaphana var. Moussoni, p. 645
7. Ouverture oblique .......... L. diaphana, p. 644
-- Ouverture très fortement oblique .... L. Racovitzai, p. 646
8. Coquille régulièrement conoïde à tours arrondis subventrus;
ouverture ronde ............ L. Rayi, p. 645
—- Coquille presque cylindrique; ouverture ovalaire ......
.......... L. Rayi var. subcylindrica, p. 646
1. L. Michaudi Locltan (Fig. 696, 697 et 704).
Lartetia Mic/zaudi Locann, 1882, p. 9, pl? 1, fig, 1-2; 1893, p. 115,
fig. 114-115; Gnmuam, ll, 1913, p. 309, fig. 371-372; L. Terveri Locann,
1882, p. 11, pl. 1, Hg. 3-4; 1893, p. 116, fig. 116; L. Lacroixi Locann,
1882, p. 12, pl. 1, fig. 5-6; 1893, p. 115; L. Sayni FAco'r in SAYN, 1889,
p. 80. —-_ L. Cureti Niconas, 1892, fig. 19. -— Paludùtella. ilhbhaudz`,
P. Terveriel P. Lacaroixi Wnsrnntnnn, Vl, 1886, p. 26-30.

BYTHINELLIDAE. — 1.An·rE·r1A ' 643
Coquille cylindroïde lancéolée; fente ombilicale très étroite; spire
formée de 6 1/2[-7] tours un peu méplens au milieu, à croissance régu-
lière; sutures bien marquées; sommet obtus; ouverture oblique, Sub0Vale,
allongée, plus étroite en haut et patulescente à la base; péristome continu;
bord'columellaire subarqué, réfléchi sur la fente ombilicale; test mince, _
assez fragile, transparent. - L. 2-3-3,75 mm.; D. 0,8-1,2-1,25 mm.
Habite les sources,les fontaines; se trouve principalement dansles alluvions,
Alluvions du Rhône, près de Lyon [G. ltlicnmn, A. Locimn]; fontaine froide
près de Beaune (Côte-d’Or) [F. Lacnoxx]; alluvions de la Vioure, château de
Villepey (Drôme) [G. Sun]. .
2. L. Charpyi PALADILHE (Fig. 698, 699).
[Iydmbiu Charpyi PA1.An., 1867, p. 91, pl. 20, fig. 7-9; et 1867,
pl. 2, fig. 7-9. -— L1'tt0rz'dz'na Charpyi Locarno, 1882, p. 235. - Vitrella.
C/zarpyi CLESSIN, 188?, p. 124, pl. 1, fig. 8. -— Paludinella Charpyi
VVESTERLUND, V], 1886, p. 30. — Lurtetia Charpyi LOCARD, 1882, p. 13,
pl. 1, fig. 7-8; 1893, p. 116; GEnMA1N, ll, 1913, p. 310.
Coquille lancéolée allongée, presque régulièrement conique étroite;
fente ombilicale petite, arrondie; spire de 6 1/2 tours convexes à crois-
sance peu régulière : les premiers à croissance lente (formant une partie
presque régulièrement conique), les 3 derniers à croissance plus rapide
(formant une partie subcylindrique); dernier tour arrondi, subanguleux à
la suture, égalant au plus 1/3 de la longueur totale; sommet brillant,
assez gros et obtus; sutures profondes; ouverlure verticale, oblongue, à
peine échancrée, patulescente â la base; péristome continu, tranchant,
peu évasé, avec un léger épeississement z'ntérz'eur, le bord externe projeté
en avant; bord columellaire dilaté, réfléchi sur l’ombilic; test un peu
solide et épais, corné pâle, à peinestrié. -— L. 3-4 mm.; D. 1,75-2 mm.
Ruisseau de la Grande Combes-des-Bois, près de la Chaud-de-Fond (Doubs)
[C11Anrv]_; Pérouse près de Belfort [Ct Montrer],
var. DPOUGÉI CLESSIN.
Vizrella droueiiana Ctnssm, 1882, p. 176, pl. 1, fig. 9. — Lartetia drouetiana
Locano, 1882, p. 15; 1893, p, 116; GERMAIN, ll, 1913, p. 309.
Coquille subcylindroïde très allongée allant en s'atténuant progressivement
de la base au sommet; spire de 6 1/2-7 tours assez convexes à croissance lente,
régulière, les deux derniers à croissance un peu plus rapide; sutures peu
profondes mais bien marquées; sommetnèmoussé; ouverture presque verticale,
subcirculaire, faiblement patulescente à la base; péristome continu, mince,
tranchant; bord columellaire dilaté et.bien réfléchi sur l’ombilic; test assez
solide, un peu mince, corné très pâle. — L. 3,5-4 mm.; D. 1 mm. C'est la plus
allongée des Larteties; certainement très voisine du L. Clzarpyi PA1.An., cette
variété en diffère par sa forme plus étroitement élancée et plus régulièrement
cylindroconoïde. — Sources à Châtillon-s.-Seine (Côte-d’O1·) [H. Dnoui-:·r].

644 ' Monrusonus rxmnnswnus ET rnnvwrxnas
3. L. diaphana Micnaun (Fig. 700, 701).
Paludina diaphana MICHAUD, 1831, p. 97, pl. xv, fig. 50-51. —Bit/zinia
diaphana Dupuy, 1849, n° 38. — Bythinia vitrea Moouxiv-Tmnozv, ll,
1855, p. 518 (pars). — Lartetia»B0urguignati PALADILHE, 1869, p. 380,
pl. 20, fig. 24-27 et 1869, pl. v1, fig. 24-27; Locmw, 1882,   20; 1893,
p. 117; L. diaphana Locnn, 1882, p. 246; 1882, p. 17, pl. u, fig. 9-10;
1893, p. 117, fig. 117; GEBMMN, ll, 1913, p. 310. —- Paludinella diaphana
et P. Bourguzlgnali WESTERLUND, VI, 1886, p. 31.
Coquille régulièrement conoïde allongée; fente ombilicale assez large;
  B
696 697 698 699 700 701
a A Ã
 I ,5, J
F10. 696 à 706 -— 696-697. Lartetia 1l7ichaudiLocAnn, X 10. — 698-699. L. Cha1·pyiPALA-
nn.nE, >< 8. —- 700-701. L. diaphana Mxcuann, >< 10. — 702-703. L. Rayi Bouncniamr,
>< 12. -— 704. L. Michaudi Locaiw forme Terveri Loc., >< 10. — 705-706. L. Rayi
BOURGUIGNAT forme burgundina Locmn, >< I2. _ '
spire formée de 6 1/2 tours arrondis à croissance régulière, plus rapide
aux deux derniers; sutures profondes; sommet bien obtus, lisse, brillant;
ouverture oblique, ovalaire arrondie, patulescente à la base; péristome
continu, mince, tranchant, nettement détaché; bord columellaire arqué,
réfléchi sur l’omhilic qu’il recouvre partiellement; test assez solide, corné,
brillant, presque lisse (stries longitudinales microscopiques irrégulière-
ment espacées). - L. 3-3,75 mm.; D. 1,2-1,5 mm.
Alluvions du Rhône, au Nord et au Sud de Lyon [A. P. Taiwan, G. Mxcnum,
A. Loczmn]; sources de l`Aîu (Jura) [Cnmrv]; alluvions du Besançon, à Saint-
Amour (Jura) [Cnanrv]; sources près d’Hauteville (Ain) [G. Coumcmz]. C'est
par erreur que cette espèce a été signalée dans l‘Agenais par J. B. Gassuzs
[1849, p. 179]. _

nvrnmnnnxoan. - LAITKTIA 645
var. Mûllssûnî PALADlLHE· I ·
' Lartetia. moussoniana PALAD., 1869, p. 382, pl. 20, fig. 28-30 et 1869, p. 138,
pl. vi, fig. 28-30; Locarno, 1882, p. 21; 1893, p. 117; L. Moussoni Gsnnnm, Il,
1913, p. 311. - Paludinella moussonia WESTERLUND, VI, 1886, p. 31. ·
Coquille conoïde un peu courte, ventrue à la base; fente ombilicale étroite et
courte; spire de 5 tours arrondis, les premiers àcroissance rapide, les 3 derniers
à croissance plus lente; sutures profondes; sommet très obtus; ouverture peu
oblique, patulescente à la base; test mince, corné, blanchâtre, brillant, lisse.
— L. 2 mm.; D. 1 mm. - Diffère par sa taille plus petite, sa forme plus ventrue et
son enroulement plus irrégulier. Sources de l‘Ain et alluvions du Besançon, à
Saint-Amour (Jura) [Canam:].
var. Garnîeri Suiv.
Lartczia `Garnieri SAYN, 1886, p. 76; Locano, 1893, p. 117; Gsamm, II, 1913.
p. 311. .
Coquille cylindroconique; fente ombilicale étroite; spire allongée de 6 1/2 tours
convexes à croissance régulière et rapide, le dernier un peu grand, renflé élargi
dans le sens transversal; sutures profondes, subcanaliculées; sommet mame- ·
lonné; ouverture droite, ovalaire pyriforme; péristome continu, régulièrement
arqué, subépaissi intérieurement; test solide, un peu épais, jauné corné, trans-
parent, presque lisse. — L. 1,7-1,8 mm.; D. 1 mm. — C‘estavec doute que
je sépare cette variété du L. diaphana Mxcn.; elle en est probablement
synonyme, ne différant guère que par ses sutures plus profondes, son test et son
péristome épaissis et surtout son ouverture verticale. — Alluvions de la Véoure
ou Vioure, près de Combovin (Drome) [G. Sun].
4. L. Rayî Bouncummr (Fig. 702, 703).
Lorletia Rayi Bouncuxoun in. Locann, 1882, p. 22, pl. i, fig. 11-12;
Locnnn, `1893, p. 118; Gnniunm, II, 1913, p. 310. — L. burgundina Loc.,
1882, p. 23, pl. 1, 13-14; 1893, p. 118; Gsmwam, 1911, p. 253, pl. xm,
fig. 16-17. — L. Fagoti Sun, 1886, p. 78; Locann. 1893, p. 119. -
Paludinella Hayi et P. burgundina “’ESTERLUND, VI, 1886, p. 31. .
Coquille régulièrement conoïde; fente ombilicale très petite. presque
nulle; spire atténuce vers le haut, formée de G tours arrondis, subventrus,
à· croissance régulière, le dernier bien arrondi ventru; sutures très
profondes; sommet. très obtus, mamelonné, lisse, brillant; ouverture
presque veriicale, presque ronde, patulescente à la base; péristome
continu, légèrement évasé; bord columellaire subarqué, légèrement
réfléchi sur l’0mbilic; test mince, diaphane, brillant, lisse. — L. 2,5 mm.;
1). 1 mm.
Cette espèce diffère du L. diophana Micn. par ses tours plus arrondis con-
vexes, ses sutures plus profondes, son ouverture à peu près verticale et ronde.
La forme burgundina Loc. [: Fagoti Suiv] est seulement un peu plus courte,
plus ventrue (L. 1,75-2-2,5 mm.; D. 0,7-0,8-1,2 mm.) (fig. 705, 706).
Alluvions de la Seine, à Verrières (Aube) [J. R. Bouncoioiwr]; fontaine froide
près de Beaune (Côte-d'Or) [F. Lscnoxx]; alluvions de la Véoure ou Vioure,
près de Combovin (Drome) [G. Sun].

646 MOLLUSQUES rrenansrnns ET FLUVIATILES.
var. subcylindrica Sam.
Larzezia subcylindrica Suu, 1886, p. 79; L0cAnn, 1893, p. 118.
. Coquille presque cylindrique; fente ombilicale très petite; spîre atténuée au
sommet, formée de 6 tours subventrus à croissance rapide; avant-dernier tour
assez grand; dernier tour grand; ventru; sutures profondes; sommet obtus;
ouverture suboblique, ovalaire; péristome continu, peu dilaté; test solide,
épaissi, blanc, presque lisse. —- L. 2 mm.; D. 1 mm. — Cette variété, qui se
distingue par sa forme plus cylindrique, ses tours de spîre un peu moins con-
vexes et son ouverture suboblique, _semble constituer un passage entre les
L. Rayi Bonne. etL. diap/nina Miou. Elle a été trouvée dans les alluvions de la
Véoure ou Vioure, à Combovin (Drôme) [G. Sun].-
5. L. Racovitzai GERMAIN (Pl. xix, fig. 544).
Gaim., 1911, pv. 252, pl. 13, fig. 36-37; et ll, 1913, p. 311.
Coquille conoïde allongée; fente ombilicale étroitement allongée; spîre
l'ormée de 6 tours très convexes àtcroissance lente et bien régulière, le
dernier arrondi convexe, subméplan vers la suture, à peine plus grand
que le pénultième; sutures profondes; sommet petit, obtus, subtroncatulé;
ouverture fortement oblique, ovalaire allongée, un peu patulescente à la
base; péristome continu, mince, tranchant; légèrement détaché; bord
columellaire subréfléchi; test assez mince, un peu solide, finement strié
(stries microscopiques régulières et subobliques). — L. 3,5 mm.; '
D. 1,2 mm.
Cette espèce se distingue du L. Rayi Boum;. par sa spîre à croissance régu-
lière, son ouverture très nettement oblique et son test solide.
Grotte de Baume-les-Messieurs, canton de Voiteur (Jura) [E. G. Racovirza
et lt. JEANNEL]. p
6. L. umhilîcata Locann.
Loc., Bull. Soc. Et. Sc. natur. Nîmes, 1901, p. 1.
Coquille conoîde un peu courte et trapue; ombilic bien visible, profond,
circulaire, légèrement infundibuliforme; spire médiocrement haute,
formée de 61/2 tours bien convexes, les premiers à croissance lente, les '
suivants à croissance plus rapide, le dernier bien arrondi et à peine plus
grand que le pénultième; sutures profondes; sommet petit, obtus, lisse,
brillant; ouverture oblique, grande, ovalaire, fortement patulescente à
la base; péristome continu, mince, tranchant, le bord extérieur légèrement
projeté en avant; bord columellaire partiellement réfléchi sur l'ombilic:
test solide, assez épais, blanc corné, brillant, garni de quelques stries
longitudinales peu régulièrement espacées, visibles à la loupe. —
L. 4-4,5 mm,; D. 1,75-2 mm.
Cette espèce, qui se distingue facilement à son ombilîc arrondi, très profond
etun peu évasé àsa naissance est, par ailleurs, voisine du L. diaphana Micn.,
mais elle est plus courte, avec un dernier tour proportionnellement moins déve-
loppé en hauteur. · ·

Bï1·mNEL1.1nAE. —· PALUDESTRINA 647
Dans un petit cours d‘eau souterrain, à 500 m. environ dans l’intérieur de 1:1
grotte de Trabuc, près le Mialet (Gard) [F. AIAZAURIC].
Ces deux dernières espèces sont les seules de la faune française vivant dans
le domaine souterrain. ll existe une autre Lartetie ayant le même habitat.
C'est le L. Virei Locxnn [1902, p. 609, fig. 2, même p. 609], le plus court,
proportionnellement, des Lartezia (L. 3 mm.; D. 1,5 mm.); il n'a que 4 tours
de spire très arrondis, le dernier ventru à la base; il a été recueilli dans la
Covolo della Guerra; près de Costozza, aux environs de Vicence (Italie)
[A. Vins]. `
G. PALUDESTRINA n'Onn1cnv, 1840.
[llydrnbia l·lAnTMAnN, 1821 (non Ilydrolrius Lnacn, 1817, Coléopt.), Dotnros,
1912; Pyramis Bnown (pars), 1827 [non Bowen, 1798]; Sabanaea (Lmcn) GRAY
1847 (pars]; Subulina A. Scnumr, 1851 [non BECK, 1837]; Eupaludestrina Bonne;
+ Wralassolzia Boone. —]- Pseudopaludinella BOURGUIGNAT in ÃIABILLE, 1877.
Palzwlina, Ilydmàia, auteurs divers].
Animal presque semblable à celui des By:/rinella; mnlle proboscidiforme;
tentacules subulés, très mobiles, les yeux placés àleur base externe. Orifice
génital femelle s'ouvrant à droite. près de l'anus; oviducte très élancé, étroit,
médiocrement contourné; glande de l’albumine très grosse; vésicule séminale
avec canal débouchant dans le vagin [cf. G. C. Ronsoiv, 1920, p. 429-431].
_ Coquille conique; ombilic en fente très étroite; spire aiguë atours peu con-
vexes; le dernier arrondi: sutures assez profondes; opercule enfoncé, corné,
à nucléus excentrique, garni de stries subspirescentes.
Les Paludestrines sont des animaux herbivores fréquentant uniquement les
eaux saumatres de Pembouohure des rivières ou des étangs»des bords de la
mer; elles vivent sur les pierres, sur les Algues et s‘enfoncent profondément
dans la vase pendant l`hiver. _ ' ·
1. Coquille conique, bien ventrue élargie a la base ...... 2
- Coquille ovoïde ou très allongée, non élargie à la base .... 3
2. Spire conique, allongée, de 7-8 tours. . . . P. stagnalis, p. G50
—- Spire conique, un peu courte, de 5-6 tours . . . _ .....
.......... P. stagnalis var. subobesa, p. 050
3. Coquille très allongée ............... 4'
— Coquille obèse conique ........ P. hrevispira, p. 649
4. 6-7 tours de spire assez convexes; péristome subépaissi' . . .
........... ` ...... P. acuta, p. 647.
— 7-8 tours de spire bien convexes; péristome mince, non épaissi.
............... P. procerula, p. 648
1. P. acute Dnarannwn (Fig'. 718; pl. xvm, fig. 529 et 531].
Cyclostoma acutum Dnar., 1805, p. 40, pl. 1, fig. 25. —— Leaelzia cornea
Rxsso, IV, 1826, p. 102, pl. m, fig. 33. -— Bulinzus acutus Mncuann,

648 Monnusouns TBRRESTHES n·1· FLUVIATILES
1831, p. 50 [non BRUGUIÈREL —— Paludestrina acuta P.u.A1m.uE, 1870,
p. 238; Locaun, 1893, p. 97; IGERMAIN, II, 1913, p. 305. —- P. solula et
euryomphala Bonncuicivivr, 1876, p. 76, 77; Locnnn, 1893, p. 103;
P. Locardi Biênnncuinn, 1882, p. 92 et 1902, p. 386, pl. 17, fig. 2; Loc.,
1893, p.·104. — P. Azami Bén., 1882, p. 92 et 1902, p. 390, pl. 17, fig. 6:
Loc., 1893, p. 104; P. M0itcssz'eri CAZIOT, 1909, p. 102, pl. 2, fig. 10 et
1910, p. 513 [non BOURGUIGNAT]. — Hydrobia acute DOLLFUS, 1912,
p. 248, pl. iv, fig. ,5-8. .
Coquille ovale oblongue bien allongée; fente ombilicale peu prononcée;
spire formée de 6-7 tours assez convexes à croissance régulière, le dernier
grand, arrondi; suturesbien marquées; sommet aigu; ouverture subo-
blique, ovalaire; péristome simple, continu; bord columellaire à peine
réfléchi; test transparent, subopaque, garni de très fines stries longitu-
dinales. — Opercule à stries subspirescentes visibles à la loupe. —
L. 3,5-5 mm.; D.` 1,5-2 mm.
  Commun sur tout le littoral français de la mer Méditerranée, notamment
à 1’entrée des étangs salés ou saumâtres avoisinant 1es·plages (très répandu
dans l’étang de Berre); également commun en Corse, dans les fossés d`eau
saumàtre des environs de Saint·Florent [E. CAZIOT]. _
var. Maceî P.u.Anu.HE. · ·
Hydrobia Macei PAi.An., 1867, p. 90, pl. 21, fig. 17-19 et 1867, pl. ni, fig. 17-19.
— Paludestrina Macci PALAD., 1870, p. 239; Locliun, 1893, p. 100, fig. 101,
Biinnivcuisn, 1902, p. 383, pl. 16, fig. 12; Cnzior, 1910, p. 472, pl. vm, fig. 19 et
24; GERMMN, II, 1913, p, 305. —- P. Rcnei Béneivemsu, 1882, p. 90 et 1902, p. 384,
pl. 16, fig. 13; Locaun, 1893, p. 101. _
Coquille conique pyramidale; perforation ombilicale extrêmement étroite
ou nulle; spire composée de 6 tours peu convexes à croissance assez régulière
_ · et rapide, le dernier formantplus du tiers de la coquille (vu de dos); ouverture
suboblique, ovale pyriforme; péristome discontinu, disjoint; bord columellaire
subréfléchi; test assez solide, opaque, corné roussâtre ou gris verdâtre. —-
g L, 3,5 mm.; D. 2 mm. —- Ruisseaux des environs de Cannes (Alpes-Maritimes)
[Macé, E. CAzio1·]: embouchure du Gapeau (Var) [P. Bénnivcuinn].
Cette variété se distingue du P. L1ClLZO.rDRAP., à sa forme plus conique, à sa
_ fente ombilicale_ presque nulle ou nulle, à son ouverture plus grande età son
péristome non continu. La forme nommée Locardi Bénmveninn paraît un inter-
médiaire. D’ailleurs, ce P. Macei PALAD. est peut-être une forme du P. apo-
nensis voN Mmirms [Hydrobia aponensis MAM., Arc}:. für Naturg., XXIV,
1858, p. 169, pl. v, fig. 3; Dontrus, 1912, p. 252, pl: v, fig. 19-22; Thcrm/zydrobia
aponensis Paunuccx, 1882, p. 250] espèce très variable de l’Italie septentrionale
(Alpes apuanes).
2. P. procerula PALADILHE (Fig. 708, 709; pl. xvm, fig. 539). `
Paludestrina procerula PALAD., 1869, p. 322, pl. 19, fig. 24-25 et
L 1869, p. 131, pl. 5, fig. 24-25; 1870,.p. 289; LIOCARD, 1882, p. 239 et
1893, p. 101, fig. 102; Bénnucuinn, 1902, p. 386, pl. 17, fig. 3; Cnzior,

nY'rHxNavLxx)an. — PaLv1)1;s·rmsa 649
1910, p. 473, pl. vixx, fig. 16 et 22. — P. aciculina Bounovxcxvar, 1876,
p. 72; LOCARD, 893, p. 102; Béxumcoxsn, 1882, p. 84 et 1902, p. 387,
pl. 17, fig. 4.-P. graczllima., P. Moz'tessx'eri [nonCaz1o1·] (‘) et P. spiroœia
Bonncuncxar, 1876, p. 74, 75; LOCARD, 1893, p. 102; 103. — P. Coutagnei,
Bouiic. in Couracnn, 1881, p. 21; LOCARD, 1893, p. 102, —I[ydr0bz'a.
procerula. DOLLFUS, 1912, p: 254, pl. iv, fig. 9-10. l
Coquille conique très allongée, presque imperforée; spire de 7-8 tours
bien convexes à croissance régulière mais assez rapide, le dernier grand,
arrondi; sutures profondes; sommet aigu; ouverture peu oblique, ova-
·laire subpyriforme, subanguleuse en haut, à bords marginaux réunis par
une mince callosité; péristome non épaissi, mince, fragile; bord colu-
mellairè peu réfléchi, à peu près droit (parallèle à l’axe de la coquille),
légèrement évasé à la; base; test corné, peu transparent, souvent enduit
—de limon, très faiblement strié. - Opercule mince, corné, les stries spires-
·centes bien visibles à la loupe. - L. 4-4,5-5 mm.; D. 1,8-2 mm. '
Cette espèce se distingue du P. ucuta Dnar. par sa forme plus élancée, sa-
-spire à tours plus nombreux et plus convexes séparés par de profondes sutures
et par son péristome mince, nullement épaissi. Lorsqu‘elle. est bien typique,
·elle ne peut être confondue avec`le P. acuta Daar., mais il existe des formes
(ce passage, notamment celle décrite sous le nom de Palusdestrina Panescorsei
Bxâixsnculaa [1882, p. 92 et 1902, p. 389, pl. 17, fig. 5; LOCARD, 1893, p. 103] '
-qui font penser qu'elle n’est peut-être qu’une var. elata de l’espèce de Daaran- '
NAUD. .
Commun dans les étangs marécageux du littoral méditerranéen, notamment V
·dans les départements des Pyrénées·Orientales, de l`Aude, de l'Hérault, des
Bouches-du-Rhone; plus rare dans ceux du Var et des Alpes-Maritimes. Très
commun dans les eaux saumàtres de l’étang de Biguglia (Corse) [E. Cazxor];
vit aussi en Catalogne (Espagne).
3. P. bI‘8ViSplt‘a PALADILHE (Fig. 711.).
Paludestrina br·evz'spz'ra PALAD., 1870, p. 243; LOCARD, 1882, p. 240 et
1893, p. 104, fig. 103; Bxëiuaxvcuinn, 1902, p. 390, pl. 17, fig. 7: Cazxor,
1910, p. 473; Gnnxwaxxv, ll, 1913, p. 305. — P. arenarum, P.`n.arb0nensz's
et P. leneumfcra Bouncuxcivar, 1876, p. 77-79; LOCARD, 1893, p. 104,
105.
. Coquille obèse conique; ombilic en fente très étroite, à peine sensible;
splre conoïdale, de 5 tours peu convexes à croissance rapide à partir du
troisième; dernier tour très grand, renflé convexe; sutures bien accusées;
sommet petit, assez obtus; ouverture peu oblique, arrondie; péristome
tranchant; test mince, souvent encroùté. —— Opercule assez solide, médio-
crement enfoncé, garni de stries peu marquées. —- L. 4-6 mm.;
D. 1,5-1,75 mm.
I. La coquille llgurée par E. Cxzx01·(1909, p. wi, fig. 10) sous ce nom est une forme d'acuta
·Dxuxi>. beaucoup moins élancée que la coquille décrite par J. It. Bounouxcuar et A. LOCAIlD·

650 MoLLnsQUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
Eaux saumâtres du littoral méditerranéen, dans les départements des Pyré-
nées—©rientales, de l’Aude, du Var et des Alpes—Maritimes. Cette Paludestrine
n’est peut-être qu`une forme courte du P. acuta DRAP.
4. P. Staghalis BASTER [Fig. 712, 713}.
· Turbo stagnalis BASTER, Opusc. Observ. miscell. Animal., Il, 1765,
p. 77, pI. vm, fig. 1v,'A, B. — T. ventrosus Moivnmu, II, 1803, p. 317,.
pl. XII, fig. 13. — Helzbc stagnalis LINNÉ, 1766 (édit. XII), p. 1248,
n° 697 [non H. stagna/z's, n° 703 : Limnaea siagnalis L.], — Paludina
muriatica DE I.AMAncK, 1822, VI, 2** part., p. 175. —· Ci/zgula subumbzï-
lfcata FLEMiNc, 1828, p. 308 [non Moivraoul. — Pa!adestrz'aaszzb1¢la¢a.
PALADILNE, 1874, p. 36, pl. 111, fig. 20-24; Locixnn, 1882, p. 238 et 1893,
p. 99; GEnMA1x, II, 1914, p..304; P. Mabillez', P. Saint-Sz`m0nz'ana,
P. Milne-Edward.sz`a, P. eucyphogyra, P. aculalis et P. Sancti Coulbanï
_ Bonacuicnyr, 1876, p. 67 à 71; Locann, 1893, p. 97 à 100; P. Lhospitalz;
P. Bourguzlgnaiz', P. acuminata, P. oblonga, P. perz'ngtformz's et
P. inguinata lVIAB11.1.n, 1877, p. 215 à 220; Locnnn, 1893, p. 97 à 100. ——
P. ventrosa KENNARD et \/VOODWVARD, 1926, p. 18 (pars). ~— Hydrobfa
stagaalis D01.1.1=us, 1912, p. 234, pl. v, fig. 1 à 4.
Coquille conique allongée, ventrue à la base; fente ombilicale étroite;
spire plus ou moins allongée, de 7-8 tours, les premiers peu convexes,
· les deux derniers bien ventrus convexes; sutures très prononcées; som-
met petit, obtus: ouverture petite, suboblique, arrondie; péristome con-
tinu, ·simple, tranchant; bord columellaire subréfléchi, légèrement évasé
à la base; test opaque, corné jaunâtre ou roux, généralement encroûté.
-—L. 5-6-7 mm.; D. 2 5·3 mm.
C`est·l’espèce représentative, sur le littoral de l'Océan Atlantique et de la
Manche, du P. acuta Dnitr. de la Méditerranée. Elle s’en distingue par sa
forme plus élargie à la base, par sa spire dont les tours sont bien plus arron-
dis convexes (surtout les 2 derniers toujours très convexes ventrus) et séparés
par des sutures plus profondes, par son ouverture relativement petite. Elle*
varie d’ailIeurs considérablement gtaille et forme plus ou moins allongée de la
spirei suivant les localités et c`est à ces variations locales et individuelles,
souvent insignifiantes comme Ie montre l`examen des cotypes de la collection
-\. Lomme, qu'0nt été attribués les noms relevés dans la synonymie. Cependant
ce n'est qu’avec doute que j’inscris ici les espèces très insuffisamment décrites
par J. l\1ABILLE et dont je n’ai vu aucun exemplaire : il est possible qu’elles se
rapportent à des formes du Peringia ulvae PENMNT, ce qui sera difficilement
contrôlable, les types de J. MAen.1.n étant perdus. Gustave F. Dorrrns [1912,
p. 234 et sq.] a donné d’intéressants détails sur cette espèce dont il a tiguré des
eozypes conservés au British Museum.
Commun dans les eaux saumâtres du littoral de la mer du Nord, de la Manche
et de l'©céan Atlantique; fossile depuis le Pliocène.
' var. subobesa P.u.An1x.an.
· Paladestrina subobesa PALAD., 1874, p. 39, pl. iii, fig. 25-26; Locaan, 1882,
p. 238 et 1893, p. 100, fig. 100; GERMAIN. II, 1.913, p. 304.

Bvrniivenninm. — mnunnsrnrnn 651
Coquille conique subobèse; spire médiocre, conique un peu courte, formée
de 5-6 tours assez convexes, l'avant-dernier grand, le dernier très grand.
obèse; sutures profondes; sommet aigu: ouverture très peu oblique, subova-
laire; péristome continu, simple; bord columellaire légèrement réfléchi; test
È
, B
. P
D
$ a 5 2
. 708 709 710 711 712. 71'5
714 715 716   .
7*17 719 718 ·
Fm. 708 à. 719. — 708-709. Paludcstrina procerula Psnnoirns, X 6. — 710. P. Jlabillei PA
un., X 6. — 711. P. brevispira PAL.Ao., X 4. — 712-713. P. stagnalis Bnsrzn, X 4. -
714 à. 716. Peringia gallica Pnnnoxnnz, X 5. — 717 et 719. P. ulvae Psxmnr, X 7. -
71.8. Paludestrina vwuta Dnsmnmun, X IO.
assez solide, cornè roux, finement strîolé. Opercule mince, cornè. - L. 3,22-l
3,5 mm.; D. 1,75 mm. -— Eaux saumàtres du littoral de la Manche.
4bL's. P. Mabillei PALAn1LH·E(Fig. 710). ' `
llydrobia mabillfana Pnmn., 1867, p. 46, pl. 20, fig. 19-21 et1867,
p. 45, pl. u, fig. 19·2i; H. paludestrinoides PÀLAD., 1869, p. 319, pl. 20,
fig. 11-12 et 1869, p. 128, pl. vr, fig'. 11-12; H. peracuta PALA11., 1869,
I

652 Mo1.1.UsQuEs 'rnunnsritits ET FLUVIATILES
p. 321, pl. 20, fig. 13-14 et 1869, p. 130, pl. 6, fig. 13-14; H. procera
PALAD., 1874, p. 35, pl. 111, fig. 21-22. — Paludinella paludeslrinoides,
P. peracuta, P. mabilliana et P. procera Wnsrnnnunn, VI, 1886, p. 39.
— Bythinella. mabilliamz, B. pr0cera·et B. peracuta Locimn, 1893,
p. 91. -—- B. paludestrz'nzf0r·mis LocAnn,· 1893, p. 94; B. Doumeti Boun-
GUIGNAT in Locmm, 1893, p. 91 [non CAZIOT]; B. szkzgnensis CAz1o·1·, 1910,
p. 468, pl. vm, fig. 31; B. ./llabillei GERMAIN, Il, 1913, p. 301.
Coquille allongée tnrriculée; fente ombilicale petite ou très petite;
spire lancéolée, formée de [51/2·]6·7[-7 1/2] tours assez convexes à crois-
sance un peu régulière et assez rapide, le dernier grand, arrondi, souvent
renflé ou subrenflé à la base; sutures profondes ou assez profondes;
sommet presque aigu; ouverture verticale, arr0ndie·subpyriforme; péri-
stome droit, légèrement épaissi en dedans et un peu évasé vers la base;
bord columellaire réfléchi sur l’ombilic; test.corné, très finement strié,
plus ou moins encroûté. — L. 2,5-4-5 mm.; D. 1,25-1,75-2,25 mm.
Habite les sources d’eau douce. Nîmes (Gard) [J. R. Bonncuicnxr]; alluvions
du Lez (Hérault) [A. PALADILHE)§ Bigorre (Hautes—Pyrénées) [A. PALADILHE];
alluvions de la Siagne (Alpes-Maritimes) [E. Cazxor]; alluvions du Rhône, à
Lyon [A. Locmn]; sources à Nyon (Suisse) [A. PALADILHE] (jamais retrouvé
dans cette dernière localité) [J. FAvnE].
Ce l\Iollusque, généralement considéré comme une Bythinelle, est certaine-
ment une Paludestrine et les individus conservés dans la collection A. Locnnn
montrent que les diverses espèces décrites par A. Pntnnxtns appartiennent à
un même type spécifique, d'ailleurs difficile à distinguer du Paludestrina
` stagnalis Bixsrnn (forme subulaza PA1.An.). J'ai cependant conservé, au moins
provisoirement, le P. Mabillei PALA11. parce qu’il habite, non les eaux saumzî-
' zres-du littoral comme les autres Paludestrines, mais des eaux fronc/lement
douces, d'ailleurs peu éloignées de la mer. Mais les'indivîdus recueillis à Nyon
(Suisse) et à Lyon (alluvions du Rhône) (‘) correspondent peut-être à une autre
espèce encore inconnue. '
_ G. PERINGIA PALAn11.HE, 1874.
Sabinea. G. B. Sowsnav;1842 [non Owen, 1835, Crust.], Sabanaea Lmcn,
1847 (pars)].
Animal à mufle allongé, cylindroïde, bilobé en avant, très contractile; tenta-
cules subcylindriques, très mobiles, ornés d’une tache pigmentaire noire à leur
sommet; yeux à la base externe des tentacules, sur un très léger renllement;
pied ovalaire, allongé, tronqué en avant.
Coquille conique plus ou moins turriculée; spire conique à tours presque
plans, le dernier anguleux ou subcaréne à la périphérie; sutures superficielles;
ouverture ovalaire ou subpyriforme; péristome subcontinu; bord columellaire
I. Je n’ai pu me procurer d’exemplaires authentiques provenantde 1’u11e ou de Yautre de ces
localités. ,

BYTHINELLIDAÈ. — vanxncm 653
plus ou moins auriculé à la base; test solide, relativement épais; opercule
garni de stries îrradiant d`un nucléus bien rapproché du bord interne.
Les Péringies habitent les eaux salées ou saumàtres des étangs et des
estuaires du littoral. ·
1. Coquille conique allongée; fente ombilicale étroite ou très _
étroite .................... 2’
— Coquille pyramidale allongée ou conoïde subobèse; ombilic seul. 3
2. Coquille conique allongée; spire formée de 7-9 tours légèrement
imbriqués ............. P. ulvae, p. 653
—— Coquille très allongée; spire formée de 10 tours ......
......... ' ....... P . cyrniaca, p. 654
—· Coquille subcylindro-conoïde allongée; spire formée de
6-7 tours ............ P. tetropsoides, p. 654
3. Coquille pyramidale lancéolée; dernier tour grand, non obèse,
à angulosité inframédiane; animal vivant dans les eaux saumà-
tres de Pintérieur .......... P. gallica. p.· 655
— Coquille conoïde subobèse; dernier tour très grand, obèse ven-
tru, à angulosité médiane; animal vivant dans les eaux saumà- `
tres du littoral ..... P. tetropsoides var. Massotî, p. 654
1. P. ulvae Pnxnazvr (Fig. 717 et 719; pl. xvx, fig. 492).
Turbo ulvae PENNANT, IV, 1777, p. 1.32, pl. LXXXVI, fig. 120; Monmou,
ll, 1803; p. 318. —Hydr·obia ulvae FRAUENFELD, 1863, p. 1019; Jnrrnavs,
IV, 1868, P. 52 et V, 1869, p. 209, pl. 69, fig. 1-2 (seulement). - Perz'ngz'a
pictonum Panaoxnns, 1874, p. 9, pl. nx, iig. 29-30; Locann, 1893, p. 107;
P. Girardoti Panne., 1874, p. 11, pl. m, fig. 31-32; Loc., 1893, p. 108. —
P. sequrmica Bouncuxcnxr in PALÀD., 1874, p. 20; Loc., 1893, p. 106;
P. subumbilicata [non Mommcul Baunorz in PALM1., 1874, p. 26 [: P. Bau-
doni Pamtn., p. 27]; Loc., 1893, p. 107; P. nmzsoutyana, P. perrierzkma,
P. micropleura. et P. microstoma Bonncoicnwr, 1876, p. 63 à 65; Locaun, `
1893, p. 108-109; P. en/zalia, P. Fagotz, P. deyrolliana, P. Bourguzï
gnati, P. girundica, P. dupuyana, P. obesa, et P. I)ZClI‘i1l'Iïlü'N1ABILLE,
1877, p. 302-309; Locmn, 1893, p. 106-110; P. nlvae, PALADILHE, 1874,
p. 14; Locann, 1882,.p. 241 et 1893, p. 106, fig. 105; Donnros, 1912,
p. 243, pl. iv, fig. 1-4; GERMMN, II, 1913, p. 306, fig. 344.
Coquille conique allongée, fente ombilicale étroite; spire plus ou moins`
acuminée, formée,de [6·]7-8[·9] tours presque plans, très légèrement
imbriqués, à croissance rapide mais régulière, le dernier grand, ventru,
subcaréné vers lc milieu; sutures peu profondes mais accusées; sommet
assez aigu; ouverture suboblique pyriformc, acuminée en·haut, un peu
élargie en bas, ài bords réunis par une callosité marquée; péristome
arqué; bord·colume1laire subréfléchi; test assez solide, opaque, brun
rougeâtre, très faiblement strié. —- Opercule mince, cornée. - L.
4,5-6-7 mm.; D. 2,75-3,5 mm.

654 M0LLUsQUus Tunnusrnus ur 1·*1.uv1A1·1LEs
(Eufs déposés dans une gelée claire revêtue de grains de sable et étendue sur
la surface de la coquille [Haannm, Nature, 1888, XXXVII, p. 196]. Espèce
variable quant à la forme générale et à la·longueur relative de la spire : elle a
· reçu un grand nombre*de noms relevés ci-dessus, noms correspondant à des
formes qui, d’après l'examen des cozypes de la collection A. LOCARD, passent
insensiblement de l’une à l’autre. .
Eaux saumâtres et salées du littoral de la mer du Nord, de la Manche et de
l’Océan Atlantique; très commun, presque partout; fossile depuis le Pliocène.
2. P. tetropsoides PALADILHE (Pl. xvm, fig. 526 et 527).
Paludestrina tetropsoides PALM)., 1870, p. 240. —— Peringia Ma7·g«1-
ritae PALM)., 1874, p. 24, pl. 111, fig'. 33-34 [: Assiminea. gracilis PA1.An..
1874, p. 24}; LOCARD, 1893, p. 110, fig. 107; Cuzior, 1910, p. 472;
P. tetropsoides LOCARD, 1893, p. 111; GERMMN, Il, 1913, p. 307.
Coquille subcylindro-conoïde; fente ombilicale très étroite; spire
allongée formée de 6-7 tours presque plans, à croissance rapide, le dernier
légèrement subanguleux en son milieu; sutures peu profondes; sommet
petit, assez aigu; ouverture suboblique, pyriforme, subanguleuse en haut;
péristome droit, aigu; bord columellaire subréfléchi; test corné, un peu
luisant, assez transparent, presque lisse. —— Opercule profondément
enfoncé, mince, transparent, garni de stries spirescentes à peine sensibles.
· — L. 3,25 mm.; D. 3,1 mm.
Cette espèce est, dans la»Méditerranée, la forme représentative du P. ulvac
Peux. de l‘Atlantique; elle en est.d’ailleurs trés voisine, en différant par sa
forme plus étroitement allongée, son dernier tour avec une angulosité médiane
moins développée, son test moins solide et sa taille constamment plus petite.
. « . Les étangs saumàtres du littoral méditerranéen, dans les départements des
Bouches-du-Rhône, du Var (le type de l’espèce provient de l`île Sainte—Margue·
rite) et des Alpes-Maritimes.
_ var. Massoti PA1.An11.nr.. _
Permgia Massozi PALADILHE, 1870; p. 21; LocAr·n,1893, p. 110; Gnauam, II,
1913, p. 307; P. Penchinazi PALA1)., 1870, p. 23; Locuan, 1893, p. 111.
Coquille conoïde un peu obèse; fente ombilicale nulle; spire médiocre, formée
de 6-7 tours plans, le dernier très grand, obèse venzru, légèrement subanguleux
en son milieu; sutures médiocres; sommet aigu; ouverture un peu oblique,
pyriforme arrondie, à bords marginaux réunis par une faible callosité ; test corné
bleuté ou fauve pâle. - L. 3,54,5 mm.; D. 2,75 mm. ·— Cette forme, reliée au
type par des intermédiaires, vit dans les eaux saumâtres du département des
' Pyrénées·Orientales [A. P.x1..xnn.uu]. ·
2 bis. P. cyrniaca i\1ABILLE. '
Peringia cyrniaca Mau., 1877, p. 311. ` I
Coquille très allongée, acuminée; fente ombilicale très étroite; spire
conique, aiguë, formée de 10 tours presque plans, à croissance lente; su-
tures linéaires; ouverture ovalaire un peu oblique. —- L. 5,5 mm ; D. 2 mm.

n¥·rmNELLmAs. e rsnincta ' 655
Environs de Porto Vecchio (Corse) [P. Maaitts].
Cette coquille n’a jamais été figurée et le type est perdu. Elle n'a pas été
retrouvée, malgrédes recherches de E. Cazior; d'après les caractères de la
diagaose incomplète donnée par J. Masxtts, elle semble correspondre à une
forme allongée du P. tetropsoides PALAD., rappelant le Peringia obeliscus
Patanitnn [: Assiminea obcliscus PALAD., 1869, p. 379, pl. 19, fig. 4-5 et 1869,
p. 134, pl. v, fig. 4-5], espèce d’Algérie signaléeàAjacci0 (Corse) (‘) [J. NIABILLE,
1877, p. 311]. '
3. P. gallîca PALADILHE (Fig. 714 à 716),.
Assiminea gallica PALAn1Ln1a, 1867, p. 40, pl. 20, fig, 1-6 et 1867,
p. 35, pl. 2, fig. 1-6. — Peringia gallica PALAnxLna, 1874, p. 18; Locaan,
1893, p. 105, fig. 104; \VESTE|'tLUND, Vi, 1886, p. 42; Gsnmux, ll, 1913, '
p. 306.
Coquille pyramidale lancéolée; fente ombilicale nulle; spire conique
allongée, formée de 7 tours presque plans, à croissance lente, régulière,
le dernier grand, muni d’une angulosité périphérique très nettement infra-
médiane; sutures médiocres; sommet petit; ouverture à peu près verti-
cale, ovalaire, anguleuse en haut, avec un épaississement interne marqué
` et des bords marginaux réunis par une forte callosité; péristome droit, ·
continu; bord columellaire dilaté vers la base; test solide, épais, corné ou, '
plus généralement, jaune rougeâtre presque brique, presque lisse.
— Opercule corné, finement strié et à nucléus presque basilaire. ——
L. 5 mm.; D. 2-2,5 mm.
Eaux des salines de Saint-Amour (Jura) [Cnanrv] et des salines de l'Ain. i
E. Cazior [1902, p. 313] dit avoir trouvé, en Corse, un échantillon de cette
espèce « dans le ravin de Toga, sur une pierre, près de son embouchure ». Il
s‘agit sans doute d’une forme mal déterminée du P. tetropsoides PALM:. ou de
sa var. Massoti Paulo. .
Le Peringia LetourneuxiBonacu1cmr[1876, p. 77; Mamtts, 1877, p. 301; Was-
rsntunn, VI, 1886, p. 42; Locaao, 1893, p. 106] trouvé dans « une mare d‘eau
douce, à 2 kilom. de Rennes »» (Ille-et-Vilaine) par A. Lnrouansnx n’a vrai·
semblablement aucun rapport avec le P, gallica PAL. et n'est probablement
qu`une forme du P. ulvae PENN. accidentellement introduite aux environs de
Rennes (2).
1. Ce P. obeliscus PALM;. est probablement lui-même identique au P. tetropsoides muc. S'il
en est ainsi, le nom d’obeltscus étant le plus ancien devra etre repris pour désigner la forme
méditerranéenne du P. ulvae Pssn.
QJA. Loctnn [1893, p. 106] en donne une courte description:
Coquille allongée conique, ventrue anguleuse en bas; spire allongée, conique tectlforme (*2),
formée de 1 1}2 tours presque plans à croissance régulière, le dernier médiocre; sommet petit:
suture double (?); fente ombilicale sensible; ouverture oblique, bien arrondie; test un peu
mince, snbpelluclde, corné roux. —~ L. 5 mm.; D. 2 mm.
Cette description, peu précise et peut-être méme inexacte ne permet pas de se faire une opinion;
Pensemble parait cependant se rapporter davantage au P. ulvae Psnn. qu’à toute autre espèce.
42

656 MOLLUsQUEs Tnnnnsrnns ET FLÈVIATILES
G. LITHOGLYPHUS (l\(lüHLFELDT) HARTMANN, 1821.
[Lizhoglypher Frrzinoea, 1833; Lit/zoclypus VILLA, 1844].
Animal muni de 2 tentacules longs et grèles; yeux à la base externe des
tentacules, sur une petite protubérance; pied ovalaire, élargi en spatule posté-
rieurement, pourvu antérieurement de 2 expansions latérales pointues recourbées
en arrière (fig. 722); radula avec (sur chaque rangée) une dent centrale trapè-
zoïdale, multicuspidée (cuspide centrale plus développée que les latérales)
portant en outre plusieurs denticules à la base; dents latérales très longues,
multicuspidées; dents marginales étroites, incurvées, serrulées à leur partie
supérieure (fig. 723).
Coquille globuleuse, imperforée; spire courte; ouverture large, subovalaire
ou subcirculaire; bord columellaire calleux; test épais. Opercule corné, pauci-
spiré à nucléus excentrique.
Les espèces de ce genre habitent l’Europe centrale et orientale ainsi que le
bassin Aralo—Caspien; on en connaît, à l’état fossile, depuis le Pontien (bassin
du Danube et sud de la Russie). `
l L. naticoides DE FÉnussAc (Fig. 720 à 723; pl. xvm, fig. 514, 515 et 517).
Paludina I7.!1Èl·COl_l1€S DE FÉR. in C. Prmaran, III, 1828, p. 45, pl. vm,
fig. 1, 2 et li} —— Lithoglyphus naticoides Fnwnnrnnn, 1863, p. 193;
NVESTERLUND, VI, 1886, p. 85; Konnixr, Icon., V, 1892, p. 29, pl. cxxxx,
fig. 775-776; Gnnmnnv, ll, 1913, p. 307.
Coquille ovalaire globuleuse; spire très courte, formée de 5 tours
convexes, le dernier très grand, dilaté, comprimé vers la suture; sutures
profondes; ouverture très oblique, subarrondie oblongue, anguleuse en
i haut, bien arrondie en bas; péristome encrassé, à bords réunis par une
fortecallosité; test épais, solide, jaune verdâtre ou brun olivàtre, garni
de fines stries longitudînales. -— Opercule oorné, mince et flexible. —-
Ii. 5-7,5[-8] mm.; D. 7,5-10[-11] mm.
(Eufs très nombreux, collés sur la coquille qu`ils recouvrent presque complè-
tement (comme chez les Theodoxia); ces œufs sont ovalaires, brunâtres, solides,
de 1 mm. environ de diamètre à leur base; éclosion vers la fin d”août (dans le
Nord-Est de la France), le jeune possède alors 1 1/2 tour de spire et mesure
environ 0,8 mm. La base d’insertion de l’œuf reste visible sur la coquille sous
forme d`une empreinte circulaire.
Habite les fleuves, les rivières, les canaux (en France, presque uniquement
dans les canaux); vit sur le fond et (mais seulement en été) sur les maçonnerîes
des écluses en compagnie des Bythinies, des Vivipares et des Dressensies.
Espèce du bassin du Danube et de.l’Eur0pe·sudorientale qui, grâce à la
batellerie, s’est peu à peu propagée vers le Nord et l’Est où elle s’est acclimatée.
Signalée en Hollande dès 1874 [M. M. SHEPMABN], puis dans le Rhin en 1893-
1894 [E. von lvhnrens, VV. Konnnr], elle s’est propagée en France d’abord dans
le canal des Ardennes à Vendresse et de Pont—à-Bar à Nanteuil [R. Baivoxsr in

MICROMELANIIDAE 657 i
II. Cnnoor, 1910, p. 132-134], puis dans le canal de l’Est ill Stenay (Meuse) et
Givet (Ardennes) [H. CARDOT, 1910, p. 134] d’où elle il gagné le bassin de la
Seine: canal latéral à l'0iée à Pont-Sainte-Maxence (Oise) [II. Cnnoor, 1923,
p. 44]. Elle vit également aux environs de Nancy dans la Moselle et le canal de
""|'" m
V O
/’—_ z î
72. '5
I
F10. 720 à 723. — Lithoglyphm mzticoides ne Fénnssnc. — 720-721. Coquille, >< 3. -
722. L’animal dans Pextension montrant les deux expansions antérieures du pied
X 3. — 723. Radula. '
la Marne au Rhin [P. Rémy, 1924, p. 15]. Dans ces diverses localités, cette
espèce forme aujourd’hui des colonies très populeuses et se multiplie active-
ment. C'est, en somme, une migration de l’Est vers l'Ouest analogue à celle,
plus ancienne, du Dreissensia polymorpha PA1.1.As et il n‘est pas douteux que ce
Liz/zoglyplzus, très résistant, n‘envahisse peuà peu une grande partie du réseau
fluvial français.
F. MICROMELANIIDAE `
Joh, Txxxua [1928, p. 378 et suiv.], dans un intéressant mémoire sur les
petits Prosobranches d’eau douce, a créé la nouvelle famille des MicromÉla·
niidae dans laquelle il groupe, outre certains genres de l’Europe orientale .
(Microcolpia, Chilopyrgula".), les genres du lac Baïkal (Baïkalia, Liobai/la.-

658 Mol.LUsQUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
' Iia...). De plus, se basant presque uniquement sur les caractères de la radula,
J. Tampa ayant constaté que la radula du Pyrgula annulala LINNÉ était très
voisine de celle des Truncatella (1), classe le genre Pyrgula dans la famille
_ des Truncatellidae. Enfin il considère les genres Lartetia et Moitessieria
comme des sous—genres de Paladilhia de la famille des Byzlzinellzdae [=
llydrobiidae Tmste et auteurs divers]. Je crois, en effet, que J. Tumte a
raison de rapprocher les Lartezia et les Paladilhia des Byzhinella et, dans
cette faune, j’ai suivi ces indications. Par contre, je pense qu’il en est tout
autrement des Àloilessieria dont Pornementation sculpturale est si particulière,
et je les rapproche des Bugesia. Quant aux Pyrgula, malgré leur radule de
Truncatelle (2), je les crois beaucoup plus voisins de Melaniidae. On ne
connaîtra, d’ailleurs, les affinités réelles de ces petits Gastéropodes qu’après
` Fexamen de leur appareil génital aujourd’hui encore presque totalement
inconnu. En attendant il me paraît préférable de grouper, au moins provisoi-
rement, dans la famille des Micronzelamidae, les trois genres Pyrgula, Mortes-
sieria et Bugesia.
TABLEAU mas Gsuses.
1. Coquille turriculee; test non malléé .....,.... 2
—- Coquille perforée, test orné de malléations creuses disposées
comme celles d’un dé à coudre .... G. Moitessieria, p. 660
i 2. Coquille conique turriculée, imperforée: test garni de oostula·
tions nodosiformes ......... G. Bugesia, p. 659
—- Coquille turriculée très allongée; ombilic en fente très étroite;
tours de spire carénés. ........ G. Pyrgula, p. 658
G PYRGULA DE Cnisroroni et JAN, 1832.
· [Pyrgiscus Hssmmuvmsnu, 1847; Melania, Paludina, Paludinella, auteurs].
Coquille longuement turriculée; spire à tours carénés: sommet obtus; ouver-
ture ovalaire; péristome aigu; opercule corné, spirale.
P. anllulata LINNÉ (Pl. xvm, fig. 533].
Turbo annulatus L., éd. XII, 1767, p. 1240. — Melania hewetica
Micuemiv, Mag. Zoolog., 1831, p. 37, pl. 37;M.annulata Rossmlissnsn,
Iconogr., Il, 1839, p. 42, pl. 50, fig. 681. —— Pyrgula helvetica Bonneui-
ouxr, 1862, p. 72, pl. 9, fig. 1-5. - P. annulata. Cmsrorom etJA1v, 1832,
p. 4, n° 30; Wnsrnnnuwn, VI, 1886, p. 89; Tmunn, 1928, p. 360, fig. 8
(radula).
Animal jaunâtre, légèrement transparent; tête proboscîdiforme,
1. Et nettement différente de celle des Chilopyrgula. dont la coquille ressemble cependant
beaucoup à celle du Pyrgula annulata L.
*2. Je rappelle que les classifications uniquement basées sur la radula sont très discutables,
` cet organe étant, par/'ois, beaucoup trop variable d'une espèceà l’autre et même chez une seule
espèce suivant Page des individus.

M1cnoMEL.•.N1i¤1tn. — nucnsm 659
tronquée, avec une tache longitudinale jaune; tentacules cylindriques,
noirs, les yeux à leur base externe sur un petit renflement; pied grand,
allongé, gris pâle, antérieurement tronqué. -
Coquille très allongée turriculée, longuement conique; ombilic en fente
très étroite, presque recouvert; spire acuminée, formée de 8 tours bica-
rénés (la carène supérieure généralement plus saillante), le dernier avec
3 carèncs (la 3°, plus faible, entourant la dépression ombilicale) ; ouver-
ture oblique, ovalaire, anguleuse en haut, à bords marginaux réunis par
une faible callosité; péristome aigu, à bord externe très arqué en avant;
bord columellaire peu arqué, réfléchi-élargi sur l‘ombilic qu`il recouvre
partiellement; test blanchâtre, garni de stries longitudinales peu obliques,
assez fines. —— L. 8-10 mm.; D. 2-3 mm.
Ilabite les eaux pures, limpides, un peu froides, sous les pierres, dans les
fentes des rochers; fuit la lumière. Cette espèce, qui est une forme relicte de
l'époque glaciaire, ne vit ni en France, ni en Suisse; elle habite la Dalmatie
et surtout quelques lacs de l'Italie septentrionale (lacs de Garde, d'Idro, d’Isero,
d`Eudine. commune dans ces lacs; mais elle est absente des lacs plus occiden-
. taux comme le lac de Côme, le lac de Lugano, le lac Majeur).
G. BUGESIA PALADILHE, 1866. _
Animal inconnu. -— Coquille très petite, conique turriculée, imperforée; test
solide, garni de costulations nodosiformes; opercule inconnu.
B. Bourguignati PALADILHE (PI. xx, fig. 553, 554).
Bugcsia Bourgcrzgnati Pantin., 1866, p. 55, pl. 13, fig. 8-10 et 1866,
p. 2, pl. 1, fig. 8-10; Locxnn, 1882, p. 244; 1893, pl m, fig. 108; Wssrnn-
Loup, VI, 1886, p. 108: Gsnauuu, ll, 1913,p. 317, fig. 377. ·
Coquille conique turriculée, imperforée; spire conique allongée com-
posée de 7 tours renflés à croissance régulière, assez rapide, le der-
nier formant les 3/8 de la coquille; sutures d’abord linéaires puis légère-
ment submarginées aux derniers tours; sommet assez obtus; ouverture
ovalaire, peu anguleuse en haut, à bords marginaux réunis par une
faible callosité blanchâtre; péristome simple, arqué en avant; bord colu-
mellaire large, comprimé, légèrement troncatulé à la base; test· solide,
épaissi vers le bas, ambré clair, garni de petites costulations longitu-
dinales presque verticales coupées de sillons spiraux saillants (au nombre
de 3 au dernier tour, de 2 sur les autres tours) présentantrde fortes
nodosités régulièrement espacées. —- Opercule inconnu. — L. 1,5 mm.;
D. 0,66 mm. _
Très rare. Alluvions du Lez, près du village de Castelnau aux environs de *4
Montpellier (Hérault) [D" Bucas; A. PAz..iou.na]. /

660 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
G. MOITESSIERIA Bounccicmvr, 1863.
Animal allongé; manteau bien développé pouvant se renverser sur le bord
externe de la coquille; 2 tentacules filiformes; pied petit.
Coquille trés petite, cylindrique allongée à tours assez nombreux (5-7) et
convexes; bord externe du péristome épaissi; test diaphane, cristallin, extrê-
mement fragile, couvert de malléations creuses disposées comme celles d’un
dé à coudre en séries régulières suivant des lignes spirales; opercule micro-
scopique, pellucide, lisse (sans stries visibles même à un grossissement de 250),
fermant incomplètement l'ouverture.
Les Moitessieries vivent dans les sources, les ruisseaux, les puits du midi
de la France. Ce n'est quexceptionnellement que ces petits Mollusques ont
été recueillis vivants [P. Massor, 1842 1 sur les plantes aquatiques d’une source
à Tautavel, dans les Corbières (Pyrénées-Orientales); H. Nnconns, 1892 : sur
les pierres d’un puits de la rue de la Velouterie, à Avignon (Vaucluse)]. Ils
sont plus fréquents, sans être abondants, dans les alluvions.
La place de ce genre dans la classification restera douteuse tant qu’on ne
connaîtra pas Yorganisation de l’animal. Se basant sur la sculpture du.test,
J, R. Bouncuiemr [1863, p. 8; 1877, p. 46] `en a fait le type de la nouvelle
famille des Moîtessieridae. Cependant les malléations creuses du test ne sont
pas spéciales aux Moitessieries; on les retrouve, mais beaucoup moins déve-
loppées, chez d’autres espèces de la faune française, notamment chez quelques
Planorlzis du sous-genre Gyraulus (P. allzus Mütt., P. Crossei Bonne.) et chez .
l’Ancylus lacuszris LINNÉ (tours embyonnaires).
1. Coquille allongée; spire avec au moins 6 tours ...... 2
- Coquille écourtée; spire avec au plus 5 tours bien convexcs; test
garni de malléations très régulièrement distribuées .....
. . . ............. ll!. Locardi, p. 663
2. Stries longitudinales fortes et bien visibles sur tous les tours. . 3
— Stries longitudinales nulles ou à peine sensibles, sauf au voisi-
nage immédiat de l`ouverture; malléations du test très régulière-
ment distribuées .......... M. Rollandi, p. 662
3. Test avec malléations disposées en lignes spirales très nettes
couvrant toute la surface de la coquille. M. Saint-Simoni. p. 660 ‘
- Test avec malléations disposées en lignes spirales très nettes,
s’obliiérant ou disparaissant sur cermincsqvartzcs de la coquille.
................ M. lineolata, p. 663·
1. M. Saint-Slmûnî (DE CHARPENTIER) DE SMNT-S1M0N (Fig. 726, 730,
732; pl. xvm, fig. 521 à 523, pl. xx, fig. 559 et pl. xxx, fig. 574).
Paludina simoniana DE Cnanr. in DE SMNT-Simon, l, 1848, p. 39;
Küsran, Conch. Cab., 1853, p. 58, pl. xi, fig. 9-10. — Hydrobiazl sùno-
niana DUPUY, 1850, p. 574, pl. xxvm, fig. 11. — Acme simomîma
MOQUlN·TANDON, ll, 1855, p. 511, pl. xxxvm, fig. 17-19. —- Moitcssieria

MxcnoMELANx1nAE. — Moxrnssinnm ' 661
simoniana Bouncuxcmr, 1863, p. 14; Councnn, 1883, p. 144 (16), pl. 1.
fig. 7; Locnnn, 1893, p. 120; M. Massoti Botmc., 1863, p. 13, pl. II, iig.
1-5; Cour., 1883, p. 146 (18), pl. 1, fig, 8; Loc. 1893, p.- 121; M. Fagûll
Councnn, 1883, p. 144 (16), pl. 1, fig. 9; Loc., 1893, p. 120, fig. 121. ·—
7 2 4 72 6   72 7 72.8
72.9 . 750 7'5‘l~ 7'52 7'5'5
FIG. 724 à 733. — 72L725. Moitessieria Rollandi Bounouiomr, >< 20. — 726. JI. Saint-
Simoni on CnAm>EN·r1En, x 20. -· 727. M. Locardi Coormxn, X 20. -— 728. M. Rollandi
Bouno. forme Gervaisi Boum., >< 20. — 729. M. lineolata Coumcns, >< 25. — 730. M.
. Saint-Simoni ne Camp. forme Massoti Boone., x 20. - 731. M. lineolata Counoss
forme puteana Cour., x 25. — 732. M. Saint-Simimi n1—:_ Cmnr. forme- Fagoti Comm. '
>< 20. — 733. JI. Saint-Simoni on Camp. var. Bowrguignati Couuonm, X 25.
M. Saint-SimoniGsnMA1N, ll, 1913, p. 315. - Paludinella sz'm0m'ana,
Massoti et Fagoti Wnsrsnnumo, Vl, 1886, p. 49, 50.
Coquille subcylindrique allongée; fente ombilicale étroite; spire formée
de 6-7 tours arrondis convexes à croissance bien régulière à partir du 2**,
le dernier arrondi, parfois comprimé; sutures assez profondes; ouverture
un peu oblique, oblongue, plus haute que large; péristome peu épaissi,
très légèrement évasé; bord columellaire évasé, recouvrant partiellement

662 i Monnusouss rsnsssrnns ET FLUVIATILES
l`ombilic; test hyalin, transparent, garni de stries longitudinales fortes et
bien visibles, coupées de sillons spiraux régulièrement espacés, peu
profonds, creusés à intervalles égaux,de malléations qui sont ainsi
disposées en lignes spirales très nettes. A un faible grossissement, on voit
seulement le test réticulé; à un grossissement beaucoup ·plus fort
apparaissent les malléations qui ont 1/200 de mm. de diametre environ et·
couvrent toute la coquille (‘). - L. 1,75-2,25-2 mm.; D. 0,5-0,6-0,7 mm. _
Les malléations sont—plus petites, plus serrées et moins régulièrement
disposées que chez le M. Rollandi Boum. Chez la forme Fagoti Cour., les mal-
léations sont plus grandes, plus profondes et toujours plus profondes que les
sillons spiraux; ·de plus les derniers tours sont plus ou moins nettement
comprimés (fig. 732). Cette forme se trouve mêlée au type.
Alluvions de la Garonne, à Toulouse [L. PARTIOT, A'. ou SAINT·SlMON, P. Facor];
alluvions de l'Aude, a Carcassonne [P. Fmor]; fontaine de Fouradada, à 2kil.
de Tautavel, dans les Corbières [P. Mnssor, 1842] et alluvionsde la Verdoubles,
au mas d’Ollastre, ravin de Fouradade (Pyrénées-Orientales) [P. Massor, 1872].
Cette même espèce a encore été signalée dans les alluvions de l`Ariège, près
' de Venesques [D. Durov, 1850] et de Foix [H. Dnoui-î1·, 1855] ainsi que dans les
’ ' alluvions de l'Aude, à Béziers [P. A. Morrsssinix, 1868] mais ces dernières indica-
tions se rapportent, non seulement à cette espèce, mais à toutes les Moitessie-
ries sans qu’il soit possible de préciser. '
var. Bourguignatî Couraeiviz (Fig. 733).
Moitessier-ia Bourguignati Coumcns, 1883, p. 146 (18), pl. 1, fig. 6; Locann,
1893, p, 121; Paludinella bourguignnli WESTEKLUND, Vl, 1886, p. 50.
Differe par sa spire formée de 6 tours à peine convexces séparés par des
sutures superficielles, son sommet mamelonné et son test garni de malléations I
rondes,.bien distinctes, plus grandes (1/100 de mm. de diam.). — L. 2,2 mm.;
D. 0,6 mm. — Alluvions de la Garonne, à Toulouse [P. Fncor]; le seul exem-
plaire connu a été trouvé parmi des M. Simoni DE Cmmr. [G. COUTAGNE].
2. M. Rollalldi Bouncoicwyr [Fig. 724, 725, 728; pl. XVIII, fig. 520,
pl. xx, fig. 552, 556, 563 et 564, et pl. xxm, fig. 594).
Mozïessieria. I'OlldRdidRd'BOURG., 1863, p. 9, pl. 1, fig. 1-7; Couracivs,
1883, p. 131 (12), pl. 1, fig. 1 à 4; LocAnn,1893, p. 119, fig. 119-120. —’
J1. gervaisiana Bonne., 1863, p. 11, pl. 11, fig. 6-9; Cour., 1883, p. 132
` (13), pl. 1, fig. 5; Loc., 1893, p. 120; M. morzspessulana. Bonne. in Cour., l
1883, p. 132 (13); Loc.; 1893, p. 120. —- M. Rollandz', GERMAIN, Il, 191,
p. 313, fig. 365 à 368. — Paludinella rolandiana et P. gervaisiana
VVESTERLUND, Vl, 1886, p. 49.
Coquille allongée; fente ombilicale très étroite; spire formée de
6-7 tours oonvexes, le dernier égalant du 1/4 à un peu moins du 1/3 de la
longueur totale; sutures assez profondes; sommet obtus, lisse; ouverture
oblongue; péristome épaissi; test mince, fragile, blanc hyalin, à stries lon-
1. Ces malléalions peuvent être contigues; comme elles ne sont pas sensiblement plus profondes
que les sillons, on n’aperç0it, dans ce cas, que les sillons spiraux avec quelques creux. .

MICBOMELANIIDAE. —·M0|TESSlE!\lA ` l 663
gitudinales nulles ou à peine sensibles sauf au voisinage immédiat de 1'ou-
verture où elles sont saillantes, garni de malléations de 1/80-1 /90 de mm.
de diamètre, très régulièrement disposées en quinconce; vers la base du
dernier tour, les lignes spirales de malléatîons se rapprochent. peu à peu
les unes des autres et prennent la forme de sillons séparés par des crêtes
saillantes et denticulées. - L. t,8·2[-3) mm.; D. 0,6—0,8[-1] mm.
La forme monspessulana. Boone. diffère par sa taille plus grande, ses tours _
plus arrondis et son ouverture subcirculaire (non oblongue); mais il existe des
formes de passage ·et elle vit avec le type. '
Alluvions du Lez et de la Mosson près de Montpellier et alluvions de la ,
Boyne à Fontès (Hérault) [P. A. Momassian]. ' '
3. M. lineolata Couucun (Fig. 729).
M0itessz'en'a lineolata Couraonrz, 1881, p. 42; 1883, p. 146 (19), pl. 1,
fig. 12; Locann, 1893, p. 121; G1~:nMMN, ll, 1913, p. 315, fig. 378; I
.lI.pute¢ma. Cour., 1883, p. 147 (20), pl. 1, fig. 11; Loc., 1893, p. 121. —
M. Colhleri (fig. 15, 16, 17), Maputeana (fig. 18), M. lajardiana et
xl!. Arnaudi Niconas, 1892. — Paludinella lineolata WESTERLUND, VI,
1886, p. 50.
Coquille allongée, presque exactement cylindrique; fente ombilicale
petite; spire formée de 6 tours médiocrement convexes à croissance très
régulière, le dernier à peine plus grand que le pénultième, subcomprimé;
ouverture presque circulaire; test garni de stries longitudinales fines
mais bien visibles et de sillons spiraux peu profonds, souvent oblitérés
sur—une partie du test, pourvus de malléations très petites (1/100 de mm.
de diam.) et rapprochées, visibles seulement sur une partie du test (f).
-— L. 2-2, 25 mm.; D. 0,6-0,7 mm;
Alluvions du Rhône, en amont. de Lyon [G. Counows].
La forme puteana. Cour. (fig. 731) est subconoïde, avec 7 tours de spire plus
convexes à croissance plus rapide; les sillons spiraux, très étroits, sont encore
plus oblitérés et garnis de malléations minuscules (1/200 deimm. de diam.),
Cette forme, la plus grande des Moitessieries (L. 3,1 mm.; D. 0,9 mm.) n`est
connue que par un seul individu, recueilli mort dans un puits de la rue dela I
Velouterie, à Avignon (Vaucluse) [H. Nicotas].
4. M. Locardi Courxomn (Fig. 727).
.’lIoz'tessierz'a. LOC(1J'dL'COUTAGNE, 1883, p. 143 (14), pl. 1, fig. 10; Niconas,
1892, fig. 14; Locanu, 1893, p. 121, fig. 122; Gsimuiv, II, 1913, p. 313,
fig. 370; M. Rhodani Bouncuiczvyr in Cotrracivn, 1893, p. 143 [15); Loc.,
1893, p. 122. — Lartetia Collieri NICOLAS, 1892, fig. 5.
Coquille subconoïde, courte, trapue; spire formée de 5 tours convexes,
le dernier relativement grand; sutures profondes; sommet lisse, obtus;
1. Ces malléations sont généralement oblitérées sur une grande partie des tours et ne forment
que des plages inégales.

664 MOLLUSQUES 'runnusrnns ET i=LUvxA·rxLEs
ouverture subarrondie, un peu plus haute que large; péristome peu
épaissi; stries et malléations du test comme chez le M. Rollandi Bounc.,
mais leur écartement est un peu plus faible, les malléations un peu plus
petites (1/100 à 1/110 de mm. de diam.) et les stries longitudinales ne
sont visibles que sur le bord du péristome. — L. 1,4-1,5 mm.; D. 0,7 mm.
\ Puits de la rue de la Velouterie, à Avignon (Vaucluse) [H. Nicoms] (individus
' ' recueillis morts et en petit nombre).
La forme Rhodamî Boone. diffère par ses tours de spire moins renflés séparés
par des sutures notablement moins profondes; elle a la même taille. Elle a été
_trouvée dans les alluvions du Gard à sa jonction dans le Rhône prés de
Beaucaire [H. Bçnrnnm] et dans les alluvions du torrent de Rognac, près de la
gare de Rognac (Bouches—du-Rhône) [G. Coumcrm].
F. TRUNCATELLIDAE '
i Animalà respiration branchiale, pourvu d’un mutle trés long, musculeux;
2 tentacules écartés, courts et triangulaires; yeux sessiles placés en arrière de
la base des tentacules; mâchoires cornées; radula montrant, dans chaque
rangée, une dent centrale trigone avec une série de denticulations basales, des
dents latérales (une de chaque côté) multicuspidées et des dents marginales
arquées, étroites et multicuspidées.
Animaux unisexués, l’0rifice femelle ou Yextrémité du pénis au voisinage
immédiat de l’anus.
Coquille plus ou moins allongée, subcylindrique, tronquée à l'état adulte, à
ouverture ovalaire et à péristome continu; opercule paucispiré à nucléus
excentrique.
Ces animaux vivent au voisinage immédiat de la mer, dans la zone littorale.
Le genre Truncazella est le·seu1 existant en France.
G. TRUNGATELILA Risso, 1826.
[Fidelis Rrsso, 1826 (: jeune); C/zoristoma Cmsroronx et JAN, 1832 (= jeune):
Erpetometra Lowe, 1832].
Animal à respiration branchiale, pourvu d‘un mufle très long, musculeux,
d’apparence annelée, vaguement bilobé; tentacules triangulaires, courts et
divergents; yeux sessîles a la partie postéro-inférieure des tentacules; bouche
ovalaire, dirigée de haut en bas et d’avant en arrière, s’ouvrant au fond de
Yéchancrure du mufle; pied peu développé, court, elliptique, arrondi en
avant et en arrière. Mâchoires cornées,`subtriangulaires, de couleur chair;
. radula avec 70-90 rangées de dents, chaque rangée comportant une dent
médiane et, de chaque côté, une dent latérale et 2 dents marginales; dent
médiane triangulaire, petite, multicuspidée; dents latérales assez grandes,

·rnu1vcA·r1;LL1¤AE. — 'r1wNcATELLA 665
multicuspidées (1 cuspide interne et au moins 1 externes); dents marginales
plus petites, en forme de crochets, finement dentelées. Une branchie allongée
` constituée par une série de 12-15 lames triangulaires indépendantes mais
disposées les unes à la suite des autres [cf. A. Vnvssiénn, 1885, p. 253 et sq,].
Sexes séparés: orifice femelle au voisinage de l’anus; chez les mâles, pénis
cylindrique, beaucoup plus long que large, à la base duquel est un corps
glandulaire (prostate ?).
Coquille subcylindrique, tronquée à l’état adulte; ouverture pyriforme
ovalaire; péristome continu, un peu èpaissi; test très finement grenu. plus ou
moins strié. Opercule corné, à spire rudimentaire et à nucléus excentrique.
Ces animaux marchent à la manière des Chenîlles arpenteuses. Ils avancent
d'abord la partie antérieure de leur pied qu`ils fixent solidement, puis ramènent
vivement la partie postérieure du pied. Pendant ce mouvement, le mufle
s‘approche très près du sol et c`est ce qui a fait croire que cet organe jouait un
rôle dans la locomotion. ·
Les jeunes Truncatelles ont une coquille entière qui peut avoir jusqu'à
7-9 tours de spire, mais les premiers sont toujours vides, l'animal n‘occupant
que les derniers. Pour détacher ses tours supérieurs, la Truncatelle forme une
cloison transversale qui les isole; ces tours se colorent alors en brun verdâtre
et se couvrent de poils plus ou moins longs [A. Vavssxians].
Ces animaux vivent à la limite supérieure de la marée haute, plus ou moins
enfoncés sous les pierres ou dans les débris d`Algues et de Zostères; ils
habitent également le sable vaseux et s'écartent seulement de quelques mètres
·de la mer.
1. 'l` est strié-costulé ou réticulé ........... . 2
— Test lisse ou seulement substrié près des sutures ......
......... T. subcylindrica var. laevigata, p.— 666
2. Derniers tours de spire ornés de cordons spiraux coupant les I
stries longitudinales et formant une réticulation plus ou moins
régulière ` .......... ' ......... 3
-— Derniers tours de spire avec seulement des stries ou costules
Iongitudinales .... ' ..... T . Subcylindrica, p. 665
3. Coquille conoïdc-fusiforme; spire formée de 6 tours assez con-
vexes ............... T. Juliae, p. 666
— Coquille presque cylindrique; spire·formée de 5 tours très con-
vexes ............. Ti miuuscula, p. 667
1. T. Suhcylindrîca LINNÉ [Pl. xvm, fig._ 537).
Helziz subcylindrzha Lmmê 1766, éd. XII, p. 1248 [non D1Lx.w\·N,
1817 : Cochlicopa. lubrica Müx.LEn]. — Turbo truncatus Moxrxsu,
1803, p. 300, pl. x, fig. 7. —- Cyclostoma truncatula Dnxrnnmun, 1805, ·
p. 40, pl. 1, fig. 28 à 31. — Truncatelle costulata Hisso, 1826, IV,
p. 125, pl. xv, fig. 57; T. truricahz Dupuy, 1850, p. 532, pl. xxvu, fig. 4;
T. truncatula Locnnn, 1882, p. 220; T. subcylindrica. Bucouoî, DAUT-
znunnnc et Donurus, 1884, p. 319, pl. xxxn, fig. 25-27; Locxnn, 1894,
p. 357, fig. 513-514; Germain, 1913, ll, p. 318, fig. 353-354.

666 MOLLUSQUES 'rsnnuasrnrs ET FLUVIATILES
' Coquille cylindrique légèrement atténuée vers le sommet; spire tron-
quée, formée de 3-4 tours convexes aplatis en leur milieu; sutures pro- _
fondes; ouverture ovalaire; péristome continu, bordé, épaissi; columelle
subflexueuse, épaisse; test assez mince mais‘ solide, subtransparent,
luisant, apparaissant au microscope très finement grenu, garni de plis
costulés longitudinaux nombreux, serrés, très faiblement arqués. — ©per—
cule corné, mince, paucispiré, à nucléus excentrique. — L. a·6 mm.;
D. 2,25-2,5 mm.
Habite la zone littorale, sous les pierres, les Algues, dans le sable vaseux.
au niveau du balancement des marées. Commun, toutes les côtes françaises,
' y compris celles de la Corse. Fossile dans le Pliocène supérieur et le Quater-
naire des Alpes-Maritimes.
Les jeunes diffèrent considérablement des adultes et ont reçu des noms
variés (‘); ils possèdent de 7 à 9 tours de spire; sous cette forme ils ont servi
à créer les genres ·Fidelis Russo, Choristoma. DE Cuiusr. et JAN, L/zotellaria Boun-
amcmr et Locardiu oi; Form.
var. Iaevigata. Russo.
Truncatella laevigata Russo, 1826, IV, p. 125, pl. uv, fig. 53; Lociium, 1882,
p. 220 et 1894, p. 356; Gusnnum, 1913, Il, p. 317; T. microlena Bonnouroiur, .
in Bucouov, DAUTZENBERG etDo1.1.rns, 1884, p. 358, pl.xxxui, fig. 30 à 32; Locuno,
1894, p. 356. _ _
Coquille de même forme, de taille parfois un peu plus faible avec le test lisse
ou seulement substrié près des sutures. Il existe égales
’ ment une forme sublaewgata Pornaz et Mucxmcn [: T.
semicostata Fnnvum] dont les plis longitudinaux, peu sail-
mmm [anis, disparaissent même sur une partie du test et qui
  est intermédiaire entre le type et la var. laevigam
QE! B Russo. Le T. microlena Bouucuuouur diffère de la var. de
î "   A. Russo uniquement par sa taille plus faible. — Les
I), côtes de France, principalement celles de la Méditerra-
  É née, avec le type. `
` is ‘   2. T. Juliae ma Form (Fig. 731).
I Truncatella Juliae DE Form, Fonds des mers,
|   II, 1871, p. 49, pl. ux, fig. 4; Locmm, 1894, p. 357,
. • ’ · fig. 515; GERMAIN, Il, 1913, p. 318.
··"’$ Coquille conoïde fusi forme ; spire formée de 6 tours
_ `* assez convexes, le dernier plus grand que la demi-
. longueur totale, atténué vers le bas; ouverture ova-
754 laire, anguleuse rétrécie en haut, plus haute que le
· tiers de la longueur de la coquille ; péristome subré—
FIG·734·_ Tmmaœua fléchi; test trèsbrillant, diaphane, le premier tour
Jutiae na Form, >< 25. lisse, le 2° striolé, les autres garnis de stries longi-
1. Notamment ceux de Turbo subwuncatus Monrucu (1803, p. 300 et1898, p. 15, pl. x, fig. 1),
de Paludina Desnoyersi Puvununmu (1826, p. 116, pl. v, fig. 21,22); de Fidelis Theresa Russo
Ll8ïgé]lV, p, 121, pl. v. fig. 59), de Glaucothoe montaguana Lmcn, Synopsis Moll. Gr. Brit., 1852,

vanvxrxoas. - vM.vA1·A 667
tudinales costulées et arquées coupées (aux 3 derniers tours) des cor- I
dons spiraux formant uno réticulation assez régulière. —— L. 3 mm.;
D. 1 mm. ` _
Hare. Embouchure de la Bidassoa (Basses-Pyrénées) [on Fotnv]; les côtes de
_Provence [A. Locxnn].
3. T. minuscula os Fonnv.
Truncatella minuscula on Fouzv, Fond des mers, ll, 1871, p. 145,
pl. ur, fig. 3; Locxnn, 18911, p. 358; Gamuiix, [I, 1913, p. 318.
Coquille presque cylindrique; spire formée de 5 tours très convexes,
le dernier grand; sutures très profondes; ouverture allongée, subpyri-
forme; péristome continu; test subpcllucide, blanchâtre, garni de stries.
longitudinales minces. aiguës, séparées par dc très larges intervalles
plans au fond desquels sont des cordons spiraux peu marqués et assez n
espacés. - D. 1,2 mm.; D. 0,3 mm. '
Très rare. Alluvions de l'embouchure de l’Adour (Basses-Pyrénées) [os
Poux].
F. VALVATIDAE
Animal à mulle allongé; 2 tcntacules longs, sétacés, les yeux placés à leur
base interne; pied élargi en avant, obtus en arrière; mâchoires écailleuses:
radula montrant, sur chaque rangée, une dent centrale trapézoïdale à large
base, finement denticulée et, de chaque côté, 1 dent latérale subrhomboïdale,
non arquée, à bord denticulé et 2 dents marginales allongées, recourbées à
leur extrémité; une branc/rie exsertile à gauche, formant une sorte de panache
an·dessus du cou·et dont les lames sont disposées comme les barbes d'une
plume; un appendice filiforme à droite (fil branchial) qui est probablement un
rudiment de tentacule supplémentaire ; otocyste renfermant plusieurs otolithes;
animaux hcrmaphrodites à pénis extérieur recourbé en S et situé à la base et
en dehors du tentacule droit.
Coquille turbiuée ou subdiscoïdale à ouverture circulaire et à péristome
continu; opercule mince, corné, multispiré et à nucléus central.
G. VALVATA Münten, 1774.
[Valvcarius Fnonusr, 1806; Gyrorbis Fnznvosn, 1833 (non Mooum-Tmvoon,
1855); Cincinna Hunsmzn, 1810; Planella Scnwran, 1838; Tropidina Môncu,
1865 (non A. et H. Ananas, 1854, non Wxzsrentuivo, 1886); Valvatinella +
Planorbilina BETTA, 1870]. t
Animal à tète prolongée en un mufle exsertile; tcntacules très rapprochés à

668 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
leur base, longs, étroits, portant les yeux à leur base et sur leur face dorsale;
pied subovalaire, arrondi.en avant et en arrière avec, en avant. 2 appendices
latéraux pointus rejetés en arrière; 2 mâchoires bien développéesyradula
très courte, élargie antérieurement, montrant sur chaque rangée : une dent
centrale grande, trapézoïdale à la base, multicuspîdée (bord très finement
denticulé), une dent latérale de chaque côté, grande, subrhomboïdale, multi-
cuspidée (bord denticulé)
4 ——°i et, de chaque côté, 2 lon-
gues dents marginales
· étroites, finement serru-
lées à leur extrémité; es-
• tomac très volumineux,
pyriforme; intestin con-
0V—-— — , [ tourné aboutissant à l`a-
···[" [ . nus,s'ouvrantprèsdubord
· lm ` " , palléalantérieurdroit;oto-
op-- ` ,’ cystes gros contenant de
cd/_ ' X nombreux otolithes; une
É, ' branchie bipectinée exser-
~   . , n 1-
  *·3" }ÈîmɰpÈ...îî"°È§’Sîl"
  ai , tuée par un support por-
[“`··     tant de chaque côté des
, ‘    l lamelles triangulaires dis-
M,   ga'-   posées comme les barbcs
.    /  d`une plume; à droite, un \
filet tentaculiforme [: fil
branchial] qui ne paraît
,   gl pas être une branchie dé-
*9.    K` ----2 générée, mais bien un ru-
‘   diment de tentacnle sup-
`   è  plémentaire;cœur monoto-
  carde (une seule oreillette
Fic. 735. ·—- Appareil génital du Valvata piscinatis Mm- Située en avant du ven
Len. p, pénis; cd, canalldéférent; pr, prostate; cp, ca- triculep
nal dela. prostate; of, orifice femelle; vv, oviducte; pc, A . I .
poche copulatrice; ga, glande de l’album1ne; gn, glande _ mmal lfrmapflrûdlfë,
annexe; gh, glande hermaphrodite. fallil»011llâ fa1t exceptionnel
chez les Prosobranches,
(yabnpd découvert par A. MOQU1N-TAN¤oN [1852, p. 244], puis confirmé pm-
P. Gaauanxxr [1889, p. 267] et par F. BERNARD [1890, p. 323]. Glande herma-
phrodite donnant au centredes spermatozoïdes et à la périphérie des ovules
dans des follicules séparés; oviducte très peu ou à peine oontourné avec
vésicule séminale presque sessile (simple dilatation de l'oviducte) et grosse
glande accessoire débouchant dans l’oviducte libre; glande de l’albumine
pyriforme avec très long canal étroit aboutissant_près du vagin; canal déférent
étroit; prostate allongée avec canal médiocre; pénis extérieur, recourbé en S,
situé à la base et en `dehors du tentacule droit et plus long que les tentacules
(fig'. 735), · , _. · if

vncvmiime. -— vA1.v.vrA 669
Coquille ombiliquée, turbinoïde ou subdiscoïdale, à ouverture circulaire et à
péristome continu; opercule multispiré à nucléus central ou subcentral.
Les œufs sont réunis dans des capsules sphériques ou allongées fixées aux
pierres ou aux plantes aquatiques. '
Les Valvées habitent les rivières, les· ruisseaux, les étangs, les lacs; elles
se plaisent surtout dans les endroits vaseux et à une assez grande profondeur;
elles rampent sur le fond et nagent très rarement; toutes sont herbivores.
Elles sont réparties dans tout l'hémisphère nord et sont·connues, à l'ètat
fossile, depuis le Purbeckien. · .
1. Coquille de taille variable, de forme globuleuse plus ou moins
conoïde ou déprimée mais non planorbique ....... 2
—— Coquille petite, dc forme nettement planorbique ...... 10
2. Coquille assez grande, d’au moins 3 mm. de diamètre .... 3
- Coquille très petite, de 13/4 mm. de diamètre au plus .... 8
, 3. Ombilic très petit, rre laissant pas voir l‘avant·dernier tour . . 4· '
—- Ombilic moyen ou grand, laissant voir une partie plus ou moins
U grande de l’avant-dernier tour ............. 7
4. Coquille à spire haute, globuleuse, plus ou moins conique. . . 5
—- Coquille à spire déprimée ou subdéprimée ........ 6
5. Coquille conique, à spire très haute et à tours étagés .....
, . ‘ .... ' . `. . . V. piscinalîs forme antique, p. 671
-— Coquille subglobuleuse à spire peu haute et à tours étagés— . .
. . . ............. V. pîscinalis, p. 669
6. Coquille subdéprimée, le dernier tour très grand, méplan en·
dessus ....... .. V. piscinalis forme alpestris, p. 671
' —— Coquille déprimée, le dernier tour grand, bien arrondi. .' . .
· .......... V. pîscinalis forme depressa., p. 671
7. Ombilic moyen; coquille petite (3-3,5 mm.), subdéprimée. . .
..... . ............ V. Fagoti, p. 674
— Ombilic grand, bien ouvert; coquille plus grande (4-5 mm.), très
déprimée ...... V. piscinalis forme pulchella, pà 672
. 8. Ombilic étroit ................. 9
- Ombilic large; coquille subgl0buleuse·déprimée à spire peu ·
haute .............. V. minuta, p. 674
9. Coquille globuleuse à spire un peu haute. , V. globulina, p. 675
—— Coquille subglobuleuse déprimée à spire peu haute .....
............ · .... V. Moquini, p. 676
10. Coquille à spire complètement plane; ouverture verticale ou
subverticale. . .. .' .   ...... V. cristata, p. 676
—— Coquille à spire presque plane; ouverture très oblique ....
. . .. .... · .......... V. exilis, p. 678-
1. V. piscinalîs lvlünmm (Fig. 735 à 741}. ' `
Nerim pz'scz`nalz's l`rlllLLEIt, 177Q,- II, p. 172. — [felix pziscinahis et

670 MoLLUsoUEs îrnnnnsrnns ET 1··LUv1A1·iLns
H. fascicularis GMEMN, 1779, p. 3627 n° 44 et p. 3641 r1° 185. — Turbo
cristata. Pomnr, 1801, p. 29. —— Cyclostormz obtusunz DRAPARNAUD, 1801,
p. 39 et 1805, p. 33, pl. 1, fig. 14. — Valvata obtusa Bnann, 1815, p. 190,
· pl. VI fig. 17 [: ?Neriita obtusa. S·rUnnn, in Coxn, 1789, p. 436 (sans
descr.)] ; BOURGUIGNAT, 1864, p. 68,' pl. 1, fig. 16-20; Locxnn, 1889, p. 27;
1893, p. 125, fig.. 126; Konnxxr, Iconogr., XV, 1909, p. 26, pl. 404,
fig. 2318; V. pisczhalis DUPUY, 1850, p. 585, pl. xxvm, fig. 13; Mooum- _
TANnoN, Il, 1855, p. 540, pl. xtx, fig. 1 à 15; BOURGUIGNAT, 1864, p. 69,
pl. 1, 11-15; Locum, 1889, p. 19; 1893, p. 123, fig. 125; 1`VESTERLUND,
VI, 1886, p. 132; Kosnur, Icon., XV, 1909, p. 18, pl. 401; fig. 2297;
Favnn, 1927, p. 267, pl. 19, fig. 23 à 88; V. tolosana nn Sxnvr-Smox,
Ann. malac., I, 1870, p. 31; Locann, 1889, p. 16; 1893, p. 124; VVES-
TERLUND, VI, 1886, p. 134; V. seguanica Locann, Bull. Soc. Sc. nat.
Rouen, 1883, p. 49; 1889, p. 18 et 1893, p. 124; V. gallica Bonncuicmr
in Locaan, 1889, p. 23 et 1893, p. 124 [: V. piscinalis MOQUIN-TANDON,
Il, 1855, pl. xm, fig: 16 à 19l]; V. m6l`€1FiCl5'BOURGUIGNATlill Locann.
1889, p. 26 et 1893, p. 124. `
Coquille subglobuleuse plus ou moins subdéprimée; ombilic étroit,
arrondi, laissant difficilement voir une.faible partie de l’avant-dernier
tour; spire peu haute, formée de 4-5 tours arrondis, subétagés, à crois-
sance progressive, le dernier assez gros; sutures bien accusées; sommet
obtus, lisse, légèrement brillant; ouverture oblique, circulaire; péri-
stome continu, légèrement évasé près de l’0mbilic; test solide, corné fauve
clair, jaunâtre ou verdâtre, garni de stries longitudinales fines, serrées,
subégales, aussi visibles en dessous qu`en dessus, et.de stries spirales
plus ou moins marquées, parfois assez accentuées pour être visibles à
` l’oeilnu. — Opercule circulaire; profondément enfoncé, corné fauve, à tours
_ nombreux ettrès serrés. — L. 5-6[—7] mm.; D. 5,25-5,5[-6] mm.
Ponte de mai à fin août; œufs elliptiques ovalaires, d'un` vert pâle, entourés
d’une masse gélatineuse et enfermés dans une capsule globuleuse(de 2-2,5 mm.)
sessile ou très courtement pédicellée fixée sur des corps variés (feuilles,
tiges, coquilles de Planorbes); de /10 à 60[·80] œufs par capsule. Éclosion
12-16 jours après la ponte, les jeunes étant libérés par éclatement de la cap-
Sule.
Le V. gallica Bonne. est indiscernable; le V. merezricis Bonne. est un peu
plus déprimé, passant au V. obtusa Bmnn encore' plus déprimé, ces deux
formes ayant le même ombilic que le V. piscinalis type. Les V. sequanica '
Loc. et V. tolosana SAn~n·-Sm., ont un ombilic plus petit, le premier avec une
spire plus élevée, le second avec une spire normale.-
Habite 1es-eaux à courant peu rapide et les eaux stagnantes assez pures et
limpides: rivières, canaux, étangs, lacs, parfois à assez grande profondeur
_ (ju5qu'à 40-50 m. de profondeur avec maximum de fréquence entre 15-20 m ,
_ rare à partir de 25-30 m. dans le lac de Genève). -— Commun, toute»la
France. _
Cette Valvée est extrêmement polymorphe mais montre parfois des formes

VALVATIDAE. ·—- VALVATA 671
nettement définies qui peuvent. dans une région, étre étroitement localisées et
constituer des colonies pures. Je les groupe de la manière suivante, en élimi-
nant d'abord le Valvata depressa C. Prmsrsn [non Küsrsn, non Komztr] qui est
la forme jeune du V. piscinalis Müttsn (').
a] forme antique. (Sowsnnv) MORRIS (Fig. 736, 737).
?Nerita contorta IMULLER, Il,1774, p.187. — Valvata antiqua(Sows1xnv) MORRIS,
Mag. nat. Ilist. London, II, 1838, p. 544, fig. 26 (p. 547); Wssrnntunn, VI,
1886, p. 132; KonsL·r, Icon., XV, 1909, pl. 401, fig. 2294. — V. eontorta Menus,
Zeitsc/ir. fl Malakoz., II, 1845, p. 115; Bouncuxcmr, 1864, p. 68, pl. 1, fig. 21-
25; Locsnn, 1889, p. 9 et 1893, p. 123; Gsnnnm, II, 1913, p.'320; V. fluviatilis
COLBEAU, Ann. Soc. malacol. Belgique, III, 1868, p. 93, pl. 11, fig. 164; Loctlnn,
1889, p. 13 et 1893, p. 134; \VESTERLUND, VI, 1886, p. 134; Konmxr, Icon., XV,
1909,p. 21, pl. 402, fig. 2303-2304.
Coquille de forme turriculée, conique globuleuse; ombilic très étroit, profond,
en partie masqué par le bord columellaire; spire très élevée, formée de 5 tours
très étagés, le dernier arrondi, plus ou moins déclive à son extrémité; sutures
profondes; sommet obtus, lisse; ouverture oblique, circulaire; péristome
continu, le bord columellaire un peu réfléchi sur l’ombilic; test solide, sub-
opaque, corné jaunâtre ou verdâtre, garni de stries longitudinales subflexueuses,
serrées. presque régulières et de stries spirales plus ou moins marquées. —-
L. 6-8 mm.; D. 4,5-5,5 mm. — Le Valvata Servaini Locsnn [1889, p. 15 et 1893, `
p. 124], moins globuleux constitue un passage au V. piscinalis type. D'ailleurs,
la forme antique est éminemment variable et il est des individus à spire encore
plus haute et à ombilic presque fermé [V. Qolbeaui ltorrmsx] qui passent
insensiblement à des individus anormaux plus ou moins subscalaires. —
Habite les eaux tranquilles, principalement les lacs du Nord et de l’Est, notam-
ment ceux d’Annecy, du Bourget et de Genève jusqu’à 50 m. de profondeur
au moins.
(S] forme alpestris Bnwmm (Fig. 739).
Valvata alpestris BLAuxEn in IWAIITINI et CHEMNITZ, Syst. Conch. Cab., 1853,
p. 68, pl. xiv, fig. 17-18: Bouncuxcxxr, 1864, p. 69, pl. 1, fig. 6-10; Wssrsmunn,
VI, 1886, p. 135; Locmn, 1889, p. 33 et 1893, p. 125, fig. 127; KOBELT, Icon.,
XV, 1909, pl. 401, fig, 2295; Gsnmxx, II, 1913, p. 321.
Coquille déprimée subglobuleuse; ombilic évasé au dernier tour, profond,
laissant voir au moins la moitié de l‘enroulement de l’avant-dernier tour; spire
peu haute, formée de 4-5 tours étagés, arrondis, les premiers àcroissance assez
1. Valvata depreasa C. Prmrrsn, l, 1828, p. 100, pl. iv, fig.33;LOCA1\D, 1889, p. 3t et 18.93,
p. 125 (non Küsrsn. non Konr-:1.1]. coquille subglobuleuse déprimée, bien plus aplatie en dessus
qu'en dessous; ombilic tres profond, élargi, laissant voir une partie de I'avanl-dernier tour;
spire surbulssée formée de 31/2-4 tours très peu étagés, les premiers à peine saillants, convexes.
le dernier très gros, tres renllé, bien développé en hauteur, descendant au voisinage de
Pouverture; sutures accusées; sommet obtus; onverture obliquement circulaire; péristome
continu. légèrement évasé à la base. — L. 3-3,5 mm.; D. 4-4,25 mm. ,
Je donne une diagnose de cette forme jeune (que j’ai aussi lntercellée dans le tableau des
espèces) parce qu’elle est souvent citée dans les catalogues locaux. Elle est d'allleurs très
différente de la forme nommée depressa par de nombreux auteurs et qui est le Valuata pul-
chella Srunsn dontil est question plus loin. I
43

672 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
lente et régulière, le dernier à croissance bien plus rapide, méplan vers la
suture et notablement développé dans le sens du diamètre; sutures bien mar-
quées; sommet obtus, lisse, assez brillant; ouverture oblique, circulaire:
péristome continu, nettement évasé à la base; test assez solide, corné fauve,
jaunâtre ou verdàtre, garni de stries longitudinales fines, serrées et de stries
spirales parfois assez fortes pour être visibles à l’œil nu mais parfois presque
effacées (test souvent garni de malléations distinctes); opercule à tours nom-
breux et rapprochés. - L. 5-6 mm.; D. 4-5 mm. - Cette forme, très abondam-
ment répandue dans les plaines de l’Europe centrale immédiatement après
î
 . À U
1 É 1 ,. .
Q  © Q 
7 7: 6 , 77: 7 7 '5 8
Ã
1
Q. , - k
· · 7 59 ' 740 © 741 ©
F10. 736 à 741. — Valvata piscinalis Münnmt. — 736-737. Forme cmtiqua Sowsnnv, X 5.
— 738. Forme piscinczlis piscinalîs l\lûL.LEn, >< 5.- 739. Forme alpest1·isBL.«UNnR, >< 5.
— 740. Forme intermédiaire entre les formes alpestris BLAUNER et pulchella Sruonn,
>< 5. - 741. Forme pulchella Srunmz, >< 6.
l’ép0que glaciaire, est aujourd’hui reléguée dans les lacs des montagnes. Elle
681. COIIIIHUIIB CH Suisse, II1âlS b6&\1C011p pl\1S I‘3I‘8 GH EFHIICG Z 136 (111 B0l1I‘g'6i·
(Savoie) LJ. R. Bouncuxcmrj; lac d’Annecy (Haute-Savoie) [A. Locaan]. Elle a
été signalée aussi dans le département du Var, à Lorgues, Draguignan, etc...
[A. LocAan, P. Béixrzxcuisn] mais sans doute par erreur de détermination. ·
7] forme pulchella Srunna (Fig. 741).
Valvata pulchella Srunea, 1820, p. 33 (nom. nud.) [: Valvata depressa.
‘ KoaE1.1·, Nass. Moll., 1871, pl. v, fig. 21, non C. Prsirren, non Locmn]; `Wizs-
TERLUND, VI, 1886, p. 140; Koasnr, Icon., XV, 1909, p. 18, pl. 401, fig. 2296;
GEYER, 1927, p. 160, pl. xvn, fig. 10-11; V. piscinalis var. clepressa Moouix-
Tmnox, II, 1855, p. 540, pl. xu, fig. 24-25 [excl. syn. C, Prnirrsa]. - V. Macei
Bouneuicrmr in Locano, Bull. Soc. malacol. France, II, 1884, p. 207; LOCARD.

\'M.vA1·1DAE. - VALVATA 673
1889, p. 40 ett 1893, p. 126; Wnsrsnnunn, VI, 1886, p. 141; Gannam, II, 1913.
p. 321; V, compresse Locann, 1889, p. 38 et 1893, p. 126, fig. 128. — Tropidina
depressa S. Ctnssm, 2° éd., 1884, p. 460, fig. 317.
Coquille très déprimée, à peine convexe en dessus; ombilic large, arrondi,
laissant voir une grande partie de l’avant-dernier tour et tous les autres tours
jusqu'au sommet; spire à peine saillante, très surbaissée, formée de 31/2-4 tours
non étagés, arrondis, à croissance d’abord lente et régulière, puis rapide;
dernier tour bien arrondi, peu haut mais très développé dans le sens du diamè-
tre; sutures profondes; sommet très obtus, lisse; ouverture droite, circulaire
ou subcircnlaire; péristome continu, légèrement réfléchi à la base; test assez.
solide, corné pâle ou jaunâtre, subopaque, garni de stries longitudinales fines
et serrées et parfois de très fines stries spirales. — L. 2,5-3[-4] mm.;
D. 4~5[-6-7] mm. ·
C’est la forme la plus déprimée de V.piscinalis Mütten et celle qui a le plus
large ombilic. Les V. Macei Bonne. et V. compressa Locmn sont très certaine-
ment synonymes et se rapportent, très exactement, à la coquille figurée par
\V. Konan et autres. Il convient encore de considérer comme appartenant à
cette même forme le V. macrastoma Sreannucu [Amt!. Ber. d. Versamml. d.
Naturf., 1847, p. 123; \Vnsran1.uxo, VI, 1886, p. 139; Konan, Icon., XV, 1909,
p. 22, pl. 402, fig. 2307 a, b, d' (i) (= V. depressa Küsrnn in Mxnrnw et
Cnamnrrz, Syst. Conch. Cab., 1852, pl. xiv, fig. 20, 21, non C. Pr., non Loc.)]
qui possède une ouverture un peu plus développée et peut-être aussi le
V. frigida VVESTERLUND (Fauna Mollusc. Suec. Norv.,l871, p. 436 (non Zisctnn);
Konan, Icon., XV, 1909, p. 22, pl. 402, fig. .2308; : V. sibirica var. frigida
\\/`ESTERLUND, VI, 1886, p. 141].
La formé pulc/zella Sr. est commune ou très commune en Suisse et en .
Allemagne méridionale. En France, elle a été signalée: à Poligny (Jura), à
Besançon (Doubs) et dans le département du Rhône par A. Locxnn; en Alsace,
dans les départements de l’Aube et de la Côte-d’Or par J. R. Bonncuicmvr.
Ce dernier auteur l’indique également à Saint-Martin de Varreville (Manche),
localité disjointe, très écartée de l'aire d’extension de cette forme (2),
Les diverses formes de V. piscinalis Müx.1.an, qui viennent d’étre signalées
peuvent vivre soit dans des localités distinctes et dans des milieux bien diffé-
rents, soit ensemble dans les mêmes localités. Dans le premier cas, elles sont
assez nettement caractérisées pour qu‘on puisse les séparer facilement; mais,
dans lo second cas, il existe entre elles un nombre tel d`intermédiaires que
toute distinction devient illusoire. A. Loctum lui-même [I, 1881, p. 362], à
propos des Valvées du lac du Bourget décrites et iigurées par J. R. Bouncnx-
ann [1864, p. 68-69, pl. 1, fig. 6 à 25] écrit que l’on passe insensiblement « de la
forme à spire bien déprimée du V. alpeszris à la forme à spire élancée du
V. contorta n [: V. antiqua Sow,]. Plus récemment, de nombreux auteurs ont
étudié le polymorphisme du V. piscinalis Müttsn, notamment J; Tuuma
Nachrichtsbl. deutsch, malakozool. Gesellsc/t., Frankf.. XLI, 1909, p. 32] et
U. Srsustorr [Archiv. /. Mollus/cenkunde, Frankf., LIV, 1922, p. 81]. Cependant
les matériaux les plus probants ont été réunis par C. M. Srannnsno [1917. p. 95,
1. Non Iigure··2JOT c qui se rapporte à une forme interm . .e entre V. macrostoma Srcnnu
et V. alpestris Enum.
é. ll est probable que cette indication est errance et provient d’une erreur de détermination.

674 Monwsouss rsnnssrnss ET FLUVIATILES
pl. in] et J. Favnn [1927, p. 267 et sq., pl. 19, fig. 23 à 88]. Le premiera montré
que les intermédiaires étaient. nombreux entre le V. anziqua Sow. et le
K piscinalis Münt., et le second a prouvé, par une étude très complète du
polymorphisme, qu’aussi bien chez les coquilles vivantes que chez les coquilles
fossiles du Quaternaire, il y a gradation et passage insensible du V. anziqua
Sow. au V. pulc/zella Srun., en passant par les V. piscinalis li/IüLL. et V. alpes-
tris BLAUN. Dans ces conditions, on ne peut considérer ces formes comme
spécifiquement distinctes; mais, comme elles sont parfois très localisées dans
. des stations où les formes intermédiaires sont rares, il est, dans une faune,
indispensable de lesidéfinir à condition de préciser leurs rapports réels.
2. V. Fagoti Bouncuicxxr. ·
_ . Valvata Fagoti Bouacuicmr in Fixcor, Bull. Soc. zool. France, 1881,
p. 141; Locann, 1882, p. 250; 1889, p. 35 et 1893, p. 125; \VESTEP¤LUND,
VI, 1886, p. 137; GEBBIAIN, ll, 1913, p. 321; V. gracilis Locann, 1889,
p. 36 et 1893, p. 126.
Coquille un peu déprimée; omlzilic moyen, arrondi, im peu évasé,
laissant,v0ir les tours supérieurs presque jusqu’au sommet; spire courte,
formée de 3-31/2 tours peu étagés, bien convexes, à croissance régulière
assez rapide; dernier tour grand, arrondi, surtout développé dans le sens
du diamètre; sutures profondes, subcanalioulées;. sommet très obtus,
lisse, brillant; ouverture suboblique, circulaire; péristome continu,
légèrement évasé à la base; test un peu mince, assez solide, corné plus
ou moins foncé, subopaque, à peine brillant, garni de fines stries longi-
tudinales subégales, assez rapprochées, aussi marquées en dessus qu’en
dessous, parfois obsolètes. — L. 2-2,25 mm.; D. 3-3,5 mm.
Le V. gracilis Loc. est indiscernable: la coquille est à peine plus déprimée
avec un ombilic très légèrement moins ouvert.
Cette espèce, qui habite les eaux pures et tranquilles, paraît spéciale à
l’©uest de la France : Environs de Cherbourg (Manche) [J. A. Macé]; de Brest ·
(Finistère) [A. Locaan]. d`Angers (Maine-et-Loire) [J. R. Boxmcuicivar, L. Gmi-
Mam], de Saint-Pardoult (Charente-Inférieure) [Dr F. Joossmuna); elle a été
également signaléeà Issoudun (Indre) [J. R. BOURGUIGNAT].
3. V. minuta DRAPARNAUD.
Valvata. minula DMPARNAUD, 1805, p. 42, pl. 1, fig. 36-38 [non Gas-
` sms, non DUPUY, non BIOQUIN-TANDON]; PALADILHE, 1866, p. 170, ct 1866,
p. 27; LOCARD, 1889, p. 51 et 1893, p. 128; Wssrsnnonzn, VI, 1886,p. 138;
GERMAIN, ll, 1913, p. 322. '
Coquille globuleuse subdéprimée; ombilic large, laissant voir toute la
spire; spire.très peu haute, formée de 2 1/2-3 tours convexes, les premiers à
croissance lente et régulière, le dernier plus grand, arrondi, à peine
déclive à liextrémité; sutures bien marquées, subcanaliculées; sommet
obtus, lisse; ouverture oblique, subcirculaire; péristome continu, non
évasé; test mince, un peu fragile, subpellucide, corné pâle, très finement
strié. -L. 0,75 mm.; D. 1 mm.

vM.vA·rmAE. — vAx,vA1·A 675
Cette espèce ne peut être confondue avec le V. crismta lYlüLLER : elle est bien
plus bombéo et sa spire estfdéprimée, mais non planorbique.
Peu commun, surtout dans le Midi (département du Rhône, des Alpes-Mari-
. times, du Var, de l’lIérault).
Une forme turgidula Bouneuromr [Valvata turgidula Boum;. in Louimo,
1889, p. 53 et 1893, p. 128], plus reuflée mais avec une spire plus déprimée,
un dernier tour plus volumineux, un ombilic moins large et de taille plus forte
(L. 1 mm.;·D. 1,5 mm.) a été signaléedans le lac de la Négresse, près de
Bayonne (Basses-Pyrénées) [J. R. Bouncuicmr].
4. V. globulîna PALADILHE (Fig. 742, 743).'
Valvata minuta. ne FÉnussAc, 1807, p. 128 [non DRAPARNAUD] ; Gixssms,
  r
(ÉC? ( 
  l
4 2 7 4 4 .
7 ’* 5   7 4 5
Fm. 742 à. 745. — 742-743. Valvala globulimz P.u.Anxuxn, >< 30. —- 744-745. V. Moquini
ne Rmrmts, >< 30.
1849, p. 183, pl. II, fig. 7; Dupuy, 1850, p. 585, pl. xxvm, fig. 14;MooU1N-
TANn0N, ll, 1855, p. 543, pl. xu, fig. 26—28; V. globulina. P.u.A¤1LH¤,
1866, p. 170 et 1866, p. 27; Locimn, 1889, p. 54 et 1893, p. 127, fig. 130;
\VESTEI1LUND, Vl, 1886, p. 138; GERMAIN, ll, 1913, p. 322; V. Bourgui-
gnati LETOURNEUX, Revue et Mag. Zoologie, 1869, p. 197; Locnim, 1889,
p. 59 et 1893, p. 129; V. micrometrica Locmm, 1889, p. 56 et 1893,
p. 128.
Coquille globuleuse; ombilic étroit, très profond, laissant diflicilement
voir une partie de Penroulement interne; spire un peu courte formée dc

676 MOLLUSQUES 1·mmEs·rnEs ET FLUVIATILES `
3-31/2 tours étages, arrondis, les premiers à croissance régulière assez
rapide, le dernier très gros, très renflé: sutures assez accusées, linéaires;
sommet obtus, lisse; ouverture oblique, subarrondie, légèrement plus
haute que large; péristome continu; bord columellaire évasé surl’ombilic; ·
test mince, un peu fragile, corné roux ou verdâtre, à stries longitudinales
très fines, serrées, subflexueuses, parfois obsolètes. —— Opercule mince,
. enfoncé, corné pâle, à stries concentriques peu accusées. _- L. 0,5-
0,75-1 mm.; D. 0,75-1,25 mm.
Cette espèce se distingue du V. minuta DRAP. par sa forme plus globuleuse-
renflée; par sa spire plus haute à tours mieux étages; par son ouverture non
régulièrement circulaire et par son ombilic plus étroit. Le V. micrometrica Loc.
est une forme minor (L. 0,5-0,7 mm.; D. 0,75-0,8 mm.) un peu moins
' globuleuse.
_ Assez commun dans le Midi et dans l'Ouest : Gers [DUPUY, A PALAn1LnE],
‘ Lot-et-Garonne [J. B. Gassms, A. PALAo1r.aE]; Vendée et Loire Inférieure
' [T. LETOURBEUX].
5. V. Muquini un REYN1Ès (Fig. 744, 745).
Valvata moguiniana DE Rnïmias in DUPUY, 1850, p. 586, pl. xxvm,
fig. 15; MOQUINTTANDON, ll, 1855, p. 543; pl. xLx, fig. 29-31; Locann,
1889, p. 57 et 1893, p. 128, fig. 131; V. Jlfoquini C1ERMAIN,ll, 1913, p. 322.
, Coquille déprimée subglobuleuse; ombilic étroit, très profond, laissant
difficilement voir une partie de l’enroulement; spire peu haute de
3-3 1/2 tours étagés, les p1·emiers.bien convexes à enroulement lent et
régulier, le dernier arrondi, bien plus grand, vaguement déclive à l’extré-
mité; sutures accusées; sommet obtus, lisse; ouverture très oblique,
ronde; péristome continu, subréfléchi à la base; test mince, assez solide,
corné olivâtre, subtransparcnt, garni de stries longitudinales très fines,
presque obsolètes. — Opercule mince, corné, presque lisse, profondé-
ment enfonoé. — L. 0,75-1 mm.; D. 1,5-2 mm.
Cette Valvée reste très douteuse; moins globuleuse, plus déprimée, un peu
plus largement ombiliquée que le V. giobnlina PALAD. elle paraît intermédiaire
entre ce dernier et le V. minute DMP.
· Alluvions du Lot près de Mende (Lozère) [P. on Hermès]; Estaing (Aveyron)
[A. Locann].
6. V. cristata lVlüLLER (Fig. 746 à 749).. .
Valvata crzistam MDLLER, Il, 1774, p. 198; DUPUY, 1850, p. 587,
pl. xxvm, fig. 16;MooU1N-'l`.x1voo1v, II, 1855, p. 544, pl. XLI, fig. 32-42;
Locuin, 1889, p. 43 et 1893, p. 126; WEsTEnLUNn,.Vl, 1886, p. 143;
IKOBELT. lconi, XV, 1909, p. 21, pl. 402, fig. 2305, 2306; Gnmunnv, Il,
1913, p. 323, fig. 374; Nerita valvala GNIELIN, 1779, p. 3678: Valvam
planorbis DMPARNAUD, 1801, p. 42 et 1805, p. 41, pl. 1, fig. 34-35;
V. crislatciia FAURE·BIGUET in nn Fénvssnc, 1807, p. 128; V. plzmorbulina
PÀLADILHE, 1867, p. 50, pl. 21, fig. 23-26 et 1867, p: 49, pl. nx, fig. 23-26;

VALVATIDAE. —¢ vAx.vrrA . 677
Locann, 1889, p. 47 et 1893, p. 127; Wnsrannnnn, VI, 1886, p. 143;
V. ·Hagenmulleri C1lz1o1·, 1902, p. 326.
Coquille absolument planorbique; ombilic très large embrassant, en
dessous, toute la coquille moins le dernier tour, visible jusqu’au'sommet;
spire complètement plane formée de 3 1/2-4 tours non étages, arrondis, à
croissance lente et régulière, le dernier rond, non descendant à1’extrémité,
pas beaucoup plus grand que le pénultième; sutures profondes; ouverture
suboblique, exactement circulaire; péristome continu, mince, non évasé;
test un peu mince, assez solide, subopaque, corné pâle, vcrdàtre ou
ferruginenx, garni de stries longitudinales très fines, très serrées,
‘$((/z .
tt;
se
  Wœj
7 + 6 y ` 74 a
.·-~· (
· - 3©  ‘®*"l’?’(©
" 747 ·
, 7 4 9 7 5 0
Fm. 746 à 750. —— 746 à 749. Valvata cristala lllüttss; x 8. - 750. V. cristala MULx.x·:n
forme spirorbù Dnsmamun, >< 8.
subégales. — Opercule enfoncé, oorné roux, à stries nombreuses et
rapprochées. —— L. 1-1,5 mm.; D. 3-4[-4-5 (forme majorl] mm, _
(Eufs arrondis, roussàtres, disposés par 3-4 en séries linéaires dans des
capsules ovoïdes allongées plus ou moins qourbées à leur sommet (en forme _
d’ergot subulé, L. 1·3 mm.; larg. 0,5 mm.) et attachées par leur base aux
plî`tf1È8S HqLlâl·lql18S.
La forme spirorbîs DRM-Anxaun [Valvata spimrbis DRAP., 1805, p. 41, pl., x,
fig. 32-33; Loclmn, 1889, p. 45 et 1893, p. 127; V. cristata var. spirorbis l`fl0QUlN•
TA1v¤oN,II, 1855, p. 544, pl. xtx, fig. 37;GnnMAnv, Il, 1913, p. 323] diffère par sa
taille un peu plus petite (L. t-1,25 mm.; D. 2,5-3 mm.), son galbe vaguement
subconcave en dessus et son dernier tour un peu moins élargi à·son extrémité
(fig. 750). Des intermédiaires la relient au type. La forme nommée V. planorbn-
lina P.u.An., trouvée dans les alluvions du Lez près de Montpellier (Héraultl
[A. PALADILHE] ne se distingue que par son ouverture verticale et sa taille
légèrement plus faible (L. 1 mm.; D. 1,75·2 mm,). Enfin le V. Ilagenmulleri
Cazror est une forme de V. cristata MULL. à péristome un peu épaissi ou sub-
épaissi; elle vit en Corse, dans le Tavignano à 3 kil. de son embouchure [E. CA-
ZIOT .
Iliibite de préférence les eaux stagnantes, mais claires et pures, sur les
feuilles et les tiges des plantes aquatiques; commun partout; peut vivrejusqu'à
une vingtaine de mètres de profondeur et à plus de_1.000 m. d‘altitude.

678 1s1o1.1..UsQu1;s Tnnnnsrnns ur FLUVIATILES
7. V. exilis PALADILHE·
Valvata EIIIZLIS PA1.An11.r1E, 1867, p. 51, pl. 21, fig. 27-30 et 1867, p. 50,
pl. III, fig. 27-30; Locaan, 1889, p. Z19 et 1893, p. 127; NVESTERLUND, VI,
1886, p. 141; GERMAIN, II, 1913, p. 323. · _
Coquille subplanorbique; ombilic très large, visible jusqu’au sommet`et
embrassant toute la base, sauf le dernier tour; spire presque plane mais _
_ légèrement saillante, formée de 3-3 1/2 tours convexes à croissance régu-
lière, subaplatis près des sutures; dernier tour très grand, arrondi-reniléi
dilaté près de Pouverture et légèrement déclive, sur une faible longueur,
à son extrémité; sutures profondes; sommet déprimé, lisse; ouverture très ·
oolique, circulaire, le bord supérieur avancé sur Pinférieur; péristome
. continu, mince, légèrement évasé vers l'ombilic; test mince, fragile,
corné pâle, hyalin, subtrnsparent, à peine luisant, garni de très fines
stries longitudinales régulières, également espacées el; subflexueuses. —
L. 0.3-0,4 mm.; D. 1,15-1,25 mm. ·
Cette espèce diffère du V. cristata. Mü1.1.. par sa taille plus petite, sa spire à
croissance plus rapide, ses tours de spire légèrement méplans près des sutures,
son dernier tour subdéclive et son ouverture bien plus oblique.
\ Fossés d’irrigati0n des prairies de la rive droite du Lez, près du village de _
Castelnau et alluvions de la Boyne près du village de Fontès (Hérault)
[A. PALADILHE, P. A. Moirnssma, E. DUBREUIL]. `

DIOTOCAKDES ·
` \
F. NERITIDAE I
Animal ii tête large; mufle échancré, un peu lobé; 2 tentacules `longs,
grêles, effilés; yeux à la base externe des tentacules, parfois sessiles, mais
généralement portés sur des pédoncules plus ou moins longs; pied ovalaire
ou subcirculaire, élargi ettronqué en avant; orifices (anus, orifices génitaux) à
droite; une branchie longue, triangulaire, libre à son extrémité; 2 mâchoires;
radula avec, à chaque rangée, plusieurs dents centrales, 1 dent latérale (de
chaque côté) et un grand nombre de dents marginales arqnées, étroites et
serrées; otocyste renfermant plusieurs otolithes; cœur à 2 oreillettes et un ven-
tricule traversé par le rectum; animaux unisexués.
Coquille plus ou moins globuleuse ou aplatie, imperforée; spire courte;
ouverture semi-lunaire; région columellaire aplatie, en forme de septum, à bord
rectiligne simple ou denté; opercule calcaire muni d’ap0physes. '
Ces animaux habitent les eaux marines et les eaux douces. '
TABLEAU mas cannes.
—· Yeux pédonculés; coquille globuleuse; columelle aplatie à bord
tranchant, lisse et non denté ...... G. Theodoxia, p. 679
— Yeux sessiles; coquille globuleuse ovalaire; columelle large,
dilatée, à bord tranchant et denliculé. . . G. Smaragdia, p. 683
G. THEODOXIA Dmws nr-: Monrronr, 1810.
[Nerilarius (pars) Fnonnzr, 1806; Theodoxus Dmws DE Morrrronr, 1810; Laphro-
stoma Rllrmasoun, 1815; Nerilina ne Lxmncx, 1816 ; Elea Znzctsa, 1833; C/zernites
Glsrm., 1848; Nerilella Humrnnnv, 1854; Villa KLEIN, 1854; Lamprosloma H. et
A. Anims, 1854 (non S\V.AINSON, 1840); Nerila auteurs].
Animal avec 2 tentacules grêles, pointus; yeux pédonculés à la base externe I
des tentacules; pied circulaire, tronqué en arrière. 2 mâchoires, une supérieure
et une inférieure, arquées, cartilagineuses, costulées et denticnlées sur leur
bord libre; radula compliquée montrant, sur chaque rangée: une dent centrale
tres petite et, de chaque côté, une dent très grande, subrhomboïdale transverse

  MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
et deux autres dents très petites (toutes ces dents sont généralement consi-
dérées comme dents centrales); une dent latérale à bord réfléchi et denticulé;
de iI‘ÈS l'l0II]l')l‘8l.lS6S d6I1l.S IIl3l‘gl[lâl€S 3I‘ql1é€S, étroites, serrées les UIIGS CODÈPO
les autres.
Animaux unisexués. Appareil mâle (fig. 751) comprenant une glande en
grappe (testicule) logée dans le tortillon et entourée par le foie; un canal défé·
rent capillaire, dilaté antérieurement, très entortillé et d’une longueur démesurée
  ,
. ·'.~   — —·-vv
     
?*’   ————e ¥=;;É.` ` ·
j · ··.. cd,   ,
L rr [ ga- JS';.   ·
r`_ . r. 'A: ‘•‘
J     ' _
. rv) W   l“ 4.,---
F ·._/\¥//
‘ ··wL
âgé
< #:2%
  nana §f~—— .;, ,
. .— .·¢·;»I.·i='   .. ,s»3ë=2.
'*'f?»1‘·?*?}il£' ` "  
Fm. 751-752. — Theodoxia fluviatilis Lmsé. —— 751 (à gauche). Appareil génital male :
gm, glande mâle; cd, canal déférent.; e, épididyme; p,’pénis. —— 752 (à droite). Appa-
reil génital femelle; gf, glande femelle; ga, glande de l’albumine; pc, poche copula-
trice; ov, oviducte; do, dilatation terminale de l'oviducte.
[jusqu'à 80 mm. une fois développé, A. MOQUlh•TANDON, ll, 1855, p. 553]; un
pénis cylindro—conique, comprimé, en forme de sabre; orifice génital mâle s'ou-
vrant, à droite, près de la base interne du tentacule. Appareil femelle (fig. 752)
comprenant une glande ovarienne, un oviducte étroit, un utérus plus large,
non boursouflé, avec une glande annexe et une vésicule séminale ovoïde pour-
vue d’un canal très court; orifice génital femelle s'ouvrant àdroite sous le collier.
Coquille semi globuleuse ou~ovolaire aplatie en dessous; spire peu élevée;
ouverture semi circulaire; bord columellaire aplati, lisse, uon dente. Opercule
(fig. 753, 754) calcaire à stries nombreuses et à nucléus excentrique, obturant

zvnnrrxnan. - mnonoxm · 681
complètement l'ouverture et muni, sur sa face interne, d’une apophyse laté-
rale s'articulant avec la columelle par un muscle spécial.
Animaux herbivores vivant dans les eaux vives, même à courant sensible
(rivières, sources), s’attachant aux pierres ou aux rochers, rampant sur le fond
mais ne nageant pas. Les Theodoxies habitent toute l’Europe; elles semblent
apparaître aux Lias et on en connaît de nombreuses espèces dans le Miocène et
le Pliocène.
— Spire formée de 3 tours peu convexes; sommet peu sail- ·
lant. .............. T. fluviatilis, p. 081
— Spire formée de 3 tours bien convexes; sommet très saillant.
............... T. Bourguignati, p. 682
1.. T. fluviatilis LINNÉ (Fig. 751 à 754 et 756, 757). ·
Neritu fluviatilzZs· LINNÉ, 1758, p. 777 [non Srorss 1900]; Dnaranwatin,
1805, pl. 1, fig. 3-4; Mooum-Taxvoorx, II, 1855, p. 549, pl. xnu, fig. 1-33;
Rncwz, 1852, p. 285; N. litlorulzls ct N. Iucustnic Lnvmâ, Fauna Suec..
éd. 2, 1761, 351, 352; N. fominalis Bruno, 1815, p. 196, pl. vu, fig. 11 et
13; Nl inittreanu Hncwz, Revue Zooiog. Soc. Cuvier., 1842, p. 181, 182,
et 1852, p. 288; N. prevostiuna Panrscu in Prnurnnn, 1828, I,' p. 49, pl. 8,
fig. 11-12 [non Duruv]; Rncwz, 1852, p. 289; N. zebrinu Rscwz, Revue
zooiog. Soc. Cuvier., 1841, p. 341; et 1852, p. 297. - Neritina fluviatilis
Duruv, 1850, p. 591, pl, xxxx, fig. 1; Wnsrnnnumn, VI, 1886, p. 149;
N. bœtica on Lamancx, VI, part. II, 1822, p.. 188 [non Dnsnarns; non
Pmnirrx], Hncwz, 1852, p. 296; Wnsrnnnuxo, VI, 1886, p. 158; N. ther-
mulis Bounxân, 1833, p. 12 (non Pnccuxom) [: Neritinu prevostiamz
Duror, 1850, p. 593, pl. 29, fig. 2 lnon P1=a¤rrnn)]. —— Theodoxus Zute-
lianus MONTFORT, 1810, II, p. 351. ·- Theodoxia fluviutilzk Locann,
1893, p. 129, fig. 132-133; T. dilutatu Locann, 1893, p. 129; T.`/nittreuna,
T. prevostiuna, T. thermulis, T. bœtica et T. zebrina LocAnn, 1882,
p. 251-252 et 1893, p. 130-131; T. Penchùzati Bouncurcmr in Locano,
1893, p. 130. U
Coquille semi-globuleuse ovalaire, aplatie en dessous; ombilic nul;
spire formée de 2-3 tours peu convexes, le dernier énorme, formant _ .
presque toute la coquille; sutures médiocres; sommet peu saillant,
souvent excorié; ouverture semi-lunaire, d’un bleu foncé intérieurement;
péristome mince, tranchant; bord columellaire droit, non- denticulé,
jaune lavé de bleu, rarement d’un beau vert émeraude brillant (var.
intus viridis Gnnuam, 1903, p. 214.); test très solide, opaque, de couleur ’
variable: jaunâtre, verdâtre, brun ou noirâtre, flammulé, ponctué ou ,
maculé de taches plus sombres ou rougcâtres; stries longitudinales fines,
peu égales. Opercule à nucléus comprimé. —· L. 5-8[—9] mm.; D. 9-13
[-15] mm.
(Eufs solidement attachés sur la coquille au nombre de 45-60[-65], de forme
globuleuse, opaques, blancs, de 0,8-0,9 mm. de diamètre, revêtus d’une coque _

682 •MOLLUSQUES Tnnnnsrnns ET FLUv1AT1LEs
épaisse, résistante, subcrétacée. Ces œufs se partagent en deux au moment de
l'éclosion, la partie supérieure se détachent comme une calotte, la partie infé-
rieure restant attachée à la coquille.
Coquille très variable de forme et de coloris; elle peut être plus grande
(jusqu’à 15 mm.), plus allongée avec un dernier tour très développé (T. dilatata
Moo.-TAND.), plus globuleuse (var. globosa GERMMN, 1903) et même Ventrue
(T. bœzica LAM., T. zebrina Reer.,) avec, parfois, un test mince, presque trans-
parent (T. mittreana Rent.), tous les passages existant entre ces formes élevées
à tort au rang spécifique. La coloration est encore plus variable. Le test est
tantôt unicolqre (var. ZLhiCOl0P`MOQ.·TAND.), tantôt maculé, rayé ou ponctué ou,
a la fois, ponctué et rayé, avec des dispositions très diverses de ces ornements
picturaux (formes imbricata, maculata, scripta, flammulata, vittata, Zineolatau.,
cf. A. IMOQUDPTANDON, II, 1855, p. 552). D’autres fois il existe une tache noire
sur le columelle (forme maculam), qui manque très souvent (forme immaculala)-
7 5 ·5 7 5 4 7 5 5
  î D Q
Q 5 6 7 5 7
Fm. 753 à. 757. — 753-754. Opercule de Theodoxia flzwiatilis Lomé, >< 10. —
755. Smamgdia viridis LxNNÉ, >< 7. — 756-757. Theodomia fltwiatilis Lrmvé, >< 5.
Chez les coquilles'mortes exposées au soleil les dessins du test deviennent
` violet clair, rose ou rouge.
` Habite les rivières, de préférence les eaux bien courantes, collé contre les
' pierres à la surface desquelles il se meut très lentement; plus rarement il
)·( adhère aux plantes aquatiques. 4 Commun partout en France; signalé en Corse
[E. Requiem, 1848] mais ne paraît pas y exister.
2. ·T. Bourguignati Rncwz.
Nerim Bourguignati Rncnuz, 1852, p. 294; Booncnionyr, I, 1856,

unmrioan. -— snmnacnui 683
_ p. 59, pl. ux, fig. 7-12. — Theodoxia fluviatilis var. Bourguz1g·natiMoQu1N-
1`ANDON, ll, 1855, p. 549, pl. xml, fig. 34; T. Bourguzgnati Locann, 1882,
p. 252; 1893, p. 129; Gnnmxiv, II, 1913, p. 325.
Coquille ovalaire transverse, semi-globuleuse; spire sensiblement élevée
formée de 3 tours bien corwexes, le dernier ovalaire oblong; sutures
assez profondes; sommet. très saillant situé au tiers antérieur, parfois
excorié; ouverture ovalaire; test assez solide, un peu mince, subtranspa-
rent, d‘un noir verdàtre uniforme, orné de zonules linéaires étroites, '
jaunâtres ou brunes, visibles seulement par transparence. - Opercule à
nucléus un peu saillant, non comprimé, d‘un jaune orangé vif. -·-
L. 6-7[-8] mm.; D- 7-8[—9-10] mm.
Cette espèce se distingue du T. fluviazilis L. par sa spire plus élevée, ses
tours plus convexes, son sommet beaucoup plus saillant, son test _re1ativement»
mince et son opercule à nucléus non comprimé. . -
Assez rare, principalement dans l‘Ouest: environs d'Angers (Maine-et~Loire)
[J. R; Bouncoxcmr}, de Chéméré (Mayenne) [C. Hecwz, J. R. Bouncwexxr]. Vit
aussi dans l‘Yvette à Bures (Seine-et·Oise} [L. Gmmm] et aSalses (Pyrénées- A
Orientales) [P. MAsso·r].
G. SMÀRAGDIÀ Issu., 1869.
[Gaillardotia Bounccxcivu, 1877]. ‘
Animal avec des yeux sessiles placés à la base des tentacules [A. Issnx.];
radula comme chez les Tfzeodoxia, mais avec la 2¤ dent centrale relativement
étroite et avec les dents latérales très dilatèes. ·
Coquille globuleuse, obliquement ovalaire; spire courte, peu saillante;
columelle large, calleuse, à bord finement denté.
- Coquille semi globuleuse ventrue; test épais, solide .....
..... _ ............ S. viridis, p. 683
- Coquille bien globuleuse; test très mince, vitracé ...... _
............ S. vîridis var. Matoni, p. 684 \
S. Vîridîs L1N1vÉ (Fig. 755). `
Nerim uiridis LxNNÉ, 1766, éd. XII, p. 125Ãg; Recwz, 1852, p. 283;
N. pallidula Rxsso, IV, 1826, p. 151. - Nerilina viridis ns. LAMAMK, VI,
part. II, 1822, p. 188. — Gaillardotia viridis Bouncuxcmxr, 1877, p. 49;
LOCARD, 1882, p. 252. — Smaragdia viridis Issm., Malac. del Mar Rosso,
1869, p. 212; Bucooov, Dwrzsunanc et D01.r..r¤s, 1884, p. 328, pl. xxxv,
fig. 14 à 20; Loclmn, 1893, p. 131, fig. 136; GERMAIN, II, 1913, p. 326;
S. producta. Loczmn, 1893, p. 132 [: S. viridis var. producta Buco.
Daurz. et Do1.x.1··., 188û, p. 330, pl. 35, fig. 17-18].
Coquille semi·globuleuse ventrue, aplatie du côté de l`ouverture; spire
très courte, formée de 2-2 1/2 tours, le premier petit, le dernier très

» 684 MOLLUSQUES 'rnunnsrnus ET FLUVIATILES .
grand, formant presque toute la coquille; sommet obtus, très antérieur;.
ouverture énorme, semi-lunaire; péristome simple, tranchant; bord
columellaire suboblique, en forme de large septum très calleuv et fine-
ment denticulé sur le.bord; test épais, solide, luisant, d’un beau vert
tantôt unicolore et parsemé de points blancs peu apparents, tantôt orné de
linéoles longitudinales disposées à peu près parallèlement (var. lùzeolata
ou Mowrnnosyro}; stries longitudinales très lines. — Opercule paucispiré
avec 2 sillons spiraux faiblement marqués et de très fines stries, muni de
2 apophyses clentiformes au sommet. —— L. 5-6 mm.; D. 6-7 mm.
La forme producta., moins renflée, plus ovalaire allongée, avec une spire
plus obtuse, un test légèrement plus épais et une taille parfois un peu plus
grande, vit avec le type.
.Habite les eaux saumàtres, l'embouchure des lleuveshsur les côtes de la mer
Méditerranée. Peu commun.
var. Matoni Rrsso.
Nerim Matonia Risso, IV, 1826, p. 271; Rscnuz, 1852, p. 284; N. miliacea
Racwz, Revue zool. Soc. Cuvier., 1841, p. 316; et 1852, p. 283. — Gaillurdotia
matoniuna BoUneU1GNAT, 1877, p. 49; ,LocAnn,- 1882, p. 252. — Smarugdia
matoniuna Locann, 1893, p. 131; S. Alumni GERMAIN, ll, 1913, p. 326.
Coquille bien globuleuse ovalaire; spire courte, formée de'3 tours un peu
oonvexes, les 2 premiers étroits; sommet· subobtus, globuleux; bord columel-
laire crénelé seulement dans sa partie centrale; test très mince, transparent,
très brillant, vitracé, jaunacé, orné de lînéoles foncées disposées en zigzag et
bordées de blanc. — L. 4 mmr; D. 5 mm. Cette variété se distingue du type
auquel elle est, d’ailleurs, réunie par des intermédiaires, par sa taille plus faible,
sa forme plus globuleuse, son dernier tour proportionnellement moins grand et
son test beaucoup plus mince. Habite les eaux saumâtres des bords de la
. Méditerranée, notamment à Port-Vendres [Ph. Dwrzaxarae], à Marseille
[A. F. l\rlARION] et a Nice [A. Risso, G. Racwz].
/ .

PE LECYPO DES
F. SPHAERIDAE _
’ .
Animal avec les bords du manteau soudés, sauf en avant pourle passage du
pied; deux siphons ou un seul siphon (le branchial); pied grand, très exten-
sible, dépourvu de byssus; palpes labiaux triangulaires; très généralement
deux paires de branchies réunies en arrière, inégales, la branchie interne plus
grande que la branchie externe.
Coquille trigone ou ovalaire arrondie, équivalve; plan cardinal avec, géné-
ralement, 2 dents cardînales sur la valve gauche, 1 dent cardinale sur la valve
droite, 2 dents latérales antérieures et 2 dents latérales postérieures surla valve
droite, 1 dent latérale antérieure et 1 dent latérale postérieure, sur la valve
gauche; ligament le plus souvent peu visible à Pextérieur; sommets plus ou
moins saillants, parfois surmontés d’un calycule ou appendicule; impressions
musculaires très faibles, impression palléale visible; test plus ou moins strié,
non nacré intérieurement. .
Animaux hermaphrodites et vivipares. Les œufs se développent dans les
al"- _°l‘··
L _ A q~m an - Ã
: Q ` —- Mr & ` I % M
   
r ·l‘·¤<
Fm. 758-759. —- Schéma de la. charnière d’un Pùidium; à. gauche, la valve `gauche; à
droite, la valve droite; ap, appendicule; L, fossette ligamentaire; cg, ca, ct, dents car.
dinales; al, all, alll, dents latérales antérieures; p I, pl], pIII, dents latérales pos-
térieures. · ·
I
branchies et les jeunes ne sont libérés que sous la forme de Pélécypodes par-
faits, lorsqu`ils ont atteint environ le quart de leur taille définitive. lls passent
bien par le stade trochophore, mais le velum reste rudimentaire, réduit à une
aire ciliée placée sur les côtés de la bouche. Les .8):/mcrirfae habitent toutes les
eaux douces.

686 MoLLUsQUEs 'rknnnsrnns ET FLUVIATILES (
La connaissance précise de la charnière est tres importante pour la distinc-
tion des espèces. Afin d`abréger les descriptions, il est commode de désigner
les diverses dents par des symboles; ceux le plus souvent adoptés sont : pour
la valve droite, C2, C], al, am, pl, pm se rapportant, respectivement aux
dents cardinales, aux dents latérales antérieures et aux dents latérales
postérieures; sur la valve gauche, C3, an, pu désignant les dents cardinales
et les dents latérales antérieure et postérieure (fig. 758, 759). L’examen_de la
charnière de ees petits Pélécypodes est assez délicat et ne peut se faire qu’avec
une forte loupe ou mieux un binoculaire (grossissement de 20 à 40), après
avoir plongé les coquilles dans une solution à 3-4 % de potasse caustique
chauffée au bain-marie.
TABLEAU nus GENRES
— Animal avec 2 siphons, l`inférieur ou branchial plus développé;
ooquilleéquilatérale, la région antérieure un peu plus courte
que la région postérieure. ...... G. Sphaerium, p. 686
—— Animal avec 1 seul siphon; coquille inéquilatérale, la région
antérieure plus longue que la région postérieure .... .
................ G. Pisidium, p. 696
G. SPHAERIUM Scorom, 1777.
[Cyclos nz Lnmncx, 1798; Comea Mncnntn v. Müntrntn, 1811, non H. et
A. Anims, 1857; Cyrenastrum -[- Sphaeriastrum Bonnonxcvxr, 1854].
Animal à pied bien développé, linguiforme, très extensible; bords du man-
teau lisses, soudés, sauf pour le passage du pied; 2 siphons médiocrement
longs, unis àleur base, séparés à leur extrémité, le siphon branchial (inférieur)
plus large et plus long que le siphon anal; palpes labiaux triangulaires; bran-
chies inégales, lfexterne plus courte
Coquille ovalaire, plus ou moins striée, presque équilatérale, la région anté-
rieure étant un peu plus courte que la région postérieure; plateau cardinal
mince; dents cardinales minces; dents latérales antérieures et postérieures
comprimées, écartées, assez saillantes, lamelliformes, doubles sur la valve
droite, simples sur la valve gauche; impressions musculaires trés faibles;
impression palléale entière; ligament apparent ou non extérieurement; inté-
rieur des valves non nacré.
La classification des Sphaerium est difficile et les essais pour grouper les
espèces en sous-genres n‘ont pas, jusqu`ici, donné de bons résultats. Par exem-
. ple, le caractère du ligament n’est pas décisif puisque, chez la même espèce,
il peut être entiérementdnterne ou légèrement visible à l’extérieur. J. R. Bonn-
GUIG‘NAT a proposé [1854] le sous·genre Cyrenastrum pour le'S. solidum Non-
Mmn et groupé toutes les autres espèces dans le sous-genre Sphaeriastrum.
Très récemment, N. Hj. Onuivnn [1926, p. 8-10] divise le genre Sp/zaerium de la
manière suivante :

· smnnninan. —— smxanmum . 687
a) Section Cyrenastrum Bonne, Coquille solide, fortement costulée; ligament
interne; prodissoconque relativement grande. Ex. 2 S. solidam Nome,
b) Section Sphaeriastrum Bonne. Coquille assez solide, fortement striée; liga-
ment externe, élevé; plateau cardinal assez développé. Ex. : S. rivicola L.
c) Section Sphserium sensu stricto [: Comeola Ciassm]. Coquille médiocre-
ment solide, finement striée; ligament interne. Ex. : S. corneum L. et ses
variétés.
d) Section Musculium Lima. Coquille mince; plateau cardinal réduit et charnière
très peu robuste; prodissoconque petite et saillante sur les sommets (som-
mets calyculés). Ex. Z S. lacustre Müx.LEn. _
Dans cette faune, j'adopterai seulement les deux divisions suivantes :
—— Sommets simples (coquille embryonnaire relativement grande);
coquille plus ou moins solide. . S.-G. Sphaerium, s. str., p. 687
—- Sommets ealyculés (coquille embryonnaire très petite); coquille
mince, fragile ......... S.·G. Musculium, p. 692
' · S.·G. Sphaerium sensu stricto. '
[Corneola Cusssm 1873, non Histo].
Chez les Sphaerium s. str., la prodissoconque ou coquille embryonnaire est
relativement très grande, puisqu’elle forme le tiers ou le quart de la coquille
adulte; de plus, souvent, le test est assez solide et parfois garni d’une sculpture ·
bien marquée. ·
1. Test solide, plus ou moins épais .........., 2
, —— Test mince, transparent, plus ou moins fragile ...... 3
2. Plateau cardinal peu épais; ligament élevé, très vz'sz'ble extérzeu-
rement; test solide, mais un pen mince; taille grande (16-27 mm,).
............... S. rivicolum, p. 688
·-— Plateau cardinal large et robuste; ligament non vzisible extérieu-
rement; test épais et solide; taille moyenne (7-12 mm.l. . .
' ................ S. solidum, p. 687
3. Dents cardinales disposées en V renversé ......., 4
— Dents cardinales très petites, non disposées en V renversé;
coquille subrhomboïdale à test mince, fragile, à peine strié. . _
................. S. ovale, p. 692
4. Coquille subelliptique ou ovslaire, ventrue ....... 5
— Coquille très· ventrue, tout à fait en forme de noyau de cerise;
sommets très obtus, è peine saillants ........, _
.... . ..... S. corneum var. nuclellm, p. 690 .
5. Ligament court, non visible extérieurement. . S. corneum, p. 689 .
·- Ligament un peu visible extérieurement; plateau cardinalrétréci
en son milieu ..... S. corneum var. scaldiazzum, p. 690

688 · Mox.x.UsQuEs Tmmusxnns ET FLUVIATILES x
1. S. Solitlum NORMAND (Pl. xxu, fig. 585).
Cyclas solida Nomxxivn, 1844, p. 6, fig. 3-4; DUPUY, 1850, p. 670,
pl. xxxx, fig. 6; ltlooum-Taxvnox, Il, 1855, p. 593, pl. rm, fig. 31-33;
Sphaerium (Cyrenastrum] solidum Bouncuxcxvm, 1854, p. 11, pl. 1, fig. 1-
7; 1856, I, p. 6; S. solidunz Noimxun, 1854, p. 2; Koennr, Iconogr.,VII,
1880, p. 86, pl. 208, fig. 2106, 2107; WESTERLUND, VII, 1890, p. 7; Locann,
1882, p. 253; 1893, p. 134; fig. 140-141; Guvnn, 1927, p. 190, pl. xxx,
fig. 21-22..
Coquille ovalaire arrondie ou vaguement Subtrigone arrondie, presque
équilatérale, ventrue; région antérieure arrondie égalant sensiblement la
région postérieure qui est un peu moins obtuse; sommets submédians,
assezproéminents, obtus, ridés; plan cardinal robusteylarge, à bord inté-
rieur bien arqué et sinueux; dents cardinales imparfaitement disposées en
V renversé, petites, minces, en forme de mamelons comprimés, tantôt
opposées par leurs sommets, tantôt accolées, C 4 subtriangulaire, C2 sou-
vent rudimentaire; dents latérales antérieures très fortes, lamelliformes,
formées d’une lamelle élevée, épaissie et d’une lamellé bien plus faible,
parfois peu visible; dents latérales postérieures comme les antérieures;
ligament court, non visible extérieurement; impressions musculaires
faibles, impression palléale nulle; test épais, solide, opaque, luisant, jau-
nâtre ou jaune citron pâle, garni de stries concentriques presque costu-
lées, saillantes, égales, très régulières; nacre d‘un blanc laiteux ou bleu-
âtre. —- Long.: 7-10[-12] mm.; haut.: 5-S[-10} mm.; épaiss. : 5-6
[-8] mm.
Cette espèce se distingue facilement de toutes les Sphaeries de la faune fran-
çaise par sa charnière robuste et, surtout, par son test épais, solide et brillant
garni de fortes stries concentriques saillantes et régulières lui donnant un peu
l’aspect d’une petite_Cyrê·ne. C'est pour cette raison, que J. Px. Bounouioxvxr l’a
classée dans un sous-genre spécial (Cyrenaszrum) qui ne peut être conservé,
tous les caractères de cette espèce en faisant une véritable Sphaerie.
Habite les rivières, les canaux, plus ou moins profondément enfoncée dans
la vase, souvent aussi sur les pentes des digues. Primitivement découvert dans
l'Escaut à Valenciennes (Nord) [N. A. J. Noamxn], ce Sp/zaerzum a été retrouvé
en diverses localités des bassins de la Seine et du Rhône où il est assez rare.
Il vit également en Belgique, en Allemagne (centrale et septentrionale) et
même en Russie.
2. S. rivicolum Lnacxt (Pl. xx, fig. 557. 558; pl. xxx, fig. 568, 569).
Cyclas cornea var. a Dnnrxnxxun, 1801, p. 105; 1805, p. 128, pl. x,
fig. 1-3 [non Lxivxvxâ] ;MxLx.E1·, 1813, p. 69; Cycles rivicola (Lnxcxx) LAMARUK,
V, 1818, p. 558; DUPUY, 1850, p. 665, pl. xxx, fig. 3; l\r10QUlN·TANDON,·Il,
1855, p. 590, pl. Lxxx, fig. 47-50 et pl. Lxv, fig. 1 à 16; Splzaerium Bour-
guigmzti LAx.x.x;MA1vT et Snnvnxisr, 1809, p. 46;` Locnnn, 1893, p. 133;
S. gallzbum, S. Servaùzi et S. aQx2ecanum Bouncuxcxvnr in Snnvaxxv, 1882,

srnamunnn. — srinsnwxu 689
p. 17-18; Locxuv, 1893, p. 133-134 [fig. 138-139 ·.:_ S. gallzcum]; S. M0-
rmi Senvxm, 1882, p. 11; Locmm, 1893, p. 133; S. zivicola Bouncuxcxyr,
l, 1856, p. 16 et p. 66; 1854, p. 12, pl. r, fig. 8 à 12; \VesranLuNu, VII,
1890, p. 6; Locxnn, 1882, p. 253; 1893, p. 132, fig. 137.
Coquille subovalaire elliptique, assez renilée, subéquilatérale; bord
supérieur très convexe; bord antérieur arrondi; bord postérieur arrondi
et légèrement subtronqué; bord inférieur peu arqué; sommets submé-
dians, parfois presque médians, obtus,émoussés, peu élevés, lisses; char-
nière peu épaisse, le plan cardinal à bord intérieur arqué, assez sînuenx;
' dents cardinales disposées en V renversé très ouvert, C, peu oblique,
subtronquée au sommet, à peu près carrée, C, plus oblique et plus
étroite; dents latérales médiocres, minces, assez obtuses, les antérieures
plus grandes; ligament saillant, court, très visible extérieurement; '
impressions musculaires et palléale très superficielles; test solide mais
parfois un peu mince, corné olivàtre ou jaunâtre, plus ou moins luisant,
avec souvent 1 ou 2 zones jaunàtres pâles et parfois des rayons divergents
pen distincts d’un brunnoiràtre; stries concentriques fortes, presque
régulières, plus marquées vers le bord inférieur; nacre blanche parfois
teintée de bleuâtre. — Long. : [16-]18-25[·26-27] mm.; haut.: [13-]15-
18[-20]mm.; épaiss. : [8·]10-15 mm.
lfanimal est d’un gris jaunâtre; les siphons sont courts, blanchàtres et
sensiblement de même longueur; les jeunes ont, au moment où ilslsont
expulsés, une coquille de 3,5-4 mm. de longueur beaucoup plus aplatie
que celle des adultes.
llabite les fleuves, les rivières, presque uniquement dans les eaux bien cou-
rantes; la plus grande Sphaerie de notre pays, assez commune dans la France ·
septentrionale et moyenne, plus rare dans le Midi.
3. S. Corneum LINNÉ. (Fig. 760, 761; pl. xxx, fig. 578).
Telllna corzzea L., 17.78, éd. 10, p. 678; Chanza tellirza Georrnov,
1707,p. 133; Tellz'nar¢'valiZsMütLan,ll,177Cc, p. 202 [IlOl'1l`IATON etlhcicerr];
Cardium nux nx CosTA, 1778, p. 173, pl. xm, fig. 2; _(,'yclas cornea.
(pars, var. b) Dnxranxiwn, 1801, p: 105; Durex, 1850, p. 666, pl. xxxx,
fig. 4; l\f1OQUlN•TANDON, 1855, p._591, pl. Lui, fig. 17 à 30; Cycles
rivalzk Dnxmnxauo, 1805, p. 129, pl. x, fig. 4 et 5; Duruv, 1850, p. 669, .
pl. xxxx, fig. 5; Sphaerium rivale Locann, 1893,p. 135;S. strangula-
zum Loc., 1893, p. 135;S. corneum Scorom, 1777, p. 397; Bonncu1¢;NA·r,
1854, p. 21, pl. m, fig. 6 à 20; \VusTsu1.u1vn, Vll, 1890, p. 8; Locsun,
1882, p. 254 et 1893, p. 134, fig. 142, 143.
Coquille subelliptique, courte, assez arrondie, subéquilatérale, renflée
subglobuleuse ou même globuleuse; bord supérieur convexe; région
antérieure obtuse; région postérieure arrondie, vaguement subtronquée;
bord inférieur subarqué ou presque droit; sommets peu saillants mais
assez élevés, presque lisses; charnière médiocre, le bord intérieur du

690 MoLLUsQUns Tnnnnsrnns ET FLUVIATILES
plateau cardinal arqué, assez sinueux; dents cardinales petites,_ dispo-
sées en V renversé un peu évasé mais quelquefois rapprochées ou même
soudées, C, étroite, tronquée au sommet, C2 pluslongue, généralement
recourbée;dents latérales minces,médiocres, subobtnses, les antérieures
plus grandes que les postérieures; ligament court, non visible extérieu-
rement; impressions musculaires très faibles, la palléale nulle; test
mince, transparent, corne, gris olivâtre, jaunâtre, ou brun rougeâtre,
unicolore ou orné de zones transversales plus foncées, souvent avec une
zone marginale plus claire, jaune pâle; stries concentriques fines, \
inégales, peu régulières; nacre d'un blanc bleuâtre, faiblement irisée. `
— Long. : [8—]10-14[-15-15.5] mm.; haut. : 7-10[-11] mm.; épaiss. :
6-8 mm.
I Les dents cardinales sont assez variables, principalement chez les individus
vivant dans les lacs à une iertaine profondeur : les dents C, et C2 se super-
posent et deviennent presque parallèles au plateau cardinal, passant ainsi
à la forme duplicatum Ctassxx [Sp/zaerium duplicamm Cnrssnv, Beizràge z.
Àlolluskenfauna cl. bair. Seen, 1874, p. 24 et 1884, 2** éd , p. 571, fig. 384]. Il
existe d’ailleurs, comme l’a montré J. Fxvae [1927, p. 284, fig. 2], tous les
passages entre les deux formes extrêmes. Les sommets sont également plus
ou moins obtus : ils sont un peu plus proéminents que chez le type dans la
forme nommée rivalis par D. Durnv et encore plus saillants dans celle appelée
zumidus par Zinctsa, mais de nombreux intermédiaires empêchent de séparer
ces coquilles, même comme variétés,.
Habite les étangs, les fossés, les rivières, les marais, de préférence _dans
les eaux stagnantes; vit aussi.dans les grands—lacs jusqu'à 20-30 m. de
profondeur (lacs suisses: lac de Genève, lac de Joux, 1,008 m. d’altitude);
· commun, toute la France, souvent en colonies populeuses sur les fonds
vaseux.
var. scaldianum Nomuann (Fig. 762, 763).
Cyclas scaldiana NORMAND, 1844, p. 5, fig. 1-2; DUPUY, 1849, n° 85;.1850,
p. 669, pl. xxix, fig. 5 bis; C. cornea var. scaldiana MOQUIN-TANDON, ll, 1855,
p. 591; Sp/iaerium citrinum Noamaixn, 1854, p. 1; S. scaldianum BOLRGUIGNATÉ
1854, p. 16, pl, ii, fig.1-5; 1856, I, p. 67; Noauxivn, 1854, p. 1; Locaan, 1882,
p. 254; 1893, p. 135; Gnvr:a,1927, p. 191, pl. xxx, fig. 28 et pl. xxvin, fig. 7.
- Coquille ovalaire globuleuse, subéquilatérale; sommets obtus, assez gros,
peu proéminents; charnière médiocre; le plan cardinal étroit en son· milieu.
' élargi vers ses extrémités, avec un bord intérieur bien contourne; dents car-
dinales C2, C, opposées par leur sommet, nettement disposées en V ren-
versé, comprimées et nn peu hautes; Zigamenz légèrement apparent exté-
rieurement; même test. - Long. : [13-]14-16 mm.; haut. : 10-13 mm.;
épaiss. : 8-10[11] mm.
Cette variété se distingue par son plan cardinal rétréci en son milieu et
surtout par son ligament qui est relativement visible; la coquille jeune est
très comprimée; elle vit dans les rivières, les canaux, les fossés, principa-
lement dans le Nord et l’Ouest de la France (commun, notamment, dans le ·
département de Maine-et-Loire, principalement aux environs d’Angers).

s1>mu:n1¤An_. —— srxnsnxuu 691
var. nucleum Srunen (Pl. xxu, fig. 589, 590).
( Cyclas nucleus Sruozm. 1820, p. 93; Swnnn in ne Cnnnrnmien, 1837, p. 25,
pl. xi, fig. 23-25; DUPUY, 1850, p. 668, pl. xxnx, fig. 4 bis; Cyclas cornea var.
inmmescens Maman, 1830, p. 111; C. rwalis var, isocardioides NORMAND in
GAsSn:s,1849,'p. 203; Sphaerium isocardioides NORMAND, .1854, p. 2; S. cor-
neum var., BOURGUIGNAT, 1854, p. 21, pl. nv, fig, 1-4; var. nucleus Ctnssm,
1884. éd. 2, p. 564, fig'. 378; S, nucleum LOCARD, 1882, p. 255; S. nucleatum
· \\ \
 
7 6 0 761 '
//1
(   )}`
(/ \\ /’ 1 )
J //
/ —
` ../ 76*3, 76'5
FIG. 760 à 763. — 760-761. Sp/taerium corneum Limit, X 4,5. —· 762-763. Snhaerium i
corneum LINNÉ var. scaldianwm Nonmno, x 4,5.
Locnnn, 1893, p, 135. — Coquille très ventrue, de forme rappelant tout à'
fait celle d`un gros noyau de cerise; sommets obtus. peu saillants; test mince,
fragile, finement et îrrégulièrement striolé, parfois encroûté. —L0ng·. 9-11
[-12] mm.; haut. : 9-10,5 mm.; épaîss. : 8-10 mm.
Les jeunes se distinguent facilement par leur forme déjà_ nettement ven-
true. Cette variété habite les étangs, les maraîs,plus particulièrement dans les
eaux fangeuses et encombrées de végétaux en décomposition; elle vit dans _
toute la France, mais en colonies dispersées et généralement médiocremeut /'
populeuses. ‘

692, , MoLLUsoUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
4. S. ovale DE FÉRUssAc.
Cycles lacustris DRAPARNAUD, 1805, p. 130, pl. x,fig. 6-7 [non l\IüLLEn] ;
IVIILLET, 1813, p. 71; DE LAMAncK, 1818, V, p. 559; l`/IICHAUD, 1831, p. 116;
DUPUY, 1850, p. 671, pl. xxix, fig. 7; C. lqcustris var. ovalis Moomx-
TAND0N, II, 1855, p. 594, pl. 1,111, fig. 38; Cyclas ovalis DE Fiânossixc,
1807, p. 128, 316; C. consobrina. (DE Fan.) BLAINVILLE, Diction. Sc. natur.,
XII, 1818, p. 279; Sphaerium deshayesianum BOURGUIGNAT, Revue
Mages. Zoologie, 1853, p. 345; I, 1856, p. 5, 6, 67 note 3 [non Hnzav];
S. Dî'üDdFRdIdl.CLESSIN zh WEsTEnLUxD, 1873, p. 512; CLESSIN, 2° éd..
1884, p. 569, fig. 383; S. ovale Bouncnicmr, 1854, p. 31, pl. iv, fig. 6
à 10 [non JEFFREYS, 1862: S. pallidum Gnu, espèce des îles Britan-
niques, encore inconnue en France]; WESTERLUND, VII, 1890, p. 11;
Locann, 1882, p. 255; 1893, p. 136.
Coquille ovalajre rhomboidale assez renflée, subinéquilatérale; région
antérieure subtronquée; région postérieure arrondie; bord inférieur régu-
lièrement convexe; sommets arrondis, proéminents; charnière faible,
les dents, peu saillantes, ne dépassant jamais le bord des valves et le
plateau cardinal étant étroit avec un bord inté1·ieur presque rectiligne;
dents cardinales tres petites, jamais en forme de V renversé, C, un peu
allongée, peu élevée, très comprimée, C, à peu près nulle; dents laté-
rales allongées, faibles, lamelliformes; ligament non apparent; impres-
sions musculaires à peine visibles; test mince, fragile, corné clair ou
jaune grisâtre uniforme; stries concentriques à»peine sensibles. —
Long. : [6-]8-12 mm.; haut. : [6-]-9-10 mm.; épaiss.: [3,5-]4,5-6 mm.
Habite les ruisseaux, les marais, en général les eaux tranquilles peu maré-
cageuses mais à fond herbeux; çà et là, dans toute la France, mais peu com-
mun et en colonies restreintes et dispersées. '
S.-G. Musculium Lisa 1807J
[Securilla Dnouiîr, 1855; Calyculina CLESSIN, 1872; non Musculium H. et
A ADAMS. 1857].
. Coquille mince et fragile; plateau cardinal faible; dents cardinales et dents
latérales très peu robustes, réduites; prodissoconque «coquille embryonnaire)
très petite, ne formant que le 1[5 ou le 1/6 de la coquille adulte d’où sommets
coniques. élevés, calyculés. Les espèces de ce sous-genre sont vraisembla-
blement les plus récentes, les Sp/uzerium s. str. à coquille solide et à forte
sculpture étant*d’0rigine plus ancienne et décrivant des Cyrenidae.
1. Coquille subrhomboïdale peu renflée ou aplatie ..... 2
—- Coquille orbiculaire subtrigone très rentlée ....... 3
2. Coquille peu renflée comprimée; ligament court, non visible
extérieurement; plan cardinal mince. . S.  lacustre, p. 693
— Coquille très aplatie comprimée; ligament un peu apparent

srinnnimn. - srmmuum · 693
extérieurement; plan cardinal très étroit ........
....... S. (M.) lacustre var. brochonîanum, p. 694
3. Coquille subtrigone cunéiforme très renflée .......
.............. S. (M.) Ryckholtî, p. 695
-—- Coquille subtrigone ovalaire moins renflée ........
.......... (S. M.) Ryckholti var. Terverî, p. 696
1. S. (Musculium) lacustre Mürmzn (Fig. 766, 767; pl. xx1,fig. 575).
Tallinn lacustris Müi.1.En, ll, 1774, p. 204; Cyclas caliculata. DM-
PARNAUI), 1805, p. 130. pl. x, fig, 13-14; DUPUY, 1850, p. 672, pl. xxix,
fig. 8; Cyclas lacustris nn Fénussnci. 1807, p. 128 [non Diuiranivaun];
ll/lOQUlN·TANDON, ll, 1855, p. 595, pl. Lux, fig. 40-42; Cyclas stagnz'-
cola (Lnncrr) nia Limancx, V, 1818, p. 559; Calyculina Zacustris
Ctnssm, 1877, p. 492, fig. 318 et 2** éd., 1884, p. 576, fig. 387; Sphae-
rium Jeamzoti Noniwmn, 1854, p. 2; Locaiw, 1882, p. 256;1803, p. 137,
fig. 146-147; S`. subrotzmdatum (DUPUY) Locann, 1803, p. 136 [: Cyclas
lacustris var. subrotundata DUPUY, 1849, p. 90]; S. uncinatum Lociino,
1882, p. 256; 1803, p. 137 L: Cyclas uncinata on L’HôPITAL, 1861, p. 20];
S. appendiculatum et S. eucodfum BOURGUIGNAT in. Locxnu, 1803,
p. 136, 137; S. pisinum Locann, 1893, p. 136; S. lacustre Bounouimvyr,
1854, p. 36, pl. iv, fig. 11 à 18; I, 1856, p. 6; Wasrsnnuisn, Vll, 1890,
p. 4; Locxnn, 1882, p. 255; 1893, p. 135, fig. 144-145.
Coquille subrliomboïdale assez allongée, subinéquilatérale, peu ren-
flée-comprimée (saui’parfois au voisinage des sommets, ce qui rend la
cavité ombonale profonde); bord supérieur peu arqué, presque droit;
région antérieure arrondie, subtronquée; région postérieure plus haute
et mieux obliquement tronquée que l’antérieure; bord inférieur assez
arqué; sommets submédians, petits, saillants élevés, presque aigus,
terminés par un tubcrcule (ou calycule) obliquement elliptique, très lui-
sant; plan cardinal mince, le bord interne à peine sinueux; dents cardi-
naies t·ut à fait petites, non disposées en V renversé, (Ã, subtrigone,
C, uros rudimentaire ou nulle; dents latérales petites, très minces, oblon-
gues allongées, très émoussées; ligament court, non visible extérieu-
rement; impressions musculaires et palléale superficielles, a peine visi-
bles; test mince, fragile. luisant, transparent, corné cendré ou cendré
roussàtre, uniforme ou avec quelques zones transverses plus foncées et
souvent une bande inférieure jaunâtre plus ou moins marginale; stries
concentriques peu apparentes, très fines, inégales. — Long. : (8-]10-14[-
15] mm.; haut. : [6-]8-10[-11] mm.; épaiss. : [3,5-]4—6[—7] mm.
Animal blanchâtre ou légèrement rosé; pied très long, postérieure-
ment obtus; siphons allongés, le respiratoire cylindrique, terminé par
un grand orifice, l’anal subconique A petit orifice.
'Les jeunes ont une coquille très comprimée; presque aplatie. L’aspect des·
sommets est très variable; ils sont très fortement (forme cucodium BoUnc..

694 Motwsoxms Tennesrnes ET FLUVIATILES
forme uncinatum ne ¤.’HorrrAL), fortement (forme appendiculatum Boum;.) ou
médiocrement (forme ./eannozi Noam. et surtout forme subrozundatum Dur.) caly-
culés. Comme il existe·tous les. passages entre ces diverses modalités, il
- faut les considérer comme appartenant au S. Zacustre Mürmzn.
Habite les mares, les fossés, les marais, les étangs, les ruisseaux bour-
beux et même les lacs étendus; vit encore à 1300-1400 m. d’altitude. Toute la
` France, mais plus commun dans le Nord; la Corse, à Bonifacio [E. Rrounau];
assez fréquent, fossile, dans le Quaternaire.
    ~  
. · f ,
\
\ K
  A
I 764 g 766 765
x,
zz [HQ \
/6 # »/ 7 si
Ã; ”’”/ ' Q Èm
U  AI i %2 \
< \ l
x \ y t
_ 797 768 xl 769
Fm. 764 à 769. — 764-765. Sphaerwm (Musoulzum) Ryckholti Nomuarzn, >< 5. - 766-767.
Sp/zaerium (Musculium) Iacuslre ltfünmn, >< 4. -— 768-769. Sphaerium (lluswlium) la-
ca/.sL1·e l\1üu.en var. brochonianum Noamnn, X 4.
var. brochonianum Bouncmcuar (Fig. 768, 769; pl. xxx, fig. 576).
Sp/zacrium brochonianum Boone., 1854, p. 20, pl. m, fig 1-5 [: Cyclas
corsa mss., nr: Caanrmrxen in Boone., 1854, p. 21]; VVESTERLUND, VII, 1890, `
p. 15; Locann, 1882, p. 257; 1893, p 137, fig, 146-147; Cyclas Iacustris var.
` major Mooum-Tanoon, ll, 1855, p. 594, pl. Lux, fîg. 36-37 [: var. major DUPUY,
1849, p. 91] et var. broclzoniana,p. 594; Calyculina lacustre var. major CLESSIN,
2° édit., 1884, p. 578, fig. 388. —- Coquille ovalaire subrhomboïdale,`subiné—
quilatérale, très aplatie comprimée; sommets proéminents,légèrement recour-
bés, très fortement calyculés; plan cardinal très étroit; dents cardinales et
latérales comme chez le type, mais un peu plus faibles; ligament un peu
apparent extérieurement; test mince, très fragile, transparent, brillant, corné
clair uniforme, garni de stries extrêmement fines et délicates. — Long.`:
11-14 mm.; haut. : 9-11 mm.; épaiss. : 4, 5-6 mm.

sruanmnan. — srnimnium 695
Cette variété se distingue par sa forme très aplatie, son ligament légèrement
visible et sa charnière encore plus faible. Elle habite généralement les eaux
limpides et pures, plus rarement dans les marais, parmi les feuilles mortes;
c`est une forme du S. lacuszre Mü1.1.. propre aux eaux courantes; Elle vit dans
presque toute l'Europe et a été signalée, en France, dans de nombreuses
localités; se retrouve en Corse [J. ns Cninrnnrisn] où elle est rare.
2. S. (Musculium) Ryckholti Norman (Fig. 764, 765).
Cyclos lïyckholtfi NonMANn, 1844, p. 7, fig. 5-6; DUPUY, 1849, u° 84;
1850, p. 675, pl. xxix, lig. 10; MOQUlN·TANDON, II, 1855, p. 595, pl. nm,
fig. 40-42; Sphaerium Iîyckoltîi Nomvnivn, 1854, p. 3; BOURGUIGNAT,
1854, p. 18, pl. ii, lig. 6 à 10:, I, 1856, p. 6et p. 67; VVESTERLUND, VII,
1890, p. 17 ; Locann, 1882, p. 256; 1893, p. 138, fig. 148-149; Calyculina
Ryclcoltii Ctnssm, 2° éd., 1884, p. 579, fig. 390.
· Coquille orbiculaire subtrigone, presque cunéiforme, inéquilatérale,
très ren/Iée surtout vers les sommets; région antérieure rostrée, cunéi—
forme; région postérieure presque arrondie, à peu prèsaussi développée
que l’antérieu re; bord supérieur fortement arqué; bord inférieur subarqué;
sommets proéminents, très élevés, recourbés, nettement calyculés (caly-
cule obtus, ovalaire, luisant); charnière faible, le plateau cardinal très
mince à bord intérieur peu contourné; dents cardinales très faibles, à
peine saillantes, C, nulle; dents latérales en forme de lamelles très minces,
peu allongées, la postérieure bien plus petite que Fantérieure; ligament
très légèrement visible; test mince ou très mince, fragile, transparent,
gris verdâtre ou jaune corné avec ou sans zone inférieure plus claire; stries
concentriques très fines, à peine visibles. — Long. : 9-11 mm. ; haut. : 8,5-
10-10,5 mm.; épaiss. : 6 -7-7,5 mm.
Cette espèce est certainement très voisine du S. lacuszre Müu.. dont elle se '
distingue par sa forme très ren/Zée (même chez les jeunes), cunéiforme, par sa
charnière encore plus faible et par son ligament un peu visible extérieurement.
On peut la considérer comme une variété du S. lacuszre Mütt. fréquentant
plus parliculièrementles mares et les eaux stagnantes sans écoulement, où elle '
vit enfoncée dans la vase ou rampant sur les fonds fangeux. Il existe une
forme à coquille plus trigone, encore plus renllée dont les sommets, extrême-
ment calyculés, sont très élevés, pointus. C’est la var. mucronulatum [: Cyclas
Ryc/clioltii var, mucronulata l`IOQUlN-TANDON, II, 1855, p. 595, pl. 1.111, fig, 42 : ‘
Sphaerium mucronulatum Locimn, 1893, p. 138] signalée à Mézières [A. Mooum-
Tmnox] (‘).
Presque toute la France, mais surtout dans le Nord et l'Est ; vit également
en Belgique, en Allemagne septentrionale, au Danemark et dans les Iles Bri-
tanniques.
1. S. Ctsssm a décrit deux variétés de cette espece : une var. atrfctum [(Nonmun) Ctsssm,
l877, p. 9.’€81de tres petite taille (long. : 5 mm.; haut. : A, 5 mm.; épaiss. : 3,5 mm.) des envl-
rons de Valenciennes (Nord); et une var. ga.11Icum [Cutssix, I877, pl. xi., fig. 20] plus grande
(long. : 8 mm. ; haut.: 'I mm.; épalss. :5mm.) de Troyes (Aube). Il est difficile de se faire une
ldèe exacte de ces formes insuffisamment décrites.

696 MOLLUSQUES 'IERRESTBES ET FLUVIATILES
var. Terveri DUPUY.
Cyclas terveriana DUPUY, 1849, n° 87; 1850, p. 674, pl. xxrx, fig. 9; C.
Ryckolzii var. terveriana brIOQUlN·TANDON, II, 1855, p. 695; Splmerium Creplini
Noimxwn, 1854, p 3 [non DUNKER]; Sp/taerium terverianum Bonnsuxenxr, 1854,
p, 15, pl. 11, fig. 11 à 15; I, 1856, p. 6 et 67 ; VVESTERLUND, VII, 1890, p. 16;
Loctmn, 1882, p. 256; 1893, p. 137. - Coquille moins trigone, plus oialaire ou
légèrement subrhomboïdale, subequilatérale, moins ventrue; sommets à peu
` près médians, proémiuents élevés, recourhés, moins fortement calyculés;
charnière très t`aible, présentant les mêmes caractères; ligament un peu
apparent extérieurement; test 1nince, transparent, très brillant, très fragile,
corne jaunâtre, très délicatement strié. —- Long. : 10·-14 [-15] mm.; haut. :
' 8-12 mm.; épaiss.: 8-9 [-10] mm.
Vit avec le S. Ryckholzi N01111. dans les mares, les fossés, et, en général,
dans toutes les eaux stagnantes sans écoulement, souvent enfoncé dans la
vase; çà et là, dans toute la France.
G. PISIDIUM C. Prexrrian, 1821,
[Euglesa (LEAcn)J1sNvNs, 1832; Galileja ns. COSTA,1840}PiSUm GRAY, 1847 (non
Mecsnte v. Müarrenn); Cordula LEACH, 1852,· Musculium H. et A. AnAMs, 1857
(non MEGERLE v. l`IüHLFELD]; Cycladina Cmassnx, 1871 (non LA'1·11E1L1.1z, 1825, CAN-
'rnnmu, 1835); Fluminina -|- Rivulina + Fossarina Cmzssiiv, 1873; Corneocyclas
I + Tropidocylas DALI., 1903]
Animal à bords du manteau lisses et soudés, sauf en avant pour le passage
du pied; 1 seul siphon (le siphon branchial) court, à orifice non papilleux, l’ori—
fice anal en simple fente, placé en dessus du siphon brauchial; pied grand,
linguiforme, très extensible; palpes labiaux triangulaires allongés; 2 paires de
branchies (parfois une seule), la branchie interne plus grande.
Coquille petite, ovalaire arrondie ou obliquement cunéifornie plus ou
moins inéquilatérale, la région antérieure étant plus développée que la région
postérieure; sommets proéminents, placés postérieurement, surmontés ou non
d’uu appendicule; charnière avec, sur la valve droite, 1 dent cardinale (parfois
une autre très petite), 2 dents latérales antérieures et 2 dents latérales posté-
rieures; sur la valve gauche, 2 dents cardinales. 1 dent latérale antérieure et
1 dent latérale postérieure; impressions musculaires très faibles: impression
palléale entière, visible; intérieur des valves non nacré.
La systématique des Pisidies est très`déIicate et difficile et ce n’est que
depuis quelques années, grâce aux travaux de B. B. VVOODVVARD [1913], de N
Hj. Onnrmn [1921, 1923, 1926] et surtout de A. S1·E1.rox [1918, 1922, 1929] et de
J. Fxvne [1927] qu`il est possible de distinguer les espèces avec certitude. Nils
Hj Oonvtm [1921, p. 222] après avoir observé que certaines espèces de Pz'si—
dium, comme le'P. Moizessieri PA1.nn11.11e, ont une seule lame branchiale de
chaque côté tandis que les autres espèces en ont deux, a proposé de diviser le
genre Pisidium en deux sous-genres: Neopisidium : une seule lame branchiale
de chaque côté. Ex. : P. Moitessieri P.11.An., P. Clessini Suneecx, 1899 [: P.
tornense Oomxian, 1908, Naturw. Untersuch. Sarekgebirges, IV, p. 154, pl. 11,

srnasmnan. — rismxuu 697
fig.9-13; : probablement P. cunvenzus Cnnssm] ; Eupisidium : 2 lamelles bran-
chiales de chaque côté. Ex. : P. casertanum Pou.
Dans cette Faune, je ne ferai pas état de ces sous-genres qui ont besoin
d‘étre précisés par de nouvelles études et je m'inspirerai, pour la description
et la représentation des especes, des travaux rappelés ci·dessus. ·
·1. `Sommets appendiculés .............. 2
— Sommets non appendieulés ............. 4
.2. Coquille nettement trigone ou subtrigone. . . · ..... 3
— Coquille ovalaire, oblongue transverse ; test garni de stries régu-
lières assez serrées et profondes. . . P. henslowianum, p. 711 ·
3. Coquille nettement trigone, longue de 3-5mm; appendicule
saillant; test épais, garni de stries régulières, marquées et espa-
cées .............. P. supinum, p. 712
— Coquille subtrigone, longue de 1, 3- 1,8 mm. ; appendicule peu.
saillant;test assez épais, garni de stries serrées ......
............... P. Moitessieri, p. 713
4. Coquille petite (au plus 7-8 mm.) de forme variable; test strié
mais non costulé ................ 5
— Coquille ayant de 8 a 12 mm., de forme ovalaire oblongue; test
garni d’une costulation forte. . .· . . . P. amnicum, p. 698
5. Pas de callus en avant des dents latérales postérieures p, et·
pm- · · · · · · . · · « · · . . . . . . . . 6
— Un callus indépendant en avant des deux dents latérales posté-
X'iBl]I`CS pg et pl". · · · · · · · · P· personatum, p·  
6. Prodissoconque peu distincte du reste de la coquille ..... 7
-— Prodissoconque lisse, nettement séparée du reste de la coquille
par 3-5 fortes rides concentriques; plateau cardinal très long, '
étroit en son milieu. ......... P. nitîdum, p. 706
7. Test variable, plus our moins strié; plateau cardinal plus ou
moins long et large, ligament variable ....... ·. . 8
- Test très mince, très fragile, garni de stries très fines; plateau
cardinal très long et très étroit; ligament très long, eflilé à ses ‘
extrémités ............ P. conventus, p. 710
8. Coquille à valves très ventrucs ............ 9
-— Coquille à valves ventrues ou peu ventrues ........ 1 1
9. Coquille ovalaire arrondie ou un peu subtrigone ...... 10
-— Coquille subtrapézoîdale en forme d’Arca; sommets gros, ren-
tlés, proéminents; plateau cardinal peu robuste, test très luisant,
grossièrement strié .... . ...... P. milium, p. 708
10. Plateau cardinal assez robuste, un peu court, peu rétréci'sous
les sommets qui sont saillants et pointus; coquille ovalaire sub-
trigone ............ P. subtruncatum, p. 702 .

698 MOLLUSQUES rnnnnsrnes ET FLUVIATILES
—— Plateau cardinal faible, étroit et très court; sommets gros, très
saillants; coquille régulièrement ovalaire arrondie .....
................ P. obtusale, p. 704
11. Fossette ligamentaire large, courte ou moyennement allongée. 12
— Fossette ligamentaire très longue et très étroite; coquille ren-
flée, subpentagonale arrondie; test épais, garni de stries grose
sières assez peu accusées ....... P. Lilljeborgi, p. 707
12. Coquille plus ou moins inéquilatérale ......... 13
—— Coquille à peu près régulièrement équiltérale, ovalaire arron-
die; sommets `submédians, petits et pointus; fossette ligamen-
· taire très courte et très large ..... P. hibernicum, p. 704
13. Coquille fortement inéquilatérale; test épais ....... 14
—- Coquille assez inéquilatérale, moyennement renflée, ovalaire un
peu subtrigone; test assez épais, garni de stries fines et serrées;
taille assez grande (3,5 à 8 mm.) .... P. casertanum, p. 699
14. Coquille subtrigone oblongue, renllée; sommets assez pointus,
peu proéminents; plateau cardinal très élargi à ses extrémités;
test épais, finement et très régulièrement strié ......
~ .............. P. tenuilineatum, p. 709
— Coquille obliquement ovalaire arrondie, assez renflée; sommets
arrondis, peu proéminents; plateamcardinal robuste; test épais,
à stries fortement accusées ...... P. pulchellum, p. 706 ·
1. P. amnicum Münnmn (Pl. XIX, fig. 542, 543).
Tellina amnica Mü1.LE11, II, 1774, p. 205; T. rivalis Marois, Trans.
Linn. Soc. London, III, 1797, p.-44, pl. XIII, fig. 37-38; Cyclas palustris
DRAPARNAUD, 1801, p. 106; 1805, p. 131, pl. x. fig. 15-16; C. obligua ou
· LAMAMK, V, 1818, p. 559; Pisiaïum obliquum C. Prsirren, I, 1821,
p. 124, pl: \·, fig. 19-20; P. in/latum MEGERLE in Ponno, 1838, p. 121,
pl. 11, fig. 13; Locann, 1893, p. 139 [: P. amnicum var. in/latum M0-
QUlN·TANDON, II, 1855, p. 583, pl. 1.11, fig. 15; BAU1>oN, 1857, p. 37]; _
P. elongatum SERVAIN, Bull. Soc. malacol. France, lV, 1887, p. 252,
_ Loclum, 1893, p. 139 [: P. amnfcuzn var. elongata BAUooN, 1857, p. 37,
40, pl. 111, fig. H]; P. ,gratel0upiann1n Noniuaxn, 1854,·p. 4; Loclmn,
1893, p. 140 ]: P. amnicum var. grateloupianum Moo.-Taivo., II, 1855,
p. 583; BAUDON, 1857, p. 37, 43, pl. 1v, fig. E; : forme jeunel]; P. amnzï
cum var. sinuata (pl. 1, fig. 2) et var. sulcata (pl. 1, fig. 3) GASSIES, 1855,
p. 11; P. depressum Loc. et P. transversum Locann, 1893, p. 140;
P. amnicum DUPUY, 1850, p. 679, pl. xxx, fig. 1; MoQU1N—TANn0N,ll,
1855,p. 583, pl. L111, fig. 11-15; Biwnox, 1857, p.·37, pl. 111, fig. G; Wus-
TERLUND, Vll, 1890, p: 19; Locimn. 1893, p. 139, fig. 150; B. B. Wonu-
Wann, 1913, p. .16, pl. 1, fig. 1, pl. 111, fig. 1 et pl. v-1x; Srrenrox, 1918,
p. 293, pl. 7, fig. 35 a 39; Favnn, 1927, p. 294, fig. 3 d. _
Coquille assez renflée, transverse, ovalaire oblongue, très inéquilaté—

srrmsmnaa. - risxowm 699
rale; bord supérieur convexe, assez arqué; bord antérieur long, bien
·incurvé; bord postérieur court, subtronqué; bord inférieur légèrement _
arqué; sommets peu proéminents, assez larges, placés au tiers postérieur;
plateau cardinal large et robuste; dents cardinales avec les particularités
suivantes : C, très fortement courbée, repliée sur elle·même en deux
parties soudées; C, très fortement arquée, ètranglée et divisée en deux
parties, la postérieure fortement renflée en arrière et bifide; dents laté-
raies antérieures robustes (al et au très robustes]; dents latérales
postérieures beaucoup moins fortes; |0ssette· ligamentaire large, très
allongée; test épais, solide, brillant, gris noiràtre ou cendré jaunâtre
avec, parfois, 2-3 bandes brunes plus sombres ou une large bande infé-
rieure jaunàtre plus pâle; stries concentriques assez espacées, réguliè-
res, formant.une costulation forte. — Long. : 8-10,5-11,7]-12] mm.,
épaiss. : [!l—]5·6,5[-7-8] mm.
Cette espèce est variable. Le P. in/lazum Mac. v. Mümr est une forme plus
courte, notablement plus rentléel et à sommets gontlés; le P. elongatum (BAU-
non)SaavAnv a une longueur presque double de la hauteur (I); le P, dcpressum
Locann est une forme moins ventrue et le P. transverswn Loc. a été établi
sur des animaux jeunes. Les stries de la coquille sont également variables :
tantôt elles sont très fortement marquées et assez écartées [var. striolatum Mo- .
com-'l`ANooN, ll, 1855, p, 583; var. sulcata. Gassms, 185.7, p. 11, pl. I, fig. 3];
tantôt elles sont plus ou moins obsolètes [var. laeviusculum et nizidum Moqunw-
Timoon, Il, 1855, p. 583; var. nitidula Bwnox, 1857, p. 40, pl. iv, fig. B].
llâbite les eaux assez pures, les fleuves, rivières, ruisseaux, fossés et lacs, `
parmi les plantes aquatiques, mais fréquemment aussi dans la vase où il forme
des colonies populeuses, Dans les lacs il descend jusqu`à 25-30 m. de pro-
fondeur (Iac de Genève) ot présente alors une forme rabougrie, de taille i
plus faible, moins ventrue et un test. plus mince [var. Coutagnai Pmcar, 1913,
p. 620, (ig. 7-8]; se trouve fossile dans beaucoup de formations quaternaires; ·
commun ou très commun, dans toute la France, mais plus abondant dans le ·
Nord.
Le Pisidium recluzianum —B0Ua¤moxA·r [Journal de Conchyliologie, III, 1852,
p. 174, pl. vin, fig. 8 a-d; non Bwoon, 1857] est une espèce inconnue que
J. G. Jarrnzvs [Ann. and Magnnat. Hist., 3e série, III, 1859, p. 39] considère
comme établie sur « un jeune spécimen de henslowianum var. pulchellum »_
(3'est peut-être plus probablement une forme non adulte de P. amnicum Mütmzn.
Quant au P. rcclusianum Bauoon [1857, p. 53, pl. v, fig. D; non Bouncuxoxwr,
1852] c’est une coquille marine, le Turzonia minuta Hmtav [cf, A. Bwnon,
Journ. de Conc/cyl., VIII, 1860, p. 179].
2. P. casertanum Pou (Fig. 773, 774, 775).
Cardium casertanum Pou, 1791, p. 61, pl. xvi, fig. 1 [non Cyclas ca-
`sertanum Hrsso] ; ? Cyclas vitrea ·Rrsso, IV, 1826, p. 338; C. lenticularis
Nomnann, 18%, p. 8, pl. x, fig. 7-8; C. M0uchousz'i CoMi>ANYo, Hist. na-
I. Cf. : Pl. xxx, Hg. 543.

700 MOLLUSQUES TERRESTRES 11*1* FLUVIATILES
tur. Pyrénées-Orient., [Il, 1863, p. 519; Pisz'a't'um pusillum JENYNS, 1833,
_ p. 382 (pars]('] [non B. B. Woonwauu]; P. australe P111L1P1>1, I, 1836,
p. 39, pl. xxv, fig. 11 [11011 ma LAMARCK]; LOGARD, 1882, p. 260; 1893,
p. 141; P. cinereum A1.nE11, Trans. nat. Hist. s0c.`N0rt/zumberland, ll,
1838, p. 341; DUPUY, 1850, p. 683, pl. xxx, fig. 3; Gassms, 1855, p. 14,
pl. 1, fig. 8; Locanu, 1882, p. 261; 1893, p. 142, fig. 153; KENNARD et
VVo01>WAuD, 1926, p. 311; P. fontinale ]PFEIFFER] BROVVN, Ill. Conch.,
éd. 2, 1840, p. 94, pl. XXXIX, fig. 23; Wusrnutuun, Vll, 1890, p. 25;
P. roseum Scuoxxrz, Sol1lessien’s Moll., 1843, p. 140 [non Jurrmaxs];
\/VESTERL., Vil, 1890, p. 30; Locaux), 1893, p. 146 (pars), fig. 159;
P. caliculatum DUPUY, 1849, n° 229 et 1850, p. 684, pl. xxx, fig. 4; Lo-
CA1111, 1893, p. 144 [: P. iratianum DUPUY, 1850, p. 683;: P. caserta—
num var. caliculalum l\rlOQ.·TAND., ll, 1855, p. 585, pl. 1.11, fig. 32; BAU-
DON, 1857, p. 31, pl. 111, fig. B]; P. thermale DUPUY, 1849, n° 238 et
1850, p. 682, pl. xxx, fig. 6; Locxun, 1893, p. 142, fig. 154 [: P. caser-
tanum var. thermale Moo.-TAN11., ll, 1855, p. 584, pl. 1.11, fig. 23; BAUDON,
1857, p. 31, pl. 11, fig. E]; P. pulchellunr DUPUY, 1850, p. 683, pl. xxx,
fig. 5 [non JENYNS]; P. lenticulare DUPUY, 1850, p. 680, pl. xxx, fig. 2
]: P. casertanum var. australe Moo.-Tam)., ll, 1855, p. 584, pl. 1.11,
_ fig. 20-22; : P. casertanum var. lentzbulare BAUDON, 1857, p. 30, 32,
pl. 11, fig. D]; P. sinuatum B0U11GU1GxAT, ./ourn. de Conchyl., 1851,
p. 421 et 1852, p. 49, pl. 1, fig. 10; Locaun, 1893, p. 141 [: monstruo-
sitél; : P. casertanum sous-var. 5. BAUDON, 1857, p. 31, 34, pl. 111,
fig. .A]; P. intermedium GASSIES, 1855, p. 11, pl. 1, fig. 14; Locano,
1893, p. 140, fig. 151 [: P. amnicum var. intermeclium l`¢lOQ.·TAND., ll,
1855, p. 583; BAUDON, 1857, p. 37, 41, pl. xv, fig. A; : P. amnicum var.
B, nitivla GASSIES, 1849, p. 208]; P. rotundalunz DE Cussac, 1855, p. 6;
LOCARD, 1893, p. 142 [: P. casertanum sous-var. d, rotundum BAUDON,
1857, p. 31, 33, pl. 11, figl G]; P. pallidum Gassuzs, 1855, p. 16, pl. 1,
fig. 10; P. fossarinum Ctussm in Wnsrunnuun, Fauna Moll. Sueciae, Il,
1873, p. 544; ?P. nncleatum Bumoîr in Locaub, 1893, p. 142; P.·caser-
tanum BAUDON, 1857, p. 30, pl. 11, fig. C; N1UQUIN·TANDON, Il, 1855,
p. 584; Wusrnutuun, Vll, 1890, p. 27; Locaun, 1893, p. 141, fig. 152;
· B. B. W0onw\‘Aun, 1913, p. 31, pl. 1, fig. 3-6; pl. x111-xv111; STELP0x,
1918, p. 293, pl. 7, fig. 24 à 34; FAV1111, 1927, p. 290, 298, fig. 4°, pl. 17,
fig. 12, pl. 21, fig. 6-8 et pl. 22,-fig. 1-5.
Coquille un peu reuflée, ovalaîre, assez inéquilatérale; bord supérieur
arqué; bord antérieur assez large, incurvé; bord postérieur arrondi,
vaguement subtronqué; bord inférieur régulièrement arqué; sommets
larges, arrondis, peu saillants, uu peu plus rapprochés du tiers posté-
rieur que du milieu; plateau cardinal robuste, assez incurvé; dents car-
dinales bien développées, C, bien arquée, C3 épaissie et bifide en arrière;
L P. pusillum Jam. = P. casertanum P01.1 + P. persanatum M.11.M.

sruaemnn. —— rxsinwm 701
dents latérales : ai au assez dévelo ées surtout ax , ostérieures, aral-
_ _ PP P _ P _
lèles; fossette ligamentaire large, un peu longue; test assez épais, gris
roussàtre ou jaunâtre, parfois cendré, souvent bordé inférieurement de _
jaune pâle, garni de stries serrées, peu régulières, très fines. — Longueur
très variable : 3—4—5[6-8-9] mm.; épaiss. : 2-4[5-5,3] mm.
Le Pisidium intermedium Gassies, souvent considéré comme une variété du
P. amnicum.Mü1.1.., est certainement une forme de cette espèce pouvant attein-
dre, exceptionnellement, 10 mm. de longueur (mesure ordinairement 7-8 mm,).
Espèce très variable de taille et même de forme, habitant tous les milieux
l
1
,, 7 0 7 72.
 i
Fm. 770 à. 774. — 770 à 772. Pisidium submmcalum MALM, X 7. — 773 et 775. Pisidium
casurtanum Pou, >< 5. — 774. Pisidium casertanum Pou, >< 2,5.
aquatiques et commune partout. Elle vit, dans les lacs, jusque vers 35-40 m. de
prol'ondeur(‘), jusqu‘à 1.300-2.500 m. d'altitude dans les Alpes et jusque vers
2.200 m. dans les Pyrénées (lac de Gaube, 1.789 m., lac d'Oncet, 2.238 m., ·
llautes-Pyrénées). Assez commune en Corse jusque vers 1.800 m. [E. Requiem, XI
E. Cezior]. La forme nommée planulaza Btunou [1857, p. 31, 35, pl. in, fig. C;
:.- Pisidium planulamm Cezior, 1902, p. 329] a été retrouvée en diverses loca-
lités de la région du cap Corse [E. CAzxo·r].
Le P. olivetorum Bénexcurerx [1882, p. 94 et 1902, p. 404, pl. xxx, fig. 7;
Locarno, 1893, p. 143] est une espèce connue seulement par la description ori-
ginale, d’ailleurs insuffisante : coquille presque régulièrement ovalaire, renllée, à.
bord inférieur très régulièrement arqué.; sommets très arrondis mais très
obtus, nullement saillants; dents cardinales et latérales presque nulles, à peine
1. Notamment dans le lac d'Annecy (Haute-Savoie) où elle a été recueillie par J. P1Ace1· qui la
cite sous le nom de P. fossarinum Cnessxx en y ajoutantnne var. I(ampmanniPiAce1· [IQI3, p. 69*2,
lig. M-1%]. Ces deux formes doivent être rapportces au P. casertanum Pom.

' 7021 MOLLUSQUES rnannsrnns nr rnuvuvrxtss
l perceptibles; test mince, fragile, corné très clair ou un peu rougeâtre, trans-
` parent, garni de stries d’une extrême finesse. —-~Long. :3 mm.; épaiss. :
1,5 mm. Le département du Var,jusque vers 1.000 m. d'altitude [P. Bénmeumn].
. Ce Pisidium n’est probablement qu`une forme de petite taille et plus ou moins
» dégénérée du P. casermnum Pou, mais seule une étude approfondie de la char-
nière pourrait apporter une certitude. ·
3. P. subtruncatum IVIALM (Fig. 770, 771. 772i.
Pisidium obtusalis N1LssoN, 1822, p. 101 [non na Lamxncn]; P. henslo-
` wianum var. B, Bouneuienxr, I, 1856, p. 51; P. dupuyanum Nomvmxn,
' 1854, p. 5; Gnssins, 1855, p. 17 [: P. jàyanum et P. s0Iz`m1·z'um Gxs~
sms mss., 1855, [1. 17], pl. II, fig'. 1; LOCARD, 1893, p. 147 [2 P. henslo-
wianum var. dupuyanum MOQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 581; Biwnox,
1857, p. 45, 48, pl. tv, fig. G]; P. subtruncatum l\rIALM, Gôtheborgs K.
Vet. Sarzzhàll. Handi., III, 1855, p. 92, fig.; Cnassm, 2** éd., 1884, p. 610,
fig. 409; Wssrannunn, VII, 1890, p. 31; B. B. Woonwaun, 1913,
· p. 84, pl. 11, fig. 3, pl. ui, fig. 7 et pl. XII; Srncsox, 1918, p. 296, pl. 7,
fig. 1 à 4; Ksmvann et Woonwann, 1926, p. 320; Favns, 1927, p. 288, 297,
fig, 4**, pl. 17, fig. 16, pl. 20, fig. 12-13 et pl. 21, fig. 1-5.
Coquille renflée, transverse, ovalaire trigone, très inéquilatérale; bord
supérieur médiocrement arqué; bord antérieur bien incurvé; bord posté-
rieur court, peu arrondi, subtronqné; sommets saillants, situés au tiers
postérieur; plateau cardinal assez robuste, à peine rétréci sous les som-
mets; dents cardinales :C,, et C, assez longues, subparallèles, C3 presque
' droite; dents latérales inégales 2 a,, au, pu bien développées; a,,,, ph pm
médiocres; fossette ligamentaire assez large mais peu longue; test peu
épais on assez mince, brillant, couleur de corne, garni de stries fines,
médiocrement régulières.- Long. : 2,5-4,5 mm. ; épaiss. : 2-3[·3,2] mm.
Cette espèce ressemble surtout au P. casermnum Pou, mais elle est plus
ventrue, plus inéquilatérale; ses sommets sont plus saillants; ses valves plus
· bombées et les dents de sa charnière disposées d’une manière diff`érente. Elle
habite les eaux courantes, les fleuves et les grandes rivières, ainsi que les
étangs à eau limpide (parmi les C/cara et les Potamogeton) mais non les marais
proprement dits; elle est très fréquente dans les lacsi principalement dans la
zone littorale, mais vit jusqu’à 25-30 mètres de profondeur (exceptionnellement
35 m. dans le lac de Genève) et se trouve jusque vers 1.300 m. d’altitude. En
France, cette espèce doit vivre presque partout, mais elle a généralement été
confondue avec le P. casertanum Pom; elle est connue, avec certitude, du bassin
de la Garonne, des départements des Vosges, de l‘Aube, de l‘©ise, de Maine- '
et-Loire, du Nord, etc... '
4. P. personatum Mam (Fig. 776, 777). . _
?Cyclasgrbba (Lnncn) ALDER, Trans. nat. Has!. Soc. Northumôerland,
I, p. 70; Pisidium pusillum .InNYNs (pars), 1832, p. 382, pl. xx, fig. 4-6 _
[non P. pusillunz B. B. Woonwann : P. nz'tz'a'um JENYNS; non P. pusil- [

smmuurnaa. — r1s1nxuM 703
lum MALM : P. casertanum Pou]; Cnsssm, Malak. Blâtler, 1871,
p. 189; Locann, 1893, p. 144 (pars); P. nitidum var. splendens Baunon
in l\10QUlN·TANDON, ll, 1855, p. 586; Baunoiv, 1857, p. 23, 25, pl. 1, [ig. B;
P. llmosum Gassrns, 1849, p. 206, pl. tx, fig. 10 [: P. gassiesianum
Duruv 1849, non Gassxas]; Locann, 1893, p. 142 [: P. casertanum var.
b minor BAUDON, 1857, p. 31, pl. u, fig. H]; P. 'profundum Cmzssnv,
Bull. Soc. Vaud. Sc. natur., XIV, 1876, p. 239, pl. 111, fig. 5; P. obtusale
var. personatum C1.ass1N, 2° éd., 1884, p. 603; Wusrnatuun, VII, 1890,
p· 35; YP. Dltl>I‘euz`l[ Baunon, Revue Sc. natur., l,_p. 1, pl. HI; LOCARD,
1893, p. 145; P. personatum MALM, Gütheborgs K. Vet. Sam/zâll. Handl.;
Ill, 1855, p. 107, fig. p. 107; B. B. XVOODWVARD, 1913, p. 53; STELF0x,
1918, p. 238-239, fig. à la p. 238; et 1918, p. 300, 302, pl. 9, fig. 23-26 ;
Onmvnn, 1921, p. 223; Favna, 1927, p. 290, 301, fig. 4**, pl. 17, fig'. 13
et pl. 23, fig. 7 à 12.
Coquille de forme Ienticulaire, peu bombée, subéquilatérale; bords
c
\ Il
ô ` "
776 778 ,
I" ‘ · ml j 45 ·
2 î
1
ô l l , 
, rw 1-- 780l   . 781
Fm. 776 à. 781. — 776-777. Pisidium personalum MALM, X 6,5. - 778 à. 781. Pùiidium
· obtusale C. Pruirrsu, X 9.
' antérieur et postérieur réunis au bord supérieur par des angles très
émoussés, à peine indiqués; sommets larges, obtus, peu saillants, sub-
médlans; charnière analogue à celle du P. casertanum Pom, mais avec·
un callas, proéminence placée, sur la valve droite, en avant de la dent
l atérale py, et sur la valve gauche, où elle estplus développée, en avant
de paf; fossette ligamentaire assez large, allongée; test un peu épais,
souvent recouvert d’un enduit limoneux noiràtre bien adhérent, garni de
fines stries assez irrégulières. — Long. :3—4[-4,75] mm.; épaîss. : 1,5-2,5
[-3] mm. · .
'54

704 M0L1.UsoUEs Trznnnsrnus ET FLUVIATILES
Cette espèce ressemble extérieurement au P. caacrtanunz Pom (elle est cepen-
dant plus régulièrement ovalaire arrondie et moins renflée), mais elle a des
sommets subméolians et un callas à la charnière. ·
Habite presque toutes les eaux douces : ruisseaux, sources, marécages, lacs
(parfois a une profondeur assez grande), et même fossés bordant les routes et
desséchés en été; signalé fossile dans le Quaternaire, mais presque uniquement
dans le Quaternaire récent. Cette espèce vit, en France, dans le Sud-Ouest;
elle a été, d’autre part signalée, sous divers noms, dans les départements de
l’Ariège, de la Drôme, de l’Oise_ [A. BAUDON] et dans le lac d’Annecy [G. Moa-
TxLLE'r]. .
5. P. obtusale C. PFEIFFER (Fig. 778 à 781.).
?Cyclas obtusalis on Lamancx, V, 1818, p. 559; C. fontinalis var.
B, obtusalis DUPUY, 1843, p. 89; P. globulosum Gassuas, 1855, p. 21,
pl. 11, fig. 8; P. obtusalastrum B. B. Woonwvann, 1921, p. 220; KENNARD
et Woonwaao, 1926, p. 327; P. obtusale C. Pmairran, l, 1821, p. 125,
pl. v, fig. 21-22; Jniwns, IV, 1835, p. 301; pl. xx, fig. 1-3 (avec, en synon.,
· · Pern. gibba Luacu mss., p. 301); DUPUY, 1850, p. 690, pl. xxxa, fig. 4;
ÃIOQUIN-TANDON, Il, 1855, p. 588, pl. 1.111, fig. 43-46; BAUnoN, 1857, p. 18,
, pl. 1, fig. E.; Locann, 1893,`p. 145, fig. 158; WESTERLUBD, Vil, 1890,
p. 35; B. B. Woonwxnn, 1913, p. 119, pl. ni, fig. 10 et pl. xxx; Sranrox,
1918, p. 300, pl. 9, fig. 9 à 12; FAVRE, 1927, p. 291, 302, fig. 4**, pl. 17,
fig. 14 et pl. 24, fig. 1-9.
Coquille globuleuse ventrue, très renflée, subinéquilatérale, régulière-
ment ovalaire arrondie; bord supérieur très convexe; bord antérieur '
obtus, arrondi; bord postérieur subtronqué; bord inférieur régulièrement
arqué; sommets gros, très saillants, submédians ; plateau cardinal étroit,
très court;dents cardinales : C, et C, courtes, parallèles, subrectilignes,
C, allongée; dents latérales faibles, am rudimentaire ou absente; fossetté
ligamentaire large, assez longue; test mince, luisant, fragile, corné jan- `
nàtre, roussàtre, brun ou gris foncé, avec zone marginale jaune, garni de
stries assez grossières mais peu accusées. —— Long. : 3-3,75[-4] mm.;
épaiss. : 2,5-3,5[—3,75-4] mm. V
. Habite les eaux stagnantes et bonrbeuses, les mares, marais et fossés encom-
brés de plantes aquatiques; manque dans les lacs et les rivières; vit jusqu’à
_ 1.300 m. d'altitude au moins; assez commun, fossile, dans les formations qua-
ternaires récentes. Presque partout, mais principalement dans le Nord et l’Est; '
; signalé en Corse, à Bonifacio [E. Requiem) et dans une fontaine à l’entrée du
village de Biguglia [E. CAZIOT]. ·
6. P. hihernîcum VVESTERLUND (Fig. 785 à 787]. `
_ Pisz'dz'um parvulum CLESSIN in. WESTERLUND, Fauna Moll. Sueciae,
I8', p. 553 [non Benson, 1876, espèce de l’Inde; non B. B. Woonwxnn,
1913]; P. hibernicum VVEs·rEaLUNn, Nachrichtsbl. d. deutsch. mala/c.
Gesellsc/1.., XXVI, 1894, p. 205; B. B. VVOODWAHD, 1919, p. 116, pl. ir,

srmnninan. -· msinwu 705
fig. 9; pl. xxnx, fig. 1-6; et 1921, p. 214; Sriçnrox, 1918, p. 300, pl. 9,
fig. 1-4; Onnmsn, 1921, p. 222; Favnn, 1927, p. 291, 304, ûg. 4', pl. 17,
fig. 15, pl. 24, fig. 10 et pl. 25, fig. 1-7. . _
Coquille subéquilatérale, régulièrement arrondie (angles à peine sen-
sibles à la réunion des bords antérieur et postérieur avec le bord infé-
rieur) à valves bien renflées; sommets petits, mais pointus et proémi-
nents, situés un peu postérieurement; plateau cardinal court, étroit;
dents cardinales C, et C , parallèles, longues, droites ou subarquées, C3
droite, très·l0ngue; dents latérales pi et pm parallèles; fossette liga-
mentaire très courte et très large; test assez mince, parfois mincc,
garni de stries délicates, assez fines mais nettement accusées, la prodisso·
1 ·"'è
1
7 82 784
78'5 i
gë
î il
Flo. 782 à 787. - 782 à 786. Pisidium nitidum Jemzvs, X IO. - 785 à 787. Pisidium l
hibernicum Wssrannuun, X 8. ·
conqne presque lisse avec stries rayonnantes très ténues. - Long. : 2,5-
,3-4,5 mm.; épaiss. :1,8-3-3,5 mm.
Cette espèce se rapproche surtout des P, personatum MALM et P. obzusale- _
ne LAM.; elle s'en distingue par son plateau cardinal court, ses dents cardi
nales plus longues et son ligament très court et ramassé. O’est une espèce .
essentiellement lacustre, commune, en Suisse, dans les lacs de Genève et de
Joux (1.008 m. d’altitude), surtout à partir de 2 m. et jusque vers 20 m. (et
même 29 m.) de profondeur. Elle était beaucoup plus répandue au Quaternaire
où elle vivait, pendant le Paléolithique, dans toutes les eaux tranquilles.
[J. Fame]. Cette espèce,qui habite la Suède, le Sud-Ouest de l'Irlande, l'Alle-
magne, la Suisse, n‘a pas encore été signalée, en France, avec certitude; elle
sera sans doute retrouvée dans les lacs d’Annecy et du Bourget.

706- MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
7. P. nitidum JENYNS (Fig. 782 à 784). -
Cycles pusilla TURTON, Manual, 1831, p. 16, fig. 7 [non JENYNS];
Pz'sidz`um incertum NORMAND, 1854, p. 6; P. pusillum B. B: Woonwann,
1913, p. 60, 1921, p. 219 [non JENYNS]: Knivivxnn et Woontvann, 1926,
p. 317 ; P. pusillum Wloonw. : P nz'tz'dum JEN., STELFOX, 1918, p. 230,
302; ODHNER, 1931, p. 223; P. nitidu/n JENYNS, 1832, p. 304, pl. xx,
fig. 7-8; DUPUY, 1850, p. 692, pl. xxxx, fig. 5 [non Gxssrss, 1849]; Mn-
oU11s·TAivnoN, ll, 1855, p. 586, pl. Lm, fig. 33-37; BAUDON, 1857, p. 23.
pl. 1, fig. A; Locann, 1893, p. 145; WESTERLUND, VII, 1890, p. 24; STEL-
Fox, 1918, p. 236, fig. 237, 295, 302, pl. vu, fig. 5 à 13; FAvnE, 1927,
p. 292, 306, fig. 4 g, pl. 17, fig. 19, 24, 25, pl. 25, fig. 8 à 11 et pl. 26.
fig. 1 à 4 (‘).
Coquille médiocrement renflée, orbiculaire subovale ou ovalaire sub-
pentagonale, à peine inéquilatérale; bord supérieur arqué en son milieu;
bord antérieur se rattachant au bord supérieur par un angle assez mar-
qué; bord postérieur subtronqué; bord inférieur légèrement convexe;
sommets gros et larges. peu saillants, lisses, brillants, sensiblement
submédians; plateau cardinal très long, rétréci sous les sommets; dents
cardinales très courtes, C2 et C, droites, C3 subarquée; dents latérales
_ longues; fossetteligamentaire un peu large, assez courte; test mince.
trèsluisant, jaunâtre plus ou moins foncé ; parfois blanc verdâtre, unicolore
ou avec des bandes transversales grises, garni de stries fines, bien
marquées, assez espacées et subrégulières; prodissoconque lisse, entourée
de 3-5 rides concentriques la séparant du reste de la coquille. -— Long. :
2,25-3,5-4 mm.; épaiss. ; 1,5-2,5 - 2,75 mm.,
Cette espèce est facile à distinguer gràce aux rides séparant la pr0disso··
conque du reste de la coquille, à son plateau cardinal très long et à ses dents
latérales peu développées, fort courtes. Elle habite les lacs (jusque 20-25 m. de
profondeur dans les masses d’eau étendues comme le lac de Genève), les étangs,
les ruisseaux, les fossés, de préférence dans les eaux limpides ou assez pures
mais garnies de végétation aquatique (rare ou absente dans les marais); elle
vit encore, dans les Pyrénées, à 2.150 m. d’altitude [G. Asus] ; elle est fré-
quente, fossile, dans beaucoup de formations quaternaires. Commune, toute la
,· ' France; vit aussi en Corse, dans un ruisseau à eau limpide près de Saint-Pierre
de Venaco, à 1.500 m. d’altitude [P. HAGENMDLLER, E. CAZIOT],
8. P. pulchellum JENYNS (Fig. 791, 792).
Pzlsidium casertcmum var. pulclzellum Mooniiv-Tampon, ll, 1855, p. 584,
pl. Lu, fig. 24-28; Bannoiv, 1857, p. 31, pl. ur, fig. D-E; P. pulchel-
Zum JExYNs, 1832, p. 306, pl. xxx, fig. 1; DUPUY, 1850, p. 688, pl. xxx,
fig.5; VVESTERLUND, Vll, 1890, p. 23; CLESSIN, 2° éd., 1884, p. 607,
fig. 407; Locxnn, 1893, p. 143, fig. 155; Srnnrox, 1918, p. 300, pl. 9,
1. Le Pisidium·f0ntimzle DUPUY, 1850, p. 691, pl. xxxi, iig.3 est peut-être synonyme.

_ srnaunxnne. ····PISlDlUM _ ‘ 707
fig. 13 à 16; Favnn, 1927, p. 292, 308, fig.'4l‘, pl. 17, fig. 17 et_pl, 27,
[]g_ (;,g_ . pi , _ _ . . .
Coquille assez renilée, un peu inéquilatérale; obliquement ovalaire arron- I
die, parfois vaguement subpentagonale; bord supérieur convexe; bord
antérieurfortementincurvé intérieurement; bord postérieur arrondi, se rac-
cordant insensiblement avec le bord supérieur; bord inférieur bien arqué;
sommets obtus, arrondis, peu proéminents, assez nettement rejetés en
arrière; plateau cardinal robuste, les dents cardinales un peu longues,
' (É, et C, subrectilignes; fossette ligamentaire médiocrement longue, mais
assez large; test un peu épais, peu luisant, souvent encroûté, garni de
costules concentriques bien accusées, très grossières. — Long. : 2,5- 3-3,8
[Ji] mm.; épaiss. : 1,2—2,2[-2,4] mm.
Cette Pisidie se distingue principalement par sa sculpture très accusée (c`est ,
l'espèce la plus fortement costulée); elle vitpresque partout et s’élève, dans les '
Pyrénées (lac de Gaube, lIautes·Pyrénées) jusqu’à 1.800 m. d'altitude [P. Fis-
cmzn]; commune ou très commune dans toute la France. ·
9. P. Lilljehorgii Cmassm (Fig. 793, 794).
Pisidium nitidum var. splendens Jnrrnnvs, Brit. Conch., I, 1862, p. 25 I
[non Brwoon]; P. a@z`cola C1.Ess1N, Jlalak. Blâtt., XI, 1889, p. 191
[: P. Loveni Cnnssnw, Moll. 0esterr.·Ungarns, 1890, p. 765]; P. lilffe-
borgz`iCLEss1N,.l[aZak. Blàtt., VIII, 1886, p. 119; VVIESTERLUND, VII, 1890, ·
p. 24; B. B. Woonvvnno, 1913, p. 111, pl. ii, fig. 8, pl. xv, fig. 2, pl. xxm,
fig. 2 et 13, pl. xxvm. fig. 1, 9, 12, 13, 17 à 26; Favnn, 1927, p. 292 et `
308, fig. 4 i, pl. 17, fig. 16 et pl. 27, fig. 1 Ã 5.
Coquille obliquement subpentagonale arrondie ou ovalaire·arrondie,
subinéquilatérale, à valves bien renflées; bord supérieur court, bord anté-
rieur incurvé, bord postérieur court; sommets assez proéminents, subren·
Iles, légèrement rejetés vers l’arrière; charnière robuste: dents cardinales,
C, fortement incurvée, C, également et épaissie en arrière; dents laté-
rales fortes, pg et pu convergentes en avant; fossette ligamentaire très
étroite et fort longue; test épais, garni de stries grossières, médiocre-
ment marquées. — Long. : 3,5-lr-5,4 mm., épaiss. :2,5 mm. ·
Cette espèée, voisine du P. pulchellunz Jen. s'en distingue par son étroite et
très longue fossette ligamentaire et sa charnière plus robuste..Elle vit dans ‘
l’Europe centrale et septentrionale (jusqu’à 2.300 m. d'altitude dans les Alpes,
d‘après D. Gsvsn) et les Iles Britanniques. En Suisse, elle fréquente les lacs
où elle est commune (lacs de Genève, de Joux, des Rousses, non sur lelittoral,
mais à partir de 2 m. de profondeur et jusque .vers 15 m.‘dans·les ·endroits
vaseux ou sablo-vaseux du lac de Genève, d‘après J. Favne). Elle est connue,
fossile, de nombreux dépôts quaternaires, notamment- en Angleterre et en
Suisse. Cette espèce, qui n`a.pas encore été signalée en France, sera retrouvée
dans de nombreuses localités, notamment dans l’Est.. . . . ,

708 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
10. P. milium HELD (Fig. 797 à 799).
_ Pisidium normandùmum DUPUY, 1849, n° 235 ct 1850, p. 686, pl. xxx,
fig. 1; LOCARD, 1893, p. 146 [: P. casertmzum var. normandianum
M0QU1N-TAN¤0N, II, 1855, p. 584, pl. 1.11, fig. 29-30]; P. tetragonum Non- ·
MANU, 1854, p. 5; P. gassiesicmum GASSIES, 1849, p. 207, pl. 11, fig. 2 et
7 8 8 ` 7 8 9 ' 7 9 0
79 ’1 4 7 9 2. ·
` F10. 788 à 794. —- 788à 790.»Pisidium tenuilineatum STELFOX, X 20. -- 791-792. Pisidium
pulchcllum JENYNS, X 12. — 793·794. Pisidium. Lilljeborgi CLESSIN, X 10.
1855, p. 22, pl. 11, fig. 9 [non DUPUY]; BAUDON, 1857, p. 26, pl. 1, fig. F
(ct var. alligata BAUD., p. 26, 29, pl. 11, fig. A, normandianum BAUD·,
p. 26, 29, pl. 11, fig. B; baua'0nz'anum BAU1>.,'p. 26, 30, pl. 1, fig. G];
P baudonianum nn CEssAc, 1855, p. 4; Loclum, 1893, p. 146; P. roseum
JEFFREYS, Ann. Mag. nat. Hist., ser. lII,v0l. III, 1859, p. 38, pl. 11,

srnasarnas. - 1>1s1D11JM 709
fig. 3 a-c, et 1862, Brit. Coach., I, p. 26, V, pl. 1, fig. 9'[non Scnovrz];
Locann, 1893, p. 146 [pars, non Scnoixrz] ; P. milium Haro, Iszls, 1836,
col. 281; Cnnssm, éd. 2, 1884, p. 613, fig. 411 ;.VVnsrsm.um>, VII, 1890,
p. 34 (avec var. baudonianum et normandianum, p. 34, 35]; B. B. VVoon- '
wann, 1913, pl. 70, pl. 11, fig. 10, pl. 1v, fig. 3 et pl. xxxx, fig. 7 à 30;
STELFOX, 1918, p. 300, pl. 9, fig. 5 à 8; Favmz, 1927, p. 293, 305, fig. 4*,
pl. 17,, fig. 20 et pl. 26, fig. 5 à. 13.
Coquille bien inéquilatérale, transverse, subtétragone, les valves très
renflées ; bord supérieur peu arqué, limité en arrière par un angle
marqué; bord antérieur incurvé, subanguleux à sa réunion avec le bord
inférieur; bord postérieur nettement tronqué; bord inférieur peu arqué,
subparallèle avec le bord supérieur; sommets gros, arrondis renflés,
proéminents, situés très peu en arrière du milieu; plateau cardinal peu
robuste, étroit sous les sommets; dents cardinales longues, presque
droites; fossette ligamentaire assez étroite, allongée; test roux fauve ou
jaunâtre, parfois orangé vers les sommets] très brillant, garni de stries
concentriques un peu espacées, assez grossières et bien marquées. ——
Long. : 2,5-3,75[- 4-5] mm.; épaiss. : 2-2,75[·3-3,5] mm.
Habite les fossés, les marais, les étangs, les fontaines et, en général, toutes
les eaux tranquilles; plus rare dans les lacs (parfois jusqu'à 20 m. de profon-
deur) ; s’élève jusque vers 1.300 m. d’altitude dans les Alpes [J. Favnnj ; fréquent,
à l'état fossile, dans le Quaternaire récent`du bassin de Genève [J. Fwas] :
commun ou assez commun, presque toute la France; signalé, en Corse [sous ,
le nom de P. gassesianum Dur.), dans les fossés de Saint-Florent (E. CAz1o1·],
mais cette indication reste douteuse.
11. P. temiilineatum S·rs1.1=ox (Fig. 788 à 799).
PzÈsz'dz’um tenuilineatum S·r1z1.rox, 1918, p. 296, pl. 8, fig. 1 et 4·à
13; linmvaan et Woonwann, 1926, p. 324; Frtvnn, 1927, p. 287, 296,
_ fig. 4‘*, pl. 17, fig. 26-27, pl. 20, fig. 10-11.
Coquille obliquement transverse, subtrigone oblongue, très inéquilaté-
rale, à valves renflées; bord supérieur bien arqué; bord antérieur allongé,
largement incurvé; bord postérieur court, subarqué; bord inférieur
bien arqué; sommets assez pointus, médiocrement proéminents, placés
au tiers postérieur; plateau cardinal large à ses extrémités, étroit sous
les sommets, à contour interne fortement arqué; dents cardinales légè-
rement courbes, C, épaissie; dents latérales très développées : ai extrê-
mement puissante, formant une forte saillie, au robuste et longue, am
relativement petite; les latérales postérieures plus faibles, p, et pu plus
développées que les autres; fossette ligamentaire élargie en arrière,
étroite en avant; test épais, peu brillant, très finement et régulièrement °
· strîé. —— Long. 1,6-1,9-2,1[-2,6] mm.
Cette espèce, très peu connue encore, a été découverte en Angleterre par
A. W. Srstrox, puis trouvée dans le S. de l'Allemagne, la Moselle à Rotter· _

710 MOLLUSQUES—TERBESTRES ET movimimzs
dam, le lac de Constance [D. Gmane] et les lacs de Genève (jusque vers 20-
22 mm. de profondeur) et de Neuchâtel [J. Favre]; elle sera, sans aucun doute,
retrouvée en France. ` _ _  
12. Pfeonventus Ctnssm (Fig. 795, 796).
Pisidium F0reZiCLEss1N, XIV; 1876, p. 235, pl. 3, fig. 2; Monogrr,
1877, pl. 8, fig. 1-3; 2° édit., 1884, p. 617, fig. 414; Wnsrnnnumn, VII,
1890, p. 37; Locnnn, 1893, p. 146; P. 0ccupatum·CLEss1N, XlV,.1876,
p. 237, pl. 3, fig. 4; Monogr., 1877, pl. 8, fig. 10-11; WESTEBLUND, VII,
1890, p. 38; P: guadmngulatum Ctnssm, P. fragillimum CL., P. aspen
CL., Rprolongatum CL. CLESSINQ Zoolog. Anzezer, 1880, p. 207, 208;
» F u _ Ã
\
795 ' 796
797 7-98 ` l 799 ·
Fxc. 795 à 799. — 795-796. Pisidium comiemus Cmassm, >< IO. ·—- 797 et 799. Pisidium
· milium HELD, >< 8,5. —~ 798. Pisidium milium HELDç >< 7,5.
P. Studeri Cmzssnv 1890, p. 782, fig. 516 [non CLESSIN, 1877], [:P.pr0-
Zongatum CLESSIN;l; P. conventus CLESSIN, Jlalalcoz. Blàtt., XXIV,
1877, p. 181, pl. 3, fig. 5; 1884 (2** éd.), p. 621, fig. 417; Kmmnnn et
\V00nwA11o, 1926, p. 327; FAVRE, 1927, p. 293, 299, fig. 4 Z, pl. 17, fig. 28-
29, pl. 22, fig. 6-7 et pl. 23, fig. 1-6. -
Coquille faiblement renflée, transverse, ovalaire subpentagonale; bord
supérieur bien arqué, long, réuni par un angle assez marqué avec le
bord antérieur; bord postérieur arrondi, subtronqué; bord inférieur
régulièrement arqué; sommets submédians, à peine saillants; plateau
I cardinal très long et très étroit; dents cardinales : C, peu large et très
courte, C3 assez longue, épaissie en arrière, C, assez longue; dents laté-
rales : al au, pl, pu longues, lamellaîres, s’étendant très loin de part et
d’autre des sommets; am et pm rudimentaires ou nulles; fossette liga-
mentaire très allongée et. étroite, efïilée.à·ses deux extrémités; test

. srunsnxnas. —- risimuu _ 711
jîvzgile, très mùzce, garni de stries concentriques très fines et peu régu-
lières, —- Long. : 2-2,5-3[-3,5] mm. _ _'
Cette espèce, caractérisèe·par son plateau cardinal très long et très étroit
(c’est la Pisidie dont le plateau cardinal est le plus long) et par son test très
mince et fragile, est essentiellement une forme de profondeur des lacs alpins.
Dans les lacs de Genève et Joux, elle est cantonnée dans les parties sublit- .
torales et profondes, où elle vit depuis 5-8 m. jusqu'à 70 m. et plus de pro-
fondeur (exceptionnellement jusqu'à 300 m. dans le lac de Genève). D’ailleurs,
ainsi que l’a montré N. li. Onnwxsn [1923, p. 36 et suiv.], ce Pisidium a été
signalé, sous des noms divers (1), dans de nombreux lacs alpins ou subal-
pins de l`Europe centrale et dans les lacs de la Suède méridionale, toujours à
une notable profondeur. ll a été retrouvé, mais dans la zone littorale, dans
les lacs élevés du Nord dela péninsule Scandinave et à·la Nouvelle-Zemble
[N. II. Onunrn, 1923, p. 1-6, pl. 1]. Il est permis de penser, d’après ces
constatations, que cette Pisidie est, en Europe centrale, une espèce relicte
de l’époque glaciaire. En France, elle vit dans les parties profondes du lac
d’Annecy (Haute-Savoie) (vers &0 m.) [Dr. M. Le Roux in J. Pincrr, 1913,
p. 252 (2)] et il est probable qu'on la retrouvera dans le lac du Bourget.
13. P. hùllslûwianum Sxwrrann (Fig. 800, 801.).
Tcllimz henslowmm Snsrrnno, Trans. Lim:. Soc. London, XIV, 1825,
p. 150; Cyclas appendiculata Tunrox, Manual, 1831, p. 15, fig. 6; P. hens- ‘
lowanum Jmwivs, 1832, p. 308, pl. xxx, fig. 6-7; Duruv, 1850, p. 687,
pl. xxxx, fig. 2; Mooum-Tnnoox, II, 1855, p. 581, pl. Lm, fig. 1 à 10;
Gassms, 1855, p. 19; Bnuoon, 1857, p. 45, pl. iv, fig. F`; NVESTERLUND,
Vll, 1890, p. 22; Locano, 1893, p. 147, fig. 160; B. B. Woonwnnn,
1913, p. 93, pl. u, fig. 4, pl. ut, fig. 9, pl. xxxu, fig. 21-31, pl. xxiv,
fig. 13 ct pl..xxvx, fig. 13; Favnu, 1927, p. 287, 295, fig. 3 a, pl. 17, _
fig. 23 et pl. 20, fig. 1.
Coquille ovalairc transverse allongée, très inéquilatérale, à peine plus
large que haute, à valves bombées surtout vers les sommets; bord
supérieur assez arqué; bord antérieur allongé, régulièrement convexe; .
bord postérieur court, subtronqué, formant un angle assez net à sa réu-
nion avec le bord supérieur; bord inférieur régulièrement arqué; som-
mets petits, pointus, situés presque au tiers postérieur, surmontés d‘un
appendicule bien développé, lamelliforme, dirigé de dedans en dehors;
plateau cardinal peu incurvé; dents cardinales C] et C, courbées, C, pres-
que droite; dents latérales antérieuresassez fortes, subparallèles; dcnts
latérales postérieures non convergentes en avant; fossette ligainentaire
assez large, très longue; test mince, brillant, légèrement subtransparent,
4. Voir ces noms au tableau synonymlque ci-dessus.
Q. Cette espèce a été également recueillie dans Festomac des Corégones (Coregonu: alpinus) _
du lac d’Annecy, en mème temps qu'une var. novioduncnsis Pmcm [IQI2, p. 229, pl. ix, llg. 21 _
et l9l3, p. 2*23] intermédiaire entre Ie· type Foreli Cuts. et lc P. in./îmum Pncm [HH2. p· 2i7,
pl. ix, fig. ia-2) et IQI3; p. 223]. Toutes ces formes sont, d’alIleurs, des ·variations du P. con-
UBHUII CLESSlN» , _ __ ' ' _

712 MOLLUSQUES TERRESTRES ET 1~‘LUv1AT1LEs
assez solide, corné blond ou jaunâtre, parfois rougeâtre vers les som-
mets, orné de stries subrégulières profondes, donnant au test une appa-
rence soyeuse - Long. : 4-5[-6-6,5] mm.; épaiss. : 2,573[-3,5] mm.
  F «
1 8 O O 8 0 1
· Q
__ / \ \
 
803 8 0 5 `
¢* »=
Fm. 800 à. 806. — 800-801. Pisidium henslowianum Smzrraan, X· 9. - 802. Pisidium
_ supinum SCHMIDT, X 8. — 803 à. 806. Pisidîum Moitessieri PALADILHE, X 10.
_ Cette espèce se distingue de toutes les Pisidies pourvues d’appen,dicule par
sa forme transverse, son test mince et sa charnière peu robuste. Il existe
une variété sans appendicule, d’ailleurs assez rare [P. henslawianum var.
B, Boxmoutcnar, I, 1856, p. 7;: P. lzenslowianum var. nucleus Dssrmvr-xs, Catal.
Conch. Brit. Mus., ll, 1855, p. 347; =P. Izenslowianum var. inappendiculata
MOQUlN«TANDON, II, 185.ï p. 581, pl. Lu, fig. 8-10; Bwnos, 1857, p. 45].
Habite les fossés, les canaux, les ruiseaux, les rivières, de préférence dans
les eauxpures, parmi les racines et les plantes aquatiques, parfois sur la vase;
vit aussi dans les lacs (jusque vers 35-36 m. de profondeur dans le lac de
Genève, mais rare et disséminé à partir de 20 m.; lac d’Annecy jusqu’à
40 m. [J. PiAcm·]); peu commun, mais presque partout, surtout dans le Nord,
l’Est et le Centre.
14. P. supinum Saumur (Fig. 802). '
Pisidiunz jaudouinzanum Gassins, 1855, p. 18, pl. xr, fig. 2; Loczlno,
1893, p. 148 [: P. lzëznslowianum var.jaudouinz'zmum Bumoiv, 1857,
p. 45, 49, pl. 1v, fig. J.]; P. IJ0nnaf0u.2rz'anum DE Cussac, 1855, p; 6;

· . sruunxnaa. -— r1s1n1uM 713
Locann, 1893, p. 147 [= P. henslowianum var. bonnaf0u.:c1'anum Baunoiv,
1857, p. 45,49, pl. IV, fig. 1; : P. hcnslowianum var. bonnafomzianum
et var. ]'a.udou1'nz'anum Mooum-Txnnozv, II, 1855, p. 581; : P. caser-
tanum var. bormafoux. etjaudouin. Wasrannuno, VII, 1890, p. 28, 29];
_ P. combum Bxuooiv, 1857, p. 50, pl. v, fig. B; P. Baudonii Cnassm,
Malakoz. Blâtt.,xx, 1873, p. 83, pl. iv, fig. 1; P. trigonum Bonneui-
cnar in Locann, 1893, p. 148; P. supinum Scnmnr, Zeitschr. für
lllalalcoz., Vll, 1850, p. 119; CLEBSIN, 2° éd., 1884, p. 588, fig. 396;
Locann, 1893, p. 148, fig. 161; B. B. VVoo¤wAno, 1913, p. 100 (pars),
pl. 11, fig. 5; pl. xv, fig. 7, pl. xxv (sauf fig. 9,15, 17), XXVI (sauf fig. 3,
_ 12) et xxvu, fig. 2; Sranrox, 1918, p. 299, pl.,7, fig. 14 à 18 et pl. 8, '
fig. 3,22 à 25; Favna, 1927, p. 286, fig. 3b, pl. 17,.fig. 22 et pl. 20,
fig. G.
Coquille nettement subtrigone, à peu près aussi haute que large, à
valves bien renflées; bord supérieur très arqué; bord postérieur court,
bien arrondi, continué par un bord inférieur largement incurvé; sommets
très saillants, aigus, surmontés d'un appendicule très développé; plateau
cardinal épais, très robuste, fortement incurvé, son contour interne très .
arqué; dents cardinales C, et' C; médiocrement courbées, C, presque
droite; dents latérales al et p, très puissantes, p, et pm droites, parallèles,
non convergentes en avant; fossette ligamentaire allongée, médiocrement
large; test épais, solide, corné fauve ou corné pale, peu brillant, garni
de stries concentriques régulières, espacées, fines mais bien marquées.
—- Long.: 3-4,5(-5-6-6,5) mm.; épaiss. : 2,5·3[·4-4,2] mm.
Il existe une forme à peu près dépourvue d'appendicule (var. inappendi-
culam Biwoox, 1857, p. 50]. Le P. lrigonum Boone., est une forme de petite
taille (long.; 1,5 mm.; haut. : 1,4 mm.; épaiss. : 1 mm.) peut-être non adulte.
Ilabite presque toutes les eaux douces, même les rivières et les fleuves,
souvent enfoncé dans la vase; doit vivre dans presque toute la France mais
il a souvent été confondu avec le P. henslowianum Snsrr.; a été signalé,
sous des noms divers, dans les départements du Nord, de l’Aisne, de l`Oise,
de l‘Aube, de la Cote-d’Or, de la Nièvre, de la Creuse, de la Gironde et dans le
bassin dela Garonne.
15. P. Hoitessieri PALADILHE (Fig. 803 à 806).
Pisidiumparvulum B. B. Woonwano, 1913, p. 105, pl. 11, fig. 6, pl. 1v,
fig. 8 et pl. xxvu, fig. 3-6 [non Cnnssm] ; P. _supinum B. B. Woonwann,
1913 (pars), pl. xv, fig. 9 a-l`, 15 a-f, 17 a-i,` pl. xxvx, fig. 3 a-f, 12 a-b,
pl. xxvxx, fig. 1 a-f, j-0 [non Scumxrr]; P. torquatum Sranrox, 1918,
p. 299, pl. vm, fig. 14à21; B. B. Woonxvnnn, 1921, p. 211; P. moites- .
sierianum Pauninna, 1862, p. 172, pl. 1, fig. 1_1 à 17; Locano, 1893,
p. 148; Favmz, 1927, p. 287, 296, fig. 3°, pl. xvu, fig. 21 et pl..20,
fig. 4-5. .
Coquille obliquement cunéiforme, assez nettement trigone arrondie,

714 MoLLosouEs rnannsrnns ET FLUVIATILES
inéquilatérale, à valves renflées; bord supérieur très arqué; bord posté-
rieur court, arrondi, continué par un bord inférieur largement incurvé;
_sommets saillants, subaigus, postérieurs, surmontés d’un appendicule
développé; plateau cardinal robuste, incurvé, Ia contour interne bien
arqué;.dents cardinales fortes; dents latérales ai et pr très fortes, les
dents p; etppm convergentes en avant où elles se rejoignent; ligament
très faible; test un peu brillant, solide, garni de stries régulières serrées,
lines jusque vers le milieu des valves, puis plus fortes et inégales vers la
base. — Long.: 1,3·1,7[-1,8-2,25] mm., épaiss. : 1 mm. ·
Cette espècewessemble beaucoup au P. supinum mais·elle est bien plus
petite, moins nettement trigone; ses sommets sont moins proéminents et les
dents latérales pg et pm sont convergentes et non parallèles; enfin le test est
garni de stries beaucoup plus serrées et plus fortes vers le bord inférieur. Elle
_ lest rare et connueseulement d’un petit nombre de localités: environs de
` Montpellier (Hérault) [A. Pxmtnxtnnl; lac du Bourget (Savoie) à Chaudieux et
it Hautecombe [Ji Favnn, 1927, p. 296]. Elle vit aussi dans quelques localités
du Nord de l’Europe et de l’Allemagne et J. Fsvnn l’a signalée dans les lacs
de Neuchàtelet de Genève où elle est très disséminée.
` F. UNIONIDAE
Animal dont les bords du manteau ne: sont pas soudés sur le bord ventral
(bord du manteau papilleux au voisinage de l'orifice branchial); orifice bran-
chial en forme de fente allongée à bords garnis de papilles; orifice anal plus
petit, arrondi, placé en dessus du précédent; pas de siphons; pied grand,
bilatéralementcomprimé, dépourvu de byssus; bouche en fente transversale
située immédiatement en arrière du muscle adducteur antérieur; palpes labiaux .
assez grands, en forme·de lames légèrement plissées, obtus à leur extrémité
librefbranchies grandes, inégales,·l’externe de chaque côté plus courte et
moins large que l'interne; deux muscles adducteurs des valves, un antérieur
et un postérieur. · ·
Coquille grande, équivalve, inéquilatérale; sommets toujours antérieurs, si
bien que la région postérieure est plus développée que la région antérieure;
charnière variable, dentée ou non; ligament externe, grand, saillant; impres-
sions musculaires bien visibles, les antérieures généralement profondes; im-
pression palléale entière et bien marquée; test recouvert d’un épiderme
plus ou moins épais; valvesintérieurement nacrées.
Les Unionidae sont unisexués et ovovivipares. Les œufs (0,25-0,3 mm. chez
l'An0d0nm cygnaea L.) sont en nombre énorme : jusqu’à 600.000 et même
I 2.000.000 chez les Anodontes, plus de 200.000 chez les Unios. Une fois fécon-
dés, ils¤s'accumulent dans les branchies, le plus souvent uniquement dans le
feuillet branchial externe; ils y forment des paquets volumineux et s’y dévelop-
pent. Au bout de quelques mois l’embryon, qui porte le nom de gloc/zidium,
est expulsé au dehors. Il mesure alors quelques dixièmes de millimètre, pos-

umomnne 715
sède une symétrie bilatérale et une petite coquille bivalve dont chaque valve,
triangulaire, est terminée par une sorte de crochet armé de courts aiguillons
ou d’épines (fig. 807); enfin, au niveau de la ligne médiane, se remarque un
long fouet ou filament fixateur qui est un byssus rudimentaire. Expulsé hors ·
des branchies, le glochidium mène d’abord une vie' pélagique, puis il se
fixe par ses crochets au corps d'un Poisson (sur les branchies, les écailles ou
les nageoires suivant les genres d’Unionidae). Les cellules du Poisson en con-
tact avec le glochidium prolifèrent et, en quelques heures, entourent complè-
tement le parasite d'une sorte de kyste ou thylacie. Le glochidium grandit, voit
disparaître ses organes transitoires et se transforme peu ii peu en Mollusque
parfait. Ce développement se prolonge plusieurs semaines, puis la paroi du
kyste qui enrobe l’animal s’amincit et se rompt: le jeune Unionidé tombe sur
le fond. Il a environ 10 mm. de longueur et ne diffère plus des adultes que par _
l‘absence des organes génitaux. Il met .
environ 3 ans pour atteindre la taille 2
adulte. g
La systématique des Unionidés est A`É_
particulièrement touffue et il a été décrit.   'm' _
pour la seule Faune française, plus de '
500 espèces d’Unios et d’Anodontes. Il
faut bien dire que ces espèces n'ont `
réellement aucune valeur, ayant été -5
établies sur des variations, des moda- ' 5
lités souvent à peine sensibles des co-  
quilles de ces animaux, coquilles qui IL,
par ailleurs, offrent un polymorphisme '
extrêmement étendu. En réalité il L.0
“:°"îî*° ‘ï“,“_“ “‘É"‘b’F fm "°St""î“t rm, 807. - Glochidium uwwdonza ana- _
(1 eSPeœS mais qui Pmsentenn dans le tma Lixmi. l, ligament; m, muscle adduc-
forme de leur coquille, des modifica- teur des valves; s, soies; f, fouet; 0, CPO-
tions presque infinies ('). D'ailleurs, Chëts de la C0(l¤m€·
la plupart des espèces décrites sont
pratiquement iudiscernables, comme on peut s'en rendre compte en examinant
les matériaux de la collection A. Locaan. Une conception plus rationnelle s`im-
pose donc. Et, sans adopter l’opinion, évidemment erronée, des auteurs améri
cains qui, par exemple, n'admettent en Europe que le seulAnodonta cygnaea L.,
il convient de réduire considérablement le nombre des Margaritanes, des
Unios, des Pseudanodontes et des Anodontes. .I'ai essayé — et la tâche était
particulièrement ingrate - de discerner les véritables espèces et de délimiter
leur polymorphisme; mais si la place ne me permet pas de donner des détails
étendus sur ce polymorphisme, j‘ai tenu à citer, dans les tableaux synonymi-
ques, tous les noms donnés àdes formes de notre pays, afin que les naturalistes
puissent utiliser les travaux jusqu’ici publiés (2).
1. Si I'on voulait décrire toutes ces formes — dont quelques-unes sont d'ailleu1·s des anomalies
— nn arriverait à déünir des milliers d’espèces ne différent les unes des autres que par des
nuances insignifiantes.
2. Afin de ne pas surcharger cette Faune. ,i'ai adopté, pour les Unizmidae, les règles suivantes:
1• les références se rapportantiaux ouvrages fondamentaux de J. ll. Dnsrmmun. D. Duruï et
A. Moouin-Tmnon sont indiquées en entier; ü° j’ai seulement indiqué, pour les especes créées

716 Motwsouns TERRESTRES ET FLnv1A1·1LEs
TABLEAU mas cames. .
1. Charnière sans dents; coquille relativement fragile ..... 2
— Charnière dentée; coquille solide ........... 3
2. Sommets sans rides tuberculeuses, seulement garnis de très
fines rides plus ou moins parallèles aux stries d’accroissement
` et en nombre variable (de 4 à 12) .... G. Anodonta, p. 750
—- Sommets ornés de 3-5 rides tuberculeuses ........
.............. G. Pseudanodonta, p. 745
3. Coquille de forme très allongée, elliptique ou ovalaire;.va1ves
peu profondes; sculpture ombonale confinée sur les sommets. . 4
- Coquille de forme subcirculaire, rliomboïdale ou réniforme;
valves profondes; sculpture ombonale formée de rides ondu-
leuses couvrant toute la partie supérieure de la coquille;
œufs occupant à la fois les branchies internes et externes. . . `
· ................ G. Psilunio, p. 719
4. Sculpture ombonale formée de petits tubercules isolés réunis
par des rides onduleuses et confinée aux sommets; œufs uni-
quement dans la branchie externe ..... G. Unio, p. 721
— Sculpture ombonale formée seulement de rides onduleuses,
confinée aux sommets; œufs à la fois dans les branchies internes
et externes ........... G. Margaritana, p. 716
. G. MARGARITANA SCHUMACHER, 1817(‘).
· [Margarti/`cra SCHUMACHER, 1816 (err. typ.); Margarzm (pars) LEA, 1836‘;
Damaris (Luca) GRAY, 1840; Baplzia GRAY, 1847; Unionidium GRAY, 1851.]
Animal gris ou roussàtre; pied très grand, linguiforme.
Coquille allongée, comprimée, généralement arquée, la région antérieure
courte, la région postérieure beaucoup plus longue; cavité ombonale peu pro-
fonde; sommets déprimés; charnière robuste, toujours avec des dents cardi-
nales, mais avec ou sans dents latérales; sculpture ombonale formée de
rides ondulées, limitée au sommet; test solide, souvent très épais et pesant,
recouvert d’un épiderme noir ou foncé, non brillant; nacre brillante.
CEufs occupant à la fois les branchies internes et les branchies externes;
gloehidium triangulaire, très petit, garni d’épines, se fixant presque exclusive-
ment sur les branchies des Poissons.
Les Margaritanes habitent, soit les eaux froides et torrentueuses des
par J. lt. Bouaeuicun, A. Lociim et les malacologistes de leur école, la réference originale et
celles des ouvrages de J. R. Bouaouzomr [188I] et de A. LUCARD [1889, 1890, I893] où le lecteur
trouvera les indications complementaires qui peuvent Finteresser.
1. C. F. Scnumciian a, en réalité, cree ce genre en 48IG [Ovcrs. K. Dansk. Vidensk. Selsk.
Forhcmdl., p. 7] sous le nom fautif de Margartifera. Pour cette raisonucertains auteurs
adoptent le vocable générique de Margamtzfera. Il me semble plus rationnel de conserier
le nom de Mcwgaritana (d’autant qu’il est du même auteur) plus euphonique et universelle-
ment connu.

uxioxxnas. -— Maaoanirmva 717
régions montagneuses on submontagneuses, soit les fleuves et les grandes
rivieres.
1. Charnière munie de dents latérales bien développées . . . 2
-— Charnière dépourvue de dents latérales; coquille grande, assez
épaisse ............ M. margaritifera, p. 717
2. Coquille subréniforme oblongue, comprimée; bords supérieur
et inférieur divergents, l‘inférieur largement sinueux; test très
épais, très solide, pesant; taille très grande (120-180 mm.) . .
............... M. auricularia, p. 718
— Coquille regulierement. ovalaire, très comprimée; bords supé-
rieur et inférieur subparallèles, l’inférieur rectiligne; test épais,
solide, non pesant; taille moyenne (59 mm.) .......
. ,...... . .... M. margaritanopsis, p. 719
1. M. margaritîfera Lmmê (Pl: xxu, fig. 533l.
.l[ya mm·gm·z'tifera· Lxrnvfa, 1758, éd. X, p. 671; Unie mm·garz'tz)"erus
Piumrsson, 1788, p. 16 [non NILSSON, non Duamniuun]; U. margaritifer
Bosssrïssnnu, Icon., 1835, p. 130, pl. iv, fig. 12 et pl. xx, fig. 129;Moou11v·
Taivnoiv, ll, 1855, p. 566, pl. xnvu; U. clongata DE LAMAuc1<, 1819, Vf,
part. I, p. 70, n° 2; Mrcx-two, 1831, p. 113, pl. xvx, fig. 29; U. Roissyi
Mxcnaun, 1831, p. 112, pl. xvx, fig. 28;·U. brunnea Boivuoimus, Mém.
Soc. .1veyron,,II, 1840, p. 430; llfargaritana elongata Locaun, 1889,
p. 16; 1893, p. 143, fig. 162; .l[. Roissyi, .)I. .lIz'chaudi et M. brunnea
Locann, 1889, p. 16-17 et 73-75; 1893, p. 150; JI. Pyrenaica Bouncux- ' .
‘cm·r in Loc., 1889, p. 17 et p. 75; 1893, p. 150; JI. margarz'tife1·aDuru¥, _
1850, p. 623, pl. xxu, fig. 14 à 16; Locaun, 1889, p. 15; 1893, p. 149;
Guvau, 1927, p. 187. pl. xxxr, fig. 3 et 5.
Coquille ovalaire oblongue· ou allongée, assez comprimée; région
antérieure un peu courte, arrondie; région postérieure allongée, sub-
tronquée; bord supérieur subarqué, presque droit; bord inférieur plus ou
moins sinueux, parfois à peu près rectiligne; sommets bien antérieurs,
déprimés, lisses. presque toujours excoriés et d’un jaune olivàtre souvent
livide; dents cardinales assez fortes (principalement sur la valve gauche),
épaisses, subtriangulaires coniques, un peu crénelées; lamelle de la
valve droite à peine saillante, très obtuse, rudimentaire; pas de lamelles
sur la valve gauche; ligament robuste, allongé; impressions muscu-
laires antérieures profoudes, postérieures assez marquées; impression
palléale distincte; test épais, solide, noiràtre ou brun noirâtre sombre,
parfois noir; nacre d’un blanc bleuàtre, souvent rosée ou livide vers le
centre. — Long. : 80-110 mm.; larg. : 40-50[-58] mm.; épaiss. : 20-30
[-35) mm. `
Espèce assez variable. La forme allongée, à bords supérieur et inférieur
presque parallèles correspond au M. elongata os Law. (Pl. xxn, fig. 583), la

`
718 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
forme courte au M,'Mzc/zaudi Loc; et le mode sinuatus (à bord inférieur for-
tement sinueux) au M. brunnea Bonn.
Habite les rivières torrentueuses des régions montagneuses ou submonta-
gneuses, principalement les Vosges, l’Auvergne et les Pyrénées où elle est par-
' fois commune; moins fréquente et plus localisée dans les rivières à courant
. rapide de l’Ouest (départements du Calvados, de l’Ille-et-Vilaine, de la Manche,
de l’Orne). C’est cette espèce, vivant généralement sur des fonds sableux, qui
fournit le plus souvent des perles, parfois assez belles et non sans valeur(1).
2. M. auriüularia SPENGLE11 (Pl. xxvi, fig. 609). '
Unz`0 auricularius SPENGL., Skrzft Natur/2. Sels/c. Copenhague, lll,
1792, p. 54; U. margaritzfera. Dnarnnmauo, 1801, p. 107, 1805, p. 132,
pl., x, fig. 17, 18, 19 [non LINNÉJQ U. rugosa POIRET, 1805, p. 105 [non
Jlya rugosa GMEL1N]; U. crassz'ssz'ma DE FÉaUssAc in DES MOULINS, 1827,
p. 42; U. arcuata Boucnanu CHANTEREAUX, 1837, p. 227, pl. 1, fig. 1-2;
· U. sinuata. DE LAMARCK, Vi, part. l, 1819, p, 70; U. sinuatus DUPUY,
1850, p. 630, pl. xxiu, fig. 7; MOQUIN-IFANDON, ll, 1855, p. 567, A
pl. XLVIII, fig. 1-3; Dnouër, 1857, p. 61, pl. 11; Locann, 1889, p. 18; 1893,
P. 151, fig.'164 (2); Magaritcma crasse SIMPSON, 1900, p. 677 et 1914 [Ed.
Br, WALKER], p. 518 [non Unz'0 cmssus RETZIUS, 1788]; M. auricularia
Haas, 1918, p. 139; GEYE11, 1927, p. 186; illargaritifera auricularia Haas,
1927, p. 437, fig. 181, 182. ·
Coquille subréniforme oblongue, assez comprimée; bord_ supérieur très
arqué; bord inférieur très sinpeux; bord postérieur longuement convexe
. descendant; région antérieure arrondie, assez courte; région postérieure
très développée, subtronquée; sommets déprimés, bien antérieurs; dents
I cardiuales puissantes (surtout sur la valve gauche), non comprimées, très
épaisses, subconiques, crénelées; lamelles latérales peu élevées, sub-
· comprimées, un peu denticulées; ligament court, à peine arqué, peu sail-
lant; impressions musculaires assez profondes; impression palléale bien
marquée; test très épais, très pesant (les grands individus ont une
coquille pesant jusqu’à 260-270 gr.), très solide, d’un brun noirâtre ou
d’un noir violaoé uniforme; nacre d’un bleu azuré, brillante. — Long. :
120-180 mm.; haut. 2 60-90 mm. ;`épaiss. : 30-48 mm.
Habite les fleuves et les grandes rivières (généralement dans les trous pro-
fonds), notamment dans la Somme, le Rhin, la Seine, la Loire, l’Allier, la
Garonne, le Tarn, la Dordogne, la·Charente... Cette espèce, qui fournit parfois
des perles, a une fort belle nacre qui n’est pas sans valeur et pourrait être uti-
lisée. Malheureusement cette Mulette n’est pas assez abondante pour donner
1. La recherche des perles de Mulettes était autrefois assez active, surtout dans le département
des Vosges (plus spécialement dans la Valogne et son affluent le Neune). Pour les détails histo-
riques concernant les perles des Pelécypodes d’eau douce francais, cf. Bonxr-:M1:nE(l..). Les
Mollusques des eaux douces de France et leurs perles, Paris, in-8, /90/, 153 pp., 2 pl.
2. Cette espèce aencore reçu les noms d’Uni0 Araris Blnnzrxn [in DROuE1·, /889, p. 21] et d’Unio
Garumnae DE Gmrntour [id., p. 21] que je rappelle parce qu’ils peuvent se rencontrer dans
divers Catalogues locaux.

umomoss. — rsinmvxo 719
lieu à une exploitation lucrative. Il serait désirable que son élevage, qui est
facile, soit tenté; mais il faudrait réglementer la pêche, la croissance de ce
Mollusque étant plutôt lente.
3. M. (?) margaritanopsis Locsnn (Pi., xxvi, fig. 615). ·
Unz'0 margar1`tanopsz's Locano, 1889, p. 17.et p. 76; 1893, p. 151,
fig. 163. '
Coquille régulièrement ovalaire allongée, très déprimée; région anté-
rieure arrondie; région postérieure deux fois aussi longue et à peine plus
étroite; bord supérieur subarqué; bord inférieur presque rectiligne, sub-
parallèle au bord supérieur; sommets peu saillants, très élargis, légère- '
ment rugueux ondulés; ligament robuste, très allongé; dents cardinales
fortes, subtriangulaires, épaissies à leur base; dents latérales en fortes
lamelles courtes; test épais, solide. brun sombre; nacre d’un blanc irisé.
— Long. : 59 mm.; haut. :32 mm.; épaiss. : 17 mm.
Rare. Le Lot: à Aiguillon (Lot-el jaronne) [A. Loclno] (l).
G. PSILUNIO S. Srsrnrmscu, 1896.
[Hyzia S. STEFANESCU., 1896, Rhombunio GERMMN, 1911].
Animal vaguement subtétragone; pied mèdiocrement développé. i
Coquille subcirculaire, rhomboïdale ou réniforme; région ombonale plus
profonde que chez les Unia; rides onduleuses s'étendant sur les sommets et
toute la partie supérieure de la coquille, disposées en zigzag; ligament court,
saillant; charnière d’Unio; test solide, épais, pesant, recouvert d’un·épiderme
généralement sombre; nacre très brillante.
Oeufs occupant à la fois les branchîes internes et externes; glochidîum ova-
laire tronqué, dépourvu de crochets.
Les espèces de ce genre habitent les eaux très courantes (fleuves et rivières)
de l'Europe méridionale (principalement les régions circaméditerranéennes); '
elles ne vivent plus dans les îles Britanniques où elles étaient communes pen-
dant le Quaternaire.
1. P. littoralis Cuvinn (Pl. xxm, fig. 591 et pl. xxtv, fig, 602).
Mya cmssq VALLOT, 1801, p. 7; Unie subtetragonus Mrcunun, 1831,
p. 111, pl. xvt, fig. 23; U. DraparnaIdz'DasnA¥ss, Coq. terr., 1831, p. 43, '
pl. xrv, fig. 6; U. pianensis Fanmns in Bounén, Bull. Hist. natur., 1833,
p. 27 et Bull. Soc. p}u'l0ma.t. Perpignan, 18.%, p. 57, fig. 1-3; U. Bar-
rauzli Boxiiomun, illém. Soc. Aveyron, 18âO, Il, p. 430; U._sinuatus
HossMÃss1.nn, Icon., 1835, pl. xm, fig. 195 et~: 1853, pl. Lxx, fig. 853
[non Lnmmcxj; U. rhomboideus Moounv-TANnoN, ll, 1855, p. 568,
L La position BySléI1l3l.lqll€·dG CCNE CSDÉCB restera lIlC€l‘I&lD8 tant Ql1'0Il B'3|.ll‘3. [JRS VII la place
occupée parles œufs dans les branchies et les caractères du glochidium. Ce n'est que provisoi-
rement qu'elle est placée ici dans le genre Margaritana en raison des caractères de sa
coquille (et, notamment, dela sculpture des sommets).
46

720 Mo1.LUsQUns TERRESTRES ET FLUVIATILES
pl. XLVIII, fig. 4-9, pl. xmx, fig; 1-2 [non Scnaürna]; Locxno, 1889, p. 18;
1893, p. 152, fig'. 165; (L m0ulz'nsz'anus DUPUY, 1850, p. 640, pl. xxxv,
fig. 10, Locann, 1889,.p. 19; 1893, p. 152; U. bigerrz'enst's Minnnr,
Mgas. Zoolog., 1843, p. 3, pl. Lxiv, fig. 2; DUPUY, 1850, p. 634, pl. xxxv,
· fig. 9; Locmm, 1889, pt 19; 1893, p. 153; U. rotundatus MAUDUYT, 1839,
p. 9, pl. 1, fig. 3, 4; Locxnn, 1889, p. 20; 1893, p. 153, fig. 167 [: Unio
1`|[auduytiGEaMA1N, Bull. Soc. Sc..natur. Rouen, 1897, p. 70; non
U. rotundatus on Lznuanox, 1819, espèce de l’Amérique du Nord];
U. asterianus DUPUY, 1850, p. 636, pl. xxm, fig. 9 [: U. cuneatus Jac-
ounmm, Guide voyag. Arles, 1835, p. 124 (non BA1uvEs)]: U. rathymus
BOURGUIGNAT in, Locaao, 1882, p. 284`et p. 354; Loc., 1889, p. 19; 1893,
p. 152, fig. 166; U. Pacomei Boone. in Loc., 1889, p. 20; 1893, p. 154;
U. circulus et U. sphaericus Boum;. ùz Loc., 1893, p. 153; U. lütoralis
Cuvian, Tablaélément., p. 425; DnArAnNAUn, 1801, p. 107 et 1805, p. 133,
pl. x, fig. 20'; DUPUY, 1850, p. 632, pl. xxm, fig. 8, xxiv, fig. 5, 6, 8;
U. (Rhombzmio) Iittoralis GERMAJN, Bull. ]V[us. Paris, 1911; p. 67; Rhom-
bum'0 littoralzs Haras, 1917, p. 77, 79§GEYER, 1927, p. 186, pl. xxv,
fig. 7-8; Psilunio littomlis HAAs, 1929, p. 433, fig. 179-180.
Coquille subrhomboïdale ou subovalaire arrondie, peu allongée, assez
comprimée; région antérieure arrondie, courte; région postérieure
arrondie tronquée, plus longue que l’antérieure; bord supérieur plus ou
moins arqué convexe; bord antérieur convexe arrondi; bord postérieur
convexe descendant; bord inférieur arrondi, généralement subsinueux
en son milieu, subparallèle au bord supérieur; sommets gros, renflés,
ondulés tuberculés, assez antérieurs; charnière très robuste, les dents
cardinales très fortes, épaisses, coniques, non comprimées, très puis-
santes sur la valve gauche; les lamelles latérales épaisses et courtes mais
eomprimées et peu élevées; impressions musculaires profondes; impres-
sion palléale très marquée; test très épais, très solide, pesant (les grands
· individus pesant jusqu’à 110 gr.], brunâtre, noirâtre ou noir, généralement
uniforme, rarement jaunacé et orné de rayons verts; nacre d’un blanc
bleuâtre, parfois rosée. - Long.: 40-80 [-85-90] mm.; haut.: 25-50
, [-55] mm.; épaiss. : [18-]20-35]-30-35] mm. .
Cette espèce est assez polymorphe quant à la form.e générale qui peut pré-
,senter des modes très divers : subelliptique [U. pianensis FAR., U. Barraudi
Bona.], ovalaire elliptique [U. bigerriensis Mirtsr], ovalaire arrondi ou subcir-
culaîre [U. rozundatus MAU0., U. circulus Boum:. (*)], ovalaire allongé, vague-
ment parallélogrammique [U. rathymus Bonne.], subtétragone avec un bord
postérieur court et comme tronqué [U. subtetragonus Miou.] ou subtriangulaire
[U. Draparhaldi DESH.]. La taille est très variable; il existe des formes minor
ne dépassant pas 28-30 mm. de l0ug_(2); les individus de la basse Loire (à
partir des Ponts-de-Cé, près d’Angers) ont parfois un test jaunâtre orné de
1. Cf. pl. xxm, fig. 591.
2. L'U. Pacomei Boum;. ne mesure également que 98-30 mm. de long., mais il fest subcirculaire
. et correspond à une forme jeune de littoralis.

, UNIONIDAE, — Umo ~ 721
rayons verts. L' U. aszerianus Dur. est une forme ovalaire cunéiforme, ventrue,
à bord supérieur très arqué, à bord inférieur sinuenx età sommets recourbés très
proéminents. Elle peut être considérée comme une variété principalement ré- ,
pandue dans la basse vallée du Rhône (notamment dans les étangs des environs W
d’Arles). Elle a aussi reçu les noms d’Unio fimbriazus Requins et d’U. /imbri·
, dans Rrouinn [in H. Dnouiàr, 1889, p. 25]. L'L/È moulinsianus Dur., souvent
classé à coté de l’(L batavus Nu.ssoN [cf. H. Dnouër, 1889, p. 49 et 1898, p. 63] ·
est certainement une forme du P. littomlis Cuv. en différant, presque unique-
ment, par ses bords supérieur et inférieur subparallèles : c‘est un intermé-
diaire entre le type lilloralis et la forme raz/zymus Bounc. (*).
Ilabite les eaux bien courantes, les lleuves, les rivières, les ruisseaux, de
préférence sur les fonds sableux ou sablo·vaseux; commun ou très commun,
dans toute-la France; fossile dans le Quaternaire; l’Unio hippopotami Bonneui-
crzxr [1869, p. 21, pl. 3, fig. 52-54] du Quaternaire des environs de Paris (Vin-
cennes) est une forme jeune.
G. UNIO Pmurssox, 1788.
[Unionea Rzmxssoun, 1815; Lymnium OKEN, 1815; Mysea TUn1·oN, 1822;
Luzicola (Gonnruss) Acassiz, 1846; Mysia Tunrox, 1847 (non Lracn)].
Animal ovalaire, plus·ou moins allongé; manteau à.bords épais, à peine
frangés; pied grand, en forme de coin; branchies formées de tubes filiformes
ïîïî ï  
XÈBÈ . =1i==
*Z§"' ==E!=
E=::.··E§  : -*2.:::
—lÈlI ` _IlIlK_—
nunuuu Ill Illll
IÈIIIUI l_I I-
IÈ-IÉÈÃ I_IÉI IK '
  `
F10. 808 et 809. -— Schémas montrant la disposition des tubes branchiaux : chez '
1’Anod0nte (808, à. gauche), et chez l’Unio (809, à droite).
`se coupant à angle droit, les tubes verticaux et horizontaux rectilignes, l’en·
semble formant une sorte de grillage d’une rég·ularité`presque géométrique
(fig. 809).
Coquille ovalaire plus ou moins allongée; ligament épais, saillant; charnière ,
dentée : 1 dent cardinale et une lamelle latérale sur la valve droite; 2 dents
cardinales et 2 lamelles latérales sur la valve gauche; sommets proéminents;
sculpture ombonale formée de petits tubercules isolés réunis par des stries
onduleuses et localisée sur les sommets; test solide, épais; nacre brillante;
impressions musculaires profondes (surtout les antérieures).
4. L'U. moulinrianus Durvv est court comme le type liltorialis et non allongé comme la forme .
Tdlh]/77HlS BOURG- ` '

722 Monwsouns TERRESTHES Err FLUVIATILES
(Eufs n’occupant que les branchies externes qu'ils remplissent modéré-
ment; glochidium triangulaire, avec crochets, se fixant sur les branchies
des Poissons.
Les Unios préfèrent les eaux limpides et courantes des fleuves, des rivières
et même des ruisseaux; ils sont surtout abondants sur les fonds sableux mais
vivent aussi dans les lacs et les étangs.
1. Dents cardinales bien développées, plus ou moins épaisses. . 3
— Dents cardinales petites ou très petites; ........ 2
2. Coquille subelliptique comprimée; dents oardinales très petites;
test mince, léger .......... U. capigliolo, p. 729
——- Coquille subrectangulaire allongée assez renflée; dents cardi- .
nales petites; test épais, solide ...... U. Turtoni, p. 730
3. Dents cardinales très épaisses, non comprimées; test très épais, `
de coloration très sombre (brun noirâtre foncé ou noir). . . 4.
- Dents cardinales bien développées, mais comprimées ,· test
variable. ................... 5
4, Coquille ovalaire cunéiforme un peu courte; bord supérieur ar-
qué; dent cardinale postérieure de la valve gauche très déve-
loppée .............. U. crassus, p. 722
—- Coquille oblongue ou subelliptique bien allongée; bord supé-
rieur presque droit; dent cardinale postérieure de la valve gau-
che assez développée ....... U. consentaneus, p. 732
5. Coquille de forme variable ..... . ........ 6
-— Coquille amygdaloïde ou dactyliforme très étroitement allongée, .
peu haute ............. U. Villae, p. 735
6. Dent cardinale postérieure de la valve gauche peu développée,
rudimentaire ou nulle .... ' ........... 7
- Dent cardinale postérieure de la valve gauche bien développée. 8
7.' Dents cardinales fortes, semi-circulaires, la postérieure de la
‘ valve gauche très peu développée; coquille oblongue suhréni-
forme, à rostre moyen, arrondi-tronqué . . U. Requieni, p. 736
— Dents cardinales fortes, la postérieure de la valve gauche rudi-
mentaire ou nulle; coquille ovalaire allongée.à rostre long ou
très long ............. U. tumidus, p. 741
8. Coquille ovalaire; rostre court, arrondi; test recouvert d’un
épiderme brillant généralement radié de rayons divergents verts.
.............._ . . U. batavus, pi 727· '
—— Coquille subrèniforme, allongéeyrostre allongé,—bas et tronqué; `
test recouvert d’un épiderme.noirâtre ou fauve, généralement
’ sans rayons divergents ........ U. mancus, p. 724‘
1. U. OPKSSIIS Pnimrssoiv (Fig. 810, .81.1).
Unic crassus PHILIPS., 1788, p. 17; Rossivnïssnna, Icon., 1835, pl. vm,.
fig. 126, 127; i\(10QUIN·TANDON, II, 1855, p. 570, pl. xmx, fig'. 3-4; Locnnn,

Uuiommn. — umo 723
1889, p. 29; 1893, p. 162, fig. 176; U. corrosus Vxnui, 1811, p. 61; Loc.,
1889, p. 29; 1893, p. 162; U. cmssatellus Bonncuicivxr m Loc., 1882;
p. 286 et 356; Loc., 1893, p. 162; U. socardianus Boum;. in Loc., 1882,
p. 286 et 355; 1889, p. 28; 1893, p. 161; U. locardianus Bonne. in Loc.,
1882, p. 287, 356; 1889,\p. 32; 1893, p. 164, fig. 178; U. subrobustus
Bonne., Bull. Soc. malacol. Fr., ll, 1885, p. 32; Loc., 1889, p. 29; 1893, '
p. 161 [= U. batavus Minman, 1873, non Lammxcx]; U. hamburgiensis
Ssnvam, Bull. Soc. malacol. Fr., 1888, p. 315; Locann. 1889, p. 30; .
1893, p. 163.
Coquille ovalaire un peu courte, ventrue cunéiforme; région antérieure
"““““‘““““ ·—\\\\\\\\\\\“\\“\\“`
810 811
`   ....·~m\\\\\\\\\\\\~
81 2. 8 1 B `
Fm. 810 à 813. ·—·· 810 et 811. Unia crasms Pu11.n=·ssoN, grandeur naturelle. - 812. U. cras-
sus Prim?. var. piscinalis Zmouzn forme fuswlus Zisetmz, grandeur naturelle. ——
813. U. crasmw Pump. var. pîscinalis Zxaotsn, grandeur naturelle., ~ .
arrondie, large et courte; région postérieure allongée, à rostre obtus et
subtronqué; bord supérieur arqué; bord inférieur subrectiligne, presque
parallèle au bord supérieur; sommets peu saillants, élargis, souvent pro-
fondément excoriés; ligament robuste, court ; dents cardinales très
fortes, épaisses, subconiques, denticulées, non comprimées, la postérieure
de la valve gauche très développée; lamelles latérales élevées, compri-
mées; impressions musculaires profondes, la palléale fortement marquée.
Test très épais, solide, brun fauve ou noiràtre, avec ou sans zones trans-
versales brunes peu visibles; nacre d’un bleu azuré ou d’un rose pâle
livide. — Long. : 45-60[-70] mm.; haut. : 24-30-35[-40] mm.; épaiss. max.:
' 20-25-30[·3!i] mm. , .

724 MOLLUsQU1;s *r1mn1;s1·n11s`ET FLUVIATILES
Habite les rivières, les ruisseaux; commun dans le Centre et l’Est de la
France; bien moins répandu dans le Nord, l’0uest et le Sud-Ouest.
var. piscînalis Z1no1.1an(Fig. 812, 813).
Unio piscinalis ZIEGL. in ROSSMÃSSLER, Icon., 1836, p. 30, pl. xv, fig. 210;
Locaan, 1889, p. 27; 1893, p. 160, fig. 174; —- U. fusculus ZIEGL. in RossM., Icon.,
1836, p. 30, pl. xv, fig. 211; LocAno, 1889, p. 26; 1893, p. 159, fig. 173 [: Unio
Courtillieri HA'1··1·MANN, Soc. Linn. Mazne-et-Loire, 1859, p. 232]; U. pruinosus
SCHMIDT, Bull. Soc. Natur. Moscou, 1840, p. 445, pl. IX, fig. 3; Loc., 1889,
p. 28; 1893, p. 160; U reniformis SCHMIDT in Rossm., 1836, p. 31, pl. xv,
fig. 213 et 1840, p. 445, pl. IX, fig. 2; Loc., 1889, p. 28; 1893, p. 161; U. carca-
sinus Sounnmu, Bull. Soc. malacol. Fr., IV, 1887, p. 235; Loc., 1889, p. 27;
U. ovatus (nu Caanrnivrinn) SERVAIN, 1887, p. 332; Loc., 1889, p. 27; 1893, p. 159
[: U. batavas var. ovatus DE CHARP., 1837, p. 24, pl. 11, fig. 20]; U. catalau·
· nicus COUTAGNE in Loc., 1889, p. 27; 1893, p. 160. ——C0quille plus régulièrement
ovalaire, parfois un peu réniforme, moins renflée; bord supérieur moins arqué,
parallèle au bord inférieur; région postérieure plus développée, très longue
(environ 3 1'ois aussi longue que Yantérieure). avec rostre assez court, très
obtus; sommets fortement plissés; même test; même taille.
L’Est de la France, principalement les départements de la Meuse, du Jura,
de la Côte-d`Or, de la Saône-et-Loire; beaucoup plus ra1·e ailleurs (dans
la Marne, la Seine, la Loire et ses affluents).
L'Uni0 crassus Pain. peut être considéré comme représentant, dans l'Est
de notre pays, l'Unio bamvus Mm. et Riton. si répandu dans l’©uest.
· 2. U. mancus DE [..M1AncK (Fig. 819, 820; pl. xxv, fig. 608).
Unio manca DE LAM., VI, 1, 1819, p. 80; l\I.lLLET., Revue et Mag. Zoo-
logic; 1843, pl. LXIV, fig. 2; — U. batavus var. mancus MOQUIN·TAN-
. noN, Il, 1855, p. 571; ne JOANNIS, 1859, p. 27, pl. 9, fig. 9; -—- U. man-
cus DUPUY, 1850, p. 642, pl. xxvm, fig. 17; LOCARD, 1889, p. 24; 1893,
, p. 156, fig. 170; U. sabaudinus Boone., in Loc., 1882, p. 359; U. bour-
geticus, U. Pilloti et U. Rayi Boum;. in Loc., 1882, p. 291 et 359, 360;
Loc., 1889, p. 21-22 et 24; 1893, p. 155, 157; U. dubisianus CUUTAGNE
in Loc., 1882, p. 291, 360; Loc., 1889, p. 23; 1893, p. 158; U. soastlze-
nus (p. 22 et 80) et U. maneulus (p. 24 et 84) Loc., 1889, et 1893, p. 155,
156; U. lagnysiacus Boum;. zn Loc,, 1882, p. 291, 351; 1889, p. 21;
1893, p. 154 [: U. sub01·bz'cular·z'.s· Dnouür, Journ. de Conchyl., 1888,
p. 107; 1889, p. 55, pl. 1, fig. 5].
Coquille subréniforme ovalaire, bien allongée, médiocrement renflée;
région antérieure arrondie et atténuée; région postérieure allongée ros-
tréc, le rostre bas et- tronqué; bord supérieur arqué; bord inférieur
légèrement subsinueux. souvent presque droit; sommets antérieurs,
situés·vers le sixième de la longueur, peu saillants, tuberculés; dents
cardinales coniques, comprimées; lamelles latérales élevées, compri-
mées; test un peu épais, solide, recouvert. d’un épiderme noiràtre ou
fauve, généralement sans rayons divergents; nacre blanchâtre ou jau-

`UNIONIDAE. - umo 725
nacéo. — Long.: 50-60-65 mm., haut. : 25-30-32 mm.; épaiss. : 15-20 '
[-24] mm. ,
Commun ou assez commun, presque partout.  
var. macrorhynchus Bouncu1oNA1·.
Unio macrorlzynchus Bouno. in Loc., 1882, p. 292 et 361; Loc., 1889, p. 23;
1893, p. 158, Hg. 172 [: U. ater Bouncuiomr, 1864, p. 73, non Nxtssoiv]; —
814 215
816 __,_____,,_ 817
·   _>___,,.····•··' \
  \-. 6 l
\ J à :7 ép
¢;..<:*
819‘ 220
Fm. 814 à. 820. - 814-815. Unia mamma ne Lanmzcx var. nzznus DE LAuAncK, légèrement
réduit. — 816. U. mancus nr: LAM. var. amnicm Zxsemn, légèrement réduit. -817. U.
mancus ne LAM. var. amnicus Zxaonnn forme jurdnus L0cAm:, légèrement réduit. -
818. U. manmur ma LAM. var. elongatus MUHLFELD, légèrement réduit. — 819-820. U.
manws on LAM., légèrement réduit.
U. necomensis Dnouër, Journ. de Com:/zyl., 1881, p. 247; Konexsr, leon., 1885,
Hg. 276; Loc., 1889, p. 26; 1893, p. 159 [: U. ostiorum SEKVAIN, Bull. Soc.
malacol. Fr., ll, 1885, p. 327]; U. Sanderi Bounc., 1862, p. 55; 1864, p. 76
· [non Vu.1.A]; U. sandriopsis Botme. in SERVAIN, II, 1885, p. 325; Loc., 1889,
p. 25; 1893, p. 158. — Coquille très allongée renflée, vaguement subrectan-

726 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
gulaire; région postérieure très.allongée descendante, bien plus haute que
l’antérieure, le rostre large, bien obtus arrondi; bord inférieur subsinué vers
le raszre; test brun marron foncé uniforme. — Long. : 55-60-75 mm.; haut. :
26-30-36 mm.; épaiss. : 18-24-26 mm. i U
Le lac du Bourget (Savoie); la Saône (départ. de la Saône-et-Loire, du
Rhône). `
var. HBIIUS DE LAMAuc1< (Fig. 814, 815). .
. Unia nana de LAM., VI, I, 1819, p. 76; U. batavus var. nanas (pars)
l\loomN-TANnoN, II, 1855, p. 572 (excl. syn.), nn JOANNIS, 1859, p. 27. pl. 9, '
fig. 10; — (Ã nanus DUPUY, 1849, ¤° 333; 1850, p. 640; Dnoniâr, 1857, pl. V,
fig. 2; BoUncU1cNA1·, 1864, p. 74, pl. in, fig. 1'à 8; LOCARD, 1889, p. 21; 1893,
p. 154, fig. 168. - Coquille de forme plus courte, un peu quadrangulaire
ion subréniforme, plus renflée; région antérieure arrondie, peu développée;
région postérieure plus haute, avec rostre basal, obtus; bord supérieur bien
arqué; bord inférieur droit; dents cardinales petites, comprimées; lamelles
latérales courtes, élevées, arquées; test épais, solide, marron ou verdâtre, avec '
ou sans rayons obscurs. —- Long, ; 30-35 mm.; haut.: 20-23 mm.; épaiss. :
14-16 mm.
_, Peu commun, presque partout, mais surtout dans les petits cours d’eau de
l'Est; rare dans l’Ouest et·le Sud-Ouest; absent dans le Sud-Est.
var. amzzicus Znacimz (Fig. 816, 817).
[mio amnicus Zrnctnn in Rossmiâssman, Icon., 1836, p. 31, pl. v, fig. 212;
BOURGUIGNAT, 1864, pl. 111, fig. 10-12; LocAnn, 1889, p. 30; 1893, p. 163, fig. 177;
U. batavus Var. minimus DE JGANNIS, 1859, p. 29, pl. 9, fig. 6; —- U, suôtilis
Dnouër, Journ. de Conchyl., 1879, p. 142; 1889, p. 40; LOCARD, 1889, p. 23;
1893, p. 158; Konmxr, Icon., N. F., II, p. 42, fig. 287; U. melas CoU1·AcNE inLoc.,
1882, p. 285 et 355; Loc., 1889, p. 22; 1893, p. 155, fig. 169 [= U. batavus var.
nanus (pars) DE JOANNIS,1859, p. 27, pl. 9, fig. 8]; U. dubisianopsis Loc.,1882,
p. 291, 360; 1889, p. 22; 1893, p. 155 [: U. ampulodon COUTAGNE mss in Loc.,
1889, p. 22]; U. Caranzoni CoU1jAcNE in Loc., 1882, p.~ 295, 364; 1889, p. 23;
1893, p. 157; U. minutulus RAY in Loc., 1882, p. 290; 1889, p. 31; 1893,
p. 164; U. jurianus Loc., 1889, p. 33, 81; 1893, p, 157, fig. 171; Z/È subamni-
cus Loc., 1889, p. 31; 1893, p. 163; U. reclaczus Dnouiâr, 1889, p. 57, pl. 1,
fig. 2; 1898, p. 66. — Coquille ovalaire allongée, subrénilorme ou subrectan-
gulaîre, renflée; région antérieure étroite, arrondie, très courte; région posté-
rieure bien plus longue et plus haute, avec un rostre subbasal obtus de même
hauteur que la région antérieure; sommets renllés, proéminents, plissés ondulés,
rougeàtres; même test.-- Long, 35-40 mm. ;haut.: 20-24 mm. ; épaiss. : 14-16 mm,
Le Centre et l’Est; principalement répandu dans le bassin de la Saône.
La forme Piparius PFEIFFER [U. riparius C. Prmrrsn, 1821, p. 118, pl. v,
fig. 3; LocAnn, 1889, p. 21; 1893, p. 164; U. batavus var. riparius (pars) Mooum-
Tznvnou, II, 1855, p. 571 (excl. synon.); U..Bez-thelini Bonne. in Loc., 1882,
· pi 290, 359; 1889, p. 31; U. aturicus Loc., 1889, p. 23, 81; 1893, p. 157] dif-
fère seulement par sa coquille plus comprimée (long.: 35-40[-50] mm.;
haut. 20-26 mm.; épaiss. : 12-15 mm.); elle habite les mêmes régions.
var. elongatulus IVIIÈHLFELD (Fig. 818).
Unia elongatulus Müunr. in RossMÃss1.En, Icon.,1835, p, 23, pl. xx, fig. 132 et

umoxmnn. — umo 727
xn (1844), p. 27, pl.x.v|, fig. 752; Dnouiâr, 1857, pl. vl, fig. 2; Loczmo, 1889, p. 33;
1893, p. 166, fig. 180; U. riciacensis Bouncuiomr in Loc., 1882, p. 288, 357;
1889, p. 33; 1893, p. 166; U. ort/lus Coumcxsjn Loc., 1882, p. 288, 357;
1889, p, 33; 1893, p. 166; U. orthellus Bénnnomsn in Loc., 1882, p. 288. 357;
1889, p. 31; 1893, p. 166; Bénnxo., 1902, p. 407, pli xiv, fig. 1; U. lepidulus '
Dn0Ui-ET, 1898, p. 60, pl. 1, fig. 7; U. orbus Loc., 1889, p. 32, 89; 1893, p. 165;
U. andeliaczk et vallcriacus Bounc. in Loc., 1889, p, 32, 33, 90; 1893, p. 165;
U. nubilius Loc., 1889, p. 32, 92; 1893, p. 165, fig. 179 (forme à valves un
peu plus bombées). — Coquille assez étroitement allongée, peu ventrue ou
même un peu comprimée; région antérieure courte, arrondie,. déourrente;
région postérieure de 3 à 4 fois plus longue avec rostre très arrondi, sub-
médian; bords supérieur et inférieur presque droits, subparallèles; sommets
grossièrement plissès-onduleux et rugueux; dents cardinales assez· petites,
triangulaires; test roux verdàtre ou brun plus ou moins olivàtre, sombre.
— Long. : 50-60 mm.; haut.: 22-28 mm.; épaiss. : 14-18 mm.
Commun dans l’Est :Aube, Vosges, Jura, Côte-d’Or, Haute-Saône, Isère,
Ardèche, etc.
L°Uni0 Lcmotheuzi SEnvA1N[in Locmn, 1889,pÃ32, 102;1893, p.175,fig‘. 189;
Bénznounzn, 1902, p. 409, pl. xxv, fig. 3] se rapporte probablement à cette
variété dont il existe, en outre, une forme de taille notablement plus grande
(long. 60-68 mm.), vivant dans les mêmes régions et correspondant aux
modalités décrites sous les noms d'Unio orbus Loc., U. andeliacus Bocnc.,
U. wzllieriacus Boum;. et U. nubilus LOC.
2 bis. U; batavus Mmes et Rncmarr (Fig. 822. 823).
Jlya. Imtava. Myr. et Rack., Trans. Linn. Soc. London, VIII, 1805,’
p. 37; Unz'0 batava un Llmnncx, VI, 1, 1819, p. 78; U. batcwus DUPUY,
1850, pl. xxv, fig. 15; Mooum-Tampon, II, 1855, p. 581; Dnoxiiér, 1857,
pl. v, fig. 1; Locnnn, 1889, p. 38; 1893, p. 167, fig. 181; on JOANNIS,
1859, p. 24, 25 (et var. Courtillieri on .IoANN., non U. Courtillieri
IIATTMANN), pl. 9, fig. 1, 2, 3; — U. œndegavensis Ssnvnm in Loc.,
1882, p. 289, 359; Loc., 1889, p. 36; 1893, p. 167; U: cyprùzorum Bun-
THIER in Loc., 1882, p. 289, 358; 1889, p. 36; 1893, p. 168: U. Izgericus
Bounc. in. Loc., 1882,p. 289, 358; 1889, p. 36; 1893, p. 169 [: U. bata-
vus var. ovalis ne Jonmus, 1859, p. 27, pl. x, fig. 2 et var. longus ne
JOANN., p. 28, pl. x, fig. 3]; U. sequanicus C0u1·AcNE in Loc., 1882,
p. 289, 358; 1889, p. 36; 1893, p. 169, fig. 183; U. diptychus et U. ingran-
dienszk Sunnnuxxr in Loc., 1889, p. 37; 1893, p. 169, 173; U. matronz'-
cus Boone. in Loc., 1882, p. 289, 358; 1889, p. 37; 1893, p. 170; ·
U. materniacus Loc., 1889, p. 37; 1893, p. 168, fig. 182; U. Financei
Loc., 1889, p. 37; 1893, p. 171 [= U. batavus var. sinuatus on Cinn·
Pnzvrxizn, 1837, p. 24, pl. xi, fig. 2]; U. SlLl'I'duhl•SEI\VAlN in. Loc., 1889,
p. 38; 1893, p. 174; U. adonus Snnvnm z'n_ Loc., 1889, p. 40; 1893,
p. 175, fig. 188 [forme un peu plus allongée); U. DF0l¢ëÉl·DUPUY, 1849, '
n° 326; 1850, p. 639, pl. xxv, fig. 14; Dnouitr, 1857, pl. v, fig. 3;
Locnnn, 1889, p. _39; 1893, p. 171, fig. 185 [: U. batavus var. Drouëti

728 nxonwsouizs TEHRESTRES ET FLUVIATILES
MOQUIN·TANDON, ll, 1855, p. 572]; U. Caumont: Bonne., et U. Hatle-
muni Boum;. in Loc., 1889, p. 39, 40; 1893, p. 171 et 176. U. Seneauxi
Boum;. in Loc., 1889, p.· 39; 1893, p. 174, fig. 187 [= U. pictorum var.
, [3 DRAPMNAUD, 1805, p. 131, pl. xi, fig, 3, non U. pictorum, auteurs],
U. Ryck/zolti MA1.zxNE, 1867, p. 32, pl. 11, fig. 1, 2 et var. cunealu
Mu.z., p. 32 (non U. cuneatus Jacousmm); Loc., 1889, p. 34; 1893,
p. 173; U potumius Boum. in Loc., 1882, p. 289, 359; 1889, p. 34;
1893, p. 169 [: U. pictorum var. vinceleus (pars) ns Jomms, 1859,
pl. xxx, fig. 5 (non U. vinceleus BoUm;·lli U. carynthiacus ZIEGLER in
Rossmïssman, Icon., III, 1836, p. 30, pl. xv, fig. 209; Loc., 1889, p. 35;
1893, p. 167; U. visur·.s·z`sz'nus SERVAIN, 1888, p. 316 [: U. visurgicus
(Senvms) Loc., 1889, p. 35; 1893, p. 173]; U. besnurdiunus Snnvam,
1888, p. 317; Loc., 1889, p. 35; 1893, p. 172, fig. 186 [: U. ovalis
DUPUY, 1850, p. 637, pl. xxv, fig. 13} non Gun; forme de grande taille
et un peu haute]; U. badiellus DnoUiiT, Journ. de Corzchyl., 1888,
p. 107; 1889, p. 54; U. curiolzenszls et U. Zllariae PACôME in Loc., 1889,
p. 53; 1893, p. 172; U. Nz'c0Zlonz' Loc., 1889, p. 35; 1893, p. 173;
U. eut/zymeunus Loc., 1889, p. 60; 1893, p. 203; U. glzlscerus et
U. ampullaceus Loc., 1893, p. 168 et 174; U. Churdoni Boum;. in Loc.,
_ 1893, p. 173.. `
Coquille de iorme ovalaire; région antérieure courte, subarrondie;
région postérieure atténuée avec un rostre placé un peu bas; bord supé-
rieur régulièrement mais modérément arqué; bord inférieur plus ou moins
· — arqué, parfois presque droit; ligament un peu court, peu arqué, saillant,
jaunâtre; sommets vers le quart antérieur, plus ou moins renflés, ridés
(fortement plissés ondulés chez les jeunes), très souvent excoriés; dents
cardinalcs assez épaisses, subtriangulaires, comprimées, crénelées, la
postérieure de la valve gauche toujours très développée; lamelles laté-
` raies minces, assez élevées; test un peu épais, solide, recouvert d’un épi-
derme brillant, jaunâtre, verdàtre, olivàtre ou brunâtre, radié ou non de
rayons d’un vert plus sombre (plus développés sur la région postérieure)
et avec parfois des zones transversales brunàtres ou brunes; stries d‘c-
croissement irrégulières, nombreuses, donnant quelquefois à Pépiderme
un aspect soyeux; nacre bleuàtre, azurée, d’un blanc ·rosé ou d’un beau
jaune  aumoné ou orangé. — Long. : 40-65 mm.; haut. : 26-30-40 mm.;
épaiss. :[18]-20-25-30-35 mm. °
(lette espèce, très polymorphe, vit dans presque tous les cours d’eau de
France, mais elle est beaucoup plus répandue dans la Seine et, surtout, dans
la Loire que partout ailleurs. L’Uni0 mancus nE—LAmncx n’est guère qu’une
variété de ·bamvus, mais tandis que l’U. batavus MAT. et Riicxc. abonde dans
· l`Ouest, l’U. mancus ou LAr·1.·est particulièrement commun dans l’Est. Toutes
les espèces citées dans le tableau synonymique ne sont que des modalités sans
. importance, souvent indiscernables ou correspondant soit à des jeunes, soit à
des modifications individuelles.

umomnsn. —- Uruo 729
var. baraceus ne Joamvis (Fig. 821).
Unia batavus var. baraccus ne Jamais, 1859, p. 25, pl. 9, fig. 7 [cf. L. Gen-
MAIN, 1904, p.’23 (261)]; DÃ balavus var. major DnouÉT, 1898, p. 61; U. balavel-
lus Lewounmzux in L0cAnn, Bull. Soc. Sc. natur. Rouen, XXI, 1885, p. 25; Loc.,
1889, p. 38; 1893, p. 170, fig. 184; U. Feliciani Bouno.in Loc., 1882, p. 286,
355; 1889, p. 28; 1893, p. 161, fig. 175; U. arenarum Boone. in Loc., 1882,
p. 289, 358; 1889, p. 38; 1893, p. 171; U. Lancelcvei Loc., Bull. Soc. Elbeuf, ‘
1893, p. 1; 1893, p. 170. — Coquille plus grande, atteignant 65-70-73 mm. de
llongueur, de forme notablement plus ventrue (24—30 mm. d`épaisseur maximum)
avec une charnière plus robuste; test aussi variable que chez le type, souvent
`_,.“n\ùüù\\\\\
' §  `
8 2 ‘l
@ .2.  
Fm. 821 à 823. ·-- 821. Unio batavus Muou et RACK. var. baraceus ne Jomzvis, I
légèrement réduit. — 822-823. U. batcwu.1 M.4·roN et Racx., légèrement réduit.
plus épais et plus lourd, l`épiderme parfois garni également de zones radïales
-d'un magnifique vert émeraude brillant. '
Cette variété est un mode corwexus (‘) de l' U. ôatavus MAT. et Racx. Elle est
assez commune, principalement dans la basse Loire.
3. U. capîglîolo Pnnaunmu.
Unic capiglzblo PAY11., 1826, p. 66, pl.' n, fig. 4; Mooum-Taunox, II,
1855, p. 574, pl. 1., fig. 3-4; CAZIOT, 1902, p. 331; U. exauratus Locsnn,
1889, p. 39, 104; 1893, p. 175; Bânmouxnn, 1902, p. 409, pl. xxv, fig. 2.
Coquille ovalaire oblongue, subelliptique, comprimée; région anté-
rieure courte, arrondie, bien déourrente vers le bas; région postérieure
dilatée, subtronquée, le rostre basal et très obtus; bords subparallèles, le
1. ll existe même une forme encore plus ventrue [mode perconvexus Gnnsuiu, 1904, p. 22 (300)].

730 MOLLUSQUES rnnnizsrnas ET FLUVIATILES ·
supérieur subarqué, l’inférieur droit, légèrement subsinueux vers la
1·égion postérieure; sommets rapprochés de l’extrémité antérieure, arqués
déprimés, garnis de rides onduleuses légèrement tuberculées, parfois
excoriés; ligament peu épais, jaune clair; dents cardinales très petites,
‘ un peu comprimées amincies, subtriangulaires, à peine denticulées ou
frangées à leur sommet, la postérieure de la valve gauche fortement
émoussée; lamelles latérales élevées, très comprimées; impressions mus-
culaires : antérieures assez marquées, postérieures peu distinctes, palléale
superficielle; test mince, léger, peu solide, recouvert d’un épiderme oli-
vàtre clair, jaunâtre ou fauve verdâtre peu foncé, souvent d’un jaune doré
passant au jaune verdàtre vers les bords, avec ou sans zonestransver-
sales brunes; nacre blanchâtre azurée, parfois couleur chair ou d’un rose
orangé. —— Long. : 50-70 mm.; haut. : 20-35 mm.; épaiss. : 12-22 mm.
Habite dans la vase, à l’embouchure des torrents. Corse : torrents de P1·u·
nelli, de Tavaro, de la Solenzara, du Travo, du Tavignano, du Golo, du Lia-
mone [Pixvnwnmu, E. Cszior]; vit également en Sardaigne.
Cette espèce a été signalée dans le département du Gers par D. DUPUY; cette
indication est sans doute erronée. Mais I’Unio etraurams Locmn ne peut, d’après
les cotypes de sa collection conservés au Muséum d`Hist0ire naturelle de
Paris, se distinguer de l’espèce corse; il vit également à Yembouchure des
rivières comme la· Siagne (à Cannes, Alpes-Maritimes) [A. Loclmn], l’Argens
et le Reyrau dans le Var [P. Bénsxvoumu].
4. U. Turtonî PAYRAUDEAU [Fig. 824; pl. xxv, fig. 607).
Um'0 Turtoni PAYMUDEAU, 1826, p. 65, pl. 11, fig. 2, 3; DUPUY, 1850,
pl. xxvu, fig. 17 [: U. Berenguzeri Bonne.]; Locsun, 1889, p. 43; 1893,
p. 181, fig. 195; U. Heguieni var. Turtoni MOQUlN·TANDON, Il, 1855,
p. 575; U. f01·0]'ulz'ensz's Bénsivcniun, 1882. p. 95; 1902, p. 410, pl. x1v,
fig. 4; Locaun, 1889, p. 40; 1893, p. 181; U. Berengzderi Bounooioxxr
in BÉRENGUIER, 1882, p. 100; 1902, p. 411,pl. xv, fig. 1; Locann, 1889,
p. 47; 1893, p. 182 [: U. Turt0m'DUrUY, 1850, pl. xxv11, fig. 17]; U. pro-
Zatus BOURCUIGNAT in Locaun, 1893,1p. 182; U. Iinguz}"0rmz's Wxncocx,
Locaun, 1893, p. 182.
Coquille subrectangulaire allongée, assez renflée; région antérieure
arrondie, décurrente; région postérieure 2 1/2 à 3 fois aussi longue, de
même hauteur, avec rostre inframédian très obtus; bords supérieur et
inférieur subparallèles, le supérieur faiblement arqué, l’inférieur droit ou
· très vaguement subsinueux; sommets ohtus, peu saillants, généralement
excoriés; ligament épais, robuste, allongé, mais peu proéminent; dents
cardinales petites, triangulaires, peu hautes; lamelles latérales assez
saillantes; test épais, solide, brun roux ou noir; nacre irisée, rosée ou
saumonée. — Long. : 80-86-93 mm.; haut. : 36-38-43 mm.; épaiss. :
25-27-29 mm. _
Cette espèce est certainement voisine de l’U. capigliolo Psva. dont elle se

· uxiomnnxa. -— umo ` 731
distingue par sa forme moins ovalaire, beaucoup plus veutrue, sa taille géné-
ralement plus grande, son test plus épais recouvert d‘un épiderme sombre.
Elle habite principalement la Corse, à l’emb0uchure des torrents, enfoncée dans
la vase, parfois même dans l‘eau légèrement salée : torrents de Tavaro, de la
  ‘‘··
8 2.4 ·
82 5 u
_ l .mn\\\\\\ 
 Q
_ 8 2. 6 I
Fin. 824 à. 826. — 82À. Unio Turtoni PAYRAUDEAU, légèrement réduit. — 825. U. Turtoni
Pun. var. Aleroni Conrzmvo et NIASSOT, grandeur naturelle. — 826. U. Turtani Pmm.
var. Plzilippei Dupuy, grandeur naturelle.
Solenzara, du Travo, du Tavignano, du Golo, du Liamone [Punnunmu];
Stabiaccio à Porto Vecchio [H. Dnonër]. Elle est beaucoup plus rare dans la '
France continentale : départements des A|pes·Marîtîmes, du Var, de l'Aveyr0n, `·
de la Saône-et·Loire. L'U. forojuliensis Bénnrzo., qui vit dans les départements '
du Var et des Alpes·Maritimes, n’est qu’une forme de taille plus grande (long.
jusqu‘à 93 mm.) avec les dents cardinales plus robustes. .

732 MOLLUSQUES`TERRESTRES ET FLUVIATILES ·
var. A1e1·011i Conmwo et l\¢lASSOT (Fig; 825).
Unia Aleroni COMPANYO et Mnssor, Bull. Soc. Pyrén.-Orient., VI, 1845, p. 294,
fig. 2; Bouncnxcivxr, 1865, p. 151, pl. xxm, fig. 3; L0c.».nn, 1889, p. 44; 1893,
· _ p, 182; U. Requieni var. Aleronii UIOQUIIWTANDON, II, 1855, p. 574. -— Coquille·
ovalaire oblongue assez comprimée; région antérieure courte, très régulière-
ment arrondie; région postérieure à peine plus haute, à rostre obtus, tronqué,
subbasal; sommets peu saillants mais aigus, bien plissés tubercules; dents
cardinales un peu minces; lamelles latérales normales; test assez mince, lége r,
recouvert d’un épiderme clair, vert, orné de zones brunes; nacre bleuâtre ou
rose clair jaunacél —- Long. : 55-60 mm.; haut. : 28-30 mm.; épaiss. : 14-
16 mm.
· Cette variété habite les ruisseaux du département des Pyréuées—©rientales;
’ elle est plus commune sur le versant espagnol. ·
var. Philippeî DUPUY (Fig. 826).
Unic Plzilippii DUPUY, 1849, n° 335; 1850, p. 645, pl.‘ xxvm, fig. 19; U. picto-
rum var. Philippi MOQUlN·TANDON, II, 1855, p. 576; U. Philippei Locimn, 1889,
p. 44; 1893, p.183, fig. 196; U. hauterivianus BOUIRGUIGNAT in Loc., 1882, p.286,
358; Loc., 1889, p. 44; 1893, p. 196; UT brindasopsis Loc., 1889,p. 45, 115; 1893,
_p. 197. — Diiïère du type par sa l'orme`plus ovalaire, proportionnellement plus
courte, avec une région postérieure terminée par un rostre basal obtus et par
les dents cardinales plus développées. - Long. : [50-55·]70-90 mm.; haut. s
[28-]36-42 mm.; épaiss. : [15-20-]25-28 mm.
Habite le Centre et le Sud-Ouest, principalement les départements des Bas-
,"î ses-Pyrénées, de la H aute-Garonne, du Tarn et de l’Aveyron, —
5. U. consentaneus (Zrncnnnl ROSSMÃSSLER (Fig. 827; pl. xxm, fig. 596).
Unia consentaneus ZIEGLER in ROSSMÃSSLER, Iconogr., Ill, 1836, p. 29,
fig. 208; U. ater l\rIOQUIN··TANDON, ll, 1855, p. 570, pl. xux, fig. 5-6;
Locimn, 1882, p. 284; 1889, p. 40; 1893, p. 176, fig. 190 [non Ninssoiv,
1822] U._ squamosus Dnouiâr, 1889, p. 50 [: U. batzwus var. sguamosus
ne CHARPENTIER, 1837, p. 25, pl.‘11, fig. 2; Bnor, 1867, pl. xx, fig. 1];
U. ignariBoU1u;U1cN.v1· in Locnnn, 1889, p. 40, 107; 1893, p. 176 [: U.
ater D11oUÉ1·, 1857, pl. 1v, fig. 1, non N1Lss0N]; U. zgnariformis Boum;.
in Loc., 1889, p. 41, 108; 1893,.p. 1.77; U. Danemorae (Müacn) Bounc.
in Loc., 1882, p. 284, 354; 1893, p. 41; 1893, p. 177; U. Qdmboltei MAL-
znvn, 1867, p. 33,pl. 1, fig. 1—2; Locsnn, 1893, p. 177, fig. 191 [: U. mo-
guinianus, var. Dnouîâr, 1857, pl. v1, fig. 3, non DUPUY]; U. Bre-
vieri Bounc. in Loc., 1882, p. 286, 356;_ 1889, p. 42; 1893, p. 178
[: U. margaritifera (jeune) DRAPARNAUD,`1805, pl. XI, fig. 5; : U. He-
guieni Banvxîann, 1880, p., 26, non Mxculwn; = U. moquinianus Bau-
VIÈRE, 1880, p. 26, non DUPUY]; U. crassulus Dnoniâr, Journ. de
Conclzyl., 1888, p. 106; 1889, p. 44, pl. 11, fig. 5; U. melantatus et_U.
I balbignyanius Boone., in Loc., 1889, p. 41, 110, 1.11; 1893, p. 177, 178.
- ? U. occidentalis Boone., in Loc., 1889, p. 43, 114; 1893, p. 180
(forme un peu plus courte, moins pesante, passant à la var. M0guz'nz`].
Coquille ovalaire oblongue ou subelliptique, allongée, très ventrue;

umomnan. -—- Umo ' 733
région- antérieure très courte, un peu étroite, arrondie; région posté-
rieuregénéralement 3 fois aussi longue que Pantérieure, subtronquée,
avec rostre obtus inframédian; bord supérieur subarqué; bord inférieur
légèrement convexe; sommets bien antérieurs, subrenilés, peu proémi-·
nents, généralement excoriés; ligament médiocre, allongé, peu arqué,
d`un brun noiràtrc brillant; dents cardinales fortes, très épaisses, non
comprimées, coniques, crénelées tuberculées, la postérieure de la valve
gauche assez développée; lamelles latérales élevées, comprimées; test
épais ou très épais, très solide, recouvert d’un épiderme sombre, brillant,
d‘un beau noir, d`un brun noirâtre ou verdàtre très foncé; nacre blan-
châtre avec irisations verdàtres. — Long. 2 60-85 mm. ; haut.: 35-40 mm. ; \
épaiss. : 21-27 mm. -
Ilabite les fleuves, les rivières de l‘Est et du Centre (commun, dans le bassin
/ É;,,:—·’\" \ ,
C 1
c-;> Q `
c>  .. 
8 2. 7
  ````° X \\ ,«<" ll" É
.:.9 ,
® ··‘>’<·î
" " " · 8 2.9
Fu;. 827 à 829. — 827. Unia consenlaneus (Zxsauza) Rossmissmm, un peu réduit. —- 828.
U. comcntaneus Zxmmsn var. Jacquemini Duruv, un peu réduit.- 829. U. consentaneus
Znzeuzn var. Jloquini Duruv, un peu réduit;
supérieur de la Loire); rare ou absent dans l’Ouest et le Sud·Ouest, manque
complètement dans le Midi.
L'Uni0 septentrionalis Bouncuicmrr [in LocAn¤,.1882, p. 284, 354; Loc., 1889, ,
p. 43; 1893, p. 181, fig. 194] du lac du Bourget (Savoie), de la Loire‘à Ville-
rest, Roanne (Loire), etc..., paraît être une forme ovalaire et comprimée de
l'U. consentaneus Zmcnsn. _
var. oxyrhynchus Bhsviizniz.
Unia 0.ryr/xync/aus Bnnvniznn in Locann, 1882, p. 285, 385; 1889, p. 43; 1893,

734 MOLLUSQUES '1`ERRESTRE§ ET FLUVIATILES
p, 180. —- Differe par sa forme plus étroitement allongée, sa région postérieure
bien développée avec un rostre assez aigu, arqué et basal, son bord superieur
très arqué et son bord inférieurlbien sinueux; même test très épais, noir
ou noir verdàtre sombre. -Long. : 50-60 mm.; haut. : 24-27 mm.; épaiss.: 18-
20 mm.
Les rivières des départements des Vosges, de la Nièvre, de la Haute-Saône.
_ var. Moquini DUPUY (Fig. 829).
, Unia moquinianus DUPUY, 1843, ps 80, fig. 1-2; 1850, pl. xxvi, fig. 81; MOQUIN·
Tarxooiv, Il, 1855, p. 573, pl. L, fig. 1-2; Locann, 1889, p. 46; 1893, p. 179;
U. scotinus Locann, 1889, D. 42; 1893, p. 172, fig. 192 [: U. Requieni var. ros-
tralis ne JoANNxs. 1859, p. 32,‘ pl. x1, fig. 6 (peu typique)]; U. stygnus Loc.,
1889, p. 42, 113; 1893, p. 178; U. Bouc/zardi Boone., zn Loc., 1889, p. 43; 1893,
p. 180 [: U. arcuatus·BoUcaAa¤—CuANT¤REAUx, 1838, p. 71, pl. x, fig. 1, non
Jscoumum]; U. marcellinus Biaatrmnn in Loc., 1882, p. 285, 358; 1889, p. 43;
i 1893, p. 180; U. anlimoguinianus Loc., 1889, p. 47, 121; 1893, p. 178; U. Pas-
savanti Boone. in Loc., 1889, p. 53, 132; 1893, p. 179. — Coquille ovalaire
oblongue un peu courte, vaguement subréniforme, assez ventrue; région anté-
rieure très courte, arrondie, bien decurrente vers le bas; région postérieure
dilatée, de 3 à 3 1/2 fois aussi longue que l’anterieure, à rostre obtus, basal;
_ bords presque parallèles, le supérieur très arqué, puis très obliquement des-
' cendant, l’inférieur subrectiligue; sommets peu rentlés, tubercules, générale-
ment fortement excoriés, l’excoriation s’etendant sur une notable partie des
valves; ligament épais, allonge, arqué, marron noiràtre brillant; dents cardi-
nales très petites, tuberculiformes coniques, à peine denticulées, peu compri-
mées, la postérieure de la valve gauche très rudimentaire ou nulle; lamelles
latérales comprimées, peu élevées'; test un peu épais, solide, recouvert d’un
épiderme noir brunâtre ou brun olivâtre foncé; nacre d’un blanc bleuâtre.
— Long. : 50-70 mm.; haut. : 25-35 mm.; épaiss. : 18-25 m.
Habite l’Est, le Centre, la région pyréneenne orientale; beaucoup plus rare
ailleurs.
var. Jacquemini Dupuy (Fig. 828). ·
Unia arcuata Jacqvsmnv, Guide voyag. Arles, 1835, p. 123 [non BARNES, non
Boucuann-CHANTEREAUX]; U. Jacqueminii DUPUY, 1849, n° 328; 1850, p. 643,
pl: xxv, fig. 17; U. batavus var. arcuata Mooum-TANooN, ll, 1855, p. 572;
U. Jacquemini Locaan, 1889, p. 49; 1893, p. 188, fig. 202; U. fabaeformis
Bouac. in Loc., 1882, p. 294, 362; 1889, p. 50, 124 [: U. fabiformis Loc.,
1893, p. 188]; U. arelatas Bonne, in Loc., 1893, p. 188. -—- Coquille subtétra-
gone un peu haute, assez ventrue, surtout vers les sommets; région antérieure
arrondie déclive, anguleuse en haut au raccordement des bords antérieur et
postérieur; région postérieure pas plus haute que l’antérieure, mais 3 à
_ 3 1/2 fois aussi longue, avec rostre arrondi subbasal; bord supérieur allonge-
arque; bord inférieur plus ou moins sinueux; sommets saillants, recourbés,
renilés, faiblement tubercules; dents cardinales subtriangulaires, fortes, allon-
_ gées tronquées, 1’antérieure de la valve gauche grande, striée denticulée; test
épais, solide, brun roux ou olivàtre, avec souvent 4_-5 zones transversales
brunes assez larges; nacre d’un blanc bleuâtre brillante. — Long. 2 35—45[-65-
70] mm.; haut. : 18-25[-32] mm.; epaiss. : 15-25[-26] mm.

umomnaa. — umo 735
Les dimensions entre parenthèses correspondent àune forme major [: U. are-
latus Bonne,]. .
Rare. Les environs d’Arles (Bouches-du-Rhône), principalement l’étang fle '
Meyranne [Jacouznm, D. Duruv, Fnéou].
var. ardusianus Revmés (Fig. 834).
Unia ardusianus Rsvnuês, Lettre à Moquin, 1843, p. 4, pl. x, fig. 7-8; Duruv,
1850, p. 653, pl. xxvm. fig. 7; Locann, 1889, p. 61; 1893, p. 205 [.-; U, Turtoni
var. minor Dnouiâr, 1857, pl. vi, fig. 1, non Pnmannaau]; U. Requieni var. ar- _
dusianus Moomn-Tarmon, ll, 1855,`p. 575. - Coquille ovalaire allongée, ren-
ilée; région antérieure bien arrondie; région postérieure 3 1/2-3 3/4 fois plus
longue, à peine plus haute, terminée par un rostre obtus et inlramédian; bord
supérieur largement arqué; bord inférieur à peine subsinueux; sommets très
peu saillants, très élargis; dents cardinales allongées, épaissies; test solide,
brun verdàtre sombre ou noiràtre foncé, souvent largement excorié. — Long. :
85-90 mm.; haut..: 36-38 mm.; épaiss. : 25-27 mm.
Cette variété est généralement classée au voisinage de l’U. Requieni Micnann
ou de l’U. zumidus Pnmrssoiv; elle me parait plutôt appartenir au cycle de
l’U. consentaneus Zxroman. Peu commune, dans les départements de l'Aube, de
la Côte-d’0r, de la L'oire (notamment a Balbigny) et de l’Aveyron. *
6. U. Villas [STABILE) VILLA (Pl. xxu, fig. 584).
U. Wllae S·rAau.x·: in V1x.x.A, Bull. mal. Ital., IV, 1871, p. 94; Boun-
curouxr, 1883, p. 3 ; Locann, 1889, p. 47; 1893, p. 185; U. vez'lanensz's
Bmwc in Loc., 1882, p. 292, 361; 1889, p. 48; 1893, p. 185, Bonne.,
1883, p. 32; U. Brebissoni Loc., 1889, p. 46, 117; 1893, p. 185, fig. 199
[= U. pictorum var. 3, ns L1HôPITAL, 1859, p. 62, non Lxmuâ] ; U. Hos-
pitali Loc., 1889, p. 46, 118; 1893, p. 186 [: U. Rèquieni var. mz'nz'ma
on L1HôPlTAL, 1859, p. 61, non Dnouiâr]; U. amblyus Casrno in Loc.,
1883, p. 46, 119; 1893, p. 184, fig. 198; U. Baiclzeri Loc., 1890, Bull.
Soc. malacol. Fr., VII, p. 119; 1893, p. 186.
Coquille amygdaloïde étroitement allongée, nettement rétrécio en ar-
rière, renflée, principalement vers les sommets; région antérieure bien
arrondie, courte; région postérieure environ 3 fois plus longue, terminée
par un rostre trèsallongé, atténué, obtus, submédlan; bords supérieur
et inférieur arqués. subparallèles; sommets peu saillants, très élargis,
généralement corrodés; ligament fort, allongé, brun roux; dents cardi-
nales triangulaires, peu hautes, assez fortement fimbriées au sommet;
lamelles latérales allongées, peu hautes; test assez épais, noiràtre, brun
verdâtre, brun marron ou brun·roux; nacre blanchâtre plus ou moins
bleutée, légèrement saumonée sous les sommets. —Long.: [47-]50—75 mm.; ,
haut. :24-37 mm.; épaiss. : 16-23 mm. v
Espèce bien caractérisée par sa forme nettement amygdaloïde. L’Unio Bre-
bissoni Locann, des rivières du Calvados,_est une très belle forme minor (long. :
45-47 mm.) d'aspect très régulièrement amygdaloïde.
var. brindosianus ns Fomret Bénxtton.
Unic Moreleti var. brindosiana ne Form et Bénin., Bull. Soc, Bayonne, 1874,
47

736 MoL1.UsQUEs ··r1~:nnns'rn1·:s ET rnuvxrrxnns
p. 95 [= U. lusitanicus Dnovër, Journ. de Conchyliol., 1879, p. 327; U. brin-
dosianus Bonne. in Locixno, 1882, p. 287; Loc., 1889, p. 44; 1893, p. 186, fig. 200,
U. bayonnensis DE Form et BÉRXLLON. 1877, p. 29, pl. I, fig. 1, 3, Dnouëtr, 1879,
p. 332; Locnno, 1889, p. 45; 1893, p. 185 [: U. Moreleti DE FoL1N et BÉnxm.0N,
Bull. Soc. Bayonne, 1874, p. 95, non·Dx·:snAvEs]. — Coquille moins régulière-
' ment amygdaloïde, plutôt daetylîforme, moins renilée; région postérieure
encore plus développée, ayant jusqu‘à 3 1/2-3 3/4 fois la longueur de la région
I · antérieure; rostre allongé, subobtus; même test. è-·` Long. : 45-55 mm.; haut`. :
22-23 mm.; épaiss. 2 14-16 mm. `
Lac de la Négresse et lac d`Ondres (Basses-Pyrénées). ‘
L’Unî0 M0ngaz0nae.S1:nxrA1N [1887, p. 253;.LocAnn, 1889, p. 25; 1893, p. 187]
est, d’après les cotypes de la collection A. Lomno (Muséum de Paris), une
forme de cette variété au galbe dactyliforme, assez renflée, avec une région
postérieure moins développée en longueur; elle habite le lac de Grandlieu
(Loire-Inférieure) et mesure : long. ; 45 mm.; haut. : 23 mm.; épaiss. : 17 mm.
L’Unio asticus Sznvnnv [1887, p. 259; Locinb; 1893,p. 207, fig. 220;: U. sutra-
pelus SERVMN, 1887, p. 260; Locnnn, 1893,` p. 207], également du lac de Grand-
lieu, est une forme~de petite taille (long. : 39-42 mm.; haut. :. 20-22 mm.‘;
épaiss. : 14-15 mm.), allongée oblongue, assez renflée, à bords supérieur et
inférieur parallèles, avec un région postérieure 2 fois aussi longue que l'an—
térieure terminée par un'r0stre 0btus·. Les sommets sont ventrus, médiocre-
ment saillants, largemenhexcoriés et ·le test, assez solide, est brun marron
ou jaunâtre. Dlàprès les cotypcs de la collection A. Locaan, cette forme, qui
ressemble beaucoup à l’U. Mongazonae Snnvmn, se rattache peut-être à l’Unio
Requieni Micmwn. ' . ; _ A
\ 7.- U. Requieni'MxcHAUn~(Fig. 832, 833). ` .
Unic Reguieni M1cnMm,~'1831,`.`p. 106, plhicvx, fig. 24; Durur, 1850,
pl. xxv,_ fig. 18; MOQUIN-TANDON, ll, 1855, p. 574; Locann, 1889, p. 51;
*1893, p. 190,"fig. 204;·U. alôcmorum Pacômn in Loc., 1889, p. 45, 116;
1893, p. 184; U. ammonensis Loc., 1889, p. 50, 125; ,1893, p. 191.;
U.·ar·arisianus Commune in Loc., 1889, p. 49, 123; 1893, p. 190; U. bm-
miézls Biucnènn, Bull. Soc. malacoln Fr., 1890; p. 125; Loc., 1893,
p. 196; U.` caficianus Bouneumnyr, 1883, p. 55; Loc., 1889, p._50;
1893, ps 191; U. campylus~B0unc. in Loc., 1889, p. 59, 137; 1893,
P, 197; U. condatinus~LET0¤nNEux in Loc., 1882,_p. 287, 356; 1889,
p. 52; 1893,·p. 189; U. dollfusianus Bonne. in Loc., 1882, p. 299, 336;
1889, p. 61; 1893, p. 200, fig*::214; U. fascinellus Snnvam in Loc., 1882,
` p. 295, 364; 1889, p. 56; 1893, p. 196 [:2 U. Reguieni (type) Dnouiâr,
1857, pl. vu, fig. 1]; U. fra·yssianus~CouTAcnn in Loc., 1889, p. 49,
121,;. 1893, p. 189; U. gallicus Boum. in. Loc., 1882, p. 296, 385; 1889,
p. 48; 1893, p..189, fig. 203 [;,U. Turtoni auteurs, non Para.];
U. gobionum Boum;. in [loc., 1882, p. 296, 364; 1889, p. 52; 1893,
p. 193; U. hispanus Moqum-'lînunon in B.O§SMÃSSLBR,lC01'1·, 1844, p. 26,
fig. 747; Loc.; 1893, p..200; U. Hollandrei DE SAui.cY in Loc., 1882,

. · uxromnan. —— vmo _ 737
p. 299, 366; 1889, p. 61; 1893, p. 200; U. hydrelus Loc., 1889, p. 51, -
129; 1893, p. 192, fig. 206 ]= U. pictorum Dnarzmmun, 1805, pl. xr,
fig. 1, 2; : U. Heguieni var. Turloninn Joaums, 1859, p. 32, pl. xr,fig. 4,
non Pnnaunmu]; U. Joannisi Boum;. in Loc., 1882, p. 296; 1889,
p. 57; 1893, p. 196]: U. pictorum var. compressus on Joamsis, 1859,.
p. 35, pl. 12, fig. 7]; U. Jourdheuili RAY in Loc., 1882, p. 296, 364;
1889, p. 57; 1893, p. 198; fig. 212 [= forme jeune; probablement de
l'U. falsus Bouna.]; U. meretrccis Bonne. in Loc., 1882, p. 295, 363;
1889, p. 50; 1893, p. 191, fig. 205 [: U. meretri.2: Bounc., 1883, p. 53;
: U. Hequzbni Sraaxiaz, 1846, p. 62, fig. 76, non Mrcinwn; .-:
U. Reguieni var. rostratus DEIJOANNIS, 1859, p. 31, pl. 10, fig. 6];
U. meymnnicus Boum;. in Loc., 1889, p. 49, 122; 1893, p. 190; U. muci-
dellus Boum;. in Loc.,1889, p. 54, 134; 1893, p. 193; U. œsiacus Loc.,
1889, p. 58, 135; 1893, p. 198; U. padanus Bbauc in Bonne., 1883,
p. 57; Loc., 1889, p. 56; 1893, p. 198 ('); U.pz'nciacu.s· Boum:. in Loc.
1882, p. 292, 362; 1889, p. 61; 1893, p. 201 [= U. gibberulus Dnouiàr,
1898, p. 55], U. Saint-Simonianus Facor in Loc., 1882, p. 287, 357; _
1889, p. 52; 1893, p. 192; U. subhispanicus Casruo in Loc., 1889,
p. 65, 147; 1893, p. 200; U. salmurensis Siznvam in Loc., 1889, p. 51,
129; 1893, p. 192 [: U. pictorum var. 7 Dnaranmun, 1805, p. 131,
pl. xi, fig. 4]; U. souzanus Casrno in Loc., 1889, p. 59; 1893, p. 197,
fig. 211 [: U. Iïcquieni var. arcuata Duoui-ir, 1857, pl. vu, fig. 3,.non
Mxcuaun; : U. Rcquieni var. arcuatus nn JOANNIS, 1859, p. 31, pl. 11,
fig. 2]; U. torsatellus Bnurnian in Loc., 1882, p. 292,363; 1889, p. 61;
1893, p. 201; U. royianus Locann, 1889, p. 65, 149; 1893, p. 201,
fig. 215; U. _vardonz`cus Loc., 1889, p. 51, 186; 1893, pi 192; —
?U. talus Bonne. in Loc., 1889, pf 55, 138; 1893, p: 193 [: U. Requieni
var. minima Dnouiîr, 1857, pl. vu, fig. 2]. .
Coquille oblongue, un peu subrhomboïde ou subcunéiforme, ventrue;
région antérieure courte, arrondie; région postérieure à rostre médiocre,
plus ou moins tronqué ou subitement atténué;.bord supérieur droit jus-
qu’à l’extrémité du ligament, puis tombant jusqu’au rostre; bord infé-
rieur presque rectiligne ou légèrement subsinueux, presque parallèleau
bord supérieur; sommets renflés, mais assez petits, plus ou·moins
proémînents, incurvés, garnis d’ondulations tuberculées bien marquées '
(souvent fortes), auguleuses, généralement au nombre de 7-8; ligament
assez long;,dents_cardinales·fortes, comprimées, assez épaisses, pres-
que demi-circulaires, un peu acuminées et dentées sur leur.crète; lamelles
hautes, comprimées; test assez épais, solide, recouvert·d’uu. épiderme
olivàtre, verdâtre ou jaunâtre, garni de zones transversales d’un jaune
brunâtre ou brunes et avec ou sans rayons verts; nacre assez.irisée, »
blanchâtre, bleuàtre ou jaunâtre plus ou moins saumonée. — Long.: [50-]
1. Forme un peu plus allongée à bords supérieur_ et inférieur subparallèles. ·   '

738 uontusouns rmmnsmus nr rnuvxminizs ·
' 70-80[-90] mm.; haut. : [30-]40-50 mm.; épaiss. : [20-]25-32 mm.
Dimensions les plus ordinaires : 60-70 mm. de longueur, 32-36 mm. de
hauteur et 21-25 mm. d‘épaisseur.
· Espèce très polymorphe, répandue partout, mais plus abondante dans le
bassin du Rhône.
VHF. POTHBC BOURGUIGNAT.
Unio pornae Boum;. in L0cAnn, 1882, p. 295, 365; 1889, p. 54; 1893, p. 195,
 f   ·’  
p   *7 P l
. 83 0
,““\\\\\\\\\\\\\\\\'miux,,
. _ //
831
  (É  
852 8'5'5
Fxo.830 à833. —- 830. Unia Rcquimi MICHAUD var. platyrhynchoidcus DUPUY, un peu plus
de la. moitié de la grandeur naturelle. —· 831. U. Requieni Mxcimun var. plaly1·hyn—
chu: Küsrisn, 2/3 environ de la grandeur naturelle. —- 832-833. U. Requieni Micunun,
2/3 environ de la grandeur naturelle.
fig. 209 [= U. piczorum ma Jomms, 1859,·pl. 11, fig. 8]; U. cancrorum Boum;.
in Loc,, 1882, p. 296, 365; 1889, p. 57; 1893, p. 195 [= (L piczomm Dupuy,
1850, pl. xxvx, fig. 20] ;· U, cavarcllus Sunvmv, 1887, p. 256; Loc., 1889, p. 55;
1893, p. 195; U. Charpyi DROUÉT, Journ. de Conchyl., 1888, p. 105; 1889,
\ p. 33, pl. xx, fig. 1; Loc., 1889, p. 54; 1893, p. 194; U. criszulazus Dnouizr,
1889, p. 41, pl. x, fig. 1; Loc., 1889, p. 58; 1893, p. 205; U. euthymeanus Loc.,
1889, pl 60, 139; 1893, p. 203; U. falsus Boum. in Loc., 1882, p. 295, 363;
1889, p. 55; 1893, p. 195, fig. 210 [= U. plebeius DRoUià·r, Journ. de ·C0nchyl.,
1888, p. 105; 1889, p. 32; 1898, p. 58, pl. I, fig. 6]; Uflesumicus Bounc, in

umomnnn. -— umo 739
Loc., 1889, p. 52, 139; 1893, p. 194 [= U. rostratus Mxcuwn, 1831, pl. xvx,
fig, 25, non nn Lilwmcx]; U. mucidulinus Loc., 1889, p. 62, 143; 1893, p. 206;
U. mucidulus Botmc. in Loc., 1882, p. 298, 366; 1889, p. 62; 1893, p. 206,
fig. 219; (L oberthurianus Bounc. in Loc., 1889, p. 60, 139; 1893, p. 203;
U. strigatus Ssnvun, 1887, p. 257; Loc., 1889, p. 56; 1893; p. 198; U. rectus
Loc., 1893, p. 207; — ? U. arcuatulus Bounc. in Loc., 1889, p. 59; 1893, p. 197 ;?
U. atharsus Boum:. in Loc., 1889, p. 63, 145; 1893, p. 204; ? U. octavius
Bounc. in Loc., 1893, p. 203. — Cette variété n’est qu’une forme elongata de
l’U. Requieni Micmun. Elle est généralement désignée. comme d’ailleurs
l’U. rostratus on Lamuxcx, sous le nom d'Unio pictorum Lmmâ, dans la plupart
des Catalogues français. Comme sous le nom d’U.pictorum, C. Lnvmâ [1758,
Ed. X, p. 671] a confondu tous les Unios· de la faune européenne (‘),
A. Loczlnn [1889, p. 150-151] a proposé, avec raison, d’abandonner définitive-
ment cette appellation qui, ne pouvant étre rapportée à une espèce déterminée,
ne peut que prêter à confusion.
Presque partout abondante, cette forme est plus répandue que le type dans
les bassins de la Seine et de la Loire, '
var. Rousi Dupuy (Fig. 835).
Unia Rousii Duruv, 1849, n° 340; 1850,.p. 653, pl. xxvm, fig. 18 [= U. Re-
quieniGAss1ES, 1849, p. 195. pl. 1, fig. 5-6, non Mxcnwn]; U. Requieni var.
Rousii, l`lOQUlN•TANDON, ll, 1855, p. 574; U. Rousi Locimo, 1889, p. 58; 1893,
p. 205, fig. 218. — Coquille subrectangulaire allongée, un peu haute, assez
renllée; région antérieure arrondie, angiileuse au point de contact des bords
supérieur et antérieur; region postérieure 3 fois plus longue, avec rostre obtus _
inframédian; bord supérieur presque droit; bord inférieur subsinueux; som-
mets peu saillants, élargis; test brun olîvàtre. — Long. : 80-104 mm.; haut. :
35-46 mm.; épaiss. : 25-38 mm.
Rare. Les départements dela Haute·Garonne, du Lot-et·Garonne, du Gers. `
var. Danîelis Gassuas (Fig. 836).
Unio Danielis Gassxns, Actes Soc. Linn, Bordeaux, XXV, 1867, p. 132,
pl. 1, fig. 8 ; Locmn, 1889, p. 64; 1893, p. 199, fig. 213; U. Corbini Bouac. in
Loc., 1882, p. 292, 362; 1889, p. 64; 1893, p. 199 [: U. 'pictorum var. longi-
rostris ns JOANN|S,l859, p. 34 (pars), pl. 12, fig. 3, non Zmcnsn; = U. Rcquîcni
Duruv,Journ. de Conchyl., 1872, p. 18, non Mxcnwn]; U. Fagozi Bouncoxcmlr
in Loc., 1882, p. 296, 362; 1889, p. 65; 1893, p. 200. — Coquille de forme
allongée arquée, ventrue; région antérieure haute, subarrondie; région posté-
rieure à rostre très obtus, subbasal; bord inférieur sinueux: sommets sail-
lants, bien renflés, élargis; test d‘un brun marron. — Long. [80-]100-130 mm.; ·
haut. : [35-]40-65 mm.; épaiss. [29-30-]-40 mm. ` ,
Les dimensions entre crochets correspondent à une forme minor [= U. Cor-
bini Boone,]. Le département de Ia Gironde, notamment aux environs d'Arca-
chon; rare ailleurs, dans le Sud-Ouest et l’Ouest.
var. pletyrhynchoîdeus Duruv (Fig. 830).
Unic platyrhynchoideus Duruv, 1850, p. 649, pl. xxvm, fig. 16; Locimn, 1889,
p. 48; 1893, p. 187, fig. 201; U. Rcquîeni var. plazyrhynchoideus MooUm-TAN-
L Dans la collection de Ltnné. 1’Un£o pictorum L. est représenté par des individus se rappor-
tant à des espèces différentes [cf. Hmtm, lpsa Linnaei Conchylia, 1875, p. 11].

740 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES.
non, II, 1855, p. 575; U. Renei L0cAn¤, 1882, p. 294, 362; 1889, p. 50; 1893,
' ' I ,_,,“»\\\\\\\\\\\\\\ \\\\\_
(   '
az 4 · ' ·
n __..~.~\~nx\\\\\\\\\Y*\\\» ·
f" t
(  È)
8 3 se ‘
g   
Fm. 834 à. 836. -- 834. Unio consentaneus (ZIEGLER) R0sswlÀssLER var. ardusianus REYNIÉS
grandeur naturelles- 835. (L Requieni Mxcnlwn var Rousi Duruv, grandeur naturelle
— 836. U. Requimi Mxcimm var. Dzmielis Gàssuss, grandeur naturelle.

Unxommn. —- umo I 741'
' p. 187. - Coquille-oblongue très allongée, assei étroite, bien arquée, un peu
renflée; région antérieure régulièrement arrondie, à peine subanguleuse en
haut; région postérieure très déclive, un·peu moins haute et de 3 à 3 1/2 fois
plus longue que Fantérieure, assez rétréoie vers le rostre qui est obtus et basal;
bord inférieur bien sinueux; sommets . petits, . médiocrement saillants; test .
mince, brunâtre plus ou moins teinté de vert. -— Long. : 60-90 mm.; haut. :
25-35 mm.; épaiss. : 20-25 mm. ' ' ' ' `
Rare. Les étangs du golfe de Gascogne; le lac du Bourget (Savoie).
Cette variété`n'est guère qu'une forme de la variété plazyrhynclzus Küsrmx
(Fig. 831) [: Unioplatyrlzynchus Küsmn in RossMÃssnen;Icon.,1835, p. 22, plnx, `
fig. 130 et pl. 24, fig. 338; Küsrnn in MAn1·1xxet·f]anMN11z, çonchyl.-Cabinet, 1848,
P· 77_, pl. 19 'et 20] assez répandue en Allemagneœt, à laquelle. S8 I‘app0tI·8 8891
I6Iï1entI'Uni0 area Iîsw [Isis,·1837, p. 304; Lomme, 1889,p. 48; .1893,.P- 188 I: ·
U. pictorum var.` area CLnss|N;Malalc;.Bl¢ïzt.;1872[XIX, pl 123; Kon¤_x.·r, Icon.,
1876, p. 61, pl. Lxvx, fîg,1144] signalée dans le lac du Bourget en Savoie [J. R.
Bovneuxcruvr]. , ; o
8.` U. tumidus PHIIJPSSON (Fig. 837; plrxxu, fig. 588)._
· Mya ovata D0N0vAN, 1802, pl. cxxu, fig. 1 [: Lumëdulus Loc.];
Uutumidus Pmmrssou, 1788, p.' 17; ROSSMÃSSLER, Icon., 1836, p. 27,
pI.' xvi, fig. 203, 204; 1838, pl. xx., fig. 541, 1840, pl. Lx, fig.`773;DU1>UY.
1850, p. 655, pl. xxvm, fig. 20 [: tumielulus Loc.]; Mooum-Tamron; ll, .
1855, `p· 577, pi. LI, fig. 11 à 14; Locnnn, 1880, p. 69; 1893, pr 212,
fig. 225; GERMMN, 1008, p. 139, fig. 1 à 5, pI.'v, fig. 4-5, pl. vx, fig. 1-39
1909,'p. 96, fig. 1 à 6, pl. II,-IIg· 46; U. aldemaricus Bouncoicwn in
Loc., 1889, p. 70, 156; 1893, p. 213; U.:aQvecanus Boone. in Loc.; 1882;
p. 285, 355; 1889, p. 71; 1893, p. 215; U. bardus Boum:. in Snnvam, ‘
1881, p. 98; Loc., 1889, p. 69; 1893, p. 213; U. Berilloni Loc., 1882,
p. 298, 365; 1889, p. 68; 1803, p. 212; U..catz'nulus. Loc., Bull. SOC.
Elbeuf} XXII, 1893, p. 58; 1893, p. 215; U. conus Srmvcnnn in. Moncu, _
Syn. Mollusc. Daniae, 1864, p. 77; Loc., 1889, p. 70; 1893, p. 214, fig; 226 ;·
U. edyus Boum;. in Loc., 1882, p. 299,’367; 1889, p·. 71; 1893, p. 215;
U. ellzovensis Loc. .§`oc. Elbeuf, XXII, 1893, p. 52; 1893,‘p. 215; U. Gz-
berti Loc., 1889, p. 25, 85; 1893, p. 215, fig. 227; U. Heckingi LocÃ, 1882, ,
p. 299; 1889, p. 72; 1893, p. 217 [: U. tumidus var. H€Ckl·Hgl'COLBEAU,
Ann. Soc. malacoli Belgique, III, 1868, pl. xv, figi 1]; U. inflala HÉc1m·r,
Mem. Soc. agr. Valenciennes, I, 1833; p. 245; U. incurvatus Iîoc., 1882,
p. 286; 1889, p. 72; 1893, p. 216 [: U. batavus var. lncurvatus Connmu,
Ann. Soc. malacol. Belgique, Ill, 1868, p. 106; pl. xv, fig. 2-3]; U. lacry-
miforniie Loc., Bull. Soc. Elbeuff XXII, 1893, p. 60 ;` 1893, p. 216, fig. 228;
U. Levoiturierz Loo.', id., XXII, 1893, p. 55; 1893, p. 216; U, nzger (nz
JOAN8IS)· Bonne. ln _L0c., 1882,_p. 298;_ Loc., 1889, p. 67 ;_'1893,, p. 212 '
[: U. pictorum var. nzger ne Jonmvxs, 1859, p. 34, pl. xu, fig..2]; U.pz'c-
tus Loc., 1889,'p. 71; 1893, p. 214 .[= Untzzmidus ver. picta BECK`l.Il
Môncn, Syn. MoII.· Deniae, 1864, p. -77]; U. rlzynchetùzus Lnroonuuux in
Snnvzim, 1882, p. 24; L`0c:·,. 1889, p. 69; 1893, p. 211; U. rothomagensis

742 ' Monwsqons rennnsrnns ET FLUVIATILES
Loc., 1893, p. 213; U. roàtmta Waxnnnivstme, Moll. Belgique, 1827,
p. 36 [non nn LAMARCKIQ U. tumens (nn Joamvxs] Boone. in Loc., 1882,
p. 298; Loc., 1889, p. 60; 1893, p. 202, fig. 216 [= U. pictorum va1·.
tumens ne Joxums, 1859, p. 38, pl. xii, fig. 6]; U. tumidulus Loc., 1889,
` pl 70, 155; 1893, p. 213; U. vùzceleus (ma Joimms) Bonne. in Loc., 1882,
p. 298; Loc., 1889,; p‘. 59; 1893, p. 203 [: U;pictorum var. vinceleus nn
Joanms, 1859, p. 34, pl. 12, fig. 4; : U. occidaneus Dnoniâr, Joum. de
Conchyl., 1888, p. 104; 1889, p. 30 (pars)]; ·-— ?U, Fourneli Boone. in
· Loc., 1882, p. 300, 367; 1889, p. 71; 1893, p. 214.
Coquille ovalaire cunéiforme, allongée ou très allongée, atténuée en
arrière, ventrue; région antérieure courte, arrondie; région postérieure
· très allongée, au moins 2 1/2 fois plus longue que l’antérieure, terminée
par un long rostre inframédian un peu obtus; bords supérieur et inférieur
subparallèles; sommets vers le tiers antérieur, garnis de tubercules iso-
lés; ligament court, assez fort, subarqué; dents cardinales assez fortes,
comprimées, subtriangulaîres, constamment moins saillantes que celles
de l’U. Requieni, la dent postérieure de la valve gauche toujours peu _
développée et parfois rudimentaire; lamelles latérales élevées, un peu
comprimées; test assez épais, solide, recouvert d’un épiderme jaunâtre,
_ verdàtre, olivàtre, vert jaunâtre ou marron jaunâtre avec ou sans zones
transversales brunes ou brunâtres. et avec ou sans rayons divergents
d’un vert plus sombre; nacre variable, d’un blanc bleuâtre, rosée, violacée
ou saumonée, parfois d’un beau jaune doré. — Long. : 60-100 [-110] mm.;
haut. :25-45[-50] mm.; épaiss. : 20-30[—35] mm.
Le polymorphisme étendu de cette espèce porte principalement sur l‘allon—
gement plus ou moins grand de la coquille qui peut être très raccourcie (U. Gi-
berti Loc., et surtout U. cazius Sreivctsn [pl. xxxv, fig. 601] 0u,au contraire, très
‘ allongée (U aldemezricus Bonne. et,surtout, IL Iacrymiformis Loc.), Les formes
abbreviata sont souvent plus ou moins anormales (comme les U. catinulus Loc.,
U.' HeckingiCo1.B...]. Entre toutes ces modalités il existe un tel nombre d'in-
termédiaires qu’il serait vain de distinguer des variétés. l
Habite les fleuves, les rivières; commun, presque toute la France, mais plus
' abondant dans l'()uest, ·
var. rostratus DE Lxiumcx (Fig. 838; pl. xxxr, fig. 587). _
Unia rpstratus ne Lamncx, 1819, VI, part. I, p. 77; Dnouièr, 1898, p. 80;
Locann, 1889, p. 65; 1893,p. 207, fig. 221; WESTERLUND, VII, 1890, p. 103; Gna-
MA1N,1908,‘p. 145, pl. vi, fig, 4; 1909, p. ·93; [L pictorum Rossnïsstsn, Icon.,
1836, p. 23, pl. xm, fig. 196 et 1837, p. 55, pl. xxx, fig. 409; Dnonër, 1857, pl. vi;
U. pictorum var. rostram MOQUIN·TANDON, II, 1855, p. 576, pl. Li, fig. 4-5 et var.
_ longirostris, p. 576; U. longirostris Zn-zcuzn in Rossmltssmsu, Icon., 1836, p. 36,
fig. 200 et 1842, p. 13, fig, 738; Loc., 1889, p. 66; 1893, p. 209, fig. 222, U. lug-
dunicus Coumcnn m Loc., 1889, p. 62, 142; 1893, p. 209; U. macropist/aus
Bonne. in Loc., 1889, p. 66, 152; 1893, p. 210; U. Perroudi Loc., 1889, px 58,
136; 1893, p. 209; U. proechistus BOURG., Ann. Malacol., I, 1870, p. 69; Loc.,
1889, p. 67; 1893, p. 208]: IL roszratus var. falcatus Dnoniàr, 1898, p. 89];

UNIONIDAIL — 111110 , 743 .
U. roszratellus Boum;. in Loc., 1882, p. 297, 365; 1889, p. 67; 1893, p. 208; i
U. ruginosus Dnouër,1898. p. 49, pl. 1, fig. 8; U. siliquiformis Loc., 1889, p. 67,
;·m\u\\\\\\x»._
É (  ) 9* 
8 3 7— .
@8   È ````` `````     '
 
871 8 '
.`·11n\¤\\\I\\\\\\\\\  
  \\`\\\\llll\ll\\\l\lllim.
8 3 9 ·
F10. 837 à 839. — 837. Unia tumidus P1111.11>ss0N, un peu réduit. - 838. Unia tumidus
Pim,. var. rostrutus ma Lmimcx, un peu réduit. -— 839. Unio tumidus P1111.. var. maxi-
mus Môncn, grandeur naturelle.
153; 1893, p. 209. - Coquille plus étroitement allongée, assez renflée, la région
postérieure de 3 à 3 3/4 fois aussi longue que Pantérieure, terminée par un long
rostre amînci, inframédîan et retroussé vers le haut; bord inférieur bien con-
vexe postérieurement, parfois subsinueux en son milieu; même test. — Long. :
75-80-95 mm.; haut. : 28-30-35 mm.; épaîSB· :20-30 mm. _ ·

744` ' MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
' Commun, presque partout, mais principalement dans les bassins de la Seine
et de la Loire. I ' ‘ ‘ ‘ `
var. maximus Mônca (Fig. 839; pl. xxn, fig. 586).
Unia piczorum var. maxima Môncn, Syn. Moll. Daniae, 1864, p. 78; U, rostra-
tus var. amplus Dnouiîr, 1898, p. 89; U. maximus Bouacuxerwr in Loc., 1882,
p. 298; 1889, p. 68; 1893, p. 210, fig. 223; U. malafossianus Filcor in Loc.,
1882, p. 297; Loc., 1889, p. 69; 1893, p. 211 [: U. Requieni var. permaxima
DUPUY, Journ. de Conchyl., 1877, p. 22, non MICHAUD]; U. aegcricus Loc., 1889,
p. 63 et 144; 1893, p. 203. — Coquille sensiblement de même forme, bien que
proportionnellement un peu plus haute, plus renflée, à bord inférieur moins
convexe et de grande taille, atteignant jusqu’à 105-110 mm. et, exceptionnelle-
ment, 120 et même (dans la Loire) 150 mm. de longueur, pour 45-50-52 mm.
de hauteur et 35-38-42 mm. d'épaisseur. Le test est épais, solide, avec les
mêmes variations de coloris que chez les individus de l’U. tumidus PHILIPSSON.
Habite les fleuves et les grandes 1·ivières,presque partout,mais peu commun.
_ · L‘Unio lim0susN11.ssor1[Moll.
—···mmn\\l Sueciae,1822, p. 110; Rossuiis-
‘ \ s1.E1x,Iconogr., 1836, p. 33, pl.
Xlll, fig. 199; Locilnn, 1889.
\ p. 68; 1893, p. 211, fig. 224;
: U. pictorum var. limosus
I / 7Ãl0QUIN—TANDON, II, 1855, p.
  ' ,. 576] n’est qu’une forme plus
" — fr petite, plus renflée (long. : 68
à 82 mm.; haut. :' 30-34 mm.;
épaiss. : 25-29 mm.) à bords
F10. 840. — Unia tumidus PHILIPSSON forme tumidulus S“Pé"î6u" et î¤fëPP Pa[`aUè'
Locaun, légèrement réduit. les. On le trouve partout avec
· l’U. tumidus PHILIPSS. et ses
variétés. L’Unio Jousseaumei BOURGUIGNAT [in Loc., 1882, p. 294, 363; Loc., 1889,
p. 63; 1893, p. 204, fig. 217] n’e11 diffère pas sensiblement.
L’Uni0 trilfoiricus BOUHGUIGVAT [Bull. Soc. malacolog. France, II, 1885, p. 229;
Loc., 1889, p. 65; 1893, p. 199; : U. valens Dnouür, Journ. de Conchyl., 1897,
p. 122; 1898, p. 50, pl. 1, fig. 5] est une forme plus ovalaire oblongue avec une
région postérieure terminée par un rostre inférieur obtus, des sommets proé-
minents, un bord inférieur presque droit (parfois plus ou moins subsinueux)
parallèle au bord supérieur et un test épais, solide. — Long. : 70-97[-100] mm.;
haut. : 30-45[·48] mm.; épaiss. : 20-32[-35] mm. Cette forme (‘) se rattache cer-
tainement à la var. maximus Môncu et il en est probablement de même de
lîUnio gestroianus BOURGUIGNAT [in Loc., 1882, p. 296, 365; 1889, 'p.'53; 1893,
p. 194, fig. 208], mais ce dernier n'est pas sans analogies avec certaines moda-
lités de l’U. Requieni Mxcuwn var. pomae BOURGUIGNAT.
`Enfin IfU'1iiô Michaudî ons MOUITINSA [i U. miclraudiànusi Bris Moutms, Actes
Soc'.lLinn. 1?0rdéau.x,,·VI,·1833, p. 2], pl}, 1, fig, 1-4]; LocA11n,`_1889,.'p.'.64; 1893,
l. Le typ; pi·0;i·ent ide 1À rivière Trifioire rires liBl'i`l'0U8S (aube) où l’U. valcns D1xoui:1· a été
recueilli également. Cette forme a dailleurs été retrouvée dn peu pa1·tout.· `

' umomoas. - rsxunmonouu 745
pt 204, ; U. tumidus var. mic/aaudianus Moouuv-TAxoox, ll; 1855, ‘p. 577]
est une espèceseulement connue par la? description originale. Trouvée dans
l‘étang· de Monbrun, aux= environs de Bergerac (Dordogne), cette forme n’a
jamais été recueillie depuisi C’est une grande coquille (long. : 110 mm.; haut. :
59 mm.; épaiss: : 45 mm.).subtrigone. ovalaire un peu haute, bienrenflée, avec
une région postérieure,`2 1/2 fois aussi longue que Pantérieure, un bord infé-
rieur très arqué, des sommets renfléstsaillants, très larges, des dents cardi-
nales épaisses, allongées; tronquées et un test noir brunâtre. Il est très pro- '
bahle que cette coquille correspond à une forme de l'Unio iumidas Pmurssos
comme le voulait déjà Cf Promo [1840,   362, pli v, fig. 1} 2, 3] et, plus spécia-
lement, à la var. maxima Môacn. ·* · · `
I ' "'G.`ii*SEUDANODONTA'Bounoulorwr, 1876. _‘ ' ,
· l ' [pseadoanbdehza \Vssram.U1vn, 1902].   ·
Animal semblable à celui des Anodontes. `
Coquille comprimée à valves bàillantes à la région inféro-antérieure et en
arrière de l’angle postéro-dorsal; charnière montrant des rudiments de dents
cardinales et des renflements lamelliformes plans remplaçant les dents laté-
rales; sommets ornés de 3-5 rides tuberculeuses (tandis que les Anodontes ont
de 8 à 12 (rarement de 4 à 8) rides fines et parallèles jamais tuberculeuses);
test relativement épais et solide, recouvert d’un épiderme très coloré, luisant,
très généralement orné de rayons divergents. .
Les Pseudanodontes habitent les eaux bien courantes, les lleuves et les riviè-
res, de préférence sur les fonds sableux ou sablo·vaseux.
1. Valves médiocrement bàillantes . ' ....... ' . . . 2
-·- Valves bien bàillantes. ' .... ’ ........ · . 3
2. Coquille très peu ventrue, à convexité maximum presque cen-
. trale; test mince, très brillant, généralement vert émeraude. _ .
_ ......... ’. . . ‘ .... P. elongata, p. 746
— Coquille assez comprimée; test très mince, presque noir, terne.
........ ' . ‘ .... `. . P. Brehissoni,_p. 749`
3.’ Bord inférieur rectiligne ou plus ou moins sinueux. .· . . . 4
— Bord inférieur bien convexe; coquille peu ventruejovalaire allon-
gée en fer de lance; test brillant, verdàtre. P. complanata, p., 745
4. Coquille allongée oblongue à convexité maximum voisine de la
région dorsale; bord inférieur sinueux, test épais, solide, jaune
verdâtre assez luisant. . '.' ...... P. dorsuosa, p. 749
*4 Coquille allongée à bord inférieur rectiligne; test sombre,`cen-
‘ dré verdàtre, peu brillant. _. .` ..... Pi Klettii, p._ 748 _
1. P. complanata (Zxscmm) Rossmïssmm;. · · .
`Anodonta complanata Zmcn. zh Rossm., Icon., 1835, p.`112, pl. ur,
fig. 68, a, b;P.s·eudan0d0nta complanata. Bouncutcuxr, 1877, p. 55; 1880,
p.· 27; Gama, 1927, p. 188,· pl., xxrvg fig. 3; pl: xxvix, fig. 1 ix'3, 6‘et 7.

746 MOLLUSQUES rsrmnsrmzs ET FLUVXATILES
Coquille ovalaire allongée en forme de fer de lance, médiocrement
ventrue; région antérieure écourtée, arrondie; région postérieure. au
moins deux fois aussi longue, avec un rostre un peu inframédian; bord
supérieur peu convexe, souvent suhrectiligne; bord inférieur bien convexe;
sommets médiocrement saillants, un peu aplatis, ligament robuste,
marron plus ou moins foncé; valves bien bâillantes à la région anté1·o·
_ postérieure; test brillant, verdàtre, avec zones jaunâtres, garni de stries
parallèles très émoussées, un peu feuilletées inférieurement; nacre irisée,
d’un blanc bleuàtre. — Long. : 60-82 mm.; haut. : 30-47 mm.; épaiss.
max. : 17-20 mm.
Cette espèce, très répandue dans l`Europe centrale et, particulièrement, dans
le bassin du Danube, ne vit pas en France bien qu’elle ait été très souvent
signalée en de nombreuses localités de notre pays. Elle est remplacée par une
espèce voisine qui n'en est peubétre qu'une variété, le Pseudanodonza elongaza '
Honsnnnr.
2. P. elongata Honmnna (Exc. 842 et 844; pl. xxv, fig. 604).
Anodonta elongata HOLANDRE, 1836, p. 54; DUPUY, 1850, p. 620,
pl. xv1, fig. 16 [: A. JObd8*DUPUY, 1849, n° 18]; WESTERLUND, VII,
1890, p. 300; A. complanata (et var. elongata) l\r10QUIN·TANDON, 11,1855,
p. 560, pl XLV, fig. 3-4; A. gratelupeana GAss1Es, 1849, p. 193, pl. 11,
fig. 13-14, pl. III, fig. 1-3; pl. IV, fig. 2 et var. globosa Gnssxss, p. 193,
pl. 11, fig. 15-16; WEsrEnLUNo, VII, 1890, p. 307; A. Normandi DUPUY,
1849, n° 21; 1850, p. 620, pl. xvr, fig. 15; WESTERLUND, VII, 1890,
p. 303 [: A. complanata var: Normandi Moounv-TANnoN, II, 1855,
p. 560]; A. Rayi WESTERLUND, VII, 1890, p. 307 [non DUPUY]; — Pseu-
danodonta elongata BoUnc;., 1880, p. 48; Locann, 1890, p. 16; 1893,
p. 221, fig. 232; GÈRMAIN, 1908, p. 158-166, fig. 12 à 17, pl. IV, fig. 1, 2,
3, 5,.1909, p. 106-116, fig. 7 à 12; P. albica D11oUi«E'1·, 1898, p. 85, pl. 1,
fig. 2; P. aploa Bonne. in LocAno, 1890, p. 16, 100; 1893, p. 223;
P. complanata var. elongata GEYER, 1927, p. 188; P. globosa (Gsssuzs)
Bonne., 1880, p. 31; Loc., 1890, p. 12; 1893, p. 218; P. gratelupeana
Bonne., 1880, p. 29; Loc., 1890, p. 11; 1893, p. 217, fig. 229; PÃ impe-
rialzk SERVAIN in Loc., 1890,'p. 13 et p. 92; 1893, p. 219, fig. 231;P. isa-
rana Bounc. in Loc., 1890, p. 13, 93; 1893, p. 219; P. lacustris Simvaxu
in Loc., 1890, p. 13, 95; 1893, p. 220; P. ligerica SERVAIN'l7l Bouuc.,
1880, p. 50; Loc., 1890, p. 14; 1893, p. 220; P. limosina Dumas, 1895,
p. 63; P. mùzima (pars) Knmunn et. Woonwunn, 1926, p. 330 (non
MILLET, excl. syn.); P. Mongazonae Bonne. in. Loc., 1890, p. 94; 1893, `
p. 220; P. Marini Loc., 1893, p. 224; P. nantelica Bonne. in Loc.,
1890, p. 12, 87; 1893, p. 218 [= Anodonta complanata var. Normandi
nn Joamvxs, 1859, p. 15, pl. VI, fig. 1]. P. Normandi Bonne., 1880, p. 31;
Loc., 1890, p. 15; 1893, p. 222, fig. 223; P. occidentalis CoU*1*AGNs
(sensu lato), 1895, p. 133; P. Rayi M.«s11.1.1z in Bonne., 1880, p. 43;

umomnan. — rsnunmonoivu 747
Loc., 1890, p. 14; 1893, p. 221 [= Anodonta complanata var. eiongala
on Joaivms, 1859, p. 16]; P. rothomagensis Locann, 1890, p. 12, 90; 1893,
p. 219, fig. 230; P septentrionalis Loc., 1890, p. 15, 97; 1893, p. 222;
P. Scrvaini Boum;. in Loc., Bull. Soc. Sc. natur. Rouen, 1885, p. 6;
Loc. 1890, p. 15; 1893, p. 222.
Coquille ovalaire allongée, très peu renflée, parfois même un peu com-
primée, avec maximum d'épaisseur presque au centre; région antérieure
mv, ......... .   ····
84 1 '
84'3 849
Fm. 841 à. 844. — 841. Pseudanodonta dorsuom Daoust, 2/3 environ de la grandeur
naturelle. - 842. Pseudanodonta. elongala. Hommnss, 2/3 environ de la grandeur natu-
relle. — 843. P. elongata llomuoas var. Dumasi Locano, 2/3 environ de la grandeur
naturelle. — 844. P. elçmgala Houmom: forme nantelica Bouaouxomxr, 2/3 environ de
la grandeur naturelle.
courte, arrondie; région postérieure 2 1/2-3 à 3 3/4 fois plus longue, à
peine plus haute, avec rostre iniramédian court et légèrement relevé;
bords supérieur et postérieur bien arqués jusqu’au rostre; bord inférieur
généralement largement arqué convexe; sommets très obtus, aplatis, _
généralement intacts; ligament peu saillant, brunâtre; impressions mus-
culaires faibles, la palléale à peine sensible; valves médiocrement bâil-
lantes intérieurement à la région/antérieure; test mince, léger, fragile,
recouvert d‘un épiderme très brillant, parfois comme verni, d‘un magni-
fique vert émeraude, plus rarement vert jaunâtre ou olivàtre, plus brun
vers les sommets, avec ou sans rayons divergents d’un vert plus sombre;
nacre irisée, d’un blanc azuré lavé de, rose, plus rarement orangée ou
rougeâtre. — Long. : 60-80[-85-90] mm.; haut. : 25-30-40]-45] mm.;
épaiss. : 15-20]-25] mm.

748 MOLLUSQUES 1·xxuxxEs'x·RBs_ ET FLUVIATILES _
Habite les fleuves, les rivières, de préférence sur les fonds sableux ou sablo·
vaseux, peu profondément enfoncé. Cette espèce polymorphe [cf, L. Ganmxu,
1908, p. 158 et sq., 1909, p. 106 et sq.] est connue, en France, dans 1’Escault
(Nord), la Moselle aux environs de Metz, la Garonne, notamment aux environs
, d’Agen (Lot—el-Garonne) [J. B, Gassms], mais principalement dans les bassins
de la Seine et de la Loire et, plus particulièrem nt. dans la basse Seine et su1·-
tout dans la basse Loire entre Saumur et Nantês.
var. Dumasi Locann (Fig. 843; pl. xxvr, fig. 611).
‘ Pseudanodonta Dumasi Locaan in DUMAS, Revue Sc. Bourbonnais, VII, 1894,
p. 64, fig. 1; DUMAS, 1895, p. 63, pl. xxx, fig. 1; P. berryacensis DUMAs, 1894,
p. 66, fig. 2; 1895, p. 63, pl. xxx, fig. 2; GEaMAxN, 1908, p. 160, fig. 13; 1909,
p. 108, fig. 8 (comme var. d’elongata). —- Coquille largement ovalaire assez
courte, haute, aplatie comprimée; bord supérieur presque droit jusqu’à l’angle
postérodorsal, le bord postérieur concave, très déclive;'bord inférieur très
largement et régulièrement convexe; région postérieure courte, terminée par
un rostre très peu développé, obtusément subtrouqné; test brun verdâtre on
brun rougeâtre. — Long. : 60-65 mm.; haut. 1 40-43 mm.; épaiss. : 14 mm.
Cette forme, qui isolée semble nettement différente, est reliée au P. elongam
HoL. par de nombreux intermédiaires. Le Pseudunodonzu rothomagensis Loc.
passe directement au type; il se rattache à la forme berryucensis DUMAs, la
plus élargie, par lerP; Dumusi Loc.
Canal du Berry (Allier) [DUMAS]; la Loire à Sainte-Gemmes, près d'Angers
' (Maine-et-Loire) [Th. SURRAULT, Louis GERMAIN, 1904, p. 47]. .
3. P. Klettîi RossMÃssLER.
Anodontu Klettii RossM.,_Icon., 1835, p. 112 (sans description); Môxxcu,
1864, p. 90; Wesrunnuivn, VII, 1890, p. 306; A. minima Joan, Cat. Moll.
Moselle, 1844, p.` 14, pl. 1 [non M11.1.ET]; A. elongata Joux, Suppl. Cat.
_ Mol1..Moselle, 1851, p. 6 [non Honmnnu} (‘); ——— Pseudanodontu Kleztii
Bouncuxcxvxr, 1880, p. 45; Locarxn, 1890, p. 16; 1893, p. 223, fig. 234;
GERMAIN, 1908, p. 168. v
Coquille de forme allongée, plus haute en arrière qu’en avant, convexe
un peu ventrue; région antérieure arrondie, écourtée; région postérieure
3 fois'plus longue, terminée·par un- rostre très obtus; bord supérieur
légèrement convexe; bord inférieur presque rectiligne; sommets assez
renflés; comprimés, à crochets aigus, généralement excoriés; ligament
fort, robuste, allongé; valves bombées, très bàillantes postérieurement, ·
moins bâillantes antérieurement; test recouvert d`un épiderme verdâtre
sombre, peu brillant, généralement uniforme, souvent d’un verdâtre cen-
dré; nacre d’un blanc bleuàtre. — Long. : 60-65 mm.; haut. : 35·38 mm.;
épais; : 18-20·mm. ' - · ` ~ · i
Espèce du Nord de l’Europe (Angleterre, Belgique, Allemagne, Danemark,
Russie) signalée maintes fois en France, notamment dans le département du
Nord, dans la Moselle, la Saône. Elle n_e semble pas vivre dans notre pays.
1. G’est aussi l’Anodonta. rhomboidea Scrxrürnn, 1838 [Kurz. syst. Verz. Concl:. Halle. p. 32].

umomnaa. — rsaunmwonoxn 749
Le.seul échantillon de la collection A. Lomme (Muséum de Paris) étiqueté
Pseudanodonm Kleuii Rossu. est une valve dépareillée (la Seine, aux environs
d’Elbeuf) de P. elongata Hou forme imperialis Senvam. ,
4. P. dorsuosa Dnouisr (Fig. 841; pl. xxiv, fig. 598).
~ - Anodonta dorsuosa Dnouiàr, Joum. de Conchyl., 1881, p. 305; 1889,
p. 90, pl: ui, fig. 2; Wasraunurzn, VII, 1890, p. 308: A. arasiana Wnsr.,
VII, 1890, p. 309; A. Locardi Wasr., VII, 1890, p. 309·[non Bouncux-
oun]; - Pseudanoclonta dorsuosa Bouncuicnn, 1880, p. 372; Locuw,
1890, p. 17; 1893, p. 225, fig. 236; P. ararisana Counomiz in Loc., 1882,
p; 266, 349; 1890, p. 17; 1893, p. 224; P. Arnouldi P1.côMs·z'n Loc.,
1890, p. 13, 91; 1893, p. 219; PJ Cazioti Boone. z'n«L0c., 1890, p. 17,
101; 1893, p. 225; P. Eat/zymeî Pacôxvm in Loc., 1890, p. 16, 99; 1893,
p. 223;.P. Locardi Counciva in Loc., 1882, p. 266, 347; 1890, p. 17;
1893, p. 224, fig. 235; P. Pacomez'B0uac. in Loc., 1890, p. 17, 102,
1893, p 225;P. Pechaudz'Bounc. in Loc., 1890, p. 12, 88; 1893, p. 218;
P. rivalls Bounc. in Loc., 1890, p. 14, 96; 1893, p. 221; P.' tr1'vurtz'na
Bonne. in Loc., 1890, p. 18, 103; 1893, p. 225.
Coquille allongée oblongue, convexe ventrue, à corwexité maximum à
la partie supérieure et dorsale; région antérieure courte, arrondie,
obtuse; région postérieure de 2 1/2 à 3 fois plus longue, un peu large,
`terminée par un rostre obtus arrondi, parfois retroussé, subbasal; bord
postérieur souvent concave jusqu’au rostre; bord inférieur presque paral-
lèle au bord supérieur, plus ou moins sinueux ou subsinueux; sommets
renflés, non saillants, bien ridés; ligament allongé; valves très bàillantes
inférieurement dans larégion antérieure; impressions musculaires fai-
bles; test épais, solide, recouvert d'un épiderme jaune verdàtre assez
·luisant§ garni de stries d’accr0issement fineset inégales; nacre peu bril- ‘
lente, bleuàtre, souvent livide vers_les sommets. — Long. :60-75-85 mm.;
haut. ;` 35-38-45 mm.; épaissfz 22-25-26 mm. '
Cette espèce diffère du Pseudanodonza elongaza Houmnna par le bombement
de ses valves dont le maximum se trouve près de-la,régi0n dorsale alors qu’il
est à·.peu près central chez Pelongata; par son test plus épais, plus solide,
recouvert d’un épiderme moins brillant, jaune verdâtre et nou vert émeraude;
.par sa répartition géographique différente. Le Pseudanodanta dorsaasa Dnouiâr
est, en effetyspécial au bassin- de— la Saône.·Il est surtout commun. dans la
Côte-d’Or (Pontailler·s.-Saône, Auxonne, Saint-Jean-de-Losne, etc...) mais vit
aussi, moinsabondamment, dans lesdéparbements du Rhône (à Neuville-s.-
Saone, Rochetaillée) et de l’Ain (à Trévoux). `  
5. P. Brebîssoni Locano (PI. xxvx,. fig. 612).
Pseudanodonta Brebissoni Locann, 1890, p. 18, 104; 1893, p. 226; Gau-
MAIN, 1908, p. 167, pl. xv, fig. 7. _ p
Coquille subovalaire médiocrement allongée, peu renflée; région anté-
rieure bien arrondie; région postérieure 3 fois plus longue, terminée par

750 Monwsouns Tnnnnsrnns ET FLuvxA·r1LEs ·
un rostre `arrondi et subbasal; bord supérieur presque rectiligne, légère-
ment descendant jusqu`à l‘angle postéro-dorsal; bord inférieur à peine
subsipueux; sommets très peu saillants, à peine renflés, excoriés; liga-
ment allongé, fort, saillant; valves peu bàillantes; test très mince, forte- ·
ment corrodé, recouvert d’un épiderme noir. — Long. :55 mm.; haut. E
35 mm.; épaiss. max. : 16 mm.
L‘Orne, aux environs de Caen (Calvados) [A. Locaan].
Espèce douteuse, connue seulement par la description originale et l'unique
exemplaire de la collection A. Locarno (Muséum de Paris) que j'ai figuré en
1908. C’est vraisemblablement un Pseadanodonm elongata Hot,. fortement
modifié quant au test qui est très largement excorié; mais il est possible
aussi que ce soit une forme d’Anodonza anatina L., ce qui sera élucidé par
l’étude de jeunes individus possédant des sommets intacts.
G. ANODONTA DE LAMARCK, 1799.
[Anodontites (pars) BRUGUIÈRE, 1792; Musculus (pars) Boxxrsiv, 1798; Anodontites
Cuvxnn, 1798; Cista Hunnivsa, 1810,· Anodon OKEN, 1815; Anodontes Covxnn, *
1816 (1817) (non r BRUGUlÈRE)]· '
Ànimal grand, ovalaire; bords du.manteau assez épais et franges; pied en
forme de hache; branchies formées de tubes fîliformes se coupant sensible-
ment à angle droit, les tubes verticaux rectilignes, les tubes horizontaux
ondulés, l’ensemble simulant une sorte de dentelle (fig. 808).
Coquille ovalaire, généralemenbgrande ou très grande; ligament grand,
épais, saillant; sommets peu saillants garnis de très fines rides plus ou moins
parallèles aux stries d‘accroissement ou obliques par rapport à ces dernières;
charnière non dentée, réduite à une ligne légèrement courbée; test le plus
souvent mince, léger; nacre peu brillante.
` Oeufs occupant seulement les branchies externes; glochidium triangulaire,
avec crochet, se fixant entre deux écailles ou sur une nageoire d’un Poisson et
non sur les branchies comme le glochidium des Unios.
Les Anodontes se nourrissent de substances animales et végétales en
décomposition. Elles vivent de préférence dans les eaux tranquilles à fond
vaseux ou sablo-vaseux mais se rencontrent aussi, bien que moins abondam-
ment, dans les rivières; elles s’eni`oncent dans la vase pendant l’été lorsque
la couche d’eau qui les sépare de l’air devient trop mince, Les Loutres (Luxra
luzra L,) et surtout les Rats ou mieux les Campagnols d’eau (Arvioola amphi-
, bia Pattxs) en font une grande consommation : ils font un trou dans les val-
ves des Anodontes et gobent l’anîmal.
1. Sommets garnis de rides parallèles ou presque parallèles aux
_ stries d’accroissement ............ · . . 2
- Sommets garnis de rides coupant plus ou moins obliquement
les stries d‘accroissement.‘ ............ 3
2. Coquille grande ou très grande, peu ventrue; région anté-

cnioninu. — Asonoivm 751
rieure courte; test mince, léger, les valves com_me plissées. . `
...... _ .......... A. cygnaea. p. 752
— Coquille grande, bien ventrue bombée; région antérieure allon-
gée; test assez épais, solide, les valves non plissées. . . :
....... ` ........ A. Biehissonî, p. 756
3. Coquille à test mince, mais solide .......... 4
-— Coquille à test épais ou très épais, plus ou moins lourd. . . 7
4. Coquille ovalaire assez allongée; région postérieure avec rostre
long ..................... 5
—— Coquille ovalaire courte, souvent plus ou moins subcirculaire;
région postérieure avec rostre court; test brillant, jaune ver-
dâtre ou vert .................. 6
5. Coquille très peu ventrue; région poslérieure allongée en forme
de fer de lance; sommets garnis de rides unes, nombreuses,
peu flexueuses ........... A. anatina, p._ 756
— Coquille plus allongée, asse; ventrue; région postérieure moins
développée; sommets garnis de rides peu nombreuses (4), ondu-
lées ............... A. ataxiaca, p. 760 `
6. Coquille très peu venzrue ou même déprimée; sommets en forme
de crochetstrès déliés ........ A. maculata, p. 771
— Coquille 'bien ventrue, proportionnellement plus courte ct de
taille plus grande; sommets bien bombés mais à peine saillants.
................ A. Depereti, p. 773
7. Coquille de forme variable mais jamais régulièrement ovalaire. 8
- Coquille ovalaire courte, suburrondie, bien renllée ventrue;
rostre court, arrondi; bord inférieur très largement convexe. .
............... _ A. subrhombea, p. 772
8. Coquille de forme plus ou moins subtriangulaire à prop'!
d’Unio, test très lourd et très épais .......... 9
— Coquille de forme plus ou moins ovalaire allongée ou légè- ·
rement subquadrangulaire ............. 10
9. Coquille très renflée: région postérieure 2 fois plus longue
que Pantérieure; épiderme marron foncé. A. Carvalhoi, p. 765
— Coquille bien moins renflée; région postérieure 3 fois plus lon-
gue que l’antérieure, efïilée comme chez l’Uru'o tumzdus; épi- ·
derme clair, souvent café au laiti . . . Z Ai Spondea, p. 770
10. Coquille ovnlaire plus ou moins allongée; région antérieure régu-
lièrement arrondie; test plus ou moins sombre ..... 11
— Coquille· cunéiforme allongée; région antérieure très haute,
très courte et très décurrente à la base; rostre très allongé,
oamard; test recouvert d‘un épiderme clair. • ...... 12
11. Coquille ovalaire allongée; bord inférieur droit ou plus ou `
moins subsinué en son milieu; test épais ou très épais. . .
,............ . . A. avonensis, p. 760
48

752 M0LLUsoUEs TERRESTRES ET ÉLUVIATILES.
-—— Coquille subovalaire un peu courte, légèrement subquadrangu-
laire; bord inférieur largement arqué; test moins épais. . .
............... A. intermedia, p. 768
12. Coquille à rostre très allongé; sommets non saillants. . .
..... 2 .......... A. rostrata, p. 766
-— Coquille à rostre moins allongé; sommets bombés, peu
saillants ............ A. pyrenaîca, p. 768
1. A. Gygnaea LIl\NÉ (Fig. 845, 846; pl. xxiv, fig. 597).
rllytilus cygnaeus LxNNÉ, éd. X, 1758,p. 706, n° 218;GMm.1N, éd. XIII,
1788,p. 3355; AI. zellensis GMELIN, éd. XIII, 1788, p. 3262; Mya m·cnm·ia
Scrxxxôrmx, 1779, p. 165, pl. x, fig. 1, non Lmivxê [: Anodonta cellensis
C. Pxrxzxrxvxzn, 1825, pl. v1, fig. 1]; Anodontztes ·cygnaea Pomur, 1801,
p. 109; A. cygnaea I·]ANL1xY,Ipsa Linn. Conchyl., 1855, p. 144; Moooxx-
TANDON, II, 1855, p. 557 (pars), pl. xL1l1,xL1v; DE Jommxs, 1859, p. 8,
pl. x (var. radiatus), xx (var. cellensàs); BOURGUIGNAT, 1881, p. 140;
Locmm, 1890, p. 26; 1893, p. 234, fig._ 241; KENNARD et \VoowAnn,
1926, p. 328 (pars); GEYER, 1927, p. 188, pl. xxxx, fig. 1; -- anodonta
acyrta Books., 1881, p. 130; Loc., 1890, p. 24; 1893, p. 332; A. an-
nesiaca Loc., 1890, p. 28, 110; 1893, p. 236; A. areZatensz`s.lAcQUE1v1xN,
Guide Voy. Arles, 1835, p. 124; DUPUY, 1850, p. 611, pl. xxx, fig. 14;
Boxmc., 1881, p. 286; \VEsTEm.., VII, 1890, p. 364; Loc., 1890, p. 73;
1893, p. 294; A. arenlzria (Scunürnxx) Bounc., 1860, p. 76; 1881,
p. 139; \VEs1~., VII, 1890, p. 211; Loc., 1890, p. 26; 1893, p. 234;
· A. cariosa Küsrun, Syst. Conchyl.-Cab., 1852, p. 43, pl. xv, fig. 3, pl. v,
fig. 1, pl. x, fig. 1-2; Boone., 1881, p. 147; \VEs'r., VII, 1890, p. 216;
Loc.,1890, p. 28; 1893, p. 236 [: A. cellensis var. rostrata Bxxox, 1867,
p. 36, pl. xv, fig. 1];A. cariosula ANCEY in Loc., 1890, p. 30, 114; 1893,
p. 239; A. catocyrm Coumoxxa in Loc., 1890, p. 21, 106; 1893, p. 229;
_ A. Chm·pyi(DU1>UY,mss) Boum., 1881, p. 127; \V12sx., VII, 1890, p. 207;
Loc., 1890,.p. 23; 1893, p. 232; A condcztina LEToUrxNEUx in BOURG.,
1881, p. 147; Wxzsrr., VII, 1890, p. 215; Loc., 1882, p. 270 (nommé, par
erreur, contadina); 1890, p. 30; 1893, p. 238; A cellensis liossnxiissnmx,
Icon., 1836, pl. xxx, fig. 280; Bnor, 1867, p. 33, pl. xxx; GEYE11, 1927,
p. 188, pl. xxvx, fig. 1-2; A. coup/za SERVMN, 1887, p. 261; Loc., 1890,
p. 15, 93 Lnommé A. CltP}Lü·);” 1893, p. 233; A. cordata, ]R0ssMÃss-
LER)BOURG., 1881, p. 122; Wnsr., VII, 1890, p. 204; Loc., 1890, p. 22;
1893, p. 230 [: A. çellensis var. inflata. Rossxx., Zeitschr.   Jlalakoz.,
1853, p. 15; : A. cygmzea. var. cordata Rossxwx., Icon., 1859, p. 136,
fig. 968]; A. dehonesta SERVAIN in Loc., 1890, p. 33, 149; 1893, p. 242;
A; desmoulinsiamz (DUPUY) Loc., 1882, p. 271; 1890, p. 27; 1893, p. 235,
fig. 242 [: A. rostrata DUP., 1849, n° 27, non : Rossnx.; :: A. moulin-
siana DUP., 1850, p. 616, pl. xx, fig. 19; Boom}., 1881, p. 151;·\VEsT.,
VII, 1890, p. 217]; A. DeQm·ctei Boone., Mise. Italo-malacol., 1882, p. 2;

umxomnmz. — ANODONTA 753
1883, p. 91; Loc., 1890, p. 31; 1893, p. 239; A. elZz]vsopsz's Boum.,
1881, p. 156; Loc., 1890, p. 33; 1893, p. 243, fig. 247; A. eucyplza
Boum., 1881, p. 108; Loc., 1890, p. 18; 1893, p. 226 [:.· A. cygnaea
Bossu., Icon., 1835, pl. m, fig. 67; Dupuy, 1850, pl. xv, fig. 14];
A. eupelina Smxvnx, 1885, p. 336; [loc., 1890, p. 33; 1893, p. 243
[: jeune]; A. eut/zynzeamz Loc., 1884, p. 27; 1890, p. 30; 1893, p. 237;
A. Fagoti Bounc., 1881, p. 144; Loc., 1890, p. 27; 1893,`p. 235;
A. f7·agz'lzZssz'ma (Cuzssux) B0unc.,1881, p. 129; WEST., VII, 1890, p. 207;.
Loc., 1890, p. 25; 1893, p. 233, fig. 240 [= A. mutabilis var. fragilis-
sima Cmzssm, Syst. Conc/z.-Cab., 1876, p. 237; : A. fragilissima
CLESSIN, id., 1876, p. 280, pl. Lxxxvu, fig. 2]; A Forschammeri (Müncn]
Boum}., 1881, p. 122; VVEST., VII, 1890, pi 204; Loc., 1890, 21; 1893,
p. 230 I: A. cygnaea var. Forschanznzeri Müncu, 1864, p. 84];
A. Gubilloti Loc., 1890, p. 23, 107; 1893, p. 231; Gnznxmm, 1909, p. 119;
`A. gallica Bounc., 1881, p. 123; VVEs1·., VII, 1890, p. 205; Loc., 1890,
p. 23, 1893, p. 231, fig. 239 [:` Jlyzilus anatinus B., SHEPPAIID, XIII,
1882, pl. v, fig. 1 ct trad. Cmauu, 1845, p. 270, pl. xxvu, fig. 1, non
Lmmà; : A. ccllcnszls Bnowx, 1845, pl. xn, fig. 1]; A. glossodcs Loc.,
1890, p. 29, 112; 1893, p. 237; A. hecartiana Loc., 1884, p. 9; 189(}, '
p. 19; 1893, p. 228; .1. Henriguczi CAsTn0. 1883, p. 3; Loc., 1890,
p. 24; 1893, p. 232; A. lacuum Boum., 1881, p. 103, 171; VVEST., VII,
1890, p 223; Loc., 1890, p. 37; 1893, p. 247 [: A. anatina var. don- ·
gala. Bn0·r, 1807, p. 43, pl. vx, fig'. 1, non IIOLANDREQ : A. cellensis
var. dilatata Bnow, 1807, p. 37, pl. vx, fig. 4; ·:: A. pictétiana var:
elongata Bn0·r, 1807, p. 46, pl. vm, fig. 3; A. lz'vr0nz'ca (FAc01·) Boum.,
1881, p. 133; Loc., 1890, p. 30; 1893, p. 238; A. lirata (Müncu) Boum;.
1881, p. 128; Loc,. 1890, p. 24; 1893,.p. 232 [: A. cygnaea var. Iirata
Müncn, 1804, p. 83]; A. L0cm·dz' Bounc., 1881, p. 126; Loc., 1890,
p. 20; 1893, p. 229; A. mantuncina Bounm., 1883, p. 90; Loc., 1890,
p. 32; 1893, p. 241; A. macrostena S1mvA1N, 1882, p. 32; Loc,. 1890,
p, 45; 1893,_p. 255; A. mutabilis (pars] Cuassm (var. cygnaea ct; cel-
lenszîs), 1877, p. 436 et 2° éd., 1884, p. 515, fig. 355, p. 517, fig. 356;
A. nansoutyana Bounc., 1881, p. 148; LOC., 1890, p. 28; 1893, p. 235;
A. nz`vz`rnenszZs Pécrmun in Loc., 1884, p. 7; 1890, p. 19; 1893, p. 228;
A. 1\0eliB0unc. z'n Loc., 1890, p. 29, 11; 1893, p. 243 [.—: A.oblonga
l\111.La·rl]; A. oblonga l\1x1.L1a·1·, .l[énz.S0c. agr. Angers, I, 1833, p. 242,
pl. xxx, fig. 1; Loc., 1890, p. 57; 1893, p. 273 [2 A. ccllenszis var.
minor, Bam', 1807, p. 35]; A. pammegala Bounc., 1881, p. 107; Loc.,
1890, p. 18; 1893, p. 227, fig. 237 [: Jlusculus maxiznusn. Scunümm,
1779, pl. t, fig. 1; : Anodonta nzaxz'mn DROUÉT, 1889, p. 62; :
A. cygnaen Bossu., Icon., 1837, pl. xxv, fig. 342; Küs*1·En, Conc/zyl.-Cab.,
1852, pl.' xv; Dnouiàw, 1853, pl. x;Bn01·, 1867, p. 28, pl. 1], A. Per- ·
rnudi Loc., 1884, p. 17; 1890, p. 29; 1893, p. 238, fig. 244; A. rcneana.
PÉcuAun,1884,p. 189;L0cÃ, 1890,p. 19; 1893,p.227;A. Rh0dam'B0U11G.,

7 54 MoLLusouEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
1881, p. 152; Loc., 1890, p. 32; 1893, p. 241 [non COUTAGNE]; A. Saint-
.S`z}n01zzanaFAco·rin Bonne., 1881; p. 142; Loc., 1890, p. 28; 1893, p. 236
[zjeune]; A. siliqua KIISTER, Conch.-Cab., 1852, p. 57, pl. xxv; fig. 5;
Bonne., 1881, p. 162; Loc., 1890, p. 34; 1893, p. 244; A. sinuosa MAU-
nnvr, 1839, p. 15; A. stagnalis (SOVVERBY) Bonne., 1881, p. 108; WEST.,
· VII, 1890, p. 199; Loc., 1890, p. 20; 1893, p. 229, fig. 238 [:: Mytilus
, stagnalis GMELIN, éd. XIII, 1788, p. 3362; :—. Anodonla stagnalis
Baown, 1827, p. 74, pl. xxvii, figa 2 et 1845, p. 102, pl. xiv]; A. stata-
ria (RAY] Boone., 1881, p. 132; Loc., 1890, p. 21; 1893, p. 229 (:
A. cygnaea var. r0strata·BnoT, 1867, p. 30, pl. ir, fig. 1]; A. Sturznî
· Boone., 1881, p. 223; Loc., 1890, p. 54; 1893, p. 271, fig. 264[:A. inter-
media C. PFEIFFER, 1821, I, p. 113, pl. vx, fig. 3; : A. cellenszls var.
intermealia Môncn, 1864, p. 85, non DE LAMAncK]; A. trz'nurcz`n.a Loc.,
1890, p. 26,109; 1893, p. 234; A. ventricosa C. PFEIFFER, II, 1825, p. 30,
pl.111, fig. 4; BouEG.,1881, p. 119; WEST., VII, 1890, p. 203; Loc., 1890,
p. 22; 1893, p. 230; A. Vesc/zaldei PAi:ôME in Loc., 1890, p. 20, 105;
1893, p. 228; GERRIAIN, 1909, p. 118 (comme anomalie de A. cygnaea
L.), fig. 13,14.
` Formes douteuses se rapportant probablement à.1‘A. cygnaea L. :
A. illuviosa Bonne., 1881, p. 296; Loc., 1890, p. 71; 1893, p. 291, fig. 280
]: A. anatina monstrosa BROT, 1867, pl. vn, fig. 2]; A. lutetiana MA-
· BILLE zn Bonne., 1881, p. 223; Loc., 1890, p. 54; 1893, p. 270; A. qua-
. drangulata SEnvAiN, 1888, p. 328, pl. ix, fig. 1; Loc., 1890, p. 31; 1893, ·
p. 239; A. sulcata DE LAMARCK, VI, I, 1819, p. 85; A. subquadrangulata
Loc., 1890, p. 31, 109; 1890, p. 234, fig. 245.
Coquille grande ou très grande, allongée (toujours très allongée chez
les jeunes), peu renflée; crète postérieure nulle ou à peine indiquée;
région antérieure haute, régulièrement arrondie; région postérieure pro-
longée par un rostre obtus, médian ou submédian; bord supérieur assez
peu arqué, parfois subrectiligne horizontal; bord inférieur plus ou moins
arqué, les bords supérieur et inférieur plus ou moins parallèles; som-
mets garnis de rides assez fines, nombreuses, très peu flexueuses, à peu
près exactement parallèles aux stries d’accroz'ssement; ligament saili
lant, épais, brun ou marron; impressions musculaires peu profondes, la
palléale médiocrement distincte; test mince, léger, assez fragile (les
valves comme plissées, à plis parallèles aux stries.d’accroissement),
recouvert d’un épiderme luisant, jaune verdàtre ou olivàtre, toujours
nuancé de·vert, et avec ou sans rayons divergents d’un vert foncé et
avec ou sans bandes transversales brunes;. stries d’accr0issement très
inégales et fort irrégulières; nacre blanchâtre, azurée, violacée ou
saumonée. —- Long. : 80-200 mm.; haut. : 45-100 mm.; épaiss. max. :
28-60 mm. ‘ l
` · Habite les rivières, les étangs, les marais; aime les eaux calmes. Toute la
’ France. `

' ' umomom. — Anouonm 755
Cette espèce, très variable, montré. un nombre considérable de formes pas- .
sant de l‘une à l'autre, parmi lesquelles les suivantes, lorsqu’elles sont typiques,
sont faciles à distinguer. .
La forme maxima Scnnôrnn (‘) [: A. pammegala Bonne.] est ovalaire un peu
_§\xxxx\\\\\x\\\\\\\\\\\\\\\\\\n..
«  `\ 
\
/ / ‘  .
A /A/A  A T
    / ·
\ %——. /
X
7_“““,.tt·~x\\x\x¤\\|\|)\\\\\\\\\\\\\\\\i\\\\\\\\mh
. \
/ . —
`  — .
\
.\  \ X
\ /  ,
._\ w i , ,·  _ `
Fm. 845-846. —- 845. Anodunta cygnaca Lmmâ forme maxima Scnnôrm [= A. parame-
gala Bounoummr], demi-grandeur naturelle. — 846. A. cygnaea Lxxné forme arenaria
Scxxnürzn [A. cellemis, auteurs], 2/3 environ de la. grandeur naturelle.
courte, proportionnellement très haute, avec un bord inférieur très largement
arqué. Elle atteint 200-225 mm. de long., 110-112 de haut. et 60 mm. d‘épaisseur;
elle est peu répandue mais vit presque partout. — La forme arenaria Scnnôrun (2)
[: A. cellensis auteurs; : A. cygnaea var. bellensis MOQUIN·TANDON, II, 1855
1. Fig. 845, dans le texte.
*2. Fig. 846, dans le texte. _

756 Monnusouus Tnuunsrnizs nr rnuvxarinns '
p. 557, pl. xuv, fig. 11, 12] est ovalaire très allongée, peu renflée, à bords su-
périeur et inférieur parallèles (Pinférieur légèrement subsinué) et à test mince,
léger. Long. : 110-140[-160] mm.; haut. : 60·68[-70] mm.; épaiss. · 30-40[-44] mm. `
_ Elle vit partout, ainsi que la forme fragilissima Ctessix [: A. fragilima Loc.]
qui a le bord inférieur plus arqué. -- Il existe un mode relativement ventru,
la forme Ventricosa C, Prmrrna [: A. gallica Bonne. -]— A. ventricosa Bouao.],
plus allongée, plus étroite. Long, : 130-190-200 mm.; haut. : 66-82-84 mm.;
épaiss. max. : 56-58-63 mm. —- La forme Veschaldei Pacôus est ovalaire courte
par suite d’uu développement exagéré de la coquille en hauteur, avec un bord .
inférieur très largement convexe; elle est caractérisée, en outre, par sa forme
très comprimée [cf. L. Germain, 1909, p. 118-119, fig. 13-14]. Lbng. : 115-
142 mm.; haut. : 72-92 mm.; épaiss. :19-39 mm. Cette forme, qui est parfois
une anomalie, a été signalée dans les départements de la Charente-Inférieure,
de l’Isère, du Var..., et dans la pièce d’eau des Suisses, à Versailles (Seine-et-
Oise); - la forme Sturmî Bonne. est voisine, mais plus petite, moins comprimée,
de forme largement ovalaire presque subarrondie, avec un bord inférieur forte-
ment convexe et un test mince, bien plissé, souvent d’un magnifique vert éme-
raude (surtout dans la région infèro—postérieure). Long. : 90-95 mm.; haut. :
58-60 mm.; épaiss. max. : 25-26 mm. Elle vit presque partout sans être abon-
dante nulle part. Condé-Folie (Somme) [A. Locxan].
2. A; Brehissoni Locaan.
Anodonta Brebissoni Locann, 1890, p. 42, 139; 1893, p. 254. '
Coquille de forme subovoïde allongée, très ventrue-bombée (maximum
d’épaisseur presque central); région antérieure allongée, bien anguleuse
en haut, arrondie en son milieu, puis longuement décurrente à la base;
région postérieure deux fois plus longue, terminée par un rostre court,
arrondi, inframédian; bord supérieur subarqué; bord postérieur concave
jusqu’au rostre; bord inférieur trés arqué, plus retroussé vers la région
antérieure que vers la région postérieure; valves peu baillantes; sommets
renflés, un peu saillants, en forme de crochets petits, très arqués, garnis
de 2-3 rides presque parallèles aux stries d’accroissement; test un peu
' épais, solide, recouvert d’un épiderme fauve clair un peu jaunâtre, légè-
rement teinté de vert au centre et près des sommets; nacre carnéoléc,
irisée. -—- Long. : 120 mm.; haut. : 69 mm.; épaiss. max. : 47 mm.
Cette espèce, connue seulement par la 'description originale et le type de la
collection A. Locaan (Muséum de Paris) décrit ci-dessus, est peut-être une
A. anazina L, de très grande taille comme le pense G. Coumoxn [1895, p. 152].
Je crois cependant que c’est plutôt une forme aberrante, à test épais et solide,
de l’A. cygnaea L.
` 3. A. anatina Lxivmâ (Fig. 847; pl. xxvi, fig. 614). . '
Jllytilus anatinus LINNÉ, éd._X, 1758, p. 706; Anodonta anatina Ross-
nxiissnnn, Icon., 1837, pl. xxx, fig. 417; Bonne., 1881, p. 259;\VEsTEnLuNn,
VII, 1890, p. 255; Locann, 1890, p. 60; 1893, p. 275, fig. 268; -· Ano-
donta abl2reviata(Bn01·) Bouuo., 1881, p. 296; Loc., 1890; p. 75; 1893, ·

UNIONIDAE. — .a.NonoN·rA 757
D. 296 [: .1. mmtina, typica. Bnor, 1867, pl. v,.fig. 2 et var. a1JbI‘6Pl'£1£€l,
pl. vu, fig. 2]; A. acallia RAY in Bouno., 1881, p. 276; Loc., 189(}, p. 69;
1893, p. 289, fig. 279 [: A. coarctata K0BE1.1·, Icon., 1879, pl. cnxv,
fig. 1659, non autours]; A. Ãîc/zmopsis Boum., 1881, p. 247; \’VEST.,
1890, VII, p. 253; Loc., 1890, p. 58; 1893, p. 276;.1. alet/zz`nz'a Boum;. in
Loc., 1890, p. 49, 153; 1893, p. 263; .1. alsatica Loc., 1890, p. 84, 225;
1893, p. 301; .1. anatinella. (STABILE) Bouno., 1883, p. 113; VVEST., 1890,
VII, p. 293; Loc., 1890, p. 80; 1893, p. 305 [: .1. anatina $1*.11111.1;,
1846, p. 57, fig. 67-68; : .1. pz'xcz'nah`s var. zmatinella Suu., 1859,
p. 47, 61]; .1. .1nceyz' Boum;. in Siznvmx, 1888, p. 328; NVEST., VII, 1890,
p. 219; Loc., 1890, p. 31; 1893, p. 240; .1. antorida Boxmu., 1881, p. 164;
\V1zs·r., VI, 1890, p. 221; Loc., 1890, p. 39; 1893, p. 249; .1. auboiricaz
Boum;. in Loc., 1890, p. 58, 172; 1893, p. 275; .1. baudomlzna. Dnouiâr,
Ãfourn. de Conc/zyl., 1893, p. 49; 1898, p. 117; Konum, Icon., N. F., VII,
1890, p. 46, pl. 196, fig. 1219; .1. beccariana. Bonus., 1883, p. 107;
Loc., 1890, p. 78; 1893, p. 309; .1. bisuntinensis Loc., 1890, p. 66, 185;
1893, p. 284; .1. B0u1·guz;grnatii\IAn1LLE in Bomm., 1881, p. 257; VVESTW '
VI], 1890, p. 256; Loc., 189(), p. 70; 1893, p. 291; .1. burgundina Loc.,
1890, p. 63, 180; 1893, p. 281, fig. 273; .1. callosaefarnzis SERVAIN in
Loc., 1890, p. 75, 207; 1893, p. 296; .1. camurina Pécxmun, 1884, p. 145;
Luc., 1890, p. 65; 1893, p. 283; .1. cast/·0psis ;FM;o1·] Botmu., 1881,
p. 188; Loc., 1890, p. 42; 1893, p. 253 [:2 .1. Castroi Bouno., 1881,
p. 186]; .1. codiella Bounu., 1881, p. 289; \VEST., VII, 1890, p. 265;
Loc., 1890, p. 66; 1893, p. 285; .1. doeopsis Loc., 1890, p. 36, 128; 1893,
p. 247, fig. 280; .*1. elodeu l’ɤu.wn, 1884, p. 193; Loc., 1890, p. 59;
1893, p. 277 [.1. helodea]; .1. cmilccrata Vxm.;1 in Ponno, 1838, [1- 111,
pl. 11, fig. 12; Boumz., 1881, p. 275; Lou., 1890, p. 70; 1893, p. 289;
.1. fastzzgiata Bouno. et Pécmwo, in Loc., 1890, p. 67, 193; 1893, p. 280;
.1. fœdata SEnvA1N, in Loc., 1890, p. 67, 190; 1893, p. 285; .1. gastrodu.
Bomuz., 1881, p. 136; Loc., 1890, p. 39; 1893, p. 260;.1. Georgei Boum;.
l`ll Imc., 1882, p..280, 351 [subn, (igorgi]; Loc., 1890, p. 57; 1893,
p. 273; .1. g/abra Vxm.A, 1841, p. 10; Boum., 1881, p. 262; Loc., 1890, ·
p. 61; 1893, p. 279; .1. glabrclla Boum:. in Loc., 1890, p. 62, 176î
1893, p. 279; .1. idrinopsis Loc., 1890, p. 61, 177; 1893, p. 278; .1. indu-
siana Boum;. En Loc., 1890, p. 59, 173; 1893, p. 276; .1. invicta Loc.,
1890, p. 63, 179; 1893, p. 281; .1. Jourdheuili RAY in Boxmc., 1881,
p. 237; Loc., 1890, p. 56; 1893, p. 278, fig. 265 [: .1. rostrata Dnouiâh
1853, p. 14, pl. v, fig. 2, non Konmsr; : .1. fournei RAY in Boum}.,
1881, p. 237; Loc., 1893, p. 300];.1. jurana Loc., 1890, p. 62, 178;
1893, p. 279, fig. 271; .1. krapz`ncnsz's Lnwounmaux in Boum}., 1881, ·
p. 245; \vEST., 1890, p. 253; Loc., 1890, p. 60; 1893, p. 277; .1. Loroisi
Bounq., 1881, p. 243; Loc., 1890, p. 58; 1893, p. 274, fig. 267; .1. mar-
bozenszis Loc., 1890, p. 38, 133; 1893, p. 260, fig. 252; .1. nzaristorum
Bo¤nc._in [.0:., 1890, p. 79, 212; 1893, p. 301, fig. 289; .1. .l[ars0limze

758 MOLLUSQUES TEMTESTEES ET FLUVIATILES
B0UEc. in. Loc., 1890, p. 32, 117; 1893, p. 241; A. merularum PÉCHAUD
in Loc., 1890, p. 66, 187; 1893, p. 284; A. minima MILLET, illém. Soc.
agr. Angers, 1833, p. 241, p. Xu, fig. 2; Botmc., 1881, p. 322; Loc.,
1890, p. 82; 1893, p. 307.; A. miranella Boum;. in Loc., 1884, p. 41;
Loc., 1890,’ p. 86; 1893, p. 307, fig. 294; A. miiis Boum;. et PÉc1~1AUn in
Loc., 1890, p. 66, 188; 1893, p. 284, fig. 276; A.`môrc/ziana CLEss1N,
Conchyl.-Cabin., 1876, p. 280, pl. Lxxvn, fig. 1, 2; Bonus., 1881,
p. 285; Loc., 1890, ·p. 64; 1893, p. 282 [: A. mutabiZzÃs· var. môrchiann.
CLESSIN, loco cit., 1876, p. 238]; A. oblonga Locxnn, 1890, p. 57; 1893,
p. 273 [non MILLET!] ; A. Ogerieni Boum., 1881, p. 268; Loc., 1890,
p. 58; 1893, p. 275; A. ovula SEEVMN, 1887, p. 264; WEST., VII, 1890,
p. 263; Loc., 1890, p. 67; 1893, p. 286; A. ovularis Boum;. in LOC.,
1890, p. 67, 191; 1893, p. 286, fig. 277; A. palustrzb D`ORBIGNY in DE ,
FÉEUESAU, Dict. Hist. natur., 1822, I, p. 397; Boum., 1881, p. 256; Loc.,
1890, p. 61; 1893, p. 278, fig. 270 [: Mytilus anatirzus DA COSTA, 1778,
p. 215, pl. xv, fig. 2, non LTNNÉ; : A. aQ¤estris.DE CHARPENTIER mss.
, in Loc., 1890, p. 61; : A. tenelia HELD in Küs1EE, C0nchyl.—Cabin.,
1852, p. 63, pl. nx, fig. 5; WEST., 1890, VII, p. 255]; A.parvuZa DE0UÉT,
1853, p. 9, pl. 1v, fig. 2; Bovnc., 1881, p. 288; Loc., 1890, p. 64; 1893,
p. 283; P. peleca SERVAIN in Luc., 1882, p. 281, 353; 1890, p. 65; 1893,
p. 309; A. perardua Loc., 1890, p. 40, 136; 1893, p. 251 (forme bien
vcntruc]; A. P/zilypna SEIIVAIN in Loc., 1890, p. 57, 170; 1893, p. 274;
A. Picardi Bounc., 1881, p. 325; Loc., 1890, p. 83; 1893, p. 300; A. poc-
_ dica PILLOT in BOURG., 1881, p. 288; Loc., 1890, p. 65; 1893, p. 283
[: A. coarctata DUPUY, 1850, pl. xx, fig. 21, non POTIEZ etM1cEAUn];
A. popuiaris B0UEc. in Loc., 1890, p. 46, 144; 1893, p. 249; A; Potiezi
Boum., 1881, p. 274; WEST., VII, 1890, p. 26; Loc., 1890, p. 74; 1893,
p. 296 [: A. coarctata POTIEZ et Micuwu, 1844, p. 142, pl. Lv, fig. 2.
non Amos] (anomalie]; A. pygmaea Bmmc. in Luc., 1890, p. 66, 189;
1893, p. 285; A. Racketti Bomm., 1881, p. 291; Loc., 1890, p. 74; 1893,
p. 295, fig. 284 [: Jlytilus cygnaeus var. MAT0N et RACKETT, Trans.
Linn. Soc. London, 1809, VIII, pl. 1, fig. 3 et traduct. CHENU, pl. xv,
fig. 3; :An0d0nta ponderosa var., BROWN, 1827, pl. xv, fig. 1; 1844,
pl. xxnx, fig. 3, non PPETEFEE]; A. Hagi DUPUY, 1849, n" 25; 1850, p. 614,
pl. xx, fig. 22; Bounc., 1881, p. 251; Loc., 1890, p. 59; 1893, p. 276
[: forma elongaza] ; A. scap/zia'eZla LETOURNEUX in B0Um;., 1881, p. 343;
Loc., 1890, p. 84; 1893, p. 302; A..Servaz'ni Bounc., 1881, p. 320; Loc.,
1890, p. 37; 1893, p. 248; A. sigela Bounc;. in Loc., 1890, p. 51, 155;
1893, p. 264; A. Sourbieui BOURG. in. Loc., 1890, p. 54, 184; 1893, p. 282;
A. spiridionis LETOURAEUX in Bounc., 1881, p. 351; Loc., 1890, p. 85;
· 1893, p. 304; A. suranica Boum;. ùz Loc., 1890, p. 68, 194; 1893, p. 287;
A. thazwreiia Boum;. ia Loc., 1890, P. 63, 182; 1893, p. 281; A. t/zrz]ve·
desia Loc., 1884, p. 15; 1890, p. 32; 1893, p. 240; A. triangaliformis
Boum;. in Loc., 1890, p. 64, 183; 1893, p. 282, fig. 274 [: forme. élargie];

Umoxuoaa. — Amonoxu 759
A. tritonum Cotrraoma ùz Boum., 1881, p. 162; Loc., 1890, p. 34; 1893,
p. 245; A. Westerlundz'FAoo·r in·Bouno., 1881, p. 266; Loc., 1890, p. 68;
1893, p. 288. `
Formes douteuses, se rapportant probablement à PA: anazina L. :
A. catula COUTAGNETIZ Loc., 1890, p. 34, 123; 1893, p. 244; A. colloba
Bonne., 1881, p.. 302; Loc., 1890, p. 67; 1893, p. 287; A. delzcutula
Snnvam in LOC., 1890, p. 33, 122; 1893, p. 242; ?A. FVdHCfUPÉl·SERVA[N,
1882, p. 62; Wasrsnwivn, VII, 1890, p. 283; Loc., 1890, p. 83; 1893,
p. 305; Konan, 1912, p. 95, pl. iv, fig. 6.
Coquille ovalaire assez allongée, typiquement en forme de fer de lance,
très peu ventrue, généralement avec une crète postérieure bien marquée
  ümnï  
Fm. 847, — Anodonla amztina Lmmî, forme typique, grandeur naturelle. ' _
et un angle postéro-dorsal accusé; région antérieure très arrondie, décur-
rente à la base; région postérieure environ 3 fois plus longue, terminée
par un rostre assez long, obliquement ounéiforme tronqué; bord supé-
rieur arqué, ascendant; bord inférieur peu arqué; sommets peu élevés,
obtus, garnis de rides fines, nombreuses, non ou très peu flexueuses,
presque toujours parallèles au ligament, c’est-à-dire coupant obliquement
les stries düzccroisscmenz; ligamenttrès saillant, épais, brunâtre; impres-
sions musculaires marquées, surtout les antérieures; impression palléale
assez faible; test mince mais solide, recouvert d’un épiderme jaune ver-
dàtre ou bronzé non plissé; stries d‘accroissement inégales, assez fines;
nacre brillante, irisée, azurée, souvent tachée, violacée ou saumonée. -
Long. : 50-80-95 mm.; haut.: 35-45-50 mm.; épaiss. max. :15-25-28 mm.
Ilabite les rivières, les canaux, les étangs, les marais, de préférence dans les /\
eaux calmes à fond vaseux. Commun ou très commun, presque partout.
Cette espèce, qui se distingue facilement de l‘A. cygnaea L. par sa forme
moins allongée, son test nonplzlssé, plus solide, et ses sommets garnis de rides
coupant obliquement les stries d’accroissement, est extrêmement polymorphe.

760 —)IOLLUSQUES Tnannsrnns ET FLUVIATILES
Parmi les nombreuses formes qui ont été décrites comme espèces, il en est
_ quelques-unes dont la position systématique n`est pas nettement établie. C'est
le cas pour l’Anod0nta subarealîs Faoor [in Bouimtxonar, 1881, p. 283; Loc.,
1890, p. 63; 1893, p. 281; : A. anatina DUPUY, 1850, pl. xxx, fig. 13, non IANNÉ;
» : A. scalcliana Konnztr, Iconogr., 1880, pl. cxciv, fig. 1960, non DUPUY] forme
plus solide qui appartient peut-être à une des nombreuses variations de l’A. inter-
media DE LAM. _ .
var. chresîmella Bouncuxcmr.
Anodonta chresinzella BOURG. in Loc., 1890, p. 55, 164; 1893, p. 271; A. autri-
censis Loc., 1890, p. 55, 165 (Sulm., p. 165, autririaca); 1893, p, 271; A. mar-
cida Piâcnaun in Loc., 1890, p. 58, 170; 1893, p. 274. — Coquille de forme plus
courte, bien ovalaire, proportionnellement plus haute, avec un bord inférieur
très arqué; sommets garnis de rides obliques coupant les stries d’accroisse~
ment; test un peu plus solide et légèrement plus épais. —— Long. :60-75 mm.;
haut. : 40-45 mm.; épaiss. max. : 20-23 mm.
. Cette variété habite un peu partout, mais elle est peu répandue; on peut la
considérer comme un mode subcirculus de l’.»1, mmzizm L.
3 bis. A. ataxîëlca BAICHÈRE. ~
Anodonta atczgriaca Bmcuizun, 1890, p. 129; Loclxnn, 1890,p. 73; 1893,
p. 294.
Coquille subovalaire un peu allongée, rentlée; crète postérieure courte,
mais haute et comprimée; région antérieure étroite, très haute, arrondie,
décurrente seulement tout à fait ai sa base; région postérieure 2 fois plus
longue, avec rostre court, arrondi, inframédian; bord supérieur long;
bord postérieur concave jusqu'au rostre; bord inférieur peu arqué, vague-
ment subrectiligne en son milieu; sommets renflés, non saillants, garnis
de rides.peu nombreuses (4),ondulées, obliques par rapport aux stries
d’accroissement; ligament allongé, peu saillant; test un peu mince mais
solide, recouvert d’un épiderme brillant, fauve clair grisâtre ou jauuacé
verdâtre avec d’obscures lignes divergentes étroites d’un gris perle;
stries d’accroissement tines, irrégulières, légèrement leuilletées à la péri-
‘ phérie; nacre bleue, peu irisée. — Long. : 102-109 mm.; haut. : 67-
70 mm.; épaiss. max. : 43-44 mm.
Ancien étang de Jouarre (Aude) [Ed. Baxcnàmal.
__ Ed. Bmcnànn dit que cette espèce est intermédiaire entre les A. Mm-ioni Cou-
raaun et A. submacilenta S1z1>.vA1N (formes de l‘A. suI71·/zombea Bnown); elle est
certainement bien plus voisine de l’A. (marina L. dont elle n’est probablement
qu’une variété de forme plus allongée et de taille plus forte.
4. A. avonensis MoM·AcU (Pl. Xxvi, fig. 610 et 613l.
lllytilus zwonensis l\(l0NTAGU, 1803, p. 172; Anodon avonensis Bnown,
1845, pl. xxxx, fig. 2; Anodonta ·av0nz'ca Couracun in Boone., 1881, p. 304;
Loc., 1890, p. 72; 1893, p. 293, fig. 283; A. avonensis Moomx-Tnxnoiv,
ll, 1855, p. 562 (pars}, pl. XLVI, fig. 7-S; A. aeguorea Boum;. in Loc.,

Umoxxnnn. —~ .1xo1>oN·1·A 761
1890, p. 60, 174; 1893, p. 278; .·1. amzzica D1ioU1à1·,_J0urn. de (kmchyl.,
1888, p. 110; 1889, p. 87, pl. 11, fig. 4; WEs1·., VII, 1890, p. 270; Loc.,
1890, p. 71; 1893, p. 291; A. aresta Loc., 1890, p. 41, 137; 1893, p. 253;
.1. arvern1'caB0Un1;., 1881, p. 154; Loc., 1890, p. 44; 1893, p. 257;
.1. cadomcnsis Loc., 1890, p. 38, 129; 1893, p. 248, fig. 251 [: exacte-
ment .1. subpondœrosa DUP.]; .1. calara Snnvnxx, 1885, p. 337; Loc.,
1890, p. 37; 1893, p. 248; A. cariszkma Ã\1A1z11.1.1z in Boone., 1881, p. 273;
Loc., 1890, p. 38;_1893, p. 209: .1. cœnosella Bomxc., in Loc., 1890,
p. 47, 148; 1893, p. 261; .1. Coutagnei Boum., 1881, p. 205; Loc., 1890,
p. 44; 1893, p. 257; A. D0eiBoU111;., 1881, p. 169; VVEs·1·.,,V|I, 1890,
p. 223; Loc., 1890, p. 36; 1893, p. 246; .1. Dupuyi RAY et D1>.oU1èT.R12v.
Jlagas. Z00l,, 1849, p. 32, pl. 1, 11; DUPUY, 1850, p. 606, pl. xv111,fig. 3;
Boum., 1881, p. 202; Loc., 1890, p. 43; 1893, p. 254, fig. 254; .1. crvica.
Bomm., 1881, p. 271; \VEs·1·., VII, 1890, p. 260; Loc., 1890, p. 69; 1893,
p. 288; .1. eunatoia Bomm., 1881, p. 294; Wnsr., VII, 1890, p. 268; Loc.,
1890, p. 74; 1893, p. 295; .1. fàllzzx Co1.1xEAU,I\I0II. Belgique, 1868, p. 107,
pl. 111, fig. 3; Bounc., 1881, p. 297; VVEST., VII, 1890, p. 269; Loc., 1890,
p. 71; 1893, p. 291 [: A. OVlTOI‘l7liS CLESSIN, Concliyl.-Cab., 1870, p. 88,
pl. xxvi, fig. 5]; .1. gibbosula Boum;. fn Loc., 189(), p. 69, 197; 1893,
p. 289; A. glisc/zm Boum;. in Loc., 1890, p. 57, 169; 1893, p. 273, fig. 266;
.1. glyca Bounc., 1881, p. 167; Loc., 1890, p. 35, 1893, p. 245, iig. 249;
.1’glycc!Ia Boum;. in Loc., 1884, p. 21; Loc., 1890, p. 35; 1893, p. 246;
.1. [cana. Bounc. in Loc., 1890, p. 38, 132, 1893, p. 249; ? .1. illota RAY
in. Boum., 1881, p. 280; Loc., 1890, p. 70; 1893, p. 290; .1. imwguzz-
bilis Boum;. in Loc., 1890, p. 69, 195; 1893, p. 290; A. izwrnata Küsrnu,
Conchyl.-Cabin., 1852, p. 42, pl. 111, fig. 6; Bounu., 1881, p. 208; Loc., `
1890, p. 52; 1893, p. 262 [:.· .1. 1·adz'a1!a var. fnornata Müncn, 180/1,
p. 85]; .1. invenusm Boum;. in Loc., 1890, p. 72, 198; 1893, p. 291;
.1. 1'ssz'0durcns1's Loc., 1890, p. 36, 127; 1893, p. 246; .1.lacannica Boum;.
in Loc., 1890, p. 46, 141; 1893, p. 258; .1. Iortetiana Loc., 18811, [1. 34;
189(), p. 70; 1893, p. 290; .1.luxnta. [1121.11, Leis, IV, 1837, p. 305; Küs-
11211, Conchyl.-Cabin., 1852, p. 9, pl. III, lig. 1; B0Uno.,.1881, p. 208,
Loc., 1890, p. 52; 1893, p. 267; .1. .I[z1b1`II0i Bounu., 1881, p. 195; VVEs1·.,
VII, 1890, p. 237; Loc., 1890, p.- 42; 1893, p. 254 [: forme de grande _
taille]; .1. macrostcna Snxwmx, 1882, p. 32; Loc., 1890, p. 45; 1893,
p. 255; .1. n11zncuI0psi.s··Loc., 1890, p. 72, 201; 1893, p. 292, fig. 282;
.1. nzansueta Bounc;. in Loc., 1890, p. 35, 126; 1893, p. 245; .1. .1[0n-
IQPZLSZIBOURG. et. 1’1âc11AUo in I.0¤., 1890, p. 69, 196; 1893, p. 288; .1. nan-
mmopsis Loc., 1890, p. 72, 203; 1893, p. 293 [forme courte et de petite
taille]; .·1. nefaria. SERVAIN, 1888, p. 325; Loc., 1890, p. 39; 1893, p. 250;
.1. nycterzïza. Bounc., 1881, p. 104, 266; Loc., 1890, p. 62; 1893, p. 280
[= .1. anatina, type. Duouür, 1853, pl. 1v, fig. 1, non LINNÉ] ; A. obnzlva
Loc., 1890, p. 53, 161; 1893, p. 268; .1. Panzbzmi PAcôn11e: in Loc., 1890,
p. 40, 134; 1893, p. 251 (1'ome bien ventrue); .1. pelccirm. Loc., 1890,

762 MOLLUsQUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
p. 33, 121; 1893, p. 247, fig. 246; A. Penehinati Bonne., 1881, p. 181;
Loc., 1890, p. 42; 1893, p. 253; A. Ric/mrdi Bonne. in Scnnônun, Bull.
Soc. malacol. France, II, 1885, p. 215; Snnviux, 1888, p. 330; WEST.,
VII, 1890, p. 278; Loc., 1890, p. 51; 1893, p. 265; A. rzpariopsis Loc.,
1890, p. 72, 208; 1893, p. 291; A. rossznasslerùzna DUPUY, 1843, p. 74;
1850, p. 608, pl. xvm, fig. 14; Boone., 1881, p. 207; VVesT., VII, 1890,
p. 237; Loc., 1890, p. 52; 1893, p. 266, fig. 261; A. scaldiana DUPUY.
1850, p. 613, pl. xxx, fig. 12; Bouuo., 1881, p. 237; WEsrr,, VII, 1890,
p. 251; Loc., 1890, p._57; 1893, p. 272 [: A. anntina HncAnT, Coq.
Valenciennes. 1833, p. 6, non Lmxà]; A. segnis Boum;. in Loc., 1890,
p. 52, 157; 1893, p. 261; A. silz'qui/or/nis Loc., 1890, p. 34, 124; 1893,
p. 244, fig. 248; A. solnmnica. Loc., 1890, p. 30, 113; 1893, p. 239;
A. .s·pat/zulzformis Loc., 1884, p. 24; 1890, p. 59; 1893, p. 277, fig. 269
(forme très longue, étroite et de petite taille); A. subinornata Boone. in
Loc., 1890, p. 53, 158; 1893, p. 267; A. subponderosn DUPUY, 1849,
n° 29; 1850, p. 607, pl. xvxn, fig. 14; WEST., VII, 1890, p. 234; Loc.,
1890,. p. 40; 1893, p. 252, fig. 253 [: A. cadomensis Loc.]; A. unionz'-
formis Loc., 1890, p. 72, 200; 1893, p. 291, fig. 281; A. ultronea Boum;.
in Loc., 1890, p. 46, 145; 1893, p. 259. —— ?A. Ramburi MABILLE in
Boone., 1881, p. 349; Loc., 1890, p. 83; 1893, p. 305; A. sufzinornala
Bounc. in Loc., 1890, p. 53, 158; 1893, p. 267.
Coquille ovalaire assez allongée, généralement sans crête postérieuke;
région antérieure médiocre, bien arrondie; région postérieure assez
haute, de 2 1/4 ai 2 1/2 fois plus longue que Pantérieure, terminée par
un rostre inframédian obtus, arrondi ou plus ou moins subtronqué; bord
supérieur assez arqué; bord inférieur droit ou plus ou moins subsinué en
son milieu; sommets bien antérieurs, assez saillants, garnis de rides
fines, nombreuses, flexueuses, obliques par rapport aux stries d’ncer0is-
sement; ligament robuste, saillant, marron brillant; test ejmis, très
solide, quelquefois assez lourd, généralement de coloration sombre, brun,
marron, verdâtre ou même noir; nacre bleuàtre, quelquefois livide,irisée.
-—— Long. : 60-120-160 mm.; haut. : 40-60-80 mm. ; épaiss. : 20-40-50 mm.
Habite les fleuves, les rivières, les étangs, les ruisseaux, de préférence dans
les eaux vives à fond de sable ou de gravier; presque toute la France, mais
surtout dans le Centre, l’Est et le Nord. ·
Cette espèce, qui se rapproche de l’An0donta anatina L. parla sculpture des
sommets, s’en distingue par sa forme plus allongée, par Yabsence presque
constante de crête postérieure et, surtout, par son test beaucoup plus épais,
plus solide, parfois pondéreux. Elle est extrêmement polymorphe et les varié-
tés qui pourraient être distinguées passent de l’une à 1’autre bien que les
formes extrêmes apparaissent très distinctes. Les plus caractéristiques de ces
formes sont les suivantes (1). , À · _
1. Je rappelle que ces formes qui, typiques, sont faciles à distinguer, sont réunies au type
avonensïs par uu nombre considérable dïntermédiaires.

unxoxxxmn. - mononm 763
La forme subponderosn Duvuv [: Anodonza pandemsa var. elangata Gm-
Nxnn, 1840, p. 314; : A. avoncnsis vanelongata Moouxx-Tmnox, II, 1855, p.562]
est une coquille de grande taille (long, 120-160 mm.; haut.: 60-80 mm.; épa1ss.:
40·50 mm.] plus nettement ovalaîre allongée, très bombée, avec un rostre tron-
4ssum\\\\\\\\\\\\\“\\\\\\\i /
I   ·
, x   l
.. j ,.:*23
-\, Z P ¢
\./`î/· É
Fm. 848-849. - 869. Anodonta 'avoncnsis ltlonuou forme subponderosa Duruv, 3/3 envi
ron de la grandeur naturelle. — 848. A. avoncnsis Monnsu forme Rossmâssleri Duruv,
3]-1 environ de la grandeur naturelle.
qué, bianguleux; le test est épais, solide, de coloration sombre (fig. 848; pl.
xxv, iig`. 605).
La forme glyca· Bouncumxsr en est voisine, mais elle est de taille bien plus
petite (long. :78-90 mm.; haut: : 42-51 mm.; épaîss. : 28-31 mm.), très ventrue
(avec maximum de convexité rejeté vers la région postérieure), avec une
région postérieure 2 1/2 fois plus longue que1’antérieure, terminée par un rostrc

764 M0LLUsQUEs Tnnnnsrnns ET FLUVIATILES
obtus, presque médian et un test épais,.très solide, pesant, d'un vert olivâtre
sombre. Elle habite les départements de l'Ain, du Jura, du Doubs, du Rhône
La forme Rossmàssleri DUPUY est une coquille ovalaire subréniforme, ven-
true-renflée en son milieu et à contours bien arrondis La région antérieure
· /__...“···mW«\\\\\\\\\\üs\\\u¤x\\\\,`
__,,“»mnxx\\m\\wt\\\m
\\
«., \ \
  `
   
Fxe. 850-851. —- 850. Anodontcz avonensis Monuc-U var. ponderiformis Locmn, 2[3 de la
grandeur naturelle. — 851. A. ponderosa C. Prnxrrnn (non DUPUY), 2/3 environ de la.
grandeur naturelle.,
est subtronquée,.arr0ndie, sans angulosité en haut; la région postérieure,
environ 3 fois plus longue, est terminée par un rostre arrondi p1acé·un peu
bas; le bord inférieur est subsinué en son milieu; le test, épais, solide, est
recouvert d’un épiderme brun uniforme. —-Long. : 110·135 mm.; haut. :50-60-
70 mm.; épaiss. max. : 30-40-45 mm. Assez rare, un peu partout (Fig; 849).

UNIONIDAB. -— Anonoxm 765 _
var. ponderiformis Locano (Fig. 850).
Anodonla ponderi/ormis Loc., 1890, p. 41; (37; 1893, p. 252 [·: A ponderosa .
Duruv, 1850. pl. xvm, fig. 17; non C. Prnirrsn, Rossnltssisn, Dnouür]. —
Coquille ovalaire assez allongée, très renllée bombée: région antérieure
subanguleuse en hant, arrondie déclive en bas; région postérieure 2 1/2 fois
plus longue, plus haute, assez ellilêe, terminée par un rostre subbasal bien
_ tronqué, bianguleux; bord supérieur assez arqué; bord inférieur longuement
et régulièrement mais médiocrement arqué, légèrementretroussé vers le rostre;
sommets non saillants, auec rides ondulées obliques par rapport. aux stries
d`accroissement; valves bûillantes au·dessus du rostre; test très épais, solide,
lourd, recouvert d`un épiderme brun ~so'mbre verdàtre ou marron foncé, peu
brillant, sauf vers les sommets; nacre blenàtre,peu irisée. — Long, : 140-
150mm.; haut. : 65-80 mm.; épaiss. : 30-50 mm.
Cette variété, qui a l`aspect général de l`Anodonza cygnaea L., se rattache à
l'/1. avunensis Moxr. par la sculpture de ses sommets et la nature de son test
et des stries d’accroissement. Elle habite les environs de Lunéville (Meurthe-
et-Moselle), le département de la Haute-Saône, le lac d’Annecy (llaute-Savoie): ·
elle a été aussi signalée dans la Loire, à Nantes (Loire-Inférieure).
var. subluxata Kusrrn. ,
Anodonm sublumata Küsren, Conchyl.-Cabin., 1852, p. 52, pl, xm, fig. 1-2;
Bounouxcmr, 1881, p. 265; \Vss·rnnwxo, VII, 1890, p. 258 ;· Locann, 1890, p. G8;
1893, p. 287, fig. 278. — Coquille ovalaire assez allongée, assez rentlée; région
antérieure étroite, arrondie; région postérieure près de 3 fois aussi longue,
un peu plus large, avec un rostre subtroncatulé, inférieur; bord supé1·ieur peu
arqué; bord inférieur très largement arqué convexe, pluswetroussé antérieu-
rement que postérieurement; valves bibàillantes; sommets un peu saillants,
corrodés; test épais, solide, recouvert d'un épiderme noir on brun rougeâ-
tre sombre, terne; nacre olivàtre. - Long. : 75-80mm.;haut. : 40-43 mm.;
épaiss. : 22-23 mm.
La Canne à Saint-Saulge (Nièvre); les départements de l’lndre, de l’Allier,
dela Haute-Saône. ' ' l
Cette coquille paraît bien être une variété de l`.l, rwonensis Movr.; mal-
heureusement les exemplaires de la collection A. Locino (Muséum Paris) ont,
tous, les sommets dénudés, ce qui ne permet pas d`apporter la précision
nécessaire puisque l'examen des rides est impossible.
5. A. Carvalhoî Cnsrno (Fig. 852}.
Anodonta Carval/zoi CAs·rno, 188J}, p. 20; Locnno, 1890, p. 4G;1893,
p. 259; A. carvalhopsis Loc., 1890, P. 46,142; 1893, p. 258, fig. 256.
Coquille de forme vaguement subtriangulaire ou subtétragone à prolil·
d’Unio, très renflée; région antérieure courte, subanguleuse ou même
anguleuse en haut, puis arrondie et bien décurrente en bas; région pos-
térieure environ 2 fois plus longue, terminée par un rostre assez pointu,
légèrement subtroncatulé, tout à fait inférieur; bord supérieur presque
droit; bord postérieur très tombant (presque subverticaljusqu‘au rostre):
bord inférieur arqué, subsinueux en son milieu; sommets assez saillants,
bien bombés, garnis de 6-7 rides à peine snbonduleuses, très légère-

766 MoLLUsQuEs TERRESTRES nr FLUVIATILES
ment obliques par rapport aux stries d’accr0issement; ligament très
allongé, fort, robuste, marron brillant; valves bâillantes au—dessus du
rostre;iest très epeis, solide, pesant, recouvert d’un épiderme brillant
marron foncé, garni de stries d’accroissement assez fines et irrégulières,
vaguement feuillacées vers le bord inférieur; nacre blanchâtre, plus ou
mm ___\ moins bleutée.—Long.: _
  80-100 mm. ; haut. : 58-63
 i   mm, ; épaiss. 2 33-35 mm-
Ptare. Environs de Saint-
_ Saulge (Nièvre) [J.R. Boun-
. , ouxcmr];Bois—Vieux(Jura)
[A. Locann]; Environs de
\ > Bourg, la Veyle près de
Pont—de-Veyle (Ain) [A.
Locann].
_ ll existe, dans la collec-
Fxe. 852. -—- Anodonte Carvelhoi Casrao, 2/3 environ tion A_ LOGARD (hîuséum
` de la grandeur naturelle. Paris), SOUS le nom manu?
i crit· de Anodonta Bouvieri
Loclxno une forme qui présente une exagération des caractères qui viennent
d’être énumérés, La coquille est plus nettement triangulaire avec une région
antérieure plus étroite, plus décurrente à la base, un bord inférieur largement
—~ arqué; même test très pesant. à strîes plus inégales, plus grossières; même taille
mais proportionnellement moins longue (long. : 80· mm.; haut.: 60 mm.;
épaiss. : 35 mm.), Environs de Bourg (Ain) [A. Locmn].
L’A, Cervel/toi Casrno apparaît comme une forme exceptionnelle de l'A.
avonensis Moivr. assez nettemenbcaractérisée et à test particulièrement épais
' et lourd; mais quelques individus, plus allongés, passent à la forme sub-
ponclerose DUPUY.
6. A. rostrata Komm. (Fig. 853). '
Anodonte rostrete KoKE1L in Rossnïsstun, Icon., 1836, p. 25,
fig. 284 [non DROUÈT,I1011MooU11v-TANDON]; Bouneuxcmvr, 1881, p. 227;
WESTERLUND, VII, 1890, p. 246; — A C/zerpentieri Küsren, Conchyl.-
Cabin., 1852, p. 49, pl. xx, fig. 3-4; Boone., 1881, p. 215; A. cul0.ziene
Niconas, 1890, p. 135 à 150 [: A. limpide PA1111.]; A. lzelvetice Cou-
TAGNE, 1895, p. 151 [sensu lato, non Bouncuicivar); A. limpide Pan-
nnvss mss., in Baus1NA,M0ll. Dalmat., 1866, p. 131; Cnessix, Concbyl.-
Cabin., 1876, p. 126, pl. xi., fig. 1-2; Boone., 1881, p. 232; Wasrnnr.,
VII, 1890, p. 248:; A. sebinensis ADAMI in Bounc.,.1881, p. 232; Bonne.,
1883, p. 102; Wasr., VII, 1890, p. 248; Loc., 1890, p. 56; 1893, p. 270
[: A. Idrine CLESSXN, CoI1chyl.·Cabi11., 1876, pl. LV, fig. 1, 2; KoBnLT,
Icon., 1876, pl. cxx, fig. 1156,11011 S1>1xE1.1.1]; -—?A.Blenci Boone., 1881,
p. 233; Wesr., VII, 1890, p. 248; Loc., 1890, p. 55; 1893, p. 270;
?A. MerconiB0¤nc. in Loc., 1890, p. 55, 165; 189, p. 269; ?A. mitule

UNIONIDAE. — aivonoivn 767
Boum;. in Loc., 1890, p. 54, 163; 1893, p. 269; ?A. obnixa Loc., 1890,
p. 53, 151; 1893, p. 268, fig. 263.
Coquille ovalaire allongée un. peu cunéiforme, assez médiocrement
renflée (épaisseur irrégulière, le maximum un peu postérieur); région
antérieure très courte, haute, subarrondie très décurrente, mais seule-
mentà sa partie tout àfait inférieure; région postérieure de 3 à 3 1/2,
rarement à 4 fois plus longue que Pantérieure, assez haute jusqu’a l’ angle
postéro-dorsal, terminée par un rostrc subbhsal très accusé, long, camard, ~
vaguement arrondi subtronoatulé; bord supérieur médiocrement arquè;
bord postérieur subsinué-concave jusqu’au rostre; bord inférieur droit,
rarement subsinué cn son milieu; sommets non saillants, garnis de
rides assez fortes, peu onduleuses, légèrement obliques par rapport
"`““\"`“\\\\\\».
î
1 \
~\i‘..~.:>j
\ <ÈZZ..""'
Ã
_ ;_ ___,_,·...J
F10. 853. y- Anodonta rostrata KOKEIL, 3/4 environ de la grandeur naturelle.
aux stries d’accroissement; test assez épais, solide, parfois un peu
pesant, recouvert d‘un épiderme clair, roux jaunacé uniforme; nacre
lactescente un peu îrisée. — Long. : 85-115 mm.; haut. : 47-60 mm.,
épaiss. max.; 24-35 mm. ' ·
Peu commun. La Canne, à Saint-Saulge (Nièvre) [J. R. BOURGUIGNATZIQ Culez
(Ain) [Il. NICOLAS]; étangs de Saint-Paul, près de Thonon (Savoie) [J. R. Boun-
cc1c1v11·1·]; lac d’Annecy (Savoie) (A. Locann]. La Lombardie, la Suisse, l’Allema·
gne méridionale, la Dalmatie.
Cette espèce paraît bien distincte de l`A. avonensis Mosrxcu dont elle se dif-
férencie par son aspect cunéiforme; sa région antérieure très courte et très
haute, fortement décurrente vers la base; sa région postérieure allongée en un
rostre très développé; son test moins épais, moins pesant, recouvert d'un
épiderme d'un clair coloris particulier. IJA; sebinensis Bonne. est certai- '
I nement cette espèce et il en est vraisemblablement de même de l’A. hclvctica
BOURGUIGNAT [1862, p. 59, pl. 111, fig. 1-2; 1881, p. 234; Wesrsnwivn, VII, 1890,
p. 249]. D’après les cotypes de la Collection A. Locxnn, l’A. Blanci Bouac. pa-
raît aussi appartenir à cette espèce. Il n’y a guère de doute pour l’un des indi-
vidus, mais un autre, de forme plus aliongée, au test plus léger, avec une
. ' 49

768 MoL1.UsQUEs TERRESTRES ET FLUVIATILES
région antérieure mieux développée n’est peut-être qu'une forme aberrante de
1‘A. cygnaea (‘).
var. campyla (Bouncuiemr) Locann.
Anodonta campyla Boone. in. Loc., 1884, p. 32; 1890, p. 44;1893, p. 257. —-
Coquille ovalaire, vaguement subquadrangulaire allongée, un peu ventrue;
région antérieure courte, arrondie, décurrente à la base; région postérieure
environ 3 fois plus longue, assez élargie à l’aplomb de l’angle postéro-dorsal,
_ terminée par un rostre basal assez large, camard et troncatulé; bord supérieur
arqué; bord inférieur subrectiligne; sommets ridés comme chez l’A. roszram,
Kon.; valves peu bàillantes; test assez épais, solide, cendré olivàtre clair,
—- Long. : 60-72 mm.; haut. :36-43 mm.; épaiss. max. :18-22 mm. ·
Départements du Jura, de. la Saône-et-Loire, ‘de la Côte-d’Or, du Tarn
',C· [J. R. Bouncuxcmlr, A. Locann]. Cette coquille est classée, par A. Lociinn, au
voisinage de l'A. intermedia, ne LAM., mais l’examen des cotypes montre qu'elle
est beaucoup plusvoisine de l'A.' roszraza Kom. dont elle constitue une forme
minor. _ _
6 Izis. A. pyreualca Locarno.
Anodonta pyrenaica Loc., 1890, p. 55, 166; 1893, p. 269.
Coquille subovalaire un peu allongée, vaguement subquadrangulire,
renflée; région antérieure arrondie-subtronquée, décurrente à la base;
région postérieure 3 fois Plus longue, assez large, terminée par·un
rostre arrondi subtronqué, camard, plus arqué en dessus qu’en dessous,
un peu inférieur; bord supérieur bien arqué, ascendant; bord inférieur
sinueux dans sa partie médiane; valves bàillantes au-dessus du rostre;
sommets bombés, peu saillants, fortement dénudés; ligament très long,
très fort, blond roux; test épais, solide, recouvert d’un épiderme roux
grisâtre terne ou jaunacé clair; nacre légèrement rosée, bleutée vers le
ro_stre, irisée. -—Long. : 100-107 mm.; haut. : 55-64 mm.; épaiss. max. :
30-34 mm. '
La Sare (Basses-Pyrénées) [A. Locarno]. `
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente zelle a la même forme
générale avec une région antérieure également décurrente seulement dans sa
partie inférieure et un rostre inférieur camard, mais son test est plus épais,
plus solide tout en ayant un coloris analogue. Elle n'est certainement que
l'espèce représentative, dans les Pyrénées, de·1’Anodonm roszmza Konan. de
l’Est et doit être rattachée à ce dernier.
7. A: intermedia DE LAMAncK,(Fig. 854).
Anodonia intermedia. nn Laiu., VI, I, 1819, p. 86; Encycl. méthod.,
` pl: cci, fig. 2; Bounooienar, 1881, p. 311; Wizsrianwivn, VII, 1890,
p. 274; Kosnur, 1912, p. 104, pl. vu, fig. 20; Locann, 1890, p. 50; 1893,
4. De même, un exemplaire de la coll. A. Locann étiqueté Anodonta olmiaca Loc. et prove-
nant du canal du Rhone au Rhin,·aux environs de Mulhouse, ne correspond guère à la des-
cription originale. (Yest une forme un peu venlrue (épaiss. max. :37 mm. pour 105 mm. de
long. et 56 mm. de haut.) se rapprochant de certains individus de l'A. zwonemis Monr.

. _ uiviomnm. -- ANODONTA 769*
p. 263, fig. 259; - A. ahsterica Ssnvlmv, 1888, p. 337; \VEs·r., VII, 1890,
p. 284; Loc., 1890, p. 83; 1893, p. 300; A. armoricana Councivxz, 1895,
p. 159 (sensu lato); A arundinum Snnvsm in Loc., 1884, p. 37; 1890,
p. 49; 1893, p. 263; A. barboraeca Ssnvsm in Loc., 1882, p. 280, 352;
1890, p. 48; 1893, p. 261; A. blaca Boum:. in Loc., 1890, p. 53, 159;
1893, p. 268; KOBELT, 1912, p. 101, pl. vx, fig. 15 [: A. tremula DROUÈT);
A. carta (SERVAIN), Loc., 1890, p. 45; 1893, p. 256; Konmxr, 1912, p. 97,
pl. xv, fig. 9 [: A. macrostena var. carta Simvluzv, 1888, p. 3; : A. tre-
mala (pars) Dnouiâr, 1889, pl. m, fig. 3]; A. cyrthoptychia Boum., 1881,
p. 136; Loc., 1890, p. 40; 1893, p. 251 [: A. gibba Hnnn in CLESSIN,
Conclzyl.-Cabin., 1876, p. 81, pl. xxv, fig. 1, 2, non Bmvsoiv, 1852]; A. di-
nellina (pars) IVIABILLE in Loc., 1890, p. 43, 140; 1893, p. 255(‘); A . divi-
nata Boum;. in Loc., 1890, p. 47, 147; 1893, p. 260; A. Fùzancei Loc.,
1890, p. 68, 176; 1893, ,p. 259; A.fI0renciana Loc., 1884, p. 29; 1890,
p. 49; 1893, p. 262, fig. 258; WEST., VII, 1890, p. 231; A. friedlandc-
riana Snnvsiiv, 1889, p. 56; WEST., VII, 1890, p. 276; Loc., 1890, p. 51;
1893, p. 265; Konuur, 1912, p. 109, pl. ix, fig. 27; A. germanica SERVAIN,
1888, p. 330; WEST., VII, 1890, p. 278; Loc., 1890, p. 50; 1893, p. 264;
A. gougetana OGÉMEN, Revue Zool., 1861, p. 115, pl. m; Bounc., 1881,
p. 202; Loc., 1890, p. 44; 1893, p. 255, fig. 255; A. Gueretini Ssnvam
z'n·BoUnc., 1881, p. 203; \Vus*r., VII, 1890, p. 234; Loc., 1890. p. 43;
1893, p. 256; A. impura Ssnvlmv, 1882, p. 34; Loc., 1890, p. 45; 1893,
p. 258; Koimxxr, 1912, p. 93, pl. 111, fig. 3 [: A. vendeana Snnv.]; A. in.-
crassata (Sunrrnnn) Bonne., 1881, p. 304; Loc., 1890, p. 47; 1893,
p. 260, fig. 257) : Jlfytilus incrassatus Sm;1>1>Ann, Trans. Lina. Soc. '
London, XIII, 1820, p. 85, pl. v, fig. 4 et treduct. Cmzrw, 1845, p. 270,
pl. xxvn, fig. 2]; A. ligerica COUTAGNE, 1895, p. 150 (sensu lato), non nm
Joimms; A. l0ppz'0nz'ca Boone., 1881, p. 194; 1883, p. 43; Loc., 1890,
p. 48; 1893, p. 263 [: A. idrina Konsxxr, Icon., 1876, pl. cxx, fig. 1159,
non Srxmsnnx; :A. de bettana var. l0ppz'0m'ca Wnsr., VII, 1890, p. 231];
A.p}ziI/zya'ra PÉcuAUn, 1884, p. 191; Loc., 1890, p. 43; 1893, p. 256;
A. pisÉ·z'nalz's var. Izgerica nn Joamus, 1859, p. 279; A. rlzynchota Sun-
vam, 1882, p. 51: VVEST., VII, 1890, p. 252; Loc., 1890, p. 56; 1893,
p. 272; Konmxr, 1912, p. 107, pl. vin, fig. 24; A. Riqueti Boum;. in
Loc., 1890, p. 38, 131; 1893,.p. 249 (forme allongée avec rostre plus
développé); A. Spengleri Bonus., 1881, p. 317; Wssr., VII, 1890, p. 275 ;, _
Loc., 1890, p. 36; 1893, p. 247; A. Thibauti Ssnvaw in Loc., 1890,
p. 48, 152; 1893, p. 262; A. tremula. Dnoniàr, 1888 (Journ. de Conchyl.),
p. 109; 1889, p. 77, pl. m, fig. 3; Gsnmsm, 1909, p. 120, pl. r, fig.`3—4;
A. vendeana Smwlux in Loc., 1890, p. 46,145; 1893, p. 259; -7 A. loy-
diana Boum;. in Loc., 1893, p. 265 (forme très brièvement décrite se
1. Dans la collect. A. Locum (Muséum Paris), les échantillons étiquetés A dinellina Sont, les
uns (provenant de la Saone) des A. avonensis Monr., les autres (provenant de la basse Loire)
des A. intcrmcdia un LAM. .

770 Mottusomzs rnnnasrass ET rLuvm·r1Lr,s ·_
rapportant peut-être à A. anatina. L.); ? A. sierra Snnvbm in Loc., 1890,
p. 48, 150; 1893, p. 261; Komznr, 1912, p. 99, pl. v, fig. 11.
Coquille subovalaire assez courte , relativement renflée (convexité
maximum subcentmle), vaguement subquadrangulaire ; région anté-
rieure largement arrondie ; région postérieure de 2 à 2 1/2 fois plus
longue, à peine plus haute, avec un rostre inframédian arrondi, obtus;
bord supérieur allongé. arqué; bord postérieur plus ou moins subconcave
jusqu‘au rostre; bord inférieur largement arqué; sommets non saillants,
· garnis de rides accentuées parfois fortes, obliques ou même très obiigues
par rapport aux stries d’accroissement; ligament robuste, marron bril-
lant; test assez épais ou épais, solide, vert sombre (rarement vert brillant),
4,,ttsu»\\\\\\\`\\\\\\\\\\\)\““`
Fia. 854. — Anodonta intermedia ne Laimacx, 3/4 environ de la grandeur naturelle.
brun plus ou moins foncé, parfois chocolat ou café au lait, rarement avec
des rayons divergents d’un vert plus sombre; nacre irisée, bleue ou plus
ou moins saumonée. - Long. : 65-80-90-105 mm.; haut. : 39-42-55-60
[-62] mm.;épaiss. max. : 24-30-35-38 mm.
Habite les fleuves, les rivières, généralement sur les fonds sableux ou sablo-
vaseux, principalement dans le bassin de la Loire (particulièrement répandu
dans la Loire entre Saumur et Nantes); vit aussi dans l’Est et dans le bassin
du Rhin. ·
_ Cette espèce polymorpbe (‘) se rapproche principalement de l’An0d«mza mm-
zina L. dont elle diffère : par sa forme différente, vaguement subquadrangu—
laire, la convexité plus grande de ses valves, sa taille plus forte et son test plus
épais, très solide, généralement plus brillant.
var. spondea. (Bouacuxomr) Locmn (P1. xxv, fig. 606).
Anodonm spondea Bouac. in Locitao, 1890, p. 48 et 149; 1893, p. 261; GERMAIN,
1. Le D' G. Seavsm [août /882, pp. 32 et sq.] a décrit un certain nombre d’Anodontes des envi-
rons de Hambourg dont la plupart doivent être rapportées à cette espèce (par ex. 2 A. ocnem,
A. ocnerella, A. ma1‘ztz0.na...); quelques-unes,de ces formes ont été fîgurées par le D' W. Konrzixr
[IQI2, pl. m à xx], d’ap1‘es des cotypes étiquetés par J. R. Bouncuicmr.

mvioivmns. — Anouomu 771
_ (
1904, p. 299, pl. A, fig. 19; A. armoricana COUTAGNE, 1895, p. 149. — Coquille
subtriangulaire, ventrue, à profil d’Unio par suite de la région postérieure qui
est eüilée comme chez l'Unio zumidus Pmmrssox et 3 fois plus longue que l'an·
térieure; ligament très robuste et saillant; test remarquablement épais et
pesant (presque aussi épais que celui des Psilunio),. recouvert d’un épiderme
jaunacé passant au marron vers la région inférieure, la région postérieure sou-
vent café au lait~clair; nacre bleue, irisée, souvent avec de larges taches
livides. -— Long. : 80-100 mm.; haut. : 58-60 mm.; épaiss. max. : 33-38 mm.
Habite la basse Loire (principalement entre les Ponts-de-Cé près d’Angers
et Ingrandes); vit enfoncé peu profondément dans le sable fin. Cette variété,
très distincte, devra peut-être être considérée comme une espèce particulière.
Je ne l’ai pas fait parce que j'ai autrefois recueilli'dans la Loire, aux environs
d'Angers, des individus passant aux formes de l’A. inzermedia ne LAM, Cepen-
dant, comme ces exemplaires sont rares, probablement exceptionnels, la ques-
tion ne sera résolue que par l'étude, sur place, de colonies de l’A. spondea
Boum;. ' _
8. A. maculata Susrrnno (Fig. 855, 856).
Jlytilus maculatus Susrraun, Transact. Linn. Soc. London, XIII,
1820, p. 83, pl. v, fig. 6; Anodonta maculata Bonne., 1881, p. 285, Loc.,
1890, p. 80; 1893, p. 304, fig. 292; Konsrxr, lcon., 1896, p. 40, pl. 194,
fig. 1214; Gsnmnuv, 1908, p. 148, fig. 6 à 11, pl. ux, fig. 1 à 5 et pli xv,
fig. 6; et 1909, p. 121 à 129, fig. 15 à 22. -— A. Arn0uldz'BoUn¢:., 1883,
. p. 114; Loc., 1890, p. S5; 1893, p. 306, fig. 295; A. calctengis Loc.,
1890, p. 50, 154; 1893, p. 264, fig. 260; A. circulus Loc., 189(), p. 77,
213; 1893; p. 309, fig. 297; A. elaclzism Loc., _1890, p. 67 (pars); 1893,
p. 308 (,DaI‘S)('); A. gabat1}"0rmz°s Loc., 1890, p. 79, 221; 1893, p. 303;
.1. labclZz)‘br·mis Loc., 1890, p. 79, 217; 1893, p. 303, fig. 291; A. mea
Boum;. in Loc., 1890, p. 78,214; 1893, p. 302; A. Nicolloni Loc., 1890,
p. 81, 222; 1893, p. 306; A. nitefacta Loc., 1890, p. 81, 223; 1893, p.300;
A. 0rivaIenszÉs· Loc., 1890, p. 85, 226; 1893, p. 306; A. pentagomz Loc.,
1890, p. 78, 215; 1893, p. 302, fig. 290; A. Perrieri Loc., 1890, p. 77,
210; 1893, p. 299 (forme major); A. roi/zomagensis Loc., 1890, p. 79,220;
1893, p. 303; A, rolula Ssavam in Loc., 1890, p. 78, 216; 1893, p. 310; ‘
A. sedentaria BIABILLE zn Bonus., 1881, p. 316; Loc., 1890, p. 79; 1893,
p. 301; A. sequanîca. Couracms, 1895, p. 137, 150, non Bouncuxcuxrl, '
non Locminl; A. tricassùza P1Lx.o1· zh Boone., 1881, p. 323; Loc., 1890,
p. 81; 1893, p. 308, fig. 296; -— ? A. sequanica Bouuc. in Loc., 1882,
p. 280, 349; 1890, p. 74; 1893, p. 295.
Coquille ovalairo un peu courte, parfois presque subcirculaire, médio-
crement renflée ou même assez déprimée; crête postérieure très atténuée;
région antérieure étroite, arrondie, décurrente à la base; région posté-
1. Voir la note, p. 77.5. Les A.elachi.ita Loc. provenant dela Seine (coll. A. Loclnu, au Muséum
de Paris) sont certainement des A. maculata S¤EPP·

772 MoLLUsoUEs Tsnuusrnas E*i· 1=1.uv1A'1·11.Es.
v .
rieure de [2] à 2 1/4-2 1/2 fois plus longue, avec rostre court, arrondi,
obtus, inframédian; bord supérieur à peine arqué; bord postérieur incurvé
jusqu’au rostre; bord inférieur largement arqué; sommets en forme de
crochets très déliés, garnis de ridesl flexueuses bien prononcées, peu
nombreuses (de 4 à 6, rarement 7-8), non tuberculées, peu obliques par
rapport aux stries d’accroissement; test jamais épais, parfois mince,·
solide, recouvert d’un épiderme jaune verdàtre ou vert, parfois orné de
rayons divergents d’un vert plus foncé; stries d’accroissement fines, sub-
égales et serrées. — Long. : 60-65-75 mm.; [haut. : 34-35-48 mm.; épaiss.
max. : 16-20-23 mm.
Habite les fleuves, les rivières, dans la basse Loire et, surtout, dans la basse
Seine; beaucoup plus rare ou même exceptionnel ailleurs.
` _,,,a®*“““‘““` `_,..«-s“°"
k i')  J
·Fxc. 855-856.-— 855 (à gauche). Anodonta mawlata Snspraao, 273 environ de la grandeur I
_ naturelle. - 856 (a droite). A. maculata Snsrman forme circulus Locaan, 2/3 environ
de la grandeur naturelle. ‘
Cette espèce variable a souvent tendance à prendre une forme pentagonale
plus ou moins nette (Anodonm penmgonà LocAnn (fig. par L. Gsnmnm, 1905,
pl. n1, fig. 4), d’ailleurs anormale qui passe à des individus pathologiques
comme ceux quej'ai figurés en 1909 (p. 126, fig. 21-22). La forme Perrieri
Locaan, également peu renflée, est une var. major atteignant 86 mm. de long.,
58 mm. de hauteur et seulement 25 mm. d`épaisseur, avec un test mince, jaune
verdàtre.
L'A. maculata Smax>1>. se distingue facilement de l’A. anatina L.·par sa forme
_ subdéprimee plus régulièrement ovalaire-arrondie à peine deux fois plus
longue que haute; par son bord inférieur toujours largement convexe; par ses
sommets proéminents en forme de crochets très déliés et par son test solide
sans être épais recouvert d’un épiderme assez brillant. Comparée à l‘A. sub-
rhombea Baowzv, qui peut être considérée comme l`espèce représentative dans
la basse vallée du Rhône, elle s’en différencie par sa forme beaucoup moins
ventrue, sa taille plus faible et son test bien plus mince et moins solide.
9. A. subrhomhea Bnowiv (Fig. 857; pl. xxm, fig. 592).
Anodon subr/zornI2ea*Ba0wN, 1827, pl. xvr, fig. 3-4; 1845, pl. xxx,
Hg. 3-4; Anodonta subrlzombea Bouncuxcruvr, 1881, p. 362; Loc., 1890,

UNIONIDAE. — ANono1v·m 77
p. 76; 1893, p. 297 [: A. piscinalis Dnouiàr, 1853, pl. v, fig. 1, non
Nxtssoiv]; — A. avenionensis Loc., .1890, p. 76, 209; 1893, p. 298,
fig. 287; A. Dantessantyz`RAx in Boone., 1881, p. 363; VVEsT., VII, 1890, '
p. 292; Loc., 1890, p. 77; 1893, p. 299 [: A._pzZscinalz's var. Rossnïssnen,
Icon., 1837, pl. xxx, fig. 416, non Ninssoivl; A. elachista Boone., 1866,
p. 197, pl. xxxi, fig. 12-14; 1881, p. 363; Wnsr., VII, 1890, p. 242; Loc.;
1890, p. 77 (pars), 1893, p. 308, fig. 295 (jeune) (1); A. episema Boone.,
1881, p. 360; \VEs·r., VII, 1890, p. 291; Loc., 1890, p. 76; 1893, p. 297,
fig. 286; A. exec/za Bonne., 1881, p. 356; Wasr., VII, 1890, p. 288;
Loc., 1890, p. 84; 1893, p. 299 [: ./llytilus cygnaeus Scnnornn, 1779,
pl. 111, fig. 1,non Lnvivr-E]; A. formosa DnoUÈ·r, 1889 (Journ. de Conchyl.),
, p. 109; 1889, p. 74, pl. xi, fig. 3 [jeune; = A. elachista Bonne.); A. in-
detriza Loc., 1890, p. 73, 204; 1893, p. 294; A. .l[ar·z'oni Courxonn in _
Loc., 1890, p. 73, 206; 1893, p. 294; A. nzeridionalis Loc., 1890, p. 77, I
211; 1893, p. 299, fig. 288; A. .'|Iz'lIet£ RAY et Dnouiàr, Revue et Mag. ·
Z0oI.,.18/48, p. 255, pl. i, fig. 1; DUPUY, 1850, p. 617, pl. xxx, fig. 16;
Boone., 1881, p. 360; VVEs·r., VII, 1890, p. 291; Loc., 1890, p. 75; 1893,
p. 296, fig. 285; A. rhodanica Commons, 1895, p. 150 (sensu lato), non
Bouncuxcivxrl non Locsnnl - ?A. submacilenta Snnvanv, 1880, p. 162;
Bounc., 1881, p. 180; VVEs·r., VII, 1890, p. 228; Loc., 1890, p. 41; 1893,
p. 253 [= A. litloralis Dnooiàr, 1889, p. 73, pl. 1, fig. 3).
Coquille ovalaire courte, subarrondie, renflée ventrue; région antérieure
courte, arrondie, subanguleuse qu haut; région postérieure de 1 3/4 à A
2-2 1/4 fois pluslongue, un peu haute, avec un rostre court, arrondi sub-
troncatulé, inframédian; bord supérieur subarqué ascendant; bord infé-
rieur très largement arrondi convexe; sommets garnis de rides obliques
par rapport aux strics d`accroissement; ligament assez proéminent, arqué,
jaune olivàtre ou brun jaunâtre; test solide ou très solide, elpais ou assez
épais, parfois plissé comme chez l’A. cygnaca L., recouvert d’un épi-
derme olivàtre, jaune olivàtre ou vert plus ou moins foncé (vert émeraude
chez les jeunes) avec rayons divergents très peu visibles (plus distincts et
d’un beau vert chez les jeunes); stries d’accroissement très inégales, irré-
gulièrement foliaeées lamelleuses vers la région inférieure; nacre blanc
de lait, blcuàtre, peu brillante. - Long. : 80-95-110-118 mm.; haut. :54-
63-70-74 mm.; épaiss. max. : 24-39-52 mm. Le poids de la coquille vide
varie de 23 à 67 grammes. ·
Le Rhône, dans son cours inférieur, principalement dans les régions d’Avî- . >ç
gnou (Vaucluse) et d’Arles (Bouches-du—Rhône).
var. Depereti Locxnn. ,
Anodonza deperetiana Loc., 1890, p. 76, 208; 1893, p. 297. — Coquille sub-
arrondie ovalaire bien rentlée; région antérieure régulièrement arrondie;
1. Dans la colI.A. Locimn (au Muséum de Paris), les individus étiquetés elachista Borne. et pro-
venant de Montaigu (Vendée) sont des A. maculata Smzrrnm.

774 MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
région postérieure 2 fois plus longue, avec rostre très court, obtus, arrondi,
inframédian; bord supérieur peu arqué;'bord inférieur largement arqué con-
vexe; valves bibaillantes; sommets bien bombés mais à peine saillants, ornés
de rides onduléesg ligament fort, robuste, assez allongé; test mince, recouvert
d’un épidermejaune marron orné de rayons verts et garni de stries disposées
 
Fic. 857. —- Anodonta subrhombezz Bsowu forme Milleti RAY et Dnouër, légèrement
rédui.
en lignes divergentes comme chez les Pseudanodontes; nacre bleutée, bien iri-
sée. — Long. : 96-98 mm.; haut. : 56-58 mm.; épais. max. : 34-35 mm.
` î Le Tech, au sud de Perpignan (Pyrénées—©rientales) [A. Locann].
La position de l’A. Deperezi Loc. reste imprécise. C`est peut être une forme
spéciale représentant, sur le versant français des Pyrénées, l’A. subrhombea
Brown de la vallée inférieure du Rhône.
F. DREISSENSIIDAE
Animal allongé, déprimé; bords du manteau soudés ne laissant qu’une ouver-
ture pour le passage du pied et du byssus; siphons saillants, le branchial
long et gros, l’anal court; palpes labiaux courts; branchies subégales (l‘ex-
terne un peu plus large) soudées entre elles en arrière; pied linguiforme, co-
noïde devenant vermiforme, grêle pendant Fextension , byssus bien développé,
noirâtre. U _
Coquille mytiliforme, équivalve; sommetsaigus, terminaux; bord cardinal
non denté ou avec une dent très rudimentaire; ligament interne, antérieur; un
septum calcaire (appelé aussi septum apical, lame myophore) sous les sominets
(parfois prolongé en arrière par une petite lamelle calcaire saillante et distincte)
sur lequel s’insère le muscle adducteur antérieur des valves.

DREISSENSIIDAE. - nnnissnnsm 775
Animaux unisexués; les œufs, expulsés au dehors, donnent naissance à des
larves libres de 0,5 mm. de longueur, d'abord flottantes, puis se fixant, pour
se transformer en jeune`Dreissensia. Ces larves sont analogues à celles des
Pélécypodes marins, c`est·à·dire pourvues d‘un velum bien développé.
Animaux habitant les fleuves, les rivières, les canaux, parfois même les eaux
saumàtres ou salées, fixés aux coquilles d’autres Mollusques (Unios, Ano-
dontes), aux pierres, aux murs des quais, aux plantes aquatiques; souvent en _
colonies dans lesquelles les individus de tous âges sont réunis en paquets plus ~
ou moins volumineux. ·
Tnnnnau nes cannes.
1. Muscle adducteur antérieur des valves inséré sur le septum
apical; valves carénées ....... G. Dreissensia, p. 775
-— Muscle adducteur antérieur des valves inséré sur une lamelle
· saillante et distincte située en arrière du septum apical; valves
_ non carénées ........ . .... G. Congeria, p. 777
G. DREISSENSIA vu Bmrnnn, 1835.
[Dresscna vxx BENEDEN, 1835; Tic/zogonia Rossmitssuzn, 1835; Dit/ralmia et
Dyt/ralmia JAY, 1835, 1836; Mytilina Canrname, 1837 ;Mytilomya lllanscriau.,
1873].
Caractères généraux de la famille pour l’animal (byssus formé de 20-30 fila- ·
n1ents).
Coquille équivalve, allongée et légèrement arquée, à valves bombées et
. carénées, la carène partant des sommets qui sont aigus et tout à fait anté-
rieurs; ligament interne et antérieur, enfoncé dans une fossette allongée;
charnière non dentée (ou avec une dent cardinale à peine visible sur la valve
droite); un septum apical, petite lame calcaire placée sous le sommet et sur
laquelle s’insère le muscle adducteur antérieur des valves; muscle adducteur
postérieur laissant une faible impression ovalaire allongée dans la région dor-
sale; impression du muscle rétracteur postérieur ovalaire située en avant et
contre I'impression de l’adducteur postérieur: impression du muscle rétrac-
teur antérieur confondue avec celle de l'adducteur antérieur; impression pal-
léale faible (Fig. 860). •
Une seule espèce vit en France. Le genre a des représentants fossiles dans
le Tertiaire de l’Europe centrale.
L D. polymorpha P».x.x.^s (Fig. 858 et 860).
Jlytilus polymorphus Pannes, Reise Russ. Reicbs, 1754, I, p. 478;
Gmmnv, éd. XIII, 1791, p. 3363; JI. volgensis Gnu, Ann. Philos.,
XXV, 1825, p. 139; Dressena. polymorpka van BENEDEN, Bull. Acad.
Bruxelles, Il, 1835, p. 25; Tic/zogonia Chemnitzii II0ssMÃss|.nn, Icon., I,
1835, p. 113, fig. 69; Dreissena. polymorpha Mooum-Taxnoiv, Il 1855,
p. 598, pl. uv, fig. 1 à 19; Dreissensia tumida BOURGUIGNAT in Locann,

  MOLLUSQUES '1`ERRESTRES ET FLUVIATILES
1893, p. 142, pl. vi, fig. 6; Loc., 1893, p. 311; D. fIuvz'atilz's (PALLAS)
Loc., 1893, p. 133, pl. v, fig. 1-3; 1893, p. 311, fig. 298; D. Sermini
Boum;. in, Loc., 1893, p. 143, pl. v1, fig. 3; 1893, p. 311, fig. 299; D. carta.
Boum;. in Loc. 1893 p. 152, pl. v, fig. 7; 1893, p. 311; D. Arnouldi
Boum;. in Loc,,1893, ,p. 156, pl. viii, fig. 1; 1893, p. 312, fig. 300; D.
occidenmlis Boum;. in. Loc., 1893, p..160, pl. vii, fig. 4; 1893, p. 312;
` D. Locardi Boum;. in Loc., 1893, p. 162, pl. vn, fig. 3; 1893, p. 312;
D. Belgrandz'Bou1u;. in. Loc., 1882, p. 300, 367; 1893, p. 164, pl. vu,
fig. 5,et 1893, p. 313, fig. 301; D. Zutetùzna Boum;. zh Loc., 1893,
p. 171, pl. vr, fig. 7; 1893, p. 313, fig. 302; D. recm Boum;. in Loc.,
1893, p. 167, pl. v, fig. 6; 1893, p. 313; D. paradoxa Boum;. in Loc.,
1893, p. 176, pl; vu, fig. 8; 1893, p. 314 [: anomalie]; D. polymorpha
Kizivivann et VVoo¤vvA1u>, 1926, p. 296.
Coquille mytiliforme subtriangulaire allongée, assez renflée ventrue;
, V @ .
§ W`;-‘?"¥”·" _
§`
È
i  
\ · .
 \/   3
858 _ 8 5 9 · 8 60
Fm.858 a 860. — 858. Drcissensia polymorphcz PAi.LAs forme Arnouldi Bouaouioxanunpeu
grossi. — 859. Congeria cochlezzta Kioxx, région antérieure de la coquille, vue en de-
dans, montrant le septum apical et la lame calcaire sur laquelle s’insère le muscle
retracteur antérieur, très grossi. -860. Dreissensizz polymorpha PALLAs, vue intérieure
de la coquille, montrant les insertions musculaires, légèrement grossi.
carène apico-dorsale plus ou moins accusée, d’abord saillante au voisinage
des sommets, puis émoussée; bord dorsal fortement arqué avec angle
3l'lléI‘O·dOI‘S3i. blêll marqué; bOI'd. V€l1l.PZ1f. SIlbSll'll]€‘l1X, SllbCOI1C3V6 G1'} SOI1
milieu; sommets horizontaux, pointus, tout à fait antérieurs; ligament
droit, allongé, d’environ 10 mm. de long; impressions musculaires assez
apparentes; tèst mince, assez solide, opaque, olivàtre, jaune verdâtre ou
roux, orné de bandes brunes dis osées en zi za vers le haut, arni de
P 3 3 3
stries transversales très serrées, très fines, inégales; intérieur des valves
bleuâtre, brillant. — Long.: 20-35-40 [rarement 40-50] mm.; larg. :
10-20 [· 25] mm.; épaiss.: 12-24 [-25-28] mm.
Les espèces décrites par J.-R. Bouncuiomr ne sont que des formes insigni-

nnnxssnnsixmn. — coivcizma 777
fiantes passant de l'une à l’autre. Le seul D. Arn0tldi~Bounc. pourrait, à la
rigueur, être considéré comme une variété caractérisée par sa forme générale
vaguement subrectangulaire, le bord dorsal’étant, à partir de l’angle antéro·
dorsal, sensiblement parallèle au bord ventral qui est plus ou moins rectiligne.
(Eufs expulsés au dehors par groupes ressemblant à de petites masses de
mucus. La larve trochosphère libre, nageante, donne une jeune Dreissensia
qui se fixe, par son byssus, à une plante aquatique, a une pierre ou à. la ,
coquille d’un autre Mollusque (Anodonte, Unio, Dreissensie adulte). ,
Ilabite les canaux, les rivières, les bassins, et même les conduites d‘eau ·_
(celles de la ville de Paris notamment), fixée aux pierres, aux murs des quais,
aux objets immergés. Cette espècè, originaire de la Russie méridionale, s'est
rapidement propagée vers l’Ouest et sa marche a été suivie depuis 1771. Elle a
d’abord envahi les fleuves russes puis ceux de l’Allemagne, du Danemark, de
la Hollande; en 1834 elle est signalée à Mazeyk, dans le canal de Maestrich à
Bois-le-Duc (Belgique), puis dans le Nord de la France; elle apparaît à Lyon I
après 1852 et à Agen en 1866. Elle est, aujourd’huî, commune ou très commune
dans toute la France. Q
i . G. CONGERIA Pxutscii, 1835.
[Mytilopsis Coxnan, 1857].
Animal ayant les mêmes caractères généraux que celui des Dreissensia.
Coquille de même forme quecelle des Dreissensia, mais plus petite età
valves nori carénées; sommets antérieurs; un septum apical à chaque valve,
en arrière duquel, dorsalement, est une petite lamelle calcaire saillante et
distincte, en forme de cuiller, sur laquelle s’insère le muscle rétracteur anté-;
rieur (Fig. 859). `
Habite les eaux douces et les eaux saumàtres (estuaires, canaux communi-
quant avec la mer); fossile dans le Tertiaire de l‘Europe centrale.
1. G. cochleata Kxcxx (Fig. 859; pl. xxx; fig. 570 à 573).
Mytilus cochleatus Kxcxx, Bull. Acad. Bruxelles, ll, 1835, p. 235,
pl. 1, fig. 1-3; Drez'ssensz'a. cochlelzta Fiscnun, 1858, p. 129; Locann,
1882, p. 300; 1893, p. 184, pl. v, fig. 10; 1893, p. 314. _
Coquille mytiliforme, subrectangulaire bien allongée, peu ventrue; ·
bord dorsal régulièrement arqué avec un angle apico—dorsal fortement .
émoussé; bord ventral assez nettement sinueux; sommets tout à fait anté-
rieurs, très pointus; septum apical petit, arrondi_à la base, la lame
calcaire qui lui fait suite médiocrement développée et en forme de cuillér;
ligament antérieur, étroit; impressions musculaires bien visibles mais
peu profondes; test assez mince, solide, d’un roux jaunacé plus» clair
antérieurement, orné de taches irrégulières plus foncées et garni de stries
inégales, assez fines; intérieur des valves bleuâtre. -- Long. : 15-23 mm. ;
larg. : 7-10 mm.; épaiss.; 5- 10 mm.
Habite les eaux douces et, de préférence, les eaux légèrement salées, les

778 ' MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES
estuaires, les canaux communiquant avec la mer; vit fixé sur les pierres, les
tiges des plantes, les individus souvent réunis en grappe. Canal de Bergues, près
de Dunkerque (Nord) [J. un Gmzmvn, A. Locann]; commun dans le canal
maritime de Caen à la mer (Orne) [Dr Mourxnn, 1898 (sous le nom de Dreissensia
occidenlalis Bounc.); E. Cm-:M1N, Bull. Soc. Linn. Normandie, 1910, p. 103]. Cette
espèce a été primitivement trouvée en Belgique, d'ab0rd dans les bassins du
. port d’Anvers [J. Kxcnx, F, CAMRMNE], puis dans 1’Escaut, à Anvers [P. PEL-
SENEER].

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
ÀDARII (G. B.), 1876. —· Molluschi terrestri e fluviatili viventi nella valle dell'
Oglio... prov. di Brescia e Bergamo, Ani d. Soc. Veneto-Trentinu, Verona,
V, pp. 7-95, pl. I.
Aomus (H. et A.), 1853-1858. - The genera of recent Mollusca; arranged
according to their organization. London, 3 vol. in-8.
Aramis (J. C.), 1850. - Die Heliceen, nach naturlicher Verwandtschaft syste-
matisch geordnet, Berlin, in-8, 262 pp.
Id., 1860, 2** édit. par E. vou Mamans, Leipzig, in-8, xvm + 359 pp.
Atom (J.), 1830. - A Catalogue of the land and fresh water Testaceous Mol-
lusca found vicinity of Newcastle-upon—Tyne, with remarks, Trans. not.
llist. Soc. Norzhumberl., I, part I, 1830, p. 26-41; supplément, id., II,
part 3, 1838, pp. 337-342.
Id., 1837. - Notes on the land and fresh water Mollusca of Great Britain,
with a revised List. of Species, Magaz. Zool. Bot., III (Août), pp. 101-
119.
Id , 1848. — A Catalogue of the Mollusca of Northumberland and Durham,
· Trans. Tyneside Natur. Field Club., I, p. 97-209.
ALLMAN (G. J.), 1846. - Description of a new Genus of Pulmonary Gasteropods
(Geomalacus), Armals and Magaz. nat. History, XVII, p. 297-299,
pl. xvu A, fig. 1-3.
Ammv (J. \V. vox), 1812. — Systematische·Abhandlung über die Erd-und Fluss-
conchilien welche um Augsburg und der umliegenden Gegend gefunden
werdeu..., Augsburg, in-8, wi + 120 pp., 14 pl. col.
Aivnmî (Emile), 1893. — Contribution à l‘anatomie et à la physiologie des
Ancylus lacustris et fluviatilis, Revue suisse de Zoologie, Genève, I, p. 427-
461, pl. xvx.
Amon (H. E.), 1839. — Verzeichniss der Conchylien welche sich in der Samm-
lung von H. E. Anton befinden...,i¤-4, Halle, 1839, xvx + 110 pp.
Asrma (G.), 1920. - Biologie des Mollusques dans les dunes maritimes fran-
çaises et ses rapports avec la géographie botanique, Toulouse, in-8,
158 pp., fig. dans le texte.
Id., 1921. - Recherches sur les Mollusques terrestres et d’eau douce, Bull. ·
Soc, Hist. nat. Toulouse,. XLIX, Toulouse, pp. 201-300, pl. v et 20 fig
_ dans le texte.

780 INDEX BIBLIOGKAPHIQUE
Id., 1922. - Les Mollusques des eaux lacustres pyrénéennes. Bull. Soc. Hist,
nat. Toulouse, L, pp. 11-47. _
Aunmrrm (Daphne), 1927. — On the Anatomy of the land Snails (Helicidae)
Cepaea hortensis Müll. and C. nemoralis L., Proc. zool. Soc., London,
part 3, p. 553-582, pl. 1-iv.
Baxcusns (Ed.), 1890. — Nayades de l’Aude, Bull. Soc. malacol. Fr., Paris, VII
(Juin), pp. 117-132. · ·
Binan (F.), 1911; — The Lymnaeidae of North and·Middle America, recent and
fossil, T/ze Chicago Ac. of Sc., Special Public., n° 3, Chicago, in-8, xv
-5- 539 pp., 58 pl., 51 fig. dans le texte.
Bnnnn (H. Burrington), 1928. — Minute American Zonitidae, Proc. Ac. nazur.
Sc, Philadelphia, LXXX, p. 1-44, pl. 1-vm,
·B.mmcnn (abbé), 1883. —- Simple énumération des·Mollusques de la Moselle,
Metz, in-8, 15 pp. ·
Bansuâ (A.), 1852. —-Note sur une monstruosité du Planor-bis comcus L. trouvée
dans le canal de Bourgogne. à Dijon, Mém. Ac. Düon, pp. 190-194, 1 pl,
Id., 1852. — Catalogue méthodique des Mollusques terrestres et fluviatiles de
la Côte-d'Or, Mém. Ac. Dijon, p. 163-194, 1 pl., A part, in-8, Dijon,
32 pp. 1 pl. J '
Baunoiv (A.), 1852. — Catalogue des Mollusques du département de l’Oise,
Mém. Soc. Acad. Oise, II, p. 93-108; à part Beauvais, 1853, in-8, 20 pp.
Id., 1852-1856. —- Description des Mollusques du département de l’Oise, Mém.
Soc. Acad. Oise, ll, 1852, pp. 109-144; 1853, p. 265-310; 1854, p. 476-504;
II, 1855, p. 621-666; III, 1856, p. 148-181.
Id., 1853. -— Observations sur la valeur du Pisidium sinuatum Bourg., Journal
de Conc/zyliol., IV, p. 392-397. '
Id., 1853. - Notice sur la ponte de quelques Unio; comparaison entre l’0vi—
ducte de ce genre et celui des Anodontes, Journal de Conchyliol., Paris,
IV, pp. 353-357..
Id., 1857. —- Essai monographique sur les—Pisidies françaises, Mém. Soc.
Acad. Oise, III, 1857, p. 315-367, 5 pl.; à part, Beauvais, in-8, 57 pp,,
5 pl.
· Id., 1860. -—· Notes sur les Pisidium Reclzizianum. Bourg. et Gassiesianum,
Dup, Journ. de Conc/zyliol., VII, pp. 179-180.
Id., 1862. —· Nouveau catalogue des Mollusques du département de 1`©ise,
7`Wém. Soc. Acad. Oise, V, pp. 171-211 ; à part, Beauvais, in-8, 43 pp.
Id., 1868. -— Description d’un Limacien de France nouveau, Journ. de Con-
clzyl., XVI, pp. 142-144.
Id., 1871. — Mémoire sur les Limaciens du département de l’Oise, Mémoires
Soc, acad. Oise, VII, pp. 189-208, 4 pl.; à part. Beauvais, in-8, 22 pp.
4 pl. col. ~ '
Id., 1872. —— Description d’une nouvelle espèce de Pisîdie française, P. Dubreu-
ili Nob., Rev. Sc. natur., I, p. 30-33, pl. m, fig. 1-4.
· Id., 1877. — Monographie des Succinées françaises, Journ. de Conchyliol.,
XXV, p. 57-69 et p. 128-198, pl. vi-x; à part, in-8, 83 pp., 5 pl. — Sup-
. plément. id., 1877, p. 348-355, plaxl; à part, in-8, 8 pp., 1 pl.

monx ninnxocnarutouu 781 ,
Id., 1879, —— Deuxième supplément, Journ. de Conelzyl., XXVII, p. 289-306,
_ pl. x·x1; à part, in·8, 18 pp. 2 pl.
1881. - Troisième supplément, Journ. de Conchyl,, XXIV, 1881, p. 139-154,
pl..v; à part, 15 pp., 1 pl.
Id.,1884. -— Troisième catalogue des Mollusque vivants du départementde
l’Oise; Journal de Conclzyliol., XXXII, pp. 193-325, pl. vm-x; à part,
Paris, in-8, 133 pp. 3 pl.
Bxvn (A.), 1894. -· La patrie de l'Helix Quimperiana, Feuille J. Nat., Paris,
1914, 2 pp.
Bmunoum (J.), 1888.- Faune malacologiqne de l'arrondissement de Châtillon-
sur-Seine (Côte-d`0r), Bull. Soc. mulucol. Fr., Paris, V, p. 377-423. `
Bncx (II. II.), 1837-1838). —- Index Molluscoruml praesentis aevi Musei Prin-
cipis augustissimi Christiani Frederici... Fasc. I-II, Mollusca Gastro-
poda Pulmonnta, llafniae, in-4°, 124 pp. (pp. 1-100, 1837, pp, 101-124,
1838).
`Id., 1847. - Verzeichniss einer Sammlung von Landconchylien aus dem Dâ-
nischen Staaten in Europa..., Amtl. Ber. 24 Versamml. Deutsch. Naturf.
u. Aerste in Kiel, 1846 (1847), pp. 125-124.
BELLAMY (J. C.), 1839. — The natural History of South Devon, Plymouth and
London, xxvx + n + vm + 455 pp.; Hg. dans le texte, 18 pl. + 5 cartes.
Bsmanmv (P. J. vas), 1835 (janvier). — Histoire naturelle et anatomique du
Dreissenu polymorp/za, genre nouveau de la famille des Mytilacéesj Bull.
' Acad. royale Sc. Bruxelles, II, p. 25-26.
Id., 1835 (avril). -— Mémoire sur le Dreissena, nouveau genre de la famille des
Mytilacées, avec Panatomîe et la description de deux espèces, Ann. Sc, '
nal.) sér. II, Zoologie, III, pp. 193-213.
Bauoîr (L.), 1857-1862. -—- Illustrazione sistematica crîtica iconografica de Tes-
tacei estramarini della Sicilia ulteriore e delle isole inconstanti, in-4°,
Napoli, 4 fasc. `
Id., 1881. — Nuovo Catalogo delle Conchiglie terrestri e fluviatili della Sici-
lia..., in-8, Messina, 176 pp.
Bénencuuzn (P.), 1882. 1- Essai sur la faune malacologique du département du
Var, Bull, Soc. Et. sc. et arc/1. Draguignan; à part, Draguignan, in·8,
106 pp.; - Addenda et Corrigenda, id., 1883; à part, Draguignan, in-8,
13 pp. ·
Id., 1883. — Malaco-stratigraphie du Var. I-Il (seuls parus), id., 1883; à part,
Draguignan, in-8. 15 pp.
Id., 1902. - Malacographie du département du Var, Bull. Soc. É:. sc. et ar-
clzéol. Draguignan; à part, Draguignan, gr. in-8, xvm —|- 536 pp., 22 pl.
B|·:nu.t.0N. — Voir : Form (L. DE).
Banmnn (Félix), 1890. — Recherches sur Valvutu piscinalis, Bull, se, Nord Fr.
Paris, XXII, p. 253-361, pl. XII à xx.
Bnnrnu-zn (H.), 1884. -— Hélices inédites de la série de la striata de Müller,
Bull. Sac. malacal. Fr., I (décembre), pp. 353-356. ·
Burn (E. ns); 1852. — Malacologia terrestre et lluviatile della Valle di Non nel
Tirolo Italiano, Part. I, Molluschi terrestri, Verona, in-8, 144 pp., 1 pl.
Id·. 1870. — I Molluschi terrestri e lluvîatili della provincia Veronese a com-

782 ixnnx nisuoonnrnioun
plemento della Malacologia di L. MENEGAZZI, Atti Accad. Agric. Verona,
XLVII, 1868 (1870), Mem,. pp: 1-168. _
Bisnz (M. M.) 1851. -— Verzeichniss der Land und Süsswasser-Mollusken Sie-
benbürgens, Verlzandl. u. ztfitlheil. Siebenbürg. Ver. Naturw., II, 1851,
pp. 14-16 (janvier), 55-59 (mars) et 62-65 (avril).
Bxenz (E. A.) 1863. — Fauua der Land-und Süsswasser-Mollusken Siebenbür-
_ gens, Hermannstadt, in-8, vin + 206 pp, Réimprimé des Verhandl. u
Àlitl/zeil. Siebenbürg Ver. Naturw., X-XIII, 1859-1862. — id. 29 Edition,
Hermannstadt, 1867, in-8, vu: -)- 216 pp.
Bizer 1886.-- Faune picarde. Les Malacozoaires terrestres, Iluvîatiles et ma-
' rins de la Picardie, Mém. Soc. Linn, Nord Fr., VII,
B1..uNv1u.s (H. M. D. us), 1825. - Manuel de Malacologie et de Conchyliologie,
I Paris, in-8, vin -)— 664 pp. et Atlas in-8 (1827) de 109 pl. noires (il existe
des exemplaires dont les planches sont colorîées).
Id., 1826-1830. - Faune française, ou Histoire naturelle et particulière des
animaux qui se trouvent en France. Mollusques, Paris, in-8, 320 pp.,
' 42 pl. (ouvrage inachevé).
Bnmc (H.), -Voir YVESTERLUND (C. A,). '
Bnoomza (H. H.) et OvEn1·oN(H.). -0n Anodonta cygnaea, A. anatina and Pseu-
danodonta rothomagensîs, Proc. Malacol. Soc. London, XII, part V (août),
p. 202-210, pl, xi.
Bosuosn (O.), 1877. - Clausilienstudien, Cassel, in-4°, 122 pp., 14 pl. — Paru
aussi comme supplément de Palaeonzologica, Bd. III, ab. 6-7.
Id., 1878. —— Systematisches Verzeichniss des lebeuden Arten der Landschnec-
. kengattung Clausîlia Drap., mit ausführlicher Angabe der geographis-
chen Verbreitung der einzelnen Species, Ber. ol. Ojîenbach. für Ãvalurk.,
n°’ 17-18. pp. 18-101.
Borm. (A.), 1886[-1890]. — Contributions à la faune malacologique de la Catalo-
gne, I, Ball. Soc. malacol. Fr., Paris, III (1886), pp. 151-164; II, id.,
VII (1890), pp. 251-279.
Borrn. (A.) et Hans (F.), 1920-1921. — Estudi sobre la malacologia de les valls
pirenaiques : II. Val de Noguera-Ribagorçana, Treb. Mus. Cienc. Nat.
Barcelona, III (1920), pp. 1-99, pl. 1-3; III, Vall del Noguera Pallaresa,
icl., III (1920), pp. 105-220, pl. 1-3; —- IV. Vall del Segre i Andorra, id.,
· III (1920), pp. 225-375, pl. 1-3; -V. Conca del Llobregat, id., III (1920),
pp. 381-831, pl. 1-4; - VI. Conques del Besôs, id., III (1921), pp. 837-
1241, pl. 1-zv [en collaboration avec J. B. Asnxmn-AMM]; —- VII. Vall
d'Aran, id., III (1921), pp. 1247-1350. pl. 1,
Bou,. (E.), 1851. —- Die Land- und Süsswassserschnecken Mecklenburgs,
Arch, Ver. Freunde Naturg. Mec/clenô., V, pp. 37-112,
Bowen (J. F.), 1798, — Museum Boltenianum"., part. II, in-8, Edit. P. F. Rô-
DING, Hambourg; Edit. J. NOAn1·, Hambourg, 1819, in-8, 2 pl.; Edition
photographique, 1906.
Bonaomns (J.), 1840. -— Notice sur les Mollusques blvalves Iluviatiles observés
I jusqu'à ce jour aux environs de Rodez, Mém. Soc. sc. Aveyron, Rodez,
II, p. 429.
Bonn (I. vox), 1778.- Index Rerum Naturalium Musei Caesarei Vindobonensîs.
Pars I, 'I'estacea,.., Vindobonae, in-8, XLII —)- 458-)- 78 pp., 1 pl. col,

mnnx nxnniocnaruxonn 783
. Autreédition sous le titre: Testacea Musei Caesarei. Vindobonensis,
I Vindobonae, 1780, in—fol., xxxvx + 442 -(4 15 pp., 18 pl. col.
Bonnes (N.), 1831-1835). — Bulletin d'Histoire naturelle de la France pour
servir à la statistique et'à la géographie naturelle de cette contrée,
1*** année, 3¤ section, Mollusques et Zoophytes, Paris, 1831-1833, in-18,
· 40 PP·§ édit. in-8. 1832-1835, 40 pp. '
Boucuano-Cixanrsnnxnx (M.), 1838. — Catalogue des Mollusques terr. et lluv.
observès... dans le département du Pas-de-Calais; Boulogne·s.-Mer, in-8,
94 pp., 1 pl, (Extrait des Mém. Soc. Agr, Sc. Arts Boulogne, 2• sér.,
t. I, 1837, pp. 141-230 (paru en 1838), , _
Id., 1862. — Observations sur les Hélices saxîcaves du Boulonnais, Ann. Sc.
· nat. Paris, 4* série, t. XVI, pp. 197-218, pl. iv. '
Bouittrr (J. B.), 1836. —· Catalogues des Mollusques terrestres et lluviatiles
observés... dans la Haute et la Basse-Auvergne, etc..., Ann. Ac. Sc. Cler-
· mont-Ferrand, VIII, 1835, pp. 521-694; à part, Clermont-Ferrand, in-8,
166 pp.
Bonncuxcxn (J.-R.), 1852. — Description d’une nouvelle espèce de Pisidium,
Journ. de Gone/zyliol.`, Paris, III, p. 47 et p. 174-176.
Id., 1853. — Monographie de l’Ancylus Janii, Rev. Mag. Zoologie Guérin·Mé· .
neville, Paris, 3° série, VI, pp. 203-214; à part, in-8, Paris, 14 pp.
Id., 1853, — Notice sur le genre Ancylus, suivie d’un Catalogue syuonymique
des espèces de ce genre, Journ. de Conchyliol., IV, p. 55-66 et p. 168-
199; à part,' Paris, in-8, 30 pp.
Id., 1853. — Descriptions d‘Anylus nouveaux, dela collection de M. Cuming,
précédées d’une courte notice sur le genre Ancylus et d’un catalogue
complet des espèces qui le composent; Proc, Zool. Soc. London, part 21,
p. 76-93. ' ' '
Id., 1853-1860. — Aménités malacologiques; 2 vol. in-8, Paris, I, 1853-1860,
255 pp., 20 pl. II,18_56-1860, 26 pp., 24 pl. Réimpression d'articles parus
dans la Rev. et Mag. de Zool., Paris, série II, t. V-XII, 1853-1860.
Id., 1854. —Monographie des espèces françaises du_ genre Sphaerium, suivie d’un
' cataloguesynonymique des Sphéries constatées en France à l’état fos-
sile; Mém. Soc. Sc. phys. et nat. Bordeaux, I, p. 155-208, 4 pl.; à. part, '
Bordeaux, in-8, 56 pp. 4 pl. ·
Id., 1860 (janvier). - Malacologie terrestre de l’île du Château d'If près de Mar-
seille, Paris, in-8, 36'pp., 2 pl. · ` _ _
Id., 1860. — Malacologie terrestre et fluviatile de la Bretagne, Paris, in-8,
178 pp., 2 pl. ' U
Id., 1860-1862. -— Les Spicilèges malacologiques, Paris, in-8, vu + 287 pp., ·
' 15 pl. noires et color. Réimpression d'articles parus dans la Revue et-
' Magas. de Zoologie, Paris, série II, t. XI-XIV (1860-1862). ·
Id., 1861. — Étude synonymique sur les Mollusques des Alpes-Maritimes pu-
bliés par A. Risso, en 1826, Paris, in-8, 84 pp., 1 portrait + 1 pl.
ld., 1862. — Malacologie du lac des Quatre-Cantons et de ses environs, Paris,
in-8, 72 pp., 4 pl. Réimpression d'articles parus dans la Rev, et Mag.
Zool., Paris, 3* série, t. XIV-XV. ' `
Id., 1863 (février). - Mollusques de San-Julia de Loria, Paris, in-8, 34 pp., 2 pl.
50

784 INDEX mnniocnarmous
Réimpression d`articles parus dans la. Revue et Magus, de Zoologze, 3**
série, t. XV. `
Id., 1863 (décembre) — Monographie du nouveau genre français Moitessieria,
Paris, in-8, 18 pp. 2 pl. (Extrait de la Rev. et Mag. de Zool., Paris, 3s
I série, t. XV).
Id., 1863-1870. — Mollusques nouveaux, litigieux ou peu connus, Paris, in-8,
t. I, 324 pp., 40 pl.; t._lI (inachevé), 55 pp., 4 pl. Ouvrage publié par
décades. I, mars 1863;II, mai 1863; III, décembre 1863; IV, mai 1864;
V, novembre 1865; VI janvier 1866; VII, février 1866; VIII, décem-
bre 1867; IX, septembre 1868; X, décembre 1868; XI; janvier 1870;
XII, février 1870. Précédemment paru, sous forme d’articles, dans la
Revue et Magas. de Zoologie, Paris, t. XV à XXII, 1863-1870.
Id., 1864. - Malacologie d’Aix—les-Bains(Savoie). Paris (janvier), in-8, 86 pp.,
3 pl.
Id., 1864. — Malacologie de la Grande Chartreuse (Dauphiné) Paris (juin), in-8,
103 pp., 9 vues + 8 pl. noires et les mêmes coloriées.
ld., 1864. —- Malacologie de l’Algérie, hist. natur. des animaux Mollusques
terr. et fluviat. recueillis iusqu’à ce jour dans nos possessions du nord
' de l’Afrique; Paris, 2 vol. in·4·>. I, xu -)— 294 pp., 32 pl.; -— II, 380 pp.,
26 pl. . '
Id., 1865. —- Monographie du nouveau genre français Paladilhia, Paris (jan-
vier) in-8, 21 pp., 1 pl. Réimpression d’un article de la Revue et Mugas,
de Zoolog., Paris, t. XVII (1865).
Id., 1869. - Catalogue des Mollusques terrestres et fluviatiles des environs
de Paris à l'époque quaternaire. -Annexeà l’0uvrage de F. E. Bmcnann, .
La Seine. - I. Le bassin parisien aux âges antéhistoriqaes. Paris, in-
folio, 32 pp., 3 pl.
Id., 1869. -- Description d’espèces nouvelles de Mollusques terrestres du
département des- Alpes-Maritimes, Mém. Soc. Sc. nutur. Cannes, I,
pp. 45-59; - àpart, Cannes, in-8, 15 pp. `
Id., 1870. - Aperçu sur la faune malacologique du Bas Danube; Ann. Mala-
wlogie, 6ris,I (Avril), pp. 36-76, pl. xv; — à part, Paris, in-8, 41 pp.,
2 pl.
Id., 1873. —- Catalogue des Mollusques recueillis dans le tumulus du plan de
Nove, lifém. Soc. Sc. nutur. Cannes, III, p. 280.
l Id., 1876. - Species novîssimae Molluscorum in Europaeo systemati detectae,
notîs diagnosticis, succincti breviter descriptae, Paris, in-8 (juillet); 80
p.
Id., 18I76-1877. —- Histoire des Clausilies de France vivantes et fossiles, Ann,
$e_ nat, Paris, IV (1876); art. 10, pp. 1-29; V (1877) art. 4, pp. 1-50 et VI
(1877), art. 2, pp. 1-66; tiréà part, même pag,
Id., 1877. - Descriptions de deux nouveaux genres algériens, suivies d’une
classification des familles et des genres de Mollusques terrestres et flu-
viatiles du système européen. Bull. Soc. oc. phys. et nat. Toulouse, III,
pp. 49-101; à part, in-8, Toulouse, 57 pp.
Id., 1877. —- Aperçu sur les espèces françaises du genre Succineu, Paris, in-8,
32 pp.

uvmzx BIBLIOGRÀPHIQUE 785
Id., 1877. — Hélices françaises du groupe de la Telonensis, Rev. ezMag, de
_ Zool., à part, Paris, in-8, 18 pp.
Id., 1880. — Recensement des Vivipara du système européen. Paris, in-8
' (mai), 52 pp. '
Id., 1880-1881. —- Matériaux pour servir à l’histoire des Mollusques Acéphales
du système européen, tome l" (seul paru), Poissy, in-8, 387 pp., 1 pl,
(pp. 1-96 datées de mai 1880; pp. 97-317 de mai 1881).
Id., 1880. — Description de quelques epèces nouvelles de Mollusques terrestres
et fluviatiles des environs de Saint-Martin—de·La¤stoque (Alpes-Mari-
times), Cannes, in-8, 8·pp.
Id., 1882 (janvier). - Bythiospeum, ou Description d’un nouveau genre de
Mollusques aveugles, Poissy, in-8, 16 pp.
Id., 1882 (mai). — Paulia, ou Description d’un nouveau groupe générique de
Mollusques habitant la nappe d'eau des puits de la ville d'Avignon,
Poissy, in-8, 16 pp, .
Id., 1883. — Aperçu sur les Unionidae de la péninsule italique, Paris, in-8, _
117 pp. _
Id., 1881. — Nouvelle Vivipare française et liste des espèces constatées en
France dans le genre Vivipara, Bull. Soc. Malacoli Fr., Paris, I, p.'183-
188, pl. m.
Id., 1881. — Hélice nouvelle des montagnes de l’Ariège, Bull.'Soc. Malacol,
Fr., Paris, I (décembre), pp. 357-358.
Id., 1887 (janvier). — Etude sur les noms génériques des petites Palunidées à
opercule spirescent, suivie de la description du nouveau genre Iloratia,
Paris, in-8, 56 pp., 1 pl. · '
Id;, 1890. — Des formes européennes trocho-hyalinoïdes classées jusqu'à pré-
sent sous le nom générique de Conulus, Bull. Soc_ Malacol, Fr., VII
(juin), pp. 325-338, 1 pl. '
Bowen (E. W.), 1909. - On the radulae of Vitrea helvetica Bl. and` the allîed
species, Proc. Malac, Soc. London, VIII, p. 57.
BOYco·r’r (A. E.), 1917. — Genitalia of Acanzhinula aculeata, Pr. Malacol. Soc.
London, XII, part V (août), p. 221-226, 1 fig.
Id., 1922. — Vitrin:1 major in Britain, Proc. Malacolog. Soc. Landon, XV,
part Il·III (décembre), p. 123-130, 8 lig. dans le texte,
Bnann (C. P.), 1815. — Histoire des Coquilles terrestres et lluviatiles qui vivent
aux environs de Paris, Paris et Genève, p. in-8, 23 + 239 -|- 17 pp.,
10 pl. col.
Bnnviàns (L.), 1880. — Catalogue des Mollusques testacés, terrestres et fluvia-
tiles observés dans le département de la Nièvre, Nevers, in-8, 30 pp.
Id., 1881. — Tableau des Limaciens des environs du Saint-Saulge (Nièvre), `
. Journ, de Conchyliol., XXIX, p. 306-316., à part. in-8, Paris, 10 pp.
Bnoncx   VAN DEN), 1871J — Quelques mots sur leS Planorbîs complanatus
scalaires de la mare de Magnée,Ann. Soc. Malacol. Belgique, Bruxelles,
VI, p. LX!. i .
Id., 1871. — Excursions, découvertes et observations malacologiques faites en
Belgique pendant l'année 1870, Ann. Soc. Malacol. Belgique, V, 18