FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 .‘ -1
4 la } sociation regie par la loi du lüjuillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1926 \   `\€—' 1
~· Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature V  0 ‘
·•7
La FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et
reconnue d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but,
entièrement ou partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FEDERATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature,
de développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion
scientifique française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FEDERATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre,
90 volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique
spécialisés destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille
que l‘on rencontre en France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces
ouvrages s‘adressent tout autant aux professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages
de référence, rassemblant, notamment pour les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques
disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée
par une équipe entièrement bénévole. Les auteurs ne perçoivent aucun droits, ni rétributions. L’essentiel
des ressources financières provient de la vente des ouvrages. N’hésitez pas à aider notre association,
consultez notre site (www.faunedefrance.org), et soutenez nos publications en achetant les ouvrages!
La FEDERATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur
Internet, à la disposition de la communauté naturaliste l‘intégralité du texte, du volume 59 d’Adolphe
HoEEMANN consacré aux Coléoptères Curculionides. En effet, ce volume est actuellement épuisé et il ne
sera pas réédité. Il s‘agit de la troisième partie (d‘une série de 4) édité en 1958, puis réédité en 1999.
Cet ouvrage est sous une licence Creative Commons pour vous permettre légalement de dupliquer,
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Montpellier, le 15 février 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

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FÉDERA non FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES ,
FAUNE DE FRANCE
.. 62 .. 1 - C
9 c©LE©1>TEREs
CURCULIONIDES
(Troisième Partie) '
PAR
ADOLPHE HOFFMANN · I
· Avec 642 figures  
C _ Réimprœsion de l’éditi0n de 1958
Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles
` 57, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05
· —; 1999 ~——

FAUNE DE FRANCE
62
comopuznns cuncuuonmns
(TROISIÈME PARTIE)

EEDERA r10N FRANCAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES
FAUNE DE FRANCE
— 62 — D
coLÉoPTEREs
CURCULIONIDES
(Troisième Partie)
PAR
ADOLPHE HOFFMANN
Avec 642 figures
Réimpression de l’édition de 1958
Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles
57, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05
— 1999 —

Préface à la réimpression de 1986
La Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles présente ici
la réimpression du troisième volume de l’ouvrage « Faune de France.
N° 62. Coléoptères Curculionides (Troisième Partie) », par Adolphe Hoff-
manu, 1958, dont le tirage original est épuisé. Cette réimpression est effec-
tuée séparément et simultanément à celle du second volume du même
auteur, paru en 1954. Le premier volume, de 1950, n’étant pas épuisé,
l’ensemble de la Faune des Curculionides de A. Hoffmann se trouve de
nouveau accessible en librairie.
Depuis trente années, la connaissance des Curculionides de France a pro-
gressé, et les ouvrages d’Hoffmann, bien qu’encore valables pour l’identi-
fication de 90 °7o de nos espèces, nécessitent d’être complétés ou corrigés.
Un Supplément aux trois volumes, auquel je contribue personnellement,
est dès à présent en cours de réalisation dans notre série « Faune de
France ». Il sera présenté en deux parties groupées dans un même volume :
d’une part un Catalogue des Curculionides de France, constitué par la réé-
dition de l’excellent Catalogue publié en 1977-79 dans la revue « Ento-
mops >> par le regretté Gaston Tempère ( T 1985), cette réédition étant com-
plétée par une mise à jour pour la période 1979-86 ; d’autre part les addi-
tions et modifications à apporter aux clés de détermination d’Hoffmann, et
la description des espèces françaises cormues à présent et ne figurant pas
dans les volumes d’Hoffmann, Des index convenables complèteront cet
ensemble.
Cette solution a été choisie de préférence à une véritable réédition des
3 ouvrages, travail considérable qu’aucun auteur français n’est prêt à
entreprendre actuellement.
La Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles réalise la
présente réimpression avec une importante contribution d’Electricité de
France, qui manifeste par cette aide sa volonté de favoriser des travaux
contribuant à l’inventaire des richesses vivantes de notre·pays, démarche
préalable à toute action en faveur de la protection de celles—ci.
Le Directeur Gérant de la « Faune de France »
Jean Péricart

(suite)
Subfam. CALANDRINAE (suite)
Tribu des Lignyodàii
Abdomen à 2e segment prolongé en arrière, de chaque côté, mais sans
atteindre latéralement la base du 4°. Front, entre les yeux, notablement
plus étroit que le rostre, Ecusson en triangle allongé. Elytres à angle
suturo-apical droit. Fémurs inermes. Yeux subdorsaux. Les autres carac-
tères analogues à ceux des Tychiini.
Un seul genre.
Gen. LIGNYODES SCHESNHERR, 1836, Gen. et Sp. Curc., 111, p. 223
(.1. DU VAL, Gen. Col., Curc., 1868, p. 46, pl. 19, fig. 91).
Rostre environ aussi long que le prothorax, assez robuste, peu arqué,
cylindrique. Scrobes linéaires, naissant près du sommet, obliques, dirigés
vers la partie inférieure de l’œil. Scape antennaire atteignant les yeux ;
funicule de 7 articles. Elytres ovalaires, bien plus larges que le prothorax,
laissant l’extrémité de Yabdomen à découvert. Fémurs mutiques ; tibias
finement mucronés au sommet ; ongles appendiculés.
Ce petit genre renferme 4 espèces européennes, dont une habite la
France. On ne connaît rien de ses premiers états : l’adulte vit sur les
Oleacées.
Lignyodes enucleator PANZER, 1798, Fn. Germ., p. 14. —- rudcsqua-
mosus FAIRM., 1858, Ann. Soc. ent. Fr., p. 740. -— v. libcratum Horrm.,
1929, Miscell. Ent., XXXIII, p. 7. -— Husrxcnn 1931, p. 1.000. — Cat.
SA1NrE—CLAmE DEVILLE, p. 432.
Long. : 3,5-4,5 mm. —— Ovalaire, assez convexe, roux ; les élytres
bicolores, d’un roux testacé sur le tiers antérieur et la suture jusqu’au
sommet, d’un brun foncé sur le reste ; le revêtement dorsal pubescent de
fauve sur le prothorax, squamuleux, d’un roux doré ou gris, sur les é1y—
tres, formé de poils squamuleux très épais, acuminés, assez serrés, mas-
quant presque entièrement les stries qui sont très fines, peu distinctes ;
le rostre, les antennes et les pattes roux. Dessous noirâtre, à squamules
peu serrées. Rostre un peu arqué, cylindrique, lisse, éparsement pointillé.
Antennes du mâle insérées au tiers antérieur du rostre, celles de la femelle.

1210 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
un peu au delà du milieu ; funicule à 1°’ article plus épais, plus long que
le 2°, les suivants courts, subarrondis ; massue oblongue. Yeux grands,
un peu convexes. Prothorax transverse, arqué latéralement, rétréci en
avant, tronqué à la base. Ecusson blanc. Elytres ovalaires, à épaules sail·
lantes ; légèrement arrondis, séparément au sommet. Pattes robustes ;
tibias comprimés et élargis vers le sommet, mucronés en—dedans à leur
angle apical ; ongles fortement appendiculés en—dedans.
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Fm. 664. — Lignyodes enucleator Pnmz. `
Chez la forme typique le disque du protliorax est légèrement rembruni
ou concolore, chez certains individus il est aussi foncé que les taches
élytrales (v. discoideus, nova). La v. liberatuni Horrzvi, s’applique à des
spécimens entièremnt et uniformément gris ou roux, sans trace de taches
foncées.
L’adulte vit sur Fraœinus ezcelsior L. I, Syringa vulgaris L. I, Ligus-
trum vulgare L. I. — Observé, en Autriche, sur Quercus pedunculata
EHRH. (TüRK, KLEINE). Rouge les jeunes pousses en mangeures irrégu-
lières.
Toute la France ; assez commun, d’avril à juin. Non signalé de la
Corse. La v. discoideus avec la forme typique. La v. liberatum beaucoup
plus rare, sur le troêne, à Verneuil-sur-Vienne (Hte Vienne), rarement
avec la forme type (I) ; aussi à Villeneuve—le·Roi (Seine-et—0ise), sur le
Frène, en avril (LÉvE1LLÉ I).
Europe centrale ; Allemagne : Autriche : Suisse.

CALANDRINAE. —— c1oNUs 1211
Tribu des Cionini
Funicule antennaire de 5 articles. Tibias sans onglet apical externe.
Yeux grands, dorsaux ou subdorsaux, transverses, l’intervalle interoculaire
moindre_que la largeur du rostre. Ecusson distinct. Abdomen à 36 et 4·"
segments brusquement arqués en arrière, près des bords latéraux. Tarses
courts ; ongles soudés. Ailé. V
TABLEAU DES GENRES ,
1. Onychium terminé par deux ongles simples, plus ou moins
soudés à la base .l ............. 2
— Onychium avec un seul ongle. Prosternum faiblement
émarginé au bord antérieur ..... (p. 1228) Stereonychus
2. Prosternum profondément échancré en avant, Yéchancrure
atteignant souvent les hanches prothoraciques ...... 3
-— Prosternum non échancré en avant ou très faiblement sinué.
Ongles égaux dans les deux sexes. Dessus à pubescence
double. Elytres un peu allongés, avec une tache com-
mune au ·sommet de la déclivité postérieure, mais sans
tache noire arrondie en avant ...... (ip. 1230) Cleopus
3. Revêtement dorsal à squamules étroites, striées ; sans
taches suturales foncées. Elytres étroits, une fois et demi
aussi longs que larges. Ongles petits très inégaux (p. 1232) Cioncllus
~— Revêtement pubescent, orné, habituellement, de deux
taches suturales communes, arrondies, d’un noir, velouté.
Elytres courts. Ongles très inégaux (mâle) ou peu inégaux
lfemelle) ............ (p. 1211) Cionus
Gen. CIONUS CLAIRVILLE, 1798, Ent. Helv., L p. 46
4.1. DU VAL, Gen. Cure., IV, 1868, p. 65, pl. 28, fig. 134. Révision : —\.
WINGELMULLER, (in Koleopt. Rundschau, IX (1921), p. 101). Synopsis :
J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Faune VI‘°‘·‘, 1923, p. 79 (Groupe thapsi). HUS-
TACHE, Curc. Gallo-Rhénans, in Ann. Soc. ent. Fr., 1931, p. 335 (1.054).
Rostre allongé, un peu arqué, cylindrique, parfois plus ou moins atténué
en avant. Antennes médiocres ; antémédianes ; funicule de 5 articles,
les deux premiers allongés, obconiques, les 3, 4, 5 courts, graduellement
plus larges ; massue oblongue. Yeux ovalaires, rapprochés sur le front.
Prothorax petit, subconique, subtransversal, sinué à la base, tronqué au
sommet, rarement dilaté-arrondi latéralement le plus souvent à côtés obli-
ques. Ecusson distinct. Elytres subcarrés, brièvement ovalaires ou en ovale
moins couit, convexes, ornés ordinairement, sur la suture, de deux taches
communes arrondies et foncées, l’une médiane, l’autre postmédiane ; les
épaules plus ou moins rectangulairement angulées. Fémurs dentés ; tibias
simples au sommet ; ongles très inégaux chez le mâle, subégaux chez la

1212 COLÉOPTÈRES cuncumoninzs
femelle. Hanches prothoraciques contiguës. Prosternum concave et forte-
ment échancré en avant. Les mâles ont le rostre plus épais et plus court,
la partie apicale en avant de l’insertion antennaire plus brève, le segment
anal différencié. '
· 672
668 670 _ 674
673
669 57]
f`
675 676 677 678
Fm. 668 à 678. Pénis face ventrale). — 668, chez Cionus Canalbaueri Wim;. :
669. C. hortulanus Fourzc. ; 670, C nigricornîs Rx~:rr1·. ; 671, C Olivierî Rosnm-r. ;
672. C, clairvtllet Bou. ; 673, C. longicollis GERM. ; 674, C. tuberculosus Scor. ; 675.
C. scrofulariae L. : 676, C. thapsi F. ; 677, C olens F. ; 678, C. Schonherri Bms.
Genre comprenant une quarantaine d’espèces paléarctiques dont. treize
appartiennent àl notre faune. A
La biologie de diverses espèces est bien connue. Les larves ectophages,
vivent à découvert ou cachées entre plusieurs feuilles réunies. Elles s’at—
taquent aux Verbascum, Scrofularia, Budleya etc., dont elles rongent les
feuilles. Leurs mouvements, agiles, sont facilités par un enduit mucila-
uineux dont se revêt leur corps et qui est dû à la sécrétion facultative
d`un tube conique, rétractile, situé sur le dernier segment. Cette sub-
stance leur sert encore, à la fin de leur évolution, à se fabriquer un cocon
arrondi, transparent, qu’elles fixent aux feuilles ou aux rameaux et dans
lequel s’effectue la métamorphose.
TABLEAU nes EsPÈcEs
l. Espace interoculaire frontale très étroit, les bords supérieurs
des yeux fortement convergents en arrière ....... 2
— Espace interoculaire presque aussi large que le rostre, les
bords supérieurs des yeux parallèles. Elytres ornés, sur leur
première moitié, d’un dessin noir composé de taches ou de

CALANDRINAE. —— cionus 1213
lignes symétriques sur le 3° interstrie, d’une moucheture
scutellaire et d’une tache suturale allongée ; interstries im-
pairs maculés de noir. Revêtement squa.mulaire gris (forme
typique) 0u·sans macules en arrière et revêtement brim ou
jaune ; les taches antérieures sur fond jaune (v. Villae).
Long. : 2,7-3,5 mm . . ., ........ 13. nlandn
2. Dessus à pubescence couchée ou à peine soulevée, sans
mélange de crins dressés ; suture élytrale ornée de deux
taches communes rondes ou transversales, d’un noir velouté;
iuterstries ordinairement maculés .......... 3
—— Dessus à pubescence rase, entremêlée de crins hérissés. Tache
suturale antérieure distincte, la postérieure nulle ou réduite
à une tache ponctiforme ; interstries ordinairement sans
macules. Long. : 3,5-4,2 mm ......... 12. olens
3. Rostre, vu de profil, chez les deux sexes, subcylindrique,
à peu près d’égale épaisseur sur toute sa longueur, ou un
peu atténué, parfois, chez la femelle, au sommet ..... 4
—— Rostre, vu de profil, chez les deux sexes, distinctement ré-
tréci et aminci au sommet, à partir de l’insertion antennaire,
densément ponctué et pubescent jusqu’à Yextrémité (mâle)
ou glabre, brillant, lisse, très finement et éparsément poin-
tillé au sommet (femelle). Fémurs, rostre et téguments êly-
traux noirâtres (forme typique) ou téguments des élytres,
rostre et fémurs rougeâtres (v. auriculus RElTT.). Pénis (vu
de face) légèrement rétréci à partir du tiers supérieur, légè- _
rement arqué latéralement sur les deux autres tiers. Long. :
3-3,8 mm ............. 3. hortulanus
4. Pubescence des élytres très foncée ; interstries pairs un
peu plus clairs ; tachœ suturalœ noires, suivies ou précé-
déœ de quelques squamules pâles assez tranchées ..... 5
~- Puhescence élytrale grise ou jaunâtre ; taches suturales
sans macules claires adjacentes .......... 6
5. Prothorax recouvert entièrement, ou en très grande partie,
d’une pubœcence fauve ou blanchâtre, ne laissant parfois
qu’une petite tache noire triangulaire devant l’écuss0n. Poi-
trine et pièces latérales recouvertes de pubescence fauve ou
blanche. Segment anal du mâle avec une bande transversale
de poils jaunâtres. Rarement les téguments élytraux et les
tihias rougeâtres (v. fcrrugatus REITT.). Long. 4--5 mm 2. scrofuhriae
—— Prothorax dégarni de pubescence fauve sur le tiers de
sa surface dorsale, cette même puhesccnce s’arrêtant brus-
quement à la première moitié des épisternes métathoraci-
ques sans empiéter sur le mêtasternum. Segment anal du
mâle sans puhescence particulière. Long. : 3,5-4- mm 1. tuberculggug

1214 COLÉOPTÈRES cuacumommss
6. Téguments foncés, noirs ou brun-foncé ; pubescence dorsale
gris-cendré ou jaune-verdâtre, assez serrée, masquant les
téguments. Pas de tache fauve sous l’épaule .... · . . . 8
—— Téguments rougeâtres (1) ou d’un brun-roux ; pubes-
cence dorsale des élytres fine, éparse, ne voilant pas les ,
téguments ; une tache fauve subhumérale ; tache suturale
antérieure plus grande que la postérieure ; macules foncées
des interstries impairs peu tranchées ......... 7
7. Tache antérieure de la sture en ovale nettement transversale,
près de moitié plus grande que la postérieure qui est ronde
ou un peu allongée. Pubescence prothoracique plus con-
densée latéralement, ne voilant pas les téguments sur le
disque. Profémurs finement dentés. Long. : 2,8-3 mm 4. distinctus
—— Tache antérieure de la suture arrondie et seulement un
peu plus grande que la postérieure. Pubescence du pro-
thorax cendrée ou jaune, ordinairement dense et voilant
entièrement ou en très grande partie les téguments. Tache
jaune subhumérale plus distincte. Profémurs plus forte-
ment dentés. Long. : 4-5 mm ....... 5. Schënherri
8. Antennes insérées à une distance de Yextrémité du rostre,
pouvant s’évaluer à deux fois, au moins, la largeur du
rostre chez le mâle et deux fois et demie chez la femelle.
Revêtement variable, d’un gris-jaunâtre ou verdâtre .... 9
~— Antennes insérées près de l’extrémité du rostre (à une dis-
tance de l’extrémité égale, chez le mâle, à une fois et demie,
chez la femelle à deux fois la largeur du rostre). Revête-
ment ordinairement gris~cendré clair ; les macules des
interstries impairs relativement grandes, tranchées ; taches
suturale antérieure empiétant notablement sur le 2“ inters-
trie. Pénis (vu face dorsale) ouvert sur toute sa longueur,
les bords latéraux seulement réunis par une fine membrane,
mais non rapprochés ou soudés dans leur milieu ou avant
le sommet par une sorte de pont chitineux. Long. : 4-
4,5 mm ............. 7. Ganglbaueri
9. Revêtement élytral grisâtre, peu homogène, moins dense
par places et voilant à peine les téguments ; taches sutu-
rales grandes, cerclées de fauve, Yantérieure occupant ie
2” interstrie presque en entier ; macules en damier des
interstries impairs, d’un brun rougeâtre, peu tranchées.
Région subhumérale avec une tache de pubescence grise
assez serrée. Pénis (vu face dorsale) ouvert sur toute sa
longueur, à côtés parallèles, à sommet arrondi (2). Long. :
4-5 mm ............. 6. longicolglis
(1) Chez longicollis BRrs.. hortulanus v. auriculus Ram., scrofularîae v. ferrugatus
Rizrn., les téguments sont d’un brun plus ou moins rougeâtre, mais la différence
établie par les autres caractères ne permettant aucune confusion.
(2) Le sommet du pénis, chez longicollis, est arrondi et non tronqué comme 1’indi-
que Husracmz, Curc. Gallo-Rhén., ¤. 343.

CALANDRINAE. -— cronus 1215
— Revêtement élytral d’un gris-jaunâtre ou verdâtre homogène,
voilant partout les téguments ; taches suturales plus petites,
Yantérieure empiétant sur la moitié seulement du 2** inters-
trie ; macules des interstries impairs, lorsqu°elles existent,
brunes ou noires, tranchées ; tache subhumérale nulle.
Téguments noirs .............. lt)
10. Elytres à vestiture très dense ; macules noires des inters-
tries impairs rares ou nulles ; ou visibles seulement sur
la partie postérieure élytrale. Rostre relativement long, sur-
tout chez la femelle. Ongle externe mâle des pattes anté-
rieures ; moitié moindre que l’interne ........ 11.
-— Elytres à vestiture médiocrement serrée ; macules noires
des interstries impairs régulières et complètes. Ongles moins
inégaux ................. 12
11. Forme plus allongée ; élytres d’un tiers environ plus longs
que larges au niveau des épaules. Pénis (vu de face) sub-
parallèle sur sa moitié postérieure, à peine rétréci latérale-
ment vers le milieu de l’autre partie. Long. : 4-4,5 mm 9. Clairvillei
— Forme un peu plus courte ; élytres d’un quart environ
plus longs que larges aux épaules. Pénis (vu de face) sen- A
siblement étranglé avant l’extrémité. Long. : 4,5-5,5 mm 8. Olivieri
12. Massue des antennes à peu près aussi longue que le funicule.
Antennes insérées à une distance du sommet du rostre, égale
â deux fois chez le mâle, deux fois et demie chez la femelle,
la largeur du rostre. Pénis faiblement arqué, ouvert sur toute
la longueur de sa face dorsale. Long. : 3,4-3,8 mm . 11. nigritarsis
— Massue des antennes sensiblement plus courte que le funi-
cule (peu plus longue que les quatre articles précédents).
Antennes insérées à une distance du sommet du rostre égale
à deux fois un quart chez le mâle, presque trois fois chez
la femelle, la largeur du rostre. Pénis fortement arqué, les
bords latéraux soudés sur la face dorsale, formant une
sorte de pont chitineux. Long. : 3,5-4,8 mm .... 10. thapsi
1. Cionus tuberculosus SCOPOLI, 1763, Ent. Carn., p. 27. —- scrofu-
lariae LATREILLE (non`L.). Gen. Crust. lns., ll, 1807, p. 266. — verbasci
P., Mant. Ins., I, 1807, p. 107. —— WINGELM., Miinch. Kol. Zeitschr., IV,
1914, (1) ; Kol. Rundsch. IX, 1921, p. 104. ~— HUST., 1931, p. 1.059. —
Cat. SAuv1·E-CLA1ms DEVILLE, p. 435.
Long. : 3,5-4 mm. —- Ovale, noir, les élytres revêtus d’une pubescence
courte, grisâtre, peu serrée, ne masquant pas les téguments ; la suture
(1) Le volume IV de la Münchner Koleopterologische Zeitschrvlft dans lequel devait
paraître la révision des Cionini de Wnu;sLMüLLEn n'a pas été publié. Toutefois, une
partie de cette monographie a été reproduite par la Koleopterologîsche Rundschtw.
(1921). D'autre part des tirés à part du travail original ont été adressés à l`auteur et
assez largement répandus.

l216 coLÉoPrÈR1:s cURcUL1oNmEs
avec deux macules d’un noir velouté, arrondies, de même dimension,
l’antérieure suivie, la postérieure précédée et suivie d’une tache de squa-
mules piliformes jaunâtres ou blanchâtres ; les interstries impairs avec
petites mouchetures cendrées, à peine tranchées, altemées de macules
noires ; le rothorax couvert d’une ubescence `aunâtre lus é aisse,
, , . . J . .p
serree, menageant une large bande mediane triangulaire (parfois plus
étroite) et deux petits espaces latéraux ponctiformes noirs ; les pattes
ttarses ferru ineux exce tés et les antennes noirâtres · la massue oblon-
P 7
'ue. Rostre assez ar ue, c lmdri ue ru ueux. Prothorax com ue. un en
, __ (I Y *1 7 g · (I , _  
resserre derriere le sommet. ' Elytres subcarrés ; les mterstries impairs
relevés, les pairs plans ; les stries lines, ponctuées. Pattes vaguement anne-
lées de cendré, les tibias largement squamulés de gris à leur partie inféro—
apicale.
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665 666
Frc. 665. — Cionus scrofulariae L., Q ; Fra. 666. — Cionus tuherculosus Scesn. g'.
Mâle 2 Antennes insérées à une distance du sommet du rostre, égale à
deux fois la largeur de ce dernier ; segment anal sans bande de pubes—
cence transversale. — Femelle : Insertion antennaire située à une distance
du sommet du rostre, égale à trois fois la largeur de celui-ci.
Vit sur SCI‘O](llIfll‘I.(l noalosa L., S. aqualica L., S. cu/liüa L. E (ll©']IlII'0llX
observateurs). En montagne, notamment dans les Bnsses—Pyrenees. vers
l5Uf)-1600 m d’altitude, sur S`. alpestris GAY (TEMPÈRE).
La larve attar ue les feuilles et les fleurs ; elle se transforme dans un
. l , . .
cocon )aune·brun. assez opaque. fixe sur les diverses parties de la plume.
L’écl0siou a lieu successivement de la fin de juin à ln mi-juillet.

cALAN1miNAE. — ciouus 1217
Commun partout dans la région silvatique inférieure ; un peu plus
rare en montagne jusqu’à la zone sulbapine. — Bords des ruisseaux ;
fossés, lieux humides ; bois frais. —— mai à septembre. — Non signalée de
la Corse.
Toute 1’Europe.
2. Cionus scrofulariae L., 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 380. — v. ferru-
gatus REITT., 1904, Wien, ent. Zeit, XXIII, p. 49. -— WiNGELMüLLER,
Munch. Kol. Zeitschr., IV, 1914, sep. p. 178-186 ; Kol. Rundsch. IX, 1921,
p. 103. -— Husr., 1931, p. 1.059. —— Cat. SAINTE-CL.¢x1i>.E—Di:viLL1;, p. 435.
Long. : 4-5 mm. — Très voisin de tuberculosus. S’en distingue par
la taille plus forte, les taches claires adjacentes aux maculus suturales, les
mouchetures claires des interstries impairs d’un jaunâtre très tranché et
le sommet de l°écusson squamulé de même ; le prothorax entièrement
couvert d’une pubescence jaunâtre ou blanchâtre (avec parfois, seulement,
une très étroite ligne médiane noire) débordant un peu sur les épaules ;
les antennes (sauf la massue), les tibias et les tarses obscurément ferru-
gineux ; les fémurs nettement annelés de cendré ou de jaunâtre. Pour le
reste semblable au précédent.
Mâle : Segment anal avec une bande transversale de pubesccnce jaune.
v. ferrugatus REITT. (voir caractères au tableau).
Vit dans les mêmes conditions que luberculosus, sur Scrofularia aqua-
lica L., S uodosa L., S canine L. 1 . Cocon nymplial brun. Eclosion en
_jui1let. S’observe parfois sur Burllcyia globosu 1.Mu. (Pismuixs, Ent., Xlll,
p. 67). Déjà signalé sur Budlcyiu par G1-IRMAR (1Vlag*., Ill, p. 133) et par
(hurinu (Ann. Soc. ent. Fr·, 1879, Bull p. CV111). Cité encore sur Phygclius
cupcnsis NIEY, dans la Côte d’©r (Esiior). (1)
Biologie: LE CERF, Bull. rlïtcclim., lïtll, p. 13 - 18.`
Commun dans toute la France, de mai à juillet (2) —— Non signalé de la
Corse.
La v. fcrrugatus se trouve plus rarement que la forme typique. M.
TEMPÈRE 1’a prise à Gavarnie (Hte Pyrénées), alt. 1.400 m, en juillet, sur
Scrofuluria canina L.
Europe 1 Sibérie. Importé aux Et.ats—Unis.
3. Cionus hortulanus Gsorrnor, 1795, Ent. Paris, p. 129. — v. auri-
culus REITT., 1904, Wien. Ent. Zeit., XXIII, p. 50. —— v. orientalis WIN-
GELM., Münch. Kol. Zeitschr., IV, 1914. — Geblcri REITT., 1. c. . —
WINGELM., I. c., p. 173, 186 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 103. — HUST.,
1931, p. 1.060. —- SAINTE—CLAIRE—DEVlLLE, Cat. Fr., p. 436 ; Cat. Corse,
p. 455.
(1) Phygelius est un genre appartenant à la famille des Scrofulariacées. Quand au
genre Bludleyia ou Budleia. il fait partie des Loganiacées.
(2) M. Tamrèria m'écrit que cette espèce est devenue très rare en Gironde depuis
25 ans dun seul exemplaire capturé dans ce laps de temps), alors qu‘elle y était
très abondante autrefois (1890-1910). Peut-être faut-il attribuer cette disparition à
1'extrême activité d'un parasite de la nymphe : Blocus ruficornis Nnas (Hym. Bra-
contdae). déjà signalé comme parasitant Cionus fraxini.

1218 co1.ÉoPTÈREs cuncuuoximgs
Long. 1 3-3,8 mm. —- Ovale, noir ou brun ; les élytres parfois fer-
rugineux, la pubescence dorsale fine, couchée, assez serrée, jaunâtre,
plus dense sur le prothorax, celui-ci avec ou sans petites taches foncées,
confuses, variables ; les élytres ornés de deux taches suturales noires,
arrondies, à peu près semblables ; les interstries impairs relevés et por-
tant de petites macules alternativement jaunes
ou cendrées et noires, les interstries pairs
plans, concolores ; les antennes, les tibias et
 g les tarses ferrugineux. Rostre un peu arqué,
jt 1, rétréci et aminci (_vu de profil), vers le sommet
  , Ã-g `  ·· '· t lus fortement chez la femelle), densément
LÈÉ" ig? " ;   p '
Q.     __ ponctué et pubescent tmâle). glabrc, lisse,
;,' ¢"fZ‘t ·‘  :` J . ` , , ,
    .  brillant dans sa partie apicale (femelle).
·  ~  · Mr ·. ,:‘<ë1k·` ·   .
,  _ É?   ‘: <£Éfî~§§1,   Prothorax conique, transversalement plus rele-
·  ai ït  Ti:     C" » - · · d fil] El T
Q;   >__ Ve en son milieu (voir e pr0 ,. y T65
,:,j _?i~ ,;. ij, `_ jy.  Q ’ ' _ ,
 @ÉÈ·§x€î·â·—àt,[·ë,,—  i subcarres, les epaules saillantcs ; stries ponc-
1         ,
g ç; p,-’         tuées.
à   ```` ,lÈ·`=.î_?°     Lobe du pénis à bords légèrement rétrécis
ig     vers le tiers supérieur, un peu arqué sur le
à reste de la longueur, les rebords latéraux tvu
face dorsale) un peu plus élargis sur les deux
Fm 661 ` Ci°"“s h°"“l‘"‘“S tiers postérieurs, le sommet obtusément
Georm. Q. _
arrondi.
v. orienlulis WINGELM. (Gebleri R121Tr.). — Race ii tomentuni jaune très
développe, à pauttes claires.
v. azzriculus Rizirr. , »— Plus petit (3 - 3,5 uuu) 1 les tégrumeuts élytraux
et les pattes rougeâtres 1 le rostre du male plus ou moins fcrrugineux 1
le prothorax sans taches foncces.
Vit sur Scr0fuIm·ia nodosa L. (BEDEL, ltlioxix, HOFFMANN etc.), S. aqim/im
L.'(T12MPÈnn) 1 dans les Hautes et Basses—Pyrénces, sur S. rzIpes1‘ris GAY
(TEv1rÈaE*. En Europe centrale, sur S. l;`z·hm·«I/i Srev. (R. Kuaive). Abondant,
en Provence, sur lr(’I‘h(I$(?llI71 pr1Iz·cz·nI0r1lun1 Vim., . — flocvosunz W. et liir.
(A.:HorrM,lNv). Signalé sur les Biulleia (Gimnn).
La larve dévore toutes les parties aériennes de la plante 1 cocon nympliale
brun rougeâtre ou noiratre. Eelosion tin août, dans le midi.
Une étude de morphologie larvaire et iinaqinale a été soigneusement
faite par Gumo Gmmm (Boll. Lab. Bologna, 1929, p. 246 - 254, fig!.)
Toute la France et la Corse 1 plaines et montagnes 1 commun. — juin-
juillet—août.
La v. mzriculzzs ça et là avec la forme typique, dans le midi de la
France,   a ne, Caucase. La v. orientalis de Svrie Perse, ne se ren-
. . ’ ‘ ’ . . .
contre pas dans notre faune. Dapres P1îYRiMr2oFF. elle vivrait, en Alcrcrie
sur Celaia lociniafrz 1.. et C. bcîonicaefolia DESF. (Verbascées). (1)
Europe 1 Maroc 1 Moyen Atlas, Ifrane, 1650 m alt. 1 exemplaires de
grande taille (BRÉMoND I) 1 Grand Atlas 1 Tachdirt, vers 2300 m, sur Scro-
fularia mzriculata L., en juillet (PEYEmMnorF).
(1) La flore méridionale française renferme deux espèces, d'ai11eurs fort rares,
de Celsia.

cALAN1:•mNAE. —- c1oNUs 1219
4. Cionus distinctus DESBR., 1869, Petites Nouv. Ent. I, n° 8 ; Mitth.
Schweiz. Ent. Ges., III, 1872, p. 194. —— WINGELM., Münch. Kol. Zeitschr.,
IV, I, 1914, sep., p. 176, 194 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 107, 112. —-
Husr., 1931, p. 1.060. -— SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 436 ; Cat.
Corse, p. 455.
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6
79 680
Frc. 679. - Cionus Schonherri Bars Q ; Frc. 680. - Cionus d·i§tinctus Dun. Q.
Long. : 2,8-3 mm. —— La plus petite de nos espèces. -— Ovale, brun-
rouge, sauf la tête et le rostre ordinairement noirs ; la pubescence dor-
sale jaunâtre, assez serrée ; le prothorax concolore, la pubescence discale
moins serrée que celle des côtés ; les élytres avec deux taches suturales
noires, l’antérieure en ovale transversale, moitié plus grande que la pos-
térieure qui est arrondie ou allongée dans le sens de la suture ; les inters-
tries impairs faiblement élevés, munis de petites macules noires alternées
de jaunâtres ; les pattes et les antennes (massue parfois obscurcie excep-
tée) rougeâtres. Rostre aussi long (mâle) ou plus long (femelle) que la
tête et le prothorax, ponctué, à peine atténué vers l’extrémité chez 18
femelle. Prothorax conique, fortement transversal. Elytres subcarrés ;
stries fines sans points distincts. Profémurs finement, méso- et métafémurs
fortement dentés. Pénis (vu de face dorsale) â lobe grêle, parallèle, fine-
ment rebordé latéralement, arrondi au sommet.
La larve et l’adulte sur Scrofularia ramosissima Lors. et S. aqunlica L-
(DAMRY, REVELIÈRE). — Biologie : Permis, Larves,·1873, p. 405.

1220 coriâoprizmzs CURCULIONIDES
Spécial à la Corse ; commun dans de nombreuses localités de l’île :
Ajaccio ; Porto-Vecchio, types ; Bocognano ; Aleria : Vizzavona etc.
5. Cionus Schônherri Ch. BRIs0UT, 1863, in Grenier, Cat. Mat. Fn.
Fr., p. 115. -— ungulatus ROSENH., 1838, in Schônherr, Gen. Curc., IV,
p. 728. —— WINGELM., l.c., p. 176, 195 : Kol. Rundsch. IX, 1921, p. 107,
110. —— Husr., 1931, p. 1.061. —— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 436.
Long. : 4-5 mm. — Ovale, les téguments rouge-brun (tête et rostre fon-
cés) ; la pubescence dorsale jaunâtre ou cendrée, celle du prothorax très
dense, celle des élytres plus courte, espacée, ne voilant pas le fond ; les
élytres ornés de deux taches suturales noires, rondes, l’antérieure plus
grande que la postérieure, les interstries impairs un peu relevés et portant
de petites mouchetures cendrées ou jaunâtres, non ou à peine distincte-
ment alternées de foncées, avec une assez large tache fauve, bien distincte,
sous l’épaule ; les antennes (sauf parfois la massue foncée) et les pattes
ferrugineuses ; l’0nychium noir. Rostre assez arqué, finement rugueux,
pubescent jusqu’au sommet (mâle), dénudé et luisant (femelle), non atté-
nué à l’extrémité. Prothorax conique, un peu impressionné en avant. Ely-
tres subcarrés, le calus huméral saillant ; stries ponctuées, au moins en
avant. Fémurs à dents toutes égales.
Pénis (vu face dorsale), à lohe parallèle, régulièrement rebordé, à som-
met suhtronqué.
vfungzzlatus Rosizxu. — Rostre et pailtes rougeâtres : interstrics tous
convexes, les impairs sans mouchetures plus claires.
Vit sur Scrofzzlaria canina L. (Piznais, HUSTACHE, Horrxvisuw), S. nodosa
L. (Horrmmw). En Italie sur S. lrzcida L. (Pemoarno). (1).
Biologie. — Pizanis (Larves, 1873, p. 405). —— Mai à septembre. Assez
commun dans toute la Provence Y, le Rousillon, la Drôme, l’1sère, la Savoie,
l’Ain, les Basses et Hautes-Pyrénées. Rare dans la Gironde, les Landes,
la Lozère, le Puy—de—Dôme, l’Allier, la Hte-Vienne ., le Loiret I. Signalé
de l’Aisne ; Samoussy (Rnrrnscnn) : Corse.
Espagne ; Algérie ; Maroc : Moyen Atlas (Roses K).
6. Cionus longicollis Ch. BRISOUT, 1863, in Grenier, Mat. Fn. Fr., p.
114. — WINGELM., l.c., p. 176, 194 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 107,
112. — HUST., 1931, p. 1.061. —- Cat SA1NTE—CLA1RE-DE\*1LLE, p. 436.
Long. : 4-5 mm. —— Ovale, brun-rougeâtre (la tête, le rostre, la massue
antennaire noirs) ; revêtement dorsal à pubescence fine, cendrée ; sur
le prothorax, homogène, serrée, laissant rarement subsister quelques vagues
taches foncées ; sur les élytres irrégulières, tantôt serrée, tantôt clairse-
mée, les interstries impairs à peine plus élevés, ornés de petites macules
un peu plus claires, peu tranchées, alternées de taches noirâtres ; les deux
taches suturales noires, grandes, arrondies, parfois cerclées de fauve, l’an-
térieure plus grande que la postérieure, occupant presque entièrement le
2* interstrie ; les antennes (sauf la massue) et les pattes ferrugineuses.
(1) En Algérie, sur Scrofularia laevigata VAHL., de mai à juillet, et sur S. saharae
Bur., en avril (PEYERIMHOFF. Ann. Soc. ent. Fr., 1911, p. 31l».

CALANDRINAE. —~ cxonus 1221
Rostre faiblement arqué, subcylindrique, non atténué au sommet, densé-
ment et finement ponctué, pubescent, aussi long (mâle), plus long (femelle)
que la tête et le prothorax réunis. Prothorax court, conique. Elytres sub-
carrés ; calus huméral assez élevé ; stries fines ; ponctuées.
Pénis robuste (vu face dorsale) parallèle sur ses bords, largement
arrondi au sommet (voir tableau).
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681 532
Fra:. 681. — Cionus Claîrvillei Bon. g' ; Fm. 682. — Cionus longicollîs Bms. Q.
Chez celte espèce, la massue antennaire est fréquemment ferrugineuse.
Vit sur Verbascum lychnitis L. (HOFFMANN).
Régions montagneuses et eollinaires. Plus rarement dans la Plaine. ——
Mai-août.
Répandu et assez abondant dans les Alpes provençales. Disséminé dans
toute la région méditerranéenne : Alpes-Maritimes 1 Var : Bouches-du-
Rhône. Gard ; Aude ; Pyrénées—0rientales. Cà et là dans les Htes et Basses-
Pyrénées, le Massif Central : Limousin ; dans la Lozère, l`Ardèche, l'Isère,
la Drôme, l’Ain, le Jura.
Espagne ; Maroc (I).
7. Cionus Ganglbaueri WINGELMüLLER, 1921, Koleopt. Rundschau,
IX, p. 106, 115 ; Münchner Kol. Zeitscbr., 1V, 1914, separata, p. 198,
fig. 16. — thapsi auct. (pars). — HUST., 1931, p. 1.062. - SAINTE—CLAlRE-
DEVILLE, Fn. Seine, Vlm, p. 80 ; Cat., p. 436.
(1) La forme typique est remplacée. dans le grand Atlas marocain ; Tachdirt, (vers
2300 m alt.) par la sous-espèce atlanticus Pmrmumnorr, 1926, Ann. Soc. ent. Fr.,
p.379. Elle se distingue par sa taille plus faible. les mouchetures des interstries peu
apparentes, les deux taches suturales noires beaucoup plus réduites. Elle vit en
juillet, sur Verbascum Hookerianum BALL.

1222 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Long. : 4-4,5 mm. — Ovale, noir ; la pubescence dorsale assez serrée,
appliquée, d’un cendré un peu verdâtre ; le prothorax avec ou sans quel-
ques vagues mouchetures foncées ; les élytres à taches suturales noires,
arrondies, la postérieure plus petite que Yantérieure § les interstries im-
pairs peu ou indistinctement relevés, à macules noires fortement tran-
chées; les pattes foncées, les tarses brun-de—poix ; les antennes (massue
exceptée) ferrugineuses. Rostre arqué, subcylindrique, finement, densé-
ment ponctué jusqu’au sommet dans les deux sexes. Prothorax court,
conique, impressionné au tiers antérieur. Eytres courts, subcarrés ; stries
ponctuées, au moins en avant.
Espèce confondue avec thapsi, dont elle diffère nettement par la dispo-
sition de l’insertion antennaire et la conformation, chez le mâle, de l’0r-
gane copulateur (voir les caractères donnés au Tableau des espèces).
\`it sur Vcrbascum lychnilis L. et V. nigrum L. I (Plusieurs observa-
teurs). Juin-juillet.
Répandu probablement sur de nombreux points de notre territoire, mais
répartition à préciser ou à compléter à cause de la confusion avec thapsi.
Localités certaines : Calvados : Fresney-le—Puceux (Dunornoaus, sec. Wm-
GELMüLLER). — Meurthe-et-Moselle z Longwy (DEVILLE). —— Indre : Château-
roux (id.), — Haute-Vienne : Landouge (Hor·rM.-xxx). — Loir-et-Cher : Mil-
lancey (R. Durruzz !). — Allier 1 Brout-Vernet (nv Brvssox !). — Loiret 2
Gien (coll. Bauer. !).
Autriche·Hongrie ; Tyrol ; Pologne : Krakow (Sivmùczvxsxi !).
8. Cionus Olivieri ROSENH., 1838, in Schônherr Gen. Cure., IV, p.
725. — thapsus OL., 1807, Ent., V, p. 108. — WINGELM., l.c., p. 178, 203 ,
Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 108. — Husr., 1931, p. 1.068. — SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, Fn. Seine, VI"‘·", p. 80 ; Cat., p. 436.
Long. : 4,5-5,5 mm. — Aspect du précédent, plus grand ; la pubescence
dorsale cendrée ou jaune-verdâtre, couchée, très serrée, masquant entiè-
rement les téguments ; le prothorax sans trace de taches, les taches sutu-
rales noires, arrondies, la postérieure un peu moins grande ; les inters-
tries impairs un peu relevés, avec des macules foncées très tranchées, mais
peu nombreuses et espacées en arrière, rares ou nulles en avant (au moins
sur le 3' interstrie) ; les pattes et les antennes (massue foncée exceptée)
ferrugineuses. Rostre aussi long (mâle), ou bien plus long (femelle) que
la tête et le prothorax réunis, peu arqué, subcylindrique, ponctué, pubes-
cent, mat dans les deux sexes. Antennes insérées à une distance de l’ex-
trémité du rostre égalant deux fois, au moins, la largeur de ce dernier
(mâle) ou deux fois et demie (femelle).
Mâle : Ongle externe des protarses, moitié plus court que l’interne.
Pénis (vu face dorsale) ouvert sur toute sa longueur, visiblement bien
que légèrement rétréci avant le sommet qui est subconique.
Vit sur Verbascizm tlmpsus L. F (nombreux observateurs), V. sinualzzm
L. (CHOBAUT, Horrmxxw), V. nigrum L. (Horxumxx). — Juin à septembre.
Cette espèce, que j’ai observée dans les Alpes-Maritimes. a deux géné-
rations. La ponte du premier cycle :1 lieu durant tout le mois de juin. La

CALANDRINAE. — CIONUS 1223
larve trace de profonds sillons sur la face inférieure des feuilles (Verbas-
cum sinualum L.) ; elle se nymphose dans un cocon ovalaire, très court,
brun, luisant, fixé à la plante. La transformat-ion s’effectue vers la fin de
juillet. Une deuxième ponte s’observe dans la première quinzaine d’août, ~
donnant des adultes vers la mi—septembre ; ceux-ci hivernent, s‘acc0uplent
et pondent en juin de l`année suivante. Les éclosions de septembre ont
déjà été signalées par XAMBEU (Le Naturalistc, 1899); ,
Presque toute la France. surtout dans le midi : bien plus rare et çà et
là dans le Centre et le bassin de la Seine. Parait, manquer dans la région
armoricaine. Douteux en Gironde (TEMPÈRE).
Europe moyenne et méridionale.
9. Cionus Clnirvillei BOH., 1838 in Schônherr, Gen. Cure., IV, p. 730.
— WINGELM., l.c., p. 177, 201 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 108, 117. —
Husr., 1931, p. 1.063. — Cat. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, p. 436.
Long. : 4-4,5 mm. — Diffère à peine du précédent par la taille un peu
plus faible, les élytres légèrement plus longs, les macules des interstries
impairs plus souvent nulles.
Pénis (vu de face) plus faiblement rétréci latéralement en arrière du
sommet.
Malgré la différence, d’ailleurs peu sensible, du pénis, la valeur spéci-
fique de ce Cionus nous apparaît discutable. Considéré longtemps comme
simple variété de l’Olivieri, il a été séparé de celui-ci par WINGELMÉLLER et
élevé au rang d’espèce. .
Vit sur 1-"erbascizni nigrum L. ! (DEVILLE, V. lychtinis L. (HOFFMANN). ——
Juin-août.
Presque toute la France, mais rarement en grand nombre. Aire de
dispersion plus étendue vers le nord que le précédent.
Régions de l’Alsace-Lorraine et des Vosges ! : Normandie ! : Champagne ! 1
Ardennes ! ; Bourgogne ; Limousin ! : région parisienne : Touraine ;, _
Lyonnais. Rare dans le sud-ouest. Tout le Midi, souvent avec Olivieri.
Europe centrale et méridionale.
10. Cionus thapsi, FABRICIUS, 1792, Ent. Syst., p. 434. -— similis G0-
ZIS, Feuille   Nat. XIV, 1886, p. 141. — WINGELM., 1.c., p. 178, 204 ;
Kol. Rundsch., 1921, p. 106, 109. ——- HUST., 1931, p. 1.063. — SAINTE-
CLAIRE—DI-JVILLE, F n. Seine, Vlb‘“, p. 80 ; Cat. Fr., p. 436 ; Cat. Corse,
p. 455.
Long. : 3,5-4,8 mm. — Ovale, noir ; la pubescence dorsale médiocre-
ment serrée, couchée, d’un cendré jaunâtre ou verdâtre ; le prothorax
avec quelques taches foncées, mal définies ; les élytres ornés de deux
taches suturales noires arrondies, la postérieure un peu plus petite que
1’antérieure ; les interstries impairs convexes, portant, sur toute leur lon-
gueur, des mouchetures foncées bien tranchées, nombreuses, régulièrement
disposées, alternant avec des mouchetures claires ; les pattes foncées (tar-
ses ferrugineux) ; les antennes brunes ou rougeâtres, la massue ordinai-
rement plus foncée. Rostre assez court, mat, finement pubescent dans les
deux sexes. Massue des antennes un peu plus courte que le funicule. Pro-

1224. COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
thorax fortement transversal, conique, impressionné en avant. Elytres sub-
carrés, les épaules saillantes ; stries fines à points indistincts.
(Caractères des antennes et de l’organe copulateur mâle indiqués au
tableau).
Vit sur de nombreux l·"er·bascum, notamment V. sinuaiunz L. (Horrmxx,
Cuon.·xu'r), V. nigrum L. (TEMPÈRE, DEVILLE), V. lychrzilis L. (l`lL'§'l`.\CHE, DE-
VILLE, HOFFM:\NN), V. pulverulentum VILL. (HOFFMANN, TEMPÈRE), V. thapsus
L. (HOFFMANN). — Mai à septembre.
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684 sas
Fm. 684. — Cionus Olivteri Rosmm. Q ; Frc. 685. — Cionus thapsi F. Q.
La larve `dévore le parenchyme de la face inférieure des feuilles et atta-
que le sommet de la tige, Le cocon nymphale souvent fixé sur des plantes
avoisinantes, étrangères au victus. Il doit exister deux générations, car
l’on observe des éclosions en fin de juillet-début d’a0ût et plus tard vers
la fin de septembre, dans la basse-Provence.
Commun dans toute la France et la Corse.
Europe moyenne et méridionale ; Syrie ; Perse ; Turkestan.
OBSERVATION. — C. thapsi F. varie peu dans nos régions ; les antennes
(massue comprise) sont parfois, testacées. Une demi—douzaine d’aberrations,
étrangères à notre faune, ont été décrites ; les caractères reposent sur la
modification des taches dorsales qui, dans certains cas, peuvent disparaître
en majeure partie. La plupart de ces variations se trouvent en Russie
méridionale et au Caucase.

CALANDKINAE. — cioivus 1225
11. Cionus nigrîtarsis REITTER, 1904, Wien, ent. Zeit., XXIII, p. 52.
—— WINGEI.M., l.c., p. 178, 209 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 108, 118. -—
Husr., 1931, p. 1.063. -— SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, Fn. Seine, V1"“, p.
80 ; Cat., p. 436.
Long. : 3,4-3,8 mm. —- Extrêmement voisin du précédent dont il ne
peut guère se différencier que par comparaison. -— Taille un peu moindre ;
massue antennaire subégale au funicule (un peu plus courte que le funi-
cule chez thapsi) ; antennes insérées à une distance du sommet du rostre
égale à 2 fois (mâle), 2 fois 1/2 (femelle) la largeur du rostre (chez
thapsi : 2 fois 1/4 chez le mâle, presque 3 fois pour la femelle). Pénis
faiblement arqué, ouvert sur toute la longueur de sa face dorsale (forte·
ment arqué, les bords soudés sur la face dorsale chez thapsi).
Certains caractères séparatifs donnés par les auteurs sont fluctuants :
ponctuation des stries plus visibles, pubescence prothoracique moins serrée,
rostre plus long, ne résistent pas à un examen sérieux. En outre, ainsi
que nous avons pu no11s en rendre compte, en comparant des spécimens
nommés par WINoELMiiLLER et REITIER avec d’autres capturés in copula,
la longueur de la massue est quelque peu variable aussi bien dans nigri-
larsis que dans thapsi. Le meilleur criterium reste dans la structure diffé-
rente du pénis. Dès lors (sauf dans de rares exceptions), les femelles res-
tent d`une détermination difficile ou incertaine.
Vit sur Verbascum nigrum L. (DEVILLE, TEMPÈIIE), V. lyclnzüis L. (BEDEL,
Gurrixv t, HorI#M.wN). -— Juin à août.
Seine-maritime : Lillebonne (DEVILLE) : St Adrien (R. DUPREZ !). — Eu-
re : Evreux (Gurriu !) ,· Brosville (BEDEL). — Oise : St—Sulpice (HOFFMANN).
- Jura : Villers—Ptottin (HUSTACHE). — Drôme : Forêt de Lente (HUSTACHE).
-—— Hautes·Pyrénées : Ste Marie-de-Campans (H. SIc.aIm) : Cauterets (TEM-
PERE). -—· Pyrénées centrales : Val d’Aran (HILAIRE).
Europe centrale et méridionale ; T ranscaucasie.
12. Cionus olens Famucrus, 1792, Ent. Syst., I, 2, p. 435 ; Ent. Syst.,
suppl., 1798, p. 169. —— caprimulgens F., Syst. Eleuth., 11, 1801, p. 180.
— WINGELM., l.c., p. 179, 216 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 337, 345. -—
Husr., 1931, p. 1.064. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 436.
Long. : 3,5-4,2 mm. - Espèce remarquable par les crins hérissés de
sa vestiture dorsale (I). Téguments bruns ou rougeâtres ; le revêtement
dorsal cendré ou d’un gris-jaunâtre, formé d’une pubescence serrée (rele-
vée sur le prothorax), couchée, masquant les téguments et mêlée, sur les
élytres, de soies longues, dressées, concolores ; les pattes et les antennes
(sauf la massue foncée) rousses ; la tête et le rostre noirs, ce dernier
rarement ferrugineux ; le prothorax sans taches, les élytres ornés unique-
(1) Cionus Merkli S1·rnu.., de la Péninsulte balkanique et d’Asie mineure. est appa-
renté à C. 0Le·n.s F., et n’en diüère que par la taille plus forte. le prothorax à
peine impressionné en avant, l'ar1·ière-corps un peu plus long. Le pénis nous a paru
identique. La V. porcenotatus Dm. 1895, Fret. IV. p. B4, possède plusieurs petites
taches noires. arrondies, inégales. éparsement et irrégulièrement disposées sur les
î§àkaDIî:r1te d’Egypte et d’Asie mineure, elle est mêlée à la forme typique dans

1226 c0LÉ0PrÈREs CURCULIONIDES
ment de deux taches suturales arrondies, noires, la postérieure souvent
très réduite ou nulle. Rostre faiblement arqué, à peine atténué au sommet
(vu de profil) ; rugueux et pubescent jusqu’à Yextrémité, égal à la tête
et au prothorax (mâle), un peu plus long (femelle). Antennes insérées à
une distance du sommet du rostre égale à deux (mâle) ou trois (femelle)
fois la largeur du rostre ; massue épaisse, suboblongue. Prothorax coni-
que, un peu arqué latéralement. Elytres subcarrés ; stries indistinctes, mas-
quées par la vestiture.
Vit sur Verbascum phlomoides L. (REY, Horrmxx), I`. nigrum L. (Horr-
ivmxx), 1. blattaria L. (REDTENBACHER, HOFFMANN)) l—’. pulverulentum VILL.
(Permis. Horrmxw). — Mai à fin juillet et septembre-octobre.
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t     `  =·î*’i’
Fre. 683. —— Cionus olens F. g".
La ponte est déposée par érosion dans le parenchyme de la feuille. La
larve y creuse une galerie superficielle, sinueuse, allongée. La transforma-
tion a lieu dans l`érosion de la partie attaquée, le cocon nymphale mi—
caché, en outre, par le tornentnm végétal. Il existe deux générations, l’une
en juin-juillet, l’autre en septembre—octobre (S. Rurro, Boll. Bologna, X,
1937, p. 167, fig.), L’adu1te de la deuxième génération hiverne.
Plaines et montagnes de presque toute la France, sauf peut-être en
Bretagne et dans la région littorale de l’ouesl. Assez rare dans le Nord et
l’Est, plus fréquent dans le Centre et; le Midi, sauf en Provence et notam-
ment dans les Alpes·Marit,imes où je ne l’ai observé qu’à St—Jacques, près
Grasse, sur V. pulverzzlenlzzm VILL.
Europe moyenne, Angleterre, Espagne.

CALANDMNAE. — crouus 1227
13. Cionus alauda HERBST, 1874, in Fl.lESSLY, Arch., lns., V, p. 74,
fig._16. —- blattariae F., Ent., Syst., 1, 2, 1792, p. 435. -— bipustulatus
MARSH., 1802, Ent. Brit., I, p. 278. —- v. Villae COMOLLI, 1837, Col. nov.,
p. 30. »— Pici Dssmz., 1894, Bull. Soc. ent. Fr., p. 258. — WINGELM.,
l.c., p. 173, 179 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 103. — HUST., 1931, p.
1.064. ~— Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 436.
Long. 2 2,7-3,5 mm. — Ovale, brun ou noir, revêtu dorsalement d’une
fine pubescence cendrée, un peu soyeuse, appliquée, peu serrée, irrégulière ;
le prothorax avec une tache basale foncé, triangulaire ; les élytres ornés,
en avant, d°un large dessin noir décom-
posé en 3 petites taches basales et 3 M X
autres taches subcontiguës, en arrière 5 Ã
de l°écusson, en outre de trois courtes . ~\/y  
linéoles foncées, ascendantes, sur les ‘*~.., Q jl
interstries 5, 7, 9, les interstries impairs  '    
avec ou sans petites mouchetures noires,  __     ,31  
alignées, alternées de mouchetures blan- `      jc};   Q   A
. , % rg ar  
Cl1€S, plus ou HIOIHS tranchees ; la ·   · __. __  \,__‘
suture avec une large tache postérieure,  · ,;    
É" t. •~,» .Fl¢<•"a·· -.
arrondie, noire ; les pattes et les anten-  ,  
nes ferrugineuses. Rostre foncé (vu du   ,;_      
dessus) nettement élargi vers le som-     ÈÉÃ F 
met ; (vu de profil) arqué, aussi long    A  "   É g
(mâle) ou plus long (femelle) que la       `
tête et le prothorax, rugueux, finement A.   I.
ponctué et pubescent. Antennes insé- Ã   \'
rées. vers le tiers apical du rostre. * `- ·   V J. (gf? `it
Prothorax conique impressionné au ` **3/:
tiers antérieur. Elytres subcarrés, fine-
ment striés ; interstries impairs plus Fm. 686.
élevés. Ongle très inégaux chez le mâle. Ci°""S alauda HERBST· 9·
beaucoup moins chez la femelle.
v. Villae Coma. — Vestiturc brune ou jaune, les taches groupées de la
région scutellaire, réduites ou nulles, sur fond jaune.
`\`it sur Scrofularia nodosa L. !,` S. uqualicn L. ! et S. mninn L. ! (nom-
breux observateurs) : dans les Hautes et Basses—Pyrénées, sur S. alpvstris
L. ('1`EMPÈRE) : dans les Alpes-Maritimes à Colomars, sur 1`erbuscum
clzairif Vim,. (Horrmixx). Signalé sur Verbascum blaII«1ri«« L. (L.xrREu.LE,
Rev, PENECKE), sur V. nigrum L. (Devrrua) et \'. lychniiis L. (BEDEL). La
transformation se fait vers la fin d`août et septembre 2 cocon brun-rou-
geâtre, petit, luisant, Ifadulte a été observé sur un Budleia (Grman) et
sur B. Davidii FRANCHET, il Orléans (Loiret) en novembre (Gotx).
Toute la France : commun partout. — Mai à septembre.
La variété, présentant d’ailleurs très souvent des points de transition
avec la forme typique. se rencontre communément avec elle, surtout dans
les régions méridionales.
Europe moyenne et méridionale. — Algérie, sur Scrof11l«1ri«z ïucirla L.
(Pmxzzorr), S. l(lPI.•igflf(I VM-u,. et S. salmrac Bxrr. (Piêvrzmuuorr) : Maroc 1
Itrane (moyen Atlas), 1.650 m (Ch. Rvxos E).

1228 coLÉoPTÈREs cuR<;ui.1oN1mzs
Gen. STEREONYCHUS SUFFRIAN, 1854. Miscell. Col., XV, p. 96
Ce genre très voisin des Cionus, en diffère essentiellement par l’onychium
terminé par un ongle unique. Bord antérieur du prosternum faiblement
êchancré. Fémurs (comme chez les Cionusl dentés.
On connait 7 espèces paléarctiques, dont 5 du Japon, et de la Sibérie.
orientale, les deux autres qui se rencontrent, en outre, en Algérie, se trou-
vent dans notre faune.
Les larves vivent aux dépens des Oleacées et des Globulariacées ; elles
ont le même comportement que celles des Cionus, et se construisent un
cocon qui reste fixé sur le feuillage, dans lequel elles se transforment.
TABLEAU DES izsrïzcns
1. Prothorax orné d’une large bande médiane foncée. Elytres
portant, sur le milieu du disque, une tache commune, obs-
cure. Téguments noirs. Revêtement formé de petites squa-
mules lancéolées, blanches et fauves (forme typiquel, ou
le revêtement plus foncé, les épaules tachées de jaune ; les
interstries impairs mouchetés de jaunâtre ; deux fascies
blanches, courtes, l’une antéapicale. liautre au sommet des
élytres (v. flavoguttatus STIERLÃ. Long. : 2.5-3 m . . . 1. fraxini
Parfois téguments rougeâtres ; revêtement blanchâtres et
dense ; interstries impairs des élytres, mouchetés de blanc,
la tache discale foncée entourée plus densément de blanc
............... subsp. phillyrae
— Prothorax orné de trois bandes blanches. Elytres sans tache
discale ; les interstries impairs avec de petites taches blan-
ches en damier, une fine moucheture à la base des épaules
et l’écusson de même couleur claire. Long. : 2,5-2,8 mm
................ 2. telonensis
1. Stereonychus fraxini DE GEER, Mém., V, 1781, p. 374 ; 1785, p.
212. —— rectarzgulus HERBST, Natursyst. Ins., Kâfer, VI, 1795, p. 193. —-
faetùlus F., Syst. Eleuth., II, 1801, p. 480 (Rhynchaenus). — WINGELM.,
l.c., p. 226 et Kol. Rundschau IX, 1921, p. 111. — HUST., 1931, p. 1.067..
— v. flavogutlatus STIERL., 1886, Fauna Col. Helvet., II, 1886-98 (1893)
p. 354. ——— obscurus REITT. Wien. ent. Zeit., XXIII, 1904, p. 62. — Cat.
SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 436.
Long. : 2,5-3 mm. —— Corps ovale ; les téguments bruns ou noirâtres ;
le revêtement blanchâtre et jaunâtre ; le prothorax avec une bande média-
ne foncée ; les élytres ornés d’une tache discale grande, noire, plus ou
moins nettement délimitée ; les interstries 3,5 assez souvent ornés de-
petites taches foncées, dénudées ; les pattes et les antennes ferrugineuses
(fémurs parfois rembrunis). Rostre noir ou ferrugineux courbé, subcy-
lindrique, mat, squamulé, celui du mâle un peu plus robuste et un peu
plus court. Antennes antémédianes. Prothorax conique, à bords latéraux

cALAN1>1uNAE. — sTERE0NYcHUs 1229
nullement arqués, modérément resserré au sommet. Elytres subrectangu-
laires, les épaules saillantes ; stries fortes, ponctuées ; interstries conve-
xes. Fémurs assez fortement dentés.
v. flavoguttatus Srism. (obscurus RE11·r.). —— Voir les caractères donnés
au tableau.
Vit sur Fraxinus ezcelsior L. ! (nombreux observateurs).
La ponte a lieu en avril, sur les feuilles. La larve ectophage, ronge
exclusivement la face inférieure du limbye ; son évolution dure 10 - 12
jours ; elle se construit un cocon ovalaire, de couleur ambrée, fixé au
feuillage. La nymphose est de 8 - 10 jours. L’imago se délivre en découpant
une calotte régulière à l’une des extrémités. On observe trois pontes,
d’avril à la fin de juillet. (URBAN, Ent. Blütt. 26, 1930, p. 173-175, Biol.
Larve et nymphe). L’espèce a comme parasites, deux Hyménoptères ;
Pezomachzzs agilis F. (IcuNEUMoN1DAE) Blacus ruficornis NEEs (BRACONIDAE).
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Fm. 687. — Stereonychus fraxini DE Gum, Subsp. phyltirae Gozrs. Fra. 688. —
Cteopus pulchellus Hmnsr.
Toute la France ; assez commun ; avril à juillet. I
La v. flavoguttatus mêlée à la forme typique.
Europe, Algérie.
Subsp. philyrae Cnsvn., 1859, Rev. Zool., p. 388. — atticus Pic, Ech.,
XV, 1904, p. 50. — provincialis Des Gozxs, 1884, Feuille des jeunes Nat.,
XIV, p. 156. — Voir les caractères donnés au tableau des espèces.
Vit sur diverses Oleacées, notamment Phillyrea angustifolia L. (REY,
DUPREZ !, Ho1=1=MANN), P. media L. (Pmazzou, PEYERIMHOFF), P. latifolia L.
(HOFFMANN) ; aussi sur Frazimus ezcelsior L. (PERAGALL0) et Frazinus ornus
L. (KLEINE).

1230 COLÉOPTÈRES cuRcuL1oN11>Es ·
Race spéciale à la région méditerranéenne. Assez commune dans les
Alpes—Maritines, le Var, les Bouches-du·Rhône. Qà et là dans le Vaucluse ;
Gard ; Pyrénées—Orientales. _
Espagne ; Turquie, Maroc, Algérie 2 décembre à mai (Peyerimhoff),
2. Sterconychus telonensis GRENIER, 1864, Ann. Soc. ent. Fr., IV,
p. 133. —— globulariae KIESENW., 1864, Berl. Ent. Zeitchr., VIII, p. 283.
— WINGELM., l.c., p. 226, 229 ; Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 110. — HUST.,
1931, p. 1.068. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 430.
Long. 2 2,5-2,8 mm. — Forme générale du précédent. Téguments fon-
cés ; revêtement dorsal composé d’une pubescence squamuleuse noire et
blanche ; la pubescence blanche formant trois bandessur le prothorax, de
nombreuses mouchetures sur les interstries impairs, des élvtres et quel-
ques-unes plus fines sur les pairs avec deux autres basales, infra-humérales ;
l’écusson couvert de la même pubescence blanche 2 les antennes (sauf la
massue noire), les tibias et les tarses ferrugineux, les fémurs ordinaire-
ment plus foncés, dentés. Rostre épais, arqué, subcylindrique, finement
rugueux et pubescent. Prothorax court, visiblement arrondi latéralement,
rétréci et resserré en avant. Elytres subrectangulaires ; stries assez larges,
finement ponctuées ; interstries convexes.
Vit sur Globulariw alypum L. (GRENIER. AUBERT, PUEL, Hormxxx etc). —
avril ài juin.
En France, spécial à la Provence où il semble localisé, bien qu`assez
abondant, par endroits.
Var 2 Toulon, type ! : Sl Tropez l 1 Le Beausset etc. — .~\lpes~Ma1·itines 2
Nice ; St Laurent. du Var ! 2 Biot ! 2 Valbonne 1 : Grasse ! ; ·St Vallier I
Espagne (Husmcne) ; Grèce (KIESENV\`ET'I`ERl.
OBSERVATION. - Nous avons pu observer que celle espèce ne se rencontre-
jamais sur d’autres Globularia, notamment G. vnlguris L., qui croît abon-
damment dans les mêmes stations que G. ulypum, dans les environs de
Grasse. Il en est de même à St Vallier où G. cordifolia L., bien que rare,.
est associé à la plante nourricière en plusieurs endroits.
Gen. CLEOPUS STEPHENS, 1831, Ill. Brit. Ent., Mand., IV, p. 19
Groupe voisin des Cionus, dont il diffère par les élytres plus allongés:.
(comme chez les Stereonychusl, sans trace de tache antérieure, commune
sur la suture. Bord antérieur du prosternum non concave, tronqué ou à
peine sinué. Ongles égaux dans les deux sexes.
Trois espèces paléarctiques, dont l’une habite le Japon et la Chine méri-
dionale, les deux autres qui appartiennent à notre faune, se retrouvent
dans l’Europe centrale et méridionale, le nord de ]`Afrique et quelques
îles atlantiques.
— Elles vivent sur les Scrofulaires et les Verbascuni. Leur biologie est
analogue à celle des Cionus et genres voisins. La larve attaque la face
inférieure des feuilles et se stranforme dans un cocon fixé à la plante
nourricière.

CALANDRINAE. — CLEOPUS 1231
TABLEAU DES Es1=EcEs
1. Elytres hérissés de crins raides (noirs ou blancs) aussi longs
que la largeur d’un interstrie. Long. : 2,8-3 mm . . . 2. solani
—— Elytres à crins très courts, couchés, gri-jaunâtre, peu visi-
bles. Long. : 2,8-3 mm ......... 1. pulchellus
1. Cleopus pulchellus HERBST, 1795, Natursyst. Ins. Kâf.. VI, p. 356.
—— immunis MARSHAM, 1802, Ent. Brit., I, pl 278. -— ? simili.; MüLLER,
1776, Zool. Danic. Prod., p. 89. —— solani GYLL., 1813, Ins. Suec., III, p.
216 (non F,). — WIINGELM., l.c., sep. p. 224 ; Kol. Rundsch., IX. 1921,
p. 110. -— Husr., 1931, p. 1.066. — Cat. SAINTECLAIRE-DEVILLE, p. 436.
Long. : 2,8-3 mm. -— Ovale, brun ; la pubescence dorsale gris·jaunâ-
tre, appliquée, peu serrée ; le prothorax avec deux taches dorso-basales
un peu arquées et deux taches latérales noires ; les élytres avec un dessin
très tranché, composé, sur les interstries impairs, de petites taches rec-
tangulaires alternativement noires et blanches et d’une fascie en arrière
des élytres décomposée en taches allongées, noires, suivie d’une vague
fascie transverse blanche ; les pattes et les antennes d’un brun de poix.
Rostre assez épais, faiblement arqué, un peu coudé au niveau de l’inser-
tion des antennes, à peine atténué à Fextrémité, mat, pubescent, celui de
la femelle un peu plus régulièrement courbé, légèrement plus long et moins
robuste. Antennes insérées sur le tiers apical du rostre. Prothorax petit,
subtrapézoïdal, légèrement arqué sur les côtés. Elytres brièvement subrec-
tangulaires, faiblement arqués latéralement et à peine élargis en arrière ;
stries fortes, ponctuées ; interstries convexes. Fémurs dentés.
La larve el l`adulle vivent sur Scrofularia canina L. (Prnms), S. rzozlosu I,.
lfl\IATHIEU, Horrimux, REDEL). Aussi sur Verbascum thapsus I,. (l). Signa-
lé, en Tunisie, sur Cclsiu Irrciniata L. (Noniwsun). La nymphose s’ei`feelue
en juin-juillet : l’éclosion en fin juillet début d’aoûl. L’adulle se rencontre
vers la mi-avril, dans la région parisienne (1).
Commun el répandu dans lout le bassin de la Seine. Rare dans l`0r-
léanais E, la Touraine l, le Cenlre ! et le Midi : Alpes-Maritimes : La Bocca,
près Cannes !. - Var x Hyères (LEvE1LLÉ !). — Bouches-du-Rhône : Aix
(AixE1LI.E). Semble manquer dans l’©uest.
Angleterre ; Allemagne ; Pologne ! ; Espagne ! ; Madère.
2. Cleopus solanî Fmnicius, 1792, Ent. Syst., I, 2, p. 4-35 (non GY1.L.).
—— perpensus ROSSI, 1792, Fauna Etr. Mant., 1, p. 38. -— setiger GERM.,
1821, Mag. Ent., IV, p. 305. —— setosus HELLVIG, 1795, éd. ROSSI, Fna
Etr., I, p. 130. —— spinosulus MEC., 1836, in DEJEAN. Cat., éd. 3, p. 326.
— WINGELM., l.c., p. 222, Kol. Rundsch., IX, 1921, p. 110. — HUST.,
1931, p. 1.066. — SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, Cat., p. 436.
Long. : 2,8-3 mm. — Très voisin du précédent. Diffère par les élytres
portant des crins blancs et noirs, raides, dressés ; les taches en damier
des interstries impairs moins tranchés ; les stries moins larges, les inters-
tries moins convexes ; le rostre plus régulièrement bien que faiblement
arqué chez le mâle.

]232 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
La larve vit sur Verbascum pulverulentum L. (Daum`, Kruse, Jocs !,
llorruaxx). Elle trace de courts sillons, peu sinueux, très rapprochés, sur
la face inférieure des feuilles radicales (DELABY, Bull. Sow. Linn. Nord de
Ia France, IV, p. 201). La nymphose s'effectue en juillet, dans un petit
cocon brun, dissimulé sous le feuillage : l’èclosion a lieu en août, L’adul-
te se rencontre sur la lante de mai à tin août (HoFFMAxx).
Plus rare que le prélèédenf. —— Tout le bassin de la Seine : assez abon-
dant en Seine-et-Oise, à St Cyr, près Versailles. — Vosges K. — Ardennes E.
— Allier !. — Puy—de—Dôme. — Dordogne Z. — Lot-etftaronne E. — Basses
et Hautes-Pvrénées. — Pvrénées Orientales.
Europe mlovenne : siglnalée en Allemagne. sur S'u·nji1Iuz·in Ehrhardii
STEV. et Solanum dulmmam L. (KLENEU. — Algérie Y
Gen. CIONELLUS REITTER, 1904, Wien. Ent. Zeitschr., XXIII, p. 63
Corps étroit, assez allongé. Prosternum fortement échancré en avant ;
hanches prothoraciques très rapprochées. Tête formant à la rencontre du
rostre un angle rentrant. Tarses à deux ongles soudés. Profémurs obsolè-
tement, méso- et métafémurs obtusément dentés. Elytres sans tache sutu-
rale en avant.
Une espèce de la région méditerranéenne, vivant sur les Phylllrea (©lea-
cées).
Cîonellus gibbifrons KIESENW., 1851,
_ Ann. Soc. ent. Fr., p. 647. — HUST. 1931,
‘·._ p. 1.068. — S«\INTE·CLAlRE·DEVIl.LE, Cat.
\ Fr., p. 436 ; Cat. Corse, p. 455.
au "   __L Long. : 2,5-2,8 mm. —— Ovale, assez
f   [ convexe ; les téguments roux-clair ; la tête
  ,.·"""'i_   le rostre, la poitrine (en majeure partie). le
  disque des élytres noirâtres ; revêtu, en-
    dessus, de ·petites ~ sqiiamules lanceolées,
[     · striees, appliquees, yaunatres ou cendrees ;
!ï         le prothorax concolore, avec une fine ligne
«‘ _   é   Q médiane squamulée plus claire ; les élytres
          avec une petite linéole foncée sur les épau-
,     les ; les interstries impairs portant, en
\`   "    [ arrière, quelques mouclietures plus claires ;
_ ';   [ l’écusson roussâtre ; les antennes (massue
I Ã     ( noirâtre exceptée) et les pattes roux pâle.
u‘~·z1;•És~·-r· _,· Rostre parfois rougeâtre à Yextrémité, un
,«v·~*·/ , . .
xB'fKS‘ peu courbe, subcylmdrique. Prothorax sub-
conique. Elytres subcarrés, un peu allongés,
FW- 689- non ou très faiblement arqués latéralement ;
Cîvnëîws Qîbbîfwms K1ESSW· stries Hnes, à points semblables à ceux des
interstries, ceux-ci plans.
Vit sur Phillyrea angustifolia L. et P. medftz l.. I (Nombreux observa-
teurs). — Les œufs sont déposés dans les boutons floraux, vers la fin
d’avril ii début mai. La larve dévore les anthères avant l’ouverture de la
corolle, puis la fleur, en majeure partie. Elle nymphose sur une feuille,

CALANDRINAE. — mnornrrs 1233
dans un cocon qu’elle fait tomber au sol par des mouvements brusques et
rapides, jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un endroit propice, assez humide
où elle achève, alors, de se transformer (1).
L’adulte se rencontre toute l’année (J. Licurnusrianz, Bull. Soc. rn!. Fr.,
1920, p. 315. — Sxnrnnno, Wien. ent. Zeit., 1926, p. 202). Répandu et assez
commun dans toute la Provence et le Roussillon. Alpes—Maritimes l. —
Var !. - Aude. ·— Bouches-du-Rhône. — Hérault. -— Gard. — Tarn. —
Pyrénées-Orientales !. — Corse.
Europe méridionale ; Espagne ; Catalogne, type (KIESENVCETTER) ; Dal-
matie ; Turquie ; Maroc.
Tribu des Nanophyini
Ecusson nul. Hanches prothoraciques atteignant Yextrême bord antérieur
du prosternum. Antennes fortement coudées ; funicule de 4 ou 5 articles.
Intervalle interoculaire très étroit.
Un seul genre.
Gen. NANOPHYES SCHBNHERR, 1838, Gen. Sp. Curc. V1. 2. p. 780
(J. ou VAL, Gen. Col., IV, 1868, p. 66, pl. 28, fig. 135. — H. Bmsour,
Monogr. ; L’Abeille VI, p. 305. — Révision : FoRMANEK et MELICHAR,
in Wien. ent. Zeit., XXXV (1916), p. 65-79).
Rostre allongé, cylindrique, légèrement courbé ou presque droit ; scro-
bes linéaires, inlléchis, leur bord supérieur dirigé vers la partie inférieure
de l’œil. Antennes submédianes ; funicule de 4 ou 5 articles, les deux
premiers obconiques, le premier plus long, les autres courts ; massue
grande oblongue, allongée ou fusiforme, ses trois articles contiguës ou
disjoints. Yeux arrondis, latéraux, peu convexes. Prothorax subconique,
subtronqué à la base, fortement rétréci antérieurement. Ecusson nul. Ely-
tres ovalaires, à épaules plus ou moins anguleuses, mais non saillantes,
convexes, arrondis ensemble au sommet. Hanches protlioraciques conti-
guës, tangentes au bord antérieur du prosternum. Fémurs inermes ou fine-
ment spinulés. Onychium terminé par deux ongles libres ou connés ou
par un ongle unique.
Mâle 2 Rostre plus épais, d’un tiers plus court, plus fortement sculpté
que celui de la femelle. Protibias finement angulés à l°angle apical interne.
Ce genre comprend environ 80 espèces paléarctiques_ dont un certain
nombre est spécial au Japon, à la Mongolie et à l’Af1·ique du Nord (2). La
faune française compte 24 espèces.
Les larves vivent aux dépens de divers familles végétales : Crassulacées,
Lythrariacées, Ericacées, Conifèrées, Tamaricacees. Elles provoquent, sur
les tiges, feuilles et fruits, des cécidies dns lesquelles elles se tranfor-
(1) Ce comportement rappelle singulièrement celui des Nanophyes du groupe
Corimalia, vivant aux dépens des Tamarix.
(2) Ce genre compte. en outre, une centaine d'espèces exotiques. réparties surtout
en Afrique du sud, à Madagascar, aux Indes, en Indochine, en Australie du sud.
à Formose etc. Ne parait être représenté. dans le Nouveau—Monde. que par une ·
seule espèce de Cuba 1N. dîsperseuotatus Pic).

1234 c01.ÉoPTÈREs CURCULIONIDE5
ment. Les larves vivant sur les Tamariz ont la faculté. dès qu’elles ont
réussi à tomber à terre avec leur cécidie, de pouvoir se deplacer jusqu’à
l’endr·oit qui leur convient pour achever leur évolution Ces déplacements,
qui ont pour but de fuir la trop grande chaleur ou l`excès de lumière,
s’et`fectuent par des contractions vives et répétées de la larve, provoquant
ainsi des sauts considérables de sa loge. (1)
TABLEAU DES SOUS·GENRES
1. Antennes à massue de 3 articles nettement séparées ; funi-
cule de 5 articles. Tarses assez larges, le 3° article pro-
fondément bilobé et muni de longs poils sétiformes en-
dessous ................. 2
—— Antennes à massue de 3 articles serrés ; funicule de 4
ou 5 articles. Tarses étroits, le 36 article non élargi et sans
soies en-dessous. Ongles simples et libres . . (p. 1258) Corimalia
2. Onychium avec deux ongles connés (soudés jusqu’au mi-
lieu) ............ (p. 1234) Nanophyes
— Onychium avec un seul ongle ..,.. (p. 1258) Nanodiscus
Subgen. Nanophyes s. str.
TABLEAU DEs EsPÈcEs
1. Pattes, au moins en partie, rousses ou testacées ..... 2
— Pattes entièrement noires. Corps soit entièrement noir, soit
entièrement brun-rougeâtre (immature), à pubescence grise.
Scape antennaire roux ; l" article du funicule près de
4 fois aussi long que large. Long. : 1,5-2,3 mm . . . 1. niger
2. Profémurs inermes ou peu distinctement spinuleux ..... 3
— Profémurs nettement épineux ou bi-épineux ....... 13
3. Massue des antennes très grande, son dernier article (3")
acuminé, plus long que les deux précédents réunis ..... 4
— Massue antennaire assez grande, son 3e article simplement
pyriforme, tout au plus égal aux précédents réunis ..... 6
4. Prothorax noir ............... 5
— Prothorax roux. Elytres jaunes, ornés, à la base des inters-
tries 3-5-7, de traits noirs ; bords latéraux noirs ou concolo-
res ; la suture (sauf son extrême base), les côtés du Vertex,
le rostre, la massue noirs. Tarses rembrunis ou non ;
tibias plus ou moins annelés de brun (forme typique). Par-
fois base de tous les interstries (sauf a base du l") et
suture noires ; 26 interstries souvent rembruni (v. lalema-
culatus PIC), ou élytres sans linéoles noires à la base ;
(1) A. C1·10nAU·r 2 Une graine sauteuse, Miscell. ent., XVII, p. 28 et XXII, 1914, r1°
5. 6, 7.

(ÉALANl)RIY\làI-Z. —— NANOPHYES 1235
suture seule rembrunie. Tibias concolores (V. obliteratus
Pic). Long. : 2-2,3 mm ....... 4. circumscriptus
5. Elytres en majeure partie roux ou testacés, leur base, leur
suture, leurs bords latéraux, les genoux, la massue anten-
naire, le dessous du corps noirs. Tête rousse. Long. :
2,3-2,5 mm ............. 5. Yvonnae
— Élytres entièrement noirs (rarement avec une petite tache
rousse oblique sur la partie moyenne, occupant les 4", 5”
et 66 interstries : v. rnnritinms, nova). Scape, fémurs et
tibias roux ; ces derniers ordinairement annelés, de brun.
Long. : 2,2-2,5 mm .......... 2. annulatus
6. Taille variant entre 1,8 et 2,5 mm. Elytres en ovale court . . 7
— Taille de 0,7 à 1,7 mm. Èlytres de forme variable ..... 8
7. Massue antennaire noire. Elytres testaeées avec une colle-
rette triangulaire noire à la base. Prothorax noir - forme
typique), ou prothorax testacé et tache basale des élvtres
nulle ou rougeâtre ou réduite à quelques traits lv. ulmi
C1-2RM.). Pubescence élvtrale grossière ; très Visible. Pattes
testacées ; tarses plus ou moins rembrunis ; fémurs iner-
mes ou indistinctement spinulés. Long. : 2-2,5 mm 3. haemisphericus
—- Massue antennaire rousse. Elytres roux, largement rem-
brunis à leur base et étroitement à la suture et sur les
côtés, base sans autre moucbeture de poils que celle du
2" interstrie. Pubescence très peu apparente. Prothorax roux
ainsi que les pattes. Méso- et métafémurs munis d’une épine
visible bien que très fine. Tête noire en-dessus. Long. :
1,3-2 mm ............. S. globiformis
8. Pubescence élytrale formée de poils assez longs, dessinant
quelques fascies ou mouchetures sur le disque ...... 9
-— Pubescence élytrale formée de poils extrêmement courts. peu
serrés, uniformément répartis sur la surface dorsale. Forme
subglobuleuse. Prothorax très court. Dessus concolore, roux
ou brun-clair, tout au plus ombré sur le disque des élytres
(forme typique) ou avec deux taches diseales plus foncées
(v. lateralis ROSENHJ. Long. : 0,7-1,3 mm . . . 1.1. Sahlbergi
9. Forme courte, globuleuse. Elytres à peine plus longs que
larges ................. 10
— Forme subovoïde. Élytres une fois et demie environ aussi
longs que larges. Tête et massue antennaire noires ou rem-
brunies. Cette dernière très rarement rousse. Rostre épais.
faiblement arqué, fortement sculpté, strié, aussi long (mâle).
plus long (femelle) que la tête et le prothorax. Coloration
et dessin des élytres et du prothorax des plus variables.
Rostre noir. rarement roux. Long. 1-1,7 mm . . 6. marmoratus

1236 COLÉOPTÈRES cuncumonimzs
10. Elytres de couleur variable, le disque sans mouchetures
spéciales sur les interstries impairs ......... 1I
—— Elytres testacés, le disque moucheté, sur les interstries im-
pairs, de points noirs régulièrement espacés, avec quelques
taches ponctiformes de pubescence blanche dont l’une sur la
base du 3° interstrie ; suture noire. Rostre droit, fortement
strié jusqu’à l’insertion des antennes. Long.: 0,7-1,5 mm 10. globulus
11. Tête, rostre et antennes (massue comprise), ainsi que tout
le reste du corps, au moins en-dessous, roux ...... 12
- Tête noire, au moins en—dessus. Rostre noir (rarement roux
ou brunâtre) assez arqué fortement sculpté celui de la fe-
melle mat ou faiblement luisant. Dessous noir. Massue noi-
râtre, au moins le dernier article. Elytres subovales, leur
plus grande largeur vers le milieu, de coloration varia-
ble, brune ou rousse avec deux fascies. F émurs souvent enfu-
més, (forme typique). Parfois dessus et dessous entière-
ment noirs (v. Theresae PIC). Long. : 1-1,5 mm . . . 7. brevis
12. Elytres obovales, leur plus grande largeur au niveau des
épaules, sans fascies ou à fascies indistinctes. Coloration
d°un testacé rougeâtre. Rostre de la femelle notablement
plus long que la tête et le prothorax, strié jusqu’au som-
met. Long. : 1,5-2 mm .......... 9. rubricus
— Elytres subovales, leur plus grande largeur vers le milieu,
portant deux fascies distinctes. Coloration foncière jaune ou
testacée, mais non rougeâtre. Rostre de la femelle luisant,
faiblement sculpté, aussi long que la tête et le prothorax.
Dessous roux en majeure partie. Long. : 1,2-1,5 mm
.............. brevis subsp. fallax
13. Hostre lisse, sans carènes, à la base ou avec de ânes lignes
simples. Prothorax et élytres roux ornés ou non de taches
noires ................. 14
— Rostre caréné et strié à la base .......... 15
14. Funicule à l" article trois fois au moins aussi long que
large ; massue densément pubescente, à 3° article un peu
plus de deux fois aussi long que large. Tarses antérieurs
à l" article plus du double aussi long que large. Elytres
largement rembrunis ou noires à la base, l’extrémité orné
de taches ou bandes noires variables. Long. : 1,8-2 mm
................ 12. telephîi
—— Funicule à l" article conique à peine deux fois et demie
aussi long que large ; massue moins pubescente, à 3e article
à peine une fois et demie aussi long que large. Tarses anté-
rieures à l" article un peu moins du double aussi long que
large. Elytres sans taches noires, mais portant une bande
oblique pâle revêtue de pubescence claire. Long. : 1,5-
1.7 mm .............. 13. flavidus

(ZALANDRINAE. —— NANoPHYEs 1237
15. Forme ovale-oblongue, nullement subglobuleuses ..... 16
— Forme courte, ovale, presque globuleuse. Rostre, tête, ma-
jeure partie des antennes, prothorax, base et côtés des
élytres noirs. Fémurs roux à sommet noir. Long. : 0,7-
1,7 mm .............. 14. gracilis
16. Eytres allongés, étroits, plus de deux fois aussi longs que
larges. Coloration variable. Prothorax et élytres roux ou
bruns, tachés ou non de brun sur fond clair ou de clair
sur fond brun. Tibias et tarses roux, ces derniers longs,
étroits ; fémurs roux en entier ou en partie (forme typi-
que). Ou tarses, fémurs, tibias (dans leur milieu), prothorax
et base des élytres noirs (v. Suzannac HoFFM.). Parfois
suture et disque des élytres tachés de points noirs régu-
lièrement disposés (v. helvcticus TOURN.). Massue antennaire
à 3° article elliptique, près de deux fois aussi long que
large. Long. : 1-1,7 mm ......... 15. nitidulus
— Elytres subovales, une fois et demie aussi longs que larges,
noirs (ainsi que le prothorax) avec, sur leur partie mé-
diane, une grande tache transversale jaune ou rougeâtre,
arquée, renfermant de chaque côté une petite tache poncti-
forme noire située sur le 5** interstrie. Pattes rousses, sauf
les tarses noirs, ces derniers larges. Massue antennaire à 3*
article ovoïde, court, à peine plus long que large. Long. :
1,5-1,7 mm ............ 16. nigritarsis
Subgen. Nanophyes s. st.
1. Nanophyes (s. st.) niger WALTL., 1835, Reise Span., Il, p. 77. a-
ericctorum L. DUFOUR, 1843, Exc. Ossau, p. 87. -— siculus BOH., 1845,
in Schënherr, Gen. Curc. Vlll, p. 191. -— subrufescens PIC, 1909. Ech.,
XXV, p. 122. —— Husr., 1931, p. 1.074. — SAINTE·CLAIRE-DEVILLE, Cat.,
p. 436 ; Cat. Corse, p. 456.
Long. : 1,5-2,3 mm. — Ovale, globuleux, noir, légèrement luisant ;
la pubescence dorsale fine, grise, uniforme, assez serrée. ne masquant
pas les stries ; les pattes et le sommet des antennes noirs ; le scape et
la base du funicule roux. Rostre assez arqué, aussi long, environ, que la
tête et le prothorax réunis (un peu moins long chez le mâle), ponctué
strié, mat, un peu luisant au sommet (mâle), luisant sur la majeure partie
de sa longueur (femelle). Funicule de 5 articles, le 1°’ allongé ; massue
finement hispide, à articles disjoints, le dernier pyriforme. Prothorax
conique, à ponctuation fine, visible à travers la pubescence peu serrée.
Elytres ovalaires, à calus huméral saillant ; stries fortes, moitié moins
larges que les interstries qui sont plans ou faiblement convexes. Fémurs
finement spinulés ; ongles connés.
Parfois les téguments sont partiellement ou entièrement d`un brun-
rougeâtre chez les individus immatures (v. subrufcsccns Pic).

l238 coréoeràmss curicumozvinss
\`it sur plusieurs espèces de Bruyères arlJoresce11tes 1 l;`z·[1·u scopuria L.
(Dir \`.11.. l'1©I~`F`É\l_\NN. Dcrnez I), L'. <1z·l1or1»«1 L. ;D1;v11.Lu, Pret., H01··rM.1xx. 1.11;-
11REz E), E. c«11·11m L. tK1ErrER). Signalé, au l’o1·1u2‘al, sur E. amgonensis
\\'.11 K, et L`. /(IIS/I’(l1liS L. (T.·1\‘,1nEs).
La larve attaque l·CXl1‘<r‘ll11lé des jeunes pousses. y l)1'(>LllllS2llll une 011
plusieurs uxilles. pe11 voluniineuses, dans lesquelles 21 lieu la metainorpliose.
La ponte est effectuée vers le début de mai : li1lll€lSIO app11r:1ît en juillet.
(ln trouve 1’a1lulte sur la plante, ii purtir d11 15 mars 1 il hiverne 11‘l0FF~
xixxxt. Deux parasites naturels sont c'ouuus g .—1seco«Ic,< «·l1«1In·[«zs \\*1.1<. et,
Eupclnzis Degccri DALM. 1Cll/ll(‘ffII-Vldl?1.
France I`I1tf1‘1(l1t')llîll(‘ et centrale jllïlltlisl la Loire. lïepnnrlu 11:1us toute
la l)l't1\`(‘ll(`1‘ 1 s’ele\·e _l1lSl]11·I`l 1500 n1 (l·2lll1l11(1(‘ 1 partictilièreuieut abonttunt
dans le Var : massif du '1`anneron E Rare dans les d1’·parte1nents sui\ants :
l,tlll'(.`l. i\lï11III‘—t`^i—l.()11'<’. 111111·e—ct—Loi1·e. Loi1·e»infe1·ieu1·e_ Landes. Gironde.
l)}`l't2l1<i‘l*$-()l‘l(‘l1lÉ1l(‘î. —— Corse 1 non1l11·euses stations. Non signalé du bas-
sil] de 121 Seine.
Espzigue, Portuual. Sicile. Dalmatie. Grece.
2. Nanophyes ts. st.1 annulatus AR,-\G.. 1830. De quisbud. Col., p.
24. — nicaeens1's BuYss.. 1913. Miscell. Ent. XX. p. 67. — nigritius
GREDLER, 1886. Kâf. Tirol. Il, p. 365. — corrinus REIT'1`., 1916. Fn. Germ.,
V. p. 237. — HUsr.. 1931, p. 1.075. — S.11xr12·CLA1RE—DR\'1LLE. Cat,. p.
436.
Long. : 2.2-2.5 mm. — Ovale. très convexe. noir, l11isant ; la pubes—
cence dorsale. rare, très Hue. uniforme. grise ou brunâtre. peu visible ;
les antennes lmassue foncée exceptéet et les pattes rousses 1 les tibias
annelés de bru11 ou de noir dans leur milieu : les articles des tarses rem-
brunis à leur sommet tle 3" article tarsal parfois entièrement foncél. Ros-
tre faiblement et régulièrement courbé. aussi long tmâlet, plus long (fe-
melle) que le prothorax. carinulé ponctué. mat. Antennes insérées en avant
du milieu (non au tiers apicall du rostre 1 la massue à dernier article
égal aux deux précédents réunis. Prothorax conique. Èlytres ovales. à bords
latéraux subrectilignement convergents en arriére à partir des épaules 1
calus huméral peu relevé ; stries fortes. obsolètement ponctuées 1 inters~
tries convexes. Fémurs paraissant inermes. avec une épine excessivement
ténue, à peine visible.
xp m«u·i/iniizs. nova. » Elytres ornés 1l`une fascie de pubescence doré.
en forme de cl1e\*1·on, prolongée lateralenient <‘ll 11119 tache rousse $1l1‘ les
l1llG‘l'Sll‘1(‘S 4 — 5 — G 2 tibias concolores, non auueles tte l.)l‘llll.
\'it sur ]11]f]lI’III7l GI’ll¢’ff¢’I'f 'l`Rx. t'Por1cuE1` t. Hormixxxt et L. siilicriria L.
f1`l()Fl·`l\l\YY, (Éo1,n11.\\‘1‘ K1. La larve produit une céciilie lllll ou biloculaire.
(l`2'lF])(‘(`l noueux. de 1:1 urosseiir <l`uu pois, sur la uervure niediane des
feuilles rzidicales.
l,l\K(Tl()S1O1l n lieu en juillet—août. On Ol)$(‘1'\`€ des ccciclies S1 partir de la
ûn mai .ce q11i laisse supposer que la ponte doit être faite au début de ce
nieme mois (HorrA1.1Nx).
lispece rare en France et paraisszint localisée dans les .#\lpes—)1a1·itimes 1
Nice (coll. (lmzxiizn !. Armé, Bmsotzrt 1 St )lH1‘llTl-\~ÉS1Il)l€ (Poncnizr 1) 1
Cannes, lieu dit « La Blanchisserie 11. 18 septembre 1 Pégomas, 1‘2 juillet ;
La 1ïoquette—sur-Sagne. 27 juin 1 Mandelieu. 9 juillet il·lOFFI\I.‘.¥X1 1 \’ïl11Q`1`l`t-

CALANDRINAE. ——— Nmorarns 1239
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6   1 ..6* ~:
692 L 693
Fm. 690 à 693 ; — 690, Nanophyes niger WALT. Q ; — 691, N. rmnul.atu.s ARM;.
Q ; —— 692, hemisphaericus Q (f. typ.) ; — 693, hemisphaericus v. maculipes Roy d'.
nier (GROUVELLE !) ; Sources du Var (Poncmaï 1) ; Colomars, en juin, et La
Manda, mi—mai (P. C0LBRAm· !) ; Villeneuve—Loubet (DEv1aLLE). La variété à
Mandelieu, sur L. salicaria L., debut de juillet 1946 (HOFFMANN).
Italie, Lombardie ; Sicile ; Algérie.
3. Nnnophyes (s. st.) hemisphaericus OLIVIER, 1807, Ent., V, p. 113.
v. bivittatus FUENTE, 1912, Bol. Soc. Arag. Ciene Nat., X1, p. 43. —·
v. limbaticollis BUYSS., 1915, Miscell. Ent., XXII, p. 58. -— v. lineati£]w·

1240 coLÉ0PrÈnEs CURCULIONIDES
mx PIC, Ech. XVII, 1901, p. 18. -— v. maculipes REY, Ech., IX, 1893,
p. 85. — V. quadripunctatus PIC, Ech., 1919, p. 15. — v. turkestanicus
PIC, l.c., 1919, p. 14. — fossularum BUYSS., 1915, Miscell. Ent., XXII,
p. 58. —- v. ulmi GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 314. — HUST., 1931, p.
1.075. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 437 ; Cat. Corse, p. 456.
Long. : 2-2,5 mm. — Ovale, très convexe, mat ; le rostre, la massue
antennaire, la tête, le prothorax, une grande tache triangulaire occupant
le tiers basal des élytres noirs, le reste des élytres et des antennes, les
pattes (sauf les tarses plus ou moins enfumés) roux ou testacês ; les tibias
annelés ou non de brunâtre dans leur milieu ; revêtu, en·dessus, d’une
pubescence Have, assez grossière, peu serrée sur les élytres et encore moins
sur le prothorax, plus condensée derrière la tache basale foncée dœ élytres
et formant une vague fascie plus pâle en forme de chevron. Dessous du
corps entièrement foncé, sauf parfois les derniers segments ventraux tes-
tacés. Rostre droit jusqu’à l’insertion antennaire, puis faiblement courbé
en avant, strié-ponctué. Antennes insérées vers le tiers apical du rostre.
Prothorax conique. Elytrœ ovales, plus courts, plus fortement et plus
brusquement déclives en arrière que chez annulatus, les côtés très faible-
ment arqués-convergents en arrière ; stries assez fortes, indistinctement
ponctuéœ ; interstries convexes. F émurs inermes ou avec une épine pres-
que invisible.
La tache basale des élytres ménage parfois une petite tache jaune à
la base du 2* interstrie.
Variable de coloration. On rencontre, dans notre faune, les variations
suivantes :
v. ulmi GERM. — Prothorax testacé ; élytres avec la tache basale très
anguleuse, noire ou brune, la base des interstries 2 · 4 avec une petite
tache lestacée. Dessous du corps, en grande partie noiràtre.
v. maculipes REY. — Prothorax roux ; les élytres à tache basale étroite,
ordinairement décomposée en traits noirâtres, ménageant une mouche-
ture claire à la base des interstries 2 - 4, portant, en outre, après le mi-
lieu, une tache suturale et sur le 3° interstrie une petite tache foncées.
Fémurs et tibias annelés de brun.
v. Iimbaiicollis Burss. —- Prothorax noirâtre, marginé largement de tes-
tacé à la base et au sommet ; élytres à tache scutellaire enfumée ; fémurs
rembrunis.
v. lineatithorax Pic. —— Prothorax testacé, orné de quatre taches longi-
tudinales noires, élytres, indépendamment de la tache scutellaire, avec
parfois des linéoles foncées en arrière, sur les interstries 1 - 2 - 3.
v. bivittatus FUENTE. — Prothorax testacé, avec deux bandes longitudi-
nales noires : la tache scutellaire des élytres ordinairement peu étendue. (1)
v. quadripunctafus Pic. -—— Prothorax testacé, avec quatre macules noires
disposées 2 à 2.
v. tibialis Pic, Ech. 19*19, p. 15. — Prothorax roux, élytres avec une
macule humérale foncée.
(1) Deux autres variétés, restées étrangères à notre faune, ont été décrites par
Pre, dans l'Echa·n.ge, 1915 et 1919 ; v. hipponensis et postsuturalis.

CALANDRINAE. — NANoPIIYEs 1241
Subsp. fossularum Buïss. (turkestanicus Pic). - Corps (sauf la poitrine
foncée) entièrement. roux (massue et tarses compris), sans la moindre trace
de tache foncée quelconque. Di-ffère, en outre, de la forme typique, par le
rostre plus long dans les deux sexes, plus courbé : 1’insertion antennaire
moins rapprochée du sommet du rostre ; la déclivité postérieure un peu
moins brusque.
L`espèce (et sa sous-espèce) vit sur Lythrum hyssopifolium L. ! (nom-
breux observateurs). La larve provoque une galle sur la tige, renfermant
1 - 3 insectes. La métamorphose à lieu en place, en juillet-août. On obser-
ve, en outre, une éclosion plus tardive, en septembre-octobre, qui doit
correspondre à une deuxième génération. L’adu1te hiverne. Toutes les
variétés décrites se rencontrent dans les mêmes éclosions,_mêlées souvent
dans une même cécidie (H. ou Btivssox, Bull. Soc. ent. Fr., 1898, p. 254 ;
Miscell. enf., XXII, 1915, p. 59). .
lfadulte se trouve sur la plante, de mai à octobre. Signalé aussi sur
Lylhrum bibracieatum SALZM. (HUSTACHE).
Probablement dans toute la France : assez commun par places : Seine-
Inférieure, Calvados, Orne, Marne !, Aube, Haute-Marne, Seine, Seine-et-
Oise 1, Yonne, Côte-d’©r, Loiret, Cher, Allier !, Jura, Rhône, Ain, Toute la
Provence ! et le Roussillon : Landes, Gironde, Charente-Maritime !, Loire-
Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne 1, Corse !
La sous-espèce fossularum constitue une race particulière ; elle éclot.
en août, non mêlée aux autres formes. Nous avons examiné les types et
possédons les paratypes, provenant de Brout-Vernet (Allier), ainsi que des
individus de la Charente-Maritime ; Ile de Ré (BONNAIRE). Nous n’avons pas
vu le irzrkesfanicus et le réunissons à fossrzlmvzni sur la foi de H. ou Buvs-
sox et Pic.
Europe moyenne et méridionale. Algérie.
4. Nanophyes (s. str.) circumscriptus AUBÉ, 1864, Ann. Soc. ent. Fr.,
IV, p. 326. -— latemaculatus PIC, l’Ech., XVI, 1900, p. 65. -— v. obliteratus
PIC, l.c., p. 65. — v. immarginalis ]. ROUBAL, 1928, Miscell. ent. XXXI,
p. 54. — v. Lebedeui REITT., 1916, Faun. Germ., IV, p. 237. — HUST.,
1931, p. 1.076. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 437.
Long. : 2-2,3 mm. — Ovale, très convexe, testacé ou roux ; le prothorax
roux ou ferrugineux ; un peu luisant, finement et éparsément pubescent
en-dessus ; le rostre, la massue antennaire, le vertex, la suture (sauf à son
extrême base), les bords latéraux et des traits â la base des élytres noirs,
le reste des antennes et les pattes testacés (le sommet des articles des tarses
rembrunis ; les tibias parfois annelés obsolètement de brun). Rostre fai-
blement arqué, robuste ; (vu de dessus) un peu élargi de la base au som-
met, cannelé, ponctué, mat (mâle), moins sculpté, luisant (femelle). Anten-
nes insérées en avant du milieu du rostre ; massue allongée, le 36 article
aussi long ou plus long que les deux précédents ensemble. Prothorax
conique. Elytres ovalaires, légèrement arqués latéralement ; le calus humé-
ral faible ; stries assez fortes, ponctuées en avant ; interstries convexes ;
fémurs pratiquement inermes.
Quelques variations de couleur, vivant avec la forme typique, ont été
décrites :

1242 coLÉoP1·ÈR1zs cuRcuL1oNn>Es
v. latemaculatus Pic (v. Lebedevi Rein,). — Linéoles basales foncées
des interstries, plus ou moins réunies et formant une fascie scutellaire ;
le 2° interstrie souvent rembruni sur la totalité de sa longueur ; les côtés
des élytres foncés.
v. obliteratus Pic. -— Elytres sans trace de linéoles noires à la base, la
suture et les bords latéraux restant noirs.
v. immarginalis Roms. — Comme la v. obliteralus, mais les côtés des
élytres sans bordure noire.
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694 695
Fzc. 694. — Nanophyes circumscriptus Aimé, 0* ; Fm. 695, N. Yvonnae Horru. 5*.
Vit sur Lythrum salicaria L. ! (nombreux observateurs). La larve pro-
duit une cécidie sur la tige. La trans-formation se fait sur place, la nym-
phose en fin juillet—août ; l’éclosion fin août et courant de septembre.
L’adulte hiverne sous les débris végétaux environnants. (Prc, 1901, l’Ech.,
XVII, p. 80. — Tnorrmi, Marcellin, VI, 1907, p. 29. — Houmn, Zooc. Pl.
Bass. méd., 1909, p. 751).
Surtout dans les grands marécages froids. Mai-septembre.
Espèce rare, bien que répandue dans de nombreuses régions septen-
trionales de notre territoire ymoins fréquente dans le Midi et le Centre ;
nulle dans l’ouest et le sud—ouest.
Somme : marais d’Abbeville !. — Marne : marais de la Vesles, près
Muizon (HOFFMANN) ; marais, entre Taissy et Sillery ; fort de la Pompelle
(WARMER, Bnrrmonn). — Oise : marais de Coye (1`ÃAGNIN !, Banni., Omen
etc.), —— Seine-et-Oise : Chaville (MAGMN !) ; Ferté—Alais (Bauer) ; étangs
de Trappes (HOFFMANN, RUTER etc.) ; marais de la Bièvre, La Minière
IÉIOFFMANN). — Aube : Bomilly (HOFFMANN). — Mayenne : St-Pierre-de>-Lan-

CALANDRINAE. —— NANOPHYES 1243
des (id,). — Saône-et—Loire : Digoin (Pic). — Isè1·e : Entre—deux-Guiers
(V. PLANET) ; Decines (coll. LIAGNIN). —- Vaucluse : Courtine (cité par Hus-
TAc1~1E). - Lot-et-Garonne : Sos (BAUDUER).
Thuringe, type ; Suisse : Peney, près Genève (TOURNIER).
5. Nanoplxyes (s. st.) Yvonnne A. H0rrM.»tNN, 1932, Bull. Soc. ent.
Fr., p. 47, figs. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 437.
Long. : 2,3-2,5 mm. — Ovale, très convexe ; la tête (sauf le front), le
rostre, le prothorax, le tiers basal et les côtés des élytres, la suture élytrale,
les genoux, la massue antennaire noirs ; le funicule, le sommet des arti-
cles des tarses, l°onychium rembrunis ; le reste des élytres, le scape, les
pattes, le front roux. Dessous du corps noir. Rostre du mâle cylindrique,
non élargi vers le sommet (vu de dessus).
Voisin de circumscriptus, s°en distingue par le dernier article de la mas-
sue plus allongé (de 1/ 3 plus long que les deux articles précédents réunis`),
le rostre non Visiblement élargi en avant, plus fortement sculpté à la base,
le prothorax noir, la tache basale noire des élytres triangulaire, s°étendant
sur les côtés en dépassant le calus huméral pour se joindre confusément
à l’étr0ite bordure noire des bords latéraux, s’avançant, au milieu, vers
la suture avec laquelle elle se confond ; la base du 2e interstrie sans trace
de coloration rousse, Yonychium plus court, les genoux noirs.
Vit sur Lythrum salicaria L. (HOFFMANN).
Très rare : Seine~et-Oise : Etangs de St-Quentin, près Trappes, mai
19*28, un individu mâle (HOFFMANN). — Isère : St-Laurent—du—Pont, 20 mai
1913, un mâle (V. PLANET 1) ; Décines, juin 1946, sur L. salicaria (L. Bou-
cimn 1).
OBSERVATION. — L’exemplaire communiqué par V. PLANET, est absolu-
ment conforme au type, exception faite des tibias qui sont annelés de
brun en leur milieu (v. Planeti, nova). Celui de M. Boucmn, est une femelle
à tibias concolores .
6. Nanophyes (s. st.) marmoratus GoEzE, 1777, Ent Beitr., p. 413. —
lythri F., 1787, Mant., 1, p. 102. — leucozomius GMÉLIN, 1790, in L., Syst.
Nat., éd. 13, p. 1805. —— transversus OL., 1790, Encycl. méth., V, p. 497
(non AUBÉ). —— vitlatus FOURC., 1785, Ent. Paris., 1, p. 124. — fasciatus
VILLERS, 1789, Ent., 1, p. 191. — V. salicariac OL., 1807, Ent., V, p. 112.
— v. angustipennis BACH., 1854, Kâf., 11, p. 386. — rufipes TOURN. 1867,
Ann. Soc. ent. Fr., VII, p. 566. — V. epilobii H. BRIS., 1869, ab. V1, p. 335.
—— V. griseus H. BRIS., l.c., p. 336. — v. syriacus H. BRIS., l.c., p. 337. —-
V. Mülleri REITT., 1902, Wien. ent. Zeitsch., XX1, p. 196. — v. brunnei-
rostris REY, 1893, L’Ech., n° 104, p. 85. —— V. rufirostris REY, l.c. —-
V. ruficollis REY, l.c. —- v. Bleusei DESBR., 1900, Frelon, VIII, p. 8. -—~
v. anteapicalis PIC, 1919, L’Ech., XXXV, p. 10. —— V. apicalis PIC. 1.c. ——
v. di.sc0ideu,.s PIC, 1.c., —— V. latcpallidus PIC, l.c. — v. Tournieri PIC, l.c.
— v. atromaculatus PIC, l.c., p. 11. —— v. bifasciatus PIC, 1.c. -— v. circus-
sicus PIC, 1.c. v. leukoranus PIC, l.c. — V. Leprieuri PIC, 1.c. — v. longe-
maculatus PIC, 1.c. — v. martialis PIC, 1.c. — v. moldaviensis PIC, l.c. —-

1244 COLÉOPTÈRES cuncumouimss
v. montandoni PIC, l.c. — v. multinotatus PIC, l.c. — v. nigrobasalis PIC,
l.c. — V. rufescens PIC, l.c. — v. trinotatus PIC, l.c., p. 12. —— v. subatte-
nuatus PIC, l.c., p. 13. — HUsT., 1931, p. 1.076. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE,
Cat. Fr., p. 437 ; Cat. Corse, p. 456.
Long. : 1-1,7 mm. — Subovoïde, un peu
. allongé, finement pubescent en-dessus, plus
l   visiblement en quelques endroits où la pilo-
Lj   sité grise ou roussâtre, forme des fascies ou
,· e linéoles élytrales et de vagues mouchetures
¥* l   sur le prothorax ; le rostre, la tête, le protho-
 · j ·· T  rax noirs ; les élytres en partie noirs à l’ex-
° üîn "·-  ception d’une large fascie oblique, médiane,
    rousse (interrompue ou non par la suture
  __ _   foncée) et une autre fascie post-médiane
’    Al  C  décomposée en quelques traits roux, notam-
·¢   L     ment très marqués sur les mterstrles 2 et 4,
Q _   EL   E ai la base avec quelques mouchetures de pubes-
  ,   Ã xr cence claire ; les pattes soit €IltlCI'€1Y1€!it
  '   jf  rousses avec ou sans les genoux foncés, soit
Yi    . j î  avec les fémurs et les tarses rembrunis ; les
f   À J. antennes rousses, la massue ordinairement
f-  ii il noire (1). Côtés de la poitrine densément
pubescents de blanc. Rostre peu arqué, robus
Fm. 696. — Nammhyes mar- te, un peu empâté vers le sommet, fortement
"’°°`“t“S G°EZ· strié, peu différent d’un sexe à l’autre, aussi
long (mâle) ou un peu plus long (femelle)
que la tête et le prothorax réunis, entièrement mat chez le premier. un peu
luisant au sommet chez la seconde. Stries élytrales profondes, ponctuées ;
interstries convexes. Fémurs pratiquement inermes.
Espèce à dessin et coloration extrêmement variables. (2). Les variétés
figurant dans le tableau suivant, se rencontrent en France, mêlées à la
forme typique, naissant souvent avec elle, dans une même éclosion.
VARIATIONS
l. Prothorax roux ou testacé ........................................ ll
— Prothorax entièrement ou en partie noir ........................ 2
2. Arrière-corps en majeure partie roux ou testacé en-dessus .... 7
— Arrière-corps entièrement ou en majeure partie noir en-dessus .. 3
3. Entièrement, pattes comprises, noir ; les élytres avec ou sans petite
tache roussâtre vers leur milieu ........................ v. Mülleri
— Elytres ayant au moins quelques taches ou fascies plus claires .. 4
(1) La massue, bien que rarement, rousse s’observe chez les variétés de coloration
claire, dont le rostre, en outre, est parfois plus ou moins ferrugineux.
(2) Les variétés ont été multipliées d’une manière excessive, en particulier par
M. Prc. Cependant certaines d’entre elles ont une coloration qui les éloigne consi-
dérablement de la forme typique et sont susceptibles d’attirer notre attention. D‘autres
ont peu d’intérêt. Pour être aussi complet que possible, j’ai établi le tableau des
variations qui se trouvent en France et que j’ai vues. Les variétés qui en sont exclues
n’ont pas été encore observées sur notre territoire.

CALANDRINAE. — NANo1=•nYss 1245
4. Pas de taches élytrales plus claires avant le sommet .......... 6
— Des taches claires près de l’extrémité des élytres ............ 5
5. Deux fascies élytrales obliques de couleur pâle, l’une médiane, large,
entière et rousse;. l’autre subapicale, décomposée en liuéoles grises
ou roussâtres .... ' ............................ marnioratas typique (1)
6. La fascie médiane des élytres courte n’atteignant pas la suture ....
........................................................ v. vitlatus (2)
— La fascie médiane composée de linéoles claires juxtaposées ......
.......................................................... v Tournieri
7. Sommet des élytres foncé ou maculé de foncé .................. 9
—- Sommet des élytres roux, ceux-ci largement foncés à leur base . 8
8. L’arrière-corps foncièrement roux, la suture en partie rembrunie  
............................... . ........................... v. apicalis
— L’arrière-corps testacé, la suture seulement maculée de brun dans
son milieu ........ . ................................... v. latepallidus
9. Elytres ornés de taches anteapicales foncées .................... 10
— Elytres sans macules, mais bordés de foncé à leur sommet ainsi
que sur leur pourtour ; région scutellaire et suture entièrement ou
en partie rembrunies .................................. v. salicariae
10. Des petites linéoles en arrière des élytres et la suture, en arrière du
milieu, foncées ................................... v. longemaculalus
— Des petites macules foncées en arrière des élytres et une autre sur
le milieu de la suture ................................ v. circassicus
ll. Elytres foncièrement clairs, avec ou sans linéoles ou fascies rous-
sâtres ou plus pâles que le fond ................................ 16
——— Elytres, au moins à leur base, macules ou fasciés de foncé ...... 12
12. Base des élytres avec des macules foncées .................... 14
— Base des élytres largement foncée   ........................... 13
13. Une fascie foncée vers le milieu des élytres ........ v. bifasciatus
—— Pas de fascie, mais des macules foncées avant le sommet ........
........................................ . ......... v. antemaculatus (3)
14. Une macule humérale foncée .................................... 15
—— Plusieurs macules foncées près de la base des élytres et une grande
macule médiane parfois peu nette .................. v. martialis (4)
15. Elytres plus ou moins complètement bordés de noir, le sommet roux
......................................................   v. Leprieuri
—- Elytres non bordés de noir avec une petite macule antéapicale foncée
(v. anteapicalis) ou sans macule antéapicale foncée .... v. trilincatas
16. Déclivité pos·térieure des élytres plus abrupte. Rostre roux (v. rufi-
rostris) ou rembruni ........................ v. brunncirostris (5)
— Déclivité postérieure des élytres normale, plus oblique ........ 17
(1) Les N. lythri et griseus se rapportent au N. marmoratus typique.
(2) Les variétés angustîpennis et fasciatus sont synonymes de la v. vittatus.
(3) La v. circumcinctus du Caucase se distingue seulement par ses élytres bordés
de foncé.
(4) La v. multinotatus peut se rapporter à la v. martialis ; quand à la v. rufescens
d'Espagne, elle s’en distingue par sa suture élytrale rembrunie.
(5) REY a décrit les variétés bmnneirostris et rufirostris comme se rapportant
à son N. fallax, lequel est une sous—espèce de N. brevis Bon.

1246 conrîorriamas cuacuniommis
17. Elytres ornés simplement d’une fascie grisâtre, très nette ........
........................................................... v. epilobii
— Elytres avec deux larges bandes pâles obliques, s`étendant parfois
sur toute la surface, sauf sur la région scutellaire ; prothorax ordi-
nairement roux, les élytres ferrugineux .............. v. ruficollis
Vit sur Lylhrum salicaria L. ! (nombreux observateurs) et L. hyssopi-
folia L. (KLEINE). La larve vit et se transforme dans les ovaires de la
plante. L’éclosion a lieu en août (Perris, Ann. Soc. ent. F1-., 1873, p. 75 ;
Buooaaeno, Jahrb. Nassau Ver. f. Nat., 37, p. 72). La larve est parasitée
par deux Chalcididae : Eupelmus Degeeri DALM. et E. LIFOZOITZZISADALM.
(Parmis).
Toute la France, commun partout ; moins fréquent en Corse.
Les variétés avec la forme typique.
Toute l'Europe ; Sibérie occidentale.
7. Nanophyes (s. st.) brevis Bou., 1845, in Schônherr, Gen. Curc., VIII,
p. 195. — v. Theresae PIC, 1900, L’Ech., XVI, p. 79. — HUST., 1931, p.
1.076. —— SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 437.
Long. : 1-1,5 mm. — Corps ovale, subglobuleux, brun-ferrugineux ou
châtain, presque mat ; les élytres avec une fascie médiane oblique, feu'.-
gineuse, mal délimitée ; la pubescence dorsale couchée, fine, peu serrée.
Have, plus condensée sur la fascie élytrale, formant, en outre, quelques
lignes subapicales et d’autres plus courtes à la base ; les antennes (sauf
la massue parfois rembrunie) et les pattes ferrugineuses ; les tibias anne-
lès ou non de brun au milieu, le sommet des fémurs assez souvent foncés
ainsi que l’extrémité des articles des tarses ; le rostre (I) et la tête foncés.
Dessous du corps noir. Rostre allongé, arqué, celui du mâle plus épais, égal
à la tête et au prothorax réunis, finement strié, un peu luisant, celui de la
femelle d’un quart plus long, cylindrique, brillant, presque lisse, sauf à
la base. Antennes insérées près du tiers apical (mâle), un peu en avant du
milieu (femelle) du rostre ; massue à dernier article plus obtus (mâle),
plus acuminé (femelle). Elytres ovales, leur plus grande largeur en arrière
des épaules ou vers le milieu ; la déclivité postérieure assez brusque ;
stries fortes, ponctuées ; interstries convexes. Fémurs inermes.
v. Theresae Pic. — Dessus entièrement noir, les pattes en tout ou par-
tie noires. Avec la forme typique, surtout dans le Lyonnais où elle pul-
lule par endroits. Vit sur Lythrum salicaria L. ! (nombreux observateurs).
— Mai à septembre. La larve vit et se développe dans l’ovaire des fleurs,
sans provoquer de réaction cellulaire ; le cycle évolutif est identique
à peu de chose près à celui de la sous espèce fallax, indiqué plus loin
(A. HOFFMANN).
Répandu dans presque toute la France ; assez rare dans le bassin de
la Seine où il semble manquer dans les régions soumises à Pinfluence
maritime telles que celles du Boulonnais, Picardie, Normandie (SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE), çà et là en Seine-et-Oise: Marly; Poissy ! : Ville d’Avray I;
St—Cyr (Jous !) etc. — Oise : St-Sulpice, hameau du Val-de-l’Eau ! ; Com-
piègne (ÃIAGNIN I) ; L’Isle-Adam (Bauer !). —· Seine—et—Marnc : Meaux
(1) Le rostre est parfois rougeâtre chez certains spécimens de coloration claire.

CALANDRINAE. — NANOPHYES 1247
(BEDEI. !) ; Mormans ! etc. — Aisne : Marais de Braisnes ! : La Ferté-
Milon (BEIJEL). —- Alsace ; Finistère ; Nord ; Loiret ; Loir—et-Cher : abon-
dant à Vouzon (R. DUPREZ l) ; Suèvres (RUTER !). — Côte-d’©r. — Haute-
Vienne ! ; — Allier. — Saône·et-Loire. — Indre-et-Loire. — Jura. —
Ain. — Isère. — Rhône : commun aux environs de Lyon !. —- Landes.
—— Gironde. — Nul dans la région méditerranéenne où il est remplacé par
la sous-èspèce suivante. Z` J
Caucase, Suisse, Autriche, Portugal.
Subsp. fallnx REY, 1893, L’Echange n° 104, p. 85 (variétés exclues). ——
Marici HOFFM., Bull. Soc. ent. Fr., 1938, p. 127. — Cat., SAINTE-CLAIRE
DEVILLE, p. 437. —— A. MÉQUIGNON, Bull. Soc. Linn. 1947, n° I, p. 6-7.
Long. : 1,2-1,5 Imn. —- Differe de la forme typique par la coloration
générale (rostre, tête, antennes et pattes comprises) rousse ou testacée ;
la pubescence Have, plus apparente ; les élytres avec trois fascies de pubes-
cence pâle et deux fascies obliques, dénudées, l’une antémédiane, l’autre
post-médiane. Dessous du corps en partie roux, la poitrine et les bords
de l’abdomen noirâtres ainsi que les ongles. Organe copulateur du mâle
identique à celui de brevis.
La larve, non cécidogène, vit dans l‘ovaire des fleurs de Lythrum sali-
caria L. ; la ponte a lieu au début de juin et se prolonge jusqu`à la pre-
mière quinzaine de juillet. La femelle introduit un à trois œufs dans
chaque fleur ; en perçant le calice à l’aide de son rostre, avant l’ouver-
ture complète de la corolle.
L’évolution larvaire dure environ un mois, la nymphose une quinzaine
de jours. La transformation imaginale s’observe de la fin d’août à la mi-
septembre (1). L’adulte hiverne (A. HoI··1=MANN).
Race remarquable et longtemps méconnue, vicariante de l`espèce dans
la région méditerranéenne où elle abonde par endroits, notamment dans
les Alpes-Maritimes : Biot, Antibes, Cannes, Mandelieu et toute la vallée
de la Siagne (HOFFMANN). — Bouches-du-Rhône : St-Chamas et plaine de
la Crau, type du Mariei (P. MARIE). — Var : Hyères, types du fallax (coll.
REY) ; St-Raphael, Fréjus ; Puget-sur-Argens (Horrmmu). — Gard : envi-
rons de Nîmes, commun (THÉROND !). — Vaucluse : Avignon (CHOBAUT !) ;
La Bonde (FAGNIEZ !). — Aude : Carcassonne !. —— Hérault : Montpellier !.
Onsimvxrion. — La coloration testacée du fallax paraît bien être due à
l’acti0n maritime, car en s’éloignant des régions côtières, ses téguments
se pigmentent progressivement, et déjà, dans le Vaucluse, l’insecte se
rapproche de la forme typique. (2).
8. Nnnophyes (s. st.) globiformis KIESW., 1864, Berl. ent. Zeitschr.,
VIII, p. 284. — gallicus BEDEL, 1887, Bull. Soc. ent. Fr., VII, p. 170 ;
Fne Seine, VI, p. 428. -—- Husr., 1931, p. 1.076 .—— Cat. SAINTE-CLAIRE-
DEVILLE, p. 437.
(1) J"ai assisté à des éclosions massives de cet insecte à Biot (A.-M.) où il pullule,
en même temps qu’à celles de N. marmoratus. On trouve très rarement (1 % environ)
des spécimens à rostre et prothorax rembrunis (la tête restant toujours rousse)
qui sont à peine distincts du brevïs typique dont le rostre est parfois rougeâtre
mais la tète toujours foncée.
(2) cf. A. Honnnnx. Revue française d’Entomologie, 1950. XVII, iasc. 3. P. 199.

1248 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Long. : 1,8-2 mm. —— Assez brièvement ovale, convexe, luisant, subgla-
bre. Tête (en-dessus) et rostre noirs ; antennes et pattes rousses en entier ;
prothorax roux ainsi que les élytres qui sont rembrunis largement à la
base, étroitement à la suture et sur les côtés, parfois, en outre, avec une
fascie brunâtre en arrière ; la base sans autre moucheture de poils gris
que celle du 2e interstrie. Rostre peu courbé, cannelé, celui du mâle plus
épais, mat, aussi long que la tête et le prothorax réunis ; celui de la
femelle plus fin, plus cylindrique, moins sculpté, luisant, d’un tiers plus
long. Elytres ovales, leur plus grande largeur au niveau des épaules ;
stries fortes ; ponctuées ; interstries convexes. Fêmurs (au moins les qua-
tre postérieurs) armés, en-dessous, d’une imperceptible épine.
Varie peu ; le dessin élytral ordinairement peu tranché est parfois très
net, la suture est alors très noire, la tache basale subtriangulaire plus foncée
que la fascie postmédiane oblique, l’intervalle entre ces deux fascies for-
mant une large bande claire d’autant mieux délimitée que les taches avoi-
sinantes sont plus foncées, la partie apicalé également claire.
Cette espèce ne saurait être confondue avec brevis dont le corps est
bien plus court, le rostre faiblement sculpté, ni avec marmoratus qui est
de forme plus oblongue, le rostre plus court chez la femelle etc., encore
moins avec rubricus plus globuleux et de coloration générale toujours
claire. Quant à hemisphaericus son rostre est bien plus épais, moins courbé
à l’extrémité, sa coloration et ses dessins différents.
Vit sur Lythrum salicaria L. (BEDEL, MAGMN, HUST.ACHE etc.), sur L. hys-
sopifolia L. (HOFFMANN) et L. acutangulum LUG, (TAVARES). La larve pro-
duit une cécidié sur les tiges (TAvAmas, Broteria, I, 1902, p. 42 ; id., IV,
1905, p. 37 ; Homnn, Zooc. Pl. Bass. Médit., II, 1905, p. 750). L’adulte
éclot tardivement (septembre—octobre) et hiverne. On le rencontre à par-
tir de mai-juin. — Rare.
Oise : marais de Coye, type du gallicus (BEDEL). — Seine-et-Oise ; bord
de l’Essonne, près la Ferté-Alais (BEDEL). ——— Jura : Dôle (HUSTACHE). —
Haute—Vienne : Verneuil (HOFFMANN). —— Isère : Ent1‘e·deux-Guiers ; Déci-
nes (V. PLANET). — Ardèche : Issoucourt. — Landes (BAUDUER).
Grèce, type de globiformis ; Corfou ; Autriche ; Russie ; Maroc (sec.
F ORMANEK).
9. Nanophyes (s. st.) rubricus ROSENH., 1856, Thiere And., p. 298. —
HUsT., 1931, p. 1.078. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 437 ; Cat.
Corse, p. 456.
Long. : 1,5-2 mm. —— Ovale,. globuleux, uniformément testacé-rougeâtre,
la tête, le rostre, les antennes et les pattes (sauf les ongles noirâtres) entiè-
rement roux ; la poitrine et parfois les bords de l’abd0men foncés ; la
pubescence dorsale blanchâtre, éparse, plus condensée et formant, sur les
élytres, une fascie médiane suboblique, peu tranchée, et quelques linéoles
au sommet. Rostre faiblement courbé, cylindrique, fortement strié jusqu’au
sommet, aussi long (mâle), plus long (femelle) que la tête et le protho-
rax réunis. Antennes antémédianes (mâle) ou submédianes (femelle). Ely-
tres obovales, leur plus grande largeur aux épaules. Pattes élancées ; fémurs
mermes.

CALANDRINAE. — NANOPHYES 1249
Espèce bien distincte par sa coloration uniforme rougeâtre, à dessin
êlytral nul ou peu marqué. Chez les individus frais, la base du 2° inters-
trie des élytres, porte une linéole de pubescence pâle.
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701
7 00 A.}£¤jfm;nn· , dal.
Fra. 697 à 702. — 697, Nanophyes brevis Bon. (f. typ.) (j' ; — 698, N. brevis fallaœ
Rn?. d' : —- 699, N. mbrîcus Bon., 5* ; — 700, N. jîavidus Box-1.. 0* ; — 701, N. telephi
BEDEL, Q ; —— 702, N. globiformis Knasw. 0*.
Vit sur Lytrum hyssopifolia L. (H. nu Burssow, SAINTE-CLAIRE-D‘EVILLE,
Hormlnn, Husmcmz). La larve provoque, à la base des tiges, une cécidie
dans laquelle elle se transforme en août CH. DU Buvssox, Husmcuia). -
Mai à fin septembre.

1250 COLÉOPTÈRES concurxomncs
Répandu dans le Midi et le Centre ; rare dans le bassin de la Seine :
Seine-et-Oise z Forêt de Marly gCh. Bnisoiïï) : Les Mesnuls (E) : étangs
de Trappes (!) ; Triel !. — Seine—et·Marne : Lagny tHUSTACHE X). — Marne:
forêt des Trois fontaines (DEVILLE) ; Châlons—sur-Vesle !. —— Haute—Marne :
forêt du Val (Devirua). — Allier : Indre-et-Loire; l.oire—lnferieure; Vienne;
Haute-\'ienne ! ; Gironde ; l.ot—et-Garonne : Gard ; Bouches—du-Rhône :
Vaucluse ; Var ; Alpes-Maritimes ! ; Gers. »— Corse, assez connnun.
Europe méridionale : Madère ! ; Algérie ; Maroc.
10. Nanophycs ts. st.) globulus GERMAR, 1821, Mag. ent., IV, p. 315.
— pygmaeus H1-LRBST, 1795, Kâf., V1, p. 142. — stramineus BACH, 1854,
Kâferfauna, II, p. 386. — Husr., 1931, p. 1.078. —— Cat. SA1NTE-CLAxRE-
DEVILLE, p. 437.
Long. : 0,7-1,5 mm. — Ovale, noir globuleux, peu brillant ; la pubes-
cence dorsale fine, éparse, blanchâtre ; le rostre, la tête, le prothorax, la
massue des antennes, le sommet des fémurs, une large tache basale trian-
gulaire avec la suture, les bords latéraux et quelques taches ponctiformes
su1· le disque élytral noirs ; le reste des élytres, des pattes et des antennes
d’un roux testacé ; la base du 3" interstrie et quelques mouchetures de
pubescence claire sur les élytres. Hostre peu arqué, plus court (mâle), à
pei11e aussi long lfemelle) que la tête et le prothorax réunis. Èlytres
brièvement ovales, à stries fines, plus creusées en avant. F émurs inermes.
Espèce remarquable par sa petite taille, sa forme courte, le disque de
ses élytres moucheté de points noirs régulièrement espacés sur les inters-
tries impairs, la petite tache claire à la base du 3" interstrie des élytres,
enclavée dans la tache basale noire.
Vit sur Peplis poriula L. (Maoxix, Husrxcne, Gnrixnnrr, TEMPÈRE, Horr-
MANN, Rrran etc.), La larve, non cé-cidogène, se développe dans les cap-
sules de la plante : l’éclosion a lieu en septembre (TEMPÈRE, Bull. Soc.
ent. Fr., 1935, p. 269),
Sables humides ; mai à septembre ; assez rare.
Presque toute la France ; sauf dans le nord—onest et en Provence.
Vosges : Raon l’Etape (Ronan) : St-Dizier (CAULLE E). —— Nord : Lille (de
Noneuur Z). —- Haute-Marne : forêt du Val (Diavirra). —— Marne : Epernay
(Barrixcizn) : forêt des Troisfontaines (Devrtua). — Seine—et—0ise : Meudon
(Bauer) ; St-Germain ; Marly (Bmsour) ; Villepreux (A, DTQBOIS). — Seine-
et—Marne : Fontainebleau (Mmxrx) z Nemours tPh. Fnixçors). — Calvados :
forêt de Cinglais (FAUVEL). — Orne. — Côte-d’©r. —— Allier. — Haute-
Vienne !. — Ain. — Rhône. — Landes. —· Gi1·onde X. —— Hautes—Pyrénees.
Europe moyenne : Suède ; Asie occidentale.
11. Nahophycs ts. str.) Sahlbcrgi SAHLBERG, 1834, Diss. lns. Fenn.,
ll, p. 51. — brevicollis Ch. BRIS., 1863, Cat. Grenier, p. 112. — v. late-
ralis ROSENH., 1847 Beitr. Fauna Eur., p. 57. — v. castaneidorsis PIC,
l.’Ech. XLIV, 1928, p. 6. — Husr., 1931, p. 1.078. — Cat. SA1NTE—CLA1RE-
DEv1L1.E, p. 437.
Long. : 0,7-1,3 mm. — Ovale, globuleux, très court, luisant, roux—clair
ou brun-châtain ; la pubescence dorsale très courte, appliquée, espacée,

CALANDRINAE. -—· NAIvoPnYEs 1251
mais régulièrement répartie, grisâtre ; unicolore, sans dessin apparent,
sauf parfois le disque des élytres un peu assombri ; le rostre, les anten-
nes (sauf parfois la massue obscurcie) et les pattes roux. Rostre peu
arqué, assez épais, finement strié, presque de même longueur dans les
deux sexes, à peine moins robuste chez la femelle. Massue antennaire très
étroite. Prothorax très court. Stries élytrales assez fortes, ponctuées ;
interstries convexes. Fémurs inermes. Dessous du corps foncé, sauf parfois
l’abd0men rougeâtre.
v. laicmlis Rosann. (v. castaneidorsis Pic). — Elytres avec deux taches
discales brunes, souvent réunies en une seule, laissant les bords laté-
raux plus clairs ; rostre rembruni. Mêlée à la forme typique.
Vit sur Peplis portula L. (B. DUPREZ t DUBOIS, Hoi=FMANN).
La larve, comme celle de N. globulus, vit dans les capsules de la plante,
mais celles-ci, bien que ne subissant pas de déformation notable et gar-
dant une forme régulière, s’accroissent d’un tiers environ des fructifi-
cations normales. La transformation imaginale s’ef`fectue de la fin de
juillet à la mi—août. L’adulte se rencontre jusqu’à la fin d’octobre et doit
hiverner. (A. HOFFMANN).
Espèce rare. Vosges 2 étang de Sanchy, près Epinal. — Seine-et-©ise :
Poissy ! : étang de Trappes (Brcor, HOFFM.àNN) ; Grignon (REMAUDIÈRE !) ;
Chaville (l)lAGNIN Y) ; étang du Trou-Salé (A. Dunois) ; étang de Saclay
(Onmn) ; étang de Perray (Ph. Grzouvatus). — Marne : Etangs de Méry-
Prémecy, abondant à. la fin de juillet (A. HoF1=MANN). — Loir-et-Cher :
Vouzon, sur Peplis portnla, en compagnie de N. gracilis (R. Dnrniaz X). »·
Orne : L’Hôme, étang de Brotz (BEDEL). — Ain 2 Le Plantay (GUILLE-
BEAU). —- Rhône : Lyon (REY). »- Landes (BETTINGER).
Europe centrale : Allemagne ; Autriche ; Russie (de la Finlande à Astra-
chan).
12. Nanophyes (s. st.) telephii BEDEL, 1900, Bull. Soc. ent. Fr., p. 304.
— maculipes FORM. et MÉLICII., Rev. (non REY). — v. Buyssoni PIC, 1928,
l’Ech. XLIV, p. 5. — v. reductenotatus PIC, Rev. Linn. Lyon, 1915, p. 9.
— v. flavens BUYSS., 1915, Miscell. ent. XXII, p. 56. -— v. fumatus BUYSS.,
l.c., p. 56. — v. histrionis BUYSS., l.c., p. 56. — ineluctabilis BUYSS., l.c.,
p. 56. — Husr., 1931, p. 1.079. —— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 437.
Long. : 1,8-2 mm. — Oblong, entièrement testacé ou avec la poitrine
et l’abdomen plus ou moins foncés ; la base des élytres portant une tache
noire presque semi-circulaire ou triangulaire, l’extrémité ornée sur le 2"
ou le 3** interstrie d’un limbe étroit noir ; se continuant sur le 7° ou le
8e par la réunion des intervalles, ou seulement marqué de quelques petites
taches linéaires ou ponctiformes sur les interstries 3, 4 ou 5 ; souvent une
tache linéaire au même niveau sur le 1"’, la base du 2° ordinairement avec
une moucheture de pubescence blanchâtre ; les pattes et les antennes entiè-
rement ferrugineuses, la massue assez souvent enfumée. Rostre faiblement
arqué, finement strié à la base, luisant, à peine aussi long (femelle) ou plus
court (mâle) que la tête et le prothorax réunis, ordinairement roux, mais
parfois noirâtre. Massue antennaire allongée, son derpier article beaucoup
plus long que les deux précédents réunis, à pubescence longue, serrée,

1252 coLÉoPrÈnEs cURcUL1oN1¤Es
presque couchée (voir caractères au Tableau). Stries des élytres profon-
des, fortement ponctuées ; interstries convexes. Fémurs distinctement bié-
pineux.
Variable de coloration. '[`outes les variétés ci-dessous, sont mêlées à
la forme typique, et naissent avec elle lors d’une même éclosion. (1).
v. histrionis Buvss. — Semblable à la forme type, mais tibias et tarses
annelés de brun.
v. reductenolafus Pic. -— Comme la forme typique, mais la tache basale
des élytres réduite à quelques traits linéaires ; une autre tache linéaire
foncée sur la suture post-médiane, accompagnée de traits brunâtres sur
les interstries 2-3-4, le sommet plus ou moins noirâtre, la tache post-
médiane souvent nulle.
v. ineluctabilis Burss. — Comme le type, mais tache basale des élytres
plus large, plus foncée, une seconde tache post-médiane sur les interstries
1 à 5, mais réduite parfois au 1 ou 2, sommet élytral noirâtre. Rostre
1·embruni en avant ; massue toute ou en partie noire.
v. fumatus Buyss. — Comme la précédente, mais prothorax marqué
d’une bande latéro-longitudinale brune ou le disque entièrement foncé ;
élytres parfois presque entièrement noirs ; rostre enfumé ou non.
v. flavens Buvss. (flagellatus Buyss. in litt,). -— Entièrement (dessus
et dessous) testacé ; les élytres avec seulement une tache foncée à la base
des interstries 3-4-5.
Vit sur Sedum lelephium, L. (2). La larve provoque sur les tiges et plus
rarement sur les pétioles, des rentlements cécidiformes pouvant atteindre
4 à 5 cm de longueur, renfermant parfois le produit de plusieurs pontes
et en conséquence de nombreux insectes (v5 à 15). L’éclosion a lieu en
juillet-août. Les adultes sortant de la même galle sont souvent de colora-
tion différente et se rapportent aux variétés mentionnés. (H. nu Bcvssozv).
Espèce spéciale à la France, étroitement localisée dans une station uni-
que du département de l’Allier : Brout-Vernet, dans les taillis (H. ou
Buvsson).
OBSERVATION. —· Depuis un demi-siècle que ce Nanophyes a été décou-
vert dans une localité où il n’est pas très rare, il n’a pu être observé dans
aucune autre, malgré d‘actives recherches sur la même plante. La citation
de Corrs, dans le Var, sur Sedum cepaea L., n'ayant jamais pu être contro-
lée ni confirmée, apparait comme douteuse.
13. Nanophyes (s. st.) flavidus AUBÉ, 1850, Ann. Soc. ent. Fr., VIII,
p. 345. —- v. Nicodi Plç, L°Ech., 1915, XXXI, p. 2 (telephii var.) ; I·I.
DU BUYSSON, Miscell. ent. XXII, 1915, p. 54-. — v. connexus BUYss., l.c.,
]915, p. 55. — v. sarothamni BUYSS., 1.c., p. 55. -— v. vernetensis PIC,
L’Ech., XLIV, 1928, p. 5. — Husr., 1931, p. 1.080. — Cat. SA1N1·E·CLA1RE,
p. 437.
Long. : 1,5-1,7 mm. — Ovale, entièrement (rostre, antennes et pattes
compris) d’un roux-ferrugineux ou testacé (la poitrine et les premiers
segments abdominaux seuls noirs) ; la pubescence dorsale éparse, Have
(I) Comme j'ai pu m’en assurer, lors d’éc1osions imaginales, de cecidiés communi-
quées les 23-28 juillet 1917 par notre regretté collegue H nu Buysson.
(2) Sedum marimun Horr. (S. telcphium L. sec. Fnms).

CALANDRINAE, — mmorrrrizs 1253
ou blanchâtre ; les élytres avec une bande antémédiane oblique, un peu
plus claire, souvent indistincte, se dirigeant de la suture vers le calus humé-
ral et revêtu d’une pubescence pâle. Rostre comme chez telcphii ; la mas-
sue antennaire différente (voir caractères donnés au tableau). Fémurs bi-
épineux.
On rencontre les variations suivantes, mêlées à la forme typique :
v. Nicodi Pic. — Elytres ornés, avant la base, de quelques petites taches
linéaires noirâtres, formant une fascie post-scutellaire oblique, confuse,
une autre fascie de même nature après le milieu, ainsi qu’une petite tache
près de l’extrémité du 3° interstrie. Ces traits linéaires peuvent être
reliés entre eux par une teinte brunâtre du fond des interstries, donnant
aux fascies un aspect nébuleux. Scape des antennes parfois rembruni. La
v. vernctensis Pic, ne diffère que par les dessins foncé plus étendus.
v. sarothamni Burss. — Elytres entièrement noirs à l’exception d’une
tache médiane oblique, assez large, de couleur flave et une autre antéa-
picale, assez diffuse ; le prothorax et les pattes testacés ; la massue
amtennaire enfumée.
v. connczus Buvss. — Entièrement en—dessus et en-dessous, d’un tes-
tacé-pâle. (Comme j’ai pu m’en assurer par l’examen du type, il s’agit
d’un individu immature 1).
Vit sur Sedum re/lezam L. et S. elegans LEJ. (.H. ou Buvssox, How-
MANN, TEMPÈRE), aussi sur S. album L. (Horrmmn). La larve produit une
cédie parfois peu visible sur les feuilles et les receptacles floraux. Il
existe deux éclosions, l’une en juillet—août, 1’autre au printemps, par
suite du développement tardif de certaines cécidies qui passent l’hiver.
L’insecte recherche les plantes vivant parmi les herbes et non celles que
l’on trouve par plaques dans les endroits dégagés. Ifespèce semble vivre
également sur Sedum acre L. (H. nn BUYSSON, Misccllc ent., XXII, 1915,
p. 55). La larve est parasitée par un Chalcididae : Eupclmus vesicularis
Rsrzn. (L. Fxncoz, Bull. Soc. ent. Fr., 19‘2»6, p. 131).
Répandu, bien que rare, dans le midi et le centre ; plus rare encore
dans la région parisienne. —— Juin à septembre.
Seine : Paris, bois de Boulogne, type (AUBÉ). — Seine-et-Oise : Le
Vésinet, St-Germain, Poissy (Bmsour) ; Lardy (Ph. GROUVELLE) ; forêt
de Sénart. (.1. llrIAGNIN !) ; Vieille-Eglise (H0I=I~·MANN). — Seine-et·Marne
Fontainebleau (8120121,) ; Nemours (Ph. Fmxçors). -— Loiret : Orléans (Pror.)
Indre-et—Loire : Tours (Dasnaocmans). ·— Allier : Brout-Vernet (H. DU
Buvsson !). — Ain : Besse. —— Rhône : (nombreuses localités). — Isère :
Vienne (Fxtcoz !) ; Décines (Husncna). — Hérault : Montpellier (Lrcmaxs-
TEIN). — Var : Hyères (LÉVEILLÉ !) ; Fréjus (HOFFMANN). — Bouches-du-
Rhône : Aix (GRENIER !). — Lot-et-Garonne et Tarn (sec. Husrscma). —
Lot : Puy d’Usso1us (TEMPÈRE). — Gironde 1 env. de Bordeaux (idem).
OBSERVATION. — Je ne l’ai pas rencontré dans les Alpes-Maritimes. Non
signalé de la Bretagne, ni des régions du Nord.
Espagne, Russie méridionale, Caucase.
14-. Nanophyes (s. st.) gracilis REDTENB., 1849, Fauna Austr., p. 370.
— geniculatus AUBÉ, 1864, Ann. Soc. ent. Fr., IV, p. 327. —— v. obscurior
PIC, 1901, ]ourn. Mâcon, p. 56. — HUST., 1931, p. 1.080. — Cat. SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, p. 347.

1254 coLÉoPTÈREs cURcUL10N11>Es
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` ‘ ` 709  
    ailïîwf/`mannllal.
Fra. 703 à 709. — 703, Nanophyes nigritarsis Armé 0* ; —— 704, N. gracilis Rmrr.
Q ; — 705, N, globulus GERM. ©" ; -— 706, N. Sahlbergi SAHLB. 6 ; —— 707, N. niti-
dulus Gym,. 6 l —— 708, N. nitidulus v. Suzannae Horrm. CW ; — 709, N. nitiduius
11. helveticus Tomm. ©>'.
Long. : 0,7-1,7 mm. -— Ovale, subglobuleux, la pubescence dorsale fine,
blanche, formant quelques courtes linéoles sur les élytres ; le rostre, la
tête, le prothorax, la massue antennaire et parfois les deux demiers arti-
cles du funicule. les genoux, une large tache basale sur les élytres, la sutu-

CALANDRINAE. —— NANo1>nYIss 1255
re (entièrement ou en partie), les bords latéraux et quelques petites taches
ponctiformes sur le disque noirs ; le reste des antennes, des pattes (sauf
les tarses plus ou moins enfumés) et des élytres roux. Rostre peu arqué,
finement strié, luisant, de longueur subégale dans les deux sexes, seule-
ment un peu plus robuste' chez le mâle. Stries élytrales étroites, finement
ponctuées ; interstries subplans. Fémurs finement mais visiblement épi-
neux.
Quelques variations non décrites se rencontrent avec la forme typiques.
La suture élytrale peut être concolore ou seulement maculée dans sa partie
antéapicale ; les points noirs discaux peuvent faire défaut, ainsi que la
bande noire basale.
La v. obscurior PIC, que je ne connais pas, s’applique à des individus
ayant la majeure partie discale des élytres foncée. _
Vit sur Peplis portula L. (l`1AGNIN l, GRUARDET, Durasz l, TEMFÈRE, Horr-
Mxxx, CHAMPION etc.), souvent avec N. globulus. —— Assez rare ; mai-août.
Obtenu (ex lama), par R. Dtrrmaz, le 23 juin 1943, d’une pleurocécidie
suborbiculaire d’environ 8 mm de long, située sur une tige secondaire
de Peplis portzzla, provenant des marais de Vouzon (L.-et—Ch.). Cette céci-
die, uniloculaire, ne contenait qu`un seul insecte.
Presque toute la France, sauf peut-être dans le Nord—est. —— Somme ! ;
Eure ! : Finistère ! ; Mayenne ! ; Marne ; Oise ! ; Seine-et-Marne ; Seine-
et-Oise ! ; Loiret ; Loir-et-Cher l ; Allier ! ; Yonne ; Ain : Rhône ; Var ! ;
Gironde : Htes-Pyrénées.
Europe moyenne et méridionale ; Angleterre ; Algérie.
15. Nanophyes (s. st.) nitidulus GYLL., 1838, in Schünherr, Gen. Curc.,
1V, p. 785. —-— v. chevrieri BOH., 1845, in Schônherr, Gen. Curc., VIII,
p. 193. — spretus DU VAL, 1855, Gen. Col. Eur., p. 66. — v. difficilis
TOURN., 1867, Ann. Soc. ent. Fr., Vll, p. 567. — v. fuscicollis REY, L’Ech.
1X, 1893, p. 83. — v. fusculus REY, 1.c., p. 83. — v. ruficlavis REY, l.c.,
p. 83. — metallicus VITALE, 1906, Nat. Sicil., XVIII, p. 136. — v. atro-
lineatus PIC, L’Ech. 1919, XXXV, p. 12. — v. Borwouloiri PIC, 1.c., p. 13.
v. dulmatinus PIC 1.c. —— v. diversenotatus PIC, 1.c. — v. marginellus PIC,
l.c. — v. rufithorax PIC, l.c. — v. ruforwtatus PIC, l.c. — v. longulus Woll.
Cat., 1864. —— v. hclveticus TOURN., 1867, Ann. Soc. ent. Fr., p. 567. ——— v.
nigromaculatus PIC, 1897, Bull. Soc. ent. Autun, p. 87. —— v. Suzannae
HOFF., 1935, Bull. Soc. Sc. Nat. S.-O., p. 101. — HUST. 1931, p. 1.081. —
SAINTE-CL.4IRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 437 ; Cat. p. 456.
Long. : 1-1,7 mm. —— Ovale-oblong, ferrugineux ou roux, presque mat,
la pubescence blanchâtre peu serrée sur le prothorax, condensée, sur les
élytres, en petites taches espacées, formant, en outre, une ou deux fascies
très obliques ; le prothorax et les élytres roux, ces derniers plus ou moins
rembrunis à la base et sur la suture ; le rostre (rarement noir), les pattes
et les antennes sauf la massue, parfois foncée) roux ; la tête noire. Rostre
assez arqué, strié, brillant, peu différent d’un sexe à l’autre. Antennes insé-
rées au tiers apical (mâle), en avant du milieu (femelle) du rostre ; massue
étroit ; l°article terminal ellyptique. Elytres allongés, étroits ; stries fines,
plus fortes en avant, peu visiblement ponctuées ; interstries subplans. Fé-
murs très distinctement bi-épineux.

1256 conéorràmss cuacurxomnas
Espèce de coloration très variable, ayant donné lieu, comme pour mar-
moratus, à de nombreuses variétés qui se rencontrent avec la forme typi-
que.
VARIATIONS
1. Prothorax plus ou moins foncé .................................. 3
— Prothorax testacé ou roux ...................................... 2
2. Massue plus ou moins foncée .................................... 3
— Massue entièrement. rousse ............................ v. rufictavis
3. Elytres avec des taches foncées variables ........................ 5
—— Elytres sans taches foncées apparentes, mais parfois avec des bandes
ou fascies plus pâles ............................................ 4
4. Tête testacée. Coloration générale très pâle ............ v. longulus
- Tête noire, la base et la suture des élytres parfois d`un roux brunâ-
tre .............................................. nitidulus typique (1)
5. Elytres seulement foncés à la base ou multimaculés de foncé .. 6
— Elytres variablement foncés à leur base et à leur extrémité ........
...................................................... v. chevrieri (2)
6. Base des élytres et suture plus ou moins foncées ................ 7
—— Base et reste des élytres multimaculés, les macules basales soit plus
ou moins réunies (v. dalmatinus) soit isolées .......... v. rzzfilhorax
7. Elytres ferrugineux ; suture et base rembrunies . v. diversmzotatus
—— Elytres à base et suture portant quelques macules foncées, et deux
fascies de pubescence claire .......................... v. difficilis (3)
8. Prothorax en partie foncé ....................................... 10
—- Prothorax entièrement foncé ...................................... 9
9. Coloration générale foncée ou rembrunie .............. v. fusculus
— Elytres seulement rembrunis à la base et au sommet .. v. fuscicollis
— Elytres en grande partie testacés, ornés d’une large tache basale
triangulaire, de quelques points espacés sur le disque avec la suture
noirs. Pubescence grossière. Rostre et fémurs noirs, tibias roux, lar-
gement rembrunis en leur milieu .................... v. Suzannae
10. Elytres testacés, ornés seulement de petites macules discales et laté-
rates foncés. Rostre noir ou roux ; pattes rousses, sauf les fémurs
annelés de brun .................................. v. helveticus (4)
— Elytres clairs, sans macules discales et latérales, seulement foncés à
leur extrémité et sur leur pourtour (v. rufonofatus) ou encore avec
deux linéoles noires à la base .................... v. atrolineatus (5)
(1) La v. metallicus n’en diffère que par son aspect très brillant à reflet métallique
très vif. Cette variété se trouve en haute Kabylie (Pom. !)
(2) N. spfetus nu VAL, est identique à la v. chevrieri.
(3) La v. Bmzvouloiri, de l’Europe centrale et d'Algérie diffère de la v. difficilis
par ses macules suturales brunâtres et des mouchetures claires sur le disque élytral.
(4) La v. helveticus que nous avions cru pouvoir séparer spécifiquement de la
forme typique (le pénis nous ayant paru plus grêle), ne constitue bien qu’une
variété. Les v. nigromaculatus et magellzmicus, étrangères à notre faune, ne peuvent
être séparées de la v. helvéticus dont les macules élytrales sont de disposition et de
nombre très variables.
(5) La v. atroiineatus est décrite avec le prothorax roux ou en partie roux.

CALANDRINAE. — NANOPHYES 1257
Vit sur Lythrum hyssopifolia L. ! (nombreux observateurs), L. salicaria
L. (HOFFMANN, 'TEMPÈRE) et sur L. Graeffcri TEN. (HoFrMANN). Avril à Sep-
tembre.
La larve vit et se développe dans les tiges de la plante, sur lesquelles,
elle provoque d’étroitres excroissances fusiformes de 12 à 18 mm de lon-
gueur, situées le plus souvent près de l’insertion inférieure des feuilles.
La ponte a lieu en mai-juin, l’éc1osion imaginale, successivement de juil-
let à fin août. lfadulte hiverne (HOFFMANN).
Toute la France ; assez commun dans le Midi (sud-ouest compris) ;
plus rare dans le Centre, l’Est et le No1·d. Seine-et-Oise !. — Seine·et-
Marne !. — Oise. — Marne !. — Haute-Marne. — Orne. — Eure—et-Loir.
— Yonne. — Côte d’Or. —— Loiret. — Haute-Vienne E. — Allier. — Isère.
— Rhône. — Corse : nombreuses localités, surtout sur la côte occidentale
de l’île.
Europe méridionale ; Caucase ; Syrie ; Espagne ; Algérie : Maroc ,
Canaries.
16. Nanophyes (ls st.) nîgrîtarsis AUBÉ, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p.
72. — v. nwrulus VITALE, 1906, Nat. Sicil., XVIII, p. 135. — A. HOFFM.,
1930 ; Bull. Soc. ent. Fr., p. 105. — HUST., 1931, p. 1.081. — Cat. SAINTE-
CLA1RE·Di;v1LLE, p. 437.
Long. : 1,5-1,7 mm. —-— Snbovale, noir, luisant ; revêtu d’une pubes-
cence dorsale très fine, grisâtre ; peu visible ; le rostre, la tête, le protho-
rax entièrement noirs ; les élytres noirs, sauf une grande tache médiane
jaune-rougeâtre, arquée, transversale, dans laquelle se trouve, parfois, enclo-
se une petite tache ponctiforme noire placée sur le 5° interstrie (I) ; les
pattes (sauf le 3° article des tarses et les ongles noirâtres) et les antennes
(massue foncée exceptée) rousses. Rostre assez arqué, épais, un peu lui-
sant, égal au prothorax, strié à la base. Antennes antémédianes ; massue
articulée, le 3° article pyriforme. Prothorax conique. Elytres ovales, à
plus grande largeur vers la base, atténués latéralement en arrière ; stries
assez fortes, ponctuées ; interstries convexes. Fémurs distinctement bi-épi-
neux.
v. morulus VUALE. — Taches élytrales obsolètes.
Vit sur Lythrum Graefferi TEN. (B. PORCHET !., H01=·FMANN).
Rarissime espèce. — Alpes-Maritimes : Saint-Martin-Vésubie, 2 spéci-
mens, 2 juin 1930 (Poncnsr !) ; bord du Var, près St-Sauveur, un individu,
9 juillet 1945 (HOFFMANN) ; bord de la Brague 4 exemplaires, près Biot,
ll juillet 1945, sur L. Graefferi (idem).
Sicile.
OBsaavArxoN. — la v. morulus se trouve en Sicile : Montalbana (VITALE).
L’insecte cité sous ce nom par SAINTE-CLAIRE-DEv1LLE (Ann. Soc. enl. Fr.,
1920, p. 402), comme ayant été pris en Corse, près Bonifacio (R. de Bonus),
et dont j’ai vu un exemplaire dans sa collection, se rapporte à N. nitidulus
v. fusculus REY, de très petite taille.
11) Cette tache absente chez certains spécimens français.

1258 COLÉOPTÈRES cURcuL1oN1nEs
Subgen. Nanodiscus KtEsENwE·r·rER, 1864, Berl. ent. Ztschr., VIII, p. 284
17. Nanophyes (Nanodiscus) transversus AUBÉ, 1850, Ann. Soc. ent.
Fr., VIII, p. 436. —— cuneatus KIESW., 1851, Ann. Soc. ent. Fr., IX, p. 650.
— juniperi CHEVR., 1860, Rev. Zool., p. 210. —— micaceus REY, L’Éch.,
IX, 1893, p. 85. — v. aureolus PERRIS, 1864-, Ann.
.   Soc. ent. Fr., IV, p. 299. — HUsT., 1931, p.
_ ( H ; 1.074. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 436 ;
p se 1 · Cat. Corse, p. 456.
' _. et Long. : 2-3 mm. — Suboblong, convexe roux ou
 *~_»&é§_"T' l dorsale fine, serrée, couchée, cendrée, ou roussâtre ;
·· `_ ɧ_`»"`î   testacé-rougeâtre (poitrine noirâtre) ; la pubesccnce
V   fg; les élytres avec une fascie de poils blancs en forme
 Ã,:}l;,‘.Ã1i§". ' - de chevron, située en arrière du milieu, suivie ou
(  ··_·   non d’une partie dénudée, brune, de forme sembla-
_   · ' " ble ; les pattes et les antennes rousses. Rostre peu
1   ._''   arqué, moins long (mâle), aussi long (femelle) que
\ j  · ss, 6 la tête et le prothorax ensemble, pointillé, luisant.
~ `À · ` Antennes à funicule de 5 articles, les trois premiers
_,   X plus longs que larges ; massue fusiforme. Protho·
' rax conique. Elytres oblongs, à épaules, presque
Fm. 710.- Nanophyes CIIHCÉCS ; StI'i€S HIICS, m3,Sql1é€S par la vestiturc ;
t'“"s”‘"S"S A‘"’É‘ interstries plans. Fémurs tri-spinulés.
v. aureolus PERRIS. — 'l`aille petite (2 mm.) ; rostre moins sculpté ;
coloration plus claire ; poitrine concolore ; pubescence dorsale unifor-
me, un peu soyeuse, sans trace de fascie pubescente en avant de la bande
dénudée parfois nulle ; profémurs seulement bi-spinulés.
Vit sur Junipcrus ozycedrus L. (!) et J. phaenica L. (nombreux obser-
vateurs), aussi sur Cuprcssns fastigz`a1‘zts D. C. (HOFFMANN).
La larve vit et se développe dans l’intérieur du fruit (V. l.1:1AYET ; Horr-
MANN etc,). La métamorphose a lieu en juin-juillet ; l’imago effectue sa
sortie par un trou arrondi (!).
Assez commun dans toute la région méditerranéenne. Signalé de la
Drôme. Très abondant, dans les Alpes-Maritimes, notamment aux envi-
rons de Grasse, Mouans—Sartoux (I). — Var. — Aude. —— Bouches—du-
Rhône. — Tarn. —— Vaucluse. — Pyrénées-Orientales. — Corse : Porto
Vecchio, Bastia, Bocognano (REVELIÈRE, BONNAIRE !, Pnscmzr !).
La variété, décrite de la Corse, se rencontre avec la forme typique ;
nous la considérons comme une forme étiolée de l’espèce.
Sicile ; Espagne ; Grèce ; Algérie.
Subg. Corimalia DES Gozis, 1885, Rev. d’Ent., IV, p. 129
(Hypophyes REITTER, 1911, Wien. ent. Zeit. XXX, p. 240)
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Funicule de cinq articles ............ 2
— Funicule de quatre articles (Hypophyes REITTER, 1916) . . . 5
2. Prothorax (jaune ou roux) sans taches ........ 3

CALANDRINAE. — Nmornvrs 1259
— Prothorax orné de deux taches noires ou brunes. Elytres
tantôt rougeâtres (v. ruban.; AUBÉ), tantôt jaxmes avec la
suture et une tache dorsale rousses. Profémurs uni- ou bié-
pineux. Yeux subcontigus sur le front. Long. : 0,7-1 mm
............... 21. tetrnstigmn
3. Yeux nettement séparés sur le front ......... 4
— Yeux subcontigus, séparés, sur le front, par une simple ligne
de pubescence. Elytres jaunes, sans point noir isolé, mais
ornés d’une fascie oblique rousse ou d’un brun sanguin (for-
me typique), ou fascie élytrale effacée (v. detritus REY).
Coloration foncière rougeâtre (v. rufulus REY), ou très pâle
et fascie élytrale bien tranchée prœque noire (v. sigmztus
REY). Long. : 1,5-2 mm ......... 18. tamnrisci
4. Elytres jaunes avec un liséré sutural roux et une tache
rousse antéapicale (rarement absente), couvrant le sommet
du 4° et 5° interstries. Long. : 1-1,5 mm ..... 20. posticlls
—- Elytres jaunes sans tache ni liséré sutural roux (forme
typique = impunctatus REY), ou avec un point noir sur
le milieu du 3e interstrie (v. unipunctatms REY), parfois
avec deux, points, l°un sur le 3”, 1’autre, un peu en arrière,
sur le 5" interstries (v. stigmaticus KIESW.). Long. : 1,5 mm
................ 19. pallidllt
5. Profémurs épineux. Prothorax jaune avec deux points
noirs. Elytres de même coloration, avec deux taches noi-
râtres, l’une sur le 3°, l’autre sur le 5° interstries. Rare-
ment les élytres sans taches. Long. : 1,2-1,7 mm . 22. quadrivirgahls
— Profémurs mutiques. Prothorax omé de chaque côté d’une
tache foncée, ou sans taches. Elytres avec une tache noire
située vers le milieu du 4° interstrie ; suture ferrugineuse.
Rostre et prothorax rougeâtres. Elytres tœtacés (forme typi-
que) ou rostre, tête, prothorax et dessous du corps noirs ;
élytres rouges (v. Doriae H. BMS,). Long. : 0,5-1 mm 23. pallidului
18. Nanophyes (Corimalia) tamarisci GYLL., 1838, in Schônherr, Gen.
Curc., IV, p. 786. — v. detritus REY, L’Ech., IX, 1893, p. 83. ——— rufulus
REY, 1.c., p. 83. — sigmztus REY, l.c., p .83. — HUST., 1931, p. 1.082. -—
Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 437.
Long. : 1,5-2 mm. — Ovale, roux-ferrugineux ou testacé ; la pubœcence
dorsale blanche, formant des linéoles plus ou moins distinctes sur les in-
terstries pairs, dont l’une à la base du 2* interstrie, ordinairement plus
nette ; les élytres avec une fascie dorso-médiane fauve ou rouge, oblique,
formant un chevron dont la pointe est dirigée en avant ; les pattes, lœ
antennes et le rostre roux, ce dernier parfois brun ; la tête foncée ; la
poitrine noire. Funicule de 5 articles. Elytres ovales, assez larges. Fémurs
armés de 2-3 épines, l’interne la plus longue.

1260 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Le mâle a l’arrière corps légèrement plus court, son rostre un peu plus
robuste, moins brillant, à peine moins long et plus rugueux à la base.
Les variétés : deiritus, rufulus et signatus, dont les caractères sont men-
tionnés au tableau des espèces, se rencontrent avec la forme typique.
Vit sur Tamarix gallica L. (1) et T. africana WEBB. (I).
La larve dévore les fleurs, se façonne une coque avec lcs débris. La
nymphose s’opère dans la coque tombée à terre, mais auparavant et lors-
que certaines conditions de lumière ou de chaleur ne lui conviennent pas,
elle réussit à déplacer sa loge en procédant par bonds considérables.
A cet effet., la larve, repliée sur elle—même, effectue un mouvement de
détente brusque, aidé encore par une très forte gibbosité, extensible et
rétractile, située sur son 2* segment abdominal (Biologie : A. Cuomur,
Miscell. Ent. XVII, 1897, p. 28 et XXII, 1914).
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Fu;. 711. -— Nanophyes (Cmimalia) tamarisci GYLL. Q ; — 712, N. nCorimat1la)
pallidulus Grnv. 5*.
Bépandu et commun dans la zone de l’0livier. Particulièrement abon-
dant dans la vallée de la Siagne rQA.M.), à partir du début de mai et toute
la région du littoral méditerranéen. Nul dans le sud—ouest (1), non signalé
de la Corse.
Toute l’Europe méridionale ; Afrique du Nord.
19. Nanophyes tCox·ima1ia) pa1lidus OLIVIER, 1807, Ent., V. p. 113.
— v. impunctus REY, L’Ech., IX, 1893, p. 83. — v. unipunctatus REY,
1.c., p. 83. -— V. stigmalicus KIESW., 1851, Ann. Soc. ent. Fr., IX, p. 649.
(1) D’après M. Tmvirizmz, aucune des espèces du groupe Corimalia signalées autre-
fois dans le sud·ouest, à savoir ; N. tamarisci en Gironde, 1890, N. posticus, Gironde
et Charente Maritime, 1881-1899, n’a été observée depuis. N. pallidulus bien qu'indi·
qué en Gironre : La Teste, mai 1928, par H. Vmuzr, n'a pu y être rencontré malgré
les plus actives recherches sur les Tamarix qui ne manquent pas dans cette partie
du littoral.

(IALANDRINAE. — NANOPHYES 1261
—— HUsT.. 1931, p. 1.082. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 437 ;
Cat. Corse, p. 457.
Long. : 1,5 mm. — Ovale, entièrement (pattes et antennes comprises)
d’un jaune pâle ; la pubescence fine, blanchâtre, un peu soulevée, assez
serrée, plus condensée à la base du 2* interstrie, y formant une moucheture
ou une linéole pâles, parfois prolongée assez longuement en arrière. F uni-
cule antennaire de 5 articles. Elytres ovales. Plus svelte que le précédent.
Fémurs bi-épineux.
La v. impuncfalus REY, se rapporte à la forme typique 1 Les v. unipunc-
talus et stigmaticus (voir caractères au Tableau des espèces), mêlées à
l’espèce.
Vit sur Tammrix gallica L. et T. ufricana WEBB. (Nombreux observateurs).
La larve provoque une cécidie dans le fruit (T.xvAnEs, Brotenia, 1, 1902, p.
173 fig. — HQUARD, Zoocécidies, 1911, p. 175). Son comportement comme
celui de iamarisci.
Région de l’()livier. —- Roussillon, Languedoc, Provence : Corse. Assez
commun. La v. stigmalicus, décrite de Perpignan, paraît moins abondante
que la v. unipunctalus.
Europa méridionale, Nord de l’Afrique.
20. Nanophyes (Corirnalial posticus GYLL., 1838 in Schônherr, Gen.
Curc., IV, p. 784. — tristigma ROTTENB., 1871, Berl. Ent. Ztschr., XV,
p. 235. — v. imposticus PIC, 1919, L’Ech., 1919, XXXV, p. 22. — v. obli-
teratus PIC, L’Ech., XLI, 1925, p. 14. — HUST., 1931, p. 1.084. — Cat.
SAINTE-CLAIRE-DEVII,LE. p. 438.
Long. : 1-1,5 mm. — Ovale·suboblong, testacé ou roux-pâle ; le pro-
thorax ordinairement un peu plus foncé ; la pubescence dorsale blanchâ-
tre, courte, fine, peu serrée, régulièrement disposée ; Elytres avec une
tache anté-apicale allongée, nébuleuse, d’un brun-rouge ou fauve. située
sur les interstries 4-5, et la suture plus ou moins longuement de cette
même coloration en son milieu ; le rostre, les antennes (sauf parfois la
massue rembrunie) et les pattes testacés ou roux. Funicule antennaire de
5 articles. Stries élytrales profondes, ponctuées ; interstries faiblement
convexes. Fémurs biépineux.
v. imposticus Pic. — Entièrement testacé, sans taches subapicales.
v. obliteralus PIC. —— Comme le précédent et en outre sans liseré sut11-
ral.
Vit sur Tamariœ gallica L. (l). — Mai-juin.
Toute la région méditerranéenne ; commun, notamment. dans le Var,
le Gard, 1’Hérau1t, les Pyrénées-Orientales ; moins fréquent dans l’Aude,
les Bouches-du·Rhône : assez rare dans les A1pes—Maritimes.
Les variétés mêlées à la forme typique.
Nord de 1’Afrique.
21. Nanophyes (Corimalinl tetrastigma AUBÉ, 1863 in Grenier, Cat.,
p. 113. — v. rubens AUBÉ, 1864, Ann. Soc. ent. Fr. IV, p. 327. —— HUST.,
1931, p. 1.084. — SAINTE-CLA1nE-DEVILLE, Cat., p. 438.

1262 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Long. : 0,7-1 mm. — En ovale court, roux ou testacé ; la pubescence
fine, assez serrée, blanchâtre : le prothorax orné de deux taches dorso-
latérales brunes, plus ou moins tranchées ; les élytres avec deux courtes
linéoles post-médianes brunes ou d’un fauve-rougeâtre, situées sur les in-
terstries 3 et 5, parfois reliées sur l’interstrie 4, la suture étroitement colo-
rée de même ; -les antennes, les pattes (sauf les tarses enfumés) et le rostre
roux ou testacés, ce demier rarement un peu brunâtre. Poitrine noire.
Elytres subglobuleux ; stries assez fortes, ponctuées ; interstries subplans.
Funicule de 5 articles. Fémurs uni ou bi-épineux.
v. rubans AUBE. — Téguments dorsaux d’un roux-sanguin ; prothorax
- un peu plus foncé que les élytres, ceux—ci à taches plus marquées. Cer-
tains individus, aussi bien chez la forme typique que chez la variété,
ont le prothorax immaculé et les taches élytrales à peine distinctes.
Vit sur Tamarix gallica L. ! (nombreux observateurs). — Mai-juin.
Même répartition que le précédent et souvent avec lui ; assez commun
en Provence, Languedoc, Roussillon, La variété mêlée çà et là avec la
forme type, notamment dans le Var à Hyères, mais plus abondante en
Algérie.
Espagne, Algérie, Tunisie, Maroc.
22. Nanophyes (Corimalia) quadrivirgatus COSTA, 1863, Nuov. Stud.
Calabr., p. 23. — v. sexpunctatus KIESW., 1864, Berl. ent. Zeit., Vlll, p.
288. — v. trilineatus H. BRIS., L’Ab. V1, 1869, p. 317. — v. septemma-
culatus PIC, L°Ech. 1919, XXXV, p. 11. — v. innotatithorax PIC, l.c., —
v. semiobliteratus Pic, l.c. — Husr., 1931, p. 1.085. — SAINTE-CLAIR!}
DEVILLE, Cat. Fr., p. 438 ; Cat. Corse, p. 457.
Long. : 1,2-1,7 mm. — Ovale, roux—pâle (le dessous du corps au moins
en partie noir) ; la pubescence dorsale assez longue, fine, bien visible,
blanche ; le prothorax portant deux taches dorso-latérales ponctiformes,
noires ; les élytres avec deux courtes linéoles foncées, l’une un peu après
le milieu du 3** interstrie, l’autre, plus en arrière, sur le 5° ; le rostre roux
ou brun ; les antennes et les pattes testacées, les ongles foncés. Rostre
allongé, presque droit. Funicule des antennes de 4 articles. Elytres ovales ;
stries fines ; interstries subplans. Fémurs avec une ou deux épines.
Le prothorax est assez souvent rembruni au bord antérieur. Les varia-
tions suivantes se rencontrent avec la forme typique :
v. sepfcmmaculatus Pic. — Prothorax trimaculé L élytres avec une ma-
cule oblique.
v. semiobliieralus Prc. —— Prothorax sans macules : élytres seulement
avec une linéole brunâtre au milieu du 5° interstrie,
v. innolatiihorax Pic. — Prothorax et élytres irnmaculés.
v. trilineatus Bms. — Comme la forme typique, mais les élytres avec
une ligne de pubescence blanche sur les interstries pairs.
La variété sexpunclatus Knasw. se rapporte à la forme type. \`it sur
Tamariz gallica L. et africana Wenn. ~’!). — Mai-juin. Plus rare que les
précédentes espèces du groupe Corimalia. - Var : Hyères (LÉvmLr.É !,

CALANDRINAE. — NANoP11YEs 1263
GRENIER ! ; F1·é`us ,ÃBEILLE !. —— Bouches du Rhône : Camargue (PUEL).
J . . .
—— Alpes-Maritimes : île Saint—Honorat !. — Lo1re·Infér1eure ; La Bernerie
(Bnxsour). — Corse : abondant par place.
Italie ; Sardaigne ; Grèce ; Crête ; Tunisie ; Algérie.
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Fm. 713 à 720 ; — 713. Dégâts larvaires de Mecinus pyraster HEnns1·, sur racine
de Plantage lanceelata L. ; — 714, Cécidie radiculaire de M. Sîcardi Husr., sur
Antirrhinus majus L. ; — 715, Cécîdîe de M. lengîusculus Bou, collet de Linaria
vulgaris L. ; — 716, Cécidie de M. cellaris, sur tige florale de Plantage marîtima
L. : — 717, dégât larvaire de Nanophyes transversus, sur baie de Juniperus phaeni-
cus ; — 718, renflement cécidiforme de Nanephyes telephi BEDE1., sur tige de Sedum
telephium L. ; — 719, Cécidies feliaires de N. flavidus, sur Sedum reflexum L. ; —
720, Cécidies de N. circumscriptus, sur tiges et feuilles de Lythmm salicaria L.
23. Nano h es (Corimalia) allidulus CRAVENHORT, 1807, Ver l-
P _Y P _ E
Uebers. Zool. byst., p. 203. —- v. Dorzae H. BRIS., 1873, Ann. Soc. ent.
Fr., III, p. 85. — v. liliputanus H. BRIS., 1869, L’Ab., VI, p. 349. -— v.
immaculazus VITALE, 1920, Acad. Peloritana, XXIX, p. 13. — Husr., 1931.
p. 1085. —— SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Cat. Fr., p. 433 ; Cat. Corse, p. 457.

1264 coréorràmzs cuRcUL1oNn>Es
Long. : 0,5-1 mm. — Ovale, roux—pâle ; la pubescence dorsale fine, courte,
peu serrée, blanchâtre, régulièrement répartie ; le prothorax ordinairement
plus foncé, rougeâtre, avec deux petites taches latérales noires ou brunes,
souvent nulles ; les élytres plus claires, jaune - paille, ornés, sur le milieu
du 4° et débordant souvent sur le 5° interstries, d’une tache allongée, noire
ou brune, la suture ferrugineuse ; les pattes, les antennes et le rostre roux
ou testacés ; les tarses et la massue parfois enfumés. Funicule de 4 articles.
Elytres subglobuleux, assez fortement striés - ponctués ; interstries presque
plans, parfois plus convexes. Fémurs inermes.
l.es variétés suivantes vivent avec la forme typique :
v. Iiliputanus Bars. — Taille de 0,5 à 0,7 mm. : les élytres à bords laté-
raux ordinairement foncés, la tache élytrale et le sommet de la suture
noirâtrcs.
v. Doriae Bms. — Rostre, tête et prothorax, noirs ; élytres roux ou
rouge-foncé ; la tache élytrale plus grande, noire, la suture, la massue
antennaire et les tarses noirs.
v. immaculatus Vrrsrn. — Testacé ; élytres sans taches.
Vit sur Tamarix africana WEBB. (!) et T. gallica L. (I). — Mai à début de
juin.
Toul le littoral méditerranéen : pululle dans les Alpes-Maritimes, dans
la vallée de la Siagne, surtout à Mandelieu, en compagnie de la v. Doriae
(!). — Lot—et-Garonne : Sos (BAUDUER) (I). — Corse.
La v. immaculatus représente des individus imrnatures. La v. lilipufanus,
petite race naine paraît assez rare en France, on ne la trouve guère que
dans le Var 2 Hyères et Toulon. Décrite d’Espagne, elle est très commune
en Escorial (Tmuzrr !).
Europe méridionale : bassin méditerranéen. Nord de l’Afrique.
Tribu des Mecinini (2)
Yeux latéraux, leur intervalle, sur le front, aussi large que le rostre.
Antennes à funicule de 5 articles. Trochanters courts et obliques. Segments
ventraux à bords rectilignes. Ecusson visible.
TABLEAU DES GENRES
]. Hanches prothoraciques rapprochées ; rostre, au repos,
non replié entre elles. Prosternum à bord antérieur entier.
Ongles soudés à la base ............ 2
—— Hanches prothoraciques écartées ; rostre au repos, replié
entre elles. Prosternum à bord antérieur échancré au milieu.
Ongles libres. Corps ovale ....... (p. 1311) Miarus
(1) Nous mentionnons cette localité sur la foi de plusieurs auteurs qui la citent
sans 1'av0ir peut être contrôlée. REY, L’Ech., 1893, p. 85, signale qu’i1 possède un
exemplaire de N. pallidulus provenant d’Angleterre, ce qui parait surprenant.
(2) Fnrrz Vim Emnzx Transactions of the Royal Entomological Society of London,
1938, p. 20 et 21 a donné le tableau des caractères larvaires des genres 2 Mecinus,
Gymnetron et Miarus.

cALAN0RmAE. —— MECINUS 1265
2. Corps ovale ou arrondi rarement oblong (1) ; élytres plus
larges que le prothorax ; pygidium plus ou moins décou-
vert. Episternes métathoraciques distinctement élargis en
avant. Abdomen avec ses deux premiers segments bien plus
longs que les suivants ........ (p. 1276) Gymnetron
— Corps allongé, étroit, cylindrique ; les élytres, ordinaire-
ment, pas plus larges que le prothorax (sauf chez dorsalis
AUBE) ; pygidium seulement découvert au sommet. Epister-
nes métathoraciques étroits, non distinctement élargis en
avant. Abdomen avec ses quatre premiers segments subé-
gaux ............. (p. 1265) Mecinus
Gen. MEClNUS GERMAR, 1821, Mag. Ent., 1V, p. 315
(J. DU VAL, Gen. Col. Eur., IV, 1868, p. 68 ; pl. 29, Hg. 138)
Rostre plus ou moins allongé, plus rarement assez court, arqué, parfois
subrectiligne, dêiléchi, cylindrique ; scrobes linéaires, obliquement diri-
gés vers l’œil. Antennes assez courtes, médianes ou antémédianes ; funi-
cule de 5 articles, les deux premiers allongés, obconiques, les trois autres
courts, subarrondis ou tronqués au sommet ; massue grande, ovale, déga-
gée brusquement du funicule. Yeux latéraux, ovales ou arrondis, peu
convexes. ou subplans. Prothorax faiblement transversal, plus étroit en
avant, légèrement resserré au sommet, assez convexe, médiocrement arrondi
latéralement. Ecusson distinct. Elytres allongés, subcylindrique, rarement
plus larges que le prothorax, à épaules un peu saillantes ; arrondis ensem-
ble au sommet et recouvrant presque entièrement le pygidium Fémurs
inermes ou dentés ; tibias mucronés ; ongles soudés à la base. Hanches
prothoraciques contiguës. Abdomen avec les 4 premiers segments subé-
gaux. Episternes métathoraciques étroits, non élargis en avant.
Mâle : Rostre plus court, plus fortement sculpté. Antennes antémédiancs.
Fémurs ordinairement dentés. Femelle : rostre plus long, plus lisse ; les
antennes médianes ou submédianes.
Ce genre comprend une trentaine d’espèces dans la faune paléarctique
et seulement dix dans celle de notre pays.
Les larves vivent et se transforment dans les tiges, feuilles, ovaires et
racines de certaines plantes, modifiant notablement l`aspect extérieur des
organes atteints, dans l’intérieur desquels s’opè1·e la métamorphose. Ce-
pendant certaines espèces, M. pyraster notamment, ne sont pas toujours
cécidogènes. Les Scrofulariacées et les Plantaginacées sont particulière-
ment recherchées par ces insectes. L’adulte hiverne à l’intérieur même
du végétal lorsqu’il éclot tardivement.
TABLEAU DES ESPECES
1. Elytres noirs ou rougeâtres ........... 2
— Elytres bleus ou bronzés. Pubescence très courte, très fine,
(1) Chez G. etongatum H. Bars, notamment, les élytres sont allongés, mais la base
de ceux-ci déborde toujours nettement le prothorax.

1266 COLÉOPTÈRES cmzcomonrons
couchée, ne voilant pas les téguments. Prothorax presque
aussi large que les élytres ........,.. 8
2. Noir, sommet des élytres parfois un peu plus clair .... 4-
— Rouge ou brun, ou tout au moins avec des lignes rougeâ-
tres sur les élytres. Pubescence ordinairement couchée.
Une bande de pubescence blanche sur les côtés du protho-
rax et des élytres. Prothorax aussi large que les élytres.
Rostre assez long, arqué, cylindrique. Pattes au moins en
partie rousses .........,..... 3
3. Suture des élytres, la base du 2' et la moitié antérieure du 3'
inte1·strie squamulés de grisâtre. Prothorax court, forte-
ment arrondi latéralement, convexe, un peu plus large que
les élytres à la base, formant (vu de profil) avec la base de
ceux-ci, un angle rentrant très accusé. Pilosité élytrale appli-
quée non visible, de profil, même au sommet. Long. :
2,3-3,5 mm ............. 9 suturalis
— Suture, 2° et 3' interstries des élytres, sans bandes plus
claires. Prothorax plus étroit, non arrondi fortement laté-
ralement ; plus rétréci au sommet, pas plus large que les
élytres à la base ; subplan, formant avec les élytres, un
angle faiblement accusé. Pilosité élytrale soulevée, bien
visible (vu de profil) surtout au sommet. Long. : 3-3,5 mm
................ 8. circulatus
4. Base du prothorax et côtés de la poitrine sans squamules
ochracées. Forme cylindrique. Rostre arqué. Profémurs den-
tés (mâle) ou inermes (femelle). Ecusson blanc ...... 5
— Base du prothorax et moitié basale de ses bords latéraux,
ainsi que les côtés de la poitrine enduits d’une couche
squamuleuse jaune-orange assez caduque. Forme oblongue,
convexe. Rostre droit plus court que le prothorax. Fémurs
inermes Pubescence dorsale extrêmement courte, légère,
appliquée, ne voilant pas les téguments. lnterstries non
ponctués. Entièrement noir ou rougeâtre. Ecusson blanc.
Prothorax un peu plus étroit que les élytres. Long. : 3-4 mm
................. l. collatis
5. Elytres deux fois et demie aussi longs que larges ; pubes-
cence dorsale légère, ne voilant pas ou très peu les tégu-
ments. Tarses peu allongés, le 2' article à peine aussi
long que large ............... 6
— Elytres trois fois et demie aussi longs que larges ; pubes-
cence dorsale line, cendrée, serrée, rendant les téguments peu
visibles. Tarses allongés, les postérieurs, en particulier, à
l" article deux fois aussi long que large, le 2° beaucoup plus
long que large. Rostre fortement arqué, aussi long (femel-
le), plus court (mâle) que le prothorax. Prothorax faible-
ment transverse, convexe, ses côtés parallèles en arrière,

CALANDRINAE. — Mecmus 1267
ses angles postérieurs droits. Profémurs du mâle forte- -
ment dentés. Long. : 3-4 mm ...... 4. l 
6. Rostre régulièrement courbé. Yeux un peu convexes .... 7
-—— Rostre fortement et brusquement courbé à sa base `; Yeux
aplatis en-dessus. Noir, brillant ; pubescence extrêmement
fine, formant trois bandes légères et peu distinctes sur
le prothorax. Ecusson plus pubescent. lnterstries étroits
ruguleux, un peu plus larges que les stries, avec un rang de
fines soies couchées. Tarses très courts, noirs. Long. : ·
2,5 mm .............. 7. dorsalls
7. Pubescence dorsale grisâtre, plus longue, redressée au som-
met des élytres où elle forme une courte crinière suturale
brunâtre. Ecusson blanchâtre. Tarses roux. Scape antennaire
roux à sa base. Prothorax subparallèle dans sa moitié basale,
ses angles postérieurs droits ou peu obtus. Stries élytrales
fortes, très distinctement ponctuées ; interstries étroits. Ros-
tre brillant, peu densément ponctué à la base, lisse en
avant dans les deux sexes. Long. : 3-4,5 mm .... 5. pyraster
— Pubescence dorsale cendrée, un peu plus serrée, appli-
quée, nullement relevée en arrière sur les élytres. Ecusson
blanc, tranchant sur le fond. Tarses et antennes foncées.
Prothorax arrondi latéralement, ses angles postérieurs arron-
dis, obtus. Stries élytrales plus fines, à ponctuation indis-
tincte ; interstries plans, bien plus larges que les stries.
Rostre rugueux et mat (mâle), lisse, brillant et pointillé
dans sa moitié apicale (femelle). Long. : 4-4,5 mm . . 6. Sicardi
8. Rostre régulièrement arqué ; tête grossièrement ponctuée.
Prothorax presque mat, fortement et densément ponctué.
Stries élytrales fines, aussi larges que les interstries, à points
rectangulaires. Profémurs du mâle assez fortement dentés.
Long. : 3-4,2 mm ........... 2. jîllthillllâ
— Rostre brusquement et fortement courbé à la base ; tête
finement ponctuée. Prothorax ·à ponctuation plus fine et plus
espacée, brillant. Stries élytrales fortes, grossièrement ponc-
tuées, plus larges que les interstries. Profémurs du mâle
très finement et parfois peu visiblement denticulés .... 9
9. Front fovéolé ; rostre de la femelle aussi fortement arqué
que celui du mâle. Prothorax et élytres constamment bleus.
Taille moins forte : 2,2-2,5 mm ....... 3. Heydeni
—— Front non fovéolé ; rostre nettement plus long et moins
fortement arqué chez la femelle. Prothorax le plus souvent
bronzé-cuivreux ; élytres bleus ou bronzés. Taille ordinai-
rement plus forte : 2,8-3 mm ...... 3 bis Laeviceps

1268 coLÉ0PTÈREs CURCULIONIDES
1. Mecinus collaris GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 318. —— HUST., 1931,
p. 1.123. — Cat. SA1NTE—CLA1RE—DEv‘1LLE, p. 439.
Long. 2 3-4 mm. — Distinct des autres espèces par son arrière-corps
moins parallèle, son aspect glabre, la pubescence dorsale fine, éparse, peu
visible, la base du prothorax et les côtés de la poitrine portant une couche
squamuleuse jaune-orangé. Noir ou brun, assez brillant ; l’écusson blanc ;
les ante11nes et les pattes foncées, les tarses ferrugineux. Rostre droit,
court, épais, atténué à l’extrémité, pointillé en avant, ponctué à la base.
Prothorax peu convexe, subtransverse, à côtés presque droits en arrière,
arrondi-rétréci fortement en avant, arqué à sa base, finement et densé-
ment ponctué, sa ligne médiane carénée ou non. Elytres un peu plus larges
que le prothorax, oblongs, très légèrement arqués sur les côtés ; stries
fines, à points linéaires ; interstries plans, finement coriacés. Fémurs
inermes chez les deux sexes.
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\ ,
721 722 723 AJg;···w·,J.L
Frc. 721 à 723. — 721, Mecinus collaris GERM. g' ; — 722, M. circulatus Mmsn.
O’ ; — 723, M. longiusculus Bon. G'.
La larve, cécidogène, produit un rentlement oblong au-dessous ou dans
l’axe des épis floraux de divers Plantago : P. major L. (Gimun, H. Bmsour,
Krems, HOFFMANN), P. lanceolala L. (Paams, HUSTACHE), P. coronopus L.
(R. P. TAVARES), P. media L. (BARGAGLI), P. maritima L. (DEVILLE, KLE1NE,
C1·xAPU1s etc,). cf. HOUARD, Zooc. Bass. méd., p. 854.
La larve est parasitée par un Chalcidien : Micronzelus pyrrhognsler
W.ALK. (BIGNELL).
Répandu, bien qu’assez rare, dans la majeure partie de notre territoire.
Mai-juin.
Vosges !. — Meurthe-et-l\Ioselle. — Calvados : plusieurs localités (Fw-

CALANDRINAE. — MECINUS 1269
VEL, \l1ENNOT-BOURGIN 1). — Vendée : St-Gilles (DEVILLE). — Seine. - Seine
et-Oise : Briis s/Forges (1) ; St-Michel—sur—Orge (ltlamux L PIONNEAU). -··
Yonne. — Côte d’Or. — Jura. — Saône-et—Loire. — Basses-Alpes. -— Savoie.
—— Pyrénées-Orientales. — Charente-Maritime : Royan (Liaaox i). ~ Giron-
de. Corse.
Guernesey 2 Rhénanie ; Europe centrale : Syrie 1 Caucase : Mongolie ;
Côtes du Portugal : Espagne ; Suisse.
2. Mecinus janthinus GERM., 1817, Faun. Ins. Eur., V, p. 10. — vio-
laceus DEJEAN, 1802, Cat. Col., p. 98. — HUST., 1931, p. 1.123. - Cat.
SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 439.
Long. : 3-4,2 mm. -— Allongé, cylindrique, presque mat ; la pubes-
cence dorsale fine, peu apparente, couchée, cendrée, ne masquant pas les
téguments, bisériée, alignée sur chaque interstrie ; le rostre, les antennes,
les pattes (sauf les tarses ferrugineux ou bruns) et le prothorax noirs, les
élytres bleus. Rostre régulièrement arqué. Tête grossièrement ponctuée,
avec un point sur le front. Prothorax un peu arqué latéralement, très
densément ponctué, à peu près mat. Elytres pas plus larges que le pro-
thorax, parallèles ; stries assez fortes, â points subrectangulaires ; inters-
tries plans, environ aussi larges que les stries, portant une série alignée
de petits points et de fines rugosités transversales. Profémurs fortement
dentés chez le mâle, inermes chez la femelle.
La larve, non cécidoaène, vit dans les tiges de Linnria mzlgaris Mu.L.
(I(.u.rENR.tc1—1, TEMPÈRE, Husrscma, KLEDJE, Ho1=EM.txx), Linaria minor Dssr.
(l\l.tRcuAL et CHATEAU, 1905), Linaria sfriata L. (Dr GRENIER, Ann. Soc. cn!.
Fr., 1868). Les parties attaquées ne subissent aucune déformation, mais
jaunissent extérieurement 2 la larve se transforme dans la tige : l`éclosion
imaginale a lieu en juillet, août et septembre (Biol. — Biznnsmauo, 1891.
Juhr. Nass. Ver. nat., p. 54. —— Dacwx, Ann. Soc. em`. Fr., 1891. p. 67. —
KIEFFER, Feuill. jeunes nat., 1891, p. 54). lfadulte se rencontre d`a\·ril à
septembre.
Presque toute la France, sauf peut-être dans la région armoricaine : assez
commun par places, surtout dans le midi : s’élève dans les Alpes jusqu’à
la partie inférieure de la zone subalpine_ Non signalé des Pyrénées.
Europe moyenne : provinces rhenanes.
3. Mccinus Heydeni WENCKER, 1866, in Silbermann et Winkler, Cat.
Col. Alsace et Vosges, p. 130. — janthinus THOMS., 1865, Skand. Col., VII,
p. 308 (non GERM.l. — Husr., 1931, p. 1.124. — Cat. SAINTE-CLA1RE-
DEv1LLE, p. 439.
Long. : 2,2-2,5 mm. — Voisin du précédent. Presque moitié plus petit,
plus brillant, les élytres et le prothorax bleus, ce dernier plus foncé ; le
rostre, brusquement et fortement courbé à la base; ; la tête finement
ponctuée ; la ponctuation prothoracique moins forte, un peu moins dense ;
les élytres à stries plus larges, plus grossièrement ponctuées ; les interstries
finement rugueux, sans ligne de points visibles, plus étroits, que les stries,
leur pubescence plus courte, aligné, unisériée, très rarement bisériée. Pro-
fémurs très finement ou peu visiblement spinulés chez le mâle.

1270 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
La larve a été observée, au Danemark, dans les tiges de Linaria uulgaris
IIIILL., elle y provoque un léger rentlement (V. HANSEN). L’adulte se trouve
sur ce Linaire, de mai à octobre (V. HEYDEN, F, GUILLAUME, G. RIIIIER I).
Très rare. Les carectères larvaires sont donnés par F. vim EMDEN (Trans.
cnt. Soc. Lmdon, 1938, p. 21).
Meuse : Montmédy 27 septembre 1911 (Hiêcxnr I). —- Ardennes : Mourons
IBETTINGER X). — Vosges : Raon l’Etape, 23 mai, en nombre (Rursn 1). —
Saône-et-Loire ; Monceaux-1’Etoile (Pic).
Belgique ; Rhénanie ; Allemagne ; Suède ; Danemark.
3m. Mecinus laeviceps TOURNIER, Bull. Soc. ent. Belg., 1873. — Hey-
deni WENCK., v. venturensis HOFFM., Bull. Soc. ent. Fr., 1940, p. 23 (1).
Long. : 2,8-3 mm. — Differe du précédent par la coloration ; le pro-
thorax est presque toujours bronzé, les élytres peuvent être de cette der-
nière couleur ou bleus. Chez les spécimens à élytres bleus, le rostre est
noirâtre ; chez ceux à élytres bronzés il est cuivreux. I..’arrière-corps est
plus longuement rétréci au sommet. La femelle a le rostre plus long et à
courbure beaucoup moins brusque à la base que chez Heydeni du même
sexe.
Vit sui les Linaires, notamment sur Linariu vulgaris 0111.1., en Pologne.
Cette espèce, d’origine orientale, se retrouve en France, dans le Vauclu-
se : Mt Ventoux, alt. 700 m, 4-XI-1917 (CI-Ioaairr > coll. «FAoxIEz I) 1 Ma-
laucène (Pied du Mt Ventoux) 7-VI—l931 (PORCHET > ma coll., type du
renturensis) 1 Sainte-Colombe, 15—\`—l934 (J. THÉROXD K).
Russie méridionale (type du laericeps) : Allemagne 1 Pologne orientale
('SMRECZYNSKI !).
4. Mecinus longiusculus Bon., 1845, in Schônherr, Gen. Curc., VIII,
p. 188. — tertiusculus BOH., l.c., p. 189. — filiformis AUBÉ, 1850, Ann. Soc.
ent. Fr., VIII, p. 344. — subcylindricus PIC, 1896, Miscell. ent., IV, p.
115. —— HUsT., 1931, p. 1.124. — SAINTE-CLA1RE—DEVILLE. Cat. Fr., p.
439 ; Cat. Corse, p. 453.
Long. : 3-4 mm. — Corps remarquablement allongé et étroit, noir, cou-
vert d’une pubescence grisâtre, fine, serrée, couchée, voilant les téguments ;
liécusson tomenteux, blanc ; les pattes et les antennes noires. Rostre for-
tement arqué, ponctué, brillant en avant chez la femelle, mat, bien que
dénudé à cet endroit chez le mâle. Prothorax faiblement transversal, non
ou légèrement arqué latéralement, ses angles postérieurs, droits, assez for-
tement rétréci en avant chez la femelle. moins chez le mâle. Elytres cvlin-
driques, à peine sinués en arrière des épaules ; stries fines, ponctuées à
pubescence peu différente de celle des interstries, ceux-ci plans. un peu plus
larges que les stries. Profémurs du mâle fortement dentés.
La larve vit et se développe dans les tiges de diverses Scrofulariacées :
Linaria striata L. (GRENIER, PIERRE), L. supina DEsI·`. (LEMORO, DEVILLE),
I1) La synonymie a été établie d’après des renseignements fournis par M. Stanislas
Smuzczvivsxz.

CALANDRINAE. — Mncmus 1271
Anarrhinum bellidifolium Dnsr. (Tlvanns, Fircoz), (1), Antirrhinum Oron-
tium L. H. Sicsnn . Observé en Al érie dans les ti es d`un Anarrhinium
(Pnvemnixorr). La lave provoque raîemént une faiblî réaction des parties
attaquées. Elle h·iverne dans le végétal et l’adulte éclot fin juillet (Fzxrcoz,
1930). Il se rencontre sur les plantes nourricièreîl précitées et en outre sur
Antirrhinum mans L. Temeàne . —- Avril à `u1 e .
Commun danslle Midi, le Sudiûuest et le Céntre : s’élève dans les Alpes
et les Pyrénées, jusqu’à 1200 m environ, rarement au-dessus. Très rare
dans le bassin de la Seine : Seine : Champigny (Lâvnirré E)  1La Yarînne
Lnnono, Mlnnorrm. -— Seine-et·0ise : Bouray orrmnv, sexxx .. —
ëeine—et-Marne : Saiinois, Fontainebleau (AUBE, Bomnnnn !). » Loiret :
environs de Mung-sur-Loire (JEKEL). — Corse ; Ajaccio (Kmusia) Bonifacio
Poncunr ! .
( Semblc rhanquer dans le Nord et la région Alsaco-Vosgienne.
Europe méridionale ; Nord de l’Af1·ique (2).
5. M¢CiI'I\IS pyfnster HERBST, 1795, Natursyst. lns., Kâf., V1, p. 252. -—
cerasi PAYK., 1813, Fn. Suec., 111, p. 193. — haemorrhoidalis HERBST,
1795, 1.c., p. 266. — semicylindricus MARSH., 1802, Ent. Brit., 1, p. 294.
— v. echimztus DESBR., 1893, Frel., II, p. 56. —-— v. piliferus NORMAND,
1937, Bull. Hist. Nat. Sc. Nord de l’Afrique, p. 270. -— v. sublineellus
FAIRM., 1880, Ann. Soc. ent. Fr., — v. andalusicus FAUST, Deutsche ent.
Zeit., 1890. -— HUST., 1931, p. 1.125. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat.
Fr., p. 4-39 ; Cat. Corse, p. 453.
Long. : 3-4·,5 mm. —- Cylindrique, _
noir ; la pubescence dorsale grise ou   V
brunâtre assez longue, fine, peu ser- `— ( ,
rée ne voilant pas les téguments, cou- ( "
chée ou un peu soulevée. redressée et V
plus dense au sommet des élytres où "—_   .-·’
elle forme, sur la suture, une courte *3   /
crinière ; les pattes (sauf les tarses `-Q     .,.
ferrugineux) et les antennes (sauf la    
base du scape rousse) noires ou .·—"l`ï,}— .
brunes ; l’écusson blanc. Rostre ar- 4  jj  1 L I
qué, brillant, dénudé et lisse en avant. /     » ‘.»
Prothorax non arqué sur les côtés, _ jj   N li
lœ angles postérieurs droits ou un I   yi "j
peu Obtus, la ponctuation serrée, la >‘   ·' ,.
ligne médiane subcarénée. Stries ély- i    
trales fortes, à points profonds ; `î·   ` ` .•
interstries plans à pilosité ordinaire- é 5 ·È° ‘
ment unisériéc. Profémurs, chez le *   `#
mâle, fortement dentés ; chez la R?
femelle 1IleI‘IIleS OU SUl)(leI1IéS. Fu;. 724. — Mecinus pyraster Hnnnsr
19%) âivtëügîe, Fnzcoz, Bull. Soc. ent. Fr., 1930, p. 149. -— H. V. Lmennxnv, Ent. Blâtt.,
(2), M7 Èmimonn m'a communiqué trois grandes femelles de cette espèce. qu‘il a
prises en mars, à Rabat (Maroc), sur Anarrhinum peladum Dnsr.

1272 coLÉoP·rÈREs cURcUL1oN11>12s
v. szzblineellus FAIRM, (andalizsicus Fatsr). — Corps un peu plus étroit 1
ponctuation du prothorax et des stries élytrales plus ûne 1 pubescence des
interstries mieux alignée, plus relevé au sommet.
v. ¢·<·lzin«rtus Drzsea. — Prothorax à angles postérieurs émoussés, sa base
avec une bande de pubescence blanchâtre semblable à celle de l’écusson ;
pubescence dorsale un peu plus grossière, plus relevée.
v. piliferus NonM. — Pubescence dorsale plus dense et redressée sur
les élytres.
Oesnnvarioxs, — Malgré les objections formulées par HUSTAC1-IE (Bull.
Soc. Linn. Lyon, 1941, p. 5), au sujet de la réunion que j`ai faite du subli-
nerllus avec pymslrr (Ho1=1=M., Bull. Soc. ent, Fr., 1940, v. 23), je persiste
dans mon opinion. Après l’examen du type, je ne puis considérer subli-
neellus que comme une forme plus allongée et moins sculptée. La v.
eclzirzatns dont je possède un exemplaire nommé de la main de l’auteur.
ne diffère réellement de pyrasfer que par la pubescence plus grossière
et plus soulevée, la description a été faite sur des femelles, et l’ang1e
postérieur du prothorax est souvent obtus chez les individus du même sexe
de la forme typique.
La v. piliferns ne se distingue guère de l’echinntus que par la pubescence
plus fine et plus régulièrement redressée sur toute la surface des élytres.
1.a larve vit au collet et dans la racine de Planlago lanceolata L., sans
provoquer de réaction cellulaire notable (Observation faite à Versailles,
début d’a·oût 1930 par L. l\1Esxn.). — Signalée dans les tiges de la même
plante (Peaars, Bunneennc etc) et de P. merlin L. (J. Hmm') où elle pro-
duirait une cécidie fusiforme. H, v. LANGERKEN, Ent Blàll., 1941, la signale
dans t’ép1 floral de P. Iancœolnm 1.., Cette espèce présente des cas d’ailo-
trophie des plus singuliers : elle a été observée, à Montpellier, venant de
se transformer dans une galle de Rlzorlites rosae (Hym. Cvxirime) (F. P1-
cxno). La larve trouvée, évoluant et se transformant dans la couche spori-
fère d’un Champignon polypore 1 Phellinns fulnus (Scor.) PAT. (Vn2NNo·r-
Bornmv) cf. Horrivi. (Bull. Soc. Sc. Nat. Seine-et—Oisc, 1938, p. 61).
Toute la France et la Corse 1 Commun 1 mai à septembre.
La v. szzblinecllzzs, ça et là dans le Midi 1 Charente-Maritime 1 Royan
(R. Lesox t) 1 île de Ré (BoN>:.¤.1RE !). — Vaucluse 1 La Bonde (FAcN1Ez !).
La v· echinatus, avec la forme typique, en Provence, notamment dans
la régior côtière. La v. pilifrrns, dans les mêmes conditions, mais remon-
tant jusque dans l’lsère l et la Drôme ! 1 pas rare dans le Roussillon, le
Var, le Rhône et le Vaucluse.
Europe ; Caucase 1 Turkestan ; Arménie ; Afrique du Nord.
6. Mecinus Sicardi HUST., 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 196. — Cat.
SA1NTE—CLA1R1;—D1;v1LLE, p. 439.
Long. : 4-4,5 mm. — Aspect du précédent. Diffère par la pubescence
dorsale plus serrée, bien que ne voilant pas les téguments, un peu plus
condensée en une tache humérale confuse et assez souvent en une ligne
médiane, plus ou moins distincte, sur le prothorax, tomenteuse et plus
blanche sur l’écusson ; la pubescence élytrale appliquée, nullement rele-
vée au sommet, répartie en 2-3 rangs, non alignés, sur chaque interstrie,
celle des stries semblable, uniseriée ; les antennes et les pattes entière-
ment foncées. Rostre moins courbé à la base, épais. rugueux, mat (mâle)

cALAM>R1NAE. — Macnvus 1273
moins robuste, pointillé et luisant en avant (femelle). Antennes antémé-
dianes (mâle) médianes (femelle). Prothorax arrondi latéralement, les
angles postérieurs obtus, la ponctuation serrée, plus confuse. Stries élytra-
lœ plus fines, à points serrés, moins distincts ; interstries plus larges,
plus plans, ruguleux. Profémurs du mâle fortement dentés, ceux de la
femelle inermes ou subdentés.
La larve vit, dans le collet flïlllfl-l‘I‘]lfIlIlI7l nwjns l,. (H. Sxcxnn, R. Por-
TIERS !). Elle y produit des déformations latérales, affectant la forme de
petites hernies (l). La tranformation s`effectne dans Fintérieur de la
plante. On y rencontre, vers la mi-juillet, à la fois des imagos, des nymphes
et des larves. Les éclosions de la fin de juillet se poursuivent une partie
de l’été, mais les adultes nés en fin de saison (octobre), restent dans leur
galerie, attendant le printemps pour sortir et donner naissance ii la géné-
ration de mai-juin (R. POUTlERS_ Bull. Soc. enf. Fr., 1921, p. 270). Les dé-
formations provoquées par la larve, peuvent atteindre une partie importante
de la base des racines (A. HoFFMANN). France méridionale ; abondant par
endroits : mais paraissant assez strictement localisé.
Hérault : Montpellier, types (H. Sicmn !). » Alpes-Maritimes : Menton
en grand nombre (R. Pourmns Y, Banat.) 2 St-Jacques, près Grasse (Horr-
MANv)_ — Gard : Nîmes (J. 'l`HÉRoNn).
7. Mecilius dorsalis AUBÉ, 1850, Ann. Soc. ent. Fr., p. 34-4. — v. alpi-
nus HUST., 1944, Bull. Soc. Linn. Lyon. p. 5. - HUST., Cure. gallo-Rh.,
1931. p. 1.124. — Cat. SA1Nris—CLAiRE—DEv1LLE, p. 439.
Long. : 2,5 mm. - Ressemble superficiellement à un très petit pvraster
(2) cylindrique, subdréprimé, noir, vaguement bronzé, à peine luisant ;
la pubescence dorsale grisâtre. très courte, fine. appliquée, sauf sur les
côtés du corps et sur la partie apicale des élytres où elle est un peu sou-
levée, rangée, uni ou bisériée sur chaque interstrie ; l°écusson tomenteux,
blanc ; les antennes et les pattes noires. Rostre fortement courbé à la
base, dénudé, presque lisse et luisant en avant, celui du mâle plus épais
et présentant, même au sommet, quelques poils courts et dressés. Yeux
aplatis sur le lobe. Prothorax transversal. à peine arqué sur les côtés, sa
plus grande largeur située en arrière du milieu, médiocrement rétréci au
tiers supérieur, étroitement étranglé derrière son bord antérieur qui pré-
sente un fin bourrelet, les angles postérieurs obtus, le disque finement et
très densément ponctué. Stries fines, ponctuées ; interstries étrorts, aussi
larges ou â peine plus larges que les stries, plans finement rugueux en
travers, avec une série de très petits points parfois indistincts. Profémurs
du mâle dentés ou inermes.
Chez certains spécimens, provenant de la Vendée : St-Gilles (L C.\'PlT.\lÉ\'E),
le prothorax des mâles est notablement arrondi sur les côtés et brusque-
(1) Ce charançon cohabite le plus souvent avec un Lépidoptère. Tineidae : Stag-
matophora serratella TR., dont les chenilles provoquent des excroissances longitu-
dinales, contribuant à donner aux parties attaquées. un aspect remarquablement
tourmenté. (R. Ponrums).
(2) M. Aubei Dnsnn., d’A1gérie, possède la plupart des caractères du M. dorsalis.
Sa forme est plus étroite, plus allongée, son aspect brillant, submétallique, ses pattes
plus grêles, ses interstries convexes, très étroits. Il se rencontre également au Ma-
roc : Tanger ! et en Espagne !

1274 (:0LÉOPTÈRrls CUR(;uLl0N1DEs
ment rétréci en avant, mais son étraugleinent derrière le bord antérieur est
presque nul. La v. alpinus semble constituer une race montagnarde, carac-
térisée par sa forme plus robuste, le prothorax plus large que chez la
forme typique. moins rétréci en avant, mais plus fortement étranglé der-
rière le bord antérieur qui est nettement relevé dans les deux sexes ; les
stries elytrales plus larges, les interstries plus étroites. plus fortement;
sculptés.
La larve provoque une excroissance sphérique au collet et Sll1' les racines
de divers Lintiriu. notamment L. szzpina L. (Hrsracae, Àlmxiv t, H0rFM.s.NN),
l,. slrmln l., et I.. lhymi/oliu D. (I. <SrE—CL.liRE-DEv1LLE E). L. simpler D. C.
(Horrnixx). Au Portugal : Saalheira, en juillet, sur L. Tourncforti Pom,
et L. Irim·ni'thop}1nm Wma. (T.iv.inEs, Broierirz, It, p. 176) (1).
Presque toute la France. assez rare : juin à septembre.
Semble manquer dans la région Alsaco—\`osgieime. ainsi que dans la
region aquitanique.
Seine. —» Seine—et-()ise E. ——» Seinc—et-Marne I. 4 (lise. »— Hte-Marne. —
Eure. — Seine»maritime. — Somme. — Marne. — Cher. — Loiret !. —
Loir—et—Cher É. — Haute—\`ienne E. — Vaucluse Z. — Var !. —» B.ouches—du-
Rhône Y. » Lot-et-Garonne. — Vendée. —— Sarthe. — Mayenne !
La v. ulpinns trace d’altitude) ; Basses—Alpes_ Col d’Allos, alt. 2200,
fin juillet (l'lUST.\C}-IE).
Péninsulte ibérique. — Nlaroc ’coll. Bowximi t).
8. Mecinus circulatus lVIARsH.. 1802, Ent. Brit., 1. p. 274. — fimbria-
fus GERM., 1821. Mag. Ent., 1V. p. 318. — haemorrhoidalis STEPH, 1831,
111. Brit. Ent., Mand., IV. p. 12. f fimbatus DEJ. 1802, Cat., p. 93. —-
marginazus BECKER. 1817 Beitr. Bayr. Ins., p. 20. f subcostatus KOLEN,
1858, Bull. Moscou, p. 86. — v. œlbipubens RE1TT.. 1907 Verh. Nat. ver.
Briinn. p. 12. —— v. horridulus REITT. 1.c. v. brevithorax DESBR., Frel. II,
1893. p. 60. ~ v. angustulus DESBR., l.c.. p. 61. -— v. mzsutus TUURN.,
1873. Ann. Soc. ent. Belg., XVI, Bull., p. 75. — v. Tournieri FAIRM.,
Petites \louv.. 1876. —— v. rufipemzis PIC. 1915, lflflch., n° 367, p. 27. ——
Husr., 1931. p. 1.125. — SAINTE-CLAIRE-1-)E\’ILLE. Cat. p 439 ; Cat.
Corse, p. 453.
Long. : 3-3.5 mm. —— Allongé. subdéprimé. brun foncé, les élytres avec
les bords latéraux et parfois la suture d7un rouge ferrugineux ; la pubes·
cence dorsale éparse. assez grossière, couchée sur le prothorax, un peu
soulevée sur les élytres. notamment en arrière, plus serrée sur le sommet
de la suture. roussâtre, sauf sur les côtés des élytres où elle forme une
bande blanchâtre, assez dense ; l’écusson tomenteux de blanc pur ; le
prothorax avec une fine ligne médiane et les bords latéraux plus clairs ;
les antennes t sauf la massue et parfois les deux articles du funicule foncés)
et les pattes ferrugineuses. les fémurs souvent remhrunis. Rostre plus court
que le prothorax. robuste, régulièrement arqué, noir. rougeâtre à l’extré-
mité ; celui du mâle. rugueux et mat, celui de la femelle lisse et légèrement
nl) Les individus que je possède, de cette provenance. semblent bien établir
une race particulière. Leurs stries élytrales. plus larges que les interstries, sont re-
marquablement. profondes et grossièrement ponctuées. leurs interstries présentent
qgîapilosité plus épaisse. unisériée. strictement alignée et très blanche v. Tavaresi,

cALAN1>R1NA1·:. — Macuvus 1275
luisant en avant. Front fovéolé. Antennes submédianes. Prothorax sub-
transversal, faiblement arqué latéralement, modérément rétréci en avant,
très étroitement resserré derrière le bord antérieur, couvert de points ser-
rés, arrondis. Elytres cylindriques ; stries fines à points arrondis, rappro-
chés 1 interstries un peu plus larges que les stries, plans, ruguleux. Pro-
fémurs dentés chez le mâle, inermes chez la femelle.
On rencontre les variations suivantes.
v. rufipennis Pic - Comme la forme typique, mais élytres entièrement
ferrugineux, la bande latérale de pubescence blanchâtre, assez tranchée 1
pattes rousses.
v. horridulus Rarrr. — Elytres à pubescence plus longue, plus relevée
en arrière, les interstries avec une série de crins blancs plus longs.
v. albbipubens Risrrr. — Elytres ferrugineux_ sauf les 2 ou 3 premiers,
interstries noirs sur leur tiers antérieur 1 la pubescence générale plus
grossière, d’un blanc pur, plus condensée sur les côtés, au sommet de la
suture et dans la région du calus apical.
v. brevithorax DESBR. — Coloration analogue à la forme typique corps
plus étroit 1 prothorax plus court, plus arque sur les côtés 1 pubescence
dorsale plus abondante. hérissée 1 rostre un peu atténué au sommet.
v. nnguslzzlus Dasnn. — uForme semblable à la précédente variété, mais
la pubescence en majeure partie appliquée 1 les bandes latérales des
élyt res réduites à quelques poils clairs 1 le prothorax court. assez fortement
arrondi latéralement ; les tibias plus grêles que chez la forme typique.
v. Tournieri FAIRM. — Se distingue de la forme typique par le protho-
rax et les élytres uniformément bruns ou noirs : les bandes prothoraciques
et les bords latéraux des élytres à pubescence très dense, d’un blanc
pur très tranché 1 fémurs noirs. tibias et tarses roux.
La larve vit et se transforme dans le collet de Planiuao lanccolntn L.
(Piznais. l.arves, 1877, p. 39ll. L’adulte se trouve sur la plante, surtout au
printemps (BEDEL, MAGMN, V. Miver, Husracma, HOFFM.àNN, etc), ainsi que
sur P. psyllium L. (V. Mivirr). P. cynops L. (L, Scmuaweu), P. subulata
L. (Horrmmiv). 11 biverne sous les mousses ou autres plantes basses et se
rencontre dès le mois de mars jusqu`à juillet.
Toute la France. assez fréquent dans le midi 1 de plus en plus rare vers
le nord. Assez rare en Corse.
I.a v. horririulns et rrlbipnbens, ça et là en Provence et dans le Roussil-
lon 1 Alpes-Maritimes 1 Var 1 Bouches-du-Rhône 1 Hérault 1 Pyrénées-Oriem
tales. La v. rzngnshzlus, décrite comme espèce propre, d’Algérie, se trouve
en Corse : Aleria (Bowman E). —— La v. 7`ournieri et la v. brevithorax, décri-
tes comme espèces, vivent, la première en Algérie où elle n’est pas rare
aux environs d’Oran_ la deuxième, en Grèce, Anatolie 1 Syrie 1 elles n’appar-
tiennent. pas à notre faune. La v. rufipennis représente des individus im-
matures de la forme typique,
Europe occidentale et méridionale ; provinces Rhénanes 1 Angleterre :
Espagne ; Syrie ; Grèce 1 Algérie ; Maroc : Tanger t
9. Mecinus suturalis REITTER, 1907, Verh. Naturf. Ver. Brünn, p. 13 ;
Bestim. Tabell., p. 59. -— Husmcna, 1931, p. 1.126. — Cat. SAINTE-CLAIRE-
DEVILLE, p. 439. —— SMREczYNsK1, Bull. Soc. ent. Fr., 1951, LVI, n° 5,
p. 74.

1276 (ZOLÉOPTÈRFS CURCULIONIDES
Long. : 2,3-3,2 mm. v Noir, cylindrique, la pubescence grise,__fine, cou-
chée, plus condensée et_blanche sur les côtés du prothorax et des élytres :
le prothorax avec une ligne médiane claire, moins tranchée que chez lies-
pèce précédente ; les élytres noirs sur leur partie médiane. les côtés jus-
qu’au 9" interstrie généralement rougeâtres, parfois les élytres presque
entièrement de cette dernière couleur ; les élytres ornés, en outre. sur la
suture. la base du 2° et la moitié antérieure du 3" interstrie de bandes lon-
gitudinales grisâtres de dimensions variables, absentes chez circulatus.
lfécusson étroitement squamulé de blanc. Le scape et le funicule brunâ-
tres, le sommet du rostre. les genoux, liextrémité des tibias, les tarses rou-
ges, le reste de ces organes noirs, parfois la coloration rouge gagne la
majeure partie des pattes. Rostre arqué plus long et plus grêle que chez
circulatus, en outre moins sculpté, éparsément pointillé, plus luisant, sa
partie basale moins squamulée. Semblable d’aspect au précédent, il en
diffère notamment par les points suivants : Prothorax plus court, de 1/4
plus large que long. arrondi fortement au milieu, sur les côtés. moins
rétréci en avant. convexe. présentant (vu de profil) au point de rencontre
avec les élytres, un angle rentrant plus accusé que chez circulazus ; la base
des élytres un peu plus large que celle du prothorax. ceux-ci plus cylindri-
ques. Ecusson paraissant plus étroit, la squamulation ne s’étendant pas jus-
qu’à ses bords latéraux. Le dessous du corps, sauf liabdomen, couvert en
partie. de squamules grisâtres. acuminées. (Cette partie du corps pileuse
chez circulatus).
Espèce décrite sur un spécimen mâle, provenant de lu Cliairente. Restée
longtemps énigmatique, et rapportée avec doute à l’espèce précédente.
Elle a été retrouvée en nombre. dans les Alpes—Maritimes ; Saint—Martin de
Vésubie, 20·\`-1930, sur Pluzzfago sp. (St. Siwmuczvwsxr). —— Drôme : environs
de Valence (coll. Gnexiisn > ma collection). deux individus, nommés circu-
lutus v. albipubens.
Gen. GYMNETRON SCHëNHERR, 1826. Disp. Méth. Curc, p. 319
,1. DU VAL. Gen. Col., Cure,. lv. 1868, p. 67 : pl. 28. fig. 136. —— Révi-
sion : DESBROCHERS. Le Frelon ll. 1893, p. 1-36 et ibid., 111, p. 37-68. —
Révision Rmrren. Bestim. Tabel.. LIX (1907). — HUsTAcHE, Cure. gallo-
rhen.. 1931, p. 1.118-1.154. — H. BRISOUT. Monographie, in Ann. Soc.
ent. Fr., 1862. p. 625-668).
Rostre très variable de forme et de longueur, très court ou très long,
cylindrique ou subulé ; scrobes linéaires. obliques, dirigés vers l’œil ou
parfois un peu infléchis. Antennes assez courtes, médianes ou post-média-
nes ; funicule de 5 articles. semblables à ceux des Mecinus. Yeux confor-
més comme chez ces derniers. Prothorax ordinairement transversal, arron-
di latéralement, un peu arqué à sa base, beaucoup plus étroit au sommet.
Ecusson distinct. Elytres plus larges que le prothorax à sa base, subcarrés
ou ovalaires, rarement oblongs subrectangulaires, à épaules un peu saillan-
tes en avant, subdéprimés ou peu convexes, ne recouvrant pas entièrement
l’abdomen postérieurement. Hanches prothoraciques contiguës, ne rece-
vant pas le rostre entre elles, dans la position de contraction ; bord anté-

CALANDRINAE — GYMNETRON 1277
rieur du prosternum entier. Fémurs inermes ou dentés ; tibias briève-
ment et très finement mucronés au sommet 2 ongles soudés à la base.
Abdomen avec les deux premiers segments beaucoup plus longs que les
deux derniers. Episternes métathoraciques brusquement élargis en avant.
Mâle : Rostre plus court, plus sculpté ; antennes médianes ou submédia-
nes ; fémurs parfois dentés. Femelle : Kostre plus long, plus lisse ; anten-
nes post-médianes, parfois les méso- et_métafémurs seuls dentés.
Ce genre comprend, dans la région paléarctique, une centaine d’espèces
dont trente font partie de la faune française.
Les larves vivent et se transforment dans les tiges, feuilles, racines et
ovaires de certaines Scrofulariacées, Verbascées, Plantaginacées (et peut-
être Compositées), sur lesquelles elles provoquent ordinairement des réac-
tions cécidiformes variables. (1).
TABLEAU DES ESPÈCES
l. Troisième strie des élytres soudée à la 8' en arrière (Gym-
netron s. st.) ....,.......... 2
— Troisième strie soudée à la 6’ en arrière ; 7° et 8° soudées à
part (Rhinusa STEP!-L1. Elytres courts, arrondis ou qua-
drangulaires ........ ' ....... 18
2. Rostre très court, épais, conique, peu plus long que la tête
(Aprinus DEsBR.>. Elytres rouges ; suture et deux fascies
transversales, obliques noires, souvent décomposées en
taches. Pubescence double, l’une fine, couchée, éparse,
l’aut1‘e longue et dressée même sur le roslre, la tête, le pro-
thorax et les pattes. Prothorax, tête, rostre et massue an-
tennaire noirs ; pattes rouges (sauf les genoux parfois
rembrunisl. Fémurs inermes. Long. : 2-2,3 mm . . . l. simllm
-·- Rostre plus long, mince, arrondi, presque d’égale épaisseur
sur toute sa longueur, ou seulement atténué légèrement en
avant ................. 3
3. Côtés du prothorax à pubescence sembla-ble à celle du
milieu, sans squamules. Pièces latérales de la poitrine pubes-
centes ou subsquameuses. Rostre arqué ........ 4
-— Côtés du prothorax soit. plus densément pubescents qu’au
milieu, soit densément squamulés. Pièces latérales de la
poitrine couvertes de squamules larges, serrées, blanches
ou jaunâtres. Prothorax transversal. Fémurs mutiques . . . 14
4. Prothorax ayant sa plus grande largeur vers la base, les
côtés arqués, convergents en avant. Rostre subcylindrique
................... 5
(1) G. rostellum Hmnsr se trouvé fréquemment sur les Mutricaria (Compositées)
G. alboscutellatum a été observé sur Helîanthemum vulgare L. (Cistacées), mais
l’or1 ne peut affirmer qu'i1 s'agit du vrai victus.
La biologie de quelques espèces cècidogènes a été publiée par J. J. Kmrrm, in
Feuille des jeunes naturalistes, XXII (1892) p. 54 - 59, Egs.

]278 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
— Prothorax à plus grande largeur vers le milieu, rétréci à
ses deux extrémités, plus fortement en avant ; les côtés
arrondis. Antennes rousses (au moins à la base). Èlytres
presque deux fois aussi longs que larges. Fémurs mutiques
................... IO
5. Pubescence élytrale simple, line, grise, couchée, assez serrée,
uniformément répartie, sans mélange de soies plus longues.
Ecusson tomenteux, blanc .........., 6
— Pubescence élytrale soit double, composée de poils cou-
chés mélangés de poils plus longs et relevés, soit simple-
ment avec une seule série de poils par interstrie. Antennes
rousses (massue exceptée) ............ 7
6. Oblong, allongé, noir. Antennes (sauf la massue), pattes
et élytrœ en partie rouge-foncé. (F émurs assez souvent
obscurcis). Elytres subparallèles, noirâtres sur le disque
avec des lignes longitudinales et leurs bords rouges ;
calus huméral et extrémité du 5” interstriemouchetés de
blanchâtre. Prothorax subconique, faiblement arqué latéra-
lement. Rostre allongé, peu arqué, subcylindrique, aussi
long (mâle) ou plus long (femelle) que la tête et le pro-
thorax rêunis. F émurs dentês. Long. : 3-3,5 mm . . 12. elongatum
— Ovale, noir, pattes (sauf les tarses roux) noires. Anten-
nes rouges à la base. Stries et interstries avec une rangée
de poils courts, couchés. Rostre faiblement arqué. plus
court, mâle) ou aussi long (femelle) que le prothorax.
Profémurs finement dentés. Long. : 2 mm . . 9. alboscutellatum
7. Pubescence élytrale dense, voilant le fond des téguments.
Forme courte brièvement ovalaire ......... 8
— Pubescence bien moins serrée, ne voilant pas les tégu·
ments. Forme ovale ou suboblongue ........ 9
8. Prothorax à pubescence Have et entremêlée (comme celle
des élytres) de poils clairs, dressés, longs, un peu arqués,
bien visibles. Corps noir en ovale court. Antennes, pattes
et élytres d’un rouge—ocré. Long. : 1,8-2,2 mm . . . 4. ictericum
— Prothorax à pubescence simple, couchée, celle des élytres
double, formant une crinière serrée et redressée sur la
moitié postérieure de la suture. Corps noir, en ovale large,
très court, convexe. Antennes (sauf la massue), pattes et
élytres d’un rouge-ocré ; suture étroitement rembrunie ;
interstries élytraux avec 2-3 rangs irréguliers de crins
blanchâtres. Long. : 2-2,5 mm ....... 5. latiusculum
9. Corps ovale. Pubescence élytrale fine, assez serrée. Stries
avec une série de poils couchés, interstries avec de cour-
tes soies alignées, soulevées. Pubescence du prothorax cou-
chée. Noir. Antennes (sauf la massue), pattes entièrement

cALANnR1NAi5 — c.rMNm·noN 1279
ou en partie, élytres entièrement ou en partie rouges ; la
suture, la base et les côtés des élytres plus ou moins rembru-
nis (forme typique). Elytres, pattes et antennes d’un rouge
clair (V. bicolor GYLL.). lnterstries à soies plus longues
nettement sériées. Prothorax plus court, moins large en
arrière (V. setarium REY). Comme le type, mais pubescence
plus line, plus couchée, moins raide, prothorax plus étroit.
moins rétréci en avant (V. pyrenaeum BR1s.). Elytres entiè-
rement noirs, sauf l’apex légèrement teinté de rouge. Pattes
rouges (sauf parfois les fémurs rembrunis (V. apicalis,
nova). Profémurs du mâle dentés. Long. : 1,5-2 mm 6. pascuorum
—— Corps oblong. Pubescence foncière nulle. Stries sans soies
distinctes ; interstriœ avec une série de soies blanches,
courtes et dressées. Prothorax à peine moins large ou
aussi large que les élytres, muni diune pubescence relevée.
noir (ainsi que le rostre). Funicule, pattes et élytres (entiè-
rement ou en partie) rouges (forme typique). Parfois plus
court, les élytres avec une tache apicale et la suture
foncée (v. curtulum REITT.), ou pattes (sauf les tibias) et les
élytres noirs à sommet rougeâtre (V. haemorriwidale BRISÃ).
Rarement les soies des élytres plus courtes, plus espacées (V.
seriatum JACQUET). Fémurs mutiques. Long. : 1,2-1.7 mm
................ 7. variabilc
10. Interstries avec des soies dressées, alignées ou non, lon-
gues ou assez longues. Elytres rouges ou ferrugineuses,
avec ou sans bandes transversales ou fascies foncées, ou
noirs avec l’apex rougeâtre, rarement entièrement foncés . . 11
—— lnterstries à soies très courtes, presque couchées, visi-
blement relevées seulement au sommet des élytres. Ces der·
niers à pubescence foncière excessivement fine, couchée.
clairsemée. Insecte d’un noir plombé. Scape des antennes
avec le 1°" ou le 2' article du funicule rouges. Long. :
1,5-2 mm ............ 10. melnnarium
1]. Pubescence foncière assez dense, appliquée, masquant en
partie les téguments, doublée d’une pubescence dorsale
grossière, redressée, disposées sans ordre, grise ou jau-
nâtre, mêlée de soies blanches. Tête et rostre à pubescence
double, blanchâtre, fine, appliquée, mélangée, de longs
poils foncés et hérissés. Rostre robuste, subcylindrique, aussi
long (femelle) un peu moins long (mâle) que le protho-
rax. Celui-ci noir. Elytres à interstries impairs (compris la
suture) foncés ; interstries pairs, pattes et antennes (sauf la
massue) ferrugineux. Ecusson blanc, tomenteux. Long. :
2,8-3 mm .............. 3. mixtum
-— Pubescence foncière, au moins sur les élytres, nulle ou rare,
ne masquant pas les téguments, Elytres sans_dessin ou à
fascies transversales, mais sans bandes longitudinales alter-
nativement rouges et foncés ........... 12

1280 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
12. Elytres d’un rouge clair, avec deux bandes transversales
souvent réduites à des macules et la suture entièrement ou
seulement en avant noires. Antennes, tibias et tarses rouges.
Prothorax noir, presque aussi large que les élytres, à pu-
bescence foncière entremêlée de crins petits, dressés ; la
pubescence foncière élytrale grise plus ou moins alignée ;
interstries à crins blancs, assez longs, redressés, alignés.
Ecusson blanc. Long., : 2 mm ......... 2. labile
— Elytres (et prothorax) noirs, parfois avec des taches rou-
geâtres vers le sommet. Pubescence foncière des élytres
nulle ou indistincte ; interstries avec une ligne de soies
claires redressées. Tibias rouges ou noires ...... 13
13. Soies des interstries aussi longues que la largeur d’un in-
terstrie, les soies latérales apparaissent dirigées en arrière.
Ponctuation prothoracique très serrée. Tibias rouges (for-
me typique), ou tibias noirs (V. stimulosum GERM,). Long. 2
1,5-2,3 mm ............. 8. rostellum
—— Soies des interstries plus longues que la largeur d’un in-
terstrie, les soies latérales perpendiculaires, au bord de
l’élytre. Celles du prothorax fortement hérissées sur les côtés.
Ponctuation prothoracique moins serrée, les points séparés
par des intervalles presque aussi grands que les points.
Tibias noirs (foune typique), rarement rouges (v. tibiale
nov.), Long. : 1,2-1,8 mm ...... rostellum subsp. apcr
14. Dessous du corps pubescent ; les pièces latérales de la
poitrine seules densément squamulées. Èlytres à pubes-
cence foncière nulle, paraissant glabres, mais les interstries
pourvus d’une série de poils ou de soies couchées ou
relevées toujours courts ............ 15
— Dessous du corps entièrement et très densément squamulé
de blanc. Pubescence dorsale serrée, couchée, jaune ou gri-
sâtre un peu soyeuse ; interstries sans poils soulevés.
Noir ; élytres et pattes au moins en partie rouges ; suture
élytrale noire (forme typique), ou pattes entièrement noi-
res (v. nigripes DESBR.). Parfois entièrement noir, sauf
les antennes, les tibias et les tarses rouges (v. luctuosum
VITALE). Côtés du prothorax densément squamuleux. Rostre
faiblement arqué. Long. : 2,5-3 mm ..... 13. villosulum
15. Tarses noirs. Rostre plus robuste faiblement rétréci au
sommet, aussi long, tout au plus, que la tête et le prothorax,
médiocrement arqué. Insecte ovale, court ....... 16
—- Tarses rembrunis ou (avec les tibias et les fémursl rouges.
Rostre plus grêle non rétréci au sommet, plus long (femel-
le), aussi long (mâle) que le prothorax, plus arqué. Oblong,
noir. Antennes (massue exceptée) et élytres rouges (sauf la
base assombrie), ou entièrement noirs (forme typique).

CALANDRINAE « cYMNE·rnoN 1281
Parfois les élytres entièrement rouges (v. inermicrus
DESBR.). lnterstries avec une série de soies blanches ex-
trêmement courtes, presque couchées. Long. : 1,3-1,8 mm
............... 16. plantaginis
16. Rostre visiblement quoique faiblement arqué. Prothorax
avec les côtés et souvent la base densément squamulés.
Interstries portant un rang de poils fins, très courts, cou-
chés ou indistincts. Elytres ovales ....., . . 17
— Rostre droit, légèrement atténué (vu de profil). Prothorax
dénudé, squamulé seulement sur ses angles postérieurs, sa
plus grande largeur devant la base. Brun ou noir. Elytres
noirs ou rougeâtres, à stries fortes, leurs points peu dis-
tincts ; presque aussi larges que les interstries. Ces der-
niers pourvus d’une série de soies blanches mi-dressées.
Funicule rouge. Pattes foncées. Long. : 1,8-2,3 mm . 11. erinaceus
17. Prothorax presque aussi large que les élytres aux épaules,
ses côtés presque droits ou faiblement arrondis et légère-
ment convergents en arrière, couvert entièrement de squa-
mules rondes, jaunes, très serrées. Poils des interstries ex-
trêmement courts, couchés, invisibles de profil. Elytres rou-
ges, la suture et la base, parfois les côtés noirs. Funicule
et pattes (sauf les tarses noirs) rouges (forme typique),
ou élytres entièrement noirs (v. fallax HOFFM.). Long. :
1,8-2 mm ............ 15. beccabungac
-— Prothorax nettement plus étroit que les élytres, rétréci con-
vergent en avant, nullement en arrière, squamulé densément
sur ses côtés, le disque presque glabre ou êparsement squa-
mulé. Poils des interstries très inclinés, mais bien visibles.
Elytres rouges, la base, la suture et les côtés plus ou moins
largement noirs. Fémurs et tarses noirs ; tibias et scape
rouges (forme typique), ou élytres et pattes entièrement
noirs (v. nigrinum HARDY). Elytres noirs ; tibias rouges
(v. nigricolor HOFFM.). Comme la forme typique, mais les
fémurs rouges (v. simulatum HOFFM.). Long. : 2-2,2 mm
................ 14. veronicae
18. Rostre (vu de profil) distinctement atténué, subulé en avant.
Pubescence dorsale double, hérissée ......... 26
-— Rostre (vu de profil) soit d’égale épaisseur, soit très légère-
ment rétréci, mais nullement subulé vers le sommet .... 19
19. Rostre plus ou moins arqué, mais jamais en quart de cercle.
Revêtement dorsal à pubescence double ........ 20
— Rostre arqué brusquement en quart de cercle, graduelle-
ment aminci en avant, aussi long que le prothorax. Pu-
bescence dorsale fine, couchée, sans poils plus longs et
soulevés (subgen. Entemoscelis DESBIL). Antennes noires,
médianes. Prothorax arqué sur les côtés, rétréci fortement

1282 coLÉoP'rÈREs CURCULIONIDE5
à ses deux extrémités, à pubescence couchée. Elytres
oblongs, subparallèles, en majeure partie, sur les côtés ;
stries fortes à points gros ; interstries portant 2 à 3 rangs
de poils gris, couchés. Pattes noires. Fémurs mutiques.
Long. : 3-3,5 mm ........... 30. linarine
20. Prothorax ayant sa plus grande largeur vers le milieu,
ses côtés arrondis. Pubescence dorsale fine, presque appli-
quée ; stries bien visibles, leurs poils plus courts que ceux
des interstries et appliqués dans le fond. Sommet de la
suture plus densément pubescenter Elytres oblongs, peu
arqués, subparallèles. Rostre aussi long que le protho-
rax, faiblement arqué. Entièrement noir ou brun (sauf
parfois la base des antennes roussâtres). Fémurs dentés
(mâle) ou sauf les profémurs (femelle). Long. : 2-3 mm
................ 28. collinum
-—— Prothorax ayant sa plus grande largeur vers la base. Pu-
bescence dorsale double ............ 21
21. Elytres subdéprimés en avant, à pubescence couchée ou rele-
vée mais dirigée dans le sens des interstries même autour
du calus apical ............... 22
— Elytres convexes, subparallèles, à pubescence foncière diri-
gée obliquement, rayonnante ou entrecroisée autour du calus
apical ; soies élytrales grossières, redressées, irrégulière-
ment unisériées sur les interstries. Rostre femelle très long.
mince, brillant, subrectiligne, bien plus long que la tête
et le prothorax ; l°insertion antennaire vers le tiers basal
du rostre. Rostre mâle plus court, assez épais, mat, droit,
seulement aussi long que la tête et le prothorax ; l’inser-
tion antennaire média11e. Entièrement noir (forme typique).
ou élytres rougeâtres à leur sommet (v. plagiatum GYLL.).
Profémurs fortement dentés (mâle) ou à dent obtuse (fe-
melle). Long. : 4-5,6 mm .......... 17. asellus
22. Pubescence dorsale fine ou clairsemée, ne voilant pas les
téguments, plus ou moins relevée. F émurs inermes ou fine-
ment denticulés ............... 23
—— Pubescence dorsale plus ou moins serrée, mais masquant
ou voilant au moins en partie les téguments (1), plus con-
densée et relevée en arrière et formant une crinière sutu-
rale .................. 24
23. Rostre légèrement, mais visiblement, renflé au niveau de
l’insertion antennaire, (vu de dessus). Pubescence de l’écus-
son dense et blanche, celle des élytres brune ou fauve. Ros-
tre mince plus long que le prothorax, et très finement poin-
(1) Les strîes peuvent être découvertes et les interstries seuls voilés par la pubes-
cence, dans le cas contraire l'é1ytre est entièrement masquée par le revêtement.

CALANDRINAE — cYMN1;·rRoN 1283
tillé en avant, brillant au sommet dans les deux sexes.
Noir. Elytres avec une tache dorsale grande, ovale, ou ré-
duite à une macule d’un rouge de sang (forme typique),
ou élytres rouges à l’exception d’une bande suturale noire
élargie vers la base (v. sanguinipenne _DBR.). Elytres comme
les précédentes formes, mais pattes rougës (v. rubripes
REITT.). Parfois entièrement noir, pubescence dorsale plus
longue (v. fuliginosum. RosENH.). Long. : 2,5-3 mm 29. bipustulntum
-— Rostre (vu de dessus) d’égale largeur. Pubescence de l’écus-
son et des élytres concolore, d’un gris cendré. Rostre plus
court que le prothorax, épais, rugueux, pubescent (mâle),
un peu luisant dans sa moitié apicale (femelle). Noir, mat.
Elytres plus court que chez le précédent. Long. : 1,5-1,7 mm
.......... ' ....... 24. melas
24. Corps court et large ; élytres non ou à peine plus longs
que larges ensemble ; pubescence jaune ou grisâtre .... 25
- Corps plus allongé ; élytres une fois et un tiers aussi longs
que larges, subparallèles ; pubescence dorsale fine, jaune
ou d’un gris-verdâtre, serrée, presque couchée, entremêlée
de quelques poils plus longs et un peu soulevés. Rostre
cylindrique, un peu courbé, mince, bien plus long que la
tête et le prothorax, lisse et brillant, en avant de l’inser-
tion antennaire (femelle), plus épais, rugueux jusqu’au som-
met, un peu plus long que la tête et le prothorax (mâle).
F én1urs dentés (mâle), sauf les profémurs (femelle). Pattes
et antennes noires ; massue oblongue. Long. : 3,5-4,2 mm
................ 27 thapsicolu
25. Pubesœncc dorsale grossière, en majeure partie soulevée
sur les élytrœ. Dessus des élytres déprimé. Rostre gros
et court, moins long que le prothorax chez les deux sexes ;
médiocrement arqué, rugueux, pubesoent et (vu de profil)
non atténué en avant (mâle), prœque droit, lisse, glabre,
ponctué_en avant et (vu de profil) faiblement atténué au
sommet, (femelle). Soies des corbeillœ tarsales rousses.
Fémurs assez fortement dentés. Long. : 3-4,5 mm . . 25. vcsfîttlm
— Pubescence dorsale fine, serrée, appliquée ou à peine sou-
levée sur les élytres. Dessus non déprimé. Rostre femelle
fin, assez. arqué, brillant et glabre, aussi long que le··pro-
thorax. Celui du mâle faiblement arqué, plus ponctué, mat.
plus court que le prothorax.   tarsales à soies cen-
drées. Fémurs finement ou peu visiblement spinulés. Re-
vêtement dorsal cendré (forme typique), ou jaunâtre et
plus dense (v. fulvum DESBR.). Long. : 2-3,5 mm . . . 26. nehim
26. Elytres à pubescence foncière, entremêlée de crins ou de
poils plus longs, dressés ou relevés ......... 27
-- Elytrœ à pubœcence fine, couchée, cendrée ou blanchâtre,

1284 coL1âoP·rÈREs cuRcU1.10NmEs
disposée sur deux à trois rangs par interstrie, plus conden-
sée au sommet de la suture, celle des stries peu distincte,
celle du prothorax disposée transversalement. Rostre droit,
atténué dans sa partie apicale, presque aussi long que le
prothorax. Celui-ci très court, sa plus grande largeur à la
base. Elytres oblongs, subparallèles, déprimés. Fémurs ob-
solètement denticulés ou inermes. Long. : 3-3,5 mm . 20. littoreum
27. Forme ovale ou subrectangulaire ; élytres à poils relevés,
clairs, jamais noirs ou bruns. Revêtement assez serré, mas-
quant parfois les téguments. Poils garnissant les pattes
jamais plus longs que la largeur du tibia ....... 28
— Forme cylindrique ; élytres (ainsi que toutes les autres
parties du corps, pattes et rostre compris) hérissés de longs
crins noirs. Ceux des pattes plus longs que la largeur du
tibia ; pubescence foncière, très fine, cendrée, couchée, ne
voilant pas les téguments; Prothorax arrondi latéralement.
très transversal, sa plus grande largeur vers son milieu.
Elytres deux fois aussi longs que larges. Noir en entier,
sauf les tarses roux (forme typique) ou élytres rouges,
parfois prothorax et élytres rouges (variétés). Long. : 3,5-
3,7 mm .............. 23. hispidum
28. Fémurs dentés (profémurs tout au moins). Prothorax ayant
sa plus grande largeur devant la base. Pattes noires .... 29
— Fémurs inermes. Elytres déprimés, subrectangulaires. Pat-
tes noires ou rouges .,........... 30
29. Elytres ovales, très convexes, très arqués sur les côtés,
à pubescence double, en majeure partie couchée. Protho-
rax fortement transversal. Fémurs très renflés. Rostre (vu
de profil) progressivement aminci et (vu de baut) nulle-
ment élargi au niveau de l’inserti0n antennaire. Elytres
noirs (forme typique). Taille grande, la dent fémorale
obtuse (v. amictum GYLL.). Taille très petite (1,5-2 mm),
élytres arrondis (V. subrotundatum REITTER). Elytres rous-
sâtres ou ferrugineux (v. plagiellum GYLL.). Long. :
1,5-5,5 mm ............. 18. tetrum
— Elytres subrectangulaires, déprimés dorsalement, à pubes-
cence soulevée, jaunâtre, irrégulièrement alignée en rang
sur les interstries. Fémurs peu épais. Rostre (vu de profil)
brusquement aminci et (vu de haut) élargi au niveau de
l’insertion des antennes. Long. : 2,5-3 mm .... 19. antirrhini
30. Tibias (et souvent les fémurs), base des antennes rouges ou
rouge-brun. Prothorax presque aussi long que large, à côtés
fortement et régulièrement arrondis, sa plus grande largeur
vers le milieu, presque aussi large en avant qu’à la base.
Rostre du mâle presque droit, à peine atténué au sommet,
pubescent, plus court que le prothorax ; celui de la femelle

CALANDRINAE — cYMN1zrRoN 1285
presque aussi long que le prothorax, faiblement arqué, un
peu plus rétréci au sommet qui est luisant. Elytres rougeâ-
tres ou noirs, à pubescence très dense, grise ou Havescente
mêlée de quelques poils un peu plus longs, fins, non sériés
Long. : 1,8-2,5 mm .......... 21. herbarum
— Pattes, antennes noires ou brunes. Noir. Prothorax très
court, sa plus grande largeur devant la base, beaucoup
plus étroit en avant qu’en arrière. Rostre épais ; celui
du mâle bien plus court que le prothorax et légèrement
atténué dans sa moitié apicale, celui de la femelle très
droit, presque aussi long que le prothorax, brusquement
rétréci et lisse dans sa moitié antérieure. Chez les deux
sexes, le rostre (vu de profil) apparaît légèrement re-
troussé à son extrémité. Pubescence dorsale assez grossiè-
re, assez longue, soulevée, cendrée, alignée le long des
interstries. Long. : 2,8-3,5 mm ...... 22. lanigerum
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727 728 729 730 732
Frs. 725 à 732. -— 725, Prosternum chez Miaxrus Abeillei Dun. : — 726, idem,
chez Gymnetron linarîae Paz. ; — 727, Antenne Q de Miarus micros i -- 728, id. Q
de M. campanulae ; —— 729, id. Q de M. plantarum ; — 730, protarse et onychium de
Gymnetron tetrum ; - 731, id. de Mîarus campanulae ; — 732, id. de Mecinus circu-
Iatus.
1. Gymnetron simum MULs. et REY, 1859, Opusc. ent. IX, p. 40. ·—-
biarcuatum DESBR., 1871, Mitt. Schweiz. ent. Ges. Ill, p. 350. —— sala-
dense Pic, 1902, L’Ech. XVIII, p. 24. - seriehirtum FAIRM., 1883, Ann.
Soc. ent. Belg., 27, Bull., p. CXIV. -— HUST., 1931, p. 1.126. — SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 439 ; Cat. Corse, p. 453.
Long. : 2-2,3 mm. — Ovale, un peu oblong, noir, sauf les pattes, les
antennes (massue foncée exceptée) et les élytres (en partie) rouges ; le
dessin élytral noir, composé d’une bande suturale et de deux fascies obli-
ques, l’une postmédiane, l’autre antéapicale, souvent décomposées, notam-

1286 COLÉOPTÈRES cURcUL1oN11>Es
ment la postmédiane réduite parfois à une simple tache sur le 4° interstrie ;
la pubescence dorsale gris-flave, double, l’une line, espacée; couchée, l’au-
tre plus serrée, longue hérissée. même sur la tête, le rostre et les pattes.
Rostre à peu près aussi long (mâle) ou à peine plus long (femelle) que
la tête, épais, droit, conique. Prothorax court, arrondi latéralement, for-
tement rétréci en avant, avec une tache de pubescence antéscutellaire et
une bande latérale plus claires, peu tranchées. Ecusson tomenteux de
blanc. Elytres subparallèles ; stries fines pubescentes ; interstries plans,
ruguleux, un peu luisants. Fémurs inermes.
Peu variable, les fémurs sont noirâtres à sommet rougeâtre, ou rou-
geâtres à sommet foncé.
Vit sur Plantage psyllium L. (ABEILLE DE PERRIN, Rev. d’Eni., IV, p. 161),
Plantago cynops L., en mai (HoFFMANN), P. arenaria L., en avri1—mai_ (A.
LANDÈS).
Provence, Roussillon 1 Corse. Rare. — ma1·s à mai.
Bouches-du-Rhône : Marseille (ABEILLE) : Aix (Liâvizirré Z). -— Vaucluse :
Avignon (Cuomur 1), — Var : Hyères (GRENIER 1, Horrmxxx) ; Toulon (Gré-
Rix Z) : Saint-Maximin (Ansxms). — Alpes-Maritimes : La Napoule (Horr-
Mmx). —~ Hérault : Sète, Mt St-Clair (L.xN1>Ès). — Corse : Bastia, Ajaccio !,
Aleria !
Péninsule ibérique : Sicile : Grèce : Algérie : Maroc (Licuraiusriau 1).
2. Gymnetron labile HERBST, 1795, Kâf., VI, p. 244. — ? marmara-
tam FOURCROY, 1785, Ent. Paris, 1, p. 125. — obliquum STURM, 1826,
Cat., p. 120. tricolor MARSH., 1802, Ent. Brit., p. 259. — v. brevicrinitum
REITT., 1907,, Verh. Nat. Ver. Brünn, p. 19. — HUST., 1931. p. 1.129. —
SAINTE-CLA1RE-DEVILLE, Cat., p. 439.
Long. : 2 mm. —— Insecte ayant quelque ressemblance avec le précé-
dent ; forme du corps et coloration à peu près semblables ; diffère par
de nombreux caractères. Antennes et pattes (fémurs noirs exceptés) rou-
ges ; les élytres de cette dernière couleur, avec un dessin noir analogue
à simum ; la pubescence foncière grise. couchée entremêlée de poils dres-
sés, plus longs sur les élytres et plus ou moins alignés, ordinairement blan-
châtres ; l’écusson blanc ; la pubescence des pattes couchée, non hérissée.
Rostre verticalement arqué à la base, droit sur le reste de sa longueur,
subcylindrique, assez mince, environ aussi long que la tête et presque
entièrement pubescent (mâle) ou nettement plus long que la tête, plus
cylindrique, en partie glabre et brillant (femelle). Antennes postmédianes.
Prothorax orné d’une ligne médiane de pubescence blanche. souvent ré-
duite à sa partie basale plus élargie, avec une bande latérale large, peu
tranchée ou nulle. Elytres à peine plus larges que le prothorax, confor-
més comme ceux de la précédente espèce. Fémurs inermes.
v. brcvicrinitum REITT. —— La pubescence couchée des interstries et la
îîgiîluaèignée de poils blanche relevée, bien plus courte que chez la forme
La larve. non cécidogène, vit et se développe dans le collet de Plantage
Ianceolatn 1.. lfimago sort à la fin de mai (Farcoz, Bull. Sow. rnl. Fr.,

CALANDMNAE — GYMNETRON 1287
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Fm 733 à 737. -— 733, cécidies larvaires de Gymnetron collinum, sur racines de
Linaria striata L. ; —— 734, id, de Gymnetmn linariae, sur Linaria vulgaris ; — 735,
cécidies des tiges de Gymnetran hispidum, sur Linaria rejlexa ; —— 736. cécidies sur
racine et pétioles de Veronica spicata, provoquées par Gymnctron erimzceus ; ——
737, capsule de Campanula persvlcifolia attaquée par la larve de Miàrus graminis.
1930, p. 149). La transformation imaginale a lieu à partir de septembre
jusqu’en novembre, l`insecte, dans ce cas, hiverne dans la galerie larvaire
et ne sort qu’au printemps (HOFFMANN). On le rencontre communément sur
la plante précitée (nombreux observateurs) et sur Plantago cynops L.
(KLE1NE).

1288 coLÉoPrÈmss cuncutroxvrnss
Toute la France ; Très con1mun_ Non signale de la Corse Mai—septembre.
La variété, d`aitleurs insignifiante, se trouve dans le Midi 2 Var : Alpes-
Maritimes !· ; Haute-Garonne ; Pyrénées-Orientales !
Toute l’Europc.
3. Gymnetron mixtum MULs.. 1873, Opusc. XV. p. 195.
Long. : 2,8-3 mm. —— Oblong. noir ; élytres à interstries pairs rou-
geâtres ; les pattes, les antennes (massue foncée exceptée) et l’abdomen
rouges ; la pubescence appliquée, assez serrée, mêlée de poils grossiers,
redressés, désordonnés, gris—flave ; le prothorax portant ordinairement
trois bandes de pubescence claire, peu nettes. Rostre un peu arqué. sub-
cylindrique. Fémurs mutiques. (Voir les autres caractères au Tableau).
Espèce décrite sur un exemplaire provenant de l`Aude 1 Narbonne. Non
retrouvée en France.
Je rapporte à cet insecte, deux spécimens de la collection Boxxumz,
d’Algérie ; environs d’Oran. _
4. Gymnetron ictericum GYLL., 1838, in Schënherr, Gen. Curc., lV,
p. 750. — v. albohirtum DESBR., Frel., 1893, ll, p. 43. — HUST., 1931,
p. 1.128. — Cat. SAINTE-CLAIRE—DE\’ILLE, p. 439.
Long. : 1,8-2,2 mm. —— Corps ovale, assez large, convexe ; le rostre,
la tête et le prothorax noirs ou bruns, les élytres, les pattes et les antennes
d’un rouge - ocré ; la pubescence foncière dorsale, serrée. couchée, Have,
entremêlée de poils pâles, longs, presque verticalement dressés, même sur
les côtés du corps et, sur les élytres, disposés sur un rarement deux rangs
alignés sur chaque interstrie ; la pubescence des pattes appliquée. Rostre
arqué, assez robuste, plus court que le prothorax, pubescent (mâle), mince,
cylindrique, allongé, subglabre, (femelle). Prothorax court, arqué sur les
côtés, modérément rétréci en avant, les angles postérieurs un peu obtus.
Ecusson concolore. Elytres à peine arqués latéralement. Profémurs dentés
(mâles) ou inerines (femelle).
Parfois le rostre, la tête et le prothorax sont rouges comme les élytres.
v. albohirtum (REY) DEsBR. — Pubescence blanchâtre (non flave) recou-
vrant entièrement les téguments, la pilosité dressée moins alignée sur les
interstries.
La larve vit et se développe dans les fruits de Plrinmgo rzrcr1r1r·z`a L. (PER-
ms) et l’. cynops I., OKLEINE).
Endroits secs, arides et chauds. — Mai à juillet.
Répandu et assez rare dans toute la Provence et le Roussillon 2 très
rare et çà et là dans le Centre et quelques autres localités de l’Est et du
sud-ouest. Alpes—Maritimes : Beuil ; Menton 2 Nice l. — Gard. — Vaucluse.
— Bouches·du—Rhône_ — Aude — Var, assez commun ài St—Raphaêl (LÉ-
vartmê t, GRENJER !, Anernm, etc). — Pyrénées-Orientales l. —— Drôme :
Nyons, en nombre (Ravoux !, GUILLEBE.ALi t, Lévsirté t). — Lozère. — Allier.:
Gannat (Dasnaocnrms) ; Moulins (CHATENAY !). —— Anjou. — Sarthe. — Lan-
des (Piznms). —— Seine—et-Marne (Husmcnn).
La variété, souvent à peine distincte, ll`9Sl pas rare à St-Raphaël War) !
Allemagne ; Autriche 2 Italie : Caucase : Grèce 2 Turquie

CALANDRINAE —— CYMNETRON 1289
5. Gymnetron latiusculum J. DU VAL, 1855, Gen. Col. Eur., p. 68. ——-
Hustr., 1931, p. 1138. — Cat. S.irN·rE-CLA1RE DEVILLE, p. 439.
Long. : 2-2,5 mm. — Brièvement ovale, large, trapu, convexe ; le rostre,
le prothorax, la massue antennaire noirs, le reste des antennes, les pattes,
les élytres (la suture parfois rembrunie exceptée) rouges ; la pubescence
dorsale jaunâtre, assez grossière. simple et couchée sur le prothorax, double,
serrée sur l’arrière-corps, soulevée en arrière, notamment sur les interstries
externes et sur le S', redressée en forme de crinière sur la moitié posté-
iieure de la suture, rangée et mal alignée sur 2-3 rangs par interstrie.
Rostre à peine arqué, presque aussi long que le prothorax, pubescent (mâle).
plus mince, plus long que le prothorax, subglabre (femelle). Prothorax
très court, arrondi, rétréci en avant., plus de moitié plus large à la base
qu°au sommet, ses angles postérieurs obtus. Ecusson densément pubescent
de gris-Have. Stries élytrales très fines, pubescentes. Profémurs dentés
(mâle), inermes  femelle) .
La larve vit et se développe dans les fruits de Phznlago tzynops 1.. (Du
VAL, HUSTACHE). L’adulte se rencontre sur Plrznmgo m·enm·ia W. et li. —
Mai à septembre.
Répandu et assez commun dans le midi de la France, surtout en Proven-
ce. Languedoc, Roussillon 2 plus rare dans le Su<l—()uest. Cité de l`Ain
(GUILLEBEAU). —— Isère : Vienne (F.iLcoz 1).
Europe méridionale 1 sual de la Russie : Carpathes.
6. Gymnetron pascuorum GYLL., 1827, lns. Suec., 111. p. 124. —
collinum STEPH., 1839, Man. Brit., p. 218. -— fuscicrus REY, 1894, 1.°Ech.,
X, p. 74..e nanum DE.J.. 1836. Cat., p. 327. — v. setarium REY, l.’Ech.,
1894. — v. uniforme DESBR.. 1894, Frel., 11, p. 42. —— v. bicolor GYLL.,
1838, in Schônherr, Gen. Curc.. IV. p. 745. — v. pyrenaeum H. BRIS.,
1862. Ann. Soc. ent. Fr., p. 641. — Husr., 1931. p. 1138. — qAINTE·CLAlRE
DEVILLE, Cat., p. 439 ; Cat. Corse, p. 453.
Long t 1,5-2 mm. —- Ovale : le rostre, le prothorax, la massue anten-
naire noirs ; le reste des antennes. les pattes (entièrement ou en partie),
les élytres (la base,'la suture et les bords latéraux rembrunis exceptés)
rouges ; la pubescence dorsale d’un gris-jaunâtre, fine, couchée sur le pro-
thorax. unisériée, alignée et soulevée sur les interstries, appliquée dans le
fond des stries. Rostre faiblement courbé, pubescent, presque mat. à peine
égal au prothorax (mâle). plus mince, subglabre, un peu luisant, aussi long
que le prothoraii (femelle!. Prothorax modérément transversal. subconique,
fortement rétréci convergent en avant, arqué latéralement, les angles pos-
térieurs non ou à peine obtus. Ecusson densément pubescent. Stries des
élytres fines ; interstries plans, finement ridés-ruguleux. Profémurs forte-
ment dentés (mâle), inermes ou obtusément dentés (femelle).
Les variations suivantes s`ol.»servent avec la forme typique, surtout dans
le midi
v. bicolor (§vi.L. -— Pattes. antennes et élytres entièrement. d’un rouge-
clair, les parties antérieures du corps restant noires.

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~ ._ A " '· ·   "
F V J E `
744 745 746 ¢UG*J'¥MlM,¤M·
Fxc. 738 à 746, — 738. Gymnetron herbarum BRULLÉ, 5* 1 — 739, G. melana-
rium GERM. 0* ; — 740, G. 'rostellum Hmnsr 0* ; — 741, G. veronicae GERM.
d' ; - 742, G. pascumum L. 0* ; —- 743, G. beccabungae L. 0* ; —~ 744, G. planta-
ginis Epvu. 0* ; — 745. G. erinaceus Bmmar. 0" : - 746, G. labile Ihznnsr, 0*.

CALANDRINAE — cvivmaraon 1291
v. ieslaceum nova. » Corps entièrement rouge (sauf la tête, la massue
antennaire et les ongles foncés.
v. uniforme Dasnai — Comme bicolor, mais pubescence élytrale seule-
ment et à peine soulevée en arrière. _
v. upimlis. nova. —— Elytres (comme le prothorax) entièrement noirs ou
seulement avec l’apex teinté de rougeâtre : féinurs foncés.
v. selarium Rav. —·— Prothorax moins élargi en arrière 1 soies des inters-
tries plus longues et bien alignées, l
v. pgrcnaeum Bars. —— Semblable à la forme typique, mais prothorax
plus court, moins rétréci en avant : pubescence élytrale plus molle, plus
fine. ntoins relevée.
l.a larve, non eécidogène, vit et se développe dans les fruits de Plunlu-
go lancrolnia I,. (PIRAZZOLI, KLÉINE, Horrnxxx). La ponte a lieu de mai à
juillet : l’adulte éelot en aoûhseptembre (Ho1=i=M.tvv). Espèce commune dans
toute la France et la Corse : plaines et montagnes : dès le mois d’Avril.
Toute l’lïurope : Syrie 1 Caucase : Algérie.
7. Gymnetron variabile ROSENH, 1856. Thier. ë\ndal.. p. 297. —— san-
guinipes CHEVRU 1859. Rev. Zool.. p. 389. —— v. seriatum JACQUET. 1888.
Ann, Soc. ent. Fr., VIII. Bull., p. XCVII. — bellum REITT., 1872, Rerl.
ent. Ztschrn XVI, p. 185. — v. curtulum REITT., 1907, Bestim. Tab,. p.
59. —— v. hzzemorrhoidale H. BRIs.. 1862. Ann. Soc. ent. Fr,. p. 639. —
V. brevipenne DESBR, 1894. Fret., ll. p. -l~(>. -— HUsT.. 1931. p. 1 139. —
Cat. SAINTE-CLAIRE—DEVILLE. p. 439.
Long. : 1,2-1.7 mm. — Oblong. assez brillant ; le prothorax, le rostre,
la massue antennaire. une bande longitudinale. le long de la suture des
élytres et les côtés de ceux-ci noirs, le reste des élytres, des antennes et
les pattes rouges (les fémurs parfois foncést ; la puhescence dorsale héris-
sée, fine et grisâtre sur le prothorax. plus épaisse. Have. unisériée sur les
interstries élytraux. Rostre assez robuste. pen courbé. puhescent. plus
court que le prothorax (mâlet. plus mince. plus allongé, presque glabre
(femelle). Prothorax court, arrondi sur les côtés. fortement et assez brus-
quement iétréci en avant. la ponctuation assez dense. Ecusson concolore.
Elytres un peu plus larges que le prothorax. assez a1longés._ subparallètes :
stries fines, glabres. très finement ponctuées : interstries plans. rugueux.
Profémurs inermes dans les deux sexes.
On rencontre les variattions suivantes :
v. haemorrlioirlulr Bms. —-— Dessus noir. sauf parfois le sommet des éty-
tres rongeâtres 2 ponctuation Droth·oi·aciqiu— assez espacée.
v. seriazlnni .lM·o. — Soies élytrales plus espacées. plus courtes. Colora-
tion lîlarialtle. Antennes et rostrc plus gréles, particulièrement chez la
eme e
v. cur/ulzzm Rairr. — Forme plus courte, plus convexe : prothorax plus
arrondi, En ponctuation éparse. Coloration analogue à celle de la forme
typique, mais le sommet des élytres ordinairement avec une tache apicalr-
fondée.
v. brr·1·ipr·nn«> Den. — lïlytres à longueur n`excédant_ que de peu celle
des parties antérieures réunies.
Mœurs inconnues.

1292 coLEoPrÈREs CURCULIONIDES
Espèce peu répandue ; rare dans le midi de la France ; paraît manquer
dans le sud-ouest ; remonte jusque dans le Rhône (v. seriulum). Hérault
Palavas (LAVAGNE !). — Aude : Béziers (Bmsour) 1 Carcassonne <LÉVEILLÉ !).
Pyrénées-Orientales : Collioure (REY) : Port-Vendres : Banyuls etc (diver-
ses collections). — Htes-Pyrénées : Cauterets (GREMER !). — Rhône : Vau-
gneray, près Lyon (Gmmr !) 1 Brignais (Hrsr.icnE). » Corse : Calacussia
(BALACHOVVSKY !).
Les variétés çà et là, souvent avec la forme typique. La v, seriatum dans
le Rhône : la v. brevipenne décrite sur un seul individu sans indication de
provenance est une aberration individuelle qui ne se retrouvera sans doute
jamais
Sardaigne, abondant. : Espagne 1 Pyrénées centrales : Andalousie ; Ba-
léares : Algérie ; Grèce (d’après DEsBnocnEns).
8. Gymnetron rostellum HERBST, 1795, Kâf., VI, p. 108. — v. distinc-
tum ROUBAL. 1921, Ent. Blâtt., 17, p. 36. — v. stimulosum GERM., 1821,
Mag. Ent., IV, p. 307. — Husr. 1931, p. 1.139. — Cat. SA1NTE·CLAIRE-
DEVILLE, p. 439.
Long. : 1,5-2,3 mm. — Ovale-oblong, un peu luisant ; entièrement noir
(sauf les tibias et le scape antennaire rougeâtres ou rouges), la partie
apicale des élytres et la suture, en arrière, ordinairement rougeâtres ; le
prothorax muni, sur les côtés et en avant, de soies fines, liérissées. bru·
nâtres ; les interstries élytraux avec un rang de soies raides, alignées,
relevées, plus longues en arrière. celles des bords latéraux dirigés obli-
quement en arrière, les soies un peu plus longues que la largeur d’un
interstrie. Rostre légèrement courbé. peu différent dans les deux sexes,
atténué en avant, subégal au prothorax. pubescent (mâle), subdénudé,
brillant (femelle). Prothorax transversal. arrondi latéralement, rétréci en
avant, finement étranglé derrière le bord antérieur, ses angles postérieurs
largement obtus, la ponctuation fine et serrée. Elytres plus larges que le
prothorax, à peine arqués ou subparallèles sur les côtés ; stries assez
fortes. ponctuées ; interstries rugueux. Fémurs inermes.
v. stimulosum GERM. —— Tibias noirs ou bruns.
v. intermeclium, nova. — Pattes (tarses noirs exceptés) entièrement rou-
ges.
Mœurs exactes inconnues.
La forme typique et les variétés se rencontrent ensemble, Elles parais-
sent vivre aux dépens de Mn1rz'mr·ia inmlom L,. en juillet (rRl`TER Z), M.
chamomilla L., début, juillet (Jors E. Horrmiwv), Anthemis nobilis L, (RU-
TER). Déjà signalées sur le genre Mrztricarirz par divers auteurs, notamment
par BEDEL. Plus tard, celui·ci dit avoir pris rostcllum sur Plnnirzgo major
L., à Lardy (S.-et-0.). J. W.àLKER (Ent. monthly May., 1910, p. 31) qui l’a
capturé en nombre. en Angleterre : environs d`()xford, attribue sn présence
à celle de Veronica officinalis L. Enfin Kx.E1NE (Ent Blâtt., 1910, p. 306),
l’indique sur Veronica bcccabunga L,. en Allemagne.
Probablement dans toute la France, surtout. dans les sols silirieux ou
calcaires ; assez abondant par places de juin à juillet,
Toute I’Europe 1 Alszérie.

CALANDRINAE — crMNErnoN 1293
Subsp. aper DESBR., 1893. Le Frelon, Il, p. 95. »-»— HUST., 1931, p.
1.140. — Cat. SAINTE-CLA1RE—DEv*1LLE, p. 439. — Long. : 1,2-1,8 mm. ——
Race biologique remarquable, considérée par divers auteurs comme espèce
distincte et décrite comme telle par DESBROCHERS. Elle se différencie, de
rostellum par sa taille ordinairement plus faible, sa ponctuation protho-
racique peu serrée, les soies du prothorax et des élytres plus longues, plus
fortement hérissées, celles des élytres plus longues que la largeur d’un
interstrie et les latérales perpendiculaires au bord d l’élytre. Pattes entiè-
rement noires (forme typique) ou tibias rouges (v. tibiale nova).
Vit en Provence, sur Veronica o/ficinalis L. où je l`ai pris à plusieurs
reprises, en juin (in copula). La larve se développe dans une petite tumeur
oblongue, située à la base des tiges : elle s’y transforme vers les premiers
jours de septembre (A. HOFFMANN).
Beaucoup moins répandu que la forme roslellum. — Var : Hyères (LÉ-
van.LÉ !, Gaiman !). — Alpes-Maritimes : route de iFréjus, près Mandelieu,
sur les pentes de l’Esterel où la plante nourricière est très commune C!).
— Lot—et-Garonne 2 Sos (BAUDUER). — Seine-maritime ; Yport (Bnisour,
Bannu. — Allier (Dssnnocnizns). — Indre-et-Loire : Châteauroux (Dasnno-
cams). — Seine-et-Oise : St—Germain (Mime, 1856, in coll. Gmzmun !).
Italie, Piémont.
9. Gymnetron alboscutellatum HUST., Bull. Soc. ent. Fr., 1913, p.
390. — Cat. SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, p. 440.
Long. 1,5-2 mm. — Ovale, noir, assez brillant, revêtu d’une pubescence
grise, fine. courte, couchée, condensée en une ligne plus claire. sur la
partie médiane du prothorax et sur l’écusson, irrégulièrement rangée en
un (rarement deux) rang par interstrie ; les stries élytrales avec une ran-
gée de poils fins, appliqués, grisâtre ; le scape antennaire et le 1°' article
du funicule, ainsi que les tarses roux ; le reste de l’antenne, les tibias et
les fémurs noirs ou bruns. Rostre faiblement arqué, finement pointillé (voir
tableau). Antennes courtes, médianes (mâle) postmédianes (femelle). Pro-
thorax transversal, modérément arqué rétréci en avant, finement et den-
sément ponctué. Elytres à stries fines, à interstries plans, finement poin-
tillés. Profémurs avec une petite dent chez les deux sexes.
Vit sur Helianthemum vulgare L. v, grandiflorum D. C. (Husmcms).
Espèce paraissant, jusqu’ici, spéciale à la France. Rare. Isère : Col de
l’Arc. au dessus de Grenoble, abondant en fin juillet-août (Husmcmz !). —
Hautes-Alpes : Veynes (idem). —— Alpes-Maritimes : Colomars, sur Helian-
thcmum tuberaria Mn.L., début de juillet et à La Roquette s/Siagne, près
le Château de la Roche, sur` la même plante (HOFFMANN).
10. Gymnetron melanarium GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 307. ——-
intaminatum STEPH., 1831, Ill. Brith., IV, p. 14. -— perparvulum BOH.,
1845, in Schônherr, VIII, Gen. Cure., p. 183. -— v. rubromelanarium Rou-
BAL, 1917, Acta Soc. Ent. Cas., XIV, p. 69. — HUST., 1931, p. 1.140. —
Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 440.
Long. : 1,5-2 mm. —— Suboblong, noir, luisant, revêtu éparsément d’une
pubescence foncière très fine et remarquablement courte, couchée ; les

1294. CULÉOPTÈRES cuncuuonmss
interstries munis d°un rang de soies blanchâtres, alignées, visiblement rele-
vées au sommet des élytres ; les pattes entièrement noires, les antennes
avec seulement le scape et les deux premiers articles du funicule rouges.
Rostre presque droit, un peu atténué en avant, plus court que le protho-
rax, celui du mâle un peu plus robuste. plus distinctement striolé, mat.
Prothorax court, arrondi, rétréci en avant, finement et densément ponc-
tué. Ecusson concolore. Elytres ovales-oblongs, subparallèles sur les côtés ;
stries fines, ponctuées ; interstries plans, ridés. Fémurs inermes.
1,a la1·ve évolue entièrement dans les parties basales ou moyennes des
tiges couchées de Veronica scrpyllifolia L., sur lesquelles elle provoque
de petites déformations tumorales très inégales, tantôt rapprochées, nou-
euses, arrondies, tantôt distantes, ovoides, mesurant de 3 à 7 mm dans
leur plus grande dimension, uni-ou biloculaires. Elles renferment une à
deux larves, lesquelles se rencontrent à divers stades, depuis la tin juin
jusqu’à la deuxième quinzaine d’août. L’imago transformé vers les 10 — 20
septembre, s’échappe par une ouverture irrégulièrement circulaire et se
cache dans le sol ou sous des herbes avoisinnantes pour hiverner. ll réap-
parait au printemps où il se rencontre sur divers Veronica : I`. Icucrium
L. (Herman, Krizwn), V. chammcdrys L. (Joris E) 1 trouvé en nombre au pied
de V. serpyllifolia L., en juin (HOFFMANN) : V, officinnlis L. (A. DUBOIS I).
Presque toute la France, sauf peut—être dans la région méditerranéenne.
Nord. ~ Pas-de-Calais. — Somme. ~ Oise. — Eure Z. — Calvados. —
Seine-maritime. — Aube. — Seine-et—Oise, très rare, Versailles « Les
Matelots » (Jous t). 4 Côte-d'©r. —- Allier !. —· Hte—Vienne : (Éouzeix, en
nombre (!). — Saône-et-Loire. —-— Jura, — Ain, — Rhône. — Isère !. -—
Landes. —— Gironde !. — Tarn. »·— Finistère.
Angleterre ; Belgique : Rhénanie 2 Danemark : Russie méridionale.
11. Gymnetron erinaceus BEDEL, 1885, Faune du bassin de la Seine,
VI, p. 147. — Hnsr., 1931, p. 1.141. - Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE,
p. 4·4·O.·
Long. : 1,8-2,3 mm. — Ovale, peu convexe, noir, assez brillant, les ély-
tres souvent bruns ; le prothorax finement pubescent, orné latéralement
d’une couche de squamules blanches sur les angles postérieurs, s’étendant
parfois sur la base en un mince liséré ; les interstries élytraux avec une
série desoies blanches, alignées, raides, mi-dressées ; les pattes noires
ou brunes ; les antennes (scape rouge excepté) foncées. Rostre droit, légè-
rement atténué en avant (mâle), un peu plus long, plus grêle et plus aminci,
(femelle). Prothorax arrondi rétréci en avant, à ponctuation Hne. rugu-
leuse. Ecusson concolore. Elytres ovalaires, à peine arqués, latéralement,
plus larges que le prothorax, à stries profondes, un peu moins larges que
les interstries qui sont plans et ridés. Fémurs inermes.
Vit sur Veronica spicata L. La larve produit sur la tige, au collet et sur
les feuilles, une cécidie uniloculaire dans laquelle a lieu la transformation
(Renan, J. Ducmms, HOFFMANN). L’adulte éclot en automne (BEDE1., Bull.
Soc. cnt. Fr., 1912, p. 390), La ponte doit s’et'fectuer en mai, l‘insecte parfait
hiverne t. — Mai-septembre, fin octobre. — Rare.
Seine—et-Marne : forêt de Fontainegleau (BEDEL, D·Ucn.uNE, Barriuonn,
GRUARDET, Diavrnus, HOFFM.ANN). — Seine-et-Oise : St—Nom-la-Bretèche :

CALANDRINAE — cYMNE·rR0N 1295
Bailly (HOFFMANN). — Oise : Chantilly (Benin. 1). — Marne : Reims (Liuovn).
—-· Haute-Vienne : Veyrac, fin septembre (HOFFMANN). — Charente·Maritime :
île de Ré (BoNNAmE 1) (1).
Hollande (EvEn·rs) ; Sibérie (Fwsr, d’après Dasenocumis).
12. Gymnetron elongatum H. BRISOUT, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., -p.
638. — Hnsmcns, 1931, p. 1.141. —— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE p. 440.
Long. : 3-3,5 mm. — Oblong, allongé, peu convexe, noir, couvert d’une
fine pubescence grise, couchée, unifonnément répartie, ne masquant pas
les téguments, seulement un peu condensée en une fine ligne médiane sur
le prothorax, en une tache bumérale obsolète et une fine moucheture plus
claire sur le calus apical ; un peu relevés et formant, au sommet de la
suture, une courte crinière, de poils plus longs et plus épais ; les anten-
nes (massue foncée exceptée) et les pattes rougeâtres (fémurs parfois obs-
curcis) ; le rostre, le prothorax noirs, les élytres rarement entièrement
de cette couleur ; leurs bords latéraux et des lignes longitudinales, sur
le disque, rougeâtres g l’écusson tomenteux de blanc. Rostre presque droit,
allongé, cylindrique, finement rugueux. Antennes médianes. Prothorax peu
transversal, subconiqpe, densément et finement ponctué. Élytres notable-
ment plus larges que le prothorax, subparallèles ; stries assez larges, à
points rapprochés ; interstries plans, densément pointillés-rugueux. Tous
les fémurs aigûment dentés dans les deux sexes.
Peu variable ; les pattes sont parfois entièrement noires, sauf les tarses
ferrugineux. Les élytres sont rarement entièrement noirs. La ligne de
pubescence médiane du prothorax normalement peu tranchée est souvent
nulle,
Vit sur Plantage lanceolata 1,. (TEMrEm;,Bull. Soc. ent. Fr., 1935, p. 270).
— avril à Juin.
Espèce spéciale à la France méridionale ; pas rare dans le sud—ouest
(région aqnitanique). Pyrénées·0rientales (Dasnnocuens). -— Basses-Pyré-
nées : Urdos (vallée d’Aspe), alt. 750 m (TEMPÈRE 1) etc. — Htes-Pyrénées :
Cantrets (LÉvE1LLÉ 1). —— Landes : Mont—de-Marsan (DEVILLE). — Ariège. —
Hte Garonne. — Gers. —— Gironde : assez commun aux environs de
Bordeaux (Desnnocmans, TEMPÈRE !, etc.) ; Cavignac !. — Alpes-Maritimes :
Beuil (ÃIAGDELAINE !)
OBSERVATION. — Fwver. a signalé autrefois qu’il avait. pris cette espèce
dans le Calvados ; env. d’Arromanches, mais il s’agit. peut·—être d’une
capture accidentelle demandant à être confirmée.
13. Gymnetron villosulum GYLL., 1838, in Schônherr, Gen. Curc.. IV,
p. 747. ——— v. nigripes DESBR., 1894, Frel., II, p. 37. — v. luctuosum VITA-
LE, 1906, Nat. Sicil., p. 135. — Husr., 1931, p. 1.14].. — SAn~rr1;-C1.A1m~:
DEVILLE, Cat., p. 440 ; Cat. Corse, p. 453.
Long. : 2,5-3 mm. —— Ovale, noir, ·l’arrière~c0rps large et trapu ; revêtu
dorsalement d’une pubescence jaune ou grisâtre, fine, couchée, serrée, un
(1) La citation : Savoie (Poussrucus). portée au Catalogue Surm-Cumn-Dtvnnz.
d’après le Colonel Poussielgue, résulterait d’une erreur ; cet entomologiste, de son
pI`0pl`€ EVEIL ne connaissant Ulêlnê DHS G. ETTFLGCCUS OH Il3t\lI`€.

1296 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
peu soyeuse, masquant en partie les téguments ; les côtés du prothorax
largement et densément squameux ; le rostre. le prothorax (rarement fer-
rugineux), la massue antennaire noirs ; les pattes, le reste de l`antenne, et
les élytres rougeâtres, ces derniers avec la suture, au moins en avant,
foncée. Dessous du corps entièrement recouvert d`une squamosité crétacée,
blanchâtre. Rostre presque droit (mâle), faiblement arqué (femelle) moins
long que la tête et le prothorax réunis, celui de la femelle plus fin, plus
dénudé. Prothorax court. faiblement arqué sur les côtés, légèrement rétréci
en avant, peu moins large au sommet quià la base, beaucoup plus étroit
que les élytres. Ecusson tomenteux. Elytres assez courts, larges, subparal-
lèles, à épaules saillantes, finement striés—ponctués : interstries plans.
rugueux. Fémurs inermes.
v. nigripes DESBR, —- Pattes (sauf les tarses) entièrement noires.
v. luctuosum VITALE. — Corps entièrement noir ; antennes, tibias et
tarses rouges.
La larve vit dans les fleurs de diverses Veronica, y provoquant une
cecidie subglobuleuse, restant verte jusque vers le milieu de l’été, au mo-
ment de la transformation qui a lieu dans Yintérieur. O-bservée sur Vero-
nica anagallis L. (K1Er1=ER, Ho1=i¤MANN, TEMPÈRE.1, V, anagalloides L. (RUBSA-
MEN), V, scutellata L. (GASCUEL, Feuill. jeunes Nat., 1925, p. 67), 1·", becca-
bunga L. (Krrma, Ent. Blàtt., 1910, p. 294). L’adulte éclot en juillet. La lar-
ve est parasitée par deux Hyménoptères : Bracon afrafor Nsses (Braconidae)
et Elachistus argissa \\`r.sr (Chalcididae).
Biologie. — Decaux (Feuille i. Na]., 1885, p. 25 1 Bull. Soc. ent. Fr., 1896,
p. 88. —· Kmrrrzn, Feuille j. Naf., 1891, p. 58. —— Scucrrza, Deutsche ent.
Zeit., 1916-17. p. 593, larve et nymphe, figs. — F. VM EMDEN, Trans. R.
ent. Soc. London, 1938, p. 21 (caractères larvaires).
Toute la France (sauf peut être dans le n·ord—ouest) : assez commun par
places. — Corse : assez rare. — Avril-août.
Les varietes se trouvent ensemble avec la forme typique, mais plus
rares que cel1e—ci : elles sont décrites de Lyon. Elles se rencontrent en
Seine-et—©ise ; à Guyencourt !, Chaville (l`1AGNlN) : dans la Seine—et—Marne :
Melun ! etc.
Toute l'1ïuropc occidentale, du Danemark à la péninsule ibérique, et
en Europe centrale jusqu’en Transylvanie et au Caucase.
14. Gymnetron veronicae GERM., 1821, Mag. ent., IV, p. 306 — .1.
SCHILSKY, 1888. Deuts. ent. Zeit,. p. 127. —— Cerhart, ibid., 1908, p. 207.
— beccabungae. H. BRIS., 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 633. ; REITT.. Bes-
tim. Tabel (1907), p. 31 ; BEDEL, Fu. Seine, V1, 1887, p. 309 (non 1..). —
v. nigrinum HARDY, 1852, Cat., p. 99. — v. nigricolor HOFFM. Bull. Soc.
ent Fr,. 1934. p. 47. ·— v. simulatum HO!-`FNL. l.c.. p. 47. — HUST., 1931,
p. 1.143. — SAINTE—CLAIRE—DEVILLE. Cat.. p. 440.
Long. : 2-2.2 mm. — Ovale, assez convexe, noir, les élytres un peu
luisants avec les interstries pourvus diune série de soies blanchâtres. mi-
dressées : le prothorax subdénudé sur le disque, les côtés garnis d’une
squamosité dense. tenue, grisâtre, s’étendant parfois à la base en une ligne
étroite ; le rostre, la massue antennaire. le prothorax. les fémurs, la base

CALANDRINAE —— <;vMNETRoN 1297
des élytres, leur suture et parfois leurs côtés noirs ; le reste des antennes,
les tibias (tarses ferrugineux), le reste des élytres rouges. Rostre très fai-
blement arqué, égal au prothorax, atténué, vu de profil. au sommet. Pro-
thorax court subtrapézoïdal, un peu arqué sur les côtés, non rétréci en
arrière, atténué en avant, bien moins large que les élytres. Ecusson squa-
meux de gris. Elytres ovales, un peu arqués latéralement, à stries fines,
leurs points rapprochés, les interstries larges, plans, ridés. Fémurs iner-
mes.
Les variétés suivantes vivent avec la forme typique :
v. nigrinum Himnv. — Elytres et pattes entièrement noirs.
v. nigricolor HOFFMANN. ~ Elytres entièrement noirs · tibias rouges.
v. simulatum Horrmwx. — Comme la forme typique, mais pattes entière-
ment rouges.
La larve vit et se développe dans l’ovaire des fleurs de l’«·ronim berm-
bunga L., y provoquant une excroissance peu volumineuse : la poule a
lieu (en Provence) dès la première quinzaine du mois de mai : l`éc1osion
en septembre—octobre : la plupart des imagos hivernent dans les salles
(Horrmmn). La larve est parasitée par un Chalcididae : Eizrytonn aterrima
Scnnx. L’adulte se rencontre su1· la plante (nombreux observateurs). Il
est signalé, en outre, sur Veronica scutellata L. (Banni., PERRIS, etc) et sur
V. anagallis L. (STE-CLAIRE-DEVILLE, TEMPÈRE, Horrumw, etc).
Toute la France : assez commun partout ; prodigieusement abondant
dans les Alpes·Maritimes : vallée de la Siagne, notamment dans les fossés
d’écoulement. à Pégomas et Auribeau, surtout en mai et début de juin È. —
Corse · Bonifacio (Psscnnr).
La v. simulatum, aussi fréquente que la forme type ; les deux autres
variétés plus rares, mais accompagnant toujours les autres formes.
Toute 1’Europe.
15. Gymnehon beccabungae L., 1761, Fauna Suec., éd. 2, p. 179. ——
concinnum GYLL., in Schônherr, 1838, Gen. Curc., IV, p. 74-9. —— .l.
SCHILSKY, l.c., p. 127 ; GERHART, l.c., p. 207. — squamicolle REITT.,
Bestîm. Tabel. ( 1907) p. 31. — v. fallax HOFFM., Bull. Soc. ent. Fr., 1934,
p. 47. —— Husr., 1931 p. 1143. — SA1NrE·CLA1Ri; DEVILLE, Cat., p. 440 ;
Cat. Corse, p. 454
Long. : 1,8-2 mm. ——— Très voisin du précédent et confondu avec lui ;
il s’en sépare facilement par les caractères suivants : plus petit, le dessus
de même coloration, mais les pattes entièrement rouges ; l’arrière-corps
un peu plus court ; les poils unisériés des interstries très courts, cendrés,
invisibles   de profil) ; le prothorax entièrement recouvert d’une couche
squameuse grise, composée de squamules rondes très denses ; sa plus
grande largeur presque égale à celle des élytres au niveau des épaules. ses
côtés arqués, un peu convergents en arrière.
v. fallaz Horrm. — Elytres entièrement noirs ; pattes rougeâtrcs.
Vit sur Veronica beccabunga L. (nombreux observateurs), surtout en
juin·juillet, puis en septembre, époque de sortie des premiers adultes nou-
vellement. éclos. — Biologie : URBAN, Ent. Blâiter, 1930, p. 100, larve. — W.
Jacons, Ent. Blâtter, 1938, p. 9l·. — F. VAN EMDEN, Trans. R. enl. Soc. Lon-
don, 1938, p. 21, (caractères larvaires).

1298 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDISS
Moins répandu que veronirae, avec lequel ou le rencontre dans certaines
stations. Aisne : marais de Braisne (1). — ()ise : Coye : Compiègne (1). -—
Seine—et-Oise : Etang de Trappes (E) : Chaville (.1. Mmmm 1). -—— Haute·
Vienne : Verneuil, Grignac (Y). — Haute-Marne : St-Dizier (DEvn.1.E), —
Finist.ère (HERVÉ). ——·Loire-maritime : plusieurs localités (oe L’Is1.E). —
Isère : Vienne (FAr.coz E). — Gironde : marais de Moron (A. LANDÈS). ——
Tarn : Castres (GALIBERT). — Corse : plusieurs localités citées par Sri;
CLA1m;—Dav1rLiz (1) ; Bocognano (Acnus !).
La v. /aIlu.r, très rare. est décrite de la Corse : Aleria (Boxx.x1mz Z).
Angleterre : Finlande : Suède : Danemark : Etats haltiques 1 Allemagne
du sud.
16. Gymnetron plantagînis EPP1·:LsuEiM, 1875. Stett. ent. Ztschr.,
(Mars), XXXVI, p. 77. — inermicrus DESBROCHFR5, 1875, Opusc. ent.,
I, p. 33 (Avril) ; Frelon., 11, 1894, p. 40. — HUET., 1931, p. 1143. — Cat.
SAINTE-CLAIRE DEVILLE, p. 440.
Long. : 1,3-1,8 mm. — Petite espèce facile à confondre avec un C.
pascuvrum de petite taille ; il s’en distingueimniédiatement par ses fémurs
inennes dans les deux sexes et la squamosité latérale du prothorax. Uvale-
oblong, noir, revêtu d’une pubescence éparse, très fine, presque nulle ·;
les soies élytérales blanches. coucliées à peine soulevées (analogues à celles
du melanarium) ; le prothorax garni, sur les côtés, de squamules cendrées.
ténues, assez serrées ; le rostre, le protborax, la massue antennaire, noirs,
les pattes rouges ; les élytres noirs ou rouges avec la base rembrunie.
Rostre mince, arqué, aussi long (mâle), plus long (femelle) que le protho-
rax. Prothorax transversal, un peu arrondi sur les bords latéraux, rétréci
en avant, les angles postérieurs presque droits. Ecusson concolore. Elytres
faiblement arqués latéralement ; stries très limes ; interstries plans, presque
lisses.
L'incrmz'cr‘11s décrit postérieurement ii plantuginis, peut être considéré
comme une variété à élytres entièrement rouges de ce dernier.
Vivrait, d`après Eeesrsi-nam, dans les fruits de Plrznlago media L. Raris-
sime en France : Rhône : environs de Lyon (Rev I), -— Ain : Bugey (coll.
Rav). — Hautes -Aloes : Mt Genèvre (Dr Gniaxuaa, ma roll). Pyrénées ©rien·
tales : Osseja, sur Plantage rccurvala L., VII 1957 (G. TEMPÈRE).
Allemagne : Bavière : Gründstadt, type du plunlaginis (EPPi·tLsnE1M) ;
Russie méridionale : Sarcpta. type de iner·rnz'crus (BECKER) 1 Italie
17. Gymnetron asellus GRAVENHORT. 1812, Vergl. Uebers. Zool. Syst.,
p. 203, »-— cylindriroslre GYLL., 1838, in Schônlierr, Gen. Curc., IV, p.
766. — nasutus Rosensch., 1838, in Schônberr., Gen. Cure., IV, p. 757. —-
polonicum ROSENSCH., 1. c., p. 757. -— tenuirostre STIERL., 1888, lVlitt.
(1) A 1'ép0que où il écrivait son Catalogue des Coléoptères de la Corse, Surre-
CLAIRE DEVILLE confondait G. beccabungae avec G. veronicae, pour cette raison il
nous paraît difücile de citer les localités qui y sont mentionnées concernant becca-
bungae.

CALANDRINAE — GYMNETRON 1299
Schweiz ent. Ges., Vlll, p. 59. — v. plagiatum GYLL., l. c.. p. 1838. p.
758. — HUST., 1931, p. 1144. —— SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Cat., p. 440 ;
Cat. Corse. p. 454.
Long. 1 4-5,6 mm. — Oblong, convexe, noir, revêtu dorsalement d’une
pubescence double grise ou jaunâtre, l’une fine, très inclinée, l’autre gros-
sière, redressée, presque unisériée sur les interstries (la pubescence fon-
cière rayonnante autour du calus apical), plus dense et formant une sorte
de crinière au somment de la suture ; les pattes et les antennes noires.
Rostre du mâle droit, aussi long que la tête et le prothorax réunis, densé-
ment pubescent sur les deux tiers postérieurs, mat, dénudé au sommet ;
celui de la femelle faiblement arqué, d’un tiers plus long, au moins que la
tête et le prothorax ensemble, relativement plus mince, cylindrique, glabre,
sauf à la base, lisse et brillant. Antennes médianes, (mâle) ou antémédianes
(femelle). Prothorax fortement transversal, arqué-rétréci en avant, plus de
2 fois plus étroit au sommet qu’à la base, celle·ci pourvue dlune bordure
de pubescence plus serrée, la ligne médiane subcarénée ; finement et très
dcnsément ponctué. Ecusson pubescent, concolore. Elytres oblongs, un peu
plus larges que le prothorax, les côtés subparallêles ; stries fines, peu dis-
tinctement ponctuées ; interstries larges, plans, grossièrement réticulés.
Pattes hispides. F émurs armés d’une grande dent (mâle) ou d’une dent
obtuse (femelle).
v. plagialum GYLL. — Le sommet des élytres un peu rougeâtre.
La larve vit et se transforme dans les tiges de diverses espèces de Verbas-
cum, sans y provoquer de renflement (Penms, Larves, 1877. p. 406) ou
déterminant parfois une légère hvpertrophie oblongue (V. l1lAYET, Cat.
Col. Alhères, p. 85). Observée sur Verbrrscum phlomoides L. (H. Bmsotrr,
Ki.EmE) 1 V. lhapsus L. (ROSENHAUER. HUSTACHE. Ho1—·EMANN) z V. thapsoidcs
Scuw. (Pnzzou) 1 l·’. sinimtum L_ (V. LIAYET) 1 V. pulverulenlunz VILL. et
V. virgutinn Wiru. (TEMPÈRE) 1 V. nigrum L. (KLEINE). — Mai-_iuin.
Commun dans les Alpes provençales, la basse Provence, le Languedoc, le
Rousillon, l‘Isère et la vallée du Rhône : moins fréquent dans la région
aquitanique. çà et là et rare sur de nombreux points du 1·este de la Fran-
ce : Alsace. — Vosges. — Ardennes. —— Haute—Marne. — Jura. — Allier, —
Nièvre. —— Côte-d'Or t. — Aveyron. — Seine·et-Oise : Bonneuil (Ru1·En)_ —
Landes. — Gironde !. — Corse : Aleria 1 Venaco 1 Vizzavona : Bastia etc.
Europe moyenne et méridionale 1 Caucase :Asie mineure : Syrie.
18. Gymnetron tetrum FABn1c1Us, 1792, Syst. Ent., I, p. 406. — tri-
gonale GYLL., 1838, in Schônherr, Gen. Curc., 1V, p. 767. — ovatum REY,
1894, l.’Ech. n° 114, p. 74. —— cogmztus REY, l. c., p. 74. — crassirostre
LUC., 1849, Explor. Alg., p. 438. — v. plagiellum GYLL., 1838, l. c., p.
759. — v. fu·scescen.s ROSENSCH., 1838, in Schônherr, Gen. Curc., lV, p.
760. — v. rufescens LESDEN, 1910, Deutsche ent. Zeit., p. 272. — an':  ii
H. BRIS. Monogr., 1862. — v. amictum GERM., 1821, Mag., IV, p. 312. —
comosum ROSENSCH., 1838, in Schônherr, Gen. Curc., IV, p. 765. -— ver-
basci ROSENSCH., l. c. — v. subrotundatum REITT., 1907, Verh. nat. Ver.

1300 coLÉoP·rÈREs CURCULIONIDES
Briinn, p. 35. — antirrhini GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 313 (non
PAYK.). —— HUsT., 1931, p. 1.144. — SA1NTE—C1.A1RE-l)EVILLE, Cat., p. 440 ;
Cat. Corse, p. 454.
Long. : 1,5-5,5 mm. — Ovale (forme courte et large), convexe, noir,
la vestiture dorsale double, grisâtre ou Have, en majeure partie couchée,
l’autre partie relevée même sur la tête et le rostre, non ou mal alignée sur
les interstries, plus condensée au sommet
\; É ir ’·/ des élytres ; Yensemble de la pubescence
  .    ;   assez serree, mais ne masquant pas les
`» /   v ='· téguments ; les pattes et les antennes
* `__,î_l;_»` _ C noires. Rostre droit ; plus court que le
   ;’»·Z2; prothorax, graduellement atténué (vu dc
    Prom), de- la base au sommet, luisapt en
  —_,,,l,;31 avant, épais, poilu sur   2/ 3 postérieurs.,
[Lx`;     pointillé au sommet, (mâle), plus cylin-
VF     lt, drique, moins robustes, presque lisse sur
;  É  il les 2/3 antérieurs (femelle). Prothorax
  V,   jp   très court, plus ou moins arqué latérale-
,,1  f  (  ‘ï   ;,¥;§"·;¤· É. ment, arrondi-rétréci en avant. sa plus
[ gl ;      grande largeur en avant de la base, les
 i»Ã,; h  angles postérieurs largement obtus, étroi-
/  !'¤`§É—:‘*··" `~,, tement bordé de poils serrés à la base.
A \ Ecusson concolore. Elytres à peine plus
longs que larges, modérément arqués sur
Gymnetïoî tïîhm L Q les côtés ; stries assez fortes, à points peu
distincts, garnies de poils couchés, très
fins et courts ; interstries larges plans.
Fémurs fortement claviformes, fortement dentés chez le mâle ; les anté-
rieurs à dent obsolète chez la femelle.
Espèce très variable pour la taille et la pubescence, mais bien recon-
naissable à sa forme trapue et plus convexe que chez les autres espèces du
même groupe.
v. amicfum GERM. (comosum, verbasci). — Taille grande (4,5 — 5,5 mm) ;
pubescence plus dense, masquant les téguments en majeure partie : les
soies relevées des élytres claires, irregulièrement disposées 2 dent profe-
morale ordinairement obtuse dans les deux sexes.
v. rzntirrhini GERM. — ne diffère de la forme précédente que par la taille
inférieure (2 — 2,5 mm.) et les soies mi—relevées.
v. subrotundalum Rizrrr. (antirrhini H_ Bars.), Taille très petite (1,5 -
2 mm.) 1 élytres arrondis.
v. 1.. plagiellum GYLL. (/izsccscerns, rufescensJ. ~ Elytres entièrement ou
en partie roussâtres ou ferruqineux.
La larve vit et se transforme dans les capsules de diverses espèces de
Verbascum, où l’adulte passe l’hiver (Pmmis, 1.arves, 1877, p. 406). Cette
dernière observation de Pmms, concerne les imagos provenant de pontes
tardives, ceux—ci ainsi que j’ai pu m’en assurer, en Provence, passent bien
1’hiver dans les capsules et ne se montrent qu’en avril de l’année suivante.
Mais ceux qui sont issus des pontes de mai-juin effectuent leur sortie dès

(:.xi.xxDR1x.xe — CYMXETRON 1301
le début de septembre, gagnant. des les premiers froids, des abris divers
où ils hivernent et d`où ils sortent au printemps en même temps que les
insectes de la deuxième generation (1).
L`adulte est signalé sur 1`erbasrnm llmpsus L. (Raison, Iîsuri., rl`EM1‘ÈB1l,
HOFFMANX, Hiisrxcun etc), 1`_ pzrlreriilerilum Viti., (HovFM.xxx_ 'l`i-:MPÈnn,
Pmazzoti), l`. Iliapsoizlrs Sci-ivv., l'. nigrum L. (PIRAZZOLI, HEEGER), l`. si-
nuatum L. (TEMPÈRE, HOFFMANN). et sur Serofularia aquatica L., en Gironde
d’après TEMPÈRE).
Toute la France et la Corse. s`étcve, en montagne, jusquïi 1?00 rn d`al-
titude. -— Avril-fin septembre.
Très commun. surtout dans le midi 1 les varietes aussi abontlantes que
la forme typique.
Toute l`Europe 1 Sibérie 1 Syrie 1 nord de 1’Afrique : Turquie 1 Etats-
Unis 1 Louisiane (Lecovrn, Rhynch. N, Amér., p. T20).
19. Gymnclron antîrrhini PAYKULL, 1800, Fauna Suec.. 111,. p. 257.
— (non GERM·1. — noctis auct. tnon HERBST. 17951. — osyridis CERNL.
1336, in D!-1.}.. Cat., éd. 3. p. 326. — tetrum v. uniseriutum REY, 1893.
L’Ech.. p. 74. — Husr.. 1931. p. 1.145. — Cat. SAi1vT1z—CLA1RE-1)i2\1iLLE,
p. 44-0.
Long. : 2.5-3 mm. — Ovale. subdéprimé. noir, revêtu dorsalement d°une
pubescence jaunâtre ou brunâtre. peu serrée. ne masquant pas les tégu·
ments. doublée de poils plus longs. mi-dressés. disposés, sur les élytres.
en un rang mal aligné sur chaque interstrie 1 les pattes et les antennes
foncées. Rostre droit, plus court que le prothorax, épais. brusquement
aminci, subulé, dans sa partie apicale dénudée. le reste pubescent, celui
de—la femelle seulement plus grêle et moins brusquement atténué en avant.
Prothorax court, arqué latéralement. rétréci—arrondi en avant, les angles
postérieurs obtus, très densément et finement ponctué. plus ou moins dis-
tinctement caréné sur sa ligne médiane. Ecusson concolore. Elytres sub·
quadrangulaires. plus larges que le prothorax, les côtés subparallèles 1
interstries plus larges, plans, ruguleux. Fémurs assez grêles, Hnement dentés.
La larve vit et se transforme dans les capsules de plusieurs espèces de
Linaria. notamment L. |'lIl(]1'lI‘i$ MILL. (P,\\`KI'I.L. Hi‘s·r.u:iir:. 1ti·:vu.LE, TEMPÈRIL
HOFFMANN etc) 1 L. g(’l1t$1ll(’/·(>Il`4l 11. (1. (Fnacsxrsmb 1 L_ 7`ournefo1·ti Pom.
v. glabr«>s«·z·i1s Lztxxuz (”I`.xv.xREs\ 1 L. minor Desir. (Srrziàxxit 1 L. siririln DIÉ.
(HOFFMANN).
Les caraetiwes ll|(l1`|`|h01(1"`1([l1(‘î larvaires ont été donnes par F. Vwu
EMDEN (Trans. R. en!. Soc. London. 1938, p. 211
La larve est parasitée par plusieurs llvméuopteres 1 Si`«;«iInI1r1s fluiripnlpis
Wsm., S. riliscurellizs Nues et surtout l§m·y/oma «ilr·rrinm Senna.
La ponte est echelonnee de la fin juin à la fin juillet. La transt`orrnation
a lieu en septembre-octobre. Une partie des adultes eclos en septembre
hivernent extérieurement. ceux qui éclosent plus tardivement restent en
place jusqu’au printemps. Les capsules attaquées sont un peu plus volu-
mineuses que les autres (!) (URBAN 1 Ent. Blritf., 26, 1930, p. 101-102 1 Biol.
larve). — H. V. LANGERKEN (Enf. Blâit, 1941).
(1) En réalité nous ne savons pas s'il s’agit de générations distinctes ou le produit
d’une ponte échelonnée depuis le mois de mai jusqu'à la fin de juillet. impliquant
deux cycles d’apparition imaginale.

1302 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Répandu et commun dans toute la France, sauf dans le sud—ouest où il
semble rare.
Europe, Algérie.
20. Gymnctron littoreum H. Baisour, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 656.
—— Dssanocniaas, Frel., ll, 1894, p. 28. Y Husr., 1,931, p. 1.145. ·- Cat.
SA1NTE—CLA1RE-DEv1LLE, p. 440.
Long. : 3-3,5 mm. — Ovale-oblong. fortement déprimé sur les élytres ;
noir (pattes et antennes comprises), revêtu, en-dessus, d’une pubescence
cendré-blanchâtre, assez épaisse, simple, couchée, assez serrée, disposée
irrégulièrement sur 2-3 rangs par interstrie, plus dense et formant posté-
rieurement, sur la suture, une crinière de poils plus clairs, soulevés ;
l’écusson densément pubescent, concolore. Rostre droit, subégal au protho-
rax, aminci dans son tiers apical (mâle) ou dans sa moitié supérieure
(femelle). Prothorax transversal, ses côtés faiblement arqués, fortement
convergents en avant, les angles postérieurs largement écointés, sa plus
grande largeur à la base qui est fortement curviligne. Elytres subparallè-
les ; stries assez fortes, ponctuées, très finement squamulées ; interstries
larges, plans, finement granuleux. Fémurs obsolètement denticulés ou iner-
mes.
La larve vit et se développe dans les capsules de Linaria supirzu DESF.
(Permis, Krsixia, A. LANDÈS) et de L. ihymifolia D, C. (Penms, TEMPÈRE).
lfadulte se rencontre sur ces plantes d`avril a juin.
Répandu, bien qu’assez rare, dans la zone littorale, surtout dans le
sable des dunes : exceptionnellement. et très rare dans l’intérieur. Herault :
La Salvatat. —- Pyrénées—()rienta1es : Collioure (Gaisxnan !). — Landes,
types (Pr;nms).·— Gironde, assez abondant par places : Soulac (Gouin Z) ;
Arcachon, Cap Ferret (Creamour) : environs de Bordeaux (VTEMPÈRE l). —
l,ot-et-Garonne : Sos (BAUDUER, coll. I.Évmu.É !). À Charente—Maritime : île
de Ré (Botwsima Z) ; St-Georges, près Royan (R. Litaoss E). ~ Finistère : Le
Wallace-—en—Plouézoch (HERVÉ).
Russie : Sarepta (Kmsrz sec. H, Baisour).
21. Gymnetron herbarum H. Baisour, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p.
658. — ? comari DESBR. Frel., 1897, VII, p. 40. — HUET., 1.931, p. 1.145.
— SAINTE-CLA1RE-DEv1LLE. Cat. p. 440 ; Cat. Corse, p. 454.
Long. : 1,8-2,5 mm. — Ovale. peu convexe, noir. les élytres ordinaire-
ment rougeâtres ; la pubescence dorsale longue, très serrée, grise ou Have,
couchée, mêlée de quelques poils un peu plus longs, fins, soulevés, non
sériés ; la tête et le rostre couverts de petits poils nombreux, relevés ; les
antennes (massue obscurcie exceptée). les tibias (parfois les fémurs) rouges
ou ferrugineux. Rostre du mâle presque droit, à peine atténué au sommet,
pubescent, plus court que le prothorax ; celui de la femelle faiblement
arqué, un peu plus atténué, lisse et brillant sur sa moitié apicale, aussi
long que le prothorax. Celui-ci peu transversal, fortement et régulièrement
arqué sur les côtés, sa plus grande largeur au milieu, modérément rétréci
en avant, les angles postérieurs arrondis, la ligne médiane subcarénée,

CALANDRINAE —— CYMNETRON 1303
la pubœcence disposée transversalement. Ecusson concolore. Elytres ova-
les, im peu plus larges que le prothorax, à bords latéraux faiblement
arqués, subparallèles, à calus huméral assez saillant, à stries fines, plus ou
moins masquées par la vestiture des interstries. Fémurs inermes.
v. maritima, nova. — Pattes, antennes et élytres entièrement noirs_
La larve, en Provence, vit à la base de la tige principale de Lin«u·1`«z spuria
MILL., où elle provoque un faible renflement unilatéral dans lequel a 1ie11
la transformation. L’adulte éclot en septembre-octobre (Ho1=rMANN).
L’adulte se trouve abondamment sur cette plante. d’avril à juin, aux
environs de Grasse (A1pes—Maritimcs) 1. Signalé sur la même Liuaire dans
le L0t·et·-Garonne (TEMPÈREI et en Algérie (Pesrmwiorr) 1 sur Linnrm nul-
garis MILL. (IYIOCQUERYS, TEMPÈRE) su1· L. elnlinc Mur. (TEIVIPÈRE) et L.
commutata BERNE., à l’î1e St—Honorat, Alpes·Maritimes (Horn-·MANN).
Toute la France et la Corse : commun dans le midi : plus rare, mais ré-
pandu dans presque toutes les régions de notre territoire. Recherche les
endroits chauds, bien exposés et pauvres en végétation. — Mars à octobre
La v. marilima, plus rare, vit avec la forme typique en Provence.
Europe méridionale : Hongrie : Italie : Sardaigne : Sicile : Algérie,
OBSERVATION. — G. consors Diasen., Frei., 1897, d`A1gérie el du Maroc est
bien voisin de G. herbarum, Il s’en distingue par ses élyt res plus courts,
son prothorax plus étroit, son rostre un peu moins long. plus droit : sa
pubescence dorsale plus grossière, plus effilée, plus distinctement alignée
sur les interstries, les stries de ce fait nettement dégagées et bien visibles.
22. Gymnetron lanigerum H. Bmsonr, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p.
657. —— griseohirtum DESBR., 1869. Petites nouvelles ent., n° 8. — griseo-
hirtellum DESBR., 1869, HEYD., Spau., p. 59 ; Frel., ll, 1893, p. 30. —
A. HoFFMANN, Bull. Soc. ent. Fr., 1934, p. 48. —— Husr., 1931, p. 1.146.
— SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, Cat., p. 440 ; Cat. Corse, p. 454.
Long. : 2,8-3,5 mm. —— Ovale, noir, subdéprimé, revêtu d’une pubescence
dorsale double, d°un gris-cendré, la plus longue. grossière. peu serrée, sou-
levée et presque uniseriée sur les interstries ; les antennes et les pattes
noires ou brunes. Rostre presque droit, épais, celui du mâle bien plus
court que le prothorax, faiblement atténué dans sa moitié apicale, celui de
la femelle brusquement rétréci et lisse sur sa moitié antérieure. Prothorax
très court, régulièrement arqué sur les côtés, bien plus étroit au sommet
qu’à la base, sa plus grande largeur située en arrière du milieu. Ecusson
concolore. Elytres subrectangulaires, plus larges que le prothorax ; stries
à points distincts, munies d’une série de petits poils courts, couchés ; inters-
tries un peu plus larges que les stries, plans, finement ridés. Fémurs iner-
mes.
La larve vit, en Corse, dans les capsules de Linm·i«i lriphylhz l`I]LI. (PER-
ms, Larves 1877, p. 406).
Corse 1 Ajaccio (Desimocmzas) : Bocognano (Vonoz, Piascmzr !) : Porto-
Vecchio (REVELIERE, Babar, Botwiinn-!).
Italie, Espagne, Baléares 1, Nord-africain.
OBSERVATION I. — La réunion des espèces de Desanocnens avec lrmigcrum
est basée sur 1’examen comparatif avec les types communiqués par Oisan-

1.304 COLÉOPTÈRES (ÈURCULIONIDES
Tuüa. La diflérence établie sur le rostre par l`auteur est illusoire et ne
milite même pas en faveur d’une distinction variétale que certains entomolo-
gistes ont cru devoir ménager.
OBsERv_t1·1oN 11. —— Près de G. lanigerum viendrait se ranger G. hirsutum
Dizsmx., Frel., 1892, p. 96, décrit de Syrie (uncipes Dizsiza. Q, 1893. Fret.,
II. p. 7, 25, 65), décrit de Sessari (S2l1‘d3lgf\€l. » ciuieiprs Dizsmm. O', l.c..
p. 25, décrit de Corse, sans localité précise).
En voici la description :
Long. : 3,5 mm. — Aspect du lanigerum. Rostre droit, aussi long que
le prothorax. atténué au Sommet (vu de profil), celui du mâle (vu de dessus)
faiblement rétréci antérieurement, celui de la femelle, plus fin (vu de dessus)
nettement élarïi au niveau de linsertion antenzzaire, presque subulé cu
avant et très brillant. Prothorax moins arqué sur les côtés, à angles pos-
térieurs largement obtns. Ecusson densément pubescent. Elytres à soies
relevées, bisériées, alignées sur chaque interstrie : ceux—ci plus fortement
rides. Pattes brunes ou noirâtres. Fémurs dentés ou subdentés. lfarrière-
corps, en outre plus large, plus trapu.
Cette espèce n’a jamais été reprise en Corse où DESBROCHERS la mentionne
avec doute d’Ajaccio_
23. Gymnetron hispidum BRULLÉ, 1832. Expéd. Morée, p. 247. —
Brondeli H. BRIS., 1862, Ann. Soc. ent. Fr,. p. 659. -- lanuginosum WOL-
LASTON, 1875, Ent. month. Mag., X1. p. 218. —- pilosum GYLL., 1838. in
Schônherr, Gen. Curc., 1V, p. 763. —- vulpes LUCAS, 1849. Expl Alg.. p.
459. — Husr. 1931. p. 1.146. —— Cat. SA1NTE·CLAIRE-DE\’ILLE, p. 440
Long. : 3,5-3,7 mm. — Oblong (l’arrière-corps subcylindrique), assez ·
convexe, noir ou brun, tout le corps (pattes et rostre compris) hérissé de
longues soies noirs. la pubescence foncière grise, fine, couchée, ne voilant
pas les téguments ; les antennes (massue foncée exceptéel et les tarses fer-
rugineux ou roux, les fémurs et les tibias noirs. Rostre (vu de côté) tai-
blement arqué, subulé au sommet, plus court que le prothorax, celui du
mâle entièrement ponctué. celui de la femelle lisse et brillant en avant.
Massue des antennes grosse et subcylindrique. Protborax très transversal.
arrondi latéralement, sa plus grande largeur vers le milieu. Elytres sub-
parallèles, deux fois aussi longs que larges environ : stries fines ; interstries
larges. plans, ponctués—rugueux. Fémurs aigûment dentés.
On rencontre souvent des individus ayant le prothorax, les élvtres et les
pattes rongeatres ou avec le prothorax et les pattes noirs et les élytres
rouges. Ce sont des insectes à maturation incomplète.
La larve vit à la base et dans la partie moyenne des tiges de Lz`rmrin
rizlqriris Mnm. ; elle y provoque une tumeur arrondie ou ovale de 1-3 cen-
timétres de longueur. amenant le desséchement des parties supérieures
(Kaixaxmcu, BACH, Bsnxxnn, Husrixcmz). lladulte est signalé. en outre, sur
Lirmria sIr·z`ata D. C. (STEFANI), L. pzzrpurea lVlILL. (SCOPOLI, Bizzzi, K1EFFEn),
L. simplez D. C. (RLrBs,xAMEN), L. minor DESF, (HYEnoNYMi;s), L. rc/'lcam
Dnsr. (Houann, Zooc., p. 1458, fig.). »- Biol. Nmxiasnrzimnn et Wxcxizn, (En!.
Blült., 1935, p. 163). — Août-septembre.
Rare en France où il paraît localisé et assez répandu dans le Rhône, no-
tamment aux environs de Lvon : St-Genis-Laval, Irigny, Brignan. Charly.

CALANDRINAE — cYMNE·raoN 1305
Beaumont, Charbonnières, (Hus·rAi;uE, SCHAEFER, V. PLANET etc). Signalé
de la Hte-Saône : Gray (GAULLE).
Europe moyenne et méridionale : Allemagne occidentale : Denemzirk :
Grèce ; Algérie : environs d`Alger, Philippeville etc.
24. Gymnctron melas Bou., 1838, in Schônherr, Gen. Cure., IV. p.
746. — HUs·r., 1931, p. 1.146. ·— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 44-0.
Long. : 1,5-1,7 mm. —- Ovale court, déprimé, noir (pattes et antennes
comprises) ; presque mat ; la pubescence dorsale grise, fine, peu serrée.
ne masquant pas les téguments ; en partie couchée, en partie hérissée sur
le prothorax, ainsi que sur la tête et le rostre ; relevée (mais non dressée
verticalement), bisériée, mal alignée sur les interstries ; les·stries avec une
série de petits poils excessivement courts, couchés, rapprochés. Rostre fai-
blement courbé, court. à peine plus long que la tête ; dans les deux sexes.
subparallèles en-dessus ; celui du mâle, non atténué au sommet (vu de
profil), pubescent, rugueux, épais ; celui de la femelle, un peu atténué en
avant, moins robuste, lisse et brillant. Prothorax très court, peu arqué
sur ses bords latéraux qui sont fortement convergents en avant, sa plus
grande largeur vers la base, les angles postérieurs assez obtus, la ponc-
tuation indistincte ; finement ruguleux. Ecusson concolore. Elytres plus
larges que le prothorax ; stries assez fortes ; interstries plans, ruguleux.
Fémurs finement dentés ou inermes chez les deux sexes (1).
Chez cette espèce les larses soul. ordinairement bruns, rarement ferru-
gineux.
lfadulte se rencontre sur Linaria vulgaris l\«IILL. (Rouom) et L. sirialu
D. C. (Ho1=EMAxN). — Mai à août.
Répandu, bien qu’assez rare, dans toute la France : surtout dans le Nord
et le Centre : plus rare dans le Midi 1 paraît manquer dans l`Aquitaine.
Nord. -— Pas—de-Calais. — Somme. — Marne. —— Aisne !. — Aube 1. —-
Haute—Marne !. — Calvados. —— Orne. —— Eure. — Seine-Maritime. — Seine-
et-Oise : Les Mesnuls, en nombre ! et plusieurs localités. — Seine—et-Marne.
— Yonne. — Indre. — Cher. —— Côte-d’0r. — Saône-et-Loire. — Jura. ——
Ain. — Isère. —— Rhône. — Gard. — Vaucluse. »— Aude. — Tarn. —- Pyré-
nées-Orientales ! —— (Pyrénées cent1·ales : Val d’Aran).
Europe centrale : Belgique : Rhénanie.
25. Gymnetron vestitum GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 311, —
depressum ROTTENBERG, 1871. Berl. ent. Ztschr., XV, p. 236. — verbasci
DUF. 1843, Excurs. Ossau. p. 86. ——— uncipes DEVILLE, Cat. Corse, p. 454
(non DESBR.). — Husr., 1931. p. 1.147. — Cat. SAINTE-CLA1RE—DEv1LLE.
p. 440 ; Cat. Corse, p. 454.
Long. : 3-4,5 mm. —— Ovale, subdéprimé, noir, la pubescence dorsale
double, jaunâtre, plus rarement grise, assez grossière, serrée. masquant
presque entièrement les téguments, en partie soulevée, égale. plus courte
et relevée sur la tête et le rostre, plus serrée et formant une sorte de cri-
(1) Drsnnocnmzs, Fret., II. 1894. p. 31. donne à tort les fémurs dentés chez le mâle et
îiârmes chez la femelle comme une règle qui pourrait être considérée comme abso-

1306 ' comiorràkrs cURcuL1oNmEs
nière au sommet de la suture ; les pattes noires, hispides, les tarses et le
funicule antennaire ferrugineux, la massue noirâtre. Rostre épais, assez
arqué, plus court que le prothorax ; vu du dessus, plus étroit en arrière
qu’en avant ; vu de profil, cunéiforme au sommet, rugueux et pubescent
(mâle), non atténué, vu de profil, ausommet, glabre, presque lisse (femelle).
Prothorax très transversal, arqué-convergent en avant, la base fortement
curviligne ; sa plus grande largeur un peu en avant de la base, les angles
postérieurs obtus, la ligne médiane finement et obsolètement carénée. Ecus-
son concolore. Elytres subcarrés, déprimés en avant ; stries assez fortes,
bien dégagées et munies de poils fins, assez longs, couchés ; interstries
larges, plans. Fémurs dentés, un peu plus fortement chez le mâle que chez
la femelle.
La larve, non cécidogène, vit et se développe dans les capsules de
l’AnfirrIu`n1zm majus L. : l’imago en sort par un trou ovale pratiqué à la
partie inférieure du fruit. L’éclosion a lieu en mai-juin (Dr CHOBAUT,
DR Pourieas, Husmcne, SAINTE-CLAlRE—l)E\`ll.LE, TEMPÈRE, P. GuAssÉ, Horr-
MAM).
Répandu et assez commun dans toute la région méditerranéenne : Basses-
Alpes. — Alpes-Maritimes I. —— Var_ — Bouches-du—Rhôue. — Vaucluse. —
Gard. — Hérault. — Aude. -— Pyrénées-Orientales ! : aussi dans les Basses-
Pyrénées vallée d'Aspe, 500-700 m, alt. (TEMPÈRE). Remoute jusque dans
le Rhône. — Corse.
Espagne : Algérie ; Piémont.
Subsp. Schaeferi, nova. —— Taille inférieure (2,8 mm). Arrière-corps moins
déprimé ; rostre de la femelle (vu du dessus) à bords parallèles : vu de
profil régulièrement atténué en avant à partir de l’insertion antennaire.
mais non cunéiforme, peu arqué. La vestiture d’un cendré-olivâtre, très
serrée, voilant les stries dont la pubescence peu différente se confond avec
l’adjacente. Cette forme, probablement biologique, est très différenciée, elle
pourra peut-être prendre rang d’espèce lorsque l’on en trouvera le mâle.
Un spécimen femelle « La Charbonnière », près Lyon (Rhône), mai
1946 (L. SCHAEFER),
26. Gymneltron netum GERMAR. 1821. Mag. ent., IV, p. 312. » Emers-
manni ROSENSCH., 1838, in Schônherr, Gen. Curc., IV, p. 763. — interpo-
situm DESBR., 1899, Frel. Vll, p. 96. —~ parcius REY, 1894. l’Ech., X, p.
74. —— pellicum GYLL., 1837, in FALDERMANN, Fn. Transc., p. 249. — v.
fulvum DESBR., 1869, Petites nouv. ent., n° 8. — incanum KIRSCH, 1881.
Ent. Monatsbl., II, p. 7. — Husr., 1931. p. 1.147. — Cat. SAINTE·CLAlRE-
DEVILLE, p. 440.
Long. : 2-3,5 mm. — Ovale, peu convexe, noir ; la pubescence dorsale.
cendrée, fine, serrée, appliquée ou à peine soulevée sur les élytres, notam-
ment sur la déclivité postérieure de la suture et plus visiblement sur le
prothorax (voir de profil) ; antennes et pattes foncées. Rostre du mâle
assez épais, presque droit, à peine atténué, (vu de profil), pubescent jus-
qu’â son tiers apical, plus fortement ponctué, nettement plus court que le
prothorax ; celui de la femelle, grêle, très cylindrique, arqué, glabre et
brillant sur ces 2/3 apicaux, presque égal au prothorax. Antennes média-

CALANDRINAE -— cYMNETRoN 1307
nes (femelle), antémédianes (mâle) ; le 2° article du funicule transversal,
(mâle) ou aussi long que large (femelle). Prothorax très court, arrondi
convergent en avant, sa plus grande largeur vers la base qui est fortement
curviligne. Ecusson pubescent, subconcolore. Elytres un peu plus larges que
le prothorax, ovales, courts, plus ou moins médiocrement arqués latérale-
ment ; stries dégagées, squamulées ; interstries plans. Fémurs épaissis,
surtout chez le mâle, plus ou moins distinctement et finement dentés,
v. parcius REY. — Ne diffère en rien de la forme typique si ce n`est que
par la taille très petite : 2 mm environ.
v. fulvum DEsBR.. -— Pubescence dorsale plus fournie, d’un jaune olivâirc.
Cette variété se rencontre avec la forme type dont la pubescence est cendréc.
La larve vit et se transforme dans les capsules de Linzzria vulgaris Mm.,
Fn.xuEwFELn, KLEINE). L. sparlea LINK et HOFFM. (PERRIS), L. italien TRE\`.
(KLEINE, HOFFMANN), — L. spuria IYIILL. (KLEINE), L. snpina DEsE. (Pnams),
L. strinla D.C. (Bmsour, Pamus, Horrmiwrv etc) et de ll/lfllfI`l’lllHll}7l majus
L. (PERIaIs, lVlARcI~I.iL, TEMPÈRE). La ponte a lieu dans la fleur, en mai-juin :
la métarmophose en juillet—août (!)_ Les caractères larvaires sont donnés
par VAN·EMnEr~1 (Trans. R. ent. Soc. London, 1938, p. 22) — Biologie : Ahhé
PIERRE (Rev. Sc. Bourbonnais, XIV, p. 48).
'I`o11te la France ; plaines et montagnes : assez rare dans le Nord, de
plus en plus abondant, à partir du nord de la Loire jusque dans le Midi,
sauf dans le sud—ouest où il est rare.
Europe moyenne et méridionale ; Belgique ; Rhénanie ; Caucase ; Perse.
27. Gymnelzron thapsicola GERMAR, 1821, Mag. Ent., IV, p. 313. —
HUST., 1931, p. 1.147 (1). — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 440.
Long. : 3,5-4,2 mm. —— Aspect et coloration de la vestiture de la v.
fulvum de l’espèce précédente. Arrière·c0rps plus allongé, ovale-oblong, à
bords latéraux subparallèles (nullement arqués) ; la pubescence d’un gris-
jaunâtre ou un peu verdâtre (je n’ai pas vu d’exemplaires à vestiture cen-
drée) ; serrée, non strictement appliquée, mêlée de quelques poils un peu
plus longs, un peu soulevés sur les élytres, plus relevés sur le prothorax ;
les antennes et les pattes foncées. Rostre cylindrique, mince, un peu courbé,
très différent selon les sexes, celui du mâle subégal à la tête et au protho-
rax réunis, rugueux, densément pubescent jusqu’à l°inserti0n antennaire.
subdénudé en avant ; celui de la femelle remarquablement long, aussi
long que la moitié du corps, plus grêle. lisse et brillant en avant. Funicule
à 2‘ article aussi long (mâle) ou bien plus long que large (femelle) ; mas-
sue oblongue. Prothorax conformé comme celui de netum, mais finement
carénê sur sa ligne médiane. Ecusson concolore. Stries des élytres fines,
munies de poils longs, couchés peu différents de ceux des interstries. Fémurs
dentés chez le mâle : profémurs inermes chez la femelle.
La la1·ve, cédidogène, vil, dans les tiges de Linaria nulgaris l)I1LL., sur
lesquelles, elle produit un renflement ovoîde pouvant atteindre 3 cui de
(1) C’est Husncnm qui, le premier, a attiré 1’attention des entomologistes sur la
présence de cette espèce dans diverses localités françaises, et sur la facile confusion
dont elle était 1’0bjet.

1308 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
long et l cm d’épaisseur, les attaques amènent le desséchement de la partie
supérieure (HUSTACHE) ; vit également dans les capsules de la plante, des-
quelles nous avons obtenu l’imag0, vers la fin de septembre, en Seine-et-
Oise ; le fruit- attaqué est un peu difïorme et 2 fois, environ plus volumi-
neux que ceuxrestés indemnes. '1`rouvé encore dans les fruits de l’Anlir··
rhinum oronlium 1,. (P. GRASSÉ). Vivrait, en Allemagne, d’après KLEINE, sur
les Vertmscum, notamment V, Ihrinsus 1,.
Répandu, bien que rare, dans d`assez nombreuse localités françaises,
surtout en août-septembre, époque probable de l’éclosion de l’adulte.
Ardennes : Lucquy (Denvixl. —— Vosges (Purox Z) : Lac Blanc (Scann-
i>L1Nc). —— Marne : environs de Reims (Dr Barrixciznl. —— Seine·et-Oise :
Garches (HOFFMANN) : Versailles. près St Cyr, lieu dit « Les Closeaux >·
(Joirs et RICHARDEAU I). —— Jura : Dôle (Hcsmcms !). — Ain (GUILLEBEAU). ———
Rhône z St Genis—l,aval : Charly : Beaumont (l‘IUS'1'ACHE)· —— Périgord (P.
Gmssiâ. —— Non signalé du midi, ni de l`ouest de la France.
Allemagne méridionale et occidentale : Danemark. Belgique !
28. Gymnetron collinum GYLL.. 1813, Ins. Suec., III, p. 209. — HUST.,
1931. p. 1.131. — Cat. SAiNTE—CLA1RE-DEVILLE, p. 440.
Long. : 2-3 mm. —-- Oblong, subdéprimé, noir ; la pubescence dorsale,
d’un grisjaunâtre, parfois cendrée, fine, faiblement soulevée, assez serrée,
masquant partiellement les téguments. plus visiblement relevée sur les
côtés du prothorax ; les stries découvertes, pourvues de poils très courts,
couchés dans le fond ; les antennes (massue foncée exceptée) et les tarses
d’un ferrugineux obscur, les fémurs et les tibias noirs. Rostre un peu
courbé, aussi long que le prothorax, légèrement aminci en avant, pubes-
cent presque jusqu’au sommet (mâle). un peu plus long, plus cylindrique,
plus longuement dénudé et luisant antérieurement (femelle). Prothorax
transversal, arrondi sur les côtés jusqu’aux angles postérieurs, la plus
grande largeur vers le milieu, la base curviligne, un peu plus étroit que
les élytres. Ecusson concolore. Elytres oblongs, parallèles ; stries ponctuées.
Fémurs dentés (mâle); profémurs inermes ou très finement dentés (femelle).
La larve vit. et se développe dans les racines de diverses Linaires, pro-
duisant des petites cécidies, uniloculaires, globuleuses ou ovoïdes, souvent
disposées en chapelets (1). Observée sur Linaria vulgaris Mini., (K.~1.rENBAcn,
CAm>ENrnsn, HUSTACHE etc) ; L, spuria l)1ILL. (Dr CHOBAUT) ; L. slriata D. C.
(KLE1NE, TEMPÈRE. HOFFMANN). Ifadulte apparaît dès le mois d’avril ; la
ponte s’et`fectue dans le courant du mois de mai jusqu’à la mi—juin : la
transformation en a0ût—septembre. La plupart des imagos hivernent dans
leur loge (observations in vitro) (HOFFMANN).
La morphologie larvaire est décrite par VAN EMDEN (Trans. R. rn!. Soc.
London. 1938, p. 21). La biologie de la larve pa1· URBAN (En!. Blüll., 1930,
p. 102-104).
Presque toute la France : assez commun par places, sauf dans la région
côtière de la Méditerrannée et la région pyrénéenne. Cité du Mt Ventoux
(Vaucluse). Plus fréquent à l’ouesI_ depuis le Finistère jusqu’à la Gironde
et la Dordogne. Tout le bassin de la Seine. S’élève jusqu’à la limite infé»
(I) D’après H. V. Lmoznxzx, Ent. Blàtter, 1941, Helf. 4., la larve produirait égale-
ment une galle à la base des tiges de divers Linaria, notamment L. vutgaris Mir,.

(IALANDRINAE —— cYMms1·R0N 1309
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Wlêîtf - .9; U!.  ,~=»¢ fg: ;-; >»   · «?\  \
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  S -È!·.?`ÃÉÉ€êÃü · È 'v·'~MÉ?'.»2\»€J\. î
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 iii 5âî·JsÉaɧ¤.—}î · .,~   ·' g;~`yÈîz.‘w·:g  
L =;IÉ’  î· Eg?-rîfi;. È f   mf   r. , ‘
· ‘¤¤:· ws-; ..·;·v.ëfr5·r·- ~ e `1·'«» ·»r· '7 ¤F;«`¢ J ;
[ cà -._g.,§ ·,— LMiÉ·_~_·&·,Ef_4§- pk`- (     .  · uv )« .`x`~
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7 50 7 5 1 A.7£vfimar1ri,'.J¢.
Fu:. 748 à 751. — 748, Gymnetron linariae Pmz. Cf : ——— 749, G. elongatum Bms-
Q : — 750. G. bipustulatum Ross: d' ; — 751, G. antirrhini PAYK. 3.

1310 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
rieure de la zone subalpine de tous nos massifs montagneux de l'list et
du Massif central.
Europe septentrionale et centrale : Suède ; Angleterre ; Belgique 1 Alle-
magne ; Silésie.
29. Gymnetron bipustulatum ROSSI, 1794, F aun. Etr. Mant., I, p. 39.
—— bimaculatum STURM, 1826, Cat., p. 119. — ellipticum DEJ, 1802. Cat.
p. 83. (non HERBST, 1795). — melaphrum ULRICH, in Dejean, Cat., 1836.
éd. 3, p. 326. — spilotum GERM., 1821, Mag. Ent., 1V, p. 307. — Germari
FAus·r, Stett. 1889, p. 228. — v. fuliginosum RosENH., 1847, Beitr. Ins.
fauna Eur., p. 56. —- aterrimum SCHILSKY, 1891, Deutsche ent. Zeit., p.
157. — v. rubripes, REITT., 1907. Verh. Nat. ver Brünn, p. 42. — v. san-
guinipenne DESBR., 1894, Frel. ll, p. 34. — HUST., 1931, p. 1.148. — Cat.
SA1NTE—CLAIRE—DE\'ILLE, p. 440.
Long. : 2,5-3 mm. — Oblong, assez convexe, noir (les élytres avec une
tache latérale rouge, oblongue, occupant la majeure partie du disque ou
réduite à une macule) ; la pubescence dorsale brune ou fauve, fine, ne
voilant pas les téguments et plus ou moins relevée ; les pattes et les anten-
nes foncées. Rostre peu arqué, subcylindrique, plus long que le protho-
rax, assez épais, pubescent, dénudé et luisant seulement à l’extrême som-
met (mâle), plus fin, plus long, cylindrique, subglabre et brillant en avant
(femelle). Prothorax court, arqué sur ses bords latéraux, fortement rétréci
en avant, sa plus grande largeur vers la base, les angles postérieurs, obtus.
la ligne médiane finement carénée ; densément ponctué-rugueux. Ecusson
pubescent, blanchâtre. Elytres oblongs, parallèles, plus larges que le pro-
thorax ; stries fines, ponctuées, bien visibles, munies de petits poils courts.
couchés ; interstries plans, densément et finement ponctués. Fémurs bien
finement dentés ou inermes.
La pubescence dorsale est variable, tantôt à peine soulevée, tantôt nette-
ment rerlressée. Les variations suivantes sont mêlées à la forme typique.
v. smzguinipenne Dissaa. — Elytres rouges, sauf une bande suturale noire.
v. rubripes Reirr. — Elytres comme la variété précédente ou comme chez
la forme typique, mais pattes entièrement rouges,
v. fuliginosizm Rosizvn. (ri/rrrimunz Scrxrsxv). Elytres entièrement noirs.
la. pubescence aussi variable que chez la forme type.
La larve vit et se transforme dans les capsules de divers Scrofularia ;
S. nodosa L., S. aquatica L., S_ canina L. (Bmsour, BARGAGL1, Rocozr.
Krmxe, Horrmxx). La ponte a lieu en mai, dans le calice des fleurs (X).
Citée en Allemagne, dans les capsules de Linaria vulgaris Mint. (Krmxr,
1910). — Mai-juin et septembre.
Assez commun dans le Midi ; Provence : Languedoc, Roussillon (rare
dans le sud-ouest). Centre : Limousin l : Allier : Dauphiné, notamment
dans le Lvonnais. Cà et là dans la Côte»d’©r : l’Yonne : Avallon : Le Loiret :
Gien !. Plus rare dans le Nord : signalé de l’Aube : Gerosdot (L1; tïirxxn.
ser. Brtnm,). — Seine-et-Oise : Meudon, 13 mars 1921, dans les mousses
(M»\GNIN I). — Strasbourg.
La v. fuliginosum souvent avec la forme typique dans le midi, est commu-
ne par places_ Elle se trouve en Seine—et-Marne : Fontainebleau (BONNAIRE
l). La v. sangninipcnnc, dans le midi et en Sicile : la v. rubripes, très rare
en France : Var : Hyères (coll. Gmzxnza 1) Corse : Dalmatie.
Europe : Caucase : Algérie 1 Turquie Y

CALANDRINAE. — MIARUS 1311
30. Gymnetron Iinariae PANZER, 1795, F n. Germ., éd. I, p. 26. —- cur-
virostre ROSSI, 1795, éd. Hellwingg, Faun. E1., p. 125. —- tetrum PANZ.,
Faun. Germ., éd. 2, p. 18 (non F.), — HUST., 1931, p. 1.148. -— Cat.
SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 440.
Long. : 3-3,5 mm. ——- Forme allongée des deux précédents ; remarqua-
ble par son rostre fortement arqué. Assez convexe, noir ; la pubescence
dorsale grise, simple, fine, couchée, courte, peu serrée, bi- ou trisériée sur
chaque interstrie ; antennes et tarses bruns ou ferrugineux. Rostre gra-
duellement aminci en avant, finement pubescent au sommet, un peu luisant
égal ou subégal au prothorax. Prothorax arqué latéralement, rétréci non
resserré en avant, les angles postérieurs arrondis, sa plus grande largeur
vers le milieu, densément ponctué. Ecusson concolore. Elytres oblongs,
plus larges que le prothorax, subparallèles ou peu distinctement arqués
latéralement ; stries larges, ponctuées, munies de poils très courts ; inters-
tries finement ponctué-rugueux. Fémurs inermes, parfois méso- et méta-
fémurs avec un très fin denticule.
La larve vit et se transforme dans les racines de diverses Linaires ;
elle y provoque des renflenients cecidiformes, irréguliers, arrondis, unilo-
culaires, disposés en chapelets ou isolés, La transformation, dans la région
parisienne, s’effectue du début à la fin d’oct0bre. ljimago hiberne dans la
cécidie (HoFEM.xNN). (1). Observée sur Linaria vulgaris IIIILL. (CORNELIUS,
FRAUEXFELD, PERRIS, Hoi-TMANN, etc), L. sîriata D. C. (Dinnoux, ROUGET,
TEMPÈRE), L, Tomneforli D. C. ('l`.iv.xREs), L. Lacscli Sci-iwisio. (Bniscnxa,
KIEFFER).
Les caractères larvaires sont donnés par VAN EMDEx (Trans. R. ent. Soc.
London, 1938, p. 21). Biologie : KIEFFER (Fezzill, jeunes Nu/L 1891, p. 55, fig.
105. — Uamx (En!. Blütt., 1931, p. 115-116). —— HEPP (En!. Blâtt., 1933, p.
90-91).
Toute la France, commun presque partout, dans la région des plaines
et des basses collines. Plus rare en montagne où il ne s’élève qu’excepti0n-
nellement. jusqu’à la partie inférieure de la zone subalpine.
Toute l’Europe : Russie méridionale ; Sarepta (DESBROCHERS).
Gen. MIARUS STEPHENS, 1831, Ill. Brit. Ent., Mandib., IV, p. 15
(HUSTACHE, Cure. gallo-rhénans, in Ann. Soc. ent. Fr. (1931), p. 1.149.
— SA1NTE—CLA1RE DEVILLE, in Bedel, Fne Seine, VI'”‘, 1924. p. 65. —— H.
FRANZ, Annalen des Naturhistor Museums in Wien, 55, 1944-1947 (1947).
p. 210-264. — F. SOLARI Mém. Soc. Ent. Ital. XXVI, 1947, p. 72-79  
—— A. HOFFMANN, I..’Entomologiste, n° 3, IX, 1953, p. 50-63).
Ce genre se distingue des Gymnetron et des Mecinus par les hanches
antérieures non contiguës, le rostre couché entre elles, au repos ; le pros-
ternum échancré en avant ; les ongles libres. Les fémurs sont inermes ou
dcntés.
(1) En arrachant des Linaires en automne et dans le cours de l‘hiver, on observe
1'insecte en état de diapause dans Yintérieur des cécidies.
(2) La révision de Somuu a paru en août, celle de FRAM- en décembre. Les deux
auteurs ont créé, pour les espèces n’ayant pas de caractères spéciaux au segment
anal mâle, un nouveau sous-genre : Miaromimus Soumr (Hemîmiarus Fnmvzt.

1312 COLÉOPTÈRES CURLULIONIDES
Les caractères sexuels secondaires des mâles reposent sur la plus grande
brièveté du rostre, sa courbure moins prononcée et parfois le segment anal
limité latéralement par un tubercule aigu.
Il renferme une trentaine d’espèces paléarctiques dont une dizaine appar-
tiennent. à notre faune. Les larves vivent aux dépens des Campanulacées
des genres Campanula, ·/asione et Phyteuma, elles se développent dans
l`ovaire des fleurs qui s’hypertr0phient parfois.
TABLEAU mis ESPÈCES ET sous-Espàcizs
l. Elytres à pubescence assez longue, plus ou moins relevée,
plus condensée en arrière, le long de la suture, où elle dé-
termine une sorte de crinière. Métafémurs assez épais. Der-
nier sternite du mâle sans caractères spéciaux t_Subgen.
M iammimus il ............... ll
—— Elytres à pubescence dorsale plus courte, fine, souvent appli-
quée contre les téguments (1). Métafémurs plus allongés.
nullement renflés. Dernier sternite (5“) du mâle, portant une
excavation profonde, glabre, luisante, limitée de chaque côté
par un tubercule aigu (Miarus s.st) ......... 2
2. Rostre du mâle subrectiligne, atteignant (dans la position de
rétraction) le milieu du métasternum ; celui de la femelle
absolument rectiligne, très long, dépassant, au repos, les
hanches métathoraciques. Côtés des élytres subparallèles en
arrière des épaules. Long. : 2-3,5 mm ..... 14. Abeillei
— Rostre plus court, légèrement courbé et peu différent de lon-
gueur dans les deux sexes, ne dépassant pas (dans la position
de rétraction) le bord antérieur du métasternum. Calus hu-
méral peu saillant, les côtés des élytres légèrement curvili—
gnes. Insecte polymorphe. Long. : 2-3,5 mm ...... 3
3. Revêtement élytral unicolore, formé de soies d’un gris-cendré
ou blanchâtre. Abdomen du mâle avec de fortes dents au
bord de la cavité anale profonde .......... 4
-— Revêtement êlytral foncièrement brun, avec ou sans soies
blanches unisériées sur chaque interstrie ..,.... 9
4. lnterstries élytraux à squamules piliformes, un peu désordon-
nées, un peu soulevées (parfois unisériées chez certains spé-
cimens étiolés). Prothorax nettement transversal, densément
rugueux—p0nctué. Rostre aussi large à la base qu’à l’inser-
tion des antennes. Arrière-corps très court, aussi large que
long. Pénis analogue à celui de ursinus. Même taille . .
.............. ursînas subseriatus
— lnterstries des élytres à squamules piliformes, parfois très
courtes. régulièrement alignées .......... 5
(1) çhez Miarus ursinus An., la pubescence normale des élytres, parfois entremélée
gâiclàïèls blancs. est un peu soulevée ; toutefois la suture ne porte pas de crinière

CALANDRINAE. — Mmims 1313
5. Rostre, chez lœ deux sexes, plus large à la base qu’au
niveau de l’insertion antennaire .......... ` 6
—- Rostre, chez les deux sexes, aussi large à la base qu’au
niveau de l’insertion antennaire .......... 7
6 Elytres un peu plus longs que larges, subparallèles ; soies
élytrales plus fines, cendrées. Rostre du mâle plus robuste,
densément ponctué et mat, sauf à l’extrémité apicale. Ponc-
tuation prothoracique profonde. Pénis anguleux à son
extrémité qui est munie de deux fortœ oreillettes latéra-
les. Long. : 2-3,5 mm ......... 9. campamüne
— Elytres plus courts, aussi longs que larges, visiblement
arrondis latéralement ; les soies élytrales plus denses, plus
blanches. Rostre d' plus grêle, peu ponctué en avant. Ponc-
tuation du prothorax plus superficielle. Extrémité du pénis
subtronqué, sans oreillettes ni ailettes ...... 12. Portae
7. Squamules distinctement appliquées sur les interstries (voir
de profil) ................ 8
-— Squamules des interstries notablement soulevées. Rostre du
mâle ponctué de la base à l’insertion antennaire, luisant et
peu ponctué en avant, non ou parfois à peine plus large à
la base qu’au niveau de l’inserti0n des antennes. Arrière-
corps plus étroit. Prothorax transversal et bien arrondi la-
téralement. Pénis sans oreillettes ni ailettes (semblable à
Parme) ............. 10. rotunclicollis
8. Squamules des élytres très fines, étroites. Rostre très grêle,
à peine plus long chez la femelle que chez le mâle. Arrière-
corps court. Ponctuation du prothorax serrée, à téguments
plus mats. Pénis à sommet subanguleux, avec des oreillettes
un peu moins développées que chez campanulac . . .
............. campanuîae brevirostris
— Squamules étroites, assez longues, moins ténues, plus éparses.
Rostre plus robuste, plus fortement sculpté. Arrière-corps
très ` court. Prothorax à points moins denses, les tégu-
ments luisants. F ossette anale du mâle allongée, un peu
moins profonde que chez campanulac, les dents du bord
postérieur plus petites que chez cette dernière espèce. Pénis
très distinct ........ · .... monticola (1)
9. Elytres à vestiture foncièrement brune, un peu soulevée,
avec, sur chaque interstrie, une rangée de soies blanches
relevées, tranchant sur l’ensemble du revêtement. Pénis
à sommet anguleux, muni d’oreillettes peu saillantes . . ll. utsinus
—— Elytres à revêtement entièrement brun, sans mélange de
soies blanches. Arrière—corps à peu près aussi long que large . .10
(1) Miarus monticota Pern:. Siebenb. Kaferfauna, 1912, p. 337. —— campanuhœ v.
monticola. Pârm. — Fnmz, 1.c., p. 220-223. Ne se trouve pas en France, bien qu’ü
aiî été. signalé, du Gard, par erreur. Se rencontre en Suisse, Tyrol. Carpathes, '1‘ran-
sy VHDIE.

1314 COLÉOPTÈRES coucurxommss
10. Ponctuation du disque du prothorax subrugueuse et confuse.
Bords latéraux du corps rugueusement ponctués et mats.
Les deux dents du segment anal du mâle un peu plus for-
tes. Pénis voisin de celui de campanulae, mais à oreillettes
un peu moins arrondies ....... campanulae Binaghii
—— Ponctuation du disque du prothorax très nette, plus écartée,
Yinterponctuation lisse. Bords latéraux du corps plus for-
tement ponctués et paraissant brillants. Dents du segment
anal mâle très petites. Pénis sans oreillettes, mais avec des
ailettes très développées, en forme de crochet . . . 13. abnormis
11. Insecte allongé ; côtés des élytres en grande partie paral-
lèles. lnterstries élytraux (sauf parfois le premier ou les
deux premiers) avec une seule rangée de poils sétiformes
soulevés ; crinière apicale de la suture courte ...... 12
— Insecte ovalaire ou subarrondi ; interstries portant plusieurs
rangées de poils ..,........... 13
12. Prothorax faiblement transversal (presque aussi long que
large), notablement plus étroit que les élytres à la base.
Pubescence distinctement hérissée sur les côtés. Métafé-
murs Hnement dentés. Long. : 2,2-2,8 mm .... 1. plantarum
»—— Prothorax très transversal (près du double aussi large que
long), à peine moins large à la base que les élytres aux
épaules. Pubescence non ou indistinctement hérissée sur les
côtés. Métafémurs mutiques. Long. : 1,8-2 mm . . 2. meridionalis
13. Métafémurs armés d’une dent plus ou moins développée mais
distincte ................. 14-
— Métafémurs inermes (1) .........,.. 18
14. Rostre du mâle atteignant, au repos, le milieu des hanches,
postérieures ; celui de la femelle plus long, dépassant, no-
tablement les hanches postérieures. Dent fémorale forte.
Ecusson allongé. Taille grande. : 3,5-5,5 mm ..... 15
— Rostre moins long dans les deux sexes, atteignant tout au
plus le bord postérieur des hanches métathoraciques ou les
dépassant de très peu. Dent fémorale petite. Taille moindre.:
2,5-3,8 mm .....,.......... 16
15. Pubescence dorsale d’un gris clair, blanchâtre, à peine sou-
levée ; celle du prothorax non dressée. Soies élytrales briè-
vement acuminées . . . ,...... 3. longirostris
— Pubescence dorsale diun gris—fauve ou brunâtre, plus lon-
gue, plus soulevée ; celle du prothorax très distinctement
hérissée. Soies élytrales longuement acuminées au som-
met ,....... , ....... 4. scutellaris
(1) Chez distînctus Bon., le fémur est échancré mais nullement denté.

CALANDRINAE. — Mmaus 1315
16. Pubescence dorsale fauve ou brunâtre, assez grossière. Ros-
tre peu différent de longueur dans les deux sexes (parfois
plus long chez le mâle que chez la femelle). Ecusson allongé.
Pubescence plus courte et hérissée sur le disque du protho·
rax. Forme suboblongue. Long. : 3-3,4 mm ....
...... r .....,. scutellaris Mequignoni
— Pubescence dorsale grise ou cendrée, parfois un peu Have,
moins grossière. Rostre mâle plus court, rostre femelle,
plus long que la tête et le prothorax réunis. Pubescence
prothoracique non ou peu distinctement hérissée au milieu
du disque. Forme brièvement ovale ......... 17
17. Revêtement élytral composé de squamules piliformes redres-
sées, terminées en pointe aiguë (femelle) ou en un prolon-
gement sétacé (mâle) ; celui du prothorax formé de poils
fins arqués et légèrement hérissés sur les côtés. Rostre mâle
aussi long que le prothorax ; rostre femelle un peu plus
court que la tête et le prothorax réunis. Métafémurs armés
d°une épine assez forte. Long. : 2,5-3,8 mm .... 5. graminis
— Revêtement élytral composé de squamules piliformes cou-
chées, atténuées au sommet, mais non teuninées en pointe
aiguë ; celui du prothorax composé de ces mêmes squa-
mules, mais un peu plus fines. Rostre mâle plus court
que le prothorax ; rostre femelle aussi long que la tête
et le prothorax réunis. Forme plus courte, en ovale régu-
lier. (Taille petite : 2,3-2,5 mm ; coloration gris-clair :
v. Dcgorsi AB,). Taille plus forte : 2,5-3,2 mm ; colora-
tion du revêtement gris-flave ........ 6. salsolae
18. Corps suboblong, élytres subparallèles dans leur moitié anté-
rieure ; prothorax à côtés subparallèles vers la base. Des-
sus subdéprimé. Pubescence dorsale et ventrale grise ou
flavescente, fine couchée, peu serrée sur les interstries. Cri-
nière apicale de la suture souvent peu accusée. Métafémurs
non échancrés. Long. : 1,6-2 mm ....... 8. micros
—— Corps en ovale court ; élytres à côtés assez arqués ; pro-
thorax à côtés convergents en avant dès la base. Dessus
convexe. Pubescence dorsale dense, gris—cendré ou jaune-
olivâtre clair. Crinière apicale atteignant presque le milieu
de la suture. Rostre femelle long et grêle, notablement plus
long que la tête, et le prothorax réunis. Métafémurs faible-
ment échancrés vers l’extrémité. Long. : 2,5-3,5 mm . 7. distinclius
1. Miarus plnntarum GERMAR, 1824, Ins. Sp. Novae, I, p. 288. ——
wmnulentus VILLA, 1835, Col. Eur. (dupl. Suppl.), p. 49. — HUST., 1931
p. 1.151. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 440 ; Cat. Corse, p. 454.
Long. : 2,2-2,8 mm. — Oblong, faiblement convexe, noir ; les pattes
et les antennes noires ou brunes ; la pubescence dorsale sétiforme, d’un
gris-clair, relevée, bien distincte sur les bords latéraux du corps, unisé-

1316 COLÉOPTÈRES CURCULIONYDES
riée et alignée sur chaque interstrie, plus longue que celle du prothorax.
Rostre peu arqué, subcylindrique, aussi long que le prothorax, plus épais
et plus ponctué (mâle), un peu plus long, plus mince, oibsolètement ponctué
et moins mat (femelle). Prothorax médiocrement transversal, peu arqué,
subconique, densément et finement ponctué-rugueux. Ecusson pubescent,
blanchâtre. Elytres oblongs, assez étroits, subparallèles, plus larges que le
prothorax, les épaules assez saillantes bien qu’obliques ; stries fines, ponc-
tuées légèrement glabres. Métafémurs finement dentés.
Ifadulte se rencontre sur Phgteuma orbiculare L., en Haute-Marne (=SrE-
CLAIRE·DEVILLE), et communément sur Campanula rapunculoides L., en
Seine—et-Oise (HOFFMANN, Durnaz !). — Mai et septembre. La larve se
développe dans les capsules de cette Campanule : l‘éclosion a lieu à la fin
d’a.oût ! lfadulte hiverne.
Toute la France, plus commun dans le Midi et le Centre ; plus rare dans
le sud-ouest et en Bretagne Paraît rechercher les terrains calcaires.
Europe centrale et méridionale ; Algérie : Syrie.
OBSERVATION. — Chez le mâle, le rostre (vu de dessus) est parallèle ; chez
la femelle, il est très légèrement rétréci vers le sommet.
2. Miarus meridionalis H. BRISOUT, 1862, Ann. Soc. ent. Fr,. p. 668.
—- cansuetns CAS., 1910, Canad. Ent., XLII, p. 143. — nanus CAS., l. c.,
p. 144. — Husr., 1931, p. 1.152. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 440.
Long. : 1,8-2 mm. — Suhoblong, faiblement convexe, noir (antennes
et pattes comprises) ; la vestiture semblable à celle de planlarum, mais
plus claire, blanchâtre ; plus fine et (vu de profil) plus longue, surtout sur
les élytres, en arrière, où la suture est garnie d’une petite crinière de
soies blanches j peu distinctement hérissée sur les côtés du corps. Rostre
à peine arqué, grêle ; vu de dessus ; subparallèle, mat, à peine égal au
prothorax (mâle), ou plus grêle, nettement plus étroit sur sa moitié api-
cale qui est glabre, lisse et brillante, aussi long, au moins, que le prothorax
(femelle). Prothorax fortement transversale, presque aussi large que les
élytres, plus arqué latéralement et plus fortement rétréci en avant, avec
une fine ligne médiane lisse, assez souvent peu distincte. Ecusson pubes-
cent de blanc. Elytres faiblement arqués sur les bords latéraux qui sont
un peu convergents en arrière ; stries plus étroites ; interstries visible-
ment ridés en travers. Métafémurs inermes.
Vit et se développe, en Provence, dans les capsules de Campanula
rapunculzzs L., où la larve ne produit aucune déformation apparente. La
ponte a lieu en mai·juin ; la transformation en août-septembre (HOFFMANN).
L’adulte est déjà signalé sur cette plante dans le Vaucluse (Dr Cnomur,
HUSTACHE) et en Algérie (PEYEmMHo1=·1=), en avril-mai.
France méridionale ; assez commun dans tout le Languedoc, le Roussil-
lon et surtout en Provence où il est prodigieusement abondant par places,
notamment dans les Alpes—maritimes : La Napoule, environs de Grasse etc.
Remonte la vallée du Rhône jusqu’aux environs de Lyon. — Dordogne, —
Lot—et-Garonne !. —— Signalé des Landes (Dnsnnocunns). Non cité de la
Corse.
Région circa-méditerranéenne : Espagne !, Italie, Nord de l’Afrique :
Algérie et Maroc !

cA1.AN¤R1NAE. —— Mmws 1317
3. Miarus longirostris GYLL., 1838, in Schënherr, Gen. Curc., IV, p.
770. — Mayeti ABEILLE, 1906, Bull. Soc. ent. Fr., p. 171. ~— HUST., 1931,
. 1.150. — Cat. SA1Nr1a-CLA1nE·DEv1LLE, . 440.
P P
Long. : 3,5-5,5 mm. — Ovale, assez convexe (les élytres déprimés en
avant), noir (pattes et antennes comprises) ; revêtu, en-dessus, d’une
pubescence grossière, d’un gris·clair, rarement llavescent, assez longue,
( "" " ‘® 
    ai  
(
# 1 1
\
  759
752 753 754 755 756 757 758
  ‘ .r·¤__ ix`-,
760 761 762 763 764 765 766 767
Fu;. 752 à 767, pénis de Miarus ; — 752, M. scutellaris (f. dorsale) ; —- 753, M.
Scutellaris Mequignoni (id.) ; — 754, M. l.ongi,r0strL$ (id.) ; -— 755. M. distinctus
lid.) ; — 756, du même (profil) ; 757, M. salsolae (I. dorsale) ; -— 758, id. (profil) : —
759. id. (f. ventro-latérale) ; — 760, M. graminis (f. dorsale) ; ·- 761, id. (profil) ; -—
762. M. micros (f. dorsale) ; —— 763, id. (profil) ; 764. M. ptantarum (f. dorsale) : ·—
765. id. (profil) ; —— 766, M. meridionalis (f. dorsale) ; -—— 767. id. (profil).
un peu soulevée, nullement dressée sur le prothorax ; les poils des inters-
tries brièvement acuminés, masquant médiocrement les téguments, bi- ou
trisériés, mal alignés, plus serrés postérieurement sur la suture ; les stries
dé a ées, munies d’un ran de ils uamuleux courts, a li ués. Rostre
`E S _ S _P° _ Sq _ _ PP_ (1
tI'CS l0Hg, pI`CSqUC dI`0lt, Sl1l)CyllIldI`lqllC L C€llll dll male BUSSI l0l'lg que la
tête et le prothorax, atteignant (dans la position de contraction) le milieu
des hanches métathoraciques, strié-ponctué jusqu’à Yinsertion antennaire,
ponctué en avant jusqu’au sommet ; celui de la femelle aussi long que
les trois quarts des élytres, dépassant nettement, au repos, le bord posté-
rieur des hanches postérieures, ponctué à la base, presque lisse et brillant

1318 COLÉOPTÈRES (IURCULIONIDES
sur les deux-tiers antérieurs. Prothorax transversal, arqué-rétréci en avant,
presque 3 fois aussi large à la base qu’au sommet, obsolètement caréné au
milieu. Ecusson oblong, densément pubescent de blanc. Elytres assez arqués
latéralement. Métafémurs fortement dentés, mésofémurs plus finement ou
subdentés.
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776 773 180 783
Frc. 768 à 783. — 768. Pénis de Miarus cnmpanulae (profil) ; -— 769, id (face ven-
trale) ; ——— 770, id (f. dorsale) ; — 771. de Campanulae Binaghii (f. dorsale) Z —
772, de brevirostris (f. dorsale) : —— 773, de ursinus (profil) ; — 774, du même (f. dor-
sale) : ~ 775, de ursinus subseriatus (f. dorsale) ; 776, de rotundicollis (f. dorsale) ; -—
777, de Portae (f. dorsale) ; -— 778, de abnormis (id.) ; —- 779, de monticola (profil) i —
780, du même (f. dorsale) : — 781, de Abeillez (profil) ; — 782, du même (f. dor-
sale) L —— 783, abdomen mâle chez Abeillei.
Mâle : Segment anal simple ; impression métasterno-ventrale attei-
gnant le 2° segment. — Femelle : Abdomen avec les deux premiers seg-
ments impressionnés.
Pénis (vu de profil), coupé obliquement en sifflet au sommet, à pointe
aiguë ; (vu face dorsale), sans carènes longitudinales distinctes ; ouver-
ture apicale oblongue.
Ubtenu (ex larva) du 20 au 26 septembre, de capsules de Campanula
[I`/l(‘h8ll'IIl72 L., provenant de St-\`:1lIi<·r (Alpes—l\Iarili1ues) I

I cALANoiuMit, —— MIARUS 1319
1.`a«lulte se rencontre sur Clllîlptllllilrl lulifolia L. (tlxvor, .]oi—*i··.iir;, l_l1€\'lLI.Ei
et (.`. lraelieliunz 1., (Hnsrtcnn, Hcirrnixx). l\lai—septembre.
Assez commun dans le sud-est et diverses localités du Midi. — Hautes-
Alpes. -— Basses—Aloes. —— Alpes—M:u·itimes. — Gard. ~ Vaucluse. — H(——
rault. »-» Aude — Ardèche. — Drôme. —— Isère. —— Hte—Savoie. —— lternonte
dans la Lozère. ]`Allier, la Saône et Loire. Cite du Ht—Rhin 1 Mulhlsach
fDr Bnrrixoiïn).
Se prend assez souvent, en Provence, sur les fleurs de Lemnmihcznrzni
rzilgurn 1.., plante n’avant probablement aucun rapport avec le vrai victus de
t`insecte.
Autriche 1 Hongrie 1 Serbie 1 Caucase 1 Syrie 1 Mont·1.iban tBiusor·r\_
4. Miarus scutcllaris H. Bmsour. 1865, Ann. Soc. ent. Fr., p. 622. — -
rlistinctus H. BRIS., 1.862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 664. — (non BOH.`\. —
Husr. 1931, p. 1.152. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEv1LLE, p. 441.
Long. : 3,5-5,5 mm. — Très semblable d’aspect au précédent dont il
est plus facile à distinguer par comparaison que par définition. Differe
seulement par la pubescence dorsale brune ou fauve, un peu plus longue.
plus fine, plus soulevée, celle du prothorax nettement plus hispide latéra-
lement. les soies élytrales longuement acuminées ; l’écusson plus étroit,
la crinière suturale plus étroite. occupant la moitié postérieure, blanchâ-
tre, tranchant sur la colora.tion plus foncée de la pilosité adjacente.
Les autres caractères, ainsi que les différences sexuelles secondaires ana-
logues. Pénis à peu près identique. mais vu de la face dorsale, muni laté-
ralement d’une carène longitudinale. étroite. l’ouverture apicale plus large.
ovalaire.
La larve vit et se transforme dans les capsules de Campunula lraclzelizzm
1.. La ponte est déposée dans l’ovaire des fleurs, lors de l’ouverture de la
corolle. dès le début. de juin. lféclosion imaginale a lieu du début de sep-
tembre au commencement d’octobre. L`adulte hiverne pour réapparaître
au printemps, s’accoupler et pondre. Obtenue ex larva, en même temps que
1`espèce précédente (A. Ho1=rMANN).
Ifadulte vit, conune le précédent, sur les Campanulacées, et souvent en
sa compagnie 1 observé sur Campanula trachelium L. (HUST.ACHE, HOFFMANN,
Gizémx E etc) et C. gmnrtiflora 1.. (C.m.1.o1., JABLo1<01=1=). Mi-mai-septembre
(1).
Assez commun dans de nombreuses localités méridionales : Alpes-Mari-
times ; Mandelieu ! 1 Grasse t 1 Antibes ; Vallauris ! 1 Nice 1 St-Martin-
Vésubie etc. —— Bouches-du-Rhône 1 Aix. — Var 1 St-Maximin 1 Hyères !.
—— Hautes-Alpes, nombreuses stations t. ·— Basses-Alpes, idem, type Daix.
—- Drôme 1 Nyons, — Allier 1 Brout-Vernet (nc Ruvsson).
Italie : Naples (EMERY) 1 Sicile.
Subsp. Mequignoni A. HoF1=M.xNN, Bull. Soc. ent. Fr., 1939, p. 79. — Long. 1
3 · 3,4 mm. — Taille moindre 1 rostre peu différent de longueur dans les
deux sexes, atteignant le niveau postérieur des hanches métathoraciques ou
le dépassant. Segment anal du mâle avec une aire subdéprimée, dénudée,
à fond luisant et strié, Pimpression mésasterno-ventrale atteignant rare-
(1) Trouvé en nombre, au Mt Ventoux (Vaucluse), versant Est, 1200 m alt., sur
un Lathurus à grandes fleurs roses. Fm mai 1953 (J. THÉROND). Il s`agit là sans doute
d’une plante recherchée occasionnellement par l’insecte, pour la ëubstance pollinique
de ses ficurs. dont la plupart des insectes adultes sont très frîands. '

1320 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
ment le 2* segment. Chez la femelle, les deux premiers segments abdomi-
naux non impressionnés. Dent fémorale petite mais bien distincte.
Pénis moitié plus petit, testacé ; vu de profil, plus arqué, plus briève-
ment coupé obliquement au sommet, terminé en pointe mousse. ‘
Doit vivre, comme la forme typique, sur des Campanulacées.
Valais : Champerry, en juillet, dans les corolles de Colchicunz aulornnale
L., type (ltliâgurcuon). — Savoie : Les Avanches, vers 1200 m alt., août 1937,
dans les mêmes conditions, sur la même plante (R. Küuuitu l) (1) 1 Thônes
(Dr Gaaxian Z). — Drôme : Nyons (1,Évan.1.É Z). — Basses-Alpes : Digne
'ABMLLE).
Tessin : Mcndvisis, V1, 1942 (coll. Thérond).
5. Miâflll gramînis GYLL., 1815, Ins. Suec., p. 210. — ? ellipticus
Hizmzsr, 1795, Kâf., VI, p. 171. — ? subfulvus REITT., 1907, Bestim.
Tab., p. 59. — v. subuniseriatus REITTER, Fauna germanica. V, p. 232. -—
Huswtcrniz, 1931, p. 1.150. —— Cat. SAINTE·CLA1RE-DEVILI.E, p. 441.
Long. : 2,5-3,8 mm. — Ovale, con-
; V —" vexe, noir (pattes et antennes compri-
ses), revêtu dorsalement d’une pubes-
__ i· `· cence cendrée, celle du prothorax fine,
"' .·‘  visiblement hérissêe sur les côtés, celle
  ` i des élytres formée de poils sétiformes,
;   L   , effilés au sommet, redressês, irréguliè-
  ‘?'_§ '· ,_ * rement rangés en 2-3 rangs, rarement
    1 rang par interstrie, la crinière sutu-
  `»,-K p rale blanchâtre, occupant la moitié
1 , '    gi`,  2 ,·,_ `N ·,T postérieure de la suture. Rostre arqué,
  À cylindrique, entièrement pubescent et
p     aussi long que le prothorax (mâle) ou
 ·» ·:.f·     `E plus allongé, glabre et luisant en ma-
i  \ S? E ·'. ,   jeure partie (femelle). Prothorax très
  _ ,_   court, subconique, les côtés arqués,
' ,;;,   fortement convergents en avant, la
rt ' ” , , ligne médiane finement et obsolètement
( 6% 'I relevée. Ecusson pubescent de blanc.
Èlytres ovalaires. Métafêmurs assez
Fm. 784. - Miarus graminus L. ç. fortement dentés. Segment anal du mâ-
le simple. (2)
M. sub/ulvus Berrr a la pubescence dorsale gris flave, il n’est peut-être,
selon ·Sot,,xm, qu`une variété chromatique de distinclus. L`opinion que l’on
peut s'en faire est difficile sans avoir vu le type ; le travail de REUTER étant
très superficiel.
il) M. Buci-mr, qui m'a transmis ces insectes. m'a fait observer que M. Küumzn,
botaniste comme lui. avait déjà pris, en Savoie. Miarus campcmulae dans les corolles
de Colchicum alpinum D. C. Il ne s’agit là que d'un habitat subsidiaire, les Campa-
nules, plantes présumées nourricières, se faisant rares, à cette époque de l’année où
l‘on coupe les prairies.
(2) Chez M. graminis GYLL., l’écusson est oblong, le rostre est peu différent de
longueur selon les sexes, plus tin et plus lisse chez la femelle. Le mâle a générale-
ment les segments ventraux 1-2, impressionnés longitudinalement. mais ce caractère
peut faire défaut chez certains spécimens.

CALANDMNAE. -— Mmnus 1321
La v. srzbtzniscrialus IIEITT., décrite d’Auti·iche, est représentée par des
avorlons ayant un seul rang de soies par interstrie.
M. fuscopubens Rxîirr., Bestim. Tab., 1907, n`esl qu`une variété à revê-
tement brun de grrzminis ; elle est répandue au Maroc, en Italie, en Yougos-
lavie : Croatie, au Caucase, elle m`a été récemment. signalée par M, SOLAR1,
comme se trouxant en France, à Saint-Martin-\`ésubie (Alpes-Maritimes).
La larve de cette espèce, non cécidogène, vit et se transforme dans les
capsules de Canzpanula glomerata L. Dans la région parisienne, il existe
deux générations : début de juillet à mi-août, puis début de septembre à
début d’octobre (A. Horrnmvw). Obtenu (ex larva). en grand nombre, à
Lyon : La Dargoire, de fruits de Campnnulu pers1`cacfoIi`u L., du 18 juin au
10 juillet 1952 (R. L. Boucmsr) 1 en en 1953, à Sl—Didier-Au-Mont-d’©r (Rhô-
ne), dans les mêmes conditions (C. L. DENNINGER 1).
Les caractères larvaires ont été étudiés par Vix Eumax (Trans. R. cnt.
Soc. London, 1938, p. 22). La biologie est décrite par URBAN, Ent, Blâtl.,
1930, p. 104, 172, 173. L’a,dulte se rencontre sur C. glomeraia, en Gironde
(TEMPÈRE), ainsi que sur C. pcrsicaefolia L. (ROUCET, Cat., p. 174) et C.
rotundifolia L. (MOCQUERYS, Cat., p. 98). — Juin-septembre.
Commun dans toute la France, sauf dans la région sèche du midi où il
n’est pas signalé ; semble rechercher particulièrement. les endroits calcai-
res ;s`élève dans les montagnes jusqu’à la zone subalpiue. Europe moyenne.
Sibérie.
6. Milifllo salsolae H. BRISOUT, Ann. Soc. ent. Fr., 1862, p. 664. —
V Degorsi ABEILLE, 1906, Bull. Soc. ent. Fr., p. 171. -— HUSTACHE. 1931.
p. 432.. -— Cat. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, p. 441.
Long. : 2,5-3,2 mm. — Cette espèce réunie à tort à distinctus BOB,.
bien que lui rœsemblant superliciellement, en est cependant distincte. et
je partage, à cet égard, l’opînion de E. SOLARI et de n. Fnmz.
Chez la forme typique, le revêtement est tlave, homogène, composé, sur
les interstries élytraux, de trois lignes de soies squamuleuses serrées, ré-
gulièrement rangées ; la crinière postérieure de la suture un peu plus claire
et très serrée. l.’arrière·corps très régulièrement ovale, un peu arrondi laté-
ralement. Le prothorax est un peu moins transversal que chez graminis et
la pubescence dorsale coucliée, sauf en arrière, ne permet pas non plus de
la confondre avec ce dernier (1).
La v. Degorsi Ab., est une petite forme étioléc dont la taille se maintient
entre 2,3 et 2,5 mm. Sa coloration est d`un gris-clair : ses squamules plus
fines sont assez irrégulièrement disposées sur les interstries élytraux, en
deux (rarement trois) rangs. On trouve des individus portant parfois, au
moins par endroits, une seule rangée de ces squamules
La forme typique se rencontre, à 1’état adulte, dans les fleurs de divers
(fampanula : C. Irachelium L., C. rhomboirlulils 1.., L'. lulifolia L., C. thyr-
soides L., surtout dans les régions montagneuses, de juin   fin août. Obte-
nue ez larva, début juillet 1952, de capsules de C. pcfsicifolin L., avec M.
graminis GYLL., des environs de Lyon (R. L. lloucmzr 1).
Répandu dans de nombreuses régions orientales de notre territoire. Jura :
Dôle (Husmcna 1) ; Faisans, très commun (Gnmnnrzr 1). -— Savoie : Arvil-
lard (MÉQUMNON 1). —— Isère : St-Ismier (V. Pmxm 1) : St-Martin-de-la-
(1) La conformation différente du pénis chez les M. distinctus Bon., salsolae Bnxs
ëï Qraminis GY1.L.. offre un excellent moyen de séparation chez ces trois espèces.

1322 cor.ÉoP'rÈmzs cURcUL1oN1oEs
Cluze (GuÉn1;1.). — Alpes-Maritimes : St—Etienne de Tinée (Horrminw), —
Basses-Alpes : Col de la Cayolle ; col de Vars (idem). — Rhône : environs
de Lyon : (R. L. Boucmar).
Suisse. Autriche, Hongrie, Pologne, Sibérie occidentale, Mandchourie.
La petite race des plaines Degorsi, se rencontre sur l’int'torescence de
(Iampanuln glomemla L., depuis le mois de juin jusqu’au début de sep
tembre (Dzcons 1, SA1xiE-Cr..nRr~:—DEvtLL1s Z, HL'ST.\CHE 1, Hmor 1, HOFFMANN)
Seinelnférieure : ()riva1,_types 1 (Deoons). — Haute-Marne : Gudmont (DE-
virrn 1). — Seine-et—Oise : St—©uen-l’Aumône (Horrmxx) 1 Etiolles, près
Corbeil (idem). — Seine»et—Marne : Mormans, près la station du chemin de
fer (idem). — Eure 1 Evreux, route de Conches (Chanoine Gurrnv Y). —
Mayenne ; St—Pierre-des-Landes (Horrivuxx) : St—Denis-des-Gastines, au lieu
dit « La Charmelière >.«, en nombre (idem). —— Loir-et-Cher : Danzé : La
La Vilte—aux-Clers (idem).
Autriche (Reitter).
Onsnnvxriox. — Miurus sulsolac et M. tlislinclzzs sont souvent confondus.
(Zhez le premier, le rostre de la femelle est considérablement plus long
que celui du mâle. La crinière post-suturale n’arrive pas ou ne dépasse
pas le milieu de l’élytre. Les fémurs postérieurs sont armés d’une épine
plus ou moins développée, mais bien apparente. Chez disiinclus la diffé-
rence de longueur du rostre, selon les sexes est peu sensible. La crinière
suturale atteint toujours et dépasse même parfois largement le milieu
de 1’é1ytre. Les métafémurs sont inermes : seulement un peu échancrés
au-dessous du genou.
7. Miarus distînctus Bou., 1845, in Schônherr, Gen. Curc., Vlll, p.
187. — HUST., l931. p. 1151. ——·— Cat., SAINTE-CLA1nr:—DE\’1LLE, p. 441.
Long,. : 2,5-3,5 mm. — Ovale, court, convexe, noir (antennes et pattes
comprises) ; le revêtement dorsal d’un gris-cendré ou d’un jaune olivâtre
clair, très serré, appliqué ; les poils plus fins sur le prothorax, plus grossiers
et rangés en 2-3 rangs sur chaque iiterstrie, un peu soulevés en arrière.
formant, sur la moitié postérieure de la sutu-
. ,· re, une crinière relevée, bien visible de pro-
  · fil ; les strics bien dégagées, portant des
  » — squamules fines, très courtes. Rostre un peu
r "§ arqué, mince, cylindrique, dénudé, brillant,
Q3 _, celui du mâle plus robuste. plus fortement,
`     bien que faiblement strié-ponctué, un peu
  ·‘ Ã   · plus long que la tête et le prothorax réunis ;
_   u j it » A Celui de la femelle peu différent, plus lisse,
·   _;   , un peu plus long, plus rigoureusement cy-
,     g 42 É   , lindrique ; dans les deux sexes dépassant
Pm  ( '   ¢— (en état de contraction) les hanches méso-
Ã*;       ,g _;   iii thoraciques. Prothorax modérément transver-
\i(¥`  JF _,.rÃ;fC ._ sal, arqué convergent en avant dès la base,
M   ïi yi ,, celle-ci fortement curviligne ; la ligne mé'
`   ilîiii   diane obsolètement carénée ou non. Ecusson
- ‘ ` ‘ ` i `_ ovalaire, densément pubescent de cendré-
’   clair. Elytres brièvement ovalaire, assez arqué
Fig. ,,85 latéralement. Fémurs échancrés sous le ge-
Miarus distinctus Bou. C2'. UOU, D0!1 d€IlÈéS.

cALANn1mvAE. — M1ARus 1323
liadulte se rencontre abondamment, dans les Alpes·Maritimes, dans les
lleurs de Campanula rapunculus 1,., surtout vers la deuxième quinzaine de
juillet (Horrulxx). La larve vit dans les capsules de la plante ! Plaines et
montagnes de la Provence.
Alpes-Maritimes ; très commun aux environs de Grasse, Mouans—Sartoux,
Mougins, Auribeau, St—Jacques, etc (Horrnaxx) : St-Etienne de Tinée (!) :
Beuil, St-Dalmas—le·Selvage (!) (Devine, Husmcnia, Fromrsz). — Var : Puget-
sur-Argens ; Bagnols-en-Forêt : Fréjus ; Roquebrune, etc, en abondance
iHorrMANN) ; St-Raphaël, Garcès, Toulon (DEVILLE, GUÉMN, Daurum etc).
Signalé de la Haute—Ma1·ne : Gudniont — (J. STE-CLA1RE-DEvu.LE, Fn. Seine
Suppl. Vl bis).
Italie, Caucase, Transcaucasie, Perse, Asie occidentale.
Subsp. rectirosh-is A. Horrm., 1953, L’Enlomologiste, IX, n° 3, p, 55 et 60.
—— Differe de la forme typique par le rostre de la femelle rigoureusement
droit (semblable à celui de M. Abeillci du même sexe), celui du mâle ana-
logue à celui de la femelle de distinctus type_ Interstries élytraux nettement
plus larges dans les deux sexes.
Race locale des plus remarquables, capturée dans le Lot-et—Garonne,
lors d’un bref séjour en août 1945, à Layrac. Deux femelles et trois mâles.
sur Cumpanula persicacfolia 1.. (HOFFMANN).
8. Miams micros CERMAR, 1824, lus. Sp. Novae, I, p. 288. — HUST.
1,031., p. 1.153. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 441.
Long. : 1,6-2 mm. — Suboblong (les élytres déprimés en avant), noir ;
les pattes et les antennes brunes ; la pubescence dorsale gris-clair, peu
serrée, presque appliquée, plus courte sur le prothorax, assez longue, plus
rude, uni- ou bisériée sur les iuterstries, médiocrement relevée postérieure-
ment sur la suture. Rostre du mâle faiblement arqué, fin, à peine atténué
de la base au sommet, plus court que le prothorax pubescent, mat ; celui
de la femelle aussi long que le prothorax, plus grêle, cylindrique, im peu
arqué, dénudé, brillant. Prothorax médiocrement transversal, subconique.
Ecusson oblong, étroit. tomenteux de blanc. Elytres ovales-oblongs, pres-
·que parallèles sur leur première moitié ; stries très fines ; interstries plans,
ruguleux. Fémurs inermes.
La plus petite de nos espèces. lfadulte se trouve constamment dans les
fleurs de Jwsione montana L. (BEDEL, BUTTLER, Husracmz, STE-CLAIBE-DL
vu.i.r:, TEMPÈRE, HoFrMANN). Mai-Juillet. La larve, d’après H. V. Lmorznmax,
En!. Blàtter, 1941, Heft. 4, produirait une petite galle sur les racines de
Linaria vulgaris l`«lILL. (1)
Commun dans le Midi et l’0uest de la xFrance, surtout dans les sols
arides, sabloneux ou granitiques. Landes. — Gironde. ——— Charente-Mari-
time. — Côtes—du-Nord. — Ile de Jersey. — Provence. — Languedoc. —
Roussillon. — Cévennes. — Lyonnais. Remonte, çà et là, dans la Haute-
Vienne (l), l’Allier (l), la Creuse (!).
Europe méridionale : Angleterre ; Allemagne ; Autriche.
(1) Renseignement demandant à être confirmé ; il apparait plus vraisemblable qu‘il
résulte d'une confusion avec un Gymnetron, dont plusieurs espèces vivent à l'état
de larve dans les racines des Linaires.

1324 COLÉOPTIERES CURCULIONIDES
9. Miarus campanulae L., 1767, Syst. Nat., éd. 12, p. 607. — linariae
DEJ., 1836, Cat., p. 326. — ranunculi DEJ., l.c. — ajugea HERSBT, 1795,
Kâf. VI, p. 172. — HUsTAcnE, 1931, p. 1.l53. — Catalogue SAINTECLAIRE-
DEVILLE, p. 441 ; Cat. Corse, p. 455.
Long. 2 2-3,5 mm. ——— Ovale, convexe, noir (pattes et antennes compri-
ses) ; la pilosité dorsale fine, courte, appiliquée, ne voilant pas les tégu-
ments, rangée sur les élytres, irrégulièrement en 2-3 rangs par interstrie,
avec quelques poils très fins, un peu soulevés sur la déclivité postérieure ;
les stries peu distinctement squamulés. Rostre courbé, fin, cylindrique,
dénudé, peu luisant, ponctué jusqu’à l’insertion antennaire ; celui de la
femelle à peine plus long que celui du mâle et ne dépassant pas (en état
de contraction) la partie antérieure du métasternum. Prothorax fortement
transversal, arqué convergent en avant dès la base. Ecusson concolore,
subdénudé. Elytres ovales, légèrement a1·qués sur les côtés ; le calus humé-
ral assez saillant ; stries fortes. Fémurs non épaissis, inermes. Segment
anal du mâle, avec une profonde excavation glabre, limitée latéralement
par une saillie aiguë.
La larve vit et se transforme dans les capsules de nombreuses Campa-
nulacées, où elle provoque un gonflement notable des ovaires. Observée
sur Cnnzpanula frachelium L. (HIERONYMLTS, K1Er1=ER) 2 C. rapuneuloides
L. (Bmscnxe, KLEINE) 2 C. rhomboidalis L. (1.\BOl'I.BÈNE, KLEIYE) 2 C, rotun-
difolm I,. (l\«1ULLER, TEMPÈRE, etc.) 2 C. erinus L. (Dmaortx. Durnxs !) 2
C. perszcacfolia L. KIEFFER, R. PoRcnEr X) C. carpathica JAco_ (LIEBEL.
SCHLECHTENDAL) 2 C. rapunculus I,. (DARROUX, TEMPÈRE, GUERIN, Horr-
MANN 2C. fraailis CYRILL. var 2 C(ll.‘OfliIlI TEN. (TRo·1·rER) 2 C. glomeralrz L.
(Hnsmcue) 2 C. patula L. (PERR1s, KLE1NI2, TEMPÈRE) 2 Phyleunzu spiculum
L. (LIEBEL, KLEINE, STE-CLAIRE-DEvn.LE, etc.) ; P. orbiculnre L_ (Ross,
KLEINE) t P. hcmisphaericum L. (KLEINE) ; P. pauciflorum I,. (idem).
La larve est parasitée par plusieurs Hyménoptères : Bracon v«u·iuior
NEES (Brnconidae) 2 Systasis encyrtoirles WILK. (Chalcirlidae) et PCZOIIlrlCfllIw
melanocephalns SM-IR. (Ichneumonidae).
La morphologie larvaire a été étudiée par VAN EMDEN (Trans. I?. cnt-
Soc. London, 1938, p. 22)_
L’adulte se rencontre sur les plantes nourricières en juin-juillet. Régions
collinaires et montagneuses de toute la France : commun ; notamment
dans le Jura ou les Vosges où il pullule ; un peu moins abondant dans
les Pyrénées. Se trouve également dans toute la région côtière de la Mé--
diterranée et çà et là dans la Plaine, vers le nord, le centre et l’ouest 2
Seine-et-Oise 2 Châtou (R. DUPREZ Z). —— Seine-Maritime. — Charente-
Maritime ! . —— Yonne. — Côte-d’©r.
La forme typique est répandue dans toute l’Europe 2 Caucase 2 Syrie 2
Sibérie 2 Nord de l’Afrique.
Espèce polymorphe dont plusieurs races très tranchées se rencontrent
dans notre pays. Leurs caractères sont exposés au Tableau.
Subsp_ brevirostris SOLARI, l.c., p. 76. —— frigidus FRANz, l.c.. p. 223. \'iI
sur Camparzula rapunculus L., à Mandelieu, à Grasse (Alpes-Maritimes)
(A. HOFFMANN). — Isère 2·St·Hilaire du Touvet (R. DUPREZ l). — Suisse :
Bienne rllégnmxov !). Alpes Sudètes 2 Alleinzigne 2 Danemarck 2 Laponie.

cALAM>n1NA1;. ——— Mmuus 1325
Subsp. Binaghii SOLARI, l.c., p. 75. — Savoie : Champéry (IIIÉQIIIGNON !).
——- Alpes—Maritimes : St-Etiem1e·de-Tinée. VII, 1945 (A. H01=FM.4NN) ; Beuil
(FAGNIEZ X). — Drôme 1 Cbl de Lus (idem)_ — Corse : Bocognano (LÉ0x·1NAaD),
Italie : Gênes (F. Somm). Ile d'Elbe. Maroc.
D`après F. Somm, cette race aurait été trouvée à Bagnères-de-Bigorre,
par BINAGHI, lequel aurait établi que la larve vivait sur un Phyleuma sp.,
peut-être orbiculare.
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788 789
Fu;. 786 à 789. — 786, Miafus Abeillei Dmsnn. Q ; — 787, M. plantarum GERM
Q ; —— 788, M. micros GERM. Q ; —— 789, M. campanulae L. Q.

1326 coriâorrèmss cuncurrommzs
10. Miarus rotundicollis DEsBRocnERs, 1394, Le Frelon, II, p. 53. —
Campanulae FRANZ, l.c. p. 217.
Espèce confondue avec campanulae L. (voir caractères au Tableau).
Se rencontre presque dans toute l’aire de répartition de ce dernier. Rare
en France : Var, Pignans (P. Vizrnrzr). — Alpes-Maritimes : St—Martin-
Vésubie (Gnoirvnrtis !). Europe centrale ; Sibérie orientale ; Algérie L
Tunisie.
11. Miarus ursinus ABEILLE, 1906, Ann. Soc. ent. Fr., Bull. p. •jI.XXI.
— italicus FRANZ, l.c., p. 231.
Espèce très reconnaissable à sa vestiture très particulière (voir caractères
au Tableau).
Répandue çà et là en France méridionale : Bouches-du—Rhône : Gard :
Vaucluse ! ; Pyrénées-Orientales ; Landes ; Lot—et-Garonne ; Hérault. Vit
sur Campanula rapunculus L., de 1nai à juin. —— Corse, Algérie, Maroc,
Espagne.
Subsp. subserîatus Somm l.c., p. 78. — ursinus, v. alboseiosus Somni
(in litt). Décrite comme espèce propre sur des spécimens étiolés, à pilosité
unisériée, provenant d’Alassi0 (Ligurie). Constitue une race biologique à
vestiture grise de M. ursinus. Les individus normaux ont les interstries
revêtus de 2-3 rangées de squamules soulevées.
Répandue et abondante, par places, dans le midi de la France, notam-
ment dans le Gard : Bellegarde, Pont. du Gard, Générac etc, de mai à juin,
sur Campanzzla rapunculus L. (J, Tmânoxn !). — Isère : Méandre, en avril
(Roussin !). — Vaucluse : Bollène (Ho1=i=M,iNN). — Suède (sec. Sotim).
12. Miarus Portae SoLAR1, l.c., p. 70.
Décrit de Ligurie occidentale. Semble bien constituer une espèce propre,
par son revêtement serré, de coloration claire et surtout les caractères de
l’organe copulateur (voir Tableau).
Se trouve en France : Alpes—Marilime< : Nice (Ocns) ; Antibes (I) ;
Pyrénées St-Jean-de—Luz (Cnoissiivmaxu. sec. Sormi) ; Jura : Traibans
(Somm). — Norvège.
13. Minrus abnormis SOLARI, l.c., p. T5. -— phyteumalis FRANZ, l.c.,
p. 227.
Décrit de Carniole. Appartient au groupe des espèces à vestiture brune.
Pénis à pointe péniale de structure très particulière (voir Tableau).
Paraît très rare en France : Beuil (Alpes-Maritimes) (RIAGDELAINE !).
14. Miarus Abcillei Di:sBRocnERs, 1893, F rel. II, p. 17 et 52. — Husr.
1931, p. 1.154. — Cat. SMNTE-CLA1Rx;—DE\*1LLE, p. 441.
Long. : 2-3,5 mm. — Voisin de campanulae, s’en distingue nettement par
sa forme un peu plus étroite. son prothorax moins court, ses élytres sub-
parallèles en arrière des épaules, le calus huméral plus développé ; sa pu-

CALANDRINAE. —- oxcnssrrzs 1327
bescencè .dorsale plus courte et plus régulièrement disposée sur lœ inters-
tries ; surtout par le rostre, très différent dans les deux sexes, celui du
mâle presque droit, atteignant, pendant la contraction, le milieu du métas-
ternum, celui de la femelle absolument rectiligne, très long, atteignant,
dans la contraction, le bord postérieur du 1" segment abdominal.
Les caractères sexuels secondaires du segment anal identiques.
La larve vit et se développe dans les capsules de Campanula glomcruhz
L., L`:-xccouplement a lieu en mai ; les femelles persistent jusqu`au début
d’août (Deoons). L’adulte a été observé, en outre, dans les fleurs de Cam-
panula thyrsoides L. (A. CLERC).
Répandu et assez commun par places, quoique d`une aire d'habitat
moins étendue que campanulae. Coteaux calcaires de la Provence, de
l’Est, du Doubs. Trouvé en nombre, en Seine—Inférieure ; Coteaux d’Oi·i—
val (A. Diaoons !)_ — Basses-Alpes : Mt de Lure, types (ÀBEILLE, RIZAI.'-
counrl. Htes-Alpes. »— Hérault !. — Vaucluse !. — Alpes-Maritimes !_ »-
Bouches-du-Rhône !. — Isère. —— Drôme !. —- Savoie. —— Jura. — Yonne.
—»— Sermizelles, 30 mai 1925 !.
Suisse : nombreuses localités. ~ Moravie fRE11·1i2R).
Tribu des Orchestini
Pattes impropres à la marche ; les postérieures saltatoires, à fémurs
ordinairement rentlés. Yeux contigus ou subcontigus sur le front. Rostre.
au repos, replié sur le prosternum. Epimères mésothoraciques non ascen-
dants, invisibles, vus de haut. Segments ventraux 2 à 4 à bord postérieur
rectiligne. Protibias munis d’un onglet apical externe peu distinct.
TABLEAU DES GENRES
1. Antennes coudées, insérées en arrière du milieu du rostre et
éloignées des yeux. Corps plus ou moins pubescent ou squa-
mulé ............. (p. 1327) Orchestes
— Antennes droites, insérées à la base du rostre. Corps gla-
bre ............, (p. 1355) Rhnmphus
Gen. ORCHESTES ILLIGER, 1798, Mag., III, p. 105, 176
(Rhynchaenus CLAIRVILLE, 1798, Ent. Helv., 1, p. 70l ; ]. du VAL, Gen.
Col., Curc., IV, 1868, p. 51, Pl. 22, fig. 105).
Rostre assez long, infléchi, plus ou moins arqué, subcylindrique ; scro-
bes non inflécbis. Antennes courtes, coudées, submédianes ou postmédianes ;
scape atteignant le bord antérieur de l’œil ; funicule de 6 ou de 7 arti-
cles, les trois premiers généralement un peu allongés, obconiques, le 1°’ un
peu épaissi, le Z' plus long que le S', les suivants courts, souvent un peu
noueux ; massue ovale-oblongue, articulée. Yeux grands, arrondis, convexes,
très rapprochés sur le front. Prothorax petit, court, plllS ou moins conique.
arrondi latéralement. Ecusson petit. Èlytres ovales-oblongs, notablement

  COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
plus larges que le prothorax, recouvrant ou non l’abdomen. Pattes posté-
rieures saltatoires, métafémurs renflés, rarement normaux, le plus souvent
dentés, parfois inermes. Protibias finement ongulés à l’angle apical externe ;
ongles dentés.
Mâle : Antennes à insertion plus rapprochée de la base du rostre.
Ce genre renferme environ 70 espèces paléarctiques ; notre faune 25.
(1).
Les larves vivent en mineuses dans les feuilles de diverses familles végé-
tales : Salicaeées, Bétulacées, Fagacées, Myricacées, Ulmacées, Composi-
tées I. Campanulacées. Elles se transforment dans Fintérieur des galeries.
Ijadulte hiverne et réapparaît au printemps.
TABLEAU DES SOUS-GENRES
1. Ecusson à pubescence semblable à celle du revêtement dor-
sal, mi-blanche, mi-dressée, mais parfois avec des taches
post-scutellaires claires. Funicule de six articles ...... 2
—— Ecusson couvert de pubescence blanche, dressée ..... 5
2. Côtés des élytres, au moins en avant, et ceux du prothorax,
hérissés de longs poils dressés indépendants de la pubescence
générale .......... (p. 1329) Orchestes s. st.
-— Côtés des élytres sans longs poils dressés, ceux du protho-
rax avec ou sans soies ............ 3
3. Dessus avec des dessins ou fascies de poils clairs. Yeux sub-
contigus. Métafémurs inermes ...... (p. 1342) Àlyctus
— Dessus à pubescence uniforme, grise, blanche ou jaunâtre.
Yeux distinctement séparés sur le front ......., 4
4. Antennes basales. Hanches prothoraciques non entièrement
rapprochées. Revêtement dorsal dense, unicolore, cendré ou
jaunâtre. Prothorax sans sillon médian, sa pubescence par-
fois un peu hérissée sur les côtés (mais sans longs poils
dressés sur les côtés des élytres). Ecusson subconcolore
............. ( p. 1352) Pseudorchestes
— Antennes médianes. Hanches prothoraciques contiguës. Sca-
pe des antennes deux fois aussi long que le l" article
du funicule. Métafémurs angulés en-dessous. Pubescence
brune, fine, appliquée, peu serrée, ne voilant pas entiè-
rement les téguments. Antennes et tarses roux . ( p. 1339) Eutlioron
5. Poitrine et pièces latérales à pubescence plus ou moins ser-
rée, mais non squamuleuse. Métafémurs renflés, denticulés
ou non ................. 6
—— Poitrine et pièces latérales couvertes de petites squamules
blanches, serrées, arrondies. Métafémurs très faiblement
épaissis. Antennes submédianes ; funicule de 6 ou 7 arti-
(1) En outre, une quarantaine d'espèces se rencontrent en Amérique du Nord et
du Sud. à Madagascar, au Kenia, aux Séchelles, aux Indes, en Australie.

CALANDRINAE. — oRCHEs·rEs 1329
cles. Pubescence dorsale uniforme, très fine, très courte, peu
visible. Ecusson blanc., Antennes, tibias et tarses roux . .
.............. (p. 1349) lsochnus
6. Funicule de 6 articles. Côtés du méso- et métasternum à
pubescence blanche un peu plus serrée. Coloration des plus
variables ........... (p. 1341) Threticus
——— Funicule de 7 articles. Côtés du méso— et métasternum
sans pubescence blanche plus serrée. Elytres ordinairement
à dessins clairs, bien accusés. Métafémurs inermes. Hanches
prothoraciques contiguës ....... (p. 13451 Tachyerges
Subgen. Orchestes 4sensu stricto)
Rostre mince, allongé ; métafémurs fortement épaissis, denticulés :
profémurs très finement spinulés ; métatibias arqués, parfois fortement
élargis à leur sommet. Hanches prothoraciques contiguës. — Espèces vivant
sur les arbres.
TABLEAU DES ESPÈCES
l. Scape antennaire une fois et demie au moins aussi long
que le 1"' article du funicule et inséré un peu avant le
milieu du rostre. Soies hérissées du prothorax longues . _ . . . 2
— Scape très légèrement plus long que le 1°' article du funi-
cule et inséré vers le tiers inférieur du rostre. Soies protho-
raciques moins longues ............ 7
2. Prothorax sans trace de sillon médian ........ ·'l»
—— Prothorax pourvu d’u11 sillon médian parfois très fin .... 3
3. Sillon prothoracique très net, la pubescence de ses bords
couchée et perpendiculaire au sillon. Elytres déprimés vers
la base, à pubescence fine, pâle, soyeuse, condensée en une
tache basale triangulaire (parfois absente : variétés). Colo-
ration rousse ou brune, à poitrine foncée. Long. : 2,5-
3,5 mm .............. 1. quercus
—— Sillon prothoracique très fin, sulciforme (1). Noir. Elytres
avec une trainée de poils blancs devant l’écusson ; pubes-
cence dorsale noire, très courte peu visible. Funicule des
antennes foncé et massue rousse. Long. : 2-2,5 mm . . . 7. jota
4. Téguments roux ; pubescence élytrale peu dense, en par-
tie couchée et un peu relevée, ne masquant pas le fond
brillant des téguments ........ ' ..... 5
—·— Téguments noirs ; pubescence élytrale dense, masquant
les téguments et formant des marbrures claires et foncées.
Antennes rousses, submédianes. Tibias et tarses roux .... 6
. (1) Bmm., Fn. Bass. Seine, VI, p. 125, place O. jota F. parmi les espèces n’ayant
pas de sillon médian sur le prothorax. Cette erreur est répétée par Husncnn, Curc.
Gallo-Rhénans. p. 1104.

1330 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
5. Tête, rostre, pattes, prothorax, et élytres entièrement d’un
rouge vif ; poitrine et abdomen noirs (sauf le segment anal
roux) forme typique), ou dessous roux comme le dessus
(v. haematitius GERM.). Long. 2 2 mm ....... 2. rufus
— Tête et majeure partie du rostre noires. Elytres roux, uni-
colores ; fémurs et tibias entièrement ou en partie roux (for-
me typique), ou élytres et parfois prothorax tachés de noir
(variétés). Long. : 2,5-3 rmn ......... 3. saltator
6. Elytres avec une tache post-scutellaire blanchâtre ou jau-
nâtre. Antennes et tarses testacés. Long. : 2,5-3,5 mm . . 4. pilosus
—- Elytres sans tache post-scutellaire. Antennes tibias et tarses
testacés. Long. : 2,5-3,5 mm ........ 5. irroratus
7. Pubescence dorsale des élytres couchée ; prothorax à
soies dressées, courtes. Elytres garnis, sur une étendue va-
riable, de pubescence rousse ou blanchâtre. Antennes, et
pattes rousses. Métafémurs angulés en-dedans. Pubescence
élytrale cendrêe ou jaunâtre, formant trois fascies, les deux
premières reliées par la tache suturale ; la troisième située
sur le tiers postérieur ordinairement blanche (forme typi-
que). Parfois pubescence dorsale des élytres plus dense, avec
un simple trait noir sur le milieu de la suture, souvent indis-
tinct (subsp. tricolor KIEsW.). Long. : 2 mm . . . 8. erythropus
-— Pubescence élytrale peu serrée, mouchetée de gris et entre-
mêlée de crins noirs soulevés, visibles de profil ; une tache
post·scutellaire blanche ou jaunâtre. Prothorax avec des
soies dressées, longues. Antennes et tarses roux. Elytres
rugueux noirs, brillants. Long. : 2-2,5 mm ..... 6. sparsus
1. Orchestes (s. st. ) quercus L., 1758, Syst. Nat., X, p. 379. — ulmi
HERBST, 1795, Ins. Kâf., p. 110. —— multidentatus GMÉLIN, 1790, in LINNÉ,
Syst. Nat., XIII, p. 1.760. — saltator ulmi DE GEER, 1775, Ins. I, p. 260.
setosus MÃÃLL, 1776, Zoo]. Dan., p. 90. —— rufus DONOV., 1804, Brit.. Ent.,
p. 389. — vimiruzlis F., 1775, Syst. Ent., p. 145. —- monedula HERBST,
1795, Nat. Ins., Kâf., VI, p. 424. — v. roboris WESTHOFF, 1882, Kâf.
Westfale11s, p. 220. -—— v. conformis WESTH., l.c. — v. depressus MARSH.,
1802, Ent. Brit., p. 262. —— v. Phoebus DES GOZIS, 1882, Rev. d’Ent., I,
p. 206. — Hosr., 1931, p. 1.106. —· SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat,. p. 441.
Long. : 2,5-3,5 mm. —- Ovale-oblong, assez large (les élytres subdéprimes
en avant) ; le dessus du corps, les pattes et les antennes entièrement roux ;
le dessous, de cette demière coloration, sauf la poitrine et la base de l’ab-
domen noirs ; la pubescence dorsale jaune ou blonde, üne, soyeuse, plus
dense et formant une tache basale triangulaire distincte sur les élytres, la
vestiture foncière appliquée, masquant plus ou moins les téguments ; les
côtés du prothorax et des élytres hêrissés de soies assez longues. Antennes
antémédianes. Vertex caréné. Yeux subcontiguë. Prothorax sillonné, court,

CALANDRINAE. —— oncmasrizs 1331
rétréci en avant, sa plus grande largeur à la base, sa ponctuation fine, peu
distincte. Profémurs avec une petite épine ; métafémurs dilatés, munis,
en-dessous de 5 à 8 petits denticules rapprochés.
Les variations suivantes se trouvent avcc la forme typique :
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  ·T  4 ×·‘1É Q     /
\ ·2·ë·ai`•#,a wi z   \ » » W ‘*'• .~  
i `l‘?Ãêl‘}·“i   il M ,~ `·~ ` ' ll. 'I — Z
À ·-   · I ' É A ,` ` ,. Us
M · 1
792 794 A.J·£oFFMANN,J«L.
Fm. 790 à 794. — 790 : Orchestes quefcus L. — 791 2 O. saltator v. quadrimacu-
latus Gm. -— 792 : O. avellanae Dora. - 793 : 0. saliceti F. — 794 : O. rusci Hznasr.

1332 coLÉo1>rÈaEs cuacmionxoiss
v. conformis Wasrn. —— Pubescence dorsale uniforme ; élytres sans
tache basale distincte.
v. Phaebus GOZIS. —— Taille plus petite ; téguments testacés à revête-
ment d’un blond clair uniforme.
v. depressns Mixasn. — Téguments dorsaux ferrugineux—foncé : pattes
et antennes testacées ; moitié basale des métafémurs rembrunie.
v. roboris Wnsrn. —~ Entièrement d’un brun-foncé ; le prothorax par-
fois d’un brun-rouge ; la pubescence grise ; tache élytrale distincte.
La larve mine les feuilles des Chênes à feuilles caduques sur lesquels
elle exerce parfois de très importants dégâts. (Fucrna, Bull_ Soc. Nancy,
IV, p. 19 et 44 ; ravages, dans le Jura, sur Quercus pedunculala E1·1RH.).
Observée sur Quercus sessiliflora Sixrxsis. (nombreux observateurs) ; Quer-
cus cerris L. fNoRn1.1NoEn) ; Quercus pubcscens WILLD. (HOFFMANN). La
ponte est effectuée en mai. La larve dévore le parenchyme en traçant,
dans la feuille, des galeries sinueuses de 3 à 5 centimètres de longueur :
plusieurs larves peuvent cohabiter le même limbe, les galeries sont alors
très rapprochées. La nymphose, très brève, dure 5 à 8 jours, elle s’ac—
complit dans une sorte de vésicule arrondie, formée par le décollenient
des deux epidermes qui, décolorés, deviennent translucides, et rendent
visible la présence de la nymphe. Ifimago sort fin août—septemhre (1îAL-
raxmcn, Cmrnis et Cmnàza, RATZEBURG, Nônnrixcnn, Parmis, ÃIATHIEIX
Rnuri;1vB.¤icnra, Hamac). Iféthologie et les métamorphoses sont décrites
soigneusement par Tnâcannn (in Arkiv /. Zool., 1910, Mem, N° 7, pt. l
et 2). Les caractères larvaires sont donnés par VAN EMDEN (Trans. R. en!.
Soc. London, 1938, p. 22). La larve est parasitée par Trichomalus orches-
fis R.¤.Tz. et Pteromalzrs fouœnensis Rarz. (Chalcididae).
Toute la France, jusqu’à la zone subalpine ; très commun.
Les variétés répandues partout ; la v. Phaebus particulièrement dans
les régions accidentées.
Europe ; Algérie, sur Quercus Mirbeki Cour. (BEDEL).
2. Orchcstes (s. st.) rufug OLIVIER, 1807. — v. haemazitius GERM.,
1821, Mag. ent., IV, p. 329. —- mollis STURM, 1826, Cat., p. 180. — nigri-
ventris SCHiiPP, 1836, in Dejean, Cat., p. 307. — unicolor LÈSDEN, 1910,
Deutsche ent. Zeit., p. 172. — Husr., 1931, p. 1.107. — SA1NrE—CLA1RE-
DEVILLE, Cat. Fr., p. 441 ; Cat. Corse, p. 452.
Long. : 2 mm. -— Oblong, convexe, les téguments dorsaux entièrement
roux ou rouges, ainsi que les pattes et les antennes ; le dessous de cette
mê1ne coloration, sauf la poitrine et l’abdomen (moins le segment anal)
noirs ; la pubescence dorsale blonde, fine, très peu serrée, un peu relevée,
ne masquant pas les téguments luisants ; les côtés du prothorax et des
élytres hérissés de quelques soies assez longues. Yeux non contigus. Funi-
cule à 1"’ article une fois et demie aussi long que le 2°, les suivants courts,
serrés. Prothorax non sillonné, étroit, non ou faiblement transversal, ses
côtés légèrement arqués, plus rétréci en avant qu’à la base, sa plus grande
largeur en arrière du milieu, à ponctuation presque aussi forte que celle
des élytres. Ceux-ci peu arqués sur leurs bords latéraux, trois fois aussi
longs que le prothorax, fortement striés-ponctuês. Métafémurs fortement
épaissis, tridenticulés-granulés sur leur tranche inférieure.

cALANnR1NAr:. —— oacuasras 1333
v. haematifius GERM. (unicolor Lônax). — Dessous, comme le dessus.
entièrement roux.
La larve vit et se transforme dans les feuilles d`Ulmns canzpeslris 1..
(1,:xBo1‘1.1sÈxE, rlnn. Soc. en!. l·'r‘., 1858, p. 286, pl. 111.) et nombreux obser-
vateurs. Biologie. — URBAN (Ent. Blâtz`., 192'9,’ p. 78-79). Les mines larvaires_
étroitement oblongues sont ordinairement disposées le long des nervures
secondaires ou au bord du limbe (Martin Hsaixo, Die Blattminen Mittel
und Nord Europas, 1935, p. 542, fig. 484). L’adulte se rencontre sur cel
arbre ile mai à fin août.
'l`oule la France : assez commun : plus rare en Corse. La variété avec
la forme typique.
liurope moyenne ; Suède méridionale.
3. Orchestes (s. st.) saltator GEOFFROY, ap. Fourcroy, 1785, Ent. Paris,
l. p. 121. — alni auct. (non LINNÉ). — ferrugineus MARSH., 1802. Ent.
Brit., l. p. 260. — inquinatuts PANZ., 1798, éd. Voet., IV, p. 71. -— mela-
nocephalus OL., 1807, Ent., V, p. 100. — v. qnadrimaculatus GERH., 1906.
Ztschr. f. Ent. Breslau, p. 6. ——— v. connatns GERH., l.c. — v. bimaculatus
SCHILSKY, 1908, Deutsche ent. Zeit., p. 607. —— v. maculicollis SCHILSKY,
l.<~. — Husr. 1931, p. 1.108. — Cat. SAINTE·CLAIRE-DE\’ILLE, p. 441.
Long. : 2,5-3 mm. — Oblong, peu convexe ; élytres et prothorax roux,
sans taches (forme typique) ; tête, rostre (ce dernier en majeure partie)
noirs ; antennes et pattes rousses, parfois les genoux assombris, plus rare-
ment les pattes noires, sauf les tarses roux. Dessous du corps noir. Pubes·
cence dorsale fine, flave ou blanchâtre, peu serrée, ne masquant pas les
téguments brillants, soulevée, les côtés du corps hérissés de poils plus
longs. Funicule à 2° article bien plus long que le S', celui—ci non transversal.
Yeux non contigus. Prothorax fortement transversal, peu arqué latéralement.
rétréci en avant, faiblement en arrière, sa plus grande largeur au milieu.
ponctué—rugueux. Ecusson concolore. Elytres oblongs, un peu arqués ;
stries fortement ponctuées. Métafémurs triangulairement dilatés. munis.
sur leur tranche inférieure, de 5 à 7 petits denticules
Coloration variable ; les variations suivantes avec la forme type.
v. quazlrimaculalzzs Gaim. —- Elytres ornés de quatre taches noires : deux
hasales, allongées, occupant les interstries 4, 5, 6 ; deux post-médianes,
larges, subcarrés, séparées par l’interstrie sutural. (Ces deux dernières
taches parfois réunies en une seule, la suture dans ce cas presque entie-
rement noire, sauf au sommet) ; écusson et pattes (tarses exceptés) noirs
v. himaculatns SCHILSKY. —— Elytres avec seulement deux taches ponc-
liformes en avant.
v. eonnaius Gaim. —« Elytres avec les macules reliées deux à deux.
v. moculicollis, Scu1Ls. —~ Elytres présentant toutes les combinaisons
précédentes, mais le prothorax avec une tache noire transversale avant
la base, parfois réduite a un point.
La v. melanocephalus OL. se rapporte à la forme typique.
La larve vit et se transforme dans les feuilles de lïlmns rampestrls l,.
(Banni., Husrxcms, Horrmxrm etc.) et de U. montana SM. (Horrzvmxw). La
ponte est ordinairement déposée à la base du limbe, près de la nervure

l334 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
médiane 1 elle a lieu en mai-juin, la métamorphose en juillet,-août, (K,.
L’adulte se rencontre sur l’arbre d’avril à juin.
Toute la France ; assez commun. — Corse.
Les variétés sont aussi communes, la v. quadrimaculatus, notamment,
plus abondante que la forme typique dans le bassin de la Seine.
Europe moyenne et méridionale.
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797 798
Fm. 795 à 798. — 795 : Orchestes jotu F. —- 796 : O, pilosus F. — 797 : O. Gini
L. — 798 : O. angustifrons Hzmasr.

cA1..ANnnnvAE. — oncnusrrs 1335
Oasnnvtvrxon. —— Cette espèce est donnée par certains auteurs, en particu-
lier par Kstrexmcn, Rossi, Rerrrnn, comme s’attaquant à l’Aulne, mais
la confusion qu’ils semblent avoir faite avec alni L., ne permet pas de
retenir leurs observations. — Ethologie. — E. M. Hnniuc., Blattm. Eur., III,
1957, fig. 697.
4-. Orchestes (s. st.') pilosus F., 1781, Sp. Ins., 1, p. 183. ~ ilicis F.,
1787, Mant. lus., p. 110. — pubescems STEPH., 1839, Mant. Brit., p. 220.
— roboris OCSKAY, 1836, in Dejean, Cat. 3, p. 307. — saltator segetis DE
GEER, 1775, Ins., V, p. 246. —- v. nigripes FOWL., 1891, Col. Brit. V, p.
259. —-— Husr., 1931, p. 1.109. — SMNTE-CLA1RE-DEv1LLE, Cat., p. 441.
Long. : 2,5-3,5 mm. — Oblong, déprimé, noir ; les antennes et les
tarses roux, les tibias ferrugineux, les fémurs noirs ; la pubescence dor-
sale brune, serrée, masquant les téguments, plus ou moins cuivreuse, entre-
mêlée de poils noirs et de poils blancs, un peu soulevée sur les élytres, puis
relevée sur le prothorax ; les bords latéraux du corps hérissés de soies
peu nombreuses, assez longues ; le prothorax orné d’une tache discale de
pubescence blanchâtre, assez tranchée sur le reste du fond qui est brun ;
les élytres avec une tache post-scutellaire et de petites mouchetures allon-
gées sur les interstries impairs. blanchâtres ou jaunâtres ; les fémurs, au
moins les postérieurs, annelés de cendré. Antennes submédianes. Yeux non
subcontigus. Prothorax court, subanguleusement arrondi vers le milieu des
côtés. Elytres oblongs. Métafémurs fortement élargis, leur tranche inférieure
finement multidenticulés.
Vit sur les chênes à feuilles caduques ; la larve se développe dans les
feuilles de Quercus pubescens Wrttn. (Martin Hnnmc, Col. Rundsch.,
1930, p, I27, fig. 9) et de Quercus pedunculata Emu-1., en Haute-Vienne
(Horrumvn, Misc. Ent., XXXII, 1929, p. 4). La ponte a lieu de juin à juil-
let, la transformation en septembre-octobre. Les mines larvaires peu éten-
dues sont limitées par les nervures et aux endroits attaqués, le limbe
prend un aspect translucide. L’adulte hiverne dans les mousses, sous les
écorces etc, et apparaît dès la mi-avril, se nourrissant des bourgeons
et de la jeune frondaison, pendant p1usieu1·s semaines, avant de s’accou—
pler et pondre (!). — Les caractères larvaires sont indiqués par VM
Enmzx (Trans. R. ent. Soc. London, 1938, p. 22).
La larve est parasitée par Pteromalus jouanensis ltirz. et Entedon mc-
dianus Rxrz. (Chalcididae).
Toute la France ; assez commun, sauf en Bretagne et dans le Sud-
ouest où il est rare· Corse, sur Q. suber L. (Piâmcmr).
Presque toute l`Eu1·ope.
5. Orchestes (s. st.) irroratus KIESENW., 1851, Ann. Soc. ent. Fr., p.
643. —- distinguzndus J. DU VAL, 1854, Gen. Col., Curc., IV, p. 51. —
Husr., 1931, p. 1.1.09. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE. Cat., p. 441.
Long. : 2,5-3,5 mm. — Très Voisin de pilosus et considéré par certains
entomologistes comme une race de celui-ci. Les antennes, les tibias et les
tarses testacés ; la pubescence dorsale formée de poils bruns et de poils
gris-cendré, ne présentant pas de mouchetures distinctes sur les élytres,
mais plutôt une sorte de marbrure claire et foncée plus ou moins irrégu-

  COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
lière et peu tranchée, entremêlée de nombreuses soies noires, soulevées
sur toute la surface dorsale (voir de profil) ; les côtés du corps hérissés
comme chez le précédent. Prothorax sans tache discale claire ; élytres
sans tache post-scutellaire.
Pour le reste, semblable à pilosus.
La larve vit et se développe dans les feuilles de divers Chênes à feuil-
es persistantes : Quercus suber L. (Bmsour, BEDEL, Bmmcr.1 etc.) ; Q.
coccifera L. (Pmzms, Kusmz). Ifadulte se trouve sur ces arbres (nombreux
observateurs), ainsi que sur Q. flex L., en Gironde et en Charente—Mari-
time (TEMPÈRE).
Assez commun dans toute la Provence !, le Languedoc, le Roussillon X,
le Sud—0uest : Landes, t`;ii·«»n«_le. Charente—Maritime. Signalé de la Drôme
(HUSTACHE).
Espagne. Baleares f
6. Orchestes (s. st.) sparsus FAHR., 1843. in Schônherr, Gen. Cure., VII,
p. 375. —— crinitus Bou,. 1843, in Schônherr, Gen. Curc., VII, p. 380. —
melanarius KIESENW., 1851, Ann. Soc. ent. Fr., p. 645. — HUST., 1931,
p. 1.109. — Cat. SAINTE—CLAIRE·DEVILLE, p. 441.
Long. : 2-2,5 mm. — Ovale. un peu convexe, noir ; les antennes et les
tarses testacés ; la pubescence .dorsale peu serrée, formée de crins noirs ;
un peu soulevés et de poils blancs, lesquels dessinent, sur la moitié pos-
térieure des élytres. de vagues fascies transversales, ondulées, et une tache
post-scutellaire, bien tranchée, de pubescence serrée blanche ou jaune ; les
bords latéraux du corps hérissés de poils foncés. Yeux subcontigus en-
dessus. Prothorax transversal, arrondi latéralement en arrière, assez for-
tement rétréci en avant, sa plus grande largeur un peu avant la base.
Ecusson noir, arrondi, enfoncé. Èlytres ovalaires, assez courts, modéré-
ment arqués sur les côtés à partir des épaules ; stries assez fortement ponc-
tuées, celles des bords latéraux rapprochées en avant, les interstries, à
cet endroit, plus étroits que les stries et un peu plus larges que celles-ci,
sur le disque. Métafémurs anguleusement renflés, obsolètement denticulés.
La larve vit et se développe dans les feuilles des Chênes à feuilles cadu-
ques, souxent dans celles des drageons. Observéc sur Quercus peduncu-
Iain Ennu. (l,.'Ci—u;v.u,x.rxmx_ Homsr), sur Q_ tozsa Bosc. (Praxis, Larves.
1877, p. 403).
L’adulte se rencontre sur ees arbres (nombreux observateurs), ainsi
que sur Q. pubescens \\·lLl.l). et Q. cerris L., en Provence (Horrmiwx). ——
Fin avril à juillet.
Toute la France, souvent avec le précédent ; assez commun dans le
midi et le Centre. plus rare bien que répandu partout dans les autres
régions.
Grande—Hreta;:ne 1 Espagne 2 Algérie ; Maroc !
7. Orchestes (s. st.) jota F.ABa1c1us, 1787, Mam. Ins., I, p. 110. -—-
rosae HERBST, 1795, Nat. Ins., Kâf., p. 428. —— v. absens REY, L°Ech., 1897,
p. 26. ——- Hus·r.. 1931. p. 1.110. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 441.

cA1.ANbR1NAE. — oRcnEsT1~ïs 1337
Long. : 2-2,5 mm. -—— Ovale court, un peu convexe, entièrement noir,
sauf les antennes brunes ou ferrugineuses, la massue et le scape ordinai-
rement roussâtres ; la pubescence dorsale très fine, noire, peu visible, à
peine soulevée sur les élytres (voir de profil), plus relevée sur le protho-
rax ; les côtés du corps finement et éparsement hérissés de poils assez
courts ; les élytres ornés d’une petite tache post-scutellaire très blanche.
Yeux subcontigus. Prothorax un peu arrondi latéralement en arrière, ré-
tréci en avant, densément et fortement ponctué, avec un fin sillon médian _
parfois obsolète, mais rarement absent. Ecusson arrondi, concolore. Elytres
ovales, courts, assez fortement striés-ponctués ; interstries subconvexes,
finement rugueux. Métaféniurs très épais, densément multidenticulés sur
leur tranche inférieure.
La v. absens REY est décrite sur des spécimens défraîchis, dont la
tache post-scutellaire est effacée.
La larve vit dans les feuilles de Beluln alba L., en juin-juillet,. La trans-
formation s`e(fcctue de la fin de juillet à la dernière quinzaine d`août.
(HoFrM.iNN). Signalée également dans les feuilles de Myrica gale l,_ (KAL-
Tiaxmcn, Pflanzens., p. 621) et (Pizams Larves 1877, p. 403) (1). lfadulte se
rencontre communément sur le Bouleau. (Nombreux observateurs) et dans
la région littorale de la Gironde, sur Myrica (Gomaar, 1`EMPÈRE). — Mai-
août.
Ethologie 2- ltliimix Hnmxo (Die Blatminen Mittel und Nord Europas,
1935, p. 337, fig. 298).
Toute la France (sauf dans la région méditerranéenne d`oi1 il n’est pas
signalé) ; assez commun dans l’ouest et le sud-ouest, particulièrement dans
la région côtière. Tout le bassin de la Seine, plus rare dans le Centre.
Europe septentrionale et moyenne ; Sibérie occidentale.
8. Orchestes (s. st.) erythropus GERMAR, 1821, Mag. ent., IV, p. 331.
— biplagiatus DESBR., 1884, Bul. Acad. Hippone, p. 162. —— foedatus GYLL.,
in Schônherr, Gen. Curc., lll, p. 501. —— v. tricolor KIESENW., 1851, Ann.
Soc. ent. Fr., p. 644. — flavipes DESBR., 1884, l.c., p. 164. — V. uniformis
DESBR., 1884, l.c., p. 163. — similicollis REY, 1895, l’Ech. X1, p. 26. —`
Husr., 1931, p. 1.110. — SA1N·rE—CLA1RE-DEv1LLE, Cat. p. 44] ; Cat. Corse,
p. 452.
Long. : 2 mm. — Ovale court, assez convexe, noir, (les antennes et les
pattes entièrement testacées) ; revêtu dorsalement d’une pubescence grise
ou jaunâtre, fine, dense, recouvrant le prothorax et formant, sur les ély-
tres, une bande transversale occupant la base, d’une épaule à l’autre, pro-
longée sur la suture jusquià sa moitié antérieure et reliée à une fascie
submédiane, décomposée transversalement en petites macules obsolètes,
souvent nulles, une autre fascie transversale, entière, située vers le tiers
postérieur, ordinairement plus claire, blanchâtre ; la partie apicale déli-
mitée par cette fascie, assez souvent plus densément pubescente que le
(1) Ce double habitat, bien que curieux. n'est pas unique, chez les Curculionidae.
Les Betulacées et les Myricacées. sous des aspects extérieurs assez différents. ont
d‘ai11eurs des affinités botaniques très voisines.

1338 coLÉOPTÈmzs cURcUL10N1DEs
reste des élytres qui est dénudé. Yeux subcontigus. Prothorax court, arron-
di latéralement en arrière, fortement rétréci, subsinueux en avant, sa plus
grande largeur à la base. Elytres brièvement ovales ; assez fortement striés-
ponctués ; interstrie à peine plus larges que les stries. Métafémurs épais,
angulés.
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Fm 799 à 802. — 799 : Orchestes fagi L. — 800 : O lrmicerae Hmnsr. —— 801 ;
O. pratensis Gmu. — 802 : 0. erythropus GERM.
v. tricolor (uniformis Desnn., similicollis REY). —· Pubescence dorsale
d’un jaune—r0ugeàtre plus ou moins cuivreux, densément et uniformément
répartie sur le prothorax et les élytres ; ces derniers avec ou sans trait

cAr.AN1>n1NA1s. — oncnssrzs 1339
noir dénudé vers le milieu de la suture, les fascies et la moitié antérieure
de la suture blanches ou cendrées, ordinairementrbien tranchées, ou seu-
lement avec l'a fascie postérieure bien visible.
La forme typique sur les Chênes à feuilles caduques et à feuilles per-
sistantes, notamment sur Quercus pedunculala Ermrr, (TEMPÈRE, Bnmar.,
HOFFMANN) et Quercus ilex L., en Gironde (TEMPÈRE).
Toute la France, la Corse. Assez rare, Mai à juillet. Répandu dans tout
le bassin de la Seine, mais plus rare au nord et à l`est de cette région.
Assez abondant dans l’0uest, le centre et le midi où il est mêlé à la
variété.
La v. Iricolor se trouve exclusivement dans le Midi ; pas rare dans la
région méditerranéenne : Provence, Languedoc, Roussillon. Aussi dans
la Drôme, la Gironde. Corse.
Semble rechercher les Chênes à feuilles persistantes : Quercus ilex L.
(TEMPÈRE) et Q. suber l.. (!), sans toutefois dédaigner ceux à feuilles cadu-
ques.
Espagne, Algérie, Maroc.
Subgen. Euthoron THOMs., Skand. Col., 1859, p. 141
9. Orcbestes (Euthoron) fagi L., 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 38]. —-
calcar F., 1781, Mant. Ins., I, p. 110. — fragariae F., 1791, Ent. Syst.,
p. 448. —— luteicornis CHEVR., 1871, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. XLII. —-
rhododactylus MARSH., 1802, Ent. Brit , I, p. 263. — rhodopus MARSH.,
1802, l.c., p. 236. — subazer MiiLL., 1776, Zool. Dan., p. 90. —— v. genicu.-
latus RE1TT., 1888, Wien. ent. Zeit., p. 270. — v. sanguinipennis REITT;,
l.c., p. 271. — Husr., 1931, p. 1.111. — Simmz-CLAIRE-DEVILLE, Cat.
p. 441 ; cat. Corse, p. 452.
Long. : 2,5 mm. — Allongé, peu convexe, noir ; les antennes et les_
tarsœ testacés ; la pubescence dorsale d’un brun roussâtre, fine, appliquée,
peu serrée, ne voilant pas les téguments luisants. Antennes submédîanes ;
le scape deux fois aussi long que le l" article du funicule. Yeux subcon-
tigus. Prothorax très court, arrondi latéralement sur ses deux tiers posté-
rieurs, fortement et brusquement rétréci en avant, très densément et fine-
ment ponctué. Ecusson concolore. Elytres trois fois et demie aussi longs
que le protborax, faiblement arqués et un peu élargis en arrière ; striœ
finœ, leurs points entamant légèrement le bord des interstries qui sont
bien plus larges que les stries, plans, presque lisses. Métafémurs médio-
crement épaissis, angulés en-dessous.
Parfois le sommet des tibias et des fémurs est rembruni (v. gcniculalus
Rsrrr (l).
La larve vit et se transforme dans les feuilles de Fagus silvalica L.
(Bnrsour, FnAuar~u=r·1r.o, Curirrs, Wnsrwooo, Kûux, Goumzw, Crnrurs, et Cm-
nàzn, Horrmmm), de Carpinus bctelus I,. (Krmxa). L‘adulte observé, en
nombre, dans le Var, à St-Cassien-des-Bois, sur Ostrya carpinifolia Scor.,
(1) La v. sanguinipemris Run., décrite du Caucase. n’a pas encore été signalée en
France. Elle a les élytres d’un rouge-brun. On la rencontre en Suisse ! et au Tyrol !

1340 co1.ÉoP·1·ÈREs cURcUL1oN1nEs
·à la fin d’avril (DUPREZ, H0FPMANN, Scn.«EF1=En). Ethologie : Martin Hakim,
Die Blattminen. Mittel N. Europas, 1935, p. 219 ; Tnâoàam (Ark. Zool.,
1910, Mém. n° 7). — Caractères larvaires : VAN EMDEN (Trans. R., ent. $00.
London, 1938, p. 22).
La larve est parasitée par Eulophus pectinicormis L. (Chalcididae)
· , _-·4_t,  v' ";=;g·. _' I: x hf :;¢.··;_
      ï     1 i  2 1.:1   ‘ 1*î./2·e¢= ?:‘*
 `~\ ¢"   ,·   .·»·  f.·,À N '·  _;   TîQ.l·-;j_'.É. ri.; ' " 
H-vv \   ‘     gc   EF`,     yi `-I__’_¢__·'»’: L 
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• 1,
’~ SI] ·,
807 814 1 810 812 813 Aywmwljd,
F10. 803 à 814. — 803 : Mine larvaire sur feuille de Betula alba par Ofchestes
vusci. — 804 : id., sur Quercus pedunculata, par O. avellanae. — 805 : id., sur Salix
aurita, par O. salicis. -— 806 . id., sur Alnus glufmosus, par O. alni. — 807 : id.,
sur Betula alba, par O. jota. — 808 : id., sur Fagus silvaticus, par O. fagi. — 809 :
id., sur Centaurea jacea, par O. pratensis. — 810 : id., sur Ulmus campestfis,
par O. rufus. — 811 : id., sur Salix babylonlca, par O. populi. —- 812 : larve néonate
de O. fagi (G1·.><l5). -— 813 : larve âgée du même (G1·.X12). — 814 : mine sur
Centaurea jacea, par O. persîmilis.
Toute la France ; commun, ainsi qu’en Corse. Plaines et montagnes,
jusqu’à la Zone subalpine. Mai-septembre.
La V. geniculalus, çà et l, dans le Midi, en compagnie dela forme typi-
que.
Presque toute l’Eur0pe

CALANDRINA1-2. — 0RcuEsTEs 1341
Subgen. Threticus THOMS., 1859, Skand. Co., I, p 141
10. Orchestes (Threticus) alni L., 1758, Syst. Nat. éd. X, p. 381.. —-
testaceus MiiLL., 1776, Dan. Prodr., p. 90. —- v. scutellaris F., 1804, Syst.
Eleuth., p. 495. — albopilosus REICHE, 1864, Ann. Soc. ent. Fr., p. 248. ——
montanus CHEVR., 1874, Bull. Soc. ent. Fr., p.   — v. camifex GERM.,
1821, Mag. Ent., IV, p. 329. — viminalis SCHRANK, 1798, Fauna Boica, I,
p. 510. SMNTE-CLA1RE—DEv1LLE, Cat. Fr., p. 441 ; Cat. Corse, p. 452.
Long. : 2,5 mm. — Oblong, faiblement convexe ; le corps entièrement
(le dessous noir ou brun excepté) roux ou testacé, ainsi que le rostre, les
pattes et les antennes ; la pubescence dorsale d°un gris-jaunâtre, fine, cou·
chée, ne voilant pas les téguments, formant le plus souvent de vagues taches
dénudées sur les élytres. Pièces latérales de la poitrine pourvues d°une
pubescence squamuleuse blanche, serrée. Prothorax arqué latéralement,
rétréci en avant, brièvement et largement canaliculé en arrière, sur la
ligne médiane, assez fortement ponctué. Ecusson densément pubescent de
blanc ou de jaunâtre. Elytres oblongs, assez arqués sur les côtés ; striés-
ponctués ; interstries plus larges que les stries, subconvexes finement rugu-
leux et ponctués. Métafémurs épais, munis d°un petit denticule très court
en-dessous.
Espèce variable. 0. leslaccus et scutcllaris doivent être réunis à la forme
typique. Celle-ci a donné lieu à des variétés et à une race biologique bien
distincte dont dépendent diverses variations mentionnées plus loin.
v. albopilosus Remue (montanus Cauvin). — Pubescence dorsale blan-
châtre, uniformément répartie.
v. viminalis Scnnmx (carnifcnc GERM,). — Ecusson noir sous la pubes-
cence qui le revêt.
La larve vit et se transforme dans les feuilles d`Alnus glutinosa GAERTN.
(Lmnxî et nombreux observateurs). Elle est parasitée par Pieromalus Dai.
menes WLK (Chalcididae).
L’adu1t,e se rencontre sur cet arbuste, d’avri1 à septembre 1. —— Biologie
et métamorphose, J. N. OLDHAM (Ann. Appl. Biol. Cambridge, 1928, p.
67, 698, figs. — Hemuo. Die Blattminen Mittel Europas, 1935, p. 60).
Toute la France et la Corse ; commun dans toutes les régions ; plaines
et montagnes ; s’élève jusqu’à la Zone subalpine. La v. albopilosus, en
Savoie ! ; Isère, Drôme ; Suisse. La v. viminalis, mêlée à la forme type
dans le Var !, les Alpes—Maritimes !, l’Aude !.
Europe septentrionale et moyenne. Amérique du Nord ; Canada.
Subsp. semirufus GYLL. 1821, Ins. Suec. IV, p. 597. — quinquemacu-
latus CHEVR., 1867, L’Abeille, IV, p. LXVI. — `? V. nigricollis MARSH.,
1802, Ent. Brit., I, p. 261. — v. suturalis ZEIT., 1838, Ins. Lapp. (1840),
p. 186. — aenipontanus GREDLER, 1866, Kâfer Tirol, II, p. 353. — v.
pubescens Stev., 1829, Mus. Hist. Nat. Caes. Mosq., II, p. 101. — calcea-
tus GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 331. — pilosus GYLL., 1813, Ins. Suec.,
p. 242. (non F,). — atratus PRELLER, 1867, Kâfer Hamburgs, éd. 2, p. 429.
Diffère de la forme typique (alni L.), par le rostre, la tête et le prothorax
noirs ; les pattes soit entièrement, soit en partie de cette couleur ; les
élytres roux, l’écusson noir.

1342 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Les variétés suivantes se rattachent à cette sous-espèce :
v. suturalis ZEIT. (aenipontanus Guam.), Suture élytrale et parfois les
côtés des élytres, en avant, foncés.
v. calceatus GERM. (pubescens STEV. ; pilosus G¥Lx..). — Entièrement
noirâtre ; la pubescence claire.
v. atratus PRELLER. —— Entièrement noirâtre ; la pubescence noire,
La larve vit et se transforme dans les feuilles de Betula alba L. ! (Nom-
breux observateurs). Elle est parasitée par Trichomalus orchestis RATLB.
(Chalcididae).
L`adulte se rencontre sur cet arbre d’avril à septembre. Assez commun.
France septentrionale et centrale ; descend jusque dans le sud—0uest :
Landes, Gironde, Charente-Maritime ; manque dans toute la région sèche
du midi.
Les variétés suturalis et calceatzzs, çà et là avec la forme subspécifique.
La v. atratus, connue d’Allemagne : Hambourg, aurait été prise en nom-
bre, dans la Gironde (d’après HusrAcHE) (1).
Europe septentrionale ; Suède, Danemark, Allemagne, Pologne.
Subgen. Alyctus THOMSON, 1859, Skand. Col., 1, p. 142
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Prothorax sans soies hérissées sur les côtés ...... 2
·—· Prothorax hérissé de soies raides sur ses côtés. '1`éguments
dorsaux roux :, élytres ornés d’une tache humérale et d’une
bande submédiane transversale noires ou brunes, leur pubes-
cence mêlée de crins noirs, peu soulevés, plus visibles sur
les côtés. Antennes et pattes ferrugineuses. lnsertion an-
tennaire au tiers basal (femelle) ou vers le milieu (mâle)
du rostre. Long. : 2,5-2,8 mm ....... 12. lonicerae
2. Fémurs noirs ; tibias et tarses roux. Elytres avec un
dessin de pubescence serrée, gris-jaunâtre ou blanchâtre,
comprenant une large bande basale subtrîangulaire, affectant
la forme d`un X, une fascie transversale vers le tiers pos-
térieur et parfois une fascie, sur le tiers antérieure, irrégu-
lière, formée de points blancs. Long. : 2-2,3 mm . . 11. avcllanae
·— Fémurs et tibias noirs ; tarses roux. Elytres avec deux
fascies transversales, légères, blanchâtres ou jaunâtres, une
tache post-scutellaire claire. Pubescence foncière, cou-
chée, peu visible. Long. : 2-2,3 mm ...... 13. rusci
ll. Orchestes (Alyctus) avellanae DoNov., 1797, Brit. Ins., VI, p.
205. — bifasciatus PAYK., 1.800, Fn. Suec., 111, p. 270. — hortorum OL.,
1807, Ent., V, p. 103. — salicis GERM., 1821, Mag. Ent., IV, p. 332. ———
scapularis BECK., 1817, Beitr. — Baier Ins. faun., p. 23. — signifer CREUT-
ZER, 1799, Ent. Verz., p. 125. — X - album STEPH., 1831, 111. Brit., IV,
p. 64. — Husr., 1931, p. 1.112. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 4-42.
(1) M. G. Tmpànn me signale qu’i1 n’a jamais rencontré cette varitété en Gironde.

CALANDRINAE. — oRcHEs'rEs 1343
Long. : 2-2,3 mm. ——— Ovale, un peu convexe, noir ; antennes, tibias et
tarsœ tcstacés, la majeure partie des téguments dorsaux très finement pu-
bescente, subdénudée, le ..reste occupé par des taches de pubescence blan-
châtre ou jounâtre, très serrée, appliquée, formant, sur le prothorax quel-
ques vaguœ macules et sur les élytres une large bande basale, transver-
sale, triangulaire,   latéralement par le calus huméral. ménageant
l’écusson qui reste noir ; prolongée plus ou moins largement en arrière,
en deux courtes branches parallèles, une fascie transversale étroite, arquée,
ordinairement bien tranchée, vers le tiers postérieur (la partie apicale des
élytrœ plus ou moins pubescente de grisâtre), quelques taches irrégulières
disposées transversalement vers le tiers antérieur, parfois absentes ; les
côtés du corps hérissés de queques poils fins, foncés. Prothorax court, assez
arrondi latéralement, assez fortement rétréci au sommet. Elytres fortement
striés-ponctués ; interstries étroits, subconvexes, presque lisses. Métafémurs
épais, inermes.
La partie postérieure, bifide, de la tache basale est parfois reliée obso-
lètement aux taches isolées du tiers antérieur des élytres, affectant ainsi,
dans l’ensemble, la forme d’un X.
v. vestitus, nova. —— Dessus du prothorax et des élytres, densément revê-
tu, indépendamment des taches et fascies blanches habituelles, d’une
pubescence gris-fauve ; l’écusson pubescent, cendré (1).
La larve mine les feuilles de divers Chênes à feuilles caduques, dans
lesquelles elle se transforme. Observée sur Quercus cerris L, (KALTEN-
BACH, Fflanzenf., p. 647) ; mais surtout. sur Q. pedunculata Emm. (nom-
breux observateurs (!) ).
L`adulte. après hibernation, apparaît dès le mois d’avril. La ponte
est échelonnée de mai à la fin de juin. Les œufs sont déposés isolément
le long des nervures secondaires des feuilles, généralement vers leur som-
met, à 12 ou l'5 mm du bord du limbe. La transformation imaginale, capri-
cieuse n’aboutit pas toujours, elle paraît être sous la dépendance d’un
degré hygrométrique particulier. Elle a lieu successivement de la fin de
juillet jusqu`en mi-septembre. Les galeries larvaires irrégulièrement si-
nueuses présentent, bien que beaucoup plus larges, quelque analogie avec
celles de certains Lépidoptères Nepticulidae. La nymphose dure 6 à 8
jours, elle s’effectue dans une boursouflure des épidermes du limbe (Horr-
MANN, observations faites en Seine-et-Oise). — Caractères larvaires : VAN
EMDEN (Trans. R. cnt. Soc. London, 1938, p. 22).
Toute la France ; assez commun, bien que rarement cn grand nombre
dans la même station. La v. ucstilus, Seine-et-Oise : St-Cyr, près Ver-
sailles, en mai, sur Corylus avcllnnu l,. (Hor=FMANN).
Toute l`Eur0pe ; Sibérie.
12. Orchestes (Alyctus) lonicerae HERBST, 1795, Nat. Ins., Kâf., VI,
p. 247. ——— Xylostei CLAIRVILLE, 1798, Ent. Helv., l, p. 70. — v. sabaudus
Pic, 1901, 1’Ech., XVI, p. 80. — Husr., 1931, p. 1.113. — Cat. SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, p. 442.
(1) Plusieurs variétés restées étrangères à notre faune ont été décrites : v. confwsus
Dnsnn., 1870 (Portugal) ; v. pictumtus VrrAx.1:, 1906 'Sici1e) ; v. simples: Pmmmcxz, 1927
(Bukovine).

1344 c0LÉoP'rÈREs cuncuinommgs
Long. : 2,5-2,8 mm. — Ovale, peu convexe, les téguments dorsaux roux,
ainsi que le rostre, les antennes et les pattes (les métafémurs ordinairement
maculés de noir sur leur milieu) ; les élytres avec une faible tache foncée
sur l’épaule et une bande post-médiane transversale noire ou brune, entiè-
re, ondulée, de largeur variable mais presque toujours, bien nette ; la
pubescence foncière grisâtre, peu serrée, ne voilant pas les téguments, dou-
blée de crins noirs rabattus en arrière et bien visibles de côté ; le protho-
rax hérissé extérieurement de soies raides. Antennes submédianes (mâle)
ou post—médianes (femelle). Yeux subcontigus. Prothorax arrondi latéra-
v'/
V
É
815
819
  ...._. -____ __... --··- —-—-  
817 820 822 823
Frc. 815 à 823. — 815 : Avant-corps (profil) de Orchestcs alni. —- 816 z Proster-
num de Orchestes alni. — 817 : id. de O. (Pseudorchestes) pmtensis. — 818 : 0.
saliceti (pfotibia). — 819 : antenne droite du même -~ 820 : antenne gauche chez
O. quercus, — 821 : protarse du même. — 822 : O. persimitis (patte postérieure C5'). —
823 : O. pratensis (idem) C3'. (original).
lement, assez fortement rétréci en avant, la ligne médiane très finement
sillonnée, le disque finement ponctué-granulé. Ecusson densément pubes-
cent de blanc. Èlytres à calus huméral saillant, la base des interstries 3-4
un peu relevée ; assez fortement striés-ponctués ; interstries subconvexes.
Métafémurs modérément épais, inermes.
La fascie élytrale ordinairement large est parfois très étroite, très rare-
ment nulle ; la tache foncée des métafémurs fait parfois défaut.
La larve vil; et se transforme dans les feuilles de divers Lonicem, no-
tamment L. zylosteum L. (Rouosr, Bismar, Husmcnr etc.) et L. periclyme—
num L. (Scurônria). Eclot fin juillet (DEVILLE).
L’adulte se rencontre en outre sur d’autres Chèvrefeuilles culitvés pour
Fornementation des jardins : L. tatarica L., L. caprifolium L. (Rouoizr,
Krranza etc.), Viburnum Opulus L. (A. HoFFMANN).

cALAN¤mNAE. —— oRcnEsTEs 1345
Taillis et fourrés, dans les endroits frais ; régions accidentées 1 assez
rare ; parfois abondant par places. ~ Avril à septembre.
France orientale de la Lorraine au Dauphiné ; Anjou : Haute-Garonne.
Localisé dans la partie Sud-Est du bassin de la Seine. ·—— Haut et Bas-
Rhin. — Meurthe et Moselle !. —— Vosges. — Jura. ~ Doubs. —— Ain. -
Isère. —— Marne !. —— Aisne !. — Aube !. —- Ardennes. —— Haute—Marne :
Gudmont, assez commun (DEVILLE). Auberivc, abondant (BEDEL). — Yonne.
— Côte d’©r.
Europe septentrionale et centrale ; Rhénanie ; Suisse ; Tyrol.
13. Orchestes (Alyctus) rusci HERBST, l795, in Kâf, VI, p. 424 ———
affinis STEPH., 1831, 111. Brit., IV, p. 65. — bifasciatus GYLL., 1813. Ins.
Suec., III, p. 247 (non   — salicis SCHRANK, 1798, Fauna Boica, I, p.
510. —— Husr., 1931, p. 1.113. — Cat. SAINTECLAIRE-DEVILLE, p. 442.
Long. : 2-2,3 mm. — Ovale, faiblement convexe (les élytres déprimés
en avant) noir, luisant ; antennes et tarses testacés ; la pubescence fon-
cière fine, couchée, grisâtre, peu visible ; le prothorax avec deux vagues
taches blanchâtres sui les côtés ; les·élytres ornés d’un dessin blanc ou
flave, formé d’ur1e pubescence serrée, comprenant une tache post-scutellaire
allongée, deux fascies transversales, décomposées en petites macules rap-
prochées ; l’une submédiane, irrégulièrement dessinée, I’autre antéapicale,
un peu oblique, parfois réduite à deux taches. Prothorax très transversal,
arrondi assez régulièrement sur les côtés, brièvement contracté en avant,
finement resserré derrière le bord antérieur, finement ponctué-rugueux.
Ecusson dénudé. Elytres à stries fines, fortement ponctuées ; interstries
subconvexes, presque lisses. Métafémurs assez épais, inermes.
Les fascies élytrales sont parfois reliées latéralement par de fines lignes
de pubecence claire ; les tibias brun-de-poix. V
La larve vit et se développe dans les feuilles de Beiula alba L. et Popu-
lus nigra L. La métamorphose a lieu vers la fin de juillet début d`a0ût.
l/adulte après hibernation apparaît l’année suivante, dès le mois d’a\·ril.
La mine larvaire est fine, longue, sinueuse et se termine par un élargis-
sement circulaire où s`accomplit la nymphose (Martin Hnmxc Die Blatt-
minen Mittel Europas, 1935, p. 97, fig. 119). La larve est parasitée par
Sigalphus caudalus NEEs et Spalhius eœarator L. (Braconidar).
Toute la France ; assez commun dans le Nord et le Centre : très rarc
dans l’ouest, notamment dans le Sud-ouest d’0ù il n’est cité que des Lan-
des.
Europe septentrionale et moyenne ; Sibérie,
Subgen. Tachyergcs SCHESNHERR, 1826, Curc. Disp. méth.. p. 256
TABLEAU mas EsPÈcEs
l. Elvtres noirs avec des fascies transversales blanchâtres
Antennes rousses (massue parfois noirâtre) ....... 2
-— Elytres noirs sans fascies, à pubescence concolore, fine, peu
distincte. Ecusson blanc. Antennes et pattes (tarses compris)
noirâtres. Long. : 2,2-2,5 mm ........ 17. stigma

1346 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
2. Èlytres ornés de deux fascies blanches transversales, légè-
res, décomposées en petits traits isolés par les stries. Tar-
ses testacés. Long. 2 2 mm ........ 16. decoratus
— Elytres à fascies transversales bien tranchées, l’antérieure
élargie au milieu en avant et en arrière, teintée de jaune.
la postérieure sinueuse et entièrement blanche ...... S
3. '1`arses testacés ; téguments mats ; interstries plans. Long. :
2,5-3 mm ...,...i..... 15. rufitarsis
—— Tarses ferrugineux ; téguments dorsaux luisants ; interstries
convexes. Long. : 2-2,5 mm ....... 14. salicîs
14. Orchestes (Tachyerges) salicis L1NNÉ, 1758, Syst. Nat., éd. X, p.
38-1-. -— bifasciatus F., 1781, Sp. Ins., 1, p. 169 (11011 GYLL.). — caprcac
F., l.c., p. 168. —— saltalor v. ilicis DE GEER, 1775, lns., V, p. 264. — scru-
tzüor HERBST, 1795, Nat. Kâf., V1, p. 191. —— v. concolor GERH., 1898,
Zeitscb. ent. Breslau, p. 14. ~ v. minor HEYDEN, 1914, Kâf. Nassau, p.
360. ——— HUsT.. 1931, p. 1.114. — Cat. SA1xrE—C1.A1nE·1)Ev1LL1s, p. 442.
Long. : 2-2,5 mm. -— Ovale, peu convexe. 11oir ; les antennes (massue
foncée exceptée) testacées ; les tibias bruns, les tarses un peu plus clairs ;
les fémurs noirs ; les téguments dorsaux luisants, paraissant en partie
dénudés ; le prothorax légèrement pu-
 V g bescent de roussâtre sur le milieu ;
~    les élytres ornés de deux fascies trans-
versales blanches, la 1*`” située vers le
  » tiers antérieur, très sinueuse, largement
î teintée de fauve dans le milieu où elle
ï,   ~}     " est prolqngée en avant, sur la suture,
;   A » jusqu a lecusson, et en arrière, en deux
        rev lrnéoles sur le 2* interstrie, la seconde
  fascie entièrement blanche, vers le tiers
 1-      apical, étroite arquée, ne s’étendant
  pas extérieurement au delà du 5° inter-
  4 (5 , ~    — strie ; l’écussson tomenteux, blanc.
I,   ·3'  \ Yeux subcontigus. Prothorax presque
fr il     ·  WE, aussi long que large ; faiblement arqué
      " latéralement. assez longuement rétréci
    -7 fm HVHHÈ, p0nctué—rugueux. Elytres à
·.’·    -·~~   ' \ calus huméral saillant, assez fortement
` strrés-ponctués ; interstries presque
_ _ , lisses. convexes. surtout en avant. Méta-
Fro. 824, — Orclzestes salzczs L. <;. , r _
femurs medmcrement épaissis, inermes.
v. «·mz«·nIm· Gaim. —— Fascie 21Illé1`1€1l1`(’ non teintée de jaune, e11Iiè1·e-
meut blanche comme la postérieure.
La larve vit et se transforme dans les feuilles de Salim fzwyilis 1.. (Ku.-
immtzi-1. Pllanzenf., p. 56-tt ; Sally <··1p1·«·«1 1.. (Ktmxnl. tfadulte se ren-
r·o11t1·r~ cn outre sur Salicr incano Stiieimvx fHorFMxNv`) ot Salizr (7lIl(’I'(’l| 1..

CALANDRINAE. — omzuizsrizs 1347
(Jous 1). — Avri1—septembre. La mine larvaire est irrégulière, très large.
occupant ordinairement le sommet du limhe (Hitaixo, 1935, Die Blattminen,
. 455).
P Commun dans toute la France, sauf dans la région sèche du midi, no-
tamment en Provence. S’élève en montagne jusqu`à la limite inférieure
·de la zone alpine.
La variété avec la forme typique.
Toute l’Europe ; Sibérie ; Japon. Importé aux Etats-Unis ; Californie ;
Colombie.
15. Orchcstes (Tachyerges) rufitarsis GERMAR, 1821, Mag. Ent., IV.,
p. 333. —— confundatus SCHôNH., 1836. Gen. Curc., Ill, p. 503. ——— fulvitar
sis BRULLÉ, 1832, Expéd. Mor., p. 24-T. -— HUST., 1931, p. 1.114. — SAINTE-
CLA1RE-D1—:v1LL1;, Cat., p. 442.
Long. : 2,5-3 mm. — Très semblable à salicis. Diiïère par la taille plus
grande, les tarses d°un roux—clair, parfois les pro- et mésotibias de cette
dernière coloration, ou largement rembrunis et seulement roux aux deux
extrémités, les métatibias plus généralement foncés ; le prothorax plus
court, plus arqué latéralement et plus rétréci en avant ; le dessin élytral
identique, mais la fascie antérieure plus large au milieu (où elle est égale-
ment teintée de fauve) et très étroite sur les côtés, parfois réduite à
quelques petites macules blanches à partir du 4° interstrie, la iascie posté·
rieure plus fine, plus nette ; les stries munies de petites squamules cendrées ;
les interstries plans, mats.
La larve vit dans les jeunes pousses de Populus lrcmula L. (Ch. Bmsour,
Decaux) ; de P. canesccns Sum-: (Decaux). Ifadulte éclot en août—septem—
bre et hiverne (F. Decaux, L’Echang¢·, 1893, n° 105, p. 99). D`après cet
auteur, la larxe serait parasitée pa1· un Ichncumonidac : Hemiieles fulvi-
pcs Gnxv., et un Chalcididae du genre Picromalus. L’adulte se rencontre
en outre sur Populus alba L. (1) et Salizr capraa L. (Bmsour, M.ioN1N, KLEI-
xia etc.), —— Mai-septembre.
Régions boisées, froides et humides. Assez rare.
Pas—de·Ca1ais. —— Somme, commun dans de nombreuses stations. —-
Ardennes !. — Oise !. — Aisne. — Marne. —— Seine. —— Seine-et-Oise !. —
Seine—et-Marne !. — Eure !. —— Seine—maritime. ~·— Calvados. — Maine-et-
Loire. —— Mayenne !. — I.oi1·—et—(Zher !_ —— Eure-et-Loir. —- Côte-d`()r. —
Yonne. —— Jura. — Ain. -— Isère. (lité des Landes (Cat. (iomzur). — Nul
dans le Centre et le Midi.
Allemagne ; Provinces rhénanes : Valais.
16. Orchestes (Tachyerges) decoratus GERMAR, 1821., Mag., IV, p.
333. — confinis MEC., 1802, in Dejean, Cat. p. 83. — salicis BECHST et
SCHERFENB., 1805, Forstins., I, p. 159 (non L.), — v. affinis STEPH., 1831,
111. Brit., IV, p. 65. — HUs'r., 1931, p. 1.115. —— Cat. SAINTE-CLAIRIL
DEVILLE, p. 442.
Long. : 2 mm. — Ovale, subdéprimé, noir, mat ; antennes (massue par-
fois noirâtre exceptée) et tarses roux ou testacés ; pubescence dorsale fine,
couchée, cendrée, peu visible ; élytres orné: de deux fascies transversales

1348 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
de pubescence blanchâtre, légères, décomposées en petits traits isolés par
les stries, Yantérieure située vers le tiers basal, irrégulière, ondulée, la
postérieure située vers le tiers apical, arquée ; le sommet des élytres par-
fois muni de légers traits de pubescence claire : 1’écusson densément tomen·
teux de blanc. Yeux subcontigus. Prothorax très court, plus ou moins arqué
latéralement, rétréci en avant, très étroitement étranglé derrière le bord
antérieur, finement densément ponctué. Elytres fortement striés-ponctués ;
interstries étroits, convexes. Métafémurs épais, inermes.
Parfois les fascies en partie confondues avec la pubescence générale
plus appa1·ente (v. affinis SrEr1—x.).
La larve vit et se transforme dans les feuilles de Srrlix lriandra L., S.
fragilis L. et S. purpurea L. (KAl.TENBACH, Pflanz., p. 563). La galerie
larvaire débute à l’apex du limbe, sa largeur est de 0,5 min, puis elle
s’élargit en fonction de la croissance de la larve et se termine vers le
centre de la feuille par un espace a1·rondi où a lieu la métamorphose
(KALrExrz.xcu) Hizmxc, Bestim. Blattminen Eur., 111, 1957, fig. 599.
L’adulte se rencontre sur ces Saules (nombreux observateurs) et sur
Salim irzcana Scnmxx (HOFFMANN) (1). Aussi sur Populus nigra L. Jlârtmzi,
Bnrsour).
Toute la France : commun dans les régions de plaines et tte montagnes
jusqu’à la zone subalpinc. -—— Avril à juillet.
Europe septentrionale et moyenne.
17. Orchestes (Tachyerges) stigma GERMAR, 1821, Mag. Ent., p. 334.
—— alboscutellatus DEJEAN, 1802, Cat., p. 82. i- aterrimus MEC., in Sturm.
Cat., 1826, p. 179. — jota tPAYK., 1800, Fn. Suec., 111, p. 271 (non F,). —-
populi STEP]-1., 1831. 111. Brit., IV. p. 67 (non F.), — rufitarsis S'rEPr1..
l.c., p. 67 (non GERM,). — Husr., 1931, p. 1.115. —— Cat. SAINTE-CLAIR}?
DEVILLE, p. 442.
Long. : 2,2-2,5 mm. — Oblong, légèrement convexe, entièrement noir
(pattes et antennes comprises) ; les téguments dorsaux un peu luisants, à
pubescence brunâtre, très fine, à peine visible, sauf de profil où elle appa-
raît un peu soulevée en arrière des élytres ; 1’écusson densément pubes-
cent, blanchâtre. Yeux subcontigus. Prothorax assez court, médiocrement
arqué sur les côtés, rétréci en avant, assez grossièrement ponctué, Elytres
à stries fortes, ponctuées, finement squamulées ; interstries subconvexes,
finement ridés transversalement. Métafémurs assez épais. inermes.
Biologie — Hélène Fnimcxss - Gnosnmxx, Beitrâge zur Entomologie, 111,
n° 5, 1953, p. 471. —— L’adulte occasionne des dégâts aux jaunes pousses de
Saule.
Itl se rencontre constamment sur les Salicacées et liétulacécs : Salix
caprca L., S. cinerea L. (HOFFMANN, Jous l, Rim-iAnr>E,iu t, TEMPÈRE) ; S. ;
viminnlis L. (B,mc.A(;L1) ; Populus nigra L. lBEm2r., Pm.xzzor.i, 'l`¤;ivu>ÈRE
etc) ; P. alba L. (!) ; Belula alba l., (Bmsour) ; .1lnz1s ylutinosa ftvmrrx.
(P. BVARGAGLI, Kr.Em2, Miscxrx E). —— Avril à juillet.
(1) Les spécimens que j’ai capturés sur ce Salim: à Pegomas (Alpes-M.), en avril,
ont le prothorax subconique, non arqué latéralement et à peine resserré derrière le
bord antérieur ; leur taille est moins robuste. Ils représentent probablement une
race indépendante de la forme type.

CALANDRINAE. —— oncmzsrizs 1349
'l`oute la France ; plaines et montagnes jusqu’à 1.*200 m plus commun
dans les régions septentrionales ; assez abondant dans le bassin de la
Seine ; plus rare dans la région méditerranéenne.
Toute l’Europe jusqu’en Laponie. Amour. (FAusr).
Subgen. lsoclmus THOMS., Skand. Col., 1859, p. 141
TABLEAU mas Esrizcias
1. Funicule antennaire de 7 articles ......... 2
—— Funicule de 6 articles ............. 3
2. Elytres en ovale court, arrondi sur les côtés dès les épaules.
Tibias roux ou ferrugineux ; tous les fémurs obscurcis.
Long. : 1,5-1,7 mm ........... 20. saliceti
—— Elytres en ovale allongé, à côtés subparallèles jusqu°au tiers
postérieur, progressivement élargis arrondis ensuite. Protho-
rax plus étroit, moins transversal. Pubescence dorsale plus
dense. Pattes rousses, sauf les métafémurs noirs ou obscurcis.
Long. : 1,5-1,7 mm .......... 19. sequensi
3. lntervalle inter-oculaire moins large que le soumet du scape.
F unicule à 1”" article deux fois aussi long que large. Ros-
tre lisse et brillant en·dessus. Long. : 1,7 mm . . 21. angustifrons
— lntervalle interoculaire plus large que le sommet du scape.
Funicule à l" article épais une fois et demie à peine aussi
long que large. Rostre ponctué et presque mat en·dessus.
Long. t 2-2,5 mm ............ 18. populi
18. Orchestes (Isochnus) populî Fwnxcrus, 1792. Ent. Syst., I, p. 448.
— — fagi PAYK., 1792, Mon. Curc. Suec., p. 64- (non 1...). — HUST., 1931,
p. 1.115. —— Cat. SAINTE-CLAIRE-DE\’ILLE, p. 442.
Long. : 2-2,5 IIIID. —- Oblong, peu convexe, noir, revêtu d’une très line
pubescence gris-roussâtre, peu apparente, appliquée, ne masquant pas les
téguments ; l’écusson court, arrondi, densément tomenteux de blanc ; les
antennes et les pattes testacées, sauf, ordinairement, les métafémurs en
majeure partie noirâtres. F unicule de 6 articles. Prothorax transversal,
modérément arqué et rétréci en avant, â ponctuation assez forte, plus ou
moins serrée, lisse entre les points. Elytres ovales-oblongs, médiocrement
arqués à partir des épaules jusqu’au tiers postérieur, un peu élargi jusqu’à
cet endroit, assez finement striés-ponctués ; interstries subconvexes, légè-
rement granuleux. Métafémurs inermes non ou à peine plus épaissis que
les pro- et mésofémurs.
La larve vit et se métamorphose dans les feuilles de diverses Sali-
cacées : Salim alba L., S. fragilis L., S. lriandra L. (H. Bnisour, Hanolsn.
KALTENB.\CH, BARGAGLI, TnAoAnnH) ; Populus rzigra L. (Lrsrzxan, Pxznms,

1350 coLÉoP·rÈar;s cuncurrommzs
l(.u.rsNB.«cn, etc.) ; P. pyramidalis Rozisa (KLEINE). La mine larvaire ap-
parait sous forme d`une large tache ovalaire. (1)
La ponte est effectuée en mai-juin, la nymphose en juillet-août ; sa durée
est de 10 à 12 jours. Iiadulte se nourrit et vagabonde jusqu`en octobre-
novembre, puis se cache pour hiverne1· ; il apparait au printemps suivant,
dès le début. d`avril. ll crible alors, de cicatrices nutriciales les jeunes
feuilles qui se défornient et s’atrophient rapidement. 11 a été observé en
grand nombre sur Populus alba 1.. (SAINTE-CLA]RE-DEVILLE). ll semble
avoir une prédilection pour les feuilles des rejets qui apparaissent à la
base des arbres et sur les jeunes tiges croissant à la suite d`un élagage
récent.
Biologie : 'Fnâcânnn, Ark. f. Zoo]. V1 (1910), Mém. n° 7. —- Caractères
larvaires : F. Van Ezvimîx, 7`mns. H. rn!. Soc. London, 1938, p. 23. Hannvo,
Die Blat.t·Minen Mittel und Nord Europas. 1935, p. 455.
La larve est parasitée par Eacothccus bmconius HAL. (Braconidae) et
lfphialtrs carbmiurius C1-in1s·r_ (lcnwsumomms).
Toute la France ; très commun, sauf dans la région de 1’©livier où il
est rare. S’élève, en montagne, jusqu’à la zone subalpine. Europe septen-
trionale et moyenne.
19. Orchestes (lsochnus) sequensi STIERLIN, 1393, Mitt. Schweiz. ent.
Ges., IX, p. 123. — A. HorFMANN, Bull. Soc. ent. Fr., 1.940, p. 23. —
Cat. SAINTE-CLAIRE-DEv1LLE, p. 442.
Long. : 1,5·1,7 mm. - Ressemble à un très petit populi F., mais le
tunicule est de 7 articles, la massue est obscurcie ainsi qu’assez souvent le
dernier article du funicule ; les stries élytrales plus profondes à points
plus forts ; les interstries plus étroits que les stries, convexes ; l’écuss0n
concolore, dénudé.
Réuni à tort, dans les Catalogues allemands, comme variété, à saliceti
PAYK ll en diffère notamment par le prothorax moins transversal, les
élytres moins larges. non arqués latéralement, subparallèles après les épau-
les : la pilosité des élytres plus dense ; les pattes antérieures et intermé-
diaires non obscurcies, les téguments dorsaux mats etc.
Très rare en France où il doit être confondu avec populi dont il ai exac-
tement la forme générale du corps et la coloration des pattes. Pyrénées-
Orientales : Banyuls-sur-Mer, pas rare, fin mai et début de juin 1937, sur
Salim aurita 1.. (R. Poncmzr Z) 1 Amélie-les—Bains (Manox).
Hongrie : Croatie ; Carniole E ; Suisse, près Berne E : Espagne : Astorga
Prov. de Léon (P.sx.xoE'r·r1 8).
20. Orchestes llsoclmus) salîceti PAYK., 1792, Mon. Curc. Suec., p. 66.
— foliarum HEYDEN, Rsrrrsn et Wsrsia, 1863, Cat. Eur. Cauc., éd. 3, p.
174. ~-— (non Müll.). -— scutellatus SWAMMERD., 1752, Bibet. der Nat., p.
743. —— Husr., 1931, p. 1.115. — Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 442.
Long. : 1,5-1,7 mm. —— Ovale assez court, peu convexe, noir, luisant ;
les antennes (massue obscurcie exceptée) et les tibias roux ; les férnurs et
(1) .`|"ai observé récemment, fin juillet 1952. dans le Loir-et-Cher, près Vendôme.
des dégâts larvaires considérables sur Salix babylonica L., en tous points identiques
à ceux figures par Hmmm; (voir fig. 811).

CALANDRINAE. — oRcnEsrEs 1351
les tarses noirâtres ; la pubescence dorsale grisâtre, appliquée, extrême-
ment fine, peu visible. Funicule de 7 articles. Prothorax très court, arrondi
latéralement vers son milieu, fortement rétréci et resserré derrière le bord
antérieur, sa ponctuation assêz forte, serrée. Elytres ovalaires, assez arqués
sur les côtés, visiblement élargis vers le tiers postérieur, fortement striés-
ponctués ; interstries à peine plus larges que les stries ; irrégulièrement
convexes. Métafémurs d’épaisseur normale, inermes.
Ifadulte vit sur les Saules, dont les feuilles doivent nourrir la larve ;
régions froides et humides. Observé sur Salix cinerea L. (BEDEL), S. alba
L. et caprca L. (Rmsorrr, Dr. GRENIER !), S. aurita L. (DEVILLE !), S. vimi-
nulis L. (DEVILLE, Du1>REz !, HorEMANN). — Assez rare ; mai à novembre
Picadie : Ile-de-France : Normandie ; Lorraine ; Région alsaco-vosgien-
ue ; Dauphiné ; Bugey ; Massif·Central ; Nivernais ; Pyrénées—()rientales ;
Landes : Gironde, très rare.
Europe septentrionale et moyenne ; Spitzberg ; Sibérie.
21. Orchestes (lsochnus) angustifrons WEST., 1916, Ent. Meddel., XI,
(1916-1917), p. 24. -— V. HANSEN, Danemark Faun. Snudebiller, p. 237 ;
W. HUBENTHAL, in Internat. Ent. Zeitschr., Xlll (mars 1920) n° 26. —— Cat.
SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 442.
Long. : 1.5-],7 mm. .—— Aspect d’ensemble du saliceti. — Ovale-oblong,
subdéprimé, noir, luisant ; la pubescence dorsale peu visible ; tibias et
tarses testacés ; pro- et mésofémurs roux ou enfumés ; métafémurs noirs ;
antennes rousses, sauf la massue noirâtre ; funicule de 6 articles, le l"
deux fois aussi long que large ; rostre lisse et brillant en·dessus ; protho-
1·ax très transversal, ses côtés assez arqués, brusquement rétréci en avant,
sa ponctuation irrégulière, plus ou moins serrée, lisse entre les points ;
écusson tomenteux de blanc ; élytres assez finement striés-ponctués. inters-
triés étroits, subplans. Métafémurs d’épaisseur normale, inermes.
Intermédiaire entre saliceti et populi. Se distingue du premier dont il
a la même taille par son funicule de 6 articles, sa moindre convexité, son
calus huméral plus développé, l’arrière-corps moins trapu, les stries ély-
trales plus fines, les interstries presque plans, le prothorax lisse entre les
points Il se rapproche du second par la forme des élytres et le même
nombre d’a1ticles antennaires. mais outre sa taille très inférieure, il s’en
éloigne par la coloration des pattes, l’intervalle interoculaire différent, le
rostre lisse et brillant, les proportions du l"’ article du funicule (voir “
tableau), le dessus du corps subdéprimé.
Iiadulte vit sur Saliz aurila L. (SA1NrE-CLAIRE-DEVILLE) et sur S. trian-
rlra L. (V. HANSEN, A. Horrnmw).
Rare en France et sans doute confondu avec saliceti.
Tourbières des environs de Pontarlier (Jura) et du Pas-de·Calais, en-
virons de Brimeux, près Montreuil-sur-Mer, Juin 1910 (SAINTE—CLAIRE—DE—
VILLE. —— Seine-et-Oise : lle de Chatou, fin avril 1927 (A. Horrnmx). ——
Isère : Entre-deux-Guier·s (V. PLANET). — Alpes-Maritirnes : St-Jean—la-
Rivière (S;\IN'l`E·CIAIRE-DE\*I[.l.E). — Drôme : Romans (BERNARD Z). — Nord :
environs de Lille (DE Noncuzr !).
Danemark : Allemagne du nord : Silésie ; Thuringe ; Angleterre (N. H.
Jor).

1352 COLÉOPTÈRES (ÉURCULIONIDES
Subgen. Pseudorchestes BEDEL, 1894, L’Abeille, XXVIII, p. 156. (He-
miramphus BEDEL (nom préoc.) Fn. Bass. Seine, VI, 1.882, p. 123).
TABLEAU DES ESPÈCES (1)
1. Revêtement dorsal formé uniquement de poils simples,
serrés ................. 2
— Revêtement dorsal formé de squamules allongées, sillon-
nées sur leur milieu, échancrées à leur sommet, entremêlées
de poils très courts, presque couchés. Pubescence du pro-
thorax un peu hérissée. Vestiture dense, cendrée ou Haves-
cente. Antennes et tarses roux ; fémurs foncés. Long. :
2 m ............... 22. cinereus
2. Taille de 1,8-2 mm. Epaules arrondies, mais saillantes .... 3
—— Taille très petite : 1,2-1,5 mm. Métafémurs sans saillie an-
guleuse. Pubescence dorsale très fine, uniforme, subappli·
quée. Antennes et tarsœ d’un ferrugineux-foncé. Epaules
presque effacées ........... 25. tomentosus
3. Métafémurs fortement anguleux en-dessous ; métatibias brus-
quement et fortement élargis dans le tiers apical de leur
bord interne. Pilosité prothoracique non différente de celle
des élytres ............. 23. pratensis
— Métafémurs sans saillie anguleuse en-dessous : métatibias
graduellement élargis et leur bord interne presque droit
dans leur tiers apical. Pilosité du prothorax un peu plus
grossière que celle des élytres ....... 24. persimilis
22. Orchestcs (Pseudorchestes) cinereus Fâmx., 1843, in Schënherr,
Gen. Curc., VII, p. 377 (non BEDEL 1887). — HUs'r., 1931, p. 1.116. —·
SAINTE—CLAIRE·DEVILLE, Cat., Fr., p. 442 ; Cat. Corse, p. 452.
Long. : 2 mm. — Ovale, convexe, noir ; le revêtement dorsal gris-cendré
ou jaunâtre, serré, masquant les téguments, composé de squamules allon-
gêes, sillonnées sur leur milieu, écbancrées à leur extrémité, entremêlées
de poils très courts, couchés ou un peu hérissés latéralement vers les épau-
lœ, la pubescence prothoracique hérissée ; les antennes et les tarses roux ;
les tibias noirâtres, les fémurs plus foncés ; l’écuss0n densément tomen-
teux de blanc. Funicule de 6 articles. Prothorax très court, arrondi laté-
ralement. Elytres notablement plus larges que le prothorax, à calus humé-
ral assez saillant, à bords latéraux légèrement arqués Métafémurs renflés,
inermes.
Vit sur Inula viscosa Arr. (ABEILLE DE PERRIN, Heu. d’Ent. (1885), p. 156 :
SA1NrE—CLA1RE-DEVILLE, Fn. Seine, VI bis, p, 53). La larve mine les feuilles
de la plante (P. GUÉRIN !). — L’adult.e en juin-août. Assez rare. Provence,
(1) Parmi tous les autres groupes qui sont arboricoles, celui des Pseudorchestes
est le seul s'attaquant aux plantes herbacées. spécialement aux Composées, pour les
espèces df: IIOÈFE faune.

CALANDRINAE. —-— oacnrzsrss 1353
remonte jusque dans la Drôme et la Loire-Inférieure. Corse. Var : Fréjus
(l.É\`ElLLÉ, Gnnmsn !, ;\l$EII;LE). — Bouches—(lu-Rhône : Aix (GRENIER !.
.·\BEu.r.e Y, Gurâmx E). — Basses-Alpes (Coll. Boxxuns t). —— Drôme : Nyons
(Rlxvoux 1). - Loire-maritime t St-ltlichel-Chef-Chef (E. DE lflsrrx, iid.
DEVILLE). Corse : Ajaccio (GUGLIELM1, KR.u'sE, vid. l)Ev1L1,E)_
Europe méridionale ; type : Dalmatie.
OBSERVATION. — J’ai recherché en vain 1’insecte, dans les Al])C$—)Itll‘ltl1I1@S.
où la plante nourricière abonde partout,
La citation de la Sarthe indiquée par Husraci-na, sans doute d’après le
catalogue polycopié, distribué par Mououxrtox, doit se rapporter, vrai-
semblablement, à persimilis (cinereus Benin,).
23. Orchestes (Pseudorchestes) pratensis (EERMAR, 1821, Mag. ent.,
IV, p. 331. — tomentosus CYLL., 1836, in Schônherr, Gen. Curc., III,
p. 497 (non OL.). — Waltoni CURTIS, 1838, Brit. Ent., Curc., XV, p. 678.
Husr., 1931, p. 1.116. — Cat. SAINTE-CLAIRE-Dr:\#11.LE, p. 442..
Long. : 1,8-2 mm. —— Ovale. peu convexe, noir ; la pubescence dorsale
courte, simple, soyeuse, cendrée ou flavescente, couchée, serrée, masquant
plus ou moins les téguments luisants ; les antennes et les tarses d’un roux
ferrugineux, les fémurs et les tibias noirs. Prothorax court, arqué sur les
côtés, rétréci en avant. Ecusson concolore. Elytres en ovale assez large, un
peu arqués dès la base, leur plus grande largeur au niveau des épaules.
le calus huméral effacé. stries avec une rangée de poils bien distincts de
ceux des interstries. Métatibias brusquement et assez fortement élargis sur
le tiers apical de leur bord interne. Métafémurs fortement et anguleusement
élargis en-dessous.
La larve vit et se transforme dans les feuilles de Cezztaurea jacea L.
f`Pmmis, Larves, p. 403 : Krsixiz, DEYILLE, HERING, etc.). Les mines larvaires
sont courtes, ovalaires, pustuliformes, non contigües lorsqn’e1les sont plu-
sieurs (4-5) sur le même limbe. La larve néonate s`obserx·e en mai ; la
nymphose en juillet—août, dans le centre de la mine, parmi des résidus
excréinentiels, cf. Martin Hanmc, Die Blattminen Mittel und Nord Europas.
1935, p. 139, fig. 141). L’adulte se trouve sur la plante (HUSTACHE, DEVILIE.
Horruxxx), ainsi que sur Cenlaurea pratensis Tuuitn. ('1`EMPÈRE) et C. sca-
biosa L. (Horrnsxx) (1) Début de mai à septembre. Prairies sèches on
humides : friches, surtout sur le Calcaire.
Disséminé dans toute la France ; commun dans tout le midi (sud-ouest
compris}, le centre et le nord-ouest, Plus rare au-dessus de la Loire, mais
se rencontre partout jusque dans le nord. Non signalé de la Corse. Europe
moyenne.
24. Orchestcs (Pscudorchestes) persimilîs Rsirrisa, 1911. Wiener
exit. Zeit., XXX, p. 279. —- cinereus BEDEL, Fn. Bass. Seine. V1 (1884).
p. 126 (non F`âHR.). — simplicipes BEDEL, in litt. —— PIUSTACHE, 1931, p.
1.117. —- Cat. SAlNTE—CLAIRE—DEVILLE, p. 442.
(1) D':-xprès Lrrrzmzn, cette espèce vîvrait aux dépens de Jasione montana L. (Cam-
panulacêes) et d’après Kusnm d’Anchusa officinalis L. (Borraginacées). Ces assertions
non confirmées semblent des plus douteuses.

1354 COLÉOPTÈRES cum:uL1oN1mss
Long. : 1,8-2 mm. — Très voisin et semblable d’aspect au précédent ;
l’arrière-corps plus régulièrement ovale, un peu moins rétréci en arrière,
sa plus grande largeur située vers le milieu ; la pubescence dorsale d’un
gris-roussâtre, assez soyeuse, visiblement soulevée (vue de profil) ; les poils
des stries non différenciés, se confondant avec la pilosité adjacente des
interstries ; la pubescence prothoraeique un peu plus grossière et un peu
plus longue que celle des élytres. Coloration des pattes et des antennes iden-
tique à celle de pratemis. Métatibias graduellement élargis et subrectilignes
sur leuI· tiers apical. Métafémurs normalement épaissis, ne présentant pas
de saillies anguleuse en-dessous.
La larve vit et se transforme dans les feuilles radicales de Ccntaurea
jacea L. : les néonates s`observent vers le 10 juin. Les mines larvaires dé-
butent sur le bord de la partie moyenne du limbe (non pustiliformes
comme chez pmfcnsis, mais allongées mesurant 1,5 à 2 cm, de longueur
et 1,2 mm. environ de largeur, peu sinueuses ; elles s'engagent parfois
sous l’épiderme du pétiole. La nymphose se fait à 1’extrémité de la galerie,
à partir de fin juillet, elle dure 12-14 _iours. L’éclosion a lieu vers la fin
d’août jusqu’à la première quinzaine de septembre. Les adultes se ren-
contrent, sur la plante, jusqu’en octobre. Ils disparaissent aux premiers
froids pour hiverner. La larve est parasitée abondamment par Sigal-
phus caudutus Niaias (Braconidae) (Observations faites en Haute-Vienne.
fHoi=rMAr<N) (voir fig.)
L’insecte parfait se trouve aussi sur Centaurea scabiosa L. (Bauer, Ann.
Soc. ent Fr., 1919, p. 297). La biologie indiquée par Xambcu, Mém. IX,
p, 64, sous le nom de cinereus FAI-IRS., doit se rapporter à persimilis.
Probablement dans toute la France, surtout dans les régions calcaires,
mais également dans les prés-marais à fond tourbeux : plaines et mon-
tagnes.
Marne ! : Aube 1 Aisne : Oise : Novon ! ; Somme : Haute-Marne ; Seine-
et-Oise ; assez nombreuses localités à 1’0uest et au sud-ouest de Paris ! :
Eure ; Seine-et-Marne : Mormans, en nombre ! ; Loiret ! ; Yonne : Côte-
d’Or : Hte-Vienne : St-Léonard, Verneuil, etc. ! : Vienne : près Montmo-
rillon ! Lot—et—Gar0nne : Gironde : Pyrénées-Orientales ; Var ! ; Alpes-
Maritimes : Mont-Agel (Dnvirta).
Europe moyenne et méridionale ; Espagne : Autriche (Scmzsraa sub pra-
hensis J) : Moravie ! : Italie.
25. Orchestes (Pseudorchestesl tomentosus OLIVIER, 1807, Ent., V,
p. 40. — rhamphoides DU VAL, 1854, Gen. Col., IV, p. 52. —- ? incanus
ROSENH., 1856, Thiere Andal., p. 283. — HUST., 1931., p. 1.117. — Cat.
SAINTE•CLAIRE•DEVILLE, p. 442.
Long. : 1,2-1,5 mm. - Ovale, subdéprimé, noir ; la pubescence dor-
sale cendrée ou gris·flave, fine, homogène, presque entièrement appliquée,
assez serrée, voilant en majeure partie les téguments ; antennes et tarses
lerrugineux, parfois noirâtres ; écusson pubescent de cendré, subconvexe.
Protborax assez court, arqué latéralement, rétréci un peu sinueusement en
avant. Elytres à épaules non saillantes, presque ellacées, paraissant, de ce
fait, pas beaucoup plus larges que le prothorax à leur base. Métafémurs
normalement épaissis, simples.

cAL.¤.1~mRrNAr;. — imAMPnus 1355
Cette espèce se reconnait facilement, parmi celles du même groupe, par
sa petite taille et la forme atténuée en avant de son arrière corps .
L’adulte se rencontre, dans les A1pes—Maritimes, sur Centaurea nigra
L. ;juin-août et sur C. collina L., dans le Var (A. Horrmmx) : France mé-
ridionale ; assez commun en Provence, dans le Languedoc et le Roussil-
lon. Remonte la vallée du Rhône jusqu’à Lyon. Landes et Gironde, rare.
Europe méridionale.
Onsaaurion. — Au voisinage de tomentosus, devrait se placer O. palli-
pes Drasnn., 1884, Bull. Soc. Hippone, p. 166, sep. 96, décrit de France mé-
ridionale sans autres indications. Cet insecte, resté énigmatique, n’a pas
été retrouvé dans la collection de l’auteur. Sa taille serait. de 1,5 mm.,
il aurait la pubescence dorsale cendrée. appliquée, et les pattes entière-
ment flaves.
Gen. RHAMPHUS CLAIRVILLE, 1798, Ent. Helv., l, p. 104
(J. ou VAL, Gen. Col., Curc., IV, 1868, p. 10, pl. 4, fig. 18).
Rostre allongé, fortement infléchi, appliqué sur la poitrine, au repos. An-
tennes fines, courtes, non coudéœ, insérées à la base même du rostre, dans
une petite fossette arrondie ; scape pas plus long que le l" article du funi-
cule ; celui-ci composé de 7 articles, le 1°' épaissi, bien plus long que le
Z', les suivants plus courts ; massue ovalaires. Yeux grands, assez conve-
xes, connivents sur le front. Prothorax court, arrondi sur les côtés, rétréci
antérieurement. Ecusson visible. Elytres ovalaires, recouvrant l’abdomen.
Pattes postérieures saltatoirœ ; métafémurs renflés ; ongles simples.
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'·â"`"î:;,s if" "§'    "` ’ Tt;YÈ-5*
825 826 827
Fu;. 825 à 827. — 825 : Points strîaux des élytres chez Rhamphus vulicarîus
Hnansr. — 826 : id., chez R. oxyacanthae Mmsn. — 827 : id., chez R. subaenevâ
ILL. (d'après Hzmnc).
Ce genre présente extérieurement une certaine ressemblance avec les
Orchestes. La structure des antennes et du scrobe, la surface du corps
glabre sont très particulières, cependant le faciès, la faculté saltatoire et
le mode d’existence plaident en faveur de son incorporation dans la tribu
des Orchcstini.
On compte une dizaine d’espèces de Rhamphus dont quatre sont spéciales
à l’Australie, les autres réparties dans la région paléarctique. 1.es larves
de nos espèces vivent en mineuses dans les feuilles de diverses Rosacées
arborescentes, de Salicacées et Hétulacées. Leur métamorphose a lieu sur
place.

1356 COLÉOPTÈRES cuRcUL1oNn>Es
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Dessus du corps d’u11 noir profond ; les téguments élytraux
assez luisants et faiblement alutacés ; les points des stries
moins rapprochés, nettement séparés ........ Z
— Dessus du corps bronzé ; les téguments des élytres pres-
que mats, nettement alutacés ; les points des stries plus
serrés, subcontigus. Long. : 1-1,5 mm ...., 1. subaeneus
2. Stries élytrales bien tracées, fortement ponctuées ; la ponc-
tuation prothoracique serrée, même sur les côtés. Long. :
1·1,5 mm ............. 2. pulicarius
—— Stries superficielles, marquées de séries de points distants,
3 fois plus petits, au moins, que chez le précédent ; la
ponctuation de la partie moyenne, sur les bords latéraux
du prothorax, plus espacée, les points moins nombreux.
Long. : 1-1,5 mm .......... 3. oxyacanthae
1. Rhamphus subaeneus ILLIGER, 1807, Mag. Insektenk., VI, p. 324.
— aeneus BOH., 1833, in Schônherr, Gen. Curc., 1, p. 310. —- pannonicus
CSIKI. 1905, Ann. Mus. Hung., 111, p. 584. — HUST., 1931, p. 1.118. Y
Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 442.
Long. : 1-1,5 mm. -— Ovale, faiblement convexe, le dessus entièrement
d’un bronzé-foncé, glabre, mat, alutacé ; les antennes (massue foncée ex-
ceptéel roussâtres ; les pattes foncées (les tibias et les tarses souvent fer-
rugineux).
Prothorax resserré derrière le bord antérieur, très densément et finement
ponctué. Ecusson concolore, glabre. Elytres ovalaires, légèrement (mâle).
fortement (femelle) élargis en arrière ; stries fines, plus profondes sur le
disque, à points serrés ; interstries subconvexes, alutacés. Métafémurs
renflés. inermes. _
v. amethysiinus, nova. — Dessus d’nn ln·onzé—\iolac(·.
La larve vit et se transforme dans les feuilles de l’Aubépine (ÀBEll.l.l·L,
DÉC.AUX, HERING). Les mines larvaires observées en juilletaoût, sur Cru-
mugus oxyacanllmirles Tnmrt. sont très étroites (0,5 mm. ii peine de lar-
geur), presque droites, de 6-7 mm. de longueur, se terminant par un élar-
gissement arrondi de 5 à 6 mm. de diamètre, dans le milieu duquel s'el`fec-
tue la nymphose qui a lieu au début de septembre. lfadulle (·clot ie-rs la
fin de ce mois ; il se cache pour hiverner et réapparait en mai de l’anu«‘«~
suivante (A. Horrmnx). Il se rencontre sur cet arbrisseau jusquïi la tin de
l’été (BEDEL, Bmsour, 1\l.xGNiN, etc !) et sur Przuzus spiizosri 1... [)l'I'Il$ run;)
daliformis VILL., Crataegus monogyna JAcg., dans les Alpes-Maritimes ! :
sur Crwzaegus rzzscinonensis GR. et BLANC, dans les Bouches-du-Rhône :
Les Camoins, près Marseille, début de mai 1940 (A. Horrwtxxx et B. Por -
rmns). Il a occasionné d`importants dégâts au feuillage du Poirier cultivé.
en mai—juin 1952, aux environs de Lyon (R. 1.. BoucnEr E).
Ethologie : Sc1~iENKL1No, Deutsche en/_ Zeilstxlwifi. 1889. p, 386.   Nléta
morphoses : DEnAt·\, Ln .\f/lllIl`l'(If$f/’_ (1894), p, ‘238.

cALANDR1NAE. —— RHAMPHUS 1357
Presque toute la France, sauf dans le Nord, le Nord—Est et en Bretagne.
Assez commun dans tout le Midi (Sud-Ouest compris), le Centre. Plus rare
bien que répandu, dans la ré'*i0n parisienne. S’élève jusqu`à la région
subalpine des Alpes et des Pyrénées.
La variété mêlée à la forme typique dans la vallee de la Siagne (Alpes-
Maritimes !) r _
Europe moyenne et méridionale ; Suède, Suisse.
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828
Fra. 828. — Rhamphus pulicarius Herbst. ——— 829. — Tête (profil) 'lu même.
2. Rhamphus pulicarius HERBST, 1795, Nat. Kâf., VI, p. 429. — fla-
vicornis CLAIRVILLE, 1798, Ent. Helv., I, p. 104. — Husr. 1931, p. 1.118.
—— SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. p. 442 ; Cat. Corse, p. 453.
Long. : 1-1,5 mm. —- F aciès du précédent, noir, glabre ; les antennes
(moins la massue obscurciel testacées, les fémurs foncés, les tibias et les
tarses d’un brun-rougeâtre ; la ponctuation prothoracique serrée ; les stries
élytrales assez profondes, à points arrondis, assez gros, distinctement sépa-
rés ; les interstries étroits subconvexes, un peu luisants. Métafémurs épais,
inermes.
La larve vit et se transforme dans les feuilles des Bétulacées et des
Salicacées ; Betula alba L., Saliœ viminalis L. et alba L., Populus nigra
L. (HERING, KLÉINE, Havnnzv). Les mines larvaires forment sur le limbe des
pustules d’un b1·un devenant foncé à la fin de Pévolution de la larve les-
quelles s’y rencontrent au début de l`été et en automne. (Martin Hrsmxc,

1358 coniâorrizmzs cuxcunioivimas
Deutsche en!. Zeitschrift, 1921, p. 125 et Die Blattmineu Mittel und Nord
Europas, 1935, p. 97 fig. 112 et p. 455, fig. 407). Aussi sur Salix purpureus
L., en fin juin (A. Ho1=rMANN). L‘adu1te se trouve encore sur Alnus glrml
nasa GAEMN. et Corylus avcllarza L. (H0F1=MANN).
Espèce très commune dans toute la France. Corse : Aleria ; forêt de
Bavella : Ajaccio (Kmusz) (1).
Toute l’Europe_ Algérie.
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        1lII|,'Jt.!.
Fm. 830 à 835. — 830 : Mines larvaires de Anophus plantaris Nu, sur feuille de
Betula alba. — 831 : id. de Anophus roboris, sur Alnus gtutinosus. —- 832 : id. de
Rhamphus subaeneus, sur Crataegus monogyna. - 833 2 de Rhamphus puticarius,
sur Salix purpureus. — 834 : de Rhamphus oxyancanthae, sur Cotoneaste pyracan-
tha. — 835 : du même sur Crataegus oxyacanthoides.
3. Rhamphus oxyacanthae MARSHAM, 1802, Ent. Brit., p. 263. -— Mar-
tin HERING, Deutsche ent. Zeitschrift, 1.921, p. 126 à 130, pt. 2, fig. 7.
Espèce réunie à pulicarius. par MARSEUL (Cat., p. 4-31), puis séparée par
HERING, 1.c., qui 1’a redécrite sur un néo-type conservé au Muséum de
Berlin et sur des spécimens faisant partie de la Collection VOOS. HEEING
(1) D'après cet auteur l'insecte aurait été observé sur 1'Amandier. La larve nui-
sible au Pommier en Russie.

CALANDRINAE. ——— mmmrnus 1359
considère que la difîérence du victus et celle de la sculpture des téguments
dorsaux (Voir caractères donnés au Tableau) sont suffisantœ pour son
maintien spécifique. HORION (Koleopt. z. Frankfurt, l, 1949, pp. 32-52)
opine pour une bonne espèce et non pour une race de pulicarius HERBST.
La larve vivrait exclusivement aux dépens des Rosacées arborescentes :
Cralaegus ozyacanlha L. ; Pirus communis L. ; Malus communis Pom. .·
Prunus spinosa L. ; Cydonirz oulgaris Peas. ; Mespilus germanica L. ; Cc-
rasus azrium Mosrvcn. Les mines larvaires, pustuliformes sont analogues
à celles de pulicarius, la larve s’obscrve aux mêmes époques (Martin HE-‘
mns, Die Blattminen Mittel und Nord Europas 1935, p. 176., fig. 173 et p.
368, fic. 317).
Cette espèce facile à confondre avec pulicarius parait très rare en
France : je l`ai identifiée de Seine—et-Oise : Chaville (Coll. R. Durnez).
Il faudrait rechercher si les insectes indiqués comme ayant été trouvés
sur diverses Rosacées, dans les limites de notre faune, notamment des
régions septentrionales, ne se rattacheraient pas à ozyncnnthae.
Allemagne ; Angleterre (d’après Hsmxc).
Tribu des Cryptorrhynchini
Rostre replié, pendant la contraction, dans un espace pectoral plus ou
moins prolongé entre les hanches prothoraciques, parfois creusé et enta-
mant le métasternum en avant. Tihias avec un onglet recourbé, distal.
interne ou externe. Antennes coudées.
TABLEAU DES GENRES
1. Tibias armés d’un crochet apical externe. Yeux développés . . 2
— Tibias armés d’un onglet apical interne Yeux nuls. Ongles
très réduits soudés à la base. Eémurs mutiques. Prothorax
sans lobes oculaires ......... (p. 1360) Tomeuma
2. Profémurs plus ou moins dentés. Ecusson bien distinct.
Epistermes métathoraciques bien développés ...... 4
—·- Fémurs mutiques. Ecusson nul ou très réduit. Episternes
métathoraciquœ indistincts ........... 3
3. Abdomen à l" segment plus court que les trois suivants
réunis et plus étroit, entre les hanches, que la longueur-
de ces trois mêmes segments ensemble .... (p. 1372) Acalles
— Abdomen à 1°’ segment notablement plus long que les trois
segments suivants ensemble et aussi large, entre les han-
ches, que la longueur de ces trois derniers réunis (p. 1398) Ecliinotlera
4. Canal rostral du prosternum n’atteignant pas les hanches
mésothoraciques .............. 5
— Canal rostral terminé entre les hanches mésothoraciques ;
mésosternum creusé en gouttière. Rostre subcylindrique .
..... . ...... (p. 1364) Cryptorrhynchus
5. Rostre droit, déprimé, en bec de canard. Métafémurs n’at-
teignant pas le sommet des élytres . . . (p. 1367) Gasterocercus

1360 coLEoPrÈREs CURCULIONIDES
4 Rostre légèrement arqué, subcylindrique. Pattes postérieu-
res bien plus longues que les intermédiaires, leurs fémurs
dépassant le sommet des élvtres .... (p. 1369) Catnptorrhinlls
Gen, TORNEUMA WOLLASTON, 1860, Ann. Mag. nat. Hist., V, p 453
(T3/ph·I0r0pus HAMPE, lvien. ent. Monatsc, 1864. Vlll, p. 192. — Cry-
pharis FAIRM, Ann. Soc. ent. Fr., 1868, p. 498). — F. SOLARI, Bull. Soc.
ent. ltal., LXVIII, 1937, p. 14, 19, Révision des Torneumatini) (1) cf A.
ROUDIER, Bull. Soc. ent. Fr,. 1956, p. 132. (génotype : cœcum. WOLL.) non
Wotr., 1865).
Rostre médiocre, cylindrique, ses scrohes commençant vers son som-
met, droits, obliquement dirigés sous la tête. Scape antennaire graduelle-
ment épaissi, n’atteignant pas la base du rostre ; funicnle de 7 articles,
le 1°" obconique, un peu allongé, les suivants courts ; massue ovale, arti-
culée, son 1"B" article plus long que les suivants ensemble. Tête courte, enfon-
cée dans le prothorax, convexe. Yeux nuls. Prothorax oblongs, tronqué à
ses extrémités, son bord antérieur sinué, mais non lobé sur les côtés. Ecus-
son nul. Elytres oblongs, soudés. Pattes courtes, contractiles ; fémurs linéai-
res, mutiques ; tibias ongulés à l’angle apical interne ; tarses étroits, très
courts, spongieux en dessous, l°onychium court ; ongles très petits, soudés
à la base. Canal rostral profond, recevant le rostre au repos, terminé par
une crête arrondie du mésosternum. Hanchcs mésothoraciques écartées.
les métathoraciques à écartement deux fois aussi large que la hauteur du
métasternum, ce dernier à épisternes indistincts. Dessous plan ; abdomen
déprimé à la base des deux premiers segments, plus fortement chez le
mâle, le l" segment plus long que le 2*, celui-ci, plus long que les 3-4
ensemble, leurs sutures droites, le se égal au 2* ; le segment anal plan
(mâle), un peu incliné, plus fortement rebordé par les élytres (femelle).
Ce genre renferme environ 30 espèces décrites du bassin méditerranéen
et de Syrie. La valeur de la plupart d’entre elles est très discutée par
Cno1ssANnEAU (Natur. Sic., 1896, p. 29) et par l\«lEYER (Wien. ent. Zcit., 1895).
Quoiqu’il en soit, une sérieuse révision de ces insectes s’imp0se. DODERO
indique que les ca1·a«~tôres dc l’edcag'us sont très nets chez la majorité des
formes décrites ; ce qui s’avère exact. Quatre espèces habitent notre faune,
dont l’une se trouve en Corse. Insectes hypogés, recherchant. les bulbes
de certaines Liliacées ; Urginca, Scilla, Allium, Asphodelus, Muscari, etc
cl Amaryllidncôcs : .\’m·cissns.
TABLEAU 1JEs ESPÈCES (2)
1. Rostre plus ou moins arqué et caréné ou lisse sur la ligne
médiane. Massue antennaire oblique au sommet. Elvtres
non ou peu distinctement arqués sur les côtés ...... 2
(1) F. SoLAm décrit, dans ce travail, plusieurs espèces et sous-venres nouveaux
d'Algérie, Tunisie et Sardaigne 1 il crée enfin le genre. Pseudotorneuma que ne pos-
sède pas de canal rostral.
(2) Le groupe Torneuma Wo1.1.. (s. st.) selon Sommr est caractérisé par le rostre
comprimé en dessus et en dessous, avec les scrobes visibles en dessus (Caractère
absent chez les autres sous-genres créés par l’auteur) : le tvpe est : Cœcum Wr·r.x.. La
plupart des caractères donnés par Sonmr, pour séparer ses sous-genres, sont tirés de
la conformation du canal rostral et des proportions des segments ventraux.

CALANDRIME. — TORNEUMA 1361
— Rostre droit, non caréné, très court. Massue antennaire
normale. Elytres plus courts, elliptiques. Long. : 1,8 mm .
..............., 4. rectirostris
2. Prothorax plus longuement rétréci en avant, sans impres-
sion discale. Base des élytres subrectiligne ....... 3
-—— Prothorax très brusquement rétréci en avant, avec une
impression discale très nette, à ponctuation densément gra-
nuleuse. Elytres échancrés en arc à leur base ; stries bien
nettes à points n’entamant pas les interstries subconvexes.
Long. : 3,2-3,5 mm ........... 3. Lagaudei
3. Prothorax finement et densément ponctué, avec quelques
points oblongs plus gros en avant. Elytres à stries légères,
à points allongés et obsolètes n°entamant pas les interstries.
Long. : 2-3,5 mm .......... 1. Grouvellei
—— Prothorax à ponctuation uniforme, plus dense, plus pro-
fonde. Elytres à stries plus marquées et plus fortement ponc-
tuées, les points entamant ordinairement les interstries.
Long. : 2-3 mm ............ 2. Damryi
1. Tomeuma Grouvcllei DEsBR., 1889, Ann. Soc. ent, Fr., Bull., p.
cr.v111. ——— sardoum DESBR., 1.c. p. CLIX. — Ochsi SOLARI, in Iiti. —
Husr., 1931, p. 901. —— SAINTE-CL.AIRE-DEVILLE, Cat., p. 419.
Long. : 2-3,5 mm. — Oblong, subdéprimé, brun-châtain, plus ou moins
foncé, un peu luisant, subglabre ; le dessus portant de petites écailles
squamuleuses, grisâtres, peu visibles et de petits poils jaunâtres, appliqués,
È , extrêmement courts, un peu plus visibles
    sur les côtés et en arrière des élytres,
L   ,l unisériés sur les interstries ; les pattes
  ' brunes, les tarses un peu plus clairs ;
—3_   _ les antennes ferrugineuses. Rostre épais,
     gi à peine courbé, plus ou moins ponctué
É   ‘ l sur les côtés, à peu près lisse sur le
X   Q   milieu dorsal. Prothorax oblong, un peu
'   L   arqué sur les bords latéraux, finement,
i   densément mais superficiellement ponc-
 '   tué, sa ligne médiane simple ou très
  2;, ' finement carénée. Elytres allongés, les
V/  "'i-_    & bords latéraux plus ou moins, bien que
°, `       ga légèrement, arqués, leur plus grande lar-
-   . , geur après la base, vers le tiers anté-
[   -`   rieur ; stries fines, à points légers, allon-
cv ne gés ; interstries plans, très finement
réticulés. Mésosternum relevé en avant
Frc. 836. — Torneuma Grouvellei Dunn. et éCl181`lCI`é·HI’I`0I1d1·

1362 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
L’adulte se trouve enterré à proximité des Liliacées des genres Scilla
et Asphodelus, dont les bulbes doivent nourir la larve.
Très rare en France : Alpes—Maritimes : environs de Nice, type (A.
Gn0uvEL1.E) ; Belvédère (A. SOLARI). — Hérault : Agde, trois spécimens,
(V. LIAYET)_ — Var : Puget-sur-Argens (!)
Italie ; Ligurie, Riviera (Domzno !), Gênes (Souim !).
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\¢ · . Mr.
Fm. 836 bis.-- a. .: Tovneuma Lagaudei Son,. (Contour du corps Q) ; b. : T.
rectirostris Horrm. (id. G') ; C. : T. Damryi (id. d') ; d. : T. Lagaudei (avant-
corps (j') ; e, : (id. Q) ; f, : T. Damryi (id. 0*) ; g. : T. Grouvellei (id. d')
de Nice ; h. : T. rectirostris (id. O') ; î. : T. Grouvellei (antenne Q) de Nice ;
j. :·(id. 5*) d’Ita1ie ; lc. : (id. Q) d’Ita1îe ; l. : pointe péniale chez T. Lagaudei ;
m. : (id.) chez rectirostris.

cALA1v1;•R1NAE. —— ·ronNEuMA 1363
2. Tomeuma Damryi PERRIS, 1826, L’Abeille, XIII, p. 10 (Crypharis).
Husr., 1931, p. 901. —— SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 419 ; Cat.
Corse, p. 438.
Long. : 2-3 mm. — Se distingue du précédent par le corps plus court,
le prothorax et les élytres plus élargis ; les stries élytrales plus profondes,
à points plus forts et plus rapprochés ; le mésosternum subplan en avant ;
le segment anal plus étroitement arrondi postérieurement.
Corse · Bonifacio, sous les pierres enfoncées, très rare (DAMRY) ; Corse,
sans orécision (Boumxan 1).
Sardaigne : (A. Donano).
Onssmuriows. — D après Cnoissmnaw, T. Grouvellei et Damryi seraient
des races de T. deplanatum HAMPE, 1864 (Wien. ent. Monats., VIII., p. 162).
décrit de Sicile, auquel Cnoissivnaw réunit, en outre, 13 autres espèces
d’Agérie, du Maroc, de Sardaigne, de Madère. La réunion massive de ces
espèces, bien que leurs caractères habituellement considérés comme spéci-
fiques soient des plus variables, apparait erronée. En effet, T. subplanum
DESBR., englobe dans cette synonymie n’a-t—il pas servi de génotype à Solari
pour créer son genre : Pseudoforneuma qui est caractérisé par l’absence de
canal rostral au prosternum (1).
3. Tomeuma Lagaudei F. S0LAR1, 1955, Bull. Soc. ent. Ital., LXXXV.
n" 9-10, pp. 158-160. — A. HOFFMANN, Rev. Path. veg. ent. Agr. Fr., 1956,
XXXV, fasc. 2 (Biologie).
Long. : 3,5 mm. —— Espèce différant des deux précédentes par le rostre
bisillonné de chaque côté de la carène médiane forte, élevée ; le funicule
antennaire à 2' article deux fois moins long que le l", le dernier (Y') subé-
gal aux deux précédents articles réunis ; le prothorax plus ample, campa-
nuliforme, indistinctement rétréci en arrière, les bords latéraux presque
droits sur la moitié inférieure, brièvement contracté arrondi en avant. à
peine impressionné derrière le bord antérieur, près de moitié plus largc â la
base qu’au sommet, à ponctuation finement granuleuse, parsemée de points
oblongs, bien visibles sur les côtés ; les élytres à base biarquée, non rele-
vée, à épaules brièvement obliques, à bords latéraux subparallèles jus-
qu’au tiers apical à partir duquel ils sont obtusement arrondis ; les stries
toutes régulièrement creusées jusqu’au sommet (sauf parfois la suturale
obsolète à l’apex), à points ronds, réguliers, distants l’un de 1’autre de
la largeur d’un point et n’entamant pas le bord des interstries ; ceux-ci
subronvexes, alutacés, finement ridés en travers, avec un rang de poils gri-
sâtres, très fins, alignés, appliqués, peu_visibles.
Plusieurs spécimens, obtenus (ex larva). IX, 1955, de bulbes d’un Nar-
cisse cultivé (Narcissus polyanthos Lois.) variété horticole, dans le Gard,
environ de Garons, par M.M. V. LAGAUM: et L. Scrmaraia. C’est M. Lagaude
qui a découvert le premier cet intéressant Curculionide. — La larve attaque
(1) Caractère se retrouvant chez le genre tunisien Neumatora Nomumn, mais ce
dernier r•’a pas, comme chez les Pseudotorneuma, d’excavation à la base des fémurs
pour la réception du tibia.

1364 coréorrànss cuncuriommts
les tuniques et le plateau des bulbes, y traçant de courtes et sinueuses
galeries ne dépassant guère 8-10 mm de longueur et 1 à 1,5 mm. de lar-
geur. La transformation a lieu en place.
4. Tomeuma rectirostris A. HOFFMANN, 1956, Rev. Path. végét. Ent.
Agr. Fr., XXXV fasc. 2 p. 70.
Long. : 1,8 mm. — Roux en entier, subdéprimé. Hostre droit, épais,
court (égal aux deux tiers du prothorax), ponctué-rugueux, luisant, sans
carène médiane visible. Antennes courtes, les trois derniers articles du
funicule fortement transverses, le 2""nettement plus court que le 1°’ ; mas-
sue ovale, non coupée obliquement au sommet, environ aussi longue que
les six articles précédents réunis. Scrobes non visibles du dessus. Protho-
rax ovalaire, subtransversal, de un quart plus large à la base qu’au som-
met, faiblement arqué un peu en avant du milieu impressionné derrière
le bord antérieur, obtusément caréné sur la ligne médiane, la ponctuation
subgranuleuse, forte et très serrée. Elytres en ellipse assez court, à épaules
effacées, peu mais distinctement arqués latéralement et rétrécis peu à peu
au sommet ; la base droite ; stries fines, régulières, à points superficiels,
arrondis, entamant les interstries qui sont plans et finement cbagrinés, avec
un rang de soies claires, très courtes, peu visibles. Pattes courtes ; ongles
extrêmement fins et bien visibles à un certain grossissement. Canal rostral
s’ar1·êtant en avant des hanches intermédiaires, dans une excavation pro-
fonde, segments 3-4 de l°abdomen subégaux en largeur, le 2° plus long que
le 5°, le 1" déprimé.
Espèce remarquable par sa taille, la forme elliptique des élytres, son
rostre court ct droit. Les caractères du canal rostral se rapportent au
même groupe Wsrzzzdotyphloporus Sor.) que les autres espèces françaises
(sauf Luytm«I«·i) (1) Un spécimen mâle : Mandelieu « Le Capitou », près
du Château de la Tour (A. M.). 27 XII 1955, dans un bulbe de Narcissus
Tazzetbz I., (J. Gaxoox).
Gen. CRYPTORRHYNCHUS ILLIGER, 1807, Mag. Ins., V1, p. 330. (2)
(J. DU VAL, Gen. Col., Curc., IV, 1868, p. 56. Pl. 24, fig. 117).
Rostre égal au protborax, infléchi, arqué, subcylindrique. élargi à son
extrémité, ses scrobes naissant vers son milieu, obliques, profonds, attei-
(1) Les Torneuma Grouvellei, Damryt et rectirostris rentrent dans le sous-genre
Pseudotyphloporus SOLARI, 1. c. et T. Lagaudeî dans celui des Typhloporus Hampe,
1. c., qui est exactement Synonyme de Tomeuma Wou. 1860 (non 1865).
Ces deux groupes se déûnissent essentiellement ainsi :
1 — Canal rostral s'arrétant entre les hanches mésothoraciques où il est excavé
et obliquement ascendent vers le métasternum Torneuma Wo1.x.. 1860 Typhloporus
-— Canal rostral s'arrétant en avant ou à la hauteur des hanches mésothoraciques,
excavé profondément et non ascendent vers le métasternum . Pseudotyphloporus
(2) Wmcxnan, dans son catalogue (1932) remplace Cryptorrhynchus auct. (sans l’at-
trihuer à Innrcian) par Cryptorrhynchidius Pxzncrz, décrit en 1919. Mais celui-ci est
primé par Cryptorrhynchidius CHAMPION, 1914 qui a pour type C. granulostriatus des
Seychelles monotype fort différent. Quant à Cryptorrhynchidius Prenez, il a été muté
en Sternochetus par Bucxammv (Proc. ent. Soc. Wash. XLI (1939), p. 63). type mangt-
ferae F. Toutefois Imrcmn n'a pas désigné de génotype. C’est L.·l'rRim.r.1·: en 1810 qui
a choisi comme génotype de Cryptorrhynchus le nom de pericarpius L., qui est un
Ceuthorrhynchinae. Nous n’adoptons pas un tel changement qui bouleverserait trop
la nomenclature généralement admise.

CALANDRINAE. — CRYPTORRHYNCHUS 1365
gnant les yeux à leur base. Antennes assez grêles, médianes ou post-mé-
dianes ; scape subclaviforme ou non, n°atteignant pas l’œil ; funicule de
7 articles, les trois premiers articles un peu allongés (chez notre espèce),
les autres graduellement plus courts, plus larges ; massue ovale ou subo-
blongues. Yeux grands, latéraux, peu convexes. Prothorax bisinué à la
base, dilaté-arrondi latéralement, très rétréci antérieurement, à lobes ocu-
laires anguleux. Ecusson arrondi. Elytres ovalaires (chez l’espèce européen-
ne, mais variables chez les espèces exotiques), trisinués à la base; conve-
xes, à épaules obtusément angulés, plus larges que le protorax à sa base,
pourvus de dix stries entières. Pattes fortes ; fémurs légèrement bidentés ;
métafémurs n’atteignant pas le sommet des élytres. Canal pectoral prolongé
sur le mésosternum, entre les hanches ; mésosternum creusé en forme de
gouttière ; métasternum court, ses épisternes distincts. Abdomen à 1°’ seg-
ment plus long que le 2", leur suture droite, les 2-3-4 respectivement subé-
gaux. Chez le mâle, le 1°' segment ventral est creusé longitudinalement.
Ce genre renferme un certain nombre d’espèces exotiques ; la faune
paléarctique en compte une douzaine, dont une seule en Europe, les autres
habitent le Japon et le nord de la Chine.
Cryptorrhynchus lapathi L., 1758, Syst. Nat., éd. X, p. 379. — v.
verticnlis FAUST, Deutsche ent. Zeits., 1891, p. 201. — alpinus STIERL.,
1894, Mitth. Schweiz. ent. Ces., p. 121. — alpinus FÈÈGNER, 1891, Deutsche
ent. Zeits., p. 201.. — Husr., 1931, p. 933. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE,
p. 420.
Long. : 5-8 mm. — Oblong, très con-
_v  É vexe, noir, revêtu eu-dessus de squamules
_     `f / arrondies, serrées, imbriquées, noires en
1* Y" l /__.   grande partie, et jaunâtres ou blanchâ-
,_   tres, ces dernières occupant le tiers pos-
E"     térieur des élytres et formant une légère
É, .1j   _ fascie oblique, peu tranchée, dans la région
 il   _ Qi humérale, garnissant densément les flancs
i   et le dessous du prothorax ; Celui-ci por-
:·  tant transversalement, en avant du milieu
  g         trois brosses de soies grossières, d’un noir
r        velouté, et deux autres semblables sur le
5  @5 _vp‘   " Ã milieu du bord antérieur ; les interstries
.     \   élytraux 3-5-7 pourvus de brosses de mê-
  __._-_   ;    me nature   les fémurs. noirs, `annelés de
Q-,   3 cendré ainsi que les ÈIDIHS bruns ; les
 y\£_¥,'·,¢; ` ïj tarses ferrugineux ; les antennes rousses,
  * 5  I il le 1°’ article du funicule notablement plus
tg} Q court que le 2°. Rostre peu courbé, ponc-
/ [ —]\ tué·rugueux. muni d’une carène médiane.
Prothorax transversal, caréné au milieu,
Fm 831 à ponctuation grossière, rugueuse. Elytres
cryçmormyncnus lapathi L. C'. à calus huméral saillant, les côtés sub-

1366 COLÉOPTÈRES cukcumomoss
parallèles sur les deux tiers antérieurs ; le tiers postérieur avec quelques
nodosités aiguës ; les stries marquées de gros points irréguliers ; la suture
lisse ; les interstries étroits, irréguliers. Tibias carénés au bord externe.
Caractères sexuels secondaires (voir description du genre).
v. vcriicalis FAUs·r (alpinus Srnzm., FüoN.). — Taille dépassant rarement
5 mm. ; forme plus étroite, à sculpture dorsale plus faible, notamment
celle de 1’avant corps. Funicule à l" article subégal au 2**. Epaules un
peu moins anguleuses, brièvement obliques. Squamules du sommet des
élytres et des côtés de la poitrine plus étroites. Fémurs non ou obs0——
lètement annelés de clair.
Vit à 1’état larvaire, darns le bois des Salicacées et des Bétulacées (LINNÉ,
FABRICIUS) ; Sali.1; caprea L., S. viminalis L., S. purpurca L., S. friandra L.
(Nombreux observateurs), S. fragilis L. (Horrmxnu) ;Populus alba L. (Boxs-
DUVAL, BEDEL, GoURE.w) ; P. canadensis MENK (KLEINE) ; P. virginiana Dissr.
(J. DU v.ir.) ; P. nigra L, (Hor1=*M.iNN) P. tremula L. (R. Durmzz). Plus rare-
ment Alnus glulinosa GAERTN. (BEDEL); L’adulte apparait en Août, ronge
les jeunes rameaux, hiverne sous les écorces ; il s’acoouple au printemps.
La ponte a lieu en mai-juin, un œuf est déposé à la fois, dans une éro-
sion creusée par la femelle ; cet oeuf hiverne et n’éc1ôt. qu’en mars—avril
de 1`année suivante. La larve creuse de profondes galeries où s’ef'fectue
la transformation à la fin de juillet ; elle attaque indifféremment les vieilles
souches et les jeunes arbres sur pied, dont elle atteint la partie medul—
laire. On peut alors considérer l’insecte comme un déprédateur primaire
très dangereux, provoquant la cassure et la mort des arbres qu’i1 atteint
(Permis). L’espèce subit donc deux hivernages, l’un à 1`état d’œuf. le se-
cond à l`état imaginal. Toutefois deux cycles évolutifs peuvent s’obsex·ver
simultanément dans le même peuplement. On peut observer, en été, des
larves agées en même temps que des nymphes et des `imagos. Ifactivité
larvaire est souvent décelée. à l‘extérieur par des excroissances du liber
et de l'écorce (H. CAILLOI., Cat. Coléopt. Provence vol. IV). Les dégâts
imaginaux sur les pousses de 1’année de 1’osier, provoquent, par la. suite
une bifurcation des tiges ou des nécroses, les rendant impropres, dans
les deux cas, à leur utilisation industrielle. Ces déprédations ont lieu la
nuit, Les oseraies importantes constituées par Salix americana, sont gra-
vement compromises par 1’atteinte de 1’insecte dans le Rhône (L. Vztssrsrn
et SCHWESTER l).
Les parasites naturels sont deux Ichneumonides : Ephialtes bituber··
culatus Fac. (F. H. Hiimss), Pimpla roboralor F. et un Braconide : Bracon
immutator Nans (De GAULLE).
Biologie. — Larve et Nymphe ; Cumis, Trans. Lin. Soc. Lond., 1791, p.
86 tab. 5. — Emuà, Mitt. Schweiz. ent. Ges., 1873, p. 138. — Sci-rwAzcm·
CHEN, Wiegm. Arch., 1845, p. 337, fig. 5. —-—· Gounmv, Bull Soc. ent. Fr.,
1867, p. 75. — A. Burner, Traité Entom. Forestière. 1925. —— H. CAu.r.oi.,
Cat., 1. c. vol. IV, 1954). Rurnnrsnranorzk, Die Biol. Lit. Europas. 1894. ——
Scnmrmsn, Natarv. Zeitschr. f, Farst., 1913, XI, p, 279. -— Versren, in Hep.
of the Ent. Soc. Torento (1901) p. 68, figs. — Tomas, Ent. Blatter., 1908.
p. 9, 10, 28. — FEYTAUD, Rev. Zool. nppl., Bordeaux. —— F, M. Hamas, En!.
Monthly Mag., LXXVI, 1940, p. 44.
La forme typique assez commune dans toute la France.
La v. vcrticalis est une race alpine s’attaquant à Alnus glutinosa GAEnrN..
.4. incana D. C. (BEDEL). et .4. viridis D. C. (KLEHE, Enf. Blüft. 1910, p. 327).
Elle se trouve en Suisse : les Grisons (Banni.), dans les Basses-Alpes :

CALANDRINAE. — casrimocaacus 1367
Seyne-les-Alpes (Pic), en Haute-Savoie ; Bailmont (Poussriarouxz X). Le type
d’alpinus STIERL provient de la Suisse ; celui d’alpinus Fües., de l`AHl0ll1‘.
Europe septentrionale et moyenne. Sibérie ; Japon. Importé au Canada.
Gen. GASTEROCÉRCUS LAPORTE et BRULLÉ, 1828, Mêm. Soc. Hist. Nat.
(l. DU VAL, Gen. Col., Curc., 1V, 1868, p. 55, p. 24, fig. 115).
Rostre plus long que la tête, presque droit, robuste, élargi et déprimé
en avant ; scrobes profonds, obliques, terminés vers la partie inférieure
des veux. Antennes assez courtes, funicule de 7 articles. Yeux latéraux,
subovalairœ, grands, peu convexes ou déprimés. Prothorax transversal,
subdilaté, arrondi latéralement ou les côtés parallèles en arrière, rétréci
en avant, la base bisinuêe, le bord antérieur faiblement lobé derrière les
yeux. Ecusson distinct. Elytres oblongs, subcylindriquœ, portant 10 stries.
Pattes allongées, les intermédiaires plus courtes ; fémurs linéaires ou fai-
blement dilatés ; métafémurs n’atteignant pas le sommet des élytres ; pro-
fémurs subdentés : tibias comprimés, ongulés ; tarses à_1°' article allongé.
le 3' spongieux en-dessous. Sillon rostral (pectoral) fermé entre les han·
ches prothoraciques ; mésosternum creusé ; épisternes métathoraciques
bien distincts.
Ce genre réunit de nombreuses espèces réparties dans toutes les parties
chaudes du globe, la plupart dans l’Amér·ique du Sud ; une seule espèce
européenne.
Gasteroœrcus depressirostris F., 1792, Ent. Syst., 1, 2, p. 477. —
plicazus Hizansr, 1785, Kâf., VI, p. 169. —— Dunuerili LAP. et BRULLÉ, Mêm.
Soc. Hist. nat. Par., 1828, p. 208. — Husr., 1931, p. 929. — Cat. Sunris-
CLA1m:-DEvn.r.a, p. 420.
Long. : 4-11 Illlll. — Allongé, brun, peu convexe, couvert de squamules
blanchâtrœ ou jaunâtres et brunes, imbriquées, arrondies ou brièvement
ovalaires, celles du prothorax plus grandes, formant sur cet organe quelques
vaguœ taches claires, plus condensées sur le milieu du disque qui est, en
outre, pourvu d’un pointillé noir, écarté ; sur les élytres des taches et
fascies nuageusœ, plus tranchées mais très irrégulières et mal définies ;
l’écusson et une brosse linéaire oblique de chaque côté de œ demier d’un
noir velouté ; lœ antennes et les tarses roux, les tibias et les fémurs bruns
ou ferrugineux, densément squamules de clair avec des macules foncées.
Rostre brun ou roux, en forme de bec de canard, suhanguleusement dilaté
à la base, squamulé jusqu’au niveau de l’insertion antennaire, rugueux
en avant (mâle) ou presque lisse, luisant (femelle). Intervalle interoculaire
près de moitié moins large que le rostre à sa base. Antennes submédianes ;
scape rfatteignant pas l’œil ; funicule â l°’ article un peu plus long que
le 2', lœ suivants progressivement courts et serrés ; massue ovale, com-
pacte. Prothorax transversal, parallèle en arrière, rétréci en avant, son
bord antérieur avec deux petits tubercules noirs ou brun·velouté. Elytres
subcylindriques, aussi larges que le prothorax, fortement impressionnés
sous le calus antéapical qui est saillant ; stries fines, à points allongés.
squamulées ; interstries larges, subplans, les 2-3 réunis à la base où ils

1368 rzoriâorràmss CURCULIONIDES
sont fortement relevés en une crête oblique, diun noir velouté, le 7, à la
base, relevé acuminé en avant, le 9e en bourrelet au sommet. Protémurs
subdentés ou un peu dilatés en dedans.
Mâle : Pattes antérieures allongées, à tarses longs, villeux en-dessous.
leur corbeille tarsale, ainsi que celle des pattes intermédiaires portant une
frange de soies courtes, appliquées près de l’onglet apical. Taille générale-
ment supérieure à celle de la femelle.
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Fm. 838. — Gasterocercus depressirostris F ©’.
\`iI et se transforme dans le bois du Quercus pcrlunculata Enmi. (llizmzi.,
llmxix, HOFFMANN) el de I·`agus silralica L. (KLEINE, Ent. Blâlt., 1910, p.
237)
La ponte a lieu ii la fin de l’été (août-septembre), surles branches et
troi·cs dépérissants : la larve évolue jusqu’en mai-juin de l’année suivante 1
la nymphose dure 30-40 jours, elle s`opère dans l’aubier, dans des galeries
de l in ‘l cm de profondeur. liiniago apparait à partir du l5 juin jusqu`à
la lin de juillet. ll ne somlwle y avoir qu’une génération chevauchant sur
deux années (Ho1=1=M.xxN). Les Irous de sortie sont cylindriques, traversent
l`ér<>1·re et sont souvent disposés par séries et alignés dans le sens longi-
tmliuml du- tronc I (l,. BEDEL) (I). L’adulte est crépusculaire ; il peut émettre
une assez forte slrirlulation en faisant mouvoir les derniers segments de
(ll Cette disposition des trous de sortie rappelle ceux de Scolytus Geoffroyi sur
le Bouleaul

CALANDRINAE. — CAMPTORRHINUS 1369
son abdomen (Rossi, Laponie et BRULLÉ, LÉvEn.r.É, Roma, etc). Dans la
journée il se tient immobile sur l’écorce avec laquelle il se confond par
une homochromie assez accusée. Des détails sur la chasse de cet insecte
sont donnés par Rvran (Bull. Assoc. Coléopt. de la Seine, n° 1, 1936, p. 2).
Semble localisé dans les forêts anciennes des régions du Nord·Est,
de l’Ile—de-France et du Centre. Assez commun par places et par années.
Haut-Rhin : Colmar. — Bas-Rhin : Schelestadt. —· Vosges : Remiremont
(Pvroxv l). —· Oise : Forêt de Compiègne (BEDEL) ; Vieux-Moulin (!). -—
Marne z Méry : Berru (il. —— Aisne : Forêt de Jonchery—s·ur-Vesles (!). ———
Seine·et-Oise : Forêt de Saint·Germain (G. Omen, Roma !) ; Bois de St-
Cucufa à Rueil (!). « Seine : Bois de Boulogne (LATREILLE)_ — Seine-et-
Marne : Forêt de Fontainebleau (E. Ouvnzn, Gnulnmzr) : Bois-le-Roy (Hor-
FMANN, l\l.icoEi.A1NE t). — Indre-et—Loire : Forêt de Loches (MÉgUic·N0N). —
Allier : Brout—Vernet (H. nc Buvssox !). - Haute-Vienne :«Forêt de Vey-
rac, dans les troncs, les grosses et menues branches de Chêne, de 3 à
4 cm. de diamètre (`Horrnzitvx) (1).
Provinces rhénaines : Allemagne : Brandebourg, Saxe, Hesse, Hagueneau.
Transylvanie.
Cinsamxsriox. — lfextrême différence de taille chez les individus d’une
même station est assez curieuse. Nous avons cru remarquer que le degré
d’humidité pendant l’évolution larvaire devait avoir une influence sur le
nanisme. Des éclosions provenant de branches prélevées en fin novembre
et tenues absolument sèches pendant huit mois consécutifs. ont donné des
imagos dont les plus grands n’atteignaient pas tout-à-fait 5 mm., et
qulques-uns oscillaient entre 3,8 et 4 mm Alors que des spécimens captu-
rés vers la même époque, sur des branches en places, mesuraient en
moyenne 6-8,5 mm.
Gen. CAMPTORRHINUS Scnônmann, 1826, Disp. mêth., p. 283
(J. DU VAL, Gen. Col., Curc., IV, 1868, p. 55 ; pl. 24, fig. 116l.
Rostre subcylindrique. faiblement arqué, ses scrobes commençant vers
le milieu, presque droits, terminés contre les yeux. Antennes courtes, sub-
médianes ; scape n’atteignant pas l’œil ; funicule de 7 articles, lœ deux
premiers subégaux, le 2* moins épais, les suivants courts, serrés ; massue
ovalaire, assez compacte. Yeux grands, transversaux, déprimés, contigus
en·dessous. Protborax ovale, fortement rétréci en avant, la base tronquée,
les lobes oculaires développés. Ecusson distinct. Elytres subcylindriques,
un peu plus larges que le prothorax. Pattes assez longues, les postérieures
plus allongées, leurs fémurs dépassant le sommet des élytres ; pro- et méso-
fémurs claviformes ; métafémurs comprimés à leur base, pédonculés à cet
endroit ; tous les fémurs dentés ; tibias aplatis sur leur tranche exteme,
arqués ou sinueux, terminés au sommet par un onglet courbé ; corbeille
tarsale courte ; tarses spongieux en-dessous, à 1°' article subégal aux 2°
et 3’ réunis, le 3' court, plus large que les précédents et bilobé. Ongles
libres. Canal rostral fermé entre les hanches prothoraciques. Mésosternum
(1) La présence non accidentelle de G. depressirostris, dans le bassin de la Garonne
n'est pas confirmée, bien que le Catalogue Samrn-Cum:-D¤vn.x.n fasse mention de
sa capture, dans des inondations. à Bordeaux, par M. J. Cnmmour. I1 est bon
d'ajouter que MM. Gmatm et 'l‘nM1·i•:nE. ne 1'ont jamais observé en Gironde, même
à la faveur de conditions identiques, parmi d‘autres milliers d’insectes recueillis
au cours de nombreuses armées.

1370 COLÉOPTÈRFZS CURCULIONIDES
uni, normal ; métasternum allongé à épisternes bien visibles. Abdomen â
I" segment court, sa saillie antérieure plus large que la hanche, sa suture
avec le 2*, droite dans le milieu, les 2, 3 et 4° segments subégaux.
Caractères sexuels secondaires à peu près nuls.
Genre renfermant un certain nombre d‘espèces réparties (sauf deux)
entre l`.—\frique et la région indo-malaise. Les deux espèces que l’0n trouve
en France se rencontrent dans toute l’Europe occidento-méridionale et
centrale. Elles vivent dans le bois mort ou en voie de dépérissement des
vieux chênes à feuilles caduques ou persistantes et des Pins.
TABLEAU mis EsPÈcEs
1. lnterstries impairs des élytres costiformes, nettement plus
élevés ique les interstries pairs. Revêtement dorsal foncé,
plus noir contre la fascie pâle transversale du sommet des
élytres. Dent métafémorale forte. Long : 4,5-9,5 mm . . 1. statua
— Interstries impairs indistinctement plus relevés que les pairs.
Revêtement d’un gris brunâtre jusqu’à la fascie subapicale
des élytres. Dent des métafémurs courte. Long. : 3,5-
3 mn; ............... 2. simplex
  · 1. Camptorrhinus statua Rossi, 1790, Fn.
ï Etr, p. 122, pl. 5, fig. 4, 8. --— HUST., 1931,
g ··   p. 931. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p.
} ; r 420.
. Ã tf
É   `- ,, 4 Long. : 4,5-9,5 mm. — Allongé, suhcy·
gi  " ,.   lindrique, subplan, couvert dorsalement de
 É-‘È .     squamules rrondies, très serrées, imbriquées,
V `_ ._" cu majeure partie d’un brun foncé, avec d’au-
  tres plus claires d’un brun-jaunâtre et
    ;_v blanchâtres, mêlées de quelques soies cour-
        tes, épaisses, foncées, à peine relevées, Visi
          bles seulement de profil sur les élytres, plus
      ·` fortes et plus distinctes sur le prothorax ;
,          p t le prothorax foncé, ses Hancs et une vague
,' ·   i' ' Xt: tache antéscutellaire jaunâtres ; l’écusson de
(   É? ·?'Ér`l;§;`ÃÉîÉ_'  ·. li cette dernière couleur, ainsi que la région
    lëf; humérale et les bords extérieurs de la fascie
      ‘   blanchatre des elytres ; cette fascie antea-
· ‘~.·   picale, large, transversale, composée de squa-
.    mules plus grandes que les autres et en outre,
É p concaves ; les antennes et les tarses ferru-
Q ·' gineux ; les tibias et les fémurs bruns, gros-
)   sièrement squamulés et setulosés, largement
r' j annelés de clair. Rostre ferrugineux, un peu
Vi  · courbé, éparsement ponctué (mâle), presque
’ lisse et luisant sur ses deux—tiers antérieurs
tfemellel, squamulé à la base. Antennes post-
Fm 839_ _ Campmrmînus Sm_ médianes. Prothorax suboblong, assez arqué
tua Rossi. vers le milieu des côtés, densément et for-

cALANnR11vA1t. — cAMPronnn1Nus 1371
tement ponctué Elytres parallèles, cylindriques, légèrement atténués, laté-
ralement, d’avant en arrière, à épaules anguleuses ; stries fortes, squa-
mulées, à points gros, assez largement séparés ; interstries rugueux, les
pairs plans, les impairs costiformes, les 3-5 plus relevés en arrière.
Fémurs fortement dentés,'les postérieurs dépassant notablement l°extré-
mité des élytres
La larve vit dans le bois des vieux Chênes (Bianca. _tnn_ Soc. ent. Fr.,
1865, Bull. p. Lvn ; Kuatxa. En!. Blüli., 1910, p. 3237). En Provence elle
attaque le tronc et les grosses branches en voie de dépérissement de
Quercus pubcscens VVn.o., y creusant, en plein bois, des couloirs profonds,
dirigés obliquement, puis longitudinalement ; ces couloirs renferment.,
vers la fin d’août, des larves à divers degrés de développement et des
nymphes. Ces dernières se trouvent dans une courte encoche de 2 à 3 cm
de longueur, formant cul-de·sac, dans l’aubier, à proximité de la région
corticale : ce qui laisse supposer que l larve remonte son unique galerie
pour forer sa chambre nymphale. Iféclosion imaginale a lieu 51 partir de
la fin de juillet, mais il est probable qu’elle se poursuit bien plus tard,
peut—être jusqu`à l`arrière—saison et. très irrégulièrement (Horrnxxx) .
lfadulte se rencontre assez souvent sur la partie plane des souches de
chênes abattus (Gnusaniarl et sur les troncs de chêne—liè2·e (·li.\[`]`tl`ERl.
Répandu. bien qu`assez rare, dans la région vosgiemie : tres rare dans
le bassin de la Seine : Seine—et-Marne : Forêt de Fontainebleau (Bianca,
Gnrixaner, Boxxtinn l, Ixaroxorrl. —— Allier. — Isère. — Drôme. -» Lot-
et-Garonne. — Hautes-Pyrénées. Plus fréquent en Provence ; \`ar E. —
Alpes—Maritimes I. — Vaucluse.
Rhénanie 1 Allemagne : Autriche 1 Italie : Caucase.
2. Camptorrhinus simplex SEIDLITZ, 1867, Berl. ent. Zeit., p. 189. —
fasciatus SCHAU1-`F., 1871, Nanq. Ot.. p. 275. —~ HUST.. 1931. p. 932. —-
SAINTE—CLAIRE—DEVIL`LE, Cat. Fr., p. 420 ; Cat. Corse, p. 437.
Long. : 3,5-8 mm. — Très semblable d’aspect au précédent. Se distingue
par la taille plus faible, le prothorax plus oblong, la partie foncée des élv-
t1·es d’un brun-grisâtre presque uniforme ; les points des stries plus rap-
prochés. plus nombreux et plus réguliers ; les interstries étroits, les impairs
à peine plus convexes que les autres ; les fémurs plus brièvement dentés,
les postérieurs relativement moins allongés, dépassant moins longuement
l’apex des élytres. `
Moeurs exactes inconnues.
Ifarlulte se rencontre dans les bois de Pins (Samrirz, Sci-IAEFER), de
Chêne-liège et de Chêne—rouvre (A. Cnoaitr). Vole le soir, au coucher du
soleil : mai—juin (H. C,xn.Lor.). Plus méridional que slalzm ; midi de la
France · assez rare.
Var E. — Vaucluse : La Bonde : Mt \`entoux_ 4 Basses—Alpes 1. — Lot-
et—(}aronne. —— Pyrénées-Orientales (SCHAEFER Y). — Hautes-Pyrénées. ——
Aude 3. —— Ariège !
Corse : Ajaccio (O. SCIIXEIIIEIL sec. STE—CL.\IRE-I)E\*II.LE).
Europe méridionale ; Espagne 1 Sicile. Maroc ; Tanger (l",\IRM.\IRE E).

1372 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Gen. ACALLES Scuôni-mari, 1826, Curc. Disp. méth., p. 295
(J. DU VAL, Gen. Col., Curc., IV, 1868, p. 56 ; pl. 24, fig. 118. — Traclw-
dius WEISE. Deutsche ent. Zeitschr., 1891, p. 121), A. et F. SOLARI, in Ann.
Mus. Civ. Genova (1907) p. 479-551, jigs (Rév. esp. paléarctiques). MEYER,
Ent. Blâtter, 1919, p. 43-47, 118-126 (Systématique, Biologie).
Rostre robuste, assez long, subdéprimé au sommet, ses scrobes droits,
commençant vers le milieu. Antennes médiocres, médianes ; scape clavi-
forme ou subclaviforme, n’atteignant pas l’œil ; funicule de 7 articles, les
deux premiers allongés, les autres très courts ; massue ovale ou suboblon-
gue. Yeux grands, subconvexes ou déprimés. Prothorax variable plus ou
moins transversal, arrondi ou parallèle sur les côtés, les lobes oculaires
faibles, brièvement ovalaires ou suboblongs, à épaules effacées ou peu ac
cusées, les côtés plus ou moins arqués, parfois parallèles, soit étroitement,
soit largement arrondis au sommet, munis de 9-10 stries. Pattes assez ro-
bustes ; fémurs sublinéaires ou faiblement claviformes, inermes ; tibias
ongulés au sommet de l’angle externe. Mésosternum saillant, en forme de
voûte, recevant llextrémité du rostre pendant la contraction ; métaster-
num très court, ses épisternes indistincts ou masqués par le bord des ély·
tres.
Caractères sexuels secondaires faibles : mâle : rostre plus court, plus
sculpté plus squamulé que chez la femelle ; parfois protibias arqués dans
leur milieu.
Genre important. ayant des représentants sur tout le globe : la faune
paléarctique en renferme un assez grand nombre dont une partie est
confondue avec les lîclzinorlera.
La plupart des Acalles vivent, à l’état larvaire, dans les branches mortes,
dépérissantes, plus rarement saines, de diverses essences : Fagacées, Ro-
sacées, Oléacées. Rhamnacées, Ericacées, Salicacées, Coniférées. Certaines
espèces méridionales s’attaquent aux racines et aux tiges de Légumineuses.
d’Euphoi·biacées et de Compositees appartenant aux groupes : Carducées
et Chicoracées plus rarement aux Crassulacées et aux Moracées du genre
Ficus. La métamorphose a lieu sur place : l’adult,e hiverne. Ils sont noc-
turnes, <t’allure lente, se laissent tomber sur le côté dès qu`on les in-
quiète : leurs pattes repliées étroitement contre le corps et leur ressem-
glance avec les débris qui les entourent joints à la plus parfaite immo-
bilité. leur permettent de se dissimuler aisément.
TABLEAU DES SOUS—GENRES
1. Prothorax à base droite ou sinuée, non dentée (p. 1374) Àcallcs s. st.
—— Prothorax à base profondément échancrée, à dents laté-
rales saillantes et prolongées sur les élvtres, fortement caré-
né sur sa ligne médiane. Segments 2-4 de l’abdomen subé-
gaux entre eux ........   (p. 1373) Acallocrates

CALANDRINAE. — AcA.LLEs 1373
Sub . Acallocrates Risrrrizn 1916
8
l. Acallcs (Àcallocratesl denticollis GERMAR, 1824, lns. Sp. %v.,
p. 276. — minutesquamosus BEICHE, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 733. —~·
Husr., 1931, p. 909. ——— SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 420 ; Cat. Corse.
p. 437.
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J ,41
Fm. 840. — Acalles (Acallocrates) denticollis GERM., Subsp, discors Horrm.
Long. 2 3-6 mm. —— Oblong, noir, le dessus dépourvu de soies, couvert
de squamules arrondies, en majeure partie noires ou brunes, avec d’autres
de couleur claire formant le dessin élytral ; le prothorax, plus ou moins
largement blanchâtre sur les côtés, les élytres avec une fascie post·médiane,
transversale blanche ou jaunâtre, ordinairement tranchée, limitée en dedans
par le 2° interstrie et brièvement prolongée en arrière sur le 3° ; la suture
fauve sur ses deux-tiers postérieurs ; les antennes rousses ; les pattes anne-
lées de clair ; les fémurs foncés, les tibias et les tarses ferrugineux. Rostre
très courbé et denté à la base. Intervalle interoculaire moins large que le
rostre. Prothorax très court, ses bords latéraux faiblement arqués ou pres-
que droits, brusquement et fortement rétréci en avant, fortement bisinué à
la base, les angles postérieurs prolongés en une dent logée dans une échan-
crure basale de l’élytre, la ligne médiane fortement carénée. Elytres ovales-

1374 coLrîoP'rÈREs CURCULIONIDES
oblongs, les côtés un peu sinués après les épaules, puis assez arqués, nota-
blement atténués en arrière du milieu et rétrécis en bec au sommet ; les
épaules dentiformes en avant ; stries grossièrement ponctuées ; les inters-
tries impairs ordinairement convexes, le 3* plus fortement relevé, parfois
costiforme en arrière, la suture (l" inteistrie) plane ou relevée, les inters-
tries pairs plans : le bord marginal des élytres squamulé.
Subsp. discors nova —— Partie antéro-dorsale des élytres très foncée, la
suture tsauf ii l·t‘Xll'ÈIll(:‘ base) d’un roux vif, plane ; le 3E interstrie. un peu
avant le milieu relevé en crète très saillante, coupante, remarquablement
arque oliliquement vers l’arrière, dégageant fortement le 26 interstrie qui,
de ce fait, apparait très élargi : la fascie élytérale très blanche, les bords
latéraux du prothorax largement squamulés de clair : les pattes nettement,
annelées : les points des stries moitié plus gros que chez la forme typique.
Mœurs inconnues.
Signalé sur Tarus baccata L. (KLEINE)
Provenance; Rousillon ; assez rare. Remonte jusque dans la Drôme. Corse.
Pyrénées—Orientales : La Massane : Collioure : Amélie—les-Bains É. —— Vau-
cluse : Avignon : Mt Luberon : La Bonde. : Bouches-du—Rhône : Allwaron.
Salon K 1 Var : Sainte-Baume : Hyères : St-Raphaël 1 les Maures, etc. :
Drôme . Nyons <fChobaut) : Corse : Ajaccio, Bastia. Vizzavona.
La sous-espèce, dans les Alpes-Maritimes : Mandelieu, sur Jnniperus
commrznis L. E).
Italie, Sicile 1 Suisse : Autriche : Hongrie : Roumanie ! ; Grèce ; Tur-
quie : Caucase.
Subgen. Acalles ( s. str.)
TABLEAU DEs ESPÈCES
l. Èlytres à angle huméral soit rectangulaire, soit prolongé
par une petite dent ou un léger pli contre les angles posté-
rieurs du prothorax. Bord inférieur des yeux (vu de hautl
divergents en avant. Abdomen ayant les deux premiers
segments sur un même plan ........... 2
— Élytres à angle huméral arrondi ou obtus. Bord inférieur
des yeux non divergents en avant. Abdomen ayant les deux
premiers segments convexes, leur courbure plus élevée que
le plan des deux, bords des élytres ......... 8
2. Dessus d’aspect dénudé. Prothorax sans sillons ni reliefs
quelconques, mais couvert d’une grossière ponctuation for-
mant réseau. Stries élytrales fortes, à gros points ; inters-
tries plans à ponctuation très apparente (forme typique).
Parfois les points du prothorax plus petits, obsolètes et
espacés entre eux (v. peninisularis HUST.). Long. : 3-4 mm
............... 14. punctaticollis
—— Dessus squamulé. Prothorax pourvu de sillons ou de carê-
nes, à ponctuation obsolète, ordinairement peu distincte ;
interstries élytraux non ou indistinctement ponctués .... 3

cALAxDR1NA1·t. —— A<:ALLEs 1375
3. Ecusson indistinct ou placé sur le même plan que les
élytres ................. 4
-— Ecusson distinct, ayant l°aspect d’un petit tubercule saillant
au·dessus du plan des élytres, ces derniers à marge laté-
rale squamulée .............. 6
4. Métafémurs atteignant le sommet des élytres, ces derniers
à bord marginal non squamulé jusqu’au niveau du 3' seg-
ment ventral ·; segments 1-2 fortement ponctués, l°interponc-
tuation plane. Prothorax densément revêtu de squamules
claires avec deux taches basales foncées, à points pupilles
et squamulés. Elytres sans soies. Long. 2 3,5-5,5 mm . . 15. teter
—— Métafémurs n°atteignant pas le sommet des élytres, ces
demiers à bord marginal entièrement squamulé. Segments
de Yabdomen 1·2 à ponctuation obsolète et confuse, les
intervalles des points rugueux-granulés. Prothorax â surface
inégale ................. 5
5. Protliorax et élytres tuberculés, les tubercules garnis d’une
touffe de soies squamuleuses claires ; prothorax non caréné
sur sa ligne médiane. Elytres revêtus de squamules claires
variées de blanc et de roux pâle, ornés d’une large fascie
transversale plus ou moins foncée. Long. : 3-4,5 mm . .
............ · . . . 20. dromedarills
— Prothorax et élytres sans tubercules fasciculés, leurs soies
courtes, éparses, ne formant pas de toulïes ; prothorax
muni, sur sa ligne médiane, d’une étroite carène plus ou
moins élevée, parfois obtuse, ra1·ement obsolète et de deux
sillons larges et bien marqués de chaque côté ; élytres
bruns, ordinairement avec des fascies transversales pâles,
variables, plus ou moins distinctes et quelques soies dressées,
très courtes, plus visibles sur la déclivité postérieure. Long. : ·
3-4,5 mm ............ 18. diocletianus
-— Prothorax à surface portant de nombreuses bosses inéga-
les, mais dépourvue d’élévations caréniformes ou tubercu-
leuses distinctes. Ecusson bien visible, dénudé. Insecte de
très grande taille, du double des deux précédents. Long. :
5,5-9 mm ............. 20 bis Rollcti
6. Prothorax avec une carène médiane. à sillons latéraux bien
marqués. Ecusson lisse et saillant .......... 7
— Prothorax sans carène médiane, ses sillons latéraux peu
nets. Elytres ornés de deux fascies blanchâtres ; interstries
sans tubercules. mais portant de courtes soies assez épaisses,
alignées, formant ça et là quelques petits fascicules. Long. :
2,7-3.2 mm ............ 16. albopictus
7. Stries élytrales régulières, formées de grands points ; inters-
tries non tuberculés, à soies courtes, fines, inclinées. Long. :
2,5-3,5 mm ............ 17. Querilhnci

1376 coLÉ0PrÈR1zs cURcUL1oN1DEs
—— Stries des élytres irrégulières, formées de points obsolè-
tes ; interstries pourvus de tubercules fasciculés. Long. :
3-4 mm ............. 19. tuberculatus
8. Protibias droits ou presque droits, ayant leurs deux bords
parallèles. lnterstries latéraux sans tubercules noueux. Seg-
ments abdominaux convexes ........... 9
-— Protibias à bord interne nettement bisinué au milieu et non
parallèle à l’externe, arqués en dedans dans les deux sexes
(plus fortement chez le mâle!. lnterstries 2’ et 4' avec une
brosse fasciculée, les suivants en grande partie noueux.
2' segment ventral obliquement disposé entre le 1"’ et le
S'. Long. : 2,5-4,5 mm .......... 9. camelus
9. Elytres à marge latérale lisse, non ponctuée et desquamu—
lée dès la base jusqu’au niveau des derniers segments abdo-
minaux ; le 2' segment ventral plus court que les 3° et 4°
réunis, ces derniers (ainsi que le 1"'l très convexes ..... 10
— Elvtres à marge latérale squamulée, au moins vers la base
(ou ponctuée si l’insecte est desquamulé accidentellement! . . . 14
10. Elytres sans trace de 10* strie. Rostre anguleusement dilaté
à la base devant les yeux. 3° interstrie pourvu dlune tache
basale de pubescence noire ............ 11
— Elytres avec une `10' strie rudimentaire longeant la marge
latérale à sa base et reliée à la 9° strie au niveau des ban-
cbes postérieures .............. 12
11. Elytres trapus, taillés obliquement aux épaules, plus abruptes
à l’apex. Prothorax avec un sillon médian, à côtés, subpa-
rallèles, en grande partie, rectilignes. Long. : 1.5-3.5 mm
................. 4. roboris
— Elytres régulièrement ovoïdes. Prothorax sans sillons mé-
dian ; ses côtés plus arrondis. Long. : 4-5,5 mm . . . 3. Aubei
—— Elytres plus parallèles sur les deux tiers de leur longueur.
Prothorax obliquement et subrectilignement rétréci en arriè-
re. Même taille que Auber ......... 3 bis Solarii
12. Prothorax sillonné sur sa ligne médiane, muni de quatre
brosses de squamules noires. Elytres présentant deux tuber-
cules squamuleux noirs à la base des interstries, 3 et 5
et un autre vers le milieu du 2‘. Métafémurs dépassant
le sommet des élytres. Long. : 3-4 mm ..... 5. pyrenaeus
— Prothorax sans sillon dorsal. Profémurs plus courts, rfattei-
gnant pas le sommet des élytres .......... 13
13. Prothorax nullement transversal, portant, vers le milieu, qua-
tre petits tubercules fascicules, disposés transversalement,
Rostre fortement élargi à sa base. Revêtement dorsal dense,
gris-jaunâtre ou cendré. Elytres ornés d’une fascie claire,

CALANDRINAE. —— ACALLES l377
arquée, naissant sous l’épaule et atteignant le milieu du 2°
interstrie, sans brosses saillantes sur les 3' et 5' interstries. V
Long: : 2,2-3,2 mm .......... 2. pulchellus
— Protliorax transversal. Rostre faiblement élargi à sa base.
Revêtement dorsal jaunâtre, à squamules éparses, coniinées à
la région humérale et à la déclivité postérieure des élytres,
sans brosses saillantes sur les 3' et 5' interstries. Long. :
3-4 mm .............. 8. humeroms
14. Elytres pourvus de 10 stries, la 10’ indépendante de la 9’.
Prothorax densément squamulé sur les côtés ; une étroite
fascie claire, arquée, naissant sous l’épaule atteint, en dedans
le 3° ou le 4° interstrie des élytres ......... 15
— Elytres portant seulement 9 stries ......... 16
15. lnterstries 2-3-4-5, des élytres, ne portant pas de petites bros-
ses de squamules noires isolées et distinctes. Prothorax con-
vexe, avec de grosse soies squamuleuses dressées. Déclivité
postérieure des élytres non entièrement squamulée de clair,
ornée seulement d’une fascie antéapicale blanche .... 15 bis
— Interstries 2-3-4-5, portant à leur base, des brosses de squa-
mules noires disposées en quinconce. Prothorax avec ime
impression antéscutellaire ; muni de quatre fascicules tuber-
culeux, transversalement disposés vers le milieu du disque.
Déclivité postérieure des élytres, verticale et entièrement
revêtue de squamules clairs, faisant suite à la fascie antéa-
picale blanche. Arrière-corps plus ou moins rétréci en arriè-
re à partir des épaules. Long. : 2,5-3,5 mm .... 6. Henoni
15 bis. Prothorax (vu de profil) fonnant, avec les élytres, ime
courbe régulière. Angle thoraco-élytral obsolète ou à peu
près nul ; interstries 2-4-6 des élytres nettement relevés et
garnis, sur toute leur longueur de soies squamuleuses noires,
parfois interrompues de quelques taches claires peu nettes.
Déclivité postérieure des élytres un peu moins verticale que
chez le précédent et le suivant. Elytres plus oblongs. Long. :
3,3-4- mm ........... 6 bis Portus-Veneris
—- Prothorax (vu de profil) formant, avec les élytres, un angle
rentrant. Angle thoraco-élytral accusé ; interstries des ély-
tres 2-4·—6 plus ou moins convexes, ordinairement un peu plus
relevés que les autres, portant de petites brosses assez dis-
tinctes. Déclivité postérieure des élytres verticale. Elytres
régulièrement ovales. Long. : 2,4-3,5 mm .... 7. Luigionîi
16. Mésotibias portant un onglet apical simple dans les deux
sexes .............. . .... 17
— Mésotibias avec un onglet apical bifide chez le mâle, ou
simple chez la femelle. lnterstries avec une série de fines
soies. Insecte en ovale·allongé. Prothorax assez régulière-
ment arqué latéralement. Elytres à squamules peu serrées,
peu nombreuses. Long. : 2-2,7 mm ...... 13. tibinlis

1378 coLÉoPTi;R12s cURcUr.1oN1DEs
17. Elvtres avec des soies dressées, alignées ou condensées en
fascicules, visibles de profil . ‘ .......... 19
—· Elytres sans soies dressées (sauf parfois vers l’apexl, avec
ou sans squamules soulevées mais ne formant pas de fasci-
cules. Tibias droits ....,......... 18
18. Elytres en ovale court, à sommet assez obtus, la base non
relevée. Prothorax fortement arqué latéralement, arrondi ré-
tréci en arrière, assez longuement atténué en avant, sans
impression distincte, à revêtement dorsal sans trace de squa-
mules relevées. Long. : 1,5-2,3 mm ...... 10. ptinoides
— Elytres en ovale plus long, assez longuement rétrécis au
sommet, impressionnés transversalement avant la base qui
est étroitement relevée contre la base du prothorax. Pro-
thorax plus long, moins arqué ·sur les côtés, moins rétréci
en arrière et en avant, très faiblement impressionné avant
le sommet, portant de courtes squamules épaisses, dressées.
Long. : 3,2 mm .......... 10 bis incognitus
19. Elytres ovoïdes, plus longs, leur courbure dorsale (vu de
profil) à peine plus élevée que celle du prothorax ; stries
grossièrement ponctuées ; interstries portant des soies ali-
gnées. Ponctuation prothoracique forte, en partie au moins,
bien visible. Long. : 1,5-2,5 mm ........ 11. lemur
— Elytres subglobuleux, leur courbure dorsale forte et (vue
de profil) sur un plan considérablement plus élevé que celui
du prothorax, à squamules denses ; stries fines ; interstries
avec des soies nombreuses, formant quelques petites touffes
sur les interstries impairs. Ponctuation protboracique entiè-
rement recouverte par les squamules grandes, rondes et
serrées. Long. : 2-3 mm ......... 12. parvulus
2. Acalles (s. st.) pulchellus H. BRISOUT, 1864, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 455. —— SOLARI, Ann. Mus. Civ. Genova, 1907, p. 514. — HUST., 1931,
p. 910. — Cat. SAINTE-CLA1R1;—Dr;v‘rLLE, p. 419.
Long. z 2,2-3,2 mm. —· Ovale-oblong, convexe, noir, le dessus sans soies
dressées, revêtu de squamules rondes, jaunâtres ou cendrées ; le prothorax
avec le disque brun, muni de deux faibles reliefs au milieu de son bord
antérieur et quatre tubercules obtus, placés transversalement, deux par
deux. vers le milieu, recouverts de courtes et grossières squamules séri-
formes brunes. soulevées ; les élytres ornés d’une fascie blanche ou cen-
drée, oblique, naissant sous l’épaule et s’arrêtant sur le 3' interstrie, les
interstries 3° et 5' pourvus de trois nodosités semblables à celles du pro-
thorax et formant de petites touffes de squamules noirâtres : une basale.
une submédiane, la dernière antéapicale ; les antennes rousses, les pattes
ferrugineuses (les fémurs plus foncés). Rostre peu arqué, plus large que
Fintervalle interoculaire. Yeux presque effacés. F unicule à 1"' article épais,
nettement plus long que le 2', les suivants transversaux. Prothorax sub-

CALANDMNA1;. —- AcA1.r.Es 1379
transversal, presque aussi large au sommet qu’à la base, les côtés presque
droits, anguleux latéralement, avant le bref rétrécissement antérieur. Elv-
tres ovales, à épaules obliques, les bords latéraux un peu arqués, jusque
vers le milieu et fortement rétrécis vers le sommet ; stries fines, à points
iudistincts ; interstries impairs convexes, interstries pairs plans.
Vit dans les menues branches de divers chênes, notamment de Qucrcus
pubescens W1LLD. (Obtenu d’éclosion le 26 septembre 1940, à Tanneron
(Var) ! et Quercus pedunculata EHRH. (TEMPÈRE). Ifadulte hiverne sous
les mousses, les fagots, les écorces ; il apparait en avril-mai.
Hare en France : Hautes-Pyrénées, sous les écorces de chêne, iype (Pm-
DELLÉ). — Basses-Pyrénées : Col de Lizariette, alt. 500 rn (TEMPÈRE) —
Landes (Paanxs). — Tarn : Castres (Ginresnr). — Var 2 Tanneron (Hor-
FMANN). —— Basses-Alpes.; Les Dourbes (Aeaxrma). — Htes-Alpes : Gap (id.),
Gironde : Sadirac (TEMPÈRE 1).
Italie ; Toscane ; Algérie.
3. Acalles (s. st.) Aubel BOH., 1837, in Schônherr, Gen. Curc., IV, I, p.
  — SOLARI, l.c., p. 518. — Husr., 1931, p. 910. —~ Cat. SA1NTE—CLA1Rs-
DEviLLE, p. 419. _
Long. : 4-5,5 mm. — Oblong, convexe, noir, revêtu, en·dessus, de squa-
mules jaunâtres, serrées, arrondies, et de très courtes squamules noires,
dressées, couvrant, sur le prothorax six nodosités obtuses, alignées le long
de la ligue médiane ; les élytres avec deux taches basales noires, linéaires,
sur les 3° et 5° interstries, de même nature que celles du prothorax, et
quelques vagues taches foncées, simulant parfois des fascies mal définies,
et une macule blanche médiane, bien distincte, située sur les 3° et 4* in-
terstries, souvent ponctiforme, soulignée d’une tache noire ; les antennes
rousses ; les pattes brunes (sauf les tar-
ses ferrugineux), densément squamulées,
annelées de foncé. Rostre peu arqué, plus , Ã
large que le front entre les yeux. Protho- `~._ F
rax non transversal, subanguleusement i—·_ _ /   Ã
élargi vers le tiers antérieur, les côtés pres-   \/
que droits et rétrécis en arrière ; resserré ,.,_   -
CH avant, obsolètement canaliculé sur la '  "'  _.     .   il
ligne médiane. Elytres en ovale assez long,      
pï0gI`€SSivement rétréci en arrière ; l’apeX _  W,  `ÃÉÉT
Court, mo1ns accentué que chez pulchellus;    ÃÉ     “ -._
l€S épaules obliques ; la base tronquée, rf"   ~;·  È  
üïlêment rebordée, presque aussi longs ll   È
(lili? le prothorax à cet endroit ; la déeli· q" . Ã  `'·''' Y ai   ·
Vltê postérieure obliquement arquée et 'I  il     , il
3SS€z forte. Protibias sublinéaires, distinc· L»    
îêment (mâle) ou faiblement (femelle) 1   "
arqUé$ Cïl d€dE1IlS_V6I‘$ leur milieu ";;"   *~.,__
Chez les spécimens très frais, le protho- "\
rax est omé d’une tache latéro-basale
blanche. Fm. 841. —· Acalles Auber Ben,

1380 coLÉo1>îî.r<Es CURCULIONIDES
Vit dans les branches mortes du Chêne et du Hêtre (BEDEL, Bmsour,
SAINTE·CLAIRE-DEVILLE).
L’adulte se rencontre l’hiver dans les mousses et sous les écorces
d`arbres divers. Signalé sous les écorces de Pins, dans les Htes—Pyrénées
(DELAROUZÉE).
Répandu et assez commun dans les régions collinaires et montagneuses
de l’Es|; jusqu’au Rhône, et du Centre (à partir de la Loire) jusqu`aux Py-
rénées. Nul dans le Nord et l’()uest.
Yonne. — Côte·d’0r. —— Haute-Marne. — Loiret — Cher. — Nièvre ! —
Haute-Vienne. — Région Alsaço-Vosszienne. — Doubs. — Jura. ~ Ain. -—
Isère. — Basses-Alpes. — Hautes-Alpes. — Rhône, Monts du Lyonnais. ——
Tarn. — Hautes-Pyrénées. —— Var : L’Esterel. route de Fréjus !
Europe moyenne : Suisse ; Rhénanie. -«Asie-Mineure.
3 bis Acalles (s. str.) Solariî F10R1, Riv. C. Ital., 1903, p. 163. —- SOLARI
(A. et F.), Ann. Mus. civ. Genova, 1907, p. 490 et 549 ; Bull. Soc. ent.
Ital, n°‘ 5-6, 1952, p. 49 (F. SOLARI, en note). `
Décrit comme espèce propre et considérée comme telle par A. et F.
SOLARI, dans leur Révision. lfexamen d’un paratype de l’auteur, provenant
d°Emilia (Italie), ainsi que de spécimens de la collection Luigioni. des
environs de Rome, m’a convaincu de la valeur spécifique de cet Acalles,
et ne saurais partager l’0pinion de P. MEYER (Wien. ent. Zeitung., XXVII,
1908, p. 170) qui le considère comme une forme d’/fubei. Le pénis est
différent chez les deux insectes ; celui d’Aubei a le lobe médian terminé
en pointe étroite ; chez Solarii, l’apex de cet organe est plus ou moins
arrondi. Il se distingue par le prothorax subanguleusement dilaté vers le
tiers antérieur, rectilignement rétréci en arrière, sa surface plus plane ;
les élytres sont plus parallèles, les taches basales ordinairement plus obso-
lètes, notamment celle du 2° interstrie, dont le fascicule de soies est non ou
bien moins apparent.
Se rencontre en France, dans les Alpes—Maritimes 1 Sospel, I.a Turbie,
St-Etienne-de-Tinée (A, Hoirrmiw), Gourmettes, Breil (0cns !)
Italie : nombreuses localités.
4. Acalles (s. st.) roboris CURTIS, 1834, Brit. Ent., XII, p. 550. ——
abstersus Bon., 1837, in Schônherr, Gen. Curc., IV, p. 350. -— Navieresi
Bon., 1837, l.c.. p. 351. — germanicus LETZNER, 1882, Bericht, p. 8. ——
A. et F. SOLARI, l.c., p. 51.7. — Husr., 1931, p. 911. — Cat. SA1N·rE-CLA1R1:-
DEVILLE, p. 419.
Long. : 1,5-3,5 mm. —— Ovale, convexe, noir, couvert de petites squa-
mules rondes, brunes et jaunâtres et sur les élytres de très courtes soies
squamuleuses visibles seulement de profil ; le prothorax jaunâtre avec
deux taches discales noires ou brunes, allongées, formées de squamules très
courtœ, dressées, ces taches limitées, en avant par une crête obsolète ; le
bord antérieur des élytres avec une tache allongée, noire, à la base du 3°
înterstrie et une autre plus courte à la base du 5' ; variés irrégulièrement de
foncé et de jaunâtre, parfois avec une fascie post-médiane claire, peu nette et

CALANDRINAE. —·ACALLES 1381
une autre submédiane, souvent indistincte ; les antennes, les pattes et le
rostre roux ou ferrugineux. Prothorax faiblement transversal, ses côtés
subparallèles et convergents en arrière, à partir du tiers antérieur, à cet
endroit fortement rétréci, le disque plan, marqué d’un sillon médian. Ely-
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·" ‘\ Altufimvnn M.
845 846
Fra:. 842 à 847. — 842 : Acalles roboris Cunr. —— 843 : A. ptinoides MARS}!. —
844 : A. pyrenaeus Bon. —- 845 : A. Luigionîi Soi,. — 846 2 id. tprofil) . —— 847 : A.
Solorii From (prothorax, chéma).
tres brièvement ovales, les côtés faiblement arqués, leur plus grande largeur
vers le milieu, rétrécis brièvement et assez largement au sommet, les épau-
les obliques ; stries étroites, à points assez gros arrondis, assez distants ;
interstries subconvexes ou convexcs.

1382 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
L’adulte se rencont1·e sur les branches sèches de divers Quercus (Nom-
breux observateurs).
Presque toute la France ; assez commun, sauf dans la zone sèche de
l’()1ivier·, où il parait très rare et où nous ne l’avons, personnellement,
jamais observé. S’élève en montagne. (Alpes et Pyrénées) jusqu’à 1600 m.
Le type du Navieresi est décrit des environs de Paris (Ciievaorxr).
Europe septentrionale et moyenne ; Angleterre, type de roboris ; Corin-
thie, type de abstersus.
5. Acalles (s. st.) pyrenaeus BOHEMAN, 1344, in Schônherr, Gen. Curc.,
VIII, p. 413. —— rufirostris BOH., l.c., p. 421. —— A. et F. SOLARI, 1.c., p.
519. -—- Husr., 1931, p. 912. — Cat. SAINTI-LCLAIRE-DE\*rLLE. p. 419. Cat.
Corse, p. 437.
Long. : 3-4 mm. -— Ovale, très convexe, le dessus couvert de petites
squamules rondes, en majeure partie cendrées, rarement jaunâtres, et d’au-
tres noires formant des taches ; le disque du prothorax portant une tache
foncée et quelques squamules noires, courtes, dressées, condensées en avant
et sur les côtés de la partie dorsale ; les élytres avec des callosités formant
des brosses squamuleuses noires, dont deux, allongées, sur la base des S'
et 5' interstries, deux autres plus courtes, placées un peu en arrière du
milieu, sur les 2° et 4° et quelques petits fascicules de même nature avant
le sommet, dont l’un situé sur le 5° et l’autre sur le 3° interstries ; les an-
tennes et les tarses roux, le reste des pattes et le rostre ferrugineux ; les
pattes annelées de brun. Rostre un peu courbé. lntervalle interoculaire
plus étroit que la base de ce dernier. Funicule à 1" article plus long que
le 2'. Prothorax aussi long que large, fortement et sinueusement contracté
sur le tiers antérieur, les bords latéraux, à partir du rétrécissement, subrec-
tilignement, convergents en arrière, subanguleuxen avant du milieu, sil-
lonné sur la ligne médiane, superficiellement ponctué. Elytres ovales, un
peu élargis en arrière du milieu, brusquement et étroitement rétrécis au
sommet qui est presque verticalement déclive ; stries à points peu distincts,
distants ; interstries convexcs (sauf le I"), le 2° rétréci en avant par refou-
lement du 3* au niveau de sa callosité basale. Métafémurs dépassant nota-
blement l’apex des élytres. Abdomen à segments 1-2 densément ponctués,
le 2° largement impressionné chez le mâle.
lfadulte se rencontre sur les sapins, dont le bois mort doit nourrir la
larve.
Régions montagneuses de la France et de la Corse, exclusivement dans
la zone de croissance d’Abz`es pectinata D. C. Commun par places. Vos-
ges, Jura, Alpes, Cévennes, Corbières, Plateau Central, Pyrénées françai-
ses et centrales.
Caucase (Rizxrren) : Asie·Mineure.
6. Acalles (s. st.) Henoni BEDEL, 1888, Bull. Soc. ent., p. 36. —~ SoLARr,
l.c., p. 519. — Husr., 1931, p. 913. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEV`ILLE, p.
419 ; Cat. Corse, p. 438.
Long. : 2,5-3,5 mm. — Ovale, convexe, noir, à squamules dorsales ron-
des, serrées, noires et cendrées ou flaves, avec de courtes et grosses squa-

c».LAx¤iuME. —— ACALLES 1383
mules sétiformes ; le prothorax avec les côtés clairs. orné d’une large tache
foncée, occupant les deux-tiers postérieurs du disque (entière ou rarement
divisée par une ligne médiane clairel garnie de squarnules noires soule-
vées. le bord antérieur avec quelques squamules semblables. le milieu des
côtés muni d’une touffe de squamules jaunâtres, grossières ; les élytres
foncièrement foncés avec la partie apicale, à partir de la déclivité, blan-
châtre, parsemée de touffes squamuleuses jaunâtres et foncées, et une fascie
jaunâtre, arquée, souvent peu tranchée, naissant sous l’épaule et se termi-
nant sur le 3° ou 4° interstrie, les 2', 3' 4" et 5' portant à leur base quelques
petites brosses de squamules noires ; les antennes et les tarses roux, le
rostre et les tibias ferrugineux, les fémurs brunâtres. Rostre peu courbé.
finement pointillé, glabre, luisant sur la majeure partie de sa longueur.
Funicule à deu}; premiers articles égaux. Prothorax non transversal, les
côtés faiblement arqués de la base au milieu, fortement rétréci en avant,
les angles postérieurs obtus. Elytres ovalaires, leur plus grande largeur
vers le milieu. la déclivité postérieure verticale ; stries très fines, sans
points visibles ; interstries plans. Métafémurs atteignant le sommet des
élytres sans le dépasser.
Vit dans les branches sèches du Hêtre, en Corse (Vxarxnonrr, 1\l.nxnnox,
IXRAUSE).
Corse. : llocognano : Vizzavona
Sardaigne, Italie : Algérie : Mt Edough, types ! lBEDELl : Rône, etc.
6 bis Acalles (s. st.) Portus-Veneris V. lVlAY1£T, 1903, Coléoptères des
Albères, in Miscellanea entomologica, p. 81. ~ A. HOFFMANN. Rev. Fr.
d’Entomologie. 1956, 23, 3, p. 169.
Long. : 3.3-4 mm. —— Voisin des A. Henoni et A. Luigionii. Forme
plus robuste. plus oblongue, le dessin assez semblable au second, dont il
se rapproche. en outre, par la conformation des interstries impairs. S’éloi-
gne nettement de ces deux espèces par le prothorax régulièrement convexe,
formant une courbe régulière avec les élytres (voir de profill : Vangle
thoraco·élytral à peine indiqué ; les épaules très obliques et peu accu-
sées ; les —interstries 2-4-6 plus relevés que les autres et garnis sur toute
leur longueur de soies squamuleuses noires, parfois interrompues çà et là,
de petites taches claires, peu nettes ; la déclivité postérieure des êlytres
moins verticale, ce qui fait apparaître l’apex un peu plus allongé que chez
les deux espèces précitées ; le dessin élytral (voir Tableaul Semblable à
Luigiorzii. Coloration du rostre et des antennes identique.
Pyrénées—0rientales, Collioure, au Mas Christine, 20 avril 1902, en tami-
sant du terreau de chêne·liè<,ze, trois exemplaires (Vixjax lthrsr : La
Massane, deux spécimens (l., Scruurisn). juin 1946, dont l’un (une femelle)
n1’a été communiqué par M. G. TEMPÈRE. Ces deux insectes d`apr€·s M.
Scnxsrsn (in litt.\ auraient été pris sur des rameaux de hêtre.
Onssamrrox. — lfexamen du spécimen de la Massane, confirme l`opini0n
que je m’étais faite déjà, en 1924. après avoir vu l`un des types de V.
ÃIAYET, conservé dans la collection BEDÉL, à savoir que .4. PorIus·l'eneris

1384 coLÉoPTÈmss cuRcu1.1oN1mzs
constitue une espèce distincte et non une variété de Henoni, comme l’indi-
quait BEDEL, ni une forme de Luigionii comme le croyait Husrlcim qui
avoue, d’ailleurs, u’avoir pas connu l’insecte en nature.
7. Acalles (s. st.) Luigionii A; et F. SOLARI, 1907, Ann. Mus. Genova,
p. 521. — HUs·r.,' 1931, p. 914 .— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 419.
Long. : 2,4-3,5 mm. —- Ovale convexe, noir ; les squamules et le dessin
dorsaux à peu près analogues à Herwni. Diiïère de ce demier par le pro-
thorax non déprimé en arrière, à partie antérieure plus brièvement rétréci ;
lœ élytres plus brièvement ovales (comme chez lemur), non calleux, :1
épaules plus obliques, à fascie humérale plus tranchée, blanche, la fascie
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Fm, 847 bis. — A. : Acalles incognitus Horrivi. ; B. : idem (profil) ; C. : protibia
droit du même ; D. : A. P01·tus—Vene1·is V. Miwm ; E. : id. tproûl) ; F. : protibia
du même ; G :A. Henrmî Beam. ; H. . id. (profil) ; I. : A. ptinoides Mzmsn. tprofîl) ;
J. : id. (protibia. (original).
antéapicale claire suivie dlune partie foncée ; les squamules dorsales plus
grossières, moins appliquées, moins nombreuses, laissant ordinairement vi-
sibles les stries fines et luisantes ; la base des interstries 2 et 4 avec une
tache non tuberculeuse de squamules noires, dressées ; coloration des pat-
tes et des antennes semblable à celle du Henoni. Rostre du mâle ponctué,
plus court que le prothorax, celui de la femelle aussi long que cet organe,
obsolètement ponctué. Funicule à l" article deux fois aussi épais que le
2’ qui est linéaire. Métafémurs dépassant à peine le sommet des élytres.
SOLARI fait observer que cette espèce est intermédiaire entre pyrenacus
et lemur ; mais elle se rapproche bien davanage de Henoni. Elle s’éloigne
de pyrenacus par son prothorax fortement ponctué et non sillonné sur sa
ligne médiane, ainsi que par la conformation normale du 2*3 interstrie à

CALANDRINAE. — ACALLES 1385
la base, son arrière-corps bien plus court, etc, du lemur par la forme du
prothorx, le revêtement squamulaire, le dessin élvtral, ses stries au
nombre de dix (neuf chez lemur).
L’adulte se trouve dans les écorces et les branches mortes du Hêtre
(HUSTACHE, G. THEILHARD). Rare.
Alpes-Maritimes : Peira-Cava, vers 1500 m, d’altitude (I~lUs·r.icx-ua). —
Gard : Mt Aigoual (J. Tniânown). — Tarn : bassin de l’Agoût (H. GAL1-
BERT !). -— Pyrénées-Orientales : Amélie-les-Bains (NIAGDELAINE !). — Ariège :
Foix (Dr Nonmmvn). — Basses-Pyrénées : Larrau, VII, 1935 (FAGNIEZ !). —
Auvergne (DEsBRoc1—iERs sec. iSoL,sR1) : Puy-de—Dôme THElLHARD>.
Apennins, Ligurie, Toscane, types (Dodero), Carniole.
8. Acallcs (s. st.) humerosus FAIRMAIRE, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p.
557.- SOLARI, 1.c., p. 527. — Husr., 1931, p. 914. — Cat. SAINTE-CLA1RE·
DEVILLE, p. 419.
Long. : 3-4 mm. — Ovale, très convexe, brun ou noir, revêtu de squa-
mules roussâtres et noires, arrondies sur le prothorax, oblongues et plus
petites sur les élytres ; le prothorax avec quatre petites brosses de squa-
mules dressées. noires, placées transversalement, en avant du milieu. les
deux médianes plus grandes que les latérales, le bord antérieur portant
quelques squamules dressées de même nature ; les élytres ornés d’une large
tache fauve, occupant la base, depuis le bord latéral jusqu’au 3' interstrie ;
la région apicale en majeure partie de cette dernière coloration, le reste
foncé avec quelques squamules claires, éparses ; quelques petits brosses
noires de soies très courtes, non calleuses, dont deux en avant, sur les 3"
et 5' interstries, trois disposées transversalement en arrière du milieu, sur
les S', S', 7', une autre sur la déclivité postérieure, sur le S', enfin au même
niveau que cette dernière, sur les 5' et 7', deux petites brosses fasciculées,
jaunes, en saillies bien distinctes ; les antennes, les tibias et les tarses roux.
Rostre brun ou ferrugineux, arqué, un peu élargi à la base, finement ponc-
tué, glabre et un peu luisant en avant, finement caréné au milieu. Inter-
valle interoculaire aussi large que le rostre. Funicule à I" article un peu
plus long que le Z'. Prothorax transversal, assez fortement rétréci en avant,
ses côtés arqués en arrière, modérément resserré derrière le bord anté-
rieur. Elytres ovales, obliquement coupés aux épaules, assez fortement et
étroitement rétrécis au sommet dont la déclivité est snbverticale ; forte-
ment striés-ponctués ; interstries étroits convexes. Métafémurs n’atteignant
pas l’apex des élvtres ; tibias droits ; ongles minuscules, parallèles. Abdo-
men à 2' segment grossièrement ponctué, notablement plus long que le
S'.
Espèce polyphage, vivant dans le bois mort du Chêne, du Charme, du
Noisetier, du Châtaignier (Nombreux observateurs) et dans les vieilles
souches de l’A1aterne (Rhamnus alpina L.), se laisse tomber au moindre
danger (XAMBEU) (1).
(1) M. TÉMPÈRE me signale que les deux sexes de -l’hume·r0su.s stridulent forte-
ment, de même. d’ai11eux·s, que hypocrite ; le pulchetlus stridulerait plus faiblement.
Cette faculté, chez les Acalles, était déjà signalée pour des espèces de Madère.

1386 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Pyrénées-Orientales, type : commun dans de nombreuses localités. —
Lot-et-Garonne. —— Landes. — Tarn. ·— Gironde, assez abondant hors de
la région sablonneuse_ — Vaucluse. — Var 1. — Bouches-du·Rhône l. —-
Italie ; Espagne ; Tunisie ; Maroc.
9. Acalles (s. st.) camelus Fxnmcws, 1792, Ent. Syst., I, p. 406. —
quercus BOH., 1844., in Schônherr, Gen. Cure., VIII, p. 420. — Sophiae
TSCHAPEK, 1873, St., p. 245. — ? nodosus PILLER, 1783, 1 ter. Paseg
Slavon, p. 84. — SOLARI, l.c., p. 528. ·—- Husr., 1931, p. 915. —~ Cat.
SAINTE-CLAIRE-DEv1LLE, p. 419.
Long. : 2,5-4,5 mm. — Ovale, convexe, noir ; le dessus avec des squa-
mules jaunâtres, peu nombreuses sur les côtés du prothorax et sur la partie
apicale des élytres, rares ou nulle sur le reste du corps, portant de courtes
soies dressées, claviformes, sur la déclivité postérieure des élytres, plus
épaisses sur les nodosités, très courtes et seulement soulevées sur le pro-
thorax ; Ies 2° et 4° interstries, pourvus, sur leur tiers postérieur, d’une
petite crête squamulée, tous les interstries, à partir du 3°, munis de nom-
breuses callosités obtuses, plus fortes en avant ; les antennes, les tibias
et les tarses rougeâtres. Rostre ferrugineux ou brun, arqué, élargi à sa
base, moins large que l’intervalle interoculaire. Yeux effacés. Prothorax
subtransversal, presque uni, modérément rétréci en avant, les côtés arqués
en arrière, les angles postérieurs obtusément arrondis, déprimé, longitu-
dinalement sur le disque, fortement et densément ponctué. Elytres régu-
lièrement ovales, assez étroitement rétrécis vers le sommet, munis de 9
stries entières (la 10' s’arrêtant au niveau du 2” segment ventral) ; stries
fortes, irrégulièrement ponctuées ; interstries convexes. Tibias fortement
bisinués et arqués en dedans au sommet. Métafémurs n’atteignant pas
l’apex des élvtres.
\`it dans les branches mortes de Quercus pcdunculnia Eunu., Q. sessili-
flora LAM. (KLE1NE, V. Pvoï), Q. pubcscens W1L1.D. (HoFFMANN). Régions
collinaires et montagneuses de presque toute la France, sauf dans la ma-
jeure partie de l’0ues|. Assez rare en dehors des régions orientales.
Hautes-Vosges : Le Hohneck ;`Ball·on de Guebwiller. — Haute-Marne :
Auberive. — Seine-et-Oise : forêt de Marly !, de Sénart !, de St—Germain l.
— Seine-Inférieure : Rouen : Orival, etc. —— Oise : Forêt de Compiègne.
—-Marne : Montagne de Gueux 1 ; Prémecy !. — Eure : Forêt d’Evreux !.
— Loiret. — Côte d’Or. —— Ain. — Isère : nombreuses localités. — Drôme :
Nyons !. — Hautes et Basses-Alpes. —- Puy-de-Dôme. — Gard 2 Lesperou.
— Var : Toulon !. — Alpes-Maritimes : St—Vallier l — I.andes flthscmxux).
Allemagne ; Autriche : Hongrie : Bosnie, Italie ; Suisse, commun.
10. Acalles (s. st.) ptùnoides MARSHAM, 1802, Ent. Br., I, p. 258. ——
nocturnus Bon., 1837, in Schônherr, Gen. Curc., IV, p. 352. ——~ SOLARI,
l.c., p. 529. — HUsr., l.c., p. 916. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 420.
Long. : 1,5-2,3 mm. — Ovale, court, convexe, brun, revêtu de squamu·
les jaunâtres, ovales, peu serrées, formant sur les élytres, deux ou trois
fascies transversales peu nettes, sauf parfois celle du sommet de la décli-
vité apicale, le dessus sans nodosités ni touffes de squamules quelconques,

cxnxxonxxxr. — ACALLES 1387
seulement avec quelques petites soies très fines, visibles, de profil, sur la
déclivité postérieure ; antennes testacées ; pattes et rostre ferrugineux.
Celui·ci arqué, squamulé, sauf en avant, plus large que l’intervalle inter-
oculaire. Funicule à 1"" article plus long que le 2*. Prothorax plus long
que large, arrondi sur les côtés, rétréci en arrière, plus fortement (bien
que médiocrement resserré) en avant et non impressionné transversalement
au sommet, la ponctuation serrée, subconfluente. Elytres régulièrement et
brièvement ovales, leur plus grande largeur vers le milieu, verticalement
déclives au sommet ; stries sans points distincts ; interstries régulièrement
subconvexes. Tibias droits ou presque droits. Métafémurs n’atteignant pas
l’apex des élytres.
Dans les branches sèches de Cullunn 1·uly;«n·is L. (V. H xxsicx, T1-i. Mrxsrrn,
SAlNTE··CLAIRE-DE\`lLLE).
Réparadu et assez commun, par endroits dans de nombreuses régions
de notre territoire.
Ht—Rhin_ — Bas—Rhin, —— Moselle. »— Vosges. — Nord. — Somme. -
Oise. — Aisne. —— Seine—et-Marne. — Seine-et-©ise Z. —— Eure. — Finis-
tère. — Maine—et-Loire. ——— Mayenne. — Loir-et-Cher. —— Tarn. — Landes.
— Gironde. —— Htes-Pyrénées !. —— Basses-Pyrénées E. — Parait. manquer
dans le Centre, la région orientale et le secteur méditerranéen.
Europe occidentale. de la Norvège aux Asturies. llelnique : Rhénanie.
10 bis. Acalles ts. st.) incognitus, Horrttiwiv, Rev. F r. d’EntomoIogie,
1956, 23, 3, p. 170.
Long. : 3.2 mm. — Brun-foncé, peu convexe, ovale—oblong. Rostre brun ;
antennes rousses ; pattes brunes. annelées de clair : ongles ferrugineux.
Revêtu en dessus de squamules arrondies. brunes, assez serrées ; le pro-
thorax couvert de courtes squamules papilleuses, foncées, dressées, visibles
de profil ; les élytres avec quelques soies peu distinctes vers l’apex, ornés,
en avant, d°une fascie jaunâtre arquée, partant du dessous de l’épaule et
atteignant, en dedans, le 4* intervalle ; une autre fascie plus courte, moins
tranchée, s’observe vers les côtés du premier tiers, obliquement dirigée vers
la pointe de la première ; la région antéapicale, avec trois mouchetures
très blanches, occupant les 2, 3, 4~° interstries et simulant un accent circon-
flexe sur chaque élytre. Rostre caréné, mat. un peu arqué, élargi au sommet,
finement chagriné. Antennes grêles, les deux premiers articles du funicule
allongés sublinéaires, le 2“ subégal au l" qui est un peu plus épais. Pro-
thorax transversal, subconique arqué latéralement, sans sillon médian, fai-
blement impressionné derrière le bord antérieur, du double aussi large
à la base qu’an sommet, la ponctuation fine, masquée par les squamules.
Elytres en ovale assez allongé, à épaules brièvement obliques ; les côtés
assez arqués, l’apex rétréci en forme de bec court, la déclivité apicale sub-
verticale ; transversalement déprimés avant la base. le bord basal étroite-
ment relevé ; portant chacun 9 stries fines, squamulées, à points peu visi-
bles sauf en avant ; interstries très plans. Tibias finement denticulés au
bord externe. Ongles courts. Segments 2. 3. 4 de l`abdomen étroits et
égaux. Segment anal déprimé.
Voisin de ptinoïrlcs M.msn_ par l`:-ibsence, sur le dessus, de fascicules
ou reliefs quelconques. S`en distingue par la taille plus forte, la forme

1388 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
plus oblongue, 1’arrière-corps bien moins convexe, la déclivité apicale
moins verticale, la base un peu resserrée après l’angle huméral ; le dessin
différent, le rostre plus long, plus courbé, les tibias denticulés.
Un spécimen femelle ; au sud et à 2 km environ de Lourdes (Hautes-
Pyrénées), le 12 juillet 1948, en battant des rameaux de Rhamnus alpina
L. (!)
11. Acalles (s. st.) lemur GERMAR. 1824, Ins. Sp. Novae, p. 278. ——
sulcatus BOH., 1844, in Schônherr, Gen. Curc., V1l1, p. 419. ——» fallax Bon.,
l.c., p. 426. — misellus BOH., 1.c., p. 424. — v. setulipennis DESBR., Mitth.
Schw. ent. Ges., 111, 1871, p. 350. —— SOLARI, l.c., p. 533. —— HUST., 1931.
p. 917. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. p. 420 ; Cat. Corse, p. 438.
Long. : 1,5-2,5 mm. —— Aspect du ptinoides ; le dessus sans nodosités,
à squamules peu serrées, ne masquant pas les téguments, oblongues sur
le prothorax, ovales sur les élytres ; portant de nombreuses soies épaisses,
dressées, presque unisériées, sur les interstries élytraux ; les élytres par-
semés de squamules jaunâtres, plus condensées à la base, ornés d’une étroite
fascie transversale antéapicale, formée de petits fascicules clairs ; les pattes
et les antennes de couleur analogue à celles de ptinoides. Prothorax trans-
versa], plus fortement arqué, moins rétréci au sommet, à ponctuation ser-
rée, arrondie, bien plus forte, non confluente. Elytres de forme presque
semblable, plus obliques aux épaules ; stries fortes, ponctuées ; interstries
convexes. Pattes bien plus robustes.
Pénis (vu de face) à lobe fortement bisinué sur ses bords latéraux ;
vu de profil, la pointe péniale étroite mais non aiguë.
La v. fallaœ comprend des petits spécimens de 1,5 à 2 mm, à squamules
et soies plus rares, celles-ci plus courtes, à téguments subdénudés, bril-
lants, à prothorax plus long, moins arqué latéralement. à stries élytrales
grossièrement ponctuées.
v. sefulipennis Dim., —— Dessus subdéprimé, les élytres et le prothorax
sur- le même plan, les squamules plus serrées que chez la forme typique,
voilant les téguments ; les soies plus courtes, distinctement alignées sur
les interstries. Pénis, vu de face, légèrement bisinué latéralement ; vu de
profil, terminé en pointe longuement étroite et aiguë.
La forme typique vit sur divers Chênes (nombreux observateurs).
Biologie : VARENDORFF, Ent. Blâll., 16, 1920, p. 47).
Répandu dans toute la France, ainsi que la r. frzllnx qui se rapporte à
des individus étiolés.
Europe centrale : Allemagne, type du sulcatus. Algérie.
La v. stulipennis est une race insulaire spéciale à la Corse, la Sardaigne
et 1’Ile d’Elbe.
Corse, commun dans de nombreuses stations ; Ajaccio : Vizzavona :
Foca ; Forêt de Valdoniello, etc.
12. Ac&11cs·(s. st.) parvulus BOH., 1837, in Schônlierr, Gen. Curc., 1V.
p. 349. —— turbatus BOH., 1844, l.c., Vlll, p. 423. — plinoides GYLL., in
Schônb., Gen. Curc., 111, p. 128 (non MARSIL). —— echinatus BEDEL. F11.
Seine, V1, p, 142 (non GERM.), ——· v. dubius SOLARI, Ann. Mus. civ. Genova,
1907, p. 532. — Husr., 1931, p. 918. — Cat. SAINTE·CLAIRE—DEV1LLE,
p. 420 ; Cat. Corse, p. 438.

CALANDRINAE. —— ACALLES 1389
Long. : 2-3 mm. ~— Ovale, convexe, noir ; dessus couvert de squamules
rondes, grandes, serrées, en partie jaunâtres ou ferrugineuses, voilant les
téguments, et de soies squamuleuses noires, peu nombreuses, sauf sur les
interstries pairs des élytres où elles forment de petits fascicules, et sur le
prothorax quatre touffes plus ou moins distinctes : deux sur le bord anté
rieur et les deux autres allongées, en arrière, sur le disque ; les êlytres
avec une linéole squamuleuse, parfois très blanche, à la base du 2' inters-
trie, leur partie apicale blanche ou jaunâtre, limitée par une fascie antéa-
picale ordinairement plus claire ; antennes rousses ; tibias, tarses et rostre
ferrugineux ; fémurs bruns. Prothorax non transversal, assez arqué laté-
ralement, modérément rétréci et resserré en avant, sa convexité moindre
que celle des élytres qui est très forte. Elytres brièvement ovales, fortement
et régulièrement arqués sur les côtés, verticalement déclives au sommet ;
stries fines, squamulées ; interstries larges et plans. Tibias presque droits,
légèrement sinués sur leur tranche externe chez le mâle.
v. dubius Somm. — Elytres moins convexes, peu plus élevés que le
prothorax : soies des interstries plus abondantes, presque en séries. Pro-
thorax plus court. Pénis un peu différent ; vu de face, plus oblong, plus
étroitement et plus longuement rétréci au sommet ; vu de profil, à pointe
fine. aiguë, un peu sinueuse. Chez la forme typique, le lobe, vu de face,
est plus robuste, plus brièvement rétréci au sommet : vu de profil, moins
arqué, à pointe moins acuminée, non' sinueuse.
La fo1·me typique vit dans les branches mortes de Crafaegus ozyacantha
L., en nombre dans l’Yonne : Avallon iBEDEL). Souvent dans les fagots de
Peuplier (BEDEL, HOFFM.ANN) et de Noiselier (TEMPÈRE).
Toute la France et la Corse ; assez commun : plaines et régions mon-
tagneuses.
Danemark ; Allemagne : Hollande : Italie : Tyrol ; Autriche ; Dalmatie ;
Syrie.
La v. dzzbius, non signalé de notre faune, est une race du Tyrol méri-
dional (GANGLBAUER).
()BsEavA'r1oN. — A. pmrmzlzzs a la priorité su1· A. Iurbatus, sa description
parait avoir été faite sur un insecte immature de taille moindre que celle
de i11r·bafus_
— A. echinatus GERM., confondu par BEDEL avec turbatus Bor-I. (parvu-
lus Boa.), est beaucoup plus étroit, les élytres peu plus larges que le pro-
thorax, plus allongés : les interstries moins larges, le p1·othorax, bien plus
long et régulièrement arqué latéralement, les soies disposées en séries
équidistantes, les squamules plus serrées, surtout celles du prothorax,
la ponctuation plus dense. D’après Sommr, le pénis est entièrement diffé-
rent, le lobe (vu de face) affecte la forme d’une feuille de laurier et vu
de profil, fortement arqué, en faucille. Cette espèce qui ne parait pas se
trouver en France, habite l’Autriche, la Hongrie, la Péninsule balca-
uique. le Caucase, l'Italie : Bologne (Somml.
13. Acalles (s. st.) tibinlîs WEISE, 1891, Deutsche ent. Zeitschr., p.
122. ——— S0LAR1, l.c., p. 535. — Husr., 1931, p. 919. —— Cat. SA1N·rE-CLA1RE-
D.=;v1LLr;, p. 420.
Long. : 2-2,7 mm. — Très voisin de lcmur et plus encore de echinatus
GERM. (espèce non française). Se distingue de ces deux espèces par les
caractères sexuels secondaires du mâle, résidant dans la présence, chez
celui-ci, d’un onglet apical bifide aux mésotibias. Il s’éloigne, en outre.

1390 coLÉ0Pri;m;s cuncutiomnizs
du premier par ses élytres moins courts et moins brièvement rétrécis en
arrière, son prothorax plus long, moins contracté en avant, à ponctuation
moins serrée, moins profonde, ses soies plus fines. .4. echinatus a la ponc-
tuation prothoracique très serrée, fine et superficielle, les soies élytrales
moins dressées, un peu penchées, le rostre plus court.
Le pénis chez tibialis est presque identique à celui de cette dernière
espèce.
Localisé dans la Zone du Hêtre ; dans les Alpes-Maritimes où il a été
signalé, pour la première fois, par SA1NTE·CLAIRE·DEVILLE. Assez abon-
dant à Peira-Cara (HUSTACHE) ; Le Cheyron ; l’Authion (S.x1NrE-Cr.ArnE-DE-
VILLE) ; Caussols, vers 1200 m, sous l’écorce de Hêtre_ le 15 août 1940 (Hor-
PMAxN).
Répandu dans les Alpes Pennines, Cotiennes et Maritimes : Crissols :
Val Pesio (GANGLBAITER, K. Damrat).
14. Àcnlles (s. st.) pimctnticollis LUCAS, 1849, Expl. Soient. Alg., p.
453. — italicus SOLARI, 1905, Ann. Mus. civ. Genova, p. 529. Subsp. pertin-
sularis HUST. (nom. nov.), Ann. Soc. ent. Fr., 1931, p. 201 (sep. 920). ——
punctaticollis Somm, 1.c., (non LUcAs). —— SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, Cat.
P. 420 ’ Cat- Corse, pi 438. Long. : 3-4 mm. — Oblong, médio-
crement convexe, noir, ou brun, d’as-
I , pect dénudé, éparsément revêtu de
ii * squamules cendrées, oblongues, acumi-
` p nées, appliquées, plus nombreuses en
us __   arrière des élytres, sans soies ni callo-
j `ÃQ   Ã "'T__ sités ; antennes ferrugineuses ; pattes
1}   ` _' brunes (les tarses u11 peu plus clairs).
5   ‘_ Rostre un peu arqué, progressivement
4;   Ãëfl, élargi `à partir de l’insertion antennaire
 ,` /   · pi , ]usqu°a la base. aussi large que l’inter·
‘ ' gz ',__j;»_·,` =· Valle interoculaire. F unicule à 1°' arti-
,—`_i2j_   cle plus long que le Z', les suivants
  ·i   ` courts, arrondis. Prothorax subtrans-
î     versa],. assez arqué sur·les côtés dans
_, ,     Q ‘ son milieu, légèrement rétréci en arr1è-
lp fig   ‘f (yi re, fortement en avant, tronqué à lai
fr     È base, 'pourvu de ’p0mts tres, gfâtldâ,
A    ài?   F, foveoles, tres serres, squamules, sepa-
, î;,._lcÉg3-5.],  p   res par d’etroites cloisons luisantes.
  ·(i‘ Ã_f§Ã'ï"’.t@,f'j 3; `,'É Ã Elytres oblongs, presque aussi larges à.
  ` gi"  ia? leur base que le prothorax en son
      milieu, légèrement arqués. assez forte-
(   » ment rétrécis au sommet, l’a.ngle humê-
    S), Ii ral presque droit ; stries larges, â·
1 " "" §* »§'*` points très gros, profonds, subrectangu--
, ir laires, rapprochés ; interstries subplans,
-4 i couvertside points très serrés, unisériés.
Métafémurs atteignant presque l’apex
Fra. 848. — Acalles punctaticollis LucAs. (185 élyt1'CS ; tarses I`Ol)\1St€S, COI1ftS..

CALANDRINAE. — ACALLES 1391
Abdomen à l" segment disposé sur un plan plus élevé que les suivants,
les S'-4° ensemble égaux au 2°.
La forme typique habite l’Algérie, la Tunisie, l’ltalie méridionale. Elle
est remplacée en France par la forme suivante :
Subsp. peninsularis Hvsr. — Differe par la ponctuation prothoracique
plus grossière, les points plus étroitement séparés, subcontluents longitu-
dinalement, les antennes plus robustes, le rostre plus ponctué, plus mat,
l’arrière-c0rps moins massif, plus étroitement rétréci au sommet, l’angle
huméral moins marqué, les squamules élytrales moitié plus petites.
La larve vit dans les racines d`0nobrychis sativa LAM. (Sainfoin). La
nymphose a lieu sur place, dans une loge composée des déjections forte-
ment tassées. L’adulte éclôt en automne et hiverne soit dans les racines,
soit sous les pierres environnantes·(J. Licnrunsrem, Bull. Soc. ent. Fr,
l9l8_ p. 254, fig.) . Cet auteur présume que l’insecte pourrait peut-être vivre
aux dépens de la Luzerne. Biologie (XAMBEU, Mém., VI, p. 115).
Répandu dans toute la région méditerranéenne : abondant par places.
Se retrouve'çà el là dans quelques autres localités du midi. Corse.
Alpes-Maritimes !. —-— Var !. Bouches-du-Rhône. — Hautes et Basses-
Alpes, — Vaucluse !. — Gard. —- Hérault. —— Aude. — Lozère. —- Pyrénées-
Orientales. — Hautes-Pyrénées. —i Drôme. — Tarn. — Corse : Ajaccio
(Vonoz).
Onsunvsriox. — Une autre espèce : A. barbarus LUC., de l’Afrique du
Nord, vit également, dans les environs d`Alger, dans les racines d’une
Légumineuse : Acanthyllis numidica (PEYERIMHOFF).
I5. Acalles (s. st.) teter B0!-IEMAN, 1844, in Schônherr, Gen. Curc.,
VIII, p. 417. — Somm. Lc., p. 499. — Husr., 1931, p. 921. -—— SA1N·rE—
CLA1RE—DEv1LLE, Cat. Fr., p. 420 ; Cat. Corse, p. 438.
Long. : 3,5-5,5 mm. —— Oblong, peu convexe, noir, sans reliefs dorsaux,
revêtu de squamules rondes, serrées, jaunâtres, foncés, et de quelques soies
squamuleuses foncées, dressées, épaisses, extrêmement courtes, visibles, de
profil, en arrière des élytres ; le prothorax avec deux taches brunes, assez
larges, à la base et deux autres plus petites sur le bord antérieur et parfois
deux très petites macules vers le milieu du disque, ces taches couvertes
de très courtes squamules noirœ dressées ; les élytres ornés de taches bru-
nes variables, ordinai1·ement disséminées, petitœ, nombreusœ, dont une
basale plus grande, à cheval sur les deux êlytres, parfois lœ élytres en
majeure partie foncés sur les deux -tiers antérieurs, parsemés de très peti-
tes macules jaunâtres mal définies ; l’angle huméral avec u11e très petite
callositê claire ; les antennes et les tarses ferrugineux, les pattes densément
squamulées de jaunâtre, annelées de brun. Rostre faiblement arqué, élargi
vers la base, subdenté de chaque côté devant les yeux, dénudé, pointillé,.
finement caréné dorsalement, aussi large que Yintervalle interoculaire. Funi-
cule à 1°’ article plus long que le 2'. Prothorax subtransversal, ses côtés.
subparallèles, faiblement arqués de la base au tiers antérieur, puis brus-
quement et fortement rétrécis en avant, les angles postérieurs, presque·
droits, obsolètement impressionné sur la ligne médiane, couvert de grands
points squamulés. Elytres oblongs, assez courts, tronquée à la base qui est

1392 coLÉoPTÈREs CURCULIONIDES
à peine plus large que le prothorax, subparallèles, un peu élargis jusqu’en
arrière de leur milieu, fortement rétrécis en arrière, l’angle huméral droit,
munis de 9 stries entières et d’une 1()" effacée un peu après le milieu ;
stries étroites, marquées de grands points squamigères, espacés ; inters-
tries convexes.
Vit en Algérie sur les rameaux morts de Qucrcus Mirbecki (L. BEnEL)·
Corse (Bowxxms E, Sorxni) ; forêt de Bavella (HARDY).
Sardaigne ; Sicile ; Asturies ; Maroc : Algérie.
16. Acalles (s. st.) albopictus JACQUET, 1887, Ann. Soc. ent. Fr., Bull.,
p. cLxxv111. —— SoLAR1., l.c., p. 504. — Husr., 1931, p. 922. —— Cat.
SAlNTE—CLAIRE-DEV'ILLE, p. 420.
Long. : 2,7-3,2 mm. -— Ovale, assez convexe, noir, le dessus revêtu de
squamules serrées, gris-cendré, brunes, avec des soies squamuleuses très
courtes, dressées. plus condensées et formant deux petits fascicules rappro-
chés sur le bord antérieur du protho-
  ji rax, alignées, unisériées mais irréguliè-
  L, ,_   rement distribuées sur les interstries où
"—`\Q    ,7 elles sont plus densément disposées par
` `Jj  77 I endroits ; le prothorax clair, orné à la
Q; L .»§â_ 9- base, de deux vagues taches foncées ;
É.   R? les élytres brunes avec deux fascies
I   Q transversales blanches ou cendrées, l’une
_ hs     ,_    antémédiane, ·l’autre antéapicale, le
      ·   , sommet a partir de cette derniere fas-
  ÈÃJÃSrlïÉaÈë`çÉIîc'Ã`€',ÈltÈÃÈ’Éciulêînîîi
      ses. Rostre noirzarquué, finement, densé-
  ment ponctue jusqu au sommet, avec
 ·  ·îg,f€;fr’ } 11D8 ÈFCS HDC carene dorsale lisse et
'_     ·\_ brillante. Intervalle interoculaire plus
4'I  YQQÈ`?-I itj large que le rostre. Protorax non
[  ··     ~· ., transversal, convexe en arrière, modé-
.` i j!   rément arqué, sur les côtés, un peu
s    FL" fr gi retreci en arr1ere,’non retrec1.brusque·
(  Qvt" ( ment en avant, deprime longitudinale-
,¢ · ‘ ment le long d’une fine carène médiane
‘ plus ou moins distincte. Ecusson visi-
ble. Elytres ovales, peu arqués latéra-
Fm 849· _ Acalles °lb°pl°t“S J^°°· lement, assez brusquement et étroite-
ment rétrécis au sommet, tronqués à
la base, celle-ci aussi large que celle du prothorax, les angles huméraux
peu marqués, la 10° strie raccordée à la 9°, en arc, en arrière ; fortement
striés-ponctués ; interstries convexes, ou subconvexes.
L‘adulte a été trouvé dans de vieux fagots de bois de Pins.
Spécial à la France et très rare.
Drôme : Nyons, types, parmi les aiguilles de Pins, amassées au pied de

CALANDRINAE. — ACALLES 1393
ces arbres (Rxvoux !, LIâvE1LI.É ! ,ma coll.), — Basses-Alpes : Faillefeu
(HUSTACHE). — Alpes-Maritimes : St-Martin-Vésubie (GRouvEI.I.E, Cms). -—
Pyrénées—©I·ienta1es ; Vernet-les-Bains (A. GROUVELLE !).
17. Acalles (s. st.) Querilhaci H. BRISOUT, 1865, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 625. — SOLAR1, Lc., p. 505. —— Husr., 1931, p. 922. —— Cat. SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, p. 420.
Long. : 2,5-3.5 mm. —- Ovale, convexe, noir, squamulé de brun, avec,
par endroits de petites squamosités arrondies, serrées et de très courtes
soies dressées, celles des élytres unisériées sur chaque interstrie ; le pro-
thorax uniformément gris ; les élytres bruns, ornés de deux fascies clairœ,
l’une sur le tiers antérieur, très courte, obliquement disposée sur les 4·°. S'
et 6° interstries, l°autre antéapicale, transversale, étroite et sinueuse, par-
fois le reste de la partie apicale des élytres entièrement clair ; les pattes
brunes, sauf les tarses ferrugineux ainsi que les antennes. Rostre brim ou
rougeâtre, arqué, densément ponctué jusqu’au sommet, subdenté à la base
qui est un peu plus large que l’inte1valle interoculaire. Funicule à 1"‘ article
plus long que le Z'. Prothorax faiblement transversal, ses côtés subparallè-
les et convergents en arrière sur les deux-tiers postérieurs, fortement mais
graduellement rétréci en avant, rugueux, portant trois larges sillons lon-
gitudinaux arqués, le médian plus large et muni d’une fine carène centrale
bien nette, prolongée presque jusqu°au bord antérieur. Ecusson visible.
Elytres ovales, plus larges que le prothorax à la base, à angles huméraux
droits, saillants en avant, pourvu de 9 stries entières, la r10' abrégée et rac-
cordée à la 9° ; stries marquées de grands points peu profonds ; interstries
subconvexes, finement rugueux, callosités antéapicales nulles.
Mœurs inconnues ; Trouvé sous les écorces et aupied des Chênes (QUE-
RILHAC, Bot~xNAIRE 1). Très rare en France.
Haute-Garonne : Toulouse, types (QUERILRAC !, GRENIER, ma (:011.). —
Tarn : Albi (J. OLIER). — Pyrénées-Orientales : Vernet-les-Bains (A. GROU-
v12I.LE 1, GRENIER !).
Espagne : Sierra-Nevada. Algérie.
18. Acalles (s. st.) diocletianus GERMAR, 1817, Reise Dalm., p. 227. ——
affinis MEYER, 1896, Wien. Zeit., p. 15. — V. apterus MEYER l.c., p. 15. ——
uncatus DESBROCHERS, 1895, Frel., p. 47. — cyrumœ VITALE., 1903, Riv.
Col. lt., p. 4-4. —— V. carinicollis TOURN., 1873, Mitth. Schw. ent. ges., p.
185. — SOLARI, 1.c., p. 508. —— Husr., 1931, p. 924. — Cat. SAINTE-CLAIRE-
DEVILLE, p. 420.
Long. : 3-4,5 mm. — Oblong, convexe (le prothorax plus élevé que les
élytres), noir, revêtu densément de squamules cendréœ ou jaimâtres et
de très courtes soies dressées, peu nombreuses et peu distinctes ; le pro-
thorax orné de deux vagues taches foncées à la base ; les élytres avec une
tache basale sur les 3°, 4°, 5° interstries, une fascie transversale fortement
échancrée latéralement en avant, située un peu en arrière du milieu et
une autre plus courte, subapicale brimes, ces taches et fascies plus.ou
moins tranchées sur le fond pâle des élytrœ ; antennes et pattes ferrugi-

1394 coLÉoPTÈREs cURcUL1o1v1¤Es
neuses. Rostre peu arqué, élargi et subdenté à la base qui est plus large
que l’intervalle iuteroculaire. Funicule à 1”" article à peine plus long que
le 2*. Prothorax transversal, arrondi ou faiblement arqué et dans ce dernier
cas subparallèle, sur les côtés, de la base au rétrécissement antérieur qui
est fortement et brusquement accusé, le sommet fortement impressionné
transversalement, les angles postérieurs presque droits, la base tronquée,
un peu sinuée latéralement, pourvu de trois larges impressions longitudi-
nales, peu profondes, les deux médianes séparées par une carène obtuse.
Ecusson indistinct. Elytres oblongs, leur base à peine plus large que celle
du prothorax, l`angle huméral saillant, les côtés légèrement élargis de la
base au milieu, fortement rétrécis au sommet ; stries grossièrement ponc-
tuées ; interstries subplans ou convexes, les 3, 5, 7 plus relevés à la base
et calleux sur la déclivité postérieure.
v. ripterus l\1EYER (uncrzfus DBR.). — Corps plus allongé 1 prothorax et
élvtres subplans : carène centrale du prothorax obsolète 1 angle huméral
en forme de petite dent dirigée contre l`augle postérieur du prothorax.
v. carinicollis Toi;aN.. — Coloration du dessus uniformément grise 1
élytres sans trace de fascie post—médiane.
La larve vit dans les racines et les tiges de diverses Compositées Car-
duus nigrescens VViuL. (Y. l\1.-KYET, A. CHOB.\UT> 1 Crcpis frarmrrzcifolirr THUILL.
(l.IcnrEvs'rE1x) 1 Silybunz Maririniim GAERTN. (Cnomrr) 1 nuisible au Scor-
zonère cultivé :’.<'c0r:0ncm lu`spanz`m l..`= dont elle attaque les racines (V.
` `NIAYET)
Région méditerranéenne 1 commun par endroits. -· Var Z. — Bouches-
du—Rlrône. — Vaucluse. — Gard — Hérault. —— Aude. ——— Pv1·énees—©rien-
tales.
Les varitétés se rencontrent avec la forme typique 1 la v. cnrinicollis
beaucoup plus rare se trouve dans le Var 1 Fréjus, St-Raphaël (GREMER).
Elle est fréquente en Algérie. _
Europe méridionale 1 Sardaigne 1 Italie 1 Sicile 1 Dalmatie 1 Syrie ;
Grèce 1 Tunisie 1 Algérie.
19. Acalles ts. st.) tuberculatus RosENHAUER, 1856, Thier. And., p.
288. — Giraudi MULS., Op. 16, p. 65. -·- septemcostatus DESBR., 1892,
Frelon, p. 98. — brevis TOURN., 1873, Mitth. Schw. ent. ges., p. 187. —
v. Iusitanicus SOLARI, 1905, Ann. Mus. civ. Genova, p. 530. —— SOLARI, l.c.,
1907. p. 505. — HUs·r., 1931, p. 923. —— Cat. SArN·rE-CLA1RE—DEviLLE, p.
420.
Long. : 3-4 mm. — Ovale, assez court, très convexe, noir ; le revêtement
gris ou jaunâtre, composé de squamules pelluciformes, fortement appli-
quées. serrées, la moitié basale des élytres occupée par une large tache
commune biarquée en arrière, parfois étroitement séparée par la suture
ou plus largement par les deux premiers irrterstries, ou encore réduite à
une tache arquée partant de l’épaule et se terminant sur le 3° interstrie.
et dans ce cas, ne dépassant pas, en arrière le tiers antérieur des élytres,
la partie apicale parfois de même coloration claire et séparée de la tache
antérieure par une large bande brune, transversale, post-médiane, cette
bande parfois obsolète et masquée par de nombreuses squamules claires ;
le prothorax clair, plus densément squamulé sur les côtés, avec des soies

CALANDRINAE. — AcALLEs 1395
squamuleuses courtes, dressées, ainsi que sur les élytres ou elles forment
des fascicules recouvrant les tubercules des interstries ; antennes rousses ;
pattes foncées (tarses ferrugineux`). Protliorax transversal, arqué sur les
côtés, fortement rétréci en avant, les angles postérieurs obtus, marqué de
six sillons larges et profonds et de sept côtes, la côte médiane plus étroite,
les autres convergentes vers la base, limitées en avant par la dépression
transversale. Ecusson verruciforme, saillant. Elvtres ovales, leur base pres-
que aussi large que celle du prothorax, l’angle huméral saillant en avant,
leur plus grande largeur en arrière du milieu, les interstries plans, les
impairs portant de petits tubercules fasciculés, plus gros et plus rappro-
chés en arriére ; stries irrégulières, marquées de points serrés. Métafé-
murs atteignant presque l°apex des élytres.
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Fm. 850. —— Acaltes dromedmius Bon.
La sculpture prothoracique et la forme des élytres sont assez variables.
l. Carènes du prothorax bien marquées, la marginale obtuse
mais distinctement élevée. Elylros subparallèles de la base
jusqu’au tiers apical .. .. .. .. .. .. .. .. .. forme typique
— Carène centrale du prothorax peu marquée, les latérales
presque nulles, la marginale obsolète. Prothorax plus arrondi
su1· les côtés. Arrière-corps plus court, plus obèse, plus arqué
latéralement .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. V. Iusitanicus
— Caractères de la précédente, mais l’arrière-corps moins large,
plus rétréci postérieurement. .. .. .. .. .. .. .. .. v. Inevis

1396 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Mœurs inconnues. L’adulte se rencontre au pied des Chênes·lièges ;
parait franchement nocturne (HOFFMANN).
Provence ; très rare. Alpes-Maritimes : Menton (REY) ; Cannes (id.) ;
Mandelieu] l’Esterel et Théoule (Horrmxxx). — Var : St-Raphaël (Amzirrn Z,
LÉVEILLÉ I) ; Fréjus (RAYMOND, GREMER E) : Hyères (REY, GREMER !) . —-
Vaucluse : Mt. Ventoux (Cnomrr). `
Espagne, Algérie.
La v. lusitanicus se trouve au Portugal : la v. brevis au Maroc.
20. Acalles (s. st.) dromedarius BOHEMAN, 1844, in Schônberr, Gen.
Curc., VIII, p. 412. —— fasciculatus B0}!. lc., p. 4l2. »— plagiofasciatus
COSTA, A. Aspir., p. 47. — impressicollis LUCAS, lS49, Expl. Soient. Alg.,
p. 454. ~ SoLAR1, 1.c., p. 507. — Husr., 193], p. 925. — SAINTE-CLAlRE-
DEVILLE, Cat., p. 420 ; Cat. Corse, p. 438.
Long. : 3-4,5 mm. — Oblong, convexe, (le prothorax notablement plus
élevé que les élytres) ; revêtu très densément de grandes squamules jaune-
clair ou cendrées ; impressionnées, en partie imbriquées, avec de grosses
et courtes soies squamuleuses, formant de petits fascicules sur les tuber-
cules ; le prothorax foncièrement clair, avec deux vagues taches basales
brunâtres ou nulles ; les élytres ornés d’un dessin brun ou roux-fauve sur
fond plus clair, parfois peu tranché, comprenant une tache basale oblon-
gue sur chaque élytre et une large fascie post-médiane, transversale, for-
tement ondulée, remontant souvent sur les bords jusque sous l’épaule, la
partie apicale à partir de la déclivité soit entièrement soit en partie claire,
les taches et la fascie parfois bordées de squamules très blanches, cadu-
ques, rendant le dessin plus tranché ; antennes rousses, pattes ferrugineu-
ses, densément squamulées. Rostre noir, arqué, fortement squamulé jusqu’au
sommet (mâle) ou jusqu’à l’insertion antennaire (femelle). plus large à
la base que Yintervalle interoculaire. Prothorax fortement et brusquement
rétréci à son tiers antérieur, et fortement impressionné à cet endroit, légè-
rement arqué latéralement sur les deux autres tiers, les angles postérieurs
obtus, muni de huit tubercules fasciculés de jaune, dont quatre disposés en
arc au sommet de la dépression antérieure et quatre allongés, convergents
vers la base qu’ils atteignent, la ligne médiane avec ou sans carène. Elytres
oblongs, à peine arqués, assez longuementgrétrécis au sommet, l’angle hu-
méral subdenté en avant ; stries étroites, peu nettes, squamulées, à points
indistincts ; interstries convexes, portant des petites nodosités fasciculées de
roux sur les parties foncées, de blanc sur les parties claires, plus nombreu-
ses en arrière.
Mœurs inconnues_ Trouvé ·~su1· des Chardons (Bmsour), notamment sur
Onopordon illyricum L. (G. TEMPÈRE), dans le Roussillon.
Région méditerranéenne ; Corse. Rare.
Alpes-Maritimes ; St-Augustin-du-Var (J. Tmênoxn !). —— Var : Toulon
(ABEILLE !, GUÉMN !). — Bouches-du—Rhône : Saintes-Maries·de-la-Mer (A
Cnomur). — Vaucluse : Avignon (idem). —— Hérault : Cette (Cn. Bmsour).
Pyrénées—©rientales : Collioure (Bmsour, NonMANr>) ; Banyuls (LÉvEn.LÉ X).
— Corse (REVEMÈRE) ; Ajaccio (Vonoz).
Europe occidentale et méridionale ; péninsule ibérique ; Sicile. Nordf
de l’Afrique. Baléares. `

cALANDR1NAE. —— ACALLES 1397
20- bis Aealles ts. st.) Rolleti GERMAR, Fn. Ins. Eur., 1817, XXI, p.
14. — P. HERVÉ, Flîntomologiste, 1951, T. VII, n° 4-5, p. 117. —— 121.
Long. : 5,5-9 mm. — Se distingue, en dehors de la taille, par le pro-
thorax largement arrondi latéralement, la tache latéro-basale foncée accu-
sée, la surface bosselée, mais ne présentant aucun relief tuberculeux ou
caréniforme distinct. Les élytres sans calus antêapical saillant, les points
des stries grossiers assez espacés ; l’espace compris entre les fascies claires
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Frc. 851. ——— Acalles Rolleti GERM.
antérieure et postérieure, formant une large bande transversale, post-mé-
diane, d’un brun-foncé. Les fascies claires d’une seule teinte, non bordées
de squamules plus blanches. Les squamules grandes, fortement concaves.
F émurs et tibias grisâtres, fortement annelés de brun. Le dessin prothoraci-
que nul, en dehors des trois taches basales foncées. Rostre densément squa-
mulé à sa base, finement pointillé ; plus robuste, plus mat en avant chez
le mâle.
La larve vit el se transforme dans les tiges sèches ou vivantes d‘Euphor·-
bm dendroides I,. La poule doit s’effectuer au printemps. La sortie imagi-
nale a lieu de la mi-juillet au début de septembre. Les adultes nés tardi-
vement passent l’hiver en loge, les autres hivernent à l’extérieur. (P.
Hsnviâ).

1398 (ÈOLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Alpes-Maritimes : Mt Boron, en nombre. 26 août 1951 VP. Hsnviâ) ; Cap
Ferrat, nombreux exemplaires sur la même plante : aoùhseptembre 1952
(P. Box.inox.·.l. N’était connu que de la Sicile. Italie, Algérie.
Oseavariox. — Ne peut se confondre avec aucune autre espèce de notre
faune. Sa taille très grande égale celle des plus grands glcalles paléarcti—
ques, tels que .~l. argillaccus Bon et sl. aeonii Wori., des Canaries. Son
victus confirme celui de nomlireuses espèces africaines et macaronesiennes.
dont les larves vivent dans le bois d’Euphorbes arborescentes.
l,’Ei1pl1oi·lii'«i demlroirles l... espèce suhtropicale. est indigène dans le
Var et les Alpes-Maritimes. surtout depuis Nice _iusqu`à Menton. On la
trouve en Corse. aussi serait-il interessant de rechercher si l’insecte y est
inféode dans l`île ? .1. Rolleli. comme la plupart des tealles, émet une
stridulation distincte.
Gen. ECHINODERA WoLLAsToN. 1864, Rép, p. 349
(A. ROUDIER. Societas Scientiarum Fennica ; Commentationes Biologi-
cae. XIV. 6, Novembre 1952. p. 1-16. 2 pl.`t.
Ce genre est considéré par la plupart des auteurs comme un groupe sub-
générique du genre Acalles. Le catalogue WIINKLLR, cependant, lui assigne
une autonomie justitiée par les proportions des segments de l’abdomen
(voir Caractères au Tableau des genres de la Tribui. En outre une soi-
gnense étude (A. ROUDU-IR l.c.`t, (léII'l0lltl'€ la différence notable existant
dans la conformation du pénis, chez les deux groupes. Les Ec/zinodera ont
le lobe médian (vu de face`) terminé en pointe aiguë, mince et souvent
flexueuse : le sac interne plus volumineux ne porte pas de pièces chitinisées
différenciées. et le tegmen ne présente souvent aucune trace de manubrium.
Alors que les dcalles ont la pointe péniale plus ou moins obtusément arron-
die et le tegmen avec le manubriznn, bien que souvent rudimentaire, tou-
jours visible.
Les /z`e1i[no«Im·«i ne sont pas représentés aux Açores ni ii Madère : les
Canaries en possèdent six espèces. tin en rencontre une vingtaine dissé-
minés dans le nord de l’At`rique et en Europe. Notre faune en compte
quatre. Leurs moeurs sont en tous points analogues 51 celles des Acallcs
et vivent aux dépens de la plupart des mêmes espèces végétales. Plusieurs
d’enti·e elles s’attaquent en outre aux Lauracées.
TABLEAU DES SOUSJLENRES tsensu ROUDIERi
— Yeux latéraux. petits_ ovales. Présence de soies alignées sur
les interstries (sauf chez pilnlri \Vor.Ll. Lolue médian du pénis
terminé en pointe triangulaire aiguë, mince et flexueuse :
tegmen sans trace de manubrium ...... Echinodera ts. st.}
—— Yeux plus grands. arrondis. places plus haut. Soies très
courtes. non disposées en ligne sur les interstries élvtraux.
Pénis à lobe médian non terminé en pointe triangulaire
aigue ; tegmen tantôt comme chez les Echinodervz s.st., tantôt
comme chez les lerilles, c’est—a—dire avec une amorce de
matiulirilini ................. Ruferîa

cirmoaimiz. — Ecnmooem 1399
REM_\agt*E_ — Les sous-genres Eclzinodera s. st et Ruteria A. Roumnn,
ont respectivenient pour subgénotypes : hyslrir WoL1.., des Canaries et
hypocrite Bon. Nous ne tenons pas compte de ces coupes dans la partie
descriptive. Mentionnons à titre indicatif, pour nos espèces, que Variegata
Bon et Ochsi Sol, entrent dans le premier groupe, et Porcheti HOFFM.
(avec ligjpocrilu) dans le second.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Prothorax transversal, non arrondi vers le milieu des
côtés ; élytres en ovale court, pourvus de soies plus ou
moins nombreuses, mais bien visibles en arrière. Bord an-
térieur du 1'” segment ventral en arc large contre le mé-
tasternum ................ 2
-— Prothorax aussi long que large, ses côtés arrondis vers le
milieu et de là progressivement rétrécis en arrière et modé-
rément en avant, au premiers tiers. Elytres en ovale allongé,
moitié plus longs que larges, sans soies dressées (exception
faite des petits fascicules- des interstriest. Bord antérieur
du 1°’ segment ventral en arc court contre le métasternum ;
le 2‘ segment plus large que les S' et 4' réunis. Long. :
5 mm ............... 2. Porchcti
2. Prothorax subparallèle dans sa moitié postérieure, assez for-
tement resserré en avant. Elytres en ovale large, seulement
un peu plus longs que larges, à soies nombreuses. plus cour-
tes. Abdomen à 2“, 3" et 4" segments de largeur subégale.
Points des stries des élytres recouverts par la squamula-
tion. Long. 2 4,5-5 mm ......... 1. hypocrita
—- Prothorax subconique, graduellement rétréci de la base au
sommet, peu resserré à ce dernier endroit. Èytres courts,
obtus, aussi larges que longs, portant de nombreuses soies
Abdomen à Z' segment à peu près aussi large que les 3' et
4' réunis. Points des stries élytrales visibles. Long. : 1.5-
3,5 mm ................. 3
3. La 1()' strie des élytres confluente à la 9" ......, 4
— La I0° strie des élytres indépendante de la 9° . variegata Peragalloi
4. Prothorax modérément arrondi ; soies dorsales plus cour-
tes. Eytres subglobuleux. Long. : 1,5-3,5 mm . . . 3. variegata
-— Prothorax plus fortement arrondi, plus fortement resserré
en avant, visiblement rétréci à la base ; soies dorsales plus
longues. Elvtres moins globuleux. Même taille que le pré-
cédent ............... 4. Ochsi
1. Echinodera hypocrita BOHEMAN, 1837, in Schônherr, Gen. Cure., IV,
p. 346 et 1.844, VIII, p. 417. — SOLARI, 1.c., p. 540. — Husr., 1931. p.
926. —— A. Ho1=FMANN, 1935, Bull. Soc. ent. Fr., p. 164. — Cat. SAINTE-
C1,·uRE—DEv1LLE, p. 420.

1400 coLÉoPrÈREs cURcUL1oN1nEs
Long. : 4,5-5 mm. — Ovale (les élvtres convexes, le prothorax beaucoup
moins), noir, revêtu de squamules brunes ou noires, orné d’un dessin blan-
châtre ou jaunâtre, comprenant, sur le prothorax, une bande latérale peu
nette et sur les élytres, une fascie transversale post-médiane courte, com-
posée de trois taches, occupant les 2”, 3* et 4” interstries, une macule sur
le tiers antérieur du 4~° et parfois une tache ponctiforme vers le calus humé-
ral : le prothorax avec quelques petites soies squamuleuses très courtes,
redressées et noires ; les interstries élytraux avec des soies semblables, plus
nombreuses sur la déclivité postérieure et condensées, en outre, en petites
touffes sur quelques taches noires ; antennes et tarses rougeâtres ; tibias
ferrugineux ; fémurs bruns. Rostre noir, peu arqué, ponctué, dénudé, lui-
sant. aussi large que l°intervalle interoculaire. Funicule à deux premiers
articles égaux. Prothorax faiblement transversal, les côtés un peu arqués,
'subparallèles sur la moitié postérieure, graduellement rétrécis et un peu
sinués en dedans en avant, obsolètement canaliculé au milieu. Elytres lar-
ges, ovales, leur plus grande largeur vers le milieu, fortement rétrécis en
arrière. verticalement déclives au sommet, munis de 9 stries entières, la
IO' abrégée en avant, le bord marginal lisse, désquamulé ; stries étroites
sans points distincts ; interstries très convexes. granuleux. Métafémurs
dépassant un peu l’apex des élytres. Abdomen à l" segment aussi long
que les trois suivants réunis, le 2* aussi long que le S'.
La larve vit et se transforme dans les branches de Frêne (l‘l.\LCOZ, Bull.
Soc. Ent. Fr., l923, p. 262). L’adulte a été observé sur le Hêtre (Babar).
et en nombre dans des fagots de Noisetier (TEMPÈRE). Trouvé en nombre ix
Nyons (Drôme) dans des branches mortes de L/lIIl'll$ nobilis l,. (llorrnrxxx).
liinsecte stridule fortement (TEMPÈRE). — Mars ii septembre.
Répandu et assez commun dans de nombreuses localités. Rare dans
l`ouest. Moselle. — Ht-Rhin!. —— Meurthe-et-Moselle !. ——-· Vosges. ~- Hte-
Marne. — Marne. — Seine—et-Marne !. — Loir-et—Cher. È Aisne I. -—— .\r<len—
nes I. --- Oise. — Seine. —- Seine—et-Oise I. — Loiret. A- Nièvre E. —— (lote-
d’()r. —— Haute-Vienne. »— Puy—de-Dôme. — Doubs. — Ain. —— Rhône. —
Isère. ———— Drôme Z. — Savoie. —— Tarn. —— Vaucluse, — Gard. —» Gironde. —
l.oir<·—Maritime.
lîurope moyenne : Espagne : Suisse : Rhénanie : Belgique : Hollande 1
Allemagne : Autriche 1 Hongrie ; Italie : Bosnie : Roumanie.
2. Echinodera Porcheti A. HOFFMANN, 1935, Bull. Soc. ent Fr., p. 161.
— Cat. SA1Nr—CLA1RE—DEv‘1LLr;, p. 120.
Long. : 5 mm. i Ovale, un peu allongé, convexe., noir, revêtu de squa-
mules ovales, peu serrées, un peu plus grandes et fauves sur le prothorax.
grises ailleurs, sans autres soies que celles des petites brosses noires. assez
longues, dressées des interstries impairs ; les deux premiers interstries ély-
traux. après le milieu, ornés d’une petite tache transversale blanche. très
nette ; les antennes, les tarses, les tibias et le rostre ferrugineux, les fémurs
foncés. Rostre arqué, finement pointillé au sommet chez la femelle, à peine
plus large à sa base qu’en son milieu, subégal en largeur à Yintervalle
interoculaire. Funicule à 2* article de 1/3 plus large, que le I'". Prothorax
aussi long que large, ses côtés sinueusement et modérément rétrécis en

CALANDRINAE. — Ecnxxonnm 1401
avant; arrondis vers le milieu et rétrécis progressivement en arrière, les
angles postérieurs presque droits. sa ligne médiane canaliculée sur sa moi-
tié postérieure. la ponctuation assez forte. peu serrée, masquée par le revê-
tement plus dense sur les côtés. Elytres ovales, les épaules obliquement
arrondies, peu arqués latéralement, régulièrement rétrécis de la base au
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.A:}ïUft|'|\Ã~‘I'|·5
Fu;. 852 à 857. — 852 : Echinodera Porcheti H0rFM.. —— 853 : E. hypocrita Bol-x.
—— 854 : E. variegata Peragallo-i Cn¤vn.`©°'. — 855 : E. ochsi Soma; O'. — 856 : antenne
droite chez E. variegata Pemgalloi g'. ·-— 857 : idem. chez E. Ochsi 5.

1402 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
sommet qui se termine en pointe assez allongée, leur plus grande largeur
après les épaules, verticalement déclives en arrière ; interstries dorsaux
plans, sauf le 2° après le milieu et ceux des côtés convexes ; stries assez
fortes, à points assez gros au fond desquels se trouve une petite squamule
allongée, couchée, blanchâtre, la 1()‘ strie entière, plus line et à points
plus petits que chez les autres, le bord marginal squamulé. Pattes assez
longues, les métafémurs n’atteignant pas l’apex des élytres ; tibias droits.
Abdomen â 1°' segment une fois aussi large que les trois suivants réunis,
le 2° plus large que les 3° et 4·° ensemble, ces deux derniers égaux.
Mœurs inconnues.
Haute—Garonne ; Montagne de Burat (alt. 1850 m), près du village de
Marignac ; deux individus femelles, le 16 juin 1934 (R. Poncnsr),
3. Echinodera variegata BOHEMAN, 1837, in Schônherr, Gen. Curc., IV,
p. 353. — Subglobata DESBROCHERS, Frel., 11, 1892 (non MEYER 1896).
Long. : 1,5-3,5 mm. — Ovale court, convexe, noir ou brun ; revêtu de
squamules arrondies, serrées brunes, jaunâtres et de nombreuses soies épais-
ses, très courtes, dressées, grisâtres ou flavœ, celles des élytres alignées,
unisériées sur chaque interstrie ; les squamules claires réparties plus ou
moins régulièrement sur le prothorax et les élytres ; élytres ornés en arriè-
re, d°une étroite fascie blanche, arquée, ondulée, plus ou moins tranchée ;
antennes rousses ; pattes ferrugineuses, les fémurs plus foncés. Rostre peu
courbé, élargi à la base qui est aussi large que l’intervalle interoculaire.
Funicule à 2° article aussi long que le l“". Prothorax subconique, un peu
plus large que long, les côtés peu arqués, couvert de gros points variolés,
brièvement satigères, l’interponctuation rugueuse, squamulée. Elytres en
ovale court, aussi larges que longs (vus de dessus), brièvement acuminés
et verticalement déclives au sommet, l’angle huméral presque droit, fine-
ment squamulé de clair ; stries au nombre de dix (la 1()° confluente à la
9°), étroites, ponctuées ; interstries convexes, le marginal squamulé. Pattes
courtes, tibias droits. .Abdomen à 2° segment à peu près aussi large que
les 3-4 réunis.
Mœurs inconnues. Souvent au pied des oliviers.
Sicile, d’0ù l’espèce est décrite ; Algérie ; Maroc. Signalée à tort de la
France où elle est remplacée par la s0us—espèce suivante.
Subsp. Peragalloi Canvnomr, Cat. Gnnxisn, Coléopt. Fr. et Matériaux
pour Fn. Col. français, 21 juillet 1863, p. 111. — variegatus auct (non
Boa.). — crcnatus REY, 1895, L’Ech., p. 36. — Somm, 1. c., p. 545. — Husr.,
1931, p. 927 (sub varicgatus). — A. HOFFMANN, 1935, Bull. Soc. ent. Fr., p.
165. —— Cat. SAINTE·CI..\IRE·DEVILLE, p. 120 ; Cat. Corse, p. 438, (Sub varie-
gatus).
Même taille que la forme typique : diffère par la 10e strie élytrale indé-
pendante de la 99 strie et les soies dorsales plus courtes.
Mœurs inconnues. Sigalé sur Populus tremula L., sans précisions (KLEI-
NE). Région littorale de la Provence et de la Corse. — Assez rare.
Alpes-Maritimes : Nice, Beaulieu, Cannes !, Grasse !. — Var 2 Hyères
Fréjus l, Toulon, Le Luc !, etc. — Bouches-du-Rhône 2 Aix !, Mézargues.
— Hte-Garonne : Luchon (Gmzmrzn !). — Corse : Bocognano, Vizzavona.
Italie ; Ligurie, Algérie, Maroc, Espagne.

CALANDRINAE. — ECHINODERA 1403
Subsp. Schaeferi, nova . —— Soies des élytres en majeure partie noires,
plus épaisses mais non claviformes ; le prothorax orné d’une ligne mé-
diane et deux taches ponctiformes dorso-latérales, sur le milieu, claires.
Elytres non faiblement sinués derrière les épaules, l‘angle huméral obtus.
Rostre fortement caréné. 2** segment ventral garni d’une rangée de points
non différenciés de ceux du I" segment (Cette rangée de points moitié
plus profonds et plus grands que ceux du l" segment chez la forme
typique). Alpes·Maritimes : Vaugrenier, 15-3-1946 (L. Scnmmn). Comme
chez Peragalloi, les deux dernières stries élytrales sont indépendantes.
Onsnnvyrion. — Echinodcra subglobata DESBR. (Frei., 2, 1892) est une
race de E. varicgata, chez laquelle la l0° strie est confluente avec la 9*, au
niveau des hanches postérieures. On la rencontre en Algérie, surtout au
Mt Edough. E. Brîsouti Rmrr., de Corfou, peut être également considéré
comme une race de variegata, sa taille est ordinairement plus forte et la
10** strie est réunie à la 9e un peu en arrière du niveau des hanches posté-
rieures. E. costata CnEvn.. 1861 (/uscus CHEV11., l. c. —— subglobata l`1EYER,
1896 (non Dessin). — wlgiricus Pic, 1905), diffère notablement de subglobata
Dasnn., à laquelle on l’a réuni parfois à tort, par sa squamulation d’un gris
uniforme, ses soies plus longues, plus nombreuses, le corps plus étroit, il
se trouve en Kabylie.
4. Eclxinodera Oclisi F. SOLARI, 1952, Bull. Soc. ent. ltal., LXXXII,
n°' 5-6, p. 48.
Taille et aspect de variegaza Bon. ll s’en distingue malaisément lorsque
les spécimens manquent de fraîcheur. Le prothorax moins transverse est
un peu plus rétréci à la base, plus fortement en avant, arrondi latérale-
ment, la ponctuation un peu plus faible, subrugueuse, non variolée (chez
variegata, le prothorax est plus court, moins arrondi, non visiblement ré-
tréci postérieurement, à points grands, variolés, bien définis). Les élytres,
bien que brièvement ovalœ, ne sont pas subglobuleux, profondément striés-
ponctués, les points nettement délimités, leur écartement un peu moindre
que le diamètre d’un point ; les interstries fortement convexes, un peu plus
larges que les stries (caractère visible chez les individus dœquamulés) ;
lœ squamules moins fines, ne masquant pas aussi totalement les téguments
que chez variegata ; stries plus larges, plus creusées, les interstries plus
convexes et moins larges que chez ce dernier. Les soies dorsales des ély-
tres plus longues, aussi longues que la largeur d°un interstrie discal (chez
variegata, les soies sont de moitié moins longues que la largeur d’un inter-
valle). Enfin les antennes sont plus courtes, la massue plus aiguë que chez
variegata. Le lobe médian du pénis que l’auteur indique comme très dilîé-
rent de celui de ce demier, lui est, en réalité à peu près identique.
Cette espèce pourrait se confondre également avec valida HAMP., appar-
tenant au même genre, mais celui-ci a le rostre bien moins élargi à la base,
ses stries élytérales plus fortes, à points plus grands, plus allongés sont
plus ou moins confluents ; les soies des interstries sont plus raides, un peu
plus longues et moins nombreuses.
Parait à notre avis, constituer une race particulière de variegata, plu-
tôt qu’une espèce propre.
Alpes-Maritimes : Les Launes, près Beuil (Armou, BEnrnE·M0N·r, leg.
Omrs) i Valberg, V1, 1951 (0cns 1)

1404 conéorrizmas cuncuniomoms
Tribu des Trachodizni
Hanches prothoraciques subcontiguës ; prosternum non excavé devant
celles-ci. Tibias armés d’un onglet apical externe ; ongles libres. Revête
ment composé de squamules et de soies épaisses, Aspect d`un Acalles.
Uu seul genre.
Gen. TRÀCHODES GERMAR. 182-1, lns. Sp. nov., p. 325
(J. ou VAL, Gén. Col., Cure., 1863..IV, pl. 22, fig. 107. REITTER, Wien.
ent. Zeitung, 1888, p. 267).
Rostre grêle, allongé, cylindrique, rétréci
en avant. à partir de l’insertion antennaire,
,, arqué, ses scrobes iniiéchis, atteignant la
i< _- e . , .
^s__   »· y ,_«· base en—dessus. Antennes submedianes : sca-
- ‘.\/,  _\    pe claviforme ; funiculé de 7 articles, le 1"
y _  $9 épais, subégal au 2', les suivants courts, gra-
`Qïàà   ws duellement élargis ; massuegovale. Yeux OV3-
  les, transversaux, subdéprimés. Prothorax
 É; faiblement transversal, convexe, tronqué à
A Z    ses deux extrémités, faiblement arrondi laté-
;*'   ,·_r ` A· ralement, presque droit sur ses deux-tiers
   A  É inférieurs, rétréci en avant ; lobés oculaires
_,-`    2 i` peu marqués. Ecusson nul. Elytres ovales
t   ‘ _ï _ ;,   ` ' '
  ·,,K`}',*`ï,`  \ oblongs, soudés, un peu 'arques, plus larges
_.-_:,`..^;ɧ:;•L ef que le prothorax, les épaules obtusement
,     V, angulées, rétrécis, acuminés au sommet. Fé-
‘ `É;ïF*" É murs dentés ; tibias comprimés, bisinués en
e   dedans, arqués à leur base, ongulés au som-
lx \ met externe ; protibias subanguleux vers leur
f  Pi milieu interne ; tarses courts, spongieux en-
` _dessous. Abdomen à 2' segment égal aux 3--l·
Fm, 858_ réunis, suture du 2* avec le 1"", fine. angu-
Trachodes hispidus L. l€LlS€.
Caractères sexuels secondaires indistincts.
Ce genre renferme une demi-douzaine d’espèces européennes, dont une
seule en France. Les Tmchodes ont un faciès rappelant les Acalles avec.
lesquels on peut les confondre à première vue. Leurs mœurs sont in peu
pres inconnues.
Trachodes hispidulus L., 1758, Syst. Nat., X, p. 383. —— squamifer
PAYK., 1800, Fu. Suec., 111, p. 206. — acanthium BECK., 1817, Beitr. Baier.
Ins. Faun., p. 22. — Husr., 1931, p. 898. — Cat. SA1N·rE·CLA1m;-Dt:v1LLe,
p. 419.
Long. : 2,5-4 mm. -—- Oblong, convexe, brun—foncé ; revêtu de grosses
squamules noires ou cendrées et de soies squamuleuses dressées. rangées
longitudinalement en 4 séries sur le prothorax, plus grossières et unisé-
riées sur les interstries impairs des élytres, ces derniers ornés d’une bande

CALANDRINAE —- niaiuznoixius 1405
post-médiane transversale, blanche ; antennes, pattes et rostre ferrugineux.
Rostre arqué, luisant, égal à la tête et au prothorax réunis. Antennes post-
médianes. Prothorax non transversal, profondément ponctué. Elytres ova-
laires, acuminés en arrière, finement striés. Protibias subdentés au milieu
de leur tranche interne.
Vit. dans les menues branches sèches du Chêne, du Hêtre, du Bouleau.
Répandu, bien qu’assez rare, dans plusieurs régions de notre faune. Loire-
Inférieure. - Vendée. - Nord. — Alsace. - Vosges. - Jura. - Bassin de la
Seine. - Ardennes ! - Côte—d’0r. · Ain_ - Isère. - Tarn. — Aude. - Anjou !
Limousin ! - Nivernais ! — Mayenne ! - Orléanais ! Non cité de la région
sèche de la Provence, Languedoc, Roussillon, ni des Pyrénées.
Europe septentrionale ; Suisse : Belgique.
Tribu des Derelomini
Scrobes obliquement dirigés jusqu7aux yeux. en partie bien visibles sur
les côtés (vus de dessus). Funicule antennaire de 7 articles. Pygidium non
découvert. Hanches prothoraciques écartées, subglobuleuses. Fémurs iner-
mes ; tibias sans onglet apical ; ongles libres. Prosternum à bord antérieur
entier.
Un seul genre en France.
Gen. DERELOMUS SCHôNHERR, 1826, Curc. Disp. Méth., p. 235
(Ochmnulus REITT., Wien. ent. Zeit., 1887, p. 13).
Rostre allongé, mince, peu arqué. ses scrobes naissant un peu en avant
de son milieu, prolongés jusqu’aux yeux et en avant, jusqu’au sommet par
un sillon très fin. Antennes submédianes ou subapicales ; scape sublinéaire,
atteignant l’œil ; le 1°" article du funicule allongé, les suivants courts, ser-
rés ; massue ovalaire. Yeux assez grands, ovales, peu convexes. Prothorax
trapézoïdal, les côtés presque droits, finement marginés en arête, briève-
ment étranglé en avant et marqué à cet endroit d’un profond sillon trans-
versal se continuant sur le prosternum, angles antérieurs dentés, bord anté·
rieur relevé, base tronquée. Ecusson arrondi, bien visible. Elytres faible-
ment convexes, oblongs ou suboblongs, très peu plus larges que le protho-
rax, épaules subanguleuses, arrondis au sommet. Pattes courtes ; fémurs
claviformes, mutiques ; tibias droits ; tarses courts. Hanches prothoraci-
ques à écartement moindre que celui des autres paires. Abdomen à 6 seg-
ments visibles ; le 6° très court (bien visible chez la femelle), le 2° arqué
en arrière, sinué en avant, au milieu, les 3'-4·° respectivement moitié plus
courts que le 2°. Métasternum avec une ligne médiane enfoncée.
Les mâles ont le rostre plus court, plus robuste, moins courbé, plus for-
tement sculpté, les antennes subapicales, le 1°' segment ventral légèrement
impressionné sur sa ligne médiane, le 5° segment plus court. Les femelles
ont les antennes insérées un peu en avant du milieu du rostre, le 1°' seg-
ment ventral simple, le 5° plus grand, le 6‘ plus visible.
Ce genre se compose d‘une vingtaine d’espèces, la plupart disséminées

1406 c0LÉoPTÈREs cuRcUL1oN1¤Es
en Afrique équatoriale et quelques autres dans diverses régions chaudes
ou tempérées.
Notre faune ne renferme qu°une espèce dimorphe, dont les deux formes
peuvent être distinguées ainsi :
1. Elytres à interstries plans, sauf parfois le 5“ costiforme chez
le mâle ; points des stries non approfondis vers la base.
lîong. : 2,2-3 mm ........... chamaeropis
— hlytres a mterstries convexes dans les deux sexes, le S' plus
élevé, plus ou moins costiforme chez le mâle ; points des
stries plus forts et approfondis vers la base. Même taille
(1) .........,... Subsp. subcostatus
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  iè   =. "   ..;· 1. .J, $‘   È
   
Fra. 859. Fm. 860. — Sharpia rubida Roseau.
Derelomus chamaeropis F.
Derelomus chamaeropis F., 1793, Ent. Syst. suppl., p. 167. -—· HUST.,
1931, p. 726. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 412.
Long. : 2,2-3 mm. — Oblong, subdéprimé, roux ou testacé, subglabre,
muni en dœsus d’une pubescence Have, extrêmement finé et courte, peu
visible ; le rostre, une tache discale en forme de losange plus ou moins
étendue (envahissant parfois toute la surface), l’écusson et la poitrine noirs;
la tête, la base du rostre et le reste du prothorax d’un roux-rougeâtre ; les
élytres d’un roux-clair ou testacés ; les antennes et les pattes de cette der-
nière coloration. Rostre subégal (mâle) ou égal (femelle) à la tête et au pro-
(1) La différence entre les femelles des deux formes est souvent peu sensible :
le rostre, chez la sous-espèce est un peu plus long et plus sculpté, les stries élytra-
les plus marquées en avant, la pilosité plus visible par rapport à la forme typique
du même sexe.

CALANDRINAE. — DEREr.oMUs 1407
thorax réunis. strié, mat. Tête finement ponctuée. Prothorax mat, fortement
transversal, subtrapézoïdal, les angles postérieurs arrondis, superficielle
ment couvert d’une fine ponctuation subruguleuse. Elytres un peu luisants,
subparallèles, les stries fines à points plus profonds à la base chez la
femelle.
Subsp. subcostatus Bon., 1844, in Schônherr, Gen. Cure., VIII, p. 92.
Diffère par quelques caractères, d’ailleurs assez peu constants, surtout
chez la femelle, et d’autre part souvent exagérés par les auteurs (Voir
tableau précédent).
Les deux formes vivent ensemble, le plus souvent ; elles sont soumises
aux mêmes variations de couleur. C’est ainsi que l’on trouve des individus
ayant la tête noire ou rousse, le prothorax roux sans tache discale foncée
ou entièrement noir ; la suture élytrale plus ou moins foncée ; les élytres
avec une fascie post-scutellaire courte, oblique plus ou moins nette ; les
deux premiers segments foncés.
Dans les fleurs mâles de Chamaerops hurnilis L. ; surtout de fin mai à
um.
J Provence ; prodigieusement abondant par endroits.
Hérault : Montpellier. — Vaucluse : La Bonde. — Var : Toulon ; Hyères ;
Cavalière : etc... — Alpes-Maritimes ; Cannes ; la Bocca ; Mandelieu, très
commun (!).
Non cité de la Corse.
Nord de l'Afrique ; Espagne ; Baléares ; Madère ; certains spécimens
entièrement noirs ou bruns, sauf les antennes et les pattes rousses (Bala-
chowsky.), se rapportant à la forme subcostatus ; Italie ; Sicile ; Sardai-
gne.
Tribu des Smicronychini
Rostre séparé du front par une dépression ou une ligne transversales.
Yeux oblongs, contigus, ou subcontigus en-dessous. Tête fortement enfoncée
dans le prothorax. Elytres à strie marginale (10*) effacée en arrière, s’ar-
rêtant au niveau de l’épisterne métathoracique, la 9° entière bien distincte,
llinterstrie séparant ces deux stries sillonné. Ongles soudés à la base.
TABLEAU DES GENRES
1. Revêtement dorsal composé de squamules simples, parfois
entremêlées de pubescence courte. Onychium notablement
plus court que les trois articles précédents réunis ; ongles
grêles, très petits. Rostre arqué, inerme en-dessous. Stries
élytrales bien marquées. Fémurs inermes ou parfois très fine-
ment spinulés chez le mâle. (Subgen. Smicronyx s. st.) ou
rostre subrectiligne avec une courte dent basale en-dessous.
Stries des élvtres réduites à des lignes de points. Fémurs
finement dentés chez les deux sexes (Subgen. Chalbodontus
DBR.) ............ (p. 1409) Smicronyx
— Revêtement du dessus composé de squamules très denses,
avec, sur les élytres, des lignes de soies alignées, semi-
dressées. Onychium subégal aux trois articles du tarse réu-
nis ; ongles robustes, normaux ..... (p. 1408) Sharpia

1408 COLÉOPTÈRES cukcuriomnns
Gen. SHARPIA TOURNIER, 1874, Ann. Soc. ent. Belg., p. 69 et 84
(FAUST, Horae Soc. ent. Ross., XVI, 1881, p. 31. —— SCHILSKY, Die Kâfer
Europas, 1907).
Rostre élancé, grêle, cylindrique, arqué ; ses scrobes subrectilignes, con-
fluents en-dessous. Antennes fines, antémédianes ; scape flexueux, brus-
quement épaissi au sommet, n’atteignant pas les yeux ; funicule de 7 arti-
cles, le 2° article moitié moins long que le I", subcylindrique, un peu moins
épais, les suivants progressivement plus courts ; massue oblongue acumi-
née. Yeux non convexes, subcontigus en-dessous. Prothorax non ou fai·
blement transversal, peu arqué latéralement, brièvement étranglé en avant.
Ecusson petit, visible. Elytres plus large que le prothorax, à côtés faible-
ment arqués, les épaules accusées. Pattes allongées ; fémurs inermes ;
tibias droits ; 3° article des tarses non lobé, non spongieux en-dessous et
très peu plus large que les précédents ; ongles assez forts, soudés à la
base. Caractères sexuels secondaires faibles. Rostre du mâle squamulê en
avant de l’inserti0n antennaire, celle-ci située un peu plus en avant du
milieu. Prosternum échancré en avant.
Ce genre renferme une denii-douzaine d’espèces réparties dans diverses
régions de l’ancien continent ; Egypte, Sibérie orientale, Syrie. Turquie et
parties circa-rnéditerranéennes. Une seule espèce en France.
Sharpia rubida ROSENHAUER, 1856, '1`hier. And., p. 279. — v. biskren-
sis DESBR., Opusc., 1875. — v. gracilenta FAIRM., Bull. Soc. ent. Fr., 1880.,
p. 24. — Husr., 1930, p. 797. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 415.
Long. : 2,3-2,5 mm. — Oblong, peu convexe, brun·rouge, recouvert de
squamules cendrées, assez grandes, impressionnées, très denses, imbriquées
par endroits et de soies blanches, soulevées, un peu arquées, irrégulière-
ment disposées sur le prothorax, un peu plus longues, unisériées sur les
interstries des élytres ; ceux-ci ornés parfois d’un vague dessin blanchâ-
tre, peu tranché, composé d’une tache transversale sur le milieu des 2° et
3° interstries et d’une linéole à la base du 3° ; les antennes rousses, le funi·
cule ferrugineux ou noirâtre ; les pattes ferrugineuses, les tarses foncés.
Dessous du corps squamulé comme le dessus. Rostre rougeâtre, long, mince,
courbé, dénudé et brillant à partir de l’insertion antennaire. Prothorax non
transversal, faiblement arqué, sa plus grande largeur un peu en avant du
milieu, rétréci en avant. Elytres anguleux aux épaules, les côtés presque
droits, subparallèles jusqu’au tiers postérieur : stries fines ; interstries
plans.
La- larve, vit en Provence, dans le collet d`une Carduactëe : .ttraclyl1`s
humzlis I,. Obtenu ex larvu de cette plante. à la Hoquette—sur-Siagne,
(A. M.) le 12 septembre 1940 (A. HorFMA>xN)_ D
Très rare en France z Var : Le Luc (LÉVEILLÉ E) 1 Hyères (GREMER, mn
coll., BRISSOUT Y) —— Bouches-du-Rhône : Camargue, Albaron (I,. PUEL X),
sur un petit chardon indéterminé : mai à juillet. — Alpes-Maritimes : I,a
R0quette·sur-Siagne (HoPrM.aNv). — Hérault (cité par Husracnra),
Espagne : Carthagène, typo. — Italie (Tornmea). — Caucase (Mizsmx).

CALANDRINAE — SMICRONYX 1409
tissrgnvxrioxs. -— J`ai pu voir deux spécimens de S. biskrensis DESBR.,
nommés par 1’auteur, ainsi que le type S. gracilenta FMRM. Ills doivent être
réunis et constituer une race différant légèrement de S. rubida. Cette
différence s’observe par le rostre squamulé presque jusqu’à 1’extrémité
dans les deux sexes, les pattes plus grêles, les squamules plus petites et
plus fortement impressionnées, le dessin 'clair des élytres un peu plus net.
Egypte ; Algérie ; pas rare à Bxsxm (BONNMRE !).
Gen. SMICRONYX SCHôN1-IERR, 1843, Gen. Sp. Curc., VII, 2, p. 313
(I. DU VAL, Gen. Col., IV, 1868, p. 48 ; pl. 21, fig. 101). (Micronyx
SCHÉSNH., 1836, Gen. Curc., III, p. 423)  
(Synopsis : TOURNIER, Ann. Soc. ent. Belg., XVIII, 1373. p. 77 ; HUS-
TACHE, Curc. gallo-Rhénans, in Ann. Soc. ent. Fr., XCIX (1930). p. 30. ——
F. SOLARI, Mém. Soc. ent. Ital., XXXI, 1952, pp. 22 à 37).
Rostre allongé, assez robuste, arqué ou subrectiligne, ses scrobes nais-
sant Vers son tiers antérieur, obliques, atteignant la base en dessous. An-
tennes médiocres ; scape claviforme ; funicule de 7 articles, le I" allongé,
les suivants courts, graduellement épaissis ; massue oblongue. Yeux oblongs,
déprimés. Prothorax non ou faiblement transversal, plus ou moins arrondi
latéralement, tronqué à ses deux extrémités. Ecusson à peine visible. Ely-
tres ovales ou oblongs. Pattes médiocres ; fémurs claviformes, denticulés
ou inermes ; tibias droits, mucronés à l’angle apical interne ; tarses courts,
spongieux en-dessous, le 3' bilobé, plus large que le 2° ; onychium plus
court que les trois articles précédents ; ongles soudés à la base. Proster-
num fortement échancré à son bord antérieur ; abdomen à 2° segment
égal aux 3° et 4·° réunis, séparé du l" par une suture droite.
Caractères sexuels secondaires peu marqués ; chez le mâle : rostre plus
court et plus sculpté, métafémurs ordinairement spinulés. Corps souvent
plus étroit.
Ce genre comp1·end plus de 35 espèces répandues dans toute la région
paléarctique et quelques autres dans le nord de l’Arnérique. Desnnocnrans
a créé le sous—genre Chalybodontus (Frel., 1885, V, p. 17), pour quelques
espèces de taille plus grande, à caractères assez importants (Voir caractère
au tableau des Genres). La France renferme huit espèces de Smicronyz. (2)
Ces insectes vivent à l’état larvaire, au collet ou dans les rentlements
écailleux des Orobanchacées et dans les tiges des Cuscutacées.
TABLEAU mas r~:sPÈcEs (3)
1. Rostre arqué, inerme en-dessous. Stries élytrales bien mar-
quées. Téguments noirs, plus ou moins squamulés. Taille
petite (Smicronyx s. st) ....... . ..... 2
(1) Le génotype du genre Micronyx désigné par Scnëmuznn est Reichi Gym,. et
non cyaneus GYLL., comme 1’indique J. nu VAL (Gen., IV, 1864, p. 48.
(2) Un certain nombre d’espèces se rencontrent en Afrique du Sud et en Afrique
centrale. parmi lesquelles se trouvent celles du sous-genre Afrosmicfonyx.
(3) D'après F. Somm. Mém. Soc. ent. It., 1952.

1410 c0LÉoP·rÈnEs cURcUL1oN1m:s
— Rostre presque droit, muni en-dessous, d’une courte dent
triangulaire vers la base. Stries élytrales réduites à des
rangées de très petits points (Chalybodontus DESBR.). Té-
guments 'dorsaux brillants, bleuâtres, glabres, avec une
courte linéole blanche à la base des élytres et parfois trois
linéoles de même coloration sur le prothorax.,Taille plus
grande : 2,5-5 mm ........... 1. cyaneus
2. Prothorax ponctué sur le disque, densément revêtu de
squamules masquant la sculpture foncière ....... 3
— Prothorax pourvu d’aspérités granuliformes plus ou moins
distinctes ................ 7
3. Prothorax très fortement arrondi latéralement, très convexe.
Hostre très arqué. Elytres brièvement ovales, très arrondis
sur les côtés et très convexes. Funicule antennaire à 2° arti-
cle au moins une fois et demie plus long que large et net-
tement plus long que le 3°. Ongles très inégaux, l’inteme
très court. Prothorax et élytres pourvus de petites squamules
blanches, unicolores. très caduques ; les téguments très bril-
lants. Long. : 1,2-2 mm ....,..... 6. coecus
— Prothorax et élytres avec les squamules plus ou moins lar-
ges, de coloration plus variée, moins unicolore. Ongles subé-
gaux .................. 4-
4. Elytres ovales ............... 5
— Élytres en ovale allongé (au moins chez la femelle). Massue
antennaire ovale. Élytres peu convexes, au moins du double
plus longs que larges chez le mâle, subparallèles ; épaules
fortement anguleuses. Rostre fortement courbé. Prothorax
bien arrondi, un peu plus large que long, couvert (comme
les élytres) de squamules larges, ovales, ne masquant pas
le fond. Funicule grêle, à articles 3-6 graduellement peu
épaissis, tous plus longs que larges, seul le T' un peu trans-
versal, plus large que le précédent. Scape fin, allongé, nette-
ment claviforme, brusquement élargi au tiers apical, 2°
article du funicule environ un tiers plus long que large,
massue rousse (au moins par transparence). Fémurs pourvus
d’une petite dent bien visible. Long. : 1,2-].,9 mm . . 4. corsicus
5. Elytres peu convexes, largement arrondis postérieurement.
leur plus grande largeur située à hauteur des épaules, moins
fortement arrondis-rétrécis en arrière. Long. : 1,2-1,9 mm
.............. 3. Jungermanniae
— Elytres fortement convexes, arrondis latéralement, rétrécis
postérieurement, leur plus grande largeur au niveau des
hanches postérieures ............. 6
6. Rostre nettement arqué. Prothorax aussi long que large, bien
arrondi. Squamules masquant le fond des téguments. lnters-

CALANDRINAE — smicnomrx 14-11
tries élytraux couverts de squamules ovales, elliptiques, ne
laissant pas apparaître le fond. Ongles ordinairement égaux,
très rarement inégaux (1). Long. : 1,2-1,8 mm. 8. brevicomis (2)
— Rostre presque droit. Prothorax moins long que large, peu
arrondi sur les côtés, pourvu de squamules longues, nette-
ment isolées, ne masquant pas entièrement les téguments
opaques. Scape court, claviforme. Funicule moins robuste
que chez le précédent, les articles 4-7 moins élargis graduel-
lement. Long. : 2 mm .......... 7. nebulosus
7. Prothorax subparallèle de la base au milieu, puis oblique-
ment rétréci vers l’apex, omé sur les angles postérieurs,
d’une macule rectangulaire de squamuies d’un blanc pur,
étroitement imbriquées, le reste de la surface couvert de
squamules très étroites, brunes, laissant apparaître partielle-
ment le fond des téguments d’un noir d’anthracite. Long. :
1,7 mm .............. 5. Revelieri
— Prothorax fortement arrondi latéralement ....... 8
8. Rostre fortement courbé, aussi long ou plus long que la tête
et le prothorax réunis chez, le mâle ..... . . . 9
— Rostre presque droit sur sa face vcntrale. Prothorax moins
long que large peu arrondi, largement, mais faiblement rê-
tréci en avant, complètement opaque, pourvu de granules
aplatis, couvert de squamules longues, isolées ; interstries
pourvues de squamules elliptiques, longues et étroites, mêlées
A à d’autres piliformes, aiguës, bien isolées, laissant voir les
téguments très mats. Scape assez fin, faiblement claviforme ;
2° article du funicule nettement plus long que large et plus
long que le S'. tous graduellement moins larges que chez
°brevicomi.s ........ . . . . 7. nebulosus
9. Scape antennaire court, robuste, non claviforme. graduel-
lement élargi à partir du tiers inférieur ; le 2° article du
funicule â peine aussi long que large, subégal au 3'. le 7°
environ deux fois plus large que long. Prothorax visible-
ment granulé. Elytres assez larges ...... 8. brevicornis
— Scape antennaire allongé, fortement claviforme ; le 2* arti-
cle du funicule presque deux fois plus long que large.
Prothorax plus fortement granulé. Elytres plus larges. Taille
plus grande (2 mm) ........... 2. Reichi
(1) S. brevicofins $01.. a le plus souvent les ongles égaux ; toutefois le Dr Münnm,
de Trieste, en a observé un spécimen à ongles inégaux (d’après 501..4121, in litt.),
(2) Cette espèce, ainsi que la suivante figurent à deux endroits du Tableau à
cause de la perception difficile de la sculpture prothoracique chez les spécimens
fortement squamulés et aussi des difficultés de l’examen des antennes chez les
insectes mal préparés, comme c’est le cas dans les collections anciennes.

14-12 COLÉOPTÈRES cuacurioivrmas
Subgen. Chalybodontus Disssnocrizns, Frel., vol. V, 1895, p. 170
1. Smicronyx (Chalybodontusl cyaneus GYLL., 1836, Gen. Cure., III,
p. 424. — Lallemanti FAUST, in litt. —— v. opacus Bms., Ann. Soc. ent.
Fr., 1860, p. 335. — Husr., 1930, p. 792. — Cat. SA1NTE—CLA1RE—DEx‘1LLE,
p. 414.
Long. : 2,5-5 mm. — Ovale, large, assez convexe, le dessus glabre, lisse,
brillant, d’un noir-bleuâtre ; le prothorax orné de trois linéoles de squa-
mules blanches souvent absentes, les élytres avec deux petits traits de
squamules semblables, à la base du 3° interstrie ; les pattes noires, fine-
ment squamulées de cendré ; les antennes brunes. Dessous noir, luisant,
revêtu de squamules piliformes, blanchâtres, plus nombreuses sur le der-
nier segment ventral, ovales, serrées sur les pièces latérales de la poitrine.
Rostre long, robuste, presque droit, mat, densément ponctué. Prothorax
suboblong, luisant, assez régulièrement arqué de la base au rétrécissement
antérieur peu accusé, la ponctuation fine, substriolée, la ligne médiane
fine et lisse. Elytres largement ovalaires. à stries extrêmement fines, mar-
quées de très petits points ; les interstries larges et lisses.
La v. subopacus correspond à des individus ayant la ponctuation pro-
thoracique plus forte, plusserrée, les élytres mats, finement et très densé-
ment pointillés. Elle se rencontre avec la forme typique.
Vit sur les Orobanchacées. La larve creuse des galeries dans les tiges et
au collet de Phelipaea luhm DEsi=., en Algérie (Rarrmv, Pnanis) de Oroban»
che rapum TnU1r.i.., en Algérie (B.moAm.i). La transformation se fait en
terre.
1/adulte se rencontr·e en outre sur Orobanchz- crzwntu Bizarot (Xt et (1.
Izctlervie FAUCH. (Gimcn, TEMPÈRE).
Biologie : BAnsAo1.i (Roll. Soc. ent. It., 1884 p. 20. — XAMBEU, Mem. IX.
. 19).
p France méridionale : juin—juillet, Hare.
Vaucluse : La Bonde (Ficxnzz) ; Avignon (CHoB.aUr)_ — Var : Pu;:et—sur—
Argens (t) ; Toulon (Gmâmx I). ——— Drôme : Montélimar (Bxnrma). —— Gard 1
Les Angles (Cnomur) : St Geniès-de-Comolas (id.)_ Aude : forêt des
Fanges (Gxvov). — Pyrénées—Orientales : Ria (Xxmmzu). — Haute-Garonne :
Toulouse (1`IARTIN Z). — Tarn fGALIBERT). — Gironde : région bordelaise
(TEMPÈRF, Gmwn). - Pyrénées centrales : Val d’Aran (I,. Hnhuni-tt.
Italie ; Russie méridionale 1 Algérie.
Subgen. Smicronyx ScHôNHERR, s. st.
2. Smicronyx (s. st.) Reichi GYLL., 1835, in Schënherr. Gen. Cure.,
III, p. 426. — pygmaeus CURTIS, 1840, Ann. Mag. nat. Hist., V, p. 28. —
funebris TOURN., 1874, p. 81. —- v. marmoratus REY, l’Ec11.. 1895, p. 123.
— v. rudicollis FAIRM.. 1875, Ann. Mus. Civ. Genova. p 63 —- Seriepi-
losus TOURN. 1879. — HUsT., 1930, p. 793. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE,
p. 414.
Long. : 2 mm. — Ovale, noir ; revêtu dorsalement de squamules ovales,
assez grandes, cendréés, inégalement réparties, entremêlées de soies, grises,

CALANDRINAE — sMrcRoNYx 1413
très courtes, couclrées, ccndensées en quelques taches sur les bords laté-
raux des élytrcs ; le prothorax subdénudé ç les pattes et les antennes noi-
râtres. Dessous couvert de squamules claires, plus serrées sur les côtés.
Rostre arqué. Prothorax subtransversal, assez arqué latéralement, forte-
ment rétréci au sommet, finement et densément granulé. avec ou sans ligne
médiane lisse. Elytres ovales, finement striés ; interstries un peu luisants,
très finement réticulés. Pattes squamulées de clair ; fémurs du mâle avec
un fin denticule squamulé. Ongles subégaux.
v. marmorzrlus REY. —— Taille un peu plus
faible (1,7-1,8 mm.) ; forme plus trapuc .
élytres plus rétrécis en arrière, à squanrulcs
·~n peu plus longues, très serrées, formant un _ V `
revêtement marbré de cendré et de brun : Q., "   i_-;
prothorax moins rétréci en avant, portant des rs   L
granules plus forts, aplatis, le disque desqua- ( _    
mulé mais finement pubescent. Dessous cou ïgg jr _,;rÉ$'
vert de squamules serrées, subarrondics, '*    
plus grandes.    
v. I'lldl.CO"l·S Farrm. A Voisine de ma1·n1o— N: [É    __
mins REY. Prothorax fortement ar·r0ndi late- v,—  '·y‘l.î`§ ,
ralement, couvert de granules plus distincts, ”   ‘   *‘
non aplatis : les squarnules élylrales très Q      
blanches, plus grandes, formant des taches ' ,   ,
compactes fortement tranchées,     _,, A îë:
Mœurs exactes inconnues. L’aduIte se ren-   ';';i'   3  
contre sur les inflorescences de Ervjllrmcu ",· l »
centauriunz Parts. (H. Porrrravrx, J. '1`nrârzoxn). · " _
—— Juin à septembre. "
La forme typique répandue, bien que peu
commune, dans toute la France, septentrio- Fm 861. _ Smicmnyx Reich, GYLL
nale et moyenne, plus rarement dans le Sud-
Ouest.
Nord : Lille (Nomsurzr !). — Somme : Amiens (L. Cr~r.u>urs 1). ~— Seiue—et—
Oise : Chaville (Macrmr !). — Seine—et·Marne : Fontainebleau (CAPITAINE !). »
Loiret : Cuisance (LÉvr«:rLLÉ). —— Cher : Bourges (DEvrr.LE). — Jura : Dôle
(Husracnra). —- Hte-Vienne : Veyrac (!). — Mayenne : ·St-Denis—les·Castines
(!). — Charente-Maritime : Royan (LEBON !). — Landes : Montfort (Mason-
nwx). ~—- Gironde : diverses localités, dans les falaises calcaires (Trsmrianra).
Les variétés constituent des races méridionalcs ; la v. marmoratus   Alpes-
Maritimes, nombreuses localités !. — Var : Hyères, St—Raphaêl etc... —
Bouches-du·Rhône : Camargue. — Gard : env. de Nîmes (J. Trrrâaomn). —-
Drôme : Nyons (Ravoux !). Espagne, Maroc. La v. rudicollis, non signalée
de France, habite l`Algérie et le Nord—Ouest du Maroc.
Une variété se rapportant à cette espèce : Championi Four,. (Ent. monthly
Mag., L. 1890), décrite d’Angleterre, m’est inconnue_
3. Smicronyx (s. st.) Jrmgermumiae Rmcrr., 1797, Mant. Ins., p. 16.
— cicus GYLL., 1835, in Sclrônherr. Gen. Cure., Ill, p 426. —— variegatus
GYLL., Lc., p. 428. - puncticollis TOURN., 1873, Ann. Soc. ent. Belg., p.
80. —— minusculus BELTA. B. Soc. Ent Ital. —— madesturs TOURN., Ann, Soc.

1414 COLÉOPTÈRES cuncumomimzs
¢ent. Belg. 1873, p. 83. — ? syriacus FAUST, W. 1887. —- varipilis FAIRM.,
Ann. Mus. civ. Hist. nat. Genova, 1875 — HUSTACHE, 1930, p. 795. —
(lat. SA1N·rE—CLA1RE-DEv11.Li;, p. 414.
Long. : 1,2-1,9 mm — Distinct de Reichi par sa forme plus allongée,
ses élytres plus parallèles ses squamules plus oblongues
Le revêtement dorsal brun et cendré. formant de petites taches mar-
brées. les squamules claires ovales, les foncées oblongues plus étroites sur
lœ élytres, piliformes sur le prothorax ; antennes et pattes brunes ou
noirâtres. Rostre arqué. mat, un peu luisant sur les côtés au sommet. Pro-
thorax peu transversal, arqué sur les côtés., le disque à points peu serrés,
Yinterponctuation presque lisse ; ordinairement recouvert de squamules.
avec ou sans ligne médiane lisse. Elvtres en ovale assez allongé. parallè-
les jusquiau milieu, finement striés-ponctués ; les interstries finement coria-
cés. Pattes squamulées ; ongles subégaux ; profémurs mutiques.
Varie quelque peu.
L'adulte dépose ses œufs sur les tiges de Cuscuia epilhymzzm ltlcnmr :
la larve y produit une cécidie lisse ; la transformation a lieu dans le sol,
dans le courant de l’été (Banni., Fn., VI. p. 109 ; Lexcarmax, Ent. Blàtt.,
1914, p. 145-159). Vit également sur Cuscula europaea L. major D. C.),
parasitant Calluna vulgaris L. (HOFFMANN, Miscell. ent. XXXII, 1929, p. 4).
sur C. cpilinum Wanna (densiflora Sor. WILM.), parasite sur le Lin. —
Biologie (Larve et nymphe), URBAN (Deutsche ent. Zeit., 1914, p. 113-118)
Toute la ¤France, la Corse. S’élève en montagne jusqu’à la Zone subal
pine. Assez commun ; juin à septembre. Europe. Algérie, Maroc.
Abondante sur toutes les côtes de la Corse : Sardaigne : Toscane L Cala-
bre ; Tunisie, Algérie ; Maroc.
4. Smicronyx ts. st.) corsicus FMRMAIRE, 1861, Ann Soc ent. Fr,. p.
584. — cretaceus TOURN., 1873, Arm. Soc. ent. Belg.. p. 81. — HUST., 1930,
p 795. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Corse, p. 433 (1).
Long : 1,2-1,9 mm — Décrite comme variété de jungermanniae, cette
espèce se différencie nettement par les caractères exposés au Tableau
Abondante sur toutes les côtes de la Corse ;Sardaigne ; Toscane ; Cala-
gre ; Tunisie ; Algérie ; Maroc.
5. Smicronyx (s. st.) Reve1ieriTOURN., 1873, Ann, Soc. Belg., p. 114.
— Husr., 1930, p. 794. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 415.
Long. : 1,7. — Se distingue de lzmgermanniae par les caractères sui-
vants : Rostre portant à la base, deux petites taches de squamules blanches
(1) Près de Corsicus et souvent confondu avec lui, se place S. albosquamosus
Won,. (Ins. Mad., 1954). — angustus Famivi., Ann. Mus. civ. Hist. nat Genova, 1875.
— tunicensis Dim., 1898. Se trouve en Tunisie, Algérie, Maroc. Madère, Canaries,
Sud de l`Espagne. Taille plus forte ; rostre plus courbé ; prothorax moins arrondi :
élytres plus larges, plus longuement parallèles ; les squamules moins serrées, subar-
rondies, nullement ovales ; ongles très inégaux, comme chez coecus Rx-:1cr-1. Je ne
partage pas 1’opinion de certains auteurs qui considèrent cette espèce comme une
race de cofsicus. La synonymie ci-dessus a été faite par Uv1··r¤maoocAAn·r (Rev. Fr.
d’Ent. VIH. 64, 1940). Un individu aurait été pris en Corse (J'. Pmucuzr).

CALANDMNAE — SMICRONYX 1415
allongées ; prothorax revêtu de squarnules noirâtres. avec, sur les anglœ
postérieurs, une grande tache rectangulaire blanche, formée de squamules
oblongues et serrées ; élytres à revêtement dense foncièrement noir, varié
de brun-fauve et de blanc, composé de squamules non strictement appli-
quées, subarrondies, impressionnées, les blanches plus grandes, formant
une tache variable sur le calus huméral, quelques mouchetures à la base,
deux ou trois vers le calus antéapical, dont une plus allongée et une fascie
postmédiane, prolongée latéralement en avant jusqu’au tiers antérieur, sur
les 5° et 6° interstries, la fascie parfois décomposée en plusieurs macules ;
vestiture sans mélange de poils. Prothorax aussi long que large, faiblement
arqué latéralement. obsolètement granulé. Elytres ovalaires, notablement
plus larges rue le prothorax, les côtés parallèles, très légèrement conver-
gents depuis les épaules jusqu’au tiers postérieur. Pattes squamulées de
cendré. Fémurs finement denticulés.
Mœurs inconnues.
Spécial à la Corse et à la Sardaigne ; rare. — Corse, types : Porto-Vec-
chio, Ajaccio (REVELIÈRE !) ; Corse (Bonmrna !, Caorssmnmu !, DAMRY !) ;
Salavico (STE CLAIRE Davirrn) ; Casamoza (A. Aoxws).
6. Smicronyx (s. st.) coecus REICH, 1797, Mant. Ins., p. 12. — politus
BOH., 1843, in Schônherr. Gen. Curc.. VII, p. 314. —— cuscutae Ch. BRIS.,
l878, Ann. Soc. ent Fr., p. 64. — HUST, 1930, p. 796. —— Cat. SAINTE-
Cr.A1R12-DEv1LLE, p. 415.
Long : 1,2-2 mm. — Corps épais, ovoïde. noir, luisant, dénudé en-dessus
ou légèrement revêtu de quelques squamules courtes. cendrées, accompa-
gnées, de poils hns de même coloration peu serrée, appliqués, formant. par-
fois de courtes lignes longitudinales le long des interstries, mais le plus
souvent absents et laissant apparaître les téguments presque glabres : an-
tennes et pattes foncées, la massue parfois ferrugineuse Prothorax trans-
versal. assez fortement arrondi sur les côtés, couvert de points ronds, assez
serrés. Elytres ovalaires, courts, non ou légèrement arqués sur les bords
latéraux, s’élargissant un peu de la base au milieu (femelle), Darallèles
(mâle) ; interstries finement réticulés transversalement. Pattes squamulées ;
ongles très inégaux, l’inteme plus court que la moitié de l’externe.
Vit sur les Cuscutes, notamment sur Cuscuta epithymum Morin. (minor
D. C.), parasitant la Luzerne, à Garches (S. 0.) ! et C. trifolii BALrNc··r.,
parasite sur Ulex europncus L. à Vieille-Eglise, en juillet, dans le même
département (HOFFMANN).
La larve vit dans les tiges et provoque une cécidie semblable à celle du
Jungcrmanniae (LENGERKEN, Ent. Blâtt. 1914, p, 145). —- L’adulte se rencon-
tre de juin à septembre.
Probablement répandu sur tout notre territoire ; moins commun cepen-
dant que Jungermanniac ; s’é1ève, comme ce dernier, et souvent en sa
compagnie, jusqu’à la zone subalpine. Nombreuses localités du bassin de
la Seine ! ; Mayenne !-; Bretagne ! ; Jersay ; Centre ! ; presque tout le
midi : préalpes de Provence et Massifs montagneux du Sud-Est. — Nous
ne l’avons pas vu de l’Est.
Non cité de la Corse.
Europe centrale et méridionale.

1416 COLÉOPTÈRES cuncuuomross
7. Smicronyx (s. st.) nebulosus TOURNIER, 1873, Ann. Soc. ent. Belg.,
p. 82. — modestus TOURN., l.c., p. 83 (pars.). — rugicollis REY, 1895,
1’Ech., p. 123. ·—— pruecox FAUST, 1885, Stett. Ent. Zet. —— HUST., 1930. p.
796. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEv'1LLE, p. 415.
Long. : 2 mm. -—— Corps un peu oblong assez étroit, mat ou peu luisant.
revêtu de poils fins, cendrés sur le prothorax ou de fines squamules lancéo-
lées ou piliformes, blanchâtres ou flavescentes, unisériées sur les interstries
élytraux. uniformément réparties et masquant un peu les téguments chez
les individus bien frais ; les antennes noirâtres ; les pattes ferrugineuses
ou brunes. Rostre pubescent, arqué légèrement. Massue antennaire oblon·
gue, étroite. Prothorax non transversal, faiblement arqué et rétréci en avant,
sa plus grande largeur en arrière du milieu, densément ponctué. Elytres
oblongs, les côtés subparallèles jusqu’au tiers postérieur. Ongles inégaux,
l’inteme moitié plus court que l’externe.
v. rugicollis REY. — Prothorax densément couvert de lins granules. (ler-
tains spécimens forment le passage avec la forme typique : ce qui démon-
tre le peu de valeur de cette variété.
Vit sur Cuscula epithymum MURR._ parasitant les Thyrnus (Horrmgxm.
HUSTACHE) ; sur Cuscule parasitant. Genista fincioria 1.. ('l`EMrùm:). —— Assez
rare.
Alpes-Maritimes !. —— Var !. — Basses-Alpes. — Hérault E. — Pyrénées-
Orientales !, — Vallée du Rhône. — Plateau Central. — Sud—()uest : Lau-
des ; Gironde. — Chm·ente·3lai·itin1c ; île de Ré (Boumriza !). Espagne.
8. Smicronyx (s. st.) brevicomis SOLARI, 1952, Mem. Soc. ent. 1t., vol.
XXX1, p. 26.
Cette espèce caractérisée par divers points exposés au Tableau, se trouve
dans toute la France surtout en Provence, Lyonnais, Nord, Nord-Est, tout le
Bassin de la Seine. Sur divers Cucustes ( È)
Italie, Sardaigne, Espagne, Macédoine, Tunisie.
Se retrouvera probablement en Corse.
Tribu des Erirrhinini
Rostre et front sans ligne de démarcation ; scrobes invisibles de dessus.
Yeux latéraux, assez distants en-dessus. Pygidiurn non découvert. Hanches
prothoraciques contiguës. Trochanters plus ou moins sétuleux. Tibias apla-
tis et armés (sauf parfois les postérieurs) d°un onglet apical interne ; cor-
beilles tarsales postérieures ouvertes ; ongles libres et simples.
TABLEAU DES GENRES
1. Profémurs dentés , ......... ( p. 1437) Eteophilus
— Profémurs inermes .... . .... , . . . 2
2. Ecusson parfois très petit mais toujours distinct ..... 3
— Ecusson indistinct. Elytres â épaules effacées. Rostre avec

cALANui=nNAE. — Acenraus 1417
un sillon basal et transversal profond. Stries élytrales fortes
et glabres ; interstries alternes sétuleux. Funicule de 6 ar-
ticles, massue noire (Orthochaetes s. st.), ou funicule de
7 articles, massue rouge. Elytres plus ou moins étranglés
latéralement derrière la base <Subgen Styphlus ÉCHôNH.`I
............. · (op. 1460) Orthochaetcs
3. Suture et interstries alternes des élytres iîo!1 élevés, sans
soies dressées, parfois seulement avec des poils extrêmement
courts ................. 4
— Suture et interstries alternes des élytres plus élevés ; ceux—ci
munis de longues soies dressées, éparses à travers la squa-
mulation très dense de la vestiture foncière. Epaules accu-
sées ; stries élytrales fines ..... (p. 1465) Pscudostyphlus
4. Yeux notablement distants en—dessous Antennes grêles.
nues ou avec quelques poils très fins sur le scape ..... 5
— Yeux prolongés en-dessous où ils sont très rapprochés. An-
tennes à scape garni, au moins au sommet, d’une dense pu-
bescence squamuleuse. Corps en entier, densément squa-
muleux. Squamules élytrales imbriquées. fnterstries des ély—
tres portant de courtes soies espacées et alignées (p. 1418) Àcentrus
5. Scrobes obliques, dirigés brusquement sous le rostre. leur
bord supérieur seul visible en avant des yeux (vus de
profil) ................. 6
-—— Scrobes droits ou arqués, régulièrement dirigés vers le bord
inférieur des yeux, leurs deux bords visibles sur toute leur
longueur (vus de profil) ............ T
5. Revêtement dorsal composé de squamules rondes. serrées
et recouvrant entièrement les téguments. Tibias bisinués
sur leur tranche interne, finement denticulés et pubescents,
à éperon apical robuste, recourbé . . . (p. 1436) Echinocnemus
—— Revêtement dorsal composé de squamules longues et étroi-
tes, ou de poils squamuleux. Tibias lisses sur leur tran-
che interne. Bord antérieur du prosternum échancré en demi-
cercle. Strie marginale (1()°) de l’élytre nulle ou rudimen-
taire. Elytres subparallèles jusqu’au rétrécissement apical
fPachytychius s. st.), ou élytres plus courts et fortement
rétrécis à la base ; prothorax plus large que les élytres
(Subgen. Barytychius JECK.) ..... (p. 1421) Pnchvtychius
7. Dessus finement pubescent ou glabre, parfois revêtu den-
sément de squamues piliformes .......... 9
— Dessus revêtu, au moins sur les côtés, du prothorax, de
squamulœ rondes. Yeux arrondis Antennes antémédianes . . . 3
8. Elytres larges et courts ; épaules saillantes, les côtés paral-
lèles, brusquement et assez longuement rétrécis au som-
met. Protibias presque droits au bord externe ; éperon
apical petit ........... (p. 1425) Grypidius

1418 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
—— Elytres allongés. au moins 2 fois aussi longs que larges.
Protibias fortement courbés en-dedans à Yextrémité ;
éperon apical robuste, aigu et dirigé en-dedans ( p. 1427) Thryogenes
9. Rostre cylindrique, arqué, finement caréné ou avec des
lignes de points en-dessus ; antennes insérées avant son
sommet ............ (p. 1431) Èrirrhinus
— Rostre subdéprimé en·dessus et un peu élargi en avant, mé-
diocrement courbé. à ponctuation grosse et serrée ; anten-
nes insérées à son sommet ........ ( p. 1419) Procas
Gen. ACENTRUS SCHÈSNHERR, 1845, Gen. Cure., VIH, 2, p. 57
(LACORDIAIRE, 1866, Gen. Col., Curc., VII, p. 64).
Rostre allongé, robuste, subcylindrique, faiblement et irrégulièrement
arqué ; ses scrobes naissant vers son tiers antérieur, obliques, situés sous
le bord inférieur, visibles en avant (vus de côté). Antennes insérées vers
le tiers apical du rostre ; scape subclaviforme, n’atteignant pas l’œil ; funi-
cule de 7 articles. les deux premiers subégaux, le 1"’ obconique, plus
-épais que le 2°, les suivants transversaux ; massue ovale, à dernier article
densément pubescent. Yeux transversaux, non convexes, rapprochés en-
dessous. Prothorax peu transverse, subparallèle sur ses côtés de la base au
tiers antérieur, brusquement rétréci en avant, sans lobes oculaires distincts.
Ecusson oblong. Elytres convexes, allongés parallèles, rêtrécis—arr0ndis au
sommet ; épaules bien marquées, arrondies. Pattes densément squamulées
fémurs sublinéaires, inermes ; tibias droits. finement ongulés au sommet
interne ; tarses spongieux en-dessous, le 3° article fortement bilolzé, le
2° triangulaire ; ongles simples, divariqués. Hanches prothoraciques insé-
rées sur le bord postérieur du prosternum ; les métathoraciques écartées.
Abdomen à deux premiers segments longs, le 2° plus long que les 3° et 4°
réunis ; la suture du 2* avec le l" très étroite, rectiligne. Segment anal avec
une fossette transversale profonde (mâle) ou seulement impressionné (femel-
le).
Genre monospécifique.
Acentrus histrio BOHEMAN, 1845, in Schônherr, Gen Cure., Vlll, p.
58 — v. rufescens Pic, L’Ech., 1922. — Husr., 1930, p. 738. — Smyrn-
CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 412 ; Cat. Corse, p. 431.
Long : 3,2-4 mm — Oblong, peu convexe, noir ; revêtu de squamules
arrondies, étroitement juxtaposées, formant une couche compacte •-n~dessus
·et en-dessous ; le prothorax blanc ou Have, orné de deux taches basales
oblongues, brunes, situées dans la région antéscutellaire ; l’écusson blanc ;
les élytres foncièrement brunes ou noirâtres variés de taches claires, celles-
ci très variables, formant ordinairement une large fascie irrégulière. trans-
versale, médiane, interrompue, par l’interstrie sutural, accompagnée d’une
autre fascie très courte, antéapicale, occupant les 2°, 3* et 4' interstries et
de nombreuses petites taches rectangulaires, notamment sur le 2’ interstrie

CALANDRINAE. — ACENTRUS 1419
·où elles altement avec de petites taches foncées ; l’interstrie sutural jau-
nâtre ou roux-fauve ; le rostre noir ou brun densément squamulé ; les
antennes (massue foncée exceptée) et les pattes ferrugineuses, ces dernières
(sauf les tarses) parfois noirâtres, couvertes d’une squamulation compacte,
blanchâtre. Dessous du corps squamulé de blanc. Rostre mat, rugueux,
presque droit jusqu’au tiers apical, un peu courbé au sommet, faiblement
atténué en avant (vu de profil). Prothorax un peu plus convexe que les
élytres. Stries élytrales fines, sans points visibles ; interstries dorsaux
plans, sauf en avant et vers Yextrémité où ils sont convexœ, de même que
les latéraux. Segment anal avec une profonde fossette (mâle) ou seulement
impressionné (femelle).
La larve, non cécidogène, vit dans les racines et 6 r
à l’extrême base des tiges de Glaucium flavum
Gnaiviz (luleum Scor.) et de G. corniculatum, Cum'. ' ag - ’
(Papavéracées). Les parties attaquées sont minées _ _   ,,
de multiples galeries ou d’excavation renfermant *"~.   _,—*"'
souvent un grand nombre de larves à divers de-   Q;.  
gI‘èS de développement. La ponte s’effectue en juin- î'    
juillet. L’évolution larvaire se prolonge jusqu’à la  ·   __ 
fin mai de l’année suivante. La uymphose assez va-   `  _, __   I il
riable dure de 20 à 30 jours ; elle s’acc0mplit soit `V   ~·"  
dans le sol à proximité des racines, dans une loget-    ê°,;·Lî;.ï"°’ 
te de terre, soit dans la sanie des galeries prove- Q ii  É
nant des tissus désorganisés. L’éclosion imagi-   ·%§§êÈt`·;.g;,;.  
nale à lieu à partir de la fin de juin. Les adultes   F ·Èfj,;"’§É   
se rencontrent sur les plantes nourricières jus-  
qu’à la fin de juillet, en quantité parfois prodîgieu-  Ã  gm;    ` 
se : ils se nourrissent de feuillage, s’accouplent et ) `fglëâêêgwî 
pondent. Dès les premiers froids ils périssent pour É, Ã.;   "
la plupart (HOFFMANN). _ `  `A
Région méditerranéenne ; Provence ; Langue- _: `A
doc 1 Roussillon. Très commun par places sur les
côtes (Se trouve dans les îles Lérins). Plus rare Fig. sea.
dans l’intérieur, notamment dans les Basses—Al— A°“""“s hiSm° B°“·
pes, Vaucluse, Gard.
Remonte jusque dans la Drôme : Donzère (V. PLANET). — Corse, abondant
dans les sables maritimes.
Europe méridionale ; Caucase.
Gen. PROCAS STEPHENS, Ill. Brit. Ent., Mandib., IV, 1831, p. 90
(LACORDAIRE, 1863, Gen. Col., Curc., IV, p. 467).
Rostre allongé, arqué, assez fort, ses scrobes droits, prolongés en avant
près du sommet et en arrière jusqu’aux yeux. Antennes subapicales ;
scape brusquement claviforme, atteignant l’œil ; funicule de 7 articles, les
deux premiers allongés, subconiques, égaux, le 3° au moins aussi long que
large, les suivants courts ; massue oblongues, de 4 articles. Yeux trans-
versaux. Prothorax transversal, peu arqué latéralement, tronqué à la base,
presque obliquement rétréci en avant. Ecusson arrondi. Elytrœ oblongs,
subparallèlœ, rétrécis au tiers postérieur, à épaules obtuses, plus larges
que le prothorax ; échancrés en arc à la base. Pattes longues ; fémurs

]_4.2() COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
claviformes, inermes ; tibias droits ; protibias brièvement ongulés à l’an·
gle apical interne, avec une courte épine perpendiculaire à la direction
de l’ong1et ; tarses robustes, le 3° article spongieux en-dessous ; ongles
simples. Prosternum échancré en avant. Abdomen à 2° segment plus long.
que les 3-4 réunis, sa suture avec le 1"' fine, rectiligne.
Ce genre ne renferme qu’un petit nombre d’espèces répannlnes en
Europe, en Asie, en Afrique et en .»\mérique du Nord. Une espèce se tr«»uu»
en France.
Procas armillatus F., 1801, Syst. El., I1, p. 444, — picipes MARSH.,
1802, Ent. Brit., p. 272. — atomarius GÉNÉ, 1839, Mém. Tor., p. 77. —
granulicollis WALTON, 1848, Ann. Mag. nat. Hist., p. 168. —— moestus BACH,
1854, Kâferfauna, 11, p. 296. — Cottyi PER--
\` I, I  RIS, 1864, Ann. Soc. ent. Fr.. p. 298. — Husr
rg. _ _ _ F  · i 1930, p. 740. —— SAINTE-CLAIRE-DEVILLE. Cat
'  , l p     ï   p. 412 ; Cat. Corse, p. 431.
.  A " il à  g  · Long. : 4-7 mm. — Oblong, noir, mat ;
 i f; lx}  ` ' revêtu en-dessus d’une pubescence fine et cou·
.   ç chée, formant des taches nuageuses grises et
3 » .   __   l noires, entremêlée de petits crins très courts.
-1È   ' ' ` un peu soulevés, peu visibles de profil, sauf
    ~ Ã _` .ï_` en arrière des élytres ; les antennes ferrugi-
, _ __,· .l,' LA,.   — neuses ; tibias et fémurs foncés ; tarses
  ·*`—ÈÃ"e·?î'*  '·"‘i roux. Dessous glabre, densément ponctué.
    ` = " •«. Rostre assez arqué, mat, finement granulé,
_~ Q L. ;_÷;g ¥ _ muni d’une line carène dorsale. pileux à l’eX-
r_ .   ji . . .  trémité. Fênicule à 3' article, plus long que
` _   Q~   '   large, les suivants progressivement plus
  » ii" ~ i ` ' ,1 courts. Prothorax arrondi latéralement, rétré-
`   ,· . " I ci en arrière, plus fortement en avant, sa plus
  V, I, ‘_ grande largeur en avant du milieu, la ponctu-
` _" V- -   ation fine et dense, avec une ligne médiane
_   U   `,, ,  fine et lisse. Elytres à stries fines, au nombre
Q A ' ` "" =  de 9 (la 10° peu distincte), ponctuées ; inters--
' triés larges, plans, rugueux. Pattes densément
pubescentes de clair, l’extrémité du fémur et
Fm- 863- — PTOCGS afmmatus F- le milieu du tibia largement foncés ; 1°' arti-
M p cle des protarses plus long quelarge.
; œurs inconnues.
Répandu, mais rare, dans la zone maritime du Nord-Ouest ; nn pen plus
fréquent dans la ré ion méditerranéenne.
Alpes-Maritimes :gLa Bocca !. —— Var : St Tropez !. - Bouches—du-Rhône 7
plusieurs localités. — Vaucluse : Avignon. — Gard : Nîmes. — Hérault r
Montpellier. —- Aude : environs de Narbonne ; Béziers etc... —— Pas·«le—
Calais : Boulogne (JAVET). — Somme : Amiens (OBERT). — Seine—Ini`érieure :
environs de Rouen (Ai.r.0ci~iÉ l). — Eure : Evreux (Gurrm ll. — Calvados :
Caen (Dnvinmz). — Corse (I,. Bram.),
Europe méridionale et moyenne ; Angleterre ; Rhénanie : Algérie, abon-
·lant aux environs de Constantine (Héxox). Caucase.

CALANDRINAE. — mcnrrvcnros 1421
Subsp. minutus Dasaa., 1893, Fret., lll p. 9. — Long, : 4,5 ii 5 mm. —
Se xlitïérencie exclusivement de lai forme typique par la forme moins robusï
te, les élytres ii peine plus cou.rts, le funicule à 30 article pas plus long:
que large, les suivants plus ou moins transversaux, le l" article des pro-
tarses aussi long que large.
(tard ; La Musette (Trssox DE Tuoms) : deux spécimens vus par Htîsrxcms.
Typo : Espagne (DESEROCHERS) ; Alicante !. Maroc : Tanger E
Gen. PACHYTYCHIUS JEKEL, 1861, Journ. of Entom., l, p. 270
(Barytychius JEKEL, l.c., p. 272 ; Styphlotychius JEKEL, l.c. ; J. DU VAL,
1868, Gen. Col., Curc., p. 47 ; pl. 20, fig. 95 (Tychius) ; TOURNIER. Ann.
Soc. ent. Belg., XVII (1874), p. 86 (Synopsis).
Rostre long, grêle, cylindrique, plus ou moins arqué, ses scrobes com-
mençant en avant de son milieu et obliquement dirigés en-dessous. Anten-
nes assez grêles, submédianes ; scape claviforme, atteignant presque l’œil ;
funicule de 7 articles, le 1”" allongé, le 2° bien moins long, les suivants de
plus en plus courts ; massue oblongue. Yeux ovalaires, déprimés ou sub-
convexes. Prothorax transversal, fortement élargi latéralement, parfois bien
moins arqué :, lobes oculaires distincts. Ecusson petit ou indistinct. Elytres
ovales ou suboblongs, â peine plus larges ou moins larges que le protho-
rax, êchancrés à la base, peu arqués sur les côtés, plus ou moins rétrécis
au sommet, les épaules obtuses ou assez accusées. Fémurs claviformes, iner-
mes ou dentés ; tibias droits, ongulés à l’apex ; corbeilles tarsales posté-
rieures larges ; tarses courts, spongieux en-dessous, le 3’ article large, for-
tement bilobé ; ongles simples, peu écartés. Hanches prothoraciques insé-
rées sur le bord postérieur du prosternum. Abdomen à 2° segment plus
long que les 3* et 4·° ensemble, sa suture avec le 1"' bisinuée. Rostre du
mâle plus court, plus fortement sculpté et parfois plus courbé que celui
de la femelle.
Ce genre comprend une cinquantaine d`espèces disséminées dans une
grande partie de l’Ancien Monde et surtout concentrées dans le Sud de
l,Elll’0l')P et le Nord de l‘Afrique : la faune française en compte quatre.
Nos espèces vivent à l’état larvaire aux dépens des gousses de Papiliona-
cées el. des Capsules de Cistacées. La métamorphose a lieu dans le sol
TABLEAU DES ESPECES
1. Prothorax fortement transversal, ponctué, ses bords laté-
raux plus ou moins squamulés .......... 2
—— Prothorax aussi long que large, couvert de tubercules apla-
tis, peu serrés, revêtu de poils fins, couchés, peu denses
et disposés transversalement. Elytres à pubescence soulevée,
presque unisériée. Téguments brun—roux. Long. : 1,5-3 mm
................ 3. asperatus
2. Elytres revêtus de squamules oblongues ou piliformes. Ecus-
son assez grand, squamulé. Prothorax à ponctuation très
dense ................ · . . 3
— Elytres en grande partie dériudée, avec seulement quelques

1422 COLÉOPTÈRE5 cuncumomors
poils squamuleux très serrés à la base et au sommet. Ecus-
son très petit, indistinct. Prothorax à ponctuation espacée,
peu profonde. Long. : 2-3 mm ....... 4. squamosus
3. Métafémurs dentés. Elytres deux fois aussi longs que larges,
à squamules étroites et serrées, d’un gris-blanchâtre, sou-
vent foncées le long de la suture. Long. : 3-4 mm . . .
.............. 1 haematocephalus
— Métafémurs inermes. Elytres seulement une fois et demie
aussi longs que larges, à squamules lancéolées. Long. :
2-4 mm ..........,... 2. sparsutus
1. Pachytycliius haematocephalus GYLL., 1835, in Schônherr, Gen.
Curc., III, p. 415. — HUsr., 1930, p. 742. —— SAINTE-CLA1RE-DEVILLE, Cat.
p. 412 ; Cat. Corse, p. 431.
Long. : 3-4 mm. — Oblong, brun ; revêtu en-dessus de squamules pili-
formes, serrées, jaunâtres ou cendrées et brunes ou noirâtres, les foncées
occupant le disque du prothorax et les deux premiers interstries des élytres,
formant une bande mal délimitée, souvent dentelée, accompagnée ou non
de quelques macules sur les interstries voisins, cette bande parfois réduite
à la suture ; la large bande latérale claire du prothorax envahissant rare-
ment tout le disque ou décomposée en quelques taches ou en une étroite
linéole ; la base du 3° interstrie ordinairement plus claire ; l’écusson blan-
châtre ; les antennes, les tarses et le rostre ferrugineux, le reste des pattes
d’un brun-rougeâtre. Rostre arqué, allongé, ponctué-ridé, un peu luisant.
Antennes insérées au tiers apical du rostre ; l°’ article du funicule une
fois et demie aussi long que le 2E ; massue oblongue. Prothorax très trans-
versal, plus fortement rétréci en avant, qu’en arrière, modérément arqué
latéralement, à ponctuation discale fine et serrée. Elytres à bords paral-
lèles jusqulau tiers postérieur, non ou à peine plus larges que le protho-
rax ; stries finœ, ponctuées ; interstries plans. Pattes densément squamu-
lées ; protibias bisinués et ciliés en~dedans ; métafémurs ordinairement
dentés.
La larve vit dans les gousses de Lotus corniculatus L. (Parmis, Ann. Soc.
cnt. Fr., 1873, p. 74), Nymphose en terre.
Tout le midi ; moins commum dans le Sud-Ouest ; bassin de la Seine, de
la Loire ; vallée du Rhône. Plus rare vers le Nord-Est. Manque peut-être
dans le Massif Central et la région armoricaine. — Corse : cité de plusieurs-
localités.
Europe moyenne et méridionale : Sicile ; Espagne. Maroc !
2. Pacliytychills sparsutus OLIVIER, 1807, Ent., V, p. 127. — pernix
GYLL., 1836, in Schônherr, Gen. Curc., III, p. 417. — v. obesus BOH., 1844,
in Schônh. Gen. Cure., Vlll, p. 308. — v. albomaculatus PIC, l’Ech., 1905
(1). — Husr., 1930, p. 743. — Cat. SA1N·rE—CLA1RE-DEv1LLE, p. 412.
(1) P. albomaculatus Prc, d`A1géx·ie, rattachée par Bznm., comme race locale à
P. spwrsutus, présente un certain nombre de caractères que nous considérons comme
subspéciûques. En dehors de la disposition du dessin dorsal et de sa coloration
noire et blanche fortement tranchée, les squamules sont différentes et la confor-
mation du prothorax n'est pas exactement celle du sparsutus typique.

CALANDRINAE. ·— PACHYTYCHIUS 1.423i
Long. 2 2-4- rmn. -— Ovale-oblong, convexe, noir ou brun ; revêtu de
squamulcs très oblongues, lancéolées, serrées, brunes et cendrées ou flaves,
formant des taches assez variables ; le prothorax avec les côtés clairs, le
disque foncé ; les élytres foncièrement gris ou jaunâtres, ornés de deux
vagues fascies transversales foncées
interrompues par la suture, l’une .. ,
antémédiane, l’autre postmédiane, É '
parfois décomposées en taches in- V ; `_ .
formes ; pattes, antennes et rostre .,,    `M»•">   `\s'
ferrugineux. Rostre médiocrement `/A      V
arqué, strié-ponctué, luisant, glabre È ,_` -   Afp 
Sauf à la base qui est squamulée.      
Prothorax transversal, fortement    
arrondi sur les côtés, plus forte-    
ment rétréci en avant qu’en arriè-    
re, sans étranglement au sommet, 1 }*  ,.I|.fqt,`ym·.î  
C0l1VCI`l. (le points assez grands, ~`M_l,Jl}lfÉm,:r, ,’§î;  
serrés, avec ou sans ligne médiane ülî,   .Él;l*Él.` Isn  [ "Ã
imponctuée. Elytres subparallèles [  À;,q;‘·.(,5lQ·l.l·`·" ty x
sur leur moitié antérieure, rétrêcis   vt ·lêlf"ë.ï],,,   
en arrière ; stries assez fortes, à   lïè`,  Ã,rw‘.,‘,= ` Lg
points allongés, munis chacun     W , 'L  
d’une line squamule linéaire appli- ig, _` ' jf
quée ; interstries larges, plans. Y  k _
Pattes densément squamulécs ; U M
protibias bisinués et ciliés en-
dedans, l’angle apical interne très
Saillatlt. Fémurs iI1€rIIl6S. Frs. 864. — Pachytychius sparsutus OL.
v. obesus Bou. — Revêtement dorsal cendré, sans autre tache foncée que
la bande médiane du prothorax, cette bande parfois à peine distincte.
La larve vit dans les gousses de Sarollzamizus scopurius L. (DUFOUR,
PERRIS), de Gcnisia tinctoria L. (Pimzzou) de G. pilosa L. (HEYDEN), de
Ulez europaeus L. (Hor=EMANN), de Cytisus sessilifolius L. (P1RAzz0L1).
Nymphose en. terre ; l'imag0 apparaît au bout d’une douzaine de jours
(Duroun). La larve est parasitée par un Chalcididac du genre Habrocylus
Th. (FALCOZ).
Toute la France, commun partout ; s’élève jusqu`à la zone subalpine. Mai-
septembre. La v. obesus décrite de Genève (CHEVROLAT), se trouve ça et là-
avec la forme typique, notamment en Seine-et-Oise, à Montmorency, en
juin, sur le genêt à balais (!).
Europe moyenne et méridionale.
3. Pachytychius asperatus Duroua, _184~3, Bull. Sc. Pau, p. 84. —
scabricollis ROSENH., 1856, Thier. And., p. 280. — Fairmairei TOURN.,
1873, Ann. Soc. ent. Belg. —— Husr., 1930, p. 744. — Cat. SA1N·rE-CLA1RE-
DEVILLE, p. 412.
Long. : 1,5-3 IDIH. — Oblong, peu convexe, brun-rougeâtre, presque mat,
revêtu d’une pubescence dorsale fine, cendrée, peu serrée, ne masquant pas
les téguments ; le rostre, les antennes (massue obscurcie exceptée) et les

1424 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
pattes rougeâtres (les genoux parfois foncés). Rostre allongé, assez courbé,
pubescent à la base, avec une strie latérale s’arrêtant au niveau de l’in—
sertion antennaire, ponctuée, le reste glabre, luisant, presque lisse. Anten-
nes antémédianes, le 1" article du funicule deux fois aussi long que le 2°.
Prothorax non transversal, faiblement arqué sur les côtés presque aussi
large au sommet qu’à la base, couvert d’une granulation aplatie, peu dense,
avec une pilosité éparse, appliquée disposée transversalement. Ecusson
très petit. Elytres oblongs, à peine plus larges que le prothorax, faiblement
arqués latéralement, les épaules légèrement marquées ; stries fortes, ponc-
tuées ; interstries plans, finement ponctués, la pubescence soulevée ; Pattes
pubescentes ; protibias robustes, bisinués en-dedans, l’ong1et apical petit ;
fémurs inermes ; profémurs plus épais.
La larve vit dans les capsules de lleliunthenunz gullatunz Mur. (Durorn,
PEnn1s Ann. Soc. cnt. Fr., 1873, p, 85). Nymphose dans le sol. lfadulte se
rencontre sur la plante de juin à septembre,
Région maritime du Sud-Ouest de la France ;commun par places, notam-
ment dans la région landaise. Gironde : Pessac (V. PLANET) ; La Teste
(Asxus !, TEMPÈRE E). —— Landes (Piznnis, l\lASCARAUX, Duroun). ~ Lot—et-
Garonne : Sos (BAUDE11). — Basses-Pyrénées (Sm Cmmn Duvrrrn).
Espagne : Las Navas (Brrzrsn !) ; Portugal !
4. Pachytychius squamosuz GYLL., 1836, in Schënherr, Gen. Curc.,
lll, p. 418. — intramarginalis Hocnn., 1847. -— rufithorax PIC, l’Ech.,
1914. — rufipennis Pic. l.c.. —~ HUST., 1930. p. 745. — Cat. SA1NTE-CLA1RE-
DEVILLE, p. 412 ; Cat.- Corse, p. 431.
Long. : 2-3 mm. — Ovale, convexe, noir ou brun-châtain, brillant ; le
dessus en majeure partie glabre, avec seulement des squamules piliformes
blanches ou jaunâtres sur les côtés et à la base du prothorax, plus nom-
breuses et condensées à la base des élytres (à partir du 3° interstrief) et au
sommet, formant, chez les individus non défraîchis, deux bandes longitu-
dinales sur les 3° et 7° interstries, atteignant rarement le sommet de l’ély-
tre ; antennes et pattes rousses, celles-ci avec une pubescence roussâtre
assez serré. Rostre noir ou rouge, fortement courbé, aussi long que le pro-
thorax, lisse et brillant. Tête lisse, muni de deux petites mouchetures claires
au·dessus des yeux. Prothorax fortement transversal (environ deux fois
aussi large que long), de même largeur que les élytres, plus ou moins arqué
latéralement, brusquement rétréci, mais peu resserré en avant, largement
arrondi postérieurement, le disque à ponctuation assez variabe, peu pro-
fonde (parfois presque effacée), assez serrée, ombiliquée, à intervalle lisse.
Ecusson indistinct, ou à peine visible. Elytres ovoïdes ; stries bien mar-
quées, ponctuêes ; interstries plans, très Hnement rugueux, pointillés.
F émurs inermes ; protibias bisinués et ciliés en-dedans.
Mœurs exactes inconnues. L’allulte se tient souvent sur diverses Grami—
nées, Horcleum murinum L. (V. MAYET), Brachypodium silraticum RoEM. et
S. et Agropyrum repens BE;\L`V. (Hori=M.wN).
Région méditerranéenne, zone de l’©livier. Provence, Languedoc,
Roussillon. Très commun dans la vallée dc la Siagne, surtout aux abords
de la rivière du même nom, d’a\·ril à juin (Y), Rare en Corse.

CALANDRINAE. —— PACHYTYCHIUS 1425
Sa présence en Gironde : Bègles, avril 1928 (Ch. Baron) serait, d’après
M. TEMPÈRE, tout à fait accidentelle, l’insecte pris en nombre, à cette
époque, au nord de la voie ferrée venant de Sète (B. du Rh.) ne se serait
pas maintenu dans cette localité.
Europe méridionale ; Nord de l’Afrique ; Caucase ; Syrie.
OBSERVATION. — La larve d’une espèce voisine : P. avulsus Fsr. est nuisi-
ble au Blé en Sicile et en Tunisie.
P. Iuordei Bnu1.1.É, de la péninsule balkanique, dont une sous-espèce :
clectus Nomm, décrite de Tunisie est entièrement rouge. Hordei a été par-
fois cité par erreur, de notre faune : sa forme est plus courte, plus obèse.
son prothorax plus ample et sa sculpture différente.
En Syrie (région d’Alep), se trouve, communément une race particulière
de squamosus. Sa taille, plus grande, 4 mm, sa ponctuation prothoracique,
oblongue, serrée, plus nettement ombiliquée, ses pattes rouges à genoux
noirs, ses protibias fortement ciliés en dedans, ses interstries _3 et 7 cons-
tamment squamulés sont autant de caractères qui l’éloignent de la forme
typique. Elle diffère d’avulsus FAUs'r par Farrière-corps moins étroit, le
prothorax plus élargi à ponctuation non arrondie. la coloration des pattes
et du laticeps Drsan., de Syrie, par la squamulation toute différente et la
forme de l’avant-corps. Elle constitue une sous espèce que nous désignons
sous de nom de alepensis nova.
Gen. GRYPIDIUS Srrrnms, 1832, Ill. Brit., IV, pp. 4 et 77
(Grypus GERMAR, 1817, Mag. Ent., 11, p. 340 (1). —— Crypidius SCHôN·
HERR, 1836, Curc. Disp. Méth., 111, p. 314. — Arachipes CURTIS, 1834,
Brit. Ent., X11, p. 550). ZUMPT, Col. Centralbl., 1929, p. 66). -
Rostre plus long que l’avant-corps, cylindrique, arqué, portant, en avant,
un sillon court et oblique, ses scrobes naissant en avant de son milieu, rec-
tilignes, atteignant les yeux. Antennes grêles, antémédianes ; scape allongé,
claviforme, atteignant presque l’œil ; funicule de 7 articles, les deux pre-
miers longs, les 4° â 7° transversaux ou moniliformes ; massue suboblon-
gue. Yeux ovales, transversaux, déprimés. Prothorax convexe, plus large
que long, arrondi latéralement, tronqué à la base, à lobœ oculaires larges,
distincts. Ecusson triangulaire. Elytres subovalaires, notablement plus lar-
ges que le prothorax, subparallèles, postérieurement déclives, les épaules
marquées. Fémurs claviformœ ; tibias iinement mucronés au sommet ;
tarses courts, les articles triangulaires, le 2° transversal ; ongles librœ,
écartés. Hanches prothoraciques insérées près du bord antérieur du pros-
temum. Abdomen â segment 2 convexe, plus long que les 3-4 réunis, suture
des 1-2 arquée, segment 1 également convexe. Caractères sexuels secon-
dairœ faibles ; rostre du mâle moins long, plus mat.
Ce genre comprend 4 espèces disséminées dans les deux continents de
Phémisphère boréal ; 2 se trouvent dans notre faune. Elles vivent sur les
Equiscium.
(1) Gmmnm, en 1817 (in Mag. Ent., II. p. 340) a nommé un certain nombre de
genres nouveaux de Curculionjdes, qu’i1 ne décrit pas, et pour lesquels il cite, à
titre d’exemp1e , plusieurs espèces pour chaque genre sans désigner de génotype.
Ce sont des nornina nuda, n'ayant aucune valeur systématique. Dans le mémoire
qu’i1 a publié en 1821 et reproduit apud Thon. Arch. II, p. 12 et 599, le genre grypus
n’y est pas décrit et ne saurait être accepté malgré la proposition de Zumvr, 19œ.

1426 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Rostre avec de longs poils au sommet ; interstries élytraux
sans soies distinctes ; squamules dorsales foncées, celles des
côtés et de la partie apicale claires. Mésosternum non linéai-
re entre les hanches prothoraciques. Long. : 4,5-6,5 mm
................. 1. equiseti
— Rostre sans longs poils au sommet ; interstries avec de
.petites soies courtes, courbées, un peu soulevées, visibles
de profil ; squamules dorsales d’un gris-brun, uniforme
avec de vagues taches à peine plus claires, souvent indis-
tinctes. Mésosternum linéaire entre les hanches prothora-
ciques. Long. : 3-4,5 mm ........ 2. brunneirosfris
1. Grypidius equiscti FABRICIUS, 1775, Syst. Ent., p. 130 — gibbosus
0L., 1790, Encycl. Méth., V, p. 479. — nigrogibbosus DE GEER. 1775, Ins.,
V, p. 224. — Husr. 1930, p. 746. — Cat. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, p. 412.
g _ Long. : 4,5-6,5 mm, ·— Ovale, noir ou brun ;
î le dessus de llarrière-corps subplan, celui du pro-
` 'V _ thorax convexe ; revêtu de squamules très
_ serrées, brunes ou noirâtres et blanchâtres ou
—· l A — jaunâtres : les premières arrondies ; les secondes
Ã,    îü ovales et formant une bande latérale sur le pro-
 <i   î- M thorax ; Iles côtes des élytres irrégulièrement de
`  -_    .. ·  A xr  teinte claire, ainsi que le tiers apical, ces parties
      parsemées de mouchetures foncées, les squamules
_ , _ _ =  _ _ M> claires du prothorax plus grandes que celles des
.    élytres ; le 3° interstrie orné en outre d°une
 V` ° Z y ,  Li tache post-médiane ponctiforme pâle ; la suture
        élyîfâlê Ofdillairement dlun fauve-pâle en arriè-
~_    ";\ re ; le revêtement des élytres sans poils visibles ;
  lg le disque du prothorax et la tête garnis de poils
'wi     1* squamuleux appliqués ; les antennes et les pattes
 .., »1¤~a°‘*g,-¤,_,_,,>,.s= ,,_, .
 ,_   ,·,/ brunes ou ierrugineuses. Dessous du corps den-
\~., \`°'* au *’f_  g~ sément squamulé de blanchâtre. Rostre arqué,
5 brillant, muni d’une carène dorsale, ponctué. la
rx ;i . ,
· 1 ponctuation basale plus serree et confluente. Pro-
Fm_ 865 thorax arqué latéralement, plus fortement rétréci
Gwvîdîus equîseîî F· en avant qu’en arrière. Elytres subcarrés sur leur
2/3 antérieurs ; les interstries 1-2-4-6 plans, les
autres convexes, le 3' à la base, le 5' en avant du milieu et vers la région
.antéapicale subgibbeux ; stries Hnes, brillantes, ponctuées. Fémurs iner-
mes, les antérieurs annelés de cendré au sommet.
La larve vit et se transforme dans le collet et à la base des tiges d’Equise-
tum palustre L, Elle y creuse des galeries atteignant une longueur de 5 à
8 cm. On y trouve des néonates vers le début de juin, leur emplacement
est décelé, de l’extérieur, par une tache nébuleuse brune, allongée. Des

cA1.Am>R1NA1;. —- cnrrmius 1427
larves âgées et des nymphes s’y rencontrent au 20 août jusqu’au commence-
ment de septembre. Les adultes se transforment dans le courant de septem-
bre et d’Octobre, mais ils n’effectuent leur sortie qu’au mois de mari de
1’année suivante. Ils nagent difficilement, bien que se maintenant aisément
à la surface de l’eau. L’insecte attaque indifféremment les plantes submer-
gées périodiquement et celles qui croissent en sols humides mais éloignées
des eaux (Horrmamv).
Commun dans presque toute la France; paraît rare dans la majeure partie
du Sud-Ouest (1). Non signalé des Landes .
Europe ; Sibérie occidentale ; Daourie. Amérique du Nord.
2. Grypidius bnmneîrostris FABRICIUS, 1792, Syst. Ent., p. 402. -—
oblitcrmtus HERBST, 1795, Nat. Kâf., p. 273. — obsolctus STURM, 1826,
Cat., p. 190. —— HUs·1·., 1930, p. 746. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p.
412.
Long. : 3-4-,5 mm. — Plus petit que le précédent, plus convexe, les ély-
tres déprimés dans la région post-scutellaire ; revêtu presque uniformément
de squamules courtes, grossières, serrées, d’un gris-brun, mélangées de
pctitœ soiœ courtes, arquées, un peu soulevées, plus visibles (de profil)
sur les interstries des élytres, surtout en arrière ; les élytres avec ou sans
vagues tachœ â peine plus claires, parmi lesquelles une moucheture allon-
gée, en arrière du milieu, sur le 3' interstrie ; les pattes et les antennes
colorées comme chez eguiseti, mais les fémurs antérieurs nullement plus
clairs au sommet. Rostre à sculpture plus superficielle, la carène dorsale
obsolète ou nulle ; les interstries tous convexes, les 3-5-7 un peu plus que
les autres.
Mœurs exactes inconnues. L’adulte se rencontre dans les lieux humides,
sur Equisetum limosum L. (BEDEL) ; abondaznt en juillet-août, au bord du
Loiret, à Olivet (Loiret), sur E. ramosum Scar., et à Versailles, près de St-
Cyr (Seine-et-Oise), de la fin juin à la mi-juillet, sur E. arvense L. (!HoFr-
MANN).
France septentrionale, centrale et orientale. Hépandu, mais assez rare,
dans de nombreuses localités du bassin de la Seine : Seine—et-Oise. —
Marne. — Aisne !. -— Oise_ —— Seine-et-Marne !. —- Calvados. —— Eure. —
Seine-Inférieure. -— Somme !. — Yonne. — Côte d’Or. Cà et là dans le
Loiret ; Cher : Allier !. —- Vosges !. —— Jura !. Très rare dans le Sud-
Ouest : Charente-Maritime : St-Georges (R. Lnnox !), ainsi que dans le
Sud-Est : Drôme ; Romans !. Semble manquer en Provence, Languedoc,
Roussillon. Europe septentrionale et moyenne. Amérique du Nord.
Gen. THRYOGENES BEDEL, 1884, Faune Bass. Seine, IV, p. 108
(Erirrhinus STEPHENS, 1831, Ill. Brit. Ent., IV (non SCHESNHERR, 1826)
]. DU VAL, 1868, Gen. Col., Curc., IV, pl. 18. fig. 86. —- ZUMPT, Col. Cen-
tralbl., 1929, p. 57). (2)
(1) M. Tmœànn ne l'a pas observé en Gironde.
(2) ct. Note synonymique sur les Erirrhintni. Mâamcnon, Cat. Col. Fr., DD. 412-413.

1428 coLoP'rÈREs CURCULIONIDES
Rostre allongé (plus long que les protibiasl, arqué, linéaire, à ponctua-
tion subsériée de la base à l’inserti0n antennaire ; scrobes étroits, presque
droits, se dirigeant vers la partie antérieure de l’œil. Antennes grêles, assez.
longues, insérées vers le tiers apical du rostre : scape élancé, faiblement
claviforme, atteignant presque les yeux ; funicule de 7 articles, les deux
premiers ordinairement allongés, le 3' un peu plus court que le Z', les sui-
vants courts ; massue ovale-oblongue. Yeux arrondis, un peu convexes,
Prothorax non ou faiblement transversal, subtronqué à la base, plus ou
moins arrondi sur les côtés, plus étroit en avant, un peu resserré au som-
met, sans lobes oculaires. Ecusson distinct, Elytres oblongs, leur base plus
large que celle du prothorax, les épaules obtusément anguleuses ; dépri-
més sur le disque. Profémurs inermes ; tibias grêles ; les antérieurs très
arqués en-dedans au sommet, à onglet terminal dirigé en-dedans ; ongles
libres, écartés. Prosternum tronqué en avant ; saillie intercoxale posté-
rieure triangulaire.
Mâle : Rostre pubescent depuis la base jusqu’à l’insertion antennaire-
qui est située plus près de la base. Abdomen à deux premiers segments
impressionnés à la base ; segment anal tronqué au sommet. Femelle :
Rostre pubescent à la base, plus grêle. Les deux premiers segments ven--
traux convexes ou le l" faiblement impressionné ; segment anal arrondi
au sommet.
Les quatre espèces de Thrgogenes actuellement connues se l`€llC()llll‘Ulll
dans les marécages de la région européo-sibérienne.
Les larves vivent et se transforment dans les tiges de diverses (Zypera-—
cées et dans celle d’11ne Graminacée (Calamagrostis mwnrlinnrm L).
TABLEAU DES ESPÈCES
l. Revêtement des élytres squamuleux ; interstries avec une
rangée de soies très courtes, mais distinctes. Intervalle in-
teroculaire frontal aussi large ou plus large que le rostre . . . Z
—— Revêtement des élytres finement pubescent, sauf sur la suture
qui est finement et densément garnie de petites squamules
arrondies ; interstries sans traces de soies. lntervalle in
teroculaire frontale un peu plus large que le rostre. Long. :
4-5 mm .............. 4. scirrhosus
2. Funicule grêle, ses deux premiers articles allongés. lnter- '
valle interoculaire de même largeur que le rostre ..... 3
-— Funicule antennaire robuste, ses deux premiers articles
épais, moniliformes, subégaux, les 3° et 4·° peu différents,
seulement un peu plus courts, les 5° et 6° arrondis, le 7'
subtransversal. lntervalle interoculaire nettement plus large
que le rostre. Long. 2 3-4,5 mm ...,.... 3. Fiorii
3. Funicule à 2° article moins long que le l", le 3° monili-
forme ou transversal, ainsi que les suivants ; massue acu-
minée, 2 fois aussi longue que large. Elytres très faible-

CALANDRINAE. — rnkvoceues 1429
ment impressionnés derrière la tache antéapicale. Long. :
3-4,5 mm .............. 2. Nereis
-—-— Funicule à 2* article égal au 1“", le 3' plus long que large,
les suivants à peine plus courts ; massue 3 fois aussi lon-
gue que large. Elytres avec une forte impression derrière la
tache antéapicale. Long. : 3,5-5 mm ...... 1. festucac
1. Thryogenes festucae Hisaissr, 1795, Nat. Syst., Kâf., p. 337. —
·carecti HOPPE, 1795. Enum. Ins. Erlang, p. 59. — ? caricis THUNB., 1758.
Mus. Uspal Acad. Appl., V1, p. 111. — HUST., 1930, p. 748. — SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 412 ; Cat. Corse, p. 432.
Long. : 3,5-5 mm. — Corps allongé, très faiblement convexe, brun ou
noirâtre, revêtu, en-dessus de squamules, cendrées ou fauve-pâle, serrées.
épaisses. arrondies et oblongues·lancéolées, mêlées à de petites soies très
courtes. appliquées sur la tête et le prothorax, relevées, unisériées sur les
interstries impairs des élytres et visibles de profil, surtout en arrière ;
lill]tCI'SU'l€ sutural recouvert uniquement de très petites squamules arron-
dies : le disque du prothorax moins densément squamulé que les côtés
·et souvent subdénudé ; les élytres soit coincolores, soit avec une tache
post-médiane brune, mal délimitée, une autre antéapicale plus petite et
parfois quelques vagues macules foncées en avant, l°intervalle des deux
taches précitées ordinairement plus clair, formant une fascie transversale
·obsolète sur les 2“, 3*, 4" interstries ; les pattes, les antennes et le rostre
ferrugineux. Rostre arqué, cylindrique, plus long que les protibias. Scape
plus long (mâle) ou aussi long (femelle) que le funicule, à trois premiers
articles allongés. Prothorax suboblong. densément ponctué. Elytres paral-
lèles jusqu°au rétrécissement postérieur ; stries lines. ponctuées, masquées
par la vestiture ; interstries peu convexes. Dessous du corps recouvert très
densément de très petites squamules rondes, blanchâtres ou flaves, hydro-
fuges.
La larve xit et se transforme dans la moelle centrale des tiges de diverses
tflypiwacécs : (jurczr ripw·1`a Cunr., Carcz paludosa Goou. ('l`1·ionisox), Carey
1w·sir·m·ia I,. (Hoi=i=M.xNN}, Scirpus mariiimus 1.. (Ti-i0MsoN), Seirpus lucustris
l,. (Bou;. HoFFM_iNN).
Nos observations confirment celles faites par Bons, sur cette dernière
plante (sauf pour l’époque de l’éclosion imaginale). La ponte se fait en juin,
la nymphose vers la fin de juillet et début. d`août, à Pextrémité supérieure
des galeries, entre deux bouchons de résidus excrémentiels : les adultes
se transforment de la mi-août à la fin de septembre. Ceux qui éclosent
'tardivement hivernent. sur place, on les y trouve jusqu’au debut de nii,
époque de leur sortie, qui coïncide avec celle des insectes ayant hiverm'-
fr Vextérieur.
R(·pandu dans toute la région silvatique inférieure de notre territoire.
Assez commun dans le bassin de la Seine et de la Loire, dans l’Est, la
Bretagne ; rare dans le Massif central, plus rare encore dans les parties
sèches du Midi 1 abondant dans le Sud·Ouest. Signalé de lu Corse (Rsvnioxn).
Europe ; Sibérie.

1430 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
2. Thryogenes Nereis PAYKULL, 1800, F n. Suec., p. 240. —— arundineti
STEPH., 1831, III. Brit., p. 80. —- palustris GYLL., 1836, in Schënherr,
Gen. (Turc., Ill, p. 313. - typhae AHRENS, 1812, Nova Acta Hal., p. 15. ——
HUST., 1930, p. 749. -— Cat. SAINTE-CLAIRE-DE\’ILLE, p. 413.
Long. : 34,5 mm. — Très semblable d’aspect au précédent ; moins ro--
buste, les proportions des articles antennaires diiïérents (voir Tableau) ;
tache antéapicale claire des élytres plus nette ; ponctuation des stries
plus visible ; interstries plus étroits, le 3' ordinairement plus convexe que
les autres ; squamules élytrales plus fines, celles de la suture brièvement
lancéolées (non arrondies) ; les poils des interstries appliqués.
La larve vit dans la partie inférieure des tiges de Scirpus palustris L.
Accouplement et ponte fin mai ; nymphose en juillet ; éclosion imaginale-
en août (Umaaw, Ent, Blatt., 1914, p. 90-94, fig.) Observé dans les tiges de
Calamagrostis arundinacca L. (Gisvov). L’adulte souvent sur Scirpus lacus·
tris L. (1), aux dépens duquel il doit vivre à l’état larvaire (TEMPÈRE).
Presque toute la France, sauf en Provence d'où il n'est pas signalé. Bord
des eaux ; s·ouvent en compagnie de festucae. Rare dans le Midi ; assez
commun dans la région aquitanique ainsi que dans tout le reste de la
faune française. S’élève jusqu’à la partie inférieure de la zone subalpine ;
Auvergne, Drôme, Isère.
Europe ; Sibérie.
3. Thryogenes Fiorii ZUMPT, 1928, Col. Centralbl., Il, p. 277.
Long. : 3-4,5 mm. — Facile à confondre avec Nereis, dont il a la taille,
la forme générale, la coloration et le revêtement. Diffère par les caractères
suivants : funicule antennaire plus épais, ses quatre premiers articles moni-
liformes, de même épaisseur, les deux premiers seulement un peu plus
longs et subégaux, les 5' et 6° arrondis, le 7‘ subtransversal, tronqué au
sommet ; la tête plus large, le front couvert de gros points serrés (fine-
ment ponctué cbez Nereis) ; les yeux plus gros, plus convexes, leur inter-
valle distinctement plus large que le rostre ; le prothorax plus ample dans
les deux sexes, plus large que les élytres ; les squamules élytrales moins
épaisses, moins denses. Tarses moins robustes.
Sur les Cypéracées. L’adulte sur Scirpus lacustris L., dans la Marne
(A. Horrmmw). Très rare sur notre territoire ; ordinairement confondu
avec le précédent, dans les collections françaises Seine—et—0ise : Chaville
(coll. lthonm !). — Eure : route de Conches à Evreux (Chanoine Gurrm !).
—— Vosges : St-Dié (coll. Gaulle 1). — Marne : Marais de la Vesle, à Muizon,
entre les gaines basales des tiges de S. Iacustris, fin septembre (Horrmmx)
(1).
Allemagne ; Hollande ; Italie du Nord.
4. Thryogenes scirrhosus GYLL., 1836, in Schônherr, Gen. Cure., Ill,
p. 312. -—- brunneirostris OL., 1807, Ent., V, p. 142. -— Nereis CYLL., 1827,
Ins. Suec., p. 556 (non PAYx.). — Husr., 1930, p. 750. — Cat. SAINTE-
CLAIRE-DEVILLE, p. 413.
(1) J'ai pu comparer les insectes de ces localités avec un couple provenant de 1'au-
teur. Tous les individus examinés ont le rostre brun-foncé ou noir, les pattes res-
tant ferrugineuses, (les fémurs plus foncés).

CALANDMNAE. —— ERIRRHINUS 1431
Long. : 4-5 mm. — Même forme que les précédents, les téguments bruns
ou ferrugineux, les pattes, les antennes et le rostre de même coloration.
Dilïère par le revêtement élytral sans trace de soies et composé de squa-
mules piliformes brunes et ferrugineuses,
formant des taclies marbrées _mal définies, ”
sauf une macule post·médiane sur les in- _ , _
terstriœ 2-3-4, ordinairement plus distinc- \   ,1  ,  
te ; la suture seule, couverte de petites  ~",     `,‘  
squamules cendrées, arrondies. serrées. Ã   .  
Comme chez les autres espèces le disque   ,,4:; `_  
. ~ e · · - ....·~. M
proth0rac1que subdénudé, les côtés densé· É    
ment squamulés. Rostre arqué. long, mat, ÃÈÉ,  
peu diilérent dans les deux sexes (celui du I    
mâle 1} peine plusrobuste et plus feytemenp xi?  X
sculpte) ; stne ]usqu’au tiers aprcal qui   ig; · ig
œt un peu élargi et densément ponctué.     î  N  
Tête ponctuée ; l’intervalle interoculaire à      
peine plus large que le rostre. Funicule à       ZÀ  
deux premiers articles subégaux, obconi— ltlë      
ques, le 3° de même forme, plus court, les `*=,  1  
suivants arrondis ; massue oblongue, allon—   .'l,, ,,
gée. Protborax à ponctuation assez forte, ,·    _" .
serrée. Elytres plus larges que le prothorax. É " ·?° l Il
à stries ponctuées, les latérales plus forte-
ment ; interstries convexes, le 3° plus élevé F1¤· 866- — Thfyvgënès $¢‘î"h¤S¤S—
dans la région antéapicale. GY""'
La larve vit dans la partie inférieure et moyenne des tiges de Scirpus
maritimus L. et S. lacustris L. Se transforme en adulte vers le début de
septembre (!). Biologie, ZUM1>r, Col. Cenlralbl. IV, 1929, p. 66.
Presque toute la «France ; répartition géographique à peu près sembable
à celle de Nercis ; manque en Provence ; rare dans le Sud-Ouest : Gironde,
environs de Bordeaux (TEMPÈRE) ; assez rare mais répandu dans tout le
bassin de la Seine, le Nord, l‘Est et le Centre.
Europe centrale.
Gen. ERIRRHINUS SCHESNHERR, 1826, Curc. Disp. Méth., p. 18 (1)
(Rhynch. acthiops auct. — Notaris STEPHEN, 1831, III. Brit. Ent., IV, p.
81 (N. bimaculatus F.), — Dorylomus BEDEL, Fn. Seine, Vl, 1887, p.
283. -— Ericus TOURNIER, 1874, Ann. Soc. ent. Belg., (scirpi F.), — Nota-
ris GERM., 1817, Mag. Ent., ll, p. 140 ; Ins. Sp. Nov. 1824 (2) 1. DU VAL,
Gen. Curc., 1868, IV, p. 43, pl. 18, fig. 86 ; BEDEL, Fn. Seine, VI, 1884,
p. 115 ; ZUMPT, 1929, Col. Centralbl., p. 220).
Rostre de longueur variable, robuste, cylindrique, arqué ; scrobes li-
néaires, parallèles au bord supérieur du rostre, se dirigeant vers le milieu
de l’œil. Antennes grêles, insérées vers le tiers antérieur du rostre ; scape
(1)E1’·i1‘1'hin‘us Scnôlm., apud Wrsrwoon. 1840 est une désignation nulle, car elle
vient après celle de   1826.
g;l?eSSans valeur systématique, 1‘auteur ne donne aucun caractère des espèces dési-

1432 cor.Éo1=·TÈnEs cUn(;ULroNn>Es
élancé, subclaviforme. atteignant presque llœil ; funicule de T articles, les
deux premiers obconiques, assez longs, les suivants plus courts ; massue
suboblongue. Yeux ovales, plans, leur intervalle, sur le front, presque aussi
large que le rostre. Prothorax arrondi latéralement, un peu plus étroit en
avant qu°à la base, celle-ci tronquée, les lorbes oculaires distincts. Ecusson
visible. Elytres suboblongs, bien plus larges que le prothorax à la base, à
épaules bien marquées. pourvus de lO stries entières. Fémurs simples,
tibias arrondis, bisinués en-dedans ; protibias courbés au sommet et ciliés,
armés à l°apex d’un petit crocbet ; ongles libres, écartés. Hanclies protbo-
raciques situées près du bord antérieur du prosternum, les postérieurs
transversales, atteignant le bord des élytres. Epimères mésothoraciques
étroits. les épisternes notablement plus petits ; épistemes métathoraciques
étroits, tronqués obliquement, les épimères métatboraciques indistincts.
Abdomen à deux premiers segments égaux, présentant, decbaque côté,
une étroite bande appartenant aux sternites. Le mâle a le rostre un peu
plus court. les segments ventraux l-2, légèrement impressionnés à leur
base. La femelle a l’abdomen convexe, le premier segment seul impres-
sionné.
(Ie genre comprend une vingtaine d`espèces dispersées dans les parties
boréales ou montagneuses de l’Europe, de l’Asie, du Japon et de l’Améri—
que du Nord : quatre se trouvent dans notre pays.
Nos espèces virent, 51 l’ét:1t lîIl‘\`îtl1'f?, aux dépens des racines des Typha-
nées, ttrariiiiiécs et Cypéracées.
TABLEAU DES ESPÈCES
l. Plaques latérales de Yabdomen sans enduit squameux. Pro-
tibias (ll denticulés et ciliés au bord interne. Mandibu·
les simples au bord externe (N0taris STEPHÃ. Long. :
6,5-lt) mm ............ 1. bimaculatus
— Plaques latérales des segments ventraux enduites de squa-
mules blancbâtres ou jaunâtres, très fines. Tibias ciliés._sans
denticules au bord interne. Mandibules découpées au bord
externe (Erirrhinus SCHëNH., Ericus TOURN.l ...... 2
2. Elytres à interstrie marginal normal, non fortement rétréci
du tiers antérieur au sommet et beaucoup plus large que
les stries voisines .............. 3
—~·— Èlytres à interstrie marginal fortement rétréci du tiers an-
térieur au sommet, et. à cet endroit, pas plus large que la
strie précédente. Côtés du métasternum et pièces méta-
tboraciques grossièrement ponctués, sans enduit squameux.
Intervalle interoculaire aussi large, sur le front, que la base
du rostre. Long. : 3,7-5 mm ........ 3. acridulus
3. Élytres pubescents et granulés. Côtés du métasternum et
pièces métathoraciques finement ponctués et enduits d’une
(1) Les méso- et métatibias sont ordinairement denticulés. mais ils peuvent être
inermes chez les petits individus.

CAIANDRINAE. — Eninnninus 1433
couche squameuse blanchâtre. Intervalle interoculaire fron-
tale un peu moins large que la base du rostre. Long :
4,7-7 mm .............. 2. scirpi
— Elytres à peu près glabres, la pubœcence à peine visible,
ponctués, non granulés. Dessus noir, glabre, brillant. Pièces
latérales de la poitrine densément et assez fortement ponc-
tués, sans squamosité. Long. : 6-7 mm ..... 4. aethiops
1. Erirrhinus bîmnculatus FABRICIUS, 1787, I, Mant. Ins., p. 98. —
Frivaldszkyi TOURN., 1874, Ann. Soc. ent. Belg., p. 94. —— granulipennis
TOURN., l.c., p. 94. —— ? rhamni HERBST, 1784, Nat. Kâf., p, 291. — sub-
costatus MOTSCHULSKY, 1845, Bull. Moscou, p. 378. — Hosr., 1930, p.
752. —— Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 413.
Long. : 6,5-10 mm. — Oblong, noirâtre, convexe ; revêtu en-dessus,
d’une pubescence jaunâtre ou grisâtre, appliquée, médiocrement serrée,
plus dense et formant de chaque côté du prothorax, une étroite bande
arquée, peu tranchée, et, sur les élytresj de vagues marbrures, avec 1me
moucheture ponctiforme ordinairement bien nette, en arrière du milieu,
sur le 3° interstrie ; pattes et antennes ferrugineuses, (massue et fémurs
assombrisl. Rostre arqué, noir, brillant ; vu du dessus, élargi en avant ;
glabre, sauf avec quelques poils, en—dessous au sommet. finement pointillé
sur le tiers apical, sérialement ponctué et caréné à la base jusqu’à l’inserI:ion
antennaire. Funicule à deux premiers articles allongés, le 2° plus court
que le I", les suivants courts, mais non transversaux, le 7° plus large que
le 6°. Prothorax transversal, ses côtés arrondis vers le milieu, convergents
en arrière, fortement et brusquement rétrécis en avant, densément et for-
tement ponctué, muni d’une ligne médiane lisse. Elytres subparallèles jus-
qu’en arrière du milieu, les épaules subanguleuses ; stries assez fines, à
points piligères, peu profonds ; interstries subplans, ridés-rugueux. (Voir au
tableau caractères complémentaires).
La larve vit et se transforme dans les tiges de Thypha latifolia L. L’adulte
éclot vers le début de septembre. Il se rencontre fréquemment, aux envi-
rons de Paris de la fin d’avril à juin sur une Graminée : Phailaris arundi·
nacea L., qui pourrait bien héberger également la larve (Ho1=1=MANN).
Etangs, marécages, rivières ; toute la France ; assez rare depuis le Nord
jusque dans le Centre. çà et là dans le Sud-Ouest et le Mi·di où il est très
rarement observé. Alpes-Maritimes z vallée de la Siagne ; Var : Puget-
sur—Argens (!).
Europe Centrale.
2. Erirrliinus scirpi F., 1792, Ent. Syst., 1, 2, p. 405. — ratundicollis
Morscn., 1860, Schrenck’s Reise, II, p. 157. — Husr., 1930, p. 754. ——
Cat. SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, p. 413 ; Cat. Corse, p. 432.
Long. : 4,7-7 mm. — Ovale-suboblong, peu convexe, noir ou brun ;
revêtu dorsalement de petites squamules piliformes et lancéolées, peu ser-
rées, jaunâtre, plus ou moins régulièrement distribuées, formant de vagues

1434 c0LÉ0P·rÈnEs curacurromvizs
marbrures sur les élytres et parfois une ligne arquée sur les côtés du pro-
thorax, ainsi qu’une petite tache en arrière du milieu, sur le 3' interstrie
élytral ; ce qui achève de lui donner une certaine ressemblance avec bima-
_  culatus ; les antennes et les pattes ferru-
;  j gineuses. Rostre arqué, fortement strié-
Q Q · ponctué et caréné sur les deux tiers posté-
._    rieurs. Funicule à deux premiers articles
j- Q  `  Il égaux, le 7° à peine transversal et presque
É gl   de même largeur que le 6’. Prothorax
l,. _     _ _l presque aussi long que large, faiblement
  arrondi latéralement, densêment et forte-
`   -r'« ;   F ment ponctué, la carène médiane lisse abré-
I,   Éw 'j·2·§.,· "  XR gée en arrière. Elytres arrondis aux épau-
l i fil". L     t les, parallèles sur les côtés jusque vers le
C J; ‘i?`_lu· Q  çi?    L milieu ; stries internes assez fortes, leurs
-° ·         g points irréguliers, souvent confus ; inter-
‘ ·   Ã"'? FJ "  M . ,
,·_ ·   ·V V v~‘,,_ A _i stries subplans, finement et densement gra-
  1 Éw • C C  nuleux (Voir autres caractères au Tableau).
l Y, É La tache postmédiane claire des élytres
.I `N li`. . _
. parfois transversale et occupant les inter-
Fm. sav. - rmnmnus mme F. stries 1·2—3.
La larve vit et se développe dans le collet de Careœ paluclosa Goon ; la
nymphose a lieu en août ; l’adulte éclot au début de septembre (Horrmmx).
Commun dans les marécages et endroits humides de toute la France : mai-
septembre. ·Se rencontre l’hiver, sous les détritus avoisinant le bord des
eaux.
Cité de Corse (RAYMOND).
Europe ; Sibérie ; Amour.
3.   acriclulus L., 1758, Syst. Nat., ed. 10, p. 378. ·— Merkli
STIERL., 1882, Mitth. Schweiz. ent. Ges., V1, p. 252. — punctum F., 1792,
Ent. Syst., II, p. 4-01. — rigidus MARSH., 1802, Ent. Brit., p. 270. — mon-
tanus TOURN., 1874, Ann. Soc. ent. Belg., XVII, p. 95. — alpinuis HELP
(nom. nud.), -— v. insularis FAUST, 1882, Bull. Moscou. p. 146. —— HUST.,
1930, p. 753. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 413.
Long. : 3,7-5 mm. —— Ovale, noir, faiblement convexe ; la pubescence
dorsale jaunâtre ou grise, peu serrée, ne voilant pas les téguments ; an-
tennes et pattes d’un rouge-camiin foncé. Rostre, vu du dessus, moins élargi
en avant que chez les deux précédentes espèces, arqué, luisant, ponctué-
strié sur ses deux tiers inférieurs, pointillé en avant, la carène dorsale
très distincte. Funicule à deux premiers articles allongés, subégaux, le 3'
court, ovoïde, les suivants arrondis, le 7° transversal, un peu plus large
que le 6°. Prothorax transversal, de forme à peu près semblable à celui

CALANDRINAE. — Enrmmrnus 14-35
de scirpi, densément ponctué, la ligne médiane lisse souvent réduite, abré-
gée â ses deux extrémités. Stries élytrales fortes, à points assez gros ; in-
terstries subconvexes, granulés-ridés, peu plus larges que les stries lVoir
les autres caractères au Tableau).
· On trouve les variations suivantes :
v. punctum F. (rigidus MAnsn.). — Comme la forme typique, mais le 3è
interstrie, après le milieu, orné d’une tache ponctiforme claire.
v. montanus Toumz. (alpinns HELP.), -—-, Stries dorsales des élytres fortes
et profondes ; interstries peu sculptés ; pattes noirâtres.
v. insularis FAUST. — Stries dorsales comme chez montanus, mais inter-
stries rugueux ; antennes et tibias roux.
La larve de cette espèce a été décrite par URBAN (Ent. Blâlt., 1927, p. 117-
120). D’après cet auteur, elle vit dans les racines d’une Graminacée aqua-
tique : Glyccria aqualica WAHLB. La ponte s’effectue à partir de la fin du
printemps et peut se continuer pendant l‘été. URBAN a observé une ponte en
mi·-juillet ; les œufs sont déposés sur n’importe quelle partie de la plante.
L’incubation dure 8—10 jours. La larve attaque les tiges stolonifères en y
creusant une sorte de loge dans laquelle la nymphose a lieu à l’automne.
L’adulte apparait quelques semaines plus tard ; il, hiverne. On le rencontre
depuis mars jusqu’en ocobre sur les Glyceria et sur Polygonnm amphi-
bium 1.. dont il dévore les parties basses des tiges.
Toute la France : commun, sauf dans la région sèche du Midi. S’élève
en montagne, jusqu`à la zone subalpine. Les variétés avec la forme typique ;
la v. punctum aussi commune ; la v. montanus beaucoup plus rare paraît
rechercher les régions montagneuses : Pyrénées, Hte-Savoie ! : Puy—de-
Dôme . lac de Guéry ; Suisse ! ;Silésie. La v. insularis, peu distincte par-
fois de la forme type, se trouve dans l’Est, le Jura !.
Europe : Sibérie ; Amour_
4.   aethiops F., 1792, Syst. Ent., p. 405. — Iwlomelanus
Hmmsr. 1795, Nat. Ins., Kâf., IV, p. 271. — mprio MANNERH., 1853. Bull.
Mosc., p. 240. a rufipes MOSTCH., 1845, Bull. Moscou, p. 377. —— v. lap-
ponicus FAUST, 1882, Bull. Mosc., p. 147. — HUST., 1930. p. 755. — Cat.
SAm1·E-CLA1RE·DEv1LLE, p. 413.
Long. : 6-7 mm. — Oblong, convexe, noir, brillant, subglabre, la pubes-
cence éparse, très fine, presque indistincte ; antennes et pattes rousses ou
rougeâtres. Rostre bien moins arqué que chez les précédentes espèces, ponc-
tué à la base, avec une ligne médiane lisse. Tête ponctuée comme le rostre.
Funicule â l" article à peine plus long que le 2°, le 3* arrondi, les suivants
transversaux et progressivement élargis. Prothorax aussi long que large,
arrondi latéralement, rétréci en arrière, plus fortement en avant, non étran-
glé au sommet, à ponctuation forte, médiocrement serrées sur le disque, la
ligne médiane lisse, un peu élevée, souvent effacée. Elytres oblongs, paral-
lèlœ jusqu’en arrière du milieu, assez étroitement rétrécis en arrière, plus
larges que le prothorax, la base arquée ; le calus huméral distinct, les
épaules arrondis, l’angle huméral un peu saillant en avant, fortement striés-
ponctués, les points arrondis ou carrés, plus gros que les prothoraciques ;

1436 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
interstries subconvexes, très finement réticulés, finement pointillés, les deux
externes finement ridés en travers.
Tourbières, marais froids et lacs des montagnes.
Espèce arctique assez commune dans l‘Europe et 1’Asie Boréale. Se re-
trouve isolée en certains points de l’Allemagne ; dans le Valais suisse ;
en France dans le Puy-de-Dôme : le Meyrand, alt. 1.200 m (T. DE CHARDIN) ;
Lac Chambon, alt. 880 m. (BERGER).
La v. lapponicus Fxvsr, à corps entièrement roux se rapporte à des in-
dividus imatures.
Laponie, Islande.
Gen. ECIHNOCNEMUS SCHôNHERR, 1843, Gen. Sp. Curc., Vll, 2, p. 315
(Colchis TOURN., 1874, Ann. Soc. ent. Belg., XVII, p. 68 — Bagoop-
sis FAUST, 1882, Hor. Soc. ent. Ross., XVI, p. 317. — Erirhigous
FAIRM., 1898, Ann. Soc. ent. Belg., XLII, p. 244 et XLV, 1901, p. 229).
LACORDAIRE, 1886, Gen. Col., V1, p. 480 ; SCHILSKY, Kâf. Europas, 1907 ;
ZUMPT, 1929, Col. Centralbl., 111, p. 214.
Rostre assez long, cylindrique, faiblement déprimé et élargi en avant ;
scrobes obliques, dirigés vers le bord inférieur des yeux. Antennes anté-
médianes ; funicule de 7 articles, le 1“ article allongé bien plus long que
le 2', les suivants courts, serrés, transversaux ; massue oblongue. Yeux
oblongs, déprimés. Protborax transversal, arrondi sur les côtés, à lobes
oculaires étroits, ciliés. Ecusson distinct. Elytres plus larges que le pro-
thorax, parallèles, à épaules marquées. Pattes robustes ; fémurs inermes,
non claviformes ; tibias comprimés, bisinués, finement denticulés-ciliés
en-dedans, ongulés au sommet ; tarses étroits le 3° artice élargi, bilobé ;
ongles simples, divariqués. Episternes métathoraciques étroits rétrécis en
arrière. plus courts que les deux premiers segments abdominaux ; épimè-
res indistincts. Abdomen à deux segments presque deux fois aussi long
que les 3-4 réunis, sa suture avec le 1°" rectiligne. Abdomen faiblement im-
pressionné ; segment anal fovéolé dans son milieu, échancré au sommet
(mâle). Abdomen convexe ; segment anal obsolètement déprimé, arrondi
au sommet (femelle).
Cc genre comprend un assez grand nombre d’espèces qui se renconrent
jusqu’en Afrique tropicale. On en compte une quinzaine répandues dans
l’Europe Centrale, le Caucase, l`Asie, le Japon. Une seule dans notre faune
dont les mœurs sont restées inconnues.
Echinocnemus globicollis FAIRMAIRE, 1863, Cat. Col. Grenier, p. 112
(sub. Erirrhinus). —— E. pugnax FAUST, 1881, Hor., p. 321. —- E. confusus
FAUST, 1887, Stett. ent. Zeit., p. 187. — Nataris dalmatinus STIERL., 1892,
Mitt. Schweiz. ent. Ges., p. 365. — HUST., 1930, p. 757. -— Cat. SAINTE-
CLAIRE—DEVILLE, p. 413 (1).
(1) lcaris spaxrganii GYLL. (cinereus Mm,. — efferus Fsr. — pilipes Drsim.), signalé
par erreur de la Camargue (Pom.) par RAPP (Ent. Blatt., 1918, p. 48), habite 1'Europe
centrale, la Syrie, l’Asie Mineure.

CALANDRINAE. — ETEOPHILUS 1437
Long. : 3-4,5 mm. — Suboblong, peu convexe, noir ou brun, densément
couvert, en-dessus, de squamules arrondies, jaunâtres ou cendrées ; les
élytres avec de très courtœ soies couchées à peine distinctes sur la decl1v1te
postérieure, ornés d’une petite macule
blanche arrondie, postmédiane, sur les 2°, · I
3° et parfois 4' interstries ; antennes et È
pattes ferrugineuses. Rostre rugueux, den- _ nr si ‘(, ' __. `
sément ponctué, caréné sur la ligne média- ` _.  gsëf V
ne, squamulé densément à la base ainsi que  ·” _·   -;._ É
A · ` nr . . Q W b"'.;î.Ã   si'!. r ‘
sur la tete. F unicule a 1 article obconique,   #@8
égal aux trois suivants réunis, le 2° sub-  
. . .    
carré, les suivants tres serres, transver-       É_
· ‘ È   'iiî V '-ai ITI
saux ; massue fusiforme. Prothorax court, A Ãëaw   §
. . .   ,5 1. *3,
f0I'Il€II1C1lI 3I`1'01l(l1 3.11 111111611, COIIVCXC, SUIT î.·l"j’j`.··", 4,jÉ·:§j,." É
globuleux. Ecusson oblong, pubescent de _  
clair. Elytres oblongs, plus larges que le gf     Eg
prothorax, parallèles et faiblement conver- ( .'  l€“ê;;’*ëéîQ    `
gents en arrière sur les côtés, un peu res-      
serrés avant le rétrécissement apical ; stries V
fines, à points peu distincts ou nuls ; .f` IX.
. . •
rnterstries plans ou subplans Pattes den-
sément squamulées ; pro- et mésotibias À
' , _ Fra. 868. — Echmocnemus
arques au sommet ; tarses courts et etroits. globicollis mmm.
Très rare en France ; Hérault : Béziers, type (Bnucx) ; dune de Pallavas
(GUÉRIN !). — Bouches-du-Rhône : Marseille (AUBÉ) ; Camargue (L. PUEL) ;
Marignane (ABEILLE DE PERRIN !).
Grèce ; Roumanie ; Caucase ; Dalmatie,
Gen. ETEOPHILUS BEDEL, 1886, Faune Bass. Seine, VI, p. 280 (note) n.
nov. pour Dorytomus STEPH.
(Dorytomus STEPHENS, 1831, Ill. Brit.- Ent., IV, p. 82 (non SAHLBERG,
1823, génotype pctax (1) J. DU VAL, Gen. Col. Cure., IV, 1868, Pl. 18. fig.
84 ; J. F AUST, Monographie, Bull. Soc. Nat. Moscou, 1882, p. 368 ; HUSTA-
CHE; Cure. Gallo-then., in Ann. Soc. ent. Fr. (1930) p. 30 (758) ; F. ZUMPT,
Synopsis, in Koleopt. Rundschau, 1933, p. 81-105) (2).
Rostre variable de longueur et d’épaisseur, tantôt grêle, filiforme, tantôt
épais, plus court, plus ou moins arquê ; scrobes convergents en arrière.
Antennes subapicales ou submédianes ; funicule de 7 articles, les deux
(1)D0·ryt0·mus Gmuvum, Mag. Ent., II, 1817, p. 340, sans génotype désigné, est sans
valeur systématique. En outre la désignation de Wzsrwoon, 1830, de vorax est éga-
ment nulle. P\$SQ¤e ce genre a pour antogénotype : petax Smmmc, 1823 (Doryto-
mus C. R. Sammsnn. Peric. Entom., 41, 1823, teste Bzmu., Fn. Seine, VI, p. 280 ; réimpr.
ap. Thon Arch., II, p. 12, 22, 31. 1829. — Lepidonotaris F. Zmœr, Col. Centralbl., HI.
1929. p. 217).
(2) Dans ce travail, l’auteux· subdivise le genre Eteophilus en quatre groupes,
créant trois nouveaux sous-genres, dont nous donnons le Tableau.

1433 coLÉoPrEREs CURCULIONIDES
premiers allongés, les suivants courts et serrés ; massue ovale ou oblongue.
Yeux arrondis, assez convexes. Prothorax transversal, arrondi latéralement,
rétréci en avant, tronqué à ses'deux extrémités, sans lobes oculaires. Ecus-
son visible. Elytres oblongs, plus larges que le prothorax à la base, les
côtés peu arqués ou parallèles ; épaules marquées, le 5' interstrie souvent
calleux au sommet. Prosternum échancré ou entier à son bord antérieur.
Hanches prothoraciques insérées près du bord antérieur du prostemum,
les hanches métathoraciques transversaes, tangentes au bord de l’élytre.
Episternes du mésothorax aussi grands que les épimères ; épistemes du
métathorax obliquement tronqués en arrière, aussi longs que les deux pre-
miers segments ventraux ; épimères métathoraciques indistincts. Abdomen
à segment 2' plus long que le 3’, sa suture avec le l°’ droite. Pattes inter-
médiaires plus courtes que les autres. Fémurs plus ou moins renflés, den-
tés ; tibias un peu aplatis, ongulés ; tarses à 1”" article bilobé ; ongles
libres.
Caractères sexuels. — Mâle : rostre plus court, plus fortement sculpté ;
antennes insérées plus près du sommet du rostre ; abdomen impressionné
sur les segments 1-2 ; protibias fortement ongulés au sommet. Femelle :
abdomen souvent impressionné sur le l" segment, plus rarement sur le
2* ; protibias brièvement ongulés ; segment anal impressionné.
Ce genre, composé de près de 70 espèces est réparti dans la région palé-
arctique, la Nouvelle-Zélande et le Nouveau-Monde, notamment en Alaska,
Californie, Arizona, Canada, Illinois, Colorado, Mexique. La faune fran-
çaise en compte vingt—deux. Les mœurs d‘un grand nombre d’espèces
sont connues. Les larves attaquent les chàtons ou les pousses terminales
de diverses Salicacées, elles tombent avec les organes attaqués et se
transforment dans le sol. Les adultes hivernent et pondent au prin-
temps suivant. Un grand nombre d’Eteophilus émettent une stridulation
provoquée par le frottement des tergites abdominaux contre la face infé-
rieure des élytres (BEDEL, Dumcu, Domi etc.)
TABLEAU DES SOUS-GENRES
1. Bord antérieur du prosternum non ou indistinctement
échancré au milieu, sans carène au bord latéral ..... 2
—— Bord antérieur du prosternum avec une profonde échancrure
au milieu et limitée latéralement par une carène distinc~
te ; cils latéraux absents. Pubescence élytrale simple . .
............. (p. 1452) Paradorytomus
2. Elytres à pubescence simplement appliquée ou squamu-
lée, sans trace de crins dressés ........., 3
— Elytres avec une pubescence double, couchée d’une part
et dressée d’autre part ........ (p. 1447) Enolamus
3. Bord antérieur du prosternum sans frange latérale de cils
raides dirigés en avant ....... (p. 1448), Praeolamus
— Bord antérieur du prosternum avec des cils latéraux plus
ou moins raides, dirigés en avant . . . (p. 1439) Eteophîlus s.st.

CALANDRINAE. — ErEoPH11.Us 1439
Subgen. Eteophilus s. st. (Dorytomus s. st. ZUMPT, Kol. Runds., 1933,
p. 83). Type vorax F. : longimanus FORST.
TABLEAU ni-:s ESPÈCES
1. Frange antérieure du prosternum régulière ; prosternum
plus court ou aussi long, en avant, de la hanche, que la
hanche elle-même. Mésosternum à pointe intercoxale large.
Protibias plus courts que leurs fémurs ........ 3
—— Frange du bord antérieur du prosternum plus longue sur
les côtés que dans le milieu. Prosternum au moins égal,
en avant de la hanche, que la hanche elle-même. Mêsos-
temum étroit (ses côtés parallèles) entre les hanches. Pro-
tibias aussi longs (mâle) ou presque aussi longs (femelle)
que leurs fémurs. Calus antéapical des élytres revêtu de
pubescence claire .............. 2
2. Courbure dorsale du rostre (vue de profil) formant im angle
A rentrant avec celle du front qui est convexe. Profémurs plus
longs et plus étroits que les métafémurs ; 1°' article des
protarses du mâle très long, subégal à la moitié du tibia,
ce même article_normal chez la femelle, seulement aussi
long que large. Long. : 4,5-8 mm .‘ ..... 1. longimanus
·-— Courbure dorsale du 1·ostre (vue de profil) continuant celle
de la tête. Profémurs aussi longs et aussi épais que les
métafémurs ; tarses antérieurs normaux dans les deux sexes.
Coloration plus vive. Long. : 3,5-5,5 mm .... 2. Schënherri
3. Prostemum aussi long, devant la hanche, que la hanche
elle-même. F umicule à 2° article allongé, aussi long ou
de 1/3 moins long (selon les sexes) que la massue. Rostre
égal à la moitié du corps, mince, peu arqué, cannelé (mâle);
brillant et sans cannelures (femelle). Long. : 4,5 mm . .
........ · ....... 5. filirostris (1)
— Prostemum plus court, devant la hanche, que la hanche
elle·même. F unicule â 2° article moins long que la moitié
de la massue dans les deux sexes. Rostre moins long que
la moitié du corps .......... ' . . . 4
4. Rostre non cannelé, uni, densément ponctué, pubescent, plus
court ou à peine égal à la tête et au prothorax réunis et
(vu de profil) continuant sans interruption la courbure
frontale ...... , ........... 5
—— Rostre cannelé ou strié-ponctué longitudinalement et un peu
plus long que la tête et le prothorax réunis ,..... 7
5. Rostre noir (roux tout au plus au sommet). Téguments
noirs ou bruns. Elytres un peu aplatis dorsaleînent, à pu-
(1) Bzmzr. (Fn. Bass. Seine, VI, p. 117) place cette espèce, par erreur, parmi celles
dont le prosternum est plus court, devant la hanche, que la hanche elle-même.

1440 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
bescence variée de gris et de brun, les côtés avec une
bande claire ................ 6
——- Rostre roux. Téguments fauves. Elytres convexes, à pubes-
cence dorsale rousse, variée de brun-roux. Front non rétréci
entre lœ yeux, l’intervalle interoculaire à bord parallè-
les. Long. : 3-4 mm .......... 6. nebulosus
6. Front à bords échancrés entre les yeux. Téguments plus ou
moins foncés. Stries dorsales des élytres assez fortes, leurs
points serrés, bien distincts, en avant. Revêtement élytral
varié de roux et de jaunâtre ; région dorsale en grande par-
tie rembrunie ; suture fauve. Fémurs dentés. Long. :
4,5 mm ...._ . ........ 9. validirostris
— Front à bords parallèles entre les yeux. Téguments noirs.
Stries dorsales des élytres fines, à points dissimulés par la
vestiturc et peu distincts en avant. Revêtement élytral gris-
cendré avec des macules dorsales brunes ; suture d’un roux
très pâle. Fémurs faiblement dentés. Long. : 2,8-3 mm 7. minutus
7. Front bombé au-dessus du rostre, sa courbure dorsale for-
mant, à sa base, avec celle de ce dernier, une sinuosité plus
ou moins prononcée ............ _ . 8
— Front et rostre formant (vus de profil) une courbe dorsale
non interrompue. Rostre mince, plus long que la tête et
le prothorax réunis, à peine plus large, à sa base, que Yin-
tervalle interoculaire. Elytres à pubescence variée de gris-
clair et de brrm, les côtés, la suture roux ; calus antéa-
pical blanc. Abdomen foncé (sauf le segment anal roux).
Long. : 3-4 mm ............ 8. flavipes
8. Pubescence dorsale assez fournie, nuageuse, masquant les
téguments brxms. Prothorax presque aussi large que les ély-
trœ ià leur base. Calus antéapical très distinct, cendré. Pro-
tibias du` mâle nettement angulés au milieu de leur tranche
inteme. Long. : 3,5-6 mm ......... 3. tremulae
—— Pubescence dorsale rare, découvrant la majeure partie des
téguments roux~clair. Prothorax bien moins large que les
élytres à leur base. Calus antéapical des élytres moins dis-
tinct, concolore. Protibias subrectilignes sur leur bord in-
teme dans les deux sexes. Long. : 4,5-5,5 mm .... 4. tortrix
1. Éteophilus (s. st.) longimanus FORSTER, 1771, Nov. Sp. lns., p. 32.
~— cursor PAYK., 1792, Monogr. Suec., p. 3. — Forsteri GMEL., 1790, in
L., Syst. Nat., ed. 13, p. 1.771. —— vorax F., 1792, Ent. Syst., p. 444. ——
tremulcœ MARSH., 1803, Ent. Birt., p. 291 (non PAYK.). -— Frivalszkyi
TOURN., 1874, Ann. Soc. ent. Belg., p. 94. — v. macropus REDT., 1858,
Fn. Aust., p. 761. -— v. meridionalis DESBR., 1870, l.c., p. 352. —- v.
ventralis STEPH., 1831 lll. Brit., p. 83. — HUST., 1930, p. 768. -— Cat.
Sxnwz-CLA1nE·DEv1LLE, p. 413 ; Cat. Corse, p. 432.

CALANDRINAE. — E·rEoPmLUs 1441
Long. : 4,5·8 mm. — Oblong, brun-foncé ; la pubescence dorsale assez
serrée, couchée, variée de cendré et de brun ; le rostre noir, les antennes
(massue parfois foncée exceptée) rousses, les pattes ferrugineuses. Rostre
long, arqué, luisant, peu différent chez les deux sexes, seulement un peu
plus sculpté chez le mâle. Prothorax transversal, caréné. Elytres à stries
fines, ponctuées ; interstries plans. Dessous ducorps noir.
La plus grande de nos espèces, reconnaissable à la dimension des pro-
tarses du mâle (voir tableau).
On distingue trois variations : .,._  
v. vcntralis Sraru. —- Comme la   `·   §\
forme (typique, mais l’abdomen X 7/ É ·/,· , \"   \`—»
rougeâtre. É Ã î
v. macropus R T. —- Entière· î`;,._   _ `A
ment testacé le rostre roux ou     .·
v. meridionalis DEsBn. — Tégu-  
ments foncés (fémurs et tibias com- p _  
pris) ; stries élytrales profondes ;     F4;.
rostre un peu plus court. êf    
La larve, qui a été décrite par      
URBAN, mine les bourgeons de Po- '   .  
pulus nigra L. et .P. pymmidalis I, °   ies; ~-
Roznzn. La ponte s’effectue fin mars, '         `
la nymphose dans le sol. L’adulte à ‘~';,*î_·i?¢·î'  
éclot fin avril à début de mai ; il   AÉ Ã' Ã
hiverne et pond dès son apparition,    
au printemps (XAMBEU, l’Ech., 1896, I. ~!
p. 119. —— URBAN, Ent. Blâft., 17, I ~,
1921, p. 21-23, larve, nymphe).
D’après nos observations on peut Fw 86g_ _ Etgophîlus Lmygimanug
supposer que la femelle est fécon- Fonsr. 5.
dée avant l’hibernation.
Toute la France ; commun. Les variétés ventralis et macropus avec la
forme typique ; la v. mcridionalis en Corse (Davrruz).
Toute l’Europe.
2. Eteophilus (s. st.) Sehënherri FAUs'r, 1882, Bull. Imp. Moscou, p.
379. — longulus Fwsr, l.c., p. 395. — Husr., 1930, p. 769. — SAME-
CLAIRE-DEVILLE, Cat. p. 413 ; Cat. Corse, p. 4-32.
Long. : 3,5-5,5 mm. —— Distinct du précédent par sa taille plus petite,
ses téguments noirs, luisants ; les élytres avec de nombreuses taches rou-
geâtrœ et foncées, formant un dessin marbré très tranché ; le prothorax
noirâtre, ses bords antérieur et postérieur ferrugineux ; le rostre noir ;
les pattes en majeure partie rougeâtres, les fémurs et la base des tibias plus
ou moins rembrunis ; la dent fémorale plus forte ; la courbure du front
se continuant avec celle du rostre (voir tableau). Protibias sinués en-dedans
à la base, faiblement arqués au sommet (mâle), non sinués (femelle).

1442 COLÉOPTÈRES cuacnriomnns
Vit su,1=.Populus nigra L. (Babar, Horrmiw), sur P. pyramidalis Rozimx
(TEMPÈRE).
Presque toute la France ; rare dans le bassin de la Seine : Ile de Chàtou
(S.-et-O.), l’hiver, sous les éoorces du peuplier noir !, — Aisne. — Hte-
Marne. —· Oise : Noyon !. — Plus fréquent en Touraine, Nivernais, Auver-
gne, Ain, Isère ; toute la Provence, le Languedoc, le Roussillon, le Sud-
Ouest, notamment en Gironde ; littoral de l’Atlantique : Vendée !, Loire-
Ilnférieure, Finistère. -—- Corse : Ajaccio.
Espagne ; Italie ; Valais suisse.
p 3. Eteophilus (s. st.) tremulae PAYKULL, 1800, Fn. Suec., p. 189. —-
amplithorax DESBR., 1870, Mitt. Schw. ent. Ges., p. 351. — armatus PETRI,
1908, Wien. ent. Zeit., p. 156. — fumosus ROSSI, 1790, Faun. Etr., p. 124.
— lateralis STURM., 1826, Cat., p. 123. — tcnuirostris Boh., 1843, in
Schônherr, Gen. Curc., V11, p. 175. — tremulae HERBST, 1895, Nat. Ins.
Kâf., p. 271. — variegaatus GYLL., 1836, in Schônherr, Gen. Curc., 111, p.
292. — vecors GYLL., l.c., p. 193. —- HUST., l.c., p. 769. —- Cat. SAINTE-
C1.A1R1~: DEVILLE, p. 413.
Long. : 3,5-6 mm. ——- Faciès du précédent ; forme plus robuste, plus
convexe ; prothorax plus ample, à peine moins large que les élytres à
la base ; le revêtement dorsal cendré, bien plus dense, masquant les tégu·
ments bruns ; le dessin élytral peu tranché ; le front bombé ; les élytres
très parallèles dans les deux sexes, le calus antéapical clair, très marqué ;
l’insertion antennaire plus rapprochée du milieu du rostre (faiblement
antémédiane : mâle, médiane : femelle). Pro- et mésotibias du mâle sub-
anguleusement dilatés vers le milieu de la tranche interne
La larve vit dans les chatons femelles de Populus alba L. et P, tremula
L. (!). La ponte a lieu en mars-avril ; la nymphose dans le sol ; l’adulte
apparait en juin-juillet et se tient sur le feuillage de ces arbres jusqu’en
septembre ; hiverne dès les premiers froids.
Espèce toujours rare sauf dans plusieurs régions méridionales, notam-
ment dans le Gard`(TnÉaoNn) et dans les Alpes-Maritimes : parties humi-
des de la vallée de la Siagne (!). çà et là dans le bassin de la Seine, par
individus isolés ou en très petit nombre (1). Nul en Gironde, bien qu’indi-
qué des Landes.
Non signalé de la Corse.
Toute l’Europe.
4. Eteophilus (s. st.) tortrix L., 1761, Fn. Suec., 2, p. 182. ——— fulvus
DE GEER, 1775, Ins., V, p. 214. —— pectoralis PANZ., 1796, Ent. Germ.,
p. 312. —— Husr., 1930, p. 770. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat., p. 413 ;
Cat. Corse, p. 432.
Long. : 4,5-5,5 mm. — Assez convexe, entièrement roux (rostre, anten-
nes et pattes compris) ; subdénudé, revêtu d,l1l'l€ fine pubescence jaune
peu visible, sauf à la base, en arrière et sur le calus antéapical des élytrœ
té(1) Sa répartition, sur 1’ensemb1e de notre territoire, demanderait à être complé-
B.

CALANDRINAE. —— ETEOPHILUS 1443
où elle est plus condensée mais ne voile aucunement les téguments, Rgstre
du mâle faiblement courbé, fortement cannelé-ponctué presque jusqu’au
sommet ; celui de la femelle plus mince, plus arqué, finement cannelé
jusqu’à Pjnsertion antennaire, le reste lisse et brillant. Antennes insérées
vers le tiers apical (mâle) ou un peu en avant du milieu (femelle) du
rostre. Front bombé. Prothorax transversal subtrapézoïdal. Elytres oblongs,
bien plus larges que le prothorax à leur base ; stries bien marquées, à
points réguliers, rapprochés ; interstries plans, ou subplans. Protibias pré-
sentant, au bord externe, un sillon longitudinal limité latéralement d’une
carène fine et lisse, en outre, chez le mâle, faiblement élargis vers le milieu
de leur tranches interne, rectilignes au bord externe ; ceux de la femelle
droits en-dedans. Fémurs assez fortement dentés. `
Lieux humides, sur Populus tremula L. et P. pyramidalis Roz. La larve
vit dans les chatons femelles (Lnrzmzn, KALTENBACH, J. H. Ksrs, Ent. Month-
lg Mag., 1916, p. 116). L’adulte rentre en diapause à partir d`août pour
reprendre son activité au printemps.
Toute la France ; assez répandu, sauf en Provence où il est très rare ;
Var : Puget-sur—Argens, en fin juillet (Horrmirw) ; Corse !
Europe.
5. Eteoplxilus (s. st.) filirostris GYLL., 1835, in Schônherr, Gen. Curc.,
Ill, p. 306. — Riehli BACH, 1854, Kâferfauna, ll, p. 298. -— v. tomenlo-
su; FAIRM., 1869, Ann. Soc. ent. Fr., p. 61. — inccmus MULS. et REY, 1859,
Opusc. Ent., p. 33. — auripermis DESBR., 1871, Mitth. Schw. ent. Ces.,
p. 351. — Husr., 1930, p. 770. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. p. 413 ;
Cat. Corse, p. 432.
Long. : 4-5 mm. — Brun, la pubescence dorsale jaune ou flavescente,
appliquée, serrée, voilant les téguments, plus denses sur les côtés du pro-
thorax, uniforme ou avec, çà et là, quelques vagues mouchetures brunâ-
tres sur les élytres ; le rostre brun, les antennes et les pattes rousses. Ros-
tre peu courbé, cannelé, pubescent (mâle), plus mince, subglabre, faible-
ment strié à la base, lisse sur le reste de sa _longueur (femelle). Antennes
insérées au tiers apical (mâle) ou vers le milieu (femelle) du rostre ; funi-
cule avec les quatre demiers articles subégaux, non transversaux (mâle)
ou les 3' et 4° articles subégaux, les trois derniers subtransversaux (femelle).
Courbure frontale se continuant avec celle du rostre. Prothorax court, légè-
rement arqué latéralement, faiblement resserré en avant. Stries élytrales peu
profondes, ponctuées ; interstries plans. Fémurs aigûment dentés ; proti-
bias à peine bisinués et légèrement arqués en-dedans (mâle), ou droits
(femelle). Segment anal du mâle simple, celui de la femelle avec une im-
pression obsolète.
v. tomcniosus ·FAmM. (incanus MULS., REY. — auripcnmls DBR.). — Entiè-
rement (rostre compris) roux ou brun-roux, le revêtement dorsal cendré.
Vit sur Populus nigra L. (BEDEL, TEMPÈRE), P. pyramidalis Roz. (Bm-
sour), P. alba L. (HOFFMANN) ; avril-mai et septembre-octobre ; hiverne.
Toute la France ; assez commun ; Corse.

1444 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
La variété plus fréquente dans le Midi, surtout en Provence ; plus rare
dans le sud-ouest.
Europe moyenne et méridionale.
6. Eteopbilus (s. st.) nebulosus GYLL., 1835, in Schônherr, Gen. Curc.,
III, p. 304. — v. arcuatus FAUST, 1882, Bull. Moscou, p. 380. — HUST.,
1930, p. 777. -— Cat. SAnv·rE—CLA1RE—DEv1LLE, p. 414.
Long. : 3-4 mm. — Bien plus court que les précédents, presque ovale,
convexe, roux ; la pubescence line, appliquée, jaune variée de brun-roux ;
le prothorax avec une ligne latérale brunâtre, peu tranchée ; les élytres
portant de vagues mouchetures roux-brunâtre, notamment vers le sommet ;
le calus apical à pubescence plus dense, concolore ; le rostre, les antennes
et les pattes roux (le sommet des fémurs parfois rembrimi). Rostre à peine
courbé, égal (mâle) ou un peu plus long (femelle) que—le prothorax, mat,
finement strié â la base, pointillé sur le reste. Intervalle interoculaire à
bords parallèles Prothorax court, arqué en avant du milieu des côtés
(endroit de sa plus grande largeur), subrectilignement convergents en
arrière ; brusquement et fortement rétréci en avant. Ecusson brun. Elytres
ovalaires à peine arqués sur les côtés, bien plus larges que le prothorax
à la base ; striés-ponctués ; interstries plans ou faiblement convexes. Pat-
tes courtes ; fémurs armés d’une dent courte et aiguë ; protibias bisinués
légèrement en-dedans (mâle). Méso- et métasternum bruns ou noirs ; pros-
temum roux.
v. arcuatus F Ausr, — Elytres avec une tache foncée allongée sur chaque
élytre , abdomen parfois rembruni.
Vit sur Populus nigra L. (!), P. alba L. et P. virginiana Dizsr. (Bmsour).
Printemps-Automne ; hiverne.
Toute la France ; peu commun. çà et là dans le bassin de la Seine 1
Seine-et-Oise (nombreuses localités) ; Seine-et·Marne ; Aisne ; Yonne ;
Eure : Ardennes ! ; Meurthe ; Loir-et-Cher ! : Mayennne ! 1 Haute-
Vienne ! ; Vienne ! ; Drôme !. Rare dans l’0uest : Gironde ; Charente-
Maritime ! ; Vendée l ; Très rare dans les parties sèches du Midi : Alpes
Maritimes :; Grasse (HOFFMANN).
Europe moyenne ; Sibérie. Turquie ; Iran.
7. Eteophilus (s. st.) minutus GYLL., 1835, in Schônherr, Gen. Curc.,
III, p. 298. — Husr., 1930, p. 777. —— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p.
414.
Long. : 2,8-3 mm. -— Suboblong, peu convexe, noirâtre ; la pubescence
dorsale fine, couchée, serrée, d’un gris-blanchâtre, masquant les téguments ;
le prothorax foncé, ses deux extrémités ferrugineuses ; le disque des ély-
tres noirâtres, avec des macules clairœ, tranchées, la suture et les bords
latéraux d’un roux-pâle ou rougeâtres ; les pattes et les antennes rousses
(la massue et parfois le sommet des fémurs rembrunis). Rostre noir ou
brim, épais, presque droit, chagrinê, mat, égal au prothorax ; Yintervalle
interoculaire à bords parallèles, nettement plus étroit (mâle), ou presque
aussi large (femelle) que le rostre. Prothorax faiblement transversal. un

cA1.ANnR11~uus. —— ETEOPHILUS 1445
peu arqué sur les côtés, à peine plus étroit au sommet qu’â la base, bien
plus large que les élytres aux épaules. Elytres subparallèles, à stries lines,
leurs points indistincts ; interstries plans ; calus apical nul. Pattes peu
robustes ; fémurs finement dentés ; tibias un peu sinués à la base. Seg-
ment anal de la femelle avec une impression transversale.
Vit sur Populus alba L. (Von HEYDEN).
Rare sur notre territoire. Bas—Rhin ; Strasbourg (nombreuses citations). ——
Vosges (PUTON). — Marne : Tessy (1). . —— Isère : St·Imier (GUÉDEL). —
Vaucluse : Avignon (C1·ioBAU·1·). Bouches-du-Rhône 2 Albaron (PUEL !). —
Loir-et-Cher : St·Genoulph (R. DU1>REz !). — Sarthe : Ferté-Bernard (1). —
Maine—et·Loire : St-Rémy-la-Varenne (du Buvssox). — Cher : Bourges
(Bioor, ma coll.), — Landes (GOBERT).
Europe centrale et méridionale ; Provinces rhénanes ; Suisse.
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Frc. 870. —Eteoph·ilus minutus Gym., FIG- 871- — Eî€0Phîl·V-S hîTtîP€"mi$ BDE-
on
8. Eteophilus (s. st.) flnvipes PANZER, 1797, Faun. Ins. Germ., p. 1I.
— Aurivillii MüNST., 1928, Norsk. Ent. Tidskr., p. 276. —- bituberculatus
REDT., 1874, Faun. Austr., p. 763. — ? ictor HERBST, 1795, Natursyst.
Ins. Kâf., VI, p. 277. —— lapponicus SAHLB., 1900, Acta Soc Fn. Fenn.,
p. 99. — majalis GYLL., 1835, in Schônherr, Gen. Curc., 111, p. 301 (non
PAYK.) ——— suturatus GYLL., 1.c., p. 296. — Husr., 1930, p. 773. — Cat.
SAIN'I‘E·CLAIRE—DEVILLE, p. 413.

1446 COLÉOPTÈRES cüncurronmas
Long. : 3-4- mm. — Oblong, étroit, subplan, brun ; la pubescence du
dessus serrée, couchée, variée de gris-clair et de brun ; le prothorax plus
ou moins rembruni sur le disque ; les élytres avec la région dorsale plus
ou moins brune, la suture, la région humérale et les bords latéraux roux
ou rougeâtres ; la tête et le rostre roux ou bruns ; les antennes et les pat-
tœ rousses (parfois le sommet des fémurs et la base des tibias rembru-
nis). Dessous du corps foncé, sauf le segment anal roux ; (chez les indi-
vidus immatures, le dessous roux, sauf la poitrine foncée). Rostre allongé,
mince, arqué, obsolètement strié-ponctué, presque lisse en avant (femelle),
moins arqué, plus sculpté, mat (mâle). Antennes insérées vers le quart
apical (mâle) ou en avant du milieu (femelle) du rostre. Prothorax arqué
vers le milieu des côtés, rétréci en arrière, plus fortement en avant, bien
plus étroit que les élytres. Ceux-ci non ou faiblement arqués, â calus apical
clair, peu développé ; stries à points rapprochés, bien visibles ; interstries
irréguliers, plans ou subconvexes. Pattes pubescentes ; profémurs à dent
plus forte chez le mâle ; protibias bisinués en-dedans (mâle), seulement
sinués à la base (femelle). Segment anal légèrement impressionné trans-
versalement (femelle).
Vit sur divers Salisc, notamment S. capraea L. (DU Buxssom 1) et S. cine-
rea L. (HEYoEN). — Printemps-automne.
Très rare en France : Bas-Rhin : Strasbourg (Waxcxrsrz). — Nord :
Lille (ms Nonouar !). — Allier : Brout-Vernet (H. DU Bvrssozv !). — Gard :
Pont-du-Gard (Dr Cnomur 2). -—— Vaucluse : Avignon (idem).
Europe Cenrale et Méridionale : Allemagne, Rhénanie ; Suisse, Genève,
Bas-Valais ; Italie du Nord.
9. Éteophilus (s. st.) validirostris GYLL., 1835, in Schônherr, Gen.
Curc., 111, p. 294. — Waltoni BACH., 1843, in Schônherr, Gen. Curc., VH,
p. 171. — HUST., 1930, p. 776. -— Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 414 ;
Cat. Corse, p. 423.
Long. : 4,5 mm. — Oblong, faiblement convexe, brun foncé (roux chez
les immatures) ; pubescence dorsale couchée, serrée, masquant les tégu-
ments (au moins ceux des élytres), brune variée de fauve et de cendré ;
le prothorax foncé, omé d’une ligne latérale de pubescence claire ; les
élytres avec les côtés et la suture roussâtres, la partie dorsale en majeure
partie noirâtre, parsemée de macules cendrées, le calus apical tomenteux
de blanc ou de jaunâtre ; antennes et pattes ferrugineuses, tarses roux.
Rostre presque droit, épais, mat, pubescent, semblable dans les deux sexes,
finement ponctué, non strié, l’extrême sommet, seul, glabre, à peu près aussi
long que le prothorax. Antennes subapicales (mâle et femelle). Prothorax
transversal, un peu arqué latéralement, convergent en arrière sur ses deux-
tiers postérieurs, médiocrement rétréci en avant, sa plus grande largeur
vers le tiers antérieur, le disque à ponctuation fine, serrée, ordinairement
visible, finement caréné. Elytres oblongs, subparallèles, assez largement
arrondis ensemble en- arrière. Pattes courtes ; fémurs dentés ; protibias
bisinués en-dedans (mâle), sinués à leur base (femelle). Segment anal muni
d’une fossette transversale (femelle).

CALANDRINAE. — E'rEoPH1LUs 144·7
Vit sur Populus nigra L. J’ai pu observer de nombreuses pontes le 11
mars 1929, à Garches, Seine-et-Oise, de 10 à 15 heures (heure solaire),
par temps brumeux et assez froid (+ 5 à 6 degrés), La femelle perce, à
l’aide de son rostre, une galerie vers la base des jeunes bourgeons floraux,
un seul œuf est inclus et recouvert d’une mucosité claire, jaunâtre, pro-
venant de l’oviscapte. Des rejets à la base du tronc ainsi que des fortes
branches abattues par des bûcherons portaient des poutes. Des prélève-
ments tenus dans un récipient contenant de l’eau m’ont permis de cons-
tater que les chatons attaqués ne se développent pas entièrement, dessè-
chent et tombent au bout de 18 à 25 jours. La larve, alors, s’enfouit et se
transforme dans le sol, dans une coque de terre grossière. La nymphose
est d’une durée très variable : 12, 16 et 17 jours. Les adultes ont éclos
entre les 20 et 26 avril. Je n’ai pas observé d’accouplements. L’insecte
rentre en diapause jusqu’au début du printemps suivant, mais il apparait
parfois à l’automne ou à la fin de l’été, avant son hibernation.
Toute la France et la Corse : commun. Parfois prodigieusement abon-
dant, l’hiver. sous l’écorce du Peuplier noir. Observé sur Populus pyra-
midalis Roz., dans la Gironde (TEMPÈRE).
Europe.
Subgen. Énolamus (REITT.) ZUMPT, l.c., p. 83. (subgénotype hirtipennis
BEDEL).
10. Eteophilus (Enolamus) hirtipennis BEDEL, 1884, Ann. Soc. ent.
Fr., IV, Bull., p. CI. — taeniatus GYLL., 1885, THOMS., 1865, Skand. Col.,
p. 212 (non F.). -—— flavipes BOH. (non PANZ.). — suturatus SEIDLITZ (nor
CYLL.). — majalis var. GYLL., 1835 l.c. ——- HUST., 1930, p. 774. —- Cat.
SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 414.
Long. : 3-4 mm. — Oblong, faiblement convexe, brun, la pubescence
dorsale couchée, assez serrée (entremêlée de petits poils très courts, rele-
vés, bien visibles de profil), brune et jaunâtre ou cendrée ; les côtés du
prothorax plus clairs ; les élytres avec les bords latéraux, la suture, l’ex-
trême base du 2° interstrie d’un brun~r0ugeâtre, les 2°, 3° et 4° interstries
rembrunis, l’ensemble parsemé de mouchetures claires ; le calus apical
tomenteux, blanchâtre ; le rostre noir, les pattes et les antennes rousses.
Dessous roux, sauf la poitrine noire. Rostre épais, assez arqué, rugueux,
finement sillonné, mat, aussi long que la tête et le prothorax réunis, pres-
que semblable dans les deux sexes. Prothorax transversal, subdilaté laté-
ralement, sa plus grande largeur vers le tiers antérieur. Elytres oblongs,
quelque peu élargis en arrière, très faiblement arqués sur les côtés, non
impressionnés derrière le calus apical. Fémurs aigûment dentés ; proti-
bias légèrement bisinués en-dedans (mâle) ou un peu sinués à la base
(femelle). Segment anal impressionné (femelle).
lfadulte se rencontre sur Salix cincrva L. et S. viminalis L_ (I) dans le
Nord et le Centre de la France ; sur S. alba L. et incana Scnmwx, dans le
midi. — Mai-Juin : hiverne.
Toute la France ; assez commun. Rare dans les parties sèches du Midi,
et seulement dans les vallées fraîches et profondes. Peu abondan dans
1‘Ouest.
Europe moyenne et boréale.

1448 COLÉOPTÈRES cURcUr.1oNmEs
Subgen. Praeolamus ZUMPT, Kol. Rundsch., 1933, p. 83. (Olamus REIT-
TER, pars) ; (type taeniatus F.),
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Rostre arqué, cannelé, au moins aussi long que le pro-
thorax. Corps brun ou noir ........... 2
—— Rostre presque droit, sans cannelures (avec seulement un
court sillon au niveau de l’insertion antennaire), densé—
ment pubescent, épais, noir, à extrémité rousse, à peine
plus long que le prothorax. Antennes et pattes ferrugi-
neuses. Bord antérieur du prothorax roux. Elytres paral-
lèles, les côtés avec une bande latérale rougeâtre, souvent
peu nette. Pubescence dorsale dense, brune ou cendrée, ta-
chetée. Long. : 2-3 mm ........ 14. occalescens
2. Rostre subglabre. Revêtement élytral brun ou testacé avec
de nombreuses taches nuageuses d’un gris-clair, blanchâ-
tre ou jaunâtre ............... 3
—— Rostre pubescent par~dessus les cannelures longitudinales
et aussi long que la tête et le prothorax réunis. Brun-foncé ;
élytres tachetés de gris, le sommet parfois rougeâtre. Anten-
nes et pattes ferrugineuses ou foncées ; protibias forte-
ment comprimés, leur tranche interne avec un sillon mé-
dian longitudinal bordé latéralement par une ligne caré-
niforme. Long. : 4-4,5 mm ......... 11. afîinis
3. Funicule à 2* article deux fois aussi long que large. Pro-
tibias tronqués à leur sommet perpendiculairement à leur
axe. Rostre régulièrement arqué. Long. : 4,5-4,8 mm . 12. Dejeani
— F unicule à 2° article à peine plus long que large. Proti-
bias obliquement tronqués au sommet. Rostre subrectiligne
jusqulà l’insertion antennaire, puis courbé. Long. : 2,6-
4,5 mm .............. 13. taeniatus
11. Eteophilus (Praeolamus) aflinis PAYKULL, 1800, Fn. Suec., III,
p. 190. ——- flavipes OL., 1807, Ent., V, p. 222. — edu.ghen.sis DESBR., 1875.
Opusc. ent., p. 22. — Husr., 1930, p. 771. — Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE,
p. 413.
Long. : 4-4,5 mm. — Oblong, brun-rougeâtre, assez convexe ; la pubes-
cence dorsale cendrée ou Have, serrée par endroits et masquant les tégu~
ments, formant de petites taches irrégulières ; les antennes et les pattes
ferrugineuses, ces dernières parfois plus ou moins rembrunies. Rostre noir,
épais, presque droit de la base à l’insertion antennaire, un peu courbé
au delà, pubescent, cannelé, moins long (mâle) ou aussi long (femelle)
que la tête et le prothorax réunis. Antennes insérées vers le quart apical
(mâle) ou vers le tiers apical (femelle) du rostre. Intervalle entre les yeux
nettement plus étroit (mâle) ou presque aussi large (femelle) que le rostre.

CALANDRINAE. — ETEOPHILUE. 1449
Prothorax subtrapézoïdal, ses côtés subrectilignement convergents en arriè-
re sur les deux-tiers postérieurs, un peu arqué vers le tiers antérieur où se
trouve sa plus grande largeur, puis assez brusquement rétréci en avant,
caréné, bien plus étroit que les élytrœ. Ceux-ci subparallèles, très faible-
ment arqués, striés-ponctués ; interstries subplans ; calus antéapical obso-
lète, moucheté de clair. Fémurs dentés ; protibias légèrement bisinués
en-dedans (mâle), seulement sinués à la base (femelle).
v. edughensis Dizsna. —- Elytres plus parallèles ; prothorax plus court,
moins arqué latéralment ; pubescence très serrée, plus claire, les taches
élytrales plus tranchées ; la région seutellaire et la base des 4°, 5· et 6*
interstries ordinairement foncées.
v. fulvipilis, nova. —— Comme la forme typique, mais revêtement uni-
forme, d’un doré-cuivreux, sans taches distinctes sur les élytres.
La larve vit dans les chatons femelles de Populus tremula L. (B  Er.,
DEv1u.E) et de P. nigra L, (1) Elle évolue de mars à la mi—avril. Se trans-
forme en terre ; l’adulte apparait en mai ; hiverne.
Toute la France ; très abondant aux environs de Paris, particulière-
ment en Seine-et-Oise z forêt de Marly`(MAoN1N !) ; St-Germain (Bmsour) ;
forêt de Sénart (LÉVEIJLLÉ I) : forêt de Rambouillet (!). Assez rare sur
1’ensemble de notre territoire.
La v. fuluipilis, Allier : Brout-Vernet (DU Buvsson) ; la v. edughensis
est une race spéciale au nord-africain, elle vit, en Algérie, sur Populus
nigra v. nïvea WILLD. (Pnvnmuuorr).
Europe moyenne et méridionale.
Onsx-znwmow. —- Kxnraxnxcu, Ptlanzenf., 1874, p. 544, donne cette espèce
comme vivant aux dépens de Salim aurita L. Cette observation parait assez
douteuse.
12. Eteophilus (Prseolamus) Dejeani FAUST, 1882, Bull. Soc. ent. lmp.
Moscou, p. 424. — costirostris GYLL., 1835, in Schônherr, Gen. Curc., Ill,
p. 294. —— Husr., 1930, p. 771. — Cat. SA1N·1·1;-CLA1xi:-DEVILLE, p. 413 ;
Cat. Corse, p. 432.
Long. : 4,5-4,8 mm. — Oblong, faiblement convexe, brun ou brun-rouge
varié de taches noires ; la pubœcence dorsale couchée, grisâtre condensée
en nombreuses taches claires sur lœ élytres ; le prothorax foncé, ses deux
extrémités ordinairement rougeâtres. présentant, à la base, trois espaces
dénudés ; le rostre noir, les antennes (massue foncée exœptée) et les pattes
rousses, celles-ci parfois assombries. Rostre régulièrement courbé, cannelé,
presque glabre, à peine plus large que l’intervalle des yeux, à peu près
semblable dans les deux sexes, égal à la tête et au prothorax réunis, seu-
lement un peu plus robuste chez le mâle. Antermes antémédianes (femelle)
ou insérées vers le tiers apical du rostre (mâle) ; le 2* article du funicule
deux fois aussi long que large. Prothorax court, arrondi-élargi en avant
du milieu, la carène médiane lisse, saillante. Elytres bien plus larges que
le prothorax, strié-ponctué ; interstries plans ou faiblement convexes ;
calus apical peu accusé, tomenteux de blanc. Fémurs dentés ; protibias
bisinués en-dedans dans les deux sexœ, tronqués droit à leur sommet. Seg-
ment anal impressionné, celui du mâle plus faiblement.

1450 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Vit sur Populus iremula L. et P. alba L. (Nombreux observateurs) et sur
P. canescens SM1rn (HorrMANN) (1). La larve vit dans l’axe des fleurs
femelles (1). ·
Toute la France et la Corse ; assez commun.
Europe moyenne et méridionale.
13. Éteophilus (Praeolamus) taeniatus FABRICIUS, 1781, Sp. Ins., 1,
p. 181. —- maculatus MARSHAM, 1803, Ent. Brit., p. 292. — bitubcrculatus
STEPHENS, 1831, Ill. Brit., p. 85. — costirostris SAHLBERG, 1835, lns. Fenn.,
II, p. 71 (pars.), — rcctirostris FAUST, 1882, Bull. Moscou, p, 428. —— Sil-
bermanni WENCKER, 1886, Cat. Col. Alsace, p. 129. — HUST., 1930. p.
772. — SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Fr., p. 413 ; Cat. Corse, p. 433.
Long. : 2,6-4,5. — Très semblable d’aspect au précédent. Taille moins
robuste ; le rostre non régulièrement arqué, d’abord presque droit de la
base à l’insertion antennaire, courbé en avant à partir de cet endroit, à
peu près aussi long (mâle) ou plus long (femelle) que la tête et le rostre
réunis. sa base plus large que l’intervalle interoculaire ; le prothorax sans
taches basales dénudées, la carène médiane plus fine ; le 2' artice du funi-
cule seulement un peu plus long que large ; les ·interstries élytraux plus
étroits ; les protibias coupés obliquement au sommet. Segment anal im-
pressionné seulement chez la femelle.
La larve vit dans les fleurs femelles de Salim capraea L. ! (Nombreux
observateurs). La ponte s’ef`fectue à partir de la fin de février jusqu’au
début de mars ; l’incubation de l’œuf est de 8-10 jours ; la larve mine
exclusivement 1’axe du chaton, sa présence y est décelée, de’l’extérieur.
par un curieux mouvement de va-et-vient qu’elle imprime aux calices
pendant son activité intérieure. La galerie axiale commence par le sommet
et se termine par la base, déterminant la chute ou le desséchement du
chaton. L’évo1ution larvaire dure 25 à 30 jours ; la nymphose se fait dans
le sol, dans une coque de terre, elle est de 12 à 18 jours. L’adulte éclot du
début de mai (5 mai dans nos élevages de Versailles) jusqifà la moitié du
même mois. Il s’alimente pendant une huitaine de jours et rentre en dia-
pause jusqu’à la fin de 1’hiver (A. H0r·rM.iNN).
Se rencontre également sur Salix aurita L., S. pentandra L. et S. trian-
dra L. (HoPFMANN).
Très commun dans tout la France et la Corse. Plaines et montagnes ;
s’élève jusqu’à 2000 m d’altitude.
Europe ; Caucase ; Sibérie.
Onsnnvniow. — Cette espèce a comme parasites naturels ; Opius pyg-
maetor NE1;s et Sigalphus pallipes Ness (Hym. Braconidae).
14. Eteophilus (Praeolnmus) occalescens GYLLENHAL., 1835, in Schôn-
herr, Gen. Curc., III, p. 298. — juratus CHEVR., 1836, in Cat. DEJEAN, 3,
p. 301. — Husr., 1930, p. 776. — Cat. SAINTE-CLAIRE·DEVILLE, p. 414.
(1) E. Dejeani, souvent confondu avec E. taeniatus, a le dessin élytral presque
toujours beaucoup plus tranché, le scape antennaire d'un bon tiers plus long, la
massue plus oblongue, le 2* article du funicule (outre sa longueur de près de moitié
plus grande que celui du même article chez taeniatus) est souvent étranglé avant
le sommet, surtout chez les femelles.

cALANnR1Ms. — ETEoP1-11LUs 145]
Long. : 2-3 mm. — Oblong, peu convexe, brun-noirâtre ; les deux ex-
trémités du prothorax, une bande longitudinale sur les côtés des élytres
(occupant les interstries 6-7-8) et la suture rougeâtres ; la pubœcence cen-
drée, couchée, condensée par endroits, sur les élytres où elle forme des
taches ou fascies blanchâtres ; les pattes et les antennes (massue noire
exceptée) d’un ferrugineux clair. Rostre noir, sauf â l’extrême sorrunet rou-
geâtre, semblable dans les deux sexes, presque droit, épais, court, à peine
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873
AJ£Juum,J·z. 878 876
Fm. 872 à 878. — 872 : Eteophilus taeniatus F. Q. —— 873 : dégats larvaires du
même, dans 1‘axe central d’un chaton femelle de Salix caprea L. — 874 : E. occa-
lescens GYLL., Q. —— 875 : dégats de E. validirostris GYLL., sur jeunes chatons Q de
Populus nigra L. — 876 : dégats de E. Schonherri Fnusr, sur bourgeons de Populus
nîgra. —· 877 : Antenne droite de E. taeniatus Q. —— 878 : id. de E. Dejeani Q.
égal au prothorax, ponctué, mat, pubescent, sans cannelures. Antennes insé-
rées vers le tiers apical du rostre dans les deux sexes. Intervalle des yeux
presque moitié moins large que le rostre. Prothorax presque aussi long
que large, arrondi latéralement, sa plus grande largeur un peu en avant
du milieu, la carène fine. Elytres plus larges que le prothorax, subparallèle
ou à peine arqués, les épaules marquées de clair, le calus antéapical un peu
saillant, tomenteux ; stries fines à points très fins, peu distincts ; inters-

1452 COLÉOPTÈRES cURcULioNn>Es
tries plans. F émurs épais, finement dentés ; protibias fortement bisinués
en·dedar1s (mâle) ou faiblement sinués intérieurement à la base (femelle).
Segment anal chez la femelle avec une impression transversale.
La la1·ve vit et se développe de la même manière que E. taeniatus F.
Elle se trouve, ainsi que l`adulte sur,divers Salix, notamment sur Salim
fragilis L. et S. cinerea L., dans le bassin de la Seine (HOFFMANN, Bull.
Soc. ent. Fr., 1940, p. 20), S. aurita L., dans le Limousin (E), S. incana L.
dans l’Isère (V. PLANET F) et dans les Pyrénées (TEMPÈRE). — Mai- juillet.
Espèce peu commune en France. Aisne : Condé-sur-Suippe, juillet 1930
(HOFFMANN) ; Oise : Tracy-le—Val, juin 1934 (idem) : Hte-Vienne : Grignac
(idem). Surtout dans les régions montagneuses où elle s’élève jusqu’à
la zone subalpine : Hautes-Pyrénées : Gavarnie, fin mai (TEMPÈRE). —-
Basses-Pyrénées : Gabas (DUMoNr) ; Pau (~DELAEoUzÉE !). — Drôme 2 Nyons
(RAvoux !). Isère : Entre-deux-Guiers, en nombre (V. PLANET !). -— Hte-
Savoie (LÉVEILLÉ Z). —— Vosges : Retournemer (GAULLE !).
Europe moyenne, méridionale et boréale ; Lapponie z Sibérie orientale ;
Angleterre : London (PENEY !).
Subgen. Paradorytomus ZUMPT, 1933, Koleopt. Rundsch., p, 84 (Ola-
mus REITT., (part.) Subgénotype : melanophtalmus PAYK.).
TABLEAU DES ESPÈCES
l. Elytres pubescents ou mouchetés de pubescence claire sur
fond brun ou roux. Segment anal du mâle plan, sans ca-
ractères particuliers ....... . ..... 2
— Elytres glabres, d’un rouge de sang, luisants, avec la marge
latérale et souvent la suture en avant, noires. Rostre, tête,
une partie du funicule, prothorax, pattes (tarses ferrugi-
neux exceptés) noirs (forme typique). Parfois entièrement
rouge-clair, sauf le front, la base du rostre, de la massue,
des tarses noirs ou bruns (V. nigrifrons F AUST). Rostre for-
tement cannelé. Segment anal du mâle avec une impres-
sion bordée latéralement par un fort tubercule. Long. :
3,5~ 4 mm ............. 22. dorsalis
2. Front (vu de profil) bombé au-dessus du rostre. Tête rousse.
Rostre luisant. Elytres sans calus antéapical clair ..... 3
— Front et rostre (vus de profil) formant une courbe inin-
terrompue. Tête noire ou rousse. Rostre mat, sauf parfois en
avant chez la femelle ............. 4
3. Rostre régulièrement arqué, long, mince, brillant, finement
ponctué-strié, roux ou rembruni. Elytres deux fois aussi
longs que larges, à côtés parallèles en avant. Téguments
roux-clair (forme typique). Parfois le dessus noir ; élytres
roux, enfumés en avant g rostre, tibias et fémurs foncés
(v. clitellarius BOH.) ou prothorax, en partie, la massue et
une trainée dorsale sur les êlytres noirs, les pattes par-

CALANDRINAE. —- 1;TEoPmLUs 1453
tiellement, ferrugineux (v. lazeralis FAUST). Pubescence ély-
trale, au moins en arrière, subsquamuleuse. Long. : 3-4
mm ..... - ....... 15. melnnophtnlmus
— Rostre presque droit jusqu°à l’insertion antennaire, puis lé-
gèrement courbé au delà. Elytres plus courts, les cotés
arqués, à pubescence dorsale eflllée. Roux-clair en entier,
les élytres rarement rembrunis sur le disque et avec de
légères taches de pubescence claire. Poitrine parfois noi-
râtre. Long. : 3-4 mm .......... 16. rufulus
4. Prothorax transversal, roussâtre. Elytres roux, au moins
latéralement ; calus apical peu distinct. Pattes et_antennes
rousses (massue parfois foncée) .......... 5
— Prothorax non transversal, noir, au moins au milieu du
disque. Elytres allongés, plus de 2 fois aussi longs que lar-
ges, à peine plus larges que le prothorax, brun-rougeâtre
avec de nombreuses macules noires ; suture rougeâtre
calus apical clair. Rostre noir (rarement ferrugineux), can-
nelé, pubescent, plus long que le prothorax. Pattes rousses
(fémurs parfois rembrunis). Long. : 2,5-3 mm . . . 17. salicinus
5. Taille petite (2-3 mm). Pubescence éytrale formant des
petites taches légères mais distinctes. Tête ordinairement
noire. Rostre entièrement ou en partie noir, parfois entiè-
rement roux ............... 6
— Taille plus grande (3,5-4- mm). Pubescence des élytrœ plus
ou moins dense, uniformément répartis ou à taches extrê-
mement confuses. Tête et rostre roux, très rarement un
peu assombris ............... 7
6. Rostre strié chez le mâle, au moins à la base chez la femelle,
noir. Téguments dorsaux roux. Dessous du corps jamais
entièrement noir ; méso- et métasternum seuls noirs ; pros-
ternum et abdomen roux. Suture élytrale concolore, rousse
(forme typique). Parfois élytres rembrunis longitudinalement
sur le disque, la suture et les côtés restant roux ; dœsous
noir, sauf le segment anal roux (V. Gyllenhali FAUST).
2,5-3 mm .............. 18. salicis
— Rostre ponctué ou rugueux dans les deux sexes, roux. Té-
guments dorsaux roux. Dessous du corps entièrement noir
(sauf chez immaculatus FAUST représenté par des individus
immaturœ). Suture élytrale toujours noire ou obscurcie.
Parfois élytres rembrunis longitudinalement sur le disque ;
rostre noir jusqu’au niveau de l’insertion antennaire (v.
Paykulli FAUST). Long. : 2-3 mm ....... 19. majalis
7. Rostre épais, aussi large que le sommet du fémur, peu
différent dans les deux sexes, densément pubescent (mâle)
sauf en avant où il est subdénudé et mat (femelle) ; scro-
bes étroitement visibles de dessus. Funicule à 2' article à

1454 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
peine plus long que large. Prothorax à côtés subparallèles
jusqu’au quart antérieur, muni d’une fine carène médiane.
Pubescence dorsale cendrée, dense. Long. : 3,5-4 mm . 20. puberuluo
—- Rostre moins robuste, nettement moins large que le sommet
du fémur, finement ubescent (mâle), seulement ubes-
cent jusqu’à Pinsertionp antennaire et au delà, lisse ef:) bril-
lant (femelle) ; scrobes invisibles du dessus. Funicule à 2°
article près de deux fois aussi long que large. Prothorax
régulièrement arqué latéralement, sans carène médiane. Pu-
bescence dorsale d’un gris·doré, moins dense. Long. : 3,5·
3,8 mm ......... ` ..... 21. villosulus
15. Eteophilus (Paradorytomus) melanophtalmus PAYK., 1792, Mon.
Cure. Suec., p. 10. — punctator HERBST, 1795, Nat. Isn. Kâf., p. 166. —
agnathus BOH., 1843,   Schônherr, Gen. Cure., VII, p. 174. — pectoralis
THOMs., 1865, Skand. Col., p. 211. —
 ~_ É v. clitellarius BOH., 1843, l.c., p.
‘f ’~ 177. —— v. lateralis FAUs·r, 1882, Bull.
`_ Moscou, p. 445. — HUST., 1930. p.
`\-_ W .,-U 773. — Cat.'SAINTE-CLA.IRE·DEVILLE,
p. 414.
?    ° Long. : 3-4 mm. — Oblong, conve-
( p V  Ilm _ xe, entièrement d’un roux-clair (ros-
     ` tre, antennes et pattes compris) ;
A   t ' moa B miam 16 di (1 '1 ·
      p s c pe sque es ey
   ài  gg trœ nébuleusement rembruni ; le pro-
Tg `     thorax subdénudé ; la pubescence cen-
É-     drée, appliquée,' subsquamuleuse, ne
- ·  É Fi         voilant pas les teguments, plus serres
\     f S111' lœ Côtés et formant des petites
A * ,_ ( SZ?       ,j_; ` taches nombreuses, peu tranchées, en
p`     ïî îîâ  ;fx·` arrière des élytres. Rostre long, en arc
à   _   ~ ‘,_·    < (N, régulier, mince brillant, finement striê,
\ gg.     plus robuste et plus fortement sculpté
  '   chez le mâle. Antennes antémédianes
'~·'   és   (mâle) ou submédianes (femelle). Pro-
  ·' F thorax transversal, arqué latéralement,
fig brièvement rétréci en avant et resserré
Fm. 879. -— Eteophilus metanophtatnrus derrière le bord antérieur, non ou in-
P“K· 9- distinctement caréné. Elytres subpara-
llèles, â stries assez fortement ponc-
tués ; interstries plans. Fémurs finement dentés ; protibias bisinués en-
rledans (mâle), presque droits (femelle).
Les deux variations suivantes se trouvent avec la forme typique.
v. clitellarîus Bon. — Rostre, tibias et fémurs plus ou moins foncés ; le
disque des élytres enfumé en avant. Dessous du corps rembruni,

CALANDRINAE. — ETEoPr11LUs 1455
v. latemlis Fiwsr. ——— Téguments dorsaux ferrugineux ; prothorax, en
partie, une large bande longitudinale le long de la suture, s`arrétant avant
le sommet, la massue et le rostre plus ou moins foncés ; les pattes ferrugi-
neuses ou en partie noirâtres ; la pubescence dorsale plus serrée, plus
claire, souvent uniforme. '
La larve décrite par URBAN (Ent. Blâlt., 1914, p. 98) a été observée par
celui—ci dans les chatons mâles de Saliz viminalis L. et dans les chatons
femelles de S. alba L. D’après cet auteur, il apparaît que le comporte-
ment de cette espèce diffère notablement de celui des autres espèces.
liadulte qui naît au printemps, disparaît dans le cours de l’été pour
reprendre son activité à l`automne. Dès le mois d’0ctobre, on peut 1’0bser-
ver le rostre profondément enfoncé dans les boutons floraux de divers
Saules, pour s’alinienter d’abord, puis plus tard pour effectuer sa ponte.
Les œufs sont inclus individuellement dans chaque bouton, à partir de cette
date jusqu’en décembre. Les larves éclosent de décembre à janvier : la
nymphose se fait dans le sol en mars—avri1 ; l’adulte se transforme vers
la mi-mai. RosENHAUEn (Stett. Enf. Zeit., 1882, p. 129) avait déjà donné une
courte description de la larve qu’il avait observée dans les chatons mâles
de Salim capraea L.
L’adu]te se rencontre fréquemment, sur ce Salim, aux environs de Paris,
de main à juin (l). Siiwra-CLAIRE DEVILLE le signale sur Salia: trzandra L.
et TEMPÈRE, sur S. cinerea L., en Gironde.
Toute la France ; assez commun ; plaines et régions montagneuses.
Europe ; Algérie.
16. Eteophilus (Paradorytomus) rufulus BEDEL, 1884. Bull. Soc. ent.
Fr., p. 147. —— rufatus BEDEL, Faun. Seine, 1886, VI, p. 425. -— simplex
DES GOZIS, 1886, Rech., p. 30. —— pectoralis GYLL., 1836, 1ns. Suec., 111,
p. 302. — v. simplex FAUST, 1882, Bull. Moscou, p. 460. — HUST., 1930,
p. 775. —— Cat. SAINTE—CLAIRE-DEVILLE, p. 414 ; Cat. Corse, p. 433.
Long. : 3-4 mm. — Oblong, convexe, roux-clair ou roux-brun, la pubes-
cence dorsale grisâtre ou jaune, appliquée, ne masquant pas les téguments,
plus condensée sur les côtés du prothorax et formant, sur les élytres, de
légères taches plus claires ; les pattes, les antennes et le rostre roux (celui-
ci avec l’extrémité noirâtre). Poitrine parfois rembrunie. Rostre presque
droit, seulement un peu courbé au sommet, légèrement pubescent, strié
jusqu’à l’insertion antennaire (mâle), à peine strié à la base, presque lisse,
glabre (femelle). Antennes insérées vers le tiers apical (mâle) ou en avant
du milieu (femelle) du rostre. Prothorax médiocrement arqué latéralement
sur ses deux—tiers postérieurs, assez fortement rétréci en avant, finement
resserré derrière le bord antérieur, non ou obsolètement caréné. Elytres
oblongs, peu allongés, légèrement arqués sur les côtés ; stries assez for-
tement ponctuées ; interstries plans ou subconvexes. Fémurs fortement
dentés ; profémurs du mâle nettement plus épais que ceux de la femelle ;
protibias faiblement bisinués dans les deux sexes.
La v. simplex FAUsr, à pattes plus grêles, donné comme une race spéciale
à la Corse est, en réalité, à peine distincte et ne présente qu’un médiocre
intérêt.
Vit sur Salix capraca L. (TaoMsoN, BEDEL, HUSTACHE), Salim lapponum L.
(Zarrmsranr), Salix aurita L. (H0r=rMANN). — Avril à juin.

1456 coLÉoP·rÈnEs cuncuriorumzs
Toute la France ; assez commun dans le Nord et le Centre, moins fréquent
dans le Midi et l’0uest. Plaines et montagnes ; Alpes et Pyrénées jusqu’à
la zone subalpine. —— Corse.
Europe.
17. Eteophilus (Paradorytomus) salicinus GYLL., 1827, Ins. Suec. IV,
p. 584. — parvulus ZETT., 1828, Faun. lns. Lapp., p. 175. — lapponicus
ZETT., l.c., p. 307 (part.) -- pygmaeus PAYK., 1800, Fn. Suec., p. 191 (affi-
nis PAYK. var,). —— Aurivillii MÉÃNST., 1928, Norsk. Tidskr., p. 276 (part,).
— Husr., 1930, p. 780. — Cat. SAINTE•CLAIRE-DEVILLE, p. 414.
Long. : 2,5-3 mm. — Aspect superficiel d’un très petit taeniatus. Allongé,
étroit, subdéprimé, brun·foncé ; le prothorax noirâtre avec ses deux extrê-
mités, la suture et les côtés des élytrœ ferrugineux, le disque élytral noi-
râtre avec quelques petites taches rougeâtres ; la pubescence cendrée, cou-
chée, serrée, tachetée ; les pattes et les antennes (massue foncée exceptée)
ferrugineuses, le sommet des fémurs parfois rembruni. Rostre noir (rou-
geâtre au sommet), épais, faiblement courbé, cannelé, rugueux, finement
pubescent, moins long (mâle) ou plus long (femelle) que la tête et le pro-
thorax réunis, plus large que Yintewalle des yeux. Antennes insérées vers
le quart (mâle) ou le tiers (femelle) apical du rostre. Prothorax aussi long
que large, faiblement arqué, sa plus grande largeur vers le milieu, ài peine
plus étroit au son1met qu’à la base, fortement ponctué, finement caréné.
Elytres un peu plus larges que le prothorax, subparallèles ou à peine arqués
sur les côtés, le sommet ogival ; calus apical peu saillant ; stries fines,
ponctuées ; interstries étroits. Fémurs assez fortement dentés ; protibias
visiblement élargis de la base au sommet (mâle), sublinéaires (femelle).
Vit sur Salim aurita L. (SAINTE-CLAIRE DEVILIEJ ; S. capraea L. (ZE'I'l'ER·
srnnr).
Marais froids et tourbeuxdes plaines et montagnes ; presque toute la
France ; assez rare. S’élève jusqu’à la zone subalpine de toute la chaine
orientale, depuis les Vosges jusqu’aux Basses-Alpes, et dans le massif
central. Paraît manquer dans les parties sèches de la région méditérranéen-
ne. Non signalé des Pyrénées, des Cévennes et de la région aquitanique.
Europe centrale et boréale ; Danemark ; Sibérie ; Suisse ; provinces
rhénanes.
18. Eteophilus (Paradorytomus) salicis WALTON, 1851, Ann. Mag.
nat. Hist., p. 314. — V. Gyllenhali FAUST, 1882, Bull. Moscou, p. 451. —
Husr., 1930, p. 779. -— Cat. SA1NTE·CLAIRE-DEVILLE, p. 414.
Long. : 2,5-3 mm. —- Ovale-oblong, convexe, roux ou ferrugineux (sauf
le rostre, la massue antennaire et la poitrine noirs) ; la pubescence dorsale
cendrée, légère, appliquée, formant parfois de légères taches plus serrées
sur les élytres. Rostre assez courbé, robuste, rugueusement strié-ponctué
jusqu’à l’insertion antennaire, à peine plus long (mâle), bien plus long
(femelle) que le prothorax, plus large que l’intervalle interoculaire. An-
tennes insérées vers le quart (mâle) ou le tiers (femelle) apical du rostre,
Prothorax assez court, modérément et régulièrement arqué sur sœ côtés,

cALANmuN,u-:. — ErEo1>mLUs 1457
à peine plus étroit en avant quïen arrière, sa plus grande largeur quelque
peu en avant du milieu, sans carène distincte, bien plus étroit que les ély-
tres. Ceux-ci suboblongs, très faiblement arqués latéralement, fortement
striés-ponctués ; interstries subconvexes. Fémurs fortement dentés ; pro-
tibias bisinués en-dedans dans les deux sexes.
v. Gyllenhali Fwsr. —— Elytres roux, ornés d’une bande longitudinale
noirâtre de chaque côté de la suture, occupant ordinairement les inter-
stries 2--3-4, s’arrêtant au sommet de la déclivité apicale, le disque du pro-
thorax obscurci ou non,‘Dessous du corps noir, sauf le segment anal roux.
Sur divers Saliz ; S. cinera L. (WAi.·roN, Taomson) ; S. aurita L. (Simm-
CLAIRE DEvn.r.E, HOFFMANN) ; S. repens L. (SAIN'I'E—CLAIRE DEv1r.LEJ ; S. alba
L. (TEMPÈRE). -— Avril à fin juin.
Probablement dans toute la France, mais assez rare ; plaines et mon-
tagnes. Nord ; Pas-de-Calais. -— Normandie. —— Ile de France (nombreuses
localités en Sene-et-Oise, Seine-et·Marne. — Champagne. -—— Ardennes. —
Nivernais. — Bourgogne. —~ Cha1·0lais_ — Massif Central. — Jura : Ain ;
Drôme ; Isère ; Basses-Alpes ; Htes et Basses·Pyrénées ; Tarn ; Hte Garon-
ne : Landes : Gironde.
Manque dans la région méditérannéenne. Non cité de la Bretagne, de
l’Alsace. et des Vosges.
La v. Gyllenhali avec la forme typique.
Europe septentrionale et centrale ;’·Suisse.
19. Eteophilus (Paradorytomus) majalis PAYK., 1800, Fn. Suec., III,
p. 251. — nothus REY, 1895, ].«,ECh., X1, p. 2. —— v. immaculatus FAUST,
1882, Bull. Moscou, p. 449. —— v. Paykulli FAUST, l.c., p. 449. - HUST.,
1930, p. 778. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 414.
Long. : 2-3 mm. —— Peu diflérent de forme et de coloration que le pré-
cédent. Les téguments ordinairement d’un roux plus clair ; le prothorax
un peu plus court. Rostre ponctué-rugueux, non strié, un peu moins courbé,
en majeure partie roux (sa base et la tête noires) ; la suture élytrale noire
ou obscurcie ; le dessous du corps entièrement foncé. Fémurs à dent moins
forte.`
v. Paykulli Fsr. — Elytres avec le disque (suture comprise), les bords
latéraux, la tête, le rostre (sauf le sommet roux), la massue des antennes,
le milieu du prothorax noirs.
v. immaculatus Fsr. — Entièrement roux-clair (sauf la tête et la majeure
partie du dessous noires). · ,
La larve vit dans les inflorescences de divers Salix. Elle a été observée, en
grand nombre, en Allemagne, par Hmrmc (Berl. cnt. Zeit., 1864, p. 397),
dans les chatons des Salim capraca L, aurita L., rcpcns L., nigricans
SMITH., purpurea L. et cincrca L., à raison de une à plusieurs la1·ves par
chaton. Elles se tiennent, dit cet auteur, entre les écailles des fleurs, en
dehors de l’axe du chaton (1). Le 18 avril toutes les larves sont dans le sol,
(1) Ce comportement, s’i1 est exact, diffère considérablement de celui des autres
espèces dont 1'éthologîe est connue, et chez lesquelles les larves sont nettement
endophages.

1458 couâorràmss cnncurxommzs
la nymphose se fait dans une petite logette de terre. L`imago éclot à partir
du 12 mai jusqu‘à la fin du même mois. Il rentre en estivation vers la fin
Juin.
Probablement dans tout notre territoire : assez rare ; plaines et régions
montagneuses jusqu’à la zone subalpine.
Bas-Rhin. — Meuse. — Nord. —— Seine-et-Oise !. — Ain. — Savoie l. —
Isère !. —— Saône-et·Loire. —— Allier. — Indre. — Cantal. ·· Aude —- Basses
et Htes Pyrénées l. — Tarn.
La v. Paykulli, souvent confondue avec la v. Gyllenhali du salicis, est
mêlée à la forme typique : Htes Pyrénées : Gavarnie, 1.400 m alt., sur
Saliz incana L. (TEMPÈRE Z) ; Basses-Pyrénées (id.), — Drôme : Luz-la-
Croix Haute (Ch. Fsemez !). — Isère : Entre-deux-Guiers (V. PLANET !).
La v. immaculatus représente des individus immatures.
Europe septentrionale et moyenne ; Danemark ; Belgique ; Suisse ; Tur-
kestan_
20. Eteophilus (Paradorytomus) puberulus BOH., 1843, in Schônherr,
Gen. Curc., VII, p. 178. — Hust., l.c., p. 779. —— Cat. SAINTE-CLAIRE-DE-
VILLE, p. 414.
Long. : 3,5-4 mm. — Oblong, convexe, entièrement (rostre, antennes et
pattes compris), roux-rougeâtre ou roux~brunâtre : la pubescence dorsale
cendréc, appliquée, serrée, uniforme (rarement plus condensée en très
vagues taches plus claires sur les élytres). Rostre aussi épais que le som-
met du profémur, peu différent dans les deux sexes, faiblement courbé,
environ aussi long que le prothorax, densément pubescent jusqu’au sommet
(mâle), sübdénudé en avant, non luisant (femelle). Scrobes étroitement
visibles du dessus. Antennes subapicales (mâle et femelle). Prothorax court,
à côté subparallèles jusqu’au quart antérieur, arqué à cet endroit et briè-
vement rétréci en avant, finement caréné. Elytres un peu plus larges que
le prothorax, oblongs, légèrement arqués latéralement ; stries lines, les
points ordinairement masqués par le revêtement ; interstries plans. Fémurs
finement dentés ; protibias faiblement sinués en-dedans à leur base. Abdo-
men avec unc impression médiane chez le mâle.
Mœurs exactes inconnues. Observé en nombre sur Salim alba L., en Vau-
cluse (Dr. CnonAUT).
Bépandu dans le Vaucluse : environs d’Avignon (Cnonwr !) ;' la Bonde
(Ch. F.tomEz l), les Bouches-du-Rhône : Albaron (APTEL, PUEL). —— Alpes-
Maritimes ; Villeneuve-Loubet (SAINTE-CLAIRE DEVILLE). Remonte jusque dans
le Rhône : Ecully (ma coll.), dans l’Allier ; Brout-Vernet (du BUvssoN l),
la Haute-Vienne : Veyrac, en avril (Horrmwn, Miscell. Ent., XXXII, 1929,
. 5).
[Dalmatie ; Hongrie ; Yougoslavie.
21. Eteophilus (Paradorytomus) villosulus GYLL., 1835, in Schônherr,
Gen. Curc., III. p. 303. —— necessarius FAUST, Bull. Moscou, 1882, p. 457.
v. fallax FAUST, l.c., p. 457. — cervinus DEJ., Cat., 3, 1836, p. 301. —
HUsr.. 1930, p. 780. — Cat. SAINTE-CLAIRE-DEVILLE, p. 414.

cA1.AM>R1NAE. — ETEOPHILUS 1459
Long. 2 3,5-3,8 mm. —— Voisin de puberulus. Corps plus étroit ; tégu·
ments d’un roux plus clair ; le prothorax peu, mais régulièrement arque
sur les côtés, la carène médiane nulle ou rudimentaire ; la pubescence dor-
sale d’un gris-doré moins serrée ; le rostre nettement moins épais que le
sommet du profémur, finement pubescent et caréné au milieu (mâle), plus
long, plus mince, pubescent jusqu’à l7iIlSCl'tl0Il antennaire, lisse et brillant
en avant (femelle) ; les scrobes non visibles vus de haut. Antennes insérées
au tiers apical du rostre (mâle) ou antémédianes (femelle). Points des
stries plus visibles. Fémurs plus fortement écbancrés sous le genou, faisant
araître la dent fémorale un u lus forte ; rotibias nettement bisinués
P PC P P
en-dedans.
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,1 _.'>,:` -',· Q- ' 1 , ‘·?T ··,··‘_` I
.·;:·~.··, · ; - ·   ._
ggg 53] 882 AJt¤F!.¤u.m·»,a·a.
Fu;. 880 à 882. — 880 : Eteophilus villosulus Gru.. 5. — 881 : E. salicinus Gym,.
C3'. — 882 : E. dorsalis L. Q.
La v. fallaœ Fsr., d’un jaune testacé se rapporte à des individus imma-
tures.
Vit sur Salix cinerea L., en Provence, de mars à fin mai.
Plaines et montagnes provençales, Vaucluse : environs d’Avignon (Gno-
BAUT !) ; la Bonde (Fiomaz !). —— Bouches-du-Rhône ; Aix (Gmamnn) ;
Rognac (ABEILLE). — Var : Hyères (idem !) ; St-Tropez (HOFFMANN). —— Alpes-
Maritimes : St-Vallier (Ho1=1=MA:~1N) ; Pegomas (DU1>nEz !) ; St-Martin-Vésubie
(MAGDELAINE !). — Corse (LÉVEILLÉ !, Bonminn !). '
Autriche ; Italie ; Tyrol du sud.

1460 coLÉoP·rÈREs cuRcm.10Nn>Es
22. Eteopbilus (Paradorytomus) dorsalis LINNÉ, 1758, Syst. Nat., éd.
X, p. 378. — sanguirwlentus BEDEL, 1884, F n. Col. Bass. Seine, V1, p.
119. — Lirmci FAUST, 1882, Bull. Mosc., p. 463. — basothorax PIC, 1901,
l’Ech., p. 80. — v. nigrifraris FAUST, l.c., p. 463. — HUs'r., 1930, p. 781.
·- Cat. SAnv·rE-CLAIRE-DEv1LLE, p. 414.
Long. : 3,5-4 mm. —- Oblong, assez convexe ; la pubescence extrême-
ment fine, pratiquement invisible sur les élytres, un peu plus distincte sur
le prothorax ; les élytres d’un rouge de sang, luisants (sauf la marge ex-
teme et une bande dorso-suturale noires, celle-ci s’arrêtant avant le som-
met, limitée à la suture ou occupant les trois premiers interstries) ; le scape
et la base du funicule rouges ; tous le reste (rostre, pattes, sommet des
antennes, écusson, prothorax, face inférieure du corps) noir ; les tarses
d’im brun-ferrugineux. Rostre peu courbé, fortement cannelé-strié. Pro-
tborax à ponctuation forte et serrée, non caréné. Elytres subparallèles ;
stries fortement ponctuées ; interstries subplans, finement réticulés ; calus
apical nul. Fémurs finement dentés ; protibias bisinués en-dedans. Segment
anal du mâle avec une impression bordée latéralement d’un tubercule dis-
tinct.
Les varations suivantes se rencontrent avec la forme typique.
v. Linnei FAUs·r (basithorax Prc). —— Elytres entièrement rouges.
v. nigrifrons FAUs'r. — Entièrement rouge, sauf la tête, la massue anten-
naire, le rostre (en tout ou partie) noirs ; les tarses bruns.
La larve, d’après Bmscnxrz (Ent. Monatsbl., I, 1876, p. 38), vivrait dans
les pousses terminales de Salix capraea L. : l'éclosion aurait lieu en juin.
L’adulte se rencontre sur ce même Salim (Nombreux observateurs) et sur
Salix repzns L., dans les dunes du Pas-de-Calais (SAINTE-CLAIRE DEVILLE).
Bois frais ; bords des eaux. Avril-juin.
Toute la France ; assez commun par places dans les régions septentrio-
nales, orientales et dans le Centre. Beaucoup plus rare dans le Midi, sauf
ça et là dans les vallées humides et le long des rivières.
Non vu du Sud-Ouest (1).
Europe centrale et méridionale : Suisse ; Provinces rhénanes.
Gen. ORTHOCHÀETÈS GERMAR, 1824, 1ns. Sp. Nov., p. 302
(Strcnes SCHESNH., 1836, Gen. Curc., 111, p. 510. — Styphlus SCHôNH-
(ad. partem), 1826, Curc. Disp. méth., p. 258 ; J. DU VAL, Gen. Col. Cure.,
IV, 1868. p. 52, pl. 23, fig. 111 ; REITTER, Synopsis, in Wien. ent. Zeit.
(1899), p. 5 ; SCHILSKY, Synopsis Kâfer Europas, 1907).
Rostre allongé, épaissi, arqué, subcylindrique, ses scrobes linéaires, nais-—
sant vers le sommet, obliquement dirigés contre la partie antérieure des
yeux. Antennes insérées vers le tiers apical du rostre ; funicule de 6 ou 7
articles, le 1°' épais, le 2* plus court, obconique, les suivants courts ; mas-
sue-ovale. Prothorax subtransversal, subcylindrique, resserré avant le som-
met. Ecusson très petit. Elytres ovales ou oblongs, convexes ; épaules eHa·
(1)HUs·1'ACnz la signale des Landes : Gujan (Tmmtm:). Or Gujan est dans la.
Gironde et M. Tzurimz m'écrIt qu’i1 n’y a jamais pris cette espèce.

cALANnnmA1s. — OKTHOCHAETES 1461
céœ ; interstries alternes, généralement élevés. Pattes assez robustes ;
tibias un peu arqués ; protibias mucronés au sommet ; tarses courts ;
ongles simples.
Chez lœ mâles, le rostre est un peu plus court et plus épais au sommet ;
le prothorax ordinairement non lobé derrière les yeux (lobés chez les fe-
melles).
Les Orthochaetcs sont scindés en deux par divers auteurs, qui considè-
rent les Styphlus comme genre propre. Nous les tenons seulement comme
sous~genre.
Ce genre, considéré ainsi, comprend environ une vingtaine d’espèces
paléarctiques dont une demi-douzaine en France.
Leurs mœurs sont à peu près inconnues.
TABLEAU DES SOUS-GENRES
1. Antennes à funicule de 6 articles : massue noire. Elytres
non étranglés latéralement derrière la base (p. 1461) . .
.............. Orthoclnetcs s. st.
— Antennes à funicule de 7 articles ; massue rouge (comme
le funicule). Elytres plus ou moins êtranglés latéralement
derrière la base .......... (p. 1464-) Styphlus
Subgen.·Or|;l10chaetes s. st. Gamma, 1824
1. Soies des interstries impairs longues, assez grossières, droi-
tes, dressées ou un peu penchées .......... 2
-— Soies des interstries impairs fines, arquées, courtes et incli-
nées .................. 3
2. Corps oblong ; élytres omés ou non d°un anneau noir, sur
le disque, celui-ci parfois réduit à des macules allongées
sur les interstries 2-4--6 ; plus rarement le disque noir.
Long. : 2,5-3,5 mm ........... 1. setiger
— Corps brièvement ovale ; élytres moins de 2 fois aussi longs
que larges, leur disque noir, les côtés rouges ou roux.
Long. : 2-2,1 mm ........... 2. cerdaniclls
3. Elytres ovales-oblongs, subparallèles ou très faiblement ar-
qués dans leur milieu, brièvement arrondis en arrière, à
soies légèrement relevées et fortement arquées; un anneau
noir sur le disque. Prothorax à côtés faiblement arqués.
Long. : 2-2,5 mm ............ 3. insignis
·- Elytres oblongs, allongés, fortement rétrécis à partir du mi-
lieu jusqu’au sommet étroitement arrondi ; soies élytralœ
courtes, presque couchéœ en avant, plus visibles en arrière,
faiblement arquées, le disque concolore, sans anneau dis-
tinct ou avec quelques macules foncées. Prothorax à côtés
subparallèles. Long. : 3 mm ........ 4-. extensus

1462 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
1. Orthochaetes (s. st.) setiger BECK, 1817, Beitr. Bayr. lns. Faun.,
.p. 21. — setulosus GYLL., 1836, in Schônherr, Gen. Curc., 111, p. 511. —
erinaceus ,1. DU VAL, 1856, Gen. Col. Eur., p. 53. — v. plagiatus SCHIL-
SKY, 1907, Kâf. Europas, 4·4, n° 20. — v. discoidalis FAIRM., 1869, Stett.
ent. Zeit., p. 232. — v. rubricatus FAIRM., 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p.
586. — Husr., 1930, p. 783. — Cat. SAiNrE-CLAIRE-DEVILLE, p. 414.
Long. : 2,5-3,5 mm. — Oblong, convexe, rouge ou brun, portant sur
la tête, le rostre, les pattes, le prothorax de fines et courtes soies clairse-
mées. un peu soulevées et sur la suture et les interstries impairs des ély-
tres, de longues soies blanches alignées, droites, un peu penchées en arriè-
re ; le disque des élytres avec parfois une tache noirâtre allongée sur les
interstries 2-4-6 ; les antennes (massue foncée exceptéel et les pattes rous-
ses. Rostre arqué, muni de 4 carènes dorsales, leur intervalle avec une
ligne de points, à peine aussi long (mâlet ou un peu plus long (femellel
que le prothorax, un peu rétréci au sommet, noir, glabre et brillant chez
la femelle. Prothorax subtransversal. à ponctuation dense, forte et rugueu-
se. Elytres oblongs, un peu plus large que le prothorax à la base, graduel-
lement rétrécis en arrière. leur plus grande largeur au milieu ; stries pro-
fondes, fortement ponctuées ; interstries impairs (suture comprise) costi-
formes, les pairs plans.
v. plagiatus Scmtsxr. — lïlytres entièrement noiràtres. avec la suture
concolore ou rougeâtre.
v. discoidalis FAIRM. ·—- Differe de la forme typique par l’arriè1·e·corps
plus court, plus fortement rétréci en arrière à partir du milieu : les inter-
stries pairs subconvexes, les impairs seulement un peu plus relevés. les soies
moins dressées, le disque des élytres orné d’une tache transversale noire,
interrompue par la suture.
v, rubricatus FAIRM, — Arrière-corps plus fortement élargi encore que
chez discoidalis, plus brusquement rétréci postérieurement, le sommet plus
long, plus acuminé, le disque des élytres avec un anneau transversal noir :
les interstries comme ceux de la forme typique.
Mœurs inconnues ; sous les mousses, dans les vieilles souches de pin
pourries. Toute l’année.
Forme typique : Toute la France : plaines et montagnes : assez commun.
Europe centrale ; Angleterre ; Belgique : Suisse : italie du Nord ; Autri-
che.
La v. plagialus avec la forme type. La v. discoidalis FRM. est une race
spéciale aux Alpes méridionales de la région orientale, s’êlevant jusqu’à xa
zone alpine. Isère : Col. de l`Arc : Villars-rte-Lans. — Basse-Alpes · Faille-
feu ; Maurin. — Alpes-Maritimes : St·Martin-Vésubie K : (Éime de la Valette.
vers 2.500 m. d’alt.itude : Colomars E. La v. I’Ilbï‘l.(TflfllS FRM., race des
Pyrénées, Htes—Pyrénées : Cauterets : Bagnères-de-Bigorre 1 Lourdes Z
etc. —— Pyrénées-Orientales : Vernet-es·Bains 2 Banyuls-s/-Mer !. — Basses-
Pyrénées : Gabas ; Eaux-Bonnes : Espagne.
2. Orthochaetes ts. st.) cerdanicus Husr., 1930, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 192. — Cat. SA1NrE—C1.AmE DEVILLE, p. 414.
Long. : 2-2,1 mm. — Brièvement ovale, convexe ; disque des élytres
noir, les côtés d’un rouge-foncé. Rostre à carènes bien distinctes. Protho-

CALANDRINAE. — oR·mocuAr:·r1;s I 1463
tax faiblement transversal, très peu rétréci en avant, grossièrement ponc-
tué. Elytres ovales, fortement et assez régulièrement arqués latéralement,
largement arrondis ensemble au sommet ; stries à gros points ; interstries
de même largeur et de convexité faible et égale, le 3° un peu épaissi à la
base ; les soies blanches, courtes subverticalement dressées. Tibias bisinués
en-dedans.
Se distingue de toutes les autres espèces par sa forme large et courte,
sa coloration, sa petite taille (HUSTACHE).
Pyrénées-Orientales : sommet du Cambre d’Aze, au-dessus de Montlouis,
sous les pierres, vers 2.600 m d’altitude , six exemplaires (H. Siena) ! Es-
pagne : Asturies !.
3. Orthochaetes (s. st.) insignis AUBÉ, 1863, in GRENIER, Cat., p. 129.
—— Husr., 1930, p. 786. — Cat. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, p. 4-14.
Long. : 2-2,5 mm. ——— Ovale-oblong,  2,
rouge, le prothorax parfois un peu plus   `· V, L-? g ,»'·
sombre que les élytres ; tête et rostre   ` /   ` i .
brun ou noir, ainsi que la massue anten- É    
naire, le reste de l’antenne et les pattes ‘ç   gf`;
ferrugineuses. Plus court que setigcr, les      
élytres ovales, leur base aussi large que  ·`   _` `
celle du prothorax, un peu arrondis aux - ·'î°n   '
épaules, subparallèles ou à peine arquês Jai    
dans leur milieu, brièvement arrondis        
vers le sommet ; interstries pairs plans ;   il     
impairs relevés et munis de soies légère-        g _
ment relevées, fines, visiblement arquées ; `J  
le disque avec un anneau (rarement i
absent) noir, interrompu sur la suture ; Fig. 883. _ Onhœhaeœs msigms
le prothorax presque carré. Anne.
Obtenu d’éclosi0n, de graines d’Ancolie (Aquilegia vulgaris L.) à Pont-
du-Gard (Gard), le 6 juin 1938 (J. Tmênomn !). L’adulte est signalé comme
se tenant constamment sur une petite Pensée sauvage (Viola Curlisii
Foasr), dans les dunes maritimes de la Côte sud du pays de Galles (J. B.
TOMLIN et H. M. HALETT, Ent. monthly Mag, (1915), p. 18 et 292).
Sables du littoral de l’Altantique et diverses régions méridionales de
plaines et de fôrêts de montagnes ; Corse.
Finistère : assez commun, ainsi que dans l’île de Sein !. — Côtes-du-
Nord. — Vendée !. — Charente—Maritime ; Royan, île de Ré, etc. —— Gi1·on-
de. — Tarn : Montagnes Noires. — Pyrénées-Orientales. — Aude. — Gard.
- Bouches—du-Rhône. — Var !. — Alpes-Maritimes !. — Corse : nombreu-
ses localités. Angleterre ; péninsule ibérique ; Maroc,
4. Orthochnetes (s. st.) extensus CHEVROLAT, 1880, Bull. Soc. ent.
Fr., p. 191. — HUST., 1930, p. 787. — Cat. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, »p.
414.

1464 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
Long. : 3 mm. —— Se distingue du précédent, par son arrière-corps for-
tement rétréci, en arrière, à partir du milieu, le sommet des élytres étroi-
tement allongé ; le prothorax de même forme (carrée), mais visiblement
impressionné transversalement C11 arrière du bord antérieur ; les soies, sur
la partie antérieure des élytres, courtes et à peine relevées ; le disque ély-
tral concolore ou avec de vagues taches noirâtres allongées
Rare en France : Hautes-Pyrénées : Cirque de Gavarnie (Crizumoxr et
G.ALIBERT).
Espagne : Asturies, d’où l`espèce a été décrite et où elle n’est pas
rare (PANAGETT1 I).
Subgen. Styphlus Scnüuuizim, Lc., 1826.
TABLEAU mas Esvîzcias
1. Elytres fortement étranglés, latéralement, derrière la base,
leur angle huméral aigu et saillant en avant. Rostre nette-
ment caréné. Elytres avec des rangées de gros points ; su-
ture et interstries impairs plus élevés et pourvus d’un rang
de soies grises, dressées, épaissies à leur sommet. Long. :
3,5 mm .............. 5. penicillus
—- Elytres faiblement étranglés sur les côtés, derrière leur
base, leur angle huméral peu saillant. Rostre sans carène
distincte mais densément ponctué. Elytres à rangées de
points peu visibles ; interstries impairs et suture plus éle-
vés, portant un rang de soies blanches dressées, acuminées
au sommet. Long. : 2,5 mm ......... 6. Tissoni
5. Orthochaetes (Styphlus) penicillus GYLL., 1836, in Schônherr, Gen.
Curc., III, p. 510. — Husr., 1930, p. 787. Cat. SAINTE—CLAIRE- DEVILLE,
p. 414.
Long. z 3,5 mm. — Oblong, brun ou brun-rouge ; les interstries im-
pairs avec un rang de soies un peu arquées, épaissies à leur extrémité ;
les antennes et les tarses ferrugineux, les fémurs et les tibias foncés. Pro-
thorax non transversal, subcarré, grossièrement ponctué. Elytres allongés,
resserrés derrière l’angle huméral qui est saillant et pointu en avant, les
côtés à peine arqués ; un peu élargis en arrière, leur plus grande largeur
un peu en avant du rétrécissement postérieur ; stries jalonnées de gros
points ; interstries pairs subconvexes, la suture et les impairs plus rele-
vés.
Vil sur deux Composées : Barkhausia tarareicifolia D· C. (I) et Hcclyprzois
polymorpha D. C. (P. HERVÉ), L’Entom0logiste, VII, C. 1951, p. 138.
Souvent enterré dans le sable ; sous les pierres, les plantes basses.
Rénandu bien qu’assez rare sur tout le littoral de la Provence, depuis
Toulon jusqu’à Antibes ! Signalé de l’Isère : Vienne (L. FALCOZ, d’après
Husmcmz).
Allemagne (d’après Scmrsxv).

CALANDRINAE. — PsEUDOsTYPHLUs 1465
6. Orthocbaetes   Tissoni DESBR., 1905, Le Frelon, XIV, p.
24. —— HUsr.. 1930, p. 787. — Cat. SAINTE-CLAIRE DEv1LLE, p. 414.
Long. : 2,5 mm. —— Diffère du précédent par le rostre densément ponc-
tué, non caréné Fétranglement de la base des élytrœ, derrière l’augle
buméra], faible, celui·ci peu saillant ; les points des séries striales obso-
lètes. les soies élytrales blanches, plus longues, droites, effiléœ.
Mœurs inconnues.
Gard 2 Colline de Prime-Colombe, près Somrnières (Trssou de THORAS).
Non retrouvé depuis.
Gen. PSEUDOSTYPHLUS TOURNIER, 1874, Ann. Soc. ent. Belg., XVII,
p. 69.
Rostre allongé, peu courbé, substrié, séparé du front pa1 une impres-
sion transversale. Antennes insérées en avant du milieu du rostre ; funi-
cule de 7~ articles, le 1°" abconique, deux, fois aussi long que le 2°, les 2'
à 7° très courts. Yeux arrondis, largement distants. Prothoraxnon trans-
versal. fortement rétréci en avant, légèrementen arrière, les côtés arron-
dis ; à peine étranglé au bord antérieur.
Ecusson petit. mais distincts. Elytrœ oblongs, plus larges que le pro-
thorax, à épaules accusées, parallèles latéralement, atténués au sommet,
recouvrant l’abdomen ; striés-ponctués ; interstries impairs un peu saillants,
portant une série de soies relevées. Fémurs inermes, épaissis en-dessous.
Tibias plus courts que les fémurs, ongulés. Tarses â articlœ 1-3 courts, 3°
article bilobé, non spongieux en-dœsous ; onglœ libres et simples. Abdo-
men â 1°" segment rectiligne au bord postérieur. Hanches prothoraciqucs
contiguës. '
Mâle : Rostre plus court, squamulé jusqu’au sommet. Femelle : rostre
plus long, un peu plus courbé, squamulé â la base jusqu’à l’insertion des
antennes.
Ce genre comprend trois espèces paléarctiques (l) dont deux d’Egypte.
lfautre de l’Europe centrale et méridionale se trouve en France et consti-
tue le génotype.
Pseudostyplilus pilumnus GYLL., 1835, in Schônherr, Gen. Cure., III,
p. 288. — sctiger PERRIS, 1857, Ann. Soc. Linn. Lyon, IV, p. 14-4. —
severopolinus FAIRM., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 741. ———- HHSI. 1930,
p. 788. —— Cat. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, p. 414.
Long. : 2,7-3 mm. —— Oblong, d’un brun terne, parfois rougeâtre ; les
pattes, les antennes et le rostre ferrugineux, couvert assez irrégulièrement
d’tme couche de squamules grisâtres, arrondies. Prothorax à peu près aussi
long que large.
(1) Plusieurs auteurs réunissent aux Pseudostyphlus, le genre Paraphilemus Dsn.
de Russie méridionale. dont les caractères sont cependant bien distincts.

1466 COLÉOPTÈRES cuncumonmizs
Vit sur Matricaria chamomillia 1.. (Nombreux observateurs : BEDEL. Bm-
sour, 1`EMPÈRE, URBAN, HoFFM.iNN etc.), sur .11. marilima L. tl.EBON>. -
Mai à octobre.
Je l’ai observé à Garches (S.-et-O.), sur Matricuria inodom 1.. La ponte
doit avoir lieu vers la fin de l’été, car on trouve, dans les racines, près
du collet de la plante, des jeunes larves vers la fin d’octobre. Celles-ci
restent inactives jusqu’en avril ; dans le courant de mai, leurs galeries
atteignent 1,5 à 2 cm de longueur. Ces galeries sont alors déformées et
se confondent avec le reste de la racine souvent désorganisée et en partie
détruite à cette époque : la nymphose a lieu dans Pintérieur, dans la sanie
accumulée par l’insecte en une sorte de petite pelote. La transformation
imaginale s’effectue en fin mai et se poursuit, jusqu’à la mi—juin. lfadulte
se rencontre sur le végétal ou au pied de celui—ci jusqu’au 15 octobre.
Toute la France ; assez commun par places.
Europe méridionale et moyenne.
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Frc. 884. - Pseudostyphlus pilumnus GYLL. Fm. 885. — Stenopetmus ru-
ftnasus Gym,.
Tribu des Stenopelmini
'1`ibias à onglet apical nul ou peu distinct ; tarses étroits. Segments ven-
traux 3-4 lé èrement ar ués à leurs bords externes. Rostre ¤ros. Yeux
_ Cl r · _ 2:
grands, leur mtervalle, sur le front, plus etroit que le rostre. Un seul genre.
Gen. STENOPELMUS Scuëmannn, 1836, Gen. Cure., 11], p. 468
(Momma SCHÉSNH., 1845, Gen. Curc., Vlll, 2, p. 501. —— Monius 1,ACOR·
DMRE, Gen., VI, p. 498. — Degorsia BEDEL, 1902, Bull. Soc. ent. Fr. (1901),
p. 319).

CALANDRINAE. —— STENOPELMUS 1467
Rostre court, à peine plus long que la tête, robuste, légèrement arqué,
ses scrobes naissant en avant de son milieu, subdorsaux, obliques, attei-
gnant le bord antérieur des yeux. Antennes assez longues ; scape clavifor-
me, atteignant presque le bord postérieur de l’œil ; funicule de T articles,
le 1”" allongé. obconique, assez épais, les suivants très courts, et serrés ;
massue ovale, acuminée, articulée. Yeux suboblongs, transversaux. Protbo-
rax subtransversal, ses côtés presque droits, tronqué en avant, un peu
arqué à la base. Ecusson distinct, arrondi. Elytres brièvement ovales, peu
convexes, à côtés parallèles, jusqu’au tiers postérieur. Pattes assez grêles ;
fémurs subclaviformes ; tibias droits à onglet apical nul ou très petit ;
tarses grêles, non spongieux en dessous, le 2" article transversal, plus court
que le S', celui·ci entier ; onychium subégal aux trois articles précédents
ensemble ; ongles assez longs, libres, divergents. Abdomen à Z' segment
plus long que les 3" et 4·° réunis, sa suture avec le 1°’ subrectiligne. Corps
squamulé. Ailé.
Ce genre monospécifîque est représenté par une espèce d’origine améri-
caine importée en Europe occidentale et en voie d’extension dans diverses
régions de la France. Elle vit sur les gl tollu, plantes aquatiques de la famille
des Salviniacées.
Stenopelxnus rufinasus GYLL., 1836, ap. Schônherr, Gen. Sp. Cure., lll,
p. 468. — Champenoisi BEDEL, 1902, Bull. Soc. ent. Fr. (1901). p. 319. —
Husr., 1930, p. 799. — Cat. SA1NrE—CLAmE DEVILLE. p. 415.
Long. : 1,6-1,8 mm. — Brièvement ovale, convexe, noir, couvert de squa-
mules hydrofuges, cendrées ou brun-jaune, formant, de petites taches irré-
gulières sur les élytres, le dessous du corps revêtu de squamules plus clai-
res, blanchâtres, débordant sur les côtés du prothorax et à l’intérieur de
chaque épaule ; le rostre (sur sa moitié apicale), les antennes et les pattes
ferrugineux, les tarses et la base des fémurs parfois rembrunis ; l°écuss0n
clair.
Rostre ponctué, squamulé à la base, glabre et luisant en avant. Protho-
rax légèrement rétréci en avant, le disque souvent dénudé, finement et den-
sément ponctué, légèrement caréné sur sa ligne médiane. Elytres courts,
bien plus larges que le prothorax, les épaules accusées, les côtés droits,
brusquement et largement arrondis au sommet ; stries fines, ponctuées ;
interstries plans. Tibias avec un très petit onglet apical interne (mâlel, sans
onglet (femelle).
Ainsi que le fait observer BEDEL, cet insecte présente assez exactement
le faciès d’un Phytobius.
L’adulte vit immergé, se tenant le plus souvent à la face inférieure des
feuilles des .1:011:1 filirzzloidcs Link. et .1. Carolinirmn \\«lILLD (Biannr. Brrr.
Soc. enf. Fr. (1904), p. 23 ; Hom-·mr~1rv, Rnzwrr TEMPÈRE etc.), Parfois hors
de l’eau, sur les plantes basses. Assez mauvais nageur, il se laisse trans-
porter au fil de l’eau, au fond de laquelle il pe11t rester plusieurs heures,
sans revenir à la surface. Il est susceptible d’exécuter de petits sauts
lorsqu’il est en dehors de son élément habituel. La larve, semi-ectophage,
ronge les feuilles basales de la plante : elle se meut aisément et passe

1468 COLÉOPTÈRES CURCULIONIDES
successivement d'une feuille à l’autre. L’imago apparaît dès la fin d’avril
et vit jusqu’à l’automne, certains hivernent à proximité des rives, sous
des débris végétaux. La nymphose a lieu en juin—juillet, dans une logette
formée de détritus, adhérente aux parties de la plante non complètement
immergées. Ijaccouplement a lieu de mai à juin, aussi bien sous l’eau
qu’à sa surface (A. Horx··MANN).
Répndu et acclimaté dans les eaux d'ouces et claires des fossés, mares,
ruisseaux, marais d’une grande partie de la France, particulièrement dans
l’0uest. le Centre, le Languedoc et le Roussillon. — Semble redouter les
eaux trop chargées en calcaire;
Eure : St-Mards-de—B1acarville, première capture en Europe, un seul
exemplaire, été 1892 (Deoons) ; Manche ; Orne ;·Sarthe ! : Maine-et-Loire ;
pullule littéralement dans les mares de l`Abbaye des Pont-de-Cé ! ;
Mayenne ! : Loire-Inférieure ; Vendée ; Charente : Charente—Maritime ;
Gironde 1 Haute-Garonne ! : Pyrénées-Orientales : Hérault : Gard ; Puy-
de-Dôme ; Allier Z : Vienne ! 1 Saône-et-Loire !
Hollande : Belgique ; Angleterre.
Etats du Sud de l'Amérique et du Nord (notamment Californie, Floride,
etc,).
Subfam. APIONINAE
Une seule tribu dans la Faune paléarctique.
Tribu des Apîonini
Antennes droites (sauf chez quelques espèces aberrantes) ; funicule de
7 articles. Yeux latéraux. Ecusson visible (sauf chez les Synapion). 2° seg-
ment ventral séparé du 1"' par une suture très fine, plus long que les 3° et
4° réunis. Hanches cylindriques, les prothoraciques saillantes et contiguës ;
les mésotboraciques contiguës ou faiblement séparées.
Un seul genre dans la région paléarctique.
Gen. APION HERBST, 1797, Natursyst. Kâfer, p. 100
(KYRBY. Trans. Linn. Soc., IX (1808), p. 1-10 ; X (1811) p. 347. —
GERMAR, Mag. Ent,. II (1817) p. 144 ; III (1818), p. 37. — WENCKER,
Monogr., in L’Aheil.le 1863, 1, p. 109-270. — BEDEL, Col. Bass. Seine, V1,
(1885) p. 20, 221 et 360 à 384. — DESBROCHERS, in Le Frelon, IlI—VI
(1893-1897). — SCHILSKY, ap. Küster, Kâf. Europas, 38 (1901) ; 29 (1902);
42 (1906). — HANS WAGNER, Ann. Soc. ent. Belg., 1909, p. 433, —-
SCHATZMAYR, in Bull. Soc. ent. lt., LV (1921), p. 88 ; Mém. Soc. ent. ltal.,
1 (1922), p. 24-158. — H. WAGNER, Col. Centralbl , 1926-27 ; Suppl. ent.,
VII, 1928 ; Notes, in Miinchn. Kol. Zeitschr. et Vl'ien. ent. Zeit., passim. —
V. PLANET, Ami. Soc. ent. Fr. (1917), p. 149-158. —— SAINTE-CLAIRE DE-
VILLE, Fn. col. Seine. VI‘””, 1924, p. 117. —— A. HOÈFMANN, in Bull. Soc.
ent. Fr., 1928, p. 101·104 ; 1929, p. 135 ; Ann. Soc. ent. Fr., 1929, p. 123-
130. — HUSTACHE, in Miscell. ent., Tabl. analytiques, 1931, Fne Gallo-
rhénane).
Rostre variable, long ou court, tantôt arqué, cylindrique, filiforme, tan-
tôt épais, droit ou peu courbé, parfois cuneiforme ou subulé. Antennes

AP1oN1NAE 1469
ordinairement droites (rarement coudées chez quelques espèces aberrantes
du groupe Protapion) ; funicule de 7 articles ; massue généralement nor-
male, ovale ou oblongue. Yeux arrondis ou ovalaires. Submentum pédon-
culé ; mandibules courtes ; maxilles fortes. Prothorax variable, subcarré,
cylindrique, conique, arrondi latéralement ; lobes oculaires nuls. Ecusson
rarement indistinct. Elytrœ ovales ou oblongs, plus ou moins convexes, un
peu plus largœ que le prothorax, légèrement échancré à 'leur base, recou-
vrant le pygidium. Pattes généralement longues ; fémurs inermes, rare-
ment dentés ; tarses spongieux en dessous ; 1°’ article tarsal plus long que
large ; onglœ simples ou appendiculés. Ailé, rarement breviptère ou aptè-
re. Epistemes métathoraciques très étroits ; épimères mésothoraciques peu
développés.
Caractères sexuels secondaires : Rostre du mâle plus court, plus épais,
plus fortement sculpté et moins luisant que celui de la femelle. La couleur
du rostre, la conformation des antennes peuvent différer selon les sexes.
Chez quelques mâles, les tibias et les fémurs sont dentés, les tibias courbés
ou sinués ou brièvement mucronés, les tarses peuvent varier de forme et
de coloration, les hanches antérieures portent parfois une épine.
Ce genre nombreux comprend plus de 1.300 espèces, réparties dans toutes
les régions du Globe. La faune paléartique en compte plus de 400, dont
152 se trouvent sur notre territoire.
Elles vivent aux dépens de familles végétales les plus diverses : Papilio-
nacées, Compositées, Cistacées, Malvacées, Hypéricacées, Tamaricacées,
Rutacées, Grassulacées, Labiatées, Plombaginacées, Viscariacées. Polygo-
nacées, Urticées, Euphorbiacées, Salicacées, Fagacées, etc.
Les larves attaquent les fleurs, les fruits, les jeunes pousses, les tiges,
les feuilles, les racines de ces plantes. Elles sont souvent cecidogènes. La
transformation a lieu ordinairement dans les parties du végétal attaquées.
Les mœurs de nombreuses espèces sont connues et un certain nombre de
larves ont été décrites. L’une de nos espèces, minimum Hamasr, vit aux
dépens des cécidies de diverses Thenthrèdes.
Les Apion ont été subdivisés en nombreux sous-genres par REITTER et
SCHILSKY ; ces coupes paraissent justifiées par la commodité qu’elles ap-
portent dans le classement et Yidentification spécifiques. H. WAGNER a par
ailleurs multiplié encore les groupes déjà fort suffisants ; nous n’avons pas
cru nécessaire de tenir compte d’une telle pulvérisation dans une faune
relativement aussi restreinte que la nôtre (1).
TABLEAU DES SOUS·GENRES
1. Rostre cunéiforme ou subulé brusquement ou graduelle-
ment en avant, ou renflé en dessous ; scrobes profonds, diri-
gés inférieurement vers la cavité de la tête qui est creusée
en dessous. Dessus du corps à fine pubescence. Yeux gros,
très oonvexœ .......... (p. 1474) Oxystoma
(1) H. Wmnm a créé pour les Apions paléarctiques, 28 sous-genres. dont la plu-
part, bien inutiles, sont basés sur des caractères spécifiques. De nombreuses sous-
sections que l'auteur a du réserver dans plusieurs de ces groupes, pour des espèces
ne correspondant pas exactement aux caractères subgénériques envisagés, sont la
meilleure preuve de la précarité de ces coupes purement artiiîcielles.

1470 COLÉOPTÈRES cURcuL1oNmEs
——— Rostre plus ou moins cylindrique, parfois très faiblement
rétréci en avant ou dilaté à la base et muni d’oreillettes
dentiformes chez le mâle ............ 2
2. Tarsœ plus courts que le tibia ; onychium court, rarement
plus long que le 1°' article ; ongles généralement dentés . . . 3
—— Tarsœ notablement plus longs que le tibia ; onychium subé-
gal aux trois premiers articles réunis. Rostre tubiforme, mé-
tallique, luisant, imponctué ; scrobes indistincts ; antennes
insérées à la base ..... _. . . (p. 1481) Onychapion
3. Elytres à pubescence fine ou grossière, squamuleuse, cou-
chée ou un peu relevée, parfois nulle ........ 4
— Èlytres avec sur chaque interstrie, une série de soies blan-
ches, dressées. Insecte métallique, bleu, vert ou cuivreux.
Rostre tubiforme, rectiligne. métallique et brillant. Ongles
très distinctement dentés .... (p. 1482) Phrissotrichium (1)
4. Insecte à téguments noirs ou métalliques, au moins sur une
partiedu dessous du corps ....... ` .... 6
—— Insecte à téguments autrement colorés, jamais noir ou mé
tallique même sur une partie de la face inférieure du corps 5
5. Insecte brun, même C11 dessous. Elytres piriformes, ornés
en avant et à l’apex, d’une fascie de poils fauves, couchés.
Pattes et antennes ferrugineuses ; tibias larges, compri-
més .............. . .. (p. 1531) Ixias
— Insecte à téguments entièrement rouges ou orangé. Yeux
et ongles seuls noirs. Elytres à 2' interstrie recourbé en cro-
chet au sommet ......... (p. 1568) Èrythrapion
6. Funicule à 1°' article globuleux, ovoîde ou graduellement
claviforme, presque toujours plus épais que les suivants,
le 2° très distinctement plus étroit que le 1°’. Antennes grê-
Ies ou médiocrement fortes ........... 9
— F unicule à 1"' article court, brusquement épaissi dès sa base;
les articles 2 à 7 aussi robustes que le 1°". Antennes basa-
les ou subbasales, très robustes .......... 7
7. Dessus glabre et luisant. Elytres fortement élargis, arron-
dis en arrière, très convexes, bleus, violets, cuivreux ou
noirs : stries fines ou â peine tracées. Prothorax presque
lisse. Rostre non denté à la base . . . (p. 1507) Taphrotopium
— Dessus plus ou moins pubescent. Elytres oblongs ou paral-
lèles en arrière. Rostre souvent plus ou moins élargi ou sub-
denté à la base. Stries élytrales nettement tracées, souvent
profondes ................ 8
8. Front, entre les yeux, portant deux sillons profonds, con-
(1) Husncrm écrit constamment Phrissotrichum.

Arrozvrmra 1471
vergents ou réunis en arrière en forme de V ou de U. Sur-
face du corps à pubescence légère. Prothorax à points fins
et espacés ........... (p. 1505) Diplapion
——— Front simple, entre les yeux, ou à sillons obsolètes et paral-
lèles. Protibias du mâle courbés, dilatés ou dentés en dedans
au sornrnet .......... (p. 1510) Ceratapidn
9. Rostre non dilaté anguleusement devant la base, ou ros-
tre empâté, très rarement avec une petite saillie et dans ce
cas, celle-ci jamais dirigée en dessous ........ 10,
— Rostre dilaté anguleusement de chaque côté devant la
base (oreillettes dentiformes) ; la dilatation, plus forte chez
le mâle, est généralement dirigée en dessous. Antennes ba-
sales. Rostre mince, brillant, cylindrique en avant, à partir
de l’inserti0n antennaire. Prostemum échancré en avant,
favorisant l’inclinaison de la tête vers la poitrine. Dessus
très convexe ; revêtement squamuleux, parfois subpiliforrne.
Antennes et pattes rousses en entier ou en partie (p. 154-5) Exapion
10. Tête et prothorax noirs ; pattes, antennes et élytres testa-
cés : ces demiers avec une tache basale triangulaire noire,
la suture plus ou moins rembrunie. Pubescence dorsale blan-
che, plus dense sur le prothorax et à la base des élytres.
Dessous du corps densément pubescent. Massue antennaire
subarticulée, allongée ..... (p. 1503) Malvapion, nov (1)
-— Insecte ne réunissant pas l’ensemble de ces caractères .... 11
11. Ecusson plus ou moins développé, mais toujours distinct.
Epaules généralement accusées .......... 12.
-—- Ecusson nul ou indistinct. Epaules arrondies. Prothorax
de même largeur que les élytres â leur base. Insecte plus
ou moins luisant, glabre, noir, bronzé ou bleu (p. 1529) Synapign
12. Ecusson normal, à peu près aussi long que large, simple ou
sillonné au milieu .............. 13
— Ecusson très grand, deux fois, au moins aussi long que
large, plan ou caréné à la base. Rostre épais, densément
pointillé ........... (p. 1521) Àspidapion
13. Prothorax cylindrique ou subconique, plan ou peu convexe,
non ou modérément arrondi sur les côtés. Coloration sem-
blable dans les deux sexes ............ 14.
-— Prothorax plus ou moins globuleux, fortement arrondi sur
les côtés. Dessus glabre ou très finement pubescent. Le
mâle plus petit, de couleur noire ; la femelle plus grande,
bleue ou verte. Ongles simples .... . (p. 1524) Omphahpion
(1) Il apparaît nécessaire de créer un sous-genre'p0ux· malvae F., dont les carac-
tères ne s’accordent pas plus avec ceux des Perapion avec lesquels il est habituel-
lement rangé, qu’avec ceux des Pseudapion pamri lesquels H. Wacrum le place dans
le Catalogue Wmxmm.

1472 coLÉoi·TÈREs CURACULIONIDES
14. Dessous de la tête, à la base du rostre, avec une petite fos-
sette plus ou moins concave, mais bien distincte, prolongée
en avant, sous le rostre, par quatre sillons très nets. Ros-
tre épaiss