FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du lüjuillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 19X \   `\€—' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SoC1ETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
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française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique spécialisés
destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre
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Montpellier, le 5 avril 2007
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FÉDÉRATION FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES
OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE
 
HYMÉNOPTÈRES VESPIFORMES. I
(SPHEGID/IE, POMPILID/IE, SCULIIDAE, S/IPYGIDAE, Ml/TILLIDAE)
mm
L. BERLAND
ASSISTANT AU MUSEUM D'I1ISTOlRE NATURELLE
Avec 663 figures
PA R I S
PAUL LECHEVALIER, 12, RUE DE T0Umr0N (vv) '
1925
Collection honorée de subventions de l'Acad6mie des Sciences de Paris
(fondations I?. Bonaparte et Loutreull), de la Caisse des Recherches Scientifiques
et d'une souscription du Ministère de Plnstruction Publique

PREFACE
Les Hyménoptères Fouisseurs de France n’ont jamais été étudiés
en ensemble, et même les travaux partiels les concernant sont très
peu nombreux. Un seul ouvrage, jusqu’à présent, permettait de les
déterminer: « Die Hymenopteren Mitteleuropas » de SCIIMIEDEKNECIIT,
paru en 1_907. C`est un très bon travail, encore qu'un peu concentré;
mais comme son titre l’indique, il ne traite que de l’Europe centrale :
si donc il est utilisable pour le centre et le nord de la France, il ne
l’est plus pour le midi où la faune est justement si riche et si intéres-
sante. Il était fâcheux, et un peu humiliant, qu’aucun travail français
11'eût jamais été consacre à cette partie si captivante de notre faune
entomologique.
J’ai donc tenté de combler cette lacune. Cela n’a pas été sans
certaines diflicultés. L’excellent catalogue de ms GAULLE pouvait
servir de base; mais cet ouvrage n’est pas critique : il enregistre
seulement les espèces signalées. Il fallait les examiner et établir d’une
façon aussi rigoureuse que possible quelles espèces étaient valables
et avaient réellement droit de cité.
Les difficultés eussent été insu1·montables, sije n’avais eu la chance
de disposer au Muséum de Paris de très riches collections qui`
m’ont fourni un matériel de grande valeur. Tous les hyménoptéristes
notoires de France ont donné ou légué leurs collections à notre établis-'
sement national. Je considère comme un devoir de rendre hommage
ai ces savants entomologistes, ——on trouvera leurs noms dans l’Intro-
duction qui suit, — dont les patientes recherches ont permis l’exécution
de ce travail. En réunissant toutes ces collections,j'ai pu avoir sous
les yeux des dizaines de milliers d’exemplaires pris sur des points
très différents de notre territoire. Je les ai étudiés un à un, déterminant `
ceux qui ne l’étaient pas, vérifiant ou rectifiant les déterminations :
j’ai pu de la sorte donner à ce travail une base solide, où la compilation
n’a qu’une place infime. En fait, sur les quelque 450 espèces ou

vi PHÉFACE
variétés de Fouisseurs de France, c’est à peine si 10 ou 12 me sont
restées inconnues. .
A défaut de travaux d’ensemble, il .existait quelques bonnes
monographies qui. si elles ne s’adressent pas spécialement à notre
faune, m’0nt été cependant d`un précieux concours.
Ernest ANDnÉ avaitpublié les Mutillides dans le « Species des Hymé—
noptères d’Europe et d’Algérie >> de son frère. C’est un excellent travail,
qu’il suffisait de mettre à jour et de rectifier sur certains points.
Pour les Sphégides, Edmond ÀÀNDRÉ en avait commencé la publi-
cation dans son « Species », mais ce volume est resté inachevé, et
il faut bien dire que les parties qui existent sont loin d’étre satisfai-
santes. Par contre nous avons pour cette famille les travaux admi-
rables de F. F. Kom., savant entomologiste autrichien récemment
décédé, qui consacra toute une existence laborieuse à l’étude des
Fouisseurs. Ses belles monographies sont des modèles du genre et
ne laissent rien à désirer en ce qui concerne l’exactitude et la clarté.
A son exemple, et je pense à son instigation, deux compatriotes de
Kom. ont fait de bonnes et utiles études monographiques: SCHLETTERER
sur le genre Cerceris, HANDLIBSGII sur les genres voisins de Bembex
et Nysson.
Les Scoliides nous présentent le travail déjà ancien, mais toujours
utilisable de DE Sxussuun et une étude de Tounmna sur le genre
Tzjvhicz, Mais les Pompilides ont toujours fait reculer les monographesz
c’est le groupe lé plus difficile à étudier, et ce n’est que tout
récemment qu’un spécialiste tchèque, Susrisnx, a entrepris de s’y
attaquer, avec compétence, il faut le reconnaître.
Utilisant les collections d’une part, ces quelques travaux d’une
autre part,j’ai fait de mon mieuxpourprésenter une synthèse homogène
de ce que nous connaissons de ce groupe. J’ai dû élaguer sérieu-
sement cette masse assez touffue d’espèces signalées, ayant pris
comme principe de ne tenir compte que de ce qui était sûr. Qu’on
puisse ajouter des espèces à la liste que j’ai établie, ce n‘est pas
douteux; mais au moins ne serons-nous pas encombrés indéfiniment
d’espèces incorporées par force et sans raison à notre faune. J’ai
compris cette dernière dans ses strictes limites politiques, avec
dans certains cas, exception pour la région de Genève.
Le plan de la Faune de France comprend une illustration aussi
abondante qu’il est nécessaire. Je m’y suis conformé, persuadé
depuis longtemps de l’importance primordiale de la figuration. J’ai
donc représenté tous les caractères qui méritaient de l’étre. Je suis
' de plus convaincu que le but d’un travail de ce genre doit être de
faciliter dans la limite du possible la besogne des naturalistes qui
auraient à s’en servir, et que pour cela la représentation d’lnsectes
entiers est de la plus grande utilité. Aussi ai·je dessiné un repré-

vnnmcn vn `
sentant de chaque genre, à de rares exceptions près, choisissant pour
cela le sexe femelle, parce que c`est le seul qui ait un role éthologiquc
et que par conséquent il y a un intérêt particulier à le connaître.
Lorsqu’il y aun dimorphisme sexuel prononcé, comme chez les Mutilles
par exemple, j`ai figuré les deux sexes. Ces 77 dessins d’Insectes en
entier sont tous à la même échelle (agrandis 5 fois), de sorte qu'un
seul coup d’oeil donne une idée exacte de leur taille relative. J’ai dû
faire exception cependant pour quelques espèces de trop grandes
dimensions (Sp/zex, Bembex, Cryptoc/zilus, etc.) que je n’ai pu
agrandir que 3 fois.
Les 663 figures qui illustrent ce travail sont toutes originales,
sauf celles qui portent les numéros 17, 18, 19, 305. Je les ai
exécutées d‘après des exemplaires des collections du Muséum.
Les indications synonymiques sont réduites au minimum. Les
Ilyménoptèrcs présentent l’avantage d’avoir un excellent Catalogue,
celui de DALLA Tonus, dont le volume sur les Fouisseurs a paru en
1897. Toutes les synonymies antérieures à cette date se trouvent
dans cet ouvrage, aussi ai-je jugé inutile de faire aucune citation
avant 1897, me bornant àrenvoyer à DALLA Tonus. J’ai donné en outre
la référence de la monographie, lorsqu'il s`en présente une, en
choisissant la meilleure, ou la plus récente, s`il y en a plusieurs.
Je n’ai fait d’autres citations que dans des cas très rares, par
exemple lorsque je n’étais pas en accord avec les auteurs.
La Biologie des Hyménoptères constitue l`un des chapitres les plus
importants et les plus captivants de leur étude. C`est aussi, on peut
lc dire, une science essentiellement française : l’étude des mœurs
des Insectes, créée par Réunion, qui fit du premier coup une œuvre
géniale dont l’étendue et la profondeur n’ont pas été dépassées,
compte parmi nous, pour les Hyménoptères, les grands noms de
LATREILLE, LEPELETIER, Duroun, Faune, FERTON, pour ne citer que les
disparus. Le dernier en date, FERTON, n`est pas le moins important; _
ses devanciers ont acquis la gloire qu’ils méritaient, lui n’a pas
encore eu le temps d’étre estimé comme il devrait l’être. Son œuvre
est en tous points admirable, et les très nombreuses citations que
j'ai dû en faire, presque au sujet de chaque espèce, montreront assez
que nous lui sommes redevables de la majeure partie de ce que nous
savons sur l’instinct des Hyménoptères prédateurs.
Dans un travail consacré à la Faune de France, il convenait de
donner à la Biologie une part aussi large que le cadre le permettait.
J’ai donc relevé, dans la mesure du possible, toutes les observations
biologiques qui ont·été faites. A la suite de la diagnose de chaque
espèce qui comporte de ces observations, j'en donne les références
bibliographiques complètes, avec un résumé des faits observés
— résumé malheureusement plus court que je ne l’aurais voulu — · I

vm PRÉFACE
et de la liste des proies signalées. Je pense rendre ainsi quelque
service aux naturalistes qui voudraient se documenter sur ce sujet,
ou en faire l’É>hjet d’une étude, en leur épargnant de longues recherches.
Il est juste d’ajouter à ce que j’ai dit plus haut que plusieurs natu-
ralistes étrangers nous ont aussi donné des documents précieux sur
la biologie; c’est en particulier le cas pour une école scandinave
(Annsnz, NIELSEN, etc.) dont les travaux sont très importants. Ils sont
malheureusement écrits en général dans une langue qui n’est pas
accessible à la plupart des naturalistes.
Qu’un travail de ce genre contienne des lacunes ou des imper-
fections qui ne se révéleront qu’à l’usage, je n’en doute pas. Outre
que c’est le sort de toute oeuvre humaine, nos connaissances sur. ces
Insectes sont trop incomplètes pour qu’il en soit autrement. Dans le
domaine de la répartition géographique, beaucoup reste à faire :
on trouvera certainement des espèces jusqu’à présent non signalées
de notre territoire, bien que le nombre ne doive pas en être élevé;
mais surtout on pourra compléter le réseau des stations connues
qui est actuellement ai mailles trop lâches; de vastes étendues :
Plateau central, Alpes, etc... nous sont presque entièrement
inconnues. En Biologie, malgré l’abondance des citations, nous
. ignorons beaucoup de choses, et il y aura certainement de belles
découvertes à faire, peut-être même de surprenantes, car l’instinct
est loin de se conformer exactement aux divisions systématiques.
Les Sp/zex par exemple, creusent tous leur terrier en terre, sauf un,
cependant, le S. splezzdidulus, qui place ses œufs dans un roseau,
et les dispose en chapelet, tout à fait à l’encontre de ses congénères.
Il y a là une matière d’une grande richesse, mais où l’observation
est fort difficile, ce qui en augmente l’attrait, l’élevage en captivité
étant le plus souvent impossible. Tout, ou presque, doit se faire en
plein air, au contact direct avec la nature. C’est là que les RÉAuMUn,
les·FABsE, les FERTON ont fait presque tous leurs travaux. Aussi je
crois qu’il appartiendra aux entomologistes qui vivent en dehors
des grandes villes, d’augmenter le plus nos connaissances.
Cet ouvrage, qui pourrait être intitulé un « Essai », atteindra le
but que s’est proposé l’auteur s’il peut faciliter ou provoquer des
recherches sur les Hyménoptères Fouisseurs.
1

INTRODUCTION
‘ Les Hyménoptères sont des Insectes pourvus de quatre ailes (‘) mem-
braneuses (“), le plus souvent transparentes, à cellules en petit nombre
(parfois sans cellules); l’aile postérieure, plus petite que l‘antérieure et à
nervulation plus simple, lui est attachée par une série de crochets qui
viennent s’engager dans une rainure de l’aile antérieure, de sorte que les ·
deux ailes agissent en mémetemps. L’apparei1bucca1 est du type broyeur,
ou broyeur·lécheur, les mandibules sont toujours fortes et bien dévelop-
pées. La femelle a Pabdomen prolongé par un organe : scie, tarière ou
aiguillon, qui sert au travail, à la ponte, ou comme appareil vulnérant.
Larves en forme de chenilles chez les Sessiliventres; chez tous les autres
Hyménoptères elles sont apodes, nues, très semblables à certaines larves
de Diptères. Métamorphoses complètes; là larve qui se transforme en
nymphe reste nue ou, le plus souvent, s’enferme dans un cocon qu’elle
tisse elle—même, et qui est fait en grande partie à l’aide de glandes spé-
ciales placées dans la bouche. · '
Les grandes subdivisions des Hyménoptères s’établissent de la façon
suivante :
A. Abdomen relié largement au thorax, sans aucun étranglement (fig. 1).
Larves phytophages, ressemblant à des chenilles. SESSILIVENTRES.
(Syn. Chalastogastres, Tenthrèdes).
B. Abdomen mobile, séparé du thorax par un très fort étranglement
(fig. 9). Larves apodes, ne ressemblant pas à des chenilles. PÉTIOLÉS.
(Syn. Clistogastres).
I: Trochanter de deux articles (fig. 2). Antennes assez souvent
composées de plus de 13 articles ........ PARASITES.
(Syn. Térébrants).
(I) Les ailes peuvent étre réduites. ou meme manquer. soit d’une façon constante (ouvrières
des Fourmis, Mutilles femelles, certains Ichneumonides, etc...), soit par suite de la perte des
ailes à un moment donné (femelles des Fourmis, etc...)
(2) (Pest là Yoriglne du nom Hyménoptères · ailes en membranes · que les auteurs de langue
allemande traduisent par Hautilugler.
- 1

2 FAUNE nu rzmucn. — uvlwiiâuovriznes
Familles : Cynipidae, P1·octotrypz'dae (‘),
Chalcididae, Ichneumonidae, Braconidzze,
Evaniidae, Stephanzdae, TrzÉg0naIz'dae.
II. Trochanter d’un seul article. Antennes n’ayant jamais plus de
13 articles ............... ACULÉATES.
(Syn. Porte-aiguillons).
1. Le l" segment abdominal(2), et souvent le 26, modifié en
une écaille plus ou. moins aplatie, ou ayant la forme d’un nœud.
Lorsque les ailes sont présentes, il n`y a pas de tegulae. Scape
` des antennes long. Hyménoptères sociaux vivant en
colonies nombreuses, dont les individus compren-
 _ nent fondamentalement les mâles, les femelles, et les
· ouvrières neutres, toujours aptères. Hxiriânocvxas
(Fourmis).
 > 2. Abdomen à 3 ou 4 segments seulement visi-
` - bles; l’oviscaptc constitué de 3 articles rentrant l’un
V _ dans 1’autre; ailes sans cellule cubitale fermée; corps
avec des reflets métalliques de couleur vive. . .
............. Tuuumsànns.
(Chrysides).
3. Corps presque jamais couvert de pilosité abon-
dante; 1** article du tarse III jamais dilaté par rap-
port aux autres. Larves nourries de proies, autres
Arthropodes, tués ou paralysés. . . Vasrrroamns
(Guêpes [sens large]).
4. l" article du tarse III toujours plus ou moins
Fm. L _ Hyménoptêœ aplatî, et dilaté par rapport. aux autres; corps le plus
Sessîjîventm dessin souvent couvert de pilosite abondante, au moins
schém==itiq¤e¤1u¤®rpS· sur la tête; ailes jamais pliées en long; formes le
plussouvent trapues, massives. Larves nourries de
miel ou de pollen ........... Mmmrrisnus.
(Apidae).
Les Hyménoptères qui sont l’objet du présent travail font partie du
groupe des VESPIFORMES, très homogène, composé de familles ayant entre
elles de grandes afîinités. Ces familles peuvent se reconnaître les unes des
autres de la façon suivante :
il. Aptères ................... , 2
-· Ailés ................. . . . 5
2. Thorax d‘une seule pièce, les sutures de ses diverses parties
etïacées, au plus la suture pro-mésonotale apparente .... I
,...... . ..... F. Mutillidae Q, p. 306
(1) Cette ancienne famille est maintenant démembrée et n'a plus le même sens que jadis.
(2) Il faut entendre par là le 4*** segment apparent; c’est en réalité le ile (voir plus loin. page *1).

1m~ni1vo1>·rȤEs. —·- mrnooucrxox 3
— Sutures des parties du thorax apparentes . .' ...... 3
3. Corps couvert d’une pîlosité abondante, composée de poils
dressés et, sur Pabdomen, de poils couchés sur le tégument,
serrés. . . _. '. . F. Mutillîdae (ji, (en Faible partîe),p.306
—- Corps, et en particulier 1‘abdomen, glabre ou presque .... 4
4. Thorax étroit et allongé, divisé en trois par deux étranglements
(fig. 570, p. 285); ocelles présents. . . G. Methoca Q, p. 285
— Thorax diiférent; ocelles absents ou indistincts ...... _
~ ............ F. Bethylidae (en partie)
5. Ailes non pliées en long au repos; 1’° cellule discoïdale non pari
ticulièrement allongée ............... 6
— Ailes pliées en long au repos; 1*** cellule discoïdale remarquable-
ment allongée (fig. 3) ............... 1 1
6. Bordpostérieur du pronotum n’atteignant pas, sur le côté, le
bord des tegulae (fig. 4). _ ...... F. Sphegidae, p..21
— Bord postérieur du pronotum atteignant les tegulae sur le côté
(fig. 5). . .' ................. 7
7. Premier et deuxième sternites abdominaux séparés par une large
et profonde dépression (fig. 6) ............ 8
—— i" et 2° sternites abdominaux se faisant suite directement. . . 9
8. llanches II largement séparées 1`une de 1‘autre ......
........ , ....... F. Scoliidae, p. 283
— Hanches Il très rapprochées .... F. Mutillidae 6, p. 306
3
4 5
Fm. 2 à. 8. — 2. Trochanter à. deux articles d'un lchneumonide. — 3. Aile de Vespide.
— 4. Thorax de Sphégide, vu de côté. —- 5. Thorax de Pompilide, vu de côté. —
6. Partie antérieure de liàbdûlïlêll d’un Scoliide, vue de côté. — 7. Aile d’un Bethy-
lide. -— 8. (lill d’un Sapygide, vu par devant, pour montrer Péchancrure médiane. '

lr FAUNE nn rnamcn. —- riruiîivorrànas
9. Nervulation des ailes antérieures spéciale. le plus souvent très
réduite (fig. 7) ........... F. Bethylidae.
— Nervulation des ailes normale, avec des cellules fermées (fig. 9). 10
10. Yeux non ou à peine (Ceropales, fig. 438, p. 221), échancrés au
bord interne; pattes Ill longues, le fémur dépassant, souvent de
beaucoup, le bord postérieur du 2“ tergite abdominal; pattes
toujours plus ou moins épineuses. Famille importante, compre-
nant de nombreuses espèces .... F. Pompilidae, p. 212
` [Syn. Psummocharidaej ·
-- Yeux fortement échancrés au bord interne (fig. 8); pattes III
icourtes, le fémur n’atteignant jamais le bord postérieur du 26 ter-
gite abdominal; pattes toujours sans épines. Famille très peu
importante, de quelques espèces seulement. F. Sapygidae, p. 302
1 1. Ailes n’ayant que deux cellules cubitales fermées ......
................ F. Masaridae.
-— Ailes ayant trois cellules cubitales fermées ........ 12
12. Griffes non dentées .......... F. Vespidae.
— Griffes dentées ........... F. Eumenidae.
Ce travail traite des Sphegidae, Pompilidae, Scoliidae, Sapygidue, Mu-
tillidae, familles dont l’ensemble est couramment connu sous le nom d’Hy-
· mèngptèrgs fouisseurg ( : Fossores, Fossoriu, Ruubwespen), nom assez `
inexact, car si la propriété de fouir le sol se rencontre chez tous ces
Insectes, elle se trouve également chez les Guêpes solitaires et une foule
de Mellifères. Mais puisque ce nom a pour lui un long usage il n’y a pas
d’inconvénient à le conserver. ,.
Les Bethylidue, faisant jadis partie des Proctotrypides, sont maintenant
rattachés. à juste titre, aux Fouisseurs. Pour diverses raisons, dont la
principale est le manque de matériel d‘étude, cette famille n’est pas com-
prise dans ce volume; elle sera traitée ultérieurement, avec les Guêpes
proprement dites : Vespidae, Eumenidae, Musuridue.
_ 1° MORPHOLOGIE EXTERNE
(Fig. Q et 10);
_ La tète, le thorax et l’abdomen sont toujours bien séparés, n`étant reliés
que par une partie très étroite.
La tête présente le vertex, qui est la partie la plus élevée, la face, partie
antérieure, entre les yeux, les tempes, en arrière des yeux et les joues,
entre les yeux et l’articulation des mandibules, un peu en arrière. Elle
` porte deux gros yeux composés, à facettes nombreuses, qui en occupent
presque en entier les côtés, trois yeux simples ou ocelles, disposés en
triangle entre les angles supérieurs des yeux, réduits ou manquant parfois,

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6 FAUNE on rnarzcn. —— uvMÉ1~xo1>·rÈnEs
et les antennes, insérées très bas sur la face entre les yeux, et souvent sur
un petit socle surélevé; ces antennes sont composées de 12 articles chez la
femelle et de 13 (à quelques exceptions près) chez le mâle, le premier
article, un peu plus fort que les autres, porte le nom de scape, le reste
s’appelant le funicule; le 1*** article du funicule (2° de l’antenne) est plus
petit que les autres. A la partie inférieure de la face, qui est verticale, se
trouve une pièce fixe, large, le clypéus ou épistome, (fig. 11), dont la
forme du bord antérieur, très variée, a une grande importance pour la
détermination. Les pièces buccales sont morphologiquement verticales,
leur première pièce est le lubre ou lèvre supérieure (fig. 11), le plus`sou·
vent caché par le clypéus; les mundibules, toujours en forme de crochet,
l longues et puissantes (fig. 11) sont insérées sur les côtés très près de
l’angle inférieur des yeux; elles se croisent en avant, sur le bord antérieur
du clypéus et, avec ce dernier, cachent le plus souvent les autres pièces
. buccales qui sont repliées au repos; les maxilles (fig. 12) se composent
d`un curdo, court, d’un stzjae, long, et des guleu et luciniu réunis qui por-
tent le puqve maxilluire; la lèvre inférieure ou lubium, comprend un
submentum, un rnentum long, portant des puQ>es lubiuux bien développés;
en dedans une langue assez longue, ne dépassant pas, toutefois, l’extré—
mité des maxilles et portant sur les côtés deux paraglosses grêles. Au
repos, les maxilles, creuses du côté interne, forment comme un étui où
sont renfermées les autres pièces; l’ensemble se plie en dedans au 1/3 apical·
de sorte que les palpes seuls se détachent de la face inférieure de la tête.
Ce type de pièces buccales varie peu parmi ce groupe d‘Hyménoptères,
certaines pièces prennent seulement umplus ou moins grand développe- -
ment, en particulier la langue, qui est l’organe d’absorption des liquides
dont se nourrissent ces Insectes.
Le them.: (fig. 9 et 10) comprend, comme à l’ordinaire, trois parties
essentielles : prothorux, mésothorax et métuthorux, chacune de celles-oi
I se subdivisant en partie dorsale (notam), latérale (pleure)·et ventrale
(sternum), d’cù les noms de pronotum, mésopleure, mésosternum, etc... Le
pronotum est court; souvent à peine visible en dessus, relié à la tête par
un cou étroit; ses angles latéraux, qui atteignent ou non les tegulae for-
ment une partie souvent colorée différemment du reste : les tubercules
huméruux; le mésonoturn constitue le plus souvent la partie la plus
importante du dos du thorax, il comprend deux parties : le inésonotum
proprement dit et le scutellum; le métanotum se compose aussi de deux
parties : le postscutellum, faisant suite. au scutellum, et plus petit que
celui-ci, et le métanotum qui n’est presque jamais visible en dessus et
l’est à peine sur les côtés. Enfin vient une partie importante, le segment
médiuire qui a souvent été appelé, à tort, métanotum (ou métathorax), et
qui constitue une particularité des Hyménoptères. C’est, en effet, le 1" seg·
ment de l’abdomen, faisant corps avec le thorax, de sorte que l’étrangle-
ment entre thorax et abdompn se fait en réalité entre le 1" et le 28 seg-

uriuéxorrisnss. ··— INTKODU·CTION 7
ments abdominaux, et que celui qui paraît être le i" de Pabdomen en est
en réalité le 2°(‘), ce segment médiaire porte très souvent des stigmates.
visibles: et, sur sa face supérieure, une aire dorsale, espace de forme
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Fm. 10. -— Dessin schématique d’un llyménoptère fouisseur, vu de côté.
triangulaire ou elliptique, d’une sculpture différente du reste et ayant
une certaine importance en systématique. - '
Les méso- et métathorax portent chacun une paire d’ailes. Les ailes
antérieures, les plus grandes, ont leur inser-
tion recouverte par une petite pièce, les te- ""“t""
ga/ae; leur forme est vaguement triangulaire O O
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allongee; leurs cellules, peu nombreuses sont ° O
limitées par des nervures, les noms que reçoi-· ç,,,,,_
vent les unes et les autres sont clairement in- ~_. I-,
cliques par la figure 9, les cellules à droite, les ¤E"à•‘  
nervures à gauche; il en est de même pour les Ggww
ailes postérieures qui sont plus petites que les _ ‘ ‘
ailes antérieures, et ont une nervulation plus w
simple. %
Les pattes (fig. 9) comprennent la hanche, _` ' l
le lrochanler, le fémur, le tibia, et le tarse de  
5 articles, dont le i" est souvent appelé meta-
tarse. Le tibia l porte une sorte de long épe- FIG_ M_ __ Tête dqm Sphezn
ron, de forme spéciale, qui, en union avec une vue de face, avec les noms
échancrure du métatarse, sert d‘organe de net- des dmérenœs Flames-
toyage des antennes (fig. 13). Les tarses I por-
tent souvent, chez la femelle, un peigne formé de crins forts, dressés et
régulièrement disposés (fig. 20). Les tibias Il et III portent à Pextrémité
(1) Certains auteurs donnent à ce segment abdomîual le nom de 2· ce qui est vrai, au fond,
pnîipptëâtpnâêgant de confusions qu‘il vaut mieux Vappeier W segment abdominal, ainsi qu'il en

8 FAUNE DE FRANCE. —— HYMÉNOPTÈRES I
1 ou 2 éperons. Le dernier article des tarses porte deux grzffes, bifides,
dentées ou non et entre celles-ci, un lpulvillus plus ou moins développé
(fig. 14).
Uabdomen. est toujours très mobile, et parfois pédioulé (fig. 22, p. 26,
32, p. 34); il présente constamment 6 segments visibles chez la femelle, et
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Fia. 12. ·- Dessin schématique des pièces buccales, sauf la mandibule
(d’a,près un Spheœ).
7 chez le mâle; chaque segment comprend une partie dorsale ou tergite,
et une partie ventrale, ou sternite (fig. 10), toutes ces pièces s’cmboîtent
le plus souvent les unes dans les autres, et laissent rarement voir`les stig-
mates trachéens. Chez la femelle, Fextrémité de l‘abdomen se termine en
cône du sommet duquel sort 1’aiguz'lZ0n, arme servant à injecter le venin,
soit pour l'immobilisati0n des proies, soit pour la défense; le dernier ter-
gite abdominal présente souvent une surface limitée par deux carènes et à

HYMÉNOPTÈRES. — INTRODUCTION 9
surface lisse ou sculptée d’une façon spéciale, o’est l’az`re pygidiale ifig. 9 _
et 15). Chez le mâle, Fextrémité de Pabdomen est plus large, il n`y a natu-
rellement pas d’aiguillon, mais il en sort parfois des pointes ou des cro-
chets, au nombre de l, 2 ou 3, qui sont des annexes de l’appareil copula-
teur, et souvent aussi des pièces de l’appareil génital; une aire pygidiale
ne se rencontre que très rarement, mais par contre, chez les Pompilides '
en particulier, se trouve après le dernier sternite abdominal une pièce de
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Fia. 13 à. 21. - 13. Articulation du tibia et du tarse l de Cryptochilus annutacus, pour
montrer l’éperon spécial. —— 1-1. Dernier article du tarse de C. amzulatus. -— 15. Aire
pygidiale de Cvrccris. ·- 16. (Enf dïlyménoptère fouisseur. — 17. Larve de Umbro
crphalotcs. —- 18. idem, tête de la larve. — 19. idem, nymphe (les fig. 17 a 19 sont
«I’après Marchal). - 20. Peigne de Philanlhus trirmgulum. - 21. Patte l de Bembex,
en position de travail, c’est-à·dire coudée.
forme variée, la plaque génitale, qui a une grande importance pour la
détermination des mâles.
2¤ DEVELOPPEMENT_ POSTEMBRYONNAIRE
La métamorphose est complète (holométabolie).
L`œuf est allongé, étroit, sans enveloppe, le plus souvent translucide
(fig. 16), posé directement sur, ou près de, la proie qui iloit lui servir
de nourriture. I ,

10 FAUNE ne Fnaivce. — nvniéxorrènns
, La larve éclôt peu après la ponte, elle est apode et aveugle et, au début
de son existence, ressemble tout à fait à une larve de Mouche (asticotl;
elle se développe très vite, en quelques jours à peine, et à ce moment se file
un cocon à l’aide de glandes séricigènes placées dans la bouche. Le cocon,
ovoïde, parfois avec une base élargie, est à paroi mince, de consistance
' papyracée ou, au contraire, rigide grâce à de la terre ou autres parcelles de
substance qui sont agglutinées; cette enveloppe est nue, ou elle est parfois
entourée d’un léger feutrage de fils de soie; les débris des proies dévorées
restent adhérents au cocon, mais en dehors de lui. La larve reste enfermée
' dans le cocon, eticomplètement immobile, pendant plusieurs mois, elle a
alors une forme particulière (fig. 17-18), avec sa tête fortement pliée sur la
face ventrale, forme qu`elle commençait à prendre à la fin de sa vie active.
Après cette longue immobilisation se produit la nymphose; la nymphe
présente cette particularité d’avoir des expansions1atérales_sur certains
segments de l’abdomen, les antennes sont repliées le long de la face ven-
trale, les ailes sont dans des fourreaux (fig. 195. La forme adulte est
acquise peu après et 1’Insecte parfait sort en déchirant Pextrémité du
cocon, ou en détachant une calotte régulière.
Le cycle évolutif peut se résumer ainsi qu`il suit :
L’lnsecte parfait apparaît au printemps ou dans le courant de l`été, sui-
vant les espèces, le mâle généralement avant la femelle. Les premiers jours
sont occupés uniquement à butiner sur les.fleurs, puis a lieu Paccouple-
ment, après quoi la femelle commence ses travaux, auxquels le mâle ne
collaborejamais. La mère peut, soit commencer à creuser son terrier, ou édi-
fier sa construction, qu’elle approvisionnera ensuite, soit au contraire captu·
rer d’abord une proie et faire son nid ensuite. L`oeuf pondu sur ou près de
la proie éclôt vite, puis la larve commence à dévorer les provisions accumu-
lées pour elle par sa mère et son repas durera sans interruption pendant
plusieursjours, une semaine en moyenne. La larve se repose alors quelque
temps, puis elle fait son cocon dans lequel elle reste enfermée et immobile. V
Tout ceci ayant eu lieu à l’été ou à l’automne, la réclusion de la larve dure,
en moyenne, jusqu’au printemps prochain; alors a lieu la nymphose, puis
la sortie de l’lnsecte parfait.
NICOLAS (1893 b) fixe ainsi qu’il suit les étapes du cycle évolutif d’un
Sphégide, le Sphex spfendidulus :
1° Adulte, vie aérienne, du 28 juin au 5 août.
2° (Enf, quelques jours.
30 Premier état larvaire, quelques jours, proie consommée.
lle Construction du cocon.
50 Deuxième état larvaire du 15 août au 15 mai suivant, immobilité.
6** Troisième état larvaire, changement de la larve, du 15 au 25 mai.
'7° Nymphe mixte, du 25 mai au 20 juin.
8° Nymphe, du 20 au 28 juin.
9° Insecte parfait.

rmuiâivorrizues. —- rrrrnonucrxou il
Cette évolution présente cependant quelques variantes. Le développe-
ment peut être plus rapide et l‘Inseete parfait apparaître dans le courant
de la même année. Dans ce cas il peut passer l’hiver à l'état d‘imago, fait
que FABRE nous a révélé pour un Psammophila, ou au contraire fournir une
seconde génération (espèces bivoltines). La nymphose peut aussi se pro-
duire à l’automne, et l’hibernation avoir lieu pour la nymphe et non pour
la larve. Mais nous sommes très mal renseignés sur ces modalités, car le
développement total des Hyménoptères fouisseurs est împarfaitement
connu, et ne l’est que pour un très petit nombre d’espèces.
3° BIOLOGIE
L’étude des mœurs et de l’instinct des Hyménoptères fouisseurs cons-
titue l’un des chapitres les plus importants de la biologie, à cause du
grand développement de leur activité psychique et des formes variées par
lesquelles elle se manifeste.
Mode de vie. — Ce sont essentiellement des remueurs de terre, soit
qu’ils y creusent des terriers soit qu’ils s’en servent pour. leurs édifices.
Ils partagent d’ailleurs cette qualité avec les Guêpes solitaires, un grand
nombre de Mellifères et de Fourmis. La femelle seule effectue tous les
travaux nécessaires.
Habitat. — Un grand nombre d‘entre eux sont terricoles; ils fréquentent
le sol nu, rarement herbeux, bien exposé au soleil, et ils creusent des—ter-
riers, simples ou ramifiés, qui s'ouvrent directement au sol; souvent c’est
le sable qui est recherché, parfois c’est le sol des chemins, plus fréquem-
ment, la paroi verticale des talus, ou les carrières abandonnées. Ils vivent
isolément, ou au contraire se réunissent en colonies populeuses (Bembex,
certains Cercerzlc) mais où chaque individu ne travaille que pour son propre
compte, sans se soucier des autres.
Les maçons sont peu nombreux (Pélopées, Pseudagenia), ils font des
nids en terre gachée, appliqués contre les murs, dans les maisons, ou
même dans la_ terre, sous les pierres, etc...
On rencontre parmi les Hyménoptères fouisseurs un bon nombre de
ruhicoles, qui recherchent les bouts de ronce coupés ou d’autres plantes :
Rubus, Groseillier, Bosier, Alt/mea, Sambucus, etc...; ils en enlèvent la
moelle, et établissent dans le tube ainsi obtenu une série linéaire de loges
séparées par des cloisons. Ce genre de vie, pratiqué aussi par des Guèpes
solitaires et de nombreux Mellifères, se rencontre principalement chez les
Trypoxylon, des Umbro, et le groupe des Pemphredon.
Il y a enfin des xylophiles, qui creusent leur terrier dans le bois mort ou
même plus ou moins pourri; ce sont surtout des Crabro. ·
Instruments de travail. -— Les mandibules, fortes, arquées, armées de
dents ou élargies en palettes à Pextrémité (fig. ii) sont l’outîl principal :

12 FAUNE on rennes. —·- nrmânorrianns
elles servent à transporter les proies, à détacher et déplacer les petits
cailloux ou les parcelles de te1·re lors du creusement du terrier, à maçonner
dans les espèces maçonnes, à forer le bois, etc...; il est probable que le
bord antérieur du clypéus et même peut-être le labre servent aussi d’outil
accessoire. Viennent ensuite les pattes, grâce aux nombreuses épines dont
elles sont souventornées, auxdilatations de certains articles (fig. 589, p. 295)
et sulrtout. aux peignes que portent fréquemment les tarses I des femelles
(fig. 20); pour f`ouir, l’Insecte porteur de ce peigne courbe en dedans les
articles de son tarse (fig. 21) de façon à ce que le peigne en occupe le bord
externe, puis avec ses pattes de la première paire ainsi disposées, il gratte
le sol « canis instar » dit LnvNÉ pour l’Amm0p/Lila sabulosa avec une
exactitude saisissante; chez les creuseurs de sable, le mouvement est si
rapide que le sable arraché passe avec force entre les pattes postérieures et ·
fait un jet continu à l’arrière du corps.
L’aire pygidiale sert à damer le sol lorsque l‘lnsecte rebouche son terrier,
ainsi que l’a montré Fnnron, et en effet, cet espace est assez souvent cou-
vert de terre dans les Insectes de collections.
Le jabot sert à transporter l’eau chez les maçons, qui en font une grande
consommation': lorsqu’on prend au filet une Guêpe maçonne, il n’est pas
rare que, dans son émotion, elle rejette une gouttelette dleau. La salive
I doit servir également, même dans les espèces qui ne sont pas maçonnes,
pour les cloisons qui obturent les terriers ou qui séparent les cellules.
Alimentation des adultes. - Tous les Hyménoptères fouisseurs, pour
leur'nourriture personnelle, butinent sur les fleurs et en lèchent le suc.
i La brièveté relative de leurlangue ne leur permet pas de puiser ce liquide
dans les fleurs à longues corolles, comme le font les Mellifères. Aussi
s’adressent-ils à d`autres fleurs. Les Liliacées, et en particulier les
inflorescences de Poireaux et d`©ignons en attirent un grand nombre,
ainsi que les Ombellifères et les Gomposées, surtout, parmi celles-ci, les
Chardons et les Eryngium. C’est là l‘unique nourriture des mâles, et
aussi des femelles pendant une bonne partie de leur existence. Mais ces
dernières y ajoutent parfois un—prélèvement qu’elles font sur la proie
capturée par elles pour leur larve; ce fait curieux a été signalé il y a
plus d’un siècle par Larmzrnnn (1802), chez le Philanthus tricmgulum
I: apivorus) : ce Sphégien capture des Abeilles et, après les avoir para-
lysées, se place bouche a bouche avec elles et leur fait dégorger le
contenu de leur jabot pour s'en repaître; il pousse même cette méthode
jusqu’à chasser pour son propre compte, aux environs des ruchers, et à
abandonner ensuite les nombreux cadavres de ses victimes. lVlais il
convient de dire que c`est là un cas extrême et que en général les préda-
teurs se contentent de prendre pour eux le contenu du jabot de leurs
proies, ou même le liquide lymphatique, ainsi que l’a montré Mancniu.,
avant de donner celles-ci à leur larve. On a signalé depuis Lyrnuintn ce
fait chez divers Fouisseurs. par exemple les Cerceris (Museum.), les

I nYM1ë:vor1·ÈnEs. - INTRODUCTION I 13
Mcllinus (llxnxun) et même, quoique assez rarement, des Pompiles
(Fsnroiv), etc... Il convient de rappeler qu`une habitude analogue est
connue chez d’autres Insectes, soit chez des Ilyménoptères : Chaleidiens
(Mxncuxnl, Braconides (Tno¤vs1.o·r), etc..., ou chez des Insectes tout à
fait diiférents tels que les Termites : Escmamcu ayant vu les ouvriers faire
des blessures à la reine et lécher le liquide qui en sortait. F Asus pensait
que les prédateurs agissaient ainsi pour empécher la putréfaction du
contenu du jabot; cette hypothèse n’est plus soutenable en présence des
faits exposés plus haut. On ne peut non plus généraliser ce cas d’a1imen- ·
tation, somme toute exceptionnelle, et étant donné la fréquence et la
régularité avec laquelle les Fouisscurs butinent, le nectar reste leur
nourriture principale.
Alimentation des larves. —- Les Vespiformes nourrissent leurs larves `
exclusivement avec des proies, qui sont toujours des Araignées ou des
Insectes (larves ou images). Ce fait est connu depuis la plus haute anti-
quité, et l’on a souvent cité le passage classique d'An1sTo·re (lhlstozïe
des animaux, livre V, chapitre xx): «   passons aux guêpes qu‘on appelle
ichneumonsï Ce sont des guêpes plus petites que les autres, elles tuent
les petites pl1alanges(2) et les portent dans le trou d’un mur, ou dans ‘
quelque autre trou : elles les enduisent de ·boue et y déposent leurs oeufs
d’0ù viennent d’autres guêpes semblables. » ·
Quelques auteurs de l‘ép0que moderne (RAY, Swamximnmu) ont répété
cette assertion, qui était bien établie à l’aurore des sciences naturelles,
puisque Riêaumun, en 1742 (Mémoires, VI, VIII° Mém.) en parle longue-
ment et que Limvé, peu après, en caractérise son genre Sp/tex (Syst. Nat.,
xii, p. 941) : « Sphegis Larvae consumant occisa Insecta ad guae mater
om sepelit. » '
Depuis, de très nombreuses observations ont été faites sur ce sujet, et
l’on peut établir la liste qui suit, sur les proies des Ilyménoptères fouis-
seurs.
PROIE PRÉDATEUIV
' ARAIGNÉES Tous les Pompilides.
_ _ Sphégides : Pélopées (SceZz)u/tron),
` Trypoxylon; Pison; llliscophus.
ORTIIOPTERES
Blattes ....... ~ Inzpulex; D0lz`c/zurus; Tac/zysp/tex
lativalvis.
· Mantes ...... Tac/zys]1/zex Costai et Jullianz'; Sti-
sus dzlstinguendus.
(1) Il désigne sous ce nom soit un Mammifère, suit les Guèpes prédatrxces.
(2) (Le nom s'applîque aux Araignees, c‘est done probablement des Pompiles qu‘il est question,
ou des Pelopees.
\

14 mens nr: rance. — HYMÉNOPTÈRES .
PROIE PRÉDATEUR
Acridiens ..... Sphex albisectus ' et subfuscatus;
Stizus fasciatus; divers Tachy·
sphex; T achytes.
Locllstiens ..... Sphex occitanicus, splendidulus, ma-
xillosus; Tac/zysphex spolfata,
acrobates.
· Grillons ...... Notogonia; Larm anathema ; Sphex
' splendidulus, maxillosus; Taclzy-
splzex medizermneus, nzlgnjvennis.
· NÉVROPTERES (Cloe dzpteraz). Crabro (C0eZ0craI2r0) Walkeri.
HÉMIPTERES.
ZHOMOPTÈRES .... Stizus tridens ; Gorytes; Alyson;
(Cicadelles, Pucerons, Didineis; Nitela; Mimesa; nom-
Cochenilles, Psylles). breux Cmbro; groupe de Pem-
· phredon. I
HÉTÉROPTÈRES .... Astata; Dùzetus; Sylaon. ·
L1ê;1>1DoP1‘È1aEs
Chenilles ...... Amnzophila.
Imagos ...... Crabro (Ceratocolus).
THYSANOP TÈRES(T}zrips). . Spilomena troglodytes.
‘ COLÉOPTÈRES \
Larves ...... Tous les Scoliides. '
Images ...... Plusieurs (Jerceris ; Cmbro (Entomo- I
_ gnathus) brevis.
DIPTÈRES l Bembex; Mellinus; OxyI2elus,°I10m-
breux Crabro. · '
HYMÉN0PT1ë:REs · `
Ichlleümûnides .... Palarus flavfpes; Crabro (Linde-
nius) pygmaeus.
FOI1lSS8l1I‘S ..... Cerceris !1·fascz'ata.
Fourmis ...... Cmbro (Trac/zeliodes) 5-nomtus.
Mellîfères ..... Philanthus; Cerceris rybyensis,
emarginata. _
' Les Hyméuoptères fouisseurs recherchent des proies déterminées, mais
la spécificité des proies est loin d’être aussi rigoureuse que le voulait

uv.urîxor·rÈnss. —— uvrnonucrxox 15
FABRE, et la liste des captures, que je donne plus loin à la suite de chaque
espèce, le montre surabondamment; à mesure que les observations s`ac-
cumulent, ces listes s’allongent. Très rares sont les Fouisseurs qui ne
chassent qu’une seule espèce : c`est le cas cependant du Philanthns
trùzngulum, qui ne veut que des Abeilles (Apis mellzyîca); le Cmbro
(Tracheliodes) quinquenotatus parait ne chasser que des Tapinomma `
erraticum (Fourmis), mais ces exemples sont peu nombreux. Beaucoup I
se limitent à un genre, ou à une famille, d’autres sont plus éclectiques
dans le choix de leur proie : c’est ainsi que le Sphex maxillosus, que
Faune avait vu chasser des Grillons, prend aussi des Sauterelles. Néan-
moins il faut reconnaître qu‘ils restent le plus souvent dans des limites
bien précises d’un groupe systématique. Ce qui parait en outre guider
leur choix c’est, dans une certaine mesure, la taille dela proie, et sur-
tout son mode de vie. Cela est particulierement frappant pour les Pom-
piles : les uns prennent des Araignées errantes, c’est le plus grand
nombre, d’autres des Araignées vivant sur des toiles, ou encore des Arai-
gnées terricoles; il y a très peu d‘exceptions, ainsi qu`on le verra plus
loin, et cela se comprend aisément, car leur méthode de chasse doit être
adaptée exactement au mode de vie de la proie. .
· Paralysation des proies. — L’une des questions les plus importantes
dans l’éthologie des F ouisseurs est la faculté qu’ont les femelles de pa- `
ralyser les proies qu’elles destinent à leurs larves. ·
Jusque vers le milieu du xvm° siècle, il semble qu’0n ait considéré ces
proies comme mortes. Mais dès 1742 Ptxinumun, dans son 6° volume de
l’HzZstoire des Insectes, dit bien clairement que ces proies restent vivantes,
sans cependant avoir approfondi la question.
Il semble que le premier qui en ait parlé clairement est Ansorr, auteur
américain, dans son manuscrit conservé à Londres. Sans doute ne peut-on
faire état d’un travail non publié, mais celui-ci était si connu que beau-
coup d’auteurs ont cité ce qu‘il exposait, Dnnwnv en parle dans le
« Voyage à bord du Beagle », et surtout Wnncxnzvnsn, en 1837, dans le
tome I, pages 173-174 de son ouvrage : Aptères (Suites à Bufon) en tra·
duit le passage que je crois utile de reproduire ici à cause de son impor-
tance : des Mouches maçonnes (Pélopées) « ont la puissance d’engourdir
lesutraignées sans les tuer, et de les embaumer en quelque sorte, pour en
former des momies vivantes,... les Araignées vivaient, cependant elles ne
pouvaient marcher, elles ne pouvaient même faire aucune résistance. On
les voyait seulement remuer.et étendre languissamment une jambe et
témoigner par là qu’el1es n’étaient pas privées de vie : bien plus,
elles étaient grasses et fraîches et n‘avaient perdu aucune de leurs cou-
leurs. »
D`ailleurs Lnvivé, en 1767 (Syst. Nat., XII, p. 941) dit très nettement
quo1‘Ammophile emmagasine des proies non tuées : « semimortuam ».
Lnrsnarxnn ne SAlNT•FARGEAU, pour les Ammophiles, en 1825 (Encycl.

` 16 FAUNE nn rennes. —— uvméxoprànns
méthodique, X, p. 452), dit que les chenilles sont « engourdies mais non
I tuées ». Annoum en 1835 (Arm. Sc. Nat.) remarque la même chose pour
les proies des Odynères.
Le fait de la paralysie des proies est donc bien établi depuis au moins
. un siècle et actuellement il ne fait plus de doute. Les proies piquées sont
_ parfois dans un état d’immobilité si absolu qu’on en a cru certaines réelle-
ment mortes, comme par exemple les Mouches piquées par les Bembex, '
mais F Enron a insisté sur un criterium en effet indiscutable : ces proies,
complètement inertes, défèquent de temps à autre.
Les Fouisseurs, pour paralyser leurs proies, les piquent à un endroit
· assez précis : Fnnroxv, dont les observations sur les·Pompiles sont nom-
breuses, dit que l`Araignée est piquée sous le thorax, et le plus souvent
près de la bouche; Mnncmu, a montré que le Cerceris rybyensis dispose
son Halicte de telle manière que, en recourbant l’abdomen, il atteigne
inévitablement la face inférieure du thorax; il cite d’ailleurs Wancxnnnnn
qui, dès 1817, signalait que le C'erccris pique l’Halicte « sous la tête »;
Lyrnninnu (1802) écrit que le Philanthe apivore pique l‘Abeille « à la
jointure de la tête et du corselet, ou à celle de l`abdomen avec ce dernier » ;
Baèrmas a vn les Oxybclus d’Amérique du Sud piquer les mouches sur
un petit espace lisse placé en avant des hanches ll; les Ammophiles pi- ·
quent les chenilles le long de la ligne ventrale. Sans doute y a-t-il parfois
des erreurs de la part du prédateur qui, pressé, pique à un autre endroit,
mais c’est assez exceptionnel.
Faune, reprenant ces faits vers 1855-1856, et remarquant que les points
de piqure concordent assez bien avec Pemplacement des centres nerveux,
dissociés chez les chenilles, concentrés chez la plupart des Insectes,
établit une théorie d’après laquelle les paralysants auraient une connais-
sance exacte de l’anatomie de leurs proies, leur aiguillon atteignant
précisément les ganglions nerveux. Poussant cette théorie à Pextrême il
_ en arrivait à nier toute action du venin lui-même, et à n’admettre aucune
erreur de la part du prédateur. Mais la preuve matérielle de ce fait n’a
jamais été faite: bien que Fnnnn et après lui Bnizrnns aient affirmé obtenir
la paralysie en piquant avec une simple épingle, ils ne prouvent pas qu’ils
ont atteint les ganglions.
Au contraire, l\1AncnAL a démontré, pour les Ce1·cerz's, que Paiguillon
pénétrait entre deux ganglions, et non en face de ceux—ci. On a souvent
observé, M. et M‘“‘* Pncxnaiu en particulier, que le nombre de piqûres des
Ammophiles n`était pas toujours le même, qu’il ne coïncidait pas constam-
ment avec le nombre de ganglions et que cependant la paralysie en ré-
sultait quand même. F nnroiv a montré aussi que la victime des Pompiles
se réveillait et guérissait assez souvent après un temps assez long, bien
plus, qu’un Pompile fatigué par plusieurs piqûres successives n’avait plus
le pouvoir de paralyser complètement une nouvelle proie. Une simple
réflexion sur l’anatomie des Araignées montre que le ganglion thoracique

nvméivorrianas. — rnrnonucrion 17
(ou sous-œsophagien) qui commande toutes les pattes, est difficilement
accessible, protégé qu`il est par le sternum, or la piqûre, souvent unique,
provoque en général la paralysie totale. _
En présence de tous ces faits, Phypothèse de Faune n‘est plus guère
acceptée, et l’on admet plutôt que la piqûre a lieu en effet le plus souvent
au voisinage des centres nerveux, mais que c’est la diffusion du venin par
le système circulatoire, qui cause la paralysie.
Les Fouisseurs chassent parfois des proies enfouies dans le sol (Scolies,
Ammophiles, certains Pompiles). '
Ils laissent leurs proies sur place ou, le plus souvent, les transportent
vers un endroit à leur goût; ce transport a lieu soit au vol, soit à pied.
Lorsque le terrier a été préparé d’avance, souvent il a été fermé au départ;
dans ce cas il n’y a qu’à l’0uvrir pour y déposer la proie. Si le terrier
n’est pas fait, la proie est placée sur le sol, ou sur un arbuste, ou même
parfois enfouie provisoirement pendant que le terrier est creusé. Ceci fait,
l’œuf est pondu sur le corps de la proie, ou d’une des proies s’il y en a
plusieurs, et le terrier est rebouché.
On connaît, en particulier chez les Bembex, une manière d’agir diffé-
rente : l’œuf est déposé au préalable au fond du terrier, puis une proie,
de faible taille est apportée, que la larve dévore, la mère la ravitaille en-
suite en lui apportant des Mouches de plus en plus grosses à mesure
qu’elle grossit (approvisionnement au jour le jour).
Mais en général Papprovisionnement est fait une fois pour toutes. ·
Fouisseurs exploiteurs (cleptoparasitisme). — On connaît des Fouisseurs
qui ne chassent pas eux-mêmes, mais exploitent leurs semblables. C’est
le cas de toutes les Mutilles, dont les femelles vont pondre dans des nids
d'autres Hyménoptères, Mellifères ou Fouisseurs, exactement comme font
les Chrysides. D’après F anrox, le Pompilus pectinipes agirait de même,
envers certains Pompiles. Les Ceropales s’emparent de la proie prise par
d’autres Pompilides et l’utilisent pour eux-mêmes; c'est du véritable bri-
gandagc.
4° FAUNISTIOUE '
La répartition géographique des Fouisseurs est surtout dominée par la
température. Ils recherchent avant tout la chaleur, et sont de plus en plus
nombreux à mesure qu`on va vers le midi. Tandis, par exemple qu`un seul
Sp/tex et un seul Bembex atteignent la région parisienne, il en existe res-
pectivement 10 et 8 espèces dans le midi. On pourrait établir ainsi qu’il
suit les zones de répartition, en partant de la Méditerranée :
1° Corse, avec quelques espèces endémiques.
2° Zone du littoral méditerranéen, suivant à peu près la zone de
l’Olivier.
É)

18 FAUNE DE ramer. — HYMÉNOPTÈRES
_ 3° Zone du midi de la France, remontant le long de l’Atlantique jusqu’à
la Loire.
40 Toute la France jusqu’à la région parisienne.
5° Toute la France.
Il faut mettre a part les îlots montagneux : Massif Central, Alpes,
Pyrénées,-qui contiennent un très petit nombre d’espèces spéciales; géné-
ralement celles··ci sont communes à deux des massifs, ou aux trois.
i Il y a de plus une exception à ce schéma : certains groupes paraissent
nettement d’origine nordique; à l’inverse des autres, ils deviennent de
moins en moins communs à mesure qu’on va du Nord au Sud, et n’at- ‘
teignent pas la Méditerranée, ou ne la franchissent pas. On peut ranger
dans cette catégorie par exemple le genre Crabro, et les Pompilus du
groupe du gibbus, dont l’0rigine est bien nettement le nord de l’Europe.
‘ Un examen statistique des travaux sur la biologie de ces Insectes vient à
Pappui d’une façon frappante aux données fournies par la systématique :
les mœurs des Cmbro ont été étudiés presque uniquement par des natu-
ralistes scandinaves, et inversement, Fmvroiv, le savant observateur des
Pompiles, n’a fait à peu près aucune étude sur les Pompilus du groupe
du gibbus ce qui prouve leur rareté dans les pays méridionaux où il a passé
presque toute sa carrière.
Tout se passe donc comme s’il y avait deux faunes: l’une nordique,
l’autre méditerranéenne, qui s’affrontent, et se superposent dans le centre
de la France; la seconde de ces faunes étant numériquement la plus im-
portante.
5° MÉTHODE DE CHASSE-COLLECTIONS
En vertu de leur goût pour la chaleur, c’est dans les endroits les plus
ensoleillés et aux heures les plus chaudes de la journée qu’il faut recher-
cher les Fouisseurs. Un ciel couvert, parfois un simple nuage, suspend
leur activité. Leur saison s’étend d’avril à octobre, mais c’est au plus fort
, de l’été, du 15 juin au 30 septembre environ, qu‘ils se rencontrent en plus
grand nombre.
Le matériel du collecteur doit comprendre seulement un filet, àpoche en
tulle blanc à mailles très fines (préférable à la gaze), un flacon de chasse
à cyanure ou à éther acétique où l’on met des morceaux de papier buvard
(pas de sciure), et un instrument à creuser le sol.
—©n doit rechercher d’abord les Fouisseurs sur certaines plantes (voir
plus haut) où ils butinent, le long des chemins, ou dans les friches. Les
femelles de Mutilles, aptères, courent sur le sol; les Pompiles, quoique
bons voiliers, se trouvent aussi à terre, courant à pas saccadés, ils semblent
avoir une vive répugnance à s’envoler.
On rencontre parfois des Fouisseurs traînant leur proie; mais la

mmâworrianns. — rivrnonucrroiv 19
meilleure chasse, surtout pour les recherches éthologiques, se fait sur les
terrains où ils nidifient. C’est en· général sur les talus des chemins creux,
dans les carrières abandonnées, sur les terrains découverts, parfois sur
les chemins mêmes; le sable ou la terre meuble en attirent un grand
nombre. Aussila première chose à faire, dans un pays où l‘on chasse, est
de rechercher ces emplacements où l’on verra les F ouisseurs déployer
toute leur activité.
Pour les collections, il suffit de piquer les Insectes par le milieu du
mésonotum et de mettreen place les ailes et les pattes; mais il est néces-
saire, pendant qu`ils sèchent, de relever Pabdomen, qui a·u11e tendance à
s’incurver en bas, de façon à voir aisément ensuite les parties importantes.
Il ne faut jamais coller les exemplaires sur un carton, car cela rend presque
impossible l’examen dela face ventrale, souvent nécessaire. I
6° MATÉRIEL IÉTUDIE
Sauf indications contraires, tous les Insectes cités ici sont dans les col-
lections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Ils proviennent
des 'collectionsz Sxcmzr., GmAUo, LEPELETIER, VACHAL, R. nu Buvssox,
Ernest Animé, J. PÉREZ, J. DE GAULLE, qui y sont conservées. En outre la '
collection Fnnrox, qui appartient à la Société entomologique de France,
y est en dépôt.
J’ai cité, lorsque cela était nécessaire, les localités où les·exemplaires
ont été recueillis. Pour éviter des répétitions inutiles, je donne ci-après la
liste des localités principales avec le nom de Pentomologiste qui y a chassé
les Hyménoptères :
Vendressc (Ardennes) .......... Pt. BENOIST
Callian (Var) ............. L. BEaLA1v1>
St-Rémy-la-Varenne (Maîne·et·Loire). . . ' . R. nu Buvssoiv
Broût-Vernet (Allier) ........... —
Miramas, Pas-des-Lanciers, Vitrolles, Rognac
(Bouches—du-Rhône) . . .......... F ERTON
Bonifacio (Corse) ............. ·-
Angers (Maine-et-Loire) ........... —
Maisons-Laiiitte (Seine-et-Oise) .......· I. DE GAULLE
Dieppe (Seine-Inférieure) ......... -·
Royan (Charente-Inférieure) ......... J. Pxâmaz
Aragnouet, Gripp, Luz, Gèdre (Hautes-Pyrénées). . . ·.·
St-Affrique (Aveyron) ........... E. RABAUD
Moutiers (Savoie) ............. SICHEL _
Argentat (Corrèze) ............. VAc11A1.

20 FAUNE nn rames. - nvnéivorràuss _
M. R. Buivoxsr, hyménoptériste fervent, et compétent, m’a fourni un
riche matériel provenant de ses nombreuses chasses dans les Ardennes,
aux environs de Paris, au Roussillon et dans les Alpes; je le prie d`agréer
Pexpression de mon amicale gratitude. Je remercie également M.M.
llléouxczvoiv, E. Ramon et Paul Born pour les exemplaires qu‘ils ont bien
voulu me communiquer.
' DISTINCTION DES SEXES
(Caractères communs à tous les Fouisseurs)
Mâle Femelle
. -— 7 segments visibles à l’abd0men. —— 6 segments visibles à l’abdomen.
- Pas d’aiguillon ...... -— Un aiguillon .......
-— 13 articles aux antennes (quel- -— 12 articles aux antennes (sans
ques très rares exceptions). exception).

F. SPHEGIDAE
Femelles le plus souvent adaptées à la fonction fouisseuse par la présence
de peignes sur les tarses I (fig. 20), d’épines plus ou moins nombreuses sur les
pattes, et d'une aire pygidiale au dernier tergite abdominal; mais un bon h
nombre d’espèces sont privées de ces organes. Les Splzegidae se distin—
guent des autres Fouisseurs par la forme du prothorax : le bord latéro·posté-
rieur du pronotum n‘atteignant jamais le bord des tegulae (fig. 4). Par ailleurs
la forme et la coloration sont des plus variées.
Biologie. - Mode de vie très variable. Certains genres sont maçons (Sceli-
phron), la majorité creuse des terriers dans le sol, mais un certain nombre les
creusent dans le bois (divers Crabro); d'autres sont rubicoles, c'est-à-dire
nidifient dans des tiges mortes de ronce, ou d’autres végétaux (Roseau, Sureau,
Clématite, etc...) dont ils évident la moelle, et où ils disposent des cellules les
unes au bout des autres (Trypoxylon, divers Crabro, Pemphrédoniens, etc...)
Les femelles alimentent leurs larves de proies paralysées, ces proies étant de
nature très diverse : Araignées, Chenilles, Insectes variés.
Tannnw ons GENRES(|]
1. Ailes antérieures avec 1 seule cellule cubitale ....... 2
—- Ailes antérieures avec 2 cellules cubitales ........ 8
—— Ailes antérieures avec 3 cellules cubitales ........ 16
2. Yeux fortement échancrés du côté interne (fig. 280, p. 151). .
............... G. Trypoxylon, p. 149
— Bord interne des yeux droit ............. 3
3. La cellule cubitale et la cellule discoïdale fusionnées en une seule
par la disparition de la nervure cubitale à cet endroit (fig. 423,
p. 203), cette portion de la nervure se devinant cependant par
transparence. Segment médiaire et postscutellum avec des ·
expansions (fig. 426-432, p.207) ............ 4
— Cellules cubitale et discoïdale bien séparées. Segment médiaire
et postscutellum sans expansions ........... 5
4. Les tergites abdominaux forment un angle bien net sur les côtés,
vers l’endroit où ils se joignent aux sternites, de sorte que la coupe
_ transversale de l’abdomen forme un arc de cercle dont le ventre
(1) Ce tableau ne représente pas, dans bien des cas, les affinités naturelles des genres; c’est
àîuëîëîplïtëxgi tableau de détermination permettant d'a1·river aux genres avec le moins possible

22 mom ne maires. - urmiânorrianizs
serait la corde (fig. 435, p. 211). Une seule espèce, très rare. .
............... G. Belomicrus, p. 211
-- Les tergites abdominaux sont régulièrement arrondis sur les
côtés, la coupe transversale de l’abdomen étant une ellipse à côté
inférieur un peu aplati (fig. 436, p. 211). Plusieurs espèces, com-
munes, très répandues ........ G. Oxybelus, p. 203
5. Cellule radiale sans cellule accessoire. Espèces très rares, de
toute petite taille, entièrement noires, et bien caractérisées par
la nervulation de leurs ailes antérieures ......... 6
— Cellule radiale ayant toujours une cellule accessoire quelquefois
assez petite, le plus souvent bien développée ....... 7
6. Stigma très développé, ce qui donne à la cellule radiale une forme
très spéciale (fig. 278,lp. 148), très rare. . G. Ammoplanus, p. 148
— Stigma presque nul. 1 seule espèce, de Bonifacio, Corse
(fig. 227, p. 126) .......... G. Miscophus,`p. 124
............ (en partie: M. bonifaciensis.)
7. Ailes postérieures à nervures très réduites, sans cellule. Tête glo-
buleuse, sans pubescence argentée. Espèces toutes noires, très
petites (au-dessou  de} 6 mm.), rares .... G. Nitela, p. 128
— Ailes postérieures avec des nervures qui délimitent, en particu-
lier, une grande cellule. Tête le plus souvent de forme carrée,
avec une pubescence argentée sur la face. Genre très répandu, à
espèces nombreuses; taille presque toujours au·dessus de 6 mm.; ·
corps noir ou, le plus souvent, avec des dessins jaunes sur l’ab-
domen (voir fig. 398, p. 182 et 402, p. 189). . G. Crahro, p. 152
8. Abdomen nettement pétiolé (fig. 242, p. 137). Corps entière-
ment noir ................... 9
—— Abdomen sessile, ou avec un pétiole extrêmement court.
(fig. 276, p. 145) Corps noir ou de couleurs variées ..... 10
9. Une seule cellule discoîdale. Stigma très gros. Taille très faible.
..... ~ ........... G . Stigmus, p. 147
—— Deux cellules discoîdales. Stigma de faible dimension. Taille
moyenne (fig. 242, p. 137) ...... G. Pemphredon, p. 136
10. La 2e cellule cubitale pétiolée, de forme triangulaire
(fig. 225-226, p. 126) ........ G. Miscophus, p. 124
— La 2" cellule cubitale non pétiolée .......... 11
11. Une seule cellule discoïdale. Stîgma très gros. Taille très petite.
; .............. G. Spilomena, p. 148
-— Deux cellules discoïdales .............. 12
12. Cellule radiale avec une cellule accessoire (fig. 201,p. 111). . . 13
— Cellule radiale sans cellule accessoire (fig. 276, p. 145) .... 14
, 13. Les 2 nervures récurrentes aboutissent chacune dans une cellule
cubitale (fig. 201, p. 111). 1 seule espèce, commune ...... ·
. ............... G. Dinetus, p. 110

ixrnxiâxorrùnns. — spxracxnan 23
—— Les 2 nervures récurrentes aboutissent dans la 2° cellule cubi-
tale. 1 espèce très rare, douteuse pour la France ......
. · ...... , ...... G. Gastrosericus, p. 111
14. Prothorax très allongé, formant une sorte de cou. Antennes
portées sur une petite saillie de la face (fig. 101, p. 63) ....
............... G. Ampulex(‘), p. 63
— Prothorax normal, non allongé. Antennes non surélevées. . . 15
15. Tibias III dentés, et avec d’assez longues épines (fig. 262, p. 143)
Aire pygidiale présente dans les deux sexes. Labre échancré en
avant (fig. 261, p. 143) ........ G. Diodontus, p. 141
- Tibias Ill sans dents ni épines (fig. 270, p. 143). Pas d’aire
pygidiale, même chez la Q. Labre non échancré en avant
(iig. 265, p. 143) ......... G. Passaloecus, p. 144
16. Abdomen pétiolé ....... . .... . ..... 17
-— Abdomen non pétiolé .......... . ..... 24 ·
17. La 2° cellule cubitale ne reçoit aucune nervure récurrente, la
1'° nervure récurrente n’aboutissant jamais au delà de l‘inserti0n .
de la 1'° nervure transverso-cubitale. 1°' segment abdominal
(pétiole) dilaté après le milieu, puis rétréci à l’insertion avec le
2** segment (campanuliforme) (fig. 165). . . G. Mellinus, p. 02
— La 2** cellule cubitale reçoit 1 ou 2 nervures récurrentes. _ . . 18
18. Les deux nervures récurrentes aboutissent l’une dans la 2° cellule.
cubitale, 1’autre dans la 3° ............. 19
— La 2° cellule cubitale reçoit les deux nervures récurrentes. . . 21
19. Espèces de grande taille, n`ayant jamais moins de 12 mm., le plus
souvent beaucoup plus. Tête, thorax et pattes fortement velus,
pattes très épineuses .......... G. Sphex, p. 33
-. Petites espèces entièrement noires, n’atteignant jamais 10 mm.,
à corps ne portant que des poils pourts, pattes presque sans
épines .................... 20
20. Face avec une carène médiane divisée en avant en accent circon-
flexe( A) et ayant en haut la forme d’un ovale (0) (fig. 231, p. 135)
. . .. .......... G. Psen, (en partie), p. 129
— Face sans carène médiane. 5*, antennes de forme particulière
(fig. 239, p. 135) .......... G. Dahlbomia, p. 132
21. Antennes courtes, plus ou moins claviformes, les articles du funi-
cule à peine plus longs que larges. Cellule radiale lancéolée,
allongée, son extrémité aiguë, très rapprochée de l`apex de l’aile
(fig. 230, p. 132) ................. 22
— Antennes lines et longues, les articles du funicule toujours beau-
coup plus longs que larges. Cellule radiale non allongée vers
(1) (Test par erreur que Sciiuisnsxweciir (l907, p. 480) fait tigurer l’Ampule.z: parmi les genres
à 8 cellules cubitales : les espèces tropicales en ont bien 3, mais Pespèce europeenne fait excep-
tlon et n’a que 2 cellules cubitales.

24 FAUNE on rnancs. — nvmiânorrjenns
l’apex; son extrémité plus ou moins arrondie. Grosses espèces,
rarement au-dessous de 12 mm., le plus souvent bien au-dessus
(voir fig. 22, p. 26;39, p. 41} ............. 23
22. Sur la face, une carène médiane, dilatée en avant en accent cir-
conflexe (A) et en arrière, entre les antennes, en ovale (0). Corps
entièrement noir (voir fig. 230, p. 135). G. Psen, (en partie), p. 129
-— Pas de carène médiane sur la face. Corps parfois entièrement noir,
parfois abdomen en partie rouge ..... G. Mimesa, p. 133
23. Dernier article des antennes tronqué droit; Q avec un peigne aux
tarses I. Noirs, avec une partie de l'abdomen rouge, jamais de
couleur jaune, très rarement noirs en entier. G. Ammophila, p. 26 ·
—- Dernier article des antennes à extrémité conique, jamais tronquée
droit; Q sanspeignei Noirs, avec des Parties jaune vil', sur les
pattes notamment; certaines espèces (rares en France) sont en-
tièrement violettes ......... G. Sceliphron, p. 41
(: Pelopaeus]
24. Labre extraordinairement développé, conique, formant une sorte
de bec qui prolonge verticalement la face (fig. 108, p. 69) .
................. G. Bembex, p. 66
—- Labre normal, ne dépassant pas la face, ou à peine ..... 25
25. La 2° cellule cubitale pétiolée ............ 26
—- La 2¤ cellule cubitale non pétiolée ........... 32
26. Yeux fortement écbancrés du côté interne (fig. 286, p. 151). Une
seule espèce, noire, rare ........ G. Pison, p. 152
—- Bord interne des yeux droit ............. 27
27. Abdomen légèrement étranglé entre les segments (fig. 53, p. 48).
Corps noir etjaune . . . . . ........... 28
— Abdomen non étranglé entre les segments. ...... 29
28. Premier segment abdomînal plus étroit que le 2° formant unel
sorte de nœud (fig. 53, p. 48) ....... G. Cerceris, p. 47
- Premier segment abdominal plus large que le 2°, abdomen tron-
qué droit en avant, une seule espèce, assez rare (fig. 192, p. 105)
................ G. Palarus, p. 105
29. Une cellule accessoire à la cellule cubitale. Espèces de très petite
taille ............... G. Sylaon, p. 129
' —— Pas de cellule accessoire. Taille moyenne ........ 30
30. Stigma très petit. Abdomen large, ovale, noir avec des taches
jaunes ou rouges (fig. 178, p. 99). La 2** cellule cubitale reçoit
les deux nervures récurrentes ....... G. Nysson, p. 99
— Stigma bien développé. Abdomen étroit et allongé (fig. 166, p. 95).
Les deux nervures récurrentes aboutissent dans des points
variables, souvent dans deux cellules cubitales différentes. . . 31
31. Nervulus aboutissant avant le point d’insertion de la nervure

mmâivorrianns. — srnncrnan 25
basale (fig. 166). Des taches jaunes sur l‘abdomen. (3*, dernier
article des antennes non déformé ...... G. Alyson, p. 95
— Nervulus aboutissant au delà du point d‘insertion de la nervure
basale. Abdomen rouge et noir, sans taches jaunes. 5*, dernier
article des antennes déformé (fig. 171, p. 97). G. Didineis, p. 98
32. Les deux nervures récurrentes aboutissent respectivement dans
les 2° et 3° cellules cubitales ............. 33
—- Les deux nervures récurrentes aboutissent dans la 2° cellule
cubitale ................... 34
33. Taille moyenne ou forte. Corps noir fortement taché de jaune.
Antennes assez courtes et épaisses (fig. 44, p. 45) .....
................ G. Philanthus, p. 44
—- Taille petite. Corps entièrement noir. Antennes longues et fines,
supportées par une petite,élévation de la face (fig. 106, p. 64).
................ G. Dolichurus, p. 64
34. Ocelles, bien développés, ronds, à lentille convexe, normaux,
mais parfois de dimensions un peu différentes ...... ‘ . 35
- Ocelles, au moins les postérieurs, réduits aune tache noire plate,
sans lentille convexe, ou à une mince fente, ou même entièrement
disparus ................... 38
35. Stigma bien développé (fig. 193, p. 106). 'Paille moyenne. . . 36
— Stigma très réduit, presque nul (fig. 129, p. 74). Taille forte. . 37
36. Cellule radiale sans cellule accessoire (fig. 142, p. 81). Aspect
de Guêpes : abdomen noir avec des bandes jaunes assez minces.
................. G. G0rytes,p. 80
—— Cellule radiale avec une cellule accessoire (fig. 193, p. 106). Corps
entièrement noir ou, le plus souvent, abdomen en partie rouge,
avec parfois des taches jaunes, mais sans bandes. (5*, yeux se tou-
chant au vertex (fig. 194, p. 108) ...... G. Astata, p. 106
37. Cellule radiale plus courte qhe la 1"° cellule eubitale .....
................. G. Stizus, p. 73
—- Cellule radiale plus longue que la cellule cubitale ......
................ G. Sphecius, p. 79
38. Le long du bord interne des yeux un bourrelet saillant .... 39 `
- Pas de bourrelet bien saillant le long du bord interne des yeux. 40
39. Une dent au bord postérieur des mandibules. Grosse espèce à
_ abdomen rouge et noir (fig. 202. p. 112). . . G. Larra, p. 111
— Pas de dent au bord postérieur des mandibules. Espèces entière-
ment noires (fig. 203, p. 113) ..... G. Notogonia, p. 112.
40. Taille moyenne ou petite. Aire pygidiale de` la Q, ou dernier ter- .
gite abdominal chez le 5*, sans pilosité. Ocelles postérieurs
ovales ............ G. Tachysphex, p. 114
—- Taille grande. Aire pygidiale de la Q, ou dernier tergite abdo-

26 FAUNE ne FRANCE. — r1YMÉ1vorrÈ1uzs
minal chez le (3*, couverts de poils dorés. Ocelles postérieurs
allongés, ou en virgule ....... G. Tachytes, p. 122
G. AMMOPHILA Kmuv
Fig. 22.- Taille généralement grande; aspect allongé. Tête transversale,
plus large que longue, antennes filiformes. Tête et thorax toujours noirs, abdo-
men le plus souvent noir, la partie antérieure rouge. Trois cellules cubitales, la
2** recevant les deux nervures récurrentes. Le 1°·' sternite abdominal est allongé
en pétîole, et paraît constituer à lui seul le ler segment de l’abdomen, le
1*** tergite, allongé ou évasé, semble être le 2° segment (fig. 23). Les premiers
articles du tarse I asymétriques et portant un peigne bien développé chez la
femelle (fig. 31).
Biologie. - Les Ammophiles chassent exclusivement des chenilles(‘), princi-
palement à corps nu, qu’elles recherchent dans le sol, ou à l’air libre. Elles les
paralysent en les piquant le long de la ligne ventrale en commençant à 1’avant;
le nombre des piqûres a une certaine relation avec le nombre des ganglions de la
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Fia. 22. — Ammophila sabulosa Q >< 3.
chaîne nerveuse (FABRE, Ferron, lthncuir, Pscmnuu, Pncmn) sans toutefois que
ce rapport soit aussi rigoureux que le voulait FABRE. FABRE, ltliacnit et Fuarou
ont constaté que, après la piqure, l’Ammophile est atteinte de mouvements
spasmodiques qui semblent dus à une sorte d’intoxication passagère (Fmvroiv) et
non un chant de victoire (FABRE). Ensuite, l’Ammophile traîne sa proie, plus
' grosse qu'elle-même, à pied, en la tenant dans ses mandibules en arrière de la
(1) LINNÉ (1767) par erreur sans doute, a ajouté • Araneam ~. Voir plus loin page 32.

nïmânorriauas. — srnecxnan 27
tête; arrivéeà l’endroit favorable, qui est généralementun terrain sablonneux
où son terrier très simple, a été, ou non, creusé au préalable, elle y place sa
proie sur laquelle elle dépose son œuf. Si la chenille est très grosse, une seule
suflit; dans le cas contraire plusieurs seront amenées. Parfois il peut y avoir
approvisionnement successif, c'est-à-dire que la mère attend Yéclosion de sa
larve pour lui apporter d’autres proies (Aoeenz, Fenrox).
Travail principal. - F.·F. Kom., 1906.
Dxsrxxcrxox nes sexes
6*. Taille plus élancée que la Q . Pas de peignes aux tarses l; extrémité
de 1’abdomen assez large, laissant le plus souvent dépasser une partie des
organes sexuels.
Q. Des peignes bien développés aux tarses I; extrémité de l’abdomen
conique, ne laissant dépasser que la pointe de l’aiguill0n.
TABLEAU nes esriacns (5* Q)
1. Pétiole formé de deux articles, le i" tergite étant aussi allongé et
étroit que le 1" sternite, auquel il fait suite (fig. 24]. Stigmate
du 1°' tergite abdominal placé au delà du milieu (fig. 24). Des
bandes de pubescence argentée sur les côtés du thorax (Sous-
genre Ammophüa) ............... 2
— Pétiole formé d‘un seul article, le 1°" sternite abdominal, le
1°' tergite étant dilaté d’avant en arrière, campnuliforme
(fig. 25 et 26). Stigmate du 1** tergite ahdomînal placé au milieu
ou même un peu en avant (26). Jamais de pubescence argentée
surles côtés du thorax (Sous·genre Psammoplzila) ..... 9
2. 3° cellule cubitale pétiolée (fig. 27) .... A. campestris, p. 31
— 3° cellule cubitale normale ............. 3 '
3. 'Faille très grande (30-36 mm.). Ongles des tarses armés d’une _
dent (fig. 28) ............ A. armata, p. 31
— Taille plus faible (29 mm. au max.), Ongles des tarscs non
dentés. ................... 4
4. Pattes entièrement noires. (Derniers segments abdominaux avec
des reflets métalliques] ............... 5
— Pattes rouges, au moins en partie ........... 6
5. Taille petite (17-21 mm.). Segment médiaire finement strié
transversalement. En général, le 1°' tergite abdominal (2° article
du pétiole) etles 2 segments suivants en entier rouges ....
................ A. apicalis, p. 29
— Taille plus forte (20-29 mm,). Segment médiaire ohagriné, ces
grains se réunissant parfois en stries grossières, mais jamais de
stries fines et bien nettes. En général le l" tergite abdominal, le

28 mons nn rames. —— nrrraivorwiaaas
2° segment et une partie seulement du 3** rouges. Espèce très
commune ............ A. sabulosa, p. 28
6. Derniers segments de l`abdomen sans retlets métalliques. . . 7
—- Derniers segments de Pabdomen avec des reflets bleu métallique. 8
7. Pattes Illiet abdomen au moins en partie noirs A. Heydeni, p. 30
— Pattes Ill et abdomen entièrement rouges (sauf les hanches et les
trochanters) ..... A. Heydeni var. rubriventris, p. 30
8. Face relativement large, côtés internes des yeux parallèles; pattes
Ill noires ............ A. holosericea, p. 30
— Face relativement étroite, côtés internes des yeux convergeant
vers le clypéus; pattes lll rouges .... A. laevicollis, p. 31
9. Corps entièrement noir brillant (Corse seulement) ......
..... A. (Psammophila) hirsuta var. mervensîs, p. 32
— Abdomen au moins en partie rouge ........... 10
10. Segment médiaire finement strié transversalement ..... —11
-— Segmentmédiaire chagriné, ou grossièrement ponctué, endessus. 12
11. Taille moyenne. Ongles avec une petite dent près de la base. .
............ A. (Psammophila) affiuis, p. 31
— Taille très petite (10-13 mm.). Ongles sans dent(surles montagnes
seulement, vers 2.000 m. d’altitude) ..........
............ A. (Psammophila) alpine, p. 33
12. Tête et thorax lisses, brillants, avec seulement quelques points
épars. Mésopleures brillants dans leur moitié antérieure, avec
quelquespoints épars. Taille petite (12-15 mm.) ......
........... A. (Psammophila) Abeillei, p. 33
—- Tête et thorax plus fortement ponctués, mats. Mésopleures forte-
ment ponctués, on rugueux. Taille plus forte (16-21 mm.) .... 13
13. Q, tête et tl1orax couverts de pilosité noire; pulvilli rudimen-
taires ou nuls (fig. 29). 5*, pétiole aussi long que le 1*** article du
tarselll ......... A. rPsammophila) hirsuta, p. 32
-— Q,tête et thorax couverts de pilosité blanchâtre; pulvilli bien
développés (fig. 30). (jl, pétiole plus long que le 1" article du
tarse Ill ......... A. (Psammophila) Tydei, p. 32
A. Sabulosa L. — DALLA Tonus, 1897, p. 407; Kom., 1906, p. 335.
A. holosericea FEn'roN,1901 IJ, p. 141. - L‘ammopbile des sables, de
Faune.
L. çï, 16-23 mm; Q, 20-28 mm. —— Se reconnaît aisément à ses
pattes entièrement noires, et aux reflets bleu métallique sombre des derniers
segments de l’abdomen. Chez le dl, les 1‘" et 2° tergites abdominaux
portent une bande noire longitudinale souvent interrompue.
Très commune dans toute la France et toute la région paléarctique.
Biologie.- Lnvxiâ (1767, p. 941); LEPELETIER (1825, p. 452);\VEsTWo01) (1836 6,
p. 200); Saucmno (1836, p. 56; 1837, p. 77); Cuaris (1862, n° 604); Faisan (1879,

IIYMÉNOI'TÈl\ES· ·—· SPHEGIDAE  
p. 207-220); Bomnroxs (1895); Cnmîrnzx (1896); Sonmmcnn (1898); Anmznz (1903 a,
p. 99); Ilovvxmz (1903),·Ax.rmsN (1914, p. 283); Descr (1919).
Proies :Che11illes de Papillons nocturnes, principalement Noctuelles : Mama
  4 ,
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Fm. 23 à 31. — 23. Schéma. du pétiole de Ammophila. -24. A. sabulasa, abdomen, vu
de coté. - 25. Psammophila, abdomen, vu de côté. — 26. idem, abdomen, vu de dos
— 27. Aile de Ammophila campcstris. — 28. Griffe de A. armata. — 29. Dernier
article du tarse de A. Tydei Q. — 30. idem, de .4. hirsuta Q. — 31. Tarse I et peigne
de A. hirsuta Q. _
orion; zllamestra. brassicae; Plusia gamma; Taeniocampa slabilis; Noclua meli-
culosa; Amzrta myrtilli.
A. apîcalis BnUL.1.É. - DÀ[iLA Tonnxz, 1897, p. 395; Kom., 1906, p. 331.
A. 1l10csaryiDA1.x.A Tonmz, 1897, p. 404. .—l. Julii FABM:. '
L. 5* 12—18 mm.; Q 13-21 mm. —- 5* Q. Taille et aspect de .1. campes-

30 FAUNE DE FRANCE. - nïmiinorriaans
tris. Chez le 5*, les premiers tergites abdominaux n’ont pas de bande noire
longitudinale.
Bouches-du-Rhône: Rognac, Pas-des-Lanciers; Hérault : Montpellier; Vau-
cluse : Orange, Avignon; Toulouse (d'après Kom.) ; littoral de l’Océan; Vendée :
Si-Jean-de-Monts (Méocicivox); Loire-Inférieure 2 le Pouliguen. Se trouverait au
· sud de Paris, Seine-et-Oise : Lardy (d’après Honoris). — Région méditerra-
néenne. Turkestan. Mongolie.
A. Heydeni DAHLBOAI. —- DALLA Tonus, 1897, p. 400; Kom., 1906, p. 366.
A.Iiol0sericea ANBBE, FABRE. -— L’Ammophile soyeuse, de FABRE.
L. (5*, 16-22 mm.; Q , 18-24 mm. - 1°‘" tergite, 2° et St segments abdo-
minaux rouges; extrémité de l’abdomen sans reflets bleu métallique;
pattes l et ll rouges, sauf les hanches, les trochanters et la base des
fémurs; sur les côtés du thorax, la pilosité argentée est coupée en ligne
oblique en arrière, et ne dépasse pas les mésopleures (chez A. lzolosericea
elle s’étend jusque sur le segment médiaire) ; le 5* présente souvent une
ligne longitudinale médiaire sur les premiers tergites, comme chez A. sa-
ôulosa. .
Très commune dans tout le midi de la France : Provence, Languedoc, etc...
jusqu'à Bordeaux et Argentat (Cor1·èze). Remonte la vallée du Rhône jusqu’à
Mâcon (d’après FLAMAHY). — Europe centrale et méridionale. Asie mineure et
centrale. Afrique du Nord.
VARIÉTÉ rubriventrfs Cos·rA. -— Abdomen en entier rouge (sauf parfois le
dernier segment chez le ©"), ainsi que les pattes des 3 paires en entier(sauf les
hanches et troohantersy. - Corse et Sicile.
Biologie. - FEaroN (1899, p. 341 [p. 11];1908, p. 560; 1921, p. 347); RABAUD
(1919); FABRE (1879, p.207—220; 1891, p. 232). — Chasse principalement des che-
nilles arpenteuses(1) (Fnnroiv, HABAUD, FÀBÉE) dont elle réunit toujours plusieurs
exemplaires dans son nid: approvisionnement successif : d’abord une chenille sur
laquelle elle dépose son oeuf, puis, lorsque la larve est éclose, d’autres chenilles;
ne clôt définitivement le terrier que lorsque Yapprovisionnement est complet,
jusque-là se contente de le boucher avec un petit caillou.
A. holosericea F. — DALLA Toune, 1897, p. 402; Kom., 1906, p. 360;
(non holosericeci ANDRÉ, FABRE, Fnaroiv).
Q L. 21 mm. Voisin de A. Heydeni, mais a le pronotum strié transversa-
lement (et non ponctué) en avant, les tegulae noires, les taches argentées
des mésopleures plus petites et bien limitées, des taches argentées sur les
métapleures et sur la pente verticale postérieure du segment médiaire; les
derniers segments abdominaux sont noirs, avec des reflets bleu métallique
très brillants. -— çj‘ inconnu (d‘après Kom,).
(*1) Je 1'ai cependant trouvée traînant une chenille de Satyride: Pyrarge probablement megaera
(LE CERF det.)

uYMÉN0PrÈnEs. Ã- sruscioan 31
Espèce très douteuse pour la France. Lsrstsrxsn l'indique de Lyon et Saintes,
mais il y a probablement erreur de détermination, et il faudrait revoir ses exem-
plaires. — Espagne. Afrique du Nord.
A. laevicollis Edmond Amnnxi. ·····DALLA Tonus, 1897, p. 403; Kom., 1906,
p. 350.
L. 6 16-19 mm.; 6, 17-20 mm. —- Pattes rouges, y compris les
pattes Ill, en grande partie; derniers segments de l’abdomen bleu métal-
lique. Face longue etétroite entre les yeux. _
Marseille (d’après Edm. Ammiî); Hérault : Palavas (coll. os GAULLE). — Espa-
gue.
A. armata Ross:. - DMLA Tonus, 1897, p.395; Kom., 1906, p. 311.
L. 6, 30-35 mm.; Q, 30-38 mm. — Espèce reconnaissable à sa très
grande taille, et à la présence d’une dent aux griffes des pattes; entière-
ment noire, le 1** tergitc et le 2° segment abdominaux rouges.
Midi de la France, rare partout. Var : Callian, Le Lavandou; Basses-Alpes :
Digne; Drôme : Nyons; Aveyron : St-Alïrique; Bordeaux (d’après Kom.);
Landes : St—Sever (coll. Lsrrznsrisnl. — Italie. Balkz-1ns.·
Note. — Ici devrait se placer A. fallax qui, comme A. armata, a une petite
dent à la base des griffes; sa taille, bien moindre, est celle de A. sabulosa, mais
elle n’a pas de reflets métalliques à Pextrémité de l’abdomen. Cette espèce, qui
habite la Suisse et l‘Europe centrale et méridionale, n`est pas connue de France
avec certitude. '
A._ campestris Llvrnaxbniz. -—- DALLA Tonus, 1897, p. 396; Kom., 1906, .
p. 319.
L. 6, 12-18 mm.; Q, 13-20 mm. — Petite espèce, parfois entièrement
noire, le plus souvent avec les premiers segments abdominaux rouges. Se
distingue de toutes les espèces du genre par la 3° cellule cubitale pédicu-
lée(‘) (fig. 27).
Toute la France. Commune dans toute la région paléarctique. Remonte jus-
qu’à 2.300 m. dans les Alpes.
Biologie. — Annsnz (1900,p.170-172;1903 a, p. 108; 1909) [en suédois]. Cap-
ture quelquefois des larves de Tenthrèdes, qui ont tout à fait Faspect de che-
nilles (communication verbale de M. Cnniiriuiv).
A. (Psammophila) affinis Kmur. — DALLA Tonnu, 1897, p. 394; Kom., 1906,
p. 292.
L. 6,14 mm., Q, 16-21 mm. — 6 Q, taille moyenne, noire, les pre-
miers segments de l’abdomen rouges. Grilles avec une petite dent près de
(1) A cause de cette particularité. on a parfois placé cette espèce dans le sous-genre Miaou: qui
n’a pas grande valeur, car la 3• cubitale n’cst dans certains cas pétlolée que d’un coté.

32 FAUNE DE FRANCE. - BvMENoP'rÈREs
la base; pulvilli bien développés. Segment médiaire finement strié sur sa
face supérieure.
Toute la France; assez peu commune. - Toute l’Europe (sauf 1'extrême Nord).
Afrique du Nord.
Biologie. — MABcBA1. (1892); chasse des chenilles d’Agrotis (Ver gris).
A. (Psammophila) hirsuta Scorom. - DALLA TonRE 1897, p. 401; Kom.,
1906, p. 276. A. victim DE GEER(l). A. arenaria F. -—-L’Ammophile héris-
sée, de FABRE. ·
L. 6, 12-21 mm.; Q, 16-22 mm. —- Entièrement noire, les pre-
· miers segments de l’abdomen rouges. Thorax couverts de poils hérissés
noirs (Q) ou blanchàtres (gf). Pulvilli très peu développés, ou nuls. Ailes
enfumées.
Toute la France; très commune. Toute l'Enrope, sauf l’extrême nord; une
grande partie de la région paléarctique.
Biologie. -— \VBsrwo0n (1836 b, p. 198); SHUCKARD (1836, p. 57); LEPELETIER
(1825, p. 452, 1841, p. 578); FABRE (1879, p. 195, 220, et 1882, p. 19-56); ADLERZ
(1903 a, p. 70, en suédois); Bonwmiv (1907, p. 93-94, enhollandais) ; Dusx~xE1—(1912);
ALFKBN (1914, p. 282). - FABRE (1879) a établi que cette Ammophile passe
l’hiver à l’état adulte, enfouie dans la terre, et commence à travailler très tôt
au printemps. Chasse des chenilles de Nocturnes : Liman:/zria olispar (LE1>B1.E—
rien), Agrotis (Ver gris, FABBE). -— LEBELBTIER (1825), Suncmnn (1836), SAUNDERS
(1896, p. S8-89) disent que cette espèce, ainsi que sabulosa (Snucmnn, 1837,
p. 77) capture aussi des Araignées; ce fait doit-être mis en doute jusqu’à con-
firmation, car il contredit tout ce qu`on sait des mœurs des Ammop/ziles; cepen-
dant les auteurs cités sont alfirmatifs.
_` VAB1B1·É mervensis Rimosznowsxv; [A. el1enina.C0sTA]. — Q entièrement noir
brillant; ailes fortement enfumées. J tout à fait semblable à celui de la forme
typique.
Corse, commune. -— Aussi en Sardaigne. Crête. Asie mineure. Caucasie,
Turkestan. Égypte et Algérie.
Biologie. - FEB·ro1v (1901 I2, p. 140 et1914, p. 100). Chasse des chenilles d'Agro-
tis, Cucullia chamomillae, mais aussi des chenilles velues: Epinephele jurtina
(FERTOY).
A. (Psammopllîla) Tydei LE GUILLOU. —— DALLA ToBBE, 1887, p. 411; Kom.,
1906, p. 284. A. argentàta LEP. A. capucina. C0sTA. A. lanuginosa.
MABQUET. —— L’Amm0phile argentée, de F Anna.
L., (jl, 12-20 mm., Q , 19-21 mm. —-—Très semblableàA. hirsutzz, maisla
Q ale thorax couvert de poils blanchâtres, et les pulvilli bien développés.
Les 6* des deux espèces sont difficiles à distinguer, celui de A. Tydei
ale pétiole plus long que le 1°' article du tarse Ill.
_ (1) (1'est probablement le Sphex viatica. de Limit.

ixvméuorrianns. —- srnncinae 33
Var: Toulon(ooll. Ilénom;) Bouches—du-Rhône: Marseille, Vitrolles; Landes:
Arcachon; Charente-Inférieure : Royan; Haute-Vienne : Limoges; Aude :
Ile S‘° Lucie; Pyrénées-Orientales : Banyuls-sur-Mer, Saillagousse, L10
(R. BENOlST)§ Saone-et-Loire : Cuîsery, et Manche (d'après Pxcann).
Biologie. — Faune (1879, p. 207-220, sous le nom de A. argentala); Picnnn
(1903 a). —Chasse des chenilles d‘Agrotis (ver gris), en dépose une seule par
nid.
A. (Psammophila) alpina Kom., 1888 — Kom., 1906, p. 273.
L. 5*, 9-12 mm.; Q, 10-13 mm. — Taille petite. Partie dorsale du seg-
ment médiaire striée transversalement; pétiole assez court, chez la Q,
égale les 2/3 du 1** article du tarse Ill, chez le 5*, les 4/5 du même article.
Pas d’épine aux griffes. - 5*, 2° article du funicule à peine plus long que
le 3°.
Espèce des montagnes. Alpes, Hautes·Alpes : S*. Véran, alt. 2.000 mètres
(R. Brnoisr). Pyrénées, Hautes·Pyrénées: Gripp, Aragnouet, Pic du Midi;
Pyrénées-Orientales : Saillagousse, alt. 1.600 mètres (R. Benoist). —- Aussi en
Suisse, dans le Tyrol, les Pyrénées espagnoles, le nord de la Perse, le Turkes-
tan. Toujours à de hautes altitudes, jusqu’aux glaciers.
A. (PSamm0phil&) Aheillei MARQUE?. — MARQUET, 1879, p. 177. A. .M0ra-
witzi André, 1886, p. 83 ; Kom., 1906, p. 288.
L., 5*, 12-15 mm.; Q , 13-16 mm. — Taille petite. Tête et thorax lisses,
brillants, avec un très petit nombre de points. Segment médiaire strié sur ·
les côtés, sur la face dorsale chagriné, avec parfois une tendance à former
des stries grossières; pilosité blanchâtre.
Marseille (type et coll. J. Prânnz); Vaucluse: Les Angles (coll. P. Born).
Rare. - Russie méridionale, Caucase. Asie mineure.
G. SPHEX Lmnâ.
Fig. 32. - Taille moyenne ou grande. Tête transversale, large, les yeux
grands, atteignant Farticulation des mandibules. Pronotum court, segment
médiaire allongé. Pattes fortes, épineuses, les femelles ayant, le plus souvent,
un peigne bien développé aux tarses I. Ailes : les 2** et 3° cellules cubitales
reçoivent chacune une nervure récurrente. Abdomen ovale, lisse et brillant, le
premier sternite, comme chez les Ammop/xila, prolongé en un pétiole cylindri-
que, assez étroit, peu allongé, le 1*** tergite régulièrement évasé, campanuli-
forme, comme dans le sous-genre Psammop/zila(*) ; pas d'aire pygidiale chez
la Q .
Biologie. — Les Sphez creusent un nid simple dans le sol (sauf S. splendi-
(1) Certains Sphcx ressemblent beaucoup à des Psammophzla.
· 3

34 _ FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
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FIG. 32. —- Sphex maxillosus Q >< 3.
dulus qui a un nid aérien). Ils chassent des Orthoptères, uniquement des Acri-
diens, Locustîens ou Grillons.
Travaux principaux. —- Kont. (F.-F.), 1890; DUSMET et Mnncm, 1906.
TABLEAU DES ESPÈCES.
Jlldles.
1. Éeuxièmecellule cubitale étroite, plus haute qu’elle n’est large au
niveau de la nervure cubitale g fig. 33l .......... 2
— Deuxième cellule cubitale large, au moins autant qu`elIe est
haute (fig. 32) .................. 6
2. Griffes des tarses portant 2 dents au côté interne, près de la
base ..................... 3
—-` Griffes avec 3 ou 4 dents .............. 5
3. Corps noir, avec l‘abd0men en partie rouge, sur les premiers
segments. ............ S. occitanicus, p. 36
—- Corps entièrement noir, sans partie rouge sur Pabdomen. . . 4
4. Abdomen globuleux, le 1** tergite brusquement évasé, et faisant
un angle net avec le i" sternite; ailes nettement jaunes. rembru-
nies à l’apex; pas de pubescence blanc argenté sur le l" tergite
abdominal ............ S. subfuscatus, p. 38 ‘
— Abdomen ovale allongé, le 1"tergite régulièrement élargi, ne fai-

HYl\lÉNOPTÈIiES· — srnizornan 35
sant pas un angle net avec le 1°' sternite; ailes non jaunes, à peine
légèrement enfumées; le 1°" tergite abdominal porte une bande de
pubesccnce blanc argenté ........ S. argyrius, p. 38
5. Tergites abdominaux bordés de blano_ d’ivoire àl’apex, scutellum
convexe, avec un sillon médian. Taille petite: 11-15 mm.
................ S. alhisectus, p. 37
-— Abdomen entièrement noir, ou seulement teinté de rouge sur la
face dorsale du 2° tergite abdominal et la base du 3**; scutellum
presque plan, sans sillon médian. Taille plus forte; 17-18 mm.
............... S. lividocinctus, p. 38
6. Deuxième cellule cubitale rectangulaire, ou à peu près, plus
large que haute (fig. 34); la troncature de la 3° cellule cubitale
sur la nervure radiale égale la moitié, ou plus, de la 2° nervure
transverse-cubitale ................ 7
— 2** cellule cubitale rhomboïdale (fig. 32), aussi large que haute;`
la troncature dela 3° cellule cubitale sur la nervure radiale est
plus courte que la moitié de la 2° nervure transverse-cubitale 8
7. Abdomen entièrement noir; face dorsale du segment médiaire
ponctuée, ou avec simplement des indications de sillons . . .
................ S. paludosus, p. 39
—- Abdomen en partie rouge; face dorsale du segment médiaire.
nettement creusée de sillons transverses. Rare ......
............... S. splendidulus, p. 39
8. Face dorsale du segment médiaire avec plusieurs sillons trans-
verses très prononcés, séparant de larges côtes. Très rare. . .
. . ._ ............. S. pruinosus, p. 39
——— Face dorsale du segment médiaire non sillonnée ...... 9
9. Pétiole de la longueur du 3° article du funicule, et à peu près
aussi long que le 3° article des tarses III. Taille grande : 24 mm.
environ ....... ' ...... S. flavipennis, p. 40 ·
-—- Pétiole plus long que le 3e article du funicule et que le 3° article
des tarses III. Taille plus faible : 18-22. Espèce très commune.
................ S. maxillosus, p. 40
Fenzelles.
11 Deuxième cellule cubitale étroite, plus haute qu’elle n’est large
au niveau de la nervure cubitale (fig. 33) ........ 2
-—— Deuxième cellule cubitale large, au moins autant qu’elle n`est
haute (fig. 32) .... , ............. 6
2. Pas de peigne aux tarses I, tout au plus quelques courtes épines
(voir fig. 37) ............ S. argyrius, p. 38
—- Un peigne bien net aux tarses l (fig. 38) ......... 3
3. Griffes des tarses portant. deux dents près de la base (fig. 38). 4

36 FAUNE ma FRANCE. —— nvménorràans '
-— Griffes des tarses avec 3 ou 4 dents (fig. 35) ....... 5
4. Corps entièrement noir; le 1" tergite abdominal brusquement
élargi, sa ligne dorsale formant un angle presque droit avec le
i" sternite; abdomen globuleux; dernier sternite non comprimé
latéralement ........... S. subfuscatus, p. 38
— Corps en partie rouge; abdomen ovale non globuleux, la ligne
dorsale du 1*** tergite formant avec le 1*"' sternite un angle obtus;
dernier sternite comprimé latéralement, formant une sorte de
' carène médiane (fig. 36) ....... S. occitanicus, p. 36
5. Scutellum plus ou moins convexe, avec une impression médiane,
les côtés un peu surélevés. Commun .... S. albisectus, p. 37
- Scutellum presque plan, sans sillon médian. Rare .....
.... . ......... S. lividocinctus, p. 38
6. Pas de peigne aux tarses I, tout au plus quelques courtes épines
(fig. 37) .................... 7
— Un peigne bien net aux tarses I (voir fig. 38) ....... 8
7. Pétiole droit, plus court que les tibias I; ailes teintées de jaune;
abdomen entièrement noir ....... S. paludosus, p. 39
—- Pétiole un peu courbe, plus long que les tibias I; ailes presque
hyalines, teintées de gris_ à l’apex; abdomen en partie rouge. .
............... S. splendidulus, p. 39
8. Face dorsale du segment médiaire avec plusieurs sillons trans-
verses. Très rare .......... S. pruinosus, p. 39
—- Face dorsale du segment médiaire sculptée, mais non sillonnée
transversalement ................ 9
9. Taille moyenne : 18-26 mm.; pétiole un peu plus long que le
3° article des tarses III; ailes gris sale, avec une légère teinte
jaune, pilosité de la face blanc argenté. Très commun ....
................ S. maxillosus, p. 40
—— Taille plus forte 26-33 mm.; pétiole à peine aussi long que le
3° article des tarses III ; ailes fortement.jaunes ; pilosité de la face
dorée; le plus souvent une pruinosité un peu dorée le long des
· bords antérieur et postérieur du mésothorax. Assez rare . . .
...... ` .......... S. flavipennis, p. 40
S. Occltalllcus LEPELETIER et SERVILLE. —- Kom., 1890, p. 317; DALLA
Tonmz, 1897, p. 434. —— Le Sphex languedocien, de FABRE.
L. çï, 19-25 mm.; Q, 23-28 mm. — çj‘, noir, avec le 2* segment
abdominal et une partie plus ou moins grande du 3** rouges; pilosité
noire; pattes noires; clypéus couvert de poils argentés. Ailes transpa-
rentes, un peu enfurnées, teintées de gris à l’apex. Segment médiaire
finement strié transversalement.
Littoral de la Méditerranée; Corse; Vaucluse; Drôme; Dordogne; Charente-

urménorrisnns. -— srnncimu 37
Inférieure : Royan, St-Palais; Maine-et»Loîre : St-Rémy-la-Varenne. — Europe
méridionale. Caucase. Mongolie. Asie mineure.
Biologie. — Faune (1879, p. 133-164); Kom., (1890, p. 129); Funrogz (1909,
p, 412).- FABRE pensait que ce Sphexne chassaitque des Ephippigères femelles,
mais cela reposait sur des observations trop peu nombreuses, car Funrou l‘a
vu, à Bonifacio, chasser un mâle de Plzasgonura viridissima (: Sauterelle ,
verte). . `
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34
· I 37
Fm. 33 à. 38. — 33. Aile de Sphex occitanicus. - 34. Aile de S. paludosus. - 35. Griffes ,
de S. albisectus. -— 36. Dernier sternite abdominal de S. occitemîcus Q. — 37. Tarse I
de S. splendidulus ou paludosus Q. — 38. Tarsel de S. occitanicus Q.
S. albisectus Lnrunmxnn et Sxznvinnn. - Kom., 1890, p, 335; DALLA
Tomua, 1897, p. 414.
L. (jl, 11-16 mm.; Q, 13-18 mm. - Le plus petit de nos Sp/zex. Pédi-
cule très long, surtout chez le 6*; 1*** tergite abdominal régulièrement
élargi à partir du pédicule, celui-ci noir, les 2° et 3 segments abdominaux

38 FAUNE DE Fnaivcu. —- nvMÉNox>·rÈaEs
et quelquefois une partie plus ou moins étendue du 4* rouges, les tergites
abdominaux, à partir du 2°, avec une fine bande apicale, blanc d’ivoire
chez le 6*, plus ou moins jaune chez la Q ; pattes noires, ailes hyalines.
Commun dans toutle midi de la France. Remonte, à l'ouest, jusqu`à la Vendée,
_ le Maine-et-Loire : St-Rémy-la-Varenne et la Vienne : Châtellerault (coll.
Fmrvrorx); dans le centre jusqu’à la Corrèze : Argentat; à l’est jusqu’à Grenoble
(coll. Gimun). — Europe méridionale. Asie mineure. Toute l’.\frique, même
tropicale.
Biologie. — FABRE (1856 a, p. 149; 1879, p. 116); Kom. (1890, p, 130); Fnnrort
(1902, p. 512); Banmun (1925 a, p. 45). - Chasse des Aoridiens (Fmrrox) des genres
Oeolipocla (Faamz), Clzortippus, Calliptamus (BERLAND).
S. lividocillctus Achille C0s'rA. — Kom., 1890, p. 339; DALLA Toumai,
1897, p. 429; Fenron, 1908, p. 560.
L. (jl, 13-16 mm.; Q, 15-20 mm. — Très voisin de S. albisectus a,
comme celui-ci, des bandes jaunes au bord postérieur de la plupart des
tergites abdominaux. En diffère par les caractères donnés au tableau :
taille, et forme du scutellum.
Vaucluse : les Angles (P. Horn); Corse: Bonifacio (Fmvrox). - Extrême sud
de l’Europe. Afrique du Nord. Asie mineure. Rare.
S. subfuscatus DAm.noM. -—— Kom., 1890, p. 354; DALLA Toune, 1897,
p. 442.
L. (3*, 11-18 mm.; Q, 15-20 mm. — (jf Q. Forme ramassée, abdomen
globuleux, large et court. Corps entièrement noir, pubescence noire;
ailes jaunes, brunes àl’apex.
Hérault : Montpellier, Cette, Béziers; Corse :Bonifacio; Bouches·du-Rhône :
Camargue, Crau (d’après P. Vavssiàms); Charente—lnférieure : Royan (J. Piau):
St-Palais; Rhône: Lyon (coll. du Muséum, 1 exempl. recueilli par Founms en
1834). —- Sud de 1’Europe. Afrique du Nord. Asie mineure.
Biologie. — FERTON (1902, p. 504; 1905, p. 65; 1910, p. 177; 1921, p. 350);
P. vAYSSIÈRE(1921, p. 132).—Chasse des Criquets : Calliptamus italicus(Fsn1·oN),
Oedipoda coerulescens (Fimrou, 1905), Dociostaurus maroccanus (KUNcKEL
d’HiâncoLAxs, 1893, T. II, planche J, et P. Vavssxàaa, 1921). I
S. argyrius BRULLÉ. — Kom., 1890, p. 327; DALLA Tomas, 1897, p. 415.
L. 5*, 20-25 mm.; Q, 23-28 mm.-- (j‘ entièrement noir, pilosité blanche
l sur le thorax, argentée sur la face et le clypéus, pattes noires, ailes hya—
` lines, légèrement enfumées, abdomen brillant, moins globuleux que celui
de S. subfùscatus, le 1e' tergite avec une étroite bande de pruinosité ar-
gentée au bord postérieur. —— Q noire avec les 2 premiers segments abdo-
minaux rouges, sauf le pétiole qui est noir, pilosité du thorax blanchâtre,
argentée sur le pronotum et la face; pattes noires, ailes légèrement enfu-
mées, l’apex gris; ressemble beaucoup à la Q de S. occitanicus, mais
s’en distingue par l’absence de peignes aux tarses I.

nvmiâxorrànas. — srnncinan 39
Var : Callian (Bisntzixn), Lorgues (coll. Aeiaxttn nx-: Psaum). — Morée (type de
Bnutté). Dalmatie. Albanie. Sicile. Cyclades. Andalousie. Asie mineure. Afrique
du Nord.
S. paludosus Rossi. —- Kom., 1800, p. 373; DALLA Tonmz, 1897, p. 436.
L. dl 20-25 mm.; Q 22-28 mm. —-Taille grande. Forme robuste. Entiè-
rement noir, la pubescence du thorax et de la tête blanc jaunâtre; pattes
noi1·es; ailes teintées de jaune, brunes à l’apex.
Var: Callian, Lorgues; Bouches-du·Rhône : Aix; Basses-Alpes : Sainte-Tulle;
Hautes-Alpes : Serres, Vallouise (coll, Guuun); Drôme : Nyons; Gard: Nîmes
(coll. H. nu·Buvssoiv); Pyrénées-Orientales : Vernet; Hautes-Pyrénées : Gèdre.
Assez rare. — Europe méridionale. Asie mineure.
S. splendidulus Achille Cosra. - Kom., 1890, p. 374; DALLA Tonmz,
1897, p. 441.
L. 6, 16-18 mm.; Q, 17-20 mm. —- Forme élancée, pétiole assez long,
noir, la pilosité du thorax et de la tête blanche ou grisâtre, pattes noires,
abdomen noir, le 1" tergite, le 2° segment et une partie du 3° rouges;
ailes hyalines, l’apex gris.
Var : Callian; B0uches·du-Rhône : Marseille, Simîane, Rognac; Drôme :
Nyons; Pyrénées-Orientales : Banyuls-sur-Mer (coll. J. Pénnz et d’après
MAncaA1.). — Italie. Espagne. Balkans,
Biologie. — l\IAncxm. (1893a et I2), Nxcomis (1893 a et (2). -Au contraire de tous
les autres Sphex de France qui font un nid dans la terre, le S. splendidulus a
un nidpaérien, qui est établi dans un roseau, séparé en compartiments, ou loges,
par des cloisons faites d’un feutrage de fibres végétales (Mimcim., NICOLAS,
Frznrox (*). Chasse des Grillons : Oecant/aus pellucens (Mancini., Nicotiis) mais
aussi des Sauterelles : Tylopsis liliifolia, P/zaneroptera quadripunctata (Nico-
LAS). Nicoms (1893 b) a étudié le cycle évolutif de ce Sp/rex.
S. pruinosus Gsnismn. - Kom., 1890, p. 391; DALLA Tonus, 1897,
p. 438.
L. 5*, 16-22 mm.; Q 20-28 mm. - 5* entièrement noir, avec une pilo-
sité blanchàtre sur la tête et le thorax, argentée sur la face; ailes hyalines,
brunes à l’apex. — Q, antennes, tète, thorax noir, les tegulae rouges;
pattes noires jusque vers le milieu du fémur, rouges au delà; pétiole
noir; 1°' tergite, 2* segment et parfois le 3° rouges, le restant de l’abdomen -
noir; ailes hyalines, l’apex brun. Pétiole assez long. Côtes et sillons trans-
verses du segment médiaire très prononcés, et bien caractéristiques de
Pespèce; peignes bien développés.
Espèce citée d’Hyères et Montpellier par Douns (1874), mais cette assertion
demande à être confirmée, et la présence en France est douteuse. — Sud de
l’Europe. Afrique du Nord. Asie Mineure. Caucase.
(1)L’0bse1‘Vation de Fsnrou n'existe que dans ses notes manuscrites et n’a pas été publiée. Je
la cite parce qu‘etIe confirme celles de Mincmu. etde Nicotis.

40 FAUNE DE EBAuoE. —- HYMÉNOPTÈRES
S. maXill0St1S F. — KOHL, 1890, p. 432; DALLA TORRE, 1897, p. 431.
S. flavzjaennzis LErBLE·r1EB, 1845, p. 349; FABRE, 1856, p. 140, 1879, p. 81;
DE GAULLE, 1908, p. 131. — Le Sphex à ailes jaunes, de LEPELETIER et
FABRE.
L. 5*, 16-22 mm.; Q, 18-26 mm. — Noir, 1°" tergite (parfois en partie
seulement), 2° segment et 36 en plus ou moins grande partie, rouges;
pilosité de la tête et du thorax blanchâtre, de la face argentée, tegulae
noires ou brunes, parfois rouges; ailes presque hyalines chez le çj‘
avec l`apex gris, chez la Q légèrement teintées de jaune l’apex à peine
plus foncé; pattes noires chez le (3* avec les tarses parfois rougeâtres,
chez la Q noires avec tous les tarses, les tibias et genoux I rouges.
Toute la France jusqu’au sud de Paris (Seine-et-Oise : Brétigny, R. BENOIST);
dans l’ouest, Manche : dunes de Vauville (d’après GABEAU DE I<ERVILLE et F. Pi-
cARn), dans l’est, Marne : Chierry, près Château-Thierry (d’après FERTON) pa-
raissent être les localités extrêmes. Très commun dans le midi, plus rare dans
le centre et sporadique dans le Nord. — Toute l'Europe centrale et méridionale.
' Asie mineure. Afrique du nord.
Biologie. —- FABRE (1856, p. 140; 1879, p. 81-115; sous le nom de S. flavi-
pennis); Koun (1890, p. 125-129, et p. 434); HOEMKE (1899); PxcARn (1903 I2);
. Fnnron (1901 6, p. 108; 1905, p. 64; 1911, p. 366 et 388); PICARD (1925). - De fin
juin à fin septembre. Vit parfois par colonies. Chasse des Grillons : Achete?
(FABRE), des Acridieus : Szenobozlirus sp.? (HOEBIKE) des Locustiens : Xiphidion
dorsale, Pachytrachelus striolatus (Kom, 1890, p. 434), Conocep/talus sp.?
Xip/zidion fuscum, Metrioptera albopunctata. (P1cARo), P/zaneroptera falcata et
quadripuncmta (FER·roN). Il semble que les Locustiens soient les proies les
plus habituelles du S. maxillosus; PICARD a trouvé dans des nids de la même
colonie des Grillons et des Locustiens.
S. flavipenuis F. - KOHL, 1890, p. 434; DALLA TORRE, 1897, p. 422;
(non flavipennis LE1>ELE·r1ER, FABRE, DE GAULLE).
L. (jl Q 26-32 mm. — Espèce très voisine de S. maxillosus, mais de
taille plus forte; ailes plus fortement teintées de jaune, pédicule plus court;
chez les exemplaires frais, on remarque une pruinosité fine, un peu dorée,
sur le pronotum et le mésonotum; chez la Q la face et le clypéus sont
couverts de poils dorés (argentés chez le 52 et dans les deux sexes de
. maxillosus). `
Beaucoup plus‘rare que l’espèce précédente.
Var: Callian, Bandol; Bouches-du—Hhône ; Marseille; Hérault : Montpellier
I (d’après Kom.); Pyrénées-Orientales; Aveyron : St-Affrique. — Sud de l’Europe.
Afrique du Nord. Asie mineure. ·
Biologie, - Inconnue (voir BERLAND 1924 c et PICARD 1925).

’ HYMÉNOPTÈRES. -— srnscman 41
G. SCELIPHRON Kwc, 1801. '
[Pelopaeus Luarinnz, 1802]
Fig. 39. —_Tête transversale, aplatie sur la face, qui est assez longue; antennes I
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Fxo. 39. — Sccliphron destillatorium Q X 3.
iiliformes; thorax à segment mèdiaire assez long, l’aire dorsale de ce dernier
bien limitée; pattes très longues, surtout
la 3° paire; abdomen longuement pétiolé, ,5;
ce pétiole, qui est composé, comme chez     gggglè M W9  \
les Sphcx et les Ammophila, du 1=*' ster- ·` îiàa L ,,.4..
nite allongé, est le plus souvent aussilong A p h _,   , ,  °""'“"
que le restant de l’abd0men, ou presque; L  ;gj··· V
ailes : les deux uervures récurrentes I p    
aboutissent à la 2° cellule cubitale (f1g.39). `) kr
Pas de peignes. Pièces buccles : maxilles
courtes, paraglosses larges, mandibules
larges au milieu et fortement concaves, ¥
en cuiller, du côté interne (fig. 40).
Biologie. — Les Pélopèes construisent  .4J.. 
lies mdîîn ma§°Iàu°rî misé a`â°° dada Fm.40.-Piècesbuccaiesde sœzzpimm
arm qui S VOD C em cr pr S 8S_mlS' dcstillatorium (à. comparer avec la
seaux et malaxent avec les mandibules üg_ 12),
en Pagglutinant avec du liquide salivaire.
Les nids collés contre des murs ou des rochers, parfois aussi sur des branches
d'arbres, se composent de 5 ou 6 cellules à axe vertical; l'ensemble est couvert
O ·

ZL2 FAUNE DE FRANCE. -·· IXYMÉNOPTÈRES \
d‘un crépî qui lui donne l’aspect d’un bloc de boue analogue à la construction
de certains Apides ou Vespîdes. Les proies sont toujours des Araîgnées, réu-
nies en assez rand nombre dans cha ue cellule. Voir Edmond Annan, 1886,
s q
p. aa, etKom.,1918,p. 141.)
Travaux principaux. —— Animé (Edmond), 1886; Kom. (F.-F.), 1918.
TABLEAU uns ESPÈCES (çj‘  
1. Corps noir, avec au moins les pattes en partie, et le pétiole en
entier jaunes. ................. 2
—— Corps bleu violacé, sans aucune trace de jaune ....... 4
2. Tegulae noires; thorax entièrement noir. . S. spirifex, p. 42
— Tegulae jaunes; généralement thorax plus ou moins tache de
jaune ..................... 3
3. Tegulae jaunes, scape entièrement jaune; généralement le scutel-
lum et souvent le postscutellum jaunes. S. destillatorium, p. 43
— Tegulae jaunes, au moins en partie; pronotum; scutellum et post-
cutellum jaunes; une bande jaune partant des tegulae, sur les
mésop1eures;_segment médiülre taché de jaune. S. tubifex, p. 43
4. Corps et pattes entièrement bleu violacé; pétiole presque aussi
’ long que le restant de 1’abdomen ..... S. Targionii, p. 43
— Fémurs Ill rouges; pétiole plus court_que le restant de Pabdomen,
plus court que chez les autres Pélopées. . S. femoratum, p. 44
S. spirifex L. — DALLA Tonmz, 1897, p. 390; Kom., 1918, p. 86.
L. 5*, 15 mm.; Q, 18-29, mm. —— Abdomen noir, le pétiole entièrement
j3.l1l'16§ 3.Ili.€1'1I1BS I10ll‘(·}S, le SCHPB S0l1V8I1i»j3t1I1€ GH (IBSSOUS; f3.C€ I10lI‘B, S3
 
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42   .
F10. 41 à 43. — 41. Hanche III de Scelip/mm destillatorium et spirifeœ, vue par dessus.
— 42. Dessins du thorax de S. tubifew. - 43. Hanche III de S. tubi/bx.
pilosité argentée nulle, ou à peinevisible; pattesl et II noires jusqu’aux
deux tiers des fémurs, le restant jaune, pattes lll noires avec les tro-

urnxenorreues. —- srnecmae 43
chanters, la moitié des fémurs et les deux tiers basaux des tibias, les tarses
en entier jaunes. Hanches III, vues par dessus, présentant du côté externe
près de la base une bosse assez anguleuse (fig. 41).
Bouches-du-Rhône: Marseille; Hérault: Montpellier, St-Guilhem-le-Désert;
Var: Trans (d’après Lucas); Pyrénées—Orientales; Corse; Haute—Garonne : Tou-
louse (d’après l\IanQue·r), Fourquevaux; Dordogne: Périgueux; Saône-et-Loire:
Flacé, près de Macon (d’après Fnanauv), cette localité étant jusqu`ioi la plus '
septentrionale pour les Pélopées en France. — Région méditerranéenne. Toute
l’Afrique jusqu’au Cap. ·
Biologze .· Lucas (1869); Faune (1891); Fen1·on(1905, p. 63). — Guén1n-Méne-
viens a trouvé le nid approvisionné à Trans (Var) au début de mai; il contenait
environ 70 Araignées, surtout des Epeires : Araneus cucurbitinus, solcrs etpata-
giata, et 3 Clzimcanz/zium pelasgicum (Lucas). Le nid etla larve sont décrits et
ngurès par Lucas (1849, IV, p. 274, pl. 14, fig. 10, 103, 10**).
S. tubifex La·rne1r.1.e. —— DaLLa Toune, 1897, p. 392; Kom., 1918, p. 103.
L. (jl, 15-20 mm.; Q, 16-22 mm. —— Comme S. spirzfesc, mais la face
garnie de poils argentés ou dorés plus visibles. Thorax assez fortement
· taché de jaune (fig. 42). Hanches Ill à bord externe régulièrement arrondi
(fig. 43).
Bouches-du·Rhône : Marseille; Hérault: Montpellier, Cette; Aude: Narbonne;
Haute-Garonne : Toulouse. Probablement tout le littoral méditerranéen; plus
rare que les P. spiri/et et destillamrium, ·-· Bassin de la Méditerranée. Toute
l'Asie paléarctique jusqu'au Japon.
S. deStillat0rium'I1.L1oeu. — DaLt.a Toune, 1897, p. 383 (S. cl. et var.
pensile) ; Kom., 1918, p. 100. S. pensile auct.
L. 6*, 18-20 mm.; Q, 22-29 mm. -—— Comme S. spiri/`ex, mais scape
des antennes, tegulae et le plus souvent (Q) postscutellum, jaunes. Face
avec des poils argentés. Hanches III comme celles de S. spirifex (fig. 41).
Var : Cavalière, Lorgues; Hérault : Montpellier; Pyrénées-Orientales :
Port·Vendres, Vernet-les—Bains; Corse; Gironde : Bordeaux; Hautes-Pyrénées :
Luz; Charente-Inférieure : Royan; Corrèze: Argentat; Aveyron: Saint·Affrique.
- Région méditerranéenne. Asie jusqu’en Mongolie.
Vaniériâ pensîlis ltucen. - Pétiole plus ou moins taché de noir. —- Corse;
midi de la France. Bassin de la Méditerranée.
Biologie. — Fenron (1908, p. 562), description du nid; Lucas·(1877 c), descrip-
tion du nid et de la larve; Mansion (1913), étude très détaillée.
S. (Chalybion) Targionii Canuccxo. — Kom., 1918, p. 51. S. violaceum des
auteurs, en partie. I
L. 5*, 9-12 mm.; Q, 15-20 mm. — Corps entièrement violacé ainsi que
les pattes; face avec un duvet argenté; ailes presque hyalines, plus ou
moins rembrunies à l’apex. ·

44 FAUNE nn FnA1vcn. - nYMÉN01>·rÈaEs
Signalé de Cannes par Douns, du sud dela France sans précision, par Runow
(d’après Kom., 1918, p. 52 et 53). La présence en France de cette espèce
demande à être confirmée. —— Sud extrême de l’Europe. Asie mineure. Afrique
du nord.
S. (Chalybîw) femoratum F. — DALLA Tonnn, 1897, p. 384; Kom.,
` 1918, p. 50.
L. Cf, 13-17 mm.; Q, 15-21 mm. - Se distingue de S. Targionii par
les caractères du tableau. En outre ailes assez fortement enfumées, l’apex
un peu plus foncé; côtés de la face seulement avec pilosité argentée; bord
antérieur du clypéus sans dents.
Var: Lorgues (coll. AB. nn Psaum) ; Hérault : Montpellier (coll. Gn=«Ann), Béziers
(coll. FAIRMAlHE)j Bouches-du-Rhône : Marseille (Annximn DE Pnnnm, d’après
Konz). - Bassin de la Méditerranée, sauf l’Afrique du nord. Assez rare.
G. PHILANTHUS F.
Fig. 44. — Taille grande ou moyenne. Tête large, arrondie. Antennes très
courtes, le funicule composé d’articles plus larges que longs, rentlé vers le
milieu. Yeux xfatteignantpas tout à fait l’articulation des mandibules. Pronotum
étroit. Ailes: nervures jaunes; stigma bien visible mais peu coloré, cellule
radiale aiguë à Pextrémité, la 2° cellule cubitale non pétiolée. Abdomen ovale
non pédiculé. Téguments lisses ou faiblement ponctués. Couleur générale noire,
avec des dessins jaune citron très vif sur la face, le thorax et les segments de
‘ Pabdomen. Un peigne aux tarses I dans les deux sexes. Pas d’aire pygidiale
chez la femelle.
Biologie. — Nidiiient dans le sable ou le sol meuble, ou sur la paroi verti-
cale des talus. Chassent exclusivement des Hyménoptères de la famille des
Apidae.
_ Dxsrmcrxox DES snxns. ·
I
5*. Taille plus petite que la Q . Une touffe de poils assez serrés, plus ou
moins longs, de chaque côté de la face, près de Particulation des mandi-
bules (fig. 45 et 46). '
Q . Pas de touffe de poils aux angles inférieurs de la face.
TABLEAU ons ESPÈCES (5* Q).
1. Segment médiaire entièrement ponctué; mésopleures fortement
ponetuées. F unicule des antennes assez fortement dilaté vers le
milieu. Abdomen jaune avec, sur chacun des tergites, sauf les
derniers, un dessin noir en forme de triangle (fig. 44). Q . dernier
tergite ponctué .......... P. triangulum, p. 45

mzzusnorrianus. — svxuacinns _ $5
— Aire dorsale du segment médiaire lisse, mésopleures à peine
ponctuées. Funicule des antennes non ou à peine dilaté au
milieu. Abdomen à dessins non en triangle (fig. 47). Q, dernier
tergite non ponctué ............... 2
2. Taille grande (14-17 mm.) Fémurs entièrement jaunes, au plus
légèrement teintés de noir à la base. Q, antennes n’ayant de
jaune, le plus souvent, que les 4 ou 5 premiers articles du funi
cule ; partie non échancrée du métatarse I au moins aussi longue
que les 3 articles suivants (fig. 48). <j‘, barbes faciales courtes,
xfatteignant pas le milieu des mandibules (fig. 46) ......
................ P. coronatus, p. 46
— Taille plus faible (7-12 mm,). Fémur III fortement teinté de noir,
souvent presque en entier, sauf le 1/5 apical. Q, antennes sou-
vent jaunes sur presque toute la longueur de la face inférieu-
re; partie non échancrée du 1°' article du tarse I à peine aussi
longue que les 2 articles suivants (fig. 49). çï, barbes faciales
longues, se croisant sur le milieu de la face (fig. 45) .....
...... _ .......... P. venustus, p. 46
P. triangulum F. — DMLA T omis, 1897, p. 491. — Le Philante apivore,
de Fabre et divers auteurs. `
Q, (fig. 44). L. 14-17 mm. Tête et thorax noirs avec, de couleur jaune :
le olypéus, les côtés de la face, une tache bifide au-dessus du clypéus
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Fm. 44. -— P/Lïlaml/Lits lriumyulum Q X 5.

46 ` FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
(fig. 50), une tache allongée derrière les yeux, le pronotum, le postscu—
tellum, les tegulae, les pattes sauf la base des fémurs, les hanches et les
trochanters); abdomen jaune avec un triangle noir sur chaque tergite (ces
triangles sont plus ou moins développés et peuvent arriver à disparaître,
l’abdomen étant alors entièrement jaune). — 5*. L. 9-12 mm. Comme la
Q, mais la tache jaune de la face a la forme d’un trident (fig. 51); scutel-
lum taché de jaune; triangles noirs de l’abdomen plus développés.
Toute la France. Toute la région paléarctique (sauf le nord), et même
l’Afrique tropicale (variétés). Espèce très commune.
Biologie. ·— LATREXLLE (1799,1802); LEPELETIER 11841, p. 563); LucAs (1867, p.
289); Gxaaan (1878, p. 212) ; PEaEz (1880); FABRE (1891, p. 191-218);VEanoE1·`F (1892,
p. 696) ;BoUv1En (1900 a); Picann (1903 c); Pic (1917). — Le Philante apivore
chasse exclusivement l`Abeille domestique (Apis mellifica) qu’il tue ou paralyse,
et dont il réunit plusieurs exemplaires dans chacun de ses nids. Il lui fait géné-
ralement dégorger le contenu de son jabot dont il se repaît et même, très
souvent, capture des Abeilles pour son profit personnel, et en abandonne le
cadavre après avoir léché son miel. Exceptionnellement parmi les Fouisseurs,
le Philante est nuisible par les ravages qu’il cause dans les ruchers. Nid figuré
par VERHOEFF (1892, pl. 31, fig. 4). ·
P. coronatus F. ~— DAITLA Tonus, 1897; p. 484.
L. 5*, 14 mm.; Q, 17 mm. — 5* Q , taille et aspect de Ph. triangulum,
mais tête moins grosse, antennes plus longues et moins renflées au milieu,
téguments plus lisses, dessin de la face représentant le plus souvent une
sorte de diadème (fig. 52), dessins de Pabdomen composés d’anneaux
jaunes, largement séparés sur les tergites I et Il, avec une tendance à
se réunir sur les suivants (fig. 47); pattes entièrement jaunes, parfois un
peu rembrunies à la base des fémurs. ·
Toute la France, sauf peut-être les départements du nord. Europe centrale et
méridionale.
Biologie. — Chasse des Halicms (Apiclae) de grande taille.
P. venustus Rossi. — DALLA Tonaa, 1897, p. 493.
L. (5*, 7-10 mm.; Q, 10-12 mm. — 6 Q . Ressemble tout à fait à
P. coronatus dont—il se distingue par la taille, toujours plus faible, et les
caractères donnés au tableau. La bande jaune du 2° tergite abdominal est
presque toujours continue sur la ligne médiane chez le 5*. La tache jaune
de la face n’a pas, en général, la forme d’un diadème, _e1le est souvent
réduite à un point (‘).
Bouches-du-Rhône : Marseille; Aude: Cette; Corse (très commun); Hérault.
l\lontpellier, Palavas; Vaucluse: Angles, près Avignon (P. Born); Charente-
(1) Il y a des formes avec le jaune plus developpé : 2 points derriere les ocelles, scutellum et
postscutellum (O") jaunes, fémurs presque en entier jaunes. (Pest peut—etre une variété corres-
pondant à Ph. raptor LEP., et qu`on pourrait appeler Ph. vgnustus var. raptor.

_ H¥MÈ1v01>TÈnEs. - srnecxonxz 47.
Inférieure : Royan; Nord : Féchain (d’après C.~.vn0). — Région méditerra-
néenne, y compris l’Afrique du Nord.
Biologie. — Fnnron (1905, p. 66). Chasse divers Haliczus et parfois des An-
drena (Apidae); la liste en a été donnée par Fmxroiv (1905, p. 67).
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48 52
Fm. 45 à. 52. - 45. llace et clypéus de Philanthus rrwwxlus (1. -46. idem, de P. caro-
natus çj. - 47. Dessin de Pztbdomen de P. coronatus Q >< 5. —— 48. Tarse l de
P. curonatus Q. - 49. Tarse I de P. renustus Q. — 50. Dessin de la face de P. trian-
gulum Q. — 51. idem, de P. triangulum (3*. —- 52. idem, dc P. coronatus Q.
G. CERCERIS LA'1·nm1.x.E
Fig. 53. — Taille moyenne ou petite, aspect de Guêpes, c'est-à-dire noir avec
des taches ou bandes jaune vîfou blanc jaunâtre. Téguments le plus souvent for-
tement ponctués. Tête grosse, carrée; antennes cylindriques, insérées très près
l'une de l’autre; clypéus soudé chez le mâle, chez la femelle souvent relevé au
bord antérieur ou dans sa moitié antérieure, cette partie pouvant avoir Paspect

48 FAUNE ne raance. — avmenorreaes · ,
d’une lame fortement en saillie. Ailes: 2* cellule cubitale pétiolée. Segment
médiaire avec, sur la face dorsale, une aire dorsale, en triangle. toujours bien
nette et délimitée, lisse ou diversement sculptée. Pattes : fémurs lII à extrémité
apicale dilatée du côté externe (fig. 54); ligne dorsale des tibias III crénelée
Q:   "
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Fia. 53. — Cerceris arenaria Q >< 5.
(fig. 54). Abdomen très caractéristique: l" segment plus étroit que les autres.
un étranglement entre les segments (fig. 55) ; aire pygidiale bien nette, plane,
Genre à espèces nombreuses et très répandues. `
Biologie, — Les Cerceris nidifient dans le sable ou la terre meuble, sur les
chemins, ou la paroi des talus. La plupart chassent des Coléoptères de la
famille des Curculionides, quelques·uns se limitant à une seule espèce; un
Cerceris ne chasse que des Buprestes; quelques autres chassent des Hymé-
noptères mellifères (Haliczus, Andr-ena). Vivent souvent en colonies.
Le cocon est en tissu mince, lisse, parcheminé, brun, de forme ovoïde, avec
la base élargie en une sorte de petit plateau très caractéristique (celui des Phi-
lantes a la même forme).
Travaux principaux. -- August Scunerrenen, 1887 et 1889.
Dxsrmcrxoiv nes sexes.
(jl. Taille plus faible que la Q . Clypéus soudé, jamais relevé à la base.
Une brosse de poils à chaque angle inférieur de la face (fig. 56), couvrant
l’articulation des mandibules et une partie de celles—ci. Pas de peigne.

. HYMÉNOPTÈRES· -— srrrncxnms 49
Q. Bord antérieur du clypéus presque toujours relevé. Pas de brosse de
poils à la face. Un peigne aux tarses I.
Tannmu nas nsrizcns.
Jlldles.
1. Deuxième sternite abdominal ayant à sa base une petite plate-
forme se détachant nettement sur la surface, visible surtout en
regardant 1’abdomen de côté (fig. 57), mais aussi en dessous —
(fig. 58) .................... 2
— Deuxième sternite abdominal à surface entièrement plane sans
saillie ................ · . . \. . 5
2. Le 3° tergite abdominal toujours sans bande ou taches jaunes.
Antennes noires. Espèce très commune . . C. rybyensis, p. 54
— Le 3° tergite abdominal portant toujours une bande jaune, plus
ou moins échancrée au milieu. Antennes le plus souvent rouges
en partie, au moins en dessous ............ 3
3. Bandes claires de l‘abdomen d‘un jaune très pâle, presque blan-
ches, celles des 2° et 3° tergites échancrées en sens inverse, de
façon à former ensemble un cercle entourant une tache noire
· ronde (fig. 85) ............ C. lunata, p. 56
— Bandes claires de l’abdomen jaune citron vif, dessin différent. 4
· 4. Ponctuation de l‘abdomen grosse, serrée, espace triangulaire
du segment médiaire strié en entier. Rare . . . C. dacica, p. 56
— Ponctuation de l‘abdomen plus fine et moins serrée; espace
triangulaire du segment médiaire lisse au milieu, strié sur les
côtés. Commun .......... C. emarginata p. 54
5. Avant-dernier sternite abdominal portant une apophyse, ou un
pinceau de poils agglutinés, de chaque côté (fig. 59 à63). . . 6
—— Avant-dernier sternite abdominal sans apophyse ni pinceau de
poils agglutinés ................. 8
6. Avant-dernier sternite abdominal avec un pinceau de poils
agglutinés de chaque côté (fig. 63). Assez commun partout.
................. 0. labîata, p. 58
- Avant-dernier sternite abdominal avec, de chaque côté, une apo-
physe. Rares .... · ...... L ..... . . 7 _
7. Cette apophyse est dentiforme, aiguë à Pextrémité, et ne porte —
_ pas de poils (fig. 59-60) ........ C. bupresticida, p. 56
· — Cette apophyse n‘est pas aiguë à l’extrémité, elle porte des poils
_ ( sur le côté interne (fig. 61-62) ...... C. conigera, p. 57
· 8. Aire dorsale du segment médiaire lisse ........ . 9
— Aire dorsale du segment médiaire lisse ou ponctuée .... 11
9. Taille très grande, dépassant 15 millimètres. C. tuberculata, p. 57
—— Taille petite, ne dépassant jamais 10 millimètres ...... 10
4

50 FAUNE DE FRANCE _··—·· HYMÉNOPTÈHES _
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Fm. si à. 66. .- 54. i>attes III'de Éeréeris. —- 55. Abdomen de Cerceris. - 56. Face et
clypéus de Cerceris 6. — 57. C. rybyensis, partie antérieure de Yabdomen, vue de
proül. —— 58. C. rybyensis, 2° sternite, vu par-dessous. — 59. C. lmpresticida 6,
extrémité ventrale de Pabdomen. - 60. idem, extrémité de Pabdomen, vue de profil-
— 61. C. conigem 6, extrémité ventrale de Pabdomen. - 62. idem, extrémité de
Pabdomen, vue de profil. - 63. C. labiatd 6, extrémité véntraie de Pabdomen. -·
64. G. qwadrifasciatd, idem. -- 65. C. quinquefascidta, idem. - 66. C. interrupta, idem·

xivmiivoprfsnns. — srnacman 51.
10. Bord antérieur du clypéus droit ..... C. specularis, p. 61
—- Bord antérieur du clypéus deuté ..... C. luctuosa, p. 61
1 1. Aire dorsale du segment médiaire ponctuée ....... 12
— Aire dorsale du segment médiaire striée ........ 13
12. Aire dorsale nettement délimitée, creusée seulement de quel-
ques gros points. Taille petite, ne dépassant jamais 9mil1i-
· mètres ............... G. rubîda, p. 62
- Aire dorsale à bords mal définis, plus finement ponctuée de
petits points nombreux. Taille moyenne toujours au-dessus de
13 millimètres .......... G. tenuivittata, p. 62
13: Partie postérieure de l’avant-dernier sternite ahdominal sans·
frange de poils au milieu (fig. 64) (ue pas confondre avec la
petite ligne de poils qui se trouve un peu plus bas, au bord
même de 1’article) .... ; ........... 14
— Partie postérieure de l’avant-dernier sterniteabdominal garnie
d’une frange de poils (fig. 65-66) ........... 16
14. Avant-dernier sternite abdominal entièrement dépourvu de poils.
Taches jaunes seulement sur les 3° et 6° tergites abdominaux
(fig. 98) ............ G. quadrimaculata, p. 62
-— Avant-dernier sternite abdominal avec une touffe de poils plus
ou moins dense de chaque côté (fig. 65-66). Dessins de l’abdo-
men différents . . . . .............. 15
15. La touffe latérale de poils de l’avant-dernier sternite abdominal
forme un peigne bien net (fig. 65). Bord antérieur du clypéus
droit ............ G. quinquefasciata, p. 61
— Seulement quelques poils au côté de l`avant-dernier sternite
abdominal (fig. 66). Clypéus denté en avant. . G. interrupta, p. 60
16. Première bande dorsale de l’abdomen plus large que les autres
(fig. 94) ............ C. quadriciucta, p. 60
- l" bande dorsale de l’abdomen non plus large que les autres. 17
17. Ponctuation du corps fine et assez irrégulière. Dernier article
des antennes non ou à peine coudé en crochet. 4 bandes jaunes,
seulement, à l‘abdomen (fig. 95) . . . C. quadrifasclata, p. 60
- Ponctuation du corps plus forte, régulière. Dernier article des
antennes coudé en crochet (fig. 67-68). Plus de 4 bandes jaunes
àl'abdomen Z ................. 18
18. Tous les articles des antennes, à partir du 3*, à peu près 2 fois
plus longs que larges (fig. 67) ....... C. aurita, p. 58
— Tous les articles des antennes, à partir du 3°, à peine plus longs
que larges (fig. 68) .......... C. arenaria p. 58

52 FAUNE ne rames. — nvnxàivorrànns
Femelles.
1. Deuxième sternite abdominal ayant à sa base une petite plate-
forme se détachant nettement sur la surface, visible surtout en
, regardant l’abdomen de côté (fig. 57), mais aussi en dessous (58). 2
— Deuxième sternite abdominal a surface entièrement plane, sans
saillie .................... 6
2. Le clypéus n’a pas de pièce saillante, mais sa surface est con-
vexe dans sa partie postérieure, et creusée dans 'sa partie anté-
rieure d’une assez forte impression qui s’étend sur plus de la
moitié de la longueur du clypéus. !i° tergite abdominal entière-
ment noir, sans tache jaune, ou seulement avec 2 petites taches
jaunes latérales, mais jamais une bande jaune continue (fig. 83).
L’espèce la plus commune ....... C. rybyensis, p. 54
—— Clypéus à surface plane, ou, comme chez C. rybyensis, convexe
postérieurement, concave antérieurement, mais alors l’impres—
sion antérieure ne dépasse jamais le milieu du clypéus. Le plus
souvent, une bande jaune continue sur le 4° tergite abdominal,
ou (C. iberica,) deux fortes taches jaunes avec, de plus, un dessin
abdominal très différent .............. 3
3. Espace triangulaire du segment médiaire strié sur toute sa sur-
face, ou presque. Clypéus très large antérieurement, ses angles
antérieurs bien saillants, arrondis. Une petite dent obtuse à
l’angle inféro-postérieur des mésopleures. Ponctuation très forte
et serrée. i" tergite abdominal en général sans tache ni bande
jaune ............... G. dacica, p.· 56
— Espace triangulaire du segment médiaire lisse au milieu, à peine
strié sur les bords. Clypéus sans angles saillants. Pas de dent aux
mésopleures. Ponctuation faible ou moyenne, notamment sur le
postscutellurn. i" tergite abdominal avec une bande jaune à son
bord antérieur ............. _ .... 4
4. Clypéus à surface presque plate. Dessins de la face et de lb-
domen d’un jaune très pâle, presque blancs. Les dessins des l" et
2° tergites abdominaux sont arqués en sens inverse de façon à
circonscrire une tache noire ronde (fig. 85). . . C. lunata, p. 56
— Clypéus plus fortement bombé dans sa partie supérieure. Dessins
d’un jaune vif; ceux de l’abdomen différents ........ 5
5. Sur l’abd0men, des bandes jaunes continues, échancrées sur les
3° et 4° tergites, mais rarement interrompues (fig. 84); ponctua—
tion du mésonotum assez serrée. Espèce commune .....
............... C. emarginata, p. 54
·— Les bandes abdominales des 3e et 4** tergites sont très largement
interrompues au milieu, environ de leur largeur (fig. 87); ponc-
tuation du mésonotum très espacée. Très rare.. . G. iberica, p. 56

IIYMÉNOPTÈRES. — sruncxean 53 V
6. Bord postérieur de l’avant-dernier sternite abdominal relevé,
très en saillie, fortement échaneré au milieu, cette éehancrure
portant deux dents arrondies (fig. 80 et 81); dessin de l’abdomen `
partîculier(fîg. 88) ......... C. buprestîcida, p. 56
—— Avant-dernier sternite abdominal à bord postérieur non relevé
et sans échancrures au milieu ............ 7
7. Le clypéus porte au milieu une pièce détachée, faisant une forte
saillie, non reliée au clypéus sur les côtés (fig. 69 à 72) .... 8 ’
` - Clypéus sans pièce libre au milieu, tout au plus le bord antérieur
plus ou moins soulevé. . ........... . . 12
8. Pièce saillante du clypéus fortement éehancrée au milieu (fig. 70)
................. G. aurita, p. 58
—— Pièce saillante du clypéus non ou à peine éehancrée ..... 9
9. Taille très grande, au—dessus de 18 mm.; téguments de 1‘abdomen
lisses, à peine ponctués de très petits points. C. tuherculata, p. 57
— Taille moyenne ou petite; téguments ponctués ....... 10
1 O. Aire dorsale du segment médiaire ponctuée; pièce libre du clypéus
conique, son extrémité arrondie (fig. 69). . . G. conigera, p. 57
— Aire dorsale du segment médiaire striée; pièce libre du clypéus
de forme différente ..... . ........... 1 1
11. Pièce libre du clypéus trapéziforme, plus étroite en avant, plus
large que longue (fig. 71) ....... C. interrupta, p. 60 _
— Pièce libre du clypéus à côtés parallèles, aussi longue que large
(fig. 72) .............. C. lahiata, p. 58
12. Aire dorsale du segment médiaire entièrement lisse ..... 13
—— Aire dorsale du segment médiaire ponctuée ou striée ..... 14
13. Les bords latéraux de l’aire pygidiale se réunissent en avant en
un angle aigu (fig. 78); téguments très grossièrement ponctués.
..... _ ........... C. luctuosa, p. 61
——- Les bords latéraux de l’aire pygidiale ne se réunissent pas en
avant (79); tégumcnts plus finement ponctués. C. specularis, p. G1
14. Aire dorsale du segment médiaire ponctuée ....... 15
—— Aire dorsale du segment médiaire striée ......... 16
15. Taille petite, au-dessous de 9 mm. Téguments à ponctuation gros-
sière; postscutellum jaune; pas de tache ou bande jaune sur les
2** et 4° tergites abdominaux ....... G. rubida, p. 62
— Taille plus grande, supérieure à 13 mm. Téguments à ponctua-
tion plus fine; postseutellum noir; une bande jaune postérieure
aux 2**, 3°, 4** et 5° tergites abdominaux. . C. tenuivittata, p. 62
16. Bord antérieur du clypéus soulevé en une petite lamelle·a bord
mince, non échancré (fig. 73) ...... G. arenaria, p. 58
—— Bord antérieur du clypéus non soulevé ......... 17
17. Ailes entièrement enfumées, taille grande; à Pabdomen, 2 taches
jaunes sur le 3** tergite, et 2 sur le 5** (98). C. quadrimaculata, p. 62

54 FAUNE DE Eimxca. —- uvniénorrianns
-— Ailes transparentes, un peu foncées à l’extrémité; taille plus
petite; dessins de l’abdomen différents ......... 18
' 18. Bande abdominale du 2° tergite, et souvent aussi celle du 58,
plus large que les autres (fig. 94) .... C. quadricincta, p. 60
-— Les bandes dorsales jaunes de l’abdomen sont minces, et à peu
I près égales en largeur ............... 19
19. Clypéus fortement convexe, son bord antérieur largement
` échancré en arc (fig. 76) ...... G. ‘quinquefasciata, p. 61
- Clypéus presque plan, son bord antérieur avec une incision étroite
et assez profonde (fig. 75) ...... G. quaclrîfasciata, p. 60
C. rybyensis L. — SCHLETTEBER, 1887, p. 375; DALLA Toann, 1897,
p. 474. C. ornata des auteurs. C. magnijîca Fnnroiv, 1905, p. 65(‘).
L. 6, 7-10 mm.; Q, 8-14 mm. —- Abdomen (fig. 83) caractéristique;
une bande jaune sur les 2°, 38 et 5° tergites abdominaux, celle du 3°
le plus souvent échancrée en cœur au milieu du bord antérieur, cette
échancrure est, dans certains cas, réduite jusqu‘à disparaître entièrement;
il peut aussi y avoir sur le 4° tergite 2 petites taches latérales jaunes,
mais elles ne se réunissent jamais sur la ligne médiane. Triangle du
segment médiaire strié transversalement sur les côtés, lisse au milieu.
Toute la France. Toute l’Europe. Une partie de l’Asie. Afrique du Nord. Le
plus commun des Cerceris.
' Biologie, - \\`A1.cxENAEn (1817) ,· GOUr.EAU (1834); Snucmnn (1837,p. 243); LEPE-
LETlER(184.1, p. 563) ; Edmond ANDRÉ. (1886, p.266); BIARCHAL (1887) :ADtEnz (1903 a,
p. 66); Fanion (1905, p, 65, sous le nom de C. magnifica). —- Lfétude la plus com-
plète est celle de l\Lmcn,u.. Le Cerceris chasse principalement des Hyménop-
tères du genre Halictus; il les pique sous le thorax à une ou plusieurs reprises;
la paralysie ne survient qu’au bout de quelque temps; le Ccrceris a été vu
' malaxer la région cervicale de sa proie et y faire une ponction d’où sourd un
liquide qu’il leche avec avidité (2) ; le Cerceris qui a lâché sa proie déjà para-
lysée, ou qui en dérobe une à son voisin, la pique de nouveau,
Liste des proies : Halictus rubicundus, fulvocinctus, Zeucozoniczzs, inter-
rupzus, seladonius, minuzus, albipes, subhirtus, succinctus, gemmeus, aureolus,
malachurus, separandus, bifasciatus; Anvlrena vetula; Prosopis clypearis;
Panurgus canescens.
C. emarginata Panzani. — SCHLETTERER, 1887, p. 378; DALLA TonnE, 1897,
p. 458.
L. 5*, 7-10 mm.; Q, 10-11 mm. — Très voisin de C. rybyensis; s’en
distingue par Pimpression antérieure du clypéus qui ne dépasse jamais le
milieu (caractère souvent assez difficile à apprécier) et par le dessin de
l’abdomen, dont le 4* tergite a toujours une bande jaune, échancrée au
(1) FERTON a donné le nom de magnifêca Scm.E*rrEiiEa a un Cerceris de Bonifacio, qui n’a cer~
Éâlnülïlêllt PES les C3I'3Cl.€I`8S ESSGDÉCIS de CCNE €SpBCB· C’€SÈ’ à TIIOII 3ViS, URB i`0I`Il`lB locale (16.
C. rybyenszs, caractérisée par sa grande taille, et Yabsence ofechancrement de la 2¤~¤·* bande
jaune abdominale.
(2) Pai vu aussi le C. rybymsis se placer bouche à bouche avec son Halicte evidemment
pour absorber le contenu de son jabot comme fait le Philante apivore. ,

IlYMÉNOPTÈRES· ·· SPHEGIDAE  
68
67
3
W a \,‘l/ C-/_
72 73
gg 71
. b b b
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, ` 3
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W  
. .· 77
74 ’6 b b \
b 75
b
82
_ 80
.78 79 /Ãk/L/`\;\
Fm. 67 à. 82. —- 67. Antenne de Curccris aurita çj'. 568. Antenne de C. arenaria, O'. —
69 à 77, croquis du clypéus Q : a, vu de face, b, vu de profil. -— 69. C. conigera. -—·
70. C. aurita. — 71. C. interrupta. — 72. C. labiata. — 73. C. arenaria. — 74. C. qua-
dricincta. — 75. C. quadrifasciata. - 76. C. quinquefasciata. — 77. C. tuberculata. —
78. Aire pygidiale de C. luctuoscz Q. — 79. idem, de C. specularis Q. -— 80. C. bupres·
ticida Q, extrémité ventrale de l’a.bd0men. — 81. idem, avant-dernier sternite abdo-
mînal, vu de lïirrière. — 82. Mésopieure de C. tenuivittala Q, vue du dessus.
milieu, rarement un peu interrompue, mais jamais divisée en deux taches
latérales (Hg. 84). `
D

56 FAUNE ne FRANCE, — nYM1âxo1>1·Ènns
Midi et centre de la France. Se trouve dans l'©uestjusqu’à St-Rémy-la-Varenne
(Maine·et-Loire), et, dans la région parisienne, jusqu’à Etzechy (Seine-et-Oise).
. Assez commun. Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord. Asie mineure
et Asie centrale. `
Biologie. — Fnnron (1905, p. 65; 1910, p. 153). Comme le précédent — et pro-
bablement comme tous les Cerceris du groupe rybycnsis ·— chasse des Halictus
et autres Abeilles : Halictus cephalicus, aureolus, albipes, pauxillus; Panurgus
canescens ; Prosopisiclypearisg Anclrena Sc/zen/œlla (d'après FEn·roN).
C. lunata Achille COSTA. — Scnnnrrnnnn, 1887, p. 385; Edmond ANDRÉ,
1886, p. 273.
L. 5*, 9-10 mm.; Q, 12 mm. — Dessin de l’bdomen très caractéristique
(fig. 85).
Hérault : Montpellier (PICARD); Béziers (coll. J . Pnâiuzz), Bouches-du-Rhône :
Aix (coll. Sicnnt). ·— Littoral méditerranéen de l’Europe. Rare.
C. dacica Scnmrrnnnn, 1887, p. 387; Edmond Aivnmi, 1886, p.·274.
L. 5*, 9-11 mm.; Q, 12-13 mm. — Espèce robuste d’assez grande taille,
téguments à ponctuation forte. Généralement thorax tout noir, et 2 premiers
tergites abdominaux sans bande jaune (au moins chez la Q) (üg. 86);
antennes jaune rougeâtre en dessous, fauves en dessus. Plate-forme du
2° sternite abdominal très saillante.
Hérault : Montpellier (coll. Swann). — Décrit de Hongrie, Rhodes (coll. J. nn
GAULLE); Barcelone (coll. Ernest ANDRÉ). Rare.
C. iberica Soannrrnnnn, 1889, p. 879.
L. Q, 10 mm. -- Dessin de l’abdomen très particulier : les bandes des .
3° et 4** tergites très largement interrompues; le §5° tergite peut être
entièrement noir, ou avoir une bande jaune (fig. 87). Antennes testacées,
brunies sur la face supérieure. Clypéus à partie supérieure presque plane,
les angles du bord antérieur assez nets. Aire dorsale du segment médiaire
lisse, à peine striée sur les côtés. Ponctuation du mésonotum, du scutellum
et de la face supérieure du segment médiaire peu profonde et très serrée;
_ celle des tergites abdominaux assez forte, les points ne se touchant cepen-
dant pas; plate—forme du 26 sternite abdominal peu élevée.
Hérault: Montpellier (coll. Sxcum.); Vaucluse : Avignon (coll. P. Rom). -
Espagne : Barcelone (coll. J. Péanz); décrit d’Espagne. Très rare en France.
C. hupresticida DUFOUR. — SCHLETTERER, 1887, p. 397; DALLA Tonnn,
1897, p. 454.
L. 5*, 9-12 mm.; Q, 12-15 mm. — Espèce caractérisée par le dessin de
l’abdomen (fig. 88) et la forme de l’avant-dernier sternite abdominal (80 et
` 81) chez la Q ; par les apophyses dentiformes de l’extrémité de l’abdomen
chez le 5* (59 et 60). Tégnments fortement ponctués.

HYMÉNOPTÈRES. - smincinan 57
Corse; Alpes-Maritimes: Cagnes; Bouches-du-Rhône: Marseille, Port-de-
Bouc; Drôme: Nyons; Vaucluse 1 Avignon : (d’après Fasns); Hérault : Mont-
pellier, Béziers; Pyrénées-Orientales : Collioure; Landes : Mont-de-Marsan,
St-Sever (Duronn); Gironde: Bordeaux. Commun dans le midi. Cette espèce
remonterait jusqu’au voisinage de Paris : elle a été prise à Fontainebleau vers
1865 par Sicnsi. (dans lvlnnsxnr, 1869), et récemment à Bouray (Seine-et—Oise)
par Ilonomâ (1919), ce dernier entomologiste n’a d’ailleurs trouvé que des mâles.
— Bassin de la Méditerranée.
Biologie, — L. Duroun (1841);S1cnsi. (dans BIULSANT, 1869); FABRE (1879,p.39-
50). — Ce Cerceris creuse un terrier profond où il apporte exclusivement des
Coléoptères de la famille des Buprestides. Proies signalées :Bupreszis 8-guztata
flavomaculala, pruni, micans, tarda, éiguttata, chrysostigma, 9-maculata. (DU-
roun); Sphaenoptera geminala (Fnnni-:) ‘. — Larve et cocon figures par Dnroun.
C. tuherculata VILLERS. — Scni.E·r·rEnEn, 1887, p. 444; DALLA. Tonnn,
1897, p. 479.
L. 5*, 17-20 mm.; Q , 18-25 mm. — Le plus grand des Cerceris de France. ‘
Reconnaissable, en dehors de sa taille, aux dessins de l’abdomen, consti-
tués par des triangles noirs sur fond jaune (fig. 89), à ses téguments à peine
ponctués, à l’espace triangulaire du segment médiaire lisse sur toute sa
surface. Chez la Q, le clypéus a la partie médiane élevée en une lame un
peu coudée à bords parallèles ou eonvergents vers l’avant (77). Abdomen
lisse. Face jaune, prolongée en deux bandes jaunes, au-dessus des yeux;
joues jaunes ; antennes jaunes, en entier chez le (ji, les derniers articles bru-
nàtres chez la femelle. Chez le 5*, le 7** tergite est jaune.
Hérault : Montpellier; Pyrénées-Orientales; Vaucluse : Carpentras, Avignon
(Faune). —- Sud de l’Europe. Afrique du Nord. `
Biologie. —- Fwns (1855, p. 129-137; 1879, p. 51-80). En général chasse des
Coléoptères Curculionides d’une seule espèce : le Cleonus op/zt/zalmicus; a été
trouvé une fois transportant C. altcrnans et Bothynoderes albidus.
C. conigera Dannnon. — Scixnnrrnnnn, 1887, p. 437; DALLA Tonnn, 1897,
p. 456.
L. (5*. 14-15 mm.; Q, 12-18 mm. — Espèce de grande taille, à tégu-
ments de l’abdomen assez fortement ponctués. — Q , bandes jaunes de l’ab—
domen largement interrompues au milieu (tig. 90), clypéus avec une saillie
conique bien prononcée (69), jaune à la base, noire à l’apex. — 5*, clypéus
' convexe, à bord antérieur tridenté; avant-dernier tergite abdominal avec
deux grandes apophyses frangées de poils du côté interne (61 et 62).
Var:Callian, Toulon ;Bouches-du-Rhône 2Aix (d`après Scn1.e·r1·i:n1:n), Mar·
seille; Ilérnult : Béziers; Vaucluse : Avignon; Gard: Nîmes (2). —— Sud dc l’Eu-
rope. Assez rare. E
(1) Ces noms sont ceux donnés par Duroun et Faune.
(2) Scnimrnnsn (1887, p. 438) indique cette espece de Par1s,sans autre precision. Cette provenance
est très douteuse.

58 FAUNE DE rnANcE. — uYMÉN0l>TÈnEs
C. labiata F. -—· SCHLETTERER, 1887, p. 442; DALLA Tonnr., 1897, p.
465.
L. 5*, 8-10 mm.; Q, 10-13 mm. —— Q, bandes abdominales fortement
échancrées au milieu (fig. 91) ; clypéus avec une lamelle très saillante, bien
détachée de son support (72) ses côtés parallèles (72 a). ——— 5*, avec deux
pinceaux de poils agglutinés à l’avant-dernier sternite abdominal (63).
Toute la France. Toute l’Europe. Commun.
l Biologie.- FABRE (1877, p. 58); NiELsBN (1900, p. 267); ADLERZ (1903 a,p. 70).
-- Chasse de petits Coléopteres Curculionides : Apion (FABRE); Oziorrhync/zus
ovatus (NIELSEN).
C. aurlta LATREILLE. — LA·rn. 1804 (Nouveau dict. Hist. nat., Ed. 2*, arti-
ele Cercerzis, p. 512). C`. FïEI`I’€I`l. vAN DER LINDEN,1829§ SCHLETTERER,
1887, p.441; DALLA Tonus, 1897, p. 459; C. Ferreri(') des auteurs. C.
arenaria SEHLETTERER et DALLA Toner: en partie.
' L. 5*, 10-13 mm.); Q, 12-15 mm. — Q, dessin de l`abdomen (fig. 92)
très voisin de celui de C. labiata et de C. aremzria mais la lamellé détachée
du clypéus est très caractéristique par`sa grande échancrure médiane,
(70); cette lamelle est jaune, avec les angles noirs. —· 5* très voisin de
celui de C. arenarza, s’en distingue par la plus grande longueur des arti-
cles du funicule (67).
Toute la France jusqu`aux environs de Paris(2) et même au-delà : Evreux
(Eure) et Pont-de—l’Arche (Seine-Inférieure). Assez commun. -- Europe centrale
et méridionale. Turkestan. Algérie.
Biologie. —- LA1·nE1L1.E [1809); FABRE (1856, p. 184); FERTON (1905, p. 66). —
Chasse des Coléoptères Curculionides : P/zytonomus murinus et puncmtus;
Sitonia lineata; Cneorhinus hispidus; Rhync/zites betuleti (FABRE); Lixus
ascanii (LATREILLE); T/zylacites frilzllum; Sitones humeralz`s,· Cleonus cinereus;
iïtrophanzorp/zccs percellus (Fsnroix ).
C. arenaria L. —- SCHLETTERER, 1887, p. 413; DALLA ToRnE, 1897,
p. 450.
L. 5*, 7-14 mm.; Q, 11-16 mm. — Q (fig. 53) avec des bandes jaunes
abdominales fortement échancrées au milieu; clypéus sans pièce saillante
libre, mais son bord antérieur est relevé en lamelle mince (73). — 5‘, bord
postérieur de l'avant-dernier sternite abdominal avec une frange de poils
assez dense; antennes à articles du funicule plus courts que chez
C. aurita (68).
(1) C. aurzta de LATREILLE a toujours été méconnu et place, à tort, en synonymie de C. aremtria;
cependant ce qu’en dit LATKEILLE (180.9. p. 412-425) ne laisse place à aucun doute : · Le Cerceris a
oreilles femelle est remarquable par üavancement de sa partie nasale, qui forme une corne, ou
plutot une sorte de palette carrée et profondément échmzcrée à son bord anlérieur ~. C’est la le
caractere de ce qu’0n appelle depuis un siecle C. Ferrari. La Hg. 2 de la pl. 26 (LATREILLE, 1809)
represente bien cet organe ainsi, quoique avec quelque inexactitude. — Le Philanthus aurztus
de Fabricius ne peut-etre identiûé avec certitude.
(2) LATREILLE, C!]1SOU, 18 ITOUVBIÈ CD BDODUBDCC BU bois de BOUlO§X1B·

IIYMÉNOPTÈRES. ·—· SPIIEGIDAE  
È     87  
sa É 84 sa 86 88
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il 93
M _ 94
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89
‘ · 97
**5 96
98 100
gm. 83 à 100. — Dessins de Yabdomen des Cerceris (Toutes vos tigures sont agrandies
5 fois. Les dessins abdominaux des ('erceris sont sujets ài variations: ces figures n’en
représentent que la forme normale, ou la plus fréquente). -—- 83. (J. rybyensis. —
84. C. emarginata. --85. C. ltmzzia. - 86. C. dacica. —— 87. ('. iberica. -88. C. hupres-
ticida. — 89. C. lubercuiata. — 90. C. uonigem. - 91. L'. labiala. —- 92. C. aurita. —-
93. (J. interrupia. - 94. C. quadricinta. — 95. C. quadrifasciaia. - 96. C. quinque-
fasciata. — 97. C. specularis. - 98. C. quadrianacldata. — 99. C. mbida. -— 100. C.
tenuivitta./Ja.
Toute la France. Commun partout, mais plus rare au nord de Paris. —- Toute
l’Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord.
Biologie. —- V)/Esrwoon (1836 b, p. 203); Snccnnn (1837, p. 234);LEmzx.n1x1:n
(1841, p. 563-568); Fmme (1856, p. 184; 1879, p. 57); Edmond Animé (1886, p.
293); Anmmz (1903 a, p., 66);.ÃLFKEN (1914. p. 282). - Chasse des Coléoptères
Curculionîdes : Sitona lincata, tiàialis: Cneor/zinus hispidus; Brac/iyderes
gracilis; Gconcmus flaâcllipes; Oliorrhynchus maleficus (Faune); Lixus

60 FAUNE DE rRANcE. —- HYMÉNOPTÈRES
` oscanii; Sitona pilosella; Otiorrhynchus raucus; Phyzonomus punctatus;
Strophosomus faber (Ed. ANDRE); Ostor/zync/zus morio, singularis; Strophosomus
melanogrammus, capitatus; Tanymecus palliatus; Cneorhinus plagiatus;
Lepynus paluslris (ALFKEN).
G. interrupta PANzER. — SCHLETTERER, 1887, p. 433; DALLA TORRE, 1897,
p. 463.
L. 5*, 7-10 mm.; Q, 8-11 mm. —- Q, partie médiane du olypéus faisant
une saillie lamelliforme, moins prononcée que celle de C. labiata, tronquée
droità Pextrémité, et à côtés convergents, de sorte qu’e1le est plus étroite
en avant (fig. 71); bandes abdominales largementinterrompues au milieu
(93); pattes rouge pàle ainsi que les antennes.
Toute la France. Commun. -— Toute l’Europe.
Bz'olog·z`e. — Chasserait des Strophosomus, Coléoptéres Curculionides
(Saucxmn, d’après Ed. ANDRÉ, 1886, p. 304). '
C. quadricinota V1LLERs. —— SCHLETTERER, 1887, p. 426; DALLA TORRE,
1897, p. 471. '
L. 5, 7-9 mm.; Q, 9-11 mm. ——- Antennes : funicule noir en dessus,
rougeâtre en dessous. — Q , abdomen avec 4 bandes jaunes, la 1'° et la 4e
plus larges que les autres (fig. 94); clypéus convexe à bord antérieur
arqué (74). —— (3*, Ebandes jaunes sur Fabdomen, le 6** tergite étant jaune
en entier; clypéus à bord antérieur tridenté.
Toute la France. Assez commun. -- Toute l’Eur0pe, sauf Yextrême nord.
Afrique du Nord.
Biologie. — FABRE (1856, p. 184); FERTON (1901 I2, p. 109:1905; p. 65; 1910, p. 155).
D`après FABRE, il chasse de petits Coléoptères Curculionides, principalement
Apion gravidum, aussi Plzyzonomus murinus, Sitona lineata. FERTON donne de
_ ses proiesla liste suivante 2 Per·itelusfoveizI10rax,· Dia 0lJl0nga,·Apiontubiferum;
Brac/aus variegatus, uniformis, seminarius, pusillus; P/zyzononzus crinitus;
Sitones U/ater/zousei; Polyclrosus cervinus, parallelus; Coeliocles szzbrufus;
Apion pisi.
C. quadrifasciata PANZER. —- SCHLETTEBEB, 1887, p, 425; DALLA Tonnn,
1897, p. 471. C'. bidentaza LERELLETIEB.
L. Ci', 9-10 mm.; Q, 10-12mm. —— Très voisin de C. quadrz'cz`ncta, mais
les 4 bandes abdominales sont de même largeur, assez minces, et un peu
plus étroites au milieu (fig. 95); scape noirâtre; ponctuation plus fine; bord
antérieur du clypéus assez fortement échancré (75), de façon à former deux
petites dents. '
Toute la France ; moins commun que C. quaclricincta et que C. quinquefas-
t ciata. — Toute l’Europe.
Biologie. — FABRE (1856, p. 184);N1ELsEu (1900,sous le nom de C. truncatula).
D`après FABRE, ce Cerceris aurait été trouvé une fois transportant un Hymé-

rxrrxexorrànns. - srnrzcxoarz 61
· noptère Sphégide : Alyson bimaculatnm, On peut se demander s'il n`y a pas là
un fait isolé et exceptionnel, ou une erreur de déte1·mination, d'autant que seuls
sont connus comme chasseurs d’Hyménoptères les Cerceris du groupe de
rybyensis, c’est-à-dire ceux qui ont une petite plate-forme élevée au 2** sternite
abdominal. Le C. truncazula signalé par Nmnsnm, a pour proie des Coléoptères
Curculionides : Phyllobius maculicornis, argentatus; Polydrosus ccrvinus. La
collection R. nu Buvsson contient 2 C. 4-/`asciata capturés à Chaville, et avec
lesquels sont épinglés 2 Curculionides; évidemment leurs proies (Doryzomus
zorzr·i.z·, Dejeani), et d’autres, provenant de la forêt de Saint·Germain avec, dans
les mêmes conditions, des Polydrosus impressifrons.
U. quinquefasciata Rossi. — Scm.a·r·raunu, 1887, p. 428; DALLA Toune,
1897, p. 472.
L. 5*, 8-9 mm.; Q 8-12 mm. —- Très voisin de C. 4-cincta et 4-/`asciata;
4 bandes abdominales d‘égale largeur, échancrées au milieu, la 1'° et la 2°
souvent interrompues au milieu (fig. 96); souvent2 taches jaunes sur le
1** tergite, formant plus ou moins une 5° bande.Clypéus de la Q très
semblable à celui de (J. 4-cincm (76), avant-dernier sternite abdominal
avec un petit peigne de poils de chaque côté (65).
Toute la France. -— Toute l'Europe. L·’un des plus communs.
Biologie. -—- Anraaz (1903 a, p. 70); on GAULLE (1903. p.15) — Crxavatxan (1924,
p. 77) aurait observé ce Cerceris chassant un Coléoptère Chrysomé-
lide, le Crioccris asparagi. Ceci demanderait confirmation, car il y a contra-
diction avec Anusaz qui signale comme proie du C.5-fasciata des Curculionides
Apion varipes; Sitones sulcifrons; Tychius tomentosus.
C. Specularis Achille Cosu. —Scm.r:r·rEunn, 1887, p. 431; DALLATORRE,
1897, p. 477. _
L. 5*, 9-10 mm.: Q , 9-11 mm. -— Q , clypéus libre au bord antérieur,
qui est un peu soulevé, et va en s’amincissant; pronotum, scutellum et
derniers segments de l’abdomen presque lisses, à peine ponctués; aire
dorsale du segment médiaire lisse, brillante; avant-dernier tergite abdomi-
nal avec une assez forte impression; aire pigidiale piriforme (fig. 79), '
longuement bordée de poils raides, abdomen avec une bande jaune (97) plus
ou moins interrompue au milieu, au bord postérieur des tergites. — 5*
commela Q.
Corse : Bonifacio; Bouches·du—Rhône : Pas-des-Lanciers, Berre; Pyrénées-
Orientales : Perpignan (R. Bmvoxsr). — Espagne. Italie. Corfou, Crête, Syra.
Afrique du Nord. Asie Mineure.
Biologie.- Fanroiv (1901 I2, p. 109).Capture de petits Curculionides: Spermo-
phagus cardui; Sitona humcralis; Apion pubescens; Tychius pygmaeus, meli-
loti,junceus. ' '
C. luctuosa Achille Cosn. — Scunnrrannn, 1887, p. 416; DALLA Tonnn,
1897, p. 466.
L. 5*, 8-9 mm.; Q, 10-11 mm.- Clypéus à bord antérieur un peu élevé

62 FAUNE DE FRANCE. -— nYMEN01>1·ÈnEs
et très légèrement échancré. Très voisin`du C. specularis, dont il se dis-
tingue par la forme bien spéciale de 1’aire pygidiale, ovoîde (fig. 78), ce
qui ne se rencontre chez aucun autre C'ercerz's de nos pays; de plus, tégu-
ments très fortement et grossièrement ponctués.
Landes (coll. FAIRMAIRE et coll. Sionm.); Drôme : Beaumont-lès-Valence
(P. Rom). Très rare. — Espagne. Italie. Hongrie. Palestine.
Biologie.- P. Horn (1923) atrouvé ce Cerceris transportant un Hispa teszacea
(Coléoptère); la proie de cette espèce est donc différente de celle de la plupart
des C'e1·ceris, et même de celui dont il est si voisin : C. specularis.
C. qlladrimaclllata DUFOUR. - SCELETTERER, 1887, p. 400; DALLA TORRE,
1897, p. 472. I
L. (5*, 11 mm.; Q, 12-16 mm. — Téguments fortement ponctués; bord
antérieur du clypéus non indépendant; dessin de Pabdomen très caracté-
ristique (fig. 98) : une bande jaune, largement interrompue au milieu, sur
les 38 et 58 tergites; ces bandes ont une tendance à être entières dans cer-
taines formes, notamment chez les çjf, et dans les autres formes algé-
TISIIHGS.
Landes :St-Sever (type); Hérault: Béziers; Bouches-du-Rhône: Marseille. —
Espagne. Hongrie. Algérie. Asie l\Iineure. Rare.
C. rubida Junmu. `— Scr1L1·:1·rEREn, 1877, p. 418; DALLA Tomas, 1897,
p. 473. C'. Julii FABRE.
L. (3*, 7-9 mm.; 'Q , 8-9 mm. -- Même dessin abdominal que chez
C. 4-maculam (fig. 99), mais les bandes des 38 et 58 tergites sont le plus
souvent entières. Aire dorsale du segment médiaire creusée de points plus
gros que chez C. tenuivittata(‘).
Vaucluse : Carpentras (types de FABRE); Marseille; Var : Hyères; Aude :—
lle Ste-Lucie; Pyrénées—Orientales. - Europe centrale et méridionale. Asie
mineure. Asie Centrale.
Biologie. -- FABRE (1879, p. 320). Chasse de petits Curculionides : Bruchus
granaria, Apion gravidum.
C. tenuivittata Duroun. — SCULETTERER, 1887, p. 481; DALLA TORRE,
1897, p. 478. C'. capitata SMITH, 1856, ScHLE*r·rEaEn, DALLA T0RRE, DE
GAULLE.
L. 6* 13-14 mm.; Q, 15 mm. —— Q, clypéus libre au bord antérieur qui
se relève un peu en lame atténuée en avant et à bord arrondi, légèrement
échancré au milieu. Mésopleures avec une petite dent obtuse au bord
(1) Le 18* segment abdominal de C. rubida doit être rouge, d’après la figure donnée par Jnnnvs;
ce serait un caractère de la forme typique, caractère qui se rencontre chez des exemplaires de
l’Eur0pe centrale (d’après ScnLErrERER) ou de la Méditerranée orientale. mais jamais chez ceux
de France, autant que j’aie pu voir. Tai donc proposé de conserver le nom de C. rubida, var.
Julii à la forme qui a le 18* segment abdominal noir. (BERLAND, 1923, p. 173). '

Hvmnnorrànns. —- srrrracroan 63 _
inférieur. Tout le corps régulièrement ponctué; aire dorsale du segment
médiaire pou distincte, ponctuée sur presque toute sa surface, parfois lisse
au milieu; avant-dernier sternite abdominal avec une impression médiaire. '
Antennes noires, la face inférieure des premiers articles du funicule rou-
geâtre, thorax noir, avec un point jaune sur les tegulae; abdomen avec
une très mince bande jaune au bord postérieur des 2*, 3°, 4°, 5** tergites
(fig. 100), souvent 2 petits points jaunes sur le 1*** tergite. Ailes un peu
enfumées, l’apex plus foncé. — 5*, clypéus presque plat, le bord antérieur
tridenté.
Toulou_se; Montpellier; Drôme : Nyons. —- Espagne (type). Sud de l’Europe
(C. capitata).
G. AMPULEX Jumxi-:.
Fig. 101. — Caractérisé par le pronotum très allongé, les antennes fîliformes,
portées sur une saillie très nette de la face, cellule radiale avec une cellule
accessoire; segment médiaire carré, tronqué droit en arrière, ses angles très
nets, sa face dorsale fortement sculptée, avec des carènes longitudinales.
(Ce genre est représenté dans les régions tropicales par plusieurs espèces,
beaucoup plus grosses que l'Ampulex d'Europe, et de couleurs métalliques très
brillantes).
Biologie. — Chasseurs de Blattes.
A. fascîata Jumxn. —- DALLA Touran, 1897, p. 375. A. fasciata —)— A.
europaea Gxrmun.
L. 5*, 7mm.; Q, 8,5 mm. — 5* Q (fig. 101);entièrement noir, brillant,
\`&~·v /
il (
4,%   É`; .
T
Fm. 101- — Ampuleœ fasciata Q X 5.
surtout sur l’abdomen. Tête un peu plus large que le thorax; antennes
(102). Prothorax allongé en forme de cou, partie médiaire gibbeuse,
séparée des parties latérales par une dépression. Ailes courtes, à 2cellules

64 ' moua on mman. —- nméworrlmns ·
cubitales, et avec une tache brune entre le stigma et Pextrémité des ner-
vures. Segment médiaire à surface dorsale plane, réticulée; les côtés
postérieurs avec 2 petits tubercules (103). Abdomen ovale, acuminé
102 î'
104 1
 
Fm. 102 à· 105. —— 102. Ampulea: fasciata, antenne. — 103. idem, face postérieure du
segment médiaire. -— 104. idem, fémur Ill. — 105. Dolic/zums comiculus, antenne.
vers l’arrière, avec un petit pétiole, le 26 segment plus grand que les autres.
Pas de peignes; fémurs lll fusiformes (104).
Hérault : Montpellier (Piclnn); Seine et Oise 2 Lardy (d’après Honoré). -—
Europe centrale, méridionale et orientale. `
Biologie. — Picann (1911, et 1919, p. 83). Nidifie dans des tiges de Ronce, et
aussi dans les trous faits au Figuier par les Insectes xylophages. Chasse de
petites Blattes du genre Eczobius.
G. DOLIGHURUS Llvranittn.
Fig. 106. -— Taille petite. Tèguments lisses et brillants. Antennes filiformes,
  - e
È  1; a ‘ _,
à ~î__%_'_   ‘.;: W r_/wi
     
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Fm. 106. — Dolichurus comioulus Q x 5.

HYBIÉNOPTÈBES. —- sn>usc1nAn 65
insérées sur une protubérance qui dépasse beaucoup le plan de la face,
2¤ article du funicule plus long que les autres articles, mais plus court que les
3° et ts (fig. 105). Pronotum assez long, mais pas autant que chez Ampulex,
plus large que le thorax. Segment médiaire carré, tronqué droit en arrière, sa
surface dorsale plane, fortement réticulée, une dent vers le milieu de chacune
des arêtes latéro-postérieures. Ailes : cellule radiale aiguë àl’extrémité, sans
cellule accessoire; 3 cellules cubitales. à peu près égales, la 2** et la 3** recevant
chacune une nervure récurrente. Abdomen ovoïde, non pétiolé. Pas de peigne.
Biologie. — Chassent de petites Blattes. "'
TABLEAU nas nsràcns (6* Q). »_
1. Entièrement noir ............ D. corniculus.
— Abdomen en partie rouge .............. .2
2. Les deux premiers segments de Pabdomen rouges. D. bicolor.
- Les derniers segments de Pabdomen rouges.. D. haemorrhous.
D. cornîculus SrxN01.A. — DALLA Tonma, 1897, p. 370.
L. @*,6, 5 mm.; Q, 8mm.
A
Probablement toute la France, mais assez rare partout. Localités septentrio-
nales 2 Seine·et—Marne: Fontaine—le·P0rt (BsnLAnn), Bois—le-Roi (R. Bsrzoisr);
Seine~Inférieure: Sotteville (coll. ne GAULLE), Fécamp (coll. GmAu¤); Bretagne:
Fouesnant (Hénon); Ardennes: Ptethel; Omicourt (R. Bsxoisr). —— Europe cen-
trale et méridionale.
Biologie. — HANDLIRSCII (1889 b); SICKMANN (1893, p. 98); AnLsnz (1903 a,
p. 122); Nimssx (1903, p. 113). - Chasse de petites Blattes, Ap/zlebia punczaza
(HANDLIRSCH), Ectobius lapponicus (Sxcitmxx).
' D. haemorrhous Achille COSTA(l). —- DALLA Tonns, 1897, p. 371.
Bouches-du—Pthône : Marseille, Vitrolles, Rognac. —- Italie. Afrique du Nord
(coll. Ernest Animé).
Biologie. — Fnnrox (1894). —- Chasse une petite Blatte : Lobopiera decipz'ens..
D. bîcolor LEPELETIERF). — DALLA Tonns, 1897, p. 370.
L. (ji, 5,5 mm. (d’après Kom.); Q, 7 mm. ·
Signalée par LEPELETIBR des environs de Paris, mais ne semble pas y avoir
été retrouvée depuis. Ardennes: Omicourt (R. Bnxoisr, 14 juillet 1905). 1 exem-
plaire dans la collection R. ou Buvssoiv, probablement de Broût·Vernet (Allier). i
(1] Peut-être une variété de D. corniculus.
(2) Peut—ètre une variété de D. comiculus. D. Dahlbomiïxscansxw, d’Europecentrale, est pres- ~
que certainement synonyme de D. bicolor. _
. 5 '

66 FAUNE DE FRANCE. — Hm11âNo1>·rÈnEs
G. BEMBEX F.
Fig. 107. —- Immédiatement reconnaissable à son labre prolongé en un long
bec mobile (108) qui est souvent engagé entre les mandibules. Corps trapu,
thorax large, épais, couvert de pilosité, ainsi que la tête; yeux gros. çi sem-
blable à la Q, de même taille, ou même parfois un peu plus gros, ce qui est
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A Fxo. 107. — Bembew rostratzz Q >< 3.
l assez exceptionnel chez les Hymènoptères. Les deux sexes ont des peignes aux
tarses I; pas d’aire pygidiale. ·
Biologie. — Vit en colonies souvent populeuses, sur le sable ou au moins
sur un terrain très meuble. Le terrier est souvent profond, simple, et approvi-
sionné de gros Diptères paralysés; Fapprovisionnement se fait soit au jour le
jour, soit avec des réserves. La première proie apportée est une Mouche de faible
taille.:
_ Travaux principaux. — Sysiématique   Hannmnscu   1893.
Biologie: Bouvmn, 1901.
· Disrmcrxox mas sExEs.
Dans un certain nombre d’espèces, le 6* a une apophyse saillante, en
‘ forme d’éperon ou de lame élevée, au 2* et au 6** sternites abdominaux, ou
' seulement à l’un des deux (fig. 109 et 110).

nmûxorriznss. — srnacxnnn 67
Taureau nas Espèces.
Mâlcs.
1. Septième tergite abdominal à angles antérieurs dentés (fig. 111)
[Lorsque Pabdomen n’est pas en extension totale, ces dents ne se
voient qu`en soulevant le 6** tergite] .......... 2
— 7° tergite abdominal àangles antérieurs non dentés. . . . . 3
2. Abdomen noir, avec des bandes jaunes, sinueuses, assez étroites
.,..... . ........ · B. hidentata, p. ,71
5 Abdomen de couleur pâle, olivàtre, à peine taché de noir
................. B. olivacea, p. 72
3. 2*, 3** et 4° articles des tarses I fortement dilatés (fig. 112-113) 4-
— 2°, 3° et 4° articles des tarses I non fortement dilatés. . ...· 5
4. 2**, 3** et 4* articles des tarsesl portant, à l’angle opposé à la dila-
tation, des épines droites assez courtes (fig. 112). B. integra, p. 70 `
—- 2°,3° et 4** articles des tarses I portant, àl’angle opposé à la dila-
tation, des épines longues et courbées (fig. 113). B. zonata, p. 70
5. 6** sternite abdominal inerme, le 2° garni d’un éperon (fig. 114)
......... . ....... B. sinuata, p. 73
— 2° et 6° sternites abdominaux avec un éperon, ou une lame sail-
lante ....................· 6
6. Dernier article des antennes un peu dilaté, cordiforme (fig. 115).
L’ap0physe du 6** sternite abdominal est, comme celle du 2°, un épe- `
ron aigu, plus ou moins courbé (fig. 116-117). L’espèce la plus
commune du genre, la seule qui remonte dans le centre et le nord.
................ B. rostrata, p. 68
-— Dernier article des antennes non dilaté. Apophyse du 6° sternite
abdominal en lame transverse, large, élevée en arrière (fig. 109). 7
7. Bandes abdominales claires, larges; le plus souvent, la bande ·
du 2** tergite porte 2 taches noires, ovales, transverses (fig. 118),
ces taches sont quelquefois ouvertes en avant (fig. 119),
Fémurs II àligne inféro-postérieure nettement dentée (fig. 120)
................. B. oculata, p. 71
- Bandes abdominales moins larges, ne portant pas de taches
noires. Ligne inféro-postérieure des fémurs II non dentée
(fig. 121). Espèce rare en France ...... B. Bolivari, p. 71
Femelles.
1. Deuxième sternite abdominal très finement ponctué sur toute _
sa surface, avec en plus, parfois, des points plus gros, épars
(fig. 122) ........... . ....... 2

68 moua un rnimca. —- HYMÉNOPTÈRES
— 2‘* sternite abdominal lisse au milieu, avec de gros points épars;
il n’y a de fine ponctuation que sur les côtés (fig. 123) .... 5
2. Ailes courtes, l’envergure des ailes égale ou dépasse à peine la
longueur du corps, la longueur d’une aile est égale, ou à peine
supérieure, au double de la plus grande largeur du thorax. . 3
— Ailes plus longues, Penvergure des ailes dépasse de beaucoup la
longueur du corps, la longueur d’une aileégale au moins
2 fois 1/2 la plus grande largeur du thorax. . . _ .... 4
3. Côtés du thorax (surtout mésopleures) et de la face ventrale de
l’abdomen fortement taches de jaune. . . _ . . B. zonata, p. 70
—- _Côtés du thorax (mésopleures) non taches de jaune, face ventrale
de 1’abdomen peu tachée de jaune ..... B. integra, p. 70
4. Clypéus avec 2 grosses taches foncées; la dernière bande abdo-
minale divisée en.3 taches (fig. 124). Espèce méridionale, rarc.
................ B. hidentata, p. 71
—- Clypéus non tache; la dernière bande abdominale non divisée.
Toute la France ........... B. rostrata, p. 68
5. Dernier tergite couvert de nombreuses spinules, au moins sur les
côtés, en couvrant le plus souvent toute la surface (fig. 125). . 6
—- Dernier tergite sans spinules, ou tout au plus avec quelques-unes
à l’angle antérieur ................ 7
6. Dernier tergite entièrementnoir, les spinules noires, assez courtes;
2° tergite avec une bande jaune, large, portant le plus souvent
2 taches noires, ovales, transverses (fig. 118) parfois ouvertes en
avant (119) ............. B. oculata, p. 71
— Dernier tergite presque entièrement jaune, les spinules fauves,
assez longues (fig. 125); 2° tergite avec une bande assez étroite,
simplement sinueuse. Taille plus grande . . B. sinuata, p. 73
7. Abdomen de couleur pâle, olivàtre, avec ou sans taches noires
................. B. 0livacea,p. 72
—- Abdomen noir avec des bandes jaunes. Rare en France
................. B. Bolivari, p. 71
B. rostrata L. — Hnunmnscn, 1893, p. 764; DALLA Toune, 1897, p. 512.
L. 13-25 mm.; envergure: 32 mm. -— Fig. 107. Bandes dorsales de
l’abdomen jaunes, ou un peu verdâtres, sinueuses, la 1'° largement, les
suivantes entières ou, parfois, très faiblement interrompues au milieu.
Pilosité grise ou un peu brunâtre ; thoraxnoir souvent tache de jaune. -— 6*,
2** et ô“ sternites abdominaux avec un éperon aigu, 7E sternite avec une
carène médiane un peu bifurquée à Pextrémité (fig. 117).
Toute la France; assez rare au nord de Paris, signalé cependant du Nord :
. dunes de Malo, par Cavno. —- Toute l’Europe jusqu’au 610 de latitude. Asie
centrale. Afrique du Nord.
Biologie.- LATREILLE (1809, p. 469); Lerutarmn (1841, p. 559-563); FABRE, (1856,

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F10. 108'à 119. — 108.'Téte de Bembex, vue de Favant. —— 109. 6¤ sternite abdominal de
B. oculata d'. - 110. B. oculata C3', extrémité de Pabdomen, vue de proûl. - 111. B.
bidentata G', dernier tergite abdominal. -112. Tarse I de B. integra. O". — 113. Tarse I
de B. sonata (3*. - 114. Abdomen de B. sinuata (1 vu de proül. — 115. B. rostrata g'
extrémité de l’a.ntenne. — 116. B. rostmta (5* extrémité de Vabdomen, vue de proxilî
117. idem, extrémité de Pabdomen, vue par dessous. — 118. B. oculata, dessin de
Pabdomen. — 119. idem, variété avec les taches du 2· tergite ouvertes en avant.
p. 185, sous le nom de B. vidua Ler.; 1879,p. 231); LUcAs(1877 b) ; GmAun(1878,)
Wzsmxnnno-Lump (1891);Z\IARcuM. (1893 d, p. 93); Fexvrox (1899); B0uv1¤n(l900 b,
sous le nom de B. labiatus; 1901 (1); lthnciimn (1901); Fxoussex (1906); Scans-
(1) Cet ouvrage réunit tout ce qui avait été publié à cette époque sur les Bembez et princi-
paiement le B. roatrata; de même Hmnninscu en tète de sa monographie (1893).

70 FAUNE DE FRANCE. É HYMÉNOPTÈRES
I TER (1908); FERTON (1911, p. 369); Rotrn (1922).- Le B. rostrata approvisionne sa
larve au jour le jour, c'est-à-dire au furet àmesure de son développement, au lieu
d’amener ses proies d’un seul coup, comme le font la plupart des Sphégiens.
La proie est paralysée, et non tuée comme le voulait FABRE; elle peut survivre
plusieurs jours àla piqûre. Le Bembex chasse de grosses Mouches; des travaux
de divers auteurs on peut dresser la liste suivante : Eristalis tenax, similis,
arbuszorum, nemorum; Lucilia Caesar, cornicina, scricata; Alerodon spinipes;
Volucella zonaria; Sz1·atiomyschamaele0n,· Syrphus balleatus, vitripennis; Helo-
philus pendulus, trivitzatus; Bombyliusmedius; illusca corvina, Pollenia radis;
~ Stomoxys calcitrans; Fucellia fucorum; Haemazopota pluvialis;Sp/zaerophoria `
dispar; Onesia cognata; Oliviera Zateralis; Estheria cristata; Sarcophaga
carnaria, haemorrhoidalis; Paraphorocera senilisg Zllesembrina meridiana;
Myiatropa florea. .
B. integra PANzEB. — HANDLIRSCII, 1893, p. 701; DALLA ToRRE, 1897,
p. 506. B. tarsata des auteurs.
L. 13-22 mm.; envergure Q, 23 mm. —— Cette espèce et la suivante
sont caractérisées par la brièveté des ailes, chez—la Q l’envcrgure de
celles-ci égalant, ou dépassant à peine, la longueur du corps. Bandes
jaunes de l’abdomen peu, ou même pas du tout, sinueuses, plus ou moins
échancrées sur la ligne médiane ou même interrompues (fig. 126). —— 5*, 2°
sternite abdominal avec un fort éperon comprimé, mince, à bord arqué,
arrondi; 6° sternite avec une lame transversale, obliquement élevée en
arrière, le bord postérieur arrondi.
Var: Callian; Vaucluse 2 Avignon (d’après FABRE); Pyrénées-Orientales ;
Mi Canigou; Hautes-Pyrénées 2 Luz, Barèges; Gard : Mt Aigoual (F. PICARD);
Corrèze : Argentat; Allier : Broût—Vernet; Hautes-Alpes : Aiguilles. D’après
LA·rREn.LE (1809) il aurait été commun à son époque au Bois de Boulogne. —
Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord.
Biologie.- FABRE (1879, p.233) ; FERTON (1910, p.150).—Pr0ies signalées: Sph0e·
rop/zoria scripta; Ant/zrax flava; Bambylius nitidulus; Eristalis aeneus; Eris—
talis sepulchralis; M'cr0d0n. spinipes, Syrphus corollae; Heloplzilus trivittatus;
Zodion notatum. ·
B. zonata KLUG. — HANDLIRSCH,1893, p. 712; DALLA T0RRE,1897, p. 515.
L, 15-20 mm.; envergure Q : 20 mm. — Bandes claires de l’abdomen
jaunes ou jaune verdàtre, assez étroites, sinueuses, le plus souvent inter-
rompues au milieu. Q , ailes courtes, sternites abdominaux fortement ta-
chés de jaune sur les côtés. —— gi caractérisé par la forme des tarses I
(fig. 113); 2** sternite abdominal avec un fort éperon comprimé latérale-
ment, crochu; sur le 6° une lame élevée en arrière, large; face et clypéus
noirs en tout ou en partie.
Var: Fréjus; Hérault : Montpellier; Bouches·du-Rhône : Marseille, Port-
de-Bouc (coll. P. Rom). Assez rare. — Espagne. Portugal.

irvmiirzorriznias. - srrxacxnaa 71
B. oculata Lxrnmnnn. - liazvnninscix, 1893, p, 854; DAx.x.ATomuz, 1897,
p. 509.
L. 11-18 mm.; envergure : 25 mm. - Coloration et dessins variables,
mais l’cspèce se caractérise par la présence de taches ovales noires sur
la 2** bande jaune de 1’abdomen (fig. 118), ces taches souvent ouvertes en
avant (fig. 119); les bandes sont d’un jaune assez vif le plus souvent, mais
parfois aussi elles sont olivâtres, elles ne sont pas interrompues au milieu;
dernier tergite abdominal triangulaire, ses bords plus ou moins sinueux
chez le 6, toujours entièrement noir; thorax souvent taché de jaune. -
6, 2° sternite abdominal avec un éperon mince, élevé, plus ou moins aigu
au sommet, 6° sternite avec une lame élevée postérieurement.
Tout le littoral méditerranéen; Corse; Vaucluse : Avignon; Gironde : Bor-
deaux, Arcachon; Charente-Inférieure : Royan. Commun. —Sud de l`Eur0pe. _
Caucase. Asie mineure. Algérie.
Biologie.- Faune (1879, p. 233); Fanron (1899, p. 4 ; 1901 b, p. 113; 1902, p. 514; »
1910, p. 150 et159). - Proies signalées : Sp/1 oeroplzoria scripta; Geron gibbosus;
Szomozys calcitrans; Pollenia ru/icollis, radis; Pipiza nigripes; Onesia via-
rum: Calliplzora vomitoria; Ec/zinomyia intermedia; Sarcophaga, agricola;
lllusca domestica, corvina, vitripennis; Jlelit/zreptus strigatus, scriptus; Eriszalis
aeneus; [dia fasciata; Lucilia sericata, illustris; Hippobosca equina,·Anzl:rax
flava; Thereva marginula; Rhinophora subpellucida, deceptoria, deceptricola;
zllicropalpus comptus; T/zereva arcuata; P/zthiria, (notataf); Systoechus niti- 1
dulus; Syrphus baltealus, grossulariae, corollae, ribesi, balteatus, luniger,
B. B0liVâl‘i llANDL1nscxi, 1893, p. S60.
L. 15-20 mm.; envergure 28 mm. - Face jaune; abdomen conique, ses
bandes olivàtres, assez larges, peu sinueuses, la 1’° échancrée au milieu,
rarement interrompue. — 6, 2*: sternite abdominal avec un fort éperon à
sommet aigu, 6° sternite avec une lame élevée, son bord postérieur semi- `
circulaire.
Marseille (d'après Ilawnnmscn); Hérault : Palavas (coll. J. un GAULLE). -
Espagne. Sicile. Afrique du Nord. Rare.
B. bidentata var: man Lnvnnx. -IlANnLmscH,'1893, p. 773; DALLA Tonmz, ·
1897, p. 502. _
L. 17-24 mm.; envergure : 31 mm. -Bandes de l’abdomen jaune citron,
assez larges, bi··échancrées sur le bord antérieur, souvent émarginées et
même interrompues sur la ligne médiane, la bande du 5° tergite (Q) ou
du 6° (6) divisée en 3 taches (fig. 124) parfois confluentes; dernier tergite
jaune presque en entier.- 6, face ventrale de l’abdomen sans apophyses,
le dernier tergite avec 2 fortes dents angulaires (114). - Q , dernier ter-
gite assez fortement ponctué, mais non épineux. _
Var : Fréjus; Hérault : Montpellier; Vaucluse : Avignon (d'après Farmn);

72 moua ne raazvce. —- nrnéworrànms
Pyrénées-Orientales : Banyuls-sur-Mer, Collioure; Landes : Labouheyre;
Gironde : Arcachon, Gazinet. Assez rare.- Europe méditerranéenne.
Biologie. — Chasse des Taons, d’après FABRE 11879, p. 234).
B. olivacea CYnx1.L0, 1787. - B. nzedz'terranea· (‘) Hsmnnmscn, 1893,
p. 807; DALLA Toune, 1897, p. 507.
L. 14-17 mm.; envergure 27 mm. — Espèce de couleur pâle : abdo-
pr".-ii J J-I,.-, ··. · ·: ir: . ' i' I,. Z '_·,`,î ·
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124
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F10. 120à 128. - 120. Férnur ll de Bembex oculata Q1. -— 121. Fémur Il de B. Bolivrwi
Ci'. — 122. B. rostrata Q, 2* sternite abdominal. —— 123. B. simuzta Q, 2e sternite
abdominal. ——— 124. B. bidentata Q, 5¤ et 6** tergites abdominaux. — 125. B. simtata
Q, idem. -— 126. B. integm Q, dessin de Pabdomen. ——- 127. B. olivacea Q, idem. —
128. B. olivacca çj', extrémité de l’abd0men.
_ men olivâtre pâle, les bandes tergales en général aussi larges que les ter-
gites sauf aux premiers. où elles sont échancrées au milieu du bord anté-
rieur ; la 2° bande porte 2 taches noires ovales tranverses comme le B. ocu-
lam, et parfois la 3E bande aussi (fig. 127); tête noire avec la face et le
clypéus jaune pâle, le clypéus ayant souvent 2 taches noires; thorax
noir avec une tache olîvàtre pâle en arc de cercle passant près des tegulae
et entourant le scutellum, postscutellum et face postérieure du segment
médiaire olivâtre, souvent 2 lignes longitudinales de cette couleur sur le
mésonotum, ces lignes peuvent être réunies en arrière par une ligne trans-
(1) I1n’y a aucune raison de changer le nom d’0Zimzcea, l’espece étant parfaitement reconnais-
sable, et la description de Rossi (1790), en particulier, très nette.

m'MÉxor1·izn¤s. -— srnxecioaa 73
versale, qui peut exister seule. - C?. sternites abdominaux sans apo-
physes; angles du dernier tergite dentés (fig. 128).
Gard : Aigues-Mortes; Hérault : Palavas, Montpellier; Vaucluse : Cavaillon
(d’après Fatima); Charente-Inférieure : Royan. Assez commun. - Europe médi-
terranéenne. Afrique du Nord, .
Biologie. - F¤n·ro1v (1911, p. 353 et 389) a fait une étude très poussée de
l’oviposition : l’œuf est fiché verticalement en.terre, et maintenu ainsi par 3 I
petits piliers de sable; la jeune larve reste adhérente au sable pendant assez '
longtemps dans cette position, Aucune proie n'est déposée dans le nid en même
temps que l'oeuf, ni même lorsque la larve éclôt; ce n'est que lorsque l’appétit
de celle-ci se manifeste que la mère commencerait à la ravitailler.
B. sinuata Lxrnnrnnn. - Hsunmnscxx, 1893, p. 744; DALLA To1m1z,1897,
p. 51e. B. Julii Faune.
L. 17-23 mm.; envergure 28 mm. — Bandes abdominales jaunes, assez
étroites, bi-sinueuses, très rarement interrompues au milieu. — 53*, le
seul Bembex qui ait un éperon sur le 2° sternite et aucune apophyse sur le
6* (fig. 114); 7° sternite caréné. — Q, dernier tergite couvert de spinules
(125).
Bouches-du-Rhône: Marseille, Vitrolles; Var : Callian; Hérault: Montpel-
lier, Béziers; Vaucluse : Avignon (B. Julii)(*). - Espagne. Afrique du Nord.
Biologie. —- Fanne (1879, p. 234 et 321, B Julii).- Proies signalées : Sp/zoero-`
phoria, Pollenia floralis, ru/icollis; Echinomyia rubescens, intermedia; Gonia
atra; Clyzia pellucens; Lucilia Caesar; Dexia rustica; Bombylius.
G. STIZUS Lxr nmtte.
Aspect des Bembex, mais le labre n'est jamais prolongé en bec. Thorax
robuste, antennes fines, parfois un peu élargies à l’apex; ailes le plus souvent
hyalines, mais parfois foncées. '
Les Stizus de France appartiennent à 3 types différents : les espèces voisines
de S. fasciatus, de taille forte, d‘aspect de Bembeas, ai ailes hyalines (fig. 129) ;
les espèces voisines de S. zridentazus, aussi grandes, mais à abdomen plus
cylindrique, avec 2 ou 3 larges bandes jaunes sur fond noir (134), ailes forte-
ment foncées; les S. zridens et lzungaricus, de taille petite, avec une fine bande
jaune sur chaque tergite (130), ailes hyalines.
Biologie, —- Nidifient dans leszable, comme les Benzàex; chassant des Orthop-
téres (Criquets) qu'ils prennent presque adultes, sauf les Stizus du groupe tri-
dens, qui chassent des Hèmiptères Homoptères (Cicadelles).
Travail principal. —- llmvnrinscix (A.), 1892.
(1) La collection J. m: Gmini: contient 1 5* de B. sznuata. qui provîendrait de Annet, Seine-eb
Marne. Cette localité surprenante ne pourra ètre acceptée qu’apres confirmation.

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Fm. 129. -1 Stizus distinguendus Q >< 3.
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Fxe. 130. — Stizus tridens Q >< 5.
DISTINCTION mas sexes.
Les 2 sexes sont de même taille, et d’aspect identique. Les 5* ont le
dernier segment abdominal prolongé par 3 petites pointes (fig. 131).
TABLEAU mas ESPÈCES (5* Q).
1. 5*, 11° article des antennes portant, au côté inférieur, une
petite pointe aiguë (fig. 132); 5* Q , taille ne dépassant pas 11 mm.
(130) ..................... 2

xtvnénorrànns. — SPIIEGIDAE 75
- (5*. 11° article des antennes sans pointe inférieure; 6 Q, taille
toujours au-dessus de 12 mm. . _ ........... 3
2. La 2° cellule cubitale non pétiolée ...... S. tridens, p. 79
— La 2° cellule cubitale légèrement pétiolée, ou tout au moins, les
2 côtés du triangle qu’elle forme se réunissant au sommet
(fig. 133) ............. S. hungaricus, p. 79 _
3. Ailes très foncées. plus ou moins violacées, l'apex hyalin; abdo-
men oylindrique. noir. avec 2 ou 3 bandes jaunes sur la face dor-
sale (fig. 134-135) ................ 4
— Ailes transparentes; abdomen ovoïde, Pextrémité postérieure
régulièrement amincie en angle (fig. 136—138) ....... 5
4. Une bande jaune sur les 2° et 3° tergites abdominaux (fig. 134).
................ S. trideutatus, p. 78 '
—— Une bande jaune sur les 3 premiers tergites abdominaux(fig. 135).
............... S. crassicornis, p. 78
5. Les tergites abdominaux (sauf le dernier) portent chacun une
bande jaune continue, n’oceupant pas toute la largeur; celle du
1" parfois interrompue au milieu, (fig. 136). S. continuus, p. 77
— Les tergites abdominaux portent chacun 2 taches jaunes plus ou
moins développées. toujours interrompues au milieu (fig. 137-138). 6 ·
6. Antennes noires entièrement ou en grande partie, tout au plus
l’apex, ou la face inférieure des funicules, rouges ...... 7
- Antennes entièrement rouges ............ 9
7. Les taches latérales des tergites abdominaux étroites, largement I
séparées au milieu (fig. 138) ....... S. Perrisi, p. 78
— Les taches des tergites abdominaux larges, se joignant presque
au milieu, celles des derniers tergites formant souvent une bande
continue (fig. 137) ................ ' 8
8. Dernier tergite abdominal entièrement, ou presque, taché de
june. Une petite fossette sur le scutellum. Antennes rouges sur
une ligne le long dela face inférieure du funicule. Espèce rare. i
................ S. hispanicus, p. 77
—~ Dernier tergite abdominal avec seulement 2 petites taches jaunes.
Pas de fossette sur le scutellum. Antennes rouges à l’apex. Assez
commun (‘). ., . · ....... S. fasciatus (jf, p. 76
9. Scutellum sans fossette médiane, dernier tergîte abdominal et
face ventrale de l'abdomen entièrement noirs ....... ‘ .
............... S. fasciatus Q, p. 76
- Une fossette au milieu du scutellum; dernier tergîte abdominal
jaune, face ventrale de l’abdomen plus ou moins tachée de jaune. 10
10. Le dessin noir des sternites abdominaux a la forme d’un triangle `
à base antérieure (fig. 139), les taches jaunes latérales étant au
début assez largement séparées ..... S. ruficornis, p. 77
(1) Voir la note de la page 76.

' 76 muivn nn rnmvcn. —- HYMÉNOPTÈRES
— Les taches jaunes des stcrnites abdominaux sont grandes et se
touchent presque sur la ligne médiane, de sorte que le dessin
noir est limité aux 2 (Q) ou 3 (5*) premiers sternites et se pro--
longe par une fine ligne noire (Hg. 140). S. distinguendus, p. 77
Groupe de Stizus fasciatus. A
Aspect d’un Bembex; formes robustes; (fig. 129). Noirs avec des dessins
jaune vif sur Pabdomen, parfois aussi sur le thorax.
W   132 2;   È
131 133
  136    
135 137
134
138 139 140 `v'
Fig. 131 à 140. — 131. Stizus 5*, extrémité de Yabdonien. — 132. S. tridens 5*, antenne.
— 133. S. htmgaricus, aile. -134. S. tridentatus, dessin de l’abdomen. — 135. S. cms-
sicornis, idem. — 136. S. continuus, idem. — 137. S. fasciatus, idem. — 138. S. Per-
risi, idem.- 139. S. ru/îcomis Q, face ventrale de Yabdomen. -— 140. S. distinguendus
Q, idem.
_ S. fasciatus F. - HANnL1r1scn, 1892, p. 112; DALLA Tonus, 1897, p. 524.
L. 16-23 mm. — Abdomen noir, avec 2 grosses taches jaunes sur
chaque tergite, ces taches ayant une tendance à se réunir sur la ligne
médiane à partir du 36 tergite; dernier tergite noir, ainsi que le ventre.
Antennes rouges chez la Q, noires, avec 1’apex rouge, chez le 5* (1).
(1) Les exemplaires 5* de Corse ont les premiers articles du funicule rouges en entier.

xlvsxéxorrènns. —- SPIIEGIDAE 77
Hérault : Cette (d'après hlanouer); Var: Fréjus, Cavalaire; Corse 1 Bonifacio.
— Europe méridionale (signalé de Suisse : Sierre, par llmottnscn). Asie
Mineure.
Biologie. —— Fsnroiv (1899, p. 13; 1901:1, p. 680; 1908, p. 557). Ce Slizus creuse
dans le sable un long terrier tortueux où il installe ses cellules le long du
boyau, l‘une après l’autre comme le font les rubicoles, chaque cellule est mar-
quée par un élargissement du terrier, et séparée de la cellule voisine par une
barrière de sable. Proies signalées, Orthoptères Acridiens: Szenolgoz/wus bicoloz;
Calliptamus italicus, Platyp/zyma Giornai. .
S. ruficornis F. — Haivnmnscu, 1892, p. 150; DALLA Tomas, 1897, p. 529
(en partie). S. pubesœns Haivnmnscu, 1901, p. 507; ne Gaunmz, 1908.
L. 15-26 mm. — Face dorsale de l’abdomen comme dans l’espèce pré-
cédente, face ventrale Q (fig. 139); thorax noir, le scutellum jaune avec
une fossette au milieu; antennes rouges. .
Marseille (1 Q dans la collection Ernest Axnnxâ). Très rare en France. Le Sti-
zus cité par divers auteurs sous le nom de rulîcomis est en réalité le S. distin-
guendus, espèce que Hmntxnscix a séparée du ruhîcomis, et qui est beaucoup
plus commune. — Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord. `
Biologie. —- Flam: (1886, p. 249 et 285) dit que cette espèce chasse les Man-
tes, et principalement la Mante religieuse. Mais ceci doit s‘appliquer au Stizus
distinguerwlus, commun dans le Midi alors que le S. ra/icomis est fort rare.
S. distinguendus Ilmvnntnscn, 1901, p. 507; — S. ruficornis des auteurs,
en partie.
Fig. 129. Mêmes dimensions et même coloration que S. ru/icomis,
les 2 espèces se ressemblant exactement sauf le dessin ventral (140).
Marseille; Drome :Nyons; Hérault: Cette, Montpellier; Pyrénées—Orientales :
Banyuls-sur-Mer. Assez commun. — Espagne. Afrique du Nord.
Biologie. — Inconnue. Il est probable que c‘est de cette espèce que parle
Faune sous le nom de S. ruficomis.
S. hispanlcus Mocsanv. —- Ilatvomnscrx, 1892, p. 164; DALLA Tones,
1897, p.· 525.
L. 15-22 mm. —-Aspect et dessins abdominaux des espèces précédentes;
dernier sternite jaune; thorax noir sauf le pronotum, les tegulae et la
région qui les avoisine; antennes noires avec une ligne rouge le long de
la face inférieure; une fossette au scutellum dans les deux sexes, celle
du 5* très petite.
Drôme (sans localité, dans la coll. J. Pénez); Bouches-du-Rhône : Port-de-
Bouc (') (coll. P. Bora). Très rare. Plus commun en Espagne. `
S. contlnuus Kwc. -—- Ilaxnmnscu, 1892, p. 124; DALLA~T0mua, 1897,
p. 522.
L. 17-23 mm. ·—- Bandesjaunes de l`abd0men non interrompues sur la `
(1) Cette localité est donnée avec doute.

78 FAUNE DE FRANCE. — uYMÉuor·rÈr.ss
ligne médiane, sauf la 1'° (fig. 136); dernier tergite abdoxninal taché
de jaune, ainsi que les sternites, le scutellum et le postscutellum; an-
tennes rouge clair, les derniers articles du funîcule rembrunis sur la
face supérieure.
Hérault 1 Cette (llitnonnr d’après HANDLIRSCH); Bouches·du—Rhône : Camargue
(1 Q dans la coll. J. DE GAULLE, prise par L. PUEL), les Saintes—Maries-de-la-
' Mer (1 Q dans la coll. P. Horn, prise par le D' Cuonwr); Vaucluse : Avignon
(coll. P. Rom). Très rare. — Espagne.
S. Perrisi Duroun. - Haunnmscu, 1892, p. 127; DALLA Tonus, 1897,
p. 528.
L. 14-20 mm. -—- Bandes abdominales jaune pâle et non jaune vif, étroi-
tes, largement interrompues au milieu (fig. 138); antennes entièrement
noires sauf l’apex qui est plus ou moins teinté de jaune en dessous.
Landes:Mont·de-Marsan (type), St—Sever; Morbihan : St-Gildas de Rhuys
(Suncour). Rare. -— Russie méridionale : Sarepta, Orenburg (d’après HAM)-
. LIKSCH) (*).
Groupe de Stizus tridenzatus.
Abdomen cylindrique, noir, avec 5 ou 3 bandes jaune orangé (fig. 13-1-135)
ailes fortement cniumées.
S. tridentatus F. -— HANDLIRSCH, 1892, p. 98; DALLA Tonus, 1897, p. 533.
L. 12-22 mm. -— Tête et thorax entièrement noirs; antennes noires;
2 bandes jaune orangé sur les 2** et 3° segments de l’abdomen (fig. 134);
pattes noires.
Var ; Callian; Bouches-du—Rhône : Marseille, Camargue.; Hérault : Cette,
Montpellier (d’après Manouxar), Frontignan; Pyrénées-Orientales : Collioure.
Assez commun. - Toute l’Europe méridionale. Asie Mineure. Afrique du Nord.
S. crassîcornis F. — HAi~mLmscH, 1892, p. 104; DALLA Tonma, 1897,
p. 522.
L. 12-17 mm. -- 3 bandes jaune orangé sur les premiers segments de
Pabdomen (Hg. 135); antennes noires, sauf le scape, les premiers articles
et l'apex du funicule qui sont jaune orangé; pattes jaunes sauf les hanches
et les trochanters.
Hérault : Cette (d’après MARQUET); Pyrénées-Orientales : Collioure (J:CoM1-
GNAN). —— Europe méridionale. Afrique du Nord. Très rare en France.
(1) Hmnnmscu met en synonymie de cette espèce S. conicus cité de Bamberg (Allemagne) par
Scanner (1861, p. 161). Outre que cette localité est plus que douteuse pour le S. Perrisi, la des-
cription de Scuuncx ne s’applique nullement à Yespèce de Duroun. Scuuiznnnxncur ne la com-
prend d’ai11eurs pas dans les Hyménoptères de \’Europe centrale.

uYMÉNor*rÈmzs. — sruncioas 79
` Groupe de Stizus tridens.
Taille faible; yeux convergeant vers le clypéus; abdomen orné de bandes
jaune citron, minces, 2 fois échancrées en avant (fig. 130).
S. tridens F. — Haivnmnscu, 1892, p. 34; DALLA Tonnn, 1897, p. 532. h
L. 7-11 mm. — (Fig. 130). Clypéus plus ou moins jaune; antennes
noires, la face inférieure tachée de jaune; thorax noir, le bord postérieur
du pronotum, les tegulae, le postscutellum, 2 points sur les côtés du scu-
tellum, et aux angles du segment médiaire jaunes (ces taches sont plus ou
moins variables) : pattes jaunes, les hanches, les trochanters, le fémur
presque en entier et une tache à1’apex des tibias noirs.
France méridionale et centrale; remonte dans 1’ouest jusqu'à St-Rémy—la·
Varenne (Maine-et-Loire). Ne paraît pas exister dans la région parisienne.
Commun. — Toute l’Europe méridionale et centrale. Afrique du Nord.
Biologie. — FABRE (1886, p. 285); llanntmscu (1892, p. 31); Fraroiv (1901 I1,
p. 107; 1902, p. 514; 1908, p. 554; 1910, p. 147 et_158; 1911, p. 354). - Nidifie
dans le sable; la mère dépose son œuf avant d'apporter les provisions et ensuite
elle ravitaille au jour le jour; elle clôt son terrier chaque fois qu’elle le quitte.
Les proies sont des Hémiptères Homoptères, Psyllides, Cercopides, etc... On ·
a déjà signale zldiocerus taeniops; T/zamnotetzix Martini; Homotoma ficus;
Hysteropterum rcticulatum; Solenocephalus obsoletus; Peltonellus raniformis;
Plyelus minor ,· Issus coleoptratus; Liburnia; Illacropsis lanio.
S. hungaricus Fnivanziar. — llaxnmnscu, 1892, p. 40; DALLA Toune,
1897, p. 525.
L. 9-11 mm. — Tout à fait semblable à S. tridens dont il se distingue
par la 2° cellule brièvement pétiolée (‘) (fig. 133). `
Gironde : Cazaux; Charente-Inférieure. — Hongrie. Serbie. Russie méridio-
nale : Sarepta.
G. SPHECIUS Dawson:.
Fig. 1412 — Très voisin des Szizus du groupe fasciazus; s’en distingue parla
. cellule radicale qui est plus longue que l’espace qui la sépare du commence-
ment de la nervure basale. - 0*, une seule pointe au bout de l’abdomen, dernier
article des antennes crochu,
S. nîgrîcornis Duroun. — Iiaivotmscu, 1889, p. 454; DALLA Tonnn, 1897, .
p. 517. '
L. 16-20 mm. — (Fig. 141). Antennes noires (Q) ou avec le dernier
(1)COCal'î\ctè1‘S est souvent variable, le petit pétiole se réduit au point de disparaitre presque
complètement, et |'0n peut se demander si cette espece est bien valable.

80 FAUNE DE FRANCE. —- HYMÉNOPTÈRES
i article rouge (5*); thorax noir, le prothorax avec une mince bande jaune;
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Fm. 141. — Sphecius nigricornis (j' x 3. _
ailes claires, les nervnres ijaunes; abdomen noir avec des taches jaune
citron.
Landes : St-Sever (l); Bouches-du-Rhône : Marseille (d’après Durour.), Port-
de-Bouc (coll. P. Hora). -— Espagne. Italie. Algérie (“).
I G. GORYTES Larasrtrn.
- Fig. 142. — Taille petite ou moyenne. Tête arrondie, plus étroite que le thorax;
ailes souvent ornées d’une tache plus ou moins grande et nette au niveau de
la cellule radiale,‘stigma bien net, coloré en jaune; segment médiaire avec un
espace triangulaire toujours nettement délimité, abdomen régulièrement ovale,
avec une aire pygidiale bien distincte chez la Q . Dans les 3 sous-genres Gorytes,
_ Hoplisus et Lestiphorus, l’abdomen est noir avec des bandes jaunes, ce qui
donne l’aspect d’une Guêpe du genre Odynerus (fig. 142); les espèces du sous-
genre Ilarpactus sont colorées différemment (143).
Biologie. - Nîdifient sur le sol. Chassent tous des Hémiptères Homoptères,
principalement des Cicadines, qu'ils capturent et paralysent à l`état de nymphes.
Travail principal. — HANDLmscx1 (A.) 1888. '
DISTINCTION DES SEXES.
5*. Antennes généralement longues·et fines; pas d’aire pygidiale,
Q . Antennes plus courtes et robustes; une aire pygidiale.
(1) Uespèce a été décrite des Landes; Léon Duronn dit qu’elle y est très commune.
(2) La biologie de cette espece n'est pas connue. DE GAu1.LE indique qu’elle nidifîerait dans les
Ronces. Le genre est riche en espèces aux Ètats—Unis et certaines y sont connues comme chassant
de grosses Cigales dont elles nourissent leurs larves.

nrvnxâxoirràans. ——- srxxncxnm 81
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Fm. 142. — Jorytes mystaceus Q >< fi.
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Fu;. 143. — Gorytes (llarpactus) laevis Q X 5.
TABLEAU Das ESPÈCES (6*  
1. Mésopleures sans carène longitudinale (fig. 144) (Sous-genre
Gorytes] ................... 2 .
— Mésopleures avec une carène longitudinale (fig. 145) .... 4
2. Premier segment abdominal étranglé à son insertion avec le 2°
(fig. 146). 2° sternite abdominal ne formant pas en avant un angle
droit saillant (fig. 148) .... G. (Gorytes) coarctatus, p. 86 _
-— 2° segment abdominal continuant régulièrement le 1°" (fig. 142).
2** sternite abdominal formant au bord antérieur un angle droit
bien saillant (fig. 147) ............... 3
6

82 munis ma FRANCE. — nvniiâivorrianns
3. 2** sternite abdominal creusé de gros points dans sa moitié anté-
rieure (fig. 149); le 4e tergite ordinairement sans bande jaune,
ou avec une bande jaune incomplète. G. (Gorytes) mystaceus, p. 86
- 29 sternite abdominal à surface creusée sur toute son étendue de ·
points petits régulièrement dispersés (fig. 150); le 4° tergite tou-
jours avec une bande jaune complète. G. (Gorytes) campestris, p. 86 ·
4. Le 1=' segment abdominal .étranglé à sa jonction avec le 2e
(fig. 151). [Sous-genre Lestiphorus] .........· 5
l- Le 2** segment abdominal faisant régulièrement suite au 1**
(comme fig. 142) ................. 6
5. Premier segment abdominal creusé d’une fossette transversale
un peu avant l’apex; espace triangulaire du segment médiaire
strié seulement dans sa moitié antérieure; bande jaune du 2° ter-
· gite abdominal interrompue au milieu ...... _ . . .
......... , . . G. (Lestiphorus) bilunulatus, p. 90
— 1" tergite abdominal sans fossette transversale; espace triangu-
laire du segment médiaire strié sur toute sa longueur; bande
jaune du 2° tergite abdominal entière ..........
............ G. (Lestiphorus) bicinctus, p. 90
6. Dans l’aile postérieure, la cellule anale se termine après l’ori-
gine de la nervure cubitale (fig. 152). [Sous-genre Hoplisus]. . 7
- Dans l’aile postérieure, la cellule anale se termine avant l’ori-
gine de la nervure cubitale (fig. 153), ou bien elle est interstitielle
(G. concùmus) [Sous-genre Hmpactus] ..... · .... 27
7. Mâles .................... 8
—- Femelles ................... 17
8. Articles 4-9 du funicule des antennes tuberculés en dessous
` (fig. 154); angles du clypéus portant un faisceau de poils . . . 9
— Antennes sans articles tubercules; pas de faisceau de poils aux
angles du clypéus ................ 10
9. Pattes noir et rouge; espèce de grande taille .......
............. G. (Hoplisus) punctatus, p. 88
-— Pattes noir et jaune; espèce de petite taille, douteuse pour la
France, ou tout au moins très rare. G. (Hoplisus) latifrons, p. 88
10. Derniers articles des antennes incisés en dessous (fig. 155).
............ G. (Hoplisus) punctulatus, p. 89
-— Derniers articles des antennes cylindriques ....... 1 1
1 1. Mésonotum à peu près lisse, sans gros points; i" segment abdo-
· minal strié vers la base .............. 12
— Mésonotumh creusé de gros points peu serrés, mais bien nets;
_ 1" segment abdominal non strié vers la base ....... 15
12. Mésonotum avec, en avant, 2 carènes médianes bien nettes;
avant-derniers articles des antennes non plus longs que larges.
_ ............. G. (Hoplisus) sulcifrons, p. 90

ixmxâivorrianns. _— sriuacxonn 83
— Mésonotum sans carènes distinctes; avant·derniers articles des _
antennes nettement plus longs que larges, souvent 2 fois plus
longs ...... . ..... ( . .` .... ` . . 13
13. Bandes de l’abd0men blanchàtres, minces, et interrompues· au
milieu (striation basale du 1°' segment abdominal peu distincte).
............. G. (H0plisus) dissectus, p. 89
—— Bandes de l’abdomen jaunes, non interrompues au milieu (stria— .
tion basale de l’abdomen nette) ............ 14
14. Bandes du 2** tergite abdominal larges, ayant à peu près la moitié
du tergite ; striation de l’espace triangulaire du segment médiaire
irrégulière ......... G. (Hoplisus) laticinctus, p. S8
—— Bande du 2° tergite abdominal moins large, égalant au plus le
1/3 ou le 1/4 du tergite; striation de 1’espace triangulaire du
segment médiaire plus régulière ...........
.......... G. (Hoplisus) quadrifasciatus, p. 88
15. Mésopleures avec quelques points assez forts et espacés (face
dorsale de l’abdomen également avec une ponctuation nette). .
........... G. (Hoplisus) pleuripunctatus, p. 89
— Mésopleures lisses ainsi que l’abdomen ......... 16
16. Ponctuation du mésonotum formée de points très petits; 2° ter-
gite abdominal avec quelques points extrêmement petits, mais
visibles cependant .... G. (Hoplisus) quinquefasciatus, p. 89
—- Ponctuation du mésonotum formée de points plus gros; 2° ter-
gite abdominal entièrement lisse .......... _ .
........... G. (Hoplisus) quinquecinctus, p. 90
17. Côtés internes des yeux parallèles, ou à peu près, l’écartement
des yeux près du clypéus étant égal ou presque égal à 1’écarte—
, ment au niveau des ocelles (fig. 156.) .......... 18
- Yeux fortement convergents vers le clypéus, leur écartement, à
cet endroit, inférieur à la moitié de l’écartement au niveau des
ocelles (fig. 157) ..... _ . _ ........... 23
18. Mésosternum avec une carène longitudinale et une carène trans- `
versale; ponctuation du corps forte et serrée ....... 19
-— Mésosternnm avec une carène longitudinale, mais pas de carène
transversale; corps tinement ponctué de points épars, ou même
entièrement lisse ............... . 20
19. Pattes rouges, la base noire; 3° article des antennes 3 fois plus)
long que large ........ G. (Hoplisus) punctatus, p. S8
— Pattes jaunes, la base noire; 3** article des antennes à peine 2 fois
plus long que large ...... G. (Hoplisus) Iatifrons, p. 88
20. Bandes jaunes de 1’abdomen larges, principalement celle du .
2° tergite, qui a au moins la moitié de la largeur de l’article. . 21 _
— Bandes jaunes de l'abdomen beaucoup plus minces ..... 22
21. Clypéus entièrement jaune . . . G. (Hoplisus) laticinctus, p. 88

84 FAUNE nn manon. — nrixiînorrànns
. - Clypéus entièrement noir ou au moins en grande partie . . .
. . ........... G. (Hoplisus) planifrons, p. S8
22. Dessins du corps jaunes; bandes de l’abdomen non interrom-
pues ......... G. [Hoplisus) quadrifasciatus, p. 88
- Dessins du corps blancs; bandes de l’abdomen interrompues au
milieu .......... G. (Hoplisus) dissectus, p. 89
23. Aire pygidiale ponctuée (fig. 158) ........... 24
— Aire pygidiale striée longitudinalement (fig. 159) ...... 25
24-. Mésopleures portant quelques points épars, ainsi que l’abdomen.
........... G. (Hoplisus) pleurîpunctatus, p. 89
—— Mésopleures et abdomen lisses ..........
........ _. . G. (Hoplisus) quinquefasciatus, p. 89
25. Corps fortement ponctué . . . G. (Hoplisus) punctulatus, p. 89
- Corps lisse ou finement ponctué ......... ` . . 26
26. Mésonotum avec quelques points épars, fins, mais bien nets:
aire triangulaire du segment médiaire assez irrégulièrement
striée ......... G. (Hoplisus) quinquecinctus, p. 90
- Mésonotum lisse; stries de l’espace triangulaire du segment
médiaire droites et presque parallèles. . . - ....... `
............. G. (Hoplisus) sulcifrons, p. 90
27. Thorax en partie rouge .............. 28
‘ —- Thorax entièrement noir .... ' .......... 29
28. La cellule anale de l’aile postérieure se termine avant l’origine
de la nervure cubitale (Hg. 153); aire dorsale du segment
médiaire rouge; ailes sans tache foncée, une bande jaune aux 2**
· et 5° tergites abdominaux .... G. (Harpactus) laevis, p. 91
- La cellule anale de l’aile postérieure se termine au point ori-
ginal de la nervure cubitale (‘) (fig. 160); aire dorsale du
segment médiaire noire; ailes avec une forte tache foncée au
niveau dela cellule radiale; pas de bande jaune au 5° tergite
abdominal ........ G. (Harpactus) concinnus, p. 92
29. Abdomen sans partie rouge ............. 30
—- Les 1e" segments abdominaux rouges en tout ou en partie . . 31
30. Des taches ou bandes blanches sur les i", 2" et 5° tergites abdo-
minaux ........... G. (Harpactus) Fertoni, p. 92
. - Pas de taches blanches sur le 1‘” tergite abdominal .....
............. G. (Harpactus) lunatus, p. 92
31. Quatrième tergite abdominal avec une bande jaune .... 32
—- 4° tergite abdominal sans bande jaune ...... ` . . . 34
32. Partie horizontale du segment médiaire très longue, plus
longue que la partie déclive; une bande jaune sur le 3° ou le 4* ter-
gites abdominaux, cette bande peu nette ........
............ G. (Harpactus) exiguus, p. 91
(1) Parfois très légèrement au delà. ·

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Fw. 144 à. 153. — 144. Gorytes, sous-genre Gorytes, thorax vu de côt.é.·- 145. Thorax
vu de côté, pour les autres sous-genres. — 146. G. coarctatus, l" segment abdo-
mînal. -— 147. G. campestris et mystaceus, abdomen vu de coté. — 148. Autres
Gorytes, abdomen vu de coté. -— 149. G. mystaceus, 1¤' sternite abdomînal. — 150.
G. campestris, idem. — 151. S0us~genre Lestiphorus, l" segment de Pabdomen. -
152. Sous-genre Hoplisus, aile postérieure. — 153. Sous-genre Harpactus, idem.

86 mons ns animes. -— nrmànorrianns
—- Partie horizontale du segment médiaire non plus longue que
la partie déclive, bandes jaunes bien nettes, au moins sur les
3° et 4• tergites abdominaux, souvent aussi sur le 2° ..,. 33
33. Q, tibias Ill ne portant que de rares épines, assez longues,
mais fines (fig. 161); segment médiaire fortement rugueux; ——
(jl, dernier article des antennes à peine courbé, mais le 10*
article fortement échancré en dessous (fig. 163) ......
_ .... · ........ G. (Harpactus) elegaus, p. 90
- Q, tibias portant des épines assez nombreuses, courtes, mais
fortes (fig. 162); segment médiaire presque lisse; 6 dernier
article des antennes fortement incurvé (fig. 164) .......
............. G. (Harpactus) affinis, p. 91
34. Partie horizontale du segment médiaîre non plus longue que
la partie déclive ...... G. (Harpactus) tumidus, p. 91
. ·-— Partie horizontale du segment médiaire beaucoup plus longue
que la partie déelive ...... G. (Harpactus) exiguus, p. 91
Sous-genre Gorytes.
' Mésopleures sans carènes (fig. 144).
G. (Gorytes) mystacells L.`—- Haxnmnscu, 1888, p. 367; DALLA Tonnn,
1897, p. 546. ,
L. 9-13 mm. —— Fig. 142. Tête noire, le clypéus teinté de jaune; thorax
noir, le pronotum et le postscutellurn jaunes, tegulae fauves; ailes
liyalines, légèrement teintées de jaune, un peu plus foncées dans la
région de la cellule radiale, le stigma jaune; pattes jaunes, les hanches,
trochanters et fémurs noirs; abdomen avec une bande jaune au bord pos-
térieur des 3 premiers tergites, souvent aussi du 4°.
Toute la France. Toute 1’Europe. Commun. — Asie Mineure.
_' G. (Gorytesl Gampestris MULLER. — HANDLIRSCH, 1888,   372; DALLA
Tonnn, 1897, p· 538-
L. 8-14 mm. — Semblable à G. mystaceus; le 4° tergite abdominal a
toujours une bande jaune, et souvent aussi le 5°.
Toute la‘France. Toute l‘Europe. Commun. —- Afrique du Nord. Asie Mi-
neure. .
Biologie.—SnucnAnn(1837, p. 215) ; Fnnron (1901 b, p. 104,105); Anrnnz (1903a,
p. 53; 1906a, p. 30). — Chasse des Hémiptères Homoptères : larves de Cica- `
dines (Fsnrorzj, Aplzroplzom spumaria (Suucxann).
L G. (Gorytes) coarctatus S1=1No1.A. — HANDLIRSCH, 1888, p. 343; DALLA
Tonnn, 1897, p. 539.
L. 8-10 mm. - Se relie aux espèces précédentes par l’absence de

11YMÉN0r·rÈnEs. — Srnxacxnluz · 87
OOQ OO? .
O ©
  L
156 V 157 /
· 155
159 i
161 162 '
160 I
163  
I l 164  
Fm. 154 a 164. — 154. Gorytes punctatus G', antenne. — 155. G. punctulatus çj',
antenne. —- 156. G. punctatus Q, tète, vue de Pavant. —— 157. G. quinquccinctus Q,
idem. - 158. G. quinqué/'aS0i¢llu8 Q, aire pygidîàle. -159. G. quinquecinctus Q,
idem. — 160. G. (Harpactus) concinnus, aile postérieure. —- 161. G. elcgans Q,
tibia 111. — 162. G. afhnis Q, tibia. III. —- 163. G. elegans 0*, antenne. —— 164. G.
af/inis O', antenne. _
carène aux mésopleures, mais s’en distingue par Pétranglement du 1"
segment abdominal et le 2** sternite à profil régulièrement convexe, et
sans saillie antérieurement. Téguments fortement ponctués, bande jaune
du 1°" tergite abdominal interrompue au milieu.
Var : Carqueiranne (coll. Faaron); Vaucluse : Avignon (coll. P. Hora); Mar-
seille (coll. J.·PÉaEz). Très rare en France. — Europe méridionale. Turkestan,
Asie Mineure.
Sous-genre Hoplisus. _
l Toutes les espèces de ce sous—genre ont l'aspect de Guêpe des Gorytes (fig.
142). Mésopleures avec des carènes (145). `

88 ' FAUNE DE rnnncu. - HYMÉNOPTÈRES
G. (Hoplisus) punctatus Kruscnunum. — G. punctuosus (en partie)
T Himnmuscn, 1888, p. 395. G. punctatus Hnunmuscn, 1895, p. 881; DALLA
TouuE, 1897, p. 550. G. punctatus-|-punctuosus nu GAULLE.
L. 8-11 mm. —— Corps, notamment mésonotum et mésopleures creusés
de points gros et assez serrés. Pattes en partie rouges; antennes noires,
face intérieure du scape jaune, parfois le côté inférieur du funicule
clair; mésosternum avec une strie transversale, qui peut ne pas aller
jusqu’au bord.
Corse : Bonifacio; Var : Callian; Bouches-du-Rhône : Berre, Pas-des-Lam
ciers; Gard: Générac; Drôme; Maine·et-Loire : St Rémy-la-Varenne; Genève.
— Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord et Asie Mineure.
Biologie. - FERTON (feu partie sousle nom de G.punctu0sus]1901 Z1, p. 105, 106,
107; 1908, p. 558;1910,p. 152; 1911. p. 369.):- Chasse des C.icadines(nymphes
ou adultes) du genre Tettigomezra .· T. griseola, sulph_urea, virescens, impresso-
punctata, impressifrons, virescens, obliqua, picta, braclzycep/zala, costulata.
G. (Hoplisus) latifrons SPINOLA. — Hnmmuscn, 1888, p. 400; DALLA
TounE, 1897, p. 544.
L. 6,5-9 mm. — Très voisin de G. punctuosus.
La présence en France de cette espèce demande à être confirmée.·Signalée
par Douns dans son catalogue, sans localité. Suisse : Nyon et Genève (d’après
Hnunmuscn). - Sud de l’Europe. Turkestan. Rare.
G. (Hoplisus) laticiuctus LE1>ELET1En. — HANDLIRSCH, 1888, p. 461.;
DALLA‘ Tounu, 1897, p. 543.
L. 9-13 mm. — Caractérisé par la largeur des bandes jaunes ab domi-
males, surtout la 26; aire pygidiale triangulaire ne portant que quelques
points épars. Clypéus jaune,
Toute la France. Toute l’Europe sauf l'extrême nord. Assez commun.
G. (Hoplisus) planifrons \VnsMA1-:L. — Hnnomuscn, 1888, p. 466; DALLA
Toune, 1897, p. 550. · ,
L. 10-14 mm. -— Voisin de G. Iaticinctus; clypéus noir en entier, ou
` seulement teinté de jaune àla base. `
Suisse : Peney (KoaL, d`après Haxnmuscn); France (d’après KonL). Présence
en France à confirmer et à préciser. — Barcelone. Fiume. Sud de la Hon-
grie. Dresde. Très rare.
G. (Hoplisus) quadrifasciatus F. —— Hummnscn, 1888, p. 467; DALLA
TORRE, 1897, p. 551.
L. 9-11,5 mm. —- Voisin de G. t'aticz`nctus; mais bandes abdominales
· moins larges, occupant au plus le 1/3 de la largeur des tergites (plus de
la moitié chez laticinctus).
À Toute la France. Assez commun. Toute l‘Europe.

ixrussorrîmns. - srusoinan S9
G. tHoplîsuS) dissectus Pxivzsn. — llaxnmnscu, 1888, p. 473; D.iLLA·
TonnE,1897, p. 540.
L. 8-11 mm. — Voisin de G. laticinctus, mais bandes abdominales
d’un blanc jaunàtre, étroites, interrompues au milieu, la 1‘° largement,
les suivantes légèrement.
Marseille; Bordeaux (d’après Lsrswrisn); Allier: Broût-Vernet; environs
· de Paris : Paris (d`après Haivnnmscu), Mesnil-le-Roi. Assez rare. — Europe
Centrale. ·
G. (Hoplisus) pleuripunctatus Achille Cosu. — HANDLIRSCH, 1888,
p. 482; DALLA Tonus, 1897, p. 550.
L. 9-12 mm. —- Yeux fortements convergents vers le clypéus, dans les
deux sexes. Antennes noires chez le 5*, ferrugineuses chez la Q. Ponc-
tuation des mésopleures et de l’abdomen très fine et très éparse, celle du
dos du thorax plus dense et plus forte.
Marseille (d‘après Ilaivoimscu) ; Lyon (1) (coll. J. ne GAULLE); Var : Cal-
lian(‘). Rare, — Europe méridionale. Afrique du Nord.
G. (Hoplisus) punctulatus var: man Lmniziv. — HANDLIRSCH, 1888, p. 524;
DALLA Tonma, 1897, p. 551.
L. 9-12 mm. — Corps fortement ponctué; les dessins sont`d’un blanc
jaunâtre; antennes noires dans les deux sexes, le scape jaune, les derniers
articles sont plus ou moins éclaircis; antennes du (jl (fig. 155).
Marseille; Corse : Bonifacio; Paris (?) et Bordeaux (d’après LEPELETIER). -
Sud de l’Europe. Turkestan. Perse.
Biologie. — FER’l'ON(1901 I1, p. 105 ,106 ; 1905,p. 70). -- Proie signalée: Solenoce-
p/talus obsoletus.
G. (Hoplisus) quinquefasciatus Paivzan. -lI.ixnL1nscu, 1888, p. 486; DALLA
Tonmz, 1897, p. 553.
L. 8-13 mm. -— Mésonotum ponctué, mais de points fins et espacés; méso-
pleures lisses. Antennes de la Q ferrugineuses, distinctement élargies à
Fextrémité (claviformes); aire pygidiale souvent colorée en jaune, ne por-
tant que quelques ipoints. ' '
Toulouse; Gironde : Bordeaux;Charente-Inférieure : Royan; Drôme : Nyons;
Haute-Saone : Gray. — Europe centrale et méridionale, Asie mineure; Perse.
(1) L3 collection J. ni: GACLLL présente souvent des étiquettes • Lyon ». Cette désignation paraît
devoir s’appliquer à une région beaucoup plus vaste que les environs de Lyon méme. car ce
sont souvent des espècesàcoup sur tres méridionales qui la portent. (Test peut-être simplement
la localité du correspondant qui procurait ces Insectes à M. on CAuLLs.
(*2) Les exemplaires de Callian sont un peu différents des exemplaires typiques : Les Q ont
notamment la face supérieure des antennes brune et la face inférieure jaunâtre, alors que nor-
IHBIGIIICIIL les RHLCDHCS SOUL TOUSBS CD. €Ilü€I'·

90 FAUNE DE nuance. — nvnxiâivlorrùnns
G. (H0pliSI1S) quinquecinctus F. — Haivnntnscn, 1888, p. 495; DALLA Tonus,
1897, p. 552.
L. 8-13 mm. — Corps lisse, mésonotum un peu ponctué. Funicule des
antennes légèrement claviforme, entièrement noir, ou brun en dessus,
· jaune en dessous. Aire pygidiale finement sillonnée longitudinalement.
Toute la France. Très commun. Toute 1’Europe. `
G. (I-Ioplisus) Sulclfrons Achille COSTA. — Haxnmnscu, 1888, p. 498; DALLL
Tomxn, 1897, p. 555.
L. 7-12 mm. —- Très voisin de G. quùzguecinctus.
Marseille (d’après Htivnmnscn); Corse :Bonifacio; Drôme; Charente-Inférieure:
Hoyan; Vienne : Vivonne. — Europe méridionale.
Biologie. — Fanron (1905, p. 71) l'a vu rapportant à son nid la larve de Pzyelus
spumarius,
Sous-genre Lestiphorus.
Même aspect de Guêpe que les Gorytcs et Haplisus. Mésopleuresavec carènes.
1*** segment abdomirial étranglé à sa jonction avec le 28 (fig. 151).
G. (Lestiphorus) bicinctus Rossi. —- Hannmnscn, 1888, p. 453; DALLA
Tonnn, 1897, p. 537.
L. 10-12 mm. - Tête, pleures, mésonotum et abdomen finement et très
densément ponetués. Aire pygidiale avec seulement quelques points épars;
5* Q, bande jaune du 2* tergite abdominal plus large que les autres; une
tache brune au niveau de la 2° cellule cubitale; 52 10** article des antennes
incisé en dessous.
Drôme; Charente-Inférieure : Royan; Allier : Broût-Vernet; Maine-et-Loire:
St—Ptémy-la-Varenne; région parisienne (d’après Hamnmnscn), Mesnil-le-Roi;
Aube : Bayel (coll. d'An·rEssAm·v). - Une grande partie de l’Europe. Assez rare
partout. `
G. (Lestiphorus)hi1unulatus Achille COSTA. — HANDLIRSCH, 1888, p. 451.;
DALLA Toune, 1897, p. 538. ·
L. 11 mm. -— Très voisin de G. bicinctus.
Landes : St-Sever (1 exempl. dans la coll. J. Psâanz). —- Europe centrale. Très
rare partout.
_Sous-genre Harpactus.
Se distinguent des autres Gorytes par une coloration très difïérente: corps
tout noir, parfois thorax rouge entout ou partie, abdomen noir avec des dessins
jaune pâle, ou rouge et noir.
G. (Harpactus) elegans LE1>ELE·r1En. — Hnivnmnscn, 1888, p. 417; DALLA
Toune 1897, p. 541.
L. 7-9 mm. — Clypéus, bord interne des yeux, tubercules huméraux

xivnxéxorriznes. —-· srnecrnan 91
jaunes; souvent aussi le pronotum; antennes noires, jaunes en dessous;
pattes en grande partie jaunes, les fémurs et les tibias I plus ou moins
taches de noirs; abdomen, les premiers segments rouges, les autres noirs,
avec une étroite bande jaune, interrompue au milieu, au bord postérieur
des tergites. Tibias III de la Q (fig. 161). `
Corse : Bonifacio; Landes: Dax; Charente-Inférieure : Royan; Aveyron :
Millau; L0t·et·Garonne : Casteljaloux; Lyon; Nièvre; Seine-et-Oise : Maisons-
Lailitte; Maine-et·Loîre: St-Rémy—la-Varenne; Aisne : Château-Thierry. Assez
commun. — Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord.
Biologie. —- FERTON (19016,;;. 106; 1905, p. 71).- Proies signalées : Athysanus
variegatus; Solenocephalus obsolelus; Deltocephalus sp.?; Hysteropterum lilii-
macula var. minor. _
. G. (Harpactus) affiuis Srrivom. -Il.mnr.1nscn, 1888, p. 420; DMLA Tonnn,
1897, p. 536.
L. 6-0 mm.- Très voisin de G. elegans. Tibias III Q (fig. 162).
Plus méridional et plus rare que G. elegans. Marseille; Var : Hyères, Callian,
·Drôme; Dauphiné (Lerstnrrnn, d‘après lluunmnscn). —— Europe méditerra-
néenne. '
· Biologie. - Je l’ai trouvétransportant des nymphesd’IlémiptèreII0moptère :
Allygus atomarius. ,
' G. (Harpactus) tumidus Paxzuu. — Haxntrnscxx, 1888, p. 425; DALLA
Tonnn, 1897, p. 555. '
L. 6-9 mm. — Corps noir, les 2 premiers tergites abdominaux rouges;
bord interne du clypéus et des yeux, une tache sur le scutellum, deux
taches au bord postérieur du 2* tergite abdominal, et une au bord posté-
rieur du 5°, jaunes; pattes rouges en partie tachées de noir; antennes noires;
face inférieure du scape jaune; segment médiaire presque lisse.
Environs de Paris:Poissy; Seine—Inférieure: Dieppe; Maine-et-Loire: Sainte
Rémy-la-Varenne; Hautes-Alpes: Briançon; Haute-Savoie: Mégève. Peu co-
mun. — Toute l’Eur0pe. _
G. (Harpactus) exiguus llxxnunscxx, 1888, p. 423.
L. 6,5-7 mm. -— Très voisin de G. tzmzidus.
Hautes-Alpes: Abriès (d’après HANm.mscn). Valais (Purox, d’après Fx-mrou).
Rare.
' Biologie - Fr:nroN(1901 b, p. 107). —- Trouvé par Pu1·0N capturant Acocephalus
striatus.
G. (Harpactus) laevis Lnnexntn. - Haununscn, 1888, p. 430; DALLA
Toune, 1897, p. 544.
L. 5-10 mm. —- Fig. 143. Tête noire, clypéus et bord interne des yeux
jaunes; thorax rouge, les côtés et le segment médiaire plus ou moins

92 FAUNE nn rnmvcn. — nvivxnivorrànns
taches de noir; antennes noires, face inférieure du scape jaune; ailes un
peu enfumées; abdomen noir, une bande jaune, élargie latéralement, sur
le 2° tergite, une autre bande jaune sur le 5**; pattesl rouges, plus ou
moins tachées de noir, pattes III presque entièrement noires; segment
médiaire strié. '
Toute la France. Commun. — Toute l’Europe centrale et méridionale.
Biologie. - Fnnron (1901 b, p. 106; 1910, p. 158). — Proies signalées : At/rysanus
variegatus; Goniagnaz/ms brevis; Solenocephalus obsoletus.
G. (Harpactus) concinnus Rossi. — Hammmscn, 1888, p. 445; DALLA
Tonmz, 1897, p. 539.
L. 10-12 mm. —— Ressemble beaucoup à G. iaevis, dont il se distingue
par Ia nervulation de l’aile postérieure, la cellule anale se terminant au
point original de la nervure cubitale (fig. 160) — exceptionnellement même,
aprèsl’origine de cette nervure, comme chez les Hoplisus. ———Ailes hyalines,
avec une tache brune au niveau de la cellule cubitale; triangle dorsal en-
tièrement noir; pas de bande jaune sur le 5° tergite abdominal.
Corse: Bonifacio; Var: Hyères; Vaucluse : Champfleury, près Avignon,
' Genève (d’après HANDLIRSCH) ; Italie. Sardaigne. Dalmatie. Suisse. Autriche.
Biologie.-FanroN(1901 I2, p.106; 1910, p. 158).- Proies signalées : Solenoce-
_ phalus obsoletus; Hysteropzerum grylloides,
G. (Harpactus) lunatus Dannnon. —- HANDLIRSCH 1888, p. 434; DALLA
Tonus, 1897, p. 545.
L. 5-7 mm. - Très voisin de G. laevis, mais thorax entièrement noir;
pattes rouges.
Nogent (coll. J. ne GAULLE;OI1 ne sait laquelle des nombreuses localités de
ce nom est désignée). - Europe centrale et méridionale.
G. (Harpactus) Fertoni HANDLIHSCH, 1910,, Ver};. b. z. Ges. Wien, p. 266.
L. 6,5-7 mm. — Voisin de G. laevis et iunatus. Entièrement noir, la
partie postérieure de 1’abdomen, une partie de la tête et du thorax avec
une pilosité brune; clypéus, pourtour des yeux, côtés du thorax et du
segment médiaire avec des poils argentés; de petites taches blanches au
' bord postérieur des yeux, sur les côtés du olypéus, sur le scutellum, le 1°'
et le 2° tergites abdominaux, une bande sur le 5°.
Corse: Bonifacio. '
Biologie. -— Fnnrox (1910, p. 158). —Proie signalée :SoZen0cephalus obsoletus.
G. MELLINUS F. _
Taille moyenne. Aspect de Guêpe (fig. 165). Tête large, rectangulaire ; anten-
nes filiformes; thorax long, régulièrement aminci vers l'arrière, segment mé-

IIYMÉNOPTÈRES. — SPIIEGIDAE  
diaire avec une aire dorsale bien délimitée, généralement elliptique. Ailes:
stigma ovale, assez gros, cellule radiale longue, en forme de lancette, aiguë à
l’apex, les 2 nervures récurrentes aboutissent à la 1*** et à la 3** cellules cubi·
\ . » rl
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Fm. 165. —- Jlellinus arvensis Q X 5.
tales, tout près des' 1*** et 2° nervures transverse-cubitales; pattes presque
inermes, pas de peigne bien différencié, fémurs fusiformes, 2 éperons aux tibias
II et III. Abdomen pétiolé; une aire pygidiale bien nette chez la femelle.
Biologie. — Nidifie sur le sable. Chasse des Diptères variés, de taille assez
forte.
TABLEAU mas Esràces (5* Q). ,
1. Premier segment abdominal, vu par dessus, seulement de 1/3 plus
long que large; vu de côté, sa plus grande longueur seulement de
moitié plus grande que sa plus grande hauteur; la partie déclive
du segment médiaire formant avec la partie horizontale un angle
d’environ 120° (d’après Ilimnuascxx). Signalé seulement une fois
en France ............ _ M. compactus, p. 94
— Premier segment abdominal vu par dessus, environ 2 fois plus
long que large, vu de côté, sa plus grande longueur plus du double
de sa hauteur (fig. 167); la partie déclive du segment médiaire
forme avec la partie horizontale un angle ouvert, d’au moins 140**.
_ Espèces communes ................ 2

94 _ FAUNE DE FRANCE. ··- HYMÉNOPTÈRES
2. Dessins  aune vif; antennes noires en grande partie; pattes jaunes,
la base noire ............ M. arvensis, p. 94
— Dessins blanchâtres; antennes en grande partie rougeâtres;
pattes rougeâtres, la base noire ...... M. sabulosus, p. 94
M. arvensis L. —- HANDLIRSCH, 1887 5, p. 278 ; DALLA TonnE, 1897, p. 558.
L. (5*, 8-13 mm.; Q, 11-16 mm.; envergure Q, 24 mm. —— (Fig. 165).
Tête noire, tachée de jaune surle clypéus, en plus ou moins grande partie,
et au bord interne des yeux; thorax noir mat taché de jaune au pronotum,
aux tegulae, sur le scutellum; abdomen noir brillant, portant des bandes
jaune vif sur les tergites ll à V, celle du 4° interrompue; antennes noires;
ailes hyalines: pattes jaunes, teintées de noir aux hanches, troohanters et
fémurs en plus ou moins grande partie , triangle dorsal elliptique, creusé
au milieu d’un petit enfoncement piriforme. très grossièrement chagriné
alors que le pourtour est presque lisse.
Toute la France. Commun. — Toute l'Europe. ' _
Biologie. — RÉAUMUP. (1745, t. 6, p. 268-269); Sriucmnn (1837, p. 205); LEFE-
LETIER (1841, p. 568); Scnsncic (1857, p. 185); Cunrxs (1862, n° 580);
Edmond ANDRÉ (1886, p. 170); Vsnnosrr (1892, p. 96 ); Antsnz (1903a, p. 56);
ALFKEN (1914, p. 280); RABAUD (1917, p. 331). —— D'après RÉAULIUR (qui relate des
observations de ou HAMEL), et Scnsxcxc, cette espèce approvisionnerait ses larves
au jour le jour. Lsrsnsrian s’élève cont1·e cette affirmation, ses observations
personnelles lui ayant fait voir un approvisionnement d'un seul coup. RABAUD
a vu le M. arvensis utiliser ses proies à son profit personnel. Les proies sont
dfassez gros Syrphides ou Muscides : Lacilia Caesar; R/iyngia rostrata ; Pol-
Zenia radis, vcspilio; Fannia scalaris; Dixia. testacea; Jluscina pascuorum;
Pseudopyrellia cornicina.
M. Sabulosus F. — llmvonmscrr, 1887 Z2, p. 286; DALLA Tonus, 1897,
p. 561.
L. 6*, 8-10 mm.; Q, 10-12 mm. — Aspect de M. arvensis, mais plus
petit; dessins du corps blanchàtres au lieu d’être jaune vif, tergites Il et Ill
avec des bandes interrompues au milieu, tergite Ill entièrement noir.
Toute la France; plus localisé que le précédent. — Toute l’Europe, sauf le
sud.
Biologie. — LucAs (1861, p. 219)(‘). - Proies signalées: Scatop/zaga merdaria ;
Coenosia tigrina; Anthomyà cana, fuscipermis; Lucilia cornicina; Curtonevra
meditabunola; Syrphus corollae.
M. compactus HAxm.mscn, 1887 I1, p. 284; 1895, p. 845.
L. 12 mm. —— Très voisin de M. arvensis. '
Cher : Henrichemout (GAzAcr:AmE, d'après HÀNDLIRSCH (2).
(l) J'ai retrouvé les exemplaires de LucAs : ce sont bien des M. sabulosus avec, à vrai dire, 2
ou 3 M. arvensis mélangés. ce qui semblerait indiquer que les deux espèces coexistent, la pre-
mière étant de beaucoup dominante là ou Lucas a chasse (Seine—Inférieure : Octeville).
(2) C’est la seule localité connue de Pespèce, le type ayant été trouvé mèlé à des M. arvensis

uïniéxorrisnns. — SPHEGIDAE 95
G. ALYSON Junnvn,
Fig. 166.- Insectes de petite taille, à corps élancé.Têteelliptique, aussilarge
que le thorax, antennes filiformes, l`extrémité plus ou moins dilatée chez le 0*.
Thorax allongé, le pronotum formant un.cou assez long;.mésonotum finement
ponctué; segment médiaire long, aire dorsale elliptique, bien délimitée; abdomen
* ·•'·   X"
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Flo. 166. — Alyson fuscatus Q X 3.
lisse, ovale, assez étroit; une aire pygidiale chez la Q, généralement sillonnée
en long. Pattes fines, les hanches I relativement reculées, pas de peigne aux
tarses I, 2 éperons peu visibles aux tibias II. Ailes hyalines, généralement avec
une tache brune au niveau de la cellule radiale, celle-ci large, presque triangu-
laire; 2° cellule cubitale pédiculée, les 1'° et 2** nervures récurrentes aboutissant
respectivement dans la 1'¤ et la 2s cellules cubitales, très près du point de
· départ des transverso·cubitales (fig. 169). _
Biologie. — Les Alyson nidiilent dans le sable; ils chassent des Hémiptères
Jlomoptères.
Travail principal. - HANnx.1nscu1887 b, p. 235-23ii
TABLEAU nas Esràcias.
Mdles.
'1. Aire dorsale triangulaire, avec des carènes longitudinales bien
nettes ..·................. 2
—- Aire dorsale en lancette, ou demi-elliptique, les carènes longitu-
dinales jamais très nettes ............. 3
2. Prothorax et scutellum tachés de jaune. . . A. tricolor, p. 96
— Prothorax et scutellum non tachés de jaune. A. Ratzehurgi, p. 97 ·
3. Aire dorsale avec une sculpture bien nette. . A. fuscatus, p. 96
— Aire dorsale à sculpture peu nette. Rare. . . A. Pertheesi, p. 96
sans localité. Ce Mellinua reste quelque peu douteux et demanderait une sérieuse vérifica-
tion : les caracteres qui le séparent de M. arvensfs manquent de précision eton peut se demander
si ce n’est pas une simple variation individuelle.

96 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
Femelles.
1. Abdomen entièrement noir .........._.. 2
— Les premiers segments abdominaux rouges, le restant noir. . . 3
2. Thorax entièrement rouge, sauf la face ventrale. Espèce rare. .
..... ' ............ A.tric010r, p. 96
— Thorax noir. Espèce rare, de présence en France douteuse. . .
............. ·. . . A. Ratzehurgi, p. 97
3. Thorax entièrement noir, les taches du scutellum et du 2° tergite
abdominal blanchâtres. Assez commun. . . A. fuscatus, p. 96
- Thorax noir, le segment médiaire rouge, à l’exception de l’aire
dorsale, qui est noire. Taches du scutellum et du 26 tergite
jaunes..Hare ............ A. Pertheesi, p. 96
A. fuscatus PANZER. —- HANDLIRSCII, 1887 I2, p. 246; DALLA Tonma, 1897,
p. 563. `
L. 5-8 mm. — Fig. 166. Côtés du pronotum striés, pro- et mésonotum
très finement et densément ponctués; segment médiaire long, couvert de
petites carènes anastomosées formant un réseau polygonal plus dense sur
l’aire dorsale, sa face postérieure bidentée sur les côtés (168); abdomen
lisse. Tête et thorax noirs, avec le clypéus, le bord interne des yeux, et le
scutellum en grande partie jaunes; antennes noires, face inférieure du
scape jaune; ailes légèrement enfumées avec une tache brune; pattes rou-
geàtres, noires en partie; abdomen : le 1*" segment et la moitié du 2°
rouges, le restant noir, 2 taches sur le 2° tergite.
Environs de Paris : Bouray, Lardy, Saclas, Poissy, St Germain, Maisons-
Laffitte; Aisne 2 Château—Thierry; Aube : Bar-sur-Seine; Var : Hyères; Hautes-
Pyrénées: Gèdre. -Toute l'Europe. La seule espèce du genre à peu près com-
mune.
Biologie.- Kom. (1880, cité par Hawotmscu, 1887 b, p. 240-241). - Chasse des
Cicadines : Jassus mixtus; Bythoscopus flavicollis, alni; Grypotes pinctellus,
Agallia venosa, At/zysanus sordidus.
A. Pertheesi Goasm. —- HANnL1nscH, 1887 I2, p. 250; DALLA TORRE, 1897,
p. 564.
L. 5-7 mm. - Très voisin de A. fuscatus, mais le segment médiaire
plus finement caréné, la sculpture de l'aire dorsale presque nulle.
Lyon (coll: DE GAULLE) (l)
A. tricolor LEPELETIER et SE11v1LLE. — HANDLIRSCH, 1887 b, p. 244;DALLA
To1mE, 1897, p. 565.
L. 6-9 mm. — Thorax rouge sauf la face ventrale; abdomen noir avec
(1) Voila note de la page 89, au sujet de cette localité, qui est douteuse.

nvnréworrianns. - sruacrnnn 97
L/K MO
167 168 _
172
169
  173   | É 176  
174
É N5, È ) m
Fxe. 167 à. 177. — 167. Mellinus arvensis, l" segment abdominal, vn de côté. -- 168.
Alyson fuscatus, face postérieure du segment médiaire. — 169. A. tricolor, aile antè·
rieure. — 170. Didineis lunicornis, face postérieure du segment médiaîre. - 171.
idem. Antenne du çj'. -- 172. idem, antenne de la Q. -— 173. D. lunicornis Q', der-
nier article de 1’antenne. — 174. D. crassicornis Q, antenne. —— 175. D. cmssicornis çj',
antenne. — 176. idem, dernier article de Pantenne. (Les antennes des Didineis sont
à. la même échelle). - 177. D. lunicomis, aile.
2 taches jaunes sur le 2° tergite, pattes I jaunes avec 1 ligne sur la face
supérieure du fémur, la face postérieure des fémurs, tibias et métatarses
noirs; pattes Il jaunes, noires à la face supérieure du fémur, postérieure«
du tibia; pattes lI[ presque en entier noires.
Paris (d'après Iîaxotmscul; Allier : Gayet, Broùt-Vernet; Drôme : Nyons;
Alpes-Maritimes: Vence (d'après Fenron); Hérault : Montpellier (d'après HAND-
LIKSCH). —· Europe C€I'll.I‘3lB.
Biologie. —- Chasse des Cicadînes (Hmnmnscu, 1887 b, p. 246), Thamnotetzix
dilutior (Fnnrort 1908, p. 558).
A. Ratzeburgi Daunnonr. 5- Hnmnunscxr, 1857 Z2, p. 241 ; DALLA Tonnu,
1887, p. 564.
L. 6-9 mm. —- Entièrement noir, sauf le clypéus, le bord interne des
yeux, le scutellum, 2] taches sur le 2°tergite abdominal, qui sont jaunes;
antennes jaunes, la face supérieure du funicule brune, le restant brun;
7

98 FAUNE on Fnnivcn. — HYMÉNOPTÈRES
pattes I jaunes, plus ou moins teintées de roux à la face postérieure des
fémurs, Il et Ill rougeâtres, les hanches et trochanters noirs.
Présence en France douteuse. — Europe centrale et méridionale. Afrique du
Nord.
Biologie. - Fsnroiv (1901 b, p. 104, 107).- Proie signalée : Hysteropzerum
apterum.
1
G. DIDINEIS NVESDIAEL.
Aspect des Alyson (voir fig. 166). Pas de tachesjaunes sur le 2°te1‘g‘ite abdo-
minal. Cellule radiale plus allongée, au moins 3 fois plus longue que large.
Côtés du segment médiaire armés d’une petite apophyse aiguë bien plus sen-
sible que chez les Alyson (168-170). Aile (177).
Biologie. - Chasse des Hémiptères Homoptères.
Travail principal. — Hnivnmnscn (A.) 1887 I2, p. 256-271.
Dxsrxivcrxoiv mas snxus. `
Le 6 a le dernier article des antennes d’une forme particulière (fig. 171
et 172).
TABLEAU DES ESPÈCES    
- Taille d’au moins 6 mm., souvent au dessus. çï Q, articles des
antennes deux fois plus longs que larges, à partir du 46
(fig. 171-172). 5*, dernier article des antennes seulement un peu
dilaté (173). Q, yeux presque parallèles, à peine plus écartés
au niveau des ocelles que vers le clypéus ..... D. lunicornis.
— Taille plus petite, d’environ 5 mm. dl Q , articles des antennes à
peine plus longs que larges à partir du 46 (fig. 174-175). 5*, der-
nier article des antennes déformé comme dans l’espèce précé-
dente, mais beaucoup plus dilaté (176). Q, yeux nettement
convergents en avant, leur écartement au niveau du clypéus égale
au plus les 2/3 de Pécartement au niveau des ocelles.
.................. D. crassicornîs. I
D. lunicornis F. - Hmvnnmscn, 1887 b, p. 259; DALLA Tonnn, 1897,
p. 565.
L. 6-8, 5 mm. —— Taille et aspect d’un Alyson (voir fig. 166), mais pas
de dessins jaunes. 6 très reconnaissable à la forme de ses antennes
(171 et 173).
Toute la Fx·ance. Assez peu commun. — Toute l‘Europe. Afrique du Nord.

iixmànorrianes. — srnncrnan 99
Biologie. — Fnnrox (1911, p. 101-406). Nidifiè dans le sable, à l'0ccasion dans
l’argile. Chasse des Hémiptères Homoptères, larves ou adultes : T/zamnotezzix
coroniceps; Eupelix spathulata; C/ziasmus tmnslucidus; Agallia, venosa; Del-
phax pellucida, venosa. ‘
‘D. crassicornis Hxunmnscu, 1887 b, p. 266.
L. 5 mm. — Voisin de D. lunicornis. Antennes (fig. 174 à 176).
Charente-Inférieure : Royan (coll. J. Pémaz) 5 5* 1 Q, — Décrit de Hongrie.
Aussi en Afrique du Nord : Oran (1 d dans la coll. EPHCSÈÀNDHÉ).
G. NYSSON LA'l'RElLLE·
Fig. 178. — Taille moyenne. Tête elliptique, un peu plus large que le thorax,
celui-ci est globuleux, carré en arrière; téguments rugueux; segment médiaire
court, fortement strié, les bords de la partie déclive armés chacun d’une épine
assez forte; pattes courtes, presque toujours complètement inermes; 2 éperons
(
AQ )? ·  
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' â g4; § \` _
rl   \`.
' É.-, V
Fia. 178. Nysson maculatus Q X 5. '
aux tibias ll ; ailes :2¤ cellule cubitale pétiolée. Abdomen ovoïde, eflilé en arrière.
Q avec une aire pygidiale bien nette, fortement ponctuée. Pas de peigne. Couleur
générale noire plus ou moins tachéede jaune, assez souventla base de 1’abdomen
rouge; souvent une pîlositë argentée sur la face et diverses parties du thorax.'
Biologie. — A peu près inconnue. Divers auteurs signalent les Nysson comme
parasites d’autres Ilyménoptères sans preuves bien certaines. Fsnroiv (19016,
p. 107) a vu le N. dimidiatus pénétrer avec insistance dans le nid de Goryzcs
elegans, et se comporter en tout comme un parasite, mais il n’a pu trouverl'œuf
du Nysson.
Travail principal. - Ilxmnmnscxr (A.) 1887 a, p. 281-421.
D1s'r1Nc*r1oN DES sexes.
(3*. Extrémité de Pabdomen tronquée, à chaque angle dela troncature
apparaît une petite pointe obtuse(fig. 179).
Q. Extrémité de l‘abdomen aiguë.

100 FAUNE nn ruANcE. — nvmnworrrènns
TABLEAU nas nsràcns.
Mdles.
1. Sternites abdominaux Il à V avec une frange de poils au bord i
postérieur (fig. 179) ................ 2
— Sternites abdominaux non ciliés ........... 3
[2. Cellule anale de l’aile postérieure se terminant avant le point de
départ de la nervure cubitale; front avec une carène médiane au-
dessus de l’insertion des antennes (fig. 188); poils des franges
abdominales très longs (179). Commun. . .. N. scalaris, p. 103
— Cellule anale de l’aile postérieure se terminant au delà du point
de départ de la nervure cubitale; pas de carène sur le front; poils
des franges abdominales courts. Rare. . . N. fulvipes, p. 105
3. Dernier article des antennes de forme simple ....... 4
- Dernier article des antennes de forme particulière, tronqué`au
sommet, ou allongé, ou incurvé, ou incisé enadessous . . . 7
4. Le 2° sternite abdominal régulièrement arrondi en avant; dernier
tergite abdominal portant 3 dents égales, à l`extrémité; base de
l’abdomen rouge. Espèce petite, assez rare. . N. tridens, p. 104
—— Le 2° sternite abdominal formant un angle en avant (fig. 180);
· dernier tergite abdominal portant 2 dents; base de l’abdomen
noire. Espèces plus grandes ............. 5
5. Cellule anale de l’aile postérieure se terminant au delà du point
de départ de la nervure cubitale (fig. 181); bord antérieur du
clypéus sans petites dents ...... N. trimaculatus, p. 103
— Cellule anale de l’aile postérieure se terminant avant le point
de départ de la nervure cubitale (fig. 182); bord antérieur du
clypéus avec de petites dents ............ 6
6. Tubercule huméral noir; articles IX à XII des antennes non plus
larges que longs. Espèce de grande taille (7-12 mm.)
................ N. spinosus, p. 103
-— Tubercule huméral jaune; articles IX à XII des antennes
plus larges que longs. Espèce plus petite (6,5-9 mm.)
........... · .... N. interruptus, p. 103
57. Tempes rebordées postérieurement vers l’articulation des man-
dibules (fig. 183). Grosses espèces (6,5-8,5 mm.) ..... 8
-— Tempes non rebordées postérieurement (fig. 184). Espèces petites,
en général au—dessous de 6,5 mm ........... 9
8. Scutellum entièrement noir; dernier article des antennes faible-
ment courbé, avant-dernier article pen épaissi (fig. 189). Rare.
................. N. niger, p. 104
·- Scutellum presque toujours taché de jaune; dernier article des

uxmàxorrùnras. — srnsctoan 101
antennes très distinctement courbé, avant-dernier article forte-
ment épaissi (fig. 190). Commun ..... N. maculatus, p. 104
9. Dernier article des antennes 2 fois incisé en dessous (fig. 191) ; à
peu près 3 fois aussi long que l’un des 3 articles précédents.
Commun ............. N. dimidiatus, p. 104
- Dernier article des antennes non incisé en dessous, 2 fois aussi
long que l’un des3 articles précédents. Rare. .N. variabilîs, p. 104
Femelles.
1. Deuxième sternite abdominal formant en avant un angle très sail-
lant (fig. 180 et 185); 1** segment de 1‘abdomen entièrement noir. 2
- 2° article abdominal régulièrement arrondi, sans angle saillant
en avant ((fig. 186); 1°' segment de l’abdomcn souvent rouge. . 4-
2. Bord antérieur du clypéus portant deux petites carènes qui le
dépassent et forment 2 petits tubercules (fig. 187). Cellule anale
de l’aile postérieure se terminant avant le point de départ de la
nervure cubitale (fig. 182). . . ‘ .......... 3
— Bord antérieur du clypéus sans carènes ni tubercules; cellule
anale de 1`ai1e postérieure se terminant après le point de départ
de la nervure cubitale (fig. 181) .... N . trimaculatus, p. 103
3. Tubercules huméraux noirs. Angle antérieur du 2° sternite abdo-
minal droit, son sommet aigu. Commun. . . N. spinosus, p. 103
— Tubercules huméraux jaunes. Angle antérieur du 2* sternite
abdominal obtus, son sommet un peu arrondi. Moins commun.
............... N. interruptus, p. 103
4. Front portant un carène médiane un peu au·dessus de l’insertion
des antennes ............ N. scalaris, p. 103
— Front sans carène médiane ............. 5
5. Tempes rebordées postérieurement vers l’insertion des maudi-
bules (fig. 183) ................. 6
-— Tempcs non rebordées postérieurement (fig. 184) ...... 9
6. Espèce de petite taille (5-6 mm.) ; prothorax jamais taché de jaune
................. N. tridens, p. 104
—- Taille plus grande; prothorax toujours taché de jaune .... 7
7. Abdomen entièrement noir, avec des taches jaunes; scutellum
noir ................ N. niger, p. 104
— Abdomen avec les premiers segments rouges; scutellum taché de
jaune .................... 8
8. Bord antérieur du elypéus inerme ..... N. maculatus, p. 104
—- Clypéus portant en avant 2 petites carènes qui dépassent le bord
en 2 sortes de petites dents (fig. 187). Rare. . N. fulvipes, p. 105
9. T ibias I et ll non tachés de.jaune; prothorax le plus souvent
taché de jaune; les 2 ou 3 premiers segments abdominaux avec
des taches jaunes. Commun ...... N. dimidiatus, p. 104
J

102 FAUNE ma: FRANCE. — urnxiixoprianns
—- Tibias 1 et II tachés de jaune; prothorax rarement taohé dejaune;
les 3 premiers segments abdominaux avec des taches jaunes
(d’après Scummnnxnncnr). Rare ..... N. variabilis, p. 104
   
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1 ‘ 190 191 189
Fm. 179 à. 191 — 179. Nysson scalaris Q', face ventrale: — 180. N. interruptus Q,
abdomen vu de profil. -— 181. N. trimawhztus Q, aile postérieure. — 182. N. spi-
. nosus Q, aile postérieure. — 183. N. mezculatus Q , face postérieure de la tête, 'r·,
carène. - 184. N. dimidiatus Q (et autres espèces), face postérieure de la tete. —
185. N. spinosus Q, abdomen vu de profil. — 186. N. scalaris Q, abdomen vu de
profil. -- 187. Bord antérieur du clypéus de N. intermptus, spinosus, fulvipes, Q. —
188. Tête de N. scalaris, vue de côté. — 189. N. niger çj', antenne. - 190. N. macu-
Latus çj', antenne. — 191. N. dîmidiatus Cf, antenne.
\

rxrnxànorrizuss. - srnscinnn 103
.N. spinosus Fonsrsn. —- Hnxnmnscn, 1887, p. 337; DALLA Tonus, 1897,
p. 575.
L. 7-12 mm. — Bord postérieur des joues échancré près de l’insertion
des mandibules; dents des côtés du segment médiaire peu prononcées,
aiguës; bord antérieur du clypéus avec deux petits tubercules (fig. 187)
abdomen: saillie antérieure du 2° sternite très prononcée, formant en avant
un angle droit (185). Corps entièrement noir (6* Q) avec le pronotum
jaune, ainsi que les 3 bandes postérieures aux 1°', 2* et 3° tergites abdomi-
naux, ces bandes parfois amincies, ou interrompues, au milieu; pattes un
peu rougcàtres. çï semblable à la Q. Antennes normales.
Toute la France. Toute l`Europe. Commun.
N. interruptus F. — Hmvnninscu, 1887, p. 340; DALLA Tonus, 1897,
p. 570.
L. 6, 5-9 mm. — Très voisin de N. spinosus. Noir avec, sur l’abdomen,
3 ou 4 bandes jaunes, entières ou interrompues.
Toute la France. Toute l'Europe. Un peu moins commun que N. spinosus.
Aussi en Asie Mineure. .
N. trimaculatus Rossi. - Hmnmnsou, 1887, p. 366; DMLA Tonus, 1897,
p. 576(‘).
L. 6-8 mm. — Voisin de N. spinosus. Noir avec le pronotum jaune et
6 taches jaunes en 2 séries latérales de 3, sur les 3 premiers tergites de
l’abdomen.
Toute la France. Assez peu commun. - Toute l‘Europe. Afrique du Nord.
N. Scalaris Inuosn. —— Hnivnmnscrx, 1887, p. 319; DALLA Tonus, 1897,
p. 574.
L. 7-10 mm. — Une carène médiane un peu au-dessus de l’insertion
· des antennes [fig. 188); côtés du segment médiaire avec 2 fortes épines
aiguës; tibias lll garnis de spinules en dessus; _abdomen à ponctuation
fine entremêlée de quelques gros points- (5*, dernier article des antennes
gros, fortement échancré en dessous. Pilosité argentée sur le clypéus, la
face et les angles postérieurs du segment médiaire. Corps entièrement
noir, 2 taches jaunes sur le pronotum, 1 sur le scutellum, des bandes jaunes
aux 5 ou 6 premiers tergites abdominaux, la 1'° interrompue, les suivantes
aussi quelquefois.
Marseille; Bordeaux; Landes: St-Sever; Charentelnférieure : Royan; Lyon;
Maîne·et-Loire : St·Rémy-la·Varenne. — Europe centrale et méridionale;
Caucase.
(4) Cette page porte par erreur le nr 156 dans le catalogue de Dim.; Tonus.

104 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
N. tridetls GERSTAECKER. — HANnL1nscn, 1887, p. 379; DALLA Tonma, 1897,
p. 576  
L. 4,5-6,5 mm. —— Épines latérales du segment médiaire fortes et aiguës.
Noir, le 1.°' segment abdominal rouge, 2 petites taches jaunes, sur les 1°' et
2c tergites; tubercules huméraux noirs ou jaunes; pattes rougeâtres ou
noires. _
Lyon (coll. J. DE GAULLE) 2.
N. maculatus F. -—— HANDLIRSCH, 1887, p. 376; DALLA Touran, 1897,
p. 571.
L. 6-8 mm. — Fig. 178. Épines latérales du segment médiaire moyennes,
peu aiguës; pronotum, scutellum, tubercule huméral jaunes; abdomen
noir avec 3 paires de taches jaunes (5*); chez la Q, le 1" segment est
rouge; pattes rouges, plus ou moins noires à la base.
Toute la France. Très commun. —- Toute l’Europe, jusqu’en Scandinavie.
N. niger Cnnvnmn. — HANnLmscn, 1887, p. 373; DALLA To1>.EE, 1897,
p. 573.
L. 7-8,5 mm. — Très voisin de N. maculatus. Épines latérales du seg-
ment médiaire fortes; 2° sternite abdominal assez fortement dilaté à son
bord antérieur. Entièrement noir, pronotum et tuberculeshuméraux aunes,
scutellum sans tache jaune; abdomen entièrement noir (5* Q) avec 3 paires
de taches jaunes sur les premiers tergites. — 5* difficile à distinguer de
N. maculatus.
Paris (LEPELETIER, d’après HANDLIRSCH); Haute—Saône : Gray. Rare. -— Europe
centrale.
N. dimidîatus JURLNE. —- IIANDLIRSCH, 1887, p. 388; DALLA Tones, 1897,.
p. 568. .
L. 4-6 mm. - Épines du segment médiaire larges à la base, et assez
courtes. Coloration assez variable, tubercules huméraux toujours jaunes,
1°’ segment abdominal toujours rouge; prothorax et scutellum le plus sou-
vent noirs, parfois tachés de jaune; toujours 2 taches jaunes sur le 2** ter-
gite abdominal, parfois aussi sur le 1°' et le 3°.
Probablement toute la France. Assez commun. - Toute l'Europe septen-
trionale et centrale.
Biologie. - Serait peut-être parasite de Gorytes elegans (FEn·1·oN, 1901 I2, p. 107).
N. variabilis Cnavnxnu. —·— HANDLIRSCH, 1887, p. 386; DALLA Tomas,
1897, p. 577.
L, 6,5 mm. — Voisin de N. dimidiatus.
Présence en France incertaine; la collection J. Pénsz en renferme plusieurs
exemplaires, sans localité. Signalé de Nyon (Suisse). — Très rare.
(1) Cette page porte par erreur le ne 756.
(2) Voir la note page 89 au sujet de cette localité.

Jxmxânorrànns. -— srxmcxnan 105
N. fulvipes Achille Cosm. — HANDLIRSCII, 1887, p. 334; DALLA Tonnn,
1897, p. 569.
Bord antérieur du clypéus (fig. 187); bord postérieur des tempes avec `
une fossette près de l’insertion des mandibules: épines latérales du
segment médiaire assez courtes, larges à la base, aiguës au sommet. - 5*
entièrement noir, avec une tache jaune sur le pronotum et le scutellum,
les tubercules huméraux jaunes, 2 taches jaunes latérales sur les 3 pre-
miers tergites abdominaux, une frange de poils dorés au bord postérieur
des sternites abdominaux Il à Vl. — Q, premier segment abdominal
rouge. —Aspect de N. maculatus, dont la Q se distingue difîicilement.
Lyon (coll.J. ns GAULLE); Pyrénées—©rientales (1 (3*, dans la coll. Ernest Axvnmàl.
— Europe centrale. Italie. ` '
G. PALARUS l..s1·n1a1x.1.r:. _
P. flavipes F. -— DALLA Tonnn, 1897, p. 657.
L. 5*, 9 mm.; Q, 12-14 mm.- Fig. 192. Tête ellipsoïde, yeux très
gros, fortement convergents vers le haut. où ils se touchent presque;
thorax un peu globuleux, mésonotum bombé, brillant, avec quelques points
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F10. 192. — Palarus jlavipes Qfx E;. .
espacés; ailes hyalines, stigma petit. 2° cellule cubitale à peine pétiolée;
pattes robustes, tibias et tarses Ill fortement épineux; abdomen triangu-

106 FAUNE DE Fimivcs. — nvMÉ1~:01>·rÈaEs
laire allongé, tronqué droit en avant, étranglé entre les segments. Tête
noire, clypéus et une partie de la face jaunes; thorax noir, pronotum,
tegulae, 2 bandes au niveau du scutellum et du postscutellum jaunes;
pattes jaunes; abdomen jaune en dessus, avec des triangles noiràtres
surtout dans la partie postérieure.
Drôme: Nyons; Vaucluse; Hautes-Alpes : Serres; Landes : S*—Sever. — Sud
de l‘Europe. Afrique du Nord. Asie Mineure.
Biologie. -D¤roun (1841, Ann. des Sc. nat.,Z00l., p. 354 et 364 (‘).—- Chasse des
Hyménoptères variés des genres : Icnneumon, Tiphia, Muzilla, Scolia, P/zilan·
tlzus, Cerceris, Crocisa, Lyrops, Sphecodes, Ammobates, Zllysine, Andrena.
Gmane (187.9, p. 951) y ajoute : Polistes, Eumenes, Odynerus (2). Ces proies se-
raient, d’après Duroua, tuées par torsion du cou, les victimes étant toujours
trouvées la tête tordue.
G. ASTATA LA1·RExLLE.
Fig. 193. — Taille petite ou moyenne (6-13 mm.), Tête lenticulaire, un peu plus
large que le thorax; yeux fortement convergents en arrière, où ils se touchent
· î‘·—···,'=,=`=. _   vx) ···"’/ô
 " i`i' ï  
  ti`i   N  
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  ’‘: `     ·i.·      —.__ '
Fxe. 193. — Astcta boops Q >< 5.
sur la ligne médiane chez le (j' (194); ocelles présents, l’antérieur plus gros que
les autres; antennes filiformes, longues chez le çj'. Téguments lisses, ou à peine
ponctués, sauf sur le segment médiaire, où ils sont plus ou moins rugueux.
Abdomen lancéolé, court et large, à face supérieure presque plane. Tarses I
avec un peigne chez la Q . De couleur entièrement noire, ou avec l’abdomen et
les pattes en tout ou en partie rouges, parfois en plus des taches jaunes.
(1) Par erreur, Kom. (1884, p. 418) a écrit Ann. Soc. ent. France, au lieu de Arm. Sc. Nat., Zoo!.
(2) Fnivrorz (1911, p. 365) a étudié des Palarus d’Algérie, ils chassent aussi des nyménopzeres
' variés.

ixvnxénorrizmss. -— srxxacioan 107
Biologie. — Fanron (1901b, p. 102). —Les Astaza nidifient dans le sol (terrains
sablonneux ou argileux). Ils chassent des llémiptères Hétéroptères, le plus sou-
vent des Pentatomides, mais aussi des Coréides et Lygéides, qu'ils capturent,
en général, à l‘état de larve.
Travail principal. — Kom. (F.-F.) 1884, p. 431-449.
Disrmcrxon nes sexes.
6*. Yeux se touchant à la partie supérieure (fig. 194); antennes longues.
Q. Yeux séparés à la partie supérieure (fig. 193). Antennes plus
courtes.
Tnnnmu mas nsriacss. `
Mdles.
1. Corps entièrement noir (sauf les pattes) ......... 2
— Corps en partie rouge ............... 3
2. Ailes fortement enfumées. Pattes noires, ou rougeâtre très foncé.
................. A. picea, p. 110
- Ailes hyalines. Tarses et tibias rouges. A. massiliensis, p. 110
3. Clypéus fortement échancré au bord antérieur. Cellule radiale
deux fois plus longue que large. (Taille petite; souvent une bande
jaune sur le 1** tergite abdominal, et presque toujours une tache
blanc d’ivoire sous les ocelles), ..... A. tricolor, p. 109
— Clypéus non échanoré. Cellule radiale plus de deux fois plus lon-
gue que large ........... , ...... 4
4. Segment médiaire non réticulé, mat. Clypéus terminé en avant _
en pointe à peine tronquée. Une tache blanc d’ivoire sous les
ocelles. ............. A. stigma, p. 109
—- Segment médiaire rèticulé. Clypéus largement tronqué en avant.
Pas de tache blanche sous les ocelles .......... 5
5. Troisième article des antennes plus de 3 fois plus long que le 2°.
L`espèco la plus commune et la plus répandue du genre. . .
................ A. boops, p. 108
— 3° article des antennes à peine 2 fois plus long que le 2° ....
............. . .... A. minor, p. 109
Femelles.
1. Face dorsale du segment médiaire rugueuse, assez fortement ré-
ticulée ............ — ........ 2
—- Face dorsale du segment médiaire mate, non rugueuse, tout au
plus très finement striée, jamais avec une striation réticulaire. . 6

108 _ muse ne mmivca. — nvmiânoivràiuas
2. Corps entièrement noir; ailes fortement enfumées à reflets viola-
cés ................ A. picea, p. 110
- Corps en partie rouge; ailes hyalines ou un peu enfumées. . . 3
3. Troisième article des antennes 3 fois plus long que le 2** (fig. 195).
Espèce de taille assez grande, la plus répandue et la plus commune
du genre ............. A. boops, p. 108
— 3** article des antennes à peine 2 fois plus long que le 28 (fig. 196).
Taille souvent petite. Espèces rares .......... 4
4. Taille assez petite (6-8,5 mm,). Abdomen entièrement rouge. Cel-
lule radiale courte, non 2 fois plus longue que large ....
. . .` .............. A. Costai, p. 109
— Taille moyenne (7-12 mm.), Abdomen en partie rouge et noir.
Cellule radiale 2 fois plus longue que large ........ 5
5. Pattes entièrement noires, surtout les fémurs, ou au moins rou-
geâtre très foncé. Face garnie de poils fins. . A. minor, p. 109
— F émurs, tibias et tarses franchement rouges. Face garnie de poils
fins, entremêlés de poils très raides. Très rare. A. rutipes, p. 109
6. Cellule radiale courte, moins longue que large (fig. 197). Tuber-
i cules huméraux généralement jaunes . . . A. tricolor, p. 109
- Cellule radiale plus longue que large (fig. 198). Tubercules humé-
raux noirs ............. A. stigma, p. 109
A. boops SCHRANK. — Kom., 1884, p. 435; DALLA Tonus, 1897, p. 652.
L. 9-13 mm. —— (Fig. 193). Tête, antennes, thorax et pattes noirs;
abdomen avec les 2 premiers segments et au moins la moitié du 3** rouges,
le reste noir; ailes assez fortement enfumées vers Pextrémité, avec cepen-
dant un cercle plus clair à l’apex; pilosité blanche assez dense sur la face
et les côtés du thorax; segment médiaire réticulél ~—
 
.   197
'   . 198
194 ÉTÉ
ô7::r:::J 199
195 É  
196 299
Fig. 194 à 198. -— 194. Astata boops Q", tête vue par devant. — 195. A. boops Q, pre-
miers articles de l’antenne. — 196. A. minor Q, idem. —— 197. A. stigma Q, stigma,
cellule radiale et cellule accessoire. —— 198. A. tricolor Q, idem. — 199. Dinetus pic-
tua O", antenne. —- 200. idem 6*, tarse I.

xxrxsxéxoxvrànns. — SPIIEGIDAE 109
Toute la France. Commun. —- Toute l'Europe. Afrique du Nord. Asie mineure.
Biologie.- Snncrumn (1836. p. 57; 1837, p. 98); \Vr:srwoon (1840, p. 200);
FABRE (1856,p. 186); Coxms (1862, n° 261) ;An1.r:nz (1900, p. 187-191; 1903 a, p. 52);
Fnnron (1901b, p.108; 1908, p. 558; 1910, p. 158). — Chasse principalement des
Pentatomides : Pentatonza albomarginella, bidens; Dolyc/zoris baccarum;
Euryrlema festivum, Sehirus mario.
A. Costai Piccxom, 1867 (dans Cosm). — Kom., 1884, p. 439; DALLA
Tonnn, 1897, p. 653.
L. 6-8 mm. — Rcssemble à A. boops, mais s’en distingue par la taille,
qui n’atteint jamais 9 mm., et par l’abdomen entièrement rouge; pattes
non franchement noires, maismougeàtres. — 5* inconnu.
Bouches·du·Rhône : Rognac, Vitrolles; Corse : Bonifacio; Charente-Infé-
rieure : Royan. ,
Biologie. — Fnnrox (1901 I2, p. 104). — Proies citées : Odontoscelis, Sciocoris.
A. minor Kom., 1884, p. 438. i
L. 7-12 mm. — Ressemble tout à fait à A. boops, s’en distingue par les
caractères du tableau; de plus, la taille est un peu plus faible et les pattes
sont en partie rougeâtres; ailes à peine enfumées. É
Marseille (d‘après Kom.); Savoie : Moutiers; Pyrénées—Orientales : Mont-Louis l '
(d’après Fnnron); Corrèze : Argentat; Nièvre; Allier : Broût-Vernet; Maine·et·  
Loire : Angers; Seine-et-Marne : Melun; environs de Paris : la Varenne,
Asnières. -— Europe centrale et jusqu'en Belgique (d‘après Koen). Assez rare.
Biologie. - FEn1·oN (1901 b, p. 104). -— Proie signalée: Sehirus dubius.
' A. rufipes Mocscnnr. — Kom., 1884, p. 439; DALLA Tonmz, 1897, p. 655.
L. 8-13 mm. — Aspect de A. boops, mais pattes presque entièrement
rouges; 2° article du funicule à peine double du 1°'. -—- Cf inconnu.
Corse : Bonifacio (Fnnron, Bnnmnn). È Europe centrale : env. de Budapest
(type), Autriche (d‘après Kom. et coll. Gmwn).
Biologie. - Fnnron (1901 b, p. 104; 1908, p. 558). - Proies connues :Selzirus
dubius, Brachypielta. aterrima (FER1·oN); Cydnus mario (collection. Gmane).
A. stigma Pimznn. — Kom., 1884, p. 440; DALLA Toune, 1897, p. 655.
L. 6-11 mm. — Comme A. boops, mais tête et thorax entièrement lisses,
segment médiaire très finement chagriné; ailes l1yalines.
llautes—Alpes : le Lautaret, Cervières, Aiguilles (R. Bmxoisr). — Espèce
septentrionale : nord de l’Europe jusqu’en Laponie, et Europe centrale. Algérie
(d’après Fnnron). `
Biologie. ·- Fnnrox (19016, p. 104); Anusnz (1903a, p.53); Fanv·GEssm:n (1913.
p. 151). — Proies signalées : Emblethis griseus; Cime.z·(Carpocoris) pmsinus.
A. trlcolor van nnn Lmnniv. — Kom., 1884, p. 443; DALLA Tonnn, 1897,
p. 656; A. fïontalzîs Pnnnxs (Donns) (non fïontalis Rnnoszuowsxv).
v
L

110 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
L. 5-8 mm. — Voisine de A. stzgma mais toujours de taille plus petite.
' çï clypéus échancré; une tache blanc d’ivoire sur la face, en avant des
ocelles, tubercules huméraux et tegulae jaunes, une bande jaune trans-
versale sur le 1" tergite abdominal (manque parfois).
Corse : Bonifacio; Marseille; Bordeaux; Landes; Maine—et·Loire : St-Rémy-
la-Varenne. - Sud de l' Europe. Afrique du Nord.
Biologie. -·FERTON (1901 I2, p. 104). —- Proie signalée: Aphanus(Lygêide),
A. pieea A. Cos·1·A. - Kom., 1884, p. 447. —-Astatus carbonarius Kom.,
· 1884, p. 437. - A. carbonarzki, A. picea DALLÀ Tonmz, 1897, p. 653, 654.
L. 10-13 mm. — Aspect de A. boops, mais entièrement noir. (1, pattes
un peu rougeâtres, mais très foncées.
Corse: Bonifacio (Fnnrox), Evisa, la Foce de Vizzavona, 1.200 m. d’alt. (L.
CnorA1xn). — Connu aussi de Sardaigne.
Biologie. — FEnT0N (1901 IJ, p, 103). —-Proies signalées : Stenocephalus agilis
(Coréide); Dolychoris baccarum; Carpocoris.
A. massiliensis Momes, 1902, Entom. Monthly Magaz., xxxvm, p. 105.
L. 13 mm. — Description de l’auteur : « 5, niger, antice albo-pilosus,
pedibus maximam partem rufis. Ab A. boops, differt abd. toto nigrc
. tibiis tarsisque omnibus laete rufis, thoraee (etiam basi scutelli) erebrius
punctato proptereaque minus nitido, antennarum articulis intermediis
infra fortius sed simpliciter (hand emarginate) dilatatus. » ·- « Wings
unusually clear. » - Q inconnue.
Marseille (type).
Nota. — La collection J. nr: GAULLE contient 2 (j' étiquetés carbanaria Kom.,
mais que je crois être des A. massiliensis. Ces 2 exemplaires portent comme
localité : Lyon, mais cette indication est fort suspecte (voir note page 89).
G. DINETUS Junxivn.
Fig. 201. — Caractérisé par la forme de ses ailes.
D. pictus F. — D. guttatus DALLA Tonus, 1897, p. 659.
L. 5-9 mm. — 5*. 'l`ête jaune, largement tachée de noir autour des
ocelles; yeux gros, convergents en arrière; antennes à scape globuleux,
funicule : les 9 premiers articles très larges, aplatis, en gouttière en
dessous (fig. 199), les suivants cylindriques. Thorax noir, jaune sur le
pronotum, les tegulae, les tubercules huméraux et une tache sur les pleures,
le scutellum et le postscutellum; mésothorax finement et densément ponc-
tué, segment médiaire finement strié; pattes jaunes, les hanches, trochan-
ters et fémurs III en grande partie noirs; tarses I avec un peigne de poils

uïminorrànss. - srnecwan 111
lancéolés (200); ailes hylines. Abdomen : les 3 premiers tergites jaunes
avec une bande rouge apicale, les 4° et 5° noirs tachés de jaune, les
suivants jaunes. — Q (201) assez différente du (3* ztête en grande partie
noire avec une tache jaune derrière les yeux; fémurs fortement tachés de
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Fxo. 201. —— Dinetus pictus Q x 5.
noir, le restant jaune; abdomen : les trois 1°" tergites rougeâtres, la
partie postérieure du 3° et les suivants noirs, deux taches jaunes sur
les 2° et 3* tergites, une sur le 5°; tarses I avec un peigne de poils
ordinaires. ,
Toute la France. Commun. Toute l’Europe.
Biologie. ·— Fx-znrox (1895; 1901 b, p. 106; 1910, p. 1*59). - Nidifie sur le sol,
de préférence dans le sable, terrier d`abord un peu incliné, puis vertical, en tout
de 10 à 15 centimètres deprofondeur; approvisionne avec des Hémiptères Hété-
roptères : Pac/xymerus pineti; Rcduviolus myrmicoides, feras.
G. GASTROSERICUS Srmom.
La présence de ce genre, voisin de Dinetus, est douteuse pour la France. Il y
serait représenté par G. niger Duroun, espèce toute noire, à thorax garni d’une
abondante pilosité grise.
G. LARRA F.
L. anathema Prossr. — Kom., 188â, p. 238; DALLATORRE, 1897, p. 662.
L. 5*,10-18 mm.; Q, 16-14 mm. -— Q, fig. 202. Tête, thorax et
antennes noirs; pattes noires, tarses rougcàtres; ailes fortement enfu-
mées; abdomen lisse, brillant, généralement rouge sur les deux premiers
segments, les suivants noirs, (quelquefois abdomen entièrement noir:
variété melanaria Kom.), parfois le 3° segment rouge en partie; une
bande apicalo de pruinosité blanche aux tergites abdominaux chez le 5*,

112 mms ma raaivca. — umriâivorrianizs
de petits triangles analogues sur les côtés chez la Q. Le long du
bord interne des yeux, un bourrelet. Thorax mat, le segment médiaire
très finement strié transversalement; aire pygidiale lisse.
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Fm. 202. — Larra anat/wma Q X 3.
Tout le midi de la France, où il est assez commun. Remonte dans la vallée
du Rhône jusque vers Mâcon, au centre jusqu’à Argentat (Corrèzelgà l’ouest
jusqu’à Royan (Charente-Inférieure) et même St-Rémy-la·Varenne(Maine-et·
Loire). — Bassin de la Méditerranée.
Biologie. — N’est pas connue avec certitude; Faune (1886, p. 231) et FERTON
(1905,p. 67) ont vu l’Insecte pénétrer dans les terriers de la Courtilière (Gryllo—
mlpa gryllomlpa) et les suivre sur un assez long parcours; ils en ont conclu,
avec assez de vraisemblance, que la proie du Larra ana:/zema était la Courti—
lière. Il est bon de noter, et on le verra plus loin, que le Nozogonia pompiZi·
formis, espèce très voisine, chasse aussi des Grillons.
G. NOTOGONIA Achille Cosra.
TABLEAU nas nsriacns (6 Q). ·
Q- Taille moyenne, ne dépassant pas 12 mm. Ailes subhyalines,
enfumées seulement à l’apex. Segment médiaire nettement strié
tranversalement. Q , aire pygidiale ponctuée dans sa moitié pos-
térieure, presque complètement lisse dans sa moitié antérieure.
Assez commun ............ N. pompiliformis.

ximxxâivorrànss. - srnscmma ,113
-— Taille plus forte, souvent au-dessus de 12 mm. Ailes très forte-
ment enfumées sur toute leur surface. Segment médiaire beau-
coup plus finement strié transversalement. —- Q , aire pygidiale
densément ponctuée sur toute sa surface. Rare". N. nigrita. '
N. pompiliformis PANZER.’·—· Kom., 18%, p. 250. - Larra p., DALLA
Tonnn, 1897, p. 672.
L. 8-12 mm. —— Fig. 203. Corps entièrement noir, les tergites abdomi-
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Fm. 203. - Notogonia pompili/`ormis Q X 3.
naux noir profond, avec, sur chacun d‘entre d’eux, une fine bande de
pruinosité à reflets blanchàtres (vue sous une certaine incidence). Tête :
deux bourrelets le long du bord interne dcs yeux; ocelles supérieurs
réduits à un petit trait transversal. Pattes noir brillant, tibias et tarses
très peu épineux; tarsesl sans peigne bien précis.
Var: Callian; Bouches-du·Rhône; Vaucluse : Sérignan; Corse; Landes:
St-Sever; Gironde 1 Bordeaux; Charente-Inférieure : Royan. Assez commun.
_-— Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord. Asie Mineure.
Biologie. — Kom., (1884, p. 252); Fmane (1886, p. 230 sous le nom de Tac/zytes
nigra); Fewron (1901 b, p, 98; 1905, p. 67; 1911, p. 359); BERLAND (1925 a. p. 43).
— Nidiiie surles talus, nid peu profond; emmagasine des Grillons (1) : larves de
Grillons (d’après Kom.); adultes de Gryllomorp/za dalmatina et uclensis (FER-
Torr et BERLAND); en Algérie : Platyblcmmus umbroculatus (Fx-znroxv). ·
N. nigrita Lerunnrxan. -— Kom., 188h, p. 253; DALLA Tomm, 1897,
p. 671.
L. 11-16 mm. — Très voisin du précédent. .
(1) C’est certainement par erreur que LlCIlTENSTEIN'(l<Y73) signale ce Sphégide comme capturant l
des Criquets. Il ¤’agit sans doute d‘un Tachysphex.
8

114· FAUNE un 1=nANcE.·-——— HvMÉN0PTi:nEs
Alpes-Maritimes: Cannes (d’après Promo); Antibes (coll. Fmor). Très rare. ——
Espagne et Afrique du Nord.
Biologie. - (Fmvron 1911, p. 359). ·-· Chasse des Grillons.
Gi. TACHYSPHEX Kom,.
. Fig. 204. - Taille moyenne ou petite. Tête elliptique, antennes fines; yeux
très gros, convergents vers l'arrière, ocelle antérieur rond, normal, les pos·
térieurs oblitérés, réduits à une tache allongée, étroite; mandîbules avec une
forte échancrure sur le bord postérieur, près de la base (fig. 222). Ailes : la
3° cellule cubitale allongée vers le bord de l’aile (fig. 204, 207, 208). Pattes 1
chez le (j' le fémur I est fortement échancré au bord inférieur, près de la base
(fig. 209); peignes développés chez la Q, présents, mais très réduits, chez le
çj'. Aire pygidiale Q lisse, parfois plus ou moins ponctuée, jamais couverte de
poils.
Pour la coloration, il y a deux types : l’un à corps entièrement noir, l'autre
à abdomen en partie rouge (fig. 204). Une pilosité argentée, ou dorée (6).
sur la face et les côtés du thorax, les 3 ou 4 premiers segments abdominaux
avec une bande apicale de duvet blanc.
. Biologie. ——Nidifient dans le sable, chassent de jeunes Orthoptères de diverses
familles (T. acrobazes a été signalé comme chassant des larves d’Hémiptères).
Travail principal. — Kom. (F.-F.), 1884, p. 347-393.
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` Mir
Fm. 204. — Tachysphesc pectinipes Q >< 5.
DISTINCTION DES SEilES·
Cï. Pas d`aire pygidiale; fémurs I échancrés en dessous; antennes
' souvent plus courtes que chez la Q.
Q . Aire pygidiale présente; fémursl non échncrés; antennes souvent
` plus longues que chez le <j‘.

nrmânorrnnns. — srnsoxmn 115
TABLEAU nas Esriscss.
Mdles.
1. `Côtés du segment médiaire plus ou moins striés longitudina-
' lement .................... 2
—- Côtés du segment médiaire non striés .......... 9
2. Abdomen entièrement noir.. . .. ........... 3
—- Abdomen en partie rouge. . . - .......... 4
3. Antennes longues, les articles étroits et allongés (fig. 210),
atteignant en arrière au moins le milieu du segment médiaire
...,............ . T. filicornis, p. 118
— Antennes courtes (fig. 211) atteignant en arrière au plus le point
d’insertion des ailes postérieures. Très commun. T. nitidus, p. 117
4. Ecartement des yeux au-dessus des ocelles, à peine égal à la lon- ,
gueur du 2° article du funicule ..... . T. Costai, p. 120
— Ecartement des yeux, au-dessus des ocelles, égal à la longueur
des articles I-)- ll du funicule ........... 5
—- Écartement des yeux, au-dessus des ocelles, supérieur à la lon-
gueur des articles I-)- ll du funicule .... _ ...... 6
I 5. Pilosité de la face argentée; segment médiaire comme tronqué
perpendiculairement en arrière ..... T. Julliani, p. 120
—- Pilosité de la face dorée; segment médiaire à face postérieure
plus inclinée . .· ......... T. lativalvis, p. 121
6. Taille petite, atteignant rarement 8 mm ......... 7
- Taille grande, toujours au—dessus de 8 mm., ....... 8
7. Yeux très fortement écartés au-dessus des ocelles, cet écartement
égal à la longueur des articles I -)— Il -)- III du funicule. 3° cel-
lule cubitale fortement allongée vers l’apex de l’aile (fig. 208).,
Espèce rare .......... T. psammobius, p. 122
—· Yeux écartés au plus de la longueur des articles Il -(- III du funi-
cule. 3* cellule cubitale à côtés presque parallèles (fig. 207). Es-
pècetrès commune ......... T. pectinipes, p. 121
8. Ailes fortement enfumécs; la 1" nervure transverso~cubitale forme
un angle obtus avec la nervure cubitale. Espèce rare ....
...... ' ......... T. nigripennis, p. 122
—— Ailes à peine enfumées; la 1’° nervure transverse-cubitale forme
I un angle presque d1·oit·avec la nervure cubitale. Moins rare. .
................ T. acrobates, p. 121
9. Le plus grand éperon du tibia III dépasse l’apex du métatarse
(fig. 214) ............. T. spoliatus, p. 120
—- Le plus grand éperon du tibia III n'atteint pas l’apex du'méta-
tarse ............. . ....... 10

116 FAUNE on rames. — nY_M1—ïxorcrÈaEs
10. Épines du tarse I très courtes et minces; côtés du segment
médiaire avec quelques stries obliques au voisinage de la face
dorsale ............. T. pygidialis, p. 119
-- Épines du tarse I assez minces, mais de longueur moyenne; côtés ·
du segment médiaire sans stries obliques. . T. Panzeri, p. 119
Femelles. `
1. Abdomen entièrement noir ............. 2
— Abdomen en partie rouge .............. 7
2. Antennes très longues et fines, leurs articles très allongés (fig. 212),
ramenées en arrière, les antennes atteindraient le 26 tergite abdo-
minal. .... . ....... T. fîlicornis, p. 118
— Antennes à articles plus courts (fig. 213), ramenées en arrière,
elles atteindraient à peine le segment médiaire ....... 3
3. Côtés du segment médiaire ponctués, et non striés (d’après
Kom.) .............. T. gallicus, p. 119
— Côtés du segment médiaire striés ........... 4-
4. Tibias I rougeàtres sur la face antérieure ........
........... T. latîvalvis, var. gibba, p. 121
— Tibias lentièrement noirs .............. 5
5. Yeux écartés au plus (en haut) de la longueur des articles I -)- II
du funicule ............ T. nitidus, p. 117
— Yeux écartés, au-dessus des ocelles, de la longueur des articles
II -)- Ill du funioule ............. , . 6
6. Aire pygidiale assez large (fig. 215), lisse avec quelques points
espacés ............ T. mediterraneus, p. 118
— Aire pygidiale étroite (fig. 216), très finement striée avec des
points épars (d’après Kom.) ....... T. helveticus, p. 119
7. L’écartement des yeux, au·dessus des ocelles, est plus petit que
la longueur des articles I et II du funicule réunis ...... 8
— L’écartement des yeux, au-dessus des ocelles, est au moins aussip
grand que la longueur des articles I et Il du funicule réunis. . 10"
8. Aire pygidiale de forme très différente de celle des autres Tac/zy—
splzex (fig. 217), large, tronquée à l’apex, lisse avec une dépres-
sion transversale au milieu. Ecartement des yeux à peine égal au
2** article du funicule ......... : T. Julliani, p. 120
— Aire pygidiale d’autre forme (fig. 216), jamais large et tronquée à
· l’apex. Yeux un peu plus rapprochés .......... 9
9. Aire pygidiale allongée, très finement striée (à un fort grossisse-
ment) avec des points épars; côtés du segment médiaire sans
stries vers la face dorsale; pattes et épines franchement rouges à
partir du fémur ...... ` ..... T. Panzeri, p. 119
— Aire pygidiale large (fig. 215),, lisse avec quelques points; côtés du

xiviràxorrànss. — srnncnoan 117
segment médiaire avec des stries vers la face dorsale; pattes
rouge foncé à partir du tibia ...... T. pygidialis, p. 119
10. Uécartement des yeux au-dessus des ocelles est égal à la lon-
gueur des articles I -|- ll du funioule ......... 11-
— Uécartement des yeux, au-dessus des ocelles, est supérieur à la
longueur des articles I —|- II du funicule. ' . T. psammobius, p. 122
11. Tibias et tarses franchement rouges .......... 12
-— Tibias et tarses noirâtres, au plus Pextrémité des tarses rouge. 13
12. Le plus grand éperon du tibia III dépasse l’apex du métatarse
(fig. 214); côtés du segment médiaire non striés, finement cha-
grinés ....... · ....... T. spoliatus, p. 120
— Le plus grand éperon du tibia III n'atteint pas l’apex du méta-
tarse; côtés du segment médiaire striés .... T. Costai, p. 120 _
13. Taille relativement grande (10-14 mm.), bord antérieur du cly-
péus nettement arqué (fig. 218); aire pygidiale très longue et
étroite .............. T. acrohates, p. 121
— Taille moyenne ou petite (7-10 mm., T. nzgnlvennis dépasse par-
fois 10 mm.); bord antérieur du clypéus droit (fig. 205); aire
pygidiale large ou modérément étroite .......... 14
14. Ailes enfumées. Très rare ....... T. nigripennis, p. 122 I
—`Ailes subl1yalines, non enfumées ........... 15
15. Avant-dernier article des tarses plus large à Pextrémité que long
· (fig. 220) ; aire pygidiale large (215) .... T. lativalvis, p. 121
· —— Avant-dernier article des tarses plus long que large (fig. 221);
aire pygidiale assez étroite (216). Espèce très commune. . . x
................ T. pectinipes, p. 121
l. Espèces entièrement noires.
T. nîtîtlus SPINOLA. - Kom., 188/1, p. 372; DALLA Tonus, 1897, p. 681.
T. tarsina [.m>u1.m·mn.
L. 5*, 5-9 mm.; Q, 7-11 mm. - Extrémité des articles des tarses
rouge foncé. Ailes subhyalines, quelquefois un peu enfumées. Front, méso-
uotum et mésopleures finement et densément ponctués. Segment médiaire
finement rugueux sur la face dorsale, strié longitudinalement sur les flancs.
Segments II, III, 1V de l’abdomen avec une bande apicale de pruinosité à
reflets blancs. -— Q , aire pygidiale triangulaire très allongée, lisse, avec
quelques points isolés et une très fine striation en avant.
Toute la France. Toute l'Eur0pe. Afrique du Nord. Asie mineure. Le plus
commun des Tac/iysp/lea: noirs. i
Biologie.- FABRE (1856 b, p. 186;18X6, p. 229, sous le nom de Tac/zytes zarsina:
le Tachyie tarsier); Antaxz (l903 a, p. 41, sous le nom de T. unicolor); Cnavaman
1924 a, p. 73).- Chasse des larves d'Acridieus; d’après Cuuvatmn, ce sont des
Stenobot/wus; dont un seul exemplaire à la fois est placé dans son nid, ·

118 mmm on maman. — nvniâwomànns
T. fîlîcornîs Kom., 1883. —— Kom., 1884, p. 369.
L. Q' 7 mm.; Q, 9-10 mm. _— Se distingue de tous les autres Tachy-
splzex noirs par Pallongement des articles des antennes (fig. 210, 212].
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È È.? 222
220 221
Fm. 205 à 223. - 205. Tachysphem pectinipes Q, tête vue par devant. — 206. T. Pan-
zeri Q, idem. - 207. T. pectinipes, extrémité de l’aile. — 208. T. psammobius, idem.
- 209. Fémurl d’un Tachysphex Q'. - 210. T. fllicornis Q', antenne. — 211. T. niti-
dus Q', antenne. —- 212. T. jïlicomis Q, antenne. —- 213. T. nitidus Q', antenne. ——
214. T. spoliatus Q (type), métatarse lll. — 215. Type d’aire pygidiale large. - 216.
Type d’aire pygidiale étroite. —- 217· Aire pygidiale de T. Julliani. — 218. Clypéus
de T. acrobaties Q. -219. Clypéus de T. acrobates Q'. -— 220. T. lativalvis Q, extré-
mité du tarse III. —- 221. T. lativalvis Q', idem. - 222. T. acrobates Q, mandibule
vue par dessous. —- 223. Extrémité de 1’ai1e d’un• 7 achytes.
Var : Callian; Bouches-du-Rhône: Marseille, Miramas; Vaucluse: Orange;
Gard : Générac; Hérault : Montpellier (Lxcnrmsraiiv, d’après Korn.); Corrèze :
Argentat; Vendée : St-Jean-de—M0nts (Méqmcmon); Loire-Inférieure : Le Pou-
liguen; Seine-et—Oise : Saclas (R. Bnnotsr). — Suisse (Tounmnn, d’après Kom.);
Barcelone, Afrique du Nord. Assez commun. ·
T. mediterraneus Kom., 1883. — Kom., 188Q, p. 371. l
L. 10-11 mm. -—- Se distingue de T. nitidus par le plus grand écartement
' des yeux, caractère assez difîicile à apprécier. —- Q' inconnu.

nmiàxorriznns. -- srmamnae 119
Corse : Bonifacio, Ajaccio; Pyrénées-Orientales : Banyuls-sur-Mer (R. Bs-
Noisr).
Biologie. — Fsnrox (1901 b, p. 99; 1908, p. 558 ; 1911, p. 388 et 398). Les nom-
breuses observations de Fiznrox, tant en Corse qu’en Algérie, lui ont montré que
ce Taclzysplzex chassait uniquement une espèce de Grillon : l'Oecanthuspellu-
cens, pris généralement à l’état de larve.
T. helveticus Kom., 1884, p. 374. _
L. 8- 10 mm. — gf inconnu. Espèce assez douteuse, diiïérant de T. niti-
dus, d’après Kom., par la tête plus large et à ponctuation plus fine et plus
dense.
Signalé de France, sans localité, par Kom., l L
T. gallicus Kom., 1883. - Kom., 1884, p. 377.
L. 9-10 mm. — (5* inconnu.
Marseille (d'après Kom.), Ne paraît pas avoir été vu depuis. _
ll. —- Espèces à abdomen en partie rouge.
T. Panzeri var: msn Lmnpx. -· Kom., 1884, p. 356; DALLA Tonus, 1897,
p. 682. _
L. çj‘, 6-10 mm.; Q, 9-14 mm. — Couleur de Pabdomen variable : tou-
jours les premiers segments rouges, mais parfois Paire pygidiale rouge,
et même l’abdomen entièrement rouge (variétés); pattes rouges, sauf les
hanches, les trochanters et une bonne partie des fémurs, éperon du tibia llI
rouge, l’apex teinté de noir, cet éperon un peu plus court que le 1** article
du tarse III. Côtés du segment médiaire non striés, ou à peine, sur le bord _
inférieur. Yeux très rapprochés en haut.`
Commun en Corse : Bonifacio, et dans le midi de la France : Bouches-du-
Rhône : Rognac, Gardane; Vaucluse : Sérignan; Hérault: Cette, Béziers;
Landes : Dax, St-Sever; Gironde : Arcachon, Bordeaux; Charente-Inférieure:
Royan. A été trouvé sur la côte à Vannes (Morbihan), et dans 1’intérieur à Fon-
tainebleau (R. Bnnoisr). La collection Sicnm. en contient des exemplaires éti-
quetés Crét. et la V. ce qui, selon toute vraisemblance, signifie Créteil et La
Varenne (Seine); cette espèce aurait donc existé autrefois aux environs de Paris.
Il n‘est pas sûr qu‘elle s'y trouve encore actuellement. — Europe centrale et
méridionale. Afrique du Nord. Asie mineure. ·
Biologie. —- Faim: (1886, p. 227); Fsnrozv (1905, p. 70). - Chasse des larves de
Criquets (Acridiens).
T. pygidialis Kom., 1883. —Kom., 1884, p. 360. -
L. çi, 7-10 mm.; Q, 9-12 mm. — Voisin de T. Panzeri, s`en distingue
par Paire pygidiale plus large; pattes non franchement rouges, mais noir
mêlé de rougeâtre. · ,
· \
Marseille; Bordeaux (d'après Kom.); Bouches-du-Rhône : Miramas (coll. F En-
rox). -— Europe : région méditerranéenne.

120 FAUNE ns raANcE. — uYMENo1>*rÈnEs
T. Julliani Kom., 1883. —— Kom., 1884, p. 384.
L. 57 7-9 mm.; 8-11 mm. — Q très reconnaissable à la forme de l’aire
pygidiale (fig. 217) qui est très large, divisée en deux par une dépression
transversale, la partie antérieure étant lisse, la partie postérieure mate.
Yeux écartés à peine de la longueur du 2° article du funicule; côtés du
segment médiaire striés, pattes noires, avec des épines jaunâtres, tibias
et tarses III plus ou moins tachés de 1·ougeàtre;éperons noirs.
Marseille (type, d’après Kom.), Bouches-du-Rhône : Vitrolles, Miramas, Pas-
des-Lanciers, (coll. FER'1`0N); Var : Callian, Cavalaire (BERLAND), Carqueiranne
(FERTOY). En juin et juillet. Rare.
Biologie. —- Capture de très jeunes Mantes de 20 mm. de longueur au maxi-
mum, les transporte au vol (Fnnroir, 1901 I2, p. 100; BERLAND, 1923 a, p. 174),
T. spoliatus G1nAu¤,1863  —-· T. ru/ZpesA1cH1NGEn. 1870; KOHL, 1884,
p. 379 Q . T. rujîpes -}- T. spoliata Daim TORRE, 1897, p. 685.
L. 5*, 7,5-10 mm.; Q, 9-12 mm. — Cette espèce se reconnait à la lon-
gueur des éperons du tibia Ill (fig. 214), qui dépassent nettement l‘apex du
métatarse; yeux écartés en arrière de la longueur des articles I -|- II du
funicule; segment médiaire non strié sur les côtés, très finement chagriné
sur le dos; pattes : hanches, trochanters et fémurs noirs, Pextrémité des
fémurs et tout le reste rouge, ainsi que les épines et les éperons.
Hautes-Alpes : Vallouise (type); Corse :Bonifacio, Evisa; Hautes-Pyrénées:
Barèges; Bordeaux; Charente-Inférieure : Royan; Pyrénées-Orientales : Ver-
net-les-Bains. - Europe centrale. — Rare.
Biologie. -KouL (1884, p. 381}; F'En1·oN (1899, p.6; 1901 I2, p. 99). - Chasse des
· larves de Locustiens (Phasgonuridae); principalement de Plazycleis l: Metric-
ptera) d’après FERTON. .
T. Costai DEsrEEA1v1. — Kom., 1884, p. 365. —- LeTachyte manticide, de
Fabre. ·
L. 5*, 7-9 mm.; Q , 9-12 mm. — Yeux beaucoup plus resserrés chez le
5* que chez la Q; segment médiaire à côtéspettement striés, face supé-
rieure fortement rugueuse. Pattes rouges, sauf les hanches, les trochan-
ters, et une partie du fémur; pilosité de la face dorée chez le 5*, argentée
chez la Q . Aire pygidiale large.
Marseille, Bordeaux (d’après Kom.); Bouches·du-Rhône : Vitrolles, Rognac;
Vaucluse: Sérignan (FABRE); Drôme : Nyons. —- Espagne, Italie. — Espèce
rare.
Biologie. - LICHTENSTEIN (d‘après Kom., 1884, p. 365} aurait vu cette espèce
chasserle Grillon des champs (Ac/zem eampeszris); il s’agit d’un autre Tachy-
sphex, sus doute, car les déterminations de Lxcnrrzwsrnxw sont extrêmement
sujettes à caution. C'est cette espèce que FABRE a simplement désignée sous le
(1) Le type de Giuwn est au Museum de Paris. `

nxvmânorrianss. — srnscnnma 121
nom de : « le Tachyte manticide r (1886, p. 229), ou Tachyte chasseur de Mantes ;
mais cette appellation est insuffisante, puisqu’il y a d'autres Tachysphex qui
chassent les Mantes, notamment le T. Julliani chez nous. Uexamen de la col-
lection de FABRE m’a permis d'établir qu`il s'agissait du T. Cosmi (Bmmuvn,
1923 a, p. 173). Il n‘a pas été fait d’observations biologiques sur cette espèce
depuis FABRE.
T. pectinîpes L. -— Kom., 1884, p. 388; DALLA Toune, 1897, p. 683.
L. 6, 5-8 mm.; Q, 6-10 mm. -— Fig. 204. Espèce d’assez petite taille,
noire avec les premiers segments de l‘abdomen rouges; tegulae rou-
geàttes; pattes noires, les tarses plus ou moins rougeàtres, épines rou-
gcâtres; ailes hyalines, 3° cellule cubitale rhomboïde, les 2 nervures
transverso-cubitales également écartées sur tout leur parcours. — Q,
bord antérieur du clypéus droit, côtés du segment médiaire striés, aire
pygidiale allongée (216), étroite, très finement striée et de plus avec
des points irrégulièrement disposés. — 6, pubescence de la face
argentée.
Toute la France. L'espèce la plus commune. Toute l'Eu1·0pe.
Biologie. — NIELSEN (1900, p. 268); ÀDLERZ (1903 a, p. 50); GAnnNx·:n (1908, p. ·
186); CnnvAL11:n, (1924 a, p. 74). - Chasse des larves de Criquets (Acrididae) très
jeunes, dont il emmagasine plusieurs exemplaires (de 3 à 7) pour chacun de
ses nids.
[Les espèces qui suivent ont l’aspect et la coloration de T. pectimlpes,
elles se distinguent principalement par les caractères donnés au tableau].
T. lativalvis Tnomsox. — K0uL, 188Q, p. 382; DALLA Tonnn, 1897, p.
681.
L. 6, 6-8 mm.; Q, 8-10 mm. — 3° cellule cubitale non prolongée pos-
térieurement, les deux nervures qui la limitent sur les côtés plus écartées
en bas qu’en haut; face interne des tibias I à reflets jaune rougeâtre (noire
chez T. pectinzpes).
Hautes-Pyrénées : Barèges; Maine—et~Loire: St·Rémy-la-Varenne; Seîne·et-
Marne: Fontainebleau; Oise : Orry-la-Ville; Ardennes: Le Châtelet (R. BeNo1s·r). ·
-— Europe centrale (décrit de Suisse). Angleterre.
VARIÉTÉ gibba. K0¤1L. — Abdomen entièrement noir (Q seulement).
Corse : Bonifacio; Bouches-du-Rhône : Pas-des-Lanciers, Vitrolles. -
Espagne.
Biologie. — C'est un chasseur de Blattes, la variété gibba a été signalée par
Fsnrozv (1901 b, p. 100) comme chassantl'l:`czobius lividus, et la forme typique par
Antenz (1903 a, p. 50; 1906 a, p. 29) un autre Ectobius, l’E. lzzpponicus. Fsnrox
l’avait donnée (1912, p. 189) comme capturant un llémiptère, mais c`était un
lapsus, qu`il a rectifié (1914, p. 103). _
T. acrobates Kom., 1878, 182%;, p. 390; DALLA Tonus, 1897, p. 677.
L. 6, 8-12 mm.; Q, 10-13 mm. — Aspect de T. spimpes, mais taille

122 FAUNE DE rnnivcn. -— HYMÉNOPTÈRES
_ beaucoup plus forte. Clypéus arqué en avant (fig. 218, 21.9). Pattes noires,
les tarses plus ou moins rougeàtres. Côtés du segment médiaire assez
fortement striés. Aire pygidiale longue et étroite, avec quelques points
irrégulièrement placés.
Corse : Bonifacio; Bouches-du·Rhône : Gardiane; Corrèze : Argentat; Cha-
rente-Inférieure : Royan. — Suisse : Peney (d’après Kom.), Europe centrale
et méridionale.
Biologie. - Chasse des larves de Locustiens (Fsnroiv, 1.901 b, p. 100; 1.911,
p. 388), spécialement de Plalycleis (: Metrioptera) tessellata (Kom., 1884, .
p. 392). D`après Kom., ce Tachysp/tex présenterait une certaine variabilité de
1’instiuct, puisqu‘il chasserait également des larves d’Hémiptéres. (Voir aussi
Kom., 1880, p. 233).. '
T. nigripennis Srmonn. -— Kom., 1884, p. 389.
L. 10-12 mm. —- Ailes assez fortement enfumées. Aire pygidiale lisse,
avec quelques points épars. ,
Marseille; Bordeaux (d’après Kom). Var : Toulon; Hérault : Cette. — Rare.
_ Europe méridionale.
Biologie. — Chasse des Criquets : larve d’Acrotylus insuàricus (Fnaroiv, 1901 Z2,
p. 100).
» T. psammohius Kom., 1880. —— Kom., 1884, p. 386.
L. 5*, 4-6 mm.; Q , 6-8 mm. —— Espèce de petite taille, à yeux fortement
écartés. Aire pygidiale plus large que chez T. peczinipes. 3° cellule cubitale
· plus allongée vers l’apex de l’aile que chez cette dernière espèce. - 5*,
pubescence de la face argentée.
Bouches-du-Rhône 2 Miramas, Pas-des-Lanciers, Vitrolles; Lyon (colli nr:
Ginrrn). —- Peney, près Genève. Sud du Tyrol. Calabre (d’après Korn), Espèce
très rare. _
G. TAGHYTES (1). ,
Caractères des Taclzysphez, mais taille forte (presque double des Tachysphem
moyens). Aire pygidiale couverte de pilosité serrée, plus ou moins dorée.
Cellule radiale lancéolée, la cellule accessoire très réduite; 3** cellule cubitale
très allongée vers l’apex de l’aile, la 3° nervure transverso—cubitale coudée (fig.
223.
Biologie. — Les Tac/zytes creusentleurs terriers dans le sable et, autant que '
l‘on sache, capturent de jeunes Criquets (Acridiidae).
Travail principal. —- Kom. (F.-F.) 1884, p. 327-347.
(1) Je ne donne pas de dessin d’ensemble du genre Tachytes, quia tout àfait la forme des Tachy-
sphex (voir fig. 204), mais avec une taille plus grande.

' \
\
nYMÉNo1=·rÈnns. —- SPHEGIDAE 123
TABLEAU uns Espèces (5* Q).
1. Abdomen entièrement noir ....... T. etruscus, p. 123
- Abdomen en partie rouge .............. 2
2. Pattes entièrement noires, sauf Pextrémité des tarses .... 3
- Pattes avec les tibias et une plus ou moins grande partie des `
fémurs rougesi ................. 4
3. Ecartement des yeux, sur le vertex, au moins égal aux articles
I -)— II du funicule. Espèce commune. . . T. europaeus, p. 123
—- Ecartement des yeux, sur le vertex, à peine égal à l’article II du
funicule. Rare ......... T. Frey-Gessneri, p. 124
4. 1" et 2° segments de l‘abdomen seuls rouges; fémurs III rouges
à peine à Pextrémité ......... T. obsoletus, p. 123
— 1“, 2° et 3** segments de l’abd0men rouges; fémurs Ill rouges
presque en entier ...... _ .... T. tricolor, p. 124
T. etruscus Rossi. —- Kom., 1884, p. 332; DALLA Tonnn, 1897, p. 689.
L. (3*, 13-17 mm.; Q , 15-21 mm. —- Entièrement noir, y compris l’abdo-
men; face avec une pilosité argentée, le segment médiaire à pilosîté gri-
sâtre, les 4 premiers segments abdominaux avec une bande assez large de
pruinosité blanche à reflets soyeux, le dernier segment recouvert en entier
de cette pruinosité.
Landes : Dax, St-Sever;Hérault : Montpellier; Bouchesdu-Rhône :Les Saintes-
Maries-de-la—Mer (coll. P. Roru); Var: Toulon. Paraît commun dans le Sud-
Ouest; rare ailleurs. — Europe méridionale. Asie mineure. Afrique du Nord.
T. europacus Kom., 1883. — Kom., 1884, p. 338; DALLA Tonus, 1897,
p. 689. T. obsoletus des auteurs.
L. (5*, 10-14 mm.; Q, 12-16 mm. -— Noir avec les 2 premiers segments
de l’abdomen rouges, ainsi que les éperons tibiaux, et une plus ou moins
grande partie de Pextrémité des tarses. Tête et thorax avec une pilosité
grisâtre dressée; une pilosité argentée sur la face, les mésopleures, une
partie des fémurs, et une pruinosité argentée au bord apical des segments
abdominaux; ailes transparentes.
Toute la France` jusqu‘aux environs de Paris; assez commun. — Toute
l‘Europe centrale et méridionale. Asie mineure. Afrique du Nord.
Biologie. - Kom. (1884, p. 340); Fnnwom (1901 b, p. 101; 1911, p. 364; 1921,
p. 350). -—Chasse des Criquets (Acridiidae) : Stenobotlzrus rufipes etpulvinatus
par exemple.
T. ohsoletus Puossx. - Kom., 1884, p. 342; DALLA Tonus, 1897, p. 692.
L. 10-16 mm. - Très voisin de T. europaea. Chez le 6*, le dernier
article des antennes est conique, tandis qu‘il est aplati chez europaea.

x
124 · FAUNE nn rnaxca. —— uvntiâzvorriauas
Corrèze: Argentat (1 çj'); Landes : St·Sever (2 Q); Corse (d’après KOHL)· —-
Italie. Suisse. Hongrie. Sud de la Russie (d’après Kom.), Très rare.
T. Frey—(}essneri Kom., 1881. - Kom., 1884, p. 336; Daum Toaaa, 1897,
p. 690.
_ L. 10-16 mm. — Très semblable à T. europaea, dont il ne se distingue
que par les yeux beaucoup plus resserrés.
Pyrénées·Orientales: Collioure (J. Comcwau), Perpignan, Banyuls-sur-Mer
(R. Bsrroisr). — Espagne. Sicile. Afrique du Nord. Syrie. Rare.
Biologie. - Faarou (1911, p. 364) a observé cette espèce en Algérie; elle
creuse son terrier dans le sable, approvîsionne avec des Criquets (Acridiidae)
qu’elle transporte au vol, et dont elle lape les sucs avant de les introduire dans
son terrier.
T. tricolor F. —Kom., 1884, p. 341; DALLA Toune, 1897, p. 694.
L. 12-17 mm. — Se reconnaît à la grande extension de la couleur rouge,
qui envahit les 3 premiers segments de l'abdomen, les fémurs Ill presque
en entier, et l’extrémité des fémurs [ et Il.
Corse: Bonifacio. — Assez commun dans le nord de l'Afrique, et en particu—
Iier dans la région de Tanger.
_ ‘ G. MISGOPHUS JUMNE.
Fig. 224. — Sphégides de très petite taille, entièrement noirs, ou noirs avec
l’abdomen rouge en tout ou en partie; 2 cellules cubitales, la 28 pétiolée (fig. 224,
-·      ` Lgi il 4 È ,
p.   .·:;  ` Q j..  
,· '   =-. ._
V _ ..i- ‘ —   ._ ~
. ·   ··,’
F10. 224. — Jliscophus bicolor Q >< 5.
. 225, 226) (chez M. boizifaciensis 1 seule cellule cubitale (fig. 227). Yeux.à peine
convergents vers le Vertex. Mandibules avec une forte incision du côté 1uterne,
près de la base. Peigne des tarses I médiocrement développé. Segment mèdiaire
assez long, avec une carène médiane, la face dorsale en général fortement
chagrinée ou rugueuse. p

xiïmâxorrènss. ·—- sriincmnn 125
Biologie. — Nidifient dans le sable, chassent des Araignées de très petite
taille. (Fsnroiv, 1896 a, p. 8). .
Travail principal. — Kom. (F. F.) 188Q, p. 218-233.
Dxsrmcrxox ons snxns
Q (pas d’aire pygidiale). — Tarses l avec un peigne peu développé, de
quelques fines épines.
dl. Tarses I sans peigne.
Tannmn ons Esrlacns (5* Q).
1. Une seule cellule cubitale (fig. 227); segment médiaire lisse sur
sa plus grande partie; téguments à reflets métalliques très pro-
noncés. . · .......... . M. honifaciensis, p. 125
-— Deux cellules cubitales, la 2° pétioléo (fig. 224) ; segment médiaire
chagrîné ou rugueux sur toute sa surface; téguments à peine
bronzés sur la face et le thorax ............ 2
2. Espèces entièrement noires ............. 3
. — Espèces à abdomen en partie rouge .......... 6
3. Pattes entièrement noires ......... l ..... 4
— Tibias et tarses rouges. Bare ...... M. Nicolai, p. 127
4. Cellule radiale très petite, sa surface à peine égale à celle de la
2° cellule cubitale. (fig. 225). Rare ..... M. gallicus, p. 127
— Cellule radiale plus grande, sa surface supérieure à celle de la
2° cellule cubitale (fig. 226) ............. 5
5. Ponctuation de la face et du vertex très forte, mésopleures en `
entier et assez fortement ponctuées. Rare. . .M. spurius, p. 126
— Ponctuation de la face et du vertex moins forte, mésopleures à
peine ponctuées, lisses et luîsantes sur presque toute leur surface.
Rare ............... M. concolor, p. 126
6. Les 3 premiers segments de l’abdomen seuls rouges. L‘espèce
la plus commune ........... M. bicolor, p. 127
—- Abdomen entièrement rouge. Rare .... M. rubriventris, p. 128
I. Espèces entièrement noires.
M. bonifacîensis Fnnrou, 1896 a, p. 6.
L. 3,5-5 mm. Se distingue par ses reflets métalliques très prononcés (‘),
son segment médiaire presque lisse et la forme des ailes (fig. 227) qui n’ont
qu’une seule cellule cubitale. Ailes brunes, l’apcx blanc, ainsi qu`une
tache au niveau de la cellule cubitale.
(1) Aucun autre Miscophus de France n’a des reflets métalliques aussi prononcés, mais le
M. maritzmus Swunnns, d‘Angfeterre présente des reflets semblables; cette espèce pourrait se
trouver sur le littoral français de la Manche.

126 FAUNE ns manon. - nvMÉN01>rÈnEs
Corse: Bonifacio; l'espèce y est commune; c'est la seule localité connue.
Biologie. - Chasse de très petites Araignées de familles variées; les espèces '
suivantes ont été relevées par Fsn·roN (1896 a, p. 9) : Zodarion elegans, nigriceps ;
Theridion aulicum; Jllicroneta rurestris; Araneus et Chiracanthium très jeunes; '
Lycosa periza très jeune; C/zalcoscirtus infimus; Neetha memôrosa.
225 '   î 226
‘ ` 227
· 228
Fxe. 225 à. 229. -— 225. Aile de Miscop/ws galliws. -—· 226. Aile de M.’spu1·ius. —— 227.
Aile de M. boni/`aciensis. - 228. Aile de Nitela Spinolae. — 229. Aile de Sylaon
compeditus.
M. spurius Danmaom. —- Kom., 1884, p. 224 (niger); DALLA Toune, 1897,
p. 698. M. ater Ln1>.?(‘)
L. 4-6 mm. — Reflets légèrement bronzés sur la face et sur les côtés.
Face densément chagrinée, mésopleures nettement ponctuées, ainsi que
le mésothorax et le scutellum:
Corse: Bonifacio; B0uches—du-Rhône : Marseille, Vitrolles, Pas-des-Lanciers;
Aube : Bar-sur-Seine (coll. Funrmxns). —- Europe centrale et méridionale. Hare.
Biologie. —- Anbnnz (1906 a, p. 28 : M. niger).
M. concolor Daemon. ——- Kom., 188â, p. 225; DALLA Tomas, 1897,
p. 697.
L. 3-6 mm. —- Taille généralement très petite. Ponctuation de la face
très peu serrée, mésopleures presque lisses; sculpture du segment mé-
diaire formée de stries longitudinales, au moins sur la moitié antérieure.
Variété : 2° segment de l’abdomen ronge (d’après Kom,).
(1) Miscophus ater est probablement synonyme d’une des espèces entièrement noires, mais la
description est insuffisante. Rien n’autorise à dire que ses pattes sont en partie rouges, comme
1’a fait arbitrairement Edmond Anims dans le Species.

uvmîxorrànes. —- sruecxnna 127
Bouches-du~Rhône : Pas-des-Lanciers, Simiane ; environs de Genève (cl’après I
Kom.); Seine-et-Oise: Bouray (R. Benoist); Seine: Sceaux. Belgique (d’après
Kom.), Rare. — Europe centrale.
Biologie. - F1-:m·01v (1896 a, p. 10) signale comme proies 1 Lycose très jeune
et Pterozricha. exornaza également très jeune. _
M. Nicolai Fenrorz, 1896, p. 5.
. L. 5 mm. — Face et thorax légèrement cuivrés. Face antérieure du
scape jaune, tibias et tarses rouges. Ponctuation de la face et du thorax
très line, plus fine que chez M. spurius; sculpture du segment médiaire
fine, composée sur la face supérieure de stries obliques; ailes hyalines, le
tiers apical plus foncé.
Bouches—du-Rhône (type) : Pas-des-Lanciers, Simiane; Drôme: Nyons.
Biologie. - Fznrozv (1896 a, p. 10) avu cette espèce capturant C/zalcoscirtus
in/imus. qui est un Salticide minuscule.
M. gallicus Kom., 1883. -- Kom., 1889,p. 226; DALLATonnE, 1897, p. 698.
L. 6-7,5 mm. -— Face antérieure du scape et milieu des mandibules fauves.
Cellule radiale petite (fig. 225). Face et côtés très finement ponctués.
Segment médiaire relativement long.
Bouches·du—Rhône :Marseille, Miramas, Vitrolles, Pas-des·Lanciers, Rognac;
Var: Carqueiranne, Callian; Gard : Générac; Pyrénées-Orientales : Banyuls-
sur-Mer (R. Bsivoxsr). Peney, près Genève (d’après Kom). — Algérie : Dellys
(d’après Fenrox).
Biologie. — Feuroiv (1896 a, p. x0) signale comme proies deux Salticides :
Neel/za. membrosa et Aelurillus insignitus (petite). Voir aussi Fenrou (1914.
p. 103).
Variété : la collection Ernest Aunmî contient des exemplaires de cette espèce
provenant de Barcelone, et dont les premiers segments de l'abdomen sont
rouges.
II. Espèces à abdomen rouge, au moins en partie.
M. bicolor Juumz. - Kom., 188Ãt, p. 222; DMLA Toune, 1897, p. 697. —
L. 4,5-8 mm. —- Fig. 224. Face, mésothorax et mésopleures finement
ponctués; segment médiaire fortement rugueux en dessus, des stries
obliques en avant, le restant vermiculé. Ailes hyalines, eniumées à l’ex-
trémité. Cellule radiale à surface plus grande que celle de la 2° cellule
cubitale. I
Toute la France. Assez commun. — Toute 1’Europe sauf l‘extrême nord.
Biologie. — ne Gxutte, dans son catalogue, signale comme proies deux Thé-
ridiides : Asagena plzalerata, Theridion sp.? et même un Plzalangium ce qui
serait un cas presque unique de Fouisseur s‘attaquant à un Arachnide autre
qu’une Araignée.

128 FAUNE DE FRANCE. —- HYDHÉNOPTÈRES
M. rubriventrls FEnToN, 1896 a, p. 3. —- M. gallicus var. rubrfvenn·z'.s·
Ferton, 1914, p. 104.
L. 5-7 mm. —— Abdomen entièrement rouge. Tête, thorax et pattes
couverts d’un duvet argenté très. développé; segment médiaire non
rugueux, finement chagriné, avec une carène médiane bien nette. Des
taches rougeàtres sur les pattes. '
Corse z Bonifacio. — Algérie (d'après Fenrorz).
` G. NITELA LATRÉlLLE·
Petits, noirs, une seule cellule cubitale (fig. 228). '
TABLEAU nEs Esriscns.
g- Face et mésonotum ponctuée; postscutellum lisse .....
...... ' ............ N. Spinolae.
—— Face non ponctuée, mais couverte de petites carènes qui for-
ment une réticulation dense; mésonotum strié longitudinale-
ment; postscutellum avec quelques fines carènes longitudinales,
parfois visibles seulement sur les côtés. Rare. . . N. fallax.
N. Spînolae LATREILLE. — Kom., 1884,p. 216 : DALLA Tonus, 1897, p. 699.
L. 4-6 mm. — Noir, ailes h ·alines; cl éus avec une fine ubescence
F Y P _ P
argentée. Yeux assez fortement convergents en arrière. Antennes assez
courtes, le 1°' article du funicule aussi long que le 2° (caractère excep-
tionnel). Segment médiaire fortement rugueux en arrière, strié sur les
côtés. Aile antérieure (fig. 228).
Seine-et-Oise : Maisons—Laffitte, St-Germain; Seine-et-Marne: Fontainebleau;
Allier : Broût-Vernet; Vienne: Chàtelleraut (FERTON)§ Pyrénées-Orientales :
Mont·Louis (Fzurou); Var: Toulon (Fnnrou); Corse : Bonifacio. - Presque
toute l’Europe. Assez rare partout.
Biologie. -FEnToN (1896 zz, p. 14; 1901 I2, p. 107; 1905, p. 71); GmAUn (1866,
p. 474] ; Vuvciaus (1910, p. 11-18). Nidifie dans les Ronces, mais aussi dans les
, trous perforés dans les troncs d’arbres ou même dans des meubles par les
Insectes xylophages. - Chasse des Pucerons; ne GAULLE, dans son Catalogue, .
cite Aplzis picridis; Vnvcexs a trouvé dans un nid plus de 40 Aphis. Ce dernier
auteur, enlevant tout Fapprovisionnement d’un nid achevé et fermé, a constaté
que le Nitela recommençait Yapprovisionnement et reclôturait le nid.
N. fallax Kom., 1883. —— Kom., 1884, p. 217.
Tout à fait semblable à N. Spinolae dont il ne se distingue que par
les caractères donnés au tableau.
Se trouve dans les mêmes localités que N. Spinolae : Seine-et-Oise : Maisons-
Lafïîtte, Mesnil-le-Roi; Allier : Broût-Vernet. Plus rare que le précédent.

nvméivorrànns. -— srnscxoan 129
G. SYLAON Piccxom.
Fouisseurs de très petite taille, noirs, reconnaissables ala nervulation des
ailes (fig. 229). Pas d’aire pygidiale.
TABLEAU mas nsràcns.
— Noir, avec des taches blanc jaunâtre : sur les tubercules humé-
raux, une bande sur le pronotum, interrompue au milieu, le
postscutellum, et la base des tibias lll en dessus; aire dorsale
strîée sur toute sa surface. ........ S. compeditus
—— Entièrement noir, sans taches blanches; aire dorsale striée seu-
lement à sa base, le restant chagriné. Très rare .....
.................. S. Xambeui
S. compcditus Piccuotr. - Kom., 1881. p. 210. - Solierella com-
pedita. DALLA 'Tonnn, 1897, p. 700. '
L. 3-4,5 mm. - Téguments finement ponctués.
Corse : Bonifacio; Lyon (?) (coll. ns Gaume); sud de la France (d’après
Kom.), —- Italie. Très rare.
Biologie.- Fznroiv (1896 a, p. 13; 1896 b, p. 80;1901b, p. 106).- Nidifie dans
la terre, mais dans des trous creusés par d‘autres Insectes, les barrières qui
séparent ses cellules sont faites d’un amas de pierrailles et de brindilles, sans
ciment. - Chasse des larves d’Hémiptères de la famille des Lygaeides, proba-
blement Ileterogaster et Platyplax.
S. Xambeui Ernest Axane, 1896, Bull. Soc. ent. Fr., p. 10. ` `
L. 4 mm. Très voisin du précédent.
Pyrénées-Orientales : Ria (type); Corse : Bonifacio (Fnnrrox).
Biologie. —— Nidîfie dans le bois, dans un trou creusé par un Xylophage
(Xansnu, 1896) ou dans un bout de ronce (Frznroiv, 1901, p. 106).
G. PSEN U) Llvrnnitts.
Entièrement noir. Tête avec sur la face une carène médiane divisée en avant
en 2 branches qui s'écartent en forme d'accent circonflexe A, et entre les `
antennes, une carène en deux branches qui forment une petite boucle (fig. 231).
Segment médiaire court, portant un large sillon en T, à fond cloisonné. Ailes
à 3 cellules cubîtales, la 2** et la 3** recevant chacune une nervure récurrente,
(1) Je ne donne pas de dessin d’ensemble de Psen, ce genre a tout à fait Paspect du Dahlbo-
mia atra (voir fig. 230), mais le pétlole est un peu moins long.
9

130 FAUNE ne rnANce. —— nmienorrenes
. (232-234) ou bien les 2 nervures récurrentes aboutissant dans la 2° cellule cubi-
tale (235), celle-ci presque triangulaire. Stigma large, brun. Pétiole assez long,
creusé en dessus d`un sillon.
Biologie. — Nidifie dans des tiges de Ronce, chasse des Pucerons.
DISTINCTION nes sexes.
6*. Antennes assez longues, chaque article dilaté au milieu, les articles
de l’extrémîté non plus larges que ceux de la base du funicule (fig. 236).
(De l‘apex de l’abdomen sort un crochet qui a l’aspect de l’aiguillon
de la Q , voir fig. 241).
Q. Antennes plus courtes, ses articles non dilatés au milieu, mais
ceux de l’apex du funicule plus larges que ceux de la base (fig. 237).
— TABLEAU nes esreces (çïQ)(‘).
1. Le 2° sternite abdominal est marqué, en outre de l`incision tranver-
sale, d’une impression de forme parabolique, à contours bien nets
(fig. 238); cette dépression, d’étendue un peu variable, occupe en
général plus de la moitié de l’article en largeur ....... 2
— 2° sternite abdominal à surface régulièrement convexe, sans
dépression ...... . ............ 4
2. Tête couverte, au-dessus des yeux, de stries diagonales très pro-
noncées; les derniers sternites abdominaux avec une frange de
poils brun roussâtre assez longs; en général, la 2** cellule cubitale
reçoit les 2 nervures récurrentes, mais il y a des exceptions. Espèce
commune ............ Ps. fuscipennis, p. 130
- Tête simplement ponctuée; les 2° et 3** cellules cubitales reçoivent
chacune une nervure récurrente (fig. 232 ai 234) ....... 3
3. Segment médiaire fortement chagriné. Espèce commune ....
.............. · . Ps. pallipes, p. 131
-— Segment médiaire lisse, brillant, àl’exception de l’aire dorsale
(d’après Touemen). Espèce rare .... Ps. laevîgatus, p. 131
4. Dernier segment abdominal rouge. Espèce rare .......
.... I ` .. ........ Ps. haemorrhoidalis, p. 131
— Dernier segment abdominal noir, ou à peine l’apex teinté de rouge 5
5. Tête lisse, au moins sur le vertex. Espèce commune .....
................ Ps. concolor, p. 131
—— Tête ponctuée sur le vertex. Rare .... Ps. Schencki, p. 131
Ps. fuscipennis DAuLeoM. — Edmond ANDRÉ, 1886, p. 182; DALLA Toune,
1897, p. 348.
L. 7-10 mm. -—- En général les 2 nervures récurrentes aboutissent dans
(1) Tounmen a créé plusieurs especes qui reposent uniquement sur de minimes différences de
Stl'llCl'.l.1l`€; mais OIllZl‘011V€ tous les pHSS3.§,'€S CIHI`6 CBS BSPÈCGS qU.'0ll doit COI1SldÉI`8l‘COIl1l116
synonymes d’autres espèces.

rirmàxorrizuns. — sruncman 131
la 2° cellule cubitale (fig. 235), mais quelquefois la 2° nervure récurrente
aboutit dans la 3** cellule cubitale. La forte striation du vertex est, au
contraire, un caractère constant.
Toute la France. Commun. — Europe centrale et méridionale.
Ps. pallipes Parzznu. — Edmond Amand, 1886, p. 184; DALLA Tonus, 1897,
p. 349 (pallidqoes, par erreur). Ps. atratus F., des auteprs. -— L. 5-8 mm.
Toute la France. Commun. - Toute l'Europe.
Bioiogie. —- Keuruznv (1838, p. 17); GIRAUD (1866, p. 470); Veuuorzrr (1891,
p. 14); Baeu (1901, p. 161); NIELSEN (1900, p. 269); FABRE (1886, p. 371, 1903,
p. 210). —— Nidifie dans des tiges de Ronce, où il approvisionne avec des Puce-
rons. Fanun l‘a vu en particulier s’emparer du Puceron du Térébinthe. Kennanv
l’a vu nidiiier dans les~brins de paille des toits en chaume.
Ps. laevîgatus Scnsncu. — DALLA Toune, 1897, p. 348. Ps. dz'stz'nctu.s·
Cnnvuxuu; Edmond Amun 1886, p. 185.- L. 6 mm.
I
Suisse: Nyon (Cusvnnzu). Europe centrale (Scuraucu). Très rare.
Ps. haemorrhoidalis Cosu, 1866, p. 31; Edmond Annuu, 1886, p. 181.
L. 5- 5, 5 mm (d’après Ed. Aucun). — Caractérisé par la couleur rouge du
dernier segment abdominal en entier(‘). 2° sternite abdominal sans aucune
dépression longitudinale, mais avec une incision transversale profonde, le
tégument de l’article, au voisinage de cette incision étant creusé de quelques
gros points. Tête fortement ponctuée. 2** nervure récurrente aboutissant sur
la 3° cellule cubitale, à une bonne distance de la 2° nervure transverse-
cubitale.
Drôme: Nyons (coll. Ernest Annuiê). Probablement très rare. ·- Italie.
Ps. concolor Diumzou. -4 Edmond Aunuià, 1886, p. 183; DALLA Toune,
1897, p. 347. — L. 6-8 mm.
Seine-et-Oise : Conllans-fin-d'Oise; Haute—Saone : Gray;Allier : Broût—Vernet;
Drôme : Nyons; Aube : Bar-sur·Seîne; Isère 2 Grenoble (d’après Giuauo).
Biologie. —- Giuwn (1866, p. 470); Veunonrr (1891, p. 14). Obtenu de tiges de
Ronce, d`où il sortirait très tôt, en avril ou mai; approvisionne avec des larves ·
de Psylles (Gxuaun).
PS. Schencki Touuxxnu., _1889 6, p. 109 et 112.
L. 7 mm. —— D’après Tournier, serait très voisin de Ps. concolor, mais
s’en distinguerait par la tête ponctuée, et non lisse.
(1) Touuxinu (1889 b, p. M2) dit avoir obtenu cette espèce d’un élevage de P:. atratus et, à et
suite, on a consldéréle Ps. hacmorrhoidalis comme une variété de atratus. Mais d'après Pexamen
des exemplaires de la Collection Ernest Axoui:. je suis convaincu que c’est bien une espèce
différente. l'absence de dépression au 2· sternite abdominal ne permettant pas de la confondre
avec P. atratus. Touumeu a dû seulement obtenir des atratus dont le bout de l'abdomen était
teinté de rouge, mais ce caractère de coloralion n’est pas suffisant à lui seul. J'ajouterai que
Touumnu n'a probablementjamais vu le vraihaemorrhoidalis, qui est d’Italie, et que ea capture
dans la Drome, dans une localité très chaude, estune présomption très forte d’identlté.

132 FAUNE ne rnnncs. ——— Hvnéxorrnnns
Suisse : Peney, près de Genève. Très rare.
Remarque : les espèces de Tounmnn peuvent, jusqu’a revision des types, être
mise en synonymîe dela façon suivant :
Psen simplex TOURNIER synonyme dePsen Sclzenc/ci Tonamsn. Psen C/revrieri,
l0TLg`l,lll.tS, I’I'Li7llltuS, TligI‘iC07`TliS, _pygffla€LLS TOURNIER SyIlOI1yIIl€S de .PS67|. fLlSCi·
·_ p€TLTliS DAHLBODL
_ Les Psen Dufoztri Dnmnaoii et 1\§;ZancleriDALBo1·iM sont douteux, et sans affinités
reconnues pour le moment. ` ' ,
G. DAHLBOMIA \V1ssMANN.
Fig. 230. — Taille assez grande; pétiole abdominal long; les 2** et 3c cellules
cubîtales reçoivent chacune une nervure récurrente.
D. atra F. —- Mimesa alrœ DALLA 'l`onaE,`1897, p. 350.
L. 10-13 mm. (Fig. 230). —— Noir. (T à antennes rousses; rembrunies sur
· laligne dorsale et surtout aux articles apicaux, leur forme très spéciale, le
` ,~F··· * A ‘V€%  
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i ( XQ a
xp; ,
i Fm. 230. - Dahlbomia atm Q >< 5.
funicule étant creusé en gouttière en dessous, les derniers articles dilatés
(239) ; pattes I et Il fauves, les hanches, lestrochanters et la moitié basilaire
des fémurs bruns. — Q , pattes noires, lestarses roussàtres; dernier tergite
abdominal avec une aire pygidiale bien délimitée, sa surface avec une fine
ponctuation microscopique serrée, et en plus quelques gros points épars.
Environs de Paris (coll. nn GAULLE); Haute—Saône : Gray; Hautes-Pyrénées 2
Gèdre, Luz; Landes : St-Sever. — Presque toute l‘Europe.
Biologie. -— \V1ssMANN (1849, p. 9); ANDRÉ (1886, p. 181). — Habite le bois
mais aussi le sable et la terre.

` ‘
nrnénorrànas. - SPIIEGIDAE 133 _
G. MIMESA Suocmnn. ,
Très voisin des Psen et Da/zllmmia (voir fig. 230). Corps gréle, élancé,
abdomen pétiolé ; téguments lisses. Noirs en entier, ou abdomen en partie rouge
La 2** cellule cubitale reçoit les 2 nervures récurrentes (fig. 240).
Biologie. — Vivent dansles trous creusés dans le vieux bois par d‘autres .
Insectes; approvisionnent avec des Cicadines.
Travail principal. —Edmond Aivnmê, 1886, p. 173-185.
Dxsrmcrxoiv nas sexes.
df Abdomen conique à l’extrémité,'celle-ci laissant passer une pointe
aiguë ayant l’aspeet d`un aiguillon (fig. 241). Antennes assez longues,
cylindriques, ou à articles à peine dilatés au milieu.
Q. Abdomen à extrémité plus large, le dernier tergite avec une aire
pygidiale. Antennes claviformes, comme celles des Psen (voir fig. 237).
TABLEAU mas Esrxêzcns ((3* Q). ' ` ' ° '
1. Pas de tubereule entre les antennes, à part une petite élévation;
surface du elypéus plate; bord postérieur de la tête convexe, vu par
dessus. Corps entièrement noir (Sous·genre Minzesa). ..·. 2
-— Un tubercule entre les antennes; une courte earène transversale ·
` près du bord antérieur du clypéus; bord postérieur de la tête
déprimé, concave, vu par dessus. Abdomen en partie rouge,
excepté M. superba. (Sous·genre Aporia) ......... 3
2. Dernier article des antennes rouge, au moins en dessous. Q, aire
pygidiale en triangle assez large, à surface ponctuée .....
................ M. unicolor, p. 134
—— Antennes entièrement noires. Q, aire pygidiale en triangle plus
étroit età surface moins ponctuée .... M. Dahlhomi, p. 134
3. Abdomen entièrement noir; pétiole plat, fortement et grossière-
ment ponctué sur sa face supérieure (d’après Tonnmsn) ....
................ M. superha, p. 134
— Abdomen en partie rouge .............. 4
4. Pétiole de 1‘abdomen plus court que le 1°" tergite abdominal
(d’après Tounmnn) ................ 5
— Pétiole de l`abdomen plus long que le 1" tergite abdominal, dépas-
sant visiblement les hanches lll lorsqu’elles sont étendues en
arrière. ...·............... 6
5. Pétiole de l’abdomen notablement plus court que le 1" tergite abdo-
minal, ne dépassant pas en arrière Pextrémité des hanches III

_134 FAUNE DE FRANCE. -— HYMÉNOPTÈRES
lorsqu‘elles sont étendues en arrière. Segment médiaire grossière-
ment et irrégulièrement réticulé à sa partie postérieure (d’après
Toimmnu). . ........... M.llêlV8tiGa, p. 135
A Pétiole de l’abdomen, quoique plus court que le 1" tergite abdo-
minal, dépassant faiblement les hanches III lorsqu'elles sont éten-
dues en arrière. Segment médiaire fortement coriacé sur sa face
_ postérieure (d’après Tounmnn). ...... M. lixivia, p. 135
6. Pétiole de l’abdomen avec une carène saillante en dessus; segment
médiaire fortement strié réticulé en dessus; Q, 1°' tergite abdo-
minal généralement taché de noir en dessus. . M. hicolor, p. 135
— Pétiole de l’abdomen plan en dessus, sans carène saillante; seg-
ment médiaire moins strié; Q , 1°' tergite abdominal généralement
entièrement rouge ................ 7
7. Mésopleures assez faiblement ponctuées ; pétiole élargi en arrière;
Q , 1" tergite abdominal parfois taché de noir. litre ......
. . , ............. M. Shuckardi, p. 135
-— Mésopleures fortement ponctuées; pétiole non élargi cn arrière;
Q , 1°" tergite abdominal en général entièrement rouge. Commun.
. ............... M. equestris, p. 135
Remarque. —— Les caractères qui séparent les diverses espèces de
Mimesa sont très peu précis et paraissent des plus variables; les travaux
de différents auteurs sur ce genre sont en général contradictoires. ·
M. (Mimesa) Dahlhomi VVESMAEL. — Edmond ANDRÉ, 1886, p. 176; DALLA
Toune, 1897, p. 352. -— L. 6-8 mm.
Toute la France. Assez commun. — Une grande partie de l’Europe, plus rare
dans le sud.
Biologie. —- ADLE1>.z (1906a, p. 33). Jmssoiv (1919, p. 5) a trouvé le nid sous
l’écorce d`i.;1 vlcux Jîpin, dans le trou d’un Coléoptère; Yapprovisionnement
était fait de (Qicadines du genre Libumia.
M. (Mimesa) unicolor VAN mm LINDEN. — Edmond ANDRÉ, 1886, p. 177;
DALLA TonaE, 1897, p. 355. —-— L. 6-S mm.
Toute la France. Assez commun. —- Europe, sauf le sud.
Biologie. — Scamvcx (1857, p. 206) atrouvé cette espèce sur de vieux poteaux;
ANDi>.i: (1886, p. 177) ajoute qu’elle emmagasine des Cicadines.
M. (Aporia) superha Tocmvxan, 1889 lv, p. 68 et 202.
' _L. 14 mm. - Beaucoup plus grande que les autres espèces; la seule du
sous-genre qui soit entièrement noire; pétiole fortement ponctué (d’après
TOURNIER). —- 5* inconnu.
Suisse : Peney, près de Genève (Tounrmzn). Rare.

nvn1ÉNo1>·1·ÈnEs. - sruecionn 135
23, 232 288 234
  ç 888  
235 237 238
  r...
Iïûûllëwb  
239 241 240
F10. 231 à. 241. —— 231. Cztrène faciale de Psen. - 232. Aile de Psen. pallipes. - 233.
Aile de Psen concolor. — 234. Aile de Pscn haemorrlzoidalis. — 235. Aile de Psen
fuscipennis. — 236. Antenne de Psen O'. — 237. Aile de Psen Q. — 238. 2° sternite
abdominal de certains Psen Q. — 239. Antenne de Da/zlbomia alfa. 0*, vue pa.r-des-
sous. — 240. Aile de Jlimesa. - 241. Extrémité de 1’a.bd0men de Jlimesa Q'. ,
M. (Aporia) helvêtîca Tounmnn, 1889 6, p. 68 et 103.
L. 8-9 mm. — (5* inconnu.
Suisse z Peney, près de Genève (Toumman). Rare.
M. (Aporia) Iixivia Toumman, 1889 b, p. 69 et 105. -— L. 7- 8,5 mm.
Suisse': Peney, près de Genève (Touxmen).
Remarque. — Les M. hcluczica et lizivia sont des espèces très douteuses.
M. (Ap0i·) equestrîs F. — Edmond Aunné, 1886, p. 180; DALLA Toune,
1897, p. 353. — L. 6-10 mm.
Toute lo. France. Toute 1’Europe. Commun.
Biologie. — \lVEST\\'OOD (1840, p. 196).
M. (Aporia) hicolor Suucmnn. —-· Edmond Aivnnxê, 1886, p. 179; DALLA
Toune, 1897, p. 351. -— L. 6-9 mm.
Toute la France. Toute l‘Eur0pe. Commun. L
Biologie. — Siiucnnn (1836, p. 57); ADLERL (1903 a, p. 135).
M. (Aporia) Shuckardi \Vnsmm.. — Edmond Ammxâ, 1886, p. 179; Dien
Toune, 1897, p. 354. - L. 6-10 mm.
Bordeaux; Basses·Pyrénées: Tarbes. — Europe Septentrîonale. Rare.
Biologie. — Anrmxz (1906 a, p. 33).

136` FAUNE DE FRANCE. -—- HYMÉNOPTÈRES
G. PEMPHREDON LATREILLE.
Fig. 242. — Corps entièrement noir. Abdomen pétiolé, le pétiole généralement
ponctué. Tête carrée. Deux cellules cubitales, la 1** beaucoup plus grande que
la 2°. CT à abdomen non prolongé par une pointe.
Biologie. —- Nîdifient en général dans des tiges de Ronce; approvisionnent
avec des Pucerons.
Travail principal. [Sous-genre Cemonus (: Dgvhlebus) seulement].
— A. C.·\/V. WAGNER (1918).
DISTINCTION DES snxns.
(5*. Clypéus et face assez fortement couverts de poils argentés; articles
médians des antennes dilatés et carénés en dessous.
Q. Clypéus et face à peine garnis de poils gris; aire pygidiale bien
nette; antennes cylindriques.
TABLEAU mas SOUS·GENRES.
1 . Les 2 nervures récurrentes aboutissent dans la 1'° cellule cubitale
(fig. 243) ........... S.-G. Cemonus. p. 136
- Les 2 nervures récurrentes aboutissent respectivement dans la 1'°
et la 2** cellule cubitale (fig. 242) ............ 2
2. Un tubercule assez long entre les antennes (fig. 252) .....
............. S.-G. Ceratophorus, p. 140
— Pas de tubercule entre les antennes . S.-G. Pemphredon, p. 140
Sous-genre Cemonus JURINE [: Dzphlebus].
TABLEAU mas ESPÈCES.
Mzîles.
1 . Surface dorsale du segment médiaire entièrement rugueuse. . .
............. P. (Cemonus) rugifer, p. 140
— Surface dorsale du segment médiaire avec une zone lisse entourant .
l’aire dorsale. . · ........ . ...... 2
2. Zone lisse du segment médiaire à bord postérieur mal défini
(fig. 244) .......... P. (ûemonus) lethifer, p. 139
- Zone lisse du segment médiaire à bord postérieur bien défini
(fig. 245) ..... · .... . ........... 3

HYMÉNOPTÈRES. —— srnncximn 137
3. Bord antérieur du clypéus fortement incisé .........
........ . .... P. (Cemom1s)Wesmaeli, p. 139
— Bord antérieur du clypéus légèrement concave, non incisé. . . · 4
4. Palpes noirs; abdomen très lisse. Espèce rare .......
. . .......... P. (Cemonus) Shuckardi, p. 139
— Palpes jaunes ou brun clair; abdomen souvent un peu ponctué.
Commun ......... P. (Cemonus) unicolor, p. 139
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Fm. 242. — Pemphredon lugubris Q >< 5.
Femelles. a
1. Aire pygidiale étroite, sa surface en gouttière, à côtés bien nets
(fig. 246). Bord antérieur du clypéus profondément incisé (247). . 2
—— Aire pygidiale plus large, sa surface plane, les côtés étant peu
nets (fig. 248). Bord antérieur du clypéus droit ou en saillie (249). 3
2. Face supérieure du segment médiaire avec une zone lisse entou-
rant l’aire dorsale (voir fig. 244 et 245). P. (Cem0nus) Wesmaeli, p. 139
- Face supérieure du segment médiaire entièrement rugueuse. .
............. P. (üemonus) rugifer p. 140
3. Bord antérieur du clypéus prolongé en pointe conique,obtuse
(fig. 250); parfois le labre paraît en dessous, ce qui donne l’illu-
sion d’un clypéus bidenté (251). . P. (Cemonus) Shuckardi, p. 139
—— Bord antérieur du clypéus droit ............ 4
4. Aire dorsale entourée d’une zone lisse dont le bord postérieur est _
bien net; côtés du segment médiaire fortement rugueux (fig. 245). `
.......... · . P. (ûemonns) unicolor p. 139
— Aire dorsale entourée d’une zone lisse, le bord postérieur dé celle-ci
mal défini; côtés du segment médiaire seulement ponotués de ·
points augmentant graduellement en nombre et en force en allant
vers le bas (fig. 244) ...... P. (Cemonus) lethifer, p. 139

138 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
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Fia. 243. à. 260. —— 243. Aile d’un Cemonus. — 244. Segment médiaire de Pemphredon
(Cem0nus)Zethife1·. — 245. idem de P. (C.) unicolor. —- 246. P. (C.) Wesmdeëi, aire
. pygidiale. -247. idem, bord antérieur du clypéus. — 248. P. (C.) let/zifer, aire pygi-
diale. -— 249. idem, bord antérieur du clypéus. — 250. P. (C.) Shuckardi, tète vue d’en
haut, montrant Papophyse dentaire du ciypêus. — 251. idem, avec le labre faisant
saillie. —— 252. Cemtocolus, tète vue d’en haut, montrant Papophyse entre les antennes
— 253. idem, bord antérieur du clypéus et labre. - 254. Pemphredon Zugubris çj',
métatarse II. — 255. P. luctuosus çj', idem. — 256. P. Lugens Q, bord antérieur du
clypéus. —— 257. idem, dernier tergite abdominal. — 258. P. lugubris Q, bord anté-
rieur du clypéus. —— 259. idem, dernier tergite abdominal. — 260. P. mcmtanus Q
idem.

n¥MÉNo1·TÈnss. — srnscinas 139
P. (Cemonus) unicolor F ('). — DALLA Toune, 1807, p. 360.
L. 5-8 mm.-- Aire pygidiale large (voir fig. 243).
Toute la France. Toute l’Europe. Commun.
Biologie. — Duronn et Permis (1810, p. 36); Snucxann (1836, p.,57); Cuxms
(1862, n° 632); Gmwn (1863 a, p. 1281-1282; 1866, p. 711); LICHTENSTEIN (1874);
Lanouwèns (1874, et 1875, p. 363); Bnomcmanr (1890); Nxstssx (1900, p. 273);
Vsmioizrr (1891, p. 12); J. Pénsz (1894, p. 232); Bonmns (1897, p. 84). — D'après
Duroun et Permis, la larve serait parasite de Osmia parvula et de Trypoxylon,
ne ferait aucun cocon et resterait nue; Gmauo a démontré que cela était inexact.
Cette espèce nidifîe dans des tiges de Ronce, de Roseau, de Rosier, de Sureau,
d'Er·yngium campestre et approvisionne avec des Pucerons, parmi lesquels
Nnztssn cite Omalus aurazus et Perit/zous mediator. Nmissx (1900) figure le nid.
J. Pénsz a observé que la mère protège ses larves pendant leur développement,
en particulier contre un Ichneumonide parasite : Ephialtes (1894, p. 232).
P. (Cemonus) lethifer Snncxclmo. —- DALLA Tonus, 1807, p. 357.
L. 5-8 mm.
Toute la France. Toute l‘Europe. Afrique du Nord. Très commun.
Biologie. —- GAOUREÀU (1855, p. 7); Nnzisnn (1900, p. (270-272). —— Nidifîe dans
des tiges de Chardon; chasse des Pucerons.
P. (Cemomls) Shuckardi Monawxrz, 1864. —— DALLA Toune, 1897, p. 360.
— Cemonus clentatus Purorz, 1871; DALLA Tonus, 1897, p. 356.
L. 6-8 mm. —— Q caractérisée par la forme du clypéus prolongé en avant
en dent conique (fig. 250); le labre, faisant parfois saillie en dessous,
donne l’i1lusion d’une seconde dent (fig. 251), ce qui a amené Pures à créer
son C'. dcntalus, qui est synonyme de C. Shuckardi Ã\IonAwm·z; aire pygi-
diale assez large et longue. — O" mal connu.
Environs de Paris; Haute~Saône : Gray; Côte-d'Or : Semur; Allier : Broût-
Vernet; Bordeaux. — Europe centrale. Espagne : Barcelone. Assez rare.
P. (Cem0nus)Wesmae1i Mouawirz. — DALLA Tonus, 1897, p. 361.
L. 7-10 mm. -- Q, bord antérieur du clypéus incisé (fig. 2472), les bords
de cette incision formant des angles bien nets. Segment médiaire forte-
ment sillonné, l'espace lisse étroit. Aire pygidiale étroite, à bords nets,
ceux-ci un peu incurvés en dedans avant l’apex, une carène médiane api-
cale courte; quelques gros points sur la surface de l`aire pygidiale ainsi
que sur les côtés du dernier tergite abdominal (fig. 2-16).
Environs de Paris; Seine-Inférieu1·e : Dieppe; Allier : Broût-Vernet; Bor-
deaux; Cantal : l\1enet; Hautes-Pyrénées : Tarbes; IIaute·Garonne: Luchon. —
Europe centrale.
Biologie. —- Aotsnz (1906 a, p. 10).
(1} Wnonan (1918) a vu le type de Flnnicits -qui est cn mauvais état — et a constaté que le
C. unicolor a le bord antérieur du clypéus droit, et le segment médiaire assez fortement cha-
griné. Uespèce a ete longtemps douteuse, et il est bien probable que beaucoup d‘auteurs ont
confondu C. unicolor et C. lethifer.
(2) Cette incision peut, dans certains cas, être plus réduite que sur la Iig. 247.

140 muse on FRANCE. —— HYMÉNOPTÈRES
P. (Cemonus) rugifer DAnL1zoM. - DALLA Toune, 1897, p. 359.
L. 7-10 mm. -— Espèce très voisine de P. Wesmaelz', ayant comme
celle-ci le clypéus échancré, et la même forme d’aire pygidiale (fig. 246).
S’en distingue par la sculpture du segment médiaire qui est fortement
caréné sur toute sa surface.
Environs de Paris; Marseille; Montpellier. — Europe centrale. Assez rare.
Biologie. -— LICHTENSTEIN (1874).
Sous-genre Ceratophorus SCHUCKARD.
P. (Ceratophorus) morio VAN man LINDEN. -— DALLA Toune, 1897, p. 359.
P. (C.) carinatus Tnoiusoiv et auteurs.
. L. 7 mm. — Un fort tubercule entre les antennes, légèrement échancré
à l’apex (fig. 252); dernier sternite abdominal fortement ponctué; clypéus
largement échancré en avant,‘ le labre, en forme de fer de lance et concave
au milieu, faisant saillie dans cette échancrure (253).
Environs de Paris : Àsnières (coll. Sxcmsx., capturé le 9 août 1861); Corrèze : \
_ Argentat (6 Juin). Très rare. — Europe centrale.
Biologie. — NIELSEN (1900, p. 272), nid figuré.
Sous-genre Pemphredon LATREILLE.
TABLEAU nes Esrisces.
rlldfes.
1. Premier article du tarse Il de forme normale, droit ou presque,
et à peine dilaté au milieu (fig. 254). Espèces communes .... 2
-— 1" article du tarse II à contour très sinueux, grêle au début, for-
tement dilaté vers le sommet (fig. 255). Espèces rares .... 3
.2. Segment médiaire fortement rugueux sur toute sa surface dorsale.
.....,.......... P. lugubris, p. 141
—— Segment médiaire strié, et non rugueux; sur sa face dorsale,
ces stries rayonnantes; 1" article du tarse Il très légèrement si-
nueux ............... P. lugens, p. 141
3. Segment médiaire ressemblant à celui des Cemonus (voir fig.245),
avec une zone lisse entourant l’aire dorsale, les côtés plus ou moins
fortement ponctués, mais non rugueux . . P. luctuosus, p. 141
— Segment médiaire rugueux ou strié sur toute sa surface, sans
zone lisse ............. P.montanus, p. 141
Femelles.
1. Bord antérieur du clypéus bi-écharicré(fig. 256), segment médiaire
strié de stries rayonnantes sur sa face dorsale; aire pygidiale for-

I
ixvnienorrenns. -— sriiecinne 141
tement ponctuée, avec une carène médiane longitudinale (257)l .
...... . . . _ ........ P. lugens, p. 141
— Bord antérieur du clypéus droit (258); segment médiire et aire
pygidiale différents ................ 2
2. Une zone lisse sur le segment médiaire, entourant l’aire dorsale;
côtés plus ou moins fortement ponctuée, mais non rugueux. Rare.
................ P. luctuosus, p. 141
—— Segment médîaire rugueux sur sa face dorsale, sans zone lisse. 3
3. Aire pygidiale très étroite, sa surface concave, avec quelques gros
points (fig. 259). Commun ........ P. luguhris, p. 141
—- Aire pygidiale large, sa surface concave, avec quelques gros
points, plus une ponctuation microscopique (fig. 260). Très rare.
................ P. montanus, p. 141
P. (Pemphredon) lugubris Lnrneinne. - DALLA Toune, 1897, p. 357.
L. 8-12 mm.- Fig. 242. Pétiole relativement long, ponctué, mésonotum
fortement ponctué, rugueux; segment médiaire fortement rugueux, surtout
sur l’airc dorsale.
Toute la France. Très commun. Toute l’Europe. .
Biologie. — IiENNEDY (1838, p. 17); Lerenerien (1811, p. 569); Venuoerr (1891,
p. 15).
P. (Pemphredon) lugens Dnnnuon. — Damn Tonne, 1897, p. 357. P. po-
dagricus Crrevmnn (Q). _
Taille et aspect du précédent.
Toute la France, un peu moins commun que P. lugubris. - Toute 1’Eur0pe,
Biologie. -— Aoienz (1903 a, p. 133; 1906 a, p. 37).
P. (Pemphredoni IUCÈIIOSIIS Srwcxnno. —- DALLA Toune, 1897, p. 357;
luctuosus Dnutnonx en partie. — L. 8-12 mm. ·
Allier: Broût-Vernet. Rare. - Une grande partie de l’Europe; rare partout.
P. (Pemphredon) montanus Dnnmaon. —— DMLA Toune, 1897, p. 358. '
P. podagricus Cnevnieu (çï). - L. 8-12 mm.
Suisse : Charmey (coll. J. ne Gnome). Présence en France non certaine. —-
Europe centrale. Très rare.
G. DIODONTUS Cunris.
Fig. 275. — Taille petite. Abdomen non pétiolé ;2 cellules cubitales, la1'¤
beaucoup plus grande que la 2·; une nervnre récurrente aboutissant dans cha- ·
cune des cellules cubitales (voir fig. 275). Bord antérieur du clypéus à 3 dents,

142 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
le labre prolongé et saillant, incisé au sommet (261); segment médiaire forte-
ment caréné en dessus; les tégumenls de la tête, du pro- et du mésothorax
fortement ponctués. Aire pygidiale présente dans les deux sexes, mais surtout
bien visible chez la Q, ou elle a la forme d’un grand triangle plan. Tibias III
armés de fortes dents (262).
DISTINCTION nEs SEXES.
6. Aire pygidiale petite, souvent cachée, au moins en partie, sous le
6" tergite.
Q . Aire pygidiale de fortes dimensions, toujours bien visible.
TABLEAU nEs ESPÈCES (6 Q).
1. Mandibules jaunes, sauf l’apex, qui est brunâtre. Taille petite.
...... · .......... D. minutus, p. 142
——- Mandibules entièrement noires ............ 2
2. Suture séparant le pro- et le mésonotum étroite, non divisée par
des carènes longitudinales (üg. 263). Téguments de la tête—et du
mésonotum mats, avec une ponctuation microscopique entre les
gros points. 6, tubercules huméraux noirs; Q, pattes en partie
'rougeàtres ............ D. luperus, p. 142
— Suture entre le pro- et le mésonotum large, divisée par de petites
carènes longitudinales (fig. 264). Téguments de la tête et du
mésonotum brillants, lisses entre-les gros points. 6, tubercules
huméraux jaunes; Q, pattes entièrement noires. . D. tristis, p. 142
D. minutus F. — DALLA Tonnn, 1897, p. 365.
L. 4-6 mm. — Noir, mandibules jaune vit', sauf l’apex qui est brun-
rougeâtre; genoux, tibias et tarses jaunes; tegulae en grande partie et
tubercules huméraux blanc jaunâtre. — Q , tibias et tarses parfois un peu
bruns.
Toute la France. Toute l’Europe. Commun.
` Biologie. ·——N1Ex.sEN (1900, p. 262); FEn·roN (1905, p. 73). —- Nidifie dans le sol,
chasse des Pucerons, réunis au nombre d’une trentaine environ dans chaque
cellule; les cloisons séparant les cellules sont faites de grains de sable et de
parcelles de terre non cimentés (Fanrov).
D. tristis VAN nan LINDEN. - DALLA Tonnn, 1897, p. 366; -—— non tristis
Edmond ANnnÉ. -- D. medius DAm.noM (?).
L. 5-7 mm. —- Noir. 6, tegulae en partie, tubercules huméraux en
tout ou partie, blanc jaunâtre ; face antérieure des tibias I, tarses I, genoux
ll et III, apex des fémurs II et III et. une partie des tarses jaunes plus ou
moins brunâtres, extrémité des tarses brune. —- Q, corps et pattes entiè-
rement noirs.

xxrnxnnorrànns. — sruncxnnn 143
Environs de Paris; Allier: Broût-Vernet, Savoie : Moutiers; Landes : St-Se-
ver; Corse : Bonifacio. Probablement toute la France. — Toute l’Europe. Com-
mun.
Biolagie. ——:NIELSEN (1900, p. 275; 1903); Fxznrox (1908, p. 563), -—NidiIie dans
le_so1, chasse des Puoerons.
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269 , `
Fm. 261 à 270. — 261. Diodontus tristis Q, bord antérieur du clypéus et labre. — 262.
idem, tibia. III. — 263.D. luperus, scutellum et postscutellum. -264. D. tristis, idem.
- 265. Passaloecus monilicomis Q, bord antérieur du clypéus et labre. — 266. P.
turionum Q, bord antérieur du clypéus. —- 267. P. corniger Q, idem. —- 268. Thorax
de Passaloecus, vu de coté, dans le cas où il y a. deux lignes de points. — 269. idem,
dans le cas où il y a. trois lignes de points. - 270. Tibia III de Passaloecus.

144 IFAUNE nn Finance. -— HYMÉNOPTÈRES
I D. luperus Snncxann. —— DALLA Tomas, 1897, p. 365. D. Dahlbgmi Mg-
Mwrrz. _
L. 4,5 - 6 mm. -— Entièrement noir, y compris les mandibules, les
tegulae et les tubercules huméraux; çj‘ Q, une ligne jaune plus ou moins
brunâtre sur la face antérieure des tibias I; tarses roux, genoux du 5*
jaunes.
Environs de Paris : Le Vésinet, Asnières, Sénart, Jardy, près Versailles;
Allier : Br0ût—Vernet; Savoie: Moutiers. ·—- Presque toute l'Europe.
Biologie. -·DAnLn0M (1840, p. 249 sous le nom de D. tristis, Q); Antenz (1903 ca,
p. 133, D. Dahlbomi). - Nidilie dans le bois, chasse des Pucerons.
274
` ii ll  
271 272 2
Fu;. 271 à 275. — 271. Passaloecus monilicornis C", antenne. — 272. P. gmcilis çj',
antenne. —— 273. P. corniger O', antenne. — 274. P. corniger, tète vue de dessus. —
275. Aile de Passaloeous.
G. PASSÀLOECUS SHUCKARD.
Fig. 276. -- Genre très voisin de Diodontus, dont il al’aspect, et en particulier,
la même nervulation alaire (275). Pas d`aire pygidiale, ni chez le çj', ni chez la Q.
Labre prolongé en avant, et le plus souvent visible, mais non échancré au bord
antérieur (265). Clypéus généralement à bord antérieur tronqué droit (266) ra-
rement dente (267). Téguments de la tête et du thorax très finement chagrinés.
Mésopleures chagrinées, avec 2 ou 3 sillons formés de gros points (268-269).

ixvnxiiivorriënns. ·- sruscinan 145· l
Mandibules presque toujours jaunes, avec l'apex brun. Tibias III sans épines _
(270),
Biologie. ·— Généralement rubicoles et chasseurs de Pucerons. D`après Fsaroiv,
les cloisons qui séparent leurs cellules sont toujours faites de résine.
. ( r l · `
<'î·-;    
, | '
F10. 276. -— Possaloecus lurionum Q ><  
Dxsrxxcrrox nas saxss.
5*. Face avec une pilosîté argentée. Extrémité de l‘abdomen prolongée
par une pointe courbée aiguë qui a un peu l'aspect d'un aiguillon.
Q. Face sans pilosité argentée. Extrémité de 1’abdomen simplement
conique, parfois laissantpasser1‘aiguillon.
'l`An1.eAu· nes Esriacxzs (5 Q).
1. Mésopleures avec 2 sillons formés de gros points, l’un horizontal,
l’autre perpendiculaire au précédent (fig. 268); quelquefois il y a
une 3° ligne imprécise parallèle à la 1'°, mais elle n’est jamais
formée de points ................. 2
. — Mésopleures avec 3 sillons formés de gros points : 2 horizontaux,
1 vertical réunissant les précédents en avant (fig. 269) .... 3
2. 5*, antennes moniliformes, les articles médians du funicule forte-
ment dilatés (fig. 271), avec une carène longitudinale en dessous;
— tubercules huméraux le plus souvent jaunes. Q labre jaune, tu-
bercules huméraux jaunes ..... P. monilicornis, p. 146
— Tubereules huméraux noirs. 5*, antennes assez longues, articles
du funicule à peine dilatés au milieu (fig. 272). Q, labre brun. .
................ P. gracilis, p. 146
3. Mâles ..................... 4
— Femelles ...... _ .............. 6
4. Antennes à articles du funicule non carénés en dessous, mais sim- `
plement à angle distal un peu saillant (fig. 273); une pointe bien· (
nette entre les antennes (voir fig. 274). . . P. corniger, p. 146 `·
-—- Articles médians du funicule dilatés et avec une carène longitudi-
10
· r

146 FAUNE DE 1—·nANcE. — HYMÉNOPTÈRES
_- nale en dessous; entre les antennes souvent une pointe, mais celle-ci
beaucoup moins nette que chez corniger ......... 5
~ 5. Taille ne dépassant pas 5,5 mm. Pointe entre les antennes plutôt
I obtuse. Espèce commune ........ P. turionum, p. 146
_ -— Taille au-dessus de 6 mm. Pointe entre les antennes peu élevée,
mais aiguë. Espèce très rare, connue seulement des Alpes
................. P. borealis, p. 147
6. Bord antérieur du clypéus échancré, avec une petite pointe au
milieu de1‘échancrure (fig. 267). Pointe entre les antennes forte et
r aiguë (274) ............. P.corniger, p. 146
— Bord antérieur du clypéus tronqué droit (266). Pointe entre les
antennes moins forte ou même nulle .......... 7
7. Taille au dessous de 6,5 mm. Tibias lll avec une bande basilaire
iaune faisant tout le tour. Pointe entre les antennes nulle ou peu
saillante. Espèce eommune .... I. . . P.turionum, p. 146
— Taille au·dessus de 6,5 mm. Tibias lll avec une tache basilaire,
généralement ne faisant pas le tour de l’article. Pointe entre les
antennes bien nette. Très rare ....... P. borealis, p. 147
P. monilicornis DAHLBOM. — P. insignis DALLA Toune, 1897, p. 368.
L. 5-6 mm.
Environs de Paris; Allier : Broût-Vernet; Savoie.: Moutiers; Corrèze ;
Argentat. Probablement toute la France. — Toute l’Europe. Assez commun.
Biologie. —- NëanL1NcE1x (1848, p. 269) ; NIELSEN (1903, p. 112); Fnnrori (1908,
p. 563). - Nidifîe dans les Ronces, où ses cellules sont séparées par un disque
de résine; FEa1·oN signale un Coléoptère : Psilothrix viridicœrulea comme para-
site de l’Hymén0ptère.
P. gracilis Coivris. - P. tenuis DELLA Tonan, 1897, p. 369.
L'. 5-6 mm.
Seine—Inférieure: Rouen; environs de Paris; Allier : Broût-Vernet; Haute- ‘
Saône : Gray; Corrèze : Argentat; Puy-de—Dôme : La Bourboule; Marseille.
Probablement toute la France. — Toute l’Eur0pe. Assez commum.
· Biologie. - KENNEDY (1838, p. 161) : Goumzau (1857, p. crvu); Gmann (1866,
p. 472); Vmmonrr (1891, p. 8). — Nidifie dans des tiges de Ronce ou de Cléma-
tite; chasse des Pucerons.
` P. cornigcr Sxwcicaan. — DALLA Toune, 1897, p. 368. —-L. 4,5-6,5 mm.
Envi`rons de Paris; Seine-et-Marne : Fontainebleau; Savoie : Moutiers. Pro-
bablement toute la France. Toute l’Europe. Assez commun.
Biologie. — KENNEDY (1838, p. 16, sous le nom de Diodontus carniger);
GIRAUD; (1866, p. 472); Antnnz (1906 a, p. 36).
P. turionum DAm.aoM. — DALLA Tomas, 1897, p. 369. —— P. brevicomis
" Moimwirz. ·- L. 4,5-6,5 mm.
Toute la France. Commun. Toute l’Eur0pe.
i l

' uY1~1ÉN0r·rianns. —- srnncxnnn 147 `
· Biologie. — DAnx.nou (1845, p. 246) ; Vnnnonrr (1891, p. 5, et aussi p. 8, sous
le nom de P. brevicornis); Nœnssx (1900, p. 270 ; Annnnz (1906 a, p. 34). -Nidilie
dans des galles abandonnées de Evezria resinella (Lép.) d'après Nmnsrn; il en
est l’habitant, mais non le parasite, comme l’ont prétendu divers auteurs, uo-
tamment Itnziznuno (1844, p. 33). Nid figuré par Nn~:x.snN (1900).
Psborealis Dnnnnonx. —— DALLA Tonus, 1897, p. 367.
L. <j‘ 6mm; Q, 7 mm.
Hautes-Alpes :Vallouîse (coll. Gnnun) -— Tyrol. Scandinavie. Très rare.
G. STIGMUS Junmn.
Taille très petite. Deux cellules cubitales ; stigma grand (lig. 277), clypéus le
plus souvent échancré au bord antérieur. Abdomen pétiolé, pétiole très court.
TABLEAU nes nsriscns (5* Q)
— Tubercules huméraux noirs; mésopleures non ruguouses à la
partie supérieure, mais avec 2 sillons longitudinaux qui délimi-
tent une sorte de triangle ........... S. pendulus
— Tubercules huméraux blancs, au moins sur une partie; méso-
pleures fortement rugueuses à la partie supérieure. Un peu plus
petit que Pespèce précédente .......... S. Solskyî
S. pendulus vnu uen _L1N1>eN. -— DALLA Tonmz, 1897, p. 362. ·
L. 3,5- 5 mm. — Noir, chélicères et antennes brun clair, tegulae brunes,
genoux, tibias et tarses jaunes, les tibias Ill souvent rembrunis ; Q,
dernier segment abdominal brun.
Environs de Paris; IIaute~Saoue : Gray; Allier : Broût-Vernet} Savoie:
Moutiers; Hautes·Pyrénées : Tarbes. Probablement toute la France. Assez
commun. — Toute l’Europe.
Biologie. — Gnmm (1866, p. 473); Viannoxarr (1891, p. 9). - Chasse des Puce-
rons. _
S. Solskyi Momxwrrz. —DA1.1.A Toune, 1897, p. 362. -— L. 3-4,5 mm.
Même répartition que 1’espèce précédente; les deux espèces se trouvant sou-
vent dans la même localité. —- Toute l’Europe. .
Biologie. — ALFKEN (1914, p. 277).

148 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
G. SPILOMENA SHUCKARD.
[: Celia Snucuann]
Très voisin de Szigmus, mais abdomen sessile.
S. troglodytes VAN DER LINDEN. - DALLA ToRRE, 1897, p. 363.
L. 3 mm. -— Noir, une partie de la face, le clypéus, les mandibules, la
277 .
( E `Q 
278
Fm. 277 et 278. -277. Aile de Stigmus pendulus Q. — 278. Aile de Ammoplzmus Pcrrisi.
face intérieure du scape jaune vif ; tegulae et tubercules huméraux bruns;
' pattes brunes,· les genoux, tibias et tarses plus clairs; stigma très gros,
brun.
Environs de Paris .· Poissy, Mes¤il·le—Roi; Saclas (d’après HONORÉ)§ Aube:
Bar-sur-Aube;Yonne: Santigny, pres Avallon; Côte-d’0r : Beaune; Hautes-
Pyrénées ! Tarbes. - Toute l’Europe.
Biologie. — .KENNEDY (1838, p. 16) a vu cet Insecte entrant dans des tiges de
paille; son nid était approvisionné dé très jeunes larves de T/trips (?) en très
grand nombre (50 à60). GOUREAU (1856, p. cvm) 1’a vu creuser dans le bois sec
d’une table, puisy déposer ses proies, qui sont de toutes jeunes Cochenilles de
la Vigne (Coccus vitis 1) qu’il allait prendre à faible distance sur des Vignes
attaquées.
' v G. AMMOPLANUS GIRAUD.
Taille très petite. Aisément reconnaissable à la forme de l’aile antérieure
(fig. 278) qui n’a qu’une cellule cubitale, un stigma énorme, et une cellule
radiale plus haute que large. Abdomen non pétiolé.
«_'l) P. Vnssximn a bien voulu me dire que cette Cochenllle est, tres probablement, Pulvinœ
ria betulae.

iimiâxorrianss. — sruzcinaiz M9
A. Perrisi Gmwn. —— DALLA Tonus, 1807, p. 363.
L. 2,5-3 mm. - 5*, noir avec la moitié inférieure de la face, le clypéus,
les chélicères (sauf l’extrême pointe qui est rougeâtre), le scape, la face
inférieure des antennes jaune vif; face supérieure des antennes brune,
ainsi que les hanches et trechanters Il et Ill, les fémurs, les tibias Il et Il l
(sauf les genoux); tibias l et tous les tarses jaunes; stigma brun, la base
transparente; segment médiaire finement chagriné ; abdomen brun lui- ‘
sant. — Q, seulement les chélicères et la face inférieure du scape jaunes. .
Décrit d’Espagne. Retrouvé au Tyrol par Kom. et par Scumisnmxnscm. Connu
aussi de Dalmatie, d‘ltalie, et même d'Afrique du Nord. N'a pas été trouvé en
France jusqu‘à présent.
G. TRYPOXYLON LA·rnE1i.1.¤.
C
Fig 279. — Entièrement noir, taille petite. Tête ovale, à peu près de la largeur
du thorax; antennes filiformes, parfois un peu dilatees à Fextrémité; yeux pro-
fondément incisés vers le milieu interne; souvent le clypéus est orné de poils
argentés. Ailes avec une seule cellule cubitale, allongée, pentagonale, et une
seule dîscoïdale; par transparence on distingue les uervures, à peine visibles,
qui délimitent une 2= discoïdale. Pattes grêles, presque complètement inermes.
Abdomen allongé, étroit, claviforme, plus large en arrière. ·
Biologie. -Nidifient dans des tiges de Ronce, de Sureau, etc... dent ils évi-
dent la moelle et où ils placent leurs œufs, en loges séparées par des cloisons
de terre; nidifient aussi, à l’occasion, dans des trous creusés par d’autres Insec-
tes, et acceptent volontiers les tubes de paille`ou` de verre qu‘on leur oiîre.
Y \ I
¢ î,e.î·`-—·-"`—î"   ,  
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Q v` V . «
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Fia. 279. - Trypomylon figulus Q >< 5.

150 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
Chassent uniquement des Araignées, de familles très variées: Araignées séden-
taires ou errantes, mais toujours de petite taille; en emmagasinent plusieurs
par loge (‘). ,
TABLEAU DES ESPÈCES (5*  
. ~ 1. Entre les·yeux, au-dessus des antennes, un écusson à bords sail-
lants,'minces et très nets, renfermant l’0celle antérieur (fig. 280);
mésonotum brillant, creusé de points assez gros et bien séparés
................ T. scutatum, p. 151
— Pas d’écuss0n entre les yeux; parfois cet espace est un peu con-
vexe, mais ses bords ne sont jamais à arête nette; mésonotum
mat, très finement ponctué de points serrés ....... 2
2. Bord antérieur des tibias l, et tarses l jaune assez foncé; antennes
dilatees à l’extrémité((ûg. 281) surtout chez le mâle; espèce de
• petite taille ........... T. clavicerum, p. 151
· — Pattes entièrement noires; antennes non dilatées a Fextrémité. . 3
3. Premier segment abdominal aussi long que le 26 et le 36 réunis
(fig. 282); clypéus légèrement bidenté en avant; yeux plus écartés
en arrière qu’en avant; çi, dernier article de l’antenne aussi long
que les quatre précédents (283) ..... T. attenuatum, p. 151
—— 16* segment abdominal plus court que le 26 et le 36 réunis (fig. 284);
clypéus tronqué droit en avant; yeux également espacés en avant
· et en arrière; çi, dernier article des antennes aussi long que les
trois précédents (285) ; taille en général relativement grande. .
........ · ......... T. fîgulus, p. 150
T. figulus L. — Edmond ANDRÉ, 1886, p. 210; DALLA Tomas, 1897,
p. 704. `
L, 6, 6-11 mm.; Q, 8-12 mm. —— C’est la plus grande espèce de nos
pays, mais elle présente parfois des exemplaires de petite taille.
Toute la France. Commun. Toute l’Europe. Afrique du nord.
Biologie. -— BERGMAN dans LINNÉ (1767, p, 942); l(ENNEDY (1838, p. 15); Duroun
BÈPERRIS (1840, p. 28); GIRAUD (1863, p. 1280; 1866, p, 474); Vnanonrr (1891,
p. 18 et 37; 1892, p. 709); NIELSEN (1900, p, 268); ÀDLERZ (1906 a, p. 25); KLEINE
(1910). — M. CunvA1.xEn, de Chatou, m’a communiqué les Araignées capturées
par des Trypoxylon qu’il élève (T. figulus, ou atzenuamm) et j‘y ai trouvé :
' Dictyna arundinacea; Salticus scenicus jeunes; Synageles venator; Xysticus
très jeunes; Microneta rurestris; Zilla jeune; Araneus très jeunes; toutes ces
proies étaient de très faible taille, et il est probable que les. Trypoxylon pren-
nent n’importe quelle Araignée, pourvu qu’elle soit très petite. —D’après KEN·
` NEDY, les cellules sont séparées par un espace vide, de sorte qu'il y a deux cloi-
sons d’une cellule à l’autre. . _
(1) Certains Trypoxylon dütmérîque, de taille plus forte que les notres, maçonnent, et cons-
truisent avec de la terre de grands nids en tuyaux d’orgues places côte a cote.

I
nvnxénorrànns. —- srnscxnne 151.
© ©
QC)
280 286 I
282   E É
283 ï B -
281.
285 284
Fm. 280 à 286. — 280. Tete de Trypozylon swtatum vue de Pavent. - 281. T. device-
rum O', antenne. - 282. T. attenuatum, abdomen. — 283. idem,.g", extrémité de
· Pantenne. — 284. T. figulus, abdomen. ·- 285. idem, çj', extrémité de Pantenne. —
286. Pison atrum, tete vue de Pavant.
T. attenuatum Smm. —- Edmond Awnmë, 1886, p. 209; DALLA Tomuz, E
1897, p. 701. ·
L. (ji, 0-8 mm.; Q, 7-10 mm. \
Toute la France. — Toute l'Europe. Afrique du Nord.
T. clavicerum Lnrnuerxun. - Edmond Ammé, 1886, p. 209; DALLA
Toune, 1897, p. 703.
‘ L. 5*, 5-7 mm.; Q, 6-10 mm. .
Toute la France. Toute l‘Europe. ' ·
Biologie. — \V1ssm.w (1849, p. 14). - Nîdîfie dans des trous faits par des
Anobium (1).
T. scutatum Crmvmen. ·-—— Edmond Amnmâ, 1886, p. 208; DALLA Toune, ` ·
1897, p. 708. _
L. 5*, 9 mm.; Q, 8-11 mm.
(1) D’ap1·ès Wxssmnx, le T. clavicerum chasserait des Araignées, et des Puccrens; on peut
mettre en doute cette assertion, et il est permis de croire que cet auteur a confondu des nids de
Trypoxylon avec des nids voisins de quelque Pemphredien.
\

O
I 152 FAUNE nn FRANCE. —- HYMÉNOPTÈRES»
Landes : St-Sever; Var: Callian; Drôme : Nyons; Allier : Broût-Vernet;
Haute·Saône: Gray; Saône-et—Loire : Mâcon (d’après FLAMAFY, 1888). — Europe
- centrale et méridionale. Afrique du Nord.
G. PISON SPINOLA
Fig. 287. — Taille moyenne. Entièrement noir. Téguments finement ponotués,
pilosité fine, peu serrée. Tête arrondie, à peine plus large que le thorax; yeux
î‘———-—     A-4 
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Fm. 287. — Pison atrum Q >< 5. ·
assez fortement încisés au bord interne (fig. 286); antennes filiformes. Trois
cellules cubitales, la 2** petite, fortement pétiolée. Abdomen assez large, légè-
·_ rement resserre entre les segments. .
Biologie. —- Chassent des Araignées. `
_I P. atrum SUPINOLA. — DELLA Toxmn, 1877, p. 710.
L. 8~10 mm.
Corse: Bonifacio; Camargue (d’après J. Lxcnrnnsram); Hautes-Alpes : Serres
(coll. ma GAULLE); Corrèze : Argentat; Saône-et—Loire : Mâcon (coll. VACHAL)·
— Europe centrale et méridionale. Afrique du nord. Rare.
Biologie.- S. S. Sntmnnns (1873, p. 413); Parmis (1877, p. 383); LICHTENSTEIN (
_ , (1879,p.43); Fnnron (1908, p. 563; 1.910, p. 155). — Nidifient dans les tiges sèches
de Ronce. — Chassent de petites Araignées (Xyszicus jeunes, d’après Fmvrom).
· ' · G. CRABRO F.
Fig. 394 à 422. — Une seule cellule cubitale, une seule cellule discoïdale, la '
2m" discoïdale limitée par des nervures à peine visibles par transparence; ailes
postérieures à nervulation très réduite, Antennes de 12 articles chez la Q, 13
chez le C5', mais dans un certain nombre d’espèces, le (5* n’a que 12 articles aux
  ’

IIYMÉNOPTÈIIES. -— srnectuae 15
antennes. Pattes I en général sans peigne; tarses II avec un seul éperon (sans
éperon chez certains mâles). Le plus souvent tête carrée, à face supérieure
plane, aussi large ou plus large que le thorax. Corps entièrement noir, ou noir
et jaune.
Espèces surtout septentrionales, presque toujours plus nombreuses et plus
répandues dans le nord de l’Europe, assez rares, au contraire, dans le bassin
de la Méditerranée,
Biologie. — Les Crabro sont surtout des chasseurs de Diptères; quelques-uns
chassant des Hémiptères Homoptères : Pucerons, Psyllides; les Ceratocolus,
des Papillons; l'Ent0mognat/lus brevis, des Coléoptères. Un grand nombre
d’entre eux sont rubicoles : ils nidifient dans des tiges sèches de Ronce, Fram-
boisier, Sureau, etc... dont ils enlèvent la moelle et où ils placent leurs cellules
en chapelet. D’autres recherchent le bois mort, sec, ou même presque pourri,
où ils creusent des galeries ramifiées. Certains, enfin, nidifient dans le sable,
la terre, it la paroi des talus, etc...
Les mœurs des Cmbro ont surtout été étudiées par des entomologistes du
nord de l’Europe, et certains des travaux de biologie ont été publiés en sué·
dois, danois, ou hollandais, ce qui les rend peu accessibles a la majorité des
naturalistes. Mais presque tous ces travaux ont été réunis avec la copie des
figures, etla traduction en allemand faite aux pages 352-440 de l’excellent travail
de Kom. cité ci-après.
Travail principal. — Kom. (F.-F.) 1915.
D1sr11vc·r1oN nes sexes.
5*. 13 artich-es aux antennes (mais parfois 12 seulement). Presque jamais
d’aire pygidîale (exception pour Entomognathus et Lindenius). Parfois
déformation de certains articles des antennes, ou des pattes.
Q. 12 articles aux antennes. Une aire pygidiale. Jamais de déformation
des antennes ou des pattes.
TABLEAU pes es1>Èces(‘).
, i ilfdles.
1. Mandibules à extrémité arrondie, non dentée. Aire pygidiale pré-
sente dans les deux sexes. (Espèces de petite taille, la abdomen
entièrement noir) ................ 2
— Mandibules bi- ou tri-dentées à l’extrémité. Aire pygidiale pres-
que jamais présente chez le 5*. (Espèces de taille tantôt petite,
tantôt grande, à abdomen parfois noir, mais le plus souvent noir
et jaune) .............. i. ..... 9
(1) Le genre Crabro esttrés étendu. Les sous-genres que je distingue ici sont considérés comme
des genres par certains auteurs. ll y a néanmoins une telle homogénéité dans 1'ensemble queje
crois préférable de considérer le tout comme appartenant a un très grand genre, d’autant que,
dans bien des cas, ces sous-genres se fondent entre eux et qu'il est impossible d'en faire un
tableau satisfaisant.

154 muruzfnn remue. —— nrmnivoivrànizs
2. Yeux velus, mandibules: avec une incision bien marquée près de
la base, dugcôté externe (fig. 288). 1 seule espèce, de petite taille.
.......... Grabro (Entomognathus) brevis, p. 176
-- Yeux nus, mandibules sans incision du côté externe (Sous-genre
Lùzdenius) .................. 3
3. Les mésopleures présentent deux sillons, un longitudinal allant
jusqu’à la base 'des] hanches Il et un vertical, perpendiculaire au
’ premier (fig. 289). Très rare. Cr. (Lindenius) mesopleuralis, p .178
- Mésopleures sans sillon longitudinal (fig. 290) ....... 4
4. Les articlesldu funicule sont épaissis en dessous, en leur milieu,
de sorte que_lejprofil de l’antenne est sinueux (fig. 291). Très
commun ......... Cr. (Lindeuîus) albilahris, p. 176
-—— Antennes cylindriques, les articles du funicule non épaissis au
milieu .................... 5
288 •
• ii 0
289  ` \‘ É)
CUGOQGÀ § Y
291 §
290
ooo
292 ~  
· _  
°0° ` uilli
294
293  
Q
295 
296
ZM  
Fm. 288 à. 299. —- 288. Ombre (Entomognathus) breois, mandibule vue par dessous. ——
289. Crabi·0 (Lindenius) mesopleuralis, thorax vu de côté. -— 290. (L.) albilabris,
thoraxvu de coté. — 291. idem, O', antenne. — 292. C. (L.) pygmaeus O"’, tète vue
de côté. — 293. C. (L.) albilabris Q, tête vue de face. - 294. idem, aire pygidiale. —
295. Umbro (Tmcheliodes) quinquenotatus, tète vue de face. -— 296. idem. Q, patte I.
—— 297. idem, Q, patte II. — 298. idem, Q, aire pygidiale. ·—- 299. idem,, Q, extrémité
de Pabdomen, vue de côté. ·

nvménorriznes. ——- srnacinnn 155
5. Les joues portentà la face inférieure une dent assez forte(fig. 292). 6
—— J oues sans dent à la face inférieure ........... 7
6. Long 6-7 mm. Côtés du segment médiaire finement striés longi-
tudinalement; aire dorsale longitudinalement striée .....
............ Cr. (Lindenîus) Panzeri, p. 177
- Long 3,5-5mm. Côtés du segment médiaire lisses; aire dorsale
lisse au milieu ...... Cr. (Lindenius) pygmaeus, p. 177
7. Écartement moindre des yeux plus petit que la longueur du scape.
(Reflets bronzés du tégument très prononcés) .......
........... Cr. (Lindenius) subaeneus, p. 178 '
— Écartement moindre des yeux aussi grand que la longueur du
scape. (Espèces très rares) ............. 8
8. Pronotum fortement échancré au milieu ........
............ Cr. (Lindenius) ibericus, p. 179
— Pronotum à peine échancré au milieu (d’après Kom.) ....
.... . ...... Cr. (Lindenius) melinopus. p. 178
9. Face très large en bas, les yeux aussi écartés vers le clypéus;
qu’au niveau des ocelles (fig. 295). Troclianters I relativement
très longs (296). Une seule espèce française, méridionale, rare.
......... Cr. (Tracheliodes)quinquenotatus, p. 179
— Face étroite en bas, les yeux beaucoup plus rapprochés vers le
clypéus qu'aux ocelles (voir fig. 293). Trochantersl courts. . . 10
10. Espèces de petite taille, à abdomen allongé, pétiolé, le 1°' seg-
ment long, claviforme, élargi vers Pextrémité, puis rétréci à
l’apex, ses côtés non échancrés; tibias III élargis (S0us·genre
Rhopalum, fig. 398) ·........ . ..... 11
·- Abdomen non pétiolé [sauf dans le sous—genre Cuplzopterus, où
il a un aspect très différent]; tibias Ill non élargis ..... 13
1 1 . La dernière nervure transversale de la cellule radiale tombe sur
la nervure radiale en formant un angle un peu supérieur à 90·>
(fig. 300). Antennes de forme normale, les articles peu inégaux
entre eux ......... Cr. (Rhopalum) clavipes, p. 181
—- La dernière nervure transversale de la cellule cubitale tombe sur
la nervure radiale en formant un angle de 90° (fig. 398, p. 182).
Antennes de forme anormale, les articles inégaux entre eux
(301) .................... 12
12. Bord antérieur du clypéus fortement prolongé en angle (fig. 302)
funicule annelé de blanc; tibias Ill fortementdilatés (fig. 397. p. 180)
............ Cr. (Rhopalum) tibialis, p. 180
— Bord antérieur du clypéus fortement prolongé en une plaque . ·
tronquée droit en avant (fig. 304); funicule non annelé de blanc;
tibias lll modérément dilatés d"après Kom.) ........
.......... Cr. (Rhopalum) Kiesenwetteri, p. 181
13. Abdomen entièrement noir (taille petite) ........ 14

156 FAUNE nn FMNCE. — Hvnxéivorrùnus
— Abdomen noir, rayé ou taché de jaune (taille le plus souvent
assez grande) ................. 33
14. Tibias et métatarses I, ou seulement le métatarse, plus ou moins
dilatés (fig. 306 à 311) .............. 15
— Tibias et métatarses I normaux, non dilatés ....... 20
15. Tibias et métatarses I très fortement dilatés en bouclier (fig. 306
et 309) .................... 16
— Tibias I normaux, ou à peine dilatés .......... 17
16. Aire dorsale bien délimitée; dilatation du tibia I très grande
(fig. 306), presque aussi large que longue, à peine veinée de brun
vers son angle externe. . . Gr.(Cr0ss0cerus)palmarius, p. 183
——— Aire dorsale non délimitée; dilatation du tibia I moins forte,
moins large que longue, presque entièrement tachée de noir,
ainsi que celle du métatarse (fig. 309) .........
.... Ã ...... Cr. (üoelocrahro) cetratus, p. 185
17. Dilatation du métatarse I large, en bouclier (fig. 307 et 310). . 18
— Dilatatiou du métatarse I beaucoup plus faible (fig. 308 et 311). 19
18. Bouclier du métatarse [avec une tache noire en oblique, à l`angle
externe; tibia I avec une tache semblable (fig. 307) .....
....... . . . . Cr. (ürossocerus) palmipes, p. 183
—- Bouclier du métatarse I avec 3 petites taches noires; tibia I 1m-
macu1é(tîg. 310) ...... Cr. (Coelocrabro; amhiguus, p. 184
19. 'I`ibiaI taché de noir près de la base, du côté externe, son angle
externe sans dent, métatarse I taché de noir seulement au
milieu (fig. 308). Dernier tergite abdominal plus fortement ponc-
tué que le précédent, portant une aire pygidiale dans la seconde
moitié. Espèce commune .... Cr. (ûrossocerus) varius, p. 183
—— Tibia I immaculé, avec une épine à l’angle externe; métatarse'I
taché de noir sur presque toute sa surface (fig. 311). Dernier ter-
gite abdominal sans aire pygidiale, pas plus ponctué que le ter-
gite précédent. Très rre. . .Cr. (Coel0crabro)carbona1*ius, p. 185
20. Bord antérieur du clypéus large, concave en avant, ses angles très
saillants, avec chacun une assez forte dent (fig. 312). Espèce com-
mune, de taille relativement grande ..........
......... . .Cr. (Coelocrabro) leucostoma, p. 184
— Bord antérieur du clypéus de forme différente ....... 21
21. Fémurs Il avec une dent près dela base en dessous (d’après Korn.)
........... Cr. (Crossocerus) denticrus, p. 182
· —— Fémurs II sans dent en dessous ........... 22
22. Sixième article du funicule armé d’une dent en dessous (fig. 313).
............ Cr. (ürossocerus) exiguus, p. 182
—— Sixième article du funicule non denté en dessous ..... 23`
23.. Dernier article.des antennes tronqué droit, avec un petit denti- ·

Hïnxèuovwianns. — svuxaczxnm 157
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312 313 314 . 315
Fm. 300 à 315. — 300. Crabro (lîhopalum) vlrwipcs, aile. —-· 301. C. (R.) tibialis C5',
antenqc. — 302. idem, çj', glypéus. — 303. idem, Q, clypéus. — 304. C. (R.) Kiescw
wetlerw. C5', clypéus. - 305. zdem, Q, clypéus (d’ap1·ès Kohl). - 306. C. (Crossocerus)
almafus çj', tt I. -307. C.(C .) Z ` C3', ·tt I. — 308. C. (C .) ·var'us Ci',
îagè if- 33;)19Iîî?.e(%0eâ0cra£r0) qzrêîîsméîîêîtteplgiâ   (!.)(îJ0c.) Tèmbîgàîruscç',
3 C · —·· . . 8. CLLT O7'lLl7'7.'|LS , 3. 6 . ··— . '. 'UB. 81,1605 Omd , y'
Séus. — 313. C. (frnsgocerus) emiguus çj', zîmenne. —— 314. C. (Cwtocmbro) podagricus
çj', extrémité dc lïmntenne. ——· 315. C. (Coe.) barbipcs C1', idem. `

158 FAUNE nn rnnivcs. —- HYMÉNOPTÈRES `·
cule à un angle de la troncature (fig. 314 et 315). Funicule avec
une frange pileuse en dessous ............ 24
—- Dernier article des antennes à extrémité obtuse, non tronquée. 25
24. Tibias Il tronqués droit à l’extrémité, plus courts que les fémurs
II, et sans éperon (fig. 316); pas de frange de poils aux tibias I.
....... ` .... Gr. (üoelocrabrc) podagricus, p. 186
— Tibias Il normaux, avec un éperon bien net, tibiasl dilatés et
armés, ainsi que les fémurs et trochanters l, d’une très forte
frange de longs poils (fig. 317). Espèce très rare ......
........ . . . . Cr.(C0el0crabr0)harhipes, p.184
25. Aire dorsale du segment médiaire bien délimitée ...... 26
— Segment médiaire sans aire dorsale .......... 31
26. Mésosternum armé d’une dent obtuse en avant des hanches II. . 27
—- Mésosternum non'denté ....... . ....... 29
27. Une aire pygidiale sur le dernier tergite abdominal, délimitée
par deux carènes latérales. . . C1·.(CrosS0cerus)anxius, p. 183
—— Pas d’aire pygidiale ............... 28
28. Tibias II élargis et tronqués droit à l’extrémité, sans éperon;
taille petite, au-dessous de 6 mm.; pattes fortement teintées en
jaune. Commun ..... Cr. (üoelocrabro) podagricus, p. 186
- Tibias II normaux et armés d’un éperon bien net; taille au-des-
_ sus de 6 mm.; pattes en grande partie noires. Espèce rare. .
........... Gr. (üoelocrahrc) tiroleusis, p. 186
29. Dernier tergite abdominal se rétrécissant vers l’arrière, pas plus
fortement ponctué que le précédent. Clypéus jaune, prolongé en
avant en pointe triangulaire. Espèce rare ........
_ ............ Cr. (üoelocrabro) Walkeri, p. 186
-·-— Dernier tergite abdominal plus fortement ponctué que le précé-
dent. Clypéus noir, non prolongé au milieu ........ 30
30. Dernier tergite abdominal entièrement noir. L’espèoe la plus
commune ....... Cr. (ürossocerus) elongatulus, p. 181
—- Dernier tergite abdominal en partie rougeâtre. Espèce assez
rare .......... Cr. (ürossocerus) Wesmacli, p. 182
31 . Tibias III fortement dilatés, claviformes, sans épines sur le bord
externe, tarses III dilatés; clypéus un peu prolongé au milieu. 32
- Tibias III à peine dilatés, armés d’épines sur le bord externe;
clypéus prolongé en triangle en avant .........
........... Cr. (lloelocrabro) puhescens, p. 185
32. Tarse I et face antérieure des tibias l blanc jaunâtre; tarses II
en grande partie blancs; scape à peu près aussi long que le cly-
péus au milieu. Espèce rare. . Cr. (Coelocrabro) capitosus, p. 185
— Pattes entièrement noires, à l'exception d’un anneau à la base
du tibia III; scape plus long que le clypéus au milieu. Espèce
très rare . ...... Cr. (üoelocrabro) cinxius, p. 185

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Fm. 316 à 334.- 316. Crabro (Coelocrabro) padagricus Q', patte I. - 317. C. (Coe.) bar-
bipes Q', patte 1, vue de l’ar1·ièx·e. — 318. C. (l}r0ss0cer·us) elongalulus Q, scutellum
et base du mésonotum. — 319. C. (Cr.) varius Q, mésothorax vu par la face ventrale. `
— 320. C. (ûoelocrabro) capitosus Q, t1bîa III vu par devant. - 321. idem, Q, cly-
péus. — 322. C. (C0eZ.)cinxius Q, clypéus. — 323. C. (Coel.) ambiguus Q, clypéus. —-
324. C. (COé?l.)C¢17`b071l11‘iltS Q, aire pygidiale. — 325. C.(C0e£.) podagricus Q, idem. -
326. C. (lloplocrabro) quadrimawlatus Q, tête. vue de côté. — 327. idem, mandibule
du Q'. —— 328. idem, mandibule de la Q. — 329. idem, antenne du Q'. —— 330. C,
(üuphopterus) sigmzlus Q', fémur III vu de dessus. ·- 331. C. (Cuph.) serripes Q'-
tib1a II vu de côté. — 332. idem, hanche III vue du côté interne. —- 333. C. (Ble-
pharipus) vagabundus, fémur I. — 334. idem, métatarse II.

160 ranivn ne raaxcc. —- nvméivorriznns
, 33. Antennes de 13 articles. . . , .......... 34
~ —- Antennes de 12 articles .............. 43
34. Antennes non dilatées au milieu; tibias l non dilatés en bou-
clier ...... - ............... 35
— Antennes à articles du milieu dilatés et creusés en gouttière ; ti-
bi asi fortement dilatés en unlarge bouclier (Sous-genre Thyrecpzzs
(fig. 402) ................... 39
35. Jones armées d’une très forte dent en dessous, visible surtout de
côté (fig. 326). vertex ponctué, non déprimé. Espèce très com-
mune ....... Cr. (Hoplocrabro) `quadrimaculatus, p. 186
— J ones sans dent en dessous. Vertex lisse ou ponctué ..... 36
36. Premier tcrgito abdominal allongé, plus long que large en
arrière à vertex légèrement concave, divisé en deux cuvettes par
une carène médiane, sa surface lisse (sous-genre Cuphopterus
(fig. 400) ................... 37
— Premier article abdominal non allongé, pas plus long que large .
‘ en arrière (fig. 401). Vertex légèrement concave ou plan,
' mais ponctué .................. 38
37. Tibias III entièrement jaunes, lisses et sans épines du côté anté- ¤
rieur; fémurs Ill avec une petite dent près de la base, du côté qui
regarde l’abdomen (face interne) (fig. 330). Tibias Il avec une
_ assez forte dent apicale du côté externe .........
........... Cr. (tluphopterus) signatus, p. 188
— Tibias lll jaunes, tachés de noir, avec de petites épines du côté
antérieur; fémurs III sans dent près de la base; tibias Il avec
, seulement une assez petite dent apicale du côté externe (fig. 331)·
............ Cr; (Guplwpterus) serripes, p. 187
38. Mésopleurcs avec une petite dent en face des hanches Il; dernier
sternite abdominal avec une petite saillie médiane aiguë; fémurs
I avec une dent près de la base (fig. 333). Commun ....
, .......... Cr. (Blepharipus) vagahundus, p. 189
—— Mésopleures, dernier sternite abdominal et fémurs I sans apo-
physes, ni saillie, ni dent. Espèce très rare, d’existence douteuse
en France ........ Cr. (Armthyreus) lapponicus, p. 192
39. Mésonotum strié longitudinalement sur toute sa surface. . . 40
— Mésonotum à surface non striée, mais creusée de points assez
petits et espacés ................ 42
40. Fémurs III avec une forte impression à la face antérieure dans
sa moitié basale (fig. 335). Espèce de montagne, surtout des
Pyrénées,maisaussi des Alpes. . Cr. (Thyreopus) rhaetîcus, p. 190
- Fémur Ill sans impression: (fig. 336) ..........
41. Taille grande (11-17 mm.), joues avec une. forte carène denti-
forme près de l’articulation des mandibules; thorax plus ou

HYMÈNOPTÈRES· — svxincxmu. 161
335
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FIG. 335 à 3-60- -— 335. Crabro (ïhyreopus) rhaeticus 0*, fémur HI vu du dessus. —
336. C. (ïhyreopusl autre espèce que rhaezicus, çj', idem. —- 337. C. (Th.) cribrarius
O', patte I. —— 338: C. (T/2.) alpinus çj', patte I. — 339. C. (Th.) pellarius Q', patte L —-·
340. C. (Th.) scutellatus çj', patte I.
Il

162 mom; ne manon. -— nvmâuorrnnas
moins taché de jaune; bouclier du tibial brun, avec des taches
claires (fig. 337); commun dans toute la France ......
.,... . ....... Cr. (Thyreopus) cribrarius p. 189
— Taille plus faible (7-11 mm.) ; joues sans carène, thorax entière-
ment noir; bouclier du tibia I brun, avec des bandes claires
près du bord (fig. 338); espèce de montagne, surtout~ du Mas-
' sif Central ........ Cr. (Thyreopus) alpinus, p. 190
` 42. Front strié en dessus; métatarse Il mince, plus long que le res-
tant du tarse, et peu courbé, hanches et trochanters I avec une
dent; funicule bien nettement dilaté; bouclier du tibia l (fig. 339);
_ commun dans toute la France. . Cr. (Thyreopus) peltarius, p. 190
—— Front ponctué en dessus; métatarse Il assez épais, non plus
long que le restant du tarse, fortement courbé; hanches et
trochanters l sans dent; funicule peu dilaté, bouclier du tibia I
(fig. 340); espèce peu commune. Cr. (Thyreopus) scutellatus, p. 191
43. Tête de forme très particulière, rétrécie en arriére, le prothorax
rétréci en avant, de façon à former un cou bien net (fig. 404);
1" article du tarse I trés fortement dilaté en bouclier. Espèce
commune partout ...... Cr. (Thyreus) clypeatus, p. 192
- Tête de forme normale, non rétrécie en arrière; quand le 1e' ar-
‘ ticle du tarse l est dilaté; il est moins large que long .... 44
44. Antennes cylindriques de forme normale, non échancrées, ni
dilatees, au plus légèrement étranglées entre les articles. . . 45
— Antennes ayant un ou plusieurs articles, soit dilatés, soit avec
une forte échancrure en dessous ........... 48
· 45. Mésopleures ponctuées de gros points non confluents, ou de
petits points espacés, ne formant pas de stries; abdomen assez
fortement ponctué (Sous-genre Ceràtocolus) ...... 46
—- Mésopleures striées; abdomen non ponctué ....... 47
46. Métatarsesl avec une forte dilatation transparente (fig. 348);
mésopleures fortement ponctués, cette ponctuation formant une
sorte de réticulation ..... Gr. (üeratocolus) alatus, p. 194
- Métatarses I non dilatés (fig. 349); mésopleures lisses, avec
quelques petits points épais. Gr. (Ceratoc01us)subterraneus, p. 195
47. Métatarse ll élargi vers Pextrémité (fig. 382); mésonotum forte-
ment strié transversalement dans la moitié antérieure et lon-
gitudinalcment dans la moitié postérieure; dernier tergite abdo— (
minal avec un sillon médian longitudinal. Commun .....
........... Cr. (ürahro) quadricinctus, p. 202
-— Métatarse Il non élargi; mésonotum légèrement strié longitudi-
nalement seulement dans la partie postérieure, le restant ponc-
tué; dernier tergite abdominal sans sillon. Commun. . . .
........... Cr. (ûlytochrysus) lituratus. p. 200
48. Les 3*, 4B et 5° articles du funicule très aplatis, élargis, en gout-

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Fm. 341 à 353. -:341. Crabro (Thyreopus) scutellatus O', tarse ll. — 342. C. (Th.) pel.
tarius (j', tarsejll. — 343. idem, G', hanche, trochanter et fémur 1. —-— 344. C. (Th.)
cribmrius O', face, vue à Yartîculation des mandibules; c = carène. ·— 345. idem, G',
antenne. — 346. C. (Thyreus) clypeatus çj', tète vue par devant. —·· 347. idem, Q,tete
et partie antérieure du thorax. - 348. C. (Ceratoeolus) alalus çj', patte I. - 349.
C. (Ger.) subterraneus G', patte I. — 350. C. (Thyreocerus) cmssicornis, pronotum. -
351. idem, C5', antenne vue par dessus. - 352. idem, çj', antenne vue de proûl. -
353. C. (Th.) massiliensis gj', antenne vue de profil.

164 FAUNE ne manon. -- HYMÉNOPTÈRES
tière endessous (fig. 351 à 353). Abdomen nettement ponctué
(Sous-genre Thyreocerus, fig. 405, p. 193) ..·..... 49
- Le funicule n’a pas d’article fortement élargi ....... 50
49. Deuxième article du funicule au plus aussi long que le premier,
beaucoup plus court que le 3“ (fig. 351); angles du pronotum ayant
seulement une petite saillie dentiforme (350); mandibules non
déprimées sur la face antérieure. Rare .........
........... Gr. (Thyreocerus) crassicornis, p. 193
- 2° article du funicule beaucoup plus long que le 1** et beaucoup
plus large (353); angles du pronotum avec une forte dent
aiguë, dirigée vers l’avant; mandibules déprimées sur la face
antérieure. Très rare. . Cr. (Thyreocerus) massiliensis, p.194
50. Fémur I avec une dent en dessous, près de la base (fig. 392-393).
_ Espèces très rares, et de grande taille ......... 51
— Fémur I sans dent en dessous ........... 52
51. Pas de dent au trochanter I; téguments de l’abdomen finement
ponctués ........ Cr. (Crahro) Kriechbaumeri, p. 202
—- Une dent au trochanter I (fig. 392); téguments de 1`abdomen non
ponctués .......... Cr. (tlrahro) spinipes, p. 202
52. Trochanter 1 portant en dessous une excroissance en lobe large
et aplati (fig. 391); antennes de forme particulière (fig. 375). .
............ Cr. (Crabr0) fossorius, p. 201
- Trochanterl sans excroissancc ............ 53
53. Mésopleures lisses, non striés, mais avec une ponctuation peu
serrée; antennes sans dents ni incision bien nette, mais seule-
ment avec quelques articles élargis à l’extrémîté. Très rare. . .
.......... Gr. (Glytochrysus) nigritarsus, p. 201
—— Mésopleures simplement striés, ou stries avec ponctuation entre
' les stries ................... 54
54. Antennes avec des incisions à un ou plusieurs articles, ces inci-
sions ne formant pas de dents (fig. 354 a 360) (Sous-genre Sole-
nius) .............. : .... . 55
-—- Antennes avec 2 ou plusieurs dents en dessous (fig. 375 à 381).
..... . ............... 63
55. Métatarse II court, élargi vers le milieu (fig. 365); les 2 pre-
miers articles des tarsesl dilatés, transparents. Commun. . .
............. Cr. (Solenius) dives, p. 196
- Métatarse Il ni raccourci, ni dilaté .......... 56
56. Tergites abdominaux visiblement ponctués ........ 57
-— Tergites abdominaux non ponctués (ne pas prendre pour une
ponctuation les fins points d’insertion des poils) ...... 59
57. F unicule avec une échancrure aux 3°, 4= et 56 articles; trochan-
ters dilatésen dessous (d’après Kom.) ..........
............. (lr. (Solenius) impressus, p. 198

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361
355
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373
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666 3 1
7 374
Fm. 354 à. 374. - 354. Urabro (Solenius) dives Q', antenne. - 355. C. (S.) ljypsac Q',
antenne. - 356. C. (S.) laevigatus Q', antenne. - 357. C. (S.) spinicottis Q', antenne.
-358. C. (S.) nigrinus Q', antenne.-359. U. (S.) larvatus Q', antenne. -360. U. (S.)vagus
Q', antenne. - 361. C'. (S.) laevigatus, fémur I. - 362. C. (S.) larvatus Q', fémur I.
— 363. C. (S.) Iiypszze Q', fémur 1. - 364. C. (S.) spinicollis Q', tarse I. - 365. C.
(S.) dwes Q', tarse II. — 366. C. (S.) vagus Q', tarse II. — 367. idem, Q, aire pygi·
dîale. - 368. C. (S.) larvatus Q, aire pygîdiale. - 369. C. (S.) vagus Q, clypéus. —-
370. C. (S.) dives Q, clypéus. -— 371. C. (S.) larvatus, Q, clypéus. — 372. C. (S.) spi-
nicollis Q, clypéus. — 373. C. (S.) lïypsae Q, clypèus. —- 374. G. (S.) nigrinus Q,
clypéus.

166 nous on rnmvcn. — nrmnmoprîauss
— Funicule différent ................ 58
58. Fémur I ayant, en dessous, près de la base, une petite bosse
portant un pinceau de poils (fig. 363); 5° article du funicule for-
tement échancré, l’angle saillant; 3° et 4° articles un peu renflés
(fig. 355) .......... Cr. (Solenius) Hypsae, p. 197
— Fémur I sans bosse près de la base (fig. 361); articles 3 à fr non
renflés; ponctuation plus fine..Très rare .........
............ Cr. (Sclenius)laevigatus, p. 198
59. Deuxième article du funicule moins de 2 fois aussi long que large
à l’apex ................... 60
· — 2° article du funicule de 2 à 3 fois aussi long que large à ]’apex. 62
60. Les 2 premiers articles du tarse I dilatés, transparents (fig. 364).
Assez commun ....... Cr. (Solenius) spiniccllis, p. 197
—— Les 2 premiers articles du tarse [ni dilatés, ni transparents. . 61
61. Fémur I régulièrement atténué vers le trochanter; tarses jaunes;
mésopleures très fortement striés. Très rare .......
............ Cr. (Solenius) laevigatus, p. 198
—- Fémurl tronqué obliquement vers le trochanter (fig. 362); tarses
noirs; mésopleures modérément striés. Commun ......
............. Cr. (Solenius)larvatus, p. 196
62. Deuxième article du funicule non échancré en dessous (fig. 360),
de 2 fois et demie à 3 fois plus long que large au sommet.
Taille grande (8-12 mm,). Très commun ........
, ............. Cr. (Solenius) vagus, p. 195
— Deuxième article du funicule échancré en dessous (fig. 358), seu-
lement 2 fois plus long que large au sommet. Taille petite
(5,5-8 mm.), Très rare ..... Cr. (Solenius) nigrinus, p. 197
’63. Face postérieure du segment médiaire séparée des côtés par
une carène bien nette; funicule n’ayant en dessous que 2 dents
_ placées au 2° article (fig. 376). Très commun .......
......... Cr. (Clytochrysus) chrysostomus, p. 199
- Face postérieure du segment médiaire non séparée des côtés par
une carène; funicule ayant plus de 2 dents ....... 64
64. La l" dent du funicule porte un petit groupe de poils blancs,
courbes (fig. 377) ..... Cr. (Clytcchrysus) zcnatus, p. 200
—— La 1'° dent du funicule ne porte pas de poils (fig. 379-380). . 65
65. Incisions du 2E article du funicule profondes, de sorte que les
. dents sont fortes; 2° article du funicule 4 fois plus long que large
à1’extrémité ....... Cr. (ûlytochrysus) cavifrons, p. 200
- Incisions du 2° article du funicule moins profondes, dents moins
fortes; 2° article du funicule à peine 2 fois plus long que large.
.......... Cr. (ülytochrysus) planifrons, p. 201

xxvméivorrùnes. —— srmzcxnas 167
Fenzelles.
1. Mandibules à extrémité arrondie, non dentée (fig. 288). Espèces
de petite taille ................. 2
—- Mandibules bi- ou tri-dentées à Pextrémité. Espèces de taille
variable souvent assez grande ............ 10
2. Yeux velus, mandibules avec une échancrure bien marquée près
de la base, du côté interne. 1 seule espèce, très petite ....
........... Cr. (Entomognathus) brevis, p. 176 '
- Yeux nus, mandibules sans échanorure du côté intern'. . . 3
3. Abdomen avec des taches jaunes, en nombre variable, le plus
souvent 2 paires sur les 2° et 3° tergites abdominaux, et le
5° tergite jaune cn entier; joues avec une forte dent en dessous
(visible de côté, fig. 356). Espèce commune .......
......... Cr. (Hoplocrabro) quadrimaculatus, p. 186
- Abdomen entièrement noir, avec des reflets métalliques plus ou
moins prononcés (sous-genre Lindem'us). ........ 4
' 4C Les mésopleures présentent un sillon longitudinal perpendicu-
laire à la suture épisternale, et allant de celle-ci jusqu’à la base
des hanches Il (fig. 289). Très rare ...........
‘ .......... Cr. (Lindenius) mesopleuralis, p. 178
— Les mésopleures n`ont pas de sillon longitudinal ..... 5
5. Uécartement le plus faible des yeux est au moins égal à la
longueur du scape. Très rare. . Cr. (Lindenius) melinopus. p. 178
- L‘écartement le plus faible des yeux est plus petit que la
longueur du scape (fig. 293) ............ 6
6. Scape noir; mandibules brun foncé. Très commun .....
............. Cr. (Lidenius) albilabris, p. 176
— Scape jaune, au moins sur la face antérieure; mandibules le
plus souvent jaunes en partie ............ 7
7. Pronotum fortement échancré au milieu. Très rare .....
....... — ...... Cr. (Lindenius) ibericus, p. 179
— Pronotum non fortement échancré au milieu ....... 8
8. Suture épisternale des mésopleures formée de points petits,
reflets bronzés de l`abdomen très prononcés; mandibules noires.
............ Cr. (Lindenius) subaeneus, p. 178
— Suture épisternale des mésopleures formée de points assez gros;
reflets bronzés de l'abdomen peu prononcés, mandibules jaunes
en partie ................ _ . .
9. Côtés du segment médiaire finement et fortement striés. Ecarte-
ment des yeuxpresque égal auscape. Cr. (Lindenius) Panzeri, p. 177
— Côtés du segment médiaire lisses en grande partie. Ecartement
des yeux plus petit que le scape. Cr.(Lindenius) pygmaeus, p. 177

’ 168 FAUNE ne rasivcs. —— nrmâxorrsaizs
10 Face très large en bas, les yeux aussi écartés vers le clypéus
qu’au niveau des ocelles (fig. 295, p. 154) ; trochanters I relative-
ment très longs (fig. 296, p. 154). Une seule espèce française,
dans le midi, rare. . . Cr. (Tracheliodes) quinquenotatus, p. 179
—- Face étroite en bas, les yeux beaucoup plus rapprochés vers le
clypéus qu’au niveau des ocelles (voir fig. 293, p. 154). Trochan-
ters I courts . . . , ............. 11
11. Espèces de petite taille, à abdomen allongé, pétiolé, le 1°’ seg-
_ ment long, claviforme, élargi vers Pextrémité, puis rétréci à
Papex, ses côtés non échancrés; tibias Ill élargis (Sous-genre
Rhopalum, fig. 397, p. 180) ............. . 12
—- Espèces àabdomen non pétiolé, ou à peine dans le sous- genre Cu-
phoplerus, où il a un aspect très différent (voir fig. 400, p. 188). 14
12. La dernière nervure transversale tombe sur la nervure radiale
en formant un angle un peu supérieur à 90° (fig. 300, p. 157).
Aire pygidiale mate ..... Cr. (Rhopalum) clavipes, p. 180
-— La dernière nervure transversale tombe sur la nervule radiale en
_ formant un angle de 80** (fig. 398, p. 182). Aire pygidiale lisse,
brillante .................. . 13‘
13. Clypéus prolongé en pointe aiguë (fig. 303, p. 157); tibias lll
fortement dilatés, en partie rouges. Taille 7-9 mm. Assez com- '
mun ........... Cr. (Rhopalum) tibialis, p. 181'
—~ Clypéus prolongé en une plaque tronquée droit (fig. 305, p. 157) ;
tibias Ill modérément dilatés, noirs, avec un anneau blanc à la
base; tubercules huméraux noirs. Taille 4-6 mm. (d’après Kom).
Rare ......... Cr. (Rhopalum) Kiesenwetteri, p. 181
14. Abdomen entièrement noir. (Taille petite) ........ 15
—- Abdomen noir, rayé ou taché de jaune. (Taille le plus souvent
assez grande) .................. 33
15. Aire pygidiale à surface plane. (Sous-genre Crossocerus). . . 16
— Aire pygidiale creusée en gouttière, au moins dans sa partie
postérieure, sa surface jamais plane (Sous-genre Coelocrabro) . 23
16. Mésosternum dépourvu de pointes .... L ...... 17
—- Mésosternum avec deux petites pointes obtuses un peu en avant
des hanches II. (Ces épines sont surtout visibles quand on
regarde le thorax par dessous (fig. 319, p. 159) ...... 20
17. Mésonotum creusé en arrière d’une ligne transversale de gros
points, juste en avant du scutellum, dont le bord antérieur a la
même sculpture (fig. 318, p. 159) ........... 18
—— Mésonotum sans ligne de gros points ......... 19
18. Segment anal entièrement noir; les carènes qui séparent la face
postérieure du segment médiaire et les faces latérales ne sont
pas accompagnées de lignes de points; ponctuation de la tête et
du thorax fine, mais assez serrée, de sorte que les téguments sont

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Fm. 375 à. 393. — 375. Crabro (Crabro) fossorius G', antenne. »— 376. C. (ülytochrysus)
chrysostomus O', antenne. — 377. C. (C`!.) zonalus Q', antenne. —-· 378. C. (UZ.) litura-
tus O', antenne. - 379. C. (Cl.) cavi/'rons Q', antenne. — 380. (I. (Cl.) plcmifrons G',
antenne. — 381. C. (CL.) quadricinclus G', antenne. — 382. idem, O', tarse II. -383.
C. (Cl.) zonatus Q, côté du segment médîaîre. —— 384. C. (Cl.) cavi/`rons et planifrons
Q, idem. -— 385. C. (Cl.)chrys0st0mus Q, bord du clypéus. — 386. C. (Cl.) zomztus Q.
idem. — 387. C. (Cl.) cavifrons Q, idem. — 388. C. (Cl.)planifr0m Q, idem. —— 389
C.(Crabr0)I(riechbaumeri Q, idem.- 390. U. (Cl.)litu1·atus Q, idem.- 391. C. (Cr.)
fossarms 5*, trochanter I. —— 392. C. (Cr.) spinipcs O', trochanter et férnur. —— 393.
C. (Cr.) Kricchbaumeri O', fémur I.
\

170 FAUNE DE EEANCE. — HYMENo1>1·Enas
presque mats; les taches jaunes sont assez variables, mais géné-
' ralement peu étendues, le pronotum et le seutellum sont rare-
ment jaunes en entier; tibias Il presque toujours entièrement
noirs. Espèce la plus commune ............
.......... Cr. (Crossocerusj elongatulus, p._ 181
— Segment anal rouge sombre dans sa moitié postérieure; les carè-
nes qui séparent la face postérieure du segment médiaire et les
faces latérales sont accompagnées de lignes de points; ponctua-
tion de la tête et du thorax plus espacée; téguments brillants;
pronotum et'scutellum presque toujours en entier jaunes, ou à
peu près, tibias Il de méme. Espèce beaucoup moins commune.
........... Cr. (Cr0ssocerus)Wesmae1i, p. 182
19. Sillon médian de la face postérieure du segment médiaire pro-
‘ fondement creusé en ligne de gros points. Mésopleures fortement
ponctuées; tibias III avec un large anneau basilaire (d’après Kom).
Espèce très rare ...... Cr. (ürossocerus) denticrus, p. 182
—— Sillon médian de la face postérieure du segment médiaire non
creusé enligne de gros points. Mésopleures lisses, brillantes, avec
des points isolés d’où sortent de petits poils; tibias III entière-
ment jaunes sur la face postérieure. Espèce rare ..... · .
............ Cr. (ûrossocerus) exiguus, p. 182
20. Bord antérieur du clypéus tronqué droit; clypéus souvent coloré
en jaune ........ Gr. (Crossocerus) palmarius, p. 183
- Bord antérieur du clypéus différent. Clypéus toujours noir . . 21
21. Éperon du tibia I noir .... Cr. (ûrossocerus) palmipes, p. 183
— Éperon du tibia [jaune .............. 22
22. Segment anal en partie rougeâtre foncé. Espèce assez rare . .
..... , ...... Cr. (Crossocerus) anxius, p. 183
-— Segment anal entièrement noir. Commun ........
............ Cr. (Crossocerus) varius, p. 183
23. Tibias III fortement claviformes, sans épines sur la ligne externe; `
métatarse III épaissi (fig. 320, p. 159) ......... 24
-— Tibias III généralement peu claviformes, en tous cas toujours
pourvus de dents sur la ligne externe: me tatarse III non épaissi. 25
24. Clypéus avec, au milieu, un prolongeme nt assez fort, à bords
parallèles; de chaque côté de ce prolong ement une petite dent
(fig. 321, p. 159). Tête très grosse, cubiqu ·, les tempes épaisses.
Scape relativement court, pas plus long que la largeur du ely-
péus au milieu. Tibias I jaunes à la face antérieure .....
............ Cr. (Coe10crahro)capit0sus, p. 185
— Clypéus avec un prolongement semblable à celui de l’espèee pré-
. _ cédente, mais plus large (fig. 322, p. 159). Scape plus long que
la largeur du clypéus. Tibias I entièrement noirs. Très rare.
. · .......... Cr. (Coelocrabro) cinxius, p. 185

nvméivorrianras. — srirscroae 171
25. Vertex nettement déprimé des ocelles postérieurs au bord frontal:
impressions céphaliques bien nettes; scape portant une carène
tout le long du bord antérieur. Taille grande, 8-10 mm. Espèce
commune ....... Cr. (Coelocrabro) leucostoma, p. 184 ·
— Vertex non déprimé; impressions céphaliques moins nettes;
scape non caréné antérieurement; taille moins forte ..... 26
26. Aire dorsale du segment médiaire non distincte ou à peine déli-
mitée postérieurement ............... 27
-— Aire dorsale du segment médiaire très nettement délimitée par
un sillon, ou par une ligne de points ......... 29
27. Mésosternum avec une petite saillie aiguë en avant des han-
ches II .................... 28
—— Mésosternum sans saillie aiguë en avant des hanches II; elypéus
jaune, 2 étroites bandes jaunes le long du bord interne des yeux
(le tout recouvert de pubescence argentée, de sorte que la couleur
jaune est peu visible); pattes en grande partie jaunes; aire pygi-
diale entourée de poils assez forts. Rare. . ` .......
.· ........... Cr. (Coelocrahro) Walkeri, p. 186
28. Clypéus tronqué droit en avant; espèce entièrement noire, sauf
les éperons qui sont ferrugineux. Rare .........
............ Cr. (Coelocrabro) cetratus, p. 185
- Clypéus à bord antérieur obtusément tridenté; seape avec une
bande jaune sur la face externe, les tibias lll avec une tache
jaune basilaire du côté postérieur. Commun. ......
........... Cr. (ûoelocrabrol pubescens, p. 185
29. Mésosternum avec une petite saillie aiguë en avant des hanches Il. 30
— Mésosternum sans saillie en avant des hanches II. , . . . 32
30. Corps etpattes entièrement noirs; aire pygidiale longue et étroite,
creusée en gouttière à l’apex, sa moitié antérieure remplie en
partie par une petite saillie obtuse (fig. 324, p. 159). Taille assez
forte (8-10 mm.), Rare. . . Cr. (Coelocrahro) carbonarius, p. 185
—- Pattes partiellement jaunes: souvent des taches jaunes sur le
thorax (podagricus); aire pygidiale triangulaire, sa surface creu-
sée en feuille de trèfle (fig. 325, p. 159) ......... 31
31. Tibias II jaunes avec une ligne noire longitudinale du côté in-
terne; taches jaunes sur le thorax. Espèce assez commune. . ' _
........... Cr. ¤Coelocrahr0) podagrîcus, p. 186
·-— Tibias Il noirs, avec un anneaujaune àla base (quelquefois face
antérieure fauve très foncé); thorax entièrement noir. Très rare.
........... Cr. (Coelocrabro) tirolensis, p. 186
32. Clypéus étroit, son bord antérieur armé de deux petites dents
rapprochées [fig. 323, p. 159}; mandibules en partie jaunes,
scape jaune sur sa face antérieure. Commun .......
........... Cr. (Coelocrabro)_ amhiguus. p. 184

172 FAUNE na Palmes. — HYMÉNOPTÈRES
— Clypéus à bord antérieur légèrement arqué, sans dents; scape
· et mandibules noirs (d’après Kent). Rare ...··· · · ·
............ Cr. (ûoelocrabro) harbipes, p. 184
33. Aire pygidiale à surface plane ........... 34
—- Aire pygidiale creusée en gouttière, au moins dans sa moitié pos-
térieure ................... 43
34. Abdomen légèrement pétiolé, le 1" segment plus long que large
en arrière (fig. 400, p. 188); vertex lisse, sans ponctuation (sous-
genre Cup/wpterus] ............... 35
— Abdomen non pétiolé, le l" segment` toujours plus large en
arrière que long; vertex toujours plus ou moins ponctué . . . 36
35. Parties latérales de la dépression du vertex limitées par deux ·
petites carènes assez nettes (1). Cr. (Cuphopterus) signatus, p. 188
—— Parties latérales de la dépression du vertex mal limitées (’). . .
........... Cr. (Cuphopterus) serripes, p. 187
36. Abdomen à surface non ponctuée ........... 37
-— Abdomen à surface très nettement ponctuée; mésopleures à
ponctuation forte (Sous-genre Ceratocolus) ....... 42
37. Mésopleures mates, leur surface, à un assez fort grossissement,
très finement pointillée, avec en outre des points plus gros,
épars; vertex jamais déprimé; taches jaunes de l‘abdomen
limitées aux 2° et 3° tergites (quelquefois aussi sur le 4**). Espèce
du nord de 1’Europe, sa présence en France demande à être
confirmée ........ Cr. (Anothyreus) lapponicus, p. 192
— Mésopleures à surface lisse, au moins au milieu, leur surface
avec des points très peu serrés; vertex souvent déprimé; colora-
tion de l’abd0men en général plus étendue (Sous·genre Thy-
reopus) ........... ’ ...... · . . . 38
38. Mésonotum strié longitudinalement, au moins sur les côtés. . 39
-— Mésonotumà surface non striée, mais creusée de points assez
petits, et espacés ................ 41
39. Scape entièrementjaune; deux petites impressions sur le prono-
tum. Espèce des Pyrénées et des Alpes .........
............ Cr. (Thyreopus) rhaeticus, p. 190
— Scape noir, à peine taché de jaune; pas d’impressions sur le
pronotum .............. - .... 40
40. Taille grande (11- 17 mm.); thorax toujours plus ou moins taohé
de jaune; dessins de l’abdomen très développés, jaune orange.
Commun partout ..... Cr. (Thyreopus) cribrarius, p. 189
— Taille petite (7-11 mm.); thorax entièrement noir; dessins de
l’abdomen peu développés, jaune citron ou blancs. Espèce des
montagnes, surtout du Massif Central. Cr. (Thyreopus) alpinus, p. 190
(1) Ces caractères sont donnés d’apres Kom,. En fait, 1l est presque impossible de distinguer
les femelles de ces deux especes.

` irvnimorriznss. ~— srinacxnan 173
41. Premier tergite abdominal taché de jaune; vertex densément
ponctué, chagriné; thorax presque toujours taché de jaune, très _
rarement entièrement noir. Commun ..........
............ Cr. (Thyreopus) peltarîus, p. 190
— i" tergite abdominal noir; thorax entièrement noir; vertex moins
densément ponctué, ses points un peu espacés. Assez rare. . .
........... Cr. (Thyreopus) scutellatus, p. 191
42. Mésopleures fortement ponctuées·réticulées .......
............ Cr. (ileratocolus) alatus, p. 194
— Mésopleures lisses, avec quelques petits points épars ....
.......... Cr. (üeratocolus) suhterraneus, p. 195
43. Mésopleures plus ou moins ponctuées ......... 44
— Mésopleures striées, ou très fortement chagrinées ..... 49
44. Téguments de l’abdomen lisses (sauf le i" tergite qui est légè- `
rement ponctué chez Crabro Kr·z'echbzzumerz') ....... 45
- Téguments de l’abdomen très nettement ponctués ..... 46
45. Taille moyenne (8-12 mm.); tête non plus large que le thorax,
pilosité du clypéus argentée; vertex brillant, avec une ponc-
tuation peu serrée; mésopleures avec un petit tubercule en
avant deshanches ll. Commun. Cr. (Blepharipus)vagabundus,p. 189
—— Taille grande (14-17 mm.); tête très grosse, plus large que le
thorax, pilosité du clypéus dorée, bord antérieur duxclypéus
de forme très spéciale (fig. 389); ponctuation du vertex très
serrée; mésopleures sans tubercules. Très rare('). . .. . . ,
. Ã ......... Cr. (Crabm) Kriechbaumeri, p. 202
46. Clypéus avec une carène médiane arquée, terminée vers le bord
antérieur par une petite pointe bifide; ponctuation des méso-
pleures très forte. Très commun. Cr. (Thyreus) clypeatus, p. 192
— Clypéus sans carène médiane; ponctuation des mésopleures
modérément forte. Espèces rares ........... 47
47. Deuxième article du iunicule plus de deux fois plus long que
large à 1’extrémité .... Cr. (Clytochrysus) nigritarsus, p. 201
— 2° article du funicule non plus long que large à l’extrémité
(sous-genre T/zyreocerus, fig. 405, p. 193) ........ 48
48. Taille : 10,5-11 mm. Angles du pronotum avec une forte dent;
clypéus à angles saillants; mandibules avec une impression du
côté externe [d’après Kom,]. Cr. (Thyreocerus) massiliensis, p. 194
— Taille : 6-7 mm. Angles du pronotum à peine distincts; clypéus
de forme différente; mandibules sans impression du côté externe.
.......... Cr. (Thyreocerus) crassîcornis, p. 193
49. Mésonotum simplement ponctué, ou chagriné, tout au plus un
(1) C. K1·iechbaumen' a les mésopleures en général ponctuees, mais parfois avec des stries sur
une partie de sa surface: c’est pourquoi cette espece Iigure zi deux endroits de ce tableau.

174 FAUNE DE Enaxca. — HYMÉNOPTÈRES
peu longitudinalement strié, surtout dans la partie postérieure,
_ jamais strié transversalement ............ 50
— Mésonotum fortement strié : d’abord transversalement dans la
moitié antérieure, puis longitudinalement dans la moitié posté-
rieure. Taille grande (sous-genre Crabro en partie) ..... 64
50. Abdomen à téguments nettement ponctués(‘), au moins sur le
1" tergite ................... 51
—- Abdomen a téguments non ponctués(‘) .... , .... 54
51. Mésopleures striées, avec des points entre les stries, cette stria—
tion pouvant être réduite à la partie supérieure ...... 52
— Mésopleures fortement chagrinées, mais sans striation .... 53
52. Taille très grande; pilosité du clypéus dorée ; bord antérieur du
clypéus de forme très spéciale, avec deux lobes latéraux (fig. 389).
........... Cr. (Crahro) Kriechbaumeri, p. 202
— Taille petite; pilosité du clypéus argentée; bord antérieur du
clypéus de forme différente . . . Cr. (Solenius) laevigatus, p. 198
53. Ponctuation des tergites abdominaux serrée et fine, uniforme,
' mais cependant un peu plus forte sur le i" tergite. Assez rare
en France, très commun dans le nord de l’Afrique .....
............. Cr. (Solenius) Hypsae, p. 197
—— Ponctuation des tergites abdominaux peu serrée, inégale, celle
du 1" tergite beaucoup plus forte que celle des suivants; angles
du pronotum avec une épine (d’après Kom.) .......
. . . 1 ........ Cr. (Solenius) impressus. p. 198
54. 2° article du funicule à·peine 1 fois et demie aussi long que large
à Pextrémité; aire pygidiale plus large que dans les autres
' espèces, la partie creusée en gouttière courte (tig. 368, p. 165).
............. Cr. (Solenius) larvatus, p. 196
— 2° article du funicule plus de deux fois aussi long que large à
l’extx·émité. ......... V ....... 55
55. Deuxième article du funicule de 2 à 2 fois et demie aussi long que
large à l’extrémité ................ 56
— 2** article du funicule au moins 3 fois aussi long.que large à
l’extrémité .................. 61
56. Angles du pronotum avec une forte dent dirigée en avant;
. pilosité du olypéus dorée; bord antérieur du clypéus (fig. 370).
Très commun. . .·..... Cr. (Solenius) dives, p. 196
— Angles du pronotum arrondis ou avec une très petite épine a
peine visible .................. 57
57. Deuxième article du funioule 2 fois et demie aussi long que large
à l’extrémité; mésonotum recouvert de_ poils noirs; segment
(1) Ne pas prendre pwur de la ponctuation les fines insertions des poils. _

imsxnnorrùnns. -— srnaounan 175 `
médiaire portant presque toujours deux taches jaunes sur sa face
postérieure. Très commun . . Cr. (Clytochrysusl lituratus, p. 200
— 2* article du funicule moins de 2 fois et demie aussi long que
large à l’extrémité ................ 58
58. Les yeux n’atteignent pas tout à fait l'articulation des mandi-
bules; mésonotum avec une striation longitudinale et des points
entre les stries. Espèce de grande taille. Très rare .....
............. Cr. (Crabro) spinipes, p. 202
— Les yeux atteignent exactement l‘articulation des mandibules; ·
mésonotum non strié ............... 59
59. Troisième tergite abdominal sans taches jaunes, ou, s’i1 y en a,
elles sont très petites; mésonotum garni de poils. Très commun.
............. Cr. (Solenius) vagus, p. 195
— Abdomen entièrement noir; quand il y a des taches, ily en a sur
le 3° tergite; mésonotum sans poils .......... 60
60. Taches des 2** et 5’ tergites les plus grandes, souvent réunies en
bandes; pronotum souvent taché de jaune. Assez commun. . .
............ Cr. (Solenius) spinicollis, p. 197
- Pas de taches, ou celles·ci, quand elles existent, vont en décrois-
sant vers l’ar1·ière,·celles du 2** tergite les plus grandes; prono-
tum sans taches. Très rare; . . . Cr. (Solenius) uigrinus, p. 197
61. Les côtés du segment médiaire sont séparés de la face postérieure
par de fortes carènes. Très commun ..........
.......... Cr. (ülytochrysus) chrysostomus, p. 199
—- Pas de carènes au segment médiaire, séparant les côtés de la
face postérieure. Espèces de grande taille (Sous-genre Clyto-
chrysus en partie) ................ 62
62. Côtés du segment médiaire avec des stries fortes, peu serrées
(fig. 383). Commun ..... Cr. (ülytochrysus) zonatus, p. 200
- Côtés du segment médiaire avec. des stries fines et très serrées
(fig. 384) ...................
63. Dents latérales du clypéus très rapprochées de la partie médiane,
séparées de celle-ci par un espace moindre que la partie mé-
diane (fig. 387) ...... Cr. (Clytochrysus) cavifrons, p. 200
- Dents latérales du clypéus largement séparées de la partie
médiane par un espace plus grand que cellc·ci (fig. 388). Espèce
plus rare que la précédente. . Cr. (ûlytochrysus) planifrons, p. 201
64. Pilosité du clypéus franchement argentée; clypéus avec une
carène médiane peu apparente sous les poils et peu développée;
yeux touchant presque Particulation des mandibules; taille
moyenne; les bandes jaunes des 3° et !i° tergites abdominaux
souvent non interrompues au milieu .......... '
. . .. ....... Cr. (Crahro) quadricinctus, p. 202
— Pilosité du clypéus un peu dorée, surtout au milieu; clypéus '

` 176 FAUNE nn manon. — HYMÉNOPTÈRES
avec une carène médiane bien développée, dépassant les poils;
yeux bien séparés de Farticulation des mandibules; taille très
grande; bandes jaunes des 3° et 4° tergites abdominaux le plus
souvent interrompues au milieu. . Cr. (Crabro) fossorius, p. 201
Sous-genre Entomoguathus.
Fig. 394. - Caractérisé par Féchancrure des mandibules [288, p. 154). Aire
pygidiale bien nette dans les deux sexes.
` `··\_‘,,-É,. e-/*'
¢î».¢ —. --»--~s•
   (gp 
/·/I * fr \.
        \—_>
. Fin. 394. —- Cmbro (Entomogmzthus) brevis Q >< 5. I
Ci'. (Elltomognathus) bI‘8ViS var: DER LlNDEN· — DALLA Tonus, 1897,
p. 585; Korn., 1915, p. 316. ·
L. 5*, 3-5 mm., Q, 4-6,5 mm. (Fig. 394). — Entièrement noir brillant,
seulement les tubercules bnméraux presque toujours jaunes; Q, face
antérieure du scape, tibias 1,11, III en partie jaunes; 6*, les tibias et
tarses jaunes, souvent aussi les fémurs I et Il au moins en partie. Tégu-
ments très finement ponctués.
On trouve une variété avec le scutellum jaune (Espagne, Afrique du
Nord).
Toute la France. Toute l'Europe. —— Sibérie, Mongolie, Afrique du Nord.
Biologie. - R. BENOIST (1915)._— Nidifie en août, sur les talus; continue son
terrier par une petite cheminée de terre; approvisionne avec des Altises (Coléop-
tères) à raison de 20 à 25 par nid. ‘
Sous-genre Lindenius.
Fig. 395. — Taille petite. Entièrement noir, souvent avec des reflets bronzés
jamais de dessins jaunes sur l'abd0men. Mandibules simples à l’apex, mais
avec une dent interne près de la base. Aire pygidiale présente dans les deux
sexes.
Cr. (Lindenius) albilabris F. -— DALLA Tomas, 1897, p. 581; Kom., 1915,
· p. 288.
L. 5*, 5-7 mm.: Q, 5-9 mm. — Q. (Fig. 395), entièrement noire, y
compris le scape des antennes; mandibnles parfois en partie rougeâtre

H¥MÉNor1Èr.1=.s. — srmacinan 177
foncé; tibias I jaunes en avant, II et lll avec une tache jaune vers l‘arti-
culation fémorale, éperons des tibias Ill jaune un peu rougeâtre; tête et
abdomen avec de légers reflets bronzés; aire pygidiale à côtés un peu
arqués en dedans (294, p. 154). -— 6. Comme la Q, mais pronotum,
tubercules huméraux et tibias jaunes, scape souvent taché de jaune;.
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Fm. 395. — Crabro (Lindenius) albilabris Q >< 5. -
métatarses II arqués; tibias II fortement pileux à l’apex, du côté anté-
rieur; antenne (291, p. 154).
Toute la France. C’est l‘espèce la plus commune du sous-genre. - Toute
l'Eur0pe jusqu’en Laponie. Sibérie, Mongolie, Turkestan, Afrique du Nord.
Biologie. -- Sxcirmrm (1893, p. 74); Ninnssx (1900, p. 266), Antsnz (1903 a,
p, 39 et 1910, p, â3);Bouwi1.iN (1911, p. 175). —Nidîfie dans la terre; chasse sur-
tout des Ilémiptères: Capsus Thunbergi, Miris calcaratus, Globiceps flavoma.-
culazus, et aussi des Diptères : Asyndems lati/`rons.
Cr. (Lîndenius) pygmaeus vim mm Lmnnu. - Cr. pygmaeus —-(- Cr. ar-
matus vim mm L1NnEN, 1829 et DALLA Tonus, 1897, p. 583 et* 620.
Cr. armatus Kom., 1915, p. 297. `
L. 6. 3,5-5 mm.; Q , mandibules jaunes, sauf l’apex, qui est rougeâtre;
scape jaune en avant, parfois entièrement jaune; pronotnm, tubercules
huméraux et parfois une tache sur le scutellum jaunes; pattes avec les
genoux, les tibias Iet Il et les tarses jaunes. Aire dorsale large, striée
sur les côtés, lisse au milieu. — çi, sensiblement plus petit que la Q;
-une forte dent à la partie inférieure des joues (fig. 292, p. 154).
Toute la France; peu commun. Toute l'Europe sauf le Nord. Afrique du
Nord. . Syrie.
Biologie. —- Msncnsr. (1893 c, p. 337); Fenror: (1901 lr, p. 114, sous le nom de
armatus). —Nîdifie dans la terre, chasse de petits Hyménoptères, Chalcidides :
Pteromalus (MAncn.u.) ou Braconides : Apanteles (Fsarox). Larve et coque figu-
rées par iMARClIAL.
Ci'. (Lindenius) Panzeri wm man Lmmax. —- DALLA Tonus, 1897, p. 616;
Kom., 1915, p. 295. Cr. venustus Lnrennrisn, 18.%, p. 797 (').
(1) Espèce décrite de Versailles. Description insuffisante, qui peut s’appliquer à C. Panzcri.
12

178 FAUNE DE manon. — rrYMÉNo1>*rÈuEs
L. 5*, 6-7 mm.; Q, 6-8 mm.- Espèce voisine de Cr. (Lina?.) pyg-
maeus, de coloration très semblable, mais taille plus forte. —— Q, aire
dorsale du segment médiaire large, striée longitudinalement; côtés de
l’aire pygidiale un peu arqués en dedans. Od souvent moins taché de
jaune que la Q.
Toute la France; assez commun. Toute l’Europe, sauf Fextrême nord. -—
Nord de l'Afrique. Ouest de l‘Asie.
Biologie. — Kom. (1880, p. 218); BIARCHAL (1893 c, p. 337); Srcmuaivn (1893,
p. 74); Bouwmiv (1911, p, 174).- Nidifie dans la terre; chasse des Diptères :
C/zlorops Zineata et hypostigma, Carpotriclza guttularis, Simulia ornata.
Devient un auxiliaire par la destruction de Diptères nuisibles.
Cr. (Lindenîus) Subaeneus Lnrnnnrrna et Bnurtxâ. —- DALLA Tomas, 1897,
p. 630; Kom., 1915, p. 303.
L. 5*, 3,5-5 mm.; Q, 4-6 mm. —- Reflets bronzés des téguments très
prononcés; mandibules noires; scape jaune; au thorax, seulement les
tubercules huméraux jaunes; tegulae fauves; genoux, tibias et tarses
noirs, souvent une bande noire sur les tibias; mésopleures finement
ponctuées.
Environs de Paris (d’après Lnrsrerrna et Bnurmâ) ; Seine: Issy (coll. on GAULLE).
— Genève; Niederôsterreich; Trieste, Russie; Sarepta. Afrique du Nord.
Cr. (Lîndenius) mesopleuralis Monawrrz, 1890; Kom., 1915, p. 2851
L. 6, 4-6,5 mm.; 5,5-7 mm. — Q ,taille relativement grande; antennes
entièrement noires; mandibules ferrugineuses, plus foncées à l’apex;
thorax noir, les tubercules huméraux seuls jaunes; pattes noires, les
genoux et les fémurs en partie ferrugiueux, tarses foncés, ailes un peu
enfumées, pas de reflets bronzés. Aire dorsale du segment médiaire
fortement striée, ces stries non droites, mais en réseau polygonal; côtés
du segment médiaire avec une série de fortes stries. Aire pygidiale à
côtés rectilignes. -— (jl comme la Q.
Espèce caractérisée par la ligne longitudinale de points des méso-
pleures (fig. 289, p. 154),
Hérault : Montpellier (C5', 1 Q, coll. Srcast); Bouches-du-Rhône : marais
salants près de Rognao (1 Q, coll. J. Piàasz). — Trieste. Transcaspie. Perse.
Cr. (Lindenius) melinopus Kom., 1915, p. 305.
L. çj‘, 5-5,5 mm,; Q , 6-6,5 mm. —— C} Q ,noirs, avec des reflets bronzés
à peine distincts; scape plus ou moins jaune, partie inférieure du funi-
cule ferrugineuse, mandibules noires, au milieu rougeâtre foncé, quel-
quefois jaunes; thorax entièrement noir; pattes noires, genoux, tibias et
tarses jaunâtre ferrugineux. Segment médiaire : aire dorsale très finement
striée, Côtés en partie lisses; aire pygidiale triangulaire à côtés droits.
(D’après Konn).
Pyrénées·Orientales : Perpignan (d`après Kom.), Espagne. Afrique du Nord.

uvniéworrànas. — srnssinan 179
Cr. (Lindenîus) ibericus Kom., 1905. — Kom., 1915, p. 306.
L. 4,5- 5,5 mm. — 5* Q noirs à reflets bronzés très nets, de couleur jaune
citron : les mandibules sauf l’apex qui est foncé, le scape, le pronotum,
les tubercules huméraux et le postscutellum, les genoux, les tibias et les
tarses en grande partie; partie inférieure des funicules jaune d’ocre
clair. Partie antérieure du pronotum verticale, le milieu plus profondé-
ment} et plus largement incisé que chez les autres espèces. Pleures lisses
brillantes, presque sans ponctuation; points de la suture épisternale
(sillon vertical) très petits. Segment médiaire : aire dorsale striée longi-
tudinalement, côtés non striés, brillants.
Marseille(recueilli par Monica en juin 1898, d’après Kom.); Aude : Ile-Sainte-
Lucie (2 Q, R. Bnuoxsr, 30 août 1910). —- Barcelone.
Sous-genre Tracheliodes Aug. Monawrrz, 1845.
[Brachymerus Dlunaom, 1845 (préoccupé), Fertonius Piànnz, 1892].
Fig. 396. — Caractérisé par la largeur de la face, les yeux bien plus écartés
que chez tout autre Crabro, cet écartement étant bien supérieur à la longueur
du scape, et parla très grande longueur des trochanters I(fîg. 295 et 296, p. 154).
Taille moyenne, téguments lisses, abdomen noir avec des taches jaunes.
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Fxo. 396. — Cmbro (Trachclîades) quinquenolatus Q x 5.
Cr. (Trachelîodes) quinquenotatus Junms, 1807. — DMLA Tonus, 1897,
p. 622; Kom., 1915, p. 324. —— Fertonius formicarius Fnnroiv, 1896.
L. 5*, 5,5-7 mm.; Q , 6-8 mm. — Téguments lisses, tête, mésonotum
et scutellum à peine ponctués de quelques points espacés; noirs, avec
des taches jaunes sur le bord interne des yeux, et en arrière des yeux,
le pronotum, les tubercules huméraux, le scutellum en entier, et, sur
l’abdomen, 2 taches sur le 3° tergite, parfois en outre 2 sur le 5° et sur le
1°', mandibules en partie jaunes; pattes noires, les genoux, tibias et
tarses I et II jaunes ainsi que la base des tibias Ill; antennes brun foncé,

180 FAUNE nn nuance. -— nrméworrànrs
scape plus ou moins jaune en avant. Tête carrée, un tubercule conique
sur le clypéus, le bord antérieur de celui-ci tridenté. Pronotum rectiligne,
à angles très nets. Fémurs 1 très grêles, tibias ll élargis sur le côté
inférieur, avec une épine au sommet de cetélargissement (fig. 297, p. 154)
(tibia II normal chez le çï). Aire pygidiale étroite et longue, le dernier
tergite avec des fossettes latérales (fig. 298 et 299, p. 154).
Pyrénées- Orientales : Le Boulou, juin (2 Q, coll. Vacmx.) ; Narbonne; Hérault:
_Montpellier (d’après Marquer) et Palavas, juillet (coll. DE Guire); Corse :
Bonifacio (Fmrrox; Bnarnmo, en juin). —- Espagne. Italie. Afrique du Nord.
Biologie. — Fnwroiv (1890 ez, p. 342 et 1896 a, p. 10); BIGNELL (1900, p. 264), —
Chasse des Fourmis : Tapinoma errazicum; en emmagasine plusieurs dans son
nid, qui est creusé dans le sable (l). _
_ Sous-genre Rhopalum.
Fig. 397. — Crabroniens de petite taille, noirs sans dessins jaunes sur l’abdo—
men, caractérisés par Pallongement de l‘abdomen dont le 1°' segment surtout,
est très long', dilaté à l’extrémité (claviforme), 2° segment étroit, puis réguliè-
rement élargi, Yeux très fortement convergents en avant.
Biologie. — Les Rhopalum sont généralement rubicoles : ils nidiîient dans
les tiges de Ronce, de Groseillier, ou d’Althaea, mais aussi dans les trous
' creusés dans le bois par d’autres Insectes. Leur nid se compose d'une suite
de cellules où ils emmagasinent de petits Diptères, ou même des Psocides.
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F10. 397. 5 Crabro (Rhopalum) tibialis Q >< 5.
Cr. (Rhopalum) clavipes L. — DALLA Tomas, 1897, p. 589; Kom., 1915,
p. 336.
L. 5*, 5-7mm.; Q , 5,5-7,5. ——Téte et thorax noirs, tegulae testacées ainsi
que les tubercules huméraux; scape jaune pâle, premiers articles du funi-
cule testacés, le restant noir; abdomen brun, les premiers segments
(1) Une autre espèce du sous-genre : Tr. curvitarsis, étrangère â notre faune, chasse égale-
ment des Fourmis (d’après Emmw).

HYNÉNOPTÈRES. - srnncxxmn 181.
rougeàtres; pattes brunes, tous les genoux, les tibias et tarses l et II tes-
tacés. Fémurs Ill claviformes. — Q, dernier segment abdominal avec
une fossette sur chaque côté.
Toute la France. Toute 1’Europe jusqu’en Scandinavie. `
Biologie. —-Viznnonrr (1891, p. 4 et 1892, p. 724 et 731); Bomuas (1897, p. 46);
Nxsrsaiv (1900, p. 262); Bouwnm (1911, p. 176); Anrxuaiv (1914, p. 274); NVAGNER,
(1914); Picnnn (1919, p. 100). — Rubicole. Nidifie dans Rubus ou Sarpbucus.
Chasse des Psocus ài/`osciatus (Bonxvmzv), des Cécidomyies et Mycétophîles
(Nxsrsnn), des Pucerons (Arrxnu). — Nidifie aussi dans·le bois mort du Figuier,
où il profite de trous creusé par des Xylophages, et y emmagasine le Psylle
du Figuier : Homotomo. ficus (Pxcnnn). — Nid figuré par, Vrai-xonrr (1892),
Nmnsnx (1900) et Wacivnn (1914).
Cr. (Rhopalum) tibialis F. - Kom., 1915, p. 339. Cr. coarctatus DALLA
Tonnn, 1897, p. 591.
L. 5*, 6-7, 5 mm.; Q, 7-9 mm. — Très voisin de 1’espèce précédente,
s’en distingue par les caractères du tableau. 5* remarquable par la forme
de ses antennes (fig. 301, p. 157).
Environs de Paris : Meudon, Chaville (coll. ne GAULLE); Seine·Inférieure :
Rouen; Haute-Marne : Gudmont; Corrèze : Argentat; Allier : Broût·Vernet·;
Savoie : lac du Bourget (coll. Gmaun); Basses-Alpes : Tarbes; Landes 2
S‘—Sever. Probablement toute la France. — Angleterre. Europe centrale et’
méridionale.
Biologie. - Bonnxas (1897, p. !il1)§SCHLECl·lTENDAL (1899, p. 221); Nu~:LsnN (1900,
p. 265); WV. Wnemzn (1914, p. 72). - Chasse de petits Diptères : Clzloropinae.
ou des Pucerons (\«VAcxan) (*).
Cr. (Rhopalum) Kiesenwetteri A. Monnwxrz, 1866, p. 267; Kom., 1915,.
p. 342.
L. 5* 4,5-6 mm.; Q, 4-6 mm. — Fig. 304-305, p. 157.
Basses-Alpes : Digne. - Genève (d’après Kom,). _
Sous-genre Crossocerus. ~
Fig. 398. — Petites espèces, entièrement noires, avec, parfois, des taches _
jaunes sur la tête, le thorax et les pattes; ces taches sont très variables en
dimensions (on s'est basé sur ce fait pour créer des variétés, notamment celles
de Lspnrnrxan pour C. elongazulus, qui n'ont aucune valeur).
Cr. (CPOSSOCBPUS) Glongatulus var: man Lnvoniv. — DALLA Tonnn, 1897,
p. 597; Kom., 1915, p. 262.
L. 5-8 mm. — Fig. 398. Le 5* a le stcrnum fortement recouvert de
(1). Dans la collection Ginwn il y a des Chironomldes et Tipulides trouvés dans le nid de
Rhopolum tibiale, avec Plndication : Bois décomposés, juin.

182 muxa ne FRANCE.-— HYM1â1vo1>1·ÈnEs
poils blanchâtres qui constituent une sorte de feutrage, bien visible quand
on regarde 1’anima1 de côté.
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Fra. 398. — Crabro (Crossocerus) elongatulus Q X 5.
Toute la France. Toute l’Europe, jusqu’au cercle polaire. Très commun
partout.
Biologie. — XVISSRIANN (1849, p. 15); SICKMANN (1893} p. 69); FEn·roN (1901 I2,
p. 113 et 1902, p. 518). —— Nidifie dans le sable, mais aussi dans le bois. Capture
de petits Diptères : Sapromyza, Agromyzmpusilla, Tac/zydromia cothumata,
Cyrtosia; Medeterus flzwip es, Dacus oleae, Desmometopa (Agrornyza) Mnigrum,
Geron gibôosus, Apodacra, Syritla pipiens, Paragus, Miltogramma, Toxophora
maculata, Gymnosoma rotunclata, Drosop/zila graminum, Cecidomyia, Psilopus
(li`E11ToN).
_CI‘. (CI'0SSOc8I‘uS) Wesmaelî VAN DER Lmnniv. — DALLA Toune, 1897,
p. 636; Kom.,·1915, p. 258.
L. 5-6,5 mm.
Versailles (d’après Lurnnnrxnn et BRULLÉ); Aisne : Château-Thierry (d’après
Fnnroiv); Corrèze : Argentat; H“‘>—Garonne : Toulouse (d’après Maaoum). —
Toute 1’Eur0pe. Espèce réputée assez commune, paraît cependant rare dans les
collections françaises. ·
Biologie. — DAuLBoM (1845, p. 313); Fnmoiv (1890 a, p. 345); Antnnz (1910,
p. 51). — Niditie dans le sable. Chasse des Diptères : Tipulaires (Fnrvroiv), Chi-
uonomides (Anmzaz), mais aussi des Hémiptères (Daumson). '
Cr. (ilrossocerus) exiguus van nm Lnvnmv. —— DALLA Tonmz, 1897,
p. 599; Kom., 1915, p. 269. C. ap/zzblum Lnrnnirrinn et BRULLÉ, 1834.
L. 3,5-5 mm.
Aisne : Soissons (d’après Larnnmxun et BRULLÉ); environs de Paris : Mesnil-
le-Roi, Forêt de S*—Germain, Maisons-Laffitte. Rare. — Europe centrale.
Biologie. — Chasse un Puceron (LEP. et Ba.),
C1'. (Cr0SSOcei‘uS) denticrus Hnnmcu-ScrxAFEn·. — DALLA Tomm, 1897,
p. 596; Kom., 1915, p. 270.
L. 4-5 mm. — Espèce voisine de Cr. exiguus. `
Midi de la France (d’après MZARQUET). Bruxelles, \Viesbaden, Rhénanie

nvuénorrànss. — srnnoxnas 183
(d’après Kom,). -— Europe centrale et septentrionale. Mandchourie. Afrique du
Nord. Très rare: '
Biologie. — t\DLEI\Z (1912, p. 59). Vu nidifiant dans les trous creusés par un
Collezes dans les joints des pierres d’un mur. — Chasse de très petits Diptères. ·
Cr. (Crossocerus) palmarius Scnnnmm. — D.m.A Tomm, 1897, p. 614;
Kom., 1915, p. 248.
L. 5*, 7-9 mm.; Q, 8-10 mm. —· 5* très facile à reconnaître à l’expan-
sion des tibias I (fig. 306, p. 157). -— Kom. donne la Q comme ayant le
clypéus jaune, mais ce caractère est peu visible, à cause du revêtement
de poils qui le masque, et il paraît sujet à de nombreuses variations.
Environs de Paris : Argenteuil, Poissy, Maisons·Lallitte, Fontainebleau, Le
Vésinet; Seine-Inférieure : Dieppe; Corrèze: Albussac. Probablement toute la
France. — Une grande partie de l‘Europe. Commun.
Biologie.—Nn:x.s¤rx (1900,p. 262). —Nidifie dans le sable. Chasse des Mouches:
Spilogaster duplicata et impunczata.
Cr. (Crossocerus) palmipes L. — D.u.x.A Tonus, 1897, p. 615; Kom.,
1915, p. 251.
L. 5-7 mm. — Le 5* a le tibia I à peine dilaté, mais par contre le méta-
tarse l1’est assez fortement (fig. 307, p. 157).
Seine-Inférieure :Dieppe(coll. J. nn Gaume); Allier: Broût-Vernet;Corrèze :
Argentat; Basses-Pyrénées : S‘-Christan. -— Toute l’Europe. Commun.
Biologie. —- Antsnz (1910, p. 52). - Niditie dans le sable. Chasse des Mouches.
Cr. (ürossocerus) varîus Lsrmnmnn et Bnunriâ. — DMLA Tomas, 1897,
p. 635; Kom., 1915, p. 254.
L., 5-7 mm. — 5* de forme très élancée, à thorax assez fortement
coloré : pronotum teinté dejaune, scutellum presque toujours taché de
jaune; tibia et métatarse I légèrement dilatés (fig. 308Q p. 157).
Environs de Paris (coll. Sicnrx.), Maisons-Laffitte, Fontainebleau; Seine-
Inférieure : Dieppe; Vosges 1 Plombières; H“’-Saône : Gray. — Toute l’Europe.
Commun.
' Biologie. FERTON (1902, p. 518); Annsnz (1910, p. 51), — Nidifie dans le sable.
Chasse de très petits Diptères : Tac/zydromyia articulam (Fx-:n·roN); Tipulides`
(Annsnz).
Cr. (Crossocerus) anxius Wnsmsn. -— Kom., 1915, p. 256. Cr. ovalis
Lnrnnnrinu et Bnunmi, 183û, p. 780, (d’après Kom.); DALLA Tonus, 1897,
p. 613.—L.5-7 mm. I
Environs de Paris : Maisons—Lallitte, Sèvres, Paris; Seine-Inférieure : Dieppe;
Allier : Broût-Vernet; Landes : Biscarosse. - Toute l’Europe; moins commun
que Cr. varius.
Biologie. — Kom. (1880, p, 215); Bomuss (1897, p. 10); Aomznz (1900, p. 192;
1903a, p. 39; 1910, p. 51). —Nidifie dans le sable; chasse des Diptères : Tac/zysta

184 FAUNE on Faauca. — 1—1YMÉNoi=·1·Ènas
arrogans, Platypalpus pallidiventris (Kom. et Bonnms) et aussi des Hémiptères :
Plagiognazhus chrysanllzemi (Aotnaz),
Sous·genre Goelocrabro.
Tout a fait voisin de Crossocerus; comme celui—ci, de petite taille, entière-
ment noir, avec parfois une partie des pattes ou quelques taches sur le thorax
jaunes. Les Q se reconnaissent bien à la forme de l’aire pygidiale qui est
creusée en gouttière (fig. 324-325, p. 159), tandis que dans les Crossocerus elle
est plane, triangulaire. Les 5' des deux sous-genres sont, par contre, très diffi-
_ ciles à distinguer entre eux.
Cr. (Goel0crabro)1eucostoma L. - DALLA Toune, 1897, p. 607; Kom.,
1915, p. 224.
L. 5*, 7-9 mm.; Q, 8-10 mm. - Taille relativement grande par
rapport aux autres Coelocmbro. 5* bien reconnaissable à la forme du
clypéus, dont les angles sont très saillants (fig. 312, p. 159).
Toute la France. Toute l’Europe et une partie de l'Asie tempérée. Commun.
Biologie. -— \VEST“'OOD (1840, p. 193); Dwnaowr (1845, p. 342); Gounmn (1866,
p. 174, sous le nom de Crossocerus niger); Fturcnan (1899, p. 400); Nnatsau
(1900, p. 259; et 1903, p. 111). —- Nidifie dans les rameaux des arbres, souvent
dans des galles, par exemple de Saperda populnea (Coléopt.). Chasse des
Diptères :Anth0myia fluvialis, Spherophoria melissae, Sargus, Clzrysomyia,
Dolichopus. Nid figuré par NnELsEN (1900, p. 259).
CP. (Cûelocrabro) ambiguus DAHLBoM. — Korn. 1915, p. 237. Cr. gonager
Lnrunnrxnn, 1834, p. 785; Damn Toune, 1897, p. 602.
L. 6-8 mm. — Q, clypéus peu allongé, son bord antérieur armé de
2 dents obtuses rapprochées (fig. 323, p. 159). 5* reconnaissable à la
déformation des pattes I (fig. 310, p. 157).
Environs de Paris: S°-Cloud, Vitry-sur-Seine, Versailles; Allier : Broût-Ver-
net; Maine-et-Loire : S°-Rémy-la—Varenne; Indre-et-Loire : S'-Epain; Cor-
rèze : Argentat; Marseille (d’après Monica). Assez commun. - Europe centrale.
Biologie. -- Bonmas (1897, p. 34); JANSSON (1919, p. 1, sous le nom de _
Cr. gonager). —- Creuse dans le bois du Peuplier; approvisionne son nid avec
des Hémiptères (Cicadines) : Typhlocyba ulmi.
Cr. (Goelocrabro) barbipes Dmtnom. —- Damn; Toune, 1897, p. 584;
Kom., 1915, p. 234. _
L. 7,5- 10 mm. —: 5‘ reconnaissable à ses tibias I, dilatés, et pourvus,
ainsi que les fémurs et trochanters I, d’une forte frange de longs poils
blanchâtres (fig. 317, p. 159). Clypéus prolongé en pointe anguleuse.
Corps allongé.
Puy-de-Dôme: Mont-Dore, la Bourboule (coll. J. oa GAULLE). — Toute l’Europe
jusqu’en Laponie, mais rare partout.

rivnisxorrànss. ·— srmzcxnan ' 185
Cr. (Cœlocrabre) capîtosus Saucmnn. -— Daria Tonns, 1897, p. 585;
Kom., 1915, p. 222.
L. 6-8 mm. —- T ête grosse, carrée; têguments lisses, brillants, avec
une ponctuation très fine et peu serrée; clypéus prolongé en une pointe
obtuse, à côtés parallèles, assez étroite, sur les côtés de laquelle se
trouvent 2 petites dents (fig. 321); tibia de la Q (320, p. 159).
Seine-et-Oise : Maisons-Laffitte; Allier: Broût-Vernet; Ardennes :Vendresse.
—— Une grande partie de l’Europe. Rare partout.
Biologie. — Sicmmm (1883, p. 71); Vsnuosrr (1892, p. 717); Bonmss (1897,
p. 33); Basri (1901, p. 161). — Nidifie dans des rameaux d‘arbres ou d'arbustes;
chasse des Dîptères : Platypalpus, Sciara, Chironomus, Ceratopogon.
Cr. (Coelocrabro) cinxius Dnunnoiu. -— DALLA Tomas, 1897, p. 589;
Kom., 1915, p. 223.
L. 6-8 mm. - Très voisin de (Jr. capitosus, mais prolongement du
clypéus plus large, carré (fig. 322, p. 159); scape plus long, partie ·
postérieure de l`aire pygidiale plus étroite, pattes plus sombres.
Ardennes : Vendresse (R. Bsivoxsr). — Une grande partie de l'Europe,· mais
très rare.
Biologie. —A¤tsaz (1910, p. 47). Nidifie dans des tiges de Framboisier. Chasse
des Diptères, souvent des Tipulides et aussi des Ilémiptères : larves de
Psyllides, Capsides ou Coréides.
Cr. (üoelocrabro) carhonarius Daatnon. -- DALLA Tonus, 1897, p. 586;
Kom., 1915, p. 232.
L. 8-10 mm. - (3*, métatarses 1 légèrement dilatés (fig. 311, p. 157).
Puy-de-Dôme: Mont-Dore; la Bourboule (Q seulement). Toute l'Europe, sauf
le sud. Rare.
Biologie. -— Bow (1857, p. 5631); Antsnz (1910, p. 46). Nidifie dans des troncs
de Pin. Chasse de petites Mouches (Aotsaz), ou des Pucerons (Bonn).
Cr. (ûoelocrabro) cetratus Sauemnn. -— Daum Tonus, 1897, p. 587;
Kom., 1915, p. 228.
L. 7- 9,5 mm. — 5* remarquable par la dilatation des tibias et méta-
tarses I (fig. 309, p. 157).
Allier: Broût·Vernet; Corrèze : Argentat; Cantal: Menet. -—- Europe centrale et
septentrionale. Rare.
Biologie. -— Born (1853, p. 3778). Nidifie dans des rameaux. Chasse des
Pucerons.
Gr. (üoelocrabro) pubescens Saucmnn. — Kom., 1915, p. 229. Cr.
nigritus DALLA Tomas, 1897, p. 612.
L. 6-9 mm. - Une bande jaune, ou rougeâtre, au scape sur le côté .
externe; souvent un anneau clair à la base des tibias lll. Bord antérieur
du clypéus tridenté.

186 ` FAUNE ne manon. —— nvménorràuns
Seine-et-Oise : Maisons·Laffitte; Allier: Broût-Vernet; Corrèze: Argentat.
- Toute l’Enrope. Rare. Afrique du Nord.
Cr. (Coelocrabm) Walkeri Snucmnn. —- Kom., 1915, p. 244. Cr. aphidum
DA1·xLBoM, non LEPELETIER. Cr. cloevorax Nxensen 1900, p. 260.
L. 7-9 mm. ·— Q. Clypéus jaune, ainsi qu’une bande le long du bord
interne des yeux; teintés de jaune : le scape, les tubercules huméraux,
le pronotum, le scutellum et souvent le postscutellum, les genoux, tîbias
et tarses l et ll, la moitié des tibias Ill et les 2 ou 3 premiers articles des
tarses Ill.- 5* comme la Q , mais le clypéus non prolongé anguleusement.
HW-Garonne : Toulouse (d’après Kom.); H*°—Marne : Gudmont (coll. J. on
Gaume); Corrèze : Argentat. - Europe centrale et septentrionale. Rare partout.
Biologie. —- Nmnsen (1900, p. 260, sous le nom dé Cr. cloevomm; traduction
dans Kom. ,1915, p. 413). -—Nidifie dans-des rameauxde Hêtre ou d`Aulne cassés
par le vent. Chasse un Ephéméride 2 Cloe diptcra L. Nid figuré par Nxetsnx.
Cr. (üoelocrahro) podagljlcus vim msn LiNnEN. ~— DALLA Toune, 1897,
p. 618; Kom., 1915, p. 240. '
L. 5-8 mm. -—- Q très caractéristique par la forme de Paire pygidiale
qui est en feuille de trèfle (fig. 325, p. 159).
Environs de Paris : le Vésinet; Versailles (d'après Kom.);Allier: Broût·Ver-
net; Corrèze : Argentat. — Bruxelles, Genève, Angleterre; probablement
toute la France. —- Toute l`Europe. Très répandu, très'commun par endroits,
rare dans d’autres.
Cr. (ûoelocrabro) tirolensis Kom., 1877. - DALLA Toune, 1897, p. 631;
Kom., 1915, p. 242. '
L. 5*, 4-6 mm.; Q, 7-9 mm. — Très voisin de Cr. podagricus, a la
même forme de l‘aire pygidiale; s’en distingue par la taille plus forte,
le thoraxentièrement noir, les tibias ll noirs sauf un anneau jaune à
la base.
Savoie : Moutiers (coll. Sxcuen). -— Tyrol;Alpes de I’Europe centrale; Herzé-
govine. Rare. _
Sous-genre Hoplocrahro Tnomsozv.
Cr. (Hoplocrabro) quadrimaculatus F. —DAm.A TonnE,1897, p.621; Kom.,
1915, p. 219. '
L. 5*, 6-8 mm.; Q , 8-10 mm. -— (Fig. 399). Caractérisé par la présence
d’une forte dent à la partie inférieure des joues, au voisinage de l‘articu-
lation des mandibules (fig. 326, p. 159), et faisant suite à la carène posté-
rieure de la tête (cette dent n’est bien visible qu`en regardant la tête de
côté). Mandibule non dentée à 1’apex chez la Q (328, p. 159), bifide chez
le 5* (327, p. 159). Antenne du 5* tronquée droit au bout, l’angle inf-
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nvmixorwixnas. —- srmzcrnan 187
rieur un peu saillant (329, p. 159). Noir, taché de jaune sur les pattes, le
thorax et l’abdomen (399); coloration très variable, notamment celle de
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Fm. 399. — Crabro (floplocrabro) quadrimaculatus Q X 5.
l’abdomen qui peut n’avoir que deux paires de taches, mais souvent aussi
davantage. .
Toute la France. —T0ute l’Europe. Mongolie; Turkestau, Afrique du Nord.
Très commun.
Biologie. - Gounmu (1839, p. 545544, sans nom spécifique); Daunnom (1845,
p.352); Vrmuosrr (1891). p. 688); Fearox (1901 b,p. 113; 1902, p. 518; 1905,p. 71),
An1.Enz(1910, p. 53). — Nidifie dans le sable. Chasse des Diptères : Culexpipiens
(Vsmxoerr, Fsarou); Atlzeria: ibi.z·,· Anthomyia scalaris; Homalemyia canicu-
laris, scalaris, incisurala; Spilogaszer clara, quadrum; Sapromyza fasciata;
Psilophus; Rhyphus punctatus; Anop/zelcs bi/`urcatus (Anmzaz 1910). Nymphe et
cocon figurés par Fsarorz (1905).
Sous-genre Cuphopterus A. l\lORA\VlTZ.
[Blepharipus des auteurs, en partie].
Fig. 400. ·- Noir et jaune. Abdomen allongé, le 1** segment plus long que
large, subpétioliforme. Tête lisse, yeux très rapprochés en avant, vertex creusé `
en une large cuvette concave ou sont logés les ocelles, cette cuvette, à surface
lisse, divisée par·une carène médiane et deux oarènes latérales plus ou moins
nettes. Ilanches III du ç5' avec une épine près de la base (fig. 332, p. 159).
Cr. (ûuphopterus) serripes Pmzan. —- Daum Tonus, 1897, p. 626; Kom.,
1915, p. 210.
L. (5*, 8,5-10,5 mm.; Q, 10-12 mm. (fig. 400).
Paris (Lsr·m.zmnn?, coll. R. nu Buvssox); Seine-et—0ise; Maisons-Lafütte;
Ardennes : Vendresse; Allier : Broût-Vernet; Hautes-Pyrénées : Tarbes. —
Toute l’Europe, sauf peut-être le sud. Assez commun.

188 num ns rames. - nrmànoprànms
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Fxc. 400. — Crabro (Cuphopterus) serripes Q >< 5.
_ Cr. (üuphopterus) signatus (‘) Pimzun. - DAm.A Tomas, 1897, p.628;
Kom., 1915, p. 213.
L. 6*, 8,5- 10 mm.; Q, 10-12 mm.
Environs de Paris : Clamart, Chaville, Mesni1—le-Roi, Mais0ns—Laiïîtte,
Forêt de Saint-Germain, Paris; Bordeaux. —- Toute l‘Eur0pe. _
Sous-genre Blepharipus Lsrnnsrxnn et BRULLÉ.
Fig. 401 - Noir et jaune. Abdomen allongé; mais non pétiolé, le 1" segment
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Fm. 401. - Cmbro (Blepharipus) vagabundus Q X 5
(1) Les femelles de Cr. serrzpes et Cr. sz'gnu.tu.s sont presque impossibles à distinguer; les
mâles des deux espèces se reconnaissent au contraire tres aisément. La coloration est variable,
comme chez tous les Cmbro, et on ne doit pas y attacher une grande importance.
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rxvmérzorrànns. - srnncxnan 189
au moins aussi large que long. Vertex en cuvette concave, comme chez les
Cuphopzerus, mais sa surface assez fortement ponctuée, sauf un petit champ
triangulaire au niveau de 1’angle postérieur de chaque œil. Mésopleures avec
une dent obtuse près de l`angle postérieur.
Gr. (Blepharipus) vagabundus Panzrzn. — DMLA Tomm, 1897, p. 633;
Kom., 1915, p. 215. ·
L., 6* 8-10 mm.; Q, 8-12 mm. —- Q (fig. 401). Scape, le pronotum en
partie, les tubercules huméraux, le scutellum et une tache à chaque
angle, les genoux. tibias et tarses jaunes; sur chaque tergite une bande
jaune, ces bandes souvent interrompues au milieu. -— (jl moins coloré que
la Q ; (fig. 333 ct 334, p. 159).
Environs de Paris: Chatou; Allier : Broût-Vernet; Nièvre; Corrèze: Ar-
gentat; Oise : Vaumoise. — Presque toute 1’Europe. Commun.
Biologie. - Srcxnamv (1893, p. 72); Bonmss (1897, p. 32); Jarzssox (1919, p. 4).
Chasse des Tipules : Pachyrhina indicolor, Tipula pruinosa (Sxcmmxn).
Sous·genre Thyreopus Lnrnmmnn et Bnuncé.
Fig. 402. -— Noir et jaune. Taille moyenne ou grande, abdomen assez long.
Souvent le vertex déprimé; aire pygidiale de la Q plane, en triangle, couverte
de poils fins couchés vers l'arr1ère. Le male présente un caractère sexuel
remarquable :_le funicule est dilaté au milieu (fig. 345, p. 163) et creusé en .
gouttière en dessous, et les pattes I sont très déformées, le tibia notamment
étant dilaté en bouclier (fig. 337-340). _
Cr. (Thyreopus) cribrarius L. -— Dau.1 Toune, 1897, p. 593; Kom.,
1915, p. 152.
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Fm. 402. - Crabro (Thy eopus) eribnwius Q X 5.

190 FAUNE DE Pannes. —— nvmîivorrànns
L. 11-17 mm. —— Q (fig. 402), antennes noires avec une tache claire au
bout du scape; pronotum jaune, ainsi que le scutellum en grande partie;
abdomen fortement tache de jaune vif : 1 bande-sur les 1" et 4° tergites,
2 taches latérales sur les 2** et 3** tergites, le 59 entièrement jaune. Vertex
fortement enfoncé et strié longitudinalement; pronotum strié longitudi-
nalement. —- (jt, comme la Q, mais abdomen plus allongé, 49 et 5** tergites
avec une bande jaune, le 6° entièrement jaune; antennes fortement dila-
tées au milieu. Pattesl (337, p. 161), dilatation du tibia très grande, _
noire, avec des points blancs transparents.
Toute la France. ·—— Toute l’Europe; Asie tempérée jusqu‘en Mongolie. Très-
commun,
Biologie. — Snucmnn (1836, p. 57); DAnLnoM (1845, p. 355); I<()HL (1888,
p. 566); SICKMANN (1893, p. 62);AnL1~;nz (1910, p. 55); Bunow (1912, p. 71). —Nidi-
fie dans le sol, ou le bois pourri. Chasse des Diptères : Meroclon avidus, Sto-
moxys calcitrans.
Cr. (Thyreopus) rhaeticus Aicnmcnn et Knnacnnnunnn. —- DALLA Tomas,
1897, p. 623; Kom., 1915, p. 158. -— L. 10-14 mm.-Aspect de Cr. crilzrarius.
Espèce spéciale aux montagnes : Alpes et Pyrénées, jusqu’à 2.300 m. d’alti-
tude. Alpes; Savoie : Moutiers; Basses-Alpes; Hautes-Alpes : St-Véran
(R. Bnivoisr); 1 0* du Mont Ventoux (Vaucluse). dans la coll. P. Rorn. -; Pyré-
nées; Hautes-Pyrénées z Cauterets, Gèdre, Barèges, Aragnouet; Andorre;
Pyrénées—Orientales : Mt. Canigou. — Alpes suisses. Tyrol. (Fig, 408).
Cr. (Thyreopus) alpinus IMHOFF. —- DALLA Toune, 1897, p. 582; Kom.,
1915, p. 167. _
. L. 7-10,5 mm. -—- Q. Tête, antennes, thorax entièrement noirs; pattes,
hanches, trochanters, fémurs et 1 bande à la face antérieure des tibias I
noirs; abdomen noir avec 2 taches jaune citron sur les quatre 1°" tergites,
une bande jaune sur le 5° (les taches du 4° tergite plus ou moins coales—
centes (fig. 411, p. 199); vertex ponctué, mésonotum longitudinalement
strié ainsi que le scutellum, le postscutellum et l’espace cordiforme. — (jt,
coloration de la Q, tibia I dilaté en un vaste bouclier noir, tigré de fauve
à sa partie supérieure (338, p. 161).
Espèce spéciale en général aux massifs montagneux (1).
Massif Central : la Bourboule, Mont~Dore; - Pyrénées : Luz; —Alpes :
massif du Mont Blanc (d’après Canvman). — Alpes suisses; Tyrol. Caucase.
` Cr. (Thyreopus) peltarius Scnnnnnn. -— DALLA Tonnn, 1897, p. 616; Kom.,
1915, p. 171.
L. 9-13 mm. — Q. Tête noire; antennes noires, face antérieure du
scape jaune; thorax noir taohé de jaune sur le pronotum, les tubercules
(1) La collection du Laboratoire Arago, à Banyuls—sur-Mer, en contient 2 gl recueillis à Adge
(Hérault), en juin 1914 par COLLIN,

Ixviuâivorrisnss. —— smixzcinan 191
huméraux et le scutellum; pattes noires, les tibias et tarses jaunes, une
tache noire à la face interne des tibias I; dessins de Pabdomen comme
Cr. cribrarius, mais souvent plus réduits (fig. 410, px 199). Têtesimple-
mont chagrinée, creusée de points fins et peu serrés; mésonotum et sou- ·
tellum finement ponctués. —— 52 thorax entièrement noir, vertex finement
strié; dilatation du tibia I (339, p. 161), tarse ll (342, p. 163), hanche,
trochanter et fémur I (343, p. 163).
Toute la France Toute la région paléarctique, sauf l‘At`rique du Nord. Très
commun, mais un peu moins que Cr. cribarius. `
Biologie. — Dsnraoiu (1845, p. 359); Kom. (1879, p. 213); A. Sinon (1890,
p. 3); Sicnmaun (1893, p. G4); Bonanzs (1897, p, 26); Anmanz (1910. p. 56; 1912,
p. 60). — Nidifie dans le sable, nid d'abord horizontal, puis coudé et divisé en
plusieurs branchements (figuré par Bonnuzs 1897); Autunz l'a vu utiliser un nid
d'Halictz¢s, Proies: Diptères variés : Sargus cuprarius, infuscatus, rubeculosus;
llematopota plnvialis; Thereva analis, ardea, arcuata; Melanosôma. mollium,
mellina; Tac/zina erucarum, nitidula, macicera, proxima; Onesia sepulcralis;
Pollenia radis: Spilogaszer quadrum, duplicata, zexrastigma, impuncta; Ophyra
leucostoma, Hylemyia variata, nigrimanrz; Homalomyia armata; Ani/zomyia
radicum; T/iereva plebeja; illacquartia £eneI>ric0sa,· C/zortophila sepia, Coeno—
sia zigrina: Musca corvina; Aricia lucorum (d’après Sxcnunmv, Boanzss, Dam.-
nonn; Atriunv, 1914, p. 272).
Cr. (Thyreopus) Scutellatus Scnnvxziv. —— DALLA Tonnn, 1897, p.’ 625;
Kimi., 1915, p. 174.
L. 9-12 mm. — Tête, antennes et thorax noirs; pattes noires, tibias et
tarses jaunes, abdomen avec 2 taches jaunes, petites, peu développées,
sur les 2*, 3°, 4° tergites, 1 bande jaune sur le 5° tergite, le 1°’ tergite en
général entièrement noir (fig. 409, p. 199); vertex, mésonotum, scutellum ·
finement ponctués. — (jl, coloration comme la Q, antennes très peu
dilatées au milieu; mandibules avec une impression près dela base, le
bord distal de cette impression élevé en une assez forte dent; dilatation
du tibia l fauve, zébrée de lignes hyalines sur presque toute sa longueur
(fig. 340, p. 161).
Environs de Paris : Maisons—Laflitte, Meudon; Seine-et-Oise : Saclas
(R. Benoisr); Bordeaux; Corrèze : Argentat. Probablement toute la France,
mais peu commun. Toute l'Europe.
Biologie. — Kom. (1879, p. 124); Sicxnxiimz (1893, p. 67). — Nidifie dans le sable,
Chasse des Diptères, surtout du genre Sargus.
Sous-genre Thyreus LEPELETIER et BMJLLÉ.
Noir et jaune, l'abdomen avec des bandes jaunes transversales. Dimorphisme
sexuel très prononcé zle 5'(fig. 403) a la tête régulièrement rétrécie en arrière,
ainsi que la partie antérieure du thorax de façon à former un cou bien net;
face très longue; métatarse Idilaté en bouclier; Q de forme normale(34'7,p. 163).

192 muse nn rmmce. -—— uvminorrànns
Cr. (Thyreus) clypeatus Scnmzmm. ——- DMLA Tomm, 1897, p. 590; Kom.,
1915, p. 115. Cr. vexillatus des auteurs.
L. 8-12 mm. - Q (fig. 347, p. 163), tête carrée, clypéus avec une carène
médiane forte, à extrémité légèrement échncrée; mésopleures forte-
ment ponctuées; aire pygidiale enr gouttière très étroite. Tête entière-
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Fw. 403. —- Cmbro (Thyreus) clypeatus 5* >< 5.
ment noire, scape et les premiers articles du iunicule jaunes, le reste
noir; thorax noir, pronotum tantôt noir, tantôt jaune, ainsi que le scutellnm;
tubercules huméraux jaunes, tegulaefauves; abdomen avec 2 taches
jaunes latérales sur chaque tergite, ces taches souvent fusionnées sur la
ligne médiane (412, p. 199). — d très reconnaissable à la forme de sa
tête (346, 403).
Toute la France. Toute l’Europe. Commun. — Aussi en Afrique du Nord,
Asie mineure et occidentale.
Biologie. — Pmiars (1840, p. 407-412, sous le nom de Solenius lapidarius);
\V1ssMANN (1849, p. 16); Lxcmansram (1879, p. 43). -— Nidiiie dans des trous
de Xylophages (Penms). Chasse des Diptères : Stomàxys, Curtonevm, Chryso-
gaster, Am/zomyia, Tac/zydmnzyia, D’après Lxcarensraxn il chasserait des
Noctuelles, mais il y a là problablement une erreur. Nid figuré par Pamns
(1840).
Sous-genre Anothyreus Danmaom.
Cr. (Anothyreus) lappouicus Zerresswenr. — DALI·A Toune, 1897, p. 606;
Kom., 1915, p. 186.
L. 9-12 mm. — Espèce très voisine des T/zyreopus, mais le 5* a les
antennes normales, et n’a pas de dilatation aux tibias I. ·—- Q (fig. 404);
çj‘ comme la Q. '
Espèce de Scandinavie, où elle est commune, rare en Europe centrale.
Trouvée dans les Pyrénées espagnoles, par Amina, à N.-S. de Nuria, localité

' nvmxâivorrànns. — smscxoan 193
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_ Fm. 404. — Crabro (Anothyrws) lapponicus Q\>< 5.
située près de la frontiere des Pyrénées-Orientales, en suivant la vallée d’Eyne.
Peut se trouver dans les Pyrénées françaises.
Biologie. -·-Annmiz (1903 a, p.40 ; 1910, p. 57); Sparre Scmvmneix (1909, p.109),
Nidifie dans le sable. Vu capturant un Diptère : Symphoromyia crassicornis.
· Sous-genre Thyreocerus Achille Cosm. `
Fig. 405. — Noir et jaune. Taille assez petite. Antennes du q' dilatées aux
premiers articles du funicule (351-353, p. 163).
Cr. (Thyreocerus) crassicornis Smxota. — Daim Tonus, 1897, p. 593;
Kom. 1915, p. 101.
L. 4,5-7 mm.- Q (fig. 405) noire avec, en jaune:le scape des antennes,
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' Fm. 405. — Umbro (Thyreoœrus) crassicornis Q X 5.
le`pronotum, les tubercules huméraux, le scutellum et le postscutellum,
au moins en partie, une bande plus ou moins interrompue sur les 2°, 4*
et 5°_tergîtes, 2 petites taches sur le 3**, les pattes entièrement jaunes,
13

194 FAUNE nia Fnmcxa. —- nmiéxorrànias
ou plus ou moins tachées de noir sur les fémurs et tibias, 2c article du
funicnle très petit, plus court que le 1*". — Antennes du 6 (351-352,
` p. 163).
Aveyron : St—Afl'rique (E.` RABAUD); sud de la France (collection du musée de
Genève, d'aprèsK0n1.).—Littoral méditerranéen d’Europe et d’Asie; Turkestan. _
Rare. I
Cr. (Thyreocerus) massiliensis Kom., 1883, p. 163; Konn, 1915, p. 105.
L. 7,5- 12 mm. — Antenne du 5* (fig. 353, p. 163).
Basses-Alpes: Digne (g' dans la coll. J. nia GAULLE) ; Marseille, Digne (recueilli
par JU1.1.1An, d’après Kom.), —- Espagne, Algérie. Très rare.
Sous-genre CGPÃÈOGOIUS LEPELETIER et BRULLÉ.
Fig. 406. — Noir et jaune. Taille moyenne. Tête grosse, carrée. Aire pygi-
diale de la Q plane, triangulaire, légèrement rétrécie vers le milieu, couverte
de poils dorés couchés en arrière.
Cr. (üeratocolus) alatus Pmzmz. —— DALLA Tonmz, 1897, p. 580; Konn,
1915, p. 125.
L. 6*, 8-11 mm.; Q 9-12 mm. —— Q (fig. 406), le scape, les premiers
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Fm. 406. -— Crabro (Cemtocolus) alatus Q >< si
articles du funicule, le pronotum (avec une ligne noire au milieu), les
tubercules huméraux, parfois le postscutellum, tachés de jaune; 2 taches
jaunes sur chacun des tergites abdominaux, fusionnées sur le 5° et parfois
sur le li°;pattes entièrement rougeàtres. Mésonotum fortement strié longi-
tudinalement, des points entre les stries; mésopleures fortement ponc-
tuées réticulées; côtes du segment médiaire finement striés. - (3*, aspect

— nvnéxorrùnns. — srnncman 195
de la Q ; 1°’ article du tarse I dilaté latéralement en lamelle transparente _
(348, p. 163); i" article du tarse Il avec une bosse vers la base.
Lyon; Corrèze : Argentat; Vendée : St-Jean de Monts (Mâomcnon), Landes 2
St-Sever; S.·et-O. :Lardy(d’aprèsIlo1vonÉ). - Toute l'Europe. Assez peu commun.
Biologie. - Kom. (1879, p. 213); S1cxMaNN (1893, p. 60), Bom\MAN (1911, p. 202),
Nidifie dans le sable. Chasse des Papillons adultes : Sciaphila argenzata,
longana.; Tortrix viridana; Crambus culmellus, tristellus; Eupithccia satirata.
Cr. (Ceratocolus) suhterraneus F. — DMLA Toune, 1897, p. 630; Kom.,
1915, p. 129.
L. C3', 9-11 mm.; Q 10-13,5. - Très voisin de C. alatus; s’en distingue
par les caractères du tableau. '
Environs de Paris : Poissy, Mesnil-le-Roi, le Vésinet; Corrèze : Argentat;
Puy-de-Dôme : la Bourboule, Mont-Dore; Cantal : Menet; Savoie: Moutiers. -
Toute l’Europe. Assez commun.
Biologie. — Kom. (1879), p. 213); Pnron (1896, p. 235); Bonnuas (1897,p. 25);
Antnnz (1900, p. 192; 1903 a, p. 40); Nintsnrr (1902, p. 178). —~Comme l'es-
pèce précédente, chasse des Papillons adultes; proies signalées : Ina szatices;
Crambus inquanatellus. Nid figuré par Nnzr.sr:N (1902).
Sous-genre Selenius Lnmtnnrxnn ar Bnm.r.1·E.
Fig. 407. -— Noir et jaune. Taille moyenne ou petite. Tête large, carrée. Aire
pygidiale de la Q creusée en gouttière. Antennes du 0* le plus souvent échan-
crées en dessous à 1 ou 2 articles. · I
CI'. (Solenius) Vaglls L. —DALLA Tonnn, 1897, P. 633; Kom., 1915, p. 85.
L. 5*, 7-12 mm.; Q, 9-14 mm. -- Q (fig. 407), noire, avec, d’un jaune
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Fm. 407. — Crabro (Solcnius) vague Q >< 5.

196 FAUNE ne rrmivon. ——- nYMÉNo1>rÈnEs
_ vif : le scape, la base du funicule, les mandibules sauf l’apex, le pronotum,
les tubercules huméraux, une tache plus ou moins grande sur le scutellum
et le postscutellum (manquant parfois); abdomen. Angles du pronotum
avec une petite dent. Clypéus (369, p. 165). Mésopleures striées en
travers et en long; abdomen presque lisse. Aire pygidiale en gout-
tière étroite et longue avec _de longs poils sur les_côtés. — 5*, taches
jaunes de l’abdomen plus prononcées que chez la Q, souvent formant
bandes. Antenne (360, p. 165), 4° et 5° articles échancrés en dessous;
métatarse Il souvent prolongé en pointe à 1’angle interne (366, p. 165).
Toute la France. Toute la région paléarctique. Très commun : l’un des
Crabro les plus répandus.
Biologie. - Durotzn et Pnnnxs (1840, p. 28); Pnnnis (1840, p. 408); \VEsrwooo
(1840, p. 193); Forman (1887, p. XX); l\rlARCHAL (1893 c, p. 337); SICKMANN (1893,
‘ p. 54); Bonnnas (1897, p. 24); Nmrssn (1900, p. 259; 1903, p. 110-111); Ptmar
(1906, p. 187); Anrnnz (1906 a, p. 40; 1908, p. 41); HOPPNER (1909, p. 271-273).
— Nidifie dans le bois, les vieux rameaux. Chasse des Diptères—: T/zerova,·
Calliphora vomitoria; Lucilia caesar; Hylemyia antigua; Aricia lzirsulata,
semicinerea; Pollenia. radis; Hydrotea meteorica; Melanostoma mellina. Nym-
phe figurée par PLANET (1906), cocon par Horrnsn (1909). '
Cr. (Solenius) dives LEPELETIER et BnuLLÉ. - DALLA Tonnn, 1897,
p. 596; Kom., 1915, p. 94. - Solenius octozzotatus Lnrnnnrxnn et BRULLÉ,
1834, p. 719.
L. 5* 7-9 mm.; Q, 8-11,5 mm. —— Q, diffère de Cr. vagus, dont elle
est très voisine, par la taille un peu moindre, la forme du clypéus
(fig. 370, p. 165) la pilosité du clypéus, qui est dorée, les angles du pro-
notum armés de fortes épines noires dirigées en avant, les mésopleures
avec des 'points entre les stries, la coloration de l'abdomen (413, p. 199)
qui a des taches plus fortes, et à tous les tergites; ces taches forment
des bandes sur le _5° tergite, souvent aussi sur le 1", le 4°, et le 2"; scu-
tellum sans tache jaune. 5*, aspect de la Q; antennes avec les 2° et
5° articles échancrés en dessous (354, p. 165) les 3e et 4" un peu renflés;
. métatarse Il de forme particulière (365, p. 165).
Toute la France. Toute la région paléarctique. Commun.
Biologie. — Sxcimmx (1893, p. 58). Nidifie dans les trous des branches
d’arbres; chasse des Diptères.
Cr. (Solcnius) larvatus WESMAEL. - DALLA Tonns, 1897, p. 606; Kom.,
1915, p. 82. Cr. fuscimrsis Hnnnicn-Scnnrnn (?) 1841, p. 181; DALLA
Tonnn, 1897, p. 602.
L. 5*, 6-8 mm.; Q, 7-9 mm. — Très voisin de Cr. vagus auquel il
ressemble beaucoup, mais de taille plus petite. Q, clypéus de forme
différente (fig. 371, p. 165) ainsi que l’aire pygidiale (368, p. 165) qui est
moins allongée et proportionnellement plus large. -— 5*, 2° article du
funicule moins de deux fois plus long que large à Pextrémité; forme

xivmêivorriznas. —- srixecman 197
du funicule (359, p. 165): métatarse Il droit et allongé. Tarses bruns.
Toute la France. Toute 1’Europe. Commun.
Biologie. —- Tovxmsn (1878, sous le nom de Cr. rugifer); Sannaane (1888,.
p. 164); Sicmarm (1893, p. 56); IIo1>rN¤a(1910, p. 166; 1913, p. 20); ENSLIN
(1922)*. -— Nidifie dans des tiges de Ronces. Chasse des Diptères : Henops gib-
bosus, marginatus; Aricia, irmocua; Oncodes marginatus; Syrphides, Trype-
lides, Anthomyides et Muscides (d'après Emstm). Nid figuré par llorrmzn (1910),
cocon, larve et nymphe par ENs1.m(1922).
Cr. (Solenius) nigrinus Henman-ScnÃmn. -—— Kom., 1915, p. 96.
Cr. guttatus Dannnosx, 1845, p. 400 (non guttatus vim om Lmomv).
Cr. spinz'c0llis Scummnuxnncur, 1907, p. 188 (non Cr. nigrinus DALLA
Tonus, 1897, p. 612. `
L. (5*, 6-8 mm.; Q, 7-9 mm. — Voisin de Cr. dives. Q, clypéus, comme
chez dives, tronqué droit en avant, avec 2 petites dents sur les côtés
(fig. 374, p. 165); thorax entièrement noir, sauf les tubercules huméraux;
pattes presque entièrement noires; abdomen (417, p. 199) à taches petites, `
manquant·pari'0is ou très réduites, jamais unies en bandes, celles du
2° tergite plus grandes que les autres; aire pygidiale à gouttière entourée
de touffes de poils. —-· 5*, 2° et 4¤ articles du funicule échancrés en dessous,
le 3° également, mais très faiblement (358, p. 165); métatarse Il sans
renflement, assez long et courbé.
Ardennes : Vendresse; Puy-de-Dôme : Mont-Dore; Pyrénées. - Toute l’Eu-
rope.
Cr. (Solenius) spinicollis llnnuicn-Scuiiran. — Kom., 1915, p. 99. '
Cr. guttatus VAN neu Lnvumv, 1829, p. 49; DALLA Toune, 1897, p. 603;
Scimiennxxecur, 1907, p. 188.
L. (3*, 7-9 mm ; Q, 8-10,5 mm. — Q, clypéus à pilosité argentée,
clypéus large, tronqué droit en avant, avec deux dents sur les côtés
(fig. 372, p. 165), abdomen (414, p. 199). - 5*, 2° article du funicule
seulement 1 fois et demie plus long que large au sommet, 4"’ article et
5° légèrement échancrés en dessous.(357); articles du tarse I, surtout le
1", dilatés (364, p. 165). '
Ardennes : Vendresse; Puy—de-Dôme: Mont-Dore (coll. J. Vacum.); Haute- ·
Saône :Gray; Savoie : Moutiers; Drôme : Nyons. — Toute l’Europe sauf la
Grande-Bretagne. Assez rare. '
Biologie. -— Lôw (1866, p. 951); Sicxmamz (1893, p. 57). Nidiiie dans les
vieilles branches. Chasse des Diptères : Aricia semicinerea.
Cr. (Solenius) Hypsae Dssrxram, 1884, p. 217; Kom., 1915, p. 79.
Cr. laetus Piânsz, 1905.
L. 7-9 mm. — Espèce caractérisée par la ponctuation très nette sur
1 .
(1) D‘apres Ensnm, ce Solenius serait synonyme de Cr. (Solenius) rubicala Duroun etPmm1s.

198 FAUNE DE FRANCE. — nvnéxorrànns
Pabdomen, Q, dessins jaune vit', pubeseence du clypéus argentée, tarses
jaunes; mésopleures non striés mais fortement ponctués, avec des stries
au plus sur la partie supérieure; aire pygidiale assez longue; clypéus
(fig. 373, p. 165); dessins de l’abdomen (416, p. 199). —- çi, aspect dela»Q,
1" article du funicule une fois un tierslaussi long que large au sommet,
2** et 3° articles, et surtout le 59, échancrés en dessous (355, p. 165);
fémur I présentant en dessous, près de la base, une petite bosse qui
porte un petit pinceau de poils (363, p. 165).
Aveyron : S°·Affrique; Hérault : Montpellier, Cette; Marseille; Var : Gal-
lian. — Espagne, Afrique du Nord.
Contrairement à la plupart des Crabroniens qui sont nordiques, et devien-
nent de plus en plus rares à mesure qu’on va vers le sud, cette espèce paraît
bien nettement méditerranéenne; assez rare dans le midi de la France, elle est
au contraire commune dans le nord de l’Afrique.
Cr. (Solenius) laevigatus DESTEFANI, 1884, p. 220; Kom., 1915, p. 77.
L. 6* 5-7 mm.; Q '7-9 mm. —'Très voisins de Cr. larvatus, s’en dis-
tingue par les caractères du tableau. Abdomen Q (fig. 418, p`. 199); 6*,
fémur I (361, p. 165), antenne (356, p. 165).
Hérault : Lattes (pris par J. DE GAULLE, en juillet 1904); Var : S‘—Raphaë1. -<-
Europe méridionale; Afrique du Nord; une grande partie de l’Asie. Rare.
l Cr. (Solenius) impressus Smra. — DALLA Tonus, 1897, p. 604; Kent,
1915, p. 75. — Cemtocolus pwzctatus LEPELETIER et BEULLÉ, 1834,
p. 749 (non p. 720).
L. 5* 8-10 mm.; Q 9-12 mm. — Q, 1°' tergite assez fortement et
grossièrement ponctué, 2° articlé du funicule à peu près une fois et demie
aussi long que large à Pextrémité; Pabdomen avec une bande jaune sur
les tergites 2 à 5, celle du 3° tergite faible, et interrompue au milieu, le
1** tergite n’a jamais de bande jaune. -- 5*, 3°, 4° et 5° articles`du funi-
cule échancrés en dessous, Péchancrure du 5° article la plus forte (d’après
Konn).
Paris (d’après LEPELETIER). La présence en France de cette espèce demande à
être confirmée. —~ Europe méridionale; Afrique du Nord; Asie mineure. Rare.
Remarque. —— Cr. (Solenius) ruhicola Dnroun et Prnms, 1840, p. 25.
Dnrovn et PEnn1s ont décrit sous ce nom un Crabronîen qu’il est absolument
impossible de reconnaître actuellement. La collection Duroum contient sous le
nom de rubicola des Crabroniens appartenant à plusieurs espèces différentes,
en particulier des Cr. (Clytochrysus) chrysoszomus, de sorte qu’on ne peut savoir
à quoi il a voulu faire allusion. Je crois qu’il vaut mieux supprimer cette espèce
si douteuse, bien que, d’après Ensmr: (1922), elle doive prendre la priorité sur
Cr-. larvatus \VEsM.iEL, qui en serait synonyme.

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409   I 411
à ng 410 **2.
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4 417
41
. 413 415 416
418 ·  
419 420 421
Fm. 408 ft 421. —- Dessin de Pabdomen dc : 408. Crabm (Thyrîzopus) rhaeticus Q. ·— 409.
C. (7'h.) scutcllatus Q. — 410. (J. (Th.) peltarius Q. — 411. G. (Th.) zzlpinus Q. -·
412. U. (Thy1·eus)clypeatus Q. — 413. C. (Solenius) dives Q. —-· 414. C. (S.) spinicollis
Q. — 415. C. (S.) larvatus Q. —- 416. C. (S.) Ilypsae Q. ·- 417. C. (S.) nigrinus Q.
—- 418. C. (S.) laevigatus. —— 419. C. (Clytochrysus) chrysostomus Q. — 420. C. (CL.)
zonatus Q. -— 421. C. (Umbro) Kriechbaumeri Q. —· Tous ces dessins sont X 5.
Sous-genre Clytochrysus A. M0nAwn·z.
Voir fig. 422. -— Noir etjaune. Taille moyenne, ou forte. Mésonotum non
strié, mais ponctué; mésopleures striées. Antennes du (j' à 12 articles, le plus
souvent échancrées en dessous, les bords de cette échancrure formant des
dents bien nettes; 2“ article du funîcule beaucoup plus long que le 3°. Aire
pygidiale de la Q creusée en gouttière.
Cr.` (ülytochrysus) chrysostomus Lnrnnmmn et Bnunmi. — DMLA Tonmz, .
1897, p. 588; Kom., 1915, p. 64. '
L. 5*, 7-11 mm.; Q, 9-12 mm. — Q, tête et mésonotum finement
chagrinés; mésopleures striées. Mandibules, sauf l‘apex, scape, prono-

200 FAUNE un manon. — HYMÉNOPTÈRES
tum, tubercules huméraux, scutellum et postcutellum, pattes, à partir des
genoux, jaunes; une bande jaune sur chacun des tergites à partir du 2°,
souvent interrompue sur la ligne médiane aux 3" et 4" et même au 2° ter-
gite, 1** avec 2 taches, une bande, ou entièrement noir (419, p. 199). Pilo-
sité du clypéus dorée; (clypéus 385, p. 169). —- 5*, pilosité du clypéus
argentée; antennes (376, p. 169), 2** article du funicule de forme très
caractéristique.
Toute la France. Toute l’Europe. Très commun.
Biologie. — Vcnnoerr (1891, p. 22); SICKMANN (18.93, p. 53); Nintsmv (1900,
p. 255); Atrxcen (1914, p. 270). —— Nidîfie dans le bois pourri; chasse des Diptères :
Syrp/zus pyrastri, Empis, Tlzereva, Aricia vagans, Onesia, Ant/zomyia; Micro-
chrysa polita.D’après Nxutssn il ne paralyserait pas ses proies, mais les tuerait.
Nid figuré par Nisnsnn (1900, p. 256), cocon, larve, nymphe, par Vnauosrr (1891).
CP. (Clytochrysus) zonatus PANZER. - Kom., 1915, p. 57. Cr. sexciizotus
Daum Tomas, 1897, p. 626.
L. 5* 10-13 mm.; Q, 12-17 mm. —— Aspect général des Craôro (S.
str.); chacun des tergites abdominaux porte une bande jaune presque
toujours entière (fig. 420, p. 199). Clypéus Q (386, p. 169); antennes 5* _
(377, p. 169). -
Toute la France. Europe Centrale. Commun. I
Biologie. ·—- Kom. (1880, p. 212); SICKMANN (1893, p. 51). Vu par SICKMANN ,
nidifiant dans les interstices des pierres d’un mur; chasse des Diptères, spé-
cialement des Syrphides : Syrphus pymstri, ribesii, hilaris.
Cr. (ülytochrysus) lituratus Paivzes. —— DALL1 Tomxn, 1897, p. 608;
Kom., 1915, p. 54. _
L. 5*, 9-12 mm.; Q, 11-14 mm. — Q . Les 6 bandes jaunes de I’abdo-·
men en général non interrompues au milieu, ou seulement la 3** inter-
rompue. Mésonotum et mésopleures finement striés, des points entre les
stries. Pilosité du clypéus argentée; clypéus (fig. 390, p. 169). - 5*,
comme la Q, pilosité du clypéus argentée; antennes non èohancrées en
dessous (378, p. 169), le 2* article du funicule plus de 2 fois plus long que
large à Fextrémité.
Toute la France. Toute l’Europe. Commun.
Cr. (Clytochrysus) cavifrons Tnonsozv. — DMLA Tomuz, 1897, p. 586;
Kom., 1915, p. 59. Cr. cephalotes des auteurs, DALLA Toune, nn G.~.um.n,
etc... (non cepholotes Panzer:).
L. 5*, 8-12 mm.; Q, 11-16 mm. —- 5 bandes jaunes sur l’abdomen, les
3" et 4**, ou de la 1"’ à la 4°, interrompues sur la ligne médiane. Tête
forte; clypéus (fig. 387, p. 169), pilosité dorée. 5* antennes (379, p. 169).
Toute la France. Toute l’Europe. Sibérie. Assez rare partout.
Biologie. —- SCHEACK (1857, p. 307); Runow (1888, p. 59); Maacnax. (1893 c,

riYMÉNo1>rÈnns. —— srixncxnan 201_
p. 331); Bonmns (1897,p. 16l;A¤1.snz (1900, p. 192I; \VAnamu·ox (1920).-~Nidifie
dans le bois mort et presque pourri; nid üguré par Mnncmu. et Bormes; cocon,
larve et nymphe étudiés et figurés par l\I.mcn.u.. Chasse des Dîptères : Syrphus
pyrastri, ribesic', balteatus, luniger, vitripennis, corollae, auricollis, albistric-
tus; Platychirus albimanus, scutatus, peltatus; Melanostoma mellinunz, sca-
lare; R/zingia campestris; Catabomba pyrastri; Helop/zilus penululus; Sarce-
plzaga.
Cr. (Clytochrysus) planifrons Tuon1soN.—— DMLA Tomas, 1897, p. 618;
Kom., 1915, p. 62.
L. (jl, 7,5-12 mm.; Q, 10-14 mm. —- Très voisin de Cr. cavifrons;
clypéus Q (fig. 388, p. 169); antenne dl (380, p. 169).
Ardennes : Vendresse; Savoie: Moutiers; Hautes-Pyrénées : Tarbes; Basses-
Pyrénées: Eaux—Bonnes. —— Dans divers points de l‘Europe, sauf le sud. Rare.
Cr. (Clytochrysus) nigritarsus HEr.mcu·ScuKrnn. - DALLA Tonnn, 1897,
p. 6122 Kom., 1915, p. 66.
L. dl, 9-12 mm.; Q, 10-13 mm. —- Scape jaune, thorax le plus son-
vent entièrement noir, mais parfois avec une tache jaune sur les tuber-
cules huméraux, le scutellum, et même sur le postscutellumg fémurs
noirs en entier ou presque, extrémité des tibias tachés de noir, tarses
bruns. Abdomen :tergites 2 et 5 fortement taohés de jaune, les taches _
souvent eoniluentes; tergites 3 et 4 avec des taches jaunes le plus souvent
assez petites. Espèce aisément reconnaissable à ses mésopleures bril-
lantes, légèrement ponctuêes, non striées.
Hautes·Pyrénées : Tarbes (coll. J. Piânrz); Alpes de Savoie (coll. Vacnni). --
Europe centrale et septentrionale. Sibérie. Japon. Très rare.
Sous-genre Crabro s. str.
Fig. 422. — Noir et jaune. Taille grande. Tête forte, carrée. Mésonotum
généralement strié. Q, aire pygidiale creusée en gouttière. çj', antennes géné-
ralement échancrées en dessous. ‘
Cr. (Crabro) fossorius L. — D.m..t Tomm, 1897, p. 600; Kom., 1915,
p. 38.
L. 5*, 12-15 mm.; Q, 15-22 mm. —- Le plus gros des Crabroniens.
Q (fig. 422), tache du 3° tergite abdominal interrompue au milieu, parfois
aussi celle du 4**, ou même celles du 1=' au li°; pilosité du clypéus argen-
tée. -— (jl comme la Q, tête moins grosse, antenne (375, p. 169); tro-
chanter I avec un lobe (391, p. 169).
Maine-et—Loire :St-Rémy-la-Varenne; Haute-Marne: Gray; Allier : Broût-
Vernet; Nièvre; Corrèze : Ax-gentat; Savoie : Moutiers; Haute·Garonne : Lu-
chon; Hautes-Pyrénées :Gèdre, Tarbes, Luz; Landes : St—Sever.
Une grande partie de l’Europe et de l‘.\sie paléarctique. Assez rare,

202 FAUNE ns 1=nANcxz. ——- nmiâxomnnes I
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Fm. 422. — Cmbro (Crabro) fossorius Q >< 3.
Biologie. — VVAGA (1882, p. 46). Nidifie dans les talus. Chasse Asilus germa-
nicus.
Cr. (C1*abr0)quadricinctus F. — DAx.i.A Toune, 1897, P. 620; Kom., 1915,
p. 42.
L. (5*, 9-13 mm.; Q, 12-17 mm. - Aspect de Cr. fossorius, mais
taille plus faible, tête moins forte. scutellum et postcutellum plus fré-
quemment tachés de jaune; pilosité du clypéus argentée. çi, antennes
(fig. 381, p. 169), métatarses II (382, p. 169).
Toute la France. Toute l`Europe. Assez c01nmun.
Biologie. —· Bounxes (1897, p. 23); Ninnsm (1903, p. 110). Nldifie dans le bois
mort. Chasse des Diptères : C/zrysops, Calliphora.
Cr. (Crahro) Krîechbaumeri Kom,. — DALLA Tonus, 1897, p. 606; Kom.,
1915, p. 51.
L., (il, 10-11 mm,; Q, 14-17 mm. - Aspect `de Cr. fossorius, mais
dessin de l’abdomen un peu ditïérent (fig. 421, p. 199). Q , bord antérieur
du clypéus très caractéristique (389, p. 169). çj‘, fémurl (393, p. 169).
Vaucluse; Hautes—Alpes : Serres, en juin; Drôme : Nyons. — Tyrol; Basse-
Autriche. Très rare.
Cr. (Crabro) spinîpes A. M0nAwrrz. — DALLA Tonus, 1897, p. 629;
Kom., 1915, p. 47. ·
L. @‘, 12-14 mm.; Q. 14-18 mm. — Aspect de Cr. fossorius. Dessins
de l‘abd0men très variables, le plus souvent une bande jaune sur chaque

iiiménorrisnns. —- sriiscinnn 203
tergite abdominal, mais cette bande est souvent interrompue sur la ligne
médiane aux tergites I, Ill, IV. C3', fémur et trochanter I (fig. 392, p. 169).
Savoie 2 Moutiers, 1 çj', dans la coll. Sicmzt. -— Europe centrale. Caucase.
Sibérie. Très rare.
G. OXYBELUS Larnizitms. _
Fig. 423. — Taille petite ou moyenne. Tête ovale, antennes très courtes,
thorax robuste, le postscutellum po1·tant deux petits appendices lamelliformes,
_ et le segment médiaire, qui est court, un appendice dirigé en arrière, en forme
de feuille, ou, plus souvent, linéaire, creusé en gouttière et appelé mucron
(426 à 432). Ailes antérieures à nervulationtrès réduite, une seule cellule cubi-
tale, grande, constituée par la fusion de la 1*0 cubitale et de la im discoïdale;
nervulation des ailes postérieures également réduite. Tarses I avec un peigne
chez la femelle; tibias Il et III fortement épineux. Abdomen ovoïde, large en
avant se terminant en cône en arrière, noir avec, sur le dos, en général, 2 séries
de taches jaunes ou blanches; aire pygidiale bien développée chez la femelle.
Biologie. —- Nidifient dans le sable. Chassent des Diptères, qu‘ils ramènent
au vol entre leurs pattes ou même, souvent. empalés par Paiguillon et traînée
au bout du corps, sans être tenus par les pattes.
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, F10. 423. — Ozybelus unîglumis Q >< 5. -
DISTINCTION mas sexes.
çï. Pas de peigne aux tarses I; pas d’aire pygidiale; bord antérieur du
clypéus tridenté (fig. 425).
Q . Un peigne; aire pygidiale présente; bord antérieur du clypéus non
tridenté.
TABLEAU nes Es1>Èces(‘).
Fcmellcs.
1. Mucron large, le plus souvent à bords non parallèles, élargi soit
(I) Je n`al fait entrer dans ce tableau que les espèces de valeur certaine et dont la présence
en France est incontestable: ]’ai, par contre, laisse de coté toutes celles qui sont douteuses, ou
qui n'0nt pas été trouvées en France avec certitude.

204 — mons on rnaivcu. —-— nvmnuorràans
au milieu, soit à Pextrémité, celle-ci toujours fortement échan-
crée (fig. 426à-428). . . . , ........... 2
— Mucron étroit, creusé en gouttière, à bords parallèles, ou s’amin-
cissant vers Pextrémité (très rarement un peu élargi à lpex),
' extrémité en général arrondie ou tronquée droit, rarement un
peu incisée (fig. 429 à 432) ............. 4
, 2. Mucron en forme de feuille, plan, large, plus large au milieu
qu’aux deux extrémités, l’apex profondément incisé (fig. 426). .
................. 0. arabs, p. 206
— Mucron dilaté à l’apex seulement ........... 3
3. Pattes entièrement rouges, taches de l’abdomen plutôt blanches.
Taille grande. Commun ......... 0. latro, p. 207
-—— Pattes jaunes, fémurs et tibias au moins en partie tachés de noir;
taches de l’abd0men jaunes, taille plus petite. Assez rare. . .
............... 0. subspinosus, p. 208
4. Aire pygidiale noire, ou tout au moins brun très foncé. . . 5
—— Aire pygidiale rouge ou ferrugineuse . , ....... 10
5, Dessins blanc d’ivoire, le plus souvent deux taches de cette cou-
leur sur le scutellum, taches de l’abdomen très développées,
souvent réunies en bandes sur la ligne médiane, au moins sur
les tergites postérieurs; mucron le plus souvent incisé à l’apex
(Hg. 430) .......... 0. eburneofasciatus, p. 208
— Dessins différents; mucron très rarement incisé à l‘apex, en
général arrondi ................. 6
6. Mucron s`amincissant vers l’extrémité, qui est aiguë (fig. 431).
(Corps souvent couvert de pilosité argentée). 0. mucronatus, p. 209
— Mucron à côtés parallèles, ou à peine dilatés à l’extrémité. . 7
7. Les premiers tergites abdominaux ont une ponctuation nulle ou
très faible. Taille petite ou moyenne; espèces très communes. 8
-— Les premiers tergites abdominaux sont fortement ponctués.
Taille grande ................. 9
8. Abdomen lisse, brillant, à reflets bronzés, à peine ponctué de
quelques très petits points espacés; deux taches jaunes sur le
l" tergite; mandibules jaunes en partie; tibias et tarses Il et Ill
au moins en partie noirs ....... 0. hipunctatus, p. 208
—— Abdomen noir, sans reflets bronzés, très finement ponctué; deux
séries de taches blanchàtres sur les 4 ou 5 premiers tergites;
mandibules entièrement noires; tibias et tarses en entier ferru-
gineux. L’espèce la plus commune .... 0. uniglumis, p. 208
9. Thorax entièrement noir, y compris les lamelles du postscutel-
lum; pattes Il et III entièrement noires; abdomen avec seulement
deux petites taches jaunes sur le i" tergite, rarement deux
autres, très petites, sur le 2e ....... 0. nigripes, p. 209
-— Thorax noir, avec les lamelles du postscutellum jaunes et sou-

mmûivovrànns. —- srunctunn 205
vent 2 taches jaunes sur le pronotum; fémurs Il, et souvent aussi
Ill, tachés de jaune à l’apex; abdomen avec 2 séries de larges
taches jaunes ovales sur les tergites .... 0. pugnax, p. 209
10. Abdomen lisse, brillant, à reflets bronzés, à peine ponctué de
quelques points très fins et très espacés, orné seulement de
deux taches jaunes sur le 1*** tergite; thorax entièrement noir, à
reflets bronzés, les tubercules huméraux seuls tachés de jaune.
. ‘ ............. 0. bipunctatus, p. 208 (1)
—- Abdomen toujours assez fortement ponctué, jamais lisse, jamais
à reflets bronzés très vifs; coloration différente ...... 1 1
11. Postscutellum jaune entre les lamelles; deux points jaunes sur
le scutellum .................. 12
—· Postscutellum noir entre les lamelles; pas de points jaunes sur
le scutellum .................. 14
12. Quatre bandes jaunes longitudinales sur le mésonotum (fig. 429)
................. 0. lineatus, p. 208
— Mésonotum entièrement noir ............ 13 .
13. Taches jaunes de Pabdomen toujours bien séparées sur la ligne
médiane ............. 0. 14-notatus, p. 210
—- Taches jaunes de l'abdomen réunies au milieu en une seule
bande plus ou moins large, et plus ou moins échancrée au
milieu ............. , . 0. victor, p. 210 _
14. Tibias Il et Ill jaunes, plus ou moins tachés de noir; tarses II
et Ill bruns; largeur de la face, inférieure à celle d’un des yeux.
................ 0.14-notatus, p. 210
— Tibias et tarses fl et Ill ferrugineux; face plus large que l’un
des yeux ................... 15
15. Pronotum noir, sans taches jaunes. . O. melancholieus, p. 210
—- Pronotum avec des taches jaunes . . . 0. mandibularis, p. 210
;l[cZIes(”).
1. Mucron large, à. bords non parallèles, élargi au milieu ou à l’ex-
trémité, celle·ci toujours fortement échancrée (fig. 426 à 428). . 2
—- Mucron étroit, creusé en gouttière, à bords non parallèles, ou
s’amincissant vers Pextrémité (rarement un peu élargi à l’apex),
celle-ci en général arrondie, rarement un peu incisée .... 3
(1) L’aire pygidiale de 0.bîptmcLatue est de couleur variable, tantôt noire. tantôt brune à la
base, ferrugineuse à l’apex, ou méme en entier ferruglneuse, d’0u la necessite de faire figurer
cette espèce àdeux endroits du tableau. '
(2} Les males d’Oxybelus sont en général difûciles à distinguer, leur coloration etant uniforme,
et ne suivant pas celle des femelles; de plus les caracteres qu’on peut en donner sont varia-
bles. Le présent tableau n’a qu'une valeur relative. à partir du O. 14-natetus.

206 mom; DE iîmmcn. —— nYMÈ1v01>rÈnEs
2. Mucron en forme de feuille, plan, très large, plus large au milieu
qu’aux extrémités, l’apex profondément incisé (fig. 426) ....
........ · ......... 0. arabs, p. 206
—~ Mucron dilaté seulement à Yextrémité (fig. 428); fémurs noirs,
plus ou moins tachés de jaune en dessous. . 0. latro, p. 207
3. Téguments lisses ou faiblement ponctués; côtés de Pabdomen
sans petites apophyses ou angles saillants (fig. 434) ..... 4
—- Tégumentstoujours fortementponctués; côtés de Pabdomen ayant
souvent aux angles des tergites de petites apophyses spiniformes
plus ou moins développées (fig. 433) .......... 5
4. Abdomen lisse, brillant, à reflets bronzés; tibias jaune et noir,
taches de Pabdomen jaune vif ..... 0. hipunctatus, p. 208
- Abdomen finement ponctué, sans reflets bronzés; tibias ferrugi-
neux ou fauves, parfois un peu jaunes à la base; taches abdomi-
nales blanches ........... 0. uniglumis, p. 208
5. Mucron aminci à partir de la base, l’apex aigu (fig. 431);
corps souvent couvert d’une pilosité argentée ......
..... . .......... 0. mucronatus, p. 209
- Mucron à côtés parallèles, non aigu à l’apex; pas de pilosité
argentée, sauf sur le clypéus ............ 6
6. Pronotum noir; bandes jaunes de l'abdoxnen jamais toutes inter-
rompues, à peine échancrées au milieu. . ‘. . 0. victor, p. 210
- Pronotum jaune, ou avec deux taches jaunes aux angles; abdomen
avec 2 séries de taches jaunes, jamais réunies au milieu. . . 7
7. Deux taches jaunes sur le scutellum .......... 8
—— Scutellum entièrement noir ............. 10
8. Postscutellum jaune entre les lamelles, qui sont également jaunes.
................ 0. lineatus, p. 208
—— Lamelles jaunes, l’espace qui les sépare noir ....... 9
9. Taille petite (au—dessous de 6 mm.); dernier tergite abdominal
rouge. Commun .......... O. 14-notatus, p. 210
—- Taille plus grande fau-dessus de 6 mm.); dernier tergite abdo-
minal noir, ou brun avec Pextrémité rougeâtre foncé ....
. ` ............ r . . 0. pugnax. p. 209
10. Côtés de l`abdomen sans apophyses (fig. 434). 0. nigripes, p. 209
—— Côtés de l'abdomen avec de petites apophyses (fig. 433). . .
......... 0. maudibularis, 0. melancholicus, p. 210
0. arabs Lnrnnnrxnn. -— DAx.1.ATomm, 1897, p. 638. O. lamellatus
Olivier?
L. 5-S mm. - Très reconnaissable à la forme bien spéciale du mucron
(fig. 426), ce dernier est d’un rouge ferrugineux. Ce type particulier de
mucron est représenté dans l’Ai'rique du Nord et les pays tropicaux par

uvMÉxo1·»1·Ènes. — smxacinaa A 207
d’assez nombreuses especes, dont ou fait parfois un sous—gem·e et même
un genre particulier.
Ilérault : Cette (collections Pénaz, Vacmin). Rare en France. -- Espagne.
Algérie.
O. latro Omvmn. - DALLA Tonus, 18.97, p. 642.
L. 9-9 mm. — Mucron noir, plus ou moins brun à 1’apex, large, en
.  .: ’·.·F·«:···T·tï7tï   
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431 I. ` 432 ·
F10. 425 à 432. — 425. Clypéus d‘0.z‘ybe!us O'. — 426. 0. ambs, partie postérieure du
thorax.- 427. O. susbspïnusus Q, idem. -— 428. 0. latro, idem, a, b, c, formes
variées du mucron. - 429. 0. lineatus, thorax. — 430. 0. ebumeafasciatus, partie
postérieure du thorax, a, extrémité du mucron, plus échancrée. - 431. 0. mucronatus,
idem. — 432. 0. uniglumis, idem.
gouttière, élargi à l’extrémité, qui est écliancrée, l’intérieur de la gout-
tière strié transversalement; parfois les côtés presque parallèles (fig. 428
a,b,c); tous les tergites abdominaux avec deux taches ovales transverses
blanc crémeux, sauf le dernier, qui est noir.
Toute la France, jusqu`aux environs de Paris, et dans l’Est. — Europe cen-
trale et méridionale.

208 FAUNE ne FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
Biologie. - Gxunnn (1879 bj; Feurox (1901 I2), p. 112). Proies signalées Sarco-
· phaga, Lucilia Caesar, sericala; Pollenia radis.
O. Slll)Spill0Sus KLUG· — DALLA Tonne, 1897, p. 648.
L. 5-8 mm. —- Mucron de forme très caractéristique (fig. 427); pattes
noires, les fémurs I et ll à Pextrémité, les tibias I et ll, la base des
tibias III jaunes, tarses ferrugineux.
Landes : St-Sever, Mont de Marsan (coll. J. Penez). — Espagne. Afrique du
Nord. Très rare.
0. ehurneofasciatus Dcronn (‘). — DALLA Toune, 1897, p. 640.
L. 6-9 mm. — Espèce caractérisée par ses dessins blanc d’ivoire qui
occupent : le pronotum, les tubercules huméraux, deux taches sur le
scutellum, le postscutellum et ses appendices, une bande continue sur
chacun des tergites sauf le dernier. Ces bandes abdominales sont plus ou
moins larges, parfois elles sont aussi larges que les tergites, et le dos de
l‘abdomen est blanc en entier, parfois les premières sont échancrées au
milieu; pattes en partie fauves, en partie blanc d’iv0ire. Le pronotum
et le scutellum peuvent être entièrement noirs. — (5* inconnu.
Gironde : Arcachon (coll. J. Penez); Landes : St-Sever (Dcronn); Gironde :
Bordeaux (coll. Dunonn); Charente—Int”érieure : Royan (coll. J. Peuezj. Rare.
O·li11eatuS F. - DALLA Toune, 1897, p. 642.
L. 6-9 mm. —- Q caractérisée par les bandes jaunes longitudinales
du mésothorax (fig. 429), pronotum, scutellum en partie et postscutellum
jaunes. Bandes du mésothorax nulles ou presque chez le (3*.
Charente-Inférieure : Royan, St-Palais. Rare. — Europe centrale.
O. hipunctatus OLIVIER. —- DALLA Toune, 1897, p. 639.
L. 3-6,5 mm. —- Petite espèce, reconnaissable à ses reflets bronzés;
thorax entièrement noir, pattes noires chez la Q, en partie jaunes chez
le çî; abdomen large en avant, triangulaire, noir brillant, lisse, sans
ponctuation ou à ponctuation extrêmement fine, avec seulement 2 petites
taches jaunes sur le 1"' tergite chez la Q, et aussi sur les tergites suivants
chez le (ji.
Toute la France. Commun. — Europe centrale et méridionale.
Biologie. —Fen1·oN (1901 I2, p. 112) signale comme proie Homalomyia brevis;
d`après ne GAULLE, aussi H. incisurata, Onesia cognata.
O. uniglumis L. — DALLA 'l`0nne, 1897, p. 649.
L. 4-7,5mm. — (Fig. 423). Taille moyenne petite (5 mm.); thoraxnoir,
(1) Drrorn ne  emble pas avoir décrit Pespèce; Dnntnou qui est le premier à la citer (1845,
p.5M) la donne comme etant de Duroun. par qui il la connaissait, et dans sa collection, Dnronn
' écrit comme noms d’auteurs = Dueoun et DAHLBOM, par conséquent on peut laisser le nom de
Duroun qui a certainement découverte cet Oxybelus.

HYMÉNOP'I`Èl'lES· ·- SPHEGIDAE 209
tubercules huméraux testacés; abdomen large, ses taches tergales blanc
d’ivoire, ses téguments faiblement ponetués.
Toute la France. L’espèce la plus commune. Toute l’Europe.
Biologie. - XVESTWOOD (1836'I2, p. 200); Snucmnn (1837, p. 108); vor: Slaaono
(l8î1);I<lEFFER (1902); Anuznz (1900, p. 193; 1903 a, p. 41); F¤n1·oN(1910, p. 159).
—-Liste des proies citées : Homalomyia canicularis; Musca domestica (rarement),
stabulans, agilis. ruficeps; Anzhomyia dentipes, lepida, platura, pluvialis
ciliata, leucostoma; Ep/rydra riparia, Lonclzaea chorea; Dolichopus undulatus;
Coenosia albicornis; Scatoplzaga szercoraria,· Aricia longula, duplaris; Haema·
topota plzwialis (Gmane, 1879); Hylemyia pullula; Fannia connata, scalaris,
incisurala; Ophyra leucostoma (l).
O. mucronatus F. —— D.u.1..x Tonnn, 1897, p. 644. O. occizanicus Man-
ounr, 1897.
L. 5-10 mm. —— Taille en général assez grande, abdomen ovoïde, assez
étroit, avec deux taches jaunes, sur les cinq premiers tergites, celles des
4° et 5° souvent fusionnées chez la Q; pattes ferrugineuses chez la Q,
jaunes chez le 6*, les hanches, trochanters et une partie plus ou moins
grande des fémurs tachés de noir; mucron graduellement aminci, aigu à
Papex (fig. 431). Tête, thorax et face dorsale de l’abdomen le plus souvent
couverts d’une forte pilosité couchée argentée, qui donne à 1’espèce un
aspect très particulier; cette pilosité est parfois très réduite, et même
peut manquer totalement.
Toute la France. Assez commun. — Presque toute l’Europe.
O. nigripes Ouvmn. — DALLA Tonnn, 1897, p. 645.
L. 4-9 mm. -- Caractérisé par sa couleur très foncée (chez la Q seule-
ment); thorax et pattes entièrement noirs, Pextrémité des tarses etla
face interne des tibias I seulement rougeâtre foncé; abdomen à ponctua-
tion peu forte, assez élargi à la base, noir, avec deux très petites taches
jaunes, sur le 1°' tergite, parfois aussi le 2°, très rarement sur le 3° et
même le 4¤. —~ d très différent de la Q, diflicile à distinguer d’autres
mâles du genre, fortement taché de jaune sur le thorax, les pattes et _l’ab-
domen.
Toute la France. Commun dans le midi et le centre; rare dans le nord. -
Europe centrale.
Biologie. -— 1 exemplaire de la collection Pûnaz est piqué avec un Pollenia
radis, évidemment sa proie.
O. pugnax Omvmn. ——— DALLA Tonnn, 1897, p. 646. O. ambiguus Gans-
rancxan.
L. 6-10 mm. — Taille et aspect de O. nigripes, mais bien moins noir:
(1) Ces noms sont donnés par les auteurs, les plus anciens ne sont plus d’acccrd avec la _
nomenclature moderne, mais il serait facile de les ldentlücr d’après les ouvrages spéciaux.
14

210 FAUNE DE FRANCE. - HYMÉNOPTÈRES
lamelles du postscutellum jaunes, 2 séries de fortes taches jaunes sur les
tergites abdominaux, en occupant parfois presque toute la surface; pattes
tachées de jaune aux tarses, et aux tibias; pronotum parfois avec des
taches jaunes; ponctuation de lfabdomen plus forte que chez nzgrzjves. —
(5* semblable à celui de nigrzpes, mais les côtés de l‘abdomen portent des
appendices dentiformes (fig. 433) bien saillants, tandis que chez nigrqies
ils sont absents ou peu développés.
Midi et centre de la France. Assez commun. —— Europe centrale.
O. victor LEPELEMEE. -LE1>. 1845, p. 218. O. fasciatus DAHLBOM (?).
O. elegantulus GEns*rAEcKEa. O. maritimus MARQUET  
L. 6-7, 5 mm. ——— Q . Thorax noir, les tubercules huméraux, les tegulae,
le postscutellum et ses lamelles jaunes, scutellum avec deux points jaunes,
pronotum parfois taché de jaune, mucron jaune à l’apex; pattes jaunes à
partir des genoux; abdomen avec une bande jaune continue sur chacun
' des cinq premiers tergites, le dernier segment rouge.
Environs de Paris (type; coll. Prîaaz; Bexorsr et·SxcuEr.); Corrèze : Argentat;
Charente-Inférieure : Royan; Haute-Garonne : Toulouse. Assez rare. ——- Europe
centrale (elegantulus).
O. malldihularis DAHLBOBL -— DALLA Tomas, 1897, p. 643.
L. 5-7 mm. —- Q . Thorax noir, les tubercules huméraux, les angles du
pronotum, les lamelles du postscutellum jaune pale; tegulae rougeâtres;
pattes noires à la base, jaunes à partir des genoux; abdomen large en
avant, avec deux taches blanc-jaunâtre sur les quatre premiers tergites,
le 5* tergite noir, le 6** segment rouge; la première paire des taches
tergales plus forte que les suivantes, celles-ci plus ou moins linéaires.
— Environs de Paris; Haute—Saône : Gray; Nièvre; Charente-Inférieure : Royan;
Drôme : Nyons. Assez rare. - Europe centrale.
O. melancholicus CHEVRIER. -—- DALLA Tonmz, 1897, p. 644. `
L. 5-7 mm. - Voisin de l’espèce précédente, taille généralement plus
petite; thorax noir, tubercules huméraux blancs en partie seulement.
tegulae rouges; pronotum noir; lamelles du postscutellum jaunes; abdo-
men comme chez mandiôularzk, mais parfois les taches n’existent qu‘aux
deux premiers tergites.
Seine-et-Oise : Maisons-Laflitte; Haute-Saône : Gray; Charente-Inférieure :
Royan; Corrèze : Argentat; Hérault : Vias; Bouches-du-Rhône : Marseille,
Rognac; Var: Callian, St-Raphael; Corse : Bonifacio. — Europe centrale.
Biologie. - Proies signalées par Fnnroiv (1901, p. 112; 1908, p. 564; 1910,
p, 159) : Musca corvina; Melanoplzora lzalterata; Sarcophaga. cruentatata, Fer-
toni; R/zinophom subpellucida; Gesneriodes litoralis.
O. quatuordccimnûtatus JUMNE. ——· DALLA TonEE, 1897, p. 647. O./`ur·-

mmiâuorrànas. —- spnacxnan 211
catas Lsranarran (Q). O. [issus Lsranarxnu (5*). O. timidus Cusvmaa (?).
L. 4-6 mm. -— Q, tête et dos du thorax à reflets légèrement bronzés;
mandibules jaunes à la base, noires à l’apex; thorax noir, avec les angles
du pronotum, les tubercules huméraux, les lamelles du postscutellum
jaunes, parfois 2 points jaunes sur le scutellum (manquant souvent); -
pattes jaunes à partir des genoux; abdomen large en avant avec 2 taches
jaune pâle sur les quatre premiers tergites, les deux premières plus
435.
` 436
433 ` 434
Fm. 433 à. 436. — 433. Oxybelus çj', abdomen avec pointes sur les bords. -434. idem,
sans pointes. - 435. Coupe schématique d’abdomen de Belomicrus. — 436. idem,
d’Ozybelus.
grosses que les autres; dernier segment rouge. — dl comme la Q, mais
dessins d’un jaune plus vif, et plus prononcés : pronotum jaune en entier,
les deux taches jaunes du scutellum presque toujours présentes, post-
scutellum souvent jaune entre les lamelles, 5 paires de taches sur l’abdo-
men. — Mucron parfois échancré à l’apex.
Toute la France. Conimun. — Toute l’Europe. Afrique du Nord.
Biologie. - GERSTÃCKER (1867, p. 47); Fanrox (1902, p. 516; 1908, p. 564).
Proîes signalées : Sorcophaga, arvorum; Rhinop/aora deceptricola; Lauxania
aenea; Chortophila striolata, cinerella; Sapromyza. plumicornis, Scaptomyza
graminum.
\ .
G. BELOMICRUS Achille Cosm.
Très voisin de Ovybelus, ailes ayant la même disposition, mais le dernier
article des tarses est normal, tandis qu’i1 est très renllé chez Oxybelus; de
plus les tergites abdominaux sont marqués sur les côtés par une carène qui ,
les sépare nettement du plan de la face ventrale, de sorte que la coupe perpen-
diculaire de l’abdomen aurait la forme d’un segment (Iig. 435) tandis que celle
de 1’abdomen d’un Oxybclus aurait celle d’un ellipsoïde (436).
Travail principal. -— Kom. (F.—F.), 1923.

212 muxnnn FRANCE. — nv1uÉtvoi>Ti«:121as
B. Steckii Kom., 1923, p. 188-190.
Q . L. 7,5 mm. Mandibnles avec une petite saillie à la face externe, près
de la base; de couleur noire, les mandibules à la base, les tubercules
huméraux, le mucron, les fémurs I et ll sur la moitié terminale de la face
externe, et les tibias sur la face externe blanc d’ivoire; tarses bruns;
tegulae foncées; abdomen fortement ponctué, rouge de rouille, les tergites
1 à 5 noirs au milieu (d’après Kom,).
France méridionale (d’après le type, collection`du Musée de Vienne, Autri-
che).
F. POMPILIDAE
[Psammocharidae]
Hymènoptères fouisseurs à pronotum atteignant le bord antérieur des tegulae
(fig. 5, p. 3); corps·de forme beaucoup moins variée que chez les Sphegidae,
abdomen jamais pétiolè, prothorax toujours directement uni au mésothorax,
téguments non sculptés, au plus ponctués, ou striés, sur le segment médiaire;
_ pas d’aire pygidiale chez la femelle. Pattes longues, les fémurs III atteignant
ou dépassant le milieu de l’abdomen. Antennes de la femelle, après la mort,
c'est-à—dire en collection, enroulées, les articles ne faisant pas suite directement
les uns aux autres (fig. 452). Coloration très uniforme : entièrement noire, ou
noire avec la base de labdomen rouge; assez rarement avec des dessins de
couleurs claires (Ceropales, Crypzochilus, quelques Pompilus, etc...).
_ Biologie. —- Les Pompiles chassent exclusivement des Araignées, soit direc-
tement, soit en profitant de celles capturées par d’autres Pompiles (Ceropales,
Pompilus pectinipes). Ces proies sont, dans l’ensemble, des Araignées de
toutes sortes, mais cependant un Pompile, ou un genre'de Pompiles donné, ne
chasse à peu près exclusivement qu’une catégorie d’Araignées bien détermi-
née (1). Ce qui paraît guider le Pompile dans ce sens c'est d’abord la taille de
l’Araignée, et aussi le mode de vie de celle-ci, qui nécessite du chasseur un
mode de capture approprié et dont il ne saurait s’écarter. C’est ainsi que le
genre Episyron ne chasse que des Epeires, Araignées vivant sur des toiles;
les Planiceps, Pedinaspis, Pompilus vagans, chassent des Mygales maçonnes;
d’autres Pompiles ne recherchent que des Araignées errantes, etc... Ily a par-
fois des exceptions à cette règle, mais elles sont très rares.
Le Pompile paralyse sa proie en la piquant sous le thorax, et presque tou-
jours près de la bouche (2). La paralysie est, en général, totale et immédiate,
_ mais son effet diffère beaucoup suivant les cas : la paralysie peut-être défini-
tive, ou, au contraire, l’Araignée peut se réveiller au bout d’un temps qui va
· (1) Les listes de pro1es que jc donne apres chaque espece sont très démonstratives à ce sujet.
(2) Fmwou, auquel nous devons presque tout ce que nous connaissons de_la biologie des Pom·
pilides est très attirmatif sur la localisation de la piqûre.

uvMÉNo1>TÈnss. - rourxmnae 213
de quelques minutes à quelquesjours. Si l'œuf lui a été posé sur le corps, elle
le porte dans ce cas comme les Araignées portent l’œuf et la larve des Ich neu-
monides parasites (Polysp/zincta).
Lorsque le Pompile s’est emparé de sa proie, il ne l’enterre pas sur place en
général, mais il la transporte jusqu’à un endroit approprié; assez souvent il
mutile l’Araignée en lui arrachant toutes, ou presque toutes les pattes, mettant
à profit pour cela la faculté qu’ont les membres de ces Arthropodes de s`auto-
tomiser sans efïusion de sang, au niveau de l`articulation hanche-trochantcr.
Le terrier n'est pas creusé au préalable; lorsque_ le Pompile arrive à un
endroit convenable, il place sa proie dans les herbes ou sur un buisson bas,
très rarement (Pompilus plumbeus) il la recouvre de terre, puis il se met en
devoir de creuser. Ce terrier, qui est simple, est en général dans un terrain
meuble. Lorsque l’Araignée y est placée, l'œuf est déposé sur son corps et le
terrier est rebouché. Il n'y a qu`une proie par larve. Certains Pompiles ne
creusent pas, et utilisent des terriers d'autres Insectes; ceux qui cbassent des
Mygales maçonnes laissent leur proie et leur oeuf dans le propre terrier de
l'Araignée.
Les Pseudagenia, très exceptionnels quant à leurs mœurs chez les Pompiles,
font des nids en maçonnerie, sortes de petits tonnelets élégants, placés en
groupes, ou en chapelet les uns au bout des autres.
On trouve les Pompiles du printemps à l`automne un peu partout, mais sur-
tout surles sentiers, le bord des routes, les chemins des bois, les friches, etc...;
un certain nombre allectionnent les terrains sablonneux, ou du moins très
meubles. Hormis le temps où ils butinent sur les lleurs, cn les trouve courant
sur le sol où leur allure est très singulière, car ils paraissent avoir une cor-
taine répugnance pour le vol et c'est constamment ài pied qu'ils font leurs
recherches et leur transport de proies : ils courent dans tous les sens, à pas
saccadés, les antennes constamment agitées et semblant palper le sol.
Leur piqûre est souvent fort douloureuse et le venin paraît très actif, même
quand il ne 1`est guère pour la proie.
Travaux principaux.
ll n’y a pas de travaux d’ensemble sur les Poxupilidee paléarctiques ou
de France, mais l‘on trouve des renseignements utiles dans les ouvrages
suivants :
DAm.noM (A. G.), 18û5 (').
SCHENCK (A.), 1857 et 1861 (I).
Cosu (Achille), Prospetto ..., Parte 2**, 1887(‘).
$ClIl\IIEDEKNECH'I’ (Dr. Otto), 1!)07(’).
Svsmzaa (O.), 1912(3).
(1) Ces trois ouvrages, anciens, ont servi de base aux travaux ultérieurs; bien qu’ils ne soient
plus à jour, ils peuvent encore rendre des services, celui de Cosn, en particulier, pour les
Pompilides du sud de l`Europe.
(2) L’0uvrage de SKIIIMIEDEIKNECIIT est très précieux pour les Hyménoptères du nord et du Gen- _ ·
tre de la France, mais il n’est plus utilisable pour ceux du midi.
(3) Cet excellent travail ne traite que des genres de Pompiles paléarctiques;]e m’en suis ins-
pire pour la classitication des genres.

214 FAUNE nn FRANCE. -— HYMÉNOPTÈRES
DISTINCTION nus snxns (sauf pour les Ceropales).
. 5*. Taille plus faible et corps plus élancé que chez la femelle; antennes
jamais enroulées; jamais de peignes aux tarses I; à l’extrémité de l’abdo-
men et à la face inférieure, presque 'toujours une plaque génitale, de
forme variée; abdomen en général assez large postérieurement.
Q . Antennes enroulées (après la mort); souvent des peignes aux tarses
I; abdomen terminé en cône aigu d’oi1 sort l’aiguillon; pas de plaque
.,génitale.
TABLEAU nas GENRES 
Femclles.
1. Trois cellules cubitales .............. 2
· — Deux cellules cubitales ........ . ..... 15
2. Deuxième sternite abdominal ayant vers son milieu un profond
sillon transversal (fig. 446, p. 225) ....... — .... 3
— Deuxième sternite abdominal sans sillon transversal, sa surface
plane .................... 8
3. Yeux légèrement réniformes (fig. 438, p. 221); antennes jamais
enroulées après la mort, mais les articles se faisant suite régu-
lièrement; étui de Paiguillon fortement en saillie du corps (439,
p. 221); pattes peu épineuses ou même inermes, les pattes Ill
très longues, leurs hanches très grosses . . G. Ceropales, p. 218
— Yeux non réniformes; antennes enroulées après la mort, les arti-
cles bien séparés (fig. 452, p. 227); étui de l’aiguill0n non sail-
lant du corps; pattes le plus souvent épineuses ...... 4
4. Tibias III non crénelés en dents de scie sur la face postérieure. 5
— Tibias Ill crénelés en dents de scie sur la face postérieure
(fig. 474-475, p. 237) ............... 6
5. La 3e cellule cubitale très large, 3** nervure transverso-cubitale
arrivant tout près du bord de l’aile (fig. 445, p. 222); clypéus
allongé en angle au bord antérieur. . . G. Pseudagenîa, p. 222
—- 3B cellule cubitale non plus large que haute, la 3° nervure trans-
verso-cubitale n’approchant pasle bord de l’aile (fig 449, p. 225) ;
ailes hyalines avec des bandes transversales brunes; clypéus à
bord antérieur droit .......... G. Agenia, p. 224
6. Nervure basale de l’aile antérieure aboutissant au point d’inser- .
tion du nervulus, ou àtrès faible distance (fig. 503, p. 246); ner-
vure cubitale atteignant le bord de l’aile; pronotum carré en
avant, sa face antérieure droite et verticale. 2 espèces, de petite
taille, dont 1 commune (503, p. 246). . . G. Calicurgus, p. 246
(1) Les caractères génériques des deux sexes sont souvent assez differents pour quil ait été
nécessaire de faire deux tableaux de genres sépares.

m·MÉNor·rÈnEs. — POMPILIDAE ~ 215
— Nervure basale de 1‘aile antérieure aboutissant nettement avant
le point d’insertion du nervulus; nervure cubitale atteignant
rarement le bord de l’aile, pronotum arqué en avant, sa face
antérieure oblique et arrondie. Espèces de taille moyenne ou
grande ....... . ....... . .... 7
7. Segment médiaire strié transversalement; cellule cubitale arron-
die au bout(‘); téguments creusés de points gros et séparés.
Grandes espèces, souvent à abdomen coloré de façons diverses ·
(fig. 455 à 462, p. 231) ....... G. Cryptochilus, p. 226
— Segment médiaire non strié transversalement; cellule cubitale
à bout anguleux, jamais arrondi (fig. 473, p. 235); téguments à °
ponctuation très fine. Espèces de taille moyenne, d’aspeet peu
varié, noires, ou à abdomen noir et rouge (fig. 473, p. 235). .
....... - ........ G. Priocnemis, p. 235
8. Griffes de toutes les pattes bifides (fig. 516, p. 256) ..... 9
— Griffes ayant simplement une petite dent vers le milieu (fig. 517,
p. 256), tout au plus les griffes I biiides ........ 11
9. Prothorax, segment médiaire et base de l’abdomen couverts de
petites écailles argentées, serrées,. formant un revêtement com-
plet (2) .............. G. Episyron, p. 252
— Pas d’écailles. Tête tronquée droit en arrière, ou même concave;
segment médiaire concave postérieurement, ses côtés en lames
tranchantes (fig. 551, p. 276) ............ 10
10. Pronotum très allongé, plus long que le mésonotum, cylindrique,
- emboité par la tête qui est concave postérieurement, son bord
tranchant. 1 seule espèce à thorax en partie rouge (fig. 545,
p. 274) ............ G. Wesmaelinius, p. 274
— Pronotum allongé, mais non plus long que le mésonotum; tète
non concave postérieurement, n’emboîtant pas le thorax. 1 espèce
très rare, entièrement noire ...... G. Platyderes, p. 277
11. Segment médiaire tronqué perpendiculairement en arrière, ses
bords avec deux tubercules arrondis (fig. 548). Segment médiaire
rouge, ainsi que les 2 premiers tergites abdominaux (fig. 546)
................ G. Ferreola, p. 275
— Segment médiaire arrondi en arrière, sans tubercules sur les
bords de la face postérieure ............. 12
12. Griffes l bifides; ailes jaune orangé ainsi que les antennes et une
partie des pattes: abdomen noir avec 2 séries de taches jaune vif'.
............... G. Batazonus, p. 247
— Toutes les griffes avec simplement une petite dent. Coloration
différente ....... : ........... 13
(1) Chez les grandes espèces,le bout de la cellule cubitale est moins arrondi quechezles petites.
(2) Ces écailles tombent facilement, et chez les exemplaires qui ne sont pas frais, elles ont
parfois disparu en partie.

216 ' FAUNE DE manon. -— HYMÉNOPTÈRES
· 13. Tête très plate en avant, clypéus plat et long, pronotum carré
· en avant, son bord antérieur perpendiculaire (fig. 518, p. 256),
tarses Itrès courts, sans peignes (519, p. 256). G. Pedinaspis, p.255
—- Tête normale, face et clypéus plus ou moins bombes; pronotum.
arrondi en avant, sa face antérieure non perpendiculaire, tarses
· assez longs, munis d’un peigne, ou tout au moins d’épines . . 14
14. Dernier tergite abdominal couvert de crins forts, assez nombreux
· (fig. 506, p. 250) .......... G. Anoplius, p. 248
- Dernier tergite abdominal sans crins, au plus avec quelques
poils fins peu nombreux ........ G. Pompilus, p. 257
15: Prothorax normal, non allongé; les deux nervures récurrentes
aboutissent dans la 2" cellule cubitale . . . G. Evagetes, p. 281
- Prothorax plus ou moins allongé (fig. 554, p. 278, 562, p. 280);
les deux nervures récurrentes aboutissent l‘une dans la 2° cellule
' cubitale, l‘autre en dehors, ou au même point que la 2= nervure
transverse-cubitale ................ 1 6
16. Tête très plate, yeux 4 à 5 fois plus longs que larges (fig. 555,
p. 277); prothorax beaucoup plus long que larges; fémurs I
nettement dilatés (557, p. 279) ..... G. Planiceps, p. 277
—- Tête non aplatie, face bombée; thorax à peine plus long que
large; fémurs [non dilatés ........ G. Aporus, p. 280
· Mâles.
1. Trois cellules cubitales ......... . ..... 2*
- Deux cellules cubitales .............. 15
2. Yeux réniformes, le bord interne fortement échancrê, conver-
gents vers le bas (fig. 438, p. 221); labre dépassant de beaucoup
Te clypéus; abdomen largement ouvert en arrière, laissant voir
les organes sexuels ......... G. Ceropales, p. 218
- Yeux non échancrés au bord interne, non ou à peine convergents
en avant; labre peu ou non visible en avant du clypéus ; abdomen
jamais largement ouvert en arrière ........... 3
3. Griffes de toutes les pattes bifides (fig. 516, p. 256) ..... 4
—-— Griffes avec une simple dent vers le milieu (fig. 517, p. 256), au
plus les griffes l bifides ..... . ......... 9
4. Prothorax allongé; bord postérieur de la tête vertical; face pos-
térieure du segment médiaire concave, ses bords en lame tran-
chante (fig. 551, p. 276) . . .... . ....... 5
- Prothorax non ou à peine allongé; tête régulièrement arrondie
en arrière; segment médiaire arrondi postérieurement, les bords
de la face postérieure rarement un peu saillants avec deux tuber-
_ cules (Ferreola.), jamais en lame tranchante (fig. 548, p. 276). . 6
5. Tête nettement concave en arrière, emboîtant parfaitement le

nvmàmoxvriamzs. —·— ronirxnxnna 217
prothorax. qui est au moins aussi long que le mésonotum; arti-
cles du funicule assez longs, ceux du milieu environ 2 fois aussi
longs que larges ......... G. Wesmaelinius, p. 274
-— Tête coupée perpendiculairement en arrière, non concave, et
n’emboîtant pas le prothorax; articles du funicule très courts,
ceux du milieu à peine 1 fois et demie aussi longs que larges.
Très rare ............ G. Platyderes, p. 277
6. Segment médiaire portant sur les bords de la face postérieure
i 2 saillies arrondies (fig. 548, p. 276); derniers articles des
antennes dilatés à la base (549, p. 276). . . G. Ferreola, p. 275
- Segment médiaire sans saillies; article des antennes en général
cylindriques .................. 7
7. Prothorax, segment médiaire et base de l’abdomen couverts
d’éeailles argentées ...,..... G. Episyron, p. 252
-Pas d’éoailles . . .· .......... · . . .. .. 8
8. Antennes jaune orangé, pattes jaunes, des. dessins jaune`vif
sur le thorax et l’abd0men, ailes jaunes à nervurcs orangées. '
............... G. Batazonus, p. 247
— Antennes et pattes noires: corps entièrement noir, ou abdomen
en partie rouge .......... G. Anoplius; p. 248
9. Tibias Ill ne portant que de très courts spinules, jamais aussi
longs _que la largeur de l’article, souvent presque invisibles,’
rangés en séries linéraires le long de la face postérieure
(fig. 567, p. 281), parfois accompagnés de crénulations en dents
de scie comme chez la femelle (474-475. p. 237) ...... 10 ·
— Tibias III portant de fortes épines assez nombreuses, aussi '
longues ou presque, que la largeur de l‘artiele, assez irrégulière-
ment disposées (fig. 568, p. 281); plaque génitale rarement à
surface plane, le plus souvent fortement carénée sur la ligne
médiane ................... 14
10. Bord antérieur du pronotum tronqué droit; nervure basale de
l’aile antérieure aboutissant sur le point d’insertion du nervulus
ou à très courte distance [1 seul 5* connu, de petite taille, à
abdomen entièrement noir, fémurs Ill en partie rouges, éperons
blancs, commun] .......... G. Calicurgus, p. 246
— Bord antérieur du pronotum arrondi; nervure basale de l’aile
antérieure aboutissant assez loin du point d’insertion du ner- '
vulus. Espèces nombreuses, souvent de taille moyenne ou
grande ........... . ........ 11
11. Troisième cellule cubitale beaucoup plus large que haute, la
3c nervure transverso-cubitale se rapprochant beaucoup du bord
de l’aile (fig. 445) ........ G. Pseudagenia, p. 222
- 3** cellule eubitale non plus large que haute, la 3° nervure cubi-
tale plus éloignée du bord de l’aile .......... 12

218 FAUNE ne rmivcn. —— HYMÉNOPTÈIIES
12. Corps entièrement noir; ailes, comme chez la Q, hyalines avec
des bandes brunes, mais ces bandes beaucoup moins foncées et
moins nettes; téguments fortement ponctués; aire pygidiale très
comprimée latéralement avec une carène médiane souvent très
saillante (fig. 451 a, p. 225) ....... G. Agenia, p. 224
—— Coloration du corps et des ailes le plus souvent différente;
‘ téguments souvent non ou finement ponctués; aire pygidiale
jamais fortement comprimée latéralement, carène médiane
jamais très saillante ............... 13
13. Segment médiaîre strié transversalement; cellule cubitale plus
ou moins arrondie à Fextrémité; taille moyenne ou grande,
coloration variée (sauf C. cz/finis qui a l’aspect d’un Priocnemis
ou d’un P0mpiIus); plaque génitale large, avec des crins courts
et—serrés, sur les bords (fig. 465 à 472, p. 231) ......
............... G. Cryptochilus, p. 226
- Segment médiaire non strié transversalement; cellule cubitale
se terminant en angle assez aigu; taille moyenne, abdomen
noir ou noir et rouge; plaque génitale moins large, garnie de
poils assez longs sur sa surface, le plus souvent dressés, parfois
présents seulement sur les bords, mais toujours longs (fig. 476 à
485, p. 237) ....... . . . . G. Priocnemis,p. 235
14. Deux petits tubercules dentiformes près de la plaque génitale
(fig. 590-591, p. 255). Rares ...... G. Pedinaspis, p. 255
— Pas de tubercules dentiformes près de la plaque génitale. Nom-
breuses espè`ces très répandues ..... G. Pompilus, p. 257
`15. Les 2 nervures récurrentes aboutissent dans la 2° cellule cubi-
tale ............... G. Evagetes, p. 281
—- Les 2 nervures récurrentes aboutissent l’une dans la 2" cellule
cubitale, l’autre en dehors (fig. 560, p. 279) ........ 16
16. Le plus grand éperon du tibia III presque aussi long que le
métatarse, plus court à peine de la largeur de cet article. . .
. .` .............. G. Aporus, p. 280
— Le plus grand éperon du tibia Ill nettement plus court que le
métatarse, au moins de 2 fois la largeur de cet article (‘) ....
..... · ........... G. Plauiceps, p. 277
G. CEROPALES LA1·neu.LE.
Fig. 437. — Pompilides de taille moyenne, noirs ou noir et rouge, assez
fortement rayés ou tachés de jaune sur le corps et sur la face. Yeux bien
nettement réniformes, très convergents en avant (fig. 438). Antennes insérées
(1) D’après 1 exemplaire de la collection SICHEL, et 1 de la Sierra Morena (Espagne); mais les
mâles de Planiceps sont très rares et fort mal connus.

HYMÉNOPTIZRES. —— eoM1>1L1nA1z 219
à_une assez grande distance du clypéus; elles ne sont pas enroulées chez la
femelle morte, comme elles le sont chez la plupart des Pompilides, mais restent
droites ou à peine arquées. Labre libre et faisant une assez forte saillie au
delà du clypéus. Ilanches III fortes. Chez la femelle,l'étui de Faiguillon sort for-
tement de l'extrémité de Yabdomen (fig. 439), chez le male le bout de l‘abdomen
est largement ouvert et laisse passer les pièces génitales. Grifl`es des pattes
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Frs. 437. - Ceropales maculata Q ><   .
I et II bifides, des pattes III simples, mais épaisses et coudées en angle
droit vers la fin (fig. 440-441).
Biologie (I). — Les Ceropales exercent le brigandage vis-à·vis des autres Pom-
pilides (cleptoparasitisme) ainsi que l'a établi J. Pénnz (1890), ce fait a été
vérifié par Fxanrox et Anmznz. Le Ceropales ne capture pas de proie par lui·
même, mais il suit le Pompile qui traîne une Araignée, profite d’un moment
d’inattention du Pompile pour s’emparer de sa proie, ou simplement pour y
déposer un oeuf, qui se développera aux dépens de l'œuf du Pompile si celui-ci
en a aussi déposé un.
TAm.n.w mas Espèces (çjl Q).
1. Premiers segments de l'abdomen rouges. Commun .....
................ C. variegata, p. 220
— Abdomen sans parties rouges, noir avec des bandes jaunes. . 2
2. Tête mate, finement chagrinée, sans ponctuation forte. Abdo-
men avec une bande blanc-jaune apicale au 2° tergite seulement;
deux points blanc-jaune sur le i" tergite et une tache de même
(I) Voir plus loin ce qui est dit pour le C. maculata.

220 FAUNE ns Fnaivcs. ——- nvmxinorriznns .
couleur sur les 5** et ô° tergites, quelquefois aussi sur le 4**. Com-
mun ............... C. maculata, p. 220
— Tête brillante, avec une fine ponctuation et en plus une ponc-
tuation plus forte. Dessins différents ....... . . 3
3.··P0nctuation de la tête et du pronotum formée de très gros points
ayant l’aspect de petites fossettes. Les quatre premiers tergites
abdominaux avec une bande blanc jaunâtre, interrompue au
milieu. Rare ...... . ..... C. cribrata, p. 222
—- Ponctuation de la tête, du pronotum et du scutellum moins forte.
Tous les tergites abdominaux avec une bande jaune, entière,
· apicale. Scutellum le plus souvent taché de jaune. Assez commun.
........... · .... C. albicincta, p. 221
C. variegata F. — DMLA Tonus, 1897, p. 345.
L. 4,5-8 mm. — De couleur jaune : deux bandes touchant les yeux,
sur la face et le clypéus, le labre en entier, le bord postérieur du pro-
notum et 2 taches subhumérles, le postcutellum, une tache aux angles
postérieurs du segment médiaire, 2 taches latérales sur le 2’ tergite abdo-
minal, une tache sur le dernier tergite et à la face inférieure du scape. Les
2 premiers segments abdominaux rouges (fig. 442), ainsi que les pattes,
sauf les hanches et les trochanters et l’extrémité des tibias III, qui sont
noirs; hanches plus ou moins tachées de jaune.
Environs de Paris : Mesnil-le-Roi, Maisons—Laifite, Chaville, Poissy; Maine-
et-Loire : St-Rémy-la—Varenne; Indre : Le Blanc, Châteauroux; Corrèze :Ar-
gentat: Vienne : Viv0nne;Aveyron : St-Affrique; Hérault : Lattes; Pyrénées-
Orientales : Banyuls-sur-Mer; Var zi St-Raphaël. — Probablement toute la
France. —- A peu près toute l’Europe.
C. maculata F. —— DALLA Toune, 1897, p. 343. ·
L.`5-9,5 mm. — Fig. 437. Coloration du C. variegata, sauf pour l’abd0-
men, qui est entièrement noir avec 2 taches jaune pâle latérales sur le
1e' tergite, une bande apicale sur le 2° et une tache sur les '5° et 6° tergites,
de même couleur, cette dernière tache s‘étendant parfois sur le 4° tergite,
ou, chez le gi, sur le 7**.
Toute la France. Commun. — Toute l'Europe.
Biologie. —- C`est sur cette espèce qu‘ont été faites les principales observa-
vations de biologie des Ceropales, Larstzrinn (1825, p. 182) soupçonnait déjà le
parasitisme des Cempales, mais il croyait qu’il s’exerçait non seulement sur
'les Pompiles, mais aussi sur les Sphex; les Mellinus et d`autres fouisseurs,
pour avoir vu les Ceropales pénétrer dans les terriers. Sa déduction était basée
sur une théorie qu’il avait établie, d'après laquelle les Fouisseurs qui n’ont pas
de peignes, ni d’épines aux pattes, ne peuvent fouir par eux-mêmes, mais sont
réduits à vivre en parasites des autres; Pinexactitude de cette théorie a été
surabondamment démontrée depuis. Cmms (ne 756) et Danteon (1845, p. 33)

rmuéuorràaes. — romriunnn · 221
ont répété les affirmations de Lerstzrren. Ce n'est que beaucoup plus tard que
J. Pémaz (1890 a et b et 1894, p. 255, 315) a démontré réellement le parasitisme
des Ceropales aux dépens d’autres Pompilides. Fnnron (1897, p. 127 [p. 29]) a
fait aussi sur ce sujet des observations concluantes ainsi que, plus récemment
encore, Antmxz (1900, p. 195; 1902; 1903 a, p. 34; 1904*). Ce dernier auteur a vu
le Gem ales obli er le Pom ilus cintellus à abandonner son Araivnée, uis
P É P ·:• P
déposer son œufcontre les stigmates pulmonaires. ll peut arriver qu`il y ait déjà
un œuf de Pompilus déposé, dans ce cas la larve de Ceropales devient plus
robuste que l‘autre, la tue et.dévore l'Araignée. Anrenz cite encore comme
Pompîles volés les Anoplius nigerrimus et viaticus; ALFKEN (1914, p. 287) dit
l'avoir obtenu d`un nid de Pompilus plumbeus.
C. albîcincta Rossi. -· DALLA 'Fonnn, 1897, p. 340. C. histrio F. '
L. 6-9,5. - Coloration comme C. variegata, mais abdomen entière-
ment noir, avec une bande jaune sur chaque tergite (fig. 443); scutellum
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442 . 444
443 _ '
Fm. 438|à. 444. - 438. Ceropales, tète vue par devant, — 439. idem, Q, extrémité de
l'a.bdomen, la partie ombrée indique l’étuide Paiguillon. -440. idem, griffe II.-441.
idem, griffe III. — 442. C. variegatmdessin de l’abdomen._— 443. C. atbicincla, idem.
L 444. C'. cribrata, idem.
souvent taché de jaune; face inférieure du funîcule rouge; hanches forte-
ment tachées de jaune. `
Seine—et·Marne : Melun; Haute-Saône : Gray; Yonne: Gurgy; Côte-d'Or :
Beaune; Drôme; Charente-Inférieure : Royan; Vendée : St-Jean-de-Monts;
(1) Les travaux de Abnnnz sont en suédois, mais sa note de 1902 comporte un résumé en allemand.

222 FAUNE ne Fnmvcizz —— nvluiâivorrianias
Aveyron : St-Alfrique; Suisse : Genève. Peut—être toute la France U) jusqu’au
sud de Paris. Peu commun. — Décrit d’Italie. Connu aussi d’Europe centrale
et d’Espagne (*).
G. crihrata Coen. —— DALLA Tomm, 1897, p. 341.
L. 6-7 mm. —— Très reconnaissable à sa forte ponctuation sur la tête et
le thorax. Coloration comme les précédents, mais clypéus et labre jaunes
en entier, abdomen avec des bandes jaunes largement interrompues sur
les 4 premiers tergites, parfois une bande entière sur le 5", souvent une
A tache jaune pâle sur le 6° (Q) ou sur le 7* (5*) (fig. 444).
Aveyron : St—Afî'rique; Drôme : Nyons; Bouches-du-Rhône : Pas·des-Lanciers,
— Vitrolles, Gardane; Var : Carqueiranne, Callian. Rare. —— Connu encore d'ltalîe,
d’où il a été décrit.
Biologie. — Fmrron (1894, p. 219 [p. 5] sous le nom de C. lziszrio; 1897, p. 128
[p. 39] (1) ; a vu ce Ceropa/es dérober une proie à un Aporus dupius, ou à·un
Anoplius chalybeatus; sa larve supprimait celle du Pompile; aussi J. Pxîmaz
(1894, p. 315).
G. PSEUDAGENIA Kom., _
Fig. 445. —— Caractérisé, comme le genre Agenia qui en est très voisin, par la
présence d’un sillon transversal au 2° sternite abdominal (fig. 446),et l'absence
    ..·r  
 ;      \= 
,,. .·i~   i\
/¢/ / î-- \ - (\>
) lî  (
Fm. 445. — Pseudagenico ccwbonoria Q X 5.
(1) Cependant Fsnron ne paraît pas l’avoir trouvé` en Corse, ni en Provence.
(2) Exemplaires dans la collection du Muséum, récemment capturés par M. SEYMG dans la Sierra-
MOTCDH.

nrnxixorriznns. -— rozurxunaa 223
de carène en dents de scie aux tibias III. Ces caractères ne sont valables que
pour la femelle; les males se conlondraient aisément avec les Pompilus, mais _ ,
ils s'en distinguent par les dessins jaunes de la face (fig. 447-448) et surtout
par la 3° cellule cubitale (445) qui est beaucoup plus grande que la 2°.
Biologie. — Par exceptionchez les Pompilides, les Pseudagenia sont maçons.
Ils construisent des cellules en terre gâchée, et en Iorme de petits tonnelets à
surface externe mamelonnée. Ces cellules sont placées dans des anfractuosités `
du sol, sous des pierres, etc..., elles sont soit réunies en groupes, soit placées
en chapelet a la file les unes des autres.
Taunaau mas ESPÈCES. ‘ '
-— Abdomen entièrement noir; ailes presque transparentes; segment
· médiaire assez court, avec un sillon longitudinal relativement
large. Commun ............. P. carbonaria
— Abdomen en partie rouge en avant; ailes fortement enfumées ;
segment médiaire plus court, avec un sillon longitudinal faible,
ou même nul. Moins commun ....... . P. albifrons
P. carbonaria Scorom. —— Dana Tonus, 1897, p. 200. P. punctum de
divers auteurs.
L. çj‘, 5,5-8 mm.; Q 7,5-10 mm. (fig. 445). —- Espèce entièrement noire,
sauf la face du (jl qui a deux bandes latérales jaune testacé (fig. 447).
Toute la France. Commun. —- Toute 1‘Europe. Afrique du Nord.
Biologie. - \Vss1·wooD (1836 a, p. 297, sous le nom de Pompilus petiolatus);
Gounsav (1839, p. 535); F. Smrn (1854, p. 41); Scuancx (1861, p. 146, n° 28);
G1naun(1866, p, 468);Nxcox.as (1888); Faune (1891,p. 18); Venaorrr (1891, p. 32);
Fmvron (1897, p. 126 [p. 28]; 1908, p. 571; 1910, p. 173; 1911, p. 377); Nxetsen
(1900, p. 277); Aomznz (1906 a, p. 24); Bnocnmi (1919, p. 283). — XVESTWOOD a le
premier observé que cette espèce chassait des Araignées; F. Sxsmn a fait la pre-
mière description du nid, qui aété assez bien figuré par Goumaau, sans lui donner
de nom d’espèce (1839, pl. 18, III, fig. 4). Ce petit tonnelet, fait de terre gàchée
et à surface mamelonnée, est placé dans des endroits très divers : murs, anfrac-
tuosités du sol, des troncs d’arbres, trous perforés par d'autres Insectes, vieilles
ruches, etc... Bnocnsn (1919) a étudié le développement complet. Proies signa-
lécs : Aphanzaulax seminigra; Clubiona sp.; Zoropsis sp. jeunes; Evarc/za
jucunda, Dendryphantcs nidicolens (principalement d'après Fenron), Sitzicns
pubescens (Raaaun, 1909), c‘est-à-dire des Araignées de familles diverses, mais
à peu près toutes des Araignées vagabondes; cependant Fenron (1897) l’a vu
aussi chasser des Epeires sur leur toile, et Raaaun (1909) poursuivre une
Agelcna labyrimrlzica sur sa toile.
P. albifrons DaLMaN. - DaL1.a Tonmz, 1897, p. 196.
L. 5*, 7-9 mm.; Q, 8-12 mm. —— La teinte rouge de 1’abdomen s‘étend `
sur les deux premiers tergites, mais parfois aussi sur une partie du 3°.

224 FAUNE DE FRANCE. -— nYMÉ1vor*rÈBns
Taches jaunes de la face du 5* un peu différentes de celles de P. carbo-
. naria, leur bord interne moins droit (fig. 448).
Toute la France jusqu`aux environs de Paris. Presque toute l’Europe. Moins
commun que P. carbonaria.
Biologie. -—- FABRE (1891, p. 181); sous le nom de Agenia hyalipennis; FERTON
(1897, p. 127 [p. 29]; 1910. p. 173); Anmznz (1906 a, p. 15). Mœurs semblables
à celles de l’espèce précédente. Fanroiv signale comme proie Pisaura mirabilis
qui est aussi une Araignée vagabonde; je Pai trouvé traînant un Olios spongi-
mrsis (ülnbionide, errante), cette proie était mutilée (BERLAND, 1925 a, p. 42).
G. AGENIA Schiôdte
Très voisin de Pseudagenia, mais s’en distingue par la nervulation des ailes,
celles-ci étant, de plus, constamment teintées de bandes brunes (fig. 449). Ces
Pompiles ressemblent beaucoup au Priocnemis propinquus, mais ce dernier,
chez la femelle tout au moins, a les tibias III carénés en dents de scie, tandis
que le bord externe est droit chez les»Agenia. Corps toujours entièrement noir;
aspect du Pseudagenia de la fig. 445, mais avec des`ailes teintées.
Biologie. —- Ne font pas de nids en terre, nidifient dans des trous variés, de
troncs d’arbres, de murs, etc..., parfois dans des coquilles vides d’Escargot.
Les proies connues sont des Araignées vagabondes, sans toiles.
` TABLEAU DES ESPÈCES (5*   I
1 . Face dorsale du segment médiaire striée transversalement. . .
........ _ ....,.. A. variegata, p. 224
............... et A. structor, p. 225
—- Face dorsale du segment médiaire non striée transversalement. 2
2. Face dorsale du segment médiaire brillante, avec à peine une
ponctuation microscopique et peu serrée. Q, 2° article du funi-
cule pas plus long que le scape (fig. 450); face antérieure du
tibia I souvent fauve ........ A. bifasciata, p. 226
—- Face dorsale du segment médiaire mate, avec une assez forte
ponctuation serrée. Q, 2" article du funicule plus long que le
scape (fig. 451); tibias I en entier noirs. A. intermedia, p. 226
A. variegata L. — DÀLLA TORRE, 1897, p. 339.
L. 5*, 5,5 mm.; Q, 7-11 mm.
Toute la France. Assez commun. — Toute l’Europe. Afrique'du Nord.
Biologie. -— DAm.B0u (1845, p. 88); Scnsxcx (1861, p. 146, n° 29); Gnmun
(1866, p. 468); FEn1·oN (1891, p. 290 [p. 10]; 1897, p. 105 [p. 7], p. 125 [p. 27] et
p. 132 [p. 34]). Nidifie dans des coquilles d’Escargot, celles—ci étant remplies
de débris divers : parcelles de terre, brindilles, etc...; il y a 2 ou 3 cocons par

uYMÉN0r·rÈnEs. — PoMx>x1.1¤AE 225·
coquille, mais pas de cellules séparées. Proies signalées : Xyszicus sàbulosus,
Thomisus onuszus. toutes les deux des Thomisides.
A. structor Fsnrom, 1897, p. 126 [p. 28].
Il est impossible de distinguer cette espèce de la précédente par des
caractères morphologiques. Fsnrow en a indiqué quelques-uns, qui ne se
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50 451
Fm. 446 à. 451. — 446. Pseudagenia carbonario Q, face ventrale de l’abd0men, montrant (
le sillon transversal du 2e sternite. — 447. idem, g3' tète vue de face.- 448. P. albi-
frons (j', tète vue de face. ——~ 449. Ayenia, aile. — 450. A. bifasciata, base de Pan-
tenne. —-— 451. A. intermedia, idem. - 451 a. idem, Q', extrémité defabdomen.
vérifient pas, à 1’examen des types eux-mêmes. Il ne reste donc que le
caractère éthologique, pour séparer les deux espèces.
Corse : Bonifacio; Bouches-du-Rhône: Marseille. - Décrit d'/tlgérie.
Biologie. —- Nidifie exclusivement dans des coquilles de llelix ospersa et
caespizum, où il installe 2 cellules séparées par des cloisons de terre; la·
15
I

226 FAUNE DE FRANCE. —— HYMÉNOPTÈRES
coquille est fermée par une semblable cloison, concave, doublée d'une barri-
cade de pierres et de mottes de terre (Funrort, 1891, p. 291 [p. 11]; 1897, p. 124-
126 [p. 26-28]).
A. bifasciata F. — A. hircamz DAm.noM,· 1829 et auteurs; non bifas-
ciata Dnumaoivz, DMLA Tonau (‘), etc... —— L. 5,5-8 mm.
Environs de Paris :Mesnil-le—Roi, Maisons-Laffitte, Forêt de Germain, Le
Vésinet, St-Mandé; Forêt de Fontainebleau; Savoie: Moutiers; Haute-Savoie:
Talloires. Probablement toute la France. Assez commun. — A peu près toute
1’Europe.
Biologie (l). - Ginaun (1866, p. 467) a obtenu cette espèce d’une tige de
Ronce provenant de Fontainebleau; il est probable que le nid n'avait pas été
creusé par l’Agenia, mais par un autre. Insecte. Gmsuo signale comme proie
un Salticide.
A. intermedia DAm.soM. —— DALLA TOBRE, 1897, p. 338..
L. 6-10 mm. —- Espèce voisine de la précédente, mais en général de
taille un peu plus forte; se reconnaît à la longueur du 3° article des
antennes (fig. 451.), et à la face`supérieure du segment médiaire plus for-
tement et densément ponctuée.
Environs de Paris : Maisons-Lafiitte, Mesnil-le·Roi, Forêt de Si-Germain;
Seine-et-Marne: Fontainebleau; Meuse : Manoncourt; Indre : Le Blanc; Var :
Callian. Probablement assez répandue, mais peu connue. — Presque toute
' l’Europe.
Biologie. —- Anmznz (1903 a, p. 37; 190(ïa, p. 14). J’ai trouvé cette espèce à Cal-
lian, en septembre, traînant un Heriaeus hirsutus (Th0miside), bien paralysé, non
mutilé. `
G. CRYPTOCHILUS PAMER. `
[: Salins F.,nom pré0ccupé;: Priocnemis, des auteurs, en partie; : Cali-
curgus LEPELETIER, en partie].
Fig. 452. —— Appartient au groupe des Pompilides dont la femelle a un sillon
transversal au 2e sternite abdominal (voir fig. 446), et les tibias III carénés en
dents de scie (voir fig. 474-475). Se distingue des autres genres par la cel-
lule radiale arrondie à 1’apex et non terminée anguleusement, le segment
` médiaire strié transversalement sur la face supérieure, les téguments de l’ab-
domen avec une fine ponctuation microscopique et en plus de gros points
espacés.
Le mâle a la plaque génitale en forme de large palette plane ou carénée sur
la ligne médiane (fig. 465 à 472), garnie de poils raides sur les bords.
(1) C‘est cette espèce que les auteurs depuis longtemps appellent A. hircana, pour avoir
méconnu le type de Fasmcius. Tout ce qui a éte dit au suiet de hircana s’app1ique donc à bi-
fasciata, tant au point de vue systématique que éthologxque.

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Fxe. 452. -C1·ypl0chilus;annulatus Q >< 3.
Pompilides de taille moyenne ou grande, tous colorés de façon très variée
(fig. 452, 455 à 464) sauf le C'. a/finis qui est noir et rouge.
Biologie. — Les Cryptoc/zilus de grande taille semblent chasser surtout de _
g`I'0SS€S Lycoses, p!'lI1Cip&l.€II18I1È du g‘!‘Ol1pB de L. HLZPÉORGRSÃS, m&lS &\1SSl. (185
Argiope, d’un mode de vie tout diiïérent. _
Travail principal. — Éusmnn (O.), 192Q.
I TAÉBLEAU DES ESPÈCES I
· 4lI(îl8S.
1. Antennes rouges ou jaunes. . ........... 2
·- Antennes noires (ou brunes). . . , ......... 4-
2. Pronotum fortement allongé, plus long que large; thorax cylin-
drique (fig. 456) .......... , G. bicolor, p. 230

228 mons ne rnaivcs. —— nvnénorrànns
-— Pronotum normal, plus large que long; thorax assez large, non
cylindrique. ....... . .......... 3
3. Plaque génitale carrée, tronquée droit postérieurement, sa surface
plane, sans carène médiane (fig. 465). Parties claires d’un jaune
vif. Ressemble à la Q (fig. 452), mais un peu plus grêle. Assez
commun ............. G. annulatus, p. 230
—— Plaque génitale largement arrondie postérieurement, carénée
au milieu (fig. 466). Parties claires rougeâtres. Rare .....
................ C. rubellus, p. 230
4. Abdomen noir avec les 2 premiers tergites et une partie du
3° rouges (voir fig. 473). Plaque génitale (472). Commun. . .
................. C. affinis, p. 234
` —— Abdomen noir avec des taches rondes variées, généralement
blanches ou jaune pâle (fig. 455 à 464) ......... 5
5. Pronotum fortement allongé, au moins aussi long que large;
thorax cylindrique (fig. 461 et 463) .......... 6
— Pronotum normal, plus large que long; thorax assez large,
non ou à peine cylindrique ............. 8
6. Antennes brunes, ocres en dessous; ailes teintées de jaune,
brunes à l’apex; fémurs noirs jusqu’aux genoux. Rare ....
............... C. octomaculatus, p. 232
— Antennes entièrement noires; ailes jamais teintées de jaune,
grisâtres ou enfumées; fémurs en partie rouges, au moins les
fémurs Ill ............. _ ...... 7
7. Segment médiaire allongé, plat, sa surface lisse et brillante,
souvent tachée de blanc vers le bord postérieur; pronotum plus
long que large .......... C. sexpunctatus, p. 233
' ·-—~ Segment médiaire peu allongé, sa surface en général plus ou
moins striée, non tachée de blanc; pronotum au plus aussi long
que large ............. C. versicolor, p. 233
8. Segment médiaire rouge ....... C. variegatus, p. 234
—- Segment médiaire noir .............. 9
9. Ailes tachées de jaune; taches claires rougeâtres, le l" tergite `
abdominal sans tache; plaque génitale (fig. 470) ......
................ C. egregius, p. 232
——— Ailes non tachées de jaune; taches blanches, une de ces taches
sur le 1°' tergite abdominal ....... C. variahilis, p. 233
Femelles. · '
1. Antennes rouges ou jaunes. . . , ......... 2
—- Antennes noires ..·. . . ........... 5
2. Espèces de très grande taille (22-30 mm.); abdomen jaune ou
rougeâtre avec des bandes brunes au bord postérieur destergites. 3

uvméxorrànns. — rosxrrtxnnn 229
— Espèces de taille moindre (20 mm. au max.), abdomen noir avec
2 ou plusieurs paires de taches jaunes. Rares .... · . . 4
3. Parties claires d'un jaune vif; les 3 derniers articles des palpes
maxillaires non claviformes, allongés, au moins aussi longs que _
le 3** (fig. 453); pas de saillie en avant du stigmate trachéen du
segment médiaire, la lèvre antérieure de ce stigmate seulement
un peu élevée. Assez commun ..... C. annulatus, p. 23ù
— Parties claires rougeàtres; les Bderniers articles des palpes maxi~
laires fortement claviformes, visiblement plus courts que le 3·= `
(fig. 454); en avant du stigmate trachéen du segment médiaire
une assez forte sail1ie`0btuse. Rare .... G. rubellus, p. 230
_ 4. Tête et thorax fortement teintés de rougeâtre : la tête en entier
_ sauf le clypéus et le pourtour des ocelles, le pronotum et le sou- ,
tellum .............,. C. hicolor, p.230
' — Tête seulement teintée de rougeâtre aux abords antérieur et °
postérieur des yeux, thorax généralement noir en entier. . .
.............. C. octomaculatus, p. 232
5. Abdomen entièrement noir, ou noir avec les premiers segments
rouges ................ ` .... 6
— Abdomen noir avec des taches blanches ou jaunes ..... 7
6. Abdomen noir avec les premiers segments rouges. Espèce
commune .............. C. affinis, p. 234
—— Abdomen entièrementnoir(‘). Rare. C. affînisvar.me1anius,p. 235
7. Ailes antérieures très enfumées; abdomen avec une tache rouge
très sombre, à peine visible sur le 2** tergite, et 2 petites taches
blanc d’ivoire sur chacun des 3° et 4° tergites (fig. 458); pattes
le plus souvent noires; taille moyenne. Hare. C. egregius, p. 232
— Ailes antérieures jaune clair, ou simplement un peu enfumées;
pas de tache sombre sur le 2= tergite abdominal, mais, en
général, 2 taches blanches ou jaune très pâle; fémurs ll et III _
en général rouge vif ............·.. 8
8. Segment médiaire rouge ....... C. variegatus, p. 234
-— Segment médiaire noir .............. 9
9. Deux taches clairessur le 2° tergite abdominal, une sur le 4-,
mais aucune sur le 3° (fig. 460); thorax entièrement noir. Très
commun. . . .......... C. versicolor, p. 233
-— Deux taches claires sur les 2°, Bs et 4° tergites abdominaux;
thorax plus ou moins taché de jaune (fig. 462) ...... 10
10. La moitié postérieure des mésopleures très nettement striée.
............... G. sexpunctatus, p. 233
(1) La forme à abdomen noir avec 1 bande rouge sur le 2· tergite paraît être le G. notatus
Rossi, qui n'existe probablement pas en France. '

230 FAUNE DE FRANCE. -—— HYMÉNOPTÈRES
—— La moitié postérieure des mésopleures non ouà peine striée(‘).
. . _ .............. C. variahilis. p. 233·
C. annulalius F. -— Sa/ius amzuïatus DALLA Toune, 1897, p. 213. —- Le
Calicurgue (ou le Pompile) annelé, de FABRE.
L. gif, 17-20 mm.; Q, 22-30 mm. Le plus grand de nos Pompiles, avec
l’espèce suivante. —— Q (fig. 452), antennes roux ferrugineux; tête, prono-
tum, mésonotum, tegulae, scutellum, pattes (sauf les hanches, trochanters
et la base du fémur) roux ferrugineux; ailes fortement teintées de jaune
orangé, l’apex brun; abdomen : le dessus jaune testacé, avec la majeure
partie du 1°" tergite, une étroite bande aux autres tergites, brun-noi-
râtre, le 2° tergite avec une tache apicale orangée sur le jaune. — 5*,
comme la Q, mais plus grêle.
Variétés : le thorax peut être plus fortement taché de brun jusqu’au.·
_ pronotum; çj"parl`ois plus taché de brun, même la tête. ·
Littoral méditerranéen (2) ; Montpellier; vallée du Rhône jusqu’à Orange. Assez
commun. — Tout le bassin de la Méditerranée.
Biologie. - FABRE (1882, p. 208; 1891, p. 245) avu ce Pompîle chasser la
Lycose de Narbonne (Lycosa narbonensis) et pénétrer dans son terrier. Cepen-
dant, étant donné qu'il se rencontredans des régions où cette Lycose n’existe
pas (région de Banyuls-sur—Mér, par exemple) sa proie doit être différente et
il chasse peut-être la Lycosa radiata, très voisine de la L. narbonensis, mais
qui n’a pas de terrier.
C. rubellus EVEESMANN. — Salius rubelZus(“) DAi.LAToRnE, 1897, p. 238.
L., (jl, 22 mm., Q, 27-32 mm. — Taille encore plus grande et forme
plus trapue que amzulatus; parties claires d’un rougeâtre sombre, au
lieu d’être jaunes. Les (jl se distinguent bien par la forme de la plaque
génitale (fig. 465 et 466). I
Bouches-du-Rhône : Camargue (coll. DE GAULLE, 1 Q prise par L. Pom. le
14 août, 1 (j' même localité, coll. P. Born); Corse : Bonifacio (coll; Fmiron,
31 août). Très .rare. — Espagne; Italie; Afrique du Nord; Asie occidentale.
C. _bicolqr F. -- Salius bicolor DALLA Tomas, 1897, p. 214. Salins major
MARQUET.
L. df, 15 mm·; Q, 15-20. —C3‘ (fig. 456), corpstrèscylindrique, pr0tho—
raxtrès allongé; corps noir, avec une tache jaune (plus ou moins rougeâtre
sur le mésonotum et 4 taches à peine visibles sur le pronotum, 2 taches
jaunes sur les 2° et 3** tergites abdominaux; pattes jaune rougeâtre à partir
(1) Iles femelles de ces deux espèces sont difficiles à séparer; les mâles, par contre. sont bien'
différents.
(2) Peut—ètre absent en Corse; lacollection FEn1·oun'en contient que de Provence.
(3) DALLA ToiznE place comme synonyme de cette espece Calicurgus rubricans MAnouE1·;
c’est une erreur, et il s’agit bien du C. rubricans LE1>E1.E1·1En, que d’ailleurs MARQUET ne fait
que citer dans un tableau d’après Dmuxoir.

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Fm. 453 à. 472. - 453. Cryplochilus mbellus Q, palpe maxîllaire. — 454. C. annulatus
Q', idem. — 455. C. bic0l01‘ Q X 5. — 456. C. bicolor (j' X 5. — 457. C. uctomaculatus
Q X 5. - 458 C. egregius Q X 3.-459. C. variegatus (j' X 5.- 460. C. versicolor
Q X 5. -461. C. versicolorçf X 5. — 462. C. seœpunctatus Q X 5. - 463. idem (j'
>< 5. -464. C. variabilis (j' >< 5.-465. C. annulatus çj', plaque génitale. - 466. C. ru-
bellus Q', idem. —- 46'I. C. octomaculatus Q', idem. - 468. C. servpunctatus C3', idem. —
469. C. versicolor çj', idem.-470. C. egregius Q', idem. -471. C. 'uariegatus O", idem.
- 472. C. afjîms çj', idem. _

232 FAUNE ne Fnxivcn. — nYMÉNo1>TÈnEs
des genoux; tête tachée de jaune en avant et en arrière des yeux. —— Q
(455), antennes rougeâtres, tête fortement tachée de rougeâtre sur la face
et les angles postérieurs;' pronotum rougeâtre ou noir, 1 tache jaune sur
le mésonotum, parfois sur le scutellum; sur l’abdomen, taches jaunes
disposées par paires à partir du 2° tergite, parfois seulement sur le 2°,
ou sur plusieurs, au maximum 4 paires de taches sur les tergites 2 à 5;
pattes jaunes à partir du genou; ailes jaunes.
Hérault : Vias (1 Q', 2 Q, capturés par l\1AnQU1:'r, collection René Oemrrnun).
Très rare. -— Italie; Balkans; Afrique du Nord.
C. octomaculatus Rossi. — Salius octomaculatus DALLA Tonnn, 1897,
p. 235.
L. Q, 18-20 mm. —— Q (fig. 457), antennes rougeâtres; tête rougeâtre,
fortement tachée de brun sur la face et le côté postérieur; thorax noir;
pattes jaunes à partir du genou; abdomen noir avec 8 taches jaune pâle
(ou rougeàtres), disposées par paires sur les tergites 2 à 5, dernier tergite
couvert de poils bruns et roux mêlés. —— (5* noir avec des taches jaunes
en avant et en arrière des yeux, sur le scutellum et le postscutellum
(parfois absente), 2 paires sur les 2° et 3° tergites abdominaux; pronotum
non allongé, plus large que long; antennes brunes en dessus, jaunes en
dessous. —- <j‘ Q ailes jaunes, l’apex gris.
Aveyron : S*-Affrique (1 çj', 2 Q, coll. Ramon); Bouches—du-Rhône : Pas-des-
Lanciers (1 Q); Hérault : Montpellier (Lrcurnnsrenv, 1 (5*, 1 Q dans la coll,
_ Gmane); Corse: Bonifacio, 1 Q . Très rare. — Italie.
Biologie. — Fnxrox (1901 I2, p. 122) a vu cette espèce capturer une grosse
Lycose, et la paralyser.
C. egregius LEPELETIERU). -— Salius egregius DALLA Tonnn, 1897,
p. 220. — Rriiocnemis vulneratus Cosrx (S. v. DALLA Touran, 1897, p. 245).
Priocnemis bisdecoratus Cosm (S. I2. DALLA Toune, 1897, p. 215).
L. 5*, 15 mm.; Q, 16-22 mm. —— Q (fig. 458), antennes brunes, tête
noire avec des lignes jaune testacé au bord antérieur et au bord posté-
rieur des yeux; thorax noir, deux taches jaunes au bord postérieur du
pronotum, une petite tache ronde jaune (parfois absente) au milieu du
mésonotum; pattes noires, les tibias et tarses un peu plus clairs; abdo-
men noir avec, sur le 2° tergite, une large bande rouge très sombre,
parfois divisée en deux et sur chacun des 3° et 4° tergites 2 petites taches
ovales blanc d‘ivoire; ailes fauves, à reflets un peu violacés, l’apex brun.
—- 6, thorax cylindrique, pronotum non allongé; pas de taches sur le
thorax, pattes rouges à partir des genoux, ailes jaunes à apex fauve;
abdomen avec 4 taches rouges sur les 2° et 3° tergites; plaque génitale
(fig. 470).
(4) Type au Muséum.

rirniéxorrixnas. — rouriunas 233
Bouches-du-Rhône : Pas-des-Lanciers, Miramas, Vitrolles; Var: Le Lavandou
(d’après Fsnrox); Aveyron :S°-Afirique; Corse: Bonifacio. Rare. — Italie.
Espagne. Algérie. .
Biologie. — Fmrron (1897, p. 122 [p. 24]; 1901 la, p. 122 et 125; sous les noms de
egregius, bisdecorazus, vulneratus) signale comme proies Lycosa radiata,
narbonensis, paszoralis, mais aussi Argiope lobata, c'est-à-dire des Araignées
ayant des modes de vie très différents, errantes, terricoles ou vivant sur une
toile régulière.
C. sexpunctatus F`. — Salius sexpunctatus DALL.1 Tonus, 1897, p. 241.
- Calicurgus scurra LEPELETIER ('). — Le Calîcurgue bouffon de Fabre.
L. 6, 10-12 mm., Q 13-16 mm. - Q (fig. 462), corps noir, le bord
antérieur et postérieur des yeux taché de jaune, une tache de même cou-
leur, petite, sur le mésonotum et le postscntellum, aux angles postérieurs
du pronotum, et des taches pareilles, plus grandes, disposées par paires
sur les 2°, 3°, 4° tergites abdominaux; antennes brunes, pattes noires à
la base, rouges à partir du milieu des fémurs, ou un peu en avant (parfois
pattes entièrement noires); ailes enfumées, l’apex brun. —- 6 (fig. 463),
' thorax cylindrique et étroit, pronotum allongé, coloration du même type
que chez la Q, mais en plus, taches de la face prolongées sur le clypéus,
deux taches jaunes aux angles postérieures du segment médiaire et, à
l’abdomen, taches disposées par paires sur les 1"", 2°, 3° tergites, la
1" paire souvent fusionnée; plaque génitale (468).
Alpes-Maritimes : Cagnes; Var : Callian; Vaucluse: Sérignan (d`après Fasna);
Haute-Garonne : Toulouse; Charente-Inférieure :Royan; Charente : Jarnac;
Aveyron : Si-Aiïrique. - Europe méridionale.
Biologie. — Faune (1891, p, 252) signale comme proie l’Argi0pe Bruennichi
(Epeire fasciée).
C. variabilis Rossi. — DALLA Tonus, 1897, p. 243 (en partie).
L. (1, 10-12 mm.; Q, 12-16 mm. — Q très semblable à celle de C.
sexpunctatus, s’cn distingue, assez diflicilement, par les caractères du
'tableau. - 5* (fig. 464), pronotum non on peu allongé, segment médiaire
moins allongé et moins comprimé que chez C. seacpunctntus, générale-
ment non taché aux angles postérieurs.
Haute-Garonne : Toulouse; Charente-Inférieure : Royan; Loire-Inférieure:
Le Pouliguen. — Europe centrale et méridionale.
Espèce assez mal connue, paraît être plus septentrionale que la précédente.
C. versioolor Scorou. - DMLA Tonus, 1897, p. 244. — Caliczngus ·
bùzolatus Lnracnrxsn ((3*). · ’
L. gf, 6,5-10 mm. Q, 8,5-13 mm. — Q (fig. 460), antennes noires,
corps noir avec 3 taches blanc jaunâtre sur l`abdomen : 2 sur le 3*11er-
(1) Mis par erreur en synonymie de variabilis par DALLA Tonus; le type de Lzrrtsmzn est au
MUS¢ll]I'I'|· OIBSI. bien de 881`p1.t7lL’1tl1îl8 qllnll CB1. S} l'lOIl}lIl(?.

234 FAUNE ne FRANCE. — nmréxorriznss
gite, 1 transversale sur le 4e; fémur ll, fémur Ill et une partie du tibia lll
rouges (parfois pattes entièrement noires); mésopleures striées seulement
sur les bords; ailes un peu enfumées, brunes à l’apex. — dl (461), prono-
tum allongé, cependant pas plus long que large, taches de l’abdomen
minces, linéaires, disposées par paires, le plus souvent sur les 2° et 3°
tergites, mais' aussi seulement sur le 3° (binotatus LEP.); angles posté-
rieurs du segment médiaire souvent avec des taches blanches; fémurs lll
rouges; plaque génitale (fig. 469).
Toute la France. Toute l’Europe. Commun. -- Afrique du Nord.
Biologie. — Gonasau (1839, p. 539. sous le nom de Pompilus binozatusl; RA·
enun (1909, p. 173, sous le nom de Priocnemis variabilis). —- Proie signalée par
Ramon : Chiracanthium puncwrium, [Araignée de la famille des Clubionidae,
vivant dans une coque de soie tissée sur les branches des buissons ou la tige
des plantes herbacées, ce qui suppose pour le Pompile une méthode de chasse
spéciale. 1.. B.]
C. Variegatus F. — Salins versicolor var. Falzricii DALLA Tonus, 1897,
p. 244, et divers auteurs.
L. dl, 7-8 mm.; Q, 9-13 mm. — Q, très voisine de C'. versicolor (voir
lig. 460), mais segment médiaire rouge, pattes souvent entièrement noires,
mais parfois aussi plus ou moins teintées de rouge; abdomen : une paire
de taches blanc jaunâtre sur les 2° et 3** tergites, une tache de même
couleur sur le 4”, quelquefois deux taches jaune clair sur le 1 pronotum. —-
5, (459). Segment médiaire rouge, 2 petites taches blanches sur les 2° et
3* tergites, ou seulement sur le 2*, pattes noires; pronotum normal, plus
large que long. I i
Alpes—Maritimes : Menton; Var : Callian; Bouches-du·Rhône : Marseille,
Pas-des-Lanciers, Gardane, Berre; Drôme : Nyons; Hérault : Béziers; Aude:
Ile SM-Lucie; Haute·Garonne : Toulouse; Charente-Inférieure : Royan; Indre-
et-Loire : Si-Epain; Seine-et—Oise : Bouray (R. Bsivoisr); environs de Paris
_ (d’après Lsrznnrxna). - Europe centrale et méridionale. Asie mineure. Un peu
moins commun que l’espéce précédente. _
Biologie. — FERTON (1897, p. 132 [p. 34]) a signalé comme proie Drassocles
troglodyzes; à Menton, j`ai vu ce Pompile traîner une Araignée de la même
famille (Drassidae) : Drassodes macellinus; ces Araignées vivent sous les
pierres, où le Pompile doit aller les chercher, ou bien d'où il réussita les
faire sortir.
C. affinis vnx mm LINDEN. - Salfus affirzi.s· DALLA Tonan, 1897, p. 212.
— Calicurgzls apicus LEPELETIER.
· L. 5*, 9 mm.; Q, 11-15 mm. — C’est le seul Cryptoc/zilus qui ne soit
pas coloré comme les autres, mais qui ait l'aspect des Priocnemis ordi-
naires : corps noir avec les premiers segments de 1’abdomen rouges;
ailes un peu enfumées, l’apex plus foncé; se distingue par les caractères
du genre Cryptochilus : cellule radiale arrondie à l`extrémité, segment
médiaire strié transversalement. <j‘, plaque génitale (fig. 472).

uvménorriznns. — ronivxtxmu 235
Toute la France. Toute l’Europe. Assez commun.
. VARXÉTÉ mglanfug Lnreterinn (*). - Calicurgus melanius LEP:-Ltxaïxnn, 1845,
p. 609.
Abdomen entièrement noir. `
Hautes-Pyrénées : Aragnouetz Landes : Si-Sever; Charente·Inférîeure :
Royan, Sl-Palais; Dordogne : Larzac.
Biologie. - Fenrox (1890, p. 284 (p. 4]).
G. PRIOCNEMIS Scmônre.
Fig. 473. — Taille moyenne ou petite, n`atteignant jamais celle des gros .
Cryptoc/lilas. Jamais de coloration variée comme ceux-ci, mais, en général,
corps noir avec les premiers segments rouges, de ce fait ressemblent beaucoup
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Fm. 473. — Priucncmis fuscus Q X 5.
aux Pompilus, dont ils se distinguent, en ce qui concerne les femelles. par les
tibîas UI carénés en dents de scie (fig. 474-475). Les mâles de Prioonemis n'0nt
pas ce caractère; ils se reconnaissent par la plaque génitale qui est toujours
assez large, plus ou moins plane, sans dents sur le bord postérieur, mais gar-
nis de poils plus ou moins développés (476 à 496). Cellule radiale toujours
terminée anguleusement vers l‘apex de l'aîle. Segment médiaire le plus sou-
vent lisse, mais parfois aussi strié transversalement, surtout sur la face posté-
rieure,
(1) Existe dans les coll. Drroun et Pnmcz sous le nom de melas, nom qui n‘a jamais été publié.

236 FAUNE ne rames. — nwrânorriaaes
TABLEAU ons nsrnces
· Jlldles.
1 . Côtés du segment médiaire portant quelques longs poils raides,
fins, espacés, le plus souvent noirs [Groupe de Pfuscus]. . . 2
— Côtés du segment médiaire glabres .......... 5
2. Plaque génitale plane, fortement échancrée postérieurement, ses
bords garnis de longs poils disposés bien régulièrement, dirigés
vers l’arrière et coudes près de Pextrémité (fig. 476-477) . . .
................ P. fuscus, p. 240
——- Plaque génitale différente ............. 3
3. Deuxième cellule cubitale moitié plus étroite au sommet qu’à la
base (fig. 497). Poils de la plaque génitale raides, courts; dernier
sternite abdominal formant un angle saillant à l’extrémité posté-
rieure (fig. 478-479) ........ P. coriaceus, p. 240
-— 2E cellule cubitale beaucoup moins rétrécie au sommet.‘ . . . 4
4. Le dernier sternite abdominal, et souvent aussi l’avant-dernier,
portant une grosse touffe de poils raides, assez longs et serrés;
(fig. 481) plaque génitale arrondie à·1’extrémité, ses poils assez
longs (480·4Si); segment médiaire plus long que large . . .
................ P. vulgaris, p. 240
— Les derniers sternites abdominaux sans touffe de poils; plaque _
génitale tronquée droit à l’extrémité, ses poils courts (482-483):
segment médiaire plus large que long, sa surface à peine cha-
_ grinée, ses poils très courts; tibias I·ll-Ill et tarses au moins en
partie rouges ............ P. mimulus, p. 240
5. Corps entièrement noir ...... · ........ 6
` ——- Abdomen en partie rouge .............. 7
6. Ailes brunes, avec des taches claires; segment médiaire à sur-
face lisse; plaque génitale non échancrée au sommet ....
......... . ..... P. Vachali, p. 241
— Ailes uniformément entumées; surface du segment médiaire
striée transversalement; plaque génitale échancrée au sommet
(fig. 484-485) ............ P. opacus, p. 241
7. Plaque génitale large, nettement échancrée postérieurement
(fig. 486-487), son bord garni de poils longs, courbés à l’apex.
................ P. pusillus, p. 244
— Plaque génitale non échancrée postérieurement ...... 8
8. Fémurs Ill rouges, au moins en bonne partie ....... 9
-·- Fémurs Ill noirs, ou brun très foncé .......... 11
9. Taille très petite (au-dessous de 4 mm.); pronotum le plus sou-
vent rouge ............ P. minutus, p.'244
—- Taille plus forte; pronotum noir ........... 10

mmxânovrènns. — POMPILIDAE 237
çsuq,
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I
483 ‘ 481
485 `
F10. 474à. 485. - 474. Priocnemis fuscus Q, tibia lII vu de dessus. — 475. idem, tibia. Ill
vu da prolil.—476. idem, gi', plaque génitale. — 477. 5*, idem, plaque génîtale,vue de
profil. —- 478. P. coriaceus O', plaque génitale. - 479. idem, plaque génitale, vue de
profil. ·— 480. P. vulgaris (j' plaque génitale. -481. idem, extrémité de l’abdomen, vue
de profil. — 482. P. mimulus (j' plaque génitale. — 483. idem, plaque génitale, vue de
profil.- 484. P. opacusd, plaque génitale. -485. idem, plaque génîtale, vuelde profil.

238 FAUNE ne FRANCE. — 1—1¥MÉNoPTÈnEs
10. Plaque génitale longue, étroite, convexe en gouttière sur la
ligne médiane, garnie de poils longs (fig. 488-489) .....
............... P. obtusiventris, p. 244.
—— Plaque génitale large, garnie de poils courts et espacés (fig. 490-
491); forceps à trois branches (492). . . P. femoralis (1), p. 245
11. Espèce commune, de taille assez grande; plaque génitale à
bords parallèles; bord postérieur du prothorax formant un angle
bien net. Plaque génitale (fig. 493-494). . P. exaltatus, p. 243
—- Espèce très rare, petite; plaque génitale à bords divergents en ,
arrière; bord postérieur du prothorax ne formant pas un angle
net. Plaque génitale (fig. 495-496) .... P. parvulus, p. 245
Femelles.
1. Côtés du segment médiaire portant quelques longs poils, raides,
fins, le plus souvent noirs. Pas de tache claire aux ailes
[Groupe de P. fuscus] ........... . . . 2
— Segment médiaire sans poils sur les côtés. Souvent une tache
claire aux ailes ......... . ....... 5
2. Deuxième cellule cubitale en trapèze dont le côté supérieur égale
à peine la moitié de la base (fig. 497). Segment médiaire assez
fortement chagriné et même strie, surtout sur la face posté-
rieure. Antennes assez courtes, les articles médians à peine trois
` fois plus longs que larges ....... P. coriaceus, p. 240
- 2° cellule cubitale beaucoup moins étroite au sommet, son côté
supérieur toujours plus grand que la moitié de la base (fig. 498). 3
3. Espace entre les ocelles postérieurs égalant environ la moitié de
l’espace entre le bord d’un de ces ocelles et le bord interne de
l’oeil du même côté. Mésonotum pourvu généralement, de chaque
côté de l’angle antérieur, d’une petite strie longitudinale, l’es-
pace entre ces stries plus ou moins lisse. Rare. P. Vulgaris, p. 240
— Ocelles postérieurs plus séparés : l’espace entre eux égalant au
moins les 3/4 de l’espace entre un ocelle et l'oeil correspondant.
Pas d’espace lisse à l’angle antérieur du mésonotum .... 4
4. Segment médiaire visiblement plus long que large. Sur la face,
-· en avant des ocelles, le plus souvent deux petits espaces lisses
, dépourvus de ponctuation, faisant, avec les ocelles supérieurs,
les 4 angles d’un carré dont l’0celle antérieur occupe le centre.
Pattes entièrement noires. Espèce très commune. P. fuscus, p. 240
-— Segment médiaire aussi large que long, les poils qui le gar-
nissent peu nombreux. Nervure cubitale à extrémité moins
rapprochée de l’apex de l’aile. Pas d’espaces lisses sur la face.
(1) Il peut exister des exemplaires du femoralis àfémur ill noir; dans ce cas ils se distinguent
à la forme de la plaque gemtale.

urméivorrisnus. —- rourxuoaa 239/
Tibîas Ill, extrémité des fémurs III, et tous les tarses, le plus
souvent rougeàtres. Rare ......,. P. mîmulus, p. 240
5. Abdomen entièrement noir ............. 6
—- Abdomen rouge, au moins sur les 2 ou 3 premiers segments. . 8
6. Ailes entièrement enfumées sur toute la surface. Espèce connue
en F rapce seulement de Bonifacio (Corse). . . P. opacus, p. 241
-—- Ailes avec des zones brunes, et une tache claire en avant des
cellules cubitales ..,............. 'î’
7. Segment médiaire strié même sur sa face supérieure. Tache
claire des ailes assez petite (fig. 499), l‘espace entre les bandes
brunes non franchement transparent. Pruinosité argentée du
thorax peu développée. Espèce commune. . P. propinquus, p. 241
——- Segment médiaire non strié, très finement chagriné. Tache
claire des ailes plus grosse (fig. 500) l‘espace en dehors des
` bandes brunes transparent. Pruinosité argentée abondante sur
le thorax. Rare, connu en France seulement de Bonifacio (Corse).
................ P. Vachalî, p. 241 _
8. Ailes antérieures avec une tache claire plus ou moins forte,
mais toujours bien visible, entre la 3° cellule cubitale et l‘apex. 9
-— Ailes antérieures sans tache claire vers l’apex ....... 12
9. Antennes rougeâtre foncé; prothorax presque toujours rouge,
souvent aussi d’autres parties du thorax; pattes en entier rouges.
Taille faible ............ P. minutus, p. 244
·- Antennes noires, thorax toujours entièrementnoir; pattes noires,
ou au plus en partie rouges ............. 10
10. Bord antérieur du mésonotum formant un angle à côtés droits et
à sommet bien net; antennes grêles et longues, les articles
médians au moins 4 fois plus longs que larges (fig. 501) ....
................ P. exaltatus, p. 243
—-— Bord antérieur du mésonotum arrondi, sans angle net; antennes
plus épaisses, les articles médians à peine 3 fois plus longs que
larges (fig. 502) ................. 11
11. Pattes plus ou moins fortement teintées de rouge, au moins aux
tibias I et aux genoux des pattes III, souvent davantage. . .
............... P. ohtusiventris, p. 244
- Pattes entièrement noires ....... P. pusillus, p. 244
12. Abdomen en partie rouge et noir. . . . P. parvulus, p. 245
- Abdomen entièrement rouge. Espèce très rare, connue en France
seulement de Bonifacio (Corse) ·.... P. abdominalis, p. 245

240 nous nu nuance. — nvméworràans
1°' Groupe (de P. fitscus).
Corps noir, les premiers segments abdominaux rouges.
P. fuscus F. —— Salins fuscus DALLA Tonrtu. 1897, p. 225. -—- Qulicurgus
ambulator LnPE1.n1~1an(‘). C. valgarzs Lnrnx.nT1En(‘) en partie.
L. 5*, 7-10 mm.; Q, 9-20 mm. (2). — Ailes enfumées, l'apex rembruni.
5* très reconnaissable ala forme de la plaque génitale (fig. 476-477) et
aux longs poils fixés sur ses bords et dirigés vers l’arrière, et non
perpendiculairement.
Toute la France. Toute l’Eur0pe. Très commun.
P. Coriaceus DAnx.soM. ~— Salins coriaceus DALLA Tonus, 1897, p. 218,
L. 5*, 7-9 mm.; Q, 8-10 mm. — Très voisin de P. fuscus, les Q sont
difficiles à distinguer; antennes plus courtes, 2° article du funicule plus
petit que le scape —)- le 1°' article (plus long chez fuscus); face dorsale du
segment médiaire assez fortement chagrinée; 2e cellule cubitale plus
rétrécie au sommet, son côté supérieur non plus large que celui de la
' 3e cellule cubitale. - 5*, plaque génitale (fig. 478-479).
Toute la France, assez rare. Europe centrale. Scandinavie.
P. Vulgaris Lnrnnnrxna. -— Salins vulgaris DALLA Tonus, 1897, p. 245.
—- Priocnenzis fallax Vnnnourr, 1892, Susrrnaa, 1922, p. 57-58.
L. 5*, 9-12 mm.; Q, 10-14 mm. -— Le premier des exemplaires mâles
placés dans la coll. Lnrncerrsa sous le nom de Callcurgus vulgaris est
bien caractérisé par les touffes de poils placés sous les derniers segments
abdominaux (fig. 481); on doit donc conserver à cette forme le nom de
Lnrsnnriaa, bien que les exemplaires suivants appartiennent à d’autres
espèces. ljattribution de la femelle reste assez douteuse, celles de la
coll. Lnrnnnrxna appartenant à des espèces difïérentes; elle est faite
d’après le P. fallax Vnnnonnr, le mâle de cette espèce me paraissant,
sans doute possible, synonyme de vulgaris LEP.
_ Environs de Paris (plusieurs 5*, sans localité, dans la coll. Sxcnm.); Seine-
et-Oise : Bouray, Lardy; Gard : St-Geniès; Hautes-Pyrénées : Lourdes. Rare.
P. mimulus Viinsnian. —- Salius mimulus DALLA Toune, 1897, p. 232.
—- P. mimulus SUs·rnnA, 1922, p. 56-58.
L. 5*, 8 mm.; Q, 9-12 mm. — Espèce caractérisée par la forme du
segment médiaire, plus large que long, et la couleur rouge des tibias Ill
(4) Types au Muséum.
(2) Ce sont de très gros exemplaires, assez rares et exceptionnels, qui atteignent 20 mm. : la
taille moyenne des femelles est environ 15 mm.

I
rxrniânorrianss. — romrxtxnaa ` 241
chez la Q, de la majeure partie des pattes Ichez le 6; ce dernier très '
voisin du 6 do P. coriaceus (fig. 482-483).
Seine-et-Oise : Meudon; Ardennes : Vendresse; Corrèze : Argentat; Cantal z
Menet; Alpes-Maritimes. Rare. — Europe centrale.
II° Groupe (de P. propinguus). U
Corps entièrement noir.
P. propinquus LnPELE·rxEn(‘). —— Priocnemis pogonioides Cos·rA, 1893, ' l
et auteurs. — Salius pogonioîdes -]- propinguus DALLA Tonnn, 1897,
p. 237. `
L. Q, 7-10 mm.; corps entièrement noir, brillant; ailes antérieures
légèrement enfumées entre les taches brunes, la tache claire assez petite,
et bien séparée de l’apex (fig. 499)(“).
Toute la France; localité la plus septentrionale : Rouen. Assez commun.
— Italie. Espagne. Afrique du Nord.
Remarque. — Cette espèce ressemble absolument aux Agenia (Pogonius),
qui ont aussi le corps noir et la même coloration des ailes; mais elle s’en dis·
tingue aisément par les tibias III, carénés en dents de scie, alors qu'ils sont
lisses chez les Agenia.
Biologie.- Fsnrorr (1897, p. 121 [p. 23]) signale comme proie de ce Pompile
Lycosa albofasciata. ‘ _ ` ’
P. Vachali Fiznrox, 1897, p. 124 (p. 26).
L. 6, 4 mm.; Q, 6·8 mm. —— Q. Aspect de l’espèce précédente, mais
pruinosité argentée très développée, surtout sur les côtés du thorax;
ailes hyalines entre les taches brunes; tache claire très blanche, grande,
atteignant presque le bord de l’aile (fig. 500); segment médiaire non
strié. - 6, comme la Q, mais les taches brunes des ailes moins tran-
chées; plaque génitale avec des poils courts et rares. ·
Corse : Bonifacio.
Biologie. — Fsrrror: (1897, p. 124 [p. 26]); 1901, p. 123 et 125). Proies.
signalées : Dysdem crocata jeune, Drassodcs macellinus, Evoplzrys terrestris,
les 2 premières sédentaires, la dernière errante (Salticide).
P. opacus Pérez, dans Fsnrox, 1891, p. 282 [p. 2].
L. 6, 7 mms; Q, 11 mm. - Corps noir; ailes entièrement et forte-
ment enfumées, sans tache claire; segment médiaire transversalement
strié, cette striation forte sur la face postérieure, fine sur la face supé-
rieure. — db Plaque génitale échancrée au bord postérieur, couverte de
poils dressés assez longs (fig. 484-485).
(1) Le type de Calicurgus propinquus est au Muséum; son identité avec P. pogonïoïdes Cosn
!1'€ll pas d0l1I€\l8€·
(9) JB DG COD118.lS DAS le Hlàlû de CBHB espèce, Gt ll HG IDG parait pûâ (|\l'û\.l0l1l1 GIJÈCUP 811 Eli
jamais parlé.
' · 16

242 FM s ne FRANCE. — HYMÉNOPTÉRES
` Corse : Bonifacio.
Biologie. —- Fnn·r0N (1890 I2, p. 282 et 284 [p. 2 et 47]). t
Note. - FERTON a trouvé à Bonifacio un Priocnemis qu’1l c0ns1dère comme le
leucocoolius Cosu (1897, p. 110 et 121 [p. 12 et 23]) et il donne sur elle des ren-
\ ; É É  'E    
486É ’  A *88 —
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492
494 495
I
Fm. 486 à 496.-486. Priocnemis pusillus Q', plaque génitale. -487. idem, plaque géni-
tale, vue deproûl. — 488. P. obtusivenlris Q', plaque génitale. -489. idem, plaque géni-
· _ tale, vue de profil. - 490. P. femomlis Q', plaque génitale. — 491. idem, plaque géni-
tale, vue de profil. - 492. idem, forceps des pièces génitales. -— 493. P. easodtatus Q'.
plaquegénitale. —- 494. idem, plaque génitale, vue de profil. — 495. P. pdrvulus Q',
plaque génitale. —- 496. idem, plaque génitale, vue de profil. —Dans les fig. 478, 480,
482, 484,486, 488, 490,493, 495, la plaque génitale est supposée dépourvue de poils;
ceux-ci figurent dans les üg.c0rrespondantes vues de profil.

uvméworrànas. — pomrttxnan 243‘
seignements biologiques intéressants. Ces Priocnemis ressemblent beaucoup à
P. opacus, mais ils ont une tache claire près de l`apex de l'aile, tache dont ce
dernier est depourvu. Cependant comme il me paraît y avoir quelque doute sur
l’1dent1ficat1on de cette espèce, je ne l'ai pas fait figurer dans le tableau de déter-
mination.
497 _
498   il É
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  501 502
500   , .
Fm. 497 à502. — 491. Priocnemils coriaceus Q, partie de l’aile antérieure. -498. P. fuscus
Q,îdem. - 499. Aile de P. propinquus Q.- 500. Aile de P. Vachali Q. -501. P. exal
tatus Q, antenne. — 502.P. pusillus Q, antenne,
Ill° Groupe (de P. exaltalus).
Abdomen noir et rouge. Ailes avec une tache claire en avant de la 3* cellule cubitale
P. exaltatus F. -— Salius exaltatus DALLA Tonmz, 1897, p. 221.
L. 5*, 7-8 mm.; Q 7-11 mm. — Q, région des cellules radiale et cubi-
tales rembrunie; bord antérieur du mésonotum en angle très net; 3° cel-

244 mom ne runes. —— uvriénzorrianus
, lule cubitale plus haute que large; pattes noires. — Cf, plaque génitale à
côtés parallèles, garnie de poils courts et raides (fig. 493-494).
Toute la France. Commun, notamment dans les environs de Paris. —- Presque
I toute l’Eur0pe.
Biologie.- Annsuz (1903 a, p. 36; 1906 a, p. 13.)
P. obtusiventris Scuiônrn. -— Salius obtusiventrzis DALLA Tonus, 1897,
p. 234.
L. (5*, 5-7 mm.; Q, 6,5-10 mm. - Q, région des cellules radiales
et cubitales légèrement rembrunie; bord antérieur du mésonotum à peine
anguleux; 3° cellule cubitale plus haute que large; tous les tarses, tibiasl
et ll, genoux et tibias III au moins en partie rougeâtres. — Cla Plaque
génitale assez étroite, à bord postérieur arrondi, la ligne médiane con-
vexe, en gouttière saillante (fig. 488-489); des poils longs revêtent cette
plaque.
Toute la France. Toute 1’Europe. Assez commun.
P. pusillus Scmônrn. - Salius pusillus DALLA Toune, 1897, p. 238.
L. (5*, 5 mm.; Q 6-8,5 mm. - Q, tache claire en avant des cellules
cubitales souvent peu visible ou même disparue; bord antérieur du méso-
notum en angle très obtus; pattes noires, les tibias I souvent rougeàtres
' en avant; antennes (fig. 502). -— 5*, plaque génitale large, à côtés con-
vergents vers 1’arrière, bord postérieur échancré, les côtés portent des
poils assez longs et courbes vers 1’extrémité (fig. 486-487).
l Toute la France. Toute l’Europe.' Assez commun.
Biologie. — Fenrou (1897, p. 123 [p. 25]) a vu cette espèce mâchonner l’abdo-
men d'uue Araignée, lécher les sucs qui en sortaient, et abandonner ensuite sa
proie; c’est donc le cas, rarement observé, d’un Pompile chassant pour son
propre compte; il signale comme captures :P:eron·icha.. exornata. et Hasarius
jucundus, Araignées errantes (Drassidae et Salticidae). ·'
[Ve Groupe.
Antennes, thorax et pattes plus ou moins fortement teintés de rouge.
P. minutus VAN min Lmnniv. — Salius minutus DALLA Tonus, 1897,
p. 232.
L. (ji, 3-5 mm.; Q 5-6,5'mm. - Q de couleur rouge : le bord anté-
rieur du clypéus, les mandibules, les antennes, le pronotum, les pattesl
en entier, Il et Ill sauf les hanches, les 2 premiers segments de l’abdo-
men et une partie du 3“, parfois aussi le segment médiaire; ailes avec
2 bandes brunes au niveau de la nervure basale et de la cellule radiale,
une tache claire en avant de la 3" cellule cuhitale. —- (5*, coloration de
. la Q mais pas de tache claire sur les ailes.
Variétés. — Le prothorax peut être noir, comme le restant du thorax,

xirmrisorriznizs. -—- romrxnxom 245
on reconnaît alors cette forme, outre sa petite taille, à ses antennes et
pattes plus ou moins rougeàtres, et à sa tête brillante, quoique finement
et densément ponctuée.
Seine-et-Oise : Chatou, Bouray; Ardennes : Vendresse; Aisne : Chierry;
Yonne: Mauny; Maine-et-Loire : Angers, Saint-Rémy-la-Varenne; Hautes-
Pyrénées : Bagnères. Suisse`: Bex (canton de Vaud). —— Europe centrale. Assez.
commun.
V° Groupe.
Ailes sans tache claire. ‘
P. parvulus DAm.ixoM. — Salius parvulus DAm.soM, 1897, p. 236. '
L. 6*, 4,5 mm.; Q, 6,5 mm. - Q, ailes uniformément enfumées,.
sans tache claire; pruinosité plombée sur les côtés du thorax et les han- _
ches. - 5*, 36 cellule ·cubitale très étroite, beaucoup plus haute que
large; plaque génitale (fig. 495-496}. _
Présence en France incertaine : 3 çj' sans localité dans la collection J. Piânsz,
' 1 Q de Lyon (localité douteuse, voir note p. 89) dans la collection J. ne
GAULLE. — Angleterre, Scandinavie. Rare.
Biologie. — Aoumz (1903 a, p. 35).
P. abdominalis DAm.noM. —- Salius abdominalis DMLA Tonus, 1897,
p. 211.
Q. L. 8 mm., abdomen entièrement rouge; ailes enfumées, sans tache
claire.
Corse : Bonifacio. -< Décrit de Sardaigne.
Remarque. — Cosm (1887) figure cette espèce comme ayant la cellule radiale
arrondie à l’apex, ce qui est le caractère des Cryptochilus; il indique aussi le
segment médiaire comme strié transversalement. Or les exemplaires de la col-
lection FERTON ont le segment médiaire non strié, mais finement chagriné, et la
cellule radiale aiguë à l’apex, comme les Priocnemis. On doit donc tenir en sus-
picion la citation et la figure de CGSTA.
P. femoralis· Danmosx. - Anoplius notatus Lsrnnmxnn (non Sphex
notatus Rossi). — Priocnemzls trzfurcus Ranoszxowsxv, 1888, p. 485. —-
Salius notatus»DALLA Tonnn, 1897, p. 234, en partie.
5*. L. 4-6, 5 mm. ; noir, avec une bande rouge (souvent divisée en deux,
ou même absente) sur le 2° tergite abdominal seulement, fémurs I et II à.
l’apex, lll en entier sauf la base, tibias II et tarses l, tibias ll et III en
partie rouges; ailes hyalines; bord antérieur du mésonotum en angle
net; thorax portant une pruinosité argentée assez dense, surtout sur les
côtés et les hanches; plaque génitale (fig. 490-491) assez large à côtés
convergents en arrière, à bord postérieur tronqué droit, à surface couverte
de poils rares et courts; forceps à 3 branches, Pextrémité de chacune

246 FAUNE DE mmwciz. —- HYMÉNOPTÈRES
d’elles en peigne (fig. 492) ce qui est le caractère du Prz'ocnemz's trzfurcus
de Ranoszkowsmr.
Environs de Paris : Poissy, Maisons-Laffitte, Garches (coll. J. ns GAULLE). -·
Europe centrale.
Remarque. - Je ne connais pas la femelle de cette espèce; ce que plusieurs
I auteurs ont décrit sous le nom de notatus est la femelle du Crypzoc/zilus notatus
Rossi, que DALLA Tonnn a considérée par erreur comme identique à femoralis
Dannaon, et qui n’a pas encore été trouvée en France.
G. CALICURGUS LEPELETIEB.
Fig. 503. — Très voisin des Priocnemis. Le nervulus et la nervure basale abou-
tissent au même point, ou à une très faible distance l’un de 1’autre; 26 cellule
  \» ` A \ Ã   »/  
    7/   wma
lr   1/ l
V.  
`E
Fm. 503-504. -503. Calicurgus hyalinatus Q >< 5. —- 504. idem, O", plaque génitale.
cubitale presque carrée, les nervures transverse-cubitales qui la limitent sont
droites. Yeux légèrement convergents en haut; face bombée. Pronotum à bord
antérieur tronqué droit, les angles arrondis, mais bien nets; la face antérieure
et la face supérieure du pronotum forment un angle presque droit.
'lknnnnu nes nsrizcns
Femelles.
° — Espèce noire, avec les premiers segments de Pabdomen rouges.
Commun ......,......... 0. hyalinatus.
—- Espèce à thorax rouge, abdomen entièrement noir. Très rare.
................... C. _rubricans.
C. hyalinatus F. — Salius hyalinatus, DALLA Tonnn, 1897, p. 228.
Q. L., 7,5- 10 mm. (fig. 503), noire, avec les premiers segments de

z
uméxowrànizs. — r>oM1>1x.1¤An 247
Pabdomen rouges ; reconnaissable à la forme carrée de son pronotum, et à
la tache foncée qui occupe la plus grande partie de la cellule radiale, les
2° et 3° cellules cubitales en entier, et unepartie de la 2° cellule discoïdale.
. Pattes noires. Segment médiaire lisse, avec quelques poils blancs, sur-
tout sur les côtés. Bord interne des yeux légèrement sinueux. -
(jl. L. 7 mm., entièrement noir, avec les fémurs Ill rouges ainsi que,
le plus souvent I, les tibias en tout ou en partie et les genoux I et II;
thorax couvert de pilosité blanche assez abondante sur les côtés; ailes
hyalines; éperons destibias ll et III très longs, blancs; plaque génitale
convexe, à côtés parallèles, sans pilosité (fig. 504). '
Toute la France. Toute l’Europe. — Commun.
Biologie. — Faaroiv (1897, p. 122 [p. 24], a vu ce Pompile, à Chateau-Thierry,
capturer Meta segmentata, Araignée vivant sur une toile régulière (Argiopide)
et l’enfouir sans l’avoir abandonnée un instant pour visiter son terrier. L’Arai·
gnée, recueillie, a guéri complètement en une vingtaine de jours.
G. ruhricans Laranmxnn. -— Salius rubricans DALLA Tonna, 1897,
p. 239.
Q . L. 6,5- 10 mm. Tête noire, antennes brun foncé, thorax rouge, abdo-
men entièrement noir, pattes brunes; ailes un peu enfumées avec une
tache brune semblable à celle que portent les ailes de C. lzyalînatus. Seg-
ment médiaire avec de grosses stries transversales. — 6 inconnu.
Lapatarxan avait décrit cette espèce de la forêt de Bondy (types au Muséum);
il ne semble pas qu‘on l’ait retrouvée dans la région parisienne depuis. Drôme
(3 Q , coll. Péaaz) ; Aveyron : St-Affrique (coll. Banane); Maine-et-Loire: Angers;
Bouches-du—Rho¤e: Pas-des-Lanciers, Ptognac (coll. Faxvroiv). Très rare. —
Italie (d’après Cosm). '
G. BATAZONUS Asuumn.
Très voisin des Pompilus, maisles griffes sont bifides, àtoutes les pattes chez `
le gt', aux pattes I chez la Q. Coloration et aspect très différents des Pompilus,
B. quadripunctatus F. — Pompilus quadripunctatus DALLA Tonmz, 1897, —
p. 314 et auteurs. — Sphex lacerticida Pannas (?) '
L. (jl, 10-14 mm.; Q 11-20 mm. — Q , corps noir, antennes jaune
orangé, des taches jaune citron (parfois orangé) au bord antérieur et pos- ·
térieur des yeux, le long du bord postérieur du pronotum, sur le méso-
notum et le scutellum, des taches par paires, au bord antérieur des tor-
gites abdominaux, en nombre variable, de 2 à 10 (lorsque l'abdomen est
rétracté, ces taches peuvent être plus ou moins cachées sous le tergite
précédent); pattes jaunes à partir des genoux, noires avant; ailes jaune _

248 FAUNE DE 1=nANcE. — HYMÉNOPTÈRES
safran, brunes à l’apex, les nervures orangées. Peîgne bien développé. —-
(jt comme la Q , antennes longues, festonnées.
Provence et Languedoc; remonte le long de l‘Atlantique jusqu‘à St-Palais
(Charente-Inférieure). Assez commun. — Europe méridionale. Asie· Mineure.
Afrique du Nord.
Biologie. —- FABRE (1882, p. 225, sous le nom de Pompilus octopunctatus Pmvzm);
Fnnroiv (1909,p. 415; 1921,p. 359); BERLAND (1925 a, p. 42).—Chasse de grosses
_ Araignées, principalement du genre Argiape : A. Bruennic/zi (fasciam) et
A. lobata, qui vivent sur des toiles; mais je l'ai observé aussi traînant une
grosse Lycose errante : Lycosa mdiam. Frnrom a vu ce Pompile damant 1’en-
trée de son terrier à coups précipités du bout de son abdomen, fait d‘autant
plus curieux que les Pompilides, contrairement aux Sphégides, n'ont pas d’aire
pygidxle, organe destiné à cet usages
· G. ANOPLIUS Duroua.
Fig. 505. -Dernier segment abdominal de la femelle garni de nombreux crins
épais et très raides (fig. 506); 3** cellule cubitale généralement triangulaire.
Griffes bifides aux trois paires chez le mâle, simplement dentées chez la femelle.
/A/,,   rl\\`
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,   c E lr' l     .  
. · _ ‘»._v îr __ _ ix · _
Fm. 505. —· Arwpléus viaticus Q >< E1.
TABLEAU DES Esràcns.
_ Jlldles _
1. Abdomen rouge en partie ............. 2
-— Corps entièrement noir .............. 4

nvnxéuorrànns. —— ronrxnxnnu 249
2. Espèce de grande taille, à ailesfortement enfumées, le i" segment
abdominal noir, les deux suivants rouges, ou jaune rougeâtre,
avec une bande apieale noire, dilatée au milieu (fig. 507). Rare.
,...... . ........ A. samariensis, p. 250
— Taille moyenne ou petite. Les 3 premiers segments abdominaux
rouges .................... 3
3. Extrémité de l’abdomen très large et aplatie, plaque génitale
large, arrondie, a surface plane (fig. 508-509)-. Très commun. .
................ A. viaticus, p. 251
- Extrémité de l’abdomen ni large ni aplatie; plaque génitale ca-
rénée sur la ligne médiane. Commun. . . A. chalybeatus, p. 251
4. Pas de touffes de poils sous les segments abdominaux. Espèces
communes ................... 5
' —- Des touffes de poils noirs sous les segments abdominaux. Très
rare ........ _ ...... A. piliventris, p. 252
5. Troisième cellule cubitale pétiolée, ou au moins triangulaire. .
(fig. 510). .· ........... A. uigerrimus,p. 252
- 3° cellule cubitale triangulaire à sommet tronqué, les nervures r
transverso-cubitales qui la limitent ne se touchant jamais sur la
nervure radiale (iig. 511). . ...... A. concinnus, p. 252
Femelles.
1. Abdomen noir et rouge .............. 2
— Corps entièrement noir ............... 5
2. Taille grande, ailes fortement enfumées, 1" segment abdominal
noir, les deux suivants rouge clair, avec une bande brune apicale,
dilatée au milieu (fig. 507) ...... A. samariensis, p. 250
— Taille moyenne, les 3 premiers segments abdominaux rouges
(le 3** en partie seulement) .............. 3
3. Au bord postérieur de chacun des 3 premiers tergites abdomi-
naux, une bande noire, largement dilatée en triangle au milieu
(fig. 505). Très commun ........ A. viatîcus, p. 251
— Pas de bande brune au bord postérieur des premiers tergites
abdominaux .................. I
4. Tête, côtés du thorax et hanches couverts d’une forte pruinosité
à reflets de plomb ......... A. chalyheatus, p. 251
- Pas de pruinosité plombée; taille plus forte, plus rare .... 4
................. A. dispar, p. 252
5. Troisième cellule cubitale pétiolée, ou au moins triangulaire
(fig. 510) ............. A. nigerrimus, p. 252
— 3° cellule cubitale triangulaire à sommet tronqué, les nervures
transverso-cubitales qui la limitent ne se touchant pas sur la ner- ·
vure radiale (511). . ....... A. concinnus, p. 252

250 FAUNE DE FRANCE. —- HYMÉN01>1*ÈnEs
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FIG¤ 506 à 514. — 506. Anoplzus Q, extrémité de Pabdomen. — 507. A. samariensis,
dessin de Pabdomen. — 508. A. viaticus Q', extrémité de Pabdomen, vue de dessus. —
509. idem Q', idem, vue de profil. —- 510. Partie de l’aile de A. nigerrimus Q. —— 511.
idem de A. concirmus Q. - 512.A. nigerrimus Q', plaque génitale. —— 513. idem, a.b- _
domen vu de profil. —· 514. A.pilivent1~is Q', abdomen vu de profil.
A. samariensîs PAx.LAs. —— Pompilus samarz'ensz's DALLA Tomm, 1897,
p. 319.P. aterrimus des auteurs.-—An0pIz'usmeridianus LEPELETIER (?) (‘).
I (1) D’ap1·ès des exemplaires de la coll. FAmM.unE, étiquetés meridianus, et correspondant
bien à la description. Le type de Lm>E1.Er1En est introuvable.

m'MÉNOP'rÈnns. - POMPILIDAE 251
L. 5*, 15-18 mm.; Q, 16-22 mm. — Parties claires jaunes, parfois _
orangées ou rougeàtres; ailes enfumées, à reflets violacés. 2° cellule .
cubitale large, la 3° rétrécie de 1/3 ou de 1 /2 vers le sommet.
Hérault: Montpellier; Aude; Landes: Saint-Sever; Gironde : Arcachon, Ga-
zinet; Charente·Inférieure : Royan, Saint-Palais. Paraît rare en Provence, plus
commun dans le Sud·Ouest. - Europe méridionale. Sud de la Russie.
Vanixârs. s- La collection Fsnrou contient deux exemplaires entièrement noirs,
les dessins jaunes des 2° et 3• tergites abdominaux se devinant a peine.
Corse : Bonifacio.
Biologie. -— Fsnrou (1921, p. 356) a trouvé ce Pompile traînant une grosse
Lycose. ~
A. viaticus F. — lfompilus vlatlcus des auteurs (‘) et DALLA Tonus,
1897, p. 332; non Splzcx viaticus L.
L. (ji, 8-12 mm.; Q, 9-14 mm. —- Q (fig. 505), caractérisée par la colo-
ration des 3 premiers tergites abdominaux rouge sombre avec une bande
apicale noire, dilatée en angle sur la ligne médiane; ailes enfumées, 1’apex
brun. — 5*, extrémité de l’abdomen large, déprimée et même un peu
concave en dessus, plaque génitale large, plate, arrondie (fig. 508·509).
Toute la France. Le Pompile le plus commun partout, d’avril à octobre; se
rencontre surtout courant sur les chemins et les sentiers, même dans les forêts.
— Toute l’Europe. Afrique du Nord. Asie mineure.
Biologie. — Ginuun (1854, p. 602); Kuuscu (1872, sous le nom de P, fuscus F.),
NICOLAS (1888) ,· Fsnron (1890 b, p. 293 [p. 13]; 1897, p. 115 [p. 17]; 1901 b, p.143);
Anrsnz (1900, p. 193-195); Pxcunn (1903 d, p. 142); Tuusss (1907, p. 66-63). -
Proies signalées : Lycosa personata, accentuata, ruricola; Pardosa hortensis
(Lycosidae). `
A. chalybeatus Scmônrs. — Pompilus clzalybeatus DALLA Tonus, 1897,
p. 279. I
L. 5*, 6-7 mm.; Q, 8-12 mm. — Q, caractérisée par sa pruinosité à
reflets plombés, répandue sur une partie de la tête, du thorax, et des
pattes; les premiers segments de l’abdomen rouge clair.
Toute la France. Moins commun que le précédent. - Presque toute l’Europe.
Biologie.—Fsnrou(1897,p. 130 [p. 32llî Anrsnz (1903 a, p. 26). Proies signalées:
Lycosa. miniata, ruricola. leopardus; Pardosa monticola. Fsuroiv signale que
plusieurs des Araignées paralysées par ce Pompile se sont guéries de leur bles-
sure; il est à noter que Kunscu a signalé un Pompile que je crois être viazicus,
c’est-à-dire voisin de chalybeatus, éclos d’une Lycose parfaitement active.
(1) La diagnose du Sphex vîatica Linné est suivie de cette phrase: ·- Habitat in Europa. fodit
cuniculum, occidit larvam Phaluenae, attrahit, sepelit, imposito ovo obturat. ~ qui indique claire-
ment qu'i1 s'agit d'un Ammopliile et non d'un Pompile. Atrnsv (1914), Zcsrsnu (1922, p. 62) ont
pris pour ce Pompile le nom suivant de Lxxun : fuxcus, mais rien dans la diagnose n’1ndique que
ce soit fondé. Je préfere prendre le nom de vzatzcus F. qui a Pavantage de ne rien changer. et
d'ètre sûr, car la collection Bosc tue, on le sait, par Fluuicws, contient des Pompilus ozaticus
authentiques.

252 FAUNE ma manon. — Hmiéworrianas
_ A. dispar DAHLBOM. ——- Pompilus dispar DALLA Tonan, 1897, p. 285.
Q, L. 10-13 mmi — Voisin de A. chalybeatus, mais de taille plus
grande; pas de pubescence à reflets de plomb, peignes plus forts, rouge
de l’abdomen plus sombre.
Var : Cavalaire; Aude : lle Sainte-Lucie; Gironde : Saint-Estèphe ; Vendée :
ile d’Yeu. —— Toute l’Europe, jusque dans le nord, mais assez rare partout.
. A. nigerrimus SCOPOLI. — Pompilus nigerrzimus DALLA Toams, 1897,
p. 304. P. niger des auteurs.
L. d‘, 6,5-9mm.; Q, 6,5 - 10 mm. — Q , noire en entier; une pruinosité
argentée, très peu marquée, sur les hanches et au bord antérieur des ter-
gîtes abdominaux; ailes entièremeiit et uniformément enfumées; 3° cellule
cubitale triangulaire, souvent pétiolée. —— 6* comme la Q, ailes moins
foncées, plaque génitale fortement carénée sur la ligne médiane
(fig. 512-513).
Toute la France. Assez commun. — Toute l’Europe.
Biologie. — LUZIAS (1876, 1880); Fsnrox (1890 I2, p. 285[p.5];1897, p. 115 [p. 17];
1901 6, p. 124; 1.902, p, 520; 1908, p. 571; 1910, p. 172); ADLERZ (1903 a, p. 28).
—Proies signalées:Philaeus bicolor; Clubiona pallidula; Lycosa albofasciata,
radiata (jeune), ruricola; Drassodes lapidosus, lutesccns, severus; Gnap/zosa
alacris. , ·
A. concinnus DAHLBOM. — Pompilus concinnus DALLA Tomus, 1897,
p. 282.
Espèce tout à fait semblable à la précédente, dont elle pourrait être
considérée comme une variété, et dont elle se distingue par la 3e cellule
cubitale, ouverte en haut (fig. 510-511).
Toute la France. Toute l’Europe. Assez commun.
A. pîlîventris Monawrrz, 1889, Hor. Soc. ent. Rossicae, p. 122.
5* caractérisé parles touffes de poils du ventre (fig. 514).
Pyrénées-Orientales : Ax-les·Thermes, 1 (i' dans la coll. J. ma GAULLE. —-
Europe orientale. Asie centrale et occidentale.
G. EPISYRON Scaiônra.
Fig. 515. -— Noir, avec des dessins jaunes ou blancs, pattes noires en entier,
ou rouges et noires. Revêtement très caractéristique d’écailles blanches sur la
tête, le pronotum, le segment médiaire et le 18* segment abdomina1(ces écailles,
' caduques, sont assez 'souvent disparues en partie chez les exemplaires qui ne
sont pas très frais, mais il en reste toujours au moins des traces). Griffes
bifides dans les deux sexes (fig. 516). Peignes bien développés chez la Q.
( .

· HYMÉNOPTÈIIES. —— rourrunan 253
Biologie. — Les Episyron, n’ont été vus jusqu‘à présent que capturant des
Epéires : Amneus, ou genre très voisin Larinia.
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F1o.5l5.-Episyron rufipes Q >< 5. ,
TABLEAU ons nsriacEs(‘).
1. Pattes en partie rouges .... Ã ......... 2
— Pattes entièrement noires. . ,........ . . . 3
2. Thorax entièrement noir ........ E. rufipes, p. 253 ‘ '
—— Thorax avec des taches jaunes ..... E. tripunctatus, p. 254
3. Tibias III noirs, avec une tache blanche près de la base, sur la
face externe. Rare. . · ....... E. funereipes, p. 254
—— Tibias III entièrement noirs . . . · ........ 4
4. Tempes étroites, leur largeur très au—dessous de la longueur
du scape. Espèce commune ...... E. trîpunctatus, p. 254
— Tempes épaisses, leur largeur, vers le bas, égalant presque la
longueur du scape. Rare ..... E. capiticrassus, p. 254
E. rufipes L. — Pompilus rujîpes DALLA Tonnn, 1897, p. 317. P. gra-
cilis Lnrnnnrrnn. P. deuterus DALLA. Tonus.
L. 5*, 6-9 mm.; Q,'9-12 mm. - Q (fig. 515) noire, avec 2 taches
blanches sur les 2¤ et 3° tergites abdominaux, parfois les 5°, 3° et 4°, ou
seulement sur le 3° souvent aussi une tache sur le dernier tergite; pattes
I1 et III rouges, à partir du milieu du fémur; ailes presque hyalines, enfu-
(1) Lnplupart de ces espèces pourraient étre considérées comme des variétés de E. ru/ipes L.

254 FAUNE DE FRANCE. -— r1YM1âNo1>·rizaEs
mées à 1'apex; 3** cellule cubitale presque carrée, très peu rétrécie en haut.
—— 5*, deux taches surle Se tergite abdominal et une sur le dernier, pattes
Il et Ill en partie rouges.
Toute la France. Peu commun. —— Toute l’Europe. Afrique dui Nord. Asie
mineure.
Biologie. - Fanroiv (1890 6, p. 292 [p.12]; 1897, p. 116 [p.18];1908, p. 571);
Anrsnz 1903 a, p. 30). Les proies signalées sont exclusivement des Epéires :
Larinia lineata et Du/`ouri; Araneus umbraticus, giôbosus, dalmaticus, diade-
malus, dromedarius, adiantus, cornutus, marmoreus, Nordmarmi, clest-à-dire
des Araignées vivant sur des toiles régulières.
E. albonotatus VAN D1:11 Lmnmv. -—- Pompilus albonotatus DALLA TORRE,
1897, p. 271.
L. 5*, 8, 5 mm.; Q, 7, 5-15 mm. -- Semblable à l’espèce précédente, _
mais avec une bande jaune au bord postérieur·du pronotum, souvent
interrompue et parfois une tache jaune en avant du scutellum; pattes
d’un rouge vif, presque jusqu’à la base du fémur, pattes I aussi tachées
de rouge.
Drôme: Nyons; Hautes-Pyrénées : Gèdre; Corrèze : Argentat; Charente-
Inférieure : Royan; Maine-et-Loire z St-Rémy-la-Varenne. - Europe centrale
et méridionale. Plus rare que la précédente.
E. trîpunctatus DAHLnoM. —P0mpilus tr·z)vun.ctatus DALLA TORRE, 1897,
p. 327.
L. 5*, 9 mm.; Q, 9-13 mm. —— Comme E. ru/ipes, mais pattes entiè-
rement noires; les taches de l’abdomen peuvent être limitées à deux sur
le 3** tergite et une sur le 6°, mais il peut aussi y en avoir sur le 2**.
l Hérault : Cette, Palavas; Aude : Vias; Gironde :Médoc; Landes : La Teste;
Corrèze : Argentat; Aveyron; Alpes-Maritimes: Grasse; Maine-et-Loire-:
St-Rémy-la-Varenne. - Europe centrale et méridionale. Commun.
Biologie. -— Fnaroiv (1911, p. 377) signale comme proie Araneus Circe.
E. funereipes Achille Cosra. — Pompilus tripunctatus DALLA TORRE,
1897, p. 327 (en partie).
5* Q, 12,5 mm. —— Cette espèce se reconnaît de tripunctatus par une
tache blanche près de la base du tibia Ill.
Haute·Saône : Gray; Corrèze : Argentat; Gironde : La Teste. - Aussi en
Italie.
E. capiticrassus FERTON, 1901, p. 118; — P. brac/zymerus Fearoiv (‘).
L. 9-11 mm. —· Q, entièrement noire, rarement deux (ou plusieurs) taches
sur l‘abdomen; ailes fortement enfumées, le plus souvent. en entier, ou
, avec l’apex plus foncé. Tempes plus épaisses que chez les autres espèces,
presque aussi larges vers le bas que la longueur du scape.
(1) Voir pour cette synonymie : BEm.AxD, 1925 c.

urméuorrànns. — romrxrxnan 255
Corse: Bonifacio, Vivario; Bouches·du-Rhône : Pas-des—Lanciers, Vitrolles.
’ Biologie.- Fsnron (1901 b, p. 118 et 124; 1908,p. 56Qet 571). Proies signalées:
Araneus Redli, adiantus, dromedarius (*).
Remarque. — Le Pompilus argyrolepis Achille Cosu est certainement un
Episyron, mais trop insuffisamment décrit pour qu'on puisse l’identi(ier avec
certitude; il serait très voisin de E. tripunczatus. Fenron qui pense l’av0ir trouvé
en Corse a donné quelques détails éthologiques (1901 b, p. 117 et 124).
G. PEDINASPIS KonL._
Q, tête très plate en avant, ainsi que le clypéus, qui est long et cache le
labre; pronotum long, tronqué droit en avant (fig. 518), son bord antérieur
rectiligne, les angles droits; tarses I très courts (519), pas de peigne; extré-
mité abdominale un peu comprimée latéralement. — d', face inférieure du scape
avec une brosse de poils; plaque génîtale fortement carénée sur la ligne
médiane, bords un peu relevés, avant—dernier sternite avec deux petits tuber-
cules aigus (fig. 520-521).
Biologie,.-— Les P. cmssitarsis et plioaaus chassent des Mygales maçonnes,
et la forme de leur tête est une adaptation remarquable, le clypéusleur servant
de levier pour soulever l’operoule des terriers;il est frappant, en effet, que
ces Pompiles ne chassent que des Mygales à opercule épais et dont le bord
s’app1ique étroitement et en biseau, à l’entrée du terrier, tandis qn‘il existe
d’autres Mygales à opercule plat, mal appliqué et qui serait beaucoup plus
facile à ouvrir.
‘TABLEAU nes Espèces.
Mrîles.
_1. Une bande rouge sur 1’ahdomen ..... P. Aurivilliusi, p. 256
— Entièrement noir. . . ..... ' .... P. plicatus, p. 256
Femelles. `
1 . Abdomen rouge en partie .............. 2
— Abdomen entièrement noir ............ '. 3
2. Le 1*** tergite ahdominal rouge, ainsi que le 2* et souvent aussi
le 3° .............. P. crassitarsis, p. 256
— Le i" tergite abdominal noir, seul le 2° rouge, son bord posté-
rieur noir ............ P. Aurivilliusi, p. 256
3. Bord postérieur du segment médiaire portant de fortes stries
transversales; ailes très foncées, à reflets violacés, abdomen le
plus souvent à reflets bleu sombre ..... P. plicatus, p. 257
— Segment médiaire non strié transversalement; ailes et abdomen
sans reflets ............. P. Damryi, p. 257
(1) Fznrox écrit Drassux dromedarius Wu.cK.. mais c'est évidemment un lapsus calami et il.
faut lire Armzeus dromedarius WALcit·; il ¤’y a pas de DmSs0d€3 (= Dm8sus)·p0rtant ce nom,

  FAUNE DE FRANCE. —— HYMÉNOPTÈRES
P. crassitarsîs Achille Cosm. —- DALLA Tonnn, 1897, p. 283.
Q, 13-15 mm. —-Une pruinosité rousse sur le thorax et Pabdomen
ailes enfumées, l’apex brun; les tergites rouges de Pabdomen ont sou-
vent une bande brune au bord postérieur.
 
518 — 5ll
519
  MW
Fia. 516 à521. -516. Griffe bifide de Pompilide. —- 517. Griffe dentée de Pompilide.
- 518. Pedinaspis, partie antérieure du corps, vue de profil. —- 519. idem, patte I. -—
520. P. plicatus gj', plaque génitale. - 521. idem, 5*, extrémité de Pabdomen, vue de
profil.
Bouches-du-Rhône : Marseille, Aubagne; Pas·des-Lanciers; Hautes-Alpes :
Serres; Drôme : Nyons; Haute-Garonne: Luchon; Hautes-Pyrénées: Aragnouet.
Rare. ·- Aussi en Italie.
Biologie. -— Fsnron (1897, p. 107 [p. 9]) signale comme proie Nemesia caemen·
taria  
P. Aurivilliusi Tounmnn, 1889, p. 178. .
L. df, 10 mm.; Q, 12-15 mm. —- Q, noire, une bande rouge, n’oceu-
· pant pas toute la largeur de l’article, et parfois divisée en deux, sur le
2° tergite abdominal ; parfois 2 taches aussi sur le 1‘”‘ tergite; ailes forte-
ment enfumées, mais sans reflets violacés. —— (5*, comme la Q, mais plus
grêle.
Décrit de Peney, près de Genève, et France méridionale. Pyrénées-Oriem
tales : Vernet-les-Bains; Haute-Garonne : Luchon ; Hautes-Pyrénées : Ara-
gnouet, Bagnères. —- Aussi en Suède (d’après Toumvma).
(1) Il faut lire probablement Nemesia. carminans, car la N. caemcntaria. ne passe pas le Rhône,
à Fest; ce sont d’ailleurs deux espèces très voisines.

nmxénorràans. — POMPILIDAE 257
P. plictus C0s'rA. — Pompilus plicatus DALLA Tonus, 1897, p. 311.
L. 6, 10 mm.; Q, 15-19 mm. — Couleur très foncée, noire avec des
reflets sombres, ailes complètement opaques, à reflets vîolacés. Q, face `
tres plate, souvent avec des dépressions, stries transversales du segment
médiaire souvent très fortes. (ji entièrement noir, tête et thorax avec des
poils noirs; segment médiaire non strié; plaque génitale (fig. 520-521).
Corse : commun dans toute l`île; Alpes—Marîtimes : Sospel, Moulinet; Pyré-
nées-Orientales. — Sardaigne (d’après Cosu).
Biologie. - Fsnron 1901 6, . 114· 1905, . 81 a vu cette es èce chasser la
_ _ P · P _ P
Ctemza Sauvavesz rosse M ale ma onne de Corse· il a constaté ue l'a la-
_ C   ç s q P
tissement de la tête et l`allongement du clypéus (comparables à ceux du Pla-
mceps) permettent au Pompile de soulever l’opercule du terrier de l'Araignée, ·
qui est, en effet, adapté en biseau à l’entrée de façon à lerendre absolument.
invisible, même à un œil averti. Le Pompile pénètre dans le terrier, y para-
lyse l‘Araignée et lui dépose son œuf sur le corps, puis il Yabandonne et s’en
va en relermant l’opercule. Il ne creuse donc pas de terrier, ce qui justifie 1’ab-
sence de peignes chez les Pedinaspis.
P. Damryi (i) ToUaN1sn,.1889, p. 159.
Q, L. 14-16 mm., entièrement noire, ailes fortement enfumées, moins
que chez plicatus, mais parfois à reflets violacés; segment médiaire sans
stries; abdomen noir sans reflets bleus.
Corse : Evisa, col de Vergio (Cnorsnn); Pyrénées·0rientales :Vernet-les-
Bains; Hautes-Pyrénées: Luz. ·
i G. POMPILUS F. (‘)
[Psapzmochares Lyrnnxtns].
Pattes épiueuses, souvent avec un peigne bien développé chenla Q, griffes
_jamaîs bifides. Corps entièrement noir, ou abdomen noir et rouge.
(I) lfattribution du Damryi Tornsiaaiau genre Pedinaspis est due à Éusrsml; mais je me
demande si elle est entièrement fondée, car Touxuvisn dit : ~ segment médiaire avec de longs
poils noirs dressés ¤, tandis que chez les Pedinaspœs il est glabre.
(È] L6 HOID de P0mpl'lu3 &V3lÈ Été employé BVBIII FABIIICIUS dan! d'fi\lU'€S QTOUDBS ZO0lO§lq|.l€S;
supprimé, parce que préoccupé, on lui a substitué celui de Psammochares LA·1·m·:n.i.1·:; mais
comme le premier est universellement connu depuis plus d‘un siècle, je le conserve en vertu
de cette longue prescription et des inconvénients qu’il y a à changer les noms devenus usuels.
Je crois d’autant plus pouvoir m’autoriser à cette infraction aux règles de nomenclature qu'une
application stricte d‘un article de ces règles obligerait également à_changer le nom de la famille
et à dire Psammocharidae au lieu de Pompilidae, ce qui d'ailleurs se fait depuis plusieurs
années dejà. Le procès de cet article n’est plus a faire, les avantages qu’il y aà l’applique
sont inllmes à coté des perturbations qu’il a déjà causées dans la nomenclature zoologique.
17

258 FAUNE DE rnaivcn. —— nviiiâxorrixnns
TABLEAU Des ESPÈCES (l).
Femelles.
1. Abdomen noir ................. 2
—— Abdomen en partie rouge ............. 12
2. Abdomen entièrement noir, sans aucune trace de pruinosité cen-
· drée ..................... 3
— Abdomen noir, avec une pruinosité cendrée, disposée par taches
ou par bandes ................. 10
- 3. Segment médiaire plus ou moins fortement strié postérieure-
ment .................... 4
— Segment médiaire non strié ............. 5
4. Ailes enfumées, Pextrémité claire; pas de taches rouges sur la
face. Assez commun .......... P. apicalis, p. 266
— Ailes entièrement enfumées, 1‘extrémité comme le reste; des
taches ou bandes rouge sombre aux bords postérieur et antérieur
des yeux, parfois aussi la partie antérieure. du thorax tachée de
rouge. Rare ............ P. ciliatus, p. 266
5. Segment médiaire avec une très fine pilosité argentée .... 6
- Segment médiaiie sans pilosité argentée ........ 7
6. Pattes noires, pas de taches jaunes au bord antérieur des yeux
........ ' ........ P. sericeus, p. 266
- Pattes rouges, une petite tache jaune au bord antérieur des yeux
et souvent aux angles postérieurs du prothorax .... . .
................ P. cinctellus, p. 265
7. Tête, thorax et segment médiaire fortement revêtus de poils
noirs dressés ...... . ..... P. holomelas, p. 266
— Tête, thorax et segment médiaire `sans poils noirs dressés . . 8
8. Bord postérieur du pronotum en arc régulier, ne formant pas un
angle au milieu (fig. 524). . . P. pectinipes, variété noire, p. 273
— Bord postérieur du pronotum formant au milieu un angle bien
net (voir fig. 523) ................ 9
(1) On sera peut—étre surpris de voir le nombre des especes de Pompzlus admises dans ce tra-
vail sensiblement inferieur à celui du Catalogue des Hyménopteres de France, par ns Gsutts,
mème en tenant compte de ce que plusieurs genres: Anoplius, Episyron, Pedinespis, etc... ont
été extraits du genre Pompilus. La raison en est quej’ai du laisser de coté presque toutes les
CSDCCBS (l€ LEPELETIER DE SAINT FARGEAU Gt de TOURNIEK, qU€ l'CXO€ll€I'AI Catalogue CB ql1SSlZl.OH
avait enregistrées, sans en faire la critique. Ces deux auteurs se sont ingéniés a multiplier les
especes de Pompiles de France et en ont donné des descriptions inutilisables; lorsqu’on retrouve
l6l1l'5 types, 011 CODSÈIUB ])I‘ESqU6 (OU_l0\1i‘S QUE l€l1IS CSDCCBS SOHI ByI]OIlyll`1€S CVBSDECGS pHI’f3ll.€·
ment connues et le plus souvent tres communes, et ce n'est que par le plus grand des hasards
que certaines méritent d’être conservees. Pour TOUKNIEK, il m’a été impossible d'avoir commu-
nication de ses especes, qui seront, je crois, étudiées par un entomologiste genevois. Quant à
Lnrstnrrrn, j'ai etabli la synonymie de ses espèces dont j’ai pu retrouver les types; en ce qui
concerne les autres, il faut les considérer comme disparus, à moins qu’un heureux hasard ne
les fasse redécouvrir; en attendant, le mieux qu’on puisse faire est de laisser tomber ces especes
dans l’oubli, et de ne pas en encombrer plus longtemps la systématique.

· itrmârxorrànss. -—— roitrtrtnsu 259
9. Une mince ligne jaune contre le bord antérieur et le bord posté-
rieur des yeux; abdomen noir mat; taille assez grande ....
` ........... P. vagans, variété noire, p. 271
— Pas de ligne jaune contre le bord des yeux; abdomen noir bril-
lant; taille moyenne .... P. Wesmacli, variété noire, p. 271
10. Thorax, pattes et abdomen fortement couverts de pruinosité
cendrée, celle-ci, sur l’abdomen, est disposée par_bandes plus
ou moins étroites au bord postérieur des tergites (‘); sur la face,
un sillon bien net allant de l’ocelle antérieur à l’insertion des
antennes. . . I ......... P. plumbeus, p. 267
— Pruinosité cendrée de l’abdomen disposée en 2 séries, de 3 taches
chacune, au bord postérieur des 1**, 2° et 3° tergites .... 1 1
11. Taille assez grande (9-16 mm.); segment médiaire normal . .
............... P. cingulatus, p. 267
— Taille petite (4-9 mm.), segment médiaire abaissé vers l’arrière, .
ses angles postérieurs saillants (fig. 522). P. sexmaculatus, p. 268
12. Bord postérieur du pronotum formant un angle plus ou moins
aigu, mais toujours bien net, au milieu (fig. 523) ...... 13
— Bord postérieur du pronotum régulièrement en arc de cercle
(fig. 524-525), sans angle médian (quelquefois une minime échan-
erure au milieu); antennes à articles courts et épais. .... 26
13. Pas de peignes aux tarses l, au plus quelques épines, générale-
ment couchées contre les articles, ne formant jamais un peigne
bien régulier (’) ................. 14-
— 'l`arse l avec un peigne d‘épines dressées et bien régulièrement
rangées (fig. 526) ................ 17
14. Troisième cellule cubitale triangulaire, souvent entièrement
fermée sur la nervure radiale. Très commun. P. minutus, p. 269
— 3° cellule cubitale plus ou moins ouverte en haut ...... 15
15. Front mat, finement chagriné, articles du funicule très longs, le
2° environ 6 fois plus long que large (fig. 527). Rare .....
............... P. republicanus, p. 268
— Front plus ou moins luisant, non finement chagriné, articles du
funicule moins longs, le 2“ au plus 4 fois plus long que large . 16
16. Taille petite (8-10 mm.), côtés du thorax et segment médiaire
avec une pruinosité argentée bien nette; premiers segments de
l’abdomen rouge clair presque jusqu’à Pextrémité du 3*. Com-
mun ........ ., ...... P. spissus, p. 269
— Taille plus forte (11-12 mm.); pas de pruinosité argentée; pre- .
(I) Dans le nord-ouest de la France la pruinosité cendrée de l'abdomen manque souvent, elle
ne se rencontre plus que sur les pattes, ou elle est trés réduite; le sillon frontal et la colora·
tion aplcale des ailes permettent alors de reconnaître cette espece; les males, dans cette région,
restent normalement colorés. _
(2) Chez P. republicanus les épines du tarse sont parfois dressées et ont alors un peu l‘aspect
d'un peigne, mais elles sont le ptns souvent couchées. .

360 FAUNE un FRANCE. — HYMÉNOPTÈKES '
7 522
524 i
à  525
527
_ ¤26
 
530
529
. 531 ,
Fm. 522 à53‘1. -522. Segment médiaire de Pompîlus sexmaculatus. - 523. Pronotum de
P. spissus Q. — 524. Pronotum de P. pectinipes Q. —— 525. Pronotum de P. Magrettii.
» -526. P. fumipcnnis Q, tarseI.— 527. P. republiccmus Q, premiers articles de Pan-
tenne. - 528. P. ootpostomcz Q, clypéus. - 529. P. fumïpennis Q, partie de l’ai1e an-
térieure. — 530. P. pectinipes, aile postérieure. --531. P. campestris, idem.
miers segments abdominaux rouge sombre, le 3* noir au moins
· dans sa moitié. Rare ..... .. P. fuscomarginatus, p. 269
17. Une ligne jaune le long des bords antérieur et postérieur des
' yeux, très souvent aussi au bord postérieur du pronotum. Espèce
méridionale ............ P. vagans, p. 271
—- Pas de lignes jaunes, tout au plus un point jaune foncé au bord
postérieur des yeux .............. . 18

nménorriaans. — romrrunss 26f
18. Tête, prothorax ct segment médiaire portant des poils assez
nombreux, souvent denses et serrés ...... · .... 19·
— Tête, prothorax et segment médiaire glabres, ou avec de rares
poils espacés ....... · ...... _ ..... 22
19. Espèces de petite taille', n’atteignant pas 10 mm.; base de l’ab- ` .
domen sans poils, ou avec des poils peu nombreux. Rares . . 20
— Espèces de grande taille, toujours au-dessus de 10 mm.; base de
l’abdomen avec des poils courts, mais assez nombreux .... 21
20. Clypéus très fortement échancré en avant (fig. 528); poils dressés
de la tête noirs, longs, nombreux. Espèce très rare, des Alpes.
............... P. colpostoma, p. 272
— Clypéus non échancré en avant; poils de la tête gris, moins longs
et moins nombreux. Rare ...... P. consobrinus, p. 272
21. Longueur des articles I et II du funicule égale à Pécartement des
yeux en haut; ocelles également éloignés du bord des yeux et
entre eux; segments I et II de Pabdomen en entier rouge clair.
............... P. fumipeunisf p. 272
— Longueur des articles I —|·· II du funicule nettement inférieure à
Pécartement des yeux en haut; ocelles plus éloignés du bord des
yeux qu‘ils ne le sont entre eux; les deux premiers segments de
l’abdomen non entièrement rouges, mais avec des taches rouges
plus ou moins développées .... P. holomelas, variété, p. 267
22. Face mate, non brillante; antennes à articles relativement longs
et minces (') ...... . .. ., .......... 23‘
— Face brillante; antennes à articles relativement courts et épais. 24
23. Yeux très rapprochés en haut, leur écartement plus faible que
la longueur des articles I -|- Il du funicule; la moitié au moins
du 3° segment abdominal rouge .... P. unguicularis, p. 270
— Yeux plus écartés, leur écartement en haut plus grand que la,
A longueur des articles I + Il du funicule; 3° segment abdominal
entièrement noir, ou rouge seulement à la base ...... 25
24. Taille petite; pruinosité argentée sur les côtés du thorax et le
segment médiaire; ailes très légèrement enfumées, brunes à
1’apex. Commun ........... P. gibbus, p. 269
— Taille plus grande; pruinosité du thorax non argentée, mais
rousse; ailes assez fortement enfumées sur toute leur surface:
· Rare ............. P. meticulosus, p. 270
25. Face presque glabre, derniers sternites abdominaux légèrement
comprimés latéralement (d’après Tnomsonl. Rare ......
................ P. Wesmaeli, p. 271
— Face avec quelques poils épars; derniers sternites abdominaux
non comprimés. Rare ....... - . P. abnormîs, p. 270
(l) Les Q du woupe de Pompitus triviahs se reconnaissent bien par leur face fortement
bombee, mais elles se distinguent diüicilement les unes des autres.

262 muse DE FRANCE» —- nvméxorrànns `
26. Pattes rouges ..... P. cinctellus, var. nubecula, p. 265
-- Pattes noires .................. 27
27. Prothorax remarquablement allongé, aussi long que le méso-
' thorax (fig. 525); face très bombée, entièrement glabre. Rare.
' ................ P. Magrettii, p. 273
—- Prothorax normal, bien plus court que le mésothorax; face modé-
rément bombée, avec quelques poils épars ........ 28
28. Pas de pruinosité argentée sur le thorax. . P. proximus, p. 273
— Pruinosité argentée sur les côtés du thorax et le segment mé-
diaire ............ . ....... 29
29. Nervure cubitale de l’aile postérieure aboutissant à l’origine de
la cellule anale (fig. 530) ....... P. pectinipes, p. 272
—- Nervure cubitale de l’aile postérieure aboutissant au delà de l’0ri-
gine de la cellule anale (fig. 531) ...... I .....
......... P.pecti11ipes, var. campestris, p. 273
' Mziles.
1. Abdomen entièrement noir ............. 2
- Abdomen en partie rouge. ............. 9
2. Abdomen noir, sans trace de pruinosité cendrée ...... 3
- Abdomen noir avec une pruinosité cendrée, disposée en bandes
sur les tergites ................. 7
3. Tête couverte de poils noirs dressés et serrés; taille générale-
ment grande ...... . . .. . . . P. holomelas, p. 266
-—- Tête ayant au plus quelques rares poils . . ..... 4
4. Segment médiaire sans pilosité blanche; abdomen non comprimé
latéralement; plaque génitale avec un long poil (ou faisceau de
poils) dressé vers le milieu (fig. 540). Rare . . . _ .....
· . · . . ...... P. Wesmaeli, variété noire, p. 271
- Segment médiaire couvert de pilosité blanche formant comme
un velours; extrémité de l’abd0men plus ou moins comprimée
latéralement; plaque génitale sans poils dressés ...... 5
5. Un point jaune au bord interne des yeux de chaque côté; une
tache blanche aux tibias III, sur la face externe, près de la base
................ P. cinctellus, p. 265
-—- Pas de point jaune sur la face; pas de tache blanche aux
tibias Ill ..... . . ....... . .... 6
6. Thorax entièrement noir ........ P. sericeus, p. 265
-— Pronotum avec des bandes blancjaunâtre, transversales. Rare.
.......... P. cinctellus, var. nubecula, p. 265
7. Segment médiaire régulièrement abaissé vers l’arrière, sa face
postérieure concave, les angles saillants (fig. 522). Taille petite,
2 séries de 3 taches ovales de pruinosité cendrée sur l’abdomen
............... P. sexmaculatus, p. 268

m'M1·îN0t>'rènEs. -- POBIPILIDAE 263
  f t ,
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··~~u M   ' .
541   543
\\ \ \
540 542 544
FIG. 532 à. 544. ·- 532. P. minutus O', plaque génitale. — 533. idem, extrémité de Pabdomen, ·
vue de profil. - 534.'P.fumipc1mis C3' extrémité abdomen vue de dessus. -535. idem
plaque génitale. - 536. idem, extrémiié abdomen vue de profil. -537. P. abnormisgfî `
plaque génitale. —— 538. idem, extrémité abdomen vue de profil. - 539. P. Wesmaeli
di, plaque génitale. -540. idem, extrémité abdomen vue de profil. - 541. P. gibbus
C3', plaque génitale. -542. idem, extrémité abdomen vue de profil. - 543. P. spissus
(j', plaque génitale. - 544.idem. extrémité abdomen vue de profil.

264 FAUNE ns rimmcs. — uvzuénorrànns
- Segment médiaire de forme normale, ni abaissé ni concave pos-
térieurement, angles non saillants ..,........ 8
8. Pruinosité cendrée occupant presque tout le corps et les pattes.
Taille petite ........... P. plumbeus, p. 267
— Pruinosité cendrée disposée sur Pabdomen en 3 ou 4 ba11des api-
cales, étroites, manquant presque entièrement sur les pattes.
Taille assez grande. ........ P. cingulatus, p. 267
9. Plaque génitale large, à surface plane, ou modérément carénée
au milieu (fig. 532-535) .............. 10‘
— Plaque génitale étroite ou modérément large, toujours plus ou
moins carénée au milieu (fig. 541) ........... 1 1
10. Plaque génitale plane, le bord postérieur arrondi (fig. 532-533)
................ P. minutus, p. 269
—- Plaque génitale légèrement carénée au milieu, bord postérieur en
angle très obtus (fig. 534-536) ...... P. fumipennis, p. 272
11. Des lignes jaunes aux bords antérieur et postérieur des yeux,
et au bord postérieur du pronotum (parfois seulement à l’un des
trois endroits) ............ P. vagans, p. 271 *
—- Pas de lignes jaunes ............... 12
12. Bord postérieur du pronotum régulièrement arqué (voir fig. 524)
. .‘ .............. P. pectinipes, p. 272
— Bord postérieur du pronotum formant un angle au milieu (voir
fig. 52) ................... 13
13. Plaque génitale portant, vers le milieu, un mince pinceau de
poils agglutinés et dressés (fig. 538 et 540). Rares ..... 14
, - Pas de pinceau de poils dressés ........... 15
14. Plaque génitale creusée d’une fossette oblongue en avant des
poils dressés (fig. 537). ........ P. ahnormis, p. 270
— Plaque génitale sans fossette (fig. 539). . . P. Wesmaeli, p. 271
15. Plaque génitale assez large (fig. 541) .......... 16
—— Plaque génitale étroite, très comprimée latéralement, carène
médiane bien saillante ............... 17
16. Plaque génitale (fig. 541) ou même un peu plus étroite ....
.......... . ..... ' P. gihbus(‘), p. 269
— Plaque génitale plus large, à carène médiane plus nette . . .
. .............. P. unguicularis (‘), p. 270
17. Tête et segment médiaire assez fortement couverts de poils.
Très rare ............ P. consohrinus, p. 272
— Tête et segment médiaire presque sans poils ....... 18
'18. Abdomen rouge à la base; plaque génitale formant une sorte
de crochet, àprofil un peu courbé, très étroit, bien saillant
(fig. 543-544).,Espèce commune ...... P. spissus, p. 269
(1) Ces deux mâles de Pompiles sont difficiles à distinguer l’un de 1'autre.

nrnxiénorriznes. — rosirxninnn 265
—- 2° tergite abdominal seul rouge ; plaque génitale peu saillante.
Rare. . .' .......... P. republicanus, pi 268 ·
Pompilus à corps entièrement noir.
(ll y a des variétés avec abdomen en partie rouge).
P. sericeus,v.1N man Lnvoazv. —- DALLA Toune, 1897, p. 322. P. Gaullei
Toumvran. P. declivus Tounruan. P. vicinus Leransrma.
L. 6, 4-7 mm.; Q, 6-8 mm. — Q entièrement noire, avec une pubes·
cence argentée sur le clypéus, une partie de la face, le segment médiairc
et les hanches; ailes hyalines, un peu foncées vers l‘apex. — 5*, entiè-
rement noir avec une tache blanche sur le dernier tergite: pubescenco
argentée comme chez la Q ;plaque génitale simple, en gouttière, avec
des poils à Pextrémîté.
Toute l’Europe. Afrique du Nord.
Biologie. —- Vennoerr.(1891, p. 37), donne ce Pompile comme parasite de
Pseudagenia carbonm·ia,· Fnaron (l897, p. 115 [p. 17]) signale comme proie
Jlenenzerzzs semilimlzauts (Salticide) ; Mancini. (1900), étudie le retour au nid.
P. cinctellus Srixona. — DALLA Toune. 1897, p. 279.
L. 4-6 mm: -—· Q, pattes rouge clair à partir du trochanter, les
épines noires; clypéus en partie et un point sur le bord interne des yeux
jaune, parfois aussi un point pareil aux angles du pronotum; abdomen
noir; ailes hyalines, rembrunies dans la région de la cellule radiale, l’apex _
transparent. — (jl, semblable à celui de sericeus, mais le plus souvent ,
un point blanc au bord interne des yeux, face interne des tibias I brune,
une tache blanche sur les tibias Ill, près de la base, en dessus.
Toute la France. Toute l’Eur0pe. Commun. A
Biologie. —- Fanroiv (1890 b, p. 285 et 290 [p. 5 et 10]); Annanz (1903 a, p. 29; `
1906a, p. 11).Nidit'ie volontiers dans les murs, le bois pourri, les coquilles d’Es-
cargot (Fan·roN). Proies signalées : Xyszicus pini (Thomiside), Evarcha arouaza
et falcata (Salticides).
Vamériî nubecula Cosra. -— Q, comme ci—dessus, mais les 2 ou 3 pre- ,
miers segments de l‘abdomen rouge clair.
Var: Toulon; Bouches-du-Rhone : Marseille, Rognac, Vitrolles; Pyrénées-
Orientales : Banyuls-sur·)Ier; Corse: Bonifacio; Vienne : Chasseneuil; Maine-
et-Loire : Angers.
Biologie.- Fearox (1897, p. 112-113 [p. 14-15]; ~1901 b, p. 120 et 124; 1905,
p. 80; 1910, p. 172). a observé que cette variété nidifîe à l`occasion comme la
forme typique, mais aussi dans le sol; les proies sont très légèrement paraly-
sées, elles se réveillent et restent agiles peu après, mais étant enlouies, elles
ne peuvent se déplacer avec leur larve parasite, qui les dévore vivantes. Proies
signalées : Evarchajucunda, Phlegra Bresnieri (Salticîdes).

266 FAUNE DE FRANCE. —— nmnnorrànas
P. apicalis VAN DER L1NnEN. — DALLA Tonnn, 1897, p. 273. ·
L. 5*, 7 mm.; Q, 9-11 mm. - Q, corps et pattes entièrement noirs,
sans pruinosité blanche, sauf un peu sur le clypéus. Ailes hyalines à la
base, fortement rembrunies au niveau de la cellule radiale et des cellules
cubitales, l’apex transparent. Segment médiaire strié transversalement.
—— 5* (?), ailes entièrement transparentes, extrémité de Pabdomen y com-
pris la plaque génitale comprimée latéralement, celle-ci avec une touile
de poils courts et peu serrés à Pextrémité; segment médiaire et côtés
du thorax avec des poils blancs courts. Dans les deux sexes, les 2° et 3e
cellules eubitales sont larges, la 3** très peu rétrécie en haut.
Environs de Paris : St-Mandé, le Vésinet, Forêt de St-Germain, Croissy;
Doubs : Pontarlier; Haute-Saône 2 Gray ; Côtes-du—No1·d : Lancieux; Morbihan:
Vannes; Charente-Inférieure: Ile de Ré; Saone—et·Loire : Mâcon; Hérault :
Montpellier; Vaucluse: Orange (d’après FABRE). - Europe méridionale.
Biologie. -— D’après FÀBRE (1882, p. 216) ce Pompile chasse la Segestria
florentina (Dysdéride) qui vit dans un tube de soie logé dans les trous des
murailles, talus, troncs d’arbres, etc...
P. ciliatus LEPELETIER, 1845, p. 416. —P. :·yzipho1·usFEnToN (non Kom.] ‘.
Q. L. 7,5 mm. — Entièrement noir, des taches rouge sombre au bord
antérieur et postérieur des yeux, les antérieures le plus souvent arron-
dies; bord antérieur du clypéus rougeâtre; pattes vaguement rougeâ-
tres à partir du tibia; ailes entièrement enfumées. Antennes grêles et
longues, 2* article du funicule plus long que le 1°' et le 3° réunis, plus
de 6 fois plus long que large à la base; face mate, finement chagrinée;
· yeux largement séparés, leur écartement au niveau des ocelles égal aux
articles l et ll du funicule; tête et thorax glabres; segment médiaire
strié transversalement; ailes : 3° cellule cubitale assez large, peu rétrécie
- en haut, peigne bien développé. —— 5* inconnu.
Environs de Paris (d’après LEPELETIERL paraît ne pas y avoir été retrouvé
depuis: Aude: lle Ste-Lucie (Pt. BENOIST, 30-VIII-1910); Corse : Bonifacio (ryzi·
phorus Frnrori, et un exemplaire non déterminé, tout à fait semblable au type).
Biologie. — Fearon (1910, p. 164 et 172) a vu ce Pompile chassant et traînant
la Malmignatte : Lazrodeczus tredecimguttatus, Théridide vivant sur une toile
irrégulière, au niveau du sol.
P. holomelas Ach. Cosra. —— DALLA Tonna, 1897, p. 294.
L. 5*, 7-14 mm.; Q, 10-15 mm. —— Entièrement noir, ailes très enfu-
mées, à reflets violacés, _tête, pronotum et segment médiaire avec des
(1)Le type de Lrrsumen existe au Muséum; bien qu’en piteux état, il est si caractéristique
qu’on peut fort bien identiiierïespece. Uexemplaire de R. Benoist lui est entièrement identique,
sauf que dans le type, le prothorax est rougeâtre en avant, ce qui est sujet à de nombreuses
variations. Les exemplaires appelés rytiphorus par FERTON lui ressemblent beaucoup, si ce
n’est que leur taille est toujours un peu plus forte (11 mm.), en tout cas ils ne correspondent
nullement à la description de rytiphorus Koun, de Dalmatie.

xrvnrâuoerianns. ·— Pomrxuoaa 267
poils noirs dressés, souvent assez serrés. — Q, ocelles postérieurs plus ,
rapprochés entre eux que des yeux; articles I et Il du funîcule plus courts
que l'écartement des yeux en haut; pronotum court, son bord postérieur
en angle bien net, 3° cellule cubitale plus ou moins triangulaire, le plus
souvent très étroite en haut, rarement aussi large en haut que la 2° cellule `
cubitale; parfois des taches linéaires rouges au bord postérieur des yeux, '
et même au bord antérieur, —— 6, plaque génitale carénée au milieu.
Corse : Bonifacio; Hérault : Montpellier; Aveyron : St-Affrique. — Sud de
l’Europe. Nord de l‘Afrique.
Biologie. — Chasse une Mygale maçonne : Nemesia arenicola. (Fenrox, 1897,
p. 107 [p. 9]; 1901 b, p. 115_ et 121, nymphe iigurée pl. 3, fig. 5).
Vsentré. —- Deux taches rouge sombre sur le 2* tergite abdomiual, et même
parfois 2 très petites en plus sur le 1¤··; dans ce cas, le Pompile est difficile  
distinguer de P. fumipennis, dont le sépare seulement Pécartement des yeux
par rapport à la longueur des premiers articles du funicule.
Hérault : Montpellier; Drôme; Hautes·Pyrénées : Aragnouet. ·
P. plumbeus F. — DALLA Tonmz, 1897, p. 311.
L. 6, 4-7 mm.; Q, 7-10 mm(‘). — Corps et pattes noirs, couverts de
pruinosité cendrée qui, sur l‘abdomen est disposée en bandes apicales
sur les tergites abdominaux, sauf le dernier (2); ailes hyalines, l`apex net-
tement brun. Q, peigne bien développé.
'Poute la France, très commun dans les terrains sablonneux. Toute l'Europe.
Afrique du Nord.
Biologie. — Nxcoms (1888); Fsnrox (1890 b, p. 236 et 292 [p. 6 et 12]; 1897,
p. 105-106 [p. 7-8]; 1901, p. 124; 1911, p. 377 sous le nom de P. pulcher):
Nnztsnx (1900,p. 276-277; 1920. p. 171-180);A¤1.Enz (1906 a, p. 8); Banrmro (1924 b.l
. —- A lacurieuse coutume d’enterrer sa proie dans le sable pendant qu'il creuse
un terrier, va la rechercher ensuite. Proies signalées Lycosa param, villica;
Pardosa hortensis; Evippa arenaria (Lycosides) ; Chirachanthium et Cebrennus
jeunes (Clubionides). _
P. cingulatus Ross:. — DMLA Tonnn, 1897, p. 281.
L. 6, 9-13 mm.; Q, 11-16 mm. — Aspect de P. plumbeus, mais de
taille toujours plus forte; la Q n’a, sur l’abdoxnen, que trois bandes assez
minces de pruinosité cendrée, interrompues au milieu; le 6, 3 ou 4 de
ces bandes, non interrompues et le dernier tergite blanc, tête et devant
du prothorax avec des poils dressés, nombreux.
Var : Callian, Cavalaire, Le Lavandou; Bouches-du-Rhône : Vitrolles;
llérault : Montpellier, Vias, Cette; Corse : Bonifacio; Haute-Garonne : Tou-
(1) Un exemplaire de taille anormale, d'Aigues-Mortes, mesure 15 mm.
(2) Les P. plumbeus Q du nord-ouest de la France (St-Vaast-la-Hougue, par exemple) ont
l'ahdomen sans pruinosité cendrée, celle·ci ne se montrant que sur les pattes; par contre. les
exemplaires du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique ont cette pruinosité beaucoup plus_déve·
loppée que de coutume.

268 FAUNE on rnaivcn. - HYMÉNoP*rÈnEs \
louse; Charentelnférieure : Royan; Vendée : St~Jean de Monts (lvléomcxoiv);
Poitou (d’après Fsaron). -— Sud de l’Europe. Afrique du Nord.
Biologie. —- Fnnron (1890 I2, p. 282 [p. 2], sous le nom de P. luczuosus; 1897,
p. 109 [p. 11]; 1901 b, p. 120; 1910, p. 159). Chasse de grosses Lycoses :Lycosa
mdiata en Corse, L. bi·-impressa en Algérie.
P. sexmaculatus Srmonn. -·— DALLA Tonns, 1897, p. 322. P. venustus
des auteurs.
L. (jl, 4 mm.; Q, 6-10 mm. —— Une pruinosité cendrée très répandue,
comme chez P. plumbeus, formant sur l’abdomen 2 séries de 3 taches.
Espèce caractérisée par la forme du segment médiaire, très abaissée
d’avant en arrière, à bord postérieur convexe, les angles saillants et
aigus (fig. 522). Tibias III assez souvent rouge sombre. Peignes bien
développés chez la Q.
Var:Callian; Bouches-du-Rhône : Marseille; Drôme; Charente-Inférieure 1
Royan; Corrèze : Argentat; Seine-et-Marne : Fontainebleau; Seine-et—Oise :
Bouray. Assez rare. - Europe méridionale.
Biologie. —-FsnroN (1897, p. 114 [p. 16]; 1901 b, p. 124; 1908, p. 571;1911, p. 371
et 377). Proies signalées : Heliop/zanus lineiventris, Phlegra Bresnieri, Evarc/za:
jucunda (Salticides); Thanatus vulgaris, Runcinià lateralis (ThomisideS); ce
sont donc des Araignées de deux familles différentes, mais cependant toutes
errantes.
Pompilus à abdomen en partie rouge.
(Il y des variétés entièrement noires).
~ P. republicanus Koen, 1910, p. 564(‘).
L. 5*, 6 mm.; Q, 7-10 mm. -— Q, côtés du thorax et segment médiaire
couverts de tomentosité blanche; abdomen en partie rouge, mais pas d’un _
rouge franc: souvent l’abdomen presque en entier, mais parfois le 2° ter·
gite seulement, la partie rouge n’étant pas nettement limitée; face et
segment médiaire mats, leurs téguments étant très finement réticulés.
Face convexe, antennes à articles longs, le 2¤ du funicule environ 6 fois
plus long que large, écartement des yeux en haut à peine égal à ce 2° ar-
ticle, plus large que le 3°; ocelles très séparés, les postérieurs plus éloi-
I gnés l’un de l’autre que des yeux; 3° cellule cubitale très peu rétrécie
en haut, presque aussi large que la 2°; segment médiaire très abaissé en
arrière, non strié, mais parfois un·peu ridé sur les bords de la face supé-
rieure; tarsesl sans peigne proprement dit, mais avec quelques épines
le plus souvent couchées. —— 5*, caractères de la Q pour la tête et le
thorax, mais le revêtement du segment médiaire est fait de poils un peu
plus longs, serrés, formant comme un velours blanc très caractéristique;
(4) Je crois utile de préciser la description de cette espèce. Kom. n’en connut pas le male et il
semble d'autre part n'avoir eu que pen d’exemplai1·es; ceux que j'aî examinés présentent quel»
QIIES V3]`l3l.l0llS«

urmémorràaes. — Ponzrxtinaa 269
abdomen noir avec une bande rouge sur le 2° tergite; plaque génitale
naviculaire, avec une toulïe de poils à Fextrémité, le dernier segment est
souvent rentré dans l’abdomen, qui est un peu comprimé latéralement
à la fin ; dernier tergite avec une tache blanche.
Environs de Paris (coll. Muséum, Biomor, 1856), Créteil, le Vésinet (coll. S1-
cam.); Seine-et-Oise : Bouray; Charente-Inférieure : Royan; Aveyron : St-Af-
frique; Basses—Alpes : Scaiïarels (type coll. Fanroy) ; Bouches-du-Rhône : Mar-
seille. Assez rare. — Afrique du Nord. .
Biologie. — Fsnrort (1897, p. 112 [p. 11]; 1910, p. 168, 169 et 172; 1921, p. 357;
en partie sous le nom de P, cinctellus variété). Chasse uniquement des Agélé-
nides, Araignées vivant sur des toiles : Textris coarctata ; Tegenaria agrestis.
P. Spîssus Scmônra. -— DALLA Toune, 1897, p. 324.
L. (5*, 8-9 mm., Q 8-10 mm. — Les Pompilus qui suivent sont d’aspect
très uniforme : noirs avec les 2 premiers segments de l‘abdomen et une
plus ou moins grande partie du 3° rouges. — (ji, plaque génitale étroite, _
très comprimée latéralement, oarénée sur la ligne médiane, à profil arqué,
garnie de poils à Pextrémité (fig. 533-544).
Environs de Paris; Seine-et·Marne: Fontainebleau, Nemours; Seine-et-Oise :
Bouray, Maisons—Laiiitte; Oise : Vannoise; Ardennes : Vendresse; Drôme :
Sierre. Commun — Europe centrale et septentrionale. Paraît plus rare dans
le Sud (‘). ·
Biologie. - Nmtsizlv (1900, p. 276) signale comme proie Salticus sp.?
P. mimltus DAm.n0M. — DALLA Toune, 1897, p. 302. P. ceilularis, ne-
glectus des auteurs.
L. 5*, 6-9 mm.; Q, 7-10 mm. — Q , pruinosité oendrée sur les côtés du
thorax; les hanches et le segment médiaire (2). —- 5*, plaque génitale de
forme très caractéristique : plane, à bords arrondis et garnis de poils
(fig. 532-533). '
Toute la France. Toute l’Europe. Commun.
P. fuscomarginatus Tnonsoiv. — Daria Tonma, 1897, p. 291.·
Q, L. 11-12 mm. ; taille sensiblement plus grande que les espèces
précédentes; ailes plus fortement enfumées, pas de pruinosité cendrée.
Seine-et-Marne : Fontainebleau, 1 Q. —· Europe centrale et méridionale.
Rare.
P. gibbus F. -— DALLÀ Toune, 1897, p. 291. P. trivialzk Daunnoiu.
L. 6-10 mm. — Q, face bien nettement bombée, avec quelques rares
(1) Cité cependant de Naples par cosn et du Languedoc par ltliaouar, mais ces citations deman-
deraient à ètre contirrhées.
(2) L’aspect est celui de Anoplius chalyôeatus, d'autant que la 3· cellule cubitale est aussi
triangulaire, mais les Anopliua se distinguent par les crins du dernier tergite abdominal.

270 mom ns rennes`. —-— nrnénorrisnns
poils, une pruinosité argentée sur les côtés du thorax et le segment mé-
diaire; écartement des yeux en haut plus grand que la longueur des arti-
cles I et ll du funicule. — dh Plaque génitale légèrement carénée sur la
ligne médiane, peu large, avec quelques poils à Pextrémité (fig. 541.-542).
Toute la France. Très commun, paraît plus rare dans le Midi.\- Toute
l’Europe.
Biologie, -- Mimes (cité par Bnsmu, 1882, p. 699); Nicoms (1888, p. 332); Fsnrorz
11897, p. 288 [p. 32]); Anmauz (1903 cz, p. 25); sous le nom de P. triviolis. —-
Proie signalée : Xysticus acerbus (Thomiside). Nicoins a obtenu ce Pompile
d’une Araignée restée très agile.
P. metîculosus Ach. Cosra. —- DALLA Tonus, 1897, p. 301. P. silvanus
KoHL, 1886  
Q , L. 10 mm.; voisin de giàbus (: t1·z'vialis), mais de taille plus forte,
ailes complètement et plus fortement enfumées,1’apex brun; les deux pre-
I miers tergites abdominaux seuls d’un rouge très sombre, souvent même
le bord apical du 26 noir, le rouge passe très rarement sur la base du
as tergite, ou sur les sternites qui sont le plus souvent entièrement noirs;
peigne bien développé, mais ses dents courtes; tête mate, thorax sans
pruinosité argentée ou plombée; yeux bien écartés, leur écartement en
haut supérieur à la longueur des articles I et Il des funicules.
Var: Callian; Pyrénées—©rientales : Banyuls-sur-Mer; Vienne: Vivonne; Seine-
et-Oise : Saclas, Lardy.
Remarque. — Je donne le nom de l’espèce de Cosm à plusieurs Pompiles de
diverses localités, qui ont un aspect et des caractères communs, et ne ressem-
blent à aucune espèce de notre pays; ils concordent bien, par contre, a la des-
cription de Cosm, malheureusement fort courte. Il est possible que le P. silvanus
Korn., décrit de Marseille, en soit synonyme.
· P. unguicularis Tuoiuson. - DALLA Tonnn, 1897, p. 329. P. navusr
Tounmnn.
L. 6-10 mm. - Q, comme gibbus, mais les yeux beaucoup plus
rapprochés, leur écartement, en haut, étant plus petit que les articles
1 —|- 2 du funicule. —- 6, plaque génitale plus large que chez gibôus,
carène médiane plus nette.
Toute la France; moins commun que gibbus. — Europe centrale et septen—
trionale.
P. abnormis Danmaom. - DALLA Toamz, 1897, p. 269.
L. 6-10 mm. -— Q, comme gibbus, mais tête plus ou moins luisante,
antennes assez épaisses et plus courtes. -— 5**, aire pygidiale (fig. 537-538)-
Seine-et·Marne : Brolles; Seine-et-Oise : Bouray; Saône-ét·Loire ; Gray. -—-
Europe centrale et septentrionale.

xivmnxorrianes. — ronxrininan 271
P. Wesmaeli Tnonxsort. —— DALLA Toune, 1897, p. 336. L
L. 6-10 mm. — Q, difficile à distinguer, d‘après certains auteurs
aurait le dernier sternite abdominal légèrement caréné au milieu. —-
(jl, caractérisé, comme le précédent, par un long poil dressé, spiniforme,
au milieu de la plaque génitale (fig. 539-540).
Présence en France certaine, mais non précisée; 1 çi sans localité dans la
_ collection Srcnm.; une variété de cette espèce près de Toulon (d'après Fenron).
Europe centrale et septentrionale. Rare.
Biologie. — Antnnz (1903 a, p. 24); Fenrox (1910, p. 168 el;172). Proies signalées :
Gnop/rosa bicolor (Drasside, sédentaire); Omyptila albimana. (Thomiside, ne
fait pas de toile, mais se tient sous les pierres, comme les Drassides). ‘
Vanirîrii entièrement noire.- Corse : Vizzavona, d Q, collection Feivrox.
Remarque. — Les cinq espèces précédentes, du groupe P. gibbus, sont étroi-
tement apparentées; tout ce groupe paraît nettement septentrional; Frarox,
qui a étudié les Pompîles avec tant d'assiduité, mais dans le midi de la France,
n`en a pas rencontré, sauf une variété de Wesmaeli.
P. vagans Ach. Cosm. — DALLA Tonan, 1897, p. 331. P. 0rbz'talz's I
Cosm.
L. (jl 7-10 mm. Q, 12-15 mm. —— Caractérisé par des taches linéaires,
jaunes, plus ou moins développées, au bord antérieur et postérieur des
yeux et le plus souvent au bord postérieur du pronotum. —— Q, abdomen
assez étroit et allongé, les 3 premiers segments rouge sombre, souvent
plus foncés au bord postérieur; écartement des yeux faible, ocelles plus
éloignés l’un de l’autre que du bord des yeux; peignes bien développés,
mais faits d’épines assez courtes; des poils dressés, fins, assez courts,
peu serrés sur la tète, le prothorax et le segment médiaire; ailes assez
fortement enfumées, plus foncées à l’apex, 3° cellule cubitale très rétrécie
en haut, parfois presque triangulaire; une pruinosité cendrée sur la face,
les côtés du thorax et le segment médiaire. —— 5*, plaque génitale large,
nettement carénée au milieu.
Alpes-Maritimes : Moulinet: Var : Callian, Toulon; Bouches-du-Rhône :
Pas-des-Lanciers, Vitrolles, Rognac; Drôme; Corse : Bonifacio, Bastia. —— Sud
de l‘Europe. Afrique du Nord.
Vxaiéré noire. Abdomen entièrement noir. —- Var: Cavalaire; Pyrénées-()rien-
tales : Amélie-les-Bains; Corse : Bonifacio.
Biologie. - Fsnrox (1890, p. 288 [p. 8] ('); 1897, p. 101 [p. 3]; 1902, p. 519;
1908, p. 565, 569, 571; 1909, p. 414; 1911, p. 377). Ce Pompile chasse des
Nomesia, aussi bien en Provence qu`en Corse ou en Algérie : N. badia, Ferzoni, ·
Mandersjernae; Fnnrox a noté que, lorsque la Mygale maçonne a un terrier
à deux entrées, le Pompile se présente d’abord à l'une, soulève le clapet et
tente de faire sortir l‘.\raignée, puis il se précipite à la seconde entrée par ou
l‘.\raignée pourrait s’enfuir; parfois il creuse le sol pour arriver jusqu‘à
(1) Le Pompile que Fxzmou appelle là P. vagans, chasseur de Lycosoidea, est P. e/fodiens Fnnrom.

272 FAUNE ou rnaivcn. — Hvmxâxorrùnas
l’Araignée, il la paralysé, y dépose un œuf, et la laisse dans son terrier, où
elle se réveille peu après et reste active pendant·le développement de la larve.
· Il est à noter que toutes ces Nemesia sont du groupe dont l’opercule du terrier
est mince, et non appliqué en biseau à l'ouverture; c’est le contraire pour les
Pedinaspis (voir page 255).
P. fumipennis Zuvrnnsrnnr. —- DALLA Tonus, 1897, p. 290.
L. 5*, 9 mm.; Q, 11-15 mm. — Q noire, les deux premiers segments
de Pabdomen, et parfois une partie du 3° rouge clair; tête, thorax et
segment médiaire assez fortement couverts de poils noirs dressés; tête
grosse, face plate, écartement des yeux en haut égal à la longueur des
articles I -|— Il du funicule; peignes bien développés, faits d'épines
longues; ailes assez fortement enfumées, brunes à 1’apex, la 3** cellule
cubitale trapéziforme, large en haut (fig. 529). ·— Cïb Plaque génitale
large, ligne médiane formant une carène, mais non saillante, bord posté-
rieur en angle obtus (fig. 534-536). ·
Seine-et-Marne : Fontainebleau; Seine-et-Oise : Saclas; Ardennes: Ven-
dresse; Loire-Inférieure : Le Pouliguen; Puy-de-Dôme ala Bourboule; Ardèche :
La Louvesc; Hautes-Alpes : St-Véran; Dordogne : Larzac; Pyrénées-Oriem
tales : Saillagousse. Paraît ne pas se rencontrer en Provence, et rechercher
plutôt les pays froids. - Europe centrale et septentrionale.
Biologie. — Nxntsmv (1900, p. 277); Anmznz (1903 a, p. 16). Proies signalées :
Drassodes pubescens, Gnaphosa lucifuga, Chiracanzhium Zapidicolens et erra-
zicum (Drassides et Clubionides sédentaires); Lycosa pulverulenta et terricola,
Aelurillus insignitus (Lycosides et Salticide, errantes).
P. consobrinus DAnx.noM. - DALLA Tomas, 1897, p. 282.
5* Q, des poils noirs, peu serrés, sur la tête, le clypéus, le pronotum
et le segment médiaire; les 2 premiers segments de l’abdomen rouge
clair. — Q, peigne bien développé, articles du funicule longs et étroits,
Fécartement des yeux en haut à peine égal au 2° article. — 5*, plaque
génitale avec une forte carène médiane, plus élevée en son milieu.
Présence en France probable. — Europe centrale. Rare.
P. colpostoma Kom., 1886, Verh. z.-b. Ges. Wien, p. 327.
Q , L. 8 mm.; du groupe de gibbus, mais caractérisé par des poils noirs,
dressés, forts et serrés, sur la tête, le prothorax et le segment médiaire;
clypéus largement arqué en avant (fig. 528); pas de pruinosité cendrée ou
argentée; 3° cellule cubitale large en haut, presque carrée; peignes bien
développés, dents assez longues, mais fines.
Hautes-Alpes: S'-Véran, 1.800 m. d’alt. (R. BENOIST, 1 Q, le 5-Vlll-
I 1923). — Décrit du sud de la Suisse.
P. pectinipes VAN msn LIMJEN. — DALLA Tonus, 1897, p. 309.
L. 5*, 7 mm.; Q, 7-10 mm. —— Q, tête large, front peu bombé, yeux

rirniéxorrisnns. -— romrtnroarz 273
bien écartés, leur écartement en haut égalé les articles Il -)- Ill du funi-
cule; antennes épaisses. à articles courts; pruinosité cendrée sur la face,
les côtés du thorax, les hanches et le segment médiaire; ailes enfumées,
brunes à l‘apex; bord postérieur du pronotum régulièrement arrondi en
arc, ne formant pas un angle; abdomen : les 2 premiers tergites et la
base du 3° rouge sombre, le plus souvent vaguement noiràtres au bord °
postérieur; peignes bien développés, à dents longues. — (5*, pronotum
comme chez la Q ; aire pygidiale carénée au milieu.
Toute la France. Assez commun. Toute l’Europe.
Vanièré : abdomen entièrement noir. — Var : Callian, Cavalaire.
Biologie. — Fizwrox (1901 b, p. 116 et 121; 1902, p. 519;1905, p. 73), a établi que
ce Pompile est parasite, ou plutôt ravisseur, d’autres Pompiles du genre Epi-
syron; il découvre leur terrier,· creuse la terre pour arriver à l’endroit ou ce
dernier a déposé sa proie et son œuf et lui substitue son propre œuf; le parti- .
nipes a les tibias l armés d’un peigne puissant, alors que, en général, les para-
sites ne possèdent pas les organes de travail normaux. ·
Vamémê campestris \Vssms1.. - Da1.1.A Tonma, 1897, p. 309. P. ·calcatus
Tooaxxsn.
Très voisine de pectinipes, mais la nervure cubitale de l’aile postérieure
aboutit avant l`origine de la cellule anale (fig. 531).
Même répartition que la forme typique, mais beaucoup plus rare.
P. proxîmus Dannnom. — DALLA Toune, 1897, p. 313.
Q. L. 11 mm.; taille plus grande que pectinzpcs; pruinosité cendrée
moins développée, à la place, sur le segment médiaire, une pruinosité
rousse; poils de la tête et du thorax plus nombreux et plus forts. — ·
Cf. Aire pygidiale fortement carénée (d’après Daumioiu).
Charente-Inférieure : Royan. — Europe méridionale et centrale. Rare.
P. Magrottii Kont. — DALLA Tonus, 1897, p. 300.
Q. L. 10-12 mm.; corps allongé et cylindrique; remarquable par l’al··
longement du pronotum, qui est presque aussi long que large, et aussi
long que le mésonotum (fig. 525); articles des antennes courts et épais,
2* article du funicule égal en longueur au scape et au 3°; front plus bombé
que chez les espèces précédentes, tempes fortes;tête, prothorax, segment
médiaire glabres, sans pruinosité cendrée; peignes bien développés.
Maine-et-Loire: St·Rémy-la-Varenne (1 Q); Seine-et-Marne : Fontainebleau
(coll. Fsurov); Charente-Inférieure : Royan. — Italie; sud de la Suisse; Cons-
tantincple. - Très rare. . ·
.18- ·

274 FAUNE DE rmmcn. ——· HYMÉNOPTÈRES
G. WESMAELINIUS Ach. Cosm
[Homonoms Daemon].
Fig. 545. -—- Toutes les griffes des pattes bifides. Tête globuleuse, le clypéus
enfoncé par rapport à la face, bord postérieur de la tête coupé droit, formant
çîiw èi l   '·i‘2î·°·i*"'
~·. i / A
lï
Fm. 545. -— Wesmaelinius sanguinolentus Q >< 5; la tête est relevée, mais dans la position
naturelle elle est inclinée en avant (voir fig. 553).
une carène saillante, où le prothorax vient s’encastrer sans cou; prothorax
long; segment médiaire large, son bord postérieur échancré, ses angles denti-
formes, son échancrure emboîtant l’abdomen.
W. sanguînolentus F. —— Pompilus sanguinolentus DALLA Tomze, 1897,
p. 320. — Salius bidens LE1>EcE1·1En (‘).
L. 6,5-8,5 mm. - (jl, entièrement noir, les téguments de l’abdomen
avec, parfois, des reflets métalliques.- Q (fig. 545), pronotum et seg-
ment médiaire rouge de sang, le restant noir, sauf les eperons des tibias,
qui sont jaune pâle; ailes légèrement enfumées.
Bouches-du-Rhône : Endoume, Miramas; Corse : Bonifacio; Drôme : Nyons;
Vaucluse; Allier : Broût-Vernet; Haute-Saône : Gray; Marne : Champileury;
Vienne : Chasseneuil (coll. Fnnrox); Finistère : Audierne (coll. Mâomcmox);
Seine-et-Oise : Poissy. — Presque toute l’Eur0pe. Assez rare.
Biologie. —— Fnarori (1897, p. 116 [p. 18]); ADLEM (1900, p. 194; 1903 a, p. 33;
1906 a, p. 7). Fsarorz l'a obtenu d’une coquille d’Escargot barricadée avec des
brindilles et de la terre.
(1) Synonymie établie d’après le type de LE1>rx.E1·n:rl.

HYMÉN01=·rÈnEs. - POMPILIDAE 275 '
G. FERREOLA LEPELETLER.
Fig. 546. —- Tête assez fortement comprimée d'avant en arrière, son bord
postérieur tronqué droit, mais beaucoup moins anguleux que chez Wesmacli-
nius; face bombée au-dessus des antennes; clypéus concave, assez étroit
laissant largement voir le labre (547); ocelles très séparés les uns des autres.
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ct''é   iéii   `
Fm. 546. —Fc1·reola thoracica Q >< 5.
Thorax tronqué droit en arrière, ses angles très nets, les bords postérieurs
portant en dessous de l'angle une ou deux saillies arrondies (fig. 548), ligne
médiane du segment médiaire avec une carène arrondie, qui dépasse le bord
postérieur et qui est elle-même creusée d’un sillon longitudinal (fig. 548). Ailes :
3** cellule cubitale assez large, rétrécie en haut, mais non triangulaire. — ci'.
Antennes à articles, à partir du milieu, dilatés à la base (549); ailes hyalines ou
presque. - Q. Dernier sternite abdominal non caréné longitudinalement, à.
surface arrondie; ailes assez fortement enfumées; corps noir avec presque
toujours une ou plusieurs parties rouge vif.
Biologie (voir F. thoracica, p. 276).
TABLEAU mas Espèces.
Femelle.; (').
— Segment médiaire et les deux premiers tergites abdominaux
rouges ................. F. thoracica
— Segment médiaire seul rouge ...... . . F. Lichtensteini
(1) Seul le 0* de F. lhoracica est connu.

' i   FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
F. thoracica Rossi. — Pompilus ursus et var. t/zoracica DALLA Tomas,
1897, p. 330-331. — Ferreola ursus F . et auteurs.
L. 5*, 6-11 mm. ; Q, 9,5-14 mm. —— 5* entièrement noir avec une bande
orangée sur le 2° tergite abdominal, et une tache blanc d’ivoîre sur le
C -' O .
à) O
547 550 552 .
\.__/ i
” \ .· •
549   · · `
553
F10. 547 à553. -— 547. Ferreola Q, tête vue de 1’avant. — 548. idem, segment médiaire. —
549. Ferreota 5*, antenne. ·- 550. Platyderes Q, tète vue de Pavant. — 551. idem,, seg-
ment médiaire. — 552. Platyderes 5*, tete et prothorax. — 553. Wesmaelinius sangui-
nolentus Q, partie antérieure du corps, vue de profil.
dernier te1·gite;pilosité argentée sur le clypéus, la face, le pronotum en
. partie, les côtés du scutellum, le postscutellum et le segment médiaire;
ailes hyalines; pattes noires. — Q (fig. 546) noire, le segment médiaire et les
2 premiers tergites abdominaux rouge clair, la bande du 1°' tergite échan-
crée en arrière, et parfois divisée en deux taches; ailes enfumées.
Aveyron: St-Affrique; Savoie : Moutiers; Isère : Oisans (coll. Giaaun); Cha-
rente-Inférieure : Royan; Seine·et-Oise 2 Maisons-Laffitte. — Europe centrale
et méridionale. '
Vnmxêrrl (?). Fanroiv a trouvé à Bonifacio des exemplaires tout noirs, qui sont
peut—être une variété noire de F. thcracica.
Biologie. -- Bnxvrnau (1878); Fnivroiv (1907, p. 570, sous le nom de F. szygius),
Bsnnmvn (1925 a, p. 39). Chasse des Eresus niger Q, c’est-à·dire vivant dans
un terrier, ou bien 5*, errant; la proie reste agile et vit avec l'œuf, puis la larve,
sur le dos, soit qu’elle n'ait été paralysée que passagèrement, soit qu’elle ne
l’ait pas été du tout.
I F. Lichtensteini Tounmnn, 1895, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. X1.
Q . L. 10-16 mm. - Caractères de thoraciczz, dont elle n`est peut-être
qu’une variété, mais seulement le segment médiaire rouge; abdomen
entièrement noir; ailes fortement enfumées. — 5* inconnu,
Hérault : Montpellier (d’après Touaman, et un exempl. dans la collection
I

HYMÉNo1-*rÈaEs. - POMPILIDAE 277
S1cx11»:L); Bouches-du-Rhône : Miramas (coll. Fsurox) : Vaucluse : Mérindol (1)
(coll. nr: GAULLE). Très rare. ·
G. PLATYDERES Gurîmx.
Très voisin de Ferreola, mais s'en distingue par le clypéus plat, long,
dépassant le labre (fig. 550); segment médiaire largement échancré en arrière,
ses bords postérieurs saillants et tranchants (551). Q, dernier tergite abdomi- `
nal légèrement caréné longitudinalement sur la ligne médiane.
P. stygîus (“) Achille Cosm. — Pompilus stygius DALLA Tonus, 1897,
ip. 325. P. retusus A. Costa. Non Ferreola stygius Ferton.
Q. L. 10-12 mm. Entièrement noire; ailes assez fortement enftimées;
[extrémité de Pabdomen un peu comprimée; pas de peignes. -— 5*, L.
10 mm., tête très étroite (fig. 552), antennes courtes; ailes et segment
médiaire comme chez la femelle; plaque génitale saillante.
Corse : Bonifacio; Bouches-du-Rhône : Vitrolles;Aveyron : S'-Affrique;
Charente·Inférieure : Royan; Hautes-Alpes :Serres (1 (5*, coll. Vacnlt). —-
Connu aussi d’Italie.
G. PLANICEPS LATREILLE .
Q (fig. 554). — Deux cellules cubitales. Tête très plate et allongée, yeux éga-
lement très allongés, plus de 4 fois plus longs que larges (555) ocelles placés
au bord postérieur de la tête; prothorax allongé, plus long que large; hanches
fortes, surtout les hanches I; fémurs I très dilatés; abdomen légèrement com-
primé emarrière; tibias I sans peignes. — C', tête moins allongée, plus glo·
buleuse; prothorax moins long que large, ses côtés non parallèles, mais con-
vergents en avant; fémurs I normaux.
Biologie (voir plus loin).
TABLEAU ons Espèces.
Mdles.
·- Pattes lll en partie rouge; taille au-dessus de 6 mm .... .
................... P. Latreîllei
— Pattes Ill noires; taille au-dessous de 6 mm .... P. fulviventris
(1) Il y a aussi un Mérindol dans la Drome, Yétîquette de la collection nx-: GAULLE ne dit pas
duquel ll s’ag1t.
(2) C'est à tortqn'on a placé cette espèce dans le genre Ferreola; elle a bien les caracteres
fondamentaux des Platyderes.

278 FAUNE ne FRANCK. ——- HYMÉNOPTÈRES
Femelles.
1. Abdomen noir et rouge; pattes Ill noires ........ 2
— Abdomen entièrement rouge; pattes Ill rouges . . P. fulviventris
2. Deuxième article du funicule plus de 2 fois plus long que large
(Hg. 556); fémursl très fortement dilatés (557) . . . P. Latreillci
— Deuxième article du funicule moins de 2 fois plus long que large
(fig. 558); fémurs I moins fortement dilatés (559) ......
' ............. P. fulviventris var. helveticus
 , ms '
  ''r' """ ""“` '^ ·····*'*'     " `”"*"·  F W-V »>;&· ·ë¤
      " "îl   ··v-   ·
F1o.554.—-Plamlceps Latreillei Q >< 5.
P. Latreillei VAN DER L1NoEN. -— Pompilus plazziceps DALLA Toune,
1897, p. 311.
L. çi, 9mm.; Q, 11-13 mm. — Q (fig. 554), entièrement noire, les 2
ou 3 premiers segments abdominaux rouge très foncé; ailes fortement
enfumées; antennes rougeâtre très foncé; téguments portant une très
fine pruinosité rouge de rouille; fémurs I très dilatés (557). — 5*, très
- I grêle, noir, les fémurs et tibias Ill, et souvent les tarses plus ou moins
rouges.
Bouches-du-Rhône : Marseille, Pas-des-Lanciers; Var : Carqueiranne, la
Sainte~Beaume (coll. FERTON). Rare. — Espagne : Barcelone (coll. Ernest
AN¤nÉ). Italie (d’après DIAGRETTI). Algérie 2 Djidjelli (coll. FERTONL
P. fulviventris Cosu. — Pompilus fà DALLA Tonnxz, 1897, p. 290.
L. 5*, 4-5 mm., Q , 6-10 mm. —- Q , comme la précédente, mais abdo-
men rouge clair, avec parfois le bout du dernier segment noir, pattes Ill

nYM1iN0i>·rÈn1~:s. — POMPILIDAE 279
également rouges, en tout ou partie; tête et prothorax un peu moins
allongés; fémurs I moins dilatés (tig. 559), antennes (558). —— (ji très
petit, entièrement noir.
Corse : Bonifacio. Sardaigne (type).
555 ï
557
558
559 sas
\
Fm. 555 à 561.- 555. Plcmiceps·Latreillei Q, tète vue de profil. —- 556. idem, premiers
articles de l'a.ntenne.- 557. idem, patte I. -558. P. helveticus Q, premiers articles
de l’antenne.—559. idem, patte I. --560. Pttmiceps, partie de l’aile. — 561. Aporus,
idem.
Vmmârù helveticus Toumvxnn, 1889, p. 132. - Q. L. 7-10 mm. Noire, avec
seulement les premiers segments de l’abdomen rouge sombre; pattes entière-
ment noires.
Bouches-du-Rhône : Marseille, Rognac, Simiane, Aix-en—Provence; Var :
S'-Cyr, Callian; Alpes-Maritimes : Nice; Hérault: Montpellier; Landes : S`-
Sever; Corse : Bonifacio. Assez rare. — Suisse U). Algérie : Djidjelli (coll. Fen-
rora), Oran (col]. Ernest Annmâ), Atfreville (coll. ne GAULLE).
Biologie. - Fanion (1897, p. 120 [p. 22}; 1901 b, p. 121) a trouvé les mœurs de
ces deux formes identiques ce qui, joint à la ressemblance morphologique, 1’a
amené à considérer helvezicus comme synonyme de fulvivenzris; je crois qu’on
peut conserver la première comme variété de la seconde. Fmrron a vu cette
espèce chasser des Nemesia (Mygales maçonnes) tant à Marseille qu’à Boni- .
facio, dans cette dernière localité Nemesia Imdia est la proie favorite; le Plani-
ceps pénètre dans le terrier de la Mygale en soulevant le clapet s'il y a lieu;
mais le terrier possède une autre ouverture, par où 1'Araignée s`enfuit lorsque
son ennemi entre. Si le Planiceps réussit à rejoindre et à paralyser la Neme-
sia, il la dépose et y place son œuf dans le terrier propre de l‘Araignée, sans
en creuser un lui-même. '
(1) Le nom spécifique semble Pindiquer, mais Totmmzn ne le dit pas expressément.

280 FAUNE nn rmmcn. —- HYMÉNOPTÈRES
G. APORUS SPINOLA.
Fig. 562. ——Deux cellules cubitales; la 2° nervure récurrente aboutitjuste sur
le point d‘insertion de la 2** nervnre transverse-cubîtale, ou à peu de distance
(fig. 561). Q> P1‘0thorax allongé, comme chez Planiceps, aussi long que large,
'~ `\   / i` F
,’  ~—» Q., [ V —— "   r
5   I;   È.,
» `. \
i\   Ã W
  \
•FlG· 562. - Aporus unicolor Q >< 5.
ou à peine plus court; face longue, mais moins que chez Planiceps, tête non
aplatie, bombée au niveau des antennes; articles des antennes assez courts et
épais, scape aplati et dilaté. Abdomen comprimé aux derniers articles. - Le
0* n`a pas les caractères de la Q, sauf pour les ailes.
A. unîC0l0I‘ SPxN0LA. — A. unicolor —|-Izicolor SPINOLA. —-Pompilus unzl
color DALLA Tonus, 1897, p. 329.
L. 5*, 5-6 mm.; Q, 6-11 mm. — Q (fig. 562), prothorax revêtu de
pruinosité rousse; abdomen noir, les 3 premiers tergites en plus ou moins
grande partie rouge très sombre; ailes fortement enfumées; pattes noires.
- (j‘, grêle, entièrement noir, avec une pilosité à reflets argentés sur les
côtés du thorax, fémurs III souvent tachés de rouge sur la face interne;
prothorax non allongé; ailes comme la Q, mais hyalines, sauf à l’apex.
Toute la France. Toute l'Europe. Assez commun.

` HYMÉNOPTÈRES. —— POMPILIDAE 281
G. EVAGETES LEPELETIEK (‘).
Deux cellules cubitales, la 2° recevant les deux nervures récurrentes (fig. 563-
564). Aspect d’un Pompilus, prothorax non allongé, pronotum plus large que
563  
564 .
567
.. ...,·.. 565
 
568
F10. 563à 568. -563. Aile de Evagetes bicolor. —-· 56â. Aile de Evagetes laboriosus Q. -
565. Antenne de E. bicolor. —- 566. Antenne de E. fllicornis Q. -567. Tibia Ill de Prio-
cnemis Q'. — 568. Tibia. lil de Pompilus O'.
long; tête de la forme ordinaire de celle des Pompilus. — Q, abdomen non
comprimé postérieurement, le dernier sternîte au contraire assez large.
(1) Ce genre a été mis en doute par divers auteurs. cependant les caracteres de la longueur du
pronotum, et celui de la nervulation des ailes sont constants.
Lr:l>m.m·m:n, dans la description du genre. dit que les nervures récurrentes aboutissent dans la
·2• et la 3· cellule cubitale (certains auteurs désignaient sous ce nom Yespace entre la 2* cubi-
tale et le bord de l'aile). Mais il y a erreur de sa part, car dans les exemplaires de sa collection,
les 2 nervures aboutissent bien à la 2· cellule cubltale. `

282 raoxs DE rnaivcn. — nYM1âNo1>1·ÈaEs
'l`.xsLEAu mas Esrizcns.
1. Antennes assez courtes, épaisses; le 2° article du funicnle moins
de 2 fois aussi long que large (fig. 565) ...... E. bicolor
—— Antennes longues et fines; le.2° article du funicule au moins
4 fois plus long que large (fig. 566) .... . ...... 2
2. Deuxième cellule cubitale plus large à la base que haute; pas
de bandes de pruinosité blanche sur l’abdomen ......
................... E. filicornis
` — 2* cellule cubitale aussi haute ou plus haute que large à la base
(fig. 564); des bandes de pruinosité blanche sur l’abdomen . .
................... E. lahoriosus
E. bicolor Lnrnnsrxsn. — Aporus duôiua VAN man L1NnsN, et Fnnrorz en
partie. — Pompilus mttus DALLA Tonus, 1897, p. 315.
L. 5*, 5-7 mm.; Q, 6-9 mm. — Q , tête et thorax noirs avec une prui-
uosité à reflets argentés sur le clypéus, une partie de la face, les hanches,
les côtés du thorax, le postscutellum et le segment médiaire; une prui-
nosité sur une partie des premiers tergites abdominaux; abdomen noir,
les deux premiers segments et une partie du 3*’ rouge vif. Ailes légère-
ment enfumées dans la moitié basale, davantage à 1’apex; la 2E nervure
récurrente aboutit bien avant l’insertion de la 2C nervure transverso-cubi-
tale, 2** cellule cubitale trapézoïdale, très large à la base (fig. 563);
` antennes courtes et épaisses (565). — 5*, comme la Q , mais plus petit et
plus grêle, abdomen plus ou moins teinté de rouge.
Environs de Paris, commun; Seine-et-Oise : Bouray; Seine-et-Marne : Fon-
tainebleau; Eure :Pont-de-l`Arche; Marne : Champfleury; Aisne : Chierry;
Ardennes; Corrèze : Argentat; Dordogne : Larzac; Maine-et-Loire : Angers;
Bouches-du-Rhône : Rognac, Vitrolles. Probablement toute la France. - An-
gleterre. Suisse. Italie.
Biologie. — Fsaron (1897, p. 19-20 [p. 117-118]; 1901 lr, p. 125; 1910, p. 173;
1921,p. 355); sous le nom de A. bicolor et deA. dubius). — Chasse des Araignées
de la famille des Drassides : Ptcrotricha exornaza, Gnap/zosa alacris.
E. filicornis 'I`o¤umea (1) 1889, p. 64 et 155.
L. 5*, 6 mm.; Q, 7-11 mm. — Q, aspect de P. bicolor, s’en distingue
par la forme des antennes (fig. 566). Le rouge des premiers segments
abdominaux a une tendance à disparaître et il y a des exemplaires dont
l’abdomen est entièrement noir (Aporus dubius Fnnron, en partie). -— 5*
fréquemment noir en entier.
Bouches-du-Rhône : Rognac, Pas-des-Lancîers, Marseille; Var : Bandol,
(1) Je conserve le nom de Toumizn, bien que la description de cet auteur soit insufûsante; mais
sur plusieurs points, elle s’appl1que assez bien à Yespèce que j’envisage.

nvmxâxvoiwiznss. - scontime 283
Toulon; Dordogne : Larzac. — Suisse : Peney près de Genève (d'après
Touxuvœn).
Biologie.- Fenrov a confondu cette espèce avec la précédente sous le nom
de Aporus clzibius et bicolor et une partie de ce qu`il en dit s`applique à E. /ili~
cornzs.
E. lahoriosus Ferron ('), 1897, p. 118 (p. 20).
L. 6*, 4 mmz; Q, 6 mm. ——- Taille petite; corps entièrement noir avec,
sur les premiers tergites abdominaux, une bande apicale de pruinosité
argentée, cette même pruinosité se retrouve sur la face, les côtés du
thorax et les hanches. Ailes hyalines, l’apex fortement enfumé. Antennes
très grêles, les articles du funicule longs (voir fig. 566). Forme de la
2° cellule cubitale tout à fait caractéristique (564).
Bouches-du—Rhô¤e : Pas—des-Lanciers, Marseille, Simiane; Var : Toulon;
Corse :Bonifacio. — Algérie. Tunisie.
· Biologie. — Fnnrox (1897, p. 118 [p. 20]: 1914, p. 1051 a vu ce petit Pompile _
chasser de jeunes Lycoses ou des Salticides : Evarcha. jucunda, c’est—à-dire
des Araignées errantes; il a obtenu l’E. laboriosus de coquilles d'Escargot, et
signale qu`il ne creuse pas de terrier, mais utilise souvent des terriers aban-
donnés d’autres Insectes.
F. SCOLIIDAE `
Voisines morphologiquement des Muzillidae. Pattes fortement dilatees, gar~
nies de poils et d’épines, adaptées à la fonction de fouissage. Téguments gla-
bres, ou' modérément garnis de poils, ornés de dessins dus aux téguments et
jamais, chez la femelle, produits par des poils colorés. 1*** et 2° sternites abdo-
minaux toujours fortement séparés par une dépression profonde.
d'. Toujours ailé, son abdomen prolongé par un crochet coudé, ou par un
crochet réduit, ou par trois pointes.
Q. Segments du thorax toujours bien nettement séparés. Ocelles toujours
présents. 2* segment abdominal non beaucoup plus grand que les autres. Une `
forme aptère(1VIet/loca) et une à ailes très réduites lMy:ine lineata).
Biologie. —- Les Scoliides sont essentiellement prédatrices de larves de Coléop·
tères principalement Lamellicornes. Les femelles ne construisent pas de nids,
elles pénètrent dans les amas, ou le bois, où vivent ces larves, les paralysent,
et y déposent un œuf. Elles ne transportent jamais leurs proies.
Dans les pays tropicaux, on leur a fait jouer un rôle économique en utilisant
certaines Tiphia ou Scolia pour combattre des Colèoptères nuisibles. ·
(I) L’Aporus pumilus Achille Cosu devrait peut-être prendre le nom de cette espèce, mais ll
n’est connu que par le male eion ne peut se faire sur lui une opinion definitive.

284 FAUNE DE FRANCE. —- HYMÉNOPTÈRES
TABLEAU DES GENRES.
JWJZBS.
1. Nervures atteignant le bord des ailes, ou presque (fig. 569 et 572);
abdomen allongé, cylindrique, étranglé entre chaque segment, le
dernier segment prolongé par un assez long crochet coudé vers le
haut (571). .................. 2
— Nervures s’arrêtant bien avant le bord des ailes, laissant un
large espace vide (576 et 589); abdomen assez court et large, non
étranglé entre les segments, le dernier segment prolongé par une
courte pointe ou par trois pointes non coudées (577 et 591). . . 3
2. Deux cellules cubitales ; nervures atteignant le bord de l’aile; corps
entièrement noir, sans dessins jaunes (569). . G. Methoca, p. 285 -
— Trois cellules cubitales; nervures s`arrétant un peu avant le bord
de l’aile; corps noir avec des dessins jaunes sur le thorax et l‘ab-
domen (fig. 572) ........... G. Myzine, p. 286
3. Stigma large; abdomen prolongé par une courte pointe; corps
entièrement noir (fig. 576) ........ G. Tiphia, p. 289
— Stigma étroit,. linéaire; abdomen prolongé par 3 pointes fines
(fig. 591); abdomen toujours taché de jaune ........ 4
4. Une seule nervure récurrente et une cellule discoïdale (fig. 592)
................. G. Scolia, p. 295
— Deux nervures récurrentes, deux cellules discoïdales (fig. 595) .
.................. G. Elis, p. 300
Femelles.
1. Aptères (fig. 570) .......... G. Methoca, p. 283
—— Ailées (les ailes réduites à des moignons chez Myzùze /z'/zeata). . 2
2. Ailes réduites à des moignons, ou bien nervulation très particu-
lière, avec une 2° cellule cubitale petite, pédiculée, la 3° très
grande. Téguments presque glabres, lisses. . G. Myzine, p. 286
—— Ailes normales. Téguments fortement garnis de poils et ponctués. 3
3. Stigma large;celule cubitale ouverte àl’extrémité (fig. 580); corps
entièrement noir .......... G. Tiphia, p. 289
— Stigma réduit, linéaire; cellule cubitale fermée à Yextrémité
(fig. 579); abdomen toujours taché de jaune ........ 4
4. Une seule nervure récurrente, une cellule discoïdale (fig. 592).
................. G. Scolia, p. 295
-— Deux nervures récurrentes, deux cellules discoïdales (fig. 595)
.................. G. Elis, p. 300

nméxorrianes. — scotuoxs 285
G. METHOCA Lunsrtts.
O" ailé, deux cellules cubitales, les nervures atteignant le bord des ailes; seg-
ments abdominaux légèrement séparés par un petit étranglement; extrémité de
Vabdomen prolongé par un crochet coudé vers le haut (fig. 569 et 571). _
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F10. 589 à 571. —— 569. Jlelhoca ichneumrmides 6 X 5. — 570. idem, Q X 5. — 571. idem,
5*, extrémité del’abd0men vue de protîl.
Q aptère, ressemblant à une Mutille Q, mais entièrement glabre, segments
du thorax distincts et bien séparés, le milieu du thorax très étroit, sur laiface
dorsale (fig. 570).
Dîmorphisme sexuel très prononcé. ·
Biologie. — Chassent des larves de Cicindèles(‘).
(1) Ceci est vrai non sculementpour Vespèce européenne, mais aussl pourles espèces exotiques
ainsi qu’il ressort des belles études de F. X. Wxttums (1919, p.1a-79).

286 FAUNE on FRANCE. — rrvnréxorrianns
M. ichneumonides LA1*nr·:xL.LE. — DALLA Tomas, 1897, p. 2.
5* (fig. 569). L., 5,5-12 mm. Entièrement noir, téguments brillants,
couverts d‘une fine pubescence blanchâtre; ailes hyalines, avec un gros
stigma noir. -- Q (fig. 570). L. 4-8 mm. Téguments lisses, très bril-
lants. Tête noire, antennes rouges, les derniers segments bruns; maudi-
, bules rouges; thoraxet pattes rouges, les pattes parfois un peu tachées
de brun; abdomen noir, le dernier segment souvent rougeâtre.
Toute la France. Toute l’Europe. Afrique du Nord. Rare partout.
Biologie. — Annnnz (1903 I2, p. 255) a découvert que la Mezhoca paralysait les
larves de Cicindèles (Coléoptères) dans leur terrier. Cette observation a été ré-
pétée par Anmaaz (1906 6), BoU\vMAN (1908, 1909, p. 284), CHAMPION (1914 et 1915) et
Wrttians (1919), ce dernier pour les espèces des Philippines. La Mezhoca pique
la Cicindèle sous le cou etau thorax, la proie est immobilisée immédiatement, et
un œuf est déposé sur la face ventrale. Bouwmn a suivi le développement de
l‘oeuf. Le terrier est rebouché par la Met/loca après la ponte.
— G. MYZINE LATRMLLE.
Dimorphisme sexuel très prononcé (les espèces exotiques ne sont, en génè-
ral, connues que par le sexe Q', les Q étant attribuées à un genre différent).
G', (fig. 572). Corps allongé, tête subpentagonale, antennes cylindriques, lon-
gues, ailes normales, à trois cellules cubitales, nervures n’atteignant pas tout
à fait le bord de l‘aile, stîgma opaque; articles des pattes non dilatés; abdomen
à segments séparés par un étranglement et terminé par un cr0chet(574).
Q , (fig. 573). Corps plus trapu, tête carrée, antennes courtes; ailes à nervu-
lation anormale (573), ou bien réduites à des moignons; pattes à articles forte-
_ ment dilatés.
TABLEAU mas Esriacns.
1. (<j‘). Téguments ponctués; antennes longues ; angles antérieurs du
pronotum bien nets. Abdomen long, cylindrique, étranglé entre
· les segments, le dernier prolongé par un crochet coudé en haut
(fig. 572 et 574) .... . ...... M. tripunctata 6
—— (Q). Téguments lisses: antennes courtes, à articles plus larges au
sommet qu’à la base; thorax à cou prolongé, à angles antérieurs
très arrondis; abdomen large et court sans étranglement entre les
segments (fig. 573 et 575) .............. 2
2. Ailes bien développées. Espèce commune (fig. 573) ......
................ M. tripunctata Q
— Ailes réduites a des moignons (fig. 575). Espèce rare .....
................. M. lineata Q

ixrniiàivorrianias. —— SCOLIIDAE 287
M. tripunctata Rossi. — DALLA TORRE, 1897, p. 128. M. geniculata
Pmmxs, (non Bnunuâ).
Ci'. L. 7-15 mm. (Fig. 572). — Noir, avec le clypéus et les mandibules ’
jaunes; une`bande jaune au bord postérieur du pronotum, souvent une
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Fia. 572 à 574. — 572. Mlyzine tripunolata g' >< 5. —- 573. idem, Q x 5. --574. idem,
0*, extrémité de Pabdomen, vue de profil.
tacl1e jaune près de chaque angle antérieur du prothorax et une sur les
mésopleures; une bande jaune au bord postérieur des 6 premiers tergites
abdominaux, ces bandes dilatées au milieu et sur les côtés, prolongées sur
les sternites. Ailes hyalines. Pattes jaunes, les fémurs noirs sauf l'extré-
mité, les tibias ll et Ill noirs au milieu. Corps couvert de poils blanchâ-
tres, surtout la tête et le thorax. — Q (fig. 573), L. 5,5-10 mm. Tête noire,

288 l mons ne ruxncn. — rxvmiàivorrianss
mandibules et antennes brun noirâtre; thorax et abdomen noirs, avec le
prothorax, les deux 1°" segments abdominaux, et la moitié du 3° rougeàtres;
pattes noires, les tarses rouges. Ailes à nervulation très réduite; pas de cel-
lule radiale, 2** cubitale très petite, pédiculée, 3** cubitale très grande,
stigma rond. Ocelles représentées par des traces.
VAn1É·rÉs. - La Q est variable de couleur : on rencontre des exem-
· plaires entièrement noirs, d’autres, ceux de Corse surtout, à abdomen
entièrement rouge (comme M. erythrura Cosm, d’ltalie); mais les 5*
correspondants sont normaux.
Tout le midi de la France où l’espèce est commune, Corse; remonte dans la
vallée du Rhône jusqu'à Lyon (coll. Muséum, Fouonas, 1834), et sur la côte
atlantique jusqu`à St-Palais (Charente-Inférieure). Un exemplaire de Le Vésinet
(S.-et-O.) dans la coll. Sxcnsx. (?). ,
Biologie. -— LEPELETIEH (1825, p. 338, sous le nom de Sapyga sexpunctata) a
vu cette Myzine transportant une larve d’Insecte.
M. lineàta Sxcnm., Ann. Soc. ent. France, 1859, Bulletin, p. ccxm;
BERLAND, 1922, p. 190.
(5* inconnu. -— Q (fig. 575); L. 5,5-10 mm. Tête noire, antennes et
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 . au-J ,,
i F10. 575. - Jlyzine lineata Q X 5.
thorax rouges, sauf le segment médiaire qui est noir; pattes rougeâtres,
les fémurs plus ou moins bruns; abdomen noir, le dernier segment rouge,
une bande blanche, ou un peu jaune, au bord postérieur des 2*, 3° et
ff tergites, cette bande deux fois échancrée en avant. Pas d’ailes posté-
rieures, les ailes antérieures réduites à un petit moignon, tegulae nor-
males.
Var : Toulon (type), Cavalaire (Bnnmivo); Bouches-du-Rhône : Marseille,
Miramas (coll. Ernest ANDRÉl, Aix·en-Provence (coll. Sicuan). Pyrénées (?)
(coll. Pxxnutmâ). - Espagne : Barcelone, Uclès (coll. J. Piânnz). Très rare.

1u·MÉNor·rÈmzs. -—— scomxnss 289
' G. TIPHIA F.
Fig. 576. — Tête, thorax et abdomen entièrement noirs. Téguments le plus
souvent fortement ponctués. Forme trapue; pattes nettement fouisseuses
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F10. 576. -î Tip/lia morio O' X 5.
(fig. 578), fémurs et tibias aplatis et très dilatés surtout aux pattes III et IV;
abdomen sub-pétiolé, le 1*** segment un peu rétréci postérieurement. Ailes avec
un stigma très développé, les nervures terminées loin du bord de l'aile.
Travail principal. —- Toumman, 1889 a.
Disrxzvcrxox mas sexes.
· (Les deux sexes sont très semblables.)
5*. Cellule radiale complète, entièrement fermée à Pextrémité (fig. 579}.
Abdomen terminé par un petit crochet coudé en haut (577}.
Q. Cellule radiale ouverte à l'extrémité (fig. 580). Dernier segment
abdominal large, sans crochet. _
l TAn1.1z.w nus nsviscns.
_ Mâles. D
1 . Téguments fortement ponctuée. Espèces de taille moyenne, mesu— '
rant au moins 8 mm. . . ` ............ 2
19

290 muse un ramxca. ——- iirmânorrimss
`-— Téguments presque lisses, avec à peine quelques très petits
points peu visibles. Espèces de taille petite, au-dessous de 6 mm. 7
_ 2. Cellule radiale tronquée obliquement à Pextrémité, s’avançant
moins vers le bout de l’aile que la 2° cubitale (fig. 579) .... 3
—— Cellule radiale arrondie à l'extrémité, plus allongée vers le bout
de l`aile que la 2e cubitale (fig. 583) .......... 4
3. Cinquième sternite abdominal portant 2 tubercules dentiformes
latéraux postérieurs (582). —— Très souvent une carène transver-
sale au 1" tergite (581) ......... T. morio. p. 291
—— Cinquième sternite abdominal sans tubercules dentiformes.
Jamais de carène transversale au 1°’ tergite. c T. Lepeletieri, p. 293
4. Pattes, au moins en partie, rouge de rouille ....... 5
· —- Pattes entièrement noires ............. 6
5. Pas de carène transversale au 1" tergite abdominal .....
................ T. femorata, p. 291
— Une carène transversale au 1°” tergite abdominal ......
........... T. femorata, var. distincta., p. 293
6 Pas de carène transversale au 1°' tergite abdominal. ....
............ T. femorata, var. villosa., p. 293
—— Une carène transversale au 1°* tergite abdominal ......
.......... T. femorta, var. Tournieri, p. 293
7. Tegulae au moins en partie fauves. Cellule radiale allongée,
deux fois plus longue que large (585). . . T. rufîcornis, p. 294
Tegulœ entièrement noires. Cellu_le radiale arrondie, presque
aussi large que longue (587) ....... T. minuta, p. 294
Femelëes.
il. Pattes Il et Ill, ou au moins les fémurs Ill, rouge de rouille. .
................ T. femorata, p. 291
- Toutes les pattes noires .............. 2*
2. Taille moyenne, au-dessus de 8 mm. Téguments fortement, ou
assez fortement ponctués ............. 3
·— Taille petite, au-dessous de 8 mm., et le plus souvent moins.
Téguments presque lisses, avec à peine quelques petits points
peu visibles · .... . .............. 5'
3, Ailes courtes, ne dépassant pas le bord postérieur du 2** tergite
abdominal ............. T. Antîgae, p. 291
· —- Ailes normales, atteignant le bord postérieur du 4° tergite abdo-
miual (quand l’abdomen n’est pas distendu) ........ 4:
4. Souvent une carène transversale au 1"’ tergite abdominal. Stigma
noir. Côtés du segment médiaire striés obliquement dans la
partie supérieure, cette striation s’arrêtant sur une ligne trans-
versale qui limite la partie inférieure, entièrement lisse. Espèce
commune en France .......... T. morio, p. 291

_ HYMÉNOPTÈRES. — scouinxn 291
—— Jamais de carène transversale au 1°" tergite abdominal. Stigma
en partie fauve. Côtés du segment médiaire entièrement striés
obliquement. Espèce rare, douteuse pour la France .... _
............... T. Lepeletieri, p. 293
5. Funicule des antennes et tegulae roux ferrugîneux. Cellule
radiale très allongée, stigma très petit, ayant à peine le tiers de
la longueur de la cellule radiale (fig. 586) . T. ruficornis, p. 294
— Antennes et tegulae noires. Cellule radiale arrondie, à moitié
fermée à Pextrémité; stigma gros, presque aussi long que la dis-
tance entre Pextrémité distale du stigma et celle de la cellule
radiale (fig. 588) ........... T. miluta, p. 294
T. morio F. — DALLA Tonus, 1897, p. 138. Tip/zia villosa F. (non
Sp/zex villosa F .).
(5* (fig. 576). L. 7-13 mm. Pubescence grisâtre, ponctuation assez
forte, surtout sur la tête, où elle est serrée, ce qui rend la surface mate,
à 1’exception d’une petite place triangulaire allongée, lisse et brillante,
en avant de l’ocelle antérieur. Segment médiaire rugueux, de ce fait les
carènes longitudinales parfois difficiles à voir, dans ce cas la médiane
subsiste la dernière. Ailes hyalines, leurs nervures brun foncé, stigma
noir de poix, ovoïde, deux fois plus long que large. —- Q. L. 9-14 mm.
Extrémité des antennes en dessous, des mandibules, et parfois des
tarsesl rouge de rouille. Ponctuation très espacée autour des ocelles.
Ailes légèrement enfumées. ·
On rencontre des exemplaires (çï Q) qui n’ont pas de carène trans-
versale au 1°’ tergite abdominal, et,il y a tous les passages entre la
carène bien nette et celle qui ·n’est plus qu’un léger empàtement et arrive '
à disparaître. Certaines Q ont les antennes rouges à partir du 3** article
du funicule. ·
Probablement toute la France, sauf peut-être le nord; commune seulement
dans le midi et le centre. — Europe méridionale et centrale. Afrique du Nord.
Biologie. -— D‘après Scnumcnsn (l917), serait parasite des larves de Aniso-
plia austriaca et Rhizotrogus solstitialis.
T. Antigae Toum~uEn.— 1901, p. 252; BERLAND, 1922, p. 191. T. morio,
var. ruficomis Saussure, 1880, p. 31 (‘?).
6* inconnu. —- Q, très voisine de TÃ m0rz'0. Caractérîsée par la briè-
veté des ailes. Antennes rouge ferrugineux à partir du 3° article. Stries
des mésopleures très fines.
Drôme: Nyons (coll. Ernest Awomâ) ;Bouches-du-1`thône : Marseille (coll. Sicnsx.),
Fos-sur-Mer (coll. Muséum, Prof. Pnemxr leg.), Arles (coll. P. Rom).
T. femorata F. - DALLA Tonus, 1897, p. 135.
Q. L. 7-14 mm. Noir brillant. Immédiatement reconnaissable à ses

292 FAUNE on rnaivcn. —· HYMÉNOPTÈRES _
_ fémurs et tibias Il et III rouges? Carènes longîtudiuales du segment
médiaire bien nettes, parallèles, entières. Segment médiaire mat, avec
un espace ovalaire lisse entre les carènes latérales et les côtés. Aile
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Fm. 577 à. 582. —- 577. Tiphia mario C5', extrémité de Pabdomen, vue de profil.-
578. idem Q, patte III, les poils enlevés. — 579. idem O', aile antérieure. — 580. idem
Q, aile antérieure. — 581. idem C3', segment médiaire et premiers segments de Vab-
domen. -—- 582. idem çj', extrémité du 5° steruite.
(fig. 584). -—· dû L. 5-11 mm. Forme typique, comme la Q, mais ponc-
tuation plus forte, segment médiaire plus grossièrement sculpté, carènes
moins nettes. Ailes (fig. 583) hyalînes, stigma noir, cellule radiale plus
allongée vers le bord de l’aile que la 2° cubitale, arrondie à l’extrémité,
1 fois et demie aussi longue que le stigma. ·

rxmiâmorriznss. —- scomniuz 293-
d. VAMÉTÉ Villosa. Srxxom. Comme la forme typique, mais pattes entière-
ment noires. '
çj'. Vmiéré Tournieri DALLA Toune (:. rugosa Tounmnn). Comme la variété
précédente, mais avec une carène transversale sur le 1** tergite abdominal.
Pattes noires.
Q'. Vnméwé distincte Tounxmn. Comme la forme typique: pattes II et III.
rouges, mais une carène sur le 1°' tergite abdominal.
Toute la France. Toute l’Eur0pe. Espèce extrêmement commune partout (la
var. distincza plus rare); se trouve butinant tout l’été sur les Ornbellifères.
Biologie. — Considérée comme parasite du R/zizotrogus solszizialis (Coléo--
ptère), dont elle paralyserait la larve (Bnncsos et \VmNEn·r, 1887-88; Scanne-
oizxmzcnr, 1907, p. 331). Il ne semble pas, cependant, qu’il y ait d’observation
précise sur ce sujet. D’après Scmmicmzn (1917), serait aussi parasite de Aniso-·
plius austriaca, Oxyzhyrea szictica et .1p/mdius.
583   ‘
584
586
   
F1o.583à 588. — Aile antérieure de : — 583. T. femorata O'. - 584. idem iQ. -·
585. T. ruficornis (j'. — 586. idem Q. - 587.` T. minuta, Q'. — 588. idem Q.
T. Lepeletieri Bnninxxn, nom nouveau. —-— T. ruficorzzis LEPELETIER, 18&5,
p. 555; DALLA Tormn, 1897, p. 140 (en partie) (non ruficornis Kun;).
(5*. L. 6-10 mm. Cellule cubitale moins allongée que la 2° radiale. Pas
de petites apophyses au 6** sternite. Stigma châtain et non noir. —-
Q. L. 9-12 mm. Voisine de T. fcmorata, mais pattes II et lll brunes,

294 FAUNE nn FRANCE. -- m·MÉNo1>·rÈnEs ·
presque noires. La cellule cubitale, si on la suppose fermée, serait plus
courte que la 2° radiale. Antennes rougeâtres à partir du 3° article. 2* seg-
ment abdominal très large.
Présence en France incertaine. Citée de Peney, près de Genève, par Toun-
Nxnn; de Montpellier et Hyères par Donns. —— Bassin de la Méditerranée.
T. ruficornis KLUG. -— DALLA Tonnn, 1897, p. 140; (non ruficornis
Lnrnnnrmn). T. polita Cos'1‘A, 1858;DA1.1.A Tonnn, 1897, p. 140.
5*. L. 6-7 mm. Noir très brillant, très finement et faiblement ponctué;
antennes noires; tegulae brunes; tibias et tarsesl et Il rougeâtres.
Carènes du segment médiaire fines, convergeant vers l’arrière, leur
ensemble 1 fois et demie aussi long que large en avant. Ailes hyalines,
stigma grand, 2 fois plus long que large, cellule radiale arrondie au bout,
atteignant à peu près le niveau de la 2° cubitale (fig. 585). — Q. L. 6-
8 mm. — Dernier segment abdominal rougeâtre; mandibules rouges;
funicule des antennes rouge sauf ·les deux 1"S articles qui sont noirs;
tegulae rouge ferrugineux; tibias I et parfois les genoux et tarses de
toutes les pattes brun rougeâtre; éperons des tibias ferrugineux. Ponc-
tuation très faible et fine. Segment médiaire lisse en dessus, plus long
que chez le 5*, le groupe des carènes plus de deux fois plus long que
large en avant. Ailes un peu enfumées, stigma petit, cellule radiale très
longue (fig. 586). Côtés du segment médiaire finement striés à la partie
supérieure.
Environs de Paris; Marne : Champfleury; Corrèze : Argentat; Charente-
Inférieure : Royan. Probablement toute la France. — Europe centrale et méri-
dionale. Commune.
T. minuta VAN man Lnvnnivg _— DALLA Toune, 1897, p. 138.
(jf. L. 4-6 mm. Noir brillant, très faiblement et finement ponctué;
tegulae noires; antennes noires. Segment médiaire finement chagriné,
mat, ses côtés sans stries; les 3 carènes entières, nettes, leur ensemble
presque 2 fois plus long que large en avant. Ailes hyalines, stigma grand,
ovoïde, cellule radiale larg·ement arrondie (fig. 587), presque aussi longue
que haute, ne dépassant pas la 2° cubitale qui est courte et large. — Q .
L. 5-6 mm. Noire, brillante, ponctuation rare et fine. Tegulae noires,
parfois un peu brunes sur le bord externe; antennes noires, brunàtres en
dessous; tarses rougeàtres, III bruns. Segment médiaire à côtés cha-
grinés, avec quelques stries peu nettes à la partie supérieure; carènes
entières, parallèles ou presque, leur ensemble 1 fois et demie aussi long
que large en avant. Ailes un peu enfumées, cellule radiale arrondie,
fermée à l’extrémité sur la moitié de sa largeur, ne dépassant pas la
2° cubitale (fig. 588). '
Toute la France. Europe centrale et méridionale. Espèce assez commune.

iivmxtzvolrriznes. — scomxone 295
' G. SCOLIA F.
Fig. 589. —- Hyménoptères de taille très grande (Triscolia)ou moyenne (Dis-
colia, Elis), de forme trapue, noirs avec l’abd0men plus ou moins taché de
jaune. Nervures des ailes s'arrêtant bien avant le bord de l'aile. Yeux forte-
A
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Fia. 589. — Scotia (Diswlîa) quœdripunctata Q X 5.
ment échancrés du côté interne. Pattes robustes, garnies de fortes et nom-
' breuses épines, fémurs III très dilatés.
Biologie. - Les femelles ne construisent pas de nids, elles recherchent les '
larves de Coléoptères, principalement Lamellicornes, qu’elles vont paralyser
dans leur gite.
Dnsrmcriox nes sexes.
6*. Antennes longues, à articles plus longs que larges (fig. 590). Tête
petite. Abdomen terminé par trois fines pointes (591). Plus petits et plus
grêles que les femelles.
Q. Antennes courtes, à articles plus courts que larges (fig. 589). Tête
grosse. Abdomen obtus à Pextrémité, sans pointes le dépassant. Forme
massive. .
'FABLEAU nes especes (6* Q),
1. Trois cellules cubitales (fig. 592). Taille très grande (Sous-
genre Triscolia) ........ , ....... 2
\

296 FAUNE nn FRANCE. - HvMÉNo1>1·ÈnEs
— Deux cellules cubitales (fig. 589). Taille moyenne. (Sous-genre
Discolia) . . . · ................ 4
2. 6 Q. Antennes ferrugineuses sauf le scape et les deux iîrs arti-
cles du funicule, qui sont noirs; Q , i" tergite abdominal avec un
petit tubercule à la base (fig.593). 6, tête noire, abdomen avec deux
taches seulement. Rare en France. . S. (Triscolia) bidens, p. 297
- 6 Q. Antennes noires; quatre taches jaunes sur l’abdomen; Q,
1°' tergite abdominal avec une petite fossette à la base (fig. 594). 3
3. 6 Q. Pas de pubescence rousse. S. (Triscolia) flavifrons, p. 297
— 6 Q. Pronotum, mésonotum et derniers segments de l’abdo-
men portant d’abondants poils roux ..........
.... S. (Trîscolia) llavifrons, var. haemorrhoidalis, p.' 297
4. Ailes divisées diagonalement en deux zones de couleurdifférente :
la partie basilaire jaune ou roux ferrugineux clair, la partie api-
cale plus ou moins enfumée: ............ 5
— Ailes d’une seule couleur, entièrement noires ou violacées. . 9
5. Abdomen sans bandes ou taches jaunes sur le 2* tergite abdomînal. 6
— Abdomen ayant toujours une bande ou, le plus souvent, deux
taches jaunes, parfois très petites, sur le 2° tergite abdominal. . 7
6. 6Q, une large bande jaune orange, entière, sur le 36 tergite,
et une, souvent plus étroite, parfois interrompue au milieu, sur
le ff, dans certains cas (6), une .3° bande sur le 5° tergite; Q,
tête et thorax en partie rouge sombre; 6 Q, le bord antérieur
du l" tergite abdominal faisant saillie, au milieu, en une très
·aible bosse arrondie . . . S. (Disc01ia) erythrocephala, p. 298
—— Une seule bande. jaune, sur le 3° tergite abdominal; rarement
une mince bande sur le lv; bord antérieur du 1*** tergite recti-
ligne, sans saillie au milieu. . S. (Discolia) interstincta 6*, p. 298
7. Tachesaabdominales toujours de couleur jaune très pâle; ces
taches disposées normalement par paires sur les 2° et 3° tergites,
bien séparées; parfois aussi des points jaunes sur le 4" tergite,
et même sur le 1°"; les taches du 3** peuvent être réunies, mais
elles sont alors toujours bien échancrées au milieu et ne forment
pas une bande; celles du lie peuvent former une bande mince.
Q, tête entièrement noire. Espèce commune .......
......... . S. (Disc0lia) quadripunctata, p. 298
— Taches abdominales jaune orangé, souvent réunies en bandes.
Q, tête plus ou moins tachée de jaune. Espèces très rares en
France .................... 8
8. Des bandes, ou des taches séparées, sur les 2**, 3** et 4* tergites
' abdominaux, celles du 2° toujours très grosses, se touchant
presque, la bande du 4° assez étroite, parfois suivie d’une mince
ligne jaune sur le 5° (6); antennes brunes ou même noires. .
........... ' . . S. (Discolia) insubrica, p. 298‘

iivmianorriznss. — SCOLIIDAE 297
e Q, jamais de taches jaunes sur le 4° tergite, celles du 3° pres-
que toujours bien séparées, celles du 4° toujours réunies en une
bande large, non échancrée; antennes le plus souvent rougeâ-
· tres. 5*, une bande jaune sur le 38 tergite, deux taches, parfois ·
réduites à deux très petits points, sur le 2", une mince ligne
jaune sur le 4°('); antennes noires. S. (Discolia) interstincta, p. 298
9. Une bande jaune sur les 3** et 4° tergites abdominaux, parfois
aussi sur le 5°. Assez commune. . . S. (Discolia) hirta, p. 298
— Une seule bande jaune, sur le 3° tergite. Rare. Ã .....
............ S. (Discolia) unifasciata, p. 300 '
S. ilavifrons F. - DALLA Toune, 1897, p. 158. ·
5*. L. 20-26 mm. -— Entièrement noir, avec 4 taches jaune orangé
rondes irrégulières, disposées par paires sur les 2° et 3° tergites abdo-
minaux, parfois confluentes; ailes transparentes avec de légers reflets
métalliques. — Q. L. 30-40 mm. Le plus gros des Hyménoptères de
France. Noir, la tête entièrement ou partiellement colorée de jaune
orangé; souvent deux taches, fusionnées ou non, de même couleur, sur
le scutellum; taches abdominales et ailes comme chez le 5*. Une petite
fossette au milieu de la base du 1°' tergite abdominal.
France méridionale : commun sur le littoral méditerranéen. Corse. Toulouse
(coll. J. Piiurz). -— Espèce abondante dans le bassin de la Méditerranée.
Viiuérsi haemorrhoidalis F. - Daim Toiuuz, 1897, p. 160.
Se distingue de la forme typique par ses poils roux au thorax et a l’ext1·é·
mité de l'abdomen.
France méridionale : paraît remplacer la forme typique dans le Sud-Ouest,
commune dans les Landes (Parmis, Duroim, coll. ni: Gxutrs). Ne coexiste peut-
étre pas, en général, avec la forme typique, car elle n'est pas connue de Pro-
vence et de Corse (7). —- Balkans. Sud·est de l’Europe. Asie Mineure. Afrique
du Nord. _
Biologie. -·PAsssmm en 1840-41, qui a le premier fait l’étude éthologique de
S. flavifrons, a découvert que la femelle pénétrait dans les amas de terreau
où vit la larve d‘Oryctcs nasicornis (Coléopt. Lamellicorne et y déposait un œuf _
qui se développe à ses dépens. Frans (1886,'p. 1-18) a refait les observations de
Pxssizmm. D’après Lucas (1877 ai p. rxi), la Scolie serait aussi prédatrice de
Oryctes grypus, et Scnunacneu (1917, p. 161-166) présume qu`elle pourrait l’étre
aussi de Lucanus cervus, cet auteur Payant vue sortir d'un Chêne habité par la
larve de Lucane (3). _
S. bidens L. —— DALLA Tonus, 1897, p. 149.
Dimensions et aspect de S. [law/ions; s‘en distingue aisément par
les caractères du tableau. ,
(1) Cette variété peut se confondre avec S. erythrocephala., on distingue alors celle·cl à la petite
bosse médiane que porte Ie bord antérieur du 1** tergite abdominal.
(2) Il y a cependant un exemplaire de Montpellier dans la collection du Museum.
r€(â)g·deÉigavaux de Passrnmi sont difficiles à consulter, mais Lsrztnrinn (1845, p. £»03-tit'!) les a

298 t FAUNE DE rnazvca. — uYMÉxorTÈnEs
Très rare en France : Montpellier (coll. Sxcnm.); France méridionale, sans
localité (coll. Lsrstnrxrn). - Commune en Espagne ou elle remonte jusquà
Barcelone, en Italie, et surtout dans le nord de l’At`rique.
Biologie. — Saussunn (1890, p. 188) l’a vue pénétrer dans des tas de compost
préparés pour les jardins, à la recherche de larves de Phyllognathus silenus
(Coléopt. Lamellicorne), qui s’y trouve en abondance.
S. (Disc0lia) quadripunctata F. — DALLA Tonus. 1897, p. 176.
L. 9-15 mm. (tig. 589). L`espèce se reconnaît à la couleur jaune très .
pâle de ses taches abdominales, celles-ci étant, de plus, généralement
bien séparées; leur variabilité a fait distinguer quelques variétés qui ne
méritent pas d’ètre retenues.
Toute la France jusqu’aux environs de Paris; dans l’est jusqn`à Gray (Haute-
Saône); dans l`ouest jusqu‘à Vannes et même en Normandie jusqu’a Igoville
(Eure), d’après H. Gtnnw DE Kravnms; très commune dans le midi. — Europe
centrale et méridionale.
Biologie. — Scnnmcnrn (1917,p. 166) suppose, sans preuve, que cette espèce
est parasite de Anisoplia. auslriaca, Oxyt/zyrea stictica et Anomala vitis
(Coléopt. ).
S. (Discolia) erythrocephala F. — DALLA Tomas, 1897, p. 156.
(5*. L. 18-21 mm, Antennes tantôt noires, tantôt rouges. La forme à
deux bandes est la plus répandue, celle à 3 bandes se rencontre quelque-
fois, celle à 1 seule bande paraît extrêmement rare. — Q . L. 22-28 mm.
Le rouge marron peut envahir plus ou moins le thorax.
Présence en France douteuse. Extrême sud del’Eu1·ope. Afrique du Nord.
Asie mineure, Perse et Inde.
S. (Discolia) interstincta KLUG. — DALLA Tonus, 1897, p. 166.
(jl. L. 12-18 mm. La forme la plus répandue est celle à une seule bande
sur Pabdomen. — Q. L. 13-19 mm. Quelquefois tête et antennes noires.
le plus souvent tachées de rouge.
Nice (2 çj', coll. Gmaun); Pyrénées-Orientales 11 Q, coll. ANDRÉ). Très rare
en France et même en Europe. Commune dans le nord de l'Afrique.
S. (Discolia) insubrîca Rossi. — DALLA Toune, 1897, p. 165.
L. 14-18 mm. Coloration assez constante.
Toulouse (2 O", coll. R. DU Buvssoiv); Gard 2 St-Geniès de Malgoire'1`1 ©",
Mâouxcxou); Montpellier (1 Q, coll. Muséum); Camargue (1 d, coll. P. Born).
— Afrique du Nord. Espèce moins commune que les précédentes.
S. (Discolia) hirta Scanaivx. —— DALLA Toune. 1897, p. 163. Scolia bzfas-
ciata Rossi.
L. 12-27 mm. — Entièrement noire; ailes fortement enfumées sur toute

rxwxâxovrianus. — scununus 299 ·
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Fm. 590 à. 599. -— 590. Scotia (Disccdia) quadripunclata G', antenne. - 591. Scolia çj',
extrémité de l’abd0men. —— 592. Aile de S· (Triscolia) flavi/`rons : l—lI-Ill, les trois
cellules cubitales. - 593. S. (Tr.) bidens, proûl du l°· segment abdominal. ·-
594. S. (Tr.) flavifrons Q, idem. -. 595. Aile de Elis (Trielis) sexmaculata. : rl, rII,
les deux nervures récurrentes. — 596. Aile de E. (Tr.) villosa Q. — 597. E. (Tr.)
sazmaculala (j' X 5. -— 598. idem Q >< 5. - 599. E. (Tr.) villosa Q" X 5.

· 300 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
leur surface, à reflets violacés; abdomen avec une large bande jaune
orangé, légèrement échancrée au milieu du bord antérieur, sur les 2* et
3e tergites abdominaux; quelquefois aussi jme bande pareille, plus étroite,
sur le 4° tergite. Od, quelquefois une tache jaune sur la partie antérieure
du prothorax.
Commune dans le midi de la France} remonte jusqu’au sud de Paris : Fon-
tainebleau; Etréchy (R. BE1vo1s1·); Lardy (d’après Honomâ); dans l’ouest, se
trouve dans la vallée de la Loire, à Vannes, en Normandie : Eure, Les Damps
(d'après GADEAU DE KERVILLE), et les îles Chausey, Grande île (GADEAU DE KER-
vi1.1.E, et P. LEs1vE). ·
Biologie. —- Parasite la larve de diverses Cétoines : Cetenia aurala, mario;
floricola (FABRE, 1886, p. 13) et aussi, peut·étre, de Anomala aenea (Sonom-
cnen, 1917).
S. (Discolia) unifasciata Cvmtno. -— DALLA TORRE, 1897, p. 185.
Comme la précédente, mais avec une seule bande sur l’abdomen.
Très rare en France continentale : Toulouse (coll. Piânnz) ; commune en Corse.
—— Italie. Afrique du Nord. Asie mineure.
C’est à côté de ces espèces que devrait se placer Scolia maura recon-
naissable à ce qu’elle ale corps entièrement noir. Mais sa présence en
France est très douteuse; elle est signalée par Douns sans aucune pré-
cision.
G. ELIS F.
Se distingue des Scolia parla présence de deux nervures récurrentes, et de
deux cellules discoïdales (fig. 595-596). Comme le genre Scalia, celui-ci se
divise en deux sous-genres : Trielis, avec 3 cellules cubitales, et Dielis 2 seu-
lement.
Les sexes se reconnaissent par les mêmes caractères que les Scolia.
TABLEAU DES ESPÈCES.
, Mcîles.
— Abdomen portant deux taches jaunes sur les i", 2° et 3* tergites
abdominaux, et une large bande, à bord antérieur plus ou moins
sinueux, sur les suivants; deux taches jaunes sur le scutellum, ·
une sur le postscutellum, une, plus ou moins allongée, lui faisant
suite, sur le segment médiaire, qui a le plus souvent, en outre,
une tache jaune à chaque angle (fig. 597) ........
......... ·· ..... E. (Trielis) sexmaculata
— Abdomen sans taches jaunes, ayant seulement une bande jaune
pâle, assez étroite, et à bord antérieur deux fois échancré;

m·:uÉNo1>rÈnns. — SCOLIIDAE 301
` thorax avec une seule petite tache jaune `sur le postscutcllum
(Hg] 599) ............. E. (Trielis) villosa
Femelles. ‘
— Taille grande. 3 cellules cubitales. Ailes brunes, à reflets vio-
lacés, la région de la nervure costale jaune; tête tachée de jaune,
le plus souvent en avant et en arrière des yeux; abdomen forte-
ment taché de jaune :au moins 6 grosses taches sur les 2°, 3°
et 4* tergites (fig. 598) ....... E. (Trielis) sexmaculata
- Taille moyenne. 2 cellules cubitales. Ailes presque hyalines,
l’apex brun avec de légers reflets violacés ztéte entièrement noire,
ainsi que Pabdomen, qui présente une frange de poils blancs au
bord postérieur de chaque segment, et a souvent les 2° et 3° seg-
ments rougeàtres ........... E. (Trielis) villosa _
E. (Triclis) sexmaculata F. — Scolia s., DALLA Tomas, 1897, p. 182.,
(La Scolie interrompue, de Fmmn). ·
(jl (fig. 597). L. 12-20 mm. —- Forme élancée, long et étroit; dessins
jaune clair, plus ou moins ’développés. — Q (598). L. 20-28 mm. Forme
trapue. Pilosité du corps noiràtre, dessins jaune orange; les taches abdo-
minales parfois fusionnées; quelquefois des taches sur le 1" tergite, et
une bande sur le 5°. ·
Tout le midi de la France, où l`espèce est commune. Ptemonte le long de la
cote atlantique jusqu’aux environs de Nantes (d`après J: Dominique), île d'Yeu
(coll. Muséum); dans le centre, ne paraît pas dépasser la Corrèze (1 exempl.
de LATREILLE au Muséum; pas d'exemplaîres dans la collection \VAClfAL : Argen-
tat) et dans la vallée du Rhone, la Drôme : Nyons (coll. Ernest Azvnmê). -·
Europe·méridi0naIe. Afrique du Nord.
Biologie.- Prédatrice des larves de Anoxia. villosa et matutinalis [Coléopt.]
(Firme, 1886, p. 1, sous le nom de la Scolie interrompue).
E. (Trielis) Villosa F. — Scoliaquinguecincta DALLA Tonnn, 1897, p. 178.
çj‘. L. 15 mm. (fig. 599). — Q . L. 11-16 mm. Cette espèce fait exception
dans le genre, le 6 ayant 3 cellules cubitales et la Q deux seulement
(fig. 596), si bien qu`il faudrait classer les deux sexes dans deux sous-
genres différents.
Espèce méridionale, de répartition analogue à celle de la précédente. Dans
l’0uest remonte jusque dans le Maine-et-Loire : St-Rémy·1a-Varenne; dans la
vallée du Rhône, ne paraît pas dépasser la Drôme : Nyons.
Note.- Deux espèces, E111? (Dielis) ciliata F. et collaris F., indiquées I
par Docns (1874, p. 134) comme françaises - et après lui par ne GAULLE - `
doivent être considérées comme n`appartenant pas à notre faune, jusqu’à
preuve du contraire.

302 FAUNE DE FRANCE. — HYMÉNOPTÈRES
F. SAPYGIDAE
Fig. 600 et 601. — Yeux fortement échancrés sur le côté interne. 5'Ailes à
nervulation complète, les nervures atteignant le bord des ailes. Téguments
glabres, pattes sans épines ni poils.
Biologie. —— Parasites d’Hymén0ptères, Mellîfères ou Guêpes (voir plus loin).
TABLEAU DES ESPÈCES.
‘ 1. Taille grandei Antennes cylindriques; aspect d’une Guêpe, 1’ab-
' domen étant coloré de bandes transversales jaunes et noires
(fig. 600): ......... Polochrum repandum, p. 302
—— Taille plus petite. Antennes épaissies à Pextrémité. Coloration
différente ................ . . . 2
2. La dernière nervure transverse-cubitale fortement oblique,
sinueuse (Sapyga, fig. 601). . ......... ‘ . 3
·—- La dernière nervure transverse-cubitale perpendiculaire ou à
peine arquée (fig. 604) ..... Sapygina decemguttata, p. 305
3. Pattes à fémurs noirs, tibias et tarses rouges. Sapyga similis, p. 304
-- Pattes entièrement noires .............. 4
4. 5*`, les trois derniers articles de l’antenne fortement dilatés
(fig. 602). Q, abdomen entièrement noir, avec des bandes jaunes,
souvent non interrompues, sur les tergites lI, III, IV ....
.............. Sapyga clavicornis, p. 304
-· 5*, antennes non dilatées à Pextrémité (fig. 603). Q, abdomen
noir avec les 2** et 3* segments rouges, et 5 taches jaunes, 2 de
chaque côté sur les 4** et 5" tergites, 1 médiane sur le 66 . .` .
............ Sapyga quinquepunctata, p. 303
' G. POLOGHRUM S1=iNoLA.
P. repandum S1>n~zoLA. - DALLA Tomzn, 1897, p. 194.
L. 15-22 mm. —— (Fig. 600). Très reconnaissable à sa coloration :
dessins jaune vif sur fond noir. Ailes hyalines un peu jaunes, plus foneées
à l’apex et au niveau de la cellule radiale.
Nice (1 Q dans la coll. J. ne GAULLE); Var : Hyères (communiqué par
H. L. P.ÀRKER). —- Hongrie, Dalmatie, Italie, Rare partout.
Biologie. — GENÉ (cité par GEns1·Ãciuzn, 1861, p. 316) le premier a soupçonné `

nméxorwisnes. — sarrcinan 303
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Flo. 600. — Polochrum rcpezndum d' X 3.
que cette espèce était parasite de Xylocopa violacea; Gnmno (1863 I2, p. 1306;
1877, p. 135}, puis Lxcixrnxsrxarx (1877, p· xxxu) l'ont obtenu d’élevage, du nid
de ce Mellifère. Enfin tout récemment, M. Pxnman m'en a communiqué d'Hyères
(Var) des cocons, avec des larves vivantes, établis dans un nid de Xylocopa,
celui-ci installé dans une hampe llorale d‘Agave. Le Poloc/zrum est donc bien
parasite du Xylocopa, sa larve dévorant celle de ce dernier. Le cocon mesure
16 >< 12 mm., il est de consistance cornée, dur et lisse, noir brillant; de forme
ovoïde large, l'une des extrémités est arrondie, l’autre conique; pour en sortir,
l’adulte y découpe un orifice rond.
G. SAPYGÀ LA*rnExx.Le.
Fig. 601. — Taille moyenne. Tête et thorax peu velus. Antennes épaissies
à l’apex. Pronotum droit en avant, les angles bien nets.
Biologie. — Parasites d'Hyménoptères mellifères. D'après Iünne, la larve du
Sapyga dévore celle du Mellifère, puis se nourrit de la provision de miel accu-
_mulée par l’Abeille.
S. quinquepunctata F. — DALLA Tonnn, 1897, p. 192. S. decipiens
LEPELETIER.
L, 5*, 8-11 mm.; Q, 9·13 mm. — (3*, noir, le clypéus jaune, des taèhcg
sur les 3** et 4' tergites abdominaux, quelquefois les mêmes taches plus
ou moins développées sur les 2* et 5° tergites; antennes noires à la face
supérieure, jaune clair à la face inférieure. — Q (fig. 601) noire, les 2° et
3° segments abdominaux rouges, deux taches jaunes sur le bord interne
des yeux et sur les côtés du clypéus, une entre les antennes, une à chaque
_ 1

304 FAUNE DE FRANCE. -— nYM1âNor·rÈnEs A
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Fxe. 601. Sapyga qwinquepunctata Q >< 5.
angle du pronotum, cinq sur l’abdomen : 2 sur les 4° et 5° tergites, 1 sur
le 6°.
Toute la France. Très commun. — Toute l‘Europe.
Biologie. —~ FABRE (1886, p. 108, 218, et p. 333, sous le nom de S. punctata):
Gmwn (1871, p.·xv11, sous le nom de S. punctaza); GIRAUD et LABOULBÈNE (1877,
p. 435); ÀLFKEN (1914, p.288); PIALLETT (1920, p.'185). —Parasite des Osmiapar-
vula, coerulesccns, spinolae, maritima, et de Hcriades fl0risommis,de l'Osmie
tridentée et de 1’©smie dorée(FADnE), ausside C/zalicodoma muraria.FAD1xE a vu
la larve de Sapyga dévorer l’œuf de l’Osmia, puis se nourrir de la pâtée accu-
mulée par l’Abeille.
S. clavicornîs L. — DALLA Tome, 1897, p. 190.
L. 8-10 mm. —— (1, noir, une bande jaune sur les 2*, 3** et 4** tergites
abdominaux, cette bande plus ou moins interrompue aux 2* et 4**; pattes
noires, la face antérieure des tibias jaune; antennes noires, la face infé-
rieure jaune sauf les 2 derniers articles, entièrement noirs; l‘extrémité
des antennes dilatée (fig. 602). —- Q, ressemble au dl, 6° tergite abdo-
minal avec une tache jaune; antennes entièrement noires,· ou bien la moitié
basale du funicule un peu plus claire, extrémité du funicule non particu-
lièrement dilatée.
Toute la France. Commun. - Toute l'Europe. Afrique du Nord. Asie Mi-
neure.
Biologie. — GIRAUD et LABoULDi:NE (1877, p. 435, sous le nom de S. prisme);
ALFKEN (1914, p. 288). Parasite d’Antlzop/com crinipes (G. et L.); DE GAULLE la
signale comme parasite de Heriades clavicornis et Osmia bicolor, ALFKÈN, de
Hcriades florisommis.
S. Similis F. —- DALLA Tonmz, 1897, p. 195.
L. 10-12 mm. — Très voisin de S. guingue/àsciata, en diffère par les
tibias et tarses constamment rouges dans les deux sexes, la moitié proxi-

i 11¥MÉNorTÈnEs. — SAPYGIDAE i 305
male du funicule plus ou moins rougeâtre, le 1** segment abdominal en
partie rouge, le 3° en partie noir, parfois entièrement.
Pyrénées (coll. J. Pénnz.); Basses-Alpes (coll. Smart). — Une grande partie ,
de l’Europe. Rare partout.
Biologie. —— Monawrrz (1889, d'après DALLA Toune). Parasite de Osmia nigri—
ventris et roôusla.
i G. SAPYGINA Achille Cosu. _
S. decemguttata Junms. — DALLA Tonus, 1897, p. 191. S. nigra Toun-
Nmn, 1889, p. 36. S. cylindrica.
L. 6,5-9 mm.-- Noir, avec quelques taches jaunes : une entre les
602 2  
Z 603   É
604 É É É
Frs. 602 à 604. — 602. Sapyga clavicomis d', antenne. - 603. S. quinquepunctata çj'.
antenne. -- 604. Aile de Sapygina decemguttata.
antennes, une à chaque angle du pronotum, et 2 séries de 5, très petites,
sur les tergites abdominaux II-VI (parfois seulement 8 taches), les taches
dul6° tergite très rapprochées l’une de l`autre chez la Q; clypéus et
pattes entièrement noirs; antennes noires, plus claires à Pextrémité.
Bouches—du-Rhône : Aix-en·Provence;·Landes : Mont·de-Marsan; Isère :
Bourg d’Oisans; Charente-Inférieure: Royan; Allier: Broût·Vernet; Maine·et-
Loire : St-Rémy-la·Varenne; environs de Paris. Probablement toute la France.
— Europe centrale. Assez commun.
Biologie. — Gmwn (1871); Gmwn et LAe0ULnÈN¤ (1877, p, 435). Parasite
d’Odynères rubicoles, notamment d'Odynerus laevipes.
20

306 FAUNE DE FRANCE. - m'MÉNorTÈnns
i Note. —— Maurice Pic a décrit en 1920, (L’Éch¢mge, 36) de nouvelles
espèces de Sapyga de France : S. multinotata, S. T/zeresae, etc... dont.
on ne peut rien dire, étant donné Pinsufïisance des descriptions. Il est
à peu près certain que ces espèces sont synonymes d’autres déjà connues.
· - F. MUTILLIDAE
Hyménopteres fouisseurs, solitaires, comprenant des femelles toujours
aptères et des mâles toujours ailés (sauf de très rares exceptions dans le genre
Myrmilla), les deux sexes souvent très dissemblables (fig. 636 et 637).
mâle étant, de plus, contrairement à ce qui est presque toujours la règle chez
les Hyménoptères, plus grand que la femelle. Téguments fortement sculptés,
surtout sur la tête et le thorax où ils sont creusés de gros points enfoncés,
souvent tres rapprochés, ou même fusionnés. Corps couvert de poils abondants
et longs, et constituant un revêtement de deux sortes; l’une couchée et for-
mant, surtout chez les femelles, des dessins variés, l’autre hérissée, formée de
poils fins et longs. Yeux entiers chez les femelles, entiers, sinueux ou échan-
crés chez les mâles; ocelles toujours présents chez les mâles, presque toujours
absents chez les femelles. Thorax normal chez les mâles; ses segments
fusionnés chez les femelles en une seule masse où ne se distingue aucune
suture (rarement une suture pro—mésothoracique); le thorax porte assez sou-
vent, chez les femelles, près du bord postérieur. une petite apophyse plus ou
moins prononcée, qu’on appelle l’onglet scutellaire. Ailes â cellule radiale tou-
jours fermée et non appendiculée; deux ou trois cellules cuhitales, complètes;
une ou deux cellules discoïdales; stigma présent. Pattes grêles chez les mâles,
toujours robustes et fortement épineuses chez les femelles. Abdomen à second
segment beaucoup plus grand que les autres (sauf dans le genre Myrmosa);
1°1‘ sternite avec une carène longitudinale, et séparé du 2e sternite par une pro-
fonde dépression (fig. 619, p. 317). Aiguillon des femelles parfois aussi long que
le corps. Extrémité de l’abdomen des mâles le plus souvent dépassée par deux
pointes fines, dépendant de l’appareil génital.
Biologie. — Les moeurs des l\Iutilles sont fort mal connues. On sait, depuis
assez longtemps, que Mutille europaea est parasite des Bourdons. On consi-
dère les l\Iutilles comme parasites d’Hyménopteres aculéates (Mellifères, Ves-
pides ou Fouisseurs). En effet les femelles hantent les lieux habités par ces
Hyménoptères et visitent les terriers avec instance. Mais, de plus, on obtient
les Mutilles par éclosion de divers nids et coques. Les observations les plus
concluantes sont celles de Fnarom (1914, p. 91 et 1921, p. 359), qui a vu la
Mutille fouir le sol pour arriver à la larve d'Hyménoptère, piquer celle-ci d’un
coup d’aiguillon et déposer son œuf â côté; la larve de Mutille se nourrit de
l’autre larve, et ne touche pas aux provisions déposées pour celle—ci. Ce fait
a été aussi signalé par ANDRÉ (1910, p. 9), mais sans détails. Selon que la larve
de Mutille est nourrie d’uue proie plus ou moins volumineuse, elle se développe

nvmînorrànas. — nxurxnninxa 307
plus ou moins, ce qui explique la difl`érence de taille des adultes qui, dans l
même espèce, peut aller du simple au double.
Travaux principaux : Ernest Annan, 1898 a et 1898 b. — Ernest Amnaé,
1899.
Disrmcrxou mas saxns.
6*. Presque toujours des ailes. (Quelques rares espèces du genre
Myrmilla ont des mâles aptères, mais alors le thorax est normal, et les
antennes ont 13 articles tandis qu’elles n’en ont que 12 chez les femelles.)
Thorax normal. Jamais d’aîre pygidiale.
Q'. Jamais d’ailes. Thorax à segments fusionnés, généralement sans
sutures. Souvent une aire pygidiale. _
Taamzau nas cannes.
Mdles.
1. Nervures des ailes allant jusqu’au bord (fig. 605). Ongles des
tarses bifîdes (fig. 608). Hanches III armées en dessus d’une
forte apophyse caréniforme (fig. 607). Abdomen nettement étranglé
entre tous les segments (fig. 605) ..... . G. Myrmosa, p. 309
— Nervures des ailes n’atteignant pas le bord (fig. 636). Ongles
des tarses non bifides. Hanches Ill non armées en dessus.
_ Abdomen non étranglé entre les segments, sauf parfois entre le
le et le 2·= ................... 2
2. Pas d’ailes. Ressemblent à la Q, mais ont tous les caractères
fondamentaux des (jf : ocelles présents, 13 articles aux antennes,
7 segments visibles à l’abdomen, thorax divisé par des sutures
bien nettes ......... G. Myrmilla, en partie, p. 313
- Des ailes. . . · ............... 3
3. Yeux échancrés sur le bord interne (fig. 655) ....... 4
— Yeux entiers, non échancrés sur le bord interne ...... 5
4. Taille massive; thorax épais, robuste, tegulae longues, (fig. 632),
leur bord postérieur un peu relevé; abdomen large, le 2° seg-
ment faisant suite directement au i", 2° sternite avec de petites
carènes longitudinales. Espèces méridionales, rares .....
............... G. Barymutilla, p. 320
-- Taille moins massive, thorax moins épais, tegulae moins longues;
abdomen sessile, mais avec un très léger étranglement entre le
1*** _et le 2° segments; 2° sternite sans carènes. G. Mutilla, p. 322 '
5. Abdomen sessile (fig. 616) ....... G. Myrmilla, p. 313
— Abdomen pétiolé ou subpétiolé (fig. 661) ......... 6

308 muxa on FRANCE. -— HYMÉNo1=rÈnEs `
6. 2° sternite creusé, de chaque côté, vers le milieu de sa longueur,
d’une petite fossette longitudinale garnie de pubescence ....
` ............... G. Stenomutilla, p. 335
—- 2** sternite sans fossette .............. 7
7. Stigma indistinct (fig. 661); abdomen nettement pétiolé ....
............... G. Dasylabris. p. 332
— Stigma très net, grand (fig. 658); abdomen subpétiolé. Une seule
espèce très rare ......... G. Cystomutilla, p. 331
Femelles.
1. Suture pro-mésonotale toujours bien distincte (fig. 606). Han-
ches III armées en dessus, près de leur base, d‘une forte apo-
physe spiniforme (fig. 609). Ocelles parfois visibles .....
r ................ G. Myrmosa, p. 309
— Sutures du thorax non distinctes en dessus. Hanches Ill sans
apophyse. Jamais d’ocelles ............. 2
2. Abdomen sessile, premier segment s’unissant directement au
deuxième, sans étranglement ............ 3
—- Abdomen pétiolé; premier segment assez étroit, beaucoup moins
large que le second à l’endroit où ils s`unissent (fig. 662) .... 7
3. Tête relativement peu épaisse, plus ou moins quadrangulaire,
transversale et plus large que le thorax (genre Myrmilla,
(fig. 617), ou plus longue que large (genre Platymyrmilla,
tig. 630). Yeux très rapprochés de Particulation des mandibules.
2** article des antennes environ deux fois aussi long que le 3°. ·
Jamais d’onglet scutellaire, ni de peignes aux·tarses I, ni d’aire
pygidiale. Épines des tibias Il et III disposées sur un seul rang,
1" segment abdominal portant de chaque côté une petite apo-
physe plus ou moins développée (fig. 620, 621) ...... 4
- Mutilles n‘offrant pas Pensemble de ces caractères ..... 5
4. Tête très aplatie, en rectangle allongé, plus long que large et à
peu près de la largueur du thorax, fortement concave en dessous
Une seule espèce, très rare, douteuse pour la France ....
.............. G. Platymyrmilla, p. 319
— Tête en·rectangle transverse, plus large que le thorax, peu
aplatie, non fortement concave en dessous. G. Myrmilla, p. 313
5. Tête arrondie, grosse, globuleuse; souvent deux carènes au
2** sternite abdominal. Jamais d'aire pygidiale. Espèces de forte
taille, exclusivement méridionales . . . G. Barymutîlla, p. 320»
_ -—— Tête arrondie, petite, non globuleuse. Pas de carènes au 2° ster-
nite abdominal. Souvent une aire pygidiale. Espèces de taille
petite (sauf M. europaea et Zittoralis), quelques-unes d’entre elles
très répandues .......... . ...... 6

uYMÉNo1¤·rÈnEs. —- Muwxrmxous 309
6. Yeux de grandeur moyenne, ovales ou elliptiques, peu saillants.
Thorax rectangulaire (fig. 638) à côtés à peu près parallèles, son
« profil dorsal droit (fig. 656) ....... G. Mutilla, p. 322 `
—- Yeux petits, ronds, saillants; thorax piriforme (fig. 660) très
rétréci en arrière, son profil dorsal arqué (fig. 657) .....
............... G. Cystomutilla, p. 331
7. Dernier tergite abdominal avec une aire pygidiale bien délimitée;
2•= sternite sans fossettes garnies de poils, tibias Il et Ill portant‘ '
plus de deux épines sur leur arête externe . G. Dasylabris, p. 332
- Pas d’aire pygidiale; 2° sternite abdominal ayant, de chaque
` côté, vers le milieu de sa longueur, une petite fossette allongée
remplie de poils courts et serrés (fig. 659); tibias Il et Ill n‘ayant
que 1 ou 2 épines sur le bord externe . . G. Stenomutilla, p. 335
G. MYRMOSA LATnE1r.1.r:.
Q" (fig. 605), yeux non échancrés, mandibules tridentées à l’apex; hanches III
armées, sur le dessus, d‘une forte carène, haute et à bord arrondi (fig. 607);
tegulae petites, stigma bien apparent; abdomen sessile, étranglé entre tous les
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60s  
Frs. 605-606. ——· 605. Jfyrmosa. melanocephaàa (5* X 5. —- 606. idem Q >< 5.
segments, le deuxième segment à peine plus fort que les autres. — Q (fig. 606),
tête quadrangulaire, un peu plus large que le thorax; mandibules tridentées à.
l’apex; thorax rectangulaire, à côtés légèrement incurvés en dedans, la suture
pro-mésonotale toujours bien distincte; hanches III armées en dessus d‘une
forte apophyse dentiforme (fig. 609); ongles des tarses simples; abdomen ài
deuxième segment à peine plus long que le troisième; dernier tergite sans aire
pygidiale.

310 FAUNE DE manon. —- nvmiâivorriauns
TABLEAU DES ESPÈCES.
xlldles.
1. Corps entièrement noir, ailes hyalines ......... I 2
—— Thorax en partie rouge, le restant noir ......... 3
2. Deuxième sternite abdominal muni en dessous, près de sa base,
d’un tubercule dentiforme bien accentué (fig. 610), dernier tergite
brusquement déclive, formant un angle presque droit avec le dos
de 1'abdomen, déprimé, creusé en dessus d’une fossette longitu-
dinale et nettement échancr au sommet (fig. 610 et 612) . . .
.............. M. melanocephala, p. 311
—- Deuxième sternite abdominal sans tubercule, ou avec un tuber-
cule à peine visible; dernier tergite continuant la courbe régu-
lière du dos (fig. 611), ni déprimé, ni creusé en dessus, ni
échancré au sommet ........ M. brunnipes, p. 312
3. Pronotum à angles antérieurs arrondis; tegulae presque toujours ·
rouges, à ponctuation éparse; éperons jaune clair. .....
.............. , M. ephippium, p. 312
— Pronotum à angles nets et prolongés en une dent bien distincte;
tegulae noires, densément ponctuées; éperons bruns .....
....... . ....... M. longieollis, p. 312
Femelles.
1. Premier segment de l’abdomen noir, avec une bande jaunâtre sur
sa moitié ou son tiers postérieur, revêtue de pubescence pâle . 2
·—· Premier segment de l’abdomen rouge sans bande jaune à son
bord postérieur ....... . .......... 3
2. Pronotum avec les angles antérieurs bien accentués et un peu
dentiformes; tête et abdomen noirs, thorax, antennes et pattes
rouges. ............. M. longîcollis, p. 312
—— Pronotum à angles antérieurs peu accentués, non dentiformes;
couleur de Pespèce précédente, mais antennes et pattes brun noir
plus ou moins rougeâtre ....... M. ephippium, p. 312
3. Ocelles petits, mais généralement distincts. Pronotum moins de
deux fois aussi long que large sur sa ligne médiane; ses angles
antérieurs arrondis, non dentiformes (fig. 613) ; suture méso-
métanotale indistincte. L. 3-6 mm. . . M. melanoccphala, p. 311 ·
— Ocelles le plus souvent indistincts. Pronotum plus de deux fois
aussi large qu’i1 est long sur sa ligne médiane; ses angles anté-
rieurs très accentués, dentiformes (614); suture méso-méta-
notale distincte. L. 5-9 mm. ..... M. brunnipes, p. 312

umiâxorrànas. - Muriimxnxe 311
M. melanûcephala F. —- Mulilla melanocep/mia, DALLA Toune, 1897,
p. 60. — Myrmoscz nz. Ernest Amana, 1899, p. 105 (Q), 119 (5*), 441.
L. (3*, 7-11; Q, 3-8; envergure 16.
5* (fig. 605), corps entièrement noir, ainsi que les mandibules, les
antennes et les pattes, hérissé de poils gris ou brunàtres, assez longs et
610
 
. ·· r.
 
. 612
îë   éà  
609 511 `
613 Ã 614   É 615
Fxe. 607 à. 615. -— 607. Jfyrmosa melanocephala. G', hanche Ill. ·- 608. idem, griffe du
tarse Ill. - 609. idem Q, hanche lll. — 610. idem O', abdomen vu de profil. -
611. JI. brunnipcs O", abdomen vu de protil. — 612. .11. melanocephala çj', 7* tergite
vu de face. — 613. idem Q, pronotum. —- 614. JI. bmmnipes Q, pronotum. -
615. idem 5*, aile antérieure.
abondants. Ailes hyalines, ou très faiblement enfumées, deuxième cellule
cubitale triangulaire, les deux nervures transverse-cubitales se réunissant
en un même point sur la nervure radiale (fig. 605). Abdomen : premier
sternite avec une carène longitudinale terminée par une dent aiguë,
deuxième sternite muni au milieu de sa base d’un tubercule dentiforme
souvent assez fort. — Q (fig. 606), tête noir brillant, ainsi que l’abd0-
men sauf le premier segment et la base du deuxième; thorax, antennes
(sauf Pextrémité), mandibules, pattes, premier segment de l’abdomen et
base du deuxième, rouge ferrugineux. Ocelles petits mais visibles. Tégu-
ments ponctués, surtout sur le thorax et la tête, mais luisants. Segments
abdominaux ciliés de poils jaunes à leur bord apical; deuxième sternite ·
muni au milieu de sa base d’une petite élévation caréniforme. ,
Toute la France.Toute l’Europe, plus commune dans le nord que dans le midi.
Biologie. - Parasite d’un Sphégide : Oxybelus uniglumis L. (J.-J. Kxnrrnn,
d’après Ernest Aivnmâ, 1899, p. 433, et Knzrrnn, 1902, p. 82).

312 muivu DE rames. —— HYMÉNOPTÈRES ‘
M. brunnipes LEPELETIER, 1845, p. 590. —- Mutilla cognata, DALLA TORRE,
1897, p. 25. — Myrmosa cognata Ernest ANDRÉ, 1899, p. 107 (5*), 121
(Q), 442. M. lzrurynipes Zavxrrnm, 1910, p. 3.
5*. L., 7-10 mm. Ressemble beaucoup au précédent. Ailes hyalines,
deuxième cellule cubitale en triangle tronqué, les deux nervures trans-
verso-cubitales qui la limitent laissant entre elles, sur la radiale, un petit
intervalle (fig. 615). Abdomen : premier sternite avec une dent assez
' longue, deuxième sternite sans dent près de la base. — Q. L. 5-9 mm.
ressemble à la précédente, mais de taille plus forte, en général. Noire,
avec le thorax, les antennes (sauf Pextrémité), les mandibules, le premier
segment de l’abdomen et la base du deuxième rouge ferrugineux. Ocelles
non visibles. Deuxième sternite abdominal sans carène à la base.
Toute la France méridionale y compris la Corse; aussi le centre et 1'ouest
de la France : Charente-Inférieure : Royan; Maine-et-Loire : St-Rémy-la-
Varenne; Bretagne; Indre : Le Blanc; Indre-et-Loire : Saint-Epain. Signalée
de Paris par LEPELETIER. — Europe méridionale et centrale. Afrique du Nord.`
Asie mineure.
M. ephippium F. -— Mutilla ephzppia DALLA Tonus, 1897, p. 34. —-
Myrmosa ephz)npz'um Ernest ANDnÉ 1899, p. 110 (Q), 116 (5*), 442.
' ' L. 5*, 5-10 mm. Q, 5-6 mm.; envergure 13 mm. -— 5*, tête noire.
Thorax noir, avec le pronotum, le mésonotum et les tegulae rouge ferru-
. gineux, parfois le scutellum rouge aussi; pronotum tronqué en avant, son
bord antérieur presque droit, les angles assez nets, mais non dentiformes.
Ailes subhyalines avec, sous le stigma, une bande rembrunie plus ou
moins étendue. Abdomen noir, premier sternite avec une carène longitu-
dinale terminée en avant par une dent, deuxième sternite muni d’un`
petit tubercule au milieu de sa base; dernier tergite en déclivité verti-
cale (comme chez M. melanoceplzala), creusé'd’une fossette, son bord
postérieur droit. — Q, tête noire, antennes et mandibules ferrugincuses,
un peu plus foncées à Pextrémité. Thorax ferrugineux, angles du prono-
tum peu accentués, non dentiformes. Pattes brun noir, hanches, tr0chan·
ters et tarses plus ou moins rougeàtres, les poils jaunàtres, ainsi que les
éperons. Abdomen noir, premier tergite orné en arrière d’une large bande
jaune pâle couverte de pubescence jaunâtre.
Hérault : Montpellier. Probablement toute la France méditerranéenne.,
— Europe méridionale. Afrique du Nord.
M. longicollis TOURNIER. —— TouRNxÉR, 1899, p. 17; Ernest ANDRÉ, 1899,
. p. 108 (Q).
L. 5*, 10-11; Q 4,5-6; envergure 16 mm.- 5* Q. Ressemblent à ceux
de l’espèce précédente, sauf les caractères indiqués au tableau.
Décrit de Russie : Sarepta. —- Drôme : Nyons; Charente-Inférieure : Royan.
— Europe méridionale. Afrique du Nord (var. teniezensis Ernest ANDRÉ).

unxiâxorriaans. — MUTILLIDAE 313
· G. MYRMILLA \VEsMAi~:L.
(j' (fig. 616), tête plus ou moins quadrangulaire, au moins aussi large que le
thorax; yeux non échancrés en dedans; mandibules jamais dentées à leur bord
v — Q`   / s·as • 7 · "*—··"'""··~  ‘·  ~·*"' "·~-·‘
Q}    ,   N
‘ . W   . —' .,»»· ”...}.lLQ..Q wu, '·—.
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— Eg"'-ml; ' , ~ .»Q·-··»~ . ·,
. ep. ···»· M l,  ”î”Tï‘ ,
016. 617
Flo. 616-617. ·- 616. Jlyrmilla calva var. distincte d X 3. — 617. idem Q X 5.
externe; abdomen sessîle. — Q (lig. 617), tête peu épaisse, quadrangulaire, à
angles postérieurs arrondis, plus large que longue et plus large que le thorax;
thorax à côtés parallèles, sans onglet scutellaire; abdomen sessile, le premier
tergite muni en avant de deux petites apophyses plus ou moins développées.
Les (5* de certaines espèces sont aptères, et ont l‘aspect des Q ; mais ils s'en
distinguent aisément parce qu’ils ont tous les caractères essentiels des 4;* :
présence d'ocelles, thorax le plus souvent contracté au milieu, avec les sutures
des divers segments bien visibles en dessus, antennes de 13 articles, abdomen
de 7 segments visibles, dont le dernier est toujours dépourvu d’aiguillon et
laisse voir souvent les organes copulateurs. Cependant la coloration et les des- '
sins de l’abdomen sont pareils a ceux de la Q.
TABLEAU uns ssriacss.
Mâles.
1. Aptères, ressemblant à des femelles, mais ayant les caractères
essentiels du mâle ............... 2
— Ailes, de forme normale .............. 4
2. Deuxième tergite abdominal orné de deux taches claires, arron-
dies, placées transversalement près de la base, nues ou couver-
tes de pubescence jaunâtre ....... M. Chiesii, p. 319
—- Deuxième tcrgite abdominal sans taches claires ...... 3
3. Tête noire, luisante, parfois un peu tachée de rouge sur le ver-
tex ....... . ........ M. capitata, p. 316
-1 Tête rouge ou ferrugineuse, au moins en partie ...... '
................ M. cephalica, p. 316

314 FAUNE DE rnANcE. -— HYMÉNOPTÈRES
4. Ailes avec trois cellules cubitles (fig. 618), obscures, un peu
violacées ............. M. dorsata, p. 316
— Ailes avec deux cellules cubitales ........... _ 5
5. Troisième segment de Pabdomen recouvert presque en entier de
pubescence pâle qui forme une large bande plus ou moins inter-
rompue au milieu. Ailes hyalines, avec une grande tache noirâ-
tre placée au bord de l’aile, au niveau du stigma et de la cellule
radiale ............. M. bipunctata, p. 318
— Abdomen noir, sans bande claire, mais simplement et étroite-
ment cilié de pubescence pâle. au bord postérieur des segments.
Ailes hyalines ou faiblement enfumées, sans tache plus foncée . 6
6. Deuxième sternite abdominal muni d’une carène longitudinale se
terminant en arrière en un tubercule dentiforme plus ou moins
accentué (fig. 619); dernier sternite avec, un petit tubercule
médian (fig. 619) ........... . M. calva, p. 315
— Deuxième sternite abdominal sans dent ni carène; dernier ster-
nite sans tubercule ....... M. erythrocephala, p. 315
Femelles.
1. Deuxième tergite abdominal sans tache claire ....... 2
— Deuxième tergite abdominal avec une ou deux taches claires,
nues ou pubescentes ............... 5
2. Premier tergite abdominal muni, de chaque côté à la base, d’uni
appendice aplati en forme d’aileron, dont Pextrémité est dirigée
en arrière en crochet (fig. 620) ....... M. calva, p. 315
—- Premier tergite abdominal muni à la base de deux appendices
dentiformes ou tuberculiformes, dirigés oblîquement en avant,
· simples, non en crochet (fig. 621) ........... 3
3. Premier sternite abdominal muni, en dessous, d’un appendice
dentiforme ou spiniforme plus ou moins allongé (fig. 622), tuber-
cules antennaires noirs, dentiformes (623); tête à ponctuation
serrée, presque réticulée ..... M. erythrocephala, p. 315
- Premier sternite abdominal inerme en dessous, tubercules anten-
naires rouges, arrondis, tête luisante, à ponctuation espaeée,
non réticulée .................. 4-
4. Tête noire, rarement un peu tachée de rouge sur le vertex; lf et
5° tergites abdominaux sans bande claire. . M. capitata, p. 316
— Tête en majeure partie rouge, ou très largement tachée de rouge
sur le vertex et le front; 4° et 5** tergites abdominaux ornés de
bandes claires ........... M. cephalica, p. 316
5. 2** tergite abdominal orné au milieu d’une grande tache ronde
` formée de pubescence pâle (fig. 624) .... M. dorsata, p. 316
— 2° tergite abdominal orné, près de la base, de deux taches

nxmixorrànns. - MUTILLIDAE 315
pâles disposées transversalement, variables de grandeur, tantôt
nues, et formées par les téguments, tantôt constituées par de la
pubescence (fig. 625) .... , .......... 6
6. Tubercules antennaires noirs, aigus; angles antérieurs du pro-
notum dentiformes (fig. 626) ...... M. bipunctata, p. 318
— Tubercules antennaires rouges, arrondis; angles antérieurs du ·
pronotum non dentiformes (fig. 627) .... M. Chiesii, p. 319
M. calva VILLERS, -— Mutilla calva DALLA Tonnu, 1897, p. 19. Mutilla
(Myrmilla) calva Ernest Aivnné, 1899, p. 180(Q), 211 (5*), 446.
L. 5*, 4-10; Q, 5-9. -— 5* (fig. 616), tête noire ou brune, plus ou moins
tachée de rouge sur le vertex, thorax ferrugineux avec le sternum et tout
ou partie des flancs noir. Abdomen noir (rarement le 1°' tergite et la base
du 2° ferrugineux), étroitement cilié de pubescence blanchâtre au bord
postérieur de ses segments. Tête subquadrangulaire, un peu plus large
que le thorax; mandibules élargies au milieu, armées de quatre dents, la
4° très reculée. Ailes un peu enfumées. —- Q (fig. 617), tête noire avec sur
le vertex, une tache rouge plus ou moins étendue, envahissant parfois
presque tout le front; mandibules, antennes, thorax, pattes en partie, ier-
rugineux; abdomen noir avec une assez large bande de pubescence jau-
nâtre aux 3 premiers tergites, celle du 2° dilatée anguleusement au milieu,
les 4° et 5° ciliés de poils jaunâtres à Pextrémité.
France méridionale. Dans le centre, signalée de Charente-Inférieure :
Royan; Corrèze :Argentat; Maine-et-Loire : Saint-Rémy-la—Varenne(‘). — Sud
de l'Europe. Afrique du Nord. Asie Mineure.
Vaniérrî distincte. Laratarian. — 5' (fig. 616) Q (fig. 617), tête entièrement
noire. Plus commune dans le nord que la forme typique. Se trouve jusqu’aux
environs de Paris.
Biologie. - D’après Sicmzr. (1852, p. 56i) cette l\Iuti1le serait parasite des ·
Halictus mario et calceazus (: fulvocinctus). Mais 1’opinion de Sicaai. ne repose
que sur ce qu’il a trouvé M. calva var. distincza au pied d’un talus habité par
ces Ilaliczus et qu’il a vu les Mutilles pénétrer dans les terriers des Apides.
M. erythrocephala Lun. — Nutilla erythrocephala DALLA Tonnu, 1897,
p. 35. Mutilla (Myrnzilla.) eryt/zrocephala Ernest ANDRÉ, 1899, p. 183 (Q),
. 209 (5*), 445.
L. 5*, 9-12 mm.; Q, 9-13 mm. — 5*, tête ferrugineuse, avec la région
des ocelles. la partie antérieure du front ainsi que les joues et le clypéus
noirs, mandibules, antennes et pattes noires; thorax : partie postérieure
du pronotum, mésonotum, scutellum, partie des mésopleures et face anté-
rieure du métanotum ferrugineux, le restant noir; abdomen noir, étroite-
(1) La collection Sxcuti. en contient un exemplaire pris à La Varenne (Seine) en 4860. Il ne
semble pas qu’on ait repris la forme typique depuis aux environs de Paris ou, au contraire, on
trouve la variété distincte.

· 316 FAUNE DE FaA1vcE. - m·MENorrEnEs
ment cilié de poils jaunâtres au bord postérieur de tous ses segments.
— Q, tête ferrugineuse, plus ou moins noire en avant, tubercules anten-
naires noirs, antennes ferrugineuses, avec le scape souvent noiràtre;
thorax ('errugineux, pattes presque entièrement noires; abdomen noir avec
trois bandes de pubescence d’un jaunâtre soyeux : une assez large au bord
postérieur du 1°' tergite, une au bord apical du 2" tergite, dilatée angu-
leusement en avant, et une occupant la totalité du 3" tergite.
France méridionale : tout le littoral méditerranéen : Monaco, Marseille, Toulon,
et a quelque distance de la cote : Callian (Var), Avignon, Montpellier, Perpi-
gnan. Corse : Bonifacio. Toulouse. - Sud de l`Europe. Rhodes, Chypre. Tunisie.
M. capitata Lucas. — Mutllla capitata DALLA Tonus, 1897, p. 21. Mu-
tilla (illyrmilla) capitata Ernest ANDRÉ, 1899, p. 192 (Q), 217 (5*), 447.
L. 5*, 5-10 mm.; Q 5-10 mm. — 5*, aptère. Tête noire, rarement un
peu tachée de rouge sur le Vertex; thorax ferrugineux, antennes et tu-
bercules antennaires d`un rouge plus ou moins brunâtre, pattes brunes,
abdomen noir, bordé de pubescencejaune doré au ,bord postérieur de ses
trois derniers tergites, la bande du 2* tergite dilatée anguleusement au
milieu. Tête lisse, luisante, peu ponctuée. Thorax étroit, rétréci en arrière
du mésonotum, les sutures dorsales très distinctes, tegulae présentes,
soudées au thorax. —- Q de même couleur que le 5*, thorax à côtés pa-
rallèles, 1" segment abdominal muni, de chaque côté du pédoncule, d’une
petite dent obtuse, mais sans oarène ni tubercule en dessous.
France méridionale : comme l’espèce précédente, tout le littoral méditerra-
néen, de Menton à Barcelone. Corse. - Espagne. Italie. Asie Mineure. Très
commune dans le nord de l’Afrique.
Biologie. — En Algérie, parasite de Halictus me/ac/zurus Kmav. FERTON' a vula
Mutille creuser le sol pour arriver au fond du terrier de l’Halicte (Frmoiv, 1898,
p. 77). —- A été obtenu par Douns, en 1866, de coquilles de Helix maritima habi-
tées par l’Osmia metallica et provenant d’Algérie : Tiaret prés d’O1·an (Sicnrx.
et RADOSZKOWVSKY, 1869, p. 303).
M. cephalica SICHEL et Rnnoszxowsuv. — flluzilla cephalica DALLA 'l`onnE,
1897, p. 22.’ Mutilla (Myrmilla) ceplzalica Ernest ANDRÉ, 1899, p. 194 (Q ),
217 (5*), 447.
L. 5*, 6-7 mm.; Q, 5-8 mm. —- 5* Q, très semblables à ./ll. capitata. ,
_ Lucas s’en distinguent par les caractères du tableau.
France méridionale (?) (Stoner. et Rxnoszxowsxv); présence en France incer-
taine. -— Grèce; sud-est de l'Europe. Algérie. Asie mineure.
M. dorsata F. — Mutilla dorsata DALLA Tonun, 1897, p. 33. Mutilla
(Myrmilla) clorsata Ernest ANDRÉ, 1899, p. 196 (Q), 204 (5*), 448.
' L. 5* Q , 8-13 mm.; envergure : 20 mm. —— Q , caractérisé, parmi
toutes les espèces du genre, par la présence de trois cellules cubitales

HYMÉNOPTÈRES. — MUTILLIDAE 317
I
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1   1 ' Ãzlnw tte 623 ‘
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625 627 ( .
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· 628
629
626 630
F10. 618 à 630. — 618. Aile de Jlyrmilla dorsata 0*. — 619. J!. calva C5', abdomen vu
de profil. — 620. .1I. calva. Q, 1** tergite abdominal vu par dessus. — 621. A!. erylhro-
ccphala Q, idem. — 622. idem 5, début de l’abd0men, vu de profil. — 623. idem Q,
bord frontal, vu par-dessus. — 624. JI. dorsata Q, abdomen. — 625. M. bîpunctata Q,
abdomen. — 626. idem Q, tète et partie antérieure du thorax, vus par-dessus. —
627. M. Chiesii Q. idem. - 628. M. bipunctata (j', partie antérieure de Pabdomen, vue
de profil. —- 629. M. dorsata var. calcariventris G', idem. — 630. Plalymyrmilla quin-
quefasciata Q, tète et thorax. ·
\

318 FAUNE DE rnaivcn. —- uvMÉ1vom·ÈaEs
(fig. 618). Tête, thorax, antennes et pattes noirs, abdomen noir, avec le
2° tergite, et tout ou partie du 3°, rougeâtres. Ailes enfumées, stigma
opaque. — Q, tout le corps noir, sauf le milieu des mandibules, les
tubercules antennaires, Pextrémité du scape et les tarses qui sont plus
ou moins rougeâtres, deuxième sternite abdominal orné, au milieu, d’une
grande tache ronde (fig. 626), formée de pubescence jaune, plus ou moins
dorée, soyeuse, un peu plus rapprochée du bord antérieur que du bord
postérieur.
Alpes-Maritimes 1 Monac_o, Nice; Var : Bormes, île de Porquerolles, Callian.
— Sud de l’Europe. Afrique du Nord.
La forme typique est très rare en France, où la variété suivante est, au con-
traire, assez répandue.
Vnnrériâ excorîata LEP. Q caractérisée par une tache ferrugineuse sombre
plus ou moins développée sur la tête. Thorax plus ou moins rouge sombre.
France : tout le littoral méditerranéen, Toulon, Hyères, Marseille, Pyrénées-
Orientales (1); Montpellier, Béziers. Corse (d’après Ernest ANDRÉ). — Espagne.
Italie. Très commune dans le nord de l’Afrique.
Vxméré calcarîventris Sicnnz et Runoszxowsxv; (5*, 28 sternite abdominal
portant une caréne médiane prolongée en une forte dent (fig. 629).
France méridionale: Montpellier, Marseille (d’après Ernest Annan), Sardaigne_
(d’après E. Annan). — Espagne, Algérie.
M. bipunctata Lun. — Mutillcz interrupta DALLA Tonnn, 1897, p. 51.
Mutilla (Myrmilla) bzpunctata Ernest Annan, 1899, p. 199 (Q), 206 (çjl),
447.
L. 5* Q, 4,5-10 mm. —— (jl noir, avec le milieu des mandibules et les
tarses rougeàtres, le thorax ferrugineux, le 3° tergite abdominal couvert
presque en entier de pubescence pâle formant une large bande plus ou
moins interrompue au milieu. Ailes hyalines avec une grande tache
brune au niveau du stigma. Tubercules antennaires` noirs, saillants en
dents obtuses; clypéus échancré au milieu, avec une dent assez saillante
de chaque côté de l’échancrure. 2° sternite abdominal portant en son
milieu une forte apophyse dentiforme (fig. 628), terminée en pointe,
dirigée en arrière. — Q, tête noire, tubercules antennaires noirs, sail-
lants en dents aiguës. Thorax rouge, au moins en dessus, pattes brunes,
avec les tarses plus ou moins rougeâtres; abdomen noir avec deux taches
rondes, disposées transversalement près de la base, formées de pubes-
cence serrée, blanche ou jaune doré (fig. 625). Angles antérieurs du
thorax dentiformes (626).
Var : Toulon, Hyères, Callian; Bouches-du·Rhône : Marseille. Rognac;
Alpes-Maritimes : Cannes; Drôme : Nyons; Basses-Alpes. France centrale (?)
(1) Je n’en vois pas, dans les collections. d'exemplaires provenant du littoral à l’est de Tou-
lon, et la forme typique paraîtjustement limitee, en France, à cette région. Il est possible que
les deux formes ne coexistent pas. .

· _ nvM1âNor·rÈnns. — MUrr1.r.xnAE 319
d’après Ernest Annné). —Sud de l’Europe. Très commune dans l’Afrique du
Nord.
Biologie : Serait parasite d`Ilalictes, comme Myrmilla capitato.(Fnn1·ox, 1898,
p_. 77). Fnxrroiv l’a vue tenter de pénétrer, en Algérie, dans des terriers clos
d’IIalictes.
M. Chîesii Sx>moLA. —MutiZ!a Chzesii DALLA Toners, 1897, p. 23. Mutilla
(Myrmilla) C/ziesii Ernest Amoruâ, 1899, p. 201 (Q), 214 (5*), 447.
L. 5* Q, 4-7 mm. — 5*, aptère. Tête noire, thorax et pattes ferrugi-
neux, avec les fémurs en partie bruns; abdomen noir, orné de deux ta-
ches blanches ou jaunàtres comme chez la Q . — Q , tête noire, rarement
un peu tachée de rouge sur le Vertex; tubercules antennaires, antennes,
mandibules (sauf l’apex), thorax et pattes ferrugineux; abdomen noir avec,
sur le 2** tergitc et près de la base, deux taches disposées comme chez
bzpunctata (voir fig. 625); ces taches, blanc d'ivoire, ou un peu jaunes,
sont formées par la décoloration des tégurnents, et généralement nues,
rarement avec quelques poils dorés; 3° et 6° tergites revêtus de pubes-
oence blanche ou jaune pâle.
Hte-Garonne :Toulouse; Pyrénées—0rienta1cs : Le Boulou; Corse : Bonifacio.
Rare. —Espagne. Italie. Afrique du Nord. Asie mineure.
Vnnnâré halensis F. - Se distingue parl’absence de bande pâle sur le 4* ter-
gite abdominal.
Marseille; Bordeaux; Drôme : Nyons. En général même répartition que la
forme typique.
G.. PLATYMYRMILLA Ernest Axnmâ.
Une seule espèce, caractérisée par la forme de la tête, qui est rectangulaire
allongée, plus longue que large, aussi large que le thorax (fig. 630) et forte-
ment concave en dessous, de sorte que ses bords latéraux sont minces et tran-
chants. Thorax à côtes parallèles, sans onglet scutellaire. Abdomen sessile,
deuxième tergite un peu déprimé en avant; tarses I sans peignes.
P. quinquefasciata Ouvrran. -— Mutilla guingue/`asciata DALLA Toune,
1897, p. 77. Mutilla (Platynzyrnzilla.) guinquefasciata Ernest Animé, 1899,
p. 223 (Q), 448.
Q . L. 10-16 mm. ——· 5* inconnu. ——- Q (fig. 630) tête, mandibules, antennes
et thorax ferrugineux, parfois un peu rembrunis par endroits; pattes
brunes, avec les hanches, les troohanters et les tarses plus ou moins
rougeàtres; abdomen noir, les cinq premiers tergites avec une bande
apicale de pubescence jaune doré, celle du 2° tergite dilatée anguleuse-
ment au milieu, le 6° tergite entièrement recouvert de pubescence dorée,
éperons ferrugineux p-àle.
Corse (d'après Sicam. et Rnnoszxowsnv). — Balkans. Caucase. Turkestan.
Syrie. \

320 FAUNE DE FRANCE. - HYMÉNOPTÈRES
G. BARYMUTILLA Ernest ANDRÉ, 1901.
5*, forme. massive, thorax large, globuleux; tête un peu moins large que le
thorax. Yeux échancrés du côté interne. Tegulae très longues, atteignant le
milieu du scutellum, leur extrémité postérieure un peu relevée. Abdomen
, sessile, son deuxième sternite portant souvent deux petites carènes longitudi-`
nales près du bord apîcal. —- Q, tête très épaisse, arrondie, aussi large que
longue, à peu près de la largeur du thorax. Yeux petits, situés en avant.
2s sternite abdominal portant souvent deux petites carènes, comme le 5*.
TABLEAU DES ESPÈCES.
Mcîles.
1. Tête entièrement rouge ..... B. quinquemaculata, p. 322
-— Tête noire ................. · . . 2
2. Dernier tergite abdominal caréné longitudinalement; 2° ster-
nite abdominal avec 2 tubercules dentiformes près de Yextrémité
(fig. 633, 634) ........... B. maroccana, p. 322
- Dernier tergite abdominal tout au plus caréné sur une partie;
2° sternite abdominal sans tubercule dentiforme. B. barbara, p. 320
Femelles.
1. Tête entièrement rouge ..... B. quinquemaculata, p. 322
—` Tête noire avec ou sans tache rougeâtre ou dorée ..... 2
2. Deux taches dorées sur le 1°’ tergite abdomina1(tig. 640); 2° ster-
nite abdominal avec deux tubercules dentiformes près du bord
apical; dernier tergite couvert de poils jaunes. Espèce rare. .
............... B. maroccana, p. 322
—— Trois taches dorées sur le 1°' tergite abdominal (fig. 639); 2° ster-
nite sans tubercules dentiformes; dernier tergite couvert de poils
noirs. Espèce assez commune ...... B. barbara, p. 320
B. barbara L. - Mzatilla brutia var. barbara DALLA TORRE, 1897,
p. 18. Mutilla barbara Ernest ANDRÉ, 1899, p. 297 (Q), 339 (5*), 458.
— Barymutilla barbara Ernest ANDRÉ, 1909, p. 77.
L. 5*, 14-18 mm.; Q, 8-18 mm., envergure 5* 21 mm.
La forme typique, qui est entièrement noire, avec, indépendamment
des dessins abdominaux, une grande plaque de poils argentés (un peu
dorés parfois) sur la tête ( 5* Q) et sur le thorax (Q), ne se trouve pas
en France; on la rencontre dans le sud de l’Espagne et surtout dans.le
nord de l’Afrique, où elle est·très commune. Elle est représentée en
France par les variétés suivantes :

m*MÉNoPTÈnns. — Muutniuan 321
VAnuâ·rri brutia. PETAGNAVQ (fig. 531), tête noire, avec une grande tache rouge;
thorax rouge sombre, pattes brunes, abdomen noir avec des taches de poils
jaune très pâle un peu doré (fig. 639, p. 327): 3 sur le 1** tergite. 3 sur le 2** ter-
gite, au bord postérieur, la médiane ronde, ouen losange, une bande de méme
couleur sur le 3* tergite, cette bande peut être divisée en trois taches. — g', V
tête noire, dessus du thorax, y compris les tegulae et côtés rouges, ailes enfu-
È .'··'·ÈE?ïÉ»ï2;l
** ;ÉÃin:ÉÃ'tÉÉ;f§
‘ S3]
. _ `633
^  @
632 634 ·
Fw. 63î à 635. —— 631. Barymulilla barbara var. brtttîa Q >< si — 632. idem, (3* X 5.
— 633. B. maroccana (3*, 2- sternite abdomînal. — 634. idem, abdomen vu de profil. —
635. B. quinquemaculata Q X 5.
mées, abdomen noir, avec trois bandes apicales de poils jaune pâle doré aux
1°*, 2• et 3• tergites, les bandes des 1** et 2• tergites pouvant être divisées en
3 taches parfois très petites; tête et thorax (fig. 632).
· France : région méditerranéenne, assez commune (l); Corse. —- Europe
méridionale. Afrique du Nord.
Vanuiré decoratiftons Costa. — Q, très voisine de la précédente, mais le
front, au lieu d‘être rouge, porte une grande tache de poils jaune doré.
Pyrénées-Orientales : Banyuls-sur-Mer; Aude : Carcassonne; Corse. Plus
rare en France que la var. bruzia. — Europe méridionale. Afrique du nord.
Vamàrti sericefventris Costa. — Q, aberration par rufinisme de la var.
brutia : les poils _de Pabdomen sont devenus entièrement mordorés, et les
taches jaune pâle s’y distinguent à peine.
Var : Callian. — Espagne. Sicile. Crimée (d’après Ernest Annaé).
Biologie. - Ernest Annan signale (1899, p. 297) que B. barbara serait,
d’après Sicaet, parasitei de Larra anazhema (Sphègidel. Fsnron a obtenu la ·
var. bruzia d’une cellule en feuilles de Megac/aile très semblable à celle de
M. sericans Fonsc. (1896 b, p. 9). _
(1). La collection L. Fixnumis contient un exemplaire de cette variete. qui aurait été recueilli
à Chamonix par Bicor. Cette capture, dans une localité aussi inattendue., demande à être con-
ürmee.
21

322 FAUNE DE manon. — HYMÉNOPTÈRES
B. maroccana Omvmn. -— Mutilla rujïcollis DALLA Tonnu, 1897, p. 79.
jl]. maroccana Ernest ANDRÉ, 1899, p. 301 (Q), 341 (5*); 460. — Bargjmu-
tilla maroccarza Ern. Annan, 1909, p. 78.
L. (5*, 11-13 mm.; Q, 7-12 mm., envergure çi, 17 mm. — gï, tête
noire, antennes brunes, thorax noir, sauf le mésonotum, les tegulae et le
scutellum, qui sont ferrugineux, pattes noires, abdomen noir, les 1"
et 2* tergites ornés d’une bande apicale jaune soyeux, le 3° tergite entiè-
rement couvert de pubesoence semblable, éperons ferrugineux; ailes
enfumées, tegulae très longues, fortement ponctuées. —— Q, tête noire
avec une tache de pubeseence dorée sur le Vertex, thorax ferrugineux;
pattes noires; abdomen noir, avec des taches de pubescence dorée (fig. 640,
p. 327) : deux au 1°' tergite, trois au 2* et au 3° souvent confluentes, deux;
latérales souvent très réduites au 4**, 6° tergite couvert de poils jaunes.
Camargue: Gard : Aigues-Mortes. - Sicile, Espagne, Italie (d’après Ernest
Aivxmâ). Asie mineure. Rare en France et même en Europe. Commune en
Afrique du nord où on trouve la forme typique et la var. novemguxmza Kwc,
à~thorax noir couvert de pubescence dorée.
B. quinquemaeulata CYn1LLO. — zllutilla guùzguemczculczta DALLA Toune,
1897, p. 77;·Ernest AxnnÉ, 1899, p. 282 (Q), 343 (gi), 458.
L. 5*, 10—15 mm.; Q, 9-18 mm.; `envergure çjl, 19 mm. - (jl, tête,
thorax, antennes et pattes rouges, les fémurs plus ou moins tachés de
brun; éperons blancs, ailes hyalines à la base, un peu plus foncées ensuite,
stigma transparent; abdomen noir, un peu bleu ou violacé, orné au bord
apical des 2 premiers tergites, et sur la totalité du 3°, d’une bande de poils
jaunes, les 2* et 3° bandes écbancrées ou même interrompues au milieu. ——
Q , tête, antennes, thorax et pattes rouges; abdomen noir avec cinq taches
de pubescence dorée placées : une médiane sur le 1** tergite, 2 au bord,
postérieur du 2°, 2 surle 3e tergite (fig. 641). Tête très large (fig. 635).
Var: Toulon, Hyères, St-Raphaël, Callian; Alpes-Maritimes: le Broc; Corse :
Bonifacio. —— Sardaigne. Baléares. Italie. Péninsule balkanique. Malte. Cby—
pre, Crimée. Asie mineure. Egypte. Espèce paraissant d’autant plus commune
qu’on va vers l’est; rare en France, sauf en Corse.
Biologie. -· Ernest Aunmâ signale (1899, p. 437) que Fnnrou a obtenu cette
espèce de coques d’Osmia tricomis Lun.
G. MUTILLÀ Luvxxê. ' .
Fig. 636, 637, 638. —- çj', tête assez petite, yeux ovales, peu saillants,
échancrés au côté interne; mandibules toujours dentées à l’apex ou au bord
inte1·ne; trois cellules cubitales; abdomen sessile ou subsessile, jamais pétiolé.
— 5*, tête arrondie, généralement assez petite, et un peu moins large que le
thorax; yeux ovales, peu saillants; thorax rectangulaire, à côtés parallèles ou

. uYMÉxor·rÈnns. —— MUTILLIDAE 323`
très faiblement arqués en dedans: abdomen sessîle ou subsessile, jamais ·
pétîolé, dernier segment avec ou sans aire pygidiale.
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F10. 636637. - 636. Mutilla rufipes G" >< 5. — 637. idem Q X  
TABLEAU mas nsrizcas.
Miles.
1. Mandibulesinermes à leur bord postérieur (bord interne) . . , 2
·— Mandibules munies d’une forte dent à leur bord postérieur (bord
interne) (fig. 651) ................ 5
2. Tête et abdomen noirs, avec des reflets bleu d’acier très nets. .
................ M. europaea, p. 325
— Tête et abdomen noir mat, avec ou sans partie des tergites abdo-
minaux ferrugineux, sans reflets bleu d’acier ....... 3
3..Thorax entièrement noir. Bord postérieur du pronotum formant
un angle bien net, à côtés droits (fig. 652). . M. littoralis, p. 326
— Thorax au moins en partie rouge. Bord postérieur du pronotum
plutôt arrondi ............ _ ...... 4-
4. Abdomen entièrement noir; ailes avec le stigma opaque, la 2° ner-
vure transverso-eubitale épaissie, coudée avant d’arriver à la
V nervure cubitale (fig. 653) ....... M. suhcomata, p. 328
— Abdomen avec les 2 premiers segments en partie ferrugineux;
ailes à stigma transparent, la 2* nervure transverso-cubitale nor-
male ............... M. pusilla, p. 330
5. Abdomen entièrement noir, aucune trace de pilosité pâle sur le
corps ........ , ..... M. punctata, p. 331
—- Abdomen avec des bandes de pubcscence pâle, ou au moins cilié
de poils pâles au bord postérieur de certains segments .... 6
6. Abdomen orné d'une large bande de pubescence claire au moins
sur deux de ses tergites ..... · ......... 7
— Abdomen simplement cilié de poils pâles au bord apical de cer-
' tains segments . .. ............... 9

324 FAUNE on manon. — HYMÉNOPTÈRES `
. 7. 2” tergite abdominal ferrugineux; thorax entièrement noir, avec
des poils gris sur le pronotum et le scutellum. Taille grande.
................ M. viduata, p. 328
— Abdomen entièrement noir, thorax rouge, sans poils gris. Taille
moyenne ................... 8
8. Ocelles très gros et saillants. Ailes hyalines, stigma opaque.
(Connu seulement de Corse) ..... M. melanolepis, p. 331
( - Ocelles assez petits, peu saillants. Ailes enfumées, stigma trans-
parent. (France méridionale) ....... M. partita, p. 329
9. Segment médiaire court, presque sans face postérieure, tronqué
en arrière. Abdomen en ovale court, le 1°" segment aussi large
que long .... , .... . .... M. montana, p. 328
— Segmentmédiaire plus long, arrondi en arrière. Abdomen en
ovale allongé, le 1*** segment plus long que large. M. rufîpes, p. 327
Femelles.
1 . 2° tergite abdominal sans tache isolée de pubescence claire, mais
pouvant porter, à son bord postérieur, une bande ou une frange,
interrompue ou non, de pubescence pâle (fig. 638 et 642) . . . 2
— 26 tergite abdominal avec 1 ou plusieurs taches isolées de pubes-
cence pâle (fig. 644·649) ......... ` ..... 3
2. Une bande dorée sur les 1°', 2° et 3° tergites abdominaux, les 2"
et 3° bandes interrompues au milieu (fig. 638). Mandibules larges, '
plus ou moins nettement tridentées au sommet. Dernier tergite i
abdominal sans aire pygidiale ...... M. europaea, p. 325
— Une bande dorée, non interrompue au milieu, au bord posté-
rieur des 5 premiers tergites abdominaux (fig. 642). Mandibules
acuminées et inermes à l’apex. Dernier tergite abdominal avec i _
une aire pygidiale plane, rugueuse .... M. littoralis, p. 326
3. 2° tergite abdominal orné d'une seule tache médiane de pubes- ·
cence claire . .' ................ 4
—— 2* tergite abdominal orné de deux ou plusieurs taches de pubes-
cence claire .................. 9
4. 3° et 4° tergites abdominaux ornés chacun d’une tache médiane `
de pubescence claire (fig. 646) ...... M. Perrisi, p. 329
- 3° tergite abdominal couvert en entier, ou presque, d'une bande
de pubescence claire; 4° tergite sans pubescence claire . . . 5
5. 6* tergite abdominal plus ou moins convexe, luisant, sans aire
pygidiale nettement délimitée ........... .. 6
— 6° tergite abdominal pourvu d’uue aire pygidiale nettement déli-
_ mitée, plane, finement et longitudinalement striée ..... 8
6. Onglet scutellaire peu distinct, souvent oblitéré ou nul; devant ~
du pronotum plus ou moins largement teinté de noir .... ,
............... M. pusilla var., p. 330

i nvmâzvorrisnss. - MUTILLIDAE 325
— Ongletnscutellaire bien distinct; devant du pronotum le plus
souvent de même couleur que le reste ....... · . . 7
7. Onglet scutellaire élevé, très saillant, noir au sommet ....
............... M. montana, p. 328
— Onglet scutellaire moins saillant, ordinairement rouge en entier.
.............. M. subcomata (‘), p. 328
8. Taille au dessus de 8 mm.; une tache de pubeseence claire sur
le front; pattes généralement noires .... M. viduata, p. 328
—- Taille petite (3 à 7 mm.); pas de tache de pubescence claire bien
nette sur le front; pattes généralement rouges. Espèce très com-
mune . . , ........... M. rufipes, p. 327-
9. 2° tergite abdominal orné de trois taches de pubescence claire
disposées transversalement (fig. 645 et 648) ....... 10
- 2° tergite abdominal orné de deux ou quatre taches_de pubes-
cence claire (fig. 647 et 649) ............ 11
10. Les bandes de poils clairs des 3° et 4** tergites abdominaux inter-
rompues au milieu (fig. 648) ....... M. partita, p. 329
- Les bandes de poils clairs des 3° et 4° tergites abdominaux ne
sont pas interrompues au milieu (fig. 645). . M. pusilla, p. 330
11. 2° tergite abdominal portant deux taches près du bord anté-
l rieur (fig. 647) ........... M. biguttata, p. 329
—— 2** tergite abdominal portant quatre taches de pubescence claire
disposées en losange (fig. 649) ...... M. punctata, p. 331
M; europaea L. -— DALLA Toune, 1897, p. 36; Ernest Aivomê, 1899, p. 239
(QL 345 (c3‘)· 456-
L. (3*, 11-17 mm.; Q, 10-16 mm. — 62 tête noire ou bleu d'acier
sombre; antennes noires; thorax noir ou bleu noir avec le mésonotum et
le seutellum rouge ferrugineux; pattes noires; abdomen luisant, bleu
d’acier foncé, les 1°', 2** et 3° tergites portant une bande de poils d’un
blanc un peu jaune au bord postérieur; les bandes des 2° et 3° tergites
interrompues ou échancrées au milieu; ailes un peu enfumées, à reflets
légèrement violacés, stigma semblable aux cellules. - Q (fig. 638),
tête noire, ainsi que les mandibules, les pattes et les antennes; thorax
rouge ferrugineux avec le devant du pronotum, et tout ou partie des `
flancs, noirs ou noirâtres; abdomen noir, orné de bandes apicales jaune
doré aux 1°', 2° et 3** tergites, celles des 2° et 3° interrompues au milieu;
6* tergite recouvert de poils de même couleur. Tête subquadrangulaire
aussi large que le thorax. Thorax rectangulaire, à face supérieure plane.
Toute la France. Toute l’Europe et la région paléarctique. Cette espèce, très
répandue, n’est commune nulle part.
(1) Les Q de M. subcomata, montana et pusilla (variété à une seule tachelsont très difficiles
  entre elles. De meme les petits exemplaires de M. mduata se distinguent mal des

326 ` muse ns rmnvca. — uvnréivorràxiss
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\ Frs. 638. — Jllutilla europaea Q X 5.
L Biologie. - Déjà il y a plus d’un siècle, Camsr (1791, p. 144) avait vu la
M. europaea dans des nids de Bourdons, et il interprétait cela comme.une
cohabitation amicale des Mutilles et des Bourdons. Dnswssy (1847, p. 210) a
obtenu des A1. europaea en grand nombre d`un nid de Bombus scrims/tiranuà;
de ce nid sont sortis 2 Bourdons, 44 mâles et 32 femelles de Mutilles, qui sont
bien les parasites du Bourdon. Fr. Sutra (1876, p. xxvn) a signalé M. europeen
comme parasite de Bombus muscorum, en Angleterre et en Russie. Horrsa
(1886, p. 679) a trouvé souvent à Graz des M. europaea dans des nids de
Bourdons : Bombus hortorum var. argillaceus, pratorum, rajellus, silvarum,
agrorum, variabilis, pomorum, lapidarius, mastrucatus, confusus, terrestris, l
parfois en nombre plus grand que les Bourdons; la Q, qui à l’occasi0n se
nourrit du miel, dépose son œuf près de la larve de Bourdon, sans tuer celle-
ci. Gram; (1889, p. 175) l’a aussi trouvée dans des terriers d'Hyméuoptères non
identifiés et observé que les Mutilles s’y décèlent par leur stridulation. Voir
aussi DAm.BoM (1848). Atrxsrt (1914,, p. 289) l’a obtenu en grand nombre d’un
nid de Bombus agrorum.
M. littoralîs Pr«:·rAcxA. -—— DALLA Tomas, 1897, p. 53; Ernest Axvnaxâ,
1898, p. 248 (Q), 327 ((5*), 455.
L. (jl, 11-18 mm.; Q, 8-15 mm.; envergure (ji, 28 mm. — @2 tête,
thorax, antennes noirs, pattes noires, les tarses plus ou moins bruns;
abdomen noir avec tout ou partie du 1"'segment, la totalité du 2e et
parfois la base du 3° rouge marron luisant; tous les segments ciliés de
poils jaunàtres à l’apex; ailes enfumées, avec un reflet un peu violacé. —
Q , tête noire, funicule et tubercules antennaires brun rougeâtre, thorax

ia m·MÉNo1>·ri;nEs. —- niurxnrinaa 327
rouge ferrugineux foncé, pattes brunes; abdomen noir, les cinq premiers
tergites portant une bande de poils dorés au bord postérieur (fig. 642i.
Tête épaisse, fortement rétrécie en avant, un peu plus large que le thorax.
Pas d’0nglet scutellaire.
France méridionale et centrale; remonterait jusqu’en Bretagne, d’après
Ernest Axoné, mais ne se trouve pas aux environs de Paris. - Europe méridio-
nale. Syrie. Afrique du Nord.
M. rufipes F. — DALLA Tonnn, 1897, p. 80; Ernest ANnnÉ, 1899, p. 276
(9% 370 (<3')· 453-
L, 5*, 3-7 mm.; Q, 3-7 mm.; envergure 5*, 16 mm.; — 5* (fig. 636i, ·
tête, antennes et pattes noires; thorax rouge ferrugineux, sauf le seg-
ment médiaire qui est noir; abdomen noir, frange de poils blnchàtres
à Pextrémité des segments; ailes subhyalines, légèrement enfumées à
l’apex; éperons blancs. - Q (fig. 637), taille petite. Tête noire, sans I
tache sur le front; thorax et pattes entièrement rouges; antennes ferru-
gineux clair; abdomen noir, la base du ie" segment et l’aire pygidiale sou-
vent rougeàtres, i" tergite sans frange de poils, 2* avec une tache ronde,
formée de poils blancs, près de la base, bord postérieur du 2** tergite, et
3" tergite en entier avec une bande de poils blancs. Tête arrondie; aire
pygidiale bien délimitée, plane, finement et longitudinalement striée (654). ·
Toute la France. Toute la région paléarctique. C’est l’espèce la plus com-
mune, surtout dans le no1·d et le centre de la France: -
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  i   ' FNMEIW _f(((§l‘“
' j “`A·mrj`
645 545 647 648
644 649 650
Fm. 639 à 650. —- Dessins de Yabdomen, Q >< 5, de : 639. Barymatilla barbara var.
brutia. —- 640. B. maroccana. —— 641. B. quînquemaculata. — 642. Mutilla littoralis. .
-— 643. JI. margînata. — 644. JI. montana: — 645. M. pusilla. —— 646. JI. Perrisi. —
647. J!. bigultata. — 648. .1I. partita. — 649. M. punctata. — 650. Dasylabris italica.
I N

328 FAUNE DE FRANCE. — nYMÉNor·rÈEEs "f
Vlumîrs nigra.: -— Q, tout le corps noir. France méridionale.
Il y a d’assez nombreuses variétés de mâles, qui diffèrent par la couleur du
thorax, plus ou moins envahi par le noir.
Biologie. — FERTON (1897, p. 22) a obtenu cette Mutille de coques d'Evagetes
laboriosus Fmvrox (Pompilide); et aussi de Tac/iysp/rex sp? (Sphégide) (d’après
Ernest ANDRÉ, 1899, p. 39 et 276). J.-J. Kxsrrsa l'a vue pénétrer dans le terrier
d’O.·cybelus unig/amis (d`après Ernest ANDRÉ, 1899, p. 276), et Knzrrsn, (1902,
p. 82); Atrizm (1914, p. 276) signale la même observation.
M. viduata PALLAS. —— DALLA Tonus, 1897. p. 96; Ernest ANDRE, 1899,
p. 272   365   450. .
L. (il, 9-18 mm.; Q, 8-15 mm.; envergure (jl, 28 mm. —- (jl, tête,
antennes et mandibules noires; thorax noir, le bord postérieur du pro-
notum et le scutellum garnis de pubescence grise; abdomen noir, le bord
postérieur du 1°' segment et la presque totalité du 2* roux, 3° et 4° tergites
· ornés d‘une bande large de poils jaunàtres; ailes fortement enfumées,
à reflets un peu violacés. -· Q , ressemble beaucoup à M. ru/ipes, s`en
distingue par la taille plus forte, et les caractères du tableau.
Tout le midi de la France ,: Var, Bouches-du·Rhône, Hérault, Pyrénées-
Orientales, Landes, Gironde, Corse. Hemonte au nord de la Gironde jusqu'à
S'-Palais (Charente—Inférieure). — Europe méridionale. Syrie. Algérie.
Biologie. - S1ci~1EL et Rmosznowsav rapportent (1869, p. 211) que cette
Mutille (1) a été prise à Maguelonne (Hérault) par M. DAUEE, en compagnie d’une
colonie de Larra, anathema Rossi (Sphégide), dont elle serait peut-être
parasite (?). J. Licnrsnsrisxx (1878, p. 35) l’a vue (1) pénétrer dans des terriers de
Dasypoda plumipes (Apide) (2).
M. montana PANZER. — DALLA Tonus, 1897, p. 64; Ernest Annmà, 1899,
p. 263  279   369 (çjl), 452. `
L. 5*, 6-11 mm. ;.Q, 4-8 mm. — <j‘, très semblable au 5* de M. rufîpes,
dont il se distingue difficilement: par le thorax plus court, paraissant
arrondi en arrière, au lieu d’ètre tronqué: Dans la forme typique, le
thorax a les pronotum, mésonotum, tegulae, et souvent le scutellum roux,
le restant noir (nombreuses variétés de couleur). - Q (fig. 644), res-
semble à M. rufipes, s’en distingue par les caractères du tableau.
Toute la France. —-· Toute l’Europe. Asie mineure, Afrique du Nord.
_ VARIETE bimaculata. Jonnvs. — gj',,thorax·noir, avec le scutellum et les
tegulae rouges. _
Charente-Inférieure : Royan.
M. suhcomata \VESMAEL(3). — DALLA Tomas, 1897, p. 89; Ernest Animé,
1899, p. 265 (Q), 322 (O"), 453.
_ (1) Sous le nom de M. stridula.
(É) TOUÈCS CES 0l)S€l‘V3l.l0l'lS SODÈ tres DEU pl`éClS€S·
(.3) Cette espece estdouteuse; le 3*, bien caractérisé, lui est attribué sans certitude, etla Q peut
n’êt1·e qu’une variété de M. montana.
I

nvmiânorrisnes. — MUTILLIDAE 329
/ L. 5*, 6-9 mm.; Q, 4-7 mm. —- 5*, tête noire; antennes brunes;
thorax rouge ferrugineux avec la face inférieure et une partie des flancs
noirs; pattes noires, abdomen noir, avec tous les segments ciliés de
blanc au bord postérieur. Ailes subhyalines, stigma opaque, nervure
radiale épaisse. la nervure transversale qui sépare les 2° et 3° cellules
cubitales épaissie et coudée anguleusement en forme de > (fig. 653). -—
F, tqu: à fai:.] semblable à M. rufïpes, dont on ne la distingue que par
onge scute aire. ’
Presque toutela France. — Europe centrale et méridionale. Afrique du Nord.
\
M. Perrisi Srcusz. et Ranoszxowsxr. - DALLA Tanna, 1897, p. 72;
Ernest ANDRÉ, 1899. p. 255 (Q), 452.
L. 6-7 mm. — 5* inconnu. — Q, tête noire, plus ou moins tachée de
rouge sur le vertex, qui est couvert d`une pubescence dorée; antennes,
mandibules, thorax et pattes roux ferrugineux très clair, le devant du
thorax noir. Abdomen (fig. 646) noir avec une pubescence blanche un peu
dorée disposée ainsi qu’il suit 2 une frange apicale au 1" tergite, au
2° une tache ronde ou un peu irrégulière au milieu de la base et une large
bande apicale dilatée en angle au milieu et sur les côtés; une étroite
bande longitudinale médiane aux 3° et 4' tergites, une bande occcupant la
presque totalité du 5° segment, des poils de même couleur au bord posté-
rieur des sternites et sur les côtés du 6° tergite, celui·ci avec une aire
pygidiale plane, bien nette, couverte de rides serrées et concentriques.
Corse (le type et coll. Ernest Annarîl. Aussi en Sardaigne (d’après Ach. Cosm,
1887, p. 146). ·
M. biguttata Cosrn. — Ach. Cosm, 1858, Mutillidei, p. 23, pl. xxm,
fig. 3; ZAvA·r·r.xm, 1910, p. 7; Bzznnaivn, 1922, p. 161. M. halensis (en
partie) DALLA Tonus, 1897, p. 45. JI. dalmatica DALLA Tomas, 1897
p. 29; Ernest Aivonri, 1899, p. 292 (Q), 449.
L. 6-9 mm. — 5* inconnu. — Q, tête noire, tubercules antennaircs, ·
antennes et mandibules rouges, thorax rouge ferrugineux, pattes brunes;
abdomen noir avec, sur le 2° tergite, deux taches claires rondes, placées
transversalement un peu avant le milieu (fig. 647), 3° et 6° tergites entiè-
rement couverts de pubescence jaune pâle; éperons blanc jaunâtre.
Abdomen : le i" tergite porte une petite dent de chaque côté de l‘articu-
lation, 2** sternite avec trois carènes longitudinales, la médiane peu
anguleuse, les latérales terminées par une assez forte dent apicale obtuse.
Corse : Ajaccio (Bnnnmn, juin 1921). — Dalmatie. Sicile. Grèce. Caucase.
\
M. partita Kwc. — DALLA Tonus, 1897, p. 71; Ernest Annmi 1879,
p. 306 (Q), 360 (5*), 451. ~
L. 5*, 9-14 mm.; Q, 5-9 mm.; envergure 5*, 18 mm. — 5*, tête,

330 mom ne manon. — amÉNoi>rÈaas l
antennes, mandibules~ et pattes noires; thorax ferrugineux avec les
tegulae, la partie antérieure, et les flancs en partie, noirs; abdomen noir
1** tergite cilié de blanc, 2° tergite orné d’une étroite bande argentée
apioale, 3** et 46 tergites entièrement couverts de même pubescence
formant une bande souvent interrompue au milieu; ailes fortement
enfumées, stigma opaque. — Q, tête noire. base des mandibules et des
antennes plus ou moins rouges, thorax ferrugineux avec le bord antérieur
fr \ Y    
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f . 657 — 658
654 x —
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 555 656 659 —
Frs. 651 a 659. - 651. Jlulilla oiduzzm (jl, mandibule. -652. M. littoralis O", partie anté-
rieure du thorax. -— 653. M. subcomata CF, aile antérieure. -654. M. rufipes Q, aire
pygidiale. —- 655. Mutilla Ci', tête vue de face. - 656. Proûl du thorax de Mutilla Q.
— 657. idem de Cystomutilla Q. ·— 658. Ailes de Cystomutilla m/iceps gi'. — 659. Pre-
miers sternites abdominaux de Stenomutélla Q.
. noir, pattes rougeâtres, fémurs rouges. Abdomen (tig. 648) noir, 2°tergite
_ portant, près du bord antérieur, trois taches rondes disposées sur une
ligne transversale; la médiane plus nette, en outre une bande apicale,
3" tergite entièrement couvert d’une bande semblable, ces bandes inter-
rompues au milieu, ces taches ou bandes formées de pubescence blanc
argenté ou un peu doré. Onglet scutellaire large et peu saillant.
France méridionale : littoral méditerranéen. — Sud de l’Europe. Afrique du
Nord. _ `
Vlxaiériâ uuimaculata Lucas. —- Q, les taches latérales du 2¤ tergite abdo-
minal ont disparu, la médiane seule restant.
M. pusilla Kwe. —— Ernest Aivmuâ, 1899, p. 307 (Q}, 333 (C3'), 451.
ll!. guadrzpunctata DALLA Tonus, 1897, p. 76.
L. 5*, 10 mm.; Q, 5-7 mm. — (jt, tête, thorax, mandibules, antennes,

l Ã
urmânorrianns. — Murxntioan 331
pattes noirs, le prothorax couvert de pubescence jaunâtre; abdomen noir, ·
les 2 premiers segments ferrugineux, —- sauf l’extrémité du 2** --, les3“ ct
4° tergites ornés d’une bande jaunâtre; éperons blancs, ailes enfumées.
—- Q` (fig. 645), très semblable à AL partira, mais les bandes des 3° et
4** tergites abdominaux ne sont pas interrompues au milieu. Les exem-
plaires qui n’ont pas les taches latérales du 2° tergite abdominal ressem-
blent beaucoup à M. viduata, mais ils sont toujours plus petits. s
Nico; Var: Callian; Drôme: Nyons; Vendée; Corse. — Europe méridionale.
Afrique du Nord. Ethiopie.
M. punctata Livrnnitts. — Ernest Annniê, 1899, p. 295 (Q), 349
(5*), 460. ,
L. 5*, 10-14 mm.; Q, 8-10 mm.; envergure 5*, 17 mm. - 5*, tout le
corps entièrement noir et couvert de poils noirs, le mésothorax, le scu-
tellum et le segment médiaire rouge sombre; ailes fortement enfumées (‘).
—— Q , tête noire, front et joues revêtus de pubescence jaunâtre; tubercules
antennaires, antennes et mandibules rouge plus ou moins sombre; _
pattes-brunes, les tarses plus clairs; thorax rouge; abdomen noir avec,
sur le 2° tergite, 4 taches jaune doré disposées en losange (ilg. 649), une
large bande de même couleur recouvre le 3° tergite; tout le corps
hérissé de poils noirs. _
Marseille; Avignon; Montpellier;Pyrénées-Orientales : Ria; Corse. Rare en
France. — Sicile. Espagne. Afrique du Nord.
M. melanolepis Cosm. — Daum Tonus, 1897, p. 61; Ernest Axnmâ,
1899, p. 355 (5*), 452. `
L. 5*, 7-9 mm.; envergure, 14 mm. - 5*, ressemble beaucoup a
M. partira, mais la tête est brusquement et fortement arquée en arrière,
de sorte que les angles postérieurs sont nuls. Tête noire avec une tache
de poils blancs sur le front; thorax rouge, tegulae noires (2).
Corse : Bonifacio (coll. Ernest Annan). -- Sardaigne, Sicile. ·
G. CYSTOMUTILLA Ernest Axxnné.
5*, tête arrondie, yeux non échancrés, abdomen subpétiolé; ailes à stigma
bien développé, cellule radiale assez grande, deux cellules cubitales, une seule
nervure récurrente. -— Q (fig. 660), tête arrondie, globuleuse; thorax piri-
forme dilaté au milieu; tarses I sans peigne; abdomen piriiorme, avec une aire
pygidiale assez mal définie. ·
(1) Ce 5* était considéré comme celuide Burymutilla maroccana par Sicnrt et lnooszxowsxv;
Amont; estime que c'est le 5* de M. punclata. sans que la preuve on soit absolue.
(2) Ce 5* pourrait étre celui de M. Pcrrisi. qui existe dans les mêmes localités, et dont la Q
seule est connue.

332 FAUNE ma mmxca. — HYMÉNOPTÈRES
C. ruficeps Sutra. -— Jlutilla ruficeps DALLA Toama, 1897, p. 79.
M. (C'ysto1nutiZZa)ru;ïceps Ernest Annan, 1899, p. 377-381, 460.
L. (5*, 6-10 mm.; Q 4-7 mm.: envergure 0*. 12,5 mm. — Ci, tête dela
largeur du thorax, noire, ainsi que les antennes et lès pattes; thorax
rouge; abdomennoir, cilié de blanc un peu doré au bord postérieur des
2° et 3** tergites; ailes hyalines, stigma opaque. —- Q (fig. 660), tête et
thorax rouges, pattes brunes, premiers articles des antennes rouges. 16
_ restant brun; abdomen noir violacé ou bleuàtre, lisse, avec une bordure
· , ,—·· ï     `
Fra. 660. — Cystomutilla mficcps Q X 5.
de poils blancs au bord postérieur des 2° et.3° tergites, et une tache
médiane de même couleur au bord du 1**, s’avançant un peu sur le 2° ter-
gite; aire pygidiale brillante, presque lisse. —
Var : Callian; Drôme : Nyons; Pyrénées-Orientales; Corse : Bonifacio;
Gironde: Martillac; Vaucluse : La Bonde; Alpes-Maritimes; Savoie; Isère :
Viriville; Saône-et-Loire : Mâcon. Espèce rare, se trouve probablement dans
toute la France. —- Angleterre. Suisse. Italie. Algérie. ’
Biologie; —- Obtenu par Boamns de tiges de Ptonces habitées par Umbro (Sole-
nius) rubicola Duaour. et Paums (d`après Ernest Arznué, 1899, p. 39) ; par FEm·oN
de tige de Ronce habitée par un Crabronide chasseur de Mouches (Fanroiv, 1901
b, p. 102); par Fanron d’un nid de Pemphredon Wesmaeli dans une Ronce (Fan-
roiv, 1908, p. 573).
G. DASYLABRIS Rmoszxowsxv.
Abdomen nettement pétiolé (çi Q), Thorax piriforme, une aire pygidiale bien
nette (Q). Ailes avec le stigma petit et peu distinct (gi').
TABLEAU nes asràcas.
A Jlziles.
1. Ailes avec 2 nervures récurrentes et 2 cellules discoïdales I
(fig. 661); ordinairement 3 cellules cubitales ....... 2

rxvnixàiworrîamas. À M¤rxx.1.m.ia 333
— Ailes avec 1 nervure récurrente, et seulement 1 cellule discoïdale;
_ ordinairement 1 cellule cubitale ........... 3
.2. Abdomen orné de 2 larges bandes blanches, au bord postérieur
du 2° tergite, et sur la totalité du 3°. Espèce très commune. .
.............. t . . . D. maura, p.333
— Abdomen avec une Seule bande·blanche au bord postérieur du
2° tergite. Corps entièrement noir, avec le segment médiaire
seul rouge. Espèce connue seulement de Corse ......
..... . ........... D. carinulata, p. 334
3. 3° et 4° tergites abdominaux sans bandes de pubescence pâle. .
................. D. italica, p. 334
—— 3° et 4¤ tergites abdominaux avec chacun une bande de pubes-
cence pâle ........... D. rubrosignata, p. 334
’ Femelles.
- 2* tergite abdominalorné d’une bande claire subapicale large-
ment interrompue au milieu (fig. 662) ....... D. maura
—- 2** tergite abdominal orné d’une bande claire apicale entière, pro-
fondément biéchancrée en avant (fig. 650) ...... D. italica
D. maura L. ~—-· flfutilla nzaurat DALLA Tonus, 1897, p. 57. Illutilla. _
(Dasylabris) maura Ernest ANDRÉ 1899, p. 388 (Q), 403 (çi), 461.
L. 5*, 11-15 mm.; Q, 7-13 mm.; envergure O", 17 mm. - 0* (fig,
661), tète, antennes,,pattes et abdomen noirs, thorax rouge en grande
partie; 1°' tergite abdominal cilié de blanc à l’apex, 2" tergite avec une
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I Fm. 661. —- DasyZab1‘·i.s· maura ©" x 5.

334 FAUNE nu rmncn. — nvmiànorrianus
bande blanche apicale échancrée au milieu, 3° entièrement revêtu de
pubescence blanche. Ailes fortement enfumées, plus claires sur les deux
tiers antérieurs. —»Q (Hg. 662), tête noire avec une tache blanche, frontale,
plus ou moins marquée; antennes noires; thorax roux ferrugineux, pattcs
noires ou brun foncé; abdomen noir, le 1** tergite presque entièrement
couvert de pubescence blanche ou dorée, le 2“ tergite avec une tache
basale ronde, et une bande sub-apicale interrompue au mil1eu,,àrbord .
_ antérieur sinueux, de même pubescence, 4° et 5° tergites ayant chacun
une tache médiane rectangulaire. Corps abondamment couvert de poils
noirs fins et longs. r
France méridionale et centrale (jusqu’à Fontainebleau). -— Europe centrale et
méridionale. Asie mineure. Afrique du Nord. l
Biologie. — Signalé par FABRE (1) comme parasite de Sp/rex occitanicus (d’a-
près Ernest ANDRÉ, 189.9, p. 39). Obtenu par Gunwn de Ammop/zila Heydeni
(GIRAUD et Lauounaàna, 1877, p. 435, sous le nom de Mutilla dzferens).
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Frs. 662. — Dasylabris maure Q >< 5.
D. italica F. ~— Mutilla regalis DALLA Toune, 1897, p_. 77. Mutz'lZw
(Dasylabris) italica. Ernest Amina, 1899, p. 394 (Q), 418 (çi), 464.
L. 5*. 7-10 mm.; Q, 6-8 mm. — 0*, tête, thorax et pattes noirs;le
mésonotum et les tegulae couverts de pubescence pâle; abdomen noir, le
2" segment roux ferrugineux, à l’exception d’une étroite bande noire api-
cale; ailes fortement enfumées. — Q (tig. 650), tête noire, avec une
tache blanche ou jaune sur le vertex; thorax roux ferrugineux; pattes
brunes; abdomen noir, 1" tergite revêtu de pubescence argentée, 2° avec
une tache ronde basale, et une bande apicale de même couleur, le bord
'· antérieur de cette bande deux fois échancrée, 3*, 4" et 5** tergites portant
(1) (Test du Das. maure que parle FABRE dans les Souvenirs entomologiques, 3· série, 1886,
p. 72, sans donner de nom à la Mutille, ni à son hote.

xxvmîivorrànss. —- MUTILLIDAE 335
sur la ligne médiane une tache transversale rectangulaire de même pubes-
cence.
Var: S'-Raphaël. Très rare en Europe: espèce plus répandue en Asie
mineure et en Afrique du Nord où elle présente plusieurs variétés.
‘ D. rubrosignata Hanoszxowsxv. - Mutilla rubrosignata DMLA Tonus,
1897, p. 79. M. (Dasylabris) rubroszgnczta Ernest Axnnrî 1899, p. 419
(d‘)· 465-
5*, Très voisin de D.· italica, dont il se distingue par la présence
d’une bande de pubescence claire sur les 3** et 4° tergites abdominaux (2).
— Q, inconnue.
Var: Ilyères; Landes: Dax; Charente-Inférieure : Royan; Vendée: St·Jean·
de-Monts (l\IÉQi:1cNoN).
D. carinulata DALLA Toune. — Dasylabris carinata Pmnosz. (non _
SMITH). Mutilla carinulata DALLA 'l`onnE, 1897, p. 21. M. (Dasylabris
carùzulatà Ernest Arznmâ, 1899, p. 406 (5*), 463. ·
L., 5*, 9-15 mm. - 5*, tout' le corps noir, sauf le segment médiaire,
qui est rouge; 1" tergite abdominal étroitement bordé de pubescence
pâle, 2** avec une large bandepostérieure de même couleur, échancrée en
triangle au milieu. — Q inconnue.
Corse : Bonifacio. - Sardaigne,
\ G. STENOMUTILLA Ernest Annan
Q (fig. 663); corps allongé; tète de la largeur du thorax; thorax subhexa-
gonal, plus étroit en arrière qu'en avant, sa plus grande largeur vers le
milieu; abdomen nettement pétiolé, ovale allongé, son 2** sternite portant de
chaque côté une petite fossette étroite, garnie de poils serrés (659). ——
5* ressemblant beaucoup à la femelle.
S. argentata Vu.r.1Ens. -—-Mutilla argentata DALLA Toune, 1897, p. 19.
M, (Sœnomutilla) argentata Er. ANDRÉ, 1899, p. 423 (Q), 425 (5*), 466.
M. LichtensteiniTounN1sn(‘), 1899, p. 13. '
La forme typique 11`existe pas en France, où elle est représentée parla
variété suivante : _
Vanixârà bifa.scia.ta. Kwc. - L. 5*, 9-12 mm.; Q, 6-17 mm.,
envergure 5*, 14 mm. -— 5*, tête, antennes et pattes noires, thorax
lt) Cette espece pourrait n’ètre qu’une variété de D. italica 0**, mais la question ne peut être
résolue pour·le moment, faute de documents; la femelle de D. italica. n'est pas connue des
régions ou l'on a trouvé D. rubrosianala.
(2) .\‘ai pu voir le type de Tounrurau, c‘est lm malle qui ne diîïère en rien de S. argenlala var.
bifasciata.

336· FAUNE ne 1=nA.NcE. — uvméivovrànns
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' Fm. 663. — Stenomutilla argentata var. bifcisciata Q X 5.
entièrement rouge; abdomen noir, avec le 1" tergite, le bord postérieur
du 2° et le 3° en entier revêtus de pubescence blanche argentée; éperons
. noirs, ailes enfumées, plus claires dans le tiers basal; ailes courtes. —
Q (fig. 663), même coloration que le 5* ; bande apicale du 2* tergite plus
large, et dilatée angulairement au milieu; dernier tergite abdominal
sans aire pygidiale.
, Var : Callian; Marseille; Drôme : Nyons; Pyrénées-Orientales; Corse :
Bonifacio; Aveyron : St-Affrique. — Région méditerranéenne.
Biologie. — Signalé par Tonmvmn comme parasite de Anthidium conzmctum `
(Touanma, 18896, p. 13, sous Ie nom de M. Lic/ztenszeini). Fmzroiv a obtenu la
forme typique, en Afrique de coques d’Osmia Ferzoni et O. tunensis (Ferron,
1908, p. 574); ila vu la Q pénétrer dans le nid d'Osmia cyanoxantha (Frznrozv,
1914, p. 91), et a décrit une Variété, Stenomulilla argentam., var. Saundersivora,
qui est parasite d’Osmia Saundcrsi (Fnnrozv, 1921, p. 359). Ces deux dernières
observations sont particulièrement importantes, parce qu’elles ne laissent rien
à désirer quant a la précision, et que Fearort a pu étudier en détail le mode de
parasitisme de Ia.Muti1le et le développement de sa larve. ·
L’observation de Rosmvuaumz en 1852 (citée par Ernest ANDRÉ, 1899, p. 426)
d’après laquelle S. argentata serait parasite d’un Coléoptère du genre Clythra
est extrêmement suspecte.
<
Remarque. -· L’abdomen de Mutilla marginam est figuré par erreur (fig. 643,
` p. 327), car cette espèce, voisine de europaea, n’a pas été trouvée en France.

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