PICARDIE NATURE arma ' athvih’: L042. de i Associactiovs Picarætie Nomme pâle pâle pane Pâte Observatoire Protection Je la Protection de Découverte Je la faune faune Sauvage l’ environnement et animation Sauvage Nature Picardie Nature Mars 2013
p 03 0 Rapport moral du président p 05 0 L’association p 08 0 Communication p 10 - Pôle Observatoire de la faune sauvage p 24 o Pôle Protection de la Faune Sauvage p 24 - Protection Phoques p 31 - Protection Chauves-Souris p 34 - Protection Amphibiens p 35 - Protection Busards p 36 - Protection Hirondelles p 37 - Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage p 46 o Pôle de protection de Penvironnement p 55 0 Pôle de Découverte et animation Nature Le rapport d’activités est édité par Picardie Nature. Il est aussi télechargeable sur internet : www.picardie-nature.org Picarde Nature -1 Rue de Croÿ - BP 70 010 - 80 097 AMIENS Cedex 3 Rédacteur en chef: Jean-Claude Damiens Rédaction Christophe Hosten, Florence Frenois, Sébastien Maillier, Sébastien Legris, Lucie Dutour, Thomas Hermant, Nicolas Damiens,Laëtitia Dupuis, Stéphane Soyez, Julie Gobillot, Yves Maquinghen, Blandine Kesteman et Sophie Declercq Conception et mise en place : Florence Frénois. Relecture : Christophe Hosten, Jean-Claude Damiens , Claude Watteel, Nicolas Damiens. Crédits Photographiques : Contacter Picardie Nature - Photo de Couverture S. Legris Tirage 01/ : 800 Exemplaires - Imprimé Sur Papier Recyclé - Diffusé Gratuitement - Date de Parution : Mars 2013 - lpns Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Rapport moral du Président Face aux atteintes à l’environnement, à la dégradation de la biodiversité, à des raisonnements archaïques visant un développement qui n’a rien de soutenable, Picardie Nature, association fédérative régionale forte de ses 900 membres dont 12 associations, continue inlassablement à poursuivre ses activités, à s’engager dans de nouvelles actions. Il y a un an, lors de l ’assemblée générale à Tergnier, je rappelais les rudes tâches auxquelles nous nous attelions en cherchant à travailler le plus sereinement possible tout en conservant notre capacité à nous indigner. La rédaction du rapport moral est l’occasion de se pencher sur notre projet associatif élaboré en 2008 et de voir comment il a été décliné en 2012. En quoi les missions ont été respectées .7 Les conditions d’exercice des activités ont-elles été satisfaisantes .7 Nos partenariats se sont-ils maintenus voire enrichis .7 Des progrès ont-ils été réalisés dans nos fonctionnements, nos résultats .7 À toutes ces interrogations légitimes je répondrai par l’affirmative en illustrant mes propos par quelques éclairages sur l’activité des pôles et le fonctionnement général de l’association. Qui ne connaît pas Clicnat .7 Derrière cette base de données régionale à destination des acteurs publics et des citoyens picards on trouve des naturalistes salariés et bénévoles, structurés en réseau coordon- nés. Leur mobilisation, leur implication ont permis des progrès dans de multiples champs d’application. Dans une démarche préventive, nous avons pu ainsi faire des propositions auprès de la DREAL sur la Stratégie de Constitution d’Aires Protégées,sur la protection du coteau de Chartèves, sur l’impact de la route sur la faune, sur des problématiques forestières. Qui ne connaît pas notre pôle de veille environnementale et de promotion du développement durable .7 Avec ses groupes de travail thématique sur les déchets, l’énergie, les transports, l’agricul- ture. C ’est par la mobilisation des salariés et des bénévoles et d’associations que nous avons pu être actifs dans des actions contentieuses, contre le projet 1ooo vaches dans la Somme, contre le projet d’incinérateur dans l’Oise. Nous avons pu aussi donner notre avis dans le cadre d’enquêtes publiques, d’élaboration de plans régionaux ou au sein de commissions préfectorales. Bien sûr les actions menées sont parfois laborieuses, au résultat aléatoire, assez décevants parfois au regard de l’investissement humain. Bien sûr nous aurions besoin de plus de bénévoles, de com- pétences mais déjà la collaboration étroite avec le pôle Observatoire de la faune, les associations adhérentes et amies, notre réactivité nous ont permis d’asseoir notre expertise lors de consultations publiques et de remporter quelques succès en 2012. Qui ne connaît pas le pôle protection de la faune sauvage .7 Ce sont les opérations spécifiques de protection d’espèces: la protection des amphibiens avec la mise en application de la démarche faune et route, la protection des nichées de busards, la protection des chauve-souris avec notamment le SOS chauves-souris. Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
C ’est aussi notre centre de sauvegarde de la faune sauvage qui a accueilli 272 oiseaux, 13 phoques et a continué à fonctionner malgré de sérieux déboires depuis plusieurs mois. Qui ne connaît pas les activités nature et le pôle Découverte Nature de notre association qui sest mobilisé à l’occasion des assises régionales de I’éducation à I’environnement. Ie vous invite à examiner le calendrier des activités de Picardie Nature dans sa nouvelle formule. Il est la traduction concrète d’une volonté, affichée en 2012, de conforter nos partenariats avec des municipalités et des associa- tions agissant dans le domaine de I’éducation à l’environnement: des dizaines d’activités et toujours le même slogan 100% gratuit grâce au bénévolat. C ’est une des marques de fabrique de Picardie Nature qui avait inscrit dans ses statuts en mars 1970: association d’éducation populaire, terme un peu désuet aujourd’hui mais que nous voulons garder. 2012 annonce le terme d’une période de cinq ans au cours de laquelle nous avons mis en œuvre le projet associatif élaboré et validé en 2008 par l’assemblée générale des adhérents. Ce projet associatif a, sans aucun doute, contribué à renforcer la confiance avec nos partenaires finan- ciers que je voudrais remercier ici pour leur soutien : l’Europe par les fonds FEDER, la DREAL Picardie, le Conseil régional de Picardie, le Conseil Général de la Somme, de l’Aisne et de l’Oise et tous ceux que vous retrouverez dans les rapports d ’activités. Une page va donc se tourner mais n’ayez pas d’inquiétude. Nous travaillons depuis quelques mois à lélaboration d’un plan stratégique pour lequel nous solliciterons quelques uns d’entre vous. Cette démarche a été validée dans le cadre d’un Dispositif Local d’Accompagnement, le consultant a été retenu et le programme de réunions est déterminé. Nous avons souhaité conserver la même démarche finale qu’en 2008, à savoir le présenter et le faire valider par les adhérents à l’occasion d’une assem- blée générale extraordinaire le samedi 6 juillet 2013. Notez cette date dans vos agendas ! Ie conclurai ce rapport moral en ajoutant qu’en 2012 nous avons intensifié notre participation au fonctionnement de notre fédération nationale France Nature Environnement au travers de la participation au travail des réseaux, des conférences des présidents, de réunions des directeurs des fédérations régionales, de journées de formation et de nombreux échanges par mail, notamment avec notre « référent géographique », Thierry DEREUX trésorier de FNE. La lecture des rapports synthétiques des activités menées en 2012 met en évidence le remarquable engagement des salariés et des bénévoles. Mes remerciements et encouragements vont donc donc à l’équipe salariée, au directeur et aux centaines de bénévoles actifs. « Oiseaux de Picardie » que nous vous présentons aujourd’hui est le fruit de ce travail collectif: un grand merci à ses rédacteurs. Patrick THIERY
L'Association Picardie Nature Objet de l’association : (extraits des statuts) « Article 3 - Œuvrer à la préservation de I’environnement. - Œuvrer à la conservation de la biodiversité (flore et faune sauvages, en parti- culier les vertébrés) par tous les moyens légaux: proposition et mise en œuvre de mesures visant à protéger les individus (sauvetage de couvées, gestion de centre de soins aux animaux sauvages...) et les espèces (mesures de gestion, interven- tions auprès des élus, autres responsables) -Contribuer à l'éducation populaire en matière d'étude et de protection de la nature et des oiseaux sauvages, de sauvegarde et d'aménagement rationnel de l'environnement et des sites. -Mener toutes actions et interventions pour faire respecter les lois et décrets sur les espèces protégées, les périmètres sensibles, la protection de la nature, l’urbanisme dans le cadre de la législation en vigueur -Réaliser des études, des recherches, des enquêtes sur la flore et la faune sau- vage, en particulier les vertébrés. » I. Une association agrée protection de l'en- Les agréments: L'association est agréée au titre de la protection de l'environnement et reconnue comme représen- tative au niveau régional pour son implication dans la défense de l'environnement et de la biodiversité, son expertise, sa présence territoriale et son indépendance garantie par son fonctionnement. L'association est agréée pour ses compétences pédagogiques par le rectorat de l'Académie d'Amiens depuis 2002 (agrément renouvelé tous les 5 ans). L’association adhère à: Picardie Nature est membre de France Nature Environnement (FNE), qui la reconnaît comme Fédération régionale. A ce titre et en accord avec ses statuts, des associations peuvent adhérer à Picardie Nature et être affiliées à France Nature Environnement. Picardie Nature est membre de l'Union Française des Centres de Sauvegarde (UFCS). Picardie Nature est également membre actif de plusieurs réseaux (Réseau National Echouages de Mammifères Marins, Réseau na- tional Busards, ...). Uassociationest active dans plus de 70 commissions admi- nistratives régionales, départementales ou locales, une majorité d'entre elles étant préfectorales. Rapport d'Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
L’association a des conventions de partenariat avec un certain nombre d'associations ou de structures dont le Conservatoire des Espaces Naturels de Picardie, le Parc Régional Oise Pays de France, le Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard, le Centre de Recherche sur les Mam- mifères Marins, l'Association des Entomologistes Picards, la LPO, le Conseil régional de Picardie, le Conseil général de l'Aisne, le Conseil général de la Somme, la DREAL PICARDIE. Il. Fonctionnement de |’association A Les Instances cie l'association Le Conseil d’administration: Le Président: Patrick THIERY Les vice-Présidents : Régis DELCOURT, Jean-Paul LESCOUTRE Le Trésorier: Jean-Claude GILBERT Le secrétaire : Dominique ROUSSEAU Les administrateurs : Frédéric BLIN, Sylvain BOURG, Bernard COUVREUR, Perrine DEREUX, Véronique FEUTELAIS, Laurent GAVORY, Arnaud LUQUIN, Christine MARTIN, Rémi FRANCOIS, Pierre ROYER, Mathieu T‘FLACHEBBA Le conseil d'administration s'est réuni 11 fois et le bureau 19 fois. A cela s'ajoutent les réunions des groupes de travail des pôles. B La Section Oise : Une assemblée des adhérents de l'Oise qui s'est réunie le 4 février 2012 a élu Perrine DEREUX repré- sentante de l'association ACCIDE comme présidente de la section. La section compte 154 adhérents et 4 associations. (ACCIDE, ADEBA, Les Amis du Bochet, Pas de Cen- trale en Basse Automne) Si la section Oise a participé en 2011 aux actions des différents pôles de l'association, elle s'est de prime abord orientée vers le développement durable et principalement la gestion des déchets. La section Oise a développé ses participations au sein des commissions ainsi que l'ac- compagnement des associations dans la réflexion sur cette problématique devenue très politique dans le département (Participation au PDEDMA, CSS, Enquête Publique..) La section doit se faire connaître pour gagner en dynamisme, c'est pourquoi la coordination des béné- voles permet d'affirmer peu à peu notre présence sur le territoire (salon du livre à Creil en septembre, Animation pour la SERD à Beauvais en novembre, Manifestation pour la protection du Bois du Roi, etc.) C Groupe Informatique: Un groupe de travail d'informaticiens bénévoles intervient sur les projets informatiques de l'association, leur développement, l'admi- nistration et la maintenance. Dans la suite du développement des programmes informatiques lancés en 2009, en lien avec Nicolas Damiens, informaticien perma- nent, il a géré l'administration système de l'association, les logiciels de gestion des adhérents (GDTC), le logiciel de liste de discussions (SYMPA), le projet de développement du logiciel de gestion base de données naturaliste SIG de l'observatoire, le développement du lo- giciel d'inscription en ligne des écovolontaires, le logiciel de gestion de projets (Egroupeware), le logiciel du site internet de l'association (SPlP), la maintenance du réseau dans les locaux et du serveur téléphonique. Le projet de logiciel << Archives » a vu lejour en 2012 : il permet l'archivage numérique des revues de l'association. L'esti- mation du bénévolat est de 10000 ê. Répartition des adhérents individuels Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Bénévolat valorisé par projets 2012 D Moqens humains et financiers pour I Observatoire ‘Iqnnée zou, I Environnement 808805 € Animation 191 007 l Protection faune Les adhérents: I Phoques > 881 personnes physiques dont 52% de femmes > 11 associations qui totali- 453 730 saient 672 membres. Soit une augmentation du nombre d'adhérents indi- viduels et une stabilité du nombre d'associations. Les bénévoles actifs: plus de 300 personnes. Le Dépenses réalisées par projets 2012 temps COnSaCFÉ Pal '95 béné- voles et les déplacements a été valorisé pour 808 805 € 812781 € en 2012 (667 908€ en 2011 et 628 477€ en 2010). l Observatoire ' Environnement Ce qui représente autant que 121 951 “mai?” le budget financier et porte le ' P'°*e°“°"fa“"e budget total de l'association à ' Pmnues 1 e21 586 € 330 519 Ceci montre que l'association finance par le bénévolat plus de la moitié de ses actions. Les permanents: En 2012 les projets de l'asso- ciation ont mobilisé 17,2 Em- plois Temps Plein (ETP). Christophe HOSTEN, Directeur (2009), Florence FRENOIS Assistante de communication (2012), Cathe- rine BERTIN, Secrétaire- aide comptable (2007), Marie-Christine DAMIENS , Assistante administrative (2012) Étude faune: Sébastien MAILLIER : Chargé de mission faune (2009) , Sébastien LEGRIS : Chargé d'étude faune (2002), Lucie DUTOUR : Chargée d'étude faune (2009), Thomas HERMANT : Chargé d'étude faune (2009), Nicolas DAMIENS :Analyste programmeur SIG (2009) Protection faune : Laëtitia DUPUIS : Chargée de mission Phoques (2002), Stéphane SOYEZ : Respon- sable du Centre de Sauvegarde (2006), Julie GOBILLOT : Soigneuse Centre de Sauvegarde Faune Sauvage (2008), Développement durable: Yves MAQUINGHEN, Chargé de mission environnement (2008), Découverte nature et protection espèces: Blandine KESTEMAN 1/2 poste animatrice et Sophie DECLERCQ Picardie Nature a aussi fait appel en 2012 à 6 personnes en contrats à durée déterminée pour des ren- forts ou des remplacements. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Communication En 2012, Picardie Nature a continué à accentuer la communication de ses actions. Celle-ci a été faite via les différents supports de communication exis- tants : les editions papiers, les médias et réseaux sociaux et le web. I. Editions de Picardie Nature Lettre d’ informations : La lettre d'informations de Picardie Nature traite des différents pôles de |’association. Elle est en- voyée a tous les adhérents et est difusée lors des différents stands et sorties. 3286 exemplaires ont pu être diffusés durant l'année 2012. - Calendrier des sorties : Le calendrier des sorties recense toutes les sorties proposées par les bénévoles de l'association et quelques structures partenaires. Il paraît bi-annuellement et est diffusé gratuitement a plus de 1469 exemplaires auprès des adhérents. Il est également disponible auprès des offices de tourisme et des structures partenaires. Il. Picardie Nature dans les médias : Régulièrement Picardie Nature informe les journalistes de la région des actions menées par les différents pôles. Depuis janvier 2012, nous avons diffusé 35 communiqués de presse, envoyés à plus de 90 contacts presse en Picardie ainsi qu'à une dizaine d'autres sur le plan national. 13 d'entre-eux concernaient des propositions d'actions, de sensibilisation des espèces protégées (pro- tection des busards, amphibiens, phoques...). contre 15 concernant les atteintes à l'environnement. A ces communiqués s'ajoutent les 52 infos de sorties nature. Nous sommes parfois contactés pour des demandes photos. Ces communiqués nous ont valu de nombreux retours dans la presse - 98 articles dans la presse - 20 chroniques sur des radios régionales - France 5 est venu tourner le 4 septembre pour l'émission Echappée Belle qui a été diffusée le 20 octobre. - France 3 National est venu tourner le 8 septembre pour l'émission Météo à la carte du 24 septembre. Zoom sur la réalisation de trois dossiers de presse de plus de 1o pages chacun. -> Plus de 1o tonnes de déchets enlevés par les étudiants (septembre 2012) —> Dix jeunes phoques vont retrouver la mer (septembre 2012) -> 1è” conférence Régionale sur la Faune Sauvage organisée par Picardie Nature (octobre 2012) Nous sommes aussi présents sur Facebook... Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
III. Picardie Nature sur le i A Cite internet : Le site Internet est la vitrine de l’association. Chaque visiteur peut se tenir informer des actualités de l’association. Régulièrement, de nouveaux articles apparaissent. En 2012, 312 articles ont été pu- bliés. La fréquence du site est de 192 visites parjour. B. Création d'un site boutique mis en ligne en juillet ZOIZ En achetant sur ce site,chacun contribue à la protection de la nature car les bénéfices servent à financer des actions de protection con- crètes de la biodiversité que vous pouvez retrouver sur www.picar- die-nature.org. On peut trouver des outils d'équipement naturaliste. C . Un espace de saisie en ligne pour les activités natures Cet espace est dédié aux bénévoles de l’association souhaitant organiser une action en lien avec la découverte et la protection de la nature et de l’environnement en Picardie. Un tutoriel est mis à disposition pour faciliter leur contribution. Chaques champ renseigné en ligne permettra la création gra- phique du calendrier debut 2013. Un espace tableau de bord permet de suivre l’évolution des activités. D Listes cle diffusion et cle discussion sur internet : Picardie Nature dispose de 40 listes de diffusion et de discussion ; elles ont permis de diffuser 9137 messages aux 2584 abonnés. Zoom sur deux listes - la liste bénévole permet de lancer des appels aux «coups de mains» aux bénévoles. En 2012, 204 messages ont été envoyés aux 830 abonnés. - Picnat-infos : Cette liste de diffusion est utilisée pour faire circuler des informations et des invitations auprès des 885 abonnés. En 2012, nous avons communiqué 81 informations Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Pale L’objectif de ce pôle est de constituer et d’a|imen- Observatoire ter une base de données régionale à destination des cle la «faune acteurs publics et des citoyens picards. sauvage Les principaux axes de cette stratégie : — acquérir des connaissances par la mobilisation des observateurs et la centralisation des données des différentes structures partenaires en constituant une base de données unique SIG accessible via internet ; — valoriser les données afin de permettre la prise en compte des enjeux liés à la biodiversité dans le débat public et les politiques d’aménagement ; — toucher un large public, bien au-delà des naturalistes habituels, pour sensibiliser à l’intérêt de la connaissance de la biodiversité et générer de nouvelles vocations naturalistes. I. Mise en place et fonctionne Le projet d’observatoire de la faune est coordonné par un chargé de mission. Le chargé de mission, peut convoquer une commission permanente, dite Commission des Réseaux. Cette commission est constituée des différents bénévoles responsables des réseaux naturalistes de l’association (11 réseaux constitués). Elle traite des questions techniques/scientifiques et en réfère au Conseil d’ad- ministration de Picardie Nature, instance politique. La commission des réseaux est composée en 2012 de :Antoine Meirland (chiroptères), Guénaël Hallart (Mammifères terrestres), Christine Martin (Mammifères marins), Laurent Gavory (Amphi- biens-reptiles), Xavier Commecy (Oiseaux), Thibaud Daumal (Orthoptères), Jean-François Dela- salle (Odonates), Thibaut Gérard (Papillons), Sophie Declercq (Coccinelles), Emmanuel Vidal (Arai- gnées), Xavier Cucherat (Mollusques) et de Rémi François (référent continuité écologique). En 2012, deux commissions des réseaux se sont réunies le 29 mars et le 22 novembre. Le pôle observatoire faune, structuré progressivement de 2009 a 2011, compte des salariés perma- nents : 1 chargé de mission scientifique faune (Sébastien Maillier) ; 1 chargée de mission continuité écologique (Virginie Coffinet) ; 3 chargés d’études scientifiques faune (Thomas Hermant, Lucie Dutour, Sébastien Legris) et 1 analyste-programmeur pour le développement de la Base de don- nées/SIG (Nicolas Damiens). Il. Construction et alimentati -—- A. Restructuration et réorganisation de la base de données Clicnat a été consolidée et de nouvelles fonctionnalités y ont été apportées. La gestion des droits a été optimisée. Il existe aussi de nouveaux critères de recherche tels que espèce déterminante ZNIEFF, intersection avec un polygone... La gestion de liste d’espaces (localisants) et de listes d’espèces pouvant être utilisées comme critères d’extraction sont également des nouveautés. @ Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Les apports relatifs a la saisie des observations sont multiples, comme la saisie de fourchettes d'effectifs, la possibilité de saisir ses observations en utilisant une ligne ou un polygone, en plus des points. Les taxons prioritaires ont un formulaire personnalisé. -> Un nouveau projet concerne la numérisation et le référencement de documents détenus par l'asso- ciation, ou diffusés publiquement comme les bulletins de la SHF ou les « Faune de France ». 500 documents allant du XIXË" siècle à nos jours dont la collection complète de l’Avocette y sont dispo- nibles. Les documents archivés concernent la faune sauvage de la région, l’histoire de l'association et la protection de l’environnement. Un millier d'articles ont été identifiés et référencés. Lors du référen- cement, les articles sont associés aux espèces qu’ils traitent. Sur le site public de Clicnat, cela permet de lister la bibliographie disponible pour une espèce et renvoyer sur le site dédié aux archives.Enfin, durant l’été, des tests ont été menés pour porter Clicnat sur des périphériques mobiles, et ces essais on été faits sur le système Android. La technologie retenue à la suite de ces tests devrait permettre la création d'une application disponible sur les principaux téléphones et tablettes du marché. -> Un nouvel outil, pour le grand public et les non sai- sisseurs de Clicnat, a été mis en ligne le 24 février 2012 : Faune et routes. Sans néces- siter la création d'un compte, .—-—--_.—---—-—--—-.-—---—: il permet au plus grand _-- .. _n.- ___;-. _--.__ _...-_ - _,..._ _,.__ ‘r. ._. nombre d'apporter des don- nées d'animaux victimes du trafic routier dans un but de protection, amphibiens et mammifères terrestres no- tamment. \ Interface de faune et route : http:// faune—et—route.picardie—nature.org/ Un outil pour le CSFS a été réalisé pour permettre la collecte des observations induites par le recueil d'animaux au centre de soins dans Clicnat directement. Cette interface est bien avancée. B. Enrichissement cle la base cle clonnées Depuis 2010, 5 signatures de conventions d'échanges de données sont effectives : Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard, Parc Naturel Régional Oise Pays-de-France, Conservatoire d'Espaces Naturels de Picardie (CENP), Association des Entomologistes de Picardie et CPIE Val d'Authie. Le CEN Picardie nous a fourni un lot de données « historiques». La base de données est enrichie d'environ 29000 données de ce CEN. L'ADEP et le Syndicat Mixte Baie de Somme nous ont également apporté des données datées de 2011 et 2012.Des conventions d'échanges de données sont en cours de signature avec plusieurs organismes tels que la communauté d'agglomération Saint-Quentin Métropole, le CORIF, le Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord-Pas-de-Calais, le Conservatoire Botanique National de Bailleul, la fédération de péche de la Somme, I'AMEVA, Voies Navigables de France... g Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
C. Mise à jour Je la base Je données Pour rappel, le nombre de citations de la base de données dépassait 365 771 citations fin 2009. La base de données Comp_ Bilan des dü1l1ËEE-{= nitatims-j EjD-LftË-E-S par grimpe faunistique E-l'l 21112 tait 422 296 citations le m 37:“ 31/12/2010. Au 31 décembre 5&3 i HAIS! 2011, le cumul s’é|ève à 559 “HEM 931 citations au 31/12/2011. 15541‘ «yegænä, I HËHTFËBË- [TIE- Iïü-JJEÈ- Au 31 décembre 2012, le _f_gfijfi,fi_ïälü nombre de citations atteint .c.fi_.uæüdrg 747394 dont 5556 hors région. Poissons» Les données importées constituent un volume fort conséquent en 2012 du fait de l’import de la base du données du CEN Picardie notamment (ex : odonates, orthoptères) et dans le même temps le nombre de données saisies directement en ligne augmente. Suite à la création de 2 réseaux en partenariat avec I’ADEP début 2012, le nombre de données de coccinelles et d’araignées s’accroît considérablement. III. Acquisition de données A. Poursuite du recrutement de nouveaux naturalistes en informant les picards sur l'activité et les résultats obtenus Un indicateur majeur est le nombre de nouveaux contributeurs de la base de données. Cet indicateur est particulièrement concret car il met en évidence le « plus » qu’apporte le projet observatoire faune via la dynamisation de données saisie directement en ligne, la fidélisa- tion des stagiaires d’initiation naturaliste, les nouveaux participants actifs aux sorties de prospections... On peut aussi ajouter à ces nouveaux contributeurs 15 personnes qui saisissent des obser- vations d’animaux victimes du trafic routier sur faune et routes et qui ne possèdent pas de compte sur Clicnat. Il sera intéressant de suivre si ces personnes créent un compte Clicnat par la suite. Le nombre de nouveaux contributeurs a pu être suivi assez finement. Il y a eu d’après nos importations dans la base de données 256 nouveaux contributeurs en 2012 dont 2 obser- vateurs réguliers et importants (> 500 citations importées et/ou saisies) ce qui confirme la progression régulière depuis 2009 du nombre de contributeurs. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
1 -> Rédaction et diffusion de supports de communi- cation (ex : Avocette) Au niveau régional, |’Avocette demeure le principal outil de diffu- sion de l’information naturaliste. (Web public et papier). Avocette n°2012-36-1 (juin 2012) : recensement national des laridés hivernants en France - Découvertes majeures depuis 2009 concernant les gîtes d’hibernation et de parturition des chiroptères en Picardie, STOC-EPS, bilan 2011, rapaces ni- cheurs de Picardie. Suivi annuel. Année 2010, quelques suivis . _ de la migration postnuptiale des oiseaux en Picardie intérieure. :Î_."_"Ç“::‘.Ï:I._...._.__. a.n_u_.n n_n..n HJFIH-II-Inhn-njnfiimarl Avocette n° 2011-35-3 : synthèse des observations ornitholo- giques en Picardie FI ‘h ' .254. h L’ouvrage « Les Oiseaux de Picardie », coordonné par Xavier Commecy : cette année 2012 a été consacrée a la finalisation des monographies pour chaque espèce d’oiseau présente (nidification, migration, hivernage) en Picardie. Cet ouvrage de référence sera édité début 2013. La préfiguration du « mémento étude faune » se poursuit par un travail conséquent de compilation des documents existants. Ce mémento a pour objet de centraliser toutes les informations utiles aux naturalistes dans un seul et même document. Rédaction d’un article faisant le bilan du suivi de la migration postnuptiale 2011 pour « les cahiers de la migration » de la LPO. 2 -> Sollicitations régulières des médias Ce sont notamment les annonces des stages d’initiation et de perfectionnement a destination des bénévoles qui ont fait l’objet d’articles de presse (papier et internet). 3 -> Gestion du site web et mise en ligne des documents produits 45 articles ont été publiés en ligne sur le site Picardie Nature en 2012 dont 30 valorisent le travail d’acquisition des données et une quinzaine portent sur des informations diverses. 4 -> Participation à de grandes manifestations régionales sur I’environnement et la biodiversité En complément de l’organisation de stages d’initiation (voir plus loin), d’autres manifestations ont pu contribuer au recrutement de nouveaux naturalistes. Elles sont valorisées au bilan du pôle décou- verte nature. Pour le projet observatoire, les plus porteuses sont Fréquences Grenouilles, la Fête de la Nature et la Nuit Européenne de la Chauve-Souris sans oublier les présentations publiques de Clicnat. 5 -> Organisation d’un temps fort annuel à destination du grand public Le temps fort fut en fin d’année (20 octobre) la première confé- rence régionale des naturalistes organisée par Picardie Nature. Cette journée était à destination du grand public et des membres de réseaux naturalistes. Une douzaine d’interventions, ayant toutes pour point commun de mettre en avant des résultats et bilan de prospections de ces dernières années, ont été tenues dans la salle Dewailly. Cette journée a rassemblé 68 personnes et Venez assister a la 1"‘ conférence « faune sauvage » Curieux de Nature... Samedi zo octobre zou a Amiens - organisée par Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
B. Poursuite du cqcie de formation des collecteurs Je données 1 -> Stages d’initiationl __ _ r __ _ _ _ _ _ _ sensibilisation pour ies PalÎlClpEtIlDfl auxstagcsd initiation naturalistcdcfeirner a mai 2Ü12 publics novices: 1 ses- sion de 4jours de stage N541»: Èitii [Nombre d'inscrits [Participants a 3 i:iu 4 ci:ii.irs IParticipants a1 i:iu 2 ci:ii.irs par département 15 Trois stages ont eu lieu entre février et mai 2012 (38 sta- giaires). lxlcimbm clc paticipants CI L|'| Ë Le déroulement de chaque session permet aux sta- giaires d’avoir un aperçu de tous les groupes faunistiques étudiés a Picardie Nature (caractère pluridisciplinaire) et d’appréhender les divers milieux naturels (exceptionnels, ordinaires) pour les inciter a collecter ultérieurement des données près de leur domicile (inventaires communaux et/ou recherche d’espèces a enjeu fort). pa-IDÜPÆhj-Ii a‘, 513F Œiæ-Ëùtfl-firfitägmfl 2 -> Stages thématiques l perfectionnement 14 stages ont été organisés tout au long de l’année. La sélection des thèmes de stage prend en compte les aspirations des stagiaires ayant suivi les sessions d’ini- tiation de manière a démon- trer l’importance que l’obser- vatoire faune de Picardie Nature accorde aux « nou- veaux » naturalistes régio- naux. Nous disposons a présent de davantage d’éléments quant a l’implication effective, suite aux stages, dans l’étude de la nature en Picardie. Une estimation assez précise fait état de 28 personnes nouvelles en 2012 (11 dans la Somme, 9 dans l’Oise, 8 dans l’Aisne). Si nous prenons cette fois-ci en compte les résultats issus des 6 sessions au total, ce sont près de 98 personnes (37 dans la Somme, 31 dans l’Oise, 23 dans l’Aisne, 7 hors région) qui se sont inscrites dans les réseaux naturalistes/et ou commencent a fournir des données. Si nous considérons que les stages ont accueilli 245 personnes depuis 2009, le pour- centage d’implication est de l’ordre de 40%, soit plus du tiers des participants aux stages. L’intégra- tion de nouveaux naturalistes est donc bien réelle, et conforte les objectifs affichés du projet. Nous veillons a prendre en compte les aspirations de ces ex-stagiaires (ex : stages de perfectionnement), car fidéliser les bénévoles est crucial si nous voulons parvenir a un bon état des connaissances de la faune en Picardie. C. Programme spécifique Je collecte des données La planification de la collecte des données a été dressée en début d’année 2012 et a permis de définir les taxons (une trentaine) devant faire l’objet de compléments d’inventaires. Cette sélection a été opérée par le chargé de mission en lien avec chaque responsable de réseau et a été validée par la commission des réseaux du 29 mars 2012. Elle s’appuie notamment sur le statut de rareté/ menace du référentiel faune de Picardie. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Epeire fasciée Aucune liste des espèces d’oiseaux prioritaires n’était définie cette année car l’objectif était de compléter |’état des connais- sances toutes espèces confondues dans les carrés de |’at|as des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. Le programme de collecte des données ne porte pas uniquement sur des es- pèces a enjeux mais également sur des inventaires de terrain au sein des périmètres ZNIEFF et sur leur pourtour, notamment la où le nombre d’espèces recensées est actuellement lacunaire. Lorsque moins de 10 ou 20 espèces sont citées (tous groupes de faune confondus), cette commune était jugée prioritaire a prospecter. Un certain nombre de taxons ont fait l’objet de création de fiches espèces visant a collecter des données sur les taxons « grand public » tels que la Coccinelle a 7 points et la Petite Tortue. Histoire de mettre en avant quelques résultats majeurs, citons par exemple la découverte régionale de la Couleuvre d’Escu- lape dans l’extrême sud de l’Aisne, celle de la 60ème espèce de Llbellule (Gomphe très semblable), la découverte de la Leu- corrhine a large queue reproductrice dans la Somme, la décou- verte de la Coccinelle de l’Aulne en Picardie. Citons enfin trois faits marquants : suite a un mouvement migratoire, 2 espèces coccinelle de PAume de Libellules ont fait l’objet de multiples observations un peu par- tout dans la région : la Leucorrhine a gros thorax et la Leucor- rhine rubiconde. Un second fait marquant est la confirmation de la souche européenne de Castor en Thiérache. Une confirma- tion très intéressante (stage 2012) est que la limite d’aire natio- nale du Campagnol amphibie passe par la région Picardie. Bien évidemment, il y a beaucoup d’autres résultats de prospections mais ils ne pourront être cités ici. C’est pourquoi un bilan des principaux résultats des campagnes de terrain de l’année 2012 sera dressé début 2013. D. Développement de la connaissance sur les continuités écologiques En collaboration avec le pôle protection de la faune sauvage, un travail axé sur les amphibiens et la problématique de mortalité de ces espèces sur les routes lors de la migration pré-nuptiale de fin d’hiver (février — mars) s’est lancé. Dans l’objectif de mettre en place des moyens de protection sur les axes les plus mortels et initier une démarche en région Picardie, une stratégie d’actions est en cours de rédaction. Pour cela, différents outils informatiques ont été mis en ligne. Ainsi, le 24 février, ‘Faune et routes’ a été mis en ligne afin de recenser différentes localisations d’animaux écrasés sur les routes. L’analyse des données signalées par cet outil et par des commu- nications a permis de mettre en ligne une carte des secteurs routiers pour les amphibiens. Un travail similaire de repérage des populations et des points noirs routiers a été initié sur l’Ecureuil roux. Ce travail permettrait d’aboutir a la mise en place de moyens de protection notamment des écuroducs. Cette démarche sera initiée sur une agglomération, Amiens Métropole. Ce travail spéci- fique sur les espèces est complété d’un suivi des avancées nationales en matière de trame verte et bleue et des différents rapports et textes réglementaires qui sont publiés. En partenariat avec le pôle Découverte, un jeu sur les continuités écologiques est préfiguré. Il per- mettra au public de comprendre les déplacements de la faune sauvage, les différents obstacles auxquels les animaux devront faire face et les aménagements pouvant être mis en place. g Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
VI. Animation de la démarche A. Dqnamisation des réseaux de naturalistes bénévoles 1 -> contributeurs de la base de données Les contributeurs sont issus de toute la région mais moins nombreux dans certains secteurs. Ceci confirme toute |’importance de recruter de nouveaux naturalistes. La carte des observations datées de 2012 montre assez bien les disparités géographiques. groupes étudiés. rI-l-lùn-u-Lrlllnrurll-I cru-z pJ-q-n-a-r.-. coccinelles. ÏÈËEUIÂEÏIÏÎÈEËE EËHŒŒIÏEÜUÆŒ-flïflÿlflflï ÎÎÏ Èïîîîjî Ëïîîjî EÈj-xîn ÈÊÎÎ Înn ZÏË-Îîïîjî îî1-îÎ: ÎÎÎ ÈÈÎ__ Η— Î-Î- Zîîî Zirîïmm Encan-alu DÎHhHIl-mifltdl- li hui-H- T'|"E mmnuth Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013 Le nombre de contributeurs de la base de données met en évi- dence |’importance du réseau bénévole d’observateurs (auquel s’ajoutent plusieurs contributeurs salariés, stagiaires, parte- naires techniques) avec par exemple 535 fournisseurs de don- nées datées de 2012 (c’est davantage qu’en 2011) dont 458 pour le seul groupe des oiseaux. Parmi ces fournisseurs, 85 ont trans- mis plus de 500 données datées de 2012. Il est aisé de constater que cette tendance nette a l’augmenta- tion du nombre de contributeurs concerne la quasi-totalité des 2 -> Animation des listes de discussion internet Afin d’atteindre l’objectif de dynamisation des réseaux, les contacts téléphoniques et électroniques ont été nombreux et nous avons mis en place des nouveaux outils de gestion des réseaux. Les listes de discussion internet par réseau ont été très régulièrement utilisées, et notamment la liste « papillons » très dynamique, dans la lignée du réseau Papillons lui aussi très porteur et celle « coccinelles » qui confirme l’élan du réseau Mise en place fin février des listes de discussion du réseau « coccinelles » et du réseau « araignées » ainsi qu’une liste spécifiquement dédiée aux questions de continuités écologiques. La « Mégaliste » est utilisée plusieurs fois cette année. Cette liste de diffusion (et non de discussion) touche par un seul envoi courriel l’ensemble des naturalistes des différents réseaux. L’ensemble des saisisseurs de la base de données Clic- nat disposent a présent d’une liste de diffusion dédiée. Rappelons qu’un certain nombre de saisisseurs ne sont pas inscrits dans tel ou tel réseau naturaliste d’où |’importance de communi- quer via cette liste.
Les annonces les plus importantes (annonces de stages, manifestations, listes d’espèces priori- taires...) y sont passées. 3 -> Rencontres privilégiées avec des bénévoles Certains bénévoles, qui ne connaissaient pas l’association, ont parfois été rencon- trés personnellement pour les inciter a transmettre leurs observations. Dès qu’un visi- teur s’intéressait aux études et inventaires, l’outil base de données en ligne lui a été décrit et commenté, de manière a dynamiser la collecte de données d’observations dans la base. Par ailleurs, des discussions s’approfondissent en vue de la création d’un réseau « punaises », auprès de 2 bénévoles spécialistes, Jérôme Collgros. Zoom sur un autre événement convivial en plus de la conférence régionale des naturalistes : - Collecte d’un maximum de données les 23 et 24 juin dans l’extrême sud-est de I’Aisne (secteur Château- Thierry/Montmirail). L’affluence des bénévoles fut assez satisfaisante (20 participants parmi les béné- voles naturalistes de Picardie Nature et de I’ADEP) ; B. Stagiaires issus de formation sur la faune et la biodiversité 3 élèves de 3èm°ont pu découvrir l’association pendant leur stage de découverte professionnelle. Faisant suite a plusieurs journées de sélections, l’observatoire faune de Picardie Nature a accueilli 5 nouveaux stagiaires « principaux ». Ces stages étaient d’une durée moyenne de 2 mois : > Colonies reproductrices de chauves-souris en vallée du Thérain (plan d’action chiroptères) : Char- line Gloaguen (BTS GPN) — maître de stage Lucie Dutour; > Patrimoine bâti en lien avec les services techniques des collectivités (plan chiroptères) :Angélique Bazire (MASTER), stage 6 mois — maître de stage Lucie Dutour . > Cuivré des marais (région) et Papillons de nuit de la vallée de l’Avre : Benoît Danten (BTS GPN 1) — maître de stage Sébastien Maillier; > Déclinaison de l’enquête nationale Campagnol amphibie : Simon Barbier (BTS GPN1), Pauline Lahaye (Master 1) — maître de stage Thomas Hermant. Au final, comme chaque année, l’association contribue a former des jeunes étudiants vers l’étude et la protection de la nature en Picardie en vue de leur future insertion dans la vie professionnelle. V. Valorisation des données A. La restitution des données en ligne sur le site Internet En 2011, et déja dès 2010, l’accès aux données en ligne avait été rendu effectif et offrait la possibilité a un observateur de pouvoir visualiser par exemple ses propres observations. Une réflexion sur les interfaces de restitution avec les bénévoles (réunion le 9/02 avec 3 bénévoles actifs) a eu lieu avec en corollaire la relation entre condition de membre de réseau et restitution. Des cartes de restitution réseau : points noirs amphibiens (réseau amphibiens), cartes de l’état de prospections du campagnol amphibie (réseau mammifères terrestres) et interface « prairies » pour les membres du réseau papillons ont été créées. Rappelons que le site public Clicnat porte a connaissance du plus grand nombre diverses infor- mations : listes d’espèces, nombres d’espèces par commune, fiches listes rouges illustrées... Ce grand chantier de porter-a-connaissance a consisté a ajouter des commentaires en face de chaque espèce picarde et d’y ajouter une carte de répartition et une ou plusieurs photographies. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Au 12 janvier 2013, 219 espèces ,___;_;;_________ ______ ' __ __ disposent d’un texte et 1375 sont ' I-fifinfiufipfifihnfiufihlfigfijnflfifimfl illustrées par au moins une pho- tographie sur le site public de Clicnat. Pour les photos, un sys- tème collaboratif (= participatif) a été mis en place de manière a ce que n’importe quel utilisa- teur Clicnat puisse communiquer ses propres clichés pour illustrer le site. l-IIII-tflîl Èlfllü Îlîl n .'-îl l‘. '!l E I Un salarié en CDD, Gaëtan Dheilly ._.................._ est notamment intervenu pour ajou- ter de nombreuses photos sur les ._____,__,__.,_______ fiches du site public cet été. Secteurs mortels pour les amphibiens (site public Clicnat) B. Les conférences 6 présentations ont été réalisées par les bénévoles et salariés de Picardie Nature. C. Les principaux exports de données Les données ont vocation a être valorisées auprès des bénévoles et des structures partenaires techniques. Des exports de données sont réalisés sur demande et depuis le début de l’année 2012, nous pouvons citer par ordre chronologique : - données Tadornes de Belon pour le Syndicat Mixte Baie de Somme ; - données Bernache Nonnette pour Patrick Thiery (action de justice) ; - données de vipère péliade pour le Conservatoire d’Espaces Naturels du Nord-Pas-de-Calais (plan d’action Péliade NpdC) ; - données odonates en vallée de l’Avre pour le CEN Picardie ; - données d’écrevisses pour la fédération de pêche de la Somme ; - nouvelles localités 2012 des libellules Leucorrhinia pectoralis & rubicunda pour l’OPlE ; - données de papillons pour le MNHN afin d’alimenter l’évaluation de l’état de conservation des espèces des annexes Il et lV de la Directive Habitats (Cuivré des marais, Damier de la Succise) ; - données de tortues marines pour l’URCPlE pour les besoins d’une exposition ; - données précises et cartographies transmises a I’ONCFS O2 concernant les stations connues de Sonneur a Ventre jaune afin d’alimenter une action de justice ; - données pour finaliser l’ouvrage sur les Oiseaux de Picardie ; - données de bécassine des marais en période de nidification pour une enquête nationale ; - données d’odonates pour l’OPlE et le MNHN afin d’alimenter l’évaluation de l’état de conservation des espèces des annexes Il et lV de la Directive Habitats et celles de la liste rouge nationale ; - données des hirondelles nicheuses de Picardie pour la LPO coordinatrice de cette enquête ; Des lots de données sont préparés dans le cadre d’actions de justice, en interne a Picardie Nature. Des données de Butor étoilé, de Grenouilles (verte, rousse), et de Sonneur a ventre jaune ont par exemple alimenté certains dossiers dans lesquels Picardie Nature s’est portée partie civile. D. Les publications 1 -> plaquettes, dépliants, affiches, expositions : Diffusion de l’exposition « biodiversité » conçue en 2010 a 12 reprises en 2012 distribution de plaquettes et de dépliants (conçus en 2010) « devenez observateur de mammifères marins » dans les ports entre Le Touquet et Le Tréport ; Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
2 -> Publications diverses : - Rédaction publiée dans les « Cahiers de la migration » de la LPO d’un article sur le bilan 2011 du suivi postnuptial des oiseaux migrateurs au Banc de l’llette ; - Rédaction du bilan des taxons prioritaires 2011 (mis en ligne en mars 2012) ; - Rédaction d’un article sur les découvertes majeures depuis 2009 (réseau chauves-souris) : cet article est publié dans l’Avocette 2012 parue au 1er semestre ; - Bilan des inventaires communaux 2011 actualisé et diffusé aux membres de réseaux naturalistes et saisisseurs Clicnat courant avril ; - Premierjet d’un guide d’identification des papillons azurés de Picardie par Thibaut Gérard, coordi- nateur du réseau papillons (août) ; - Diffusion sur la liste « chiroptères » et celle « papillons » d’un document sur l’identification des papillons hivernants en cavités (ce document reste a finaliser pour une diffusion plus large). - Version PDF d’un premier atlas des coccinelles de Picardie générée en août. VI. Aide aux politiques publique A. La poursuite de l'aide à la maitrise d’ouvra e publique, en matière d’ étude faune, dans le cadre de projets d’ imp antation d’ infrastruc- tures ou de développement urbain aide méthodologique, tourniture de données, avis sur travail réalisé en fonction des sollici ations Plusieurs projets publics ont bénéficié de la mise a disposition d’informations naturalistes détenues par l’association. Parmi ceux-ci, citons la SCAP (stratégie de création des aires protégées), projet porté par l’État, dont une proposition de liste de sites potentiellement éligibles SCAP a été fournie. En tant que structure experte, Picardie Nature est également intervenue dans les 5 commissions biodiversité de l’Observatoire de l’Environnement du Canal Seine-Nord-Europe ainsi que dans les comités de suivi. Elle a beaucoup aidé VNF dans la prise en compte du volet écologique dans les études et a permis d’étoffer les points d’attention environnementaux, les états de référence, les indicateurs de suivi, les suivis post-aménagements et le détail des mesures compensatoires qui semblent indispensables au bon déroulé du projet de canal. L’association est intervenue dans l’ana- lyse des réponses des candidats dans le cadre du dialogue compétitif. Picardie Nature a appuyé la DREAL Picardie dans le cadre de la négociation des zonages du schéma régional des carrières. Une note technique a été produite en juillet et a certainement pesé dans les pro- jets de zonages favorables à l’activité d’extraction des granulats. B. Le développement de l'aide à la mise en place des politiques de conservation de la {aune par le renforcement des capacités d'analqses de l’ observatoire sur la question des continuités écologiques notamment. Pour mieux appréhender la contribution de l’observatoire de la faune a la démarche Schéma Régio- nal de Cohérence Ecologique (SRCE), une veille est assurée sur: -> les démarches initiées dans les autres régions/départements, -> les démarches initiées dans d’autres pays (Suisse, Allemagne"), -> la réglementation (orientations nationales, projets de décrets...) -> les positions de FNE sur cette thématique (échange avec les référents natio- naux, participation à I’e-group...) Une partie du travail réalisé vient en appui au pôle développement durable sur le rendu d’avis d’in- frastructures/projets... pouvant porter atteinte aux continuités écologiques mais aussi en matière de Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
protection de celles-ci. Il est important, dans le contexte actuel, de s’assurer de la prise en compte des continuités écologiques dans tous les projets et consultations. Plusieurs dossiers ont ainsi été traités par les salariés de l’observatoire faune en lien avec le chargé de mission développement durable. VII. Contributions sur d’autres pr A. Plan d'action régional chiroptères 2009-20I3 Dans le cadre de l’observatoire faune, des journées de prospection ont permis notamment de mieux connaître les gîtes de parturition des chauves-souris en vallée du Thérain (60) et dans les monu- ments historiques de Picardie. Les prospections hivernales de cavités se poursuivent : 284 sites d’hibernation ont été visités entre janvier et mars 2012 par 44 observateurs bénévoles du réseau chiropteres ou salariés de structures (PNR, CENP, Picardie Nature) sur 62 journées de prospection (295 journées*hommes). 1 stage estival ciblé sur la recherche de colonies de parturition (reproduction), a été organisé en vallée du Thérain (60). 33 bâtiments ont été visités sur les 46 communes sollicitées. 3 colonies ont été découvertes (1 colonie de Pipistrelles, 1 colonie de Murins â moustaches et 1 colonie d’Oreillards). Un second stage sur les chiroptères et le patrimoine bâti s’est déroulé sur l’ensemble de la région en ciblant les prospections sur les monuments importants comme les monuments histo- riques. 57 bâtiments ont été prospectés sur le territoire. 2 colo- nies de Petits Rhinolophes ont été découvertes. Sur la Picardie, 237 gîtes d’estivage ont été prospectés par 36 observateurs. Autres moments forts de I’année : > C OPI L le 22/3 du plan d’action régional (bilan 2011 et perspectives 2012) ; > Participation à la création d’un poster sur << 15 aménagements en faveur des chiroptères » avec le CENP pour les rencontres nationales chauves-souris de début mars. > Rapportage Natura 2000 pour la SFEPM > Participation aux 13ème rencontres nationales chauves-souris à Bourges les 3 et 4 mars. > Participation à 4 réunions de sensibilisation sur les chiroptères dans le patrimoine bâti > Réunion avec Iean-Luc Hercent du PNR Oise Pays de France et le CEN Picardie > Intervention sur la thématique du patrimoine bâti à la DRAC lors d’une conférence à l’attention des propriétaires de monuments historiques (environ 60 participants). B. Plan d'action régional « rrale des genêts >> Participation â un Copil Râle des Genêts le 29/03 â La Fère Réunion de calage avec F. Meunier du CEN Picardie sur le programme LIFE râle le 28/O3 Participation â 2 comptages concertés organisé par le CENP : 24 mai et 14 juin Réalisation d’un suivi de fauche sur le secteur de Condren-Beautor avec le CENP le 30/06 dans le cadre du projet LIFE ainsi que le 19 et 20/O7 et le 01/08 3 Râles des Genêts juvéniles ont été capturés et bagués, l’un d’entre eux a été équipé d’une balise en vue d’un suivi télémétrique par le CENP. @ Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
C. La participation au plan d'action régional « butor étoilé >> Cette année, la campagne de terrain dans le cadre du plan a été poursuivie par Picardie Nature, de manière ponctuelle. 1 soirée d’écoute a été réalisée en partenariat avec le Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard en plaine maritime picarde (1 salarié + 3 bénévoles). D. Plan d'action régional « pkraginite aquatique >> Par la technique du baguage, selon un protocole national normalisé, 34 matinées de suivi, représen- tant 153 heures de baguage, ont été réalisées entre le 21 juillet et le 16 septembre, essentiellement du 5 août au 9 septembre. 9 Phragmites aquatiques ont été capturés. Globalement, 3 fois moins de captures de Phragmites aquatiques qu’en 2011. Les séances ont eu lieu sur le littoral (et ont permis les captures signalées au sud de la Baie) et en vallée de la Somme . E. La participation aux plans d’actions régionaux déclinés en ZOIZ Il s’agissait des plans d’actions Sonneur a ventre jaune, Pie-Grièches, Odonates, Loutre ; Castor et Balbuzard pecheur. Suite au dépôt d’un dossier de subvention auprès de la DREAL Picardie, 2 CDD ont été recrutés en vue de la réalisation de ces divers plans d’actions et diagnostics. F. Le projet « Biodiversité en grandes cultures >> d'Agrotrans-fert L’étude, qui consiste a mesurer les impacts des aménagements environnementaux en contexte agricole, est réalisée depuis 2010 sur 3 exploitations situées dans la Somme sur les territoires de Marcelcave, Omiécourt et Mesnil-Saint-Nicaise. A Marcelcave, un suivi similaire était mené depuis 2003. Une partie du protocole a donc été conservé. 42 séances de terrain, représentant 29 jours de terrain salarié, ont été nécessaires pour le suivi des 4 groupes, de janvier a août, réparties de la façon suivante : 8 séances pour les chauves-souris (avec aussi une analyse au bureau des sonogrammes) 18 séances pour les micromammifères 8 séances pour les oiseaux nicheurs 2 séances pour les oiseaux hivernants (activités de nourrissage, dortoir) 6 séances pour les coccinelles Comme les années précédentes I’effet des aménagements (haies, îlots buissonnants, bandes en- herbées, jachères) sur les 4 groupes étudiés est souvent visible. Il est bien visible pour les oiseaux, avec une richesse spécifique en moyenne 4 fois plus élevée sur les cultures avec aménagements. Il I’est aussi pour les chauves-souris, avec une fréquentation accrue des haies notamment en zone d’openfield. Chez les micromammifères, la présence de 7 espèces et I’importance du nombre de captures montrent également un effet bénéfique pour ce groupe, qui heureusement n’est pas visible dans les parcelles cultivées (effet des ravageurs probablement très limité dans les cultures). Chez les coccinelles, I’intérêt des cultures de pommes de terre a une fois de plus était démontré. G. La participation à diverses réunions régionales et lou nationales Le pôle observatoire a pris part a 35 réunions, pour la plupart des réunions de travail, au cours desquelles il intervient en tant qu’expert. Quelques exemples : comités consultatifs de réserves naturelles, comités de suivis scientifiques de sites, séminaires en lien avec le Système d’information sur la Nature et le paysages, commissions de FNE etc. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Ces réunions ainsi que ces séminaires, colloques, conférences... portent sur des thématiques variées. Leur point commun est de constituer des occasions de mettre en avant le projet d’observa- toire faune et les activités naturalistes de Picardie Nature. En 2012, mention particulière concernant la participation aux différents comités du Grand Guide du Patrimoine Naturel et dans ce projet, Picardie Nature est intervenue en appui de la DREAL Picardie pour relire des textes et sélectionner de nombreuses photographies de milieux et d’espèces faunis- tiques. H La contribution au programme OREF du CRPF Ce programme porté par le Centre Régional de la Propriété Forestière correspond a un observatoire régional des écosystèmes forestiers relatif aux changements globaux climatiques. En 2012, I’OREF est intégré au sein d’un projet plus global :ADAFOR. Picardie Nature a fait une proposition de prestation ce printemps (ADAFOR/OREF), qui devrait voir le jour en 2013 sur le thème de l’étude de la meilleure prise en compte des oiseaux forestiers nicheurs. l La participation aux réunions Je travail Natura 2000 L’observatoire faune a pris part a 6 groupes de travail et a 1 Comité de Pilotage Natura 2000 sur 4 sites Natura 2000 différentes (Vallée de l’Automne, vallée de la Somme, Coteaux du bassin de l’Oise aval et du Beauvaisis, ainsi que Massif forestier de Retz). J’ Les sollicitations «les bureaux d’études Dans le cadre d’études d’impact et autres études environnementales, 50 devis destinés aux bureaux d’études ont été réalisés dont 25 acceptés. 7 concernent la fourniture de données cartographiques (avifaune surtout), 8 la synthèse de données chiroptères, 10 la fourniture de données cartogra- phiques associée a une synthèse chiroptères. Beaucoup concernent des projets éoliens privés. Lorsqu’il s’agissait de projets publics, les données transmises sont valorisées dans un chapitre antérieur intitulé « aide aux politiques publiques ». 5 autres sollicitations externes ont également fait l’objet de devis commerciaux : > étude des Pics mar et noir pour le PNR Oise Pays de France, dans le cadre du suivi de la charte et des contrats Natura 2000 des « 3 Forêts et du Bois du Roi » > étude des chiroptères en vallée de l’Authie (en partenariat avec la CMNF) dans le cadre des suivis du site Natura 2000 > RTE : expertise a délivrer pour le projet Grand OuestAmiénois d’enterrement de lignes électriques > élaboration d’un estimatif financier pour I’AAMP (Agence des Aires Marines Protégées) en vue de prendre part a l’enquête de façade << Grèbes-Plongeons hivernants » > réponse a un appel d’offre de la DREAL Picardie concernant la réalisation aux côtés du bureau d’études « Atelier des Territoires » d’une étude sur l’intérêt écologique d’un pont a Séraucourt-le- Grand (02) - proposition non retenue au final. Enfin, citons la participation de Picardie Nature a la fin de la mission d’inventaire des mammifères marins dans le cadre de l’étude Natura 2000 en mer, commanditée par la DREAL Nord-Pas-de- Calais et coordonnée par le Bureau d’études BIOTOPE, en partenariat avec OCEAMM (littoral 59- 62 uniquement). 2 dernières sorties en bateau ont eu lieu et ont permis de collecter des données nouvelles au large de la baie de Somme et de la baie d’Authie. A l’occasion des transects, ont été relevés les mammifères marins et oiseaux marins, les déchets en mer (filets dérivants...) ainsi que le trafic maritime. 7 marsouins ont été repérés en mars. Une réunion a la DREAL Nord-Pas-de-Calais a permis de clôturer l’opération en fin d’année. ê Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Le pôle observatoire faune est identifié auprès des bureaux d’études comme centre de ressources de données naturalistes. De fait, nous sommes régulièrement sollicités pour répondre aux besoins des études préalables a tout projet d’aménagement. La fourniture et la synthèse de données, même si celles-ci sont chronophages, permettent en renseignant les aménageurs de limiter les impacts des projets sur la faune. VIII. Bénévolat valorisé 2012 Uaction des bénévoles l-li-prnrllummlïfnïïual ‘FLHIISË un 21312 représente 3980 journées hommes SOÎÎ € (Si Pmgfihngnrflugflpgqmng nous considérons l’applica- Eialt-r-Jrdü-rh-‘ürlmrgrg g tion d’un barème a 111 €/ nqwnarunenemumrm m jour). En tenant compte des ätauadepertdnmernem — kilomètres réalisés (de FOFCÏFG ‘Hem-cru dîhîudettcnmmuu cm-zertù: - de 56000 km soit 17000 € 51ans: n'ai-un rmunnl: — en appliquant le barème FùIïurnnralniMmrILmrmrI-uul 0.304 €/km), le bénévolat Rinn-ntrnflnmrr: VBIOFÎSÉ SËIÈVG à 458780 € ' 1mn 1m] un]: au final. 410J ‘IÏDD 151|] IŒU Flamme-En: [cumin IX. Conclusion, perspectives 2o Nous retiendrons surtout de cette année 2012 les principaux faits marquants suivants : > la forte croissance du nombre de contributeurs (de l’ordre de 250 supplémentaires) due a la fois au succès généré par les stages naturalistes d’initiation et de perfectionnement et plus encore par la possibilité de saisie en ligne « grand public » d’une grande simplicité ; > l’amplification des actions sur les continuités écologiques avec notamment la mise en place de l’outil « faune et route » ; > une poursuite du développement informatique des interfaces de saisie (incluant la préfiguration d’une application mobile de Clicnat) et de restitution (notamment cartographiques) adaptées aux différents besoins (ex : outil « prairies » pour les prospections du réseau papillons, carte adaptée a l’enquête campagnol amphibie...) ; > une mise a disposition via le site public de Clicnat des publications naturalistes régionales > une mise a disposition de nombreuses informations auprès des maîtres d’ouvrages, notamment dans le cadre des études publiques d’aménagement. Concernant les perspectives 2013-2014, il nous paraît important de poursuivre le travail entrepris et de l’amplifier, dans le sens de la valorisation écrite et orale (publications naturalistes et scientifiques, conférences...) de manière a mieux faire connaître encore les tenants et aboutissants du projet et sensibiliser un large public a l’étude et a la protection de la nature. Une prise en compte des enjeux faunistiques en amont des projets sera davantage visée et une priorité sera donnée a l’exploitation plus poussée de la base de données, en terme de statistiques et d’indicateurs, afin de pouvoir répondre le moment venu aux problématiques qui seront celles d’un futur observatoire de la biodi- versité régionale. Enfin, 2013 constituera une année de transition vers un véritable observatoire de la faune sauvage régionale et pour ce faire un volume de temps significatif sera alloué a l’évaluation globale du projet 2009-2012. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Pôifi Les actions du pôle contribuent à limiter l’impact de Protection |’activité de l’hom me sur les espèces sauvages en vue (lie id «faune de la conservation des espèces et également d’éviter sauvage leur entrée éventuelle en centre de sauvegarde. I. Protection Phoques Actuellement deux espèces de phoques fréquentent les côtes françaises et s’y reproduisent: les Phoques veaux-marins (Phoca vitulina) et les Phoques gris (Halichoerus grypus). La France représente la limite méridionale des aires de répartition de ces deux espèces en Alt- lantique Nord. Le maintien de ces colonies constitue donc un modèle biologique particu- lièrement pertinent pour l’étude du fonctionnement des populations. (Vincent et al. 2010). De plus, ces espèces classées en Annexe Il de la Directive Habitats Faune Flore (92/43/CEE) présentent un intérêt patrimonial national élevé. La baie de Somme accueille une popula- tion sédentaire et reproductrice de Phoques veaux-marins représentant près de 60% des indi- vidus présents en France. Des Phoques gris sont également présents toute l’année, quatre naissances ont été rapportées sur ce site ces dernières années, aucune n’a été un succès. Depuis 1986, Picardie Nature mène un programme d’étude et de protection des phoques de la baie de Somme. Les actions menées actuellement inscrites au plan de gestion de la Réserve Naturelle de la baie de Somme créée en 1994 : étudier les populations de phoques, récupérer les mammifères marins échoués (vivants ou morts) et réduire les dérangements sur les populations de phoques. A. Suivi Je la reproduction des Phoques veaux-marins en baie Je Gomme 1 -> Organisation générale Pour sa mise en place, une aide bénévole a été sollicitée. La présence des bénévoles est quoti- dienne du 2 juin au 25 août, a raison de 16 personnes présentes parjour, durant les mois de juillet et août en baie de Somme, et de 2 personnes en baie d’Authie de la mi-juillet a la mi-août. En juin 6 a 10 personnes sont nécessaires. Cette saison 2012, 52 bénévoles-écovolontaires ont participé a la surveillance estivale. Deux stagiaires ont réalisé une étude précise permettant de faire avancer la connaissance des phoques de la baie de Somme ou de contribuer a la protection de l’espèce. 2 -> Pression d’observation en période estivale Les séances de terrain sont réalisées a marée basse lorsque les phoques sont les plus vulnérables. Les surveillants se répartissent en plusieurs équipes :4 pédestres (2 au sud et 2 au nord du chenal de la Somme), 2 maritimes (1 bateau et 1 kayak) et 1 aérienne (ULM, 2 sorties par mois). Au cours de la surveillance estivale, 112 séances de terrain ont été réalisées, a 96,2% bénévolement. 3 -> Effectifs en période estivale Au cours de l’été 2012, les effectifs de phoques recensés sur les reposoirs de marée basse étaient variables d’une marée basse a l’autre. Au maximum, nous avons dénombré : 370 Phoques veaux- marins (le 13 août); 92 Phoques gris (le 12 août) En été, les phoques s’installent sur les bancs de sable pour se reposer, mettre bas, allaiter les petits, régénérer leur énergie et muer. A chaque marée basse, les femelles gestantes et les couples Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Evolution des effectifs maxima de phoques observés en baie de Somme (Phoque veau-marin: carrés bleus ; Phoques gris: losanges rouges) mère-jeune viennent donc 400 se reposer hors de l’eau. Les 350 Rififi‘ ' journées les plus belles et les marées basses les plus 200 proches de |’heure d’enso- 150 Ieillement maximum, sont 123 ’ les plus profitables pour les animaux en mue qui doivent synthétiser de la vitamine D. En conséquence, les effec- tifs de phoques dénombrés hors de l’eau sont variables -o .- -o n: o ru Ê >< ru E r! '17 3 H: LIJ en fonction des horaires des marées et de la météorologie. Les effectifs maxima sont notés chaque année, pour les deux espèces, en période estivale. Le graphique montre l’évolution des effectifs depuis le retour des phoques en baie de Somme, noté en 1976 (données 1976 à 1985 de Duguyz puis Triplet3 ; données Picardie Nature depuis 1986). Les tendances d’évolution décrites en 2011 se poursuivent. Avec pour le Phoque veau-ma- rin un effectif correspondant a la courbe de tendance et pour le Phoque gris un effectif inférieur. L’accroissement de population différe pour les deux espèces et varie d’une année a l’autre ; ainsi pour l’année 2012, il est de +19,3% pour le Phoque veau-marin et de +8,3% pour le Phoque gris. 4 -> Reproduction des Phoques veaux-marins Lors des comptages quotidiens, le nombre de jeunes est rele- vé régulièrement. Les naissances sont rarement observées en direct mais l’augmentation du nombre de jeunes et la taille de ces derniers permettent d’estimer le nombre total de naissances et le jour de celles-ci. La première naissance a été constatée le 20 juin. 55 Phoques veaux-marins sont nés en baie de Somme au cours de l’été 2012.0n note donc un taux de reproduction de 15%. Les taux de reproduction constatés en baie de Somme _ _ Couple mère-jeune de Phoques depuis 1992 sont variables d’une année sur l’autre, allant de 6% veaux-marins, photo C.Martin (en 1988) à 22% (en 2001) et 13,8% sur la période 1992 - 2012. 5 -> Zones de stationnement en période estivale 9 bancs de sable ont permis aux phoques de se reposer à marée basse au cours de cet été 2012.2 de ces reposoirs se situaient dans la Réserve Naturelle de la baie de Somme. L’un d’eux, situé en Réserve Naturelle de la baie de Somme, a été pendant tout l’été, le reposoir le plus important pour les phoques, aussi bien en fréquence d’utilisation qu’en effectifs observés. 6 -> Perturbations / Interventions en période estivale Les phoques se reposent sur les bancs de sable émergés a marée basse. Ils s’y installent dès leur apparition a marée descendante et y restent jusqu’à leur recouvrement par le flot. Leur comportement naturel est alors le repos complet afin de reprendre de l’énergie et d’entre- tenir une couche de graisse sous-cutanée. Les bancs de sable sont aussi les lieux de mises bas et d’allaitement. Les activités humaines peuvent engendrer une modification de ce comportement naturel : c’est ce que l’on appelle une « perturbation ». Ces perturbations peuvent engendrer « une mise a l’eau » des animaux. Afin d’éviter ces perturbations du temps de repos des phoques, une surveillance estivale est mise en place. Les écovolontaires présents sur le terrain se placent a 400 mètres des groupes de phoques et vont a la rencontre des personnes susceptibles de provoquer un dérangement, arrivant dans cette zone située a proximité de la colonie de phoques, c’est ce que l’on appelle « intervention ». Les interventions Au cours des 112 séances de terrain réalisée l’été, 303 interventions ont été réalisées. Elles ont permis de sensibiliser 1030 personnes qui s’avançaient vers les groupes de phoques et étaient susceptibles de provoquer une mise a l’eau. Ces interventions ont été réalisées auprès de 8 types d’activités, dont à 78,2% sur des promeneurs et a 15,5% sur des kayakistes. ê Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Les perturbations Au cours des 112 séances de terrain réalisées l’été, 134 pertur- bations du temps de repos des phoques ont été relevées. Parmi elles, 85 ont engendré une mise a l’eau des groupes de phoques. Ces mises a l’eau ont été provoquées par 15 types d’activités, dont a 29,4% par des kayakistes et a 25,9% des promeneurs. Mise à l’eau de phoques par des cavaliers en Réserve Naturelle — C.Martin La sensibilisation Lors de leur présence sur le terrain, les membres de Picardie Nature participant a la surveillance estivale des phoques de la baie de Somme sont reconnaissables a leur gilet bleu « protection des phoques ». Régulièrement, des personnes viennent a la rencontre des « gilets bleus » pour profiter de leur longue-vue et observer les phoques sans les perturber ; ces personnes profitent de l’occa- sion pour s’informer sur la baie de Somme et ses mammifères marins. Au cours des 112 séances de terrain estivales, nous avons ainsi pu sensibiliser 2137 personnes (1729 adultes et 408 enfants). B Quivi régulier de la colonie Je phoques en baie Je Gomme Un suivi régulier de la colonie de phoques de la baie de Somme est mis en place toute l’année. En période estivale, la présence sur le terrain est quotidienne (vu précédemment). Hors période esti- vale, les séances de terrain sont menées (au minimum) de manière décadaire, sur une durée de 5 a 6 heures en fonction des heures des marées basses. Le suivi régulier s’est tenu du 1erjanvier au 1erjuin puis du 26 août au 31 décembre 2012. 1 -> Organisation du suivi régulier L’aide bénévole est sollicitée pour la mise en place de séances de terrain décadaires. Celles-ci sont réalisées autour de l’heure de marée basse, les jours où la marée est la plus ensoleillée. Au cours du printemps, des week-ends de protection sont organisés. 2 -> Pression d’observa- Maximas mensuels observés en baie de Somme fion annuelle Phoque veau-marin (bleu) et Phoques gris (rougue hachuré) 50 Séances de terrain Ont été réalisées hors période estivale. 400 Cela représente un total de 496h de présence cumulée sur le terrain, réalisées a près de 90% bénévolement. 3 -> Effectifs annuels Le graphique présente les effectifs maxima observés au cours de cette année 2012, on s’aperçoit qu’ils sont variables. Les effectifs maxima sont dénombrés en période estivale, cette année a la mi-août. Hors période estivale (2juin-25août), nous avons observé 284 Phoques veaux-marins en avril et 80 Phoques gris en mai. U! '04 r: a: E a: & n E o r: -aa D mars-12 4 -> Reproduction de Phoques gris Depuis quelques années, des jeunes Phoques gris sont retrouvés morts en baie de Somme. La présence de femelles gestantes ayant été observées a l’automne, des prospections a la recherche d’indices de naissances de Phoques gris ont été menées bénévolement : 8 séances en fin d’hiver 2011-2012 et 4 séances en début d’hiver 2012-2013. Aucun indice de naissance n’a été observé. Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
5 -> Zones de stationnement hors période estivale Hors période estivale, 5 reposoirs ont été utilisés par les phoques, dont 1 était situé en Réserve Na- turelle de la baie de Somme. Tout comme cela était le cas en été, ce reposoir était le plus fréquenté. 6 -> Perturbations l Interventions hors période estivale Interventions Hors période estivale, 16 interventions ont été réalisées en 2012, auprès de 4 types d’activités dont les promeneurs (63% des interventions) et les kayakistes (25%). Elles ont permis de sensibiliser 61 personnes qui s’avançaient vers les groupes de phoques et étaient susceptibles de provoquer une mise a l’eau. Perturbations Hors période estivale, 37 perturbations du temps de repos des phoques ont été relevées, dont 30 mises a l’eau des groupes de phoques ont été observés. Ces mises a l’eau ont été réalisées par 6 types d’activités dont les kayakistes avec 40% des mises a l’eau totales, les promeneurs (33%) et les cavaliers (16%). La sensibilisation Au cours des 50 séances de terrain hors période estivale, nous avons ainsi pu sensibiliser 156 per- sonnes (126 adultes et 30 enfants). C Quivi des phoques en baie d'Authie La baie d’Authie est un site proche de la baie de Somme fréquenté régulièrement par les phoques. 1 -> Organisation du suivi l pression d’observation annuelle Ce suivi est réalisé en partenariat avec l’Association Découverte Nature (ADN) de Berck-sur-Mer. Les observations se font autour de la marée basse, majoritairement au bout de la digue submer- sible au début de la marée descendante, puis depuis le lieu-dit « les sternes » lorsque le poulier se découvre. En période estivale, des suivis quotidiens sont mis en place par Picardie Nature, ils se sont tenus du 7 juillet au 18 août. 155 séances de terrain ont été réalisées, a 98,6% bénévolement. Evolution inter-annuelle des effectifs maxima en baie d'Authie Phoque veau-marin en carrés bleusl Phoque gris en losanges rouges 2 -> Effectifs annuels 60 variables des deux es- pèces 5° On note la présence des deux 40 espèces de phoques tout au 30 long de l’année. 51 Phoques veaux-marins et 28 Phoques 2 gris (en juillet 2012) ont été 10 I i observés. o. g g g . ! 0 Le graphique présente les 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 maxima annuels pour les dix dernières années. Pour les deux espèces, les évolutions poursuivent la tendance de 2011. Pour 2012, on note un taux d’ac- croissement annuel de population pour les Phoques veaux-marins de +21,4%, et de -15,2% pour les Phoques gris. Malgré la présence de femelles gestantes dans les groupes, aucune naissance n’a été observée en baie d’Authie. 20 3 -> Perturbations l Interventions annuelles Les perturbations Les perturbations sur les phoques de la baie d’Authie ont principalement été relevées lors des séances de terrain estivales. Ainsi, sur les mois de juillet-août, ce sont 40 perturbations observées, dont 57,5% avec mises a l’eau des phoques. Les 23 mises a l’eau ont été provoquées par 8 activités humaines, dont les promeneurs qui représentent 43,5% des mises a l’eau totales. a Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Les interventions 12 interventions ont permis de sensibiliser 46 personnes (a 75% des promeneurs). D. Interventions sur les mammifères marins échoués Picardie Nature est membre du Réseau National d’Echouages (RNE) coordonné par le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins (CRMM) de La Rochelle. Picardie Nature intervient sur les mammifères marins échoués entre Le Touquet (62) et Le Tréport (76). Actuellement, 6 membres de Picardie Nature détiennent une « carte verte », autorisation d’activités portant sur les mammifères marins et les tortues marines. 1 -> Les animaux signalés en 2012 Au cours de cette année, nous avons reçu 66 signalements de mammifères marins morts ou en dé- tresse. Les deux espèces principalement concernées étaient le Marsouin commun et le Phoque veau- marin. Ces deux espèces s’échouent tout au long de l’année. Elles présentent un pic d’échouage en juillet avec 45,5% des échouages annuels pour Phoques veaux-marins et 20,6% pour les Marsouins communs. On peut noter également deux échouages de tortues marines mortes (non intégrés au 66 signalements indiqués ci-dessus) : une tortue de Kemp et une tortue Luth. Cette année, lors des grandes marées, trois phoques se sont laissés surprendre et se sont retrou- vés enfermés dans une mare de hutte de chasse a marée basse. Pour deux d’entre eux, les coef- ficients de marée descendants ne leur permettaient pas de sortir avant une dizaine de jours. Nous sommes donc intervenus pour les capturer et nous les avons remis en milieu naturel. 2 â Signalements reçus de mammifère marin en détresseen 2012(n=66) En 2012, 14 jeunes Phoques veaux-marins se sont échoués 25 vivants. lls ont été pris en charge par le centre de sauvegarde 2° ËËËËËËÊÉQËÎÈŒMÎËS de la faune sauvage (CSFS) de Picardie Nature, centre affilié ""°“”esve"“”""""s a l’union française des centres de sauvegarde (UFCS). 10 ani- maux ont été soignés par Picardie Nature et ont retrouvé leur milieu naturel en baie de Somme quelques semaines après leur échouage.2 animaux ont été soignés par la LPA de Calais et ont retrouvé leur milieu naturel a Sangatte quelques semaines après leur échouage. 2 phoque sont morts au centre de soins. 15 10 v1 en :3 E .2 1:: E î: w .. n E o Z o janv.-12 .\ févr 12 u 3 -> Les animaux autopsiés 15 animaux (7 Marsouins communs et 8 Phoques veaux-marins) ont été autopsiés au Laboratoire vétérinaire départemental de la Somme : Plusieurs phoques sont morts d’asphyxie suite a une fausse déglutition (principalement dues a un poisson plat). Un phoque est mort par asphyxie, des suites d’un traumatisme crânien sévère. Ce phoque présen- tait une fracture de la boîte crânienne et un hématome cérébral. Il a été retrouvé a proximité de filets de pêche posés illégalement sur la plage du Tréport. Une enquête a été menée par I’ONCFS76 et une plainte pour destruction d’espèce protégée a été déposée en gendarmerie. Trois jeunes phoques portant encore un cordon ombilical frais ont été retrouvés entre les estuaires de l’Authie et de la Canche. Il est fortement supposé que ces animaux soient nés la-bas. Parmi eux, deux individus présentaient une intoxication au carbofuran. Quatre Marsouins communs présen- taient un parasitisme sévère. E Suivi Je l'état sanitaire Jes phoques Lors des séances de terrain, nous nous attachons a repérer des signes cliniques de pathologies qui pourraient être problématiques pour la colonie toute entière (exemple Morbilivirus). Aucun signe clinique de pathologie particulière n’a été remarqué cette année. ® Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
F. Reconnaissance individuelle Elle peut s’effectuer grâce aux marques artificielles (bagues, balises émettrices, plaques...) et aux marques naturelles (dessins du pelage, cicatrices...). Phoque veau-marin portant une bague numerotée quasi lisible C.Brevart L’effort mené les années précédentes s’est poursuivi. La base de données contenant les photos pour la photo-identification a été étoffée. Nous comptons a présent près de 130 Phoques veaux- marins et 30 Phoques gris. H. Suivi des phoques remis en milieu naturel Les animaux soignés puis remis en milieu naturel par le centre de sauvegarde de la faune sauvage de Picardie Nature sont marqués d’une bague numérotée (tenue plusieurs années) et d’une plaque colorée collée au sommet du crâne (tenue plusieurs mois). Le suivi des phoques ne s’effectue que visuellement, les données (date d’observation, lieu, heure et comportement) nécessitent donc d’être remontées a Picardie Nature. 1 -> Les animaux relâchés en 2011 Les 5 phoques soignés et relâchés en 2011 ont été observés a 59 reprises. Les observations concernent 4 phoques puisque le cinquième avait été retrouvé mort quelques semaines après son retour en milieu naturel. « Calypso » n’a été observé qu’a trois reprises en baie de Seine. « Hermione, Nautilus et Alcyone » ont régulièrement été observées en baie de Somme. 2 -> Les animaux relâchés en 2012. Les 10 phoques soignés et relâchés en 2012 ont été observés a 20 reprises. Les observations concernent 9 phoques puisque « Bono » n’a pas été revu. « llette » a été observée en baie de Somme et face au port du Tréport, « Tatihou, Tibidy, Taveeg, Gargalo, Oléron et Triagoz » ont été observés en baie de Somme, « Piana » a passé plusieurs écluses et a remonté le fleuve Somme jusqu’a Pont-Rémy puis est retournée dans la baie l. « Makatéa » a été retrouvée morte dans le port de Calais le 27 décembre. l Contribuer à la connaissance des phoques de la baie Je Gomme Ce programme d’étude et de protection des phoques de la baie de Somme est réalisé en coopé- ration avec d’autres organismes : le CRMM, le laboratoire vétérinaire départemental... Des études particulières, des contacts réguliers avec ces organismes, le suivi des publications scientifiques, sont autant d’actions qui permettent de contribuer a la connaissance des espèces. Au cours de cette année 2012, diverses études ont été menées : > L’étude sur le régime alimentaire des phoques de la baie de Somme s’est poursuivie. Une étu- diante a travaillé sur l’analyse des données et a testé divers modèles statistiques. Une publication est en cours de rédaction ; > Une étude bibliographique de la reproduction des Phoques veaux-marins a été menée par une étudiante. Son rapport de stage est disponible ; > Une animation pour la sensibilisation au rôle des mammifères marins dans les chaînes alimen- taires de la côte picarde a été créée par une stagiaire. Elle sera reprise l’été prochain ; Deux sessions de captures de Phoques gris ont été menées en baie de Somme. Au total 12 indivi- dus ont été équipés de balises Fastloc/GSM dans le cadre d’une étude initiée et coordonnée par le Dr Cécile Vincent de l’Université de La Rochelle pour le suivi télémétrique de Phoques gris dans la Manche Est. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Phoque gris balisé observé en baie d’Authie MH.Fremau - ADN Les résultats obtenus devraient fournir des informations essen- tielles pour la gestion des espaces utilisés par cette espèce pro- tégée et pour la gestion des interactions entre phoques et acti- vités humaines. Les résultats sont en cours d’acquisition (transmission des ba- lises en cours). Les premières cartes obtenues montrent que les animaux effectuent des trajets assez importants qui se situent de la baie de Seine a l’île de Texel (aux Pays-Bas) en passant par les eaux britanniques. Toutes les données seront analysées puis diffusées a l’automne 2013 au travers d’un rapport final présentant ces suivis télémétriques. - Nous avons continué de participer a l’étude « inventaire et étude écologique des mammifères marins de la façade maritime Nord-Pas-de-Calais / Picardie / territoire d’étude du projet de Parc Naturel Marin des 3 estuaires en vue de produire l’état initial Natura 2000 en mer et du PNM et de délimiter les ZNIEFF mer. » menée en partenariat avec Biotope et OCEAMM. Un premier rapport a été rendu en fin d’année. Le programme d’étude et de protection des phoques de la baie de Somme est mené en relation avec d’autres organismes (comme le CRMM de La Rochelle, le laboratoire vétérinaire départemen- tal de la Somme... ). Picardie Nature est donc régulièrement conviée a participer a des réunions organisées par ses partenaires. Au cours de l’année 2012, nous avons participé a 6 réunions orga- nisées par I’AMP (agence des aires marines protégées), le RNE (Réseau National Echouage), la DREAL Nord-Pas-de-Calais et la Réserve Naturelle de la baie de Somme. Des données sur les phoques sont accumulées depuis plusieurs années par Picardie Nature, celles- ci ont été analysées et présentées a la publication : 1 article a ont été soumis a la revue l’Avocette, 1 poster a été proposé a l’ECS (European Cetacean Society) et 2 articles sont en cours de rédaction. J’. Sensibilisation et communication 1 -> Les animations Les animations proposées au public sont réalisées par des bénévoles. L’objectif de ces animations est d’expliquer et de sensibiliser le public aux problématiques d’études et de protection des popu- lations. Les animations sont proposées sous la forme de points d’observation des phoques (depuis Le Hourdel et Berck), de sorties (en baie de Somme) et d’expositions/conférences (itinérantes en Picardie) Au cours de cette année 2012, 302 animations ont été réalisées. Les animateurs (a 95% bénévoles) ont sensibilisé au minimum 49 591 personnes. En comptabilisant également les personnes sensibilisées lors des séances de terrain, ce sont au minimum 53 509 personnes qui ont été contactées. 2 -> La médiatisation Plusieurs reportages sont parus, au niveau local (Courrier Picard, France 3 régional, France Bleu Picardie, l’Eclaireur, le Journal d’Abbeville), au niveau national (Aujourd’hui en France, BFMTV, Echappées belles, le journal télévisé national...) et au niveau international (RTBF). 3 -> L’information Le « dossier technique : Les phoques de la baie de Somme » élaboré en 2002 a l’attention des usagers de la baie, visant a distribuer des informations quant a la biologie des phoques (Phoque veau-marin et Phoque gris) et leur rythme de vie, aux actions mises en place par l’association Picar- die Nature et surtout comment observer les phoques selon les horaires des marées et selon l’activité réalisée, a été revu. Il a été mis ajour et élargi a l’estuaire de l’Authie et au Marsouin commun. Il est disponible sur notre site internet. â Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
K Soutien des Actions Les actions menées au programme d’étude et de protection des phoques de la baie de Somme, sont mises en place grâce au soutien financier de la DREAL Picardie, du Conseil Régional de Picardie et du Conseil Général de la Somme. Ces actions sont réalisées grâce a l’investissement de nombreux bénévoles. Ces douze derniers mois, ils ont cumulé un total de près de 1540 journées/ hommes bénévoles et réalisé des déplacements a hauteur de 67108 km pour y participer. En plus de cet investissement en temps, le programme d’étude et de protection des phoques profite de dons qui nous sont versés au cours des animations et via le parrainage de la colonie. Il est en effet possible de devenir « parrain » de la colonie de phoques de la baie de Somme. Chacun des parrains est alors informé par e-mail, une fois par mois, des actions menées au cours du mois pré- cédent, des effectifs de phoques recensés, des échouages notés... L. Conclusion Nos estuaires se situent au sud de l’aire de répartition européenne des Phoques veaux-marins et des Phoques gris. Les populations suivent la même tendance d’évolution constatée en mer des Wadden. Les études menées montrent des échanges réguliers avec ces sites : les estuaires de la Somme et de l’Authie représentent donc des zones de repos situées dans une zone de fréquenta- tion Manche-mer du Nord. La baie de Somme, représente pour le Phoque veau-marin, le principal site de repos en France, avec près de 60% des effectifs maxima nationaux observés ici. C’est éga- lement le principal site français, de reproduction, pour cette espèce. Il sera important de poursuivre en 2013 les actions du programme d’étude et de protection des phoques, espèces classées en Annexe Il de la Directive Habitats Faune Flore qui présentent un intérêt patrimonial national élevé. Et de poursuivre les études de façon a comprendre le rôle et l’importance de nos estuaires pour les populations européennes de phoques. II. Protection des Chauves So ' Les 35 espèces de chauves-souris sont protégées en France depuis le 10 juillet 1976. En raison des menaces qui pèsent sur leur population et de leur fragilité, elles bénéficient d’un plan d’action national mené par le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de I’Énergie. Le programme SOS Chauves-souris mené par Picardie Nature depuis plusieurs années a pour prin- cipal objectif de conseiller les personnes ayant un problème ou une interrogation avec les chauves- souris chez elles. La finalité est la mise en place d’actions de protection directe pour les chauves- souris avec les personnes concernées. Au quotidien, la réalisation de ce programme repose sur une collaboration étroite entre une salariée et un réseau de 27 bénévoles partout en Picardie. En 2011, ce réseau comptait 10 personnes. A. Programme G09 Chauves Souris 1 -> Les sollicitations * Sur l’année 2012, 127 sollicitations ont été traitées, dont 113 concernant des chauves-souris en Picardie. Par rapport a 2011, il s’agit d’une augmentation des demandes de 53 %. * Les demandes se font par le biais du numéro 03 62 72 22 59 ou info.chiro@picardie-nature.org. * Les requérents sont rappelés dans les plus brefs délais (jour même ou lendemain (81%). * Les demandes affluent quasiment toute l’année, tout particuliè- rement entre avril et octobre (record juillet : 43 appels). * Des trois départements picards, l’Oise répertorie 45 % des demandes, la Somme 31 % et l’Aisne 24 %. Cette tendance départementale reste la même que l’an dernier. * Le temps consacré a l’accueil téléphonique fut de 68h45 (47h15 salariat, 21h30 bénévolat). a Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
2 -> Les solutions apportées La cohabitation > L’intrusion accidentelle correspond aux chauves-souris retrouvées dans une habitation : sur- prise, la personne contacte le SOS Chauves-souris pour savoir comment la faire sortir. La plupart du temps, les animaux repartent sans souci, a moins de rencontrer sur leur chemin le chat de la maison : dans ce cas, ils sont traités dans la catégorie des individus blessés. Raison d’appel .' crainte de l’animaI, comment le faire ressortir ? > Les colonies rassemblent des femelles dans des endroits chauds et tranquilles où elles mettent bas et élèvent leur unique petit. L’activité croissante desjeunes qui s’émancipent les rend alors plus détectables (petits cris a travers la cloison, odeur de crottes qui s’accumulent au fil des années). Raison d’appel : crainte pour le devenir du bâtiment, comment faire partir les animaux sans leur nuire ? Quand les requérents le souhaitent, une intervention a leur domicile est réalisée afin de réaliser un diagnostic propre a leur situation. Ceci permet également de rassurer les personnes, de les sensibi- liser davantage aux chauves-souris en espérant qu’elles se prennent de sympathie pour elles. Sur les 57 cas répertoriés liés a la présence d’une colonie ou d’une intrusion accidentelle, le conseil apporté par téléphone et/ou lors de l’intervention : - 22 personnes ont choisi condamner l’accès. La précaution de réaliser les travaux a l’automne ou l’hiver sera prise évitant ainsi d’emmurer les animaux vivants. - 35 personnes semblent accepter la cohabitation : elles vont suivre les conseils dispensés ; ou alors elles acceptent que Picardie Nature les suive dans leur démarche ; ou alors elles s’engagent dans une action de protection plus forte via l’opération Refuge pour les chauves-souris (avec Picar- die Nature) ou via une convention de gestion (avec le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie). Cette action repose avant tout sur la composante humaine, et à ce titre il est primordial de prendre Ie temps pour écouter les personnes et comprendre Ia situation pour envisager au mieux Ia cohabitation. Les individus en détresse Il s’agit d’individus en fin de vie ou accidentés retrouvés au sol durant la journée, ou encore des jeunes de l’année ayant raté leur premier envol, mais aussi d’individus trouvés en hiver lors de tra- vaux de mur ou de toiture. Raison d’appel : comment peut-on sauver /’animal ? Sur les 51 appels, 36 individus sont morts des suites de leur traumatisme et 15 individus, ne pré- sentant pas de lésion mortelle, ont pu être reposés dans un endroit favorable afin de repartir d’eux- memes. 3 -> Interventions sur le terrain Les conseils téléphoniques dispensés en premier lieu aux personnes les rassurent (ne se sentent plus seules face a leur problème). L’intervention quant a elle permet d’apporter des conseils et des solutions techniques appropriées : « Les aménagements a mettre en place sont les suivants », « L’animal a du être attrapé par un chat en raison des trous dans les ailes, ses blessures ont été trop graves ; néanmoins on apprend qu’il s’agit d’une Pipistrelle commune. » Sur les 48 interventions nécessaires en 2012, 46 ont été réalisées majoritairement par les béné- voles représentant 83h30 (72h bénévolat, salariat 11h30). 4-» L’apport de connaissances L’action SOS Chauves-souris a donc permis d’agir concrètement pour la protection des chauves- souris par la sauvegarde de colonies ou d’individus. Elle contribue tout autant a l’amélioration des connaissances au niveau régional sur la répartition des espèces des plus communes au plus rares: 52 nouvelles localisations d’espèces et 41 colonies découvertes.Elle a également sensibilisé plus d’une centaine de personnes aux chauves-souris, leur mode de vie, menaces et moyens de protection. ë Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
B. Opération Refuge pour les Chauves-souris 1 -> Contexte et rappels Picardie Nature développe depuis 2012 ce programme d’origine bretonne, et en est l’interlocuteur privilégié en région. http://www.sfepm.org/refugepourleschauvessouris.htm Il a pour objectif de conseiller des particuliers, collectivités, entreprises et associations agissant en faveur des chauves-souris : laisser des endroits accessibles, créer des gîtes et espaces dans le grenier, une dépendance ou le jardin, laisser pousser les fleurs sauvages amenant les insectes au jardin. Elle se traduit par une convention d’engagement signée entre le propriétaire, Picardie Nature, Société Française d’Étude et de Protection des Mammifères (SFEPM). Au niveau régional, ce programme vient en complément des actions de protection et d’aménage- ment menées parle Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie. 2 -> Les Refuges en chiffre En 2012, quatre Refuges ont été conventionnés : 2 avec des particuliers membres du réseau chauves-souris de Picardie Nature : ils ont posé des gîtes pour les chauves-souris, laissé accessible un comble ou encore laissé des espaces non tondus dans leur jardin pour que les fleurs et les insectes s’y développent ; 1 avec des particuliers rencontrés a l’issue d’un SOS Chauves- souris : la famille cohabite avec une colonie de Pipistrelles dans sa toiture depuis plusieurs années et se ravie de les compter chaque année ; 1 avec la commune de Hermes concernant l’église qui héberge une colonie de Murins a moustaches dans ses combles. Douze Refuges sont en cours de conventionnement avec des _ _ I _ _ , _ _ _ Nombre d'actions Refuoe Dour les Chauves-souris particuliers et un etablissement scolaire. Il s agit de principale- pardépartement 14 12 10 8 6 2 0.- Refuge en cours Les Refuges au total ment de labelliser des actions en faveur des chauves-souris. Dix-sept autres Refuges potentiels sont identifiés dans les trois départements. Nombre de cas concernés 3 -> Répartition géographique de l’action l Refuge en place Refuge potentiel L’action Refuge pour les Chauves-souris, comme le montre le etazavavancementaesRanges diagramme suivant se répartit partout en Picardie quasiment de ÏQÇÏ manière égale dans chaque département. Somme L’Opération Refuge pour les Chauves-souris en Picardie prend donc un bel essor. Avec 4 Refuges en fin d’année, la Picardie devrait héberger au moins 16 Refuges en 2013. Poursuivre l’action sur le long terme s’avère donc essentiel pour atteindre un double objectif de protection des espèces et d’implication citoyenne pour l’environnement. C. Animation du Plan d’action régional sur les Chauves-souris Picardie Nature est chargée de la déclinaison régionale du Plan d’action en faveur des chauves- souris couvrant la période 2009 a 2013. Le comité de pilotage annuel a rassemblé 10 structures : Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie, Office National des Forêts, DREAL, Conseils Géné- raux 02 et 80, CPlE 80 et 02, PNR Oise Pays de France, DDTM 80) La prise en compte des chauves-souris dans les aménagements en Picardie se poursuit se traduit par deux actions particulières : Depuis 2011 Picardie Nature apporte, avec le Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie, un avis technique concernant la population hibernante de Murins a Oreilles échancrées (espèce vulné- rable en Picardie) dans le cadre du projet de rénovation de la Citadelle d’Amiens. a Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Picardie Nature a rencontré la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), ce qui débou- cha notamment sur une présentation du lien entre chauves-souris et bâti a une soixantaine de pro- priétaires. Au niveau régional, Picardie Nature a identifié et mis en place avec le CEN Picardie et le PNR Oise Pays de France d’autres projets permettant d’améliorer la connaissance et la protection des chauves-souris. Au niveau national, Picardie Nature a pris part aux 13eme Rencontres Nationales Chauves-souris a Bourges et créé avec le CEN Picardie un poster sur les « 15 ans d’aménagements en faveur des chiroptères ». D. Problématique points noirs routiers et chauves-souris dans la Gomme La problématique de la mortalité des chauves-souris liée a des collisions routières est de plus en plus prise en compte dans les nouveaux aménagements. Le Conseil Général de la Somme s’est montré intéressé par l’étude lancée par Picardie Nature en 2012. Celle-ci a permis d’identifier 3 secteurs avec une forte mortalité pour les chauves-souris (Can- chy, Domart-sur-la-Luce et Villers-sur-Authie). Des aménagements favorables aux chiroptères pour- raient éventuellement être couplés aux futurs travaux prévus sur la déviation de Domart-sur-la-Luce. III. Protection des amphibiens i Ce programme, que Picardie Nature a mis en œuvre dès 2003 a pour objectifs : > de limiter la mortalité des amphibiens sur les axes de migration les plus fréquentés ou les plus problématiques pour les animaux, > de mieux connaître les populations d’amphibiens a travers la Picardie, > de sensibiliser la population a tous les enjeux de conservation des amphibiens. Pour répondre a cela, l’association mène différentes actions. A Mise en place de barrières temporaires : Deux barrages temporaires ont été mis en place sur la saison de migration grâce a 14 bénévoles : Lœuilly (80) du 26/02/2012 au 25/03/201é et Choisy-au-Bac (60) du 19/02/2012 au 30/03/2012. Les ramassages quotidiens d’amphibiens sur ces barrages permettent de mieux connaître les popu- lations et leur évolution. Ces relevés sont fortement liés a la météorologie, très particulière en 2012. En effet, la migration a été déclenché très tôt (températures douces en décembre-janvier) et peu de soirées ont été favorables par la suite ce qui entraîne des passages diffus. La majorité des individus sont donc passés avant la mise en place des barrages, ce qui explique les chiffres ci-dessous. 1 -> Nombre d’individus sauvés pour chaque espèce par les dispositifs : Nom de Fespèce Rainette Verte Crapaud commun Triton palmé Triton crêté Crapaud Total accoucheur effectif collecté à 917 4 986 Lœuilly effectif collecté à 125 126 Choisy-au-Bac B Formation des bénévoles et assistance 14 bénévoles ont participé a l’action et été formés sur le terrain : reconnaissance des espèces, mani- pulation... 9 Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Une vingtaine de personnes ont pris contact avec l’association pour signaler des zones avec une forte mortalité d’amphibiens ou pour participer a |’action. Suite a cela, deux déplacements ont été effectués sur le terrain pour constater la mortalité et envi- sager des solutions. C. Identification de nouveaux points noirs L’outil «Faune et route» a été mis en ligne, permettant ainsi a toute personne d’indiquer des secteurs routiers avec une forte mortalité d’amphibiens. Cela a permis a 13 observateurs de si- gnaler des secteurs routiers mortels. 8 soirées de prospection ont été réalisées permettant d’identifier 19 nouveaux points noirs D. Suivi du crapauduc du Bois Magneux (80) Mis en place en 2008, ce dispositif fait l’objet d’un suivi régu- lier afin de vérifier sa bonne utilisation. Suite a ce suivi, il a été constaté que des individus restaient victimes du trafic routier, un protocole d’étude a donc été mis en place pour évaluer son bon fonctionnement. Un suivi de la mortalité des individus écrasés a été effectué : 32 soirées de comptage, du 22 février au 28 mars, ont permis de compter 861 amphibiens morts sur la route et 653 traversant la route avec succès. Ces comptages montrent que le crapauduc permet de réduire de près de 2/3 la mor- talité et qu’une amélioration du système de guidage sera envisagée. E. Activités menées auprès du grand public 9 activités de sensibilisation sur les amphibiens et de découverte des actions de protection, ont été menées auprès du grand public, réunissant 122 participants : 1 chantier d’installation et 4 sorties a Lœuilly (80), 1 sortie de découverte des amphibiens a Beauvais (60), 1 sortie de découverte des amphibiens a la Chaussée Tirancourt (80), 1 chantier d’entretien a Boves (80),1 Conférence a Amiens (80). IV. Protection des busards Pour faire face aux menaces qui pèsent sur l’espèce, l’asso- ciation mène des actions de protection sur le terrain depuis les années 1970, c’est la « Mission Busards ». Ce programme a pour objectifs : > le sauvetage des nichées face aux risques des moissons, > la sensibilisation du monde agricole et du grand public aux enjeux de conservation des busards, > le recrutement de nouveaux bénévoles actifs dans l’association. A Une Forte Implication 1-> Des bénevoles 2 réunions ont été organisée a Amiens afin de préparer la saison et de faire le bilan de celle-ci, réunissant 14 bénévoles. 2 sorties entre bénévoles de la mission ont été organisées, permettant d’échanger sur |’action. De nombreux échanges téléphoniques et de mails, sur la liste busards, ont eu lieu. Ces réunions ainsi que les sorties busards ont déclenché la venue de 4 personnes supplémentaires sur cette liste. ê Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
2-> des stagiaires Trois stagiaires ont rejoint la mission busards afin de prospecter le territoire d’Hangest en Santerre. Une aide leur a été apporté en cartographie, sur le terrain... Leur prospection a permis d’identifier 15 nids et d’observer 16 jeunes a |’envo|. Ils ont eu |’occasion de co-animer deux sorties << A la recherche des busards ». Durant leur dernière période de stage ils ont réalisé des actions de communication : actualisation de la notice méthodologique, rédaction d’un article a destination des médias agricoles, réalisation d’une fiche a destination des bénévoles pour prendre en main une sortie busard. B La prospection 10 bénévoles et 3 stagiaires ont prospecté une dizaine de sec- teurs sur les trois départements de Picardie (majoritairement dans la Somme), pour une superficie d’environ 160 Kmz. Busards Saint Martin Busards Cendrés Observations d'individus 32 Nids localisés 1 8 Nids en échec (climat...) 5 Jeunes à l’envol Seulement une intervention sur un nid de trois jeunes busards cendrés, dans l’Aisne, a été néces- saire. Située dans une parcelle d’orge, cette nichée était menacée par les moissons. Après plusieurs déplacements, les jeunes ont pu prendre leur envol. Les bénévoles sur place ont été formés a la technique de déplacement des nichées. Cette intervention a été la seule nécessaire en raison du mauvais temps de Juin et Juillet (beaucoup de pluviométrie) qui a retardé les moissons. L’année 2012 a donc été propice a la protection des nichées de busards, en effet, l’ensemble des jeunes ont pu prendre leur envol sans difficultés. C Communication l Sensibilisation 1-> Grand public Des interventions de communication et sensibilisation ont été menées auprès du grand public afin qu’il découvre l’espèce mais aussi pour donner envie de s’investir dans l’action. > 306 dépliants busards distribués, > 7 sorties nature : 1 dans l’Aisne, 4 dans la Somme et 2 dans l’Oise réunissant 46 personnes. > 1 conférence sur les rapaces de Picardie, a Amiens avec 29 participants dont 4 enfants. 2-> Monde agricole La communication auprès de ce public permet de faire découvrir l’espèce a ces acteurs du territoire. Il est nécessaire de travailler ensemble pour obtenir une protection de l’espèce durable. > 1 article sur le site internet de l’association, > 1 communiqué de presse envoyés notamment a 2 médias agricole, > 1 interview par France Bleu Picardie. V. Protection des Hirondelles _ Dans le cadre de cette action, une fiche enquête a été actualisée et diffusée via divers moyens (site internet, listes de diffusion, lettre d’information...). L’implication de 12 bénévoles a permis d’obtenir les résultats suivants : Nid/terrier occupés Hirondelle rustique Hirondelle de Hirondelle de fenêtre rivages Oise 11 13 s5 9 396 > Nombre de signalisations de destruction de nids :2 L’ONCFS en a été averti et lors de sa venue sur place, a effectué des rappels a la loi. [nqgilfi H irnn dellli Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
VI. Centre de sauvegarde de la L Depuis plus de trente ans Picardie-Nature fait partie de |’Union Française des Centres de Sau- vegarde (UFCS) qui fédère Faction de ces centres au sein d’un réseau national de recueil et de réhabilitation de la faune sauvage. L’objectif d’un centre de sauvegarde est l’accueil temporaire, en vue d’une remise en milieu naturel, d’espèces sauvages découvertes en détresse dans la nature. Le centre de sauvegarde de l’association Picardie-nature est l’un des maillons du pôle de protection de la faune sauvage de l’association. Ce centre n’est pas une finalité en soi mais un outil. Un ultime recours lorsque les moyens de protections développés en amont ne suffisent pas ou échouent et que des espèces animales protégées se retrouvent en situation de détresse. Le centre de sauvegarde abrite en 2012, pour la dernière année, sur deux sites distincts (Caix pour les oiseaux et Lanchères pour les phoques) les installations réglementaires nécessaires au traite- ment d’ animaux sauvages et les personnels indispensables a leur fonctionnement. En 2011, 1 soigneur permanent, 2 soigneurs saisonniers mammifères marins (CDD 3 mois),49 correspondants bénévoles et 28 écovolontaires tous coordonnés par le responsable du centre ont accueilli 294 animaux sauvages en situation de détresse. Suivant qu’il s’agissait d’oiseaux, de mam- mifères terrestres, d’amphibiens ou de mammifères marins (phoques), ces animaux ont été orientés et soignés sur l’un des 2 sites composant le centre. En 2012, le temps de bénévolat valorisé du centre de sauvegarde est estimé a plus de 738 journées/homme, soit 87002€ (barème journalier : 107€ et 180€) et 47928 km soit 14570€ (0,304/km). Pour un total de 101572 €. A Avi-faune. Capacitaires: Stéphane Soyez (salarié)- Jean-Marie Thiery (bénévole) Référent vétérinaire: Sylvain Bourg (bénévole) Soigneur: Julie Gobillot (salariée) Localisation :Caix (80) 1-> Fonctionnement Général La gestion des requêtes et des convoyages, les opérations d’accueil, de soin, d’entretien des oiseaux et des installa- tions sont réalisées quotidiennement par le responsable du centre. Il est assisté d’un soigneur sala- rié les 6 premiers mois de l’année. En 2011, ce dernier a rejoint les installations dédiées a l’accueil des phoques du 25 juin au 7 octobre. La permanence des activités durant les week-end et jours fériés, ainsi que des opérations ponctuelles d’assistance et de remplacement des soigneurs sala- riés dépendent donc étroitement de l’effort bénévole fournit par 10 adhérents de l’association. 451 interventions, soit 224 journées/hommes ont été assurées jusqu’a présent par ces correspondants bénévoles formés localement par le responsable du centre et/ou lors de sessions nationales par les instructeurs du réseau de |’Union Française des Centres de Sauvegarde. 2-> Aspects réglementaires Le centre de sauvegarde bénéficie des autorisations nécessaires a son fonctionnement et repose sur des compétences qualifiées : Conformément a la législation, le centre fait ponctuellement appel aux services de cabinets vété- rinaires de proximité. Les oiseaux relevant, après examen au centre, d’actes vétérinaires complé- mentaires pour affiner le diagnostic (radiographie) ou abréger leurs souffrances (euthanasie) sont confiés au cabinet de Rosières en Santerre ou a celui de Roye. Un vétérinaire référent bénévole (7 journées/homme) veille a la qualité de la prise en charge clinique des oiseaux. Les oiseaux nécessitant une chirurgie sont traités au cabinet vétérinaire de Rosières par le vétéri- naire référent des activités avifaune du centre de sauvegarde. Les oiseaux présentant des pathologies douteuses font l’objet de prélèvements et de tests par le vétérinaire référent du centre et si besoin sont envoyés pour analyse ou pour autopsie en cas de mort suspecte au laboratoire vétérinaire départemental (H5N1, toxine botulique et saturnisme). a Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Le volume d’oiseaux (272) identique a |’an passé demeure légè- rement supérieur a la capacité maximum annuelle d’accueil de 250 individus pour laquelle sont dimensionnées nos installations. 3 -> Opérations d’entretien, interruption des travaux d’amélioration et recherche recherche d’un nouveau site Pour fonctionner correctement les installations réclament un entretien permanent et des aménage- ments supplémentaires. 10 Bénévoles de l’association se sont associés aux salariés et ont permis en sessions régulières ou en chantiers exceptionnels (29 interventions) pour un total de 32 journées/ homme, la réalisation de travaux de second œuvre, d’entretien régulier et de maintenance du maté- riel (petite maçonnerie, tonte, taille, plantations...) tant sur le site que dans les locaux. Les travaux de réhabilitation et de montage des structures modulaires de rééducation ou des tun- nels de réadaptation destinés a augmenter notre capacité d’accueil ont été abandonnés suite a l’annonce faite début mars 2012 par le propriétaire des terrains de mettre un terme a la convention de mise a disposition du site dans un délai d’un an. Le temps dégagé a été mis a profit pour monter un projet (études technique et financière) de regroupement des deux unités sur un même site. Une prospection, des contacts et un travail très avancé avec pour partenaire le centre de formation de I’ONEMA n’ont finalement pas abouti en fin 2012, laissant le centre de sauvegarde dans une situa- tion d’incertitude concernant son avenir. 4 -> Information, formations et partenariat Le centre de sauvegarde soutient et développe des opérations de sensibilisation, de formation, de concertation et d’étude: 20 journées de formation et de coordination a l’intention des convoyeurs et des soigneurs bénévoles entrele 5janvier&le 30 avrilontpermisa7adhérentsdesuivreaCaix,descoursthéoriquesetpratiques surt la réglementation, la capture, la contention, l’aide au diagnostic, les premiers soins & l’élevage. Le 21 février, réunion de travail a la DREAL Picardie. Présentation par le responsable et le vété- rinaire référent du centre des espèces protégées recueillies au centre de sauvegarde (origine des blessures et mortalité) aux responsables Oncfs départementaux de la Somme, de l’Oise et de l’Aine. Conférence/débat animée par le vétérinaire référent et le responsable du centre le 12 avril a St Leu d’Esserent (60) sur la réglementation, les premiers soins adaptés a la faune sauvage, l’identification d’espèces et la conduite a tenir en matière de recueil faune sauvage auprès d’un groupe de 12 cabinets vétérinaires du sud de l’Oise. 14, 15 et 16 septembre, animations et conférences au 4ème forum nature et faune sauvage de Sens (89). Picardie-Nature présente les activités de son centre de sauvegarde au sein du réseau UFCS et sa spécificité en matière de recueil et de traitement des jeunes veaux marins victimes de séparation prématurée mère/petit. (600 visiteurs sur expo et 300 élèves en conférences) Participation du responsable du centre au XIVŒ Séminaire annuel des correspondants du Réseau National Échouage (Mammifères marins) au Havre (76) les 27 et 28 octobre. Intégré au partenariat UFCS/Laboratoire de santé animale de maisons Alfort/Laboratoire départe- mentale de cote d’or/SNECMA, le centre de sauvegarde a fourni cette année 13 cadavres d’oiseaux a des fins de crash test. Les analyses sanitaires préalables réalisées sur prélèvements avant envois ont mis en évidence une souche de chlamydiose sur un Fou de bassan. Une convention établie avec le Centre de Recherche Archéologique de la Vallée de l’Oise (CRA- VO) permet depuis novembre de fournir des pièces anatomiques destinées a augmenter une col- lection de comparaison afin de caractériser les restes fauniques étudiés par les archéologues. Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
5 -> Traitement des requêtes signalant un oiseau en détresse Le centre de sauvegarde est bien identifié par le public et les services compétents. Il est donc régu- lièrement sollicité. Le traitement de ces requêtes occupe une part importante du travail du respon- sable du centre de sauvegarde. Il évite en premier lieu l’engorgement abusif de la structure d’accueil tout en dispensant des conseils ou des indications adaptées aux recherches des demandeurs. Le responsable du centre ou un bénévole assure une permanence de renseignements a l’aide d’une ligne téléphonique fixe, d’un mobile et d’une adresse internet. Pour permettre au responsable du centre de consacrer du temps au montage du projet de déménagement des installations entre juillet et octobre 80% de la gestion de ces requêtes a été réalisée par des bénévoles qui totalisent 35 journées/homme a cet effet. En 2011, le centre enregistre 2082 requêtes qui émanent a plus de 90% de particuliers. Le reste provient de services professionnels (vétérinaires, parcs animaliers, fourrière, société autoroutière, gendarmerie, police municipale, Sapeurs pompiers, ONCFS...) 1094 requêtes téléphoniques n’ont pas généré d’accueil au centre : soit la problématique a pu être réglée a distance (Sos chauves-souris, poussins nidifuges, oiseaux en cours d’émancipation, eutha- nasie chez un vétérinaire local, etc...), soit la problématique concernait des espèces n’étant pas du ressort du centre (espèces domestiques ou exotiques), soit la demande se situait plus proche d’un autre centre de sauvegarde. 707 requêtes correspondent a des recherches d’informations au sujet du centre de sauvegarde 281 requêtes ont abouti a l’accueil d’animaux sur le centre de caix (autour de 1,6% du recueil natio- nal totalisé par l’Union Française des Centres de Sauvegarde) 6 -> Le convoyage des animaux vers le centre En 2012, 39 convoyeurs volontaires réguliers interviennent pour 227 requêtes. Ils totalisent 21 807km et 89 journées/homme pour relayer les animaux jusqu’au centre. Le transport d’un animal blessé vers le centre ne pouvant pas toujours être pris en charge par le découvreur de l’animal, un convoyage partiel ou total est organisé. Pour cela, l’association a mis en place un réseau de convoyeurs bénévoles recrutés par le biais de réunions d’information, d’articles de presse, d’un formulaire de << recrutement » mis en ligne et de la plaquette de présentation du centre. Ce réseau est systématiquement mis en alerte par téléphone et messagerie électronique a chaque requête nécessitant un appui en terme de transport. L’absence de réponse de ce réseau dans un délai d’une heure entraîne par défaut la sollicitation de tous les adhérents et sympathisants de l’association par courrier électronique. 7 -> Accueil des oiseaux au centre: Conformément aux axes de travail définis dans le projet de mise en place, les installations du site de Caix pour 2012 ont principalement accueilli des oiseaux en provenance de Picardie. Pour lais- ser aux salariés plus de disponibilités sur l’encadrement estival de l’antenne mammifères marins et la recherche active de solution de déménagement et de regroupement des installa- tions, on note un fort engagement bénévole de juillet à décembre (150 journées/homme) sur des opérations de prise en charge externe (premier soins, stabilisation et transfert sur centre de sauvegarde de proximité). Nature des esgèces accueillies: Sur un total de 1375 requêtes concernant un animal en difficulté, 272 oiseaux appartenant a 49 espèces issues de la faune sauvage ont été accueillis. Ces espèces sont présentées en 6 groupes distincts : Rapaces diurnes représentant 23,9% du total des effectifs recueillis Rapaces nocturnes représentant 31,62% du total des effectifs recueillis Échassiers et oiseaux d’eau représentant 13,97% du total des effectifs recueillis Limicoles et oiseaux marins représentant 13,24% du total des effectifs recueillis Passereaux représentant 4,78% du total des effectifs recueillis Autres oiseaux (pigeons, faisans, tourterelles...) représentant 12,5% du total des effectifs recueillisæ Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Cette classification n’est pas d’origine scientifique mais elle cor- respond réglementairement a des traitements et/ou des équipe- ments d’é|evage ou de rééducation spécifiques a des ensembles d’espèces. Espèces les plus accueillies: Il est important pour se faire une idée plus juste de la nature des accueils, d’observer la répartition des espèces les plus représen- tées. En 2012, tous groupes confondus, 7 espèces représentent plus de 60% des accueils, il s’agit: > de la Buse variable (31 accueils), > de I’Effraie des clochers (17 accueils), > du Faucon crécerelle (21 accueils) > du Cygne tuberculé (20 accueils), > du Goéland argenté (15 accueils), >de la Chouette hulotte (56 accueils). > de la Tourterelle turque (12 accueils) Les raisons pouvant expliquer ces résultats sont multiples. Il faut néanmoins retenir que : Plus de la moitié de ces espèces vivent a proximité de l’Homme, la probabilité de recueillir un jeune tombé du nid, un individu malade ou blessé est plus importante que pour d’autres espèces plus craintives. Certaines de ces espèces sont nidifuges c’est a dire que les jeunes quittent le nid avant de savoir voler. Les personnes rencontrant cette situation sont alors tentées de les récupérer. Quand les requérants ont contacté le centre suffisamment a temps, les oisillons ont pu être replacés dans leur nid d’origine ou dans une nichée d’accueil. Dans le cas contraire les oiseaux récupérés ont généré un accueil au centre. En fonction cles différents grouees : > Chez les rapaces diurnes, les espèces les plus accueillies sont les Faucons crécerelles (21 accueils), qui payent le plus lourd tribut a la route, avec les Buses variables (31 accueils), victimes aussi de tirs de destructions volontaires. > Chez les rapaces nocturnes, les Chouettes hulottes (56 accueils) et Effraies des clochers (17 accueils) Hiboux moyens ducs (10 accueils) souffrent également du trafic routier. Le ramassage des poussins abandonnant naturellement le nid de façon précoce est aussi un motifd’accueil important (comme mentionné plus haut). > Parce qu’ils passent difficilement inaperçus et affectionnent les zones urbaines, les Cygnes tuber- culés victimes d’empoisonnement ou de pathologies composent la plus abondante représentation les oiseaux d’eau et échassiers (20 accueils). > Chez les oiseaux marins et les limicoles ce sont les Goélands argentés évoluant et nichant abon- damment en zone côtière habitée qui totalisent le plus grand nombre de recueils (15 accueils). Le recueil de jeunes tombés du nid place les Martinets noirs (6 accueils) en tête du groupe des pas- sereaux. La faible proportion de recueil de passereaux s’explique par un fonctionnement limité du centre durant une bonne partie de la période de reproduction. > Les Tourterelles turques abondantes en milieu urbain (12 accueils) victimes de prédation par les chats, de ramassage ou de dénichage sont les représentants principaux du groupe des « autres oiseaux ». 9 éci icité cles es èces accueillies: Plus qu’un volume, il faut retenir que 33 des 49 espèces d’oiseaux accueillies cette année ont le statut d’espèces protégées par la loi française (arrêté du 29/10/09, consolidé le 6/12/09) et que les rapaces (diurnes et nocturnes) représentent plus de 55% des recueils. À l’échelon national : 3 espèces sont jugées vulnérables (Busard des roseaux, Oie cendrée, Goé- land cendré) et 1 est considérée comme quasi menacée (Fou de Bassan). Au niveau régional: 1 espèce est reconnue en danger (Cigogne blanche), 3 sont vulnérables (Bu- sard des roseaux, Chevêche d’athena, Goéland brun) et 5 sont quasi menacées (Busard st martin, Bondrée apivore, Faucon hobereau, Bécasse des bois, Tadorne de Belon). @ Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Répartition géogragkigue cles recueils: Pour un total de 128 communes identifiées, la répartition par département des 272 recueils de cette année est la suivante : 68,38% en provenance de la Somme, 24,63% en provenance de l’Oise, 0,37% pour |’Aisne et 6,62% hors Picardie (76-62-95). Ces accueils pour certains « hors territoire » correspondent a des oiseaux soit spontanément dépo- sés sur le centre Picardie Nature par leur découvreur, soit volontairement orientés vers ce centre plus proche que celui de leur département d’origine. Si les apports en provenance de |’Aisne sont très faibles car déja pourvu de deux centres de sauve- garde, ceux en provenance de l’Oise progressent encore significativement suite au travail de struc- turation du réseau de convoyage bénévole et a l’implication du réseau vétérinaire local. Répartition des effectifs d'oiseaux en fonction des différentes causes d'accueil (hors ind.) CGNSGS et Ïé artition _ Rem, mensuelle des accueils: "" L’Union Française des Ramassage jeunes "rédam" Centre de Sauvegarde a I Choc objets fixes Hramvloeie identifié et enregistre depuis I Poison wvenumuon plus de trente ans 14 causes l Cheminée uzameaes relatives a l’accueil des ani- Dénicha e actif , nuameçogn maux en centre. 7 d entre Piège . Iséquestré elles ressortent au bilan de Lignes électriques IElectrocution cette année (hors indétermi- “’°"“"°" nées : 65 des 272 accueils) 36,23% sont victimes du trafic routier, 13,53% sont victimes de tirs, 11,11% concernant des jeunes ramassés ou tombés du nid, 7,25% sont victimes de prédateurs domestiques, 6,8% ont subit un dénichage actif, 5,8% ont percuté des objets fixes (baies vitrées, lignes à haute-tension), 5,8% souffrent de pathologies, 5,31% sont victimes d’empoisonnement Ce tableau donne la répartition des causes d’accueils parmi les 6 groupes d’espèces recueillis (hors causes indéterminées) : Le volume des accueils est inégal suivant le moment de l’année. Le pic d’activité traditionnelle- ment observé en période estivale durant la saison de reproduction des oiseaux, combiné a une recrudescence des activités de plein air, n’est pas de mise cette année. Durant cette période pour permettre l’étude et la programmation des opérations de déménagement du centre de sauvegarde et la recherche d’un terrain d’accueil pour l’ensemble des installations (avifaune, petits mammifères terrestres et mammifères marins), les activités de recueil sur l’antenne avifaune ont été momenta- nément suspendues a partir de juin. Le traitement des requêtes a été maintenu. Dans la mesure du possible les requérants ont été orientés vers les structures des départements voisins, dans le cas contraire ils ont été pris en charge par le réseau des bénévoles et acheminés vers ces mêmes structures. Devenir cles oiseaux accueillis au centre Le centre de sauvegarde est assimilé réglementairement a une unité de transit. On y a traité des oiseaux en situation de détresse a seule fin de réintroduction dans leur milieu d’origine. La moyenne nationale des relâchers enregistrés pour les oiseaux des centres de sauvegarde affi- liés a l’UFCS avoisine les 40%. Le cumul des valeurs propres au centre de sauvegarde de Picardie Nature (36,4%) est inférieur a ce niveau cette année.ll s’explique par l’augmentation importante 3 Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
accueils (nombres d'individus) janvier Répartition des accueils d'oiseaux au cours de l'année 2012 32 des euthanasies pratiquées sur sujets victimes de tirs de destruction volontaire et la faiblesse des entrées pour élevage de sujets exempts de pathologie ou de trauma- tisme.(période estivale) février mars avril juillet août septembre octobre novembre décembre 25% des oiseaux traités au centre ont bénéficié d’un retour en nature depuis les installations du centre ou dans des biotopes adaptés a leur espèce.11,4% ont été transférés dans un autre centre (UFCS 02) pour y être regroupé avec des individus de la même espèce et y poursuivre leur réadaptation avant relâcher. B Les mammifères terrestres, reptiles et amphibiens Constitution dossier d’extension capacité en cours : Soyez (salarié) Référent vétérinaire : Sylvain Bourg (bénévole) Soigneur : Julie Gobillot (salariée) Localisation :Caix (80) Stéphane Le centre de sauvegarde est assimilé réglementairement a une unité de transit. On y a traité 1 fouine, 6 chauves-souris et 2 écureuils roux. Ces animaux ont reçu les premiers soins et ont été transférés sur les centres habilités du réseau UFCS lorsqu’ils n’étaient pas relâchables sur place, ou nécessitaient des soins de longue durée. Par mesure de coopération, le réseau de convoyeurs bénévoles << avifaune » a été mis a contribu- tion pour l’acheminement de certains de ces animaux en direction de centres habilités de l’Union Française des Centres de Sauvegarde. C Les mammifères marins Capacitaire: Laëtitia Dupuis (salariée) Référent vétérinaire: Jean-Pierre Pellissier (bénévole) Soigneurs: Manoëlle Chauveau (salariée) CDD 3 mois, Clémentine Brevard (salariée) CDD 3 mois, Julie Gobillot (salariée) CDI, Stéphane Soyez (salarié) CDl Localisation: Lanchères (80) 1 -> Prise en charge des phoques échoués vivants L’association Picardie Nature est membre du Réseau National Échouage coordonné par le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins de La Rochelle. Six personnes détentrices de la carte verte peuvent intervenir sur les échouages de mammifères marins entre les communes de Le Tou- quet (62) et de Le Tréport (76) dans le cadre du programme d’étudè des phoques de la baie de Somme. Afin d’acquérir des compétences en matière de capture et de contention de plus grosses espèces ou d’individus adultes,la capacitaire mammifères marins, le responsable du centre et 6 bénévoles ont intégré les équipes du programme de capture et de pose de balises de suivi télémé- trique sur Phoques gris en Baie de Somme au cours du mois de Mai 2012. Cette campagne a été coordonnées par le Dr Cécile Vincent, de l’université de La Rochelle. 2 -> Organisation Situation éo ra hi ue Les structures permettant d’accueillir les phoques échoués vivants se situent sur la commune de Lanchères, sur un terrain mis a disposition par le Syndicat Mixte Baie de Somme et Grand Littoral Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Picard.L’annexe phoques du centre de sauvegarde de Picardie Nature est constituée de 6 bâtiments modulaires préfabriqués qui comprennent les structures d’accuei| des animaux mais également un bureau et une structure d’accuei| du personnel. Le centre dispose de deux bassins de réadaptation extérieurs. Cet ensemble est situé dans un enclos non visible du public de la Maison de la Baie de Somme et de l’oiseau. Présence humaine Les opérations de réfection, de maintenance et d’entretien réguliers ont réclamé durant toute la période de fonctionnement du centre l’implication de 8 bénévoles totalisant 19 journées/homme. L’annexe phoques du centre de sauvegarde de Picardie Nature a fonctionné du 23juin 2011 jusqu’au 1er octobre 2012 pendant 100 jours (2 jours de moins qu’en 2011). La prise en charge des phoques échoués nécessite la présence d’un soigneur salarié de 6h30 a 22h30. Les soigneurs ont travaillé par équipe: la première de 6h30 a 14h30 et la seconde de 13h30 a 22h30, laissant ainsi 1 heure aux soigneurs pourfaire le point et se passer les informations sur les soins. Depuis 3 ans, la constitution d’une équipe de trois soigneurs animaliers dont deux CDD a été retenue pour assurer la continuité des soins en respectant le cadre de la législation du travail. Les accueils de fin de journée, la faiblesse de certains animaux ou autres pathologies auront de plus exigé a 13 reprises cette année l’intervention du responsable du centre ou d’un soigneur pour assu- rer les gardes et interventions de nuit. 28 écovolontaires bénévoles ont été recrutés afin d’assister les soigneurs dans leurs tâches quotidiennes: soins, entretien des structures...Ceux-ci effectuaient les mêmes horaires de travail que les soigneurs. lls étaient logés et nourris par l’association Picardie Nature durant leur séjour qui s’étalait du samedi au samedi suivant. 198 journées/homme ont été réalisées par des bénévoles et des écovolontaires afin de soutenir l’effort salarié dans l’élevage et les soins des animaux. Encadrement du Eersonnel Les bénévoles aide-soigneurs ont été formés et encadrés par leur soigneur en binôme. Les salariés soigneurs étaient disponibles pour répondre aux interrogations des bénévoles et les conseiller. Les salariés soigneurs non-permanents ont pu compter sur le soutien du responsable du centre de sauvegarde, de la capacitaire aux soins aux phoques, du soigneur permanent et de la chargée de mission animation pour assurer leur formation (19 journées/homme). L’encadrement des permanents responsables du centre est assuré par le directeur de l’association et les référents bénévoles du centre. Protocoles Je soins Les protocoles de soins ont été mis en place sur les conseils de la Zeehondencreèche de Pieter- buren (NL), qui est un centre de soins pour phoques traitant plus de 100 individus a l’année, les soigneurs y sont donc spécialisés sur cette espèce animale. L’entrée sur le centre de sauvegarde est réglementée et réservée aux personnes autorisées. Les règles d’accès au local de quarantaine sont définies dans un protocole draconien pour des rai- sons de tranquillité des phoques en soins et de sécurité sanitaire. Pour accéder au local de quarantaine dans lequel les phoques sont placés a leur arrivée, le soigneur doit se vêtir de vêtements spéciaux. Il doit ensuite se munir de combinaisons, masques, gants et charlotte pour se protéger des zoonoses et protéger les animaux des éventuelles pathologies dont il pourrait être porteur. Les espèces proies ainsi que les quantités de poissons et le nombre de nour- rissages quotidiens sont fixés par le soigneur salarié en fonction du poids de l’animal a son arrivée. Ceux-ci sont adaptés en fonction du comportement du phoque (vomissements, hyperthermie...). Visites vétérinaires Une première visite vétérinaire a lieu a l’arrivée d’un phoque au centre de sauvegarde. Celle-ci a été réalisée par différents pratiquants, tous provenant de la clinique vétérinaire du grand marché d’Abbeville, structure avec laquelle Picardie Nature est en convention. Les traitements médicamen- teux ne sont donnés que sur conseil d’un vétérinaire praticien. Une visite vétérinaire hebdomadaire a été réalisée pour vérifier l’évolution de l’état sanitaire des animaux. Ces visites ont été réalisées bénévolement a 15 reprises par le vétérinaire référent du centre de sauvegarde, pour un total de 11 journées/homme. a Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
D Les phoques 1 -> Les entrées 13 phoques veaux-marins ont intégré le centre de sauvegarde au cours de |’été 2012. Il s’agissait a 92% de jeunes non émanci- pés. Un jeune émancipé s’est échoué des suites de pathologies. Cette année, aucun blanchon (nouveau-né) de Phoque gris n’a été accueilli au centre. Tous les animaux entrés au centre ont été nommés. Pour cette année 2012, les noms d’îles fran- çaises ont été retenus. Une mise en ligne des accueils sur le site internet permet a tout un chacun d’être informé des phoques pris en charge, des causes d’entrée et de leur état. Il est également possible de parrainer un animal et de recevoir en échange d’un don, des informations régulières par liste de diffusion. Ce sont les soigneurs qui a l’issue de chaque visite vétérinaire réactualisent les données et tiennent informés les « parrains» de la situation et de la progression du ou des phoques parrainés. Cette formule connaît un réel succès et ouvre la Baie de Somme et ses phoques a des particuliers et a des classes scolaires en France et a l’étranger souhaitant découvrir ou contribuer d’une manière originale a la sauvegarde de cette espèce. Date Lieu d'entrée d'échouage Devenir Espèce Sexe Age Etat sanitaireàfarrivée Cause de recueil Marquage Triagoz 23/06/2012 29/06/2012 02/07/2012 03/07/2012 05/07/2012 05/07/2012 07/07/2012 08/07/2012 09/07/2012 10/07/2012 15/07/2012 18/07/2012 11/09/2012 Le Crotoy Le Crotoy Le Crotoy Le Crotoy St Quentin en Tourmont Cayeux sur mer JE Déshydratation Déshydratation Déshydratation et infection oculaire Déshydratation et infection oculaire et auriculaire Déshydratation et infection de l'ombilic Déshydratation et infection oculaire Déshydratation et infection oculaire Déshydratation et infection oculaire Déshydratation Déshydratation Déshydratation Déshydratation et cachexie Déshydratation sévère, oedème du cou et ulcères buccaux. séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune séparation prématurée mère-jeune pathologie Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013 remise en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remise en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remis en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remis en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remis en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remis en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remise en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remise en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remis en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel remis en milieu naturel le 30 septembre 2012 au Hourdel Transférée le 15/07/12 à Calais, remise en milieu naturel le 30/10/12 a Sangatte mort le 24/07/12, autopsié à Dury Euthanasié le 12/09/12, autopsié a Liège plaque bleue, bague blanche 406 plaque rouge/blanche, bague blanche 407 plaque jaune, bague blanche 408 plaque rouge, bague blanche 409 plaque verte, bague blanche 410 plaque blanche, bague blanche 411 plaque jaune/bleue, bague blanche 412 plaque blanche/verte, bague blanche 413 plaque bleue/blanche, bague blanche 414 plaque blanche/orange, bague blanche 416 Bague blanche 611
On enregistre encore cette année, une arrivée précoce des premiers phoques et surtout un enchaî- nement rapide ayant pour effet de saturer les capacités d’accuei| de |’espace quarantaine. Les centres de proximité de Seine-Maritime et du Pas-de-Calais ont été alertés et mis a contribution en fonction de leur disponibilité. Excepté le phoque Molène, transféré a Calais après stabilisation de son état, tous les phoques recueillis au centre de Lanchères ont été élevés sur place. Un jeune phoque (Bréhat) arrivé vivant le 18/08 très faible, déshydraté et victime de dénutrition sévère, est mort 7 jours après son entrée au centre. Agot, jeune phoque arrivé vivant le 11/09, très faible, déshydraté et présentant un important œdème au cou et des ulcères buccaux, a été eutha- nasié le 12/09. 2 -> Les soins A leur arrivée, les phoques sont nourris par intubation pendant une dizaine de jours. Les soigneurs élaborent et administrent des préparations et des traitements adaptés a chaque animal en fonction de son stade de développement et de ses éventuelles pathologies. La manipulation répétée des ani- maux maintenus dans un premier temps en local de quarantaine (en moyenne, les phoques soignés et remis en milieu naturel y ont passé 42 jours) oblige au respect de protocoles stricts concernant l’hygiène, les équipements de protection individuels et le comportement pour éviter toute contami- nation ou imprégnation. Progressivement (en moyenne les animaux soignés ont passé 26,4 jours en nourrissage assisté) l’animal est amené a l’autonomie en matière d’ alimentation. Ne nécessitant plus d’assistance, les soins sont alors restreints et les contacts humains-phoques sont réduits au strict nécessaire. Les animaux sont placés en bassin extérieur. lls y poursuivent leur émancipation, se socialisent et y constituent leur réserve de lard en compagnie d’autres congénères de la même espèce. 3 -> Remise en milieu naturel 10 Phoques veaux-marins ont retrouvé leur milieu naturel après passage au centre de sauvegarde. Le taux de réussite du centre est donc cette année de 77 % Les deux dernières colonnes du tableau 1 présentent les de- venirs des phoques ayant été accueillis au centre. 10 phoques ont été relâchés le 30 septembre depuis la plage du Hourdel. lls étaient équipés d’une bague numérotée a la nageoire pos- térieure et d’une plaque circulaire colorée collée au sommet du crâne pourfaciliter leur identification une fois retournés en milieu naturel. La remise en milieu naturel a mobilisé pour sa préparation, son déroulement, et sa médiatisation 10 salariés et plus de 120 bénévoles (120 journées/hommes), a l’occasion de cette opération, 2500 spectateurs ont été sensibilisés a la protection de cette espèce. Depuis leur retour en milieu naturel, 9 individus différents ont été observés au moins une fois. L’un d’entre eux (Makatea) a été retrouvé mort dans le port de Calais le 27 décembre 2012. Son état de décomposition avancée n’a pas permis de réaliser une autopsie complète. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Les activités du pôle développement durable de Picardie Nature sont scindées en deux grandes mis- sions: - la sentinelle de |’environnement, qui consiste en une veille sur le res- pect de la réglementation en matière d’environnement dans les projets industriels, mais aussi en des actions sur les atteintes à |’environnement constatées. Le projet d’exp|oitation des 1000 vaches de Drucat, les pro- jets de carrières, mais aussi |’opération de recensement des décharges sauvages entrent dans ce champ et ont marqué |’actua|ité de cette année 2012 ; - la promotion du développement durable par |’animation de groupes de travail bénévoles et la participation aux politiques publiques. Ce travail en réseau avec le tissu associatif picard et les bénévoles de l’association ont permis de participer aux réunions de la COCEDT (commission de concertation mise en place par le département de l’Aisne dans l’esprit de la gouvernance à 5 pour préparer le futur plan départemental de gestion des déchets mais aussi au projet Plan Régional d’Agriculture Durable. Les activités du pôle se font en étroite collaboration avec les autres pôle de l’association et permettent de répondre à la pluridisciplinarité qu’exige le développement durable. La démarche «Sentinelle de |’environnement» a été initiée par l’association il y 6 ans afin de ré- pondre aux sollicitations des citoyens en ce qui concerne les atteintes constatées a |’environnement mais aussi a la demande des partenaires (collectivités, État..) pour une participation selon la gou- vernance environnementale. Pour l’application de cette démarche, Picardie Nature s’appuie sur l’expertise de ses réseaux de bénévoles, regroupés selon les thématiques du développement durable (énergie, déchets, agricul- ture, eau, transport et mobilité durable), mais également sur l’expertise de son pôle observatoire de la faune sauvage. Picardie Nature est sollicitée, par son expertise sur la biodiversité régionale, depuis de nombreuses années pour assister aux différentes instances de concertations et de suivi des aires protégées mais aussi sur la réglementation des espaces et des espèces. Les sollicitations pour suivre les documents d’objectifs sont toujours aussi nombreuses. C’est l’occasion d’apporter a chaque réunion quelques précisions sur les espèces a enjeux des différentes directives mais aussi sur le cahier des charges des mesures contractuelles prévues pour le site. ‘à Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
—> 1. De la protection du littoral... En ce qui concerne les aires protégées, Picardie Nature est toujours très vigilante a |’arrêté de pro- tection de biotope de la Mollière, site qui ne faisait |’objet d’aucun suivi jusqu’en 2011. Un comité de suivi a été mis en place sur |’insistance de l’association. La réunion de suivi de cette année a été |’occasion de réitérer le besoin de surveillance sur cette aire protégée mais aussi de la mise en place d’un balisage ainsi que de panneaux d’information a destination du public. A noter cette année la mise en place du comité de suivi du Site RAMSAR Baie de Somme. Cela a été |’occasion de rappeler la nécessité d’une police de la nature efficace pour ce site d’exception. a 2. ...à la préservation des forêts picardes La fin d’année 2012 a vu également la consultation du publique sur le projet de Plan Pluriannuel Régional de Développement Forestier. L’avis final a ce projet sera rendu début 2013, mais il peut être signalé que Picardie Nature dénoncera le manque de considération de la biodiversité dans ce projet ; la préservation de la biodiversité, pourtant riche dans nos forêts picardes, n’est toujours pas prise en compte. Enfin, Picardie Nature a fait part de son opposition au projet de «Docob» (Documents d’objectifs) Natura 2000 des «Massif forestier de Retz» et «Massif forestier de Compiègne, Laigue et Ours- camp». Ces documents, qui ont pour vocation de définir les principaux objectifs de préservation et de conservation de la biodiversité, sont jugés très insuffisants au regard des enjeux patrimoniaux exceptionnels que l’on peut rencontrer sur ces massif forestiers. Picardie Nature, associée aux autres associations de protection de la nature de ces territoires, n’a pas hésité a faire des proposi- tions alternatives pour constituer une véritable trame de Vieux Bois / Gros Bois. Malheureusement celles-ci sont restées sans réponse de la part de l’ONF, porteuse de ces Docob. B. Actions sur les menaces à l'environnement : Il s’agit ici de suivre l’évolution de projets susceptibles d’avoir un impact considérable sur l’environ- nement. Pour cela Picardie Nature intervient des l’enquête publique pour faire connaître son avis et son expertise sur la biodiversité. Les dossiers suivis ici le sont souvent sur plusieurs années et nécessitent constamment une veille sur l’évolution de la réglementation susceptible d’impacter le projet. Du pétrole dans le sud de l’Aisne Les dossiers emblématiques suivis sur ce début d’année 2012 sont les projet d’exploration et d’ex- ploitation des huiles de schistes sur le Sud de la Picardie. Depuis 2011 Picardie Nature a participé a la création et a la mobilisation du collectif Carmen sur le permis de Château-Thierry. L’association apporte quotidiennement une aide technique pour les besoins de communication (Blog, liste de dif- fusion..). Comme l’association l’avait annoncé début 2011, les demandes de permis sont de plus en plus nombreux sur la région et concernent désormais la moitié Sud du département de l’Aisne ainsi que le sud de l’Oise. La pression des industriels est de plus en plus forte sur la région Picardie et nécessite donc plus de sensibilisation auprès des élus et des riverains. Des vaches dans I’AbbeviIIois Le projet d’exploitation des 1000 vaches a mobilisé aussi beaucoup d’attention. Deux grandes manifestations ont eu lieu à Abbeville et Amiens, mobilisant de plus en plus de citoyens et militants. Picardie Nature a apporté son soutien à l’association NOVISSEN en appor- tant son expertise sur la réglementation en matière d’urbanisme et de droit de l’environnement. Ce projet a été abordé également dans le réseau agriculture du pôle. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Le rajeunissement de nos forêts Ce début d’année 2012 a été marqué également par le projet de plan d’aménagement de la forêt de Compiègne. Picardie Nature considère que ce projet de plan d’aménagement est une menace pour la biodiversité exceptionnelle de la forêt de Compiègne-Laigue-Ourscamp et a demandé des ajustements pour favoriser les continuités écologiques intra et interforestieres. L’association a fait savoir cette position à maintes reprises lors de la commission régionale des forêts et des produits forestiers mais aussi lors du comité régional du patrimoine forestier. Concernant les enquêtes publiques, Picardie Nature a consulté le projet de carrière à Villers sur Authie et a réitéré son avis négatif pour un projet où l’impact hydrologique n’est pas convenable- ment estimé au regard des enjeux de conservation des zones humides voisines. Picardie Nature a apporté son soutien à l’association locale qui lutte depuis des années contre ce projet. La consommation des terres agricoles et des habitats pro- tégés Picardie Nature a également participé à l’enquête publique «loi sur l’eau» sur le projet de l’aménagement de la ZAC de Croixrault. Picardie Nature a de nouveau affirmé son opposition à la construction d’un circuit automobile qui figurait dans cette enquête publique. L’association s’est également intéressé au projet d’Ecopole, un centre de tri et de traitement de déchets industriels, prévu à Ormoy-Villers (60), sur le site du Bois du Roi. Étant donné que ce projet se situe sur un site Natura 2000 et que le projet se montre très insuffisant sur l’étude d’inci- dence Natura 2000, Picardie Nature s’oppose à ce projet et a participé à une grande manifestation le 29 septembre. Une enquête publique était prévue dans le dernier trimestre mais a été annulée. Picardie Nature fera part de ses remarques lors de la nouvelle enquête début d’année 2103. Du granulats marins en baie de Somme ? L’année 2013 a été marquée également par une large concertation engagée par le département de la Somme et du Syndicat Mixte de la Baie de Somme et du Grand Littoral Picard. La question posée était la faisabilité de l’extraction massive de granulats marins face et à proximité de la Baie de Somme et de l’intérêt de cette extraction pour lutter contre l’ensablement. Deux grandes réunions ont eu lieu regroupant les différents collèges des acteurs concernés. Il résulte de cette consultation qu’une opération d’extraction de granulats marin s’avérerait très complexe d’un point de vue juri- dique au regard des différentes réglementations de protection de cette zone littorale, mais égale- ment peu intéressante en ce qui concerne de la qualité des matériaux rencontrés et de son impact sur l’ensablement de la baie de Somme. Lors de ces deux derniers trimestres, Picardie Nature a été sollicitée pour rejoindre le Coderst de l’Aisne (Conseil de l’environnement et des risques technologiques et sanitaires). Cette instance où siègent des élus, professionnels de la santé et de l’industrie, associations de protection de la nature et services de l’état examine les projets d’arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploitation, d’extension ou de mise en demeure avant signature du Préfet. Il s’agit du dernier organe consultatif avant signature préfectorale. C’est donc une commission importante dans laquelle Picardie Nature n’était pas encore présente. Nous pouvons ainsi faire part de notre expertise et nos expériences en matière de préservation de l’environnement. Les positions que nous prendrons pourront permettre de faire modifier certains projets ou faire émerger des avis négatifs par une majorité de membres. C. Actions sur les atteintes à l’ environnement : Picardie Nature continue son opération de recensement des décharges sauvages sur la région. Une première communication a eu lieu au début du second semestre pour signifier que l’association attaque au tribunal les propriétaires/exploitants de plusieurs de ces sites. Cette communication a permis d’identifier de nouveaux points de décharges. Une opération de de nettoyage a été réalisé ® Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
en septembre. Toutes ces décharges font |’objet de signalement aux services de |’état compétents ainsi qu’aux gendarmeries concernées. Le constat est clair, mais aussi partagé avec |’ensemb|e des intervenants, qu’i| y a une recrudescence des dépôts sauvages, notamment sur le territoire de la métropole amiénoise. Dans la majorité des cas ces dépôts sont le fruit d’activités d’entrepreneurs peu scrupuleux préférantjeter leurs déchets dans la nature qu’utiliser les filières classiques. L’association ne manquera pas de faire une analyse de cette situation et des propositions auprès des partenaires pour endiguer ce phénomène, dans la lignée de sa participation a l’observatoire régional des déchets du BTP (2011). Opération d'évacuation d'une décharge pour retrouver un chemin rural. Picardie Nature a mené au mois de septembre une opéra- tion de nettoyage sur la com- mune d’Amiens. Cette opéra- tion, sur un chemin rural, a été réalisée grâce à I’aide des étudiants (une centaine) de I’ÉcoIe Normale Supérieure de Chimie de Lille, de la so- ciété Vidam et de la Métro- pole d’Amiens. Il s’agissait ici de résorber une importante décharge sauvage de déchets ménagers et BTP qui bloquaient un chemin rural et débordaient sur les parcelles voisines. Cette opéra- tion a permis d’évacuer plus de 40m3 de déchets. Vu l’importance du site une suite est à prévoir pour cette opération. Par ailleurs un arrêté de mise en demeure a été pris par M. le Préfet de la Somme dans le cadre de remblais en zones humides en vallée de la Somme. Il s’agit de deux signalements qu’avait fait Picardie nature au cours de l’année 2011. Les principales actions en justices engagées par Picardie Nature en 2011 et suite des actions enga- gées les années précédentes. Pollution PCB Somme : Rappel: c’est une affaire de stockage dans un sous sol crayeux de terres contaminées au PCB connue depuis 1995. Picardie Nature et l’association syndicale des propriétaire d’étangs de la Haute Somme sont condamnés en juin 2009 pour procédure abusive pour une action civile engagée en 2005 devant le tribunal de St Quentin. Nous avions fait appel de la décision, l’audience a la Cour d’Appel a eu lieu le 17 novembre 2011 et l’arrêt était attendu pour le 15 mars 2012. Ce dernier a reconnu la constitution de partie civile de l’association et condamné le propriétaire des parcelles a enlever les terres polluées sous peine d’astreinte ; un grand soulagement pour l’association qui se bat aux côtés de l’association des propriétaires des étangs de la Haute Somme depuis des années. Malheureusement l’assureur de l’entreprise de terrassement a décidé de poursuivre en cassation cet arrêt de la cour d’Appel. L’affaire n’est donc pas encore terminée. En parallèle et suite a la pollution de la Somme par les PCB, Picardie Nature a décidé de porter plainte au près du Procureur de la République contre X pour pollution du fleuve Somme. @ Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
A. Groupe Je. travail Agriculture. : Cette thématique constitue |’un des groupes de bénévoles le plus étoffé du pôle développement durable avec 21 bénévoles. Fait remarquable pour cette année 2012, Picardie Nature a été invitée a rejoindre la commission d’orientation agricole (CDOA) de l’Aisne. La CDOA est un organisme consultatif qui donne des avis au préfet sur des projets d’extension d’exploitation, de reprise de quota, de création, etc. C’est en- core une preuve de la reconnaissance de l’expertise de l’association en matière environnementale. Les axes majeurs de travail pour cette année 2012 ont été : - le Plan Régional d’AgricuIture Durable : Picardie Nature a été sollicitée pour intégrer le comité de pilotage et les groupes de travail thématique du PRAD. Le premier semestre a été marqué par 3 ou 4 réunions de chaque groupe thématique afin de bâtir le diagnostique du PRAD. Les travaux suivants ont consisté en l’élaboration du PRAD lui-même. Picardie Nature s’est basée sur l’expérience de son groupe de bénévoles pour faire valoir ses propositions (favoriser agriculture bio, lutte contre les OGM, alimentation et santé...) lors des réunion du Comité de pilotage. Le projet de PRAD a été arrêté fin novembre pour être soumis à une consultation publique qui se terminera en janvier 2013. Picardie Nature transmettra son avis final à la fin de cette consultation et lors de la réunion de la commission régionale de l’agriculture et du milieu rural. - la lutte contre la consommation des terres agricoles : Picardie Nature a intégré depuis 2011 la commission départementale de consommation des espaces agricoles. L’expertise en matière d’urbanisme apportée par Picardie Nature dans cette commission permet de focaliser la lutte contre l’érosion des terres agricoles au niveau des projets de ZAC, très nombreux et très consommateurs d’espaces agricoles. A noté sur cette année 2012 l’enquête publique pour le projet de la ZAC des Bornes du Temps 2 a Argoeuvres. Cette enquête publique a été l’occasion de renouveler le soutien de Picardie Nature a l’association locale et de réaffirmer son opposition a ce projet de ZAC. - Projet d’exploitation de 1000 vaches : Picardie Nature mène un combat avec l’association NO- VISSEN contre un projet d’exploitation de 1000 vaches laitières a Drucat, elle apporte son expertise a l’association en matière de réglementation de l’environnement et de l’urbanisme. Ces informations ont été transmises par la suite aux services de l’État en charge d’examiner ce dossier. Picardie Nature a participer aux deux grandes manifestations Abbeville et d’Amiens qui ont réuni plusieurs milliers de militants. Le projet, toujours en attente d’autorisation, fait l’attention d’une veille de la part de l’association qui n’a pas hésité a solliciter le réseau agriculture de France Nature Environnement pour bénéficier de l’expérience et de l’expertise des membres du réseau national. @ Rapport d’Activîtés 2012 de Picardie Nature Mars 2013
B. Groupe de. travail énergie. : Le groupe énergie de Picardie Nature est encore assez restreint et demande a se développer. Un bénévole de l'association apporte son expertise dans les différentes commission d'attribution des aides de I’ADEME et de la Région en matière d'économie d'énergie et de transport. On peut retenir de ce premier semestre 2012 la fin de la consultation du projet de Schéma Régional du Climat, de l'Air et de l'Énergie, où Picardie Nature avait apportée son expertise sur les espèces sensibles au développement de l'éolien pour l'élaboration du Schéma Régional Éolien. Cette expertise a été apporté avec l'aide du pôle observatoire de la faune sauvage qui a fourni des car- tographies sur la répartition des espèces les plus sensibles aux éoliennes (chiroptère, Œdicnème criard, Vanneaux huppés...). C. Groupe cle. travail Eau : La question de l'eau est une thématique très peu abordée par le tissu associatif Picard alors que les problématiques sont nombreuses. Picardie Nature a constitué un groupe de travail afin d'appréhen- der cette thématique complexe. On peut retenir deux faits importants pour cette année 2012 : - la révision du Plan d’Action Nitrates : un nouveau plan doit être adopté pour la fin de l'année, Picardie Nature a d'ores et déja lancé une réflexion inter associative pour proposer l'extension de la zone vulnérable sur l'ouest de la Somme. - Lutte contre les PCB : Picardie Nature s'est inscrit dans un combat a long terme contre la pollution au PCB de la Somme et de ses affluents. Un premier combat a été gagné au tribunal au premier semestre et l'association a lancé une nouvelle procédure pour obtenir une expertise plus poussée sur l'origine de cette pollution. D. Groupe cle. travail Transport et mobilité clurable. : Picardie nature a été sollicité par Réseau Ferré de France pour apporter son expertise sur le projet de liaison ferroviaire Roissy/Picardie. Ce travail s'est fait en collaboration avec le pôle observatoire de la faune sauvage pour l'expertise sur les continuités écologiques. Par ailleurs Picardie Nature a assisté a la concertation sur le projet de Plan de Déplacement Urbain d'Amiens Métropole qui planifiera l'organisation du transport des personnes et des marchandises, la circulation et le stationnement. E. Groupe cle. travail Déchets : L'année 2012 s'inscrit dans la continuité de l'année 2011. Picardie Nature a participé a la concertation lancé dans l'Aisne pour la création d'un centre de traitement des déchets. Ce fut l'occasion d'apporter une expertise et son expérience sur les tech- niques envisagées (enfouis- sement, méthanisation...) et ainsi d'écarter d'ores et déjà la solution de l'incinération. Rapport d’Activîtés 2012 de Picardie Nature Mars 2013
—> Des projets préoccupants dans |’Oise Picardie Nature poursuit toujours les actions engagées dans |’Oise (recours au tribunal..) contre des projets d’enfouissements et d’incinérations. Le centre d’enfouissement d’Hardivillers, le projet d’incinérateur SYMEO a Villers-Saint-Sépulcre, le projet d’Ecopo|e au Bois du Roi, le centre d’en- fouissement de Moulins-Sous-Touvent, sont tous des projets L’association a participé a la création d’un collectif d’associations de |’Oise pour promouvoir une véritable politique durable de gestion et prévention des déchets. —> Incendies au centre d’enfouissement de Nurlu Le réseau de bénévoles participe également aux différentes commissions locales d’information et de surveillance de la Somme. La gestion sur le site de Nurlu par la COVED fait l’objet, depuis 2011, d’une attention particulière. Des matériaux de recouvrement non conformes sont utilisés de même que des dépassement de tonnages ont été constatés. Sur le constat de cette mauvaise gestion, Picardie Nature, en collaboration avec l’association membre «Protégeons la vie en Haute Somme» a demandé une fermeture administrative du site pour une mise en conformité au cours de l’été. Les craintes soulevées par les associations se sont révélées justes puisque deux incendies ont eu lieu au second semestre. Les deux associations n’ont pas hésité a déposer plainte a la gendarmerie. —> Un centre d’enfouissement défectueux et un autre litigieux dans l’Aisne Picardie Nature a par ailleurs effectué un rapprochement avec les association de l’Aisne qui luttent contre le dysfonctionnement de certains centres d’enfouissement de déchets, avec notamment les associations Qualit’Aisne et Vauxaillon Nature. Picardie Nature va continuer a suivre le projet d’extension du centre d’enfouissement d’Allemant et participera a l’enquête publique pour le renou- vellement de l’autorisation d’exploitation du centre d’enfouissement (préalablement annulé par une décision de tribunal) de Grisolle avec les association Vie et Paysage et Vivre a Grisolle. —> Une concertation pour un nouveau centre dans l’Aisne A noter également la fin des travaux de la Cocetd, commission établie dans le département de l’Aisne afin de définir quelle pourrait être la forme du futur centre de traitement des déchets pour le nord du département. Un bénévole de l’association a participé activement a ces travaux, aux côtés de l’association Vie et Paysage, et a pu apporter sa longue expérience et des exemples réalisés dans les régions voisines. Ces travaux ont d’ores et déjà écartés l’hypothèse de l’incinération, un temps évoqué lors du lancement de cette commission. Picardie Nature veillera a ce que ces travaux et conclusions de la Cocetd ne restent pas dans l’oubli et fassent l’objet d’investigations plus pous- sees. Le groupe s’est encore étoffé cette année 2012 et compte 23 bénévoles actifs sur la question des déchets. F. Réseau jardinage. agroécologique Le réseau jardinage agroécologique s’attache a proposer aux jardiniers amateurs des pratiques alternatives respectueuses de la vie du sol et des écosystèmes afin qu’ils : - arrêtent l’utilisation des traitements chimiques de synthèse ; - préservent la ressource en eau potable ; - favorisent la biodiversité et les écosystèmes dans leur jardin ; - découvrent la diversité des fruits et légumes rustiques, adaptés au terroir; - participent à la préservation des semences de légumes anciens ; - produisent une alimentation saine qui préserve la santé ; - favorisent les liens sociaux et intergénérationnels et participent à des moments d’échanges. Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
En janvier 2012, une bénévole, Catherine Lawnizack, animatrice en agroécologie, a commencé â proposer des ateliers de jardinage naturel. En mai 2012, le réseau jardinage agroécologique a été créé pour répondre â la demande des participants aux ateliers qui souhaitaient rester en contact. Il compte â présent 83 inscrits qui résident dans les 3 départements picards. Avec le soutien d’un référent, Bernard Couvreur (bénévole), tout au long de l’année l’animatrice a proposé des animations de jardinage agroécologique au grand public. Elle a créé des outils pédago- giques sur différentes thématiques et dynamisé le réseau de bénévoles par le biais d’animations et de la liste de discussion « agroéco ». Elle a recherché des partenariats et financements pour déve- lopper des projets de « diffusion des pratiques de jardinage agroécologique » au niveau régional et au niveau du Pays du Sud de l’Aisne. Au total, 116 jours/homme ont été consacrés aux animations et au montage des projets. —> 32 animations ont été réalisées sur l’année. Elles se sont déroulées sous forme d’ateliers sur la demi-jour- née ou la journée, de stands (avec ateliers), de sorties, de visites de jardins, de pique-niques et de ciné-débats. —> 21 animations proposées au Grand Public. 16 ateliers, qui ont accueilli 125 personnes. 11 se sont dérou- lés chez des membres du réseau qui ont reçu le public dans leur jardin ou leur ferme. Les autres ateliers ont eu lieu dans des salles communales â Brécy, Coucy-le-Château et Crépy- en-Valois. —> 5 stands tenus pendant des salons ou festivals. lls ont permis de sensibiliser 475 personnes. 2 des stands ont été réalisés en partenariat avec l’association Jardi’naturel, l’un â la demande du Conseil Général de l’Oise et l’autre â la demande de l’Union des Communautés de Communes du Sud de l’Aisne. 5 animations ont été organisées pour sensibiliser les membres du réseau jardinage agroécologique. 2 visites d’un jardin en permaculture en Belgique, 1 sortie â la fête des légumes anciens d’Havers- kerque dans le Nord-Pas-Calais ont permis â 32 personnes de découvrir la permaculture et la fête des légumes anciens afin de réfléchir â la mise en place de ce type de jardinage et d’événement en Picardie. 2 ciné-débats â destination des bénévoles ont rassemblé 38 personnes. 13 personnes ont pu échanger sur le jardinage lors du pique-nique agroécologique. Proposé aux membres du réseau en 2012, ce rendez-vous annuel sera ouvert au Grand Public en 2013 sous une forme plus ludique. Deux séries de 10 animations d’une demi-journée ou sur la journée ont démarré en 2012 dans une résidence de personnes âgées de la ville de Creil et dans un centre d’insertion prés de Laon. 6 ont été réalisées en 2012. Elles consistent a sensibiliser les personnes âgées et en insertion au jardi- nage agroécologique par de la théorie et de la pratique dans les jardins potagers mis â disposition. Le lancement d’un programme d’adoption de légumes anciens biologiques couplé â des ciné-débats sur les semences paysannes a permis de sensibiliser des jardiniers amateurs â la problématique de la préservation des semences de légumes anciens, en opposition aux hybrides F1 et OGM. L’action sera étendue en 2013 grâce â la mise en place d’une Fête des légumes anciens et la création d’une banque de graines biologiques sous forme d’une malle transportable pour les stands et animations. La médiatisation des actions a été assurée par le biais d’un dépliant trimestriel contenant des infor- mations sur le réseau et le calendrier des animations, et de nombreux d’articles parus dans la presse nationale, régionale et locale. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
L’activité bénévole ne pouvant plus répondre a elle seule a la demande de particuliers, de collec- tivités et d’associations pour l’organisation d’animations ou de stands, Picardie Nature a monté un projet de «diffusion des pratiques de jardinage agroécologique » au niveau régional et au niveau du Pays du Sud de l’Aisne avec pour objectif le financement d’un poste de chargé de mission. Les demandes de subvention n’ayant pas abouti, dans l’attente de financements et afin de ne pas risquer d’arrêter la dynamique lancée, Picardie Nature a décidé d’embaucher la bénévole grâce a un Contrat Unique d’lnsertion a partir du 1er mars 2013. En 2013, plus d’une quarantaine d’animations sont prévues notamment grâce a de nouveaux par- tenariats : l’Union des Services d’Eau du Sud de l’Aisne, la ferme biologique de La Genevroye, le maraîcher biologique de la ferme de la Berque, la société d’horticulture de Soissons, le lycée agri- cole de Crézancy... IV» Analysed z a- . r Sur la première moitié 2012 le pôle développement durable a continué son renfort de bénévoles dans les différents groupes thématiques. Le travail de ces groupes est fortement influencé par l’actualité et les «chantiers» de planification environnementaux tels que le PRAD, la COCETD, le CODERST, la CDOCOA... L’association étoffe en permanence son réseau afin de répondre aux nombreuses sollicitations de l’état et des instances de gouvernance. Le parent pauvre du développement durable reste cependant la question de l’eau, très peu traitée au niveau associatif picard. La révision du plan action nitrates sera l’occasion de lancer une com- munication sur le sujet et de sensibiliser les bénévoles et le tissu associatif sur la réservation de la qualité de l’eau. Il est a noter une forte augmentation du nombre de signale- ments «sentinelle de l’environnement» par rapport a l’année dernière (41 contre 28 en 2011). Cette augmentation peut être mis a l’actif de l’opération de recensement des décharges sauvages. Cette opération a été l’occasion de communiquer dans la presse. A chaque parution d’article dans la presse il est observé un regain d’activité et de signalements. La démarche sentinelle est très appréciée des citoyens qui trouvent un interlocuteur face a leur problème d’atteintes a l’environnement. Un effort reste a faire au niveau des suivis des signalements transmis aux autorités ayant pouvoir de police dont il est bien souvent impossible d’obtenir une réponse quant a leur intervention. Ceci peut s’expliquer sans doute par le fait que les associations de protection de la nature ne sont pas autorisées a recevoir une copie ou le numéro de procès verbal potentiellement établi par l’agent. D’une manière générale on relève également une poursuite du changement d’appréciation des pou- voirs publics envers les associations de protection de la nature. Il est constaté que nous sommes de plus en plus vus comme des partenaires techniques a part entière. C’est une preuve de l’intégration du mouvement associatif dans la gouvernance a cinq dans un processus constructif. Afin de parfaire son implication et répondre a l’exigence de la pluridisciplinarité qu’impose le déve- loppement durable, le pôle développement durable de Picardie Nature est a la recherche constante de bénévoles, experts ou béotiens, sur les thématiques de l’eau, des transports, de l’énergie, de l’agriculture et des déchets. Q Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Pôle Découverte et animation en faveur de leur environnement. Nature’ L’objectif de ce pôle est la transmission des connais- sances et de |’expertise acquises par |’association, vers les différents publics afin qu’ils puissent agir I. Fonctionnement du Pôle A. Projets et onoqens humains Les projets du Pôle Découverte Nature et Environnement s’adressent a des publics variés : familial, jeunes, adultes, naturalistes ou non. Ils se concrétisent par la coordination entre deux animatrices nature (occupant un mi-temps chacune), 1 bénévole référente et 45 bénévoles actifs. En pratique, ils se détaillent comme suit: La mise en place et réalisation de projets pédagogiques pour un public jeune (école, centre de loi- sirs) par les deux animatrices nature et la bénévole référente ; La coordination et la réalisation d’activités de découverte de la nature et de l’environnement par les 45 bénévoles épaulés par les deux animatrices nature. L’actualisation et la réalisation d’outils pédagogiques pour différents publics par les deux anima- trices nature et la bénévole référente. B. Outils pédagogiques Une douzaine d’outils pédagogiques ont été créés cette année sur différents thèmes : forêt, biodiversité, oiseaux, chauves- souris... -> Zoom sur l’un d’entre eux « Théo et ses amis voyagent en Picardie » : ce jeu de rôle sur plateau aborde la complexité de la thématique des continuités écologiques. Déjà testé avec ème succès avec le grand public et des élèves de 3 , cet outil est également adaptable aux scolaires. Il. Sensibilisation des jeunes A. Atelier pour les jeunes Ces ateliers ont pour objectif de toucher un public s’exprimant peu sur les problématiques envi- ronnementales : les adolescents. Un premier atelier a été réalisé lors des journées de la Jeunesse organisée par le Conseil Régional. Un atelier d’expression a permis a quelques jeunes de donner leur avis sur le lien homme/nature. Ces ateliers seront améliorés et poursuivis en 2013. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
B. Projets avec le Parc Naturel Régional Oise Paqs de France Le programme « Les petits écocitoyens du parc» mené par le PNR Oise Pays de France s’adresse aux écoles primaires de son territoire en s’appuyant sur plusieurs structures. Pour |’année scolaire 2011/2012, 15 animations ont été réalisées auprès de 654 élèves de janvier a juin, soit 14 classes. Pour l’an- née scolaire 2012/2013, entre septembre et décembre, 12 ani- mations ont été réalisées auprès de 271 élèves, soit 11 classes. 17 autres interventions sont programmées d’ici juin 2013. C. Sensibilisation des scolaires et centres de loisirs Picardie Nature s’est vu renouveler une troisième fois son agrément Éducation Nationale pour 5 ans. En dehors du partenariat mené avec le PNR Oise Pays de France, des différents projets pédago- giques ont été menés avec une dizaine de structures concernant 565 élèves et jeunes de centres de loisirs. Les thématiques abordées sont les suivantes : la découverte des oiseaux, l’équilibre alimentaire au jardin entre les animaux, la biodiversité, l’étude et la protection des phoques de baie de Somme. -> Zoom sur deux projets de |’année: > Projet de découverte de la biodiversité : Un nouveau projet a vu le jour en 2012 : rendre les élèves et jeunes acteurs de la connaissance scienti- fique sur la faune sauvage en Picardie au travers lbbservation, l’identification des animaux proches de I’écoIe et la transmission des informations sur le site de clicnat. Pour cela, un projet pilote a commencé avec I’écoIe primaire Saint Maurice à Amiens jusqu’en 2013. Parallèlement, des demandes pour des projets d’inventaires de la biodiversité du collège Édouard Lucas à Amiens et du lycée professionnel Jules Verne à Grandvilliers ont émergé et se termineront en 2013 > La formation des futurs enseignants Après le thème des oiseaux et les nichoirs abordé en 2011, cette année les futurs enseignants du Master 1 « Enseignement » de I’IUFM d’Amiens ont vu I’exploitation pédagogique réalisable à partir d’un projet sur les mares. Une façon de diffuser nos savoirs pour voir toujours plus de projets se concrétiser dans les établissements. II. Sensibilisation du Grand Public A. Les animations d'éducation populaire : gratuites et ouvertes à tous Un calendrier d’activités très variées est proposé a un public familial, individuel, naturaliste ou non. Les manifestations proposées sont exclusivement gratuites. Elles sont assurées par des bénévoles de Picardie Nature et de la Section Oise de Picardie Nature, et ponctuellement par d’autres struc- tures. Un stage de formation a l’animation nature a permis a 12 bénévoles passionnés par la connaissance et la protection de la nature et de l’environnement, d’acquérir les clefs de la réalisation d’une activité et la conduite d’un groupe en sortie nature. ê Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Sur |’année 2012, une nouvelle fois un riche panel a été assuré avec 340 activités : 116 sorties nature découverte de la biodiversité : 61 sorties sur différents thèmes de la nature, 55 sorties sur les phoques de la Baie de Somme ; 134 points d’observation sur les phoques en Baie de Somme et Baie d’Authie ; 11 sorties protection busard ou amphibiens ; 25 ateliers ; 2 chantiers nature ; 4 conférences sur des thèmes variés et 8 sur les phoques de la Baie de Somme ; 9 expositions sur des thèmes variés et 11 sur les phoques de la Baie de Somme ; 20 stands associatifs. Les actions ont pour objectif de concerner tous les picards, et a ce titre se déploient autant que pos- sible partout en région. Le détail des actions par département est signalisé par les deux graphiques ci-dessous. \ Nombre et types d'activités sur les phoques par département «n Æ T: ‘Ê g: 50 Ë U: UJ 0 Sortie nature (55) Exposition (11) ' "mmphe a ‘a Pmard“? Point d'observation (134) Conférence (8) département de la Somme I département de l'Oise l département de l'Ais ne Type d'activité sur les phoques \ Nombre et types d'activités en dehors des phoques par département — . Z Sortie protection busard Atelier réduction déchets (5) Chantier nature (2) Exposition en dehors Et amphibiens (11) Des phoques (9) Sortie nature découverte Atelier agroéco (19) Atelier clicnat (1) Conférence en dehors Stand (20) De la biodiversité (61) Des phoques (5) Nombre d'activités Type d'activité en dehors des phoques De nombreux thèmes variés sont proposés aux publics : les phoques (217 activités), les oiseaux (34 act.), les papillons (6 act.), les amphibiens (6 act.), les chauves-souris (6 act.), les coccinelles (4 act.), la biodiversité (1 act.), le jardin sauvage (3 act.), la protection des busards (6 act.), la pro- tection des amphibiens (5 act.), l’agroécologie (19 act.), la réduction des déchets (6 act.), l’écocon- commation (2 act.), les continuités écologiques (1 act.), les activités associatives (20 act.). Rapport d‘Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
-> Zoom sur le thème fort de l’année : L’effort engagé par l’association pour développer les actions liées au développement durable commence à transparaître dans les ré- sultats. Les 5 activités sur la problématique déchets et 2 activités sur l’écoconsommation ont rassemblé 97 participants. Les 19 ate- liers sur l’agroécologie ont mobilisé 291 participants. -> Zoom sur les nouveautés de l’année : Le réseau agroécologie fut créé en 2012 au sein de l’association par une bénévole. Son but est de « Iardiner en respectant la nature et les hommes ». Picardie Nature propose des ateliers permettant de traiter les su- jets suivants : la connaissance du sol, l’implantation d’un potager, les soins naturels aux plantes, les buttes de culture, la gestion de I’eau et I’accueiI de la faune au jardin. En lien avec des activités du Pôle Observatoire Faune Sauvage, deux nouveaux thèmes ont été traités : « Les coccinelles », « Les continuités écologiques ». L’association a participé a 17 manifestations au niveau régional permettant ainsi de faire découvrir ses activités a 2626 personnes. Habituellement contactée pour un événement avec une clé d’entrée sur la nature, l’association fut contactée en 2012 pour d’autres types de manifestations : La journée de l’environnement d’une entreprise d’informatique a Amiens (10 personnes sensibili- sées) ; La Journée du Patrimoine a Amiens conciliant patrimoines bâti et naturel au travers de la citadelle et des chauves-souris (100 personnes sensibilisées) ; La Fête des jardiniers a Rivery rassemblantjardinier et nature via les rôles que jouent les insectes au jardin (100 personnes sensibilisées). En 2012, 340 manifestations ont été réalisées par les bénévoles en lien avec l’équipe salariée, sensibilisant 46330 participants sur l’ensemble des activités vers le grand public. Ceci traduit un investissement bénévole fort pour leur passion et leur convictions. III. Les partenariats L’association participe chaque année a divers événements d’envergures régionale, nationale ou mondiale : Fréquence Grenouille : 6 activités menées ; Le Festival de l’Oiseau et de la nature : 8 activités réalisées sur les phoques ou les oiseaux ; La Fête de la nature : 7 activités menées sur 5 thèmes variés ; La Journée mondiale des océans : 3 activités menées sur les mammifères marins picards ; La Nuit européenne de la chauve-souris : 6 activités réalisées ; La Semaine Européenne de Réduction des Déchets : 4 activités menées sur le compostage et le tri. IV. Dynamique régionale sur |’EEDD L’Éducation a l’Environnement et au Développement Durable doit permettre a chaque citoyen de se saisir des problématiques d’un développement plus durable ainsi que lui donner les moyens d’agir pour un changement de pratiques. En ce sens, elle n’est pas réservée au monde scolaire. â Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
En mars 2013, ont lieu les 3èm°Assises Nationales de |’EEDD a Lyon. Chaque territoire est invité a contribuer a ce débat national, a ce titre, Picardie nature, En Savoir Plus et |’|REPS se sont asso- ciées pour organiser les Assises régionales de |’EEDD en Picardie. Fin d’année 2012, ont eu lieu trois temps en territoire (un/département) et un temps fort a Amiens pour |’ensemb|e de la région. Rassemblant une vingtaine de participants, les propositions picardes pour améliorer l’Éducation a l’Environnement et au Développement Durable ont été réalisées. V. Bilan total des activités en 2012 Humlrmfilnlmlnnfluln Hurùrnd-npIItirh-fln En dehors des activités Wruntflmi gym Imam-Inn- phoques, reprises dans “m” le bilan de Protection des fimnihlünmnrurhhmn phoques, on dénombre pour Saï-tigra? "=°°‘-""“' '-'" m“ '3'" ï" 183 jours / hommes dédiés lmnmm_muln_l_lfi au Pôle Découverte Nature Mmmflufl." et Environnement. S-Ilnlhllhafilm puni In grand |:IuI.III: EIII-cnu 1IZHJI. mina-nu grlunu Fhllln nlllnl Ihir-n tmlilhulrl [ÊEÇIHHI J3 Nain‘: I1:II.r| [afocales-I ‘l! En!!! F-atl-Gll-I-"ilillrl HiD-wtI-I H Ehrnlrnmrtlsrnn rromnsl I Ccnfùrtncl ‘tlrrd-Imuùlmlrcnnulrrurfl È Eapasllmliaul pha-aunsl 5| Fhnll. dïuhtinrhrn [imagina ‘IÎI-I. S-ürhfl plis-cm: 5-1 EnnIr-Irnïzrpltnlnn r Emmärr |.I1n:Iq.|u-.I 11 ËnII-‘l pau- plnlamnup-IIJ-I Ilrl h-‘HIHJFI J IËI tank-aigu; SIIHLIEIITI rlirrrllrli-afn panluulin Stand-n wxnrraislennnpærnrfimufibflnnmlrp 1H Ïnld Jill! VI. Conclusion et perspectives L’engagement des bénévoles pour partager leur conviction de protection de la nature et de l’envi- ronnement s’accroît encore en 2012. Il se concrétise par le nombre important d’activités réalisées et les nouveaux thèmes proposés (l’agro-écologie, déchets, éco-consommation, les continuités écolo- giques, les coccinelles). Cette mobilisation bénévole marque l’intérêt des projets développés par le Pôle Découverte Nature et Environnement en répondant aux besoins et attentes de la société. Par exemple l’agroécologie mise en place cette année aide les personnes sur des pratiques a adopter qui soient bonnes pour l’environnement et la santé. Ces activités seront d’ailleurs développées en 2013 en raison des nom- breuses sollicitations reçues. L’année 2012 a enfin permis de mettre l’accent sur la dynamique régionale sur l’Éducation a l’Envi- ronnement et au Développement Durable a laquelle Picardie Nature prend part : la richesse du réseau, sa pluralité d’acteurs et d’actions doivent en effet entrer en synergie pour impulser des changements significatifs. Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013
Pacaenas HATuRE 1 rue de Croÿ BP 70010 80 097 Amiens Cedex1 Tél : 0362722250 www.picardie-nature.org Les actions menées par Picardie Nature sont permises par le soutien et la participation des adhérents, des donateurs et des bénévoles ainsi que par la collaboration et l’aide de différents partenaires: ."- ä -.rl'|ru Ü han,‘ Rapport d’Activités 2012 de Picardie Nature Mars 2013