Mémoires de la Société Linnéenne du Nord de la France - 1869 - vol 2 - 3
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4 sonnmnz. °
· Année 4869.
Séance générale ordinaire du 46 janvier 4869 ..... 428
— Commission relative ai la fondation d’nn prix annuel
de 4000 fr., à décerner dans chaque ressort académique
entre les Sociétés savantes .......... 428
  — Situation financière de la Société Linnéenne en 4868. . 429
4 Séance générale ordinaire du 6 mars 4869 ...... 430
_ - Cotisation des Soeiétaires n’habitant pas Amiens. . . 434
i — Nomination du Secrétaire-adjoint du Bureau pour 4869. 434
Séance générale ordinaire du 45 mai 4869 ..... 4 . 434
id. id. id. du 3 juillet 4869 ...... 433
id. I id. id. du 24 septembre 4869 .... 435
id. id id. du 44 novembre -4869 .... 436
4 — Bureau de la Société pour 4870 ......... 436
4 — Commission pour la Révision des Statuts .... . 437
4 — Situation linancière dela Société en 4869 ..... 437
4 ANNÉE 4870. _
Séance générale ordinaire du 8 janvier 4870 ..... 438
4 id. id. id. du 8 mars 4870. . . . . . 438
— Commission de publication .......... 439
4 · Séance générale ordinaire dn 45 mai 4870 ...... 440 .
id. id. du 3 juillet 4870 ...... 443  
_ —· ExcursionauxibunesdeSt-Quentin·en·Tourmont(Somme). 443 `  
Année 4874. .
Séance générale ordinaire du 42 août 4874 ..... 444 4
—· Géologie et Paléontologie du département de la Somme, 4
par M. Nap. de Meacer ........... 444
Séance générale ordinaire du 47 novembre 4874 .... 445 4
— Commission pour le Musée Napoléon d’Amiens . . . 447 4
— Bureau de la Société pour 4872 ........ 447 r
- Situation financière dc la Société ........ 447 i
— Commission de propagande ...... . . . . 447 4
Séance générale extraordinaire du 2 décembre 4874 . . . 448 ·  
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MEMOIRES
s`0cnETE LINNÉENNE

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i ÃIONOGRAPHIE IGONOGRAPHIQUE
, DU GENRE
ANTHOPHORA, LAT.
Par M. 1c D' DOUBS,
Membre titulaire de la Société Linnéenne du Nord de la France.
 
PREAMBULE.
Ce travail devait être publié avec la collaboration de
M. le D' J. Sichel ; - et, certes, sans la mort imprévue qui
vient d’enlever l'ilIustre médecin aux sciences naturelles,
j'aurais été heureux et lier d’être associé à cette nouvelle pro-
duction du maître. Aujourd’hui, un scrupule qui sera compris
de tous les Entomologistes vient m’assaillir, La Monographie
des Anthopltores que je livre à l’impression, sera-t-elle I'ex-
pression exacte dela pensée de mon savant ami, ou bien
seulement le pâle rellet de ses nombreuses communications?
On connait les tendances de M. Sichel à ramener à des types
rou u. t

l
l
. 6 uouocnnnin mas Awrnornonx.
uniques une foule d'espéces décrites par différents auteurs
sous des noms divers, et qui pour lui ne représentent que
— des variétés peu significatives dues au climat, à l'altitude...
ll suliit de lire ses recherches sur les Sphcoodes et sur le
Bombus montanus pour se rendre compte de ce besoin de
synthèse qui portait l’illustre Entomologiste de Paris à
trouver non pas une analogie, mais bien une similitude
complète dans un grand nombre de prétendues espèces
l qu’iI croyait pouvoir réduire à un seul type en les étudiant r
au moyen de séries nombreuses. Cette idée, je l'avoue, est
séduisante, mais on arrive vite à la confusion en la prati- l
quant d’une manière absolue.
Les espèces, dans certainsgenres d'Hyménoptères, ne sont p
pas très·tranchées. Il est par conséquent possible, en réu-
nissant de nombreuses séries, de faire rentrer successive- ·
ment leurs caractères les uns dans les autres, et d'arriver
ainsi à ne constituer qu'une seule espèce représentée par
des milliers d'individus difïérant à peine par quelques signes  
extérieurs. Mais outre que de semblables séries ne se ren- l
contrent pas souvent dans les collections les plus riches, il  
faut bien reconnaitre qu'un vêtement à peu près pareil re-
couvre des individus tout-à-fait différents. Je n'en donnerai
qu'un exemple. l
Lülnlhophora fs-fasciala,deVill.,examinée sur des centaines  
de sujets, vient, par gradatious successives, s’identifier avec p
`
l

rntaunuu. 7
i’Albigena, Lep. M. Sichel n’avait pas manqué d'englober
cette dernière dans A. fkfasciata, comme une variété à
petite taille. L’Albigena, cependant, est bien distincte; on
la trouve constamment avec son mâle. Quoique vivant côte
à côte avec fpfasciata, on ne la capture jamais accouplée
avec elle; et j'ai obtenu séparément les deux espèces d'é-
closion, à Pontéba, sur les bords du Shélill`, dans la province
d'Alger.
Je pourrais citer bien d'autres tentatives de réunion qui
_ doivent, je crois, étre repoussées et que j'aurai soin de
signaler dans le cours de cette Monographie.
Ge sont ces divergences, sur lesquelles nous n’avons pas
cu le temps de nous mettre d'accord, qui me décident à
faire paraitre cette étude sous mon nom seul, me réservant
. I d’indiquer avec le soin le plus religieux les articles dont
M. Sichel a fourni la rédaction. J’ajoute de suite que c'est
grâce aux matériaux immenses qu’il avait accumulés, maté-
riaux toujours généreusement mis à ma disposition, que cet
. opuscule a pu voir le jour.

N O T E.
L’étude des Hyménoptères n'est pas en grand honneur
parmi les Entomologistes français. Cela tient peut-étre,
entre autres causes, ii l’absenee totale de livres élémentaires,
indispensables aux commençanls, et aux dillicultés qu'on
éprouve à se procurer ces insectes au moyen de chasses
faites sans apprentissage. M. le D' Sichel a public, il y a
quelques années, une notice destinée à faciliter la recherche
des Hyménoptères. Je crois être agréable ii mes collègues
en la reproduisant en tète de ce traiail.
l
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l

G U I D E
ns u
CHASSE DES HYMENOPTERES , `
Par J. BICHEL. p
' [ Extrait du Guùte de l’Amateur d'h~serlcs, 1857, choz Deyrollo,
naturaliste, rue de la Monnaie, li), Paris.}
 ——~—··—
Les Hyménoptères constituent un des ordres les plus inté-
ressants de la classe des insectes. La grande variété de leurs
formes, leurs mœurs extrèmement curieuses, leurs instincts
plus développés que dans aucun autre ordre, et les impor-
tantes considérations de àoologie générale et pratique dont
ils peuvent devenir le sujet, donnent à leur étude un intérêt
et un · charme tout particuliers, qui vont en croissant à
mesure qu’0n s'en occupe.
Si, jnsqu’ici, cet ordre a été presque délaissé par les
amateurs, s’i| n'a même été cultivé que par un petit nombre
d'Entomologistes, cela tient à plusieurs raisons. C'est d’abord
la crainte d’accidents. Les femelles d’une des grandes divi-
sions des Hyménoptères, celles des Porte-Aiguillon, sont
armées d'un aiguillon dont la piqûre est douloureuse. Elle
_ est cependant facile à éviter, et nous aurons soin d’indiquer
les précautions à l’aide desquelles elle devient très·rarc. La
douleur se dissipe d’ailleurs promptement, selon ses degrés,
par la pression et la succion de l’endroit piqué, une friction

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if) zuouoorulrurs nss AN'l’IOPHOIIA· ‘  
un peu rude, des fomentations d’eau froide, l'application de U
quelques gouttes d'ammoniaque étendues d'eau` ou, bien l
mieux, d'acide phénique pur, sans mélange d'alcool ou p
d’eau, moyens qui préviennent toute suite fâcheuse. i
On devra toujours emporter à la chasse un petit flacon ”
d'acide phénique, muni d’un bouchon en verre allongé en i
pointe, à l'aide duquel on porte facilement ce liquide sur  
les points les plus circonscrits. Ce flacon, pour l’empècher i
de secasser, doit être renfermé dans une capsule en bois.  
Une seconde raison est l'extérieur des Hyménoptères, en i
général moins attrayant que celui des Lépidoptères et des p
Coléoptères; mais cette raison n’est qu’apparente. Dès qu'on p
est un peu familiarisé avec cel ordre, on y découvre des x
espèces, des genres et même des familles entières, par  
exemple celle des Chrysidides (Guêpes dorées), qui, par la ,
beauté et l’éelat de leurs couleurs, peuvent rivaliser avec v
les familles les plus brillantes des Coléoptères.  
Une troisième raison, enfin, peut expliquer I’oubli immé- p
rité dans lequel cet ordre est resté jusqu’ici : c’est le manque  
d’un bon ouvrage, ni trop volumineux, ni trop superficiel,  
rendant possible et facilitant l’étude des familles et des p
genres, et donnant les diagnoses des espèces, tout au moins p
celle des espèces indigènes. Cet ouvrage est encore à faire; p
car celui de Lepeletier de Saint-Fargeau, œuvre d’un Hymé- i
noptérologiste distingué, mais courbé sous le poids des i
années, des infirmités et des chagrins, est incomplet et dé- p
fectueux sous tous les rapports, à |’exception dela quatrième i
partie, rédigée par M. Brullé, et formant un excellent gcncra  
des familles non décrites par Lepeletier. Ceux qui voudront i
se familiariser avec l’étude de cet ordre, feront bien de s’en U
tenir, pour le commencement, au Règne animal de Latreille,  
tome V, au Manuel de Boitard, tome Ill (extrait élémentaire i
i
i
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cause nes nvuéuonîmns. ll
du précédent ouvrage et de celui du même auteur sur les
Crustacés et les Insectes), ou, s'ils peuvent se la procurer, `
à la partie des Hyménoptères de l’excel|entc Introduction
à la classification moderne des Insectes (en anglais) de
M. Westwood, dont il existe une traduction française.
La nature de ce petit travail ne nous permet pas d’entrer
dans des détails sur les Hyménoptères, leur classification,
p leurs familles, etc. Disons seulement, pour ceux qui sont en-
core complètement étrangers à cet ordre, qu'on appelle ainsi n
les insectes semblables aux Abeilles, aux Bourdons, aux l
Guèpes et aux Fourmis, et dont les principaux caractères
sont les suivants:
Quatre ailes membranenses, ayant des veines peu nom-
breuses, mais très-régulièrement disposées, de manière à
constituer des cellules très-aptes à concourir à la formation
d’importants caractères génériques.
Organes dela bouche composés généralement de mandi-
bules cornées, d’une lèvre supérieure ou la bre, de mâchoires
avec leurs palpes maxillaires, et d’une lèvre inférieure ou
labre, avec ses palpes labiaux, organes formant par leur en-
semble nne espèce de fausse `trompe, rétractée dans l’état
du repos, mais capable de s’a|longer.
Extrémité postérieure de l’abdomen munie, dans |’une des `
grandes divisions (Terebrantia, Porte-Tariére), d’une lariëre
ou oviscapte, servant uniquement à déposer les œufs sur ou
dans les matières organiques au milieu desquelles ils doivent
éclore; et, dans l'autre grande division (Aculeata, Porte- n
Aiguillon), même extrémité postérieure de l’abdomen munie l
d’un aiguillon servant en’même temps d’oviscapte et d’armc
olïensive et défensive.
Deux sexes, des mâles ((-3*) et des femelles (Q); et, dans
certaines familles sociales et nidiliantes, comme les genres

l2 xozsoomrnnn nes Auruornon.
Abeille (Apis) et Bourdon (Bombus), les familles des Guépes
(Vcspidœ) et des Fourmis (Formicidœ), un troisième sexe,
des neutres ou ouvrières (3,), ou, en réalité, une simple
modification des femelles, consistant dans l'atrophie des
ovaires, ce qui les prive de la faculté d’ètre fécondees,
sans leur ôter l'instinct de la nidilication et des soins à
donner à la progéniture des femelles fécondes.
Six pattes, dont la dernière paire reçoit d’importantes
modifications dans les femelles et les ouvrières de certains
genres sociaux nidiliants (Abeille et Bourdon) et dans d'autres l
genres. p
Métamorphose complète; larves vermiformes et apodes (
(sans pieds), à |’exception d'une grande famille, celle des (
Tcnthrédouidcs (mouche à scie), dont les larves sont munies ”
de pieds et ressemblent beaucoup aux Clienilles des Lépi—
doptères; aussi ont—eI|es reçu le nom de F ausses-Chenille:. l
emlssn nes urutmorricnes. n
Elle se tait autrement que celle des Coléoptères; elle a (
plus de rapports avec celle des Lépidoptères, dont cependant )
elle dilïère encore considérablement. Beaucoup dllyménop- l
tères nichent dans la terre ou le sable (ce que les Lépidop— l
tères, à l’état parfait, ne font jamais), ou vivent sur le sable,
où l'on ne trouve pas de Lépidoptères et seulement un cere
tain nombre d'autres insectes. En outre, on les rencontre
sur les fleurs, et presque toujours au soleil. C'est donc prin-
cipalement au soleil qu’il faut les chasser, soit sur les ter-
rains couverts de fleurs, soit, du côté du midi, sur des
talus en pente formés de terre un peu aride ou sur de vieux
murs. Lorsque, dans ces sortes de terrain et dans ces murs,
  on voit de nombreux trous assez profonds et ayant de 4 la
` 10 millimètres de diamètre, on est sùr d`avoir rencontré le
l

cum uns nvutmorrùans. I3
gîte d'une multitude d’Hyménoptères et souvent leurs
colonies avec leurs métropoles. On n’en trouve pas quand
les murs sont peu anciens, unis, sans fentes ni trous; excep-
tionnellement, il y a quelques Chrysis et quelques autres
Hyménoptères, au soleil, sur les murs blancs et unis. Les _
terrains trop fermes, trop calcaires, trop pierreux ou trop
meubles sont également stériles pour la chasse aux Hymé-
uoptères, si ce n'est qu'on rencontre des Mutilles et certaine
Fouisseurs sur le sable méme meuble, lorsque les autres
conditions existent, c'est-à-dire au soleil et dans le voisinage
de lleurs ou de colonies de ces insectes.
Uinstrument le meilleur pour la chasse des Hyménop-
tères, celui qui doit être employé le plus ordinairement, est
le lilet. Il est semblable à celui pour les Lépidoptères; mais
le sac, en gaze ou en crêpe, doit être un peu plus court.
Outre ce filet en gaze, il en faut un autre en toile et une
pince à raquette.
C’est sur les lleurs, au soleil, qu'on trouve le plus grand
nombre d'Hyménoptères. On fait les chasses les plus abon-
dantes, au printemps, sur les chatons des saules, en été et
en automne, sur les Labiées, les Carduacées, les Ombelli-
fères, pour ne citer que les familles les plus habituellement
fréquentées par ces insectes. D'autres lleurs sont spéciales à
des groupes ou des genres divers. Les espèces indigènes du
genre Reseda,le Béséda sauvage (Roscdu luteu) et la Gaude
(Reseda luleola), sont le séjour habituel d’une inlinité d’Hy—
ménoptères. Un genre de la famille des Siricidcs, les Cephus
(mouches à scie du blé), attaque les graminées et même les
céréales. Sur les fleurs, l’herbe et les feuilles des plantes
non épineuses, on chasse avec le iilet en gaze, absolument
comme pour les Lépidoptères, mais avec quelques précau-
tions qu’il convient d’indiquer. - —

l
lh uonoourms nes Aurnornou.  
Il ne serait pas sans inconvénient, en capturant les lzlymè- l
noptères, de ne pas tenir compte de leur nombre ct de leur
position dans le filet. Sur les Ombellifères, par exemple, ils i
sont souvent tellement nombreux que, malgré soi, on en
remplit le filet, et qu’en voulant le vider sans précaution, on
se fait piquer d’autant plus fort qu’on est moins sur ses gardes.
Il faut donc soigneusement examiner le filet après chaque
coup, l’assnjettir et le fermer de manière qu’aucun insecte
ne puisse s'échapper; enfin, expulser les insectes inutiles,
surtout les Hyménoptères communs, tels que les Abeilles
des ruches, les Guèpes des espèces communes, etc., qui ne
servent qu'a gêner et à exposer à des piqûres. Quant aux
insectes qu'on veut garder, il faut les réunir dans un coin
du filet. La meilleure manière de faire, c'est d'appuyer le
boutdu manche à terre, le cercle de fer contre un mur,
contre la boite de chasse ou contre la poitrine, et d'élever
d'une main, aussi haut qu'ou le peut, le fond du filet, en
serrant et fermant de l’autre la base de celui-ci tout autour;
les insectes remontent alors dans le fond. En les suivant
avec I’autre main depuis la base jusqu’au fond et en resser-
rant toujours le filet au-dessous d'eux, on finit par les ein-
prisonner dans le coin supérieur qu'on tend alors, avec les
deux mains en sens inverse, contre un mur, contre la terre
ou la bolte de chasse. Selon qu'ou veut piquer les insectes
sur place ou les tuer dans de la vapeur d'éther ou dans celle
de chloroforme, pour les piquer à l’aise il la maison, il
faut procéder d'une maniere différente; voici comment.
Tous les insectes poilus, et tous ceux d'un volume trop
considérable pour être introduits dans un flacon à goulot
étroit, doivent étre piqués sur place. Après avoir tendu le
filet avec les deux mains en sens opposé, comme nous
venons de le dire, on augmente cette tension de manièrcà

F
cussn mrs nrsrimorrànns. lll
f rendre immobile l’insectequ`on veut piquer, et on lui trans- ·
» peree le milieu du corselet de part en part avec I'éping|e,
ï de façon que celle·ci, du côté de sa téte, ne le dépasse plus
E que d’un tiers ou d’un quart de sa longueur. Si l’on a placé
à le filet à terre, ce qui en général est plus commode et plus
sûr, il est bon de faire entrer la pointe de l’épingle dans le
sol, pour rendre l'insecte immobile et l’cmpècher de se dé-
gager. Toutes ces précautions minutieuses ne doivent pas
étre négligées, si l’on ne veut pas souvent voir un gros
llyménoptére, tel qu'un Bourdon ou un Frelon, s’envoler
déjà piqué, en emportant l’épingle et en É laissant pour
souvenir qu'une piqûre douloureuse. Après que tous les
insectes volumineux ou poilus sont piqués, on les retire
avec précaution, en faisant traverser à la tête de l’épingle
le tissu du filet. Quand il n’y a plus dans celui-ci que les
insectes piqués, on les dégage facilement en le retournant.
Lorsqu’il y en a d'autres, il faut d’abord, de la manière que
nous avons indiquée, les faire remonter dans l'extrémité
supérieure du filet, la replier et la fermer soigneusement
avecües épingles, afin d'empécher les insectes deredes-
cendre, puis retourner la partie inférieure pour la vider.
Pour éviter ces embarras et les piqûres auxquelles on est
toujours exposé quand le filet contientà la fois beaucoup
d'Hyménoptères, insectes vifs, agiles et qui changent conti-
nucllement de place sans qu'on y puisse toujours faire atten-
tion, il vaut beaucoup mieux le vider après chaque couv, et
ne prendre à la fois qu’un seul insecte ou un petit nombre.
Les Hyménoptères glabres, c’est-à-dire entièrement sans
poils, tels que les Vespides (Ia famille qui contient les
Guêpes), les Fouisseurs (Hyménoptères creusant la terre
pour faire leur nid, comme les Pompiles, les Crabrons, etc.),
les Formicides (toutes les Fourmis), peuvent être recueillis
i
i

ld Mouoeatrnis nes Mvrnornou.
· dans un flacon bouché à l'émeri, comme les Coléeptères;
mais ce llacon doit avoir un goulot assez étroit, sans quoi la
plupart des Hyménopteres en ressortireient et s’envoleraient.
Ou remplit ce flacon d’étroites bandes de papier fin, et l‘on
yverse, pour la capacité d’à peine un demi-verre d’eau,
dix it douze gouttes d'éther ou de chloroforme, dont la va-
peur rend les insectes insensibles et les tue si le flacon n’a
pas été ouvert au bout d’une heure. Comme chaque fois
qu'on ôte le bouchon il s'échappe une certaine quantité de
vapeur d'éther ou de chloroforme, ·il faut emporter à la
chasse plusieur, flacons semblables et une petite quantité
d'éther ou de cliloroforme de réserve, pour en verser de
nouveau dans le flacon de chasse lorsqu’ll n'en contient plus
assez, chose qu'on reconnait facilement à ce que les insectes
restent trop longtemps sans devenir immobiles, tandis qu'ils
le deviennent promptement et presque instantanément
tant qu'i| y a la quantité voulue de vapeur d'étlier ou de
ehloroforme.
Pour faire entrer les insectes dans le flacon, on le dé-
bouche et on l’lntroduit dans le filet jusqu'à l’extrÈmité
supérieure de ce|ui·ci, qu'on soulève un peu. On dirige les
insectes sur l’embouchure, au-dessus de laquelle on tend et
on ferme le filetà l’aide de la main libre, le manche étant
appuyé à terre. On donne par-dessus le filet quelques légers
coups de doigts sur l'embouchure, afin de faire descendre
l'inseote dans le flacon, où il devient promptement insen-
sibles, si on a la précaution de boucher immédiatement
l’ouverture.
Quand un des insectes ne descend pas assez vite au fond
du flacon, on n’a qu’à retourner celui·ci apres l’avoir bouché:
l’insecte remonte alors vers le fond.
En remettant de temps a autre quelques gouttes d'étlien
i

n
¢lÀ|0I nus tmttsorrtns. l'}
dans le flacon, et en le fermant exactement ebsqne fois, les
insectes qu'il contient meurent promptement; si non, en
ajoute de nouveau quelques gouttes d'éther à la lin de la
chasse, et on tient le flacon bien bouche pendant une demi-
heure ou une heure; au bout de ce temps, tous les insectes
sont morts. Quant à ceux piques par les épingles, on peut
les tuer, s’i|s ne meurent pas promptement, soit en chauhttt
fortement la tète de Vépingle, après avoir fait passer cell•~
cia travers le trou d’un carton ou d'une planchette, elltt
quels chaleur n'agisse pas sur l'insecte lui·m6me, t••it en
portant avec la pointe d'une épingle une quantite minime
de nicotine sur la bouche de |'insecte.
La chasse la plus habituelle et la plus fructueuse des
Hyménoptères se fait donc au soleil et sur les lleurs, où la
manière de les prendre est la mème que pour les Lépidop·
tères. Mais leur chasse sur les fleurs n'est pas la plus instrno
tive, parce qu’on y trouve plus rarement les différents sexes
d'une même espèce réunis, et parce que dans certaines fa-·
mille, I’un des sexes étant aptère, c'est-à-dire privé d'•,iles
(les neutres ou ouvrières chez les Formicides, les femelles
ches les Mutillides et chez les Pezomachus, groupe des
lchneumonides), ce sexe ne se rencontre qu'exceptionne|Ie-
ment sur les lleurs. Pour trouver ensemble les diiïérents
sexes des mêmes espèces, il faut chercher les nids des Byrne-
noptères. On les trouve, comme nous l’avons dejà dit, sur
. le sable, la terre ferme et un peu aride, les vieux murs,
sous la metisse et les pierres, etc., au grand soleil et du cote
du midi. Cette chasse ne se fait plus en fauehant, mais en
posant le filet à terre ou contre le mur, rapidement età plat,
au moment où les insectes sont sur le point d’entrer dans
leur nid, ou en les prenant au vol près de celui-ci. Elle
n'est pas facile, à cause de la diliziculté qu’on a cfappliquer

f8 xozwonanms ors auraornon.
lefilet assez rapidement et assez à plt sans casser |'anneau,
et à cause de l’extréme agilité avec laquelle les insectes de
certaines familles, comme par exemple les Pompilidcs, les
Lcrridea, s’échappent latéralement sous les bords du filet,
ou pénètrent dans la terre ou dans le mur dès qu’ils se trou-
vent à l'entrée de leur nid. Cette chasse toute spéciale s'ap-
prend mieux par l’expérieuce et par l’exercice; comme elle
use beaucogp les filets, il est toujours utile, surtout lors-
qu’on fait une excursion un peu lointaine, d’emporter un
filet de rechange, ou du moins du fil de fer pour raccom-
moder l’anneau s'il se casse, et une aiguille avec de la soie
pour fermer les trous du filet. Disons une fois pour toutes
qu'avant le premier coup de filet il faut soigneusement exa-
miner s'il n'y a pas dans le voisinage, cachées sous des (
herbes et des branches inoffensives, quelques ronces, enne· l
mies acharnées et véritable fléau des filets et de la chasse. l
Pour chasser sur les ronces memes, il faut se servir soit de l
la pinceà raquette, soit du filet à sac de toile. J
La chasse pres des nids n’of’l're aucun danger quand il
s'agit des Hyménoptères solitaires, dont chaque individu a
son nid isolé et ne s’occupe pas de son voisin. Lors même
qu’on en trouve de grandes colonies, on n'a à se préoccuper
que des individus auxquels on donne directement la chasse;
ear entre ces insectes il n'existe pas la communauté d'inté-
réts et d’instinets guerriers qui rendent si redoutables les
habitants d’un nid d'Hyménopteres sociaux. On rencontre —
quelquefois des colonies très-nombreuses d'Hyménopteres
nidifiants solitaires, tels que d’Andrènes, de Sphécodes,
d’Anthoph0res, de Cerceris, de Philantes, et on peut les
prendre en masse sans la moindre crainte. Il en est autre-
ment des Hyménoptères sociaux, tels que les Bourdons
(Bombes) et les Guépes (les différentes espèces du genre

cuasss nus nvuéxsorrims. IQ
Vespa, et surtout le géant des espèces indigènes, le Frelon,
Vespa crabro), dont la taille, l'aiguillon et les habitudes
guerrières et vindicatives rendent la chasse dangereuse près
des nids, si l’on ne prend certaines précautions que je vais
indiquer. `
Il faut se placer à quelque distance du nid, et ne chasser
que les individus isolés ou les petits groupes de deux ir
quatre individus, sans donner aucun coup de tilet vers les
troupes plus considérables qui quelquefois s'aecumulent _
près du nid ou à son oritice, et qui souvent se jettent sur le
chasseur avec l’iutention non douteuse de punir son attentat
contre la colonie. Si l’on veut simplement observer leurs
mœurs, il faut se tenir entierement immobile; les insectes
alors, pourvu qu'on ne soit pas directement devant l’oritice
du nid, de manière à en barrer le chemin, ne font pas atten-
tion à Vobservateur. Veut-on prendre le nid tout entier, ce
qui se fait le mieux, lorsque la plupart de ses habitants sont '
rentrés, pendant la nuit et à l'aide d'une lanterne: on ob-
serve d'abord, pendant le jour, la direction que les insectes
prennent après ètre entrés dans l`oritice; ear entre celui-ci
et l'entrée véritable du nid (quand il s'agit des nids souter-
rains, les plus fréquents), il y a toujours une espèce de
conduit ou de chemin, quelquefois multiple. C'est la direc-
tion de ce conduit qu'il faut avant tout bien étudier. Pour
s'emparer du nid, on saisit d'aliord, à l'aide d'une longue
pince, une large pelote de ouate ou d’étoupe fortement im-
bibée d'éther ou de chloroforme, et on l’introduit tout le
long du conduit jusqu’à ce qu'on soit arrété par une résis-
tance. 0n retire rapidement la pince, et on pousse de la
même manière une seconde pelote imbibée d'éther ou de u
cbloroforme, puis on bourre tout le conduit de ouate, d'é-
toupe ou de cbiüons. Au bout d'une demi-heure environ,

Il uouooannns ons Amnornou.
après avoirpris successivement avec le tilet tous les insectes
isolés qui sont venus pour rentrer pendant et après I’opéra-
tion, et dont le nombre est très·grand dans la journée, on
commence à travailler la l'aide de la pioche et de la pelle (ou
simplement à l’aide d’un fort couteau, lorsqu’il s’agit d’un
nid petit et situé peu profondément), toujours avec beaucoup
de précaution, de manière à ne pas endommager le nid, ni
ouvrir une issue à ceux de ses habitants qui ne seraient pas
· complétement engourdis. Lorsque le nid est dégagé, on
trouve d’ordinaire, dans la cavité qu'il occupait. un très-
grand nombre de ses habitants engourdis. On les enlève à q
l'aide de la pince, et on a toujours tout prêt un filet, pour i
le cas où un certain nombre des insectes n’aurait pas été L
atteint par la vapeur d’éther. On emporte le nid dans une l
grande boite, dont deux des parois au moins sont formées q
_ de toile métallique. Un garde-manger peut très·bien servir à q
oct usage.  
A la campagne, il est plus facile de les élever et d’obtenir ,
leurs parasites (les Mutillcs pour les Bourdons, le Mctoecus t
paradozcus pour la Vespa gcrmanica, etc.), On n’a qu’à laisser
le nid fermé d’abord et à pourvoir aux besoins de ses habi-
tants; au bout de quelques jours, on le laisse ouvert. Les
insectes, alors, prennent eux-mêmes soin de leur subsistance
et rentrent régulièrement dans le nid. Vers l’époque de
l’éclosion des parasites, il faut fermer Ie nid jusqu'à ce
qu’on les ait recueillis. En ville, on laisse le nid constam-
ment fermé, en renouvelant journellement la nourriture de
ses habitants et en n'oubliant pas de leur donner de l'eau,
sans laquelle ils meurent promptement.
La chasse au filet en gaze est dillîcile sur les ronces, sur
les ehardons, sur tous les végétaux épineux, et même sur
ceux qui ont simplement des branches trop fortes et trop

l
cnasss nas nvuimovrùnas. il  
'nombreuses. Là on se sert de la pince in raquette et du filet i
en toile. ,
La pince à raquette est la même que pour les Lépidoptères;  
son usage exige une certaine habitude, surtout quand il
s'agit de chasser sur les chardous, dont il faut éviter de n
saisir les fleurs ou capitules, parce qu'e|les empêchent les  
branches de l’iustrument de se rapprocher, et qu’elles per-
mettent à l'insecte pris de s'échapper. Il faut aussi que les
raquettes soient couvertes, non de gaze ou de tulle comme
pour les Lépidoptères, mais d’une toile métallique assez
forte pour immobiliser les gros Hyménoptères si vifs et si
vigoureux, et percées de mailles ou de trous assez larges
pour que la tête des plus grosses épingles puisse pénétrer
facilement au travers, sans quoi on aurait la plus grande
diflicultéà fixer les insectes, et l’on s'exposerait à eu perdre
la plupart et à être fréquemment piqué. i
Les Tenthrédouides, les Siricides, les Ichneumouides, les
Cynipides se trouvent en grand nombre sur les fougères, les
feuilles des arbres et des arbustes, et même sur leurs
branches et sur leurs troncs. Les Teuthrédonides s’y trou-
vent mème, au printemps, avant que les feuilles aient
poussé. Il faut les y faucher avec le filet en toile: le filet en
gaze s'userait et se déchirerait trop vite. Toutes les fois que
le filet en toile est rempli, on en tourne le fond en bas et on
l`ouvre, après avoir couvert son anneau avec l’ouverture
d’un filet en gaze dont on tient le sac tendu de bas en haut.
Decette manière, les Hyménoptères remontent et se réu-
nissent daus l'extrémité supérieure du sac en gaze, où on
les isole pour les prendre de la manière indiquée ci-dessus.
Pendant qn’on vide le filet en gaze, ou referme soigneuse-
ment le filet en toile pour l'examiner de nouveau plus tard
et y prendre les insectes qui y seraient restés. Outre les
tous u. 2

22 uoxormrnnn nes Axrnoraon.
Hyménoptères, on capture ainsi beaucoup de Coléoptères,
d’Hémiptères, de Névroptères, etc.
_IIn très-grand nombre d'Hyménoptères peuvent aussi être
pris sur des nappes et des serviettes tendues sous les arbres
ct les buissons qu’on bat à l'aide d'un parapluie ou du Thé-
rentome de M. de Graslin. Il faut seulement qu`une ou
deux personnes s’occupent exclusivement de ramasser les
Hynnénoptères, ou de les saisir à |'aide du lilet en gaze et
de la pince ii requête, tandis que les autres recueillent les
autres ordres. Lorsqu'on a terminé la chasse au soleil, on
trouve encore à l’ombre, par les journées chaudes, de nom-
breux Hyménoptères, en fauchant sur toute espèce d'arhres,
d'arbustes, de lleurs et d’herbcs, ou en battant les premiers.
On se procure quantité d’autres Hyménoptères en fouillant
les mousses, les herbes courtes, les feuilles sèches, en re-
tournant les pierres, en cherchant sur les terrains sablon-
neux et arides, surtout au soleil. On réunit ainsi beaucoup
de Mntillaires, de Formicides, de Proctotrupides, etc.
Tout le monde sait que, pour observer et chasser les
Fourmis et toute la famille des Formicides, il faut aller à la
recherche des fourmilières, comme pour les Coléoptères qui
y vivent. Ajoutons encore que les Fourmis aptères, qui
tbrment la masse des fourmilières, sontdes neutres ou ou-
vrières, etque les mâles et les femelles, ailés, ne volent que
vers l'époque de Vacoouplement; qu'il faut donc tâcher de
connaître cette époque (qui tombe le plus ordinairement au
milieu de l’été) et de trouver ces deux sexes, en examinant
souvent les lourmilières qu’on a découvertes.
Une chasse qu’il faut encore signaler, c'est celle sur les
_ arbres coupés, surtout sur les bûches de chêne régulière-
ment entassées, dans les bois et les campagnes, ou même
dans les chantiers. Sur ces monceaux de bois, le mode de
l
· · l
l
l

cnassn nas nutuorrimss. 23
chasse est le méme que sur les murs: on y trouve de grands
nombres d'0smites, de Chrysidides, d'0dynères, de Pem·
phrédonides, de Braconides, d’lchneumonides, surtout du
groupe des Xorides (genres Xoridcs et Xylonomus), ainsi que
de nombreux Coléoptères, dont ces Braconides et ces Ich-
neumonidœ sont les parasites. Il est à remarquer que, sur
les bûches de bouleau, on ne rencontre jamais aucun Hymé-
noptère, pas même un Ichneumon, probablement parce que
le nombre des Coléoptéres qui nicbent dans les troncs de
bouleau est minime, tandis que dans ceux de chêne il est
très-grand.
Il y a encore beaucoup d’autres manières de se procurer
des Hyménoptères. On élève et on fait éclore les chenilles
et les cocons des Tenthrédouides, absolument comme on le
fait pour les Lépidoptères; les galles de certaines plantes,
telles que le chêne et les rosiers pour les Cynipidcs, l’ajonc
pour les Chalciditcs; les parasites des Lépidoptères (lclmeu—
monidcs), qu'on obtient d'éclosion en élevant des chenilles.
En conservant des morceaux et des détritus de vieux bois,
on peut se procurer un nombre considérable d’Hyménoptères
qui y nicbent (Osmiles, Siricidcs, Sapyga, etc.). En collec-
tionnant au printemps et en automne des tiges de ronces,
on aura au commencement de l’été ou au printemps suivant
des éclosions de plusieurs espèces de Ceralina, d’Osmia et
d’autres genres. En fouillant au printemps et en automne
dans les feuilles mortes et les mousses, on trouve des Ich-
neumonidcs qui s’y sont cachés. Apres les inondations, le
sable des rivages fournit aussi quelques Hyménoptères;
mais, endommagés par l’humidité, ils sont rarement en assez
bon état pour pouvoir ètre incorporés dans une collection.
ll y aurait encore d’autres détails à donner sur la chasse
et l'étude des Hyménoptères; mais l’espace nous manque

2l uoxonnnnt: nrs mrnoruona.
pour le faire, et ce que nous en avons dit peut sullire comme
introduction pratique. Ajoutons seulement que les Hymé-
noptères trop peu volumineux pour pouvoir être piques,
doivent être collés à la pointe de petits morceaux de papier
ferme ou de carte, ou mieux sur des paillettes de mica. ll
faut mettre le moins de colle possible, alln de ne cacher sous
cet enduit aucun détail important pour la description de
l’espèce. En général, il ne faut coller que les insectes qu’il
est impossible de piquer. Des Hyménoptères «l'un volume
en apparence minime se laissent encore piquer avec du fil
d’argent mince sur dc petits carrés de moelle de sureau,
qu'on llxe eux-memes dans les boites it |’aide d'épingles.
Pour recueillir ces espèces minimes (Micryménoplërcs on
Miwohyménoptëres), il est bon d’emporter des tubes en verre
un peu épais, longs tlc lt centimètres, remplis de très-
étroites bandes dc papier, et dans chacun desquels on met
une à deux gouttes d’«‘ther ou de chloroforme.
l
l

DESCRIPTION DU GENRE ANTHOPHORA.
Le genre Anlhophora est un des plus naturels de l'ordre
des llyménoptères. Ses curactèçs buccaux et alaires lui
assignent des limites parfaitement tranchées. Abondammeut R
répandus dans les cinq parties du monde, ses représentants N
sont pourtant plus nombreux dans les régions chaudes du l
nouveau et de l'ancien continent. On pourrait presque dire
` que e’est un genre essentiellement européen, puisque,
parmi les espèces décrites dans cette Monographie, un tiers i
environ habite exclusivement le littoral de la Méditerranée,
un autre tiers l’Europe centrale et septentrionale.
Les Anlhophorcs se rencontrent des les premiers beaux
jours du printemps butinant indistinctement sur toutes les
lleurs des labiées, sur les Lamium et les Ajuga principale-
ment. Quelques-unes, toutefois, fréquentent avec plus de
prédilection les mêmes espèces de plantes. Ainsi, l’Antho-
phora femoratu reste fidèle it l'Echium rulgarc; l’Anth0pbora
flarcata compose sa pâtée sur la Melissa oyicinalis; l'Anfho-
phora mixte visite exclusivement les dilïérentes espèces de R
Slachys, le Stachys hirla surtout.
En Algérie, où les labiées printanières sont rares, les
Anlhophorcs se lixent sur l’Asph0delus ramosus, qui couvre
de ses nombreux panicules les plaines incultes de notre
colonie.
Toutes les Anthophorcs, à l`exception de l’An¢hophora fur-
cala, qui niche dans l’intéricur du bois (l), contient leur
(l) Kirbtf. Non. Ap. Angl., t. ri, p. 290.

26 xouoaanuus nxs Aurnoruou.
postérité à la terre. Elles construisent leurs nids soit sur les
vieux murs dont elles minent le mortier, soit sur les rideaux
esearpés formés par un terrain sablonneux. Ces nids sont
constitués dans l'intérieur du sol par un tuyau cylindrique
divisé en cellules plus ou moins longues par des cloisons
minces formées au moyen de détritus terreux et calcaires
amalgamés entre eux à I’aide d'un suc particulier sécrété
par la femelle. Les parois$e ce tuyau sont unies et assez
lisses pour qu'aucune aspérité ne puisse blesser la larve,
qui, éclose d'un œuf, doit y séjourner dix à onze mois en
partie sous cette forme, en partie sous celle de nymphe.
Chaque nid contient, d’après Lepeletier de Saint-Fargeau,
au plus une vingtaine de cellules. Dans celui de l’Anthophora
personata, que j'ai souvent observé en automne, par consé-
quent aprés les derniers travaux de la femelle, je n'ai jamais
· trouvé plus de cinq cellules, souvent trois seulement. L'An-
lhophora dispar dépose dans chaque tuyau onze œufs au
plus, séparés par autant de cloisons.
Lepassage de l’état de larve à celui de nymphe se fait
sans que la première ait besoin de se Iiler une coque. L’An-
lloophorc, sortie de sa dépouille de nymphe, attaque et dé- i
tache la cloison avec ses mandibules unidentées, sort de son
berœau isolé, faible, molle, ne pouvant prendre son vol
qu’après avoir, pendant quelque temps, ressenti l'action
tonique des rayons du soleil.
L’AnlIwphora pariclina olïre cette particularité curieuse
de faire précéder la portion souterraine de son nid d'un
tuyau externe longuement recourbé et formé de petits grains
de sable agglutinés. Cette disposition, semblable à celle
qu'on remarque chez l'0dynerus parietum, est certainement
nn indice qui trahit les soucis de la mère pour sa future
postérité. Malgré cette précaution, l'Anth0phora parielina est

l
l
<
IOKOGIAPBIB nas Aurnornon. 27 u
la proie d`une foule d'ennemis. J`ai sous les yeux un frag- v
ment de muraille occupé par deux nids de cette espèce,
visités, furetes par le Chrysîs ignita, les Cœlioœis conica, C. i
rufescms, les lllelccla punclata, H. alerrima, par des .4nlhra.z·,
qui, se reposant sur la cheminée externe du nid, peuvent à
bon droit être considérés comme les parasites de cette
Anlhophora. -
Mais ce ne sont pas là les seuls ennemis du genre. ll faut
lire dans le 2i• volume des Transactions Linnéennes, de
Londres, le mémoire de M. Newport, concernant un parasite
de lüinthophora rctusa, l'AnthopIto1·abia retusa, qui n’est
autre que la lllelittobia Audouini Westwood. Cette Eulophidc
se rencontre fréquemment dans les nids des Anlltophora
· avec la Ifelitlobia acasta, le Monodontomcrus nitidus, dont les
femelles pondent jusqu’à cent œufs sur une même larve (I).
l)'après Latreille (observations sur l’Abeille pariétine, in
Annales du Muséum d'Histoire naturelle, t. ut, p. 259,
anno ISM), diverses espèces de Malachius, de Dermestes, la
Nccydalis Immeralis, la Scolia 5-punctata, devraient être
rangés parmi les parasites ou les ennemis des Anthophora.
Mais leurs plus grands destructeurs sont sans contredit les
forlicules qui, lorsqu’elles parviennent à s’introduire dans
leurs nids, ravagent tout, devorant larves, nymphes, insectes
parfaits.
Les mâles d’un grand nombre d'Anthoph0ra se dilleren-
cient de leurs femelles par la structure des pattes. Tantôt
les tarses intermédiaires sont ciliés, garnis de poils longs
sur le premier ou le dernier article; d’autrefois les cuisses
sont renllées, armées de plaques, d’apophyses, d’épines qui
(I) Consulter in Annales de la Société Ent., IS69, *2* trimestre.
une note de M. le D' Giraud.
I

28 uouoeurnu ons ANTIQPIGIA.
sont autant de précieux caractères pour la diagnose des
especes. Malheureusement, ces caractères ne peuvent servir
à établir des coupes naturelles; ils sont l’apanage exclusif
des mâles, et rien dans la femelle ne dénote à priori la légi-
mité des deux sexes. Il faut obtenir les espèces, ou bien en
les faisant éclore chez soi, ou bien en les surprenant in
copuld.
Bien que les Anllwphora décrites dans cette Monographie
ne soient pas très-nombreuses, il m’a paru utile de les
grouper de la maniere suivante, dans le but d`arriver à leur
prompte et facile détermination.
Q Face taohetée de blanc, ou de jaune, ou de ferrugi-
neux. Divis. l.
Q Face noire, immaculée. Divis. 2.
5* Pattes simples, sans cils. Subdivis. l.
CT Pattes intermédiaires garnies de cils. Subdivis. 2.
5* Pattes renllées, armées d'épines, de
plaques, d’apophyses Subdivis. 3.
Dans ces derniers temps, M. F. Smith a introduit un genre
X.- nouveau parmi les Anthophora, le genre Habropoda, très-
hien caractérisé, comme je l'indiquerai plus bas et qui mé-
rite d’être conservé. Les espèces qui lui appartiennent
frappent tout d'abord par leur aspect extérieur. La venu-
lation des ailes est dillérente; les antennes, chez le mâle
surtout, sont plus longues, les articles dissemblahles. Mais, p
contrairement au sentiment de M. le D' Sichel, le genre
Habropoda doit rester isolé. Il ne saurait comprendre toutes
les espèoes dont les mâles ont les cuisses renilées, tels que v
A. fcmorata, A. crassipes, etc., etc., qui conservent constants p
les caractères alaires des vraies Anthophora si dilïérents de l
ceux fournis par les Habropoda.  
h
\
i
i
h
i
n
i

uouoourms nn Axrnornon. 29
GENUS I.
HABROPODA, olim HABROPHORA.
l·`. Smiths, Mss. (Lutul., pars l.
Palpis labialibus, ls·articulatis; 1** longissimo;
2** ad apicem acuto, reliquis minutis in latero
Palpi. secundi appositis, rellexis.
) Palpis maxillaribus, 6-articulatis; 2** longiori,
clavato, reliquis vix azqualibus.
Cellulâ radiali unicâ, appendiculatà.
Mas Cellulis cubitalibus 3. 2*, 3* versus radialem
` ' eoarctatis; primo nervo recurrente ad intersec-
tionem 2•, 3**que cellulœ cubitalis desinenti.
Pl. i; lig. 5, 6, 7. .
Les caractères huccaux sont semblables à ceux des vtllel
Anlltopltona, bien que présentant quelque dilïérence. Ainsi
la langue chez les Habropoda est courte, pubesccnte dans
toute sa longueur, qui ne dépasse pas eclle des palpes. Les
articles des palpes maxillai res sont plus longs, plus épais, le A
2** est trois lois plus long que le l•* et que les suivants. Les
antennes, surtout chez les mâles, dépassent un peu ou mei-.
gnept toujours la naissance des ailes; lc 3° article est un l
peu plus long que dans les Anlhophora. Enfin, les 2t et 31
cellules culiitales sont sensiblement rétrécies vers la radi-
cale, et la 2* cubitale reçoit la i*• nervure récurrente nu `
point d’intersection de la ligne formée par les 2• et 3• cubi- ,
tales
Les mâles des Habropada ont les pattes irrégulières,
tenues, ornées de Plaques, depophyses et garnies de cils. I

30 xonoonnnm nus mvrnornona.
Lecaractère tiré de l'aile des Habropoda n'est pas exclu-
sivement dévolu à ce genre. Quelques A. du Mexique :
A. Pluto, A. Aurulonto-caudota, A. Holanopgrrlia, ont la
i*• nervnre récurrente comme dans les vraies Habropoda;
mais les mâles de ceux-ci sont toujours bien dilïérents des
· femelles.  
Ne 1. HABROPODA ZONATULA.  
Smith, Cat., pers 2; p. 3l9. G. 50. i
Q Long. : - Corps Il mn.; Ailes ii mm.  
i
Q Nigra; fuloo-albido ee! cinereo oillosa. Scgmontis 2, 3, fs, i
albido val cincreo fasciatis. Ano fulvo. Alia hyalinis. &
Q Noire. Poils de la face fauves, plus pâles sur les cotés. p
Bout des mandibules testacé clair. Corselet et l·* segment  
de l’abdomen en dessus hérissés de poils fauves, plus pâles l
en dessous. Les autres segments noirs. Bords inférieurs des i
segments abdominaux ornés d'une bande de poils blancs
tirant sur le fauve, plus large au lv et au 5•. Côtés de l’ab-
domen hérissés de poils blancs, fauves à l'anus. Pattes, en
dessus, recouvertes de longs poils fauves blanchâtres, en
dessous ferrngineux noirs, ainsi que les tarses. Ailes presque
limpides. Point calleux roux testacé. Cote et nervures
ferrugineuses. _
dl Long. : -· Corps t6 mm.; Ailes li mn. ‘
6* Nigra; facio nigro-/lavo moculatd; fulwalbido val cinor¢o—
pilosû; femoribus erassis, trochanleribus anterioribus pinnd
acutû, [emoribus dente recurvato munitis; !• articule larsorum

  .
IOHOGIAPIIB nes Axrnoruon. 3i
E quadrato, 4**, 5• dentibus, 2** articule spind brcoi, acula ar-
malis; l• larsorum posticorum articule in rotundatam auricu-
* Iam dcsincnte.
5* Noire. Dessous des antennes jaune, ainsi que la
base des mandibnles et toute la face, à l'exception de deux
larges taches noires placées sur le chaperon, et de deux points
noirs de chaque coté du labre. Pubescence en tout semblable
à celle de la femelle. Cuisses épaisses, hanches antérieures
armées d'une longue épine recourbée, tres-aigue à son
sommet. l•* article des tarses antérieurs portant une large
apophyse carrée, crénelée à son bord Iihre de quatre ou
cinq petites dents mousses; 2• article des tarses antérieurs
dentiforme, terminé par une épine saillants très-aiguë.
I" article des tarses postérieurs se prolongeant en forme
d’oreiIIette arrondie à son extrémité.
Iles de l‘Archipet grec.
Collection Sichcl, Douro.
Ne 2. HABROPODA BZONATA. ·
Arruornoax Pxsssnm, Sich. Ann. Soc. Ent. I856. Bull., p. I9.
Smith. Caml., pars 2, p. 320; 2.
Long.: - Corps 16 mn.; Ailes li mm.
Q Nigra; thoracc, i• abdominis scgmcnto, sarothroque
[ulm-pilosis. 2**, 3• nigro, 4**, 5** albido-pilosis. Ano fuloo;  
alia sub-hyalinis. p
Q Noire. Poils de la face cendrés, épais sur les jones, ceux
du vertex noirs. Corselet en dessus hérissé de poils jaunes
l

32 xonoanrmn ons Anuouou.
ferrugineux, cendres en dessous. i•* segment de l’abdomen
recouvert de poils jaunes ferrugiueux, 2• et 3• segments
noirs, L', 5• blancs. Poils de I’anus ferrugineux. Pattes
hérissées de poils cendres noirâtres, brosse plus pâle. Tarses
ferruginenx. Point calleux testaoé. Ailes un peu enfumèes.
Côte et nervures brunes.
(5* Nigm; antennis, fade, mandibulis /lave-maculatis; femo- i
ribus orassis, lrochanteribus antcrioribus pinnd oblusd, apùv ,
/'ulvo-pilosû ornatis. Tibiis intermcdiis dilalatis, subtùs cxca- t
veto concavis, duobus dcntibus inœqualibus, ucutis, e.z·lcrno  
longiori, armutis. i• tarsorum intermediorum articule dila-  
tuto, obluso dente cwtcrné armato. Tibiis posticis cœcavatis, u
l• articule dilatatissimo, suprà convcœo, obtuso dente acute  
dimidiato. u
i
d' Noire. Dessous du i•· article des antennes jaune,  
ainsi que le chaperon, une ligne en avant de lui, les joues p
et la base des mandibules; Ycxtrémité de celles-ei est ferru—  
gineuse. Poils de la face blancs, cendres-noirs sur le vertex.  
Corselet en dessus hérissé de poils jaunes ferrugineux, u
eendrés en dessous. i•* segment de |’abdomen recouvert de i
poils jaunes ferrugineux, 2**, 3• noirs, lv, 5•, 6• blancs. i
Quelques poils ferrugineux à l`anus. Pattes hérissées de i
poils eendrésnoirâtres, un peu ferrugineux aux postèricu res. u
Hanches antérieures armées d’un appendice obtus coillé à i
son sommet d'u_ne toull`e de poils plus ou moins roux. i
Cuisses épaisses, un peu boursouiilées. Jambes intermé- u
diaires creusées en gouttière à leur partie inférieure et  
munies de deux épines inégales, l'interne courte, l'extern`e i
plus longue, aiguë· l" article des tarses de cette paire inter- i
niédiaire dilaté et muni d’une dent obtuse à son bord  
` i
i
i
i i

nteitounavtittz uns Aurtiornona. $3
externe. Jambes postérieures creusées sur leurs faces infé-
rieures et à peine échancrées sur le tranchant extérieur.
1** article des tarses postérieurs très·di|até, difl`orme,
convexe en dessus, armé d’une forte dent sur son tranchant
externe et muni d'uue facette concave en dessous.
llcs de l‘Archlpel grec. 4 _
Collection Slchrl, Dours.
!I• 3. HABROPODA PBBTIVA. Dours.
Q Long. : — Corps I7 mm.; Alles l5 mm.
Q Nigra, fulvo-tommtosa; 5° scgmculo maculd albd medid; ·
pedibus extùs fulvo, subtùs aureo-pilosis ; alis fumalo—
hyalinis. W
Q Notre; chaperon, labre, mandibules noires; une tache
jaune sur le bord inférieur du chaperon. Poils de la face
blancs, mêlés de jaunes. Ceux du vortex, du corselet fauves,
mêlés de noirs sur le milieu, blancs en dessous. i•* segment
de I’abdomeu hérissé de poils fauves, les autres recouverts
de petits poils de cette couleur, semblables à des écailles;
5• segment ayant en outre sur le milieu une touffe de poils
plus longs, fauves-blanchâtres. Bord de tous les segments
portant une bande de poils couchés, roux·blanchâtres. Anus
ayant quelques poils dorés; en dessous l'ahdomen un peu l
ferrugineux, les segments ciliés de poils d'un roux doré. t
Poils des pattes en dessus roux doré, en dessous dorés, très-
brillants. Ailes un peu enfumécs. Côte, nervures brunes;
point calleux plus pâle.
Cap de Bonne·Bspénne¤.

l
36 Mouoonrmn ons Artrnornon.  
A l
d' Long.: - Corps 17 nm.; Alles Il nm.  
l
5* Ntyra; nigr0—ru/escmli-z•£Ilosa. Pcdibus suprà albido,
subtùs aureo-pilosis, larsis poslicis dmlc minute armalis.
5* Noire. Dessous du 1•* article des antennes strié d’une
ligne jaune qui manque souvent. Face jaune, sauf deux
petits points en haut qui sont noirs. Labre jaune, leurs
bords et deux petits points sur les cotés noirs. Mandibules
jaunes, noires au bout et sur les bords. Face recouverte de
poils blancs-roussâtres, plus foncés sur le vertex. Thorax
en dessus,`hérissé de poils roux mêlés de noirs au milieu,
blanchâtres en dessous. 1** segment de l’abdomen hérissé
de poils roux; les autres segments noirs, bordés d’une large
`bande de poils roux plus ou moins blanchâtres, soyeux,
couchés. Anus roux. Poils des pattes épais, blancs et roux
en dessus; les supérieures ont la tranche externe des jambes
et du 1•* article des tarses ornées d’une longue frange de
poils roux. Les pattes intermédiaires ont les tibias garnis
de poils roux au coté interne, blancs au côté externe, ainsi
que sur le 1·* article des tarses. Cuisses postérieures un peu
renllées, leurs jambes contournées, creusées en gouttière et
munies à leur extrémité interne de deux petites épines Le
1** article de leurs tarses est dilaté et porte sur le milieu du
bord interne une petite dent mousse. En dessous, les pattes
et surtout les tarses sont recouverts de poils d‘un ferrugineux
doré, très-brillants.
Cufrerle.
Collection Slchel, Dour:.

xouoonrntn ons ANTIIOPIIGIA. 35
GENUS 2.
AN THOPHORA·
Ans, p" Llnn., Syst. nat., I, 925 (1766).
luinu, p" Fabr., Syst. Plex , p. 328 (ISN).
hstus, p" Inrlne, Ilym., p. 235 (WJ7).
A1rr¤or|ou,I.at., Nouv. Dtct. d'||lst. nat., IX, l67 (NB}; Gene. Crnst et Ins.,
iv, I7l (1809).
Palpis labialibus &·articulatis; l• articule ter
Iongiori; 2• ad apicem acuto, reliquis minutis in
Palpi. latere secundi appositis, rellexis.
Palpis maxillaribus 6·articuIatis; l• articulo
brevi; 2• longiori, reliquis vix œqualibus.
Cellulâ radiali unicâ, appendiculatâ.
` Cellulis cubitalibus 3. i‘ longiori, 2* versus ra-
Alao. dialem coarctatâ, in medio primum nervum récur-
' rentem recipiente; 3* pentagonali versùs extremi-
tatem, secundum nervum recurrentem recipiente.
Pl. I, lig. 3, 4.
Téte transverse, large; yeux grands, proéminents, ocelles
placés en triangle sur le vertex. Antennes ne dépassant pas
la naissance des ailes; l" article large, plus long que le 2*,
qui est globuleux et très-petit; 3• article plus long que les
deux premiers, terminé en godet à son extrémité. Les
autres articles petits, égaux entre eux. Labre arrondi à sa
partie antérieure. Palpes labiaux formés de quatre articles;
le l" trois fois plus long que le 2•, celui-ci très-aigu à son
extrémité recevant sur les côtés et près du bout les deux
derniers articles, qui sont égaux, courts, rélléchis. Langue
très·l0ngue, linéaire, un peu pubescente vers son tiers supé- ,
rieur. Paraglosses courts, n'atteignant pas le tiers de la lon-
gueur du 1** article des palpes labiaux. Mandibules termi-
\

36 xtomoomtbhrx bus Artrnobaon.
nées en pointe. Palpes maxillaires formés de six articles, le
1** court, épais; le 2* deux fois plus long que le 1**; les
autres plus courts, allant en diminuant de longueur et
s'épaississant à partir du 3*. Une radiale terminée par un
appendice court, son bout s’éloignant un peu de la côte.
Trois cubitales: la i*• un peu plus longue que les deux
autres; la 2• rétrécie vers la radiale recevant vers son
milieu la t*• nervure récurrente; la 3* pcntagonale recevant
_à son extrémité la 2• nervure récurrente (1).
ANTHOPHORARUM
CLAVIS ANALYTICA.
Peminœ.
sTArvnn«
Jlajar = hispanica, rypam.
Magna : personam, nigra-cim-/a.
Medla : pilipes, L-/asciala.
Jlinor vel parva : albigena, nr/'0-lanala.
Minima : pygmea.
Facic albo, [lave nel fcrrugineo maculald, punclatd, oe!
lincolatd .............. Div. I.
Facic nigrd, immaculald ........ Div. ll.
UIVISIO I.
4. Abdomine nigro, nlbido·l1irto vcl uudo. . 3
2 .... cupro-zeneo ....... 46
3 .... nigro, albo-Inirto vcl nudo. . . 5
4. . . . nigro, fulvo-hirto. .... ill
(l) Dans quelques espèces exotiques, la deuxième nerrure
récurrente vient s’insérer un peu en dedans de la cellule culxitale.
Femelles pollinigères. Males ayant tantôt les pattes simples,
tantôt armées d'nppendlces écaillcux, ou garnies de cils longs.
  0
l

r ,
uonocnnnil DES Amuornou. 37
« Abdominc nigro, albo-hirlo cel modo.
5 .... thorncis dimidium anticum nigro-hirtum; posticum
ruf0·hirtum. A. bbparlïta.
6 .... thorace fulvo, nbdomine vix npice nlbo-piloso.
.4. Acraensls.
7. Abdomine nigro, apice nigro-villoso; thoracc viridescenti,
pedibus ferrugineis, tnrsis nigris. A. azruginosa.
8. Alvdomine nigro, 4**, 5° albo hirsutis; thonœ fulvo-ferrugineo
piloso .4. albo-caudala.
9. Abdomine nigro, segmento 40 toto, 5•• albo-fnsciato; thonce
albo-villoso. 4. Nubica.
I0. Abdomine nigro, segmentis, I· immaculnto, 2·• puncto Interali,
3•·, 4·> albœmarginntis; thorace aIbo·viIIos0.
.4. bbcincta.
« ' Abdomine nigro, cœrulco ucl cuprœcœwlco marginale.
H .... thorace fusco vul cinereo. A. zmala.
I2 .... thorncc fulvo. .l. cincta. A
13 .... thoracc paIIide~|`usc0. -4. cingulatu.
H .... thonce cinema. A. mbcœrulca.
lâ .... th0racc1·u|'o·|'u|vo. .4. pulchra. .
I6. . . . thornce pedibusque nigerrimis.
_ A. alro-cazrulea.
|7 .... thorace cineresccnti-subcœru|e0· vumuœ
A. analis. A_”naœ_
I8 .... thornce ruf0;fnsciis 5°que segmcnto toto,
Hammeœquammosis, Icvitcr cupre0~
micantibus. A. /lammco-zumala.
|9 .... thornce fulvo·ru|'0, segmentis apice
fuIvo·ru6s, scopù nureo-ferrugineà.
.4. vlgllans. I V
tous 11. 3

$ IONMMPIII Its AMIIGIIQIA.
« " Abdomîne nigro; segmcnlis alba MI rufo rel nofesccnli-
marginalix.
20 .... thornce fnlm wl ¢·in«·resconIi, mo utrinquc •lb0—
piloso. A. L-/'a:¢·:'ala.
il. . . . Primo segmento paI|ide·hirt0 vîx
fasciato. A. socia. `
22 .... fnsciis cinerescenti-fulvescentibus, 9
tomvntosis; thorace cinerescenti. `
A. alternans.
23 .... In segmeuto a|b0·piI0so.
· A. farînoxa.
U .... lhornce fusco; segmcntis vvntrnii-
bus pîcc0—ru(escentibus, mar-
gine apicali utrinque albo-  
· ciliatin. A. mnfum. u
àà . . . thmtace nlbu-puoso; segmentns vmemes
nnveo-margunuus. A. albescm:. \
26 .... thonce fulvo; 4** segmento fuIv0· / JN/h0]Jh0•‘·'t’
hirto, fnsciîs sordidè albidis, ‘_/mmmlx u
latin. A. murorm.
î7 .... nbdominis fnsciîs ciuerescenü vol
rufesccnti (in varietate) squAm~
mosis. . .4. niœa. A
QG. Ã . . »I•= segmento fasciisque rufescen1e·
_ pilœis, fcmoribus ferrugineis.
A. Domtngensis. _
29 .... tlumcc rufo-fulvo, segmantis],`5 .
' cinereo-pubescentîhus squamm0· g
sis. A. semi-pulveroxa.
30 .... thnmce nigerrimo; fasciis sata1.hr0·
que ferrugineis. A. Jladerœ. `  

IORUBIAPIII DIS AICTIIOIIUIA.  
3I .... fascüs albis vel rufesccntibus; thuraœ rufo vol
cineresœnti. A. albigma.
32 .... fasciis nîveis; antennis ru|'0·fermgi¤eis. A. oalem.
Clypw vim in media flavo val obum:0-lincolalo.
32’. Iagna; abdominc nigro; œgmentorum fasciis albidis, 3* et
4*in modio fuscis, alia hyalinis. A. canîfrom .
33. Iagna;abd0mine nigro, segmentis in Iaœrc lav0·maculati|,a
aiis violaccis. A. violacea.
« "' Abdomine nigro, /ulv0·hirl0. v
34. Media; segmentis I, 2, 3 fulvis, 4, 5 aurulcnto-birtin; thoaace
fulvo. A. mclanopgrrlca.
35. Iedia; segmentis 4, 5 aurulentowillosis, reliquis thoraœque
nigcrrimis. A. aurulmto-caudala. _
36. Parva; scgmentis 4*• fulvo, 5-* nigr0·hirtis; fasciis fulvis;
thoracc nigro-fulvo. A. ru/'0-lanata, ,
37. Parva; segmentis 4° fulvo, 5° albîdo-hirtis; fasciis |`uIv0·
aurcîs; thorace fulvo in medio nigro-hirto. .4. ru/fps:.
a ‘“' Abdomino nigro, ferruginco-hirto.
38. Magna; omnino ferrugineo-pilosa; pygidio nigro.
A. holopyrrha.
39. Media; 1• segmento fermgineo, rrliquis nîgrwhirtis, (ascii:
2, 3, L llavo-albo eiliatis. A. alblfrons.
39'. Media; abdomîne nigro, segmentîs 2 basi, 3, L, 5 thoraceque
fulvis. A. afro-cfncta.
a "°" Abdomim nigro, cin«r¢0·hirt0 ud tomcnlosc.
40. Iagna; segmentis I, 2 cinereo-hirtis, 3- albœsquammom,
6, 5 nigro·hirtis; thonge cinoroo. A. hypopolla.
I

1
'B0 IONOGBAPIIIB nus ANTBODIDIA.
’ LI. Magna; segmentis I, 2 cinereo-hirtis, fasciis 2, 3, L aIbid0—
ciliatis; thorace cinerco vel rufo. A. persouata.
L2. Magna; segmeutis I rufo, 2 cinercohirtis; L
fnsciis 2, 3 nIb0·ci|iatis; tborace _ _
cinereo vel rufo. .4. nasuia. vamemes
L3. Magna; scgmentis ·|, 2 rufo vel cinereo-hirtis; A.
` fascüs quatuor alho-ciliatis distinctis, _
_ _ p«rs0uaf.« .
· clypeo Inbroquc vnx uudns Ilavo-
= maculatis. A. ours':. _
LL.·Parvn; segmcnto 1° cinere0·hirt0, rcliquis tlavo vcl albido
` cinerescenti tomentosis, squammosis; 5** mnculà nigrù,
medià. 4. squznnmulosu.
L5. Parva ; segmento |··, cinereowufescenti villoso; rvliquis aIbid0·
= · · tomcntosis, squammosis, fasciis allâdioribus, nno nigro,
» thoraco rufescenti-villoso. .l. ;mb¢·.w·mx.
- B. Abdomime cupr0·œne0.
L6. Magna; l° segmento fulvo, L°, ô° albido-hirtis, 2, 3, L cupreis ,
· thorncc fulvo in medio nigro-hirto. A. I)nfouri«‘. _
L7. Magna; I¤ segmento fulvo, 2, 3 nigro, L, 5 ¢·iner00·hîrtis,
fuscwœneis; thornci- fulvo in mcdio fusvo, .4. tecfa.
_ DIVISIO Il.
2 4. Abdomiue nigro vel |`errugine0·hîrt0. . . 3
2 .... cupro ve] œneo vel badio. . . 69
· « Abdomine nigro val ferrugineo-hirto.
3. Media; abdomine nigro, nigro-hirto , svgnuentis uigru-
cilialîs. xl. I'(hl$(l.
·L. Magna; nbdominc nigro, uigr0·hirt0,_segmentis nigr0,`|at•:
ferrugineo ciliatis. ; A. atro-/errugiuea.

ION00nArmt mts A\1·n01>non.\. il
a ' Abdominc nigro, cana rel cincreo-hirsulo; scgmentomm
fasciis nullis.
5. Magna; segmentis I, 2, thoraceque cnno-lomentosis, scopt
nîgerrimà. A. alricilla.
6. Magna ; segmcntis I. 2, thoracequc nlho-villosis; pcdibus
nigris, anticis nigro-aIbo·hîrsutis. A. Romandii.
7. Media; segmentis 4, 2, thoraccque ciuereo vix fulvo hirsutin;
scopà fulvà; mctatnrsis postîcis albido-ferrugineis.
` A. scrnis-cincrca.
x. Media; segmentis 4, 2, thornceque cincroo vix fulvo hirsutis;
scopà cînereo·|`uIvà, metatnrsis posticis nigris. ,
A. Bellieri. I
9. Magna; segmentis 4* toto, 2** in margine, thoraccque cano vcl
cinereo•hirsutis, scopâ fulvo-fcrruginvà. .4. pedala. 4
40. Media; segmentis 4, 2, thoraceque nigro·cinœ·rco hirsutiè, "
scopà rubrà. 4. rubrùvus.
II. Media; abdomine nigro; thorucc ·|··quo sogmento (interdùm)
cinoreo-villoso; pedibus nigro-ferruginois.
A. abrupla. 1
I2. Minor; abdomine atorrimo; segmentis omnibus tomento·
candido-maculatis ; thorucc cincreo-hirsuto, dorso-
nîgro; pcdibus atro·|1irsutis. .4. lepida. ,,
I3. Minor; abdomine nigro, nitido; 4** segmento nlbo-maculnto,
tnrsis ferrugincis. .4. fuscipeunùm
I5. Slinor; abdomine 0c|1racc·o·tomentos0, npîcc rufo; pedibus
tlnvido hirlis, tnrsis ferrugîneis. A. pulverosa.
I3. Media ; nbdomine thorncequc fulvo-pilosis, hoc mnculà mcdià
nigrà, I° et 20 segmentis in medio nigro-pilosis; ’
pedibus nigris. .4. alrifons.
« " Abdomine nigro, cana ve! 6inere0·hirsul0;scgmenl01wn
fasciis distimrlis. u
I6. lagon; I• segmcnto cinereo (întcrdùm fulvo), 2, 3, 4, 5 nigro?
pilosis. Fasciîs I-i albidis ,s.¤=pe rufescentibus), primà
nugustîori; scopà pedibusque aurco-fulvis. A. dispar.

il uouootnmn nts untortott.
17. ledit; 1°, 2° segmentis cincreis (interdùm fulvis), 3-5 nîgro·
pilosis. Ftsciis tlbidis (interdùm rufescentibus) aqua-
libus; scopà turo0·fulvà, ttrsîs nigris.
' .4. nigro-dn¢·tula.
18 ledit; 1• segmento cîncreo. Fasciis 2, 3, 1, pedibusque suprà
trgenteo, his infrà ferrugineo-hirsutis. A. calcaralu.
19. liner; griseo vel ferrugineœhirsutà. Ftsciis nlbido vel fulvo
subciliatis; pedibus cinereœhirsutis. .4. t·ma¢·ulalu.
20. linor; 1° segmcnto nigr0·cinere0-hirto Ftsciis, 2, 3, 8, tibo
vel tlavido-pilosis; pedibus ferrugineis, nigro longe hir-
sutis; thortce cinerco, nigro-fasciato. .l taurea.
!I. linor; 1° segmento cinereo·hirt0. Ftscîis 3, 4, 5, camnlco-
pilotis; thorace cinerco, nbdomine fortîtcr puncttto.
.4. cin¢·!0·fem0rata. V
22. ledit; thomce abdomineque nigerrimis, primi segmcntî fascià
` tlbidà, pedibus ferrugincis. .4. Gcdofredi.
13. ltgnt; thortce cinereo in mçdio nigr0·vi||0s0; tbdominis
segmentis 1, 2 cinereis, fasciis albescentibns. Strothro
ferruginco. .4. nigr0·¢·in¢·la. 1
21. ltgnt; thorucc nigmlutescenti, 1°s«·gmcnt0 lutescenti-villoso, l
reliquis nigris, P in Iateribus albo-piloso. Snrotlnm
lœtè ferrugineo. .4. latl·cim·ta
25. ledit; ttro·n|b0~vi||0st; thoracc fascîà medià, nigrà; fasciis 1
tlbidis. Strothro Pquc tarsornm posticorum articule
tlbîdo-fulvescenti hirsutis. .4. afro-alba.
36. ledit; cinereo-tomentoso; ftsciîs tludominîs t|bido·ciIiatis. 1
Strethro ferrugineo, Itbro bitubercultto.
.4. tubnxwlilabris.
21. ledit; cinenœhirsutn; ftsciis ahdominis vix cinereo-ciliutis.
Strothro fulvescentî; Iabro hîtubercultto. .4. spcdia.  
28. ledit; cinere0·t0mcnt0sa; ftsciis abdomînis sordidè aIbescc·n—
1ibus,Inb1·0 non tubcrcultto. Sarothro cinereo.
.4. lanala. l
29. ledit; eîncreo-tomentosa; ftsciis tbdominis sordide albescwv
tibus; une ferrugineo, Iabro non tubercultto.
· 4· m·~rw¤· »
I
1

IONOGIAPIIIE DES A\T|IOPl|0|A· É
30. limr; cinereo (sœpc rufescenti) hîrautt, scgmenwrum itsciis
tordidè tlbo vel rufesccnti cilintisg tno nigro.
A. pubezœns.
JI. linut; ciœreœwmenton; segmentis suprà cincre0·Itnttîs,
infrà pedibusque ferrugineis, fasciis ptllidioribus.
A. lepidodea.
32. ledit; rufcsoenti-villosa, |• abdominis segmento rufescenti-_
hirto, rcliquis segmentis nigris citreo-strigtüs; tno
nigro. Sarothro rufescenti. .1. cilre0—st1·iga!a.
33. ledit; einere0~viII0st; |• segmento strothroquc tlbido-
villosis, segmentis aureo-strigttis; tno nigro.
4. marglnam.
35. Étrvt; nigro-cinere0·piI0sn; iasciis tbdominis tlbidis, pedibus
nigro·ierrugine0·vill0sis. A. Chiliensis.
35. Ptrvt; tibo-einereseenti pilost; ubdomine nigm, œgmentis I-
4 niveo-Iinentis; pedibus ferrugineis, tlbo villosis.
J. nigrila.
« '" Abdominc nigro, rufo fulvo vol ferruginco-hirsuto;
scgmenlorum [ascii: nullis.
36. ltgnt; tbdomine nigro, subtùs apiceque piloso; thortce et
|• segmento tbdominis fcrrugineœvillosis; pedibus
tterrjmis. A. basalis.
37. ledit; tbdominc nigro, 4•, 5** abdominis segmcntis et uno
ierrugineo-villosis, ttrsis ferrugineis; thornce nigro.
.4. Plndo.
38. ledit; tbdomine nigro, rufo·piIoso, 3•, Pqnc segmentis rufo-
villosis; metamrsis rulis; thortce nigerrimo.
J. paficlina.
39. ledit; tbdomine nigro, rufo-piloso, segmentis dorso rulis,
Ittsrîbus tlbis, pedibus extùs ruio, tubtùs nigr0~
femngineo pilosis; thnrnce rufo. J. balneorum.
$0. ledit; tbdomine nigro tibo-piloso, segmentis |• fulvo, re|i· ·
quis nigro-albo-pilosis; ihorace nnoque ruüs; illo fascià
medit Mgr!. A. obem.

M ¤0N06|Ar¤IB DES AN‘I'il0r¤0|A.
44. Iinor; thorace abdomincque rufo-pilosis, illo fascià nigràinter
alas; segmcntis 4, 2, 3, 4, rufo·hirtis, 5• nnoquo
(epipygio nigro excepto) aurco-rufis. .4. furcala.
42. ladia; fulvcscentbhirsuta; thoraœ fascià medià nigrù. Abdo-
mine ilavido tomentoso. A. fulvipes.
43. Icdia; fusco-nigro-hirsuta (in detritis). Abdomine nudo, fasciis 4
solùm fusco-hirtis. A. raliginosa. ’
H. Media; ferrugineo-villosa, pedilms sulutùs nigro-pilosis.
A. ferruginea.
45. Media; nigro-ferruginea; sagmentia i' toto, 3° partim nîgro·
piloso, relîquis ferrugineis. A. nîgro-vittala.
46. Media; nigro·fuIva; thorace segmentisque 4-2 4’u|vo·hirsutis,
rcliquis nigrîs, uno fulvo. A, dimidiala: 4
$7. Media; cinereo f ulva; thorace ciuereo in mcdio nigro, scgmentis
fulvo-hirsutis, ano nigro, pedibus extùa albido, snbtùs
aurco villosis. A . concinua.
« "" Abdomùu mfo, fulvo val furmginco-hirsulo; d
fascüs distinclis.
48. Major; segmentis 4, 2 ruf0·vel cinereo·vestitis, fasciis 2, 3
albo ciliatia, thoracc mfo vel cinereo, lineà nigrà
anticà, scopà atrà. A. Hispanica. 4
49. Major; segmento 4° rufo, 2, 3, 4, 5 cînerco-hîrsutis, alhido
marginatis; thoracc rufo, vix nigro-antice mixto; scopà »
nigro-ferrugineâ. A. ryparu. 4
50. Major; segmcntis 4, 2 thoracequc Iœtè fuIvo~viI|osis, fasciis ,
pallidioribus. A. ruliluns.
5l. Media; segmentis totis thoraccquc fulvo hoc nigris dorso in- 3
tcrmixtis hirtis, fasciis distinctis pailidioribus. 4
, 4. pennala. 3
32. Magna; segmcnlîs 4, 2 sordide fulvîs, thorncc cinereo, scopà  
aureà. A. pyralilanis. i
53. lledia; scgmcntis 4, 2 rnfo-pilosis; 4`asoiis 2, 3 rufo·aI|»ido
. sordidè ciliatis, scopà rufà. .4. pilîpex. i
54. Magna; aegmento 4* rufo, reliquia cineresccntc-hirtis, fasciis  
4
i
i
i

MONOGIAPHIE DIS ANTBOPIOIA. Ã5
albo val cinerascenli ciliatis, pedibus allno villosis;
thorace rufo in media nigro-hirsuto. 4. f«=·mm·am.
55. Magna; segmcnto I** rufo, 2°, S', $** nigris nudis, 3** auoquc
fvrrugineo-villosis, 2**, 3**, ·i° alba, 2.2** ferruginco cîliatisz
pedibus thoracvquc fulvo-lnirlis, hoc maculà media-
nigrà. .1. xrgnis.
56 Magna; 1**, 2** segmento rufo-hirto, rcliquis nigro-pilosîs;
fascîis 2, 3, albis vcl alhcscvntilzuxs. .4. hi-riliata.
57. Magna; 4**, 2**, 3**que sagmcnto ¤·ufo·hirt0, rcliquis nigr0·
· pilosis, fasciis concoloribus vix pallidioribus. ·w
A. r¢*pl¢·!a.
58. Magna; thoracc |**que scgmento ru|’0~hirtis: sognicntorunn
fasciis albido tlav0·rulis. A. nigra·m¢u·ulaIa. ·
59. Magna; thorace, 1** scgmento anoquc rufo·pii0sis, s«·gm¢·nt0-
mm fasciis fuIv0·aI|wsc¢·nIilms, tilxiis cxlùs fulvcsu-in-
tibus, intùs aur(·0·ferrugim>is. A. rlubiu.
60. Media; thorace (fasciù mcdià nigrù), rufo vcl œriiwrco pilosoa
i**, 2** segmantis rnf0·hirtis, fasciis 2, 3, ·i cincrescen- g
tidus vcl rufcscentibus continuis. A. inIe·1·rm·dia.
6l Media; thorace (fascià mcdià nigrà), rufo \
` wi ciucreo piloso; primo, sccundo
sagmcntis rufo-hirtîs, fasciis 2, 3, A
cinci·cacentibus.veI rufascvntibtis in vm,iem(_s
media nntcrrupus. .4. inlrrrupla.
62. Mvdia; thoracis fascià mvdià nigrà; 4** svg- ./. iIlIF'1'l)}"‘('”îI'.
mento thoraccque vix cinerco mfo-
piloso; fasciis 2, 3, 4 albis, scopà
ferrugineà. .4. zvalivulis. _
63. Media; rufo-cinercscenli piiosa; fasciis albascantibus, scopà
auroà. A. 4-xlrfgafa.
6i. Media; thorace 4**qne segmento fn|vo·pil0s0, 2*, 3**, 4** alba-
nivco marginatis; pedihus nigris, tibiis posticis supra
alho-villosis. A. Oranirnsis.
65 Nadia; thoracc fuivescenti, abdominc nigro, fasciis pcdumqm-
pilis cincreo albis. A. ;|l:·:ri¢·¢ma.
66. Nadia; mfo-villosa, segmentis 1, 4 llavo-albido marginalis.
.4. larxaln.

E6 NONOGIAPIIIE DES ANTBOHIOIA.
67. Iedia; thorace abdominisqne |• aegmento tostnceo (ssrpc
flavo) vilinsîs, 2**, 3•que apice dcnsè alhidœciliatis.
Pedîbus nîgro-piceis, testaceo Ilnvo-pilnsis.
A. robusla.
68. Magna; fu|vo·cinere0·pi|0sa; 2• sogmento alho, 3** et apicc
5* nigro-ciliatis. A. pruinosa.
5. Abdomine cupro-ouen val badùr.
69. Media; thorace ferrugineo, dorso nigro; abdominis segmcntia
|•, î• lateribus, 3** toto ferrugincis, illorum media nigris,
5• 5** a|b0·pî|0sis hoc ferruginco-mixto. A. L·:·0l0r.
70. Media; thorace fulvcscenti hirsuto in medio fnscià nigrà; ab-
dominis svgmeutis |**, 3* fulvis, 4**, 5** a|bid0·t0m«·n·
tosis`, 5** fnscià fulvo-fvrrugineà. A. Smithii.
7I. Media; abdomine badio, pcdilms nigris, nigro fcrruginw
hirsutis. A. badîa.
72. llinor; thornoc cincrco-villoso; abdomine nitido, acn<·o·vi0Iaceo;
fnsciis |,` 2 albis, pcdilms nigris, nigro-|'erruginc0·
villosis. A. nilidula.
Mures,
' SUBDIVISIO I.
rn ws sumncuws uu: cnunus
z Abdomine nigro, alba-hirlo vel nudo.
I .... thoracc fulvo, 6** svgnnonlo anoque nII»0·|`crruginm·
hirto, .4. .4cramsi.«.
2 .... thorace viridescenli-fulvo; abdomine infrà |`errugi·
neo, snprà versùs npiccm nigro-piloso.
A. zrrugiuosu.
3 .... thorncc dorso cincren, posüce aIb0·pi|0s0; scgmento
4• mo albo, 5** et 6** fascià alba intcrruptà
A. Nubim.

IONOGIAPIII DES AN'|’BOPIO|\A· #7
l .... thorace dom cinerco, postice albo-piloso, svgmcnto
3** albo in lau-ribus maculato, 4** toto al|¤0,_ 5** et 6•
fascià albà interrupü. A. bi·¢·îm·la.
« ° Abdomine nigyo, cœmlco ul cupro-crrrulco _
' marginalo.
5 .... thoracc ruf0<:ineresccnIi·|1irt0; s«·gmc·nto:·um abdo-
minalium apicilms I ud 3 nwtallice-caeru|vo·
fascîatis. A. ianala. `
6. . . . thoracc pedibusque ardvntv rulis; segmentorum
fasciis metal|icè·c.'crn•loo·nrgcntnlis. A. rinvla.
7. . . . thoracc cinerescenti-hirto; svgmentorum fascifs
ca-ruIc0·viridcscemî mm nwtnllicè pilosis.
A. cîngula/«.
8. . . . segmentorum fasciis grisa·0-pnllidis vîx suI«ca·ru-
Ieîs. A. :·uh¢·:rrulm.
9 .... segmontorum fasciis aI|n·sc«·u!i, sn|¤c.1·ru|0sce>ntiIms,
hinzc, inde Ivvilcr \·îrid<·sc¢·ntibus. A. ymlrhra.
|0 .... thoracc cinerco, hinc, inde subcœrulcc, scgmcntorum
fnsciis 4 ad 5 sulvcarrnleis, 6 amoquc nigris sub
nudis. A. zmalis.
« " Abdominc nigro, Qsegmcnlù albo rel rufo val
rufesccnli marginalis.
H .... thoracv cin•:·re0·ruf0, fasciis npicnlîhus albis, rufis,
vcl rufescentibus, 5* fascià in media szêpiùs inter-
rnptà; 6** svgmento anoque nigro·pi|0sis.
A. l-fïtsriula. _
A. Metnlarsi postici duo nlbo·pil0si.
Ii. . . . |• segmento pallidè hirto vix fnsoiato. A. socia.
I3 .... fancüs cinerescenti-fulvcsœnlibnn tomentosis.
. A. allcrnans.

E8 MONOGIAIBIB DIS A!(Tl0PB0l.\·
H. . . . |• segmcnto nlluo-piloso. A. farinosa.
15. . . . segrnentis ventrnlihus piceo-rufesccntibus, mnrgino
apicali mrinqnc aIb0~ciliatis. A. mnjusa.
|6 .... fnsciis abdominis ruf<·scenli·pil0sis, pedibus ferru-
giueis; 6• segmento moque nigr0·ferrugin¢0—
pilosis. .4. Domingmxîx.
n. Melalursi poslici duo nigro-pilosi.
I7. Abdominis fnsciis tibiarumque pilis pallidè rufo ferrugim-iw;
fusciù 5* intcrruptà. A. Jladnvr.
IS .... svgnnenlîs |-5 niveo· mnrginalis, fascià 5* in medio
intawruptà, 6** anoquc nigris. A. albmvnx.
H) .... svgunmntornnm fasciîs sordidè ullnidis, 6* svgmemo
nnoqnw nigrîs. faciv <•|mrm·à. A. mworm.
20 Parvn; fncic churnvà; fasciîs allsis vol rufescentibus, €• svg-
mvnto nigro. A. albigenu.
2l . Parvn; facic «·burm·à ; fnsciis niveis, 6° scgmeuto nigto, antmmis
rufo-fcrrugincis. A. calms.
22. Media; fnciv elmrucà 'nigro-maculatù, segnwulis in Iaterc aîbo-
lluvo mnculnlis, 6* allm fascîam; nlis violaccis.
A. ¢·ic»l«¢·m.
«   Abdomine nigro /ulm-hirlu.
23. Media; fucic- Ilnvà, nigro lincn\à,tl10ra1ce fasciisquw aI¤d0min|·
Ii|.¤¤s |`ulvo·Inirli<; tarsis rulis.
A. nœlunopyrrlm.
il. Minor; fncic Ilnvà, nigro-Iincalà, Ihurncv svgmenlis nbdominis
I, 2, 3 nigro, 5 Isasî, 5-6 nm·<·0·piI0sis, pedîbus
cinereo rufo hîrtis. A. mn·uleuI0·¢·audaIa.
25. Purm; fuuic Ilavo-ferruugînuù, Ihoracc svgmcntorumque fasciis
fulvis, tlnvirlis. Podibus alba, tnrsis aure0·fuIvis.
. A. rufpct.

3
IONOGIAPIIIB DIS ANTIOHIOIA. W \
3
z "" Abdominc nigro; ferruginco-hirlo. 3
26. llajor; facic thvidà immaculatà, scapo, |•que antennarum ur-
ticulo ferrugineis. Thorace, ubdomine, pedibus Iaztè
ferruginco piloso-tomentosis. A. holopyrrha.
27. Media; facic clmrneà, nigro signatà, Ihoracis parte posticù,
scgmentisl lolo, 2* parte anticà, pedibus, nigerrimo
hirtis. Capitc, thoracîs parte unücà zu-gmentormn 3, 4,
5, 6, et parte posticà 1*, ferrugîneo-hîrt0—t0ment0sis,
in Iat<·ri|ms aIb0·pic\is. A. alro-ciucla.
28. Magna; facie Ilavoanacnlatà, cincreo-villosù; lhornev suprgi
nigro-cinereo vix rufo, infrà albo-piloso; 4**, 2** seg-
mentis cinr·n·i«, I, 3, L,   nigris, 6** anoquc nigro-
fcrrugineis. Fasciis nîve0·pi|0sis, pcdilms alb0·nigr0
villosis. ' A. nigr0·¢·iu¢·la.
29. Magna; fncie tlavœmaculatà; capitc, thoraceque nigro, ru|’n·
cincreis, infrù albidis, 4**, 2** segmento rufo-villoso,
rcliquis nigris; fasciis 2, 3 sordidè allais. PcdiI»u~
cincreo-hirtis, tarsis ferrugineis. .·l. bi-riliala.
30. Media; facie eburneà, immaculatà, omnînù ferrugineo ve-!
cinereo vestità. PediIms.ni;n·is fuIs·0·cin0re0-pilosig
tarsis ferrugineis. · .-I. 4—¢·0Io1·.
3I. Media; facie fIav0—punctatà; thorace nigro, postice ferrugineo
villoso, 4• sa-gmento ferrngineo, reliquis nigris, fasciis
nlhîs. Pcdibus fcrrugincis albo cxtùs pilosis. .1. 3-color. A
32. Media; facie llavo-punctatà, thoracc et I• svgmento |'u|v0·pil0sîs,
2, 3, 4 nigris badio in Intcribus mnculntis; 5**, 6** hadiis,
fuIv0—hirtis, fasciis fulvis nitidis. Pcdibus nîgris, fulvo
suprà, aureo infrù, pilosis. A. (nadia.
33. Parva; thorace nigro-|’uIvo·dimidint0, abdonuinc basi fulvo,
apicc n|ln0·viII0s0. Pedibus nigris. .4. rufo-sonata.
34. Media; facic albido-|•1te0·macuIatà, omninù ferrugineo-vhirtà.
Pedibus suprà albido-hirsutis. A. /`¢v·rug«‘nea.
35. Media; facie ebnrnoà. Capite, thoraceqne (hoc in media nigro)

·&] IONOGBIPIIII DES ANTIIOPIIOIA.
rufo-villosîs; ~I°, 2•que segmentis cinerco-ruf0·hirtis,
l rcliquis nigris. Pedibns cinereo-villosis, tarsîs ferru-
l gineis. A. parieliua.
6 36. Media; fncic albido-Iuteo-maculutà, thoruce suprà ml'0, infrà
nllm rel cineqconillosàg svgmentis 4, 2, rufo-luirtis,
3, 4, 5, 6 anoque cinereis vel nigrîs. Pedibus cîm·r«·îs, l
snprù ru|'0·viIl0sis. A. balnrcrum.
37 Media; facie all»id0—lutco-maculntà. Capul, thorax, segmcntum
primum abdominis et pedes fulvescentbhirsutis, pedum
epidermis fulva. Abdominis segments, excepto primo,
utra, tomento lutescentl·al|•id0 mnrginam. 4. fulnipes.
38. Media; facic eburneo maculntà, segmentis 5, 6 anoque albido-
fascintis. Pedibus exlùs a||»esc<·ntibus, subtùs fulvo-
nigricnntibus. A. obesa.
39. Media; ûncie luteà nigro punctatà, llmracc, segunc-mis pedibus-
que ruf0·pil0sis (in reccnlioribusl einereis in detrilîs,
lnrsis ferrugineis Ano mucronato. .4. fînvala. ,
B0. Media; furie Iuteo-maculatà; thorace, segmcntis 1, 2, 3, 4, ii l
nig1·0—cinere0 tomentosis, 6** nnoque fulvescenti-pilosis,
fasciis nllsidiorilms. Pedilms ullrido-hirtis; tarsis ferm·
glneis. A. pyropyga.
H. Media; fucie albo |ute0—maeu|atà; thorace Iequc segmento ab-
` domînis rul`o~|'crruglne0—hirtis, reliquis nigrîs fasciîs
nive0—pil0sîs. Pedibns Pque tnrso articnlorum albu-
` villosis. A. Oranimsis.
(2. Magna; lacie tlavo nigro-mnculutà; thorace l•, iwue segmentis
hirsutis, segmentorum fasciis 2, 3, 4 albido llaw·rufis_.
Pedibus nigris, rufo-pilosis. A. uigr0·mu¢·ulula.
43. Magna; lacie llavo nigro-maculatà; thorace rufo-hirto in medio
fnscià nigrà; 4** scgmcnto mbdominis rufu-hirto, reli-
quis nigro-pilosis, fasciis l, 2, 3, 4 llavo rufo-Iineatis.
Pcdibus nigris ruf0·pil0sis. A. airc-/`wrugiuea.
« ""' Abdomine nigro, cinereo-hirto cel lomcnlaso.
U. Minor; fncie llavà nigro-punctatà; thoracc cinereo- rufo; |° seg-
men!0 cînereo-hirsuto, reliquis nigris in parte inferà

\
É VONOÉIUIIB DES AN‘|'·l0NIO|A. M
. fulœscenti, albescenti, vol cinvroo tomenlosis. Pcdibus
albœhirsutis. A. squammulosa.
53. Iinor; lacie llavidà; nbdomine cinereœochraceo tomentoso
l apiœ mfo. Pedibus flavido vestitis tunis ferrugi·
neis. .4. pulverosn.
66. Iagna; facîc nigr0·|Iav0 maculatà thoracis capitisquc pilis
rufo-ciuereis suprà infrà albescentibua; 4**, 1**quo
segmentis ciuereo-hirtis, rvliquis nigris; fasciis I,
2 angustis, nlhidis. Pedilms nigris, aIbo·ruf0 vil-
losis. A. Iiomandii.
$7. Magna; Inbro et hypustomnte parte infcriore tlavis, segmentis
I, 2, 3, 4 cauo-tomentosis, relîquispedibusquc omnilms
atr0~hi|·sutis. .4. atricillœ.
$8. Media; facie nigr0·llav0 liueatà; thoracis pilis cinereis; 4• seg-
mento cinereo vix rufo hirtn, raliquis nigris. Pcdilms
ferrugineis atr0—hirsutis. .-I. abrupla.
69. Media; rnfœcinmo-tomentosn segmentorum fasciis sordidè
albicantilous. Pealîlms ferrugineîs, cxtùs candido, snblùs
anreo-pilosis. .·I. h·pidodm._
50. Pam; facic immacu|a\à(varictas?). Cnpitisthorncisque pilisalbo-
cincrescentibus; nhdomînc nigro; segmentis I, 2, 3, 6
nivco-Iineatis in medio înterruptis (usurà), reliquis
nigris. Pedihus ferrugîneis extùs nlbo, subtùs ferrugîn<·b—
pilosîs. .·I. nigrilu.
5l. Pam; facic üavo-maculatà, pilis faciei fnlvis, thoracis et
U segmenti abdominis cinervis; fuscîis 2, 3, 4, 5, 6 ano-
que niveo-Iinentîs. Pedîlms ferrmuginois aI|»0-t0men·
tosis. [I. fulvifronx.
51. Media; fucic (lavo-maculatà; capitis thoracisquc suprù nigro,
infrà cinereo-aibidis; |° segmento rufo-cinere0·vi|l0s0,
fascià ulbà; reliquis nigrîs, 2**, 3**, 4**que et forsan 5**
(in reccntioribus), maculà Intcrali ferrugineà. Pcdilms
nurco-ferrugîneis. .1. (indo/hdi.
· 53. Pam; facîe (lavo·macuIatà, cnpitis thoracisquv einen-0·birtis.

52 MONOGRAPHIB DIS ANTHOPHOIIA.
Segnwntis i, 2 cincreo-villosis, reliquis nigris his solùm
nivvo-fasciatis. Pcdibus fcrrngineis cinereo-hirtis.
.4. Chilimsîs.
M. Parva; facia nigrà, clypco lnlvroquc aIh0·piI0sîs; antennis in
media ferrugincis, thoracc cinereo vix rufo-birtn. Sag-
mantîs nitidis violncais seu ca rnlcis; 2** allxo-mamlalo.
Pedihus nigcrrimis vxtùs aIl•0·nigr0 maculalis. .
\ .4. nilitlula.
r
È SUBDIVISIO II.
A. nnsns nxrnnusnns cumms, vu. m·:mcn.¤..ms. •
Arliculis I, 2, 3, 4, 5 larsarum inlmncdiomm
cilialis ve! penicillalis. · .
I. Magna , larsi intcrmedii poslicè pilis lougis, nigris fasciculati,
primns quintusque dcprcsso-dilatati, pilis nigris (Ixç
Inellatn-pvnicîllati. Srgmemis abdominalibns rnfo—
ciliatis .4. pilipvx.
2. Magna; tarsornm intermediornm articulis omnibns ciliatis,
|° 5**qnc llalmllatis. Alvdominis svgmentis 2, 4 nigro-
pîlosis non fascîatis. .4. dispar.
3. Media; tarsorum intermediorum articulîs omnibns ciliatis,
4**, 5.5** nigr0·|IabeIIatis. Abdamine ru|’0-piloso; tilniis
posticis externè aIb0·cîIia*is. A. pennala.
L Media; tarsorum intermediornm articulis omnibus ciliatis`,
1**, 5** nigro-tlahcllatis. Abdominv fuIvescenti·pi|0so.
I)._nigr0-/`ulca. (Var. prœccdcntis.)
5. Magna; tarsorum intcrmcdiorum articnlo |*> 5**quv nigro ciliatîs,
hoc nigra-pcnicillato; reliqnis fcrruginco-ciliatis. Ah-
dominc thoraceqnc-vinerco. xl. pymlîlewsix.
6. Magna; tarsornm intermediornm articnlis omnibus ciliatis
rulis,1*· Iongiori nîgr0·peaîciIlat0; thorace, segmen-
Lisque «I , 2 ferrugineo rutilanlibus, reliquis nigris.
J. rutilanx.
n
n
\

j
4 MONOGIAPBIB DES ANTBOPIIOIA. 53
l B. Arliculis ·l, 2, 3, L tarsorum intermcdiorum
î cilialis, cochleariformibus.
b 7. Major; tarsorum întermodiorum extùs fasciculo pilorum ni-
' grorum subsemilunari, cochleariformi, suprà convcxius—
culo. Thoracis lmseosquc abdominis dorso rufo-hirto, 4
. reliquis nigrîs. .4. Hixpanica. o
I 8. Major; Iarsorum intermcdiorum extùs fasciculo pilorum nigro-
rum subsemilunari, cochlcariformî suprà convexius-
culo. Thoracis Imsoosque abdominis dorso ruI`o-cînere0-
hirto, rcliquis cînercis. A. rypara.
C. Arliculis 1**, 5*qu¢· larsorum inlermcdiorum cilialis. j
9. Major; Iarsis intermediis nîg1·o~peniciI|atis, penicillis distichis
nigris. Thoracc et œgmcntis abdominis I, 2 cinemo-
hirtis. A. persouata.
I0. Major; Iarsis intcrmcdiis rufo-nigro penicil- ,
latis, penicillis ninris. Thorace et seg-
mentis I, 2 abdomînis rufo·hirtis
.4. nasula.
I II. Major; tarsis intcrmediis rufo-nigro penicilla-
tis, penicillis nigris. Thornce abdomi-
nisquc segmentis totis rufo-cinereo
hîrtis. .4. xquulcnx.
M I2. Major; Iarsis intermediis I'nlv0·nigro pcnicil-
Iatis, penicillis nigris. Thorace seg- _
mentisque abdomînis I, 2 I`uIv0-hirtis, vnrmates
reliquis nigris; fasciis 3, I, 5 albîdis. Lpwxûnatœu
A. arielina.
I3. Major; Iarsis intermcdîis nigrmpenicillatis
distichîs subtùs nlbidis. Thoracc et
segmentis I , 2 abdominîs cinemo-
hirtis. J. uffinis. I
II. Major; tarsis intormediis grîseo-pcnicillatis
distichis, 4** artîculo aurco-hirto,
5** nigr0·pcniciIlaI0. Thoracc scgmeu· I
* Iisquc abdominis I, 2 cincre0·hirtis.
j A. svopipex. «
» ron 11. 4
I
j

S6 t MONOGnAI*¤IB DIS ANTIOPHOBA.
45. Magna; tarsis intermcdiis nigro fasciculatis; 4• articulo nigro-
alba pcnicillato, 5• nigro-hirto. Thoraœ segmentisquc
abdominis 4, 2 fulvo cîn¢·r00~I1irtis. A. inlermrdia.
46. Magna; tarsis intcrmediis nigro-fasciculutis; 4• articuln nigr0·
rufo penicîllato, 5** nigm-hirto. Thorace segmentoqnc
4** abdominis ruf0·nigro·hirtis, fasciis albidis.
A. 4·slrigala.
47. Media; tarsis intermealiis 4**, 5°quc nigr0·fasciculatis. Thoracc
segmentisqnc abdominis 4, 2 nigr0·ruf0·cinereo hir-
sutis. A. rubrürus.
48. Media; tarsis intermediis 4**, 5**que nigro-fasciculatis. Thorace
segmentisque abdominis 4, 2 (in recentioribus) fulvo
(in senescentibus) cinere0·hirsutis. .4. relusa.
40. ledia; tarsis intermediis nigr0·t`ascicuIatîs, I• rufo vol fulvo vol
nigro-fasciculato, ultimo sempcr nigro-penicillato. Tho-
racc 4•que segmento abdominis cinereo vel rufo-hirtia,
fasciis griseis vel rufescentihus .!. smoesrms. ,
20. Minor; tarais intermediis albo-nigro fasciculatis; 4** alim i
externe, nigro interne piloso, 5* nigro penicillato. 4• i
articulo tarsorum posticorum dilntato , dente acuto
externe armato. A. pubvscens.
20 bis. Media; tibiis intermediis elongatis, t° et 5• tarsorum inter-
mediorum nigro-rufo penicillatis. Thnrace abdominvque A
a cinere0—ru|'0-hirtis. A. ri/insu/«. t
D. Arliculo 1* larsorum inlcrmedioz um cilialo.
24. Magna; 4° tarsorum intermcdiorum nrticulo nigro-albo fasci· .
. culato. Thorace ct abdominis segmontis 4, 2 cinere0·- i
_ hirsutis. .1. uIr0~aIb¢z.
ii. llagna; 4° tarsorum intermediorum articule nigro-alho fasci-
culato. Thorace ct abdominis segmcntis 4, 2 fulvo-
hirsutis, fasciis albido-griseis. .4. lilnrafa.  
23. Media; 4** tarsorum intermediorum articulo nigro-fulvo fasci- i
n

MONOGBAPHIB DIS ANTBOPHORA. 55
culnto. Thoracc abdominisque scgmentis I, 2 ferrngineo
hirtis, reliquis nigris nec fasciatis.
A. dimitIi0·z0nala.
Z4. Magna; ~|·> tnrsorum întermcdiorum articulo nigm-ciliato, pos-
ticorum dilatato, utrinquc uni·spin0s0. Pedibus pos-
tîcis crassis, tibiis nculeo armatis. .4. Dufourii.
24 bîx. Magna; femorilms intermediis clongatis, tilviarum pilis
Iongissîmis albis ·t° articulo antice Inreviter, postice Ion-
gissime nigro-hirsuto. .4. pruinasa.
_ E. Arlieulo 5** tarsorum imermediorum cilialo ve!
penicillalo.
25. Magna; 5° tarsorum intermediorum articulo nigro, brevitcr
penicillato. Tlnomce abdominisque segmentis I, 2 rufo—
pilosis. A. ventîlabrls.
26. Media; 5° tarsorum intermediomm nigro-penicillato. Thorace
abdominîsque scgmcntis fu|v0·fermgine0 hirsutis.
.4. roneinua.
SUBDIVISIO III.
Pedibus crassis, denlibux, xpinis, ele .... àrmalis.
I. Magna; femorîbus posticis crassissimis, tibiis excavatis, t• mr-
sorum postîcorum arliculo longiori, duobus dcntibus
acutis armato. .4. fenunufa.
2. Magna; fcmoribus postîcis craesis; t° tzursorum posticorum ar-
ticulo Iongiori levi dente in media nrmato. Facîc
eburneà. .4. segnis.
3. Magna; femoribus posticis crnssissimis, tibiis cxtùs et |° urti-
culo tnrçorum posticorum dentc acnto armatis.
.4. cwggmuz.
S. Media; femoribus crassis; 4° tarsorum intermediorum articulo
interne sinunto; t° posticorum pyramidalî, tribus apo-
physîs armato, ultima Iongissimà. .4. irregularis.

U6 ION0oaArmB DES Anfnorlon. `
5. Media; femorîbus posticis crassis dente basi armatis, tibiis
posticis crassis , valgis, dente acutissimo externe
armatis. A. ralcarata.
6. Minor; fernoribus intermcdiis posticisque crassinsculis, tibiis t
simplicibus. A. quadrùmaculala. `
7. Media; femoribus posticis crassis, 4** artieulo tarsorum pos-
ticorum valgo, duobus spinis, unà maxima armatis.
A. tarsata.
8. Media; femoribus posticis crassis, excavatis; tarsorum posti-
corum 4** articulo incrassato, trigono. A. valga.
9. Media; femoribus posticis crassis, excavatis, tuberculatis.
Thorace nigro, griseo fasciato. .—I laurea.
40. Media; femoribus posticis crassiusculis, tarsorum posticorum
` 4** articulo longiori, conrolnto. Segmentorum fnsciis
citreis, nudiusculis. A. marginala.
44. Minor; femoribus posticis crassis, abdomine forte punctato; M
segmentis 3 ad 6 caernleo-marginatis.
A. cin¢·Io·/`emorala. *
42. Minima; femoribus posticis crassissimis, tuberculatis, tibiis
posticis excavatis levi dente armatis. 4** tarsorum arti-
culo externe uncinato, 5** longissimo. A; pygmea.
43. Magna; femoribus posticis crassis; 4**, 2**que articulo tarsorum i
` intermediorum nigro-penieillato; tibiis posticis excavato- i
concavis dente armatîs, peniciliatis. 4** articule tarsorum i
posticorum diiïormi dente obtuso armato. A. diœs.
i
i
i
i
i

uonosnnnis mas Amnovuona. 57
N- 1. ANTHOPHORA ZONATA.
Lep. Hym., |t,i$ I.
, Am zonn, L. Syst. nat., |, 955. l9.
Anus; soun, Fab., Ent. Syst. lt, SH, |9.
Instru soun, Fab., Syst. Pic: , 33t, I3.
Long.: - Corps I3 mm.;Ailcs9mm.
Q llcdia; nigra; capitc, thoracc et pcdibus rufo-cin¢r¢se¢nti·
ltirlis. Clypeo 5*, Q plus-minùs nigro-lineato. Scgmenlorum
abdominalium apicibus 4-4 Q , 5* 1-5, melallicœcœruleo-
fasciatis. Alœ hyalinœ.
Q Noire. Antennes en dessous rousses ou testacées,
presque ferrugineuses; le article en dessous jaune. Cha-
peron blanchâtre, portant deux taches noires, grandes,
carrées. Lahre blanc avec deux petits points noirs, un de
chaque coté à sa base. .Poils de la tète roux, mélés de
quelques·uns de noirs sur le vertex. Poils du milieu du
oorselet et de ses côtés roux, ceux du dessous blancs. Seg-
ments de l’abdomen hérissés de poils noirs; bord postérieur ·
de chacun d'eux portant une bande de poils couchés, d'un  
bleu argentin; poils du 5• segment noirs, les côtés en ayant  
de blancs (4). Anus noir; les segments en dessous sont i
bordés de poils d'un brun roussâtre. Poils des pattes anté- V
rieures blanc-sale, leurs tarses roussàtres. Poils de pattes
intermédiaires noirs, dessus de leurs jambes et origine de
leurs tarses blancs. Poils des pattes postérieures noirs, à
l’exception de la moitié dela partie postérieure de la jambe
prise en long, qui les a blancs. Ailes assez transparentes ,
(t) Chez les individus nouvellement éclos, il existe surle milieu '
du cinquième segment une petite toulïe de poils blancs.

58 Iouootnrnn nus Auîlornou.
nervures brunes; l•* article des tarses postérieurs quelque-
fois un peu dilatés.
5* Dessous du i" article des antennes, chaperon, joues,
labre, mandibules jaunes, sauf deux lignes suturales noires
sur le chaperon, deux points noirs en haut sur lc labre; ces
lignes noires sont peu apparentes chez certains mâles.
Abdomen et pattes comme dans les femelles. Les bandes des
segments sont parfois plus larges que dans les femelles.
Nouvellœüollande. Manille. Indes Anglaises, Françaises
Collection Sëcbel, Dours.
De nombreux spécimens reçus de toutes les régions de l’Asie, per-
mettent de grouper d’une manière certaine les variétés suivantes
qui ne sont que des modifications du type dues à des influences
diverses. Dr Sichel.
Van. I. · ANTHOPHORA CINCTA.
l:•m.|.A cuicu. Fab., Syst. Pic: , 350, 9 Q •
Long.: - Corps 18 mm ; Alles IO mm.
Q Paulo major; capite, thoracc, pcdibus ardenté-rufis. Alœ
fusco hyalinœ.
Q Noire. Face comme dans le type. Poils dela tête et
du corselet en dessus roux ferrugineux, blanchûtres en
dessous. Segrnents de l’abdoinen noirs, chacun d'eux por-
tant une bande de poils couchés d’un bleu plus ou moins
argenté, un peu roux sur le I", 5** segment noir. En dessous
les segments ont des poils noirs roussàtres au milieu, blancs
W sur les côtés. Poils des pattes en dessus rouge ferrugineux,
u noirs en dessous. Ailes un pen enfumées, uervures brunes.
i Nouve||o·Hollanr|e. Collection Sichel, Dours.
Sunvsa. Manon. Pedibus nigro, via: fuloo-pilosis.
Sunvan. Arnlcamt.
` 5* Conforme à la femelle, sauf les différences sexuelles.

ntottomtsrms mrs Arsrnornonn. 50
Yin. 2. ANTHOPHORA GINGULATA.
Lcp., Ii, G6, Y).
Iscrsu crseuun, Fsb., Syst. Piet., 332, 18.
Asnnstu crxctuu, Fab., Ent Syst., 2, 3H, 50.
Long. : - Corps IB mm.; Atlesll) mm.
' Capile cineroscenti-hirto. Abdominis [usciis pallidé cœruleis,
E pilis breoibus slratis; metallicê via: nitmtibus. Pedstm pilis
cxtùs crrrulesceniibus. Alœ sordidœ, hyalinzr.
Q Face comme dans le type. Antennes presque entière-
ment ferruginenses. Poils de le face et du corselet en dessus
hérisses cendres, roux sur les côtés, plus pâles en dessous.
Abdomen noir revêtu de poils noirs, courts, un peu cendres
sur le 1** segment; chacun de ceux-ci bordé d'une bande de
poils courts couchés, verts-bleuâtres, sans rellet métallique
marque. Anus noir; cotés du ventre et segments en dessous
garnis de poils blanchâtres. Poils des pattes noirs en
dessous, en dessus bleuàtres, pareils à ceux de la frange
des segments. Ailes uu peu enfumées. La coloration bleue
, des poils des pattes devient cendree chez les sujets vieux.
i d' Antennes presque ferrugineuses. l•* article en dessous
jaune. Chaperon ferrugineux avec deux lignes suturales
noires. Labre jaune avec deux points noirs en haut. Mundi-
bules jaunes, noires au bout. Poils de la face, du vertex et
du oorselet en dessus roux-cendres, avec quelqnesuns noirs,
’ courts. Abdomen noir, l•* segment hérissé de poils cendres,
l courts; tous les segments hordes d’une bande de poils bleu-
V verdâtre, sans retlet métallique. Anus noir. Pattes comme
p dans la femelle. _
~ Nouvellœllotlsude.
Collection Stclnl, Doors.
r

80 IONDGBAPIIIB une AN'l'IIOPIl0lA·
Suavzla. ANTHOPHORA SUBGERULEA.
Lep,, ll, 30, C.
Difort à var. 2. Fasciis scgmmlorum nbdominis griseo-
pallidis via: subcœruleis. Var. indica.
Pommhéryl Collection Doors.
ha. 3. ANTHOPHORA PULCHRA C
smml., 335. 87.
Q Thoraec rul`o-fulvo; pedibus pallidè rul`o·lulvo (non
cœrulescenli), capile, tboraceque subtils albido-cinerescenti
(nullo modo cœrulescenti vol viridescenti) pllosis. Abdo-
minis 1-5 lasciis albescenll-subcœrulcscentibus, hinc indo
leviter viridescentibus. (Stcnsn). l
Evidenler zonalaa varielas in cingulatam et subcœrules-
centem, transeuns. (Srcnzn).
Australia. (Je u’ul pas vn cette variété).
Vm; 4. ANTHOPHORA ATBOJIERULEA. Biche!.
Long.: — Corps l5 mm.; Alles 12 mm.
Q Nigra. Thoracis, capitisque pilis rulis, vel ferrugineo-
nigris partîm viridescentibus. Abdominis 4-4 latè metallieo-
cœruleo marginatis. Femoribus nigro-lcrrugineo pilosts, l
dnobus anterioribus viridescenlibus. Alis fumatis.  
(Storm.),  
Célebes. ‘
Collections Slchol, Doors. 1
Remarquable variété dont on retrouve les analogues dans les  
espèces A. L-/'aaciala de Vill. et A. nigro-maculata. Luc. l
l
l

Moxoannnu: nes Arsrnornom. 61
Vin.   ANTHOPHORA PLAMMEO-ZONATA Douxs.
Long.: — Corps 12 mm.; \iles8 mm.
Q Nigra; facie A. zonatœ; tltorace pedibusquer·11fo·pil0sis;
faseiis 5•que segmento omninà, /lamnteo-squarnmosis (eviter
eupreo-micantibus. Alis hyalinis.
Q Antennes roussâtres, sauf le dessous du l•* article qui
estjaune, le 2•, le 3** qui sont noirs. Chaperon jaune, à
l'exœption de deux grandes taches noires sur le milieu.
Labre jaune, denx_ petits points noirs sur les côtés, en haut.
Mandibules jaunes, leur bout noir. Poils de la face et du
çorselet en dessus fauves, mêlés de noirs, blancs en dessous.
Abdomen noir; 1** segment ayant quelques poils fauves, 2·,
3*, iv entièrement noirs, avec quelques poils de cette couleur ·
très·e0urts; 5* segment en entier et base des quatre premiers
portant une bande de poils oranges, couches, simulant des
écailles et présentant une teinte cuivrée metallique indé-
cise. Base du 5• et anus portant quelques poils ferrugineux.
Pattes fauves en dessus, noires en dessous. Ailes transpa-
rentes, côte et nervures noires.- Voisine dela lllegilla
fasoiata et 4-cincta Fab., mais sc rapprochant du groupe des
Zomzta par la teinte cuivreuse métallique des segments
abdominaux.
Sumatra Collection Doors.
Vin. 6. ANTHOPHORA ANALIS. Sichel.
Long.: - Corps 16 mm.; Alles Ill mm. —
5* Nigrn, nigr0·pil0sa; pilis capitis et thoracis partim, seg-
mentorum abdominalium 4, 5 omninô, cinerescenttlsubcœruleis;
alia /'useo-hyalinis.
Os fere A. 4-zonatze Q, sed maculis duabus maximis

62 MONOGIAHIIE nus Anrnornon. _
quadratis nigris bascos clipci; suprâ basim clipei maculâ
trîangulari flavâ parvâ, et utrînquc inter clipeum orbitas
que intcrnas nigras, lineolâ llavâ nigro-pilosâ; gcnis pect0·
risquc albido-pilosis; capitc (clipeo cxcepto), pronoto ct
mosothoracc pilis cincrcscentibus, întcrmixtis, hinc, indè
subcœrulcis. Scgmontorum abdomînalium 4, 5, pedumquc
anticorum, tibiarum prœscrtim, pilis cincrcscentibus, in
rcccntibus forsan albis, snbcasrulcis; 6** et ano nigris sub
nudis; 6• utrinquc albido-ciliato, pcdcs nigro-picci, postc-
riorcs nigro-pilosi. Alœ fusoo hyialinœ lcvîtcr cupreo· n
micantcs, vcnis nigris. (Sncnu).
Guinea.
Collectton Dœvsen.
(Jo n‘•l pas vu ccllc variété). ’
Vu:. 7. ANTHOPHORA VIGILAN8. Smith.
Long. : — Corps 23 à *25 mm ; Ailes ll à li mm.
Q Nigra, parcê ru/'0·pubcscens; lhoracc fulv0·ru[o-hi1·to.
Abdominis svynwntorum fasciis npicalilms [ulvo-ru/is,· pedibus
ru/`o-piccis, libiarum poslicarrnn scopd sub aureo-ferrugined.
Alix sordidê ]1avo·hyalinis.
Clypcus (cro A. fvzonatœ, mnculis nigris maximis. Ab-
domen pallîde nigrum, scgmentis pallide nigris, parcissimè
fulvo-rul`o-pubcscentibus, marginc upicali (prœscrtim vcn-
trali), dccolorato, tcstacco, fulvo-rul'0 fasciato; (fascîarunn
pîlis documbentibus); scgmento 5** paulo, scd vix rufo-
pilosiori. Mis sordidîe llavohyalinis, leviter cuproo·mi
cantibus. (Sioux).
Cèlebes.
Collection Dwwsen.
(Ia n‘at pas vn cette variété).
`
/ l

M l
IIOSOCIAPIIB nus Artïlortlola 63 t
N·*2. ANTHOPHORA 4·FA.8CIATA.
Mrrnoraon xiousnas, Lep. bym., 2, 27. dl Q ·
Brullé, Iîist. Nat., il Can ,5. p. 84, 8.
Lucas, Expé. Sc. Alg., 3, I42, I.
ms mnuxs, P. Ent. Syst, 2, $$0, 72, (Var. Thorace cinerescenti piloso;
Maniac albo·fasciaIo )
î Cums muuxs, Fab., Syst. Plex , p. SFI, ll.
x Ans ouaoanuscwra, de Vlll., Ent., 5, Sltl, 90. qV.u· Tlumcie ruto, cœteriai
` albo-mlosâ.)
Ilsxtu cnacuun, Fab., Syst Plex , p. 33·!, IT. cïhorace t•m:cnto=o fulvo,
Montre mc; segmmcmm marginlbus albis.•
Amoraona nan. Evers , Bull. des Natur. dc Nos: , lsrii, p. II3, 8 Var 6
Amman manu. Germ.
Ans mam. Rossi, 2. p. IOI, 908. Q
Long. :- Corps l0 mm.; Alles lu u lâ mm.
l Q d' Media, nigra, varia. Ore Q flavo, nigr0—vari0;
I CT llavulo, srl albido, vix nigr0—vari0; Ilrorace fulvo val cine-
  rescmli, pleuris peclorcquc hirlis (slerno inlerdùm nigro-
p:l0s0),segm¢nlorum abdominalium fasciis apicalibus (Q 4,
d' 5). ulrinque in venlrem decurrentibus albis, rufis, nel
""Ii”sc¢·nlibus; ano utrizzquc albo-pil0.s0 in media nigro, tibüs
mus albido-pilosis. Alis hyalinis.
p CT Fœmind fare dimidio minor.
| . . . . .
C S? boire. Chaperon blanc, a lexceptnon de deux taches
l °”*`°€S plus ou moins grandes, qui sont noires. Labre jaune
3 im tm petit point noir de chaque côté de sa base. Maudi-
î bulœjaunes, noires au bout. Poils dc la face cendrés, plus '
r un moins roux. Corselet en dessous hérissé de poils roux,
u fauves, cendrés suivant l'état plus ou moins frais du sujet;
en dessous ces poils sont blancs. Abdomen noir, revêtu de
I ·
) PMIS couchés, rares, courts, fauves ou cendres. Chacun des
v
I
y  
i
l

Bl IONOGIAPHIS uns Aurnornon.
segments bordés d’une bande de poils de cette couleur, qui
varie du blanc éclatant au ferrugineux; dernier segment noir
au milieu, blanc sur les cotés. Poils des pattes en dessus
hérissés blancs ou roux, tarses postérieurs noirs. Ailes un
peu enfumées; nervures brunes.
5* Moitié plus petit que la femelle. Chaperon, labre,
· mandibules, dessus du l•* article des antennes jaune, sou-
vent de couleur éburnée. Deux petits points noirs de chaque
coté du labre. Poils de la tète et du corselet en dessus
hérissés cendres , plus ou moins roux. Abdomen noir,
recouvert chez les sujets frais de poils courts, rares, couchés
tantôt roux, tantôt cendrés. Chacun des segments bordée
d'une bande dc poils de cette couleur, qui varie du blanc
éclatantau ferruginenx, et qui est interrompue au milieu
de la 5*; le 6• segment n'a que des poils noirs. Poils des
pattes en dessus hérissés blancs ou roux, en dessous noirs, ·
ainsi que ceux des tarses postérieurs. Ailes un peu enfu-
mées; nervures brunes.
Depnls l‘Enrope lérldlonale jnsqu`au Cup de Boune·Espèranee.
Saint-Sever, Perpignan, llontpellter, Caunes.
Corse, Florence, Naples, Sicile,
. Algérie, Tanger, Egypte, Syrie.
Indes Orientales, Amérique Centrale et lleridiousle.
Cette espèce cosmopolite présente une foule de nuances pouvant
_ se résumer dans les variétés et sous-espèces suivantes, dues à l’alti-
tude, à la chaleur, etc., cte., et oll`rant les divers états connus sous
les noms d’Albinisme, de Llélanisme, d'Erythrisme, de Flavisme.
Tausivs 1.
Q Molalarsi postiei duo, nigro-piloté.
Susvntunras a.
Caput albido·hirtum; vertes rufo-hirtus (plerùmque lineà

uonoenrnrn nus Anruornon. 65
pilorum nigrorum inter verticem et occiput). Antennis ra-
rissime subtùs piceo-rufis, vel rufescentibus. Fasciœ abdo-
minales albae. Metatarsi duo posteriores nigri. (Variant
interdùm basi postice nigrœ.) Abdominis segmentum l ni-
grum, basi albido-pilosum, apice albo-fasciatum.
Susvn. É. Rufescens, omnium pilorum color rufus,
plenris interdùmque tibiis extùs albido-pilosis. 5** segmento
sape albo·l`asciato.
d Typico paulo minor. (D' Swim,).
Florentin, Iontepessulo, Neapolt, Alglrla.
Vn. 4. ANTHOPHORA MADERE. Biche!.
Reise, p. I4. '
Q Nigra; nigro-pilosa. Abdominis [ascii: tibiarumquc pilis ·
pallùic mf:. Alis sordidê hyalinis; ore Q ]1av0-maculato,
d' [Inco.
Q Chaperon jaune, deux grandes taches carrées de
chaque coté. Labre jaune; deux points noirs en haut sur les
côtés. Mandibules jaunes, leur extrémité noire. Poils de la
face, du corselet en dessus et en dessous noirs. Abdomen
noir, presque dépourvu de poils; 2*. 3•, 4* segments bordés
d'une frange de poils couchés, ferrugineux, pâles; cette
frange à peine marquée sur le bord du l•* segment. Anus
noir, quelques poils ferrugineux sur les côtés. Poils des
pattes noirs en dessus, sauf ceux des jambes, qui sont ferru-
gineux·fauves. Tarses postérieurs en dessous lavés de ferru-
gineux. Ailes enfumées.

· l
66 IONOGIAPBII nus Awrnornona.
5* Dessous du l·* article des antennes, face, à l'cxception
de deux points noirs sur les côtés du labre, mandihnles t
jaunes. Poils de la face etdu corselet en dessus ferrugineux—
fauves, plus pâles en dessous l" segment hérissé de poils
noirs mêlés de fauves; les autres segments peu garnis de
poils noirs, ponctués, chacun d'enx orné d’une frange de
poils couchés lerrngineux-fauves; frange très-interrompue
au 5•. Anus noir. Poils des pattes noirs en dessus, sauf ceux
des jambes, qui sont l'errugineux—fauvcs. Tarses en dessous
lavés de fcrrugincux. Ailes moins enfnmées que dans la
femelle.
Madère.
Collection Slchel, hours.
Cette variété remarquable a son analogue dans .4. nigro-
macnlala Luc., comme je l’étal»lirai plus bas.
Van. 2. rAN'I'HOPHORA ALBBSCEN8. Dours.
I Long : - Corpsli à I5 mm; Alles? tt 9mm.
Q Cincrco-villosa. Abdomine nigro; fasciis 2, 3, 4 niveis,
lcinercsccnti; pedibus cœtùs albo-pilosis, inelalursis nigris.
Q Noire. Antennes ferrugineuses, sauf le 2• et le 3• ar-
ticles, qui sont noirs. Chaperon, lalirc et mandibules
jaunes, sauf deux taches noires se rejoignant parfois sur le
hautdu chaperon, deux points noirs sur les cotés du labre.
Face recouverte de poils argentés, cendres sur le vertex et
le dessus du corselet, blancs en dessous, un peu fauves sur
les côtés. Abdomen noir; i•* segment hérisse de poils een-
drés, 2•, 3•, fr portant une large bande de poils courts, très-
blancs; 5* segment et anus noirs, avec quelques poils blancs
Cs

IONOIIÀPIIB us Anrlotlou. G7
sur les cotés et quelques poils ferrugineux au bout. Pattes
en dessous hérissées de poils blancs éclatants, noirs ferru-
gineux en dessous. Tarses noirs. Ailes transparentes;
nervures et côte noires.
Mlm,. Collection Doors.
5* Les poils du corselet plus blancs que dans la femelle;
5* segment recouvert de poils argentés interrompus au
milieu.
Bldna.
Collection Doors.
Van. 3. ANTHOPHORA MUCOREA.
Klng , 49, lg. Il Q > ll;. 13 ds lt.
Long.: — Corps ll mm.; Mlestlmm.
A Q Nigro, cinerwoillosa. Abdominis scgmenlis apioe, tibiù
exlùs albis, clypeo labroquc pallidis. Anlennis testaceo~
ferrugineis. Alœ hyalinr.
Q Antennes ferrngineuses; le l•* et le 2• articles noi-
ràtres. Chaperon jaune, son bord inférieur ferrugineux,
deux taches triangulaires noires sur le milieu. Labre jaune,
deux points noirs sur les côtés, en haut. Mandibules jaunes,
noires au bout. Poils de la face et du corselet en dessous ct
sur les côtés d’nn blanc sale, roux sur le vertex et sur le
corselet en dessus. ,1** segment de l’abdomen hérissé de
poils roux; 2•, 3•, ~’t• ayant quelques poils noirs, rares.
5• segment touteutier hérissé de poils roux et cendres, sauf
sur le milieu, qui porte un pinceau de poils noirs; chaque

, 68 Ionoonnrms ons Aurnornona.
segmcntest garni en outre d`une bande de poils couchés,
~ roux-ccnd ré, très·|arge sur le 2*, 3•, lv. Anus noir. Abdomen
en dessous ferrugirfeux, ses segments ciliés de poils blancs.
Pattes ferrugineuses, recouvertes en dessus de poils d’un
blanc sale, noirs ferrugineiix en dessous. Ailes transpa-
rentes; côte, nervu res brunes.
ç3‘·Plus petit d’un tiers que la femelle; antennes d’un
brun ferrugineux, sans tache sur le l" article. Face jaune,
immaculée, sauf deux petits points noirs sur les côtés du
labre. 6· segment de l’abdomen et anus noirs, avec quelques
poils ferrugiueux. Le reste comme dans la femelle. ·
Abyssinie.
Collection Doors.
C’est avec doute que je rapporte ce mâle à l'.4. .t!ucm·ea Klug.
La figure de cet auteur diffère par le 3• segment abdominal entière-
ment recouvert de poils blancs; par lc l•* article des antennes jaune
en dessous, Ce n'est pcut·ètre qu'une variété. .
Van. L. ANTHOPHORA SEMI-PULVEROSA. Sichel.
Q Rufo-fuloa. Abdominc nigro; lv, 5• cincrco-pubcsceiilibus,
fasciis 1-3 rufo-fulvis; femoribus fcrrugincis, fulvo pilosis.
(Srcnen.)
Q Face semblable à celle de l’A. !1»fa.scinla. Poils du vertex
et du corselet en dessus fauve-roussâtres, blancs en dessous.
Chaperon de couleur testacée ou ferrugineuse. Antennes
ferrugineuses. Abdomen noir; bords des l·* et 3* segments l
recouverts de poils roussâtres ou cendres, le fr et le 5• tout- l
à-fait cendres, simulant des écailles de papillon; le 5* en

uonooannxn una Amnornon. 69
outre est noir la son extrémité. Anus noir. Pattes en dessous
rousses, presque ferrugineuses. Ailes transparentes. ·
n
Inu: Orientales.
Collection Slel1a!,·Donrs.
5*, Moins long et moins large que la femelle. 4**, 5• scg- . i
ments de l'abdomen recouverts de poils cendrés au milieu, p
imbriqués en forme d’éeail|es, noirs sur les côtés; 6• seg-
ment et anus noirs. Ailes transparentes.
Natal,
Cette variété, par la taille, est intermédiaire entre .4. bfusciata
et A. albigemz. I
Taurus 2.
Q Metatarsi postici duo, alba vel albido-pilosi. (Typice
conformis.)
Sunvn. y. 5*. 5* segmenti faseiâ interruptâ, subrules-
eenti.
Neapotl,
Q Metatarsi antici externe, maeulà angustâ, llavâ,
triangulari ornati.
Sunvzm. yy. Q 5* Thoraoe, pedibusque extùs rufo, vel
rufesœnti·pilosis. Fasciis rulis, vel rufescenlibus. l° nigro,
bnsi albîdo-piloso.
Petlemon.
5* Rufeseens, sterni pedumque anteriorum pilis albidis.
lt segmenti medio pili nigri, fulvis mixti. 5* segmenti,
fasciâ continnâ. (D' Steam,.)
Italia, Coralea. i ,
ron u. ll

70 siozsostrmma nes Axrnorltons.
· hs. 5. ANTHOPHORA DOHINGENBIB.
tcp., u, ss, c. C5'- p
\. u.tct:¤.u:omus, tcp., ll, 32, 5.
· A ust.u.¢ccA,l.ep.,tl 5i,7l$enex).
· Long. : -— Corps li mm.; \lIt.·8 9 mm.
Q Nigra; facie A. lvfaseialœ. Capilis, thoracis Uquc seg-
menli pilis rujîs. Fasriis abdominis rufo-pilosis, femoribus
ferrugincis.
Q Noire. Face de |'.4. Iefasciala. Poils de la face, du cor-
selet en dessus et du i•* segment de l’abdomen roux, mêlés
de noirs. 2•, 3•. lv, 5* segments noirs, avec quelques poils
de cette couleur, courts. Base de tous les segments portant
une bande de poils couchés, roux chez les sujets frais. Anus
noir, avec quelques poils ferrugineux. Abdomen en dessous
ferrugineux. Pattes ferrugincuses, leurs poils en dessins
roux, avec une petite toulïe de poils blancs à l'extrémité des l
cuisses postérieures. Dessous du l·* article des tarses noir.
Ailes transparentes. Côte, nervurcs noirâtres; point calleux
testaee elair.
d' Semblable à la femelle, sauf les différences sexuelles l
de la face. 6* segment et anus hèrissés de poils noirs, mêlés l
de ferrugineux. l
Sénégal. ‘
Collection Doors. `
A. maculicornis est une variété à antennes tachées de ferrugi-
A neux sur le 3• article; à pubcsccnce moins rousse, plus cendrée. o
.4, nu·/ulmm est un sujet vieux, usé. p
. (Sloan.) l
u
u
l
l
u
l
l
l
l
l
u
l

uonocnnnm nxs Amnornou. 7t
Vn. 6. ANTHOPHORA SOCIA.
lucien secu, King., Syinb. ph. Déc., 5, 1,49, f. 6, Q ·
Abdomùtis primum segmcntum totum pallidc hirtum nec
rel vi: [ascialum.
Syria, Cypro.
Collection Strhel, Dours.
Q Noire. Poils de la face cendres, roux sur le vertex et
sur le thorax en dessus; quelques poils noirs sur le milieu
de ce dernier. t•* segment hérissé de poils roux, les autres
segments noirs très·tinement ponctués; 2·, 3·, 4• segments
bordés d’une frange de poils roux couchés; 5• segment noir.
Anus ayant quelques poils ferrugineux. Pattes en dessins
hérissécs de poils cendrés plus ou moinsroux; ils sont
noirs ferrugineux en dessous, surtout au t•* article des
tarses postérieurs. Ailes un peu enfumées.
d' Dessous du t•* article des antennes jaune. Chaperon
(deux lignes suturales noires sur les côtés), labre (deux
points noirs sur les côtés), mandibules jaunes. Poils de la
face cendrés, ceux du vertex et du corselet en dessus roux,
blancs en dessous. t•* segment de l'abdomen hérisse de
poils roux, mêlés de blancs sur les côtés, les autres seg-
ments noirs; 2*, 3**, 4•, 5• bordés d’une frange de poils
couchés, roux ou blancs, interrompue au milieu du 5•.
Anus noir. Pattes en dessus hérissées de poils cendres plus
ou moins blancs, de noirs ferrugineux en dessous, surtout
aux tarses postérieurs. Ailes un peu enfumées.
CM"' Collection Slchel, Dours.

72 xosoonxrntn ons Asrnornon.
Vin. 7. ANTHOPHORA. PARINOBA.
luna.; uuniosx, King, Synb. phys., lee., \’. T. 50, f.!. Q dt-
Nigra, pilfs omnibus cinerescentibus, sœpiùs albidù. i• seg-
mmlo albo-piloso, fasciis omnibus (alé albi:. d' Q .
Q Noire; face semblable à celle du type. Poils de la face
et des côtes de la tete blancs, ceux du vertex et du corselct
· en dessus sont cendres, un peu roux en arrière, tout-à-fait
blancs en dessous de ce dernier. l" segment de l’al1domen
herissé de poils cendres, un peu roux; les autres segments,
à |’excepti0n du dernier qui a quelques poils noirs, sont
nus, brillants, très-finement ponctués. Pattes ferrugineuses,
leurs poils blancs avec une légère teinte rousse, surtout sur
les postérieures. Ailes transparentes; côtes, nervures ferru-
gineuses. Point calleux tcstace, très-pâle.
Arabic Ilcnreusc, Csfvcrle.
Collection Sncbel, Ilnnrr.
<j‘ Semblable à la fe nelle, sauf les dillerences sexuelles.
Cette variété se distingue à peine de la suivante,
Vn. 8. ANTHOPBORA. ALTBRNAN8. Q
I|nsu.n.x Àurrnnxxs, Iilug, Symb phys., dèc.. \'. 2, 50, I 3.
Q Nigra, pilis thoracis cinercsccntibus; [ascii: abdominù
c6n¢rm:¢Mi·/ulvcsœntibios vol albidis, tomenlosis.
Q Noire, ponctuée; face semblable à celle du type. Poils
de la tête herissés, cendres; ceux du corselct en dessus sont
grisâtres, un peu plus pâles en dessous, roux sur les côtés. ,
l
l

itottoottnntn ons AN1·ttot>tt0nA. 73
l·* segment de l’abdomcn hérissé de poils blanchâtres, les
autres en ont de noirs, rares, très-courts. Bord inférieur ,
de tous les segments orné d'une bande de poils couchés,
blancs, tomentettx plus large sur le milieu. Poils de |'anus
noirs; en' dessous, les segments portent une bande très- ‘
étroite de poils blanchâtres, sïêlargissantsttr les côtés. Poils
des pattes blanchâtres en dessus, noirs, lavés de ferrugineux
en dessous. Ailes un pett enfumées; côte, nervures ferrugi-
nettses. Point calleux testacé, elair.
Sonvtn. a. Rufesccns. Poils du corselet, du 1** segment
de l’abdomen, des bandes, des pattes, roux plus ou moins
foncé.
Egypte, Piémont, Etrurle, Naples, Corse.
Collertion Stcbel, Dour:.
Vn. 9. ANTHOPHORA GONFUSA.
Smttlt, Catal. 9l.
Q Tboraoe pedibusque a|bido·cinerescenti pilosis. Meta-
tarsis posticis nigris, liaseos margine postico tantimt albido-
` cincrcscenti-piloso (ut interditm in Africanis). Tibiarum
postiearum dimidii basalis margine postico nigro-piloso.
Segmento 5• nigro, tttrittqtte albo-ciliato, segmentis ventra-
Iibus piceosttbruleseentiltus, margine apicali utrinque albo
ciliato; alis sordide byalinis. Tibiœ intermediœ quoque
suprà pallide-albido-pilosi, at pilis minùs densis, margine
posteriori dense albido-fimbriato.
(Stcttttt.)
loll:.
Collection Drerrsen.
(Ie n‘nl pas vu cette variété.)

74 xouooaarnm ons Aurnornou.
Van IO. ANTHOPHORA NIVEA. l
Les., lt, 52, 26.
Mncn.i.·s nacaiu, Klug, Tab. 49, L I2, n• ill.
> Long.: — Corps t3 à Il mm ; Alles IO mm. l
Q Nigra, cinerescenti villosa; anlennis fcmoribusque fer- p
rugineis , cincreo villosis. Abdominis fasciis cincrescenli- l
squammosis. Alœ hyalinœ.
Q Noire. Antennes ferrugineuses, sauf le 2• article et la p
base du 3° qui sont parfois noirs. Chaperon ferrugineux l
portant deux petites lignes suturales, quelquefois deux
taches triangulaires noires sur le milieu. Labre ferrugineux—  
jaunâtre, avec deux points noirs sur le côte, en haut. Man- l
dibules jaunes, noires au bout. Poils de la face et du corselet  
en dessous blancs sale, ceux du vertex et du corselet  
en dessus cendres, roussâtres. 1** segment de l’abdomen  
hérissé de poils de cette couleur; les autres segments ayant l
des poils courts, couchés, ressemblant En des écailles, d’nn l
blanc plus ou moins roussâtre. Chacun des segments porte  
une large bande de poils roussâtres; 5• segment tout entier
garni de poils de cette couleur, sa partie moyenne et l'anus _ l
noirs, avec quelques poils ferrugineux. Abdomen en dessous
ferrugineux, avec les segments garnis de cils blanchâtres.
Pattes ferrugineuses, recouvertes en dessus de poils cendrés,
noir-ferrugineux en dessous. Ailes transparentes; cote et
nervures brun-pâle. Point ealleux testacé, clair.
Sénégal.
Sonvaaisras ç3‘.0mnino rufescens. Thoracis femoribusque
pilis rufescentibus, ferrugineis.
Abîumc. Collection Doors.

IONQEBAPBIB nes Axrnornon. 75
5* Semblable à la femelle, sauf les dilïérences sexuelles
de la face et des antennes; 6• segment recouvert entière-
ment de poils roussâtres. I.es bandes des segments sont
aussi plus larges.
N· 3. ANTHOPHORA ALBIGENA.
Lez-., H, 28, 5.
A. msouu, dt l.t•p.,Il.58,|·£,
Long.: • Corps lt mm.; Alles 8 mm.
Minor, nigra. Clipci linut inlermcdid [land, rarô nulld.
Thorace cinercscenti, inlerdùm rufo. Abdominis fasciis albis.
5• segmen!0 albo-piloso, apice nigro.
Q Noire, une tache triangulaire au-dessus du chaperon.
Celui-ci noir, portant ordinairement dans son milieu une
ligne perpendiculaire et nue autre transverse, avant le bord
inférieur, lignes jaunes, invisibles chez deux femelles de
ma collection, très·largcs au contraire chez deux autres.
Jones blanches chez les sujets frais, le plus souvent jaunes,
recouvertes de poils blancs. Labre blanc portant de chaque
côté un point noir sur sa base. lllandibules blanches, noires
au bout. Sommet de la tète hérisse de poils noirs. Antennes
en dessous plus on moins roussâtres. Corselet en dessins
bérissé de poils cendres, rarement roux, plus blancs en
dessous. Abdomen noir, finement ponctué, hérissé de poils p
noirs très-courts. Chacun des segments est bordé d'nne ,
frange de poils couchés cendres, un peu roussûtres; 5• seg-  
ment entièrement recouvert de poils blancs, si ce n'est il l
son extrémité, qui est noire. Poils des pattes et du l" ar- i
ticle des tarses postérieurs blancs en dessus, noirs avec I
une teinte ferrugineuse en dessous. Ailes transparentes. l
l

76 MONOGBAPIII ons mrnornona.
5* Noire; antennes roussàtres, le dessous du l•* article,
face toute entière de couleur éburnée, à l'exception de deux
lignes très-étroites sur les cotés du chaperon et de deux
points noirs sur les côtés du Iabre. Poils du vcrtex, du cor-
selet en dessus cendrés, rarement roux, plus blancs en
dessous. Abdomen noir, finement ponctué; l•' segment
hérissé de poils cendres, les autres cn ont quelques-uns de
noirs. Chaque segment est bordé d’unc frange de poils
_ couchés, blancs, parfois un peu roux. Anus noir. Poils des
pattes en dessus blancs, noir-ferrugineux en dessous. Tarses
postérieurs noirs. , ,
France, Corse, Italie, Grece, tlgùrlc, Syrlc, Indes (Variétés). l
Collection Slchel, Dours. l
VAR. l. Sunvan. «. Metalarsis posticis nigris. Thorace rufo- A
piloso. l
Sunvan. 6. Metatarsis posticis nigris. Thorace rul'o~ i
piloso. Segmentis 1-3 rufo-fasciatis. Q
Grèce, Algérie. a
VAR. 2. Sunvgn. 7. Metatarsis posticis albis. Thorace cine-  
rescenti-piloso; fasciis abdominis vix  
rufescentibns.  
France, Corse. \
Sonvan. 8. Metatarsis posticis albis. Fasciis abdo- l
minis rufis.  
Algérie. l
Van. 3. ANTHOPHOBA NIVBO-CINGTA Q.
smmi, can. 92, p. $.11.
Auuoraoaa canzxs, Lep., ll, I9, 23 Q
Long.: ~ Corps l0 mm.; Alles 6 mm.
Q Cinorcscma, anlmnis, femoribus et ventre rufo-fm·ugs%

Ionoeurnln ms ANTIOPIOIAÈ 77
Mis. Abdominis fasciis nivcis, pedibus sordide alb0·pil0sis.
Ali: hyalinis Q .
Q Noire. Dessous du _l•' article des antennes jaune, 2•,
3• articles noirs, les autres fcrrugineux. Chaperon ferrugi·
neux-jaunâtre, avec deux taches triangulaires sur les côtés.
Labrc jaune, deux points noirs en haut. Mandibules jaunes,
noires ou ferrugineuses au bout. Poils de la face et du cor-
selet en dessus fauves, blancs en dessous. l" segment de
|'abdomen hérisse de poils fauves, 2•, 3•, lv ayant des poils
rares, noirs. Base de tous les segments portant une bande
de poils blancs couchés, cette bande recouvrant le 5* seg-
> ment tout entier. Anus noir, avec quelques poils ferrugi-
neux au bout. Abdomen en dessous et pattes ferrugineuses.
* Cel|es·ci en dessus sont hérissees de poils d'un blanc sale,
et de noirs en dessous.
Pondichéry. Collection Dours.
Souvent, dans l’.4. niveo-ciucta Q, les trois premiers articles
des antennes sont noirs.
Snsvn ¢. Antlwphora ru/icornis, Sichel: Antennes en- _
tièrement ferrugineuses, corselet herissé de poils fauves-
roussàtres. Abdomen en dessous et pattes fcrrugimmses·
noires.
Tranqucbar.
Les espèces désignées dans Fab., Syst. Piez., Megilla 4·¢·in¢·la.
p. 333, 24, Jlegillu fasciata, p. 334, appartiennent bien certaine-
ment au groupe de l’«l. valemz.
d Nigra; fulva; antcnnis forrugincis, scapo subtùs [law,
fsmoribus cl ventre nigr0·ferrugincis.,Abdominis fasciis nivais,
pcdibus sordidê albo-pilosis; alia hyalinis.
Noire; dessous du i•* article des antennes jaune, 2• et
base du 3' noirs, les autres ferrugineux. Chaperon jaune,

78 IONOGIAIBII nus ANIEIIQL
avec deux lignes suturnles noiresà peine marquées sur les l
côtés. Labre et mandibnles jaunes, celles-ci noires au bout.
Poils de la face jaunes, roux sur le vertex et sur le corselet
en dessus, blancs en dessous. 1**- segment de Yabdomen
ayant quelques poils roux mêlés de noirs; les autres seg— q
ments hérissés de poils noirs rares au milieu, plus abondants ,
à la base. Chacun des segments porte une bande de poils
blancs couchés; cette bande recouvre le 5* segment presque q
en entier. 6• segment et anus noirs; en dessous les seg- A
ments sont garnis de cils blancs, noirs au milieu. Pattes
tres-obscu rement ferrugineuscs, hérissées en dessus de poils l
d'un blanc sale et de noirsferrugineux en dessous. I" ar-  
ticle des tarses postérieurs noir. Ailes transparentes; côte  
et nervures noires. j
Pondichéry. Collection Donrs.  
Van 4. ANTHOPHORA ALBIDA. Biche]. l
Var. Africa: Oecidentalis.  
Minor, albesccns. Cupitis tibiarumque pili; metathora- i
eisque utrinque fasciculus pilorum latissimus, abdominisque  
fasciaa pallide niveo-alban. Thorace cinerescenti hirto. q
Ailinissima et per staturam in A. albigenam transeuns, à l
5•-nigro, juxtàque eam collocanda.
A. niveo-cinctâ quoque similis est. (Steam,.)
Tanger. i
N·· 4. ANTBOPHORA SQUAMMULOSA. Biche!. i
Q Nigra; clypco, labro niandibulisque ]iav0-nigro macula·  
tis. Thorace nigro-/lavido-piloso. Abdominis 2-5 scgmcnlis, l
flanc ucl albido cel cimrcscmti-tmncntosis. squammosis, fasciis i
distinctis; 5** maculd triangulari nigrd. Pcdibus nigris facido- i
cùurexcntihirsuüs. Tunis fomtgimis. Alœ Ityalùuv.  
l
l

l
l xonouunm nes ntrnornon. 7O
6* Cinerescmti-piloso; 5• segmcnlo in lateribus dualm den-
` tibus aculis armato. Pygidio lriangulari, in media carinato.
Q Noire; partie inférieure du chaperon, labre, milieu
des mandibules jaunesrlface recouverte de poils blancs,
mêlés de noirs sur le vertex. Corselet en dessus hérissé de
poils plus ou moins jaune-cendrés, mêlés de noirs sur le
disque, blancs en dessous. l•* segment bérissé de poils
cendres; moitié inférieure du 2• et suivants en entier recou-
verts de poils courts très-serrés, semblables à des écailles de
papillon, de couleur cendrée ou jaune. 5• segment ayant sur
son milieu une toulïe triangulaire de poils noirs. Bord de
tous les segments portant une bande de poils plus foncés,
squammeux; en dessous et sur les cotés les segments sont
ciliés de poils blancs. Pattes noires recouvertes de poils
plus ou moins cendrés ou jaunâtres. Ailes transparentes;
côte, nervures brunes.
0* Face jaune sans tache, recouverte, chez les sujets frais,
de poils blancs mêlés de jaunes, surtout sur le vertex.
5•segmeut portant de chaque côte une dent aiguë. Anus
triangulaire, avec une ligne saillante sur le milieu.
Non. En général, ln pubescence du mule est plus franchement
cendrée que dans l’aulre sexe.
ilexlqne. Collcctlon Slchel, Dour;.
Ne 5. ANTHOPBOBA RUFIPE8.
Lep., tt, w,st.
Anuornou Surcim, Lep., ll. p. G7, n• ll?
Annonces uen, Lcp., ll, p. LS, MH!
C3! Long.: - Corps8 mm ; Ailes 5 mm.
‘ Q Parue, nigra, rufcscenti-villosa. Pedibus ozlùs albido
rufcscmtibus, subtile ntfs. Alœ hyalinw.

80 uouooannrs ass Anrnornon.
Q Noire; labre (sa base et un point de chaque coté noi- _
râtres). Chaperon (une grande tache carrée de chaque coté
de sa base, et son bord inférieur noirs), les joues, une tache
triangulaire au-dessus du chaperon ct base des mandibulcs
d'un blanc jaunâtre Poils du dessus de la tête et du eorselet
roux mêlés de noirs, ceux du milieu hérissés noirs; base
des 2•, 3*, 4* portant quelques poils liérissés noirs, mêlés
sur les 3•, 6• d'un petit nombre de poils couchés blanchâtres; ·
bord postérieur de ces quatre segments portant une bande
de poils couchés d'un roux pâle chez les sujets fraisQ 5• seg-
ment hérissé de poils couchés blancs, son bord inférieur et
les cotés de l'anus revêtus de poils noirs; cils du dessous des
segments blancs sur les côtés, ferrugineux sur le milieu.
Les pattes antérieures sont revêtues de poils tout-à—fait
blancs; chez les intermédiaires et les postérieures surtout,
les poils blancs sont mêlés de poils dorés, la tranche externe
des cuisses postérieures est ornée de cils blancs. En dessous
les poils de toutes les pattes sont ferrugineux-doré. Ailes
transparentes, cote, nervures brunes; point calleux de
couleur testacé clair.
Cafrerlo. Collection Doors.
5* Dessous du l•* article des antennes jaune; face imma-
culée; extrémité des mandibules ferrugineuse. Poils de la
face et du eorselet en dessins et en dessous roux. l•* seg-
' ment de l’abdomen hérissé de poils roux abondants; 2*, 3•,
4•, 5* segments ayant des poils roux courts mêlés de noirs;
6• segment entièrement roux. Base de tous les segments
portant une bande de poils roux plus large sur les derniers.
Anus roux, muni de deux épines. Poils des pattes en dessus
roux blanchâtres, ferrugineux-doré en dessous.
` Abyssinie. Colieetlon Dour:.
Les Auth. rufa, Savigny Lep., sont, je crois, des variétés de
cette espèce.

l
uouoournux nss Amrnornou. 84
N• 6. ANTHOPHORA RUPO-LANATA. Dour:.
  Long : - Corps ll rnm.; Ailes l8 mm.
  Parva; nigra; capitc, cineroo, thoracc abdominequa nigro-
à fulvœvillosis. Pcdibus extùs albido, subtùs aureœpilosis. Ali:
F hyalinis.  
l Q Noire Antennes noires, à l'exception du dessous du
l•* article qui porte une lache ferrugineuse. Face entière- h
ment noire, sauf deux taches jaunes sur les côtés inférieurs i
du chaperon. Mandibules noires, un point jaune à la base.
u Poils de la face roux-cendré, ceux du labre blancs, ceux du
vcrtcx noirs. Corselet cn dessus hérissé de poils fauves
mêlés de noirs sur le milieu; en dessous ils sont blancs,
roux sur les côtés. i", 2*, 3*, b• segments de l'abdomen
lrérissés de poils roux mêlés de noirs; 5* segment noir.
Bord inférieur de tous les segments portant une bande de
poils roux couchés; en dessous et sur les côtés les poils sont
blancs. Anus un peu ferrugineux. Poils des pattes en
dessus blanes, ferrugineux-dorés en dessous, principalement
sur le i•' article des tarses. Ailes transparentes, côte, ner-
vures brunes; point calleux testacé clair.
Cafrcrie. Colhelerlon Dours
Très-voisine de l’A. rwîpes.
Forsan femina Megillœ ¢·om·inn:r.
Klng, Symb. phys. Dee. V, fl;. ll.
N· 7 ANTHOPHORA BI-PARTITA
' Smith, Cam., p. 535, n— 8I.
ÀKTIIUPIOIA IIIITIORACICA. Slûlwl.
Long. : - l6 mm.
Q Media, nigra; capilc punclalo, opaco, albido-maculal0,· A

' a IONOGIAPBFB DIS ANTHOPBOIA.
tlooracis dimidium anlicum cum psdibus nigro-hirtum, postkum
rufo-/`ulvo-hirtum. Abdomen nudum , labrum, alœ fusoo·
hyalinœ.
Q Statura A. &—fasciatœ, caput nigrum opacum dcnse
satque profunde punetatum, albido-pilosum, vertieis fron- q
tisque faseiculis pilorum nigrorum; clypei nudi linea media
subearinala, albido tlaveseens, apiee (versus labrum) latior,
labri partem basalem continuat. Abdomen nigrnm, nudum,
glabrum, nitidiusculum. Pedes nigri, nigro-hirti, femoribus
rulis. Alœ fusoo-hyalinze, extremâ basi subhyalinœ, venis l
nigris. Tegulœ testaceav, vix nigrescenti-maculatœ. l
(Steam,.) l
Stna. Ins. Drcwscn. ,
(Je n'al pas vu cette variété.) j
Q Noire. Poils de la face gris mêlés de noirs sur le vertex
et sur les côtés; chaperon portant sur le milieu une ligne  
jaune qui s'élargit vers le bas sur les côtés. Labre ayant i
deux petits points blancs recouverts de poils gris. Poils du P
eorselet noirs dans sa partie inférieure jusqu’à la naissance l
des ailes; ceux de la partie postérieure sont fauves. Abdo-
men en dessus brillant, finement ponctué et revêtu sur les
cotés et au sommet de quelques poils noirs; en dessous il  
prend à son extrémité une teinte ferrugineuse. Pattes un  
peu ferrugineuses, leurs poils noirs. Ailes enfumées, un peu  
irisées. l
Port Natal. Ex Smith. l
N·· 8 ANTHOPHORA ERUGINOSA.  
Smith, Cat., |t. 536, ne 89. \
Long. : · ii mm.
Q Nigra; capite thoraceque oiridescenti pilosis. Pedibus
ferrugincis, larsis nigris. Abdomina nigro apice nigrowilloso.

ttortoeutnn ne Amlorliu. U
Q Noire; tête, oorselet hérissés de poils courts verdatres,
rariant de teinte suivant les individus. Chaperon, labre,
mandibnles jaunes; le i•* portant de chaque coté de sa base
une tache carrée, le 2• deux petits points noirs sur les côtés;
les mandibules sont de couleur ferrugineuse au bout, ainsi
que le dessous des derniers articles des antennes. Pattes
ferrugineuses, leurs tarses noirs. Abdomen en dessous ferru- '
gineux, son extrémité porte en dessus quelques poils noirs.
Ailes transparentes, côte, nervures brunes, point calleux
testacé.
(j' Dessus du l" article des antennes jaune, joues et
cuisses antérieures ltérissées de poils blancs, longs, épais;
jambes intermédiaires et tarses franges en avant de longs
poils noirs, blancs en arrière.
Australie En Smith.
(Je n'ai pas vn cette vstlèttl.)
N·· 9. ANTHOPHORA ACRAENBIS.
saturn., su, txt.
tlunus souusts, Fab., Syst. I‘ict,3.'$6, 9, du
Am ncmxxats, Fab , Hut. Syst., ll, 329,  
Long.: ·- Corps 17 mm.; tites I3 mm.
Nigra, capile, abdomino pedibusquc nigrœpilosis; thorace
wprà fulvo-hirlo ; 5• segmento d, anoque Q albo·püos£s.
Q Noire; un point jaune à la partie inférieure médiane
du chaperon qui est très-ponctué. Poils du labre roux. Ceux
du vertex, du corselet en dessous, ceux de l’abdomen
hérissés, noirs; anus ayant quelques poils blancs. Corselet
cn dessous hérissé de poils fauves. Pattes ferrugineuses,
recouvertes de poils noirs épais, surtout sur chaque tranche

8l xouoourmn DIS Aurnoruon.
interne et externe. En dessous, les poils plus courts sur une
teinte ferrugineuse, obscure. Ailes enfumées. Point calleux
de couleur testacé-clair. Côte et nervures brunes.
5* Dessous du l•' article des antennes, face, Iahre et
mandibules jaunes, celles-ci noires au bout; deux taches
noires triangulaires sur les côtés du chaperon. Poils de la
face et de la tète eu dessous blancs. Corselet eu dessus
hérissé de poils fauves. Abdomen noir avec quelques poils
courts. 6· segment et anus recouverts de poils blancs mêlés
de ferrugineux. Pattes ferrugineuses; les antérieures ayant
quelques poils blancs, les intermédiaires et les postérieures
hérissées de poils noirs sur leur tranche extérieure et
intérieure. `
Guinée. ·
Collection Slrbel, Dours.
N•• 10. ANTHOPHORA ALBO·GAUDA'I‘A. Dours.
Long.: —· Corps`|8 mm ; Alles N mm.
Q Clipeo [lave lincato; labro mandibulisquo flaoo punctatis;
lhoracc fcrmginco piloso. Abdominis segmmtis l, 2, 3 nigro,
4, 5 albo hirsutis. Tibiis posticis empresse dilalalis, hirsutis,
nigris. Ali: fumalo-oiolaceis.
Q Noire; chaperon portant sur le milieu une ligne en
forme de 1.. Labre noir, avec un point jaune au milieu;
maudibules noires, avec un point jaune à la base. Poils de .
la tête fauves, noirs sur le vertex. Corselet en dessus hérissé
de poils lerrugineux, noirs-cendrés en dessous. Abdomen
très·linement ponctué, les trois premiers segments garnis l
de poils noirs·cendrés, lv et l5• segments recouverts de poils
blancs-juunàtres. Anus noir. En dessous, les segments sont Q
lerrugiueux et garnis sur les côtés surtout de poils blancs
· h
u
u
l

l
l
xouoonnurx nas Aurnoraoaa. 85
jaunâtres. Pattes noires avec une teinte ferrugincuse. Les l
poils de la l'• paire sont blanc—sales, ceux des deux autres
noirs, rudes. 1** article des tarscs postérieurs dilaté,
aplati, cilié sur ses deux tranches de poils noirs assez
longs. Ailes brunes avec un rellet violet. Côte, uervnres
brunes; point calleux ferrugineux.
Guinée. Collection Dours.
Ce n’est peut-être qu’une variété de la précédente.
N·· 11. ANTBOPBORA. NUBICA.
Lcp., (5*, 11, ss, s.
Macu.x.A sumcx, Klug, Tab. ti), lig. 8. 9, n" 7, Q  
Long.: - Corps IS h 20 mm.; Aites t6 mm.
Nigra. Tltoracc albido-piloso; segmenlis 1, 3 uigris, L" loto
Q ulbo-piloso, fcmoribus posliris nigris, anlerioribus ezlùs
albo-pilosis, d' 5** et 6** fascid albd inlernrpld. Alis fumalis.
Q Noire; antennes en dessous un peu ferrugineuscs, sauf
le 2• et le 3* articles qui sont noirs. Chaperon jaune, deux
taches triangulaires noires sur le milieu. Labre jaune,
avec deux taches noires s'étendant jusqu’au sommet. Maudi-
liules jaunes, noires au bout. Poils de la face et du milieu
du corselet cendres noiràtres, blancs sur les côtés, en
dessous et à la partie postérieure. Abdomen noir finement
ponctué, I", 2°, 3• segments ayant quelques poils noirs
rares; 4• segment entièrement recouvert de poils blancs,
courts, couchés; 5• segment noir, hérissé de poils blancs sur
les côtés. En dessous, les segments 3, 4, 5 ont des poils
blancs sur les côtés. Poils des pattes antérieures hérissés,
blancs sur leur tranche externe, lerrugineux en dessous.
Poils des pattes intermédiaires noirs, sauf une toulïe de
poils blancs sur la tranche externe du tibia. Poils des pattes
ron 11. 6

_ 86 uouoonrnu nus Aurnornon.
_ postérieures noirs en dessus, un pen fcrrngineux en dessous,
surtout au l•* article des tarses. Oc dernier porte en outre
sur la tranche externe des poils épais, longs, rudes, noirs.
Ailes très-enfumées; côte, nervures noires.
Var. Antennes entièrement noires. '
<j‘ Dessous du l• article des antennes jaune, les autres
noirs, quelquefois ferrugineux à partir du 4*. Chaperon
jaune, deux taches noires sur les côtés. Labre jaune, deux
points noirs sur les cotés. en haut. llandibules noires
au bout. Poils de la face blancs, ceux du vertex et du
milieu du corselet cendres, mêlés de noirs; ceux du dessous,
des côtés et de la partie postérieure blancs. Abdomen noir,
finement ponctué. l•*, 2•, 3• segments ayant des poils noirs _
rares, 4• entièrement recouvert de poils blancs, 5•, 6• por-
tant une bande de poils blancs interrompue au milieu. En
dessous, les segments sont roussâtres; les cotés des &•, 5•, 6•
ont quelques poils blancs. Pattes antérieures hérissées de I
poils blancs, les intermédiaires et les postérieures de noirs;
chacune d'elles ornée à la partie externe du tibia d'une
toulîe de poils blancs. l•* article des tarses postérieurs lon-
guement cilié sur ses deux tranches, sur l'externe de poils
rudes, noirs. Les autres articles des tarses de cette paire n
ont aussi quelques poils noirs, courts. Ailes plus transpa· i
rentes que celles de la femelle. Côte, nervures noires. ‘ i
Sénégal. Collection Slchel, Doors.
N• 1.2. ANTHOPHORA BICINGTA.
Lsp., 11, ai, 9, Q 5*.
Hxoxnu sssocrcmcn, Klug, Mus. Ber.
Mnoruna vrnna, Klug, Tab. 49, ilg. 40, 8, Var.
Long.: - Corps l6 mm.; Ailes lt nm.
Q Nigra; thorace albo·oilloso ; abdominc nigro ; seg-

Iouoannnxx ons Aurnornons. 87
mcnlis 3, 4 albo-marginalis, fasciis sœpé inlcrruplis. Alia
fumalis.
Q Noire. Dessous des antennes ferrugineux, sauf les trois
premiers articles qui sont noirs. Face jaune, deux grandes
taches très-noires sur le milieu. Labre jaune, deux poin_ts
noirs sur les côtés. Mandibules noires au bout. Abdomen
noir portautquelques poils courts; l•' segment noir sans
taches; base du 2* ornée sur ses côtes d’un point blanc; base
du 3• et du 4* ayant une bande de poils couches, un peu in-
terrompue sur le &•. Côtés de l'anus et du 5• segment
revêtus de poils blancs laves de ferrugineux. Cils de
dessous les segments blancs sur les côtes, bruns sur le
milieu. Poils des pattes auterieures herissés, blancs en
dessus, noirs fcrrugineux cn dessous. Poils des pattes in-
termédiaires noirs, sauf une toulïe de blancs sur la tranche
externe du tibia. Poils des pattes postérieures noirs en
dessus, ferrugineux-sombre on dessous. Ailes enfumees;
côte, nervures noires.
d' Conforme à la femelle, sauf les dilïerenees sexuelles de
· la face et le 5* segment de l’abdomen qui est semblable au 4•.
Var. Corselet recouvert de poils fauves.
Pondichéry. Collection Slchel, Dours.
Megllla vidua, Klug, est une variete de cette espèce à face
immaculée, avec Abdomine, fasciis duabus baseos albi: (Klug).
N·• 1.3. ANTHOPHORA HYPOPOLIA. Dours.
Grisnnant.
Long.: — Corps IS mm.; Alles 50 mm.
Q Magna, nigra, canoeimrescmti tomcntosa, scgmenlis À-5
nigris. Facio flood, nigro·maculatd; pealibus fuloùs.

' .
88 uoxvoonarmk ons mrnornon. ·
Q Noire. Poils de la tête grisâtres. Chaperon noir, à
l'exception de la partie inférieure portant une large tache
triangulaire jaune tirant sur le ferrugineux. Labre jaune;
deux points ferrugineux de chaque côté à la partie supé-
rieure. Mandibules, antennes noires, lavées de ferrugineux.
Poils du corselet gris mêlés dc fauves sur les côtés. I", 2• i
segments de l’abdomen revêtus de poils gris cendrés,
hérissés sur le 1•*, couchés sur le 2•. Poils du 3• segment
blanchàtres, couchés, très-courts, plus apparents sur les
bords supérieur et inférieur. 4*, 5• segments et anus hérissés
de poils noirs peu serrés. Abdomen en dessous ferrugineux;
chacun des segments en dessous bordés de poils blancs p
s'étendant aussi sur les côtés. Pattes ferrugineuses, recou- l
vertes de poils gris un peu fauves en dessus, noirs en
dessous. Tarses ferrugineux noirs. Ailes transparentes, u
nervures noires; point calleux de couleur ferrugineuse. l
Province d'0renbourg. Collection Doun.  
Cette espèce qui, au premier aspect, ressemble à l’A. atricilla u
· Evers., nom qu'elle porte dans un envoi que j’ai reçu de M. le l
général Radoszkovsky, est très-distincte. La coloration de la face, _  
des pattes, du sarothrum, est différente de celle de l'espèce u
décrite par Eversmann. l
l
Ne 1.4. ANTHOPHORA VIOLAGEA.
Lep., ll, 80, /17.
Long. : - Corps lt) mm.; Ailes lt mm.
Nigra, nigr0·pil0sa; scgmenlorum lalcribus maculd albd.
Alis fumatissimis oiolaccis Q. dt Antennis nigris; facic
· eburned, nigro-maculatd.
Q Noire. Chaperon très·grossièrement ponctué, partagé
en deux moitiés égales par une ligne saillante tachée de

l l
l
MONOGIAPHIB uns Amnornoaa. 89 l
p jaune près de l’extrémité inférieure; Poils de la face, du
oorselet et de l’ahdomen noirs; côtés de chacun des segments
p en dessus et en dessous ornés d'nue petite touffe de poils
i blancs. L’anus porte quelques poils ferrugineux. Poils des
Q pattes noirs, lavés de ferrugineux. Ailes opaques, noires, p
L avec un rellet violet. l
5* Antennes noires. Chaperon de couleur d'ivoire, avec
deux grandes taches noires sur les cotés. Labre de couleur
d'ivoire avec deux petits points noirs en haut. Mandibules
noires, avec une tache couleur d'ivoire à la base. Poils de la
tète, du eorselet, de l'abdomen et des pattcs noirs. L’anns
porte quelques poils ferrngineux. Côtés des segments en
dessus et en dessous ornés d’une toull`e de poils blancs; le
6• segment porte une bande de poils blancs.
Non. ll est probable que chez les sujets frais, lu base de tous les
segments porte une bande entière de poils blancs.
Indes Orlentalea. Collection Doors.
N• 15. ANTHOPHORA HOLOPYRRHA. Sichel.
Xsxoctossa irunva, Smith, Cat. BI5, l.
Long.: — Corps 18 mm.; Ailes 12 mm.
Nigro-fcrruginca; jlagello nigro-picco; l, 2, 3 m·licuIi.s· [er-
rugineis. Pilis omnibus fulvo-ferrugincis Q. 5* Facie (umo-
ferrugined, am) quadmfo, tricarinato.
Q Antennes noires, sauf les trois premiers articles qui
sont ferrugineux. Chaperon ferrugineux, portant une bande
jaune à la partie inférieure. Corselet en dessus et en dessous,
l" segment de l’abdomen hérissés de poils fauves l`errngi—
ueux, les autres segments en ont de semblalbles, mais courts,
couchés. Bord anal orné d’une plaque lisse, triangulaire.

90 uoxoonarnu: pas Amnornona.
Pattes hérissées de poils ferrugineux. Crochets du dernier ar-
ticle des tarses noirs. Ailes enfumées; cote, nervures noires.
5* Face plus jaune en général que dans la femelle, à
laquelle il ressemble du reste. Une plaque quadrangulaire
sur le bord anal, tricarénée sur les côtés, qui sont creusés
en fossette.
lexique. Colleellon Slchel, Dom.
N** 1.6. ANTHOPHORA HBLANOPYRRHA. Dours.
Long.: - Corps t5 mm.; Alles |0 mm.
Nigra, lacie /lao0—maculald; pilis thoracis abdominisque
/'ulvo-hirtis; 4**, 5** aurulcn|0·oill0sis. Pcdibus nigris, extùs
cinereo-villosis Q 5*.
Q Noire; 2*, 3* article des antennes ferrugineux. Cha-
peron finement ponctué, noir, une grande lache jaune sur
le milieu. Labre noir, avec un petit point jaune sur le
milieu, en haut; ses poils cendrés, ceux du vertex noirs.
Corselet en dessins hérissé de poils fauves éclatants, blancs
ou cendres en dessous. 1**, 2* segments de l'abdomen
hérissés de poils fauves, le 2* et le 3* ayant chacun une
large bande de couleur baie, presque nue; 4*, 5* segments
revêtus de poils fauves, couchés, longs, mêlés de quelques-
uns plus petits simulant des écailles. Bord des segments  
portant une bande de poils plus pâle, plus distincte en
dessous. Pattes ferrugineuses, hérissées en dessus de poils
cendrés; de noirs ferrugineux en dessous. Ailes un peu l
enfumées. Côte, nervures noires. i
5* Semblahle il la femelle, sauf les caractères de la face.  
6* segment revêtu de poils fauves en forme d’écail|es. q
Nervure des ailes comme dans Habropoda. »
lexique. Collection Sichel, Doors. ‘
l

I
! uonoonsrnrn mas Aurnornona. 91
I- 1.7. ANTHOPHORA ATBO-GINCTA.
I Lep,, ll, 35, l0.
CBKTKIS Pnuutrns, Fab., Syst. Piez, p. 356, 7.
Long.: — Corps 16 mm ; Ailes ti mm. '
Q Nigra; capitc, thorace scgmcntisquc 3, 4, 5 fulo0-f¢rru-
gineo-pilosis. Thorace sublùs, pcdibusquc antcrioribus albis,
posticis compresse-dilatatis, hirsulis, aigri:. Alis fumato-
oiolaceis.
Q Antennes noires, avec une teinte ferrugineuse obscure.
Chaperon jaune, avec deux grandes taches noires carrées
sur le milieu. Labre jaune, avec la suture et deux points
noirs sur les côtés. Mandibules jaunes, noires au bout.
Poils de la tête, du corselet en dessus et sur les côtés d’une
belle couleur fauve ferrugineuse chez les sujets frais. Méta- ·
thorax noir. i•* segment de l'abdomen et les deux tiers
supérieurs du 2• finement ponctués, bérissés de poils noirs,
courts; base des 2•, 3•, lv et 5•, eu.entier, recouverte de
poils fauve·ferrugineux, couchés; une touffe de poils noirs
sur le milieu du 5•. Anus noir; en dessous, les segments
fauves sont ferrugineux au centre, ciliés de blanc sur les
côtés, à partir du 2•. Poils des pattes antérieures blancs en
dessus, noirs en dessous. Pattes intermédiaires et posté-
rieures hérissées en dessus et en dessous de longs poils _
noirs, rudes. l•* article des tarses postérieurs aplati, large,
cilié sur ses deux tranches de poils noirs assez longs. Ailes
brunes, avec un léger reflet violet. Côte, nervures brunes.
5* Dessous du 1** article des antennes jaune. 6• segment
semblable au &• et au 5•, sans interruption. Le reste comme
dans la femelle.
Cnfrerle. Collection Slehel, Doors.

92 Momoonnurn uns Arvruoruou. C
Ne 1.8. ANTHOPHORA AU'RULENTO~CAUDATA.  
Dours.  
Long.: - Corps l5 mm.; Alles IO mm.  
Nigra, clypoo labroquc /lavo-maculatis. Capitc, lhoracc i
abdominisquc ·l-3 scgmcntis nigris , 4-5 aurulcnto-oillosis. l
Pcdibus fvrmgineis cxtùs nigro pilosis; sarolhro ciucrco, tarsis r
fcrrugineis. Alis fumatis Q 5*. i
Q Noire; une large tache jaune sur le milieu du cha- l
perou; une petite ligne jaune sur le milieu du labre. Poils  
de la tète, du corselet et des trois premiers segments de  
l'abdomen hérissés, noirs; base des 3•, 4·, 5• et anus re- p
couverts de poils fauves, dorés, très-brillants; en dessous, l
les segments sont ciliés de poils fauves. Pattes ferrugineuses,
leurs poils hérissés, noirs; tarses plus pâles. Brosse cendrée.
Ailes enfumées. Côte, nervures noires.
Nervure des ailes comme dans llabropoda.
g3' Dessous du 1•' article des antennes jaune. Face de
cette couleur, sauf deux taches noircs sur les côtés du cha-
' perou, deux points noirs sur les côtés du labre, en haut.
` Maudibules jaunes, noires au bout. Poils dela face cendrés,
ceux du vertex, du corselet en dessus, des I", 2•, 3• seg-
ments et de la base du 4· noirs. Ces poils sont rares sur les
derniers segments. En dessous du corselet, les poils sont
cendrés. Base des 4•, 5* et 6• segments, en entier, anus,
revêtus de poils ferrugineux, dorés. En dessous, les seg-
ments sont ciliés de poils cendres. Poils des pattes en dessins
cendrés, noirs en dessous. Ailes enfuméesfl
lexique.
Collection Sichel, Doors.

l
uouoenuntn ons Axruornou. 93
N· 19. ANTHOPHORA TECTA.
Smith, Cat., p. 34*2, llî.
Long : — lâ mm.
Q Nigra, 1** segmcnlo fuloo, 2**, 3**, uigro, 4**, 5** cincrco-
} ltirlis, fusaa—œnois; lharace fulvo, in media fusca.
` Q Tête et corselet noirs. Chaperon portant .une large
tache blanche en forme de T, son bord inférieur est ferrngi-
neux. Labre blanc-jaunâtre, ses bords ferrugineux ainsi
que les mandibules. Côtés de la face hérissés de petits poils
courts, blancs; ceux du vertex fauves. Corselet en dessus
hérissé de poils fauves, plus foncés au milieu, un peu cen-
Q drés sur les côtés. Cuisses ornées de poils blanc—jaunâtrcs,
l ceux des jambes sont cendrés, les postérieures les ont blancs
ainsi que le 1* article de leurs tarses. Eperons noirs. Abdo-
men d'un fauve métallique, i•* segment hérissé de poils
fauves, 2•, 3• ayant quelques poils noirs, rares, 4•, 5• seg-
` ments hérissés de poils ceudrés, oourts. Bord de tous les
segments ciliés de poils roux.
Brésil. Ex Smith
(Je n‘ai pas vu cette variété.)
Ne 20. ANTHOPHORA CANIFRON8.
Smith, Cut., part. 2, p. 328, n' 42.
Long.: -· Corps l5 i IB mm ; Atles·....·!
Q Alra; alypci lined medid angusld. Abdaminc in/'rà rufa-
picca; scgmentarum [ascii: albidis,·3*, 4* in media fuscis.
Q Noire; chaperon portant sur son milieu une ligne
courte, étroite, jaune, s’étendant jusqu’au bord antérieur.
Face recouverte de poils cendrés, noirs au bout. Corselet
en dessus bérissé de poils jaunâtres, plus blancs sur les

9h Ioxoenavnte DSS Aurnoruou.
côtés et en arrière. Pattes ferrugineuses, recouvertes en Q
dessus de poils jaunes cendres, en dessous de noirs. Abdo-
men ferrugineux-clair; bord des segments en dessus et en t
dessous ornés d'une bande étroite de poils blancs qui sont
remplacés sur le milieu du 3° et du 4• par des poils fauves.
Canaries. Ex Smith
(Je n`aI pas vu cettc espece.)
Ne 21. ANTHOPHORA ALBI-PRONS. p
Long.: — limm. I
Q Nigra; i° sagmenlo fcrrugineo, rcliquis nigro-hirlix;  
fasciis 2, 3, 4 /lavo-alb0·ciliatis.  
Q Noire; poils de la tête longs, cendres. Mandibules fer- i
rugineuses, sauf sur le milieu où elles sont jaunes. Poils
du corselet en dessus courts, de couleur fcrrugineuse. Ailes
presque transparentes, nervures noires. Poils du oorseleïen
dessous et des cuisses hérissés, blancs; jambes ferrugi-
neuses, recouvertes en dessus de poils cendres, brillants.
l" segment de l’abdomen hérissé de poils ferrugineux; bord
des trois segments suivants cilié de blanc·jaunâtre, en
dessous les segments ont des poils noirs.
Amérique du Sud. Ex Smith.
(Je n’al pas vu cette espece.)
N° 22. ANTI-IOPHORA BASALIS.
l Smith, Cat. 335, 86.
i Long. : - Corps l7 mm.; Alles I! mnt.
  _ ~ Q Nigra, thoracc et primo abdominis sogmenlo f¢1·ruginc0—
l oilloso. Abdominc nigro, sublùs apiccque alb0·pil0s0. Pcdibtts
Z alerrimis. Alis nigro·fumatis, iridcsccntibus, leguld testaœd.
” Q Noire; moitié inférieure du chaperon nue, ponctuée;
¥ une ligne saillante au milieu. Poils de la tete en dessus
i
E.

NONOGIAPHIB ons Axrnornon. 95
noirs, lavés de ferrugineux en dessous ainsi que sur le labrc.
g Corselet en dessus et 1** segment de l’abdomen hérissés de
' poils fauve-ferrugineux trés-épais, noirs en dessous. Abdo- '
A men linement ponctué, bérissé de poils noirs, courts sur le
2• ct le 3*, un peu plus longs et légèrement ferrugineux sur
le 4• et le 5•. Côtés des segments ciliés de poils fauve-
cendrés. Pattes très-noires, les postérieures revétues de
poils très·noirs en dessus, lavés de ferrugineux en dessous.
Ailes noires avec un rellet violet obscur.
Cnfrerie _ Collection Doors.
N·= 23. ANTHOPHORA GITREO—8TRIGA‘1'A. Dour:.
Long. : — Corps 16 mm.; Alles 12 mm.
Q Faeie nigrd, punctatd; thoraco, 1** segmcnto pedibusque
exlùs fulvo-pilosis; fasciis 1 parce, 2, 3, 4 lalë citrc0-·margi-
natis. Alis /usco-Ioyalinatis.
Q Noire. Antennes noires. Face immaculée, noire, gros-
sièrement ponctuée, recouverte de poils fauves mêlés de
noirs. Corselet en dessus, 1•* segment de l'abdomen, pattes
hérissés de poils fauve-vifs, cendrés en dessous. Bord des
segments portant une bande de poils couchés, couleur de
citron, étroite au 1**, plus large sur le milieu des 2**, 3•, 4**.
Anus noir, avec quelques poils ferrugineux; en dessous, les
segments sont bordés de poils blancs s’étendant sur les côtés.
Poils des pattes en dessous noirs; tarses ferrugineux. Ailes ‘
un peu enfumées. Nervures, côte brunes.
Amérique Septeutrionelc. Collection Doors. _ ‘
N·• 24. ANTHOPHORA PLUTO. Dours.
Long.: - Corps ll mm.; Ailes 10 mm.
Q Nigra, n£gro·cincrc0-villosa. Abdomino nigro. 4‘, 5‘ unique

96 IIONOGIAPBIB nus ANTIOPIMA. l
püis ferrugincis hirsulis. Pedibus nigris. Tarsis fcrrugineis. Ã
Alia fumatis. p
Q Noire; chaperon et lahre fortement ponetués. Poils de i
la face cendrés, blancs en dessous de la tête. Corselet en
dessus hérissé de poils noirs mêlés de cendrés sur le disque,  
plus pâles en dessous. Abdomen finement ponctué, l" se·g— h
ment hérissé de poils cendrés; 2•, 3° segments ayant quel- i
ques poils noirs couchés; 4*, 5· et cotés de l’anus recouverts
de poils lerrugineux s’étendant en dessous et sur les cotés.
Pattes noires, tarses ferrugineux. Ailes enfumées; côte et i
nervures brunes.
lexique. Collection Doors
Ne 25. ANTHOPHORA ABRUPTA.
Say, Bust., Journ. Na!. Hist., l, 409,  
A. Ftonxmru, Smith, Cut. 339, l(l6, Q  
A. Srousa, Smith, Cat. 339, t0l,  
Long.: - Corps 'I nn.; Alles tl mn.  
Q In reccnlioribus nigra; lhorace ochraceo (Floridana),
in scnilibus, cincrco-oillosa (abrupta). Capilc, abdomine pedi-
busque alro-pilotis. Alœ hyalinœ.
Q Noire; poils de la tète noirs. Corselet en dessus et sur
les cotés hérissé de poils roux cendres. l* segment de l’ab-
domen hérissé de poils noirs légèrement lavés de ferragi-
neux; les autres segments noirs ont des poils rares mêlés de
lerrugineux sur le 5* et sur les côtés. Pattes ferrugineuses,
recouvertes de poils noirs légèrement lavés de lerrugineux,
surtout en dessous des tarses. Ailes transparentes.
Non. Dans la variété Floridana, la pubcscence du corselet, 1
qui est un peu plus rousse, s'étend eu W segment de l'abdomen. ,

  IONOCCAPIIIB DIS Amrnornotn. 97
W d' Semblable à la femelle, sauf le chaperon et le labre,
qui sont jaunes.
Nord de l'Amérlque. Collection Slehel, Douro.
N• Z. ANTHOPHORA PBRRUGINEA
Lep., T. 2, p. 78, n*· 45.
Arrruovaons mono-rr:x.vA, Lep., T. 2, p. 88, ¤° 55, Q.
Lucas, Expl. Soient., Alg., lll, l53, 23. Atl., llg. 6.
A. rcnva, Evers., IM, ll.
Long. : ·- Corps l•6 mm.; Bnrerg. Si à 38 mm.
Q Nigra, ferruginco-villosa, pedibus sublùs nigrœoillosia.
.llœ sub/uscœ Q . 6* Facie albido·lulcd, pcdibus suprù albido-
lairsutis.
No1·A.ln detritis marilius, hirsuties omnino cinorea, non ferru-
gînea adest.
Q Noire, entièrement recouverte de poils ferrugineux,
hérissés sur le 1•* segment, couchés sur les autres. Les
pattes en dessous sont noires, excepté sous le 1** article des
tarses postérieurs, où les poils ferrugineux apparaissent de
nouveau. Ailes un pen enfumées. Côte, ncrvures noires.
Algérie, Espagne, Corse.
d' Noir. Dessous du i•* article des antennes, face, labre,
sauf deux points noirs sur les côtés, en haut. Base dcs man-
dibules d’un blanc plus ou moins jaunâtre. Poils de la tête,
du corselet, des segments abdominaux ferrugineux en dessus,
blancs en dessous chez les individus nouvellement éclos.
Pattes revètues de poils blanchâtres. Tarses bruns. Ailes à
peine enfumées. Côte, nervures brunes.
Collection Slehel, Doors.
Nou. La pubescence devient d'un cendré plus ou moins terne

98 uonocannns uns ANTHOPHOBA.
chez les individus âgés. La collection de II. le D*‘ Sichel en possède
un curieux exemplaire entièrement recouvert de poils d'un cendré
très-pâle.
Nors. J. nigro·fl4lva Lep. 55, est une variété de A. /`en·ugin¢*a.
dont la pubescence lerrugineuse, surtout à la tète et au thorax en
dessus, est entremêlée de poils noirs, courts.
N** 27. ANTI-IOPHORA GALIGINOSA.
Mmtnus cantorsoss, Klug, Tab. 49, Iig. 7, n·* 6.
Sav., Descr. d'Egyp., Hym., pl. I, Iig. I3.
Long.: — Corps l9 mm.; Ailes ll mm.
Q Nigra, suprà nigro, laleribus /`usc0·t0mml0sa, abdominis
segmentis l• exceplo, nudis, apicc fusse villosis.
Q Statura M. robustes. Nigra, caput obsolete punctatum,
vertice fusco-nigro, fronte occipiteque fusco-villosis. Clypeus
confertim punctatus, lineâ Iongitudinali mediâ subelevatâ,
Iœvi. Labrum magnum rugosum.Tl1orax dorso dense fusco-
nigro-lateribus et sub alis fusco-tomentosus. Alze subint`us·
catœ, nervis, stigmate fuscis. Tegulœ fusœe. Pedes fusco-
nigro-hirsuti. Abdominis segmentum primum et ultimum
fusco-nigro, reliqua margine fusco-villosa. (Kwo.)
Syria.
Cette espèce, que je n’ai pas vue, me semble ètre une variété
d'un sujet usé se rapportant à l’A. nigro-/`ulvu de Lep., qui elle-
mème appartient à A. ferrugirœa.
N*· 28. ANTHOPHORA NIGRO-VITTATA.
Dours. l
Long. : ·— Corps 16 mm.; Euverg. 24 mm. d  
Q Niyra, /`crrugineo-hirsula, 2** scgmenlo abdonainis lolo, l
3** parlim nigro-piloso. Alis subfuscescenlibus. ,
l
l

louoonrntx DES ANTBOPIIOIA. 99
Q Noire. Entièrement recouverte de poils lerrugineux, si
ce n’est aux 2•, 3• segments de l'abdomen où ils sont noirs,
mêlés de ferrngineux, surtoutau 3•. Pattes en dessous noires.
Ailes un pen enfumées au bout. Côte et nervnres noires.
Voisine de ferruginea.
Corse. Collection Srchel, Donrs.
d' Long. . - Corpslt mm.; l-lover;. 25 mm.
dl Noir. Dessous du l•* article des antennes blanc-
jaunâtrc ou ébnrné. Face de cette couleur, sauf deux taches
sur la partie supérieure du chaperon et deux points sur
les côtés du labre, noirs. Mandibules noires. Pubescence
de tout le corps d’un roux plus ou moins foncé, sauf sur les
2*, 3• segments abdominaux, où elle est mêlée de poils
noirs, plus rares sur le 3•. Poils des pattes cendres. Tarses
ferrugineux.
Collection Slchel, Doors.
N• 29. ANTHOPHORA PARIETINA.
Lep., T. 2, p. 79, n" 46.
Lntr., Nouv. Diet. d'Hist. Not., Encyc., T. l0, p. 198, n· 1.
Spin., Ins. Lig., T. 1, p. l26, n· 2.
Anis ranizrmrt, Fab., Ent. Syst., T. ll, p. 323, n• 28.
MRGILLA nnmrma, Feb., Syst. Piez, p. 329, n· 3.
Nyl. Apum, Bor., p. 244. — Revis Ap., Bor., p. 257, 4.
Ileana.; Pnncnn, Illiger, Q .
Long. :- Corps 15 mm.; Enverg. 27 mm.
Q Nigra; nigro-rufo pilosa, scgmenlis 3-4 mfo pilosis.
Pedibus nigris, metalarsis rufis. Alœ hyalinœ.

[OO uonooxulrnm nus Awrnornou.
6* Nigra, fulvœnigro hirsuta. Abdominis segmentis i, 3
fuloo, rcliquis nigro·pil0sis. Pedibus cincrco czvtùs, fcrrugineo
sublùs hirsulis.
Q Noire. Quelques poils ferrugineux sur le labrc et les i
mandibules. Poils de la face, de la tête, du corselet noirs, t
très·denses. 1** segment de l’abdomen tout entier, base du  
2• hérissés de poils noirs; tiers inférieur du 2° segment, 3· i
et &• tout entiers hérissés de poils ferruginenx; 5• segment
noir. Anus et côtés de l’abdomen revêtus de poils plus ou p
moins ferrugineux. Pattes noires Tarses ferrugineux. Ailes O
transparentes. Côte, nervures noires. i
Algérie, France, Italie, Suède.  
Collection Slehcl, Donrs.
Van. 4. ANTHOPHORA FULVO·CINEREA. Douro.
Poils de la tète cendrés, noirs sur le vertex. Poils du cor-
selet. fauves, noirs à la partie antérieure, blancs en dessous.
l•* segment de l'abdomen hérissé de poils cendrés roux,
ceux des autres segments sont fauves, longs avec des poils
noirs très-courts formant le fonds du segment. Anus noir;
en dessous et sur les cotés, les poils sont blanc-cendres.
Poils des pattes antérieures en dessus blanc-cendrés, ceux
des intermédiaires et des postérieures fauves en dessus,
noirs en dessous. l•* article des tarses en dessous garni de
poils fauve—doré.
Le mâle de cette variété est semblable à la femelle. ll en
diffère pourtant par la couleur moins intense des poils du
thorax et des segments abdominaux. Le 5* et le 6• sont
entièrement noirs.
Dalmatie, Algérie. Collection Slcliel, l`unrs.

P
l uonocurms exs AQTBOIHOIA. _ lili
i Vim. ‘Z. M¤cr1.r.A rr.AcuvrA, lllig.
p Dans cette variété, la pubescence fauve du thorax Ht
l mélangée de poils noirs, courts. Le i•* segment est recou-
vert de poils cendres; ceux-ci se continuent jusque vers le
milieu du P segment. Les poils de l'anus sont fauves au
milieu, noirs sur les côtés Q gf.
humus, mem. cauumu Ism. ·
(T M¤sr1.r.n VILLOBA, Herr. Sehalî.
Long.: - Corps l5 mm.; Euverg. 27 mm.
l A
I 6* Noire. Face et base des mandibules d’un blanc plus ou
l moins éburné. Poils de la tète et du corselet roux, plus ou
moins foncés; ceux du i•* et du 2• segment de Tabdomen en
dessus roux-cendres. Base et côtés du 3• garnis de poils de
! cette couleur. Poils des autres segments hérissés, noirs.
Poils des pattes cendres. Tarses ferrugineux. Ailes transpa-
rentes. Côte et nervures brunes.
Collection Slehel, Dour:.
l¢• W. ANTHOPHORA QUADRIGOLOR.
Erichson in Wagner, Reize in der Regent. Algier, ill, 193; 54, T.9.
Lucas, Expl. Alg., ill, 15h, 24.
Aumornona DORSPIAGULA, L. Dul., in litteris.
Long. : — Corpsttt mn.; Bnverl. U nn.
Q Nigre, nigro-fcrnogioaeo-alboque püosa. Capita nyro,
thorax ferrugùuo, dorso myro, scgmontis abdomimk l·, 2• la-
teribus, 3• toto fcrrugineis, ülorum midis nigris, lv, 5• albo-
pilesis hocfer•1cgin¢o·¤¤izlo,ono pdilwsqw   Ali: fwnalis.
rou: rr. 7

lO2 . uonoenrnrs ons Anrnornorm.
6* In rccentioribus forruginco, in sonioribus cinereooollosis,
facto cbumcd, immaculatd, pcdibus nigris fuloo-cinereo-püosis,
mctotarxis ferrugincis.
Q Noire. Poils de la face noirs; une touffe de poils jaune- i
ferrngineux sur le vertex. Un large disque de poils noirs sur
le corselet, circonscrit par une bande de poils jaune-l`erru-
gineux dépassant le point calleux. 1** segment de l’abdomen
hérissé de poils noirs, jaune-ferrugineux sur les cotés;
2*, 3* segments revêtus de poils jaune—ferrugineux, ceux-ci
interrompus sur le milieu du 2* segment par un triangle de
poils noirs. 4*, 5* segments présentant un reflet cuivreux un r
peu bleuâtre, recouverts par des poils blancs, épais, courts, t
mêlés de jaunes sur le 4*. Bord inférieur du 5* et anus ornés  
de poils jaune-ferrugineux. Abdomen en dessous hérissé  
de poils noirs, excepté à la partie inférieure du 4* et du 5*, n
où ils sont blancs, ainsi que sur les côtés. Pattes noires.
Tarses ferrugineux. Ailes un peu enfumées. Côte, nervures,
point ealleux noirs.
Algérie. Collection Siehel, Doors.
Non. L’épithète quadricolor ne peut s’adresser qu’aux individus
agés. Chez eux, en effet, les poils cireonscrivant le disque noir du
corselet sont jaunes, tandis que chez les sujets nouvellement éclos
la couleur en est ferrugineuse, semblable à celle des 4**, 2*, 3*
segments.
d' Face immaculée, de couleur d’ivoire; dessous du 1** ar-
ticle des antennes, base des mandibules de cette couleur.
Poils de la face blanchâtres, ceux du vertex, du corselet en
dessus et sur les côtés, ceux des segments de l’abdomen fer-
rugineux—f`auves, en dessous les segments sont noirs. Poils ·
des pattes cendrés, fauves en dessus, noirs en dessous.
Jambes et l** article des tarses intermédiaires ciliés de longs

1
Q
Monooannts ons Anrnornoaa. 103  
poils cendré-fauves sur la tranche externe, noirs sur la ,
tranche interne; dernier article des tarses ferrugineux. .
Anus noir, terminé à chaque angle par une petite dent aiguë. v
Le mâle est très-dillicile à distinguer de celui de l'A. fer- i
ruginca.
Chez les individus usés par l'àge, la robe est entièrement
d’un gris sale.
Collection Sichel, Doors.
N·· 31. ANTHOPHORA BMITHII. Siohel.
Arrrnormons miam, Smith, Cat., n·‘ 17, non Eversm., Faune,
p.ll1,n·‘ ro 6* Q.
Long. : - Corps l5 mm.; Envers. 16 mm.
. Q Nigra,f1dvescenti·hirsula. Capitis thoracisque (hoc nigro-
dorso-fascialo) pilis fuloescenli-hirsutis; abdominis segmenlis
1, 3 fulvo, 4, 5 albido-lomentosis, 5‘ fascid fulvo-ferrugined;
pedibus poslerioribus eztùs fulvescente, intùs nigr0·pil0sis. Alia
fumatis, apicc hyalinalis.
Q Noire. Poils de la face cendres; ceux du corselet plus
ou moins roux, excepté sur le milieu, où ils forment un
large disque noir. Tous les segments de l'abdomen sont
recouverts de poils fauves, hérissés sur le 1** segment,
couches sur les autres, entremèlés de blanchâtres sur le
4• et le 5•. Bord inférieur de ce dernier et anus ornés de
poils ferrugineux. Poils des pattes en dessus fauves, noirs
en dessous. Tarses bruns. Ailes enfumées. Côte, nervures
noires.
Ildl de la France. Collection Slchcl, Doors.
Non. L’Anll¢0plo01·a Dubîa Eversmann, Faune, HL, n° 10, ne
· peut se rapporter à notre espèce si bien caractérisée par la pubes~

_ 10h uouooasrnis nss Aurnoruon.
cence du corselet. Celle d’Evers. a le corselet hérissé de poils
entièrement fauves, les pattes fauves en dessus, ferrugineusesen
dessous.
Ne 32. ANTHOPHORA TRIGOLOR.
Lep., 11, 86, sa c3'.
` Mnemu ·rmcox.on, Fab., Syst. Picz, 329, 7.
Aunrumrt ·rmcox.on, Fab., Ent., Syst., 2, 3l0, 13.
Long. : - Corps H a H mm.; Ailes IO mm.
Q Nigra; lhorace nigro, poslice fcrrugineo-villoso; 1** seg-
mento femtginco, reliquis nigris, fasciis albis; pcdibus ferru-
gineis, exlùs albidowillosis. Alœ hyalinœ.
Q Noire; face immaculée, noire, recouverte de poils
cendrés un peu plus blancs en dessous. Corselet en dessus,
jusqu’au tiers postérieur, hérissé de poils noirs, de poils
ferrugineux dans son dernier tiers. 1** segment de l'abdo-
men hérissé de poils roux-ferrugineux, les autres en ont de
noirs, courts, rares. Base de tous les segments portant une i
bande de couleur d’ivoire, dépourvue de poils et d’écailles,
très-étroite au 1**. Cils du dessous des segments noirs au  
milieu, blancs sur les côtés. Pattes ferrugineuses, hérissées j
en dehors de poils blancs. l•' article des tarses noirs. Ailes ,
transparentes, un peu enlumées au bout. Côte, nervures I
brunes.
d' Dessous du 1** article des antennes jaune; chaperon
de cette couleur, sauf deux lignes suturales sur les côtés et
le bord inférieur, qui sont noirs. Labre jaune, deux points
noirs en haut. Mandibules noires, un peu jaunes à la base.
6• segment de l’abd0men comme les précédents. Le reste
semblable à la femelle.
Amérique Ilèrtdlonale. Collection Stehel, Dours. '

    `
I
MONOGBAPHIB pas Axrnornona. NB
N· 33. ANTHOPHORA SIGULA. ` Q
Surm, 327, 39. A
Long.: — Corps I3 h M mm.; Ailes 8 mm.?
P Q Nigra, fulvo-hirsuta, pcdibus fcrrugineis. Alœ fusco- i
]|yGu”¢· ]
Q Noire, recouverte de poils fauves pâles. Pattes ferrugi· "
_ neuses, brosse en dessus formée de poils fauves brillants,
È plus pâles, plus courts en dessous; derniers articles des
I taises ferrugineux, éperons noirs. Abdomen très-velu, bord
t des segments longuement ciliés de poils fauves. En dessous,
j les segments ferrugineux ont des poils plus pâles. Ailes un
peu enfumées. (Samn.)
6* Poils de la tête, du thorax et de l'abdomen épais, fauves;
ceux des joues et de l'abdomen en dessous noirs. Dessous t
du 1** article des antennes, chaperon, labre et un point à
la base des mandibules, jaunes. Ailes un peu enfumées.
(Sxmn.) ‘
Sieile. (Jo n'al pas vu cette espèce.)
Ne 34. ANTHOPHORA BALNEOBUM.
Len. T. 2, p. 81, ¤~ is, Q.
Long.: — Corps l5 mm.; Bnverg. 29 mm.
Q Media, nigro, rufo-villosa. Scgmcntis dorso ru/is, lat¢~
ribus albis; pedibus cœtùs rufo, sublùs nigrofo1·r·ugi1te0·pil0sis.
Alis subfuscescentihus.
5* Facic cburned, pilis fulvis ornatd; thoracc, segmcntis
1-2 fulvo, rcliquis nigris-hirsulis. Pedibus eztùs fulvo-cinereo,
subtùs aureo-pilosis. '
ln senioribus, albescil hirsuties. ‘

IO6 Moxoonsrnin mas Anrnornorm. »
Q Noire. Poils de la face cendres, ferrugineux sur le
labre, noirs sur le vertex, entre les ocelles. Corselet en P
dessus hérissé de poils roux, longs, de blancs ou de cendrés l
en dessous. Dessus de tous les segments abdominaux hérissés  
de poils longs, roux, plus épais sur le 3• et le lv; 5• segment
et anus ayant quelques poils noirs ferrugineux. Côtes et
dessous de l’ahdomen garnis de poils blancs, plus on moins
ternes. Poils des pattes en dessus roux, plus ou moins l
blanchâtres, ferrugineux en dessous, surtout au 1** ar- l
ticle des tarses. Ailes un peu enfumées. Nervures, côte
brunes.
Itarèges (France). I.ep. Saint·Fargcau.
d' Lep., T. 2, p. 82, n·* 48,
Long.: - Corps 15 mm.; Enverg. 50 mm.
6* Noir. Chaperon (une ligne transversale au dessus),
labre, jaunes; deux points noirs sur les côtés de ce dernier.
Antennes entièrement noires. Base des mandibules jaune.
Poils dela face blanc-cendres, mêlés de noirs sur le vertex.
Corselet en dessus hérissé de poils roux, longs, blancs ou
cendrés en dessous. i•*, 2• segments de l’ahdomen hérissés
de poils roux, longs; 3•, Iv, 5•, 6• revêtus de poils cendres,
plus ou moins mêlés de noirs, surtout sur le dernier et
l’anus. Poils des pattes cendrés, mêlés de roux en dessus.
Tarses en dessous ferrugineux, garnis de longs poils cendrés
sur leurs deux tranches.
Espèce très-litigieuse. La collection de M. le Dr Sichel renferme
deux femelles et deux màles très-détériorés, provenant de la
collection de M. de Romand.

l
uonooanuis nes Atvrnornona. 107
l N• 35. ANTHOPHORA BADIA. Dour;.
I Long.: — Corps 13 mm.; Ailes tt mm. ·~
l Q Nigra, rufo-oillosa; abdomine badio, pcdibus nigris,
l nigro-fcmogimœhirsulis. Alœ hyalinœ.
( Q Face noire, grossièrement ponctuée, recouverte de
l poils cendres, noirs sur le vertex, blancs en dessous. Cor-
selet en dessus hérissé de poils fauves, mêlés de noirs sur
les côtés. Abdomen de couleur baie, lavé de noir sur les
&• et 5• segments. 1*** segment hérissé de poils fauves, les
autres en ont de courts, mêlés de noirs, surtout à I’anus.
En dessous, les segments sont ponctués, noirs avec quelques
lignes de couleur baie. Bord de tous les segments, anus et
côtés de l’abdomen hérissés de poils fauves. Pattes noires,
recouvertes de poils noir-ferrugineux. Tarses ferrugineux. `
Ailes un peu enfumées. Côte, nervures brunes.
Var. Labre ferrugineux.
dl Dessous du I", quelquefois aussi du 2• article des an-
tennes jaune; chaperon (deux points noirs sur les côtés),
joues, labre (deux points noirs en haut), mandibules (leur -
bout ferrugineux), jaunes. Poils de la face cendres, mêlés
de noirs. Corselet en dessus hérissé de poils fauves, plus
pâles en dessous. l•* segment hérissé de poils fauves, 2•, 3•,`
4•, presque entiers, noirs, avec quelques poils fauves et une
tache ronde sur les côtés de couleur baie. 5•, 6• segments de
couleur baie, revêtus de poils fauves, courts, couchés. Bord
de tous les segments portant une bande de poils fauves peu
marquée sur le i•* et le 2**. Pattes noires, herissées de poils
fauves en dessus, dorés en dessous. Chez les sujets vieux,
la pubescence est tout·à-fait cendrée.
lleltiquc. Collection Stchel, Dours.

lü xonosnruis uns Axrnornons.
Var. Tous les segmentsde Yabdotuen noirsà l'exception du
bord inférieur du 3* et du &*, qui ont une ligne de couleur
baie.
· N· 36. ANTHOPHORA PULVIPE8.
Evers., Faune, IIS, l2.
Long. : - Corps t6 nn.; Alle! li nu.
Q Nigra, javido-squammosa; tltorecs in media [assit nigrd;
2* ssgmento ia media fascùt latissimd nigrd; ana aureo ; podibus
exlùs jlaaidis, subtils nigro-ferrugùtsis.
Q Noire, poils de la face cendrés, jaunes sur le vertex,
blanchâtrcs sur le labre. Partie antérieure et postérieure du
corselet hérissée de poils jaunâtres, plus pâles en dessous.
Une large bande noire occupe le milieu du corselet. t•* seg-  
ment de l'abdomen hérissé de poils jaunâtres. Côtés et partie »
inférieure des 2*, 3*, 4* en entier recouverts de poils jan- i
nâtres, courts, couchés, simulant des écailles de papillon;
une large bande noire occupe le milieu du 2* segment, une
autre trés-petite la base du 3*. Partie inférieure du 5* seg-
ment et anus garnis de poils dorés. Pattes antérieures
hérissées de poils blanchâtres, les intermédiaires et les pos-
térieures de poils jaunes-dorés en dessus, de noirsferrugi- l
neux en dessous. 1** article des tarses postérieurs ornés à
leur partie inférieure d'une petite toulïe de poils dorés.
Ailes transparentes, un peu enfumées au bout; côte, nervurcs
brunes. Point calleux noir.
Itussle. Collection Pula, de Gand.
d' Mandibules, labre, chaperon jaunes, deux taches tra-
péziformos noires sur ce dernier. Dessous du 1** article des
antennes jaune, dessous des articles suivants roussâtre.
Poils dela tète, du eorselet, du i•* segment de Yabdomen

Momooturms nus Artrnornons 109
et des pattes roux. Les autres segments sont recouverts de
petits poils blanc-jaunâtres semblables à des écailles de
i papillon.
I (Je n'¤i pas vu ce mâle.} Ex Evcrsmnna
à N• 37. ANTHOPHDRA OBBSA.
l Giraud, z. b. Ges. 1863, p. 43.
j A.n1co1.on, Sichel.
Long.: - Corps ttt mn.; Bnverg. 25 nm.
Q Media, nigra, fulvo-nigro alboque villosa; capite nigro,
lltoracc fulvo piloso. Scgmentis i fulvo, reliquis albo-nigro-
pilosrls. Ano rufo; lateribus venlreque albo hirsutis. Pcdibus
aigris, tarsis ferrugineis. Alis fuscesccntibus.
6* Facic cburnwmaculatd; segmcnlis 5-6 anoque albido fus-
cialis. Pcdibus extùs albcscentibus, subtùs fulvo-nigricantibus.
ln smioribus cinerescit birsutics.
Q Noire. Poils de la face cendrés, mêlés de ferrugineux
sur le labreî ceux du vertex noirs. Poils du corselet en
dessus hérissés, ferrugineux, très-épais, avec quelques poils
noirs sur le milieu du disque peu apparents; ils sont noirs
à la partie antérieure, sur les côtés et en dessous. l•* seg-
ment de l’abdomen hérissé de poils roux mêlés de noirs;
2•, 3• segments entièrement noirs; &•, 5• portant quelques
poils blancs. Anus garni de poils fauves. Côtés et
dessous de l’abdomen, surtout dans les derniers segments, ·
ciliés de poils blancbâtres. Pattes noires. Tarses ferru-
gineux. Ailes enfumées; nervures et côte noires.
Suisse, ltalle, Algérie, ¢|’spres I. Giraud. Collection Slchel, hours.
dr Long.: - Corps IB mm.; Envcrg. 22 mm.
d Noire. Dessous du 1** article des antennes blanc-

110 uouooaarmn nas Amnoruoax.
jaunâtre, éburné. Face de cette couleur, sauf deux taches sur
les côtés du chaperon, en haut, et deux points sur les côtés Q
supérieurs du labre, noirs. Mandibules de cette couleur. l
Poils de la face cendrés, ceux du vertex noirs. Corselet en
dessus et sur les côtés hérissés de poils ferrugineux, épais,
blanc-cendrés en dessous. l•* segment de l’abdomen hérissé .
de poils ferrugineux, épais; 2*, 3·, &• segments mêlés de
noirs, clair-semés, 5• 6* et anus ciliés de poils blancs. Poils
de l’abdomen en dessous, ceux des côtés et des pattes blancs.
Tarses un peu ferrugineux. Ailes moins enfumées que dans
la femelle. Nervures et cote noires. x
Nora. La pubescence devient entièrement gris~eendré chez les
individus âgés. .
Suisse. Collection Slchel.
Nora. Très·voisine de PA. furcala, dont elle diffère surtout par x
la taille, la couleur et la distribution des poils, la forme de l’anus
et probablement des appendices génitaux.
Ne 38. ANTHOPHORA FURGATA. p
Lep., T. 2, p. 82, n• 49. Evers., Faune, p. ill, n° 6.
Avis runcxrx, Kirby, Mon. Ap., Ang., T. 2, p. 288, n· 64. ,
1·ah.1·1,ag.s, Q. .
M¤cu.t.A runcma, Nyl. Ap. Bor., p. 245, 4.  
Long.: — Corps I3 mm.; Em·erg.Qt mm.  
· l
Q 6* Thoracis abdominisque pili ru/i, thoraeis fascid inter l
alis lransversd nigrd. Q Scgmcnti quinti apiee media (oc! ci p
5•· toto, basi obscuris) unique fimbrid utrinque (val et amo toto, l
epipygio nigro cxceplo) aurco-rufis.
A. furoata Pz. est dl senilis, albido-cinerescens. Kirby
quoque specimina subsenilia describit.
l
n
l

xioxocnnnxn nes Mvruornona. lil
Q Noire. Poils de la face l`errugineux~noirâtre; ceux du
i labre, des mandibules franchement ferrugineux; ceux du
ierlex noirs. Corselet en dessus garni de poils roux, noirs
  sur le milieu, où ils forment une bande entre les ailes. Poils
Q des quatre premiers segments de l'abdomen en dessus
5 hérissœk, roux, peu serrés. 5• segment et anus entièrement
’ recouverts de poils ferrugineux, dorés, éclatants, un peu
plus pâles en dessous. Poils des pattes plus ou moins roux.
Tarses ferrugineux; une toulïe de poils de cette couleur à
Vextrémité du l•* article des tarses des pattes postérieures.
Ailes un peu enfumées; nervures, côte noires.
La puhescence de tout le corps devient grise chez les sujets
usés.
Algérie, France, Angleterre, probablement toutc I’Eorope, sur les llellssa, les
Ncpcta. Collection Sichel, Doors.
dl Lep., T. 2, p, 83, n" 49.
Avis rrmcxrri, Panz., Faun. Germ., 56, 8.
Long.: - Corps lt mm.; Enverg.17 mm.
Noire. Dessous du i·* article des antennes marqué d'un
point jaune qui manque quelquefois. Face entièrement
jaune, sauf deux points noirs sur les côtés du Iabre, en
haut. Poils du corselet, de tous les segments abdominaux
et des pattes hérissés roux chez les individus nouvellement
éclos, gris-cendrés chez les sujets vieux ou usés. Tarses
ferrugineux. Anus très-mucrone. ‘
Collection Sichel, Donrs.
Non:. Var. a vel typica (non Pz. typica) specimina recentissima,
thoracis abdominisque pilis rulis vel rufescentibus Q d'.
Angleterre, Danemark, Suisse, Autriche, France.
d' Ore interdùm albido.

U2 MONOGBAPBIB nns Auxnornona.
Var. b. Thorace rufo, abdomine cinereo vel cinereo-rufescenti.
Bavlen, Suisse, Piémont.
Var. v. Pz. typ. dt Various senilis, cinereo·albido·pilosa. l
Q Panzero incognita. l
Bavière, Savoie, Piémont.
Var. d. 5* Scapo nigro. _
Var. e. Q (non extat in d'). Thorace vix faseiato. (Sieur.,)
N° 39. ANTHOPHORA. RUPO-ZONANA. Dours. l
Long.: - Corps li mm.; Enver;. IJ mm.
Parva, nigro-fuloo dimidiata. Abdomine basi·fulv0, apice
albo-villoso. Alis fusccsccntilms.
d' Noire. l•* article des antennes en dessous jaune. Jones, l
chaperon, une ligne transverse au dessus de ce dernier,
labre, jaunes. Deux taches obliques, noires sur le chaperon
devant les joues, deux points noirs sur les côtés du labre.
Mandibules noires. Poils de la face cendres, mêlés de noirs
sur le vertex. Corselet en dessus recouvert de poils noirs l
sur ses deux tiers antérieurs, de poils roux sur le tiers pos- l
térieur. |•* segment de l’abdomen hérissé de poils roux, 2·,
3•, &• noirs. Bord inférieur des 4•, 5*, 6* tout entier, hérissé
de poils blancs s’étendant sur les côtes. En dessous, tous
les poils sont noirs, ainsi que ceux des pattes. Tarses d'un
ferrugineux noir. Ailes un peu enfumées. Nervures, cote
noires. Femelle inconnue.
Ilexlqne. Collection Dours, 2 dt-
N° 40. ANTHOPHORA TUBEBGULILABRI8.
Dours.
Long.: - Corps 15 mm.; Ailes H mm.
Q Nigra, labro in lalcribus luberculato. Capitc, thomas.

uonoenruis nus Aurnoruon. H3
abdomincque cinerco-rufo-tomcrttosis, fasciis albo-ciliatis, ano,
pedibusquc fcrrugineo-nigris, scopd aured. Ali: hyalinis.
Q Noire. Poils de la face blancs cendrés. Ceux de la
partie postérieure de la tète, du corselet en dessus et en
dessous cendres roux, mêlés de noirs. Labre portant de
I chaque côté de sa base deux petits tubercules arrondis,
couleur marron et garnis de poils ferrugineux. l•* segment
de l’abdomen en dessus hérissé de poils roux, les autres
  segments hérissés de poils d’un blanc sale. Bord postérieur
; de tous les segments orné d’une frange de longs poils d’un
l blanc plus pur. En dessous, le ventre est uu, sauf le bord
l inférieur des segments qui porte quelques cils rares, de
couleur cendrée. Poils de l’anus ferrugineux, ainsi que ceux
du dessus des pattes, ceux du dessous sont noirs. Ailes dia- .
phanes. Point calleux couleur de poix très·foncée au centre.
Côte et nervures ferrugineuses.
Abyssinie. Collection Dours, 2  
Mâle inconnu.
Très-voisine de l’.4. lanata, Klug; en diffère surtout par les
deux tubercules du labre.
N• 41. ANTHOPHORA SPODIA (1). Dours.
Long.: — Corps lt mm.; Alles 40 mm.
Q Nigra; labro in Ialoribus tuberculato, capite nigro-piloso;
tlwracc abdomincque cinerco-cilloso, fascüs albidioribus longe
cilialis, amo rufo, pcdibus cwlùs cincreo, subtùc nigro-fcmtginœ
pilosis.
Q Labre muni, comme dans Vespèce précédente, de deux
tubercules couleur marron situés sur les côtés. Face ponctuée
(1) Zrmîws, brun-cendré.

114 A uouooaarnm nes Aurnoruoan.
finement, recouverte de poils noirs mêlés de fauves. Tete et
corselet hérisses de poils cendres, mêlés de noirs à la partie
antérieure, de roux en dessous, sur les côtés et à la partie
postérieure. L’abd0men est hérisse de longs poils cendres,
les trois premiers segments portent une bande de cils blancs
plus courts sur le i". Anus garni de poils fauve-ferrugi-
neux. Pattes ferrugineuses, garnies en dessus de poils roux-
cendrés, en dessous de poils ferrugineux dorés. Ailes presque
transparentes. Côte, nervures brunes.
Très~voisine de l'A. luberculilabris, à pubescence plus sombre.
Sine patrlà!
Ne 42. ANTHOPHORA. LANATA.
Klug, Tab. 49, tlg. 4, n° 3. É
Long.: — Corps I3 ài ll mm.; Alles ll! mm.
Q Nigra, albo ocl cinereo-villosa, pedibus fuloo-pilosis.
Q Noire. Face immaculée. Poils du chaperon cendres, q
ceux du labre jaunâtres. Corselet en dessus hérissé de poils l
cendres, mêlés de noirs sur le milieu, un peu fauves sur les A
côtes, blancbâtres en dessous. 1** segment de l'abdomen
herissé de longs poils cendres, plus courts sur les autres
segments. lv, 5• noirs, ce dernier ayant quelques poils
fauves. Base de tous les segments portant une bande de
poils couchés, blanc-jaunâtres, large sur le 3• et le 4·. Anus
Q noir. En dessous, les segments sont presque nus, sauf le 5•
qui porte une bande de poils fauves. Pattes herissées de
Q poils cendré·roux en dessus, d'une belle couleur fauve-doré
A en dessous. Tarses entièrement de cette couleur. Ailes un q
l peu enfumées. Côte, nervures brunes. Point calleux ferrugi- ·
i neux-clair. i
` Cafrerle. Collection Dours. I
I

I xoxocanuts nss Aurnornona. H5
l Na 43. ANTHOPHORA LEPIDA.
i Pall., mnspt. _
, Evers., Faune, p. ll6, n·· 14.
  Q Nigra; lhorace cin¢r¢0·hirsul0, dorso nigro; abdomine
aterrimo, fasciis omnibus utrinque tomento-catzdido-nmctdatis ;
pedibus posticis externe atro-hirsutis, tibiis anterioribus externe
candide-lomentosis.
Province d‘0rcnbonrg. Ex Eversman.
(Je n‘ai pas vu cette espèce.)
N· 44. ANTHOPHORA LEPIDODEA. Dour:.
Long. 2 — Corps l5 mm.; Alles 9· mm.
Q Nigra, cano-lomentosa; fesciis abdominis candide bre-
viter ciliatis, 5** anoque ferrugineis. Pedibus anterioribus albo,
reliquis cinereo-ferrugineis. Alœ hyalinœ.  
d' Fuloo-cinereo·villos0 ; facie /lavo-maculatd, segmenlorum
fasciis sordide albicantibus, uno biispinoso; pedibus simpli· ,
cibus ferrugineis, ewtùs candide, subtùs aureo-pilosis. l
Q Noire. Chaperon finement ponctué, ses poils cendres,
ceux du labre blancs. Corselet en dessus hérissé de poils
cendres, mêlés de noirs sur le milieu, blancs en dessous.
l•* segment de l'abdomen hérissé de poils cendrés, 2*, 3•, 4•
recouverts de petits poils serrés, semblables à des écailles
de papillon, 5• de noirs lavés de ferrugineux. Chacun des
segments porte à sa base une bande de poils couchés, en~
tièrement blanche sur les quatre premiers, un peu ferrugi-
neuse sur le 5•. Cils du dessous de l’abdomen lerrugineux p
au milieu, blancs sur les côtés. Pattes ferrugineuses, les an- l
térieurea hérissées de poils blanchâtres, les intermédiaires  
l
l

l
1
. 1
U6 nonoennnufnns Anrnornou. 1
et les postérieures de poils cendres ferrugineux. Tarses de 1
cette couleur. Ailes transparentes; nervures, côte brunes. 1
Voisine de l’.4. lepida Evers.; mais en dillëre par la brosse,
qui est noire dans celle·cl. p
d Dessous du l•* article des antennes jaune. Chaperon, l
labre, bout des mandibules de cette couleur; deux taches
noires circonscrivant les joues; deux points noirs sur le
labre, en haut. Poils de la face cendres, mèles de noirs sur
le vertex. Corselet en dessus et sur les côtes, l•* segment de
l'abdomen herisse de poils cendres, un peu fauves, blan-
châtres en dessous. Les autres segments sont recouverts de
1 petits poils gris, serres, simulant des ecailles de papillon du
milieu desquelles émergent quelques poils noirs ou cendres,
1 plus longs. Base de tous les segments portant une bande de
1 cils d’un blanc sale s’etendant sur les côtes et en dessous.
1 Anus ferrugineux, termine de chaque côte par une petite
l epine. Pattes ferrugineuses, herissees sur leur tranche
l externe de poils cendres. Tarses en dessus et en dessous
d’un brun ferrugineux dore.
Dalmatie? Collection Donrs.
N• 45. ANTHOPHORA PULVEROSA.
Smith, Cat., p. 329, n° 44.
Q Nigra; cinereo vol ochraccœpilosa. Aedomine ochraceo-
Q lomcntoso apicc rufo; pedibus jlaoido oeslihls, tarsis ferrugùreis.
È Long.: — Corps li mm.
i
l Q Noire; poils du corselet blanchâtres, avec une teinte
rousse au centre. Abdomen en dessus recouvert de poils
courts ressemblant à des écailles, d'une teinte oehracee,
sauf vers Yextremité ou ils deviennent fauves. Poils des
(I
1

uouooannin nus Anrnornou. M7
pattesjaunâtres; tarses ferrugineux. En dessous l’abdomen
présente une teinte ferrugineuse. Ailes transparentes. Point q
calleux testacé. l
r
(3* Semblableà la femelle, sauf les ditïérences sexuelles  
de la face et des antennes.  
Iles Canaries. Ex Smith. l
(Je u‘al pas vn cette espèce.)  
Q N• 46. ANTHOPHORA PYROPYGA. Douro.  
! Long.: - Corps H mm.; Alles l0 mm.  
E Q Nigra, cinercsccnti-villosa. Ano fcrruginco. i
ë Q Noire;entièrement recouverte de poils cendres noi- i
râtres, hérissés. Bord de tous les segments abdominaux cilié t
d'une bande plus pâle tranchant sur la pubescence cendrée
du fond. 5• segment et anus ornés de poils d’un beau ferru-
gineux. Pattes cendrées, ferrugineuses , ayant quelques
poils de cette couleur aux articulations des hanches, des
cuisses et des jambes. Tarses ferrugineux, leur dernier
article noir. Ailes enfumées; point calleux, côte et nervures
noires.
Cafrcrle. _
6* Dessous du 1** article des antennes noir, sans doute
par exception. Chaperon noir, avec une tache ronde à la
partie inférieure. Labre jaune, deux points noirs très-grands
sur les côtés. Mandibules noires au bout. Pubescence comme
dans la femelle; les poils sont plus hérissés, plus blancs,
surtout en dessous sur les pattes. En revanche, les cils des
segments sont un peu roux.
Très-voisine de l'»l. lanata.
. Collection Douro.
tous 11. 8

M8 uoiroonnnin nes .m·rnor¤onÀ.
N· 47. ANTHOPHORA ORANIENBIB.
. Lep., ll, p. 39, n° I3.
Lue.,Expl. Soient. de l`Alg., 3, 143, 6. Tab. l, ilg. I.
Long.: — Corps 26 mm.; Envcrg. 2] mm.
Q Media, nigra, lhoracc 1**que segmento abdominis fuloo-
pilosis; 2**, 3**, 4** alba-nivco-marginatis. Pedibus nigris,
tibiis posticia suprà alba-villosis.
Q Noire. Face immaculée. Poils de la tête noirs, ceux du
vertex jaune vif, ceux du corselct en dessus et sur les côtés
d'un roux éclatant, presque ferrugineux, ceux du dessous
noirs. l•* segment de l'abdomen hérisse de poils d'un roux .
très·vif semblables à ceux du corselet; 2•, 3*, &• segments r
revêtus de quelques poils noirs courts, bord inférieur de cœ l
segments muni d’une frange de poils d'un blanc de neige; l
5* segment et anus noirs, quelques poils blancs sur les côtes.
Poils des pattes noirs, excepté ceux du dessus des jambes
postérieures, qui sont blancs de neige. Ailes transparentes,
P un peu enfumées au bout; nervures noires.
Long 2 - Corps l'l mm.; Enverg. ill mm.
6* Dessous du i" article des antennes, chaperon, joues, *
mandibules en dehors d'un blanc-jaunâtre. Corselet cn
dessous revêtu de poils blanchâtres. Poils de toutes les
jambes et du l•* article des Iarses blancs. Le reste semblable
à la femelle.
Algérie, Corse. Collection Lucas.
M. Sichel regarde cette espèce comme une variété de IU!. t-/un
ciata ("); mais elle appartient bien certainement à une autre divi-
sion; la face étant toujours immaculée... _
(*) Pectorc ntgro-pilote, nono nigr0·hirlo... (Swan.)

lIOH0OlAPBlB ons Aurnouon. il?
Na 48. ANTHOPHORA GODOPREDI. Sichel.
Long. : -· Corps lâ mm ; sites 12 mm.
Q Nigra; obesa. Capite, lhorace abdomineque nigro-pilosis.
l° scgmento alb0·/'ascialo ; 2l et 3î lalcribus ferrugittco-maculatis.
i Pedîbus anlerioribus nigro-ferrumneis, poslerioribus fcrrugineo-
I pilosis. Alis fumatis.
Q Noire; poils du labre un peu ferrugineux; ceux de la
face, de la tête, du eorselet, de l’ahdomen noirs. l" segment
portant une bande étroite de poils couchés, blancs; le 2* et
le 3• ayant sur les côtés une petite toull`e de poils ferrugi-
neux qui, chez les sujets frais, doit se continuer sous
forme de bande. Poils des pattes antérieures et intermé-
diaires noirs, mêlés de ferrugineux; ceux des postérieures
sont entièrement ferrugineux éclatant. Ailes enfumées;
côte, nervures noires.
<j' Antennes noires. Chaperon jaune. Mandibules et labre
noirs, ce dernier ayant une ligne perpendiculaire jaune sur A
le milieu. Poils de la face et du dessous du corselet blancs
cendrés, ceux du dessus noirs, mêlés dc jaunes. l" segment
hérissé de poils jaunes; les autres segments les ont noirs.
Base du 1** segment portant une bande de poils blancs,
couchés, 2•, 3* segments ayant une bande de poils ferrugi-
neux qui disparaît souvent sur le 3•, pour n'y laisser qu`une
tache latérale. Poils des pattes d`un beau ferrugineux. Ailes
moins enfumées que chez la femelle. P
Saint-Vincent. Collection Sichcl, Dours.
Ne 49. ANTHOPHORA DUBIA.
Evers., Faune, p. ll·l, n° IO.
Long.: -· Corps l7 mm.; Enverg 30 mm.
Q Niyra. Facie immaculald nigwl, clypeo valdè convexe.

IÈO uotvooannm nas Anruornon.
Capitis, lhomcisquc pilis [ulvo-hirsutis. l° scgmenlo fuloo-
cincrcsccnti-piloso, reliquis nigris pubcrulis; fasciis 1-4 albidis,
5 anoquc forrugineis; pcdibus cxlùs albido-rufo, intùs ferru-
gineo-pilosis. Alœ subfuccscentes.
Q Noire; face immaculée. Chaperon très-convexe, son
bord inférieur un peu ferrugineux. Poils_dc la face roux
cendrés, blancs derrière les yeux et sur le Iabre. Corselet
en dessus hérissé de poils roux, blanchâtres sur les côtés.
1•* segment de |’abdomen hérissé de poils roux; une ligne
de cils très-courts, plus foncée, sur le bord inférieur de ce
segment. 2•, 3•, 4•, 5* segments revêtus de poils noirs,
couchés, très-courts, entremêlés dc roux sur le 2•. Bord
inférieur des 2•, 3•, lv cilié de poils blancs, couchés, ne
formant pas imbrication sur les suivants. Bord inférieur
du 5• et anus franges de poils ferrugineux. Côtés et
dessous de l’abdomen ayant des poils blanchâtres, roux sur
A le 5• segment Poils des pattes roux en dessus, ferrugi- ô
neux en dessous. Tarses de cette couleur. Ailes presque
transparentes. Point calleux noir, côte et nervurcs d’un noir
ferrugineux.
, Cf Semblable à la femelle, sauf les taches jaunes caracté· ô
ristiques de la face. Les pattes sont simples, sans épines, ô
sans cils.
Iles de l’Archlpel grec, montagnes de l‘0nral, province ¢|’0renbonrg, «|‘apres
Eversman. Collection Dours.
Cette espèce est très~voisine de l'«I. segnîs Evers.; la femelle  
s’en distingue par la pubesccnce un peu plus fauve du thorax, et
surtout par la couleur du dessous des pattes, qui est noir dans
l’J.segnis, ferruginenx-doré dans l’.I. dubia.Celle-ci enfin appar-
tient par son male à une subdivision tonte dilférente; A. dubia d'
a les pattes simples.

nortoonnnin ons Aurnornon. l2l
N· 50. ANTHOPHORA NIGRO-MAGULATA.
Lucas, Expl. Alg. 3, M6, ll). Tab. l, llg. 3, 8.
Long.: —· Corps 22 mm.; Ailes l5 mm.
Q Magna, nigra, rufo·cinerco-hirsuta. Thoracc 1•quc seg-
* mcnlo rufœhirsulis, illo fascid medid nigrd.'Segm¢n¢o1·um
fasciis 2, 3, 4 albido-/lavo·ru;€s. Pcdibus fcrruginco- .
pilosis.
(5* Bufo-villosus, facic flaoomigrœmaculald. Pedibus simpli-
  cibus.
à Q Noire. Tête ponctuée, portant sur la face des poils
roussâtres, plus blancs en arrière et sur les côtés. Corselet
en dessus hérissé de poils roussâtres, excepté sur le milieu,
où ils forment un petit carré noir entre les deux ailes; en
dessous ces poils sont blanchâtres, couleur qu'ils prennent
partout en vieillissant. 1•* segment de l’abdomen entière-
ment revêtu de poils longs d’un cendré-roussâtre; les autres
segments sont noirs. Bord inférieur de tous les segments,
ainsi que des côtés de l'abdomen, ciliés de poils tantôt roux,
tantôt cendrés, très-serrés aux 2* et 3•, rares au bt Anus
ferrugineux, ainsi que les tarses. Les poils des pattes, de la
brosse sont plus ou moins ferrugineux-cendrés. Ailes un
peu enfumées. Côte et nervures brunes.
6 l•* article des antennes en dessous, chaperon, joues,
labre, milieu des mandibules, jaunes. Une grande tache en · g
forme de croissant de chaque côté du chaperon; deux petits
points sur les côtés du Iabre noirs. Le reste semblable à la
femelle.
Algérie, Espagne, Portugal, Iles de l’Arehlpel.
Collection Slehel, Doors,

122 Moxootmrnin ons Arrrnornon.
Ne 51. ANTHOPHORA A'1'R0·!'ERRUGINBA··
Doors.
Long. : — Corps 22 mm.; Ailes l5 mm.
Q Magna, alerrima pilis ferrugincis intcrmixla. Fasciis
abdominis 1-3; pedibus anoquc /errugineo-pilosis. Alœ [umatœ.
6* Facie [laval, nigro-maculald, thoracis primique segmcnti
abdominis pilis fcrrugineis, reliquis nigris; in thorace fascid
medid-nigrd; fasciis 2-3 lincatoferrugincis, pedibus nigris,
cinerco-fcrruginco-pilosis. Alœ subfuscescentcs.
Q Très-noire. Tête ponctuée, portant sur la face quelques
poils lerrugineux, courts, rares, noirs ii la partie postérieure.
Corselet en dessus recouvert de poils noirs, épais; en
dessous plus pâles. Une petite toulïe de poils fcrrugineux
près du point calleux et sur les côtés du corselet. l" seg-
ment de Vabdomen hérissé de poils noirs mêlés de ferrugi—
neux sur les côtés; les autres segments sont noirs. Bord l
postérieur des I", 2*, 3• segments et anus ciliés de longs  
poils ferrugineux. Pattes noires en dessous, recouvertes en
dessus de poils ferrugineux, épais. Tarses bruns. Ailes très-
enfumées; point calleux, côte, nervures très-brunes.
Collection Sichel, Dour:. Q
Le mâle de cette espèce ressemble tout-à-faità celui de l’,4. nigro-
maculam Luc. M. le Dr Sichel pense que l’.4. atro-ferrughzea
n’est qu'une variété de l’.»l. nigra-maculala, due au mélauisme.
6* i•* article des antennes en dessous, joues, chaperon,
lahre, milieu des mandibules, jaunes. Une grande tache en
forme de croissant de chaque côté du chaperon; deux petites
' taches sur les côtés du labre, noires. Poils dela tète, du cor- i
selet, du i•* segmentde Vabdomen, hérissés, tantôt trèsferru- I

I
P
xonoeurmn mrs Ararnornona. 123
gineux, tantôt roux·cendrés. Une bande de poils noirs entre
les ailes et sur le corselet. Tous les segments de l'abdomen, à
partir du 2*, garnis de poils noirs. Bord postérieur des 2- et
3* ciliés de poils roussâtres. Poils des pattes cendré- roux.
q Ta rses bruns. Ailes moins enfumées que dans la femelle.
l Cette espèce, prise très-fréquemment in copuld, dans les Iles
de l’Archipel grec, se distingue facilement de l’A. uigro-maculafa
Luc. Les males présentent entre eux plus de ressemblance.
I. Siehel pense que ces deux espèces doivent être réunies. Dans
ee cas, la femelle offrirait une remarquable variété dont les analo-
gies se retrouvent cependant dans l’A. nidulans Q , dont l’4.j2|Ia-
derz Sichel ne serait qu’une variété, dans l’A. Ilawartana Q
Kirby, qui ne serait qu’une variété noire de l’.4. relusa Q.
Italie, tles dolttrehlpel grec. Collccuion Doors, Slchet.
N• 62. ANTHOPHORA NIGRO-GINGTA. '
Lep., 'l`. 2, p. 76, n' M.
Long. : — Corps 20 mm.; Enverg. 53 mm.
Nigra, albo-oinereo-eillosa. Sarothro fcrruginee. Alis sub-
[uscescentibus Q 5*.
Q Noire. Poils de la face d'un blanc cendré plus ou moins
terne. Labre et mandibules recouverts de poils ferrugineux,
s’étendant quelquefois sur les cotés du chaperon. Corselet
en dessus garni de poils cendres, mêlés de noirs sur le
milieu, plus blancs en arrière et sur les cotés. l**, 2* seg-
ments de l'abdomen hérissés de poils blancs, ternes, plus
longs sur le 1**; 3*, 4*, 5* segments noirs. Bord inférieur
des 2*, 3*, 4* segments cilié de poils blancs, courts sur le 2*,
s’étendant sur la moitié inférieure du 4*. Bord inférieur du
5* segment et anus garnis de poils ferrugineux; ceux des
côtés et du dessous de l'abdemeu blancs. Pattes antérieures

lib Monooannrn nss Aurnornou.
ayant sur leur tranche externe des cils blancs. Pattes inter-
médiaires et postérieures recouvertes de poils ferrugineux.
En dessous, les pattes sont noires avec un rellet ferrugineux.
Tarses de cette couleur. Ailes presque transparentes. Cote,
nervures brunes.
Var. a. Tous les poils blancs sont remplacés par des poils
roux.
Var. b. Tous les segments sont hérissés de poils blancs
épais, à peine entremêlés de quelques poils noirs sur le 3•.
A|gérle,Grèee. Collection Slchel, Donrs.
6* Lep., T. 2, p. 77, n° M.
i Long. : - Corps 19 mm.; Bnverg. 30 mm.
d' Noire. Dessous du l•* article des antennes, chaperon, l
labre, jaunes. Deux points noirs sur les côtés de ce dernier.
Jones, mandibules noires. Poils de la face blanchàtres,
mêlés de noirs sur le vertex. Corselet en dessus recouvert
de poils cendres plus ou moins ternes, mêlés de noirs sur le A
milieu. P', 2• segments de l’abdomen hérissés de poils p
blancs ternes, plus longs sur le premier. 3•, 4•, 5• segments  
noirs. Leur bord inférieur et leurs côtés hérissés de poils i
blancs, éclatants. 6• segment et anus garnis de poils ferru-
gineux mélés de noirs. Pattes recouvertes de poils blancs
p entremélés de noirs en dessus, tout-à-fait noirs en dessous.
· Tarses bruns. Ailes un peu en fumées. Côte, nervures brunes.
( Var. a. Var. b. Comme dans la femelle.
| Algérie, Grèce. Collection Slchcl, Dours.
[ N· 53. ANTHOPHORA LAT!-CINCTA Dours.
Long. : - Corpsiî mm.; Enverg. 36 mm.
Q Nigra, nigro-lutesccnti-villosa; abdomine apùa alba.
Pcdibus nigris, sarothro lœtc ferrugincon
î
E
s
1 '

Q •
xonosnrurs ons Awrnoruon. lill
Q Noire. Poils de la face et du vertex noirs. mêlés de
jaunes; ceux du labre ferrugineux-doré. Corselet hérissé de
toutes parts de poils noirs, sauf à la partie postérieure, der-
rièrel’insertion des ailes, où ils sont remplacés par une
bande de poils presque jaunes. !•* segment de l’abdomeu
hérissé de poils jaunes; 2*, 3•, 4• segments noirs. Bord infé-
rieur du 4* cilié de longs poils blancs. Bord inférieur du 5•
et anus portant des poils ferrugineux. Dessous du corps en
entier hérissé de poils noirs ferrugineux. Poils des pattes
noirs. Brosse formée de poils ferrugineux-doré, semblables
à ceux du labre. Tarses d’un ferrugineux-obscur. Ailes un
peu enfnmées. Côte, nervures noires.
Var. a. 4*, 5• segments hérissés de poils roux.
Mâle inconnu.
Ce n’est peut·être qu’une variété de I2!. nfgro·cim*¢a.
Corse. Colleetton Siehel, Douro.
? N· 54. ANTHOPHORA BIGILIATA.
Lep., T. 2, p. 83, n• 50. .
Long.: - Corpsiimm.; Eifrcrg. 34 mm.
Q Magna, nigra, rufo-aigre-oillosa. Segmmtis 2-3 albo-
ciliatis. Alœ fucesccntcs.
Q Noire. Poils de la face roux, mêlés de noirs sur le
vertex, de ferrugineux sur le labre et les mandibules. Cor-
selet en dessus et en dessous hérissé de poils roux-l`errugi-
neux, mêlés de noirs sur le milieu. l•*, 2• segments abdo-
minaux hérissés de poils roux, longs sur le l•*, rares, courts
sur le 2*, surtout au milieu. 3*, 4*, 5* segments hérissés,
noirs. Bord inférieur des 2*, 3* segments portant une bande
de poils un peu plus pâle, à peine distincte sur le 3*. Poils

•
lill niouoosnnts ons Aurnornon.
de l’anus noirs, mêlés de roux. En dessous, e_ils des seg-
ments ceudrés au milieu, un peu roux sur les cotés. Pattes
en dessus d’un roux blanchâtre, noires en dessous. Tarses
ferrugineux. Ailes enfumées. Cote, nervures noires.
Algérle, Espagne, lidl de la France. Collection Slelul, Doors.
6* mp., *1*. 2, p. s·1,¤·· so.
Long.: - Corps 22 mn.; Enverg. Sl nm.
6* Dessous du l*' article des antennes jaune. Chaperon
et labre de cette couleur, tournant parfois au ferrugineux.
Deux taches noires sur les côtés du chaperon, deux points
noirs sur les côtés du labre, en haut. Mandibules noires.
Poils de la face cendré-roux, ceux de la partie antérieure
" du corselet cendré·uoirs, ceux de la partie postérieure roux,
ceux du dessous blancs. 1**, 2* segments de l’abd0men hé-
rissés de poils roux, plus foncés, plus longs sur le premier.
3•, 4•, 5•, 6* segments ayant quelques poils noirs, courts,
mêlés de roux sur le 6* et l'anus. Base des 2*, 3* portant une i
bande de poils blanchâtres, courts, s'étendant aussi en i
dessous. Poils des pattes cendres, larses ferrugineux.
N·_55. ANTHOPHORA 8EHI8·CINERBA. Douro.
Long.: - Corps l5 mm.; Alles 9 mm.
Q Nigra, ftrlvo-cincreo-hirsula, thoracc abdominisque seg-
menlis 1-2 /'ulvo-cinerco-hirsizlis, sarothro fcrrugineo, l• tur-
scmm poslicorum articulo nigr0·fcrrugine0-piloso. A lœ hyaliner.
Q Noire; chaperon ponctué, sans ligne saillante au <
milieu. Poils du labre ferrugineux, ceux de la face noirs,
mêlés de roux. Corselet en dessus et sur les côtés hérissé de `
poils cendres-roux, mêlés de noirs sur le disque, de noirs ‘

uorroessrnrs rss Arrrnonou. li'!
lavés de ferrugineux en dessous. Abdomen finement ponctué;
l", 2• segments bérissés de poils roux-cendrés, 3•, 4•, 5•
segments ayant des poils noirs, courts, rares. Bords du 1* et
du 2• segment portant une bande de poils blancs couchés, à
peine marquée sur le l•*. Bord des autres segments et anus
ornés d'une bande de poils noirs lavés de ferrugineux. En
dessous, les segments sont noirs. Pattes recouvertes de poils
l noirs lavés de lerrugineux. Brosse d'un l'errugineux·doré.
l••article des tarses postérieurs en dessus noir-fcrrugineux;
les autres articles sont fcrrugincux. Ailes transparentes.
Cote, nervures brunes.
Dalmatie.
` Voisine de \’A. bîciliala, mais en dillère par le bord cilié des
} segments qui, dans celle·ci, commence au 2•, non au l".
N· 56. ANTHOPHORA VETULA. ,
‘ Q Evers., Faune, p. H7, n° lî.
F A. saurais, Evers.?
Long.: — Corps ll! mm.; Buvez;. tt) mm. '
Q Magna, cano-hirla. Abdominis segmentis 1, 2, albido,
reliquzls rufo-aurco-tonwntosis. Mandibulis tarsisque rufs;
larsorum 1• articulo rufo-aureo-hirto.
Q Noire. Poils de la face, de ls tête, du corselet et de l’ab-
domen en dessus, blanocendrés, longs, épais. Base des 2•,
3•, 4•, 5• segments fraugée de poils fauves ou roux, serrés.
Anus ferrugineux. Poils des pattes en dessus ferrngineux,
plus dorés en dessous. Ailes transparentes. Nervures brunes.
Mâle inconnu.
Collection Slclsel, provenant des types Eversmsn.
Ilalmugle. Collection Forster.
Note. Ln Megillrs velula, Klug, Symb. phys., Déc. lt, Tab. 49,

l28 IIONOGIÀPBII nss Axrnornosa.
fig. 3, ne doit pas se rapporter à notre espèce. Celle décrite par
Klug est sans doute le màle d’A. atrtcilla, Eversm.
Nora. La tète et le thorax ne sont pas, comme dit Eversman,
« tomenlo, cana ubique tecta, · mais, comme il l’écrit plus exac-
tement (Bull. de la Soc. de Moscou, à l’endroit cité par lui-mèmel
' cane hirta aussi sur les joues; c’est-à-dire que ce ne sont pas des
poils courts du tomenlum, mais de véritables poils longs qui
couvrent ces parties.
Les écailles des ailes et la frange du milieu du 5• segment ab-
dominal sont rousses, les pinceaux des métatarses postérieurs
·· appendlcula pmicillala, artiruli primi larsorum po:t:'co·
rum (Evers., Bull. Ilosc.), » sont formés de poils roux, un peu
dorés, comme dans d'autres espèces.
La taille est celle des plus grands individus de lb!. pilipe: ou
de l’.4. personata. ·
Ne 57. ANTHOPHORA REPLETA Q. Dours.
Long.: — Corps *20 mm.; Bnvcrg. 32 mm.
•' Q Magna, nigra, fulvo-hirsuta. Scgmmtols L-5 nigris. Facie  
immaculatd. p
Q Noire. Tete entièrement noire, avec les poils de la face ,
gris-fauve, mêlés de noirs sur le vertex. Poils du corselet i
noirs sur le milieu et en avant, fauves en arrière et sur les  
côtés, blancs en dessous. P', 2*, 3• segments abdominaux  
hérissés de poils fauves, plus courts sur le 2• et le 3*; 4•, 5• W
segments bérissés de poils noirs, mêlés de roux sur les côtés i
et à l’anus Dessous de l’abdomen garni de poils plus blancs.
Pattes noires, hérissees de poils roux cn dessus, noirs ferru-
gineux en dessous. Tarses bruns. Ailes transparentes, ner-
vures noires. Point calleux de couleur ferrugineuse.
Mâle inconnu.
Province l’0r•nbo¤r|· Collection Dour:.

I
!
p uouoournrn ons mrnornou. 129
I N· 58. ANTHOPHORA ROIIANDII.
E Lep., 3, 87, M.
Amnornona msmrosa, dl L. Duf., in litteris.
Long.: - Corps l5 mm.; Ailes M mm.
Q Nigra, cinerco-oillosa. Abdominc nigro, I, 2 scgmenlis
_ cinmo-hirsutis; ana leoiter ferrugineo; pedibus nigris albido·
intermixlis. Alis hyalinis.
l Q Noire. Poils de la téte et du corselet blancs, mélés de
quelques noirs sur les parties supérieures. Poils des 1** et
vsegments de l’abdomen en dessous hérissés blancs, ceux
des 3*, 4•, 5• noirs; le bord inférieur du 3• portant un petit
nombre de poils blancs, celui du 5• et les côtés de l'anus
garnis de poils noiràtres un peu ferrugineux; cils du dessous
des segments blancs sur les côtés, noirs sur le milieu. Poils (
des pattes noirs, quelques-uns blancs entremélés, surtout »
sur les cuisses antérieures. Ailes transparentes, à peine un
peu enlumées vers le bout. Côte et nervures noires.
Ex Saint-Fargeau.
L’.4. alricilla, Evers. dilfère par les poils de la tête et des deux
segments de l’abdomen qui, chez elle, sont un peu plus tomenteux;
par les pattes, dont les poils sont plus noirs. Taille plus grande.
cf Dessous du l•* article des antennes, chaperon (deux _
lignes obliques sur les côtés, noires), labre (deux points
noirs en haut), mandibules (leur extrémité noire), jaunes.
Poils dc la face et du corselet jaune—cendrés, un peu plus
blancs en dessous. i•*, 2• segments de l’abdomen hérissés °
de poils cendres, les autres de noirs; 2•, 3• segments portant
une bande étroite de poils blancs, lv, 5•, 6• ayant quelques
poils ferrugineux au bout. En dessous et sur les côtés, les

dw IMOUIAIIII DI! AFIIOPIOIA. A
segments ont des poils blancs. Pattes noires hérissées de
poils blancs, mêlés de roux, surtout aux tarses.
Algerie, lldl dela France.
Var. 5* Thorace rufo-cinerescenti.
· Algerie. Collection Slchel, Doors
N° 50. ANTHOPHORA ATRIGILLA.
Bvers., Faune, p. HG, n· IG,
Lon;. : - Corps Il mm.; Ailes IO mm.
Q Nigra, nano-lomentosa, birsuta, segmentis 4-2 cano-
tomentosis, reliquis, pcdibssquo omnibus alro-hirxulis.
5* Labro cl hypostomalis parte in/eriorc [lavis, segmenlù
duobua ultimis atris.
Ex Evalsman.
Q Noire. Poils de la tète, du eorselct ct des deux premiers
segments abdominaux hérissés de poils blancs, tomenteux,
courts; 4•, ü' segments et pattes recouverts de poils noirs. l
Point calleux, côte, nervures brunes.
5* 3• segment recouvert comme les deux premiers de poils
courts, tomenteux, blancs. Poils des pattes hérissés, blan-
cbàtres. l
Cette espèce me paralt identique avec l’.4. Romandfi Lep.;
cclle·ci toutefois est un peu plus petite.
Algérie, Bnsslc. Ex Evenman. `
l
N• 60. ANTHOPHORA PEDATA.
Q Evers., Faune, p. ll6, n° l5.
Long.: - Corps IG mm; Enverg. itmm.  
Q Alra, alr0·hirauta, thoracc abdominisquc segmento primo
albido-birsulis; sarotbro fuloo.

l
uonoeurmn une mrnouon. I3I
Q Noire. Poils de la face tres-noirs, ceux du corselet en
dessus et sur les côtés cendres noirâtres. I•*, 2• segments de l
l’abdomen hérissés de poils cendres, tres-rares sur le 2*, où
ils ne forment qu'une bande de cils, blanchâtres sur le bord
inférieur. Les autres segments sont hérissés de poils noirs.
En dessous, le vertex est de couleur ferrngineuse sombre;
tous les segments hordés de cils ferrugineux-noir, assez
È longs. Pattes noires; brosse d’nn ferrugineux éclatant. Der-
nier article des tarses ferrugineux. Ailes hyalines, nervures,
côte noires.
Non. Il faut ajouter les remarques suivantes à la description
d’Eversman.
r Clipei lfnea media, Ever:. ·• Cette ligne, peu élevée, incom-
· pléte, va de la pointe jusqu’au centre et manque en haut. De chaque
angle su périeur externe du chaperon, une autre ligne petite, élevée,
longue de 2 mm. descend obliquement vers le centre,.
Les segments abdominaux 2 à 6 sont presque glahres par l'usure;
le 3• porte sur sa base une ligne tomenteuse grisâtre, assez large,
disparaissent sur les côtés; sur le 2• et le I• se voient des traces
d’une bande semblable.
Ailes byaliaes. Taille des plus grands individus de l’.4. pilipe:.
Un peu moins large que l'A. personala. ·
(Déedte d'apres deux individus treswieux, tres·usés.)
N·• 61. ANTHOPHORA BELIERI. Siohel.
Long.: - Corps I2 mn.; Aios 9 mm.
Q Nigra, grisco hirsuta, thorace abdominisque segmenti:
I-2 grisco·hirsulis, sarothro albicanti, l° tarsorum posticorum
articule nigerrimo. Alœ hyalinœ, apice fuscœ.
Q Noire. Chaperon ponctué, une ligne saillante sur son
milieu, une deuxième parallèle à son bord inférieur. Poils

‘ I3! Ioxoennntlnns Anrnornon.
du labre ferrugineux, ceux de la face cendres, ceux du
vertex noirs. Corselet en dessus et sur les côtés recouvert de
poils gris un peu roussâtres, de noirs en dessous. Abdomen
lisse, t•' segment hérissé de poils gris assez longs; 2• seg-
ment ayant quelques poils noirs, courts, mêlés de gris. Les
autres segments sont noirs avec des poils noirs, courts, rares.
Anus ferrugineux. Bord du 2• segment portant une bande
de cils gris; 3•, L•, 5• portant une bande de cils noirs laves
de ferrugineux. En dessous, les segments et leurs cils sont
noirs. Poils des pattes ncirs, lavés de ferrugineux; brosse
blanche, avec une teinte légère rousse. l•* article des tarses
postérieurs noirs en dessus, un peu ferrugineux en dessous;
dernier article ferrugineux. Ailes transparentes, un peu
enfumées au bout. Côte, nervures brunes.
Slctle.
’l`rès—voisine de l’A. pedala, Evers., mais d’nn tiers plus petite.
N· 62. ANTHOPHORA ATRIPRONB.
Smith, Cat., p. 333, n• 80.
` Long. : -Corps Il mm. `
Q Nigra, fuloomillosa; thorace abdominequc fuloo-pilosis; P
illo fascid medid nigrd. l°, 2°que segmenlis in media nigro-  
pilosis. Pedibus nigris.  
Q Noire. Poils de la tete noirs, ceux du vertex fauves.  
Corselet en dessus hérisse de poils fauves brillants, avec  
une tache ronde de poils noirs sur le milieu. Abdomen en  
dessus hérissé de poils fauves brillants, avec un pinceau de u
poils noirs sur le milieu du 1** et du 2• segment; en dessous
l’abdomen et les pattes en entier sont recouverts de poils
noirs. Ailes un peu enfnmées.
Cap de Bonne-Espérance. Ex Smith.
(Je n‘al pas vu cette espèce.)

uosoauruts uns Anrueruon. U3
N- 63. ANTHOPHORA MEXICANA. Bichel.
Long.: - Corps I7 nm.; tites tt mm. '
Q Nigra; lboracc fulocscenli, intcrdùm in disco nigresccnli-
villoso. Abdomine nigro, fasciis, pedumque pilis cincrco-albis.
Q Noire. Poils de la tète, du corselet en dessus et sur les
cotés, fauves, cendrés en dessous. Milieu du corselet ayant
quelquefois des poils noirs. i" segment de I’abdomeu hérissé
' de poils fauves, plus rares sur les autres segments. Base de
i chacun d'eux portant une bande étroite de poils cendres,
[ couchés. En dessous, les segments ont la même pubescence.
î Pattes noires, recouvertes de poils cendres. Ailes transpa-
rentes. Côte, nervurœ noires.
6* Dessous du l" article des antennes jaune, ainsi que le
chaperon et le labre. Deux grandes taches sur les côtés du
[ I", deux points sur le 2*, en haut noirs. Extrémité des
mandibules noire. Poils de la face et du corselet en dessous
cendres. Ceux du corselet en dessus d’un fauve brillant.
l" segment de l'abdomen hèrissé de poils fauves, les autres
en ont de noirs, courts. Base de tous les segments et le 6•
en entier recouverts d’une bande de poils cendrés, plus ou
moins roux, s’étendant en dessous et sur les côtés. Poils des
pattes ccndrés. ·
Mexique. Collection Saussure, Dour:.
Ne 64. ANTHOPHBRA ROBUSTA.
4 hlmtux noatzsn, King. Tab. 49, fig. 5, I4.
Long.: - Corps 20 mm.; Ailes I2 mm.
Q Nigra, thorace abdominisquc primo segmento lcslacco-
viüoaù, 2°, 3*que apicc dense albido-ciliatis.
tous nx. 9

i3b uonoonrmn ans Anïnornou.
Magnitudine fere et staturâ M. Hispanicze (intermediœ).
Nigra. Caput confertim punctatum, immaculatum, sparsiru
fulvo-villosum. Tborax dense fulvo-villosus, pilis in media
dorsi fuscis intermixtis. Abdomen subtiliter punctatum,
segmento f°, suprà fulvo-villoso, segmentis reliquis nigro·
tomentosis, 2*, 3°que apice dense albido-ciliatis. Subtixs
abdomen fuscum, segmentis margine ciliatis. Alœ vix infus-
catœ, hyalinœ, nervis stigmateque fuscis. Alarum tegulœ
testaeeolerrugineœ. Pedes nigro~picei, tibiis Iarsisque latere
interno fusca, externo testaoeo·birtis. (Kwo.)
. S5 rta. (Je n‘at pas vu eette espèce.)
N• 85. ANTI-IOPHORA PUSCIPENNIS. Smith.
Cut., p. 338, n·· 100.
Long. = - Corps It) min.
Q Nigra. Abdominè nitùlo; 4• segmento alba mandala,
tunis fm ugineis.
Q Noire. Chaperon grossièrement ponctué. Corselet un
peu plus finement ponctué, hérissé de poils noirs. Abdomen
brillant, finement ponctué, recouvert de poils noirs; base
du 4• segment portant de chaque côté un petit pinceau de
poils blancs. Tarses ferrugineux. Ailes enfumées.
Amérique du Nord. Ex Smith.
(Je n’ai pas vu eelte espece.)
N° 66. ANTHOPHORA PULVIFRONS. Smith.
Cet. 33t, H5. h
Long. : — Corps la mm.; Alles 8 mm.
Q Parva, nigra, capite tharaccquc fulv0·pil0s0. Abdomiac

uonoonualn nes Aurnornon. l35
nigro, 2, 3, L segmenlis flavœmargimlis; femoribus ferru-
gincis, ozrtùs nigro-pilosis. Antcrmis ferrugincis. Alia
fumatis.
i Q Noire. Antennes et mandibules ferrugineuses. Face
I noire, recouverte de poils fauves s’étendant sur le vertex et
` à la partie antérieure du corselet. Celui—ci jnune·cendré sur
les côtés, noir au milieu et il la partie postérieure. Abdomen
brillant, finement ponctué, noir. Base des 2•, 3·, lv seg-
ments portant une bande étroite de poils jaunes. 5• segment
et anus hérissés de poils noirs, mêlés chez le dernier de
quelques poils ferrugineux. Pattes ferrugineuses, recou-
vertes, surtout sur les postérieures, de longs poils noirs,
lavés de ferrugineux. Ailes un peu enfumées. Côte, ncrvures
noires. Point ealleux ferrugineux-noirâtre.
d' Semblable à la femelle. 6• segment ayant comme les
autres une bande jaune.
Brésil Collection Dour:.
N·· 67. ANTHOPI-IORA NITIDULA, Siohel.
Long · - Coups ll mm.; Alles 7 mm.
Q Nigra, violacea; facic lhoraccquc cinereo-villosd. Abdo-
minc nitido-violacco. Fasciis l-2 albis; pedibus nigris, nigro-
ferruginco-oillosis.
d‘ Antmnis media testaccis, pedibus cxlùs cinereowillosis.
Q Noire, avec un reflet violacé. Chaperon et labre re-
couverts de poils blancs un peu roussâtres. Poils du vertex
et du corselet en dessus cendrés, noirs en dessous. Abdomen
brillant, très-finement ponctué, à reflets violets. l•* segment
hérissé de poils cendrés mêlés de noirs. Les autres segments

I3!} Monoanrms nxs xnrnornon.
. ont des poils noirs très·courts, plus abondants sur les cotés
et à l’anus, où ils sont mêlés de ferrugineux. Bord des l•' et
2• segments portant une bande de poils blancs plus ou
moins cendres, interrompue par l’usu re chez les vieux sujets.
En dessous, l’abdomen est noir. Pattes noires, recouvertes
de poils noirs lavés de ferrugineux, longs sur la tranche
externe du l•* article des tarses. Ailes presque transpa-
rentes; côte, nervures noires.
6* Milieu des antennes de couleur ferrugineuse. Pubes—
cence semblable à celle de la femelle, sauf sur la partie
externe des pattes, où elle est cendrée.
Chill. Collection Dours.
Ne 68. ANTHOPI-IORA GEILIENBIB.
Spin., Faune, Chili, V], I72, l, (jl.
A. 'l`Rl··S‘I`RlGAT.\, Spin., Faune Chili, VI, l7l, l·  
Long.: - Corps ll mm.; Ailes7 mm
Q Nigra, cincrco-pilosa. Fasciis abdominis albis. Pedibus
nigr0,f¢mtgi1te0-pilosis. Tarsis fcrrugincis.
6* Labro luteo.
Q Noire. Poils du labrc cendrés·l'errugineux,oeux du
chaperon cendrés, mélés de noirs sur le vertex. Corselet en  
dessus et sur les côtés hérissé de poils ccndrés, un peu fer- l
rugiueux, noirs en dessous. l•* segment de l’abdomen hérissé
de poils cendres-feriugineux; les autres en ont de noirs, q
courts,,c0uchés. Bord inférieur de tous les segments portant
une bande de poils blancs, couchés, souvent peu visible sur x
le premier pour cause d'usure. Anus noir avec quelques [
i

À IONOOIAPBIE nns Anrnornonn. l37
poils ferrugineux très·courts. En dessous, les segments sont
ciliés de poils cendrés-ferrugineux. Pattes rouges, hérissées
de poils noirs mêlés de ferruginenx en dessus, tout—à·fait
i noirs en dessous. Tarses ferruginenx. Ailes enfumées. Côte,
nervures noires.
l 6 Scmblable à la femelle, sauf le labre qui est jaune. Les
poils sont plus cendres que chez la femelle.
Chili. Collection Slchel, Dours.
Non. L’.4. lrùslrigalu, Sp., est un sujet vieux appartenant à
cette espèce.
Ne 69. ANTHOPHORA NIGRITA.
Mmrnnn xtcmn, Fab., Syst. Piez, 33l, ll.
Long.: ·- Corps IO mm.; Ailes 8mm. g
6* Nigra; capitc thoraceque albo-cincrescenti-piloso. Abdo-
minc nigro; segmcnlis 1-4 niveo-lincalis, in medio interruplis.
Pcdibus ferrugincis, cwtùs albo, subtùs fcrrugineo-pilosis.
5* Antennes noires; face immaculée, recouverte de poils
blancs, cendres-noirs sur le vortex, sur le milieu et les côtés
du corselet. I" segment de l’abdomen hérissé de poils cen-
drés sur le milieu, de blancs sur les côtés. Les autres seg-
ments ont des poils noirs, courts, mêlés de ferrugineux au
6* et à l'anns. Base des 1**, 2*, 3*, 4* segments portant une
petite ligne dc poils couchés, blancs, interrompue aux 2*,
3*, 4*. Pattes ferrugineuses, recouvertes en dessus de poils
blancs, de ferrugineux en dessous. Tarses ferrugineux.
Ailes transparentes. Côte, nervures noi râtres.
Amérique. Collection Doors.

1
l
1 l38 Monoanrmu nas Anrnornon.
N• 70. ANTHOPHORA PEMORATA.
Lat., Gen. Crust. et Insoet. T. 4, p. 176, (jl.
Pm., Faune, los, 19, Q;18, d'.
Lep. sann·1ra1—g., Q d', 19, 1*. 2, p. 45, 19.
A. cxmznza Klug, Evers., Faune, p. H2, 72
Long.: - Corps t5 mm.; Allos Il mm.
Q Nigm; albc vol fulv0·cincre0—hirsut¢t Capilc lhoracequc
albo val fulo0—cinere0-pilosis, hoc nigro fascialo. Abdominc
atro, segmcntis 2-4 albo-ciliato marginatis. Pedibus albe-
hirsutis. l° tarsorum articule subtùs ferrugiruo.
Q Noire. Poils de la tète cendres-roux sur le vertex ainsi
que sur le corselet en dessus. Ce dernier présente une
toulïe noire entre l'insertion des ailes. l•* segment de l'ab—
domen hérissé de poils roux. Les autres segments sont re-
vêtus de poils rares, cendrés. Bord inférieur des 2•, 3*, lv
segments garnis d’une bande de poils blanchàtres, très-
étroite au 2•. Ces mêmes poils blanchâtres revêtent les côtés
ct le dessous de l’abdomen, ainsi que le dessous du corselet
et des deux premières paires de pattes. Palette et tarses en `
dessous un peu ferrugineux. Ailes transparentes, un peu
enfumées au bout. Nervures, côte brunes.
5* Hypostomate, mandibulisquc f!av0·cburncis. Corpore
carto ocl fulvo-hirsuto. Mctatarsis poslicis dilatatis, l° articule 1
2 dmlibus aculis armalo. F omoribus posticis crassissimis.
Long. :— Corps t8 mm.; Ailes Il mm.
5* Noire. Dessous du |•* article des antennes jaune, ainsi i
que le chaperon, une ligne transversale au-dessus de lui,
l

_ ntortoournrn nus Al\TIOPl!0IA· Ã39
le labre, les joues et la base des mandibules. Deux taches
noires sur la partie antérieure du chaperon; deux petits
n points noirs sur les côtés supérieurs du Iabre. Poils de la
È face, du vertex, du corselet en dessus, du l•* segment abdo-
s minal hérissés, cendres-roux, plus pâles en dessous. Les
I autres segments abdominaux ont des poils plus rares, cen-
u drés, mélés de noirs. Poils des pattes cendrés. Cuisses inter-
médiaires et postérieures renllées. Jambes postérieures
dilatées, concaves en dessous, le l•* article de leur turse
dilaté, armé de deux épines, une longue très-aiguë sur le
côté interne, l’autre plus courte, surtout vue de face sur le
côté externe, portant en outre intérieurement des poils
roux.
France, Algérie. Collection Slchel, Danrs.
Trés·rare à Paris et dans toute l’Eur0pe, qunnd on ne connait
pas son gite. Elle est fréquente au commencement de juin à Paris
dansle bois du Vésinet, actuellement presque détruit, sur la Vipé-
rine (Erhium vulgare). Le male semble cesser de paraitre dans la
deuxième moitié de juiu. Cette espèce, la femelle surtout, vole
très-vite et fait entendre un bourdonnement très-aigu qui la fait
reconnaître de loin.
N• 71. ANTHOPHORA SEGNI8.
Evers., Faune, 9, p. 113.
A. urcnonouu   L. Dul`., in litteris.
Long.: — Corps 48 mm.; Alles Il mm.
Q Alra, fulveseenli-hirsuta. Abdomine atro, segmentorum
fasciis albido-lomenlosis, ano fulvescenli-piloso. Pedibus easterne '
albido-hirsutis, interne alro-hirtis. Alis sordide hyalinis.
Q Noire. Poils de la tète en dessus et en dessous blan-
ehâtres. Ceux du vertex, du labre, du corselet en dessus et

110 xouoaaarnis nes Anrnornon.
sur les côtés tres-roux. Une toulïe de poils noirs entre les
ailes. Abdomen très-bombe. 1** segment hérissé de poils
roux, 2*, 3*, 4* segments lisses, très-finement ponctués;
5* segment, anus et dessous de l'abdomen herisses.de
poils ferrugineux. Bord interieur des 2*, 3*, 4* seg-
ments cn dessus ornés d’m1e large bande de poils couches,
blancs. Poils des pattes ferrugiueux-pâles en dessus ,
' noirs en dessous. Ailes un peu enfumécs. Côte et nervures
noires.
6* Facic immaculald, eburned ve! [land; melalarso postico
valide, levi dente armato.
d 1** article des antennes en dessous, chaperon, sauf le
bord inferieur qui est noir, joues, labre, base des maudi-
hules eburnes. Poils de la face blanchâtres, ceux du vertex,
du corselet en dessus et sur les côtes hérissés, roux. Ces
poils sont blancs en dessous. Abdomen très-convexe, bombé.
1•* segment garni de poils roux, les autres sont nus. Bord P
inferieur des 2*, 3*, 4*, 5*, 6* orne d’une large bande de
poils cendres. Anus et bord inférieur de tous les segments
en dessous hérissés de poils roux. Pattes portant en dessus
des poils d’un ferrugineux blanchâtre, roux-noirs en des-
sous. Cuisses postérieures renllées, leurs jambes dilatees, n
creusées et concaves en dessous. 1** article des tarses posté- n
rieurs dilate et armé d’une petite dent à sa partie ante-  
rieure; les quatre suivants bruns-ferrugineux.  
(Evsasium.)  
Iles del`Arr.l1ipol, provinces d'0renbourg et d`·\strakan, Algerie. Ã
Collection Donrs, Sichcl, dn l
Très-voisine de l'A. femorata, mais trèsdistincte par la conti-
gnruion des pattes chez le mile. §

nronoonarntn nus AN‘l'I0!IOIA· IH
Ne 72. ANTHOPHORA OXYGONA. Dours.
Long. : ·- Corps l8 mm.; Ailes ll mm.
5* ·Nigra, cinereo-villosa. Facie lutcd, n£gro—maculatd.
Abdominc nigro-cinerescenti, fuseiis albido-cincrescentibtts;
fsmoribus posterioribus crassis; tibiis cœlùs, i•quc articule
larsorum dente acute armalis.
d' Noire. Dessous du i•• article des antennes jaune. Cha-
peron jaune, une large bande noire soirs les antennes; deux
taches noires sur le milieu. Labre jaune, deux petits points
noirs sur les côtés, en haut. Mandibules jaunes, noires au
bout. Poils de la face blanchâtres, noirs sur le vertex. Cor-
selet en dessus et sur les côtés jaune-cendré, noir sur le
milieu, blanchâtre en dessous. l•*, 2• segments de l'ab-
domen hérissés de poils cendres, très-épais sur le premier.
Poils des 3•, 4•, 5• noirs, rares. 5• segment entièrement re-
couvert de poils blancs. Chaque segment porte une bande
de poils blancs, couchés, à peine marquée sur le premier.
Anus noir, ayant quelques poils blancs sur les cotés. En
dessous, les segments sontciliés de poils blancs. Pattes
hérissées de poils blanehâtres. Tarses ayant des poils blancs
mêlés de ferrugineux en dessus et de noirs-ferrugineux en
dessous. Cuisses postérieures très-épaisses. Jambes de cette
paire de pattes un peu arquées, légèrement creusées en
gouttière, armées d’une dent aiguë sur le bord externe, près
de l'articulation tibio·tarsienne. l•* article des tarses posté-
rieurs très-long, aplati, portant sur le bord interne une
petite épine, sur le bord externe une toulïe de poils blancs.
Cette espèce est (l'è$•V0l8lD€ de I’A. femorata, dont elle dillèrc
surtout par la taille, ainsi que par la conformation des tibias.
Slorn le Guadamma (Espagne). Collection Doors.

142 srouoonnmn ons Aurnornon.
Ne 73. ANTHOPHORA IRREGULARIB. Dours.
Long.: — Corps 12 mm.; Alles!) mm.
6* Nigra, /lavo-villosa; fcmoribus crassis; 1** tarsorum in-
tcrmcdîorum articule irregulari, interne sinuato; 1** articule
posticorum pyramidali, tribus apophysis armato; ultimo ton-
gissimo, reliquis cztcrnê atbo·ciliatis.
d' Dessous du 1** article des antennes jaune, 2*, 3* noirs,
les autres ferrugineux. Moitié supérieure du chaperon noire,
moitié inférieure, labre (deux points noirs sur les côtés),
mandibules (leur bout ferrugineux-noir) jaunes. Poils de la
face blanc·jaunâtres, ceux du eorselet cn dessus et sur les
côtés jaunes, mêlés de noirs sur le disque, plus blancs en
dessous. 1** segment de |'abdomen hérissé de poils jaunes,
les autres en ont de semblables, plus courts, plus rares,
sauf sur le 5* et le 6*, où ils recouvrent les segments en
entier. Bord de tous les segments portant une bande de
poils jaune-blanchàtres, couchés. Même pubescence en des-
sous de l'ahdomen. Poils des pattes jaunes en dessus, dorés
en dessous. Cuisses renilées. 1** article des tarses intermé-
diaires long, sinué li sa partie interne et terminé de ce côté
par une apophyse ronde. Jambes postérieures creusées en
gouttière en dessous. 1** article des tarses de cette paire
large, en forme de pyramide quadrangulaire; le coté interne q
terminé par une apopbyse un peu aiguë, le côté externe par (
deux apopbyses mousses. Bord externe des 1***, 2*, 3*, 4* ar-  
ticles des tarses cilié de poils blanc-jaunâtres, 5* article très-
long, liliforme, entièrement nu. Crochets noirs. Ailes transpa-
rentes;eôte, nervures brunes. Pointcalleux ferrugineux-pâle.
Armenie. Collection Doors.
Cette espece remarquable présente les caractères buccaux et
alaires des Antbopbora,ceux des tarses appartenant aux Habropoda.
. Elle relie en outre les deux genres par les signes tirés du gon flement

uonooantm ons axrnornon. 143
des cuisses, des cils o|l`erts par les espèces de la section des Femoraln
et des Pilipes.
N• 74. ANTI-IOPHORA DIVE8. Douro.
Long. : — Corps 16 mm. ; Alles Ii mm.
5* Nigra, fitloo-nigro-hirsuta, facie ebumed, mandibulis ni-
gerrimis ; arliculis 1°-5•que tarsorum intermediorum nigro·peni—
rillalis; femoribus posterioribus crassis, exlùs albido-pilosis;
tibiis posticis eœcavalo-concavis, dents obluso externe armalis,
ezlùs ulbido-pilosis, intùs nigro-penicillatis. 1* tarsorum arti-
culo, difformi dente obtuso eastcrné armato. Alœ hyalinœ.
d' Dessous du 1* article des antennes, face toute entière,
sauf les deux lignes noires suturales des joues, deux petits
points noirs sur les côtés du labre en haut, de couleur
d'ivoire. Mandibules très-noires. Poils de la face blanchâtres
mêlés de jaunes, de noirs sur le vertex. Corselet en dessu.;
hérissé de poils fauves, mêlés de noirs sur le disque, de
blancs en dessous. 1•* segment de I’abdomen revêtu de poils
fauves, dressés, longs; 2•, 3• et base du 4• en ayant de
noirs, courts; partie inférieure du &•, 5• et 6• revètue de
poils blancs, mêlés de ferrugineux, surtout sur le bord, les
côtés et en dessous. Poils des pattes hérissés, blancs, ferru-
gineux sur la tranche externe. Tarses ferrugineux, 1** et 5*
articles des tarses intermédiaires garni d’un pinceau dc
poils noirs. Cuisses postérieures épaisses; jambes dilatées,
creusées en gouttière à la surface inférieure, présentant près
de son éperon noir une dent mousse, et garnies du coté
interne d’un faisceau de poils longs, noirs. 1** article des
tarses de cette paire très-élargi en haut et armé sur le bord
externe d’une apophyse pyramidale tronquée au sommet
Ailes transparentes; côte, nervures brunes.
Dalmatie. Collection Doors.

HL uertoanrm: nss mmornou.
Ne 75. ANTHOPHORA GALCARATA.
Lep. Saint-Fargeau, T. *2, 42, t6, Q cj'.
Axrnornonn cnsssrres   Lep. Saint-Fnrgeau, T. 2, ·ll, là.
Long., — Corps H mm.; Alles IO mm.
Q Nigra, albo·cin¢reo-villosa. 4• segmcnto fuloo, rcliquis
nigro-Itirtis, fasciis albis, fcmoribus sttprà albo, infrà nigro-
/errugineo-hirsulis. Alis hyalinis.
Q Noire. Face, tète recouvertes de poils blancs mêlés de
noirs. Poils du eorselet en dessus roux, mêlés de noirs au
milieu, blancs en dessous. 1•' segment de l’abdomen hèrissé
de poils roux, blancs sur les cotés; les autres segments sont
noirs, très-finement ponctués. Anus un peu ferrugineux.
Bord inférieur de tous les segments orné d’une bande de
poils blancs, brillants, presque nulle sur le I•*, étroite sur
le milieu des 2• et 3• et s’élargissant sur les côtés. En
dessous, |’ahdomen est ferrugineux. ses segments ciliés de
poils blancs. Pattes ferrugineuses, hérissées de poils blancs
en dessus, ferrugineux- noirs en dessous. Tarses ferruginenx.
Ailes transparentes, un peu enfumèes au bout. Point ealleux,
cote, nervures noirs.
5* Nigra, alboeincreo-villosa; femoribus postiers, crassis
dente basi armolis, libiis poslicis crassis, ralgis cœcavatis,
dente acutissimo cxternê armatis.
Long. : - Corps t0 mm ; Alles B mm.
d' Noire. Dessous du t•' article des antennes, joues, une
ligne transversale au-dessous du chaperon, chaperon, à
l'exeeption des côtés et du petit bord inférieur, Iabre, sauf
deux petits pointsnoirs de chaque côté en haut, base des
mandibules jaunes. Poils de la face blanchâtres. Corselet en
dessus hérissé de poils cendres, blancs en dessous et sur les
l
l
l
l

` MONOIBAPBII DES AATIDPIDIA H5
côtés. l•* segment de l’nbdomen recouvert de poils eendrès,
' les suivants de poils noirs, ceux de |’anus ferrugineux. Bord
L inférieur de tous les segments orné d’unc bande de poils
È blancs assez large, sauf au l•*, où elle est à peine marquée.
I Poils des pattes blancs, tarses ferrugineux. Cuisses poste-
“ rieures épaisses, munies à leur base d’une, quelquefois de
deux petites dents obtuses. Jambes postérieures épaisses,
contournées, portant un appendice qui commence à la base,
reste adhérent jusqn'à Vextrémité de la jambe et se termine
par un long onglet très-aigu. l•* article des tarses posté-
rieurs long, mais sans den}, ni épine.
Afrique (Pontéba), Brest, llontpcllier, Collection Stchel, Doors.
La pubescence de crassipvs est plus b|nncl1e,les tarses plus
ferrugineux que dans calcarata.
Na 78. ANTHOPHORA QUADRIMAGULATA.
Lep. Saint·Furgeuu, 'I`. ll, p. 85, 5l,  
l Avis qr·.wnmAcc1..A·r.t, Punz., Fuune Germ., 56, 7,  
Avis vuwma, Kirby, Mon. Ap. Ang., T. ll, p. 290, 65, CT (nec Pen:).
` Arts sonewnosa, Kirb., id., p. 295, 68,  
Sanorooa vcnrtxu, Smith, Zool., lll, 892, 2, dl Q-
blxotunt quanntuacumn, Fab., Syst. Piez, p. 33l, M.
Nylander, Ap. Bor., p. 244. Eversm., Faune, p. llü, 5, Q d'.
Aumornona mxn, Lep., ll, p. 85, 52,  
Awrnoruona valut?   Lep., ll, 43, l7.
Axrnoruona nomnus, Mor., Bull. de Moscou, l864, p. M6.
Long : — Corps I3 mm.; ,\i\es 9 mm. À
Q Nigra, ferrugineo-grisco-hirsuta. Segmmlîs albido url
/`ulvos-ubcingulalis. Pedibus cùwreo hirsulis.

M6 uonoonemx ons Awrnornon.
Q Noire. Poils de la face, du vertex, du corselet rous-
sâtres, plus pâles en dessous. Tous les segments abdomi-
naux, surtout le premier, bérissés de poils de cette couleur.
Bord de tous les segments orné d'une bande de poils plus
blancs, étroite au 1** segment. Anus et dessous de l’ahdomen
garnis de poils un peu fcrrugineux. Poils des pattes en
dessus cendres, en dessous noirs·t`errugineux. Tarses de
cette derniére couleur. Ailes enfumées vers le bout. Point
calleux noir; côte et nervnres roussàtres.
. Var. L Pubescence presque entièrement cendrée. Bord des
segments orné de cils blancs, longs, surtout au 3• et au L•.
Cf Long.: — Corps li mm ; AIles8 mm.
5* Facia /lave-nigro·maculald. Segmentis albido-ciliato-
_ marginatis. Femoribus intermediis posticisguc crassiusculix.
dl Noire. Dessous du l•* article des antennes jaune, ainsi
que la base des mandibnles, le chaperon, sauf une tache
noirede chaque côté de la base et les bords latéraux et
inférieurs, qui sont noirs; le labre, sauf un point noir de
chaque côté de la base et les bords latéraux et inférieurs,
qui sont noirs. Pubescence semblable à celle de la femelle.
Cuisses intermédiaires et postérieures un peu renllées.
Var. l. Pubescence presque entièrement cendréc. Bord
des segments comme dans la variété 1 Q.
Frauee, Algérie. Collection Slrhel, Dour:.
M. Morawitz, in Bull. de Moscou, 4864, p. 446, désigne sous le
nom de A. borealis une variété de A. bmaculala, qui ne diilî-re
du type que parla couleur noire iles tarses, caractère qui se trouve
par gradations successives dans les nombreux individus indigènes
que nous possédons.
`

uoxoenrnrx ons Aurnornoux. M7
N· 77. ANTHOPHORA TARBATA Biche!.
j Long. : - Corps lâ mm.; Ailes 9 mm. _
V Q Nigra, rufo-villosa. Scgmmtis 1-4 /laco-ulbidoonargiitatis.
  Alœ subhyalimz. .
Q Face noire. Chaperon, labrc ponctués, une ligne sail-
lante sur le milieu du chaperon. Poils de la face fauves. [
Corselet en dessus hérissé de poils fauves, mêlés de noirs n
sur le disque, plus pâles, presque blancs en dessous. l•* seg-
ment de l'abdomen hérissé de poils fauves, les autres seg- l
ments en ont de noirs, courts, plus nombreux sur le 5•.
Bord de tous les segments portant une bande blanche un
peu jaunâtre, brillante, unie. En dessous et sur les côtés,
les poils sont fauve·pâle. Pattes ferrugineuses, les deux
paires antérieures revétues en dessus de poils cendrés, de
ferrugineux en dessous. Les postérieures sont recouvertes
de poils d’un fauve noir. l" article des tarses postérieurs
hérissé sur sa surface externe de poils fauves-noirs avec un
pinceau de poils noirs à son extrémité. En dessous, les
tarses sont ferrugineux-doré. Ailes transparentes, un peu
eufumées au bout. Côte, nervures brunes. Point calleux
testacé.
d' Femoribus posticis crassis, tibiis subtùs czrcavalis, eztcmé
dmlatis; articule 1** tarsormn dilalato, duabus spinis, und
mevimd czcternd, annatis.
d' Dessous du l•* article des antennes jaune. Chaperon,
labre et mandibules jaunes, sauf deux petits points en haut
sur le premier, deux autres sur les côtés du second, qui
sont noirs. 6• segment bordé de blanc comme les précédents.

· M8 Mouoourmn ots Autnornon.
Cuisses postérieures renllées , hérissées de poils blancs.
Jambes creusées en gouttière et prolongées snr le côté
externe par une longue épine aiguë. le article des tarses
de oette paire large, portant sur le bord externe deux épines
dont la première est plus longue et très-aiguë. Le dessous
de tous les tarses est recouvert de poils dorés, un peu blancs
en dessus.
lexique. Collection Sieliel, Dour:.
N• 78. ANTHOPHORA VALGA.
` M¤ou.t.A vncx, Klug, 49, 15, l2.
Long. : - Corps IG mm.; Alles il mm.?
çj' Nigru, fulvo·tomcntosa, capilc, thoracc abdomincquc
_ albidowillosis, capitc antice anlennammque articule l•, sublùe
[lacie. Pcdibus nigro-piccsls, poslicis elongalis, subcompressis,
tibiis incurvis tarsorum arlùmlo 1**, incrassato, trigone.
d' Nigra. Caput antiee llavnm, albido-villosnm, mandi-
bulis antennisque nigris, illis basi, horum arliculo l° subtùs
llavis. Thorax subtùs aIbido-dorso·|’ulvo-villosus. Alœ hya-
linze, apice parum infuscatœ, nervis stigmateque fuscis.
Tegula': testaceze. Pedes nigro-pieei, femoribus subtùs albido-
villosis, tibiis larsisque extùs fulvo-hirtis. Pedes postici lon-
giores, subcompressi, tibiis subincurvis, basis intùs nigro·
ciliatis. Tarsorum artieulus primus incrassatus, trigonus.
quintus antecedendibus tribus longior. Abdomen punctatu m,
albido-pilosum, segmentis apice densius aIbido·tomentosis,
segmento l•, insuper basi l’ulvo·villos0. (Kwc.)
Arabia Desert:.
(Je u`:l pu vu cette espece.)
l

uonoonaun ns urrnouou. 119
N- 79. ANTHOPHORA '1'AUREA. l
, Say, Bost., ilourn. Nat. Hist., I, 409, I, 6*-
à Long.: - Corps I2 mm.; Alles 10 mm·
l Q Nigra, capite cinercscenti vol /laoido-piloso; thorace
‘ cincresccnli nigro-fascialo. Abdominc nigro, 1° segmomlo nigro
cincrcscentàpiloso. Segmentorum 2, 3, 4 fasciis alba cel flavido-
piloais. Pedibus fcrrugiaeis nigro-hirsulis. Alœ liyalinœ.
Q Noire. Poils de la tète cendres, mêlés de noirs sur le
vertex. Corselet en dessus et sur les côtés hérissé de poils
cendrés, au milieu desquels tranchent trois bandes noires,
une transversale en arrière et deux sur les côtés en forme
de croissant se regardant par leur convexité, dépassant le
point calleux et se rejoignant par leur partie inférieure.
1** segment de l’ahdomen revêtu de poils courts, dressés,
oendrés; les autres segments en ont de noirs, très—courts,
plus longs sur le Ei• et à l’anus, où ils sont légèrement lavés
de ferrugineux. Bord des 1•*, 2•, 3•, lv segments portant
une petite bande de poils blancs, couchés, à peine apparente · 4
sur le premier. Pattes ferrugineuses, hérissées de poils noirs
lavés de ferrugineux. Tarses de cette couleur.
(3* Femoribus posticis crassis, luberculatis.
C
6* Entièrement semblable à la femelle. 6• segment ayant
comme les précédents une bande de poils blancs. Pattes
moins velues. Cuisses postérieures renllées, surmontées sur
le bord externe par une apopbyse mousse, peu saillante.
lexique. Collection Slcbel, Doors.
Var. Q d' Facie albido-pilosâ; fasciis Ilavidis.
rou 11. 10

l 150 uouoonrnls mas Auruornon.
W Ne 80. ANTHOPHORA MARGINATA.
Smith, Cat., 339, 104.
Long. : — Corps 13 mm.; Ailes 9 mm.
Q Nigra; griseo-villosa; segmmlis 1-1 /lrwo-marginatis.
Alœ hyalinœ.
Q Noire. Chaperon et labre ponctués, le premier ayant
sur son milieu une ligne saillante. Poils de la face gris,
ceux du corselet en dessus cendrés, ceux du dessous plus
pâles. i•* segment de l'abdomen hérissé de poils gris-
cendres; les autres segments, le 5• surtout, en ont de noirs.
Bord inférieur des quatre premiers segments portant une
bande jaune brillante, presque nue. En dessous et sur les
côtés, les segments sont ciliés de poils gris. Poils du dessus
des pattes gris, ferrugineux-noirs en dessous. Tarses ferru- ,
gineux. Ailes presque transparentes; côte, nervures, point l
calleux noirs. d
5* Fomoribus posticis crassis; larsorum 1° artkulo longiori,
cmwolulo.
6* Semblablc à la femelle, sauf le dessous du 1** article (
des antennes qui est de couleur éburnéc, ainsi que le cha- l
perou (deux lignes noires sur les côtés), le labre (deux  
points noirs en haut) et les mandibules (leur bout noir). (
6• segment également bordé de jaune. Anus bi-spineux.  
Cuisses postérieures un peu renllées; 1•' article des tarses
allongé, un peu contourne.
Var. Abdomine cano-tomenloso. i
lexique. Collection Slchel, Dours. I
l

v
E Iomoonrnin nus AN1·nor¤onA. lül
E N·· 81. ANTHOPHORA GINGTOJBHORATA.
F Siohol. ·
Long.: — Corps 9 mm. (sans la tête), Ailes 7 mm. ~
6* Niger; minor; thoraco pedibusque argonleo pubescentibus.
I Abdomine mgro, forte punclalo. Segmenlis 3-6 cvruleo margi-
nalis. F emoribus poslicis crassis.
dl Noire, recouverte d’une pubescence argentée sur le
thorax et les pattes. Abdomen noir, très-grossièrement
ponctué. Segments fortement limités par une ligne saillante,
revêtus de poils noirs, courts, épais sur les cotés et à I'anus,
3•, lv, ti', 6• portant une bande bleue tirant sur le vert.
Cuisses, surtout les postérieures, renllées. (La tète manque
sur |’individu de ma collection.) Ailes enfumées ; côte, point
calleux, nervures noires.
Nouvelle-Hollande. Collection Doors.
Ne 82. ANTHOPHORA PYGMEA. Dours.
Lon;. : — Corps 7 mm.; Enverg. t7 mm.
6* Ferrugineus, albido-lomenlosus; femoribus postier: cras-
sissimis, tuberculatis, tibiis poslicis excavalis dente levi armatis.
l° larsorum posticorum articule cœtcrnè uncinalo.
6* Noire, avec une teinte générale lerrugineuse. Antennes
de cette couleur. Chaperon noir, son bord inférieur jaune.
p Labre et mandibules jaunes, Yextrémite de ces dernières
’ l'errugineuse.lPoils de la face blancs, ceux du corseleten
A dessus cendrés-fauves. Tous les segments abdominaux et
» l'anus sont hérissés de petits poils cendres, courts; leur
bord inférieur garni d’une bande de poils fauves, couchés,
très-courts. Pattes lerrugineuses, couvertes de poils cendres

IIS! uonoornmrx nm Anrnernon.
très-courts. Cuisses postérieures très-renllées, tuberculées à
leur partie interne. Jambes postérieures creusées en gout-
tière, armées au bord interne d’une petite dent mousse.
P? article des tarses postérieurs long, dilaté à la base, où il
forme un crochet saillant sur le bord interne. 2•, 3•, fr ar-
ticles de ces tarses très-courts, 5• article très-long, grêle,
terminé par deux petites épines noires. Ailes transparentes.
Nervures, côte lerrugineuses. Point calleux testacé.
lexique. Collection Dour:.
N· 83. ANTHOPHORA PILIPEB.
Lep. Saint-Fnrgeou, T. 2. u·· ill.
Avis vuurns, Fab., Ent. Syst., ll, 326, d'.
Mscrnna m.u>¤s, F., Syst. Piez, p. 329, 6.
Nylumlcr, Rev., p. 266, 3, Q .
Anrnornona nxnsrm., Lot., Gen. Crust. ct Ins., T. ·'i, p. l75.
Evers., Faune, p. 109, 4.
Long. . - Corps 15 mm.; Ailes 12 rnm.
Q Media, nigra, lhoracc scgmcntisque abdominalibus l, 2
suprà rufo-pilosis, 2, 3 suprà pallide rufo-ciliatis, oenlralibus
cincreo param nigr0·cilialis, scopd ru/d.
d' Orc flavo, nigro picto, scapo sublùs [loco, larsi intmnedii
poslice pilis longis nigris fasciculali, primus quintusquc depresso
dilalali, pilis nigrtls /labcllat0·penicillaJi.
Maris typici subvarielas. Glipei bascos pmterêa maculis - l
nigris duabus (Anglia). l
. . . l
Q Noire. Poils du labre et des niandibules roux. Ceux
de la tête, de la partie antérieure du corselet noirs. Thorax
en dessus hérissé de poils roux, en dessous de cendres,

uouoaannta nas amnornou. I53
quelquefois mais rarement noirâtres. I•*, 2• segments de
l’abdomen bérissés de poils roux, les suivants de noirs;
i ceux de l’anus roussâtres. Bord postérieur des 3• et 4• seg-
” ments garni de cils cendrés, moins apparents au I•* seg-
ment. Côtes de l'abdomen ayant des cils cendres. En
dessous, les bords des segments sont garnis de poils toux,
rarement noirâtres. Poils des pattes roux en dessus, surtout  
aux postérieures, où ils sont ferrugineux et épais. Ces poils  
sont noirs en dessous, excepté au I•* article des tarses, où  
ils mdeviennent ferrugineux-brun. Ailes limpides. Côte,
nervures noirâtres ou noires. l
Commune partout.
Var. I. Bufa. Tous les segments abdominaux hérissés de
poils roux.
Amiens.
Var. 2. Segments abdominaux I, 2, 3 hérisses de poils Ã
roux Q 6*. l
Amiens.
Var. 3. Segments abdominaux hérissés de poils cendres, '
tirant à peine sur le roux (Var. squalens) Q 6*. I
Amiens. - `
Var. 4. Antbophora cupillipes, Sichel Q CF. Duplo minor. È
An subvarietas varietatis n° I? Duplo minor, nigra, rul`o  
nam. (Bar.) j
Le mâle n’a pas de point blanc à la base des mandibules. î
Collection du Dr Cartereau.  
(j' Lep. Q
Arts nzmsa, Kirby, Mon. Ap. Angl., T. 2, p. 296, n° 69. È
5* I•* article des antennes en dessous blanc-jaunâtre.  
Chaperon de cette couleur, son bord inférieur, une tache, 1
parfois une longue bande de chaque côté noirs. Labre blanc-  

litt uonoonnnru css mruornon.
jaunâtre, avec une tache noire au coté externe de sa base. ·
Joues blanc-jaunâtre, un point de cette couleur à la base
des mandibules, qui sont noires. Poils de la face blancs,
ceux du sommet de la tête roux mêlés de noirs; ceux du t
corselet roux, en dessous blancs. I", 2• segmentsabdomi- v
naux bérissés, roux; les autres segments garnis de poils
noirs. Quelques poils plus pâles indiquent comme dans la
femelle le bord des 2• et 3• segments. Poils des pattes anté-
rieures d'un roux pâle, des intermédiaires roux, ainsi que j
ceux du dessus des cuisses et des jambes; ces poils sont  
bruns en dessous. l•* article des tarses intermédiaires dilaté, .
aplati, avec quelques poils blancs à la base et des cils noirs l
sur les tranches, ces cils serrés et courts sur la partie anté-  
rieure, clairs et très-longs sur la partie postérieure. 2**, 3•,  
4• articles très-longuement ciliés de poils noirs. 5• article .
garni d'un pinceau de poils noirs. Poils des pattes posté- i
rieures noirs, excepté sur la tranche postérieure, où ils p
· sont blancs. Dessous du l•' article des tarses postérieurs t
ferrngineux.  
Au premier printemps sur toutes les labiées. i
Le mâle, avant Yaccouplement, vole autour de la femelle. « Feminœ  
assiduus comes, quam dum nectar ûorum sugit, lœtus circum p
volat. » Kirby, T. 2, p. 298. p
Evers., Fu., p. H0, Fas. 3, n° 4, dit., d'. ¤ Mandibulse nigrae,  
rariùs puncto minuto tlavo-signatœ. » C’est le contraire dans les
nombreux mâles provenant de France, Corse, Alger, Corfou. Un —
seul mâle sans point blanc à la base des mandibules.
‘ (Amiens.) Q

; Monoannnis nes Axrnornoni. 155
p TABLEAU '
l nes
' VABIÉTÉB DE UANTHOPHORA PILIPE8, P.
I <l'après M. le D' Sicliel.
Q 6* Varietas typica vel «. llufo-birta, abdominis seg-
mentis 3• et sequentibus nigris.
Très·commune à Paris. Cette variété et la suivante oll`rent déjà
souvent une teinte grisâtre des poils roux.
Q 6* Var. 6. Segmento 3·-fvque rufo vel rufescenti hirto,
Très-commune à Paris.
Q 5* Var. y. Varietati typicœ conformis, at cinerescenti-
liirta. '
’l'rès·commune à Paris. Le male de Sardaigne dans la collection
de ll. Saussure, à Genève. .
Q Var. 8. Conformis varietati y, at segmentis l-3
cinerescenti-hirtis. ·
Souvent on voit déjà des poils grisàtres sur le ts segment, ce
qui forme le passage ai la variété suivante. Assez commune à Paris,
mais beaucoup moins que les trois variétés précédentes. Le 3• seg-
ment est quelquefois noiràtre, ce qui constitue un passage qui
ramène cette variété au type. De pareilles fluctuations sont fréquentes
et nombreuses entre toutes les variétés de cette espèce, et entre les
variétés des espèces de tous les genres en général, surtout quand il
s'|git d’espèces riches en individus.
Q Var. ¢. Segmento 4·-5·que cinereo vel cinerescenti·
hirto, interspersis interdùm pilis nigris (ut et interdùm in
segmentis l—3).
a Souvent tous les poils tournent au roux, et le 5• segment seul

USB uonoonsems nas Anraenosa.
reste noir, quelquefois même seulement au bout. Cette variété se
trouve en Danemark, Piémont et France. Les individus de France
sont ordinairement moins roux, un peu plus grisàtres. Cette variété
semble avoir quelque analogie avec |’A. velula, Evere., l, 7. Le
mâle de cette espèce n’existe pas à Paris, nous ne l’avons vu que
de Naples et de Chypre.
Q Var. C. Thorax vel caput cum thorace plus vel minùs
nigro-hirtum. Interdùm corpus quoque nigrescit.
Cette variété, remarquable parla teinte brun-noiràtre ou noiràtre,
surtout des poils du thorax, se trouve à Paris tantôt en individus
isolés, tantôt en colonies entières formées seulement par des femelles.
Je n’en ai vu qu’un seul màle de Chypre, dont les poils noiràtres,
d’une teinte moins foncée, occupaient en même temps tous les
segments d’une manière égale, ce qui la ramenait à la variété
précédente. ·
Q Var. n. Conformis varietati z, at thorace et scopâ
rutis, segmentoque tertio subrnfescenti.
Un seul individu male de la collection dc ll. Drewsen, à Copen-
bague, sous le nom d’A. cornula. Germania,.
Q 6* Var. 6. Tota cinerescens.
Femelle de Lisbonne, mâle de Bordeaux. Collection Drewsen.
Quelques males de ditîérentes régions méridionales de France et
d'Europe. Est-ce une subvarîété de la variété s Y
L’A. pilîpes se trouve en grandes colonies dans toute l’Europe.
Elle niche surtout dans les vieux murs, et aussi dans les terrains
un peu secs. On la trouve depuis mars jusqu'au commencement de  
juillet.

uomosurnrs nas ssrnornon. l57
N· 84. ANTHOPHORA DIBPAR.
l Saint-Fargeau, Hym., T. 2, p. 56, u° 30, Q (j'.
É Lucas, Expl. Scient. Alg.. lll, M6, l2, Tab. l, llg. 8.
È Long. 2 — Corps ll mm ; Alles lt) mm.
d Q Nigra, cinerescentsïpüosa; abdominis segmmtis l° einereo,
2• ad quinlum nigrœpilosis. Scgmenlorum H1 fasciâ apicalipilœ
mm alborum crectorum, primd angustiori. Pedibus rufo-pilosis,
scopd aurco-rufd. Alis sordidë h yalinis, tegulis rufo-piceis.
5* Scapo sublùs, clipeo Iobroque fere loiis, /lav£s. Abdominis
scgmenlis 2-4 nigro-pilosis, non fasciatis. T arsorum interme-
diorum arliculis omnibus ciliatis, l°-5°quc /labellalis.
— (Sienne.)
Q Noire. Poils de la tète plus ou moins cendres; ceux du
labre roux, ceux du vertex noirs. Poils du corselet en dessus
cendrés ou roux, mêlés de noirs au milieu, en dessous
blancs-roussâtres. I" segment de l’abdomen bérissé de poils _
roux ou cendres, formant au bord postérieur une bande
plus étroite, moins apparente, plus intense au milieu qu’aux
autres segments, et en général comme avortéc. 2•, 3•, fr
segments portant des poils noirs, leur bord inférieur ayant '
une bande de poils hérissés, blancs. 5• segment orné de
poils noirs, ses côtés fortement ciliés de blancs; poils du
dessus de l'anus roux, rarement noirâtres. Dessous de l'ab-
domen cilié de poils ferrugineux. La brosse des pattes pos-
térieures roux-dorée en dessus, noire en dessous. Les quatre
derniers articles des tarses ferrugineux. Ailes limpides,
avec une très-légère teinte brunâtre ou un peu sale. Ecaille
couleur de poix ou rousse.
Algérie, Sicile, Naples, Toscane, Corso.
Collections Doors, Sichel, Saussure, Olivier, i Nue.

l58 uonoonnnts nes Auruoruon.
Var. 2. Q Poils du métathorax, des cotés du corselet,
cils des segments abdominaux fauves. Trés-rare.
Collection hours.
Var. 3. Poils du métatlnorax et du l•' segment abdominal
fauves. llare.
‘ Collection Sichel.
5* Noire. l•* article des antennes en dessous, chaperon
jaunes. Bord inférieur et cotés de ce dernier noirs. Labre
jaune, sauf le bord inférieur et deux points sur les côtés de
la base, qui sont noirs. Poils de la face blanc-sale, ceux du u
dessus du corselet plus cendrés, mêlés de roux sur les côtés,
noirs au milieu; ils sont blancs en dessous. Poils du l•* et
de la moitié du 2• segment de l’abd0men hérisses, cendres,
plus ou moins roux; ceux de la partie inférieure du 2• et l
ceux des autres segments noirs. Côtés des 5• et 6• blancs,
ainsi que ceux du dessous de l'abdomen. Poils de l`anus
noirs, mêlés de roux. Poils des pattes bérissés, blauchàtres,
surtout sur la tranche postérieure. Les cinq articles des  
tarses intermédiaires ciliés, le 1** et le 5• aplatis, garnis de P
poils blancs et noirs. l•* article des tarses postérieurs épais, `
portant des poils noirs aux deux tiers supérieurs, le tiers
inférieur est orné de poils blancs, ainsi que les trois articles
suivants.
Var. 2. d' Semblable à la variété 2 Q . Très-rare.
Collcctiou Dours.
Var. 3. d' 6• segment abdominal hérisse de poils blancs.
Poils du corselet et du 1•' segment très-roux. Rare.
Bone (Algérie), Corse. Collection Sichcl.
Var. 4. 5* Poils du rnésothorax en majorite noirâtres.
Bone. Collection Slehel.

IONOGIAPIII nus Anruornona. ll59
K- B5. ANTHOPHORA NIGRGGINGTULA. Biéhel.
Long. : - Corps U mm.; Allos Il mm.
p Q Nigra, cinorcsccnti-pilasa; abdominis segnrmtis 1-2 cine-
, rca, 3* ad quialum nigro-pilosis. Segmmtorum l-4 fascid apicali
F pilorum alborum orectarum, prima angustiori. Podibus ante-
rioribus alba, iatermediis aigroferntgineo-pilasis, scapd aurco-
rufa. I• larsorum articule nigro·hirl0. Alia hyalinis.
Q D’un ticrs plus petite que la précédente. Noire; poils
de la facc, du corselet en dessous blancs; ils sont en dessus
cendres-roussâtres, mêlés de noirs, rares. l", 2* segments
de |`abd0men hérissés de poils cendres, plus 'Iongs au
l" segment. 3•, lv segments munis de poils noirs. Bord _
inférieur de tous les segments ciliés de poils plusou moins
cendres, moins marqués dans le premier, poils des côtés
blancs; ceux de l'anus cendrés-roussâtres, ainsi que ceux .
Q du dessous de l’abdomen. Pattes antérieures ayant des poils
cendres en dessus. Jambes postérieures ornées d’une magni-
p tique brasse ferrugineuse. En dessous, les pattes sont noires,
ainsi que tous les articles des tarses postérieurs en dessus et
en dessous. Ailes diaphanes. Côte et nervures brunes. _
Mâle inconnu. '
Algérie, France. Collection Stchcl, Dour;
Var. I. Poils du métathorax, des cotés du eorselet, du
l·• segment abdominal roux-cendres.
Ne 86. ANTHOPHORA RUTILANS. Douro. . _
Long. : — Corps I7 mm ; Ailes li mm. _
5* Magna, nigra, rufo-villosa. Tarsis intermodiis, pilix
rolls ciliatis, l• longioribus, hocquc articule nigro-pmicilluto.
Ali: sordidê hgalinis.

i60 nrouoonrmn ons Anrnornomt.
(jt l•* article des antennes en dessous jaune, ainsi que le
chaperon et le labre, à l’exception de deux points à la partie
supérieure, qui sont noirs. Poils de la tête, du corselet, des
deux premiers segments abdominaux et des pattes d'un
ferrugineux brillant. 3•, lv, 5•, 6• segments abdominaux
hérissés de poils noirs. Articles des tarses intermédiaires
garnis de poils longs, ferrugineux, surtout au premier, qui
_porte en outre sur son bord externe un pinceau aplati de
poils noirs. Ailes un peu enfumées.
Chypre. Collection Sichel, Donrs.
Ne 87. ANTHOPÈORA PYRALITARSIS. Dours.
V Long. : - Corps t5 mm ; Ailes li nm.
6* Nigm, /'ulvo-cincrcowillosa. Mclalarsis intcrmcdiis
fcrruginco, l°, 5• nigro-peneüllalo-ciliatis. Alis sordide
hyalinis.
d' Noire. i•* article des tarses en dessous jaune. Chaperon
de cette couleur, son bord inférieur, ses côtés, deux larges
taches au sommet noirs. Labre jaune, sauf deux petits
points noirs à sa base. Mandibules noires. Poils de la face
et du dessous du corselet cendres-blancs. Corselet en
dessus, l•' segment de l’abdomen herissés de poils d'un roux
sale; les autres segments recouverts de poils noirs. Poils
des pattes cendrés-noiràtres. Tarses des pattes interme· p
diaires ferrugineux, ciliés de poils de cette couleur au 2•, 3·,
il• articles, de noirs au 1** et au 5**, formant sur ce dernier
un petit pinceau. Ailes un peu enfumées. Point calleux, p
cote et nervures noirs. p
Femelle inconnue.
New-York. Collection Beurs. I

V uorteesnms mis Aituomon. lt}!
Ne 88. ANTHOPHORA PBNNATA.
l Lep. Saint-Fargeau, T. 2, n· 32.
l A. NIGBO·FULVA, Lep., T. 2, n° 55.
È Long.: —- Corps I5 mm.; Alles 10mm.
Q Nigra, ferrugimowillosa, capitis thoracisquc pilis nigris
intermixtis. Alis sordidê hyalinis.
_ Q Noire. Poils de la face, du dessus de la tete ferrugi-
neux, mêlés de noirs, ceux du labre et des mandibules roux;
ceux du dessus du corselet et des côtés ferrugineux. En
dessous, les poils sont plus ou moins blancs ou noirâtres.
Tous les segments de l’abdomen en dessus hérissés, roux,
bruns en dessous. Les bords postérieurs des segments à
peine visibles, ciliés de poils plus pâles. Poils des pattes
antérieures roux pâles, ferrugineux sur le dessus des pattes
P postérieures. Le dessous de toutes les pattes est garni
de poils noirs. Ailes un peu enfumées. Cote, nervures
noires.
6* Tarsorum intcrmediorum 1**-5°quc m·ti¢·ulis nigro-
pcnicillatis.
¢j‘ l•‘ article des antennes en dessous blanc·jaunâtre.
Chaperon de cette couleur; son bord inférieur, ses côtés,
deux points au sommet, noirs. Labre blanc-jaunâtre, avec
deux petits points noirs à sa base. Joues blanches jaunâtres.
Mandibules noires dans le type, ornées d’un point blanc à
leur base dans la variété. Poils de la face et du dessous du l
corselet, des côtés de l’abdomen en dessous, blancs. Corselet l
en dessus et sur les côtés hérissés de poils ferrugineux mêlés ·  

162 IONOGBAPIIIB ons Amnornou.
ide noirs. Tous les segments abdominaux hérissés de poils
ferrugineux. Poils des pattes antérieures blancs. i·* article
des tarses intermédiaires dilaté, aplati, avec quelques poils
blancs à sa base, et des cils noirs sur les tranches, serrés et
courts sur Vantérieure, plus clairs et très-longs sur la posté-
rieure 2•, 3•, !i• articles ciliés postérieurement de longs poils
noirs. 5• article orné d’un pinceau de poils noirs. Poils des
pattes postérieures en dessus et en dessous noirs, excepté
ceux de la tranche postérieure des jambes, qui sont
cendrés. r _
I Algérie, Corfou, Syrn, etc. Collection Slchel, Denis U
Variété 1. Les mandibules chez le mâle ont à leur base un
point blanc-jaunâtre.
Var. 2. A. nigrofuloa, Lep., T. 2, 55, ne dilîère du type
que par les poils noirs plus nombreux de la tète et de la
partie antérieure du corselet.
Nora. _L’.l. pevmala., Lep., femelle, est trèsaiiflicile à distinguer
de l’«I. ferruginea, Lep., 45, quand on ne prend pas les deux sexes
ensemble. L’A. peimam a, comme le dit Lep., les poils de l'abdomen
hérissés; mais parmi nos ferruginea femelles prises avec les males
it Malaga et à Oran, il y en a dont les poils de l'abdomen sont plus
ou moins couchés. Parmi les nombreux pennata femelles et males
envoyés de Bône par M. Olivier, il s’est trouvé un seul mâle de
ferruginea qui n’avait pas les poils plus sensiblement couchés que l
pennata male. La couleur des poils de la tète et de l’abdomen l
varie à peu près de mème(?) chez les deux espèces. L’.4. ferruginea .
présente à Malaga une variété nombreuse en individus, dont les p
poils sont plus pàles et plus couchés.  
l
l
l  
l
l

IONOGBAPBIB DIS ANTIIOPIOBA. 463
N° $. ANTHOPHORA HIBPANIGA. Fab. Q d'.
Arts Hxsveutcs G', Fab., Ent. Syst., 3l8, l‘l.
Nec Ponz., Fn., 55, 6, ed A. relusam CT- L., nobis pertinens.
Msctttn Htsnmclt, Feb., Syst. Piez, 328, l.
lllig., Mug. V, l39, 13, cxcluso Apidis palmipcdis d' Rossisynonymo,
nd.4. relusam G'. L., spectante.
Azrrnornone Htseemcn, Lep., T. 2, 55, 29.
Lucas, Alg., lll, M6, ll. ·
Nec Evers.,,Fn., IOS, 3, ud œstivalem pertinens,
Smith, Cat. ll, 328, 4l.
Q la C3! 2- Oran. Collection Slchel.
d' Bône, Pontebn (xlgerle), Espagne, Portugal. Collectlon Slchcl, Doors.
Q Var.? Minor, brevior, latior. Thoraois abdominisque
baseos cimrescentùhirto. Forsan alia species.
Dalmatie. Collection Slchel.
d' Var. Pilis non fcrrugincis sed rubro ferrugineis.
Algérie. Colleetlon Lucas.
Q Long. : - Corps IB mm.; Alles l5 mm.
Magna, nigra, nigro-ltirta; thoracis bascosque abdominis
dorso mfo cel ferruginco-hirlo. Q scopd tibiali nigrd, pilis L
ferrugineis miaztd. 5* tarsorum ialermcdiorum eartùs fascicule Ã
pilorum nigrorum subscmiluaari , cochlcariformi , supra C
convcxiusculo.
Q Noire. Poils de la tête noirs, surtout à la partie posté-
rieure; quelques poils roux sur la face. Corselet en dessus
et sur les côtés couvert de poils tantôt roux, tantôt ferrugi- y
neux-noirs en dessous. l·', 2• segments de |’abdomen ,
herissés de poils de cette couleur; 3•, lv, 5• segments por- l
l
l
l
J
,__|

IM Morroanarnrn nes Anrnomon. A
tant des poils noirs, un peu ferrugineux sur les côtes. Poils
des pattes noirs, brosse noire avec des reflets ferrugineux.
Quatre derniers articles des tarses bruns ferrugineux. Ailes
un peu enfumées. Côte, nervures et point calleux bruns. l
6 Long : - Corpsü mm ; Alles l5 mm.
6* I" article des antennes en dessous, chaperon, labre
jaunes. Deux points noirs à la partie supérieure du chaperon
et du labre. Poils de la face blanchâtres, ceux du vertex et
de la partie postérieure de la tète, noirs. Corselet et les Q
deux premiers segments abdominaux, en dessus, couverts
de poils tantôt roux—cendrés, tantôt très-ferrugincux, surtout l
sur les côtés, noirs en dessous. 3*, 4*, 5·, 6· segments noirs,
garnis de quelques poils blanchâtres sur les côtés. Pattes Q
noires, à l’exception des tarses, qui sont ferrugineux. l
Cuisses intermédiaires garnies de longs poils noirs. Les  
quatre premiers articles des tarses intermédiaires portent i
sur la tranche extérieure`une magnifique toulïe de poils
noirs en éventail, bombée en dessus en forme de coquille et q
allant en décroissant du premier au quatrième.
Na 90. ANTHOPHORA RYPABA (1). Dours.
Q Magna, nigra, cinereo nel fulvo-hirsula. Thoracis
baseosque abdominis dorso cincrco vol fulvo-hirtis. Segmenta-
rum 2, 3, Ft fascid albido-griscd. Ano, scopdque tibiali [crm-  
gined. Alis sordidê hyalinis.  
Long. : —- Corps20 mm.; Alles 14 mm.
Q Noire. Chaperon ponctué. Poils de la face fauves
cendrés, mêlés de noirs sur le vertex, de ferrugineux à la l
base du chaperon et des mandibules, qui sont de cette l
(l) Pwrapos, sale. ‘ I
l
l
l
l
l

\
loxoonarnls DES AN1‘n0N10uA. MB
couleur à la base et au sommet. Corselet en dessus et sur
les côtés hérissé de poils fauves, un peu plus pâles en u
dessous. 1•* segment de l'abdomeu hérissé de poils fauves;
les autres segments en ayant de plus pâles, de plus courts,
'surtout sur les côtés et en dessous, où ils sont tout—à-fait
d’nn blanc sale. Anus garni de poils ferrugineux. Pattes p
hérissées de poils d'un ferrugineux noirâtre. Brosse toute t
ferrugineuse. 1** article des tarses postérieurs noir, les
autres ferrugineux. Ailes cnfumées. Côte, nervnres noires.
Mâle inconnu.
Très-voisine de la précédente.
Afrique. Collection Douro.
N• 91. ANYHOPHORA PERBONATA. ·
lllig. Mug., Y, 22.
i Ill. Wuttl., Reise, p. 209.
Evers., Faune, p. IUT, n·‘ I, Q d'.
i
I ‘ Awrnoruomt runvrransxs, Lcp., T. 2, p. 62, n·· 31, Q  
~ A. FULVITARSIS, Brnllé, Voy. en Momie, p. 329, ri" 336, Q  
A. msvra, Lep., T. 2, p. 66, n" 36.
A. m>¤u>vwu, Lep., T. 2, 67, 37, Q Cl"?
A. Arnzsis, Lep.,T. 2, 6l, 33. - Brullf·, Voy. en Morûc, 736.
A. scomrns, Klug, Symb. Phys., Déc. V,Tnb. 49, [ig. l C3', 2 Q'!
Long.: - Corps 20 mm.; Enverg 3L mm.
Q Cana-hirsutd, abdominis segmcntis cana-ciliatis, cingu-
lalis; clypeo [lave, sarothro fulvo.
Q Noire. Mandibules noires. Chaperon et labre jaunes, A
rou rr. M

|66 IONOGBAHIIE ons Axrnornona.
sauf deux taches plus ou moins grandesà la partie supé-
rieure du premier et deux points sur les côtés du second,
qui sont noirs. Corselet en dessus et en dessous, l•*, 2•seg-
ments de l’abdomen recouverts de poils d’un blanc sale,
mêlés de roux. 3•, lv, 5• segments hérisses de poils noirs
beaucoup moins denses. Bord inférieur des l•*, 2*, 3•, D
segments portant une bande de poils blancs, peu distincte
sur le premier, plus ou moins large sur les autres. Bord
inférieur du 5• segment et anus hérissés de poils ferrugi-
neux. En dessous, les segments ont des cils blancs sur les
cotés, ferrugineux au milieu. Poils des pattes roux, mêlés
. de blancs sur les antérieures, Ailes un peu enfumees. Ner-
vures, côte ferrugineuses tirant sur le noir.
Algerie, Grece, Espagne, Corse, France, Amiens, d'oI je l‘al souvent obtenue
par ecloston. Collection Siehel, Dours.
Nou. L'An!/iophora naxula, Lep., est une espèce méridionale
qui ne se distingue du type que par sa robe ferrugineuse. Les
` nombreux individus de ma collection, provenant de l’Algérie, de
la Grèce, de Montpellier, des environs de Paris, d'Amiens, pré-
` sentent les diverses nuances de la pubescence qui, chez les pre-
miens, est foncièrement ferrugineuse, gris~fauve chez les derniers.
Ven. a. Airrnornoiut sunts. Dours.
Face entièrement noire, sauf deux petits points jaunes
situés, le premier sur la partie inférieure et médiane du
chaperon, le deuxième sur la partie supérieure et médiane
du labre.
Dans cette variété, les cils blancs qui bordent les segments
abdominaux sont plus larges que dans le type.
Algerie, Grece. Collection Stehel, Dom

"  l
l
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itouoenrmx ons ANTIIOPIIOBA. 467
Subvar. a. Pas de tache jaune sur le chaperon. Un très-  
petit point sur le milieu du labre, en hant. n
Subvar. b. Faoe noire immaculée. i
A. umun,lep. T. 2, , 6l, 33· Brnlte, Voy en lorée, 736.  
6* Tunis inlenncdiis nigro-penicillatis, pmicillis dislichia.
6* Noire. Dessous du l** article des antennes, face, base i
des mandihules jaunes. Deux petits points noirs sur les
côtés du labre, celuiei séparé du chaperon par une ligne
noire. Entièrement recouverte de poils cendres, mêlés de
roux sur les côtés. Bande du 4** segment peu apparente,
celle des autres segments cendrée, brillante chez les indi-
vidus nouvellement éclos. Poils des pattes d'un roux pâle.
l" article des tarses intermédiaires dilaté, aplati, cilié sur
ses deux tranches de poils noirs et lerrugineax, ceux-ci
plus longs s'ètendant aussi sur les 2*, 3*, 4* articles. 5* ar-
ticle orné d'un pinceau de poils noirs.
Collection Sichel, Uoars.
Non. La robe du male provenant de l’Algérie ne varie pas autant
` que celle de la femelle.
Var. b. A. squalens. Uniformement recouverte de poils
d’un roux sale. Bande des segments abdominaux formée de
cils de cette couleur, mais plus pâles. .
Obtenue d'éclosion en mai 4866.
Amiens. Collection Dours.
Nou. Q 6* Variant clipeo plus minus vcl llavo, vel nigro-pieto,
segmentis abdominalibus nigris vel plus minus rufescentibus, tar-
sorum epidermide plus vel minus rufà. Feminœ tibiarum postica-
rum acopi fulvo vel lnterdùm albido-aubargenteœpilosà.
‘ I

A 468 uomannms nes mrneentm.
A. afîmir, Lep., 33, est varietes .4Igir:‘ensi:, capîte tloraoeque
magis rufcscentibus, abdomine magie nigrescenti.
.4. ephippium, Lep , n° 67, 37?
A. s¢·opipc·s, Klug, forsan est varietes, f usco-rufescens, abdomiue
magis nigro, minùs all»ido·ci|iato.
· fl. personaln, Q U', in Asiù occidentnli (Persia, Asia minori?)
frcquens. fSrc¤zr..) .
N° 92. ANTHOPHORA ARIETINA. Dour;.
Long.: ·- Corps 20 mm; Bnverg. Slmm.
5* Niger, fulvo-tomentosus; facic [load, immaculald, abdo-
minis segmentis 4-2 fulvo-hirtis, reliquis nigris; fasciis 2-6,
sordidë albo-cilialis. Tarsorum inlermcdiorum articule primo
fulvo-fasciculato, ultime nigro-penicillato. Alœ hyalinœ.
dl Noire. Chaperon très-bombé; devant du 4•* article des
antennes, face, mandibules (le bout noir) jaunes, cette
couleur tourne souvent au rouge. Bord inférieur du cha-
peron, deux lignes suturales, deux points noirs sur les côtés
dn labre, en haut, noirs. Poils de la face, surtout ceux du
labre, blancs. Poils du vertex, du corselet fauves, mêlés de
noirs sur le disque, un peu plus foncés sur les côtés. 4•*, 2•
segments de l’abdomen hérissés de poils fauves dressés,
3•, lv, 5•, 6• en ont de noirs, courts, rares. Bord dœ seg-
ments 4-6 ciliés de poils d’un blanc sale, s’étendznt sur les n
côtés et cn dessous. Poils des pattes fauves; 4•* article des Ã
tarses intermédiaires un peu aplati, orné d’un faisceau de
poils fauves, mêlés de n0irs;dernier article des tarses de
cette paire garni d'un pinceau de poils noirs. Ailes transpa-
rentes. Nervures, côte noires, quelquefois ferrugineuses.
Algerie. Collection Dom.
Ce n’est bien certainement qu'une remarquable variété de l'A.
personala.

nrouoenrarn nus Anrnoruoru. ltlfl
N• 93. ANTHOPHORA INTERMEDIA.
Lep., ’l'. 2, p. til, n° 35, Q .
A. zoxurra, Brullé, Voy. en Moiée, p. 33l, n° 737, fig. 3, Tab. /18.
A-. Hiswmrcs, Evers., Faune, p. l08, n·· 3.
A. ix·rnnur·rA, L. Duf., in litteris, 3*23l.
Insinu Hrswmica, Fab., Piez, 328l.
- ring., is, 5*.
Arts resrivnxs, Panz., Fu., 8l, 21.
- mag., ca, Q.
Long.: - Corps I7 mm.; Enverg. B mm. i
Q Nigra, griseo aut fulvrscenti hirsutd. Thorace nigro _
farcieta; abdominis segmentis 2-4 alba vel cinereo, oel fulves-
cenli ciliatis. Pedibus externe albido, vel ferrugineo-pilosis.
Q Noire. _Poi|s de la face, du corselet en dessus, des
deux premiers segments de l'abdomen roux. Une bande de
poils noirs derrière les ocelles et sur le milieu du corselet,
entre les deux ailes. 3*, lv, 5• segments noirs. Bord infé-
rieur des 2•, 3•, fr portant une bande de poils plus on .
moins blanchàtres, parfois interrompue par usure chez les
vieux sujets. Bord inférieur du 5• segment et anus garnis
de poils roux—ferrugineux. Poils des pattes roux en dessus,
noirs en dessous. l" article des tarses postérieurs en
dessous ferrugiueux-clair.
Algérie, France, Amiens. Collection Slchel, Doors.
Uespèee décrite par Eversmann sous le nom d’A. Hispanica,
œstiaxzlis Px., ne diffère du type de Lepelletier que par la pubes-
eenœ du corps un pen plus pâle, souvent cendree, et par la brosse p
formée de poils entièrement ferrugineux. p
l
J

l7O xrouoeanms ons ANTIIOPIIOIA.
· La variété nommée, par Il. L. Dufour, lnlerrupla, est tout·à•
fait semblable au type. Les bandes des segments sont seulement
interrompues au milieu.
. Long. :— Corps ll mm.; Euverg. ii mm.
d' Labro et hypostomatc [lavis; maculis duabus aigri:
rlypci. Thorace fulvo aut griseo hirsulo; abdominis I-2 seg-
mentis fuioo aut grisco-ltirsulis, reliquis nigris, apicc nigro.
Tarsis intermediis nigro fasciculalis.
5* Noire. Dessous du l•* article des antennes, chaperon,
labre jaunes. Deux grandes taches sur le milieu du cha-
peron, deux points sur les cotés du labre, noirs. Mandibules
` noires. Poils de la face blanchâtres, ceux du corselet roux;
une bande noire entre les ailes, moins distincte que chez la
femelle. 1**, 2* segments abdominaux hérissés de poils roux
plus ou moins ferrugineux, suivant l'âge. 3•, lv, 5•, 6· seg-
ments herissés de poils noirs. Les bandes marginales de '
poils blancs ou roux des segments abdominaux très-retréeies,
parfois peu apparentes, si ce n’est sur les cotés. Poils des
pattes ferrugineux chez les individus nouvellement éclos,
blanc-sales chez ceux qui sont plus âgés. l•' article des
tarses intermédiaires dilaté, aplati, portant un pinceau de
poils noirs, festonné sur la tranche externe par des poils
grisâtres plus longs. 5• article un peu renllé, garni de
quelques poils noirs, courts.
Grece, Algérie, France. Collection Slchel, Dons.
Ne 94. ANTHOPHORA QUADRI BTRIGATA. Biche!.
Lon; : — Corps I3 mm.; Alles IO mm.
Q Nigra, rufo-einerco-villosa. Abdomine alba-tomontoso,
fasciis pilis albis longe ciliatis; aow nigro. Pedibus nigris [teleo-
hirsulis; scopd aured. Alis hyalinis.

uouoonnmn nes mrnornon. l7l
Q Noire. Chaperon finement ponctué. Poils de la face
cendres, ceux du labre roux. Mandibules un peu ferrugi-
2 nenses. Corselet en dessus hérissé dc poils cendrés, mêlés
Q de noirs sur le milieu, de roux sur les côtés, de blancs en
l dessous. l•* segment de |‘abdomen recouvert de poils cen-
drés mêlés de roux, longs, dressés; les 2*, 3•, fr en ont de
semblables, mais très-courts, pareils à des écailles. 5• seg-
ment et anus noirs, avec une teinte ferrugineuse. Bord de
' tous les segments orné d’une bande de cils blanchâtres,
j couchés, très·étroite sur le premier. En dessous et sur les
l côtés, les poils sont plus longs, blanchâtres. Poils des pattes
u cendres. un peu roux. Brosse d'un beau ferrugineux-doré. I i
l Tarses de cette couleur, le 4** article portant dans sa moitié
l inférieure une touffe de poils noirs. Ailes transparentes.
l Cote, nervures brunes.
Ialap, Algerie (Onu).
, d' Similis. |°·5° tarsorum intermediorum longe penicillafis.
l Pcdilms extùs albo-hirsulis.
l d' Semblable à la femelle, à l'exception: dessous du
l |•* article des antennes jaune; face de cette couleur, sauf
l deux points noirs sur les côtés du chaperon et deux autres
sur les côtés du labre. Pubescencc plus cendrée quc dans la
femelle. I", 3• articles des tarses intermédiaires garnis
d'un pinceau de poils noirs. ·
Envoyé par I. le Dr Sorel.
Algérie (0rIl:ensvlllc). Collection Dour:.
N• 95. ANTHOPHORA RUBRICRUS Dours.
Long.: - Corps I3 mm.; lînverg. $0 mm.
Q Aim, atro-hirsuta, thorace abdominisquc I-! scgmmtis
albido val cinerco-hirsutis. Sarothro fulvo.

472 uouoennnm nns Anrnornon.
Q Noire. Poils de la faœ, du corselet en dessus et en
dessous d'un griscendré sale, plus blancs sur les côtés. 1**, 2•
segments de |’abdomen hérissés de poils gris-cendres; les
autres segments noirs. Poils des pattes noirs mêlés de ferwgi-s
neux. Brosse formée de poils fauves, presque ferrugineux.
' Ailes transparentes. Nervures, côte, point calleux noirs.
Grèce. Collection Slchcl, Dour:.
d' Facio [land; tarsorum intermcdiorum l° arttculo ••igro·
fasciculato, ultimo nigr0—penicillat0.
6 Noire. Dessous du i·* article des antennes, une tache
près des yeux, une large plaque sur la partie antérieure du
chaperon , jaunes. Labre de cette couleur. Mandibules
noires. Poils de la face, du corselet en dessus et en dessoui, i
ceux des deux premiers segments abdominaux gris-sale. .
Poils des autres segments hérissés, noirs. Poils des pattes i
noirs mêlés de gris. l·* et 5• articles des tarses intermé-
diaires garnis d'un pinceau de poils noirs, courts, serrés sur
le 5•; longs, rares sur le l•* article, où ils alïectent la forme  
de longs cils cendres. Ailes transparentes. Point culleux,
côte, nervures noirs.  
Grece (Syr:). Collectlon Dents.
N• 96. ANTHOPHORA RBTUSA. n
d' Lep., T. 2, p. 69, n° 38. l
Encycl. Méth., T. l0, p. 798, n'· 2. · i
Anrnornona Acnnvonun, Q  Latr., Gen. Crus. et lns·,T. 4, p. l96. ‘
Avis nzrusa, L., Fan. Suec., p. 420. Syst. Nat., I, 954, B.
Msorua nsrusa. Nyl., Rev. Ap. Bor., p. 265, 2. I
Long. : — Corps l5 a IB mm.; Euverg. 50 à 32 mm.
Q Atra, hirsuta; tibiarum poslicarum scoprî fulvo-uumt l

l
uonosuuin nus auruornou. HB »
Q Noire. Chaperon ponctué. Poils du labre ferrugineux,
ceux de la tête, du corselet en dessus noirs. En dessous et
sur les cotés du corselet, ils sont lavés de ferrugineux. Ab-
domen très-finement ponctué, l•* segment hérissé de poils
noirs, longs; 2•, 3·, 4•, 5° ayant quelques poils noirs très-
oourts. Bord de tous les segments portant une bande de.
poils couchés, noirs-ferrugineux, très-étroite au l•*, plus
brillante au 3*. Anus ferrugineux. En dessous et sur les
cotés, les poils, sont ferrugineuxynoirs. Pattes ferrugineuses,
avec des poils noirs sur les deux premières. Poils des pattes
postérieures en dessus et en dessous d’un beau ferrugineux
doré Ailes enfumées. Côte, nervures noires.
Les individus provenant des lles de l’Archipel ont la brosse
presque entièrement noire, à peine lavée de ferrugincux.
G'. Lep., T. 2, p. 70, n" 38. U , .
Arts Hxwonmsru, Kirby, Mou. Ap. Angl., ll, 307, 70. `
Long.: - Corps lt à t6 mm ; Envcrg. 95 à 28 mm.
5* Ater, atr0·fulco-hirsutus. Pedilms inlermcdüs elongatis
crinito-pectinalis. · ·  
5* Noire. Dessous du |•* article des antennes, chaperon,
joues, labre jaunes. Deux larges taches, quelquefois réunies,
à la base du chaperon; deux petits points de chaque côté
du labre, noirs. Poils de la face cendres, ceux du labre
blancs; ceux du vertex, du oorselet en dessus roux, blancs .
en dessous. Quelques poils noirs sur le milieu du corselet.
l", 2• segments de l’abdornen bérisses de poils roux, longs
sur le I", plus courts, moins denses chez le 2*, 3*, 4*, 5•, 0•
segments revêtus de poils noirs,_ rares, mêlés de cendrés on
de roux. Base de chaque segment frangssde cils plus piles. ·

a WE ntouoounnin nss Amnornou.
Anus ferrugiueux Cils de l’abdomen en dessous et sur les
côtés eendrés. Poils des pattes antérieures d'un blanc sale.
l•* article des tarses intermédiaires dilaté, aplati, garni de '
longs cils noirs en dedans eten dehors, blancs aux extre-
mités; 2*, 3*, 4* articles testacés, ayantquelques poils blancs
très-courts. 5• article orné d'un pinceau de poils noirs. Poils
des pattes postérieures roux au centre, blanchâtres sur la
tranche extérieure. l•* article des tarses postérieurs noir,
ferrugineux en dessous, blanc au bout Ailes plus transpa-
rentes que dans la femelle.
france, Algérie, Grece Collection Sichel, llours.
Non. Chez les individus âgés, la pubescrnce, au lieu dc pré-
senter une couleur plus ou moins fauve, devient d'un blanc sale.
Les éperons, connue dans la femelle, sont tantôt noirs, tantôt
, testaeès.
N° 97. ANTHOPHORA BENESGENB.
Q Lep., T. 2, p. 7l, u° 39.
_ A. ·i-e¤:«.·r.«, Evcrs., Faune, p. 108, n° *2.
A. cameras, Smith, Cat., pars l, p. 324, n‘ 20.
Long. : - Corps iti mm ; Enwg. 20 mm.
(La taille une braaconp, s'abalssaut à plus d`|u tiers.)
Q Nigra, subrufescente villosa; scgmentorum fasciis sordidé
albido, vol subrufcscentc ciliatis. Alix hyalinis
Q Noire. Poils de la face, du sorselet en dessus gris·ronx,
plus ou moins mêlés de noirs, roux sur les côtés, blancs en
dessous. l" segment de l`abdomen hérissé de poils roux
mélés de noirs; *2*, 3•, &•, l5• segments revétus de poils
blancbâtres, courts, mêlés à des poils noirs plus longs. Base
des |•*, 2•, 3•, ·5• segments ciliée d'une bande de poils d'un

nortoonamm nas Arvrnoruonil 17li
blanc sale, cette bande peu apparente au l•* segment. Base
du li• et anus portant des poils roux. Côtés et dessous de
l’abdomen garnis de poils gris plus ou moins blancs. Poils
des pattes en dessus roussâtres, noirs en dessous. Ailes
transparentes. Côte, nervures noires.
Algerie, Grece, France, ltalle. ·
Non. La couleur de la robe varie beaucoup Tantôt très—t`auve
(rrinîpcx, Smith), presque ferrugincuse, cette teinte s'a|l'aiblît pour
ne présenter qu’une nuance d’un blanc sale.
Var. 1. Canescens, sarothro ferrugineo.
Algérie.
\'ar. 2. loïdea (`louînc, couleur de rouille).
Corfou
dl Lep.,   2, p. 72, n" 39.
5* i·—5•que articule tarsorum intermediorum n£gro·p¢ni—
cillalis. ·
d' Noire. Dessous du l" article des antennes, chaperon,
jones, labre d’un blanc jaunâtre devenant rouge par la
vieillesse. Le labre porte de chaque côté de la base deux
gros points noirs. Mandibules noires, avec un point jaune
p à la base. Poils de la face et du corselet en dessous blancs,
ceux du vertex et du corselet roux, mêlés de noirs. l•* seg-
ment de l'abdoinen hérissé de poils roux, longs, les autres
en ont de cendres, courts, avec quelques noirs plus longs.
Bord de tous les segments cilié de poils blancs, plus ou
moins roux. Anus noir, bi-spineux. Poils des pattes blanc-
sales. i•* article des tarses intermédiaires aplati, garni d’un
pinceau de poils noirs. 2•, 3*, lv articles ornés de quelques
pails blancs, courts; le 5• article porte un pinceau de poils
noirs. , .
Collection Slcbel, Doors.
Non. Ifdntliophora 6·cim:la, Evere., appartient bien oel‘t•îtt¢~ -

IPO IONOGIAYHI une ANTIKIIGIA.
ment à notre wwacens. C’est une variété à puliescence un peu plus
blanche ou grisâtre. Hans la nombreuse série que je possède, o¤·
trouve des individus dont le sarolhrum presque fauve devient par
grudations successives |»lanc·sale. Les poils du corselet passcntdu
roux au cendré en conservant sur le milieu une petite zone noire
(faseia media nigra d’l:lvers.)
Le mâle est absolument identique à celui des vrais xeuewenx.
Ces diverses transitions se rencontrent dans les environs
d’Amiens.
Dans l’.~l. rvinipcs d', les tarses des pattes intermédiaires sont
garnis de cils plus longs.
Ne 98. ANTHOPHORA PUBESGENB.
Fnb., Syst. Piez, p. 377, 2l.
~ Lep., 1*. 2, si, 28, Q. ·
Airrnovnom runsnniezns, Lep., T. 2, 40, 28,  
Atrruornorn souA1.u>.x, Lep., T. 2, 53, 27. `
àlecxtnx sm.A¤orm, Fab., Syst. Piez, p. 334, n·· 28.
Long.: - Corps ti mm.; Ailes? mm.
Q dl Parva, nigra, rufcsccnli, cincrescenti-hirla; clipeo
labroquc Q eburnco-linealis, cf cburneis, nigro-maculatis, v
mandibulis nigris. Abdominis scgmmlorum 1-4 fascid tomm-
loso-çinereo-albidd ; segmcnlis 2° ad 4 Q densissime .
d' sparse cinereo-albido squammulcsis. Ano Q rufo cel nigro · .
piloso.
Q Noire. Chaperon et labre très-ponctnés, le premier  
portant vers son milieu une ligne perpendiculaire abontisr · "
santpar ses deux extrémités à deux petites lignes transver— i
sales, de ooule•H‘Iwerée_0u sulfureuse. Un |¤>int·de,0¤t0¤  

l
ucsotmirars ses awrtoruon. 177
couleur sur le milieu du labre. Milieu des mandibules ferru-
gineux. Poils de la face, de la tete, du corselet en dessus,
cendres, plus on moins roussâtres, melés de noir sur le
vertex et entre les ailes 1** segment de l’abdomen nerim
de poils cendres-roux; les autres segments noirs, recouverts
de petits poils très-serrés, de couleur cendree semblable à
des écailles de papillon. Bord inférieur de tous les segments
ciliés de poils roux ou blanc-sale. Anus ayant quelques
poils noirs; ceux des côtés et du dessous de l'abdomen
cendres. Poils des pattes roux-blanchâtre. Tarscs ferrugi-
neux. Ailesà peine enfumées. Point calleux, cote et nervures
bruns. _
‘ d Tœrsorum intermediorum articulis 1 ad 5 piloso-penivib
lati:. 1• poslicorum larsorum dilatato dente acuto extern _
\ armalo. `
r
6* Noire. Dessous du 1•* article des antennes de couleur
' nacrée, ainsi que le chaperon et les jones. Bord inférieur et
i côtés du chaperon noirs. Labre de couleur nacrée, in Yexcep-
tion de deux taches noires arrondies, situées de chaque cote
dela base. Mandihules noires. Poils de la face, de la tète,
du corselet en dessus et sur les côtes recouvert de poils
cendres, ronssâtres. l•* segment de l’abdomen hérissé de
poils roux; les segments suivants, noirs, recouverts de poils
cendres très-serrés, semblables à des écailles de papillon,
rares au deuxième. Bord inférieur de tous les segments cilié
de poils cendres, pou visibles au premier. Anus échancre,
ses deux angles postérieurs formant chacun une petite dent.
Poils des pattes blancs. Tarses intermédiaires ayant leur
premier et dernier articles ciliés de chaque coté de poils
noirs mêlés de cendres. 1* article des tarses postérieurs un _

H8 ueuoonrmn nus annoraon.
peu dilaté, portant sur le tranchant externe une petite dent,
et garni de poils ferrugineux _
france, Algérie, Corse, Collection Siehel, litt.
30 00. ANTHOPHORA VILLOSULL. 1
‘ Smith, Cat., p. 338, n· 97.
mg. s · com et nn. l
(j' Niger; rufo-cinerco-villosus. Tibiis intcrmediis clongatü. l
l• et lS• tarsorum intmncdimwn nigr0—r·u/0-po»icillal0- l
cilialis.
d' Noire. Poils de la tète et du corselet hlanchâtres, avec
_une teinte fauve. Dessous du i•* article des antennes, eba-
,peron, labre et mandibules jaunes. Une large tache ronde,
noire de chaque côté de la base du chaperon; deux points
ferrugineux sur le labre et sur le sommet des mandibules.
Abdomen hérisse de poils blanchâtres; bord de chaque seg-
ment portant une bande de poils un peu roux. Jambes
intermédiaires allongécs; l•' article des tarses épais, orné
ainsi que le 5• d’un petit pinceau de poils roux, mêlés à
des cils plus pâles et plus longs. Ailes transparentes. Côte,
nervures, point calleux bruns,
Nord de la Chine. En Smith
(Ja n°ut pas va cette espece.)
!|’• 100. ANTHOPHORA VENTILABRI8.
Lsp., ·r. 2, 72, 40, d
·· Long.: — Corps I9 i it) mm.; Alles ti mn.
_ Q Iagna, uigra; capile, tloorace, segmontisque 1, 2 refo-
__é._ l

[ uonooaarma nus mrnornou. ;i'I9
vim-rcscentibus. Pedibus nigris, ezlùs fulvo-pilosi:. Ali:
fumatis.
I Q Noire. Face noire, rugueuse, ponctuée, recouverte de
. poils cendres. Quelques poils lerrugineux sur les côtés du
` labre. Corselet en dessus hérisse de poils cendres, noirs au
milieu, roux sur les côtes et sur le metathorax. I", 2• seg-
ments abdominaux hérisses de poils roux-cendres; les autres
segments ont des poils noirs, rares, courts. 5• segment noir
avec des poils ferrugincux au bout. Chacun des segments
porte une bande étroite de poils cendres, quelquefois blancs,
qui se continuent sur les côtes. En dessous, les segments
sont herisses de poils roux. Poils des pattes blanchâtres
sur les antérieures, roux-ferrugineux sur les autres.
Tarses bruns·l’errugineux. Ailes enfumecs. Côte, nervures
brunes.
` d Ultime tarsorum intermediorum articule nigro, breoitcr
pmicillato.
5* Dessous du l•* article des antennes jaune. Chaperon,
labre, pourtour interne des orbites jaunes. Deux taches
noires carrées sur le milieu du chaperon; deux points—noirs
sur les côtes du labre, en haut. Mandibules noires. Poils de
la face blanc-cendres, ceux du vertex, du corselet en
dessous cendre-noirs, roux sur les côtes et sur le metatho-
rax. I", 2• segments de l'abdomen herisses de poils roux,
tres-épais sur le premier. Les autres segments ont des poilsî
noirs, rares, mêlés dc cendres. Le 6* segment et l’anus ayant
quelques poils ferrugineux. Poils des pattes blancs, melés
de roux en dessus, noir-lerrugineux en dessous. Tarses
. lerrugineux, le dernier article des tarses intermédiaires orne —
d’un pinceau de poils noirs.
Algerie, Naples. Collection Sichal, Dean.

iiü IDNOHIAPIB nus Anrtorironi. p
iN·• 101. ANTHOPHORA GONGINNA. l
Mmu.i..n cortcunui, Klug, 49, ll, 9, G'- ,
Asmonons vssrrn, Smith Q , 334, 82.
Annuornomi Dntwsmu, Sichel.  
lxcn.14 cnocn, King, 50, I, 13, Q.
l bon;. : — Corps ll inn.; Ailes10 un
Q Nigra ; capile lhoraccquc cincrescenlibus. Abdomen: i
f•£oo·piloso. Pcdibus eœlùs albo, subtùs aureo-pilosis.
Q Antennes noires, 1* article en dessous un peu lavé de
ferrugineux. Chaperon noir; une petite ligne jaune à la p
partie inférieure, pres du bord sutura_l. Labre noir. Handi- r
bules noires, jaunes à la base et au bout. Face toute entière
recouverte de poils blanchâtrcs. Vertex, corselet en dessus
et sur les côtés hèrissès de poils cendrés, blancs en dessous,
plus pâles sur le métathorax. l•* segment liérissé de poils ,
cendré-roux; chacun des autres recouvert de poils fauves,
couchés, tomenteux, plus foncés sur la base, où ils forment
des bandes distinctes. Anus noir. En dessous, les segments
ont des cils plus pâles. Pattes en dessus recouvertes de poils
blancs sur les premières, de poils roux sur les autres. En
dessous, ces poils sont ferrugineux-dorés. Eperons de cette
couleur. Ailes un peuatransparenles. Cote, nervures brunes.
` dl Ullimo larso nigro-penicillato.
5* Dessous du l•* article des antennes, chaperon, labre,
mandibnles jaunes; celles-ci noires au bout. Face toute
entière recouverte de longs poils roux, mêlés de noirs entre
les antennes. Corselet en dessus hérissé de polls roux, mêlés
de noirs au milieu, de blancs en dessous. 1*, 2•, 3•, t• seg-

IGNOGILAPEIB nas Anrnornonx. 18i
ments de l'abdomen hérissés de poils roux, 5*, 6• noirs.
Chacun des segments porte une bande de poils plus foncés,
couchés. Anus noir, à deux pointes. Pattes en dessus recou-
vertes de poils blanchâtres, de poils ferrugineuiedorés en
dessous, surtout sur les tarscs. Dernier article des tarscs
intermédiaires orné d’un pinceau de poils noirs.
Cafrerie. Collection Slchel, Dours.
Je possède une variété de cette espèce, sous le nom d’d. Drew-
senii, Sichel, à puheseence roux-rendréc due à la vieillesse.
Ne 102. ANTHOPHORA PULVO·DIMIDIATA.
l Douro.
i Long. : — Corps IO mm.; Enverg. 18 mm.
Cf Parvus, /'ulvo-nigro-dimidialus, lhoraœ l°que segmenlo
abdominis fulvo, rcliquis nigro·pilosi.s. Pedibus nigris, larso-
1`||mifIl¢I'm€di0TüUlîll(fm0 articule nigrœpenicillalo. F emoribus
poslicis subcrassis, tibiis paululùm excavalo-concavis. Alis
hyalinis.
C? Noire. Dessous du 1** article des antennes, face, labre
l jaunes. Deux petits points ferrugineux sur les côtés du labre,
2 en haut. Mandibules jaunes, leur bout ferrugineux. Poils de
l la face d’un jaune pâle; ceux du corselet en dessus et sur
les côtés fauves, blancs en dessous. 1·* segment de l'ahdo-
men hérissé de poils fauves; les segments suivants sont
noirs. Anus ayant quelques poils ferrugineux et terminé
par deux dents aiguës. Pattes antérieures hérissées sur leur
tranche externe de poils blancs, de poils fauves sur leur
tranche interne. Pattes intermédiaires noires; 4** article de
leurs tarses noirs, 2•, 3•, !t• ferrugineux-fauves; dernier
article orné d’un pinceau de poils noirs. Pattes postérieures
noires, leurs cuisses un peu renllées, jambes creusées en
tous ii. 12

l82 uonoonumn ons Aurnoruona.
_ gouttière. Tarses fcrrugineuxobscur. Ailes transparentes.
Nervures, côte brunes.
Femelle inconnue.
Beziers (Hérault). Collection Fainnalre, Doors.
N• 103. ANTHOPHORA ATRO-ALBA.
Lep., T. 2, p. 73, n° 4l. _
Brullé, Hist. Nat. Iles Can., ill, 84, 9.
Long. :—Corps I5 i t8 mm.; Bnvcrg. 25 a 28 mm.
Q Nigra, alb0—nigr0—villosa. Capitis lhoracisque pilis albido-
cinercscentibus, hoc nigro-fascialo. Scgmenlorum fasciis 2-4
albi:. Sarothro albo. Alœ subliyalinœ.
Q Noire. Quelques poils d'un ferrugineux obscur sur le
labre et les mandibules. Poils dela face blancs. Une toulïe
de poils noirs sur le vertex. Poils du corselet en avant, en
arrière et sur les côtés blancs. Une large bande de poils noirs
entre les ailes. l" segment de |’abdomen hérissé de poils
blancs; 2*, 3•, lv, 5* segments revêtus de poils noirs, rares.
Bord inférieur des 2•, 3•, 4• cilié d’une bande de poils
blancs interrompue sur le milieu chez les sujets âgés. Bord
inférieur du 5• segment et anus portant des poils ferrugi-
neux. Cils du dessous des segments blancs sur les côtés,
noirâtres sur le milieu. Poils des pattes en dessus blancs,
noirs en dessous; ceux du I•* article des tarses en dessous
ferrugineux. Ailes un peu enfumées. Cote, nervures noires.  
Point calleux noir. i
Var. a. Les poils du corselet et du i•' segment de l’ab—
domen roux, jaunes quelquefois. A lilurala Q Y
Algérie, Italie, Mldl de la France, Salnt·Sever. I.: variété a de Cannes.
Collection Slchel, Dour:.

' Iouoünsrnm uns Aurnornon. 183 p
. A. 1.i·run4·rx d',Lep., T. 2, p. 7·1, n• 12. · i
Long.: - Corps 18 mm.; Enverg. 28 mm. l
d' 1• articule tarsorum intcrmediorum alba-nigro penieillato.  
d' Noire. Dessous du 1** article des antennes, face toute  
entière jaunes, à l'exception de deux larges taches sur les
cotés du chaperon et de deux points sur la partie supé- g
rieure du labre, noirs. Mandibules noires. Poils de la face, 1
du vertex, du eorselet blanc-sale. Quelques poils noirs i
rares sur le milieu du corselet remplacent la bande qui, q
chez la femelle, se trouve entre les deux ailes. 1**, 2• seg-
ments abdominaux hérissés de poils cendres, épais sur le i
premier. 3•, &•, 5* segments revêtus de poils noirs, rares; p
leur bord inférieur portant quelques cils gris·pâle Poils des
pattes de cette couleur. 1** article des tarses intermédiaires i
dilaté, orne d’un pinceau de longs poils, noirs au centre, i
blancs sur la tranche externe; les autres articles des tarses Ã
intermédiaires sont ferrugincux—pâlc, le 2*, 3*, 4* annelés v
de noirs, avec quelques poils blancs; le 5•, chez les individus 1
nouvellement éclos, présente quelques poils noirs, courts. ï
Var. a. Les poils de la face, du corselet, des deux premiers 1
segments abdominaux roux, quelquefois même jaune·pâle.
A. lilurala, Lep.
Collection Dours, Slcltel. j
Nota. ln recentioribus, pilis eapitis, thoracis et segmentorum 1-2 i
abdominalium rufo—fulvo-hirsutis, in senescentibus cinereis, vel
Aalbo-rulis.
N° 1.04. ANTHOPHOBA PRUINOSA.
Smith, 327, 10.
Long.: ·-Corps 13 a 14 mm.; Ailes 8 mm.!
Q Nigra, /'ulvo-cincrc0·pil0sa, 2° segmenlo albo, 3** apice
cl 5• nîgro-cilialis. ·

l 184 uoxounanme mas Axrnornon.
* Q Noire. Face, corselet en dessus, I", 2• segments de
l’abdomen , dessus des jambes postérieures hérissés de .
poils ccndrés, mêlés plus ou moins de ferrugineux. Vertex,
côtés de la tete et dessous tout entier du corps noirs. Pattes
d’un noir lerrugineux. Ailes un peu enfumées, surtout au
bout. Le 2• segment de l'abdomen porte une bande étroite
de poils blancs, le 3* et le bout du 5• en ont une de poils
noirs. En dessous, l’abdomcn est d’une teinte lerrugineuse
noire. (Sims.)
Sicile. (Je u’al pas vn cette espece.)
d Fcmoribus intcrmediis clongatis, tibiarum pilis longis—
simis albis, i• arttculo milice brevitcr, postice nigro longissimc
hirsuto.
(3* Pubescence semblable, mais plus dense que celle de la
femelle. Dessous du l" article des antennes, chaperon, labre
jaunes; le chaperon a deux taches rondesà sa base, le labre
deux points sur les côtés noirs. Poils desjoues et du corselet
cendrés. Pattes antérieures et intermédiaires ciliées de poils
de cette couleur; cuisses intermédiaires allongées, leurs
jambes ciliées de poils blancs en arriéré; l•* article de leurs
tarses garni de poils noirs, courts en avant, longs en arrière;
2•, 3•, Iv articles testaeés.
Ne 105. ANTHOPHORA DIMIDIO-ZONATA. Dours. p
Long. :;— Corps I5 mm.; Ailes IO mm. l
Q Nigra, lhorace, i°, 2° scgmento, pcdilms czctùs fulvo- j
fcrrugineis, 3, 4, 5 nigrowillosis. Alis fumatis. l
.Q Noire. Poils de la face noirs, mêlés de jaunes entre les l
yeux; ceux du labre ferrugineux. En dessous, les poils sont j
cendres, lavés de ferrugineux. Corselet en dessus, l", 2°
l

l
Momocnxrnm nas Axraornoax. 185
segments bérissés de poils ferrugineux brillants; 3*, 4*, base
du 5* recouverts de poils noirs. Bord inférieur du 5* et anus
ornés de poils ferrugineux. En dessous, les segments ont des
cils de cette couleur. Pattes d’un noir ferrugineux, les an-
térieures sont garnies de poils cendrés sur leur tranche
‘ externe, les moyennes et les postérieures de poils ferrugi-
È neux pâles en dessus, de ferrugineux noirs en dessous.
` Tarses ferrugineux. Ailes un peu enfumées. Côte, nervures
brunes.
6* 1* arliculo tarsorum intermediorum nigro-penicillato. _
5* Poils de la moitié inférieure du chaperon et du labre
jaune-cendres; ceux de la moitié supérieure du chaperon
noirs. Vertex, corselet en dessus, I" segment de l'abdomen
hérissés de poils ferrugineux brillants; les autres segments
sont bérissés de poils noirs un peu mêlés de cendrés au 6* et
à l’anus. Poils des pattes antérieures cendres; ceux des in-
termédiaires et des postérieures hérissés, ferrugineux sur
leur tranche externe, noirs-cendrés sur leur tranche interne.
1** article des tarses intermédiaires portant un pinceau de
poils noirs un peu fauves au bout; 2*, 3*, 4* articles ferru-
gineux, ciliés de poils blancs; 5• article ayant quelques
poils ferrugineux, longs. 1** article des tarses postérieurs
hérissé de poils noirs, avec quelques-uns de ferrugineux
plus longs; base de cet article et des suivants, en entier,
ciliée de poils blancs.
Nora ll est à remarquer que chez tous les males que j’ai eu
occasion d’observer, les antennes et la face en entier sont tout·à·fait
noires.
Var. Pilis omnibus grisescentibus.
Corse, Algérie. Collection Sichel, Dours.

l86 uouoonnmn mas Antnornon.
N• 106. ANTHOPHORA DUFOURII.
Lep., T. 2, p. 75, n· 43.
Long.: - Corps 15 mm ; Enverg.30mm.
Q Nigra, nigro-œneû ; facic /lavo-lincatd. Capifis lhorads,
hoc dorso nigro-fascialo, abdominisquc li segmenli pilis rufo-
hirsulis; segmenlis 2-5 subciridi-cœnrlcscentibus, 2-3 nigro,
1-5 albo-pubcrulis, fasciis 2-3 anoquc ru/`o-hirlis. Pcdibus
cxtùs albido, inlùs nigro rufoque pilosis. Alœ sub/'uccscentcs.
` Q Noire, avec des rellets bleuàtres métalliques sur l’ab-
domen. Chaperon noir, à l’exception d'une ligne jaune per-
pendiculaire qui le traverse dans son milieu et rejoint sa
base. Labre jaune, deux points noirs sur ses côtés, en haut.
Mandibules noires. Poils de la face et du dessous du corselet
blancs; ils sont roux-ferrugineux en dessus et sur les côtés,
avec une touffe de noirs sur le milieu, entre les ailes.
Abdomen présentant un rellet métallique cuivreux. l•' seg- i
ment hérissé de poils roux, longs; 2*, 3• portant des poils
de cette couleur, courts, couchés, formant sur le bord infé-
rieur une bande très-distincte, mais n’empietant pas sur le
segment suivant. &•, 5• segments et côtés de l'abdomen
garnis de poils blanchâtrcs. Bord inférieur du 5• et anus ,
ayant des poils ferrugineux-noirs. Poils des pattes en  
dessus blanchâtres, avec une teinte rousse; en dessous, ils  
sont noirs, un peu ferrugineux, surtout à Yextrémitc du i
1* article des tarses postérieurs. Les quatre derniers articles
des tarscs sont ferrugineux·pâles. Ailes presque transpa-
rentes. Point calleux, côte, nervures ferrugineux.
Grece, Algérie, Italie, France. Collection Sichel, Dours.
Non. Chez les sujets âgés, la couleur rousse des poils est —
remplacée par une teinte eendrée.
i
l
l

xouoenrmn nes mrnomiont. |87
l
d‘ mp., ·1·. 2, p. is, n~ 43,
dt Labro totoque clypeo et genis cum fronlis margine inferd
luleis. Abdomiais scgmentis 2-4 nigro-puberulis, 5-6 refo-
nigroque miœtis. Pcdes postici incrassali; tibiis intùs aculeo
magno subrecurvo armatis. Tarsorum articule primo utrinque
unispinoso-dilalato. Tarsorum intermcdiorum articule primo
toto nigro-ciliato.
d Face entière jaune. 2·, 3•, lv segments abdominaux
n'ayant que des poils courts et fins, de couleur noire; ceux t
du 5• et du 6• noirs et roux mélangés. Pattes postérieures
renllées; leurs jambes armées à la partie interne d’une
grande épine un peu courbe. t·* article de leurs tarses dilaté
et comme épineux de chaque côté. t•* article des tarses
intermédiaires entièrement cilié de cils noirs.
(Ex Lep. ne S.«m·r-Fnonn.)
i
J’ai reçu, depuis la terminaison de ce travail, une
1 riche série d'Anthophores appartenant à la collection
de M. Puis, pharmacien à Gand. J’y ai trouvé les
especes suivantes inédites.

188 Mouoonunxn uns Aurnoruon.
Ne 10"I. ANTHOPHORA COMBUSTA. Dours.
i hong.: -· Corps ll mm ; Alles ll mm.
_ Q Nigra, facie nigrd, lutco maculald, lincd in media nigrâ.
Thoracc pedibusque nigr0—hirt£s. Abdominis scgmcntis ferru-
gineo-pilosis, pilis slratis.
Q Noire. Antennes Iavées de ferrugineux en dessous,
sauf les trois premiers articles qui sont noirs Chaperon
finement ponctué, noir, à l’exception d’un point entre les
antennes, de la partie inférieure et d'une portion des joues,
qui sont jaunes. Il existe en outre une ligne saillante sur
son milieu. Lnbre finement ponctué, jaune-lerrugineux vers
ses deux tiers inférieurs, noir vers son extrémité superieu re, l
où se trouvent deux petits tubercules. Mandibules jaune-
ferrugineux, noires au bout. Poils de la face, du vertex et i
du corselet noirs mêlés de roux. Segments de l`abdomen en
dessus revêtus de poils ferrugineux, couchés, excepté sur le Q
`° tiers supérieur du premier, où ils sont noirs. En dessous,
les segments sont ferrugineux noirâtres et ciliés de poils l
ferrugineux. Poils des pattes noirs, longs, rudes. Ailes
enfumées. Côte, nervures noires. p
Egypte. Collection Pnls, de Gand.  
Ne 108. ANTHOPHORA PYRO—ZONA'1'A. Dours.
Long.: - Corps M mm.; Alles 10mm.
l
(3* Nigm; facie, lhorace pedibusque exlùs oinerco-villosis.
Abdominis l° et 2* srgmentis cinereo-tomentosis, reliquis nigris;
fasciis ferrugineis, primrt angusld, pallidd.
ai Face noire, ses poils ainsi que ceux du corselet en
dessus et sur les côtés cendres; sommet du vertex garni de

uonoonnnrn nss Aurnornomt. l89
poils noirs. l•*, 2• segments recouverts de poils ccndrés,
foncés, courts, tomenteux; les autres segments, de noirs
courts. Chacun d'eux porte sur son bord inférieur une
bande de poils lerrugineux à peine marquée sur le premier.
Anus noir. En dessous, les segments sont noirs avec leur
bord inférieur lerrugineux. Poils des pattes en dessus
cendrés, noirs en dessous. Cuisses intermédiaires et posté-
rieures un peu renllées; tarses ferrugineux, leur l•* article
très-long. Ailes presque transparentes. Cote, nervures, point
callenx noirs.
Collectlon Pnls, de Gand
Ne 109 ANTHOPHORA VOLUGELLE-FOIÉHIB.
Dours
Long. : · Corps t6 mm.; Ailes li mm
Q Nigra; thorace nigro-cinereo-dimidialo. Abdominc nigro-
Iairto, l• srgmmlo cincrco, 5** anoquc aurco-vrstitis. Scopd
ferrugineo-aured. Tarsorum arliculîs (le cavccpto nigro),
fcrrugincis. ,
Q Noire. Face ponctuée, garnie de poils noirs, rudes.
_ Labre portant de chaque côté, cn haut, deux petits tuber-
cules ronds, brillants, de couleur testacé-clair. Corselet
revêtu dans sa moitié antérieure de poils noirs, de poils
cendré-jaunâtre dans sa moitié postérieure, ainsi que par-
tout en dessous. Abdomen noir, luisant, ses poils longs,
couchés, noirs, avec une légère teinte lerrugineuse, sauf sur
le l" segment, où ils sont cendré-jaunâtre, pareils à ceux
du corselet, et sur le bord inférieur du cinquième et à
l'anns, où ils sont dorés, brillants. Pattes ferrugineuses re- i
couvertes de poils noirs et de cendrés, surtout aux cuisses.
Brosse d’un lerrugineux éclatant. l•* article des tarses noir,
¢
l
I
n
 

NO Iouoounnts ons Aurnoruon.
les autres sont ferrugineux-obscur. Ailes enfumees. Cote,
nervures noires.
lexique. Collection Pub, de Gand.
Nr 110. ANTHOPHORA PULSELLA. Dours.
Long : - Corps t5 mm.; Alles tû mm.
Q Nigra, cincrco-fc:·r1tgine0-hirla; lhoracc l°que scgmento
cinereo-hirsulis, rrliquis nigris, ferrugineo·pil0sLs. Pedibus
nigro-fcrrugiueis. Scopd l°quc tarsorum posticorum articule
vülosissimis, [crrugincis. '
Q Noire. Antennes ferrugineuses, sauf les trois premiers
articles qui sont noirs. Poils de la face en dessus et en
dessous cendres, ceux du labre roux. Corselet ponctué,
hérissé à sa partie antérieure, latérale et postérieure de l
poils cendrés un peu jaunes; au centre ces poils sont noirs l
et se prolongent jusqu'au devant de l’insertion des ailes. l
l" segment de l'abdomen hérissé de poils eendrés un peu
jaunes; les autres segments ont des poils roux couchés.
5* segment et anus noirs; en dessous et sur les côtés tous
les segmentssont ciliés de poils roux. Pattes noires lavées
de ferrugineux; poils des deux paires antérieures noir-
ferrugineux. Brosse et t•* article des tarses postérieures
garnis de poils longs, serrés, d’une couleur ferrugineuse
éclatante. Ailes un peu enfumées. Côte, nervures noires.
lexique. Collection Pula, de Gand.
ie me fais un plaisir de dédier cette espèce à M. Puls, pharmacien
à Gand, savant Hyménoptérologiste, qui m'a généreusement permit
d'étudier sa riche collection d’Anthophores.
Ne Mi. ANTHOPHORA HISTRIO. Dours.
Long. 2 - Corps li mm ; Ailes 8 mm.
d' Facio nigrd, immoculatd, pimctatd. Thorace primoque
 

uonoenmm nas Aurnornou. IN
segmento ru/0-luteo-lanalis; segmmtis 2, 3, 4, 5, 6 in medio
luteo-tomentosis. Ventre cinereo-hirsuto. Pedibus nigvis, [emo-
ribus intermediis et posterioribus crassis; primo tarsorum
articule longissimo.
d' Antennes ferrugineuses, sauf les trois premiers articles
qui sont noirs. Face noire linement ponctuée, recouverte de
poils roux. Poils du eorselet en dessus et sur les côtés
cendré-roux tirant sur le ferrugineux, surtout en arrière.
Poils du l•* segment en dessus et de tous les segments en
dessous bérissés, cendres; tous les autres en dessus noirs.
Chacun d'eux porte sur son bord inférieur une ligue de poils
jaunes trèscourts, couchés, semblables à des écailles de
papillon; cette ligne, trèsétroite sur le bord du t•' segment,
devient plus large mais en même temps plus courte sur
chacun des autres. Pattes noires, cuisses intermédiaires et
postérieures renllées. Tarses roux, le l•* article très-long.
Ailes presque transparentes. Côte, nervures, point ealleux
l de couleur ferrugineuse.
lexique. Collection Puls, de Gand.
.N° M2. ANTHOPHOBA NIGRO-BRUGINOBA.
Dours.
Long. : · Corps t3 mm.; Alles ttt mm.
_ Q Nigra, nigrehirsuta. Abdomine nigro-œruginoso, 5* fascid
anoque ferrugineis.
Q Antennes lavées de ferrugineux. Poils de la face, de la
tète, du corselet hérissés, noirs, assez longs. Abdomen noir,
brillant, avec une teinte bleuâtre ferrugineuse. i" segment
revêtu de poils assez longs, noirs, nn peu lavés de ferrugi·
neu:. Base du 5• segment et anus portant une touffe de poils
1
l
l
;....%.,,

l92 uouoonnntn uns Aurnornona.
ferrugineux-blanchâtres sur le genou des pattes intermé-
diaires. Ailes enfumées. Côte, nervures noires.
Patrie Inconnue. Collection Pnls, de Gand.
N° 113. ANTHOPHORA UNI·S'I'RIGA'1‘A. Dours.
Long.: - Corps I3 mm.; Ailes l0 mm.
Q Nigra; scapo nigro, flugcllo fermginco. Tltoracc l°que
segmcnto fulvo-lzirsutis. 3* segmenti strigd albido-subcœrulcâ.
Abdominc pcdibusquc nigris.
Q Noire. Antennes ferrugineuses, sauf les trois premiers
articles qui sont noirs. Poils de la face cendres, mêlés de
noirs; ceux du labre roux, ils sont blancs en dessous. Cor-
selet en dessus ct l" segment de l'abdomen hérissés de poils
roux. Abdomen noir, avec quelques poils de cette coulcur
sur le l" segment; base du 3• ornée d’une petite bande de
poils très-courts d’un blanc azuré. En dessous et sur les
côtes les segments sont ciliés de poils cendres. Poils des
pattes et du i•' article des tarscs noirs; les autres articles l
des tarses sont ferrugineux. Ailes un peu enfumées. Côte,
nervures noires. Point calleux testacé clair. '
Ilcxiquc. Collection Puis, de Gand.
N° 114. ANTHOPHORA LU'I‘BO—DIMIDIATA. ;
...~r¥_ Dours. l
Long. : — Corps il mm.; Ailes ll mm. l
Q Nigra, thorace primoquo segmento lutco-hirtis, rclùpns
nigris; quinti segmcnti fascid angquc fcrrugincis. p
Q Dessous dœ antennes ferrugineux, sauf les trois pre-  
miers articles des tarses qui sont noirs. Face entièrement
jaune, à l'exception d’une plaque triangulaire noire sur le 1

uonocnnmz uns Awrnornon. 193
milieu du cbaperon. Mandibules jaunes, leur bout noir.
Poils de la face, du corselet et du l•' segment de l’ubdomen
hérissés jaune-serin. Ces poils forment au-devant des au-
tennes une ligne transverse épaisse, très-saillante. 2•, 3•, L'
segments recouverts de poils noirs très-courts, lavés de
ferrugineux. Base du 5· et anus garnis de poils ferrugineux-
obscur. Poils des pattes antérieures et intermédiaires
hérissés, jaune·ferrugineux; ceux des postérieures noirs,
longs, rudes. l•* article des tarses postérieurs orné d’un
pinceau de poils noirs très-épais, un peu lavés de ferrugi-
neux. Ailes enfumées. Côte, nervures noires.
lexique. Collcctlon Puls, do Gand.
Nou. Dans cette espèce, les deux premières cellules cubitales
sont presque carrées; la première nervure récurrente aboutit au
tiers antérieur de la deuxième cubitale.
N- 115. ANTHOPHORA SIHIA. Dours.
Long.: - Corps I5 mm.; .\iles IO mm.  
Q Nigra; capitc pedibusquc aterrimis. Thoracc et l• segmcnlo l
abdominis albo, griscowillosis. Abdominc nigro, 2**, 3°quc seg-  
mentis in laterc nivco-maculatis.
Q Noire. Chaperon finement ponctué. Poils de la face et  
du vertex très-noirs. Corselet en dessus et l" segment de
l’abdomen herissés de poils blancs ou cendres, longs. Les
autres segments sont noirs, presque nus, si ce n'est sur les
côtés et à l’anus. Le 2• et le 3* segment sont ornés d’une
tache blanche sur les côtés, plus longue sur le 2*, où elle
forme une ligne interrompue au milieu. Poils des pattes
longs, épais, noirs, lavés de ferrugineux. Ailes un peu
enfumées. Côte, nervures noires.
Collection Puis, de Gand.

Ml uouoeurntx uns Aunornou.
INCERTIE SEDIS, MIHI INCOGNITIE.
  ANTHOPHORA APICALIS.
> .
g Guérin, Icon. Règne Anim. Ins., p. 455, Tab. 74, fig. 4.
i .
, _ ANTHOPHORA BOMBOÉDES.
‘ A Kirby, Faune Bor. Amér., 27l, l
ANTHOPHORA CINERESOENS.
Lep., Hym., T. 2, 5l, 25,  
ANTHOPHORA PRONTATA.
I Say, Bost., Journ. Nat. Hist., l, 409, 2, G'.
  ANTHOPHORA INCERTA.  
Spin., Faune Chili, VI, H2, 3,    
i Antennes, abdomen, pattes noires. Poils de la tête et du  
L corsclet en avant fauves pâles.  
, (Ex Sum:.) ,
l
l l

J
l
uouoonunin nus Mvrnornon. 195
GENUS 111. 1
1
S A R O P O D A. (
1
Lat., Gen. Crust. et Ins., Tab. 4, lig. 17 (1800).  
Ans, P‘• Panz, Faune Germ., Fnsc. 55, 11g. 17 (l800). l
I Amornonx, P·• Spin., lns. Lig., Fesc., 1, 127 (1806). (
Bsuorninx, Klug, Il|ig.. Mag. VI (nec Burmnnn) (1807). _ l
Palpis labialibus 4-articulatis, continuis; 1
1° articulo sex longiori secundi, ultime brevis-  
simo, acuto. q
Palpi. . . . . . . .
Palpis. maxillaribus 4·art1culat1s; 1* articulo (
l brevi , crasse; 2° longiori fusiformi, ultimo
brevissimo, cylindrico.
l P|.i;1ig. 1, 2.
; 1 Cellulâ radiali unicâ, rotundatâ.
I . . . . . ,
S Cellulis cubitalibus 3; 1* longiori, 2* versus
A Ma radialem coaretatâ, in medio prinium nervum
( reeurrentem recipiente, 3* secundum recurren-
  tem nervum recipiente versùs extremitatem.
1 Tête transverse; ocelles placés en triangle sur le vertex.
A Antennes üliformes; 1** article large, plus long que le
' deuxième, qui est globuleux et très-petit; 3• article égal au
premier, terminé en godet à son extrémité supérieure. Les
l autres articles sont petits et égaux entre eux.
Labre presque carré, arrondi à ses angles.
· Palpes labiaux formés de quatre articles se continuant en
ligne droite; le premier plus de six lois plus long que le
deuxième; le dernier très-petit, terminé en pointe aiguë.

l96 IONOGIAPBIB DIS Aurnornona.
Palpes maxillaires formés de quatre articles, le premier
court, épais; le deuxième moitié plus long, fusiforme; le
quatrième très-petit, cylindrique.
Langue très-longue, fusiforme, un peu pubescente sur
toutes ses faces.
Paraglosses courts, atteignant à peine la moitié du
l·* article des palpes Iabiaux.
Mandiliules terminées en pointe un peu émoussée.
Une cellule radiale un peu arrondie à son extrémité.
Trois cubitales; la première un peu plus longue que les
deux autres; la deuxième rétrécie vers la radiale recevant
vers son milieu la première nervure récurrente; la troisième
recevant à son extrémité la deuxième nervure récurrente.
N° 1. SAROPODA BLMAGULATA.
Lat., Gen. Crus. Ins., IV, 17.
Awrnornoin BIIACULATA, Lep., T. 2, p. 36, n* ll. `
Avis nruxcunxra, Panz., Faun. Germ., 55, 17, Q ·
Kirby, Mon. Apum. Angl., T· ll, p. 286, u° 63, Q · ·
Avis norunnrvra, Panz., Faun. Gerin., 56, 9,  
Kirby, Mon. Ap. Angl., T. 2, p. 29l, n·‘ 66, É.
Aumornona Aunxruous, d'. Evers., Faune, p. 115, n° 13.
Arrrnornona noruunxrx, Blanchard, Hist. Nat. Ins., ill, 406. j
Anruoruonn cocmn Q.Smith, Cat., 326, 35.  
Amnornonn BIHACULATA, Klug, Illig. Mug. VI, 227. È
Long. : - Corps 10à H mm.; Enverg.I5 mm. I
Parva, nigra, rufescentùcinerescenli-hirta; clipeo Q , media ,
apûeque 6* lolo, scapoque sublùs, flavis; labro flavo, nigro i
maculalo, mandibulis media flavis; ocoipite mesonotique disco .
Q nigricamli; (5* rufescenti-pilosis, Q abdominis segmenli
l
l

l
uouosnrnm nas aurnornona. 197 l
1‘ fuscid apicali lineari albidd; 2i cincreo-squammulosis; 2-4 l
fascid apicali cinorcsccnti, rufcsccnti tomtmtoad; arno nigro, j
5* abdominis nigri segmentorum 1-5 fascid apicali cincroo-
rufcscenti, tomontosd; ano cinercsccnti aIbido·pil0so, tarsia
inlermodüs simplicibus.
Q Noire. Corselet, une ligne transversale au dessus,
labre jaunes. Deux points noirs, larges, carrés sur les côtés
du chaperon; deux petits points parfois peu distincts sur les
côtés du labre, en haut, noir·ferrugineux. landibules
jaunes, leur bout ferrugineux. Poils de la face d'un blanc
sale, roux sur le vertex et le corselet en dessus; ce dernier
portant sur son milieu un disque de poils noirs. 1•* segment
de l'abdomen hérissé de poils cendrés-roux; une petite ligne
de poils jaunes très·courts limite son bord inférieur. 2·, 3**,
is segments recouverts de poils jaunes, très-courts, sem-
, · blables à de petites écailles, formant sur le bord supérieur
et inférieur de chacun d’eux une bande que sépare un
espace entièrement nu, large sur le deuxième, à peine per-
l ceptible sur le quatrième. î·’>• segment, côtés et dessous de
l l’abdomen hérissés de poils cendrés. Anus noir. Pattes en
dessus recouvertes de poils cendres, noir-ferrugineux en
dessous. Eperons testacés. Tarses ferrugineux-noir. Ailes
transparentes. Point calleux testacé. Nervures, côte brunes.
l (jl Long. : - Corps 10 mm.; Envoi;. l5 mm.
d' Noire. Dessous du 1•* article des antennes et face toute
entière jaunes, sans tache. Mandibules jaunes, leur bout fer-
ruginenx. Poils de la face et du corselet en dessus fauves.
1** segment de l’abdomen hérissé de poils fauves. 2•, 3•, lv,
5*, 6• ayant des poils noirs, courts, rares; Bord inférieur de
tous les segments orné d’une bande de poils fauves tirant au i
roux rr. 13

i98 MONOGBAPIIIB Das Amrnorlou.
cendré sale. l$•, 6•, auus et côtés de l'abdomen recouverts de
poils cendres. Pattes ayantdes poils cendrés. Dernier article
des tarses noir. Ailes transparentes. Côte et uervures _
brunes.
Cette description est faite d’après des individus nouvellement
éelos. Chez les sujets vieux, la pubescence perd sa teinte fauve
pour devenir cendrée.
Non. Q Ilecentium clipei basis utriuque maculam nigram
quadntam offert, ut pute parte orbilali, nigrù quoquc, à pilis
flavescenti-cinerescentibus obsita. Antennze subtùs plerùmque
nigra·, rarissime piceae vel rufœ.
Oculi in vivis laztœ viridescunt.
Receutium pili thoracis ruü, multo pallidiores in fzemina at
semper mesonoti disci pilis pro maxima parte nigris.
d' Thorax segmentumque primum densè laetaeque rufo·hirtum,
admixtis pilis nigris nullis, in faeminis senioribus pili thoracis peri-
pherici semper eanescunt: in mare omnes thoracis pili, ad multo
rariùs. U
Q Segmeutorum abduminalium 2-4, rarù 3 detritione tantùm,
basis nigra nudaque.
dl 2-6 basis in recentissimis quoque nigra et nigro·trepidosa,
fasciis albidis, ultimo latiore. 5‘ segmenti excissura analis semicir-
cularis, anusque nigro-pilosa.
Cf Anus suprà albido-cinerescenti pilosus. l
Nous avons dù être un peu long dans la description de cette l
espèce, que nous avons refaite entièrement sur de nombreux indi- n
vidus et surtout sur des séries complètes, comme par exemple six
femelles, huit mâles pris au bois du Vésinet le il juin 1864; trois l
femelles, trois màles pris dans la mème localité le 8 juillet 4866;  
huit femelles, douze mâles provenant de Punteba (Algérie). t
n
l
l
n

uouoonnmn mas Aurnovuons l99  
La description de M. Lepellcticr, fuite sur un petit nombre d’in—
dividus usés, est conforme à ce que nous avons vu sur des exem-
plaires semblables. Mais elle est très-imparfaite, fautive et ne peut
donner aucune idée de cette espèce. (Sicuu.) ‘
Vin. tt. SAROPODA SQUALIDA.
Amuornoni souamm, Lep. Saint.-Fargcau, T. 2, 53, 27, Q .
Long. : — Corps li mm.; Ailes7 mm.
Q Noire. Face de couleurjaune-éburnée, sauf deux taches
noires sur les côtés du chaperon, et une ligne ferrugineuse
sur son bord inférieur. Le labre porte aussi sur ses côtés
deux points noirs, quelquefois ferrugineux. Mandibules
jaunes, sauf à leur bout qui est ferrugineux. Poils de la
face, du corselet en dessus hérissés, plus ou moins rous-
sâtres, mêlés de noir surtout entre les ailes; en dessous,
ces poils sont blanc-cendrés. l•* segment de l`abdomen
p revêtu de poils roussâtres à sa base, noirs au milieu. 2•, 3•,
i 4•, 5* chargés de petites écailles jaune-cendré allant en
s’épaississant du l" au 5•, où elles sont-tout-à-fait cendrées;
ces écailles s'interrompent sur le milieu du 2* et y sont
remplacées par une bande de poils noirs. Bord inférieur de
tous les segments orné d’une frange de poils roussâtres qui
• tournent au ferrugineux sur le 5**. Côtés de l’anus et pattes
revêtus de poils ferrugineunblanchâtres. Jambes posté-
` rieures couronnées à leur extrémité par une toulïe de poils
noirs atteignant le bout du 1•* article des tarses. Ceux-ci
sont ferrugineux, revêtus en dessous de poils ferrugineux-
doré. Ailes un peu enlumées. Côte et nervures noires.
cf Noire. Un peu plus petit que la femelle. Dessous du
_l=* article des antennes jaune-éburné. Face toute entière de
cette couleur, sauf deux très-petits points noirs placés sur

$00 l|0NOGBAP|llB D88 ANTKOPBOIA.
les côtés supérieurs du labre. Mandibules comme dans la
femelle. Poils de la face et du corselet en dessus bérissés,
roussâtres, plus blancs en dessous. l•* segment de l‘abdomen
revêtu de poils cendres, plus ou moins mêlés de roux; les
autres segments noirs, leur bord inférieur orné d'une bande
de poils couchés,- plus ou moins cendres. Anus caréné,
bidenté et portant quelques poils ferrugineux. Poils des
pattes blanchâtres. Tarses ferrugineux, revêtus, le dessous,
surtout au l" article, de poils ferrugineux-doré.
Var. Poils du corseletet du l" segment abdominal entiè-
rement roux. Tarses très-ferrugineux. _
Algérie, Corse. Collection Slchel, Doors.
Non. Cette variété me semble appartenir à l’.4. bi-maculata,
Lep. Elle n’eu diffère que par la couleur de ses tarses postérieurs, `
qui sont en dessous hérissés de poils ferrugineux-doré.
N° 2. SAROPODA 1'ULVA.
Evers. Faune.
Long. : — Corps lt) mm.
Q Nigra, fulvo-pulœescens, abdominc, anlennarum Fagello,
tibiis tarsisquc fulvis. , (Ex Evnasimen.)
Province dc Casau.
Je n’ai pas vu cette espèce, qui pourrait bien ne pas appartenir  
au genre Saropoda. La première nervure récurrente se continue
avec la ligne d’intersection de la deuxième cnbitale, ce qui la rap·· . p
procherait de la venulation des Habropoda. i
i
N° 3. BAROPODA TBNELLA. ‘  
Klug, Symb. Play. Dec. V, Tab. 50, fig. 6,   ‘
Long.: - Corps 9 à lt) mm.
Q Nigra, orc albo, abdomiuis segmcnto quinlo maculd fuscd.

` uokosnnntn ons Amnornon. 20l C
Cupitis clypeus ulbidus, basi utrinquc niger. Labrum albi-
dnm. Mandibulœ nlbidœ apiœ nigrœ. Antenna-: fuscœ, subtùs,
bosi cxœptà, rufœ. Thorax subtùs, marginibusque dcnsiùs
villosus. Alan nlbo-hyalinœ, ncrvis œgulisquc tostaceis. Pcdes
E nigro—piœi, albido-pilosi, tarsis latcrc întcrno fulvo-aurco-
ï birtis. Abdomen subtùs piceum, suprà densè albido-tomcn-
tosum, segmento quinto maculâ triangulari fuscâ.
Allinis S. Byssinœ.
Bgypte. Ex Klug.
N¤ 4. SAROPODA BYSSINA.
_Klug, Symb. Phys., Dec. V, Tab. 50, (lg. 4. ·
Long.: — Corps wi il mm.
Q Nigra, capite antke pallido, abdominis segmcnto quinlo
maculd medid, atrd, larsis nigrohirtis.
Caput albido-villosum, clypco; Iabro mandibuiisquc pal-
Iidîs, his apice nigris. Antennœ fuscœ, subtùs fcrrugineœ.
Tborax ubique densè albo-villosus. Alœ albo-hyalinœ,
nervis tegulisquc tcstaceis. Pcdes picei, fcmorihus subtùs,
tibiis cxtùs nivco, marginc intcrno tarsisquc nigro-hirsutis.
Abdomen subtùs piœum, suprà tomonto crctaceo tectum,
scgmcnto quinto maculâ magnâ, mediâ, triangulari, velu-
tinà, fuscâ ornato,·scxto fusco.
Egypte. Ex King.
N• 5. SAROPODA LUTULEINTA.
Klug, Bymb. Phy Déc. V, Tab. 50, fig. 5.
Long. : - Corps 10h H mn. _
Q Nigra, capito anticc pallido, abdominis scgmmlis inter-
mcdiis dorso transvcrsim nudis.

202 niouoeuarnin uns Aurnornou.
Caput albido·postice griseo-villosum. Clypeo, Iabro man-
dibulisque pallidis, his apice nigris. Antennœ fuscaz, subtùs
ferrugineœ. Thorax subtùs cinereo, suprà griseo-villosus.
Alœ albo-hyalînae , ncrvis stigmateque testaceis, tegulœ
testaceœ. Pedes albido-villosi, tarsis latere interno fulvo—
aureo·pilosis. Abdomen subtùs nigro-piceum, suprà llaves-
centi·griseo, apice niveo-tomentosum. Segmentum quintum
maculâ mediâ fulvo-aureâ ornatum. Segmentum sccundum
et tertium basi apiceque non nisi tomentosâ lineâ transversâ,
tlexuosâ, mediâ, nudâ, relutâ.
Bmw- ex run;.
Na B. SAROPODA BOMBIPORMIS.
Smith, Cut., p. 318, 6.
Long.: - Corps I3 ài N mm.
Q d' Nigra, /'ulvo-villosa; fluric fluvo-albida ocl a/errugined
viwnigro-punctald. Capilis pilis cincrcis, lhoracis, abdominis
pcdumque cxlùs fulois, 2** scgmento basi nigro-fasciato.
Q Noire. Dessous du l" article des antennes, chaperon,
labre de couleur jaune-orangée. Mandibules jaunes, leur
bout ferrugineux. Poils de la face cendres. Poils du corselet
en dessus fauves, éclatants, blancs en dessous. Tous les seg-
ments de l’abd0men sont couverts de poils fauve-doré,
éclatants, couchés, sauf sur la base du deuxième, où ils sont t
remplacés par une bande de poils noirs tres-courts. Poils «
des pattes en dessus longs, surtout sur les tranches, fauve-  
doré; en dessous, les poils sont noirs, surtout sur le l•* ar- r
. ticle des tarses postérieurs. l" article des tarses postérieurs ,
· noir. Ailes un peu enlumées. Côte, nervures brunes. Point  
calleux testaoé-clair. _ W  
i

IONOGMPBIB nns AN1'l101•n0n. 203
d' Entièrement semblable à la femelle. Anus mucroné.
` Auslnlle. Collection Slehel, Donrs.
Var. Paulo major. 1• segmento nigro (usurâî), 2‘, 3*que
liturâ nigrâ.
Collection Pots.
N° 7. SAROPODA LATIZONA.
Spin., Arm. Soc. Ent. Frnnç., VII, 543, 82 (anno 1838).
N° 8. BAROPODA HUMILI8. t
Spin., Ann. Soc. Ent. Franç., VII, 544 (anno 1838).
N° 9. SAROPODA NIGBILABRIS.
Spin., Ann. Soc. Ent. Frnnç., VII, 543 (anno l838).
ll m’a été impossible de confronter ces trois espèces avec la
description de M. Spinola.
Erratum. - Page 94, à la suite d’AntIwph0ra albi-/'rons,
écrivez : Snmn.
Non. La planche I (noire) est empruntée aux dessins de M. Fré-
_ déric Smith, Apidœ Angliœ, Cat. Hym.

` $04 M0!40GnAPm¤ Dls ANTBONIOM.
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES AUTEURS CITÈS.
Académie des Sciences (Mémoires de I'), T. vn, 4844.
Annales de la Societe Entomologique de France.
Années 4838, 4853, 4854, 4856.
Blanchard, dans d’0rbigny, Dictionnaire d’Histoire naturelle.
-- dans Cuvier, Règne animal.
— Histoire naturelle des Insectes.
8111116, Expédition scientifique de Morée. T. nn, 4832, in·l`olio.
— Histoire naturelle des iles Canaries. T. nr, 4839, in·f'o|io.
Christ, Naturgeschicte klassification und nomenclatur der lnsecten;
vom Bienen, wespen und Ameisengesehlecht, Frankfurt an Main,
4794 , petit in·4°.
Conte (le), The complete writings of the Say... Edited by J.-L. Le
Conte, 2 vol. New-York, 4859. `
Coquebert., lllustratio iconographica lnsectorum, etc. Parisiis,
4804, in~folio.
Costa (A.), Fauna del regno di Napoli, in·4•>.
Curtis, Brit. Entom .
Erichscn, in Wagner reise in der Regents. Algier.
Eversmann, Faune hymcnopterologica Volgo·Uralensis, Mosque,
4852, n•> 3., (Extrait des Bulletins des Naturalistes
de Moscou. 'I`. xxu, 4849.)
' — Bulletin des Naturalistes de Moscou. T. xxv. ·

uouooannin nas Aurnoraon. 205
Pabricius, Entomologiea Systematica, 4793; —— Mantissa Insec-
torum, 4787; — Species lnsectorum, 4784 ; — Systcma Entomo-
logiea, 4775; — Systema Piezatorum, 4804.
Gormar, Fauna lnsectorum Germaniœ.
— Reise nach Dalmatien und Ragusae, Leipszig, 4847;
annoté par Klug pour les llyménoptères.
Guérin, Iconographie du règne animal; Revue zoologique.
s Illlger, Magazine für lnsecten kunde, 4802.
Jurine, Nouvelle Méthode de classer les Hyménoptères, 4807,
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Klug, in Hemprich et Ehrenberg, Symbolae physicze, Decas, V,
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Latroilla, Observ. sur |’Abeille pariétaire, de Fab. Annales du
Muséum d’Hist. nat. T. nu, 4804, et T. xiv, 4809.
— Nouveau Dictionnaire d’Histoire' naturelle, 484 9. .
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l Lepellotier de 8ai.nt·Pargeau, Histoire naturelle des In-
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Lopelletiar et Borville, in Encyclopédie hléthodique. T. x.
Linué, Systema natura·, lnsecta, 4767.
Lucas, Expédition Scientilique de l’Algérie. T. nu, 4849; in·folio.
Horawitz, die Bienen des Gouvernementsh. in horœ Societatis
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Nylander, Adnotationes in Expositionem monographicam apum
Borealium, 4847.
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Panzer, Fauna lnsectorum Germaniae; — Kritische revision der
lnsecten—l`auna, 4806.
Pallas, Voyages. Paris, 4748. (Trad. de Gauthier de la Peyronie;.

206 ÃONOGIIAPBII uns ANTKOPEOIA.
Rndoszkovsky, in horœ Societatis Entomologicze llossicœ. T. vi.
Rossi, Fauna Etrusc, 4790. l
Savigny, Description de l’Egypte; pl. sans texte, gr. in•|`olio.
Say, American Entomology, 4825.
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Sohrank, Enumeratio lnsectorum Austrian indigenorum, 4784.
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— dans Say, Fauna Chilena, 4854.  
Villers (de), Linnei Entomologia, 4789. h
Westwood, An introduction to the modern Classification of
lnsects. London, 4840. 2 vol.  
l

T A B L E
m·
CATALOGUE SYNONYMIQUE DES ESPECES
1u•1·1m1·nuAx·r Aux cnmuzs
ANTHOPHORA, HABROPODA· SAROPODA.
Hou. Png!. N••. Nono. Pq••. |(••.
' ANTHOPHORA. 29 Albo-caudata, Dours. 84 40
‘ Abrupta d', Say. 96 25 Alternans, Klug. 72
FloridanaQ,Smith. Analis, Sichel. 64
4 4 Sponsa Q, Smith, Apîcûlîë, Guér. 494
Aœrwrum, Lat. 472 Arictina, Dours. 468
Acracnsis, Fab. 83 9 Atricilla, Evcrs. 430
0 ,1-jruginngn; Smith, 82 8 À4.I‘4fI’0llS, Smith. 432 62
, .£`sticalis, Pauz. 469 ÀU'0·&4h¤ Q, LPP- 482 403
. Jjfinis, Lep. 465 4 Liturala (j', Lep. 483
0 Albescens, Dours. 66 Alr0·¢·a·rulea, Sichel. 60
È Albida, Sichcl, 78 I Atro-ciucta, Lep, 94 47
Albi—fr0ns ,Smith. 94 24 Plumipcs, l•`ab. 94
\ ( Albigcna, Lep. 75 3 Atr0·ferruginea,D¤urs. 422 54
0 Albida, Sichcl. 78 Aurulentowaudata,
I Bhwtala, Lep. 75 Dours. 92 48
Calens, Lep. 76 Badin, Dours. 407 35
Fasciata, Fab. 77 Balneorum, Lep. 405 34
Nivea-¢·z’n¢·lu, Smith. 76 Basalis, Smith. 94 22
Quadrùcincta, Fab. 77 Belieri,Sîche|. 434 64
Rupïcomis, Sichol. 77 Biciliata, Lep. 425 54
0
` 0
0

208 MONOGIAPBIB DIS ANTHOPBOIA. \
Nom. Puget. N••. l(•¤•. Puget. R'. \
’ Bicincta, Lep. 86 42 Domingensis, Lep 70  
Sesquicirwfa, Klug. 86 Dorsi-macula·,L.Duf. 404 0
Vidua, Klug. 86 Drewsenii, Sichel. 480
Bicolor, Sichcl. 409 Dubia, Evers. 449 49 .
t Bipartita, Smith. 84 7 Dufourii, Lcp. _ 486 406
Hem4ll¢oravia,sicbeI. 84 Ephipptwn, Lep. 465
Bomboïdes, Kirby. 494 Euris, Dours. 466
Borealis, Moraw. 445 Farinosa, Klug. 72
' Calcarata, Lep. 444 75 Fasciala, Fab. 76
Galena, Lcp. 76 Femorata, Lsp. 438 70
Ca|igin0sa,K|ug. 98 27 x Cinerea, Evers. 438
Cancscens, Dours. 474 Fcrrugiuea, Lep. 97 26
Canifrons, Smith. 93 20 S Fulva, Evcrs. 97
Chiltensis, Spin. 436 68 Nig1·0—fulva, Lcp 97
t Tristrfgala, Spin. 436 Flabellife·1·ad',L0p. 476
Cincla, Fab. 58 Flammeo-zonata,
Cîncto~femorata,sich•a|. 454 84 Dours. 64
Cinerea, Evcrs. 438 Floridana Q ,Smith. 96
Cinercsccns, Lep. 494 Fronlata, Say. 494
Cingulata, Fab. 59 Fulvifrons, Smith. 434 66
Circulata, Fab. 63 Fulvipes, Evers. 408 36
Citre0—strigata, Dours. 95 23 F ulvitarsis, Brullé. 465
Combusta, Dours. 488 407 Fulvo-cînerea,Dours. 400
Concinna, Klug. 480 404 FuIvo·dimidiata,Doui~s. 484 402
` Crocea, Klug. 480 Furcata, Lcp. 440 38
v Drewsenii. 480 Fuscipennis, Smith. 434 65
Vestlta, Smith. 480 Garrula, Rossi. 63 ·
Confusa, Klug. 73 Godofrcdi, Sichal. 449 48
Craasipes d', Lep. 444 Hawortana, Kirby. 472
Crinipes, Smith. 474 Hirsuta, Lat. 452
Crocea, Klug. 480 Hispanica, Evcrs. 469
Dimidio-zonata, Daum. 484 405 Hispanica, Fab. 463 89
Dispar, Lep. 457 84 Histrio, Dours. 490 444
Dives, Donrs. 448 74 Holopynha, Siohel. 89 45
i
i

i
IOIIOBÀPBII DIS AN‘!il0PIOIA· m
Nou. Page;. N••. Neu. Pqœ. N••.
Hypopolia, Dours. 87 43 Nubica, Lep. 85 44
lnccrta, Spin. 494 Q Obesa, Giraud. 409 37
Intermedia, Lep. 469 98 Bicolor, Sichel. 409
InIerrupta,L. Duf. 469 Oraniensis, Lep. 448 47
Aïsiivalis, Panz. 469 Oxygona, Dours. 444 72
llispanica, Panz. 469 Parietina, Fab. 99 29 `
Zomzta, Brullé. 469 4 Plagiata, lllig. 99
Inlerrupla, L. Dùf. 469 Passvriazi, Sichcl. 34
loîdea, Dours. 474 Pedata, Evcrs. 430 60
Irregularis, Dours. 442 73 Pennata, Lcp. 464 88
Lanata, Klug. 444 42 Personata, Illig. 465 94
Lati-cincta, Dours. 424 53 Affnis, Lcp.
Lcpida, Evers. 445 43 Ephippium, Lep.
Lcpidodea, Dours. 445 44 Euris, Dours.
Luteo-dimidiata. 492 44 4 Fulvitarsis, Brullé.
Maderœ, Sichcl. 65 Nawta, Lep.
llarginata, Smith. 450, 80 4 Svopipes? Klug.
llelannpyrrha, Sichel. 90 46 Pilipes, Fab 452 83
lcxicana, Sichol. 433 64 4 Hirwta, Evers. 452
Mivrodmzta, L. Duf. 439 Plagiala, Illig. 99
î Mizla C3', Lcp. 445 Pluto, Dours. 95 24
¤ Mucoraa, Lep. 67 Pruinosa, Smith. 483 404
Nana, Evcrs. 63 Pubescens Q,Lep 476 98
I · Naaula, Lep. 465 Z Flabellifcrad‘,Lep.4’76
Nidulans, Lep. 63 Pulc/tra, Smith. 60
0 Nigrita, Sichel. 437 69 Pulsella, Dours. 490 440
Nigro-œruginosa,Dnm.49t 442 Pulverosa, Smith. 446 45
  Nigro-cincta, Lcp. 423 52 Pygmœa, Dours. 454 82
ï Nigro-cinctula, Sichel. 459 85 Pyralitarsîs, Dours. 460 87
0 Nigro-maculata, Luc. 424 50 Pyropygn, Dours. 447 46
Nigro-vittata, Dours. 98 28 Pyro-zonata, Dours. 488 408
Nitidula, Sicbel. 435 67 Quadri·ci1zctw,Evers.474
Nivea, Lep. 74 , Quadric0l0r,EricI¤son. 404 30
Nivea-cincta, Smith. 76 D0rsi·mavula,L Dul. 404

210 IONOGBAPIIIB DIS ÀNTIIOPBOIA.
Nu`;. Page. l!••. Nvu. Page. I'.
.'Quadra·¢··«a·¤,¤ewnn. sa 2 R<>|•¤S¤¤· Kms- 433 6*
,gb,·_,,·m,, Dom-s_ Romandii, Lep. 429 58
,q(b;da’5;che|_ 1 lusidiosa, L. Duf.
,;];,_»,·mm_;, mug, Rubricrus, Dours. 474 95
Cirvulala, Fab. Ruivornis, Sichel,
Cilreo-slrigala, 3 “UüP'?3» LBP- 79 5
Dours. Savignyi, Lop.
Czmfusa, King. Rufo-Ianata,Dôurs. 84 6
Domingensis, Lep. Rufo-zonatn, Donrs. 442 39
Farinosa, Klug. Rutilans, Dours 459 86
( 1·`Iannm·0-zonala. · Bypara, Dours. 464 90 `
Dours. Savignyi, Lep. 79
lncana, Klug. Scopipes, Klug. 465 4
44Ia¢‘uli¢·0rni.v, Lep. Segnis, Evers. 439 74 4
Madrrœ, Sichel. : Microdonta, L.Du|`. 4
Jlelaleuca, Lep. Semi pu|ver0sa,Sichc|. 68
Mucorea, Lep. Semis·cinerea,D0urs. 426 55
Nana, Evers Senescens, Lcp. 474 97
Nidulans, Rossi. 4-cùwla, Evcrs.
Nivea, Lcp. g Canascens, Dours.
Semi-pulverasa, Iaïdea, Dours.
\ Sichel. Sicula, Smith. 405 33
Quadri-mnculata, Simia, Dours. 493 445
Panz. 445 76 Smithii, Sichel 403 34
Borealis, Mornw. 455 Socia, Klug. 74
Mixta G', Lep. Spodia, Dours. 443 44
Subglobosa, Kirby. Sponsa, Smith. 96
I/am ? 6* , Lcp. Squalms, Dours. 467
I/ulpiua d', Kirby. Squammul0sa,Siche|. 78 4
Quadri strigntmsichel. 470 94 Subcwrulea, Lcp. 60
Rctusa, Lat. 472 96 Subglobosa, Kirby. 445
4 Acercorum, Lat. Tarsata, Sichel. 447 77
4 Haworlana, Kirby. Taurea, Say. 449 79
Q Repleta, Dours. 428 57 Tccta, Smith. 93 49

IONOGBAPHIB DES ANTBOPBOBA. ZM
Ran. Puget. N••. Nom. Pnqu. l(••.
Tricolor, Fab. 104 32 Villosa, Herr. Schœf. 101
Tri-strigala, Spin. 136
Tuberculi|¤bris,Dours. 112 10 HABROPODA. 20
5“:‘*'îï‘:"* D°“'“· ‘î§ ‘;3 Bmw, smith. ai 2
yzî; Lang' :45 8 Festiva, Dours. 33 3
_ ' _p' Zonatula, Smith. 30 1
Vcntilabris, Lep. 178 100
Veslita, Smith. 180
Vetula, 'Evers. 127 56 sA`ROP0DA` N5
Vigilamr, Smith. 62 Albifrons. 195
Villosula, Smith. 178 99 g Bîmnculata, Lat 196 1
Violacea, Lep. 88 M Rotundata, Panz. ·
V»IucelIa»r0rmis,n»m,•s9 109 Bvmbifvmrîs, Smith· 202 6
nzpma, Kirby. Ms By¤¤î¤¤· Kms- 201 1
zgnam, Lgp, 57 4 Cognnta. 196
Jnalis, Sichcl. Fulva, Evers. 200 2
Alr¢>ca·rulea,Sicnel. H¤mî| SPM- 203 9
Cingulala, Lep. Latizona, Spin. 203 7
Cincta, Fab. ‘ Lutulenta, King. î01 5
Flammeo-zonata, Nigrilabris, Spin. 203 9
g Dours. Rolundata, Panz. 196
t Pulchra, Smith. Squalida. 199 p
È Vigilam, Smith Tcnella. 200 3 I
FIN. Ã
· z
•
n
u
I,

LES P|NSONS_.
Note de M. Ann. CODEVELLE.
Permettez-moi, Messieurs, de vous entretenir un instant
d’un oiseau, très-vulgaire et très-connu, que nous entendons ,
presque chaque jour dans nos promenades, et qui n`en est
pas moins interessant à étudier. Je veux parler d’un de nos
petits granivores, du Pinson commun, Fringilla cœlcbs,
Finkc en allemand, nom qui semble lui avoir été donne à
cause de son cri.
Rappelons ici les caractères du genre : bec conique,
presque droit, fort, assez allongé, mais nullement bombé à
· la pointe; les ailes allongées; la queue longue et fourchue,
composée de douze pennes.
Le pinson est un peu plus petit que notre moineau.
Tout le monde sait qu’i| a les côtés de la tête, le devant l
du cou, la poitrine et les flancs d'une belle couleur vineuse, i
le dessus de la tète et du corps marron, le croupion olivâtre l
et une tache blanche sous l’aile. n
Il ne marche point en sautillant comme le font beaucoup l
d'oiseaux, il coule légèrement sur la terre, et son vol est
inégal.
l
l

LES ruvsoss. \ 2l3
Cet oiseau pétulant est d'un naturel gai et confiant. Cette
gaîté est même devenue proverbiale, puisque, en style vul-
gaire, pour désigner un homme de bonne humeur, on dit z — .
Gai comme un pinson.
Après le rossignol, le pinson est le plus matinal de tous
nos oiseaux chanteurs et celui qui entre le premier en
amour.
Sou nid est un prodige de soins et d’habileté. ll le pose à
une médiocre hauteur sur les arbres et sur les arbustes
touffus, mais plus souvent sur les arbres fruitiers, entre deux
branches avec lesquelles ce nid semble faire corps et dont
il a la couleur. Aussi est-il très-diliicile à trouver, et l’on
passerait souvent tout à côté sans l’a percevoir si la couveuse,
qui s’envole ii l'approche de l'homme, ne trahissait les secrets
de sa maternité.
Ce nid, qui a la forme d’une coupe, est solidement tissé.,
ll est composé de mousse blanche et de petites racines en
dehors, — de laine et de crin, de fils d'araignée et de plumes
en dedans.
La femelle pond cinq ou six œufs de forme ovale, un peu
È plus petits qu'une bille d’enfant, d'un blanc-cendré ou
q bleuâtre, avec des taches d'un rouge de brique, pâles, pré-
; sentant souvent dans leur centre d’autres taches ou de petits
l traits couleur de café brûlé. L’œuf' est du poids de 4 grammes
en moyenne. Les petits sont nourris, par leur parents, de cbe-
nilles et d'insectes. Au sortir du nid, ils ressemblent à leur
mère. La durée de leur vie est de sept à huit ans; leur taille
est de 17 à i8 centimètres.
Ceux d’entre les pinsons qui emigrent se réunissent assez
souvent en troupes innombrables. Mais ou vont·ils? Les avis
sont partagés. ll est à croire que c’est dans les climats sep-
tentrionaux, pnisqu’à leur retour ils ramènent avec eux des
tous 11. il

M4 urs mvsorts.
pinsons blancs, lesquels ne se trouvent que dans les climats
du Nord.
Les pinsons ne s’en vont pas tous en automne, un assez
grand nombre restent avec nous l’hiver et viennent jusque
dans nos basses-cours. Ce sont, comme les moineaux, de
petits parasites qui nous recherchent pour vivre à nos dépens
et qui, dans cette saison, ne nous dédommagent par rien
d’agréable, car jamais on ne les entend chanter. Ils com-
mencent généralement à se faire entendre vers le 9 février,
et il est bien rare que ceux qui vivent auprès de nous
dépassent cette époque.
Cet oiseau a quelque chose de particulier, c’est que, quand
le temps est à la pluie, il fait entendre un cri peu agréable
qui, dit-on, annonce le mauvais temps. Ce cri a un nom
particulier en allemand, on l'appelle schirckcr.
Chacun sait que certains amateurs passionnés erèvent
les yeux aux pinsons pour les faire chanter, car on prétend
qu’ils chantent mieux et plus souvent quand ils sont privés
de la vue. C’est là un usage barbare et contre toutes les lois
de la nature. En Belgique le chant des pinsons aveugles est
l’objet de bien des paris; comme pour les courses de che-
vaux, on engage des sommes relativement folles pour le
chanteur qui rèpetera le plus de fois dans un temps donné
son ki, ki, ki.
Une remarque que j'ai faite pour les pinsons qui habitent l
nos jardins, remarque dont il n’est parlé ni dans Pline, ni
dans Linné, ni dans Bullon, qui ont si admirablement écrit
l'histoire de ces oiseaux, c’est que, quand un couple se tixe
dans un jardin et que son nid n'a pas été tourmenté, comme r
l’hirondelle il revient tous les ans; rarement il quitte le lieu g
où il a établi sa premiere nichée: s'il change d'arbre, ce  
n’est que pour se fixer sur un arbre voisin, restant ainsi x
i
i
l

Lus rmsous. 215
lidèle au théâtre de ses premières amours et à ses dieux
lares.
Cette observation me parait fondée, puisque M. Degland,
conservateur du Muséum de Lille, dans son traité d’Ornith0-
logie européenne, parle de la protection que les paysans de
certains cantons accordent aux pinsons qui viennent nicher
auprès de leur habitation.
Le département de la Somme possède encore deux autres
espèces du genre pinson, mais accidentellement. La première
est le pinson d’Ardennes, lllonlihingilla, vulgairementappelé
par nos oiseleurs pinson de Hollande, mais par erreur. Il est
un peu plus gros que notre pinson ordinaire qui a le dessus
de la tête et du cou d’nn cendré-bleuâtre, au lieu que dans
le pinson d’Ardennes ces mêmes parties sont variées de noir-
lustré etde gris-jaunâtre. Selon Aristote, il parait chercher
les pays chauds pendant l’été et les pays froids pendant
l’hiver. L’opposé de tant d'autres. Il ne niche point dans
nos pays, il y passe dans les années où il tombe beaucoup
de neige; aussi est-il à remarquer qu’on l’a pris en grand
r nombre pendant les hivers de 1866 et de 1867. Pour ma
part, j’en ai pris plusieurs individus dans mon jardin. En
1868 il n’a pas été remarqué dans nos pays. Pas un mar-
chand d'oiseaux de notre Ville ne l’a possédé, ce qui prouve
clairement qu’il n’emigre et ne voyage que sous l'inlluence
de la température, et qu'il peut être plusieurs années sans
paraître dans certaines contrées.
Son passage en temps de neige le fait appeler dans divers
pays pinson de neige, pinson d’hiver.
Leur séjour chez nous, quand ils y sont attirés, est de
huitou dix jours; quelquefois ils restentjusqifau printemps,
se mêlant aux pinsons ordinaires. Leur voix a été comparée
à celle de la chouette et à celle du chat, ce qui le fait souvent

2i6 Las musous.
appeler, dans les campagnes, pinson-chat. Leur nid est En
peu de chose près celui de notre pinson ordinaire. Bullon
dit qu'ils nichent dans le Luxembourg.
La femelle se distingue du mâle parce qu'elle n’a point
A de taches orangées à la base de l’aile, ni la belle couleur
jaune de ses couvertures inférieures; sa gorge est d’un roux
i plus clair et elle a quelque chose de cendre sur le sommet
de la tête et derrière le cou.
La seconde espèce est le Nivcrolla, F ringilla nivalis, genre
Orites. On trouve cet oiseau dans les Pyrénées, les Alpes
Suisses, les Hautes et les Basses-Alpes, les Apennius et le
‘ Caucase. Il se montre par hasard dans le Nord de la France,
ou l’on en a tué aux environs d’Amiens en automne, d'après
M. Degland. Il fait son nid sous les toitures des maisons,
dans le creux des rochers; on le trouve souvent sous le toit
du couvent du Grand-Saint-Bernard.
Il y a encore un oiseau que |’on confond quelquefois avec
les pinsons, auquel même on donne vulgairement le nom de
pinson des Ardennes, dont je me propose de vous entretenir
prochainement.

v
N O T I C E
sur
JACQUES BOUCHER DE CREVECCEUR DE PEBT HES,
I Par M. BUTEUX.
Le 2 août 1868, la France a perdu un de ses archéologues
l les pluscélèbres dans la personne de Jacques Boucher de
i Crevecœur de Perthes, directeur des douanes en retraite,
otlicier de la Légion d’honneur et membre de plusieurs
autres ord res, ne à Béthel (Ardennes), le 10 septembre 1788.
ll était fils de Boucher de Crevecœur, directeur des douanes,
chevalier de la Légion d’honneur, correspondant de l’Insti-
tut, et petit-tils de Étienne;Jean-Marie de Perthes, descendant
en ligne directe de Pierre de Perthes, qui épousa Marguerite
Romée, cousine germaine de l'immortel|e héroïne qui sauva
la France en 1429. Jacques Boucher de Crevecœur se pré-
valut de cette illustre parenté pour obtenir, le 16 sep-
tembre 1818, une ordonnance du roi qui l’autorisa à ajouter
it son nom celui de Perthes.
Boucher de Perthes entra le 25 juin 1802 comme surnumé-
raire dans les bureaux de son père, directeur des douanes à
Abbcville;envoyé à Marseille à Page de 17 ans, il profita du

2i8 mortes
voisinage de l’ItaIie pour visiter cette contrée, et parcourut
quelques années après une partie de l’Allemagne. L’admi—
nistration des douanes, en lui accordant successivement de
l'avancement, lui donna aussi de nouvelles résidences :
Gènes, Livourne, Foligno, Boulogne, Paris, La Ciotat,
Morlaix, et enfin Abbeville, où il fut nommé directeur des
douanes le 1** avril l825.
Dans les loisirs que lui laissaient ses fonctions et après
ceux plus grands de sa retraite, il publia de nombreux
ouvrages de gen res forts différents; la Marquise de Monlalle,
comédie en cinq actes et en prose, fut lc premier.
Il y a près de quarante ans, les notions de l'éeonomie
politique, science cependant si importante dans l'élat de
civilisation des sociétés modernes, étaient fort peu répan-
dues. Boucher de Perthes, dont l’activité d’esprit se portait
sur tout, publia, pour la faire connaître, un ouvrage sérieux
au fond, mais amusant par la forme. Un hon bourgeois,
M. Christophe (tel est le titre de l'oûvrage), se met en
voyage et se heurte à chaque pas contre les exigeantes for-
malités des douaneset des droits réunis. Boucher de Perthes
se plait à énumérer les désagréments qu’elles font éprouver
aux citoyens, et démontre |'inuti|ité de beaucoup d’entre
elles. Il ne néglige pas surtout de mettre à la portée des
moindres intelligences et de populariser une juste apprécia-
tion des machines, cn faisant voir leur utilité même pour
les ouvriers, car elles en nécessitent indirectement, en défi-
nitive, l’emploi d’un plus grand nombre et la diminution du
travail physique de l’homme.
Dans ses Masques, des portraits d’une vérité saisissante
i offrent toujours des observations fines, des traits d'esprit l
i qui attaquent une foule de ridicules. l
  Mais le plus piquant de ses ouvrages dans ce genre est le l
Y i

sun noucnsn on cnnvncœun on renrnss. 2l9
Petit Glossaire adniinistratif. Uadministration des douanes,
mécontente surtout de l'article Directeur des Douanes, qui
consiste d’nn bout à l’autre dans une raillerie complète de
cette fonction, en fit de sévères reproches à Boucher de
Pertbes, reproches bien atténués cependant par cette consi-
dération que lui-même appartenait à cette administration.
Dans un âge déjà avancé, il parcourut une grande partie
de l'Europe et raconta toutes les circonstances, toutes les
péripéties de ses voyages, en les dépeignant avec tant de
naturel et d'une manière si spirituelle, qu’on le voit agir et
qu’on le suit avec un vil intérêt. ll ne le cède sous ce
rapport et par un style simple et élégant à aucun ouvrage
de ce genre; aussi ne quitte-t-on le livre qu’après la dernière
page. c
Dans ses Contes, il ne cesse pas d'intéresser par la vérité,
l'exactitude de la peinture des travers d’esprit et des passions
dont il va chercher l’origine dans les derniers replis du
cœur humain.
On lit avec plaisir ses poésies, et il en est un certain
nombre qu’on se propose toujours de relire. Plusieurs de
ses romances sont devenues populaires et ont été chantées l
partout, quelques-unes après avoir été admises dans des —
ouvrages dramatiques. Un style facile, pur, des sentiments
honnêtes, une critique douce, mais souvent piquante, les
feront vivre.
Ses œuvres dramatiques, parmi lesquelles on remarque
plusieurs tragédies en vers, attachent le lecteur. Une ver-  
silication pure, une action soutenue, des scènes se sue-
cédant sans complication, naturellement, l'intérêt qui _ l
va cn croissant jusqu’au dénouement, telles sont les prin-
cipales qualités qu’elles olïrent et possèdent à un assez haut  
degré. v
l

220 notice
Son grand ouvrage philosophique, la Création, contient
avec des idées profondes, originales, quelques opinions
qu'il est diliicile d’adopter.
Boucher de Perthes a prononcé des discours comme pré-  
sident dela Société d'Émulation d'Abbeville, qui tous ont l
principalement pour objet l’amélioration morale et le bien l
être des classes inférieures. On y trouve, comme dans tous l
ses ouvrages, le vif interêt qu'il portait au perfectionnement  
de la législation, surtout des lois concernant les femmes et  
les enfants. Partout éclatent ses sentiments de bienveillance,  
d'humanité qui vont parfois jusqu’au paradoxe. l
Il a donné la preuve de sa générosité par le nombre et i
l’importance des dons qu'il a faits : 20 000 fr. dont l0 000 à .
la ville d’Abbeville, et l0 000 à Yarrondissenient pour que q
les intérêts servissent chaque année à doter un ouvrier et  
une ouvrière qui se seront distingués par leur moralité et la l
perfection de leur travail; 10000 fr. pour la fondation,  
dans sa paroisse, d’une école—ouvroir de dessin et de couture;
l0000 fr. à chacune des villes d'Amiens, de Rouen, de
Dieppe, de Boulogne, de Reims, de Réthel, de Saint-
Germain-en-Laye, de Nancy, pour en distribuer chaque
année l’intérét à des ouvriers; au Musée de Saint-Germain-
en-Laye un choix de sa collection des antiquités celtiques et
antédiluviennes. Enfin, il a légué à la ville d'Abbeville son  
hôtel avec les riches collections de pierres taillées, de "
meubles du moyen âge et de la renaissance, de statues, de
tableaux, de médailles, de vases, de plantes en herbier, de l
livres qu'il contient, avec l’obligation de conserver, en les l
. laissant à la place qu’ils occupent, tous ces objets mobiliers é
et même tous les ustensiles de sa cuisine, afin que dans les
siècles à venir on pût savoir en quoi consistait au xix• j
siècle le mobilier de la cuisine d’un citoyen dans l’aisance. l

son noucnxn nn cnnvncmun nn nnrnxs. 22l
Il eût été à désirer que nos ancêtres eussent montré la
même prévoyance, si toutefois les bouleversements poli-
tiques n’eusseut pas mis obstacle a ce qu'il nous fût possible
d'en profiter.
Boucher de Perthes a aussi légué, par son testament,
30000fr. pour la réimpression de ses ouvrages rares et
peu connus pour la plupart, et l0 000 fr. pour sa statue en
bronze que les Abbevillois seront d’autant plus heureux de
posséder que, due ii un artiste distingué, M. Nadau, elle est
<l’nne parfaite ressemblance et représente bien le travail
incessant auquel se livrait Boucher de Perthes par la plume
que les seules atteintes de la mort lui font tomber des
mains.
Les ouvrages de Boucher de Perthes lui donnent une
place honorable dans la littérature et les sciences sociales,
mais ils sont étrangers à la géologie. Il n’en est pas de
même de celui sur les antiquités celtiques cl anlédiluvicnncs,
F qui a changé les idées sur l’histoire de I’homme par la révé-
. lation de son ancienneté, eut un immense retentissement
et laissera dans le souvenir dc la postérité une trace aussi
ineffaçablc que la connaissance des ossements fossiles, le
titre de gloire de Cuvier. En effet, jusque là on avait admis
que l'homme avait seulement apparu sur la terre il y a cinq
ou six mille ans. Boucher de Perthes émit l'opinion que
l’existence de l’hommc était de beaucoup antérieure. Re-
poussée comme une hypothèse chimérique pendant bien des
années, elle finit par triompher, malgré les plaisanteries
dont elle fut l'objet, gràce à sa constante persévérance qui
excita des savants anglais et français à faire des recherches.
Il en est résulté la constatation des faits annoncés par
Boucher de Perthes en 1836, ai savoir que l’on trouvait des q
silex travaillés dans les mêmes terrains que ceux où l’on  
l
l
l
l
l

222 norme
rencontrait des ossements d’élépl1ents, de rhinocéros, etc.,
et que ce n'était pas à ces animaux qu’ils étaient dus, mais
j à l'homme qui en avait été le contemporain.
L’opinion de Boucher de Perthes a longtemps tardé à
être adoptée parce qu’il ne disait pas qu’il avait trouvé lui-
nnéme des silex taillés, mais qu'il les tenait des ouvriers.
Or, comme plusieurs d'entre eux avaient sciemment, et pour
être mieux récompensés, trompé des personnes qui recueil-
laient des débris d’objets antiques ou des ossements, et
Boucher de Perthes lui-mème, on ne les croyait pas, surtout
les faits annoncés étant contraires aux idées reçues. On
voulait, et avec raison, pour admettre un fait scientifique
nouveau et surtout aussi important, qu’il fût constaté par
des hommes dignes de loi.
Mais il en a été autrement lorsqu’à Saint-Acbeul, en avril
l et mai l859, puis à Menchecourt, et lorsque de plus on eut
trouvé au moulin Quignon avec des silex travaillés, en l863,
la moitié d’une mâchoire inférieure appartenantà l’espèoe
humaine, et, en l86l’t, d’autres ossements humains, l'exis—
tence de silex travaillés dans un terrain quaternaire a été
bien constatée. Ces faits si importants ont été bientôt connus
dans le monde entier. On s'est livré à des recherches dans
bien des pays et l’on a recueilli des silex travaillés bien
distincts des haches dites celtiques qui, toujours polies ou
presque polies, dilïèrent de celles qu'on rencontre dans les
terrains qui recèlent des ossements d'élépbants, etc., les-
quelles ne sont jamais qu'ébauchées. Les premières sont
presque toujours à la surface de la terre ou à peu de dis-
tance; les secondes dans les terrains que presque tous les
géologues considèrent comme quaternaires. Que l'on trouve
des silex taillés avec des ossements d'éléphants, etc., c'est
un fait certain; mais la question de la position du terrain
`
i
i
u

son noucnxn ms cnxvxcrnun on rsnrnzs. 223
dans l’échelIe géologique est une seconde question qui a
autant d’importance, car le fait de la découverte serait
insignifiant si le terrain n'était qu’un terrain remanié de
l’époqne moderne.
La découverte de Boucher de Perthes ayant établi un fait
aussi notable dans la science, le Gouvernement lui a décerné
le grade d’olîicier de la Légion d’honneur. Devenu en rela-
tion avec des savants de tous les pays, il faisait généreuse-
ment don de ses ouvrages alia de propager sa découverte et
d'exciterà la recherche de silex taillés qui en fourniraient
de nouvelles preuves. Le grand patriote italien auquel il en
adressa un exemplaire en Vengageant à faire des fouilles
dans l'îlc de Caprera, se mit avec son activité ordinaire à ,
l’œuvre, et en remerciant Boucher de Perlhes de son cadeau
lui déclara que les fouilles auxquelles il s'était livré avaient
été infructueuses, mais qu’il en ferait de nouvelles. S’il a `
mis sa promesse it exécution, comme on ne saurait en
douter, le général Garibaldi ne paraît pas avoir été heureux,
car il n'a annoncé aucune découverte.
Boucher de Perthes était d’une taille moyenne (I m. 66),
_ bien fait de sa personne; sa figure agréable était expressive
l et annonçait une grande vivacité d'esprit. Partout il a été
recherche pour son amabilité, sa conversation intéressante,
jamais méchante, car la bonté était le fond de son caractère,
qui est d’ailleurs celui de sa famille; son commerce était
sûr. Il avait une constitution robuste dont il altribuait la
conservation à la régularité de sa vie et surtout à l’usage
l des bains froids qu'il prenait tous les jours de l’année, sans
exception, en se jetant dans la Somme à la méme heure de
la matinée, faisant casser la glace lors des fortes gelées. Il
ne cessa de se livrer ir cet exercice que parvenu il l’àge de
76 ans, après l’été de l86!t. Il ne sentit de la vieillesse, et

224 norton ·
seulement dans ses dernières années, qu’un affaiblissement
purement physique et quelques douleurs de goutte. Pendant
l'hiver de I867 à I868, il éprouva des soulïrances qui le for-
cèrent de garder la chambre, mais qui ne Fempéchèrent pas
de continuer d'écrire. Au commencement de l'été, on vit
avec satisfaction qu’il paraissait avoir recouvre la santé,
assez pour sortir souvent en ville, faire de petites prome-
nades et préparer pour l'impression les 9• et I0• volumes de
ses mémoires. Mais bientôt ses forces diminuèrent peu à
peu, et toute la ville apprit avec autant de regret que de sur-
prise qu'i| venait de s’éteind re. Ainsi finit Vexistence de cette
haute intelligence, de cet homme de bien dont la mémoire
_ sera honorée par la postérité comme par ses contemporains
ct surtout par ceux qui ont eu l’henreux avantage d’avoir été
· en relation particulière avec lui.
œuvres de Boucher de Perthes.
l820. La Marquise de Montalle, comédie en prose.
I83I. Chants armoricains, I volume.
l832. Les Nouvelles, I volume.
— Les Opinions de M. Christophe, 3 vol. (économ. point.),
I833. Les Satires, Contes et Chansonnettes, I volume.
I835. Petit Glossaire (esquisses de mœurs administ.), 2 vol.
l84I. De la Création, 5 volumes.
I847 à I864. Les Antiquités celtiques et antédiluviennes,
3 volumes.
· f
f

son noucuxn ne cnnvncœuu ne rennes. 225
4848. Petites Solutions de grands Mots (politique), 4 vol.
4849. Misère, Émeute, brochure.
— Constantin, tragédie en cinq actes et en vers, 4 vol.
— Bomances, Légendes, Ballades, 4 volume.
I850 et 4854. Hommes et Choses, 4 volumes.
4852. Les Sujets dramatiques, 2 vol., contenant : la Com-
tesse de Montalle, comédie en 5 actes en prose; Persée,
roi de Macédoine, tragédie en 5 actes reçue a l'0déon;
Frédégonde, tragédie en 5 actes; Constantin, tragédie en
5 actes; le grand Homme chez lui, comédie en 5 actes et
cn vers; la comtesse d’An|`remont, comédie en 5 actes et
en prose, etc.
4852. Emma, ou quelques lettres de femmes, 4 volume.
4855. Voyages en Italie, Sicile, Turquie, Grèce, Bulgarie,
Hongrie, Autriche, Prusse, 2 volumes.
4858. Voyages en Belgique, Hollande, Suède, Norwége, 4 v.
4859. Voyages en Espagne, Algérie, 4 volume.
- Voyages en Russie, Lithuanie, Pologne, Allemagne
. du Nord, 4 volume.
4860 et 4864. Del’HommeantédiIuvien, in-8°, 402 pages avec
ligures.
4860. De la Femme dans l'état Social, 92 pages.
486t. Nègre et Blanc, brochure.
- Les Masques (portraits), biographies sans noms, 2 vol.
— De la Génération spontanée, brochure.
4862. Les Maussades (poésie), 4 volume.
— De la suprématie de I’Angleterre, brochure.
4863 et 4864. De la mâchoire humaine du moulin Quignon,
4 volume.
4865. Rien ne Naît, rien ne Meurt, brochure.
- Des Outils en pierre, brochure avec 9 planches repré-
sentant 68 iigures.

226 notice sun noucusn on cnnvneœua on rmrrnns.
1866. Trois semaines à Vichy, 90 pages. ` ·
1867. Voyages en Savoie, Suisse, Piémont, Milanais, 1 vol.
—- Des Idées innées, de la Mémoire et de Vlnstiuct, 1 v.
1863 à 1867. Sous dix Rois, Souvenirs de 1791 a 1867
(mémoires), 8 volumes,
1868. De la Vapeur , du Combustible et de sa disette
prochaine, 1 volume.
1833. Discours aux Ouvriers (il contient l’idée d'une Expo-
sition universelle).
1835. Discours sur la Probité.
1836. — sur le·Courage, la Bravoure, le Courage civil.
1838. - sur la Misère.
1841. —- sur l'Education du pauvre et quelques mots
sur celle du crime.
1846. Discours sur le Patronage ou de Yinlluenee par la
Charité.
1856. Discours sur I’obéissance à la Loi.
1859. - sur le Travail et la Rémunération de la
Emme
Ces discours sont généralement fort étendus.

I
, HERBIER DE LA SOCIÉTÉ.
q L’herbier de la Société, commencé en 1868 et limité
i jusqu’ici à la Flore française, provient de dons faits par
différents Membres et se compose actuellement de 1450
plantes se déeoinposant ainsi qu’il suit:
Phanérogamcs dicotylédouées ·... 1 050.
—— · monocotylédonées . . . 255.
Cryptogames vasculaires ...... 40.
— proprement dites .... 105.
Les donateurs sont, d’après l’ordre et fimportance des
dons, MM. lc D' Dours, Dumont-Carment, de Brutclette,
M"' James, MM. Copineau, le D' Richer, Boistel, Ev. Fla-
hault, J.-B. Labbé, Volland, Alph. Lefebvre, R. Vion et
0. Courmontagne.
Cet herbier est déposé chez le Secrétaire de la section de
Botanique, qui a été chargé d’en prendre soin, de le classer
ct de le cataloguer. Deux catalogues en ont été pnbliésà la
fin des années 1868 et 1869. Les personnes qui désireraient
ees catalogues en trouveraient encore des exemplaires chez
le Secrétaire du Comité de Botanique.
La Société possède en outre un petit fascicule de plantes
récoltées par M. Cotty (Ernest), pendant son séjour en
Algérie, et données par lui ii la Société. Quelques-unes de
ces plantes sont nommées, et sont des échantillons de
plantes médicinales ou industrielles.
Cu. C.
 

Urganisation dc la Société Linnécnne en 1868.
BU BEAU :
Président .· M. LB CORREUB.
_‘ Vice-Président : M. Guzman.
Secrétaire : M. Vuom (Michel.)
A Secrétaire adjoint: M. Couv (Ernest.)
Trésorier-Archiviste : M. Puis (Edouard.)
Section de ZOOLOGIE.
Président : M. lc D* LENOEL.
Secrétaire : M. L. n`H».u.0v. _
Secrétaires-Atüoinls : MM. A. Ccnnvsus et A. Lsrnnvns.
Section de BOTANIQUE.
Président : M le D' RICHER. `
Secrétaire : M. C. Covmxeu.
Secrétaire-Adjoint : M. A. Vonnmn.
Section de GEOLOGIE et de MINERALOGIE.
Président : M. BUTEUX.
Secrétaire : M. Vxox (René.)
Secrétaire-Adjoint : M. Pmsmn.
OOMJSIISSION DE PUBLICATION.
M. LE CORREUR ....
M. Guzman ...... l
M. M. Vxox ...... Membres du Bureau. ‘
M. Conv ..... ·. . ç
M. Pems ....... U
M. Lnuom. ...... ( )
M. Rxcnnn .... ‘ ; . Présidents des Sections.
M. Birrnux ...... `
M. R. Vxox ......
M. D'HALLOY ..... ( Membres élus pour 1868.
M. Cormnw . . , . .
_ Amiens. ·- Imp. de Lzsosr.-Hnnouzuu, rue des Rabuîssons, 30.

CLEF DICHOTOMIQUE DES MOUSSES
d’a.près MÈRAT.
ll y a près d'un siècle, un savant picard, de Lamarck,
faisait paraître une Flore qui devait amener une révolution
complète dans l’étude de la botanique. La nouvelle Flore
française était, en ellet, précédée d’une clef dicholomique qui,
parla constatation de la présence ou de l'abscnce de certains
Caractères dans les échantillons analysés, vous amenait, par
voie d'élimination, jusqu’au nom de la plante que vous aviez
Sous les yeux.
Avant l’apparition de ce système, les botanistes n’arri-
valent que ditlicilement à la connaissance des noms des
plantes, à moins de suivre le classement de Liuné qui per-
mettait presque au premier aspect de déterminer au moins
la classe des plantes que l'on rencontrait.
La simplicité et la facilité d’emploi des clefs dichotomiques
séduisirent immédiatement même les personnes qui étaient
restées jusque·lâ1 étrangères à la science des lleurs; et le
nouveau système fut étendu à d’autres matières que celle
pour laquelle il avait été directement créé.
Il y a environ un an, désireux d’étudier les mousses, et .
de joindre leur étude à celle des plantes vasculaires dont je
tous tx. 15

230 cts! mcnorourous ass uoossns.
s m’étais uniquement occupé jusqu'alors, j’ai cherché inutile-
ment une flore qui contint une clef dichotomique pour ces
intéressants végétaux. J'ai appris qu’il en existait une dans
un ouvrage important, rare et par conséquent de grand prix,
ouvrage que du reste je n’ai jamais rencontré.
Mais j’avais entre les mains la Flore cryptogamiquo de
Mérat, qui contenait intrinsèquement ce que je cherchais.
Je me suis donc mis à l'œuvre, et j’ai, par le moyen de
phrases extraites de cet excellent auteur, compilé plutôt que
composé une clef que je destinais à mon seul usage.
q Lc savant professeur qui nous préside, si disposé à encou-
I rager les moindres essais, m'engagea, lorsque je lui soumis .
l mon travail, à le présenter à la Société Linnéenne, et c'est
, sous ses auspices que je vous fais hommage de ces quelques
I pages sur lesquelles il a bien voulu jeter le dernier coup l
É d’œil. Ce n’est pas un travail délinitif_et complet que je vous j
à présente, et je suis le premier à constater son imperfection  
g par suite de la dilüculté de l'observation des caractères sur j
* lesquels il se base; mais c’est une pierre d'attente à laquelle j
A d'autres voudront bien, je l'espère, ajouter le résultat de  
l leurs observations personnelles. A  
i Ca. Cormsw,
Secrétaire du Comité de Botanique. r

cts! mcnoronuoun nus uoossas. Q3!
CLEF DES GENRES. 4
4 ’ Un péristome .............. 2.
Pas de péristome .......... Phaxum, I.
2 ! Péristome nu ..... . ........ 4.
Péristome denté ......... _ .... 3.
3 ) Péristome simple ............. 5.
Péristome double ............. 45.
Urne globuleuse, coiffe très-petite, entourant de ses débris la
4 § base de l’urne .......... 9 phagnum, Il.
q Urne ovale, dont la base n’est pas entourée parla coiffe, qui
I \ est très-petite ........ Gymuostomum, Ill.
É 5 3 Dents entières, lancéolées .......... 6.
I Dents non entières ........... . H.
` Péristome à quatre dents ...... Telraphfx, IV. _
6 a Péristome à huit dents ....... Splac/mum, V.
Péristome à seize dents ........... 7.
7 z Dents entières, coiffe ne se fendant pas. . Encalypta, VI.
Coiffe se fendaut, ou dents dentelées ....... 8.
Dents dentelées, transparentes en leur bord, opaques, mem-
8 g braneuses. .......... Pilafszea. VII.
Dents autres ...... . ....... 9.
9 3 Dents droites .............. IO.
Dents tordues obliquement ...... Funaria, X.
Dents rapprochées au sommet, coiffe fendue latérale-
.0 : ment .... . . .... ' . . W’eissia, VIII.
Dents divergentes au sommet , coiffe fendue à la
base ............ Grimmia, IX.

232 cur DIGIIO'I'0IIQUx DES lovssns.
H z Dents fondues .............. 42.
Dents ciliformes ............. 43.
u 1 Fente dépassant le milieu. .... Trichostomum, XII.
Fente ne dépassant pas le milieu .... Dicramum, XI.
*3 2 Dents libres. ..... · . . . . .... 44.
Dents unies entre elles. . ...... Tortula, XIII.
‘ 4   Coilïe nue ......... Olîgotrichum, XIV.
Coilfe extérieure formée de poils pendants. Polylrichum, XV.
Cils libres ..... . ......... 46.
45 l . . '
Culs unis entre eux ............ 47.
46 , Urne terminale ........ Ort/totrichum, XVI. ·
Urne latérale .......... Neclœru, XVII.
, Urne sphérique ......... Barlramia, XX.
47 .
Urne non sphérique ............ 48.
Urne terminale. . ............ 49.
48 z ,
Urne laterale ...... . ....... 20.
49 : Dents du péristome extérieur tronquées. Buxbaumîa, XVIII.
Dents du péristome extérieur aiguës. . . Bryum, XXI.
Péristome intérieur en réseau ; coiffe campani-
20 g forme ....... . . . . Fmttinalix, XIX.  
Péristome intérieur divisé en seize lanières égales; coiII`e i
cueuliforme .............. 24 .
Péristome extérieur à seize dents aiguës; un ou plu- i
` sieurs styles entre les seize divisions du péristome  
24 · externe. . . ........ Hypnum, XXIII.
'Péristome intérieur membraneux; ooitfe fendue latérale-  
ment ............ Les/tea, xxu.  

CLIP Dlcnorollovs DIS lovssls. 233
CLEF DES ESPÈOEB.
I. Plmcum. Linné.
4 , Feuilles entières ............. 2.
Feuilles dentelées. ............ 40.
2 z Feuilles aristées ou en pointe ......... 3.
Feuillessans pointe ............ 7.
3 3 Feuilles aristées par la nervure ..... . . . 4.
Feuilles en pointe ............. 8.
l ; Tige simple ............... 5.
. Tige rameuse .............. 6.
5 3 Feuilles étalées, ovales .... P. vuspidatum, Schreb.
Feuilles terminées par un long poil blanc. P. piliferum, Schr.
Feuilles étalées; coiffe prolongée en un cylindre ob-
6 J tus ........... P. dubium, Delap.
Feuilles dressées; coiffe grande, pointue oblique-
ment .......... P. bryoïdes, Dicks.
7 œ Capsule cachée par les feuilles. . . P. mutlcum, Schreb.
Urne portée par un pédicule recourbé. P. curvicollum, lled.
Tige simple, feuilles supérieures rapprochées, élargies à la
, base, terminées par une pointe allongée. P. subulatum, Lin.
8 Tige simple ou rameuse; feuilles supérieures rapprochées,
élargies à la base, resserrées en longue pointe en alène qui
se crispe par la sécheresse ......... 9.
` Feuilles inférieures courtes, étalêes. . P. crispum, Hedw.
9 , Feuilles inférieures capillaires, jaunes verdàtres .....
.... . ....... P. nitidum, Delap.

234 cur mcnoroiuous us uonssns. ·
Tige nulle, feuilles linéaires. . . P. serralum, Schreb.
40 l Une tige, feuilles nou linéaires. . ·... . . . H.
Pédicule très·court , urne globuleuse , feuilles alter- ·
S nes. ........... P. palens, Hedw.
H Pédicule de la longueur de l’urne, qui est ovale, un peu
( oblique; feuilles imbriquées. . l'. pachycarpon, Hedw.
~ II. Sphagnum. Hedwig.
4 t Feuilles obtuses ou peu pointues. . S. lati/blium, Hedw. l
Feuilles pointues ............. 2.
2 Q Feuilles lancéolées ou capillaires ........ 3.
Feuilles grandes. ....... S. squarrosum, DC.
Feuilles longues, tronquées au sommet, dont les bords sont ,
3 â repliés ......... S. ruspidafum, Holïm. p
Feuilles lancéolées ou capillaires, pointures ...... i
. ......... S. gcapilli/`olium, Hedw.  
III. Gymnoslomum. Swartz. .
4 J Opercule obtus. . ............ 2. u
Opercule pointu en dessus .......... 6.  
‘ Fleurs monoïques , coill`e se fendant en plusieurs i
2 parties ........... G. cilialum, DC.
l Fleurs dioïques,coi|l`e ne se fendant que d'un seul côté. 3.
3 s Tige très-courte ............. 4.
Tige de un à deux centimètres. . ....... 5.
‘FeuilIes linéaires, denticulées; opercule plane, capsules
L pyriformes ........ G. fasciculare, Turn.
l Feuilles ovales, opercule conique. . G, pyriforme, Hedw.
5 l Pédicule terminal ....... G. obtusum, Hedw.
Pédicule latéral. . . Z . . . . G. œstivum, Hedw.

i
` CLI! DlCIOT0lIQllI DI! l0U8Bl8· ,85
6 Q Tige simple. ...... . ...... 8.
I Tige rameuse ........ ' ...... 7.
Feuilles inférieures linéaires lancéolées; pédicule termi-
' 7 nal .......... G. stelligerum, Sehrad.
F Feuilles inférieures capillaires, pedlcule latéral. G. curviroatrum. Brid .
Q 8 2 Pédicule rougeâtre ............ 9.
Péilicule vert ....... G. mlcroatomum, Hedw.
Feuilles aiguës, dentées au sommet, à nervure non prolongée
9 en éperon .......... G. hcimü, Haiw. ·
Feuilles ovales laneéolées, à nervure prolongée en pointe. 40.
W 3 Urneoblongue,opercule pointu etoblique.a. ¢»œrmeitium,Tur.
. Urne ovoïde ou ellipsoïde. ......... ll. `
L 4 ‘ 1 Feuilles concaves, terminéesparun poil blanc. G. ommm, Hed. n
Q ` Feuilles ovales lancéolées, sanspollblnnc. G.¢1'Ww¤·lt4lum, Hedw. V
i
I IV. Telraphis. Hedw ..... pelluctda, Hedw.
V V. Spladmum. Lînné .... . ampullaceum, Lin.
VI. Encalypla. Schreb.
I Tige tres·courte, simple ..... E. vulgartv, Hedw.
L l Tige de trois à quatre centimètres, rameuse du
haut ........... E. ciliata, Hedw.
L VII. Pilaisœa. Desv ...... mdicam, Desv.
VIII. Wcissia. Hedw.
’ Tige simple .............. 3.
I .
Tige rameuse .............. 2.

236 CLEF DICHOTOBIIQUI DES MOUSSBS. i
Tige d’un centimètre et demi à trois centimètres, feuilles q
2 > linéaires, recourbées en faucille. . W. crispata, Brid. l
Tige d’un demi à trois quarts de centimètre, feuilles lancée- q
lées, courtes, aiguës ..... IV. cirrhata, Hedw.
3 i Pédicules terminaux ............ 4. q
Pédicules latéraux ....... IV. fugax, Hedw. l
4 i Feuilles lancéolées; pédicules jaunes. IV. controversa, Hed.
Feuilles capillaires; pédicule rougeâtre. W. pusilla, Hedw.
IK. Grimmia. DC.
4 I Coill`e ne se fendant pas en lanières. G. lanceolala, Brid.
Coilfe se fendant en lanières ......... 2.
Urne à dents eriblées de trous, tige de deux à trois centi-
2 ) mètres, feuillesd’un vert clair, lancéolées. G. vibrasa, Hed.
'l`ige d’un quart il un centimètre; feuilles ovales, vertes fon-
cées, les inférieures quelquefois roussàtres .... 3.
Tige d’un demi—centimètre au plus; feuilles inférieures rous-
i 3 sàtres, les supérieures vertes, sans nervure .... 4.
Tiges de trois quarts à un centimètre; feuilles d’un vert
l foncé, nervées ....... . ..... 5.
4 , Pédieule plus court que les feuilles. . G. crinita, Web.
i Pedicule plus long que les feuilles. G. plagîopoda, Hedw.
  · 5 x Feuilles non terminées par un poil blanc. G. aporarpa, Hed.
i Feuilles terminées par un poil lvlanc. G. upo¢·aula, Hedw.
i X. Ftmaria. Schrcbef ..... hygromelrica, Hedw.
  XI. Dicranum. Swartz.
Feuilles disposées autour de la tige ....... 2.
t l . · '
Feuilles sur deux rangs ........... I2.
\ 2 g Feuilles se dirigeant d’un seul côté ....... 3.
Feuilles rayonnant de tous côtés ........ 6.
MJ

ULB! n|cn0r0IIQIJ¤ Dis locsszs. 237
3 1 Tiges de moins d’un centimètre etdemi. D. hcter0mallum,H.
, Tiges d’au moins trois centimètres ....... 4.
i Feuilles ovales lancéolées, coiffe très-entière; opercule long,
4 , conique; bas de la tige couvert d'une bourre rousse. 5.
p Feuilles lancéolées; opereule courbe, garni d’une longue pointe
É en aiguille. ....... D. aciculare, Hedw.
i Feuilles ondulées et dentées au sommet; pédicules
5 : agrégés ........ D. undulalum, Schrad.
Feuilles aiguës courbées en faux, luisantes; pédicules soli~
taires .......... D. ecoparium, Hedw.
6 z Tige simple ...... D. phascoïdeum, Pal. de B.
Tige rameuse .............. 7.
T Feuilles à nervure rouge; opercule gros et court, sans pointe;
È 7 2 pédicule transparent pourpre. . D. pnrpureum, Hedw.
à Caractères diüérents ............ 8.
, Feuilles imbriquées, luisantes, mutiques, pédicules latéraux;
3 Z tige rampante ........ D. scinroïdes, Sw.
l Feuilles pointues, aristées ou sétacées ...... 9..
Tige rameuse; feuilles terminées par un long poil blanc;
pointe de l’opercule grosse et courte; pédicule jaunâtre,
9 renversé ......... D. pulvinalum, Sw.
3 Caractères différents, ou bien tous les précédents non
réunis. ............... 40.
Tige grosse, rameuse; feuilles pointues sans nervure; feuilles
S inférieures blanches, les supérieures vert pâle; pédicules
40 colorés .......... D. glaucum, Hedw.
I Tige faible, peu rameuse, feuilles sétacées ou réduites à la
1 nervurc ............ , . . M.
Feuilles terminées par un poil droit; urne ovale. D. ovale, II.
H ; Feuilles sétacées, droites; pédoncule flexueux .....
............ D. jlœcuosum, Brid.

238 CLI! IICIBIDIIQUI Il IQUIGBS.
1 2 ) 'l`iges de moins d'un centimètre. ....... 43.
Tiges d'un demi-décimètre au moins. D. adiantleoïdes, Sw.
z Pédicules radicaux ....... D. lazifollum, Sw.
43 . .
Pédicules terminaux ............ 44.
Feuilles longues, pédicules d'un centimètre; opercule sur-
monté d’¤.me pointe longue .... D. vfrldulum, Sw.
44 Feuilles ovales, oblongues; pédicule d'un demi~centi·
mètre; opercule obtus, surmonté d’une pointe
courte ......... D. brgoîdcs, Delapylais.
XII. Trichostomum. Hedwig.
Q 1 Mousse velue .............. 2.
Housse glabre ....... T. fontinaloïdes, Hedw.
2 ’ Tige de trois centimètres ..... T. vanctœns, Hedw.
Tige d’au moins six centimètres ........ 3.
Rameaux recourbés en dessus; feuilles portant un long poil
blanc; pédiculcs d'un centimètre. T. lamxginosum, Hedw.
3 Rameaux arqués en dessous; feuilles embrassantes por-
I tant un poil court; pédicule de trois à quatre centi-
mètres ...... _. . . T. ericoïdes, Schrad.
XIII. Tortula. Swartz.
4 1 Dents du péristome soudées. . ........ 2.
Dents du péristome libres ....... . . . 3.
2 , Tige simple ........ T. subulala, Hedw.
Tige rameuse ..... L . . . T. ruralfs, Swartz.
3 3 Tige simple, opercule allonge .... T. rigida, Swartz.
Tige rameuse, opercule court. . ........ 4.
Feuilles de la base du pédicule formant une gaine; pédicule
4 z jaune .......... T. convolula, Swart.
Pidieule rouge, nnn engalné ..... . . . . 5.
l
l

CLI! Di0lI0‘|'0llQUl IBS IOUSBBS. ix
5 x Fleurs monoïques. . ........... 6.
Fleurs dioïques .......... . . . 8.
Nervure des feuilles prolongée en un long poil
6 : blanc .......... T. muralis, Hedw.
Nervure des feuilles sans poil blanc ....... 7.
7 ’ Feuilles mutiques ....... T. acuminata, Brid.
Feuilles acuminées et en pointe. . T. œstiva, Pal. de B.
Tiges moindres d’un centimètre; nervure des feuilles prolon-
, gée en pointe ....... T. unguiculala, Hedw.
8 Tiges plus longues, nervure des feuilles non prolongée en
’ pointe; feuilles périchœtiales trois ou quatre fois plus
longues que les autres ...... T. nervosa, Brid.
XIV. Olîgûfrîchltm. DC ...... undulalum, DC.
XV. Polylrichum. Linné.
l A, 1 Urne arrondie, sans apophyse ......... 2.
l Urne carrée, portée sur une apophyse ...... L.
} 2 x Tige simple ou nulle ............ 3 _
[ Tige rameuse ........ P. urnigerum, Lin.
Ume turbinée, courte, arrondie, sulipubescente, droite; dents , `
3 & du péristome courtes et rouges. P. subrotundum, Huds.
Urne glabre, cylindrique, oblique; péristome à dents courtes
( et d’un rouge brun ...... P. aloïdes, Hedw. V
‘ I Tige rameuse ......... P.:h’1'ctum, Menz.
Tige simple. .............. 5.
5 z Apophyse ronde; feuilles dentelées. . P. commune, Lin.
Apophyse aplatie ou très-petite. . ....... 6.
6 ’ Feuilles laucêolées, étroites. ......... 7.
Feuilles larges ....... P. marginatum, Brid.
Feuilles surmontêes d’un poil blanc, entières, |ancéo~
7 É lées ........... P. piliferum, Brid.
Fouilles lancéolées aiguës, en pointe. P. juniperùwm, Hed.

MO CLI! DICHOTOKIQUE DIS loussxs.
XVI. Orlholrichum. Hedw.
4 3 Péristome simple ............. 2.
Péristome double .......... . . . . 3.
Urne pédicellée, coifl`e conique; mousse d'un vert
2 foncé ......... O. anomalum, Hedw.
Urne subsessile, coiffe hémisphérique, mousse d'un vert
gai ........... O. cupulatum, Hofl`.
3 i Tige moindre de deux centimètres ....... 5.
Tige de plus de quatre centimètres. ...... 4.
‘Feuillcs surmontées d’une soie longue; coiffe dente-
L lée .......... 0. dîaplaanum, Schrad.
f Feuilles simplement aiguës; coinbtres-courte, glabre. 0.a))în¢, Sc.
5 z Feuilles oblongues ....... 0. strialum, Hedw.
Feuilles linéaires ........ O. crispum, Hedw.
XVII. Neckcra. Hedw.
4 i Urnes pédiculécs ............. 2.
Urnes sessiles ........... · . . 4.
2 J Urnes penchées ...... N. curtipendula, Hedw.
Urnes dressées. ............. 3.
Rameaux cylindriques, dressés; feuilles lancéolées, Ion-
3 S gues .......... N. viliculosa, Hedw. i
Tiges aplaties, couchées; feuilles ovales, transpa-
Y ( rentes ........... N. crispa, Hedw.
4 J Feuilles distiques ....... N. penuata, Hedw.
Feuilles imbriquées ..... N. heteromalla, Hedw.
XVIII. Buxbaumia. Linné.
Mousse foliée, pédoncule presque nul. . . B. foliosa, L.
I 2 Feuilles réduites à la forme de poils; pédoncules gros et  
noirs. . .......... Ihaplcylla, Lin. ;

cur nicnorourous ons itoussss. ill
XIX. Fontinalis. Hedwig.
‘ 1 Feuilles disposées sur trois rangs. . F. antfpyretica, Lin.
Feuilles altemes ........ F. juliana, Savi.
XX. Barlramia. Brid. •
4 z Tiges d’un centimètre et demi .... B. vulgarts, DC.
Tiges de quatre a six centimètres .... B. fonlana, DC.
XXI. Bryum. Swartz.
4 , Pédicules solitaires ............ 5.
Pédicules agrégés. . ........... 2.
2 $ Feuilles ovales arrondies, trèœlarges. B. punclalum, Schr.
Feuilles ovales lancéolées ou linéaires ...... 3.
3 1 Feuilles ovales·lancéolées .......... 4.
Feuilles linéaires très-allongées. . B. ligulatum, Schreb.
4 x Tiges de deux centimètres. .... B. roseum, Schreb.
` Tiges de trois centimètres. . . B. cuspidalum, Schreb.
l 5 ’ Tiges de plusde trois centimètres ........ 6.
Tiges de moins de trois centimètres ....... 40.
Umes remplacées par de petites têtes verdètres arron-
6 g dies .......... B. ramosum, Mérut.
. Existence d'urnes ............. 7.
7 3 Ume pendants .............. 8.
Urne inclinée ou peu penchée; pédicule droit. B. paluslre, Sw.
Feuilles gnrnies de dents obliques rougeatres, glandu-
8 : leuses ........... B. hornum, Lin.
  Feuilles entières .... . ......... 9.
Feuilles peu nervées; urnes pendantes, resserrées au
sommet ........ . B. ventricosum, Dick.
9 . . . .
z Feuilles nervées, aiguës, inclinées, plus larges au soin-
met .......... ' . B. blmum, Schreb.

zu CLI! DICBO'l'0I|lQ|J'B DE IUUSSBS. _
40 x 'l`ige simple. ............·. 44.
Tige rameuse ou branchue .......... 42.
Toutes les feuilles linéaires; opercule presque plan; urne
H g pendante, en poire ....... B. pyri/orme, Sw.
Feuilles inférieures larges; opercule convexe, rougeâtre;
‘ urne inclinée, oblongue. ..... B crudum, Vill.
l 2 t Feuilles ovales, urnes pendantes ........ 43.
Feuilles lancéolées ou ovales lancéolées ...... 44.
43 S Feuilles d'un glauque argenté; urne ovoïde. B. argenleum, L.
l Feuilles d'un vert pale; urne cylindrique. B. julaœum, Brid. -
Opercule convexe; urnes presque toujours remplacées par
44 z des bulbes ........ · B. amwlinum, Iledw.
I Operculepresqueplan,surmonté ounond’une petitepointe.45.
` Urne penchée, pyriforme ....... . . . 47.
45 Urne pendante, striée; coiffe terminée par une longue pointe
l au sommet ............ . . 46.
Feuilles imbriquées, nervées; pointe sur l'opercule; urne
.6 > oblongue. ........ B. cazspititium, L.
Feuilles étalées, terminées par une pointe verdâtre; pointe
de l’opercule presque nulle .... R. capillare, L.
' Pédicules rougeatres; opercule presque plan; urnes en .
W ) abondance .......... B. nulcms. Sw.
Pédicules rouges à la base; opercule conique; urnes striées,
  rares, parfois courbées. . . B. androgynum, Hedw.
XXH. Leskea. Hedwig. p
4 z Tige et rameaux aplatis; feuilles distiques ..... 2. l
Tige et rameaux cylindriques; feuilles imbriquées. . 4. i
2 1 Feuilles l1‘ès·l&I‘g€8; urne presque globuleuse. L. complanata. Btid. l
Feuilles oblongues, ovales; urnes ovoïdes ou cylindriques. 3. Q
i
i

' CLIP DIGIIGTOIIQUI MI IGUQIB. 2bS l
Pédicule d’un centimètre et demi; urne cylindrique; opercule
L 3 reœurbé ........ L. lriclumanes, Brid.
Pédicule de deux centimètres et demi à trois centimètres et
demi; urne ovoîde, opercule conique. L. luœns, llœneh.
L I Tiges dressées .............. 5.
Tiges couehées. ............. 6.
s Feuillesd’unjaune doré; urne cylindrique. L. dendruïdex, Hed .
5 Feuilles d’un vert vil'; urnes ovoîdes; mousse plus petite que
' la précédente ....... L. myosuroïdes, Hedw.
6 x Feuilles sans nervures ...... L. sublilis, Hedw.
Feuilles nervées ....... · ...... 7.
Feuilles à trois nervures; pointe de l'opercule un peu
7 crochue ........ . . L. sericea, liedw.
Feuilles à une seule nervure; opercule conique .....
......... . . . L. polycarpa , Brid.
KXHI. Hypmsm. Hedwig. ·
4 I Tige pennée,aplatie. ........... 2.
Tige irrégulièrement rameuse ........ 46.
2 Feuilles dirigées en tous sens ......... 5.
3 Feuilles dirigées d’un seul côté .... . . . . 3.
Opercule terminé par une petite pointe; feuilles sans nervures
3 ni stries ........ H. crista caslrensls, L.
Opercule conique, court ........... 4.
Feuilles non striées ........ H. flicmum, L. _
6 Feuilles striées, celles du perichœtium sllongées, pointues et
pressées .......... H. Hedwlgit', DC.
5 g Feuilles toutes égales. .........·. 6.
Feuilles de ln tige plus larges ......... 7.

ui CLIP DICIOTOIIQUB DES IOUSSKS.
, ' Opercule oblique; ume cylindrique; tiges de moins de huit
6 ) centimètres ....... ll.tama1*iscz'num, Hed.
Opercule en crochet; urne ovoïde; tige de plus de huit
centimètres ........ H. splendens, Hedw.
Rameaux terminés en une pointe formée par la réunion des
7 : feuilles enroulées ....... . .... 8.
Rameaux non terminés en pointe. ....... 9.
8 z Feuilles non nervées, ovales .... H. cuspidatum, L.
‘ Feuilles nervées, cordiformes. . H. card!/`olium, Hedw.
9 z Feuilles sans uervures ..... H. muticum, Swartz.
Feuilles nervées, au moins ai la base ...... 40.
.0 ’ Feuilles larges, ovales ..... . ...... 44.
Feuilles lnncéolées. . ........... 42.
Tige longue, jets faibles, pennes, nombreux. H. purum, L.
44 : Tige plus courte, jets plus épais, irrégulièrement pennés et
moins nombreux ...... H. illecebrum, Lam.
· Opercule court, convexe, terminé par une petite pointe;
_ 42 ’ tige redressée ........ H. nilêns, Sclireb.
Opercule conique, allongé. ......... 43.
.3 œ Opercule conique, droit ou oblique ....... 45.
Opercule tortueux ou recourbé .... . .... 44.
Feuilles nervées ; pédicules rudes; opercule tor-
M   tueux .......... H. prazlongum, L.
' Feuilles non nervées; pêdicules lisses; opercule re-
courbé ........... _ H. clarioni, DC.
Tige d’un vert roussâtre; urnes se rencontrant rarement et
.5 ’ inclinées .......... H. abictimnn, L.
Tige glauque à la base; urnes penchées, oblongues, cour-
bées ........... H. glaucum, Lam.
46 z Feuilles courbées en crochet ......... 23.
Feuilles non courbées en crochet ........ 47.

CLEF DICHOTOMIQUI DES MOU$SBS· 2LB
H   Feuilles étalées. ......... . . . . 34.
L l Feuilles affectant certaines directions .... . . . 18.
*8 ( Feuilles dirigées d’un seul côté .... . » .... 26.
F l Feuilles déyetées sur deux rangs ........ 49.
49 3 Urnes terminées par une longue pointe ...... 20.
Q Urnes non terminées par une longue pointe .... 2l.
i 20 ’ Tige d'abord simple, puis rameuse ascendante. H.aylvaticum. DC.
Tige rampante et rameuse. . . H. rusciforme, Weiss. ·
M 3 Feuillessans nervures;opercule conique.H.denticulalum,L.
Feuilles nervées ........... . . 22.
22 , Tige rampante; feuilles obtuses ou peu aiguës. H.1‘ipar1'um, L.
Rameaux &SC8¤t`l8II|.S; feuilles aiguës, tlenliculées. H, rivulare, Wieb.
ia l Tige couchée ou rampante .......... 23. _
l Tige redressée .............. 2l.
Feuilles étalées; urne cylindrique, arquée et penchée; oper-
24 > eule conique, court et aigu. . H. squarrulosunz, Brid.
Feuilles appliquées, hérissées; urne ovoïde; opcrcule
olitus .......... H. squarrosum, L. ï
3 Feuilles ovales sans stries, très—entières; urnes ohlon- i
25 5 gues ..... · .... H. stellatum, Schreb.  
‘ [Feuilles lancéolèes, linéaires, dentées au sommet; urnes l
. ovoïdes ........... H. loreum, L.  
26 : Mousseaquatiquc ............. 27.  
Mousse non aquatique ........... 2a. i
27 t Tige dressée .......... H. adzmcum, L. ,`
Tige couchée, tlottante ....... II. fluilans, L.
Feuilles nervées ............. 29.
28 .
l Feuillessans nervures ............ 30.
29 i Tige épaisse; feuilles ovales, lancéolées. H rugosum, L. 4
Feuilles en faux, striées, suhulées. H. uucinum, Hedw. •
roue u. 16
i
i
1
i

SEB cuir mcnotoutqut nus uoussss.
· Feuilles noiràtres, quelquefois d’un jaune doré au sommet
30 des rameaux ......... H. scorpioïdes, L.
Feuilles autres. ............. 34 .
_ M , Urnes ovoïdes, un peu courbées ........ 33.
Urnes nulles ou cylindriques ......... 32.
32 œ Urnes nulles ....... H. lycopodioïdcs, Brid.
Urnes cylindriques ...... H. cupressifonne, L.
' 33 ) Feuilles lancéolées, longues. . . H. 1'n¢·urvafum,Schrad.
Feuilles ovales, lancéolées, courtes. . . H. paluslre, L.
M 2 Tige couchée ou rampante .......... 39.
Tige droite ou redressée ........ . . . 35.
35 , Feuilles nervées au moins à la base ....... 36.
· ( Feuilles non nervées ..... H. stranzineimi, Dick.
36 ’ Tige droite, ferme ............. 37.
Tige redressée .............. 38.
Feuilles retrécies en pointe acérée; opercule retréci en
37 pointe ......... H. breciroslrum, Ehr.
Feuilles autres; opercule conique, droit, court, olitus et sans
. pointe .......... II. Iriquelrum, L.
i ’ Feuilles à trois nervures; urne bossue d’un côté; opercule
g aigu, ayant un point noir à son extrémité quand il est
2 38 Verts .......... H. albicans, Ncck.
. Feuilles dentées au sommet, à une nervure; opercule en bec
courbé .......... H. alopecurum, L.
U
F 39 3 Feuilles sans nervures ....... II. serpenx, L.
Feuilles nervées. ............ L0.
Feuilles nervées et striées; pointe de l’opercule très-
LO : longue ......... H. xtriatum, Schreb.
k · Mousse ne réunissant pas ces caractères ..... . M. .
l
, _ F i
r i
s i

cuar nicnoromoun mrs Mousses. 247
H Z Pédicule rude ......... H. rutabulum, L.
Pédicule lisse ......... · .... L2.
42 , Opereule obtus ............. 43.
Opercule terminé par une pointe ........ H.
Tige grêle, rameaux entrelacés, feuilles étalées, urne ven-
' H ) true . .......... H. velutinum, L.
Tige plus forte, feuilles imbriquées et veloutées, urne
oblongue ........ II. inlricatum, Hedw.
H J Urneoblongue,cylindrique,pcndantenecnrbée,H.pitifev—um.Hed,
Urne ovoïde .............. 45. ’
I Urne ovoïde penchée, rougeâtre; npercule conique, terminé
45 par une pointe longue et un peu oblique; coiffe souvent
persistante ....,.... H. murale, Dick.
Mousse ne réunissant pas ees caractères . . . `. . 46.
‘ llameaux dressés, feuilles étroites, très·acérées; pédicule
46 , rude, urne un peu courbe .... H. lutescens, Huds.
Mousse ne réunissant pas ces caractères ..... 47.
Pointe des feuilles recourbée, presque lilamenteuse; feuilles
g W J ovales, entières, carénées . . ll. fîlamentosum, Smith.
T Feuilles ovales lancéolées, acérées, à nervure très-visible;
urne un peu rentlée au dessus . · . ll. z·i1·id¢=, Lam.
I

ll0TE8 CUMPLÉMENTAIRES
SUB LES AXOLOTLS
Pu nr. A. uuurzmr.,
· MEMBRE DB. IÃINSTITUT.
La Société Linnéenne ayant pris intérêt à la communica-
tion relative aux Axolotls que j'ai eu l’honneur de lui faire,
lors de la réunion du Congrès scientifique à Amiens, je
lui adresse quelques notes complémentaires.
Je n’ai rien de nouveau à annoncer touchant les méta-
morphoses, et je n’ai pas encore vu les individus qui ont
subi leurs transformations se reproduire.
Les détails que j’envoie aujourdhui ont traità la disper-
· sion de ces Batraciens dans diverses contrées, soit avant
l’éclosion des œufs, soit à une époque ou les animaux sont
déjà bien développés.
I’ai envoyé à M. Vauvert de Méan, aujourd’hui vice-
consul de France à Belfast (Irlande), des œufs d'Axolotls
pondus à la ménagerie des reptiles du Muséum d'Histoire
naturelle. Placés, dès le lendemain dela ponte, au milieu
de mousse humide, dans une petite boîte de bois recouverte
de toile gommée, et expédiés par la poste à Blyth (comté de
Northumberland), où notre confrère était alors en résidence,
l
l

xorns courijuzaraines sua Les Axor.o·rr.s. 249
les œufs furent déposés dans l’eau immédiatement après l
leur arrivée. Au bout de trente jours a eu lieu l’éclosion de i
la presque totalité des œufs : il en est sorti 180 à 200 têtards, l
dont plusieurs (une douzaine environ), qui ont été donnés à i
ai dilférentes personnes, se développent bien; mais tous les
° autres ont péri, car, pendant une absence de M. V. de Méan,
U on négligea de renouveler l’eau de l’aquarium. On a donc
la preuve que les œufs d’Axolotls peuvent étre, sans incon- .
vénient, transportés par la poste à de grandes distances.
I’en ai adressé de la même façon à M. le professeur
Em. Cornalia, directeur du Musée de Milan; ils ont été
expédiés en septembre. Entre le moment de la fermeture de
la petite boîte où les œufs étaient contenus et celui de son
ouverture à Milan, ils ont, sans inconvénient, supporté
trois jours et vingt-et-une heures, c’est-à-dire 93 heures de
réclusion au milieu de la mousse très-humide entourée, à
l’intérieur de la boîte, par une gaze gommée. Une lettre de
M. Cornalia, en date du 30 septembre, m’apnrend que tous
les Axolotls sont sortis de leurs enveloppes embryonnaires,
que l’éclosion a commencé le 28; la ponte avait eu lieu
le I3, de sorte que le séjour des embryons dans l'œuf a
duré quinze à dix·sept jours. Ce séjour, au reste, est plus
ou moins long, suivant la température extérieure; ses
limites sont entre douze et trente jours.
Quant aux pontes d’une même femelle dans le courant
d'une année, le nombre en est variable; il peut être de
cinq. Les pontes se font surtout de décembre ou de janvier à
avril.
Les animaux pondent rarement quand ils sont nombreux
dans un même aquarium; et, plusieurs fois, il a sulïi d'en
diminuer la population ou d'isoler quelques Axolotls de sexe
dilférent pour avoir une nouvelle reproduction.

250 nous countusnraxnus sun Les Axonous.
C’est par ce motif que des naissances ont eu lieu souvent
chez les détenteurs de deux ou trois paires provenant des
· dons faits par la ménagerie des reptiles du Muséum d’his-
toire naturelle. Elles peuvent avoir lieu sous l’inlluence des
conditions atmosphériques au milieu desquelles vivent les
animaux aquatiques de notre pays. Plusieurs Axolotls placés
le I4 septembre dans un des bassins de la ménagerie, y ont
déposé, dès le deuxième jour, des œufs qui ont commencé à
éclore le IO octobre. La température extérieure, au reste,
était assez élevée jusqu’aux premiers jours d'oct0bre. Si, cet
hiver, les Axolotls donnent également des produits dans ce
même bassin, on aura la certitude qu’il est possible de
répandre l’cspèce sous notre climat.
Depuis lc mois de janvier I865, époque où pour la pre-
miere fois se sont reproduits les Axolotls (cinq mâles et une
femelle) olferts en présent au Muséum par le jardin zoolo-
gique d’Acclimatation, cinquante pontes, dues à cette
femelle et aux individus provenant de ceux auxquels elle a
donné naissance, ont eu lieu jusqu’à ce jour (octobre l868)
dans la ménagerie; ce qui donne, en c0mptant200 animaux
en moyenne pour chaque ponte, IO 000 Axolotls. Les deux
tiers au moins ne se sont pas élevés par des raisons diverses.
Dans les premiers temps, presque tous les jeunes animaux ,
mouraient parce qu'on ne leur donnait pas encore les très-
petits crustacés (Daphnia pulleœ) que la rivière de la ména-
gerie du Muséum fournit en abondance et qui constituent,
pour le très-jeune âge, une excellente pâture. Beaucoup ont
été manges par des individus plus développés, ou ont péri
par des causes diverses. J’en ai sacrifié en quantité pour
mes études embryologiques et pour des expériences aux-
quelles je les ai soumis en vue d’une étude comparative du
rôle de leurs organes respiratoires, pulmonaires et bran-

xorns eournûunurarnss son Les Axonorns. 25i
cliiaux. Sur les 3 000 environ qui ont survécu, l 200 à peu
près, jusqu'à ce jour, ont été donnés à des établissements
publics et à des particuliers, tant en France que dans
didérentes contrées de l'Eur0pe.
L’envoi des animaux arrivés à tout leur développement
peut étre fait également dans de la mousse humide. Ten ai
expédié à Nantes, par les trains express, un certain nombre;
au bout de quinze heures environ on les a trouvés bien
vivants. Dans l’eau, il est trés-facile de les faire voyager. Le
Muséum en a donné en Angleterre, en Hollande, en Bel-
gique, en Suisse, en Bavière, en Suède, en Russie et en
Italie.
Des Axolotls nés à la méuagerie des reptiles du Muséum
d'Histoire naturelle, et déposés dans les eaux dela propriété
de M. Piat, au Vésinet, près Paris, ont résisté pour la
plupart aux froids intenses de l'hiver dernier (18674868).
On en a vu, en ellev, qui nageaient avec vivacité au dessous
’ de l5 centimètres environ de glace, et ils ont été retrouvés
bien portants après le dégel.
' On a ainsi la preuve que ces curieux batraciens à bran-
ehies extérieures, originaires du Mexique, pourraient être
accliniatés en France. Alin de multiplier des tentatives dont
les conséquences ne seraient pasusans intéret, si la reproduc-
tion avait lieu à l'état de liberté, puisque ce sont des ani-
maux comestibles, on en placera dans des cours d'eau conve-
nablement choisis sur divers points de la France.

NOTE
SUR LE JARDIN DES PLANTES D’AMIENS
Par M. le Dr RIGHER.
Msssinuns,
Les amis de la Botanique voyaient depuis longtemps, ·
avec regret, des vides se faire et se multiplier dans les
plates·bandes de notre école au Jardin des Plantes de la
Villc. Aussitôt que l'Administration municipale m'en ent
confié la direction, je m'empressai, avec lc concours du
Conservateur, de faire un inventaire qui me permit d’appré·
cier la légitimité des plaintes qui s’élevaient de tous les
côtés. Ces plaintes, comme vous allez le voir, étaient certai-
nement fondées. Mais à côté d’elles on voyait se produire
certaines critiques peu éclairées qui n’étaient pas dictées
par l'amour de la science et du bien public.
Le 15 mai l867, j’adressai à M. le Maire d’Amiens un long
mémoire dont voici le résumé :
6l familles avaient perdu un nombre plus ou moins
considérable de leurs représentants.
22 Labiées,
20 Composées, ,
ll Ombcllifères,
IS Renonculacées,
39 Papilionacées.
La famille des Bruyères avait totalement disparu.
l
' n

son sun LI Jnnm nus vnmrns n’nnnns. 253
En un mot, sur 2 000 especes environ qui composent
notre école, 296 avaient péri.
Le matériel n'était pas en meilleur état: beaucoup d'éti-
quettes étaient fausses, et toutes avaient besoin d’ètre
repeintes.
La terre de bruyère faisait défaut aux plantes pour
lesquelles elle est une question de vie ou de mort.
Le sable était considéré comme un luxe inutile pour les
allées...
Ce n’est pas à vous qu'il faut dire combien il est difficile
de maintenir en bon état de santé 2 000 plantes d'origines
très-diverses, étonnées de se voir casernées dans un même
terrain, — contrariées de se trouver alignées sous une _
même exposition, sousiun même climat. Vous pensez bien
que la mort doit faire de grands ravages parmi ces pauvres
exilées.
Pour réparer tant de pertes, de bonnes paroles ne sulli-
saient pas. J’estimai donc que pour ressusciter les plantes
mortes, pour donner de la terre aux bruyères, dela pein-
ture aux étiquettes, du sable aux allées, il nous fallait une
somme d'environ 500 francs.
Mais s’il était nécessaire de donner cette satisfaction au
présent, il ne l'ètait pas moins de nous mettre en garde
contre |’avenir. Pour être en état de réparer nos pertes au
fur et à mesure qu’el|es se produiraient, il me' semblait
indispensable de rendre à notre budget ce que lui avait
pris I848.
L’Administration municipale mit le plus grand empresse-
ment à donner satisfaction à notre double demande. Munis
d’un instrument sans lequel on ne peut rien faire, pas
même dc la science, nous nous mlmes immédiatement à
l`œuvre.

254 nou sun LE mmm mas ruumzs ifamuuts.
Tous les objets accessoires furent aussitot acquis ou remis
en bon état. Toutes les plantes que pouvait nous olîrir le
commerce furent demandées et placées à l’étiquette.
Il nous restait malheureusement un assez grand nombre
d’espèces que nous ne pouvions obtenir que des autres
jardins botaniques, soit à titre de dons, soit à titre
d’échanges. — Le jardin de Paris fut tout d'abord mis à
contribution. Notre catalogue fut confié ir l`habile chef de
culture du Muséum, M. Bernard Verlot, auteur d'un excel-
lent ouvrage (Guide du Bolanistc herborisant) dont vous a
rendu compte l’un de nos collègues.
M. Verlot ne s'est pas contenté de nous oll'rir tous les
_ doubles dont il pouvait disposer, il est venu visiter notre
école et se rendre compte_par lui-même de nos besoins.
Plusieurs de nos vieilles espèces ont pu être remplacées
par des types plus intéressants pour la science et pour
l’industrie.
M. Verlot nous a déjà fait plusieurs envois importants, et l
j’ai l’espoir qu'au moment de I'0uverture du cours de`
Botanique notre école sera au grand complet. _
.l'ai pensé, Messieurs, que cette communication intéres-
serait le Comité de Botanique, et que vous vous associeriez
aux vifs remerciements que je suis heureux d’adresser
publiquement, au nom de la science, à l'Administration
municipale. `

NOTE SUR L’0RIGlNE DES RIDEAUX
Par M. le Dr RICHER. `
MBSSIEIJRS, n
L’un de nos plus savants collègues, M. N. de Mercey,
nous faisait, il y a quelques mois, une très-intéressante
communication sur dilïérentes questions relatives à la
géologie de notre département. Dans le courant de cette
importante dissertation, la question de l’origine des Rideaux
se présenta d’une manière incidente, et notre éminent col-
. lègue nous exposa sommairement les dilïérentes hypothèses
des géologues sur la nature de ces accidents de terrain si
communs dans nos environs.
à M. Buteux, notre honorable président, est peut-être le
l premier géologue qui ait formule une opinion sur le sujet
p qui nous occupe.
A la séance du l6 novembre 1863 dela Société Géologique
de France il disait: « L'existence des Rideaux et leur dispo~
p » sition n'ont pas, ce me semble, sulïisamment attiré l’at—
» tention ». Et plus loin, dans la même note, M. Butcux
’ s'exprime de la manière suivants: « Le dépôt du limon ou
» loess a eu lieu dans des eaux si tranquilles qu’on n’aper-
» çoit pas de stratilication... Plus tard les eaux remanièrent
» la surface du sol, puis se retirèrent lentement, comme
» l’indiquent les courts espaces qui séparent les rideaux

l
256 mors sun rfomcrnrs uss nrnsxux.
» qu'elles formêrent sur presque tous les coteaux et dont on
» voit parfois jusqu’à douze se succéder parallèlement,
» comme sur le côté droit de la vallée de la Noye. Quoique
» l’on en ait successivement détruit un grand nombre afin
» de rendre un peu de terrain à la culture, cependant il
» en reste encore assez pour montrer clairement comment a
» eu lieu le retrait des eaux ».
Les géologues qui n’ont pas été satisfaits de Yexplication
donnée par M. Buteux, ont eu recours à un autre ordre de
causes. Il est des savants qui ont attribué à l’action des
glaciers la production des Rideaux, lesquels ne seraient
autre chose que des boues glaciéres. C’est à cette dernière
hypothèse que paraît se rattacher de préférence M. de
Merccy.
Bien avant d’avoir entendu formuler ces hypothèses, je
m’étais donné du même fait une explication fort différente,
et mon explication ne m’avait sans doute si aisément et si
complètement satisfait que parce que mes connaissances en ·
géologie étaient fort restreintes. Aussi en voyant des géolo-
gues si expérimentés recourir à des phénomènes d’un ordre
si élevé et bien différents de ceux que nous observons pour
expliquer un fait qui me semblait si simple, je dus craindre
que ma théorie ne fût d’une trop grande simplicité. — Je
i n’avais qu’un parti_ à prendre: me ranger modestement
parmi les nombreux ignorants qui se créent avec assurance
les opinions les plus arrêtées sur des questions dont ils ne
soupçonnent méme pas la portée et les difficultés.
Me résigner à me faire rigoureusement l'application de ce
sage précepte « Ne sutor ultrà crepidam » était la meilleure
résolution à prendre, je ne l’ai pas prise. — Je me suis
livré à quelques recherches et à des observations qui m'ont
fait persister dans ma croyance. — Je vais donc l'exposer

l l
· l
nom son üomomn mas meaux. 257 1
au Comité de Géologie sous une forme très-concise et pour
ainsi dire aphoristique. Si les hommes compétents ne ré-
duisent pas ma théorie à néant par quelque argument
décisif et victorieux, je pourrai plus tard donner quelques
développements à l’appui de ma manière de voir. - S’il en
est autrement, je n’aurai pas le regret d’avoir abusé inuti-
lement de votre bienveillante attention.
En deux mots, je substitue la charrue aux grandes eaux
j et aux boues glaciéres, et j’attribue à la culture l’origine
‘ des Rideaux. -Ie me fonde, sans les développer, sur les i
considérations suivantes :
l* Les Rideaux sont toujours parallèles à la ligne de
culture et perpendiculaires à la ligne de pente;
2* Le nombre des Rideaux estaproportionné, dans un
espace donné, au nombre des propriétaires du sol; en
d’autres termes, les grandes cultures offrent peu ou point
de Rideaux, les petites cultures en oB`rent beaucoup;
3** De nos jours on voit naitre des Rideaux; le fait se pro-
duit chaque fois qu'une pièce de terre cultivée et sulïisam-
ment en pente se trouve partagée entre deux propriétaires
p par une ligne perpendiculaire à la ligne de pente;
o 4** Non seulement on voit naitre de nouveaux Rideaux,
mais les anciens s'accroissent par l'action de la charrue
, jusqn’à ce que lc sol se soit sulîisamment rapproché de
i I'h0rizon\alité;
5** La hauteur de deux Rideaux adjacents s’accroit en
méme temps 4 le Rideau supérieur par sa base; l’inl`érieur
par son sommet;
' 6** L’examen de la coupe d'un Rideau nous montre qu’il
est exclusivement composé des mêmes éléments que le sol
arable qui l’a formé;
7* Enlin, et c’est là un fait d’unc haute importance, on

$58 mars sun rlonmme nxs ninnxux.
n’observe pas de Rideaux dans les bois, quelle que soit
d'ailleurs la déclivité du sol.
En terminant, j’oil`re aux personnes qui voudraient véri-
fier Vexactitude de mes propositions de leur fournir près de
nous, dans un espace restreint, tous les éléments nécessaires
à l’étude de la question.
Sur le même flanc d’une même vallée, on observe dans la
première moitié des terres cultivées offrant de grandes
pièces sans Rideaux, puis de petites pièces séparées par de
nombreux Rideaux. Dans la seconde moitié, un bois sans
aucune trace de Rideaux.
. Certaines pièces de terres ont été récemment divisées, et
déjà on voit naître de petits Rideaux dont on pourrait fixer
l'âge et dont il serait méme possible de connaitre les
auteurs.
Messieurs, les idées que je viens de vous communiquer
s’appuient sur des faits d’une observation si facile et mc
sont apparues avec un caractère d’évidence tel que je n'ai
pas hésité à vous les soumettre. — Des laboureurs auxquels
j'ai fait part de mes opinions ont paru fort surpris en appre-
nant que les savants n'étaient pas de mon avis. — Puissent
les savants ne pas trop sourire de la surprise des cultiva-
teurs!

' ' . l
} DE LA MOTILITÉ DES CONFERVES.
Les Végétaux et les Animaux présentent, dans certaines
fonctions, une telle intimité de rapprochement, qu`il n’est
pas possible, dans beaucoup de circonstances, d’établir une
  ligne de démarcation nettement tranchée entre les deux
i règnes. Dans lcurs représentants infiniment petits ils se
È confondent assez pour embarrasser le naturaliste; et certains
L individus, l’éponge, par exemple, ont été classés tantôt
parmi les Végétaux, tantôt parmi les Animaux. Tant il est
difficile parfois d'interpréter la définition si simple des trois
règixes par Linné : « Les Minéraux croissent; les Végétaux
croissent et vivent; les Animaux croissent, vivent et sen-
tent ». La vie est en elïet partout, elle ne diffère que par sa
forme. Qu'est-ce que la vie? Une bonne définition n’a pas
encore été donnée. .
L'argnment du célèbre botaniste démontre que dans
chacun des trois régnes de la nature il y a croissance. Elle
s’ell`ectue de différentes manières, avec des signes plus ou
moins sensibles de développement des forces vitales, tantôt ·
latentes, tantôt évidentes.
Les plantes aériennes ont à certaines époques, principale-
ment à celles où s'exercent les fonctions reproductives, des
mouvements spontanés; et, d’autre part, on remarque dans

I
V
260 ne LA uorrwrù nes corrrnavns.
l’ensemble de leurs propensions une tendance générale vers
' ` ce qui convient à leur vitalité: ainsi elles se tournent du
côté d’où vient la lumière et le soleil. Il n'y a pas, dans
  cette lente action végétale, de mouvement propre et volon-
î taire; cet acheminement vers la lumière est le fait de la
i croissance, et ne peut être considéré que comme une sorte
I de spontanéité instinctive de la plante. Mais dans les algues
i microscopiques, les mousses des eaux stagnantes, il existe
I des exemples beaucoup plus fréquents. Elles montent à la
i surface et surnagent, ou se précipitent au fond, selon les
i variations de la température, évitant ainsi ce qui serait pré-
judiciable à leur existence. D’autre part on serait porté à
admettre que plusieurs sont végétales à certaines époques, et
jouissent de la vie animale dans d’autres; ces deux modes
d'existence procèdent aussi l'un de l'autre par des phéno-
mènes réguliers et concomitants. Il est ainsi impossible de
ne pas voir un enchaînement et une graduation complète
dans Vorganisation des infiniment grands, comme dans celle
des infiniment petits.
Dans la plupart des algues, la reproduction se fait au
moyen de spores ou corps de formes diverses qui sont l’œu|
végétal. Il existe des organes, les nnthéridies, qui émettent,
au moment de la maturité, des infusoires: les apthérozoîdes.
Ceux-ci s’agitent pendant quelque temps autour des spores,
puis leur rôle paraît terminé et ils meurent. — Chez cer-
taines conferves, telles que Yœdogonium, la matière repro-
ductrice qui recouvre leur surface et que l'on désigne sous
le nom dïmdochrdme, possède la propriété de se dissoudre
en une infinité d'infusoires ciliés qui, conservant l’endo-
chrome, se meuvent dans l’eau avec rapidité. — Le Volvoa:
globator est aussi une oonferve en forme de boule, qui donne
naissance à des infusoires analogues aux Mooçadcs. A une

l
nn LA uorunré mas ooxvrsnvzs. 26l
première époque, il est inerte; à une seconde, la surface se
p peuple d'infusoires qui s’échappent dès leur formation.
On trouve dans certains végétaux aquatiques des exemples
curieux d’aüuité avec les trois règnes de la nature. Ainsi le
Cham ou le Nflella, qui ont joué un rôle important dans la
micrographie par la facilité qu’ils donnent d'obscrver la
circulation dc la sève, représentent dans leurs différentes
fonctions les caractères particuliers des trois divisions de
l’hisIoire naturelle : la vie végétale est rendue sensible par
la circulation du fluide granulaire de la sève; la vie animale
parle développement des anthérozoïdes à l’époque de la
fructilication, et la vie minérale par la propriété qu'ont
les ramules de s’incruster de carbonate de chaux par voie
de décomposition de l'eau.
Dans les infusious végétales, la corruption engendre des
animalcules qui paraissent provenir des cellules des plantes
qui se métamorphoseut. lci deux faits distincts sont en pré- ‘
sence: corruption d'un côté, génération de l'autre; ils
laissentcependant supposer, jusqu’à un certain point, une
transformation du sujet végétant en animal. S'il y a ainsi
une étroite corrélation de l'un avec l’autre, pourquoi dans
quelques acceptions n’y aurait·il pas participation des
propriétés réciproques?
Il n’y a dans ces différents cas que transition de la vie
végétative à la vie animale; une cause inexpliquée produit
la réaction, ou la provoque; ce n’est pas la plante qui est
animée par elle-méme, elle n'a servi qu’à la procréation
d'un être jouissant de spontanéité dans ses mouvements: _
lui seul jouit de la relation avec les fonctions qui le font
agir.
Dans la vie animale, les étres les moins perfectionnés
semblent caractérisés par un engourdissement naturel; `
son 11. I7

262 ne LA Morrntré mas courenvns.
leurs mouvements sont lents et pénibles, et les quelques
exemples de motilité des conferves y ont un certain rapport.
A la surface des eaux croupissantcs, on remarque fré-
quemment au milieu de mucosités verdâtres, — qui sont des
Spirogyra, des Conjuguées et d'autres couferves de la même
famille, — des mousses noirâtres, courtes et mucilagiueuses.
En les soumettant au microscope, baignées dans une ample
goutte d’eau, on remarquera que les filaments, semblables
à un ruban strié, adhèrent d'un côté à un corps quelconque,
tandis que leur autre extrémité, terminée par une partie
arrondie, se meut spontanément dans le liquide. Cette
faculté, observée en premier lieu par Vaucher, ensuite par
Harvey, et plus tard par d’autres, a valu à ces conferves le
nom d’Oscillatoircs. Leurs mouvements sont composés à la
fois de rcptation et d’oscillation pendulaire de droite et de
gauche; quelquefois aussi il paraît être une translation
spéciale, avec progression héliçoïdale. Hors de |'cau ou
au moindre contact d'un corps étranger, tout mouvement
cesse.
Certains animaux ne possèdent pas une vivacité aussi
prononcée; mais ils ont une organisation complexe et plus
parfaite, tandis que l‘oscillatoirc n’est constituée que par
un simple filament, ayant de la ressemblance avec les autres
filaments de conferves. Son mouvement rhythmé ne peut
être regardé comme celui d'un animal: il n’cst pas une
émanation d’une volonté ou d'un instinct, on doit le consi-
dérer comme Vexpression de certains changements vitaux,
qui se font dans l’intérieur de l’organisme en concordance
avec des efïets de lumière et de chaleur. 'Douées d’une
féconde reproduction, ces conferves peuvent avoir la pro-
_ priété de la motilité, en rapport avec le moment prolongé de
leur fructiflcation.

nn LA uo·r1u·rf: nns courxnvns. 263
Les mouvements alternatifs d’oscillation ne sont pas la
seule manière selon laquelle la vie végétative microscopique
se manifeste; quelques êtres ont une faculté processionnelle
indépendante, sur une ligne droite, d’autres sur une ligne l
ondnlée. L’Euglena a un mouvement rotatoire de gauche à i
droite suivant une spirale.
Il est reconnu que l'humidité exerce sur le pollen une
V action d’endosmose qui rend possible la fécondation, pro-
; duisant dans certains cas un mouvement indéterminé. Les
grains de Chlorophylle présentent également cette particu-
i larité sous l'intluence de la lumière. Depuis longtemps
R. Brown a fait voir qu’on a pu observer le fait d’un certain
l déplacement granulaire toutes les fois que des corpuscules,
même de nature inorganiques, sont tenus en suspension —
I dans un liquide; c’est donc une action simplement molécu-V
« laire qui a été nommée mouvement Brownicn, du nom du
célèbre observateur , effet physiologique connu , mais
î inexpliqué.
‘ Dans la classe peu connue et cependant immensément
p abondante des Diatomacécs, on a des exemples de plusieurs
. espèces de ces oonferves élémentaires et cependant parfaites
dans leur structure géométrique, qui donnent des signes
non équivoques de motilité. Les Naviculcs particulièrement
sont douées d’un mouvement de progression en rapport avec '
celui des lnfusoires, ce qui les a fait souvent regarder
comme tels; mais comme, pour le plus grand nombre, elles
y ont les stries et l'endochr6me qui caractérisent les Diatoma-
cécs regardées comme Parthénogéneses, et qu’il est impos-
sible de découvrir en elles aucun organe de locomotion, on
est porté à ne pas considérer cette motilité comme une preuve
d'animalité. Elle paraît coïncider avec l’époque où l'endo-
chrôme acquiert son plus grand développement; dès qu’il est

264 un LA uormrâ nas cournnvas.
désagrégé, elle n’existe plus. A une basse température, les
Navicules semblent tomber en léthargie, elles reprennent
leur vigueur à quelques degrés au-dessus de zéro. Cette
circonstance laisserait supposer que la spontanéité de mou-
vement est due à une sorte de fermentation végétale s’opé-
rant dans l'endocbrôme. D’après M. de Brébisson, l'alguo-
logue connaissant le mieux en France les Diatomacées, elle
aurait pour principe un phénomène d’osmose ou d’endos·
mcse, phénomène auquel on peut rapporter plusieurs sortes
de mouvements granulaires.
La motilité des Navicules est toute différente de celle des
Oscillatoires. Chez ces dernières, il n'y a qu’une agitation
d'une partie du filameut, fixé d'aiIIeurs par son autre extré-
mité. Les Navicules sont indépendantes dans leur mouve-
_ment; elles ont même un certain instinct élémentaire qui
leur fait éviter les obstacles placés sur leur passage. Elles
se meuvent dans le sens de leur longueur, ce qui, joint à
leur forme, leur a valu la dénomination qu’elles portent. ,
Lorsqu’il y en a un grand nombre sur le porte·objet, on les
voit se mouvoir toutes dans des directions différentes, ce qui
prouve bien qu'on n’est pas le jouet d'une illusion produite
par un courant du liquide dans lequel elles sont en sus-
pension. A
La classe des Diatomacées renferme environ 350 espèces
dela forme la plus variée, depuis la Navieule qui _n’a que
l/|00• de millimètre dans sa plus grande dimension,
· jusqu'aux beaux discoïdes dont la surface est d'une surpre-
nante régularité symétrique. La motilité ne doit être consi-
dérée que comme un état particulier de quelques sujets qui,
sans déroger aux caractères primordiaux de la classe,
constituent une de ces anomalies fréquentes dans l’ordre de
V la nature, qui n’a des exceptions que pour confirmer la règle.
l
l
l

un LA uorrnrrt ons cournnvss. 265
En résumé, il faut se borner à constater I'œuvre de la
nature dans l’in(ini, sans vouloir s’égarer dans des théories
qui ne sont que des suppositions surannées. Ce que |'on sait r
est peu de chose; ce qu’on ignore est immense. (
Ivmss GIRARD. i

__ §E0’l‘ION DE GÉGLINBIE.
sauce nr ‘Z8 xovminms l8ti8.
i Présidence de M. René VION.
I
ORGANISATION DES TRAVAUX POUR 1869.
 
Mnssisuas,
L'ordre du jour appelle Yorganisation des travaux, dans
q notre Section, pour les réunions mensuelles.
I Au premier abord, nous paraissons avoir moins à faire
I que les autres Comités: eux explorent la végétation et la
È vie, toujours riches et variées; nous, il semble que nous
  n’ayonsà étudier qu’un sol d’unc grande monotonie. Ne · `
I nous y trompons pas, cependant: dans cette vaste étude du .
pays qu’entreprend Ia Société Linnéenne, si les autres four-
nissent plus d’éléments à la description, nous, nous appor-
tons plus de matériaux à l’histoire. C’est à nous qu’on
demandera si le sol que nous foulons aux pieds a été mer
ou rivage; e’est nous qui dirons comment il s'est creusé sur
certains points, exhaussé sur d’autres; comment le relief

l oncamsuwzv ons rnvwx. $7
l actuel s'est peu à peu dégagé des bouleversements successils.
L nous de chercher quelles générations d'animaux se sont
succédé pendant des milliers de siècles; quelles espèces se
sont perdues, quelles autres ont émigré vers les climats
plus chauds. Car nous pouvons tout savoir, même les mœurs '
deces races éteintes qui luttaient contre le rhinocéros et le
mammouth, et qui n’avaient d’autres armes que des bâtons
et des cailloux.
Arrivés là, il est vrai, nous donnons la main aux archéo-
logues; nous nous confondons presque avec eux, à tel point
que le Musée d'Amiens, fermé encore à l’Hiswire naturelle,
est depuis longtemps ouvert pour nos haches de pierre. Là
est la transition qui fera admettre, dans un avenir prochain,
les collections d’objets naturels dans les salles de ce bel
édilicez le mammouth et le renne, contemporains du sau-
vage qui taillait le silex, ont droit de figurer dans les
mêmes vitrines; et, une fois la porte ouverte à la faune de
l'ancienne Picardie, les collections d’espèces vivantes ne
| sauraient manquer d’entrer à leur tour. h
Tenons donc pour assuré que nos archives auront un
temple digne d'elles, et ne nous occupons que de diviser
notre travail et d’alimenter nos séances mensuelles. Le
domaine que nous avons à explorer est assez étendu. Sans
parler du Boulonnais, dont les couches jurassiques, récem-
ment mises à nu par les tranchées du chemin de fer, ont
_ été l’objet des travaux simultanés de MM. Pellat, Michelet
et Hébert, il nous reste la craie blanche, les terrains tertiaire
et quaternaire, la tourbe et le tuf.
l Notre craie du Nord vient d’ètre divisée en assises
par MM. Hébert et de Mercey; nous pouvons suivre la
voie tracée par eux et compléter leurs recherches en les
contrôlant. · ·

288 section ns otonoeis.
Le tertiaire a presque entièrement disparu sous l'action
des grands courants de la période quaternaire, qui l'ont
remanié sur place ou entraîné à de grandes distances. Mais
A M. Graves, dans l’0ise, M. Buteux, dans la Somme, en ont
signalé de nombreux lambeaux sur des points élevés. Bien
d’autres ont sans doute échappé à leurs investigations
sagaees, mais isolées; ce que les maîtres n’ont pu découvrir,
nous le pouvons, nous, car nous sommes tout le monde.
Le terrain quaternaire, naguère si dédaigué, anjourd’hui
le point de mire du monde savant, est ehez`nous très-
développé; et la plupart des géologues français et anglais
ont tenu à visiter Saint-Aeheul, Menchecourt et Moulin-
Quignon. Ces carrières, que l’0n peut appeler classiques, ne
sont point les seuls témoins de cette période si intéressante.
M. de Mereey a relevé jusqu'à trois cents gisements analo-
gues. Beaucoup sont encore inexplorés; il en est certaine-
ment d’autres encore à découvrir.
Pour les formations plus récentes, que de points encore à
élucider! A peine sait-on rendre compte de la formation de
la tourbe; sa flore et celle du tuf sont très-peu connues et
offrent à nos recherches un fonds que nous n’épuiserons pas
de sitôt. .
Vous voyez que la besogne ne manque pas; je crois qu'iI
n'est pas besoin de vous prouver que les travailleurs ne
seront pas au—dessous de la tâche. Notre Comité, comme la
Société tout entière, se compose de deux sortes de membres: .
les uns, jeunes, actifs, pleins d’une ardente curiosité, de-
mandent des excursions et du mouvement; les autres, plus
âgés et plus sédentaires, veulent des travaux et des etudes.
Nous ne les laisserons pas inactifs. A eux de chercher dans
leurs lectures de chaque jour les faits, les découvertes qui
peuvent intéresser le Comité; à eux de comparer et de

onexmsxrrou nas rnxvxux. 269
classer ces mille notes éparses, dont chacune n’est rien et
dont l’ensemble est tout. Et qu’ils ne craignent pas de dé-
passer les limites de notre circonscription: la science ne
s’arrête pas à ees barrières, elle est avant tout cosmopolite.
Qui sait? C'est peut-être dans les deltas du Nil ou du Mis-
} sissipi qu’il faut chercher le dernier mot des graviers de
i Saint-Acheul. —- A nous d’aller,‘ le marteau à la main,
explorer et découvrir. Sans doute il nous faudra recueillir
et apporter à nos séances les fossiles et les minéraux qui
seront examinés, discutés et déterminés, s'il est possible.
Mais cela ne sulîira pas: le géologue doit savoir manier
non-seulement le marteau, mais le crayon. Il faudra noter
avec soin la localité, l’altitude du gisement, la hauteur de `
l'objet au-dessus du sol; et,_s’il y a des strates différentes,
un croquis sera nécessaire. — C’est peut-être demander
beaucoup; mais aussi tous ces renseignements seront pré-
cieux, et les observations d'un membre, contrôlées, rendues
précises par les demandes et les objections des autres,
pourront être utiles pour des travaux ultérieurs. —Quc
l’objet recueilli soit alors généreusement abandonné à la
Société pour son Musée, ou qu’il reste acquis ir une collec- I '
tion particulière, le résultat sera le même pour la science,
et nous pourrons tracer sûrement des faunes locales. En
effet, il en est pour les fossiles d'un même dépôt comme
pour les poissons d’uue même riviere. Certaines espèces
font choix de certaines stations que celui qui les chasse a
tout intérêt à connaître. Le pêcheur devine ces stations pré-
férées à la profondeur de l'eau, au site, à hien d’autres
indices. Nous cherchons le problème inverse: l’abondance
des foraminifères, des bryozoaires, la présence des serpules
et des gastéropodes nous apprendra que le point exploré
était un rivage ou une baie peu profonde. Cette recherche

270 stcriou on otionoorn. I
si importante ne peut guère être entreprise que par les
enfants du pays.
Que cette esquisse de nos travaux ne vous elïraie pas:
nous comptons dans nos rangs des pionniers qui ont fait
leurs preuves. Faut—il vous nommer M. Buteux, un des
membres fondateurs de la Société Géologique de France,
qui a consacré son existence à l'étude approfondie du dépar-
tement, et qui a condensé ses nombreuses observations en
une Esquisse géologique que nous devrions tous avoir lue;
M. Bnteux, enfin, qui, de Paris, où il étudie encore, dirige
les travaux de notre Comité? ·-— Et M. de Mercey, d’uue
' activité infatigable, d`une puissance de travail prodigieuse,
· qui a sillonné notre Picardie dans tous les sens, et le plus
souvent à pied, recueillant et notant pour arriver à teinter
une carte géologique au l/80 ooo·, la plus exacte et, j'oserai
dire, la plus consciencieusement faite de toutes; M. de
Mercey, qui prépare, en ce moment mème, une géologie et
' une paléontologie de la Somme, grand travail enrichi de
planches, dont nous aurons la primeur.
Ceux-là sont nos maîtres 2 ils nous apprendront comment
on combine les observations pour arriver à des lois géolo-
giques; comment, de l'altitude des dépôts, de leur situation
et de leur composition relative, on déduit le caractere et les
circonstances de ces grands phénomènes qui ont, à plusieurs
reprises, bouleversé la surface de notre pays.
Mais nous aurons encore d'autres auxiliaires : nous
emprunterons le secours des autres Comités. Nous deman-
derons aux zoologistes de nous dévoiler l’anatomie des
animaux, car nous ne reconnaîtrons les débris fossiles
qu'après avoir étudié la structure des espèces vivantes.
M. le Correur, notre digne président, et.M. Obert, l'infati- q
gable chercheur, nous ouvriront leurs riches collections; ils q
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onoanrsxrion nes rnvxux. 271
nous diront si les coquilles des sables de Saint·Acbeul sont
toutes identiques aux espèces actuelles de nos contrées, ou
si l'on y rencontre, comme pour les mammifères, des espèces
perdues ou émigrées.
L'appui du botaniste ne nous sera pas moins utile : nous
prierons M. Richer d'étudier avec nous les végétaux consti-
tutifs de la tourbe, et les troncs de bois qui s’y rencontrent
en abondance. Il pourra nous apprendre quel est le temps
d’accroissement de nos dépôts tourheux, et si l’on y ren-
contre, comme dans ceux du Danemark, deux ou trois
périodes de végétation successives. Le chimiste méme, et le
physicien devront participer à nos recherches: l’un, pour
nous donner la solution des épigénies et des métamor-
phismes; l'autre, pour discuter les théories glaciaires et les
phénomènes de transport.
Ainsi seront employées toutes les forces actives de notre
i Société; et nous pourrons, de tant d’é|éments divers, com-
’ poser un miel qui aura du moins la saveur du crû picard.
§ Remi VION.
x

NOTICE NÉCROLOGIQUE
Sur M. le Dr BICHEL
Par M. le Dr DOURS.
Mnssizuns.
Les sciences naturelles, l’Entomologic principalement,
viennent de faire une perte irréparable dans la personne de
M. le D' Jules Sichel, décédé à Paris le 4 novembre l868.
Je ne viens pas vous parler ici du médecin célèbre, créa-
teur et importateur en France dela science ophthalmolo—
gique dont il a tenu le sceptre à Paris pendant trente ans,
et à laquelle il a élevé un monument impérissable: l’Icono-
graphie ophthalmologique. Je ne vous dirai rien du savant
philologue chargé par M. Littré de traduire et de commenter
l'0bscur chapitre de la Vue, attribué à Hippocrate. —Je
’ passerai sous silence l’Archéologue sagace qui. parla publi-
cation des Pierres sigillaires d’()culistes romains, s’est place
au premier rang parmi les déchilïrcurs d'inscriptions an-
ciennes. Je ne veux vous entretenir un instant que de ses
travaux entomologiques, puisque, seuls, ils sont de la
compétence de notre Société.
A l’exemple de beaucoup de médecins, M. Sichel s’était pas-
sionné pour l’étude de Fhistoire naturelle dont la médecine
scientifique est la branche la plus importante. Il consacre

uoricn mêcnonooroun sua LB n' srcnnt. 273
l de bonne heure une partie de son temps à la Zoologie, à
l’Entomologie surtout, qu'illustrait à cette époque une nom-
breuse phalange de confrères, tous ses amis : — les Dahlbom,
les Boehman, les Nylander, les Schaum, les Foërster, les
Smith, les L. Dufour. Mais, de même qu’il avait compris
que la connaissance complète de l’art et de la science en
médecine était impossible de nos jours dans les limites res-
treintes de la vie humaine, de même il s'aperçut prompte-
ment que le champ entomologique était trop vaste pour
V être exploré dans toute son étendue par un seul homme.
C'est pourquoi il se fit le pionnier d’une parcelle de ce champ
en se consacrant d’une manière exclusive à la recherche
v des Hyménopteres, ai la régularisation de leur synonymie,
l à l'histoire de leur économie. Quel ordre, Messieurs, parmi
j les insectes, est plus digne de notre attention! Les espèces
  nombreuses qu'il renferme sont représentées par des colo-
1 nies peuplées souvent de plusieurs centaines d’individus
I facilesà capturer. Leurs caractères extérieurs se prêtent à
des classifications naturelles. Leur nomenclature est relati-
vement aisée. Leur manière de vivre, leurs habitudes, leur
nidification, leurs mœurs, en un mot, sont un sujet perpé-
tuel d'étonnement pour l’observateur attentif. Et, certes,
nul que M. Sichel ne pouvait mieux prétendre à la solution
entière du problème qu’i| s’était posé -· l’histoire complète
p de l’ordre des Hyménoptères. Son immense clientèle lui
avait donné des relations dans toutes les contrées du globe,
et presque toujours il savait imposer à ses malades recon-
naissants le facile tribut d'un envoi d’Hyménoptères. Les
voyageurs lui rapportaient des pays les plus lointains des
insectes de cet ordre capturés exprès pour lui. Il envoyait,
avec la mission spéciale de les collectionner, de jeunes na-
turalistes payés très-largement, au Mexique, au Cap de
l

I74 NOTICE ivtcnonooroun sun LB n' sicum.
Bonne-Espérance, en Corse, en Espagne, dans les iles de
' l’Archipel... De là, la réunion de nombreux individus appar-
tenant à la même espèce, provenant de localités diverses,
formant des séries complètes qui lui ont permis d’élucider
cette question si importante dc la fixation des limites entre
fespêcc et la variété, but vers lequel ont convergé toutes ses
recherches.
Ie n’ai pas besoin de rappeler que les caractères essentiels
W chez les insectes en général, et en particulier chez les
Hyménoptères, sont sujets ii varier accidentellement par
l’inlluence des causes locales dues au climat, à la position
géographique, à I'altitude, aux conditions géologiques,
thernaométriques ct météréologiques. De là des dilïérences
importantes dans la taille et surtout dans la couleur de
leurs téguments extérieurs. Lorsqu’on se borne à décrire
. des individus isolés, on est tenté de les élever au rang d'es-
pèce légitime; mais vienne l’étude des séries, les nuances
qui naguère paraissaient caractéristiques, sont à peine appré-
ciables. C'est ainsi que M. Sichel, a démontré de la manière
la plus évidente que lue Mélanisuie, l'Albinisme, le Flavisme,
l’Erythrisme pouvaient se rencontrer chez les représentants
d’unc même espèce. —Témoin les exemples qu’il donne
dans son admirable étude intitulée Essai Monographiquc
sur le Bombus montanus, Lep., où les nombreuses espèces
décrites par Lepelletier, Dahlbom, Zetterstet, Smith,
Radochkosky, viennent se fondre dans quatre variétés
appartenant au type authentique de Lepelletier, le Bombus
u montanus.
i Semblable examen fait sur le genre Anthophora a permis
de ramener à un type unique l’Anth0ph0ra Hawortana et
l’A. retusa, séparées par Smith d’après la simple dill`érence
de couleur des éperons; de restituer à l’AnthopI«ora bfas-
l
l

p NOTICE NÉCBOLOGIQUI son LI n' simili,. $75
l ciata, Villers, les nombreuses espèces décrites par Klug
T dans les Symbolœ physicœ, et par Lepelletier de Saint-
Fargeau dans les Suites à Bu/fon, de Boret, sur des individus
isolés, usés par l'àge et n’oll`rant que des teintes plus ou
moins blanches, jaunes, rougeâtres dans les anneaux de
l’abdomen, n’est-ce pas le cas de répéter : Nimium ne crade
cotori!
M. Sichel se proposait d’app|iquer ces principes à la
révision de tous les genres des Hyménoptères, et Dieu sait
si cette révision est nécessaire! C’est ainsi que sous le titre
d’Études hyménoptérologiqurs, il a fait paraitre, dans les 5
Annales de la Société Entomologique de France, les mono-  
graphies des genres Oxeea, Phasganophora, Stephanus,
Abia, Sphecodes. Les auteurs modernes avaient décrit plus I
de vingt espècesldans ce dernier genre. M. Sichel prouve q
qu’il n'en existe que quatre; et vous apprécierez la valeur Q
de ses conclusions lorsque vous saurez qu'elles sont basées  
sur l’observation de plus de 3,000 individus de tous les i
pays appartenant au genre Sphecodcs. t
Ces études, imprimées en i865, avaient été précédées M
d’une Monographie du genre Scotia, faite en collaboration i
avec M. de Saussure. Le genre Scotia est très-difficile à
débrouiller à cause de la différence des sexes, du grand ' f
nombre des especes et de la confusion de leur nomenclature. i
L’examen de plus de 300 espèces a permis à MM. Sichel et r
de Saussure de porter l’ordre et la clarté dans cette famille i
des Scolides, dont les diagnoses sont rendues intelligibles
au moyen d’une division méthodique nouvelle basée sur, ' r
l’existence d’une ou deux veines récurrentes, et de deux ou
trois cellules cubitales complètes.
Les publications spéciales, chez M. Sichel, marchaient de
pair avec la révision générale des Hyménoptères, œuvre

_ 276 Norma màcnonomoun sta LE nt sicmzn.
que rendait possible les innombrables trésors de sa collec-
tion. Ce n'est pas sans un sentiment de vive émotion et en
même temps de légitime orgueil que je rappelle ici le rôle
qu’il m’avait confié dans la collaboration de cette partie im-
portante de ses travaux entomologiques. Grâce ii sa géné-
reuse amitié, j'ai pu examiner, confronter, étudier à fond
les Hyménoptères de toutes les régions. — ll devait résulter
de ces travaux communs une série d'opuscules ayant trait
aux diverses familles des Hyménoptères, avec la description
des genres, des espèces, faite sur des types nombreux ·—
, avantage immense — opuscules précieux, qui auraient fait
de Vllyménoptérologie une science facile, certaine, basée
sur l’uniformité de la nomenclature et l'authenticité des
espèces.
Déjà le manuscrit sur les Mutilles était piêt, chargé de la
Monographie des Anthophores; je n’attendais, pour les
livrer à l'impression, que le dernier visa du maître. Cette
Monographie, il l’avait spécialement destinée ii nos Annales;
et j’espère, Messieurs, que vous réserverez votre meilleur
accueil à ce travail, que je me suis efforcé de mener à bonne
fin en n1’inspirant des idées du célèbre Entomologiste qui
m’honorait de son amitié depuis plus de vingt ans.
L IS T E `
. Des travaux Entomologiques de M. le Dr J. Sichel.
N° 1. Considérations sur la fixation des limites entre I'Espèce
et la Variété, tirées principalement de l’ordre des Hymé-
noptères. (Mémoire lu devant l'Académie des Sciences le
22 janvier l866.)

l
V ¤•1·•¤ Ntcnotootouz sun LB v sicm. 177 I
N• 2. Sur la rareté relative de certains_Hyménopteres, sur
la lfulilla incomplcla et la Crocisa scutellaris. (Annales de
la Société Entomologique de France, 1852, p. 561 à 569.
\ N· 3. Réunion des Polish: biglumis, L., Gaflicets, L., et
' Geojroyi, Lep., en une seule espèce. (Ann. Soc. Ent,,
i 1851, p. 12, 13 )
N• 1. Note sur des Braconides parasites de Coleoptères. (An.
Soc. Ent., 1853, p. 57-59.)
N• 5. Rophilcs bifoveolalus, espèce nouvelle. (Ann. Soc. Ent ,
1851, p. 74.)
N• 6. Note sur les rinthophoru ü-maculata et pubescm:. (An.
Soc. Ent., 1851, p. 75-76.)
N• 7. Description de l’Acœnit¢s perlœ, Doumerc. (Ann. Soc.
Ent., 1855, Bull., p. 88, 89; 1857, Bull., p. 96.)
N• 8. Note sur la Cécidomyc du froment et son parasite. (An.
Soc. Ent., 1856, Bull., p. 8 la 38.)
N• 9. Description de l’Anlh0phora Passcrini, espèce nou-
velle. (Ann. Soc. Ent., l856, Bull., p. 19).
N• 10. Note sur les Fourmis introduites dans les serres
chaudes. (Ann. Soc. Ent , 1856, Bull., pÉ 23-21.)
N' 11. Note sur l’absence d'uu système nerveux chez la
Ncmoptcra Lusilanica, observée par L. Dufour. (Ann. Soc.
Ent., 1856, Bull., p. 26.)
• N· 12. Description de l’Abia aurulcnta, espèce nouvelle de
Tenthrédonide de la famille des Cymbicidcs. (Ann. Soc.
Ent., 1856, Bull., p. 77.)
N• 13. Sur les parasites de la Cccidomya trilici. (Dans la
notice sur cette Cecidomye, par M. C. Bazin. Paris, 1856,
in-8•, et dans les figures de la planche.)
rou: ir. 18

· 278 Norm: nscnonoorons sus 1.: n' sicau.
N• 14. Description dfun Bombus lapidarius gynandromorphe.
(Ann. Soc. Ent., 1858, Bull., p. 247-250.)
N• 15. Remarques et questions sur quelques especes euro-
péennes du genre Sircx. (Ann Soc. Ent, 1859, Bull.,
p. 83-84.)
N• 16. Diagnoses de quelques Hyménopteres nouveaux.
(Ann. Soc. Ent., 1859, Bull., p. 212-214.)
N° 17. De la chasse des Hyménoptèrcs. Paris, 1859.
N• 18. Liste des Hyménoptères recueillis par M. E. Bellier
de la Chavignerie dans le département des Basses-Alpes
(grandes montagnes), pendant les mois de juin, juillet et
août1858. (Ann. Soc. Ent., 1860, p. 215-218.)
N• 19. Liste des Hyménoptères recueillis en Sicile par M. E.
Bellier de la Chavignerie, en 1859. (Ann. Soc. Ent., 1868,
p. 749-764.) ·
N• 20. Catalogue des espèces de l’ancien genre Scolia, conte-
nant les diagnoses, les descriptions, par H. de Saussure
et J. Sichel. Paris, 1860, in·8· de 350 pages avec deux
planches coloriées.
N° 21. Courtes remarques sur les moyens de conserver les
collections Entomologiques. (Ann. Soc. Ent. , 1861,
p. 85-86.
1 N° 22. Observations Entomologiques. (Ann. Soc. Ent. ,
1862, p. 119.)
N• 23. Observations Hyménoptèrologiques, avec une planche '
coloriée. (Ann. Soc. Ent., 1862.)
N• 24. Sur le sexe des noms génériques Polistes, Eumms
(Hyménoptères), et les autres noms génériques terminés
en es. (Ann. Soc. Ent., 1863.)

Norm: uâcaonoaronn son LB n' srcman. 279
N• 25. Etudes Hyménoptérologiqnes. Paris, 1865, 160 pages
in-8• avec deux planches coloriées. (Publié d'abord dans
les Ann. Soc. Ent., 1865.)
N• 26. Essai Monographique sur le Bombus monlanus et ses
variétés. Lyon, 1865. (Présenté à la Société Linnéenne
de Lyon le 13 novembre 1864.)
N·· 27. Reise der Osterreichschen, etc., supplément à la
p Description des Hyménoptères. Wien, I867, in·!»• de
I 18 pages.
  L
I
F '
I
I
I

DES CBIPTION
nu
MUSÉE D’HISTOIRE NATURELLE
nr nc
si JARDIN BOTANIQUE ET ZOOLOGIQUE DE TOUIIS
Par M. Ernest COTTY.
L’idée d'adresser à la Société Linnéenne du Nord de la
France, dans un but d'utilité, un simple aperçu sur le _
Musée d’Histoire naturelle, ainsi que sur le Jardin botanique
et zoologique de Tours, s'est présentée à moi après plusieurs
visites successives à ces deux établissements; non pas que
je formule le vœu chimérique que le futur Musée zoologique
d'Amiens — (car bien certainement cette cité importante,
amie des sciences, des lettres et des arts, sera dotée d’un
vrai Musée d'Histoire naturelle dans un avenir prochain) —
soit calqué sur celui du chef-lieu de la Touraine. Notre A
petit Musée ne saurait avoir la prétention de servir de
modèle-type, tant s’en faut, à des fondations analogues
dans les grandes villes de France encore privées de ees
â

28l
l palpables arcanes de la nature, sorte de livre ouvert dont
i les pages n’ont pas besoin d’étre feuilletées pour distraire
l ou instruire, aussi bien ceux qui sont étrangers à l’Histoire
  naturelle que ceux qui s'y adonnent; car, là, on` n'a qu'à
i jeter un simple coup d’œiI en passant dans des casiers.
l Mais il me semble qu'il doit néanmoins y avoir quelques
bonnes observations à présenter dans un pareil sujet, et
qu’une Société qui se fonde et qui ne possède encore que
quelques éléments épars de collections de son ressort, peut .
y trouver, du moins j’ose l’espérer, des renseignements qui
ne sont pas dépourvus d’un certain à propos.
Du reste, sans recourir si loin, Amiens n’a-t-il pas sons
la main, à une distance qui se franchit en deux ou trois
heures, les Musées de Douai et de Boulogne-sur—Mer, dont
je parle spécialement parce que je les ai explorés, bien plus
riehes et plus complets que celui dont il s’agit; Musées qui,
sans compter celui d’Abbeville, ont en outre l’avantage de
faire partie de la circonscription de la Société Linnéenne,
et qui peuvent, à un moment donné, être consultés à profit.
Malgré ces considérations, je n’hésite pas à esquisser
rapidement un tableau aussi exact et intéressant que pos-
sible des deux établissements d’Histoire naturelle de la
ville de Tours; car je suis d’avis, moi qui ai un peu voyagé,
qu’on a chance de rencontrer du nouveau en perdant
quelquefois de vue son clocher.

` l
MUSEE |l’lll8TUI|lE NATURELLE.
A Le Musée d’Histoire naturelle est assez bien situé; il
occupe le second étage de l'édilice parallèle et identiquement
semblable à l’H6tel-de-Ville, à l’entrée de la rue Royale, en
face du grand pont de, pierre et de la statue de René Des-
cartes Les galeries du premier étage sont alïectées à la
peinture, à la sculpture et aux antiquités. Il prend jour sur
le magique et vaste panorama de la Loire, et se trouve en
conséquence assez bien éclairé, quoiqu’il le serait proba- .
blement mieux encore si la lumière venait d'en haut, car la
clarté n’est pas entièrement sullisaute au fond de quelques
salles.
Le public est admis à. visiter ces galeries le jeudi et le
dimanche.
Nous tâcherons de suivre, autant que possible, le classe-
ment général assigné au Bégne animal, c'est·à-dire en
commençant par les vertébrés, qui comprennent les mammi-
fères, les oiseaux, les reptiles, les batraviens et les poissons;
en continuant par les entomozoaîres, qui se subdivisent en
articulés eten vers; puis par les mollusques, et en terminant
parles zoophytes, formés des radioires et des spongiaires;
et linalement par quelques mots succints sur la Paléontologie, _
puis, d’une manière incidente, sur la Minéralogie, dont la
collection est eependaiit fort riche, puisqu’elle prend deux
salles à elle seule. «
. l
l
l

: zuunmtnss. 283
|
MAMMIFERES.
Bimanes.
Le premier ordre des Mammifères, groupant les différentes
races humaines, techniquement les bimanes, n’est pas repré- ,
senté et ne peut l’être du reste qu’au Muséum de Paris, à la
section spéciale d'AntInropologie, et dans les Musées plus
complets des grandes capitales de l'Europe. Ici, il y a
seulement trois ou quatre crânes ayant servi ou pouvant
servir plutot à la phrénologie qu’à l’histoire naturelle; un
ou deux fœtus verdâtres et fort laids, noyés dans des
bocaux d’alcool, et un squelette du premier âge dans une
l vitrine portant l'étiquette de Squelettologic, qui renferme
r en outre le système osseux de divers animaux de petite
i dimension.
; D’ailleurs les mammifères en général sont clair·semés au
  Musée de Tours, qui est très-pauvre sous ce rapport compa-
rativement à d’autres Musées de province.
Quadrumanes.
Ce deuxième ordre possède la Macaque bonnet-chinois
(llqcacus sinicus, Cuvier), du Bengale, et la Macaque ordi-
naire (lllacaeus cynomulgus), d'Afrique.
Le Sajou gris, race simiane du Brésil, avec de très-gros
I yeux à fleur de tête, une frimousse éveillée et drolette, aux
tons blanchâtres et blafards, qui contraste sur un corps
_ brun, et rappelle le visage enfariné des pierrots en temps de
carnaval. _

il inst: n’nrsr••¤ NATURELLE.
L’0uistiti à camail (Jacchus humcralifcr), de meme ori-
gine, ayant de longs poils noirs au-dessus des oreilles,
simulant des touffes de cheveux ébourillés et mal peignes.
Le singe Cynocéphale, le Cltimpanzé ct l'Orang-Outang
n’existent pas dans cette exhibition.
· Ohéiroptères.
Les Chauves·Souris, qui ne sont ni chair ni poisson,
comme on dit vulgairement, ou plutôt tenant de l’oiseau
par les ailes et s"él0ignant du quadrupède par les pieds, se
trouvcnt sur la limite de divers ordres d’animaux. Aussi
Lafontaine, qui était non-seulement le labuliste des fabu-
listes, mais un grand observateur, leur fait dire avec
justesse:
« Je suis oiseau, voyez mes ailes.
·· Je suis souris, vivent les rats! ·» l
Ces vilains mammifères, d’aspect spectral, sont repré-
sentés par la Rousselte d'Edwards (Ptcropus oampirus ou
Edwardsii), de Java, aux ailes très-noires, transparentes
comme du crèpe de deuil, ou des toiles d'araignees cou-
vertes de poussière de charbon; au museau de Iévrier, au
corps velu d'un roux fonce, et aux longues oreilles. .Ce
Chéiroptère mesure de 50 la 60 centimètres d’envergure.
Trois Vespertilions ordinaires ou Oreillards (Vespertilùz
murimus, Liane), d’Europe. Ces chauves-souris ont aussi
des oreilles dèmesurees, et varient de teinte et de dimen-
sion; l’une est noire, l’aatre gris-perle, et la troisième a le .
corps fauve-clair et les ailes blanches.

Mmmrimzs. 285
Insectivores.
En fait de petits mammifères insectivores, il n'y a ici que
deux Taupes (Talpa), l’une étiquetée Variété nankin, I’autre
Variété blanche, aux poils tonllus, (ins et veloutés, présen-
tant au toucher la douceur du duvet de l’épi du roseau,
dont elles ont la forme arrondie et cylindrique; particularité
qu’elles partagent du reste avec les taupes noires ordinaires,
qui font tant de ravages dans les champs et les grands jar-
dins, avec la collaboration inintentionnelle et non concertée
de la courtilière.
Puis deux Hérissons, le gris commun et une variété du
mème insectivore, auprès desquels le péricarpe de la
châtaigne ou du datura sauvage a le velours de la pèche.
(ïarnivmws.
Les carnivores ou Camassiers ont pour les représenter le
Putois commun (Pulonicus), qui tire son nom de l’odeur
fétide qu’il répand.
La Martre-Hermine (lfuslela erminaa, Lin.), blanche natu- , t
rellement comme la blanche hermine du suave et charmant
motif musical de l'opéra des Huguenots, du maëstro Giacomo
Meyerbeer. .
Deux Fouines (Mustela fouine, Lin.), de couleur blanche
également, mais à queue brune, et une variété de la méme
dont le pelage est différent.
La Loutrc d'eau douce oude marais, à robe roussâtre,
indigène. Je n'ai pas vu celle qui est havane-clair, dont on
faisait autrefois les abeminables et ébourilïantes casquettes
rappelant les calottes cfastrakan des Tatars et des Cosaques.

286 Muses n‘nts·rom¤ uarunnu.
Un pauvre Chat domestique (Felis commrmls), adulte,
qui parait étonné de se trouver en si-singulière compagnie,
mais qui cependant est à sa vraie place; et un autre tout
petit chat que l'on regrette presque de voir empaillé si
· jeune... Peeayre! comme diraient les Provençanx.
Un Lion Q, de Tunis, à l`ûge de deux ans, qui, malheu-
reusement pour lui, n'a pas tenu ce qu'il promettait de
devenir.
Deux Genettes, une d’Espagne (Gcnella hispanica), fauve,
tachetée de noir comme la civette, à laquelle elle ressemble;
la seconde, plus grande, est la Gmella viverra d’Europe;
elle appartient à la faune locale en même temps.
Deux Mangoustes, — que les anciens appelaient lchnru-
mons, — l'une d'Egypte (Hcrpcsks Pharaonis, Geoffroy
Saint-Hilaire), au pelage chine, ayant une corpulence
double de celle du rat palmiste; l’autre de Californie, plus
petite.
Un gros Chien d’Irlande, dit Torre-Neuve, noir et blanc;
et deux petits Epagneuls assez bien trousses, vrais loulous
de coin du feu, roulés en boule et semblant jouir des
douceurs d'une somnolence sybaritique.
Un Loup Q (Canis lupus), carnassier digitigrade, comme
les précédents, fauve-clair en dessus, blanc—jaunâtre en
dessous, d'une taille imposante, et arme d’un fort respec-
table ràtelier, quoiqu'il n'ait que trois ans. Cette louve a ete
prise à quelques kilomètres de Tours.
Deux Renards communs (Canis oulpes, Lin.),
Le Blaireau d’Europe (Ursus mclcs, Lin.), carnivore plan-
tigrade comme l’ours, à tête aux bandes alternécs blanco-
noires. '
Q Je n’ai vu ni Visen, ni Furet, ni Mou/lellc, ni Belellc, ni
` Civellc... Pas de civette !... Mais c’est presque une injure à

usurrràass. $87
Horace Vernet; car je crois bien me rappeler avoir lu
quelque part que c'est ce grand peintre en personne qui a
immortalisé la civette populaire du Palais·Royal, en faisant
le portrait de ce petit animal sur l’enseigne du fameux
établissement nicotinien, autrement dit, en français tout
simple, tout uni et sans prétention, du bureau de tabac si
connu des priseurs, actuellement exproprié et transféré
vis·à·vis. — Sic transit gloria mundi!
On remarque de plus, avec stupeur, dans le fond de cette
vitrine, une curiosité; c’est une sorte de momie de chat,
ainsi qualifiée sur l’étiquette officielle, dans une posture
l ramassèe, torturée et hideuse, à l’épine dorsale suraigue à
p chaque vertèbre, digne du crayon humoristique et fantasque
de Callot; trouvée dans un ancien sarcophage de l’églis«e
Saint·.Iulien. — Mystère et problème pour Vimagination et
pour la pensée.
Aniphibivs.
ll n'existe à Tours qu'un seul mammifère marin de ce
groupe particulier: le Phoque ponctué (Plioca pimctata),
originaire des ilcs Kourides, dont la longueur est de plus
d'un metre, et qui a le pelage brillant et marqneté de gris-
cendre et de marron. On se sert de cette peau pour fabriquer
notamment des blagues à tabac en rouleau, fort communes,
mais commodes pour les fumeurs.
F Rongeurs.
i Les Rongeurs sont assez nombreux; étant généralement
de petite taille, ils tiennent peu de place sur les étagères, ce ·
l

288 Musée n’¤isronu: mrunuan.
qui les rend pour la plupart faciles à se procurer. Je vais
les prendre il peu près comme ils viennent dans leur agen-
cement semi-méthodique.
Il y a donc le Lapin (Lepus communis) et le Lièvre commun
(bepus luridus), dont la timidité jointe à l'agilité font la
sauve—garde contre les chasseurs, mais qui nc sont cepen-
dant jamais en sécurité absolue.
Le Bat palmiste d'Afrique. — Le Rat d'eau ou Campagnol
amphibie (Mus amphibius), d'Europe. — Le Rat à queue
poilue (Mus lagurus), de Touraine, du moins celui-là, car la
Touraine n’est pas leur domaine exclusif. — Le Hat blanc
' ou albinos (Mus albus).
Plusieurs Gerboises, — appelées anciennement Ihpodrs,
rats it deux pieds — (ll ipus gerbosa), d`Algerie, à très-
longue queue ct aux allures sautillantes du Kanguroo,
ayant de mème, mais en diminutif, les pattes postérieures
vigoureusement organisées pour la sauterie la plus elïrénèe,
tandis que celles de devant paraissent atrophiees par leur
exiguïté.
Un Cochon-d’Inde ou Cobaye (Caoia cobuya, Lin.), animal
d'un brun-jaunâtre, avec des marques blanches qui rehaus-
sent et égaient inliniment sa fourrure.
Une Oryctée du Cap (Gcarycus capcnsis, llliger), rongeur
pas plus gros que le rat ordinaire.
Je n'ai pu découvrir ni Marmotte, ni Cltinchilla, ni Souris, P
ni Porc-Epic, ni Castor, etc., ce qui prouve que j'ai étudié
mon sujet avec attention.
Deux Ecureuils eommuns, ii mine éveillée, à longue queue
en panache, les plus jolis et les plus gracieux petits quadru-
pèdes des forêts, rongeant traditionnellement en elligie,
l’un une noix, |'autre une noisette.
' ` Puis, pour terminer la série des rongeurs, deux Loirs, le

nnmuràass. 289
Muscardin (llyoxus muscurdiiws), et le Lérot (lyoœus
nitskla), dont j'ai l’avantage de posséder en ee moment un
échantillon trés-vivant et très-vivelet dans une cage. Je le
nourris de pain, de tranches de pommes, voire de biscuit et
de sucre, à l'occasion, dans les jours de grande largesse,
ainsi que de plusieurs autres ehatteries non moins recher-
chées, notamment des quatre mendiants, de classique déno-
mination. Ce petit rongeur, très-gentillet, alerte et omni-
vore, dort profondément pendant tout l’hiver comme une
vraie marmotte savoyarde, à moins qu'0n ne l’approche du
p foyer, ce qui interrompt brusquement les délices de son
sommeil de plomb. A force de bons soins, d'attentions et de
gâteries, il commence à s’apprivoiser quelque peu, on plutôt
à devenir moins sauvage. ll sort souvent de son domicile
v légal entre deux fils de fer dont l’interstice est juste assez
large pour permettre à sa petite personne de s’évader; il y
i rentre de lui-méme, motu proprio, et spontanément, mais
souvent après avoir joué adroitement à cache·cncbe avec
son paternel et amical geôlier. S'il reste trop longtemps ii
vagabonder età aller à la maraude dans la chambre, on
est obligé de recourir aux grands moyens, aux mesures
extrêmes, c'est·a-dire de procéder ii sa réincarcération dans
sa cage par le moyen préliminaire et perfide d’une ratière,
expédient traître et rigoureux à la vérité, mais indispen-
sable, et qui a toujours été couronné jusqu'à présent d’une
heureuse et légitime réussite, malgré son renouvellement
. fréquent.
F Édentés. A
LeTatou à 9 bandes, ainsi désigné sans latin de catalogue,
natif des Indes, mammifère bizarre, enveloppé d’une épaisse

290 nest: tfnrsroras mruasrtn.
cuirasse ou carapace qui ressemble à de l’ivoire sculpté et
ornementé, représente à lui seul, au Musée, l'ordre des
Édentés.
Absence totale de F ourmilier ou Tamanoir, d'Aî ou
Paresseux, unique type actuel de ce genre, qui avait, il y a
des siècles, des congénères antédiluviens de taille colossale
et mastodontesque. Absence aussi de Pangalin, de Chlamy-
dophore, peut-être la plus étonnante organisation des Eden-
lés, qui du reste sont tous plus exraordinaires les uns que
les autres. .
Ruminnnts.
Les quadrupèdes ruminants n'ont pour spécimens, dans
les rayons qui leurs sont consacrés, que les trois animaux
suivants: le Roi des Chevrotains, qui a de très-courtes
cornes pointues à peine apparentes, est de petite taille, et
dont l’l1abitat reconnu s'étend du Congo jusqu'au cap de
Bonne-Espérance.
Un Axis Q, des lndes-Orientales, sans appendice cornu,
au poil fauve avec ponctuations blanches, de la grandeur
de la gazelle d'Algéric.
Une Antilope Q, du Sénégal, aux pattes fines et déliées
qui témoignent de son agilité incomparable, je dirais même
sagittale, si l'on ne se récriait pas trop contre ce néologisme
nécessaire.
ll y a ici la méme remarque à faire que pour les Pachy-
dermes qui vont suivre, c'est-a-dire que les salles actuelles
A sont trop restreintes pour recevoir les grandes espèces de
ruminants: Bœuf, Bison, Girafe, Cerf, Chevreuil, Remue,
Chameau, Lama, etc. Quant aux chèvres et aux moutons

N
\
wiumrimzs. t 29l
exotiques, il ne serait pas impossible, avec de la bonne
volonté, de leur trouver une modeste petite place, au moins
pour quelques-uns des moins encombrants, sans prétendre
transformer Ie Musée en véritable arche de Noé.
Pachyderrnes.
Tours n'en possède aucun; l'espace dont on dispose serait
insutlisant pour loger des animaux tels que l‘Éléphant, le
Rhinocéros, l'Hippop0tame, le Tapir, lo Cheval, le Zébre, le
Sanglier, etc.
Oétncés.
ll n’y a pas non plus de mammifères pisciforme dans la
collection, pas mème un Marsouin, ni un Dauphin; pas
même une dcntde Cachalot, ni une défense éburienne de
Narval, dite corne de Licorne. Mais il y a, ma foi, en fait de
Baleine, ce gigantesque roi des mers, dont les fosses nasales
i produisent au-dessus de sa tête un double jet d'eau que les
navigateurs reconnaissent de loin; il y a, disons-nous, au
Musée, une cote de ce sou/]Iear présentant un arc de 2 mètres
de long, plus un lanon ou barbe du même cétacé, d’éga|e
longueur, donné, si l'on peut admettre cette minime parti-
cularite, par M. de Grandseigne, capitaine au long cours,
avec la peinture un peu elïacée de son navre à la base de
ce fanon, reproduction où seul notre pavillon tricolore
rayonne encore dans toute sa splendeur.

292 xustn n’n¤srom¢ m1·unnLi.¤.
Msrsupiaux.
Ces singuliers animaux, ii poche abdominale, dont j’aurai
occasion de dire quelques mots dans la seconde partie de
cet opuscule, sont représentés par : La Sarigue grison
(Didclphis cinercra, Lin.), du Brésil.
Le Kanguroo Q (Kangurus rufo-grzlccus, Geo|'f. St.·Hil.),
de l'l|e de Decrès, de taille assez exiguë. Il est escorte d’un
jeune kanguroo de quinze jours, de même espèce, sur le
sort duquel on serait disposé à s’apitoyer si l'on en avait le
temps, comme pour le matou de |'âge le plus tendre dont il
a été question plus haut. ·
Puis le Kanguroo rat (llypsipriomcus murimus, White),
de la Nouvelle-Hollande, ne dépassant pas en grosseur
effective le rat ordinaire.
Monotrèmcs.
ll està regretter que ces animaux à cloaque, à l'instar
des oiseaux et des reptiles, qui pareillement n'ont qu’un
même orifice anal et vaginal à la fois; il est à regretter que
ces êtres excessivement curieux et anormaux sous bien
d'nutres rapports, n’offrent ici aucun sujet collectionne. Un
Omühorhynque, mammifère à hec de canard, et un Echidné,
autre mammifère dont le dos est couvert d'épines comme un
hérisson ou un diodon marin, et le bec court et pointu,
auraient certainement, par leurs caractères anatomiques,
attiré l’attention, excité la curiosité et surtout rempli une
fâcheuse lacune pour la science, sans prendre un grand
espace de terrain.

orsswx. 293
OISEAUX.
Rapaces.
Nous possédons, dans cette catégorie ornithologique, en
fait de Rapaces diurnes: Le Vautour fauve 5* (Vullur
fulvus, Brisson), qui est assez répandu dans les Alpes, les
Pyrénées et l’Atlas; cet oiseau, presque de la grosseur du
cygne et qui exhale une odeur repoussante, a le col pelé, nu
comme un ver, et n'est pas d'une délicatesse exagérée pour
l sa nourriture, puisqu’il sc délecte de charognes.
  Le Sarcoramphe ou Roi des vautours (Sarcoramphus popu,
l Dumier), Vullurien de la division des Alipmncs, de taille
( moitié du précédent, est originaire de la Nouvelle-Grenade.
ï Il a Ie corps blanc, la tête et la queue noires, et le bec d’un
rouge vif. —Le grand Condor des Andes, espèce très-
remarquable qui manque au Musée, appartient au même
genre. — Le Percnoptère y manque aussi.
Le Gypaète barbu 6 (Gypuelus bqrbalus, Cuvier), d’A-
frique; ce_ rapace, qui tient de I’aigle ct du vautour, a
2 mètres d'envergure.
Le Faucon ordinaire (Falco communis), dit oiseau de proie
noble, parce qu'il est susceptible de recevoir une certaine
éducation qui le rend propre ir la chasse.
Les quatre rapaces suivants, dits oiseaur de proie ignobles,
parce qu'ils sont impropres au dressage cynégétique, appar-
( tienncntégalement aux Falconicns; ce sont : L’AigIe (Aquila
fitlva, Savig¤Y)» d'Europe, oiseau altier, imposant et
superbe, en dépit de sa qualification mal scnnante, mais
technique, que je trouve surannée dabord, que je désap-
prouve ensuite complètement, attendu qu'eIIe est fausse et
rou: 11. I9

E
t
r
294 Music ifnisrorne NATURELLE.
en contradiction flagrante au contraire avec sa répugnanee
. indomptable En se plier à l’eselavage de l'homme, qui est, i
r pour beaucoup d’animaux, le tyran de la création, à l’en—
contre de la loi protectrice dite loi Grammont, qui ne peut
attcindrejusque là.
Le Milan royal (Milvus rcgalis), d'Europe également.
L'Autour (Falco palumbarius, Lin.), ou Astur d’après les
auteurs modernes, au vol oblique pour surprendre sa victime,
provenant de la Touraine, ce qui n'inlirme pas sa présence
dans beaucoup d'autres contrées.
La Brise (Banco communis), variété blanchâtre, d’Europe;
oiseau sédentaire, intelligent et digne d’attention, dont on
prend qnelquelbis à tort le nom connue synonyme de
stupidité. ·
Parmi les Rapaces nocturnes, on voit le Grand-Due,
aux yeux rouge-l`eu et aux longues oreilles; reconnaissable
à la marbrure de son plumage jaune, noir et blanc.
La Chonette—llarl`ang, de grande taille, qui n'a au Musée
que cette désignation incomplète, et qu'il m'est impossible
de baptiser autrement, à moins de compulser les ouvrages
spéciaux ii la bibliotheque de la Ville, travail de bénédictin
zoologiste, qui devrait alors étre mis patiemmentet pareille-
ment en pratique pour beaucoup d'autres animaux de tous
les ordres; mais extrême minutie il laquelle je crois sage de
renoncer, ne trouvant pas ces recherches ardues indis-
pensables au mode d'é|aboration adopté pour ce travail.
Le Slrix niclca, de l'Amérique septentrionale. L’empen·
nage de cet oiseau de nuit est d’une blancheur lactée,
hachuré de minces lilets noirs placés dans le sens horizon-
tal; il a de beaux yeux jaune d’or resplendissant aux milieu
d’une chaude et cotonneuse fourrure.
Le Ptgnw uralensis, du nord de l'Europe, est de teinte

l
otstxtsx. 293
grisâtre et cendrée, parsemée de lines jaspures noires dont
la disposition est verticale.
La Pygargue-Orfraie 5* (Holiasus nisus, Sav.), assez bel
oiseau, non par son plumage, mais par ses contours aqui-
liformes.
Le Scops ou Hibou de Porto·\’ico d' (Scops Portovicensis,
Lin.), de l’Amérique du Sud.
Puis d’autres types tels que C/mt-buanl, Clrcvëchc, E/]`rai«·,
- Hibou commun, Hibou à aigrellc, ete., qu'il serait trop long
de citer et surtout de caractériser, même en usant de
l laconisme.
Enfin les Oiseauzr rapaces, tant diurnes que nocturnes,
comptent au Musée une cinquantaine d`espèces environ, ce
qui est déjà quelque chose assurément pour le naturaliste
scrupuleux qui les examine una un. »
Pnssercuux
Les passereaux, qui sont no:ulu·eux et dispersés sur tonte
la terre, possèdent ici une certaine quantité tl’espéces
pouvant donner une idée assez exacte de la prodigilité de
la nature dans ect ordre tl'oiseaux en parcourant it la hâte
la salle qui leur est en grande partie réservée; aussi je ne
veux pas ufengager trop avant dans nne_ énumération
étendue. Je n’en citerai que quelques sujets pris un peu il
droite et à gauche dans les cinq grandes divisions des llm-
tircstrrs, liissiroslres, Coniroslrcs, Téuuircslrcs et Symlac-
lyles, en en séparant les Grimpeurs, qui sont confondus avec
eux au Musée, mais qu'il est plus exact tl’inventorier la
part d'après les classifications actuelles.
ll y a sur les étagères, dans la famille des Dentirostres:

296 ursâe rfnisroinn mrtntztns.
La Pie-grièclie (Brachyurus brngalis), des Indes Orientales,
dont le corps est fauve-verdâtrc, les ailes olivàtres et bleu-
indigo, la tete noire avec teintes verdàtres indécises.
Le Merle violet à ventre blanc 6* (Turdus Ieucogasler,
Latham), dont le reste du corps est lilas-mordoré, à rellets
satinés. -— Le Merle rose (Pastor roseus), espece européenne,
qui a le ventre couleur de chair ou rose très·tendre, comme
les lleurs du pecber, et le dos d'un noir luisant de jais.
·— Le Merle blanc et noir, qui fait mentir le proverbe,
car il est tout blanc, et n'a que les pattes et le bord des ailes
noirs.
Le Loriot d`Europe (ûriolus galbula, Lin.), très-connu,
dont le vêtement est noir sur les ailes et jaune-chrome sur
le reste du corps. `
L'Artamie sanguinolente (jt (rlrtamia sangumolenla, Geoll`.
St.-llil.), de Sumatra. Ce Turdùlé est somptueusement
habille: corps d'un noir soyeux, tète jaune et abdomen
écarlate.
Le Drougo azuré (lrena puella), de la grosseur du merle,
d'un beau bleu-céleste et d'un noir luisant, a les yeux
rouges, en opposition avec son plumage. On le trouve à
Malacca, ville de l'lnde transgangétique anglaise.
Le Jaseur huppé (Ampelis garrulms), d‘Enr0pe; cet oiseau
d'une taille médiocre a le corps et la huppe gris—cendré,
les ailes noires en general, mais le bout en est blanc et
rouge et se termine en belle couleurjaune; Vextrémité des
plumes de la queue revêt aussi cette dernière couleur vive
du bouton-d’or.
J'ai passe à dessin sous silence, ayant peur d’en trop dire,
plusieurs Loriots, puis une iulinité d'autres espèces, classés ·
par leurs caractères constitutifs parmi les Dcntiroslres, telles
que Bicnrdes, Philédons, Colingas brillants et clissemblables;

oiseaux. 297
puis des Slurnidés ou Elournz·au.z·, des Xanlhorniens, comme
le Carouge et le Troupiale, presque tous exotiques.
C’est à cette même famille des dentirostres, bien repre-
sentée dans nos vitrines, qu’appartiennent les petits oiseaux
suivants, qui y figurent en plus grand nombre encore, mais
i qui ne peuvent pas tous avoir leur trait de plume, quoi-
qu’il soit naturel de recourir aux plumes lorsqu‘il s’agit
d’oiseaux.
Le Rossignol, ce divin chanteur des solitudes de nos
bois; la Fauvelle, cet autre gentil musicien de talent; et
d’autres Becs-hns (Motacilla) de toutes nuances, qu'on appelle
Traquet, Rubiclle ou Ilouge·gorg¢·, Roitelel, Troglodyle,
Bergeronnelle, Lavandiére, Hochcqueue, F arlouse, etc.
Les Fissirostres, divisés en diurnes et en nocturnes,
comprennent, pour les diurnes, un grand nombre d’oiseaux
du genre hirondelle (Hirurulo), de mœurs douces; naviga-
teurs des airs essentiellement sociables et voyageurs, pour
la plupart desquels on conserve une sorte de culte marque
et de protection amicale dans tous les pays; ainsi que des
Martinets (Cypsrlus), d’un noir terne et terrcux comparati-
vement au noir-bleu, vit` et reluisantdes hirondelles. Les
martinets sont des oiseaux criards et grilles qui eniigrent
également, ‘
Et, pour les nocturnes, des Engoulerents (Caprimulgus),
appelés»vulgairement ou Tôle-chëvres, parce qu'on a cru
qu’i|s tetaient les chèvres pendant la nuit, ou Crapauds-
volants, à cause de la dilatabilite incroyable de leur bec
qui, l0rsqu'i| s'ouvre entièrement, ne represente plus alors
un bee d’oiseau, mais une vraie gueule béante, avec de
longues soies à sa base, au bout de laquelle se perd le bec
proprement dit. Ces Iissirostres crepuseulaires, à très-grands
yeux, sans doute pour mieux distinguer leur proie dans

298 Messe ifuisrotnn NATURELLE.
I’omhre, virent absolument comme les hiboux dont ils ont
sinon la forme extérieure, du moins avec lesquelsils ont beau-
coup d’analogie, au moral par leur taciturnité et au physique
par les couleurs brunes et grises dc leur plumage bariolé.
La troisieme famille de l’ordre des passereaux, les
Conirostres, est nombreuse au Musée; on y voit des
Alouettes, Mésungcs, Brurmls, Moincauz; puis des Pinsonx,
Clmrdonnerels, Linollrs, Srrins des Canaries, virtuoses cïtar-
mants interprétant avec grâce l`amour et le printemps par
des sons pleins de fraîcheur et d'harmonie; des Cro.;-becs,
Boucreuils, B¢·cs·cr0is¢‘s, 'Iisscrins, et cnliu des Ccrb¢·au.r,
des Corncillcs, des Pics, entre autres la Pim azurea, de
l'·\mérique du Sud; des (irais, des Oiseaux de Paradis, qui
` ont une certaine allinité de caractères anatomiques avec les
corbeaux, sans en avoir le plumage sévère.
Je citerai donc plus particulièrement, de la tribu des Para-
disécns, le Céphaloptere orné (Ccphaloplcrus ornalus), de la
Nouvelle-Grenade, plus gros que le corbeau, magniliquc
oiseau noir avec une Iiuppe d'un uoir—bleu qui retombe cn
avant, mais en gerbe, comme le fait tout d'une pièce la che-
nille du cimier d`un casque guerrier, et une sorte de jahot
allongé et ballotant, couvert de plumclles également noires.
L'H zmalodcrus mililaris, de Cayenne, moitié moins gros,
d'un rouge-craaioisi plein d’éclat, avec les ailes noires et la
queue jaune—paille. ·
Le Parailisier émeraude d' (Pmmlisœa apoda, Lin.), de la
Nouvelle-Guinée. Les plumes a aigrettes ct empanaehees
des ailes de ce remarquable et assez gros volatile retombcnt
blanches et légères comme un saule-pleureur couvert de
neige; sa gorge est verte, son corps marron et son cou
jaune-citron en dessus, ce qui constitue, pour l'ensemb|e,
une création toute idéale, almeennc et vaporeuse.

oiseaux. 299
Le Gymnocépliale capuein gf (tlymnaeephala eapucina,
Lesson), de la Guyane, qui appartient a la tribu des Cora-
ciens et aux Corvidés, a une couleur indécise tirant sur
l’acajou ou le bois de Campêclie.
Puis les oiseaux appelés Pi!-pit, Guit-guîl, nomination
imitative de leur cri, les uns du Brésil, les autres des An-
tilles, et revètant, sans dissonances, toutes les colorations
les plus imprévues ou les plus somptueuses; et enfin une
vingtaine d’cspeces de Manalrins, émaillés de plumages non
moins étincelants, ayant à leur suite des Tangaras et des
Euphones, diversement nuances.
On voit tuiroiter au Musée, sans compter les Grimpereaua:
et les Souï-Mangas (mangeurs de sucre), une cinquantaine
d’0iseaux-mouches et de Colibris, ces lleurs célestes et ani- •
nuées qui ont des ailes, que l’on appelle Ténuirostrcs dans
la langue ornithologique, parlois un peu dure, comme
toutes les technologies de la science; e’est une assez jolie
réunion, assurément, mais bien plus nombreuse encore
dans la grande volière de la nature, qui est amie de la
liberté, je veux dire dans l'air embaume des latitudes les
plus brulantes des deux Amériques.
Il sullit d’indiquer les noms spécilîques de quelques—uncs
de ces ravissantes petites créatures pour donner une idée,
hélas! bien imparl'aite, de la richesse de leur plumage, de
leur indescriptible beauté.
. Les Oiseaux-mouches ont done des qualilieatiI`s tels que :
Or vert, Tricolore, (Irand-rubis, ltémiyes en Fnucille, Saphir,
Superbe, Hélianle yîls du Soleil, Rubis-tnpaze, Huppc-col, à
Queue d’acier bruni, à Gorge bleue, etc. P
Et les Colibris (Trochylus) s'appellent: Topaze, à Queue
élagée, à Cravate noire, Petit-rubis, à (large blanche, Hausse-
col doré et autres dénominations qui révèlent et traduisent

300 insee n’ms1omt NATUIILLL
leurs splendeurs, et qui, loin d’être outrées, sont au contraire
bien au-dessous de la réalité.
Les réves les plus gracieux et les plus imaginaires ne sau-
raient, en cfïet, inventer des inearnations aussi somptueu-
sement splendides et éblouissantes, et surtout aussi bril-
lamment variées. Pour reproduire les merveilles de ces
écrins vivants des zones équatoriales, la plume et le pinceau
tombent des mains!... Qu'on se figure de l’or, de l‘argent,
même du feu animés; la vie répandue à flots dans les pier-
rerios les plus précieuses: topaze, émeraude, améthyste,
aigue-marine, rubis, grenat, turquoise, saphir, aventurine,
diamant; le vol le plus léger de sylphes aériens, revètant
l’agate, |’onyx, le porphyre, la houille irisée, la nacre de
• perle; se parant des reflets du satin, de la moire, du
velours; brillant de rayons lumineux ou des couleurs pris-
matiques de l’are-en-ciel, et l'on aura ii peine une perception
vague des ellets incomparables produits par ees petits
bijoux ailés. voltigeant de fleur en fleur, qui sont les enfants
gâtés et chéris dela création et du soleil!... Les Oiseaux-
mouches et les Colibris sont les Sancy, les Régent, les Mon- ‘
tagncs de lumière animés du grand Lapidaîre de la nature,
du Créateur sublime ct éternel de toutes choses, du divin
Ordonnateur non-seulement de tout ce qui vit et pense, pour
célébrer ses louanges, à la surface de notre imperceptible
monde, mais de tous les mondes infinis qui ont leurs routes
et leurs attractions tracées, à travers les siècles, dans les ·
espaces incommensurables et vertigineux de Vimmensité!
Le dernier groupe des Passereauœ, les Syndactyles,
comprend, parmi les Martins-Pêcheurs ou Alcyons (Alcedo),
dont nous possédons un bon nombre d'espèces, entre autres
le Todiramphus diops, des iles Célébes, d'un bleu foncé _
d'oulremer aux reflets changeants et nacrée, avec le ventre

emaux. 301
d'une blancheur de neige. — Le Guépier de Nubie d'
(lllcrops nubùm, Vieillot), du Sénégal, rouge-pourpre et de
forme allo = gée. -— Le Guèpier à fraise (Nyctiornis amiotus),
de Malacca; ee Syndactylc, choisi parmi plusieurs autres
du même groupe, a le dessus de la tête lilas—doré, la gorge
rouge-feu, le corps d'un vert gai et brillant, chamarrure,
comme on voit, rutilante et Hamboyante
ll y a, en outre, d’autres belles espèces exotiques que je
suis obligé d’omettre, faute de temps et d`espacc.
Grîmpeurs.
L’ortlre des Grimpcurs, formant une nombreuse tribu qui ·`
comprend les Aras, Pcrruchcs, Kakaloës, Perroquets propre-
ment dits, à becs ronds et crochus, Toucans, Coucous, Pics
et autres oiseaux à bec droit ou eliilé, selon les genres,
possède au Musée une pléiade de sujets aux plumages multi-
colores, pour lesquels je vais prendre ma palette, cu faisant
mes efforts pour la garnir de toutes les couleurs nécessaires,
ayant pourtant l'inteution de n'en ébaucher qu’un simple '
croquis et non une reproduction détaillée et fidèle.
Les Perroquets sont des oiseaux essentiellement grimpeurs
et adroits qui se servent aussi bien de leur bec que de leurs
ongles puissants pour aller de branche en branche et s’y
accrocher, ainsi que de leurs pattes pour porter la nourri-
ture h leur bouche. Ils sont, de plus, jaseurs à Vexcès, et
imitent facilement la voix humaine lorsqu’i|s sont dressés,
étant jeunes, à ce petit tour de force laryngien, à tel point
qu’on est parfois oblige de fermer les écluses à ce torrent de
paroles qui, la la longue, deviennent monotones et absurdes.
Tâchons donc d’étre bref à notre tour, de ne pas faire

302 aussi: nïusrornn Narunsnnn.
comme eux en imitant ces imitateurs incarnés; et sans
nous livrer ii d’autres explications plus ou moins banales
sur ces Psitlacidés que tout le monde connait, citons rapi-
dement quelques noms que la plume, tout uniment,
et non le pinceau dont nous avions parlé tout·àl’heure
dans un moment d`enthousiasme fugace, ou par simple
figure de rhétorique, revêtira de leurs couleurs propres
et les plus apparentes, nous bornant à quelques-uns de
ces oiseaux si drôles et si amusants qui doivent tous le
jour aux zones torrides.
Nous voyons donc, non en de_mi·liI»erte, sur l’ar|>re d'unc
cage, mais momifiés aussi correctement que possible, c'est-
à-dire avec les apparences de la vie, le Perroquet (.lra
chloroplerus, Gray), de S;iinte·Marthe (Nouvelle-Grenade),
dont le corps est ronge-ponceau, les ailes bleu de cobalt ou
d’un azur assez intense, et l`énorme bec tout blanc.
L'Ara militaire (Macrocerus mililuris, Vieill.), de la
Guyane, au plumage vert-tendre. ·
Le Teck couronné (Tochus mclanolcucus) , du sud de
I`Afrique, gros et long, au bec orangé, dont le dessus du
corps est noir, et blanc le dessous.
L’Anorrhinus malayannus, de Bornéo, tout noir, avec un
énorme bec surmonté d'une excroissance rostrale imitant un
second bec supérieur ridicnlement juxtaposé.
Le Bucorve (Bucorvus abyssinicus), qui a la tète agrémentée
d’un ornement charnu tout different, est de la taille de
l'aigle et noir comme un corbeau, sauf les ailes qui s'avivent
de quelques bandes blanches.
Le Kakatoës rosalbin, d'Australie, qui a le corps rose.
les ailes et la queue gris-perle clair, plus une huppe
rosée; l'assemblage de ces couleurs peu usitées fascine les
regards.

I
orsnwx. 303
ll y a encore le Nestor, de la Nouvelle-Zelande, un peu
plus gros, d’nn noir terne uniformément.
Le Psittaeule ondulé (Psitlacus undalus, Lath.), vert-pré,
que l’on retrouve vivant au Jardin zoologique, et d'autres
dont je passe les noms pour n’en pas faire une litanie.
_ Puis arrive un genre particulier de Grimpeurs à becs ~
énormes, ce qui leur donne nn air bête, lourxlaud, et prêtant
à une bonlïonne hilarite.
Le Toucan de Pébika (Rlzamphaslos piscivornus), grand
oiseau mexicain, au moins de la taille du corbeau, ayant le
corps noir, lc bee d’un format impossible et grotesque,
lequel bee est de plus arlequiné de noir, jaune et ronge, ·
surmontant une gorge jaune-serin.
Dans la tribu des Cuculidés, j'ai relevé le Coua 6, de
Cayenne (Coua cayanna, Vieill.), infiniment plus petit que
les Toucans, de forme plus svelte, avec un corps fauve
parsemé d'une marquetterie noire et blanche.
r Le Couroucon resplendissant (Pharomachius mociiw).
, J'ignore l'habitat de ce grimpeur, jaspé des plus riches
couleurs; son corps est vert-émeraude, à reflets cuivres ou
dorés; sa queue est ornée de très-longues plumes vertes de ·
même teinte que celles de ses ailes; il a en outre le ventre
rouge-écarlate et une aigrette-crinière d’un vert brillant
qui complète sa parure à elfet et donne dn piquant à sa
physionomie.
Le Jacamar à longue queue (Galbula paradisca, La tb.), de
Cayenne, qui a le corps noir, les ailes vertes aux brillantes
morrlorures, la gorge blanche et un long bec en aiguille.
l Pour en linir avec les grimpeurs, nous remarquons sur-
tout le Pie-vert dt (Picus viridis, Lin.), qui habite l’Europe. Il
est de la grandeur de la tourterelle, tout vert, à tête rouge
de corail. — A côté de ce Pie il existe (mutant toutefois qn'un

304 Musee narsrorna uarnnntns.
animal empaillé peutexister) un jeune Pic-vert de même es-
pèce, dont le plumage est très-diilérent de celui de son adulte
voisin; cet oisilton, au lieu d'avoir des plumes vertes au
ventre, les a gris·marhre, rnodilications qui n'ont pas lieu,
du reste, que chez les Picidés, mais chez une foule d’autres
_ oiseaux, petits ou grands, selon leur âge ou les saisons.
Puis le Picimne minule (Picimrms minutissimus), de
Cayenne, tres-petit, comme l’indique son nom, qui est jaspé
de couleurs diverses, avec le dessus de la tète rouge, clôtu-
rant la série de cette famille grimpante. `
Gallinacés.
Nous voici maintenant en présence de gros oiseaux gra-
nivores, dont la reconnaissance, mais une reconnaissance
primesautière, bien entendu,est plus lacile, dont le Coq
domestique (Gallus dameslicus, Brisse), au port lier et
orgueilleux, au chant plein de vigueur, dont les notes
vibrantes s'entendent de fort loin, est le principal représen-
_ tant. On en voit au Musée deux échantillons de plumages
toutdillérents et d'un bon choix.
Les Gallinacés proprement dits, puis les Pigeons ou
Colombtens constituent l`ord rc ornithologique en question.
W Il y a en outre la Poule Batuvia, de taille très~minime,
régulièrement tachctee de noir et dc chamois alternés; et le
Coq hyamalas C3', du Brésil, à courte queue, très—chamarré ou
chagrine; plus une Poule huppéc, je ne sais de quelle race
Viennent ensuite le Faisan dore (Phasianus piclus), le
Faisan argenté (Pltasianus nyctlwmcrus), tous deux de la
Chine, qu’on retrouve vivants au Jardin zoologique de
Tours, et dont je ne dis rien ici, me réservant d'en faire la

A oisearx. 305
description plus loin. - Le Faisan versicolore (Phasianus
versioolor), du Japon, vêtu de noir et de blanc, dont |'abdo-
men est d'un vert doré éclatant et le cou d'un bleu violacé
métallique et changeant.
L’Argus gigantcus, superbe et tres-grand oiseau des Indes-
Orientales, dont le plumage fait naltre l'étonnement et
l'admiration, qui est du reste trop connu, précisément parce
qu'il est très·remarquable, pour le décrire in extenso, avec
’ ses immenses ailes blanches ocellées, dans toute leur lon-
gueur, de ronds noirs ou œils vifs et symétriques, et ses
deux interminables plumes de la queue qui mesurent
certainement près d'un mètre de long.
Le Satyra Lathami, Gray, du Népaul, dont la robe est lie
de vin, ponctuée de blanc, avec une gorge bleue et rose, et
la léte surmontée de deux petites oreillettes ou cornes d'un
bleu plus foncé, appendices tout méphislophéliques.
La Pintade méléagride (Numida mcleagris), d’Alrique,
' volaille assez commune dans nos basses·eours, au cri rauque
et désagréable, mais dont le manteau noir, parsemé de
I petits points blancs, ne manque pas d’attraits.
Le Dindon commun (Meleagris communis), dont je n'ai
rien a dire, si ce n'est qu’il vaut mieux le trouver sur sa
table, rôti et doré à peint, sortant des mains ¢l’un cordon-
bleu émérite, possédant son llrillat-Savarin sur le bout du
doigt, que d’aller le chercher à l’élat sauvage dans quelques
parties désertes et reculées de l’Amérique du Nord, sa patrie
originelle.
Le Hocco de Curasson (Crau: globiccra, Lin.), de la
’ Guyane espagnole, tout de noir habillé, comme certain
page, ou, sans rapprochement intentionnel, comme la dinde,~
dont il a presque la taille. Le Hocco a la tête ornée d'une
huppe frisée qui se prolonge jusque sur la nuque. Cet

306 xwsss D,lllSTO|B£ mrunntnn.
oiseau, qui est domestilié en Amérique, pourrait sans doute
aisément être introduit ou plutôt propage chez nous, puis-
qu`il prospère au Jardin d’Acclimatation de Paris.
· Le Paou ordinaire d' (Pavo cristalus, Lin.), de l’lnde.
Il se trouve place seul, j'allais dire intrônisé, solennelle-
ment, queue déployée, en grand appareil, toutes voiles
dehors, comme on dirait en termes de marine, en haut de
la vitrine des colibris qui lui sert majestueusemcnt de pie-
destal. Sa parure que l'on sait par cœur est d'une splendeur
incomparable; l'aigrette tremblotante qui se balance avec
grâce sur sa tête à la moindre brise, et surtout le magique
éventail de sa queue aux longues plumes étagées, au bout
de chacune desquelles miroite ou rayonne un œil presque
noir à force d’ètrc bleu·loncé, cercle d’or, de violet et de
vert, aux rellets de métal, font de ce joyau des Gallinacés,
que je ne chercherai pas à dépeindre plus minutieusement
parce que ses magniiicences ont le malheur de n'ètre pas
rares, le Paon étant répandu partout, font, dis·je, de ce
phénix de beaute une des plus étonnantes merveilles du
monde merveilleux des oiseaux.
Il rappelle, pour mêler le plaisant au sévère, I’Argus de
la fable, surnommé Panoplés, c`cst·à-dire qui voit tout, lequel
· avait cent yeux, dont cinquante seulement restaient ouverts
et cinquante fermés la nuit, pendant le sommeil, ce qui était
évidemment très·sulïisant pour bien voir et pour bien dormir
en mème temps. ll paraît que Junon, qui était en belle
humeur, prit cette multitude d’yeux après sa mort, ce qui
ne devait pas être très·l`acile, et les repandit sur la queue
du paon, diiliculté plus grande encore; ou bien métamor-
phosa en paon, toujours miraculeuse allaire, cette victime
de Mercure qui l'avait endormi tout·à-fait et lui avaitcoupe
la tète, je ne sais plus pour quel mefait assez puéril, dont

, oiseaux. 307
les badinages, les subtilités, les élucubrations et les cocas-
series mythologiques doivent certainement donner de plus
amples détails.
l Voilà pourtant la quelles faeéties nous expose l'invention
i de l'Olympe!... Invention au sujet de laquelle Bérauger dit ‘
l quelque part :
' « Les yeux en l’air le bon homme Hésiode
» Cherehait jadis des dieux à noms ronflants.
» l·`aute d'idée il allait faire une ode;
·· De Chypre arrive une outre aux larges flancs.
» Mon grec s’enivre et sur Pégase il grimpe,
» Chaud du Nectnr qui pousse au merveilleux. h
» L’outre était pleine, il en sort un Olympe.
» Le vin de Chypre a créé tous les dieux. »
Mais reprenons le lil de notre discours. Je saute avec
préméditation les Perdrix et les Caillcs, parce qu'ils une
l tarde de baisser le rideau sur le spectacle il grand orchestre,
interminable et étourdissant de la gent emplumée.
Dans la tribu des Colembiens, je citerai, pour terminer
l'ordre des Galiinacés, les Colombes, entre autres la Poi-
gnurdée, tachée de rouge-sang, des Philippines; la Nonnain
(Columba cuculala, Vieill.), couleur chamois; les 'l`ourte—
relles, puis le Lophire couronné (Lcphirus coronalus, Vieil.),
cle la Nouve|le·Guyanc, à légère aigrette _verte; et enliu le
Tetras lyre (Tatras lyrus), de la Russie méridionale, d'un
noir bleuâtre, dont la queue magnifique représente la l`orme
gracieuse d'une lyre éolienne.
Échassicrs.
Cet ordre, qui comprend les Brévipemws, Pr¢·ssiroslres,
Cullriroshws et Longiroshvs, est assez bien représenté;

` l
308 Musée n’ms·rotn¤ unonnttn.
seulement parmi les Brévipennec, géants emplurnés, tels i
que les Autruches et les Casoars, ces derniers surmontés
(du moins celui à casque), d’une sorte de bonnet phrygien,
il y a pénurie complète an Musée.
Les Preuirostron comptent dans leurs rangs l'0utarde
cannepétière (Otis telraz, Lin.), dont on voit deux échan-
tillons, d' et Q sans doute, l'un à lines mouchetures
fauves, noires et blanches, dont le con est noir, avec collier
blanc; l`autre dont le cou est pareil au corps.
A la suite de l’0utarde se pressent les Pluviers, le doré,
celui il collier ct celui à ailes noires. — Le Rouloul couronné I
(Ilollulus coronatus), de Malacea, vert-bouteille et noir. - Le
Vanneau à poitrine noire, et le huppé.
Parmi les Cnltrirostres, on admire surtout la Grue
cendrée (Gruo cinerca, Bechstcin), d'Europe, toute grise,
avec les pattes ainsi que le bout des ailes noirs et le bec très-
ellilé, plus grosse que le Flomant, mais montée sur de
moins hautes échasses.
Le Héron cendré 3* (Arden cinerca, Lath.), blanc et
cendré; c'est celui dont il est dit sans doute:
c Le héron au long bee emmanehé d’un long cou. »
Puis le Héron grande-aigrette (Ardca egretta, Lath.), de _
la Guyane, blanc et pattes noires. — Le Héron pourpre 5*
(Arden purpurea, Lin.), au long bec blanchâtre, à la line
aigrette noire renversée en arrière, aux cuisses chamois, au
corps marron, gris et jaunâtre, en dépit de sa qualilica tion
de pourpré. - Le Héron agami, de Cayenne, moitié moins
grand que les précédents; dos noir, ventre havane·cIair,
jabot tombant, gris-perle.
L'0iseau-Royal (Arden puvonia, Lin.), d’Al'rique, superbe

oiseaux. 309
échassier, de couleur noire, avec le bord des ailes blanc, le
cou couvert de fines lamelles de plumes, les pattes noires,
la tête surmontée d'nne espèce de toque ou calotte noire,
veloutée, laquelle est entourée d‘une longue huppe rayom
nante imitant les piquants les moins gros du porc-épic, et
formant une auréole très·bizarre et surprenante, de couleur.
cbinée, fauve et blanche, ayant aussi de l’analogie· avec la-
soic du sanglier. —
Le Scopus umbrctta, de la division des Ardéides, du Cap,
oiseau assez trapu, gris-marron, pattes noires, hnppe
toulïue, renversée, sorte de chevelure épaisse, absalo-
nesque, si l'on peut risquer ce terme pour établir une
comparaison juste au fond, quoique au premier abordelle
paraisse tirée par les cheveux.
L’Ardéole blongios 5* (Ardeola minute, Ch. Bonaparte).,
d’Europe, paré d’une teinte chamoisée au col, à la gorge ct
au ventre; queue très-courte, peu apparente, dos noir, bec
pointu, taille de tourterellez voilà son portrait en deux·coups
de plumes.
La Cigogne noire (Ciwnia nigra, Yieill.), jeune sujet dont
. le cou est marqueté de blanc et noir, avec les ailes et le
corps noirs, de même envergure que la Cigogne blanche.,
L’Argala, Marabout du·Sénégal, Ciconien fort laid, mais
qui posséde sous l’ailc ces beaux panaches légers et précieux
dont les dames se parent; il a le cou rouge, tout pele, quel-
ques poils rares sur la tète, comme une sénile calvitie. ll est `
plus gros que la cigogne, et est doté d’un énorme et horè
rible bec _d’un blanc douteux, au bout duquel la tete est
comme unaccessoire. Il faut que la cervelle qui est renfer-
mée dans cette ridicule petite boite osseuse soit de bien
bonne qualité pour suppléer à son volume exign. -
La Spatule (Spatalca ou Plalalca lcucorodia), grand echa `îv
· routu. ~ ,   ,.20; . ,, .

_·3l0_ trust: D'Rl$‘l’0ll! mronnnu.
tier d'Europe, qui est tout blanc, a les pattes noires et une
'huppe rahattante également blanche; son bec est tout ce
· qu'il y a de plus curieux dans son individu, par sa forme
inusitée qui ressemble à I’instrument de pharmacie dont il `
— porte le nom, plat `par la base et rond par Vextrémité, en
s'élargissant, et qui produit un bruit de castagnettes.
· Le dernière famille des Echassiers, les Longirostres, est
‘ dotée entre autres, dans nos galeries, de l'Ihis hagedasch,
Lenoir, du Cap, de la taille du canard, au long bec mince
î sortant d'unc grosse tète, au plumage cafè·au-lait, aux ailes
verdâtres et bronzées.
Le Paribis rouge dl (Scolopa.1: rubra, Lin.), d’un rouge
écarlate ou garance, à grand tapage, avec un long bec
jaune, recourbé en dessous; originaire de Cayenne.
C'cst encore parmi les Longirostres qu’il faut classer la
Bécasse, la Bécassine, le Chevalier, le Combattant, l'Ao0cette,
le Courlis, etc. .
Palmipèdes.
a Ce dernier ordre de la classe fort étendue des Oiseaux,
possede, sous les vitrines, une assez nombreuse réunion
représentative.
A D'abord la Poule d'eau, qui fait partie des Mnerodnc-
tyles, établit le passage entre les Echassiers et les Palmi-
pides.
;Puis le Flamnnt rose (Phœnicapterus ruber, Lin.), Cot
‘ échassier remarquable, qui tient aussi des palmipèdes sous
plusieurs rapports, et qui fait naître à la pensée le souvenir
des bergers des Landes perchés en l'air, comme lui, au
milieu de leurs ajoncs épineux, en tricotant philosophique-
ment des bas; ce Phénicoptêre, disons·nous, est d’un blanc

orsnux. A î- 3_ii
rosé, a un bec difïorme, rouge, avec une courbure noire
très-prononcée au bout, et de grandes pattes minces de la
nuance de la cornaline, plus un interminable cou qui se
. replie à la façon oscillatoire des couleuvres. `
La famille des Plongeurs, à tournure grotesque, nous
met en étalage le Plongeon Cat·marin (Colymbus septentrio-
nalis, Lin`.), d’Europe, au plumage grisâtre, qui se tient
verticalement, à |'instar des Pingouins,__ leur touchantde
fort près. g A i
Le Pingouin brachyptère (Aloe impennis, Lin.), des régions
glacées, qui mesure bien 50 centimètres de haut,`est'cou-
vert de toutes petites plumes gris—ardoisé, a le bec èeourté, A
la gorge et l'abdomen blanc-nacré; il n’est pourvu que
d’ailcs rudimentaires, ou plutot de rames servant exclusive-
ment à la natation, pour laquelle il excelle, et se tient
bêtement toutdebout comme une borne au bord des rivages.
Le Grèbe eornu dl (Podiccps cornutus, Luth.), d’Europe,
beaucoup plus petit que le Pingouin, dont il a le port et la
dégaine stupides; il est orné de deux toulles de plumes
d'aspeet corniforme sur les côtés de la tête, tr son ventre
de nacre sert à fabriquer des manchons ou autres fourrures
de fantaisie, d’un brillant éclat.
Je passe les Harlcs, les Macarcux, etc.; ces derniers, par
exemple le Fatcrcula arctica, Less., de petite taille, étant
pourtant fort drole avec le cone tronqué et cannelé qui lui
. sert de bec.
Abordons maintenant les Longipennes, cette seconde
grande subdivision des Palmipëdes. —*
Nous y trouvons: — le Pétrel, surnommé l’0iscau des
Tempétes (Procellaria pelagica, Bull`.), ir peine plus `gros
qu'un moineau, d’un noir terne, avec un petit bec noir
recourbé en faucille; r _ ·

I
l»•• _. .,, , l
3lQ _ rusé; D'illBTOIIl uaruanm. `
._Deux Goëlands, celui à manteau noir (Larue. marinus,
Lath.), d'Europe, et celui à manteau gris (Larue glaucus),
du même auteur et de même provenance`; l'un' et l'autre
revètant un plumage noir, blanc et gris-perle ; — la Mouette
rieuse 6* (Larue rudibundus, Lath.), d'Afrique, ect la petite
Mouette cendrée (Lanta cinerarius, Gmelin), de nos côtes,
auxcolorations blanches eteendrées; ·_
L’Albatros exile (ûiomedea ezulans, Lin.), du cap de
Bonneqlispérance, de la taille colossale du cygne.- L’Alba-
tros est ramassé et trapu, a le col court, le plumage café—au-
lait, entremèle de blanc, les ailes brun-foncé et le bec
reeourbé au bout en forme de crochet. ,
Il y a encore d’autres espèces de cette famille, aux longues
ailes, au vol puissant, telles que le Labbe cataracte (Lestris
cqturacles), des mers polaires, etc., dont je suis forcé
d'écourter' Yénumération. q
y Les Totipalmcs ont à leur tète : — le Pélican (Pelecanus
çrispus, Lath.), du nord de l’Amérique, d’une très·grande
taille, supérieure même à celle du cygne, ayant les pattes
` ainsi que le corps blancs, et un bee énorme à en réver, avec
lequel il se garderaît bien de se percer le [lune pour nourrir
de son sang ses enfants, ete., comme on debite encore ce
vieux boniment archifaux dans quelques rares ménageries
`ambulantes et arriérées. Ce fameux bec est agrémenté d'une
_ poche qui se dilate à volonté et prend des proportions
inquiétantes ;
Le Cormoran ordinaire, jeune (Pelecanus carbo, Lin.),
d’Europe, audéveloppement qui ne depasse guère celui du
canard de Barbarie. ll est noir, à reflets vcrdâtres et a le
dessous dc la tète blanc. .l’ignore à quelle grosseur exacte il
peut atteindre à l'état adulte. , q _ _ _ '
Je n’ai pas vu de type de Frëgale à longue queue fourehue

orsnux. 3l_3
dans la collection, cet oiseau de mauvais augure, qui
présage aussi la tempéte.
« Enfin, pour dire un adieu définitif aux oiseaux de toutes
familles et de tous genres, dont le nombre s'élève peut-étre `
à quatre ou cinq cents au Musée, nous allons passer une
derniére revue par les Lamellirostres,
Cette inspection nous fera voir : — le Cygne àqbec noir
(Cyenus [crus, Briss.), tout blanc, et pattes noires comme le
bec. ll est inutile de parler de la forme gracieuse de ees
grands et magnifiques oiseaux que tout le monde`a vus
naviguer sur les bassins de nos parcs, et dont aucun navire
n'a la svelte élégance; pureté de formes dont s'éloignent de '
plus en plus les véloces Monitors plus ou moins blindés et
éperonnés que l'on construit de nos jours;
L'0ie rieuse (Anser leucopsis, Bechst.), au bec court, au
cou gris·cendré, à l’abdomen noir et blanc, et aux pattes
jaunâtres, un peu plus grande que la Bernache nonnette
(Cinas erylhropus, Lin.), dont j'escamote la description ;··
Le Canard huppé 5* (Anas sponsa, Lin.), dc Yhmérique
septentrionale. Ce joli palmipède, à huppe renversée, â tête
noire traversée de deux larges raies blanches nettement·
coupées, a le bec jaune, de lines mouchetures sur les côtés,
le ventre blanc, le dos et la queue noirs, à reflets verdâtres;
’ Lc Canard Souchet (Anas clypeala), de taille inférieure à
celle des canards ordinaires, a la tète et le col d’un vert
fonîeé miroitant, et le ventre moitié blanc et moitié marron.
Je m'arrète ici sans parler des Macrcuses, Sarcelles,
Garrols, Glaucions (Claugulcrglaucion, Ch. Bonap.), d’Eu-
rope, et autres espèces caractéristiques que j’avais pourtant
i enregistrées. Mais il faut savoir se borner, et songer que
j’ai encore beaucoup de choses à dire sur d'autres animauî,
pour remplir mon' programme, achever la tâcheqne je mc

3ll. Musée ifaisroxns mrnunmx. _ \
suis imposée, et dont je ne veux pas compromettre I’intérèt
par trop de longueurs; car la liste que je viens de dresser
ne donne que de simples points de repère dans le labyrinthe
ornithologique. ·
_ (EUFS D’0lSEAUX.
A la suite des Oiseaux, ct comme complément obligé, ge
ne puis me dispenser de dire deux mots sur les Olâufs; mais
` ma tiradc ne sera pas longue, ear le Musée n'en possède que
quelques rares échantillons innomés, perdus dans le coin
obscur d’une étagère inférieure.
` On y voit des œufs d’Autrnche, de Poule, de Canard sau-
` vage, de Perdrix, de Merle et d’autres tout petits oiseaux,
ainsi que des monstruosités oologiques anormales par leurs
conformations baroques, contournécs en hélice, ou alïectant
la forme d’une cornue de laboratoire de chimie.
Cependant il y a dans une autre armoire vitrée, consacrée
à la paléontologie, une imitation, grandeur naturelle, de
|’œuf d'Epyomis, ect oiseau fossile, colosse d’une époque
antédiluvienne, trouvé à Madagascar; lequel œuf est gros
au·moins six fois comme celui de l’Autruche du Sahara,
pourtant d’une taille déjà fort respectable.
REPTILES. · .
Ohéloniens.
` Cette première subdivision des Reptiles compte au Musée
de Tours quelques espèces dont une surtout est fort remar-

terrines. - >3|5
quahle par ses dimensions énormes, c'est la tortue éléphan-
tine (Tcstudo elephantina, Biberon et Dunieril), de l'ile de
France, placée dans l'embrasurc d'une croisée. Ce Chétonien
monstrueux doit être d’une force herculéenne, et vous cou-
perait facilement un doigt d'un coup de son robuste bee
tranchant. Il mesure 1 mètre 30 au moins de longueur; sa
carapace toute noire, trés-bombéc, est formée de treize
écailles larges comme des plats, sans compter le pourtour
ou rebord de cette vaste boîte cornée et écailleuse. C'est
sans doute dans une carapace de ce module qu’on avait
dressé le berceau fantaisiste du bon roi Henri IV à Saint-
Germain·en·Laye.
Malgré fintervertissement forcé à cause des lacunes qui
existent au Musée dans la classification des différentes
familles ehélonienncs, je poursuis imperturbablement mon
inventaire.
Trois carapaces isolées, sans plastron, I'une appartenant
à la Tortue dite à lignes concentriques, de la partie nord du
Nouveau-Monde, New-York et Florides, dc I4 à 15 centi-
mètres de long; l’autre, la Matamata, de même provenance;
et la derniére, la Charbonniêre, du Brésil, de la Jamaïque
et du Chili, laquelle n’est guère plus grande et dont les
écailles sont noires, avec un point jaune au centre.
Il y a en outre le Carrel, de belle taille, à écailles noires
lancéolées; la Tortue à bords en scie et la Tortue marine jou
Tortue franche, de la forme d'un losange arrondi. couleur
|¤8\‘¤‘0¤· Mix écailles marbrées; toutes trois il carapace plate.,
et habitantes de·la mer. `
, Plus. (TUBE part, la carapace de la TOI’l\l6 ¢l8Wd¢» viré?
aplaüm l¤¤c¤¤ de 50 centimètres; el., (l'ü\ll·\'0 P8", la _mèm¤
Püfîîe Supérieure de la Toytug indienne, plus volumineuse A
°°°°"°# ml", ao conformation inaccoutumée, oblongue.

316. musee D•llS'l'0lIl nsrmm.  
cylindro-piriforme, se rabattant en arrière en une `forte q
dépression. '
· J'alIais oublier une pièce curieuse, la Tortue roussdtre ou
rétiauléc, de la Caroline, dont on voit intérieurement le
squelette, les attaches de la tète ct des pattes, attendu que
son dos proémincnt s`ou\·re et se ferme ii volonté, comme
une vraie tahatière, ce qui est <l'une ingénieuse et utile
invention.
Sauriens.
Les Sauriens s'énumèrent de la manière suivante =
Le Lézard Varan (Varanus arcnarius), du Sahara, de _la
longueur d’un mètre, uoirâtre. avec des dessins hiérogly-
· phiques blancs, et de grands ongles crochus; - le F 0uclle·
queue, des mêmes régions sablonneuses, presque aussi
développé, de teintes grises, aux écailles soulevées;
L’Iguane vulgaire (Laccrta iguane), d’Afrique, longue de
50 centimètres; ce saurien, bizarre de formes, aux yeux
rouges et aux grandes pattes, à l'épin_e du dos hérissée de
piquants rappelant lcs nageoires de certains poissons A
cartilagincux.
On voit ensuite, dans des tubes de verre, le Caméléon
commun, d’Algérie; g- le Scinque des boutiques (Scincus
_ « ojfcinalis), marqucté de noir et de blanc ; - le Lézardiocellé
(Lacerta occllala, Lamarck), 21 grosse tête, à peau remar-
quable, formée dlentrelacenients de cercles blancs sur un
fond grisâtre; - le Gongyle `ocellé (Gongylus oçcllalus,
Bib. et Dnm.) — et le Trachièle marbré. ’
Le Crocodile d’Amérique ou Caïman (Lacerla alligalor),
monstre horrible et terrifiant, quikmesure plus de 2 mètres

' nr·ru.ss. I -317
du bout de sa queue jusqu’à sa terrible gueule, armée de
dents formidables;— et le Crocodile du Nil, trois quarts
moins grand, mais paraissant tout aussi aimable. Ils ont
tous deux sept rangées de rugosités dorsales très-pronon-
cées. - Puis, pour le bouquet, une momie desséchée de
Crocodile dela Hauteçllgypte, comme lc précédent, laquelle
n’est pas du tout eugageante à voir, avec sa défroque de
vieilles bandelettes jaunies et ratatinées, chiH'ons qui lui
pendillent au bout de la queue, et qui doivent sentir,le crû
par excellence des embaumements perfectionnés.
Ophîdiens.
Quant aux Opbidiens, il y a, en commençant parla
gauche, au bout du casier, dans de longs tubes pleins
d'alc0ol : le Tortrix scttale; — le Smanlodes ccuchoa, noir et
blanc, long et mince,_à grandes taches; — l'AmblycépIaal¢
bucéphalc; — le Comodon smeatum, argenté, avec rondelles
imperceptiblement bleuâtres; — l’Aconlias Pintade, très-
court, etc. ;' `
La Couleuvre cingla, dela Touraine, au fourreau noirâtre,
de 25 à 30 centimètres;
Le Boa cmwtrictor, du Brésil, d’une longueur de I mètre ·
50 centimètres environ, gms comme la jambe, marron-
roux, avec de régulières annularisations jaunâtrcs;
Le Python royal, d·’Afrique, d’égale grosseur, blanchâtre
» en dessous,·éeailles foncées en dessus, à dessins. peu, indi-
qués et brumeux;
·· La Dryine nasique grise (Drginus nasalus,·Bib. et Duur.),
qui a de 50 la 60·centimètres, ûliforme et d’un gris—bleu
indécis.

i
3l_8 nwsts rfarsrons narnantts. q
Voilà en pen de lignes, plus ou moins apologétiques,
pour l'exhibition chélonicnnc, saurienne et ophidienne, tout
le mince bagage erpétologique du Musée.
· BATRACIENS.
. La Grenouille mugissam, de Virginie, est seule de sa
race pour éclairer l'esprit sur cet ordre d’amphibiens. Il est
vrai qu’e|le en représente bien, par sa taille, quatre on
cinq ordinaires des nôtres de France. Elle est colorée d’un
gris foncé, avec le ventre blanc, et se donne le luxe de
` zébrures noires au dos et aux mollets, car les grenouilles
sont dotées de cet agrément physique fort apprécié en
chorégraphie.
POISSONS.
Nous sommes bien modestement et maigrement pourvus
aussi dans cette branche d’animaux aquatiques et de nageurs
de haute école pour la plupart.
· Poissons osseux. _
a Parmi les Poissons osseux on d istingne : - le Spare [as-
cille, à écailles d’un beau vert, ramassé dans sa taille, qui
n'a que 25 centimètres;
Le`Tranoscope rat (Tapecon raspocos), de I’0eéan atlan-
tique, d’une forme ordinaire, blanc mat, avec de grands
yeux noirs;
’ ' I . I
· ""1 «·§ Hal f-N

' _ `   œorssons, _ 319,
Le Lépisostée caviale (Esoz osseus), de près d'un mètre, à
écailles argentées en forme de losauges;
L'Echenois rcmora, dit Sucet, des côtes de Mozambique,
de petite dimension; .
Le Dactyloptère pirapède (Frigla volilans) , Poisson-
Volant, aux ailes-nageoires qui rappeIlent_la chauve-souris,
dont elles ont la teinte sombre; très·singulière conformation
qui lui permet de s’é|ancer un peu hors de l’eau et d'ébau·
cher, en l'affrontant, une navigation aérienne. Il en tombe
quelquefois sur les navires qui traversent la Mediterranée;
Le Gymnotborax murène (Murcna helene), d'un mètre de
long, jaunâtre, cyliudriforme, ressemblant à une grossière
ébauche de serpent, avec une queue écourtée et le dos
couvert de dessins d’anneaux marron-fonce, euchevêtrés les
uns dans les autres; '
· La Scie commune (Squolusprislis), jeune âge, noire, yeux
jaunes, longue défense pectinèe à dents espacées, arme
redoutable soudée à sa tête; `
Le Squalo Requin, de 1 mètre 30 c. environ, qui n’a pas
` une physionomie bien aveuante. Plus un amas de scies du
Squalus pcclinus; - le Squalc Ange, de forme eIlipsoïd_e,
qui mesure au moins t mètre de longueur, à grandes na-
geoires et grosse tête ronde, à peau de chagrin comme tous
les Chiens do mor, ses coriaces congénères; — le Squalc
Rousseltc, de 2 mètres, gris-perle, avec les mêmes rugositès
cutanées, dont on se sert quelquefoisencore pour déerasser e
et émousser les procédés des queues de billard.
Puis le Trétodon Lune (Trelodon mole), de 90 centimètres,
pourvu de puissantes nageoires presque parallèles à l'extré·
mité caudale. I I

QQ) Inst: D•I]§`IQ“,:,IAl'UIII·LI·
il Poissons œrtilsgincq;.
L’Esturgeon (ÀCi])¢Il8¢l'), de taillepuissante, avec des
uraqgees diécussons durs, coniques ou’patçlIiltormes,,implan·
tés dans le sens longitudinal ducorps. A
Plusieurs Diodons, ces sortes de cauchemars réalisés au-
delàpdc toutelirnagination, qui pourraient donner la ymain  
ou la nageoire aux anguleux Ostracions, avec lesquels ils u
ont une certaine parenté, sTils n’etaient pas complètement
ipahordables. Du- reste, voici quelques-uns de leurs char-
mants petits noms assez caractéristiques: le Diodon étoilé,
tout rond, gris-cendré, couvert d'epines; le Diodon tiyréfà
épines rabattues; le Diodon longue-épine; le Diodon orbe ou
hérisson; le Diodon blanc et le Diodon _courtc-épine. Ita
conformation sphéroïdale de ces pietitsxamours de pois-
sons, couverts d’un arsenal diaiguilles, de `piques et de
lances, comme on voit, les fait paraître, du premier
_coup dlœil, bons à prendre autant que possihle avec des
pincettes. A
L'0stracion co]]i·c étoilé, blanchâtre, à angles _tres·aigus,
it nageoires palmées, à queue marron-foncé, ravec des
impressions _gris-perle répandues sur tout son corps, dela
regularité la plus géométrique, rappelant laqforme ,agréaQe
,des lleurs dites Qroix-de-Jérusalem, est suivi_}duipetit_Qstra—
· ` cion bossu, qui est quadrangulairc; lequelpest suivis son
tour d'une Ioule d’autres membres delcette 'famillelmal
l xtournée, tels ique l’0stracion§ co/fre triangulaire, l’0stracion
,cq]frc ntoucluté, co;fropointillé,;‘§tc.,_ faniille_:disgracieuse"et
dilïorme que la nature n’a' pas craint pourtant,de couyriret
de parer de lleurs et de mouchetures charmantes.
Là se borne la série de l'ordre des Poissons.

frtëîliibïlittïéëî üïï
ENTOMOZOAIRES
Oli,
' Armures. ·
Artîculés.
Le Musée commence en ce moment à placer une très«
intime collection d’Insectes proprement dits, dans une
étroite vitrine ou I’on ne voit et ou il n'y aura que fort peu
de chose, et encore seulement cn Goléoptères, Hymô-
noptéres, Lépidoptàres et Diptàres. Les Orthoptàres,
Névroptôres et Hémipteres ne sont pas encore repré-
sentés; le seront-ils? je l’ignore.
Pour les Hymenoptères, il existe un nid de la Guêpe
frelon (Vespa crabe, Lin.), d’une grosseur énorme, presque
sphérique, eohiposé d’une sorte de carton rubane, tortille
et contourne de la manière la plus inextricable, aux couleurs
grise, fauve et jaunâtre; c’est un bel échantillon, qui u les _
honneurs d'un globe de pendule. ' ' `
Quant âtix Éyriàpodèü et aux Aràchuides, il n'y I
absolument rien. 4
Les drustaeéà seuls possèdent quelques sujets disparates
et sans suite, qui, comme de raison, sont tous marqués tut
coin du laid le plus invraisemblable, sous le rapportidé
leurs formes ou plutôt dc leurs déformations biscornues,
fantastiques et extravagantcs. Il n’est pas rigidement néces; '
saire dé lès déterrer parmi les Reptiles et les Poissons, dans "
la eompagniettlesqnels ils se trottvent un peu dépàjysès. ï

S2! uustnïnisronn mrunuu.
Vers.
Les Annéltdes et les Helminthes y font triste hgure
également, ou, avec plus d`exactitnde, visage de bois; ils
n’ont, pour les Annélides, qu’une seule et unique espèce,
une pauvre Sangsue, qui s’ennuirait énormément dans sa `
morne solitude, au fond de son petit flacon à esprit de vin,
si elle n'avait le bonheur malheureux d'étre morte déjà
depuis longtemps.
· MOLLUSQUES
li r
s CONCHYLIULOGIE. _
U Céphalopodes.
Les Céphalopodes brillent aussi par leur absence; ils ne
sont indiqués sommairement que par l’habiIation de l'.~lrgo-
mute Argo, parce que cette habitation est une grande
coquille magnifique, blanche, ondulée, légère, transparente
et fragile, de forme naviculaire; et par le Naulile flambé,
dont la demeure est fort belle aussi, quoique toute diffé-
rente, épaisse et à compartiments intérieurs nacrés, avec
des rayures aurores sur un fond blanc—jaunâtre extérieure-
ment. Ce coquillage, étant décapé, découvre également à sa
surface la plus belle nacre, sur laquelle on grave souvent
` de jolis dessins en relief ou en creux, faisant le désespoir
de certains conehyliologistes, qui regardent ce travail artis-
tique comme une mutilation et un vandalisme.

uonnusouxs. ` 32É
On aurait été curieux pourtant, la défaut de Cranchies,
Sépioles, Seiches, Bélopiëres, Calmars, Ommaslrëphes, etc,
' de rencontrer au moins, dans un grand récipient en verre,
le Poulpe commun (Octopus, Lam.), je veux dire la célébre
Pieuvre, illustrée d’une façon magistrale par Victor Hugo,
4 Gastéropodes. i
Les Gastéropodes, ou plutôt les coquillages qui renfer-
maient les Mollusques de cette catégorie, sont groupés,
principalement dans une vitrine centrale et isolée; ils sont
assez nombreux et représentent, je crois, après un rapide
coup d’œil jeté sur les rayons, à peu près tous les princi-
paux genres conchyliologiques, terrestres, tluviatiles et
marins qui y sont alférents, tels que Bulles, Hélices, Bu-·'
limes, Auricules, Cycloslomes, Planorbes, Nérites, Haliolides,
Paiellcs, Oscabrions, Cadrans, Troques, Turbos, Cérilhss,
Fuseaux, Pyrulcs, Rochers, Trilons, Plérocêres, Sirombes,
Casques, Haopes, Tonnes, Vis, Milres, Volules, Harginelles,
Ooules, Porcelaines, Olives, Cdnes,‘etc.
Acéphales. ·
Mêmes observations pour les Mollusques acéphales de mer
ou d'eau douce, dont les coquilles bivalves, de toutes formes
et de toutes nuances, se composent de Tarcls, lfholades,
·S0lens, Maclres, Crassalelles, Vénéruppes, Tellines,·.Cylhéiées,
Vénus, Bucardes, Arches, Péloncles, Trigonies, Anodonlcs,
Tridacnes, llodioles, Moules, Piuladincs, Peignes, Spomlyles,
Grypllées, Huîtres, Anomies, Térébralules, etc. ·

3ü· uosts n'n|s1·onx uaruumu.
Une seconde vitrine est consacrée à la Cnnchyliologie
fossile et autres pétrilications, qui sont également en bon
nombre et renferment quelques grandes Ammonitcs, des —
Bélemnilos, des Encrinitcs, et une foule de coquillages uni-
valves, bivalves ou multivalves, principalement des terrains
crétacés.
Chercherà vouloir entrer dans des détails plus circons-
tanciés sur la Conchyliologie actuelle, ou sur celle des âges
perdus du monde, serait tenter de pénétrer inutilement
dans un dédale en dehors- de mon sujet, qui ne doit étre
qu'une simple ébauche et un compte-rendu très-sommaire.
· ZOOPHYTES. .
Radiaires.
La premiere subdivision des Radiairca ou Bayonnés, les
Behlnodermes, n’est gratifiée ici que d’une dizaine d'cs-
pèces d'Asteries ou Etoiles de mer (Aslcrias), et d’une
vingtaine d’espèces d'0ursins (Echinus) que l’on nomme
vulgairemcnt Hérissons ou Châtaignes de mer. Cette minime
collection n'a aucun type de particulièrement remarquable; ·
il lui manque même, pour compléter la /'aune-/lore dont les
Bayonnés tiennent le haut rang parmi les animaux:-plantes, »
une ou deux Holothuries (llololhuria), dits Cornichons ou
Concombres de mer, sobriquets qui dépeignent à merveille
la forme cucurbitacée de ces animalisatiens mamelonnées,
poilues ou épineuscs. V
Parmi les Aoalèphes, ce sont les Médnses ou Rltizoslomes,
appelés aussi Orties de mer, qui viennent ensuite, sortes de
parapluies ou dhemisphères gélatineux qui pullnlent·par-
tout, mais auxquels il est impossible de conserver, dans des

zoornvrns. 325
bains d’alcool, leurs teintes transparentes et souvent bril-
lantes et irisées lorsqu’ils se balancent au sein des eaux;
les Méduses, disons-nous, manquent naturellement au
Musée, qui ne posséde pas d’Aquarium pour les avoir .
vivantes, ou de vases ad hoc pour les conserver après leur
mort.
Les Polypes sont assez bien représentés. ll y a quelques
Tubipores, beaucoup de Madrépores, d’Astrées et de Méan-
drines, entre autres celle dite Cerveau de Minerve (Mean-
drina cerebriformis, Lam.), superbe et volumineux échan-
tillon, orbiforme, blanc d'alhâtre, avec des vermiculations
sans lin, qui ressemblent elïectivement aux substances céré-
brales, tout contournées, logées dans la ooncavité du crâne.
Il y a de plus un assemblage de quelques Gorgones repré-
sentant de petites arborisations très-branchues, générale-
ment plates, blanches, noires, roses, violettes (Gorgona
oiolacea), grises, jaunes ou rouges, souvent développées
gracieusement en éventail, comme la Gorgona habellum de
Linné.
Spongiaires.
En fait de Spongiaires, je n’ai vu qu'une fort grande
Eponge, la Coupe de Neptune (Spongia calieiformis), de la~
mer du Nord, ayant la forme creuse et élégante d’un verre
à pied, mais d’un verre géant, dont la capacité, de plusieurs
vidreoomes hollandais, aurait fait sourire Gargantua, ce
digne rejeton « du bonhomme Grandgousier, beuuanl et se
» rigoullanl auecques les aultres, qui entendit le cry horrible
» que son fils auoit faict entrant en la lumière de ce monde,
» quand il brasmoit demandant a boyre, a boyre, a boyre, » —
ron rx. 21

l
l
326 Musée nfmsrouua iwrtnnnnn.
comme dit mon ami François Rabelais, le Tourangeau, une
des plus marquantes illustrations, quoique un peu leste et
égrillarde, du vieil esprit gaulois.
PALÉONTOLOGIE.
La Paléontologie, ou la description des animaux et des
végétaux: fossiles qui ont jadis peuplé la terre ou orné sa
surface de ses plantureuses et luxuriantes verdures, possède,
dans trois vitrines. quelques ossements et empreintes parmi
lesquels je citerai les suivants.
Des dents et des côtes du Dinothcrium giganteum; des
défenses du méme colossal pachyderme de I’époque tertiaire,
armes terribles à la façon de celles du Morse, dirigées vers
le sol et implantées sous une tête qui avait plus d’un mètre
de long et un mètre de large. Le Dinothérion était le plus
grand mammifère qui eût jamais existé, et auprès duquel
nos éléphants actuels, si massifs qu’ils soient, ne sont que
des avortons et des pygmées. On est saisi d’étonnement en
songeant à des créations semblables comparées aux espèces
contemporaines.
Des dents molaires de Mastodonte et de Bbinocéros, avec
portions de mâchoires; une dent canine d’Hippopotame; et
deux côtes, une d'Eléphant, peut·être l’Elcphas primigenius,
et l’autre de Lamantin ou Ours de mer.
· La tête d’un Ichlhyosaurus intermedius, pseudo-caïman
marin, ichthyophage; et la mâchoire inférieure d’un Pluto-
· sauras, cet autre grandissime saurien, au long cou de
— serpent, habitant le vaste et insondable aquarium des mers
de la période jurassique, qui fait partie de l’époque
secondaire. 4

. ratùourotooin. 327
Un Ichlhyolilhc, ou poisson fossile.
Une tête de Palœoterium medium, sorte de grand herbivore
tenantdu Tapir, provenant des inépuisables carrières de
Montmartre, ainsi que la majeure partie des autres types
désignés ci-dessus, que notre immortel Cuvier a si bien
reconstitués avec l’intuition patiente et infatigable que
développe la science chez ses adeptes les plus autorisés et
· les plus fervents, recherches qui le conduisirent aux plus
curieuses et aux plus hautes découvertes où puisse atteindre
le génie de l’homme!
Il y a en outre de belles imitations, dont deux de grandeur `
naturelle, sur des plaques de 2 mètres de long, l’une repré-
sentant intégralement le squelette de l`Ic}ilhy0sauro, donné
par le Ministre de l’Intérieur, et l’autre, celui du Plésio-
saura, donné par le Ministre de l'Instruction publique. La
date de ces.dons et les noms des donataires ne sont pas
indiqués. Ces fac-simile du système osseux de ces hideux
habitants primitifs de notre terre, dont ils étaient les tyrans
redoutables, sont uoirâtres sur un fond de teinte ardoisée
qui les fait bien ressortir.
On remarque encore d’autres imitations dont les types
originaux existent probablement au Muséum de Paris,
entre autres des Trilobiles fossiles, des Etats-Unis d’Amé-
rique, tels que Asaphus, Calymcne, Isotelus, Nubtainia, Tri-
merus, Hemicryturus, Illœnus, Paradoœides, etc., sortes de
Crustacés aux formes ovoïdes rappelant assez des Cloportes,
mais des Cloportes imaginaires élevés presque à la quatrième
puissance, et de plus dépourvus de pattes et d’antennes.
Puis des Encriues (Encrinus), zoophytes échinodermes,
s’ouvrant, comme des fleurs, au bout d’une longue tige;
admirables pétrilications dont les branches ou ramelles,
lorsqu'on les casse, reproduisent la forme gracieuse et régu-
_i

328 uusàn rfnrsrornn uarunnttn.
fière d’une étoile à cinq rayons. J’ai trouvé souvent, autre-
fois, des Encrines aux environs de Montmédy, et méme,
.dans le nombre, de fort beaux échantillons.
Viennent ensuite des empreintes de Poissons sur des
gaîllettes de houille.
Et enfin des agrégats argileux impressionnés de feuillages
de divers végétaux, Prélcs et Fougères gigantesques dont
les espèces éteintes sont remplacées aujourd’hui par d'autres `
Préles et d’autrcs Fougères naines, rabougries, chétives et
clair-semées; une empreinte de Peuplier; une empreinte de
Sigyllaria sur un grès schisteux; un tronc d’arbre fossile
d’un mètre de haut et d’un fort diamètre, et quelques frag-
ments de bois innomés, de diverses essences, également
convertis en pierre.
Voilàlà peu prés le détail abrégé des possessions paléon-
tologiques du Musée. Ce ne sont pas à coup sûr, si peu
étendues qu’elles soient, ses richesses les moins dignes d'in-
térét; car cette attrayante et merveilleuse science de la
Géologie agrandit les pensées non-seulement du naturaliste
qui la cultive avec amour, mais encore du philosophe et
méme du poëte. Cette assertion nous semble si vraie, que
nous-méme, étant jeune, et ayant accompagné quelquefois i
des géologues dans leurs savantes explorations, nous étions i
tellement ébloui des trouvailles précieuses que nous faisions i
et surtout des révélations merveilleuses qui nous étaient
dévoilées à ce sujet, que, pendant longtemps, —sî l’on
veut bien nous permettre ce futile détail personnel, — nous y
avions rêvé, dans notrejuvénile audace qui ne manquait i
pas cependant d’une certaine grandeur originale; nous
avions rêvé, disons-nous, de jeter sur le papier quelques
pensées enthousiastes qui devaient avoir pour titre trois
mots grandioses, dont la réunion est inaccoutuméer

noumeouiz. 329
ANTEDILUVIANA
Poésie géologique,
projet passionnel et chimérique qui, heureusement sans
doute, n’a jamais été mis à exécution.
BOTANIQUE.
Il y a au Musée deux petits meubles rent`ermant’des dons
d’herbiers de la Flore phcmérogamique, qui ne me paraissent
pas bien considérables, mais en rapport pourtant avec le
peu d’espace qui leur est réservé.
Dans un autre endroit sontétalés quelques produits végé-
taux, Graines ou Fruits exotiques et indigènes, tels que
Cooos des Maldives, enveloppés dans leurs écorces; de larges
Gousses de je ne sais quel arbre, de 60 ii 70 centimètres de
longueur; des Pommes de Pins de plusieurs espèces de
conifères; des Calebasses, et une imitation de Poire extraor-
dinaire par sa grosseur, dite Belle Angevine, comme je n’en
ai jamais vu à aucune exposition horticole.
Puis un assortiment d'environ quatre-vingts Cryptogames
artificiels des diverses familles de Champignons, Morilles et
· Trutïes, très-exacts de formes et de couleurs.
MINÉRALOGIE. l
La Minéralogie, au sujet de laquelle je ne veux pas être
prolixe non plus, pour hâter la tin de ce travail, est riche-
ment représentée; elle accapare une vingtaine d’armoires
vitrées, à quinze ou vingt rayons chacune, sur lesquels sont
alignés avec méthode et régularité de trois la quatre mille
échantillons de pierres ainsi désignées.
l
l

330 uosàs omsronaa Mrunntns.
Substances aeidifèree à bases alcalines, telles que
Chaux carbonatées, pltosphatécs, fluatées, sulfatées, nitratées,
arseniatées, dont quelques-unes sont ornées de cristallisa-
tions; Chaux fluatée amorphe; Spath fluor, dans lequel,
comme fantaisie, on a taillé une urne translucide aux
jaspures agatoïdes violettes, blanches, noires, grises, qui
produisent un bel elïet. Les mêmes substances acidifères
alcalines possèdent encore des Barytes sulfatées et carbona-
tées, de la llagnésie, de la Silice fluatée alumineuse, de la
Potasse nitratée, de la Sonde muriatée, avec aiguilles cris-
tallines; de l’Ammoniaqne et de l'Alumine, également
composées.
Puis viennent des Silicates a bases diverses, c'est-à-
dire des Quartz (Agate-Calcédoine), des Jaspes hyalins for-
mant de très-grands cristaux blancs et gris; des Agates et
des Jaspes polis; des pierres précieuses, brutes ou taillées :
Diamant, Emeraude en prisme hexaèdre, du Pérou; Corindon
hyalin ou Rubis-balais, Télésie, du Thibet, de couleur rose; ,
du quartz résinite, des émeraudes bleues et vertes, prismées, i
·des émeraudes blanches, des environs de Limoges; des
émeraudes Aigues-marines, sur leur roche, de Pont-Percé,
près d'Alençon; du Grenat primitif, en dodécaèdre régulier,
de Bohème, des Grenats jaune, noir, rouge-brun, orangé et
vert, dans un granit de Pasouli.
On lit ensuite les noms des genres Feldspath, Ydocrase,
Méionite, Apophyllite, Lazulite dont un Lapis-Lazuti, outremer. i
dans sa roche, provenant de Sibérie, d’un beau bleu mat,
sablé d'or; Gadolinite, Mëzotype, Néphétine, Mea, de toutes i
'nuances; Dislhêne, Dipyre, Tale, Alumine, etc., qu’il est
inutile de détailler in l'inlini dans une notice de ce genre. [
'Enlin de beaux échantillons de Soufre natif, primitif, en r
octaèdre, l’un avec Ghana: carbonatéc, d'Espagne,Vl'autre  

muûnnooin. 331
également natif, jaune, amorphe, de la solfatare près de
Naples; plus de fort remarquables spécimens de Soufre
octaëdre prismé, variétés rouge et jaune, de Girgenti, en
Sicile, cristaux que l’on prendrait pour des Topazes, tant
leur transparence est pure et limpide; ces échantillons hors
ligne, et que j’ai cru devoir mentionner spécialement, sont
placés isolément, en grande pompe, sur une table vitrée.
Ils proviennent d’un don de M. l'abbé Mesnard, secrétaire
particulier de S. Em. Mgr Morlot, ancien Cardinal-arche-
vêque de Tours, pendant l’épiscopat de ce prélat.
à Arrivent ensuite des Combustibles: Anthracites; Bi-
tumes ; Houilles feuilletées, pyriteuses, irisées; Jayet et
Succin.
0n voit encore, en suivant les casiers, en fait de Métaux,
du Platine, de l’0r natif sur quartz, dans une roche felds-
pathique; de l’Argent sulfuré, antimonié, carbonate et mu-
riaté; du Mercure natif sur sa roche, et du Mercure sulfure,
d’Angleterre; du Plomb sulfuré, arsenié, chromalé, phosphate,
molybdaté et sulfaté; du Nickel arsenical et oaridé; du Cuivre
natif ramuleuw, pyritcuœ, sulfuré, etc.; du Fer, de l'Aeier
natif sur une lave, de La Bouche; du Fer natif, météorolo-
gique, Aérolithe tombé du ciel dans le département de l’Ar—
dèche, et un second Aérolithe également tombé du ciel à
l’Aigle, en 1821, avec une pluie d'autres semblables bolides
dits Pierres de l'Aigle, qui ont tant attiré, à cette époque,
l'attention des astronomes et des minéralogistes. — L’Aigle
est une jolie petite ville de Normandie, réputée, comme on
sait, pour la fabrication des épingles et des aiguilles, les-
quelles ne sont naturellement pour rien dans la chute des
Bolides en question, ne partageant pas avec les grandissimes
aiguilles aimantées, que l’on appelle paratonnerres, la pro-
priété d'attirer la foudre ct encore moins des Aérolithes, ces
îg

l
V
l
i 332 Musée ifnrsroian utruasmu.
i mondes microscopiques et ferrugineux qui se permettent de
. faire leurs pérégrinations aventureuses et cométaires dans
les plaines éthérées de l’espace.
Les Métaux sont encore représentés par du Fer arsenical,
sulfure, ozcidé, phosphate, chrâmaté, arseniaté et sulfate; par
de l’Etain oxide et sulfure, du Zinc, du Bismulh natif, de
Saxe; du Cobalt gris ou oaidé noir, de l’Arsenic, du
Ilanganëse et de l’Antimoine.
0n arrive ensuite aux Roches primordiales entusion,
savoir: Molgbdëne sulfure, espèce unique; Titane siliceo-
calcaire, Tellure, Cerium oxidé, espèce unique; Chrome owidé,
et Roches feldspathiques.
A côté se trouvent les Marbres, disposés uniformément
par petites plaques polies qui ont environ quatre-vingts
types dilïérents, et proviennent des Roches micacées, cal-
caires, jaclicnnes, pétrosiliceuses, cormfennes, serpentineuses et
_ argileuses. Il y a surtout, parmi ces produits marmoréens,
le Marbre calcaire ruiniforme, de Florence, représentant
' el'l`cctivement, avec une apparence de vérité incroyable que `
l'on prendrait pour une sépia ou une plaque daguerrienne,
les ruines et les tristes débris d'une ville qui aurait été
assiégée et saecagée; cette espèce italienne, extrêmement
curieuse et bizarre, vous transporte par la pensée aux
fameux siéges de Corynthe ou de Sébastopol.
Plus loin sont groupées les Laves des terrains vol-
caniques de 1'Auvergne : Laves basaltiques, lithoïdes,
vitrcuses et scorifêres; puis des Thermantides, matières qui
n'oll`rent que des indices de cuisson et de calcination. Dans
le coin d'une salle voisine, on admire un Prisme basaltique,
des mêmes régions, magnifique monolitbe du poids de
' 350 lcilogs et de près de L mètres de hauteur.
La vitrine suivante est allectée exclusivement au Terrain

uixànatoora. 333
parisien: Argile plastique, Période palœothérienne, Calcaire
grossier, Sables quartzeua: glauconifëres, Calcaire pisolithique,
Calcaire crayeuw, Grès et Sables dits de Beauchamp, Calcaire
siliceur, Gypse, Marne supérieure au Gypse; Terrains de la
période alluviale, du grand attérissernent diluvien et des allu- ·
oions flawialiles; des Grès et Sables dits de Montmartre, des
Meuliêres et du Calcaire à hélices, Planorbes, Lymnées, etc.
Les étagères suivantes renferment environ 150 échantillons
du Terrain anthraxifère de l’Anjou = Quartz, Calcaires,
Grès, Charbons de terre, etc.; puis 300 autres spécimens des
Terrains volcaniques de l'Auvergne: Primordiaux;
hoiiillers; Terrains de sédiment, inférieurs ou secondaires ; et,
pour achever cette liste déjà pourtant un peu écourtée, une
dernière vitrine contenant aussi environ 300 pierres éti-
quetées, avec le titre de Roches générales, système
Cordier.
Je pense qu'au moyen de ces jalons indicateurs sur la
Minéralogie, des yeux exercés pourront encore y découvrir
l'importance réelle que peut avoir cette collection, qui doit
être, selon moi, assez riche pour les spécialistes.
· Si par hasard quelques erreurs de détail se sont glissées
dans le cours de ce résumé d’Histoire naturelle qui n’est,
je le répète, qu’un simple aperçu; ces erreurs, s’iI s’en
trouve, ne sont pas entièrement de mon fait et ne peuvent
être attribuées, en majeure partie, je le déclare ouverte-
ment, qu'aux classifications du Musée, parfois un peu boi-
teuses et surtout estropiées quant à l’orth0gra phe de quelques
noms techniques, ce dont je juge prudent de me disculper `
en présence du docte et éminent aréopage de la Société
Linnécnne du Nord de la France.

334 i
ll
JARDIN BOTANIQUE ET ZUIJLUGIQIIE.
Le Jardin Botanique et Zoologique de Tours, qui est
ouvert tous les jours au public, ne remonte pas à une
époque reculée; cependant il ne manque pas d’une certaine
importance relative, et a surtout de l’animation par la mise
en scène des divers types d'animanx vivants qui y sont
placés, et qui en font un but d'agrément, de curiosité. ou
d’étude pour beaucoup de personnes. Il est situé, comme la
plupart des créations du même genre, à l’une des extrémités
et presque en dehors de la ville, près du magnifique hospice
général de la Charité, l'un des plus remarquables de toute
la France, non-seulement par ses vastes et nombreux bâti-
ments, mais encore par les promenades, les allées d'arbres
et les jardins spacieux qui en dépendent. De l'antre côté
on aperçoit les vestiges du fameux château royal du Plessis-  
lez-Tours ou Plessis-du-Parc, cette résidence favorite de
Louis XI, où ce monarque passa une partie de sa vie, et
dont il ne reste aujourd’hui qu’une tour en ruine et un
simple corps de logis que l’on restaure pour l’habiter, mais
qui ne rappelle en 1·ien l’ancien manoir fortifié du vieux
Plessis, tout hérissé de donjons et de tourelles comme celui
de Chambord, que j’ai visité l’année dernière, et entouré
de toutes parts de has-fossés pleins d’eau, tel qu'il était en
1480, et que le représente, d'après un ancien dessin, le
tableau inscrit sous le 11**121, de M. F.-A. Pernot, 1850, au
Musée de peinture. s
En entrant au Jardin Botanique, les regards se portent

JARDIN aonmoce nr zoorociota. 335 ·
tout d’abord sur trois grandes serres assez monumentales
qui se touchent et se communiquent, fort bien exposées et
d'une bonne disposition, dont celle du centre domine les
deux autres, et qui ressemblent un peu, mais en diminutif,
il faut en convenir, aux serres de premier ordre, immenses,
admirables et élégantes de construction, qui ornent royale-
ment, comme un véritable et féerique palais de cristal, le
splendide Jardin public de Bordeaux.
Dans le fond de la grande verrière centrale du Jardin de
Tours, se lit, en lettres d’0r sur une plaque de marbre noir,
Yinscription suivante : ·
LE nnnm noumoca roxwnia au 1842
mn Antluyme 1|IAI\G\JEI\0N ,
noir SA arcazssa nr SA rnosrénirxê
A L,IlABII.E nmecracn
ou count Dc VILLIERS Du TEIIBAGE.
carre mscarrriou rzsr nnsrimia
A renrércna ne souvzma
on mana cùxûaosrrù nr rfnxrnessiou
ne LA RECONNAISSANCE rentrons.
l859.
En face de cet écusson commémoratif sont placés quatre
grands tableaux portant les noms de tous les souscripteurs,
au nombre d'cnvir0n cinq cents.
En jetant un `coup d`œil rapide sur les plantes les plus
rares ou les plus curieuses de cette serre, on peut citer
notamment, parmi les Fougères arhorescentes, l'Asophila
auslralis, et le rare Balanlium artanticum.
Parmi les Palmiers, le Dracœna indivisa ou Dragonnier,
aux longues leuilles pointues et acérees, qui se trouve dans

336 mxnru noumoun nr zoonooious.
l’Inde et aux Canaries. Ténériffe possède un célèbre Dra-
gonnier, un des géants et peut-être le plus ancien végétal
4 du monde.
Le Chamœrops humitis, Lin., qui porte sa fructilication
pour la première fois cette année, arbre nain dont le stipe
prend rarement du développement, qui n’est que trop ré-
pandu en Algérie, n'y sert à rien, si ce n’està fabriquer du
i mauvais crin végétal, et que les colons maudissent en
chœur, parce que son extirpation exige un rude labeur
· pour le remplacer avantageusement par du blé ou de l'orge.
Les Arabes font aussi des chapelets avec les graines du
Palmier nain.
Le Palmier de l’île Bourbon (Latania borbonica, Comm.),
très-bel arbre aux immenses feuilles en éventail.
Le Pandanus utilis, Lin., avec de longues feuilles en
pointe.
Le Dattier 5* (Elate sylvestris), qui fleurit tous les ans et
donne, comme à regret, sous ce vitrage, une vingtaine de
fleurs infécondes. Ce prince du règne végétal, ainsi qualifié
avec raison, possède des feuilles palmées de 2 et 3 mètres `
de long.
Trois Bananiers: le Musa discolor, qui fructifie, mais ne
doit pas donner des fruits bien savoureux; le Sinensis et le
Paradisiaca. _
L’Astrocarym memicanum, Meyer, plante la plus rare de
la serre, portant des feuilles qui se fendillent, couvertes de
longues épines noires, fines comme des aiguilles, au revers
de leur tige, ·
Parmi les Cactées, on remarque un magnifique Opatnlia
fous-imlica, de l’Amérique méridionale, naturalisé en Es-
pagne et en Italie, qui rapporte des fruits comestibles par-
venant à maturité et dont les raquettes sont oblongues; il a
i
t i

mmm noramoun nr zootouroue. 337
environls mètres de hauteur, ce qui est considérable, car
les plus grands Cactus d’A|ger, dits Figuiers de Barbarie,
qui, à la vérité, ne sont pas de la même espèce, ne dépassent
guère cette élévation.
Enfin, parmi les Conifères, le Cycas reooluta, Lin., âgé
d’une trentaine d’années.
L'Arocaria ezccelsa et autres de la même famille, aux
feuillages très-légers.
Il y a aussi dans la grande serre, celle du milieu, des
massifs coquets d'Azalées, de Rhododendrons et des Orangers ·
fleuris qui embaument le local et produisent un charmant
effet.
Tous ces Arbres, Arbustes ou Fleurs sont entourés d’un
frais tapis vert composé des mêmes jolis Lycopodes, qui re-
posent agréablement la vue, et qu’on retrouve maintenant
avec plaisir dans toutes lesserres un peu importantes et
bien organisées.
- Quatre jours après avoir écrit ce passage sur les
Plantes, un incendie dévorait la serre centrale (l'orangerie),
la moins importante des trois heureusement. —-
Le Jardin Botanique et le Jardin Zoologique qui y fait
suite ont, à eux deux, depuis le pavillon des plantes rares
dont il vient d’ètre question jusqu`à l’autre extrémité, une
étendue de près d’un kilomètre; mais il est à regretter
qu’ils n'aient pas un peu plus de largeur.
Au centre du premier jardin se trouve un bassin ellip-
tique où poussent quelques plantes aquatiques indigènes,
surtout de l’inévitabIe mais superbe famille des Nymphœa-
cées, telles que le Nénupbar à fleurs blanches (Nymphœa
alba, Lin.), le Nuphar à fleurs jaunes (Nuphar luteum,
Smith), puis la Villarsia ngmphoîdes, Lin.
Au milieu de ces fleurs paludéennes nagent des poissons
i

338 mmm noraxiour nr zootooious.
rouges, et sautent des grenouilles vertes et grises, qui ne re-
nouvellent à la vérité aucune scène batrachomyomachique,
parce que la gent ratière est inconnue aux abords de leur
petit marécage, mais qui n’en font pas moins de vacarme
avec leurs cacophoniques et rauques coassements; laquelle
musique, détestable ou charmante, selon les goûts, ne cesse
momentanément qn'au passage des promeneurs.
On parvient à ce bassin-aquarium, qui forme rond-point
à la partie centrale du Jardin des Plantes, par une belle
· allée de Magnoliers à grandes fleurs (Magnolia grandi/Zora,
Lin.), originaires de la Caroline; cette allée, qui a un cachet
grandiose, se continue de l'autre côté de la petite pièce
d’eau, et est bordée de lleurs et d'arbustes d'ornement et de
fantaisie. ·
A droite et à gauche de cette large allée sont alignées
les étroites plates-bandes, spécimens du terrain sacré qui
touche peu les profanes, ou se trouvent groupées en bon
ordre, mais laissant à désirer sous le rapport de l’étiquetage
qu’exige la nomenclature par familles, genres et espèces,
toutes les plantes qui servent à l’étude de la science favorite
et privilégiée des Linné, des Tournefort, des de Jussieu,
des de Candolle et autres grands maîtres de la flore univer-
selle; plantes que je n'essaierai pas d'énumérer ni de carac-
tériser, eu égard à mon incompétence d'abord, puis ensuite
et surtout à leur multiplicité. Ces détails infinis d’ailleurs
ne pourraient trouver place dans le cadre restreint de cet
opuscule; cependant je ne puis résister au désir de nommer,
par exception, dans ce parterre scientifique :
Le Chéne·Liége (Qucrcus robur) , propre aux pays
chauds;
Le Cyprès chauve (Cuprcssus distica), qui a les feuilles
disposées sur deux rangs;
l

mmm nonmoun nr zootomoon. 339
Le Ginockgo biroba, conifère du Japon, qui pousse
vigoureusement;
Puis deux autres conifères encore, le Crytomeria japonica,
qui est fort beau, et le Tazvodium sempervirens, d'origine
californienne;
Enfin le Wellinylonia gigantea, de la même famille des
Conifères, atteignant jusqu'à 130 mètres de hauteur, et
pouvant vivre jusqn’à 4 000ans; arbre imposant, découvert _
sur la Sierra-Nevada par le naturaliste anglais Lobb. Mais
il est loin d’êlze aussi gigantesque qu’en Californie, et ne
le deviendra évidemment jamais sous le ciel de la France.
Arrivé au second jardin, c'est-à—dire au Jardin Zoologique
ou d'Acclimatation, qui se fond avec celui qui est spéciale-
mentconsacré aux plantes, le premier objet qui frappe la
vue, c’est un jet d’eau faisant éruption d'un bassin circu-
laire sur la margelle duquel, cette fois, aucun timide batra-
cien ne monte la garde, surtout lorsque la gerbe d’eau
tomhe de haut, avec un bruit de cascatelle, ce qui efi`a·
rouche ses instincts contestables de bravoure. 0n voit au
loin, à partir de ce bassin, de soyeuses pelouses de gazon,
entretenues avec un soin, une sollicitude toute maternelle,
si l’on peut s’exprimer ainsi, comme celles des Tuileries ou
des Champs-Elysées, tapis de verdure qui produit toujours
un effet chatoyant fort joli, surtout avec les perspectives
variées et imprévues ii l’infini de cabanes gracieuses et co-
quettes, toutes dissemblables, servant d’habitation aux ani-
maux qui peuplent ce fragment de Paradis terrestre; des
ponts rustiques et légers jetés sur des cours d’eau où s’ébat-
tent joyeusement des Palmipèdes de différentes espèces;
enfin tout ce qui forme le charme et |'apanage romantique
et pittoresque des jardins anglais.
'La qualification de Jardin de la France que l’on donne

l
  $@0 unions norimoun nr zootocroon.
} communément, à tort ou à raison, à la contrée d’où nous
' écrivons ces lignes, est, selon nous, peut-être un peu exagé-
rée sous plusieurs rapports. Nous demandons la permission
— qu’on nous pardonne cet écart volontaire et prémédité-
d’en dire quelques mots en dehors de notre sujet. _
p Or, cette vallée favorisée ne pouvait pas faire autrement
que d’avoir un Jardin Botanique: Noblesse oblige, dit le
proverbe. ,
` Du reste, cette réputation de la Touraine date de loin, et
c’est elle qui a attiré à Tours et surtout dans les environs,
sur les riants coteaux les plus voisins des rives de la Loire,
une colonie innombrable d'Anglais qui abandonnent allè-
grement leurs brouillards insulaires pour venir s'y fixer, —
ce que je trouve très-rationel de leur part,—sans doute
entraînés dans cet émerveillement préconçu et dans cette
frénésie de villégiature, par la consultation attentive mais
trop crédule de nos dictionnaires géographiques, qui tous,
à l'envi, sans aucune exception ni réticence, ni explications
devenues plausibles et de plus en plus nécessaires à l’époque
_ actuelle, reproduisent la même triomphante expression de
Jardin de la France, appliquée d’une manière indélébile à la
province de Touraine. On comptait naguère jusqu’à douze
cents sujets britanniques implantés et éparpillés dans une
masse d’habiIations et de villas charmantes, étagées prin-
cipalement sur les hauteurs de Saint-Cyr, de Saint-
Symphorien et de Sainte-Radegonde, puis en diminuant
sensiblement, à mesure de Véloignement, sur les premiers
versants qui dominent le couvent de Marmoutier, consacré
au Sacré-Cœur. Mais cet engouement a bien diminué depuis
plusieurs années, et Albion, qui émigré toujours, va
demander aujourd`hui à des climats plus doux de la France
méridionale, par conséquent plus caressés par le soleil et où
l

umpm norxnroun sr zoorooiocn. 341
il est en méme temps plus avantageux et plus aisé de vivre,  
la réalisation de ses anciennes illusions perdues ou compro- `
mises, non positivement sous le rapport de la beauté tradi-
tionnelle et véritable des sites dela contrée, mais sous celui î
beaucoup plus sérieux et réel de l’économie, question grave '
autour de laquelle gravité avec raison fhumanité entière. ,
Le pays est beau, fort beau assurément, mais est-il ,
vraiment plus riche et plus productif que bien d'autres
points de notre féconde patrie qui n'ont pas le bonheur de l
jouir d’une si pompeuse renommée?... Car là est le nœud
gordien de la vérité vraie; là est l'explication d’un enthou-
siasme en décroissance; là enfin est la révélation d’une
sorte de froideur graduellement ascensionnelle et incons- ' À
ciente qui, à la longue, détermine l’abandon de la part de i
nos voisins d’outre-Manche.
Sans condredit, lorsqu’il ne s’agit que de contemplation
pure et simple, l'aspect de Rochecorbon, où l’on voit encore
les restes de la Lanterne du même nom, (si célèbre par les
hauts-faits un peu corsés et excentriques du baron des
Adrets à l’époque funeste des Huguenots, auquel baron des
Adrets, qui exécutait les ordres du seigneur de Rochecor- t
bon, il fut répondu par un des prisonniers —- qui était une
prisonnière — qu’il faisait sauter à tour de rôle du haut de
la plate-forme en bas du rocher, et qui s’y reprenait à plu-
sieurs fois pour faire ce saut autrement périlleux que celui
de Leucade= Je vous le donne en mille !... présence d’esprit
qui lui sauva la vie) ;— Vouvray, le terroir de vignobles fort
estimés à juste titie; et une foule de localités dont la plupart
des habitants, comme du reste ceux dont la résidence rient _
d’être nommée, demeurant aussi dans le roc creusé et fouilléÈ
de la façon la plus curieuse, la plus bizarre et la plus origi-
nale, rendentincontestablement lc panorama des bords de
roma 11. 22
ml

l
342 uaom noramouc cr zootoorouc. i
la Loire aussi surprenant que ravissant; à tel point que  
cette perspective, dans les beaux jours du printemps, avec
la douce adjonction des rêves dorés de l'imagination, peut
faire songer vaguement aux rivages et aux grands horizons,
uniques au monde, du Bosphore de Thrace, à ceux qui ont
pu admirer, de la rade, au soleil levant et avant de débar-
quer, les enchantements de Stamboul!
Mais, je le répète, si c'est réellement une raison victo-
rieuse et majeure pour tant vanter la Touraine et en faire
l’Eden des 89 départements de l’empire français, à ce seul ”
point de vue artistique, j’estime qu’i| y a d'autres considé-
rations non moins majeures et à mettre en parallèle, celles
, des avantages pécuniaires attachés à d'autres pays plus à
l'éeart, où les grandes et rapides voies de communication
n'ont pas encore imposé la loi rigoureuse et irrémédiable
de leur niveau dans les prix des objets des premiers besoins
de la vie.
Mais ce ne sont pas exclusivement ses vins, ses céréales,
ses fruits, ses éternels pruneaux, dira-t-on, qui ont fait à
cette p_rovince sa juste et magique réputation de beauté; de
plus, objectera—t-on encore, distinguons, cette vallée passe
pour le jardin et non pour le grenier de la France.
D’accord, dans ce cas, oh! parfaitement d'accord !... Car,
en abandonnant le côté utilitaire, le côté du positivisme,
' celui de l'exubérance supposée des produits nécessaires à
_ l'existence, on ne peut alors méconnaître toutes ces splen-
deurs du sol et ne pas admirer, comme ils le méritenten elïet
au seul point de vue de l’idéalisme poétique, ces verdoyante
paysages de la Loire, ces superbes châteaux historiques,
ees ombrages tant vantés, ces écbappées changeantes, vrais
kaléidoscopes de la nature qui servent de parure, sans
conteste, au cours majestueux du grand fleuve; on ne peut
l

miam noranrocn ar zootoerorm. 343
nier enfin tous les attraits enchanteurs de la_patrie de
Charles VIII, d’Agnès Sorel, de Rabelais, de Gabrielle
d’Estrées, de Descartes. de La Vallière, de Balzac et d'All`red
de Vigny!
En définitive, si, dans toute son étendue, la Touraine,
cette sorte de Mésopotamie occidentale, par toutes les
rivières qui la traversent, et dont cinq imposent leurs noms
à autant de circonscriptions départementales, mérite les
louanges, — que je trouve à coup sûr très-légitimes, en ne
dirigeant la lorgnette que d’un seul côté, — louanges que
lui adressent tous les géographes, dont beaucoup néanmoins
ne le font que par tradition, sans s’étre rendu compte per-
' sonnellement, de visu, de la valeur positive et intrinsèque
de leurs assertions conventionnelles, l’exprcssion de Jardin
de la France ne touche en rien la capitale de ce charmant ·
pays; et nous allons tâcher de le prouver.
Tours, en sortantde la gare du chemin de fer, en traver-
sant le Mail, c'est-à-dire les superbes boulevards Heurteloup
etBéranger, plantés d’ormes séculaires de haute futaie, dont
le faite s'arrondit en berceau ou en dôme de verdure; en
‘ parcourant d’un bout à l’autre la large et belle rue Royale
qui aboutit d’un côté aux quais de la Loire, d’où l'on a un
des plus magnifiques tableaux qui se puissent voir, etde
l'autre aux platanes de l’avenue de Grammont qui conduit
au Cher; Tours, disons-nous, présente certainement un
aspect grandiose et séduisant au plus haut degré; mais dès
qu'on pénètre dans le labyrinthe inextricable des petites
rues si nombreuses qui s'éloignent de cette principale
artère, - la rue Royale, — et quelques autres rues adja-
centes, telles que celles des Fossés-Saintlîeorges, de l’Ar-
chevêché, etc., que voit-on? des ruelles tortueuses et
bancroches, au pavage impossible, qui ont inévitablement

344 utnouv noumoun nr zootooronn.
occasionné bien des entorses; de vieilles maisons chassieuses
et borgnes, qui ont encore, comme on- disait jadis, pignon
_ sur rue; qui, en un mot, n’ont pas fait volte-face et ne se
' · sont pas retournées depuis François I•*... et peut-être avant;
des constructions fantastiques qui sont couvertes d'ardoises
écornées depuis le haut jusqu’en bas, ce qui leur donne un
air triste, maussade, morne, lugubre et délabré, avec leurs
coiffures en éteignoir, autrement dit leurs toits pointus
comme ceux des vieux monastères, et leur aspect sombre et
malpropre. Alïreux ensemble, coup d'œil lamentable repor-
tant la pensée aux maltôtiers et aux truands des bonnes
villes du rnoyen·âge, que I'on est presque étonné de ne pas
voir apparaître en guenilles dans ces espèces de cours des '
miracles. ·
Oh! certes, M. Haussmann, l’homme prédestiné pour la
rééditication de Paris (Kane, maison; Blatttt, homme),
ferait bien de passer par là; il aurait de l’ouvrage!
Sans doute les Anglais nomades, en dressant leurs tentes r
au milieu du Jardin de la France, croyaient trouver dans la
cité autour de laquelle ce Jardin rayonne un /'ac-similc dela
terre Promise, ou plutôt le pays de Cocagne par excellence!
Mais peu à peu la vérité se lit jour. Ils trouvèrent toujours
le bassin de la Loire admirable et splendide; mais ils trou-
vèrent aussi, comme nous, que Tours était et est de plus
en plus une ville où il faut jeter l'argent par les fenêtres
_ ou semer les banknotcs dans les magasins, et cela grâce à y
eux qui ont tout fait renchérir, par suite peut-être d’une
certaine exploitation mercantile qu’ils ont subie en leur
qualité d'étrangers, et dont nous subissons aussi à notre
tour le contre·coup fatal. Ils trouvèrent que Tours n un y
grand nombre de fort laids recoins, de ruelles à l’état em-
bryonnaire et privées de jour, avec des ruisseaux infects et  

mmm normioux nr zoorooiouz. 345
boueux dans le milieu, et des bornes innombrables, mais
relativement utiles de chaque coté, qui servent surtout à se
garer des voitures, lesquelles ne peuvent passer là qu’une ·»
à une avec ditîieulté, en cahottant et en rechignant; et
souvent même elles ne peuvent point passer du tout parce
qu’il n’y a passage que pour un ou deux piétons seulement;
ils trouvèrent que Tours, où Vasphalte cstà peu près in-
connu, a des casse-cous pour trottoirs dans les rues étroites
qui sont pourvues de ce simulacre d’embellissement; ils
trouvèrent enfin que l’humidité perniciense occasionnée par ·
les inondations perlides, redoutables et beaucoup trop fré-
quentes de son beau tleuve qui renouvelle de temps en
temps quelque lugubre épisode digne du déluge mosaïque,
rendent insalubres une foule de maisons vermoulues, sur-
. tout dans les quartiers éloignés, vieux et décrépits; et
alors, ma foi, alors ils s’aperçurent tardivement, aux dépens
de leur expérience, que l’on peut appliquer à bien des
livres qui les avaient traîtreusement attirés dans cette ville,
dont on a surfait la réputation à bien des égards, quelque
chose d’analogue à ce dicton allemand que j’ai retenu
depuis mon enfance =
Er lügt wir rime Brituug !
(ll ment comme une gazelle.)
Ce que je viens de dire est peut-étre un peu trop exact
et ressemblant; qn’y faire'! La photographie a aussi sa
manière brutale d’exprimer et parfois d’exagérer la vérité.
Cependant la photographie règne et régnera sains cesse tant
que le soleil luira pour tout le monde. `
Mais, m’objectera-t·on encore, ces laideurs dont vous vous
plaignez, ces prétendues verrues qui, à votre point de vue,
détériorent une cité dont vous reconnaissez parfaitement

346 unnnv nornioua er zootoeioun.
d'ailleurs toutes les beautés, les archéologues et les peintres
ne les envisagent pas de la même manière. Si ces ruelles,
ces masures étaient détruites et remplacées par des rues et
des bâtisses élégantes, tirées au cordeau, évidemment plus
en harmonie avec notre époque, l'art n’y perdrait-il pas un
des plus précieux fleurons de sa couronne?
Mon Dieu, je répondrai à cela que tout en respectant les
penchants artistiques, — dont je puis aussi me taxer un
peu, - la peinture ct l’archéologie, qui s'en pâment d'aise,  
ne sont, dans ce cas, le fait que d’une très-faible minorité; u
et qu'il est sage, à mon sens, quand on est dans le mauve-  
ment, comme on dit aujourd'hui, quand on vit dans le l
présent, de ne pas trop chercher à vouloir revivre dans le
passé, bien qu'on prétende que les minorités aientparfois
raison contre les majorités. Qu’on en laisse un petit coin de
ce passé historique, de ces vieilles constructions pleines de
cachet par leur vétusté, que le vox populi lui-méme, qui
n'a pas toujours tort, n'a pu s’empêcher d’appeler la Ville
perdue, et qui forment un bon tiers du chef-lieu de la Tou- i
raine; alors, comme tous les étrangers, je me tiendrai pour
très-satisfait, carje ne suis pas insensible non plus, je le
dis encore, à ce que les âges écoulés laissent parmi nous,
par quelques curieux jalons, un souvenir digne certainement
du noble culte de tous les hommes de goût.
Dans tous les cas, il est permis de se tromper quelque
‘ peu dans un jugement semblable, qu`il est loisible En chacun
d'échat’auder à_ sa manière; cependant, je ne pense pas
m’ètre fourvoyé outre mesure, car ce ne sont pas que des v
appréciations personnelles que j'avance, des arguties humo—  
ristiques et aventurées que je pose, ce sont des faits; — et l
les lliits sont et seront toujours des faits, quoi qu'on en dise,
et de quelque façon qu'on les présente.

mmm norxxroce nr ZOOLOGlQ\`l·I. 347
Il est bon de faire remarquer ici que |'esquisse que je
viens de crayonner à grands traits sur la Touraine et son
chef-lieu, et dans laquelle, forcément, je parle beaucoup
des Anglais, ne saurait aucunement être interprétée en
mauvaise part. Il n'y a llx nul parti pris de récriminer, ni
sur les hommes, ni sur les choses; et je suis tout disposé à
répéter cordialement avec notre proche et bonne voisine
l'Angleterre, au sujet des libres pensées des six ou sept
pages de hors-d’œuvre qui précèdent et qui, après tout, ne
doivent blesser personne : Homzi soit qui mal y pense!
Enfin, quoi qu’il en soit, laissons à chacun ses opinions
et ses croyances, vraies ou fausses.
Revenons au Jardin Zoologique, abandonné par nous
pendant quelques instants, ce dont nous demandons, de
reehef, bien pardon à nos lecteurs. Nous promettons formel-
lement, sous aucun prétexte, de ne plus sortir de notre
sujet.
Nous allons donc maintenant, rentrant de plain pied dans
l’Histoire naturelle, passer rapidement en revue les Mammi-
fères et les Oiseaux qui peuplent le parc affecté à leurs `
ébats ainsi qu’à la propagation de leurs espèces, et qui fait
suite au Jardin Botanique dont il est le couronnement.
On voit d’abord une Chèvre d'Egypte (Capra œgyptiaca),
' qui a une physionomie toute joviale, juvénile et hétéroclite,
avec son nez busqué, ce qui gratifie son profil facial de la
figure géométrique d’un demi·cercle que l’on dirait tracé
au compas par Archimède lui-mème.
Un peu plus loin se remarque un autre représentant de la
race caprine, une Chèvre d'Ang0ra, aux longs poils blancs
et soyeux, et aux cornes efiilées, presque sans courbure,
renversées en arrière. Ce ruminant ongulé, que l’on suppo-
serait, à premiere vue, venir du Thibet en droite ligue, à

348 uuwm noraxviocz nr zoorooiocz.
cause de sa fourrure abondante, vient de beaucoup moins
loin 2 il est originaire de l'Asie Mineure.
A côté, dans un autre compartiment ou bergerie, se
démène comme un diablotin une autre toute petite Chèvre
(Capra nana), du Sénégal, qui n'a de remarquable que
|’exiguïté de ses proportions; et enfin, pour changer, divers
, autres types du même genre, qu’il serait fastidieux de
dénommer avec portraits à l'appui.
Il y a` encore le Moullon à manchettes (Ovis tragelaphus),
dont plusieurs individus sont nés au Jardin des Plantes de
Tours- Sans consulter Buffon et Geoffroy Saint-Hilaire, on
peut avancer hardiment que c'est un fort joli et assez grand
animal, avec des bracelets de longs poils aux pattes de
devant, d’où il tire son nom, et ayant la tête surchargée de
cornes d’une grosseur insolite, simulant la forme graphique
d’une accolade. Le Moullon dont il s’agit est très—doux et
surtout très-mendiant, comme toutes les bêtes apprivoisées
des Jardins zoologiques, et ne fait pas la moindre façon
pour accepter fort délicatement, dans la main, le pain qu’on
. lui présente.
Que sais-je? Ou remarque aussi une intéressante et nom-
breuse famille de Kanguroos (Halmaturus Bcnetti), qui sont
nés également au Jardin de Tours. Ces Marsupiauw, un peu
sauvages, sont originaires de l`Australie. Leur poche ou "
bourse abdominale, à l’instar de celle des Sarrigues, olïre
un singulier tableau lorsque leurs petits y sont niches et  
sortent leurs têtes pour regarder ce qui se passe autour
d’eux; laquelle progéniture reste tranquillement tapie en ce i
lieu de refuge, comme dans une chaire, sans souci des C
gambades et des évolutions maternelles. Les sauts et les
cabnoles déhanchés et grotesques des Kanguroos sont,
comme chacun sait, forts divertissants, avec leurs toutes 1

mmm `norrmoms sr zootoorouz. 3!z9
petites pattes de devant qui sont à peu près inutiles, leurs
jambes de derrière au contraire d’une longueur excessive,
et leur énorme queue traînante qui leur sert constamment
t de point d’appui, concurremment avec les robustes pattes
postérieures, lesquelles leur donnent une légèreté, une
force impulsive que je crois pouvoir, comme point de com-
paraison, qualifier d'acridiermc, en empruntant cette expres-
sion au vocabulaire entomologique, 21 la dénomination des
Sauterelles, ces insectes sauteurs par excellence.
Rien n'est plus drôle non plus, - il ne faut pas omettre
ce détail curieux, — que la manière grotesque dont cet
animal fait exceptionnellement usage, pour la marche, de
ses pattes de devant; il s’appuie dessus, et, par une oscilla-
tion des hanches, fait passer en avant ses grandes pattes
repliées, qui dépassent alors les petites, ce qui donne à cette
sorte de locomotion lente et disgracieuse une complète ,
similitude avec celle des culs-de—jatte. ·
Les Lamas, de la tribu des Camélicns, mais sans protubé—
rance dorsale (Auchenia Lama), de l'Amérique méridionale,
` forment également une société de quatre ou cinq grands
gaillards, au long cou et aux oreilles au guet, qui ont vu le
jour au Jardin des Plantes. i
Voilà en somme, en fait de quadrupèdes de races diB`é-
rentes, tout ce que nous possédons; plus quelques autres
Chèvres, - ce qui décidément paraîtrait corroborer, pour
la ménagerie tourangelle, un cas notoire de capromanie, —
caril y en a encore un certain nombre dont je n'ai pas
parlé pour éviter la 'confusion, et dont les maris, messieurs
les boues, à l’odeur forte sui gmcris, que trahissent de loin
de pénétrantes émanations all'ectant Yimpressionnabilité des
nerfs olfactifs, ne sont pas aussi placides ni aussi débon-
naires que leurs chères moitiés. En ell'et, ees grincheux
À

350 unnus nonxrous nr zoonooroun.
pensionnaires ébranlent sur les spectateurs les palissades
derrière lesquelles ils sont parqués, en y assénant avec
colère de vigoureux coups de tête, et en grommelant lors-
qu'on les taquine un peu, rebullades dont il est prudent
de prévoir les chocs violents pour s’cn garantir.
Au bout de ce Iardin d’essai et d'acclimation se dessine
une sorte de belvédère peu élevé, couvert simplement en
chaume, mais avec cette simplicité élégante que veut et
recherche l’art; lequel kiosque est muni de banquettes à
l’entour, où l'on peut trouver un refuge contre la chaleur
ou la pluie, à peu de distance d'un groupe de cèdres d’une
assez belle venue.
A dix pas de là, on a creusé une mare irrégulière, ornée
d’îlots de peupliers; cette pièce d'eau est alimentée sans
doute par le Cher, qui coule dans les environs. Là, bar-
. bottent, nagent et plongent des Canards, des Sarcelles, des
Oics, des Cygnes blancs et des Cygnes noirs, ces derniers au
bec rouge de corail, avec une bande blanche comme dela
porcelaine au bout; enlin le tout représentant une bruyante
petite flotte de rameurs palmipèdes, de toutes formes, et
_ aux plumages lustrés et variés à plaisir; qui, tous sans
exception, grands et petits, exercent aussi la mendicité sur
une vaste échelle, au détriment de parcelles de pain et
quelquefois de brioche que des mains enfantines, toutes
glorieuses de leurs largesses et de leurs exploits, veulent
bien leur distribuer, au milieu d’unc naïve et tapagcuse
allégresse, - absolument comme cela se pratique aux bords
des lacs du bois de Boulogne. `
Puisque nous en sommes au défilé des Oiseaux, il faut
citer lc Nandou (Rhca americana), autruche qui provient de l
l’Auu*rique méridionale, espèce de moitié moins grande l
que celle d’Afrique, dont elle a du reste le port circonspect
l

I
l
l mmm norxmoce nr zoonociove. 351
Q ct toutes les allures efïarouchées ainsi que la voracité incon-
  grue. gloutonnerie qui lui donne forcément une hardiesse
de contrebande, je veux dire factice et de faux aloi : —
« Ventre a/fumé n'a pas J oreilles. » — Cependant il ne faut
' rien exagérer, car on parvient à amener ces gigantesques
oiseaux à l’éIat de domesticité.
On cherche ensuite vainement le Céréopse cendré (Cercop-
sis Now-Hollandiœ), qui fait élection de domicile, à ses
heures, dans le voisinage des précédents, et dont je ne dis
rien, parce que je n’ai jamais pu voir que son écriteau; à
moins que ce ne soit, ce qui est plus que probable pour ne
pas dire certain, cette espèce particulière de grosses oies,
ell`ectivement cendrées et un peu ponctuées de noir en
dessus, avec un bec couleur de soufre, que j’ai vues courir
partout dans le jardin.
ll faut citer encore, pour clore définitivement notre
description , parmi les (Iallinaces, des Faisans dorés
(Phasianus pictos), de la Chine, à huppe renversée, à
collerette aux tous de feu et à très—longue queue; ainsi
que des Faisans argentés (Phasianus nyctlremerus) , de
même provenance, à la robe de satin blanc, zébrée de
fines lignes noires, oiseaux acclimatés en France depuis
longtemps, qui émaillent la verdure de la magnificence de
leurs plumages
Et, parmi les Grimpeurs, des Perruches ondulées (Psitta·
cus umlulalus, Lath.), de couleur verte, avec ondulations
noires au col, toutes mignonnes et en petit nombre. Puis
des Perruches callopsiltes, de la Nouvelle-Hollande, à huppe
jaune-rlair, droite comme une flamme, au plumage gris-
cendré, saufla tète qui est jaunâtre avec une tache toute
ronde, d'un rouge orangé éclatant, près de l’oreille, et qui
produit un singulier effet. Ces oiseaux, perchés les uns et
l
l
l

352 mmm noramoun nr zootoaioun. (
les autres dans deux petites volières, ont pour nids des
bûches perforées ou plutôt évidées.
Il ne faut pas omettre surtout des Cigognes vagabondes,
maraudenses et gloutonncs (Ciconia alba, Vieil.), qui se
promènent partout en liberté, d’un pas grave et mesuré,
faisant impitoyablement et radicalement Péchenillage, ainsi
que la chasse aux escargots qu’el|es gobent sans sourciller,
quelques gros et ventrus qu'ils soient, avec leurs coquilles.
Mais ces Oiseaux voraces le plus souvent se tiennent cois,
imperturbablement en équilibre sur une seule patte, le bec
baissé vers la terre, attitude on ne peut plus taciturne et
révassiére. Malgré cela, ces Echasstcrs ont aussi, de temps
à autre, leurs moments d'impassib|e et froide joyeuseté, `
surtout lorsqu'ils happent à la volée les aliments qu’on leur
adjuge avec plus ou moins de prodigalité ou de parcimonie,
et qui s'engloutissent au fond de leurs gosiers insatiables
en décrivant une parabole,— ainsi que font les chiens
savants doués d’une adresse foraine et acrobatique on d’une
p intelligence à la Munito, qui auraient été dignes de faire
figure sur le fameux théâtre du fameux Nicolet, de mémoire
proverbiale et légendaire!
Voilà tout ce que j'avais à dire au sujet du Musée d'His-
toire naturelle et du Jardin des Plantes de Tours.
Je remercie la Société Linnéenne, qui a bien voulu,
lorsque j'étais un de ses membres résidents, faire bon
accueil au concours dévoué que je lui ai toujours prêté avec
empressement, et qui veut bien, cette fois·encore, m’ouvrir·
avec sa gracieuse courtoisie habituelle les colonnes de ses
intéressantes annales.
Tours, i7 juillet l869.

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DES AQUARIUMS.
Construction. — Penplement. — Entretien.
L’idée de construire des Aquariums est déjà fort ancienne,
puisqu'on en a découvert dans les fouilles d’Herculanum.
Cependant, il y a peu d'années que cet admirable objet de
distraction et d’étude s'est de nouveau répandu chez nous.
Aujourd’hui, un grand nombre de personnes appartenant à
toutes les classes de la société, consacrent une partie de
leurs loisirs à l'entretien d’une population aquatique dans
un réservoir plus ou moins élégant. ·
Cette occupation, en elïet, ne manque pas de charmes. Si
la journée promet d'étre belle, vous avez toujours un but
de promenade. Armé d'un petit filet et d'une boite à pois-
‘ sons, vous partez pour la pêche, et vous étes certain de
faire toujours quelques captures. Souvent il vous arrive de
prendre quelque chose de nouveau; alors vous rentrez
joyeux en pensant au plaisir que vous éprouverez à voir
nager chez vous tous ces êtres qui sont presque toujours
invisibles dans le milieu qu'ils habitent. Lorsque le mauvais
temps vous forcera de rester à la maison, vous pourrez `
chasser l'ennui en nettoyant la prison de vos captifs et en
leur distribuant leur nourriture.
, I

l
`
354 mas Aouanwus.
Les poissons, du reste, s’appriv0isent facilement, et si
vous avez l’habitude de leur donner à manger, non-seule-
ment ils viendront de votre côté lorsque vous vous appro-
cherez de l’Aquarium, mais ils ne tarderont pas, avec un
peu de patience, à prendre entre vos doigts la ration que
vous leur apporterez. J'ai ainsi habitué de gros poissons
rouges à venir chercher le pain que je tenais à la surface de
l’eau; ils sc laissaient même caresser. Des saumons et des
truites que j'avais fait éclore, venaient aussi s’emparer de
la viande hachée ou des vers de vase que je leur présentais;
j'en ai même quelquefois soulevé en retirant les vers ou la
viande quand elle renfermait des fibres qui n’avaient pu
être coupées très-courtes. Ces mêmes poissons, qui ont
maintenant environ quinze mois, et que j'ai placés dans un
bassin de mon jardin, se précipitent encore au-dessus de
l'eau pour m’arracher la chair de bœuf que je leur apporte.
Les insectes saisissent souvent aussi eux—mèmes la viande
qu’on leur présente à la main.
Ce même réservoir renferme une tortue d'Afrique qui
vient également chercher sa nourriture entre mes doigts, et
les poissons lui prennent ce qui dépasse de sa gueule. Les
axolotls du Mexique happent avidement la viande qu’on
met à leur portée sans redouter la main qui la leur donne.
Ce plaisir que vous éprouverez sera presque toujours
partagé par les personnes qui viendront vous voir; carce
spectacle de la nature intéresse également tous les âges.
Différentes sortes d'Aqua1·iums.
L’Aquarium est un bassin que l’on peut abriter de la
gelée, et qui renferme des végétaux et des animaux aqua-
tiques placés au milieu de leur élément. On peut avoir en
 

nus Aouanwnrs. 355
vue d’y conserver spécialement des plantes, des poissons,
des insectes, ou d’autres êtres vivant dans l’eau. On y
réunit si l’on veut toutes sortes d'animaux aquatiques.
Cependant, quand on peut avoir plusieurs Aquariums, il
vaut mieux ne pas mettre les poissons avec les insectes,
car ils se font entre eux une guerre d’extermination,
et l’on est souvent obligé d’aller recruter de nouveaux
soldats pour combler les vides. Mais un Aquarium
destinéà recevoir des animaux doit aussi être pourvu de
plantes, parce que la prévoyante nature a établi entre le
règne animal et le règne végétal une solidarité que l’on ne
peut pas rompre impunément. Les feuilles des plantes im-
mergées absorbent l'acide carbonique qui les environne et
le décomposent : elles conservent le carbone et rejettent
l’oxigène nécessaire à la respiration de l'animal qui s’en
empare. Celui-ci, en échange, lui renvoie de l’acide carbo-
nique. Conséquemment, il est bon que les deux règnes,
animal et végétal, soient représentés dans le même
Aquarium.  
L’Aquarium destiné aux plantes, spécialement à celles
des pays chauds, qui, craignant la rigueur de nos hivers,
ont besoin d'être placées dans un bassin dont l'eau conserve
toujours une température sulîisamnient élevée, peut être
construit en maçonnerie enduite d’un ciment hydraulique,
et ne dépasse généralement pas le niveau du sol; la forme
en est ronde, ovale, rectangulaire ou autre. On peut aussi
en construire en granit, en marbre, en ardoise ou cn toute
autre pierre dure. Les bords de ces réservoirs sont tou-
jours assez peu élevés pour permettre de voir facilement
les plantes qui se développent à l’intérieur. Ces plantes
exigeant beaucoup de lumière, les Aquariums qui leur sont
destinés doivent par conséquent être exposés en plein soleil.

356 ons Aouxaruus.
Il faut éviter d’y placer des poissons, insectes et larves her-
bivores, tels que les poissons rouges, les hydrophiles, les l
larves de friganes, etc., qui coupent et mangent les l
plantes.
L’Aquarium destiné aux animaux, poissons, insectes,
crustacés, mollusques, amphibies, etc., exige, quant à la
forme et aux matériaux qui le constituent, un choix moins
indifférent que pour le précédent. Il ne doit étre ni sphé-
rique, ni cylindrique. La surface plane est la seule qui lui p
convienne, parce que c'est la seule qui ne déforme pas les
objets, et que les habitants de l’Aquarium doivent être
observés surtout par les cotés, qui naturellement sont trans-
parents, au moins en partie. ll peut être à base rectangu-
laire, pentagone, hexagone ou octogone. Tous ses cotés l
peuvent être formés de glaces ou de verres d'épaisseur va- l
riable, suivant la capacité qu’il représente; ou bien une
partie de ces cotés est en marbre ou en ardoise.
Si pour les plantes une vive lumière est nécessaire, elle
· présente au contraire un grave inconvénient pour l'Aqua- l
rium destiné aux animaux et dont les côtés en verre, frappés l
par les rayons du soleil, ne tardent pas à se couvrir d'une
végétation qui en diminue beaucoup la transparence. En
outre, si l’eau n’est pas constamment renouvelée, elle est
bientot portée à une température où la vie des poissons
devient impossible; alors vous les voyez monter à la surface
_ pour chercher l’air qui leur manque.
Construction d'un Aquarium pour les plantes.
Lorsqu’on veut avoir un Aquarium de dimensions res-
treintes, destiné à recevoir des plantes qui ne prennent pas
un grand développement, on peut l’établir avec cinq

au moutons. il
plaques de marbre dont une forme le fond. Elles sont
reliées par des goujons en cuivre, car l’0xidation du fer ne
manquerait pas, au bout d'un certain temps, de faire éclater
la pierre. Le bassin étant cerclé pour résister à la pression
de l'cau, les joints, préalablement chauffés, sont enduits
d’abord d’une mince couche de gomme laque, puis d'un
mastic connu sous le nom de mastic des fontainicrs, qui se
trouve tout préparé chez les droguistes. Ou pourrait le fa-
briquer soi-même en faisant fondre une partie d'arcanson
et en y ajoutant deux parties de brique en poudre. Au mo-
ment de s'cn servir, ou le fait fondre de nouveau à une
douce chaleur, et l'ou remue constamment pour empécher
la brique de se précipiter. On l'applique avec une spatule
_ dans les angles du réservoir; puis, au moyeu d'un fer chaud
destiné à cet usage, on égalise et l'ou aplanit la couche de
mastic qui durcit aussitôt refroidie, et s’oppose immédiate-
ment au passage de l'eau. L’une des parois doit étre traversée i
par deux tuyaux au moins, dont l'un sert à vider l’Aqua- y
rium, et l'autreà y maintenir un niveau constant. L’eau des-
tiuéeà l’alimeutation pourra y arriver par dessus le bord. Ces ’
tuyaux sont, au moyen du même mastic, soudés à la plaque
qu’ils traversent; celui qui est destiné à vider le bassin doit
être muni d'un robinet qui est ordinairement fermé. '
Le mastic étant appliqué sur 'tous les joints, on peut
emplir l’Aquarium; et après avoir acquis la certitude qu'il
n’y a pas de fuite, on y met la terre dans laquelle les plantes
seront placées, et puis ces plantes elles·mômes.
Construction d'un Aquarium pour les animaux. Q
Quand un Aquarium doit recevoir des poissons, on ·l'ali- Q
meute avec une eau courante, afin que toutes les especes i
rou 11. 23  

u
358 nss Aqunicars.
puissent y vivre. La meilleure manière de le construire,
lorsqu'il doit etre d'assez grandes dimensions, est de faire
exécuter en fonte de fer une table munie d'un rebord
supérieur contre lequel s'appliqucra la glace. A chaque
coin, un montant, arrondi extérieurement et formant un
angle creux à l'intérieur, réunit, par des boulons, cette
table à un cadre également en fonte et figurant une cor-
niche. Le tout repose sur des colonnes en bois, en fonte ou
en fer fixées à la plaque formant le fond du bassin, et
reliées entre elles à leur partie inférieure. L'Aquarium peut
aussi se placer sur des supports scellés dans un mur, ou
bien encore on l'installe sur un petit chariot dont les roues,
· ordinairement cachées, en permettent au Iicsoin le déplace-
ment. Sur le derrière de la corniche, à sa partie supérieure,
existe une feuillure qui en diminue le poids et permet d’y
placer, s’il en est besoin, un cadre garni d’une toile métal-
lique. Cette addition deviendrait indispensable si l’on
voulait conserver des insectes, des sangsues, des sala-
mandres, des grenouilles, des mollusques, etc.
La table est percée de quatre trous entourés d’un cylindre
de fonte qui lui donne plus d'épaisseur. Par ces ouvertures
passent quatre tuyaux : l’un amène l'eau à la partie supé-
rieure sous forme de jet; un autre sert à maintenir le niveau
constamment à la même hauteur = c’est le trop plein. ll est
garni d’une espèce de pomme d’arrosoir percée d’une quan-
tité de petits trous, mais sa partie supérieure est concave
pour faciliter fentrainement des impuretés de la surface de
l’cau. Le troisième sert à vider pour nettoyer plus facilement
les parois intérieures du bassin; il se termine aussi par une
espece de pomme d’arrosoir convexe pour que les trous
soient moins susceptibles de se boucher. Ils doivent du ,
reste être très-nombreux. La partie criblée de trous de ces

A i
on xounimrs. 359
pommes est vissée par sa circonférence sur la seconde par-
tion en forme d’entonnoir, ce qui permet de déboucher ces
trous plus commodément. Enfin, le quatrième tuyau prend
la position horizontale la la hauteur de I2 on lb centimètres
au-dessus de la table, et, percé d'un grand nombre de petits
trous, il fait le tour de l’Aqnarium qu'il est chargé de
remplir.
Chacun de ces tuyaux pénètre dans l’Aquarium au moyen ·
d'un ajutage en cuivre muni d’une embase qui repose sur
le fond, et d'un écrou serrant fortement une rondelle sur ce
même fond. Au trou percé dans la fonte existe une rainure l
qui correspond à une nervure placée sur lc coté et dans le
sens vertical de l'ajutagc, dc manière qu’après avoir disposé
du chanvre bien graissé de suif entre l'embase et la plaque,
et entre la plaque et la rondelle, on peut serrer fortement,
sans crainte de voir tourner le tube de cuivre dans le trou
de la fonte. Cette pièce ainsi fixée, pour éviter complète-
ment les fuites entre les deux parties, on applique du mastic
de fontainier sur la plaque, autour de l’emhase, et l’oh en
q couvre cette dernière. Ce tube de cuivre est muni d'un pas
de vis en haut et en bas, pour raccorder facilement les pièces
qui doivent s’y relier. ~
Le tuyau de vidange n'enlève l'eau qu’à t8 centimètres
au-dessus dela table. On mettra de 8 à ll centimètres de ter-
reau ou de terre de bruyère, et environ 4 de petits cailloux
lavés, pareils à ceux qu’emploient lcs hitumiers pour finir
leur travail. Le fond de l’Aqnarium se trouvera ainsi placé
ii 12 ou 15 centimètres de la table; il restera donc toujours
quelques centimètres d'eau au-dessus de ce fond, de manière
que les poissons ne puissent jamais se trouver à sec. Le
tuyau qui doit remplir l’Aquarium reposera sur le gravier,
les trous tournés en dedans et regardant la partie supé-

_ 800 nus Aeunrmrs.
rieure de la paroi opposée; il sera encore couvert pas l’eau
après l’écoulement par le tuyau de décharge.
De cette façon, ce tube perforé fera son ollice sans rien
troubler et sans faire jaillir l’eau dehors. Cette disposition
permettra aussi de renouveler l°cau d'une manière plus
complète et d'établir des courants, si cela est nécessaire l
pendant les grandes chaleurs, pour les poissons qnlon y
‘ aura placés. p
Sous la table il se trouvera trois robinets: l’un servira, i
‘ _ lorsqu’il sera fermé, à empécher l’Aquariun1 de se vider;
_ un autre réglera l’arrivée de l’eau in sa surface; l'uti|ité
du troisième consistera à faire pénétrer l’eau par le fond,
ou à en intercepter lc passage de cc côté. Lorsque l’on
emploie directement l’eau de concession des villes sans la
faire passer par un réservoir, le tuyau qui amène ce liquide u
au fond de l'Aquarium ne peut pas remplacer celui qui le
conduit à la surface quand on veut que l’eau soit constam-
ment renouvelée, parce que si la ville vous prive d'eau,
nonî-seulement elle n’arrive plus dans l'Aquarium, mais elle
le quitte pour se répandre dans les conduites. ll en résulte
' qu'alors que vous croyez votre Aquarium parfaitement
alimenté en votre absence, vous êtes désagréablement sur-
e pris, en rentrant, de le trouver à peu près à sec.
Ce conduit, qui amène l’eau au fond, ne doit donc pas ètre
utilisé d'une manière continue (s'i| est pris directement sur
la concession). Il doit servir :
l• A remplir l’Aquarium;
2** A éclaircir l’eau après un nettoyage, et à débarrasser
_ sa surface de la poussière et des débris d'animaux ou de t
végétaux qui la ternissent, et qui se trouvent plus faci-
lement entralnés vers le trop-plein qu’au moyen d’un jet
supérieur;

nes Aouninus. 36f
3•A rafraichir l'eau dans toute son étendue, en y faisant
naître des courants en tous sens.
L’Aquarium à base rectangulaire est le plus commode
pour les observations, parce qu'ayant deux côtés plus longs
que les autres, il permet de suivre l’objet de ses études
plus longtemps sans le perdre de vue. ll est plus facile ii
construire; et, comme il nécessite moins d'assemblages, il
offre aussi plus de garantie contre les fuites que les Aqua-
riums à cinq, six et huit pans, qui sont plus élégants. ·
Si l’on doit placer un rocher dans un Aquarium rectangu-
lairc ayantles quatre faces transparentes, la largeur devra`
être plus grande que si deux ou trois côtés etaient en
marbre, parce qu'il faut que le rocher qui se trouve alors
forcément dans le milieu, et qui n’a pas partout la mèzre
grosseur ni le même aplomb, ne soit pas un obstacle pour
nettoyer les parois de l’Aquarium. ll ne faut pas être exposé à
s'écorcher le dos de la main en passant l’éponge sur la glace. `
Dans un Aquarium qui a des côtés opaques, on y adosse
le rocher, ce qui permet d’avoir plus d’espace entre lui et les
glaces, et consequemment plus de facilité pour les nettoyer.
Le rocher, cn ell`et, est indispensable dans un Aquarium.
Il sert:
l· A dissimuler les tuyaux ; '
2** A assurer des retraites aux habitants; ils s'y cachent
dans un creux pour se soustraire soit ii la lumière, soit à la "
po_ursuite d’un ennemi, ou bien même s'y mettent en `.
embuscade pour guetter leur proie; l
3** De point d`attache aux dreissenes ou moules d’eau
douce et autres coquillages;
lv Dans sa partie non submergée, ii permettre aux amphi- `
bies de s’y reposer lorsqu’i|s éprouvent lc besoin de sortir i
de l’eau; ·   · i

362 nas Aounwts.
5• Enfin, à recevoir les mousses qui y croissent et pro-
duisent un elïet ravissant.
Sur la portion émergeante du rocher on disposera une
cavité garnie de terre dans laquelle les insectes pourront se
creuser des galeries.
Le rocher étant construit, on applique les glaces contre
les montants qui supportent la corniche, la partie inférieure i
de cette corniche et le rebord de la table, apres avoir étendu
sur ces dilïérentes parties une couche de mastic formé de
miuium et de hlanc de céruse. Les glaces ainsi posées, on
fait fondre dans un bain·marie ¢l'huile_de la glu marine  
solide dont on enduit les angles au moyen d’un pinceau; i
ensuite on y passe un fer pour lui donner une surface lisse; p
après quoi l’on promène la pointe d’un couteau contre le ,
verre pour couper l'excédant de glu. ‘
L'Aquarium ainsi disposé, on l'emp|it d’eau et l’on attend
deux ou trois jours avant de le peupler, afin de s’assurer qu’il
ne laisse paséchapper le liquide. Lorsque l’on est certain qu’il
n'y a pas de fuite, on le vide en ouvrant le robinet in ce des-
tiné. Il reste encore une certaine hauteur d’eau dans laquelle
on met la terre que |’on étend régulièrement.
Ceci fait, on se rend dans les marais pour chercher des
plantes aussi variées que possible, dans les trois catégories
suivantes: — l• Insectes, c'est-à-dire qui restent entiere-
ment sous l'eau; — 2* Ftorrmrns, ayant la plupart de leurs
feuilles étalées à la surface; - 3° Éusnesaurss, dont la
majeure partie se trouve hors de l’eau.
Parmi les plantes immergées, je citerai : — la rcnoucule
aquatique, qui fleurit d’avri| en août dans les eaux tran-
quilles; son feuillage, finement découpé, produit un très-
bel elfet dans |’Aquarium. ·-Le myriophylle en épi et le
oerticillé, qui se trouvent dans les rivières et les eaux ‘

A nus Aouanwus. 363 i
stagnantes; ces plantes ont un port des plus gracieux qui  
doit les faire rechercher en première ligne. — lfhippuride
commune, dont les élégants panachcs ornent les fossés et
les rivières. — La callitriche ou étoile d’euu, qui habite
également les eaux courantes et les stagnantes, où elle
forme des touffes d’un beau vert clair. — I,es corni/les
immergéés et submergécs se recueillent dans les mêmes
eaux. - L’utriculai1·e joint à un feuillage extrèmement
délicat la possession de petites outres dont la forme se rap-
proche de celle d'une lentille. Ces petites vessies lui donnent
un aspect tout particulier et fort agréable. Cette charmante
plante vit dans les fossés et les entailles. — Plusieurs
espèces de potantots : luisant, par/`olié, orépu, fluet, serré, pec-
tiné, qui croissent également dans les eaux courantes et les
stagnantes; le potamot à feuilles aiguës, qui se plait dans les
eaux tranquilles. Ce sont de fort belles plantes qui doivent
être représentées ici. —Le sparganier, ou rubanier, com-
prend trois espéces, dont une est composée de feuilles
longues, plates et étroites, d’un vert tendre, qui se séparent
de la tige à une faible distance du fond et tlottent à la sur-
face de l’eau ou nagent dans son milieu lorsqu’e|les se
trouvent dans un courant rapide: c’est le rubanicr nain. Ses
feuilles sont souvent rangées par des larves qui élisent
domicile dans |'intérieur de leur tissu. — La fontinalc incom—
bustible est une admirable mousse, toujours d’un beau vert;
elle vit au milieu de I’eau sans s’étioler, ainsi que le font les
autres végétaux aquatiques lorsqu’ils ne reçoivent pas une '
grande lumière. —- L'élodéc du Canada, récemment intro- ‘
duite en France, mais qui résiste cependant trés-bien l’hiver ·
dans nos bassins et s’y multiplie facilement, doit, à titre
tl’étrangère, avoir sa place marquée dans |’Aquarium, qu’elle
embellit par la délicatesse de son feuillage. .

IM ou saumons.
Pour les plantes flottantes, on pourra choisir entre les
suivantes = — le limmmtliême (faux nénuphar) dont les
feuilles ressemblent exactement à celles du nénuphar blanc,
mais en petit; ses fleurs sont assez grandes et jaunes. — La
renouée ampltibie produit de juillet à septembre des épis d'un
beau rose. — L'Itgdrochm·is des grenouilles llotte à la surface
de l’eau sans être fixée par ses racines qui s’étalent dans le
milieu du liquide; ses feuilles ont la même forme que celles
du nénuphar, mais elles n'ont guère plus de quatre centi-
mètres de diamètre. - Le potamot nageant n’a d’attrait que
par ses belles feuilles ovales. — ll pourrait être intéressant
de posseder les différentes espèces de lentilles d'eau; mais,
comme elles n'ont aucun point d’attache par leurs racines,
ces plantes, qui sont très-petites, sont entraînées vers le »
trop-plein. Je nommerai encore deux plantes exotiquesà l
feuilles flottantes et d'un égal mérite: - L'uponogéto» à l
double épi, dont la fleur, tout-à-fait différente des autres, P
exhale une odeur suave. - Le ltmiwcliaris de Humboldt a les
feuilles ovales et lleurit abondamment; sa corolle est com-
posée de trois pétales jaune-clair et jaune-orangé à la base.
Il ne faut pas abuser des plantes flottantes, car les feuilles
qui nagent à la surface sont un obstacle à fentralnement
vers le trop-plein, de la poussière et des débris de toute
nature qui recouvrent le liquide.
Lorsqu’on ne voudra pas couvrir l’Aquarium, on pourra y
introduire aussi quelques plantes émergeantes. Si une cavité
` garnie de terre a été disposée en haut du rocher, on y pla-
cera — soit un ménganthe ou trefle d'eau, qui donne une lleur
admirable, — soit une touffe de populage à fleurs doubles,
que l’on ne rencontre que simple dans nos marais, et qui p
est trés-reeommandable pour l’ornement des bassins; ·- ou ,
uu pied de myosotis des marais. - Pendant la bonne saison, P
l

nxs Aouaafunrs. _ 365
un souche! à fouilles panachées serait d'un très-bel effet; mais
cette plante esige la serre chaude. - On pourrait de méme
y mettre un iris faux-acorc. - La sagittaire [lèche-d'eau,
très-ornementale par ses feuilles, dont la forme ressemble à
la pointe d’une flèche, peut étre plantée dans le fond; mais 4
_ une partie de ses feuilles reste immergée, et ces dernières
sont en forme de ruban. - Le phragmilc commun supporte
très-bien une assez épaisse couche d’eau au-dessus de son
pied, ce qui permet dc le fixer dans le même sol que les _
plantes immergées ou flottantes. -Il en est de même du
butome en ombclle ou jonc fleuri, qui porte un élégant
bouquet de fleurs roses. —- le pourrais en dire autant des
masssttcs à feuilles larges ou étroites qui sont très-propres à
la décoration des eaux, principalement à cause de leurs
fruits qui persistent fort longtemps.
Après avoir planté tous ces végétaux dans la terre dispo- ·
sée au fond de l'Aquarium et ârdiflérentes hauteurs, dans
le rocher si c'est possible, on remplit d’eau et on laisse
éclaircir; on secoue les feuilles chargées de terro très-fine l
qui s’y est déposée, et, quand l`eau est bien claire, on verse
par petites quantités, afin d'épargner les' plantes, les petits
cailloux dont j‘ai parlé. On en recouvre seulement la terre
d’une épaisseur sullisante pour empécher les habitants de _
l'Aquarium d’opérer le mélange des deux couches.
Pouplemont de llquarium.
Maintenant, il ne s’agit plus que de se livrer ii la peche
dans toutes les eaux des environs; d’explorer les rivières,
les ruisseaux, les fosses qui bordent les marais, les entailles, '
les eaux claires et rapides, et les eaux stagnantes et corromà
pues; dans les unes comme dans les autres oa trouvera des
I

o
306 nes Aounrmrs. ‘
animaux qui leur sont propres. Ce n’est qu'eu visitant \
toutes sortes d’eaux, dans des localités différentes, qu'on
parviendra à réunir dans l'Aquarium une trés-grande va-
riété de reptiles, poissons, insectes, arachnides, crustacés,
anuélides, mollusques, polypes, spongiaires, etc. `
_ Inltruments nèoetltiros i Pnmeteur
1 d'Aqnari¤.m•.
La peche des animaux qui doivent garnir l’Aquarium se
fait à l’aide d’une épuisellc à mailles serrées. J’ai adopté
pour sa monture la forme semi-circulaire; elle est exécutée
en fort ill de fer étamé, et composée de trois piéces renfor-
cées à l'endroit des articulations. Ce filet se visse sur un
bâton de l·• 30 de longueur. La portion non circulaire de
cette monture, opposée au manche, est plus commode que
_ si elle était arrondie, pour trainer, en le ramenant à soi. le
tilet sur le fond d’une rivière.
En partant pour la peche et en revenant, la monture est
pliée; et pour éviter d'étre mouillé par le lilet, je le place
dans un sac en caoutchouc.
A l'extrémité du bâton et perpendiculairement à son axe,
je puis aussi visser une lame tranchaute, de 9 centimètres
de largeur sur I3 de longueur, qui me sert à couper ou
arracher des plantes aquatiques.
Lorsque j'ai capturé quelque animal dans l'élément
liquide, je le mets dans une boite à base elliptique que
j’ai fait confectionner pour cet usage. Elle est en cuivre
étamé, surmontée de deux ouvertures donnant acces dans
deux compartiments séparés. La feuille de métal perforée
qui sert de cloison entre les deux cases laisse l’ean commu-
niquer de l'une à l’autre, tout en séparant les individus qui
pourraient se nuire. A la partie inférieure, de chaque

USTEN SlLES DÀQUARIUM
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Soc.I.mn Nord de la France, Mém 1869
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(

nu [contours. 367
coté, et dans le sens de la longueur, cette bolte est pourvue
d'un bouchon en métal que l’on peut dévisser pour faire
évacuer l’eau et la renouveler en plongeant l’appareil dans
le liquide. Derrière ces bouchons se trouvent de petites `
plaques de cuivre rondes, hombées et percées de très-petits
trous qui interdisent le passage aux prisonniers. Si l‘on doit
rester longtemps à la même place, on peut aussi, quand È
l’eau n’a pas une grande profondeur, mettre cette bolte
dans la rivière, les bouchons retirés; de cette façon, le
courant la traverse et maintient ainsi les captifs dans
d’assez bonnes conditions. Quand je suis en pèche, je visse
les couvercles sur l’un des larges cotés de la boite. Contre
l'un des petits côtes existe une sorte d’étui pour placer la
pince qui me sert à saisir les insectes dans le filet pour les
mettre dans le compartiment destiné à les recevoir. Dans
l’autre case, je mets les poissons; sans cette division, les
poissons avaleraient de petits insectes, et de gros insectes
tueraient des petits poissons. On peut aussi placer dans
cette boite des plantes immergées ou flottantes.
A mon retour de la pèche, après avoir dévissé l’un des
bouchons placés sur le côte de la boite pour en retirer une
partie de l’eau, je verse dans une jam ou un seau ce que
renferme le compartiment à poissons, et je les mets dans
l’Aquarium. Pendant que je verse les poissons, je maintiens `
le couvercle sur les insectes; puis vient le tour des hatra-
ciens, des crustacés, des insectes et des coquilles. Je sépare
les différents genres d’animaux qui doivent être placés dans
les divers bassins. Pour les prendre dans la jatte ou le seau,
j’emploie un petit [îlet à mailles serrées, d’environ IO centi-
mètres de diamètre, et se vissant sur le même manche qui
sert à l’instrument de nettoyage pour le fond de |’Aquariurn r
et que je décrirai plus loin. r
f
j

368 uns Aouxnluns.
Lorsque je veux mettre des plantes nouvelles dans l’A-
quarium, je fais usage d’un plamtoir consistant en une petite
fourche de cuivre vissée au bout d’un bâton. Après avoir
étendu la plante à la surface de l’eau, je pose la fourche
entre la racine et la tige, et j’appuie de manière à en-
foncer le tout dans l'eau, jusqu’à ce que la partie infé-
rieure ait pénétré dans la terre, je retire la fourche avec
précaution, et la plante reste en place. Si l’on est obligé de
temps en temps de remettre des plantes nouvelles dans
l’Aquarium, il devient souvent aussi indispensable de dimi-
nuer la hauteur ou la largeur de celles qui y prennent un
trop grand développement. Pour cela, je me sers de ciseauœ
fixés à de longs manches cn bois; je puis ainsi couper sur
le côté les toull`es de verdure dont je veux diminuer la lar-
geur. Une autre paire de ciseaux, perpendiculairement em-
manchés sur deux bâtons, me facilite la tonte des plantes
_ qui s'é|èvent trop, encombrent la surface de l’eau, et em-
pêchent le courant d'entrainer vers le trop-plein la pous-
sière et les différents débris animaux ou végétaux.
Pendant les grandes chaleurs, quand l’Aquarium reçoit
un peu de soleil, il faut nettoyer les glaces à l'intérieur` au
moins toutes les semaines; dans l’hiver, elles peuvent quel-
. quefois rester trois semaines sans être frottees. Pour procé-
der à ce nettoyage, je commence par vider l’Aquarinm. Il
est bienentendu que je laisse toujours quelques centimètres
d'eau, afin de ne pas mettre les habitants tout-à·fait à sec.
Lorsque la chaleur est grande et que l’on possede des P
poissons exigeant une eau froide, on peut, pendant ce
travail, la faire arriver par le has et la faire sortir en même
temps par le tuyau de vidange. On pourrait même ne pas l
vider du tout, s'il y avait danger à le faire, et opérer le
nettoyage à l’aide d'un instrument indiqué plus ioin. La p
u
u
A

~ DES Aûtwttmts. 369
surface de l‘eau étant baissée in quelques centimètres du
fond, on passe Véponge sur les glaces et l'on enlève ainsi
une matière verte qui·s'y était déposée. A la hauteur du
niveau ordinaire de l'eau et au-dessus, si l'on a un jet d’eau
produisant des éclaboussures, il se forme sur le verre un
dépôt blanchâtre de carbonate de chaux; on est quelquefois
obligé, pour l’enlever, de recourir à Yacide azoliquc (qu’il
faut, autant que possible, éviter de toucher et de respirer).
On verse quelques gouttes de ce liquide sur une étoffe pliée
en plusieurs doubles et clouée sur les cotés d'un morceau de
bois qu’on tient à la main. On frotte alors les parties salies
par ce dépôt qui disparaît à l’instant. Après cela, on passe
l’éponge mouillée pour enlever l’acide, et le morceau de
_ bois garni d'éto/fe doit ètre plongé dans un vase plein d’eau,
pour éviter qu'il soit, dès le premier jour, hors de service
par l’elïet corrosif dc l’acide. Quant à la partie des glaces
encore submergée, on peut aussi, pour la nettoyer, se servir '
de l’éponge en plongeant la main dans l’eau; mais il est
possible de la débarrasser de la couche verte qui en dimi-
nue la transparence au moyen d'un petit instrument que
j'ai fait faire, en bronze étamé, ayant un peu la forme d’une
haïonnette. Ce frotteur comprend une partie plate, large de
3 centimètres et longue de f6, percée de petits trous de
chaque côté pour passer une aiguille 'et du til, afin d’y fixer
solidement l'étol’l'e qui doit frotter sur le verre. Puis il fait
un double coude pour revenir dans une position parallèleà
la première partie. Cette disposition a pour objet de conser-
ver un espace pour la main, entre la glace et le manche
de l’outil. L’Aquarium ainsi nettoyé, on le remplit par le
tuyau qui amène l’eau par le fond, dont on laisse le robinet
à demi·ouvert encore quelque temps après que le niveau est v
rétabli à sa hauteur ordinaire, afin d'éclaircir l’eau et de la

370 ou Aounwus.
débarrasser des impuretés qui se trouvent à la surface. Je
ne parlerai pas des soins de propreté à donner à Pextérieur.
A la suite de ces opérations, beaucoup de plantes sont
entremélées, accrochées; les feuilles immergées sont cou-
vertes de limon. Pour rendre à chacune d’elles la pose qui r
lui est naturelle, j'ai recours à un crochet en cuivre qui
peut se visser sur le bâton servant pour le plantoir. Cet
outil me permet aussi de secouer les feuilles pour les débar-
rasser de la terre qui s’y est déposée, et de retirer les frag-
ments de plantes tranches par les ciseaux.
Entin, c'est à l'aide d’une longue pince en fer étamé que je
retire du fond de l'Aquarium le cadavre d'un poisson, les
restes d'un insecte, ou des parties végétales commençant à
se décomposer.
Différentes espèces d'antmn¤x d'un Aquarium
d'eau douce.
Un Aquarium d'eau douce peut renfermer une multitude A
d’animaux, parmi lesquels nous citerous : v
i• Des Tournus d’Algéric, d‘ltalic, du Mexique. Ces émydes l
saisissent leur proie en ouvrant largement la gueule; puis,
allongeant .vivcment le cou, ils la referment et déchirent p
avec leurs ongles ce qui déborde leurs lèvres cornées: c’est
ainsi qu'e||es mangent des grenouilles ou des salamandres
aquatiques.
2* Des Barnacumsz grenouilles, raincltcs et leurs lélards,
‘ ainsi que ceux du crapaud. Il est intéressant de suivre les
transformations successives du tétard pour arrivcrà l'état
parfait. Dans les premiers temps de sa vie, il est privé de
pattes comme le poisson; bientôt les deux membres anté-
rieurs apparaissent, les deux postérieurs se développent
i

nas saumons. 37l 1
ensuite, et finalement la queue disparait, laissant l’animal ai
l parfait qui se livre à des mouvements natatoires semblables l
i à ceux que nous exécutons nous-mêmes. Pour quelques ' i
personnes, ce batracien est un baromètre, fort imparfait, 2
du reste. — L’aa:olotl, dont les branchies, ressemblant à de
petits panaches, persistent fort longtemps, lui donnent un
aspect singulier et lui permettent de rester constamment au
milieu de l’eau. — Les salamandrcs aquatiques Jde notre , o
contrée, qui, pourvues aussi de branchies dans leur premier
âge, les perdent bientôt et deviennent plus terrestres qu’a-
quatiques; ce n'est guère qu'au printemps et en été qu'elles
séjournent dans l’eau, et encore en sortent-elles frequem· ' A
ment. Vers le mois d'avril, ces amphibiens se parent de
vives couleurs; le male du triton des Alpes est magnifique :
il est bleu, rouge, noir et blanc; sa femelle, qui en dilfère .
beaucoup, est belle aussi. — Le triton à crête est nhir,
` argenté et jaune-orangé; au printemps, le mâle est orné '
d'une crète dentelée sur le dos, mais il la perd en été; la
femelle n'en a jamais. — Le triton ponctué a des taches sur
tout le corps. - Le triton abdominat est d'une teinte à peu ·
près uniforme, tirant sur le jaune—verdàtre; mais cette
couleur est plus ou moins claire chez les. individus de la
même espèce. Ces animaux prennent dans l’eau des poses
curieuses, et restent quelquefois très~longtemps dans une
immobilité complète. Ils changent de peau, et les membres
qui ont pu étre dévorés par leurs ennemis se reproduisent .
dans leur intégrité.
· 3• Des Poissons: —la perche, très-belle, tant à cause des
bandes noires qui ornent ses llancs, que par la couleur
rouge de ses nagoires. - La Qrcmille, qui passe pour être
un métis de la perche et du goujon, vit assez longtemps hors
de l‘eau. —Le chabot, dont la couleur varie avec l*âge,

378 rm aovmvxs
I creuse une cavité sous une pierre et amène des femelles
pondre en cet endroit; il garde ce dépôt avec vigilance
jusqu’à l’éclosion. Ce poisson, privé de vessie natatoire, est
souvent en repos sur le gravier ou sur les plantes : il ne
change de place que par bonds. -— Uépinocbc mâle qui se
construit un nid et le défend avec grand courage. Ie me
p trouvais un jour sur le bord d'un ruisseau, j’aperçus un de
' ees petits poissons en sentinelle devant l'ouverture de son
nid ; je plongeai doucement ma canne de ce côté: l'épinoche,
les aiguilles tendues, se précipita hardiment sur elle, en y
portant plusieurs coups de hec. Je répétai plusieurs fois cette
manœurrc, qui eut les mêmes résultats. Vers le mois de
mai, l'épinoche mâle revêt les plus brillantes couleurs: le
bleu, le vert, le rouge, l’argent et l’or sont employés par lui
pour séduire ses femelles. — L’épinoch¢tte, armée d’une
dizaine d’épines dorsales, au lieu des deux grandes que
possèdent les épinoches. ll est des épinochettes entièrement ‘
noires: elles ont des mœurs peu agréables pour leurs com-
pagnons de captivité, qu’elles pourchassent sans trêve ui
merci. - La loche, joli poisson marbré, dont la bouche est
armée de six barbillous, quatre à la lèvre supérieure et deux
à la lèvre inférieure : ils lui servent à fouiller dans la vase,
età saisir les insectes et les vers dont elle fait sa nourri-
ture. Ce poisson repose ordinairement sur le fond de
l’Aquarium, ou s'élance quelquefois verticalement, mais il
ne tarde pas à retomber. —Le goujon possède de chaque  
côté de la bouche un barbillon très-développé; il se prend  
bien à la carafe. Les vers intestinaux que souvent on ren- u
· contre en ouvrant ce poisson ont fait croire qu’il donne
naissance à l'angui|le. — Le barbcau a, comme la loche et
' le goujon, la bouche placée en dessous, indice certain que
` l’animal a l'habitude de chercher sa nourriture au fond de
1

uns aouxuqu 37%
l’eau et de saisir des corps peu volumineux. Sa lèvre supé- ·
rieure est munie de deux appendices cbnrnus, et |’inférieure
en a également deux. Les végétaux entrent pour une large
part dans son régime alimentaire. - La lanchc; celle qui est
pêcbée dans les eaux limpides a une belle couleur verte
avec rellets dorés. Sa nourriture est végétale et animale. l
Elle peut vivre dans une eau fort peu aérée, et passer une `
journée entière hors de ce liquide sans périr. — La carpe, l
possédant aussi deux barbillons de chaque coté de le
bouche, peut être conservée longtemps vivante dans de la
mousse humide. Elle a la faculté de reconnaître la voix qui g
l’appelle habituellement. — Le cyprin doré ou poisson rouge ‘
trouve naturellement sa place dans l’Aquarium, à cause de _ 1
la richesse de son coloris et de la facilité avec laquelle on  
peut le conserver captif. Il se nourrit de plantes, de vers et· R
d'insectes. .. La bréme a le corps baut et mince; elle se j
nourrit de végétaux et d'animaux. - L'ablelle a le corps l
long et étroit, teinté d'unc couleur bleue d'acier sur le dos `
et blanc d'argent sur les côtés. Sa nourriture est plus ani-  
male que végétale. - La rolcngle, plus connue lt Amiens
sous le nom de roche, a les yeux et les nageoires inférieures i
rouges; elle vit de substances végétales et animales. —- Le
garden commun a le dos vert foncé ou bleu, les côtés argen-
tés avec des retlets bleuâtres. Les végétaux entrent pour la
plus grande part dans son alimentation. — La chevuinc se
nourrit de végétaux, mais sa voracité la porte à avaler
beaucoup de vers, insectes, mollusques et petits poissons.
— La vaudoise est assez souvent d’nne belle couleur bleue
sur le dos et sur les côtés jusque vers la ligne latérale; les
nageoires inférieures sont jaunâtres. - Le vairon mâle
prend au printemps des couleurs bleues et rouges, avec des
reflets verts métalliques qui en font le plus bel ornement de
`rou n. 24

· 374 ou Aounrmrs.
l l’Aquarîum. Les confervcs, les insectes et les vers composent
' sa nourriture habituelle. — La féra, qui abonde dans lc lac
Léman, et dont l'établissement de pisciculture de Huningue
envoie des œufs par toute ia France, peut être aussi placée
dans un Aquarium à eau courante, après son éclosion dans
les bassins incubateurs, pourvu qu’il n`y ait avec elle
aucun animal capable de la détruire. La moitié supérieure
de son corps est d’une belle couleur bleue tachetée de
noir, la partie inférieure d’un blanc d'argent pur. Elle se
nourrit de debris organiques, de très-petits animaux et
des insectes qui voltigent à la surface de l'eau. J'ai trouvé
récemment sur lc sable, au bord d'un de mes bassins, une
fera qui n'avait pu regagner Vetement liquide d’où elle
s’était élancéeà la poursuite d'un moucheron. Ce poisson,
né chez moi quinze mois auparavant, mesurait douze
centimètres et demi de longueur. — On pourrait égale-
ment avoir l'onzbre—clrevulicr, le saumon, la lruflc grande
des lacs, la truite saumonée et la truite commune provenant
. de l’éclosion des œufs envoyés par letablissetnent que
je viens de nommer, à la condition de maintenir l'eau
à une temperature inférieure it -|- l5·• ccntigrades. Ces
poissons, d’une beaute remarquable due aux nombreux
points rouges dont leur robe est émaillée, sont souvent, ,
comme les feras, victimes de leur ardeur ii la chasse des
mouches dont ils sont très-friands : j'en ai beaucoup perdu
qui avaient ainsi saute hors de leurs bassins pour happer
leur proie. L’ombre-chevalier vit tl’insectes et de petits
crustacés Le saumon, pendant le premier âge , se nourrit,
comme les truites, d'insectes, de frai et de petits poissons.
— Le brochet, malgré Velegance de sa forme et de ses cou-
leurs, ne doit ètre accepté dans l'Aquarium que lorsqu’il
est de fort petite taille, car il est très·vorace et grossit

un Aounxuus. paru  
rapidement en détruisant les habitants de I'Aquarium.— e
Uanyuille est aussi d’une grande voracite : elle mange des
vers, des mollusques, du frai et des petits poissons. Elle peut
vivre assez longtemps hors de |’eau, et passe l’hiver dans la
raise, ou elle reste engourdie. M. Blanchard, dans son bel
ouvrage sur les Poissons des eauw douces de la France, la
regarde connue une larve incapable de se reproduire; mais
il n’ose indiquer aucun être parfait comme devant conti-
nuer la vie de l'anguiIle. M. Coste, le celebre piseiculteur,
professeur au Collège de Fra nce. pense que ce poisson pond
en décembre et janvier. C'est de mars îu mai que le fretin,
connu sous le nom de momie, apparaît ii l'embouehurc des
fleuves. dont il remonte le cours pour se répandre dans les
eaux de l'intérieur. — La lamproic de Plancr vit à l’état de
_ larve pendant deux ou trois ans sous le nom d'ammcc€le
branchiale ou de lamprillon. Pendant ce premier etat, elle
est toujours cachee sous les pierres ou dans la vase; mais
après ses métamorphoses, elle s’agitc beaucoup, ne craint
plus la lumière , et peut s`attacher à la manière des
sangsues. On croit qu'arrivée ii l'etat adulte, elle ne tarde
pas à effectuer sa ponte et qu'elle meurt peu de temps
après.
lci se termine la nomenclature des poissons que peut
recevoir un Aquarium établi dans de bonnes conditions.
J’ai pensé qu'il ne serait pas inutile de la faire suivre d’un
tableau indiquant les époques approximatives de la ponte
de ces espèces, ainsi que les conditions dans lesquelles elle
a lieu, et la durée de l’incubation.
· _ f

UI
ÉPOQU ES
¢•ndlüo¤s dans lesquelles elles .
pour les poissons venu
u
Nous. . I Époque des pentes. œufs. I
Saumon ..... de novembre en février. Enfouis.
Truite commune. . ld. _ ld.
Truite des lacs. . . ld. ld.
Truite saumonée. . ld. id. L
Ombre-chevalier. . . de novembre en mars. ld g
Brochet. .... Iln févr., mars et avril. Fixes. ·
W Vzmdolse ..... mars, avril. Libres. Q
Lamprole de Planer. id. n ·
Perche. .... mars, avril, mai. Agglutînés.
Gardon. .... avril, mai. Adhérents. '
Rotengle ..... ld. »
GI'clIll“¢· . · · . ld. 4 Agg\u\inég_ :—
L0¢he· · . . · . id. n I
Chabot. . . . . id. Enfouis. I
Goujon. . . · . avril, mal, juin. Libres. *
Brême. . .... tin avril, mal. m, ..
Ablette. .... mai. »
— Cyprln doré .... ld. »
Vairon. . .... mal, juin. ,, I
Cbevalnc. .... ld. » ..
Barbeau ..... mal, juin, juillet. |,;|mg;_
Carpe. . V ..,. mai, juin, quelquefois Fmg, j
une 2= en août. I j
Epinocbe. .... juin, juillet. Dans un nid. ·
Tanche. .... id. quelquefois Fixes.
une 2* en aotlt.
Ffra ..... . novembre, décembre. Libres.

177
DES PON TES, V
ont lien, cl. durée de l*|n•>lbn¢|•l
douce précédemment cités '
Substances sur lesquelles Nature des eaux où les ‘ -_
sont déposés les œufs. I poules s’e!l'ectuenl. de un ' ’
Graviers, cailloux. Vives et courantes. De00 a 110 jours. I
ld. id. De 40 a 60 jours.
id. id. id.
- id. id. id.
ld. ld. id. _
Plantes. Tranquilles. De 12 a 20 jours.
Pierres ct graviers. Rapides. De 10 a 1l jours.
- p 7) D
Pierres, plantes, num; Rapides ou calmes. »
Rives pierreuses. Ni profondes ni rapides 11 a 15 jours.
» Couranteswstagnante n
· Herbes et roseaux. Courantes. » ,
Pierres et cailloux. id. n
Graviers. id. »
- Pierres. id- Un mois.
- Plantes. ld. n
Végétaux, racines. id. · »
» Dormantea. »
Graviers. Courantcs. »
- Pierres, graviers. id. »
Pierres. ld- 10 a 15 jours. g
Plantes. Dormantes. 7 a 8 jours.
- Végétaux. ` Courantes. ~ s
Plantes. Dormantem 6 a 7 jours.
Gailloes. Vives. R 7 aemaiaes.

$8 ons aomtntmrs.
l' Des Ixsncrns et leurs larves.
i Parmi les coléopières, je citerai, dans la lamille des
hydroeautharen, dont tous les membres sont carnassiers,
ainsi que leurs larves, les genres suivants :
lfamoureux dytique, que l'on voit` fréquemment serré
contre sa l‘emcI‘e avec laquelle il nage en la tenant fortement
sous lui à l’aide des crochets qui terminent ses tarses et des
‘ articles élargis des pattes antérieures, l’un des caractères
distinctifs du màle. Lorsqn'on le prend avec des pinces, il
· répand une liqueur blanche d'une odeur nauseabonde,
comme le font du reste les insectes de la même famille. 0n
le trouve dans les eaux stagnantes. Sa larve, dont la tête
est armée de faulx tranehantes, donne la mort à beaucoup
d’autres larves et de petits poissons. - Le cybisler ou
trochalc, qui a beaucoup d'anaIogie avec le dytique,
habite les memes lieux. — L'acilie doit être recherche
pour l'Aquarium parce 'qu'etant de taille moyenne, il
est moins vite détruit que les petits insectes, et il est
moins destructeur que les gros. De plus, on le voit toujours
' au milieu de |’eau, tandis que beaucoup d’autres sont
souvent cachés. Le mâle, comme celui du dytiqne. a les
élytres lisses; celles de la femelle sont striées, et les lignes
creuses sont garnies de poils; c’est surtout au printemps
qu'on le trouve dans toutes les eaux. - Le grnphod¢‘r¢ ou`
hydatique est un insecte d'environ 13 millimètres de lon-
gueur sur 7 à 8 de largeur qui se rencontre toute l'année
dans les étangs. - Le cymaloptëre recherche les eaux
` stagnantes. — Le lioplére et le ranle se plaisent dans les
mêmes eaux et dans les ruisseaux. - La colymbêic est fort
agile; il en existe un grand nombre d'espèces qui habitent,
pourla plupart, les eaux tranquilles; d’autres se rencontrent
aussi dans les ruisseaux dont Veau est courante.- -···Le

une AQUÀMUHSJ 379
laccophilc est long de 4 millimètres; on le trouve dan toutes
les eaux, toute l'année.—La notêrc a environ la même taille
et se trouve facilement en été. ·— La pœlobic ou hygrobie n'a
plus |'aspect général des insectes aquatiques, et ne présente
plus, comme eux, sur une même l·gne, les parties latérales
des élytres, du corselet et de la tête: chez cet insecte, la
tète est parfaitement dégagée. On le rencontre, surtout au
printemps, dans les eaux stagnantes. Ses habitudes sont
curieuses à observer. ll monte jusqu'à la surface. et, un
peu avant d’y arriver, il fait une cabriole, de manière à
amener son extrémité anale au contact de Vatmosphère. ll ,
s'empare d’une bulle d’air qui reste adhérente à la pointe
de son abdomen, puis il redescend avec pfeslesâe et s’en— W
fonce dans le sable qu’iI remue vivement avec les pattes.
Au moment ou la partie postérieure de l`insecte est sur le
point de disparaître, la brille entre sous les élytres, et la
bête reste immobile. Au bout de quelque temps, le même
manège recommence. — Le genre halqalc est représenté
par de très-petits insectes qui habitent principalement les
ruisseaux. - Les hydroporcs sont de petite taille; ils sont
tres-nombreux en espèces : les unes vivent dans les
caux courantes, d’autres dans les eaux stagnantes. —
Iflayphydrc est un charmant petit insecte rougeâtre, de
forme ovale, qui voyage souvent avec une brille d’air re-
tenue à la partie postérieure de son corps; il se trouve
dans les fossés. - Le gyrin aux couleurs bronzées, décrit ‘
avec une extrême agilité des cercles nombreux à la surface
de l'eau; il plonge également avec rapidité, entrainant aussi
une bulle d’air qui, au milieu du liquide, brille comme le
mercure. ll exhale, quand on le touche. une odeur péné-
. trante; on le rencontre dans toutes les eaux et en toute
saison. — L’or¢ctocIoilc a aussi fhabitude de décrire des

380 ns mamma.
évolutions a la surface de l'ean; il se plalt dans les rivières,
sous les pierres, ou sous les feuilles des plantes aquatiques.
Dans la famille des Palpioornes, insectes en général
beaucoup moins voraces que les bydrocauthares, nous
indiquerons :
Uélvpltore; il est peu agile et habite les eaux stagnantes, .
ainsi que l’ochlhébie, l'hydréne et la sperohie. ·-·La bémse
nage avec célérité, et vit principalement de débris
végétaux. — L'hydrophilc, au ventre argenté, habite les
eaux stagnantes; il passe l‘hivcr au fond des mares, dans
un état léthargiqtre complet. Au printemps, la femelle
confeetionne, pour abriter sa progéniture, un cocon qu'elle
lile sous la feuille d'une plante aquatique flottante; il est
terminé par une pointe recourbée dépassant le niveau de
l’cau. L’hydrophile a besoin de temps en temps de venir
à la surface pour respirer; il fait pénétrer l'air sous ses
élytres et autour de son abdomen, et c'est à la présence de
cet air, retenu par de nombreux poils, qu'est du l`aspect
argenté dont il a été question ci-dessus. Cet insecte, long
d'environ 3 centimètres, est armé d'une épine steruale
fortement développée. Chez les mâles, le dernier article des
tarses antérieurs s’élargit sous ferme de palette triangu-
laire; cette disposition leur permet de se tenir plus solide-
ment fixés sur leurs femelles. Cet insecte coupe les tiges des
plantes; sa nourriture est végétale et animale Sa larve, qui
' est noire, a la faculté de renverser la tête en arriére ——
L’hyg:·0bie vit dans les eaux stagnantes ou dans la vase, sur
le bord de ces eaux.
Parmi les Névroptèrcn, nous trouvous,a l'état de larve
et de nymphe, les libellules on demoiselles. Ces larves sont
carnassières et ont un singulier système de locomotion:
elles DM la propriété de laisser entrer l’eau par leureriliee

une equations. S8!
anal, et de la rejeter avec force par la meme voie, ce qui
' leur permet d’ava¤eer. Nous en possédons plusieurs espèces
que l’on peut voir arriver lt l’état parfait quand l’Aquarium
est pourvu d'un couvercle en toile métallique qui les empèche
de s'envoler. Je n’insisterai pas sur le plaisir que l'ou
éprouve à la vue de ces charmants insectes quand on a pu
suivre les phases si différentes de leur existence. - La larve
de plirygane n'est pas moins intéressante; elle se construit
une cuirassc pour se' mettre lt I’ahri des attaques de ses
ennemis : tantôt ce sont des graviers ou de petites coquilles
agglutinées; tantôt des lentilles d'eau, de petites tiges de
plantes entrelacées, ou bien de petits morceaux de bois.
Toutcela est fixe à un fourreau de soie tissé par cette in-
dustrieuse larve qui `se promène partout avec son habitation
qu'el!e retient au moyen de deux crochets fixés à la partie
postérieure de son corps. Elle se nourrit de petits insectes et
de plantes qu'e|le coupe de tous côtés, ce qui fait le déses-
poir de |'amateur d'Aquariums voulant posséder à la fois
ces curieux animaux. des plantes en lion etat, et une eau
exempte des débris végétaux que la présence de ces larves
rend si nombreux. I.orsqu’elles sont sur le point de se
métamlorphoscr. elles ferment completement leur demeure.
- Les perles et les nemoures vivent également il l'état de
larve dans les eaux courantes; elles éelosent au printemps
ou en été, sont carnassières, et ne se construisent pas de
fourreaux comme les phryganes. - La larve de Wphémêre
vit pres de trois ans dans la vase; mais, à peine transfor-
mée en insecte parfait, la femelle va déposer ses œufs sur
l'eau, au fond de laquelle ils sont entraînés par leur poids.
Elle meurt peu de temps après Vaccomplissetncnt de cette
fonction.
Les leuepûaree fournissent divers sujets : -·· Lfkydru- ·
.A.._.

38Y nus aonnwus.
mètre marche et court sur l'eau avec une agilité remarquable.
— La nêpe cendrée se trouve dans les eaux dormantes; elle
enfonce dans la tige des plantes aquatiques ses œufs qui
eclosent vers le milieu de l'été. -Le nolonccle est un bel
insecte, très-carnassier, qui fait des dégâts considérables
dans l’Aquarium; il nage toujours sur le dos, et se sert q
comme de rames de ses deux pattes postérieures, qui sont
trés-longues. Dans I’aceouplement, le mâle se tient sur le l
dos de la femelle. — La naucore est aussi très·carnassière;
on doit la prendre avec précaution. car elle peut causer de
violentes piqûres. - La randlre reste ordinairement immo-
bile, fixée à une plante ou ii une pierre, les crochets ouverts. p
prête à saisir le malheureux petit insecte qui passe à sa  
` portée. Sous ses trois étals, cet insecte est très-vorace et
suce sa proie après l'avoir fait mourir. —La cerise vit, q
dans leseaux stagnantes, de petits insectes qu'elle saisit l
avec les pattes antérieures. Elle est spéciliquement plus p
légère que l'eau et remonte naturellement il sa surface;
mais il Vapproche du danger, elle se précipite nu fond
· avec une grande vitesse. - Le gerris glisse sur les eaux
I tranquilles sans se mouiller, car son abdomen est revêtir
I d'un duvet soyeux analogue à celui des oiseaux aquatiques; l
les quatre pattes postérieures appuient sur I'eau et donnent l
l en même temps une secousse qui le fait avancer. ll vit de
l larves aquatiqucset de mouches.
r ·Les Dtpeèren donnent la larve du slratiome qui respire
en tenant Vextrémité de la queue à la surface de l`eau;
l la nymphe conserve la méme forme , mais devient
  rigide ct incapable de se mouvoir. — Le cousin dépose ses
l œufs sur l‘eau; ils nagent ii sa surface, et les larves qui en
e sortent se précipitent dans le liquide. Elles respirent l’air
. · du dehors par un appendice placé it la partie postérieure de

ans Aounwsrs.  
leur corps, aussi les voit-on continuellement à tleur d’eau,
la tête en bas. Sitôt qu'elles sont inquiétécs, au moyen de
quelques coups de queue elles s’enl`oncent pour reprendre
bientôt leur place; car, étant plus légères que l`eau qu’elles
déplacent, elles tendent à remonter. Les cousins donnent
plusieurs générations par an; chaque ponte est de deux
cent-cinquante à trois cents œufs.- La corëlhrc est très-
abondante dans les étangs. Sa larve est transparente; elle
se tient dans une position horizontale, ce qui la distingue
de celle du cousin. Elle donne des coups de queue quand '
elle veut changer de place. Vers le mois rlejuillet ou d'août,
elle se transforme en nymphe et ne reste pas plus de
dix à douze jours dans cet état. —— La larve du lanype
a la forme d'un ver long ct cylindrique, avec la tète ova-
laire. Sa nymphe s’attache ir quelque plante sulimergée et
se tient toujours dans une position verticale; elle vient
aussi de temps en tempsà la surface. La tète est toujours
en haut, et l’abdomen en bas et courbe. Pour nager, elle re-
dresse cette derniere partie du corps et bat, par coups
réitérés, le liquide qu'elle habite.
5· Des Anscnmnes, représentées par Yindustrieuse argy·
ronélc, dont la femelle construit une sorte de cloche à
plongeur, retenue au milieu de |`eau par quelques lils
attachés aux plantes aquatiques. Cette aranéide, de couleur
brune, nage généralement le dos en bas; son corps,
couvert de poils qui retiennent l'air, a toujours un aspect
trés-brillant lorsqu'el|e est immergée. Ce sont ces poils qui
lui permettent de remplir d'air la demeure qu’e|le s’cst
bâtie. Pour obtenir ce résultat, elle monte il la surface,
soulève son abdomen et le replonge vivement; par ce mou-
vement elle entraine de l’air autour d'elle et le porte sous
sa cloche; elle fait plusieurs voyages successifs et la. remplit

SSI ns aovantnls.
enfin. Alors elle s’instal|e dans son domicile oi: elle prend
ses repas au retour de la chasse. Lorsque l’air de la cloche
est vicié, elle la renverse pour l'en faire sortir; alors elle
recommence ses voyages. La femelle se distingue du mâle
par la forme de son corps qui est plus arrondi; l'abdomen
des mâles est allongé, avec l’extrémité postérieure un pen
_ courbée. — L’hydrachnc est une charmante arachnide en-
tièrement rouge dans |'espèee qui porte le nom d'hydrachne
globuleuse; une autre, appelée hydraclme géographique, a
' quatre taches et quatre points rouges situés sur le dos;
chaque point est marqué d'un petit point noir dans son
centre. Quand on la touche, elle feint d’ètre morte pendant
quelques instants. lfaccouplcnient des bydrachnes dure
quelques jours de suite. Vers le mois de mai, elles pondent
des œufs rouges qu'e||es déposent quelquefois dans le centre
des tiges de potamogeton, sous des feuilles d'hyd:·ochm·€s ou
contre les parois de l`Aquarium. Ces œufs ne sont pas re-
couverts d’enveloppe protectrice et sont souvent attaqués
par des espèces de naïs et de dérostomcs. L’éclosion n’a lieu
que plus de six semaines après la ponte. Les larves vivent
librement dans l’eau; mais à l'état de nymphe, elles restent
fixées au corps des insectes aquatiques, tels que dytique,
· nèpe cendrée, ranâtre; ces parasites ont alors la forme
d’une poire et sont de couleur rouge. Après avoir vécu ainsi
quelques semaines et pris un notable accroissement, ils vont
se fixer à l’aisselle d’une feuille de potamogeton, deviennent
immobiles et arrivent enfin à l'état parfait. p
6** Des Cnusucàs : — lfécrevissc abandonne son enveloppe p
tous les ans, entre le mois de mai et le mois de septembre, b
et possede en outre l'avantage de voir repousser les mem- q
bres qu'elle a perdus dans les batailles livrées à ses pareilles. u
La feeoudatiaa a lieu, par accouplement, de novemlre à i

un saumons. 8 `
février. La ponte se compose de 20 à 30 œufs fixés aux
filets mobiles dont est garnie la queue de la femelle; ces
œufsy restent jusqu’à l'éclosion, qui a lieu au bout de 20 à
25 jours. - Une espèce de palémon. Je l'ai rencontrée il y
a quelques années dans une entaille du marais de Camon,
et dans la rivière qui se trouve entre cette commune et p
Bivcry. J'en ai conservé des exemplaires piqués comme des l
coléoptèrcs; mais depuis je n’ai pu en retrouver. -— La
crevette des ruisseaux est abondante dans les petits cours
d'eau alimentés par des sources; elle est carnassiére, nage
sur le côté; et, dans |'accouplement, le mâle tient entre ses
pattes sa femelle, beaucoup plus petite que lui. Celle·ci
garde ses œufs jusqu’à leur éclosion, et les petitsrestent
encore quelque temps sous son ventre. Ce crustacé change
de test comme les écrevisses. — L'ascll¢ se trouve commu-
nément dans les eaux stagnantes; elle ressemble beaucoup
au cloporte, marche lentement et se cache dans la vase 1
pendant l'hiver. Au printemps, le mâle, plus gros que la  
femelle, la retient sous lui pendant une huilaine de jours.
Lorsqu’ils se séparent, la femelle est chargée d’un grand V
nombre d’œufs. — Les apus, les argules et les binocles sont
de très-petits crustacés qui vivent en nombreuse société
dans les eaux dormantes et se nourrissent de tétarts; ils se
fixent souvent aussi sur les poissons. - Les brancbipes  
abondent au printemps et en automne dans les petites l
mares; comme les apus, ils nagent sur le dos; pour avancer l
ils frappent vivement l’eau de droite à gauche avec leur
queue. - Le cyclope a la faculté d’avancer ou de reculer l
en nageant. - Le cypris se nourrit d'animaux nouvelle- ‘ q
ment morts et de confcrves. - La daplmie se rencontre
principalement en autonme; elle change souvent de peau.
Presque tous les jeunes d'une même portée sont du méme
l

IU nts sensuels.
sexe, et sur cinq ou six pentes, il n'y en a pas plus d’une
de mâles. Rien de plus intéressant que l’examcn microsco-
pique d'une daphniœpucc vivante; les valves qui la pro-
tégent étant diaphanes laissent tres·facilement apercevoir,
à travers le test, tous les mouvements de I'animal. —Lcs
mortocles et les binocles etant recouverts plus complètement
par deux valves moins transparentes, on n'en voit guère
que les antennes, les extrémités des pattes et·|a queue,
quand ees crustacés les agitent en dehors de leurs coquilles.
La forme des valves ou de l'unique valve pliée en deux
longitudinalement, est à peu près celle d'un haricot pour
ees deux derniers brrmchiopodes. Cependant on peut
apercevoir l’œi| unique du monocle et les deux yeux du
binocle. — La limnadie est un petit crustacé dont on trouve
une espèce à Fontainebleau dans les petites mares; elle
a deux yeux, quatre antennes et vingt-deux paires de
pattes. — Le lyncée est le plus petit de tous les cnlomos-
tracés; e'est au printemps qu’on peut le trouver dans les u
eaux dormantes où il nage horizontalement.
7· Des xxvaimnss :—La sangsue, que l’on rencontre com-
munément dans les fossés des marais (himdo sanguisuga),
est d'un très-bon ell`et dans |'Aquarium ; quand elle nage,
tout son corps ondule gracieusement. Elle n’est pas moins n
curieuse à considérer lorsqu`ellc se sert, pour changer de
a place, de ses ventouses, qu’elle applique sur les parois de
  l’Aquarium, ou contre le rocher. — La planairc lactée est
; très·comprimée, petite et blanche. — Les maïs, agglomérés
I sur un petit espace, les deux tiers du corps enloncés dans v
q le sol, représentent assez bien les nombreuses tentacules
d'une anémone de mer. Lorsque ces charmants petits
vers d'un beau rouge sont en partie sortis de leurs trous,
ils produisent un mouvement ondulatoire incessant qui
n

uns aounuuns. 387
ramène la terre au-dessus des petits cailloux formant le.
fond de l’Aquarium ; mais aussitôt qu’on les touche, tous
ces bras disparaissent comme ceux de l'actinie.— Le gardien
ou dragouneau est un ver long et mince, faisant partie des _
filaires. On le trouve dans les eaux froides etcourantes.
,.l’en ai trouve ir. Longpre-les-Corps·Saints.
'8° Des uottusovss :— L’aucyle aime les eaux pures,
on la trouve dans les sources, les ruisseaux, les rivières,
collée aux pierres ou sur les plantes aquatiques. - L'ano-
donle des cygnes, la plus grande coquille d’eau douce, habite
les étangs ; elle s'enl`once en partie dans la vase et en se
déplaçant lentement, laisse derrière elle des traces de son
passage; elle vit de matières végétales ou animales en
décomposition ; je possède un exemplaire de ce bivalve
ayantl7 centimètres de long. —- La cyclade est un petit
animal protege par deux coquilles n’ayant pas plus d’un
centimètre de longueur; elle est fort intéressante dans l
l'Aquarium, parce qu'elle enferme souvent entre ses valves, T
lalpatte d’un dytique ou d’un hydrophile et qu'e|le se laisse
promener ainsi fort longtemps par ce malheureux insecte p
qui ressemble assez à un galérien traînant son boulet. Elle l
vit dans les eaux stagnantes ou courantes; elle peut ramper
sur les parois de sa prison ou sur lesplantes. Un jour
j'avais mis une cyelade dans un globe à poissons, le lende-
main j'en trouvai trois jeunes, munies de leurs enveloppes
testacées. -La dreissêne est la moule d’eau douce; on la
trouve dans les rivières et dans les étangs. Elle s’attache
aux racines d'arbre ou de jonc qui baignent dans l'eau
sans être couvertes de terre, ainsi qu’aux pierres et aux
coquilles d’anodonte. Les jeunes, qui sont ordinairement
üxés sur les valves maternelles au moyen de leur byssus,
ont des coquilles ornées de bandes noires en zigzag qui
· l
t

S! on souàwns.
pâlissent avec fige. — La lirnnlc se rencontre engrande
quantite dans les eaux dormantes , elle se nourrit de
plantes aquatiques. Souvent elle est renversée à la surface
_ de l'eau formant une petite concavité qui entraîne dans
son centre les impuretés flottantes; alors on voit la bouche
s'ouvrir et la langue en sort pour s’emparer de la poussière i
attirée dans ce vide. Lorsque les glaces de l'Aquarium ont
un peu verdi, on peut observer des dessins variés qui sont
l’œuvre deces animaux. Ils enlèvent completement la vege-
tation qui diminue la transparence du verre et permettent
ainsi de suivre les traces de leur passage. Quoique chaque
limnée possède à la fois les organes mâle et femelle, il faut
le concours d’au moins trois individus pour arriver à leur
reproduction; celuidu milieu agit comme mâle et comme
femelle en même temps, mais ceux des extrémités ne rem-
i plissent qu’une seule fonction, celle de mâle ou de femelle. p
La coquille est en spirale se terminant par une pointe. On
rencontres beaucoup de leurs œufs sur les feuilles des
W plantes immergées et sous celles qui Ilottent. - La nérit:
est un charruant petit coquillage marque de zigzags ou de
points bruns plus ou moins foncés; elle a environ l2 milli-
mètres de longueur sur 7 de largeur et 6 de hauteur. On la
trouve dans les caux vives sur les plantes aquatiques
dont elle fait sa nourriture. Cet animal rampe mais ne nage ^
pas. Il porte ses œufs fixés sur son test. - La paladin:
possede une coquille formée de spires très-convexes et ornée
de bandes brunes qui en suivent les contours. Elle est dé-
fendue par un opereule rougeâtre. C`est dejuillet a sep-
tembre qu’a lieu la reproduction. ()n_ trouve des petits avec
leur coquille, ainsi que des œufs dans le corps de la ·mère.
Elle habite les eaux stagnantes et nage peu.- La phys: aime
_ l’cau vive, rampe et nage assez vite en se tenant renversée.

nus Aotmuuus. 389
Elle se nourrit de plantes aquatiques et dépose ses œufs sur
les corps solides submergés. Sa coquille se termine en
pointe, plus ou moins prononcée.—La planorbc a les mêmes
habitudes que la,|imnée. Elle habite les eaux dormantes,
rampe et nage; elle est herbivore et fixe ses œufs sur les l
pierres ou les plantes aquatiques. Sa coquille est plate,
formée de plusieurs tours de spire. — La muleltc est un co-
quillage bivalve qui rampe au fond des rivières en traçant
des sillons dans le sable ou dans la vase. Elle produit une
quantité d'œufs très·considérable. Quelquefois elle renferme
des perles. Elle a beaucoup de ressemblance avec |'ano-
donte.-La oalvée se plaît dans les rivières, les ruisseaux et `
les bassins; elle vit de substances végétales; ordinairement ·
elle rampe, rarement elle nage. Ses œufs sont fixés aux
tiges des plantes aquatiques et aux pierres. Les valvées que
nous possédons dans le département de la Somme ont
quelque rapport avec les planorbes pour la forme de la
coquille. Elles sont munies d’un opercule. `
9** Des Potvrns z — Les alcyoncllcs vivent dans des
tubes memliraneux fixés sur des pierres siliceuses ou
de vieux bois. Leur bouche est armée de quarante-quatre ,
tentacules qui leur servent it s’emparer des infusoires dont
elles se nourrissent. Elles se multiplient par les œufs ou par
le développement de nouveaux animaux sur différents —
points des anciens. On les trouve dans toutes les eaux
douces. - Les hydres sont des polypes nus que l'on trouve
dans les étangs et les petits ruisseaux, ordinairement à la
face inférieure des lentilles d’eau. Elles recherchent le
soleil ; nagent et rampent. Elles font leur proie des infu-
soires, de petits vers et de planaires. Ces animaux donnent
naissance à d’autres de la même espèce sur diüérents
points de leurs corps. On pense qu’ils pondent à l'automne
rou xt. ill

$90 nus Aorunwus.
des œufs qui se développent au printemps suivant. Ces
polypes ont la forme d'un tube fixé d'un côté à l’une des
parois de leur prison ou à une plante, l’autre extrémité est
pourvue d'un nombre de tentacules variable : cinq, six,
sept; ces tentacules peuvent à volonté rentrer complète-
ment dans le corps de l’individu.
10* Enfin des Srouomnns: -—La spongille ou éphydatie est
une éponge que l’on trouve dans les étangs ou les rivières,
tapissant des racines ou des pierres immergées. Elle
se reproduit à la lin de l’été, à l’aide de sporules qui
s’en détachent.
Nourriture des habitants de 1'Aqunrium.
Il ne suffit pas de rassembler dans un ou·plusieurs
_ Aquariums des animaux variés; si on désire les conserver
assez longtemps eten bon état, il faut les nourrir. En négli-
geantce soin, on remarque bientôt le dépérisscment de
quelques-uns d'entre eux; par exemple : la salamandre ,
que l’on prend au printemps dans les fossés qui forment
la clôture des marais, au lieu de continuer à présenter aux
regards ce ventre rebondi qu’el|e possède au moment de sa
capture, n’oll`re plus à la vue, au bout de quelque temps,
qu’un corps et des membres amaigris. L’abdomen de la
tanche, dans les mêmes conditions, se déprime en peu de
temps. Les goujons, privés de nourriture, s’attaquent aux u
nageoires et à la queue des autres poissons ; l’épin0che les
dépouille même de leurs écailles. Ainsi mutilées, ces mal- p
heureuses victimes cessent de charmer les yeux. Souvent
aussi, les plus gros poissons dévorent les plus petits. Eh `
bien! on évite ces inconvénients en distribuant la pâture 4

nus aormuntrs. 39l
aux hotes de l'Aquarium. Les insectes et leurs larves
s’entredétruisent rapidement si vous ne les inourrissez pas, _
et vous les conservez bien plus longtemps par le regime
contraire.
_ Mais cette nourriture doit être beaucoup plus copieuse
pendant la bonne saison qu’en hiver. A ce moment, la tor· _
tue s’engourdit, la grenouille et la salamandre de notre pays
sont toujours hors de I'eau et ne font aucun mouvement.
Plusieurs insectes font des galeries dans la terre humide
que j’ai conseillé de placer dans une cavité, à la partie
superieure du rocher; c'est là qu’ils hivernent sans
manger. '
Les poissons mettent beaucoup moins d'empressement à
prendre les aliments qu’on leur donne, et ils en usent d'au·
tant ·moins qu'i|s sont dans un milieu plus froid; ainsi ceux
d'un bassin de mon jardin laissent passer la viande sans
presque y toucher, tandis que ceux de l’Aquarium en
mangent encore un peu. Enfin la différence entre la quan-
tite absorbée en été et celle qu’ils consomment en hiver
est grande pour les uns comme pôur les autres ; mais elle
est surtout très-considérable pour ceux qui subissent les
effets d'un abaissement plus grand de la température.
Cependant si les animaux aquatiques, contrairement à ce
que l’on remarque chez l’homme, ont un appétit moindre
pendant les froids, il ne faut pas, pour cela, s'abstenir com-
plètement de nourrir les espèces qui ont besoin d’aliments.
En voici une preuve : je dois à l'obligeance de M. Duméril,
le savant professeur du Muséum d’Histoire naturelle de
Paris, la possession de quelques axolotls. Pendant l’hiver de
4868-1869, ne nfapercevant pas que ces reptiles touchaient
à la nourriture que je leur donnais, je fus quelques jours
sans leur en distribuer, en leur laissant celle qu'ils · -

392 on Aonnrmrs. r
n’avaient point absorbée Peu après, je trouvai l'un d’entre
, eux mort, vraisemblablement d’inanition, et je remarquai
que ses compagnons lui avaient dévoré les extrémités des
pattes. D’où la conséquence que si ces animaux n’ont
pas besoin, pendant I'hiver, d'étre copieusement nourris,
il est néanmoins nécessaire de ne pas les tenir trop long-
` temps à jeun. ·
` Tous les animaux que renferme I’Aquarium peuvent
être nourris de chair musculaire de bœuf, crue et hachée
tin. Lorsqu’il s’agit de pourvoir à la subsistance des poissons
dont la vésicule ombilicale vient d’ètre résorbée, il faut que
la viande soit pilée après avoir été hâchée ; mais les proies
vivantes sont préférables, surtout quand elles sont très- l
petites, parce qu’elles n’ont pas l'inconvénicnt de se cor- ,  
rompre comme les matières inertes. Par exemple, si je mets
une quantité de petits tètards de grenouilles ou de sala- l
mandres dans l’Aquarium qui renferme les axolotls, ces l
batraciens, qui en sont très·friands, sontà même de satis-
faire leur appétit quand il se manifeste. Si, au contraire, je
leur jette dela viande et qu’ils ne s’en emparent pas bientôt,
elle blanchit et n'a plus pour eux le même attrait ; puis la d
corruption se produit avec l'odeur qui Vaccompagne. ll faut
aussi pour éviter cet inconvénient avec les têtards, qu'ils
soient assez petits pour être avalés par les animaux aux-  
quels ils sont destinés. Les insectes se contentent bien l
pour leurs repas de mollusques d’eau douce, mais ces der- l
' niers doivent être de petite taille et servis avec ménage- p
ment, car ces bourreaux ailés commencent par mettre à
mort tous les habitants des coquilles, puis les abandonnent.
S’il y en a peu et s’ils sont petits, quelques heures après
tout a disparu, hors la coquille; dans le cas contraire, une
. odeur nauséabonde s'échappe de tous ces cadavres aban-
l

nus aounruus. 393
donnés. Il est du reste tres—facile de conserver dans un ré- · ·
cipient particulier une provision de petits mollusques, pour
les besoins.
Les naïs sont une proie excellente pour la plupart des
individus qui peuplent les Aquariums, seulement ilsont
le défaut de ramener la terre au—dessus du gravier, ce qui
fait tort à la limpidité de l’eau lorsque les Ioebes et les an- ·
guilles s’agitent sur le fond pour trouver leur nourriture.
Il existe aussi des larves très-petites et très-nombreuses
qu’il est facile d’0btenir en abandonnant de l’eau dans une
tinette ou une tonne non couverte où elle se corrompt; ce
sont les larves du cousin. Celles-ci et beaucoup d’autres,
ainsi que les petits crustacés comme les daphnies, les
petites crevettes, etc., forment une excellente pâture pour
les différents animaux que l’on se propose de conserver. La
crevette des ruisseaux se trouve en abondance dans l’ét0ile ~
d'cuu, qui croit dans les ruisseaux d’eau vive. Les conferves
retiennent dans leurs innombrables fils une énorme quan-
tité de très-petits animaleules; il sulîît de plonger ces végé-
taux à plusieurs reprises dans l’eau d'un vase pour en faire
sortir ceux qui s’y trouvent cachés.
Je crois avoir sulîisamment démontré l'utilité et la possi-
bilite de nourrir les habitants des Aquariums. C’est à
cette seule condition, je le répète, qu’on peut en conserver
en excellent état pendant fort longtemps.
En écrivant ces quelques pages, je n’ai pas eu la préten-
tion de faire un travail complet sur les Aquariums, mais
seulement de donner une idée de leur construction, de leur
entretien et de ce qu'ils peuvent renfermer. En nommant

394 nus Aouanwus.
une partie des animaux destinés à les peupler, puissè·je, par
les quelqus mots que j’ai ajoutés sur leurs habitudes, avoir
réussi à éviter l’aridité d’une nomenclature trop sèche, et
avoir fourni quelques détails utiles aux personnes qui desi-
reraieut établir un Aquarium.
· ‘ A. LEFEBVRE.
\
q i
. \

HISTOIRE DU CEPHUS PYGMEUS. Fabr.
Le plus grand attrait de l'étude des Hyménoptères réside
dans la possibilité de connaitre la manière de vivre de ces
insectes, d’assister jour par jour, heure par heure, aux phases
les plus mystérieuses de leurs métamorphoses. Les individus
qui représentent les ditïérentes espèces de cet ordre sont en
général très·nombreux, par conséquent faciles à déterminer
avec exactitude. La scéne destinée à abriter leur berceau, le
théâtre de leurs amours, de leurs travaux, n'est pas trés-
étendne ; et, pour peu qu'il soit favorisé par le temps, le na-
turaliste se trouve récompensé de sa longue patience par une l
ample moisson de découvertes du plus haut intérêt. Ces
courtes réflexions me sont suggérées par les laits suivants
qui, s’ils ne sont pas tous entièrement nouveaux pour la
science, méritent néanmoins d’ètre rapportés comme venant
conlirmer et compléter des observations antérieures.
Vous avez tous remarqué vers le milieu de juillet, un _
mois environ avant la moisson, des champs de blé, d’orge,
de seigle, au milieu desquels se trouvaient quelques tiges
pencbées dont la couleur jaune-blanchâtre contrastait avec
le vert plus ou moins foncé de leurs voisines. On serait tenté I
de croire à une maturité hâtive. Mais approchez de plus près'
et vous ne tarderez pas à reconnaitre que cette prétendue
précocité est le signe d’une dégénérescence grave, dont les
conséquences se sont plusieurs fois traduites par la perte
d’un quart ou d’un cinquième de la récolte.
i

396 anus rvouzus.
Nulle trace de lésiona l’extérieur; mais l’épi, lorsqu’il
existe, est presque dépourvu de grains, ceux-ci sont incom-
plèteinent développés, petits, fria bles, racornis. En explorant
la plante de plus près, on ne tarde pas à constater la pré-
sence d’une larve siégeant tantôt au milieu de la racine,
tantôt à quelques millimètres au-dessus, larve qui, à cette
époque de l’année, est dejà revètue d’une coque blanchâtre,
mince et assez dure. Mes premières observations sur ce sujet
_ remontent à plus de dix ans. Frappé de l'aspect maladif de
ces tiges que j’attribuais avec raison aux habitudes de
quelque insecte, j’en lis une abondante provision pendant le 1
mois de juillet &859, et je les abandonnai tout l'hiver dans i
une chambre inhabitée exposée au midi, avec la seule pré- i
caution d’humecter d’un peu d'eau les racines Iorsqu'el|es  
me paraissaient par trop desséchées.
Toutes les larves vecurent jusqu’au milieu d'avril, quel- l
ques unes atteignirent le milieu de mai. A cette époque elles l
se dépouillèrent de leur peau pour se transformer en une
nymphe d’un blanc jaunâtre presque transparente. L’insecte v
parfait commença à paraitre dix jours après. L’éclosion fut
terminée le quatorzième jour. Mais en ce moment le problème
devint pour moi plus compliqué. J’avais, le i•* avril, ren-
ferme les chaumes dans des caisses de bois revètues sur
l’une de leurs parois d’une toile métallique très-line, et ce
ne fut pas sans surprise que j’en retirai deux espèces d'Hy·
. ménoptères appartenant à la famille des Térébrants. Quelle
était celle qui provenait de la larve, objet de mes observa-
tions?
Je ne pouvais le deviner. Heureusement que je possèdais
ces deux Hymenoptères dans ma collection. Il ne me fut pas
dillicile de reconnaitre dans l’un d’eux le Ccphus pygmœus F,
et dans l’autre son parasite le Pachymcrus calcitralor Grav.

cernes normes. 397
_ LeCcphus pygmœus est très-commun ii partir du mois de
mai. On peut prendre les deux sexes accouplés sur la plupart
des graminées.
La femelle explore tour à tour, souvent pendant un temps
très-long, les diverses plantes qui lui semblent les plus favo-
rables pour recevoir le dépôt de a future lignée; puis, après
avoir fait son choix, elle perce avec rapidité, au moyen de
sa tarière, la partie inférieure de la plante et y introduit un
œuf blanchâtre, ovale·obloug, de la grosseur d’un dixième
de millimètre. Jamais elle ne dépose plus d’un œuf sur
chaque plante. Bien que la blessure de cette dernière soit `
très-peu marquée, bien que la cicatrisation s'elïectue très-
vite, il est facile d'en découvrir la trace, et d'isoler à l'œil
nu l’œuf nouvellement pondu, ainsi que cela m’est arrivé
dans mes nombreuses recherches. u
L’œuf, après 7-I2 jours d'incubation, donne naissance à
une larvequi s’avance aussitôt dans l'iutérieur de la tige,
s’y nourrit dc la substance mèdullaire et des sucs de la sève
primitivement destinés- aux grains devant former l’épi;
cette larve arrive h l'état adulte vers le milieu du mois de
juillet. A cette époque elle siège à la partie inférieure de la
tige, quoiqu’on l'observe parfois montant vers la partie
supérieure à travers les nœuds qu’elle perfore. Mais elle
finit toujours par descendre au pied de la paille, fait sur
cette dernière une incision circulaireà lleur de terre, soit
avant, soitau moment de la maturité et établit son domicile
détinitif au centre de la racine. C’est là qu’elle se confec-
tioune très-rapidement un cocon transparent plus large que
le corps qu’iI doit envelopper, opération qu’elle exécute
.après avoir préalablement bouché le tuyau de chaume avec
un tampon de sciure et de ses excréments. Elle demeure
ensevelie pendant huit mois dans cette nouvelle tombe, puis, _
' n

398* cursus rranmus; W
comme je l'ai dit plus haut, elle se transforme en pupe et <
donne le jour à l'inseete parfait.
Les dégâts causés aux céréales par la larve qui nous occupe
ont, depuis cinquante ans, attiré l'attention des agronomes.
Ainsi, des I8l9, M. Dugaigueau, M. le comte Tristan (4),
ont faitoonnaitre incomplètement, il est vrai, ses métamor- i
phoses et les altérations qu'elle occasionne dans le froment,
l'orge, l’épeautre. Plus récemment, M. Guérin-Menneville,
dans un opuscule inséré dans les Mémoires de la Société
royale centrale d’Agriculturc (année i842), a exposé avec
beaucoup de soin ses habitudes et ses métamorphoses d’après
MM; Dagoner et Herpin. Les quelques détails que j’ai rap-
portés plus haut ont trait surtout à la manière dont le Cephus u
Q elïectue sa ponte et sur le temps absolu que sa larve met p
à se changer en nymphe, puis en insecte parfait. i
l
Duœipüon de la larve à Pétat. partait. i
· Long. : lt milllm; larg.: 2 nlllim.
Apoda, fere cylindrica, laetescenti·f|ava; Capite rufo; segmento N
ultimo brevi cornu appendiculato. Habitat in slipulis.  
Elle est presque cylindrique avec un léger épaississement
de sa partie antérieure. Sa couleur est blanchâtre avec une
légère teinte jaune. Sa tète est arrondie, un peu plus large
pourtant que longue et d’une couleur rougeâtre ou fauve
pâle. Elle olfre de chaque côté une petite antenne très·courte,
· conique, composée de quatre articles peu distincts, au-
(l) Annales de la Société des sciences, belles-lettres et arts
d`OH“·|ll·

nrnns minus. 399*
dessous de laquelle on aperçoit un petit œil rond. La lèvre
supérieu rel ou abre est arrondie, membraneuse, et ne couvre ‘
qu’en partie les mandibules : celles-ci prennent leur inser-
tion latéralement. Elles sont presque cornées, de forme
carrée, tronquées au bout et ollrant à cette extrémité plu-
sieurs dentelures, dont les deux latérales sont les plus fortes.
Les mâchoires, situées immédiatement au-dessous de ces
organes, sont solides, de forme également carrée, moins
larges. Leur lobe interne est un peu arrondi et cilié à
' l’angle supérieur et en dedans. Il y a au coté externe un
petit appendice qui représente le lobe externe, eten arriére
de celui·ci,.au coté extérieur, un petit palpe conique formé
· de trois ou quatre articles peu distincts. La lèvre inférieure '
est assez épaisse, transversale, un peu échancrée au bord
antérieur ; elle porte de chaque coté un petit palpe conique
· trés-large à la base et composé de trois articulations. Les
trois segments du thorax sont à peu près de la méme lar-
geur, plissés en dessus et en dessous, sans pattes, mais
offrant à leur partie inférieure, des plis qui circonscrivent
des espèces de mamelons destinés à remplacer les pattes.
Les autres segments du corps sont semblables aux pré-
cédents, mais il vont un peu endiminuant de largeur et les
bosselures du dessous sont un peu moins marquées ; le der-
nier segment est terminé par un petit appendice tubuleux,
susceptible de s'allonger comme un tuyau de lorgnette et
qui doit être destiné à servir à l’insecte pour se pousser en
avant.
(Guérin-Menneville, loc. cit. p. 38-39.)
La larve du Ccphus pygmœas diflére essentiellement des
larves des tenthrédiniens, ses congénères, en ce qu’elle est
apode, c’est-à-dire privée de pattes. On sait que ches les

400 cnnus ` rvomuus.
autres tenthrédiuieus les larves ont toujours six pattes tbo-
raciques et très-souvent douze ou seize pattes membra-
neuses. La larve du Cephus avec ses bosselures et les
mamelons des segments du thorax et de l’abdomen sert ainsi
de transition naturelle entre les Porte-scie et les Pupiaores
qui eux sont absolument apodes.
Le Ccphus pygmœus, à l'état de larve, causait autrefois des q
dégâts très-considérables aux cultivateurs. Aujourd'hui la q
précaution qu’ils prennent de labourer profondément leurs
champs à l’entrée de l'hiver et d'enfouir les chaumes après les
avoir culbutés et divisés, a de beaucoup restreint le nombre
des individus de cette espèce qui arrivent à l`état parfait.
La Providencea du reste placé à côté d’eux un ennemi l
acharné destiné à s’opposer à leur trop grande multipli·  
· cation. Cet ennemi se nomme Pachymmts calcitrator, Gm-  
vmhorts., pupivore appartenant à I'ancien genre Ophion. On
l'obtient abondamment, lorsqu'on cherche à élever les larves i
du Cephus, commeje l’ai indiqué plus haut.
Pupe ou Nympho. '
Longueur: I! mm., largeur: 2 mm. `
Cylindriciu, lactescenti [lave, translucide, segmentis 9 constituta.
I (ln stipulis l
Elle est cylindrique, transparente, formée de neuf
segments allant en s'amincissant de la tète à la queue, ren-
fermée dans une coque transparente, cylindrique, d’environ
i5 mm. de longueur, arrondie à l’un des bouts, inégale- l
ment bouchée it I’autre extrémité par un amas d’excré-
ments. _ _ l . ,
u
l

ct|>lU• rloltvi. C0!
Inuoto parfait-
Cnracs Hermes. F. Syst. Piez, 5l. Spin. Ins. Lig. fasc. 2; t. I;
p.80,n° 2. · -
Bimcnus serrures. Panz. fig. 17. Q
_ Smnx Psaumes. L. upud Gmelin. I. 2674. 7.
— Vill. Entom. 3. l29. 6.
- Fab. Ent. Syst. 2. 13l. 24.
— Coque. Icon. Tab. llxtlg. 2. Q
Asnws vvcrusus. Klug., Monogr. 50. 2. t. 6. fig. 3. d'
As1·a·rus svrmess. id. id. 5l. 3. t. 6. llg. 4
Tnacnsws rvonxus. Jur. n° 72. '
Ator, abdominc compresse, supra fasciis tribus margina-
libus; pcdibus [lavis, libiis posticis media spinosis Q. .
_ 6* Orc toto, thoracc subtus, genibus lutcis.
Long.: 8mm. Envergure: t8 mm.
Antennes, tête, corselet en-dessus d’un noir brillant. Les
mandibules sont jaunes ainsi que les palpes, sauf leur
dernier article qui est noir. L’abdomen est comprimé, noir.
Le 1** segment présente à son attache avec le corselet une
grande tache jaune; le 3• et le 5• ont une large. bande de
cette couleur à leur partie inférieure, le 6• porte deux points
jaunes de chaque côté et un plus petit sur le dos, ces trois
points sont parfois réunis et forment ainsi une petite ligne
à peine visible. En dessous, l’abdomen est noir avec le bord
interne de l'étui jaune. Les quatre pattes antérieures sont
jaunes avec leurs cuisses noires. Les pattes postérieures sont
noires lavées de roussâtre. Les jambes postérieures sont
munies d'une épine vers leur milieu. Ailes transparentes,
irisées, Q.
Le mâle est semblable ii la femelle, sauf le chaperon qui
est jaune. Le dessous du corselet, les pattes à l'exccption de
la base des cuisses qui est noire en dessus, sont jaunes. Le
l" et le 2• segment de l’abdomen ont quelquefois aussi de
. chaque coté un point de cette couleur.
1
«
I
1

AI! nnuznaruus. ` i
c. c. et mu- tu gnmxneœ. V
Le genre Cephus comprend 43 espeoes décrites par
M. Lepelletier de Saint—Fargeau dans sa Monographie des V
Tenthrédines. » V
Je n’ai pas eu l'occasion de les observer toutes. Une seule p
est exotique, de Barbarie, le C. llacilcnlus
Gatnlogue des Cephus décrits par H. Lep. de St.
Parg. in lon. Tenthredinetarum. V
4 Cephus Idolon. Spin. Ins. Lig. Italie. C. llavi cornis Luc.?
` 2 Cephus eompressus. Fab. Amiens. p
3 Cephus pygrnœus. Fab. Amiens. V
4 Cephus analis. Spin. Italie. '
5 Cepbua mandibularis. Lep. V. probable du pygmazus. Amiens.
6 Cepbus nigritus d'. Lep. V. du C. pygmœus. Amiens. i
‘ 7 Cephus luteipes.Lep. (j'. Amiens.
8 Cephus tabidus. Fab. Amiens.
9 Cephus Leskii. Lep. Amiens.
40 Cephus troglodyta. Fab. Allemagne.
44 Cephus macilentus. Fab. Barbarie. ·
42 Cephus pthisicus. Fab. Suède.
43 Cephus satyrus. Panz. Allemagne.
44 Cephus nigripeunis. Sichel. Espagne.
Puasito du Ceplmu pygmœus.
q Pachymerus Calcitrator. Grav. Icbn. Eur. t. 3, p. 727, n° 450.
  Femoribus muticis, abdominis medio rufo, pedibus anterioribus
rufo-maculatis.
‘ _ Long.: 8mm., Bnv. :-8 mm. •
Taille du Ccphus pygmœus. Noir, brillant, tete ronde,
A antennes presque aussi longues que le corps, composées de
22 articles; le I•* ovale, le 2• très—petit, le 3•` allongé, les
l autres allant en diminuant de longueur jusqu’au bout,
n brunes en dessus, fauves en dessous. Corselet étroit, allongé,
l noir. Abdomen un peu plus long que la tète et le oorselet
, réunis, un peu comprimé. 4•* segment presque linéaire évasé
0
l
l

I A '
cxrnus rtmunus. ID3
au bout, noir à la base, fauve au sommet. 2• segment tout
t entier roux ou fauve ayant quelques fois deux petits points _
noirs sur le milieu, 3• segment fauve, lv fauve à la base, ·
noir au sommet. Les autres segments sont noirs avec de
légers rellets blanchàtres ou jaunâtres. 5• et 5• segments en
dessous formant au milieu une épine très-aigue. Pattes an-
térieures grèles, les hanches noires, cuisses antérieures
_ fauves, noires en dehors et au milieu, tarses fauves, lavés
de noir. Pattes postérieures très·longues, épaisses, hanches
globuleuses, noires, cuisses et tarses bruns, lavés de jaune.
Ailes transparentes, irisées, cote et nervures brunes- Q (3*.
Très-commun sur les graminées que fréquente le Cephus p
pygmœus, viten parasite sur la larve de ce dernier. Je ferai i
remarquer à cette occasion l'exquise finesse des sens du P
Pachymcrus. Ce pupivore, en effet, pour assurerle sort de sa
postérité, est obligé d’abord de se mettre à la recherche des
chaumes habités par la larve du Cephus, en second lieu de .
percer du même coup la tige et le corps qui doit servir de
pâture à son futur rejeton.
Je n’ai pas encore eu l'occasion d’0bserver la larve de
notre parasite, mais elle ne tardera pas à arriver. Je possède
une abondante provision de chaumes envahis par le Cephus
et je me propose d’en sacrifier une partie, heureux si je
puis être témoin des métamorphoses des Pachymerus que
personne n'a mentionnées jusqu’à présent.
Le genre Pachymerus ne comprend que deux espèces,
toutes les deux sont communes à Amiens.
Pachymerus calcitrator déjà décrit. ·
Pachymerus vulneralor qui ne dillère du premier que par
ses cuisses dentées.
A. DOUBS.

l
' COMPTE-RENDU
IBS IIlllll0NS IES SOClÉ'lÉS SAVANTIS A IA Slllllllll. — lit!.
(nisroxas ux·rumr.r.¤.l
Par M. le 1’)• DOURS.
Les départements ont envoyé cette année à la Sorbonne
|’élite de leurs représentants les plus autorisés dans les
sciences. Les mémoires, les communications diverses ont
offert le plus vif intérêt. Ie n'ai pu, faute de temps, assister
à toutes les réunions des Comités, à toutes les séances pu-
‘ bliques, le compte-rendu que j’ai l'honneur de vous son-
mettre sera done très-restreint, mais j'espere que les deux
délégués qui nfétaientadjoints voudront bien le compléter.
Vous aurez ainsi une image aussi fidèle que possible des
travaux dont ces assises de la science ont été le théâtre,
M. Lespée a lu en séance publique un travail sur les
fourmis, insectes dont il étudie depuis longtemps |’bistoire,
_ et sur lesquels il a publié d'intéressantes observations qui
viennent compléter heureusement les recherches faites par
Pie Hubert dans ees dernières années.
En étudiant la vie si industrieuse de ces Hyménoptères
soit pendant Péditication architecturale de la fourmilière l
aux galeries si compliquées, soit pendant les soins qn’ils
prodiguent aux œufs, aux larves, aux nymphes espoir de la
colonie, M. Lespée a eu l’heureuse bonne fortune de ren-
contrer un nombre considérable de petits coléoptères re-
I

nas sociétés SAVANTBS A LA sonnouun. 405
luisants, excessivement curieux tant sous le rapport de leur
manière de vivre, que sous celui des fonctions qui leur
semblent dévolues. Ces coléoptères appartiennent au genre
Claviger de la famille des Psélaphides.
Müller, bien longtemps avant M. Lespée, avait eu occasion
d’observer ces curieux micro-coléoptères, et il en a donné
l'histoire en l8l8 dans le Magasin entomologique de
Germar. On les rencontre toujours dans les nids établis sous
les pierres par les fourmis, et malgré la distance immense qui
les sépare, puisqu'ils appartiennent il deux ordres bien dif- '
férents, ces insectes, fourmis et clavigères, vivent dans la
meilleure intelligence, basée sur un intérêt réciproque. Il
paraîtrait en ellet que nos clavigères ne saventpas manger,
ou du moins qu'ils sont incapables d’aller à la recherche de
leur nourriture. Müller, en elïet, ne les a jamais vus toucher
à une pâtée composée de miel et de pollen qu'il leur pré-
sentait, pâtée que dévoraient rapidement les fourmis qui,
_ le repas achevé, S'Cl`ll\)l`€SSîll0Ill· de donner la becquée aux
clavigéres en dégorgeant dans leur bouche entr'ouverte
un liquide qu’ils semblaient savourer avec délices, par la
maniere dont ils agitaient leur mâchoire. '
Et dans quel but, pour quelles fins la nature a-t-elle placé
tant de sollicitude chez nos fourmis? C'est qu'elles ont l
besoin, sans doute, pour l’har1nonie de leurs fonctions d’un q
liquide sucré que savent sécréter les clavigères. Les côtés l
des élytres de ces coléoptères sont hérissés de petits poils  
qui sont autantde canaux remplis d'unc matière sucrée qui j
· transsude au dehorsà la moindre sollicitation. Ces poils Ã
aboutissent à une espèce de réservoir situé en-dessus et au 1
milieu de l’abdomcn. Ce Sont ces parties que sucent les  
fourmis avec les plus grandes précautions; opération à l
laquelle se prêtent du reste avec beaucoup de complaisance l
·1·. 11. 26 `
' I

406 courrn-nnunu mas néuruons
les clavigères. Je vous ai montré un fait semblable chez les
pucerons, dont l’avant·dernier anneau de l’a bdomen est garni
de cornicules, tubes creux donnant passageà une liqueur
sucrée dont la source se trouve dans une glande située
à Vextrémité de Yavantgdernier article de l’abdomen. Je me
suis demandé, Messieurs, quelle était la raison d’ètre de
cette avidité que nous présentent les fourmis pour la liqueur
sucrée, sécrétée par certains insectes. Il faut écarter |’idee
de gourmandise. La nature chez les êtres inférieurs est trop
avare de ses dons pour songer à une pareille prodigalite,
’ à un tel luxe de désirs inutiles. Je crois qu'il est possible
d'expliquer cette prédilection des fourmis pour les liquides
doux par le besoin qu'elles ont de trouver un moyen de
consolider les nombreux matériaux dont elles se servent
dans leur industrie. Rien ne saurait mieux remplir ce but
qu’une liqueur sucrée de consistance gommeuse élaborée
d soit par les pucerons, soit par les clavigères. Ceci, Messieurs,
? est une opinion qui m’est personnelle.
  Continuant ses recherches sur les fourmis, M. Lespée
t étudie ce qu’on a nommé très-improprement les fourmis
blanches ou termites. Le genre T armes n’appartient pas à
  l'ordre des hyménoptères, mais à celui des névroptères. ll a
été étudié par Latreille, et M. Lespee n'a rien ajouté de neuf
d à son histoire. ll a seulementélucidé la nature des individus
qui constituent les colonies des termites. Latreille admettait
u chez elles quatre sortes d’individus, dont deux sans ailes,
à tête ronde et 21 mandibules courtes, qui ne seraient autres
que des larves ou des nymphes, lorsque les appendices
alaires commencent il se montrer; et les autres munis
d’ailes véritables qui seraient des insectes parfaits. Mais ces
" catégories d’individus étaient très·confuses sous le rapport
de la distinction des sexes, chez les ouvriers et les soldats.
t l
I

uns soertrts sAvA1v1·ns A LA sonnomve. 407
M. Lespée a étudié ces points obscurs, il a démontré anato-
miquement que les ouvriers étaient des femelles impropres
it la reproduction, et les soldats des mâles neutres. ll a de  
plus reconnu que chez les sujets féconds ou propres à la l
reproduction, qu’i|s fussent mâles ou femelles, il y avait  
deux sortes de mâles et deux sortes de femelles, ou, comme  
il les appelle, de petits et de grands rois, de petites et de i
grandes reines. Ce sont là, Messieurs, des observations très-- 4 A
délicates et qui seront sans doute contirmées. j _ l i
A la suite deces intéressantes communications, M. Lespée
l a entretenu ses auditeurs de sa découverte anatomique sur ·
un genre de la famille des Carabiques qui, depuis quelque
temps, excite la passion des entomologistes. Je veux parler
du genre Anophlhalmus. Les insectes qui le composent '
appartiennent à la tribu des Pogonites. Ils sont très-petits, q
habitent les grottes, les souterrains les plus sombres et se
font surtout remarquer par l'absence complète des organes A
de la vision. Limites par les premières recherches aux
grottes de la Carniole, les Anophthalmes se trouvent aujour-
d'hui dans tous les pays oi1l'on signale des cavernes, des
excavations profondes, - dans les Hautes-Pyrénées, dans r
l'Ariège, le Gard, le Limousin en France. ll était très-inté-
1·essantdes’assurer si Vinaptitude à la vision provenait,
_ ch_ez ces insectes, du milieu ambiant qui aurait à la longue j
paralysé l'œi|, ou bien si elle était due à un vice congénial. i
Des dissections attentives·et des plus délicates, vous le com-
prenez, sont venues prouver que l’obsourité, le milieu enfin
dans lequel se trouvaient placés les Anophthalmes n’exer- ·
çait aucune action sur le pouvoir visuel , puisqu’ils
naissaient sans globe oculaire et surtout sans nerfs optiques.
Vous savez que chez les insectes les nerfs optiques émergent
de chaque côté du bulbe encéphalique par deux petits

408 courre-nnivnu nes néumoxs
ganglions. Toutes ces parties font défaut chez nos aveugles
déshérités dont la vie bornée se résume à vivre, à mourir
au milieu des ténèbres. De quelle utilité alors auraitpu étre
` un appareil essentiellement destiné à réfléchir, à concentrer
les rayons lumineux ?
De nombreux travaux sur la géologie ont été présentés au
Comité d'histoire naturelle. Je ne puis vous parler des
‘ magnifiques cartes géologiques de la Savoie dressées par
M. Lorry, de Grenoble et MM. L. Pillet et l`abbé Vallet.
` Je ne dirai rien non plus, à cause de mon incompétence,
des études de M. Reynès, de Marseille, sur la géologie et la
paléontologie de l'Aveyron, qui se distinguent surtout par
la détermination précise et réellement caractéristique des
fossiles (des Ammonites principalement). J’ai hâte de vous
entretenir d’une lecture faite par M. le comte de Saporta
sur la Végétation du Sud-Est de la France à fépoque tertiaire. '
Toute une flore fossile, Messieurs.- Vous pourrez lire,
dans les annales de |’époque, l'émotion profonde qui envahit
' le monde savant lors des premières publications paléon-
tologiques de G. Cuvier. C'était une vie nouvelle donnée à
tous les débris épars, restes enfouis au milieu des couches
stratiliées du sol, débris tour—à-tour méconnus, dédaignés,
méprisés, et qu’une des plus belles intelligences du siècle l
. venait réhabiliter en les coordonnant, en les animant l
presque par la reconstitution de cette immense chaîne zoo- l
logique qui, commençant à la mohade, aboutit à l’homme. l
Bien de semblable n‘avait été fait pour les plantes. On avait
bien cxhumé quelques végétaux fossiles, mais ils avaient ·
été peu étudiés lorsque M. Adolphe Brongniart résolut de
creuser pour la flore paléontologique le sillon que venait de .
tracer le génie de Cuvier pour la faune antédiluvienne.
Le mémoire qu’il publia sur la classification des végétaux

mas socuârias sitvrmrzs A LA sonnouun. 409
fossiles fut le prélude d’une foule de découvertes dans
cette partie de la science, découvertes parmi les plus impor-
tantes desquelles se place la nouvelle llore de M. Saporta.
Les plantes de la période tertiaire recueillies en Provence
se divisent en trois groupes correspondant à l’ancienneté `
des couches. Dans les plus profondes se rencontrent des
types aujourd'hui complètement éteints, des fougères, des
équisétacées gigantesques qui croissaient à l’époque de la
craie. Dans les couches moins anciennes apparaissent des
formes qui ne sont guère aujourd’hui réprésentées que dans
les tropiques, mais qui se mêlent aux types caractérisant
nos régions européennes centrales. °
C'est ainsi que les Musa, le baobab (Adansonia), et
surtout la longue cohorte des palmiers, puis diverses especes
de Myrtus, de Laurus, de Punica, etc., se mêlent aux peu-
pliers, aux bouleauxyaux platanes de nos jours. La compa-
raison de ces llores permet de poser comme une certitude
absolue que les climats de cette époque étaient à peu près
semblables, et que les côtes de la Provence jouissaient alors
4 d'une température égale à celle de l'Al`rique équatoriale.
'l`outes les plantes citées par M. Saporta comme pro-
venant du terrain qu`il a étudié, sont décrites comme
nouvelles. Leur détermination comme espèce présente de
grandes difficultés que vous apprécierez, en vous souvenant
que lc plus souvent elles ne se sont basées que sur des ca-
racteres provenant de feuilles tronquées, d'impressions
vagues, insullîsantes pour en faire des types distincts. Aussi i
ne faut-il accepter qu’avcc réserve cette partie du travail du
savant botaniste.
Lorsque les flores fossiles des divers pays auront été pu-
bliées, et cela ne peut manquer d’arriver dans un avenir
prochain, il sera possible de se faire une idée exacte des

410 nfzumous savaurns A LA sonnonms.
conditions climatériques des premiers âges du monde. Sous
ce rapport, les savants de l'Europe centrale et méridionale
sont depassés par les naturalistes du Nord. On connaît en
_ effet les flores fossiles de l'lslande, du Groenland, du
Spitzberg, des rives du fleuve Mackensie, et c’est par la
détermination des plantes qui les composent qu'on a pu
affirmer qu'à l’époque tertiaire la terre jusqu'aux pôles
— jouissait d’un climat très-doux sous l’influence duquel se
développaient les mêmes essences. La faune de ces régions
vient confirmer cette proposition qui n’est plus une hypo-
, thèse. _ .
J'espère, et c'est un vœu que je formule, j'espère que les
entoniologistes se mettront à l’œuvre pour ne pas rester en
arrière de ce grand mouvement paléonlographique qui se
dessine de nosjours. ll est impossible que les forêts |uxu—
riantes de l’âge tertiaire n’aient pas eu leurs habitants
articulés, —jusqu’à présent pourtant nulle découverte de
ce genre n'a été faite. C'cst à peine si l`on mentionne
quelques empreintes de libellules, de papillons, de curcu-
Iionitesf M. Ottchakof, en 1840, a fait connaître un termite
fossile rencontré dans le Sucein, qu’il croit différent du
Termes lucifugum de nos contrées. A l'œuvre donc, la
Société Linnéenne du Nord de la France méritera bien de la
science si elle explore dans ce but les terrains si variés, si
riches, des cinq départements qu‘elle embrasse.
 

ÉTUDES MINÉRALOGIQUES, .
Par M. le D" DOURS.
Mnssinuns,
.l'ai l'honncur de vous présenter quelques considérations
sur les divers procédés employés pour arriver, d’ab0rd à la
détermination, puis à la classification des substances inor-
ganiques groupées sous le titre général de minéraux.
J'espère que le Comité de géologie voudra bien accueillir
avec son indulgence habituelle cet essai modeste dont la
seule ambition est de chercher à propager le goût dela
minéralogie, de cette branche si attrayante de l'Histoire
naturelle.
Laminéralogic est une science de date récente, digne de
recevoir ce nom seulement à partir du XVfll• siecle. Les
connaissances imparfaites que possédaient les anciens sur
I un petit nombre de métaux, ne sauraient être cn effet pour
eux un titre véritablement scientifique. On a distingué l'or,
le cuivre, etc., dans les temps les plus reculés. — Bien an-
térieurement aux âges historiques, les Scandinaves, les
Celtes, les Gaulois utilisèrent le Jade, nom générique ·
appartenant à diverses substances amorphes, compactes,
jouissant d’une grande ténacité, propriétés précieuses pour
la fabrication d’armes et d'instruments primitifs. Ces pre-
mières notions, intuitives en quelque sorte, n’exigerent y

H2 Érunss nmtnnocrouns.
aucune étude spéciale des minéraux. Les applications pra-
tiques auxquelles elles donnèrent Iieu sont trop incomplètes
pour constituer un faisceau scientifique; il n’y avait pas
A plus de minéralogistes dans ces temps reculés, qu’il n`y
a de botanistes dans nos campagnes parmi les laboureurs,
_ malgré les vagues connaissances qu'ils possèdent sur les
végétaux dont la culture leur est familière.
Ces mêmes observations doivent; dans une certaine me-
sure, s’adresser à Aristote qui, dans sa division des miné-
raux en pierreux et en métalliques, essaya une première
tentative de classification minéralogique; — à Théoplrrastc,
qui ne fit qu'ajouter un certain nombre de genres aux deux
grandes classes d'Arist0tc; — aux nombreux alchimistes l
adonnés bien longtemps avant le XVI• siècle à l'étude des l
substances inorganiques dans le but trop souvent intéressé
de les transformer en métaux précieux. C’est à peine s’il
faut faire une exception pour Bauer plus connu sous le nom
d’Agric0la. Dans son ouvrage publié à Bâle sous le titre
Dc rc metallicd, il expose l’ensemb|e des procédés métallur-
giques, les caractères des minerais les plus importants.
Malheureusement, les données pratiques, les observations
utiles qu’on rencontre dans ce livre sont noyées au milieu
de réflexions mystiques, cabalistiques sur les pierres, sur
leur rôle dans la vie humaine, sur leurs prétendues pro-
priétés médicinales, sur leurs formes et leur apparition sous
v l’inlluence des planètes.
Du reste, l'extréme confusion qui régnait à cette époque
` dans les notions minéralogiques, s'explique par l'imper·
fection contemporaine des connaissances chimiques.
_ La plupart des corps simples étaient ignorés. La forme
seule, l’aspect extérieur pouvait faire distinguer les espèces;
Aussi combien de substances aujourd’hui acceptées comme
l
l
. ,  

Érunns umûnnootouzs. 413
identiques, grâce à nos moyens d'analyse, étaient alors
décrites séparément! Telles le spath d’lslandc, le marbre,
Valbdtrc, le calcaire à bâtir, la chaux cn rognons, la craie,
la stalactile calcaire ; le cristal de rochc, l'améthiste, le silex,
les sables siliceuœ, innombrables variétés de quartz, ce
composé rarement trouvé en Europe d’une manière com-
plètementindépendante, mais qui, au sud de l'Equateur,
dans les montagnes du Brésil, dans les Cordillières des
Andes, constitue ces roches puissantes, ces chaînes entières
si riches en opales, en agates, en jaspes.
La véritable date scientifique de la Minéralogie appartient
à la dernière moitié du xvm° siècle. C’est Werner qui
Vinaugure. Son traité des caractères extérieurs des miné-
raux, publié en 1774, indique avec une rare exactitude la
manière de distinguer les espèces minérales, et l’on est tout
surpris de la sagacité de ce savant qui, sans le secours de
la chimie, à peine à son aurore, arrive à la parfaite
diagnose des espèces, diagnose confirmée par la description
des auteurs qui sont venus après lui.
Cest ainsi qn’en ne tenant compte que des caractères — i
extérieurs : forme, aspect, cohésion, solubilité, eombustibi— p
lité, pœanteur, Werner partage les minéraux en quatre p
classes très-simples, très-naturelles : les terres, les sels, l
les matières combustibles, les métaux. Chaque classe se divise
en genres, ceux-ci en espèces bien tranchées, facilement
reconnaissables presque toujours, sans le secours des ana- .
lyses minutieuses dont la science a été dotée depuis.
Vers la même époque, en 1742, naissait à Saint-Just dans
le département de l’0ise, un homme auquel la postérité a I
décerné avec raison le titre de vrai fondateur dela Minéra- Q
logie. Je veux parler de l'abbé Haüy. Voué dès l'âge de ,
vingt ans à Yenseignement des langues anciennes, il aborda
il
r
l
`
la

Ml irunss nnmânanooiovns.
l'étude de l’llistoire naturelle à la suite d’une letpn du
cours de Minéralogie de Daubenton, où l’avait poussé la
nécessité de chercher un abri pendant une heure d’orage.
Plus tard, une circonstance fortuite vint fixer d’une manière
irrévocable sti prédilection pour la Minéralogie. Examinant
dans le cabinet d’Histoire naturelle du financier France
de Croisset un magnifique échantillon de feldspath, l'abhé
Hatly le laissa tomber à terre où il se brisa en mille mor-
ceaux. Le propriétaire, qui avaiteu quelque peine à con-
soler l’abbé Haüy des suites de sa maladresse, remarquant
qu’il ramassait soigneusement les débris des morceaux
tombés, le pria de ne pas prendre ce soin et donna l'ordre à
un domestique de les balayer: « Puisque vous n’y attachez
aucune valeur, lui dit Haüy, qui considérait ces débris avec
une extrême attention, permettez-moi de les emporter. La
conformité de `ees diverses couches avec le prisme qui
leur sert de noyau me révèle un secret que je veux
approfondir. » Le système de cristallograpliie lui était déjà
démontré. A
N’êtes-vous pas tentés, Messieurs, de rapprocher cet
heureux accident de la circonstance originale qui fit naître
dans la pensée de l'immortel Newton la théorie de la gravi-
tation ? Le hasard est certes un grand maître; il enseigne,
il démontre sans cesse, mais combien peu de personnes sont
aptes à profiter de ses leçons? Combien peu sont en droit
de faire retentir le légendaire cri: Eurêka? Des millions
de fruits étaient tombés sous les vergers de Woolsthorpe,
des milliers de roches avaient été foulées aux pieds, étalant
leurs prismes, leurs facettes régulières, avant qu'un Newton
eût déduitde leur chùte les lois de la gravitation, avant
qu'un Haüy eût formulé, d’après leurs fragments, les règles
de la cristallisation.

| .
l
érumrs urutimoorouns. M5
Ecoutez le langage que Cuvier consacre il cette découverte
de notre illustre compatriote :
« ..... Il (l’abbé Haliy) dévoile la secrètearehitecture de
ces productions mystérieuses, où la matière inanimée pa-
raissait olïrir les premiers mouvements de la vie; où il
semblait qu’elle prit des formes si constantes, si précises
par des principes analogues à celle de son organisation. Il p
sépare, il mesure par la pensée les matériaux invisibles .
dont se forment ces `étonnants édifices. Il les soumet à des
lois invariahles, il prévoit par le calcul le résultat de tous
leurs assemblages, et parmi des milliers de calculs aucun
ne se trouve en défaut. Depuis ce cube de sel que chaque
jour`nous voyons naître sous nos yeux, jusqu'à ces sapbirs,
à ces rubis que des cavernes obscures, cachaient en vain à
notre luxe et ii notre avarice, tout obéit aux mêmes règles,
et parmi les innombrables métamorphoses que subissent
tant de substances, il n’en est aucuue qui ne soit consignéc
d’avance dans les formules de M. Ilaüy. Comme il n’y aura
plus un autre Newton, parce qu’iln’y a pas un autre
système du monde, on peut aussi, dans une sphère plus
restreinte,dire qu’il n’y aura pas un autre Haùy, parce T
qu’il n’y a pas une deuxième structure de cristaux. » '
Qu'est-ce donc, Messieurs, que la cristallisation? C’est
un état particulier d'un corps dont les molécules sont symé-
triquement espacées sur des systèmes de plans et de lignes
droites, olïrant dans leur ensemble un réseau continu et
uniforme, une disposition géométrique.
On supposait autrefois qu'un cristal était une forme ;
purement accidentelle, une sorte de jeu de la nature,
produitprcsque toujours par la congélation de l’eau entre
les molécules solides. ll doit aujourd'hui rigoureusement
et scientifiquement se définir en ces termes: Le cristal est

, l
M6 icrunns muénanooiouns.
un solide à faces planes dont le nombre est plus ou moins
considérable, mais qui peuvent toujours être rapportées à
des formes plus simples appelées formes primitives. Les _
lignes de rencontre des faces sont nommées arêtes, et les
sommets des cristaux sont les points où aboutissent les
arêtes. La première chose que l'on observe quand on étudie ‘
· un cristal, c’est sa cassure ou son clivage qui n'a pas lieu
également dans tous les sens, mais qui s’opère toujours
suivant des plans parallèles. C'est la` cassure lamelleuse
obtenue, dans la plupart des cas, au moyen d’un couteau que
l’on place parallèlement au plan de clivage du cristal et sur
lequel on frappe avec un marteau. Lorsque le minéral est
enveloppé d’une gangue qui voile sa texture cristalline, le
clivage s’obtieut par .lc procédé désigné par Ilaüy sous le
nom d’étonnement. ll consiste ii porter le minéral au rouge,
et à le projeter vivement dans l'cau froide. ‘Il se brise
aussitôt en plusieurs fragments, suivant les plans de clivage. Ã
La mesure des angles des cristaux est indispensable pour
arriver à la parfaite détermination des espèces minérales.
Cette mesure s'effectue à l’aide d’un instrument appelé
goniomètre.
l.’expériencea prouvé que tous les cristaux que nous
oll`re la nature peuvent se classer en six groupes ou
systèmes incompatibles cntr'eux, c’cst·à-dire entièrement
distincts. .
l° Le système cubique ou régulier, caractérisé par trois
axes égaux ct perpendiculaires les uns aux autres. Ex. le
diamant, le grenat, l`alun. i _
2• Le système tétragonal, caractérisé par trois axes per-
pendiculaires, mais dont deux seulement sont égaux. Il a
pour type le prisme droit à base carrée. Ex. le calomel, le
bi-oxyde d’étain ou cassitérite.

· érnnss nrmêarmooronns. · M7
3·· Le systéme rhomboédrique, caractérisé par quatre
axes, dont trois situés dans le même plan, et le quatrième
perpendiculaire au plan des trois autres. Il a pour types le
dodécaétlre hexagonal et les rhomboèdres. Ex. le quartz, le
spath d'lslande, le corindon, le peroxide de fer.
tv Le système rhornbique, caractérisé par trois axes per- .
pendiculaires et inégaux. ll a pour type le prisme droit à
base rectangle ou_à base rhombe. Ex. Paragonite, le soufre
natif, le sulfate de magnésie, le sulfate de zinc.....
5** Le système monoclinoédrique ou clinorhombique, ea-
ractérisé par trois axes inégaux, dont deux perpendiculaires
entr’eux et le troisième oblique. Il a pour type le prisme
· oblique à base rectangle, rhoinbe ou carrée. Ex. le soufre
fondu, l’oxalate de potasse, le sulfate de chaux .....
6** Le système triclinoédrique, caractérisé par trois axes
obliques les _uns sur les autres. Ces trois axes sont inégaux.
Il a pour type le prisme oblique ii base parallélogramme.
Ex. le sulfate de cuivre, le quadroxalate de potasse, l’acide
paratartrique ..... V
Ces formes ou systèmes de cristaux ont été bien souvent
rcmaniés, dédoublés. Il en résulte que la Minéralogie, pas
plus que la Zoologie et la Botanique, n'a su se mettre à l`abri
de cette rage de nomenclature qui semble être l'apogée des
desiderata des naturalistes contemporains. C’est ainsi que le
magnifique Atlas ininéralogique du D' Ktir ne renferme pas
moins de vingt—six formes cristallines simples, accompagnées
de seize formcsirrégulières .....
Quelle confusion dans ces prétendus guides descriptifs!
Où trouver le fil d’Ariane capable de nous conduire à
travers ce labyrinthe inextricable ‘!
On pourrait croire, Messieurs, qu'avec la notion précise
des formes si bien étudiées par Werner, qu’avec la loi de

 
M8 ârunns umûnanoorouns.
cristallographie miraculeusement mise en relief par Haily,
la science minéralogique eût dit son dernier mo'! ..... Elle
avait une autre phase à parcourir, la phase chimique dont
le but est de déterminer exactement les divers éléments
qui, par leurs combinaisons, constituent le minéral. Cette
phase est brillamment représentée à la tin du xvm· siècle
· par la pléiade des savants Suédois: Yalerius, Cronsted,
Bergman, de Gahn, dont les travaux ont précédé les dé-
couvertes si nombreuses de ce siècle, dues principalement
à Berzélius; cet illustre chimiste a donné l’analyse dela
plupart des minéraux simples ou composés, analyse qu’il a
rendue relativement facile en propageant, en perfection-
nant un instru_ment qui est considéré avec raison comme
un des plus précieux que la science possède pour ce genre
d’0pération. Je veux parler du chalumeau.
C’est, comme vous le savez tous, un instrument de chimie
_ qui sert a projeter par insuiilation un courant d’air continu
sur un bec de flamme. Il fut inventé par Antoine Swab; mais
c'est à Berzélius qu’on en doit les modifications dernières.
q Il est constitué par un tube reeourbé, soit en argent, soit en
i laiton, muni à son extrémité la plus large d’unegarniture de
cuivre ou d’ivoire. Ce tube se compose de trois parties dis- i
tinctes: 1** une partie droite destinée à donner passage à fair;
2** un petit réservoir sphérique qui reçoit |'eau déposée par
l’air sorti de la bouche; 3** une partie moins longue que
la première, recourbée ii angle droit, s'adaptant par un bout
au petit réservoir et se terminant à l’autre extrémité par
un orifice très-étroit. Ces trois pièces s’assemblentà frot-
tement. Dans les essais du chalumeau, on se sert pour
produire la flamme, de chandelles, de bougies ou encore
mieux de lampes ii alcool ou à huile. Celle-ci donne la plus
r forte chaleur. Les corps soumis à l'essai doivent être placés
l
I .
I
`

érunns uinitaanoerouns. 419
sur un support infusible et mauvais conducteur du calo· `
rique. Le meilleur est un morceau de charbon bien cuit,
sans gerçu res, et dans lequel on a pratiqué une petite cavité.
A l’aide de l’instrument on dirige un courant d’air sur la
mèche d’unc lampe et on produit une langue de feu
allongée, aiguë, connue sous le nom de dard. Il faut, pour
bien opérer, que le courant d'air soit continu, le dard net,
invariable, et que le vent ne frappe jamais la mèche. On
essaie les substances seules ou mêlées à des réactifs. Seules,
on examine si elles décrépitent, si.eIles perdent leur trans-
parence, si elles changent de couleur, si elles dégagent cer-
taines substances, si elles répandent de l'odeur... toutes
les particularités, en un mot, qui peuvent servir à carac-
tériser un corps, et sur lesquelles je ne m'appesanti.rai pas
plus longuement.
Tels sont, Messieurs, les procédés mis en usage pour
arriver à la connaissance précise des espèces minérales.
Etude des formes extérieures, de la cristallisation, des
éléments, voilà le trépied sur lequel repose la minéralogie
descriptive. Vous comprenez bien, Messieurs, que c’est lit
une science qui ne peut être acquise qu’au milieu des col`-
lections, au sein des galeries. ll faut, comme pour toutes les
autres branches de l'llistoire naturelle, manier souvent,
pratiquer, en un mot, les échantillons, pour arriver à dis-
tinguer les nombreuses agrégations minérales. Un de nos
collègues, M. Pinsart, possède un cabinet minéralogique
· qu’ila bien voulu mettre à ma disposition. Si vous le per-
mettez, nous étudierons ensemble; surtout d’après la
méthode de Werner et de Haüy, les dilïérentcs espèces qu'il
renferme. s `
 
rom: ir. 27

EXTRAIT DES PROCÈS··VERBAUX
nes
sÉmcÉs cÉNÉnAi.És
i ne ci h
S06IE'l‘É LIIIIÉEIIIE DU HORll DE LA FRANCE,
Pmnimr rss Armées 4868, 4869, 4870 É·r 4874.
Le 2 janvier 1868, la Société Linnéenne, représentée par l
son Bureau et par les Présidents de ses trois sections de
Botanique, de Zoologie et de Géologie, demande par lettre,
à M. le Maire dela ville d’Ainiens, un local situé sur un
point central, pour y établir un Muséum spécial d’Histoire
naturelle.
Sizaucn nu 4 uuvrnn 1868.
a Présidence de M. Lc Correur.
La Société reçoit de divers côtés des réponses l`avoral»les
à sa demande d'échangc de travaux, notamment de la part l
de la Société impériale d'Histoire naturelle de Moscou, de
la Société de Botanique et de Zoologie de Vienne (Autriche),
I de la Société d’Ille-et-Vilaine, de Cherbourg, etc.
M. Biget, sous·lieutenant au 11** régiment de ligne, à
Lyon, tientà la disposition dela Société une collection de
conchyliologie recueillie par lui à Lorient. _

mas séiuvens otutaatns. 42l
M. Ed. Gand promet un travail spécial sur Vichthyologie
du pays.
M. Garnier dépose le manuscrit de la conférence pu-
blique qu’il a faite à l’lIôtel-de-Ville sur l’Entomologie dans
l’antiquité et au moyen—âge.
M. Dumont-Carment parle de la maladie des arbres
fruitiers exposés en plein vent. ll lit deux notes se ratla;
·chantà l'llorticulture et il l’Histoire naturelle.: i° sur le
chou chinois, dit Chou de Shang-Ton; 2° sur les Aster versi- ·
color et grandi/Iorus, qui pourraient servir à la nourriture
des abeilles, à la clôture des propriétés etau chaulïage des
fours et des foyers.
M. Lcullier, architecte dela Ville, lit un mémoire sur
l’état actuel de la question des eaux à Amiens, au point de
vue de la distribution nouvelle depuis longtemps projetée
par la Municipalité. '
Sàaxcs nu 7 mas 1868.
Présidence de M. Le Corrcur. `
M. Cotty ecrit de Tours, sa résidence actuelle, une lettre
ou il exprime à la Société Linnéenne son regret d’être
séparé de son loyer d'action. Il envoie un travail sur une
expérience faite par lui sur des crustacés d'Algérie, et au
sujet de la génération spontanée, dont il est donné lecture
par M. Vion.
M. Copineau rend compte d’une séance de la Section de
botanique. Il montre ensuite un axolotl, plein de vigueur, _
et annonce qu’il en a reçu cinq de l'obligeance de M. Du-
méril, pour les soumettre 51 Vobservation de la Société.
·M. Dumont-Carment lit une note sur les mésanges con-
sidérées comme destructeurs d’insectes. M. Dumont émet le

L2! nxraarr nes~— rnoelrs-vnnimnx
vœu de voir supprimer la vente des petits oiseaux à Amiens.
D’autres membres déclarent que ce trafic, assurément re-
grettable, est aujourd'hui en grande voie de diminution, de
sorte qu'il pourrait sufîire d’agir parla voie persuasive.
Plusieurs membres entrent plus avant dans l’étude de la
question de la rareté croissante des oiseaux, surtout à la
A julotoie. Suivant eux, le défrieliement des bois et la culture
des rideaux peuvent être considérés comme une des princi-
pales causes de cette incontestable diminution des oiseaux,
qui amène, par contre, une aussi déplorable augmentation
d’insectes.
M. Garnier lit une partie de son étude sur l'Entomologie
au moyen-âge et dans l’antiquité.
Séance nu 9 mi 1868.
Présidence dc M. Le Correur.
Le Président annonce que, sur la demande de quelques
membres de la Société résidant à Abbeville, une grande
excursion scientifique aux environs de Ham a été fixée pour
le lundi dela Pentecôte. ll pense qu`il y a lieu d'en donner
v connaissance à tous les membres de la Société. A cette occa-
sion, le Secrétaire lit une lettre par laquelle M. d'Arcangue,
inspecteur principal de la gare du Nord à Amiens, annonce
l à la Société qui en avait fait la demande, qu'elle aura dé-
Q sormais une réduction de 50 pour l00 sur le prix des places
É aux stations de la Compagnie du Nord, à la condition qu'il
en soit donné avis quelques jours d'avauce par le Bureau de
a la Société, et que l’excursion ne porte que sur une localité
A à la fois.
p M. A. Duméril adresse un mémoire imprimé sur un sys-  
a tème de zootechnie ou classification des animaux fondée  
l l
s
I
I

uns séances oénéntnss. 423
sur leur utilité. Il donne en même temps son assentiment
à ce qu’un extraitde ses publications sur les axolotls soit
inséré dans nos mémoires. "
M. de Mercey annonce un compte-rendu du Congrés
scientiüque d’Aix. ll lait connaitre en même temps l'état `
d'avaneemcnt de son travail sur la géologie du département _
de la Somme, et de la carte géologique du Nord de la
France.
M. Garnier donne un extrait d’un Mémoire publié dans
les Archives de la Société géologique de Londres par M. Tylor,
traitant dela géologie de nos contrées, d'après des docu-
ments, des coupes et des échantillons ir lui adressés par
M. Guillon, ingéniounconstructeur dela Compagnie du
·Nord. _
M. René Vion regrette que ce travail ne soitconuu que
par extraits, quelques-unes des assertions qui s’y trouvent
produites lui paraissant contestablcs.
M. Palyart est invité à traduire pour la Société ce qu’il y
aurait d’important dans les publications anglaises relati-
vement à la grande question géologique et anthropologique
de notre contrée.
M. Bernard-Moignet demande la parole pour entretenir la
Société d’un projet qu’il croit populaire et réalisable. Il
s’agirait d'organiscr ii Amiens un Jardin d’acclimatation
botanique et zoologique, à I'înstar de ceux de Bruxelles et
de Gand. ·
M. Billoré est d’avis que, réduit au simple état de vœu,
le projet de M. Bernard mérite d’étre appuyé.
M. Dumont entrevoit diverses dilîicultés d'cxécuIion; ce-
pendant il se rallio à l’idée de M. Billoré et propose aussi la
prise en considération.
Une Commission composée de MM. Bernard-Moignet,

424 sxrurr nes rnocàs-vrumux
Palyart et Alph. Lefebvre est nommée pour étudier ce
projet.
La Société s'occupe ensuite de la question toujours a
l'ordre dujour d'un local pour les collections.
Séaxez ou il iuittsr 1868. I
Présidence de M. Garnier.
M. lliclier rend un compte sommaire de Vcvcursion scien-
tilique du lundi dela Pentecôte aux environs de llam, excur·
sion faite avec le concours des naturalistes d’Ahbeville,
d'Amiens et des environs de Péronne. ll·rend ensuite compte
d’une autre excursion faite par les memes naturalistes à
' Saint-Valery età la pointe du llourdel. lci l’cxploration a
été plus fructueuse, ct l'on a rencontre abondamment lc
Pisum marilimum. '
M. Carpentier lit une note constatant un gisement géolo-
gique intéressant à étudier, à Brachcuig pres Beauvais.
Plusieurs échantillons de silex taillés qui en proviennent, i
sont par lui offerts à la Société et reconnus pour de véri-
tables outils de l’âge de pierre.
Divers membres signalent une nouvelle apparition de
chenilles sur les tilleuls de la llotoie.
lll. Garnier signale également les dégâts considérables
d’une autre espèce de chenilles sur les pommiers des en-
virons de Chaulnes.
M. Richer a constaté le méme dégât à Quevauvillers.
A cette occasion, M. Vion rappelle une observation faite u
~ l’an dernier, et qui a passe inaperçue. C’cst la constatation
par hl. Codevelle d’une absence complète d’0iseaux dans
toute l'étendue de la Hotoie; il proposait alors d’y remédier Ã

ons séances oénànnns. E25
par l’app0sition de nids artificiels et la plantation de
bosquets. \ '
M. Billoré demande s’il n’y aurait_pas lieu de rechercher i
la cause dela mort d'un certain nombre d'arbres sur le j
boulevard Saint-Jacques, aux environs de la fabrique de
produits chimiques.
Après une discussion, la Société nomme une Commission
chargée d’étudier cette question et de proposer tels remèdes
qn'elle croirait utiles. Sont nommés membres de cette
commission : MM. Richer, Codevelle, Dumont, Doutart,
Volland et René Vion.
M. René Vion remet à la Société deux notes de M. N. de
Merccy. L'une est relative à un nouveau gisement de craie ai
béleinnites, signalé à Dreui|·llamel par M. Pinsart, et dont
l'importance est grande, puisqn'on ne connaissait dans notre _
pays que deux points semblables, à llardivillers et à Beau-
val. L’autre note a trait à des dépôts d’cau douce ou sau-
mâtre étudiés au Congrès scientifique d'Aix par M. Ma-
théron, et qui seraient Véquivalent de notre craie marine _
blanche.
La Société vote 50 francs de souscription pour le projet
d`excursion de M. Gustave Lambert au Pôle Nord.
lïétude de la question d'un jardin d`acclimatation bota-
nique et zoologique est reprise; on désigne comme dispo-
nible le jardin près des boulevards, au dessus des nouveaux
tunnels.
Sénior-: ou 3 ocroenz i868.
Présidence de M. Le (}or1·c·u1·.
Quelques amateurs étrangers assistentà cette séance.
ll s'agissait de profiter de la présence à Amiens de
M. Thorcl, médecin de la marine, ancien élève de notre école

426 exrnrr ons rnocàs-vnnnsvx
secondaire de médecine, qui voulait bien donner communi-
cation de ses observations et de ses découvertes dans le
grand voyage d’exploration qu’il a été, lui cinquième,
chargé de faire, au nom du Gouvernement, dans la vallée du
Cambodge, au fond de l’extréme Orient. M. Thorel était ·
spécialement chargé des observations concernant l'agricul—
ture et l’histoire naturelle.
Après une improvisation des plus brillantes, M. Thorel
invite, avec Vassentiment de M. le Président, les personnes
présentes à lui adresser les questions sur lesquelles elles
désireraient des éclaircissements plus précis.
Les questions les plus intéressantes et les plus variées
lui sont adressées par MM. Richer, Dumont-Carment, Paul
Poiré, Garnier, Le Correur, Alph. Lel`ebvre, Michel et
' René Vion, etc.
M. Thorel a répondu à toutes avec une précision et une
complaisance qui luiont valu les remerciements et les féli-
citations de toute l’asseml>lée. '
Sémcn ou 7 xovsmmn 1868.
Wésidcnce de M. Le Correur,
L’ordre du jour appelle le renouvellement du Bureau
central et des Bureaux des sections. ·
MM. Le Correur, Garnier, Michel Vion, Ed. Paris sont
réélus dans leurs précédentes fonctions de président, vice-
_ président, secrétaire et trésorier de la Société.
M. Ch. Copineau est nommé secrétaire-adjoint.
M. le Dr Lenoel ayant déclaré qu’il ne désirait pas être L
réélu, M. le D' Dours est nommé président de la Section
de zoologie. MM'. Léon d’[lalloy, Armand Codevelle et
q Alph. Lefebvre sont réélus secrétaires.
i C
 ·
l
I

mas séances oéuânatns. 427
Pour la Section de botanique, sont nommés : président
M. le Dr Richer, secrétaire M. Aug. Volland. —M. Ch. Copi-
neau, absent, n’est pas remplacé; la section manifeste le désir
de se compléter dans sa prochaine réunion particulière.
Pour la Section de géologie et de minéralogie, on nomme
président M. Buteux ; premier secrétaire, faisant fonction
de président en I’absence de M. Buteux, M. René Vion;
deuxième secrétaire M. Carpentier.
M. Dours annonce l'intention de faire de fréquentes con-
férences sur quelques parties les plus intéressantes de
l'[listoire naturelle. `
A cette occasion, M. le Président Decaïeu et M. Billoré
demandent que chaque section s’engage à son tour à former
aussi des réunions, au moins une fois par mois.
Après Véchange de diverses observations, on décide que ·
l'assemblée générale de la Société devant avoir lieu règle-
mentairement le premier samedi des mois pairs, il convien-
drait de fixer le deuxième samedi du mois pour les réunions
de la section de zoologie, le troisième pour celle de bota-
nique, et le quatrième pour celle de géologie.
La Société reçoit une invitation à prendre part aux
travaux du Congrès scientifique de Chicago (Amérique). ,
M. Aug. Duméril communique à la Société de nouveaux
détails sur les axolotls.
M. René Vion annonce que M. Olry-Terquem, conser-
vateur du Musée géologique de Metz, offre à la Société
et au Musée d’[listoire naturelle d'Amicns, de lui pro-
curer les modèles en platre des principaux débris fossiles
qu’i| a recueillis au Musée de Metz.

428 nxnarr nas rnociss-wnuux I
amzizn aaoo. i
Séance ou t6 nnvnnn 1869. L
Présidence de II. Le Correur.
Installation du Bureau pour l'année l869.
Lettre de M. Duméril, professeur au Muséum, faisant con-
naître ses bonnes dispositions permanentes à l’égard de la
' Société, laquelle décide qu’il sera écrit à M. Duméril pour
le remercier de son généreux concours et pour le féliciter
de sa récente élection au titre de Membre libre de l’Aca-
démie des Sciences. On décide en même temps qu’une étude
_ analytique et biographique du naturaliste picard Constant
Dumeril, pére du professeur actuel, devra étre entreprise
parla Société.
Une Commission est nommée pour répondre à une lettre
circulaire de M. le Recteur de l'Académie de Douai, au sujet
de la fondation d’un prix annuel de mille francs à décerner,
dans un concours ouvert entre toutes les Sociétés savantes
de chaque ressort académique, sur les matières se rattachant
C aux sçienees, à l'histoire et à Varehéologie, dans chacune
de ces circonscriptions.
M. Alph. Lefebvre lit un résumé analytique de trois
séances dela section de zoologie.
M. Copineau, nommé secrétaire-adjoint du bureau central
_ de la Société, déclare qu’il préfére garder ses fonctions an-
térieures de secrétaire de la Section de botanique.
M. René \'ion rend compte d’nne séance de la section de
géologie on il a été donné un programme de travaux à faire
(voir p. 266); il lit une note de M. Richer sur l'origine,

ons séances cùmâuxmzs. 429
selon lui toute nouvelle et purement agricole, des rideaux
et des plis de terrains dans notre contrée (voir p. 255).
- M. Dours lit une notice critique et biographique sur le
D' Sichel (voir p. 272.
s M. Paris expose la situation financière de la Société :
Le nombre des membres qui peuvent être considérés
au]ourd’hui comme solidement attachés à la Société, est
d’environ 170. ·
Sont nommés membres titulaires:
MM.
Marquis, médecin, propriétaire, à Amiens. i
(Dgez, pisciculteur, négociant, à Amiens.
Boistel, professeur à la Faculté de droit, à Grenoble.
M. l)nmont·Carment annonce son projetde faire quelques
_ conférencesd’arboriculture dans les communes rurales du
département de la Somme. Pour mieux parler aux yeux et
appuyer par des modèles les enseignements théoriques et
pratiques que son expérience lui a suggérés, il a confec-
tionné avec des branches d’arbres une trentaine de types
des formes les plus ordinaires. Cette collection, peu encom-
brante, est contenue toute entière dans une boîte.
M. Le Correur appelle l'attention sur l’opportunité de
choisir dans les catalogues iconographiques d'oiscaux, qui
A sont presque partout les mêmes en Europe, un certain
nombre ile types qu'il y aurait profit à offrira la plupart des
jeunes membres de la Société qui ne possèdent pas les ou-
vrages spéciaux, ordinairement dispendieux. Il montre
comme modele de cette publication qu'il désirerait voir
adoptée, quelques planches coloriées, fort bien exécutées
par M. Chamont, ancien amateur d’bistoire naturelle, ha-
bitant Amiens, mort sans avoir eu le temps d'exécuter son
projet. ·
V  

&30 nxrnur urs rnocàsaœnuux
La Société apprécie vivement cette proposition et en prend
bonne note pour le moment où sa situation financière per-
mettra de la mettre à exécution.
M. René Vion dépose sur le bureau un certain nombre
d’épreuves micrographiques de diatomées adressées par
M. Jules Girard, de Paris. `
M. Decaïeu manifeste le désir de voir utiliser la photo-
graphie pour la publication de planches qui pourraient plus
abondamment enrichir les ouvrages scientifiques, spécia-
_ lement ceux qui se rapportent à l’histoire naturelle.
M. Dours répond qu’un des principaux obstacles sera tou- M
jours la difficulté de fixer les dessins photographiques dont
la durée est malheureusement bien loin d'égaler la justesse
et l’exactitude.
Séance nu 6 mns 1869.
Présidence dc M. le Corrcur.
Discussion sur quelques questions relatives aux cotisa-
tions des membres habitant hors d’Amiens. p
M. Michel Vion est d’avis qu'il y aura bientôt lieu de j
réviser le règlement en ce qui concerne une dill`érence de
part contributive à établir entre les membres qui résident
à Amiens, ou à proximité, et qui, par conséquent,
jouissent ou peuvent jouir des avantages des séances, de la
bibliothèque, des archives, des collections, etc , et les 4
membres éloignés, étrangers à la ville d'Amiens et au dé-
partement. Il lui semble que, pour ceux—ci, il serait équitable
de ne demander qu’une cotisation de moitié prix, cinq francs,
correspondant au prix matériel des publications.
M. Garnier pense que la faculté donnée à tous les
`

nus simone eàuànarms. A3!
V membres d'obtenir un tirage à part des publications qu’ils
peuvent faire insérer dans les mémoires de la Société,
constituerait un avantage sullisant pour maintenir la coti-
sation de tous les membres au même niveau de dix francs.
Le tirage à part délivré gratuitement serait de vingt-cinq
. exemplaires, avec faculté pour chacun de l`augmenter, mais
à ses frais.
Sont admis comme membres correspondants:
M. le D' Decharme, professeur de physique et de chimie
au Lycée et à I'Ecole supérieure d'Angers;
M. H. Bodin, chef d’institution, rédacteur du Journal de
l’0ise, à Beauvais, auteur de plusieurs ouvrages d'histoire
naturelle.
M. le D' Spineux est nommé secrétaire—adjoint du Bureau.
Sont nommés membres résidants:
MM.
Hourdequin, pharmacien à Doullens ;
Alcide Gernez, pharmacien de l'• classe, à Amiens.
MM. Le Correur, Dours et Garnier sont désignés pour
représenter la Société Linnéenne à la délégation des Sociétés
savantes à la Sorbonne, le I5 avril 1869.
Lecture est donnée par M, Dours d'une notice sur les
Anthophores (voir p. 5). i
MM. Dours, Copineau et Carpentier lisent les comptes-
‘ rendus des séances des Sections de zoologie, de botanique .
et de géologie.
Séance ou l5 mu 1869.
Présidence de M. Le Correur.
M. Richer propose une excursion à faire en juillet, vers
Breteuil, sur un terrain pyriteux, excursion pour laquelle

432 sxrtmr ons rnocàs-vnsnaux
les naturalistes d’Abbeville pourraient s'entendre avec ceux
de l’0ise. ·
M. Codevelle rend compte d'une séance de la section de
zoologie et d’une chasse qui ont lieu vers la lin du mois
d’avri|.
M. Lefebvre expose Vorganisation d’un Aquarium (voir
p. 353(. `
M. Dumont signale une maladie du poirier. — Discussion
à ce sujet.
M. Richer fait connaître un travail de M. Copineau sur
les mousses des environs de Paris; ce travail est rédigé
suivant la méthode dichotomique (voir p. 229). t
M. Richer signale diverses améliorations introduites ré-
cemment dans le jardin des plantes d’Amieus; il y' a là
q d'utiles restaurations, et une large restitution de plantes
q depuis longtemps disparues.
p M. René Vion relève quelques détails importants de la
  dernière séance de la section de géologie. ll donne des
l explications détaillées sur un Album de M. Normand,
peintre à Amiens, album qui présente une très-riche collec-
tion de silex, aux formes variées, offrant d’une manière
j plus ou moins heureuse la figure d’animaux, et d’autrcs
objets contemporains de l’àge de ces silex et des êtres
| humains qui les auraient taillés. Ou n’a pas oublié que telle
  était l'hypothèse à laquelle était arrivé M. Boucher de
Q Perthes, par suite de l`immense quantité et de la variété des
5 silex supposés taillés réunis dans sa vaste collection.
l Quelle que soit la conclusion a laquelle on s’arréte en
  feuilletant cet album, M. René Vion est d’avis qu'il y a lieu
Q d’adrcsser des félicitations à M. Normand, et il se demande
[ s’il n'y aurait pas intérêtà en obtenir la publicité par la
l gravure, la lithographie ou la photographie.
l
l
t
r t

I
l .
É
V mrs séances ofnvânnns. 433
Cette idée paraît sourire à plusieurs membres, et l’on se  
  réserve de l’étudier.  
r M. Dours fait connaître les conclusions du rapport spécial .
qu’il a adressé directement, au nom de la Commission, vu
furgence, à M. le Recteur d’Académie de Douai, en ré-
ponse à sa circulaire relative au prix de 1,000 francs fondé
par le Ministre de l’Instruction publique en faveur des
Sociétés savantes de chaque ressort académique.
Une discussion s'élève entre plusieurs membres, no-
tamment MM. Le Correur, Dours, Garnier et René Vion,
sur le fait de fexistence de certains inscctcsuanophtlralmes.
-0n s'accorde à considérer l'atrophic comme la raison de
cette anomalie.
M. Richer expose qu’il se fait actuellement dans les en-
virons d’Amiens des sondages importants, à |'occasi0n des
études pour le service des eaux. Il demande la nomination
d’une Commission qui suivrait _les travaux.
Renvoyé à M. Leullier, architecte, pour qu’il fasse ulté-
rieurement une communication complète à la Société.
Séance nu 3 JUILLET i869.
Présidence de M . Le Corrcur.
M. René Yion donne lecture d’une lettre de M. A. Du-
méril, communiquant de nouveaux renseignements sur les
axolotls. Ces intéressants animaux ont pu vivre pendant
l’hiver sous une couche de glace épaisse de 24 centimètres;
ils peuvent donc être considérés comme parfaitement accli-
matés dans nos contrées. Ce résultat est d’autant plus impor-
tantque la chair de ce batracien, analogue à celle de |'an·
guille, peut devenir chez nous, comme à Mexico, un aliment
recherché. Les axolotls transformés en amblystomcs ne se
sont pas encore reproduits, bien que les premières transfor-

434 nxrurr ons rnocàs-vznutx 1
i mations datent de quatre ans. M. Duméril promet de donner
ultérieurement de nouveaux détails.
M. Buteux informe la Société de la prochaine publica-
tions d’un traité de paléontologie par M. Bayle, ouvrage
qui sera précieux pour la science.
Il annonce également que M. Deshayes, bibliothécaire I
au Muséum, auteur d`une classification des coquilles qui
restreint considérablement le nombre des genres, vient. de
faire imprimer des étiquettes fort utiles pour le rangement
des collections.
M. Codevelle lit, au nom de la section de zoologie, un
rapport sur une visite à |'Aquarium de M. Alph. Lefebvre.
ll annonce qu'un héron blanc, vulgairement nommé ,
aigrette, a été aperçu dernièrement par M. de Guyencourt
dans le marais de Longpré.
A l’oceasion dela visite aux aquariums, M. Le Correur  
se propose de donner une liste des insectes aquatiques, en l
Vaccompagnantde détails sur les principales espèces. ll
commence aujourdhui par les Dytiscides. Une boite ren-
fermant un certain nombre de ces insectes piques circule
de main en main.
M. Dours expose en quelques mots l'histoire de la circu-
lation du sang chez les insectes. ll rend compte des travaux
contradictoires les plus récents, et se range à l’opinion de
ceux qui admettent une circulation lacunaire. _
M. René Vion ne peut accepter cette opinion. ll lui semble
impossible que la larve en passant à l'état d'insecte parfait
change son système circulatoire pour un appareil plus rn-
dimentaire.
M. Buteux donne lecture d’une notice sur M. Boucher
de Perthes. Ce travail est envoyé au Comité de publication
(voir p. 2l7). A '

ons stmcxs   635
Sàiuvcs ou 2l simmons 1869.
Présidence de M. Le Correur.
M. E. Boistel, professeur de droit à la faculté de Grenoble,
qui assiste à la séance, demande la parole pour une commu-
nication au sujet d'une excursion géologique et archéo-
logique faite par lui quelques jours auparavant dans les
environs de la Chaussée-'firancourt (Somme). M. Boistel
entre d’abord dans quelques détails historiques relatifs au
camp de César et à la chaussée romaine qui coupe la vallée
de la Somme dans presque toute sa largeur, entre les deux
collines qui la constituent, depuis le village de la Chaussée-
Tirancourt, sur la droite de la rivièrc,jusqu’au bourg de
Picquigny, situé sur la gauche.-
Il analyse les débris de diverses sortes qu’iI a trouvés à la
base de cette chaussée, et il signale, cntassés péle·méle, des
débris de poterie romaine et gauloise avec des coquilles
terrestres, lluviatiles et marines.
Une discussion s’engage entre plusieurs membres pour
assigner une cause satisfaisante il cette agglomération.
On décide qu’une nouvelle excursion sera faite.
M. Boistel appelle l’attention sur une autre question, et
fait connaître qu'il existe, dans les fossés des fortifications
de Grenoble, en trèsgrande abondance, une plante spéciale, ‘
peu connue ailleurs, l’El0dca canadensis, de la famille des
bydrocbaridées, qu'il regarde comme trés·facile à accli-
mater dans la région du Nord, et excellente pour peupler '
nos entailles de la vallée dela Sommc.
La question sera misc à l’étude.
M. Bernard·-Moignet dépose sur le bureau le modèle des
étiquettes qu’il propose de mettre aux arbres des petits
jardins, au nom et aux frais de la Société.
rom: ii. 28

l
E
436 sxrurr ons IIIOCÈS-VEBIIÀUX
On trouve que le prix en serait trop élevé, et que,
d'ailleurs, cette décision ne pourrait étre prise qu’avee l’as-
` sentiment de l’autorité municipale. Cependant la Société est
unanime à reconnaître qu’il y a grande opportunité à
créer une sorte d’enseignement public par la création d’un
système d’étiquettes portant le nom de la plante. Le nom 1
vulgaire ,n’y serait pas non plus inutile.
‘ Simvcn nu Il movsnnnn |869.
Présidence de M. Le Correur.
. L'ordre du jour porte le renouvellement du Bureau.
Sont réélus: MM. Le Correur, Garnier, Michel Vion,
D' Spineux et Ed. Paris,.en qualité de président, vice- »
président, secrétaire-général, secrétaire-adjoint, trésorier- i
archiviste.
Plusieurs membres ayant réclamé l’exéeution de la lettre
du Règlement qui porte que les élections des fonctionnaires
de chaque Section auront lieu en séances particulières, cette p
élection est renvoyée à chacune des Sections, les présidents i
en exercice s’engageant à les réorganiser le plus prompte-
ment possible.
Une proposition est faite d'examiner à nouveau le régle-
ment et les statuts; on demande notamment: l° qu’il y ait
moins d’immobilité dans la composition du Bureau et des
Comités; 2°qu’il yait un stimulant pour provoquer une
plus grande exactitude aux Assemblées générales et aux
séances des Comités, par exemple des jetons de présence;
3° qu’il soit loisible à des personnes habitant la circons-
cription de la Société qui embrasse cinq départements,
d’ètre associées par un titre moins onéreux que celui de
membre titulaire, qui exige une cotisation_de dix francs

mis sfnucss otuûntxs. 637
Une commission est nommée pour étudier ees diverses
propositions et en faire ultérieurement un rapport. Sont
membres de cette Commission : MM. Le Correur, Garnier,
Richer, Paris, Lenoël, Codevelle, Dumont·Carment et `
Michel Vion.
M. Paris rend compte dc la situation financière de la '
Société.
M. Richer lit, au nom de la Commission chargée de re-
chercher les causes de la triste situation des arbres du bou-
levard Saint·Jacques, à proximité dela fabrique des produits
chimiques de Saint-Roch, un premier rapport de M. René
Vion. Ce rapport provoquant quelques observations sur l’ab-
sence deconclusious formelles, il est répondu que ce n’est
qn’une première partie du travail, et que la Commission
s'est ajournée pour prendre une résolution délinitive.
ANNÉE ssvo.
Samcs nn 8 mvvisn 1870. W
Présidence de M. Lc Corrmr.
M. Dours trouve que les procès-verbaux pechent souvent
par excès de brièvcté; le Secrétaire repond que les choses
importantesy sont constatées, mais il reconnaît une lacune
regrettable dans le registre des actes et délibérations, c'est
que les procès-verbaux des diverses Sections échappent
souvent au compte—rendn des séances générales, parce que
chaque Section a tenu à taire elle-même ses procès-verbaux
et ses propres archives.

l38 nxnm un rnoelcs-vnsuux
M. Le Correur annonce que la Commission de révision du
réglement s’est réunie une première fois, mais qu'e|le n'a
pu se mettre d’aceord sur les changements lt proposer. La
question reste donc à l’étude.
M. Codevelle lit'un extrait du proeès·verbal de la dernière
séance de la Section de zoologie, dans laquelle il a été
procédé au renouvellement du Bureau.
Ont été réélus: Président, M. Dours; Secrétaires,
MM. L. D’Halloy, Codevelle et Alphonse Lefebvre.
M. Carpentier fait connaitre que la Section de géologie a 4
nommé: Président, M. Buteux; Vice-président, M. René i
Vion; Secrétaires, MM. Carpentier et Gallet.
‘ M. A. Volland lit le procès-verbal de la Section de
botanique, portant que M. Richer a été réélu Président, et
MM. Copineau et Volland, Secrétaires.
M. Richer expose un fait qui lui `a été signalé, et qui
mériterait une étude particulière et la nomination d'nne i
commission; e’est l’existence d'un ruisseau dont les eaux se
perdent sous terre, aux environs de Rivery-lez-Amiens.
, M. Richer donne ensuite quelques détails sur la formation
et l’heureuse situation actuelle de l’herbier de la Société, i
grâce aux soins de M. Copineau.
La séance se termine par une communication verbale de
M. Dumont-Carment relative à la maladie de la gomme qui
sévit sur les pêchers, les pruniers, les abricotiers et générale- i
ment les fruits à noyau. Il présente quelques considérations
sur les causes qui déterminent cette maladie et sur les
moyens d’y porter remède.
Séance nu 8 mns 1870. u
Présidence de M. Le Correur
Une lettre de M. de Caumont invite la Société à se faire

nes séances eàminaus. 439
représenter par un ou plusieurs de ses membres à l'Assemblée
générale de l’lnstitut des provinces, qui aura lieu le
L avril 1870, à Paris.
Sont nommés, pour compléter la Commission- de publi-
cation pour l'année 1870, avec les membres du bureau et
les présidents de Section, MM. René Vion, Léon d'Halloy et
Ch. Copineau.
M. Codevelle donne un aperçu de la séance de la Section de
zoologie du 1•* février 1870.
M. Alphonse Lefebvre, rendant compte de la situation de
son aquarium depuis la dernière visite faite par quelques
membres de la Société, dit qu’une maladie s’est produite
sur la population qu’il y entretient, et il l'attribue à la
mauvaise qualité des eaux provenant des puits forés au pied
du Château d’eau, qui sontdistribuées dans son quartier.
M. Carpentier lit une note sur les travaux actuels de la
Section de géologie. _
M. Garnier informe la Société que des observations in~
téressantes, mais isoléesjusqu’ici, faites par des naturalistes
Suisses, ont fait connaitre un fait qui aurait besoin d'être
sérieusement contrôlé, celui d’un changement quant à la
grandeur et à la forme des nids d'hirondelles. Au lieu
d’ètre circulaire, comme on l'avait constaté jusqu‘iei, l'entrée
des nids alïecterait aujourd’hui la forme ovalaire.
M. Garnier demande s'il est ii la connaissance des ob-
servateurs d'Amiens que ce changement se soit produit en
Picardie. Personne n’ayant encore remarqué ce phénomène,
M. Garnier engage les naturalistes à y faire attention.
M. Le Corrcur appuie cette invitation. Il trouve que rien
n’est plus utile, pour fixer et controler les assertions de la
science, que l’habitude de consigner ces observations fournies
quelquefois par le hasard. C’est ainsi qu’il se rappelle

U10 ùrnsir ons rnociss-vznnwx
avoir lu dans les derniers temps, comme tout-à·l`ait nou-
veau et inconnu jusqu'ici, un faitobservé par lui en 1861
ou 1862 au bois d’Ai|ly—sur-Somme, la destruction d’un
' nid de bourdons par son parasite.
M. Le Correur donne ensuite une liste des insectes
pris dans les dernières excursions. · -
M. Evariste Flahault adresse des échantillons de mousses
recueillis aux environs de Dunkerque.
M. Copineau annonce que, par suite <l’une association
d`échange entre les deux Sociétés de Picardie et de Gre- p
noble, la Société Linnéenne vient de recevoir une collec- i
tion de 150 plantes du midi, et qu’à son tour, la Société de
Grenoble a reçu un certain nombre de nos plantes indi- i
gènes.
Le Secrétaire lit, au nom de M. Rene Vion empêché d'as-
sister à la séance par son service du soir à la bibliothèque i
communale, une note signalant à |’attention des diverses
sections les faits scientiliques que lui ont révélés ses lectures.
Le Secrétaire rappelle quelques questions restées à l’étude
sans avoir reçu de solution, savoir :
1• L’utilité de faire placer des étiquettes portant le nom p
des plantes et des arbres dans les petits jardins, le long du p
chemin de fer du sud et dans le square Saint·Denis; i
2• La question des eaux d’Amiens;
’ 3** Celle de Yacclimatation de l'El0dea ccmadensis pour
repeupler nos tourbières.
Séance ou 15 MM 1870.
Présidence de M. Le Corrmr. `
M. lclamet, directeur du Journal l'Apiculteur, assiste à la ,
séance. &

nas sûsucss oémrànanns. Ml
M. Paris est chargé par M. de Valois, d’Amiens, consul
_ général de France en Danemarck, de présenter à la Société
Linnéenne un ouvrage enrichi d’un grand nombre de
planches, intitulé Lo Faune de la Baie de Kiel (Holstein) par r
MM. H.-A. Meyer et K. Mobius, de Hambourg. ·
La Société. vote des remerciements à M. de Valois et
nomme MM. Meyer et Mobius, membres correspondants. `
M. le D' Tborel offre à la Société sa thèse inaugurale sur
les maladies et les moyens ouratifs empruntés à la botanique
dans la vallée de Mekong, en Cocbinchine.
M. Duméril adresse une nouvelle note extraite du Journal
des Saoanls, sur les axolotls. Il résulterait de ses dernières
observations qu'il se serait produità Paris une espèce in-
connue au Mexique, le pays d’originc, la raceblanehe.
M. Dours émet des doutes sur la réalité de cette espèce.
Cette couleur blanche étant, selon lui, plutôt un symptôme
de maladie qu'une constitution véritable. ’
M. René Vion insiste sur les détails précis donnés par
M. Duméril, et sur son assertion qui ne paraît pas com- .
porter le doute.
M. Lelièvre, entomologiste à Cambrai, demande à entrer
en relations avec la Société, et lui offre une notice sur di-
vers travaux scientifiques de la Société de Cambrai.
La Société d'Histoire naturelle de Toulouse écrit à la
Société Linnéenne pour lui demander son adhésion avec
celle de quelques autres Sociétés d’Histoire naturelle, à la
pétition qu’elle vient d'adresser au Ministre de l'Instruction
publique dans le but de faire rétablir les questions d'Histoire
naturelle dans le programme pour Penseignement des
sciences dans les Lycées, et par conséquent dans les examens
pour le baccalauréat es-sciences complet. '
Aprés quelques explications desquelles il résulte que la

M2 nxrnarr nzs rnocàs-vxnnaux
Société déplore cette anomalie si nuisible à l'heureux dé-
‘ veloppement de l'Histoire naturelle dans Fenseignement .
secondaire classique des Lycées,la Société décide, à l'uua—
nimité, qu’elIe donnera sa pleine adhésion à cette
demande. _
M. Dours désirerait que cette question fût envisagée sous
un point de vue plus large, de manière que cette étude
moralisante et instructive fùt recommandée à d'autres élèves
' encore qu’à ceux qui travaillent en vue de l’obtenti0n des
diplômes. .
M. Vion rend compte de diverses brochures reçues depuis  
quelque temps. (
M. de Beaussire fait une communication intéressante em- l
pruntée aux Annales des eaux et forêts, sur la destruction  
du ver blanc. Il s’agirait de mettre à un le ver blanc au
moyen d’un extirpateur, dans la saison la plus délicate pour
son développement, c’est·à-dire au mois de septembre.
· M. Hamet présente quelques observations analogues, ob-
. servations qui abondent dans le sens de la communication
de M. de Beaussirc.
M. Copineau, au nom de la Section de botanique, men- (
tionne une fougère assez rare, trouvée, dans la première
excursion de cette année, à Namps~au-Mont (Somme).
M. Lefebvre, au nom de la Section de zoologie, mentionne
une discussion fort intéressante sur le ver blanc et sur la
tenue des Aquariums. Il relate également une lecture de
M. Dours sur des chasses entomologiques en Algérie.
M. Carpentier analyse un travail lu par M. Dours à la
Section de géologie sur la cristallographie (V. page ill). î
l
l
| .

uns séances eénéaanas. MÉ
Séance nu 3 IUILLBT i870.
Présidence de M. Le Correur.
M. Giddins, membre correspondant à Londres, envoie
deux échantillons de bélemnites gigantesques trouvés aux
environs de Londres.
M. Ilamet demande d'être mis en rapport avec ceux
des membres de la Société Linnéenne qui seraient disposés
ii correspondre avec lui pour les études d'entomologie
appliquée. M. Codevelle se charge de donner les détails
' utilesà M. Hamet.
L'ordre du jour appelle le compte-rendu des excursions
faites à Boves et aux dunes de Saint-Quentin·en-Tourmont
(Somme).
A Boves, M. Lefebvre a trouvé, au pont de la rivière
. d’Avre, une plante assez rare, et une espèce de gyrin peu
commune.
Aux dunes de Saint-Quentin, M; Le Correur déclare que
l'cxcés des chaleurs a mis à sec la plupart des mares, et
par conséquent empêché d'y trouver aucun insecte rare. `
Pour la botanique, au contraire, M. Richer a retrouvé,
en grand nombre et en bonne conservation, toutes les plantes
appartenant à cette plage maritime.
M. de Beaussire lit une note d’un correspondant, M. Bou-
vart, du Quesnoy (Nord), sur l’étude de l’Histoire naturelle
en général.
M. Codevelle lit une note sur la vente des oiseauxà
Amiens. — Il est reconnu que ce trafic est aujourdhui bien
moins étendu qu’il ne l’était précédemment.

Mb sxrnur nus rnoeàs-vsnaux.
ANNEE wu.
- Sàmcx ou l2 Aout 187l.
Présidence de M. Garnier, Yice·Pl·é.sidenl.
Lecture est donnée du procès-verbal de la séance du
3 juillet 1870. '
M. le Président rappelle en quelques mots la perte re-
grettable qu’a faite la Société dans la personne de M. Aug.
Duméril, professeur au Muséum. M. Duméril était l'un de
ses correspondants les plus assidus et laissait rarement
passer une séance sans l’envoi de quelque communication.
La parole est donnée à M. N. de Mercey pour un résumé
du travail qu'il prépare sur la géologie et la paléontologie
du département dela Somme. M. de Mercey établit que la
craie qui se présente chez nous avec une si grande épais-
seur, peut être divisée en quatre assises dont chacune est
caractérisée par des fossiles spéciaux. C'est ainsi que l’assise
supérieure qui, par un relèvement du sol vers les vallées`
anticlinalcs de la Bresle et de l’Authie, vient allîeurer aux
limites inférieures et supérieures de notre département,
présente, au milieu d'un ensemble d'animaux qui se re·
trouvent à d'autres étages, une espèce particulière d’Inoce- t
ramus, Ylnoccramus Iabialus, qui suüt à la caractériser. l
L'assise n° 2 renferme une espèce d'oursin qui lui est p
propre, le Micraster cor-testudinaûum. L’assise n• 3 présente
une autre espèce très-voisine, le Micrasler cor-anguinum.
L'assise u° 4, dont on ne rencontre guère que des laurbeaux
à Hardivillers, à Beauval, à Dreuil, olïre des osselets de cé-
phalopodes, les Belemniles mucronalus et quadratus. l
l

nes sàaucns eiinéaaus. 445
M. de Mercey ne se borne pas à décrire ces types carac-
téristiques, il passe cn revue les poissons de la craie, '
la famille des Squales dont la distinction repose surtout
sur les dents, les Berix reconnaissables à leurs écailles,·et
ce poisson allongé, encore mal défini, qu'on a nommé Der-
celis elortgalus. Il mentionne quelques débris des nautiles,
des inocérames, des huitres, des oursins, des crinoïdes et
des polypiers.
M. de Mercey promet de compléter prochainement son
travail.
Il propose, en terminant, pour le lendemain matin, une
excursion dans les carrières de Saint-Maurice et les terrains
quaternaires de Saint-Acheul.
Plusieurs membres se font inscrire pour cette excursion. _
Séance nu 17 movsunnn 1871.
Présidence de M. Garnier, \’ice·Présùimt.
Lecture est donnée d'une lettre de M. le Secrétaire per-
pétuel de l'Académie royale de Belgique olïrant au nom de
l’Académie son Annuaire de 1871, etquatre volumes de son
Bulletin, et, en son nom personnel, une notice sur les orages
observés en Belgique en 1871. ~
En déposant sur le bureau les ouvrages oll`erts, M. Gar-
niersignale à l’attention des membres des diverses Sections
les articles principaux qui rentrent dans le cadre de leurs
études.
M. Petermann, botaniste à Saint-Quentin, propose d'é-
changer contre des plantes du département de la Somme,
les plantes recueillies par lui dans le département de l'Aisne.
M. Gromier, également naturaliste à Saint-Quentin, fait

LEO nxrasrr nes rnocàs·vnanux
une proposition analogue pour un échange de lépidoptères.
Cette double proposition est accueillie avec empressement
et renvoyée aux Sections de botanique et de zoologie.
M. Buteux adresse une note concernant une trouvaille
d'os de fémurs fossiles; il ne veut pour le moment que
prendre date et se réserve de revoir cette note.
M. le Préfet de police, général Valentin, adresse une
lettre-circulaire par laquelle il expose que la bibliotheque de
son administration ayant été détruite lors du siége de`Paris,
il fait un appel au généreux concours de toutes les insti-
tutions ou personnes qui peuvent l'aider à la reconstituer.
La Société est d'avis qu’il y a lieu d’envoyer à M. le Préfet
de police les trois volumes de ses Mémoires.
. M. R. Vion,empéché d’assister à la séance, écrit pour
émettre le vœu suivant :
. Les membres qui en ont le loisir sont priés de faire des
- extraits ou des analyses de leurs lectures scientifiques et de
les remettre à l'Archiviste.
M. Billoré, qui ne peut assister à la réunion,appelle
l’attention sur la collection d’insectes et d’oiseaux formée
par M. Dujardin et devenue la propriété dc la Ville. Cette
collection déposée chez lui pendant la guerre ne peut y être
ni facilement surveillée, ni librement consultée. Il s’asso-
cierait d'avance à toute proposition qui aurait pour but de
trouver un local indispensable ii sa conservation. '
M. Paris, par de nouveaux détails sur la collection y
Dujardin et sur celles de la Ville qui se perdent au jardin
des Plantes, sur l’herbier de M. Pauquy déposé chez M. Ili-
eher, établit l'u rgence incontestable d'un local définitif.
M. Paris fait |'historique des recherches qui ont été tentées j
plusieurs fois, mais inutilement, pour trouver un local, et
invoque Pexéeutlou de promesses faites lors dela construc-

us sesam stnt¤·l¤.&¤· M7
tion du Musée. Tout le monde se souvient que l’Histoire
naturelle devait ·y trouver place en même temps que la
Sculpture, la Peinture et l’Archéologie. Aujourd’hui que le
monument est terminé et appartient à la Ville, rien ne
paraîtrait plus avantageux que de l’ouvrir à toutes nos
collections.
Cette proposition adoptée par tous les membres, M. le
Président nomme une Commission chargée de l'examinor et
de faire un rapport dans le plus brel délai ; elle est composée ·
de MM. Paris, Dours, Richer, Lenoel, Guillon, de Beaussire,
et René Vion.
M. Guillon donne verbalement quelques explications sur
un poisson fossile (Dereetis elongatus), trouvé dans la craie,
. à Saint·Maurice-lez-Amiens. Cette trouvaille faite dans -
l’excursion géologique du 15 août a eu lieu dans la couche
à micrasler commguinum, à quelques centimètres au-dessus
du banc qui sépare la couche à micrqsler cor-testudinarium.
·_L’ordre du jour appelle le renouvellement du Bureau.
Sont nommés au scrutin:
Président: M. Le Correur ;
Vice-Président : M. Garnier;
Secrétaire: M. Dours; `
— Secrétaire-adjoint : M. de Beaussire;
Trésorie1·-Arehivisle: M. Paris.
M. Paris rend compte de la situation tinaneière de la So- `
ciété au 1** novembre 1871.
M. d'Hangest expose ses vues au sujet d’une propa-
gande pour augmenter le nombre des membres de la Société.
La Société est d’avis de renvoyer cette proposition à la
Commission permanente pour le recrutement, laquelle se
composera de MM. Paris, René Vion, Arm. Codevelle,de
Beaussire, Copinean et Alexandre.

v ` l
i
M8 nxrnrr nus rnocàs-vnnux
Seine: ne 2 oàcnaas l87!.
Présidence de ll. Garnier, Vibe-Président.
Avant la lecture du procès·verbal de la dernière séance,
M. le Vice-Président rappelle En la Société la perte préma-
turée de M. Le Correur, son Président depuis sa fon-
dation. M. Le Correur, dit M· Garnier, avait hérité de son
père de nombreuses collections zoologiques. C'est au milieu
d’e|les qu’il puisa son amour pour les sciences naturelles,
qu`il ne-cessa de cultiver pendant toute sa vie, augmentant
les richesses paternelles soit par ses chasses particulières,
soit par des échanges avec des collègues de divers pays. .
M. Vion dit qu’une partie des collections de M. Le Correur
peut être considérée comme acquise à notre Société, ct
son neveu, M. Léon d'Halloy, qui fait partie de notre com- l
pagnie, n'attend qu’un local définitif pour les remettre
entre nos mains. Des remercîments sont votés à M. L.
d’Halloy.
_ Le procèsverbal de la dernière séance estlu et adopté.
M. le Président rend compte des ouvrages reçus par la i
Société depuis sa dernière séance.
M. Vion présente au nom de M. de Mercey une note sur
les nodules de phosphate de chaux de Saint-Maurice, dont i
l'exploitation paraîtrait devoir être lucrative. Les agricul- i
teurs, en ell'et, dit M. Dumont-Carment, pourraient profiter p
de cette bonne fortune par une exploitation bien entendue.
Mais, fait observer M. Garnier, il faudrait d’abord constater
que les nodules en question sont bien réellement composés l
de phosphate de chaux et en quantité exploitable. La So- ,
ciété décide qu’une analyse chimique en sera faite, et i
' i
l

ous sésrtens oéniumss. 440
M. Vinehon est prié de vouloir bien lui communiquer le
résultat de ses investigations sur ce sujet. '
M. d’Hangest donne lecture d’un travail sur le Cygne
sauvage. C'est une étude consciencieuse, complète, de ce
brillant palmipéde. Notre collègue nous retrace dans un
style toujours élégant, souvent imaginé, l’origine du cygne,
le culte quelni vouait l’antiquité, les soins dont il entoure
sa progéniture, ses périgrinations, les chasses impitoyablesqui
le harcèlent pendant ses rares apparitions dans nos parages,
les ennemis qui I'assaillent dans les contrées Américaines ·
où il forme d'immenses colonies. Quelques citations em-
pruntées au célèbre naturaliste américain Audubon, excitent
" le plus vilintérét, et la Société toute entière applaudit la
l lecture de cette monographie, et espère qu'elle· sera suivie ·
, de nombreuses communications qn’clle attend du zèle et
' du savoir de M. d'Hangest. _
M. Alph. Lefebvre lit une note sur les E/[ets nuisibles de
l'eau des Puits forés du Chdteau·d’ Eau d' Amiens sur les
poissons des Aquariums et des Bassins. ,
Il signale l'aspect laiteux de l'eau des concessions à son
arrivée dans certains quartiers d'Amiens depuis plusieurs
années, les symptômes de maladie observés chez des poissons
de diverses espèces, l’ell`et produit dans un Aquarium ou
dans un bassin de petites dimensions, elïet qui llfüât pas le
même dans un grand bassin alimenté par un jet d’eau;
il donne l’analyse faite par M. Poiré de l'eau des trois
fontaines servant à l’alimentation du service municipal et
une autre analyse par M. Bénard indiquant la composition
. du mélange gazeux qui s'échappe à la sortie des robinets; il
conclut que l’acide carbonique est la cause de la mortalité
des poissons des Aquariums et qu’on doit souhaiter le rem-

_ #0 ¤'l¤A!1' DIS Pl\0CÈ$~V¤¤¤AUX
placement de l'eau des puits forés et de la fontaine Marie-
Caron par une autre moins chargée de ce gaz.
L’ordre du jour appelle la discussion de la proposition de
M. Dumont-Carment, tendant à la suppression des Sections
de la Société. '
M. Dumont—Carment, pour motiver sa proposition ,
s’appuie surtout sur ce que les membres présents aux
séances des Sections et des Assemblées générales étant à
peu près les mêmes, les lectures ou travaux divers des
Sections font double emploi, puisqu’i|s doivent être répétés
· dans les séances générales de la Société — d’oii fatigue,
si non ennui pour tout le monde.
Il est objecté que la Section de géologie a repoussé ces
vues puisqu’elle a constitué son bureau définitif.
· M. le Président fait en outre observer que les séances des
Sections devraient être des séances d'enseignement, des
lieux de réunion où les débutants, les simples amateurs
·d’Bistoire naturelle, viendraient puiser les premières no-
tions de zoologie, de botanique ou de géologie, soit en
_ étudiant directement les espèces, soit en apprenant à les
connaitre et à les déterminer au moyen des diagnoses con-
signées dans les livres.
La Société décide à l'unanimité moins deux voix que les
Sections fonctionneront comme par le passé, tout en appe-
lant de ses vœux la réalisation du programme formulé par
M. le Président.
M. Bernard ayant annoncé que MM la comtesse de
Boubers était disposée à faire don à la Société des collections
ornithologiques de son fils, M. Michel Vion est chargé de
prendre des informations exactes à cet égard avant d’en
faire la demande olîicielle.
 

O
ürganisalion de la Société Linéenno en |8Q%.
` BU REMI : `
Président : M. 1.: CORREUR. ·
Vice—Président : M. GAnm|=.n.
Secrétaire : M. Vl0N (Michel.)
Secrétaire adjoint : M. le D* Smnux.
Trésarier·.·lrchiviste : M. Pants (Edouard.)
Section de ZOOLOGIE.
Président : M. le D' DOUBS.
Secretaire : M. n`Hu.L0v (Léon).
Secrétaires-Adjoints : MM. Arm. Consvmmn et Alph. Lssznvnz.
Section de BOTANIQUE. ·
Président : M. le D' RICHER.
Secrétaire : M. Ch. fiomxnnu.
Secrétairevldjoint : M. Aug. Vounmn.
Section de GEOLOGIE et de MINÉRALOGIE. `
Président : M. BUTEUX.
Secrétaire : M. Viox (René.)
Secrélaire·Adj0int : M. L. Cmvnxrxsn.
COMMISSION DE PUBLICATION.
M. un CORREUR .... ·
M. Ganmsn ......
' M. Vxox (Michel) . . . . Membres du Bureau.
M. Svxxnux ......
M. Pmxs .......
M. Douns ....... (
M. Rxcnnn ...... Présidents des Sections.
M. Burnvx ...... \
“ M. Vrou (René) ....
M. D`HALLOY (Léon). . . E Membre: élus pour IBBQ;
M. Cormnw . . , . -.
·—-—·—--—•¤•¤•a,.......M. I

e
ürgqgimicn de la Société Linnéennc en i870·7t.
BUREAU î
W Président : M.. 1.1: COBREUR.
. Vice-Président : M. Gnuuzn.
Secrétaire : M. Vnou (Michel).
Secrétaire-adjoint : M. le D' Srmsvx. )
Trés0rier·Archiviste : M. Pmts (Edouard).,  
Section de ZOOLOGIE. U
` Président : M. mx D' DOUBS.
Secrétaire : M. d'H.«1.1.ov (Léon). ·
S¢cretaù·es·Adj0inIs : MM. Arm. Consvsuxz et Alph. Lsetbyns.
Section de BOTANIQUE.
_ Preîtidenl : M. LB D' RICHER.
Secrétaire : M. Ch. COPlNF.Al'
Secrétaire-Atüotnt : M. Aug. VOLLAND.
Section de GEOLOGIE et de IHNERALOGIE.
Président : M. BUTEUX.
ViN·Présid¢nl : M. René Vxos.
Secrétaire : M. L. Ctnvnsrxnn.
_ Se:·rétaîre·A¢U0inl : M. Eng. GALLET.
COMMISSION DE PUBLICATION _
M. 1.1: CORREUR ....
M. Gmxmn ...... ·
M. Vnox (Michel} .... .1l¢·mbres du Bureau.
M. Srmsux ......
M. Puus .......
M. Douns .......
M. Rncneu ....... ( Présidents des Sections.
M. Bursux ...... ·
M. Vxou (René) .....
_ M. L. (YHALLOY. . . . . X Membresélus pour 1870.
` M. Ch. Comm·:.w . . .. .
 

•
Urgauisatîon do la Société Linnéonnc en 1872.
' BUREAU î
Président : M. LE CORREUR, puis M. GARNIER.
Vice·Président : M. Guzman, puis M. Michel Vxon.
Secrétaire : M. lc D' Douns.
Secrétaire-Adjoint : M. de Bswssunn.
Trésorier-Archiviste : M. Pims (Edouard).
Section de ZOOLOGIE. I
Président : M. LB D' MOLLIEN.
Vice-Président: M. D·HALLOY (Léon).
Secrétaire: M. Arm. Connvnnm.
Secrétaire-Adjoint: M. Alph. Lnvnnvnz.
Section de BOTANIQUE
Président: M. ua D' RICHER,
Secrétaire: M. Ch. Con-mmm.
Se¢‘rétaire·Ac(j0int : M. Aug. Vonmxn.
Section de GEOLOGIE et de MINÉRALOGIB.
. . _ M. BUTEUX. (
E Président: honoraires. î M. NW. de MERCEY
Président: M. VION (René).
t'icc·Présîdenl : M. Gu1u.o¤.
Secrétaire: M. L. Csnvezmnn.
Secrétaire-Atlioint : M. Bug. GAz.¤.m·.
COMMISSION DE PUBLICATION'.
M. GARNIER .....
M. Vxox (Michel) .... )
M. Douns ....... · Membres du Bureau.
M. do Bswssmz .... `
M. Puits ....... ,
M. Monuzx ......
M. Rncunn ······· ( Présidents des sections.
M. René Vxox .....
M. Aug. Vonmxn ....
‘ M. L. C»m>sx·m;n .... Q .1lenitn·es élus pour lôïû.
M. Arm. Conzvzumz . . . `
 

TABLE ALPHABÉTIQUE. _
Pages.
Anlhophora, Monographie par M. le Dr Dours . . . 5
Aqëariums (Des). -— Construction. — Peuplement. -—
ntretien, par M. Alphonse Lefebvre, membre trtul. 353
Archiviste de la Société Linnécnne, année 4868 . . . 228
— — — 4869 . . . 426
-—- ·— — 4870-4874 . 436
—— — — 4872 .· . . 447
Azololls, Notes complémentaires par M. A. Dumérll. 248
Botanique. Clef dichotomique des .’|Iou·sses, d'après
` Mérat, par M. Ch. Copincau. . . . . 229
— Motilité des Conferucx, par M. Jules Girard. 259
Boucnsn na: Pnnrmzs. — Notice néerologique par
M. Buteux . ............. 247
Bureau de la Société Linnéenne, année 4868 .... 228
— - - 4869 .... 426
— — — 4870-4874 . . 436
—— - -— 4872 .... 447 T
Birrzux (IL). — Notice nécrologique sur M. Bouclier de
Perlhc: ............... 247
Cambodge (Le).- Compte-rendu d'un voyage d'explora·
tion, par Il. Thorcl, médecin de marine. . . . . 426
Ccphus pygmœus (Histoire du), par M. le Dr Dours. . 395 1
Chasse des Hyménoptères, guide par J. Sichcl . . . 9
Chemin _de fer_du_No_rd, réduction de prix pour les
excursions scientifiques de la Société Linnéenne . . 422
Connvnue (M. Armand). ·-— Note sur les Pineons . . 242

TABLE DIS [Artisans. §55
' Pages.
Commission de propagande .......... H7
— de publication, année 4868 ...... 228
- ·-l — 4869 ..... _ . 454
— — — 4870-4874 .... 452
— - — 4872 ...... 453
— pour étudier la maladie des_ arbres près la
fabrique de produits chimiques de Saint-
Boch·lez-Amiens ........ 425
- pour la révision des statuts ..... 637
— pour le Musée Napoléon ....... H7 I
- pour un projet de Jardin d’acclimatation à
Amiens ........... 623-425
- relative nu 'prix annuel de 4000 fr. à
décerner dans chaque ressort acadé· '
mique entre les Sociétés savantes. . 428
Compte-rendu des Réunions des Sociétés savantes ii la
Sorbonne, en 4869, — Histoire naturelle.- Par M. le
Dr Dour:. . . . , ..... . . ' . . . 404
(Jon/`erves (De la Motilité des), pat· M. Jules Girard. 259
Cortssau (M. Ch.). — Clef dichotomique des Mousses. 229
Cotisation des Soeiétaires n’habitunt pas Amiens . . . t3|
COTTY (M. Ernest), membre correspondant , etc. -—
Description du Musée d’Histoire naturelle et du Jardin .
botanique et zoologique de Tours ....... '280
Département de la Somme.- Géologie et Paléontologie,
par M. Nap. de Mercey .......... M4
Dotsns (M. le Dr -4.). — Compte rendu de la réunion
des Sociétés savantes it la Sorbonne en 4869.
- Histoire naturelle ......... 404
—- Etudes minéralogiques ......... M4
— Histoire du Cephu: pygmœus ....... 395
-·- Monographie du genre Anllwp/com ..... 5
' —- Notice néerologiqtte sur le D' J. Sichel .... 272
Dtzntttau. (M. A.) de l'lnstitut. — Notes complémentaires
sur les Axolotls ..... . ....... 2l8
`Dunes de Saint·Quentin·en·‘l‘ourmont (Somme). ·—
' Excursion .............. H3
 
l

456 MIL! DIS MATIÈRES. l
Pages.
Excursion à St·Valery-sur-Somme et au Hourdel,
- en 4868 . .... . ..... 424
- aux Dunes de St-Quentin—en—'l`ourmont
(Somme), en 4870 ........ 443
— aux environs de Ham (Somme), en 4868 . . 424
Excursions scientiliques de la Société Linnéenne.— Ré-
duction dc prix sur le chemin de fer du Nord. . . 422
Fabri ue de produits chimiques de St·Roch·|ez-Amiens. · U
- idlommission pour étudier la question de la maladie
des arbres avoisinant cette fabrique ...... 425
Géologie. Etudes minéralogiques, par M. le Dr Dour: . 444
- Géologie du département de la Somme, par
M. Nap. de Mcrcey ...... . . 444
— — Note sur I’origine des Rideaux, par M. le
` Dr Richer ........... 255
- Orglanisation des travaux pour 4869 , par
. René Vian .......... 266
Gunnn (M. J.), De la Motilité des Conferves. '. . . 259
Ilabroëoda, olim Ilabrophom (Description du genre),
par . le Dr Dour.: ....... . . . . 29
Ham (Somme). - Excursion de la Société Linnéenne
en 4868 . .............. 424
Herbier de la Société Linnéenne . . ...... 227
_ llourdel (50g.·mw). — Excursion en 4868 ..... 424
Hyménoptères (Guide de la chasse des), par le Dr
J. Sichel ......... . ..... 9
Jardin botanique et zoologique de Tours. - Description
' · par M. Em. Qotly ......... . . . 280,334
Jardin dhcclimatation à Amiens (lfrojet de). - Com-
mission ............... 423,425
Jardin des Plantes d’Amiens. Note par M. lc D' Richer. 252 (
A Launznr (M. Gudave). Projet de voyage ou Pôle Nord. .
Souscription . ._ .,....... ' . . . 425
Lnrznvnn (M. lllph.) —- Des Aquariums, — construc-
tion, —· peuplement, — entretien. ...... 353
i

' tants mstuariànss. 457
' Pages.
Membres de la Société ayant fourni des travauii publiés
dans le présent volume :
· MM. Buteua: .... . ..... 454 _
Codevelle (Arnumd) ....... 454
Copineau (Charles) . . . L . . . 455
_ Cotty (Ernest) ..... . . .` . 455 ·
( ' Dours (le Dr A.) ........ 455
l Dumëril (Auguste) . . . . ~ . . . ' 455
Girard (Èules) ......... 456
Lefebvre (Alphonse) ....... 456
Richer (le D') .... . .... -458 -
Vion (Michel) ....... . . · 460
_ Vion (Rene') . . . . ...... 460
Menu (Les Mousses d'après).— Clef dichotomique , par
M. C/t. Coplneau ............ 229
Msncnr (M. Nap. de). — Géologie et paléontologie du
département de la Somme ......... 444
Minéralogie. ·- Etudes par M. le Dr Dours, .... 444
Motilité des Confervcs, par M. J. Girard ..... 259
Mousses '(Les) d’après Mérat. — Clef dichotomique , . _
par M. Ch. Copiueau ....... , . . 229
Musée d’l·listoire naturelle de Tours. —— Description .
par M. Em. Cotty; membre correspondant .... 280
Musée Napoléon d'Amiens (Commission pour le) . . . 447
Muséum d’Histoire naturelle à Amiens. — Proposition . 420
Notice nécrologique sur M. Boucher de Perlhes, par
M. Buteuz: .............. 2|7
- sur le Dr Sichel, par M. le Dr Dour:. 272
Organisation dc la Société Linnéenne, année 4868 . · . 228
— —— ` — 4869 . . . 454
·-· —- — 4870 et4874 452
— — — 4872 . . . 453
Paléontologie du département de la Somme , par
M. Nap. de Mercey .... . ....... 444
Palms (M. Ed.) , Trésorier. — Situation J financière
de la Société en 4868, en 4869 et 4874 .· . . #9,439,447

458 ram.: ons nuims.
' Pages.
Pearnzs (Boucher de Crècecœur de). — Notice nécro-
logique, par M. Iiuteucv · ........ 247
Pinsons (Note sur les), par M. Arm. Codcvclle . . . 242
Poissons d’eau douce. —- Epoque des pentes, etc.,
par M. Alp/L. Lefebvre .......... 377
Pole Nord (Projet de voyage au) , par M. G. Lambert.
—- Souscription ............ I . 425
Président de la Société Linnéenue, 4868 ..... 228
— — 4869 ..... 426
— — 4870 ct 4874 . . . 436
l — — 4872 ..... 447
` · Présidents des Sections de la Société, 4868 ..... 228
-— — — 4869 ..... 426
— — -— 4870 et 4874 . . 452
—· — - 4872 ..... · 453 ·
Prix annuel de 4000 fr. à décerner, dans chaque ressort
académique, entre les Sociétés savantes. — Nomina-
tion d'une Commission . ......... 428
Procès-verbaux des séances générales de la Société, de
4868 à 4874 par M. Vian (.|Ii¢·hel) , Secrétaire. . . 420
Procès·verbal de la séance générale du 2 décembre 4874,
par M. le D·‘ Dours, Secrétaire ........ 448
Propagande (Commission del ..... · .... 447
Révision des statuts. — Commission ...... 437
Ricunn 4M. le Dr). — Note sur le Jardin des Plantes
d’Amiens ............... 252
— — Notice sur les Rideaux . . . 255
Rideaux (Origine des). - Note dc M. le Dr Richer . . 256
Saint-Quentin-en-Tourmont (Somme). - Excursion aux
dunes, en 4870 ............. 443
Saint-Valery·sur-Somme. — Excursion en 4868 . . . 424
Saropoda (Description du genre), par M. le D•‘ Dours . 495
Séances générales de la Société. — Extrait des procès-
verbaux 4868 à 4874 ........... 420 u
Séance générale extraordinaire 2 décembre 4874. . . 448 (
— — ordinaire 4 janvier 4868. . . 420
·- — ‘ -— 7 mars 4868. . . 424 `  
n
(
0

nm.! DIS MANÈBBQ. 459 »
Pages.
Séance générale ordinaire , 9 mai 4868. . . ‘ 422
4 — — 44 juillet 4868. . . 424
— — — 3 octobre 4868. . . 425
— - — 7 novembre 4868, . . 426
— — —— 46 janvier 4869. . . 428
—- —- — 6 murs 4869. . . 430
—· — —— 45 mai 4869. . . 434
— -· L- 3 juillet 4869. . . 433
— - - 24 sept. 4869. . . 435
_ e — —- ~— 4 I novembre 4869. . . 436
-· — — 8 janvier 4870. . . 437
- —— — 8 mars 4870. . . 438
-— ·—· ·—- 45 mai 4870. . . 440
-— — — 3 juillet 4870. . . 443
—- — - 42 août 4874. . . 444
— — — 47 novembre 4874. . . 445
Secrétaire-adjoint de la Société, année 4868 .... 228
— — — 4 869 .... 426
-—- , - - 4870-4874 . . 434,436
« - — - 4872 .... 447
Secrétaire de la Société , — 4868 .... 228
— — — 4 869 .... 426
-- — —· 4870-4 874 . . 436
- — — 4 872 .... 447
Secrétaires des Sectionsdela Société, — 4868 .... 228
- — — 4 869 .... 426
— —- — 4870~4874 . . 452
— — - 4 872 .... 453
Sncnu. (Le Dr J.)- Guide de la chasse des Hyménoptères. 9
·1· - Liste de ses travaux entomologiques. 276
— -— Notice nécrologique, par le Dr Dours. 272
Situation iinancière de la Société , année 4868. . 429
·— ·- , — 4869. . 437 ‘
— -- —- 4874. . 447
• •

EGO TAILI DIS lutins.
Pages
Société Linnéenne. — Commission pour la révision '
des statuts ......,...... _. 637
‘ ‘ — — Cotisation des membres n’ba-
bitant pas Amiens ........... 634
Somme (Département de la). —- Géologie et Paléonto-
logie, par M. Nap. de Merœy ........ 646
Souscription de la Société pour le voyage de M. G. Lam-
bert au Pôle Nord ............ 625
Statuts. — Commission de révision ....... 637
1'aonu. (M.) , médecin de marine. — Compte rendu
d’un voyage d'exploration au Cambodge ..... 625
Tours. — Musée d’Histoire naturelle ....... 280
Trésorier de la Société Linnéenne, année 4868. . . 228
— - — 4869. . . 626
·- — - 4870-4874 . 636
- — -· 4872. . . 667
Vice·Président de la Société Linnéenne, année 4868. . . 228
— — — 4869. . . 626
— — — 4870·4874 . 436
— — ' — 4872. . . 647
Viou (M. Michel), Secrétaire. — Procès~verbaux des
séances, années 4868 à 4874 ......... 420
Vrou (M. Rene), président de Ia Section de Géologie. —
Organisation des travaux pour 4869 ...... 266
Voyage_au Pôle Nord, par M. Gus!. Lambert. — Sous-
cription ............... 425
Voyage d'exploration au_Cambodge. - Compte rendu
par M. Thorel, médecin de marine ...... 626
Zoologie. .4nt/wplzora , par M. le Dr Dour: . . . 5
— Aquariums (Des), par M. Alp/4. Lefebvre . . 353
— Aœololls(Noœscompl.snrles),par M.Dume'ril. 248
— Cephus pygmœus, par M. le Dr Dour:. . . 393
— Pinsons (Les), par M. Arm. Codcœllc. . . 242
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Amiens. — lmp. de Lenoclllcroniart, rue des Rabuissons, 30.

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AVANT-PROPOS. t
Ce n'est pas sans hésitation que je me décide à publier le .
présent catalogue, qui n’est à proprement parler que le
relevé des espèces de ma collection. Cette œuvre incomplète
et partant téméraire, sera, j’osc l’espérer, accueillie avec
quelque indulgence, si l'on songe au seul but qu'elle se
propose, appeler l'attention su`r l'ordre des Hyménoptères
presque entièrement inconnu aux naturalistes de notre pays.
Les entomologistcs français, en ellet, semblent depuis
quelque temps consacrer tout leur temps, tout leur zèle il
l’étudc des Coléoptères et des Lépidoptèrcs, peu soucieux
des autres ordres, de celui des llyménoptèrcs cn particulier
· dont leshistoriens ne se comptent plus Sr Vétranger, en
\ ·rou'm. 1
   

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2 nuùivorrinss ns rame:.
Russie, en Suède, en Allemagne, en Angleterre, en Italie,
en Suisse .... Quel pays cependant peut entrer en parallèle
avec le nôtre sous le rapport du nombre, dela variété des
i Hyménoptères? Les antiques forêts de nos départements du
Nord, de l’Est, du Centre, les Sapinières du Dauphiné, du
Jura. de l'Ariège, des Pyrénées, recèlent la plupart des
espèces appartenant à la grande section des Térébranls dont
_ on doit surtout la connaissance aux travaux de Graomhorst,
Ness ab Esenbeck, Klug, Harlig, Wesmaël, Holmgrcn, Haliday,
Fœrstcr, etc., etc. D'un autre côté, la llore spéciale de nos
` provinces méridionales est noblement animée par ces magni-
_ tiques Chrysides, ces élégantes Eucères, ces Apides variées,
ces redoutables fouisseurs qui n’ont été observés jusqu’à ce
jour qu’en Italie, dans l'Archipel grec, en Espagne, en
· Algérie .... Que de jouissances sont réservées aux explo-
rateurs de ces départements 'privilégiés et combien seront
promptement réunis les matériaux pour Yédilication complète
de cette partie de la Faune française, si le zèle des futurs
' hyménoptérologistes égale la patience, la persévérance, la
sagacité que déploient les amateurs de Coléoptères et de
Lépidoptères (1) !
' Uindilïérence des naturalistes Français pour les hymé-
inoptères s’explique jusqu’à un certain point par la rareté
des collections, le manque d’ouvrages d’ensemble sur la
matière, les difficultés de la chasse et de la conservation de
4 ces insectes, diliicultés qu’on ·se plait à exagérer bien à tort
. ainsi que je le prouverai plus bas.
(l) Comme preuve de la richesse de nos départements méri— N
dionaux, je citerai la découverte que j`o.i faite tout récemment à
Hyères du genre Habropoda sm. représenté par ses deux espèces
· Européennes, H. oxonata, II. zonatula qui n‘avaient encore été  
signalées que dans les iles de l'Archipel grec et en Sicile. p

avAu·r—rnoros. 3
Le jardin des plantes à Paris renferme une immense ag-
glomération d’hyménoptères. Malheureusement ils ne sont
pas classés; le défaut d'espace les a fait reléguer dans dilîé-
_ rentes places où il est dillicile de les étudier, malgré l’em-
pressement, la courtoisie que mettent à les communiquer .
MM. les aides de l’étah|issement, qui a reçu en don, il
y a quelques années, la riche collection de feu M. le
d' Sichel dans laquelle se trouvent de nombreux repré-
Sentants de presque tous les types d’hyménoptères connus »
de l'ancien et du nouveau monde, avec des étiquettes, des
annotations écrites de la main des Weswood, Dahlbom,
Nylander, Fœrster, Wesmaël, Spinola, L. Dufour, Giraud,
Smith, etc., etc. Puisse Vadministration du jardin des
plantes préserver ce précieux legs de toute détérioration (i).
La littérature hyménoptérologique est aussi riche que
celle des autres ordres d’insectes. Malheureusement ses
publications sont dispersées dans les mémoires des sociétés
savantes de l’étranger et écrites en allemand, en anglais, en
italien. J’en donne plus bas la liste aussi complète que pos-
(I) M. le d' Giraud, l’honorable et savant Président de la Société · l
ontornologiqne de France, possède aussi une des plus remarquables
collections d`hyménoptères européens. Elle est surtout d'une
incomparable richesse en types de la section des Térébrants. Elle
seule renferme la série complète des Cynipides, des Figites, des
Chalcidites, etc... que le sagace et patient docteurs. obtenus d`éclo—
sions conduites avec le tact et le bonheur qui semblent être exclu-
sivement son domaine.
On pourra consulter avec fruit les hyménoptères légués à M. le
d' Laboulbène par M. le d' L. Dufour. On trouvera parmi eux les ·
types reçus d'Espagne et d'Algérie par l’illustre naturaliste de
Saint-Sever. Je viens de publier ceux qui étaient restés inédits,
dans la Revue et Magasin de Zoologie de M. Guérin de Meniievillc,  
année 1872, 1873, page 293 et suivante:.

· . , l
4 nnrùivorràuss nn rames.
sible - mais je veux tout d’abord indiquer aux futurs
adeptes les ouvrages indispensables à la détermination pré-
cise des espèces que les premières chasses feront tomber
entre leurs mains.
i• Westwood. An introduction to themodern classitlcation
· of inseets: 2 vol. Londres, 1840. C’est un genera très-
complet donnant les caractères de tous les ordres d’insectes
européens. Le 2• volume traite la partie des hyménoptères;
les conimençants pourront facilement, avec son aide, se fami-
liariser avec les genres dont les caractères sont clairement
et assez longuement exposés. (Texte anglais).
2° Lepellcticr de Saint-Fargeau, Histoire naturelle des
insectes hyménoptères en 4 vol. in-8*. Les trois premiers
' sont consacrés à la section des Porte-Aiguillon. Le 4•, qui,
sous la signature de M.Brullé, donne les caractères des
diverses familles des térébranls et des principaux genres qui
les composent, est un guide très-fidèle pour la détermination
des genres de cette section. Cet ouvrage fait partie des
Suites à Buffon éditées par Roret, rue Hautefeuille, 10 bis,
it Paris. .
Les nombreuses critiques qui se sont acharnées sur
l’œuvre de Lepelletier de Saint-Fargeau ont trait princi-
palement aux innovations qu’il a cherché à introduire dans
la classification méthodique des Iiyménoptères. ll m’est im-
possible, dans cet avant—propos, d'examiner à fond les
idées du savant et consciencieux naturaliste français. Ie
tiens seulement à constater que, malgré tout ce qu’on a pu
écrire contre lui, son ouvrage demeure éminemment clas-
sique, que les vrais entomologîstes, au fur et ii mesure de
leurs progrès dans la science, restent de plus en plus frappés
des conceptions philosophiques de l'auteur et rendent justice
à la clarté, lt l’exactitude des descriptions basées sur |’obser-

Avxtwrnoros. 5
ration plusieurs fois répétée des sujets — qualités qui
devraient être l’objectif de certains naturalistes modernes
dont la seule préoccupation consiste à introduire dans la
science des espèces hypothétiques que personne ne retrouve
après eux. `
Ces deux ouvrages, Westwood pour les genres, Lepelletier
de Saint—Fargeau pour les espèces françaises, doivent am-
plement sulïire aux commençants (1). _ ·
Plus tard,·le besoin d’approfondir la science, d’analyser
les formes d’une manière plus intime, leur fera sentir la
nécessité de consulter les monographies spéciales dont voici ,
les plus indispensables.
Térèitraaîts.
Klug. Die Blattwcspen mtclr ibren gattungen und arteu. ·
Berlin 1818-l8l9, monographie qui a seivi de base il
colle de
Hartig. Die familien dcr Blattwespcn und Holzwespen,
Berlin 1837; ouvrage très-consciencieux, très-méthodique
et qui permet d'arrîver facilement à la connaissance des
nombreux représentants de la famille des Tenthrédinieiw.
(Texte allemalrd).
Gravmhorst. Ichneumouologia Europaea. 3 vol. in—8··.
Leipzig i829. C’est un immense répertoire contenant la
classification méthodique, la- description claire de tousfles
insectes composant la grande famille des·Ichn%umon£dvs, enf- _
lisant ar lui seul ii la connaissance de ces hyménopteres dont ·
l’histoire cependant a été complétée parles travaux plus
tf) Consulter encore z Manuel d'Entomologz`e, par Boitdrd, faisant
partie des nianuets édltespar Roret, 3 v. pi i'n·l8.

. i
6 nrutuovrànss on runes.
modernes de Wesmaël, de Holmgren, de Brischke, ete.
(Texte latin). · ·
Nus ab Esenbeck. Hymenopterorum Iehneumonibus alii-
nium monographiae, 2 vol. in-8·. Stuggard 1834.- Ouvrage
dillieile à manier à cause de la prédilection de l'auteur pour
les caractères buccaux. (Texte latin).
Walker. Monographia Chalciditum. 1 vol. in—8°. Londres
1839. Mêmes observations.
Dahlbom. Hymenoptera Europœa .... 2 vol. in-8·. Berlin
1844. Le 2• volume, qui traite des Chrysides, est très·métho—
dique, très·clair et permet d’arriver facilement à la déter-
mination exacte de ces charmantes espèces.
Porteüiguillon.
Shuckard. Essai on the indigenou fossorial hymenoptera,
1 vol. in-8°. Londres, 1837. Travail très-complet sur les
fouisseurs des Iles Britanniques. (Diagnoses latines, le reste
en anglais).
Van der Linden. Observations sur les hyménoptères
· fouisseurs, petit in-4•. Bruxelles (Texte français).
Mayr. Die Europ. formiciden. Vienne 1861.
Nylander. Synopsis des formicides de France et d’Algérie.
Paris 1856.
Kirby. Monographie apum Anglize, 2 vol. in-8•. Londres,
1802. Diagnoses en latin, le reste du texte en anglais, ac-
compagné de planches sur bois qui, malgré leur peu d’élé·
. gance, donnent les traits fidèles et très-reconnaissables de
toutes les parties des hyménoptères. _
l ' Smith. Catalogue of British hymenoptera. Part 1. Apidœ.
Londres, 1855, petit in-8·. Diagnoses en latin, le reste du
texte en anglais. Ces deux ouvrages se complètent mutuel-

Avaur-rnoros. 7
lement et sont indispensables à la connaissance exacte de
la nomenclature des Apides. A
J’ai avancé plus haut qu’on se plaisaità exagérer les dilli-
cultés que présente la chasse des hyménoptères. .I’avoue, `
cependant, que s’il m’avait fallu suivreà la lettre les nom-
breuses recommandations consignées par les auteurs du
Guide de famateur dïnscctes, mon zèle pour l'Entomologie
se serait considérablement refroidi. Mais les moissons les
plus abondantes, en hyménoptères particulièrement, s'ob-
tiennent sans le concours des engins variés, sacs, dragues, Q
baton ferré, parapluie noir doublé de blanc, flacons de _ e
toutes dimensions, serpes, couteaux, marteaux, ctc,, etc,,
dont une lithographie bien connue alïuble le chasseur .....
Voici comment j’ai vu opérer M. L. Dufour, mon illustre
maître; voici ce que m’a appris une pratique de plus de
trente ans. .
On doit se munir, pour la chasse des hyménopteres ; d'un
filet à papillons dont la chape est formée de toile à canevas
assez forte pour être impunément promenée sur les sols
raboteux, sur les taillis. sur les ronces, surles chardons, etc. .
D’une paire de pinces à branches largement espacées,
molles, analogue à celles dont se servent les chirurgiens
pour leurs pansements. `
Je n'ai pas l'habitude de piquer sur place mes insectes ;
mais, aussitôt après leur entrée dans le tilet, je les saisis à
l’aide des pinces et les dépose isolément, et cela sans crainte
d’étre blessé, dans de petits cornets fabriqués avec du
papier un peu fort. La seule précaution à prendre est de_
doubler le cornet lorsqu'il est destiné à servir de prison aux
hyménoptères armés de puissantes maudihules, tels que les
Tcnthrëdes, les Osmies, les Magachilcs, les Anthidivs, qui
pourraient accidentellement en perforer les parois.

8 nuutuorràaes ne mmc;.
Cette manière d’agir évite |’en1barras des boîtes, des
I épingles et permet de chasser en tous lieux, à tonte heure
avec une simple raquette à main ou tout autre instrument.
Au retour de la chasse, les cornets sont déposés dans nn
vase hermétiquement clos, on les asperge de quelques gouttes
d'éther ou de benzine et, deux heures après, ils peuvent être
déroulés, et leurs habitants piqués sans qu’on ait à redouter
leur aiguillon.
Il sulîit, pour les conserver indéfiniment, de placer dans
chaque boîte un cylindre d’ouate de trois centimètres de
longueur contenant quelques fragments d'acide pbénique
cristallisé.
Ces cylindres renouvelés tous les six mois finissent par
saturer de leurs émanations tous les interstices et écartent
d’une manière absolue les parasites qui ne manqueraient
pas de les pénétrer. Chacun sait de plus que l'acide phénique
concourt à absorber l'humidité si lente à disparaître des
cartons adoptés pour les classilications entomologiques.
On voit, par cet exposé rapide, combien il est aisé de sur-
monter les premières dilücultés de la science des hymé-
noptères. Quelques journées de chasse, quelques mois de
pratique, de maniement de ces insectes donneront plus
d'expérience que tous les conseils écrits. L'examen de leurs
formes, dc leur organisation intérieure, l'observation de
leurs métamorphoses, la découverte des luttes qu'ils ontà
soutenir contre des parasites acharnés seront d’un attrait
décisif. Nul doute qu’ils ne soient bientôt étudiés avec
passion. Trop heureux si j’ai pu contribuer, pour une très-
faible part, à ce résultat qu'appellent tous mes vœux.

H Y M E N O P T E R A
SECTIO I. TEREBRANTIA. Linn.
SUBSECTI0 I. PHYTIPHAGA. Westw.
tam. 1. snnmnzm. Lep.
PÀHIIJÀ.  INIDE. Lear}:. (Unica).
Subfœm. I. CIMBICIDES. Wœtw,
ClMBEX· Fab. (ill;. KIug· .
La larve vit sur lc Crnlwgus
I 4. C. humcrnlis. Oliv. oqâacam/ta' sur E hmm,
c. «xa11m·is.s;»zn. "“ "‘· _ , '
Son parasutc est le Pamsvut
glnucoptems (er Comeau).
Parasilcs: Pauiscus glaucop-
2. C. montana. Klug. * tems. Mesochorus splcndidulus.
C. maculata. Olîv. Leach. P Cnmpoplex argonmue. Gnmpo-
plex holosoriœus (ex- Gout).
3. C. fcmorntn. Hun. Spin. Fab. Oüb. 6*.
C. tristis. Fab. Oliv. Q.
.C. Europœn. Leach.
C. vnriabilîs. Klug.
C. sylvn1·um.Fab. 6*. -
L. C. decemmnculnta. Leaoh.
G. Griûinii. Leach.
I
I

10 nruiuorrtns un rnmc:. e "
C. Klugii. Lcach.
C. humeralis. Leach.
C. vnrians. Leach. . ·
5. C. ornatn. Servlllc F. Fr. Amiens.
6. C. Iuteola. Lep. r
7. c. mm.1#«,1». A . ` I
8. C. Schœfferi. Serv, F. Fr. espècedistinete rapportée à C. Iuten,  
par erreur.  
· TRICBIOSOMA. Lench.
I. T. Iucnrum. Leach.
C. Iucorum. Fab. Olin. Serv.
· L I ` I
2. T. viteilinœ. Fab. Oliv. z , a ane vu sur C b0uI“u’
I aune, le saule.
3. T. I.ati·ei|lii. Lcach.
L. T. betuleti. Klug. .
· CLAVELLARIA. Lam. Loach.
I. C. emerinze. Leach.
Cimbex amerinœ. Fab. Olin. _
2. C. marginaux. Lcach.
Cimbex mnrginata. Fab. Oliv.
ARIA. Lench·· _ ,
I. A. nitens. Lim:. Olin.
A. nigricornis. Leach. . '
Cimbex sericea. Leach. Fab. V. antennis-nigrîs.
Cimbex znea. Klug.  
2. A. nuru|cnt.e.,S1'¢·hel. ` I
ZAl\4EA· Loach. .  
I. Z. fasciata. beach. h ^ _ _ _ ·_ I
Cîmbex fasciata. Fab. Ollv. L
« ' \

anneau: snmmmux. Il
· AHAIIB· Lc¤ch· A
4. A. lœta. Leach, V
Cimbex lœla. Spin. nec Fab.
C. Iurirtœ. Lep.
Subfam. H, HYLOTOMIDES. Westw. ·
IIYLOTOHA· Lat. Fab., P'I‘lLlA· [np., ARGE.
Ichrnnln, GI-\YPTU§· Juan,
` TENTHREDO. Llnn·
I. H. enodis. Lima. '
2. H. atrnta. Klug.
3. H. berberidis. Solar.
6. H. thoracica. Spin. '
5. H. violacea. Klug. La larve vit sur le Salia: caprœa. r
6. H. cœrulea. Klug.
7. H. ustulnta. Llnn. H. Klugii Leach. Tenth. ciliaris, Liam.
Tenth. ochroptera, Fourc. La larve vit sur le bouleau.
8. H. atro·cœrulea. Lep. Var. praecedentîs 7
9. H. segmentaria. Pz. Var. ustulatœ.
40. H. rosarum. Fab.
H. H. pagana. Pz. Tenth. trlcolor, Gmel.a pour parasite le C0l0·
_bntes crasuitarsîs (ex Gourew).
H. H. cœrulescens. Fab. H. dimidinta. Lep. H. fasciata var. Lep.
Ten. bicolor, Scbranlc.
43. H. femoralis. Klug. Tenth. melanoehra. Lima.
· SCHIZOCERA. Lat. CRYPTUB. Loach.
4. S. fureatn. de Villers. 6* S. Angelica- Fab. Q Tenth.
taraxaci. Pz. Tenth. melanocephala. Pz. La larve vit sur le
Rubus idœus. · '
2,- S. tarda. Klug.
3. S. geminata. Llnn. La larve vit sur le Rume.2: acutvu.  

il IIYIÉYUIIBS DI PUIS!.
Subfamilia UI. TENTHREMNIDES. Westw.
LOPI·IYRUI· Lab IlYLO'l‘0DlA· Fab. DIPl\ION· `
Schrnnk. PTE!-\0NUS· Jur. TENTHRBDO~
L|nn· Ge0f· Pnnz. Ollv.
4. L. pallîdus. Klrq. L. mime.  
2. L. Iarieis. Jur. Ses parasites sont : Mesochoms larieis. Ilart.
tampeplex argentitue , Grau Tryphon fehtlifüàtàulr'.
Schar/'enberg. V
3. L frutetorum. Fab.  
Tenthredn eques. Schrk. Ses parasites sont : Campoplex i
argentatus, Grau. Exenterus nriolus, Ilart.
6. L. variegatns. Hart. Ses parasites sont : llesochorus larieis,
Hart. Campoplex argentatus, Graz:. Tryphon scutulatus,
Hart. T. lophyrum, Ilart. ’l`. tenthredinum , Scharfî
Exenterus oriolus.
D’après Hart. p. 459-160, cette espèce
5. L. pini, [inn. aurnit'20 parasites appartenantaux genres,
T. tîorsata, Fab. Cryptus, Phygadeuon, Mes0ch0rus,Cam·
poplex. Triphon ....
6. L. rufus. Klug.
L. piceze. Lep.
T. pectinata, rufa. Retz.
T. securifera. Fours.
MONOCTENUB. IIIlhib2
4. M. juniperi, Lim:.
_ cnxütùs. mrg.
4. Gt tlltïôûnis. Pan:.
2. C: Gdlhfyis Bep. '
T. pectînicornis. Fours.
3. C. rutipes. Lcp. ·
4. C. pallîpü bep.

`   ETANG!} WUNÈL »
TRICHIOCAMPUI· Hart.
1. T. eucera. Klug. Les chenilles se irouyçpi agr ly
Nematus grandis.l.ep. l saules, les peupliçgs.
PI\I8’I‘lP§0l·\A· Lot.
l. P. quercus. Klug.
· 2. P. tulipes. Lep. _ V
Nematus brevis. Hart. r
3. P. myosotidis. Lep.  
PRIOPHORU§· Lat. l
cn · · .1.«· . ' · l
L pfîizîpîgnzarlï z —Parasite: 1`ryphon Iucidulus. Hart. r
CRzESUS· Leaclh '
I. C. seplentrionalls. Lima. ` 4
2. C. latipes. F. de I/illaret. Les larves riventm Août sur
3. C. varus. F. dc Villaret. les aulnes, les lmühmx.
4. C. laticrus. F. de Villard.
NEMATUI· Jur.
GROUPE A. Antennis nigris.
l. N. rulescens. Hart. Q .
N. histrîo. Lep. ex Gir.
I. N. grnndis. Lep.
3. N. pectoralis. Lep.
6. N. bicolor. Lvp.
5. N. pallipes. Lep. '
6. N. clitcllatus. Lep.
Les larves rongent en troupes peut
7. N. albipennis.Klug. breuses les feuilles del’0sier eg op;
N. pavidus. Lep. pour parasite le Tryphon csgürpatqiug.
Grau. (Ex Gonreuu). l ·
8. N. interruptus. Lep.
9. N. lnllax. Lep.
· l

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40. N. Cnprcœ. Jur. Q
N. haemorrhoïdulis. d' Lep. ‘
44. N; mclnnostcrnus. Lep.  
' A N. nigntus. Rai:.
42. N. intercus. Oliv. Sa larve qui vit dans les gnllcs du saule  
llamult n pour parasites : Pimpla robontor. Grau., P. nl- 4
_ ternans. Grau. Opiun Grucchus. hVc.sm. Iesotcnus dupes  
r Gour. Eupelmus urozonius. Dalm. Semiotus vimînnlis.
Gow. (cx Gourcau).
•3· N. pr0ximus.Lep.
GROUPE B. Antenni: partim nigris. ·
4L. N. snlîcîs. Jur.
45. N. dimidiatus. bep.
t 46. N. bipartitus.  
47. N. trimaculatus. Lep.
48. N. vnrius de Géer. ' ’
GROUPE C. Jnlmnù ¢¢8¢a¢¢I'S.
49. N. Iuteus. Jur.
20. N. domlis. Lvp.
2l. N. Iucîdus. Panz. 4
` 22. N. Erichsonii. Hart.
23. N. crnssus. Fallen. `
N. mclnnostîgmn. Steph. § ex Gir.
N. caruleocarpus. Hart.
24. N. ventrnlis. Pan:. _
25. N. mollis. Klug.
26. N. ventricosus. Klug.
2"I. N. llavivcntris. Pan:. ·
28. N. alllnis. Lep.
29. N. aqalis. Steph.
30. N. aplcnlis. Hart. -
34. N. hortemin. Klug.

carappeun smomumnn. 45
32. N. minutus. Tiavhbein.
33. N. prasinus. Hart. V
36. N. obductus. Klug.
35. N. gal|arum.Ral:.Soxi parasite est l’lchneutes l
reunitor. Necs. (dans les galles des saules). .
36. N. Vallisnieri. Hart. .
N. gallicola. Steph. ( P0num·°co“a'
37. N. laricis. Hart. _
38. N. rufus. Hart. ` U
· CRYPTOCAMPUL Hurt. '
l. C. angustus. Hart.
Pristiphora atra. Lep.
2, C. mucronatus. Klug. Les larvesviventsur lessaules,
3. C. medullarius. Hart. les aulnes, les peupliers.
4. C. nigritarsis. Gir. (inéd.).
5. C. populi. Hart. · .
DlNEURÀ· Dehlln
I. D. Degeeri. Hart. X
Tenth. Degeerî. Kl. ·
2. Dsdespecta. KI.
LEP'l‘0CEl\CA· Hurt-
¤. 1.. nini. 1.. mf l
Tenth. australie. Lep. j
MEIONEURA· Hurt. `
1. Il. opaea. Fab. l
Tenth. verna. K I. ' u
· Tenth. punctigera. Lep.  
DOLERUI· Jur. KL TENTHREDO· LInn· Fab.
O. D. eglanteriœ· Fab.  
· . Tenth. pedestris. P:. l
. p

W
\
M nvuinonhis nu num.
mm. Germanicn. ru. · i
Tenth. nbietis. d' Liam. D
. Dosytheus eglnnteriœ. Leach. Kl. i
1. D. nnticus. KLI `
. 3. D. Interitius.Kl.
Dosytheus lnteriüli. IÀIÀ.
L. D. triplicntus. Kl. .
5. D. tristis. Fab. KI.
Dosytheus tristis. Leach.
· 6. D. palustris. KI.
Dosytheus junci. Loach. _
7. D. equiseti. KI.
.8. D timidus. KI.
Tcnth. obietis. P:.
9. D. pnirnttus. K!.
· |0. D. haamnlndes. Schrank.
Tenth. opaca. Pz. Jur.
Tenth. collnris. Dwwv. ·
H. D. thoracicus. Fl.
ti. D. snnguinicollis. KI.
43. D. gonager. Fab;
1`enth. cnssa. Pz. `
Tenth. erythrqgon;. Schrank.
Tcnth. geniculatn. Fourc. ·
H. D. vestigialis. KI.
D. rufipes. Lep.
I5. D. Iissus. llarl. ,
|6. D. niger. KI.
.N0ta. Hartig décrit plusieurs espèces de Dolerus noire qui ne
sont que des variétés du Dolerus niger, exempte, D. padgœrus,
D. aulhracinuz, D. coraciuus, cte.,   vide Hart. page 238-
243 (die Fnmil. der Blattwespen .... ) La pluspart de ces espèces
vivent ü I’étnt de larve sur les saules, nutamment sur le Sallx
viminalis, le Salîa: caprza. ·

ciratoàun sruoimrronx. 47
E1|IPllY'l'Ul· KL DOLlI\Ul` Jar.
4. E. Vicnnensis. Sc/zrank. ·
2. II. suocinetus. Fl.
1`cnth. togata. Ps. ·
3. E. einctus. Lim:. La larve vit sur les rosiers. ·
4. E. togatus. Fab. id.
5. E. basalis. Fl. id. ·
6. E. melanarius. id. Sa larve a pour
parasite le Campoplex cerophagus. Grau. (Goureau).
7. E. didymus. El. La larve vit sur les rosiers. 4
8. B. grossulariœ. K!. La larve vit sur le groseillier à miquerenu.
9. E. carpini. Hart. La larve vit sur le Sorbus aucuparia.
40. E. patellatus. Ifl. La larve vit sur les feuilles mortes des
sapins. · `
44. E. immersus. Kl.
Dolerus pallimacula. Lep.
42. B. apiealis. KI.
43. E. tibialis.Pz. _
44. E. rufoeinctus. KI.
Tenth. eingulum. Spin.
Mouche A scie à ceinture rouge. De Géer. ·
La larve vit‘sur les rosiers. '
45. E. calceatus. KI.
46. E. serotinus. Ki.
Dolerus abdominalis. hp.
t7. E. Cerris. loll.
E. Cereus. Kl. La larve vit sur le chene Cerris. `
' IIARPIPIIORUB. Bart.
4. ll. lepidus. KI. La larve vit sous les feuilles mortes des ¢llÈI(*B.'
FENUBA· Hurt. l\lE§UA· [Loach.
4. l·‘. hortulnna. Kl. ,
2. F. nigricans. ll. -
rou: m. 2

48 avutnorrhss na muc:.
Dolerus varipes. Lep.
3. F. pumila. KI. La larve vit sous les feuilles mortes des chene:.
4. F. dodecatoma. Glr.
PHYLLOTOHA. Fnllén. EhIPHYTU8· K1.
. 4. P. melanopyga. Il.
, 2. P. amaura. KI.
V BLENNOCAMPA. Hurt.
' 4. B. pusîlla.Kl.
Tenth. fuseula. KI.
2. B. fuliginosa. Sc/aranlc. `
. Tenth. trichocera. Lep. La larve vit sur le Convallaria majalis.
3. B. alternipes. ll.
Tenth. maura. Schranlc.
L. B. cinereipes. ll.
6. B. ephippium. P:.
Tenth. dubia. Gmélin. La larve vit sur les aulnes.
6. B. Ethiops. Fab.
Tenth. cerasi. Réaum., Llnn.,de Geër. La larve vit sur les
poitiers, les cerisiers, les pruniers. _
7. B. hyalina. ll. La larve vit sur le Sorbus aucuparia, le Prunus ,
padus.
8. B. tenella. KI. La larve vit sur le Sorbus aucuparia, le Prunus
padus.
MQNQPIIADNUB. Hart.
I. ~l|. melanoeephalus. Fab. La larve vit, sur le frène.
2. ll. bipunetatus. KI. La larve vit sur les rosiers il basse tige.
3. I. pubeseens. Zadd.
6. ll. nigrîpes. ll.
5. I. luteiventris. KI. La larve vit sur les saules.
6. I. Spinolœ.Kl.
Hylotoma ientralis. d' Spin.
7. I. albipes. Lima.
Tenth. Iorio. Lep. La larve vit sur les chatons des saules.
l

caranoena sruourmqua. IQ
8. ll. micans. KI. ` » ·
9. Il. nigerrîmus, KI.
• PHYMATOCERA. Hart.
I. P. aterrima. Kl. Ilaules-Pyrénées. ' ` —
HYPLOCAMPA· Hurt.
4. H. brevis. KI.
2. H. plagiata. KI. La larve vit sur le lleapilus oxyaeanlha.
3. H. cralœgi. KI. id.
6. H. rutilicornis. Pz. La larve vit sur le Prunus spinosn.
5. H. fulvîeornis. KI.
6. H. ferruginea. Fab.
7. H. xylostei. Giraud. La larve vit sur le Lonîeera xyloateum.
ERl0CAMPA· Hurt.
I. E. varipes. Ã'!.
2. E. adumbrata. KI.
3. E. umbratica. KI. `
L E. ovala. Lima. Les larves vivent sur les aulnea.
Tenth. hœmatodes. Pz. ~ _
Tenth. leueogona. Schranlc.
1`enth. gossypina. Rctzlux.
§ELANDl\lA· Loach.
4. S. serva. Fab. `
2. S. lorie. Fab. La larve vit sur les groseilliers. —
3. S. aperta. Hart. La larve vit sur le Sorbus aucuparia. ·
4. S. stramineipea. KI. `
Tenth. albipea. Lep. La larve vit_ sur les aulnes.
5. S. xylostei. Gir. La larve vit dans les galles du Lonicera xyl0s·
teum.
A'l‘llAI..lA· Lench·
L Athalia spinarum. Fab. H
A. Richardi. Lep. ’
Tenth. colibri. Christ. I La larve vit sur les rosiers.
Tenth. centifoliœ. Pz. `
I. A. mai. Llrm.
- I

N   nr mm-
3. A. lugens. Fl.
Allantua abdominalîs. Lep. ' ·
A L. A. annulata. Fab. La larve vit sur lea ombellifères. ,
5. A. Graelsii. L. Du/'. La larve vit sur le Paalînaca saüva.
(Fr. mérid.) Dours.
ALLANTUI. Jur.
4. A. aerophulariœ. Liam.
Tenth. ruatica. Scbranls. La larve vit sur les Serophularia, les
Verbaseum.
2. A. marginellus. Fab.
'l‘enth.aexannuIata.Sclora1ulc. ; La larve vit sur les ombellifères.
` Tenth. Viennenais. Schraqak.
3. A. eingulum. KI.
1`cnth. bieîncta. Fab. Ps. Schranlr.
4. A. zonua. KI.
1`enth. succincta. Lcp.
Q. A, mnulus. Kl.
Tenth. _ bîcincta. Schœ/Z
Tenth. lutîventria. Lcp.
6. A. tricinctus. Fab.
1`enth. vespiformia. Lat. La larve vit sur les feuilles du
Tenth. rustiea. Fourc. Lonicera caprifolium.
1`enth. adînis. Leaçh.
A 7. A. Schçelîeri. KI.
8. A. nothus. K!}
1'enth. marginella. 5*. Ps.
Tenth. arcuata. Forst. Stcv.
9. A. dispar. KI.
’l‘enth.margineIla. Q. Pz
40. A. bifaaciatus. KI.
A. Rosaii. Ps.
Tenth. tenula. Soap. `
44. A. vîduus. Gin?
42. A. maeulipes. Lcp.
· . · l
l

C
ctfllübvl SYRMUIIQUI. Il
vSI3lÀPTEl\lX· sœpu.
4. S. comlis. Fab. ·
Tcnth. fulvîvenia. Sc/cran}:.
2. S. c0ns0brînn.Kl.
IIACROPBYA. Duhlb.
I. I. blnnda. Fab.
Tonth. Iacrymosa. Lcp.
Tenth. cylîndrica. d'. Pz.
2. I. neglecta. K!. ‘
Tenth. blnndn. P2.
Tenth. Schœlïeri. Lcp.
3. I. Sturmü. KI. I
L. I. militnris. KI. · .
Tcnth. nnnlis. P:. ,  
5. I. strigou. Fab.
6. I. hœmntopus. P:. _
_ Tenth. ocrœu. Pz. _
Tenth,. diversipes. d'. Schranlv.
7. I. puncmm. Fab.
Tcnth. punctnm Album. Lim:.
, Tenth. erythropus. Schrank.
8. I. 4. mnculnœ. Fab.
Tenth. tarsntn. Q. Pz. Q La larve vit surfiralile. —
‘ Tcnth. snmbuci. Pz.
9. I. rustîcn.Linn.
Tenth. carbonnrin. 5*. Fab. Schrank.
Tcnth. sulphuratn. Gmélin.
Tenth. notata. P2.
•0. I. l2·punctatn. Lima. ·
Tcnth. fon. Fab. La larve vit sur les nûlnes. ·
H. I. nlbîcincta. Schranlc. a
Tenth. sabulosa. d'. Lep. La larve vit sur leà gidàëlllîèri. V

22 avuùuorrisns nn runes. .
A La larve vit sur les groseilliers. l
_ _ Elle a pour parasites :
n' u' "b's‘ s°hm”k° 1 Pygostolus stictieus. Ilali.
T°mh' Iw°°pus' Gme ` Tryphon srmillator. Grav. (Ex
Gourenu).
43. II. crassula. El;
44. ll. dumetorum. Fours. p
PACHYPROTA§ll· Hart.
4. P. rapa:. Liam.
' 2. P. variegata. KI. `
3. P. antennata. KI.
Tenth. duplex. Lc