Avocette 2005 (29) 3
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Picardie Nature
L’AVOCETTE - 2005 — 29 (3) pages 31 à 61
SoMMA|RE
Pages 31 à 32
Histoires de Faucons crécerelles Falco tinnunculus bagués en Nord — Pas-de-
Calais — Picardie.
Par Xavier Coivnviecv
Pages 33 à 43
La Chevêche d’Athéna Athene noctua dans l’Oise (1999-2004).
Par Henry de LEsTANvlu.E
Page 44
Nidification du Canard carolin Aix sponsa dans la Somme et en Picardie en 2005.
Par Hermann ISENBRANDT & Laurent GAv©Rv
Pages 45 à 49
Un nouveau site de nidification du Gobemouche noir Ficedula hypoleuca : la forêt
de Saint- Gobain (Aisne).
Par Gérard Tombal
Page 50
Nidification de I’Ouette d’Egypte Alopochen aegyptiacus dans |’Aisne et en
Picardie en 2001.
Par Alain Rouce, Bertrand Seicmez & Laurent GAvoRv
Pages 51 à 52
Un Goéland railleur Larus genei dans la Somme en 2002.
Par Aurore B©ussEivlART & Laurent GAv©Rv
Page 53
La reproduction du Grand Cormoran Phalacrocorax carbo en Picardie au
printemps 2006.
Par Xavier Coivnviecv
Pages 54 à 56
Les rapaces nicheurs de Picardie. Suivi annuel. Années 2005 et 2006.
Par Xavier Coivnviecv
Pages 57 à 59
La Cigogne blanche nicheuse dans l’Oise en 2006.
Par Henry de LEsTANvlu.E
Pages 60 à 63
Compte-rendu des prospections chiroptérologiques du 22 janvier 2005 dans le
Noyonnais/Soissonnais (Oise et Aisne)
Par Rémi FRANçois
L’AVOCETTE, publication naturaliste de Picardie Nature — 14 place Vogel- B.P. 835 AMIENS
Directeur de publication : Christophe Hostem
Rédacteur en chef : Xavier Coivnviecv
Comité de lecture : Didier BAVEREI., Xavier C©ivlivlEcv, Rémi FRANCOIS, Thierry Rl©Aux, Frédéric BLIN.
Conception et mise en page : Xavier Coivnviecv et Sébastien Lecms.
Dessin de couverture : Cédric Louvet
Tirage : 180 exemplaires — Prix d’un numéro :8 €
Date de parution : Février 2007
Impression : C.A.T. G.C©UTH©N — AMIENS
L’AVOCETTE — 2005 — 29 (3)

I I I
Histoires de Faucons crecerelles
I I
Falco tmnunculus bagues
I I I
en Nord — Pas-de-Calais — Picardie.
Paf Xavier CoMMEcv
Si le Faucon crécerelle est connu région. Ces 14 oiseaux montrent qu’au moins
comme étant une espece relativement une partie des Faucons crécerelles nord-
abondante en tant que nicheuse (Coiviiviecv européens de |’axe Belgique — Pays—Bas —
2002, par exemple) ainsi qu’en hiver dans le Suede effectuent un mouvement vers le sud
nord de la France, peu d'informatlons sont des leur émancipation. Mais que venait faire
connues concernant ses migrations. chez nous cet oiseau bagué en Suisse et
Ayant récupéré la base des données de trouvé noyé dans un abreuvoir un 06 août ’?
baguage de la délégation Nord — Pas-de- 10 oiseaux bagués poussins ou peu volants
Calais — Picardie* (5 départements que nous ont été repris dans notre grande région plus de
appellerons dans la suite « grande région ») six mois (et moins d’un an) après leur
des bagueurs du C.R.B.P.©. — l\/l.N.H.N., nous baguage.
avons pu remarquer qu’un certain nombre Des oiseaux de 4 pays rentrent dans cette
d’informations sur des oiseaux bagués de cette catégorie : 5 venus de Belgique, 1 des Pays-
espèce étaient présentes dans cette base. Bas, 1 de Suede et 1 d'A||emagne. 8 de ces
C’est une exploitation des 34 données de reprises ont été obtenues entre le 01
reprises (= informations obtenues après décembre (mais ne peut—i| encore s’agir de
trouvaille d’un oiseau mort bagué) obtenues en migrateurs tardifs à cette période de |’année ?)
6 ans (du 01 janvier 2000 au 31 décembre et la fin février; elles montrent qu'une partie
2005) que nous vous proposons de faire ici. Il des oiseaux de ces pays viennent hiverner
n’y a aucune donnée de contrôle ( un contrôle dans notre grande région.
est une information obtenue apres trouvaille 1 autre oiseau suédois repris en mars était—i|
d’un oiseau vivant bagué). un migrateur traversant la région sur le chemin
Chaque année, quelques Faucons crécerelles de retour ou était—ce un hivernant local? De
sont bagués dans nos 5 départements: 82 même pour ce Faucon hollandais repris en
entre 2000 et 2005, aucun n’a jusqu’a|ors été avril : migrateurtardlf ou nicheur local ?
repris ou contrôlé. Pour les oiseaux bagués au nid et repris après
plus d’un an, nous les avons regroupés pour
* Pour information, cette délégation s’est séparée |’ana|y5e avec les gigeaux bagues adu|te5_
depuis 2005 en 2 délégations respectant les
"’g'°"S "dm'"'S”a"""S· Les reprises d’oiseaux adultes
. , . , 5 oiseaux bagués au nid et repris plus
LÈS œpnses dolseaux bagues au d’un an après leur baguage et 3 oiseaux
md marqués adultes sont concernés.
14 oiseaux bagués poussins ou peu On retrouve les traces d’un hivernage pour des
volants ont été repris dans notre grande région Faucons crécerelles adultes dans notre grande
moins de six mois apres leur baguage (nous région, avec 4 cas (1 belge et 1 hollandais
3VOI"IS délimité Cétté pél'iOCié él’1tl`é ié 'i jUiI'1 ét ié trouvée en decembre et 2 belgeg en fevrier)
SO I'1OV€l'Tlbl`€). C'éSt Cé Qué i’0l"l êppéiié Ul'1é Peu dbiseaux trouves au Cours de leur
FGPHSG directe, Gllê F€l°lS€iQl°l€ SUV lâ voie de migration, seu|ement1 belge repris en octobre,
migration de |’oiseau. mais il peut s’agir d’un futur hivernant déjà
Des oiseaux de 4 paye rentrent dans cette installe. Cette absence quasi complete de
C8îé90Fî€2 9 VGFIUS de B€|9iQU€. 3 GGS pût/S- reprises entre juillet et novembre semble donc
Bas, 1 de Suède et1 de Suisse. montrer que la dispersion vers le sud des
Nous pouvons remarquer que dès la mi—jui|let immatures repérée des la fin de la
(le plus précoce des le 14, le suivant le 18) des reproduction n’existe pas chez les adultes
oiseaux belges (3 cas) âgés de quelques reproducteurs dans les pays plus
semaines ont été trouvés morts dans notre 5eptentri0naux_

Comme pour les oiseaux bagues au nid, on Les plus grandes distances parcourues
peut remarquer 2 oiseaux repris adultes en constatées proviennent bien sûr des 3 oiseaux
période de nidification de l’espèce: un jeune suédois: 1039, 1109 et 1190 kilomètres.
bagué aux Pays—Bas et repris l’année suivante L'essentiel des reprises concernant des
un 6 juillet (migrateur précoce ou nicheur déplacements de 100 à 300 kilomètres pour
local?) et 1 oiseau bagué adulte en mai en les oiseaux venus de Belgique ou des Pays-
Belgique et repris en avril chez nous. Ces 2 Bas.
oiseaux ainsi que le jeune repris en avril de
|’année suivante déjà signalé indiquent—i|s que Cgncjugjgn
les Faucons crécerelles peuvent déplacer leur Comme souvent, yétndê de données
lieu de I"|iCiifiC3ii0l'1 de plusieurs Cêntainos de nouveiies apporte Certes des informations sur
kilomètres d'L|I"|€ année sUi` i'3UiZ|`6, p€Ut·êiÃi'€ ia bioiooie diune espeCe___ mais iaissent
sui leur lieu oiniVeine9e ? ouvertes de nombreuses questions.
C’est ainsi que les données de baguage
Quelques I’6maI'C|U€S rapportées ici révèlent |’existence d’un
Nous pouvons remarquer la différence passage régulier dès le mois de juillet de
entre le nombre d’oiseaux bagues au nid et jeunes Faucons crécerelles nés au nord de
repris dans les mois suivants leur baguage (24 notre région et que des oiseaux de cette
cas) par rapport aux reprises à long terme (5 espece issus de cette région, jeunes et adultes
cas). Ceci illustre la forte mortalité au cours de hivernent chez nous. Les interrogations
la première année de vie chez ce petit rapace. demeurent concernant d’éventuelles
La reprise suivante est ainsi remarquable : un installations sur place en tant que
oiseau (adulte) bagué en Belgique en juin (tres reproducteurs de ces oiseaux nés loin de notre
probablement sur son site de reproduction) a grande région et nous ne savons rien sur le
été repris à Chauny (02) en février 2004 après devenir des crécerelles nés dans nos 5
6 ans 8 mois et 12 jours. départements.
Les causes de mortalité signalées sont
souvent imprécises: << oiseau trouvé mort », Remerciements
mais on p€Lit toutefois relever: 1 oiseau Tous mes remerciements Vont aux
empoisonne? o oiseaux iues après une personnes travaillant au CRBPO qui
ooiiision eveo une vitre (i Cas), i train i (i oes)· centralisent au jour le jour ces nombreuses
i Veniouie (2 ees) ou des iiis èi€¤tri¤¤€S (2 données et qui m’ont permis de disposer dela
Cas)   4 oiseaux trouvés noyés   est signaié 2 base de donnees reoionaie de baouaoes,
fois dans des abreuvoirs). Cette dernière œpnses etContrô|es_
circonstance révèle une cause de mortalité
étonnamment importante : 36% des cas.
Concernant les vitesses de déplacement, on BIBLIGGRAPHIEA _
peut noter pour des oiseaux bagues au nid : COMMECY X· (2092) Enquête ianaœsj nicneuis
165 kilomètres en 23 jours, 133 en 22 jours ou 2900 ` 20Oi· Biian pour la iegion Picaidia
encore 416 Km en 1 mois et 19 jours. LAi/Oœiie 26 i2`3) p· 43 ` 52·
Xavief Coiviiviecv
4 Place Godailler Decaix 80800 Gentelles
xavicr.commccy(@wanadoo.fr
L’AV©CETTE — 2005 — 29 (3)

LA CHEVECHE D,ATHENA ATHENE NOCTUA DANS
|.'0|sE (1 999-2004)
Par Henry de LEsTANvii.i.E
1_ |ntrgductign_ mentionnent qu’un minimum de 70 couples en
Comment arriVe-t-On à Se passionner pour cette P1Catd1G Gt tSppG11Gnt dans IGUY conclusion la
eepeee (2 nécessité d’engager des recensements dans un
Draperd par een aepeet attachant, au regard certain nombre de régions où les effectifs sont
sévere, cet hôte de la campagne ordinaire ne tt6P P69 66999% 66 991 66t 16 666 9696 16
nous laissa pas indifférent. departement de i’©iee·
puis le nasard s’en mêle quand en juin 1996, lors Cerrmeer et 6Aver<r (1995)· dane << i’/—\tiae dee
d’une pause déjeuner dans le pays de Bray, oiseaux nicheurs de Picardie (1983-1987) »,
jtentends Ie Chant Spontane de ma premiere laissent apparaître effectivement des SGCteUrS
Cheveerre darre Ie departement sans présence avérée de la Chevêche, surtout
Un autro moment important est a noter, ma dane i’c¤eet du departement (pae d'indicee
participation au colloque « cnavoonas et rappcrtee eur tee cartee IGN au 1 r 50 000 de
territoires » de Champ—sur—Marne (77) organisé tt/16t9· B669V616· C1`6V6C6691'6t C0mP169n6)-
par ILOWG (International Littlle Owl Group) les DEL)/1LLE (1995) 6 000rd0nne 996 69996t6 69t
25 et 26 novembre 2000, où j’ai pu discuter avec t69t 16 96P61't6m61'1t 96 1989 6 199‘t· 6t
ree Scientifiques edrepeerre presente, et mentionne dans son bilan plus de 75 communes
compléter mes connaissances sur la biologie de 69 1t66P666 6 6t6 96t66· 969969t 99 Pt6m16t
cette eepeee aperçu de sa répartition.
C’est a cette oooasion due Patrick LECOMTE a 1-E MARÉCHAL et 1-EeArrr<E (2000) tentent bien de
rappelé du·un « Plan national de restauration des denner dee etieetite avec enviren 50 cevpiee
populations de chevéches en France » devait dane ie e¤d de i'©ieei maie ia meitie nerd du
démarrer l’année suivante (Geuor et al., 2001). 96P6t`t6m69t 9`6 P66 t61t 1'0b]6t 96 t666t166m6t1t
Après un bilan des actions entreprises en faveur 6V6t6m6t1996-
de |’espece depuis 1996, ce plan nationar en Deux études localisées ont fait |’objet de
collaboration avec le ministère de pupiicaticne recenteer
|’Environnement et de l'/—\ménagement du · 9696 1t6Xtt6m6 96t9·6966t 96 1'©166 611
Territoire devait faire le point sur les populations 1994-1995 (1:R^N661S· 19906 6t 19900)
de ce rapace nocturne a l’échelle du pays, mais il · 691 16 666t69t 96 R666696·69t·1V16tZ 6t
n’a malheureusement pas abouti. 1V161`•t91916t 69 1998 (1V1^Ttt0T· 1999)-
Cela m’a poussé a valoriser les prospections déjà
entamées depuis 1999. 3. Méthodologie.
13916 Tai 1t`•t6_9t6, 69 2001 16 966669 Ch6VeCtt6 119 La connaissance récente ne portait donc que
de France pilote par le COR|F. afin de benetiûier sur des portions restreintes du territoire. La
de leur expérience surrle terrain, et standardiser Couverture dd reste du département ear donc
ta metttede de pr¤epe<>t·¤n— une entreprise d'amp|eur dans laquelle je me
suis lancé, en adoptant la méthode préconisée
2. Etat des connaissances par uc GÉNOT (1994) dans son livre sur la
départementales avant la présente Chouette chevêche. Des modifications ont été
enquête. 3ppOI'téGS SLIT IGS aspects SU1V3l'1tS È
La Cneveene eer dennee eemme etant en — un recensement préalable des habitats
drmrnrrrren de 20 a 50% eenrrre ree anneee 70 er potentiels de la Chouette cheyêche (habitats
se trouve donc sur la liste des oiseaux menacés ttattttets et ttttmamst est ettecttte sttt Catte _tGN
er a errrverrrer en France (Gerer, 1999)- au 1 : 25000 afin de restreindre les prospectrons
Dane re « nerrver arrae des ereearrx nrenerrre de de terrain aux zones susceptibles de |’accuei||ir,
France 1985_1989 »’ Gerer (1995) exnrrerre ree — un ou plusieurs points d'ecoute distants de 50^0
lacunes existant dans notre département par un mettes maxtma sont ptaeee sttt la Carter pttttet
manque Vrareembrabre de nreeneerren aux abords des villages et des habitations,
De plus dans leur essai de synthèse sur sa `tm Passage n9<>t¤rne m'mmttm· mats dane dee
penrrrarren en Franeer Gerrer et LECOMTE (1998) ne conditions optimales, est effectue entre le 15

février et le 30 avril, en employant la technique de Communautaire pour les Oiseaux), ZPS (Zone
la repasse, de Protection Spéciale), ZNIEFF (Zone
— les données recueillies sont consignées sur une Nationale d’Intéret Ecologique Faunistique et
fiche standardisée proposée par Roiaartf (2000) et Floristique).
déjà utilisée par le CORIF (Groupe Action Ces prospections ont été réalisées au cours des
Chevéche lle de France — D. ROBERT), pouvant saisons de reproduction 1999 a 2004 avec |'aide
servir de base de travail pour un suivi local, et d’ornithologues locaux.
standardiser les suivis de couples.
Afin d’optimiser les contacts, les zones ont été 4, Moyens humains,
pmspectées pal mm sans Veut (moins de 1.0 Le temps de prospection est doublé avec le
kluîu) ,u' _ p|u'_e* ep (l,cOuCt'°P ddu,3 buueuu repérage de jour et chaque sortie représente en
_,unîéeF\ç,%ëu;qÉ'r‘;àC;ëgue'el u ceu le e eeuVa'S` moyenne 8 heures de terrain par journée de
Toutes ces ecnneee cnt ete carte rapriieee sur F’l‘?S‘°€°*‘°"· elfe L"` *°*"" de 81 S°“"” ti" °"*
des Cartes au 1 _ 25 000 Wa ,6 pm gramme Cam ete. comptablllsees lors de cette enquete. 8
Excicrer 3 et`enregietreee sur îirie base de °""i“?"?g“‘” (6 ""°"‘ï“S 6* 2 """?°""f"S) Y °“‘
données Access (latitude, longitude, altitude) afin pamclpe et ont envoye leurs dOnnœS`
de visualiser les noyaux de populations à . .
differentes ecnellec. 5· Rel°°"eee e le "epeeee
Pptirie meterieintiiiee; Outre certaines Cheveches qui viennent au
- un maonetophone et une Caggette Comprenant contact, n’18lS ne chantent DGS, OU celles qui Ont
ie Chant en bouC|e d’un maie de ia région une voix liêllêfnênt €nl'OLlÉ€ QU6 le chant
parisienne (JC RCCHÉ 1996), d’excitation final permet seulement de confirmer
— une paire de jumelles a intensification de S8 PFéS€¤C€· dlâüïfêë ESPÈCES 80m
lumiere (grossissement 5 fois) avec éclairage $¤$C€Ptlbl€S de féêéllf-
infra rouoeiuSou'a 250 metres, Pour ne citer que les especes sauvages, j’ai
- des ficnee de bilan annuel reseau cheveche Ile personnellement rlete ie Renard r¤¤>< Vu/pes
de France peur la prise de note sur le terrain et vu/pes, le Poule d'ee¤ Ga//mu/e ch/erepus. le
une gtandardigation deg dpnneee Vanneau huppé Vanellus vanellus, le Hibou
|_e5 eCoute5 et repaggeg ge Sont 5uCCedeeS l’nOy€n—ClUC Asio Ot'US,l’EffT3l€ des clochers T}/ÉO
pendant 3© geoondeg ChaCune, en quatre 3/bô, la Chouette nLllOlZt€ SUIX EIUCO, €lZ...
SequenCeS maximum, iuSqu'a reponge ou pag deg l'©€CllCnèn’lC criard BUI'hiI'IUS O6diCI'I6I’nUS.
individus. Parfois dans les zones plus densément D`8UîV€S Plègêë attendent le Pf0SP€Cî€UV
penpieee, ii e ete neeeeeeire de rester plus comme les chanteurs multiples, ou les cris
longtemps (1/2 heure) afin de suivre les dâlâfmë de Hibou m0Y€0 GUC POU)/Em
differentes manifestations et comptabiliser la ressembler à des Cris de ehevêehe Il est done
population. conseillé de bien connaître tous les cris des
En général le temps imparti entre chaque point ne GSPÈCGS ¤0CtUm€$ OU n0Ct6mbUl€S· Gt
devait pag depagger ‘|© minuteg environ, d’6ff6CtU€T si possible Cl€S tl'l3nQUl8tlOnS.
totalisant jusqu'a 30 points d’écoute par nuit.
Dans la majorité des cas un seul passage a été 6. Résultats par régions agricoles.
effectue par manque de temps me'S teuleule Per La présentation des résultats a été conçue de la
condltlon optimale de temps doux, un clel etolle et taoon Suivanto Z un invontairo oar réoiono
sans Vent"' plu'e· , , , _ _ , agricoles, répertoriées au nombre de 8
Les recherches ont ete effectuees en prlorlte : oomoronant i
É eur lee eeeteule eu u Ny eYeu pas ueueuueee — un descriptif des principales caractéristiques
ISSUGS d’une prospection systemâîiqüêi peyeegeree potentiellement favorables à lâ
notamment dans les secteurs de plaine ; onovêono t
ïSUT les SllÃ?S-OU Stâlnnt connues   donnees _ la répartition de ia population au Sein de ia
eparses anterleures a 1993, avec ciblage du réoion;
"'eyeu de pepuleueu ? , , _ — la viabilité de la population quand elle a pu étre
— sur les secteurs ou étalent connues des ootorminéa
donnees [postérieures a 1993 et ou des etudes i_oS oionnooo oxnauotivao oo ironouêta
avalent ete menees tlocalement pour mesurer oommuno oar oonnmuno So trouvant on annoXo_
I’évoIutlon des populations détectées ;
— sur les zones identifiées comme de fort intérêt 6_1 Piatoau oioaroi_
patrimonial ou à statut de protection: P.N.R. . ,
(Parc Naturel Régional), ZICO (Zone d’|ntérét Vaste, Openueld Sow/faut sur un front de 60
kilometres au nord du departement, le plateau
L'AVOCETTE — 2005 — 29 (3)

picard de l’©ise est un des greniers à céréales de A l’ouest de Nlaignelay-l\/lontigny:
la France. Cependant dans sa partie ouest, une Cinq sites sont encore occupés en périphérie de
frange bocagère jouxte la Normandie. Il reste ces villages de plaine, grace à la subsistance de
encore des villages entourés de ceintures vertes quelques vergers, mais l’urbanisation s’intensifie
composées de vergers, pâtures et haies très dans ce secteur.
favorables à l’espèce. Certaines observations récentes laissent à
Trois populations distinctes ont pu être recensées penser qu’il existe encore un corridor avec les
lors de cette enquête: populations du Noyonnais et du Clermontois.
Trois sites ont été trouvés au nord de la vallée
Le bocage des franges normandes de l’©ise et de de l’Aronde en 2004.
la Somme :
Comme le laissait penser FR/mcois (1996), ce 6.2 Pays de Bray.
secteur a une grosse potentialité, puisque chaque tt eeott du prolongement du Bray normand not
commune compte-de 2 à 7 mâles chanteurs. ee termtne en «ootnte de oorne» après
Atttte exempte ·tt¤ette¤t eette <te¤e·tet <te¤>< Beauvais. ii est dsiamns a |’ouest par la vallée
sorties nocturnes m’ont permis de contacter de t·Eote’ au end ner le oteteeo de Thelle
respectivement 23 chanteurs le 16 avril, puis 24 (cuesta du Bray), du nord e t·eet oer la Vettee du
autres chanteurs le 23 avril 2004, prouvant bien la -t-neretn Ctest on paysage event tout Vallonné et
tette Uenette de eette p°pUtaUO“- _ t bocager avec un élevage bovin et ovin. Les
Le re¤ett·t·e¤ eembte e°'tt'“Ue lUSqUta teet Ue villages sont entourés de vergers et de haies
Crèvecoeur-le-Grand et Marseille-en-Beauvaisis bocagèresh Le Saute traité en tetero eet enoore
au sud. Trois nouveaux sites ont été trouvés dans oten représenté, Surtout dans les Vallées-
l’enclave au sud d’Aumale en vallée dela Bresle.
Puis à partit du secteur de CVèV€CO@UV'|@'Grand· Les plus fortes densités ont été notées dans les
ou les habitats sont plus clairsemés et font place eeoteore Suivants t
a la grande plaine céréalière, huit lâchers
d’oiseaux en provenance du centre de soins Au sud de Songeons :
l’ENV©L entre 2002 et 2003 (E. Dezesoueues, Ce secteur bocager est très vallonné, et sur
2004) ont probablement contribué a dynamiser certains secteurs où il restait quelques vergers,
cette population. il n’y a presque plus de pommiers debout, et
Il seraitd’ailleurs intéressant de suivre ce secteur certaines haies ont été rasées. Vingt sites ont
pilote en Picardie en effectuant un suivi des été recensés au nord de Senantes.
Chevêches remises en liberté ; cela pourrait nous
créer une sorte d’observatoire.  
  _:_?t;j    ( C’est au sud de Saint-Germer-de-Fly qu’ont été
    _r__r   îtrt t _t____   répertoriés six sites. Nous n’avons pas eu de
=   _; r_·_ »;;Q =   ”'^`    T réponse à la repasse dans la vallee.
  PQ  _ ,.   Cuesta du Bray :
(     `él. a_   Tout le long de cette dépression d’axe nord
" _ ·  ïtttt  tp · ;_i ouest/ sud est, on trouve la Chevêche sur
· " ' '·`   _   quatorze sites.
Au nord-ouest de Beauvais :
Cette population est enclavée entre les massifs
boisés qui l'entourent (Mont du Bray à l’ouest et
(Verger traditionnel de haute tige en Picardie verte) forêt oomentete du pere Setnt_Q0enttn au ooo)
_ _ et la préservent encore de l’urbanisation, malgré
  _ I I I la ville de Beauvais toute proche. Ce sont dix
Ce sont quatre sites loccupes qui ont ete trouves ettee qui ont ete répertoriés dans oe Secteur.
dans ce secteur agricole, notamment autour de Une information reoente: ta découverte dtun
Welles-Pérennes, population à mettre en relation oooote en nord dans te Beenvetete en 2004
evee tee pepUtatt°US ee t'/tvte et ee le Neve dans laisserait a penser a une présence satellite de
te eeeertement de le eemme t°Ute Pteette l’espèce depuis quelques années autour de ce
(lVloRoNvALtE 1994) ou le reliquat de population du oreoeoent noyeot on à te oeretetenoe o·nn
Reeeettteie (MATHOT 1999) et SUtt°Ut de corridor biologique avec le plateau picard.
Noyonnais.

Au sud de Beauvais: ont été répertoriés en 2004. On assisté a une
Cette population a bien été suivie par Sophie régression sur certaines communes : sept
Panf, grace a une prospection systématique. Ce chanteurs a Parnes en 1994 (DErv«LrE com.
sont au total 36 mâles chanteurs qui ont été pers.) et plus que deux contactés en 2004
contactés sur les secteurs allant d’Auneuil a (JAi=<¤«N com. pers.).
Allonne. C’est la fin du secteur bocager du Bray. Il pourrait rester quelques sites en vallée de
Malheureusement la déviation de la N31 au sud l'Epte, ce qui reste à vérifier. En revanche nous
de Beauvais passe en plein dans ce territoire, n’avons pas eu de contact dans un secteur
annonçant des jours funestes pour l’espece tres pourtant favorable du Réveillon près de Trie-
impactée parla mortalité routiere. Château (vieux tétards sur plus d’un kilomètre a
Chambors).
_   _  , Au nord de Chaumont-en-Vexin :
  "" _ ` "   +¤v*¢*-·'* Cette petite population avec cinq sites repérés
    _ n’avait pas été répertoriée lors des prospections
et inventaires précédents. Elle a son importance
. _ i i i i i i     _ · car elle fait le lien entre les populations du
  ·.___.._-__ ; _lÉ··::ii,;a; —·.·i   L-—_·=;  ___.   ` ` Vexin/Thelle et celles du Bray au nord. On la
Èi  ``·``.'`` le ````'   `_`-` ` '‘`_   `````'    "   _ trouve aux abords des quelques fermes en
     ;É' _. · '   -_ _ plaine. Certains sites favorables ne semblent
" ''‘'   ```‘   (50 3 6 bi yon piè d  Sena niesi gas occuiaéséhen vallee d\e la Troesge, enltre
isors e aumon -en- exin, ni ans es
Le Bray est l’autre région où la Chevêche est quelques vergers reuetuele eleuteure
présente en nombre avec l’ouest du Plateau
picard, même si sa répartition laisse apparaître An nord dn p_N_R_ dn Vexin francais i
quelques trous. Cela est peut etre du au fait que cette O ierien eei eenee enre râee e
la prospection s’est faite seulement aux abords i,e enpdgë e ieiiene iee gel ri Pîi R Ce
des lieux habités, certains secteurs bocagers Sem) Vin i dep xpleiiee i eïleienilleee 'ee en
lllayalll pas localemelll fall llobjel dllllle 2003 L2? population secrulble être installge à la
prospection systématique. ' . , ,
Cependant quelques zones à priori favorables lî"âu'g‘ë' ëelllîs nlallœî darœ gold/î1Ud' lïlle
n’ont pas permis d’obtenir de réponse. L'espèce Gril 8 i'   asi ev ixëiuosf Su PU 6 ZOZÉOÉOÃ
semble aussi absente de la vallée du Thérain âfnînde bans ie fa lse li ENÉEWY ii )'i .
malgré la présence de nombreux arbres têtards. 8 au al œS’ es larmes Sell llll§e€S' GS 3
noter que deux couples ont elu domicile dans un
6_3 Vnxin_ golf ou une rangée de tetards a été préservée.
Ce vaste ensemble n’a que sa partie
septentrionale dans notre département. Il est g'iînl;agrîr(eîerle;;:§'de Bray ei ie Vexin ie neye
dellmlle au nolçl ,pal lellclave uolmaude de de Thelle se caractérise par un plateau plus
Gisors (Eure) et a louest parla vallee de I Epte. Il eieve en nerd (eiiiieeie rnexi 230 rneiree)
âeoiêeîllelëeiêelî Vfejg irîlllelî rieeîiilnqeiîeançals (Val s’adoucissant vers l’est jusque vers la vallée de
. p Y . ' l’Oise. C’est une alternance de cultures, bois et
Il se compose de villages ruraux anciens dans un Viiie ee Ce ieieen ere eux eei reeeeveri
paysage avec des buttes témoins (Montjavoult, , 9. ' . .p . y
. A dargiles a silex et limons favorables aux
Chaumont, Lavilletertre, Montagny). Les patures nerbe ee eennrne i,eneei en nieieee ieerei_
et vergers subsistent toujours en péri village et dee geriiene de beee e ei de Verpere '
quelques vallées avec arbres traités en tétards enneieîeni eeienr eieeg Viiieeee Seg neriiel
(Troesne, Epte, Réveillon) sont encore . . , '
préservées. La qualité de ce paysage est en Blîilxlîilrî îiîilxurgijeîipelrîêreeenieennee_
partie garantie par le P.N.R. du Vexin francais au y `
Z3?’·-ëëoîîîiïi'§î§îîSpî‘ïiîi‘§£§%2"Lî.i3?i."â§;”"`l'°"  te"‘u de Tr·€··€= . .
On enidieiin eerireie rinei eiee e eieiiene_ Le haut plateau accueille une population dans le
p 9 p p p p ' reliquat de bocage et les vergers aux alentours
An Sud de Gisnis i de la forêt de Thelle. C’est la population la plus
cette nnnniaiinn asi iiiniiinnnn avec in haute de l’©ise avec oinq sites recensés entre
département de l’Eure. Elle a été relativement 202 et226 meueeqeu'tuqe·
bien suivie cette derniere décennie et sept sites
L'AV©CETTE -2005-29 (3)

Secteur de Méru: Berthecourt. J'ai aussi noté la présence en
Une population jusqu’ici passée inaperçue nombre de la Chouette hulotte sur tous les
subsiste à l’est de Méru avec cinq sites, mais elle secteurs prospectés.
se trouve très dispersée. La pression immobiliere
y est forte et ce noyau est probablement appelé à Ao nord de Clormonl r
disparaître, a moins que les oiseaux du Vexin tout cette populallon Se Sllœ pour une glande panle
lrâîlrêhê îpgïegîldîanëëëîatàërtxîglîëtrê avan été a l’est de la vallée de l’Arré. En 2003, elle se
entreprise en 1994 par JB Mmoue face au déclin Cogtprîîl de ttt StœS.OC;Up6S' H Substsœ par
de la population dans le secteur d’Ully-Saint- am rot (ès pa Uœs 3 C et/aux en Zone pert
Georges, un seul chanteur isolé a été contacté a vt age'. errants aectêurs commencent 3
Lachapelle-Saint-Pierre, près de Sainte- S Urbamsêp Sure 3 têssor .dU Sêçtettr de
Genêvlève en 2002- Clermont, tout proche. Sur le site de Remecourt
’ nous n’avons obtenu aucune reponse
_ _;.;r ;·-   ,.·.   _ (DFOSDGCUOH de 1994). La construction d'une
I _f il ·_·_.__   `'·_;   maison en plein verger en est peut être la
_ ` _· Q   .·-·   =. , cause.
.·   _   __   - 6.6 Noyonnais.
I .·=.   `  `  ·"·    ````‘     Cette région se caractérise par deux entités :
    Les monts du Noyonnais, avec sa tradition
 -`   d’arbres fruitiers et ses petites vallées. Il y reste
    encore quelques milieux bocagers. La vigne
I . · —-   était aussi cultivée localement au Nloyen Age, la
.·;~.        ·,= Chevêche pourrait très bien occuper le vignoble
· · ` '   dans le sud de l’Aisne, comme constaté en
""""'ii ***4*- .— Champagne par Bryan Georrraov (2004).
·   ' __ En vallée inondable de la moyenne vallée de
' _ . .,; e-' -·· l’©ise, ou alternent prairies humides et
_ · , ___ __— — peupleraies, les patures et prairies de fauche
(Hale COUp€_lI IllaU COUdl lI_Sl_G€lm€ll font l’objet de protection dans certaines zones
(plus de 300 ha propriétés du Conservatoire des
6'5 Clermontolsl Sites Naturels de Picardie gérés pour la faune
et la flore). Cette région est délimitée de |’est au
Cette région naturelle est délimitée au sud par la ooo nor les massifs de Comoloonon Laigue et
vallée du Thérain, à l’ouest et à l’est par deux Ourscampsl La Vallée de l·©lSo entre
grands massifs forestiers, la forêt de Hez et le Compiègne et Noyon ool forlomonl
massif de Liancourt. Elle s’ouvre au nord vers le lnooolrlollooo
ptataad ptaard- tt raata des rattdttaa de vergers Quatre populations dont trois principales ont été
dans la partie sud-ouest. La vallée de la Brèche répertoriées r
qui traverse cette région aboutit au sud sur le
bassin creillois, zone fortement peuplée et A l-ool de Guiscard r
industrialisée. C’est un des secteurs fragiles du   trouve dans on Secteur
dapartamapt- essentiellement rural avec des habitats naturels
_ I I I _I tels que têtards et vergers. Autrement, les
Deux papdtatrprta ppt ata rapartprraaa r fermes isolées sont occupées par l’espèce.
I I _ C’est dans cette zone que j’ai noté les sites les
  _ plus rapprochés (un couple a 150 mètres
Ce reliquat de population autour du village d’Angy environ dtun mâre Chanteur dans une petite
va probablement disparaître. Il n’y a eu qu’un Vallée ovoo Vlooxlêloroor
contact a Angy en 2003. Un deuxième a été Autourdu Canaldu Nord:
retrouvé en 2004. Les sites attenants prospectés  rorol de plaine ovoo
praaadarprpapt ptprtt paa aptartd de rè\¤¤¤S€_· atIrt encore quelques vergers et prairies en zone
pra paa ata trpttva dtadtra papdtatrap a praxrmrta- périurbaine. Le maintien y reste précaire face à
En-2006 enfin JM GERNET (com. pers.) a observe 2 Iturbanisation oo oo manque de cavités
rrtdrvrdda adr la aammdrta de Bt'rV- naturelles : sur deux sites, il reste seulement 2
Il s’agit d’un noyau puit. L’urbanisation y est €t3Vl€UX pommiers-
galopante, par exemple avec cette installation
d’un supermarché dans un ancien verger à

Monts du Noyonnais: la majorité des vergers sont maintenant
C’est la population la plus importante (20 sites industriels en moyenne ou basse tige. Il y a peu
répertoriés) et la plus dense de cette région d’élevage, mais les chevaux sont présents
naturelle. Le noyau principal se situe a l’ouest de (équitation de loisir, chasse â courre, chevaux
Noyon en allant vers Lassigny. La tradition de course). Une partie du territoire concerné
agricole locale est plus axée sur le cerisier, mais vient d’etre classée en Parc Naturel Régional en
la Chevéche trouve encore des biotopes 2004.
favorables en nombre : prairies avec têtards, La petite population présente n’avait pas a notre
pommiers de haute tige et fermes isolées. connaissance fait l’objet d’un recensement
En marge de ce noyau, des contacts irréguliers malgré les diverses observations régulières sur
ont été faits ces dernieres années autour de certains sites depuis deux décennies. Elle a été
Ressons-sur-Matz (Mrwnor 1999 et com. pers.). relativement bien suivie ces dernieres années
Un site a été trouvé â 100 mètres de l’autoroute car proche de mon domicile. Les vieux
A1 et du TGV Nord, malgré le bruit incessant bâtiments et les chevaux ont une grande
(obs. pers.). Cette pollution sonore ne nous a influence sur sa répartition, puisqu’il n’existe a
peut être pas permis de localisertous les sites sur priori plus de sites << naturels » pouvant
cette zone. C’est notamment le cas â l’ouest de accueillir l’espèce, excepté un site dans un
Compiègne autour d'Arsy ou l’espece avait été verger pâturé isolé au milieu des champs. On
notée (DELviLLE, 1994). peut y déterminer trois noyaux :
MO anna Vallée de 1,01% 1 Entre Senlis et Crépy-en-Valois : -
` 1 On note une constante de son habitat sur ce
un autre secteur a test de Ncycn _sur le secteur : un vieux bâtiment (ferme, grange,
ccmmune de Cuts? avec 3 sttes trcntatters au habitation, église) entouré d’un mur ou muret en
ctepartement de tAtsne· ncus permet rl entrtsager pierre. Il est complété par un réseau de pâtures
la présence d’un autre noyau. Cela restera a aChaVaUX(da1a7)aVaCha1aSa1p1qUa1S_
confirmer ces prochaines années en effectuant Ca noyau Sa Compose actuanamant de 18 Sites-
une prpspecttcnSYStemattque- Avec le recul de 5 années de suivi, une
t—e mrlregr tenct a ee termer sur cttautres Secteurs redistribution des sites potentiels est en cours
ccmme a Varesnes par exemple- A _ I I avec de nouveaux sites occupés pres du noyau
Dtautres Secteurs _cu le Cnetrecne atratt ere et une disparition dans les sites périphériques.
ccntactee par Remt t:R^Ncc'S en Vattee de r©tse (Pour plus d’informations se reporter au chapitre
pres de Chiry-Ourscamps (source bulletin Geor « Zones a Statutdê protection »)_
60): 4 sites en 1993, n’ont donné aucune
réponse en 2004 malgré deux passages. Au sud de Crépy-en-Valois :
C’est une relique de population que nous
Des observations antérieures de 1993-1997 trouvons la, dans des secteurs où il existe
avaient montré une permanence de nOyauX de encore en péri village quelques pâtures et
population dans les vergers et fragments de vergers (un nichoir de type Julliard était encore
bocages en bordure de la zone inondable vers installé lors de mon premier passage, laissant a
Varesnes, Pontoise-les-Noyon, Brétigny, Bailly penser que |’espeee devait être presente il y 3
(1-2 couples par commune; obs. R. Frmuçors). une dizaine d’années surle secteur).
Les milieux restent favorables, malgré des Trois sites ont été répertoriés, tous dans des
pommiers arrachés par les tempêtes. biotopes différents: l'un des plus surprenants
est un mausolée au milieu des champs et a 200
6.7 Valois Multien. m d’un terrain de football. L’oiseau se sert des
Le pays de Valois est délimité au nord par la forêt Pannaaüx Vallttara Camma Panënalr-
de Compiegne, a l’ouest par le Massif des trois Matnanranaamant a¤C¤na dannaa nta été
forets et du bois du Rei, et à l’est par la foret de errregretree err 2000 rrrelgre rrere i>eeeegee·
Retz. Le sud reste ouvert vers la plaine de France
et l’aéroport de Roissy.
Cette région est dominée par les grandes plaines
entre Senlis et Crépy-en—Valois, et au sud de
Nanteuil-le-Haudouin. La culture céréalière laisse
la place dans sa partie méridionale à un paysage
plus vallonné avec quelques pâtures isolées au
bord des villages et fermes (Multien). Ca et la
subsistent quelques vergers de haute tige, mais
L'AV©CETTE - 2005 — 29 (3)

_ ( Chevêche était pourtant connue sur ce secteur,
 _   ll    . î:. ,   ,,,    `   selon M. Votre (com. pers.). Des recherches
C     t C F _"«     complémentaires ont été effectuées en 2006
  t ï" ` sans résultat.
Q    ,·   7. Zones à statut de protection
_/L     C Deux zones peuvent représenter un intérêt
" ?îî···.·â€¢F—= .·,.f"`l·l_ _ , ,_,«l ' ‘I · ·— ` `
  manifeste pour la protection- de ce rapace
    .—r!.   ,;,..5;  _.   » _·. nocturne de la campagne ordinaire, en raison
L  " —· É   il  de leur superficie et de la qualité du paysage qui
L   —_e.c H les compose :
    F-  —..          
(Biot pe caractéristiqueîrî le Valois) p_N_R_ Qlgg pallg dg Flallœ ;
Au sud de namautl-la·Haud¤utn: C6 t’î,t°fe ele Ctîle p°à'tdptlf’ëe9e' 'ee .9'“?""°'S
" reste ¤~€'¤~€S $*83 Ctmmés   cette Èuaîâlîlâlîîaâîs ëâlmînt lgasîihîeîeèîtretetsî
glande plalne agllCOl€’ en llmlle du département inscrite dans sa Chartle râce a la ersistance
de la Seine-et-Marne, qui d'ailleurs ne fait pas de cette GS èœ embléâtqatl U6 empl/allée de
l’objet, a ma connaissance, d’un suivi régulier. On l,Y . 95 p . . l C©qRll: C W
trouve la Chevêche prioritairement aux abords Sleuxt )SU'l/le par 8 .t ' f*tB?°Qt’E
des fermes, avec quelques patures à chevaux et et al') gèle 3 ljalïleuts Unlclïîpgte left" lm est
routes communales. §ë"S.î°fe "‘l"S GS l°§“mel‘S ,9 lefj l .
Un couple a été contacté dans un verger isolé. . Sl ee Se muvetl ans 6 petlme rt G œlllî
Celte populallon semble en légœsslon ci, en plaine agricole. La reproductionla ete
localement car certains sites ou l’espèce était gonstîtg en 5004 avec deux geunes îlllem/Ol'
connue ne semblent plus occupés ces dernières dîlsncelîtèmîgnî Ulî;2înS’ en cures G mur
annéee malgré pluslêllls passages (BBF, Blégy’ Les chevaux avec les âtures ui leur sont
ll/lOtllegny`îâèÉélÈ:e)’ "lîts ttëalllœslzonl été nécessaires sont les élémlents essetntiels pour le
œpeœs en ( evœvl ee Olssy- œsnoyt maintien de cette population. Cet habitat
6-8 $*85 °¤~a *$- ÉSÉLTÈRÃÈ <JÈSbl·lëT`2t°·îîl S§m§?É'îR2‘îSàalîî
Le Se'eeetme'e nle que ee pett'e eeemtentete tranquillité. Des actions de sensibilisation (Nuit
dette notre departement- tt ele9't de pteteettx de la chouette et pose de nichoirs) devraient
agricoles entrecoupés de vallées. Il est limité au êlœ Gngagélü
nord parla vallée de l’©ise et au sud parla Forêt Un bilan plus détaillé sur œ Sulvl Sera
de Retz. · I - -
Toute la partie ouest est occupée par les forêts Commumque aux gêstlonnalœsl
de Compiegne, Laigue et Ourscamps. De ZNIEFF du Pays de Bray:
grandes et vieilles fermes parsèment la plaine Cette zone à l’ouest de Songeons a été
avec de petites pâtures et des zones enherbées. notamment désignée pour sa faune et sa flore
Les villages sont composés de bâtiments de remarquables. Elle couvre une superficie
Dî€FF€S anciennes. d’environ 5600 ha répartie sur 16 communes et
Les repasses sont restées négatives sur le se compose en grande partie de secteurs
secteur considéré (C©mmLl¤€S de |'OiS€ I bocagers ou la Chevêche trouve son habitat de
Berneuil-sur-Aisne, Chelles, Croutoy, Moulin- prédilection, à condition que le milieu reste
sous-Touvent, Nampcel, Pierrefonds, St-Etienne- relativement ouvert. Les vergers et arbres
Roilaye, Tracy-le-Mont (n=8). têtards sont particulierement utilisés.
Aucun contact n’a été fait en 2004, malgré la Elle est présente surtout à |’ouest de la zone et
Dfé$€‘l1C€ dê 9198 P01€¤ïî€|S Gt lâ PF0SD€‘Cü©¤ SUV semble absente de la vallée du Thérain. 7 sites
les sites frontaliers de l’Aisne. Nous n'avons pas ont été trouvés pour l’instant, mais il n’a pas été
d’information sur la présence avérée de la effectué de maillage strict couvrant toute la
Chevêche sur ce secteur (comme l’a montré zone. La population totale sur ce secteur
l’Atlas des oiseaux nicheurs de Picardie entre pourrait avoisiner les 10 a 15 couples. Elle sera
1983€t1987)· prospectée intégralement ces prochaines
La population la plus proche se trouvait a 5 années,
kilometres au sud en vallée de l’Automne il y a
une vingtaine d’années (üde J.P. Bonnet). La

8. Eléments statistiques. _ d’obsen/ation et de la couverture géographique
non exhaustive pour certaines régions.
8.1 Couverture géographique. 8 3 Dynamique de la population
375 Conîmmês de mise Sur .693 Om- été Un seul secteur du nord ouest die I’©ise a été
prospectees, avec 159 (42.4%) ou la Cheveche Choisi 3 em fait i,Ob.et d, ne et de en 1994
est présente et 216 (57.6%) où elle n’a pas été ’ y 4 U U ,
eenfeefee (Fmxuçors, 1996). Nous avons effectue un
Les villes et agglomérations de plus de 10.000 gêgggeêmenëiggi 2004 gw Iêîimîrges pgzlqë
habitants ainsi que les grands massifs forestiers com Uememefree ennqtàe Vériifïierqeïl fee Ofîee X
ont été écartés de |’enquête. Au moins 25% de la ne p eétefent ee de faces n S,eUn
superficie de l’©ise (5886 km2) est couverte de nnef element d,pne Zenepde Ver ere en gn
bois et forêts pas du tout favorables, tempérant pif (È U 9 p
ainsi la couverture du département annoncée. Ce VI ag '
Sont 970 donnees gw gm ete Conlgplleês dont 351 COfT1I'T1Un@ FRANçois 199  DE LEsTANvu.l.E 2004
avec presence de lespece (35.96 A>). Escles et een 7 3
I =·
8.2 Calcul des couples nicheurs. FOUMOY 4 4
Romescamps 5 4
Region hatureiecia .lvic .iN .sne  Faabrm  T bl TÉTIGLI h 16 P d if;
: t t t' ' ' t
Pays de Bray     W   2 1ê94€ÉIfl2O04 865 C En GUFS COI'I BC ES En IC3I' IE BFE
Clermontois 3 E 1 13 3 On obsen/e une tendance à la baisse des
Noyonnais E 23 1 33 3 ëiiêcgisï _t t _ il di b _ I
. ur eux si es a proximi e un ois sur a
Plaœw plœr  3 440 2 commune d' Escles St Pierre il n’a pas été
Pa)/S de The"  4 45 4 47 2 obtenu de réponse : une Chouette hulotte a
Valois 4 20 1 25 3 réagi à la repasse en 2004. Cette concurrence
Vexin françai  28 E 36 3 se fait au détriment de la chevéche.
. . La répartition spatiale des mâles chanteurs a
2 , . , - .
S°·î|;¤;e·S   2 legerement Chang., meme S. les  
fa orables sont to `o rs occ és: "a` constaté
La9igga;0èLi)Résu|tat de la prospection Chevêche dans |‘©ise iavdégradaiion duui/Glîgei. à ïîuesfldè Fouiiioy
(CPL. ; eeuple ; Moi-I. ; Mâle chanteur; lhd. ; i|’1diVidLI repérés. 006 aux fempefee feeefiiee 04'vêf 49992000)- il
Sites : nombre de sites. Fiabilité :2 — moyenne, 3 - bonne) y 3 p€LIt Gtfê pE|'lUl'IE de Câvltês f`latLII'GII6S.
Geuor (1994) considère un mâle chanteur comme
nicheur probable, mais 5 à 12% ne participent 8.4 Cavités et sites potentiels de nidification.
pas à la reproduction. Il mentionne que la repasse i_éS éaviiéa n'Ont pas été iéénéiénééé par
l"|E pEi`i'T`|EiC iE TECEi'lSEi'T`|Eflt QUE CiE 80 È 90% dES manque de temps, Sauf pgnCti_ie||ement_
mâiES, CEl'i3il'lS l'EpOl'ld3l'liC DEU OU [DGS. CE constat Cependant et avec |’aide deg jUme||eS infra
nous permettra d’étab|ir une fourchette minimale rouge, i*ai ééiiéété qtiéiqtiéé éiéinénta Sui iéé
et maximale dee effeetife en eeimiee niefiewe places de ehaht, toujours proches des cavités
iïobables comnge suit: I + (88W I probables, laissant à penser que |’oiseau était
Ifllmâ C i'lOl'Tl TE COUp ES 0 l'T`|3 ES inSta||e Sur |e 5ite_
Châfîiiêüfs mâiofés 06 40%) J’ai constaté plusieurs fois qu'à l’émission de la
 î ¤0mbf€ C0Ulï)i€î» + (95% mâles repasse, la chevêche y revenait très rapidement
Chanteurs mâiofés 06 20 0 avant de répondre. Le temps de réponse
Cela 000094344 006 400fCh€44€ 09 304 à 324 pourrait donc dépendre aussi de |’é|oignement
ÉOUPIES Pouf le dêpaftëmêm- entre son lieu de chasse et sa cavité.
e eaieiii eat eleiimieie au vii de ia iemiafiee Les sites les plus ahesdeuques qui ehr ere
demegralefiique aeweiie de feeleeee et dea trouvés sehr; ITIHUSOIEE, eglise, tas de paille
contacts obtenus sur le terrain. Si |’on prend les (pente tiOUVéé)_
couples contactés plus la moitié des mâles
chanteurs, on obtient seulement 192 couples. 3_5 Habitata
llest plus raisonnable de penser que la fourchette Len; des feeeneemenfe effeefnee fnebifef
se situe entre ces deux méthodes, soit 200 à 300 nnneinei en efeif nfeeenfe ie Cneveene e ete
CUUpi€S' Les md'œS de UGUUUG Uennçm noté. Il peut y avoir plusieurs sites sur un
principalement compte de la pression
L’AV©CETTE — 2005 — 29 (3)

habitat. Il s’en dégage cinq ensembles par ordre   ai
d’importance:   i-F r  —.·-  i ei, ..__ . ..`g i _ g_\` i i  — ,.·— ir  
  «»Éà;> · J °"Eï"”” `t`”`r L§;—llTE_llEî .   Wim  
ll s’agit principalement de pommiers, mais dans ia'   °%a    "   ®’,' °`ð"' É_-
quelques secteurs le cerisier, le poirier et le noyer Q É ' 5A«~1-·i¤m~·âk·cH»g;s:;:s lôrueueerre  
sont présents (Noyonnais par exemple). Certains "` @îUvAe Q   ® - G;
vergers ont subi les dernières tempêtes de plein ‘_ __   ger?  • eLEi_iiirair` °°”f’,LE°"E  
fouet.   ' ' 4;*}%:9 • _,,,— L
Les fermes et dépendances isolées : GiS`riR5@@9 `9 '° (9  
On rencontre surtout cet habitat dans les grandes i,  r i _    ® °“É'L C ' .E:«.v»tgi5
plaines du sud et du centre de l’©ise où la i l·l'     i cmglttv rip ·  
présence d’animaux domestiques (équidés, puis lm`-   `     ~l.l   lr) ”f;,·ïï
bovins et ovins) contribue à la pérennisation de ( '           i
l’espece.   ·'i`   °‘E°Y 90 èiitiiitiee ` "
L3 haie bocagère Z Carte 2 : Répartition de la Chevéche dans |‘©ise
La haie haute traditionnelle avec arbres en (i999·2004)
tétards servant a la production du bois est encore
bien représentée dans la partie ouest du 1()_ C0nc|u$i°n_
département, même si l’on constate une certaine cette enquete e eermie de reeerierier iee
dégladallon actuelle de ce mllleu Cal son noyaux de population de quantifier les effectifs
entretien a un coût économique. d . . .’ . . . ’
La vallée prairiale avec arbres tetards : 6 lllsllallsel l€lll,(llSlllb.Llll0n' Les poplllallons
Ce miiiee tiieeiieeemeiit tiee meeiee et ie È,ÈÀ'ESÃîlÈlîS$°§JVÉÈt'd§SÈl"î‘ÃÉ'in'î§SaTi6îî'«'ÈSéÉÈ
Chevecll? n 3 pas œnconlle les œsllllals localement par les organismes institutionnels et
escomptes, notamment en vallées de la Troesne eeeeeietire ee qui e ete engage per ie eeeiieri
et du Réveillon (Vexin) et en vallée du Thérain Oiee de Picardie Nature en 2OOa evee ie peee
(Bray), où pour cette dernière aucun contact n’a . . . . .
ete etebii- etlle suivi de deux nicholrs par Sophie PETIT-Gt
On pourrait expliquer cela par le boisement gf;lelelêgiîg2îiUriîUe(;Sel?e(ï_'rî;l:)ià/`Jlelrizrîâgiî (gigi
Conllml des fonds ee Vallée lbouleallxl la habitats et l’urbanisation galopante surtout
concentration des apports chimiques des champs deee ie Sud de rieire deeeriemerit ’
alGnlOUlS’ OU la miee en plaœ ee plallles ee Cet inventaire était nécessaire afin de replacer
fauche S€mé€S’ et un appauvllssemenl de la l'©ise au sein de la population du nord de la
diversité floristique et faunistique du milieu, ce qui France
reste à déœlmlnen Ces dernières années des efforts de
  ros ection ont été effectués en Cham a ne
La Chevéche a aussi été trouvée aux abords des PG p ZOO4 t ei i .i. d . p g i
maisons et monuments sans présence alentour Épëwïiîrie eelaîaoaarïliî rîeuîleîggglîrîluîg È
des habllals précédents l malson (3 SlœS)’ couples 35 mâles chanteurs et 7 individus
château (3 sites), église (2 sites), ruines (2 sites). C ’ . . . , C
ependant les connaissances restent limitees a
9- Revemitien eleetieie- Éëëîllsvîâîîïlâiielîïîao,TÉ`ôî>'§fhîai§ÉÃÈï§l
La grande majorité des Cheveches répertoriées Amiéuaia iM©R©NVAuE’ 1992), Sud_AmiéuOiS
(78%) vit dans la moitié ouest du département, en iizariucaia 2006)---)-
contact avec les populations normandes (Bray Ca iraVa'ii a aussi abouti a ia Création dim
normand) et d’||e—de-France ()/exin français). Les diaporama grand pubiiai qui a été présariié iars
3Lltlj6Si noyaux sont dlSP€l'S€S BUT le reste. du de la nuit de la Chouette en  
territoire sans que l’on puisse vraiment determiner
leur viabilité à long terme. Il existe -
vraisemblablement des corridors entre les îeglnîgggnlggnîîe eeteure ieeriene ui m,Ont
dlfléœnœs pOpUlallOnS’ œ qul est mls en accompagné ou laidépdans ma tâche ·qGiovanni
Gvldence par la Carle Cl-apres PHii.iPPE, Emmanuel LEPRÈTRE, Sophie PETIT, Yves
LANGLET, Frédéric BOUCHINET, Thierry DECOUTÉRE.
Un remerciement particulier a M. DEzEsouELLEs et
au centre de soins de l’ENV©L, qui m'ont
accueilli lors de la Nuit de la chouette, et qui

dynamisent la population grâce à leurs lâchers Pour les personnes souhaitant effectuer un
d’oiseaux revalidés. suivi, un cahier technique a été publié en 2006
Remerciements aussi a Francis Antoine (C.P.N. par la mission Rapaces LPO avec le concours
vallée du Sausseron) et Georges J/xeoin (groupe d’un collectif des experts francophones de
C.O.R.l.F. V.B.S.) qui m’ont transmis leurs |’espèce.
données du Vexin.
BIBLIDGRAPHIE
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Nashvert.
L'AVOCETTE — 2005 — 29 (3)


			
11. ANNEXE : Populations de Chouettes chevêches dans l’Oise, commune par commune dans
les régions naturelles (1999/2004).
Plateau picard (n = 52)
Pays de Bray (n=31)
COmmLlf`l€  Mch Ind. Commune  l\/Ich Ind.
C ©l.ll/lr1ld.c El/lhld.
Ansauvillers  3 - Hétomes—ni| - 1 . Ommune D C n Pêrggëigî C n
^“°h>"'a' 1 1 '·a'?"9>" 2 Auneuil 2 3 en- 2 3
l\/lonta ne Culllere Beauvaisis
Beaudéduit - 1 - Lavacquerie - 1 . I F,U1S€uX_€n_
Belloy - 1 - Laverrière - 1 . ^¤1€11·1 1 2 I Bray . 2 .
Blicourt 1 1 - Le Hamel - 1 . 31-AUb1n-6n-  .
Boutavent . 2 . Lihus 1 1 . 1111111011 1 2 I Bra 2
B|’1Qt - 2 - LOUGUSG 1   Bern§ui|— en- 3 20 . St—(îe|l;r:1er— . 1 .
Brombos - 4 - l\/lolliens - 5 . ra É'
Broyes . 1 . |\/lorvillers . 4 . Blacourt . 1  Stlëëergn 1 5 .
campeaax . 2 . orrey . 1 . . Y
1 _ Culgy—en— St—lVlartln—|e—
Cempuls - 2  ©urce|l\/lalson 1   Bra 3 Nœud
Crè ecoe r- , . - 1 - -
  I1 I   I1 I 11 ¤C¤~ 11 I 1  S  1 I
“’1”§1îJâ1”1I1  Q111111111111111  1 I 111111111 I 1  Sà`ê?ê?èï" 1 1 I
Dargies   Romescamps  4 . Hannaches  1  Saint—Su|pice  3 -
Elenwurt . 2 . Rotangv . 2 . l-laavelle - 2 - Senantes - 7 -
Eegsgîrèst- I 3 I ROYBOÈSY 1   Segaaa - 1 - Silly-Tillard - 1 -
O GDC-
1 1 1 ~ 1 II S 1 II
Feuquièœs I 2 I Sîltllîlëlâigln I 1 I LIEIQI/Gqbî ongeons
8- GUVI G- .
Formerie 1   SaintMaur - 2 . \/aux . 4 . Vmêmbray 1 2 .
l=e111lley . 5  salm·Tl1ll>al1l1  7 . Lachapelle- I 2 I vllle1e·st· I 1 I
Gannes 1   Saint—Va|éry - 1 1 8UX·PôïS B8V1hé|ém
Gaudêchald  2 . 8811115 . 2 I L11e1a11le I 1 I VV"'€'S'1 I 1 .
G al ‘ll‘ 1 s ‘ 1 €"“°"
"î‘“ “'."”S  _ a"‘°'S _ _ a11S-e11-a1ay 2 1 _ Total mmm
Gremevlllers  1 - Sommereux - 4 .
a1e2 _ 5  a1ae111Saaa11  1 _ RGPO11 IEEE
Halloy I 1 1 W1jg1j11;11$· I 1 I
Hautbos I 1 I PWeIIes— I 3 I Pays de Thel|e(n=12)
GFGHHGS
Report EIEIE T¤1¤| 7 EE
Commune  Mch Ind.
Clermontois(n=9) And€V1116 - 1 -
Beaumont Les Nonains - 1 -
C©mmU¤€  |V|Ch |¤d· Cires-Les—l\/lello - 1 -
An ivillers 1   Esches - 1 -
Angy K 1 1 F1ee11e·Leaa1lla11 1 1 1
Culgmêœs - 2 1 Lachape||eStPierre - 1 -
Erquer 1 -- Lalaadelle - 2 -
El|;qUl0‘(lH‘—î$  = Le CoudraystGermer - 2 1
°‘""'“a Méw 1 2 1
1111111111 - 1 — Pecheux 1 II
Lleuvlllers - 2 - · ,· ·
N - 1 - SalntCrepln—|b0uvl||ers - 2 -
Om S€11¤1S _ 1 _
T<>1¤| KIIII
T<>1111 IIÉII
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

Valois (n =16)
Commune Cpl. |\/Ich Ind.
Vincent
Bai n - 1 -
Baron 1 1 -
Borest - 1 -
B0ui||anC - 1 - Noyonnais(n=21)
Cuvergnon - 1 1
E1a‘/19"Y - 1 - Commune Cpl. |\/Ich Ind.
Fontaine- 1   Am - 1 -
Chaalis Avricourt - 1 -
F1 6S1°1   B Gaug   1 2 
LU81 sous-bois
Msntsniiisv î 3 î B€aiiiiai·iQS· - 1 -
091165 - 1 - fontaines
Réel- Benéiiœun - 1 -
1ü$rî?· 2 Berlancourt - 1 -
8 "1 Candor - 2 -
Rocquemont - 1 - Catigny - 1 -
Rssièiss î 1 î cuis 1 2 y
SiII—Ie—Ion  1 -- Cu - 2 -
Tfumîii 1 -- Dives 3 --
Total ÉKÉE-__ Eciiviii - 2 1
Evricourt 1  
Fresnieres - 1 -
Vexin français (n=18) F1é10V·1€· . 1 .
Château
Commune  |\/Ich Ind. LGNSCET 1  
Pèizblainville   2 = SLîr_Rî)‘;`;'O§; . 1 .
8VG|'l OH
Enenoourt—|e—sec - 1 - P|à§S g_dG_ 1  
Fay—|es-étangs - 2 - RO G 1  
Fieui - 3 -
Hardivi||ers—en—Vexin  1 - Sëîêy = É =
Hénonville 1   Total n 23 u
Ivr —|e—Temp|e 2  
Jaméricourt - 1 -
Lavilletertre 1  
Lianoourt-St—Pierre - 2 - Henry de LEsrANviLLE
Monneville - 3 - hde|@free.fr
|V|ontjavou|t - 2 -
Monts - 2 -
Nguviiis-Bosc 2 2 -
Parnes - 2 -
Serans - 3 -
Tnibiviiieis - 1 -
T¤1¤|  
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

Nudufucatuon du Canard carolm Arx
sponsa dans Ia Somme et en Pucardue en
2005.
Par Hermann ISENBRANDT & Laurent GAVORY.
Le 25 septembre 2004, un mâle de
Canard carolin est observé dans le site des A notre connaissance, il s’agit du
Hortillonnages communes d’Amiens, Camon premier cas de nidification constaté de cette
et Rivery), plus précisément au |ieu—dit "L'||e espèce en Picardie. Cet anatidé niche sur une
aux fagots" sur la commune de Rivery. Le 6 bonne partie du nord du continent américain
octobre, ce sera un couple volant qui sera noté (Del Hovo J. & al., 1992) mais une population
sur le « rieu de |'Abreuvoir>>. Ces oiseaux férale se maintient en Europe occidentale, en
seront ainsi observés plus ou moins Grande—Bretagne où il a été introduit à la fin du
régulièrement au cours de |‘hiver et du XIX ème siècle (HAEGEMAIJER & BLAIR, 1997). En
printemps, ceci jusqu'au 31 mai 2005. Du 3 2002, 5 couples étaient notés (©olLvlE, 2002).
mai au 20 mai 2005, la femelle sera vue En France, Dueols & al. (2000) rapportent 1
accompagnée de 2 pulli. Le dernier jour, seul seul cas de nidification pour la période récente,
un pullus est présent, chétif sans plumes du moinsjusqu’en 2000.
poussées. Les poussins ne seront plus revus
ensuite. Les oiseaux ont fréquenté une partie BIBLIQGRAPHIE
des Homllqnnages tres arboœe. avg; .d€ Del Hovo J., ELLl©T A. & SARGATAL J. eds.
nombrçux Wîux arbœS’ dom œrtams ement (1992). Handbook of the birds of the world.
Couches Sur |€aU' Vol. 1. Lynx Edicions, Barcelona. 696 p.
CGS Observations ont été Dulaols P.J., Le MARECHAL P., OLIOSOIG & YEsou
concomitantes a |‘insta|lation d‘un parc P` (2000* Invemalœ ges Olsêaux de
d'anatidés captifs au |ieu—dit "|‘aire du Prince" France` Nathan/HER’ pans" 397p`
Sur la Commune de Rivery très proche des HAEGEMAIJER EJM. & BLAIR MJ. eds. (1997). The
sites d'observation De plus le 22/09 nous EBCC Atlas Of European Breeding Bird:
. . '. . ’ A ’ Their Distribution and Abundance. T & AD
observions deux individus dont un male adulte
sur la Somme a Amiens (quartier Etouvie) Poyœn Londre` 903 p`
' ©olLvlE , M. and the Rare Breeding Bird Panel
(2004). Non—native birds breeding in the UK
in 2002. British Birds, 97, 12. 633-637.
Laurent GAVORY,
Square Darlington, ESCF
80000 Amiens
laurent.gavory@club-internet.fr
Hermann ISENBRANDT
138, rue Cabanes- résidence le Flor 42
30000 Nîmes
hermannf|y@msn.com
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

I I I I I
Un nouveau sute de mdufucatuon du
I I
Gobemouche nour Frcedula hypoleuca:
A I I I
la foret de Sami:-Gobam (Ausne)
Par Gérard TOMBAL
Bien qu’un des oiseaux les plus sur le même site un mois plus tard, chantant il
étudiés grâce a l’implantation de nichoirs, le est vrai plus discrètement.
Gobemouche noir garde une partie de son Les femelles sont de retour de migration plus
mystere. Ainsi, selon Yves Muller (1994), tardivement que les mâles. Leur observation
commentant sa distribution en France, « bien est rare, car elles aménagent le nid et couvent
que |’aire de répartition couvre une bonne dès leur arrivée. Par exemple, le 10 mai 2005,
moitié du pays, cet oiseau paraît plutôt localisé deux femelles apportent des matériaux dans
à quelques massifs forestiers (seulement 46 les loges de deux territoires distants de 300 m
secteurs de nidification certaine) et les raisons (Fontaine Grimaud, parcelles 2141 et 2148).
de cette répartition inégale restent obscures. » En fait, à partir du 15 mai, la discrétion du
En Picardie, selon LE l\/lAi¤<EcnAL et Lestxrrne chant du mâle signifie souvent la présence
(2000), le Gobemouche noir niche dans les proche d’une femelle en train de couver. Le
forêts domaniales de l’©ise et de |’Aisne: suivi de la nidification devient alors difficile:
Compiègne—Laigue (« peut-être une centaine certains mâles cantonnés cessent de chanter ;
de couples >>), Retz (« quelques dizaines de d’autres abandonnent la loge initialement
couples >>), Hez—Froidmont (quelques dizaines choisie pour une autre peu éloignée.
de couples >>), Halatte (« quelques couples »). Après l’éc|osion des jeunes, le mâle participe
Cette modeste population picarde de au nourrissage et émet souvent une strophe
Gobemouche noir apporte une touche originale discrete au retour pres du nid. Les
à |’avifaune de cette région si l’on considere nourrissages ont été observés entre la fin mai
qu’e||e est absente du Nord — Pas—de—Ca|ais et la mi—juin (23 mai—20juin).
(Toiviiatxt, 1996) et de Haute—Normandie. Elle
marque la limite occidentale d’une population N., Data 7Date' Data da
couvrent le NOl'd`ESl de le Fleanee Lieu — dit parcelle d'arrivée d amvœ nourris-
La forêt de Saint—Gobain s’ajoute aux forêts ON': du mâle dela Sage
picardes hébergeant le Gobemouche noir: sa _ femelle
nidification y a été constatée avec certitude SL;:aî_ Sjuin
depuis 2004. Localisée et fugace, ne se Nicolas 1014 21 avril en
manifestant que d’avri| à juin, l’espèce a tres 2004 2010iri
bien pu échapper à la sagacité des quelques Fontaine 25 nnai
ornithologues locaux et son installation peut Grimaud 2148 4maj 10maj -
être ancienne (voir Carte n°1). Cette (2005) 10juin
installation peut confirmer |’hypothese avancée Fontaine 25 mai
par Sueue (1995) qui, comparant la répartition Grimaud 2148 22 avrii - —
picarde de iespèœ entre 1970 - 1975 et 1983 2000 10`0ir1
— 1987, énonçait: « cet oiseau semble avoir P°mj“e' _ 20 mai
quelque peu étendu son aire de nidification lâggièl 2095 26 avlll 8.7
vers le nord depuis la période 1970 — 1975 ». î/ana! wxlàlila
L’oiseau continuerait ainsi son avancée Maubœun 2100 2 mai - _
septentrionale. 2000 15 -0in
Les données recueillies sur cette population -I-ablaau n«>1_ Calandnar da nidification du
depuis 2004 seront présentées et mises en Gabamoncna nOnaSaint_GObain (2006)
perspective avec la littérature parfois perplexe
à propos de la biologie de cet oiseau.
Estimation du nombre de couples
Calendrier de nidification nicheurs
La plupart des mâles chanteurs se cantonnent ll semble que le nombre de mâles
fin avril — début mai (dates relevées entre : le cantonnés durablement (du 20 avril au 20 mai)
21 avril et le 4 mai) : on les retrouve souvent soit une bonne base pour estimer la population
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

nicheuse. En 2006, dans un rectangle de 1,5
km sur 2 km (300 ha), centré sur le Mi|ieu feregfier eccupe
Pommelottier (Haute Forêt de Saint—Gobain): A Saimgdbsm, is pidpsd des mâiss
- ts méléé étténtétlré éttt été rééénééé élébtlt orisritéurs sorit disséminés, séparés ois 500 rri
mel? a 1000 m, souvent seuls dans une même
T   mâles SOi`|t T€StéS C3I']tOI"|néS HU ItT]OtI'1S pereene feregtiere (de   ha à     Et
lUsqUeU,20 mel i, , _ _ _ ,, pourtant, les cavités de Pics sont abondantes,
· 3 '1'Chees ent ete sU"/les lUsqU et teUt tetme· laissant espérer une distribution plus dense.
Vets lé 10lUll1- , _ I Ainsi, le Gobemouche noir semble dans ces
SIUV Ce ééétéuri testlmetfen dé 15 e0UPtes cas être une espèce territoriale, se ménageant
nléttéuté est wjé ttviwtttééé béséét éomiété ét défendant un domaine vitsi autour du riio.
tétw dé lé dléététlott élé léépééé détts lé pttééé Cependant, par endroits, plusieurs males (oé 2
flnélé dé se tePteCtUCtlel`l- a 4) se côtoient, leurs postes de chant à peine
_ _ _ distants de 100 m. Dans ces cas, la proximité
Dés etteetlts lmpettents PeUPtetlt Cel'tell1es des nids suggère une organisation sociale en
forêts françaises : selon Muttert (op. cit.), 3000 Coionie iâshd
ééwiéléé i>¤¤r lé férét élé Hé0¤éné¤ én /—\lSé¤é· cétté contradiction s’exp|ique si rori sé réfère
PtUs I dé 300 I CeUPtes I PeUl' Cette dé a GÉROUDET (1998): « le territoire se limite, en
Fontainebleau. Rien de tel a Saint—Gobain, ou fait, aux environs immédiats du nid (100 à 200
l’effectif nicheur ne compte que quelques m2, par sxsmpis) »_
dizaines de couples malgré la dimension du En 2000, ia densité de peUp|erner·it du
messtt (12 000 tte) et lé dtspentbtttte dé Gobemouche noir a Saint—Gobain représentait
nombreuses loges des Pics épeiche 0,5 ssdpis pOUr10 hs
Dendrocops major et mar D.I minor. Cétté Toujours selon Gésoupér (op. cit.), les densités
medeste Pelwtetletl est teeetlsee dess Ut" en l’absence de nichoirs sont variables selon
seCteUt Pel`tlCUtlet dé lé tetet dé Sell1t·G0bell1· les milieux forestiers : « 0,1 a 6 couples pour
eppetemment absente de lé tetet de Cétlév- 10 ha en Scandinavie, de 0,02 a 6,9 couples
Besse teUte Pteehe- pour 10 ha en A||emagne>>. La densité
modeste relevée a Saint—Gobain peut
Domaine Vitai et densité de sîexpliquer soit par une implantation Irécente
i t. (I equilibre entre lespece et le milieu n est pas
popu a ton encore réalisé) soit par un effet de limite d'aire
L3 QLl8Sî totalité dé |3 POPUt3ttO|'t (le milieu n'est pas totalement propice a
observée à S3înt—G©b3în se FGQFOLIDG en un |’espèce). Si cette deuxième hypothèse est la
S€Ll| î|©t dé DOPLl|8ti©n (3Llt©Llf dé |'3X6 du bonne, la population de Gobemouche noir de
Pommélottier), excéptée une seule donnée Saint—Gobain offrirait une opportunité de bien
disiointé (indices dé DtéSénCé au Bois Robin, cerner les habitats plus favorables a l’espèce.
parcelle 3021, en 2005 et 2006 .
Lieu—dit N°Parce|le Altitude Arbre support Lo e hauteur Milieu
Fontaine Chandelle arbre mort Trou de Pic . .
Gnmaud 2148 193 m G 30 Cm épeiche (6 mi Futaie claire
Laie 1014 190,,, Chêne attaqué par Trou de Pic Futaie de chêne sessile,
Saint—Nicolas champignons 0 80cm épeiche (6 m) châtaignier
Pommelottier 2095 192m Bou|eau®30 om Ètîxaaaa "attttatta Ã,î,t t§œS °ta't'ata a"a°
Porrirriéiottiér 2098 185 m Cttattaatta att’ta matt 2 i=utoié de hêtre
G 30 cm
Porrirriéiottiér 2111 190 m 2 2 t°“tt"ata tt’a“t’t'at gt'aata·
I I aulne, bouleau)
Citadelle 3212 185 m Éagtôâtnaaa °'aata‘tta Trou de Pis (4 rrr) Clairiêre sur puits
Tête a Houx 2114 190 m Hêtre mort Q1 60cm Trou de Pic 8 m Futaie de hêtre
mLaiî_9,,,i 2100 183 m Éaggïaaa °'Sata“tS Trou de Pis (4 rrr) Butte, pétité clairière
Vatttaa . ata` 2115 185 m Cttattaatta ttatta Trou de Pis (8 rrr) i=utoié de hêtre
Marguerite G 30cm
Tête a Houx 2112 185 m Bouleau mort ? Tourbiêre, clairière
Croix Pitié 2114 190 m Cttattaatta dé batttaatt Trou de Pis (5 rrr) i=utoié de hêtre
mort G 40cm
Tableau n° 2. Quelques sites de nidification du Gobemouche noir a Saint—Gobain (2006)
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

La population de Gobemouche noir semble accidentés >>, selon LE MAREonAL et LESAFFRE
coloniser de préférence les secteurs les plus (op. cit.). Cette conjonction du relief et d’un
élevés de la forêt de Saint—Gobain (180 m -190 milieu humide semble déterminer en forêt de
m) qui culmineà209 m. Saint—Gobain la presence du Gobemouche
noir.
La corrélation entre la distribution des couples
de Gobemouches noirs et la cote altitudinale de Emplaçgmgnt du nid
185m  ) eerrrble Suggérer une Le Gobemouche noir à saint-Gobain semble
prédilection pour certaines formations végétales. ee eentenner ee ereterenee; Ser une petite
Ct€St en effet à C6 niveau qutaffleure I'/-\rgiIe de butte, près dtune Ciairiere’ dans Un Secteur
Se1l`lt·Gebell1r oouverre Per une Aulrrele · présentant de larges zones de sol dénudé. Le
Flenele È Cefex Pendule pereemée de eouroee, Pouillot siffleur Phylloscopus sibilatrix est
de petites tOUrblèl`€S p€l'Ché€S. Cêtte COUFOFIFIS Souvent associe au Gobemouche noir dans ie
de végétation hygromorphe est surmontée par meme rniiieU_
les sables bartoniens (de Beauchamp), peuplés t_·erbre Support ee te iooe est Soit Une
d’une Chênaie sessiliflore sur sols podzoliques eneneette d’erbre mort de 30 em de eremetrer
((( cette Chênêlë SG déQl`8d€ GI'1 L||'1€fOl'êtCl8l|'€ à percee de trous de Pic, soit un arbre vivent
Bouleeu et Mellnle >> B©llRNERl^e· 1971) Où (Bouleau, Sorbier des oiseleurs, Frêne, Hêtre,
s’ouvrent de nombreuses petites clairières a cnâterenterr cnene) dont te etemetre est
Bouleaux et Sorbiers des oiseleurs souvent Compris entre 3Q em et 80 em_
éluee per le Gopemouohe rrolr oorrrrrre elree ole La cavité du mo est le plus souvent uno loge
nldlrleetlen- de Pic épeiche ou de Pic mar, parfois une
Le contexte forestier proche des loges du entreettreette neterette ee tronC_
Gobemouche noir est donc ici varié : futaie claire
de rfentillus, futaie^ monospêcifique de Hêtres, Coloration du mâte
ttltale agee ee Cnenes sessllesj eetllee ntlmlee Le plumage noir et blanc du mâle se rencontre
a Carex penetlle avec Petlpllers grlsares et le plus souvent; mais la coloration dos brun et
Aelnes Dans tetls les eesï les arrleeremenrts ventre gris a néanmoins été observée a deux
Èrgrlèeqtgê et lAelna'e ` Frenale ne sent pas tres reprises (sur une trentaine de contacts).
La littérature évoque quelques caractéristiques eelen MULLER re_p· e't·)· dans lee, terets de
du milieu favorable au Gobemouche noir: Lerralne er eAlsaee·_ les males sent
— << une futaie feuillue âgée >> : elle ne représente generalement de rvpe ore ` prL'n· Cemme en
e Sernt_Gcbern crrrme cccrrrrertce cur Europe centrale; << en foret de Fontainebleau,
l’ensemble des observations. Il ne semble pas en revaneney le peptllatlen repreenetrleeest
que râce du cerrcrement rcrecrrer cen rcr constituée uniquement eu type blanc et’noir».
|’é|ément expliquant à lui seul |’insta||ation du lrëeâmîepreongerëeëtrets dnoertrss âreeartèsèneêtrqeuïegîet
Gobemouche noir; I
— « un sous—bois dégagé permettant la chasse apparentes
aérienne et la capture au sol >> : cette condition _
est en revanche ici parfaitement remplie puisque Concluslon
la localisation de l’espece correspond à la Le mooleete populetlon rrloheuee de
Cnênate Seggmtiere sur Sei pcdZc|iqi_ie’ Gobemouche noir de la forêt de Saint—Gobain,
peupiernent cieir avec de ierges pieques de sci GI'] llmltê drâlfê de l`ép3l'tltlOI"| f|'3l"|Q3lS€, s’est
nu Où s’cu\/rent de nombreuses petites étâbllê Sl'] altitude, HU COl’1t3Ct €l’ltl'€ argiles et
clairieres ; Sâblee
- « en reitet eeeerpé »; à 140 Kms à rest de Une étude élargie aux autres forêts picardes
Saint—Gobain, le Gobemouche noir niche dans Permeüfëlï Celïelflelrlellï Ul”le Plüe lllele
|es Ardennes beiges (secteurs de Bcuiiicnr interprétation d6S données ici pî`ÉS€|'1té€S.
Herbeumont) dans la hetraie a luzules a une
altitude de 400 m environ (DEVILLERS, 1988), R6m6|'Ci€m€htS
confirmant l'hypothèse d'une prédilection de Mes remerciements vont:
l’espece pour des sites forestiers élevés. De — d'une part à ceux qui se sont associés au
meme, GÉROUDET (op. cit.) remarque « qu'il se repérage des mâles chanteurs et au suivi de la
cantonne en général dans les terrains montueux, nidification : Georges MA¤NNEvREr (ONF),
les vallons et les bas versants des montagnes, Fabrice Cocnou et Carlo Scuoffo (Groupe
plutôtque dans les plaines ». Ornithologique du Nord, Picardie Nature),
En forêt de Fontainebleau, |’espece «semb|e Christine et Jean—Char|es TOMBAL (Groupe
apprécier la proximité des mares forestières Ornithologique du Nord);
(abondance d’insectes ?) et des secteurs
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

- d’autre part a ceux qui par leurs remarques et MULLER Y. (1994). « Gobemouche noir » in
suggestions pertinentes m’ont permis d’affiner la YEATMAN·BERTHEL©T D. & JARRY G. Nouvel
rédaction de ce texte : Didier BAvEl¤<EL, Xavier Atlas des oiseaux nicheurs, SOF, p.598 -
COMIVIECY, Rémi FRAl~lç©ls, William l\/lATll©T, Thierry 599.
RIGAUX et Pierre SENGEZ. LE MARECHAL P. et LESAFFRE G. (2000). Les
Oiseaux d’lle-de-France. Delachaux et
B|BL|°GRAP|,“E Niestlé, p. 256-258
BOUCHINET E. (red.) (2005). Bulletin N°58 de la S"ELê0nîrfG(!9î5;1 Ãf1;3§làî';“‘àfS°;‘§UX"r;gh’èU2
Section Oise de Picardie Nature, sept. 2005. de Pfœràe (1983 _ 1987) COP Picardie
B©uRl~lERlAs IVI. (1971). « Types de végétation en Nature p 178 -179 ' ’
rapport avec le substrat » in Carte ’ ' ' . .
999*99*999 La F919 9R9l^· 1911- T°“”?F`èllÉ;ÉÈ'l-Él?9<Él;O‘Éd°É°bÉÃE°ESèÈJL°'Q§ I2
DEvlLLEl¤<s P. (Red.). Atlas des Oiseaux nicheurs ré fon Nord _ PaS_C1é_CafafS _ Effectifs et
de Belgique, Institut Royal des Sciences digfribuffon des GS èœs rffCh6USeS_
Naturelles de Belgique, 1988. période p '
G' P. 1998.Les asserea d’E ro e, ll, ,
iiïëëclalx àt Nïestlé, LiE98,“ Em, 1995- 1995- 1191911 99 9-99-
Neuchâtel, p.138.
Nombre total LI-ll]diCBS l5l 13,8 %
 lÉ_n/.-1 Niclificzttion: pohsiblc 57 37,7 9%-
}, *91   probable 47 31.2 9:
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GOBEMOUCHE l~l©1R ‘·;« ,1
1985-1989 T"’
Carte n°1 Répartition française du Gobemouche noir (Nouvel Atlas des oiseaux nicheurs de France, SOF, 1994)
et localisation du site de Saint—Gobain ( ). Les forêts pioardes constituent la limite occidentale et septentrionale
de repartition de la population des régions de |’Est : Champagne—Ardennes, Lorraine et Alsace.
L’AVOCETTE 2005 — 29 (3)

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  -  ' Z J -- ,,— ¢ ?Er — k;z·  li  E3  ` _ `  -. .1*) .   .·——      ¤· _    ‘i§
" l. .·'—,.r;_»-\_ ~» ~ Mg¤   1 : J R.;   V [-· ,_· .; g` ~    .91-1* A' I -' i  |MlH·r P
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re AJ',-·.. _"` /.   ix “   I. • au-   t ' Il .· 
:  §\ -:"""·-    ' V`,»·‘ ""¤É  -..  -  ¤·~¤1¤•?·" · \ ' .ï*" NL-M wè  ' aiüzw :2 
- “· ~··p    ~ · "  i" "’”””l '“  M JS-  -- ax! %= r ···‘W“f?î   »~   ··
  M- ¤5¤¤”JI'  ·   '   /,   W ·  4,.11; ` ,  ~ `   '€\°î, L¤"`·    
-.    `·= · M _  » · À + - ‘g"" wi * "  
_. -  ·-.>   Q ' ‘   44   ' ‘ "’*a l r [sr-· Bmg, ‘ 'fâfza  .
"  j _·  '   · »·  Hwg `   · - `       m, .' —>· . ,~ 
  fg.) fx · .·~- 1    uvél wâ _1iî;Q 1
-   Il - .; gw. —  .. vx  . . / . g. *¤¢1.   .·%~ ng
·®€  s  - ; ' h«¤-J ; l 1 .·   .  L | I) H`, m E 11 'vr  Iü_§mÈf'_"4$       4 ·
l .          / r » ¢‘   ,:·i·v   ·‘~· «
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,l-*;;;,5-·  =  ; If-Sem;  2 -  im. -  ~·     w  - _.   - àl.; =   «
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    aix -·’   "`   -   _,_/"*·~ "  -- Q . §_.më_”_   . - ibn.
» "  °-·4”;;.?.-*3 - §i»·‘ * î ?./   J"' -  É ¥ “.°--B.  
L 6 ' J; r \ ; " î »@É;î;' I   Ècfî/2   1^ "|î52‘9l7      I_ Q ,_|_ -_i~|:,îr% I / V   · ·‘_6È-
tt     ïfà"   "  ‘ , .   Y“ïl··:iî"  --?·*'°—"*“ —f --
   -.]_ \;}!· (’ §’..-.  ”’”'   .     - ,; ;_;%1§]~‘ · __ J w
’  ,.,>   , .- - ,1;.   ‘· ' r.*\~- -..‘ F mur i §~~-»   _i— ev? ’ , .--- -ài-. ~·  t_*•=~;··-.â', ·¤~·
 1   #(44  r n wyï?  ...... ,$§*¤13 m;i,»' t_ I   ’cm».,,  /  -i   l · ·—-.·-  --
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I l  ,--,-   ,.   ..,..,— J`.   '· "  ""‘  î<‘r· i _ i   " ' ""   . .. É --"“”*'Z?.E*.   
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  i     E Q "':]  Quit ';    Cm   —  MJ " ülîoùràfâgo- J Eq"'
 t·-¢- · `ir&î-`¤ *—  "îi l;=‘È.ï~    usr--  gîw- .- - "””’  É?  . r l
ï` °*Ã`î?»?°% -  A `   ‘lE°`à÷»`g>*`E€" '·~·Ã* ;·   î`=l i*"’”"”” `*·—îJ—°-2 ””" . .. J
';/*"  J ·;   _  ' ‘ =‘     @2 _ rum\¤`           \ ‘  _  " ~  »__
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j V-:,Q"ï;'_j·_$` ,  lâ - JQZÃ I J   L ÈÉJ I   ·‘“î  [ B,  ÉEw;',,d‘ ’ lzs
~€_"·ï-i¥~@ârg· .»  "  5  gt  Fi. ·1·=   -  , ,,,-  - -_       ft-6
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É · " a mix ¢ ui; '       "ÉîfP<f=$?`_?J " ` · [-'=.. "" ,4- XE _,, ,_Lw,‘,,   `A,
   ·!·gfj$îü‘?' .;im ----   fflifümî -_ ‘    ·····‘'`   \_ '\ï° `\\_»  "É
  U" rl; fflclfgüûl · _:- Mr. J '**     i€i_ nr;-rrnzëlrg W   H 'I ' Lri    
  . . “ ` -··-   »     î"i¤¤ î -j¤¤"ï  ,/ sl   \ L-=& `îm.
Carte n°2 Les sites de nidification du Gobemouche noir en forêt de Saint-Gobain épousent la cote
d’a|titude 185m, où affleure |‘Argi|e de Saint-Gobain (Aulnaie-Frênaie à Carex pendu/a) en contact
avec les sables podzoliques du Bartonien (Chênaie sessiliflore dégradée en forêt claire à Sorbier,
Houx).
Gérard TOMBAL
gerard.tombal@wanadoo.fr
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

I I I
Nidificatuon de I’0uette d’Egypte
I I
Alopochen aegyptracus dans I’A|sne et
I I
en Picardie en 2001.
Par Alain Roueia, Bertrand SEiGNEz & Laurent GAVORY.
Le 16 mai 2001, l’un d’entre nous (LG) population nicheuse est estimée a un nombre
observe deux Ouettes d’Egypte aux |ieux—dits oscillant entre 1730 et 1800 couples au début
« Le Pré a taureau >> et « La Balance » sur la des années 90. En Grande—Bretagne, les
commune de Deuillet (ZICO de la moyenne premieres introductions dateraient du 17ème
vallée de l’©ise, Aisne). Elles le seront à siecle avec un fort développement au 19ème
grande distance : environ 1,25 km. Les siecle. Aux Pays—Bas et en Belgique, elles sont
oiseaux ont été repérés posés puis se sont plus récentes, datant d’après la seconde
envolés. Trois jours plus tard, |’un d’entre nous guerre mondiale (HAEGEIVIAIJER & BLAIIR, 1997).
(BS) retourne sur les lieux et découvre un
couple avec 4 jeunes dont il estime l’âge à En France, Duiaois & al. (2000)
deux a trois semaines. Le 2 juillet, il notera précisent qu’elle « niche en liberté en très petit
trois jeunes. A signaler, qu’à 5 kilomètres de nombre », citant comme site régulier Caen et
la, 2 individus de cette espece avaient été signalent une petite population dans le Sud—Est
observés le 15 mai (LG). La zone où le couple de la France ainsi que 2 cas de reproduction
s’est installé est une graviere peu étendue non ponctuels. Enfin, ils indiquent que des
exploitée completement. individus non volants se reproduisent dans
différents parcs et jardins. Cet anatidé introduit
Parallèlement, un couple et 3 poussins reste donc un nicheur peu répandu dans notre
en duvet seront vus le 4 juin a l\/lanicamp pays.
(toujours en moyenne vallée de l’©ise, en aval
de -`Chauny, Aisne) au 'lieu—dit 'jLes BIBLIQGRAPHIE
Carrieres"(AR) dans des prairies humides
ponctuees de maœS' Del l·lovo J., ELLioT A. & SARGATAL J. eds.
A notre Connaissance H Singh des (1992). Handbook of the birds of the world.
. . . . . ’ , Vol. 1. Lynx Edicions, Barcelona. 696 p.
premiers cas de nidification constatés de cette ,
espèce en Picardie L,©U6tœ d,Egypœ est un Duiaois P.J., Le MARECHAL P., OLIOSOIG & YEsou
anatidé qui niche sur une bonne partie du P' (2000* Inventalœ des OISGEUX de
. . . France. Nathan/HER, Paris. 397p.
continent africain au Sud du Sahara (Del Hovo
J & al 1992) Toutefois une population férale HAEGEIVIAIJER EJM. & BLAIIR l\/IJ. eds. (1997). The
'     Hdentale en Grande- EBCC Atlas of European Breeding Bird:
'àl°Sp6œ B" “"°p€ °°°' . . Their Distribution and Abundance. T 8. AD
retagne, Pays—Bas et Belgique ou la Poyœn Londre- 903 pl
Alain Rouee
100 rue de Paris — Appt 1131
60 200 Compiègne
Bertrand SEi©NEz
54, rue de Tergnier
02800 Beautor
Laurent GAVORY.
Square Darlington, ESCF
80000 Amiens
laurent.gavory@club—internet.fr
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

Un Goeland railleur Larus gene: dans la
Somme en 2002.
Par Aurore BOUSSEMART & Laurent GAvoRv
Le 25 mai 2002, vers 19h15, alors que - en vol, les bouts des primaires, plus
nous prospections la Haute Vallée de l’lngon blanches, étaient sur l’extrémité cernés de
entre Rouvroy—en—Santerre et Fonches— noir.
Fonchette (80), nous avons observé un L’oiseau se nourrissait en nageant sur |’eau,
Goéland railleur adulte en plumage nuptial. Il picorant la surface de |’eau.
se trouvait précisément sur la commune Le lendemain, nous |’avons revu, en
d’Ha||u, au |ieu—dit « Vallée Gaillard » en compagnie d’Anne BeAu¤ouln et de Sébastien
bordure de la voie ferrée. lV|AltteR.
Il stationnait sur un plan d’eau situé en bordure A notre connaissance, il semble que ce fut la
d’un chemin rural. Cette pièce d‘eau intégrait dernière observation de cet oiseau. Nous
une zone humide, née suite aux inondations sommes retournés sur le site le 2 juin sans le
d’avri| 2001 et surtout aux importantes revoir et il n’a pas été signalé par la suite,
précipitations de débutjuillet de cette année la. notamment sur la liste de discussion
A ce moment, les sources de |'|ngon étaient Obspicardie.
remontées de plus de 15 kilomètres, créant un
ensemble très humide au fond d’une petite Cette observation est assez
vallée antérieurement sèche. Des zones de exceptionnelle. En effet, ce laridé n’avait été
culture s`étaient alors retrouvées recouvertes noté précédemment dans notre région qu’une
d’eau, laissant la place à des plans d‘eau plus fois, il y a plus de 103 années. Du moins, c’est
ou moins vastes formés à la faveur de barrage ce que nous avons trouvé dans les éléments
hydraulique (voie ferrée et route sur remblai, bibliographiques que nous avons consultés
chemin rura|...). L’oiseau se trouvait sur |‘un (Dueols & al., 2000 ; Sueun & al., 1999 et dans
d'eux qui se caractérisait par une faible les dernières synthèses ornithologiques
profondeur (10 a 20 centimètres maximum) et régionales parues ou en cours de parution
par des marges colonisées par quelques -2001). La dernière mention était une femelle
hélophytes. tuée en septembre 1898 au Crotoy (VAn
Keiviiaen, 1912).
Bien qu’en compagnie d’un groupe de
plus de 200 Mouettes rieuses Larus Les observations européennes de
ridibundus, ce Goéland a, dès notre arrivée sur cette espèce en dehors de son aire de
le site, attiré notre attention du fait répartition ont été récemment synthétisées et
principalement de son manteau et de ses ailes discutées (Owens, 2006). Il s'avère que leur
quasiment blancs et de |'absence de calotte nombre a fortement augmenté de 1997 a 2002
qui le différenciaient au premier coup d’œi| des et |‘année 2001 a été particulièrement
Mouettes rieuses adultes et immatures qui exceptionnelle, avec un total de 49 individus et
|’accompagnaient. Nous avons pu l’observer 12 observations dont 4 en France (lle de
dans de bonnes conditions à moins de 30 Noirmoutiers (Vendée) : 1 individu ; Desnes
mètres, posé sur |'eau, a terre eten vol. (Jura) : 17 ; Lac de Freycenet (Haute—Loire) :
1). Owens (2006) propose ou rapporte un
L’oiseau présentait les caractéristiques certain nombre d'é|éments dont certains
principales suivantes: restent à confirmer pour expliquer
— une taille tres légèrement supérieure a celle |‘accroissement du nombre d'observations de
de la Mouette rieuse ; l’espèce en dehors de son aire : augmentation
— un manteau et des ailes gris clair (bien plus importante des populations de |'ouest du
pâle que celui des Mouettes); Bassin méditerranéen, évolution de ses voies
— une tête entièrement blanche au front fuyant, de migration du fait des conditions
avec un œil jaune cerné de rouge et un bec météorologiques régnant dans son aire
plus long que celui de la l\/louette de couleur d‘hivernage, diverses pressions
rouge ; (éco|ogiques)...
- une poitrine et un ventre blanc, la première
présentant des reflets rosés ;
— des pattes rouges ;
L’AVOCETTE 2005 — 29 (3)

Bibliographie S F T P & I 1999 L '
Owens, G. (2006). Extralimital occurence of UEâgia"Baî§L§e Semrîie(SMe?e©6iEiO'ê(î;X
S|ender—bi||ed Gull in Europe. Dutch Birding . ' ’ ’
28 (2) 69_78 CLEL, RN Bale de Somme. 510 p.
DUBOIS P.J., Le |\/|AREcl~lAL P., OLIOSO G & Yesou VAN K.E“^PE'“ C' (1912) Conmbutlon e Iewde
P- (2000)- inventaire des Oiseaux de des OISGGUX du Nord dela France. Bull. Soc.
France. Nathan/HER, Paris. 397 p. |'m' N' Fr' 21 ' 1O_42’ 55-8
Aurore BOUSSENIART & Laurent GAV©RY.—SQLl3f€ Darlington, ESCF
80000 Amiens boussemart.aurore@wanadoo.fr & laurent.gavory@c|ub-internet.fr
La reproductlon du Grand Cormoran
Phalacrocorax carbo en Plcardle au
prlntemps 2006.
Par Xavier COMMECY Les nouvelles colonies.
Une nouvelle colonie est trouvée par
/—\ i’initiative du ii/iinietere de i'Eooiooie x. cpuuepv début mare a Curlu (80) dans la
et du Deveiobbernent Durabie et_du Groulbe vallee de la Somme a une dizaine de
natlonal SUr le Grand cormoran, troIS anS apres kiiornetres de |a preCedente_ Qn peut supposer
le premier, un noUVeaU reCenSen'lent national qu’i| s’agit d’un edatenqent de Ce||e-Ci et  
dea ooioniee oontinentaiee ou_ oôtieree du peut expliquer la petite diminution pprreiaiee a
Grand cormoran a eu lleu au printemps 2006. péronne
Le reSeaU des observateurs de Picardie   nids sont recensés |e   aVri|_
Nature a bien entendu relbondu a tteppet et a Npuveauie dans l*Aierie avec le signalement
cette rOlS encore partICIpe a ce recensement par   BAS de |a reproduction de |’espeCe en
Cltit Petit te Ptemtete tete e'eet tïtetetite au 2005 a Fontenoy (2 couples, 1 jeune à |’envo|).
meme moment dette itetite t`EUtePe- ieee Un nombre équivalent d’oiseaux a été repéré
Pettieipente Pieetde e oette etttteptiee ce printemps mais il n’y a malheureusement
collective sont évidemment remerciés de leur pas QU de suivr
participation.
Des nouveautés concernant la reproduction de Des prémices d’îI1StaIIati0h$
cette espèce sont à signaler pour la Picardie futures ?
depuis le bilan précédent (CONINIECY 2003). Si Dens ie Semme ienienrs ies gardes
|’on retrouve les deux anciennes colonies, 2 de i·© N C F S mient signeie ie eresenee de
gewtettes steet apparues et les ptemtees nids de Grands cormorans pres de Voyennes
au res Son stgee es' (haute vallée de la Somme) et près de
· · Longpré—|es-Corps-Saints, deux secteurs où
Les colonies anciennes. . .
, , . des dortoirs hlvernaux de Grands cormorans
, t·,L""e est nroene, du metal e Atty tee) sont connus. Les recherches entreprises m’ont
ou 415 nlds sont comptes par T. RIC-EAUX le 17 permis de reeerer dans ses Zones deux
avril. Cette colonie montre une progression eeienies de Herens Cendres Ardee Cineree
toujours dynamique après son installation en d t ··t ·i · ·d t
1992, le dépassement des 100 nids en 1998, rngë Uensedreenîgs eiîseeîmerânîrïgs îreteïâierst
des 20e en 200e et des see en 20m' seronrà surveiller attentivement dans le futur
L’autre, localisée à Péronne—Ste Radegonde Dans iiAisne enfin L- GAVORY e sieneie ie
—est suivie depuis 1988. Le seuil des 100 nids trenspert de materiaux en printemps per un
evetr ete depasse, en *999 et depuis une couple mais il n’y a pas eu de suites. La aussi
slîgesseîttgerâètgëeeëî tggtâgteteeeeteteeieemeiteâ une surveillance ultérieure sera à realiser.
mele). En 2004, 136 nids sont comptés ; 134 en BIBI-ICGRAPHIE
2005 et ppur cette enquete; 127 le 12 mars Xavier Couueov (2003)- Reoeneernent dee
par X. cprvueev., puis 169 le 20 avril (v. ceupru Grande oorrnorane P/va/aorooorax oarbo
et |__ (3AVORv)_ Hiver 2002-2003 et printemps 2003.
Région Picardie. L’Avocette 28 (1-2) p.
17-20.
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

I I I
Les Rapaces Nicheurs de Picardie.
I I I
Suivi annuel. Annees 2005 et 2006.
Paf Xavier CoMMEcv
Faisant suite à l'enquête nationale entre les populations connues au sud et au
coordonnée par la LPO — commission rapaces nord—est de ce département.
(FIR) en 2000-2001 et à la mise en place d’un En 2006, respectant le tirage aléatoire donné
observatoire permanent des populations par la L.P.©., les carrés centraux des feuilles
nicheuses françaises de rapaces, voici de Guise dans l‘Aisne et de l\/loreuil dans la
quelques résultats obtenus en Picardie ces Somme ont été prospectés respectivement par
deux dernières années selon les modalités C. RoussEAu et X. Coiviivisov. Les carrés centraux
présentées précédemment (Coiviivisov, 2004). des feuilles de Moreuil et de Saint—Just—en—
Chaussée ont fait |’objet de prospections
En 2005, G. ToivisAL a choisi de suivre les intermédiaires (X.C. et F. Boucniust) dont les
carrés centraux des cartes 2610 O (Tergnier— résultats sont rappelés ici. Ces mêmes
La Fère) et 2610 E (Anizy—|e—Château) et a observateurs avaient déjà prospecté ces
proposé une estimation pour ces deux feuilles carrés lors de l‘enquête nationale. Voici les
qui n’avaient pas été prospectées lors de résultats obtenus lors de ces recherches qui
|’enquête nationale (Coiviivisov, 2002). A la doivent permettre de suivre a |’éche||e
lecture de ses résultats on peut remarquer que nationale (et régionale ?) les populations
pour les Buses variables Buteo buteo, ces nicheuses de rapaces.
deux cartes de |’Aisne incluant la forêt de
S|aint}Grobairà mlontrent desj dînsgés garmi |1es BIBLICGRAPHIE
pus O GS 6 a,œg'On’ 6 Or re G C? GS Coiviiviscv X. (2002). Enquête rapaces nicheurs
obtenues en Thierache. Il en est de meme . , . . .
, . . . 2000 — 2001. Bilan pour la region Picardie.
pour la Bondree apivore Pernis apivorus. La ,
découverte de couples d’Autour des palombes LA`/Oœtte 26 (2 _ 3) p` 43 _52"
Acci iter enti/is est ne nouveauté o r ce COMMECY X` (2004* Les rapaces nicheurs de
p 9 U . . pf'. . Pi<;ai<1ie.Ann5e 2004. Luivoœiie 28 (1 -2)
secteur et nous montre un point intermediaire p 14
Tableau 1 : Nombre de couples repérés en 2005 dans les carrés centraux (certains et probables) et
estimations sur la feuille complète.
Tergnier— La Fère ; Anizy—|e-Château ; Tergnier— La Fère ; Anizy—|e—Château;
carré central, 2005 carré central, 2005 feuille entière, 2005 feuille entière, 2005
apivore
, 1
cendre
Autour des 1 2 1
palombes
Epervier
Btœ 14 11 45 30
variable
FF’“‘C°" 4 16 15
crecerelle
Faucon ,
iobê   II 4 3
* Sur la base de prospections réalisées entre 1993 et 2002 en vallée de l’Oise et ses abords, R.
Fmiçois propose de réévaluer cette valeur à 8 à 10 couples pour la feuille entière. (Valeur a confirmer
si possible ultérieurement par une prospection complète de la feuille une année donnée).
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

Tableau 2 : Nombre de cou  les re érés dans les carrés centraux certains ou  robables -  ossibles)
- Saint-Just- Saint-Just-
Guise Guise en- en- Moreuil Moreuil Moreuil
2006 * 2004 * Chaussée Chaussée 2006 2004 2001-2002
2004 2001 - 2002
B¤¤drè¤ ¤ iv¤r¤ 0 -1 III---Il-
0 -1 1
FOSGHUX
Busa *1   Hîî Ell
  1-2 E 1 -1 É 1 É 1
Busard cendré 1 - 2 1 - 2  
E ervier
Busevanabie 2-5 2-5 2 5 [É 2-3 3-4
F?“°°" 1-3 5-5 1 1-2 5 4 5-7
crecerelle
hobereau
F a"°°" EÉÉÉ 1 Hî
* Lors de |'enquête nationale (2001 - 2002), il n'avait pas été fourni d'informations pour le carré central
de Guise mais uniquement une estimation pour la totalité de la feuille.
Xavier CoMMEcv
4 Place Godailler Decaix 80800 Gentelles
xavier.commecy@wanadoo.fr
1.·AvocErrE 2005 - 29 (5)

_ _ _ _ _
La Cigogne blanche Crconr crcoma
_ , _
nuchcuse dans I Qusc en 2006.
Par Henry de LEsTANvii.i.E
Introduction :
Le 2 avril 2006 en fin d’après midi, en où trois autres Cigognes sont posées dont
revenant de Saint-Pierre-Es-Champs (limite ouest deux sur un nid.
du département, à la frontière avec la Seine-
Maritime), mon regard est attiré par la silhouette Cette observation remarquable m’amene a
caractéristique d’une Cigogne blanche le long de assurer un suivi du nid. Cette information est
la rivière Epte. restée confidentielle, sachant pertinemment
Je m’arréte et sors de la voiture pour mieux que toute intervention intempestive ou des
l’observer. A ce moment j’entends un dérangements répétitifs pouvaient entraîner
craquettement caractéristique. J’aperçois sur ma l’abandon du nid.
droite un pylône EDF à une centaine de mètres,
 
` I    ou l m t  I Il- I
Ch|·gng|()gjg dg |a fgpfgducfjgn en 23 mai Frédéric Bouci-MNET (C0mm. pérS.)
2006 : confirme la nidification.
6 avril Une premiere Cigogne epperte une 11 juin Un seul adulte est au nid : il regarde
branche sur le nid, puis la seconde le rejoint. Vers le baîet une pœmœœ tete Gmergà Le
ryebeerve reeeeuplement Sur le md e 9h40 jeune a deja le plumage blanc et le bout des
(dUree15 Secondes environ) rémiges noires apparent (son âge peut ainsi
Le probable mâle remeeee `de Vherbe Seche être estimé a environ 20 jours). A |’arrivée d’un
qu’il ramène au nid. Deux autres Cigognes îgU_|t?*tT'S pçuœsœœs Gmergent t ‘ t
sont vues dans une pâture de l’autre côté de la d Ju'?  C'î°g?€?U|î( Cgmmenâen îrœô er
vallée alors qu’une célibataire est posée dans 6 OU S 'en sn ê GX Sœur ,U m ‘_ ,m?
une pâture en Vallee de mvelenl Taupe est avalee directement apres avoir ete
régurgitée par un des parents.
  Ã??·..'.·.-.·."=·;ïi"' È.   -È`_.i·É`
        " '!r-_- I     I      
    E  ulte  t gnea  nid
28 juin Premiers mouvements d’ailes pour le 23 juillet L’envol du plus grand des
plus grand. cigogneaux sera constaté ce jour là. Une
16 juillet Les jeunes s’exercent au vol en Cigogne célibataire se posera un instant sur le
sautant. nid occupé, puis sera chassée par le couple.
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

Une semaine après les oiseaux seront revus Des recherches complémentaires en vallée de
dans la vallée. l’Epte entre Gisors et Gournay-en-Bray ont été
Selon les observations du couple décrites ci- faites au printemps afin de vérifier s'il y avait
dessus, on peut estimer la naissance aux d'autres couples installés, recherches restées
alentours du 20 mai 2006. sans succès.
Situatign du nid ; d’une voie ferrée peu fréquentée, et a
Le mo oo trouve ou bout d’un bras horizontal i¤r¤><imité ¤’¤¤€ petite r¤¤t€ ¤¤mm¤¤¤i€ ¤¤r¤è€
de py|ôn€ é|GCtr·iqU6 de moyenne tension, à de PSUPHSTS.   donne directement SUV la vallée
environ trente mètres de hour, equipé de i’Er>te· avec des nâwres et une mare de
d’isolants et de cier es anti-pose, `uste au bord hutte au Pied-
•··..
Va//ée de lfpte (le nid est sur le pylône en haut à gauche)
A une autre échelle, ce site se trouve au l’espèce par des nouveaux venus, ainsi qu’un
carrefour de plusieurs entités géographiques : brassage des populations.
* le plateau de Thelle avec le Mont Sainte
Hélène au sud-est Historique des observations en Pays de
* le pays de Bray au nord et la vallée de Bray isarien:
l’Avelon. Les données publiées pour cette
* la forêt de Lyons au sud-ouest. région de Picardie sont peu nombreuses du
fait du manque d’observateurs, mais lorsqu’on
Le secteur est connu pour être venté et utilisé interroge les agriculteurs du secteur, on
par les modélistes pour faire voler leurs apprend que l’espèce est vue régulièrement
planeurs. C’est aussi un couloir migratoire. Le aux passages depuis les années 1990.
nid se trouve dans le périmètre de la ZNIEFF Nous avons retrouvé les données datées
N° 60PDB105 de 52 ha comprenant les suivantes:
prairies humides et le marais tourbeux de
Brétel à Saint-Pierre-Es-Champs qui ne Printemps :
mentionnait pas la présence de l’espèce. Une photographiée le 24/05/98 à La Chapelle
aux Pots (IVI. HUBBE Hde H. de LEsTANvii.LE)
Origine du couple nicheur: Une posée le 26/04/00 a Espaubourg (F.
Les deux individus sont bagués et un Spinetu).
porte une bague métal. Ce type de bague Une du 1 au 4/04/03 portant une bague métal
française n’est utilisé que depuis deux ans par a Saint-Germer-de-Fly (H. de Lesmnvitte).
le Muséum d’Histoire naturelle selon P. Enfin, un individu spiralant en mai 2003 vers
CARRuETTE. ONS-en-Bray (R. FRANç0is et F. SPiNELi.i).
L’autre individu avec une bague plastique
beige sur le tibia droit, portant le n° 6204, a été Automne :
baguée au nid le 15 juillet 2003 à Spanga en Nous n’avons aucune donnée récente de
Frise Hollandaise. Cigogne blanche en passage post-nuptial,
Il s’agit du premier contrôle visuel de cet cependantj’en ai déjà observé une le 15 août
oiseau âgé de deux ans et 9 mois, retrouvé en vol à Gournay-en-Bray (76), il y a une
nicheur à 472 kilomètres au sud-ouest de son dizaine d’années.
lieu de naissance. D’après les observations On peut noter aussi l’observation en automne
d’accouplement il doit s’agir de la femelle. 2000 de deux Cigognes noires au mont Sainte-
Ce jeune couple s’est probablement formé au Hélène a Saint-Pierre-Es-Champs (H. de
printemps, confirmant bien |’expansion de Lesmvvitte et P Lerura).
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

Dès le printemps 2003 la presse locale relate Les autres données récentes en Picardie
la présence d’un couple de Cigognes blanches continentale sont sporadiques et viennent
dans la vallée de l’Epte a Ferrières-en-Bray principalement de la vallée de l’©ise.
(76), avec la construction d’un nid au En 1989, un couple a tenté de nicher en vallée
printemps et la présence des oiseaux pendant de l’Oise à Varesnes près de Noyon
cinq mois. Un des individus, peu farouche, est (SPAGNUOLO 1989). Le nid se trouvait sur un fût
né en captivité dans l’Eure, et est âgé de 9 de Peuplier brisé à une douzaine de mètres de
ans. hauteur. Les dérangements incessants pour
Au printemps 2005, le 20 avril un couple est en voir les oiseaux ont fait échouer la couvaison,
train de construire son nid a Ferrières-en-Bray malgrès une surveillance, un panneau
(76). Un déplacement du nid et |’insta||ation d’information et un arrêté communal pour
d’une plate-forme sont coordonnés par protégerle site.
l’association ENVOL avec le concours de EDF, La même année à Mayot (02) un autre couple
suite a la demande de la commune, mais c’est a installé son nid sur un pylône haute tension.
un échec. Les oiseaux ne reviennent pas Devant le risque d’électrocution, le nid
couver sur les deux œufs, placés sur une contenant deux œufs est déplacé, mais le
plate-forme près du cimetière de la commune, couple l’abandonne.
et s’insta||ent sur un autre pylône.
L’expansion de l’espèce en Europe et en
Données antérieures de nidification en France:
Picardie: Selon les derniers chiffres publiés par
La Cigogne blanche semble avoir niché le réseau Cigognes, on assiste à une
sporadiquement au début du 208 siècle en croissance très importante de la population
Picardie maritime : à Port-Le-Grand (80) entre ouest européenne ces dernières années,
1928 et 1932. tandis que les populations plus continentales
Un autre couple est noté dans l’Aisne en 1943 augmentent plus modérément. Entre 1994 et
(CARRUETTE 2003). 2004 les populations d’Espagne, du Portugal
A partir de 1978 l’espèce essaie de s’installer et de Hollande ont doublé, alors qu’en France
plus durablement. elle triplait (315 à 941 couples nicheurs) pour
A cette période le Parc Ornithologique du atteindre en 2005 la barre des 1000 couples.
Marquenterre (PONI) entame un programme Cette expansion est surtout due à la population
de réintroduction qui aboutità une nidification occidentale, de la Vendée à la Haute
incomplète en1994. Normandie. Pour cette dernière région les
Puis à partir de 1998, Enenne & CARRUETTE chiffres sont probants : deux couples en 1999
(2003) mentionnent que les couples nichent et 28 couples avec 53 jeunes à l’envol en
régulièrement dans le POM, y compris avec 2005.
des couples d’origine sauvage. La population L'expansion régionale de cette espèce
reproductrice est actuellement forte de plus continue puisqu’un autre couple était installé
d’une dizaine de couples. en 2006 a Malzy (02) en haute vallée de l'©ise
Dans |’©ise, LE MARECHAL & LESAFFRE (ZOOO) Gt 3 donné deux j€Lm€S à |’envo| (C. ROUSSEAU
relatent une nidification près de Sacy-le-Grand & al., com. pers.)
en 1994 mais il s’agit après vérification
d’oiseaux captifs en volière dans le parc de
Labruyère.
-*1.
.·~_: E 11
" ne
·. _ _. :_' - ·———·_-;-;;·_ __--..-— —. . — __
Les c gogneaux 3V3l’1t leur €I'1VOI -
Conclusion : sporadiquement avant la moitié du 208 siècle
Nous manquons de recul historique et peut être antérieurement. Quoiqu’il en soit,
pour savoir s’il s’agit du premier cas de cette installation reste précaire, et passe parla
reproduction réussie de la Cigogne blanche à protection des milieux et la pose de plates-
l’état sauvage dans l’©ise, car on peut formes pour permettre de pérenniser son
supposer que cette espèce a pu nicher retour.
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

3|5|_|Q(;RAp|·||E oiseaux d'||e-de-France Delachaux et
ETIENNE P. &.CARRUETTE P. Le Statut de la Niësllé
Cigogne blanche Ciconia ciconia Sur le SPAGNUOLO     Tentative de nidification
littoral picard: eporoone nietoriqoe et de la Ci9¤9¤¤ blanche près de N¤y¤¤- Le
contemporaine. Po. 119 - 122 in Rrertox T. Plc m¤f(11·13)· Rev- @601 60-
(Coord.), BAWEDIN V. et COMMECY X. (2003) -
Oiseaux et phoques de la baie de Somme  
et de la plaine maritime picarde. Numéro H. de LESTANVILLE, 2006
spécial de L7-lvocette 2003 Picardie
Nature, DIREN Picardie, 158 p. LE Henry de LESTANVILLE
MARECHAL P. & LEsAi=i=RE G. (2000) Les hdeI@fI'ee.fr
L'AVOCETTE 2005 — 29 (3)

Compte-rendu des prospections
chiropterologiques du 22 janvier 2005 dans le
NOYONNAIS/SOISSONNAIS (Oise et Aisne).
Par Rémi FRA~cois, Groupe Chiroptères de Picardie Nature.
Introduction côté, des noms de sites précis sont parfois indiqués,
Les regions naturelles du N0yOnnaiS/ ce qui permet de diffuser des informations précises
Soissonnais représentent un enjeu tres important servant a la protection des populations en presence.
pour la conservation des populations de chiroptères tt sxists on snst ues prelets ds termes eettennes st
picardês- En on=ot_ oos regions naturelles abritent dedeviationsuroutieres entre Noyon et Soissons tout
|'essentie| des populations de Petit Rhinolophe nreS de eeS stres-
Rhinolophus hipposideros du Nord—©uest de la
France et les sites les plus importants en nombre Saetaut Est do N0y0¤· I I I I
d'individus hivernants dans le Nord—©uest de la _ Co seeteur ennte un reseeu ds eevttes
France. Ceci montre |’intérêt et la nécessité de mieux 'mn1enseS· vsntsbls uedete dens tequet tes
oonnsîtro oos Sites soutorrsins abritant dos observateurs se perdent regulierement, mais trouvent
chiroptères menacés pour mieux les protéger. A ce teuleurS la sente sans snoomors tt eSt dons
titre, il nous apparaît nécessaire de porter à extremement dangereuxfte S`v_ aventurer soul st
connaissance les données que nous récoltons à rnerneeueux sens eennettretestteux-
roooasion de nos sorties ooiieotives Comme il s'agit du site qui abrite les populations les
Les prospections ont ete ottootuoes le 22 ianvier plus importantes de chiroptères de toute la Picardie,
  par eqL]lpeS de 2   4 p€['$©|"||’1QS Sur des le Nord/PaS'd€'CalalS, l'lle·de·Fi`Sl'1Ce et la H8L|t€—
secteurs déterminés (présentant plusieurs cavités Nerrnenute reuntS (evee plus ue 400 tnutvtuus
connues de grand intérêt chiroptérologiqué avéré au hivernants st probablement plus de 500), nous ne
soupçonne). Les semaines précédentes, un temps donnons nes ls tteu preets ds la lo<=ol·ts—
assez doux avait été peu favorable au maintien en _ _
hibernation des chiroptères, mais le retour d‘une   _ _
vague de froid le jour même |'avait probablement Mveus ¤sonsto·n· _ Z 1
oornnonso Èninoioplnus riipposideros : 16É
ino op us errumequinum :
Observateurs r l\/lyotis emarginatus : 90
Adrien A¤ELsi<i, Christophe ANAME, François BocA, tvtvetts ooubontoni t 10
Olivier B©ii.Lv, Frédéric BURANELLO + Anne-Laure, Myeus rnysteetnus :108
Xavier C©iviiviEcv, Thibaud DAUMAL, Emilie Fiorav, Rémi Pteeetus Sp- _ Z 5
FRANç©is, Emmanuel FOURNIER, David FRiiviii~i, Ludivine Mvous netteren Z 11
GABET, Sébastien Lusnis, Damien Tdp, William 'v'V¤t*S SP- î 10
lVlATH©T, Benjamin Nvs, Emmanuel PARiviEi~iTiER, Sophie Petite cavité rès de rentrée _
PETiT, Catherine de SAii~iT-RAT, Sylvain `l`©uRTE.   ' _ 1
Sites et résultats. Mvotrs rnystectnus Z 6
i _ _ , A l\/lyotis nattereri : 1
Lessentiel des sites prevus ont pu etre
vtettee- Mate oortains, tree vastos, nrent pas Pu être Autres cavités disséminées proches (faites très
prospectés in extenso faute de temps. partieiiement) r
Les petits l\/lyotis notés sous le vocable Rninoiopnus nipposioeros r 10
(( I'TiySt3ClI'1LlS » COi`i`eSpOl"|del'1t SU Qi`OLlpe lVlyOtlS |\/|yQtiS rr·iySteCir]tiS i 6
mystacinus/brandtii/alcathoe, especes proches non Ces sites presentent de gros propiemes de
dlStll`|QU3bleS el'] hlbei`l'18tlOI'1.   bi`8i"|Cltll et   repérage SOUS terre: deceuverte de r]OUVe||eS
alcathoe sont présents en Picardie. Les Plecotus cavites encore inconnues avec de nombreux
SOl'1t ti`eS probablement deS   3UTltLlS (cette eSpeCe eff0r]drerr·ier·itS   preSer]Ce probabie de p|USiet_irS
et P. austriacus sont très délicats à distinguer en dizaines de petits Rninoiopnes mais neias non
hiver et il n’est pas question de les manipuler en comptes taute de temps en fin oeiournee
lotnaroior mais nous no pouvons lo oortitlor sdit un minimum de 428 individus recensés (dont
t-ea résultats sont Pré$enteS par Cernrnune- 175 Petits Rhinolophes et 90 Vespertillons à oreilles
Nous oonson/ons Partete un Certain tteu Sur tea échancrées (lvl. emarginatus) auxquels il faut rajouter
localisations précises des sites majeurs. D’un autre ies petits Rninoiopnes non comptes dans ies
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nouvelles petites cavités disséminées (effondrements ou en transit post—reproduction, par exemple de Petit
mu|tip|es)... Rhinolophe est possible).
Observateurs 2 Xavier COMMECY et Rémi FRANCOIS.
Thiéscourt : 1ere carrière de taille moyenne _ __
Rhinolophus hipposideros : 24 Fdidi de C°mPi°9n° ï
Myotis Gmmginatus 1 1 Comme il s'agit du 26 site d'hibernation le plus
Myotis daubentoni 1 12 important de Petit Rhinolophe de toute la Picardie (et
Myotis mystacinus ; 10 des régions limitrophes sauf Champagne-Ardenne),
piecows Sp_ ; 11 nous ne donnons pas le lieu précis de la localité.
Myotis myotis ; 1 ll s'agit de 2 petits souterrains bas de plafonds dans
Myotis Sp_ ; 1 lesquels on ne peut pas tenir debout. L’accès et la
60 individus & 6 espèces au tOta|_ pî`OSp€CtiOI'1 SG fOI"|ià à 4 pattes OU En Tampînt.
Rhinolophus hipposideros : 75
M. mystacinus : 4
  Myotis daubentoni : 4
F<rli¤¤l¤l>rl¤S rlil¤r>¤Si¤€r9S r 19 sous les ··gulrlan¤leS·· de Petri RhiI"|OiOpi'1GS
Riiiiididpiiiis idiidmdddindm ï 1 (parfois 50 ind. sur 1 mètre carré, ce qui « fait très
Ni)/Otis dmdiiginaids ï 2 joli » au plafond) se trouvaient également des tâches
iViVdiiS mi/diis ï 1 ou des tas coniques de guano. Ceci indique une
iViY0iiS ddiibdiiidiii ï 31 présence en période de reproduction ou de post-
MIB/diiî mVSi@Cii1Li$ ï É reproduction. Des prospections ont eu lieu en été
GCC) US SP- ï 2005 pour vérifier la présence de colonies de
m3/diis ndiididii ï È reproduction dans ces milieux souterrains. Mais
V0 is SP- ï aucune colonie de parturition n’a été découverte. Ces
68 ii`idiVidiiS & 7 dspèœs dd idiai- sites servent peut-être simplement de gîtes relais
. . . . . . entre |’été et |’hiver, ou sont utilisés en reproduction
Soit 128 imiiyidus dtonî 43 Petits riîhinoiophes Sui œî de façon occasionnelle. 1 autre petit site encore plus
EUX Calmêies, toii 65.1 proc. €S’ d app'?/Iœmipedn bas de plafond a été découvert à proximité
îîiiiièigicièiiîte/î111Cî1§î> 6 S' 6 maiêui ii “ aSS' 6 immédiate, avec seu|ement1 lvl. myslaclnus.
Ribécourt-Dreslincourt « Bois cavale » B·?i¤y·R‘vim ifim€>·C§V1œ <Pi0fO¤d€ de quelques
Rhinolophus hipposideros : 4 1136 œî sw cmûn ) pres C 3 mu 6 _ 1
Myotis emarginatus : 2 ECO US Sp' ‘
Myotis daubenioni i 7 Blérancourt Nouveau site : ancienne champi-
myotis mystacinus   É gnonnière assez dérangée (présence de voitures
Gcows STP} .' , , désossées). Malgré cela :
Vaste cavlte complexe apparemment tres frequentee. Rh1n01OphUS h1ppOS1d61OS . 8
La prospection n’a pu être exhaustive. I I Myoüs Gmargmaws   ,1,1
Observateurs : Emmanuel PARMENTIER, Ludlvlne GABET Myoüs daubemol,11 . 5
et Damien TOP' Myotis mystacinus : 5
'"'°·*'*i··$°~·S·T°·~·~·* « Les Pim » md  rîîfââëïl,iÉGÈîr1§'ÉÉ,î£FY  
Boyaux datant de la guerre 14-18 ` i i
Rhinolophus hipposideros : 3 Camelin Prospection de la petite entrée uniquement.
Myotis daubentoni : 3 Rhinolophus hipposideros : 3
Myotis mystacinus : 8 Myotis daubentoni : 8
Myotis mystacinus : 2
Moulin-sous-Touvent « Carrière Martial » _ _
_ , ` , _ _ Calsnes « Les Frlches »
Cavlte tres vaste, prospectee en grande partle mais 1;,mSp€C110n aux 3% Seuœmem
non totalement présentant 2 entrées qui se Rh1nO1OphUS h1pp0S1de1OS ` Z 3
œioignent Myotis daubentoni : 1
Rhinolophus hipposideros : 28 Myoüs mystacmus 1 3
Myotis daubentoni : 5
iViVOiiS mi/$i@Cii1Li$ ï 27 Blérancourt << Carrière Jean Barre »
iViV0iiS mi/0iiS ï 1 Prospection de l'entrée Est seulement (pas de
Myotls sp. : 1 l'entrée Ouest).
ii f3LliZ I"|0iZ€l' i3 DTÉSGPICG de tas de QUHIWO 3U Rhin()|OphL15 hippggidgrgg g 4
fond, sous des cloches d’anclens boyaux de 1914-18 Myotis daubentoni ; 4
(ces secteurs seront à prospecter en été : la Myotis mystacinus ; 2
possibilité de présence de colonies de reproduction
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Commentaires observations 1992-1997 de 535 Petits Rhinolophes
Au Cours de oéiié jourriéé, ro cavités arri éié ¤¤¤rt¤¤t€ l'©iS€_€jt t’^tS¤€ (DUB'? ¤¤¤r¤—- 1997%
prospectées; cette action représente au minimum: r_ La quallle et la quamlte des ¤r¤Si>€¤t·¤¤S
22 X 8 heures = 176 heures de travail bénévole elamellelenl Chaque annee avec auSe'· eleel
(prospection ur déplacements). heureux, une recrudescence du nombre
d’observateurs motivés (que nous remercions tous
TOTAL i en rneins 918 individus reeenses chaleureusement). En [conséquence les totaux
siinnitenernenr (_i_ ions eenx Vns nres de Neyen journaliers augmentent regulierement. Qu’on ne s'y
mais non comptabilisés) ; le millier d’individus uempe pee l on ne peut aucunement eenelule e une
recensés dans la journée est presque atteint... euemelillellep gepelele ees, pepulellene A de
Parmi ce millier d’individus les deux tiers elllleptelee en pemeullelele Petit lîmmel°pl‘e· meme
eppertiennenr e eiee eepeeee meneeeee en niveen si une telle hypothese ne saurait etre ecartee. Il est
enrepeen _ difficile cle statuer sur des évolutions de populations :
Espèces de l'annexe Il de la directive Habitats les eu"/le ne Cenœreeet pe? teue les Sltee Cheque
Rnineiepnne nippeeideree r 456 (+ annee et le site principal ai lest de Noyon nest
plusieurs dizaines probables non comptabilisés pres Éenrpeeîexeetelement pmepecte Car tmp Veste et
(iîeîiilplgüelplne rerrnrneeninnrn _ 5 Toutefois, le suivi exhaustif des 2 micro-souterrains
ii/iyerie emereinetne Qiee de la Foret de compiegne amène àl noter une
ii/iyerie myeiie Q 5 augmentation recente: il y avait 123 individus le
M erie peeneteini Q ji 21.1.2002, 121 le 31.1.2004 (Fwiuçois et al., 2003) et
y ' 175 en 2005... A suivre.
Déjà en 2004, le « record » régional avait été battu Pel ellle_ule· ll semble que la lepl°du°ll°“_e"' milieu
lors de la sortie collective du 27 janvier, avec un total eeuleuam ee eevelpppe= eemme en lemelgllelll lee
toutes especes confondues de 725 Chiropteres de 7 tas de guapee de plus en plus n°mpleuX— ¤¤t==t5¤me¤t
aseaoaa différanias avaor dans ces micro-souterrains de la Foret de
_ _ _ Compiègne. Une colonie de reproduction de
— au moins 382 Petits Rhmoiophes, plusieurs dizaines de Petits Rhinolophes avec des
_ 1OO\[€Sp6r·üHOnSàoreiiieséchancréesr jeunes a d’ailleurs été découverte par Eric Bris
(comm. pers.) en 2001 non loin de la vallée de
· 3Gr¤¤¤S lvlullns l'Aisne, dans une petite carriere souterraine peu
_ 3 Grands Rninoiopnaa profonde. Ce phénomène nouveau est probablement
à rapprocher de la multiplication récente des étés
Ceneinsien particulierement chauds.
Presque nn miiiier eiindivieins de 8 esneees De nouvelles prospections estivales de ces milieux
différentes ont été notés lors de cette sortie ëeutettains eevrelem, permettre _ ee , vellllel
collective. Jamais un tel chiffre n’avait été atteint en l'mp°lle"'Ce ee ce phenomene lvlele ulelleuemenl
Pieareiieiers eiinn eernnieee simniiene- dans la mesure ou la pression d-observation sera
Les nresneeiiens menees dans iiesi de i,©ise ei ie suffisante: ril ly aura encore besoin dobservateurs
bordure ouest de l’Aisne permettent chaque année mellvee en ete'
de mieux préciser les effectifs hivernants des
chiropteres, en particulier du Petit Rhinolophe. Celui- BIBI'I°GRAPHIE
ci trouve dans ce secteur les plus fortes populations FRANCOIS R-, SPINELLI F-, FOURNIER E-, C©MME©Y X-, 2003
connues du Nord—©uest de la France. La population — Plus de 120 Petits Rhinolophes (Rhinolophus
recensée sur une seule journee avoisine et dépassé hipposideros) dans 2 micro—souterrains de la
probablement les 500 individus, dont 2 sites à 175 Forêt de Compiegne (Oise). L’Avocette n° 27
individus (ce chiffre étant un minimum pour le site (1-2).
majeur proche de Noyor·j)_ Deng le nord-egt de |’©i3e DUBIE S., SCHWAAB F., 1997 - Rép3ftltlOn et statut du
en hiver 1999-2000, sur tous les sites majeurs à Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
Petits Rhinolophes connus à l’époque, seulement (Bechstein, 1800) dans le nord et le nord-est de
261 Petits Rhinolophes avaient été recensés, et la France. Colloque << Zur situation der
300-500 individus étaient estimés sur le Noyonnais- Huffeisennasen in Europa », Nebra (Allemagne),
Soissonnais (Frmuçois, 2000). Il est clair que la mai1995.lFA.
population eSt tl'èS nettement Superieure. DUBIE S. (coord.), DuRiEux B., FRANç©is R., SPINELLI F.,
En 1994, DUBIE et SCHWAAB (1997) estimaient la 1997 - Inventaire des chiropteres de Picardie.
population picarde à 200 individus, centrée sur le Statut et cartographie des especes : pré—atlas.
Noyonnais-Soissonnais. Le premier pré-atlas des Coord° Mammal. Nord Frce, Groupe
chiropteres de 1997 ne proposait pas d'estimation Chiropteres de Picardie. 56 p. Doc. multicop
régionale de la population de Petit Rhinolophe, et Fiwvcois R., 2000 - Le Petit Rhinolophe (Rhinolophus
donnait simplement un cumul complet des hipposideros) dans le Nord-Est de l’©ise:
L’AV©CETTE 2005 — 29 (3)

résultats des recensements de |’hiver
1999-2000. L'Avocette 24 (1-2),. pp. 23-37.
' I I \
g W,. Secteur d etude des chlropteres
Q ·
5 du 22 Janvier 2005
Abbeville Nord - Pas-de-Calais
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B Sai t-Quen `n
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Vervins
Haute-Normandie
rvlemdadaer _·\ sk Gaz
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P Clêngont   Soissons Aisne
  Champagne-Ardenne
lle-de-France Chateau-Thierw
Nlarnë D
Légende:
N3 Zone des prospections de janvier-février 2005
• Cavités prospectées par le Groupe Chiroptères de Picardie Nature GrÃî;°gLîg!ë,;ég Ãîêgîîâure
Carte 1 : Localisation des cavités prospectées et de la zone d’étude.
Rémi Fmuçois (Groupe Chiroptères de Picardie Nature),
4 place du Maréchal Leclerc, 80710 QUEVAUVILLERS.
Adele : remi.francois1@free.fr
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