FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES
A B.P. 392 — 75232 PARIS Cedex 05 ,‘ -1
4 E > Association régie par la loi du 1°'juillet 1901, fondée en 1919, reconnue d’utilité publique en 1€ \   '\€·' 1
•~. Membre fondateur de l’UICN — Union Mondiale pour la Nature lé  0 ‘
—7
La FÉDÉRATION FRANCAISE DES SoC1ETES DE SCIENCES NATURELLES a été fondée en 1919 et reconnue
d‘utilité publique par décret du 30 Juin 1926. Elle groupe des Associations qui ont pour but, entièrement ou
partiellement, l‘étude et la diffusion des Sciences de la Nature.
La FÉDÉRATION a pour mission de faire progresser ces sciences, d‘aider à la protection de la Nature, de
développer et de coordonner des activités des Associations fédérées et de permettre l‘expansion scientifique
française dans le domaine des Sciences Naturelles. (Art .1 des statuts).
La FÉDÉRATION édite la « Faune de France >>. Depuis 1921, date de publication du premier titre, 90
volumes sont parus. Cette prestigieuse collection est constituée par des ouvrages de faunistique spécialisés
destinés à identifier des vertébrés, invertébrés et protozoaires, traités par ordre ou par famille que l‘on rencontre en
France ou dans une aire géographique plus vaste (ex. Europe de l’ouest). Ces ouvrages s‘adressent tout autant aux
professionnels qu‘aux amateurs. Ils ont l‘ambition d‘être des ouvrages de référence, rassemblant, notamment pour
les plus récents, l‘essentiel des informations scientifiques disponibles au jour de leur parution.
L’édition de la Faune de France est donc l’œuvre d’une association à but non lucratif animée par une
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La FÉDÉRATION, à travers son comité Faune de France a décidé de mettre gracieusement, sur Internet, à la
disposition de la communauté naturaliste l‘intégralité du texte de C. Joyeux et J. C. BAER consacré aux Cestodes
publié en 1936. Ce volume est actuellement épuisé et ne sera pas réédité.
Cet ouvrage est sous une licence Creative Commons pour vous permettre légalement de le dupliquer, le
diffuser et de le modifier .....
Montpellier, le 9 avril 2007
le Comité FAUNE DE FRANCE

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FEDERATION FRANQAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES
Directeur honoraire : P. de BEAUCHAMP
Directeur : L. CHOPARD
 
PAR
CH. JOYEUX J. G. BAER
Pn0F£sst:Un A LA FAcI LTI; DE \I£nL<x\n Dm:1·r:1Ix Ès Scmwns
MARSEILLE NEUCIIÃTEL
PA R I S
PAUL LECHEVALIER ET FILS, 12, RUE DE Tommox (vv)
1936
Collection honorée de subventions de l'Académie des Sciences de Paris
(fondation I?. Bonaparte et L0utreuil‘, de la Caisse des Recherches Scientifiques,
du Ministère de l'Agriculture et du Ministère de l'Éducation nationale.

AVANT·PROPOS
Dans notre pensée, le présent ouvrage est plutôt un essai sur
la faune des Cestodes qu’une description de Vers déjà parfaite-
ment connus. Ce sont surtout, en effet, les formes vivant en
parasites chez l’Homme et chez les animaux domestiques qui ont
été étudiées jusqu’à présent dans notre pays. Il ne faut cepen-
dant pas oublier Félix DUJARDIN (1801-1860) un des principaux
fondateurs de Phelminthologie moderne, dont les collections sont
malheureusement perdues, et dont l’ouvrage classique : Histoire
naturelle des Helminthes ou Vers intestinaux (1845), paru dans
les « Suites à Buffon » peut encore être consulté auj0urd`hui
avec fruit.
Parmi les travaux d’l1elminthologie ayant trait à la systématique
et parus en France, nous citerons principalement ceux de R. BLAN-
CIIARD, de-A. RAILLIET, de P. de BEAUCHAMP, dont les publications
sont encore utilisées actuellement.
Notre travail a été facilité par la collaboration de notre ami
R. Ph. DOLLFUS, qui a bien voulu se charger de la rédaction des
formes larvaires de Cestodes existant chez les Invertébrés marins
et qui a mis à notre disposition d’intéressants matériaux. Nous
tenons à remercier aussi les personnes qui nous ont procuré des
échantillons appartenant à divers Musées ou à leurs collections
_ particulières:
Le professeur L. ÀRNDT, Conservateur au Musée zoologique de
Berlin;
Le Dr. H. A. BAYLIS, Conservateur au British Museum.
l

2 cssronss
Le professeur H. DITLEVSEN, Conservateur du Musée zoologique
de Copenhague.
` Le professeur O. FUHRMANN, de l'Université de Neuchâtel.
Le professeur J. Guxairr, de la Faculté de Médecine de Lyon.
Le professeur HExM ou Bansac, du Conservatoire des Arts et
Métiers de Paris.
_ Le professeur Th. P1NrNER, de l`Université de Vienne.
Les figures ont été dessinées par M. L. Cuarm, de Genève, qui
a exécuté ce travail avec soin et précision; nous lui en exprimons
toute notre reconnaissance.
Nous avons adopté, pour indiquer la synonymie des genres et
des espèces, ainsi que pour les références bibliographiques, la règle
suivante.
La nomenclature des Cestodes est extrêmement compliquée. Par
suite des difficultés d’identification, la plupart d’entre eux ont subi
des remaniements systématiques, entrainant des changements dans
leurs désignations. L’histoire dela synonymie des Vers que nous
étudions aurait augmenté considérablement le volume de cet ou-
vrage. Il n’est d'ailleurs pas nécessaire de la connaître pour arri-
ver au but que nous nous proposons, c`est-à—dire à la détermination
des Vers. Nous avons donc réduit cette synonymie au minimun,
en indiquant seulement ce qui est indispensable, pour éviter des
confusions. Nous renvoyons, pour de plus amples détails, à l`Index-
Catalogue de Srrmas et Hassan,.
Nous avons procédé d’une façon analogue pour établir notre in-
dex bibliographique. L’indication de tous les travaux se rapportant
aux Cestodes de France aurait été incompatible avec les propor-
tions de notre livre. En outré, la plupart d’entre eux se trouvent
déjà mentionnés dans d’importantes monographies. Ilnous a semblé
plus simple de ne citer que ces dernières, plus quelques récentes
publications n’y figurant pas. Le lecteur pourra ainsi avoir les réfé-
rences qu’il désire, sinon directement, du moins par Fintermédiaire
des ouvrages que nous indiquons.

I
INTRODUCTION
La détermination des Cestodcs ne saurait être comparée à celle des
animaux et des plantes dont les faunes et les flores ont popularisé la
connaissance. La diagnose de ces Plathelminthes présente, en effet, des
difficultés n‘existant pas chez les êtres appartenant à d‘autres groupes.
Par contre, elle est facilitée, grâce à certaines particularités biologiques,
Un Cestode n`est pas un animal à formes fixes, tel qu'un Insecte
enveloppé dans son squelette chitineux. Il est composé, au contraire, de
tissus essentiellement rétractiles, qui le font changer d’aspcct extérieur
suivant son degré d’extension ou de contraction. Il s'ensuit que les
mesures d’anneaux, données par les anciens naturalistes, ont assez peu
de valeur; car elles se modifient d`un échantillon à l’autre suivant le
mode de fixation. Les helminthologistes modernes s’efl`0rcent de tirer des
caractères de classification en partant. d'organes fixes, tels que les
crochets chitineux du scolex, lorsqu`ils existent. Encore ceux—ci peuvents
ils varier d’une façon appréciable suivant Page du Ver. La disposition de
l’appareil reproducteur est actuellement considérée comme formant la
base de la systématique; mais elle olfre elle-même certaines variations
individuelles, mises en évidence par l‘examen d’un matériel suffisant,
d'oix le danger de créer des espèces nouvelles basées sur un seul échantil-
lon. Ces variations sont souvent la conséquence des modifications
extérieures dont nous venons de parler.
Par contre, la diagnose des Cestodcs est grandement facilitée lorsqu’on
connaît l‘l1ôte qui les hébergeait. Chaque Vertébré, ou au moins chaque
groupe de Vertébrés, n'héberge pas indifféremment des Cestodcs quel-
conques. C`est ainsi que l`on ne trouvera jamais normalement des Ténias-
d`Oiseaux chez des Mammifères, Reptiles, etc. Bien plus, presque chaque
groupe d’Oiseaux possède ses Cestodcs caractéristiques, la promiscuité ct
les chances de contamination n’intervenant aucunement pour contrarier
cette spécificité; Ainsi, dans la même basse-cour, les Poules, Canards,
Pigeons, etc., ont des Ténias absolument distincts.
Toutefois, cette spécificité n`est pas également aussi marquée chez tous `
les Vcrtébrés. Elle paraît se restreindre à mesure que I’0n a affaire à des

4 cnsronns
hôtes plus évolués. Chez les Poissons, la différenciation n’existe que pour
les grands groupes: Sélaciens, Téléostéens, etc., qui ont leurs Ténias
caractéristiques. Chez les Batraciens, et surtout chez les Reptiles, la
spécificité est déjà plus accentuée. Chez les Oiseaux, elle l‘est encore
davantage; enfin elle atteint son maximum chez les Mammifères. D’une
façon générale, la classification des Cestodes, sans être exactement
parallèle à celle des Vertébrés, la suit plus ou moins dans ses grandes
lignes. On admet que l’adaptation parasitaire est d`autant plus grande
que l’hôte est plus évolué.
Lorsqu’on récolte des Cestodes d`animaux carnassiers, il arrive parfois
qu`on se trouve en présence d’espèces connues seulement chez d’autres
hôtes. En examinant attentivement le Ver, on constate qu’il est légè-
rement macéré. En réalité, il s’agit de Ténias qui vivaient chez des
animaux dont le carnassier a fait sa proie et qui survivent à la diges-
tion de celle-ci.
Le plan de notre faune est ainsi conçu. La première partie envisage la
récolte correcte des Cestodes et la technique permettant de les préparer
pour l'étude. Nous y joignons quelques conseils sur la manière de faire
des enquêtes épidémiologiques et de tenter l’étude des cycles évolutifs.
La deuxième partie concerne l'anatomie et la biologie des Cestodes en
général, y compris ce que l’on sait de leur évolution. La troisième partie
expose les principes de la classification ainsi que les diagnoses des divi-
sions systématiques des Cestodes trouvés en France. Enfin, la quatrième
partie contient la diagnose des parasites, groupés d‘après leurs hôtes.
Finalement nous donnons une liste de ces hôtes, avec les parasites qu’ils
hébergent.
Voici maintenant la manière de se servir de notre ouvrage. Supposons
avoir trouvé, à l‘autopsie d'un Rat, un Cestode que nous récoltons et que
nous préparons suivant la technique indiquée dans la première partie.
Cherchons, à la quatrième partie, quels sont les Cestodes de Rongeurs
(p. 438). La clé des genres nous apprend que nous sommes en présence
d’un Hymenolepis. Avant d’aller plus loin, il sera prudent de vérifier
cette diagnose en consultant, à la troisième partie, les caractères de la
famille des Hymenolepididae et du genre Ilymenolepis (p. 76). Nous
poursuivons ensuite notre détermination dans la quatrième partie
(p. 438) en distinguant les différentes espèces du genre Hymenolepis
trouvées chez les Rongeurs (p. 447). Nous arrivons enfin à l’espèee
Hym enolepis diminuta, indiquée comme très commune partout.
Malheureusement, tous les Cestodes sont loin d’être aussi connus que
l’Hymen0Zepis diminuta. Pour un trop grand nombre, nous ne possé-
dons que des descriptions incomplètes, souvent dues à d’aneiens auteurs
et basées sur des caractères peu stables. Il est possible d’ailleurs que
beaucoup d`entre elles correspondent à des formes connues sous d`autres
noms. Nous avons fait de notre mieux pour compléter ces descriptions

·rizcnmo¤E D,ÉTUDE 5
défectueuses avec les matériaux dont nous disposions. Lorsque cela a
été impossible, nous nous sommes contentés de les mentionner à la
suite des tableaux synoptiques de la quatrième partie, sous la rubrique
« especes insuffisamment connues >>.
Comme l’indique son titre, cette faune n‘envisage que les Ténias vivant
chez les animaux de France. Nous avons cru devoir énumérer tous les
Cestodes qui sont signalés chez des hôtes pouvant se rencontrer dans
notre pays, même s’ils n'y font qu’un séjour de courte durée, comme les
Oiseaux migrateurs. Nous laissons de côté les Cestodes des animaux
exotiques importés. _ '
TECHNIQUE D'ÉTUDE DES CESTODES
' Récolte des Cestodes.
Vers adultes. —— Les Cestodes adultes se trouvent presque toujours
dans l’intestin. Cet organe, fendu longitudinalement, est ouvert sous
l`cau, L’opération n’est pas toujours commode lorsqu’il s’agit d'un intestin
de grande taille; dans ce cas on peut le diviser en fragments qui sont
examinés successivement. ll est utile d’avoir une cuvette à fond noir ou
un cristallisoir que l`on met alternativement sur fond clair ct foncé. On
remplit ce récipient d’eau ordinaire, ou d’eau de mer s‘il s'agit d’un
animal marin; les Vers tombent au fond du récipient, on décantc douce-
ment pour éliminer le contenu intestinal et on recommence cette opération
jusqu’à ce que le liquide soit suffisamment clair pour que l’on distingue
facilement ce qui se trouve au fond du vase. Si l‘on a affaire à des intestins
de tres faible taille, d'un petit Passereau par exemple, il est préférable,
après l‘avoir fendu, de l'introduire dans un tube contenant de l’eau et
d’agiter fortement. Puis on décantc dans une petite cuvetteà fond noir.
Il peut arriver que les Cestodes restent fixés à la muqueuse intestinale.
Dans ce cas, on les laissera se détacher spontanément. Si ce moyen ne
réussit pas au bout d’une heure ou deux, on raclera la muqueuse avec le
dos d’un scalpel. Cette opération réserve parfois des surprises intéres-
santesà Fhelmintliologiste, en lui faisant découvrir. de petits Vers enfouis
dans la muqueuse qui passent inaperçus autrement. Les Cestodes sont
recueillis avec des pinces ou aspirés à la pipette, suivant leur taille. Tous
ees instruments: cuvette, pipette, pinces, etc., seront très soigneusement
lavés après chaque autopsie, surtout si l’on doit examiner plusieurs
animaux successivement. Des scolex isolés ou des séries de petits
anneaux peuvent se dissimuler et se mélanger à une récolte ultérieure
faussant ainsi les résultats.
L`autopsie doit être faite aussitôt que possible après la mort de l’l1ôte
afin d’éviter la macération des Vers, provoquant la disparition du scolex,

6 cssrones
ainsi que des déformations dans la structure des organes. Noter cepen-
dant que des Cestodes ayant subi un commencement de putréfaction
sont quelquefois d’une transparence extrême, permettant d’apercevoir
tous les détails anatomiques.
Il est particulièrement important de fixer le Cestode en bonne extension.
Un très grand nombre d’erreurs ont été commises dans la description
de ces Vers par l’étude de matériel contracté. Les rapports des divers
organes entre eux (position des testicules par rapport à l`ovaire, forme
et disposition de la poche du cirre, etc.} sont considérablement modifiés
_ suivant l’état de contraction du Ver. Divers artifices ont été proposés pour
obtenir la mort du parasite en bonne extension. Le mieux est de le laisser
mourir dans l`eau simple, ou dans l’eau de mer s`il vit chez un hôte
marin. On peut l‘enrouler autour d’une baguette ou d`un tube de verre,
comme sur un treuil, en exerçant une légère traction sur l’extrémité
postérieure de façon à bien tendre la chaîne. Plonger ensuite dans le
liquide fixateur; l`animal fixé se déroule à la longue. La méthode de
Looss, applicable aux petits Cestodes, consiste à mélanger l’eau conte-
nant les Vers à un volume égal d`alcool et à agiter pendant quelques ins-
tantsrOn peut aussi les étirer sur une plaque de verre et les main-
tenir dans cette situation, pendant qu’un aide les inonde avec le fixateur.
Lorsqu’il s’agit de Cestodes assez épais, principalement chez ceux qui
appartiennent au genre Taezzia, on pourra aplatir quelques anneaux,
prélevés à divers endroits de la chaîne, comme il sera dit plus loin, en les
plaçant entre deux lames, serrées modérément par un fil, le tout étant
plongé dans le fixateur.
Formes larvaz're.s·. — Leur recherche varie suivant la taille de l’hôte
et de la larve. Lorsqu’ils sont de grande taille, la récolte ne présente
pas de difficultés, elle se fait par simple dissection. Pour les Arthropodes
en général, on enlève les pièces chitineuses et le contenu de la cavité
générale est dissocié avec un peu d’eau dans un verre de montre. On
décante et on change l’eau plusieurs fois, comme dans la recherche des
Vers adultes, puis on examine à la loupe ou au binoculaire. Les petits
Insectes, comme les Puces, de même que les Crustacés Entomostracés, et
autres Invertébrés de même taille, sont examinés entre lame et lamelle au
microscope, après éclaircissement au besoin. Si l`on désire conserver la
pièce, il faudra se méfier des éclaircissants à base de lactophénol ou de
créosote, qui donnent de très belles préparations extemporanées, mais
qui détruisent ensuite les tissus des Plathelminthes. Il vaudra mieux
fixer et éclaircir comme nous Pindiquerons ci~après, pour monter `
définitivement au baume du Canada.

rscnnuoun n'É·ruoE 7
Fixation.
On ne eonfondra pas la fixation que nous décrivons ici, qui a pour but I
l’étude microscopique de l’anatomie du Cestode, c’est-à-dire les formes
et rapports des organes, avec la fixation histologique qui permet de
connaître`la structure des tissus et des cellules. Pour la détermination du
Ver, la première seule suffit. Les liquides conservateurs habituels peu-
vent êtrc utilisés : l’aleool, de préférence assez faible, soit à peu près à
70°; le formol dilué, soit:
Formol du commerce ............. 3 à 4 c. c.
Eau ................... . ......... q. s. pour 100 c. c.`
Le meilleur fixateur courant est l’alcool—formol :
Alcool à 90° ................................. 90
Formol du commerce ...........,............ 10
Si l’étude du Cestode ne doit pas être faite immédiatement, on aura
soin de mettre une étiquette au crayon tendre ou à l`encre de Chine, à
l’intérieur du tube ou du flacon qui contient le parasite. Cette étiquette
portera le nom de l'hôte, la localisation dans l’organisme de celui·ci, si
c'est une forme larvaire, le lieu et la date. Nous attirons l`attention sur le
soin avec lequel doivent être faites ces opérations, surtout s’il s’agit d’une
collection. Trop souvent, la littérature helminthologique a été encombrée
par des déterminations erronées dues à une confusion d’étiquette. Citons
seulement l`exemple bien connu de v. Lnvsrow décrivant un Cestode
de Poisson Holocéphale chez une Antilope. Avant de boucher le tube,
on introduira dans le liquide un tampon de coton hydrophile bien serré,
et l’0n s‘assurera qu'il n’existe pas de bulle d'air au dessous; cette
opération a pour but d’éviter le ballottement du Ver pendant le transport.
Préparation.
Le mode de préparation en vue de l`étude varie beaucoup suivant les
dimensions du Ver. Supposons avoir afl`aire à un petit échantillon dont la
longueur ne dépasse pas une trentaine de millimètres. Nous le colorons
et nous le montons en entier. Si le Ver est de grande taille, le mieux est
de prélever le seolex, quelques fragments de chaîne en différents
endroits, et les derniers anneaux, de façon à avoir les divers stades de
développement de l‘appareil reproducteur.
Si le Cestode est épais, comme dans le genre Taenia, onle fixe ainsi
que nous l’avons dit, entre deux lames pour l’aplatir. Mais tous les
Cestodes épais ne sont pas justiciables de cette technique. Les Anoplo-
céphales du cheval, par exemple, ont des anneaux imbriqués les uns
dans les autres, et l‘aplatissement les rendrait encore plus opaques. ll

8 casronns
est indispensable d’y pratiquer des coupes comme nous le verrons plus
loin.
Les colorants les plus usités sont l`hémalun et le carmin. Nous décri-
vons ici la technique au carmin chlorhydrique qui nous a toujours donné
les meilleurs résultats dans la pratique courante, à cause de la grande
facilité de pénétration de ce liquide alcoolique.
On a souvent avantage à passer la pièce à colorer dans un bain d`acide
acétique dilué, qui dissout les corpuscules calcaires du parenchyme. On
l’y laisse jusqu`à ce qu’elle devienne moins opaque. Après lavage à I
l’alcool, on la plonge dans le carmin chlorhydrique. Elle y reste un temps
variable suivant son épaisseur, jusqu`à ce que le colorant ait bien pénétré.
On procède ensuite à la différenciation. Pour cela, on prépare un bain
d’alcool acidifié à l’acide chlorhydrique, de préférence l’acide jaune du
commerce. Nous mettons à peu près 5 ou 6 gouttes d’acide chlorhydrique
pour 10 c. c. d’alcool, cette proportion varie suivant la facilité avec
laquelle on obtient la différenciation qui est suivie à la loupe. On l’arrête
lorsque les masses génitales se détachent en rouge sur le parenchyme
transparent ou au moins peu coloré. Il suffit alors de déshydrater par
l’alcoo1 absolu, puis de passer au xylol jusqu`à éclaircissement et de
monter·au baume du Canada suivant la technique classique. On peut
aussi employer l’essence de girofle, après un passage dans l’alcool à 90°,
puis on monte au baume. De même les divers procédés techniques uti-
lisés pour monter les préparations histologiques peuvent servir pour les
Cestodes.
Pour quelques Cestodes très épais, notamment les Anoplooéphales
de Cheval, il est indispensable de faire des coupes en série suivant la
technique classique. On peut colorer en masse à l’hémalun avant
l’inclusion. Les coupes sont généralement de 10 n pour l’anatomie
microscopique, il est nécessaire d’obtenir de bonnes séries. On pratique
le plus souvent des coupes transversales. Avec un peu d’habitude, on
peut même faire des coupes à main levée dans une pièce durcie à l`aleool.
Façon de faire les mensurations.
Taille du Ver. — ll est facile de constater, en manipulant un Cestode
vivant, que la taille s‘accroît et diminue dans d'énormes proportions.
On doit toujours prendre la longueur sur un Ver complet, c’est-à-dire
dont les derniers anneaux contiennent des oeufs mûrs, mort en bonne
extension. La largeur sera prise à l’endroit de la chaîne où elle atteint
son maximum.
Dz'mensz'ons du scolex. — Le diamètre du scolex varie suivant que le
rostre est évaginé ou invaginé à son intérieur. Dans ce dernier cas, les
chiffres obtenus sont supérieurs.
Mensurazion des crochets. — La forme et la taille des crochets ont une

TECHNIQUE D’ÉTUDE 9
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Fm. 1-2. — 1. Choanotacnia crussiscolex (v. Linst,.). A. individu contracté; B. individu
en bonne extension. — 2. Anomutaenia depressa (v. Sieb.). Ver entier montrant lzt
contraction inégale des segments.

10 cusronus
grosse importance dans la détermination. Ces organes sont générale-
ment disposés en couronnes autour du rostre, ou au—dessus des organes
de fixation. Il est difficile de prendreleurs dimensions exactes, surtout
quand le rostre est rétracté, ear ils sont vus obliquement; or, il est
nécessaire de les mesurer et de les dessiner à plat. Lorsque la prépara-
tion ne s’y prête pas, il faut sacrifier le scolex et l’écraser. Si l’on ne
possède qu’un seul Ver, on prendra préalablement les mesures du
scolex, du rostre et des ventouses. Le nombre de crochets est variable,
étant donné la caducité de ces organes. En les comptant, on tiendra
compte des places vides qui montrent souvent la cicatrice du crochet
disparu. La taille varie aussi avec Page du Ver. Nous indiquons (fig. 8)
la façon de prendre les dimensions d‘un crochet, la ligne pointillée ab
constitue la longueur totale et la ligne cb, la longueur de la base. Pour
les crochets bifides des Cestodes de Sélaciens, on mesure l longueur
totale des brnches externe et interne suivant les lignes brisées abd et cdb.
lllensuration et dénombrement des testicules. ——— Chez les espèces
possédant beaucoup de testicules, le nombre varie dans d’assez larges
limites; pour celles qui en ont très peu, il est en général fixe.
Mensuratz'ons de la poche du cirre. - La poche du cirre doit se
mesurer dans les derniers anneaux où elle est visible, ce qui correspond
généralement à ceux dans lesquels l’utérus est déjà bien développé.
Dans les anneaux contractés, l`extrémité distale de la poche du cirre
n’atteint pas le bord du segment, il faut alors avoir soin de mesurer
exclusivement cet organe et non le parenchyme contracté qui le sépare
du bord de Panneau. Dans certains genres l’atrium génital est très
marqué, il ne faut pas le comprendre dans la mensuration de la poche
du cirre.
rllensuration des œufs. — Le comportement de l’utérus chez les
Cyclophyllidea (p. 28) ne s'observe que dans les anneaux bien mûrs. Il
est parfois extrêmement difficile à distinguer au moment où cet organe
évolue. Les oeufs doivent être mesurés dans les anneaux mûrs et mieux
encore si possible, en liberté dans le contenu intestinal   condition _
que plusieurs espèces ne soient pas présentes simultanément).
Recherches à entreprendre.
Smtz'stz'gues. — Le degré de fréquence et la répartition des Cestodes
dans les diverses régions de la France sont tres peu connus. On n’a '
, guère fait de recherches que sur les Ténias de l’Homme et de quelques
animaux domestiques. Il y aurait intérêt à obtenir des statistiques en
série : pour cela, examiner un grand nombre d'hôtes de la même espèce
et de la même localité, et noter les Cestodes récoltés. Faire systémati-
quement ces recherches pendant toute l`année, de façon à observer la fré-
quence saisonnière, qui peut être en rapport avec la biologie de l’animal.

Monrnorocin GÉNÉRALE 11
ll semble bien exister une périodicité dans les infestations parasitaires,
mais elle demanderait à être précisée.
Cycles évolutifs. - Cette enquête nous amène tout naturellement à
entreprendre des recherches sur le cycle évolutif des Cestodes. ll
n’existc aucune méthode vraiment scientifique pour le déterminer; c'est
d’après les données épidémiologiques exposées ci-dessus, le contenu
de l‘estomac de l’l1ôte qui indique son mode de nutrition, que l’on
peut espérer trouver des indications intéressantes. Le matériel utilisé :
œuls,_larves, doit être parfaitement mûr. Il est indispensable d‘avoir des
hôtes neufs, c'est—à·dire n'étant pas déjà infestés préalablement. La
méthode idéale consiste à les faire éclore en élevage; lorsque ce n`est
pas possible, on tâche d‘éliminer les causes d’erreur par des disseclions
d’animaux témoins, des examens de selles, ete.
MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
Morphologie de la chaîne et des anneaux.
La taille des Cestodes est très variable, elle change d`un exemplaire
à l`autre. ll ne faut pas oublier que le corps du Ver est excessivement
mou et qu`il est parcouru par une musculature parfois très puissante;
cet ensemble est influencé par le milieu ambiant, par les différences de `
  '
Fm. 3. - A. type de segments craspédotes; B. type de segments acraspedes.
température et par les agents iixateurs. C`est pourquoi une même espèce
peut présenter,des aspects tout à fait dillérents suivant les conditions
dans lesquelles elle a été conservée. En prenant par exemple, un frag-
ment, long de quelques centimètres, du Ténia du Mouton, Moniezia
ezpansa, il est possible de l’allonger de plus de trois fois sa taille
originelle, sans que le Ver ne reprenne sa forme primitive. Ceci pour
expliquer que la longueur donnée d`un Cestode est toujours sujette à des
variations. On en trouve n`ayant que quelques millimètres de long et
d‘autres ayant plusieurs mètres. Le plus long Cestode connu est certai-

12 cnsronns
nement le Bothriocéphale large de l’Homme, Dzphyllobothriunz Iatum L.
qui peut avoir souvent dix et même quinze mètres. Le plus large,
parasite de Baleine, Dzlplogonoporus balaenopterae Lonivivn. atteint
une largeur maxima de trois centimètres.
La grande majorité des Cestodes sont rubanés, aplatis dorsoventra-
lement; on en trouve cependant qui sont cylindriques (Nematotaenia).
Le corps d’un Ténia porte le nom de strobile ou de chaîne; il est le plus
souvent constitué par un grand nombre d’anneaux ou segments appelés
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Fie. 4. — A. scolex eraspédote de Nybelinia .·zyngenes(Pint.) (d’après Pintner); B. scolex
acraspède d’Hymen0lepis macracantha (v. Linst.) (d’après Fuhrmann).
aussipr0,gI0ttz’s. Les segments sont formés aux dépens d’une zone dite de
_ prolifération qui se trouve immédiatement en arrière de l’organe de
fixation. La formation des segments se poursuit continuellement pen-
danttoute la vie du Ver; les derniers segments, e`est-à—dire les premiers
formés, se détaehant suivant différents processus indiqués plus loin. Il
arrive parfois, comme chez divers Pseudophyllides, que les anneaux se
subdivisent secondairement, aux dépens d’une zone de prolifération qui
prend naissance dans Panneau lui—même. Dans certains cas, chez Ligula,
par exemple, la segmentation externe, visible à l’œil nu, ne corres-
pond pas à la segmentation interne des organes génitaux. Enfin, chez
quelques Cestodes comme les Cczryophgllaeus, le strobile n'est formé que
d’un seul segment; le Ver est alors dit monozoique.
La forme des segments, ainsi que leur développement, peuvent se
décrire en utilisant la terminologie proposée par Piivrivsn. Pour ce

Mom>x1oL0r;1E GÉNÉRALE 13
dernier, les segments sont acraspèdes, lorsqu’ils ne débordent pas le
segment suivant, ou au contraire cmspédoles lorsqu'ils le recouvrent
en artic. Cette nomenclature eut aussi s‘a li uer au seolex, et en
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particulier au mode d`um0n du seolex au strobile. Les segments sont
dits apolytiques, lorsqu`ils ne se détachent pas du strobile une fois
remplis d’ceufs; ils sont anapolytiques, lorsqu’ils se détachent au
moment où l'utérus est rempli d’œufs. Des segments sont dits hypera-
polytiques lorsque les segments se détachent du strobile, mais conti-
nuent à vivre dans l'intestin de l’h¢_te et a s`y accroître; ils sont euapo-
lytiques, lorsqu`ils se détachent avant que l`utérus ne soit complète-
ment rempli d`œufs. Enfin les segments sont dits pseudoap0lylz'ques
· lorsque les œufs sont évacués de l‘utérus et que les segments dégénèrent
ensuite en se détachant par groupes de plusieurs à la fois. Le bord
postérieur des segments est en général arrondi et entier, cependant
chez certains Ténias, ee bord postérieur est fortement dentelé (Thysa-
nosoma) (fig. 510), ou prolongé par deux appendices latéraux (Idio-
genes). Parfois, on trouve des cellules glandulaires groupées le long du
bord postérieur du segment, tel est le cas pour les glandes dites
interproglottidiennes de certaines espèces du genre Moniezia par
exemple (fig. 511).
Morphologie du scolex.
La structure de l’organe de fixation ou scolex varie beaucoup; il est
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` Fm. 5. — Coupe sagittale du scolex d’0rygma,tobothrium versatile Dies. montrant les
masses glandulaires situées dans le fond des bcthridies (d’après Fuhrmann).
cependant possible de distinguer quelques types fondamentaux et d'en

14 cnsronns
faire dériver les différentes formes connues. l)’une façon générale, on
constate que plus l'hôte du Cestode est zoologiquement ancien, plus
la forme du scolex présente de variété. C’est ainsi que les scolex des
Ccstodes de Sélaciens présentent des formes extrêmement différentes,
tandis que ceux des Cestodes de Mammifères sont tous conformés
suivant un plan uniforme.
Chez les Cestodaires, parasites de l'intestin d‘Holocéphales et de la
cavité générale de Ganoîdes, on trouve deux types nettement différents :
le scolex des Gyrocotylidca est formé par un entonnoir profond, à
bords plus ou moins fortement froncés, et qui se termine par une petite
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Fm. 6. - Coupe sagittale à travers le scolex d’Echeneiboth7·îum variabile V. Ben.,
montrant la masse glandulaire du myzorhynchus (d’après Fuhrmann).
papille à la face dorsale du Ver (fig. 84B). Chez les Amphilz'nz'dea par
contre, le scolex est réduit à un gros rostre musculeux, 1·étractile et
inerme, dans lequel viennent déboucher un grand nombre de volumi-
V neuses cellules glandulaires (fig. 85).
Chez les Cestodes de Sélaciens, le scolex subit des variations
très marquées; il n`y a généralement pas de ventouses, mais des
bothridies, c’est-à-dire, des organes de fixation allongés, foliacés, très
mobiles, et plus ou moins pédonculés, dont les bords sont formés par un
bourrelet musculaire. On trouve fréquemment des cloisons transver-
sales et longitudinales qui divisent la surface de la bothridie en un
certain nombre de Ioculz'. Il y a presque toujours quatre bothridies, mais
celles-ci sont parfois soudées entre elles deux à deux, comme chez cer-
taines espèces de Tétrarhynques. D’autrefois, comme chez les Dzphylli-
dea, il n’y a que deux bothridies (fig. 43). Les bothridies sont parfois
accompagnées de petites ventouses accessoires, situées à leur sommet.
Ces ventouses sont souvent associées à des crochets dont la forme et

Monrnoeocm GÉNÉRALE 15
la taille sont caractéristiques pour l`cspèce (fig. 49). Chez certains
Cestodcs de Sélaciens, on trouve des masses glandulaires au milieu
des bothridies (ürygmatobot/zrium) (fig. 5). La majorité des Tétra-
phyllides présente au sommet
du scolex une sorte de pro-
longement, parfois volumi-
neux, dans lequel débouchent
des cellules glandulaires: c'est
le myzorlzynclzus (fig. 6), qui i
atteint son développement
maximum chez les Cephalobo-  if`? `````'`` ` ````
tlzriidae. Il arrive méme par- j I l
fois que le myzorhynchus soit C   E
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Chez les T elmr/zync/zidea 1 È i
lenombre des bothridies n`est I E i
pas constant. Il est de quatre Eb}  
chez certaines espèces et de : I f
deux chez la grande majorité. ;   Q,- .
Ce qui caractérise le scolex de g j
ce groupe d’une façon géné- aj I
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dérable; il renferme quatre : Q
trompes protractilcs, armées ( (
de rangées plus ou moins spi- ( ‘ï—~—- · ·—·· ·
ralées decrochets dontlaforme · i
et la taille sont très variables. i E
Ces trompes sont contenues, ( ri}
au repos, dans des gaines, gé- ; ( _
néralement contournées en ; :
spirales, qui débouchent dans ( ,,,.~L.. ....- -
des bulbes musculeux situés É  
vers la partie postérieure du fe) `
scolex. Ces gainessontparcou- `°¥ `”‘'''' "
1*1168 PHP IG U1\1SCl0 î`éî!‘î1Cl·€Uï` Fia. 7. — Schéma, d’un scolex de Tétrarhynque,
d° "‘~ °“’"‘P"· q“i S"“S‘?” "“ É`.;·l°‘ëg“.‘È`àîÈ°É?.Sëiiêîl""‘à.°',.â'i—‘.·."°z.'î.'Éz?.îZ'.
fond du bulbe ou parfiots sur G_è,m._; p0S)_bu)b0sa_
une des parois de ce crnier.
La structure histologique des bulbes est très particulière en ce sens que
les parois sont formées d’une superposition de couches musculaires
obliques les unes par rapport aux autres. On divise habituellement ·
le scolex des Tétrarhynques en quatre parties : pars b0tlzrz'dz'aIz's, pars
vaginalzs, pars bulbosa et pars postbulbosa (fig. 7).

16 CESTODES
Le seolex de toutes les autres espèces de Cestodes de Vertébrés,
exception faite pour les Pseudophyllidea, est muni de quatre ventouses.
Les ventouses sont le plus souvent circulaires ou ovales, parfois pour-
vues de petits appendices comme chez Sclzistametm (fig. 315), T rzigono-
cotyle (fig. 518), Tetrabothrium (fig. 520), etc. L’absence de ventouses est
tout à fait exceptionnelle, et ne se rencontre guère que chez Priapoce-
phalus (fig. 517). Il arrive que les ventouses soient armées de petits
crochets ou d’épines; c’est notamment le cas pour la très grande majo-
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Fic.8-9. —- 8. Divers types de crochets. I. Haplopamxis cmssirostris (Kr.);I1.Biuterim
campanulata (Rud.) ; III. Cyclorc/aida omalancristrota (Wedl); IV. Hymenotepis mmtina
(Kr.); V. Hymenolepis (Echinocotylc) nitida, (Kr.); VI. Hymenolepis stylosa. (Rod.);
VII. Raillietina sp. a. crochets du rostre; b. crochet des ventouses; VIII. Dipyli-
diam caminum (L.);lX. Taenia crassicollis Batsch, grand crochet. — 9. Pseudoscolex
d’Idi0genes otidis Kr.
rité des espèces du genre Dawtinea et Rm'Zhetz'na et pour certaines
espèces du genre Hymen0Ie_pz's. On trouve souvent une cinquième ven-
touse, rudimentaire ou fonctionnelle, située au sommet du scolex
‘ comme chez Taenia saginata de l’Homme, par exemple, ainsi que chez
certaines espèces du genre Ic/zthyotaenia (fig. 93 B). On admet générale-
ment, que cette cinquième ventouse a donné naissance au rostre. Ce
dernier est formé par un coussinet musculeux, plus ou moins protractile,
situé dans une poche musculeuse, la poche du rostre. Le rostre est
armé, dans la très grande majorité des cas, de crochets de forme très
variable, mais toujours caractéristiques pour l’espèce en question. Ces
crochets sont en général disposés par couronnes concentriques; il y
a habituellement une ou deux couronnes de crochets, mais leur nombre
peut parfois être plus considérable, comme chez plusieurs Dzpylidiinae par

Monrnonocuz GÉNÉRALE 17
exemple. Dans certains cas, les crochets ne sont pas disposés par cou-
rennes, mais suivant uneligne brisée, comme chez Angulariella (fig. 147 A)
et Gyrocœlia (fig. 326). On peut distinguer à tous les crochets trois
parties : un manche, une garde et une lame. Toutes les mensurations des
crochets doivent être faites de la même façon : la longueur du crochet
se mesure de l’extrémité de la lame à celle du mancl1e, et la base du
crochet se mesure de l‘extrémité de la garde à celle du manche (fig. 8).
Ces crochets sont implantés dans la cuticule du scolex et parfois même
dans les ventouses; ils sont munis de muscles particuliers leur permet-
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Fm. 10-11. — 10. Métascolex de Goczeella siluri Fuhrm. (d’après Fuhrmann). —
11. Scolex de Abolhrium mgosum V. Ben. A. scolex normal; B. scolea: deformatus
(d’après Cooper).
tant de se mouvoir indépendamment les uns des autres. Dans certains
genres, les crochets sont très eaducs, et tombent facilement surtout
l0rsqu‘on a affaire à du matériel mal conservé. Il faut tenir compte de
ces possibilités lorsqu'on trouve des scolex dont le nombre des crochets
ne correspond pas exactement au nombre classiquement admis.
Le seolex des Pseudophyllidea (Bothriocéphales) est caractérisé par le '
fait que les organes de fixation sont toujours au nombre de deux; ils
sont constitués par deux fossettes plus ou moins proforides, mais dépour-
vues de rebords museuleux; ce sont les pseudobothridies ou bot/zrias.
Il arrive parfois que les bords libres de ces pseudobothridies se déve-
loppent énormément comme chez Ptychobotlzrium (fig. 105), par exemple,
ou bien se soudent plus ou moins imparfaitement comme chez Duthiersia
et B0t}zrz'dz'zmz, parasites de Sauriens et Ophidiens exotiques. Chez les
représentants de la famille des (,’yath0cep/zalidae, les pseudobothridies
ont presque complètement disparu, le seolex étant devenu spathuliforme.
Le scolex des Pscudoplzyllidea. est généralement inerme, cependant
2

18 cssronss
ceux de Triaenophorus (fig. 129) et d`Ancist1·0cep/zalus (fig. 126) sont
armés de petits crochets de forme très particulière.
ll arrive parfois, chez les Cestodes, que le scolex disparaisse norma-
lement, il est alors remplacé par un pseudo-scolex. Ce dernier est tou-
jours formé par les premiers anneaux de la chaîne. Chez [diogenes, ces
anneaux ne se modifient pas, le Ténia restant fixé par les bords posté-
rieurs des premiers segments (fig. 9). Par contre, chez Fimbrz'a1·ia, les
anneaux qui suivent le scolex s’élargissent énormément constituant
une sorte d’organe foliacé, replié sur 1ui—même dans les bords, et qui
fixe le Cestode à la muqueuse intestinale de 1’hôte (fig. 290 A).
On trouve parfois une structure charnue, se développant en arrière du
scolex, comme chez Goezeella parasite d‘un Silure exotique, et qui porte le
nom de métascolex (figure 10). Enfin, chez certaines espèces de Pseudo-
phyl/idea, le scolex s’enfonce dans l’épaisseur de la paroi intestinale
de l’hôte (Poisson) et perd sa structure primitive; il devient en général
phalloîde et dégénère le plus souvent. Cette structure particulière a reçu
le nom de scolex deformatus (fig. 11).
ANATOMIE GÉNÉRALE
Cuticule et parenchyme.
La surface du corps du Cestode est séparée du milieu ambiant par une
couche plus ou moins épaisse de cuticule. Cette cuticule ne contient
jamais d’éléments cellulaires; elle est formée aux dépens d’une couche de
cellules sous—cuticulaires considérée comme étant un véritable épithélium.
Elle porte parfois, notamment chez les jeunes Vers, de fines épines, qui
disparaissent dans la suite. On les observe chez les Davaineidae, Eclzino-
coccus, etc.
La cavité du corps est entièrement remplie par un parenchyme assez
lâche, généralement pauvre en éléments cellulaires. Ce sont les cellules
du parenchyme qui forment les corpuscules calcaires dont la constitu-
tion morphologique présente de grandes analogies avec celle des grains
d’amidon, Enfin, c’est dans le parenchyme que se trouvent tous les
organes qui constituent l’anatomie du Cestode.
Système musculaire.
Il est possible de distinguer deux systèmes de muscles. Le premier est
formé par les muscles sous-cuticulaires; ceux—ci, composés d’une couche
de fibres longitudinales et d’une couche de fibres circulaires, n’atteignent
jamais un développement considérable. Le deuxième système musculaire
par contre, est beaucoup plus important. ll forme une gaine autour des

Awxromn GÉNÉRALE 19
organes génitaux ct du même coup divise le parenchyme en parcnchyme
cortical, situé en dehors de la gaine musculaire, et en parenchyme
médullaire situé à l`intérieur de cette gaine. Cette dernière est constituée
le plus souvent par des libres longitudinales groupées généralement
en lhisceaux, et des libres transversales. Il existe très souvent aussi des
fibres dorso-ventrales qui traversent le parenchyme médullaire pour
s’anastomoser avec les fibres transversales. Le developpement de ces
couches musculaires varie beaucoup d’un genre à l’autre et même parfois
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F10. 12. - Coupe transversale schématique d’un anneau montrant la disposition de la _
musculature et des vaisseaux excreteurs. M. muscles dorso·ventraux; Ml. muscles
longitudinaux; Ml. muscles transverses; N. nerflongitudinal; Vd. vaisseau excréteur
dorsal; Vv. vaisseau excréteur ventral.
suivantles espèces. ll atteint son maximum de complication chez Lzgula
et chez certaines espèces des Acoleidac. La musculature du scolex est
en rapport étroit avec la complication de ce dernier organe. Cependant,
on trouve presque toujours des muscles diagonaux et transversaux, ,
reliant les ventouses entre elles.
Système excréteur.
Le système excréteur est bien développé chez tous les Cestodcs; il
est composé essentiellement de canaux collecteurs et d’organes termi-
naux.
Chez les Cestodaires, les canaux collecteurs forment un réseau péri-
phérique englobant tous les organes internes. Chez les Amphz'lz'nùz'ea,
ce réseau débouche à l`cxtrémité postérieure du Ver par un seul pore
excréteur. Chez les Gyrocotylidea au contraire, il se termine par deux pores
situés de part et d’autre de la ligne médiane, à la face ventrale du Ver.
On constate également chez ces formes que les gros canaux collecteurs
sont tapissés de longs cils vibratiles implantés tous du même côté, et
dont le battement entraine les substances étrangères à éliminer. Les
organes terminaux sont formés d’une façon tout à fait particulière; ils

20 casronns
sont constitués par une grande cellule excrétrice dont le cytoplasme
contient un certain nombre de petites flammes vibratiles, qui convergent
toutes vers un petit canalicule collecteur. Ces cellules étoilées se trou-
vent principalement à la périphérie du parenchyme (fig. 13 A).
Chez les Cestodes proprement dits, il est toujours possible de décrire
dans le strobile un certain nombre de canaux collecteurs principaux.
Ces derniers sont le plus souvent au nombre de quatre, situés symé-
triquement : deux àla face dorsale et deux à la face ventrale du parencbyme
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Fio.13—14 — 13. Organes terminaux des canaux excréteurs. A. chez Amphilina
faliacea (Bud.) (Cestodaria); B. chez les Cestodes proprement dits (schéma). — 14.
Coupe transversale d’un segment de Tenmwluria coryphaemze Bosc, montrant un
pore excréteur situé dans le segment (dfaprès Pintner).
médullaire. Le calibre des vaisseaux excréteurs ventraux est en général
supérieur à celui des vaisseaux excréteurs dorsaux. Les quatre vaisseaux
excréteurs longitudinaux parcourent toute la longueur du strobile et
débouchent dans une petite vésicule terminale lorsque le dernier segment
est encore intact, ou bien séparément dans le cas contraire. Les vaisseaux
excréteurs sont le plus souvent réunis dans chaque segment par un ou
par deux vaisseaux transverses; très souvent, le vaisseau transverse
ventral seul persiste. Chez certains Pseudophyllidea et Tetraplzyllidea,
il existe un véritable réseau périphérique situé dans le parenchyme
cortical et relié aux vaisseaux principaux. ll arrive même, dans certains
cas, que ces vaisseaux périphériques débouchent séparément à la surface
du segment par des foramina secundaria. qui se trouvent disposés sans
ordre apparent sur le strobile et parfois même sur le scolex (fig. 14). Dans
le scolex, les vaisseaux longitudinaux décrivent des boucles plus ou moins
compliquées autour des organes de fixation. Les organes terminaux sont

Anxroms GÉNÉRALE 21
formés de petites cellules à flamme vibratile qui débouchent séparément
dans de minuscules canaux collecteurs (fig. 13 B). On trouve parfois, à
l’endroit où prend naissance un canal transverse, une sorte de petite
valvule qui s'oppose au reflux des liquides excrétés, obligeant ainsi ces
derniers à se diriger vers Pextrémité postérieure du Ver.
Système nerveux.
Il est peu aisé d’étudier le système nerveux chez les Cestodes. Les
troncs principaux se voient relativement facilement, mais il est très
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  B
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Fm. 15. — Système nerveux de Moniczia eœpansa (Rud.). A. segment; B. scolex
(d’après Tower).
difficile, sinon impossible, de suivre les rameaux secondaires. Il faut alors
avoir recours aux méthodes spéciales avec tous leurs inconvénients.
On trouve dans le scolex une masse ganglionnaire plus ou moins compli-
quée, d’où partent plusieurs nerfs allant innerver les organes de fixation. ·
Ces nerfs sont fréquemment réunis entre eux par des commissures. De
la partie postérieure de la masse ganglionnaire, appelée parfois cerveau,
partent les nerfs longitudînaux principaux qui cheminent parallèlement
aux canaux excréteurs et qui se présentent parfois sur les coupes sous
forme d’un cordon fibrillaire. Comme ees derniers, ces nerfs sont reliés
entre eux dans chaque segment par des commissurcs transverses.
Organes génitaux.
Comme c’cst en grande partie sur la disposition des organes génitaux
qu‘est basée la systématique, il est très important d’en connaître toutes
les parties.

22 cnsrones
Appareil mdle. — L’appareil générateur mâle est composé essen-
tiellement par les testicules, le —canal déférent et un organe copulateur.
Chez les Cestodaires, le nombre des testicules est toujours considérable.
Le canal déférent, parfois très long et ondulé, est entouré dans sa
partie distale par une couche de cellules dites prostatiques. ll débouche
dans une petite papille mobile, le pénis.
Chez les Cestodes proprement dits, le nombre et la disposition des
testicules sont très variables. C‘est certainement chez les Dzphyllobo-
thriidae et les Ptyehobothriidae que le nombre des testicules est le plus
élevé, se chiffrant par plusieurs centaines dans chaque segment. Il
semble même dans certains cas, que les testicules forment un seul champ
continu d’un bout à l`autre du strobile sans présenter trace dlinterrup-
tion. Chez les Tetraphyllidea, leur nombre est moins considérable,
mais c`est incontestablement chez les C;/eIophyllz'dea qu’ils subissent la
plus forte réduction, Chez les Hymenolepzdidae, nous trouvons des
genres qui ont dans chaque anneau, quatre testicules (Oligore/2z's), trois
testicules (Hymenokpis), deux testicules (Diorchis) et un seul testicule
(Hapl0para1is). Ce nombre très réduit est probablement dû à la fusion
de ces glandes entre elles, car on trouve fréquemment plusieurs canaux
efférents partant d’un seul testicule. Tous les canaux efférents débou-
chent dans un canal commun, le canal déférent. Ce dernier, l0rsqu’il
s`ouvre directement dans l’organe copulateur, est le plus souvent enroulé
sur lui-même. Dans d’autres cas, le canal déférent, presque rectiligne,
se dilate pour former une vésicule séminale externe. Il arrive parfois,
chez Andrya par exemple. que l’on trouve une petite glande pédonculée
qui débouche dans le canal déférent, à l’endroit où ce dernier pénètre
dans l’appareil copulateur. Cette glande porte le nom de prostate, et
sécrète une sorte de substance amorphe qui se mélange aux sperma-
tozoïdes (fig. 496). On trouve d‘ailleurs assez souvent une couche de cel-
lules prostatiques qui entoure la dernière portion du canal déférent.
Chez les Cestodaires, le canal déférent débouche dans une petite
papille mobile, le pénis. Par contre, chez tous les Cestodes proprement
'dits, le pénis fait défaut; il est alors remplacé par un organe d’une
structure très particulière, la poche du cirre. Cette dernière est le plus
souvent piriforme, quelquefois tubulaire et même sphérique. Sa paroi
est formée·de plusieurs couches de fibres musculaires disposées dans
tous les sens; ce sont en général les fibres longitudinales et circulaires
qui prédomincnt. Lorsque la poche du cirre est très allongée, elle est
fréquemment munie d’un muscle rétracteur qui s`insère à sa partie proxi-
male (fig. 197 A et 460) et qui s’enchevètre avec la musculature transversale.
' Le canal défércnt se dilate souvent àl’intérieur de la poche du cirre, pour
former une vésicule séminale interne qui se continue par le cirre, ou
organe copulatcur. Ce dernier, au repos, est enroule ou replié sur lui-
même, retourné en doigt de gant à l'intérieur de la poche. Lorsque

Arwromm céminnnn 23
celle-ci se contracte sous l’effet de ses muscles, le cirre est projeté au
dehors et se trouve ainsi évaginé. Dans la majorité des cas, la surface
du cirre est recouverte de minuscules épines. Chez Chaetophallus, il est
muni de longues soies très caractéristiques (fig. 416). Chez les Amabi-
liidae et les Acoleidac le cirre est armé de fortes épines de grande
taille, reeourbées en arrière. Chez la majorité des Pseudophyllidea,
le cirre est revêtu d'une cuticule épaisse qui se soulève par endroits et
donne souvent l‘impression de petites écailles. Dans la famille des
Dz}1hyll0b0thriz'dae et chez plusieurs Tetrar·}zynchz'dea, on trouve une
poche très musclée qui précède immédiatement la poche du cirre. C`est
le corps d’Escnn1cn*r, appelé aussi plus souvent vésicule séminale muscu-
leuse ou vésicule accessoire (fig. 82). Cette dernière n'est pas toujours net-
• `àà` Y
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Eg . 
F10. 16. - Sacculus accessorius chez Ilymenolgpis caroli Par. (d'après Fuhrmann).
tement séparée de la poche du cirre et donne parfois l’impression d‘en faire
partie. Enfin, chez Aporidea, l’appareil copulateur femelle fait défaut.
Lorsque l’appareil générateur est double, on trouve deux poches du
cirre et deux canaux déférents, mais il n'y a en général qu'un seul
champ testiculaire, comme chez Cz'tt0taem'a, M0nz'ezia (fig. 512), etc.
l)‘autres fois, les deux champs testieulaires sont nettement distincts,
comme chez certaines espèces de (,`0tugnz'a (fig. 440).
La poche du cirre débouche le plus souvent dans un atrium génital
commun oii vient aussi s’ouvrir le vagin. Dans certains cas, comme chez
les (,’yat/zocephalidae et les Dzplzyllobothriidae, la poche du cirre
débouche séparément, mais dans le voisinage du pore vaginal. Chez
les Cestodaires par contre, le porc mâle se trouve en général sur la
face opposée à celle ou débouche le pore femelle.
La constitution de l’atrium génital varie beaucoup. Il est tantôt
superficiel, tantôt profond. Sa paroi est souvent musclée, ee qui permet
à l‘atrium de se fermer complètement et de faciliter ainsi l‘autofécon-
dation du segment. Chez les Tetrabotlzriidae, l’atrium génital atteint
un degré de perfectionnement qui ne se retrouve chez aucun autre groupe
de Cestode. La paroi de l'atrium est formée de puissants muscles lon-
•gitudinaux et radiaires formant une véritable petite ventouse (fig. 418).
Chez (fhaetoplzallus, toute la face interne de l'atrium est tapissée de
longues soies (fig. 416). Comme la poche du cirre est très petite dans cette
famille, il résulte de la disposition ci-dessus, qu'elle se trouve à une cer-

24 cizsronns i
taine distance de l’atrium génital. Elle est reliée à l’atrium par un petit
canal, le canalis masculinus, dans lequel se trouve le cirre évaginé. Chez
certaines espèces d’Hymen0lepz'didae (fig. 16) on trouve à côté de la
poche du cirre, et faisant tantôt partie de cette dernière tantôt de l’atrium
génital, une petite dépression dont la cavité est tapissée d’épincs et
parfois, comme chez Gryphor/zynchus, de gros crochets de forme très
caractéristique (fig. 308). Cette structure problématique a reçu le nom
de sacculus accessorius. L`atrium génital est marginal chez la plupart
des Cestodes, et médian chez la majorité des Pseudophyllidea, chez
les Dzphyllidea et chez les .l[es0cest0z`dz'dae parmi les Cyclophyllidea.
Il arrive dans quelques cas, comme chez certaines espèces du genre
Aporina par exemple; que le pore génital ainsi que l`atrium génital ne
s`ouvrent plus au dehors. L’autofécondation est alors devenue la règle.
Appareil femelle. —— L’appareil génital femelle est formé par le
vagin, les glandes sexuelles, c'est-à-dire l’ovaire, les glandes vitello-
gène et coquillière, et par l’utérus.
Le vagin, ainsi que nous l’av0ns dit plus haut, débouche le plus sou-
vent dans l'atrium génital commun. Le pore vaginal peut occuper
plusieurs positions par rapport à la poche du cirre. Il est dorsal, ventral,
_antérieur ou postérieur à cette dernière. Chez les Cestodaires, le vagin
débouche à la face dorsale du Ver; il y a même parfois deux ouvertures
vaginales comme chez Nesolecii/zus. Dans ce dernier cas, l‘une des
ouvertures est ventrale et l’autrc dorsale. Chez les Cestodes propre—
ment dits, la structure du vagin ne varie pas énormément d’une espèce
à l’autre. Il est souvent entouré dans sa portion distale d’une puis-
sante musculature circulaire qui forme un sphincter. Il arrive que
toute la portion distale soit entourée de nombreuses cellules glandulaires
qui déversent leurs sécrétions dans la lumière du vagin; le rôle de ces
cellules est encore inconnu. La paroi du vagin est en général pourvue
de muscles longitudinaux et circulaires, et sa lumière est le plus sou-
vent tapissée de cils rigides à fonction problématique. Chez les An0pl0·
cephalidae, le vagin s`atrophie le plus souvent après la copulation et
dans le genre Aporina, on trouve tous les intermédiaires entre le pore
vaginal fonctionnel et le pore atrophié nécessitant Fautofécondation.
Chez les Amabz'lù'dae et les Acolezkiae le porc vaginal fait presque
toujoursdéfaut. Tandis qu'on observe encore des traces du vagin chez les ,
Acoleidae, toute structure semblable fait défaut chez les Anzabiliidae.
Chez ces derniers, il y a un gros réceptacle séminal en relation avec
un canal médian, dorso—ventral, qui débouche à la surface ventrale et
à la surface dorsale du segment. Ce canal est en relation directe avec le
vaisseau transverse ventral reliant entre eux les vaisseaux excréteurs
longitudinaux ventraux. Ce canal dorso-ventral est aussi appelé pseudo-
vagin (fig. 17). Chez les Acoleidae, il existe au milieu de chaque segment
un gros réceptacle séminal qui est en relation avec ceux des segments

ANATOMIE GÉNÉRALE 25
voisins. C'est dans ces réceptacles que débouchent les vagins rudimen-
taires. Chez les Acoleidae comme chez les Anzabilz'z'dae, la fécondation
· se fait par la pénétration du cirre dans n’importe quelle région du Ver.
Les spermatozoïdes sont entraînés par suite des lésions provoquées, dans
le réceptacle séminal pour les Acoleidae, et dans le système excrétcur
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Fm. 17. — Coupe passant par les organes génitaux femelles chez Amabilia lamelligera
(()wen).Gc. glande coquillère; 0v.0vaire;lis. réceptacle sôminal; Ut. utérus; V. vagin;
Vv. vaisseau excréteur ventral; V! glande virellogène (d’après Clausen).
pour les Anzabz'lz'z'dae. ll suffit donc qu'un seul segment soit fécondé
pour que tous les autres le soient aussi.
Du réceptacle séminal part un petit canal qui se jette dans l’oviducte.
Ce dernier est en général court; à l’endroit où l`oviducte sort de l’ovaire
se trouve un petit appareil musculaire, l’oocapte, qui aspire en quelque;
sorte les ovules et qui les chasse ensuite dans l’oviducte. Ce dernier
reçoit encore un et parfois deux canaux, les vitelloductes, qui amènent

26 cssromas
le produit de sécrétion des glandes vitellogènes. A l’endroit ou il se jette
dans l’utérus, l’oviducte est entouré de nombreuses cellules glandulaires
formant la glande coquillière ou glande de Menus.
L‘ovaire se trouve en général dans la moitié postérieure du segment;
il est habituellement bilobé, et plus ou moins profondément découpé.
Dans un ovaire de Cestodes, tous les ovules sont au même stade de
, maturité simultanément. La glande vitellogène
présente des variations de structure et de loca-
lisation qui permettent de séparer les ordres
les uns des autres. Chez les Anzphilinzdea et
les T etraphyllidea et chez certains Pseudop/zyZ—
[idea, les glandes vitellogènes occupent deux
bandes latérales de chaque côté des organes gé-
nitaux et situées en général dans le parenchyme
I cortical. Chez les autres Pseudop/zyllidea et
chez les Tezmrlzynclzidea, elles sont disposées
dans le parenchyme cortical de façon à former
Rs un manchon autour des glandes génitales. Ce
manchon se trouve dans le parenchyme cor-
tical. Chez les Cyclophyllidea les glandes
vitellogènes sont fortement réduites à une seule
masse glandulaire plus ou moins compacte, qui
est toujours située en arrière de l‘ovaire, sauf
Fm, 1g' __ Coupe passant chez les Tetrabothriidae où elle se trouve en
palrplugjgupg segments de avant de cet organe (fig. 19   Dans la sous—
wgâîg lnïxggûmyncféü famille des Thysanosominae, on assiste à une Il
gepmclës Sé1Hm§uXî0m_ réduction progressive de la glande vitellogène
muniquant entre eux (fig. 21}. Chez Helictometra., elle est petite et nete
(CVÃPTBS Mmzëckl- tement séparée de l’ovaire, par contre chez Asco-
taenia elle est étroitement accolée à l’ovaire et
chez Thysanosoma, A vitellina et Stilesia, elle se confond avec ce dernier.
L’ovaire renferme alors des cellules vitellines et la glande estappelée
un germo-vitellogène. Cette structure n‘a été signalée que dans cette
sous-famille des Anoplocéphalidés et chez les Aporidea.
L’utérus fournit par sa structure des caracteres génériques très impor·
tants, et son étude demande une attention particulière. Chez les Cesto-
daires, comme chez la très grande majorité des Pseudophyllidca, l’utérus
est un tube parfois très long, replié plusieurs fois sur lui-même et souvent
dilaté dans sa portion distale. Il est souvent entouré sur tout son parcours
par une couche de cellules, les glandes utérines, qui déversent leur
contenu dans sa lumière. L’utérus débouche à la surface du segment
par un pore utérin ou tocostome, qui peut se trouver sur la même face
du segment que les autres orifices sexuels, comme chez les Cyathocepha-
Zidae et les Dzyihyllobothriidae, ou bien a la face opposée, comme chez

Axnomxn ¢;ÉNÉn.u.E 27
les Ptychobothrzïdae. Lorsque les pores génitaux sont marginaux,
l’utérus débouche le plus souvent à la face ventrale du segment; cepen-
dant, dans certains cas, comme chez Amphicotyle, il n’y a pas de
porc utérin prélormé. ll apparaît une petite invagination de la cuti—
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Fu;. 19. — Schémas montrant li di~posit.î0n des glandes vitellogènes dans les ditïérents
ordres des Cestodex A . Tdrarhyrwhidm: Bet C. Pseudophyllidca; D. Tetmpltyllidca; ·
E`. Cyctophyllîdm: F. Tetrabolhriidrm.
cule qui finit par se déchirer lors de la maturité complète de l’uté-
rus. Chez les Tetrap/zyllidea, Dzlnhyllidea et Tetrm·hynchz'dea, l`utérus
se présente sous forme d`un grand sac sans contours bien définis
et qui se rompt en général en même temps que Panneau se décom—

28 cEs·r0nEs
pose. Cette rupture se fait suivant une zone médiane où le paren-
chyme s’amincit, ou bien par plusieurs orifices médians qui se forment
peu avant la rupture; on trouve parfois un tocostome chez les Tetra-
phyllidea. On constate souvent chez les Tetraphyllidea et notamment
chez ceux qui sont parasites des Sélaciens, que les derniers anneaux se
détachent avant la maturité (euapolytiques). Ces anneaux sont capables
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Fxc. 20. — Schémasdes utérus chez les Cyclophyllidea. A. utérus sacciforme; B.utérus
avec branches latérales (type Taenia); C. Utérus rétirulé; D. capsules utérines conte-
` nant un seul œuf; E. capsules parenchymateuses contenant plusieurs œufs; BQ G, H.
Divers stades d’organes parutérins.
de continuer à vivre pendant un certain temps dans l`intestin de llhôte
et d‘y atteindre leur maturité (hyperapolytiques).
· Chez les Cyclophyllidea, la structure de l’utérus atteint son maximum
de complication et de variété. On peut distinguer trois types principaux :

`
ÃNA·roMm GÉNÉRALE 29
1. L'utérus persiste pendant toute la vie du Ver. 2. L’utérus se résout en
capsules ovifcres. 3. L'utérus se vide dans un organe parutérin (fig. 20).
L`utérus est persistant chez les An0pl0ce_p}zalz'nae, ()p}zry0c0tylz'nae,
Ilymenolepididae, Dz'!epz'nz'nae, Taerzüdae, Acoleidae, Amabz'lz'idae et
les Tctrabotlzriidae. ll se présente le plus souvent sous forme d`un
tube transversal, devenant sacciformc dans la suite à mesure qu'il se
remplit d’oeufs. Chez les Taeniidae et chez la majorité des Tetra-
phyllidea l'utérus se présente sous forme d’un tube vertical, qui émet
un certain nombre de branches latérales. Chez les Acoleidae et chez
certains Tetrabot/z1·z'z'dae, et notamment les espèces du genre Porotœnia
(fig. 414), il existe une ouverture utérine à la surface du segment. Chez
Paromh, l’utérus est recourbé en arc de cercle à coneavité antérieure;
d’autres fois, comme chez Gyrocoelia (fig. 325), il forme un cercle com-
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F10. 21. — Schéma montrant la fusion graduelle de l’ovaire et de la glande vitellogène
chez les Thysanosominae. .~l. Ileliclometra; B. Ascotaenia; C. T/zysanosoma.
plot. Chez llloniezia (fig. 511), Andrya (fig. 497), il est formé d’un réseau
plus ou moins compliqué, mais propre à chaque segment, tandis que
chez Fz'mbrz'm·ia et Fz'mbrz'arz'0z'des le réseau est continu d’une extré-
mité du Ver à l‘autre (fig. 293).
L’utérus se résout en capsules ovifères chez les Linstowiinae, Davaz'-
neinae et Dzjvylzdzïnae. Dans ces s0us—familles, il se forme au début
comme dans le cas précédent, et devient presque toujours sacciforme,
puis il envoie des prolongements dans le pareuchyme médullaire. Ces
prolongements, remplis d`oeufs, se désagrègent peu à peu et chaque œuf
est entouré d’une petite membrane dérivée de la paroi de l`utérus. Ainsi
sont formées les capsules utérines qui ne contiennent jamais Plus d’un
seul œuf'. Plusieurs capsules utérines peuvent s`aceoler, le parenchyme
médullaire qui les entoure se différencie, devient fibreux, et forme alors
une capsule parenchymateuse contenant plusieurs oeufs.
L’organe parutérin se forme chez les Thysanosominae, Idiogemhae
Mes0cest0z'dz'dae, Paruterininae et Nematotaenzïdne. L’utérus est sacei-
forme, rarement tubulaire; au fur et à mesure qu‘i1 se remplit d’œuf`s,
on constate une modification du parenchyme médullaire dans le voisinage
immédiat de l’utérus. Le parenchyme devient plus dense et fibrillaire, il
entoure l`utérus d’une sorte de calotte fibreuse à l’intérieur de laquelle se

30 cesronns
trouvent les oeufs. Le nombre des organes parutérins, dans chaque seg-
ment, varie d’un genre à l‘autre. Chez Stilesia, R/zabdometra et
ldiogencs il n’y en a qu`un seul par segment. par contre il y en a plu-
sieurs chez Helictomctra et Nematotaenia [fig. 146 B).
Dédoublement des organes génitaux. —— Lorsque les organes géni-
taux sont dédoublés, on peut trouver plusieurs sortes de combinaisons.
Chez Dzlploposthe par exemple, il n`y a qu’un seul ovaire, mais deux
vagins et deux poches du cirre. Chez Arnabzlia, il n’y Z1 pas de vagin,
un seul ovaire et deux poches du cirre. Enfin, chez Dioecocestus, le
seul genre où les sexes soient séparés, le strobile mâle contient deux
appareils génitaux mâles par segment, et le strobile femelle un seul.
Structure et formation de Z’œuf. — La majorité des oeufs de Ccstodes
sont caractérisés par la présence d’un embryon à leur intérieur. Chez les
  Pa    v-
     
  *ïll@lîl)    
Fm. 22. — Trois segments d’Idi0gencs olidis Kr. montrant le développement de Vorgane
parutérin. Pa. organe parutérin; Ut. utérus (d’après Clausen),
Cestodaires, cet embryon porte le nom de Iycophore. Il est très com-
pliqué et porte dix petits crochets (fig. 23). Chez les Cestodes propre-
ment dits, l’emhryon est caractérisé par la présence de six petits cro-
chets. Sa structure est simple, tout au plus peut-on y voir des flammes
vibratiles; il porte le nom d’onc/wsphère ou d’embryon hexacanthe.
La structure de la coque de l'oeuf varie beaucoup d’un groupe à l’autre.
Chez les Pseudophyllidea, les oeufs sont en général ovoïdes et souvent
operculés. Au moment de la ponte, ils ne sont en général pas déve-
loppés, l’embryon ne se formant que plus tard. Chez les autres Cestodes,
la coque de l’œuf est très mince et passe parfois inaperçue. Chez Anon-
chotaenia, la structure de l`oeuf est très curieuse à cause de la forme des
embryons; ceux—ci sont allongés, iiliformes et ne présentent pas traces de
crochets, la coque de l'oeuf est réduite à une simple membrane cellulaire.
L’enveloppe immédiate de l’embryon, embryophore ou coque interne,
présente une structure assez variable. Chez les Pseudop/zyZIz`a’ea, l’em-
bryon est, le plus souvent, entouré d’une couche cellulaire oiliée au moyen
de laquelle il peut se déplacer dans l’eau. Chez les Anoplocephalidae,

niâvnrorrminsr 31
Fembryophore est formé par une enveloppe chitineuse dont la forme
particulière lui a valu le nom d‘appareiI piriforme. Chez les Hymcnole-
pidz'dae,·l'embryopl1ore est muni à ses pôles de longs filaments ou de
petits renflements. _Enfin chez les Taeniidae, cette enveloppe est formée
parla « coque » striée confondue le plus souvent avec la coque externe de
l‘œuf qui disparaît au cours du développement (type incomplet), tandis
qu‘elle persiste dans de nombreuses autres formes, notamment chez
les Hymenolepz'dz'dae (type complet). Quel que soit le type d'embryo-
phore auquel on s’adresse, il est toujours formé dela même façon, il en
résulte que l’enveloppe ciliée des Pseudop/zylliden, l’appareil piriforme
des Anoplocephalidae et la « coque » striée des Taenia représentent
tous des formations homologues.
Le rôle de la glande coquillière dans la formation de la coquille ne
semble pas très clairement établi. Il semblerait plutôt que la sécrétion
de cette glande serve à consolider la coque de l’œuf et à en faciliter le
passage par les voies génitales femelles.
DÉVELOPPEMENT
Les Cestodes n’évoluent en général pas directement. Il y a le plus
souvent un ou deux hôtes intermédiaires chez lesquels se forment les dif-
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Fxo. 23-24. - 23. Larve Iycophore de Gyrocolylc rugosa Dies. (d’après Fuhrmann). —
24. Divers types d’œui's de Cestodes. a. Sphyrioccphalus tcrgeslimw Pint.; b. Anon-
cholaenia globale (v. Linst.); c. Diphyllobolhrium sp.; d. Hymenolepis diminula
(Rod.); e. Taenia sp.; f. Anoplocephala sp.
férents stades larvaires. Il n'est pas possible de donner un schéma géné-

32 cnsronns
ral du développement post—embryonnaire, vu que deux espèces d’un
même genre peuvent évoluer de deux façons différentes. Cependant
_ nous grouperons les diverses larves de Cestodes ou Cystiques en deux
catégories : Monocéphales et Polycéphales.
Larves monocephales. —— Nous en admettons quatre principaux
groupes :
La larve procercoïde, qui présente une structure assez simple sans
trace de scolex, mais pourvue généralement de cellules glandulaires qui
débouchent dans la région antérieure. Il existe un appendice caudal
plus ou moins allongé ou sphérique qui porte les six crochets embryon-
naires.
La larve plérocercoïde est une larve en général rubannée, rarement
segmentée dont l’extrémité antérieure est parfois invaginée, mais portant
un scolex bien formé souvent pourvu de crochets ou de trompes. Le sys-
tème excréteur se termine par une vésicule terminale.
La larve cysticercoïde est en général réduite à un scolex plus ou moins
invaginé, entouré ou non de membranes protectrices pouvant être munies
d’un petit appendice caudal, sur lequel on voit parfois les crochets em-
bryonnaires.
Le cysticerque se compose d’un scolex invaginé à 1’intérieur d‘une
vésicule remplie de liquide et dans laquelle débouche le système excréteur
du scolex.
Le procercoïde se rencontre chez tous les Cestodes de l’ordre des
Pseudophyllidea et des Tetraphyllidea où il y a deux hôtes intermé-
diaires. Cette larve se trouve en général dans la cavité d’Invertébrés,
Crustacés et Annélides, etc. A1·chz'getes, qui vit à l’état adulte dans la
cavité générale d’Annélides d’eau douce, doit être considéré comme étant
un procercoïde néoténique.
Les plérocercoïdes se rencontrent dans tous les ordres de Cestodes.
Ils font suite, en règle générale, à un stade larvaire antérieur, procer-
coïde, par exemple. La larve plérocercoïde se forme le plus souvent dans
les tissus de l`hôte où elle est isolée par une capsule réactionnelle, ou
bien vit dans la cavité générale. Parfois les anciens auteurs ont donné
des noms particuliers à certains plérocercoïdes : Sparganum Dinsmc,
pour ceux des Dzplzylloboihrium; Tetrathyridium Runorrm, pour ceux
des Mesocestoides. Amphilina, qui est un Cestodaire vivant dans la
cavité générale des Esturgeons, doit être considéré comme étant un
plérocercoïde néoténique.
Les cysticercoïdes ne se rencontrent que chez les Cyclophyllidea.
Cette larve se forme dans les tissus de l`hôte intermédiaire, un Arthropode
en général, ou bien dans les villosités intestinales de l`hôte définitif,
lorsque ce dernier est aussi l`hôte intermédiaire.
Le cysticerque est en général caractéristique des Cyclophyllides. Il

nÉvELormzMeN·r 33
peut se former dans n`imp0rte quel tissu de l’hôte intermédiaire, le plus
souvent Vertébré.
Larves polycép/tales. — Chez les Vertébrés on observe principalement
des kystes se rattachant à deux types : Cénures où les scolex sont
rassemblés par groupes, et hydatides où ils se trouvent dans des vési-
cules proligères ou dans des vésieules filles. Nous renvoyons aux traités
classiques pour la description de ces formes.
Chez les Invertébrés, il existe aussi deux formes polycéphales; elles
sont assez mal connues et leur mode de développement n`est pas
complètement élucidé.
On peut donc résumer le développement des Cestodes de la façon
suivante :
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VIII IX
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F10. 25. - Schéma montrant Pévolution des œufs de Pseudophyllidea (I'-VII') et de
Cyc£0p}tyltidca(I-X). V. embryon hexacanthe; VI et VI'. procercoïde; VII et VII'. plé-
rocercoïde; VIII. cysticerque; IX. tétrathyridium ou plérocerque; X. cysticercoïde
(modifié d’après Fuhrmann).
Un certain nombre de ces larves, notamment les pléroeercoïdes et
aussi quelques cystieercoïdes, de type simple, peuvent présenter le phé-
nomène de réencapsulement. C‘est-à-dire que lorsque les circonstances
les amènent dans le tube digestif d'un animal autre que celui qui leur
rs

34 · cnsromas
sert d’hôte définitif, elles sont mises en liberté dans l'estomac, traver-
sent la paroi de cet organe ou de 1’intestin, et vont se réencapsuler dans
l’organisme. Dans quelques cs, on peut même observer à la fois le
réencapsulement et le développement du Ver adulte; le même animal
est alors simultanément hôte intermédiaire et définitif. Par exemple, le
Chat peut héberger la forme adulte de Cestodes appartenant au genre
Mesoccstoides, en même temps que les plérocercoïdes (Tetmthyrzdium)
de la même espèce.

CLASSE Dl*.S CESTOIDEA
Plathelminthes, exclusivement endoparasites, vivant à l‘état adulte dans
le tube digestif de leur hôte. ll est exceptionnel de les trouver dans la
cavité générale. L‘appareil digestif fait toujours défaut aussi bien chez
les formes larvaires qu’adultes. La surface du corps est recouverte d’une
cuticule formée aux dépens d’une couche cellulaire sous·cuticulaire. Le
corps des Cestodes est presque toujours aplati d0rso—ventralement et porte
un organe de fixation ou scolex. Ce dernier est pourvu d`appareils
adhésifs de forme, de taille et de structure très différentes. Le scolex est
suivi d’une zone de prolifération appelé parfois cou et qui donne naissance
aux segments. Il y a en général un grand nombre de segments formant
une chaîne ou strobile. Exceptionnellement, le Cestode n`est formé que
d’un seul segment. Chaque segment contient deux appareils sexuels,
un mâle et un femelle. Il arrive parfois que ces appareils soient dédou-
blés. Il est tout·à—fait exceptionnel de trouver des Cestodes à sexes
séparés. Les œufs, formés en général dans l’utérus, sont munis de six
et rarement de dix petits crochets embryonnaires. Le développement
post-embryonnaire se fait dans la grande majorité des cas avec l’aide
d’un et souvent de deux hôtes intermédiaires. Exceptionnellement, le
développement est direct.
La classe des (,'est0z'dea est divisée actuellement en deux sous -classes,
nettement différentes, tant par leur habitat que par leur structure.
1. S()US—CLASSE nes CESTODARIA Mlmmmi, iam.
Ccstoidea vivant dans la cavité générale et dans l’intestin de Pois-
sons. Un seul appareil génital hermaphrodite par individu. Embryon
ovalaire ou fusiforme, muni de dix crochets embryonnaires et de grosses
cellules glandulaires débouchant dans la région antérieure. Cette larve -
est appelée lycophore. ·
Ainsi définie, la sous-classe des Cestodaria peut être divisée en deux
ordres forts différents l'un de l’autre.

36 cnsronss
I. Oxumn ons GYROCOTYLIDEA Funmmns, 1931.
Cestodaires dont le scolex est en forme d’entonnoir à bords plus ou
moins fortement froncés. D’autres fois, il est prolongé par un long cylin-
dre, qui débouehe comme dans le premier cas, par un petit pore situé à
la face dorsale de la région antérieure du Ver. La partie postérieure est
occupée par une ventouse plus ou moins fortement développée. Le système
excréteur réticulé, débouche par deux orifices qui sont situés à la face
ventralc du Ver. L’ouverture utérine se trouve sur la ligne médiane, à la
face ventrale de la moitié postérieure du Ver. L’ouverture mâle se trouve
dans son voisinage. Le vagin débouche à la face dorsale vis-à-vis de
l'orifice mâle. Il n’y a pas de poche du cirre, mais on trouve un vérita-
ble pénis musculeux situé au fond d`un atrium génital. Les testicules sont
placés dans la partie postérieure du Ver. L’ovairc, folliculaire, se
trouve dans la région antérieure. Les glandes vitellogènes fortement
développées, sont situées à la périphérie. L`utérus, tubulaire, s’étend
de la partie antérieure à la partie postérieure. Développement inconnu.
Adultes dans le tube digestif de Poissons.
Fam. GYROCOTYLIDAE Bsmnxiu, 1901. `
Gyrocotylidés dont le scolex est en forme d’entonnoir à bords très
froncés, parfois prolongé en une sorte de tube qui débouche sur une
papille située à la face dorsale du Ver. L’extrémité postérieure porte une
puissante ventouse. Le système excréteur, réticulé, débouche par deux
pores situés dans la région des pores génitaux à la face ventrale. Le pore
génital mâle et l`utérus débouchent près l’un de l’autre dans la partie
postérieure et à la face ventrale. Le vagin débouche à la face dorsale,
vis-à-vis du pore mâle. L’organe copulateur mâle est un véritable pénis.
L’utérus est un long tube replié sur lui—même et qui s‘étend de la partie
antérieure du Ver jusque dans la partie postérieure. L’embryon est une
lycophore munie de dix crochets embryonnaires. Adultes chez les Holo-
céphales.
Cette famille contient actuellement deux genres se trouvant chez un
Holocéphale des eaux françaises.
1. Gyrocetyle D1Es1NG, 1850.
Gyrocotylidés présentant les caractères de la famille. Le scolex est
formé d`un entonnoir à bords fortement froneés. Les bords latéraux du
Ver sont également très froncés. Adultes chez la Chimère.
Espèce type 2 Gyrocotyle urmz (Gamm et Wacnmm, 1852).

mncivosxzs 37
2. Gyrocotyloîdes Fummmu, 1931.
Gyrocotylidés présentant les caractères de la famille, mais dont le
scolex, en forme d‘ent0nnoir, est porté sur un long pédoncule. Les bords
latéraux du Ver_ne sont pas froncés.
Espèce type : Gyrocolyloides nybelini Funnmmn, 1931.
ll. Onnnn mas AMPHILINIDEA Pocmz, 1926.
Cestodaires de forme rubannée ou loliacée, sans scolex apparent, mais
pourvus à leur région antérieure d‘un rostre dans lequel viennent débou-
cher de très nombreuses cellules glandulaires. Glandes femelles situées
dans le tiers postérieur du Ver. Les glandes vitellogènes forment deux
bandes latérales, étroites. L`utérus, très long, tubulaire, décrit plusieurs
boucles antéro·postérieures, et débouche près du rostre situé dans la
région antérieure. Vagin simple ou double, terminal ou latéral débou-
chant aux faces dorsales et ventrale simultanément. Les testicules sont
très nombreux, situés dans les deux tiers antérieurs du Ver. La poche
du cirre fait défaut, il existe cependant un véritable pénis, pourvu
d’une vésicule contractile. Le pore mâle est terminal ou sub-terminal.
Adultes dans la cavité générale de Poissons et presque exclusivement
de Ganoïdes.
Fam. AMPHILINIDAE BRAUN, 1883
Avec les caractères de l’ordre.
Subiam. AMPHILININAE, Poems, 1921
Amphilinidés foliacés. Glandes vitellogènes formant deux bandes
étroites. Ovaire fortement lobé. Porc sexuel male, médian et terminal.
Orilice vaginal dans Pextrémité postérieure, à droite ou à gauche de la
ligne médiane. ,
Amphilina WAGENER, 1858.
Amphilininés avec les caractères de la s0us·lamille. Adulte chez les
Ganoîdes.
Espèce type : Amphilina foliacea QRUDOLPHI, 1819).

i 38 cnsrones
11. SOUS-CLASSE nes CESTODA cms, was.
Crstoidea dont le corps est presque toujours formé d’un grand nombre
d’anneaux ou segments. Le seolex porte toujours des organes de fixation
de forme très variée, mais qui ne sont jamais en relation avec un
conduit comme chez les Cestodaires. Les pores sexuels sont médians ou
marginaux. On trouve souvent une ouverture utérine préformée, mais
dans la plupart des cas, les derniers anneaux se rompent suivant la ligne
médiane. L’appareil copulateur male est toujours formé d’une poche du
cirre. Le système exeréteur est rarement réticulaire; il est en général
formé par quatre vaisseaux longitudinaux principaux, réunis dans chaque
segment par des eommissures transverses et débouchant du dehors
dans le dernier segment. On trouve parfois des ramifications qui viennent _
déboucher sous la cutieule par des foramirm secundazùz. Le corps du Ver
est divisé en deux régions par la musculature longitudinale. C’est ainsi
que l’on distingue un parenchyme cortical et un parenchyme médullaire.
Les oeufs renferment un embryon muni de six crochets embryonnaires et
de structure très simple. Le développement post-embryonnaire se fait le
plus souvent avec l’aide d’hôtes intermédiaires, il est rarement direct.
Adultes dans le tube digestif et rarement dans les voies biliaires de
Vertébrés (Arclujgetes fait exception et vit dans la cavité générale
d’Oligochètes) .
La sous—classe des Cestoda est actuellement subdivisée en six ordres,
qui se distinguent principalement par la structure du seolex et par la
disposition des glandes vitellogènes.
l. Onnnn nes TETRARHYNCHIDEÀ OLSSON, 1893.
Cestodes dont le scolex très allongé est muni àson extrémité antérieure
de quatre ou le plus souvent de deux bothridies, parfois foliacées ou à
I bord épaissi par un bourrelet. Au sommet du seolex se trouvent quatre
orifices par lesquels sortent quatre trompes rétractiles armées de nom-
breuses rangées de crochets, dont la taille et la forme sont très variables,
parfois même chez une seule espèce. Les trompes sont contenues dans
des gaines à parois minces, plus ou moins enroulées en spirales et qui
débouchent dans des bulbes musculaires contractiles, situés en général à
la base du seolex. Un long muscle rétracteur parcourt les gaines et
s'insère sur la paroi interne des bulbes.
Les organes sexuels sont très rarement dédoublés. La poche du cirre
est parfois pourvue d’une vésicule contractile accessoire. Les testicules se
trouvent en avant et en arrière des glandes femelles. L’ovaire est formé
par quatre ailes réunies au milieu; on distingue deux ailes ventrales et

nuicnosss 39
deux ailes dorsales. Les glandes vitellogènes entourent complètement les
glandes génitales et se trouvent dans le parenchyme cortical. L’utérus est
en général sacciforme, allongé. Il possède souvent une ouverture utérine
préformée. D’autres fois l`utérus débouche au dehors gràce à un orifice
qui se forme par déhiscence de la paroi ventrale du segment. Les œufs
ne sont pas operculés et contiennent parfois un embryon cilié (?]J ..
Fam. APURHYNCHIDAE Pocma, 1926.
Tétrarhynchidés munis de quatre bothridies, mais totalement dépourvus
de trompes, de gaines ou de bulbes. Le scolex ne contient que des cellules
glandulaires qui débouchent à son sommet.
Poche du eirre pourvue d'une vésicule contractile accessoire. Il n‘y a
pas de pore utérin préformé. Adultes chez les Sélaciens.
Cette famille ne contient qu'un seul genre :
Aporhynchus Nvnsmu, 1918.
Aporhynchidés de petite taille, munis de quatre bothridies ovalaires
disposées par paires, l’une dorsale et l‘autre ventrale. ll n’y a pas de
trompes, ni de gaines ni de bulbes. Il existe par contre un groupe de
cellules glandulaires qui viennent déboucher au sommet du scolex. Les
pores sexuels sont irrégulièrement alternants, les segments étant plus
longs que larges. La poche du eirre est pourvue d`une vésicule contrac-
tile accessoire et d`une petite vésicule séminale externe. Il n’y a pas de
pere utérin préformé.
Espèce type : Avorhync/tus norvegicus (Ox.ssoN, 1868).
Fam. DIBOTHRIORHYNCHIDAE Amonx, 1899.
Tétrarhynchidés munis de deux bothridies arrondies, entourées d’un
épais bourrelet musculaire, Chaque bothridie est divisée partiellement
I en deux par une cloison médiane interne. Les trompes sont armées de
crochets, tous de. forme semblable, disposés en quinconce et devenant
plus petits vers la base des trompes. Les bulbes sont le plus souvent
orientés de façon que leur grand axe soit oblique ou même perpendi-
culaire à celui du scolex. Le muscle rétracteur ne pénètre pas dans les
bulbes, mais s’insère à la jonction de ces derniers et des gaines. Les
organes génitaux sont très rarement dédoublés. Il y a un pore utérin
préformé qui se trouve en général rapproché du côté poral de la face
ventrale du segment. Adultes chez les Sélaciens.
Cette famille contient actuellement deux genres :

40 cssronss
1. Dibothriorhynchus nn BLAINVILLE, 1828 (syn. Coenomorphas
Lommminc, 1889; Tetrantaris Templeton, 1836).
Dibothriorhynchidés de grande taille pourvus lde deux hothridies
allongées, assez profondes, subdivisées chacune par une cloison interne, et
n‘occupant pas toute la largeur du scolex. Les bothridies sont entourées
d`un bourrelet, interrompu en avant. Trompes courtes, trapues, plus ou
moins globuleuses. Leur point d’émergence se trouve à l’endroit où le
bourrelet bothridien disparaît. Crochets de forme semblable, disposés
en quinconce et devenant plus petits vers la base. Pars vaginalis
relativement courte. Pars bulbcsa en général orientée obliquement ou
transversalement. Le muscle rétracteur ne pénètre pas dans le bulbe,
mais s'insère à la jonction de ce dernier et de la gaine. Organes génitaux
doubles. Deux pores utérins dans chaque segment.
Espèce type: Dibothriorhynchus grossum iRUDOLPHI, 1819).
2. Sphyriocephalus PINTNER, 1913 (syn. Bouchardia GUIART, 1927).
Dibothriorhynchidés de grande taille pourvus de deux bothridies
arrondies, orbiculaires, occupant presque toute la largeur de la tête.
Chaque bothridie est subdivisée par une cloison interne. Les bothridies
sont entourées d'un bourrelet épais ininterrompu. Les trompes sont
assez longues et émergent au sommet des bothridies en dedans du
bourrelet. Les crochets sont tous de forme semblable, plus petits vers la
base des trompes. Pars vaginalis relativement courte, les gaines étant
repliées en forme d’S. Pars balbosa très courte, les bulbes étant couchés
dans le sens transversal. Les muscles rétracteurs ne pénètrent pas dans
les bulbes. Pores sexuels irrégulièrement alternants. Pore utérin
préformé, déplacé du côté poral de la face ventrale du segment.
Espèce type 2 Sp/zyrïocephalas vz'rz2ZzZs· (WVAGENE11, 1854).
Fam. EUTETRARHYNCHIDAE Guixm, 1927.
Tétrarhynchidés en général de petite taille pourvus de deux bothri-
dies le plus souvent foliacées, souvent échancrées sur le milieu de leur
bord postérieur. Les trompes sont généralement bien développées, armées
de crochets de forme et de taille semblables ou fort différentes. Les
gaines des trompes sont parfois enroulées sur elles—mêmes en spirale,
et les bulbes sont allongés dans le sens du grand axe du scolex. Les or-
ganes génitaux sont toujours simples. La poche du cirre est parfois
pourvue d’une vésicule eontractile accessoire. Il n’y a pas généralement
d’ouverture utérine préformée. Adultes chez les Sélaciens.
Cette famille se divise en deux sous-familles :

mxcsosns 41
Subfam. EUTETRARHYNCHINAE Jovnux et Basin, 1934.
Eutétrarhynchidés présentant les caractères de la famille, mais dont
les trompes sont toujours armées de crochets de forme semblable.
Il existe quatre genres de cette sous-famille représentés en France :
1. Christianella Gunuvr, 1931 (syn. A rmandia Guxam, 1927 nec Fu.u>1>x,
1801).
Eutétrarhynchinés de très petite taille pourvus de deux bothridies
allongées, parfois circulaires, fortement échancrées à leur partie posté-
rieure, donnant ainsi l’impression de quatre bothridies. Les trompes sont
très longues, émergeant en avant des bothridies; elles sont armées de
crochets, tous semblables, disposés suivant des rangées spiralées. La
pars bulbosa occupe la moitié de la longueur totale du scolex. Le muscle
rétracteur s’insère au fond du bulbe. Le strobile est en général formé
de trois à six anneaux seulement.
Espèce type : (,'/zrzlctianella nzinuta (VAN Bsmznsu, 1849).
2. Diesingiella Guntar, 1931 (syn. D£esingz`unz Piivrmzn, 1929 nec ns
Quivrnnrxcns, 1868).
Eutétrarhynchinés de petite taille pourvus de deux bothridies foliacécs
à bords recourbés formant un angle d’environ 45 degrés avec l’axe longi-
tudinal du scolex. Les trompes sont grêlcs, leur point d`émergence étant
presque terminal. Elles sont armées de petits crochets tous semblables,
disposés en spirale. ll y a environ huit crochets par tour. La pars vagzï
nalis est à peu près aussi longue que la pars bulbosa. Les bulbes sont
formés par trente à quarante couches de muscles. Les segments adultes
sont plus larges que longs, les porcs sexuels alternant irrégulièrement.
ll n’y a pas d‘ouverture utérine.
Espèce typo : Diesz'n_gieIla lomentacea (Dmsmc, 1850).
3. Eutetrarhynchus Pmmnu, 1913.
Eutétrarhynchinés de taille moyenne pourvus de deux bothridies peu
profondes, presque circulaires. Les trompes sont très longues et épaisses
armées de très nombreux petits crochets tous semblables. La pars bulbosa
est presque quatre fois plus longue que la pars vaginalis. Les muscles
rétracteurs s'insèrent au fond des bulbes. Les segments sont plus larges
que longs, pores sexuels irrégulièrement alternants. Pas d’0uverture
utérine préformée.
Espèce type : Eutetrar/zync/aus ru/îcollum (Evsanuxnnr, 1819).
4. Tetrarhynchobothrium Dmsmc, 1850.
Eutétrarhynchinés de petite taille pourvus de deux bothridies ovalaires
peu profondes, présentant une légère éehancrure sur le milieu de leur

42 cssronns
bord postérieur. Les trompes sont assez longues et émergent presque au
sommet du scolex; elles sont armées de très petits crochets tous sem-
blables, très espacés les uns des autres. La pars vagiaalis est aussi
longue que la pars bot/zrz`dz'aIz`s et la pars bulbosa réunies. Les gaines
sont spiralécs. Le muscle rétracteur s`insère au fond du bulbe. Pores
sexuels irrégulièrement alternants. Il ne semble pas y avoir d`ouverture
utérine préformée.
Espèce type : Tetrarhynchobothr·ium tenuicolle Dmsmc, 1854.
Subfam. LACISTORHYNCHINAE Joyeux et Bam, 1934.
Eutétrarhynchidés présentant les caractères de la famille, mais chez
lesquels les trompes sont toujours armées de crochets de forme et de
taille très variables. .
ll existe cinq genres dans cette sous-famille se trouvant chez des Séla-
ciens de France.
1. Callotetrarhynchus Pmrmm, 1931.
Lacistorhynchinés de petite taille pourvus de deux bothridies plus ou
moins échancrés sur leur bord postérieur. Pars vaginalis très allongée,
au moins dix fois plus longue que les autres parties du scolex. Les
gaines sont régulièrement spiralées. Pars bulbosa très courte, les bulbes
étant très trapus. Crochets de deux sortes.
Espèce type : Callotetrarhynchus gracillimum Pxnrunn, 1931.
2. Grillotia Gumivr, 1927 (syn. Heterotetrarhync/tus Pmrivnn, 1929).
Lacistorhynchinés de taille moyenne pourvus de deux bothridies
foliacées légèrement échancrées sur le milieu de leur bord postérieur.
Les trompes sont longues et grêles émergeant sur le bord antérieur
des bothridies; elles sont armées de plusieurs rangées spirales de
crochets dont la forme et la taille varient suivant la rangée considérée.
La pars vaginalis est aussi longue que les deux autres parties réunies.
Les gaines sont plus ou moins spiralées et le muscle rétracteur vient
s’insérer au fond ou à la partie antérieure des bulbes. Les segments
sont plus longs que larges et les pores sexuels alternent irrégulièrement.
La poche du eirre est pourvue d’une vésicule accessoire. Il n’y pas de
pore utérin préformé. `
Espèce type Z Grillotfa erinacea [VAN Bnmznnzv, 1858).
3. Lacîstorhynchus Pimmmi, 1913.
Lacistorhynchinés de taille moyenne pourvus de deux bothridies
foliacées, ovalaires, plus larges en arrière qu’en avant. Les trompes sont
grêles, armées de petits crochets de forme différente disposés par
groupes autour des trompes. Celles—ci émergent sur le bord antérieur
des bothridies. La pars vagiaalis est très longue et contractile, les gaines

nutcwosns 43
étant enroulées sur elles-mêmes. La pars bulbosa est petite. Les muscles
rétracteurs s’insèrent au fond des bulbes. Les segments adultes sont
plus longs que larges, les pores sexuels alternant irrégulièrement. Les
anneaux mûrs sont pourvus de petites papilles musculaires disposées par
rangées longitudinales. ·
Espèce type : Lacistorhynchus tenais (VAN Bassens, 1861).
. li. Oncomegas Dommns, 1929.
Lacistorhynchinés de petite taille pourvus de deux bothridies foliacées
échancrées au milieu de leur bord postérieur. Pars vagirzalis environ
deux fois plus longue que la pars balbosa. Les gaines sont légèrement
spiralées. Le muscle rétractcur s’insère sur les côtés du bulbe dans sa .
moitié postérieure. La base des trompes est renflée, armée de petits
crochets parmi lesquels se trouve un seul grand crochet recourbé en
arrière. Le reste de la trompe est armé de crochets dont la forme et la
taille varient suivant leur emplacement. Les segments sont plus longs
que larges.
Espèce type : Oncomegas wageneri (Lmron, 1890).
5. Otobothrium Lxzsrron, 1890.
Lacistorhynchinés de taille moyenne pourvus de deux bothridies
foliacées très cont1·actiles, portant chacune sur son bord postérieur deux
petites dépressions, au fond desquelles se trouve une papille évaginable,
armée à sa surface de petites épines. La pars uag1'naIz's est en général
plus longue que la pars bulbosa. Les gaines sont légèrement spiralécs.
Les bulbes, de petite taille, sont placés obliquement dans la partie
postérieure du scolex, de façon que leurs sommets se touchent. Le
muscle rétracteur s’insère dans la région antérieure du bulbe. Le scolex
est pourvu d’un velum à sa base. Les trompes sont armées de crochets
dissemblables. Les segments sont plus longs que larges. Les pores
sexuels se trouvent dans le quart postérieur du bord latéral du segment;
ils alternent irrégulièrement.
Espèce type : Otobot/trium crenacolle Lmron, 1890.
Fam· FLORICIPITIDAE (Guntar, 1927) (l).
Tétrarhynchidés dont le scolex est muni de quatre bothridies circu-
laires ou ovalaires, très mobiles parfois presque pédonculées. Les trompes
sontlongues, généralement puissantes, armées de crochets parfois dissem-
blables. Les gaines sont longues et le plus souvent légèrement spiralées.
Les bulbes sont toujours à parois épaisses formées d‘un grand nombre
(1) Cette famille devient maintenant Gymnorhynchidae Dollfus, 1935, le genre Floriccps
peyaînt gemplacé par Gymnarhynchus Rudolphi, 1819. Voir Bull. Soc. Zool. France,

fil; cizsronns
de coques musculaires concentriques. La poche du cirre est caractérisée
par la présence d‘une vésicule contractile accessoire. Il n’y a pas de pore
utérin préformé. Adultes chez les Sélaciens.
Ainsi comprise, cette famille ne contient que deux genres 2
1. Floriceps Cuvuzn, 1817 (syn. Ant/zocephalus Runonrm, 1819; Gym-
norhynchas RUn0L1>n1, 1819; Balanoforus Bmcmvrx, 1825; Bothrio-
rhynchus LIDTH DE JEUDE, 1829; Acanthorlzynchus Dinsuvc, 1850;
· Vaullgeardia Gumivr, 1927).
Floricipitidés de petite taille munis de quatre bothridies très mobiles,
ovalaires. Les trompes, longues et puissantes, sont dépourvues de
crochets à leur base. Les premiers crochets sont peu nombreux, mais de
grande taille, puis le reste de l’armature est formée de crochets dissem-
blables. Les trompes émergent près du bord antérieur de chaque bothri-
die. Les bulbes, allongés, sont formés de 60 a 70 couches concentriques
de muscles. La pars vaginalis est environ égale aux pars bothrzdialis et
pars balbosa réunies. Les segments adultes sont en général carrés. Les
pores sexuels alternent irrégulièrement et la poche du cirre est munie
d’une vésicule contractile accessoire. L’utérus débouche par une ouverture
ventrale qui se forme par déhiscence.
Espèce type : Floriceps saccatam Cuvuan, 1817 
2. Gllqllllllâ Guinnï, 1927.
Floricipitidés de taille moyenne munis de quatre bothridies arrondies,
ovalaires, à bords postérieurs libres. Les trompes sont assez longues et
grêles et sont armées de crochets tous semblables. Elles émergent au
sommet du scolex en avant du bord antérieur de chaque bothridie.
Les gaines sont longues, sinueuses, occupant la moitié environ de la
longueur totale du scolex. Les bulbes sont gros et courts, formés de
15 à30 couches de muscles. La pars bulbosa occupe le cinquième environ
de la longueur totale du scolex. Les segments adultes sont plus longs
que larges. Les pores sexuels alternent irrégulièrement et la poche du
cirre est munie d’une vésicule contractile accessoire. Il n’y a pas de pore
utérin préformé, l’utérus se vidant grâce à un orifice qui se forme par
déhiscence de la paroi ventrale du Ver.
Espèce type : Gz'Zguz'm`a sguah`(FAnn1c1us, 1794).
Fam. TENTAGULARIIDAE Poems, 1926.
Tétrarhynchidés de grande taille dont le scolex est pourvu de quatre
grandes bothridies très allongées ou foliacées. Les trompes sont relati-
vement courtes, armées de crochets de forme et de taille semblables.
La pars vaginalzs est en général courte. Il en est de même pour la pars
bulbosa. Pores sexuels irrégulièrement alternants, souvent légèrement
(1) Voir note page 43.

nuiexosus 45
déplacés vers la face ventrale du Ver. On trouve à la partie postérieure
de chaque segment un petit porc exeréteur qui communique avec une
vésicule cxcrétricc. Chaque segment contient ainsi une petite vésicule
excrétrice en relation avec les vaisseaux excréteurs longitudinaux. Il
existe un pore utérin préformé. Adultes chez les Sélaeiens.
Cette famille contient actuellement deux genres :
1. Nybelinia Pocma, 1926 (syn. Aspidorhynchus Monm, 1858 nec Acsssxz,
1833; Acoeler/zynclzus Pocna, 1926; Buferia Gnmnr, 1927).
Tentaculariidés de grande taille. Seolex muni de quatre bothridies
ovalaires se touchant parfois sur les faces ventrales et dorsales de la tête.
Les trompes sont assez longues, armées de quelques crochets seulement
(12-16) par tour de spire; les crochets sont de forme semblable. L‘émer-
gence des trompes se fait en avant du bord antérieur des bothridies, les
deux trompes dorsale et ventrale étant plus rapprochées l’une de l’autre
que de celles du côté opposé. La pars vaginalis est égale à la pars bothri-
dialis lorsque le scolex est en extension modérée. La pars balbosa est
égale à environ un tiers de la pars bot/1rz'dz’a!z's. Le muscle rétracteur
s’insère au fond des bulbes. Le scolex est nettement détaché du strobile
et montre un vélum à son extrémité postérieure. Les pores sexuels alter-
nent irrégulièrement et sont plus ou moins déplacés vers la face ventrale
du segment. Il n'y a pas d’ouverture utérine préformée.
Espèce type : Nybelinia Iingualis (Cuvisa, 1817).
2. Tentacularia Bosc, 1797 (syn. Stenobot/trium Dissmc, 1850; Abo-
lhros Wnncn, 1876; Pierretia Gumnr, 1927).
Tentaculariidés de grande taille pourvus de quatre bothridies très
allongées et étroites, à peine en relief à la surface du scolex. La surface
de ces bothridies est en général recouverte de minuscules épines. Les
bothridies occupent les quatre cinquièmes de la longueur totale du
scolex. Les trompes sont relativement courtes et grêles; elles émergent
au sommet du scolex et sont armées de crochets tous semblables. Il y a
environ 13 crochets par tour de spire. La pars vaginalis est très courte
et n’occupe qu‘un cinquième environ de la longueur totale du scolex. La
pars bulbosa n’est guère plus longue que la pars vaginalis. Les muscles
rétractcurs sfinsèrent au fond des bulbes. Les quatre bulbes sont entourés
d‘une sorte de squelette conjonctif qui se prolonge jusqu`en arrière du
scolex. Les pores sexuels marginaux alternent irrégulièrement. Il y a
une ouverture utérine préformée.
Espèce type : Tentacularia coryphaenae Bosc, 1797.
II. Onmuz mas DIPHYLLIDEA Canus, 1863.
Ccstodcs dont le scolex est formé d‘une tête proprement dite et d'un
pédoncule céphalique qui la porte. Le scolex est muni de deux bothridies

46 cnsroons
foliacées, recouvertes de petites épines et parfois divisées en deux par
une crête longitudinale médiane. Le scolex porte un volumineux rostre
armé de très longs crochets de forme particulière. Le pédoncule cépha-
lique est aussi armé de plusieurs rangées longitudinales de grosses
épines en forme de T à pointe dirigée en arrière. Les pores sexuels sont
médians. Les glandes vitellogènes entourent presque complètement les
autres glandes sexuelles. Adultes chez les Sélaciens.
Cet ordre ne contient actuellement qu’unc seule famille.
Fam. ECHINUBOTHRHDAE Fnnnmxivn, 1930.
Diphyllidés de très petite taille et possédant peu de segments, dont le
scolex est nettement formé de deux parties: une tête et un pédoncule
oéphalique. La tête Porte sur ses faces ventrale et dorsale deux pseudo-
bothridies qui sont soudées sur la ligne médiane. Il y a un puissant rostre
armé sur ses faces ventrale et dorsale de grands crochets. Les pseudobo—
thridies et parfois la base du rostre sont couverts de petites épines. Le
pédoncule céphalique est armé de plusieurs rangées de grandes épines
dirigées en arrière et diminuant de taille d`avant en arrière. Le pore
génital se trouve à la face ventrale du segment. Les glandes vitellogènes A
sont disposées sur deux bandes longitudinales latérales. L'utérus est
sacciforme. Les œufs sont ovalaires, munis parfois de prolongements
polaires. Adultes chez les Sélaciens.
Cette famille ne renferme qu`un seul genre dont les représentants se
trouvent chez les Sélaciens de nos eaux.
Echinobothrium VAN Bimnnnu, 1849.
Echinobothriidés présentant les caractères de la famille.
` Espèce type :Ec/zz`r¢0b0t/zrizmz zypus VAN BENEDEN, 1849.
lll. Onnnn nus TETRAPIIYLLIDEA Canus, 1863.
Cestodes dont le scolex est pourvu de quatre bothridies très mobiles,
on ne rencontre des ventouses que chez les Ichthyotaeniidae et chez
certaines formes parasites de Sélaciens. Les bothridies ovalaires peuvent
être subdivisées par des cloisons musculeuses et sont souvent munies de
crochets à leur partie antérieure. Le sommet du scolex est fréquemment
occupé par une masse glandulaire, plus ou moins protraetile, appelée
myzorhynchus. Dans un seul cas (Dz'sculz'cz]m'tz'dae), le scolex est dépourvu
de ventouses ou de bothridies. La segmentation est toujours distincte et
les derniers anneaux se détachent avant la maturité complète des œufs
pour vivre isolément dans le tube digestif de l’hôte. Les orifices sexuels '
mâle et femelle sont toujours marginaux et débouchent en général dans

nmouosss 47
un atrium commun. Les testicules se trouvent généralement en avant
des glandes génitales femelles. L‘ovaire est en forme d’X sur les coupes
transversales. Les glandes vitellogènes sont le plus souvent disposées
suivant deux bandes latérales; dans quelques cas exceptionnels elles
entourent complètement les glandes génitales. L'utérus est ventral, muni
d‘expansi0ns latérales. On trouve parfois des ouvertures 'utérines pré-
formées, mais en général, le segment se fend suivant une ligne longitu-
dinale. Les œufs sont à coques minces, Fembryon étant déja formé dans
l'utérus. .
Fam. CEPHALOBOTHRIIDAE Pmrmaa, 1928.
Tetraphyllidés dépourvues de bothridies, à scolex portant un organe
apical glandulaire,_ ou myzorhynchus, protractile et de grande taille. (Jn
trouve quatre petites ventouses situées en arrière de cet organe et d'une
façon symétrique donnant un aspect quadrangulaire au scolex. L'ana-
tomie interne est très semblable à celle des Phyllobothriidés. Les glandes
vitellogènes sont très fortement développées dans les champs latéraux
du segment. Adulte chez les Sélaciens.
Un seul genre est connu chez nos Poissons :
Discobothrium VAN Bnmmnn, 1871.
Céphalobothriidés présentant les caractères du genre. Myzorhyuchus
très volumineux, glandulaire. Pores sexuels irrégulierement alternants.
Atrium génital profond. Glandes vitellogènes formant deux larges
champs latéraux. Testicules peu nombreux.
Espèce type : Dz'sc0b0thrz'um fallax VAN BENEDEN, 1871.
Fam. DISCULICIPITIDAE Joyeux et Bass 1936.
Tétraphyllidés dont le scolex est dépourvu de ventouses et de crochets.
Il est formé d`un volumineux coussinet charnu qui s’enfonce dans la
muqueuse intestinale de l’hôte. En arrière de ce coussinet sc trouve un
velum épais et assez long. L’atrium génital est déplacé vers la face ven-
trale du segment, et le vagin débouche en avant de la poche du cirre en
croisant cette dernière. L'ovaire occupe toute la largeur du parcnchyme
médullaire et les glandes vitellogènes entourent complètement les
organes génitaux formant un véritable manchon dans le parcnchyme
cortical. Les testicules sont très nombreux. L‘utérus, lobé, est dépourvu
d‘une ouverture préformée. Adultes chez les Sélaciens.

A8 cnsronns
Cette famille ne contient actuellement qu’un seul genre :
Disculiceps Jovnux et Bam, 1936.
Diagnose comme pour la famille.
Espèce type : Dzlscuizbeps pileatum (Lnvroiv, 1890).
Fam. ICHTHYOTÀENIIDÀE An10La. 1899.
(syn. Proteocephalidac La RUE, 1911).
Tétraphyllidés dont le scolex est pourvu de quatre ventouses muscu-
laires. Il existe parfois une cinquième ventouse apicale plus ou moins
nettement développée, qui peut être remplacée par une rosette de cellules
glandulaires. Les pores sexuels sont marginaux. Le vagin peut débou-
cher en avant ou en arrière de la poche du cirre. Les testicules forment
un seul champ dorsal ou deux bandes latérales, Les glandes vitello-
gènes occupent deux bandes latérales situées dans le parenchymc médul-
laire, en dehors des glandes génitales. L`utérus se présente sous forme
d’un sac longitudinal portant sur ses côtés de nombreuses évaginations
latérales. Les œufs sont pourvus de trois coques, et sont embryonnés au
moment de la ponte qui `peut se faire par décomposition du segment
mûr ou bien par des déchirures parfois préformées, se formant le plus
souvent à la face ventrale de 1’utérus.
On ne connaît que deux genres de cette famille se trouvant chez des
Vertébrés de France.
1. Ichthyotatmia Lonimnnnc, 1894 (syn. Proteocephalus WEINLAND,
1858, nec na BLAINVILLE, 1828].
Ichthyoténiidés chez lesquels les testicules occupent un seul champ
dorsal dans chaque segment.
Espèce type : Ichthyomcnia percae (l\1üx.x.En, 1780).
2. Ophiotaenîa LA RUE, 1911.
Ichthyoténiidés chez lesquels les testicules occupent deux champs
latéraux dans chaque segment.
Espèce type : Ophiotaenia. perspicua LA RUE, 1911.
Fam. PHYLLOBOTHRIIDAE BRAUN, 1900.
Tetraphyllidés dont le scolex est muni de quatre bothridies pédoncu-
lées ou sessiles, parfois subdivisées par une ou deux cloisons transver-
sales ou complètement cloisonnées. Les bords des bothridies sont par-
fois découpés et fortement froncés. Chaque bothridie peut porter sur

n1AcNosas 49
son bord antérieur, une ventouse accessoire plus ou moins bien déve-
loppée. Il existe parfois une masse glandulaîre, sphérique, au milieu de
chaque bothridie (Oryg1natobothrz`um). On trouve souvent au sommet
du scolex un appareil musculaire très protractile terminé par une masse
de cellules glandulaires, cet ensemble porte le nom de myzorhynchus.
La segmentation`est très nette et les derniers anneaux sont euapolyti-
ques. La poche du cirre est en général bien développée et les testicules
sont nombreux. Le vagin débouche le plus souvent en avant de la
poche du cirre. Il y a parfois un réceptacle séminal. Les glandes vitello-
gènes sont disposées sur deux champs latéraux dans le parenchyme
cortical; exceptionnellement, elles entourent complètement les organes
génitaux (Prosobot/zrz'zmz). L`utérus est en forme de sac, allongé, médian,
se rompant le plus souvent pour libérer les œufs; il peut exister des
pores utérins préformés. (Eufs pourvus parfois de filament polaires.
Adultes dans l’estomac et dans l’intestin de Sélaciens.
Cette famille contient de nombreux genres dont la structure anato-
mique est encore très mal connue. Il est probable qu’une étude appro-
fondie de nouveaux matériaux démontrera l’individualité générique de
plusieurs espèces, que nous plaçons, faute de mieux, dans des genres
bien connus anatomiquement.
1. Anthohothrium VAN BaNaoaN, 1850 (syn. Spongobothrium LINTON,
1889).
Bothridies fortement pédonculées, en forme de corolle à bords unis
ou crénelés. Pas de ventouses accessoires. '
Espèce type : Antlzobot/zrium cornucopia. VAN BENEDEN, 1850.
2. Ccratohothrium MONTICELLI, 1892 (syn. Aocobotlzrium MoLA, 1907).
Bothridies grandes, ovalaires, en forme de cuiller munies sur leur bord
antérieur d’un rebord épaissi, charnu, formant de chaque côté une petite
auricule ressemblant à une corne minuscule. Chaque bothridie porte une
ventouse accessoire apicale bien développée.
Espèce type 2 Ceratobothrium xant/iocephalum i`rlONTlCELLI, 1892.
3. Diuobothrium VAN Bawaoaiv, 1889 (syn. Dzplobotlzrium VAN BaNa-
DEN, 1889, nec Laucxmvr, 18f«2).
Bothridies très grandes et mobiles en forme de cuiller pourvues à leur
bord antérieur d’une aurieule museuleuse. Au sommet de chaque bothridie,
se trouve une petite ventouse accessoire. _
Espèce type : Dinobot/zriunz septaria VAN BaNaoaN, 1889.
4. Echeneibothrium VAN BaNa¤aN, 1850 (syn. Rhinebotlzrium Lmrox,
1889; Tritaphros LOENNBERG, 1889; Tiarabot/zrium Snn=1.aY et IIORNELL,
1906).
4

50 cnsronns
Scolex à forme excessivement variable pourvu d`un myzorhynchus très
_ volumineux, pédonculé. Bothridies en général complètement cloisonnées
par des septes transverses. Pas de ventouses accessoires.
Espèce type : Er/zeneibot/trium minimum VAN BENEDEN, 1850.
5. Orygmatobothrium Dmsmc., 1863.
Bothridies grandes, foliacées, à bords plus ou moins échancrés, portant
chacune une ventouse accessoire à son sommet et une masse glandulaire
circulaire; en son centre, pouvant simuler une ventouse supplémentaire.
Espèce type : Orygmatobothriunz versatile (Dmsnvc, 1854).
6. Phyllobothrium VAN BENEDEN, 1849 (syn. Monorygma DIESING,
' 1863; Trilocularia OLSSON, 1867; Crossobothrizim LINTUN, 1889;
Pelichnibothrium NIONTICELLI, 1889; Anthocep/zalum LINTON, 1890;
Calyptrobothrium NIONTICELLI, 1893; Bilocularia OBERSTEINER, 1914).
Bothridies à bords parfois découpés et froncés munis d`une seule
ventouse accessoire apicale.
Espèce type 2 Phyllobothrium Zactuca VAN BENEDEN, 1849.
7. Prosohûthrium ConN, 1902 (syn. Cyatocotyle M0LA, 1908; Linto-
niella WOODLAND, 1927). _
Bothridies globuleuses, sessiles, circulaires à ouvertures dirigées en
avant. Toute la surface du scolex et du strobile est recouverte de petites
épines. Les glandes vitellogènes entourent complètement les autres
organes génitaux.
Espèce type : Prosobotlzrium armzgermn Couw, 1902.
8. Scyphophyllidium WOODLAND, 1927.
Bothridies immenses, globuleuses, à ouvertures allongées dans le
sens transversal et de formes irrégulières.
Espèce type : Scyphcplzyllidium giganteum (VAN BENEDEN, 1858).
Fam. ONGHOBOTHRIIDAE BRAUN, 1900.
Tetraphyllidés munis de quatre bothridies foliacées, le plus souvent
sessiles, divisées en loculi par une ou deux cloisons transverses. Ven·
touses accessoires apicales fréquentes. Entre les ventouses accessoires
et les bothridies, se trouve une ou deux paires de crochets de forme et
de taille très caractéristiques. L’anatomie interne est identique à celle
des Phyllobozhriidae. Adultes dans l’estomac et l’intestin de Sélaciens.
1. Acanthobothrium VAN BENEDEN, 1850.
Chaque botliridie triloculée par deux cloisons transverses. Une seule

nucuosas I 51
paire de crochets bifides par bothridie et une ventouse accessoire apicale
de taille très variable, ayant parfois l’aspect d’un coussinet musculeux.
Espèce type : Acrznthobothriunz corenatum (Runonrur, 1819).
2. Calliobcthrium VAN BENEMN, 1850.
Bothridies triloculées armées de deux paires de crochets simples.
Une ou trois ventouses accessoires apieales par bothridie.
Espèce type: (,'alZiob01}zriu·n verticillatum VAN Baxanau, 1850.
3. Cylindrûphorüs Dinsmo, 1863 (syn. Phoreibot/trium LINTON, 1890}.
Bothridies allongées à bord postérieur recourbé munies d’une paire
de gros crochets en général trifides, rarement bifides, et d’une grosse
ventouse accessoire apicale.
Espèce type : Qylindrophorus typicus Duzsmc, 1863.
li. Onchobcthrium Runotrm, 1819.
Bothridies triloculées munies chacune d’une paire de crochets en forme
d’épines de rosier et qui sont fixés sur une base commune. Pas de ven-
touses accessoires.
Espèce type : One/zobothrium uncimztum Runonrm, 1819 nec Dunn-
nm, 1845.
IV. Onnaa nas PSEUDOPIIYLLIDEA Canus, 1863.
Cestodes dont le scolex est muni de deux pseudobothridies, plus ou
moins fortement développées, et exceptionnellement armées de crochets.
Il arrive souvent que le Ver ne soit formé que par un seul segment con-
tenant un appareil génital hermaphrodite. Les segments présentent par-
fois une division autonome superficielle. Les orifices sexuels peuvent être
marginaux ou médians, tantôt ventraux, tantôt dorsaux. On trouve tou-
jours une ouverture utérine préformée débouchant sur la même face
que les orifices mâles et femelles, ou sur la face opposée. L’utérus est le
plus souvent tubulaire, rarement sacciforme. Les testicules sont en
général très nombreux, situés en avant et en arrière des glandes femelles.
L'ovaire, souvent lobé, se trouve dans la moitié postérieure du segment.
Les glandes vitellogènes sont situées dans le parenchyme cortical, rare-
ment dans le parenchyme médullaire, elles entourent les organes géni-
taux. Les œufs sont le plus souvent operculés et ne contiennent pas
d’embry0n au moment de la ponte, rarement ils ne sont pas operculés
et contiennent un embryon.

52 cssronss
Fam. AMPHICOTYLIDAE Nïnsmn, 1922.
Pseudophyllidés à scolex plus ou moins bien marqué, jamais armé;
pseudobothridies très superficielles, faisant parfois défaut. Pores géni-
taux marginaux avec une certaine tendance à l’unilatéralité. Poche du
cirre dépourvue de vésicule séminale musculaire. Cirre inerme. Pas de
réceptacle séminal. Utérus sacciforme avec pore utérin rudimentaire ou
absent. (Eufs non operculés, se développant à l’intérieur de l’utérus.
Adultes chez les Poissons.
Cette famille se subdivise en deux sous-familles :
Subfam. AMPHICOTYLINAE Lüxm, 1902.
Amphicotylidés avec un scolex nettement délimité, pourvu d’un disque
terminal. Strobile sans zones de prolifération. Cirre recouvert de petites
papilles cuticulaires. Pas de vésicule séminale interne. Vagin formé '
d’une portion distale, étroite, à parois épaisses, et d’une portion proxi-
male, plus large, à parois minces. Pas de sphincter vaginal. Glandes
vitellogènes presque exclusivement dans le parenchyme cortical. Utérus
débouchant à la face ventrale ou dorsale du segment, par un court canal
qui atteint déjà la cuticule au début de l’ovogénèse. Adultes chez les
· Chondroganoîdes et chez les Téléostéens.
Cette sous-famille contient trois genres, dont deux seulement ont des
représentants en France.
1. Amphlüûtyle Dmsmo, 1850.
Amphicotylinés dont l’extrémité postérieure des pseudobothridries est
transformée en une sorte de petite ventouse. Testicules en deux champs
latéraux situés aussi en dehors des nerfs longitudinaux. Poche du cirre
volumineuse. Vagin débouchant en arrière de la poche du cirre dans un
petit atrium génital peu profond. Glandes vitellogènes très nombreuses
formant une gaine dans le parenchyme cortical. Utérus débouchant à la
face dorsale du segment. Adultes chez Centrolophus pompilius.
Espèce type : Amp/zicotyle heteropleura Dnzsnvc, 1850.
2. Eubothrium Nvmannv, 1922 (syn. Aïaothrium Lünn, 1910 nec VAN
BENEDEN, 1871).
Amphicotylinés à scolex sans ventouses accessoires. Testicules en
deux champs, mais ne dépassant pas les nerfs longitudinaux. Poche du
cirre relativement petite. Vagin débouchant en avant de la poche du
cirre, dans un atrium génital très profond. Glandes vitellogènes corti-

maonosxs 53
cales, formant deux champs distincts. Utérus débouchant à la face ven-
trale du segment. Adultes chez les Chondroganoïdes et les Téléostéens.
Espèce type : Eubothrium rugosum (Bxrscu, 1786).
Subfam. ABOTHRIINAE Nvnnmv, 1922, _ .
Amphicotylidés avec un scolex peu marqué ou dépourvu de pseudo-
bothridies et sans disque terminal. Strobile avec zones de prolifération
très nettes. Cirre lisse, vésicule séminale interne présente. Vagin de
diamètre uniforme; sa portion proximale est recourbée d‘une façon très
caractéristique. Il peut y avoir un sphincter vaginal. Glandes vitello-
gènes exclusivement dans le parcnchyme médullaire. Utérus débouchant
à la face ventrale du segment par un court canal qui n’atteint la cuticule
que dans les segments mûrs. Adultes chez les Téléostéens.
Cette sous-famille contient trois genres ayant tous des représentants
en France.
1. Abothrium VAN Bsmznsu, 1871.
Abothriinés dont le scolex est dépourvu de pseudobothridies. Testi-
` cules excessivement nombreux, disposés sur deux champs latéraux
nettement distincts. Poche du cirre petite. piriforme. Pas de sphincter
vaginal. Glandes vitellogènes situées parmi les testicules. CEui`s sphé·
riques à coque mince. Adultes chez les Gades marins.
Espèce type : Abothrium gadi VAN Bananes, 1871.
2. Bathybothrium Lune, 1902.
Abothriinés à scolex normal. mais avec pseudobothridies peu mar-
quées. Testieules très nombreux, disposés sur un seul champ interrompu
au niveau des glandes génitales femelles. Poche du cirre assez grande,
piriforme. Pas de sphincter vaginal. Glandes vitellogènes disposées sur
deux bandes latérales en dedans des nerfs longitudinaux. (Eufs oveïdes.
Adultes chez les Cyprinidés.
Espèce type: Bathybothrium rectangulrwz (Bnocu, 1782).
3. Parabothrîum Nvnnmx, 1922.
Abothriinés à scolex dépourvu de pseudobothridies. Testicules très
nombreux disposés sur deux champs latéraux nettement distincts. Poche
du eirre très grande, allongée. Sphincter vaginal présent. Glandes vitel-
logènes disposées sur deux champs latéraux, mais à la face ventrale de
la moitié postérieure du segment seulement. (Eufs sphériques. Adultes
chez les Gades marins.
Espèce type : Parabot/Lr·z'um bulbzferum Nvnnmn, 1922.

54 cnsronxs
Fam. CYATHOCEPHALIDAE NYBELIN, 1922-
Pseudophyllidés à scolex rudimentaire. Pores génitaux médians
débouchant tantôt à la face ventrale tantôt à la face dorsale du segment.
Tocostome, parfois en relation avec le vagin, se trouvant entre ce dernier
et la poche du cirre, Ovairc médian, très nettement bilobé, les deux lobes
étant subdivisés à leur tour. Glande coquillière bien développée. Utérus
tubulaire, sans élargissement sacciforme, entouré de glandes utérines.
(Eufs operculés, à coque épaisse. Adultes chez les Poissons et dans
la cavité générale d’Oligochètes.
Cette famille se subdivise en trois sous—familles dont deux seulement
nous intéressent.
_ Subfam. CYATHOCEPHALINAE Lüna, 1899.
Cyathocéphalidés dont l‘extré1nité antérieure est transformée en un _
puissant organe de fixation nettement distinct. Strobile formé de plu-
sieurs segments. Pores génitaux d`un même anneau débouchant tantôt
sur la face dorsale tantôt sur la face ventrale du strobile. (Eufs petits.
Cette sous-famille contient quatre genres dont trois seulement ont
des représentants en France. ·
1. Bothrimonus Duvnmvox, 1842.
Cyathocéphalinés dont le scolex est formé par Ia fusion incomplète
des deux pseudobothridies. Pores sexuels tantôt ventraux, tantôt dorsaux.
Tocostome et vagin débouchant dans un atrium commun entouré d’un
muscle sphincter. Glande coquillière fortement développée. Adultes chez
les Chondroganoïdes.
Espèce type : Bot/zrimonus sturioms Duvenivov, 1842.
2. Cyathocephalus Kessrxm, 1868.
Cyathocéphalinés dont le scolex est formé par un entonnoir terminal
résultant de la fusion complète des deux pseudobothridies. Pores géni-
taux tantôt ventraux, tantôt dorsaux. Tocostome et vagin débouchant
dans un atrium commun entouré d’un puissant muscle sphincter.
Glande coquillière bien développée. Adultes chez les Téléostéens d’eau
douce.
Espèce type : Cyathocep/talus t1·urzcal1.es (PALLAS, 1781).
3. Diplocotyle Knxrnn, 1874.
Cyathocéphalinés dont le scolex est formé de deux pscudobothridies
nettement séparées l’une de l’autre. Pores génitaux ventraux. Toco-

nmcivosns 55
stome et orifice vaginal distincts. Ce dernier entouré d’un muscle
sphincter. Glande coquillière petite. Adultes chez les Téléostécns
marins.
Espèce type : Daplocotyle olrilcii Kmnnn, 1874.
Subfam. CARYOPHYLLAEINAE NYBELIN, 1922.
Cyathocéphalidés dont l’extrémité antérieure n’est pas transformée en
un puissant organe de fixation. Les limites de ce dernier sont peu nettes.
Strobile fermé d’un seul segment. Peres génitaux ventraux dans la moitié
postérieure du Ver. Atrium utéro-vaginal le plus souvent confondu avec
l’orifice de la poche du cirre. (Eufs relativement gros.
Cette sous-famille contient actuellement huit genres dont quatre seule-
ment nous intéressent ici.
1. Archîgùtes Lnucicawr, 1878.
Caryophylléinés dont l’extrémité antérieure est aplatie dorso-ventra1e-
ment, présentant sur chaque face une dépression qui simule une pseudo-
bothridie. Pas de réceptacle séminal. Poche du cirre relativement petite
et sphérique débouchant dans l’atrium utéro-vaginal. Ovaire en forme
d’haltère. Circenvelutiens dc l’utérus peu nombreuses en avant et en
arrière de la peche du cirre. Adultes pourvus d’un appendice caudal
portant les crochets de lîembryon, vivant dans la cavité générale d’Oligo-
chètes.
Espèce type : Arc/uigetes siabolcli Lnucxnxvr, 1878.
2. Caryephyllaeides Nrmzrnv, 1922.
Caryophylléinés dont Yextrémité antérieure est aplatie dorse-ventralc-
ment en forme de spatule et ne présentant pas de pseudobothridies. Grande
peche du cirre débouchant dans l’atrium utéro·vagina]. Petit réceptacle
séminal. Ovaire en forme d‘lI à branches inégales dent les deux infé-
rieures, plus petites, sent fusionnées sur la ligne médiane. Circonvolu-
tions utérines en grande partie en avant dela poche du cirre. Adultes
chez les Cyprinidés.
Espèce type 2 Caryophyllaeides fermicus (Scmvxainim, 1902].
3. Caryophyllaeus Gueux, 1790.
Caryephylléinés dont l`extrémité antérieure est plus ou moins aplatie
à bords plus ou moins fortement froncés, mais sans traces de pseudebo-
thridies. Grande poche du cirre débouchant en avant de l'atrium utéro-
vaginal. Gros réceptacle séminal. Ovaire en forme d’II à branches égales
et libres. Circonvelutions utérines toujours en arrière de la poche du
cirre. Adultes chez les Cyprinidés.
Espèce type : Caryop/zyllaeus laticeps (Parmis, 1781).

56 casronus
4. Monobothrium Dmsmc, 1863.
Caryophylléinés dont l`extrémité antérieure, très contractile, est pris-
matique, ayant environ six faces. Les faces dorsale et ventrale présen-
tent une légère dépression simulant des pseudobothriclies. Poche du
cirre relativement petite débouchant à Pextrémité d`une papille muscu-
leuse en avant de l’atrium utéro-vaginal. Pas de réceptacle séminal.
Ovaire en forme d‘H à branches égales et courtes. Circonvolutions uté-
rines toujours en arrière de la poche du cirre. Adultes chez les Cypri-
nidés. _
Espèce type : Monobothrium wageneri NYBELIN, 1922.
Fam. DIPHYLLOBOTHRIIDAE Lima, 1910.
Pseudophyllidés de taille très variable. Le scolex est muni de deux
pseudobothridies simples ou plus ou moins modifiées en vue d’une adap-
tation au parasitisme. La segmentation externe est très nette ou à peine
visible et correspond ou non à la segmentation interne. Les pores sexuels
sont médiaus et ventraux. Il y a en général un atrium commun mâle et
femelle qui se trouve en avant du tocostome. La poche du cirre est pré-
cédée par une vésicule séminale musculeuse très caractéristique. L’utérus
est représenté par un long tube plus ou moins replié sur lui—même, for-
mant des boucles de part et d’autre de la ligne médiane. Les œufs sont
operculés. Adultes chez les Mammifères, Oiseaux et Reptiles. Cette
famille est subdivisée en deux sous-familles, suivant que la segmentation
externe correspond à la segmentation interne ou non.
Subfam. DIPHYLLOBOTHRIINAE Lüns, 1910.
La segmentation externe correspond à la segmentation interne.
Cette sous-famille contient 7 genres, dont trois seulement se rencon-
trent en France.
1. Diphyllobothrium Connonn, 1858 [syn. Dibothriocephalus Lüma,
1899).
Diphyllobothriinés de taille très variable. Le scolex est muni de deux
pseudobothridies situées l`une à la face ventrale, et l’autre à la face dorsale
du scolex. Les autres caractères comme pour la famille. Adultes chez les
Mammifères et les Oiseaux.
Espèce type : Dzphyllobothrium stemmacephalum Comaonn, 1858.
2. Diplogonoporus Loummnc, 1892.
Diphyllobothriinés avec deux appareils sexuels dans chaque segment.

nucxosss 57
Les autres caractères sont les mêmes que pour le genre Diphyllobo-
thrium. Adultes chez les Cétacés et les Pinnipèdes.
Espèce type : Dzplogonoporus balaenopterae Lôummno, 1892.
3. Pyramicocephalus l\Ioz~mcm.x.r, 1890.
Diphyllobothriinés dont le scolex est caractérisé par deux pseudobo-
thridies très développées et plus ou moins plissées. Le sommet du seolex
est massif et fortement plissé, ressemblant quelque peu à un chou-fleur.
Le reste de l’anatomie est le même que dans le genre Dzyzhyllobozhrium.
Adultes chez les Pinnipèdes.
Espèce type 2 Pyramicoccphalus phocarum (Fanmcws, 1780).
Subfam. LIGULINAE Lüns, 1899.
Diphyllobothriidés dont la segmentation externe ne correspond pas à
la segmentation interne.
` Cette sous-famille renferme actuellement 3 genres qui ont tous des
représentants en France.
1. Digramma Cnoronxowsxv, 1914.
Ligulinés pourvus de deux appareils sexuels par segment. Anatomie
identique à celle du genre Ligula. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Dzgramma interrupm (Ruoowni, 1810).
2. Ligula Bnocn, 1782. _
Ligulinés dont la segmentation externe est restreinte à la partie anté-
rieure du Ver seulement. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Lzgula z'ntestz'nah's (Lmmê, 1758).
3. Schistocephalus Cnnrum, 1829.
Ligulinés complètement segmentés jusqu’au bout du Ver. Adultes chez
les Oiseaux.
Espèce type : Sc}u’stocep/mlus dimorphus Cnnimxs, 1829.
Fam. ECHINOPHALLIDAE SCIIUMACIIER, 1913. `
Pseudophyllidés dont le scolex porte deux pseudobothridies assez
profondes, dont le bord postérieur est déprimé pour former une fausse
ventouse. Les bords du strobile sont recourbés ou enroulés vers la face
ventrale; celle-ei devient par suite concave. Les organes génitaux sont
sim les ou doubles dans cha ue se ment. Les ores énitaux mâles et
P Cl 8 P 8
femelles se trouvent à la face dorsale et le porc utérin à la face ventrale ·
du segment. Les cirres sont couverts de fortes épines. Pas de récep-

58 crzsronns
tacle séminal. Utérus débouchant dans une cavité utérine assez spacieuse.
Glandes vitellogènes dans le parenchyme médullaire ou cortical. œufs
à coque mince, non opereulés. Adultes chez les Téléostéens.
Cette famille contient deux genres qui se trouvent en France.
1. Bothriocotyle Amona, 1900.
Echinophallidés à organes génitaux simples. [Bords du strobile
enroulés latéralement. Poche du cirre et vagin débouchant dans un
atrium commun qui s’ouvre à la face dorsale de l’anneau, tantôt à
droite, tantôt à gauche de la ligne médiane. Glandes vitellogènes dans
le parenchyme médullaire. Adultes chez Centrolophus pompilius.
Espèce type : Bothriocotyle solenosum Aurora, 1900.
2. Ecllillcphalllls SCHUMACHER, 1913.
Echinophallidés à organes génitaux doubles. Bords du strobile
recourbés ventralement. Poche du cirre et vagin débouchant dans un
atrium génital commun. de chaque côté de la ligne médiane du segment.
Glandes vitellogènes se trouvant principalement dans le parenchyme
cortieal. Adultes chez Centrolophus pompilius.
Espèce type : Echinophallus wageneri (Mox1·1cELLr, 1890).
Fam. PTYCHUBUTHRHDAE Lümz, 1902.
Pseudophyllidés dont le scolex porte deux pseudobothridies à bords
libres plus ou moins soudés. La portion antérieure du scolex est parfois
armée de petits crochets. Pores génitaux médians, poche du cirre et
vagin débouchant à la face dorsale et en arrière de l’utérus. Celui—ci
s`ouvrantà la face ventrale du segment. Utérus relativement court, se
terminant le plus souvent dans une fcavité utérine spacieuse. œufs non
operculés, tous au même stade de développement. Adultes chez les
Téléostéens.
Cette famille contient actuellement six genres dont trois seulement ont
des représentants en France.
1. Bothriocephalus Runonrm, 1809.
Ptychobothriidés à scolex allongé, portant deux pseudobothridies
faiblement développées. Il existe parfois une segmentation superficielle
ne correspondant pas à la segmentation des organes génitaux. Glandes
vitellogènes et testicules non segmentés, continus d’un anneau au suivant.
Pas de réceptacle séminal. Utérus formant un canal ondulé qui débouche
dans une spacieuse cavité utérine s`ouvrant à peu près sur la ligne
médiane. Adultes chez les Téléostéens.
Espèce type : Bothriocephalus scorpii (Mü1.r,nu, 1776).

' nxxozvosns 59
2. Clestobothrîum Lünn, 1899.
Ptyehobothriidés à scolex sphérique, les bords libres des pseudobothri-
dies étant presque complètement soudés. Les deux ouvertures, en forme
de fentes, sont pourvues de muscles sphincters. ll y a un petit réceptacle
séminal. Utérus formé par un court canal débouchant dans une cavité
utérine si vaste que tous les autres organes sont refoulés et déformés.
Adultes chez les Téléostéens.
Espèce type : Clestobothrium cmssiceps (Runoxmxxx, 1819).
3. Ptychehothrium Lonxmmnc, 1889.
Ptychobothriidés à scolex aplati latéralement. Les bords libres des
pseudobothridies sont fortement développés, donnant un aspect caracté-
ristique cn forme de tête de flèche. Réceptaele séminal relativement grand.
Utérus assez court ne débouchant pas dans une cavité utérine. Adultes
chez chez les Téléostéens.
Espèce type : Ptyc/zobot/trium belones (Dumnnxx, 1845).
Fam. TRIAENOPHORIDAE Nvsenm, 1922.
Pseudophyllidés à scolex allongé, armé ou inerme, parfois terminé par
une sorte de petit disque aplati. Pseudobothridies peu profondes. Dans
certains cas, le scolex peut être remplacé par un pseudo-scolex. Segmen-
tation externe plus ou moins bien marquée. Pores génitaux marginaux,
irrégulièrement alternants. Poche du eirre dépourvue d’une vésicule
séminale musculaire. Utérus tubulaire, fortement enroulé et légèrement
dilaté dans sa portion ilistale. Tocostome se trouvant à la face ventrale du
segment dans le voisinage de la ligne médiane. Adultes chez les Poissons
et Tortues marines.
Cette famille contient quatre genres dont trois représentés en France.
1. Ancistrocephalus Moivrxcenu, 1890.
Triaenophoridés dont le scolex est armé de petits crochets. Pas de
pseudo-scolex. Segmentation externe nettement marquée. Conduits
génitaux passant à la face dorsale du nerf longitudinal. Testicules
disposés sur deux champs latéraux réunis dans la partie postérieure du
segment. Glandes vitellogènes dans le parenehyme médullaire. Utérus
long, fortement enroulé surlui-mème, mais de calibre relativement petit.
Tocostome alternant irrégulièrement de chaque côté dela ligne médiane,
indépendamment de la position du pore génital. (Eufs à coque épaisse.
Adultes chez les Téléostéens et chez les Tortues marines.
Espèce type: .·lncz'str0cephalus microceplzalus (Runonrnl, 1819).

60 CESTODES
2. Fistulicola Lümz, 1899.
Triaenophoridés dont le scolex est inerme et peut être remplacé par un
pseudo-scolex. La segmentation est nettement marquée, mais les anneaux
sont très courts; le bord postérieur d`un anneau recouvrant le bord
antérieur de l`anneau suivant. Conduits génitaux passant àla face ventrale
du nerf longitudinal. Testicules disposés suivant une seule couche àla
face dorsale du parenchyme médullaire. Glandes vitellogènes formant un
manchon continu dans le parenchyme cortical.Utérus fortement enroulé
sur lui—même et de grand calibre. Sa portion distale est très musclée.
Tocostome près du bord poral du segment. ()Eufs à coque très épaisse,
operculés. Adultes chez les Téléostéens marins.
Espèce type : Fzistulicola plicam (RUDOLPHI, 1819).
3. Triaenûphorus Runonrm,1793.
Triaenophoridés dont le scolex porte quatre petits crochets tricuspides.
Pas de pseudo—scolex. Segmentation externe faisant défaut. Conduits
génitaux passant à la face ventrale du nerf longitudinal. Testicules
remplissant presque tout le parenchyme médullaire. Glandes vitellogènes
formant un manchon continu dans le parenchyme cortical, interrompu
seulement au niveau des glandes génitalesfemelles. Utérus formé par un
court canal ondulé débouchant dans une cavité utérine dont l’orifice se
trouve dans la moitié antiporale du segment. CEufs à coque épaisse
operculés. Adultes chez les Téléostéens d’eau donce.
Espèce type 1 Triaenophorus lucii (l\lü1.Lan, 1776).
V. Onnmz nus CYCLOPHYLLIDEA BRAUN, 1900.
Cestodes dont le scolex est toujours muni de quatre ventouses bien
développées. Il y a souvent un rostre inerme ou armé d`une ou de plusieurs
rangées de crochets. Les ventouses sont parfois recouvertes de plusieurs
rangées de petites épines. Les orifices sexuels sont presque toujours
marginaux, exceptionnellement médians. Dans certains cas, les orifices
femelles font défaut. Les sexes ne sont qu’exceptionnellement séparés, il
y a alors dimorphisme sexuel. Les testicules sont en général nombreux,
mais peuvent être réduits à une seule glande mâle. L`ovaire est le plus
souvent compact, situé dans la moitié postérieure de l`anneau. L’utérus
peut être saceiforme, réticulé ou tubulaire. Il est persistant, ou bien se
résout en capsules ovifères, ou encore se vide dans un organe parutérin.
Les œufs contiennent un embryon au moment de la ponte.
Fam. ACOLEIDAE FUHRMANN, 1907.
l
Cyclophyllidés dont le scolex est le plus souvent armé. Le strobile est

nmcnoses 61
en général gros et les segments courts. Organes génitaux simples ou
doubles rarement séparés (Dioecocestus). L’orifice vaginal fait toujours
défaut. Le cirrc est armé de très gros crochets. Utérus persistant, annu-
laire ou sacciforme. Adultes chez les Oiseaux.
On connaît six genres dans cette famille, tous représentés chez les
Oiseaux de France.
1. Acoleus FUunMANN, 1899.
Scolex presque toujours armé, rostre rarement absent. Les organes
génitaux mâles et femelles sont simples dans chaque segment. Pores
génitaux régulièrement alternants. Réceptacle séminal très volumineux.
Espèce type : Acoleus vaginalus (Runonrnx, 1819).
2. Dioecûcestus FUHRMANN, 1900.
Acoléidés à sexes séparés. Les strobiles femelles sont plus épais que les
strobiles mâles. Organes génitaux mâles doubles. Il y a deux poches du ‘
eirre par segment. Organes génitaux femelles simples. Vagin rudimen-
taire alternant irrégulièrement, mais n`atteignant jamais le bord du
segment.
Espèce type : Dioecocestus paronai F unnmmn, 1900.
3. Diplophallus FUHRMANN, 1900.
Acoléidés dont les organes génitaux mâles sont dédoublés, mais dont
les organes femelles sont simples. Réceptacle séminal de grande taille,
double. .
Espèce type : Dzplophallus polymorphus (Runowm, 1819).
4. Gyroeoelîa Funxmxmv, 1899.
Scolex armé d’une seule couronne de crochets disposés suivant une
ligne brisée à huit sommets. Organes génitaux males et femelles
simples. Pores génitaux irrégulièrement alternants. Réceptacle séminal
petit. Utérus d’abord annulaire, entourant les organes femelles, puis
émettant des ramifications, devenant saeciforme, et débouchant dans la
partie postérieure du segment par deux pores, l’un ventral et l’autre
dorsal.
Espèce type : Gyrocoelia perversa FUMRMANN, 1899.
5. Leptotaenia Cons, 1901.
Scolex armé d’une seule couronne de crochets. Organes génitaux
mâles et femelles simples. Poche du cirre énorme, régulièrement alter-
nante. Utérus sacciforme.
Espèce type : Leptotaenia ischnorhyncha (Lünn, 1898). _
6. Progynotenia Fummxmw, 1909.
Scolex armé d’une seule couronne de crochets. Organes génitaux

62 cnsronns
simples. Les organes femelles sont mûrs avant les organes mâles. Poche
du cirre grande. Utérus sacciforme.
Espèce type : Progynotaenia jdgers/ciôldi FUHRMANN, 1900.
Fam. AMABILIIDAE BRAUN, 1900.
Cyclophyllidés à rostre armé. Strobile avec appendices latéraux des
segments. Organes sexuels simples ou partiellement doubles. Ouverture
sexuelle femelle manque. Pores mâles simples ou doubles. Adultes chez
les Oiseaux.
Cette famille contient trois genres :
1. Amabilia DIAMARE, 1893.
Organes sexuels mâles doubles, cirre fortement armé. Glandes femelles
simples, médianes, communiquant avec le système excréteur. Utérus
formant un réseau dorsal et ventral relié par des canaux verticaux. Giufs
avec enveloppe fusiforme.
Espèce type : Amabz'Zz`a. lame/lzigera (Ownn, 1835).
2. Schistotaenia Conn, 1900.
Scolex partiellement recouvert d’épines. Hostre avec une couronne de
gros crochets. Pores sexuels mâles irrégulièrement alternants. Vagin
remplacé par un canal dorso-ventral débouchant sur les deux faces (?)
Espèce type : Schistotaerzia macrorhyncha (RUDOLPHI, 1810).
3. Tatrîa Kownnnwsxi, 1904.
Vers de très petite taille. Rostre et Scolex recouverts de petites épines.
Une seule couronne de crochets. Pores mâles régulièrement alternants.
Réceptacle séminal médian, communiquant d’un segment au suivant,
permettant ainsi aux spermatozoïdes de féconder tous les anneaux.
Espèce type : Tatria biremzs Kovvannvvsxx, 1904.
Fam. ANOPLOCEPHALIDAE FUHRMANN, 1907.
Cyclophyllidés de taille variable. Segments généralement plus larges
· que longs. Scolex toujours inerme, dépourvu de rostre ou de ventouse
apicale. Appareil`sexuel simple ou double. Les pores sexuels font parfois
défaut. Testicules très nombreux, rarement en petit nombre. Vagin
s’atrophiant en général après la copulation. Utérus tubulaire, réticulé ou
sacciforme, pouvant être persistant, ou bien se résolvant en capsules
ovifères, ou bien encore s’entourant d’organes parutérins. Gîufs munis
de trois enveloppes dont la plus interne, l’embryophore, est en général
munie de deux cornes et porte le nom d’appareil piriforme. Adultes
chez les Mammifères, Oiseaux et Reptiles.

DIAGNOSBS · 63
Cette famille se subdivîse en trois sous—familles :
Subfam. ANOPLOCEPHALINAE FUHRMANN, 1907.
Anoplocéphalidés dont la poche du cirre est bien développée, et dont
l`utérus persistant, est tantôt réticulé, tantôt tubulaire, mais devient _
dans les deux cas sacciforme lorsqu’il est rempli d’oeufs.
Cette sous-famille renferme actuellement 18 genres dont 6 seulement
se trouvent en France.
1. AI10pl0C0pl1al3 E. BLANCHARD, 1848.
Anoplocéphalinés pouvant atteindre une très grande taille. Pores
génitaux unilatéraux. Système excréteur présentant de nombreuses
ramifications secondaires. Testicules très nombreux. Poche du cirre
munie d‘un muscle rétracteur. Vésicules séminales externe et interne.
L`ovaire occupe presque toute la largeur du parenchyme médullaire, il
est formé de deux ailes dont l‘une antiporale est toujours plus grande
que l`autre, porale. Utérus ayant la forme d‘un tube transverse, devenant
plus tard sacciforme. (Eufs munis d’un appareil piriforme bien déve-
loppé. Adultes chez les Périssodactyles.
Espèce type : Anoplocephala perfoliata (Gonziz, 1782).
2. Andrya Raxnninr, 1883.
Anoplocéphalinés de taille moyenne. Pores génitaux unilatéraux ou
alternants. Testicules nombreux pouvant dépasser latéralement les vais-
seaux exeréteurs antiporaux. Poche du cirre petite, pas de vésicule
séminale externe. Une glande prostatique pédonculée vient déboucl1er
dans la poche du cirre à l'endroit où pénètre le canal déférent. Glandes
sexuelles femelles situées dans la moitié porale du segment. Utérus
d’abord réticulé, situé en avant de l‘ovaire, puis devenant sacciforme et
lobé. Oîufs avec appareil piriforme bien développé. Adultes chez les
Rongeurs.
Espèce type : Andrya rhopalocephala (Rnzmi, 1881).
3. Aporilla Fuimmamv, 1902.
Anoplocéphalinés de taille moyenne. Pores sexuels irrégulièrement
alternants, pouvant se trouver seulement dans les segments jeunes ou
pouvant même faire défaut. Poche du cirre petite, peu développée. Tes-
ticules nombreux, entourant les glandes sexuelles femelles qui sont
situées dans la moitié porale du segment. Utérus formé par un tube
transverse, présentant parfois des diverticules, et devenant sacciforme.
(Eufs sans appareil piriforme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Aporùm alba Fuxinmmm, 1902.

64 cssromzs
4. Cittotaenia Rmrm, 1881.
Anoplocéphalinés de taille moyenne. Pores sexuels doubles; deux
appareils sexuels par segment. Testicules en un seul champ ou en deux
groupes. Poche du cirre bien développée. Pas de vésicule séminale externe.
Utérus à ébauche simple ou double, apparaissant sous forme d’un tube
transverse, présentant parfois des diverticules et pouvant devenir réti-
culé. Il peut dépasser les vaisseaux excréteurs à la face dorsale. (Eufs
munis d’un appareil piriforme plus ou moins bien développé. Adultes
chez les Rongeurs et les Oiseaux.
Espèce type 1 Cittotaemà denticulata (Runonrnr, 180!i).
5. Moniezîa R. BLANCHARD, 1891.
Anoplocéphalinés de très grande taille. Pores sexuels doubles, deux
appareils sexuels par segment. Glandes interproglottidiennes absentes ‘
ou présentes. Testicules petits et nombreux, le plus souvent en un seul
champ. Poche du cirre bien développée; pas de vésicules séminales.
Vagin pourvu d’un muscle sphincter, ventral à la poche du cirre à droite
et dorsal à la poche du cirre à gauche. Utérus unique et réticulé dépas-
sant les vaisseaux excréteurs à la face dorsale. (Eufs munis d’un appareil
piriforme bien développé. Adultes chez les Ongulés.
Espèce type : M0m'ezz'a. expansa (Runonrnr, 1810).
6. Paranoplocephala Lümz, 1910. _
Anoplocéphalinés de taille moyenne. Pores sexuels unilatéraux ou
alternants. Testicules nombreux situés dans la moitié antiporale du
segment. Poche du cirre très bien développée; vésieules séminales externe
et interne présentes. Ovaire dans la moitié porale du segment. Utérus
formé par un tube transverse, devenant sacciforme et dépassant les vais-
seaux excréteurs à la face ventrale. (Eufs munis d’un appareil piriforme.
Adultes chez les Rongeurs et les Périssodactyles.
Espèce type : Paranoploceplzala omplzalodes (lîmmxivu, 1793).
Subfam. LINSTOWIINAE FUHRMANN, 1907.
Anoplocéphalidés de taille moyenne. Segments adultes souvent plus
longs que larges. Pores sexuels doubles, unilatéraux, ou irrégulierement
alternants. Testicules en général nombreux. Poche du cirre habituelle-
ment peu développée. Utérus tubulaire, se résolvant en capsules utérines
ne contenant qu’un seul œuf, ou en capsules parenchymateuses contenant
plusieurs œufs. Adultes chez les Mammifères, Oiseaux et Reptiles.
Sur les 7 genres actuellement contenus dans cette sous-famille, trois
_ seulement peuvent se trouver en France.

nutcuosxs 65
1. Iuermîcapsifer Jxmcxx, 1910.
Linstowiinés de taille très variable. Pores sexuels unilatéraux. Testi-
cules nombreux. Poche du cirre bien développée, pas de vésicules sémi-
nales. Ovaire dans la moitié porale du segment. Utérus formé par un
sac transverse se résolvant en capsules parenchymateuses contenant
chacune plusieurs œufs. Adultes chez les Mammifères.
Espèce type : [nermicapsifer Izyracis (Runonrm, 1810).
2. Multîcapsîferina FUHRMANN, 1921.
Linstowiinés de taille moyenne. Pores sexuels unilatéraux. Testicules
nombreux. Poche du cirre bien développée; pas de vésicules séminales.
Ovaire dans la moitié porale du segment. Utérus formé par un sac
transverse, se résolvant en capsules utérines ne contenant qu‘un seul
œuf. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Multicapsiferina Iinstowi (Pxn0mt, 1885).
3. Oochoristica Lümz, 1898.
Linstowiinés de taille moyenne. Pores sexuels irrégulièrement alter-
nants. Testicules nombreux, médians. Poche du cirre peu développée
débouchant dans un atrium profond. Pas de vésicules séminales. Glandes
sexuelles femelles médianes. Utérus formé par un tube transverse pou-
vant se ramifier et remplir tout Panneau; il se résout en capsules uté-
rines ne contenant qu‘un seul œuf. Adultes chez les Mammifères et les
Reptiles. '
Espèce type : Ooc/zoristica tuberculata (Runonrm, 1819).
Subfam. THYSANOSOMINAE FUHRMANN, 1907.
Anoplocéphalidés de grande taille. Bords postérieurs des segments
parfois dentelés. Pores sexuels doubles ou simples, dans ce dernier cas
ils alternent irrégulièrement. Testicules très nombreux, disposés en un
seul champ ou en deux groupes latéraux. Poche du cirre bien déve-
loppée. Glande vitellogène pouvant faire défaut, on·trouve alors des
cellules vitellines dans l‘ovaire. Utérus tubulaire, parfois très long et
ondulé. Il peut y avoir un grand nombre d'0rganes parutérins ou un
seul. Adultes chez les Ongulés.
Quatre des genres connus se trouvent en France. '.
1. Avîtellina Gouon, 1911.
Thysanosominés de grande taille. Segmentation peu marquée. Pores _
sexuels irrégulièrcment alternants. Testicules peu nombreux, disposés
en deux groupes latéraux de chaque côté des glandes femelles. Poche
du cirre faiblement développée. Glandes vitellogène et coquillière absentes .
5

66 casronns
Utérus formant un sac médian qui s’entoure d’un organe parutérin
contenant tous les œufs. Adultes chez les Ruminants.
Espèce type : Avitellina centripunctata. (Puvourx, 1874).
2. Helictometra Bam, 1927.
Thysanosominés de grande taille. Pores sexuels irrégulièrement alter-
nants, rarement doubles. Testicules disposés en deux champs latéraux,
situés en dehors des vaisseaux excréteurs longitudinaux, Poche du cirre
bien développée, contenant une vésicule séminale interne. Vésicule
séminale externe absente. Glandes sexuelles femelles dans la moitié
porale du segment. Glandes vitellogène et coquillière rudimentaires.
Utérus formé par un long tube replié sur lui-même et remplissant pres-
que tout le segment. Organes parutérins très nombreux, contenant plu-
sieurs œufs. Adultes chez les Ruminants.
Espèce type : HeIz'ctonzet1·agz'ardi (Momnz, 1879).
3. Stilesia RAILLIET, 1893.
Thysanosominés d’assez grande taille, mais toujours très grêles. Seg-
mentation peu visible, sauf dans les derniers segments. Peres sexuels
irrégulièrement alternants. Testieules peu nombreux, disposés sur deux
champs latéraux. Poche du cirre peu développée, pas de vésicules sémi-
nales. Ovaire situé dans la moitié porale du segment, Pas de glandes
vitellogène, ni coquillière. Utérus formé de deux cavités 1·éunies par un
canal étroit qui s`atrophie dans la suite. Deux organes parutérins par
segment. Adultes chez les Ruminants.
Espèce type : Stilesia. globzpunctata (Rivoum, 1874).
4. Thysanosoma Dnxsme, 1834.
Thysanosominés de taille moyenne. Bords postérieurs des segments
dentelés. Organes génitaux doubles. Testicules très nombreux dans la
moitié postérieure de Panneau. Poche du cirre bien développée; pas de
I vésicules séminales. Glandes vitellogène et coquillière absentes. Utérus
formé par un seul tube transverse devenant ondulé dans la suite. Organes
parutérins nombreux. Adultes chez les Ruminants.
Espèce type: T/zysanosoma actinioides Dmsme, 1834.
Fam. DAVAINEIDAE Funnmxun, 1907.
Cyclophyllidés dont le rostre est armé d‘un très grand nombre de
petits crochets en forme de marteau. Les ventouses sont souvent recou-
vertes de plusieurs rangées de petites épines. Les organes génitaux
sont le plus souvent simples, rarement doubles. Les pores sexuels sont
unilatéraux ou alternants. L’utérus est en général sacciforme, persistant.

nixcnosns 67
D’autre fois, il peut se résoudre en capsules ovifères ou encore se vider
dans un appareil parutérin. Adultes chez les Oiseaux et les Mammifères.
Cette famille se divise en trois sous-familles :
Subfam. OPHRYOCOTYLINAE Funnuarm,1907.
Scolex caractérisé par le fait que le rostre est de très grande taille. Les
ventouses ne sont en général armées que sur leur bord antérieur. Utérus
saceiforme, persistant.
Un seul genre connu en France :
Ophryocotyle Fans, 1869.
Rostre de grande taille armé d’une double couronne de crochets. Il
arrive souvent que sa musculature, en se contractant irrégulièrement,
semble diviser le rostre en un certain nombre de lobes. Les crochets
_ apparaissent par ce fait, disposés suivant une ligne brisée. Pores
génitaux irrégulièrement alternants. Utérus sacciforme, parfois lobé.
Espèce type : Ophryocotyleproteus Fxms, 1869.
Subfam. DAVAINEINAE BRAUN, 1900.
Les ventouses sont toujours armées de plusieurs rangées de petites I
épines. L’utérus se résout en capsules ovifères.
On connaît actuellement cinq genres.
1. Cotugnia Dtamuxs, 1893.
Scolex armé d’une double couronne de petits crochets. Deux appareils
sexuels par segment. Museulature formée par plusieurs couches de
muscles longitudinaux séparés par des muscles transversaux. Testicules
en un ou en deux groupes. Conduits sexuels passant à la face dorsale
des vaisseaux excréteurs et du nerf. L’utérus se résout en capsules ovi-
fères ne contenant qu‘un scul œuf. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : (fotugnia dzjgonopora (Pasouatx, 1890).
2. Davainea R. BLANCHARD, 1891.
Scolex armé d’une double couronne de petits crochets. Il y a générale-
ment peu de segments et les Vers sont de petite taille. Pores sexuels
alternant régulièrement. Capsules ovifères ne contenant qu’un seul œuf.
Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Dcwainea proglottina (Davmmz, 1860).
3. Davaineoides Funnmxmv, 1920.
Davaineinés à segments courts. 6 à 20 vaisseaux excréteurs longitudi-
naux. Pores sexuels irrégulièrement alternants. Testicules nombreux.
Un seul œuf par capsule.
Espèce type: Davaineoides vzjginlivasus (Sxnmnmn, 1914).

68 cnsronns
4. Pûrogyllia RAILLIET et HENRY, 1909.
Scolex armé de trois couronnes de petits crochets. Les segments sont
beaucoup plus larges que longs. Pores sexuels unilatéraux. Les organes
génitaux femelles se trouvent dans la moitié porale du segment. Utérus
se résolvant en capsules ovifères ne contenant qu’un seul œuf. Adultes
chez les Galliformes.
Espèce type 2 Porogynia pzzronai (Monmz, 1892).
5. Raillietîna FUHRMANN, 1920.
Scolex armé de deux couronnes de petits crochets. Pores sexuels unila-
téraux ou irrégulièrement alternants. Utérus se résolvant en capsules
ovifères contenant un seul ou plusieurs œufs. Adultes chez les Oiseaux et
les Mammifères.
Espèce type : Raillietina tetragona (Momn, 1858).
Ce genre se subdivise en quatre sous-genres :
I. Fuhrmannetta S*m.ss et Onnsmmv, 1926.
Pores sexuels irrégulièrement alternants. Capsules ovifères contenant
plusieurs œufs.
Espèce type: Fulzrnmnnetla crassula (Ronox.1-nr, 1819).
II. Paroniella. FUHRMANN, 1920.
Pores sexuels unilatéraux. Capsules ovifères contenant un seul œuf.
Espèce type : Paroniellzz langzîrpirza (F onmmzvn, 1908).
III. Raülîetîna. Srmas et Onnnmn, 1926.
Pores sexuels unilatéraux. Capsules ovifères contenant plusieurs œufs.
Espèce type : Raillietina. tczmgona (Momiv, 1858).
IV. Skriabînia. FUHRMANN, 1920.
Pores sexuels irrégulièrement alternants. Capsules ovifères contenant
un seul œuf.
Espèce type : Slcriabz'nz'a cesticillus [Momn, 1858).
Subîam. IDIOGENINAE Fnnnnxmv, 1907.
Scolex souvent absent, remplacé par un pseudoscolex formé aux
dépens `des premiers anneaux. Utérus se vidant dans un organe paru-
térin. Adultes chez les Oiseaux. ,
Cette sous—famille contient trois genres.
1. Cllüpmallia M0N·r1cELL1, 1893.
Scolex armé de deux couronnes de petits crochets. L’utérus se résout
en capsules ovifères qui sont ensuite entourées par un volumineux organe
parutérin situé dans la moitié antérieure du segment. Adultes chez les
Oiseaux.
Espèce type : Clmpmania taurz'c0!Iz's (CHAPMAN, 1876).
I

nmcmosss 69
2. Idiogenes Kmimm, 1869. ' ` '
Scolex le plus souvent absent, remplacé par un pseudoscolex. Segments
mûrs toujours plus longs que larges. Utérus en forme de fer-à-cheval, se
vidant dans un organe parutérîn allongé. Adultes chez les Oiseaux. I u
Espèce type : Idiogenes otidzls Knaann, 1869.
3. Schistometra Cuononxowsxv, 1912. _ .
Scolex portant une double couronne de petits crochets. Ventouses
inermes, caractérisées par la présence de deux petits appendices sur
chacune d’elles. `Organes génitaux femelles dans la moitié porale du seg-
ment. L’utérus se résout en capsules ovifères ne contenant qu’un seul
œuf et qui sont ensuite entourées par un organe parutérin dont la partie
postérieure est lobée. Adultes chez les Oiseaux. ·
Espèce type : Schistometra con0z'dez's [Bnocn, 1782). ·
Fam. DILEPIDIDAE Funammn, 190'7.`
Cyclophyllidés dont le scolex est rarement dépourvu de rostre. liores
sexuels marginaux. Organes génitaux en général simples, parfois dédou-
blés. Utérus de forme variable, persistant, se résolvant en capsules
ovifèrcs, ou·bien se vidant dansrun organe parutérin. Adultes chez les
Oiseaux et les Mammifères. I `_
Cette famille se divise en trois sous-familles suivant l’évolution' de '
l’utérus. , ·
Subfam. DILEPIDINAE Funnmaxw, 1907. ` ·
Dilépididés dont l’utérus sacciforme ou lobé est persistant dans les
segments mûrs.
Il existe quinze genres de cette sous-famille chez les Vertébrés de
F rance. _ .
1. Angulariella Srnmn, 1928 (syn. Angularia Cmmc, 1906 nec Koxnm,
1892). · .
Les crochets du rostre sont disposés suivant une ligne brisée. Pores
sexuels irrégulièrement alternants. Conduits sexuels passant à la face
dorsale des vaisseaux excréteurs. Utérus irrégulièrement lobé. Adultes
chez les Oiseaux.
Espèce type : Angulariella beema (Cnnnc, 1906).
2. Anomotaenia Cons, 1900.
Le rostre est armé d’une double couronne de crochets. Peres sexuels
irrégulièrement alternants. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux _
excréteurs. Testicules nombreux, dans la partie postérieure de l’anneau.
Utérus sacciforme souvent lobé. Adultes chez les Oiseaux et les Mammi-
fères. .
Espèce type : Anomotaenia microrlzyncha (Kxumnn, 1869).

70 cnsronns
3. Amoebotaenîa Coniv, 1899.
, Rostre armé d’une seule rangée de crochets. Scolex relativement grand,
mais strobile de petite taille. Peres sexuels régulièrement alternants.
' Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Testicules nom-
breux dans la moitié postérieure du segment. Utérus mûr sacciforme.
Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Ameebotaenia cuneata (v. Lmsrow, 1872).
4. Catenotaenia Janxcxr, 1904.
Scolex inerme, dépourvu de rostre. Peres sexuels irrégulièrement
alternants. Conduits sexuels passant à la face dorsale des vaisseaux
excréteurs. Testicules nombreux, dans la moitié postérieure du segment.
Utérus sacciforme au début, puis fortement ramifié. Adultes, chez les
Rongeurs.
Espèce type: Catenotaenia pusilla (Gonzn, 1782).
5. Chitonûfecla MEGGITT, 1927.
Rostre armé d’une double couronne de crochets. Pores sexuels irrégu-
lièrement alternants. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excré-
teurs. Glandes génitales ayant tendance à déborder dans le parenchyme
cortical. Utérus fortement lobé. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type 2 Chitonorecm agrtosta MnGc1·r·r, 1927.
6. CyGl0I‘Cl1îd3. Furmimmn, 1907.
Rostre armé d’une double couronne de crochets caractérisés par la
présence d‘une base énorme et d’une petite lame. Peres sexuels unila-
téraux. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Testi-
cules très nombreux, formant un cercle autour des glandes femelles.
Utérus sacciforme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Cyclorc/zz'da omalancristrem (Wenn, 1856).
7. Cyclustera Fnnanxiviv, 1901.
Rostre armé d’une double couronne de crochets. Peres sexuels régu-
lièrement alternants. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excré-
teurs et débouchant dans un canal génital commun. Testicules très
nombreux occupant le parenchyme dorsal. Utérus en forme d‘anneau,
présentant des évaginations dans la suite. Adultes chez les Oiseaux.
‘ Espèce type : Cyclustem capito [Rnnonrnr, 1819).
8. Dîlepls WEINLAND, 1858.
Rostre armé d‘une double couronne de crochets. Peres sexuels unila-
téraux. Conduits sexuels passant à la face dorsale des vaisseaux excré-
teurs. Testicules dans la moitié postérieure du segment. Utérus sacci-
forme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Dilepis undula (SCHRANK, 1788).

nmonosns 71
9. Gryporhynchus NoxwMANN, 1832.
Rostre armé d’une double couronne de crochets. Pores sexuels unila-
téraux., Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Cirre
caractérisé par la présence d’une ou de deux paires de gros crochets à sa
base, et situés dans des poches particulières. Testicules peu nombreux.
Utérus sacciforme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Gryporhynchus c/zeilarzcristrotus (Wenn, 1856).
10. Paradilepis Hsü, 1935.
Rostrc armé d’une double couronne de crochets. Pores sexuels unila-
téraux. Conduits sexuels passant à la face dorsale des vaisseaux excré-
' teurs et du nerf. Testicules au nombre de quatre, de part et d’autre des
glandes femelles; il n’y a pas de vésicule séminale externe. Utérus
· sacciforme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Paradilepis duboisi Hsü, 1935.
11. Parîcterotaenia FUHRMANN, 1932.
Rostre armé d’une seule couronne de crochets. Pores sexuels irrégu-
lîèrement alternants. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excré-
teurs. Testiculcs nombreux, dans la moitié postérieure du segment.
Utérus sacciforme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Paricterotaenia porosa (Runonrm, 1810).
12. Lateriporus Fummxmv, 1907.
Hostre armé d’une seule couronne de crochets. Pores sexuels unilaté-
raux. Conduits sexuels passant à la face dorsale des vaisseaux excréteurs.
Testîeules en arrière ou sur les côtés des glandes génitales femelles. _
Utérus sacciforme. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Lateriporus tercs (Knxmm, 1869).
13. Liga WVEINLAND, 1857.
Rostre armé d’une double couronne de crochets. Strobile formé de peu
d’anneaux (7-16). Pores- sexuels régulièrement alternants. Conduits
sexuels passant à la face dorsale des vaisseaux excréteurs. Utérus
sacciforme, devenant lobé. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Liga brasz'Zz'ensz's (Panoiu, 1901).
14. Trîchocûphaloidîs SINITZKN, 1896.
Rostre armé d’une seule couronne de crochets. Pores sexuels unilaté-
raux, rapprochés de la face dorsale du segment. Conduits sexuels passant
à la face dorsale des vaisseaux excréteurs. Testicules peu nombreux,
dans la partie postérieure du segment. Utérus sacciforme. Adultes chez
les Oiseaux.
Espèce type : Trz'chocephaIoz'dis mcgalocephala (Knxnmz, 1869).
15. Valîpora Lmron, 1927.
Rostre armé d’une seule couronne de crochets. Pores sexuels unilaté-

· 72 cnsroons
raux. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Atrium
génital à parois fortement musclées. Testicules sur les côtés et en arrière
des glandes génitales femelles. Utérus sacciforme devenant lobé. Adultes
chez les Oiseaux.
Espèce type : Valzpora mutabilis LxN·roN, 1927.
Subfam. DIPYLIDIINAE STILES, 1896.
Dilépididés dont l’utérus sacciforme ou réticulé se résout en capsules
ovifères.
On connaît aujourd’hui six genres présents en France.
1. Ghoanotaenia RAILLIET, 1896 (syn. ]l[on0pylz`a'z'um F UHRMANN, 1899).
Rostre armé d’une ou de deux couronnes de crochets. Pores sexuels
irrégulièrement alternants. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux
excréteurs. Testicules nombreux, dans la moitié postérieure du segment.
Utérus sacciforme, devenant lobé et se résolvant en capsules ovifères ne
contenant en règle générale qu’un seul oeuf. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : C/zoanotaenia galbulae (Znmzn, 1803).
2. Diplopylidium Bnnimw, 1913.
Rostre armé de 2 à 5 couronnes de crochets, les premiers étant de
grande taille, présentant nettement une garde, une lame et un manche.
Pores sexuels doubles, débouchant dans la moitié antérieure du segment.
Conduits sexuels passant entre les vaisseaux·excréteurs. Les organes ‘
génitaux sont doubles. Le vagin débouche en avant ou au-dessus de la
· poche du cirre. Testicules ne dépassant pas 70. Utérus réticulé se résol-
vant en capsules utérines ne contenant qu`un seul œuf. Adultes chez les
Mammifères et les Oiseaux.
Espèce type : Dzplopylidium genettae Bannimn, 1913.
3. Dipylidium Lnucxanr, 1863.
Rostre armé de plusieurs couronnes de petits crochets ayant tous la
forme d`épines de rosier. Pores sexuels doubles, débouchant vers le
milieu du segment. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excré-
teurs. Les organes génitaux sont doubles. Testicules très nombreux.
Vagin débouchant en arrière de la poche du cirre. Utérus réticulé, se
résolvant en capsules ovifères contenant plusieurs œufs. Adultes chez les
Mammifères.
Espèce type : Dzpylidium caninum (L11~1NÉ, 1758).
4. Joyeuxiella Fcnnmmn, 1935 (syn. Joyeuxia Lox>nz—NnYuA, 1927 nec
TOPSENT, 1890).
Rostre armé de plusieurs couronnes de petits crochets en forme d`épi-
nes de rosier. Pores sexuels doubles débouchant dansla moitié antérieure
du segment. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs.

nncuosxzs 73
Organes génitaux doubles. Testicules peu nombreux, toujours moins
de 90. Vagin débouchant en arrière de la poche du cirre. Utérus réticulé
se résolvant en capsules ovifères ne contenant qu’un seul œuf. Adultes
chez les Mammifères.
Espèce type zloyeuxiellq chyzeri (Dmmuzn, 1892).
5. Kowalewskiella Baczvxsiu, 1914.
Rostre armé d’une seule couronne de petits crochets. Pores sexuels
irrégulièrement alternants. Conduits sexuels passant entre les vaisseaux
excréteurs. Testicules situés en avant et en arrière des glandes femelles.
Segments toujours plus longs que larges. Utérus sacciforme, se résol-
vant en capsules ovifères, ne contenant qu`un seul œuf. Adultes chez les
Oiseaux.
Espèce type : Kawalcwskiella Iongiannulata Bacz-rrxsxa, 1914.
6. Malika Woonnnwn, 1929.
Dipylidiinés dont le rostre est armé d’une couronne de crochets. Tous
les segments, sauf les derniers, plus larges que longs. Pores génitaux
unilatéraux, conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs.
Ovaire poral(‘?), glande vitellogène médiane. Utérus se résolvant en
capsules contenant plusieurs œufs. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Malz'ka oedicnemus Woonnaun, 1929.
Genre mal défini.
7. Southwellia Mocns, 1925.
Dipylidiinés dont le rostre est armé d’un double couronne de grands
crochets (120). Pores génitaux unilatéraux situés près du bord antérieur
du segment. Poche du cirre volumineuse. Testicules nombreux, situés
autour des glandes femelles. Utérus se résolvant en capsules contenant
5 à 9 œufs. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Southwellia gallinarum (Souruwmn, 1921).
Subfam. PARUTERININAE FUHRMANN, 1907.
Dilépididés dont l‘utérus est sacciforme, se vidant ensuite dans un
organe parutérin fibreux, qui finit par englober tous les œufs.
Sept genres de cette sous·famiIle se trouvent en France.
1. Anonchotaenia Come, 1900.
Scolex dépourvu de rostre. Pores sexuels irrégulièrement alternants.
Conduits sexuels passant à la face ventrale des vaisseaux excréteurs.
Testicules peu nombreux, à la face dorsale du segment. Glandes génitales
femelles petites. L’organe parutérin se trouve en avant de l‘utérus.
Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Anonclwtaenia globata (v. Lmsrow, 1879).

74 cnsronns
2. Biuterîna F Uanmawx, 1902.
‘ Scolex pourvu d’un rostre armé d‘une double couronne de crochets,
de forme triangulaire. Pores sexuels irrégulièrement alternants. Conduits
sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Utérus simple au début,
puis formé de deux parties qui se vident dans un organe parutérin situé
dans la moitié antérieure du segment. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Biuterina clavulus (v. Lmsrow, 1888).
3. Metroliasthcs Rmson, 1900.
Scolex dépourvu de rostre. Poressexuels irrégulièrement alternants.
Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. lfutérus gravide
est formé de deux cavités sphériques plus ou moins fusionnées et qui
se vident dans un organe parutérin médian. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type: .ZlIetr0Iz'ast/tes Zzzcida, R.iNs0M, 1900.
4. Neyraia Jovnvx et TIMON·DAVID, 1934.
Parutérininés dont le rostre est armé d’un nombre de couronnes de
crochets supérieur à deux. Crochets de la première rangée assez régu-
lièrement triangulaires, ceux des rangées suivantes plus allongés. Pores
sexuels irrégulièrement alternants. Conduits sexuels passant entre les
vaisseaux excréteurs. Utérus se dédoublant en deux masses. Un organe
parutérin se trouve dans la partie antérieure du segment et entoure
l’utérus. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Neyraia intricata (Knxsnn, 1882).
5. Octopetalum Bxvms, 1914. .
Scolex dépourvu de rostre. Chaque ventouse munie de deux petits
prolongements papillaires. Pores sexuels irrégulièrement alternants.
Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Utérus sacei-
forme, se vidant dans un organe parutérin cylindrique situé dans la
moitié antérieure du segment. Adultes chez lps Oiseaux.
Espèce type : Octopetalum gutterae Bxvms, 1914.
6. Parlltefllla FUHRMANN, 1906.
Scolex pourvu d’un rostre armé d’une double couronne de crochets.
Pores sexuels unilatéraux ou irrégulièrement alternants. Conduits
sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Utérus sacciîorme débou-
chant dans un organe parutérin antérieur. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Pm·uterz'na angustata. F urmiunivn, 1906. .
7. Rhahdomctra Cnonomcowsxv, 1906.
Scolex dépourvu de rostre. Pores sexuels irrégulièrement alternants.
Conduits sexuels passant entre les vaisseaux excréteurs. Utérus médian,
tubulaire, souvent dilaté, se vidant dans un organe parutérin antérieur.
Adultes chez les Oiseaux. ·
Espèce type : R/zaàdometnz tomica Cnononxovvsxv, 1906.

nuioxosxzs 75
Fam. HYMENOLEPIDIDAE FUHRMANN, 1907.
Rostre armé d’une seule couronne de crochets, le plus souvent au "
nombre de 8, de 10 ou davantage; le rostre peut manquer dans certains
cas, le scolex est alors inerme. Glandes sexuelles en général simples,
rarement doubles. Pores sexuels unilatéraux, parfois doubles. Les con-
duits sexuels passent à la face dorsale des vaisseaux excréteurs. Les
testicules sont au nombre de un, deux, le plus souvent trois et parfois
davantage. Il existe une vésicule séminale externe et une interne. Utérus
en général sacciforme, rarement réticulé, se résolvant parfois en capsules
ovifères. Adultes chez les Oiseaux et chez les Mammifères.
Cette famille se subdivise en trois sous-familles.
Subfam. HYMENOLEPIDINAE Pnmuim, 1897.
[iymenolépididés dont l’utérus est toujours sacciforme. Adultes chez
les Oiseaux et les Mammifères.
Cette sous-famille contient huit genres se trouvant en France.
1. Diorchis Crime, 1903.
Ilymenolépidinés dont le scolex porte toujours dix crochets. Deux
testicules par segment.
Espèce type : Diorchis acuminata (Canne, 1902).
2. Diploposthe Jxcom, 1896.
Ilymenolépidinés dont le rostre est armé de dix crochets. Pores
sexuels doubles. Deux poches du cirre et deux vagins par segment, mais
un seul complexe d’organes génitaux femelles, médian, ainsi que trois à
sept testicules. Utérus fortement lobé. _
Espèce type : Dzlplopost/ze laevis (Bnocn, 1782).
3. Drepanidotaenia Rxnamr, 1892.
Ilymenolépidinés dont le rostre est armé de 8 crochets. Glandes
sexuelles femelles porales, testicules antiporaux, disposés suivant la
largeur du segment.
Espèce type : Drepanidotaenizz lzmœolata (Broca, 1782).
4. Echinocotyle BLANCHARD, 1891.
Ilymenolépidinés dont le rostre est armé de dix crochets. Ventouscs
grandes, peu profondes, armées sur leur bord et au milieu, de petits
crochets. Sacculus accessorius toujours présent. Le reste de l‘anatomie
comme chez Ilymenolepis.
Espèce type : Eclzinocotyle rosseteri Bnmvcmmn, 1891.

76 cnsronxs
5. Haploparaxis Cmmc, 1903.
Hymenolépidinés dont le rostre est en général armé de dix crochets.
Un seul testicule par segment.
Espèce type : Haploparaxis jîlum (Gonzn, 1782}.
6. Hymenofimhria SKRIAMN, 1914.
Hymenolépidinés dont le rostre est armé de dix crochets. Il existe
dix vaisseaux excréteurs longitndinaux. Anatomie comme chez Hyme-
nolepis mais avec un sacculus accessorius dans la poche du cirre.
Espèce type : Hymenofimbria merganseri SKRIABIN, 1914.
7. Hymenolepis WEINLAND, 1858 (syn. Weinlazzdia MAYHEW, 1924;
Wardz`um MAYHEW, 1924; Fuhrmanniella TsEN—SnEN, 1932).
Rostre armé le plus souvent de huit, dix, ou davantage de crochets
et faisant rarement défaut. Trois testicules par segment. On trouve par-
fois un sacculus accessorius.
Espèce type : Hymenolepis diminuta (Runonrni, 1819).
8. Uligorchis FUHRMANN, 1906.
Hymenolépidinés ayant quatre à sept testicules par segment. Le reste
de l’anatomie comme chez [/ymenolepis.
_ Espèce type : Olzgorchis strangulata FUm1MANN, 1906.
Subfam. FIMBRIARIINAE Wonnruücan, 1900.
Hymenolépididés caractérisés par un pseudoscolex bien développé.
Strobile sans segmentation externe distincte. Vaisseaux excréteurs
longitudinaux au nombre de six à onze. Ovaire et utérus réticulés, le
plus souvent non segmentés. Adultes chez les Oiseaux.
Cette sous—famille contient deux genres :
1. Fimbriaria Fnonmcn, 1802.
F imbriariinés avec pseudoscolex fortement plissé ne renfermant pas
d’ébauches d`organes génitaux. Strobile sans segmentation externe ou
interne. Six à huit vaisseaux excréteurs longitudinaux réunis entre eux
irrégulièrement par des vaisseaux transverses. On trouve plusieurs
poches du cirre et vagins, sur une seule coupe transversale. Ovaire et
utérus réticulés, parcourant tout le strobile sans être segmentés. Dans
les derniers segments, l’utérus se dissocie en tubes contenant de nom-
breux œufs.
Espèce type : Fimbriaria fasciolaris (PALLAS, 1781).
2. Fimbriarioides FUHRMANN, 1932.
F imbriariinés avec pseudo-scolex triangulaire, renfermant les ébauches
des organes génitaux. Pas de segmentation externe, mais il existe une
segmentation interne du strobile. Huit à onze vaisseaux longitudinaux,

macivosns 77
reliés par des vaisseaux transverses dans la partie postérieure de chaque
segment. Poche du cirre musculeuse, cirre armé. Testicules au nombre
de trois. Ovaire réticulé. L’utérus réticulé, parcourant toute la longueur
du strobile.
Espèce type : Fimbriarioides intermedia (Founuxmv, 1913).
Subfam. PSEUDHYMENOLEPIDINAE Jovnox et Bxsn, 1935.
Hymenolépididés caractérisés par le fait que le strobile est fortement
hyperapolytique et que les segments se détachent avant l’apparition des
ébauches génitales, pour atteindre leur maturité isolés dans l’intestin de
1`hôte. L’utérus se résout en capsules ovifères ne contenant qu’un seul
œuf.
Cette sous-famille ne contient qu’un seul genre :
Pseudhymenolepis J ovnux et Bxnn, 1935.
Pseudhymenolépidinés caractérisés par le fait que le scolex se détache
très tôt du strobile et que les segments continuent à vivre et à s’accroître
isolément (hyperapolytiques). On constate une segmentation secondaire
des anneaux primitifs. Une seule paire de vaisseaux excréteurs. Capsules
utérines contenant chacune un seul œuf. Adultes chez les Mammifères.
Espèce type : Pseudhynzenolepz's redonica J ovsux et Basn, 1935.
Fam. MESOCESTOIDIDAE F UHRMANN, 1907.
Cyclophyllidés dont le scolex est inerme, dépourvu de rostre. Orifices
sexuels médians, à la face ventrale du segment. Utérus se vidant dans
un organe parutérin rudimentaire. Adultes chez les Oiseaux et les Mam-
mifères. `
Ne contient qu‘un seul genre :
Mesocestoides V.m.i.xm·, 1863.
Ccstodes ayant les mêmes caractères que la famille. Le vagin débouche
en avant ou à côté de la poche du cirre. Les testicules se trouvent dc
chaque côté des organes femelles. Utérus tubulaire, entouré, dans _les
anneaux mûrs, par une sorte de capsule fibreuse.
Espèce type : Mesocestoides ambzguus VAILLANT, 1863.
Fam. NEMÀTOTÀENHDAE Lüns, 1910.
Cyclophyllidés dont le scolex est inerme, dépourvu de rostre. Le
strobile est cylindrique, et la segmentation n’est pas visible à l’œil nu.
Organes génitaux simples. Testicules au nombre d’un ou deux seulement.
L'utérus se résout cn capsules ovifères qui sont englobées par les

78 csswonss
organes parutérins, chaque segment mûr en contient deux ou plusieurs.
Adultes chez les Batraciens.
En France il n’existe qu‘un seul genre :
Nematotaenia Lung, 1899.
Nématotaeniidés n’ayant que deux testicules. L’utérus se vide tôt dans
les organes parutérins qui contiennent 2 à 4 œufs.
Espèce type : Nematotaenia dispar (Goma, 1782).
Fam. TAENIIDAE LUDWIG, 1886.
Cyclophyllidés dont le scolex porte un rostre armé d’une double cou-
ronne de crochets. Le scolex est rarement inerme. Organes génitaux
simples, pores sexuels irrégulièrement alternants. Utérus formant un sac
médian, allongé dans le sens de la longueur du segment, puis devenant
ramifié dans la suite. Adultes chez les Oiseaux et les Mammifères.
Cette famille renferme trois genres ayant des représentants en France.
1. Cladotaenia Cons, 1901.
Rostre armé d’une double couronne de crochets. Segments plus longs
que larges. T esticules disposés suivant deux champs latéraux. Utérus
saceiforme. Adultes chez les Oiseaux rapaces.
Espèce type : Cladotaenia cyIindracea(B1.ocn, 1782).
2. Echînococcus Runorpni, 1810.
Rostre armé d’une double couronne de crochets. Vers de très petite
taille formés de quelques segments seulement. Utérus comme dans le
genre Taenia, mais moins ramifié. Adultes chez les Carnivores.
Espèce type: Echinococcus gmnulosus (Barscn, 1786).
3. Taenia Lmmà, 1758.
Vers de grande taille. Rostre armé d’une couronne de crochets, rare-
ment inermes. Dans ce dernier cas, le rostre rudimentaire est remplacé
par une cinquième ventouse. Testicules très nombreux. Utérus formant
un sac longitudinal se ramifiant dans la suite. Adultes chez les Mammi-
fères et Oiseaux.
Espèce type : Taenia solium Lnwiâ, 1758.
Fam. TETRABOTHRIIDAE FUHRMANN, 1908.
Cyclophyllidés dont le scolex est muni de quatre ventouses présentant
parfois des appendices auriculaires. Dans certains cas, le scolex est

` nracxosas 79
cylindrique ou pyramidal, sans bothridies, mais présente alors à sa base
une collerette charnue.
Les pores génitaux sont unilatéraux. Il existe presque toujours un
atrium génital, très musculeux et parfois garni de longues soies. La
poche du,cirre est petite et débouche dans l’atrium génital par l’inter-
médiairo d’un canalis masculinus. La glande vitellogène se trouve tou-
jours en avant de l’ovaire.L’utérus, saeciforme, peut déboucher au dehors
dans certains cas. Adultes chez les Cétacés, Pinnipèdes et Oiseaux.
Cette famille, très homogène, contient aujourd’hui sept genres qui ont
tous des représentants en France.
1. Anophryocephalus Bnms, 1922.
Tétrabothriidés caractérisés par le scolex qui porte quatre ventouses,
sans appendices auriculaires. Le reste de l’anatomie est identique à cellc·
du genre Tetrabothrium. Adultes chez les Pinnipèdes.
Espèce type : Anophryocephalus anoplzrys Burns, 1922.
2. Chaet0pha1lusNvnm.nv, 1916.
Tétrabothriidés caractérisés par le fait que l’atrium génital est tapissé
de longues soies rigides. Les autres caractères commef pour le genre
Tetrabothrium. Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Chaetophallus robustus Nvmîun, 1916.
3. POI'0t&8I1ia Szvornusxa, 1917.
Tétrabothrîidés caractérisés parle fait que l’utérus débouche par un
pore utérin préformé. Les autres caractères comme chez Tetrabot/zrium.
Adultes chez les Oiseaux.
Espèce type : Porotaenùz setzgcra Szrorimsxa, 1917.
4. Prîapocephnlus Nvnsmiv, 1922.
I Tétrabothriidés dont le scolex est dépourvu de ventouses. Il est
cylindrique et parfois pyramidal présentant à sa base une petite collerette
charnue. L’atrium génital est peu profond et à peine musclé. Le canalis
masculinus fait défaut. Les testicules sont très nombreux. Adultes chez
les Cétacés.
Espèce type : Priapoœplzalus grana'z's Nvnnnm, 1922.
5. Strobilocephalus Bazin, 1932.
Tétrabothriidés caractérisés par le fait que les quatre ventouses sont
petites et que toute la région antérieure du scolex est énormément
développée. Testicules peu nombreux mais de grande taille. Glande
vitellogène à la face ventrale de l’ovaire. L'utérus dépasse latéralement
les vaisseaux excrétcurs longitudînaux et débouche par une ouverture
rudimentaire dorsale. Adultes chez les Cétacés.
Espèce type : Strobilocepltalusi triangularzls (Dinsxxc, 1850). -

80 cnsronns
6. Tetrabothrium RUDOLPHI, 1819 (syn. 2 Prosthecocotyle M0N·r1csLL1,
1892; Bothridiotaenia Lômvmmc, 1896).
Tétrabothriidés dont le scolex est muni de quatre ventouses portant
chacune des appendices auriculaires. Les autres caractères sont ceux de
la famille. Adultes chez les Oiseaux et les Cétacés.
Espèce type : Tetrabothrium macr0cephalunz(RunoLrn1, 1810).
7. Trigonocotyle Bam, 1932.
Tétrabothriidés dont le scolex est caractérisé par la présence de quatre
grandes ventouses circulaires portant chacune trois petits appendices
charnus. L’utérus ne dépasse pas latéralement les vaisseaux longitu- `
dinaux. Adultes chez les Cétacés.
Espèce type : Trzlgonocotyle monticellii (Lxiwrou, 1923).
VI. Ommu DES APOHIDEA FUHRMANN, 1934.
Cestodes dont le soolex est muni de quatre ventouses bien développées
et d’un énorme rostre glandulaire. Ce dernier porte à sa surface un
bourrelet musculaire, disposé suivant une ligne sinueuseàhuit sommets et
muni d’un très grand nombre de petits crochets. Il n’y a pas de conduits
sexuels nid`appareils copulateurs. Les glandes génitales sont folliculaires,
sans délimitation nette. Les testicules occupent le parenehyme médul·
laire. On trouve un germovitellogène cortical. Les œufs se forment dans des
cavités utérines de petite taille.
Fam. NEMATOPARATAENIIDAE Pocnn, 1926.
Aporidés de petite taille présentant les caractères de l’ordre. Le stro-
bile, non segmenté, est cylindrique et porte une profonde gouttière
latérale d’un côté seulement. Les organes sexuels sont disposés en
éventail, autour de la gouttière. Glandes génitales sans limites bien
définies. Cavités utérines corticales. Adultes chez les Oiseaux.
Cette famille contient un seul genre représenté en France.
Nematoparataenia l\1Ai>masToNE et Souruwsm., 1922.
Diagnose comme pour la famille.
Espèce type : Nematoparataenia paradoxa Mxrtnsrowu et Sonrrnwnm.,
1922.

CESTODES DES VERTEBRES
POISSONS ’
CESTODES DES SÉLACIENS
TABLEAU mas cannes
1. Scolex dépourvu de bothrîdies, région apicale charnue, région
postérieure munie d’un long vélum .... Disculiceps, p. 83
- Scolex pourvu de bothridies ............. 2
2. Scoleic portant deux ou quatre bothridies armées ou inermes. . 3
—- Scolex très long, portant deux ou quatre bothridies et quatre
_ tentacules armés de crochets. Les tentacules font très rarement
défaut. Le scolex est alors pourvu de quatre hothridies .... 16 ,
3. Scolex muni de quatre bothridies inermes, en général pédon-
culécs ct cloisonnées, rarement sessiles ......... 4
— Scolex muni de deux ou de quatre bothridies simples ou cloison-
nées, armées de crochets et parfois d’épines ....... 12
4. Scolex pourvu d’un myzorhynchus .......... 5
—— Soolex dépourvu de myzorhynchus ...... . . . . 6
5. Bothridies petites, sessiles, ressemblantà des ventouses. . .
. .° ............. Discobothrium, p. 84
— Bothridics grandes, pédonculées, ne ressemblant pas à des
ventouses ........... Echeneibothrium, p. 85
6. Bothridies foliacées ............... 7
— Bothridies globuleuses, cylindriques, ou en forme de cuiller. . 9
7. Bothridies simples, parfois à bords découpés, portant chacune
une ou deux ventouses .............. 8
—— Bothridies simples, à bords parfois cloisonnés, dépourvues de
véritables ventouses ........ Anthobothrium, p. 88
8, Bothridies portant chacune deux ventouses, l'une apicale et
l’autre centrale ........ Orygmatobothrium, p. 89
6

82 cnsronns
— Bothridies à bords parfois découpés, portant chacune une seule
ventouse apicale ......... Phyllobothrîum, p. 90
9. Bothridies sessiles, ressemblant à des ventouses .....
............... Prosohothrîum, p. 94
— Bothridies pédonculées ne ressemblant pas à des ventouses. . 10
10. Bothridies partiellement fusionnées deux à deux ...... 1 1
- Bothridies indépendantes les unes des autres, globuleuses. .
............. Scyphophyllidium, p. 96
11. Ventouses apicales de petite taille .... Dinobothrium, p. 94
- Ventouses apicales de grande taille ..........
............... Geratobothrium, p. 95
12. Scolex portant deux bothridies armées d’épines ......
............... Echinobothrium, p. 96
— Scolex portant quatre bothridies armées de crochets ..... 13
13. Chaque bothridie munie de deux paires de crochets .....
............... Calliobothrium, p. 99
·—— Chaque bothridie munie d‘une seule paire de crochets .... 14
14. Chaque crochet est bifide ou trifide .......... 15
·— Chaque crochet est simple ..... Onchobothrium, p. 101
15. Bothridies divisées en trois loculi par des septes transverses. .
....... . .... .. . . Acanthobothrium, p. 101
—- Bothridies simples, non divisées. . . Cylindrophorus, p. 105
16. Scolex muni de quatre bothridies ........... 17
— Scolex muni de deux bothridies ........... 21
17. Scolex dépourvu de trompes, de bulbes et de gaines .....
............... Aporhynchus, p. 106
-— Scolex pourvu de trompes, de bulbes et de gaines ..... 18
18. Bases des trompes nues, crochets dissemhlables ......
................. Florïceps, p. 107
- Bases des trompes armées, crochets semblables ...... 19
19. Poche du cirre pourvue d‘une vésicule contractile accessoire. .
................. Gîlquînia, p. 109
— Poche du cirre dépourvue d‘une vésicule contractile accessoire. 20
20. Bothridies très allongées, étroites et peu saillantes .....
............... . Tentacularia, p. 110
-— Bothridies ovalaires, saillantes ...... Nybelinia, p. 111
21. Organes génitaux doubles ..... Dihothrîorhynchus, p. 113
- Organes génitaux simples ............. 22
22. Trompes émergeant à l’intérieur des bothridies ......
.............. Sphyriocephalus, p. 114
— Trompes émergeant en dehors des bothridies .... l . . 23
23. Tous les crochets des trompes semblables ........ 24
— Plusieurs sortes de crochets ............. 27
24. Pars bulbosa. plus de trois fois plus longue que les autres parties

mas SÉLACIENS 83
du seolex ....... , . . . Eutetrarhynchus, p. 115
— Pars bulbosa jamais plus de deux fois plus longue que les autres
parties du scolex ................ 25
25. Strobile formé de quatre à sept segments seulement ....
............... Ghrîstianella, p. 117
— Strobile formé d’un grand nombre de segments ..... 26
26. Bothridiesà bords recourbés, formant un angle de 45° entre
elles .............. Dlesîngiella, p. 121
— Bothrîdies peu profondes, ne formant pas un angle de 45° entre
elles ........... Tetrarhynchobothrium, p. 121
27. Chaque bothridie munie à son bord postérieur de deux petites
papilles garnies d‘épines ....... Otobothrium, p. 122
— Bothridies sans papilles .............. 28 `
28. Bases des trompes armées d’un seul gros crochet et de petites
épines .............. Oncomegas, p. 124
— Bases des trompes armées de plusieurs assez gros crochets. . 29 .
29 Scolex pourvu d’un renflement en arrière des bulbes .....
.............. Lacistorhynchus, p. 124
— Scolex dépourvu d’un rcnflemcnt en arrière des bulbes .... 30
30 Bulbes très petits, crocl1ets à la base des trompes différents des
autres ............ Callotetrarhynchusp. 126
— Bulbes de taille moyenne, crochets à la base des trompes
identiques aux autres .......... Grillotîa, p. 127
G. DISCULICEPS Jovnux et Basri, 1936.
Diagnose, page 48.
Une seule espèce connue :
Disculiceps pilaatum (Lim-ou, 1890) (fig. 26). —¤,`
Long. : 140 à 500 mm. Larg. maxima: 5 mm. P  
La tête, formée d’un coussinet charnu dé-    
pourvu de ventouses ou de bothridies, est sui-   g M  
vie d’un vélum; elle a 2 mm. de diamètre et    
environ 2,5 mm. de long. Le vélum a 2,5 mm.  .—    
de long. et 1,2 mm. de diamètre. Les segments ' i?,7 ji’ J `i‘i
mûrs sont plus larges que longs; les pores se-  Z/ _ _ _,
xuels alternent irrégulièrement et sont déplacés ~ jf '
vers ·la’face ventrale du segment. Le vagin, à Fm- 26. wmdiœp8püm_
parois epaisses, débouche en avant de la poche zum (Lint.) scolex(d’après·
du cirre et croise cette dcrnière.· Les testicules Pl¤m€*`)·
sont excessivement nombreux, environ 600, et
occupent une seule couche continue à la face dorsale du segment. L’utérus

Sl! cnswomzs
mûr, sacciforme, présente des évaginations latérales. Les œufs mesurent
80;:. sur 110p..
Adulte chez Cara/zarodon lamia Hrs. Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. DISCOBOTHRIUM VAN BENEDEN, 1871.
Diagnose, page 47.
Une seule espèce connue :
Discobothrium fallax VAN Bxmnnxm 1871 fi . 27-28 . I
1 g
Long. 2 120 à 150 mm. Larg. mamma : 1,5 mm.
Le scolex :1920 à 1,6 mm. de diamètre et orte à son extrémité a ieale
, . . P
un enorme myzorhynehus glandula1re qui a 820 à 950,:. de diamètre. Les
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    I   "*?î   `>*'l È [ ( " ' `
Fm. 27. - lliscobothrium fallax V. Ben. Deux aspects du scolex (orig,).
quatre bothridies, ressemblant à des ventouses de Ténia, sont de petite
taille, 100 à 220pt, se trouvant en avant ou en arrière du myzorhynehus,
suivant l’état de contraction de ce dernier. Tous les segments sont plus
· longs que larges, ils ont 2 à 3 mm. de long et 1 mm. à 1,5 mm. de large.
Les pores sexuels alternent irrégulièrement et se trouvent dans la moitie
postérieure du bord latéral du segment. La poche du c1rre a env1ron 160 y.
de long sur 46;:. de diamètre. Il y a 20-25 testicules par segment.
_ Adultes Chez les Raies, Raja clavata L. Raja macror/zyncha RAF. et Rafa

. mas srîmcixzms 85
punczaza Ris. La larve plérocercoïde a été trouvée chez un Crabe indéterminé
à Banyuls (Pyrénées-Orientales). ,
Fii`¢iî¥ï*îz§§@%ë§;·§;`;;-ML
  a. _ ·:·t~`   w ww  
   
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Fm. 28. — Dzscobothrium fallux V. Ben. Segment adulte (orig,).
Signalé en France, à Banyuls (Pyrénées-Orientales) et à Marseille (Bouches-
du·Rhône).
G. ECHENEIBOTHRIUM VAN Biamannn, 1850.
Diagnose, page 49.
Ce genre renferme aujourd‘hui 9 espèces dont 5 chez des Sélaciens: des
eaux françaises. •
Truman nus Esrècns.
1. Myzorhynchus volumineux, plus large que le cou. varîabile, p. 85
— Myzorhynchus pas très gros, moins large que le cou ..... 2
2. Myzorhynehus très long et mobile ..... dubium, p. 86
— Myzorhynchus petit ................ 3
3. Bothridics cloisonnées transversalcment. . . minimum, p. 86
— Bothridies non cloisonnées transversalement ....... 4
· 4. Bothridies foliacées,complètement cloisonnées. tumidulum, p. 86
— Bothridies sphériques, partiellement cloisonuées ......
................ julîevansium, p. 86
1. Echeneîbothrîum variabile Vm Baumann, 1850 (fig. 6).
Long. : 35 à 70 mm. Larg. maxima: 600 p..
Le scolex est caractérisé par la présence d’un très gros myzorhynchus

86 cusromzs
terminé par un volumineux appareil glandulaire. Les bothridies sont
assez fortement pédonculées et peuvent adopter toute une série d’aspects
dilïérents. Elles sont presque toujours cloisonnées. Il y a 20 à 27 testicules
occupant tout le parenchyme médullaire. La poche du cirre est très
grande, 220 p. de long, et atteint le milieu du segment.
Adultes chez les Baies, Raja clavaza L., Raja punctata Bis., Raja r-ulzus
LAc. Développement inconnu.
Cette espèce paraît très répandue; elle a été signalée dans la Manche et à
Banyuls (Pyrénées·©rientales).
2. Echeneibothrium dubium VAN BENEDEN, 1858 (fig. 29).
Long. : 8 à 15 mm. Larg. maxima : 230 p,.
Le scolex est caractérisé par la présence d’un très long myzorhynchus,
protractile, terminé par une ventouse. Les bothridies, très mobiles, peuvent
être plus ou moins cloisonnées. Il y a 16 à 20 testicules disposés suivant
deux rangs parallèles dans la moitié antérieure de l’anneau. La poche du
cirre est grande et mesure 190 y. de long sur 110 y. de diamètre. Les œufs
sont sphériques et ont un diamètre de 55 pt.
Adulte chez les Raies, Raja batis L. et Raja panctata Ris. et chez la Paste-
nague, Trygon pastinaca L.
Cette espèce n‘est connue que dans la Manche.
3. Echeneihothrium minimum VAN Bnmmnw, 1850.
Long. 2 15 à 17 mm.
Le scolex présente quatre bothridies foliacées, cloisonnées transversale-
ment et formant un certain nombre de logettes. Le myzorhynchus est peu
développé. Il y a environ 20 testicules. La poche du cirre est très grande
et contient un cirre dont la base est armée de très grosses épines.
Adulte chez la Pastenague, Trygohpaszinaca L. et chez les Baies, Raja cla-
vata L. et Raja basis L. Développement inconnu.
Cette espèce ne semble avoir été signalée que dans la Manche.
4. Echeneibothrium tumidulum (Runommx, 1819).
Long. :10 à 160 mm. Larg. maxima : 500 y. à 1 mm.
Le scolex porte quatre bothridies allongées, complètement divisées
par une cloison longitudinale et plusieurs cloisons transversales. Il y a .
` environ 20 à 25 testicules situés dans la moitié antérieure de l‘anneau.
La poche du cirre est grande et atteint le milieu de Panneau.
Adulte chez la Torpille, Torpedo marmorata Ris., la Pastenague, Trygon.
pastinaca L. et les Haies, Raja clavata L. et Raja bazis L. Développement
inconnu.
Non signalé en France.
5. Echeneibothriuni julievansîum Woom.Am>, 1927.
Long. : 55 mm. Larg. maxima : 700 gi.

mas SÉLACIBNS i 87
Le scolex est caractérisé par le fit que les quatre bothridies sont
globuleuses, irrégulièrement divisées en logettes. Le myzorhynchus est
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 ‘31  
FIG· 29-32. 29.Echcneibo!hrium dubîum V.Ben. Sc0lex(d’après Van Beneden) ;30. Anthobo-
thrium cormwupia V. Ben. Séolex contracté (d’après Van Beneden); 31. Antlwbothrium
cornucopia V. Ben. Scolex en extension (d’après Fuhrmann); 32.Anth0b0thrium varia-
bile (Lint.), segment adulte (d’après Southwell).
petit, peu mobile et porte une ventouse terminale. Il y a 32 à -40 testicules
disposés généralement sur deux champs latéraux. La poche du cirre est
assez grande et atteint presque le milieu de Panneau.

88 cssronns
Adulte chez la Raie, Raja punctata Ris; Développement inconnu.
Nous avons une seule fois trouvé un jeune exemplaire de cette espèce dans
une Raie aux Halles de Paris.
G. ÀNTHOBOTHRIUM VAN Bnrmnnm, 1850.
Dîagnose, page 49.
` TABLEAU nus ESPÈCES.
1. Bothridies à bords simples. . ..... cornucopia, p. 88
—— Bothridies à bords froncés ou pluriloculés ........ 2
2. Bothridies sessiles, à bords froncés .... pulvinatum, p. 88
—- Bothridies pédonculées, à bords pluriloculés. . variabile, p. 88
—— Espèce insuffisamment connue ..... auriculatum, p. 89
1. Anthobothrium cornucopia VAN Bxmsnsu, 1850 (fig. 30-31).
Long. : 10 à 252 mm.
Les quatre bothridies sont fortement pédonculées, en forme de cornets
ou de cornes d’abondance. Leur forme et leur taille sont tellement variables
qu’il est impossible d’en donner les dimensions. Les bords postérieurs des
segments sont profondément découpés. Il y a environ 20 testicules
répartis surtout dans la partie antérieure de Panneau.
Adulte chez le Milandre, Galcus canis Bomw.; l'Emissole, Mustelus hinnulus
Bnurtv.; le Haut, Carcharias glaucus L.; le Marteau, Zygaena malleus Ris.
et la Taupe, Lamna cornubica GM.
Semble assez fréquent dans la Manche et l'©céan.
2. Anthohothrium pulvinatum (Lmrcm, 1889).
' Long. : 135 à 260 mm. Larg. maxima : 6 mm.
Les bothridies sont sessiles à bords froncés. Il y a 250 testicules se
trouvant surtout dans la partie antérieure du segment. Ils ne se trouvent
que du côté anti-poral dans la moitié postérieure. La poche de cirre est
très grande et atteint la ligne médiane. Les œufs ont 25p. de diamètre.
Adulte chez l’Aiguillat, Acant/zias vulgaris Ris. Développement inconnu.
Cette espèce ne semble pas avoir été signalée en France.
3. Anthohothrium variabile (Liman, 1889) (fig. 32).
Long. :21 à90 mm. Larg. maxima : 300 p.
Le scolex est caractérisé par le fait que les bords des bothridies sont
fortement fronoés et pluriloculées. Il y a environ 34 à 40 testicules situés
dans la moitié antérieure du segment. Le pore génital, caractéristique
de cette espèce, est très grand. Il est entouré d’une forte musculature
circulaire. Les glandes vitellogènes ne se trouvent qu`en avant du pore
génital.

ons SÉLACIENS 89
Adulte chez le Pèlerin, Sclache maximus L. Développement inconnu.
Non signalé en France.
4. Anthobothrium auriculatum (Runonrrxx, 1819).
Long. : 27 à 200 mm. Larg. maxima : 800 yi.
Le scolex serait pourvu d‘un myzorhynchus. Il y a environ 60 testi-
cules.
Adulte chez l'Émissole, Jlustelus lzinnulus Bumvv.; le Mîlandre, Galcus canis
Bomr.; la petite Roussette, Scyllium canicula L.; Le Griset, Hexanchus gri-
scus Gm.; le Ilaut, Carcharias glazrcus L.; l'A¤ge, Squalina angelus DUM.;
la Taupe, Lamna. cornubica Gm.; la Torpille, Torpedo marmorata Ris. et la
Raie bouclée, Raja clavaza L. Développement inconnu.
Cette espèce, si mal connue, paraît cependant fréquente. Elle_est peut-étre
synonyme d'une des espèces précédentes.
Signalé chez la Raie bouclée sur le marché de Rennes.
G. ORYGMATOBOTHRIUM Dmsmc, 1863.
Diagnose, page 50.
Ce genre ne renferme que deux espèces.
Tasnnw nus xzsràcns.
-— Bords postérieurs des bothridies portant une échancrure. . .
..... . ........... longicolle, p. 89
—— Bords postérieurs des bothridies arrondis. . . mustelî, p. 89
1. Orygmatobothrium Iongicolle Zscnoxun, 1888 (fig. 33).
Long. : 40 à 50 mm. Larg. maxima : 500 à 800 p,.
Le scolexa 600 à800 p. de long et 800 p. à 1,2 mm. de large. Il est
muni de quatre bothridies foliaeées dont le bord postérieur porte une assez
grande échancrure. Les ventouses accessoires, apicale et médiane sont
à peu près du même diamètre. Le reste de Porganisation est inconnu.
Adulte chez les Émissoles, Maszelus hinnalas Buunv. et Muszelus laevis
Bnxnvv. et chez la Liche, Scymnus liclzia M. II. Développement inconnu.
Cette espèce n’a été vue que trois fois dans les environs de Naples.
2. Orygmatobothrium musteli (VAN Bsruznsn, 1850) (O. versatile
Dxssmc, 1863) (fig. 34].
Long. :20 à 30 mm. Larg. maxima: 600 p. à 1,8 mm.
Le scolex a 400 à 600 u de long et 800 p. à 1,2 mm. de large. Les quatre
bothridies, foliacées, sont triangulaires, le bord postérieur ne portant
pas d`échancrure. Les ventouses accessoires sont de taille différente, la
médiane glandulaire, étant plus grande que l’apicale. Il y a 300 à
A50 testicules occupant presque tout le parenchyme médullaire. La
poche du cirre est très grande et atteint le milieu de l‘anneau.

. 90 cnsronns
Adultes chez les Émissoles, Mustclus lzirmulus Bmmv. et Mustelus lacvis
Bmmv.; le Milandre, Galeus canis Boum-. et la petite Roussette, Scyllium cani-
cula L. Développement inconnu.
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Fm. 33-36. — 33.0rygmat0b0th1*ium lonqicolle Zsch. scolex (d’après Zschokke); 34. Oryg-
matobothrium musteli (V. Ben.), scolex (d’après Zschokke); 35. Phyllobothrium acan-
thiacvulgaris Olss. scolex (d’après Monticelli); 36. Phytlobothrium dohmi (Oerl.)
(d’après Zschokke).
O. muszeli est un parasite très fréquent des Émissoles et semble répandu
dans la Manche et dans la Méditerranée.
G. PHYLLOBOTHRIUM VAN BENEDEN, 1849.
Diagnose, page 50.
Ce genre comprend 17 espèces dont 8 seulement ont été signalées en
France. De ces dernières, deux sont insuftîsamment connues.

mas SÉLACIENS 9î
TABLEAU nes Esràcas.
*1. Botbrîdies à bords très fortement découpés ou froncés .... 2
—- Bothridies à bords lissses, parfois irréguliers ...... 3
2. Scolex presque globuleux. Bothridies massives à bords forte-
ment froncés. Ventouse apicale peu visible. . . lactuca, p. 91
—- Scolex avec bothridies foliacées à bords très découpés. Ven-
touse apicale nettement visible ...... unilaterale, p. 91
3. Bothridies présentant une cloison longitudinale incomplète. \
............. acanthîaewulgaris, p. 92
- Bothridics ne présentant pas de cloison longitudinale. . . 4
4. Ventouse apicale très grande, bords des bothridies repliés.
.................. rîggii, p. 92
-— Ventouse apicale petite, bords des bothridies non repliés. . 6
5. Bords postérieurs des segments dentelés .... dohrni, p. 92
— Bords postérieurs des segments non dentelés. . thridax, p. 92
Espèces insuffisamment connues: gracîle et rotundum.
1. Phyllobcthrium lactuca VAN Bnuunmv, 1850 (fig. 37).
Long. : 60 à 70 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex est presque globuleux et mesure environ 6 mm. de diamètre.
Les bothridies sont massives, abords fortement froncés, le bord postérieur
étant en plus profondément échancré. Cet ensemble présente quelques
analogies avec une laitue frisée, ce qui avaluà cette espèce son nom spéci-
fiquc. Il existe une petite ventouse accessoire au sommet de chaque bo-
thridie. Il y a environ 25 testicules disposés sur un seul champ dorsal.
La poche du cirrc débouche sur le bord latéral dans la moitié antérieure
de l’anneau. Elle atteint le milieu de l‘anneau.
Adulte chez les Émissoles, Muszelus hinnulus BLAlNV,, M. lacvis Bminvv.;
l'Ang·e, Squatina nngelus DUM.; l'Aîguillat, Acant/iias vulgaris Ris.; chez
Oxyrhina spallanzanii Borne. ; la Pastenague, Trygon pastinaca L. et les Haies,
Raja batis L. et R. clavata L.
Développement inconnu.
Ce parasite semble commun dans la Manche et l'0céan.
2. Phyllûbotllfium unflàterâle SOUTHNVELL, 1925 (P. thridax Zscuomm,
1881).
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Cette espèce ne se distinguerait de P. thridax que par le fait que les
bothridies semblent un peu plus découpées et que les pores génitaux sont
unilatéraux. Mais comme Zscnomca a eu affaire à des exemplaires jeunes,
il faudrait vérifier ces caractères sur des Vers adultes. ‘
I Adulte chez l’Ange, Squazina angelus Dun. Développement inconnu.
Cette espèce n'a été signalée que dans la Méditerranée aux environs de Naples.

92 cnsronns
3. Phyllobothrînm acanthiae-vulgaris Otsson, 1867 (fig. 35}.
Long. : 25 mm. Larg. maxima: ?
Cette espèce ne semble jamais avoir été trouvée à l’état adulte. Elle
est caractérisée par le fait que chaque bothridie porte une cloisggn longi-
tudinale.
Adulte chez l’Aiguillat, Acamhias valgaris Ris. Développement inconnu.
Non signalé en France.
4. Phyllobothrium rîggü (l\’lON'1`ICELLI, 1893) (fig. 38].
Long. :30 à 250 mm. Larg. maxima: 1,4 mm.
Cette espèce est caractérisée par la forme particulière du scolex. Les
quatre bothridies sont en forme de chancelière, ayant à leur sommet une
grande ventouse accessoire. La largeur totale du scolex est de 1,35 mm.
Il y a environ 150 testicules se trouvant tous en avant de la poche du
cirre. Celle-ci mesure 240 (4. de long et 120 p. de diamètre. L`oviducte
débouche dans la partie moyenne de 1‘utérus. Les œufs ont 60 (1. sur 34 pi
et portent de longs prolongements polaires.
Adulte chez les Torpilles, Torpedo marmorata Ris. et Torpedo noôiliana
Bomir. Développement inconnu.
Cette espèce semble avoir été trouvée dans la Méditerranée et dans l’Océan
sur les côtes d’Amérique.
5. Phyllobothrîum dohrni (OERLEY, 1885] (fig. 36).
Long. : 80 à 100 mm. Larg. maxima : 1,5 à 2 mm.
Le scolex a 800 y. à 1 mm. de long. Il est caractérisé par le fait que les
bothridies sont légèrement concaves à bords simples et que la ventouse
accessoire est nettement visible. Il y a environ 150 à 200 testicules occu-
pant presque tout Panneau. La poche du cirre est grande et atteint
presque le centre de Panneau.
Adulte chez le Perlon, Heptanclzus cinereus Lac.; le Griset, Ilexanclzus griseus
GM.; l’Emiss0le, Mustelus lzinnulus B1.AiNv. et la Liche, Scymnus liclzia M. H.
Développement inconnu.
P. dolzrni ne semble avoir été signalé que dans la Méditerranée aux environs
de Naples.
6. Phyllobcthrium thridax VAN Bnmmau, 1850 (fig. 39).
Long. : 300 à 400 mm.
Le scolex est caractérisé par le fait que les bothridies sont foliacées, à
bords fortement froncés presque découpés. Il existe une petite ventouse
accessoire au sommet de chaque bothridie. ll y a environ 40 testicules. La
poche du cirre est grande et fortement développée. Le pore génital se
trouve sur le bord latéral dans la moitié antérieure de l’anneau. `
Adulte chez l'Ange, Squatina angelus DUM., la Pastenague, Trygon pastinaca
L. et chez les Baies, Raja clavata L. et Raja bazis L. Développement inconnu.
Cette espèce a été trouvée uniquement dans la Manche.

ons SÉLACIENS 93
7 Phyllobothrîum gracile Wnm., 1855.
Long. : 40 à 50 mm. Larg. maxima : 2 à 2,5 mm.
Le scolex est caractérisé par le fait que les bords des bothridies sont
froncés. Les bothridies elles-mêmes sont tantôt circulaires, tantôt allon-
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Fm. 37-40. 37. Phyllobothrium lactuca V. Ben. Scolex (d’après Fuhrmann); 38. Phyllob0·
thrium riggii (Mont.) (d’après Monticelli); 39. Phyllobothrium thridaa: V. Ben. scolex
(d’après Zschokke); 40. Dinobothrium scptaria V. Ben. scolex (d’après Linton).
gées. Le pore génital se trouve presque dans l’angle postérieur du seg-
ment. Les œuls ont deux longs filaments polaires.
Adulte chez la Torpille, Torpedo marmorata Ris. et l’Ange, Squatina angclus
Dun. Développement inconnu.
P. gracilc a été trouvé à deux reprises dans la Torpille à Banyuls (Pyrénées-
Orientales).

94 cnswonns
8. Phyllobothrium rotundum (K1..u>·rocz, 1906).
Long. 13,6 à 17,3 mm.
Cette espèce n’est connue que par trois exemplaires immatures. Le
scolexa 600 pt à 1 mm. de long et 560 à 690 p. de large. Les bothridies
sont très profondes et ont 1,3 à 2,2 mm. de long, et 1,2 à 1,9 mm. de
large. La ventouse accessoire mesure 151 à 214 p. sur 150 à 189 p.,
Adulte chez le Griset, Hexanchus griseus GM. Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. PROSOBOTHRIUM Comv, 1902.
Diagnose, page 50.
Une seule espèce connue en France.
Prosobothrîum armigerum Cons, 1902 (Tecmbochrium carchariae-
rondeletti Dmsmc, 1863 e. p., Cyatocozyle marc/zesetti Mora, 1908,
Ichthyomenia ad/zaerens L1NT0N, 1924).
Long. 21 à 70 mm. Larg. maxima : 1,4 mm. à 1,9 mm.
Le scolex à 450 p. à 560 p. de diamètre. Les quatre bothridies sont circu-
laires et mesurent 140 gt à 450 p. de diamètre. Tout le scolex ainsi que le
strobile est recouvert de petites épines. Les pores sexuels alternent irré-
gulièrement et se trouvent dans la moitié postérieure du bord latéral du
segment. La poche du cirre a 800 y. de long et 530 p. de diamètre; elle
contient un gros cirre armé, enroulé sur lui—même. Les testicules, situés
en avant de l’ovaire, sont relativement de grande taille et forment une
seule couche à la face dorsale du segment. Le vagin débouche en avant de
la poche du cirre et croise cette dernière dans sa portion proximale. Les
glandes vitellogènes entourent complètement les autres organes génitaux,
mais se trouvent dans le parenchyme médullaire. L‘utérus mûr se vide
par déhiscence de la paroi de Panneau.
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus Ris.; l’Aiguillat, Acant/zias vulgaris
Ris.; chez Carcharodon lamia Ris. et chez le Peau bleue, Cm-c/iarias glaucus L.
Développement inconnu. .
A été signalé autrefois par WVAGENER chez C. lamia à Nice (Alpes-Maritimes).
G. DINOBOTHRIUM VAN BENEDEN, 1889.
Diagnose, page 49.
Une seule espècezen France :
Dinobothrium septarîa Vim BENEDEN, 1889 (Dz)¤l0b0t/trium .s·imile VAN
BENEDEN, 1889). (fig. 40).
Long. 80 à 120 mm. Larg. maxima : 8 mm.
Le scolex a 4 à 6,5 mm. de large. La forme des bothridies est très
\

' nas sénacums 95
variable: tantôt elles sont contractées, le scolex devient presque globuleux
avec les ouvertures des bothridies dirigées en avant, tantôt il s`étale
comme une fleur. Les ventouses accessoires sont de très petite taille,
mesurant 290 p. de diamètre. Il y a 320 à 400 testicules disposés suivant
deux champs latéraux, le champ anti·poral en contenant plus que n
le champ pora]. Le pore génital se trouve dans la moitié postérieure du
bord latéral du segment. La poche du cirre, très volumineuse, a 1 mm. à
1,4 mm. de long et 450 à 480 y. de diamètre; elle contient un long cirre
fortement armé d’épines et de crochets. Le vagin débouche en avant de
la poche du cirre; il est entouré d’un muscle sphincter avant de péné-
trer dans l’atrium génital. Il existe un deuxième sphincter un peu plus
près de la ligne médiane du segment. L’utérus est sacciforme et contient
des œufs qui ont 6 à 8 y. de diamètre.
Adulte chez la Taupe, Lamna comubica GM. et chez le Pèlerin, Selachc
maximus L. Développement inconnu.
Signalé chez le Pélerin à Concarneau (Finistère).
G. CERATOBOTHRIUM MONTICELLI, 1892.
Diagnose, page 49.
Ce genre ne contient qu`une seule espèce :
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,  ;   41
Fm. 41-42. -— 41. Ceratobothrium zmnthocephalum Mont. scolex (d’après Monticelli);
42. Scyplwphyllidium giganleum (V. Ben.) scolex (d’après Woodland).
Ceratohothrium xanthocephalum Momucsm.1, 1892 (Aocobothrium car-
rucciMo1.1i, 1907) (fig. 41). '
Long. :25 mm. Larg. maxima : 500 y.. `

96 cnsronns
Le scolex a 260 à 720 pt de large. Les bothridies ont 440 à 750 tt de
long sur 170 à 500 p. de large. Elles sont concaves, légèrement plus larges
en arrière. Les ventouses accessoires sont assez grandes. Entre ces der-
nières et les bothridies, se trouve un bourrelet charnu formant de chaque
côté une auricule simulant un petit crochet conique long de 6 pt. Il y a
160 à 190 testicules répartis en un seul champ en avant de l‘0vaire. La
poche du cirre, allongée, atteint le milieu de l‘anneau; elle mesure 620 p.
sur 200 p., Les œufs mesurent 21-27 p. sur 18-21 pt.
Adulte chez la Taupe, Lamna corriubica Gu. Développement inconnu.
Cette espèce semble très rare et n‘a plus été revue dans la Méditerranée.
G. SCYPHOPHYLLIDIUM WOODLAND, 1927.
Diagnose, page 50.
Ce genre ne renferme que 1’unique espèce :
Scyphophyllidium giganteum (VAN Baumann, 1858) (fig. 42).
Long. : 150 mm. Larg. maxima : 2 à 3 mm.
Le scolex est caractérisé par la présence de quatre bothridies globu-
, leuses et profondes, ressemblant à des ventouses. L’ouverture des
bothridics est une fente de forme assez irrégulière. ll semble y avoir
peu de testicules et une grande poche du cirre.
Adulte chez le Milandre, Galeus canis Bomr. et chez la Raie, Raja lzazis L.
Développement inconnu.
Cette espèce ne semble avoir été vue que dans la Manche et dans l‘©céan.
G. ECHINOBOTHRIUM VAN BENEDEN, 1849.
Diagnose, page 46.
Ce genre renferme actuellement six espèces dont quatre seulement chez
les Sélaciens de France.
TABLEAU nas ESPÈCES.
1. Rostre armé de 30 grands et de 12 petits crochets .....
.................. musteli, p. 96
- Rostre armé de moins de 20 grands et de 4 petits crochets . 2
2. 6 à 7 testicules par anneau ...... brachysoma, p. 98
—— 8 à 10 testicules par anneau ............. 3
3. Rostre armé de deux groupes de 11 crochets . . affine, p. 98
-— Rostre armé de deux groupes de 7 crochets. . . typus, p. 98
1. Echinobothrium musteli Pmœmm, 1889 (fig. 43),
Long. : 4 à 5,4 mm. Larg. maxima : 300 p.,
Le scolex a 850 p. de long mesuré jusqu` la base du pédoncule cépha-

mas SÉLACIEN5 97
lîque. La tête a 370 yi de long. Elle est caractérisée parle fait que la base
du rostro est armée 'de plusieurs rangées de petites épines. Le rostre a
170 pt de diamètre et porte deux groupes de 15 grands crochets disposés
sur deux rangées. Ces crochets ont environ 80 y. de long. De chaque côté
des grands crochets se trouvent quatre petits crochets. Les pseudo-
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44
Fm. 43-45. —- 43. Echinobothrium musteli Pînt., scolex (d’après Pintner); 44. Echinobo-
t/trium typus V. Ben.,Cestode entîer(d’après Van Beneden); 45. Echinobothrium af/ine
Dies., Segment adulte (d’après Fuhrmann).
bothridies sont recouvertes de petites épines. Le pédoncule céphalique
porte huit rangées longitudinales de 20 à 22 épines chacune. Ces épines
sont dirigées en arrière et diminuent de longueur d’avant en arrière.
Les plus longues ont 58 à 64 p.. La base de ces épines est formée de trois
branches inégales. Le premier segment du strobile contient un pigment
rouge réparti en gouttelettes. Le nombre des testicules est de 22. Ils
sont disposés sur deux rangées parallèles. La poche du cirre débouche
dans lo tiers postérieur de 1’anneau.
7

98 cusronns
Adulte chez l’Emissole, Mastelus Iaevis BLAINV. La forme larvaire se trou-
verait chez le Mollusque Prosobranche, Nassa reticulata L.
E. musteli ne semble avoir été signalé qu'au large de Trieste.
2. Echinobothrium brachysoma Pnvrusn, 1889.
Long. : 1,6 mm. Larg. maxima : 200 (1..
Le scolex a 250 y. de long. Le rostre est armé de deux groupes ayant
chacun 9 grands crochets, longs de 52 pt environ. Il y a 14 épines par
rangée longitudinale sur le pédonoule céphalique. Le nombre des
testicules est de 6 à 8 par segment. Les œufs sont agglomérés par
, groupes de 4 à 6.
Adulte chez la Raie, Raja batzs L. Développement inconnu.
E. brachysoma n’a pas été signalé chez les Baies des côtes de France, mais,
vu sa petite taille, il est possible qu'il soit passé inaperçu.
3. Echinobothrium affine Duasmc, 1863 (fig. 45).
Long. : 2,6 mm. Larg. maxima : 300 pt.
Le scolex a 400 à 500 y. de long et les pseudobothridies 220 y., Le rostre
porte deux groupes de 11 grands crochets et deux groupes de 3 petits
crochets. Les grands crochets ont 54 p. de long. Le nombre des épines
dans les rangées du pédoncule céphalique est de 17 à 25 par rangée. La
longueur des épines varie de 20 à 40 pt. Il y a 8 à 10 testicules situés
dans la moitié antérieure du segment. La poche du cirre, volumineuse,
débouche dans le tiers postérieur du segment.
Adulte chez les Haies, Raja 0.zyr/ryncha L., Raja clavata L. et Raja fallo-
nica Bzxmv. Développement inconnu.
E. affine a été signalé chez diverses Baies a Nice (Alpes·Maritimes).
4. Echinobothrium typus VAN Baumann, 1849 (fig. 44).
Long. : 5 à 6 mm. Larg. maxima : 600 (L. ·
Le scolex a 360 p. de long et la tête 120 p.. Le rostre est armé de deux
groupes ayant chacun 7 grands crochets. Ces derniers ont 44 à 46 p. de
long. Ily a 2 ou 3 petits crochets en dehors de chaque groupe. Chaque
rangée d‘épines pédonculaires contient 12 a 18 épines. Il y a 8 à 10 testi-
cules par anneau. La poche du cirre est grande et le canal déférent décrit
plusieurs circonvolutions en avant de la poche du cirre. Les œufs ont
10 p. de diamètre.
Adulte chez les Haies, Raja clavaia L., Raja punctata Ris., Raja asterias
BL., Raja fullonica Bx.A1Nv. et la Pastenague, Trygon pastinaca L.
E. typus a été signalé à Nice (Alpes—Maritimes), à Banyuls (Pyrénées-
Orientales), à Roscoff (Finistère), et à Wimereux (Pas-de—Calais).

mas sÉLAc11zNs 99
G. CÀLLIOBOTHRIUM VAN BENEDEN, 1850.
Diagnose, p. 51.
On connaît actuellement quatre espèces dont trois seulement en
France. `
TABLEAU mas Esrizcxzs.
1. Chaque bothridie est munie d`une grande ventouse accessoire
apicale .................... 2
— Chaque bothridie est munie de trois grandes ventouses
accessoires apicales ......... verticillatum, p. 99
.2. 6 à 12 segments. Le plus grand crochet à 216 à 234 (1..
................ Ieuckartî, p. 99
—— 15 segments. Le plus grand crochet a 180 à 194 p,. . .
................ eschrichti, p. 100
1. Calliobothrîum verticîllatum (Hunotmu, 1819) (fig. 47).
Long. : 20 à 45 mm. Larg. maxima :500 p. à 1,5 mm.
Le scolex a 1,6 mm. de long. Les bothridies sont triloculées, la loge
antérieure étant de beaucoup la plus grande. Chaque bothridie est armée
de deux paires de crochets simples, dont l‘un est toujours plus recourbé
que l'autre. Ces crochets ont environ 90 p. de long. En avant des crochets,
se trouvent trois ventouses accessoires. Cette espèce est aussi caractérisée
par la présence de 12 ventouses accessoires. Les bords postérieurs des
anneaux sont profondément découpés. Il y a 115 à 135 testicules
répartis sur toute la face dorsale du segment dans les anneaux adultes.
La poche du cirre, petite, n’a que 130 p. de long. L‘oviduetc débouche
vers le milieu de l`utérus et non à son extrémité postérieure comme
d’l1abitude.
Adulte chez le Griset, Ilexanchus griseus GM.; l‘Emissole, Muszelus lnevis
B1.ArNv.; le Milandre, Galeus canis B0NA1•.; l’Aiguillat, Acanthias vulgaris Ris.
et l’Ange, Squatina angelus Dm:. La forme larvaire se trouverait chez Carcinus
maenas L.?
i Signalé en France.
2. Calliobothrium leuckarti VAN BENEDEN, 1850 (fig. 48).
Long. : 40 à 70 mm. Larg. maxima : 400 p..
Le seolcx a 1,2 mm. à 2 mm. de long et 500 p. à 1 mm. de large.
Chaque bothridie est armée de deux paires de crochets simples et porte à
son sommet une grande ventouse accessoire. Le plus grand de ces deux
crochets a 216 à 234 p. de long. Il y a 36 à 40 testicules occupant toute la
face dorsale du segment. La poche du cirre est assez grande, mais n‘at·

100 cnsrones
teint pas le milieu de Panneau. Le pore génital se trouve dans la moitié
postérieure de l’anneau. L`utérus mûr présente des diverticules latéraux
qui finissent par remplir tout le segment.
Adulte chez la petite Ptoussette, Scyllium canicule L. et les Emissoles, Mus-
telus hinnulus Brnuwv. et Muszelus Zaeuis Bnunv. Développement inconnu.
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47   49 .
Fm. 46-49. — 46. Calliobothrium eschréchti (V. Ben.), deux paires de crochets; 47. Callia-
` bothxrium verticitlatum (Rud.) segment adulte (d’après Fuhrmann);48. Calliobvthrium
lmclcarti V. Ben. une paire de crochets; 49. Cœlliabol/trium eschrichti (V. Ben.)scolex
(d’a.près Southwell).
Cette espèce semble assez fréquente dans la Manche et dans la Méditer-
ranée.
3. Callîohûthrîtlm eschrichti (VAN BENEDEN, 1849) (fig. 46 et 49).
Long. : 4 à 9 mm. Larg. maxima : 900 p. à 1,5 mm.
Cette espèce est surtout caractérisée par sa petite taille. Le seolex a

nas SÉLACIENS 101
800 à 900 p. de long et 530 p. de large. Chaque bothridie porte antérieu-
rement une grosse ventouse accessoire. Le plus grand crochet a 180
à 194 y. et le plus petit 165 à 170 p.. Il y a environ 50 testicules par
anneau.
Adulte chez les Emissoles, Mustelus hinnulus B1.AiNv. et Mustelus laevis
BLAINV. et le Milandre, Galeus canis BONAP. Développement inconnu.
Cette espèce a été trouvée dans la Manche et dans 1’Océan.
G. ONCHOBOTHRIUM Runonrm, 1819.
Diagnose, page 51.
Ce genre renferme quatre espèces dont une seule en France :
Onchohothrium uncinatum Runonrm, 1819 neo DUJARDIN, 18!i5 (O.pseua'0-
uncinatum on B1zAucuAM1>, 1905) (fig. 57).
Long. : 60 à 180 mm. Larg. maxima: 1,6 mm.
Le scolex a 1,2 mm. de long et porte quatre bothridics triloculées. Au
sommet de chaque bothridie se trouve une paire de crochets en forme
d’épines de rosier réunis par une base commune en forme de fer à cheval,
la convexité étant dirigée en avant. Ces crochets ont 70 à 90 p. de long. Il
y a 100 à 120 testicules. La poche du eirre est petite, elle mesure 320 p. de
long sur 200 p. de diamètre. Les œufs utérins ont 20 y. de diamètre, mais
ne paraissent pas mûrs.
Adulte chez le Milandre, Galeus canis BONAP.§ la Torpille, Torpedo oculata
M. II.; la Raie, Raja punczata Ris. et la Pastenague, Trygon pastinaca L.
Développement inconnu.
Cette espèce a été trouvée à Banyuls, chez la Raie, mais elle semble être
assez rare dans cette région.
G. ACANTHOBOTHRIUM VAN BENEDEN, 1850.
Diagnose, page 50.
Cc genre renferme aujourd’hui huit espèces, dont cinq seulement se
trouvent chez des Sélaciens de France.
TABLEAU mas nsràcizs.
1. 20 à 60 testicules par anneau ............ 2
— 80 à 150 testicules par anneau ........... 4
2. Longueur totale des crochets 90 à 100 p., . uncinatum, p. 102
— Longueur totale des crochets 115 à 180 yi ........ 3
3. 20 testicules par anneau. L ...... dujardini, p. 102
— 45 testicules par anneau ........ bencdeni, p. 103

102 cnsronns
4. Longueur totale des crochets 152 p.. 80 à 120 testicules. .
................ coronatum, p. 104
- Longueur totale des crochets 100 à220 p., 133 à 150 testicules. 5
5. Longueur du strobile atteint 23 mm .... crassicolle, p. 104
— Longueur du strobile atteint 80 mm. . . intermedium, p. 104
1. Acanthobothrium uncinatum (Runorrm, 1819) (fig. 51).
Long. : 40 à 50 mm. Larg. maxima: 1,7 mm.
La scolex est presque cubique, il a 650 p. de diamètre. Les quatre
bothridies sont aussi longues que le scolex, elles ont 320 p. de large.
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52
Fia. 50-52. - 50. Acumthobothrium cmssicollcWedl,A.une paire de crochets; B. scolex
(d’après Dollfus); 51. Acanthobothrium uncinalum (Rud.), une paire de crochets; 52.
Acanthobothrium coronatum (Rud.) une paire de crochets.
Chaque bothridie est triloeulée, la loge antérieure étant la plus grande et
la loge postérieure la plus petite. Au sommet de chaque bothridie se
trouve une petite ventouse qui a 39 à 40 p. de diamètre. La longueur totale
des crochets est de 90 à 100 p.. Dc Pextrémité du manche à la hifurcation,
il y a 32 à 40 p.. La pointe externe a 36à 44 p. et la pointe interne, 55 à
64 p.. Il y a 50 à 60 testicules disposés sur deux cl1amps latéraux dans tout
le parenchyme médullaire. Le pore génital débouche dans la moitié
postérieure du bord latéral de Panneau. La poche du cirre a 240 p. de
long et 100 p. de diamètre. Le cirre est recouvert de fines épines.
Adulte chez l‘Emissole, Muszelus liinnulus Bnauvv.; le Milandre, Galcus canis
Bour.; la Raie, Raja bazis L., Développement inconnu.
A. uncinatum n’a été signalé que dans les environs de Naples.
2. Acanthobothrium dujardinî VAN Bniwnnx, 1849 (fig. 54).
Long. : 1 à 20 mm. Larg. maxima : 200 à 500 p..

mas sÉLAcmNs 103
Les bothridies ont environ 220 p. de long et 80 5:. de large. La longueur
totale des crochets est de 115 à 123 p.; de Pextrémité du manche à la
bifureation, il y a 34 à 36 p., La pointe externe mesure 66 à 75 p. et la
pointe interne 86 à 90 pi. La pointe interne porte un petit renflement vers
sa base. Il y a environ 20 testicules. La poche du eirre est grande, elle a
80 p. de long et 40 p. de diamètre. Le cirre est armé.
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 830 0** 0
Fm. 53. — Acanthobothrium coronatum (Rud.), segment adulte (orig.).
Adulte chez les Raies, Raja clavata L. et Raja punczam Ris. Développe-
ment inconnu,
Ce parasite semble être très abondant chez les Raies de la Manche et de
l’0céan.
3. Acanthobûthrillm bBI1Sd€I]ILOENNBERG, 1889 (fig. 55).
Long. : 5 à 19 mm. Largeur maxima : 180 à 260 y.,
Le scolex a 600 p. de long et environ 280 y. de large. La longueur totale
des crochets est de 115 à 180 p,. Il y a 30 à 64 p. del‘extrémité du manche à
la bifurcation. La pointe externe a 72 à 90 p. de long, et la pointe interne,
83 à 115 p.. Il y a environ 45 testicules.

104 cnsronns
Adulte chez les Raies, Raja clavaza L. et Raja macrorlzynclza RAF.
Développement inconnu.
Cette espèce a été trouvée assez souvent à Banyuls (Pyrénées—Orientales).
4. Acanthohothrium coronatum (Rvnonrnx, 1819) (fig. 52-53).
Long. : 80 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 830 p. à 1 mm. de long et 600 p. de large au niveau des
· crochets. Les bothridies sont longues d`environ 570 p.. Les ventouses
accessoires ont 80 à 114 (1 de diamètre. Les crochets ont une longueur
totale de 152 u. Le manche mesure 75 à 85 (1 de long, la branche interne,
76 (1. et la branche externe 60 p,. Il y a 80 à 120 testicules disposés suivant
deux champs latéraux. La poche du cirre est immense, longue de 437 p.,
elle a 190 p. de diamètre et contient un très long cirre armé, enroulé sur
lui-même. Le vagin, débouche en avant de la poche du cirre; sa portion
terminale est fortementdilatée, et entourée d’un puissant muscle sphincter
à l’endroit où il débouche dans l‘atrîum génital.
Adulte chez la Grande Roussette, Scyllium stellare L.; la petite Roussette,
Scyllium canicule L.; la Sagre, Spinax niger CL.; l’Aîgui1lat, Acanthias
vulgaris Ris.; l'Ange, Squazina angelus Dun.; les Torpilles. Torpedo mar-
morata Ris. et Torpedo oculaza M. H. ; les Raies, Raja macrorhync/za RAF., Rafa
punctata Ris. Raja batis L. et Raja clavata L. ; les Pastenagues, Trygon pas-
tinaca L. et T. brucco BoNAr. et la Mourine, Leiobatis aquila L. Développé- `
ment inconnu.
Ce parasite très fréquent des Sélaciens a été signalé comme abondant
dans l’Océan et dans la Méditerranée.
5. Acanthohothrium crassicolle Wnnx., 1855 (fig. 50).
Long. : 17 à 23 mm. Larg. maxima: 700 à 790 gz.
Le scolex a environ 750 p. de long et 720 p. de large. Chaque bothridie
a 700 p. de long et 330 p. de large. La loge antérieure est de beaucoup la
plus grande. La ventouse accessoire, bien développée, mesure 130 p. de
diamètre. Les crochets ont un contour quelque peu irrégulier, leur
longueur totale atteint 180 à 220 p.. La pointe interne mesure 100 à 110 p.
et la pointe externe 50 à 85 p., Il ya 133 à 148 testicules disposés sur
deux champs latéraux. La poche du cirre est relativement petite.
Adulte chez la Pastenague, Trygon paszinaca L. et peut—être aussi chez la
Torpille, Torpedo marmorata Ris (1). Développement inconnu. ·
A. crassicolle a été trouvé à Arcachon (Gironde).
6. Acanthohothrium intermedium Pnnnnivoun, 1931.
Long. : 60 à 80 mm. Larg. maxima : 4,3 mm.
Le scolexa environ 700 y. de diamètre. Les bothridies ont 650p.de
long et 350 p. de large. Elles sont triloculées, la loge antérieure étant de
beaucoup la plus grande. Chaque bothridie est munie d’une paire de
(1) ll est probable que Péchantillon trouvé dans la Torpille constitue une espèce distincte.

nes sénncimvs 105
crochets dont les branches ont respectivement 167 yz et 170 p., Le scolex
est porté sur un pédoncule céphalique long de 2 cm. Il y a environ
150 testicules occupant un seul champ dans le segment. La poche du
cirre a 300 à 350 p. de long et 140 à 150 p. de diamètre. Uutérus
présente de nombreux diverticules latéraux qui finissent par remplir
tout lo segment. Il existe un orifice utérin très net, visible à l’oeiI nu. Les
œufs ont 25 à 30 p. de diamètre et l‘embryon 16 à 18 p..
Adulte chez la Pastenague, Trygon pastinaca L. Développementincounu.
Non signalé en France.
G. CYLINDROPHORUS Duzsmo, 1863.
Diagnose, page 51. ·
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Fm. 54-57. - 54. Acanthobothrium dujardini V. Ben., une paire de crochets;55. Acan-
lhobothrium benedeni Loennb., une paire de crochets; 56. A. Cylindrophorus typiws
Dies., une paire de crochets; B. Cylindrophorus ezceptus (Lint.), une paire de crochets;
C. Cylindrophorus lasius (Lint.), scolex (d’après Perrenoud); 57. Oiwhobolhrium anci-
nalum Rud., une paire de crochets.

106 cEsTonEs
TABLEAU DES Es1>ÈcEs.
— Un crochet biiide et un crochet trifide ..... typicus, p. 106
— Deux crochets biüdes .......... exceptus, p. 106
— Deux crochets trifides .......... lasius, p. 106
1. Cylindrophorus typicus D1Es1zvG, 1863 (fig. 56 A).
On ne connait qu`une figure du solex et des crochets de cette espèce.
Développement inconnu. Adultes chez Carc/zarodon lamia Ris.
Signalé autrefois à Nice (Alpes-Maritimes).
2. Cylindrophorus exceptus (Lmroiv, 1924) (fig. 56 B).
Long. : 14 à,25 mm. Larg. maxima: 680 (1.
Le scolex a 460 (1. de long et 420 p. de diamètre. Les crochets semblent
bifides (?), on voit. cependant l’ébauche d`une troisième pointe. Les derniers
segments sont plus longs que larges.
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus Ris. Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Cylindrûphorus lasius (Lnvron, 1889) (fig. 56 C) (C.pectz'natus Lnv-
Ton', 1924).
Long. : 18 à 40 mm. Larg. maxima :800 pt.
Le scolex a 500 p. de long et 340 p. de diamètre. Les deux paires de
crochets sont trifides; leurs pointes mesurent en allant de dehors en
dedans, 72 (1, 86 p. et 65 p., 54 (1 et 46 y., Les racines des crochets ont 50 p.
et 46 y,. Il y a environ 100 testicules. La poche du cirre a 200 p. de long et ·
90 y. de diamètre.
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus Ris.; chez le Cochon de mer,
Centrina vulpecula CUV. et chez Carcharodon, lamia Ris.
Non signalé en France.
G. ÀPURHYNCHUS NYBEMN, 1918.
Diagnose, page 39.
Une seule espèce connue :
Aporhynchus norvegicus (OLSSON, 1868) (fig. 58).
Long. :30 mm. Larg. maxima : 500 pt.
Le scolex a 1,5 mm. à 1,8 mm. de long et atteint une largeur maxima
de 800 y.; il est aplati dorso-ventralement. Les quatre bothridies ovalaires
ont 500 à 600 p. de long et 300u de large. Toute la surface du scolex, ainsi
que celle des bothridies, est recouverte de minuscules épines dont la
pointe est dirigée en arrière. La région antérieure du scolex contient de
très nombreuses cellules glandulaires qui débouchent dans sa région
apicale. La tête est suivie d’unc région non segmentée longue de 800 y. et
large de 700 p., qui précède les segments. Les segments adultes sont

ous SÉLACIENS 107
environ cinq fois plus longs que larges. Il y a 200 à 250 testicules par '
segment, disposés sur deux à trois couches dorso-ventrales. La poche du
cirre montre une structure analogue _
à celle de Gilquinia et de Floriceps;
elle a 90 y. de diamètre et est munie  H '_
d’une grosse vésicule contractile ae- ç' ïZ§}2i}?  ; ,,  
cessoîre. Il existe une petite vésicule ·    
séminale externe à parois épaisses. • ;  0 ,  "ël y/"
Le vagin débouche dans l’atrium gé- f   7+:, ,rn_ g  
nital à la face ventrale de la poche du "o /  
cirre. L’ovaire se trouve dans la por- / 
tion postérieure du segment, entouré /2  
de testicules. L’utérus, sacciforme, j I »  
ne dépasse pas le niveau de la poche ' Q  
du cirre. Dans les segments mûrs, ' 4 ;  
son extrémité antérieure se rapproche Q ;  
de la cuticule de la face ventrale du 'Ã ’ /  
segment ou il se forme une ouverture C  
à la suite de la déhiseence dela paroi //  
du segment. Q   
Adulte chez la Sagre, Spinax niger Ct. /  
Développement inconnu. Q,  ,
Ce parasite ne semble avoir été signalé p,G_ 5g_ _ Aparhymhus norvggiws
que surles côtes de _Norvège. (Olss.)sco1ex (orig.),
G. FLORICEPS Cuvum, 1817.
Diagnose, page 44.
Une seule espèce adulte connue :
(') Floriceps saccatum Cuvum, 1817. (Rhynchobothrium uncinatum
Lxrrroiv, 1924) (fig. 59-60).
Long. : 30 à 40 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex a 6 mm. de long et 2 mm. de diamètre. La pars bothridialzls
a environ 2,5 mm., la pars vaginalis 4 mm. et la pars bulbosa 3 mm.
de long. Les hothridies sont allongées, peu profondes, se touchant
parfois par leurs bords postérieurs. Les trompes sont longues et puis-
santes; leurs bases sont dépourvues de crochets sur une distance d'en-
viron 300 y. puis viennent 7 à 8 grands crochets, longs de 140 pi, suivis
d’une zone de petites épines auxquelles font suite les crochets dissem-
blables qui constituent l’armature véritable des trompes. Les muscles
rétracteurs s‘insèrent au fond des bulbes. Les pores sexuels se trouvent
(I) Voir note, page 113.

108 cnsronss
dans le quart antérieur du bord latéral du segment. L‘atrium génital a
des parois très musculeuses. La poche du cirre contient un très long
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F10. 59-60. — 59. Floriceps saccamm Cuv., scolex (orig.); 60. Floriceps saccatum
· Cuv., crochets de Ia. base d’une trompe.
cirre et une volumineuse vésicule séminale interne qui communique
avec une vésicule séminale externe. Il existe aussi une grosse vésicule
contractile accessoire. Les testicules sont très nombreux. L’utérus se

nus SÉLACIENS 109
présente sous forme d’un tube longitudinal qui vient déboucher à la face
vcntrale du segment du côté poral.
Adulte chez Oxyrhina spallanzanii Borm-., Carcharodon lamia Ris. et chez
le Cochon de mer, Centrina vulpecula Cov. La larve plérocercoïde se trouve
dans divers Poissons.
F. saccatum aurait été vu une seule fois à Concarneau.
G. GILOUINIA Gumivr, 1927.
Dîagnose, page 44.
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61
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Fm. 61-62. — 61. G£lquiniasquuli(Fab.), scolex (orig.); 62. A. Tentacularia coryphaenae
Bosc, scolex B. crochets de la trompe (d’après Dollfus).
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ne seule espece connue .
Gîlquinia squali (Fmmcxus, 1794) (fig. 61) (G. tetrabothria VAN Bama-
DEN, 1850].

110 cnsronss l
Long. : 50 à 80 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a environ 2 mm. de long. Les quatre bothridies, arrondies,
ont 250 à 350 p. de diamètre. Leur bord postérieur est libre, ce qui leur
permet de modifier leur forme d’une façon considérable. Les crochets des
trompes ont 10 p. à 12 p. de long et le muscle rétracteur s’insère au fond
du bulbe. Le pore génital se trouve dansle quart antérieur du bord latéral
du segment. La poche du cirre est munie d’une vésicule contraetile acces-
soire et l’atrium génital est entouré de fibres musculaires disposés radia-
lement. L’utérus débouche àla face ventrale du segment, grâce à un orifice
qui se forme par déhiscenee dela paroi de l’anneau. Les derniers seg-
ments sont quatre fois plus longs que larges. Les œufs ont 40 il sur 30 y..
Adulte chez l’Emiss0le, Musœlus lzinnulus BLAlYv. et chez l'Aiguillat, Acan-
thias vulgaris Ris. Forme larvaire inconnue.
Cette espèce a été signalée d'une façon sporadique dans la Manche et dans
la Méditerranée.
G. TENTACULARIA Bosc, 1797.
Diagnose, page 45.
Une seule espèce connue :
Tentacularla Corypllaenae Bosc, 1797 (T. macrobot/zria Runonrm, 1819;
T. bicolor BARTELS, 1832) gfig. 62-63).
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 2 mm.
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Fie. 63. — Tentacularia coryphaemte Bosc, segments adultes (d’après Dollfus).
Ce Ver est caractérisé par le fait que toute la région antérieure du
scolex est généralement fortement pigmentée, en rouge violacé ou en
noir. Ce pigment est extrêmement tenace et ne se dissout pas dans les
réactifs usuels, ni dans les corps oxydants ou réducteurs. Le scolex a
environ 6 à 8 mm. de long et 3 mm. de diamètre. Les quatre bothridies

mas SÉLACIENS 111
sont difficilement visibles, se confondant souvent avec des plis longitudi-
naux du scolex. Elles occupent presque toute la longueur du scolex et
sont très étroites ct à peine saillantes. Les trompes sont courtes, armées
de crochets de forme et de taille semblables. Les bulbes, en forme de
bananes, se trouvent dans le sixième antérieur du scolex. Les muscles
rétracteurs s‘insèrent au fond des bulbes. Les segments sont plus larges
que longs. Les pores sexuels alternent irrègulierement et se trouvent
dans le quart antérieur du bord latéral du segment. La poche du cirrc
est de grande taille, allongée presque cylindrique. Il n`y a pas de vésicule
séminalc. Les testicules occupent deux champs de part et d’autrc de la
ligne médiane, se rejoignant parfois dans la région antérieure du seg-
ment. Dans les anneaux mûrs on trouve un pere utérin préformé.
Adulte chez Carcharodon lamia Ris. La larve plérocereoïde se trouve chez
de nombreux Poissons.
Ce parasite ne semble pas avoir été trouvé à l‘état adulte chez les Sélaciens
des eaux françaises.
G. NYBELINIA Pocne, 1926.
Diagnose, page 45.
TABLEAU ons Espèces.
1. Segments acraspèdes ............... 2
— Segments craspédotes .............. 3
2. Strobile long de 100 mm ........ lingualis, p. 111
— Strobile long de 28 mm ........ . robusta, p. 112
3. Trompes grêles; crochets longs de 10 y. . . . pallîata, p. 112
— Trompes biend éveloppées; crochetslongs de 68 p.. syngeI1es,p.113
1. Nybelinia lingualis (Covmn, 1817) (fig. 64-65).
Long. : 80 à 100 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a environ 3 mm. de long et 1 mm. de large au niveau des
quatre bothridies. Celles-ci sont allongées, ovalaires, longues d’environ
2 mm. Les deux bothridies d`un même côté se touchent tantôt par leurs
bords antérieurs, tantôt par leurs bords postérieurs. Les bords des
bothridies sont formés par des bourrelets nettement délimités. Les
trompes ont 750 p. de long; elles sont grêles, armées de crochets de
forme identique, longs d’environ 20 p., Les points d’émergence des
trompes se trouvent au sommet du scolex, plus rapprochés de la région
latérale que des régions dorsale ou ventrale. Les gaines des trompes
sont courtes, droites, aboutissant à des bulbes musculeux en forme de
banane. Les muscles rétracteurs s’insèrent au fond des bulbes, mais
d‘une façon légèrement excentrique. Les segments adultes sont tous
plus larges que longs et fortement aeraspèdes. Les organes génitaux

112 casronns
sont disposés comme chez T. coryphaenae. L’atrium génital est cepen-
dant déplacé vers la face ventrale du segment.
Adulte chez le Milandre, Galcas canis Bonn.; l’Emissole, Mustelus hinnulus
BLAINV. ; la Grande Roussette, Scyllium stellare L.; l'Aiguillat, Acanthias vul-
garis; Chez Oxyr/zina spallanzanii BONAP.; l'Ange, Squatina. angelus DUM. et
chez les Baies, Raja axyrhyncha L., Raja batis L., Raja rabus Lac., Raja
fallonica Bmmv., Raja clavata L. et Raja punctata Ris. Larve plerocercoïde
chez un grand nombre de Poissons et même chez des Mollusques.
T. lingualis est une des formes les plus répandues dans les Sélaciens et
notamment dans les Raîes des côtes de France.
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64
Fu;. 64-65. -—- Nybelinia linqualis (Cuv.), trois scolex (d'après Dollfus). - 65. Nybelinia
lingualis (Cuv.), portion d’une trompe (d’après Dollfus).
2. Nybelinia robusta (Lnrroxv, 1890).
Long. : 15 à24 mm. Larg. maxima : 1 mm. .
Cette espèce se distingue de N. Zingaalis par sa taille plus petite.
- Le scolex n’a que 1,2 mm. de long, les bothridies 700 p. et les trompes
600 y.. Les crochets de ces dernières n’ont que 11 y. à 14 p. de long.
L’anatomie interne paraît la même.
Adulte chez de nombreux Sélaciens américains dont un seul se trouve dans
les eaux françaises, O.xyr·hina spallanzanii Borne. Larve plérocercoïde chez
des Poissons.
Non signalé en France.
3. Nyhelînia palliata (Lnwou, 1924).
Long. : 37 mm. Larg. maxima: 1,3 mm.
Cette espèce, très voisine de la suivante, s`en distingue par son scolex

nns SÉLACIENS 113
relativement beaucoup plus grand. Il a 2,4 mm. de long. Les crochets
des trompes ont 11 y. de long. Le reste de l’anatomie comme chez les
autres espèces.
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus Ris. Forme larvaîre inconnue.
Non signalé en France. ·
4. Nyhelinîa syngenes (Pmrmm, 1929) (fig. 4A).
Long. : 20 à 30 mm. Larg. maxima : 5 mm.
Le scolex a 2,5 mm. de long et 800 y. de large. Les trompes ont
2 mm. de long et sont armées de crochets tous identiques, longs de
G8 y.. Les bulbes ont une forme en hanane comme chez les autres espèces.
L’anatomie interne est la même que celle de N. lingualis. Le vagin
débouche à la face dorsale de la poche du cirre dans l’atrium commun,
qui est déplacé vers la face ventrale du segment.
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus Ris. Forme larvaîre inconnue.
Non signalé en France.
G. DIBOTHRIORHYNCHUS BLAINVILLE, 1828.
_ Diagnose, page 40.
TABLEAU mas Espèces.
— Trompes presque sphériques ....... grossum, p. 113
— Trompcs clavilormes ........ mcgacephala, p. 114
1. Dibothriorhynchus grossum (Runorpm, 1819) (fig. 66).
Long. : 400 mm. Larg. maxima : 15 mm.
Le scolex a 7 mm. de long et 9 mm. de large à sa base. Les trompes
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Flo. 66. — Dibolhriorhynchus grossum (Rud.), segment adulte (orig,).
sont très courtes, presque sphériques et sont armées d'un grand nombre
de rangées longitudinales de crochets tous semblables. Les bulbes sont
en forme de banane, situés obliquemcnt ou verticalement dans le scolex.
Le strobile est très musculeux, tous les anneaux étant plus larges que
8

114 cssronss
longs. Les organes génitaux sont doubles; il y deux pores sexuels dans
chaque segment et deux pores utérins dans les segments mûrs. Les œufs
ont 68 p. sur 46 à 49 tt; la coque est très épaissie.
Adulte chez la Taupe, Lamna. cornubica GM. Larve plérocercoïde chez de
nombreux Poissons.
Ce parasite extrêmement rare ne semble avoir été signalé qu`en Norvège.
2. Dibothriorhynchus megacephala (Runotrnx, 1819).
Cette espèce ne se distingue de la précédente que par le fait que les
trompes sont claviformes. Les crochets sont disposés sur 44 rangées
longitudinales, chaque rangée transversale contenant 22 crochets. Les
anneaux sont plus larges que longs. L’auatomie interne est inconnue.
Adulte chez Carcharodon lamia Ris. Larve plérocercoïde chez de nombreux
Poissons.
Non signalé en France.
G. SPHYRIOCEPHALUS Pxivrunn, 1913.
Diagnose, page 40.
TABLEAU uns ssràcns.
- Segments plus larges que longs; vagiiî sans crochets; œufs avec
deux petits prolongements polaires ..... virîdîs, p. 114
-— Segments plus longs que larges; vagin armé de crochets;
œufs avec un très long prolongement polaire. tergestina, p. 115
1. Sphyriocephalus viridis (Wacsnnn, 1854}.
Long. : 70 mm. Larg. maxima: 6 mm.
Le scolex a environ 5 mm. de long et 4 mm. de diamètre. Les deux
bothridies ont 1,5 mm. à 1,7 mm. de long et 3 mm. de large. Les trompes
ont 3,6 mm. de long; elles sont armées de 17 rangées longitudinales de
crochets, tous semblables, sauf à la base des trompes où les crochets sont
un peu plus petits, disposés suivant 36 à 38 rangées longitudinales. Les
gaines sont en général recourbées en forme d’S et les bulbes sont pres-
que transversaux. La poche du cirre, de grande taille, contient une
énorme vésicule séminale interne; le canal déférent est fortement enroulé
et ondulé et les testicules sont nombreux. Le vagin débouche en arrière
de la poche du cirre. L’utérus, sphérique, débouche à la face dorsale par
un orifice préformé, qui est en général déplacé vers le côté poral du seg-
ment. Les œufs, ovalaires, ont environ 75 y. sur 47 p., Ils portent deux
petits prolongements polaires.

mas sxâncxnns 115
Adulte chez la Lîche, Scymnus lic/zia M. H. et Chez Cenlrophorus granulosus
(B1., San,). Forme larvaire plérocercoîde chez divers Poissons.
Signalé dans la Méditerranée.
2. Sphyriocephalus tergestinus Pmrmm, 1913.
Long. : 200 à 300 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente. Le scolex est un peu
plus petit et n’a que 2 mm. de long. Les trompes ont 1,6 mm. de long et _
leur armature est identique à celle de l’espèce précédente; les crochets
semblent cependant plus petits. Les organes génitaux diffèrent de ceux
de S. vz'rz'dzZs par le fait que le vagin est garni de grosses épines implan-
tées dans une cutîcule épaisse. Les œufs sont caractérisés par la présence
d‘un très long filament polaire long de 300 y., L’œuf lui—même a 39 p. sur
30 yu.
Adulte chez le Renard marin, Alopecias vulpcs GM. Larve plérocercoïde chez
divers Poissons.
Cette espèce n’a été signalée qu’une seule fois dans la région de Trieste.
G. EUTETRÀRHYNCHUS PINTNER, 1913.
Diagnose, page 41.
Une seule espèce connue : ·
Eutetrarhynchus ruiicollum (Evsmvrmm-r, 1829) (fig. 67-68).
Long. :26 à 50 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a environ 15 mm`. de long et porte deux bothridies peu pro-
fondes, présentant une échancrure plus ou moins marquée sur leur bord
postérieur. Ces bothridies ont environ 1 mm. de large et portent parfois
un sillon médian longitudinal assez peu marqué. Les trompes ont 3 mm.
de long lorsqu’elles sont complètement évaginées; elles sont armées
d‘un grand nombre de petits crochets, longs de 23 y., disposés suivant
des rangées spiralées. Entre les crochets se trouvent de longues soies.
Les bulbes ont 7 mm. de long. A l'endroit où les gaines pénètrent dans
les bulbes, se trouve une masse rouge violaeé à fonction inconnue. Les
bulbes sont formés de six enveloppes musculaires successives et les
muscles rétracteurs s’insèrent dans le fond du bulbe. Le scolex est nette- `
ment séparé dustrobile par un léger rétrécissement. Les segments adultes
sont plus larges que longs. Le pore génital est porté par une papille qui
se trouve sur le milieu du bord latéral du segment. Le vagin débouche
en arrière et à la face ventrale de la poche du cirre. Son orifice est
entouré d’un muscle sphincter. La poche du cirre contient deux vésicules
séminales internes, à la suite l'une de l’autre, et dont la proximale a des ‘
parois épaisses. Les testicules sont très nombreux; ils occupent deux

116 CESTODES
champs, l’un ventral et l’autre dorsal, séparés par les vaisseaux excréteurs
longitudinaux. L’utérus présente trois à six larges évaginations latérales;
il débouche dans les segments mûrs grâce à une ouverture qui se forme
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Fm. 67. —— Eutetrarhynchus rufîcollum (Eysen.). A. scolex; B. trompes;
C. portion d’une trompe (orig.),
par déhiscenee de la paroi du segment, à la face dorsale de ce dernier.
Les œufs à coque épaisse sont ovalaires et mesurent 36 p. sur 23 yu.

mas SÉLACIENS 117
Adulte chez l’Émissole, Mustelus lzinnulus Buuivv. et chez l’Aiguillat, Acan-
zhias vulgaris Ris. Larve plérocercoïde chez de nombreux Crustacés (page 528).
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F10. 88. — Eutelrarhynchus ruficollum (Eysen.), segment adulte (orig,).
Cette espèce a été signalée à Wîmereux (Pas—de-Calais), à Nice (Alpes-Mark
times) et à Banyuls (Pyrénées—Orientales).
G. CHRISTIANELLÀ GU1.4n'r, 1931.
Diagnose, page 41.
TABLEAU DES Esràcss.
-- Crochets des trompes longs de 4,5à 5 pt. tryg0nîs—lJ1‘ucc0nis, p. 117
— Crochets des trompes longs de 25 y. A 45 p.. . . minuta, p.118
1. Christîanella trygonis-hrucconîs (Wucnmm, 1854) (fig. 69-71).
Long. : 5 mm. Larg. maxima : 500 p..
Le scolex a 1,05 mm. de long; il est caractérisé par le fait qu`il est
recouvert de petites épines plantées obliquement, les pointes dirigées en
arrière. La pars bot/zridfalis a 195 p. de long et 222 p. de large. La pars
Vdg'il’ltlll'S HICSUFC   de l01'lg et l.l18 [J. de li1I'g8. Les gZ1lIlCS des tl‘0II'lp(lS
sont assez fortement enroulées. La pars bulbosa a 495 p. de long; chaque
bulbe a 65 y. de diamètre. Les parois sont épaisses et le muscle rétrac-
teur s’insère au fond du bulbe. En arrière des bulbes se trouve une

118 cnsronns
tache de p1gment rouge, V1Slb16 sur le vivant seulement. Les trompes ont
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Fm. 69-70. ·- Christianella trygonis-brucconis (Wag.), scolex (orig.), -70. Christianella
trygonis-bruccomîs (Wag.), segment adulte (orig,).
17 y. de dxametre. Elles sont tres longues et armées de mmuscules
crochets d1Sp0SéS suivant des rangées spiralées régulières. La base des

nas sénacmivs 119
trompes est légèrement renflée et les crochets y mesurent 5 p., Dans les
autres parties de la trompe, les crochets ont 4,5 p. de long. On en trouve
huit par demi-tour de spire.
L’anatomîe interne est caractérisée par la grande taille des testicules;
/
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Fm. 71. — Christianella trygonis-brucconis (Wag.), segment adulte
avec cirre évaginé (0rig.).
eeux·ci, au nombre de 40 environ, sont disposés suivant deux rangées
longitudinales. La poche du cirre, de grande taille, atteint le milieu du
segment et contient un très long cirre inerme. L‘utérus mûr, sacciforme,
remplit tout le segment.
Adulte chez Trygon brucco Bomr. Développement inconnu.
Cette espèce a été signalée une seule fois à Nice (Alpes·Maritimes) et ne
semble pas avoir été retrouvée depuis dans les eaux françaises.

120 cssroots
2. Christîanella mînuta (VAN BENEDEN, 1849) (fig. 72).
Long. : 10 mm. Larg. maxima : 600 y,.
Le scolex a environ 2,5 mm. de long et 500 p. de diamètre. Les deux
bothridies sont ovalaires, parfois fortement éehanerés sur le milieu de
leur bord postérieur. Les trompes ont un peu moins de 1 mm. de long;
elles sont armées de nombreuses rangées de crochets de forme sembla-
ble; la taille varie de 25 y. à 45 ga. Les bulbes ont 500 y. à 600 pt de long.
Les muscles rétracteurs s’insèrent au fond des bulbes et les gaines sont
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Fm. 72-73. —— Christianella minute (V. Ben.), A. scolex; B. portion d’une trompe
(d’après Van Beneden). — 73. Diesingiella lomentacea (Dies.), scolex (d’après
Pîntner).
plus ou moins sinueuses. Le scolex n‘est pas très nettement séparé du
strobile. Ce dernier n’est formé que de trois à six segments seulement,
les segments adultes sont plus longs que larges. Les testicules paraissent
de grande taille et le pore sexuel marginal. Le reste de Panatomie est
inconnue.
Adulte chez l’Ang~e, Squatina angelus DUM. Larve plérocercoïde chez divers
Poissons (?). `
Cette espèce a été trouvée une seule fois en France, à Luc (Calvados).

ons SÉLACIENS 121
G. DIESINGIELLÀ Gmanr, 1931.
Diagnose, page 41. , -
Une seule espèce connue :   ' _'
Diosingiella lomentacea (Dmsme, 1850) (fig. 73). É: câepëywî
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 5 mm. .  ‘· ·  
Le scolex a 2,4 mm. de long et 600 y. de large.  
Les deux bothridies sont foliacées, à bords recour- ¤ ) È fg
bés formant un angle d’environ 45° avec l’axe , i   1
longitudinal du scolex. Chaque bothridie a environ " l''''= , W il A ‘
1 mm. de large. Les trompes sont assez longues  
et grêles, armées de très petits crochets longs y·
d‘environ 20 y., disposés suivant des rangées spi-  
ralées; on trouve environ 8 crochets par rangée.  
Les trompes émergent au sommet du scolex et sont 4 \
contenues dans des gaines spiralées. Les bulbes I >
sont formés de 30 à 40 couches de muscles. On ne ('
connaît pas le point d’insertion des muscles ré- "` '? pv ` .6
tracteurs. Les premiers segments sont plus larges  
que longs, puis deviennent carrés. L’atrium géni-  
tal marginal est entouré d`un puissant appareil  
musculaire. Uutérus mûr occupe tout le centre du  
segment. ll n’y a pas de porc utérin préformé. Les  
oeufs ont 50 pi sur 30 p. et sont pourvus à un de  
leurs pôles d'un très petit renflement.  
Adulte chez le Milandre, Galeus canis Bomr. Forme  
larvaire inconnue. }‘  
Cette espèce n’a été signalée qu'une seule fois dans  
la Méditerranée, à Palerme.  
`>,  kw
G. TETRARHYNCHOBOTHRIUM Dmsmo, 1850. ^,', _«iî  '
Diagnose, page 41.
Une seule espèce connue :
Tetrarhynchohothrium tenuîcolle Duasme, 1850.
(Tetrar/zyrichus slriatus WAGENER, 1854) (fig. 74). Fm M __ Tctmrh _
Long. : 25 à 32 mm. Larg. maxima : 500 u. clwbzilhrium tenïi.
Lo scolex :1 2 mm. à 2,5 mm. de long et 400 gu. vvlëv Dies-. Scolex
de large. Les deux bothridies sont ovalaires à (°¤g‘)`
bords arrondis, formant un léger bourrelet qui
entoure la bothridie. Ce bourrelet présente parfois une légère dépression
sur son bord postérieur. Les bothridies ont 180 à 300);. de large. [Ses
trompes émergent presque au sommet du scolex; elles ont environ

122 cnswonns
1,4 mm. de long et sont armées de très petits crochets en forme d‘épines
de rosier longs de 4 p. seulement. Ces crochets sont disposés suivant des
rangées spiralées, assez espacées les unes des autres. Les bulbes ont 700u
de long et 90 p. de diamètre, ils sont formés de six couches musculaires.
Le muscle rétracteur s’insere au fond des bulbes. La région bulbaire est
caractérisée par la présence de muscles obliques qui s’entrecroisent,
donnant un aspect très spécial à cette région du scolex. Les premiers
segments sont plus larges que longs, puis deviennent peu à peu plus
longs que larges. Les segments adultes ont 1,5 mm. à 1,7 mm. de long.
L`ovaire se trouve dans la partie postérieure du segment. Les testicules
sont nombreux, situés en avant de l‘ovaire. L‘oviducte débouche dans
. l`utérus au niveau de la moitié antérieure de celui-ci. Le vagin débouche
à la face ventrale de la poche du cirre et sa portion atriale est entourée
d’un puissant sphincter. La poche du cirre contient deux vésicules sémi-
nales internes successives. Le cirre paraît très long. L’utérus présente
plusieurs (12) évaginations latérales. Les œufs sont pourvus d’un filament
à l’un des pôles.
Adulte chez la Raie bouclée, Raja clavam L. et chez la Mourine, Leiobatzs
aquila (L.), Forme larvaire inconnue. '
Signalé à Nice (Alpes-Maritimes.)
G. OTOBOTHRIUM LINTON, 1890.
Diagnose, page 43.
TABLEAU mis ESPÈCES.
— Pars bulbcsa plus courte que la pars botizridlalzlv. crenacolle, p. 122
- Pars bulbosa égale environ à la pars bothridialis. penetrans, p. 122
1. Otobothrium crenacolle Lmros, 1890.
Long. : 140 mm. Larg. maxima: 9 mm.
Nous ne pouvons donner une diagnose satisfaisante de cette espèce;
les descriptions originales de Lixron se rapportant à la larve et à l’adulte
diffèrent à tel point qu’elles désignent vraisemblablement des formes
diverses. Chez l’adulte, les trompes seraient armées de crochets tous
semblables, tandis que chez la larve, les crochets seraient différents.
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus L.
Non signalé en France.
2. Otobothrium penetrans Lnvroiv, 1907 (fig 75-76).
Long. : 145 mm. Larg. maxima : 4,5 mm.
Cette espèce est peut-être identique à la précédente. Le scolex a 4,5 mm.
de long. Les bulbes sont fortement obliques, de sorte que le scolex atteint
sa plus grande largeur à leur niveau. Les trompes sont armées de crochets

ons sÉi.Acums 123
dissemblables disposés plus ou moins par rangées obliques. Les pores
sexuels se trouvent dans le dernier tiers du bord latéral du segment. La
poche du cirre est petite et les testicules se trouvent en avant et en arrière
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Fia. 75. —- Otobothrium pcnetrans Lint., A. scolex; B. Deux portions de trompe
(d’après Linton).
de ·l'ovaire. L’utérus mûr remplit presque tout le segment en avant de
l'ovairc. Les œufs ont 39 à 42 p. sur 28 gz.
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Fm. 76-77. - 78. Olobothrium pcnetrans Lint., segment adulte (d’après Linton). — 77.
Oncomcgas wagcneri (Lint.), A. extrémité; B. base d’une trompe (d’après Linton).
Adulte chez le Marteau, Zygaena malleus Ris. et chez Carcharodon lamia
Ris. Forme Iarvaire lérocercoïde chez divers Poissons.
P
Non signalé en France.

124 cusronns
G. ONCOMEGAS Dornrus, 1929. ,
Diagnose, page 43.
On ne connaît actuellement qu’une seule espèce adulte qui vit chez un
Sélacien américain ne se trouvant pas dans les eaux françaises. La forme
larvaire, semblant correspondre à l’adulte, a été signalée dans la Médi-
terranée, il est donc vraisemblable que ce dernier doit s’y rencontrer
également. _
Oncomegas wageneri (Lmrom, 1890) (fig. 77).
Long. : 13 à 18 mm. Larg. maxima : 500;:..
Le scolex a environ 2,7 mm. de long; la pars bothrz`a’iaIis 500;:., la
pars vaginalzls environ 1 mm. et la pars bulbosa 1,2 mm. à 1,6 mm. de
_ long. Chaque bulbe mesure 100 à 200;:. de diamètre. Les trompes sont trsè
longues, renflées à la base, dont le diamètre est de 80;:.. L`armature de
cette région est caractérisée par la présence d’un champ de petites épines
longues d’environ 5 à 15;:., au milieu desquelles se trouve un très gros
crochet recourbé, long de 40;:.. Les autres crochets des trompes semblent
différents suivant la face de la trompe sur laquelle ils se trouvent. Il y a
16à 20 segments plus longs que larges. Le pore génital est situé près
du milieu du bord latéral du segment. Les testicules forment deux
rangées parallèles au milieu du segment. Les œufs ont 29 ;:. de diamètre. ·
Adulte chez Trygan centrura Mrrcn. La larve plérocercoïde se trouve chez
divers Poissons.
Non signalé en France.
G. LÀCISTORHYNCHUS PINTNER, 1913.
Diagnose, page 42.
Une seule espèce adulte connue :
Lacistorhynchus tennis (VAN Bsmansn, 1861) (Tetrarhynchus benedeni
CRETY, 1890) (fig. 78-79).
Long. : 60 à 100 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 1,3 mm. à 2,3 mm. de long. Les deux bothridies sont allon-
gées, longues d’environ 400;:., plus profondes en arrière qu`en avant. Les
trompes sont très longues, 1,2 mm. à1,4 mm., elles émergent immédiate-
ment sur le bord antérieur des bothridies et sont armées de crochets de
_ forme et de taille différentes disposés par groupes en rangées spiralés. Les
gaines sont très longues et sont le plus souvent enroulés en spirale. Les
bulbes, relativement courts, ont 300 à 400 ;:, de long et sont formés de
dix-neuf couches musculaires. Le muscle rétracteur s’insère au fond des
bulbes (?). En arrière de la pars bulbosa se trouve un brusque rétrécisse-

mas sétacmns 125
·in`ent suivi d’une dilatation bien marquée. Il existe en arrière du scolcx
une région non segmentée, filiforme qui présente une sorte de pseudo-
segmentation superficielle très caractéristique. Les segments adultes
sont plusieurs fois plus longs que larges. lfatrium génital contient
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Fm. 78-79. — Lacistorhynchus lenuis (V. Ben.), scolex (0rig.l. —— 79. Lacistorhynchus
tenuzs (V. Ben.), segment adulte (orig,).
dans sa paroi deux sortes de ventouses de petite taille. La poche du
cirre contient un canal déférent fortement enroulé sur lui-même et qui
débouche dans un long cirre inerme. Les testicules sont très nombreux et
sont situés en avant et en arrière de l’ovaire. L’utérus forme un sac allongé
qui contient des œufs fusiformes.
Adulte chez l’Emîssole, Muszelus hinnulus Bmmv.; le Milandre, Galeuscanis

r 126 cnsronns
Bormr.; l'AiguiI1at, Acant/zias vulgaris Ris.; la Sagre. Spinax niger CL. et la
Raie, Raja batis L. Larve plérocercoïde chez divers Poissons.
Cette espèce a été signalée dans la Manche, l'0céan et dans la Méditerranée.
G. CALLGTETRARHYNCHUS Pmrivnn, 1931.
Diagnose, page 42.
On ne connaît qu`une seule forme adulte malgré les nombreuses formes
larvaires signalées.
Callotetrarhynchus tumidulus (Lmrou, 1891) (‘) (fig. 80).
Long. : 5 à 12 mm. Larg. maxima : 800 p.,
Le scolex a 800 p. à 1 mm. de long (2 mm.) et la pars bothridialis 260 à
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Fm. 80. — Callotetrarhynchus tumidulus (Lint.), A.ba.se; B-C. portions moyennes
d’une trompe (d’après Linton).
300 p. (400 pt). Les deux bothridies ont environ 300p. de large : le milieu de
leur bord postérieur est plus ou moins fortement échancré. La pars vagi-
nalis mesure 1,5 mm. de long; les gaines des trompes sont très longues
et enroulées sur elles—mêmes. Les trompes sont armées de crochets dis-
semblables, les crochets de la base des trompes, qui sont légèrement
renflécs, ont 6 p. de long et ceux du reste dela trompe, Sp. Il y aurait 12 cro-
chets par tour de spire. Lapars bulbosa :1400;;. (267 p.) de long.A1`endroit
où les gaines pénètrent dans les bulbes se trouve une tache rouge très
nette mais disparaissent dans l’alcool. Les organes génitaux ressemblent
beaucoup à ceux du genre Christianella (voir page 117). La poche du
cirre débouche dans le tiers postérieur du bord latéral du segment et les
testicules sont disposés suivant deux rangées longitudinales situées en
avant et en arrière du pore génital. Les embryons ciliés (?) auraient 55 pt
sur 23 p..
(1) La description de Lmrox ne correspond pas très bien à ses figures, c’est pourquoi nous fai-
sons suivre les mesures indiquées dans le texte de celles obtenues d’après les échelles des dessins
et mises entre parenthèses.

nas SÉLACIENS 127
Adulte chez le Mîlandre, Galcus canis Bomr. et chez l‘Emissole, Mustelus
ldêvis BLAINV. DÉVGIOPPGITICIIÈ il1COI1l]LI·
Non signalé en France.
G. GRILLOTIA Gunnr, 1927.
Diagnose, page 42.
TABLEAU DES ESPÈCES.
— Rétracteur s’însérant au fond des bulbes .... erinacea, p. 127
- Rétracteur s`insérant dans la région antérieure des bulbes. .
................. înstitata, p. 128
1. Grillotîa erînaeea (Vim Bananes, 1850) (fig. 81-82).
Long. : 25 à 27 mm. Larg. maxima: 1,4 mm.
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Fm. 81-82. — Grillotia erinacea (V. Ben.), crochets de la. base d'une trompe; - 82. Gril-
lotia erinacea (V. Ben.), poche du cirre avec vésicule accessoire (orig.).
Le scolexa 6 mm. de long. Les deux bothridies, longues de 85551.
environ, sont larges, foliaeées, peu profondes. Les rostres sont caracté-
risés par leur armature particulière formée de crochets dissemblables, qui
ne sont pas disposés d'une façon symétrique autour de la trompe. La base
des trompes est armée de petites épines. Le muscle rétraeteur s’insère au
fond des bulbes. Ces derniers sont long de 1,7 mm. environ. La pars
vagz'nalz's, sinueuse, a environ 3 mm. de long. Les segments adultes sont
plus longs que larges et le pore sexuel se trouve dans le tiers postérieur
du bord latéral du segment. Les testicules sont très nombreux (150). Il

128 cnsronss
n’y a pas de pore utérin préîormé. L’atrium génital est recouvert de
papilles cuticulaires. Les embryons ont environ 40 gi de diamètre.
Adulte chez les Haies, Raja oxyrhyncha L. Ra/a batis L., Raja rubus Lac.,
Raja clavata L., Raja punclata Ris. et Raja microcellala MONT. Larve pléro-
cercoïde chez divers Poissons.
Signalé dans la Manche, l`©céan et dans la Méditerranée.
2. Grilloüa institata (PINTNER, 1931) (Tetrarhynchus corollatus auct.).
Long. :75 mm. Larg. maxima : 2,5 mm.
Le scolex a 5 à 7 mm. de long.La pars b0t}zr·z'a'z'aZz's a 1,25 mm. à1,35 mm.
de long, Il est caractérisé par le fait que le muscle rétracteur s’insère dans
la région antérieure des bulbes. La base des trompes est dépourvue de
petites épines, par contre les crochets sont plus gros que chez l’espèce
précédente. L’atrium génital est caractérisé par la présence de deux
masses de muscles radiaires qui se trouvent en avant et en arrière de cet
orifice. La paroi même de l’atrium génital porte un grand nombre de
petites papilles cuticulaires. La poche du cirre est pourvue d’une vésicule
accessoire comme chez Floriceps. Les testicules sont très nombreux et
occupent toute la face dorsale du segment. Les oeufs, piriformes, ont 52 à
56p.sur16à 22 p. '
Adulte chez le Perlon, Heptanclzus cinereus Lac.; le Griset, Hexanchus griscus
GM. et chez la Lîche, Scymnus Zic/zia M. H. Développement inconnu.
Signalé dans la Méditerranée aux environs de Naples.
CESTODES DES HOLOCÉPHALES
' TABLEAU mas GENRES.
1. Région antérieure du Ver. prolongée par un long entonnoir
cylindrique ........... Gyrocotyloides, p. 128
—- Région antérieure du Ver occupée par un gros entonnoir court,
à bords fortement froncés ....... Gyrocotyle, p. 129
G. GYROCOTYLOIDES Fuhrmann, 1931.
Diagnose, page 37.
Une seule espèce connue :
Gyrocotyloîdes nybelini Fuuimarm, 1931 (fig. 83).
Long. : 20 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Ce Ver est caractérisé par la présence d’un très long entonnoir cylin-
/

nas nonocérnatns 129
driquc qui se trouve à son extrémité antérieure. Cet entonnoir a environ
6 mm. 5 de long et 1 mm. de diamètre; il est muni d’un puissant sphine-
ter situé dans son embouchure. La surface de cette région présente une
pseudo-segmentation très caractéristique. L'entonnoir débouche à la face
dorsale du Ver par un petit orifice situé sur la ligne médiane. Les testi-
cules sont très nombreux; ils se trouvent en arrière de l‘ovaire entou-
rant les autres organes sexuels. Le pénis débouche à la face ventrale du
Ver en arrière de l'ouverture vaginale dorsale. L‘ouverture utérine se
trouve en avant des deux autres. L`utérus est rectiligne. Les glandes
vitellogènes entourent les glandes génitales. ,
Adulte chez la Chimère, Chimaera monszrosa L. Développement inconnu. On
trouve cependant des larves plérocercoïdes longues de 5 mm. encapsulées
dans la paroi du parasite lui-méme.
Non signalé en France.
G. GYROCOTYLE Duzsme, 1850.
Diagnose, page 36.
Une seule espèce a été signalée en France.
Gyrocotyle urna (Gamm et Wacnnnn, 1852) (fig. 84).
Long. : 20 mm. Larg. maxima : 11 mm.
Cc curieux parasite est caractérisé par la présence à son extrémité
antérieure d'une rosette charnue très compliquée, au fond de laquelle
s`ouvre un entonnoir qui débouche par un pore se trouvant à la face
dorsale du Ver un peu en arrière de la rosette. Les bords du Ver sont très
fortement froncés donnant un aspect très caractéristique. A l‘extrémité
postérieure se trouve une puissante ventouse dont l’oriliee est muni d’un
muscle sphineter. Les faces dorsale et vcntrale sont garnies de fortes
épines longues de 200 à 300 y.. Ces épines sont de structure très parti-
culière et présentent plusieurs couches concentriques. Elles sont plus
nombreuses sur la face dorsale que sur la face ventrale. Les testicules
sont très nombreux et se trouvent sur deux champs latéraux dans la
moitié postérieure du Ver. Le canal déférent est entouré de·cellules
prostatiques avant de se continuer par un véritable pénis. Il n`y a pas de
poche du cirre. Le pénis débouche dans un atrium génital mâle qui
s`ouvre sur la face ventrale dans la région postérieure un peu en dehors
de la ligne médiane. L’ovaire se trouve dans la région antérieure du Ver
en arrière du scolex. Le vagin s‘ouvre à la face dorsale vis-à—vis du
pore génital mâle; il se dilate en un gros réceptacle séminal. L‘utérus
est un long tube replié plusieurs fois sur lui—mêmc et situé dans le milieu
du Ver; il débouche à la face ventrale dans le voisinage du porc génital
mâle. Les glandes vitcllogènes sont très fortement développées dans le
parenchymc cortical et occupent les champs latéraux. Les oeufs sont
u

130 cnsromzs
allongés, à coque mince, et ont 120;;. de long. Ils contiennent une larve
compliquée, appelée lycophore, qui porte dix crochets embryonnaires.
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F 83
F10. 83-84. - Gyrocolyloides nybelimî Fuhrm., Ver entier (d’après Fuhrmann). — 84.
Gyrocotyle urne (Gr. et Wag.), A. Ver entier; B. coupe sagittale gd’apres Fuhrmann).
Adulte dans l’intestin de la Chimère, C/zimaera monstrosa L. Développement
inconnu. On trouve parfois de petites larves procercoïdes enkystées dans le
parenchyme d’individus adultes.
G. uma est un parasite typique des Chimères, mais semble être très rare. Il
n‘a été signalé qu’une seule fois à Nice (Alpes-Maritimes).

' I
nes GANOIDES 131
I
CESTODES DES GANOIDES
TABLEAU nes cannes.
—- Ver ioliacé, sans scolex visible. Oriiice utérin à Yextrémité
opposée à celle où se trouve l'orilice mâle. . Amphilina, p. 131
—— Ver rubané, pourvu d'un scolex plus ou moins globuleux.
Oritice utérin à coté de l’orilîeef male. . Bothrimonus, p. 132
G. AMPHILINA WAGENER, 1858.
Diagnose, page 37.
Une seule espèce connue en France.  
t
Amphilina foliacca [Runotrm, 1819) (fig. 8.3).  ·~  __
Long. : 5à2O mm. Larg. maxima: 19 mm_ F, _··l     —11 -v
ll y a environ MQ testicules occupant les g   llïïr  p
deux tiers antérieurs du Ver, et se trouvant Q "’    °«·,
entre les boucles de l’utérus. L'ovaire est très 5;,   J 
fortement lobé. L’utérus décrit une boucle an- gît V i}; e 8  Y
téro-postérieure, puis vient déboucher près de , *·i«  JIDA: M  ir,
l’extrémité antérieure dans le voisinage du 00   °  0 il
rostre. Le vagin débouche sur le côté, près — Q2  È? ii
de l`extrémité postérieure. Le pénis se trouve a tp we ··
en arrière de l'ovaire et débouche sur la ligne È)  œâ 3  ®°
médiane à Pextrémité postérieure. Les glandes 0 Ãw  °'”° _i
vitellogenes forment deux bandes étroites de V  e   0% M
chaque côté du Ver. Les eeuls, contenant une »§ t §g°8%  
lyeophore, ont 120 y. sur 72 gt. I É  
Adulte dans la cavité générale de l‘Esturgeon, 1; la "l  L
Acipcnscr sturio L. La larve qui sort del’œul' est ‘
avalée par de petits Crustacés entomostracés et se   Q  
développe dans la cavité générale de ces derniers ',   ~·
en une petite larve allongée. en partie homologue — _ A
du proeercoïde de certains Pseudophyllides. Cette g_'£I\._'
larve, avalée avec le Crustacé, traverse la paroi l' Ã 
de Pintestin et se transforme en Ver adulte dans >
la cavité générale de l'Esturgeon. A. foliacea est
donc une véritable larve pléreeereoîde devenue
néotènîquch Fm. 85. -— Ampltilintz folie-
Non Sînnalé en Franco. tee (Itud.). Ver entier (da.-
¤·• pres Hem).
\

132 cEsTonEs
G. BOTHRIMONUS Dovnanov, 1842.
Diagnose, page 54.
Ce genre ne renferme qu`une seule espèce (').
Bothrimonus sturionîs Duvanivov, 1842 (üg. 86).
Long. : 20 à 170 mm. Larg. maxima : 1 mm. 5 à 4 mm. 5.
Le scolex a 1 mm. 5 de long et 2 à 2 mm. 5 de large. Les deux pseudo-
bothridies sont presque complètement fusionnées, et il ne subsiste qu`une
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D ° ••   ü`    *5 ¤"«ï'îe»a• 0 9
Fia. 86. -— Bollwimonus sturionis Duv., A. scolex de profil;B. scolex de face; C. coupe
sagittale; D. coupe transversale (d’apres N) belin).
petite portion de la paroi primitive. L'ouverture des pseudobothridies est
ovale. Il y a environ 40 à 50 testicules disposés sur deux champs latéraux
et dépassant les nerfs longitudinaux. La poche du cirre, piriforme, a
230 à 300 p. de long; elle débouche dans la moitié antérieure de Panneau
tantôt à la face dorsale tantôt à la face ventrale. Le cirre est recouvert de
petites papilles cuticulaires. L‘atrium utéro-vaginaldébouche en arrière
de la poche du cirre; il est entouré d’un muscle sphincter. Les glandes
vitellogènes sont disposées sur deux champs latéraux dans le parenchyme
cortical. Les œufs ont 37 y. sur 29 p.,
Adulte dans l'intestin de l'Esturgeon, Acipenser sturio L. Développement
inconnu.
Non signalé en France.
(1) Nous considérons jusqu’à nouvel avis que B. [allure 1 Uni: est synonyme de B. sturionis. La
description de Duvmwov ayant trait ~uxtout à la morphologie externe, il est impossible dx- delinir
le type du genre. Lü1—xE s’est basé sur le fait que B. fallnm provenait de 4. Tuthenus du bassin du
Danube, tandis que I?. slurionis provient de 4. sturio des vaux americaines. Cependant .1. .sluri0
est !ll1SSl 11D poisson d€'i IKIEFS et l`lVl€l`8S d'El1l`0pC. D'H11lZl'C pîifl, B. S['ll1’iONîSH·H DHS ete I`€V\1(l(‘[)\1l§
bientôt cent ans, tandis que B. fallatc a eté retrouvé ultcrivurcment.

· ons ·rÉLÉos·rÉENs 133
CESTODES DES TÉLEOSTEENS
Tantmu nus canines.
1. Scolex globulcux, portant quatre et parfois cinq ventouses
(Poissons d’eau douce) ....... Ichthyotaenia, p. 134
— Scolex allongé, rarement globuleux, ne portant pas quatre
ventouses .................. 2
2. Pores génitaux médians ............. 3
— Pores génitaux marginaux ............ 12
3. Deux appareils génitaux par segment (Poissons marins). .
............... Echînophallus, p. 142
— Un seul appareil génital par segment ........ 4
4. Strobile enroulé sur les bords. Cirre fortement armé (Poissons
marins) ......... -. . . Bothriocotylc, p. 143
—— Strobile rubané, aplati. Cirre inerme ........ 5
5. Utérus débouchant sur la même face que les porcs génitaux. 6
— Utérus débouchant sur la face opposée aux pores génitaux. . 10
6. Strobile formé de plusieurs segments ........ 7
— Strobile formé d`un seul segment .......... 8
7. Tocostome et vagin débouchant dans un atrium commun (Pois-
sons d‘eau douce) ........ Cyathocephalus, p. 144
— Tocostome ct vagin débouchant séparément(Poissons marins).
................ Diplocotyle, p. 143
8. Poche du cirre débouchant dans l‘atrium utéro—vaginal (Pois-
sons d`cau douce) ........ Caryophyllaeidcs, p. 145
-— Poche du cirre débouchant en avant de l‘atrium utéro-vaginal. 9
9. Poche du cirre débouchant à Vextrémité d’une papille muscu-
lcuse (Poissons d‘eau douce) ..... Monobothrium, p. 146
— Poche du cirre ne débouchant pas à Pextrémité d’une papille
musculeuse (Poissons d’eau douce). . Caryophyllaeus, p. 147
10. Utérus ne débouchant pas dans une cavité utérine (Poissons
marins) ............ Ptychobothrium, p. 149
— Utérus débouchant dans une cavité utérine ...... 11
11. Réceptacle séminal absent. Cavité utérine assez grande (Pois-
sons d’eau douce et marins) .... Bothrioccphalus, p. 150
— Réceptacle séminal présent. Cavité utérine énorme (Poissons
i marins) ............ Clestobothrium, p. 153
12. Utérus sacciforme ............... 13
— Utérus tubulaire, enroulé sur lui—mêmc ....... 17

134 cssromss
13. Glandes vitellogènes presque exclusivement dans le parenchyme
cortical ................ . . . 14
— Glandes vitellogènes exclusivement dans le parencliyme médul-
laire ................... 15
14. Vagin débouchant en avant de la poche du cirre; celle-ci volu-
mineuse (Poissons marins) ....... Amphicotyle, p. 154
- Vagin débouchant en arrière de la poched u cirre; celle-ci relati-
vement petite (Poissons d’eau douce}. . . Euhothrium, p. 155
15. Sphincter vaginal absent ............ 16
- Sphinctervaginalprésent (Poissons marins). Parabothrium, p. 158
1 6. Testicules disposés sur deux champs latéraux mêlés aux glandes
vitellogènes (Poissons marins) ..... Abothrium, p. 160
— Testicules disposés sur un seul champ. Glandes vitellogènes dis-
posées sur deux bandes latérales (Poissons d’eau douce]. .
............... Bathyhothrium, p. 160
17. Glandes vitellogènes situées dans le parenchyme médullaire
(Poissons marins) ........ Ancistrocephalus, p. 161
— Glandes vitellogènes situées dans le parenchyme cortical. . 18
18. Testicules disposés sur une seule couche. Tocostome près du
bord poral (Poissons marins) ...... Fistulicola, p. 161
— Testicules remplissant tout le parenchyme médullaire. Toco—
stome près du bord anti-poral (Poissons d’eau douce). . .
............... Triaenophorus, p. 163
G. ICHTHYUTAENIA l,oENNBERG, 1894.
. Diagnose, page 48.
TABLEAU nns Espaces.
1 . Scolex dépourvu de ventouse apicale ......... 2
— Scolex pourvu d’une ventouse apicale ........ 5
2. Longueur de la poche du cirre environ 1/2 de la largeur de
Panneau .................. 3
— Longueur de la poche du cirre environ 1/5 de la largeur dc
l’ax1neau .................. 4
3. 70 à 100 testicules ........... agonis, p. 135
- 30 à 50 testicules ........... esocis, p. 135
4. Sphincter vaginal absent; 100 à 110 testicules. torulosa, p. 137
- Sphincter vaginal présent; 75 à 90 testicules. . fîlicollis, p. 135
5. Ventouse apicale armée de petits crochets. . . osculata, p. 138
— Ventouse apicale inerme ............. 6
6. Longueur maxima ne dépassant pas 50 mm ...... 7
-— Longueur maxima dépassant 50 mm ........ 8

nns TÉLÉOSTÉENS 135
7. Sphincter vaginal présent. Longueur de la poche du cirre ayant
environ la moitié de la largeur de Panneau. . dubia, p. 138
- Sphincter vaginal absent. Longueur dela poche du cirre ayant
généralement moins de la moitié de la largeur de l’anneau.
................. cernuae, p. 138
8. Longueur de la poche du cirre ayant la moitié de la largeur
de Panneau ....,......... fallait, p. 139
— Longueur de la poche du cirre ayant moins dela moitié de la
largeur de Panneau .............. 9
9. Sphincter vaginal absent ....... macrocephala, p. 140
— Sphincter vaginal présent ........... -. 10
1 O. Longueur de la poche du cirre ayant un dixième de la largeur de
Panneau. Utérus avec 2 à 3 diverticules. . longicollis, p. 140
— Longueur de la poche du cirre ayant la moitié de la largeur de
Panneau. Utérus avec 4 à 9 divertieules .... percae, p. 140
Espèces insullisamment connues ......... p. 141
1. Ichthyotaenia agonîs Banmnnx, 1909 (fig. 87).
Long. : 300 à 400 mm. Larg. maxima : 500 y..
Le scolex, dépourvu de ventouse apieale, a 170 p. de diamètre. ll y a
70 à 100 testicules. La poche du cirre a 170 y. de long; elle atteint
presque le milieu de Panneau. Le vagin débouche en avant de la poche
du cirre en croisant parfois cette dernière. Le sphincter est bien déve-
loppé. L‘utérus mûr a 4 à 8 diverticules de cl1aque côté. Les œufs ont 37
à 38 u de diamètre.
Adulte chez la Feinte, Alexa [inra Cuv. Les larves plérocercoïdes ont été
trouvées chez des Cladocères pélagiques, By:/mzrep/ies longimanus Lavoie et
Lepzodora, lcindti Focus:.
N'a été signalé jusqn'à présent que chez la Feinte des lacs italiens.
2. Ichthyotaenia esocis Scnmzionn, 1905 (fig. 88-89).
Long. : 10 à 47 mm. Larg. maxima : 700 (1.
Le scolex, sans ventouse apicale, a 140 y. de diamètre. Il y a environ
30 à 50 testicules de grande taille. La poche du cirre a 230 à 250 p. de
long et atteint le milieu des segments adultes. Le vagin débouche en
avant de la poche du cirre et croise cette dernière à la face dorsale. On
trouve un petit sphincter près de son orifice. L’utérus mûr n’est pas
connu. ·
Adulte chez le Brochet, Esa.1: lucius L. Développement inconnu.
N’a été signalé que chez le Brochet d’Esthonie.
3. Ichthyotaenia filicollis (Runonexii, 1802) (fig. 90).
Long. : 35 mm. Larg. maxima: 800 (4..
Le scolex, sans ventouse apicalc, a 90 à 120 (1 de diamètre. Il y a envi-

136 cizswonns
ron 75 à 90 testicules. La poche du cirre a 130 y. de long et n’attcint
jamais le milieu de Panneau. Le vagin débouche en avant de la poche
du cirre et ne croise pas cette dernière. Son orifice est entouré d'un
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F10. 87-90. —~ 87. Ichthyotaenia, agonis Barb., segment adulte (d’après Barbieri); 88.
Ichthyotaenia esocis (Schn.), segment adulte (d’après Schneider); 89. Ichthyotaenia
esocis (Schn.), scolex (d’après Schneider) ; 90. Ichthyotaenia fllicollis (Rud.), segment
adulte (d’après La Rue).
sphincter bien développé. L'utérus mûr a 5 à 8 diverticules de chaque
côté. Les oeufs ont 50 à 75 y. de diamètre.
Adulte chez l’Epi¤0che, Gasteroszeus aculeazus L. et chez l’Epin0chette,

ons ·rÉ1.ÉosrÉENs 137
Pygastcus pungizus L. La larve plérocercoïde se trouve chez le Copépode
Cyclops strenuus Fxscu.
Commun dans toute la France.
li. Ichthyotaonîa torulosa (Busca, 1786) (Hg. 91).
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Fxo. 91-93. — 91. Ichlhyolacmîa toruloszz (Batsch), segment adulte (d’aprôs Kraemer);
92. lchthyotaenia osculata (Goe7e), segment adulte (d’après Lühe); Ichthyolaenia
dubia (La. Rue), A. segment adulte, B. scolex, C. segment. avec utôrus gravlde.
Long. :65 à 600 mm. Larg. maxima: 1 mm. 2 à 2 mm. 3
Le scolex, dépourvu de ventouse apicale, a /480 à 600 p. de diamètre. [ly
a environ 100 à 110 grands testicules. La poche du cirro a 260 y. de long
ct 90 u de diamètre; elle n‘atteint pas le milieu de Panneau. Le vagin
débouche en avant de la poche du cirre et ne croise pas cette dernière. Il

138 cEs·ronEs
n`y a pas de sphincter. Llutérus mûr n`a que 3 à 4 diverticules de chaque
côté.
Adulte chez les Brêmes, Abramis bmma L. et Blicca bjoerkna L.; les
Ablettes, Alburnus bipunctatus Bnocu et Alburnus lucidus H. K.; la Vandoisr,
Leuciscus vulgaris C. V. et le Goujon, Gabio fluviatilis Dormir. La larve pléro-
cercoïde se trouve chez les Copépodes, Cyclops serratulus Fiscn, Cyclops
szrenuus Fisca et Diaptnmus castor Jim.
N’a été signalé que chez l‘Ablette du Léman.
5. Ichthyotaenia osculata (Gonzn, 1782) (fig. 92 ).
Long. : 500 à 1.000 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex est muni d’une ventouse apicale armée de plusieurs rangées
de petits crochets très caducs, longs de 7 (I; il a 400 à 500 gt de dia-
mètre. Les testicules sont petits et nombreux. Il y en a environ 140 à
150. La poche du cirre a 180 u de long et n‘atteint pas le milieu de l’an-
neau. Le vagin débouche à côté ou un peu en avant de la poche du cirre.
L’utérus mûr a 6 à 8 diverticules de chaque côté. Les œufs ont 16 p. de
diamètre.
Adulte chez le Silure, Silurus glanis L..Dével0ppement inconnu.
Non signalé en France.
6. Ichthyotaenia dubia (LA Run, 1911) (fig. 93).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 800 p. à 1,2 mm.
Le scolex a 130 à 210 p. de diamètre. La ventouse apicale, bien marquée,
a 26 à 37 pt de diamètre. Il y a 50 à 60 testicules disposés sur deux cou-
ches. La poche du cirre a 270 u à 430 p. de long et atteint le milieu de
l’anneau. Le vagin débouche en avant de la poche du cirre et croise celle-
ci à sa face dorsale. Il y a un sphincter vaginal. llutérus mûr a7 à 14
diverticules de chaque côté. Les œufs ont 42 à 53 p. de diamètre.
Adulte chez la Perche, Perca, fhwiazilis L. Développement inconnu.
N’a été signalé jusqu`à présent que rhez la Perche du Léman.
7. Ichthyotaenia cernuae (Giwmrin, 1770).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
Le scolex a 290 à 320 pt de diamètre. La ventouse apicale est bien visi-
ble, elle a 24 p. de diamètre. Il y a 70 testicules. La poche du cirre a 190 à
230 pt de long; elle n'atteint jamais le milieu de Panneau. Le vagin débou-
che en avant de la poche du cirre, sans croiser cette dernière. Il n`y a
pas de sphincter. L`utérus a 6 à 12 diverticules de chaque côté. Les œufs
nt 21 à 27 p. de diamètre.
Adulte chez la Grémille, Acerina cernua L. Développement inconnu.
Non signalé en France

nas Tiânéesuânxs l39
8. Ichthyotaenia fallax (LA Run, 1911] ·_lîg. em).
Long. : 100à 200 mm. Larg. maxima : 1 mm. 2.
Le seolex a 150 à 200 p. de diamètre. La ventouse apicale est bien déve-
loppée, elle a 58 p. de diamètre. ll y a 30 à 35 testicules. La p0el1e du cirre
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F10. 94-96. — 94. Ichlhyolaenia fallaz (La Rue), segment adulte (d'aprês La. Rue); 95.
Ichthyotaenia macrocephala (Ci·ep.l, segnxent adulte (d'aprùs La Rue); 96. Ichlhyo-
mania percac (Müll.), segment adulte (d’après La Rue).
a 200 à 260 y. de long, elle atteint le milieu de Panneau. Le vagin débou-
che en avant de la poche du cirre et croise celle-ci à sa face dorsale. Le
sphincter est assez bien développé: L'utérus mûr a 6 à 8 diverticules de
chaque côté. Les oeufs ont 36 à 41 y. de diamètre.
Adulte chez la Féra, Coregonus fera Jun. Déveleppementînconnu. ·
Signalé chez la Féra du Léman.

140 cEsTonEs
9. Ichthyotaenia macrocephala (Cnmmx, 1825) (fig. 95).
Long. : 400 mm. Larg. maxima: 1 mm. à1 mm. 8.
Le scolex a 280 à 320 y. de diamètre. La ventouse apicale est rudimen-
taire et ne mesure que 25 yi de diamètre. Il y a 100 à 120 testicules. La
poche du cirre n’a que 160 p. de long, elle est donc loin d’atteindre le
milieu de Panneau. Le vagin s’ouvre en avant de la poche du cirre sans
croiser cette dernière. Le sphincter est faiblement développé. L`utérus
mûr a 7 à 14 diverticules de chaque côté. Les œufs ont 21 gz de diamètre.
Adulte chez l’Anguille, Anguilla vulgaris Towrow. Développement inconnu.
Cette espèce a été signalée à Rennes (Ille-et-Vilaine) et se retrouve fréquem-
ment chez les Anguilles des côtes de France.
10. Ichthyotaenia longicollis (Zemin, 1800).
Long. : 100 à 200 mm. Larg. maxima : 1 mm. 2 à 2 mm. 5.
Le scolex a 300 à 400 y. de diamètre. La ventouse apicale, plutôt rudi-:
mentaire, a un diamètre égal à la moitié environ des autres ventouses. Il
y a 30 à 40 testicules. La poche du cirre a 110 y. de long et n`atteint pas
le milieu de Panneau. Le vagin débouche en avant de la poche du cirre
et croise cette dernière à sa face dorsale. Son orifice est muni d’un puis-
sant sphincter. L’utérus mûr a 2 à 3 diverticules de chaque côté. Les
œufs ont 20 à 21 yu de diamètre.
Adulte chez les Truites, Salma faria L. et Salma lacustris L.; le Lavaret,
Caregonus lavarctus L.; la Féra, Coreganus fera Jun.; l’©mbre, T/rymallus vul-
garis Nus.; l’Omble, Salvelinus salvelinus L. et Pblperlan, Osmerus eperlanus
L. Développement inconnu.
Signalé chez la Truite, la Féra et l’©mble du lac Léman et chez la Truite
du Rhin.
11. Ichthyotaenia percae (Münwn, 1780) (fig. 96).
Long. : 20221200 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 300 yi de diamètre. La ventouse apîcale, bien développée,
aenviron 40 yi de diamètre. Les testicules sont très grands, il y en a
environ 50 à 60 par anneau. La poche du cirre a 340 à 470 yu de long et
atteint le milieu de Panneau. Le vagin débouche en avant de la poche
du cirre et croise cette dernière à sa face dorsale. Il y a un sphincter
bien développé. L'utérus mûr a 4 à 9 diverticules de chaque côté. Les
œufs ont 31 à 37 y. de diamètre.
Adulte chez la Perche, Perca fluviatilis L.; la Féra, Careganus fera Jun.; la
Gravenche, Careganus hiemalis Jun. et le Lavaret, Caregonus lavaretus L.
Développement inconnu.
Signalé chez la Féra et la Gravenche du Léman.

mas TÉLÉOSTÉENS 141
Espèces insuffisamment connues. ·
Ichthyotaenia neglecta (LA Rue, 1911).
Long. : ? Larg. maxima: 1 mm. 5.
Le scolex est inconnu. Il y a 75 testicules. La poche du cîrre a 340 yu de long
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FIC. 97-99. - 97. Ichthyolczcnia negfecla (La Rue), deux segments, Punavec utérus gra-
vide et1’autre avec testicules (d’après La. Rue); 98. Bolhrîocotyle solenosum Ariola,
scolex (cl’aprês Schumacher); 99. Diplocotyle nylandica (Schn.), scolex, .l. de profil,
B. de face.
et n’atteint pas le milieu de Panneau. Le vagin débouche en avant de la poche
du cîrre et croise celle-ci à sa face dorsale. Il y a un faible sphincter. L`utérus
mûr a 7 à 9 diverticules de chaque côté. Les œufs ont 42 à 67 gz de diamètre.
Adulte chez la Truite, Salma lacuszris L. Développement inconnu.
Ce parasite n'a été signalé qu`une seule fois chez la Truite du Léman.

142 cnsrooss
lchthyotaenîa sagitta (Gamm., 1872).
Long. :45 mm. Larg. maxima :1 mm.
Cette espèce tout a fait douteuse n’est caractérisée que par son hôte,
Loche, Cobitis barbatula L. Développement inconnu.
N’a été signalé que dans les environs de Léningrade.
Ichthyotaenia salmonis-umblae (Zscaomm, 1884).
Long. : 300 à 500 mm. Larg. maxima: 1 à 2 mm.
Scolex avec une ventouse apicale rudimentaire. Il y a 100 à 150 testicules.
Poche du cirre atteignant le milieu de l`anneau. Utérus avec environ 6 diver-
ticules de chaque côté.
Adulte chez l’©mble, Salvelinus salvelinus L. Développement inconnu.
Cette espèce ne semble avoir été observée qu’une seule fois chez l’Omble du
Léman.
lchthyotaenia thymalli Amvexiaowli-Iitorm, 1923.
Nous ne pouvons donner une description de cette espèce vu que la diagnose
originale est entièrement en russe. D’après la figure, ily a une assez grande
poche du cirre qui n’atteint pas le milieu de l’anneau. Le vagin est dépourvu
de sphincter.
Adulte chez l’©mbre, T/zymallus uulgaris Nxx.s. Développement inconnu.
Cette espèce, mal connue, n'a été vue qu`en Russie.
G. ECHINOPHALLUS SCHUMACHER, 1913.
Diagnose, page 58.
Ce genre ne contient qu’une seule espèce :
ECl1iI10pl13lluS wageneri lll\l0NTICELLI, 1890).
Long. :30 à 50 mm. Larg. maxima :10 mm.
Les bords latéraux du Ver sont recourbés vers la face ventrale de sorte
que toutle strobile ressemble à une gouttière. Les segments sont tous plus
larges que longs, le bord postérieur d’un segment recouvrant la partie
antérieure du segment suivant. Le scolex est pyramidal; il mesure 1 mm.
de long et 700 gt de large à sa base. Les faces ventrale et dorsale de la
pyramide portent chacune une pseudobothriclie peu profonde. Les con-
duits génitaux passent à la face dorsale du nerf longitudinal poral. Les
appareils génitaux sont doubles. Le vagin et la poche du cirre s’ouvrent
dans un atrium commun débouchant de chaque côté de la ligne médiane,
à la face dorsale du segment. Les testicules, très nombreux, sont disposés
sur une seule couche formant un champ continu qui dépasse latéralement
les nerfs longitudinaux. Le canal déférent est fortement enroulé sur lui-
môme avant de pénétrer dans la poche du cirre. Celle-ci, allongée, mesure
(S50 il de long et 120 p. de diamètre. Il n’y a pas de vésicule séminale
interne. Les épines qui recouvrent le cirre sont coniques, implantées sur
de petites sphères et ressemblent aux piquants de certains Oursins. Le

mas 'rÉ1.Éos'rÉENs 143
vagin débouche en arrière de la poche du cirre. Il n’y a pas de récep-
tacle séminal. L`ovaire est nettement bilobé. Les glandes vitellogènes se
trouvent dans le parenchyme cortical et principalement à la face vcntrale
de l’anneau. On observe parfois quelques follicules isolés dans le paren-
chyme médullaire. L`utérus, tubulaire à sa naissance, est assez long et
décrit plusieurs circonvolutions avant de déboucher dans une grande
cavité utérine qui communique avec le dehors par un pere utérin situé à
la face ventrale du Ver. Les oeufs, dépourvus d`opcrcule, à coque épaisse,
ovoïde, mesurent 50 y. sur 30 p.,
Adulte chez Ccntroloplzus pompilius L. Développement inconnu.
N‘a été trouvé jusqu'à présent que chez l'hote ci-dessus péché dans la Médi-
terranée aux environs de Naples et dans l’.\driatique aux environs de Trieste.
G. BOTHRIOCOTYLE Amona, 1900.
Diagnose, page 58.
Une seule espèce connue :
Bothriocotyle solenosum Amara, 1900 (fig. 98).
Long. : 150 ii 600 mm. Larg. maxima : 6 mm.
Les bords du strobile sont enroulés vers la face ventrale, de sorte que
ce dernier paraît parfois cylindrique. Le scolex n`cst pas nettement
séparé du cou, il a 700 y. à 1 mm. de long. Les pseudobothridies sont
assez profondes et portent une très petite ventouse sur leur bord posté-
rieur. Les testicules, au nombre d’environ une centaine, sont disposés
sur une seule couche dépassant latéralement les nerfs longitudinaux. La
poche du cirre est très grande et bien musclée; elle a 560 y. de long et
150 p. de diamètre. Le cirre est armé de véritables piquants, de forme
très caractéristique. L’atrium génital se trouve à la face dorsale, tantôt à
droite tantôt à gauche de la ligne médiane. Il est assez profond et est
entouré d’un puissant sphincter. Il n’y a pas de réceptacle séminal. Les
glandes vitellogènes sont disposées sur une seule couche à la face ven-
trale du parenchyme médullaire. Les œufs ont 50 p. sur 30 pt.
Adultes cl1ez Ccnzrolophus pampilius L. Développement inconnu.
N‘a été signalé dans la Méditerranée qu'à Naples.
G. DIPLOCOTYLE Knannn, 1874.
Diagnose, page 54.
On ne trouve que deux especes cl1ez les Poissons de France, une de ces
dernières est d‘aillcurs mal connue.
1. Diplocotyle nylandica (ScuNEinEn, 1902) [fig. 99).
Long. : 30 à 50 mm. Larg. maxima : 1 mm.

144 casronas
Le scolex a 500 à 600 p. de long et 900 (1 de large. Les ouvertures des
deux pseudobothridies sont ovalaires. Les testicules sont disposés sui-
vant deux champs latéraux dépassant latéralement les nerfs longitudi-
naux; il y en a environ 50. La poche du eirre a 180 à 210 y. de long et le
cirre est recouvert de papilles cuticulaires. Le pore génital mâle se
trouve sur la ligne médiane dans le quart antérieur de Panneau. Par
contre, le tocostome et l’orifice vaginal débouchent l’un derrière l’autre
vers le milieu du segment. On trouve un réceptacle séminal. Les glandes
vitellogènes sont situées de chaque côté dans le parenchyme cortieal. Les
œufs ont 42 p. sur 26 p.,
Adulte chez la Plie, Pleuronectes platessa L.; la Limande, Pleuroncctes
limanda L.; le Flet, Pleuronectes flesus L. et le Chabot, Cottus scorpius L.
Développement inconnu.
Cette espèce paraît être surtout septentrionale et n’a jamais été signalée en
France.
2. Diplocotyle rudolphîî DIONTICELLI, 1890.
Long. : 12 ai 25 mm. Larg. maxima: 1 mm. 2.
Cette espèce, mal connue, constituerait, dlaprès NYBELIN qui en a revu
le matériel original, le type d’un nouveau genre Didynzobothrinm Nvu.
Cependant, comme le matériel est en mauvais état et qu’il n’en existe pas
de description convenable. nous préférons laisser provisoirement ce
parasite sous son ancien nom. Chez cette espèce, les pores sexuels alter-
nent irrégulièrement, se trouvant tantôt à la face ventrale et tantôt à la
face dorsale du segment. ll y aurait également un atrium utéro-vaginal
muni d'un petit sphincter.
Adulte chez les Soles, Solea vulgaris Quansm. et Solea impar BENN. Dévelop-
pement inconnu.
N’a été trouvé qu’une seule fois dans les environs de Naples.
G. CYATHOCEPHALUS KEssLEn, 1868.
Diagnose, page 54.
On ne connaît qu’une seule espèce européenne.
Cyathocephalus truncatus (Parmis, 1781) (fig. 100).
Long. 9 à 33 mm. Larg. maxima : 1 à 3 mm.
Le scolex, en forme d’entonnoir. a 500 p. à 1 mm. 2 de long et 700 y. à
1 mm. 4 de diamètre. Sa forme est éminemment variable et ne peut en
aucun cas servir à distinguer une espèce. La strobilation n’est pas nette-
ment marquée, et l`on trouve habituellement 20 à 45 groupes de glandes
génitales. Les testicules sont nombreux et occupent p resque tout le paren-
chyme médullaire, à part une zone centrale où se trouvent les glandes
génitales femelles et la poche du cirre. La poche du eirre est faiblement

nns rrâtéosréizxs 145 `
développée; elle a 220 à 300 p de long et environ 140 p. de diamètre. Le
vagin débouche dans un atrium utéro-vaginal situé sur la ligne médiane,
en arrière du porc génital male. Il y a un assez gros réceptacle séminal.
L’atrium utéro—vaginal est entouré d’un muscle sphincter. Les glandes
vitellogènes forment un manchon continu dans le parenchyme cortical,
interrompu seulementà la face ventrale, au niveau des appareils génitaux.
Les œufs ont 48 p. de long et 32 p. de diamètre.
Adulte chez la Perche, Pcrca fluviatilis L.; la Lote, Lam vulgaris Cuv.; le
Brochet, Eso.z· lucius L.; les Truites, Salma fario L., et Salma iridea Gran.;
l‘Ombre, Thymallus vulgaris Nxts.; l'0mble, Salvelznus salvelinus L.; la Féra,
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Fin. 100. - Cyat/zoccphalus trtmcalus (Pa.ll.). .1. préparation totale; B. mupe sagittale
(cl’ap1·ès Fuhrmann).
Corcgonus fera Jun. et le Lavaret, Corcgonus Iavaretus L. Les œufs se déve-
loppent chez l’.\mphip0de, Gammarus pulex L. Le procercoïde se forme dans
la cavité du corps de ce dernier et atteint une longueur de 14 mm. ll est pourvu
d’un appendice caudal, mais montre déjà ébauchés les organes génitaux.
. .\ été signalé chez la Lote, l'Omble et la Féra du Léman, et chez la Truite
arc-en-ciel dans le Rhône et dans le Var.
G. CARYOPHYLLAEIDES NYBELIN, 1922.
Diagnose, page 55.
Une seule espèce connue, confondue pendant longtemps avec Cargo-
phyllaeus laliceps.
Caryophyllaeides fennîca (Scuxmnsn, 1902) (fig. 101}.
Long. : 5 à 11,25 mm. Largeur maxima : 400 y. à 1 mm. 35.
La partie antérieure est aplatie dorso-ventralement, à extrémité
arrondie, le tout ayant l’aspect d’une spatule. Le porc génital se trouve
dans le quart postérieur du Ver, sur la ligne médiane. ll y a 150 testi-
l0

146 cissrronus
cules répartis sur une seule couche dans la partie antérieure. La poche
du cirre a 600 pt de long et 330 pt de diamètre. Elle est placée de façon
que son grand axe coïncide avec celui de l`animal. Elle débouche dans
un canal utéro-vaginal qui s`ouvre dans un atrium commun. Le vagin
débouche en face dc la poche du cirre, il est assez gros et se renfle en
un petit réceptacle séminal. La plus grande partie des circonvolutions
de l’utérus se trouve en avant dela poche du cirre, entre celle-ci et les
testicules. Les glandes vitellogènes forment une couche continue ai la face
ventrale et dorsale du Ver, sauf à l’endroit où se trouvent les glandes
génitales femelles et la poche du cirre. Les oeufs ont 60 à 65 y. sur 37 y,.
Adulte chez le Rotangle, Leuciscus eryt/zroplzthalmus L.; le Chevenne, Leu-
ciscus cep/zalus L.; le Garden, Leuciscus rutilus L. et le Nase, C/zondrostoma
nasus L. Développement inconnu. Peut-être dans la cavité du corps d’un Oli-
gochète, Stylaria lacustris L.
A été trouvé chez le Nase dans le Rhin à Bâle, il est donc probable qu'on le
retrouvera dans ce fleuve en Alsace. Il est possible que Du.iAnn1N ait trouvé
C. fennicus chez le Garden à Rennes, mais qu`il l'aît confondu avec C. laticeps.
G. MONOBOTHRIUM Dxusmc, 1863.
Diagnose, page 56.
Ce genre renferme deux espèces certaines dont une seule chez les
Cyprins d’Eur0pe.
' Monobothrium wageneri Nrnimx, 1922 (fig. 102-103).
Long. : 10 à 30 mm. Larg. maxima : 1 mm.
L`extrémité antérieure est prismatique et présente sur les faces ven-
trale et dorsale une légère dépression rappelant des pseudobothridies.
Le pore génital se trouve sur la ligne médiane dans la partie antérieure du
dernier dixième du Ver. Les testicules sont très nombreux; ils sont dis-
posés sur deux couches et s`étendent de la poche du cirre jusqu`à environ
5 mm. de l’extrémité antérieure. La poche du cirre a 400 à 450 pt de long
et 280 pi de diamètre. Elle débouche sur une papille musculaire ombili-
quée qui a 400 yi de diamètre. L'atrium utéro-vaginal s’ouvre en arrière
de cette papille. Le vagin est dépourvu de réceptacle séminal. Les glandes
sont réparties en avant de la poche du cirre sur deux champs continus,
l’un dorsal et l’autre ventral. On en trouve aussi entre l’extrémité posté-
rieure du Ver et les glandes génitales femelles. Les circonvolutions de
l’utérus ne dépassent pas la poche du cirre. Les œufs ont 75 à 78 nde long
' et 48 p. de diamètre.
Adulte chez la Tanche, Tinca vulgaris Cuv. Développement inconnu.
N'a été signalé jusqu'à présent que dans le nord de 1’Italie.

nas 'rÉ|.Éos·rÉE1vs 147
G. CARYOPHYLLAEUS Mürmm, 1787.
Diagnose, page 55.
On connaît aujourd‘l1ui plusieurs espèces appartenant à ce genre, mais
elles sont presque toutes exotiques. Une seule se trouve en Europe.
Caryophyllaeus laticeps (Parmis, 1781) (fig. 104).
Long. : 22 à 40 mm. Largeur maxima: 1 mm. à 1 mm. 5.
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101
Fm. 101-102. — Caryophyllaeidcs fcm1ica(Schn.), A. organes génitaux; B. coupe sa-
gittale (d’après Nybe1in); 102. — Monobothrium. wagencri Nyb., A. organes génitaux;
B. coupe sagittale (d’après Nybelin).
[fextrémité antérieure est caractérisée par ses bords froncés, et
ressemble dailleurs à un oeillet, analogie qui lui a valu son nom géné-
rique. Le porc génital se trouve près de l’extrémité postérieure du Ver. Il
y u environ 350 à 400 testicules qui s`étendent de la partie antérieure jus-
qu’à la poche du cirre. Cello-ci a 650 p. à 1,32 mm. de long et 390 à 740 u
de diamètre; elle débouche en avant de l’atrium utéro-vaginal, dans un
très petit atrium génital commun. Le vagin se dilate pour former un

148 cnsronns
énorme réceptacle séminal. Les glandes vitellogènes se trouvent dans
l’espace compris entre la poche du cirre et l’extrémité antérieure. On en
trouve également en arrière des glandes génitales femelles. Les œufs ont
60 à 66 ir sur 37 y..
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I 105 A, 9
104
FIG. 103-105. — 103. Monobothrium wageneri Nyb., scolex, A. B. ditférents stades de
contractîon;C. coupe transversale (d’après Nybelin);104. Caryophyllacus laticcps
(Pell.), A . organes génitaux; B. coupe sagittale ( d’apré·s Nybelin); 105. Ptychobolhrium
belone (Duj.), scolex (d’après Loennberg).
Adulte chez la Carpe, Cyprinus carpio L.; le Carassin, Carassius vulgaris
Nus.; le Barbeau, Barbus /lu¤i«m`/is A0.; le Goujon, Gabin fluviatzlis Duum; la
Tanche, Tinca vulgaris CUv,; les llrémes, Abramis àrama L. et Blicca b_]‘0€I‘ÃïLû
L.; le Nase, C/wndrostoma n«<u» L.; la Bouvière, R/mdeus amarus Broan:
l'Ablelte, Alburnus lucidus ll. K.; le Spîrlin Alburnus bipzmctalus Bnocn; le
Garden, Leuciscus rutilus L.; le Rotangle, Leuciscus eryt/zroplzthalmus L.; la
Vandoise, Leuciscus vulgaris (I. V.; le Chevenne, Leuciscus cep/ialus L.; la
Loche franche, Cobizis barbamla L. et la Loche, Cobitis mania L. La larve
procercoïde se trouve dans la cavité générale de Tubi/`c.z· tubifcx Mü1.1.., Tubi/'em

nes 1·Éi.ÉosTÉeNs 149
barbatus Gnuns et Limnodrilus claparedianus Razer., ll n‘y a qu'un seul hôte
întermédi iire.
Commun en France.
G. PTYCHOBOTHRIUM Lonsxnnne, 1889.
Diagnose, page 59.
Ce genre ne renferme qu`une seule espèce :
Ptychobothrium helene (Dummm, 1845) (fig. 103-106).
Long. : 130 à 200 mm. Larg. maxima : 3 mm.
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B 107
Fm. 106-107. - Ptychobezhrlum belonc (Duj.), A. segment adulte; B. coupe trans-
versale (d’après Monticelli); 107. Bothriocephalus claviccps (Goeze), coupe sagittale
des organes génitaux (d’après Cooper).
Lc scolex qui constitue le caractère distinctif principal de ce genre est
en forme de tête de flèche. Il a 2 mm. à 2 mm. 5 de long. Les deux pseudo-
bothridies sont très profondes ct leurs bords libres sont parfois froncés.
ll y a environ 20 testicules disposés sur deux champs latéraux et sur une
seule couche. Les testicules sont de grande taille. La poche du cirre
débouche sur la ligne médiane près du bord antérieur du segment; elle
est très petite et n‘a que 40 p de long. L‘utérus décrit 0 à 7 boucles de
chaque côté de la ligne médiane sans former de dilatation terminale. Les
œufs ont 64 yi de long et 48 y. de diamètre.

150 cnsronns
Adulte chez l'©rphie, Bclone bellone L. et peut-être aussi chez l’Ex0cet,
Exocoetes volizans L. Développement inconnu.
Signalé à Sète (Hérault), à Nice (Alpes-Maritimes), à Wimereux (Pas—de-
Calais).
G. BOTHRIOCEPHALUS RUDOLPHI, 1809.
Diagnose, page 58.
Ce genre renferme aujourd’hui un très grand nombre d’espèces mal
COHHUGS et d0l1ÈGl1S®S. Les C3I‘ElCÈèI‘€S il'ldiq\.1ÉS PHP les diV€1"S îlllt€l1I`S SOIIÉ
si vagues et si peu constants qu‘il nous est impossible de faire une clé
pour différencier les espèces les unes des autres. Nous attirons l’atten-
tion des Zoologistes sur l`état chaotique du genre Bozïlzriocephalus.
1. Bothriocephalus claviceps (Gonzn, 1782) (fig. 107).
Long. : 540 mm. Larg. maxima : 2 à 3 mm.
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Fia. 108-110. — 108. Bothrîocephalus clavibothrium Ariola, scolex, deux aspects; 109.
Bothriocephalus labmcis Duj., scolex; 110. Bolhrioccphalus lrvinseni Ariola., scolex
(d’a.près Ariola).
Le scolex, allongé, est petit; il est le plus souvent contracté et paraît
alors presque sphérique. Il a 500 y. à 1 mm. 5 de long et 300 à 500 p. de
large. Il y a un disque apical nettement visible. Les testicules sont dis-
posés en une seule couche sur deux champs latéraux séparés par les
glandes génitales femelles. Il y en a environ 50 à 60. La poche du cirre a
130 à 140 p. de long et 80 à 100 p. de diamètre. Les glandes vitellogènes
forment un manchon continu dans le parenohyme cortical. La cavité
utérine est allongée dans le sens transversal de Panneau et en occupe
environ le tiers de la largeur. Le tocostome débouche alternativement à
droite et à gauche de la ligne médiane. Les œufs ont 58 à 63 p. sur 37 à
40 p..

nas ·rÉr.Éos'rÉENs 151
Adulte dans la première portion de l`intestin de l’Angnille, Anguilla vulgaris
Tmvroiv, et de la Murène, Muraena helcna L. Développement inconnu.
Signalé à Rennes (Ille-et-Vilaine).
2. Bothriocephalus clavibothrium Anrorx, 1899 (fig. 108:.
Long. : 15 mm. Larg. maxima : 1 mm. 5.
Le scolex est plus large à sa base qu`au sommet; il a 580 y. de long.
Les deux pseudobothridies sont plus profondes en arrière qu'en avant.
ll en résulte que le scolex, vu de profil, est triangulaire. Les testicules
sont nombreux, disposés sur deux champs latéraux divisés à leur tour
en deux champs par les vaisseaux longitudinaux. (Eufs ovales, peu
nombreux.
Adulte chez Arnoglossrrs laœma Güxrn. Développement inconnu.
Cette espèce, insuffisamment caractérisée, n'a été signalée qu'à Naples.
3. Bothriocephalus labracîs Durxnnm, 1845 (fig.`109).
Long. : 330 mm. Larg. maxima : 3 à 5 mm.
Le scolex a 2 à 3 mm. de long et 420 à 630 p. de large. Les pseudobo-
thridies sont bien marquées. Les testicules sont nombreux. La poche
du cirre a 190 pr de long et 70 p. de diamètre. Les œufs ont 74 pt sur 47 pt.
Adulte chez Ie Bar, Labrax lupus C. V. Développement inconnu.
Trouvé chez le Bar à Rennes (Ille-et-Vilaine).
4. Bothriocephalus levinseni Aurora, 1899 (fig. 110).
Long. : 390 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 580 rr de long et 220 p. de large. Les pseudobothridies sont
peu profondes et sont situées sur les faces marginales du scolex (?). Les
testicules sont peu nombreux. Pas de corpuscules calcaires.
Adulte chez le Mollet, Cyclopterus lumpus L. Développement inconnu.
Cette espèce, insuffisamment connue, n'a pas été signalée dans les eaux
françaises `
5. Bothriocephalus lophii Runownr, 1819.
Long. : 78 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Ce parasite, mal connu et très rare, aurait les pores génitaux doubles
et marginaux. Si tel est vraiment le cas, il faudrait le placer dans un
autre genre. Cependant nous le laissons momentanément sous le nom
que Runonrnr lui a donné.
Adulte chez la Baudroie, Lophius piscatorius L. Dévelappement inconnu.
Non signalé en France.
ti. Bothriocephalus mînutus Arnoux, 1896.
Long. : 48 mm. Larg. maxima: 1 mm. à 1 mm. 5.
Le scolex a 280 p. de long. Les pseudobothridies sont assez profondes.
Les testicules sont nombreux, répartis dans tout le segment. Les œufs —
ont 635167 (zsur 35à38 pr. _

152 cuswonns
Adulte chez l’Aiguille, Syngnax/aus acus L. Développement inconnu.
Cette espèce mal définie, est le seul Cestode adulte qui ait été signalé chez
un Syngnathe.
7. Bothriocephalus parvus Cmzptm, 1846.
Espèce douteuse dont il n’Ãexiste aucune description convenable.
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112
F10. 111-114. — M1. Bothriocephalus scorpii (Mull.), anatomie; 112. Bothriocephalus
scorpii (Mull.), coupe sagîttale (d’après Cooper) ; M3. Bot/wiocephalus vallei,Stoss.,sc0-
lex (d’a.près Stossich); 114. Clestobothrium crassiceps (Rud.), scolex (d’après Cooper).
Adulte chez le Lançou, Ammodyzes wbianus L.
Non signalé en France.
8. Bothriocephalus scorpîi (Münnnn, 1776) (B. punctatus Runonvm, 1810)
(üg. 111-112).
Long. : 950 mm. Larg. maxima : 6 mm.

ons Tétéoswizess 153
Le scolex a 1 mm. à 3 mm. 5 de long et 300 à 500 y. de large. Les pseudo- `
bothridies sont peu profondes et étroites. Il y a un disque apical nette-
ment visible. ll existe 30 à 60 testicules par segment. La poche du cirre a
110 à 120 pt de long ct 70 à 80 p. de diamètre. Le porc génital se trouve
sur la ligne médiane, au fond d'une dépression longitudinale qui parcourt
toute la longueur du strobile. L’utérus mûr occupe un cinquième environ
de la largeur de Panneau.
Adulte Chez les Chabots, Cattus scorpius L. et Cattus bubalis EUPHR.; les
ltascasses, Scorpaena scrofa L. et Scorpaena. percus L.; le Grondin, 7`rigla
lineata Aer.; la Loche, Motella mustela L.; l’Aigrefîn, Gadus eglefinus L.; le
Capelan, Gadus minutus L.; le Maquereau, Scomber scambrus L.; le Rouget,
lllullus éar/mtus L.: chez Zeugopterus boscii Ris., Chez Arnoglossus laterna
Gümrn.; le Turbot, Rhombus maximus L. ; le Barbu, Rhombus laevis Gorr. ; la
Sole, Solea vulgaris QuE¤sm.;le Flétan, Pleuronectes hippoglossus L. et le
Flét.,Pleuroncctcs flesus L. Développement inconnu.
B. scorpii est, de beaucoup, le Bothriocèphale le plus répandu parmi les
Téléostéens marins. Fréquent dans la Manche et dans la Méditerranée.
9. Bothriocephalus vallei Srossxcu, 1899 (fig. 113].
Long. : 120 à 160 mm.
Le scolex a 750 p. de long et 200 à 300 y. de large.
Adulte chez le Rouget, zllullus bm-bazus L. Développement inconnu. Cette
espèce nous paraît très voisine de B. scm-pii et probablement identique à lui.
G. CLESTOBOTRIUM Lüun, 1899.
Diagnosc, page 59.
Une seule espèce parasite des Gades :
Clestobothrîum crassiceps (Runom-m, 1819) (fig. 114-116).
Long. : 92 mm. Larg. maxima : 1 mm. 5.
Le scolex a 600 p. à 1 mm. 1 de long et 500 à 900 p. dc large. Il est glo-
buleux et porte sur ses faces, dorsale et ventrale, deux pseudobothridies
profondes dont les bords libres sont presque complètement soudés, ne
laissant qu’un ouverture rectiligne entourée d’une musculature spéciale
qui permet de ferme1· l’orifîce. Les testicules sont disposés sur deux
champs latéraux, il y en a environ 40 à 50. La poche du cirre, ovoïde,
mesure 130 à 160 u. de long et 90 à 120 y. de diamètre. Elle débouche à la
face dorsale, dans la moitié postérieure du segment, tantôt à droite, tantôt
à gaucl1e de la ligne médiane. Le vagin débouche en arrière de la poche
du cirre et se dilate en un petit réceptacle séminal. Les glandes vitello-
gènes forment un manchon continu dans le parencl1yme oortical. L‘utérus
mûr occupe presque tout le parcnchyme médullaire, refoulant les autres
organes. Les œufs ont 75 y. sur 40 yi.

154 cnsronss
Adulte chez la Merluche, Alerluccius vulgaris FLEM. et le Colin, Mcrlangus
uirens L. Développement inconnu.
Fréquent dans toutes les eaux françaises.
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118
F10. 115-116. —— 115. Clestobothrium crassiceps (Rud.), organes génitaux; 116. coupe
sagittale (d’après Cooper).
G. AMPHICOTYLE Dxssmc, 1803.
Diagnose, page 52.
Une seule espèce connue.
Amphîcotyle heteropleura (Dmsnvc, 1850) (Hg. 117).
Long. : 30 à 40 mm. Larg. maxima : 4 à 5 mm.
Le scolex, pyramide], a 900 pu. à 1 mm. de long et environ 700 p. de
largeà sa base. Les deux pseudobothridies sont profondes et les deux
ventouses accessoires ont chacune environ 160 gt de diamètre. Les testi-
cules sont disposés sur deux champs latéraux, il y en a environ 60 à 100.
La poche du cirre, piriforme, mesure 840 y. de long et 360p de diamètre;
I

nus ·rÉ1.Éos·rÉExs 155
elle dépasse le nerf longitudinal poral. Le cirre est recouvert de papilles
cuticulaires. Le vagin débouche en arrière de la poche du cirre. ll n'y a
pas de réceptacle séminal. Les glandes vitellogènes se trouvent dans le
parenchyme eortical. Les œufs, ovoïdes, ont 45 y. sur 24 y.,
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Fm. 117. — Amphicalyle helcroplwra (Dies.), scolex (d’aprôs Schumacher).
Adulte chez Ccntrolophus pompilius L. Développement inconnu
'N‘a été signalé qu’à Naples.
G. EUBOTHRIUM NYBEMN, 1922.
Diagnose, page 52.
Tnnrmu mas Espèces.
1 Poche du cirre atteint le nerf longitudinal poral ...... 2
- Poche du cirre n‘atteint pas le nerf longitudinal poral .... _
................ rugosum, p. 155
2 Scolex plus long que large ............. 3
— Scolex plus large que long ....... fragile, p. 156 `
3 Glandes vitcllogènes dans le parenchymc cortical. crassum, p. 156
— Glandes vitellogènes dans le parenchyme médullaire ....
......... · ........ s alvelini, p. 158
1. Euhothrium rugosum (Busca, 1786). (lîg. 118)
Cette espèce a été longtemps confondue avec Abothrium gddl-VAN Bn-
Nnnnm, 1871.

156 cnsronns
Long. : 100 à 520 mm. Larg. maxima : 1 mm. à4 mm. 5.
Le scolex mesure 750 (J. à 1, mm. 3 de long et 400 à 700 yi de large. Le dis-
que terminal, peu visible, est circulaire; il mesure 300 (1. à 500 (J. de diamè-
tre. Les pseudobothridies sont peu profondes. Les testicules, peu nom-
breux, occupent la plus grande partie du parenchyme cortical. Ils sont
disposés sur deux champs latéraux, réunis en arrière des glandes génitales
femelles par une seule rangée de testicules. La poche du cirre est loin d'at-
teindre le nerf longitudinal poral; elle mesure 190 à 220 y. de long et 70 à
90 (1 de diamètre. Les glandes vitellogènes, relativement peu nombreuses,
se trouvent sur deux champs latéraux, dorsaux et ventraux, dans le
parenchyme médullaire.
Adulte dans les appendices pyloriques de la Lote, Lota vulgaris Cuv.
Développement inconnu.
Signalée chez la Lote du Léman.
2. Eubothrium fragile (Runorrnx, 1802) (fig. 119).
Long. : 200 mm. Larg. maxima : 24 mm.
Le scolex est petit, plus large que long. Il mesure 300 à 600 p. de long
et 400 à 600 p. de large. Le disque terminal, peu visible, mesure 200 à 300 (1.
sur 160 à 180 (J,. Les pseudohothridies, par contre, sont profondes. Les
testicules, peu nombreux, occupent tout le parenchyme médullaire; ils
sont disposés sur deux champs latéraux réunis par une seule rangée de
testicules en arrière des glandes génitales femelles. La poche du cirre
atteint et dépasse même le nerf longitudinal poral. Elle mesure 200 à 230 p.
de long et 70 à 80 p. de diamètre. Les glandes vitellogènes forment un
manchon presque continu dans le parenchyme cortical.
Adulte dans les appendices pyloriques- de l’Alose, Alosa vuIgar·isC. et V. et
de la Feinte, Alosa finza Cnv. Developpement inconnu.
Non signalé en France.
3. Euhothrium crassum (Broca, 1779) (fig. 120).
Long. : 120 à600 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5 à 6 mm.
Le scolex a 1 à 1 mm. 3 de long et 500 à 700 p de large. Le disque
terminal, bien visible, mesure 500 à 600 y. sur 400 à500 (1. Les pseudo-
bothridies sont peu profondes. Les testicules, très nombreux, occupent
la majeure partie du parenchyme médullaire; ils sont disposés sur
deux champs latéraux réunis par une seule rangée de testicules, en
arrière des glandes génitales femelles. La poche du cirre, allongée, atteint
le nerf longitudinal poral, elle mesure 130 à 240 y. de long et 70 à 110 pi de
diamètre. Les glandes vitellogènes sont formées par de gros follicules, qui
se trouvent en très grande majorité dans le parenchyme cortical. Elles
forment un manchon continu, interrompu seulement à la face dorsale et
ventrale du segment au niveau des glandes génitales femelles. Les œufs
mesurent 54 (1 sur 41 (1..

mas Tiâuîosriznms 157
Adulte dans les appendices pyloriques du Saumon, Salma salar L. et des
Truites, Salma [aria et Salma lacuslris L. Les œufs se développent dans
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F10. 118-121. — 118. Eubalhrium rugasum (Batsch), segment adulte; 119. Eubolhrium
fragile (Bud.), sc0lex,.4. de face, B. de profil ;120. Eubolhrium, c1·assum.(Bl0ch), scolex,
.1. de face, B. de profil; 121.Eubot/lriunzsalvelini (Schrank), scolex, A. de face, B. de
profil (d’après Nybelinl.
l’uté1·us et donnent naissance à une petite coracidie dépourvue de cils vibratiles.

158 cnsronns
Arrivés dans l’eau, les œufs se rompent et les co1·acidies libérées flottent près
du fond. Elles sont mangées par de petits Crustacés du groupe des Cycl0ps·
C. strenuus Fiseu. et C'. serrulatus Fxsen. C’est chez ces derniers que se forme
le procerco'ide. Lorsque le procercoïde est mangé par un Poisson, il est libéré
dans l’estomac de ce dernier et va se loger dans la cavité générale, où il se
transforme en larve plérocercoïde. Les Saumons et les Truites s`in’estent en
mangeant des Poissons ainsi parasites.
E. crassum a été trouvé chez les Saumons de l’©céan, et chez les Truites du
Léman.
4. Eubothrium salvelini (Scnnxxx, 1790) (fig. 121-122).
Long. : 280 mm. Larg. maxima : 2 mm. à 2 mm. 5.
Le scolex a 600 à 800 y. de long et 400 à 500 pt de large. Le disque
terminal mesure 240 à 340 u sur 230 à 330 u. Les pseudobothridies sont
profondes ct bien marquées. Les testicules sont nombreux, ils occupent la
majeure partie du parenchyme médullaire. lls sont disposés suivant
deux champs latéraux réunis par plusieurs rangées de testicules, en
arrière des glandes génitales femelles. La poche du cirre, allongée, atteint
le nerf longitudinal poral; elle mesure 180 à 260 y. de long et 60 à 80 ti de
diamètre. Les glandes vitellogènes, peu nombreuses, sont disposées
suivant deux champs latéraux entre les fibres de la musculature longitu-
dinale, se trouvant ainsi dans le parenchyxne médullaire.
Adulte dans les appendices pyloriques de l’Omble, Salvelinus salvelinus L.;
de l’©mbre, T/zynmllus vulgaris Nits.; de l'Eperlan, Osmerus epïzrlanus L. et
de la Féra, Coregonus fera Jun. Développementinconnu.
Signalé chez L'Ombre, l’©mble et la Féra dans le Léman.
G. PARABOTHRIUM NYBEIAN, 1922.
Diagnose, page 53.
Espèce unique, longtemps confondue avec d’autres Cestodes de Gades.
Parabothrium bulbîferum Nvmmn, 1922 xfig. 123).
Long. : 390 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5 à 4 mm.
Le scolex, phalloïde, a 6 à 11 mm. de long ot 4 à 4 mm. 5 de diamètre.
Il n’y a pas trace de pseudobothridies. Tous les segments sont beaucoup
plus larges que longs et la musculature longitudinale est fortement
développée. ll y a environ 113 à 200 testicules disposés sur deux champs
latéraux et ne dépassant pas les nerfs longitudinaux. La poche du cirre est
très longue et dépasse de plus de sa moitié le nerf longitudinal poral.
Elle a 500 à 700 pi de long et 70 à 100 y. de diamètre. Le canal déférent, très
fortement enroulé sur lui-même, se dilate en une petite vésicule séminale
interne dans la poche du cirre. Le vagin débouche en avant de la poche
du cirre et croise cette dernière à sa face ventrale. Son orifice est entouré
d’un assez gros sphincter. Il n`y apas de réceptacle séminal. Les glandes

nus ·rÉx.É0sTɤxs 159
vitellogènes ne se trouvent qu’à la face ventrale du parenchyme médul-
laire. Les oeufs ont environ 80 à 100 y. de diamètre.
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124
Fm. 122-124. — 122. Eubothrium salvelini(Schrank), eegment aduhe;123. Parabalhmum
bulbifcrum Nyb., segment adulte; 124. Abat/trium gadi (V. Ben.), coupe transvereule
d’un segment adulte (d'après Nybelln).
Adulte chez l'Aigrefin, Gzwlus cglefnus L.; le Colin, Jllerlangus virens L.; le
Lieu, Merlangus pollachius L. et la Merluche, Illerluccius vulgarzs Flem,
Développement inconnu.
Signalé dans l'Océ:m.

160 cnsronns ·
G. ABOTHRIUM VAN BENEDEN, 1871 nec Line. 1910.
Diagnose, page 53.
Ce genre ne renferme qu’une seule espèce qui a été pendant longtemps
confondue avec d’autres Bothriocéphales de Gades et notamment avec le
Parabothrium bulbzferum (voir page 158).
t Abothrium gadi VAN BENEDEN, 1871 (fig. 124).
Long. : 360 mm. Largeur maxima : 3 à 5 mm.
Le scolex a 3 à 5 mm. de long; il est phalloïde et ne présente pas
trace de pseudobothridies. Les testicules, au nombre de 36 à 100, sont
disposés sur deux champs latéraux séparés par les organes génitaux
femelles. La poche du cirre, piriforme, dépasse le nerf longitudinal poral;
elle a 190 à 230 p. de long et 50 à 90 p. de diamètre. Le cirre est revêtu de
papilles cuticulaires ressemblant à des épines. Le canal déférent, forte-
ment enroulé sur lui—même, se dilate à l’intérieur de la poche du cirre
pour former une petite vésicule séminale. Le vagin débouche en arrière
de la poche du cirre dans un atrium génital assez profond. Les glandes
vitellogènes sont formées par de gros follicules, situés parmi les testicules
dans le parenchyme médullaire. Les œufs ont 80 à 100 pt sur 75 à 92 pt.
Adulte chez la Morue, Gadus morrhua L.; l'Aigrefi11, Gadus eglefînus L.; la
Merluche, Ilfcrluccius vulgaris FLEM.; le Colin, Merlangus virens L.; le Lieu,
Mcrlangus pollaclzius L. et la Loche, Mozella mustela L. Développement in-
connu.
A. gadi a probablement été trouvé par Duxaanm à Rennes, mais il est impos-
sible de le reconnaître d`après ses descriptions. Cette espèce semble assez
fréquente chez les Gades de la Manche et de l’©céan.
G. BÀTHYBOTHRIUM Lina, 1902.
Diagnose, page 53.
Une seule espèce.
Bathybothrium rectangulum (Broca, 1782) (Hg. 125r.
Long. : 50 mm. Largeur maxima : 1 mm. 5.
Le scolex a 700 u. à 1 mm. 5 de long et 1 mm. 1 de large. Les pseudo-
bothridies sont peu marquées et superficielles. Les testicules sont au
nombre d’environ 60, disposés sur deux champs latéraux en dedans des
nerfs longitudinaux. Ils sont réunis par plusieurs rangées de testicules
en avant des glandes génitales femelles. La poche du cirre, piriforme,
dépasse de plus de sa moitié le nerf longitudinal poral. Elle a 190 à
200 y. de long et 60 à 70 p. de diamètre. Le canal déférent, enroulé sur

_ nas TÉLÉOSTÉENS 161
lui·même, se dilate en une vésicule séminale interne. Le vagin débouche
dans l’atrium génital en avant de la poche du cirre et croise cette der-
nière à sa face ventrale. L’ovaire se trouve dans la moitié postérieure du
segment, il est peu Iobé. Les glandes vitellogènes sont situées exclusi-
vement dans le parenchyme médullaire et forment deux bandes, limitées
d’une part par les nerfs et d'autre part par les testicules. Les œufs ont
70 p. sur 20 p..
Adulte chez le Barbeau, Barbus fluviatilis Ac. Développement inconnu.
' Signalé chez le Barbeau dans le Rhin à Bâle, il est donc probable qu'il
se trouve aussi en Alsace.
G. ANCISTROCEPHÀLUS MONTICELLI, 1890.
Diagnose, page 59.
On`ne connaît qu‘une seule espèce chez les Poissons :
Ancistrocephalus microcephalus (Runormm, 1819) (fig. 126).
Long. : 130 à 600 mm. Larg. maxima : 7 mm 5.
Le scolex a 5 à 6 mm. de long et porte de petits crochets à son sommet.
Les anneaux sont tous plus larges que longs. Les testicules sont dis-
posés sur deux champs latéraux ne dépassant pas les nerfs longitudinaux;
il y en a environ une centaine. La poche du cirre est très longue et
dépasse le nerf latéral poral; elle a 500 y. de long et 150 y. de diamètre.
Le vagin débouche en arrière de la poche du cirre. Les glandes vitello-
gènes, situées dans le parenchyme médullaire, sont disposées sur deux
champs latéraux en dehors des nerfs longitudinaux. Ces deux champs
sont réunis à la face dorsale du segment, par une seule couche de
follicules vitellins. Le tocostome débouche tantôt à droite tantôt à
gauche de la ligne médiane. Les œufs ont 68 p sur 41 pi.
Adulte chez le Poisson Lune, Orzhagdriscus mala L. Développement in-
connu.
Signalé dans l’0céan et dans la Méditerranée.
G. FISTULICOLA Lünn; 1899.
Diagnose, page 60.
On connaît actuellement deux espèces dont une douteuse.
1. Fistulicola plicata (Runomnn, 1819) (fig. 127).
Long. : 50 à 150 mm. Larg. maxima : 11 à 17 mm.
Le scolex a 1,mm 5. à 2,mm 5. de long et porte deux pseudobothridies
assez profondes, réunies au sommet par une sorte de petit toit. Les sco-
lex jeunes sont implantés profondément dans la muqueuse intestinale de
ll _

162 cizsronns
l’hôte et atteignent souvent la musculeuse. La présence des scolex plus
â és dans cette osition entraîne la formation d’une ca sule réactionnelle
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à Pmtérxeur de la uelle on trouve un scolex atro hié, toute trace de
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F10. 125-128. —- Bathybot/trium rectemgulum (Bloch), segment adulte (d’après Nybelîn);
126. Ancistrocephatus microcephalus (Rud.), sc01ex(orig.); 127. Fistulicolaplicata (Rud.),
scolex (d'après Ptudîn);128. Fistulicola dalma.tim1,(Stoss.) scolex (d’a,près Stossich).
bile est extraordinairement développée de sorte ·que le parenchyme
cortical est presque quatre fois plus large que le parenchyme médullaire.
Les testicules sont très nombreux, disposés sur un champ continu dé-

nas Txânxâosriênus 163
passant latéralement les nerfs. La poche du cirre a 500’à 700 il de long
et 200 à 400 p. de diamètre. Le cirre est recouvert de petites papilles cuti-
culaires. Le vagin débouche dans l’atrium génital en arrière de la poche
du eirre. Il est entouré par un muscle sphincter. Les glandes vitellogènes
sont très abondantes dans tout le parenehyme cortical. L’utérus mûr,
fortement enroulé sur lui·même, occupe presque tout le parenchyme
médullaire; il débouche par une portion légèrement élargie à la face
ventrale de Panneau. Le tocostome se trouve toujours du côté poral et
plus près du pore génital que de la ligne médiane. Les œufs operculés à
coque très épaisse ont 90 à 100 y. sur 50 à 60 p.,
Adulte dans le rectum et parfois dans l'estomac et l’inlestin de l’Epée,
Xiphias gladius L. Développement inconnu.
Signalé chez l’Epée dans la plupart des mers d‘Europe et même sur les
côtes d'Amérique.
2. Fistulicola dalmatina (Srossxcn, 1897) (fig. 128).
Long. : 190 à 220 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex est nettement en forme de flèche. Il n’y a pas de scolex
dcformatus, c’est-à-dire que le scolex n’est pas enfoncé profondément
dans la muqueuse intestinale. Les testicules, très nombreux, sont dis-
posés sur deux champs latéraux.
Adulte chez le Saint·Pierre, Zeus faber L. Développement inconnu.
Ce parasite, mal connu, n’a été signalé dans la Méditerranée qu’à Naples.
G. TRIAENOPHORUS Runowm, 1819.
Diagnose, page 60.
Ce genre ne contient que deux espèces.
Tanmzau nas nsrizcns.
— Scolex nettement séparé du strobile, pseudobothridies pro-
fondes; crochets massifs ......... crassus, p. 163
— Scolex pas nettement séparé du strobile; pseudobothridies
superficielles; crochets grêles ........ lucii, p. 164
1. Trlaenopllorlls crassus Foam., 1880 (T. robustus Onssoiv, 1893) (fig.
129 A).
' Long. : 310 à 370 mm. Larg. maxima : 4 mm. à 4 mm. 5.
Le scolex a 1,1 à 1,3 mm. de long et 1,4 à 1,5 mm. de large. Les
pseudobothridies sont situées l’uno à la face ventrale et l’autre à la face
dorsale du scolex. De chaque côté des pseudobothridies se trouvent
deux crochets trieuspides très caractéristiques, dont la plaque hasale
mesure 170 p. de large. La musculature longitudinale est très fortement,

164 cnsronns
développée, d’où il résulte que le strobile porte un grand nombre de plis
transversaux simulant une segmentation. L’anatomie interne est à peu
près identique à celle de l’espèce ci-dessous.
Adulte chez le Brochet, Esox lucius L. Développement analogue à celui de
T lucii.
T. crassus a été pendant longtemps considéré comme un représentant de la
faune septentrionale. On l`a retrouvé depuis en Bavière et en Suisse où Foam.
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130
Fm. 129-130. — 129. A. Triaenophorus crassus Forel, scolex B. Triaenophoms lwsii
(Müll.)scolex, (d’après Fuhrmann);130. Triaenophoruslucii (Müll.)coupe transversale
d’un segment adulte (d'après Lühe).
le signale dans le Léman. Il est probable que cette espèce est en réalité plus
répandue, mais qu’elle est souvent confondue avec la suivante.
2. Triaenophorus lucii (Münnun, 1776) (T. nodulosus PALLAS, 1781)
(fig. 129-130).
Long. : 180 à 300 mm. Larg. maxima : 2,5 à 4 mm.
Le scolex a 950;:. de long et 570 à 600;:. de large. Les deux pseudobothri-
dies sont assez superficielles et peu marquées. Elles portent de chaque
côté deux crochets tricuspides à plaque basale étroite et à pointes longues
et assez gréles. La pointe médiane est toujours plus courte que les deux
pointes latérales. La musculature longitudinale est beaucoup moins
fortement développée que chez 1’espèoe précédente, d’où il résulte que les
plissements transversaux de la cuticule sont moins nombreux. La segmen-

nus 1·ÉLÉos'rÉ1:Ns 165
tation apparente correspond donc bien à la segmentation des organes
génitaux. Les testicules sont nombreux. La poche du cirre, très grande, .
dépasse de plus de sa moitié le nerf longitudinal poral. Elle mesure 600 à
900 p.. Le canal déférent, fortement enroulé sur lui-même, se dilate pour
former une vésicule séminale interne dans la poche du cirre. Le vagin
débouche en arrière de la poche du cirre; il se dilate pour former un
réceptacle séminal. Les glandes vitellogènes se trouvent dans le paren-
chyme cortical. Les œufs ont 50 sur 30 pl. .
Adulte chez les Truites, Salma fario L., Salma lacustris L.; L’Ombre, Thy-
mallus vulgaris Nus.; l’Omblo, Salvelinus salvellnus L.; la Féra, Coregonus
fem Jun.; le Brochet, Escx lucius L. ; la Perche, Perca fluviazilis L.; 1'Ablette,
Albur-nus lucirlus H. K. ; le Goujon, Gobîo fluviazilis Dimm et l'Angui|le, Anguil-
la vulgaris Tmrroxv. Le développement, comme celui des autres Bothriocépha-
lidés, nécessite deux hôtes intermédiaires. Le premier, petit Crustacé du groupe
des Copépodes, Cyclops szrenuus Fiscn. et Cyclops fimbriazus Fiscn. Lorsque
le Cyclops est avalé par un Poisson, le procercoîde est mis en liberté eh reste
quelque temps dans l’intestin, puis émigre vers le foie où il est encapsulé et se
transforme en plérocercoïde, muni de ses crochets caractéristiques. Les
Poissons s'infestent d’une façon cyclique. L’in|'estation a lieu en été, les parasites
deviennent mûrs vers le mois de février et sont éliminés vers la fin du mois de
mai ou juin après quoi Pinfestation recommence.
Commun en France.

FORMES LARVAIRES SE TROUVANT CHEZ LES POISSONS
' On trouve assez souvent chez les Poissons carnassiers des larves qui
normalement vivent soit chez d’autres Poissons, soit chez d’autres
animaux aquatiques. Il est probable qu’il s’agit de réencapsulements
(voir à ce sujet page 33).
TABLEAU DE 1>É·1·1mMm.11·1oN.
1. Scolex muni de quatre trompes armées (Poissons marins). . . 2
—- Scolex ne portant jamais quatre trompes armées (Poissons d'eau
douce et marins). ................ 13
2. Scolex muni de quatre bothridies ........... 3
— Scolex muni de deux bothridies. ........... 5
3. Bothridies 6 à8 fois plus longues que larges. Tentacularia, p. 167
— Bothridies foliacées, ovalaires ............ 4
4. Base des trompes dépourvues de crochets. . . Florîceps, p. 168
— Base des trompes pourvues de petits crochets. Nybelinia, p. 169
5. Bothridies profondes, limitées par un bourrelet ...... 6
— Bothridies foliacées, ·sans bourrelet .......... 7
6. Bourrelet bothridien toujours interrompu en avant .....
...........` . . . Dihothriorhynchus, p. 170
Bourrelet bothridien jamais interrompu en avant .....
............... Sphyriocephalus, p. 171
7. Bothridies portant deux petites fossettes ciliées. Otobothrium, p. 172
— Bothridies sans fossettes ciliées ............ 8
8. Tous les crochets des trompes sont semblables ....... 9
— Plusieurs sortes de crochets différents. ......... 10
9. Pars bulbosa plus de trois fois plus longue que les autres parties
du scolex. . . , ....... Eutetrarhynchus, p. 174
— Pars bulbosa jamais plus de deux fois plus longue que les autres
parties du scolex .......... Christianella, p. 174
10. Base des trompes armées d’un seul gros crochet et de petites
A épines .............. Oncomegas, p. 174
— Base des trompes armées de plusieurs grands crochets. . . . 11
11. Scolex pourvu d’un rentlement en arrière des bulbes. . . .
............... Lacîstorhynchus, p. 174
—- Scolex dépourvu d’un renflement pareil ......... 12
12. Crochets de la base différents des autres. Callotetrarhynchus, p. 176
— Crochets de la base semblables aux autres . . Grillotia, p. 177

Laavunxzs nas Poissons 167
13. Scolex muni de quatre ventouses et d’un rostre ou bien de quatre
bothridies allongées parfois divisées en loculi et portant quelque-
fois des crochets ........... _ ...... 14
— Scolex dépourvu de ventouses ou de bothridies muni de pseudo-
hothridies (Poissons d’eau douce) ........... 18
14. Scolex muni de quatre bothridies . . Scolex pleuronectis, p. 178
—— Scolex muni de quatre ventouses et d’un rostre (Poissons
d’eau douce) .................. 15
15. Rostrc incrme ........ Cysticercus cobitidis, p. 180
—— Rostrc armé d'une double couronne de crochets . .... 16
16. Grands crochets longs de 27 à 32;:.. ..........
....... Cysticercus dilepidiswampylancistrotae, p. 180
— Grands crochets longs de 50 à 57p. .......... 17
17. Petits crochets longs de 27p.. ..... . .....
......... Cysticercus gryporhynchus·pusillae, p. 180
— Petits crochets longs de 37p. ............
...... Cysticercus gryporhynchus-cheilancistrotae, p. 180
18. Scolex armé de quatre crochets trifides. ........ 19
— Scolexinerme. ................. 20
19. Crochets très grêles ...... Triaenophorus lucîi, p. 181
— Crochets massifs ....... Triaenophorus crassus, p. 181
20. Larve plérocercoîde non segmentée, ne dépassant pas 35 mm. 21
— Larve segmentée dépassant de beaucoup 35 mm. ..... 22
21. Scolex nettement délimité, avec un dis-
que terminal. . Euhotrium spp., p. 181 ,
—— Scolex pas nettement délimité sans
disque terminal. .......
. . . Diphyllobothrium latum, p. 181
22. Larve rubannée de grande taille, seg-
mentation peu apparente. ....
..... Ligula intestinalîs, p. 182 '
Larve rubanée, nettement segmentée. Q &
—- . . . Schîstocephalus solidus, p. 180 QQ ai) É)
G. TENTACULARIA Bosc, 1797.   ép
Tentacularia coryphaenae Bosc, 1797 (fig. È Qqœ O Q
131 . rp
L)ong.: 8à 9 mm. Larg. maxima : 2mm5. Qîîcgzœ
Cette larve plérocercoïde présente un _
scolex identique à celui de la forme adulte FI;)L;ïà;B§§2laîîÉî7;gt§0r‘î/À
correspondante (page 110). Son extrémité la base d'une iro1npe(orig.).
postérieure est fortement craspédote et pré-
sente un petit appendice dans lequel viennent déboucher les vaisseaux
excréteurs.

168 cnsmnizs
Se trouve dans la musculature et dans la cavité générale, plus rarement libre
dans la bouche, chez le Marteau, Zygaena malleus Rxs; le Saumon, Salma salar-
L.; le Flétan, Pleuronectes hippoglossus L.; le Maquereau, Scomber scombrus
L.; les Bonites, Thynnus pelamys L. et Pelamys sarda BL.; la Caslagnole,
Brama rayi BL.; la Baudroie, Lophius piscatorius L.; l'Epée, Xiphias gladius
L.; chez Coryphaena. hippuris L., et chez Echneis remora L.
Cette larve se trouve assez souvent dans toutes les eaux françaises.
. G. FLORICEPS Cvvuzn, 1817.
TABLEAU mas Esrîacns.
— 7 à 8 grands crochets à base des trompes. . saccatum, p. 168
‘ — 16 grands crochets à la base des trompes .... gigas, p. 169
-—- Espèce insuffisamment connue ....... lichiae, p. 169
‘,  <f°?,M`..  \,· I /( Jïëyy
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Fm. 132. — Floriccps gigas Cuv., larve entière(orig.).
1. Floriceps saccatum Cuvnan, 1817.
Long. : 25 à 26 mm. Larg. maxima : 4 mm. `
Le scolex est identique à celui de la forme adulte (page 107]. La larve

\
umvunss nas roxssons 169
est caractérisée par la présence d’un très long appendice caudal faisant
suite au réceptacle dans lequel peut s‘invaginer le scolex.
Se trouve à la surface du foie et d’autres organes chez le Poisson lune, Or-
thagoriscus mola L.; l'Epée, Xiphias gladius L.; le St-Pierre, Zeus faber L.
et la Jarretière, Lcpidopus argenteus Bonn.
Cette larve se rencontre très fréquemment chez le Poisson lune des eaux
françaises (1).
2. Floriceps gigas Cuvxnn, 1817 (Gymnorhynchus reptans Runonrur,
1819) (fig. 132). `
Long. : 240 mm. Larg. maxima : 5 mm.
Cette larve dont la forme adulte correspondante est encore inconnue,
ressemble beaucoup à la précédente; elle est cependant beaucoup plus
grande. La pars botlrridialis a 3 mm. de long sur 5 mm. de large; la
pars vaginalis 7 mm. 5 de long sur 2 mm. 5 de large et la pars bulbosa
4 mm. 3 de long. Le scolex a donc une longueur totale d’environ 12 mm.
La base des trompes est dégarnie comme chez F. saccatum, on trouve un
groupe de 16 très gros crochets, longs de 247 p. à la base des trompes.
Le reste de l‘anatomîe est inconnu.
Cette larve se trouve dans la musculature de'la Castagnole, Brama rayi
Bi,. Scan. Elle a probablement été souvent confondue avec l‘espèce précédente
et il serait nécessaire de revoir tous les matériaux provenant d'hôtes autres
que celui indiqué ci-dessus.
3. Floricaps lichîae (Pmrmm, 1929).
Long. : 150 mm. Larg. maxima: 10 mm.
Le scolex a 14 mm. 5 de long et 3 mm. de large. Les quatre bothri-
dies ont environ 2 mm. de long et 1 mm. de large. Les rostres sont
inermes à la base et la forme des crochets n'est pas connue.
Cette larve n'a été signalée qu'une seule fois chez la Liebe, Scymnus Iichia
M. H., à Naples. La forme adulte correspondante est inconnue.
` G. NYBELINIA Pocmz, 1926.
TABLEAU nas nsrizcss.
—— Crochets des trompes longs de 11 à 14 y.. . . robuste, p. 169
— Crochets des trompes longs de 20 yu environ. lingualis, p. 170
1. Nybelînia robuste (Lmrow, 1890).
· Long. : 1 mm. 5 à 1 mm. 8. Larg. maxima: 570 pt à 660 u.
(l) Pendant l'lmpresslon de ce volume, est paru un travail de J. Guunr (Bull. océanog. Monaco,
tévrler 1935), d'après1equel, le vral Floriceps saccatum est une petite larve eraspedote contenue
dans des kystes sous-pér tonéaux chez O. mola, et n'a rien a volr avec la grande larve communément
trouvée dans le foie de ce Poisson. Il en résulte diverses modifications dans la systématique (voir
le travail original).

170 cnsronns
La pars bothridialis a environ 1 mm. de long. Les bothridies attei-
gnent leur largeur maxima en arrière où elles mesurent 330 y. de large.
Les trompes ont 42 gi de diamètre; elles sont armées de crochets longs
de 11 à 14 y. et qui sont disposés de façon qu’il y ait 6 crochets par demi-
tour de spire. Les bulbes, en forme de banane, ont 285 à 295 y. de long.
La pars post bulbosa a 570 y. à 665 p. de long et 380 p. de diamètre.
Signalé chez Eclmeis remora L. en Amérique et chez le Grondin, Trigla
lineaza Am: à La Rochelle (Charentelnférieure).
2. Nyhêlinia llngllalîs (Cuvuan, 1817).
Long. : 2 à 4 mm. Larg. maxima : 1 mm. 4.
Ces larves plérocercoïdes ont le même scolex que la forme adulte
(page 111). Elles se trouvent le plus souvent dans la cavité générale et
parfois sur les branchies de l’hôte.
Signalée chez le Saumon, Salma salar L., la Sole, Solea vulgaris Qmzxsm.;
le Turbot, R/zombus maximus L.; le Maquereau, Scomber scombrus L.; la
Bonite, Pelamys sarda BL. Sca.; le Surmulet,MuZlus barbatus L.; le Chinchard,
, Caranx traclzuras L. ; le Fanfre, Naucrates ductor L.; chez Ec/meis remora L.; le
St-Pierre, Zeus fabcr L.; la Baudroie, Lophius piscatorius L.; la Rascasse
blanche, Uranoscopus scaâer L. ; le Colin, Mcrlangus virens L.; la Lingue, Lola
molva L.; le Grondin, Trigla lucerna L. et Trigla gurnardus L.; le Serran,
Serranus cabrilla L.; l’Epée, Xiphias gladius L.; la Jarretière, Lepidopus ar-
genzeas BONN.; chez Baliszes capriscus GM. et chez le Congre, Conger vulgaris
Cnv.
Cette larve est très répandue dans toutes les eaux françaises.
G. DIBOTHRIORHYNCHUS BLMNv1L1.E, 1828.
TABLEAU nas Esràcns.
'— Larves de grande taille, longues de 23 à 84 mm. grossum, p. 170
— Larves de petite taille, longues de 8 à13 mm. megacephala, p. 171
1. Dibothriorhynchus grossum (Rnnorrni, 1819) (fig. 133).
Long. 2 23 à 84 mm. Larg. maxima : 4 à 6 mm. '
Le scolex est identique à celui de la forme adulte (p. 113); il s’agit
_ d’une larve plérocereoïde allongée, légèrement aplatie dorso—ventrale-
ment qui se trouve en général dans la cavité générale ou dans le foie
d’un grand nombre de Poissons.
Elle a été signalée chez le Peau bleue, Carclmrias glaucus L.; la petite
Roussette, Scylliam canicula L.; chez Carcharodon lamia Ris.; l`Aîgnillat,
Acanthias vulgaris Ris.; Chez Pristiurus melanostoma RAF.; le Saumon, Salma
salar L.; la Morue, Gadzes morr/zua L.; le Colin, Merlangus virens L.; la
Castagnole, Brama rayi BL. Sea.; l’Epée, Xîphias gladius L. et chez la Jarre-
tière, Lepidopas argenteus Bonn.
Paraît rare en France.

ulnvamns uns POISSONS 171
2. Dibothriorhynchus mcgacephala (Runowm, 1819) (fig. 134).
Long. : 8 à 13 mm. Larg. maxima : 5 mm.
Pour la description du scolex, voir page 114.
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Fm. 133-134. — Dibolhriarhyiwhus grossum (Rud.), larve entière et scolex grossi (d’a-
près D0llfus); 134. Dibothriorhynchus megacephala (Rud.), crochets de la trompe
(d’après Dollfus). ·
I
Ces larves ont été signalées chez la petite Roussette, Scyllium canicula L.;
la grande Roussette, Scyllium szellare L. ; le Perlon, Heptanclzus cincreus Lac.;
le Griset, Ilexnnchus griseus GM.; la Sagre, Spznax niger CL.; le Milandre,
Galeus canis L.; le Peau bleue, Carcharias glaucus L.; l’Emiss0le, Mustclus
laevis BLAINV. ; chez Pristiurus melanostoma RAF.; la Torpîlle, Torpedo mar-
moraza Ris.; le Colin, Merlangus virens L. et chez l’Epée, Xiphias gladiua L.
- Paraît rare en France. `
G. SPHYRIOCEPHALUS PINTNER, 1913.
1. Sphyricccphalus viridis (Wacxman, 1854) (fig. 135).
Long. : 8 mm. Larg. maxima : 4 mm. _
Le scolex a la même structure que celui de la forme adulte.
Cette larve a été signalée dans la musculature de l'Aiguillat, Acanzlzias vul-

172 cnsronxzs
garis Ris. ; chez Centroplzorus granulosus BL. Son.; la Castagnole, Brama rayi
BL. et la J arretière, Lepidopus argenteus GOUAN.
2. Sphyriocephalus tergestinus Piiwmau, 1913.
Long. : 6 à 8 mm. Larg. maxima : 3 mm. 5.
Scolex comme chez l’adulte (page 115). Il est extrêmement difficile de
· ·-`· sa   se-"    
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    Mr _     `
Fxo. 135. — Sphyriocephalus viridis (\Vag.), trois aspects d’une larve (d’après Dollfus).
distinguer cette espèce à l’état larvaire de celle ci—dessus. L’anatomie des
adultes est cependant différente.
Trouvé dans la musculature de la Jarretière, Lepidopus argenteus Gomuv.
G. OTOBOTHRIUM Ln~1·roN, 1890.
Taureau ons Espèces.
—— Pars bulbosa plus courte que la pars bothridialis .....
................. crenacolle, p. 172
— Pars bulbosa plus longue que la pars bothridialis .....
................. dipsacum, p. 173
1. Otohothrium crenacolle Lmwow, 1890. (fig. 136). a
Long. : 600 p. Larg. maxima : 200 pt.
Le scolex a la même structure que celui de l’adulte. Il est nettement
craspédote, terminé par un petit pédoncule.
Cette larve se trouve encapsulée dans la musculature et à la surface des
organes chez l’Aiguillat, Acanz/zias vulgaris Ris.; l'Emiss0le, Mustelus laevis
BLAiNV.§ l'Epée, Xiphias gladius L.; la Sargue, Diplodus sargus L. ; la Bonite,
Pelamys sarda BL.; chez Coryphaena hâvpuris Rom;. et chez Balistes capris-
cus GM.
Non signalée en France.

Lanvzmuzs uns Poissons 173
2. Otohothrium dipsacum Lmrox, 1897 (fig. 137).
Long. : 5 à 12 mm. Larg. maxima : 6 mm.
Les bothridies ont 1 mm. à 1 mm. 8 de long. Les bulbes ont 1 mm. 5
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F10. 136-137. - 136. Otobolhrium crenacolle Lint., A. larve entière; B. armature des
trompes; 137. Otobat/trium dipsacum Lint., fossettes ciliées des pseudo-bothridies
(d’après Linton).
à 2 mm. de long et 220 p. de diamètre. Les trompes sont armées de
crochets de forme et de taille différentes.
Cette larve a été signalée une seule fois sous le péritoîne de l‘Epée,
Xiplzias gladius L., en Amérique. La forme adulte correspondante est in-
001111118.

174 cnsîonns
G. EUTETRARHYNCHUS PINTNER, 1913.
Eutetrarhynchus ruücollis (Evsxmnnnm, 1829).
Long. : 20 à 28 mm.
Pour la description du scolex voir celle de la forme adulte (page 115).
On trouve, en arrière des bulbes, une zone large de 2 mm. environ,
colorée en rouge vif.
Cette larve a été signalée une seule fois enkystée dans la paroi de l’est0mac
de l’Emissole, Mustelus laevis Btamv., à Naples. On sait que l’hôte habituel de
cette larve se trouve parmi les Crustacés.
G. CHRISTIANELLA GUIART, 1931.
Chrîstianella mînuta (VAN BENEDEN, 1849).
Long. : 1 mm. 2.
C’est une larve plérocercoïde dont le soolex est identique à celui de
l’adulte (page 118).
Se trouve enkystée dans la cavité générale du Merlan, Mcrla ngus vulgaris
FLEM., de la Brême, Cantharus vulgaris C. V. et du Chinchard, Caran.1:
trachurus L.
Cette larve aurait été vue à Luc (Calvados).
G. ONCOMEGAS DOLLFUS, 1929.
Oncomegas wageneri (Lmrox, 1890) (fig. 138).
Long. : 7 à 10 mm. Larg. maxima: 900 (1.
Le soolex a environ 5 mm. et chacune des bothridies 1 mm. Les
trompes sont caractérisées par un assez fort renflement à leur base, lequel
est armé d’un gros crochet à pointe recourbée en arrière. Ce crochet
est situé dans un champ de petites épines. Le reste de l’anatomie n’est
pas connu.
Cette larve plérocercoïde se trouve enkystée sous le péritoine de Cepola
rubescens L.
A été signalée une seule fois dans la Méditerranée, à Nice (Alpes- Maritimes).
G. LACISTORHYCHUS Pmrman, 1913.
TABLEAU uns msi-izcns
—— Larves pourvues d‘un renflement post-bulbaire. tennis, p. 174
—— Larves dépourvues d’un rentlement post-bulbaire .....
................ smaridium, p. 176

‘ 1.Anv.mu·:s nas roxssons 175
1. Lacistorhynchus tenuis (VAN Bmvnnnx, 1861) (Tetrarhynchus trzglae
Dmsmc, 1863) (fig. 139).
Long.: 5 à 10 mm. Larg. maxima :1 mm. 5.
Cette larve en forme de casse-tête se trouve dans des kystes réactîonnels
ayant la même forme qu’elles. L’armature des trompes est identique à
celle de la forme adulte correspondante (page 124).
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A É   139
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Fm. 138-139. — Oncomegas wageneri (Lint.), A. larve entière; B. armature de la base
d’une trompe (d’après Wagener); 139. Lacistorhynchus tenuis (V. Ben.), A. larve
entière dans son kyste; B. armature de la base du rostre; C. armature de la partie
moyenne du rostre (orig,).
Trouvée dans la cavité générale de la Morue, Gadus morrhua L.; dela Lin-
gue, Gadua luscus L.; de l’Orphîe, Belonc bellone L., et de la Vive, Trachinus
draco L., à Luc (Calvados); chez le Grondin Trigla. aspera C. V. à Nice
(Alpes-Maritimes); chez la Vive et chez la Dorade, Chrysophrys aurata L. à La
Rochelle (Charente-Inférieure). _

176 cnsronns
2. Lacistorhynchus smaridium (Pmrsm, 1893).
Long. : 440 p.. Larg. maxima : 360 p. (').
Le scolex a 1 mm. à 1 mm. 7 de long. La pars I>0thridz’ah`s a 240 p.
de long, la pars vagùzalis 400 p. et la pars bulbosa 500 y., Les bulbes sont
formés de 10 à 13 couches de muscles.
Trouvée chez la Mendole, Maena vulgaris C. V. et chez le Picarel, Smaris
vulgaris C. V.
Signalé à Nice (Alpes-Maritimes).
G. CALLOTETRARHYNCHUS PINTNER, 1931.
Ce genre a été créé par P1N·rN1zn pour une forme larvaire ancienne
qu’il a eu l’occasion de découvrir à _
Q nouveau; malheureusement il ne donne
pas de description, de sorte que nous ne
pouvons l reproduire ici. Nous faisons
/ I rentrer temporairement dans ce même
fl I \ genre deux formes larvaîres que nous
y I Ã \ avons eu l’0ccasion de trouver chez des
_ [ \ xr \ Poissons de l’Ocen.
I \ `\ xx
\ \
\ \\ TABLEAU mzs Esràcns
H Ã E \ i
\\ \ 1. Plérocercoïdes de petite taille
\\ contenant de nombreuses cel-
lules glandulaires. ....
5% .... adenoplusius, p. 176
— Plérocercoïdes de taille mo-
r yenne dépourvus de cellules
glandulaires ...... 3
îî 2. Pars bulbosa longue de 2 mm.
. .... speciosus, . 177
~ ·— Pars bulbosa n’atteignant gas
1 mm. . gracillimus, p. 177
Fm un _ Cauommm mms we- 1. Callotetrarhynchus adenoplusius
ncplusius (Pint.) armgture de la (PINTNEL 1903) (fig" U*0)’ _
base d’une trompe (orig.), Long. : 2 à 4 mm. Larg. maxima :
1 mm. 5 ài mm.9.
Cette forme est caractérisée par la présence de très nombreuses cellules
glandulaires qui se trouvent dans la portion centrale du plérocercoîde.
(1) Dimensions de la larve enkystée.

Lanvamns mas poissons 177
La pars bothridz'ah's a 475 pt de long, la pars vaginalis 855 p.'et la pars
bulbosa 285 pu.
Signalé chez la Baudroie, Lophius piscazorius L. à Naples et chez la Ras-
casse, Scorpaena scrofa L. à la Rochelle (Charente-Inférieure).
2. Gallotetrarhynchus speciosus (Lmroiv, 1897).
Long. : 12 à 25 mm. Larg. maxima : 4 mm. 5.
Les dcux bothridies ont 2 mm. 23 de long; elles sont parfois échan-
crées sur le milieu de leur bord postérieur. Les trompes ont environ
4 mm. 8 de long. Les gaines des trompes sont fortement. enroulées en
spirales. Les bulbes, plus courts que la pars vaginalzls, ont 2 mm. 5 de
long, 240 y. de diamètre. _
Trouvé en Amérique dans la cavité générale du Maquereau, Scomber
scombrus L. et de Echneis rcmora L.
3. Callotetrarhynchus gracîllimlls Piivrxxn, 1931. (Anthocephalus gra-
cilzls Runonrm, 1819 nec Wacsunn, 1854).
Le scolex a 3 mm. à 5 mm. 8 de long, la pars bot/zriaïalzls 400à
660 p., la pars vagz'naIz's, 5 mm. 2 au maximum et lapars bulbosa, 530 p.
à88O ia. La longueur des trompes ne dépasse guère 2 mm. Les crochets
sont disposés' comme dans la figure 140.
Se trouve chez la Bonite, Auxis vulgaris C. V., le Maquereau, Scomber
scombrus L., la Morue, Gadus morrhua L. Forme adulte inconnue.
Larve à position systématique douteuse.
C'est dans le voisinage du genre Callotezrarhynchus qu’il faudrait placer la
larve connue sous le nom de Tetrarhync/zus scolecinus Ruoowui, 1819. L'ana-
tomie de cette larve est insullisamment connue pour permettre de la placer
dans un des genres actuellement admis. ll ressort des travaux de Piivrmsn,
que la plupart des larves rapportées à cette espèce, n’ont rien de commun
avec elle. Nous ne faisons que la mentionner ici, sans en indiquer les hôtes,
vu les déterminations erronées.
G. GRILLOTIA Guiaxvr, 1927.
Tanmzau nes espèces.
— Muscle rétraeteur s’insère au lond du bulbe. . erînacea, p. 177
—— Muscle rétracteur s’insère dans la partie antérieure du bulbe.
................. institata,p. 178
1. Grillotia erinacea (Vas Bnmznmv, 1850).
Long. : 3 à 5 mm. Larg. maxima : 2 mm.
12

i
178 c1;s·1·on1:s /
Ce sont de petits kystes ovalaires à lïintérieur desquels se trouve la
larve plérocercoîde. Le scolexa la même structure que celui de 1’adulte
(page 127). On trouve les kystes le plus souvent autour des appendices
pyloriques.
Cette larve a été signalée à plusieurs reprises chez la Morue, Gadus morrhua
L.; l'Egrefin, Gadus aegel/inus L.; La Lingue, Gadus luscus L.; le Merlan,
Merlangus vulgaris FLEM.; la Merluche, Merluccius vulgaris FLEM.; la Lote,
Loza vulgaris CUV.; les Grondins, Trigla gurnardus L. et Trigla lineata. ART.;
le Congre, Conger vulgaris Cuv.; le Maquereau, Scomber scombrus L, ; la Bau-
droie, Lophius piscatorius L.; chez Arnoglossus lazerna Gümu.; le Flétan,
Plcuronectes lzippoglossus L.; la Plie, Pleuronectes plagessa L.; le Hareng,
Clupea harengus L.; la Bonite, Pelamys sarda BL. et l’Epée, Xiphias gladius
L.
1. Grillotia institata (Pmrmnn, 1896).
Long. :9 mm. 5 à 11 mm. 5. Larg. maxima: 3 mm.
Cette forme ressemble beaucoup à la précédente, mais s’en distingue
par le fait que le muscule rétracteur s’insère dans la région antérieure
du bulbe.
Trouvée une seule fois chez une Jarretière, Lepidopus argcnteus Gowm, qui
était dans l’estomac d‘un Perlon, Heptanc/zus cinereus Lac., à Naples.
Larves du type « Scolex ».
Scûlex pleuronectis MULLER, 1788 (S. polymorphus RUDOLPHI, 1819).
Long. : 8mm. Larg. maxima : 800 tt.
Cette larve est caractérisée par son grand polymorphisme et il est
difficile d’en donner une description satisfaisante. Il est d’ailleurs plus
que probable que plusieurs larves différentes ont été placées dans cette
espèce. Les quatre bothridies sont tantôt cloisonnées, tantôt simples;
mais on voit nettement sur tous les scolex un gros myzorhynchus. Ce
dernier paraît être plus développé chez la larve que chez l’adulte. Dans
certains cas, on trouve des crochets bifîdes, une paire par bothridie. Il
existe très souvent deux taches de pigment rouge situées en arrière du
scolex. Certains. auteurs les considèrent comme étant des yeux, nous
pensons pouvoir les assimiler au pigment rouge qui se trouve au même
endroit chez les espèces d’Echz'nob0thrz'um. Le système exoréteur est
bien visible. On voit les quatre canaux longitudinaux qui débouchent
dans une petite vésicule excrétrice terminale. S. pleuronectis s‘observe
à la surface de 1’intestin ou d’autres organes et parfois dans la muscula-
ture de nombreux Poissons, surtout marins.
Cette larve a été signalée notamment chez la Lamproîe, Petromyzan fluvia-
tilis L.; L'Aiguillat, Acanthias vulgaris RIS.; les Torpilles, Torpedo 'marmo-
rata Ris., et Torpedo oculata M. H.; le Saumon, Salma salar L.; l`Eperlan

LARVAIRES nes poxssoxs 179
Osmerus eperlanus L.; l’Argentln, Argentina sphyraena L.; le Hareng, Clupea
harengus L.; l’Al0se, Alosa vulgaris C. V.; l'.\nch0ls, Engraulis encrasicholus
L.; le Brochet, Eaux lucius L.; l‘Orphîe, Belone bellone L.; le Flétan, Pleuro-
nectes hippoglossus L.; la Plîe, Pleuronectes platessa L.; la Lîmande, Pleure-
nectes limanda L.; la Sole, Solea vulgaris QUENSEL; le Turbot, Rhombus maxi-
mus L.; chez Arnoglossus grohmanni Bomp., Arnoglossus laterna GUNTH.,
Gobius flavescens Fwn., Gobius cruentazus L., Gobius niger L., Gobius paga-
nellus L., Gobius minutus PALL.; le Mollet, Cycloplerus lumpus L.; chez Lepa-
dogaster gouanii LAC.; le Mullet, Mullus barbatus L. ; chez Cepola rubescens L.;
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F10. 141. -— Scolex plwroncctis Müll., divers aspects des larves (d’après Van Beneden).
le Maquereau, Scomber scombrus L.; le St-Pierre, Zeus faber L.; le Chînchard,
Caranx trachurus L.; chez Lzchia glaucus L.; les Baudroîes, Lophius piscato-
rius L. et Lophius budegassa Sr.; le Dragonnet, Callionymus lyra L.; la Blen-
nîe, Blennius ocellaris L.; les Vives, Traclainus draco L., Trachinus araneus
C. V., Trachinus vipera C. V.; la Rascasse, Uranoscopus scaber L.; la Morue,
Gadus morrhua L.; l'AîgrellI1, Gadus eglefînus L.; le Merlan, Merlangus vul-
garis FLEM.; le Colin, Merlangus virens L.; lu Merluche, Merluccius vulgaris
Fmzu.; la Lîngue, Lota moiva L.; les Grondîns, Trigla lucerna L. et Trigla .
gurnardus L.; le Poisson volant, Dactylopterus volizans L.; les Chabots, Cottus
scorpius L., Cottus babalis Eupen., Cottus gobio L.; la Souris de mer, Aspido-
phorus cataphractus L.}; les}Rascasses,|Sc0rpaena scrofa L. et Scorpaenaporcus
L. ; chez Sebastes daclyl0pterus§DEL.; l'Omb1·lne, Umbrina cirrosa L.; le Loup de ‘
mer, Labra.2: lupus C.-V.; le Roi des Rougets, Apogon imberbis L.; chez Labrus
mixtus L.; le Picarel, Smaris vulgaris C. V.; le Bogue, Boops vulgaris Ris. ; la
Saupe, Boops salpa L.; la Brême, Cantharus vulgaris C. V.; l‘Epée, Xiphias
gladius L.; chez Syngnathus acus L.; le Lançon, Ammodytes tobianus L.; la

180 cnsronns
Donzelle, Ophilium barlmzum L. et chez le Congre, Conger vulgaris Cuv.
Forme adulte correspondante probable zzicantholzotlarium crassicolle \VenL,
1856 (page 104).
Scolex pleuronectis a été signalé par un très grand nombre d’auteurs dans la
Méditerranée, la Manche ct l’©céan. La découverte de cette larve chez un Bro-
chet (réencapsulement probable), est due à Dnmnnm qui l'a trouvée à Rennes.
Il fait remarquer cependant que les taches de pigment font défaut.
Larves du type « Cysticercus ».
Cystîcercus gryporhynchis-pusillae v. Nonmvnxzviv, 1832.
Long. : 750 p,.
Le rostre est armé d’envir0n 20 crochets disposés sur deux couronnes.
Les grands crochets ont 54 à 57 p. de long et les petits 27 p.
Cette larve se trouve libre entre les villosités de la première partie de l`intes-
tin de la Tanche, Tinca vulgaris Cuv. Adulte chez les Ardeiformes (voir page 291).
Ce cysticercoide, très rare, n’a jamais été trouvé en France.
Cysticercus gryporhynchis-cheilancistroti (WAGENER, 1857).
Long. : 450 y.,
Le rostre est armé d’environ 20 crochets disposés sur deux couronnes.
Les grands crochets ont 50 p. de long et les petits 37 n. Les ventouses
sont assez grandes et ovalaires.
Adulte chez les Ardeiformes (voir page 290). Cette larve n’a été vue qu'une seule
fois dans les environs de Berlin chez la Tanche. Tinca vulgaris Cuv.
Cystîcercus dîlepîdis-campylancistrotae (AUBERT, 1856).
Long. : 750 p.,
Le rostre porte une double couronne d’envir0n 20 crochets. Les grands
crochets ont 27 à 32 y. de long et les petits crochets 11 à 13 ye.
Cette larve n`a été trouvée qu'une seule fois dans la vésicule biliaire de la
Tanche, Tinca vulgaris Cuv. à Breslau. Pour la forme adulte, voir page 292.
CyStîCe!'c\1S cobîtidis Dinsmc, 1850 teste BELLINGHAM, 1844.
Cette larve qui a été trouvée à la surface du foie et de l’intestin de la Loche
franche, Cobizis barbatula L. en Irlande, semble n’être qu'une larve plérocer·
coîde d‘Iclzthyotacnia égarée chez cet hôte.
Larves du type « Plerocercus » ou « Plérocercoïde ».
Schistocephalus solidus (ltlürmm, 1776).
Long.:30 à 40 mm. Larg. maxima : 3 à 6 mm.
Cette larve présente tous les caractères externes de liadulte (voir page `
242). _
Elle se trouve dans la cavité abdominale de l’Epinoche, Gasterosteus aculcatus

LARVAIRES nes Poissons 181
L. et de l‘Epinochette, Pygeszeus pzmgitius L. On l’a trouvée accidentellement
dans l'estomac du Saumon, dans l’intestin de la Grenouille verte et dans celui
d’une Loutre. Adulte chez les Oiseaux.
_ Signalé partout en France.
Triaenophorus lucii (Mü1.mzn, 1776). ·
Long. : 5 à 10 mm. Larg. maxima : 1 mm. ·
Le scolex a la même structure que celui dc la forme adulte correspon-
dante (voir page 164).
Cette larve se trouve à la surface de l'intestin et dans, le foie de la Grémille,
Acerina cernua L.; de la Perche, Pcrca fluviatilis L; de la Lote. Lota vulgaris
Cuv.; du Brochet, Esc.: lucius L.; de l'Omble, Salvclinus salvelinus L.; de
l‘Ombre, Thymatius vulgaris Nus.; de la Féra, Coregonus fera Jun. et de la
Truite, Salma lacuszris L. Adulte chez les Poissons.
Fréquent en France. “__ ~•·..a
Triaenophorus crassus, Foam., 1880. (/’
Long. : G mm. Larg. maxima : 1 mm.   W? ‘
Pour la description du scolex voir la page 163. =  M `
Cette larve se trouve à la surface de l'intestin du La- li?  
varet, Coregomzs lavaretus L. Adulte chez 18 BPOChBl·.  
Non encore signalé en France. ` ·  
Eubothrium spp.  
Long. : 1,5 à 3 mm. Larg. maxima : 500 y..  
La structure du scolex est la même que celle des ,  
adultes (page 155). Les larves d`Eubothrium sont  
assez fréquentes dans beaucoup de Poissons, mais il ,  
est impossible de savoir à quelle espèce on a aiïaire  
sans avoir obtenu la forme sexuée.  
Ces larves plérocercoïdes se trouvent à la surface de  
‘ l’intestin et dans la cavité générale de la Perche, Perca 3
fluviazilis L.; du Brochet, Esox lucius L.; de la Truite» Ã-
Salmo lacuslris L.; de l'Omble, Salvelinus salvelinus L. ; ..s§l
de l`Ombre, Thymallui: vulgaris NIL; de la Lote, Lota vul- A  
garis Cuv.; du Goujon, Gabin fluviatilis Dmum.; du Bar·  
beau, Barbus fluviazilis Ac.; de la Vandoise, Leuciscus  
vulgaris C. V.; du Chevenne, Leuciscus cephalus L. et `   .
du Silure, Silurus glanis. Adulte chez les Poissons. Fm_ 44g_ .. Eu[;gLh·
Ces larves ont été signalées dans le Léman, chez la Num Sp- MPV8
Perche, le Brochet, la Truite, l'Omble, l’Ombre et la Lote. (°'lë'·)
Diphyllobothrium latum (Luvmi, 1785).
Long. : 10 à 40 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
La région antérieure présente une invagination assez profonde et les
deux pseudobothridies sont à peine esquissées.

182 cnsronns
Cette larve est extrêmement mobile et se trouve, soit enkystée dans le foie
et dans la graisse péri-intestinale, soit libre à la surface de l’intestin, et plus
rarement dans la musculature de la Lote, Lota oulgaris Cuv.; du Brochet,
Esax lucius L. ; dela Perche, Perca fluviatilis L. ; de l’Ombre, Tlzymallus vulga-
ris Nus.; de l`Omble, Salvelinus salvclinus L.; de la Truite, Salma lacustris
L., et de la Féra, Coregonus fem Jun. Adulte chez l’H0mme, le Chien, le Chat
et le Renard.
Les larves de D. lazum ont été signalées chez la Truite du Rhin à Bâle, et dans
la Lote, le Brochet, la Perche, la Féra et l’©mbre du Léman. Il est possible que
ces larves se trouvent d'une façon sporadique ailleurs en France.
Ligula intestinalis (Lmivé, 1758).
Long. : 100 à 400 mm. Larg. maxima : 5 à 15 mm.
Cette larve présente déjà les caractères externes de l‘adulte (voir page
242) et l’on voit fréquemment les organes génitaux sur le point de deve-
nir fonctionnels.
Elle habite la cavité générale d’uu très grand nombre de Poissons et a été
signalée chez la Carpe, (Jyprinus carpio; L. le Carassin, Carassius vulgaris
Nrns.; le Goujon, Gabio fluviatilis Durxau.; la Tanche, Tinca vulgaris Cuv.; les
Brêmcs, Abramis brama L. et Blicca bjoerlrna L.; l'Ablette, Allzurnus bipunc-
talus Bnoco; le Nase, C/iondroszoma nasus L.; le Garden, Leuciscus rutilus L.;
le Hotangle, Leuciscus erythrophthalmus L.; la Vandoise, Leuciscus vulgaris
C. V.; le Chevenne, Leuciscus cephalus L.; la Loche franche, Cobizis barbatula
L.; la Loche, Cobitis taenia L.; la Perche, Perca fluviatilis L. et la Féra, Core-
gonus fera Jun. Adulte chez les Oiseaux. `
La larve de Ligule est très fréquente chez tous les Cyprins. On la trouve un
peu partout en France.
I

R E PTI LES
CESTODES DES CHÉLONIENS i
On ne connaît qu`un seul Ccstode parasite d’une Tortue marine.
G. ÀNCISTROCEPHALUS Dinsmo, 1850. I
Diagnose, page 59.
Une seule espèce connue :
Ancîstrocephalus imbricatus [Duzsxxo, 1850) (fig. 143). ' .
Long. : 150 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5.
Le scolex a 1 mm. de long et 660 tt de diamètre. Les deux pseudob0thri—
dies sont profondes à bords épaissis. Il y a environ 80 à 100 testicules dis-
posés sur deux champs latéraux, parfois réunis par une seule rangée dans
la partie postérieure du segment. La poche du cîrre est grande, longue de
500 p. et ayant 125 p. de diamètre. Le cirre est recouvert de papilles
cuticulaires. Le vagin débouche en arrière et à la face dorsale de la poche
du cirre. Il n’y a pas de réceptacle séminal. Les glandes vitellogèncs sont
réparties sur une seule couche dorsale située dans le parenchyme corti-
cal, et sur deux bandes latérales situées dans le parenchyme médullaire et
cortical. Le calibre de l‘utérus est très étroit et ne laisse passer qu’un seul
œuf à la fois. Le tocostome s’0uvre îrrégulièrement, tantôt à droite, tantôt
à gauche de la ligne médiane à la face ventrale. Les œufs ont 56 y. sur
35 y..
Adulte chez la Caouane, Thalassochelys carezm L. Développement inconnu.
Non signalé en France.
. CESTODES DES OPHIDIENS
On ne connaît que deux espèces de Cestodes chez les Ophidiens se
trouvant en F rance. Ces deux espèces appartiennent à deux genres dis-
tincts.

184 cnsronns
TABLEAU mas cmmns.
— Glandes vitellogènes latérales, utérus persistant ......
................ Ophiotaenia, p. 184
— Glande vitellogène postérieure, utérus se résolvant en capsules.
................ Oochoristîca, p. 185
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144
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145
Fm. 143-145. - 143. Ancistrocephalus imbricatus (Dies.), scolex (d’après Arîola); 144.
Ophiotaenia racemosa (Rud.), segment mûr; 145. Oochorislica tuberculata (Rud.), seg-
ment adulte (orig.),
G. OPHIOTAENIA LA Rum, 1911. `
Diagnose, page 48.
Ophiotaenia racemosa (Runoxmm, 1819) (fig. 144).

nes swnuaivs 185 `
Long. : 200 à 250 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le scolex a 185 à 220 mm. de diamètre et porte quatre ventouses dont
le diamètre est de 80 à 100 gi. Les quatre ventouses sont séparées entre
elles par quatre profonds sillons. Il y a environ 150 à 160 testicules par
segment. La poche du cirre mesure 220 à 260 p. dè long et 59 à 74 y. de
diamètre; elle contient un canal déférent fortement enroulé sur lui-même.
L‘utérus mûr présente 17 à 30 évaginations latérales de chaque côté de
la ligne médiane. Les œufs ont 84 y. de diamètre et les embryons 19 pr.
Adulte chez la Couleuvre à collier, Tropidonotus natrix L. Développement
obtenu expérimentalement chez plusieurs espèces de Cyclops (p. 499). La
forme plérocercoïde a été obtenue expérimentalement une seule fois chez une
Truite arc-en-ciel.
Non signalé en France, mais seulement dans le nord de l'Italie.
G. OOCHORISTICA Lünn, 1898.
Diagnosc, page 65.
Oechorîstica rostellata Zscnoxxn, 1905 (fig. 145).
Long. : 60 à 130 mm. Larg. maxima : 2 à 3 mm.
Le scolex a 800 y. à 1 mm. de diamètre. Les pores sexuels alternent
irrégulièrement et se trouvent dans le tiers antérieur du bord latéral du
segment. Il y a une quarantaine de testicules situés en arrière et sur les
côtés des glandes sexuelles femelles. La poche du cirre a 140 à 145 p. de
long. Le vagin se dilate en un petit réceptacle séminal fusiforme; les
glandes femelles sont médianes. L’ovaîre et la glande vitellogène sont
bilobés. L’utérus, d’ab0rd tubulaire, se résout en capsules ovifères ne
contenant qu'un seul œuf. · .
Adulte chez les Couleuvres Zamenis viridi/lavus Lac. et Coclopcltis insigni-
tus Dun et Bien.
Développement inconnu.
CESTODES DES SAURIENS
Les Sauriens n’hébergcnt guère de Cestodes que dans le Midi de la
France. Deux espèces seulement sont connues jusqu’à ce jour, apparte-
nant à deux genres différents :
Tanmzau mas cmvnns.
— Ver arrondi. Deux testicules par anneau. Anneaux mûrs conte-
nant rarement plus d’une trentaine de capsules réparties dans

186 » cnswonxzs `
le parenchyme et contenant deux à quatre œufs .....
................ Nematotœnia, p. 186
— Ver plat. 20 à 40 testicules par anneau. Anneaux mûrs bourrés
de capsules nombreuses, contenant chacune un seul œuf. . .
................ Oochoristîca, p. 186
_ G. NEMATOTIENIA Lümz, 1899.
Diagnose, p. 78.
Nematotœnîa dispar (GoEzE, 1782) (fig. 146). •
Diagnose, p. 189.
Fréquent en France chez Tarenzola mauritanica L.
G. OOCHORISTIGA Lüns, 1898.
Diagnose, page 64.
Oochcristica tuberculata (Runonpm, 1819).
Long. :200 mm. Larg. maxima: 2 mm.
Le scolex mesure 160 à 320 pt de diamètre. Les ventouses ont 110 yz.
Les pores génitaux alternent irrégulièrement. Il existe 20 à 40 testicules,
en arrière des glandes sexuelles femelles, atteignant parfois le vitello-
gène du côté antiporal. La poche du cirre mesure 260 à 300 ya. Glandes
sexuelles femelles médianes. Ovaire bilobé. Vitellogène sphérique. Pas
de réceptacle séminal. L’utérus se résout rapidement en de nombreuses
' capsules ovifères qui remplissent tout le parenchyme médullaire; elles
ne contiennent qu`un seul œuf. ·Les œufs ont 44 y. de diamètre; l’em-
bryon 28 à 30 pt.
Adulte chez Lacerta. muralis LAUR.
Développement inconnu.
Non signalé en France.

FORMES LARVAIRES SE TROUVANT CHEZ LES REPTILES
TABLEAU mas Esrîzcns
1. Seolex de la larve munie de deux pseudobethridies ....
............ Sparganum erînacei-europeî
(Voir page 415.)
— Scolex muni de quatre ventouses ........... 2
2. Scolex muni d’un rostre armé ........ · . . . 3
- Scolex muni d’un rostre inerme, ou dépourvu de rostre. . .
. ............. Tetrathyridium, p. 187
3. Bostre armé d’une double couronne de petits crochets très nom-
breux en forme de marteau .... Raillietinù hertwigi, p. 187
— Rostre armé de 3 à 25 rangées de crochets ....... 4
4. 3 à 5 rangées de crochets, les premiers ayant un manche. . . 5
— 14 à 25 rangées de crochets en forme d’épines de rosier. . . 6
5. Crochets de la première rangée longs de 62 à 72 pt .....
.......... Diplopylidium acanthotetra, p. 187
— Crochets de la première rangée longs de 42 à 53 p .....
............. Diplopylidium nôlleri, p. 188
6. 23 à 25 rangées de crochets longs de 26 p. à 9 p .....
.......... Joyeuxîella echînorhynchoides, p. 188
—— 14 à 18 rangées de crochets longs de 16‘p. à 6 pt. _ ....
............ Jeyeuxiella pasqualei, p. 188
Tetrathyridium spp.
Le diagnostic spécifique de ces larves ne peut se faire que par obtention
expérimentale de la forme adulte à laquelle elles correspondent. .
Chez les Lézards, Laccrm vivipara JAQ. et Lacerta viridis LAU11. Chez la
Couleuvre, R/ainechis scalaris Bona, des environs de Marseille; ces larves
îngérées par le Chat, ont donné le Mcsoccszoidcs ambiguus VAu.|.A1u·. Voir p. 422.
Raillietîna (Fuhrmannetta) hertwigi (Mou, 1907).
Pour la description du scolex, voir p. 232. _ X
La larve de ce Ténia aurait été trouvée une seule fois en Italie, chez le Lézard,
Laccrta muralis LAU11.
Diplopylidium acanthotetra (Pmom, 1886). _
Pour la description du scolex, voir p. 427.

188 cxzsronxzs
Trouvé dans la cavité générale des Couleuvres, Tropidonotus viperinus Bon:
et Zamenis viridi/lavus LAC. ; des Lézards, Tarentola mauritanica L.,
Hcmidactylus turcicus L., Lacerza muralis LAUR., Lacerm viridis LAU11.,
Lacerta szirpium DAUD., Lacerta ocellata DAUO. et Chalcides lineatus Lauck.
Existe dans la région méditerranéenne.
Diplopylidium nôlleri (SKRIABINE, 1924).
Pour la description du scolex, voir p. 428.
Trouvé dans la cavité générale des Lézards, Tarenwla mauritanica L. et
Hemidactylus mrcicus L. Même répartition que la larve précédente.
Joyeuxîella echinorhynchoîdes (Somsmo, 1889).
Pour la description du scolex, voir p. 427.
Trouvé chez la Couleuvre Zamenis viridi/laous LM:. et chez le Lézard, Chal-
cides lineatus LEUCK·
Non signalé en France.
Joyeuxîella pasqualei (Dmmna, 1893).
Pour la description du scolex, voir p. 426.
Trouvé chez les Couleuvres, Zamenis viridi/Zavus LAc. et Tropidonotus vi_pe·
rinus Bona ainsi que chez les Lézards, Tarentola mauritanica L., Hemidac-
tylus turcicus L., Lacerta muralis Lann., Lacerta viridis Lwn. et Lacerta
ocellata DAUD.
Existe dans la région méditerranéenne.
I

BATRACIENS
CESTODES DES BATRACIEN S
Les Batraciens de France n’hébergent qu`un scu1Cestode : Nemato—
taenia dispar (Goezo, 1782). Ce Ver est, par exception, très peu spécialisé
dans le choix de ses hôtes, puisqu’il se trouve aussi chez certains
Reptiles.
G. NEMATOTAENIA Lümz, 1899.
Diagnosc, page 78.
Une seule espèce connue en France. ·
Nematotaenia dîspar (Gonzn, 1782) (Hg. 146).
Long. : 50 à 220 mm. Larg. maxima: 500 pi.
Vcr cylindrique et non aplati comme les autres Cestodes. Segmentation
 1  
Z 91 __“ ; .   g é
A . B
Fm. 146. — Nematotaenia dispar (Goeze), A. coupe transversale des organes génitaux;
B. segment gravide (orig,). _
apparente extérieurement, seulement dans les derniers anneaux, qui
peuvent se détacher et vivre librement dans l’intestin.
Le scolex mesure environ 300 à 500 y. de diamètre, les ventouses 150à

190 cnsromzs
200 y., Rostre rudimentaire et inerme. Il existe deux testicules situés
dorsalement par rapport au reste des masses génitales. La poche du oirre
mesure 180 à 210 pr. L’ovaire et la glande vitellogène sont sphériques.
L’utérus se décompose en capsules utérines qui sont ensuite englobées
par les organes parutérins.
Adulte chez la Salamandre noire, Salamandm atm Laon.; les Grenouilles,
Rana temporaria L., Hana esculcnta L., Rana agilis 'l`noMAs; la Raînettc,
Hyla arI1oreaC.; les Crapauds, Bufo vulgaris LAUR., Bufo viridis LAUR., et
le Pelobate, Pelobazcs fuscus Lam:. Développement inconnu.
En France, surtout dans la région méridionale; s’0bserve cependant jusque
dans les environs de Paris, mais assez rare. Toulouse chez Bufo vulgaris Lun.,
Montesson (Seine-et-Oise) chez Bufo sp., la Bauche (Savoie), chez Rana
agilis Tnonas.
O

OISEAUX
CESTODES DES PASSERIFOBMES -
Les Ccstodes hébergés par les Passériformes de France comprennent ~
un certain nombre d’espèces bien définies, mais aussi plusieurs insuf-
fisamment décrites par les anciens auteurs et souvent confondues avec
d'autres parasitant des groupes d’Oiseaux voisins. Nous estimons qu'en
l’état actuel de nos connaissances, et pour plus de clarté, on peut éliminer
les espèces douteuses et pratiquement indéterminables, ou celles qui
appartiennent manifestementà des Oiseaux autres que les Passériformes.
Tnimmu mas cxzmuzs.
1. Pore génital médian ........ Mesocestoides, p. 193
-— Pore génital latéral ................ 2
2. Scolex portant un très grand nombre de petits crochets en forme
de marteau (fig. 8, VII). Ventouses parfois armées ......
............. , . . Raillîetina, p. 192
-— Scolex portant des crochets insérés en zig-zag, décrivant une
sorte de ligne festonnée (fig. 147) .... Angulariella, p. 193
— Scolex portant une ou deux couronne de crochets régulièrement
disposés, non en forme de marteau; ou scolex inerme .... 3
3. Un seul testicule par anneau; utérus sacciforme ......
............... Haploparaxis, p. 209
- Trois testicules par anneau, utérus sacciforme. Hymenolepis, p. 210
— Plus de trois testicules par anneau ........... 4
4. Utérus sacciforme .............. . 5
— Appareil parutérin ................ 6
— Utérus se résolvant en capsules ovifères, pores alternes, une ou
deux couronnes de crochets ...... Choanotaenia, p. 203
5. Pores génitaux unilatéraux ............. 7
— Pores génitaux alternes .............. 8
7. Testicules en arrière et sur les côtés des glandes femelles. . .
.................. Dilepis, p. 199
— Peu de testicules; crochets à la base du cirre .......
............... Gryporhynchus, p. 201
8. Une seule couronne de crochets .... Paricterotaenia, p. 202
— Deux couronnes de crochets ...... Anomotaenia, p. 194

192 cnsromzs
6. Pas de rostre, ni de crochets ..... Anonchotaenia, p. 205
— Rostre et double couronne de crochets ......... 9
9. Utérus double en arrière de l’organe parutérin. Biuterina, p. 207
- Utérus en forme de croissant, en arrière de Porgane parutérin.
................ Paruterina, p. 208
G. RAILLIETINA FUHRMANN, 1920. "
Diagnose du genre et des sous-genres, page 68.
Trois espèces nous intéressent, appartenantà des s0us—genres différents.
TABLEAU mas xsràcns.
1. Pores génitaux alternant irrégulièrement. spinosîssima, p. 193
— Pores génitaux unilatéraux ............. 2
2. Capsules ovifères ne renfermant qu’un seul œuf. Crochets du
rostre mesurant 13 à 15 y. de long ..... compacta, p. 192
— Capsules ovifères renfermant plusieurs œufs. Crochets du rostre
mesurant 7 à 10 yi de long. ....... sartica, p. 192
1. Raillietina (Paronîella) compacta (Cmmc, 1906).
' Long. : 60 à150 mm. Larg. maxima: 1 mm. à 1 mm. 3.
Le scolex mesure 330 y. de diamètre, les ventouses 120 yi. Elles portent
de petits crochets caducs, disposés sur plusieurs rangées, de 10 p. de long.
Le rostre, en forme de dôme, a 135 y. de diamètre à sa base. Il porte en-
viron 400 crochets, disposés sur deux rangées, mesurant 13 à 15 u de long.
Il existe 15 à 18 testicules du côté antiporal, 5 ou 7 du côté poral, soit
20 à 25 en tout, mesurant environ 60 p. de diamètre. La poche du cirre a
130 à 150 p. de long, sur 50 y. de diamètre; elle atteint le vaisseau
ventral. Les capsules ovifères mesurent 28 à 30 p. dans leur plus grande
dimension, elles contiennent un seul œuf.
Adulte chez le Loriot, Orialus galbula L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Raillietina (Raîllietina) sartica (SKRIABINE, 1914).
Long. : 45 (90) mm. Larg. : 2 mm 5. `
Le diamètre du scolex est de 260 pt (190), celui du rostre de 96 pi (80),
celui des ventouses de 156 p. (70). Elles sont armées et portent plusieurs
rangées de crochets, dont les plus grands mesurent 11 y. (10). Il existe
une double couronne de 200 crochets (220 à 250) au rostre; ils ont 7 y., 4 à
9 p. (9 à 10) de long.
ll existe 30 à 35 testicules par anneau (en moyenne 17 antiporaux et
8 poraux : 25). La poche du cirre mesure 148 p. de long sur 55 pi de
_ diamètre (110/50). ll existe 3 à 4 œufs par anneau.

nas rnssiinironmss 193
Adulte chez la Corneille noire, Corvus comme L. (Turkestan russe); chez le
Ãloineau domestique, Passer damcszicus L. Les chiffres entre parenthèses se
rapportent aux exemplaires du Moineau, qui est fréquemment parasite, au
moins dans les environs de Marseille, pendant l’été. — Développement inconnu.
3. Raillietina (Skriabinia) spinosissima iv. Luvsrow, 1893).
Long. : 20 mm. Larg. : 1 mm. 8.
Le diamètre du scolex est de 700 à 800 yi; celui des ventouses de 200 à.
300 u. Le rostre porte un très grand nombre de crochets, difiicile à comp-
ter, environ 600 à 700. Ils mesurent 10 u. et 7 p..
Il existe 12 à 15 testicules, soit 7 à 9 antiporaux et 5 ou 6 poraux. La
poche du cirre mesure au maximum 170 p. de long sur 40 p. de diamètre.
Les capsules oviièrcs ont 75 p. de diamètre, elles contiennent chacune un
seul œuf.
Adulte chez les Turdidés : Turdus merula L., Merle noir; Turdus musicus
L., Grive musicienne.
Développement inconnu.
Signalé en France chez la Grive musicienne aux environs de Marseille.
G. MESOCESTOIDES VAILLANT, 1803.
Diagnose, page 77.
Une seule espèce, mal connue, chez les Passériformes de France.
Mesocestoides alaudae Smssxcn, 1896.
Cette espèce, a été très brièvement décrite. Elle mesure 20 millimètres
de long sur 1 millimètre de large. Le reste de sa structure anatomique
n`est pas connu. Peut-être s’agit—il d’un Anonchotaenia (appareil paru-
térin mal observé).
Adulte chez l’Alouette des champs, Alauda arvensis L. —~ Développement ·
inconnu.
Non signalé en France.
G. ANGULARIELLA Swann, 1928.
Diagnose, page (30.
Une seule espèce connue.
Angulariella heema (Crime, 1906) (fig. 147).
Long. :45 mm. ° Larg. maxima : 1 mm. 5.
‘ Le scolex mesure 250 à 300y. de diamètre, les ventouses 120;:.. Le rostrc·
porte les crochets disposés d‘une façon tout à fait caractéristique : ils
sont insérés"le· long d’une ligne [estonnée, formant huit courbes qui
13

194 CESTODES
portent chacune 7 à 8 crochets, soit une soixantaine en tout. Ils mesurent
22 à 29;:. de long, les plus gros se trouvant au sommet des angles anté-
rieurs formés par la ligne
à festonnée.
_· . Ã   ¤  Les pores génitaux alter-
’   g X   MÃ \ ncnt irrégulièrement. Il
& é   Ã existe 25 à 30 testicules,
dans la partie postérieure
de l’anneau. Pas de vésicule
` séminale externe, le canal
‘ déférent décrit des sinuo-
Q sités avant d`entrer dans la
_ poche du cirre. Cette der-
B nière mesure 100;:. de long
A sur 40p. de diamètre. Elle
FlG· 147. -—- Angulariella, beema (Clerc), A. scolex; atteint 0u dépasse légère-
B. crochet du rostre (d’après Clerc). mem le Vaisseau V€mI.al_
L`ovaire`est multilobé, l’u·
térus irrégulièrement lobé. Les embryons mesurent 32yt.
Adulte chez l’Hirondelle des cheminées; Hirunclo ruszica L., et l’Hirondelle
de rivage, Clivicola riparia L.
Développement inconnu.
` Non signalé en France.
G. ANOMOTAENIA Coniv, 1900.
Diagnose, p. 69. _
Les espèces du genre Anomotaenia parasitant les Passériformes sont
très mal connues pour la plupart. Quelques-unes ont été décrites à la
e ` fois chez les Oiseaux de ce groupe et chez d’autres dc groupes voisins.
D`après ce que nous savons sur la spécificité des Cestodes vis-à-vis de
leurs hôtes, il est probable qu’i] y a eu confusion entre plusieurs espèces.
Il faut donc considérer la clé de détermination ci-dessous comme provi-
soire et destinée à être modifiée à mesure que se complèteront nos con-
naissances sur les parasites en question.
TABLEAU DES Esriacus.
1. Crochets mesurant moins de 20p. ......... 2
— Crochets mesurant plus de 20,;. ..... , . . : . 3
2. 20 crochets ............ dehiscens. p. 196
— Plus de 20 crochets. .............. 4 •
4. 30 à 40 crochets . .............. 5
- Plus de 40 cr0cl1ets (54 à 60). ..... hirundina, p. 197

nes PASSÉRIFORMES 195
5. Longueur : 4 à 5 millimètres ...... praeeox, p. 198
— Longueur : 60 millimètres. ..... ovolaciniata, p. 197
3. Moins de 30 crochets (30 inclus) .......... 6
- Plus de 30 crochets (42). ........ Pusiica, p. 198
6. Longueur : plus de 20 millimètres ......... 7
—-· Longueur: moins de 20 millimètres (2 à 3 mill.). passerum, p. 197
7. Scolcx mesurant 170 yi de diamètre; poche du cirre très petite 1
(plusieurs espèces confondues?) ..... galbulae, p. 196
- Scolex mesurant de 200 à 400 y. de diamètre. ..... 8
8. Poche du cirre mesurant 76 y. sur 44 y. . . . constricta, p. 195
— Poche du cirre mesurant 170 y., ..... borealis, p. 195 `
Espèces insuffisamment décrites: quadrata, trigonocephala, p. 198
1. Anomotaenîa borealis (Kansas, 1869) (fig. 148)
Long. : 20 à 30 mm. Larg. : 600 à 800 y..
Le scolex a 200 p. de diamètre. Le rostre porte une double couronne de
crochets atteignant au total 18 à 22. Ces crochets mesurent respectivement
37 à 34y. de long (Cmmc), ou 28 à 31 p. et 23 à 27 p. (Kamen). `
Il existe une douzaine dc testicules. La poche du cirre mesure 170 p. de
long. Le'canal déférent forme des lacets à l’intérieur et à l‘extérieur de
cette poche. L’ovaire est lobé, l`utérus sacciforme. Les oeufs mesurent 55 y.,
les embryons 30 y., les crochets embryonnaires 14 p..
Adulte chez Embcriza citrinella L., Bruant jaune; Motacilla [Java L., Berge-
ronnette printanière; Motacilla alba L., Bergeronette grise; Enneoctonus
collurio L., Pie-grièche écorcheur.
Développement inconnu. `
Non signalé en France.
2. Anomotaenîa constricta(Mo1.nv, 1858) (Taenia agfïnùs Kamen, 1869)
(lig. 149).
Long. :40 à 100 mm. Larg. :1 à 2 mm. ‘
Le scolex a un diamètre de 200 à 400 ,1. Les ventouses, 96 y., Le rostre
porte une double rangée comprenant au total 16 à 24 crochets; leur
longueur est de 45 à 50 p. pour la première rangée; 35 à 40 y. pour la
seconde.
Il existe une cinquantaine de testicules. La poche du cirre mesure 115 à
130 y. sur 60 à 70 y·. L`ovaire a deux ailes inégales; la plus petite étant du '
côté poral. Les œufs ont 58 y. sur 46 à 33 y.. Les crochets de l’embryon
mesurent 16 à 20 p.
Adulle chez Corvus cora.z· L., Corbeau noir; Corvus comme L., Corneille;
Corvus cornir L., Corbeau mantelé; Trypanocorax frugilegus L., Corbeau
lreux; Coloeus moncdula L., Choucas gris; Pica pica L., Pie commune; Tur- ,
dus merula L., Merle noir; Turdus musicus L., Grive musicienne; Turdus
iliacus L., Grive mauvis.

196 cEsT0nEs
La larve se trouverait chez Glomcris limbata Lurz. (voir p. 188).
Non signalé en France.
3. Anomotaenîa dehiscens (Kmmm, 1879) (Hg. 150).
Long. : 15 mm. Larg. : 500 à 700 y,.
l Le scolex a 250 u de diamètre, les ventouses 120 y., le rostrc 36 pt. Il
1**8 È 149   7
·    
161
È ï 1
  isa I  
É ; 155 Ã
154
  1¤7· È j
iw
Fxc. 148-157. — Crochets du rostre des espèces d’Aw0m0taenia; 148. A. borcatis (Kr.);
149. A. constricla (Mol.); 150. A. dehiscens(Kr.); 151. A. galbulac (Gm.); 152.A. hirun-
dina Fuhrm.; 153. A. ovolaciniala. (Linst.); 154. A. passerum Joy. et 'l`. Dav.; 155.
A. praecox (Kr.); 156. A. rustica (Neslob.); 157. A. trigonocephala (Kr.‘.
existe 20 crochets longs de 14 pt. Il y a 20 à 25 testicules. La poche du
cirre a une longueur de 100 y,.
Adulte chez Cinclus cinc/us L., Cincle aquatique.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
4. Anomotaenia galbulae (GMEMN, 1790) (fig. 151).
Long. : 60 à 113 mm. Larg. : 1 mm. à 1 mm. 5.
Le scolex a 170):. de diamètre, les ventouses 50 à 100 p.. Le rostre porte _
10 à 30 crochets en double couronne, qui varieraient dc 35 à 22 ya.

ons rassénironnies 197
Les testicules sont nombreux, la poche du cirre est très petite. L`ovaire
est bilobé. Les œufs ont un diamètre de 25 u.
Il est possible que, sous ce non1, plusieurs espèces soient confondues,
tant sont grandes les variations dans le nombre et la taille des crochets.
Adulte chez Oriolus galbula L., Loriot; peut·être aussi chez Corvus cornix
L., Corbeau mantelé, et chez Colœus nwnedula L., Choucas gris.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
  Anomotaenia hlrlmïlina (FUxinMANN, 1907) [fig. 152).
La longueur n`est que de 10 millimètres, mais l’utérus ne contient pas
encore d’embryons mûrs; la largeur est de 1 millimètre.
Le scolex a un diamètre de 240 pr, les ventouses ont 70 pi. Le rostre,
muni d’un double sac, porte une double couronne de 54 à 60 crochets
mesurant 19 yt 8.
Les testicules sont nombreux, ils ont un diamètre de 60 p.. Le canal
déférent accomplit de nombreuses sinuosités. La poche du cirre mesure
100 yi de long.
Adulte chez C/zelidonaria urbica L., Hirondelle des fenêtres, et Clivicola
riparia L., Ilirondelle de rivage.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
o. Anomotaenia ovolacînîata (v. Lnvswow, 1877) (fig. 153).
Long. : 60 mm. Larg. maxima: 2 mm.
Le rostre porte 38 à 40 crochets, en deux couronnes, ils mesurent
respectivement 15 et 18 y..
Le cirre est fortement armé.
Adulte chez Ilirundo ruszica L., Hirondelle des cheminées.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
7. Anomotaenià passerum Jovzux et TxMoN·DAvxo, 1933 (fig. 154).
Long. : 2 à 3 mm. Larg. maxima: 800 y.,
Le nombre des anneaux est très restreint. Les 11° et 12° contiennent
déjà des oeufs formés. _
Le scolex a un diamètre de 350 y., les ventouses de 160 gz, le rostre de
60 y., Il existe environ 22 crochets disposés en une double couronne. Ils
ont 30 à 31 yi pour la rangée antérieure, 28 à 29 p. pour la rangée posté-
rieure. '
Il existeà peu près 15 testicules par anneau, ayant un diamètre de 40 y.,
La poche du cirre mesure 140 à 150 p. de long sur 25 y. de diamètre. Elle
est munie d’un muscle rétracteur. Le canal déférent décrit de nombreuses
boucles avant d’entrer dans la poche du cirre et, à l’intérieur de celle—ci,
présente aussi un trajet sinueux. Le réceptacle séminal est de petite taille,

198 cnsronns
l’ovaire bilobé, le vitellogène massif. L`embryon mesure 30 p. de diamètre.
Adulte chez Turdus merula L., Merle noir commun; peut-être chez Perisoreus
infauszus L., Mésangeai imitateur.
Développement inconnu.
Signalé en France chez Turdus merula, aux environs de Toulouse.
8. Anomotaenia praecox (Karima, 1882) (fig. 155).
Long.: 4 à 5 mm. Larg. maxima: 800 gr.
Le nombre des anneaux est généralement de 16, atteint rarement 20.
A partir du 16" anneau, les œufs sont déjà formés. Le scolex mesure
180 pt de diamètre, les ventouses 70 pt, le rostre 50 gt. Cet organe porte
34 à 40 crochets insérés irrégulièrement sur deux rangées. Les plus
grands mesurent 12 yi, les plus petits 9 à 10 n.
Il existe 13 à 15 testicules mesurant 50 yi de diamètre à leur complet
développement. La poche du cirre, très allongée, a 150 y. sur 30 p. Le
cirre est épais, il mesure 18 p. de diamètre à sa partie distale évaginée,
qui est armée de fortes épines ayant 4 gr, 2 de long. Le canal déférent
décrit un trajet sinueux. L’embryon a 18 à 20 y.,
Adulte en France chez C/ielidonaria urbica (L.), Hirondelle des fenêtres.
Développement inconnu.
Signalé aux environs de Marseille.
9. Anomotaenîa rustîca (Nxzsronmsm, 1911) (fig. 156).
Long. :40 mm. environ; Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex mesure 300 à 400 p. de diamètre, les ventouses 70 à 115 gi, le
rostre 140 à 160 nz Il existe une double couronne de 42 crochets mesurant
49 à 50 (1..
Il y a environ 100 testicules par anneau. Ils peuvent s’avancer jusqn’à
la partie antérieure de l’anneau. La poche du cirre mesure 382 à 480 gr, sur
100 gl de diamètre. Le cirre est armé. L’ovaire est multilobé, le vitellogène
est au centre de ces lobes. Le vagin décrit des sinuosités et peut même
passer devant la poche du cirre. Ifutérus est sacciforme, les œufs mûrs
remplissent tout Panneau; ils mesurent 53 n, l’embryon 23 yi. ,
Adulte chez Hirundo rustica L., Hirondelle des cheminées; C/zelidonaria
urbica (L.), Hirondelle des fenêtres.
Développement inconnu
Récolté en France chez ces hôtes à la Viste (environs de Marseille).
10. Anomotaenîa quadrata (Rnnorvm, 1819).
Espèce mal décrite. Les crochets seraient assez grands.
Adulte chez Hedymela atricapilla (L.), Gobe-mouche noir; Hedymela callaris
(Biscasr.), Gobe—mouche à collier.
Développement inconnu.
Non signalé en France.

, nas mssémronmzs 199
11. Anomotaenia trigonocephala (Kxmnmz, 1869) (fig. 157).
Long. : 25 mm. Larg. maxima : 1 mm. ,
Le rostre porte une couronne double de 20 crochets environ dont la
longueur est respectivement de 34 et 31 y., Les crochets de l’embryon
mesurent 16 p.,
Adulte rhez Motacilla [Iam L., Bergeronnette printanière; Saxicola oenanz/le
(L.), Traquet motteux. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. DILEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnosc, page 70.
Tantmu nas nsriaces.
— 20 crochets de 20 à 27 gz .... . . . . attenuata, p. 201
-—· 40 crochets de 60p. .......... monedulae, p. 200
-— 70 crochets de 68 à 105 fi ....... brachyartlira, p. 200
— 46 à 64 crochets de 63 à 110 yi ....... undula, p. 199
1. Dilepis undula (Scnmmr, 1788) (fig. 158).
Long. : 50 à 280 mm. Larg. maxima: 1 mm. 5 à 4 mm. 5.
x ; 168     2 169
Flo. 158-1..1. — Croehetsflu rostre des e~·p(·1·es de Dilepis: -— 158. D. 1mdula(Schrank);
159. l). brachyarthra Choloil.; 160. D. monedulzze Neslob.; 161. [J. atlcnuata (Duj.).
Il est possible que plusieurs espèces soient confondues sous ce nom.
Le scolex présente un diamètre de 230 à 900 ps celui du rostre est dc ·
60 à 240 (L; celui des ventouses, de 140 à 160 pi. Les auteurs n’arrivent
malheureusement pas à s`entcndre sur le nombre et la taille des crochets.
Ce nomhre est de 46 à 64 (Kamen), répartis en deux rangées. Leur taille
est de 84 à 105 p. pour la première rangée et de 78 à 80 y. pour la seconde.
Il existe 30 à 40 testicules. La poche du cirre a 250 y. à 300 y. de long et
38 à 49 y. de diamètre; le cirre est armé. L`utérus remplit complètement
l`anneau mûr.
Uoeuf mesure 45 p. sur 35 pl, Fembryon 25 à 35 yi, les crochets de
l’cmbryon 15 à 18 p..

200 cnsTonns ·
Adulte chez Corvus coma: L., Corbeau noir; Corvus coronc L., Corneille;
Corvus cornix L., Corbeau mantelé; Trypanocorax frugilegus (L.), Corbeau
freux; Colœus monedula (L.), Choucas gris; Nuci/`raga caryocamczes (L.),
Casse·noix; Pica pica (L.), Pie commune; Garrulus glandarius (L.), Geai com-
mun; Szurnus vulgaris L., Etourneau commun; Oriolus orzolus (L.), Loriot;
Galeriza criszata (L.), Cochevis huppé; Turdus merula L., Merle noir; Turdus
torquatus L., Merle à plastron; Turdus viscivorus L., Merle draine; Turdus
musicus L,. Grive musicienne; Turdus iliacus L., Grive mauvis; Turdus pilaris
L., Grive litorne; Monticola saxazilis (L.), Merle de roches.
Les hôtes intermédiaires seraient les Vers deterre : Heloc/zilus (Allolobop/mm)
longus (CEDE) et Lumbricus zerreszris L.
Fréquent en France.
2. Dilepis brachyarthra Cnononxowsicv, 1906 (fig. 159).
Cette espèce semble se confondre avec la précédente. La longueur est
de 10 à 70 millimètres. La largeur maxima est de 5 millimètres.
Le scolex a 600 p. de diamètre, les ventouses 238 à 360 u, le rostre porte
une double rangée de 70 crochets mesurant respectivement 78 à 105 yi
pour la première rangée (ou 85) et 68 à 82 y. pour la deuxième rangée (ou
72). On voit que ces dimensions sont très variables et pratiquement
impossibles à distinguer avec celles de l’espèce précédente.
Les testicules sont nombreux. L’utérus est sacciforme. L’ocuf mesure
37 y. Oll 24 yi.
Adulte chez Corvus cornix L., Corbeau mantelé ; Corvus coran.-: L., Corneille;
Turdus iliacus L., Grive mauvis; Turdus merula L., Merle noir; Turdus
musicus L., Grive musicienne; Turdus pilaris L., Grive litorne; Turdus visai-
vorus L., Merle draine. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Dilepis molledulae NESLOBINSKY, 1911 (fig. 160).
Long. :46 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5.
Le scolex atteint 742 p. de diamètre, les ventouses 210 p., le rostre 264 gi
à sa base. Cet organe porte une double couronne de 40 crochets, ayant
comme longueur uniforme 60 p..|
ll existe 25 testicules, ovales, ayant 66 y. sur 43 yi et occupant la partie
postérieure de l‘anneau. Le canal délérent accomplit quelques sinuosités
très marquées. La poche du cirre mesure )230 pi de long sur 33 y. de dia-
mètre. ll existe une petite vésicule séminale interne. L’ovaire, très large,
occupe tout Panneau; il est bilobé. Le vitellogène est lobé et de petite
taille, ayant 150 ,1 de diamètre. Le réceptacle séminal a un diamètre de
130 yz. L’utérus, sacciforme, est bourré d’œufs mesurant 26 gi.
Adulte chez Colœus nzonedula (L.), Choucas gris.
Développement inconnu.
Non signalé en France.

mas rassrîniromvms _ 201
4. DilepiS àttenuata (Dmannm, 1845) (fig. 161).
Long. : 45 mm. Larg. maxima : 700 tt.
Le scolex a un diametre de 220 à 260 a; les ventouses de 95 gz.; le rostre
de 78 n. Il existe 20 crochets ayant.20 à 27 y. delong. Le eirre, inerme; est
large de 18 y., 5.
Les œufs mesurent 60 à 62 y. pour la coque externe; 41 à 45 y. pour la
coque interne. L`embryon mesure 36 n. Ses crochets ont 13 y. à 14 y..
Adulte chez M-ingil/a cœleàs L., Pinson; Anthus pratensis (L.), Pipi des
prés; Passer dnmesticus (L.), Moincau commun; Passer montanus (L.), Moi-
neuu friquet; Anorzhura zroglodyzcs (L.), Troglodyte mignon. — Signalé en
France chez Fringilla cœlebs L.) et An:/lus pmtensis (L.), à Rennes.
Développement inconnu.
G· GRYPORKYNCHUS Nonnmaiw, 1832.
Diagnose, page 71.
Une seule espèce chez les Passériformes.
Gryporhynchus macrorostratus (Furmmms, 1907) (fig. 162).
I Long. : 15 mm. Larg. maxima : 300 y..
Le scolex est muni d’un rostre puissant mesurant 240 ga. sur 90 pt. Le
nombre des crochets est inconnu : un seul,
resté en place, mesure 75 yi. Les pores géni- O Q )
taux sont unilatéraux. Il y a 6 a 8 testicules   `
à la partie postérieure de Panneau. Le canal â  ' àà
déférent est _très sinueux. La poche du cirre, — ,« l:‘
très longue, s’étend jusqu°au vaisseau cxcré·    ° °°°°°i—â · 
teur antiporal. Le cirre est armé d‘épines.  d W
lforifiee mâle débouche dans une sorte d`a~   W
trium muni de soies se colorant intensément. wi
Deux d’entre elles, situées à la base, à l’em- A
bouchure du cirre, sont très grandes et me-
surent 57 p.; leur base triangulaire a 23 (1. Le  
cirre, en s`évaginant, glisse entre ces deux Fm. 162. — G7-yporhynchns
grandes épines. Le vagin a une forme d`en- '(*“î'è‘;';;’lî}‘X';;"?;*Ãult€()°;hï:*;*(;)
tonnoir; le réceptacle séminal est de petite è(,€,dî,,0S,,8(d·ap,.ëS[},,hr_
taille. L‘ovaire et le vitellogène, faiblement manu).
lobés, sont situés en avant des testicules.
L’utérus est sacciforme. L’embryon mesure 24 gz, les crochets de l`em-
bryon 12 p., 6.
Adulte chez An:/lus pratensis (L.), Pipi des prés.
Développement inconnu.
Non signalé en France.

202 cnsronns
G. PARICTEROTAENIA FUHHMANN, 1932.
Diagnose, page 71.
Trois espèces nous intéressent, difïiciles à distinguer. Voir la taille et
la forme des crochets.
TABLEAU nns Esràcns.
1. Crochets avec garde assez développée ..... parina, p. 202
— Crochets avec garde moins développée ........ 2
2. Crochets mesurant 11 à 13 Il de long. . . parvirostris, p. 202
— Crochets mesurant 17 1L de long ...... barbara, p. 203
1. Paricterotaenia parina (Dumannv, 1845) (fig. 163).
Long. : 4 à 50 mm. Larg. maxima : 250 11 à 1 mm.
' Le scolex a un diamètre
de 200 a 510 11, les ventou-
  ses de 100 1L environ. Le
163   rostre a un diamètre de
164 45 11; il porte 17 à 20
    crocl1ets disposés en une
· seule rangée, mesurant
15 a 20 11 de long.
Il existe une vingtaine
Q   de testicules. La poche du
165 ' cirre a 170 11 de long; le
1«·1e.1s2·1as. - Crochets tm rostre des espèces de canal dêférwt décrit de
Paricterotaenia:163.P.parina (Duj.);164.P.pa1~v1— ngmbpeuggg ginuegitég à
rosiris (Kr.); 165. P. barbara (Megg.). Fextérîeur et à Mntérieur
de la poche du cirre.
L’ovaire est double, lobé; le vitellogène double; le réceptacle séminal
marque.
L’utérus sacciforme remplit Panneau mûr. Les œufs mesurent 45 à
55 11; l’embryon 33 11; les crochets embryonnaires 16 11.
Adulte chez Sturnus vulgaris L., Étourneau; Passer domeszicus (L,). Moi-
neau commun; Passer montanus (L.), Moineau friquet; Parus caeruleus L.,
Mésange bleue; Parus major L., Mésange charbonnière; Coloeus manedula
(L.), Choucas gris; Aegithalus caudatus (L.), Mésange à longue queue. -—
Développement inconnu.
Signalé en France chez Aegithalus caudatus (L.), à Rennes.
2. Paricterotaenia parvirostris (Kmnnn, 1869) (fig. 164).
Long. : 30 mm. au moins. Larg. max. : 2 mm.
Le scolex mesure à peu près 200 11 de diamètre; les ventouses 85 11;

mas PASSÉRIFORMES 203 ·
le rostre 40 pt. Il porte une simple couronne de 20 à 30 crochets, mesu- _
rant 11 à 14 yu.
Il existe 18 à 20 testicules remplissant la majeure partie- du paren-
chyme médullaire; ils mesurent environ 36 yi de diamètre lorsqu`ils attei-
gnent leur complet développement. La poche du cirre atteint 200 p. dans
les anneaux mûrs; elle n`a que 150 à 170 pt dans les anneaux sexués; son
diamètre est de 30 y. environ. Le canal délérent est entouré de cellules
prostatiques.
L'utérus est rempli d`0eufs. La coque externe semble mesurer 50 p. sur
25 y.; l’embryon a 18 à 20 y. de diamètre.
Adulte chez Chelidonaria urbica (L.), Hirondelle des cheminées; Ilirundo
ruszica L., Hirondelle des fenêtres. - Développement inconnu.
Récolte en France chez ces deux hôtes, aux environs de Marseille. _
3. Paricterotaenia barbara (Mncoirr, 1926) (fig. 165).
Long. : 20 à 30 mm. Larg. maxima: 850 p,.
Le scolex mesure 200 yi de diamètre, le rostre 100 u; il est armé de
23 crochets ayant 17 pt de long. `
Il existe 24 à 26 testicules, la poche du cirre mesure au maximum
190 y. dc long sur 30 y. de diamètre. Elle atteint et peut dépasser le vais-
seau ventral. L‘0vaire est profondément lobé, l’utérus sacciforme. Les
parois de cet Organe deviennent peu distinctes dans les anneaux mûrs,
entièrement remplis d’œul`s.
Adulte chez Passer monmnus (L.), Moîneau friquet.
Développement inconnu.
Non signalé en France. ·
G. CHOANOTAENIA RAILLIET, 1896.
Diagnose, page 72.
ll existe quatre espèces de Choanotaenia chez les Passériformes de
France, dont une insullisamment décrite. ,
TABLEAU mas asrizcss.
1. 35 crocl1ets.de16p. . . . ...... passerina, p. 204
— 22 crochets ..... . ........... 2
2. 22 crochets de ~28 et 24 ll ....... musculosa, p. 203
— 22 crochets de 48 yi ......... _unicoronata, p. 204
- espèce insuflisamment décrite .... ,. platycephala, p. 205
. 1. Choanotaenia muscu10sa(F¤nni~«Aivi~z, 1896).
Long. : 30 à 70 mm. Larg. maxima: 1à2 mm.
Le scolex mesure 260 à 270 y. de diamètre, les ventouses 90 pt, le rostre

· 204 cssrones
70 à 85 gt. Il porte une double couronne de 22 crochets, mesurant 28 et
24 y..
Les testicules occupent la partie postérieure de l’anneau; ils sont au
nombre de 25 à 38. Le canal déférent décrit de nombreuses sinuosités; il
n’existe pas de vésicule séminale externe. La poche du cirre a 160 à
270 rt de long sur 22 à 50 yt de diamètre. Le cirre est finement armé. Les
glandes sexuelles femelles occupent la moitié antérieure du segment. Le
vagin est entouré d’un manchon cellulaire, il est tres musclé et mesure
270 à 280 y. de long. Le réceptacle séminal a 170 u de diamètre dans les
anneaux âgés. L‘utérus, d’abord rayonnant, se résout en capsules conte-
nant un seul œuf. Le diamètre des capsules est de 80 p. environ; celui de
l i 166 I î 3
167
Fxe. 166-167. — Crochets du rostre des espèces de Chocmotacnia; 168. Ch,. passcrina
(Fuhrm.); 167. Ch. wzicoronata (Fuh1*m.).
la coque de I’œuf est de 50 yi; celui de l’embryon 30 ng ses crochets me-
surent 18 pt.
Adulte chez Sturnus vulgaris L., Étourneau commun; Sylvia horzensis
(Bechst.), Fauvette des jardins. — Développement inconnu.
Signalé en France chez ces deux hôtes, aux environs de Marseille.
2. Choanotaenia passerina (FUHRMANN, 1907) (fig. 166).
Long. : 30 mm. Larg. maxima :750 y.,
Le scolex a un diamètre de 60 u; les ventouses de 70 yi. Le rostre porte
une double couronne de 35 crochets environ mesurant 14 à 16 y. de long.
Il existe 20 à 30 testicules, mesurant à peu près 50 gz de diamètre. Ils
sont placés en arrière des glandes génitales femelles. Il n’y a pas de
vésicule séminale. Le canal déférent est sinueux. La poche du cirre me-
sure 190 y. de long. Le cirre est armé de très fines épines. L’ovaire est
lobé. Les œufs mesurent 50 yu pour la coque externe, 40 u pour la coque
interne. L’embryon a 25 y. de diamètre, les crochets embryonnaires me-
surent 14 yt de long.
Adulte chez Passer domesticus L., Moineau commun et chez la Mésange
charbonnière, Parus major L. —— Développement inconnu,
Signalé en France chez ces hôtes, aux environs de Marseille.
3. Choanotaenia unicoronata (Fummann, 1908) (fig. 167).
Long. : 12 à 15 mm. Larg. maxima : 800 gz.
Le scolex mesure 290 à 330 ,1, les ventouses 130 pr, le rostre porte
une couronne simple de 22 crochets, longs dc 48 pt.

· nas rassàiiiromtas 205
Il existe 20à 24 testicules ayant un diamètre de 68 p.; la poche du
cirrc a 140 y. de long, avec un diamètre de 28 51.. Elle débouche dans un
cloaque peu profond, à la moitié antérieure de l’anneau. L'ovaire est
fortement lobé, occupe toute la largeur du parenchyme médullaire, sa di-
mension étant de 360 (4. La glande vitellogène a un diamètre transversal
de 130 yi. L'utérus se divise en un grand nombre de capsules qui renfer-
ment deux ou trois œufs ou mème davantage.
Adulte chez Turdus merula L., Merle noir. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
li. Choanotaenia platycephala (Runormxr, 1809).
Cette espèce est très mal connue. Sa longueur est de 10 à 60 mm., sa
largeur `de 1 mm. 12.`Les crochets n’ont pas été observés. Il n‘est d’ail—
leurs pas sûr que cette espèce entre dans le genre C/zoanolaenia.
Adulte chez Alaurla arvensis L., Alouette des champs; Antlzus campcstris
(L.), Agrodrome champêtre; Anthus pratensis (L.), Pipi des prés; Anthus spi-
nolena (L.), Pipi spioncelle; Anzhus trivialis (L.), Pipi des arbres; Galerim
criszata (L.), Cochevis huppé; Locuslella /Iuviatilis VVOLF, Locustelle iluviatile;
Motacilla flava L., Bergeronnette printanière; Ruticilla p/zœnicura (L.),
Roug‘e·queue des murailles; bylvia azricapilla (L.), Fauvette à tête noire:
Sylvia curruca (L.), Fauvette babillarde; Sylvia lzortensis (Bncrist.), Fauvetle
des jardins; Sylvia nisoria (Buacusr.), Fauvette épervîère; Pratincola rubicola
(L.), Tarier rubieole; Saxicola œnanz/ie (L.), Traquet motteux. Sa présence
est douteuse chez un certain nombre de ces Oiseaux.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. ANONCHOTAENIA Comv, 1900.
Diagnose, page 73.
TABLEAU nes ssràcns.
-- 5 testicules par anneau ......... globata, p. 205
— 10 testicules par anneau .... . .... bobîca, p. 206
— 15 testicules et davantage par anneau .... _ orîolîna, p. 207
1. Anonchotaenia globata (v. Luvsmw., 1879) (fig. 168).
Long. : 20 à 30 mm. Larg. maxima : 1 mm. environ.
Le seolex arrondi mesure 500 à 680 y. de diamètre, il 11`existe pas de
rostre; les ventouses ont 230 à 250 y. de diamètre.
Il n`existe que 5 testicules, situés à la partie antérieure de Panneau. '
Le canal déiércnt est sinueux, ne présentant pas de vésicule séminale
externe. La poche du cirrc mesure 70 à 80 p. de long, sur 25 y.de dia-
mètre. L`ovaire est sphérique, mesurant 60 yi de diamètre. Le vitell0·
gène également sphérique a 40 y. de diamètre; il est médian et situé

206 cnsronns
dans la partie postérieure de Panneau. L`utérus est d`abord sacciforme
et arrondi. A sa partie antérieure se développe Porgane parutérin. le
tout ayant un aspect ovoïde au centre de Panneau. Puis les deux organes
se séparent et sont réunis
î\     I- Eîl   lm mit
_‘     Putérus dans   paî
  rutérin. Les embryons
‘ sont vermiformes.
  Adulte chez Alaada ar-
l·`1o. 168. — Anonclwtaenla globala (Linst) A trois vensls L" Alouçtie · des
segments gravides; B. œuf (d’après Fuhrmarin). Cliainpsi Amhus h'wmhS_ L"
Pipi des arbres; Spznas
s inus L., Tarin commun·
Fringilla coelebs L., Pinson commun; Galerita critaza L., Cochevis huppéi
Linaria linaria L., Linotte boréale; Loasia carviroszra L., Bec-croisé com-
mun; Parus caeruleus L., Mésange bleue; Paras major L., Mésange charbon-
nière; Parus palustrîs L., Mésange nonnette; Passer domesticus L , Moineau
' commun; Passer montanas L., Moineau friquet; Periparas aler L., Mésange
noire; Sylvia atricapilla L., Fauvette à tête noire.
Développement inconnu.
Signalé en France chez Fringilla coelebs L.,
Anthus xrivzalis L. à Goulier (Ariège) et aux  
environs de Marseilleachez Sylvia alricapilla L. / /élsê-`là
et Sylvia sp., aux environs de Marseille. I ,   
¤ ,•·  6;%.0
2. Anonchotaenia bobica Cx.1=:n:,1903(fig.169). ',*L3% l ¤ °: 1
Long. : 100 à 110 mm. Larg. maxima: E°°° ë °¤
600 p. à 1 mm. •
Le scolex mesure 500 pt de diamètre; le    
rostre est rudimentaire ou nul. i
Il existe une dizaine de testicules, formant  
deux groupes. Le canal déférent décrit des fg. o  âàl
sinuosités et se renfle en une vésicule sé- i  fi: Z' , 0 })/
minale, à Pintérieur de la poche du cirre. \\  0 ·’ @¤°9 /
Celle-ci dépasse le vaisseau ventral. L’ovaire %
est simple, médian. L’utérus est bilobé, avec· Fm. 169. — Aaonchotamia
une partie médiane rétrécie reliant les deux bûbiw Cl“‘°°» COÉPG h°"if
, , , _ zontale passant a travers
lebes. Uorgane paruterin se developpe a la deuxanneaux gmvîdüs (war
partie antérieure de Panneau; il prend finale- Près C1€1‘C)·
i ment Paspect ellipsoïdique, remplissant Pes-
pace entre les vaisseaux excréteurs et les muscles longitudinaux. Les
embryons ont une forme allongée. '
Adulte chez Paras major L., Mésange charbonnière; Spinus spinus L., Tarin
commun.

DES I‘ASSÉRIF()RMES 207
Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Àllûllcllotüelllû oriolîna CuoLonKo\vsKY, 1906.
liong. : 40 à 60 mm. Larg. maxima : 800 y..
Le scolex, sans rostre, a 000 u de diamètre; les ventouses 400 ya.
Il existe au moins 15 testicules, arrondis, ayant environ 30 y. de dia-
mètre. L'ovaire est médian. Les embryons sont allongés.
Adulte chez Oriolus galbula L., Loriol.
Développement inconnu.
Non signalé en France (Russie).
G. BIUTERINA F'unnMAxx
Diagnose, page 74.
TABLEAU ess ESPÈCES.
1. Longueur des crochets : 55 à 57 p. (premiere rangée), 38 à 41 y.
(deuxième rangée) ........... triangula, p. 207
— Longueur des crochets : 22 à 28 y. ......... 2
2. Poche du cirrc : 80 p. de long ....... passerina, p. 207
— Poche du cirrc : 187 (4 de long ...... dunganica, p. 208
1. Biuterina triangula (KRABBE, 1869) (fig. 170).
Long. :30 mm. sur un exemplaire non entièrement mûr. Larg. maxima:
1 mm.
Le rostre porte une double couronne comprenant au total 32 crochets
longs de 55 à 57 p. pour la première rangée, de 38 à 41 y. pour la
deuxième. Les pores alternent irrégulièrement. La poche du cirrc
mesure 100 u de long. Le réceptacle séminal est allongé. Les corpus-
cules calcaires du parenchyme mesurent 48 gt.
Adultes chez Turdus pilaris L. Grive litorne et chez le Rouge-queue des
murailles, P/zoenicurus phoenîcurus L. Développement inconnu.
Signalé en France chez Plroenicurus pliocnicurus L. aux environs de Mar-
seille. .
2. Biuterîna passerina Fuunnmm, 1908 (fig. 171).
Long. : 80 mm. Larg. maxima : 600 y,.
Le scolex mesure 300 y. de diamètre; les ventouses 100 p.; le rostre
140 pm. Les crochets ont la forme triangulaire caractéristique du genre.
lls mesurent 25 à 28 p..
Les pores alternent irrégulièrement. Il existe 10 testicules par anneau.
La poche du cirrc mesure 80 pm. L’utérus double et l‘organe parutérin _
sont typiques du genre.
Adulte chez Alauda arvensis L., Alouette des champs; Emberîza citrinclla

208 cEs1 ones
L., Bruant jaune; Galerzta. cristata. L., Cochevis huppé; Lanius senator L.,
l ie grièche rousse. - Développement inconnu.
Signalé en France chez Lanius senazor aux environs de Marseille.
3. Biuterina dunganîca Smuxnme, 1914 (fig. 172).
Long. : 50 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le diamètre du scolex est de 357 pi; celui des ventouses, de 180 gt;
É Q 7 110  
@178%
174
Flo. 170-174. — Crochets du rostre de : 170. Biulerina lriangula (Kr.); 171. B. passerina
Fuhrm.; 172. B. dungzmlca. Skr.; 173. Pamterina purpumta (Duj.); 174. P. paralle-
llpipeda LRud.).
celui du rostre, de 153 pt. Il existe une doublé couronne de 30 crochets
ayant 22 y. de long et de forme triangulaire.
Les pores alternent irrégulièrement. ll existe 10 à 12 testicules à la
partie postérieure de Panneau. Leur diamètre est de 52 à 56 pt. La
poche du cirre, puissamment musclée, mesure 187 p. de long; elle est
' munie d'un muscle rétracteur. Les organes femelles sont au milieu de
l’anneau. Le réceptacle séminal est de petite taille. L’utérus se compose
primitivement de deux lobes symétriques; l’organe parutérin se déve-
loppe de bonne heure, entoure les lobes utérins. Les oeufs mesurent
14 pi, 5.
Adulte chez Oriolus galbula L., Loriot. Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. PARUTERINA FUHRMANN, 1906·
Diagnose, page 74. `
Deux espèces, dont l’une__très ineomplètement décrite, chez les Passé-
riformes de France.

mas PASSÉRIFOIUIES 209
TABLEAU ons nsrizcns.
60 à 65 crocl1ets mesurant 7 à 9 u de long. . purpurata, p. 209
19 crochets mesurant 82 p. de long .... parallelipipeda, p. 209
1. Paruterina purpurata (Dunnnm, 1845) (fig. 173).
Long. : 40 mm. environ. Largeur maxima: 2 mm.1
Le scolex mesure environ 500 g. de diamètre; les ventouses 185 y.; le
rostre 100 y., Ce dernier porte une double couronne de 60 à 65 petits
crochets qui mesurent 7 à 9 y. de long.
Le nombre des testicules n'est que de 8 à 10 par anneau. Ils mesurent
70 y. de diamètre à leur complet développement. Les pores sexuels
alternent îrrégulièrement. La poche du cirre mesure 140 à 160 pt de long,
sur 20 yi de diamètre. Le canal déférent décrit quelques sinuosités avant
d’entrer dans la poche; il existe également une boucle à l’intérieur de
celle-ci. Le cirrc serait armé. Le vagin a une direction assez régulière
décrivant une courbe peu marquée. L’appareil parutérin, d‘abord
eontourné en S, s`0uvre à plein canal dans l’utérus; puis, il s‘allonge à
mesure que l’anneau devient lui-même de plus en plus long. Les œufs
ont comme dimensions 37 à 45 u pour la coque externe; l‘embryon 25 y.;
ses crochets 15 gz.
Adulte chez Sylvia communis LÀTIX., Fauvette grisette, à Rennes; chez Sylvia
melanoœphala Gnu., Fauvette mèlanocéphale, et chez le Pitchou provençal,
Melizoplailas unclazus Boum., aux environs de Marseille.
Développement inconnu.
2. Paruterina parallelipîpeda (Runonvm, 1809) (fig. 174).
Long. : 15 mm.
Le rostre porte une couronne de 19 crochets, mesurant 82u de long.
Adulte chez Lanius excubfzor L., Pie—grièche grise; Lanius minor Gilet.,
Pie-gxche à poitrine rose; Lanias callario L., Pie-grièche écorcheur.
- Développement inconnu.
Non signalé en France. `
G. HAPLOPARAXIS Cnnnc, 1903.
Diagnose, page 76.
Une seule espèce chez les Passériformes.
Haploparaxis dujardinî (Katana, 1869) (fig. 173). 1
Long. : 15 à 25 mm. Larg. maxima : 1 mm. ·
Le scolex porte un rostre volumineux, qui mesure 125 p. de diamètre,
et qui est armé de 46 crochets ayant 16 à 18 p. de long. Les ventouses ont
85 p. de diamètre.
l4

210 casvroons
Le canal déférent forme des sinuosités, il n’y a pas de vésicule séminale
externe. La poche du cirre est longue et effilée, avec muscle rétracteur
bien développé. Elle mesure 220 à 240 y. de long, sur 20 pt de diamètre. Il
_ existe une vaste vésicule séminale interne. L’ovaire
est simple, la glande vitellogène postérieure au
testicule. L'oeuf, de petite taille, mesure 27 p. de
diamètre.
/ » ·~ Adulte chez Sturnus vulgaris L,, Étourneau; Turdus
Fu; 175- _ Ha IO a- musicus L., Grive musicienne; Turdus iliacus L.,Grive
. p p . .
mms dujardini (KRL mauvis; Turdus merula L., Merle. —— Hecolté en
crochet du rostre. France chez Turdus musicus L., aux environs de Mar-
seîlle.
Le cycle évolutif s’accomplirait chez Fridericia mzzeli Exsmv et Mes-
enc/zytraeus harperi Srerninxsox (©lig0chète>).
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnosc, page 76.
Les diverses espèces d’Hymen0lepis hébergés parles Passériformes ne
sont pas parfaitement connues. Les descriptions que nous donnons ei-
dessous sont donc plus ou moins complètes. Outre la longueur des cro-
chets, il y a lieu de considérer leur forme. On se reportera aux figures
(176-188).
TABLEAU nus Esrncns.
—— Crochets du rostre ayant 90 pt de long. . . orientalis, p. 215
— Crochets du rostre ayant 60 pt de long ..... parina, p. 213
— Crochets du rostre ayant 52 à 56 ;.~ de long . . . naja, p. 214
—- Crochets du rostre ayant 40y. de long. . . . brevis, p. 214
—— Crochets du rostre ayant 28 à 35 y. de long. . stylosa, p. 213
-—— Crochets du rostre ayant 26 à 28 p. de long. fringillarum. p. 211
— Crochets du rostre ayant 19 à 27 p. de long. serpentulus, p. 211
—~ Crochets du rostre ayant 20 à 23 ude long. farciminosa, p. 214
—— Crochets du rostre ayant 20 p. de long .... clerci, p. 213
— Crochets du rostre ayant 18 u de long. . petrocinclae, p. 215
— Crochets du rostre ayant 17 51 de long. . . poligramma, p. 215
——· Crochets du rostre ayant 14 à 16 p. de long. . bilharzi. p. 214
-—- Crochets de longueur non connuc(v0irforme). tîchodroma. p. 215

nas i-Assi-înxronmzs 211
1. Hymenolepîs serpentulus (Sciinxax, 1788) (iig.176).
Long. : 200 mm. Larg. maxima 1,8 à 2,5 mm.
Le seolex mesure de 250 u à 350 y. de diamètre suivant son état de con-
traction. Les ventouses ont120p.de diamètre. Le rostre porte une couronne
de 10 crochets qui mesurent 22 à 26 pi de long; ces dimensions semblent
pouvoir varier dans d’assez larges limites, les chiffres extrêmes étant 19
et 27 yi. Les testicules ne sont pas en ligne droite. Les deux antiporaux
sont situés l`un derrière l‘autre. La poche du cirre mesure 130 yu à 180 y. de
long sur 30 gz de diamètre; elle a 200-210 p. de long dans les anneaux à
œufs déjà formés. La vésicule séminale externe est plus ou moins mar-
quée. Les organes femelles sont du type Hynzenolepis normal. Les œufs
mesurent 110 y. sur 85 lh pour la coque externe; l’embryon : 65 sur 40 y.;
les crochets de l’embryon : 20 à 24 p,.
Adulte chez de nombreux Passériformes : Corvus comm L., Corbeau noir;
Carvus camne L., Corneille noire; Carvus cornix L., Corbeau mantelé; Trypa-
nocorax frugilegus L., Corbeau freux; Coloeus monedula L., Corbeau choucas;
Nuci/raga caryocatactes L., Casse-noix; Picapica L., Pie commune; Garrulus
glandarius L., Geai; Oriolus galbula L., Lorîot; Galerita crislata L., Cochevis
huppé; Anthus trivialis L., Pipi des arbres; Turdus merula L., Merle noir;
7'urdus torquatus L., Merle à plastron; Turdus viscivorus L., Merle draine;
7'urdus musicus L., Grive musicienne; Turdus pilfzris L., Merle litorne; Mus-
cicapa striata (Pall.), Gobe-mouche gris et chez l'Etourneau, Smrnus vulgaris
L. '
Développement cle cysticercoîde se trouve chez le Coléoptère Geozrupes syl-
vazicus Pxivzrn; le cycle évolutif a été obtenu expérimentalement. Il est à peu
près certain que d'autres hôtes intermédiaires existent; en elfet, on trouve
II. serpenmlus chez des Oiseaux passant toute leur vie dans des régions où
G. sylvazicus est inconnu,
Fréquent en France.
2. Hymenolepis fringillarum (Rnnowm, 1809) (fig. 177).
Long. : 100 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le scolex a 300 y. de diamètre; les ventouses, ovalaires, mesurent 110yi
sur 90 un. Le rostre porte une couronne de 10 crochets longs de 20 à 28 y..
Les testicules ne sont pas en ligne droite : les deux antiporaux sont
situés l‘un derrière l’autre. La poche du cirre mesure 95 p. à 100 pi sur
40 yi dans les anneaux sexués.
lfappareil génital femelle ne présente rien de particulier. L’œuf est
remarquable par sa grande taille. Il mesure 120 à 140 p.; l’embryon a 48 pt
sur 30 pi, ses crochets mesurent 20 yi.
Adulte chez Fringilla montifringilla L., Pinson des Ardennes; Linaria can-
nabina L., Linotte vulgaire;Linaria linaria L., Linotte boréale; Passer domes-
ticus L. Moitleau domestique; Passer monlanus L., Moineau friquet; Parus

212 cnswonns
mafor L., Mésange charbonnière; Parus caeruleas L., Mésange bleue: Parus
criszazus L., Mésange huppée; Parus palaszris L., Mésange nonnette; Peripa—
ras ater L., Mésange noire; Aegithalus caadatus L., Mésange à longue queue;
Spinus spinus L., Tarin commun; Fringilla coelebs L., Pinson et chez les
l É É 178 É ; 177
‘°° m Z `  
182
Z 183     È ; 184
È- 186
186
· 187
188
Fm. 176-188. — Crochets du rostre des espèces d’Hymenolepis; 176. H. serpenlulus (Sch.
ranck); 177. H. fringillamm (Rud.); 178. II. slylosa (Rud.); 179. H. clerciFuhr111.;
180. H. parina (Fnhrm.); 181. H. naja (Duj.); 182. II. bilharzi (Kr.); 183. II. brevis
FUhI`1l'l.§1.8Ã. H. farciminosa (Goeze); 185. H. pelrocinclae (Kr.); 186. H. orientalis
(Kr.); 187. Iipolygramma (Linst.); 188. II. tichodroma Fuhrm.
Fauvettes Sylvia simplex Lyra., et Sylvia orp/wa TEMM. Développementînconnu.
Signalé en France chez Paras major L., aux environs de Paris; probablement
aussi chez Parus major L., chez Parus caeruleus L., chez Aegithalus caudatus
L., et peut-être aussi chez Passer domesticus L., à Rennes, et chez Sylvia sim-
plex Lyru. et Sylvia orplzea TEMM. aux environs de Marseille. ·

nus rnssrinxronxns 213
3. Hymenolepis stylosa (lïunonrxxx, 1809) (fig. 178).
Long. 80 à 110 mm. Larg. maxima 1 mm.
‘ Le scolex mesure 200;; de diamètre; les ventouses 85 p. sur 60 gi. Le
rostre, qui a 30 (1. de diamètre; porte une couronne de 10 crochets de 28 à
35 p. de long. ·
Les testicules nc sont pas en ligne droite; les deux antiporaux sont
situés l’un derrière l’autre. La poche du cirre, assez globuleuse, mesure
environ 200 y. à 250 yi de long sur 80 p. à 140p. de diamètre, ces dimensions
variant suivant son état de contraction. La vésicule séminale externe est
bien développée. L‘ovaire est multilobé; il existe un gros réceptacle
séminal. Ifembryon mesure 44 p. sur 33 p.; ses crochets ont 22 p de long.
Adulte chez Corvus c0ra.z· L., Corbeau noir; Trypanocorax frugilegus L.,
Corbeau freux; Coloeus monedula L., Choncas gris; Pica pica L., Pie com-
mune; Garrulus glandarius L., Geai commun; Oriolus galbula L., Loriot
jaune. — Développement inconnu.
Signalé en France chez Trypanocora.z· frugilegus L., à Rennes; chez Pica
pica L., àAix-en-Provence.
4. Hymellolepis Clcrci F uxmnuxx, 1924. (Hynzenolepis intcrrupta
Cnenc, 1906, nec Hymenolepzls interrupta (Runonrnl, 1809) (fig. 179).
Long. : 30 mm. Larg. maxima : 500 p,.
Le scolex mesure 450 p., les ventouses 250 p de diamètre. Le rostre
porte 10 crochets de 20 n de longueur.
Les testicules ne sont pas en ligne droite. Les deux antiporaux sont
situés l‘un derrière l’autre. La poche du cirre est petite, ne dépassant
guère les vaisseaux. L’ntérus est bilobé au début, puis sacciforme; les
traces des lobes persistent dans les anneaux mûrs. Les œufs mesurent
57 p.; Pembryon 34 pu; les crochets de l’embryon 14 y..
Adulte chez Passer montanus L., Moineau friquet; Iledymela alricapilla L.,
(Ficcdula hypoleuca (Pall.), Gobe-mouche noir.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
5. Hymenolepis pârîna Fummnrm, 1907 (fig. 180).
Long. 1 à 2 mm. Larg. maxima 500 p..
Le scolex a un diamètre de 160 p,. Le rostre porte 10 crochets de 60 y. de
long, ressemblant, comme forme, à ceux d`Hymen0Zepz`s fringillarunz,
mais ayant une taille au moins double.
Les testicules ne sont pas en ligne droite : les deux antiporaux sont
situés l’un derrière l`autre. Dans les anneaux sexués assez jeunes (340 y. de
largeur) la poche du cirre atteint 100p. de longueur. Dans les anneaux
plus agés (440):. de largeur), cette poche va jusqu’à 160 p,. Le cirre est
puissamment armé.

214 CESTODES
Adulte chez Parus major L., Mésange charbonnière; Periparus aier L., Mé-
sange noire.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
6. Hymenolepis naja (Du.rAmm~:, 1845) (fig. 181).
Long. :10 à 30 mm. Larg. :0,7 à 1 mm.
Le scolex mesure 350 gl de diamètre; les ventouses ont 140 gl de diamè-
tre. Le rostre est muni de 10 crochets mesurant 52 à 56 gl. Le cirre est
armé.
Trouvé en France à Rennes chez Certhia fanziliaris L., Grimperean familier;
Silta europaea L., Sitelle.
Développement inconnu.
7. Hymenolepis bilharzi (Knlnnn, 1879) (fig. 182).
Long. 10 mm. Larg. maxima 500 gl.
Le scolex mesure 250gl de diamètre, les ventouses 130 sur 80 gl. Lc
rostre est petit et n" que 70 gl de diamètre; il porte une simple couronne
de 10 crochets longs de 14 à 16 gl.
Les testicules ne sont pas en ligne droite : les deux antiporaux sont
situés l’un derrière l’autre. La poche du cirre mesure environ 90 gl de
long sur 40 gl de diamètre. L’œuf a 45 gl sur 32 gl; l’embryon 21 à 22 gl.
Adulte chez Agrobates galoozodes gTmin.), Agrobate rubigineux et chez le
Rossignol Luscinia megarhync/za Boscnivx.
Développement inconnu.
Signalé chez le Rossignol, à Marseille (Bouches-du·Rhône).
8. Hymenolepis brevis FUHRMANN, 1906 (fig. 183).
Long. : 10 à 15 mm. Larg. maxima : 300 gl.
Le scolex a 200 gb de diamètre, les ventouses 90 gl. Le rostre porte
10 crochets de 40 gl de longueur, dont la forme rappelle ceux d‘II. frin-
gillarum.
Les testicules ne sont pas en ligne droite : les deux antiporaux sont
l’un derrière l’autre. La poche du cirre, piriforme, atteint à peine le
vaisseau ventral.
Adulte chez Locusœlla fZuviatilis(\Vo1.r), Locustelle iluviatile.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
9. Hymenolepis farciminosa (Gonzn, 1782) ltig. 184).
Long. : 120 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le rostre est armé de 10 crochets mesurant 20 à 23 gl de long. Les
testicules antiporaux sont légèrement obliques l’un par rapport à l’autrc.
La poche du cirre mesure 120 gl de long. Le réceptacle séminal est
souvent très grand. L`embryon mesure 80 gl sur 60 gl.

nes Mssentronnxas 215 i
Adulte chez Garrulus glandarius L., Geai; Sturnus vulgaris L., Étûurneau;
Smrnus unicolor TEMM., Etourneau unicolore; Oriolus gnlbula L., Loriot; Pica
pica L., Pie commune.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
10. Hymenolepis petrocinclae (K Mann, 1879) (fig. 185).
Espèce insullisamment décrite. Le rostre porte une couronne de '
10 crochets longs de 18 p., '
Adulte chez Petrophila cyanus L., Pétrocincle bleu.
Développement inconnu.
· Non signalé en France.
11. Hymenolepis orientalis (Knanmz, 1882) (fig. 186).
Le scolex porte 10 crochets de 90 pt de long.
Adulte chez Saxicola venant/ze L., Traquet motteux.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
12. Hymenolepis polygramma (v. Lmsroxv, 1875) (‘) (iig. 187).
Le seolex porte 10 crochets de 17 p. de longueur; cette espèce est
connue seulement par de jeunes échantillons.
Adulte chez Parus major L., Mésange charbonnière.
13. HymBI10l€pîS l2l6ll0dI‘0ma FUHIKMANN, 1908 (fig. 188).
Long. : 7 mm. Larg. maxima : 680 p,.
Le scolex porte 11 crochets. L‘anatomie n`cst pas décrite. Les crochets
de l‘onchospère mesurent 10 p.,
Adulte chez Tichodroma muraria L., Tichodrome échelette.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
Principales espèces insuffisamment décrites.
Taenia (Taenia s. l.) exigua Dumznm, 1845 (fig. 189).
Long. : 4 à 45 mm. Larg. maxima : 800 pt.
Le seolex a 200 (1. de diamètre; les ventouses 88 y.; le rostre 140 pt; il porte
une double couronne de 28 crochets mesurant 25 pt de long. Le cirre est hérissé
de papilles; il mesure 115 p. de long sur 26 p. de large. L‘utérus se décompose
peut-être en capsules. Les œufs mesurent 44 à 56 p. pour la coque externe, 33 à
36 p. pour la coque interne; l’embryon mesure 30 à 32 pt; ses crochets ont 10 à
_i) Nous assimilons à cette espèce trois échantillons immatures que nous avons trouvés chez Paru.:
major L. à Genève. Nos échantillons ont environ 9 mm. de long et une largeur maxima de 798 p..
Le scolex a 2.39 p. de diamètre et les ventouses 95 pt a Iiln p., Le rostre porte une couronne de dix
crochets ayant la même forme que ceux figures par son Linstow, longs de 17 5:.. Les trois testicules
sont en ligne droite et la poche du cirre est très petite, presque spherique, elle a 57 ;1 de long sur
30 p. de diamètre.

216 cnswonns
· ·12 11 de long. — Adulte chez le Troglodyte mignon. Troglodytes troglodyzes L.
Développement inconnu.
Signalé en France à Rennes.
Taenia (Taenia s. l.) colliculorum Knnnee, 1869 gfig. 190).
ll existe une double couronne de 23 crochets ayant respectivement 21 à 25 gr
É Ã "’°
189 î
F10. 189-191. — Crochets du rostre des espèces de Taenia s. L 189. T. cxigua Duj.; 190.
T. colliwlorum Kr.; 191. T. polyarthra K1:
` pour la première rangée et 18 à 22 p pour la seconde. —— Adulte chez Clivicola
riparia L., Hirondelle de rivage.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
Taenia (Taenia s. l.) polyarthra Kamen, 1882 (Hg. 191).
Long. : 20 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Il existe 20 crochets de 26 gn de long. ——- Adulte chez Cinclus aquaticus
B1sc11s·1·., Cincle aquatique. ‘
Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES PICIFORMES
TABLEAU mas ouxnns.
1. Scolex inerme ........ ff . Anonchotaenia, p. 217
— Scolex armé ................ 2
2. Utérus sacciforme, persistant ........... 3

nas rxcxroamas i 217
-— Utérus se résolvant en capsules ovilères ..... . . 4
3. llostre armé d’une seule couronne de crochets.Paricterotaenîa, p. 217
— Rostrearmé d'une double couronne de crochets. Anomotaenia, p. 217
4. Crochets de petite taille, très nombreux. . . Raillietina, p. 218
—— Crochets dc taille moyenne, peu nombreux. Choanotaenia, p. 219
G. ANONCHOTAENIA Comv, 1900.
Diagnose, page 73.
Uno seule espèce chez les Pics :
Ammchotaenia conica Funnmm, 1908.
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 500 y.,
Le scolex -a 800 (1 de diamètre et présente à son sommet une petite
dépression. Les pores sexuels alternent irrégulièrement. Il y a environ
16 testicules·situés sur deux rangs à la face dorsale du segment. Les
glandes sexuelles femelles sont médianes. L'utérus est grand et se pré-
sente sous forme d`un sac transversal au-devant duquel se trouve l’or-
gane parutérin. Les embryons sont sphériques.
Adulte chez le Pic épeiché, Dryobales major L.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. PARICTEROTAENIA Funxuvunw, 1932.
Diagnosc, page 71.
Une seule espèce connue chez les Pics :
Paricterotaenîa producta (Knxnnn. 1869) (fig. 192).
Long. : 4 mm. Larg. maxima : 800 (1.
Le scolex est armé d‘une couronne de 10 à 12 crochets longs de 22 (1. _
Le reste de l‘anatomie est inconnu.
Adulte chez le Pic vert, Gecinus viridis L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. ANOMOTAENIA Comv, 1900.
Diagnose, page 69.
Une seule espèce chez les Pics :
Anomotaenia brevîs (Crane, 1902) (tîg. 193).
Long. : 2,4 mm. Larg. maxima : 350 (1..
Le scolex a 220 à 2Z>0 p. de diamètre et les ventouses mesurent 180 (1.
sur 140 (1.. Il y a environ 24 crochets disposés sur deux couronnes; ils

218 cnsronns
sont longs de 22 à 27 p.. Le nombre des testicules est de 15. La pocl1e du
cirre est grande et elle est munie d'un muscle rétracteur. L‘ovaire et
la glande vitellogène sont médians. Les œufs sont dispersés dans des
capsules utérines ne contenant qu`un seul œuf.
Adulte chez le Pic épeiche, Dryobazcs major L., et Dryobazes minor L. —
Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. RAILLIETINA Funnmnivx, 1920.
Diagnose, page 68.
TABLEAU ons ESPÈCES.
-— Capsules ovifères avec plusieurs œufs par capsule .....
......... Raillietina (Raillietîna) frontina, p. 218
— Capsules ovifères avec un seul oeuf par capsule. . . ._ . .
......... _Raillietîna (Paroniella) cruciata, p. 219
Raillîetina gîtaillietina) frontina (Duxannm, 1845].
Long. : 45 mm. Larg. maxima : 1,36 mm.
6 ç 193 \
192 C I à
194 Ã
Fm. 192-194. —— 192. Crochets du rostre de Pariclerolamio producta (Kr.); 193. A nomo-
Zaenia brevis Clerc; 194. Choanulaenia crateriformis (Goeze).
Le scolex a 420 p. de diamètre et porte une double couronne de 175 a
200 crochets longs de 8 à 14 y., Les pores sexuels sont unilatéraux. ll y
a environ 15 à 16 testicules et la poche du cirre mesure 90 p. sur 40 u.
Les œufs sont renfermés dans les capsules parenchymateuses; on en
trouve le plus souvent 6 à 8 par lcapsules. Les onchosphères ont 96 y.
de diamètre.

nes cucumroimes 219
Adulte chez les Pics, Gecinus viridis L. et Picus martius L. Dryobatcs major
L. - Développement inconnu.
Signalé en France chez Gacinus viridis L. à Rennes (Ille·et-Vilaine) et à Ca-
net (Pyrénées-Orientales).
Raî1lietina(Paroniel1a) cruciata (Runotpirn, 1819).
Long. : 20 à 40 mm. Larg. maxima : 800 p.,
Le scolex Z1 300 à 410 p. de diamètre. Les ventouses ont 130 à 190 p. de
diamètre, elles sont armées de 14 rangées de petits crochets. Le rostre
est armé d`environ 200 crochets longs de 14,5 à 16 pl. La poche du eirre
a 70 p. de long. Les pores sexuels sont unilatéraux. Les œufs sont renfer-
més dans des capsules utérines ne contenant qu'un seul œuf.
Adulte chez le Pic cendré, Gecinus canus (Gm,). - Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. CHOANOTAENIA RMLLIET, 1896.
Diagnose, page 72.
Une seule espèce :
Choanotaenîa crateriformis (Gonzn, 1782) (fig. 194).
Long. :40 mm.; Larg. maxima: 1 mm.
Le scolex a 340 tu. de diamètre et les ventouses 170 ga. Il y a une double
couronne de 28 à à 29 crochets longs de 28 à 31 yu. Il y a 16 à 24 testi-
cules et la poche du eirre mesure 40 à 70 p. de long. L'utérus se résout
en capsules utérincs ne contenant qu`un seul oeuf chacune, les onchos-
phères ont 30 y. de diamètre.
Adulte chez les Pics, Picus martius L., Gecinus viridis L., Gecinus canus
(Guen.), Dryobates major L., Dryobazes medias L., et le Torcol, Jynx torquilla
L. Signalé chez le Pic épeiche à Rennes (Ille-et-Vilaine) et chez le Torcol
aux environs de Marseille.
Développement inconnu.
CESTODES DES CUCULIFORMES
On a signalé deux Cestodes chez le Coucou commun, dont l'un très mal
connu. '
-— 10 crcehets de 22 à 25 u, trois testicules par anneau ....
. . . · ......... Hymenolepîs iutermedia, p. 220
- Caractères de Raz'ZIz'ct1'na (page 67). Raillietina bretrîcollîs, p. 220

220 i cnsronns
G. HYMENOLEPIS VVEINLAND, 1858.
i Diagnose, page 76.
Une seule espèce chez le Coucou.
Hymenolepis intermedia Cnnnc, 1906 (fig. 195).
Long. : 120 mm, Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex mesure 240 p., le rostre
porte 10 crochets ayant 22 à 25 p. de
long, du type habituel Hymeno-
\ lepis.
· 195. - Hymenolepis intermedia Clerc, La poçhg du Cîrrg m€Sur€'3ç0 ll'
crochet du rostre. Les tGSllCUl€S HDÈIPOPRUX SOHÈ SIÈUÉS
l'un derrrière l`autre. L’œuf mc-
sure 100 gt, les embryons 45 pt, leurs crochets 20 p..
Adulte chez Cuculus canorus L., Coucou commun.
Développement inconnu.
Non signalé en France (Oural).
G. RAILLIETINA Fuunmawiv, 1920.
Diagnose, page G8. ‘
Raillietina brevicollis (Fnôricn, 1802).
Long. : 80 à 160 mm. Larg. maxima : 2,2 mm.
Aucun autre détail n’est connu sur ce Ver.
Adulte chez le Cuculus canorus L., Coucou commun.
Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES CYPSELIFORMES
Les Cypséliformes ont été considérés autrefois comme faisant partie
des Passériiormes et les anciens auteurs ont décrit des Cestodes
communs à l`un et à l`autre groupe. Cependant des études plus précises
montrent qu’il y a eu confusion d’espèces. Parallèlement aux conclusions
des ornithologistes qui ont fait un groupe distinct des Cypséliiormes, les
helminthologistes reconnaissent que les Cestodes hébergés par ces
Oiseaux sont différents de ceux des Passériîormes.

nEs CYPSELXFORMES 221
TABLEAUX nes GENRES.
1. Utérus avec appareil parutérin développé dans les derniers
anneaux .......... . . . Paruterîna, p. 223
— Utérus sacciforme sans appareil parutérin ......
2. Pores génitaux unilatéraux ....... bilepîs, p. 222
— Pores génitaux alternes ...... Anomotaenia, p. 221
G. ANOMOTAENIA Corm, 1900.
Diagnose, page 69. I
TABLEAU nes ESPÈCES.
—-— Crochets mesurant 43 et 53 p., à manche contourné (voir fig. 196). ·
............... cyathiformis, p. 221 ,
— Crochets mesurant 42 à 50 it, in manche régulièrement courbe
[voir (ig. 197 B) ........ · . . dapressa, p. 221
1. Anomotaenia cyathiformis (Frôucn, 1791) (tig. 196).
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Cette espèce, très peu connue, a été confondue avec une autre, parasite
des llirondelles.
Le scolex est armé dc.54 à 56 crochets, longs de 43 et 53 pt, dont
le manche est légèrement contourne. La poche du cirre a 99 n à 10(iy. de
long. sur 42 y. à 49 yo de diamètre. Les embryons ont 38 à 42 p. de diamètre.
Adulte chez le Martinet noir, Apus apus L. ; chez le Martinet alpin, Apus mel-
ba L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Anometaenia depressa (vox SIEBOLD, 1836) (Lzga lrzîgida l`lEGGIT’l`,
1927) (‘) fiig. 197). '
· Long. : 10à15 mm. Larg. maxima: 0,5 mm. à 1,4 mm.
Le scolex a 480 n de diamètre, les ventouses environ 230 p. sur 180 p, le
rostre 90 à 130 p., Il porte 28 à 30 crochets longs de 50 pu, 7 et de 42,9 pt.
ll existe 25 à 32 testicules par anneau, entourant les glandes femelles.
La poche du cirre mesure 410 à 440 y. de long, sur 80 y. de diamètre. Le
cirre est armé. L'atrium génital est bien marqué. Le vagin est entouré,
près du réceptacle séminal, d’un manchon cellulaire, auquel fait suite un `
appareil de fermeture chitineux, à l‘entrée de ce réceptacle. L'ovaire est
fortement lobé. Les oeufs mesurent 65 p. sur 29 pt; ils sont munis de longs
filaments aux pôles.
Adulte chez .1pus npus L., Martinet noir; chez Apus mclba L., Martinet
alpin. - Développement inconnu.
Fréquent en France.
(l) Renseignements fournis à. notre demande par le Dr. II. A. Buus, du Briti~h
Museum, qui a. examiné à. nouveau le matériel de MEesn·1·.

222 cnsroons
G. DILEPIS WTEINLAND, 1858.
Diagnose, page 70.
Une seule espèce chez les Cypséliformes.
Dilepis cypselina Nnsrommsxv, 1911 (Hg. 198).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 640 y.,
Les ventouses ont 150 y. de diamètre, le rostrc 160 gi. Les crochets
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F10. 196-199. -— 196..»1n0m0lac7zEa uyathi/'ormis (Frôl.;, crochets du rostre; 197. A noma-
taenia depressa (Sieb.), A . segment adulte (d’aprês Fuhrmann); B. crochets du rostre;
198. Dilepis cypselina. Nesl0b.. crochets du rostre ; 199. Paruterina resicutigcra (Kr.),
crochets du rostre.
` seraient au nombre de 80 environ. Ceux de la première rangée mesurent
50 y., ceux de la deuxième 23 in.
Il existe 11 testicules par anneau, ayant un diamètre de 50 y. et occupant
les deux tiers de la superficie de Panneau. Le canal déférent décrit 3
il 4 boucles à l’intérieur de la poche du cirre. Celle-ci mesure 70 p. de

nas cAi>n1MuLe1F0nMEs 223
long. ll existe un sinus génital. L’ovaire et le vitellogène sont massifs,
non lobés.
Adulte chez Apus apus L., Martinet noir. - Développement inconnu,
Non signalé en France (Russie).
G. PARUTERINA FUHRMANN, 1906.
Diagnose, page 74.
Une seule espèce chez les Cypséliformes.
Paruterina vesicu1îgera(KnAmm, 1882) (iîg. 199).
Long. : 40 à 100 mm. Larg. maxima :0,5 mm. à 1,5mm.
Le scolex mesure 130 à 200 p. de diamètre, les ventouses 50 à 80 pi, le
rostre 80 à 125 y.. Il porte une cinquantaine de crochets, disposés sur
deux rangées; les plus grands mesurent 35 à 46 u, les plus petits 20à 26 u.
Les pores alternent irrégulièrement. Il existe 6 à 10 testicules, la poche
du cirre est petite, mesure environ 70 pt de long; elle n`atteint pas le
vaisseau excréteur.
L`utérus occupe la partie postérieure de Panneau; au devant de lui se
développe l'appareil parutérin, qui [orme d’abord une bande cellulaire,
puis une capsule à l’intérieur de laquelle pénètrent les œufs, qui pré-
sentent des appendices à l’un de leurs pôles. Les crochets de l’cmbryon
mesurent 17 à 19 gl.
Alulte chez Apus apus (L.), Martinet noir; et chez Apus melba (L.), Mar-
tinet alpin. - Développement inconnu.
Fréquent en France.
(IESTODES DES CAPRIMULGIFORMES
Aucune des trois especes décrites ci-dessous n`a été signalée en
France; il est possible que les Engoulevents qui passent l`été dans
notre pays en hébergent d’autres.
TABLEAU nes cannes ET Espèces.
1. Crochets de très grande taille, atteignant 180 à 210 p.. . .
.......... Paricterotaenia megacantha, p. 224
— Crochets ayant 30 ii 40 y. à peu près de longueur ..... 2

224 casromzs
2. 7 testicules par anneau, poche du cirre ayant 160 y. de long. .
............. Dilepis caprimulgina, p. 224
-— 20 testicules par anneau, poche du cirre ayant 180 y. de long. .
............. Dilepis. glohacantha, p. 225
G. PARICTEROTAENIA FUHRMANN, 1932.
Diagnose, page 71.
Une seule espèce chez les Caprimulgiformes.
Paricterotaenîa megacantha (Runotpm, 1819) (Hg. 200).
Cette espèce est remarquable par la longueur de ses crochets qui attei-
. 200 Q
È ï 201 E É
202
F10. 200-202. — 200. Paricterotaenia megacantha (Rud.) crochet du rostre; 201. Dilepis
caprimulgimz Neslob., crochets du rostre; 202. Iîilepis globacantha Fuhrm. crochets
du rcstie.
gnent 180 à 210 y.. Le scolex mesure 570 p. de diamètre, le rostre 228 tt.
Il existe environ 70 testicules, ayant 57 y. de long. La poche du cirre
atteint presque le milieu de l‘anneau.
Adulte chez Caprimulgus europacus (L.), Engoulevent d`Eur0pe. —— Déve-
loppement inconnu.
Non signalé en France.
G. DILEPIS Wnxxnann, 1858.
Diagnose, page 70. _
1. Dilepis caprîmulgina NEs1.0B1NsKY, 1911 (fig. 201).
Long. : 50 mm. Larg. maxima: 1,1 mm.
Le scolex mesure 240 y. de diamètre, les ventouses 106 pt. Il existe
34 crochets. 17 à chaque rangée, mesurant tous 33 pt.
Il existe 7 testicules par anneau, plus nombreux du côté antiporal.

nus coimcrxromiss 225
ll y a une petite vésicule séminale externe et une autre interne. Lapoche
du cirre mesure 160 y.. L’ovaire est bilobé, le Qvitellogène peu divisé, le
réceptacle séminal de grande taille, ayant 160 pt de diamètre. Les œufs
mesurent 40 gz, Pembryon 20 yi, ses crochets 11 y..
Adulte chez Caprimulgus curopaeus (L.), Engoulevent d’Europe. - Déve-
loppement inconnu.
Non signalé en France (Russie).
2. Dilepîs globacantha Fonnmnu, 1913 (fig. 202).
Long. : 50 à 60 mm. Larg. maxima : 1,7 mm.
Le seolex a 300 p. de diamètre, les ventouses 120 pi, le rostre 120 y.
également. Il porte 40 crochets, dont ceux de la première couronne
mesurent 39 gz, 6, ceux de la seconde 30 pi. Ils sont remarquables par
la longueur du manche.
Il existe 12 testicules du côté antiporal, 8 du côté poral, soit 20 en tout.
Le canal déférent, avant de pénétrer dans la poche du cirre, décrit des
sinuosités, il est entouré de cellules prostatiques. La poche du cirre a
180 y. de longueur. L'ovaire est compact, le vitellogène en forme de
croissant, le réceptacle séminal de petite taille. La partie distale du
vagin est fortement musclée et entourée d’un manchon cellulaire. Les
oeufs mesurent 36 à 40 pi, l’embryon 28 gz.
Adulte chez Caprimulgus europaeus (L.), Engoulevent d’Europe. — Déve-
loppement inconnu.
Non signalé en France (Suède).
CESTODES DES CORACIIFORMES
Les Cestodes des Coraciiformes, comprenant trois Bz`uzerz'na et un
Latcrziporus, n`ont été décrits, pour la plupart, que d'après des Vers non
complets. ll est possible que des recherches ultérieures démontrent l
l’identité de certains d`entre eux.
Tmnsao mas mamans.
— Une seule rangée de crochets allongés, utérus sacciforme. . .
............... Lateriporus, p. 226
— Deux rangées de crochets _triangulaires, utérus double avec appa-
reil parutérin devant lui ........ Biuterîna, p. 226 _
15 ‘

226 cnswonns
G. LATERIPORUS FUHRMANN, 1907.
Diagnose, page 71.
Une seule espèce chez les Coraciiformes.
Lateriporus merops Woonnmn, 1928 (fig. 203).
Long. : 60 à 70 mm. (d’après la reconstitution de fragments). Larg.
maxima : 810 p.,
\ / Le scolex a 1,49 mm. de long et
,·-—-·—— 1,16 mm. de diamètre, les ven-
.Y
É  Q touses 208 p., le rostre porte 22
   Ã,°.§‘§ z, crochets de 40 yi de long.
co3; ¤  Egg Il existe environ 12 à 14 testi-
G ix 0 0 ’ « `
   ¤ ° ®§• cules, ayant 30 y. de diametre. Le
  -._?$$g canal déférent forme une boucle
I   _ avant d’entrer dans la poche du
®`-?g§ÉÈj‘q§t® cirre. Celle-ci mesure 150 y. de long
"‘ *—— sur 40 51 de diamètre. Le réceptacle
A séminal est de petite taille, le vitel-
logène atteint l`extrémité posté-
rieure de Panneau; l’ovaire est de
  grande taille et touche le bord an-
F 203 L [ _ B W d A térieur parl’un de ses lobes. L’uté-
ie. . —— aenporus merops oo . . .
S€glH€l'1t« Zilllllbë; B. CI`OCllBl] dll I'OSU'€ ruS’ dans les anneaux murs, Oc-
(«l’après Woodland). cupe toute la surface de Panneau
comprise entre les vaisseaux excré-
teurs. Les oeufs mesurent 22 p., mais n’ont pas été observés à leur com-
plète maturité.
Adulte chez Mcm s a iaster L. Gué ier commun. - Dévelop ement
P P 1 P P
inconnu.
Non observé en` France (Soudan anglo-égyptien).
G. BIUTERINA FUHRMANN, 1902.
Diagnose, page 74.
TABLEAU mas Esràcns.
(Difficiles à distinguer).
— 10 testicules environ, poche du cirre mesurant 120 yu de long,
utérus ne se divisant as com lètement en deux lobes ....
P P t 1
................ rec angu a, p. 227
— 12 testicules, poche du cirre mesurant 90 p., utérus complètement
divisé en deux lobes ...... , .... fallax, p. 227
— 8 ii 10 testicules. . . meropina var. macrancîstrota, p. 227

· ons conxcxronmns 227
1. Biuterina rectangula Fuumiamv, 1908.
Long. : 30 mm. Larg. maxima : 300 y,.
Le scolex a un diamètre de 570 (1, le rostre de 80 y., La poche du
eirre, piriforme, a 120 n de long, atteint le vaisseau ventral. Il existe
environ 10 testicules. L’utérus n‘est pas nettement séparé en deux lobes
et a plutôt une forme de fer à cheval dont les extrémités sont renllées.
lfappareil parutérin est très allongé.
Adulte chez Comcias gmrulns L., Rollier commun. — Développement
1neonnu.
Non signalé en France.
2. Biuterina fallax l\lEoe11··r, 1928.
Long. :20 mm. Larg. maxima : 400 à 500 y.,
Les crochets, triangulaires, sont au nombre de 18 à 20, en deux ra11-
gées, mesurent 44 et 48 y. de longueur.
ll existe 12 testicules, la pocl1e du cirre a 90 p. de long sur 20 y. de ·
diamètre, atteint le vaisseau excréteur. L`utérus est divisé nettement en
deux lobes qui communiquent avec l’appareil parutérin ,situé anté-
rieurement.
Adulte chez Memps apiaszer L., Guépier commun.—Dével0ppement inconnu.
Non signalé en France (Egypte).
' 3. Biuterina meropina (Knxnnn, 1869) var. maerancîstrota Funnnxmv,
1908 (fig. 204).
L`espèce type a été décrite par Kamen chez
Jlerops superciliosus L., qui n'est pas connu en
France (Afrique, Madagascar); elle a été récoltée
en Egypte. FuxxaMANN a créé une variété pour
un Ténia trouvé chez zllelitop/zagus rzlbzfrons
(Cu. et Ilamn) habitant le sud et l‘est de œ
l’Afrique et chez Merops apiaster L. connu en
Europe, en Asie et en Afrique. C`est donc la
variété existant chez ce dernier Oiseau, connu en •
France, qui nous intéresse.
La longueur (dans l’espèce type) est de 40 mm.,
la largeur de 1 mm. Le scolex mesure 500 yi, les ·
ventouses 240 yi, le rostre 190 p., ces trois mensu- _ _
rations faites sur la variété. Il existe 40 crochets F';e:?;ênaîalP;,î‘(iî;;';l‘î
disposés en double couronne (dans les deux types). cgstruga pUh;·m_, cm.
Ceux de la première rangée mesurent 27 a 45 p. Chm du P°S¤`€·
pour la variété, 27 ga. pour l`espèce type. Ceux de la
deuxième ont 22 à 36 y. pour la variété, 22 u pour l’espèce type. Ils ont _
tous la forme triangulaire caractéristique des Biuterina.
Dans la variété, il existe 8 à 10 testicules par anneau. L’appareil

228 cusronns
parutérin occupe toute la largeur du segment dans les anneaux mûrs.
La longueur des crochets de l’embryon atteint 10 yi dans l’espèce type.
Adulte (variété) chez Merops apiaszer L., Guépier commun. - Développe-
ment inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES UPUPIFORMES
On ne connaît, jusqu’à présent, qu’un seul Cestode chez la Huppe
commune (Upupa epops L.), unique représentant en France de ce
groupe d’Oiseaux.
G. NEYRAIA Joxnnx et Tmox-Dnvxn, 1934.
Diagnose, page 74.
Neyraia întrîcata (Kmnma, 1882) (fig. 205).
Long. : 70 à 105 mm. Larg. maxima : 0,9 à 1,5 mm.
Le scolex mesure environ 400 pt de diamètre, les ventouses 200 p., le
rostre 170 pt. Les crochets sont très caractéristiques.
Ils forment une quadruple couronne, intriqués les
uns dans les autres et difficiles à distinguer. Il faut
écraser un scolex pour les observer isolément. Ceux
de la première rangée mesurent 40 à 45 gn, ceux de
la deuxième 30 tt, ceux de l troisième 25 gi et ceux de
@ la quatrième 12 yi. Les pores génitaux alternent irré-
gulièrement. Il existe environ 7 à 10 testicules par
anneau. La poche du cirre mesure 90 à 100 y. de long
Q sur 32 à 37 y. de diamètre. Les anneaux âgés se
comportent comme dans le genre Biuterina. L’uté·
rus se divise en deux lobes et occupe la partie poste-
Fm. 205. — Neymia rieure de Panneau. L’appareil parutérin apparaît sous
i”"`i”'”“ (K"·)v la forme d`une masse à la partie antérieure qui émet
crochets du ros- , . ,
mg deux prolongements postérieurs, lesquels s abouchent
aux deux lobes utérins. Les oeufs mesurent environ
60 à 80 pt; 1’embryon 30 pt; ses crochets sont remarquables par leur
grande taille, ils ont 20 à 23 p. de long.'
Adulte chez Upupa epops L. -Développement inconnu. ·
Signalé dans la région de Toulouse. Doit exister également ailleurs, sa
répartition géographique étant très vaste.

nas srnxoxronnns 229
CESTODES DES STRIGIFORMES
TABLEAU nas cannes.
-— Scolex inerme ........... Paruterîna, p. 229
î Scolex armé d`une ou deux rangées de crochets ......
............... Choanotaenîa, p. 230
G. PARUTERINA Fu1mMANN, 1906.
Diagnose, page 74.
TABLEAU nes Esrizces.
— 40 erocl1ets environ, mesurant 54 y. et 35-37 54. 24 testicules par
anneau ............. candelübraria, p. 229
— 92 crochets mesurant 37y. et 41 y., 15 testicules par anneau.
................. otidis, p. 230
 
207
208 l
Fm. 206-208. — 206. Parutcrim candelabraria (Goeze), crochets du rostre; 207. Paru-
lerina nlidis Bacz.. crochets du rostre; 208. Choanotaenia strigium Joy. et T. Dav.
crochet du rostre.
1. Paruterina candalahraria (Goazn, 1782) (tig. 206).
Le rostre porte une double couronne comprenant environ 40 crochets,
dont la longueur est de 54 y. pour les plus grands, 35 à 37 p. pour les
plus petits.
Les pores génitaux alternent irrégulièrement. Il existe 24 testicules
entourant les glandes femelles. Le canal défércnt décrit des sinuosités.
lfovairc est étalé transversalement, le réceptacle séminal se trouvé situé
entre ses deux lobes. Le vitellogène est postérieur à l`0vaire. L‘utérus est

230 cnsronns
situé à la partie postérieure de l’anneau, il a une forme en croissant,
l‘appareil parutérin se développe antérieurement à lui, comme dans le
genre Paruterina.
Adulte chez Asia flammeus Pom. Hibou brachyote; Asia otus (L.), Hibou
commun; Bubo bubo (L.), Grand-duc; Otus scops L., Petit—duc; Strix aluco
(L.), Chouette hulotte. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Paruterina otidis Bxczwsnx, 1914 (fig. 207). '
Long. : 20 mm. environ.
Le scolex a un diamètre de 236 p., les ventouses de 110 y.. Le rostre
est armé de 92 crochets disposés en double couronne, ils mesurent res-
pectivement 57 et 41 y.,
Les pores génitaux alternent irrégulièrement. ll existe 15 testicules
disposés autour des glandes femelles. La poche du cirre est allongée.
AdultechezAsia fZammeusPo1v·r. Hibou brachyote. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. CHOANOTAENIA RAILLET, 1896.
Diagnose, page 72.
Choanotaenîa strîgium Joyeux et T1M0N·DAvm, 1934 (fig. 208).
Long. : 75 mm. Largeur maxima : 3 mm.
Le rostre porte une couronne simple d’environ douze crochets longs
de 52 à 54 p.. Il existe à peu près 40 testicules qui ont 80 p. de diamètre.
La poche du cirre, petite et globuleuse, mesure 100 à 110 yi de long sur
50 yi de diamètre, n’atteignant pas le vaisseau ventral du côté poral. Les
œufs mesurent 60 yu, l’embry0n 30 à 35 ga et les crochets de Pemhryon
18 (1..
Adulte chez le Petit-duc, Oms scops (L.), — Développement inconnu.
Signalé dans les environs de Marseille (Bouches-du-Rhône).
CESTODES DES ÀCCIPITRIFORMES
Parmi les Cestodes d’Accipitriiormes, deux sont très communs : Cla-
dotaenia cylindracea et illesocestoides perlatus, les autres s‘observent
plus rarement. ' ' '

mas Accxrxrnxronmas 231
Txnrmu mas cannes.
1. Seelex inerme, pore génital ventral et médian. . . L . .
............... Mesocestoîdas, p. 231
— Rostre portant de nombreux crochets en forme de marteau,
pore génital latéral. .... , .......... 2
— Rostre portant des crochets non en forme de marteau, pere
génital latéral ................. 3
2. Peres génitaux alternant irrégulièrement, utérus se résolvant
en capsules utérines contenant chacune plusieurs œufs. . .
........... Raillietina (Fuhrmannetta), p. 232
— Peres génitaux unilatéraux. Appareil parntérin dans les der-
niers anneaux ............ Idiogenes, p. 232
3. Utérus sacciforme contenant de nombreux œufs .....
............... Anomotaenia, p. 233
— Utérus se réselvant en capsules ovifères contenant chacune un
seul œuf ............. Choanotaenia, p. 235
— Utérus composé d’unc branche médiane antéro·postérieurc,
émettant des ramifications latérales .... Cladotaeüîa, p. 230
G. MESOCESTOIDES VAlLLANT· 1863.
Diagnose, page 77.
Une seule espèce chez les Accipitriformes.
Mesocastoîdes pe1·lat.us(Gozzn, 1782) (fig. 209}.
Long. : 100 à 350 mm. Larg. maxima: 0,6 à 2 mm.
 
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Fm. 209. —- Jlesoccstoidcs perlams (Goezm, segment adulte (orig,).
Le scolex mesure 400 p. à 600 y. de diamètre, les ventouses ovalairos,
2!i0 u sur B0 pt.
ll existe 65 à 70 testicules, soit 32 à 35 de chaque côté. Les deux tiers
environ sont situés en dehors du vaisseau ventral. Ils ne se réunissent

232 cnsronas
pas en avant et en arrière de la masse génitalc centrale. La poche du
cirre mesure environ 170 yi de long sur 80 y. de diamètre, mais comme
elle est souvent placée assez obliquement par rapport au plan de la
surface ventrale, il s’ensuit qu’elle apparaît plus ou moins courte suivant
l’ouverture de l’angle qu’elle forme avec cette surface. Les glandes
femelles se trouvent à la_partie postérieure de l’anneau. Dans les anneaux
mûrs, l’utérus forme un tube médian antéro-postérieur, décrivant des
sinuosités et se terminant par une capsule arrondie de 120 pi de diamètre
environ, dans laquelle s’entassent les œufs.
Adulte très commun chez Aquila clzrysaetus (L.), Aigle royal; Buzeo buzco
(L.), Buse commune; Falco naumanni (Frexscn), Faucon crécerellette; Falco
tinnunculus (L.), Faucon crécerelle; Circaezus gallicus (GMEL.), Circaëte Jean
le Blanc; Circus aeruginosus (L.), Buzard des marais; Circus cyaneus
(L.), Buzard St. Martin; Falco feldcggi Scmnsc, Faucon lanier; Falco sub-
buzeo L., Faucon hobereau; Milvus lcor-sclzum Guen., Milan noir; Milvus
milvus (L.), Milan royal. -— Développement inconnu. Il est problable que la
forme larvaire, Tctrazhryrîdiam, est hébergée par des animaux dont les Acci-
pitriformes font leur proie.
Signalé en France chez Circaezus gallicus dans l’Isère.
G. RAILLIETINA (Fulzrmannetta) Srinns et ORLEBIAN, 1926.
Diagnose, page 68.
Une seule espèce chez les Accipitriformes de France.
Raillietina (Fuhrmannetta) hertwigi(Mo1.A, 1907).
Long. : 55 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
_ Les crochets sont de très petite taille. Il existe 16 à 20 testicules, la
poche du cirre mesure environ 400 y. sur 55 p., elle est longue et etlilée.
Les capsules utérines contiennent plusieurs oeufs.
Adulte chez Nisaetus fasciatus (VIEILL.), Aigle de Bonelli. — Développement
inconnu. i
Non signalé en France.
G. IDIOGENES KRABBE, 1869.
Diagnose, page 69.
Idiogenes flagellum (Goma, 1782) (Hg. 210).
Long. : 20 mm. Larg. maxima : 400 y.,
Le scolex mesure 100 (1. de diamètre, le rostre 50 p,. ll porte une double
couronne de 150 crochets environ, mesurant 10 (L de long, ayant la forme
typique en marteau des Davaiueidae.

nas Accu>x·rnu~·onMns 233
Il existe 10 à 12 testicules par anneau. La pocl1e du cirre est très
longue, allant jusqu‘à l`extrémité antiporale de Panneau. Comme sa direc-
tion est oblique, il s'ensuit qu'elle est d’unc longueur supérieure à la '
largeur de l`anneau. Elle atteint 240 à 400 y. sur 90 yu. Le cirre est armé
d’épines; il existe un muscle rétracteur bien représenté. Le canal déférent
décrit de nombreuses sinuosités. lfovairc est bilobé, le vitellogène de
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F10. 210. -— Idiogcncsjlagellum (Goeze). .-1. seginentxadulte; B. crochet dufrostre (d‘apres
Fuhrmann).
petite taille. L`utérus est d‘abord saccilorme. A sa partie supérieure se dé-
veloppe un appareil parutérin, dans lequel s’entassent les œufs.
Adulte chez Milvus korsclium GMEL., Milan noir; Chez zllilvus milvus (L.),
Milan royal. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. ANOMOTAENIA Comv, 1900.
Diagnose, page 69. ·
Tantmu nas especes.
1. Poche du cirrc ayant une longueur de 50 à 100 yi ..... 2
·— Poche du cirre ayant une longueur de 110 à 160 p. ..... 3
2. 15 à 20 testicules par anneau ....... . dubia, p. 233
35 à 53 testicules par anneau ....... mollis, p. 234
3. Crochets ayant 14 à 17 p. de long ..... fortunata, p. 235
— Crochets ayant 30 yi de long ...... trapezoides, p. 235
1. Anomotaônia dubia NIEGGITT, 1927.
Espèce douteuse d'après l’auteur.
Long. : 2,5 mm. Larg. maxima : 250 y,.
Le scolex mesure 250 y. de diamètre, crochets du rostre non observés.

234 cEsTo1>Es
Il existe 15 à 20 testicules. La poche du cirre mesure 50 à 60 y. de long,
sur 30 à 40 p. de diamètre, elle atteint le vaisseau ventral.
Adulte chez Cerc/mais tinnunculus [L.), Faucon crécerelle. - Développe-
ment inconnu,
Non signalé en France (Egypte). '
2. Anomotaenia mollis (Vorz, 1900) (Hg. 211).
Long. 60 à 100 mm. Larg. maxima: 1,5 à 2 mm.
Le scolex a 200 à 250 p. de diamètre, les ventouses 80 yi, le rostre 50 p,.
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Fm. 211-213. — 211. Anomotaenia mollis (Volz) crochets du rostre; 212. Anomolacnia
forwnczla Megg. crochet du rostre; 213. Anomotamia trapezoides Fuhrni, A. cro-
chet; B. segment adulte (d’après Fuhrmann).
Ce dernier porte une quinzaine de crochets, disposés sur deux rangées,
ils ont 30 y. de longueur totale.
Les testicules sont au nombre de 35 à 53, en deux groupes, le groupe
antiporal occupant les deux tiers postérieurs de l’anneau. La poche du
cirre mesure 80 à 100 n de long sur 50 pt de diamètre. L’ovaire est bilobé,
chaque lobe étant lui~même subdivisé, il s’étend sur toute la largeur de
l’anneau, jusqu`aux vaisseaux excréteurs.

nus Accxrrrnironues . 235
Adulte chez Cerchneis tinnunculus (L.), Faucon crécerelle; Milvus migrans
Bono., Milan noir. ;— Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Anomotaenia fortunata Mneerm; 1927 (fig. 212).
Long. 10 mm. Larg. maxima : 360 g.,
Le scolex mesure 300 à 350 p. de diamètre, le rostre 75 à 90 y., ll y Il
19 à 21 crochets ayant 14 à 17 y. de long.
Le nombre d'anneaux est peu considérable, soit 7 au maximum, mais
il n`a pas été observé d’anneaux mûrs. Il existe 22 à 29 testicules plus
ou moins complètement divisés en deux groupes par le vitcllogène. La
poche du cirre a 110 à 150 p. de long, elle est dirigée obliquement, attei-
gnant presque le bord antérieur des anneaux, passant au-delà du vais-
seau excréteur. L`ovaire est large et s‘étend, à son complet développe-
ment, d`un vaisseau à l’autrc. ·
Adulte chez Cerchneis tinnunculus (L.), Faucon crécerelle. - Dévelop-
pement inconnu. _
Non signalé en France (Egypte).
A. Anomotaenîa trapezoîdes Funmmu, 1906 (fig. 213).
Long. : 70 mm. Larg. maxima : 400 p,.
Le seolex a un diamètre de 170 p. Le rostre porte une double couronne
de 20 crochets de 30 u de long.
Il existe de nombreux testicules (la figure en représente 16), ayant
28 u de diamètre. La poche du cirre atteint 160 p. de long; elle s`avance
jusqu'au milieu de l’anncau. Le cirre est armé. Le canal déférent décrit
des boucles. Le vagin est large, le réceptacle séminal de petite taille
l’ovaire bilobé, le vitellogène médian.
Adulte chez Milvus mîgrans Bonn., Milan noir. - Développement inconnu.
Non signalé en France. _
G. CHOANOTAENIA RAILLIET, 1896.
Diagnose, page 72.
Une seule espèce chez les Accîpitriformes de France.
Choanotaenia polyorchis (Knxprecz, 1908).
Long. : 40 mm. Larg. maxima: G00 u.
Le scolex a 250 à 350 u. de diametre. Le rostre est armé de 18 (?) cro-
cl1ets longs de 20 p., ll y a 35 à A0 testicules. La poche du cirre :1 100 ut
de long; le cirre est armé. Les œufs ne sont pas connus. Cette espèce
devra peut-être se placer dans le genre Uncizmia.
Adulte chez Milvus korsc hum Gum. , Milan noir. Développement inconnu.
Non signalé en France.

236 cEs'ronEs
G. CLADOTAENIA COHN, 1901.
Diagnose, page 78.
Une seule espèce chez les Accipitrilormes de France.
Cladotaenia cylindracea (Bwcu,1782) (fig. 214-215).
Long. : 80 à 300 mm.; Larg. maxima : 1 à 3 mm.
Le scolex mesure à peu près 180 yt de
diamètre, les ventouses 75 à 85 yi, le rostre
40 à45 ya. Il existe 46 crochets en deux ran-
gées; leur longueur varie environ de 28 à
39 y. et de 20 à27 u.
Il existe de nombreux testicules, répar-
tis en deux champs : poral et antiporal. La
pmu 2M_ _ Cladohlgnia Cymp poche du cirre mesure environ 150 à 200 y. I
dwww 1B1®ch>, crochets du de long sur 50 à 70 y. de diamètre. Ovaire
mstm et vitellogène à la partie postérieure de
Panneau. Utérus formé par un tube mé-
dian, antéro-postérieur, qui n'atteint généralement pas l`extrémité de
l’anneau, et qui émet une douzaine de ramifications latérales de chaque
côté.
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Fm. 215. — Cladotzzenia cylindracea (Bloch). A. segment adulte; B. segment gravide
(d’après Fuhrmann).
Adulte chez Arc/zibuteo Zagopus (GMEL.), Buso pattue; Buteo buieo (L.), Buse
commune; Cerc/mais naumanni (Fuzuscn), Faucon crécerellette; Ccrc/mais
zinnunculus L., Faucon crecerelle; Circaètus gallicus (GMEL.), Circaëte Jean le
Blanc; Circus aeruginosus (L.), Buzard des marais; Circus cyaneus (L.), Buzard

nas rémêcaxxronmns 237
St. Martin; Falco fcldeggi Scntso., Faucon lanier; Falco peregrfnus Tunsr.,
Faucon pélerin; Falco subbuteo L., Faucon hobereau; Haliaëtus albicilla (L.),
Pygargue commun; Milvus korschum (Guen.), Milan noir; Pcrnis apivorus (L.),
Bondrèe apivore. — Développement chez de petits Rongeurs : larve chez
Microius agreslîs PALL., Microtus arvalis PALL., Campagnols, Apodemus
sylvazicus L., Mulot; Souris blanche de laboratoire (expérimental).
Signalé en France chez Buteo buteo (L.) et chez Ilaliëtus albicilla (L.) (Falco
pygargus DAUD.), à Rennes, chez Buzeo bazeo (L.) en Camargue.
CESTODES DES PÉLÉCANIFORMES
p TABLEAU mas cannes.
1. Scolcx inerme, sans rostre. Vcntouses portant des appendices
latéraux et externes ........ Tetrabothrium, p. 237
— Scolex ne présentant pas ce caractère, à rostre armé de crochets. 2
2. Rostre portant une double couronne de crochets ......
— Rostre portant une simple couronne de crochets .... .
.... _ ............ Hymenolepis, p. 239
3. Vers de très petite taille, 4-7 mm .... Paradilcpîs, p. 237
— Vers de taille moyenne, 50 mm ...... Dilepis, p. 238
G. TETRABOTHRIUM Runonrm, 1819.
Diagnose, page 80.
Une seule espèce nous intéresse.
Tetrabothrium heterosomum (Bmw, 1853).
Long. : 250 mm. environ. Larg. maxima :3 mm.
Le scolex a 800 (1 de diamètre, [800 p. de long. Il existe 80 à 100 testi-
cules.
Adulte chez Sula bassana (L.), Fou de Bassan. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. PARADILEPIS, Ilsü, 1935.
Diagnose, page 7 .
Une seule espèce nous intéresse.
Paradilepis scolecina(Runo1.1>m, 1819) (fig. 216).
Long. : li, 5 à 7 mm. Largeur maxima: 220 y..

238 CESTODES
Le soolex a 230 à 300 p. de diamètre et les ventouses 120 à 136 p,. Lc
rostre, puissamment musclé,
  a 144 à 170 p. dc diamètre et
A porte une double couronne de
20 crochets. Les grands cro-
chets ont 110 à 117 p. dc long
et les petits 71 à 85 u. La seg-
mentation externe n'est pas
apparente. Les quatre testicules
ïv sont disposés dans le sens de la
  gîp. lar eur du se ment, un testi-
  culî étant poîal et les trois
 _   autres anti poraux; ils sont dc
·f;:'.)S:ig‘,·     ~·—» . grande taille. La poche du cir-
· '7:;l,'}"       re mesure 100 à 115 p. sur 32
B "'Èi,j;:·j;'.’i` ,..,—\ à 35 y,. Elle contient un gros
F1c.216. — Pamdiliepis scolecinct (Rud.). Cuire amine ams] que   Cuq-
A. crochets du rostre; B. deux segments C°m'°l'm°¤Sdu°a“a1d‘>`f6"€“t·
adultes (orig.), L’ovaire, de petite taille se
trouve entre le testicule poral
et le premier testicule antiporal. L’utérus sacci-
forme, mûr, remplit tout le segment. Les œufs,
peu nombreux, ont 18 à 23 y. de diamètre. .
Adulte chez le Cormoran, P/uzlacrocorax carbo
L. Développement inconnu.
Non signalé en France.
A B
G. DILEPIS Wninnnnn, 1858.
Diagnosev page 70· F10. 216 bis. —— Dilepsis
kempiSouLh., crochets du
Dilepis kempi Sournwsu., 1921 (fig. 216 bis). rostre:Adelarangéean-
Long. : 50 mm. Larg. maxima : 1 mm. t_é“l"É‘_Y€i B de1w¤g¢·=
, , posteiieure (Dessin obli-
Le scolex mesure 400 y. de diametre, le rostre geamlngnt communiqué
environ 160 pr. ll existe 20 crochets, ceux de la par le Prof. T. South-
· première rangée mesurent 170 u. de long, ceux wem‘
de la seconde 1 20 pt.
ll n`existe que trois testicules. La poche du cirre occupe le quart ou
le tiers de la largeur de Panneau; le cirre est inerme. L`utérus sacciforme
dépasse les vaisseaux excréteurs de chaque côté, à la face dorsale.
Adulte chez Phalacrocorax pygmaeus (PAM,.) Cormoran pygmée. ——- Dé-
veloppement inconnu.
Non signalé en F1·ance (Assam).

DES PÉLECANIFORMES  
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, page 76. _
TABLEAU DES ESPÈCES.
—- Scolex probablement înerme, à roslre nul ou rudimentaire. .
........... . . . . phalacrocorax, p. 239
—- Crochets mesurant 13 à 18 pt ..... parviuncinata, p. 240
—- Crochets mesurant 30 .... _ ...... m8dici, p. 240
- Crochets mesurant 39 p ....... magnîuncînata, o. 240
1. Hymenolepîs phalacrocorax VV0oo1.Ax·o, 1929.
Long. : 25 à 120 mm. Larg. maxima: 0,44 à 1,5 mm.
La partie antérieure du Ver est mince et grêle, la partie postérieure
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Fm. 217-219.-217. Ilymenolepis parviuncimzta Meggncrochetdu rostre; 218.IIymen0lcpi«
medici (Stoss.), A. crochet du rostre; B. segments adultes (d’après Fuhrmann) ; 219.
llymenolcpis magnitmcinata Megg. crochet du rostre.
renilée. Le diamètre du seolex est de 350 y.; il n’existerait ni rostre, ni
crochets.
Les testicules ont 95 y. de diamètre. La poche du cirre atteint 110p.
51260 p. de long sur 40 à GO p. de diamètre. Dans les anneauxjeunes, elle
s`avanee jusqu’au milieu, tandis que dans les anneaux âgés, elle dépasse à
peine le vaisseau ventral excréteur. A la base du cirre se trouve une sorte
d’entonnoir garni d’épines qui forme un bourrelet à cet organe lorsqu‘il
est évaginé. La partie distale du vagin est constituée par une portion `
chitinisée, piriforme, et garnie d’épines. Elle est séparée du vagin
proprement dit par un spliincter.

240 cEsTouEs
L’utérus dépasse à peine les vaisseaux cxeréteurs. Les œufs ont 21
à 22 p. sur 14n, Pembryon 19 p. sur 8,6 pt.
Il est possible que Pon ait confondu deux espèces sous le nom de
H. phalacrocorax.
Adulte chez P/zalacrocorax carbo (L.) Cormoran commun. -—- Développement
inconnu.
Non signalé en France (Inde, Afrique australe).
2. Hymenolepis parviuncînata Mncoxrr, 1927 (fig. 217).
Long. : 4 mm. Larg. maxima : _300 p.,
Le scolex mesure 150 à 330 p. de diamètre. Le rostre est armé de
10 crochets ayant 13 à 18 gt de long. Le pore génital se trouve dans la
moitié antérieure de l’anneau.
La poche du cirrc a 110 à 120 pt de long sur 23 a 28 nde diamètre.
Elle a une direction oblique, atteignant et même dépassant le vaisseau
antiporal. Les deux testicules antiporaux sont obliques Pun par rapport
à l’autre.
Adulte chez Pelecanus onocrazalus L., Pélican blanc. — Développement
inconnu.
Non signalé en France (Égypte).
3. Hymenolepîs medicî (Srossnca, 1890) (Hg. 218).
Le scolex mesure 250 pt de diamètre. Le rostre porte 22 crochets mesu-
rant 30 gi de long.
Les testicules antiporaux sont situés Pun derrière Pautre. La poche
du cirre est remarquable par sa très grande longueur, elle se termine
dans Panneau précédent celui où elle débouche et peut atteindre jusquà
la cuticule du bord antiporal. La vésicule séminale interne est petite,
Pexterne plus petite encore. Il existe un sphincter musculeux séparant
le vagin du réceptacle séminal. L`ovaire est fortement lobé, le vitellogène
massif et compact.
Adulte chez Pelecanus onocromlus L. —— Développement inconnu.
Non signalé en France (Croatie).
Hymenolepis magniuncinata Mnccnr, 1927 (Hg. 219).
Long. : 7 mm. Larg. maxima 2 500 y.,
Le scolex a 160 à 290 yi de diamètre, le rostre 150 n. Les crochets, en
nombre supérieur à 10, mesurent 39 u de long,
Le pore génital se trouve dans la partie antérieure de Panneau. La
poche du cirre a 200 à 250 p. de long, sur 50 à 60 u, dans les anneaux
âgés. Les testicules antiporaux sont situés obliquement1’un par rapport à
1’autre.

mas Axséniromvias 241
Adulte chez le Pélican blanc, Pelecanus onocrotalus L. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (Égypte).
CESTODES DES ANSERIFORMES
Les Ansérilormes domestiques hébergent un nombre assez restreint de
Ténias; mais ceux qui passent dans notre pays au cours de leurs longues
migrations peuvent présenter une faune helminthologique bien plus
variée. Les Cestodes rencontrés le plus fréquemment aux autopsies sont _
des IIymen0Iepz'dz'daa; soit Iîymenolepidinae fllymenolepziv, Drcpania'0-
taenia), soit .Fl'l}lbI'i(LI‘l'l.I708 (Fimbriaria). Les Davaineidae et les Dz`lcpi·
didae sont beaucoup plus rares.
‘ Tancmu nas omuuas.
1. Seolex sans ventouses, pourvu de deux pseudobothridies. . . 2
— Scolex muni de quatre ventouses ........... 3
2. Segmentation absente dans presque tout le Ver. Lîgula, p. 242
— Segmentation présente dans la moitié antérieure du Ver. . .
............... Schistocephalus, p. 242
3. Scolcx inerme, ventouses avec appendices latéraux et externes.
............... Tctrabothrium, p. 243
— Scolex armé .................. 4
4. Pseudoscolex en arrière du `scolex .......... 5
— Pas de pseudoscolex ............... 6
5. Ovaire non segmcnté ......... Fimbriaria, p. 277
- Ovaire segmenté ......... Fimbriarîoîdes, p. 279
6. Rostre volumineux, crochets tres nombreux ....... 7
—— Rostre normal, crochets peu nombreux ......... 8
7. Vers non-segmentés, crochets disposés suivant une ligne si-
nueusc ............ Nematoparataenîa. p. 243
-— Vers segmentés, crochets disposés suivant une double couronne
,........ , ....... Raillietina p. 244
8. Deux pores génitaux par anneau ..... Diploposthe, p. 250
—— Un seul pere par anneau ............. ` . 9
9. Plus de trois testicules par anneau (Dilepididae) ...... 10 ,
— Au maximum trois testicules par anneau (]Iy1nen0Iepz'd1'dae). 12 _
l6

242 i cesronas
10. Rostre muni d’une double couronne de crocl1ets ......
....... _ ......... Anomotaenia, p. 245
— Rostre muni d’une simple couronne de crochets ...... 1 1
11. Pores génitaux unilatéraux ....... Lateriporus, p. 246
— Pores génitaux alternes ....... Paricterotaenia, p. 246
12. 1 seul testicule par anneau ...... Haploparaxis, p. 252
— 2 testicules par anneau ......... Diorchis. p. 248
-— 3 testicules par anneau .... . ......... 13
13. 10 vaisseaux excréteurs longitudinaux. . Hymenofimbria, p. 253
— 4 vaisseaux conformément au type normal ....... 14
14. Glandes femelles antiporales ..... Drepanidotaenia, p. 251
—— Glandes femelles entre les testicules [1 poral, 2 antiporaux). . 15
15. Crochets sur les bords et au milieu des ventouses. ....
............... Echinocotyle, p. 252
· - Pas de crochets au milieu des ventouses. . Hymenolepis, p. 254
G. LIGULA BLocu, 1782.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce connue :
Ligula intcstinalis (Lmné, 1758).
Long. : 100 mm. àl mètre. Larg. maxima : 5 à 15 mm.
La segmentation n’est pas apparente, tous les segments étant très
courts. Il en résulte que les trois orifices sexuels se trouvent le plus souvent
sur une même ligne transversale. Les oeufs ont 62 à 66 p. sur 40 à 46 p.,
Adulte chez les llarles. Alergas merganser L., Ilfergus albellus L., Mergus
se:-rator L., le Canard sauvage, Anas plazyr/zync/aus L., et chez le Garrot com-
mun, Clangala clangula L. -— La larve plérocercoïde se trouve dans la cavité
générale de nombreux Poissons (voir page 182) et la larve proeercoïde dans la
cavité générale d`Ent0m0stracés (voir page 500). Fréquent en Franco.
G. SCHISTOCEPHALUS CREPLIN, 1829.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce connue :
Schistocephalus solidus (Müxmmt, 1770).
' Long. : 30 à 300 mm. Larg. maxima : 3 a 9 mm.
La segmentation externe correspond à la segmentation interne. Les
pores sexuels sont tous trois sur une même ligne transversale. ll y a
302`1 35 testicules par anneau disposés suivant deux champs latéraux. La
poche du cirre a347 y. sur 192 u; elle est munie d’une vésicule séminale
musculeuse de 92 px de diamètre. L`utérus forme trois boucles de chaque
côté de la ligne médiane. Les œufs ont 49 pt sur 34 p.

U
nas Aivséaxromuas 243
Adulte chez les Harles Mergus merganser L., Jllcrgus albellus L., Mergus
serrator L., le Milouinan, Nyroca marila (L.), l'IIarelde glaciale, Ilarelda hye-
malis L., et chez le Canard domestique, Anas plazyrhynchus dom. Larve pléro-
cercoïde dans la cavité générale d’Epin0ches, larve procercoïde dans la cavité
générale d'Entomostracés (voir page 500).
Fréquent en France.
G. TETRAB0THRIUMRunox.r1u, 1810.
Diagnose, page 80.
Une seule espèce cl1ez les Ansériformes de France.
Tetrabothrium arctîcum v. Lx1vs*1·0W, 1901. •
Long. 260 mm.
Le scolex a 1,26 mm. de diamètre. Les appendices des ventouses sont
bien développés.
Il existe environ 20 testicules par anneau.
Espèce peu connue.
Adulte chez l'Eider commun, Somazeria mallissima L. -5 Développement
inconnu.
Non signalé en France(Spitzberg).
G. NEMÀTOPARATAENIA BIAPLESTONE ET Souruxvmu., 1922.
Diagnose, page 80.
Une seule espèce cl1ez les Ansérilormcs de France. '
, Nematoparataenîa southwelli Funnmmv, 1933 (fig. 219 bis).
Long. 1,6 à 3,5 mm. Larg. maxima : 370 p.
Le scolex est beaucoup plus large que long; il mesure 430 à 500 p.
sur 150 à 180 y,. Les ventouses ont 160 à 180 p. de diamètre. Le rostre
a 300 à 350 p. de long; il est armé d`cnviron 1000 crochets très petits,
longs de 6 p. seulement, disposés suivant une ligne sinueuse qui décrit
huit boucles. La cavité du rostrc contient au moins trois sortes de cellules
glandulaires. Il n'y a pas de pores sexuels ou appareils copulateurs. ll
n`existe pas de segmentation interne. Les testicules forment une masse
folliculaire, disposée autour du sillon longitudinal. Ifovaire, lolli-
culaire, entoure les testicules. Il n`y a pas de glande vitellogène dillé-
rcnciée, mais probablement un germe-vitellogène. L’utérus n’est pas
visible, les œufs sont contenus dans des capsules utérines. Ils ont 22);.
sur 16 p., et l’onchosphère 16 p. sur 12 p,. '

244 cssromzs
Adulte chez le Cygne, Cygnus olor L. Développement inconnu.
Non signalé en France (Suède).
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· Fig. 219 bis. - Nematoparalaenia s0uthwclliFuhr1n. .1. scolex; B. crochets du restre;
C. Ver entier (d'après Fuhrxnann).
G. RAILLIETINA FUHRMANN, 1920.
~
Diagnose, page 68.
TABLEAU DES SOUS-GENRES ET DES ESPÈCES.
-— Pores sexuels unilatéraux, plusieurs œufs par capsule ....
......... (s.-g. Raîllietina) parviuncinata, p. 244
— Peres sexuels irrégulièrement alternes, un seul oeuf par capsule.
.......... (s.-g. Skriabînîa) microcotyle, p. 245
—- Pores sexuels irrégulièrement alternes (anneaux mûrs non
décrits) 16 à 18 testicules par anneau (nombre plus considérable
dans les deux autres espèces) ....... auatina, p. 245
1. Raillietina (Raîllîetina) parvîuncinata (l\lEcc,1r·r ET SAw_ 1924).
Long. : 110 à 120 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex mesure 260 à 370 gi, les ventouses sont armées de neuf rangées

nes Ansémsonmss 245
de crochets. Il existe au rostre une double couronne de 150 crocl1ets
environ, mesurant 7 à 9 pt de long.
La musculature est pen développée. Il existe en général 27 testicules par
anneau (24 à 39 comme chiffres extrêmes), soit 9 à 12 du côté poral, 18 à
20 du côté antiporal. La poche du cirre a 58 à 84 gz de long. Il y a 40 à 50
capsules ovifères par anneau, s‘étendant au delà des canaux excréteurs.
Adulte chez le Canard domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Birmanie).
2. Raillietina (Skriabinia) microcotyle (Sxnmamn, 1914).
Long. : 22 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
Le scolex mesure 290 à 350 ui de diamètre, les ventouses 70 à85 p., le
rostre 80 à 100 y., Crochets non décrits.
Il existe environ 30 testicules, ayant 30 à 40 u. de diamètre. La poche du
cirrc mesure 130 à 140 p. de long sur 60 y. de diamètre, atteignant lc niveau
du vaisseau, sans le dépasser. L'embryon a 40 y. de diamètre.
Adulte chez le Canard domestique. —— Développement inconnu.
Non signalé en France (Italie).
3. Raillietina (?) anatina (Fumimnn, 1909).
Long. :15 mm. Larg. maxima: 1 mm.
La description est faite seulement d‘après de jeunes exemplaires. Le
scolex a 400 à 500 gz de diamètre, les ventouses 40 y., le rostre 100 à 200 y.,
Il porte environ 300 crochets de 14 à 16 u de long.
Les porcs alternent régulièrement ou irrégulièrement. ll existe 16 à 18
testicules par anneau.
Adulte chez le Canard domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Italie).
G. ANOMOTAENIA Coniv, 1900.
Diagnose, page 69.
Une seule espèce, douteuse, n‘appartenant peut-être pas à ce genre.
Anomotaenia (‘I) ciliata Fnnnmmv, 1913 (fig. 220).
Long. : 50 mm., sur un exemplaire imparlaitement mûr. Larg.
maxima : 2 mm.
Le scolex a 570 pt de diamètre, les ventouses ont un diamètre de
320y. sur 250 gt; elles peuvent s'obturer presque entièrement par contrac-
tion. Le rostre a un diamètre de 150 p., Crochets non observés. ·
Il existe au moins 70 testicules, situés dans la moitié postérieure de
l’anneau, ils mesurent 36 à 40 p. de diamètre. Le canal déférent décrit de
nombreuses sinuosités. La pocl1e du cirrc a 200 p de long, sur 40-de

246 cEsTonEs
diamètre. elle est fortement musclée. Le cirre est armé d`épines, son
diamètre est de 16 à 18 p. Le cloaque génital est garni de cils allongés.
Un sphincter puissant, mesurant 36 y.
/%  A de diamètre, le sépare du vagin pro-
/  %';- prement dit. Le receptacle seminal a
1 A  C une paroi épaisse, il est entouré d’une
    7 Q couche cellulaire. L’ovaire est massif,
/ /1 l t ` I ..  ____,, ,  peu profondément lobé, remplissant
    °°°”'° la moitié antérieure de Panneau. La
l d `ll" t ` d' l ' ,
Fm. 220. — Anomotaenia (P) ciliata gam G cggul àcmà. rez °vîJ,°ï¥’€8
Fuhrm., coupe de l’atriu1n génital mesurç S" 8 lame re' u Grus
(d’après Fuhrmann). remplit complètement le parenchyme
médullaire dans les anneaux mûrs.
Les œufs mesurent 25 u,_les embryons 18 gi.
Adulte chez le Canard sauvage, Anas plazyr/zynchus L. — Développement
inconnu.
Non signalé en France (Suède).
G. PAPJCTERUTAENIA FUHRMANN, 1932.
Diagnose, page 71.
Une seule espèce nous intéresse.
Paricterotaenia horealis (v. Liivsrow, 1905).
Long. : 20,5 mm. Larg. maxima : 880 u.
Le scolex a 670 pu de diamètre et chacune des ventouses, 280 y. Le rostre
et les crochets ne sont pas décrits. Il y a environ 25 testicules et la poche
du cirre est petite. Les œufs ont 55 p. sur 41 y.,
Adulte chez le Canard tadorne, Tadorna zadorna L. - Développement
inconnu. ·
Non signalé en France.
G. LATERIPORUS FUHRMANN, 1907.
Diagnose, page 71.
TABLEAU mas Esriacns
1. Poche du cirre pourvue d'un sacculus accessorius .....
................ biuterinus, p. 247
— Poche du cirre dépourvue d’un sacculus accessorius .... 2
2. 30 testicules .............. teres, p. 247
.— 15 à 20 testicules .......... geographicus, p. 248
-— Espèce insuffisamment connue. ..... destituatus, p. 248

mas Axsàmromiss 247
1. Laterlpûrus biuterinus(F¤1xnMxNN, 1908) (fig. 221).
Long. :300 mm. Larg. maxima: 3,5 mm.
Le scolex a 450 y. de diamètre, les ventouses 170 y., le rostre 40 p.,
Il porte une couronne de 16 crochets ayant 120 yi de long. Le sac du
rostre à 560 y. de long sur 200 u de diamètre.
Il existe 16 à 18 testicules par anneau, ayant 68 yi de diamètre. La poche
du cirre a 250 à330 y. de long. Le vaisseau excréteur la croise à peu près
à sa moitié dans les anneaux âgés, tandis qu'il atteint seulement sa partie
terminale dans les segments sexués. Le cirre possède à sa base une petite
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C .
Fia. 221-222. -—- 221. Lateriporus biuterinus (Fuhrm.), A. segment adulte; B. crochet;
C. segment grav ide (d’après Fuhrmann); 222. Latcripoms teres (Kr.), rostre (d’apiùs
Krabbe).
poche garnie de crochets, correspondant sans doute au sacculus accesso-_
rius de certains IIymen0lopz'dz'dae. Ce petit sac mesure 10 à 28 pi. Il
existe une vésicule séminale interne et une externe. Le vagin débouche
généralement en avant de la poclie du cirre. Le réceptacle séminal 21
240 pi de diamètre, l‘ovaire possède deux lobes non ramifiés. L‘utérus est
divisé en deux parties égales réunies par un canal étroit. L`œuf mesure
44 gt, l’embryon 24 pi.
Adulte chez la Macreuse, Oidcmia fusca (L.). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Latariporus teres (Kmmna, 1869) (fig. 222).
Long.: 42 ii 60 mm. Larg. maxima : 1,5 à3 mm.
Le rostre porte 12 à 16 crochets ayant 15 à 17 pt de longueur.
ll existe environ 30 testicules, en trois à quatre couches dorso-ven-
trales. Ils ont 100 pt sur 50 pi. Le canal défércnt accomplit des sinuosités
très marquées au voisinage de la poche du cirre. Les dernières sont
entourées d`une couche cellulaire. Il n'existe pas de vésicules séminales.

248 cnsronns
La poche du cirre dépasse de peu le vaisseau excréteur. Le cirre est
inerme. Le cloaque génital est fortement musclé. Le réceptacle séminal
:1110;;. de diamètre. L’ovaire est profondément lobé.
Adulte chez l’Harelde glaciale, Harelda hyemalis (L.) et chez l’Eider commun,
Somateria mallissima (L.), — Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Laterîporus geographicus Coornn, 1921. .
Longueur : 172 mm., Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 620p. de diamètre. Ni le nombre des crochets, ni leur forme
nc sont connus. Il y a 15 à 20 testicules. La poche du cirre a 240 p. sur
70 à 90 p.; le cirre est armé d’épines. L’utérus forme deux grands sacs
lobes de chaque côté de la ligne médiane, passant au-delà des vaisseaux
excréteurs. Les œufs ont 125 à 145 p.de diamètre, et l’embryon seulement
55 51..
Adulte chez l’Eider commun, Somazcria mallissima (L,). — Développement
inconnu.
Non signalé en France. ·
4. LateI‘ip0I‘¤S   destituatus (Losnxnsnc, 1889) (Taenia destzïuata
LœNN., 1889).
Long. : 17 mm. Larg maxima : 1 mm.
Espèce mal connue. Le scolex est de grande taille, les crochets n’ont
pas été observés. Les pores sont unilatéraux. Le cirre est long, effilé,
inerme. L’ovaire est composé de deux lobes ramifiés, englobant toute la
largeur de Panneau. Les testicules ne semblent pas nombreux (6 à 8 en
coupes).
Adulte chez le Canard tadorne, Tadorna malo:-na (L,). —- Développement
inconnu.
Non signalé en France (Suède).
G. DIORCHIS Cmanc, 1903.
Diagnose, page 75
TABLEAU nus Esriacns.
— Crochets longs de 17 il ........ acuminata, p. 248
— Crochets longs de 46 à 48 pi ........ spinata; p. 249
— Crochets longs de 65 à 70 p. ....... bulbodes, p. 249
— Espèce insuftisamment connue., .... - longicirrosa, p. 250
1. Diorchis acuminata Cnnnc, 1902 (Hg. 223). .
Ce Cestode a été décrit chez des Ansériformes et chez des Ralliformes;
il est probable qu’il s’agit de deux espèces confondues, adaptées à chacun

mas Aivsxîiuronmus 249
de ces groupes d’Oiseaux. Nous mettons entre parenthèses les chill`res qui
paraissent plutôt se rapporter au Cestode des Ralliformes.
Long. : 80 mm. (35 mm.).Larg. maxima : 1,3 mm. (0,65 mm.).
Le diamètre du scolex varie de 225 à 320 y., Le rostre porte 10 cro-
chets mesurant 27 p. (39 pi) de long.
Il existe deux testicules, déja formés à 15-17 millimètres du scolex. La
poche du cirre atteint le tiers de l’anneau, mesure 150 à 160 y. de long
(atteint la moitié de Vanncau, mesure 280 gi dans les anneaux agés, sur
6 223 lî § 224 5
K 226  
226
Fm. 223-226. — 223. Diorchix acuminata. Clerc, crochet du rostre; 224. lliurchis bulbodcs
Mayhew, crochet du rostre; 225. Diurchis spinata Mayhew, crochet du rostre; 226.
Diorchis spinata Mayhew, cirre (d’après Mayhew).
50 à 55 y. de diamètre). Les glandes femelles ne dépassent pas en largeur
le tiers de l’anneau. L’ovaire est double, peu lobé; le vitellogène petit et
globuleux.
Adulte chez le Canard ridenne, Chaulelasmus streperus (L.); la Marèque
pénélope, Mareca penelope (L.) et la Sarcelle d’hiver, Querquedula crecca (L,). '
— Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Diorchis bulbodes Mavmaw, 1929 (fig. 224).
Long. : 60 à 70 mm. Larg. maxima : 800 p.,
Le scolex a environ 200 y. de diamètre et porte une simple couronne
de 10 crochets longs de 65 à 70 p., La poche du cirrc atteint le milieu de
Panneau et le cirre est armé. L’utérus mûr dépasse latéralement les
vaisseaux excréteurs longitudinaux. Les œufs ont 58 à 64 u sur 73 y.,
Adulte chez le Canard sauvage, Anas platyrhynchus (L.), — Développement
inconnu.
Non signalé en France (Amérique du Nord).
3. Diorchis spinata Miwnnw, 1929 (fig. 225—226).
Long. : 80 à 122 mm.. Larg. maxima : 1 mm.3.
Le scolex a 250 y. de diamètre et porte une seule couronne de 10 cro-
chets longs de 46 à 48 pi. La poche du cirre atteint le vaisseau excréteur

250 cnsronns
ventral antiporl. Les oeufs, cylindriques, mesurent 69 à 94 y. sur 12 à
16 p..
Adulte chez le Canard ridenne, Chaulcfasmus szreperus (L,). - Dévelop·
pement inconnu.
Non signalé en France (Amérique du Nord).
4. Diorchis longîcirrosa Mnoerrr, 1927.
Cette espèce ne serait pas valable (Funmimx). Elle est d'ailleurs
signalée chez des Ansériformes et des Ralliformes, d’oii confusion pro-
bable entre plusieurs Cestodes adaptés à chacun de ces deux groupes.
Long. : 14 mm. Larg. maxima : 300 (1.
Le scolex mesure 200 à 240 yi, le rostre 100 à 120 pi. Pas de crochets
observés.
La poche du cirre mesure de 140 à 300 p. de long suivant Page des
anneaux, sur 25 à 30 pm dc diamètre. Elle atteint le bord antiporal ou s`en
approche. Les testicules sont antiporaux par rapport à l’ovaire, ils sont
situés l’un derrière l‘autre.
Adulte chez Querqucdula crecca (L.), Sarcelle d’hiver. —— Développement
inconnu.
Non signalé en France (Egypte). '
G. DIPLOPOSTHE Jacom, 1896.
Diagnose, page 75.
Une seule espèce.
Diploposthelaevis (Bnocu, 1782) (fig. 227-228).
Long. : 100 à 500 mm. Larg. maxima : 3 mm.
É'. :.
. 4
227 D
ç 228 I
Flo. 227-228. - Diploposthc lacms (Bloch), 227. segui uit adulte; 228. crochet du rostre
(d’après Lintom.
Cette espèce est facilement reconnaissable à la dualité de ses pores
génitaux. Le rostre porte 10 crochets de 16 à 21 gi de long. Le cirre est

I
ons Axsiênisomins 251
puissamment armé, ses crochets mesurent 8 à 14 5:. L'ovaire médian a
deux ailes, il est fortement lobé, ainsi que le vitellogène.
Adulte chez de nombreux Ansériformes: Anas platyrhyncha (L.), Canard
sauvage, et Canard domestique; Myroca fcrîna (L.), Fuligule milouin; Chau-
Ielasmus streperus (L.), Canard ridenne; Clangula clangula (L.), Garrot com-
mun;Nyr0ca fuligula (L.), Fuligule morillon; Nyroca marila (L.), Fuligule
milouinan; Nctta ruf1`na(Pall.), Nette rousse; Qucrquedula crecca(L.), Sarcelle
«l’hiver; Oidemia nigra (L.), Macreuse noire; Querquedula qucrquedula (L.),
Sarcelle d‘été; Spamla clypcaza (L.), Souchel. commun. — Développement
inconnu
Non signalé en France.
G. DREPANIDOTAENIA RAILLIET, 1892.
Diagnose, page 75.
Une seule espèce chez les Ansériformes de France.
Drepanidotaenia laifceolata (Broan, 1782) (fig. 229, 235 H).
Long. :30 à 130 mm. Larg. maxima: 5 à 18 mm.
Le scolex est très petit (souvent arraché), mesure environ 170 y. de
/ 230 I
229
231  
232 ‘
233
Fm. 229-234. — 229.Drepanid0£aenia lanccolala (Bloch), crochet du rostre; 230, Echimx-
cutyle rossetcri Bl., crochet du rostre; 231. Haploparazis furcigera (Rud.), crochet
du rostre; 232. Ilaploparruix elisae Skr., crochet du rostre; 233. Haploparaxis mur-
mzmica Ba) lis, crochet du rostre; 234. Ilymeno/imbria mcrganscri Skr., crochet du
rostre.
diamètre, les ventouses 50 yi, le roslre 40 p.. Il porte une couronne de
8 crochets ayant à peu près 31 à 35 y. de long. Au scolex faitsuite la chaîne

252 cEs1·onEs
des anneaux bien plus grands que lui, plus larges que longs. Les testi-
cules sont en ligne droite, l’ovaire antiporal est représenté par de minces
digitations. La poche du cirre mesure 800 pt à 1,2 mm.
Adulte chez l`©ie domestique, le Canard domestique, Ztfyroca ferina (L.), Fu-
ligule milouin; Branza bernicla (L.), Bernache cravant; Cygnus cygnes L.,
Cygne sauvage; Nezta rufina (PALL.), Nette rousse. Développement chez des
Crustacés Copépodes (voir page 501).
Commun en France chez divers Ansériformes, notamment le Canard et1'©ie
domestique; existe probablement dans tout le pays.
G. ECHINOCOTYLE R. BLANCHARD, 1891.
Diagnose, page 75.
Une seule espèce chez les Ansériformes.
Echinocotyle rosseteri BLANCHARD, 1891 (fig. 230).
Le scolex mesure 75 à 105 y. de diamètre, les crochets du rostre ont
31 à 38 y. de long. Les ventouses ovalaires ont 67 à 90 y. sur 27 à 32 p.;
elles portent trois rangées de crochets, soit 100 à 130 pour chaque ven-
' touse, mesurant 7 à 8 (L (ces crochets sont très caducs et souvent man-
quent partiellement ou totalement). La poche du cirre a 140 à 144 (1.
de long, dépassant la moitié de Panneau.
Adulte chez le Canard domestique; chez Symzzula clypeata (L.), Souchet com-
mun. Développement chez des Crustacés Copépodes (voir p. 501).
Non signalé en France.
G. HAPLOPARAXIS CLERC, 1903. '
Diagnose, page 75.
TABLEAU nEs Es1>EcEs.
—— Crochets longs de 25 y. ......... clisac, p. 253
—— Crochets longs de 48 à 58 y. ....... furcigcra, p. 252
— Crochets longs de 65 (4. ........ murmanica, p. 253
— Crochets inconnus .......... fuliginosa, p. 253
1. H3pl0pàI*aXîS fufüîgera (HUDOL|>m, 1819). (Tœnia r/zonzboidea DUJAR-
mx, 1845) (Hg. 231].
Long. : 10 à 35 mm. Larg. maxima : 0,5 à 1 mm.
Le scolex a un diamètre de 460 à 520 y., les ventouses de 180 (4.. Le
rostre porte 10 crochets longs de 48 y. à 58 Lt. -
La poche du cirre, allongée, occupe les deux tiers de la largeur de
Panneau. Le cirre est inerme. Les oeufs mûrs ont 36 y., les crochets de
l’embryon 14 (1..

· nas ANSÉRIFORMES 253
Adulte chez Anas platyrhynchus L., Canard sauvage; Querquedula crccca
(L.), Sarcelle d`hiver. Larve chez Lumbriculus varicgatus (MULL.) (voir page 494).
Signalé en France chez un Canard sauvage, à Rennes.
2. Haploparaxis elîsae Sxmxnma, 1914 (fig. 232).
Long. : 120 mm. Larg. maxima : 14 mm.
Le diamètre du scolex est de 340 p., celui des ventouses 120 (1.. Le rostre
porte 10 crochets mesurant 25 p., 9 de longueur.
Le diamètre du testicule est de 110 à 130 p,. La poche du cirre mesure
250 à 260 p. de long, sur 23 à 25 y. de diamètre. Le eirre est inerme. La .
vésicule séminale externe est très grande. Les onchosphères ont 26 à 30 p.
de diamètre.
Adulte chez Nyroca ferîna (L.), Fuligule milouin. —- Développement inconnu.
Non signalé en France (Turkestan russe).
3. Haploparaxis fuliginosa Sorownow, 1911.
Le seolex a un diamètre d’une centaine de p., Les ventouses mesurent
69 y. sur 55 p., le rostre 18 p.. Les crochets n‘ont pas été observés.
_ Le diamètre du testicule est de 21 à 20 p. sur 9 p., La poche du eirre
mesure 73 p. sur 9 à 19 pt. Le eirre est fortement armé. Le diamètre des
œufs est de 55 p., la longueur des crochets de l’embryon 13 à 16 p..
Adulte chez Nyroca fuligula (L.), Fuligule morillon. — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
· 4. Haploparaxis murmanica Burns, 1919 (fig. 233).
Long. : 10 à 15 mm. Larg. maxima : 360 p.,
Le scolex a 220 à 270 p. de diamètre. Les ventouses sont de grande
taille. Le rostre est armé de 10 crochets longs de 65 p,. Les onchosphères
ont 20 p. de diamètre.
Adulte chez Somazeria mollissima (L.), Eider commun. — Développement
mronnu.
Non signalé en France.
G. HYMENOFIMBRIA Sxmaninn, 1914._
Diagnose, page 76. ·
Une seule espèce.
Hymenofîmbria merganseri Sxnmsmn, 1914 (fig. 234).
Long. : 120 a 150 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex a 170 p. de diamètre, les ventouses 25 y., Le rostre porte
10 crochets de 18 y. de long.
La musculature est très développée. Les épais faisceaux de muscles
longitudinaux ont 37 à 41 p. sur 74 à 81 p.. Ils contiennent 40 à 50 fibres.
ll existe 10 vaisseaux excréteurs, dont les deux internes sont particuliè-

254 cxsronns
rement développés. Les vaisseaux externes sont asymétriques 2 deux
sont externes au nerf d’un côté de l’anneau, tandis que de l’autre ils lui
sont internes. (A voir sur coupes.)
La poche du cirre mesure 500 y., La vésicule séminale interne est bien
développée. Les trois testicules sont en ligne droite. Il existe un petit
sacculus acce.s·s0rz'us ayant 18 p. sur 7 y.. La vésicule séminale externe
est allongée et nettement représentée. Ifovaire possède deux ailes, sa
largeur est de 170 p,. Le vitellogène est arrondi ou ovalaire. Le vagin a
une paroi épaisse, le cloaque génital est muni d’une couche chitineuse.
Adulte chez Mergus merganser L., Harle bièvre. - Développement inconnu,
· Non signalé en France.
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, p. 76.
Les Hymenolepis décrits chez les Ansériformes sont extrêmement
nombreux. Il est probable que beaucoup sont destinés à disparaître
lorsqu`on en fera une étude critique d’ensemble. Il nous est impos-
sible, en raison de cette multiplicité, d’établir des clés de diagnose.
Nous donnons simplement la liste des Hynzenolepzk chez les Anséri-
formes connus en France, en ajoutant pour chacun d’eux le nombre et
la longueur des crochets, ces longueurs étant placées par ordre décrois-
sant. La forme de ces organes est aussi très importante pour les dia-
guoses (voir fig. 236-288). Nous indiquons, lorsqu’il y a lieu, une particu-
larité intéressante pouvant aider à reconnaître l’espèce. Enfin, nous
marquons de la lettre F. les Cestodes paraissant fréquents, mais ce sont
surtout les Ansériformes domestiques qui ont été examinés jusqu’à
présent.
H. macracant/za : 8 crochets de 108 à 128 p,. Testicules ovoïdes, p. 257.
H. pittalugai: 8 crochets de 115 à 118 p,. Testicules lobulés, p. 257.
H. tenerrima :9 ou 10 crochets de 110 p., p. 258.
H. mra : 14 crochets de 90 pt, p. 258.
H. teresoides : 15 crochets de 90 p,. Glandes génitales femelles du côté
poral, p. 258.
H. t'z’nt0m' : 8 crochets de 90 p., p. 258.
H. gracilis : 8 crochets de 76 à 82 pt. F, p. 259.
H. anatina : 10 crochets de 65 à 72 y.. F, p. 259.
H. trzfolium : 10 crochets de 67 à 70 p., p. 260.
H. yïoreata : 10 crochets de 65 à 70 p., p. 260.
II. diorchis .· 10 crochets de 50 à 64 p., Deux testicules bien développés,
le troisième rudimentaire, p. 260.
H. macrocephala : 8 crochets de 57 à 63 p,. p. 260.
H. collaris : 10 crochets de 50 à 61 p., F, p. 261.
H. fructifera : 10 crochets de 59 à 60 p., p. 261.
H. fasciculata : 8 crochets de 57 à 60 y., p. 262.

x
nes ANSÉRIFORMES 235
H. fragilis : 8 crochets de 56 à 59 y,. Poche du cîrre formant des replis,
par suite de sa longueur plus grande que la largeur de Panneau, p. 262.
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l·`¤ ·. 235.- Sclxénmts de la dispmition des testicules dans le genre Ilymenolepals (d’ztpi·«`·~
Fuhrmann), A. II. curmmla (Uuj.); B. II. cwlmsantha (Kr.); C. II. gracilis (Crep.);
I1. II. fausti (Tseng-Shen); E. II. uequabilis (Rud.); F. II. sacciperum Mayhew; G. Il.
xetigcm (Frül.); II. Drepanidoluunia, lanceolata (Bloch).
II. compresse : 10 crochets de 55 à 59 y., Musculature de la poche du
cirre très épaisse, cavité réduite. F, p. 263.
II. venusta : 8 crochets de 51 à 54 y., p. 263.
II. microsoma : 10 crochets de 45 à 50 y., F, p. 263.
II. may/zcwi : 10 crocl1ets de 46 p., 8 à 48 p., 6, p. 26à. ·

256 cnsronns .
H. pzgmentata : 10 crochets de 47 y., p. 264.
H._jâgerskz'ôldi : 10 crochets de 42 à 45 pt. Utérus en forme d’U dans les
anneaux mûrs, p. 264.
H. paramicrosoma : 10 crochets de 42,5 à 58 p., p. 264.
H. pctuciarmulata : 10 crochets de 39 à 45 p., p. 265.
H. setzgera. : 10 crochets de 35 à 44 ,1. Glandes sexuelles déplacées du
côté antîporal. F, p. 265.
H. trichorhyncha : 10 crochets de 40 p., p. 266.
H. octczczmt/za. : 8 crochets de 32 à 40 p., p. 266.
H. parvula : 10 crochets de 38 à 39 p., p. 267.
H. tritesticulata : 10 crochets de 32 à 39 y.. Ovaire asymétrique à côté
antiporal plus développé, p. 267.
H. groenlandica : 10 crochets de 38 p., p. 267.
H. liophallos : 10 crochets de 35 à 38 5:.. Cirre mesurant 50 y. sur 13 tn,
p. 267.
H. abortiva. : 10 crochets de 33 p., 8, p. 268. `
‘ H. aequabilis : 10 crochets de 27 à 32 y., p. 268.
H. echinocotylc : 10 crochets de 30 y., Ventouses munies de fins crochets,
p. 269.
H. birmanica .· 8 crochets de 29 p,. Ventouses armées, p. 269.
H. Iongistylosa : 10 crochets de 28 p., 8 à 32 y., 4. Vésicule séminale
externe très développée; cirre long et chitineux, p. 269.
H. fausti : 10 crochets de 28 pt, 8, p. 270.
H. tenuirostris : 10 crochets de 20 à 24 y., F, p. 270.
H. pingi : 10 crochets de 21 p., 6 à 23 p., 4, p. 270.
H. rzlggenbachi : 36 â 40 crochets de 23 p., p. 270. -
H. creplini : 10 crochets de 21 à 24 y,. F, p. 270.
H.·z'ntr0versa : 20 crochets de 17 à 20 y., p, 271,
H. coronula : 20 à 26 crochets de 14 à 19 p.. F, p. 271.
H. saccz]verum : 18 à 22 crochets de 14 à 17 y., p. 271.
H. fructicosa .· 10 crochets de 15 à 16 p., p. 272,
H. arcuata : 10 crochets de 14 à 15 y., Bord poral des anneaux moins
grand que l’antiporal, d’où courbure du Ver, p. 273.
H. guerguedula : 16 crochets de 14 p., p. 273.
H. villosoidcs .· 10 crochets de 14 p., p. 273.
H. simple.: : 20 crochets de 12 y., p. 274.
H. anceps : 18 crochets de 12 p., p. 274.
H. parviceps : 10 crochets de 12 y., p. 274.
H. fallaas :28 à 30 crochets de 9 à 11 p., p. 275.
H. kowalcwskii: 10 crochets de 10 p., 4, p. 275.
H. sagitta : crochets (?) de 10 p., p. 275.
H. micrancristrota : 20 crochets de 10 p., p. 275.
H. megalops : rostre inerme, rudimentaire. Poche du cirre : 300 y. de
long, oblique, p. 275.

nes Aivsémronmzs 257
1. Hymenolepis macracantha (v. Lixsrow, 1877) (fig. 4 B, 236).
Long. : 12 mm. Larg. maxima : 300 y.,
Le scolcx a un diamètre de 2!i0 y,. Les ventouses, ovalaires, sont très
grandes. Le rostre a 200 y. de long et porte 8 crochets de 108 à 128 p.,
Les deux testicules antiporaux sont en diagonale. La poche du cirre
atteint et même dépasse le vaisseau excréteur antiporal. Le cirre est
muni d’un long stylet chitineux. L‘ovairc présente trois lobes, dont
deux antiporaux.
Le vagin débute par un large entonnoir au fond duquel se trouve
une petite papille.
Adulte chez Clangula clangula (L.) Garrot commun; Mergus serrazor (L.).
Ilarle huppé. - Développement inconnu.
Non signalé en France (Allemagne). ·
2. Hymenolepis pittalugai Lornz-Nana, 1932 (fig. 237).
Long. : 9 mm., sur de jeunes exemplaires. Larg. maxima: 760 y,.
çj    
238 \ É 241
Fia. 236-241. - Crochets des espèces d’IIymenolepis : 236. II. macracantha (Linst.);
237. II. pitlalugai Lop.; 238. II. tencrrima (Linst.); 239. II. rara Skr.’; 240. Il. teres0i·
des Fuhrm.; 241. II. lintoni Lop.
Le scolex mesure 275 à 300 p.; les ventouses 120 à 150 p. sur 100 y.;
le rostre a 70 à 80 y. de diamètre; il porte 8 crochets de 115 à 118 p.
de long.
Les testicules ont 105 à 115 y. sur 70 à 80 p.; ils sont lobulés. Les
deux antiporaux sont l‘un derrière l‘autre. La poche du cirre a 250 à
300 y. de long sur 80 à 90 y. de diamètre. Le cirre, très long, mesure
150 à 170 y. sur 2 y., 5 à 3 p,. Le réceptacle séminal a 150 à 170 p.
sur 40 à 50 p,. Les embryons mesurent 26 à 30 p. sur 15 à 20 y..
Adulte chez Clangula clangula (L.) Garrot commun. — Développement in-
connu.
Non signalé en France (Espagne).
17

258 cnsronns
3. Hymenolepis tenerrima (v. Lmswow, 1882) (fig. 238).
Le diamètre du scolex est de 360 yz., celui des ventouses de 160 (J.; le
rostre porte généralement 10, quelquefois 9 crochets mesurant 110 p.,
Le cirre évaginé a 96;:. de long sur 7 p. de large.
Adulte chez Nymca marila L., Fuligule milouinan. — Larve trouvée chez un
Ostracade (page 503).
Non signalé en France.
4. Hymenolepîs ram SKMAMNE, 1914 (fig. 239).
Long. : 70 mm. sur de jeunes exemplaires. Larg. maxima : 1,36 mm.
Le scolex a 440 p. de diamètre, les ventouses 170 p., Le rostre porte
14 crochets de 103 à 105 p. de long. _
Les testicules ont 170 à 190 p. de diamètre; les deux antiporaux sont
en diagonale. La poche du cirre mesure 270 p. sur 100 p., L`ovaire est
bilobé; le diamètre des ailes est de 110 à 126 y., Le vitellogène a 85 à
100 p. de diamètre. Il n’existe pas de vésicule séminale externe.
Adulte chez Netta rufïna (PALL.), Nette rousse. - Développement inconnu.
Non signalé en France (Turkestan russe).
5. Hymenolepis teresoides Founnxm, 1906 (fig. 240).
Long. : 40 mm. sur de jeunes exemplaires. Larg. maxima : 1,7 mm.
Le scolex mesure 500 y. de diamètre, les ventouses 190 p., le rostre
230 y.; il porte 15 crochets de 90 p,.
La poche du cirre, en massue, dépasse un peu les vaisseaux excré-
teurs poraux. Les deux testicules antiporaux sont situés l’un derrière
l`autre dans les jeunes segments, puis sont en ligne droite dans les
segments plus âgés. Les glandes sexuelles femelles sont remarquables
_ par leur position près du bord poral de l’anneau. L’ovaire et la glande
vitellogène sont massifs.
Adulte chez Chaulelasmus szreperus (L.), Canard ridenne. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
6. Hymen0lepîS lintoni L0PEz-NEYRA, 1932 (fig. 241).
Long. : 13 mm. Larg. maxima : 530 gr.
Le scolex a 260 y. de diamètre; les ventouses 75 p.; le rostre porte
8 crochets de 90 p,.
Les testicules ont 60 p. sur 48 (4.. La poche du cirre, cylindrique, n’ar—
rive pas au vaisseau antiporal. Le cirre, filiforme, est dilaté à sa base,
laquelle mesure 24 p. de diamètre. Le vagin débute par un sphincter
musculeux. L’utérus, d’abord lobulé, occupe ensuite la totalité de l’an-
neau. Les oncosphères ont 18 p. de diamètre.
Adulte chez Mergus serrator (L.), Harle huppé. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Amérique).

DES Ax~1sÉnxr0nMEs 259
7. Hymenolepis gracilis (Znnnn, 1803) (tîg. 235 C, 242).
Long. : 120 à 270 mm. Larg. maxima : 1,5 à 2 mm.
Le diamètre du scolex est de 180 p.; celui des ventouses dc 86 y.; celui
du rostre de 40 y., Le rostre porte 8 crochets longs de 76 à 82 y..
Le testicule antiporal est placé en avant. La poche du cirre a 500 y. de
long sur 100 p. de diamètre. Le cirre est armé de fines épines. Le sacculus
accessorius mesure 140 p. sur 50 p.; il estégalement garni d’épines longues
de 16 y.; sa paroi musculaire a une épaisseur de 52 (1..
246
& 244 ï â ' 247 Ã
F10. 242-247. - Crochets des espèces d’IIymenolepis : 242. H. gracilis (Zed.); 243. II.
analimz (Kr.) ; 244. H. Lrifolium Linst.; 245. H. floreata Megg. ; 246. H. diorchis Fuhrm.;
247. H. macroccphala Fuhrm.
Adulte chez le Canard domestique, chez Anas platyrhynchus L., Canard
sauvage, chez l'Oîe domestique; chez Nyroca ferina (L.) Fuligule milouin;
Nyroca marila L., Fuligule milouinan; Mareca penelope (L.) Canard sîffleur;
Mergus mcrganser (L,) Harle bièvre; Mergus serralor (L.) Harpe huppé; Quer-
quedula crecca (L.) Sarcelle d’hiver; Spamla clypeaza (L.) Souchet commun;
7‘adm·na mdoma (L.) Canard tadorne. — Développement chez divers Crustacés
(page 503).
Signalé en France, très commun partout.
8. Hymenolepîs anatina (Knxnmz, 1869) (fig. 243).
Long. : 200 à 300 mm. Larg. maxima : 2 à 3 mm.
Le scolex porte 10 crochets de 65 à 72 y. de long.
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirrc, très musculeuse,
mesure environ 250 pt de long sur 40 p. de diamètre; elle contient un sac-
culus accessorius garni d’épines. Il existe un grand réceptacle séminal.
L’0vai1·e, bilobé, et le vitellogène, massif, sont médians. Les œufs ont un
diamètre de 125 à 175 p. sur 90 tt; l`oncosphère mesure 50 à 60 y.; les
crochets de l’embryon ont 10 à 11 p. de long.
Adulte chez le Canard domestique; chez Anas platyrhynchus L., Canard

260 cnsronns
sauvage; C/zaulelasmus szreperus (L.), Canard ridenne; Cygnus olor (GMEL.),
Cygne domestique; Dafila acuta (L.), Canard pilet; Ny:-ocu fuligula (L.),
Fuligule morillon, Spazula clypcata (L.), Souchet commun. -· Développement
chez divers Crustacés Ostracodes (page 502).
Signalé en France dans la région parisienne, chez le Canard domestique.
9. Hymenolepis trifolium v. Lxivsrow, 1905 (fig. 244).
Long. : 12 à 16 mm., mais sans anneaux mûrs.
Le scolex mesure 35 p. de diamètre; il porte 10 crochets de 67 à 70 p,.
- Les testicules antiporaux sont situés l’un derrière l`autre. La poche du
cirre atteint le milieu de Panneau. L`ovaire et le vitellogène sont
médians.
Adulte chez Anas platyr/zync/aus L., Canard sauvage, -— Développement
inconnu.
Non signalé eu France (Allemagne).
10. Hymenolepis iloreata l\11mci1·i·, 1930 (H. pauciovnm ltlncoirw, 1927)
(fig. 245).
Long, : 1 a3 mm. Larg. maxima : 100 (7..
Le scolex a un diamètre de 100 p.; le rostre de 60 p.; ce dernier porte
10 crochets de 65 à 70 p..
Les testicules sont disposés en ligne droite. La poche du cirre mesure
50 à 60 px. sur 10 p., Elle touche ou approche le vaisseau excréteur anti-
poral. Les derniers anneaux ne contiennent pas encore d’oeufs.
Adulte chez Spatulw clypeata (L.), Souchet commun. —— Developpement
inconnu. '
Non signalé en France (Egypte).
11. Hymenolepis diorchis Funnmxmv, 1913 (fig. 246).
Long. : 3 à 6 mm.
Le scolex a un diamètre de 160 à 200 p.; le rostre évaginé a une lon-
gueur de 300 à 500 p. et un diamètre de 200 p.; il porte 10 crochets de
50 à 64 p. de long.
Deux testicules sont bien développés, leur diamètre étant de 18 p.; le
troisième, rudimentaire, n`a que 5 à 7 y. de diamètre. La poche du cirre
mesure 120 à 140 p. sur 20 p. de diamètre. Le cirre est armé d’épines. La
vésicule séminale externe, bien développée, est entourée de cellules glan-
dulaîres. L‘ovaire est massif, non lobé, et a 70 p. de long. Le vitellogène
est très petit. L’utérus contient 20 œufs environ.
Adulte chez Somateria mollissima (L.), Eider commun. — Développement
inconnu.
Non signalé en France (Suède).
12. Hymenolepîs maerocephala Funiummiv, 1913 (fig. 247).
Long.: 35 à 40 mm. Larg. maxima : 1 mm.

nes Axsrinxronmes 261
Lc scolcx Il 270 à 280 y. de diamètre. Le rostre porte 8 crochets de 57
à 63 p..
La poche du cirre a 240 y. de long sur 60 y. de diamètre. Il existe un
muscle rétracteur. Le cirre est inerme. Les testicules, disposés en ligne
droite, ont un diamètre de 120 à 140 p. sur 80 à 90 p,. Il y a un petit sac-
culus ¢wcessorz'us. Le sphincter vaginal a 60 p. de diamètre. Le réceptacle
séminal mesure 240 y. sur 90 y., L'ovaire est fortement lobé. Le vitello-
gène mesure 140 p. de large.
Adulte chez Anas platyr/zync/aus (L.), Canard sauvage.- Développement
inconnu.
Non signalé en France (Suède).
13. Hymenolepis collaris (Birrscn, 1786) (Taenia. sinuosa Zemin, 1803)
(fig. 248).
Long. : 160 mm. Larg. maxima: 2 mm.
Le scolexa un diamètre de 200 à 250 y.; les ventouses, ovalaires, mesu-
rent environ 130 y. sur 60 y.; le rostre a une largeur maxima de 80 y.; il
porte 10 crochets de 51 à 61 p,.
Les testicules, faiblement lobés et très grands, ont un diamètre de 90 y.
environ; les deux antiporaux sont situés l’un derrière l’autre. La poche
du cirre traverse tout le parcnchyme interne; elle mesure 500 y. de long
sur 50 p. de diametre. La vésicule séminale interne est bien développée.
Le cirre est armé de très fines épines; le sacculus accessorius est bien
développé et tapissé aussi de fines épines. L’ovaire rejoint les vaisseaux
excréteurs de chaque côté; la glande vitellogène est petite; l’utérus sacci-
forme. Les œufs ont comme dimensions 75 p. sur 40 y.; l’oncosphère 35
à [14 (1..
Adulte chez Anscr nnser (L.), Oie cendrée; .lnser dmneszicus, Oie domesti-
que; Anas platyrhync/vus (L.), Canard sauvage; le Canard domestique; Nyroca
/cr·ina (L.), Fuligule milouin; Dafila acuta (L.), Canard pilet; Nyreca fuligula
(L.): Fuligule morî|lon;Mareca penelope (L.), Canard siffleur; Querquedula
crecca (L.), Sarcelle d’hiver; ôpatula clypeaza (L.), Souchet commun.
Développement chez des Crustacés du groupe Gammarus ainsi que chez des
Copépodes (page 502).
Signalé en France, chez l’()ie et le Canard domestiques, à Rennes (Ille-et-Vi-
laine), à Villers-sur-Mer (Calvados), à Maxey-sur-Vaise (Meuse), à Marseille
(Bouches-du·Rhône).
14. Hymenolepîs fructifera Meeenr, 1927 (fig. 249).
Long. : 2 mm. Larg. maxima : 900 pi.
Le scolex a 146 p. de diamètre, le rostre 66 y,. (fc dernier porte 10 cro-
cl1ets longs de 59 à 60 y,.
La poche du cirre mesure 44 à 50 y. sur 13 y.; elle atteint le centre de
l`anncau et approche même le vaisseau antiporal.

262 cnsronss
Adulte chez Spatula clypeam (L.), Souchet commun. — Développement
inconnu. V
Non signalé en France (Egypte).
15. Hymenolepis fasciculata RANSOM, 1909 (Taenia fasciata. Runonrm,
1810) (fig. 250).
Long. : 50 à 160 mm. Larg. maxima: 2 mm.
Le scolex a 350 y. de diamètre; les ventouses 13 à 14 p.; le rostre 50 y.;
il est armé de 8 crochets ayant 57 à 60 p,.
La poche du cirre est très grande, en forme de massue, atteignant le
/2., Éï  
253
Fia. 248-253. — Crochets des espèces d’Hymen0lepis : 248. H. collaris (Batsch); 249. H.
fructifera Megg.; 250. H. fasciwlata Rans.; 251. II. fragilis (Kr.); 252. H. compresse
Lint.; 253. H. venusla (Rosset).
bord opposé de Panneau. Les vésicules séminales externe et interne sont
bien développées. Il semble ne pas y avoir de sacculus accessorius.
L’ovaire s’étend dans presque toute la largeur de Panneau. Le vitello-
gène est médian; le réceptacle séminal de grande taille.
Adulte chez Anser albi/`rons (Scor.), Oie rieuse; Anscr anser (L.), Oie cen-
drée; Anser domeszicus (L.), Oie domestique; Mareca, penelopes (L.), Canard
siffleur; Nyroca ferina (L.), Fuligule milouin. —— Développement inconnu.
Non signalé en France.
16. Hymenolepis fragilis (Knamm, 1869) (Eg. 251).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 1,3 yi.
Le rostre est muni de 8 crochets mesurant 56 à 59 p.,
Les trois testicules sont en ligne droite. La poche du cirre a une lon-
gueur presque égale au double de la largeur de Panneau; elle présente
donc une ligne brisée correspondant à des sinuosités de l’organe et s’é-
tendantjusqu‘au bord antiporal. Le cirre est muni de soies épaisses. La
vésicule séminale interne est très allongée. ll existe un sacculus accesso-

nas Aivséniromwas 263
rius muni de fines soies. L’ovaire est médian, son aile antiporale mieux
développée que l’autre. Le vitellogène est légèrement déplacé du côté
poral.
Adulte chez Nyroca ferina (L.), Fuligule milouin; Chaulelasmus streperus
(L.), Canard ridenne; Querguedula crecca (L.), Sarcelle d’hiver. — Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France (île de Fohr).
17. Hymenolepîs compresse (Lames, 1892) (fig. 252).
Cette espèce a été confondue avec H. collarzls; les scolex sont les
mêmes, mais l’anatomie diffère.
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 600 pt.
Le scolex mesure 250 p. de diamètre, les ventouses 75 p. sur 11p., le
rostre 220 p,. Ce dernier porte 10 crochets de 55 à 58 y. de long.
Les trois testicules sont en ligne droite, le testicule antiporal un peu
déplacé en avant. La poche du cirre, globuleuse, est très caractéristique:
` elle possède une épaisse paroi musculaire, et sa cavité est réduite; elle
mesure 110à 130 y. sur 90 à 100 p,. La vésicule séminale est plus grande
que le réceptable séminal. On n'observe pas de sacculus accessorius.
Adulte chez Jtyroca fuligula. (L.), Fuligule morillon; Nyroca marila (L.), i
Fuligule milouinan. - Développementinconnu.
Signalé en France, chez le Canard, dans la région parisienne.
18. Hymenolepis venusta(RossErsn, 1897) (fig. 253).
Le diamètre du scolex est de 675 y.; celui des ventouses de 280 p.; le
rostre porte 8 crochets longs de 51 à 54 y,.
Les testicules, disposés en ligne droite, ont un diamètre de 70 y., La
poche du cirre a une longueur de 380 p. sur 70 pi. de diamètre. Le récep-
tacle séminal mesure 236 y. sur 160 p,. L'ovaire présente 2 ailes. Le vitel-
logène a 27 p. sur 17 (1.. Les œufs ont comme dimensions 47 y. sur 30 p.; .
l’embryon 34 p. sur 20 y.; les crochets de l’embry0n ont 9 p. de long. ·
Adulte chez le Canard domestique. - Développement chez les Crustacés
Entomostracés (page 504). ·
Non signalé en France. Expérimental chez le Canard (Angleterre).
19. Hymenolepîs mîcrosoma (Cnmmu, 1829) (fig. 254).
Long. ; 40 mm. Larg. maxima : 700 p..
Le seolex a 200 à 250 p. de diamètre; les ventouses 90 à 130 y.;le
rostre, allongé, porte 10 crochets de 45 à 50 pt. L
Les testicules sont relativement petits. La poche du cirre, allongée, en
forme de massue, mesure 200 à 240 p. de long. A sa partie interne des
fibrilles musculaires fonctionnent comme rétracteurs. Le cirre peut
atteindre 160y.de long, lorsqu’il est évaginé, sur 10 p. de diamètre. Il est
orné d’épines de grande taille, assez espacées. La vésicule séminale

264 CESTODES
interne est développée, la vésicule séminale externe courte et large.
L’ovaire est petit, massif, no11 lobé, mesurant environ 80 à 100 p. de
large. Le vitellogène est petit et globuleux, mesurant 30 p. de diamètre.
Le réceptacle séminal est de petite taille. L’utérus se présente d’abord
sous forme d’une ébauche linéaire dont la courbe est dirigée vers la
partie postérieure de Panneau, et dépassant déjà les vaisseaux excré-
teurs de chaque côté; ultérieurement, il occupe tout Panneau.
Adulte chez Nyroca mari/a L., Fuligule milouinan; Harelda lziemalis (L.),
Harelde glaciale; Oidemia fusca (L.), Macreuse brune; Oidemia nigm (L.),
Macreuse noire; Somnzeria mollissima (L.), Eider commun. —- Larve chez les
Mollusques et les Crustacés (pages 497 et 503).
Non signalé en France.
20. Hymenolepis mayhewi (Tsmvc Smziv, 1932) (fig. 255).
Le scolex porte 10 crochets de 46 M, 8 à 48 gz, 6.
Les testicules antiporaux sont situés l’un devant Pautre. ll existe un
sacculus accessorius.
Adulte chez Clangula clangula (L.), Garrot commun. —- Développement
inconnu.
` Non signalé en France (Chine).
21. Hymenolepîs pigmentata (v. Lnvsrow, 1872) (fig. 256).
Long. peut atteindre 250 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le bord interne des ventouses serait coloré en noir (coloration pro-
bablement artificielle). Le rostre porte 10 crochets de 47 gi de long.
Adulte chez Nyroca marila L., Fuligule milouinan.—Développement inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
22. Hymcnolepis jâgerskîôldi Fnnimxmv, 1913 (tig. 257).
Long. : 2,5 mm. à 5 mm. (rarement 10 mm.),
Le scolex a un diamètre de 180à 210 p.; les ventouses de 90 à 100 (1. Le
rostre porte 10 crochets de 42 à 45 gz.
La poche du cirre mesure 220 p. sur 20 p. de diamètre. La vésicule
séminale interne mesure 80 yi; Pexterne, plus petite, n`a que 68 yi de long.
L`utérus ne dépasse pas les vaisseaux, il est d‘abord allongé, puis en
forme d’U. Il contient seulement 30 à 40 oeufs.
Adulle chez Anas plazyr/zynchus L., Canard sauvage; Oidemia fusca (L.),
Macreuse brune ;.S`omazeria mollissima (L.), Eider commun. —-Développement
inconnu.
Non signalé en France (Suède).
23. Hymenolepis paramicrosoma Giisowsxz. 1931 (H. microsonm Comv,
1901 nec Cnnrnnv, 1829) (fig. 258).
Long. : 10 à 15 mm. Larg. maxima : 1 mm.

nas ANsÉmr0nMEs 265
Le scolex a 224 p. de long et 90 p. de diamètre. Le rostre est armé de
10 crochets longs de 42,5 yi à 58 yi. L`anatomie interne est caractérisée par
une poche du cirre très fortement musclée, longue de 256 y. et dont le
diamètre est de 128 y. [Gasowska indique 187 yi pour la longueur et 190 y.
pour le diamètre, mais son dessin, fait à l‘échelle permet d'ohtenir les
mesures que nous donnons). L’ovaire est très volumineux et fortement ·
lobé. Les œufs n‘étaient pas encore formés dans Yéchantillon décrit.
Adulte chez le Canard sauvage, Anas plazyrlzynchus L. et chez le Morillon,
N«n·oca fuligula (L.), -— Développement inconnu.
Non signalé en France.
254 :   6 266
Fm. 254-258. - Crochets des espèces d’!Iymcnolr}1is : 254. II. microsoma (Urep. ; 255.
II. mayhewi (Tseng Shen); 256. II. pigmentala (Linst.);257. Iljâgerskiùldi Fuhrm;
258. II. paramicroaoma Gasowska.
24. Hymenolepis pauciannulata Mnccrrr, 1927 (fig. 258 a).
Le scolex mesure 70 à 80 yi; le rostre 40 à 50 u; il porte 10 crochets de
39 à 45 y. de long.
Les testicules antiporaux sont en diagonale. La poche du cirre a 180 y.
sur 50 yi; elle atteint le vaisseau cxcréteur antiporal.
Adulte chez Spatula clypeaza (L.), Souchet commun. — Développement
lf'lCOIl(lU.
Non signalé en France.
25. Hymenolepis setîgera (Fnômcn, 1789) (lîg. 235 G, 259).
Long. : 200 mm. Larg. maxima : 1 à 3 mm.
Le scolex a 280 à 330;:. de diamètre; les ventouses environ 130 gz
sur 80 yi; le rostre 90 ga; il porte 10 crochets longs de 35 à44 y.,
Les testicules sont en ligne droite; leur diamètre est de 50 y. environ.
La poche du cirre, piriforme, a 350 y. de long sur un diamètre de 40
à 45 yi. Le cirre, armé d`épines, a 20 y. de diamètre. Les glandes sexuelles
femelles sont déplacées vers le côté antiporal. L`0vaire, bilobé, et la
glande vitellogène, tous deux très petits, se trouvent ainsi sous le testi-
cule antiporal. Le vagin est muni d’un puissant sphincter. L`oncosphère
a un diamètre de 8 5:..

266 cnsronns
Adulte chez Anscr anser (L.), Oie Cendrée; Anser fabalis (LATH.), Oie des
moissons; Anasplazyrhynclzus L., Canard sauvage; le Canard domestique;
Nyroca ferina (L.), Fuligule mîlouin ; Branta bernicla (L.), Bernache cravant;
Bmnm leucopsis (Bncnsr.), Bernache nonnette; Cygnus cygnus L., Cygne
sauvage; Cygnus olor (Grinn.), Cygne domestique; Myroca fuligula (L.),
Fuligule morillon. — Développement chez les Crustacés Copépodes (page 503).
Signalé en France chez l’Oie cendrée dans la région parisienne.
26. Hymenolepis trîchorhyncha Yosnmi, 1910 (fig. 260).
Le rostre porte 10 crochets de 40 pu.
Adulte chez Querquedula crecca (L.), Sarcelle d’hiver. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (Japon).
259 zoo
L 261 ° ' E 262 B  
  5 265 266
Fic. 258 a-266. - Crochets des espèces d’Hymen0lcpis : 258 a. H. pauciannulata Megg.
259. H.setige1·a (Frôl.); 260. H. trichorhyncha Yosh.; 261. H. octaczmtha (Kr.); 262.
H. parvula Kowal.; 263. H. tritesticulata Fuhr1n.;264. H. gromlandica (Kr.); 265:
H. liophallos (Kr.); 266. H. abortivaz (Linst.).
27. Hymenolepis octacantha (Kamen, 1869) (fig. 235 B,261).
Long.: 50 à 70 mm.
Les ventouses mesurent 70 à 90 p.. Le rostre porte 8 crochets de 32à
40 gz de long.
Les testicules antiporaux sont situés l’un derrière l’autre. La poche du
cirre atteint le vaisseau antiporal; elle décrit une boucle transversale
très caractéristique. Le cirre, armé, a un diamètre de 28 yz. Il existe un
sacculus accessories garni d’épines.
Adulte chez Anas plazyrhync/zus L., Canard sauvage; C/zaulelasmus strepe-
rus (L.), Canard ridenne; Da/ila acum (L.), Canard pilet; Querquedula crecca
(L,). Sarcelle d'hiver; Spatula clypeata (L.), Souchet commun. — Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France.

mas Aivs1Eni1=0nMEs 267
28. Hymûnolépîs parvula KOWALEWSKI, 1904 (fig. 262).
Long. : environ 2 mm. Larg. maxima: 300 (1.
Le scolex mesure 150 à 160 n, les ventouses environ 90 (.1. sur 70 y., le
rostre évaginé 40 à 60 ng il porte 10 crochets de 38 à 40 y..
Les testicules antiporaux sont en diagonale ; la poche du cirre mesure
dans les anneaux âgés 150 à 160 p. de long sur 25 p. de diamètre; elle
dépasse nettement la moitié de l‘anneau. Il existe un petit sacculus acces-
sorius ayant 10 y. de long. Le vagin est muni d’un sphincter. L'oncos-
phère mesure 20 y.; les crochets embryonnaires ont 12 y. de long.
Adulte chez le Canard domestique, et chez Anas platyrhyhnclzus L., Canard
sauvage. - Développement chez la Sangsue, llcrpobdella oczoculata (L,).
Signalé en France, dans la région parisienne (expérimental chez le Canard
domestique, en partant de la forme larvaire).
29. Hymenolepis tritesticulata Funnnamv, 1907 (fig. 263).
Long. : 10 à 250 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
Le diamètre du scolex est de 170 à 320 ga, celui des ventouses de 140 pm,
celui du rostre de 80; le rostre porte 10 crochets de 32 à 39 p. de long.
La'poche du cirre mesure 280 p. de long. Il existe une grande vésicule
séminale interne. Le cirre est armé d`épines épaisses. On observe un sac-
culus accessorius. La vésicule séminale externe est bien développée; le
réceptacle séminal est grand. L’ovaire, asymétrique, a 340 y. de largeur;
son côté antiporal est plus grand et plus fortement lobé que son côté
poral. Le vitellogène a une largeur de 110 pt. Le diamètre des oeufs est de
45 y., celui'de l’embryon de 18 y..
Adulte chez Anas platyrlaynchus L., Canard sauvage; Nyroca marzla L.,
Fuligule milouinan; Mergus merganser (L.), llarle bièvre; Mcrgus sermtor
(L.), llarle huppé. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
30. Hymenolepis groenlandica (Knannn, 1869) (fig. 264).
Long. : 10 mm. Larg. maxima : 500 p,.
Il existe une couronne de 10 crochets ayant 38 y.de long.
Le cirre a un diamètre de 7 y..
Adulte chez Harelda hyemalis (L.), Harelde glaciale. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (Groenland).
31. Hymenolepîs liophallos (Kmnnn, 1869) (fig. 265).
Long. : 12 mm. Larg. maxima : 800 y,.
Le rostre porte 10 crochets longs de 35 à 38 pi.
Le cirre a 50 pt de long sur un diamètre de 13 pu.
Adulte chez Cygnus cygnus L., Cygne sauvage. ·- Larve chez les Entomo-
stracés (page 503).
Non signalé en France. ·

268 cusromss
32. Hymenolepîs abortiva (v. Lnvsrow, 1904) (H. upsilon Rossnmn,
1911 ; H. voluta v. Lixsrow, 1905) (fig. 266).
Long. : 2,7 mm. Larg. maxima: 300 y..
Le diamètre du scolcx est de 220 pt, celui. du rostre de 6 y., 1; le rostre
mesure 280 y. de long et porte 10 crochets de 33 à 36 y. de long.
Les trois testicules sont en triangle. La poche du cirrc, très longue,
atteint les 2/3 de la largeur de l'anneau. Le cirre, long et armé de fines
épines, ann diamètre dc 5 p., 2. lfovaire présente deux lobes arrondis, le
É ; 268
267
269
4 ; 270 I Q X 271 \
â , . 2.,3 %
272 274
Fxo. 267-274. Crochets des espèces d’Hgmen0lepis : 267. II. rwquabilis (Rud.); 268. H.
echinocolyle Fuhrm.; 269. H. birmcmica Megg.; 270. II. longislyloszz 'Fseng Shen;
271. H. fausti (Tseng Shen); 272. H. tenuirostris (Rud.); 273. H. pingi Tseng Shen;
274. H. riggenbachi Mola.
vitellogène est globuleux. L’utérus est en forme d`U, à concavité dirigée
en arrière. Les proglottis remplis d‘oeufs se détachent de la chaîne avant
que les œufs ne soient mûrs. Le diamètre des oeufs mûrs est dc 47 à 52 y.;
l’onc0sphère, ovale, mesure 47 p. sur 40 y,.
Adulte chezle Canard domestique; Anas platyr/iync/nus L., Canard sauvage;
Spatula clypeata (L.), Souchet commun; Nyroca /uligula (L.), Fuligule mo-
rillon; Mergus serrazor (L.), Harle huppé. —- Développement inconnu.
Non signalé en France.
33. Hymenolepis aequabilis (Runorpm, 1810) ltig. 235 E, 267).
Long. : 150 mm. Larg. maxima : 4,6 mm.

nas Auséaxronmas 269
Le scolex est armé de 10 crochets de 27 y. à 32 y,.
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirre dépasse légère-
ment le vaisseau poral. L`ovaire, à deux ailes digitées, apparaît plus
développé du côté antiporal. l.e réceptacle séminal est de grande taille.
L'ocul`est elliptique.
Adulte chez Cygnus cygnus L., Cygne sauvage; Cygnus 0l0r (GMEL.) ,
Cygne domestique; Nyroca marila L., Fuligule milouinan. — Développe-
ment inconnu.
Non signalé en France.
34. Hymenolepîs echinocotyle Fummmiv, 1907 (fig. 268).
Long. : 50,mm. environ. Larg. maxima : 500 p,.
Le rostre est armé de 10 crochets de 30 y. de long. Les ventouses sont
également armées de fins crochets.
Les testicules sont enligne droite. La poche du cirre mesure 160 y.de
_long sur 12 p. de diamètre. L’ovaire et le vitellogène ne sont pas lobés.
L'œuf, allongé, mesure 99 p. dans son grand axe, la coque interne, fusi-
forme, a 75 p. etl’oncosphère 27 y,.
Adulte chez Anas plalyr/rync/ms L., Canard sauvage; Spatula clypeata (L.),
Souchet rommun. - Développement inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
35. Hymenolepis birmanica Mncci-r·r, 1927 (fig. 269).
Long. :50 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a un diamètre de 200 y.. Le rostre porte 8 crochets de 29 p. de
long. Les ventouses sont également armées.
La poche du cirre mesure 100 à 220 y. de long sur un diamètre de 30 p.,
Elle atteint, ou non, les vaisseaux excréteurs. L’ovaire est trilohé.
Adulte chez Spatula clypeata (L.), Souchet commun. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (Egypte).
36. Hymenolepîs longistylosa Tssxe Sam, 1932 (fig. 270).
Le scolex a un diamètre de 200 p.; les ventouses de 88 à 92 y.; le rostre
de 72 y.; il porte 10 crochets de 28,8 y. à 32,4 de long.
Les testicules sont en ligne droite. Ils ont un diamètre de 108 à 128 y..
La poche du cirre mesure 100 y. de long sur 80 p. de diamètre. La vésicule
séminale externe, très développée, peut atteindre toute la largeur de
l`anneau. La partie initiale du vagin est tapissée d’une cuticule. ll existe
un très grand réceptacle séminal. L’ovaire a 357 p. de large; le vitellogène
48 y. sur 32 p,.
Adulte chez Anser fabalis (Lam.), Oie sauvage. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Chine). .

270 cEsT0oEs
37. Hymenolepîs fausti (Tsuivc SHEN, 1932) (fig. 235 D, 271).
Long. : 2 mm., sur de jeunes exemplaires.
Le scolex a une largeur de 172 (4. sur 132 (.•. de longueur. Le rostre a un
diamètre de 20 (J., les ventouses de 60 (1. Le rostre porte 10 crochets de
28 (1.,8 de long.
Les trois testicules sont en triangle, le testicule médian étant postérieur
aux autres; leur diamètre est de 148 à 171 (1. La poche du cirre mesure
285 (4. sur 68 (J.; elle est bien musclée. L’ovaire a deux ailes lobées'; il
occupe tout le parenchyme entre les vaisseaux. Il existe une grosse
vésicule séminale externe, et un réceptacle séminal. L’utérus est sacci—
forme.
Adulte chez Anas platyrhynchus L., Canard sauvage. —— Développement
inconnu.
Non signalé en France.
38. Hymenolepis tenuirostris (Runonpui, 1819) (fig. 272).
Long. : 100 à 125 mm. Larg. maxima : 1 à3 mm. '
Le scolex est globuleux; il a un diamètre de 120 (x.; les ventouses,
ovalaires, mesurent 45 lsur 30 (x.; le rostre a 35 à 40 (4. de diamètre; il
porte 10 crochets longs de 20à 23 p,.
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirre mesure 150 (1. de ·
long sur 22 (J. de diamètre; elle dépasse le vaisseau excréteur poral.
Adulte chez l’0ie domestique; le Canard domestique; Mergus mergansu (L.),
Harle bièvre; Mergus serrator (L.), Harle huppé; Alergus albellus L., Harle
piette; Oidemia fusca (L.), Macreuse brune; Somateria mollissima (L.), Eider
commun. - Développement chez divers Crustacés (page 503).
Signalé en France (région parisienne).
39. Hymenolepis pingiTssuc Sami, 1932 (tig. 273).
Long. : 200 mm. Larg. inaxima : 3 mm.
Le scolex mesure 342 (1. sur 228 (1.; les ventouses 96 à 100 p.; le rostre
205 (J., 2 sur 125 (u., 4. Il porte 10 crochets longs de 21 (4., 6 à 23 (1., 4.
La poche du cirre a une longueur de 364 à 689 (J. sur 57 à 119 (1. Le
diamètre transversal de l’ovaire est de 342 (4.; celui de la glande vitello-
gène de 57 (1..
Adulte chez Anser fabalis (Lara.), Oie des moissons. -— Développement in-
connu.
Non signalé en France (Chine).
40. Hymenolepis rîggenhachî Mcm, 1913 (fig. 274).
Long. : 30 mm. Larg. maxima : 500 (4..
Le rostre porte 36 à 40 crochets longs de 23 (4..
Les testicules sont disposés en triangle, et la poche du cirre est petite.
Adulte chez Nana rufina (Patins), Nette rousse. - Développement inconnu.
Non signalé en France. · —

mas ANsÉim=onMEs 271
41. Hymenolopis creplini (Kansas, 1869) (fig. 275).
La longueur peut atteindre 150 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex mesure 260 p. de diamètre, les ventouses ovales 120 p.sur 90 p.,
le rostre 110 p,. Il porte 10 crochets de 21 à 24 y..
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirre ne s’avance que
jusqu`au testicule poral; elle mesure 300 à 500 p. de long sur 150 y. de
diamètre. La vésicule séminale interne est bien développée. L‘ovaire est
médian, peu lobé, le vitellogène petit.
Adulte chez Anser albi/`rons (Scor.), Oie rieuse; Anser anser (L.), Oie
cendrée; Cygnus cygnus L., Cygne sauvage; Cygnus alor (Gnu.), Cygne
domestique. - Développement inconnu.
Signalé en France à Marchais (Aisne), chez une Oie sauvage (sp.?).
42. Hymenolepis introversa (Mumnw, 1925) (fig. 276).
Long. : 50 à80 mm. Larg. maxima : 1,5 à 2 mm.
Le scolex a un diamètre de 200 y., les ventouses de 80 p., le rostre de
70 y.; le rostre porte 20 crocl1ets de 17 à 20 y. de long.
Les testicules antiporaux sont l’un derrière l‘autre. La vésicule séminale
interne est très développée.
Adulte chez Querquedula crccca (L.), Sarcelle d'hiver. -— Développement
inconnu.
Non signalé en France (Illinois).
43. Hymenolepîs coronula (DUJMm1N, 1845)(fîg. 235 A, 277).
Long. : 125 à 190 mm. : Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex a un diamètre de 198 à 220 p., les ventouses de 65 à 69 y., le
rostre de 80 à 90 p. sur une longueur de 50 à 60 y., il porte 24 à 26 crochets
longs 12 à 17 (1..
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirre est longue de
300 yu, le cirre est garni d’épines. Le sacculus accessorius, muni d’épines,
est long de 36 p., La vésicule séminale interne est bien développée, la
vésicule séminale externe est très longue. L'ovaire est profondément
lobé, le vitellogène massif est faiblement Iobé.
Adulte chez Anser anscr (L.), Oie cendrée ; Anas platyr/zynclzus L., Canard
sauvage; Canard domestique; Clangula clangula(L.), Garrot commun; Nyroca
marila L., Fuligule milouinan ; Mareca penelope (L.), Canard siffleur; Tadorna
mdarna (L.), Canard tadorne. — Développement chez les Crustacés Entomo-
stracés (page 502).
Signalé en France, chez le Canard domestique, à Rennes, dans la région pa-
risienne, en Normandie. Paraît commun partout.
44. Hymenolepis sacciperum Mnnuw. 1925 (fig. 235 F, 278).
Long. : 380 mm. Larg. maxima : 2 mm.

272 cEs·roDEs
Le scolex a 200 p. de large, le rostre 60 p.; il porte 18 à 22 crochets
longs de 14 à 17 u.
Les testicules sont en ligne transversale (Quelques anneaux présentent
de 1 à 4 testicules, ce sont probablement des anomalies); leur diamètre
est de 200 p,. La poche du cirre a 300 y. de long. L‘ovaire est en croissant,
légèrement lobé. L'oeuf a 40 p. de diamètre. l’embryou 16 à 32 y. sur 13
à 15 p.. .
Adulte chez Nyraca marila L., Fuligule milouinan. -— Développement
mcounu.
Non signalé en France (Illinois).
277
275
276
c»—»·">"" ÉÃ
  279 280
278
FIG. 275-280. - Crochets des espèces d’Hymen0lepis .· 275. H. creplini (Kr.); 276. H.
introversa Mayhew; 277. H. coronula (Duj.); 278. H. saccipcrum Mayhew; 279. II.
armuzla Kowal.; 280. H. querquedula Fuhrm.
45. Hymenolepis fructicosa Mncemr, 1927.
Long. : 10 mm. Larg. maxima : 200 u.
Le scolexa un diamètre de 150 (1, le rostre de 30 à 40 (1.; il porte 10 crochets
de 15 à 16 y. de long.
Les testicules antiporaux sont en diagonale. La poche du cirre mesure
44 à 52 p. de long sur 15 p. de diamètre.
Adulte chez Spamla c/ypeaza (L.), Souchet commun. —— Développement
inconnu.
Non signalé eu France (Égypte).
46. Hymenolepîs arcuata Kowxnnwsiu, 1904 (fig. 279).
Long. : 30 mm. Larg. maxima 2 1,5 mm.
Le diamètre du scolex est de 120 p.; le rostre est long de 160 y. et porte
10 crochets de 14 à 15 p. de long.
Le bord poral des anneaux est moins développé que l’antiporal, d’où
courbure du Ver. Les testicules sont en ligne droite, le testicule
antiporal un peu en avant. La poche du cirre dépasse à peine les
vaisseaux excréteurs. L`ovaire occupe presque toute la largeur du paren-
chyme interne. Il existe un grand réceptacle séminal; l‘utérus est sacci-
forme.

mas Ausénxronuns 273
· Adulte chez Nyroca fcrina (L.), Fuligule milouin; Nyroca marila· L., Fuligule
mîlouînan. — Développement inconnu. _
Non signalé cn France. 7 _
47. Hymenolepis querquedula Fmmmmv, 1921 (hg. 280).
Long. : 80 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a un diamètre de 100 p., le rostre de 36 p.; il porte 16 crochets
longs de 14 p,. ' _ _
Les testicules antiporaux sont en dîagonale;' le diamètre des testicules
est de 60 à 62 yt. La poche de cirre mesure 250 gr à280 pt sur un diamètre
de 170 p.. Le diamètre du cirre est de 32 p,. L‘0vaire est massif et faiblement
Tî
281 I
282 288 284 l
285 287 286
F10. 281-288. —— 281. Hymenalepis villosoides Solow. segment adulte (d’après Solowiow);
crochets des espèces d’Hymen0lepis; 282. H. simples: Fuhrm.; 283. H. anceps Lint.
284. H. parviceps (Linst.); 285. H. fallaz (Kr.); 286. H. kowalcwskii Bacz.; 287. H.
sagitta (Rosset.); 288. H. micrancristrota (Wedl).
lobé, ayant 570 p. de large; le vitellogène a230 p. de large. Le récep-
tacle séminal est grand. Les oncosphères ont 24 pt de diamètre.
Adulte chez Querqucdula crccca (L.), Sarce1led’hiver. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (région antarctîque).
48. Hymenolepis villosoides Sonowxow, 1911 (‘) (fig. 281).
Long. : 50 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le diamètre du scolex est de 120 p.; les ventouses mesurent 480 p,. Le
rostre, long de 180 p., porte 10 crochets longs de 14 p,.
Les anneaux sont asymétriques. Du côté antiporal, ils portent un lobe
(1) Cette espèce est synonyme de II. arcuata Kownlewskl, 1004 d’après O. FUHRMANN (commu-
nicatlon personnelle).
18

274 cnsroons
proéminent (fig. 281). Dans les premiers anneaux, cette asymétrie
n’existe pas encore.
Les testicules antiporaux sont placés l‘un derrière l`autre. La poche du
cirre mesure 143 y. sur 19 pt. Le cirre est armé. La vésicule séminale ex-
terne et le réceptacle séminal sont très grands. L’œuf mesure 60 p., l’on—
cosphère 20 (1.
, Adulte chez Nyroca fuligula (L.), Fuligule morillon et Nyroca marila (L.),
Fulignle milouinan. — Développement inconnu.
Signalé chez N. marila sur le Léman.
49. Hymenolepis simplex Fnnmuzmv, 1906 (fig. 282). `
Long. : 30 mm., sur des exemplaires non entièrement mûrs. Larg.
maxima : 700 p..
Le rostre porte 20 crochets de 12 (1 de long.
Le diamètre des testicules est de 150 pu. La poche du cirre atteint le
vaisseau excréteur antiporal; elle mesure 400 y. de long. Le sacculus
accessorius a 120 y. de long. L’ovaire, profondément lobé, a une largeur
de 350 y.; le vitellogène mesure 70 y.,
Adulte chez Dafila acum (L.), Canard pilet; Querquedula crecca (L.), Sar-
celle d'hiver; Tadoma tadnrna (L.), Canard tadorne. —— Développement inconnu.
Non signalé en France.
50. Hymenolepis anceps Lmron, 1927 (fig. 283).
Le diamètre du scolex est de 130 à 160 n; celui des ventouses de 75 y.;
' le rostre porte 18 crochets de 12 y. de long.
La poche du cirre mesure 280 y. de long sur 56 y. de diamètre, dans un
anneau non encore mûr. Les testicules sont lobés, les deux antiporaux
étant placés légèrement en diagonale. Le réceptacle séminal est de grande
taille; l`ovaire petit, lohé, médian. Le vitellogène comprend trois lobes.
L’utérus remplit tout l`anneau lorsqu’il est pleinement développé.
Adulte chez Mcrgus serrator (L.), Harle huppé. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
51. Hymenolepis parviceps (von Lnvsrow, 1872) (fig. 284).
Long. : 110 mm., sur un Ver non encore adulte.
· Le scolex mesure 240 p. de diamètre; il existe 10 crochets de 12 p. de
long.
Les testicules mesurent 130 p. sur 79 p., La poche du cirre occupe environ
le quart de la largeur du proglottis. Le cirre, évaginé, mesure 110 p. de
long, son diamètre maximum étant de 31 y., L’ovaire occupe le tiers
moyen de Panneau. ll est très lobé, en forme de rosace.
Adulte chez Mergus serrator (L.), Harle huppé. — Développement inconnu.
Non signalé en France.

nas ANSÉRIFORMES 275
52. Hymenolepis fallax (Kansas, 1869) (fig. 285).
Long. : 200 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Il existe 28 à 30 crochets mesurant 8 à 11 p. de long.
Adulte chez Nyroca ferina (L.), Fuligule milouin; Clangula clangula (L.),
Garrot commun; Nyroca fhligula (L.), Fuligule morillon; Nymca marila L.,
Fuligule milouinan; Mareca penclopc (L.), Canard siffleur; Qucrqucdula quer-
qucdula (L.), Sarcelle d`été; Somateria mollissima (L.), Eîder commun. -—
Larve chez Gammarus pulex L. (page 502)·
Non signalé en France.
53. Hymenolepis kowalcwskii Biiczvxsxx, 1914 (Iig. 286).
Long. : 20 à 30 mm. Larg. maxima : 2,75 mm.
Le rostre porte 10 crochets de 10 p., 4 de long.
Les testicules sont en ligne droite; leur diamètre est de 320 (1.. La poche
du cirre mesure 220 p. sur 57 y., Le diamètre du vagin est de 13 y,. Le
réceptacle séminal, de grande taille, mesure 350 p. de long. L`ovaire est
légèrement déplacé du côté poral.
Adulte chez Nyroca fuligula (L.), Fuligule morillon. — Développement
inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
54. Hymenolepîs sagitta (Rossnrsn, 1906) (fig. 287).
Le rostre porte des crochets (nombre inconnu) de 10 y. de long.
Adulte chez le Canard domestique. - Développement inconnu.
Non signalé en France
55. Hymenolepis mîcrancrîstrota (Want, 1855) (fig. 288).
Long. : 70 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex mesure 190 (J.; les ventouses sont elliptiques, le grand axe
étant de 72 y,. Le rostre porte 20 crochets de 10 y., le fond du sac du rostre
atteint Pextrémité postérieure du scolex.
La poche du cirre est etïilée, s’approche du bord antiporal. Le cirre est
très long, armé, ayant 34 p. de diamètre.
Adulle chez Cygnus cygnus L., Cygne sauvage; Oidemia nigra (L.), Macreuse
noire. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
56. Hymenolepîs megalops (Curtis, 1829).
Long. : 35 à 54 mm. Larg. maxima : 750 p,.
Le scolex, très grand, a une largeur de 1,1 mm. à 4,4 mm. Les ventouses
ont un diamètre de 400 à 600 y,. Le rostre est rudimentaire et inerme.
Les testicules aiitiporaux. sont l’un derrière l`autre. La poche du
cirre est très grande, et occupe une position très oblique dans Panneau;
sa longueur est d’environ 300 y. sur un diamètre de 60 p,. L'ovaire est

276 cssronns
massif, ses deux ailes n’étant pas très nettement marquées. Le diamètre
des œufs est de 47 p., 6, celui de Poncosphère de 32 p.; les crochets
embryonnaires ont une longueur de 15 p.,
Adulte chez le Canard domestique; Cygnus cygnus (L.), Cygne sauvage;
Dafila acuta (L.), Canard pilet; Nyroca fuligula (L.), Fuligule morillon;
Nyroca marila L., Fuligule milouinan; Querquedulœ crecca (L.)« Sarcelle d'hi-
ver; Spazula, clypeata. (L,), Souchet commun. —— Développement inconnu.
Non signalé en France. .
Espècesdnsuffisamment décrites.
Les espèces qui suivent ont été décrites incomplètement et les crochets n`0nt
pas été observés.
Hymenolepis solowiowi Siumsimz, 1914.
Cette espèce a été décrite d'après des fragments. La longueur maxima est de
20 millimètres, la largeur maxima de 1,3 mm.
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirre a une longueur de 160
à 170 gz dans des anneaux jeunes. elle est entourée, à sa partie moyenne, d’un
_ manchon cellulaire bien développé; ce manchon mesure 74 pu sur 80 gi. Le cirre, (
de forme conique, est couvert de fines épines.
Adulte chez Nyroca ferina (L.), Fuligule milouin; Dafila acuta (L.), Canard
pilet. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Turkestan russe).
Hymenolepis przewalskii Sxmxnmn, 1914.
Longueur est de 35 à 40 mm.; la largeur maxima de 0,7 mm.
Le diamètre des testicules est de 81 à 83 u. La poche du cirre a 220 à 250 ii
de long. La vésicule séminale externe mesure 90 5n_dans sons grand axe. Le cirre
est muni d‘épines. Les glandes femelles sont antiporales par rapport aux testi-
cules, de sorte que le testicule antiporal est partiellement recouvert par l’aile
porale de l’ovaire. L’0vaire a une largeur de 130 p.
Adulte chez Anser anser (L.), Oie cendrée. -— Développement inconnu.
Non signalé en France (Turkestan russe).
Hymenolepis Iongicirrosa Funanmm, 1906.
La longueur est de 30 mm., sur des exemplaires sans scolex. La largeur est
de 0,7 à 1,7 mm.
Les testicules sont en ligne droite. La poche du cirre s’étend dans tout
l’anneau; elle est munie d’un muscle rétracteur. Le cirre est épais et armé
d'épines.
Adulte chez Anser fabalis (Lun.), Oie des moissons. -—— Développement
inconnu.
Non signalé en France.
Hymenolepis longivaginata Funnmxrm, 1906 (fig. 289).
Long. : 30 mm. sur de jeunes exemplaires. Larg. : 1 mm.
Les testicules sont en ligne droite. Le cirre est armé. La poche du cirre

ons Aivsaiuronmns 277` A
atteint le vaisseau antiporal. Il existe un puissant sphincter à l’orifice du vagin.
— Adulte chez Branxa leucopsis (Bizcnsr.), Bernache nonnette. —- Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France. . _
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F10. 289. - Hymenolcpis longioaginata Fuhrm., segment adulte (d’après Fuhrmann);
Hymenolepis acicula—sinuata Rossmnn, 1909.
Adulte chez Anas plazyrhynchus L., Canard sauvage. — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
Hymenolepis conscripta RA1L1.uz1· et HENRY, 1909 (H. krabbei I(0\‘\/ALEWSKX, 1895,
nec Momaz, I879).
Le rostre est armé de 13 crochets longs de 24 p. de forme identique à ceux.
de 11. setigera (fig. 259). Signalé chez l'Oie domestique et peut-étre aussi chez
le Canard. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. FIMBRIARIA F noucrx, 1802.
Diagnose, page 76.
TABLEAU mas nsmëcns.
— Pseudoscolex dépassant inégalement de chaque côté le corps du
Ver, donnant ainsi à la partie antérieure l‘aspect d’un marteau.
8 crochets chitineux à l‘extrémité de la poche du cirre ....
................ fasciolaris, p. 277
—— Pseudoscolex ne dépassant pas le corps du Ver. 10 crochets chi-
tineux à l‘extrémité de l poche du cirre .... plana, p. 279
1. Fimbriaria fasciolaris (PALLAS, 1871). (Taenia malleus Gonzn, 1782)
(fig. 290-291).
Long. :200 à 400 mm. Larg. maxima: 3 à 5 mm.
Le scolex mesure 100 à 130 p. de diamètre, les ventouses 46 p. sur 38 p.,
lo rostre 44 y,. Il existe 10 crochets de 17 à 22 p,. La longueur du pseu-
doscolex varie de 1 mm., 9 à 6 mm. Il est plissé chez le Ver adulte. _
Il existe trois testicules pour chaque poche du cirre, mais, par suite
de la segmentation peu distincte des anneaux, on se rend souvent peu ·
compte de cette correspondance. De plus, dans les exemplaires con-

278 cnsronus
tractés, les poches du cirre apparaissent les unes sur les autres. Elles
sont allongées, portant près du pore sexuel, 8 crochets chitineux. Le
cirre et le vagin sont armés de fines épines. L’ovaire est réticulé, avec un
grand nombre de vagins latéraux. L'utérus est également réticulé et
s’étend jusqu`à l’extrémité postérieure du strobile, sans trace de segmen-
tation.
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291 l  
Fm. 290-291. — Fimbriaria fasciolaris (Pall.): 290. A. scolex; B. crochet du rostre;
291. coupe transversale (d’après Fuhrniann).
l Adulte chez Anasplazyrhynchus (L.), Canard sauvage ;chez le Canard domes-
tique: chez l`Oie domestique; Nyroca ferina (L.), Fuligule milouîn; Clangula
clangula (L.), Garrot commun; Dafila acuta (L.), Canard pilet; Nymca
fuligula (L.), Fuligule morillon; Harelda lzyemalis (L.), Harelde glaciale;
Mareca penelope (L.), Canard siflleur; Alergus merganser (L.), Harle bièvre;
Mergus serrator (L.), Harle huppé; Nezta rufina (PALL.), Nette rousse; Oidrmia
fusca (L.), Macreuse brune; Querquedula querqnedula (L.), Sarcelle d'été;
Somazeria mollissima (L.), Eider commun; Spatula clypcata (L.), Souchet
commun. — Développement chez des Crustacés Entomostracés.
Signalé en France : à Rennes chez le Canard domestique et le Canard
musqué domestiqué; Cairina moschata (L.), chez le Canard domestique dans

nas Azvsémronmss 279)
la région parisienne, en Normandie, dans la région de Marseille. Probable-
ment commun partout.
2. Fîmbriaria plana v. Lnvsrow, 1905. '
Long. maxima : 15 à 310 mm. Larg. maxima : 3 mm. 55.
Le scolex n’est pas connu. Le pseudoscolex mesure 1 mm. 34 de long
sur 860 y. de large. Le Ver est très aplati (contrairement à F. fascic-
laris).
La poche du cirre mesure 78 p. de long sur 18 p. de diamètre. Les
10 crochets qu‘elle porte à son embouchure ont6 y. 5 de long.
Adulte chez Anas platyrhynchus L., Canard sauvage. - Développement
inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
G. FIMBRIÀRIOIDES Fmmuxmz, 1932.
Diagnose, page 76.
TABLEAU mas nsrizcns.
— Testicules non lobés, 11 vaisseaux excréteurs. intermedia, p. 279
— Testicules lobés, 8 vaisseaux excréteurs. . falciformis, p. 279
Fimbriarîoides întermedia (Fuhrmann, 1913) (fig. 292-293).
Long. : 30 à 40 mm. Larg. maxima: 15 mm. '
Le seolex n'est pas connu. Le pseudoscolex mesure comme longueur
1 mm. 8 à 6 mm. 6, suivant Page du Ver, sur 800 y. à 1 mm. 1. La
segmentation est peu marquée. Les corpuscules calcaires du parenchyme
mesurent 9 à 10 p. sur 5 p., Le testicule poral est situé au niveau de
l’0vaire, les deux antiporaux antérieurement à lui. Leur diamètre est
de 60 p. sur 20 p.. La poche du cirre mesure 200 p. de long sur 35 p. de
diamètre. Le cloaque génital, en forme d`entonnoir est garni de fins
crochets. En arrière de lui se trouve un sphincter bien musclé. Le
vitellogène est fortement lobé, mesurant 100 p. sur 80 p.. `
L’ovaire rétîculé est plus développé du côté antiporal, il a 500 p. de
large. L`utérus, réticulé également, se développe dans la partie posté-
rieure du Ver, sans être interrompu par la segmentation.
Adulte chez Sonmteria mollissima (L.), Eider commun; Oidcmia nigra (L.),
Macreuse noire. —- Développement inconnu. _
Non signalé en France (Islande).
2. Fiinhriarioîdes falciformis (LxN·roN, 1927) (fig. 291).
Le scolex mesure 100 p. de diamètre, les ventouses 40 p.. Le rostre porte
10 crochets ayant environ 15 p. de long. Le pseudoscolex est en forme de
faucille.

280 cesronns I
Les testicules soint très ïlobés, les ·crochets dé lalbase de la poche du
cirre mesurent 6 y.; la poche du cirre elle—mêmc a 300 p. de long sur 36 p.
de diamètre. La partie terminale du vagin est munie de [ins crochets.
L’ovaire et le vitellogène sont eflilés. L’utérus tubulaire forme des boucles
dans tout le parenchyme médullaire. Le plus grand vaisseau ventral a un
  gr #.2. W "”" 1
    L il Mimi “'`A A   W 293
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292 /» Xi
294
F10. 292-294. — 292. Fimbriarioidcs intermedia (Fuhrm.), scolex; 293. Fimbriarioides
intermadia Fuhrm. segment adulte avec utérus en noir (d’après Fuhrmann); 294.
Fimbriarioidcs falciformis (Lint.), rostre (d’après Lînton).
calibre externe de 45 p. sur 33 p., le plus grand vaisseau dorsal de 24 y. sur
18 y..
Adulte chez Harelda lzyemalis (L.), Harelde glaciale et autres Anseriformes
n existant pas en France. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Amérique).

DES PHOENXCOPTÉRIFORMES 281
I' _ ' · .· .· . , r
CESTODES DES PHOENICOPTÉRIFORMES ‘ '
TABLEAU mas cnmms `
1. Trois testicules par segment ...... Hymcnolepis, p. 281
— Plus de trois testicules par segment .......... 2
2. Vers de petite taille, testicules peu nombreux, pores sexuels '· .
simples. .· ........... Leptotaenia, p. 283
·— Vers de grande taille, testicules nombreux, pores sexuels dou-
bles ............... Amabilia, p. 283
I G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858. _
Diagnose, page 76.
On connaît cinq espèces chez le Flamant.
TABLEAU nas asriacas
1. Crochets ayant moins de 65 p. de long ......... 2
— Crochets atteignant une longueur de 90 y. et davantage. . . 3
2. Ventouses armées d’une seule rangée de crochets. fanatica, p. 281
— Ventouses inermes .......... tlamingo, p. 281
3. Crochets longs de 90 y. ....... megalorehis, p. 282
——- Crochets ayant plus de 90 y. de long .......... 4
4. Sacculus accessorizas présent ....... caroll, p. 282
—- Sacculus accessories absent ....... liguloides, p. 282
1. Hymenolepîs fanatica Msemw, 1927 (üg. 295).
Cette espèce, insuftïsamment caractérisée, aurait un scolex mesurant
180 p. de diamètre. Les ventouses seraient armées d’une seule rangée de
petits crochets. Le rostre est armé d’une seule couronne de 6(?) crochets
longs de 51 à 55 y..
Adulte chez le Flamant, Phoenicopzerus roseus (PAx.1..). — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
2. Hymenolepîs tlamîngo Sxmnmn, 1914 (fig. 296).
Long.: 18 à 25 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 260 y. de diamètre et chacune des ventouses 110 y,. Le
rostre est armé de 8 crochets longs de 57 à 62 y.. La poche du cirre a
260 p. de lon· et 110 p. de diamètre. Le cirre est muni d’une sorte de stylet
chitineux à sa base. L‘atrium génital commun est aussi entouré d’un
anneau chitineux. .

282 cnswonns
Adulte chez le Flamant, Phoenicopzerus roseus (PA1.x..). - Développement
inconnu. « `
Trouvé chez un Flamant, en Camargue.
3. Hymenolepîs megalorchis (Lüma, 1898) (fig. 297).
Long. : 5 à 8 mm. Larg. maxima : 700 p,.
Le scolex a 200 p. de diamètre et porte une couronne de 8 crochets
longs de 90 p,. Il n‘y a que 30 à 40 segments. Les trois testicules de très
grande taille sont disposés de façon à former un triangle, les deux testi-
cules antiporaux étant l’un devant l’autre. La poche du cirre est très
allongée; elle mesure 80 y. sur 30 p., L’utérus mûr remplit tout Panneau.
Les œufs ont 12 à 15 (4. de diamètre.
Adulte chez le Flamant, P/zoenicopterus roscus (Pall.) - Développement in-
connu.
Non signalé en France.
Fm. 295-298. — Crochets des espèces d’Hymen0lcpis : 295. H. fanaticcz Megg.; 296. H
flamingo Skr.; 297. H. megalorchis (Lühe); 298. H. liguloides (Gerv.).
4. Hymenolepis caroli (Pxnom, 1887) (fig. 16).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 1,4 mm.
Cette espèce se rapproche beaucoup de H. lzlguloides, par le nombre,
les dimensions et la forme des crochets. lfanatomie interne est presque
la même et le seul caractère nettement différent, est la présence d’un
puissant sacculus accessorius glandulaire, qui débouche dans l’atrium
génital à la face ventrale du vagin. Les œufs sont allongés, caractérisés
par un épaississement de la coque à chaque pôle de l’œuf.
Adulte chez le Flament, Phoenicopterus roseus (PALL.)- Développement
inconnu.
Non signalé en France.
5. Hymenolepis liguloîdes (Gimvxxs, 1847) (fig. 298).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 400 p. de diamètre et porte une couronne de 8 crochets
longs de 133 (L. Les trois testicules sont disposés de façon à former un
triangle. deux testicules étant antiporaux l`un devant l’autre, et le troi-

· ons rnosmcorrénxronmns 283
sième poral. La poche du cîrre est petite et débouche dans un atrium
génital très profond. (Euis mûrs inconnus.
Adulte chez le Flamant, Pâoenicopterus roseus (l’.u.i..). — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
G. LEPTOTAENIA Comv, 1901.
Diagnose, page 61.
Une seule espèce connue :
Leptotaenîa îschnorhyncha (Lümz, 1898) (
(fig. 299).
Long.: 2 à3 mm. Larg. maxima: 1 mm. •
Il n’y a que 12 à 15 segments. Le scolex
est relativement énorme et mesure 580 p.
de diamètre. Il est armé de 12 crochets, là
longs de 30 p.. Il n`y a que 12 à 15 testi- É
culcs situés dans la moitié porale du seg— É
ment. La poche du cirre est immense, très n
allongée. Elle débouche dans le tiers anté-  
rieur du bord latéral du segment. Les pores )* \
sexuels alternent régulièrement. Le cirre  
est recouvert de petites épines très cadu- gi"
ques. Il atteint la longueur de 1 mm. L`u-  
térus mûr remplit tout l`anneau. Les œufs ,·—" 1
sont inconnus. "/ ftirây ë%
Adulte chez le Flnmant, P/menicopleruw ro- I Ag"  
scus (PAtx..). — Développement inconnu. (,··‘ \
Non signalé en France. . É
I É
G. AMÀBILIA Dumams, 1897.  
Diagnose, page 62. '
Une seule espèce connue : \~)
Amabilia lamelligera (Owen, 1832) (A. ca- F,G_ 2gg_ - L,,,,,,,,,,,,,,,,,, ,,,C;,,,,,.
tenata. v. LINSTOVV, 1906) (fig. 17, 300). Ni?/M/la (Lühë). VH emîëf
Long. : 120 mm. Larg. maxima: 4 à idaprès C°hn)'
10 mm.
Le scolex est de forme pyramidale, et porte un gros rostre armé de
crochets. Le nombre et la taille de ces derniers sont inconnus car les ·
crochets sont très caduques et aucun auteur ne semble les avoir vus. Le
système excréteur est très particulier, en ce sens que les deux commis-

284 cnsroxms ·
sures transversales sont bien développées, la· ventrale étant plus
grande que la dorsale. Cette dernière forme souvent un réseau vers le
milieu du segment. Le canal transversal ventral est caractérisé par le
fait qu‘il est en communication avec un canal dorso—ventral qui débouche·
sur les faces dorsales et ventrales du segment. C’est encore dans ce canal
que débouche le conduit allant aux
__/     glandes génitales femelles, et qui
,,   —   À est appelé pseudo-vagin (fig. 17).
La `\·" J/ É Les pores génitaux mâles sont
\\_ /.//5 ' doubles et les poches du cirre sont
Fm. 300. -— Amabilia lamelligera très fortement développées. Elles
(0W€¤l» œuf (d"*P"èS Cla“$°“)· . sont caractérisées par le grand dé-
. veloppement de leurs parois et par
le fait que les cirres volumineux sont recouverts de forts crochets. Il y a
environ 140 à 160 testicules disposées suivants deux champs latéraux
dans la moitié antérieure du segment. Les glandes femelles sont simples.
Il y a un seul ovaire et une glande vitellogène médians. Il n’y a pas de
· vagin, mais un psendo-vagin qui se dilate en un gros réceptacle séminal
L’utérus est formé de deux réseaux, l’un dorsal et l’autre ventral, réunis
entre eux par de nombreuses commissures dorso-ventrales. Les œufs
sont allongés, fusiformes et contiennent un embryon ovalaire.
Adulte chez le Flamant, P/zoenicopterus roseus (Pau"). — Développement
inconnu.
Signalé en France chez des Flamants de la Camargue.
CESTGDES DES ARDÉIFOBMES
TABLEAU mas cannes.
1. Scolex dépourvu de ventouses, mais muni de pseudobothridies. 2
— Scolex pourvu de quatre ventouses .......... 3
2. Segmentation absente dans presque tout le Ver. Ligula, p. 285
— Segmentation présente dans la moitié antérieure du Ver. . .
.............. Schistocephalus, p. 285
3. Scolex inerme, sans rostre ..... Tetrabothrium, p. 285
— Scolex armé, pourvu d’un rostre ........... 4
4. Rostre armé d’une seule couronne de crochets ...... 5
—— Rostre armé d’une double couronne de crochets ..... 7
5. Trois testicules par segment ...... Hymenolepis, p. 286
— Plus de trois testicules par segment .......... 6

I mas Anoéxronzwes 285
6. Segments plus longs que larges. .. . . .· Valipora, p. 287
-— Segments plus larges que longs .... Lateripûrus, p. 287
7. Utérus mûr en forme d’anneau entourant les glandes femelles.
................ Cyclustera, p. 288
— Utérus mûr saeciforme ...... , . .. ...... 8
8. Testicules entourant les glandes femelles. Cyclorchida, p. 289
— Testicules en arrière des glandes femelles ........ 9
9. Peres sexuels alternant irrégulièrement. . Anomotaenîa, p. 289
— Pores sexuels unilatéraux ............. 10
10. Atrium génital muni de gros crochets. Gryporhynchus, p. 290
— Atrium genital sans crochets. . . . . . . Dilepis, p. 291 .
Espèces insuffisamment connues ........ page 293
G. LIGULA Btocn, 1782.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce : '
Lîgula intestînalis (Lmmâ, 1758).
Pour la dîagnose, voir page 242.
Adulte chez les Cigognes, Ciconia ciconia L. et Ciconia nigra L. et chez le
Bihoreau, Nyctic0ra.z· nyclicorax ([4.).
Signalé chez un Héron cendré, Ardca cinerca(L.). près de Divonne. (Ain).
G. SCHISTOCEPHALUS Cnnrnm, 1829.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce :
Schîstocephalus solidus (Mütmm, 1776).
Pour la dîagnose, voir page 242.
Adulte chez les Cigognes, Ciconia ciconia. L., Ciconia nigra L.; chez le Bulor
Botaurus slellaris L. et chez le Héron cendré, Ardea cinerea L.
Non signalé en France.
G. TETRÀBOTHRIUH RUn0L1>m, 1819.
Diagnose, page 80.
Une seule espèce connue dans ce groupe :
Tetrabothrium porrigens (Mo1.m, 1858.
Long. : 18 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le scolex est petit, quadrangulaîre. Cette espèce est tout à fait

286 cnsronns
douteuse et on ne sait même pas si elle rentre dans le genre Tetra-
both rium .
Adulte dans l‘intestîn du Bihoreau, Nyczicorax nyczicorax (LA. - Dévelop-
pement inconnu. ·
Non signalé en France (Italie).
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, page 76.
· On connaît actuellement trois espèces chez les Ardéiformes.
Tnntmu nes Espèces.
· il. Rostre armé de 10 crochets ............. 2
— Rostre armé de 25 crochets ....... futilis, p. 286
2. Crochets longs de 13 y. ....... microcephala, p. 287
— Crochets longs de 36 à 38 pt ....... fîlirostris, p. 287
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Fic. 301-303. —· 301. Ilymenolspis microcephala (Bud.), A. crochets du rostre; B. seg-
ment adulte (dïzprès Fuhrmann); 30*. Hymenolepis Elirostris (\Vedl), crochet du
rostre; 303. Lateriporus mahadiaensi; Joy.; crochets du rostre.
1. Hym8I10lGpîS futîlîs MEGGITT, 1927.
Long. : 10 mm. Larg. maxima : 120 y,.
Il y a 25 crochets longs de .51 à 35 p., La poche du cirre est longue de
40 p. et a 10 y. de diamètre; elle atteint le vaisseau ventral antiporal. Le
reste de Panatomie est inconnu.
Adulte chez la Spatule, Platalea leucomdia L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.

nus Axoérronmzs 287
. 2. Hymenolepis microcephala (Renotrm, 1819) (fig. 301).
Long. : 300 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex porte une couronne de 10 crocl1ets longs de 13 p., L'anatomie
interne est caractérisée parle fait que les trois testicules sont disposés
en ligne droite dans le sens de la largeur du segment et que deux
testicules, le poral et l’antiporal, se trouvent en dehors des vaisseaux
longitudinaux, ceux-ci étant rapprochés de la ligne médiane. La poche du
cirre est allongée et mesure 80 p. de long. La glande vitellogène est légè-
rement asymétrique, et se trouve déplacée du côté antiporal du segment.
L’utérus mûr remplit tout l‘anneau.
Adulte chez la Cigogne, Ciconia ciconia (L.); les Hérons Ardca cincrea (L.)
et Ardea purpurca L. et le Bihoreau, Nycticorax nycticoraa: (L.), —- Développe-
ment inconnu. `
Non signalé en France.
3. Hymenolspis filirostris (Wenn, 1855) (fig. 302).
Long. : 230 mm. Larg. maxima : 501 p..
Le scolex est armé de 10 crochets longs de 36 à 38 p,. La poche du cirre
est très allongée, cylindrique, elle atteint le vaisseau longitudinal anti-
poral. Les œufs ont 48 p. de diamètre.
Adulte chez la Spatule, Platalea leucorodia L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. VALIPDRA Lnv·r0N, 1927.
Diagnose, page 71.
Valipora mutabîlis [amen, 1927.
Long. : 20 à 40 mm. Larg. maxima : 600 y..
Cette espèce semble très mal caractérisée. Le scolex a 500 y. de
diamètre et chacune des ventouses, 280 p,. Le rostre serait armé d'une
. seule (?) couronne de 20 crochets longs de 10 à 12 y.. Les pores sexuels
sont unilatéraux. La poche du cirre débouche dans le tiers antérieur du
bord latéral du segment. Il n`y a pas de vésicule séminale externe ou
interne. Les testicules, peu nombreux (12) entourent les glandes femelles
qui se trouvent dans la moitié postérieure du segment. L’utérus est for-
tement lobé et finit par remplir tout le parenchyme médullaire. ·
Adulte chez le Bihoreau, Nycticorax nyczicorax (L,). — Développement in-
connu.
Non signalé en France. l `
G. LATERIPORUS Fumimamv, 1907.
Diagnose, page 71.
Laterîporus mahadiaensis J ovnux, 1923 (fig. 303).
Long. : 241 mm. Larg. maxima : 2 mm.

288 cnsronns
Le scolex a environ 300 y. de diamètre] Il y a 20 crochets longs de 71 p..
Le nombre des testicules est d’environ 60. La poche du cirre a 100 p. de
long et 60 y. de diamètre; le cirre est inerme. L’utérus a la forme d’un
sac transversal, il dépasse latéralement les vaisseaux excréteurs. Les
œufs ont 23 à 28 y, sur 22 à 25 y., et l’embryon 12 à 14 p. de diamètre. .
Adulte chez le Héron pourpré,Ardeapurpurea L. —Développement inconnu.
Non signalé en France (Afrique).
G. CYCLUSTERA FUHRMANN, 1901.. ·
Diagnose, page 70. `
Qu ne connaît que deux- espèces chez les Ardéiformes : A
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Fm. 304-305. — Cyclustera capilo (Bud.) 2 304. crochets du rostre; 305. A. segment
adulte; B. segment gravîde (d’après Fuhrmann).
TABLEAU nes Esràcns.
1. Pores sexuels alternants ......... capito, p. 288
— Pores sexuels unilatéraux ....... fuhrmanni, p. 289
1. Gyclustera capît0(Runm.1>m, 1819] (fig. 304-305).
' Long. : 30 mm. Larg. maxima: 1 mm.

mas Mwéiroimas 289
Le rostre fortement développé est muni d‘une double couronne de
20 à 30 crochets, longs de 190 à 210 y., Les pores sexuels sont irréguliè-
rement alternants et se trouvent dans le tiers antérieur du bord latéral du
segment. L`atrium génital est très étroit et fortement musclé. Il y a envi-
ron 80 testicules occupant un seul champ à la face dorsale du segment.
La poche du cirre a 300 y. de long; elle est munie d‘un muscle rétracteur.
Le vagin se dilate en un gros réceptacle sémiual médian. L’utérus est
caractérisé par le fait qu‘il forme un anneau à la face ventrale du segment.
Les œufs ont 37 y. de diamètre.
Adulte chez la Spatule, Plamlca leucorodia L. —- Développement inconnu.
Nou signalé en France.
2. Cyclustera fuhrmanni Crane, 1906.
Long. : 250 mm. Larg. maxima :3,2 mm.
Le scolex est inconnu. Les pores sexuels sont unilatéraux et le nombre
des testicules très grand. La poche du cirre est longue de 400 y. fortement
musclée; le cirre est armé. Le vagin est pourvu à son orifice d‘un muscle
sphinctcr bien développé. L’utérus se développe comme chez l’espèce
précédente. Les œufs sont plus grands que chez C. capilo.
Adulte chez le Butor, Botaurus stellaris (L,). —- Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. CYCLORCHIDA Fuurunivx, 1907Ã
Diagnose, page 70.
Une seule espèce connue :
Cyclorchida omalancristrota (Wnm., 1855) (fig. 306).
Long. : 200 à 250 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex est armé d’une double couronne de 20 crochets caractérisés
par le fait que la base du crochet est très fortement développée tandis que
la lame est relativement petite. Les crochets du rang antérieur ont 170 p.
de long et ceux du rang postérieur, 60 I1. Les pores sexuels sont unilaté-
raux. Les testicules, très nombreux, entourent complètement les glandes
génitales femelles. La poche du cirre a 260 u de long. L'ovaîre et la
glande vitellogène sont médians, lobés. L`utérus mûr, sacciforme, envoie
des prolongements antérieurs et postérieurs. Les œufs contiennent une
onchosphère qui a 24 p. de diamètre.
Adulte chez la Spatule, Platalea lcucorodia L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. ANOMOTAENIA Cons, 1900.
Diagnose, page 69.
Une seule espèce connue chez les Ardéformes :
19

290 cnswonns
Anomotaenia discoîdea (VAN Bnmnnm, 1868) (fig. 307).
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex porte 22 crochets longs de 34 à 37 y,. Le reste de l’anat0mie
est inconnu.
Adulte chez la Cigogne, Ciconia ciconia L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
  ·•| ( É   307
/
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Fm. 306-309. —~ 306. Cyclorchida omalcmcristrota (Wedl), crochets du rostre; 307. Ano-
motaenia discoidea (V. Ben.), crochets du rostre; 308. Gryporhynchus cheilancristrotus
(Wedl), crochets de Patrium génital (d’après Clerc) ; 309. Gryporhynchus pusillus Nord.
CI‘OCh€l·S dll I‘0Sl»l’G.
G. GRYPORHYNCHUS Nom>MANN, 1832.
Diagnose, page 71.
On ne connaît que deux espèces chez les Ardéiformes.
TABLEAU DES ESPÈCES.
4 Strobile long de 60 mm ...... cheilancrîstrotus, p. 290
— Strobile long de 5 mm ......... pusillus, p. 291
1. Gryporhynchus cheîlancristrotus (Want., 1855) (fig. 308).
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 300 à 500 p,.
Le scolex a 220 à 270 p. de diamètre et porte une double couronne de.

ons ARDÉIFORMES 291.
20 crochets. Les crochets de la rangée antérieure sont plus grands que
ceux de la rangée postérieure, ils ont G2 à 75 (4. de long tandis que ceux
de la deuxième rangée n'ont que 36 à 43 p., La lame des crochets est assez
fortement incurvée vers son extrémité. Les ventouses ont 126 à 144 n. de
diamètre. Il n'y a que 6 à 8 testicules situés dans la moitié postérieure
du segment. La poche du cirre est très grande et dépasse la ligne mé-
diane du segment; elle mesure 92 à 106 p. sur 46 y,. Le cirre est armé. A
la base du cirre se trouvent deux paires de gros crochets, longs de 22 a
37 p. et larges de 14 y. à leur base. Le vagin est pourvu d’un muscle
sphincter avant de déboucher dans l`atrium génital. L’utérus est sac-
ciforme et remplit tout Panneau mùr. Les œufs ont une forme allongée
et l‘oncl1osphère mesure 22 y. de diamètre.
Adulte chez le Butor, Botaurus stellarzs (L.) le Iléron cendré, Ardea cinerca
L. et le Bihoreau, Nycticorax nycticorax (L.).
La forme larvaire, plérocercoïde, se trouverait dans la Tanche, Tinca lt`ru·a,
(L.) où elle aurait été décrite sous le nom de Gryporhynchus sp. \VAem¤n
(page 180).
Signalé chez le Bihorcau près de Douvaine (lIaute—Savoie).
2. Gryporhynchus pusillus v. NORDMANN, 1832. [G. macropeos (Wenn,
1855)] (fig. 309).
Long. : 5 mm. Larg. maxima :300 y..
Le scolex a 160 y. de diamètre et porte une double couronne de 20 cro-
chets dont les plus grands ont 40 y. etles plus petits 23 y,.
L'anatomie interne est très semblable à celle del'espèce précédente, on
retrouve les grands crochets situés à la base du cirre. Ce dernier est
également armé, et les crochets semblent être plus longs vers la partie
moyenne du cirre que vers Yextrémité. L`onch0sphère mesure 38 p.
sur 33 y,.
Adulte chez le Bihoreau, Nyczicoz-ax nycticorax (L.) et le Héron pourpré, ·
Ardea purpurca (L.). La forme larvaire serait le Gryporlrynchus pusillus v,
NORDMANN, plérocercoïde se trouvant entre les diverticules intestinaux de la
Tanche, Tinca tinca (L,).
Non signalé en France.
G. DILEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, page 70. I
On connaît trois espèces de ce genre chez les Ardéiformes.
TABLEAU nas Espèces.
1. Atrium génital muni d‘un puissant sphincter ..... · . .
. · ............. macrosphincter, p. 292 ·

292 cnsronus
— Atrium génital sans sphincter ............ 2
2. Grands crochets longs de 22 à 29 y. .... unilateralis, p. 292
— Grands crochets longs de 100 à 110 y. ..... urceus, p. 292
1. Dilepis macrosphincter Fuummvw, 1909 (fig. 310).
Long. 2 80 mm. Larg. maxima :2,5 mm.
Le scolex est armé de 10 crochets longs de 34 p,. Les testicules sont
très nombreux, situés dans la
moitié postérieure du seg-
A ment. La poche du cirre est
très grande, cylindrique, me-
surant 440 y. de long. Elle dé-
bouche dans un atrium gé-
  ` W nital entouré d’un très puis-
  snt muscle sphincter. Le
  '''`’     vagin est dilaté dans sa pre-
mière portion et forme un
petit réceptacle séminal sphé-
B rique dans sa partie proxi-
Fio. 310. — Dilepis mawosphincter Fuhrm. male' Liutérus est fortement
A. crochet du rostre; B. atrîum génital en lûbé Gt P3SS€à13 füC€ VGDÈPBIC
coupe montrant le sphincter (d’après Fuhr- des vaisseaux excréteurs dans
mam) les segments mûrs.
Adulte chez le Crabîer, Ardeola ralloides (Scor.) et le Héron pourpré, Ardea
purpurea L. — Développement inconnu.
Signalé chez le Héron pourpré aux Dombes (Ain).
2. Dilepis unilateralis (Rudolphi, 1819) [D campylancrziatrota. (WEDL,
1855)] (fig. 311).
Long. : 4 à 7 mm. Larg. maxima : 350 à 500 y,.
Le scolex a 150 y. de diamètre et porte une double couronne de 20 cro-
chets. Les plus longs ont 22 à 29 y. de long et les petits, 12 à 14 y,. Il y
a environ 10 testicules de grande taille. L`ovaire est bilobé et occupe
presque tout le parenchyme médian. L’utérus, sacciforme, remplit les
segments mûrs. Les onchosphères ont 34 y. de diamètre.
Adulte chez le Héron cendré, Ardea cinerea (L.), La forme larvaire, décrite
sous le nom de Grypor/zync/zus sp., se trouverait libre dans la vésicule biliaire
de la Tanche, Tinca tinca (L.).
Non signalé en France.
3. Dîlcpis urceus (Wnm., 1855) (fig. 312).
Long. : 2 mm. Larg. maxima : 370 p.,
Le scolex a 210 à 250 p. de diamètre et porte 20 crochets disposés sui-
vant deux couronnes. Ceux de la couronne antérieure ont 100 à 110 y. de
long et ceux de la couronne postérieure, 73 à 76 y,. La poche du cirre a

nes orioironmzs 293
72 à 94 p. de long sur 21 à 26 y. de diamètre. Il n'y aurait que trois grands
testicules.
Adulte chez la Spatule, Plazalca leucorodia (L,). — Développement inconnu.
Non signalé en France. .
Espèces insuffisamment connues.
Tnenia (Anomotaenia?) papilla Wenn., 1855 (fig. 313).
Long. : plus de 200 mm. Larg. maxima : 2.5 mm.
Le scolex a environ 500 u de diamètre; il est armé de 16 à 18 crochets longs
de 38 (1, et dont la forme rappelle ceux de l’espèce suivante. Les pores sexuels
alternent irrégulîèrement. Dans les segments mûrs, l’utérus apparaît comme
un tube rempli d’œufs. Ces derniers ont 72 pt de diamètre.
Adulte dans la dernière portion de l’intestin grêle du Héron pourpré, Ardca
purpurea L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
0 l   311
%   312
314
F10. 311-314. - 311. Dilepis unilaléralis (Rud.), crochets du rostre; 312. Dilepis urcws
(Wedl), crochets du rostre; 313. Taeniu (Anomolaenia?) papilla, Wedl, crochet du
rostre; 314. Taenia (Anomolaenia?) lcuckarli Kr., crochet du rostre.
'I'aenia(Anomotaenia‘?) Ieuckarti Kmnes, 1869 (tîg. 3141.
Long. : 25 mm.; larg. maxima : 500 pt.
Le rostre est armé d’une double couronne de 40 crochets dont les plus grands
ont 33 p. et les plus petits 26 p., -Adulte chez le Héron cendré, Arden cinerea
(L.). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES OTIDIFORMES
TABLEAU nes cemuzs
1. Ventouses munies chacune de deux petits appendices ....
............... Schistometra, p. 294

294 cnsronns
—— Ventouses sans appendices ............. 2
2. Crochets très nombreux en forme de marteau ....... 3
——· Crochets peu nombreux non en forme de marteau .....
.............,.. Hymenolepîs, p.295
3. Segments adultes beaucoup plus longs que larges, utérus sacci-
forme ............... Idiogenes, p. 296
—— Segments adultes plus larges que longs, utérus lobé ....
................ Chapmania, p. 298
G. SCHISTOMETRA Cuononxowsxr, 1912.
Diagnose, page 69.
Une seule espèce :
Schistometra c0I10ideiS (BLOCH, 1782) (S. togota Cx1oLonKowsKY,' 1912)
(fig. 315).
Long. :238 a300 mm. Larg. maxima: 8 à11 mm.
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F10. 315. — Schistometm conoidcis (Bloch), scolex (orig,).
Le scolex a 650 à 850 y. de diamètre. Les ventouses ont 280 à 350 y. de
diamètre et portent chacune deux petits appendices charnus, dirigés en
arrière, longs de 80 p,. Cependant la longueur de ces appendices dépend
de l’état de contraction du scolex. Le rostre, de grande taille, porte une
double couronne de 400 à. 500 crochets longs de 10 p,. Les pores génitaux

nns orxnironmus 295
alternent irrégulièrcmcnt, mais ont tendance à Punilatéralité. Il y a
environ 150 à 200 testicules situés dans la moitié postérieure du segment,
en arrière des glandes génitales femelles. La poche du cirre atteint le
vaisseau excréteur ventral du côté poral; elle a 600 y. de long et 200 à
250 p. de diametre. Les glandes génitales femelles se trouvent dans la
moitié porale du segment. L’utérus jeune se présente sous forme d’un
tube transversal occupant toute la largeur du segment. Les œufs sont
d'abord enfermés dans des capsules utérines ne contenant qu’un seul oeuf
chacune, puis ces capsules sont à leur tour enveloppées par l’organc
parutérin. Les œufs ont 50 p. de diamètre.
Adulte chez 1`Outarde, Otis tarda (L.), - Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. HYMENOLEPIS VVBINLAND, 1858.
Diagnosc, page 76.
TABLEAU nus Esràcss I
1. Segments asymétriques, un bord beaucoup plus long que
l’autrc ............... Villosa, p. 295
— Segmcnts symétriques. .............. 2
2. 10 crochets, longs de 30 p. ........ ambîgua, p. 296
— 15 à 20 crochets, longs de 92 à 102 p. .... tetracis, p. 296
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Fia. 316. — Ilymcnolepis villosa (Bloch), A. crochet du rostre; B. segment adulte
(d’après Skriabine).
1. Hymenolepis villosa (Broca, 1782) (fig. 316).
Long. : 152 mm. Larg. maxima: 1,2 mm.
Cette espèce est facile à reconnaître à cause de la présence de prolon-

296 cnsronus
gements latéraux situés sur le bord antiporal du segment. Le rostre est
armé de 14 crochets longs de 20 y. et dont la forme est très typique. Les
trois testicules sont disposés en ligne droite dans le sens de la largeur du
segment. La poche du cirre est très fortement développée et atteint
presque les vaisseaux excréteurs ventraux antiporaux. Elle est munie
d’un muscle rétracteur. L`utérus mûr est lobé. Les embryons ont 34 y.
de diamètre.
Adulte chez les Outardes, Otis tarda (L.) et Otis tetrax L. —- Développement
inconnu.
Non Signalé en France.
2. Hymenolepis amhigua Cmznc, 1906 (fig. 317).
Long. : 120 mm. Larg. maxima : 700 y,.
Le scolex a 220 p. de diamètre et le rostre porte 10 crochets longs de
30 p., La position des trois testicules varie suivant le degré de contraction
du segment. La poche du cirre a 180 p. de long. L’utérus est saeciforme.
Adulte chez l'©utarde canepetière, Otis tctmx L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
317 318
F10. 317-318. — Crochets des espèces d’Hymenolepis .· 317. H. ambigua Clerc; 318. II.
ielmcis Cholod.
3. Hymenolepîs tetracis CHoL0nKows1<¥, 1906 (fig. 318).
Long. : 69 mm. Larg. maxima : 600 y,.
Le scolex, relativement très gros, a 400 p. de diamètre. Les ventouses
ont 150 p. de diamètre. Le rostre est fortement développé; il est armé de
16 à 20 crochets longs de 92 à 102 p,. Les trois testicules sont disposés en
ligne droite. La poche du cirre, très fortement musclée, a 240 Zi. de long.
Elle atteint le centre du segment et est munie d’un muscle rétracteur.
Les œufs ont 60 y. de diamètre.
Adulte chez l`©utarde canepetière, Otis zetrax L. ·-— Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. IDIOGENES KRABBE, 1867.
Diagnose, page 69.
TABLEAU ons Espèces.
— 20 testicules, atrium génital petit ...... otidis, p. 297
—— 30 testicules, atrium génital grand .... grandiporus, p. 298

ons OTIDIFORMES 297
1. Idioganes otidis Knnnnn, 1867, (fig 9, 22, 319-320).
Long. : 15 à 25 mm. Larg. maxima : 300 p,.
Le scolexa 120 p. de diamètre et porte quatre ventouses incrmes ayant
50 à 60 p. de diamètre. Le rostre porte une double couronne de 70 à 75
crochets longs de 18 à 20 p,. Il est très rare de trouver le scolex, ce
dernier disparaissant très tôt pour être remplacé par un pseudo-scolex
formé au dépens des quatre premiers anneaux du strobile. Les segments
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319 320
Fm.319-320. — Idiogcnes otidis Kr. :319. segment. adulte; 320. segment gravide (d’apres
Clausen).
sont campanuliformes, plus longs que larges. Il y a 20 testicules, situés
en arrière des glandes génitales femelles. La poche du cirre, de très
grande taille, est située obliquement dans la moitié antérieure du segment.
Elle contient un très long cirre, fortement armé. Le canal déférent, très
enroulé sur lui—même, se trouve également dans la moitié antérieure du
segment. Le vagin, à parois épaisses, est aussi très long et replié sur
lui—même. L’ovai1·e est nettement bilobé. L’utérus mûr, en forme de ler-
à-cheval, à convexité antérieure, se trouve dans la moitié postérieure
du segment. L’organe parutérîn se forme dans la moitié antérieure. Les
œufs ont 28 p. de diamètre.
Adulte chez les Outardes, Ozis tarda (L.), et Otis tetraz (L,). - Développe-
ment inconnu.
Non signalé en France.

298 cssronus
2. Idiogenes grandiporus Cnoronxowsxr, 1905.
Long. : 60 à 70 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 480 p. de diamètre et porte une double couronne de
100 crochets longs de 29 à 55 p,. Toute la surface du scolex est recouverte
de minuscules soies cuticulaires. Il y a 30 testicules disposés comme chez
l’espèceprécédente. La poche du cirre a 250 à 330 p. de long et 51 à 85 p.de
diamètre. Le cirre est très long et fortement armé. La poche du cirre
débouche dans un très grand atrium génital dont la paroi est tapissée de
petites épines. Le vagin est moins replié sur lui-même que chez l’espèce
précédente. L’ovaire n’est pas aussi nettement bilobé que chez I. otidis.
L’utérus est irrégulièrement lobé. Les oeufs ont 50 p. de diamètre.
Adulte chez l’©utarde canepetière, Otis zezrax L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. CHAPMANIA MoN'rxcELx.1, 1893.
Diagnose, page 68.
Une seule espèce.
Chapmanîa tapika (Cmanc, 1906).
Long. : 75 à 200 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex 21600 p. de diamètre et les ventouses 200 p,. Le rostre porte
une double couronne de 600 crochets longs de 16 p,. Par suite de la con-
traction du rostre, la couronne de crochets semble être disposée suivant
une ligne brisée. Il y a environ 150,à 200 testicules situés autour des
glandes génitales femelles. La poche du cirre dépasse légèrement le
vaisseau excréteur ventral du côté poral; elle a 240 à 280 p, de long. Les
glandes sexuelles femelles se trouvent dans la moitié porale du segment.
L’utérus est fortement lobé et vide ses œufs dans un grand organe
parutérin occupant toute la partie antérieure du segment. Les onchos-
phères ont 64 p. de diamètre.
Adulte chez l’Outarde canepetière, Otis tetrax L.- Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES CHARADRIIFORMES
TABLEAU nus cnmms
1 . Scolex inerme, dépourvu de rostre. . . Mesocestoides, p. 300
—— Scolex armé pourvu d`un rostre ........... 2

nes cnananmxronmzs 299
2. Crochets très nombreux, de petite taille, souvent disposés sui-
vant une ligne brisée ............... 3
— Crochets peu nombreux, rarement de petite taille et rarement
disposés suivant une ligne brisée ........... 4
3. Utérus sacciforme, persistant dans les anneaux mûrs ....
............... Ophryocotyle, p. 300
— Utérus se résolvant en `capsules ovifères. . . Davaînea, p. 301
4. Pas d’orificc vaginal dans les segments adultes ...... 5
—- Orifice vaginal bien développé dans les segments adultes. . 8
5. Organes sexuels males doubles ..... Diplophallus, p. 302
—-· Organes sexuels mâles simples ........... 6
6. Cestodes de très petite taille; organes femelles mûrs avant les
organes males .......... Progynotaenia, p. 302
— Cestodes d’assez grande taille; organes mâles mûrs avant les
organes femelles ................ 7
7. Utérus en forme de sac transversal ..... Acoleus, p. 305
— Utérus en forme d`anneau ....... Gyrocoelia, p. 306
8. Rostrc armé d'une simple couronne de crochets ...... 9
- Rostro armé d'une double couronne de crochets ...... 16
9. Utérus persistant dans les segments mûrs ....... 10
—— Utérus se résolvant en capsules ovifères dans les segments
mûrs ....... . ............ 14
10. Le nombre des testicules ne dépasse pas 7 ........ 11
— Le nombre des testicules est toujours supérieur à 7 ..... 12
11. Un seul testicule par segment. .... Haploparaxis, p. 307
- Trois testicules par segment ..... Hymenolepîs, p. 310
- Sept testicules par segment ....... Oligorchis, p. 316
12. Pores génitaux déplacés légèrement à la face dorsale des
segments ........... Trîchocephaloîdis, p. 317
— Pores génitaux latéraux .............. 13
13. Cestodes de petite taille formé de peu de segments ..... (
............... Amoebotaenia, p. 318
— Cestodes de taille moyenne. formés de plusieurs segments. .
............... Parîcterotaenia, p. 319
14. Testiculcs situés en avant et en arrière de l’ovaire .....
.............. Kowalewskiella, p. 322
—- Testicules situés en arrière de l'ovaire ......... 15
15. Pores sexuels irréguliers alternants. . . Choanotaenia, p. 324
— Pores sexuels unilatéraux ........ Malika, p. 323
16. Utérus persistant ........ . ........ 17
—- Utérus se résolvant en capsules ovifères. Choanotaenia, p. 324
17. Cestodes de très petite taille ........ Liga, p. 326
— Cestodes de taille moyenne ............. 18

300 cnsrronns
18. Pores génitaux unilatéraux ........ Dilepis, p. 327
—— Pores génitaux irrégulièrement alternant ........ 19
19. Organes génitaux exclusivement dans le parenchyme médu-
laire .............. Anomotaenîa. p. 328
— Organes génitaux en partie dans le parenchyme cortical. . .
............... Chitonorccta, p. 333
G. MESOCESTOIDES Vnitnnnr, 1863.
Diagnose, page 77.
Une seule espèce connue chez les Charadriiformes :
Mesocestoîdes charadrii Fonumnx, 1909 (fig. 321).
Long. :50 mm. Larg. maxima: 500 y,.
Le scolex a 510 y. de diamètre; il est dépourvu de rostre et de crochets.
Les ventouses mesurent 230 y. sur 190 y,.
Les testicules sont nombreux, disposés de
I chaque côté des glandes génitales femelles
' ( et en majeure partie en dehors des vaisseaux
) \)o excréteurs longitudinaux. La poche du
zz) f l\% cirrc, ovale, a 140 y. de long et 70 y. de dia-
Q ) , XG)., mètre. Elle débouche dans un atrium génital
N   « , · ·
) qui se trouve a la face ventrale et au m1l1eu
dl \©@ du segment. Le cirre est inerme. L`ovaire
cà); fl go est bilobé, situé dans la moitié postérieure
" a   oa du segment. La glande vitellogène, presque
¤>~ ° o . , . .
0. o qw aussi grande que lovaire, se trouve 1m-
®‘ ~j)‘@ médiatement en arrière de ce dernier. L’u—
térus apparaît sous forme d`u11 tube de gros
l/‘^""’\,| calibre, disposé dans le sens de la longueur
Fm 321. -—il!es0cestoide.s· cham- du âegïngïltf Dans les anneaux murS’ la
dm puhmm anneau Sexué partie mferieure de ce tube est entouree
<<ï’3p1”èS F¤hP1¤3¤¤)· par l’organe parutérin dans lequel tous les
œufs sont finalement expulsés.
Adulte chez le Bécasseau. Erolia minuta (Lexsn). Développement inconnu.
Non signalé en France (Egypte).
G. OPHRYOCOTYLE Fmis, 1869.
Diagnose, page 67.
TABLEAU mas ESPÈCES.
—— Crochets longs de 4 y. ......... proteus, p. 301
—— Crochets longs de 10 gl ......... însignis p. 301

ons cimaixoaixronnss 301
1. Ophryocotyle proteus Fans, 1869.
Long. : 6 à 25 mm. Larg. maxima: 600 ,1.
Le scolex a 280 tt de diamètre et porte un très grand rostre armé d‘une
double couronne de crochets. Ceux-ci au nombre 1000 sont très petits,
long de 4 y. seulement. Il arrive souvent que la contraction du rostre
donne l’impression que la couronne suit une ligne brisée. Il y a environ
9 testicules situés en arrière des glandes génitales femelles. La poche du
cirre, cylindrique, atteint presque le milieu du segment. L`utérus est
sacciforme, et les onchosphèrcs ont 20 g. de diamètre.
Adulte chez les Bécasseaux, Erolia alpina (L.), Erolia ferruginea (BnüNN.);
le Sanderling, Calidris leucoplzaea (PA1.r.,); la Berge, Limosa lapponica, (L.)
et le Pluvlel', Charadrius hiaticula L. — Développement inconnu.
A été signalé en Bretagne chez la Barge.
2. Ophryocotyle insîgnîs Lormnnsnc, 1890.
Long. : 50 à 100 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolexa 440 p. de diamètre. Il est armé d’envîron 2000 crochets
longs de 10 p.. Les ventouses ont 140 p. sur 100 y.. ll y a environ
100 testicules. La poche du cirre a 140 à 160 p. de long;
elle est fortement musclée. La portion terminale du C)
vagin est entourée de fibres musculaires et dé cellules É È
glandulaires. L’utérus est assez fortement lobé.
Adulte chez I‘IIuîtrier, Haematopus ostralegus L. et
chez le Sanderling, Calidris leucophaea (Pau,). — Déve-  
loppement inconnu. ° ‘
Non signalé en France. 9
°<>O%4
G. DAVAINEA Bnaxcmmo, 1891. was
·, Z)
Diagnose, page 67. La Q
cs  
Une seule espèce connue. •â 
Davainea minuta Cons, 1901 (Hg. 322).  tw
Long. : 1 mm. et davantage. Larg. maxima: 400 p.,  
Le scolex a 210 it de diamètre et porte une double @ 
couronne de crochets longs de 9 p.. Les ventouses,
inermes, ont 50 gz de diamètre. Il y a environ 10 à 12 Fm- $2-- Dllvaînw
testicules de 45 p.de diamètre. `La poche du cirre a Zïgëla  
160p. de long et 30 y. de diametre. Les œufs mûrs Cohn).
se trouvent isolément dans des capsules utérines. ·
Adulte chez le Chevalier, Tringa totanus (L.), — Développement inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).

302 cnsrones
G. DIPLOPHALLUS Funnmann, 1900.
Diagnose, page 61.
n
Une seule espèce connue. '
Dîplophallus polymorphus (Rnnotrm, 1819) (fig. 323).
Long. : 85 à 120 mm. Larg. maxima: 5 à 6 mm.
Le scolex a 440 à 470 p. de diamètre; il est presque cubique. Les ven-
touses sont de grande taille, mesurant 250 p. de diamètre. Le rostre est
armé de 10 à 21 (É?) crochets
longs de 88 à 108 p., Il ya
deux groupes de 50 testi-
cules chacun, disposés de
5 \ part et d’autre des glandes
¤ N  .,%.3 É;\ femelles. Les poches du cirre
 7  nc     ugrëîw  ont 255 p. de long et contien-
)§° . . . _ F). $· .c   ` HBHÈ un très long cirre armé
’     de plusieurs rangées de cro-
1'°" H chets disposés en spires.
Les organes génitaux fe-
  melles sont médians. Il y a
1 un grand réceptacle sémi- ‘
F10. 323. — Diplophallus polymorphws (Rud.), Hill, mais pas de Vagin. L`l.l•
' A. crochet du rostre; B. coupe transversale ' '
d’un segment adulte (d’aprë·s Wollfhügel).   îlîblârîîîîgîeîîïî fâëîèg
nant sacciforme dans la suite.
Les œufs ont 91 p. sur 46 rr.
Adulte chez l'Avocette, Recurvirostra avocetla L. et chez 1’Echasse, Himan-
t0pus]1imant0pus(L,). — Développement inconnu.
Non signalé en France,
G. PROGYNOTAENIA FUHRMANN, 1909.
Diagnose, page 61.
TABLEAU mas esràcns.
1. Crochets du rostre disposés suivant une ligne brisée ....
................ evagînata, p. 303
— Crochets du rostre disposés en couronne ........ 2
2. Rostre armé de 12 crochets ....... odhneri, p. 304
— Rostre armé de 20 crochets ............. 3
3. Crochets longs de 31 à 34 it. ' ...... flaccida, p. 304
— Crochets longs de 46 à 51 p. ....... foetîda, p. 304-

mas cnnmnnxxroxmes 303
1. Progynotaonîa evaginata Fuunmnw, 1909 (tîg. 324).
Long. : 2,3 mm. Larg. maxima : 670 y..
Le soolex a 230 y. de diamètre, et les ventouses, ovalaîres, ont 170 p.
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Il
. 324 325
326 327
Fm. 324-327. —— 324. Progynolaenia. evagimzta Fuhrm., A. crochets du rostre; B. scolex
(d’après Fuhrmann); 325. Progynotaenia 0dh1zeriNyb., A. crochet du rostre; B. Ver
entier (d'après Nybelin); 326. Progynotacnia flaccida Megg., crochet. du rostre; 327.
Progynolacnia faetida Megg. , crochet du rostre.
de long. Le rostre est armé de 60 crochets disposés suivant une ligne
brisée à six sommets. Les crochets ont 18 p. de long. Le strobile est
formé de 17 se ments. Il a environ 20 à 22 testicules situés de cha ue
8 Y _ _ CI
côté de l’utérus. La poche du cirre a 800 y. de long et attemtpresque le

304 CESTODES
côté opposé du segment. 'Les pores génitaux alternent régulièrement.
L’ovaire et la glande vitellogène sont médians. ll y a un très gros
réceptacle, séminal, mais pas de vagin. L’utérus, fortement lobé occupe
le centre du segment.
Adulte chez l’Oedicnème, Burhinus oedicnemus (L.), —- Développement in-
connu.
Non signalé en France.
2. Prûgynotaellia 0Clhl1ei‘i NYBELIN, 1.914 (P. fuhrnzanni SKMAMNE,
1914) (fig. 325).
Long. : 2 à 3 mm. Larg. maxima : 1,07 mm.
Le scolex a 240 à 270 p. de diamètre et les ventouses, 150 y. sur 110 y..
Le rostre est armé d’une seule couronne de 12 crochets longs de 59 à
63 p., Le strobile est composé de 12 à 14 segments. Il y a environ
15 testicules disposés de chaque côté de l’utérus. La poche du cirre,
volumineuse, a 340 à 360 y. de long; elle contient un cirre armé. Les
glandes génitales femelles sont médianes. L`utérus mûr est fortement
lobé et rempli presque tout Panneau. Les onchosphères ont 30 y. sur
24 p,.
Adulte chez les Pluviers, Clzaradrius hiaticula L. et C/zaradrius dubius
Scor. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Progynotaenia flaccida Mmcnr, 1928 (fig. 326).
Long. : 1,2 à 1,4 mm. Larg. maxima: 520 à 660 y,.
Le scolex a 230 y. de diamètre et porte une double couronne de
20 crochets longs de 31 à 34 p. et 7 à 8 p., Il n’y a pas plus de 8 à 9 seg-
ments. Il y a 38 testicules disposés suivant deux groupes de chaque
côté de l`ovaire; il y en a environ 18 dans le groupe antiporal et 14 dans
le groupe poral. La poche du cirre est grande, dirigée obliquement. Le
réceptacle séminal est de grosse taille et sphérique.
Adulte chez l’Oedicnème, Burhinus oedicnemus (L.), — Développement in-
connu.
Non signalé en France (Égypte).
4. Progynotaenia foetida IWEGGITT, 1928 (fig. 327).
Long. : 4 mm. Larg. maxima : 400 y,.
Le scolex a 250 à 300 y. de diamètre et porte une couronne de
20 crochets longs de 46 à 51 p,. Il y a environ 5 à 6 testicules du côté
poral de l`utérus et 9 à 10 du côté antiporal. La poche du cirre aurait 290
à 980 y. (?) de long et 90 à 280 y. (‘?) de diamètre.
Adulte chez l'Oedicnème, Burhinus oedicnemus (L.). — Développement in-
connu.
Non signalé en France (Égypte).

I
ons cuanaonnronnss 305
G. ACOLEUS FUHIUIANN, 1907.
Diagnose, page 61.
Une seule espèce connue chez les Charadriiformcs :
Acoleus vaginatus (llunonrm, 1819).
Long. : 100 mm. Larg. maxima: 4 à 5 mm.
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F10. 328. — Gyrocuelia perverse Fuhrm., A. segment avec utérus Jeune; B. segment
avec utérus plus àgë; C. segment avec utérus gravlde (d’après Fuhrmanm.
Le scolex a 750 y. de diamètre et porte une rostre dont les crochets
sont inconnus. Il y a environ 100 à 130 testicules et la pocl1e du cirre
mesure 950 y. de long et 340 p. de diamètre. Le cirre est armé de puissants
crochets longs de 29 p,. Ilutérus apparaît comme un tube transversal
20

306 crisronus
dans la moitié antérieure du segment, puis devient sacciforme dans la
suite. Il n’y a pas de vagin, mais il existe un gros réceptacle séminal.
Adulte chez l'Echasse, Himantopus himanwpus (L.) et peut-être aussi chez
la Barge, Limosa lapponica (L,). — Développement inconnu.'
Non signalé en France.
G. GYRUCOELIA FUHRMANN, 1899.
Diagnose, page 61.
· TABLEAU nes Esràcus.
— Cestodes longs de 110 mm ........ perverse, p. 306
— Cestodes longs de 25 mm . . . L ..... brevis, p. 306
1. Gyrocoelia perversa Funnmm, 1899 (fig. 328).
Long. : 110 mm. Larg. maxima : 5,5 mm.
Le scolex a 700 y. de diamètre et porte un puissant rostre. Les cro-
chets de ce dernier ne sont pas connus. Il n`y
a que 4 testicules. La poche du cirre a 750 y.
,},1     de long et 200 y. de diamètre. Le cirre est armé
  de fines épines, longues de 7 à 9 p,. L’utérus
  7 apparaît d’abord comme un anneau entourant les
  glandes génitales femelles, puis devient sacci-
Ã"ȧl3§'   `lalfli   forme avec des éva inations latérales. Dans les
'·‘»¤h"•i   ·i=ii   g
g   gr, È/§ir se ments mûrs, l‘utérus débouche au dehors ar
9, Sifzçûq égàârl gi . . . P
  ''.c   deux pores situés vers l'extrém1té postérieure
  " ``ii ,» ÃÃ i»·, . , du segment, l’un à la face dorsale et l‘autre à la
' -«»«* ` face ventrale. Les œufs ont 36 p. de diamètre.
Fm. 3z9_ __ àyrocoegm Adulte chez la Barge, Limosa lapponica (L.) et
brcvis Fuhrm., scolex` peut-être aussi chez l’Echasse, Himaniopus himan·
(duprès Skrî3b)~ wpus (L,). - Développement inconnu.
i Non signalé en France. ·
2. Gyrocoelîa brevis FUHRMANN, 1900 (fig. 329).
\ Long. : 25 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex a 290 y. de diamètre et porte une couronne de 40 crochets
longs de 34   et disposés suivant une ligne brisée avec 8 sommets. I.a
poche du cirre a 68 y. de long et le pore genital alterne presque régu-
lièrement. Le cirre est armé d‘épines longues de 12 p.,
Adulte chez le Pluvier, Clzamdrius alexandrinus L. — Développement in-
connu.
N’a été signalé que dans le Nord de l’A'rique.

mas cnanannxxronmxzs 307
G. HAPLOPARAXIS Cnnnc, 1903.
Diagnose, page 76.
TABLEAU mas ssràcns.
1. La poche du cirre n‘atteînt pas le milieu du segment .... 2
-— La poche du cirre atteint ou dépasse le milieu du segment. . 3
2. Crochets longs de 33 y. ........ crassîrostris, p. 308
— Crochets longs de 40 y. ......... penetrans, p. 308
3. Crochets longs de 14,3 y. ........ diminuens, p. 307
— Crochets longs de 18,5 y. ......... iilum, p. 308
— Crochets longs de 18 à 20 p. ...... brachyphallos, p. 309
—— Crochets longs de 20 à 24 p. ....... paraiilum, p. 309
— Crochets longs de 40 à 44 y. ........ hirsuta, p. 309
330 331 332
I
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333 334
Fm. 330-334. —— Crochets des espèces d’Haploparaa:is : 330. H. diminuens Linst; 331. II.
crassirostris (Kr.); 332. II. pcnetrans Clerc ; 333. H. fîlum (Goeze); 334. H. filum (Goeze),
coupe transversale (d’après Clerc).
1. Haploparaxis diminuens v. Lmsrow, 1905 (fig. 330).
Long. : 20,4 mm. Larg. maxima : 920 p.. ·
Le scolex a 200 y. de diamètre. Le rostre porte 10 crochets longs de
14,3 y., La poche du cîrre atteint le milieu du segment. Les œufs ont
47;:. sur 31 y..
Adulte chez le Phalarope, Phalaropus fulicarius (L.). - Développement
inconnu.
Non signalé en France. ·

308 cnsronns
2. Haploparaxis crassirostris (Knamm. 1869) (fig. 331) :
Long. : 50 mm. Larg. maxima : 700 p. à 1 mm.
Le scolex a 220 p. de diamètre et porte 10 crochets longs de 33 p,.
La poche du cirre est relativement petite et n`atteint pas le milieu du
segment. La portion distale du vagin est entourée de fibres musculaires
circulaires.
i Adulte chez l'I·luitrier, Hacmatopus oszralegus L.; la Bécasse, Scolopax rus-
ticola L.; les Bécassines, Gallinago media, (LATH.), Gnllinago gallinago (L.) et
Limnocryptes gallinula [L.); le Phalaropc, P/ralaropus lobazus (L.); le Com-
battant, Machctcs pugnax L.; les Bécasseaux, Erolia alpina (L.) et Erolia
tenzmincki (Lust.), les Chevaliers, Tringa stagnatilis (Bncnsr.) et Tringa hy-
poleucus L., Squatarola squazarola (L.) et chez les Pluviers, C/iaradrius
_ alemndrinus L. et Charadrius lziazicula L. -— La larve cysticercoïde se
trouverait dans la cavité du corps de Lumbriculus varz'egazus Mütt.
Signalé en France (Alsace).
3. Haploparaxîs penetrans Crmc, 1903 (fig. 332).
Long. : 6 à 8 mm. Larg. maxima: 1,2 à 2 mm.
Le scolex est en général enfoncé dans la muqueuse intestinale de
l`hôte. Le rostre est armé de 10 crochets longs de A0 p,. La poche du
cirre est petite et n’atteint pas le milieu du segment. La partie distale du
vagin est entourée de muscles circulaires.
Cette espèce, est facile à reconnaître par les petites tumeurs qu’elle forme
dans la paroi intestinale de l’hôte.
Adulte chez la Bécasse, Scolopax rusticola L.; les Bécassiues, Gallinago gal-
linago (L.), Gallinago media (LATH.) et Linmocryptes gallznula (L.) et chez le
Bécasseau, Erolia mînuta (Lust.), - Développement inconnu.
Non signalé en France.
li. Haploparaxis ûlum (Gonzn, 1782) (fig. 333-334).
Long. : 80 à 130 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 120 p. de diamètre et porte 10 crochets longs de 18,5 p,. La
poche du cirre, de grande taille, dépasse le milieu du segment. Les
œufs sont caractérisés par deux épaississements polaires.
Adulte chez le Tournepierre, Arenaria interprcs (L.); la Bécasse, Scolopax
rusticola (L.); le Combattant, Mac/tetes pugnax (L.); les Bécassines, Gallinago
gallimzgo (L.) et Gallinago media (LATL1.), Limnocryptes gallznula (L.), Limi-
colaplatyrlzyncha (Tmuu.); la Maubêche, Canutus canuius (L.); le Sanderling,
Calidris leucophaea (PALL.); les Chevaliers, Tringa glareola L., Tringzz
ochropus (L.), Tringa lzypoleucus L.; les Barges, Limosa limosa (L.) et Limosa
lapponica (L.); les Courlis. Numenius arquatus (L.) et Numenius tenuirostris
Vxiaxu.; le Pluvier, C/zaradrius lriazicula L.; le Phalarope, P/zalaropus lobatus
(L.) et chez le Bécasseau, Erolia alpina (L.), — Développement inconnu.
Non signalé en France.
5. Haploparaxis filum var. pseudofilum Ctnac, 1903.
Cette variété habite les mêmes hôtes que le type et s'en distingue

mas ciinnannrironnias 309
uniquement par le fait que la poche du cirre est beaucoup plus petite et
· n’atteint1nême pas le milieu du segment.
6. Haploparaxis brachyphallos (Knanms, 1869) iîg. 335).
Long. : 27 à 70 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 190 à 250 p. de diamètre et porte 10 crochets longs de 18
à 20 y., La poche du cirre atteint tout juste le milieu du segment. Les
œufs ont 36 BL sur 34 p,.
Adulte chez les Bécasseaux, Erolia alpine (L.), Ifrolia maritima (Brünn.),
Erolia minu£a(LE1sL.); la Maubêche, Canulus canutus (L.); le Sanderling, Cali-
dris /eucop/mea (PALL.); la Bécassine, Gallinago gallinago (L.) et le Pluvier
C/iaradrius lziaticula L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
ib â Ã
335 336 337
Fm. 335-337. — Crochets iles espèces d’IIaplopara.z·is : 335. II. briwhyphallos (Kr.)
336. II. para/imm üasowska; 337. II. hirsula (Kr.).
7. Haploparaxis parafilum Gssoxvsm, 1931 (tîg. 336).
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 900 tt.
Les crochets du rostre ont 20 à 24 p. de long et ont une forme
caractéristique. La pocl1c du cirre, très longue, atteint presque le vais-
seau excréteur longitudinal antiporal. Le cirre a 85 (1. de long et 23 p.
de diamètre. Le vagin est fortement musculeux et ne se dilate pas en
un réceptacle séminal. Les embryons ont 40 y. sur 34 y,.
Adulte chez la Bécasse Scolopax rusticola L. et chez la Bécassine, Gallinago
media (LA’l'lI.l· - Développement inconnu.
Signalé une seule lois en Ukraine.
8. Haploparaxîs hirsuta (Kxmme, 1869) (üg. 337). i
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 1,2 mm.
Le rostre porte 10 crochets longs de 40 à 44 p,. La poche du cirre est
très grande et atteint presque les vaisseaux excréteurs anti-poraux.
Adulte chez les Béeassines, Gallinago media (Lvru.) et Gallinago gallinago
(L.) et le Chevalier, Tringa oc/impus (L.l. - Développement inconnu.
Non signalé en France.

310 cnsronns
G. HYMENOLEPIS XVEINLAND, 1858.
Diagnose, page 76.
Les espèces trouvées chez les Charadriiformes sont très nombreuses
et encore très imparfaitement connues; c’est pourquoi nous ne pouvons
donner qu’une clé des espèces basée sur les caractères des crochets.
Nous incluons dans cette clé les quelques espèces du genre Eclzinocotyle
Cmmc, 1902.
TABLEAU mas Esràcns.
1. Scolex inerme ........... glandularis., p. 311
—— Scolex armé ............. ` ..... 2
2. Crochets sans garde apparente ............ 3
——— Crochets avec garde bien délimitée .......... 5
3, Crochets longs de 20 y. .......... tenuîs, p. 311
— Crochets ayant plus de 20 p. ............ 4
4. Crochets longs de 54 à 57 p. ....... nitidulans, p. 311
—— Crochets longs de 64 à 66 y. ....... uralensîs, p. 312
— Crochets longs de 80 à 110 y. ........ nitida, p. 312
5. Rostre armé de 8 crochets longs de 40 à 43 y,. innomînata, p. 312
— Rostre armé de plus de 8 crochets .... . ....... 6
6. Crochets ayant moins de 30 y. ............ 7
—- Crochets ayant 30 y. et davantage. .......... 10
7. Manche du crochet plus court que la lame ........ 8
— Manche du crochet plus long que la· lame ........ 9
8. Crochets longs de 13 à 17 p. ...... recurvirostrae, p. 313
— Crochets longs de 21 à 23 y.. ...... amphitricha, p. 313
9. Crochets longs de S tt ........ himantopodîs, p. 313
— Crochets longs de 11 à 12 pt ........ minor, p. 313
—— Crochets longs de 27 y. ........ interrupta, p. 314
10. Crochets ayant moins de 40 p. ............ 11
— Crochets ayant plus de 40 p. ............. 12
11. Crochets longs de 33 p. ........ longirostris, p. 314
~— Crochets longs de 36 p. ......... vaginata, p. 314
12. Crochets ayant moins de 50 p. ............ 13
À- Crochets ayant 50 à 57 p. ...... hrachycephala, p. 315
13. Crochets longs de 42 à 45 y. ....... uliginosa, p. 315
— Crochets longs de 45 y. ........ rectacantha, p. 315
— Crochets longs de 47 p. ........ clandestina, p. 316
Espèces insuffisamment connues ........ page 316

nx-:s cmtnxomxronmns 311
1. Hymenolepîs glandularis Fummmx, 1909.
Long. :3 à 4 mm.
Le scolex est de grande taille et mesure 1,25 mm. de diamètre. Les
ventouses sont circulaires, et ont 570 p. de diamètre. Il y a un rostre ru-
dimentaire mesurant 110 p. de diamètre et dans lequel débouchent de
nombreuses cellules glandulaires. Les segments sont beaucoup plus
larges que longs. Les trois testicules sont disposés de façon que deux
de ces glandes soient antiporales, l’une devant l’autre, et la troi-
sième porale. La poche du cirre est très longue et atteint presque les
vaisseaux excréteurs antiporaux. Les onchosphères ont 18 p. de dia-
mètre.
Adulte dans le rectum de l‘Echasse blanche, Himantopus himantopus (L.).
- Développement inconnu.
Non signalé en France (Egypte).
338 339
340 341 ·
Fm. 338-341. — Crochets des espèces d’Echin0cotyle : 338. E. tennis Clerc; 339. E. niti-
dulans (Kr.); 340. E. uralensis Clerc; 341. E. nitida. (Kr.).
2. Hymenolepîs (Echinocotyle) tenuîs Cmznc, 1906 (fig. 338).
Long. : 35 mm. Larg. maxima : 500 y,.
Le scolex a 140 p. de diamètre. Les_ventouses sont armées de plusieurs
rangées de petits crochets longs de 8 p., elles sont ovales et mesurent
180 y. dans leur plus grand axe. Le rostre est armé de 10 crochets longs
de 20 y,. Les trois testicules sont disposés en triangle, et la poche du
cirre mesure 100 à 150 p. de long. Elle n’atteint même pas le milieu du
segment. ll existe un petit sacculus accessorius de 21 p. de diamètre.
L‘utérus est sacciiorme.
Adulte chez le Bécasseau, Erolia alpina (L.). - Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Hymenolepis (Echinocotyle) nîtîdulans (Knmmz, 1882) (üg. 339). `
Les 10 crochets du rostre ont 54 à 57 p. de long. Le reste de l’ana-
tomie est inconnu.

312 CESTODES
Adulte chez le Bécasseau, Erolia alpina (L,) et chez le Pluvier, Ch¢zradr·z'us
lziaticula L. — Larve chez divers Mollusques (page 497).
Non signalé en France.
4. Hymenolepîs (Echinocotyle) uralensis Ctmzc, 1902 (fig. 340).
' Long. : 42 mm. Larg. maxima : 1,2 mm.
`Le scolex ressemble à celui de l`espèce suivante. Les ventouses
oblongues, sont très grandes. Le rostre est armé de 10 crochets longs de
64 à 66 (1.. Les bords des ventouses sont armés de petits crochets dis-
posés suivant plusieurs rangées. Les trois testicules sont placés de
façon que celui du milieu soit un peu en arrière des testicules latéraux.
La poche du cirre est petite. Il existe un petit sacculus accessorius
à la face ventrale de l’atrium génital. L’ovaire est nettement bilobé, les
lobes étant découpés à leur tour. L’utérus mûr occupe tout Panneau.
Adulte chez les Chevaliers, Tringa hypoleucus L., Tringa tozanus (L.) et
chez le Tournepierre, Arenaria intcrpres (L,). -— Développement inconnu.
Non signalé en France.
5. Hymenolepis (Echînocotyle) nitida (Knxianiz, 1369) (fig. 341).
Long. : 20 à 35 mm. Larg. maxima : 280 à 300 p,.
Le scolex a 130 y. à 160 (4. de diamètre. Les ventouses sont oblongues
et de grande taille._Le rostre est armé de 10 crochets longs de 80 à
110 p,. Les ventouses sont armées de plusieurs rangées de petits crochets.
Les trois testicules sont disposés en ligne droite dans le sens de la lar-
geur du segment. La poche du cirre est grande et atteint presque le
milieu de Panneau. Le cirre est armé d’épines. Il existe un grand saccu-
Zus ziccessorius à la face ventrale de la poche du cirre. L’utérus mûr
remplit tout le segment.
Adulte chez les Bécasseaux, Erolia minuza (Lmst.), Eralia alpimz (L.),
lirolia zemminclii (Lsist.), Erolia maritima (Bnüm.) et chez le Pluvier doré,
C/iamdrius apricarius L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
6. Hymenolepis innominata Mnccnr, 1927 (fig. 342).
Long. : 10 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le rostre est armé de 8 crochets longs
  de 40 à 43 p,. Les trois testicules sont dis-
Fm. 342- _ Hymemlepis mm} posés de fapon 51 former un triangle, deux
mmm Mêggg crochet du test1cules etant antiporaux, l’un devant
F0StP€~ l’autre, et le troisième testicule étant poral.
La poche du cirre atteint le milieu du seg-
ment. Le reste de l’anatomie est inconnu.
Adulte chez l’Av0cette, Rccuwiroszra avocetza L. — Développement inconnu.
Non signalé en France. . ·

nas ctxaimnniwonmas 313
7. Hymenolepis minor RANSOM, 1909 [II. mz'nuta(KnAmm, 1869)] (fig. 343).
Long. : 25 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le scolex est armé de 14 crochets longs de 11 à 12 p., L`anatomie interne
est inconnue. Les oeufs ont 11 p. de diamètre.
Adulte chez les Phalaropes, P/ialaropus fulicarius (L.) et Plialaropus Iobatus
(L.). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
8. Hymenolcpîs recurvirostrae (Katana, 1869) (lîg. 344).
Long. : 45 mm. Larg. maxima : 500 u.
Le scolex a 500 y. de diamètre. Le rostre est armé de 10 crochets longs
de 13 à 17 p.. Les trois testicules sont dis-
posés en ligne droite dans le sens de la lar-
geur du segment. La poche du cirre a 125 à  
210 y. delong et 20 à30 y. de diamètre (‘ l. Elle 343
atteint presque les vaisseaux cxcréteurs
antiporaux. Le reste de l‘anatomie est in~
connu.
Adulte chez l'Av0cette, Recurvirostra avocetta
L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
344
9. Hymenolepis amphitricha (RUDOLPIII,
1819) (fig. 345).
Long. : 70 à 100 mm. Larg. maxima: 2
à 2,5 mm.
Le rostre est armé de 10 crochets longs
de 20 à 23 p., Les trois testicules sont dis~
posés suivant un triangle, deux testicules 345
etant antiporaux, l‘un devant l’autre, et le mg 343_345_ _ Crochets des
troisième testicule poral. La poche du cirre e~p«=ces d’IIymenolepis.— 343.
est volumineuse et contient un cirre très (I- 'îtîluw Rëmîlz   rw- i
long, enroulé sur lui-même. Les œufs ne     ` H'
sont pas décrits.
Adulte chez les Chevaliers, 7'ringa totanus (L.), Tringa glarcola L., Tringa
Jiypolezzcus L.; les Bécasseaux, Erolia œmminclri (Lust.), Erolia alpina (L.),
Erolia maritima (Bnüiw); la Bécasse, Sc0I0pa.z· rusticola L. et la Bécassine,
Gallinago gallinaga (L,). — Développement inconnu.
, Non signalé en France.
10. Hymenolepishimantopodis (Karene, 1869) (tig. 346).
Long. : 50 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le rostre est armé de 10 crochets longs de 8 p.. Les trois testicules sont ·
(1) D‘après nos echantillons d’originc africaine, il est possible que cette longueur atteigne 500 yi.

314 cnsronns
disposés en ligne droite dans le sens de la largeur du segment. La poche
du cirre est grande, longue de 280 p.; elle atteint le centre du segment.
Sa portion proximale est munie d’un puissant muscle rétracteur. L’orifice
du vagin est entouré d’un sphincter, lequel est aussi en relation avec un
muscle rétracteur. L’utérus mûr remplit tout Panneau et passe entre
les vaisseaux excréteurs longitudinaux. Les œufs ne sont pas décrits.
Adulte chez l’Échasse, llimantopus lzimanzopus L. et l’Avocette, Recurvir0s·
tm avocetm L. -— Développement inconnu.
Non signalé en France.
11. Hymenolepis interrupta (Bnnonpnx, 1809) (Hg. 347).
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 700 p,. `
Le rostre est armé de 10 crochets longs de 27 y. et de forme très carac-
346 347 ·
349 348
F10. 346-349. — Crochets des espèces d’Hymen0lepis : 346. H. himzmtopodis (Kr.); 347.
H. intermpta (Bud.); 348. II. vaginata Bacz; 349. H. longirostris (Bud,).
téristique. Les trois testicules sont disposés en triangle, deux testicules
étant antiporaux, l’un devant 1’autre, et le troisième testicule poral. La
poche du cirre a 200 p. de long et n'atteint pas le milieu du segment. Les
œufs ont 40 y. de diamètre.
Adulte chez la Bécasse, Scolopa.1: rusticola, L. et la Bécassine, Lymno·
cryptes gallinula (L.). —-· Développement inconnu. r
Non signalé en France.
12. Hymenolepis longirostris Runonvm, 1809 (fig. 349).
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 300 p.,
Cette espèce n'est connue que par la forme et le nombre de ses crochets.
Ces derniers, au nombre de 10, ont 33 p. de long.
Adulte chez Glareola pratincola (L.), - Développement inconnu.
Non signalé en France.
13. Hymenolepis vaginata Baczvnsxx, 1914 (fig. 348).
Long. :40 mm. Larg. maxima : 1,13 mm.
Le _scolex a 195 p. de diamètre. Le rostre est armé de 10 crochets longs
de 36 y,. Les trois testicules sont disposés en triangle, deux testicules étant

mas crunanmironmes 315
anti·poraux, l’un devant l’autre, et le troisième poral. La poche du cirre a
200 p, de long et dépasse le milieu du segment. L‘ouverture du vagin est
caractérisée par la présence de nombreuses cellules glandulaires. L‘utérus
mûr occupe tout le segment. Les onehosphères ont 18 y. de diamètre.
Adulte chez l‘Av0cette, Recurviraszra avoceua L. - Développement inconnu.
Non signalé en France (Egypte). .
14. Hymenolepis hrachycephala (Cnnrmn, 1829) (fig. 350).
Long. :80 mm. Larg. maxima : 1,7 mm.
Le scolex a 170 y. de diamètre. Le rostre est armé de 10 crochets longs
350 351
352 353 A
F10. 350-353. — Crochets des espèces d'IIymen0lcpis .· 350. II. bmchycephala (Crep.); 351.
II. uliginosa (Kr.); 352. II. rcctacantha Fuhrm.; 353. II. ctandestina (Kr.).
de 54 à 57 y., Les trois testicules sont parfois lobés, disposés en ligne
droite dans le sens de la largeur du segment. La poche du cirre est volu-
mineuse et l’atrium génital est tapissé de petites épines. Les œufs ont
25 p. de diamètre et les onchosphères, 12 p,.
Adulte chez le Combattant, Machezespugnax (L.) et 1`Huîtrier, Ilacmazopus
ostralegus L.
La forme larvaire, cysticercoïde, se trouverait chez l‘E¤tomostracé, Qyclops
fîmbriatus Ftscrx. (page 502). '
Signalé chez le Combattant dans la région de Dijon.
15. Hymenolepis ulîginosa (Knanns, 1882) (fig. 351).
Long. :4 mm. Larg. maxima : 250 p,.
Le rostre est armé de 10 crochets longs de 42 p. à 45 p.,
Adulte chez le Combattant, Macheœs pugnax(L.); la Bécassine, Lymnocrypzes
gallinula (L.) et le Courlîs, Numerrius pliaeopus (L,). — Développementinconnu.
Non signalé en France. `
16. Hymenolepis rectacantha Funxmarm, 1906 (fig. 352).
Long. : 10 mm. immature. Larg. maxima : 120 p,. `
Le rostre porte 10 crochets longs de 45 pt et dont la base mesure 32 p,.

316 cnsromas
Les trois testicules sont disposés en ligne droite dans le sens de la lar-
geur du segment. La poche du cirre a 80 y. de long et dépasse presque le
testicule antiporal.
Adulte chez le Pluvier, C/zaradrius hiaticula L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
17. Hymenolepis clandestine (Kimmn, 1869) (Hg. 353).
Long. : 70 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le rostre est armé de 10 crochets longs de 47 p. Le reste de l’anat0mie
est inconnu.
Adulte chez l`Huîtrier, Haematopus ostralegus L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
Espèces insuffisamment connues.
Hymenolepis sphaerophora (Runoivm, 1809).
Long. : 50 à 80 mm. Larg. maxima : 2,2 mm.
1 e scolex a 150 p. de diamètre et les ventouses 68 gi. ljanatomie est inconnue
ainsi que le nombre et la forme des crochets. Celte espèce est placée par
Fnnmmw dans le genre Hymenolepis.
Adulte chez la Bécasse, Scol0pa.z· ruszico/a L.; les Courlis, Numenius
arquams (L.) et Numenius tcnuiroslris Vuzxnn. —- Développement inconnu.
Non signalé en France.
Hymenolepis porale Mnccirr, 1927.
Long. : 25 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex est inconnu, Uanalomie interne est caractérisée par le fait que tous
les organes génitaux se trouvent dans la moitié porale du segment. Les trois
testicules sont disposés enligne droite. La poche du cirre a 300 à 340 p de long et
60 p.de diamètre. Elle dépasse les vaisseaux excréteurs ventraux du côté poral.
Adulte chez Glareola pmzincola (L.). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. OLIGORCHIS FUHRMANN, 1906.
Diagnose, page 75.
Une seule espèce chez les Charadriilormes :
Olîgorchis paucitesticulata Fnrmuxnx, 1913
(fig. 354).
Fm·354·__O))gOm,mpump Long. : 30 mm. Larg. maxima : 750 p,.
tcsticulam Fuhrm_ cm. Le scolex est arme de 10 crochets longs de 16
chetg du "°Sl‘”€· à 18 p,. Il y a 7 testicules situés dans la moitié
postérieure du segment; la poche ducirrea680 p.
de long; elle est piriforme. L`utérus mûr remplit tout le segment. Les
œufs ont 52 y. de diamètre.

nes cnamnxmromins 317
Adulte chez le Pl_uvier. Charadrius hiaticula L. et le Vanneau, Vanellus vaucl-
lus (L.). —- Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. TRICHOCEPHÀLOIDIS S1Nx·rsxN, 1896.
Diagnose, page 71.
· Tantmu mas ssmêzcss.
— Rostre bifide, armé de 40 crochets .... birostratus, p. 317
- Rostre simple, armé de 20 crochets . . . megalocephala, p. 318
1. Trichocephaloidis bîrostrtus Cmanc, 1906 (fig. 355).
Long. : 24 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
Le seolex a 250 p. de diamètre et porte un rostre dont Yextrémité est
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  `'·—                  
B' A ' '¤ ·...   ····‘ #·
355
F10. 355-356. — 355. Trichncephaleizlis birostratus Clerc, A. crochet du rostre; B. seo-
lex; 356. Trichocephaloidis mcgalocephala (K1‘.),A. crochet. du rostre; B. coupe
transversale d’un segment adulte (d’aprês Clerc).
bifide. Le rostre est armé de crochets qui sont par ce fait séparés en deux
groupes, l’un dorsal et l’autre·ventral. Ces crochets au nombre de 40, ont
44 p. de long. Les pores génitaux sont unilatéraux. Il y a environ 20 tes-
ticules situés dans la partie postérieure du segment. La poche du cirre,
relativement petite, a 200 y. de long. Le cirre est armé de longues aiguilles
cliitineuses. La partie distale du vagin débouche à la face dorsale de la
poche du cirre; toute sa lumière est garnie de longues soies. L'0vaire est
nettement bilobé. L`utérus, saeciforme, remplit tout l’anneau mûr. Les
œufs sont fusiformes, et l’embryon mesure 42 p. de diamètre.

318 cnsronizs
Adulte chez les Bécasseaux, Erolia minuta (Lmst.), Erolia ferruginea
(Bnüm.) et le Sanderling, (Jalidris leucophaea (P.u.1..). - Développement
inconnu.
Non signalé en France.
2. Trichocephaloîdis megalocephala (Kmmm, 1869) (Hg. 356).
Long. 25 à 50 mm. Larg. maxima : 600 p. à 1 mm.
Le scolex a 240 à 330 p. de diamètre et porte un puissant rostre armé
. d’une seule couronne de 20 crochets, longs de 80 à 85 y,. Il y a 18 testi-
cules situés dans l moitié postérieure du segment. La poche du cirre a
130 p. de long et le cirre est armé de longues épines. L’utérus, sacciforme,
_ remplit tout 1`anneau. Les onchosphères ont 64 p. de diamètre.
Adulte chez les Bécasseaux,Erolia alpina (L.), Erolia minum. (Lmst.), Emlia
maritima (Bnümv.), Limicola platyrlzyncha(Tia1s1M.); le Combattant, rllachetes
pugnax (L.) et le Sanderling, Calidris leucophaea (PALL.)· — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
G. AMOEBUTAENIA Comv, 1899.
Diagnose, page 70.
TABLEAU mas Espisces.
— Crochets du rostre longs de 59 à 65 y. . . . hrevicollis, p. 318
—— Crochets du rostre longs de 23 p. ...... brevis, p. 318
1. Amoebotaenia brevicollis FUHRMANN, 1907 (fig. 357).
Long. : 2,3 mm. Larg. maxima : 730 p..
Le scolex a 384 p. de diamètre et porte une seule couronne de 16 à
20 crochets longs de 59 à 65 p., Il n’y a
‘ que 10 à 24 segments. Il existe 13 à 15
testicules situés en arrière des glandes
génitales femelles. La poche du cirre
FIC- 357. — Amoebolacnia brevicollis a 104 à 240 P· de lûng Gt débouche dans
tF¤hrm· <>¤`0<>h€¤ du 1‘0$îP€· un atrium génital assez profond et
musclé. L’utérus mûr occupe tout le
segment. Les onchosphères ont 34 à 39 y. de diamètre.
Adulte chez l’Oedicnème, Bur/zinus oedicnemus (L.).—Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Amoebotaenia hrevis (v. Lnvsrow, 1884) (fig. 358).
Long. : 4,2 mm. Larg. maxima : 1,6 mm.
V Il n‘y a que 12 segments. Le rostre est armé d’une couronne dc cro-

mas cuanaonuronnus 319
e cl1ets (nombre?) longs de 23 p,. Les corpuscules calcaires sont très nom-
breux. Le resto de l'anatomie est inconnu.
Adulte chez les Pluviers, C/mradrius apri-
carius L., Charadrius lriaticula L. et chez I
Squatarola squatarola (L.), — Développement
inconnu. % %
Non signalé en France. g
É;.
· —
o. PARICTEROTAENIA Fmam, nm. ï
Diagnose, page 71. =
TABLEAU mas ssrkcns. . _
1. Crochets `ayant plus de 40 y. de _ A
long .......... 2
— Crochets ayant moins de 40 y. de
long .......... 3
2. Crochets longs de 46 à 55 p., . `
. . _ ..... stollîfera, p. 319
— Crochets longs de 69 à 72 y,. .
....... nilotica, p. 320
— Crochets longs de 72 à 92 p., . B '
I I • ` I · • paradoxal pl 320 F G "8 À- Amoebotac 'a brevi
" Cmchcts longs de 94 à MO l'·· (|Lînst.), A. crochet di? rostre;
. ..·.. . laevîgata, p. 321 B. Ver entier (d’après v. Lins-
-·· Crochets longs de 110 à_120 y., ‘°“')·
....... coronata, p. 321
3. Crochets longs de 25 p. ......... falsicata, p. 321
— Crochets longs de 29 à 34 p. ........ ombryo, p. 321
— Crochets longs de 30 p.. ......... rotunda, p. 322
- Crochets longs de 38 à 40 y., ...... sleswicensis, p. 322
1. Paricterotaenia stellifera (Kmnnn, 1869) (fig. 359).
_ Long. : 5 àô mm. Larg. maxima : 50 p,.
Le rostre a 270 p. de diamètre, il est armé de 10 à 14 crochets longs de
46 à 55 p,. Il n'y a que 6 à 8 testicules disposés dans la moitié posté-
rieure du segment. La poche du cirre a 52 p. de long, sa musculature est
faible. L’utérus mûr occupe toute la largeur du segment. Les onchosphères
ont 15,6 y. de diamètre.
Adulte chez la.Bécasse, Scolopa.1: rusticola L.: la Bécassine, Gallinago
gallinago L. et le Chevalier, Tringa lrypoleucus L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.

320 cEs·ronEs
2. Paricterotaenia nilotica (Kamen, 1869) (fig. 360).
Long. : 5 à 7 mm. Larg'. maxima : 800 p..
Le scolex a 290 à 310 y. de diamètre et porte une couronne de 12 cro-
chets longs de 69 à 72 y,. Il y a environ 18 testicules. La poche du cirre
mesure 100 p. sur 60 y.,
359
& Ã 360 B 361 Ã
F10. 359-361. —— Crochets des espèces de Paricterotaenia. : 359. P. stelli/`era (Kr.); 3ÃO.
P. nilotica (Kr.); 361. P. pa1·ad0:ca(Rud.).
Adulte che? le Courxite, Cursorius gallicus (Gum,). — La larve serait
peut—être le Cyszicercus sp. Mnrscuxxxorr (voir page 496).
Non signalé en France.
3. Paricterotaenia paradoxa (Runotpm, 1802) (fig. 361).
Il est possible qu’il s'agisse d’une espèce composite.
Long. : 1 à 12 mm. Larg. maxima 1 750 p,.
Le seolex a 210 y. de diamètre. Le rostre est très long, et porte une
) ; 363
Fm. 362·363. — Ciochets des espèces ·<1e Paricteromenia : 362. P. coronaire (Crep.); 363.
P. laevigaict (Rud.).
couronne de 14 à 18 crochets longs de 72 à 92 u. Il y a 20 testicules dans
la moitié postérieure du segment. La poche du eirre mesure 80 à 190 p.
de long. Le cirre est armé de fortes soies. Il arrive souvent que le cirre
débouche au sommet d’une sorte de papille qui n’est autre que l’atrium

nas cixananniwounns 321
génital protracté. L‘ntérus mûr remplit tout le segment. Les oncho-
sphères ont 38 y. de diamètre. `
Adulte chez la Bécasse, Scopola.z· rusticola L.; les Bécassines, Gallinago
media (Lun.), Gallinago gallinago (L.) et Limnocryptes gallinula (L.); l'Huî-
trier, Haematopus ostralcgus L.; le Pluvîer, Clzaradius apricarius L.; le ,
Vanneau, Vanellus vanellus L. et le Phalarope, Phalaropus lobatus (L.). —
Développement înconnu.
Non signalé en France. »
4. Paricterotaenia laevîgata (Runotpiix, 1819) (fig. 363).
Long. : 45 mm. Larg. maxima : 1 mm 4.
Lo scolex porte une couronne de 20 crochets longs de 94 à 110 y,.
Adulte chez les Pluvlers, C/zaradrius hialicula L., Charadrius dulrius SCOP.,
C/zaradrius alezandrinus L. et Charadrius apricarius L. —- Développement
inconnu. .
Non signalé en France.
5. Paricterotaenia coronata (Cnnrmw, 1829) [P. arquata. Cnnnc, 1906].
(fig. 362).
·Long. 1 40 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 400 p. de diamètre et les ventouses 170 p. chacune. Le
rostre est armé d’une couronne de 18 à 20 crochets longs de 110 à 120 y,.
Il y a environ 15 testicules dans la moitié postérieure du segment. La
poche du cirre, renfermant un gros cirre, ne dépasse pas le tiers de la ‘
largeur du segment. Les œufs ont 75 y. de diamètre.
Adulte chez l`Oedicnème, Burlzinus oedicncmus (L.); la Bécasse, Scolopax
rusticola. L.; le Courlls, Numenius arquatus (L.); et le Pluvier, C/mradrius
alemzndrinus L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
6. Paricterotaenia falsicata (Maccnr, 1927) (Hg. 364).
Long. : iragmentaire. Larg. maxima : 300 y,.
Le scolex a 160 a 170 p. de diamètre. ll y la 19
crochets longs de 25 y,. Il y a 16 à 17 testicules et Q  
la poche du eirre mesure 170 y,.
Adulte chez l'Oedicnème, Bur/zinus oedfcnemus   c B
(L,). —- Développement inconnu. Fm. 364. _ Pm`icm_O_
Non signalé en France (Egypte). )am;afag_.,;Ca)a(])g€gg_)’
crochets du rostre.
7. Parîcterotaenia emhryo (Knamm, 1869)(fig.365).
Long. : plusieurs centimètres. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex est armé de 14 à 16 crochets longs de 29 à 34 p,. Le eirre a
42 p. de long et 8 p. de diamètre.
Adulte chez les Bécassines, Gallinago media (Lam.) et Gallinagogallinago L.
21

322 cnsromas
- La forme larvaire a été trouvée dans le parenchyme d’une Néphélide, Her-
podclla atomaria CAR. à V\/'imereux (Pas—de-Calais).
Se trouve vraisemblablement en France.
8. Paricterotaenia rotunda (Crane, 1911) (üg. 366).
Long. : 10 à 18 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 250 y. de diamètre et porte 10 crochets longs de 30 y.. La
poche du cirre est plus faiblement développée que chez P. paradoxa.
Les embryons ont 20 (L de diamètre. .
Adulte chez la Bécassine, Gallinago gallinago L. —- Développementinconnu.
Non signalé en France (Russie)
È ; 365
  E 367
Fm. 365-367. — Crochets des espèces de Paricterotaeniaz 365. P. embryo (Kr.); 366. P.
rotwzda (Clerc); 367. P. sleswicensis (Kr.).
9. Paricterotaenia sleswicensis (Knamm, 1882) (fig. 367).
Le scolex est armé de 25 crochets longs de 38 y. à 40 u. L‘anatomie
interne est caractérisée par la présence d’un gros muscle sphincter
autour de la portion distale du vagin.
Adulte chez la Bécasse, Scolopax rusticola L. et la Bécassine, Gallinago
media (Lyra,). - Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. KOWALEWSKIELLA BACZYNSKA, 1914.
Diagnose, page 73.
Une seule espèce connue :
Kowalewskiella longiannulata Baczrwsm, 1914 (fig. 368-369).
Long. : 30 à 40 mm. Larg. maxima : 540 y..
Le scolex a 65 pt de diamètre et chacune des petites ventouses, 23 y.,
Le rostre est armé de 28 à 30 crochets disposés suivant une seule cou-
ronne. Ces crochets ont 52 à 60 pu de long. Tous les segments adultes
sont plus longs que larges. Il y a 40 à 50 testicules situés en avant et
en arrière des glandes génitales femelles. La poche du cirre a 93 y. de

uss cuamlnnxxromvxns 323
long et 46 p. de diamètre. Elle dépasse les vaisseaux excréteurs du côté
peral. Le canal délérent est entouré de cellules prostatiques. Le cirre
est armé de minuscules épines. L`orilice vaginal est assez dilaté, garni
de petites épines. Les glandes génitales femelles sont médianes. L`utérus
mûr se résout en capsules ovifères ne contenant qu’un seul œuf.
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Fm. 368—370. — 368. lfowalewskiclla lengiannulata Bacz., crochets du rostre; 369. seg-
ment adulte (d’aprôs Baczynska); 370. Malika oedicnemi Wood., crochet du rostre.
Adulte chez les Chevaliers, Tringa stagnatilis(Br:cns1‘.) et Tringa glareola L.
— Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. MALIKA Woonnaxn, 1929.
Diagnose, page 73.
Malika oedicnemî Woonnann, 1929 (fig. 370).
Long. : 60 mm. Larg. maxima: 1 mm. 6.
Le scolex a 500 y. de diamètre et les ventouses, 183 p. sur 135 p,. Le
rostre est armé d`une seule couronne de 30 crochets longs de 73 y,. Les
pores sexuels sont unilatéraux. Les testicules, au nombre de 18 à 27 se
trouvent dans la moitié postérieure du segment en arrière et sur les
côtés des glandes femelles. La poche du cirre a environ 200 y. de long

324 cnsronns
et 40 y. de diamètre. Elle débouche dans un atrium génital à parois
musculeuses. ll n’y a pas de vésicules séminales. L’0vaire se trouverait
dans la moitié porale du segment tandis que la glande vitellogène serait
médiane (?). L’utérus se résolverait en capsules ovifères contenant cha-
cune plusieurs oeufs(?). Ces derniers mesurent 62 pt sur 22 u.
Adulte chez le Bihoreau, Bur/zinus oedicnemus (L,). —- Développement
inconnu.
Non signalé en France.
Il est possible qu’une étude ultérieure démontre que ce Ver appartienne à
un autre genre déjà connu.
G. CHOANOTAENIA RAILLIET, 1896.
Diagnose, page 72.
TABLEAU nns Esràcns.
1. Rostre armé d’une seule couronne de crochets ...... 2
— Rostre armé de deux couronnes de crochets ....... 3
2. 30 crochets longs de 15 pt ........ arctica, p. 324
— 10 crochets longs de 23 à 25 p. ....... joyeuxi, p. 324
3. 22 crochets longs de 148 y. et 110 p. . . . macracantha, p. 325
— 30 crochets longs de 96 p. et 84 yu. ...... guiarti, p. 325
— 40 à 60 crochets longs de 7 y. et 4 y. .... cingulifera, p. 326
1. Choanotaenia arctîca (Burns, 1919).
Long. : 35 mm. Larg. maxima : 500 p..
Le scolex a 240 pu de diamètre et porte une seule couronne de 30 cro-
chets longs de 15 pt. La base du rostre semble contenir des cellules
glandulaires. ll y a environ 20 testicules situés dans la moitié postérieure
du segment. La poche du cirre. allongée et très étroite, mesure 175 pt
sur 35 pt. Elle débouche dans un atrium génital à parois musculeuses.
Les capsules ovifères ne contiennent qu’un seul œuf chacune. Les em-
bryons ont 20 pt de diamètre.
Adulte chez le Bécasseau, Erolia maritima (BnüN1v.}. —— Développement
inconnu.
Non signalé en France.
2. Choanotaenîa joyeuxi Tsnivc SHEN, 1932 (fig. 371).
Long. : 45 mm. Larg. maxima : 650 pt.
Le scolex mesure 353 p. sur 307 p., Le rostre est armé d’une seule
couronne de 10 crochets longs de 23 pt à 25 pt. La poche du cirre a 102
à 188 p. de long et 28 p. de diamètre. Les testicules sont au nombre de 14
à 18.

ons cnnnxnmrronxnns 325
Adulte chez la BècaSSe, Scolopax rusticola L. - Développement inconnu. _
Non signalé en France.
3. Choanotaenia macracantha (Funxmmiv, 1907) (tîg. 372).
Long. : 25 à 30 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le rostre, large de 720 p., porte une double couronne de 22 crochets
mesurant respectivement 148 p. et 110 (1. Les testicules sont très nom-
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B
F10. 371-374. - Crochets des espèces de Choamztaenia : 371. Ch. joyeuxi Shen; 372.
Ch. macracantha (Fuhrm.); 373. Ch. guiarli (Shen); 374. Ch. cinguti/`era (Kr.), A.
crochets du rostre; B. segment mur rempli de capsules utérines (d’après Skriabine).
breux et la poche du cirre a 160 p. de long, dépassant de plus de sa
moitié le vaisseau excréteur ventral poral. Les œufs ont 36 pt de dia-
mètre.
Adulte chez le Chevalier, Tringa oclzropus (L.) et chez le Phalarope Phala-
ropus Iobazua (L,). - Développement inconnu.
Non signalé en France.
4. Choanotaenia guîarti (Tsmve Snes, 1932) (fig. 373).
Long. : 17 mm. Larg. maxima : 680 p..
Le scolex a 627 p. de diamètre; il porte une double couronne de 30 cro-
chets longs de 96 p. et 84 p,. La poche du cirre a 200 à 360 y. de long
et 24 à 45 p. de diamètre. Les testicules sont au nombre de 12 à 20. Les
oeufs ont environ 48 y. de diamètre.

326 cnsronns
Adulte chez le Pluvler Cha radrius dubius (Soon).- Développement inconnu.
Non signalé en France.
5. Choanotaenia cingulifera (Knnman, 1869) (Hg. 374).
Long. : 80 à 120 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 120 p. de diamètre, il est armé d’une double couronne de
40 à 60 crochets longs de 4 à 7 y,. Il y a environ 45 testicules. La poche
du cirre est petite,piriforme. Les œufs sont renfermés isolément dans des
capsules utérines.
Adulte chez les Chevaliers, Tringa nebularius (GüNN), Trznga. glareola (L).
et Tringa hypoleucus (L.); le Sanderling, Calidris leucop/zaea(PAi.1..); le Com-
battant, Machetespugnax (L.); le Bécasseau, Erolia minuta (LEISL.); le Pluvier,
C/zaradrius dubius Scor et la Bécassine, Gallinago media (Lara,). -·- Déve-
loppement inconnu.
Nou signalé en France.
G. LIGA WMNLAND, 1857.
Diagnose, page 71.
TABLEAU nus xzsriacns.
— Rostre armé de 48 crochets longs de 7 à 8 p., . alternans, p. 326
—— Rostre armé de 22 crochets longs de 42 (1 .... facilis, p. 326
1. Liga alternans (Conn, 1900).
Long. : 1 mm.
Le scolex a 220 p. de diamètre et porte une double couronne de 48 cro-
chets longs de 7 à 8 y,. Les seuls exemplaires connus de cette espèce ne
sont pas encore adultes, mais
les organes génitaux sont
A presque complètement déve-
loppés dans le dernier (8**)
segment.
Adulte chez le Chevalier,
Tringa tomnus (Lu). — Déve-
loppement inconnu.
0 8 jf, . ane  , Non signalé en France(Alle-
 °°  ¤¤ ‘2.¤¤°¤     *·   ,  
 ¤° ·~»«    :.·   mesme-
®g% i§T?`%§??`î?î?i %‘iIQ»‘°«`i»"l
, 2. Liga facilis (Mncexrr,
B 1927) (Anomotaenia facilis
Fm. 375. —— Liga fcwilis (Megg.), A. crochet du MEGGITL 1927Ã A”0mOmE"
rostre; B. segment adulte (d’après Szpotenska). nia. trivialis MEGGITT,
1927) (fig. 375).
Long. : 3 à 4 mm. Larg. maxima : 320 y..
Le scolex a 400 p, de diamètre et porte une double couronne de 22 cro-

nes cunmnnuroxmus 327
chets longs de 42 y., Les pores sexuels sont régulièrement alternants et
débouchent au milieu du bord latéral du segment. La poche du cirre,
longue de 132 p., a 28 p. de diamètre. Le cirre est inerme. Il y a 18 à 20 tes-
ticules situés dans la partie postérieure du segment. L'utérus est Iobé, et
les oeufs mesurent environ 37 p. de diamètre.
Adulte chez l`Oedicnème, Bur/iinus oedicnemus (L.). —- Développement in-
connu.
Non signalé en France.
G. DILEPIS Wmm.ANn. 1858. '
Diagnose, page 70. `
TABLEAU nus Bsriacxas.
— Crochets longs de 43 y. ........ ochropodis, p. 327
—- Crochets longs de 70 à 79 y. ....... retirostris, p. 327
— Crochets longs de 99 à 110 y. ........ limosa, p. 328
1. Dilepis ochropodis Nnsronrxsiw,
1911 (fig. 376).  
Long. : 38 mm. Larg. maxima : 376:
3 mm.
Le scolcx il 265 p. dediamètre et porte
une double couronne de crochets longs
de 43 y,. Il y a environ 50 testicules
dans la moitié postérieure du segment. 377
` La poche du cirre allongée, a 180 u de
long et 32 p. de diamètre. .Elle dépasse
les vaisseaux cxcréteurs poraux. L‘uté-
rus mûr remplit tout le segment. Les
œufs sont ovalaires, leur grand axe
mesurant 40 p,. L’onch0sphère a 26 y.
de diamètre.
Adulte chez le Chevalier, Tringa ochro—  
pus (L.) -· Développement inconnu.
Non signalé en France (Russie). 378
2. Dilepis retirostris (Kmnnu, 1869)
(ûg_ 3-]7)_ ' Fm. 376-378. - Crochets des espèces
. de Dzlrpis : 376. D. ochropodzs Nes-
L0ng· :20mm· Largh mamma Z 700 l'·· lob.; 377. D. retirostris (Kr.); 378.
Le rostre est armé d’une double cou- D. limom. Fuhrm.
renne de 20 à 22 crochets, longs de 70 ` ` `
à75 y. et de 73 à 79 p.; parfois `tous les crochets ont 81 à 85 p. de long.
Le reste de Panatomie est inconnu.
Adulte chez le Tournepîerre, Apenaria inzerpres (L.); les Bécasseaux, Erolia

' 328 cnswonns
minuta (Lmsn.), Erolia ferruginea (Baüm.) et Erolia alpina (L.), —- Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France.
3. Dilepis limosa Funnmuw 1907 (fig. 378).
Long. : 30 mm. Larg. maxima: 4 mm. 5. _
Le scolexa450 p. de diamètre et porte une double couronne de 20 crochets.
Ceux de la rangée antérieure mesurent 110 p. et ceux de la rangée posté-
rieure 99 y,. Les pores génitaux sont unilatéraux et les testicules sont
nombreux. La poche du cirre, allongée, a 790 y. de long. Les glandes géni-
tales femelles se trouvent dans la moitié porale du segment. Les oncho-
sphères ont 44 p. de diamètre.
Adulte chez la Barge, Limosa limosa (L.); le Chevalier, Tringa oclzropus
(L.) et le Courlis, Numenius p/zaeopus (L,). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. ANOMOTAENIA Comv, 1900.
Diagnose, page 69.
On connaît auj0urd’hui un grand nombre d’espèces de ce genre chez les
Charadriiformes. Malheureusement leur anatomie n’est en général
qu’imparfaiteme11t décrite; seuls, la forme et le nombre des crochets
peuvent servir à la diagnose.
TABLEAU mas nsriacns.
1. Ptostrc armé de 20 à»32 crochets. ........... 2
—— Rostre armé de 18 à 20 crochets ........... 8
2. Nombre de crochets dépasse 29 ........... 3
—- Nombre de crochets inférieur à 29 ........... 4
3. 30 crochets ............. globula, p. 329
- 32 crochets ............ ericetorum, p. 329
4. 28 crochets ............ platyrhyncha, p. 330
—— Moins de 26 crochets ............... 5
5. 24 crochets .................. 6
—— 20 à 25 crochets. ................ 7
6. Crochets longs de 34 à 35 p. et 41 à 43 p., . . stentorea, p. 330
-—— Crochets longs de 12 à 14 p. ...... microphallos, p. 330
7. 20 à 25 crochets ............ citrus, p. 330
— 20 à 24 crochets ........... nymphaea, p. 331
— 20 à 22 crochets ........... clavigera, p. 331
8. Crochets longs de 90 à 100 p. ....... laevigata, p. 331
— Crochets longs de 32 à 36 y. ........ arionis, p. 332
— Crochets longs de 24 à 25 p. ...... . aegyptica, p. 332

mas cnxnanmxroumns 329
— Crochets longs de 21 à 23 p. ...... bacîlligera, p. 333
- Crochets longs de 16 à 17 y. ..... microrhyncha, p. 333
Espèces insuffisamment connues ......... p. 333
1. Anomotaenîa globula (Want, 1855) (fig. 379).
Long.: 30 à60 mm. Larg. maxima: 1 mm. 5 à 2 mm.
Le scolex a 400 à 500 p. de diamètre et porte une double couronne de
30 crocl1ets longs de 38 à A0 p,. Les ventouses ont 200 pi de diamètre.
; ê ; 379 x  
4 É ; aso D 882 Ã
  Ã 383
381
Fm. 379-383. —Crochets des espèces d’An0m0laenia : 379. A. globdla (Wedl); 380. A.
ericetorum (K1'.); 381. A. platyrhyncha (Kr.); 382. A. slcntorea (Frôl.); 383. A. micro-
phallos (Kr.).
ll y a environ 35 testicules et les segments sont presque plus larges que
longs. L’ovaire est bilobé, fortement découpé en lobes secondaires. La
coque de l’œuf est fusiforme etl‘embryophore mesure 29 y. sur 24 p,.
Adulte chez le Combattant, Maclzetes pugnax (L.); les Chevaliers, Tringa
glarcola (L.), Tringa ochropus (L.), Tringa Izypoleucus (L.); la Bécassine.
Limnocryples gallinula (L.), et le Vauneau, Vanellus vanellus (L,). — Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France.
2. Anomotaania ericatorum (Knxnma, 1869) (fig. 380).
Long. : plusieurs centimètres. Larg. maxima: 2 `mm.
Le rostre est armé d`une double couronne de 32 crochets. Ceux de la
rangée antérieure ont 35 y. et ceux de la rangée postérieure, 34 p,. Le reste
de l‘anatomie est inconnu.
Adulte chez le Pluvier, C/zaradrius apricarius (L,). Développement inconnu.
Non signalé en France.

330 cnsroons
3. Anomotaenîa platyrhyncha (Knxmm, 1869) (fig. 381).
Long. 80 à 100 mm. Larg. maxima: 2 mm.
Le scolex a 250 p. de diamètre et porte une double couronne de 28 cro-
chets longs de 25 à 28 (4.. Les ventouses ont 130 p. sur 110 y. Tous les seg-
ments sont plus larges que longs, seuls les derniers sont plus longs que
larges. Il y a 60 à 70 testicules. La coque de l’oeuf est munie de deux
prolongements polaires, au moyen desquels les œufs restent accolés les
uns aux autres.
Adulte chez le Combattant, Mac/actes pugnax (L.); le Bécasseau, Erolia
minuta (Lust.); le Sanderling, Calidris leucophaea (PALL.) et le Pluvier, C/za
radrius apricarius (L,). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
4. Anomotaenia stentorea (Fnômcn, 1802) (Hg. 382).
Long. : 40 à 100 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 250 (4. de diamètre et porte une double couronne de 24 cro-
chets longs de 34 à 35 p. et de 41 à 43 yi. Les ventouses ont 80 y. de
diamètre. Les testicules sont très nombreux. Les œufs sont munis de
prolongements polaires.
Adulte chez les Bécassines, Gallinago gallinago (L.), Limnocryptcs gal-
linula. (L.); les Chevaliers, Tringa glareofa (L.), Tringa hypoleucus (L.); le
Sanderling, Calidris leucop/iaea (PALL.), les Bécasseaux, Erolia alpine (L.),
Erolia /`er1·ugz`nea (BRi3vN.); le Pluvier Squalarola squatarola (L.) et le Van-
neau, Vanellus vanellus (L,). - Développement inconnu.
Signalé à Toulouse chez L. gallinula età Rennes chez G. gallinago.
Anomotaenia microphallos (Knxnma, 1869) (fig. 383).
Long. 25 à 40 mm. Larg. maxima: 1 mm. 6.
Le rostre est armé d’une double couronne de 24 crochets longs de 12 à
14 p,. Il existe un cou en arrière du scolex. L’aile antiporale de l’ovaire
est plus grande que la porale. L’utérus, d’abord fortement lobe, devient
sacciforme et remplit tout le segment mûr.
Adulte chez le Vanneau, Vanellus vanellus (L.); le Chevalier, Tringa glareola
(L.); le Bécasseau, Erolia minum(LE1SL.), et le Pluvier, C/zaradrius morinellus
(L.), ·-— Développement inconnu,
Non signalé en France.
6. Anomotaenia citrus (KMBBE, 1869) (Hg. 384).
Long. : 70 mm. Larg. maxima: 3 mm.
Le rostre est armé d’une double couronne de 20 à 25 crochets. Ceux de
la couronne antérieure mesurent 54 à 62 y. et ceux de la couronne pos-
térieure, 51 à 56 p.. Il y a 30 à 35 testicules dans la partie postérieure du
segment.
Adulte chez le Combattant, Machetes pugnax (L.); la Bécasse, Scalopax rus-
ticola (L.); les Bécassines, Gallinago gallinago (L.), Gallinago media (Lyra.),

nas cunnnnnusomxns 331
Limnacryptes gallinula(L.); le Bécasseau, Emlia alpine (L.) et lc Chevalier,
Tringa oc/zmpus (L.), -— Développement inconnu.
Non signalé en France.
7. Anomotaenîs nymphea (Scuuxivx. 1790) (iig. 385).
Long. : 75 mm. Larg. maxima: 1 mm. 7.
Le rostre est armé d’unc double couronne de 20 à 24 crochets longs de
61 à 86 pt. Le reste de Panatomie est inconnu.
Adulte chez les Ceurlis, Numenius arquatus (L.), Numenius tenuirostris
(VIEILL.), Numcnius phaeopus ((L.) et chez le Chevalier, Glareola. pratincola
(L.). —- Larve chez divers Mollusques (page 497).
Non signalé en France.
  asc
384
É ; 385 A 387 E
Flo. 384-387. — Crochets des espèces d’.lnom0tacnia : 384. .4. cilrus (Kr.); 385. A. nym-
phea (Schrank); 386. .4. clavigcra (Kr.); 387. .4. laevigata (Clerc).
8. Anomotaenîa clavîgcra (Knxmm, 1869) (fig. 386).
Long. : 90 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le scolcx a 270 p. de diamètre et porte une double couronne de 20 à.
22 crochets. Ceux de la première rangée mesurent 19 à 26 p. et ceux de la
deuxième rangée, 21 à 28 p.. Il y a environ 25 à 30 testicules. La poche du
cirrc est situé obliquement par rapport au bord du segment. Les œufs
mûrs sont iusiformes.
Adulte chez la Bécasse, Scolopaz rusticola (L.); le Tournepierre, Arenarza
interprcs (L.); les Bècasseaux, Erolia minuta (Lmsr.) et Er-alia alpina (L.); la
Maubêche, Canutus canutus (L.) et le Vanneau, Vanellus vancllus (L,). — Dè-
veloppement inconnu.
Non signalé en France.
9. Anomotaenia laevîgata (Cuzuc, 1906) (Anomotaenia ]llB]16iCrASOWSKA,
1931) (fig. 387).
Long. : 60 à 75 mm. Larg. maxima : 1 mm. 5.
Le scolex a 400 p. de diamètre et le rostre 'porte une double couronne
de 20 crochets longs de 90 à 100 pt. Le pore sexuel se trouve dans le tiers

332 cnsronns
inférieur du bord latéral du segment. La poche du cirre est de petite
taille, mais atteint le vaisseau excréteur ventral du côté poral. Il y a
environ 45 testicules situés dans la partie postérieure du segment en
arrière des glandes femelles. L’ovaire est bilobé. Les onchosphères ont
95 (J. de diamètre.
Adulte chez le Courlis, Numenius arquatus (L,). — Développement inconnu .
Non signalé en France.
( ; 388 s   L- ::90
  .,.,1 _
Fia. 388-391. Crochets des espèces d’An0m0taenia. .· 388. A. arionis (Sieb.) ; 389. A. aegyp-
tica (Kr.); 390. A. bacilligera (Kr.); 391. A. microrhyncha (K1·.).
10. Anomotaenia arîonis (v. Sxnnotn, 1850) (Hg. 388).
Long. : 4 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex est armé d’une double couronne de 20 crochets longs de 32
à 36 y,. Il y a 20 à 25 testicules. Les œufs sont lusiformes.
Adulte chez les Chevaliers, Tringa oc/zropus (L.), Tringa smgnatilis (Bscasr.)
et Tringa hypolcucus L.
La forme larvaire se trouverait chez le Gastéropode, Arion ater L.
Non signalé en France.
11. Anomotaenîa aegyptica (Knannn, 1869) (Hg. 389).
Long. : 8 à 12 mm. Larg. maxima : 600 (4..
Le rostre est armé d’une double couronne de 20 crochets longs de 24 à
28 y,. Les testicules sont peu nombreux et se trouvent dans la moitié
postérieure du segment.
Adulte chez les Bécassines, Gallinago gallinago (L.), Gallinago media
(Lun.) et chez le Courvite, Cursorius gallicus (GMm..). — Développement
inconnu.
Non signalé en France.

DES ciumanmieonuns 333
12. Anomotaenia bacilligera (Knimm, 1869) fig. 390).
Le rostre porte une double couronne de 20 crochets longs de 21 à 23 (1..
Le reste de l’anatomie est inconnu. Il est possible que cette espèce soit
identique à la précédente.
Adulte chez la Bécasse, .S`coZopa.z· rusticola (L.) et la Bécassine, Gallinago
m€did_(LATll.). - Développement inconnu.
Non signalé en France.
13. Anomotaeuia microrhyncha (Kxmnxm, 1869) (fig. 391).
Long. 30 mm. Larg. maxima : 1 mm. 3. · (
Le scolex a 250 p. de diamètre et, porte une double couronne de 20 cro-
chets longs de 16 à 17 gz., Les ventouses mesurent 120 y. sur 150 pt. Il y a
25 à 35 testicules et la poche du cirre est petite. Les œufs sont fusiformes.
Adulte chez le Combattant, Jtlachetespugnax (L.); le Chevalier, Tringa, sta-
gnalilis (BECHST.) ; les Pluviers, C/laradrius apricarius L., Charadrius hiaticula
L., C/zaradrius dubius Scor. et le Bécasseau, lfrolia minuta (L,). — Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France.
Espèce insuffisamment connue.
( Anomotaenia (‘?) cingulata (v. Lmsrow, 1905).
Long. : 1 mm.34. Larg. maxima: 950 yi.
Le scolex a -180 gi. de diamètre et les ventouses mesurent 190 gi. Il y a un rostre
bien développé, mais les crochets font défaut, étant probablement tombés. Il y
a 20 à 25 testicules. Pas d’œufs. - Adulte chez le Bécasseau, Erolia alpine L.
_ - Développement inconnu.
~ Non signalé en France.
G. CHITONORECTA Mncorrr, 1927.
Diagnose, page 70.
Une seule espèce connue chez les Cha radriîformcs de France.
Chitonorecta multîcanalis (Bxczvnsxa, 1914). _
Long. 30 à 40 mm. Larg. maxima: 1 mm.54.
Le scolex est inconnu. Les segments sont caractérisés par le fait que
leurs bords sont fortement ondulés. Le système excréteur présente la
particularité de possédcr8 vaisseaux excréteurs longitudinaux. Les porcs
génitaux sont unilatéraux. La poche du cirre a 59 p. de long et 15,6 p. de
diamètre. Elle n‘atteint jamais les vaisseaux cxcréteurs poraux. Le cirre
est armé à sa base de 8 à 10 crochets longs de 7 à 8 p., toute sa surface
est en outre recouverte de petites épines. Les testicules, peu nombreux,
sont situés à la face dorsale du segment. Il arrive souvent qu`ils se
fraycnt un passage à travers la musculature longitudinale et se logent

334 cnsronns
ainsi dans le parenchyme cortical. L`ovaire, médian, occupe presque toute
la largeur du parenchyme médullaire et pousse également des prolonge-
ments dans le parenchyme cortical. Les anneaux mûrs ne sont pas
connus.
Adulte chez la Bécassine. Gallinago gallinago (L.). —— Développement inconnu.
Non signalé en France (Russie).
CESTODES DES LARIFORMES
TABLEAU nus cnnnns.
1. Scolex inerme ................. 2
—- Scolex armé .................. 5
2. Seolex muni de deux pseudobothridies ......... 3
— Scolex muni de quatre grandes ventouses. Tetrahothrium, p. 336
3. Scolex peu visible, segments beaucoup plus larges que longs. . 4
——- Scolex bien visible, segments carrés ou plus longs que larges.
.... ' .......... Diphyllobothrium, p. 335
4. Segmentation absente dans presque tout le Ver . Ligula, p. 335
—— Segmentation présente dans la moitié antérieure du Ver.
............... Schistocephalus, p. 335
5. Scolex armé d’une seule couronne de crochets ....... 6
-- Scolex armé de deux couronnes dc crochets ....... 10
6. Pas plus de trois testicules par segment ......... 7
—— Plus de trois testicules par segment .......... 8 '
7. Trois testicules par segment . . . . . Hymenolepis, p. 337
— Un seul testicule par segment ..... Haploparaxis, p. 339
8. Utérus se résolvant en capsules ovifèrcs. . Choanotaenia, p. 340
—- Utérus sacciiorme, persistant ............ 9
9. Pores sexuels unilatéraux, segments plus larges que longs. .
................ Lateriporus, p. 341
—- Pores sexuels irrégulièrement alternants, segments plus longs
que larges ........... Paricterotaenia, p. 341
10. Crochets très petits et très nombreux [1000). Ophfyocotyle, p. 343
' ——- Crochets de taille moyenne, peu nombreux . Anomotaenia, p. 344
Forme insuffisamment connue .......... p. 445

mas LARIFOKMES 335
G. LIGULA Bcocn, 1782.
Diagnosc, page 57.
Une seule espèce.
Ligula întestinalis Lmmê, 1758 (v. p. 2ll2).
Adulte chez le Stercoraire, Szercorarius parasixicus L.; les Mouettes, Laws
ridibundus L., Larus minutua PALL., Larus mclanocephalus Tenu., Larus canus
L., Larus argcntazus Pom., Rissa tridactyla (L.); le Sterne Pierre-Garin, Sterna
Izirundo L. et l'Hir0ndelle de Mer, Hydrochelidon nigra (L.).
Fréquent en France.
G. SCHISTOCEPHALUS CREPLIN, 1829.
Dignese, page 57.
Une seule espèce.
Schîstocephalus solidus (Münnnn, 1776) (v. p. 242).
Adulte chez le Stereoraîre, Stercorarius pamsizicus L.; les Mouettes, Larue
ridibundus L., Larus argenlatus PONT., Larus marinus L.; les Sternes, Sterne
hirundo L., Sterna paradisca Buüxn., Sterne albifrons PALL. et l’IIir0ndelle
de mer, Ilydrochclidon nigra (L.).
Non signalé en France.
G. DIPHYLLOBOTHRIUM Comsonn, 1858.
Diagnose, page 56.
TABLEAU nus Esràcss (‘).
-— 13 mm. de long, 7 boucles utérines ..... ditremum, p. 335
- 00 mm. de long, 5 à 8 boucles utérines. . . dendriticum, p. 336
Espèce insuffisamment connue ....... fissiceps, p. 336
' 1. Diphyllobothrium ditremum (Cnurrxw, 1825).
Long. 13 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5.
Le scolex est ovalaire, long. de 1,2 mm. et large de 1 mm. Il y a environ
110 segments. Il y a 380 à 390 testicules entourant les glandes génitales
femelles et en avant de la poche du eirre. Cette dernière mesure 282 p. sur
164 y.; elle débouche dans le tiers antérieur de la face ventrale du seg-
ment. Les glandes vitellogènes entourant complètement les organes
génitaux, ne laissant qu'un champ libre immédiatement en arrière de
l`utérus. L’utérus mûr présente sept boucles de chaque côté de la ligne
médiane. Les œufs ont 58,6 y. de long et 35,5 y. de diamètre.
(1) ll est possible qu'unc étude ultérieure démontre Vldentîté de ces trois espèces.

336 cnsromzs
Adulte chez les Mouettes, Larus argentatus PONT. et Larus glaucus BRÉÉNN. —-
Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Diphyllobothrîum dendriticum (Nirszcn, 1824).
Long. : 90 mm. Larg. maxima : 7 mm.
Il y a plus de 300 segments. Les testicules sont au nombre de 470 envi-
ron. Il se trouve environ 30 testicules en avant de la poche du cirre. Cette
dernière a 320 à 409 p. de long et 120 p. de diamètre. L’utérus forme 5 à 8
boucles de chaque côté de la ligne médiane. Les œufs ont 58 a 62p. sur
32 à 40 (1.
Adulte chez les Mouettes, Larue ridilzundus L., Rissa tridactyla (L.), Larus
argentatus Pour., Larus canus L. et Larus fuscus L. - Développement
inconnu.
Trouvé chez L. fuscus du Léman.
3. Diphyllobothrium üssiceps (Cnnrmx, 1829).
Long. : 80 à 150 mm. Larg. maxima: 5 mm.
Cette espèce douteuse ne semble pas avoir été revue depuis plus d’un
siècle; son attribution au genre Dz)nhyIZ0b0th1·ium est donc incertaine.
Adulte chez le Sterne Pierre-Garin, Sterna lzirundo L.- Développement
inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
G. TETRABOTHRIUM RUDOLPHI, 1819.
Diagnose, page 80.
TABLEAU nus Espèces
—— 20 à 22 testicules par segment ..... cylindraceum, p. 336
— 30 à 32 testicules par segment ....... erostre, p. 336
1. Tetrahothrîum cylindraceum (Ronorrm, 1819).
Long. : 26 à 190 mm. Larg. maxima : 800 p. à 2 mm.
Le scolex a 240 à 280 p. de large. Les ventouses sont ovalaires et les
auricules sont faiblement développées. Il y a 22 testicules. La poche du
cirre mesure 40 à 48 p. de diamètre. Les orifices mâle et femelle se trou-
vent côte à côte sur une papille située dans l’atrium génital.
Adulte chez les Mouettes, Larus argenzatus Pom., Larus glaucus Bnüivx.,
Larus inarinus L., Larus ridibundus L., Larus fuscus L., Larus canus L.,
Larus melanocephalus TEMM., Rissa tridactyla L., et les Sternes, Slerna dou-
galli Moivr., et Sterna hirundo L, — Développement inconnu.
Fréquent chez Larus argentazus Pom., à Marseille (Bouches-du-Rhône).
2. Tetrabothrium erostre (Loimmmac, 1889).
Long. : 80 mm. Larg. maxima : 3 mm.

nas LARIFORMES 337
Le scolex a 450 y. de large. Les auricules sont plus fortement dévelop-
pées que chez l’espèce `précédente. Il y a 30 à 32 testicules par segment.
La poche du cirre mesure 60 y. de diamètre; elle débouche au sommet
d’une papille tandis que le vagin débouche à une certaine distance à la
face ventrale de la papille. Les œufs ont 27 y. de diamètre.
Adulte chez les Mouettes, Larus argentatus Pom. La:-us canus L., Larus _
fuscus L., Larus marînus L., Rissa tridactyla: (L.); les Sternes, Sterna hirundo
L., Stema paradisea Bnünm. et le Stercorairc, Stcrcorarius parasiticus (L.),
.— Développement inconnu.
' Non signalé en France. ,
G. HYMENOLEPIS NVEINLAND, 1858.
Diagnose, page 76.
I TABLEAU mzs nsrizcns ·
1. Sacculus accessorius présent ............ 2
— Sczcculus czccessorius absent ............. 3
2. Bostre armé de 8 crochets ...... octacanthoides, p. 337
— Rostre armé de 10 crochets .... multiglandularis, p. 337
3. Poche du cirre ayant plus de 200 y. .... mîcrosoma, p. 338
—- Poche du cirre ayant moins de 200 y. ......... 4
4. Crochets longs de 39 p. ......... ductilis, p. 338
— Crochets longs de 73 yi ....... haschkiriensis, p. 339
1. Hymenolepis ocatacanthoîdes Fuxxnmnm, 1906 (fig. 392).
Long. : 70 mm. Larg. maxima: 600 y,. ·
Le scolex a 150 y. de diamètre; il est armé de huit crochets longs de
32 à 34 it. Les ventouses sont ovales et mesurent 70 y. sur 90 y., Les trois _
testicules sont disposés de façon à former un triangle, deux testicules
étant antiporaux, l’un devant l’autre et un testicule poral. La poche du
cirre est très longue et atteint le vaisseau excréteur ventral du côté
antiporal. ll existe un petit sacculus accessorius à l'endroit où elle
débouche dans l’atrium génital. Le vagin est caractérisé par le fait qu‘il
est en partie enroulé en spirale. (Eufs inconnus. I
Adulte chez la Mouette rieuse, Laws ridibundus L. -—Dével0ppementinconnu.
Non signalé en France. ,
2. Hymenolepis multiglandularis BAczvxsxA, 1914 (Hg. 393-394).
Long. : 7 mm.·Lax·g. maxima : 280 y,. · ·
Le scolex a 150 y. de diamètre et porte une couronne de dix crochets
longs de 28,6 p., Les ventouses, ovalaires, sontarmées de petits crochets.
Les trois testicules sont disposés en ligne droite, deux testicules étant
du côté poral et un seul du côté antiporal. La poche du cîrre est de
9:)

338 cnsromzs
grande taille, cylindrique, elle mesure 156 à 195 y. de long et atteint le
vaisseau excréteur ventral au côté antiporal. Le sacculus accessorius
est bien développé; il y débouche de nombreuses cellules glandulaires.
Les onchosphères ont 10 à 11 y. de diamètre.
Adulte dans l`intestin du Goéland brun, Larus fuscns L. — Développement
inconnu. _
Non signalé en France (Egypte).
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Fio. 392-396. - 392. Hymmolcpis octczcanthoides Fuhrm., segment adulte (dïaprès Fuhr-
mann); 393-394. Hymenolepis multiglzmdularis Bacz.; 393. crochet du rostre; 394. seg-
ment adulte (d’aprés Baczynska); 395. Hymenolepis microsoma (Crep.); 396. Hymemr
lepis nluctilis Lint. crochet du rostre.
3. Hymenolepis microsoma (Cmarrnv, 1829) (fig. 395).
Long. :40 mm. Larg. maxima: 500 y.,
Le scolex a 220 y. de diametre et porte dix crochets longs de 58 p,. La
poche du cirre est fortement musclée, elle a 205 p. de long et 82 pi de dia-
mètre. Le pore génital se trouve près du bord antérieur du segment.
Adulte chez le Goéland bourgemestre, Larus glaucus L.
Ce parasite habituel des Ansériformes n’a été trouvé qu’une seule fois chez
les Lariformes, mais n’a pas été signalé en France.
4. Hymenolepis ductilis Inxrox, 1927 (fig. 396).
Long. :18 mm. Larg. maxima : 500 gz.
_ Le scolexa 240 p. de diamètre, et porte dix crochets longs de 39 y., La
poche du cirre a 170 p. de long et 24 p. de diamètre. Les œufs ont 36 pt de
diamètre.

mas 1.An1ronMEs 339
Adulte Chez les Moueltcs, Larus argentatus Pow. et Larus marinus L. —
Développement inconnu.
Non signalé en France.
5. Hymenclepîs baschkirîensis Crane, 1902.
Long. : 35 mm. Larg. maxima: 1,3 mm.
Le nombre des crochets n`est pas connu, ils ont 73 p. de long et leur
forme rappelle celle de H. gracilis (Voir page 259, fig. 242). La poche
du cirre, petite, mesure 140 y. de long.
Adulte chez le Goéland cendré, Larue cames L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. HAPLOPARAXIS Cmmc, 1902.
Diagnose, page 76.
TABLEAU nas Espèces
1. Cirre très long ............ cirrosa, p. 339
—- Cirre court .................. 2
2. Crochets longs de 21,0 p.à 23 pt ....... larina, p. 339
— Crochets longs de 17 pt ....... . . fusus, p. 340
  ( È ex
Fm. 397-399. — Crochets des espèces Wllaploparaxcis : 397. II. cirrosa (Kr.); 398. II.
larina Fuhrm; 399. II. fusms (Kun).
1. Haploparaxis cirrosa (Kxmznn, 1869) (fig. 397).
Long. : 150 mm. Larg. maxima : 500 y. à 1 mm.
Le scolcx a 250 p. de diamètre et les ventouses 130 y,. Le rostre est
armé de dix crochets longs de 24 y., La poche du cirre est longue, munie
d’un muscle rétractcur. Le cirre est aussi très long et mesure 420 à
430 y,. Le reste de l’anatomic est inconnu.
Adulte chez les Mouettes. Larus canus L., Larus ridibundus L., Larusminutus
|’A1.1.. et les Sternes, Stcrna hirundo L. et Sœrna paradisea, Bnüxx. -· Dé-
veloppement inconnu.
Non signalé en France.
2. Haploparaxis larîna Fuxnmmw, 1921 (fig. 398).
Long. : 80 mm. Larg. maxima : 900 p.,
Le seolcx a 170 y. de diamètre et les ventouses 70 y,. Les dix crochets

340 cnsronns
ont 21,6 p. à 23 y. de long. La poche du cirre, de très grande taille, est
munie d’un muscle rétracteur; elle atteint presque le milieu du segment.
Les œufs ont 40 p. de diamètre.
Adulte chez la Mouette à tête noire, Larus melanocep/talus TEMM. —— Déve-
loppement inconnu.
Non Signalé en France.
3. Haploparaxis fusus (Kamen, 1869) (fig. 399).
Long. : 100 à 120 mm. Larg. maxima: 1 mm.
Le scolex a 210 p. de diamètre et les ventouses mesurent 60 y. sur 50 p,.
Les dix crochets ont 17 p. de long. lfanatomie interne est tout à fait
semblable à celle de l’espèce précédente. Les œufs ont 50 p. sur 36 pt.
Adulte chez les Mouettes, Larus argentatus Pom., Larue ridibundus L.,
Larus marinus L., Larus glaucus BRüNN., et Rissa tridactyla (L,). —~ Déve-
loppement inconnu.
Non signalé en France.
G. CHOANOTAENIA RAILLIET, 1896.
Diagnose, page 72.
Une seule espèce connue :
Choanotaenîa sterc0rar1(BAr1.1s, 1919) (fig. 400).
Long. : 25 à 30 mm. Larg. maxima : 800 p,.
Le scolex a 400 p. de diamètre et les ventouses 180 uchacune. Le rostre
6 É 400 l ;
C 401 \
Fm. 400-401. —— 400. Choanotaenia stercoraria (Baylisl, crochet du rostre; 401. Late-
ripoms cylindricus (Clerc), crochet du rostre.
est armé d’une couronne de 14 (?) crochets longs de 110 p,. Il y a environ
. 40 testicules situés dans la moitié postérieure du segment. La poche du
cirre a 150 p. sur 37 p,. Elle débouche dans un atrium génital musculeux.
L’ovaire est fortement lobe, la glande vitellogène est petite. Les œufs
sont renfermés dans des capsules utérines et chaque onchosphère mesure
25 u de diamètre.

· mas LARIFORMES 341
Adulte chezle Stercoraire, Stercorarius pomarinus(Tm1M.). -—-Développement
inconnu.
Non signalé en France (Russie).
G. LATERIPORUS Fummann, 1907.
Diagnose, page 71.
On ne connaît qu`une espèce chez les Lariformes :
Lateriporus cylindricus (Ctxmc. 1902) (fig. 401).
Long. : 25 mm. Larg. maxima : 1,5 mm.
Le scolex a 510 à 530 y. _de diamètre et les ventouses 250 p.. Le rostre
est armé de 16 crochets longs de 200 à 216 y., La poche du cîrre est très
longue et dépasse la ligne médiane du segment. Il n’y a pas de sacculus
accessorius. Le nombre des testicules est de 15. L'ovaire est très forte-
ment lobé et l’utérus est sacciforme.
Adulte dans l’intestin des Mouettes, Larus canus L., Larus ridibundus L.,
Laws minuzus PALL., et du Sterne, Stcrna paradisea Bnûnx. - Développement
inconnu.
Non signalé en France.
G. PARICTEROTAENIA Fuanrwnwx, 1932.
Diagnose, page 71.
TALEAU mas nsràcns
1. Rostre armé de 12 crochets ............. 2
— llostre armé de 14 crochets ............. 3
— Rostre armé de 16 crochets ....... învers, p. 341
-— Rostre armé de 20 crochets ....... ransomi, p. 342
2. Crochets longs de 72 à 74 p. ...... dodecacantha, p. 342
— Crochets longs de 103 p. ...... . . gongyla, p. 343
3. Crochets longs de 43 à 46 p. ...... . sternina, p. 343
- Crochets longs de 110 p. ......... porosa, p. 343
1. Parîcterotaenîa inversa(Pw¤o1.rm, 1819) (fig. 402).
Long. : 8 à 10 mm. Larg. maxima : 500 y,.
Le rostre est armé de 16 crochets longs de 17 y,. Le reste de l’anatomie
est inconnu.
Adulte chez le Sterne, Sterna paradisea Baümv. et l'Hironde1le de mer,
Hydrochelidon nigra (L,). -— Développement inconnu.
Non signalé en France.

342 cnsronns
2. Parîcterotaenia rans0mi(L1N·roN, 1927) (lîg. 403).
Long. : 140 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolexa 320 p. de diamètre; il est armé d’une couronne de 20 ero-
chets longs de 38 y., Il y a environ 15 testicules situés en arrière des
glandes génitales femelles. La poche du cirre est longue de 80 p.,
mais n’atteint pas le milieu du segment. Elle débouche dans un atrium
génital musculeux. L’ovaire est fortement lobé. L`utérus se résout en
402 b Q 403  
404   lb
È i 405 ï )
Fm. 402-406. — Crochets des espèces de Paricterolacnîa .· 402. P. inverse (Bud.);
403. P. ransomi (Lint.); 404. P. dodccacawlha (Kr.); 405. P. slernina (Kr.); 406.
P. porosa (Rud.). ·=
capsules ovifères. Les œufs ont 72 pt sur 65 y. et l’onchosphère, 32 y.
sur 20 y.,
Adulte chez les Mouettes, Larus argentazus Pom., Larus marinus L. — Dé-
veloppement inconnu.
Non signalé en France.
3. Paricterotaenîa dodecacantha (Kmmm, 1869) (fig. 404).
Le rostre est armé de 12 crochets longs de 72 à74 y,. Le reste de l’ana-
tomie est inconnu.
Adulte chez le Goéland pygmée, Larus minullus PALL. — Développement
inconnu.
Non signalé en France (Danemark).

ons Lzuuronmns 343
4. Parîcterotaenîa gongyla (Comv, 1900).
Long. 2 50 à 70 mm. Larg. maxima : 580 p,.
Le scolex a 250 p. de diamètre est porte une couronne de 12 crochets
longs de 103 p,. La forme des crochets est semblable à celle de P. porosa,
(fig. 406). Les testicules sont nombreux, situés dans la moitié posté·
rieure du segment. La poche du cirre a 150 p. de long et 30 à 50 p. de
diamètre. Les glandes femelles sont caractérisées par le fait qu`elles ont
tendance à s’étendre dans le parenchyme cortical.
Adulte chez les Mouettes, Laws ridibundus L., La:-us fuscus L. - Dévelop-
pement inconnu.
Non signalé en France.
5. Paricterotaenîa sternina (Kmmnn, 1869) (fig. 405).
Long. : 80 mm. Larg. maxima: 2 mm. 6.
Le scolex est armé de 14 à 16 crochets longs de 43 à 46 p.. L‘anatomie
interne serait identique à celle de l`espèce suivante. · _
Adulte chez les Mouettes, Larus argentatus Pom., Larus canus L.; les
Sternes, Stema paradisea Baümv. et Sicma hirundo L. — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
6. Paricterotaenia porosa (Runotpnx, 1810) (fig. 406).
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a 500 y. de diamètre et porte une couronne de 14 crochets
longs de 110 p., Il y a 40 à 50 testicules dans la moitié postérieure du
segment. La poche du cirre a 550 p. de long et 120 p. de diamètre. Elle
est munie d’un puissant muscle rétracteur. L’atrium génital est très
profond. L'ovaire est fortement lobé.
Adulte chez les Mouettes, Larus minuzus PALL., Larus ridibundus L., Larus
marinus L., Larus|melan0cephalus
Tenu., Larus fuscus L., Larus canus ._  
L. et Rissa zridaczyla (L.) ; le Sterne,  
Stcrna hirundo L. - Développement "·-·:*:É;%'%:È\‘;; __, % 
inconnu    "l®,\(
Non signale en France.   ·—··^ ____,_     I v N') .
G,. OPHRYOCOTYLE Fmxs, 1869. %ga,;;—j `  Ã ®“,""IM”/    
Dxagnose, page 67. ` ' · '       gf
Une seule espèce chez les Lari- '/”"¤f|\\\<*È?°’ _ . .
formes de France 1 L
Fxo. 407.- Ophryocotyle proleus Friis, `
Ophryocotyle preteus Fans, 1869 s¤¤1<=><<d’=¤prèS Lî¤w¤)·
(fig. 407].
Long. : 6 mm. exceptionnellement 20 à 25 mm. Larg. maxima :
GOO (1..

344 ciasronns
Le scolex a environ 250 y. de diamètre est porte un très grand rostre
armé d’une double couronne d‘environ 1000 petits crochets longs de 4 y.
seulement. Il arrive souvent que la contraction du rostre donne l‘impres—
sion que la couronne suit une ligne brisée. Il y a environ neuf testicules
en arrière des glandes génitales . femelles. La poche du oirre, cylin-
drique, atteint presque la ligne médiane du segment. L’utérus est
sacciforme Les onchosphères ont 20 y. de diamètre.
Adulte chez les Mouettes, Larus canus L., Larus argentazus Pour. —- Déve-
loppement inconnu.
A été signalé sur les côtes de Bretagne.
G. ANOMOTÀENIA Coniv, 1900.
Diagnose, page 69.
TABLEAU mzs Esràcns.
—— Crochets longs de 100 à 110 pt ....... larina, p. 344
— Crochets longs de 22 à 38 p. ...... micracantha, p. 344
Ã É D 4,08 < Ã
410
É   Ã 409
Fia. 408-410. Crochets des espèces d’A1z0mclaenia : 408. A. larimz (Kr.); 409. A. miam-
cantha (Kr.); 410. Taenia (s. 1.) distincte Loennb.
1. Anomotaenia larina (Kimmn, 1869) (fig. 408).
Long. : 30 mm. Larg. maxima : 2mm. 5.
Le rostre est armé de 20 à 22 crochets longs de 100 à 110 n. Le cirre
a 240 p. de long. Le reste de l'anatomie est inconnu.
Adulte chez les Mouettes, Larus glaucus Bniîmv. et Rissa tridaczyla (L.), -—
· Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Anomotaenia mîcracantha (Knnmm, 1869) (Hg. 409).
Long. : 70 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex est armé de 20 à 22 crochets longs de 22 à 38 y., Reste de .
lanatomie mal connu.

DES Ancironmns 345
Adulte chez les Mouettes, Larus canus, Larus glaucus Bnüxx. Larus ['uscus
L., Larus marinus L., Larus ridibundus L. et Ilissa tridactyla (L.), — Déve-
loppement inconnu
Non signalé en France.
Forme mal connue. _
Taenia (sensu law) distinctn Lozmvnnnc, 1889 (fig. 410). ·
Long. : 120 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le rostre allongé est armé de crochets longs de 23 p (fig. 410). Serait d`a·
près Funnmarm, un Dilepis.
Adulte chez le Goéland, Larus canus L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES ALCIFORMES
Tnnmanu ons cmvnns.
1. Scolex dépourvu de ventouses mais portant deux pseudobothri-
dics ............ Schistocephalus, p. 345
- Scolcx pourvu de quatre ventouses .......... 2
2. Scolex inerme; ventouses pourvues de petites appendices.
............... Tetrabothrium, p. 345
— Scolex armé d’un rostre portant une doublo couronne de
crochets ............ Anomotacnia, p. 346
G. SCHISTOCEPHALUS CIIEPLIN, 1829. _
Diagnose, page 57.
Une seule espèce :
Schistocephalus solidus (hlüctnn, 1776) (voir page 242).
Adulte chez les Guillemots, Uriajroille (L.) et Uria grylle (L.) et chez le
Pingouin, Alca tordg.   _
Non signalé en France.
G. TETRABOTHRIUM llunonmxx, 1819.
Diagnose, page SU.

346 cnsronns
TABLEAU mas Esriacns.
— 50 testicules par segment; atrium génital fortement musclé. .
.............. . . intrepidum, p. 346
— 58 à 62 testicules par segment : atrium génital faiblement
musclé ............. jâgerskiëldî, p. 346
1. Tetrabothrium intrepidum Bnms, 1919.
Larg. maxima 2 3 mm.
Le scolex a 600 p. de diamètre. L’atrium génital est fortement musclé
et contient une papille au sommet de laquelle viennent déboucher les
orifices sexuels mâle et femelle. La poche du cirre, polygonale, est for-
tement musclée. Les testicules sont au nombre de 50 environ.
Adulte chez le Guillemot, Uria grylle (L.), — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Tetrahothrïum jâgerskiôldi Nvmzrm, 1916.
Long. : 60 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex a 560 p. de diamètre. L’atrium génital est faiblement
musclé et ne contient pas de papille sur laquelle viennent déboucher
les conduits sexuels. La poche du cirre a 100 à 110 y. de diamètre. Elle
est sphérique. ll y a 58 à 62 testicules dans chaque segment.
Adulte chez le Guillemot, Uria grylle (L.), et chez le Pingouin. Alca tarda
L. - Développement inconnu. - -· ~
Non signalé en France.
3. Tetrabothrium cylindraceum Runonpnx, 1819. _
Cette espèce, parasite habituel des Lariformes (voir page 336), aurait
été signalée chez le Guillemot, Uria troille   Il s’agit sans doute
d’une erreur de détermination.
G. ANOMOTAENIA Comv, 1900.
Diagnose, page 69.
'FABLEAU uns nspàcns.
— 22 à 28 crochets longs de 19 à 22 p., . campylacantha, p. 346
— 24 crochets longs de 35 à 46 p.. . .... sociabilis, p. 347
-— 25 crochets longs de 43 y. ......... tordae, p. 347
1. Anomotaenîa campylacantha (Knanma, 1869) (Hg. 411).
Long. : 120 mm. Larg. maxima: 2 mm.
Le rostre est armé d’une double couronne de 22 à 28 crochets longs
de 19 à 22 p,.

ons Ancirounins I 347
Adulte chez le Guillemot, Uria grylle (L.). - Développement inconnus
Non signalé en France.
2. Anomotaenia sociahîlîs Rxivson, 1909 (fig. 412).
Long. :85 à 130 mm. Larg. maxima :3 mm.
Le scolex a 340 p. de diamètre. Le rostre porte une double couronne
de 24 crocl1ets longs de 35 à 46 p,. La poche du cirre a 120 à 130 p. de
long et débouche dans un profond atrium génital. Il y a environ 30 testi-
cules par segment. Les onchosphères ont 13 y. de diamètre.
Adulte chez le Guillemot, Uria noitle (L.), —— Développement inconnu.
Non signalé en France. `
É £ 419
É ; 418
FJGL411-413. -— Crochets des espèces d'Anomolaenia : 411. A. campylacantha (Kr.); 412.
A. sociabilis Hans.; 413. A. tordae (Fab.).
3. Anomotaenîa tordae (Fxnmcxus, 1780) (fig. 413).
Long. : 40 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex est armé d‘une double couronne de 25 crochets longs de .
43 y,. Le reste de l‘anatomîe n`est pas connu.
Adulte chez le Guillemot, Uria troille (L.) et chez le Pingouin, Alca tarda L.
—— Développement inconnu. '
Non signalé en France.
4. Anomotaenia micracantha (Knxmm, 1809).
Ce Cestode est un parasite habituel des Lariformes (voir page 344),
et il s’agit sans doute d’une erreur de détermination. Aurait été signalé
chez le Guillemot, Uria grylle (L.).

348 cnsronns
CESTODES DES PROCELL.~\RllFORMES
TA}?LEAU ons caxims.
1. Scolex dépourvu de ventouses mais muni de deux pseudobothri-
dies ............. Schistocephalus, p. 348
— Scolex muni de quatre ventouses ........... 2
2. Pore utérin nettement marqué ...... Porotaenia, p. 348
— Pore utérin généralement absent ou ébauché ....... 3
3. Cana/is masculinus court, cirre recouvert de longues soies.
.............. Chaetophallus, p. 350
— Camzlis nzascuhnzzs long, cirre non recouvert de longues soies.
............ . . Tetrabothrium, p. 350
G. SCHISTOCEPHALUS CREPLIN, 1829.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce :
Schistocephalus solidus (l\lüLLER, 1776) (v. page 242).
Adulte chez le Puffin, Puyinus /cu/zli Bou-:.
Non signalé en France.
G. POROTAENIA SzPo'rANsKA, 1917.
Diagnose, page 79.
TABLEAU mas Esrizcns.
1. 50 à 54 testicules par segment ...... longissima, p. 348
— 26 à 30 testicules par segment ............ 2
2. Poche du cirre ayant 80 p. de diamètre. . . heteroclita, p. 349
— Poche du cirre ayant 60 p. de diamètre .... fragilis, p. 349
' 1. Porotaenia longissîma Szpomxsxa, 1925 (fig. 414).
Long. : 480 mm. Larg. maxima : 3 mm. 5.
Le scolex a 368 p. de long et 464 y. de large. Les ventouses mesu-
rent 272 p. sur 192 p. et les auricules ont 48 p. de long. L’atrium géni-
tal est musculeux, tapissé de longues soies. La poche du cirre a 140 p. de
diamètre et le cmzalis masculinus est assez court. Il y a 50 à 54 testicules
groupés autour des glandes génitales femelles. L‘ovaire est fortement
lobé, large de 960 p,. L’utérus mûr est lobé et remplit tout le segment en
dépassant latéralement les vaisseaux excréteurs longitudinaux. L`ouver-

` mas rnocELLAn11r0nMEs 349
ture utérine se trouve juste au milieu dela face dorsale du segment. Les
œufs ont .48 p. de diamètre et l`emhryon 38 p., ,
Adulte chez l‘Albatros, Diomedea exulans L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Porotaenîa heteroclita (Dnzsixe, 1850).
Long. : 32 à. 247 mm. Larg. maxima : 4 mm.
Le scolex a 250 à 340 p. de long et 250 à 480 p. de large. Les auricules
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Il  © A 414   — —  
§ 1  415
F10. 414-415. -— 414. Porolaenia longissima. Szp. coupe passant par l’ouverture utérine
(d’après Szpotanska); Chaetophallus umb1·ellus(Fuhrm.), scolex (d'après Fuhrmann).
sont faiblement développées. La poche du cirre a 80 p. de diamètre. Il y a
28 à 30 testicules. L‘ovaire est fortement lobé et occupe presque toute la
largeur du segment. (Eufs inconnus.
Adulte chez l`AIbatros, Dfomedca cxulans L. et les Puflins, Pu/finuspu//Enus
. (BnüNN.)et Pu/`/inus ku/[li Boxe. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Porotaenia fragilis Szrouxsm, 1925.
Long. : 170 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 336 p. de long et 448 p. de large. Les ventouses, fortement
musclées, sont rondes; elles ont 240 pu. de diamètre. Les auricules n‘ont
que 64 p. de long. L`atrium génital est dépourvu de cils. La poche du
cirre a 60 p.de diamètre. Il y a 26 testicules disposés autour des glandes
génitales femelles et l'ovaire a 640 y. de large. (Eufs inconnus.
Adulte chez l’Albatr0s, Diomedea exulans L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.

350 CESTODES
G. CHAETOPHALLUS NYBEMN, 1916.
Diagnose, page 79.
On ne connaît qu'une seule espèce parasite des Procellariiformes.
Ch3Gt0ph3.llI1S llmbrclllls (FUHRMANN, 1899) (C. izzusculoszzs Szro-
TANSKA, 1925) (fig. 415, 416).
Long. : 120 mm. Larg. maxima : 2 mm. 8.
Le scolex a 650 à 680 y. de large au niveau des auricules. Ces dernières
si
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Fra. 416. —-Chaelophallus umbrellus (Fuhrm.) coupe passant par 1'atrium génital et la
poche du cirre (d’après Fuhrmann).
sont très fortement développées ct retombcnt sur l’ouverture de la ven-
touse. Il y a 26 à 30 testicules disposés autour des glandes génitales
femelles. La poche du cirre à 79 a 100 p. de long: elle est assez faiblement
musclée. Lecirre, ainsi que toute la surface de l’atrium génital, sonttapissés
de longues soies. Le vagin décrit une boucle très caractéristique en
dedans des vaisseaux excréteurs. (Eufs inconnus.
Adulte chez l’Albatros, Diomedea exulans L. —- Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. TETRÀBUTHRIUM Hunonpm, 1819.
Diagnosc, page 80.
TABLEAU mas Esriacns.
— 45 à50 testicules par segment ........ polare, p. 351
— 16à 18 testicules par segment ...... diomedeae, p. 351

nes GAVIIFORMES 351
1. Tetrabothrium polare SZPOTANSKA, 1917 (T. antarcticum FUHRMANN,
1920; T. lcowalewskii SZPOTANSKA, 1925) (fig. 417).
Long.: 140 à 180 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5.
Le scolex a 680 à 750 y. de large au niveau des auricules; ces dernières
sont petites. Il ya 45 à 50 testicules entourant les glandes génitales
femelles. La poche du cirre a 90 y. de diamètre, elle est très fortement
musclée. La paroi du vagin est également musclée sur toute sa longueur.
Uutérus apparaît très tôt sous forme d’un sac transversal lobé et
dépassant latéralement les vaisseaux
excréteurs. œufs inconnus.  —.\
« - ,\\‘\\l ll) M ‘ - .
vâilzliileLc}2zDévj;i1;;,r;.î.Qngl,î;î,î,‘f,î,(î  
Non signalé en France. j`   Il il-il ' %ii'*«l
· É êl 
2. Tetrabothrium diomedeae Fmm- j ='î» Il `\\§   
MANN, 1900. "//./lIÃlll·`i`  
Long. : 70 mm. Larg. maxima : C _//;' 
1 mm. 5. ` \___*,,·· 4   
Le scolex a 510 à 530 y. de large f ~;_/  
mesuré au niveau des auricules. Ces I T;É‘É -1%
dernières sont assez fortement déve- } _ [R";
loppées. La poche du cirre a 54 a (30 y. r'“' Mgéolexîî,l,'Àî)';fà;‘;;“,ïlxf;nîl;ï Zp"
de diametre. Il y a 16 a 18 testicules
disposés en cercle autour des glandes
génitales femelles. Le vagin, à parois très musculeuses, est caractérisé
par le fait qu`il décrit une courbure dorsoventrale au niveau de la poche
du cirre. L’utérus, légèrement lobé, remplit tout l’anneau. œufs mûrs
inconnus.
Adulte chez l‘Albatr0s, Diomcdea exulans L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES GAVIIFORMES
TABLEAU nas nsivnns.
1. _Scolex muni de deux pseudobothridies ......... 2
- Scolex muni de quatre ventouses ........... 3
2. Pores sexuels simples ....... Schistocephalus, pt 352
—— Peres sexuels doubles .... . . . . Dîgramma, p. 352
3. Chaque ventouse pourvue d’une auricule. . Tetrabothrium, p. 352
— Scolex pourvu d’un rostre armé de crochets ........ ' 4

352 cnsronns
4. Trois testicules par segment . . . É . . Hymenolepîs, p. 353
—~ Plus de trois testicules par segment ..... Valipora, p. 354
G. SCHISTOCEPHALUS CnE1>LxN, 1829.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce.
Schistocephalus solidus [Mütnmx, 1776) (voir page 242).
Adulte chez les Plongeons, Gavia arclica (L,) et Gavia iI71I7l67'(BRUNN).
Non signalé en France.
G. DIGRAMMA CHOLODKOWVSKY, 1914.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce connue : `
Dîgramma interrupta(Runo1.1>n1, 1810).
Long. : 200 à 300 mm. Larg. maxima: 6 mm. 7.
Cette espèce est caractérisée par le fait que les organes génitaux sont
doubles dans chaque segment.
Adulte chez les Plongeons, Gavia arczica (L.) et Gavia sepzentrz'0nalis(L.).
—- Développementprobablement semblable à celui de la Lîgule (voir page 243).
Non signalé en France.
G. TETRABOTHRIUM Runowm, 1819.
Diagnose, page 80.
Une seule espèce connue chez les Gaviîformes :
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F10. 418. —— Tetmbotlwium macrocephalum (Bud.) segment adulte (orig.),
Tetrahothrium macrocephalum (Runotpnr, 1810) (fig. 418).
Long. :150 à 310 mm. Larg. maxima: 3 mm.

mas cAvm~·0nMEs · 353
Le scolex a 760 p. à 1,2 mm. de large. Les auricules sont bien déve-
loppées. ll y a 35 à 40 testicules. La poche du cirre a 74 p.de diamètre
et débouche par Yintermédiaire d`un long canalis masculinus dans un
atrium génital musculaire. Les œufs ont 63 p. de diamètre.
Adulte chez les Plongeons, Gavia arctica (L.), Gavia l·mm8P(BRüNN.) et
Gavia sepzenzrionalis (L ). — Développement inconnu.
Signalé chez un Plongeon catmarin du Léman.
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, page 76. _
TABLEAU mas Espèces.
—— Crochets longs de 9 à 12 p. ....... capîllaris, p. 353
— Crochets longs du 48 à 52 p. ....... rostellata, p. 354
1. Hymenolepîscapillaris(Runotpux,1810) (fig. 419).
Long. : 70 mm. Larg. maxima :500 pt. ‘
419 I o n 0 ;: % ...9 .
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420
` 421
F10. 419421. — 419. Hymenolepis capillaris (Bud.) crochet du rostre; 420. Hymenolepis
rostellata (Abîlclg.), crochet du rostreg 421. Valipora parvispine Lint., segment
adulte (d’après Linton).
Cette espèce, malconnue, porte un rostre armé de dix crochets longs de
9 à 12 p,.
Adulte chez les Plongeons, Gavia immer (Bnümv.), Gavia arctica (L.) et
Gavia. septentrivnalis (L.), — Développement inconnu.
Non signalé en France.
23

354 · cnsronns
2. Hymenolepis rcstellata (Aninncimnn, 1790) [H. swiderskii Gasowsin,
1931   (fig. 420).
Long. : 80 à 190 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a370à 560 p. de diamètre et les ventouses sont ovales. Les
dix crochets ont 48 à 52 y. de long. Les segments adultes sont environ 2,7
fois plus larges que longs. La poche du cirre est très grande et atteint
presque le vaisseau excréteur ventral du côté antiporal. Les œufs ont 27 p.
de diamètre.
Adulte chez les Plongeons, Gavia immer (Baüiw.) et Gavia arczica (1..). —
Développement inconnu.
Signalé chez un Plongeon catmarin du Léman.
I G. VALIPORA L1NT0N, 1927.
Diagnose, page 71.
Une seule espèce connue chez les Gaviiformes.
Valipora parvispîne Lnwoiv, 1927 (fig. 421).
Long. : 42 mm. Larg. maxima : 630 p..
Le scolex a 290 y. de diamètre et porte une seule couronne de 20 cro-
chets longs de 10 à 12 y,. Les testicules sont très nombreux et occupent
la moitié postérieure de Panneau. Le canal déférent est enroule à l’inté-
_ rieur de la poche du cirre. Cette dernière, fusiforme, débouche dans un
atrium génital très musculeux, situé dans le tiers antérieur du bord
latéral du segment. L’ovaire et la glande vitellogène sont médians, dans
la moitié antérieure du segment. Le vagin débouche en arrière de la
- poche du cirre. L’utérus et les œufs ne sont pas décrits.
Adulte chez le Plongeon, Gzwia immer (Bnürnm). - Développement inconnu.
Non signalé en France(Amérique du nord).
CESTODES DES COLYMBIFORMES
TABLEAU mas cnivnns.
1 . Scolex muni de deux pseudobothridies ......   . . 2
— Scolex muni de quatre ventouses ........... 4
2. Segmentation absente dans presque tout le Ver ...... 3
— Segmentation présente même chez la larve. Schistocephalus, p. 355

nas co1.vmm··onMEs I 355
3. Pores génitaux simples ......... Ligula, p. 355
— Pores génitaux doubles ........ Dîgramma, p. 355
4. Scolex inerme, chaque ventouse pourvue d’une auricule .....
............... Tetrahothrîum, p. 356
— Scolcx armé d‘une ou deux couronnes de crochets ..... 5
5. Strobile à sexes séparés ....... Dioecocestus, p. 356
—- Strobile hermaphrodite .............. 6
6. Trois testicules par segment. ..... Hymenolepis, p. 357
— Plus de trois testicules par segment .......... 7
7. Orifice sexuel femelle médian ...... Schistotaenia, p. 359
-- Orifice sexuel femelle latéral ..... . . Tatria, p. 366
G. SCHISTOCEPHALUS Cimrun, 1829.
Diagnose, page 57.
' Une seule espèce connue :
Schîstocephalus solîdus _(Mü¤.tnn, 1776) (voir page 242).
Adulte Chez les Grèbes, Calymbus cristatus L,. Colymbus griscigena BODD, et
Colymàus nigricollis (Bnsmx).
Non signalé en France. _
G. LIGULA Bnocn, 1782.
Diagnose, page 57.
Une seule espèce connue :
Lîgula intestînalis (Lmmê, 1758) (voir page 242.)
Adulte chez les Grèbes, Colymbus aurùus L., Colymàus griscigena Boon.,
Colymbus rufîcollis PALL., Colymhus cristatus L. _
Signalé chez le Grèbe huppé à Rennes.
G. DIGRAMMA Cnononxowsxx, 1914.
Diagnose, page 57;
Une seule espèce connue :
Digramma înterrupta (Runonrm, 1810) (voir page 352).
Adulte chez le Grèbe, Colymbus auritus L. — Développement probablement
semblable à celui de la Ligule (voir page 243).
Non signalé en France.

356 cEs*ro1>Es
G. TETRABOTHRIUM RUDOLPHI. 1819.
Diagnose, page 80.
Une seule espèce connue chez les Colymbiformes.
Tetrahothrium perfîdum JOYEUX et BAER, 1934 (T. macrocephalum auct.
part.).
Long. : 70 mm. Larg. maxima: 1 mm. 5.
Le scolex a 1 mm. 14 de large et les auricules sont fortement dévelop-
pées. Les ventouses, ovalaires, mesurent 665 p. de long sur 400 p. de
large. ll y a environ 40 à 60 testicules dans chaque segment, entourant
les glandes sexuelles femelles. La poche du cirre est presque sphérique;
elle a 83 à 95 p. de diamètre et 57 à 80 p. de long. L’atrium génital est
entouré d’une puissante ventouse qui mesure 190 p. de diamètre. L’utérus
mûr est fortement ramifié; il existe un pore utérin dans les derniers
segments seulement. Les œufs ont 57 p. de diamètre et l’embryon 30 (1..
Adulte chez les Grèbes, Colymbus cristatus L. et Colymbus auritus L. —-
Développement inconnu.
Non signalé en France (Lacs suisses).
G. DIOECOCESTUS FUHEMANN, 1900.
Diagnose, page 61.
TABLEAU DES Es1>EcEs.
— Poche du cirre ayant plus de 1 mm. de long. . . aspera, p. 356
· — Poche du cirre ayant moins de 1 mm. de long. fuhrmanni, p. 357
1. Dioecocestus aspera (Mantis, 1831) (fig. 422).
Long. 1 mâle, 280 mm., femelle, 340 mm. Larg. maxima : mâle, 6 à
10 mm., femelle, 8 à
11 mm. 5
Le scolex a 760 p. de dia-
mètre chez le mâle et 680
(1 cl1ez la femelle. Les ven-
Frs. 422. —— Diœcoccstus aspcrzz (Mehlis), crochet touses ont 160 à 190 p. de
du 1'0SM`€· diamètre. Le rostre est ar-
mé de 14 crochets longs de
200 à 218 p,. Les testicules sont disposés en deux groupes latéraux, il
y en a environ 130. La poche du cirre a 1 mm. 3 de long et 300 p.
de diamètre. Elle est fortement musclée et contient un cirre énorme
armé de gros crochets longs de 18 p., Les glandes sexuelles femelles
sont médianes et les œufs ont 90 y. de diamètre.

mas cowmnrronxns 357
Adulte chez les Grèbes. Colymbus cristatus L. et Colymbus griseigcna Bonn.
·- Développement inconnu.
Non signalé en France.  
i 2. Dioecocestus fuhrmannî Lmrou, 1925. ,
Long. : male, 94 mm. 3, femelle, 164 mm. 8. Larg. maxima: male,
6 mm. 6, femelle, 8 mm. 5. _
Le scolex a environ 500 pt de diamètre et les ventouses, 120 u. Le
rostre est inerme ou a perdu ses crochets. Les testicules sont nombreux
et sont groupés en deux champs latéraux comme chez l’espèce précédente.
La poche du cirre a 700 y. sur 400 p., le cirre est très gros armé de
crochets dont les plus longs ont 18 pt. Les glandes génitales femelles
sont médianes et ne présentent pas de particularités. Les œufs ont 9 à
12 p. do diamètre.
Adulte chez le Grèbe, Calymbus auritus L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
. G. HYMENOLEPIS WErNLANn, 1858.
i Diagnose, page 76.
TABLEAU nns Esràcns.
1. Crochets ayant moins de 40 y. de long ......... 2
— Crochets ayant plus de 40 p. de long ......... 3
2. Crochets longs de 26 à 33 y. ....... furcîfera, p. 357
—— Crochets longs de 30 pt ........ Woodsholei, p. 357
3. Crochets longs de 42 à 46 p. ...... podîcipedina, p. 358
— Crochets longs de 48 à 52 y. ...... multistriata, p. 358
1. Hymenolopis W00dSl10l6i FUHRMANN., 1932 (H. podiczpedina LrN·roN,
1927, nec Szvumsxr, 1905) (fig. 423).
Long. : 22 à 60 mm,.Larg. maxima: 480 p..
Le scolex a 180 p. de diamètre et porte un rostre armé de dix crochets
longs de 30 y..
Adulte chez le Grèbe, Colymbusaurizus L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Hymenolepis furcifera(KnA¤nn, 1869) (fig. 424).
Long. : 280 mm. Larg. maxima : 700 (1..
Le scolex a 160 y. de diamètre et porte dix crochets longs de 26 à 33 y.,
La musculature longitudinale interne est formée par huit faisceaux. Les
trois testicules sont disposés en ligne droite dans le sons de la largeur
du segment. Le reste de Panatomie est inconnu.

358 cnsronss
Adulte chez les Grèbes, Colymbus auritus L., Colymbus nigricollis (Bmzmu),
Colymbus ruficollis PALL., Colymbus griseigcna Bonn. et Colymbus cristatus L.
- Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Hymenolepis podicipedina Szvmxnsm, 1905 (Hg. 425).
Long. : 285 mm. Larg. maxima : 1 mm. 1.
Le scolex a 372 p. de diamètre et porte dix crochets longs de 42 à 46 y.
de'l'0rme très particulière. Les trois testicules sont disposés en ligne
424
3425 C É l 426
Fm. 423—426. —- Crochets des espèces d’Hymenolepis. -423. H. woods/zolei Fuhrm.; 424.
II. furci/`cra (Kr.); 425. H. podicipcdina Szys.; 426. H. multistriata (Rud.).·
droite dans le sens de la largeur du segment. La poche du cirre est très
longue et atteint presque le milieu du segment. Le cirre est armé de
petites épines. CEufs inconnus.
Adulte chez les Grèbes, Colymbus auritus L., Colymbus criszatus L. et Colym-
bus nigricollis (Bmznnr). — Développement inconnu.
Non signalé en France.
4. Hymenolepis multistriata (Runorpm, 1810) (Hg. 426).
Long. : 120 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex a 280 p. de diamètre et porte quatre ventouses circulaires.
Les dix crochets ont 48 à 52 p. de long. Les segments adultes sont
environ huit fois plus larges que longs. Les trois testicules sont disposés
en triangle. La poche du cirre est très allongée; elle a 275 u de long et
45 p. de diamètre. Le cirre est armé. Les œufs sont inconnus.
Adulte Chez les Grèb6S, Colymbus rufcollis PALL., Colymbus nigricollis
(Bmamu) et Colymbus griseigena Bonn. — Développement inconnu.
Non signalé en France.

mas commnxromuns 359
G. SCHISTOTAENIÀ Couiv, 1900.
Diagnose, page 62.
Une seule espèce connue.
Schîstotaenîa macrorhyncha (Runommx, 1810) (fig. 427).
Long. : 15 à 45 mm. Larg. maxima : 4 mm. ·
Le scolex est de grande taille et porte une seule couronne de vingt-
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Fm. 427-431.- 427. Schistotaenia macrorhyncha (Rud.), crochet du rostre; 428. Tatria
accmthorhyncha (Wedl), crochet du rostre; 429. Tatriwbirpmis Kowal., crochet du
rostre; 430. Tatria dccacantha Fuhrm., crochet du rostre; 431. Tatria decacanlha
Fuhrm., Ver entier (d’après Fuhrmann).
deux crochets longs de 148 y,. Les testicules sont nombreux, occupant un
seul champ dans la partie postérieure du segment. Ils atteignent leur

360 cnsronns
développement maximum après la maturation des glandes génitales
femelles. Le pore génital male alterne irrégulièrement, la poche du cirre
est faiblement développée et mesure 125 (4.. Le canal déférent est enroulé
sur lui-même à l’intérieur de la poche du cirre, il y a une grosse vésicule
séminale externe. L’ovaire est grand et occupe presque toute la largeur
du segment, il est légèrement lobé. Le vagin ne débouche pas au dehors,
mais s’arrête sous la cuticule; il communique avec un gros réceptacle
séminal. Ce dernier est muni d’un canal dorso-ventral, le vagin accessoire,
débouche en général à la face ventrale du segment. Uutérus est sac-
ciforme. Les œufs mûrs sont sphériques et ont 64 y. de diamètre.
Adulte chez les Grèbes, Colymbus auritus L. el Colymbus nigricollis (BREHM).
— Développement inconnu.
Non signalé en France.
G. TATRIA KoWALEWsK1, 1904.
Diagnose, page 62.
TABLEAU nas Esràcns.
1. Rostre armé de 14 crochets ...... acanthorhyncha, p. 360
— Rostre armé de 10 crochets ............. 2
2. Crochets longs de 44 à 50 p. ........ hiremîs, p. 360
— Crochets longs de 20 à 21 y. ....... decacantha, p. 361
Tatria acanthorhyncha (Want., 1855) (fig. 18; 428).
Long. :2 à 10 mm. Larg. maxima : 1 à 3 mm.
I1n’y a que 20 à 70 segments, caractérisés par le fait que les bords
postérieurs sont fortement allongés latéralement. Le rostre porte une
simple couronne de 14 crochets, longs de 19 à 24 y., dont le manche est
beaucoup plus court que la garde. Le rostre est armé, en arrière de la
couronne de crochets, de plusieurs rangées de petites épines. La poche
du cirre est très grosse et les testicules sont peu nombreux (7). Le
vagin fait en général défaut; on trouve très rarement un canal qui vient
déboucher sur le bord antiporal du segment et qui est en communication
avec un très gros réceptacle séminal médian, continu d’un anneau au
suivant. Il en résulte que tous les segments sont fécondés à la fois à la
suite d’une seule copulation. Les œufs sont inconnus.
Adulte chez les Grèbes, Colymâus cristatus L. et Colymbus nigric0ZZis(BREH\1).
La forme cysticercoïde se trouverait dans la larve du Névroptère, Agrion
puella. (L.) (page 497). ·
Non signalé en France.
2. Tatria hiremis Kowannwsxi, 1904 (fig. 429).
Long. : 1 mm. 9. Larg. maxima : 700 p,.

nas RALLIFOHMES 361
Il y a 20 à 30 segments. Le rostre est armé d’une seule couronne de
dix crochets, longs de 44 à 50 y., et dont le manche est plus long que la
garde. Il y a environ 30 rangées d’épines en arrière de la couronne de
· crochets. L‘anatomie interne est très voisine de celle de l‘espèce précé-
dente, mais il semblerait que les réceptacles séminaux ne communi-
quassent pas. Les œufs sont inconnus.
Adulte chez les Grèbes, Colymbus auritus L. et Colymbus nigricollis (Bnsnm).
— Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Tatria decacantha FumiMANN, 1913 (fig. 430-A31}.
Long. : 1 mm. 1. Larg. maxima : 660 y,.
Il n‘y a que 14 segments dont les six derniers sont remplis d`œufs. Le
scolex est armé d‘une seule couronne de dix crochets longs de 20 à 21 pt.
Il ne semblerait pas y avoir de petites épines en arrière de la couronne
de crochets. La poche du cirre a 60 y. de long; elle est légèrement piri-
forme et contient un très gros cirre armé de véritables crochets. ll y a
5 à 8 testicules situés à la face dorsale du segment. Les réceptacles sémi-
naux ne semblent pas communiquer. L’utérus mûr remplit tout le
segment; il est légèrement lobé.
Adulte chez le Grèbe huppé, Colymbus criszazus L. Développement inconnu.
Non signalé en France (Suède).
CESTODES DES RALLlFOllMES
` TABLEAU ons mamans.
1. Orifice vaginal faisant défaut ............ 2
— Orifice vaginal toujours présent ........... 3
2. Vagin communiquant avec celui des segments suivants. . .
....... . ......... Tatria, p. 362
—- Vagin ne communiquant pas avec celui des segments suivants.
................. Aceleus, p. 362
3. Scolex armé d`une double couronne de crochets ...... 4
— Scolex armé d’une seule couronne de crochets ....... 6
4. Utérus sacciforme, persistant ............ 5
-—- Utérus saccilorme, se résolvant en capsules ovifères ....
............... Choanotaenia, p. 362
5. Vers de très petite taille (2-3 mm.) crochets longs de 30 à 35 gz.
.................. Liga, p. 363

362 cizsronias
— Vers de taille moyenne, crochets longs de 50 à 52 u ....
. . e ............. Anomotaenia, p. 363
6. Deuxtesticules par segment ........ Diorchis, p. 364
— Trois testicules par segment ...... Hymenolepis, p. 366
TATRIA KOWALEWSKI, 1904.
Diagnose, page 62.
Une seule espèce connue chez les Ralliformes. i
Tatria acanthorhyncha (Want, 1855). (Voir page 360).
Ce parasite habituel des Colymbiformes n'a été trouvé qu'une seule fois en
Roumanie chez la Foulque, Fulica atm L. — Il s'agit sans doute ici d’une
infestation accidentelle.
G. ACOLEUS F UHRMANN, 1899.
Diagnose, page 61.
On ne connaît qu’une seule espèce douteuse chez les Ralliformes.
· Acoleus longispîculus (Srossncn, 1896). I
Long. : 30 à 40 mm. Larg. maxima : 6 mm.
Cette espèce très mal connue, n’a été vu qu'une seule fois. On sait que
les pores génitaux alternent régulièrement et que la poche du cirre est
de grande taille, visible à l’œil nu.
Adulte dans l’intestîn de Porzana parva (Scoin). - Développement inconnu.
Non signalé en France (Fîume).
G. CHOANOTAENIA RA1LL1E*1·, 1896. _
Diagnose, page 72.
On ne connaît qu’une seule espèce chez les Pialliformes.
Choanotaenîa marchali (Mona, 1907).
Long. : 35 mm.
Le nombre de crochets est inconnu, ils ont environ 16 p. de long. Le
pore génital se trouve dans le tiers antérieur du bord latéral du segment.
ll y a 50 à 60 testicules. La poche du cirre est petite et le canal déférent
est enroulé sur lui-même avant d'y pénétrer. ll y aurait 1 à 6 œufs dans
chaque capsule oviîère.
Adulte chez la Poule d’eau, Gallinula chloropus L.
D’après Mora, le cysticercoïde se trouverait dans le Gastéropode, Qycloszoma
clegans MiîLL.
Non signalé en France (Sardaigne).

mas RALLIFORMES 363
G. LIGA Wnimxwn, 1857.
Diagnose, page 71. r/i ·
Un ul s ce nnue chez les Ralli- .. É  
 w ` v ente 
Liga gallinulae (Vm Bnmnmzn, 1861) (fig. ÉBEKQ
432).  
Long. : 2 à 3 mm. Larg. maxima : 360 y.. ê.°Èȧ$
Le scolex a 180 à 200 y. de diamètre. Les   ` .,y
ventouses mesurent 80 p. de diamètre; elles   girl
sont recouvertes de petites épines très  
caduques. Le rostre porte une double cou- W ·  
· ronne de 22 à 26 crochets. Ceux de la pre-  
` mière rangée mesurent 32 à 35 p. de long et *ɧàrg_?$iâ৒
ceux de la deuxième rangée, 30 p,. Il y a _  
environ 10 à 14 testicules par segment; ils île  
sont situés en arrière et en partie sur les \
côtés des glandes femelles. Les pores se- -3 `
xuels alternent régulièrement. La poche du gw . L5
cirre débouche près du bord antérieur du `=ïTs·\Lï.,S”
segment; elle a 90 à 92 y. de long et 30 P, de
diamètre. Le cirre est inerme. L’ovaire est   ;
en forme de fer-à-cheval, à convexité posté- '
rieure. Les œufs mûrs ne se trouvent que
dans les segments détachés, ils ont 26 p. de
diamètre et 1’embryon 22 à 24 p..
Adulte chez la Poule d`eau, Gallinula chloru-
pus L. — Développement inconnu.
A été signalé à Richelieu (Indre-et-Loire). A
G. ANOMOTAENIA Coma, 1900. ·
Diagnose, page 69.
Une seule espèce chez les Ralliformes.
Anomotaenîa pyrîformis (Wenn., 1855) (Hg.
1.33).  
Le scolex a 300 y. de diamètre et porte B
une double couronne de 28 crochets longs Fm. 432. — Liga grzllinulae (V.
de 50 à 52 p,. Le pore sexuel se trouve dans     ïggtêntzâg   
le premier tiers du segment. La poche du (QS),
oirre a 240 p. de long. Il y a environ 35
testicules. L’ovaire et la glande vitellogène sont fortement lobés.

364 cEs·ronEs
Adulte chez les Râles, Crew crex L. et Rallus aquazicus L.
Cysticercoïde dans le mésoderme de Lumbriculus variegazus iirl-üLL. (voir
p. 494).
Non signalé en France.
G. DIORCHIS CLERC, 1903.
Diagnose, page 75.
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Longueur totale ne dépassant pas 30 mm ........ 2
—- Longueur totale dépassant 70 mm ........... 3
2. Poche du cirre longue de 250 à 300 p. .... americana; p. 364
-— Poche du cirre longue de 140 à 180 (1 .... longicirrosa, p. 364
3. Crochets longs de 73 p .......... înflata, p. 365
-— Crochets longs de 23 p. .......... jacobii, p. 365
6   438 ‘6 484 ï à É. E
È î 435
Fm. 433-435. 433 A nomotaenia pyri/`ormis (Weld), crochet du rostre. Crochets des
espèces de Diorchîs; 434. D. americzma Rens.; 435. D. in/tata (Bud,).
1. Di0I‘0hîS Americana (RANSOM, 1909) (Diûrc/tis acumizzata CLERC, 1902
nec 1903) (fig. 434).
Long. : 20 à 25 mm. Larg. maxima : 600 p,.
Le scolex a 250 p. de diamètre et est armé de 10 crochets longs de 65 p,.
Les ventouses sont armées de minuscules épines. La poche du cirre a
250 à 300 p. de long et 30 à 40 p. de diamètre; elle est très légèrement
reeourbée et atteint presque les vaisseaux excréteurs antiporaux. Le eirre
est inerme. L’utérus mûr remplit tout le segment et passe latéralement
entre les vaisseaux excréteurs longitudinaux. Les œufs sont inconnus.
Adulte chez la Poule d’eau, Gallinula chloropus L. et la Foulque, Fulica
atm L. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Di0I‘chiS lûuglcirrosa MEGGITT, 1927 (espèce douteuse).
Long. : 14 mm. Larg. maxima : 300 p,. '
Cette espèce insuffisamment décrite, possède un scolex qui mesure

mas nA1.uF0nMEs 365
200 à 240 p,. Les crochets sont inconnus. La poche du cirre a 140 à 180 p,
de long et 25 p. de diamètre. Elle atteint presque le Zbord antiporal du
segment.
Adulte chez la Foulque, Fulica arm L. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
3. Dîorchis inilata (BUDOLPIII, 1809) (fig. 435-463).
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le scolex a 289 y. de diamètre et porte dix crochets longs de 73 y,.
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Fm. 436. — Diorc/ris in/lala, (Rud.), segment adulte (orig.),
L’anatomie interne est caractérisée par le fait que la poche du cirre
est très allongée et que sa portion proximale dépasse de beaucoup la
ligne médiane du segment. Uembryophore, muni de prolongements fili-
formes, mesure 37 à 41 p. de diamètre.
Adulte chez la Foulque, Fulica nzra L. -· Développement inconnu.
Signalé chez une Foulque du Léman. ·
4. Diorûhîs jacobiî Funnmamv, 1932. (Diorc/tis inflata Jacom, 1898 nec
Runotrxii, 1809).
Long. : 80 à 100 mm. Larg. maxima : 2 à 3 mm.
Le rostre est armé de 10 crochets longs de 23 p. seulement mais dont
la forme est identique à celle de Diorchis in/Zata (fig. 435). La poche du
cirre est entourée de nombreuses grandes cellules glandulaires à fonction
problématique. Les œufs sont fusiformes, longs de 41 p.. Ifembryon a
17 p. dans son plus grand axe.
Adulte chez la Foulque, Fulica atm L. — Développement inconnu.
Non signalé en France. .

366 cnsromas
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, p. 76.
TABLEAU nas Esràces.
1. Poche du cirre pourvu dlun sacculus accessorius. analïina, p. 366
— Poche du cirre dépourvue de sacculus accessorius ..... 2
2. Manche du crochet plus court que la garde ........ 3
— Manche du crochet plus long que la garde ........ 4
,3. Crochets longs de 38 y. ......... porzana, p. 366
— Crochets longs de 10 p., 4 ...... kowalewskii, p. 366
4. Crochets longs de 35 à 44 (1 ........ setigera, p. 366
—- Crochets longs de 160 y. ........ poculifcra, p. 366
_ 1. Hymenolepis anatina (Kansas, 1869) (voir page 259).
Parasite des Ansériformes.
Adulte chez la Foulque, Fulica atm L.
Non signalé en France.
2. Hymenolepis porzana Funxmamx, 1924 (fig. 437).
Cette espèce n’est connue que par ses 10 crochets longs de 38 p,.
' Adulte chez la Porzane, Porzana porzana (L.),
Non signalé en France.
438
437
Fra. 437-438. — Crochets des espèces d’HymenolcpLs. — 437. H. porzamz Fuhrm.; 438.
H. poculifera (Linst.).
3. Hymenolepiskowalewskîi Baczrnsim, 1914 (voir page 275).
Adulte chez la Foulque, Falica atm L. — Développement inconnu.
Cette espèce, parasite habituel des Ansériformes, n’aurait été trouvé qu’une
seule fois chez la Foulque, aux Indes.
I ~ 4. Hymenolepis Setigera (Fnôucn, 1789) (voir page 265).
Parasîte des Ansérîformes. ·
Adulte chez la Foulque, Fulica atm L.
N’a été signalé qu’une seule fois en Suède chez la Foulque.
5. Hymenolepis poculifera (v. Lmsrow, 1879) (Hg. 438).
Long. : 70 mm. Larg. maxima : 2 mm.

nus cowunironnas 367
Le scolex est armé de dix crochets longs de 16 y,. Poche du cirre avec
un pere en forme d’entonnoir; pere vaginal renforcé par six bâtonnets
chitineux  
Adulte chez la Foulque, Fulica atm L. Développement inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
CESTODES DES COLUMBIFORMES
Les Cestodes des Columbiformes de France ont été peu étudiés jusqu`à
présent. Seul le Pigeon domestique a été examiné et les auteurs disent
que les Ténias sont assez rares chez cet Oiseau. Cependant, nous l’avons
trouvé fréquemment parasité dans la région de Cavaillon (Vaucluse),
comme nous le verrons plus loin. Des recherches systématiquement en-
treprises permettraient sans doute de se faire une opinion plus exacte à
ce sujet. Il faut autopsier de préférence les Columbiformes sauvages, ou
au moins les Pigeons domestiques cherchant leur nourriture à travers la
campagne, c’est—à-dire ayant plus de chances de s’infester que ceux qui
vivent en captivité.
TABLEAU ons cnmans.
1. Hostre inerme, Ver très épais ....... Aporina, p. 367
— Rostre présentant environ 8 crochets de grande taille, trois
testicules dans chaque anneau. .... Hymenolepis, p. 372
— Ptostre présentant de nombreux petits crochets en forme de mar-
teau, plus de trois testicules par anneau ......... 2
2. Deux pores génitaux par anneau ...... Cotugnia, p. 368
— Un seul pore par anneau ........ Raillîetina, p. 369
G. APORINA FUHRMANN, 1902.
Diagnose, page 63.
Une seule espèce.
Aporina delafondi (RAx1.x.m1·, 1892) (fig. 439).
Long. : 140 mm. Larg. maxima : 5 mm.
Le scolex a 170 à 220 y. de diamètre. Les ventouses, 50 à 70 p,. Les pores
génitaux débouchent dans le tiers antérieur de l’anneau. Il existe une cen-
taine de testicules, plus nombreux du coté antiporal. Le canal délérent se

368 cEs·ronEs
dilate pour former une vésicule séminale externe avant de pénétrer dans la
poche du cirre. Celle-ci mesure 180 y. de long, elle contient une grosse
vésicule séminale. Le eirre est armé d`épines, qui manquent assez sou-
vent, ear elles sont très caduques. Le réceptacle séminal est marqué.
L'ovaire et la glande vitellogène sont situés dans la partie porale de l’an—
neau. L‘uterus se présente sous la forme d‘un tube transversal, devenant
sacciforme et lobé à mesure qu’i1 se remplit d’oeufs. Ces derniers mesu-
rent 42 y. de diamètre et n’ont que deux coques.
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F10. 439-440. — 439. Aporimt delafondi (Rail.), segment adulte (d’après Baer); 440. C0-
tugnia polyaezmt/za Fuhrm., segment adulte (d’après Fuhrmann).
Adulte chez Tur·zurturzur(L.), Tourterelle commune; Columba lwia Gmel.,
Pigeon biset; Pigeon domestique; Columba œnas (L,). Pigeon colombin.
En France : Pigeon voyageur, à Neufchàtel—en-Bray (Normandie); Turzur
turtur (L.),';envir0ns de Dijon; Columba œnas L., environs de Marseille. Sem-
ble rare. `
D’après HA1r1.iE1·, l’hôte intermédiaire serait peut-être la Limace grise : Agria-
Zimax agreszis L.; \Vm·zei. n’a puconfîrmer cette hypothèse expérimentalement.
G. COTUGNIA DIAMARE, 1893.
Diagnose, page 67.
Une seule espèce en France.
Cotugnia polyacantha Funmmmw, 1909 (fig. 440).
Long. : 35 mm. Largeur maxima : 4 mm. .
Le scolex a un diamètre de 450 y., les ventouses de 90 y. (150 p. dans nos
échantillons). Le rostre porte environ 420 crochets mesurant 10 à 12 p.
(11 à 15 y. dans nos échantillons). Il existe environ une centaine de tes-

ons COLUMBIFORMES 369
ticulcs, soit à peu près 50 de chaque côté, ils sont situés à la partie
postérieure de Panneau, leur nombre va en augmentant du centre aux
deux bords latéraux de l’anneau. La poche du cirre mesure 180 p.; le
canal délércnt décrit des sinuosités. Les anneaux mûrs sont remplis de
capsules ovifères mesurant 68 à 80 p,. L’embryon a 28 y. de diamètre.
Adulte chez Turzur turtur (L.), Tourterelle commune. — Développement
inconnu.
Non signalé en France. I
G. RAILLIETINA Funnmazw, 1920.
Diagnose, page 68.
On connaît environ 25 espèces de Iîuz'llz'etz'na chez les Columbiformes,
plus un certain nombre d’autres, incomplètement décrites. Nous men-
tionnons simplement ici celles qui ont été signalées chez des Columbi-
formes existant en France, mais il est probable que des recherches
suivies en feront connaître d’autres.
Taureau ons sous-cmvnns.
1. Un seul œuf par capsule ovifère, pores génitaux alternes. . .
................ Skriabinia, p. 369
- Plusieurs œufs par capsule ovifère .......... 2
2. Pores génitaux généralement alternes. . Fuhrmannetta, p. 370
——- Pores génitaux généralement unilatéraux. . Raillietina, p. 370
S.—G. SKRIABINIA FUHRMANN, 1920.
Diagnose, p. 68.
Une seule espèce chez les Columbiformes de France.
Raillietina (Skriabinia) bonini (LIÉGNIN, 1899) (R. (S.) colunzbae, Funn-
MANN, 1009).
Long. : 60 à 70 mm. Larg. maxima : 1 mm.
Le scolex mesure 160 y. de diamètre, les ventouses 55 y., le rostre 68 y.,
Il existe 120 crocl1ets ayant 11 y. de long. Les pores se trouvent dans
la partie antérieure de Panneau. Les testicules, au nombre de 30, ont 40
à 56 y. de diamètre. Quelques-uns se trouvent en dehors des vaisseaux
excréteurs. Poche du cirre dépassant le vaisseau ventral, ayant 240 y. de
long. Cirre armé d‘épines.
Adulte chez Columba palumbus L., Pigeon ramier. Le cysticercoïde a été
obtenu expérimentalement chez diverses Mollusques pulmonés (Voir page 486).
Non signalé en France.
24

370 CESTODES
S.-G. FUHRMANNETTA STILES et ORLEMAN, 1926.
l)iagnose, page 68.
Une espèce chez les Columbiformes de France.
Raillietina (Fuhrmannetta) crassula (Runonrnx, 1819).
Long. :250 mm. Larg. : 4 mm.
Les ventouses ont un diamètre de 90 p.. Le rostre porte une double cou-
ronne de 60 à 70 crochets mesurant 20 p. de long. ll existe 30 à 40 tes-
ticules par anneau. La poche du cirre a 100 ix. de longueur. Chaque
capsule ovifère contient 3 à. 4 oeufs.
Adulte chez Turtur turtur (L.), Tourterelle commune; Chez Columûa livia
Guen., Pigeon biset et chez le Pigeon domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
S.-G. RAILLIETINA STILES et ORLEMAN, 1926.
Diagnose, page 68.
TABLEAU mas ESPÈCES.
1. Poche du cirre de grande taille : 170 à 220 p. sur 80 à 100 y,. . 2
— Poche du cirre de taille plus petite : 90 à 130 y. ...... 3
2. Crochets du rostre ayant 19 à 25 p. de long. . . joyeuxi, p. 370
— Crochets du rostre ayant 8 à 9 y. de long ........ 4
4. Rostre armé de très nombreux crochets (400 ?). . . clerci, p. 371
-· Rostre armé de 180 crochets. ...... tulletensis, p. 371
3. Nombreuses épines en arrière de la couronne de crochets. .
. ................ torquata, p. 371
— Pas d'épines en arrière de la couronne de crochets ..... 5
5. Crochets ayant 13 à 14 y. de long. .... micracantha, p. 372
- Crochets ayant 20 à 25 p,. . . . Weissi var. Valliclusa, p. 372
1. Raillietina (Raillietina) joyeuxî (LorEz—NEYnA, 1929).
Long. : 150 à 180 mm. Larg. maxima : 2 mm. 5.
Le scolex mesure 255 à 260 p.; les ventouses, ovalaires, 70 sur 52 p.;
elles sont armées de plusieurs rangées de petits crochets. Le rostre
a 135 p. de diamètre; il est muni d’une double couronne de 110 crochets
mesurant 23 à 25 y. et 19 à 22 p,.
Il existe 45 à 60 testicules par anneau, mesurant 45 à 55 y. sur 40 y.,
La poche du cirre a 200 à 220 p. de long sur 90 à 100 p. de diametre; sa
paroi est épaisse. Le canal déférent est entouré de cellules prostatiques.
Les capsules ovifères contiennent chacune 9 à 13 œufs, mesurant 45 à
50 p. Sur 40 à 42 y,.
Adulte chez le Pigeon domestique. -— Développement inconnu.
Non signalé en France (Espagne).

I
nas COLUMBIFORMES 371
2. Raillietina (Raîllîüîna) clerci Fuuruwamx, 1920.
Long. : 150 mm. Larg. maxima : 1 mm. 6.
Le scolex mesure 140 de diamètre; le rostre, relativement très grand,
est armé de nombreux crochets (400 Y) disposés sur une double couronne.
Ils mesurent 10 p. au maximum. Les ventouses sont armées de plusieurs
rangées de crochets mesurant 8 y..
Il existe une vingtaine de testicules. La poche du cirre a 170 p. de
long. A son intérieur, le canal déférent forme deux lacets pouvant donner
souvent une petite vésicule séminale arrondie. Le vagin est fortement
ondulé. L`ovaire est bilobé, occupant un tiers environ de la lar-
geur de I‘anneau. Le vitellogène est simple. Il y a 5 à 8 œufs par capsule.
Le diamètre d’une capsule est de 100 p. environ.
Adultechez le Pigeon domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Oural.).
3. Raillietina (Raillietina) tunetensis J ovnux et llounnman, 1927 (R.
clcrci Jovnux, 1923, nec Fuinmxuiv, 1920).
Long. : 193 à 212 mm. Larg. maxima : 1 mm. 5.
Le scolex mesure 200 à 300 p.; les ventouses 75 à 80. Elles portent 5 à
6 rangées de crochets, dont les plus grands ont 8 à 9 pt; ils sont très
caducs et manquent assez souvent. Le rostre a un diamètre de 50 à
60 p.; il porte une double couronne de 180 crochets environ mesurant
9 à 10 p..
Il y a 24 à 28 testicules. La poche du cirre, globuleuse, mesure 160 à
170 p. de long sur 80 p. de diamètre; elle n’atteint pas le vaisseau ventral.
ll existe une vésicule interne. Le canal déférent, très sinueux, est entouré
de cellules prostatiques. Les anneaux mûrs contiennent environ 95 à
100 capsules ovifères, remplissant tout l’anneau et dépassant les vaisseaux.
Chacune renferme 6 à 8 œufs qui mesurent 30 à 40 p.,
Adulte chez le Pigeon domestique. -—- Développement inconnu.
Non signalé en France (Tunisie).
4. Raillietina (Raillietina) torquata hieccxrr, 1924.
Long. : 230 mm. Larg. maxima :3 mm. 5.
Le scolex mesure 90 a 95 p.; les ventouses 34 à 35 p., armées de 4 ran-
gées de crochets ayant 8 y.de long. Le rostre porte une double couronne de
150 crochets mesurant 7 p,. 5, le diamètre de la couronne étant de 42 à
45 p,. Au—dessous de cette couronne existe une zone garnie de nombreuses
épines.
ll y a 8 à 10 testicules. La poche du cirre mesure environ 100 p. de long
sur 40 à 45 p. de diamètre, elle n'atteint pas le vaisseau excréteur. Elle
contient une petite vésicule séminale. Le cirre est armé. L`ovaire a
deux ailes lobées. Le vitellogène est ovale. Les capsules ovifères contien-
nent chacune 3 à 5 œufs. Elles remplissent tout l'anneau.

372 cizsronss
Adulte chez le Pigeon domestique. - Développement inconnu.
Non signalé en France (Birmanie).
5. Raillietina (Raillietina) micracantha (Funmsixmv, 1909).
Long.: 100 à 180 mm. Larg. maxima : 800 u à 2 mm.
Le diamètre du scolex atteint 180 à 200 y., Les ventouses, armées de
5 rangées de crochets, ont 40 à 60 p., arrondies ou ovalaires. Le diamètre
du rostre atteint 117 à 135 (4.; cet organe porte 150 à 200 crochets de 12 à
14 yi 7 de longueur.
Il existe 12 à 16 testicules par anneau. La poche du cirre mesure 100 à
140 y. sur 40 à 68 p,. Elle atteint le vaisseau ventral, mais ne le dépasse
pas. Il existe une petite vésicule séminale interne. Les capsules ovifères
contiennent 4 à 6 œufs.
Adulte chez Turzur turtur (L.), Tourterelle commune; chez Columba livia
GM. Pigeon biset; chez le Pigeon domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
6. Raillietina (Raîllietina) weissi Joyeux, 1923. var. vallîclusalomux
et Bam, 1934.
Long. : 140 à 150 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex mesure 150 à 170 p. de diamètre en extension, 260 (J. avec
rostre rétracté à l`intérieur. Les ventouses ont 40 à 60 p. de diamètre. `
Elles sont armées de 6 ou 7 rangs de crochets ayant 10 y. de long. Le
rostre a 100 à 150 de y. diamètre. Il porte une double couronne de 200 à
250 crochets qui mesurent 20 et 25 y,.
Il existe 12 à 15 testicules par anneau. Le canal déférent accomplit des
sinuosités entourées de cellules prostatiques. La poche du cirre n’atteint
pas le vaisseau ventral. Elle mesure 100 à 130 y. de long sur 25 à 40 y. de
diamètre. Il existe une petite vésicule séminale interne. Il y a environ
35 capsules par anneau, débordant plus ou moins les vaisseaux. Elles
mesurent en moyenne 105 à 140 y. sur 80 à120 y,. Chacune renferme
6 œufs. La coque externe de l’oeut` mesure à peu près 43 y. sur 33 p., l’em-
bryon 18 y., ses crochets 10 p,.
Adultechez le Pigeon biset, Columba lioia Gum,. et chez le Pigeon domestique.
— Développement inconnu.
Signalé en France à Cavaillon (Vaucluse) ; la proportion de Pigeons parasités
est de 61 % pendant 1’été.
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858.
Diagnose, page 76.
TABLEAU mas Es1>ÈcEs. n
——— Rostre portant8 crochets de 95 à 102 p. . . . serrata, p. 373
-— Rostre portant 8 crochets de 72 y. ..... columbae, p. 373

ons cowmnrroniuss 373
1. Hymenolepls serrata FUHRMANN, 1906 (H. rugosa Cmanc, 1906) (fig.
441).
Long. : environ 95 mm. Larg. maxima : 800 p,.
Le scolex mesure 150 à 210 y. de diamètre; les ventouses 90 à 110 y. sur
70 p,. Le rostre, ayant 100 p. de diamètre, porte 8 crochets ayant 102 p.
de long (92 à 95 y. dans nos échantillons de Tunisie).
La poche du cirre est de taille très considérable; elle mesure 400 y. et
s`étend sur une grande partie de la largeur de l’anneau. Elle est pourvue
d`un puissant muscle rétracteur qui s`insère sur le bord opposé de
l‘anneau. Le cirre est armé de crochets et renferme un stylet ehitineux
qui est replié dans la poche du cirre. Les testicules sont en ligne droite.
Les œufs ont à peu près 70 y. sur 40 y., l’embryon 25 y. sur 18 y.,
442 ·—
Fic. 441-442. - Crochets des espèces d’IIymenolepix. — 441. II. serrala Fuhrm.; 442.
(II. columbae (Zed,). ,
Adulte chez Turzur mrtur (L.), Tourterelle commune; chez Columbo livia
Gum,. Pigeon biset et chez le Pigeon domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
2. Hymenolepis columbae (zsonn, 1800) (H. sphenocephala, Hunonrui,
1809). ·
Long. : 80 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex a un diamètre de 200 p., les ventouses de 89 à 95 y,. Le rostre
porte 8 crochets ayant 72 p. de longueur. La poche du cirre est très ·
grande, sa longueur atteint 560 y. et elle dépasse le milieu de Panneau.
Elle est munie d’un muscle rétracteur. Le cirre est très long et contient
un stylet chitineux, il existe une vésicule séminale interne et une externe.
Dans le cloaque génital se remarque un sacculus accessorius caractéris-
tique ayant un diamètre de 100 y., tapissé de nombreuses épines. Le
réceptacle séminal est de très grande taille. Les œufs mesurent 36 y.,
l'embryon 24 p.;
Adulte chez Columba livia Guen., Pigeon biset et chez le Pigeon domestique.
—— Développement inconnu.
Non signalé en France.
\

374 cnsronns
CESTODES DES PTEHOCLIDIFORMES
G. HYMENOLEPIS WEINLAND, 1858
Diagnose, page 76.
TABLEAU mas Esràcns.
—— Crochets longs de 128 y. ........ rosenthali, p. 374
— Crochets longs de 76 pt ......... ohvelata, p. 374
1. Hymenolepis r0senthaiil\lo1..i, 1913 (fig. 443).
Long. : 97 mm. Larg. maxima: 950 y.,
Le scolex a 400 y. de diamètre et chacune des ventouses 140 y. sur 110 y,.
Le rostre est armé d’une couronne de 8 crochets longs de 128 p,.
Adulte chez le Ganga, Ptcraclidurus alchazus (L.), —-Développement inconnu.
Non signalé en France.
C 3 443 \  
F1c.443444. -4·’+3.Hymenolcpis rosenthali Mola., crochet (du rostre; M4. Hymenolepis
(?) obvelata (Kr.), crochet du rostre.
\
2. Hymenolepis (9) ohvelata (Knxmm, 1882) (Hg. 444).
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 500 (1..
Le rostre est armé de 8 crochets longs de 76 y.. La poche du cirre,
cylindrique, paraît très allongée. Le cirre est armé.
Adulte chez le Ganga,PzerocIz'durus alchatus (L.), —-Développement inconnu.
Non signalé en France.
CESTODES DES GALLIFORMES
La détermination des Cestodes récoltés chez les Galliformes vivant
en France se heurte à la difficulté suivante. Un certain nombre de ces
Oiseaux ne sont connus dans notre pays qu’à l’état domestique ou semi-

mas oxnmronmns 375
domestique, tandis qu’ils vivent encore en liberté dans leurs régions
d’origine. Autant qu`on en puisse juger par les quelques examens laits
jusqu`à présent, il semble que les Cestodes hébergés par les Oiseaux élevés
en France nc soient pas exactement les mêmes que ceux qu`ils possèdent
à l’état sauvage. Nous donnons la liste aussi complète que possible des
Cestodes observés cl1ez les Galliformes existant en France. Toutefois
pour les Oiseaux étrangers domestiqués, nous spécifions, lorsqu`il est
connu, le lieu géographique de la récolte. Si l'on est conduit par les '
clés de détermination, à un Cestode trouvé seulement en pays exotique,
ilsera nécessaire de vérifier soigneusement les caractères avant d’allirmer .
la diagnose.
Les Cestodes de la Poule domestique sont les mieux connus dans notre
pays.
TABLEAU nus emvmzs.
1. Trois testicules par anneau, rostre inerme ou armé. .
............... Hymenolepîs, p. 393
— Plus de trois testicules par anneau .......... 2
2. Hostre inerme ou pas de rostre ............ 3
· - Rostre armé de crochets ......... · ..... 4
3. Utérus se résolvant en capsules utérines contenant un seul œuf.
.............. Multicpsiferina, p. 376
— Appareil parutérin se développant dans les anneaux âgés. . . 5
5. Utérus double se déversant dans l’appareil parutérin ....
................ Metroliasthes, p. 399
—- Utérus simple ................. 6
6. Ventouses complètement recouvertes par des appendices lobu-
leux partant de leur bord antérieur et ayant une profonde inci-
sion médiane. ........... Octopetalum, p. 400
— Ventouses ne possédant pas ce caractère. . Rhabdometra, p. 401
5. Nombreux petits crochets en forme de marteau ...... 9
—- Crochets moins nombreux, non en forme de marteau .... 7
7. Double couronne de crochets au rostre. . . Southwellia, p. 402
— Simple couronne de crochets au rostre ......... 8
8. Utérus sacciforme légèrement lobé. . . . Amoebotœnia, p. 397
— Utérus se résolvant en capsules ovifères contenant un seul œuf.
................ Choanotœnia, p. 398
9. Glandes sexuelles doubles dans chaque anneau. Cotugnia, p. 392
- Glandes sexuelles simples ............. 10
10. Très petits Cestodes, ayant un nombre restreint d’anneaux.
................. Davaînea, p. 378
— Cestodes de plus grande taille ............ 1 1

376 CESTODES
11. 90 à 150 testicules par anneau. Nombreux vaisseaux excré-
teurs. ............. Davaineoides, p. 377
—— Moins de 90 testicules par anneau. .......... 12
12. Trois rangées de crochets au rostre .... Porogynia, p. 393
— Deux rangées de crochets, semblant souvent n’en former
qu`une seule ............ Raillîetina, p. 381
TABLEAU SIMPLIFIÉ DES CESTODES LES PLUS communs DE LA PouLE
i EN FRANCE. (En cas de doute, recourir au tableau complet.)
1. Très petits Cestodes n’ayant que 4 à 9 anneaux, généralement
nombreux dans toute la longueur de l’intestin .......
............. Davainea proglottina, p. 379
— Petits Cestodes, dans la partie moyenne de l’intestin, implantés
dans de petits kystes; surtout dans le Midi de la France. Formes
jeunes de ........ Raillietina echinobothrida p. 383
— Cestodes grêles, auxquels manque généralement le scolex. Pores
génitaux unilatéraux, poche du cirre de grande taille . . .
.............. Hymenolepis carioca, p. 394
— Une couronne de 16 à 20 crochets, mesurant 25 à 30 pt. . .
............ Chcanotœnia infundibulum, p. 398
— Nombreux petits crochets au rostre en formede marteau. . . 2
2. Pores génitaux alternant irrégulièrement, un seul œuf par
capsule ovifère. Cestode fixé généralement dans la première
moitié de Pintestin ...... Raillietina cesticillus, p. 390
—- Pores génitaux unilatéraux (q. q. exceptions), plusieurs œufs
par capsule ovifère, généralement fixés à la partie terminale de
Pintestin, surtout dans le midi de la France ....... 3
3. Poche du cirre parallèle au bord antérieur de Panneau, ven-
touses ovales. . . ' ..... Raillietina tetragona, p. 384
— Poche du cirre globuleuse, oblique par rapport au bord anté-
rieur de Panneau, ventouses arrondies .........
........... Raillietina echinohothrîda, p. 383
G. MULTICAPSIFERINA FUHRMANN, 1921.
Diagnose, page 65.
Une seule espèce.
Multicapsiferina linstowi (PARONA, 1885).
Long. : 50 mm. Larg. maxima: 4 mm.
Le diamètre du scolex atteint 900 p., celui des·ventouses 340 p., La
musculature est bien développée et remplit presque tout le parenchyme

nas cAL1.xF0nM1;s 377
cortical. Il existe un système de petits canalîcules réunissant entre eux
les vaisseaux ventraux.
Il y a 140 testicules par anneau. Le canal déiérent est un peu ondulé;
il se déverse dans la poche du cirre, mesurant 130 à 160 p., à l’intérieur
de laquelle se trouve une petite vésicule séminale. Les glandes femelles
sont situées entre les vaisseaux ventral et dorsal, du côté poral. L`ovaire,
fortement lobé, a 120 p. de large. La glande vitellogène se trouve au
niveau du vaisseau excréteur ventral. Le réceptacle séminal est très
allongé.
Les orcs énitaux sont unilatéraux. L`utérus se résente sous la
P 8 P
forme d’un tube transverse au début, puis il se résout en un grand nombre
de capsules utérines, contenant un seul oeuf, occupant tout le parenchyme
médullairc, sans dépasser les vaisseaux excréteurs.
Adulte chez Numida ptilorhyncha (Lieux.), Pintade sauvage (Afrique orien-
tale). —— Développement inconnu.
Non signalé en France, ni ehez l`Oiseau domestique.
_ G. DAVAINEOIDES Fuunmnmv, 1920. A
Diagnose, page 67.
Une seule espèce nous intéresse.
Davaineoides vigintivasus [Sxmxnmn, 1914) (fig. M5)
Long. : 250 a 300 mm. et davantage. Larg. maxima : 6 mm.
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F10. M5. — Davaineoidcs vigintivasm Skr., coupe horizontale d’un segment adulte,
(d’après Skriabîne). ·
Pas dc scolex décrit. Les vaisseaux excréteurs sont au nombre de 6
à 20 (voir diagnose du genre). Il existe 90 à 150 testicules. La poche du

378 cissrroims
cirre musclée mesure 680 p. de long sur 250 lt de diamètre. Réceptacle
séminal piriîorme. Capsules ovifères ne contenant qu’un seul œuf.
L’embryon mesure 55 p., ses crochets 18 à 19 p,.
Adulte chez la Poule domestique — Développement inconnu.
Non signalé en France (Brésil).
G. DAVAINEA Pm. BLANCHARD, 1891.
Diagnose, page 67.
TABLEAU nus ESPÈCES.
1. Vers formés de 15 à 19 segments ........... 2
-—— Vers formés de 4 à 6 segments, rarement de 9 ...... 3
2. Pores sexuels irrégulièrement alternants .... andrei, p. 378
— Pores sexuels régulièrement alternants ..... nana, p. 378
3. 12 à 15 testicules; 60 à 95 crochets longs de 5 à 8 p. .....
................ proglottina, p. 379
— 30 testicules; 120 à 130 crochets longs de 9 à 10 p.. ....
................ tctraoensis, p. 379
— 40 testicules ou davantage; 220 à 240 crochets longs de 20 p.,
........ paucisegmentata var. dahomeensîs, p. 380
1. Davainea andrei FUHRMANN, 1933.
Long. : 4 mm. 5. Larg. maxima : 1 mm. 15.
Le scolex a 450 u de diamètre. Les crochets ne sont pas connus. Le
strobile est formé de 16 à 19 anneaux. Les pores sexuels alternent irré-
gulièrement. La poche du cirre est petite, longue de 160 à 180 p. avec un
diamètre de 60 y,. ll y a environ 18 testicules. Les embryons ont 36 y.
sur 40 p,.
Adulte chez la Perdrix, Perdiz per·di.1;·(L.}. — Développement inconnu.
A été signalé une seule fois dans les environs de Genève chez une Perdrix
importée d`Europe centrale.
2: Davalnea nana FUHRMANN, 1912.
Long. : 10 mm. Larg. maxima : 700 p,.
Le scolex mesure 320 p., les ventouses 68 p., le rostre 128 p,. ll porte
· une double couronne de 170 à 200 crochets de 18 pt de long. Le Ver com-
plet comprend 15 anneaux. Les pores génitaux sont au milieu de l’anneau.
Il existe 50 testicules. La poche du cirre mesure 340 p. sur 45 à 57 p.. Le
cirre est muni de soies. Le réceptacle séminal est de petite taille, les
ovaires ont 360 p. de large, le vitellogène 150 à 160 pt. Gîufs mûrs non
observés.

uns GALLIFORMES 379
Adulte chez Numida ptilorhyncha (Lxcirr.), Pintade (Afrique orientale). —
Développement inconnu.
Non signalé en France, ni chez l`Oiseau domestique.
Davainea proglottina (DAvA1N1z,1860) (fig. 446). :
Long. : 500 p.à 3 mm. Larg. maxima: 100 à ‘
(300 y,.
Il n`existe que 4 à 9 anneaux, le plus souvent m A
0. Scolex mesurant 130 à 100 p. de diamètre, /¢ 
rostre portant 00 à 100 crochets qui ont 7 à 8 p. ciao q
de long. Ventouses mesurant 25 à 30 p, de dia- ëï’·’\·· B
mètre, armées de plusieurs rangées de cro- ·; uv.:
cl1ets, dont les plus grands ont 4 et 0 y,. •* /__/
Il existe environ 15 à 20 testicules. La poche .2.-   
du cirrc, de grande taille, mesure 200 à 250   ·
y. sur 50 a 70 u. Elle contient a son intérieur ·.·‘;§&¢% 
un cirre puissamment armé de longues soies. ah
Lorsqu`il est évaginé, la poche est contractée  2;-, 
et ne mesure plus que 100. Les pores géni·  
taux, alternes, se trouvent à la partie ante-  
rieure de Panneau. Les derniers anneaux sont ;j°© ·· OG
remplis de capsules parenchymateuscs, ne con-  ,
tenant qu`un seul œuf. Elles mesurent environ [ Q  ,, nam
40 y., l’embry0n 15 à 18 p..  
Adulte chez la Poule, existe dans toute la France-    
Il est nécessaire, pour trouver ce Cestode, d’exa-  
miner attentivement l'intestin, en raison de la  
petite taille du parasite, dissimulé entre les villo-  
sites. On l’0bserve assez souvent en grand nombre.  
L'évolution se fait chez plusieurs espèces de  
Limaces. En France, chez Agriolimax agreszis  
(L.), Liman cinereus Mütnnn, L. /lavus L. et proba-  
blement aussi chez des espèces voisines.  
4. Davainea tetraoensis F uxnmxmn, 1919. ` gp i'
Long.: 2mm.3à 3 mm. Larg. maxima:350 p., F Mb D _
ll existe 9 et exceptionnellement 10 an- ';}O,,in;L`5)avîîîi'î,;î";‘î_Oâ7;1`Z; `
Beaux. Le diamètre du scolex atteint 200 y., du rostre; B. épine des
celui des ventouses 40 p,. Celles-ci sont armées Vemüuees(d'aP'èSW€*ZBll'
de fins crochets. Le diamètre du rostre est
de 68 à 80 p.; il porte une double couronne de 120 à 130 crochets, longs ‘
de 9 à 10 p,.
Il existe une trentaine de testicules dont le diamètre est de 40 à 60 u.
Le canal déiérent décrit de nombreux lacets en arrière dc la poche du
cirrc; il est entouré de grosses cellules prostatiques. La poche du cirre,

380 cEs·r0DEs
de grande taille, atteint 180 à 220 y,. Le cirre est très développé. Il est
armé de longues soies atteignant 16 à 18 p. de long. Le début du vagin
est muni d’un petit appendice sacciforme et tout l’organe, jusqu’au
réceptacle séminal, est garni de longues soies, presque aussi longues
que celles du cirre. L’ovaire est bilobé, le vitellogène large de 50 p., la
glande coquillière très développée. Les derniers anneaux sont remplis
de capsules parenchymateuses; ils mesurent 27 y.,
Chez Terme umgallus L., Grand Coq de bruyères. — Développement
inconnu.
Nou signalé en France (Suisse, canton de Vaud).
5. Davaillea paucîsegmentata FUHRMANN, 1909.
Long. : 5 mm. Larg. maxima : 700 (4.. '
Le Ver est composé de 5 anneaux seulement. Le scolex mesure 700 p.,
les ventouses 110 y., le rostre 380 p., Les crochets ne sont pas connus. ll
existe environ 40 testicules se trouvant derrière les glandes femelles. La
poche du cirre mesure 200 p., L'utérus se résout en capsules mesurant
16 p. et qui contiennent chacune un seul œuf ayant 10 p. de diamètre.
Elles remplissent tout l'anneau.
Adulte chez Numida ptilorhync/za. (Licar.), Pintade (Afrique orientale).
— Développement inconnu.
Non signalé en France, ni chez l’Oiseau domestique.
6. Davainea paucisegmentata Funnmm, 1909, var. dahomeensis
Jovnux ET BAER, 1928.
Cette variété d‘Afrique occidentale ressemble beaucoup à l’espèce
type récoltée en Afrique orientale. Les crochets, non connus pour l’espèce
type, sont au nombre de 220 à 240 et mesurent 20 y.. Le Ver est composé,
outre le scolex, de 4 anneaux; le premier montre les ébauches des
conduits génitaux, le deuxième est sexué, le troisième fait voir la forma-
tion des capsules et le quatrième, très allongé, pouvant atteindre 5 mm.,
est bourré de capsules. Les testicules sont beaucoup plus nombreux que
dans l'espèce type, on en compte 100 à 110; au lieu de se trouver à la
partie postérieure de Panneau, ils s’avancent sur les côtés et atteignent
le niveau du bord antérieur des glandes femelles. La poche du cirre est
— aussi plus grande; elle mesure jusqu'à 450 à 500 p. suivant l’anneau, sur
50 y., Le cirre est long et muni de soies. Les capsules parenchymateuses
ont 30 à 35 yz. de diamètre, l’embryon 12 y,.
Adulte chez Numida pzilor/sync/za (Liner.), Pintade, eu Afrique occidentale
(Dahomey). - Développement inconnu.
Non signalé en France, ni chez l‘©iseau domestique.

nas GALLIFORMES 381
G. RAILLIETINA FUnm1Amv, 1920.
Diagnose, page 68.
TABLEAU nas sous-cannes.
1. Plusieurs œufs dans chaque capsule ovifère ....... 2
— Un seul œuf dans chaque capsule ovifère ........ 3
2. Peres génitaux unilatéraux, parfois quelques alternances dans ·
la chaîne. ............ Raillietîna, p. 381
— Peres génitaux alternant irrégulièrement. Fuhrmannetta, p. 386
3. Pores génitaux unilatéraux, parfois quelques alternanees dans
la chaîne ............. Paroniella, p. 388
·— Pores génitauxf alternant irrégulièrement. . Skriabillia, p. 390
S.-G. RAILLIETINA FUHRMABN, 1920.
Diagnose, page 68.
Les Raillietina (s. str.) des Galliformes comprennent des espèces mal
définies qui doivent vraisemblablement se confondre avec d'autres. Dans
le tableau qui suit, nous nous elïorçons de conduire aux espèces les
mieux connues, en énumérant à leur suite, le cas échéant, celles qui
s`en rapprochent ou se confondent peut-être avec elles. Nous donnons
aussi les indications d’hôte, de fréquence et de répartition géographique
qui, sans avoir une valeur absolue, peuvent servir de guide pour la
détermination.
TABLEAU mas s.s1>ÈcBs.
1. Généralement plus de 45 testicules par anneau, signalé chez
les Perdrix, connu en` France ..... globîrostris, p. 382
-— Moins de 45 testicules par anneau .......... 2
2. Poche du cirre composée de deux parties, dont la partie globu-
leuse bien musclée (type echz'n0bothrz'a'a) ........ 3
— Poche du cirre ne présentant pas ee caractère ...... 4
3. 18 à 20 testicules par anneau, chez la Pintade (exotique]. . .
. . ._ .............. pintneri, p. 382
— Plus de 20 testicules par anneau, Galliformes domestiques,
commun en France (sud). Jeunes Vers enfoneés dans la paroi
intestinale ...... echinobothrida et satellites grohbeni,
............... penetrans, volzi, p. 384
4. Grandes espèces ayant plus de 50 mm. en extension .... 5
— Petites espèces ayant de 20 à 40 mm. en extension ..... 7

382 onsronns
5. 35 à 40 testicules par anneau. Signalé chez le Faisan, non
connu en France ......... multicapsulata, p. 384
- 18 à 32 testicules par anneau ............ 6
6. Crochets du rostre mesurant 6 a 8 y. de long, chez les Galli-
formes de France (sud), commun ....... tetragona
........... et satellite tetragonoides, p. 384
—— Crochets du rostre mesurant 12 à 13 tt, Faisan, connu en
France. ............. friedbergcrî, p. 385
7. Poche du cirre ayant 78 p. de long. Poule, Afrique orientale. .
.................. cohni, p. 386
~— Poche du cirre ayant130 p de long, Paon, Ceylan. ceylonica, p. 386
1. Raillietina (Raillîetina) globirostris Fnnmviamv, 1909.
Long. : 100 mm. Larg. maxima : 2 mm.
Le scolex mesure 200 à 300 yi, les ventouses 60 à 70 y.; elles sont
armées de plusieurs rangées de crochets. Le rostre porte une double
rangée de 200 crochets environ, ayant 12 p. de longueur.
Il existe 45 à environ 70 testicules. La poche du cirre, assez globu-
leuse, mesure 120 p. de long sur 70 à 80 p. de diamètre. Les capsules
ovifères contiennent 8 à 12 œufs, qui mesurent environ 35 à 40 p., l’em- '
bryon 15 p,.
Adulte chez Caccabis petrosa (GMEL.) Perdrix de roche; Perdix perdix
(L.), Perdrix grise. —- Développement inconnu.
Signalée en France chez Perdix perdix dans la région parisienne.
2. Raillietîna uRail1ietina) pintneri(K1.Ai>mcz, 1906).
Long. : 50 à 72 mm. Larg. maxima : 1 mm. 4.
Le scolex mesure 150 à 220 p., les ventouses 100 u; elles sont armées
de plusieurs rangées de crochets de 12 à 14 y. de long. Le rostre a un
diamètre de 150 y., portant une double couronne de 150 à 200 crochets
ayant 7 à 8 p. de long.
Il y a 18 à 20 testicules; la poche du cirre mesure 100 y. sur 70 p,. Elle
présente, comme celle de H. ec/zz'n0b0thr·z'da, une partie globuleuse forte-
ment musclée et une autre allongée, débouchant dans le pore génital.
Elle a une position presque droite, perpendiculaire au bord du segment
et non oblique comme celle de R. echùzolzoz/zrida. Le cirre présente un
sacculus accessorius qui est visible surtout dans les anneaux fixés en
parfaite extension et dont le parenchyme a été légèrement macéré, par
suite est devenu plus transparent. L`anneau mûr est rempli de capsules
· oviières ayant à peu près 200 p. sur 100 p,. Elles contiennent 8 à 12 œufs
qui mesurent environ 35 p. de diamètre, l’embryon a 11 à 17 p,.
Adulte chez Numida pzilorhyncha (Licnr.), Pintade (Afrique). —- Développe-
ment inconnu.
Non signalé en France, ni chez l’Oiseau domestique.

uns GALLIFORMES 383
Var. polyorchîs Bam, 1924.
Cette variété diffère de l`espèce type parce qu'elle possède 25 à 30 testi-
cules. La poche du cirre mesure 150 y. de long sur 76 y. de diamètre. Les
capsules contiennent 15 œufs. Les embryons ont 19 à 23 y. de diamètre.
Adulte chez Numida pzilor/iynclnz (Lxcnr.), Pintade (sud-ouest africain). ——
Développement inconnu.
Non signalé en France, ni chez l’©iseau domestique.
3. Rail1îetîna(Rail1îetina) echin0h0thrida(l\lÉcN1N, 1881) (fig. 447).
Cette espèce, complè-
tement développée, se .. '·..  
trouve dans la dernière   “··1;,,_
moitié de l’intestin et à .      
l’entrée des caecums.  "iü   `QU,. I , ) .\\  
Long.   250 mm. Larg. p  \   
maxima . 1 a 4 mm. jé;   °»g;g$î;,‘  éêsgîüw \;;:%,_
Le Scolex mesure 250   WV    Ãëfyfx   wk
à 450 p. suivant son état 41%  gg;)      
de COI1l·I'ilCi·l0l'1. Les ven- I            
touses, bien arrondies, ’   fn! .\       
ont 120 à 140 ,. en mo- /   ,4  E§._\$À    
yenne; elles sont puis- »\  `°""    `ÃÈK  
Sammcnt armées de cou-       -7%  
I‘0llI1€S concentriques de     N NvÈ;:ɧ,j¢¢’
rands ont 15 de Ion .      
îe rostre mesîre 100 gà il Il /  
150 pv., il porte une double i
coummm dc 200 à 250 cI.0_ Fm. 447. — Railtietin:1 ecfzinobothrida (Mégn.).
phets, ayant 10 à 13p. de Scolex id apres Lang)
ong.
Les pores, quoique typiquement unilatéraux, présentent parfois une
certaine alternance, généralement assez peu marquée, se bornant, au
moins dans les échantillons observés en France, à quelques changements
de côté dans toute la série des anneaux. Ils débouchent à peu près à
l’union du tiers moyen et du tiers postérieur. Le nombre des testicules
est de 30 à 45 en moyenne. La poche du cirre mesure 130 à 200 p. de
long sur 70 à 86 y. de diamètre. Elle est fortement musclée, se
compose d’une partie globuleuse et d‘une autre allongée, se terminant
dans une sorte d’atrium génital où vient aussi déboucher le vagin.
Elle n‘atteint pas le vaisseau ventral. Dans les anneaux en bonne
extension, elle est oblique par rapport au bord de I‘anneau, se diri-
geant vers la partie postérieure. Les capsules ovifères envahissent tout
Panneau mùr. On en compte 90 à 150 par anneau. Elles mesurent environ

384 · cnsrronns
150 à 200 p,. Elles contiennent 8 à 12 œufs qui mesurent à peu près 40 p,.
A l’état jeune, cette espèce vit dans la partie moyenne de Pintestin, à 6-8 cen-
timètres en amont eten aval du diverticule de Meckel. La tête du Cestode
s`enfonce profondément dans la paroi de l’intestin et y détermine des lésions
nécrotiques. A l’œil nu, on aperçoit de petits nodules avec un pertuis centralpar
où pénètre lejeune Ver. Ultérieurement, une migration s’acc0mplit et le Cestode,
sortant de sa cavité, tombe dans la lumière de l’intestin; il est entraîné
dans la partie postérieure de cet organe où il se fixe définitivement.
Le développement a été suivi expérimentalement en Amérique chez les Four-
mis, Tetramorium caespitum L. et Pheidole Sp.
Adulte chez la Poule domestique, le Dindon. dans toute la région du sud de
la France, commun.
4. Raillietina (Raillietina) grohbeni Bonn, 1925 (voir ci-dessous 5).
5. Raillietina (Raillietina) penetrans (Baczwsxa, 1914).
Ces deux espèces sont très voisines de R. echinobothrida, probable-
ment même identiques à elle.
Adultes chez la Poule domestique.
Non signalés en France.
6. Raillietina (Raillietina) volzi (Fuanmivn, 1905).
Très voisin de R. echz'nob0thrz'da, s`en différencie par une musculature
moins développée, des vaisseaux exoréteurs plus minces et sans dilata-
tions, un cloaque génital plus profond et une poche du cirre ne présentant
pas la division aussi nette entre la partie renflée et la partie terminale.
Adulte chez la Poule à Sumatra. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
` 7. Raillietina (Raillietina) multicapsulata (Bnczvnsxa, 1914).
Long. : 70 mm. Larg. maxima: 1 mm. 4.
Le scolex mesure 270 p., les ventouses sont armées de nombreux
crochets; elles sont ovales. Le rostre, large de 52 p., porte environ
125 crochets ayant 13 p. de long]
Il existe 35 à 40 testicules; la poche du cirre mesure seulement 90 p. de
long sur 46 p. de diamètre. Les capsules contiennent plusieurs œufs
[3 en coupes longitudinales).
_ Adulte chez le Faisan. - Développement inconnu.
Non signalé en France.
8. Raillietina (Raîllietina) tetragona (Morin, 1858).
Long.: 250 mm. Larg. maxima 1 mm. 4.
Le scolex varie de 175 à 350 pt. Les ventouses sont ovales, mesurant 70

ons cAL1.1ronMss 385
à 140 y. sur 40 à 70 pt. Elles sont armées de plusieurs rangées de crochets,
dont les plus grands ont 8 p. de long. Le rostre a un diamètre de 200 à
300 y.. Il porte une double couronne de 100 crochets ayant 6 à 8 y. de
longueur. Les deux rangées de crochets sont presque au même niveau et
semblent n°en former qu'une seule.
Le fpore génital se trouve à peu près à l’union du tiers moyen et du
tiers antérieur. ll existe 18 à 32 testicules. La poche du cirre, dans les
anneaux en bonne extension, est presque droite, perpendiculaire au bord
de l‘anneau; elle mesure 75 à 100 p. de long, sur 50 p. environ de large.
La différence entre les deux portions est beaucoup moins marquée que
chez R. ec/u'n0bot/zrida et la musculature bien plus faiblement repré-
sentée. Les anneaux mûrs contiennent 60 à 100 capsules remplissant
presque tout l‘espace parenchymateux. Elles mesurent environ 70 à 100 y,.
Elles contiennent 6 à 12 œufs ayant 20 à 53 y.; les oncliosphères ont 10 à
15 p..
Adulte chez la Poule domestique, le Dindon, le Paon, la Pintade, Lagopus
lagopus (L.), Lagopède blanc.- Le développement a été obtenu expérimenta-
lement chez les Fourmis, Tetramorium caespizum L. et Phcidole sp.en Amérique.
Commun chez la Poule domestique en France, dans toute la région sud.
Localisé souvent dans la moitié postérieure de l’intestin.
9. Raillietina (Raillietina) tetragonoîdes Bxsn, 1025.
Espèce voisine de R. tetragona. Elle en diffère par le plus grand
nombre de crochets du rostre : 160 à 180 qui mesurent 6 y., 4 à 8 p,. Il n’y
a que 14 à 20 testicules; les onchosphères ont 8 à 11 y.,
Adulte chez 1\'umidapiil0rhynch¢z(Licnr.), Pintade (sud·0uest africain). — Dé-
veloppement inconnu.
Non signalé en F1 ance, ni chez l’Oiseau domestique.
10. Raiilietina (Railiietina) friedbergeri (v. LiNs·row, 1878).
Long. :200 mm. Larg. maxima : 2 à 3 mm.
Le scolex a 386 p. de diamètre. Les ventouses, elliptiques, ont un
diamètre maximum de 185 y.; elles sont armées de plusieurs rangées de
crochets dont les plus grands ont 10 y. de long. Le rostre porte une
double couronne de 150 à 180 crochets, ayant 11 ai 13 y. de long.
ll existe 25 à 32 testicules. Les auteurs ne semblent pas d’aecord sur
les dimensions de la poche du cirre, qui varîeraient de 48 à 114 y,. Dans
nos collections, nous trouvons des chiffres supérieurs, soit au moins
130 p. sur 40 p. de diamètre. Les capsules ovifères sont au nombre de 75 à
100 par anneau. Elles mesurent environ 156 y. et contiennent ôà 10 œufs.
Adulte chez le Faisan, le Paon, le Dindon. — Le développement se ferait chez
une Fourmi, mais n’a pas été suivi expérimentalement.
Signalé en France.
25

386 cnsronns
11. Raîllîetina (Raîllietîna) cohni (Baczrnsm, 1914).
Long. :20 à 30 mm. Larg. maxima : 1 mm. 7.
Le scolex mesure 240u de diamètre, les ventouses sont armées de
14 rangées de crochets. Le rostre, large de 33 y., porte une double
couronne de 160 crochets ayant environ 8 p.,
Il y a 10 à 15 testicules, presque tous du côté antiporal. La poche du
cirre mesure 78 y. sur 28,6 p., Elle est faiblement musclée. Les cap-
sules ovifères mesurent 130 p.,
Adulte chez la Poule domestique (Afrique orientale). — Développement
inconnu.
Non signalé en France.
12. Raillietina (Raillietina) ceylonîca (Bnczrivsxa, 1914).
Long. : 30à40 mm. Larg. maxima: 1 mm. 3.
Le scolex a 400 p. de diamètre; les ventouses 130 p., elles portent de
nombreux petits crochets. Le rostre a 52 p., il est armé d’environ
120 crochets disposés en double couronne et mesurant 10 p, de long.
_Il y a peu de testicules (Nombre exact non spécifié). La poche du
cirre a 130 p. sur 31 p., Les capsules parenchymateuses mesurent 192 p.,
Elles contiennent 6 à 10 œufs qui ont 28 p. de diamètre, les embryons
18 p.,
Adulte chez Pavo criszatus L., Paon (Ceylan), -— Développement inconnu.
Non signalé en France, ni chez l’©iseau domestique.
Esràcn xnsurrisnmmarrr niâcnrrn.
Rai1lîetina(Raillietîna) mutabilis (Rürman, 1901).
Long. 900 pi à 2 mm.
Il existe 160 crochets de 27 p. de long. Les anneaux sont au nombre de 16 à
20. Les capsules ovifères contiennent 2 à 3 œufs.
Adulte chez la Poule domestique.- Développement inconnu.
Non signalé en France (Allemagne).
Cette espèce a été assimilée à Raillietina (S/criabinia) cesziczllus (page 390)
S.-G. FUHRMANNETTA STILES et ©m.EMAN, 1926.
Diagnose, page 68.
Tnntmu ons Esrhcns.
1 . Petits Vers n’ayant pas plus de 20 millimètres de long .... 2
—- Grands Vers atteignant au moins 80 millimètres ...... 3
2. 30 testicules par anneau, poche du cirre petite, atteignant 60 p.
de long, chez Tetrao urogallus ..... glohocaudata, p. 387
— 20 à 25 testicules par anneau, poche du cirre dépassant le vais-
seau excréteur, chez la Poule (Birmanie). . . birmanica, p. 387

ons GALLIFORMES 387
—- 100 à 120 testicules par anneau ..... pluriuncinata, p. 388
— 30 à 60 testicules par anneau .......... . 4
4. crochets ayant 8 à 12 ;:. de longueur. pseudoechinobothrida, p. 387
— crochets ayant 16,5 ;:. de longueur .... Iaticanalis, p. 387
13. Raillîetina (Fuhrmannetta) pseudoechinohothrida Mnccrrr, 1926.
Long. :80 à 90 mm. Larg. maxima : 1 à 8 mm.
Il existe 200 crochets au rostre, longs de 8 à 12 ;:.. Postérieurement au
rostre s’0bserve un collier muni de très fines épines.
Il existe 30 à 50 testicules par anneau. La poche du cirre n’atteint pas
le vaisseau excréteur. Cl1aque capsule ovilère contient 3 à 4 œuls.
Adulte chez la Poule domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Birmanie).
14. Raillietina (Fuhrmannetta) birmanîca Museum, 1926.
Long. :8 à 10 mm. Larg. maxima Z1 à 2 mm.
Il existe 300 crochets au rostre, qui mesurent 9 à 12 ;:.. P0stérieure—
ment au rostre, existe un collier de fines épines, très caduques.
Il existe 20 à 25 testicules par anneau, la pocl1e du cirre s'étend au delà.
du vaisseau excréteur. Plusieurs œufs par capsule ovifère.
Adulte chez la Poule domestique. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Birmanie}.
15. Raillîetina (Fuhrmannetta) laticaualis (Sxnmsmn, 1914).
Long.: 110 mm. Larg. maxima : 1,8 mm. à 3,5 mm.
Le scolex mesure 200 ;:. de diamètre, les ventouses 90 ;:.. Le rostre porte
150 à 220 crochets de 16,5 ;:.. Le vaisseau excréteur transversal de cl1aque
anneau forme une dilatation caractéristique sur les côtés.
Il existe 50 à 60 testicules, mesurant.50 à 70 ;:. de diamètre. La poche du
cirre a 150 à 170;:. de long, sur 50 à 70 ;:. de diamètre. Les capsules
ovifères contiennent de 3 à 10 oeufs.
Adulte chez Perdix sp. — Développement inconnu.
Non signalé en France (Brésil).
16. Raillietina (Fuhrmannetta) globocaudata (Cons, 1901).
Long. : 19 à 20 mm. Larg. maxima ; 1 1nm. 1.
Le scolex mesure 450 à 500 ;:., les ventouses 100 ;:., le rostre 105 ;:..
Nombreux petits crochets au rostre. ·
Il existe une trentaine de testicules, la poche du cirre est petite,
mesurant 60;:. sur 35 ;:.. Les capsules ovifères ont environ 44 ;:. sur 24 ;:.,
les embryons 18 ;:t. ·
Adulte chez Tetmo umgallus L., Grand Coq de bruyèrcs.- Développement
inconnu. · .
Non signalé en France.

388 cEs·r0nEs
17. Raillietina (Fuhrmannetta) pluriuncinata (Cnam, 1890).
Long. : 105 à 120 mm. Larg. maxima : 3 mm.
Le seolex mesure 313 p., les ventouses 90 n, armées de 6 à 8 rangées de
crochets. Le rostre porte une double rangée de 216 crochets ayant 8 à 9 y.
de longueur.
ll existe 100 à 120 testicules par anneau. La poche du cirre mesure
environ 127 à 130 y. sur 20 pt. Les capsules oviières contiennent 3à6 oeufs
mesurant 22 y. sur 16 y.; les embryons ont 9 gl. de diamètre.
Adulte chez Coturnix c0turnz`x(L.),Caille commune; Caccabispetrosa (GMEL.),
Perorix de roche. — Développement inconnu.
Non signalé en France.
S.—G. PARONIELLA FUHRMANN, 1920.
Diagnose, page 68.
TABLEAU mas ESPÈCES.
1 . Poche du cirre atteignant 280 à 350 y. de long. magninumida, p. 389
—- Poche du cirre ne dépassant pas 160 y. ......... 2
2. 7 à 10 testicules par anneau ........ numida, p. 388
- 40 à 45 testicules par anneau ....... bolivari, p. 389
- Environ 150 testicules par anneau ...... urogallî, p. 389
,î 18. Raillietina (Paroniella) numida (Funnmmx,
W; 1912) L_fig. 448). I
Long. 2 20 mm. Larg. maxima: 200 à 240 n.
yggw Le scolex mesure 140 à 160 y, de diamètre,
  Sy les ventouses 45 à 50 p., armées de crochets. Lc
1   rostre a environ 90 y. de diamètre; il porte
®   \ une double couronne de 160 à 180 crochets, me-
G   surant 9 à 10 p. de long.
````· »% ll existe 7 à 10 testicules par anneau. La
@ ® `lll poche du cirre est allongée, elle mesure 140 à
® 160 y. sur 40 à 50 p., Dans les anneaux en cx-
œw tension, elle est disposée dans le sens antéro·
postérieur, obliquement et même presque pa-
g rallèlement au bord latéral. Le cirre est muni
d’épines, marquées surtout à sa base et s’éten·
dant dans l’atrium vaginal.
FI°·_4'*8· — Pm"0"a mr Il existe environ 100 à 120 capsules dans
mzda (Fuhrm.), segment . _ . .
adulte (dgprèg Baer) les anneaux murs, elles mesurent a peu pres
50 y., l’Bmbx‘yOI1 30 y.,
Adulte chez Numida ptilor/zyncha (Incm.), Pintade (Afrique). - Dévelop-
pement inconnu. • ·
Non signalé en France, ni chez l’Oiseau domestique.

nes «:.i1.u.xron>11¤:s 389
19. Raillietina (Paroniella) holivari (Lomzz Nnvnx, 1929).
Long. :30 à 60 mm. Larg. maxima : 2 à 2 mm. 3.
Le scolex mesure 150 à 200 p., les ventouses 60 à 75 y. sur 40 à 52 p.,
armées de 4 rangées de crocl1ets dont les plus grands ont 5 u de long.
Le rostre mesure 65 à 72 y.; il porte une double couronne de 120 à
130 crochets ayant 9,5 y. à 11 y. de long.
ll existe 40 à 45 testicules par anneau. La poche du cirre mesure 100
à 120 p. sur 70 à 75 y,. Elle n’atteint pas ou atteint à peine le vaisseau
ventral. Les capsules ovifères mesurent 34 à 50 y. sur 40 à 42 y., les œufs,
25 à 26 p., les embryons 18 à 20 y..
Adulte chez Caccabis mfa (L.), Perdrix rouge. —- Développement inconnu.
Non signalé en France.
20. Raillietîna (Paroniella) magninumida Jones, 1930.
Long. : 100 à 150 mm. Larg. maxima : 1 mm. 3.
Le scolex mesure 160 à 210 p. de diamètre, les ventouses 50 à 65 p.,
armées de 10 rangées au moins de crochets. Le rostre porte 150 à
160 crochets, ayant 8 à 10 y. de longueur.
Il existe 13 à 18 testicules. La poche du cirre mesure 280à 350 (4. de
long. Le cirre est puissamment armé d’épines ayant 18 à 24 (1. de long.
Cette espèce serait identique à R. (P.) numida décrite ci·dessus.
Adulte chez Numida, ptilorhyncha (Licnr.), Pintade. -— Développement chez
Selcnophorus pedicularius DEJ. (Coléoptère).
Non signale en France (Amérique du Nord).
21. Raillietiua (Paroniellal urogallî (Nlonssn, 1790).
Long. : 350 mm. Larg. maxima: 3 à 4 mm.
Le scolexa un diamètre de 250 à 270 y., les ventouses mesurent 100 à
128 y. sur 70 à88 y,. Elles sont armées de nombreux crochets. Le rostre a
un diamètre de 68 à 88 p.; il est armé d`une double couronne de 160 cro-
chets environ, longs de 14 à 16 (4..
Il existe de très nombreux testicules, soit au moins 130 par anneau.
Une telle quantité est exceptionnelle dans ce groupe de Cestodes Ils
entourent les glandes femelles. La poche du cirre, piriformc et pelite,
mesure 110 à 120 (1.. La paroi musculaire du vagin est épaisse et tapissée
de soies. L‘ovaire est légèrement rapproché du bord poral. L`embryon
mesure 24 à 30 (1.
Adulte chez de nombreux Galliformes: Lagopus scozicus Lun. Lagopède
d‘Ecosse; Tezrao urogallus L., Grand Coq de bruyères; Lyrurus tetriz (L.),
Petit Coq de bruyères; Caccabis sazazilis Mer. et W`., Perdrix bartavelle. -
Developpement inconnu.
Non signalé en France, mais y existe probablement, vu sa fréquence dans les
pays voisins. '

390 cnsrooss
S.-G. SKRIABINIA Funmuaux, 1920.
Diagnose, page 68.
TABLEAU uns Espèces
1. 400 à 500 crochets au rostre ............ 2
— 150 à 200 crochets au rostre .... . ....... 3
2. Crochets ayant 8 à 10 p. de long (très commun). cesticillus, p. 390
— Crochets ayant 12 à 13 (1.. ....,... maroteli, . 391
3. 20 testicules par anneau ....... cîrcumvallata,   391
·—- 40 testicules par anneau. ....... polyuterina, p. 391
—— nombreux testicules, vaisseaux de fort calibre. . retusa, p. 391
22. RaiIlietina(Skriabinia) cesticillus (Monm, 1858) (fig. 449).
Long. : 100 à 130 mm. Larg. maxima: 1,5 à 3 mm.
Le scolex mesure 300 à 600 (4.. Les
 _ ventouses, de petite taille, régulière-
(   ment circulaires, ont 100 p. de diamètre
  en moyenne. Elles sont armées de trois
J U     rangées de petits crochets très caducs.
Will? /   Le rostre a un diamètre de 130 à 320 y.;
i /6  il est armé d’une double couronne de
( 27  400 à 500 crochets, mesurant 8 à 10 y.
4/  de long.
 V ~‘   Il existe 20 à 30 testicules. La poche
du cirre mesure 120 à 160 y. de long,
sur 50 à 60 y. de large. Elle atteint
  même 200 (1. dans les anneaux bien
 M t \ mûrs chez lesquels elle persiste. Les
`    i .- dg ) capsules ovifères remplissent complè-
`\ç  0 °’ 0"’ tement l’anneau, elles mesurent environ
l  50 à 70 y. de diamètre, l`embryon 32 à
B y` 35 (1..
Fm. 449. — Skriabinia cesticillus Cette espèce est très commune chez la _
(Mol.), A. scolex; B. segment Poule domestiquedans toute la France;elle
adulte (d’aPFèS Lang)- est facilement reconnaissable à sa tête avec
le rostre en large eoussinet. Existe aussi
chez le Dindon, le Faisan, la Pintade, chez Lagopus scoticus Lara., Lagopède
d’Ecosse.
Ijévolution se fait en Amérique et en Allemagne chez un grand nombre de
Coléoptères copr0phages(voir page 487); elle n'a pas encore été suivie en France,
et serait à chercher vraisemblablement dans ce groupe d’Insectes. L’int`estation
semble apparaître au printemps.

mas GALLIFORMES 391
23. Raillietina(Sk1·iabinia) maroteli (NnvEU—Lmx.un1z, 1912).
Cette espece, incomplètement décrite, paraît ressembler beaucoup à la
précédente. Elle s‘en distingue par la taille des crochets qui sont un peu
plus grands, soit 12 à 13 p. de longueur.
Adulte chez le Dindon. — Développement inconnu.
Signalé dans le Loiret.
24. Raillietina (Skriabinia) circumvallata (Knxnmz, 1869).
Long. : 60 ii 150 mm.'Larg. maxima : 2 mm. 5 à 3*mm.
Le scolex a 600 à 650 y. de_ diamètre, les ventouses 186 à 196 y., Le
rostre, de 205 p. de diamètre, porte une double couronne de 200 crochets,
mesura